Union des Comores - Demographic and Health Survey - 2014

Publication date: 2014

Union des Comores Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDSC-MICS II) 2012 U ni on d es C om or es 2 01 2 En qu êt e D ém og ra ph iq ue e t d e Sa nt é et à In di ca te ur s M ul tip le s (E D SC -M IC S II) UNION DES COMORES Unité – Solidarité – Développement ------------------------ Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDSC-MICS II) 2012 Secrétariat Général du Gouvernement Commissariat Général au Plan Direction Générale de la Statistique et de la Prospective (DGSP) Moroni, Comores ICF International Rockville, Maryland, USA Février 2014 Ce rapport présente les principaux résultats de la deuxième Enquête Démographique et de Santé réalisée aux Comores et couplée avec l’Enquête par Grappes sur les Indicateurs Multiples (EDSC-MICS II). L’enquête a été placée sous la tutelle du Secrétariat Général du Gouvernement et exécutée de juin 2012 à janvier 2013 par la Direction Générale de la Statistique et de la Prospective (DGSP), Commissariat Général au Plan en collaboration avec les Gouvernorats des îles et les services techniques du Ministère de la Santé Publique et du Ministère de l’Éducation Nationale. L’EDSC-MICS II, initiée par le Gouvernement de l’Union des Comores, fait partie du programme mondial MEASURE DHS dont l’objectif est de collecter, d’analyser et de diffuser des données relatives à la population et à la santé de la famille, d’évaluer l’impact des programmes mis en œuvre et de planifier de nouvelles stratégies pour l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. L’EDSC-MICS II 2012 a été financée par le Gouvernement de l’Union des Comores et le Système des Nations Unies (SNU) en particulier, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). En outre, ICF International a fourni l’assistance technique dans le cadre d’un contrat de services avec l’UNICEF. Ce rapport est l’œuvre des auteurs et ne représente pas nécessairement la politique des organismes de coopération. D’autres organismes nationaux ont également apporté leur soutien à la réalisation de cette opération, tels que les Directions Régionales des Plans des îles, la Direction Générale de la Santé de la Reproduction et la Direction des Statistiques du Ministère de la Santé. Des informations complémentaires sur l’EDSC-MICS II 2012 peuvent être obtenues auprès de la Direction Générale de la Statistique et de la Prospective (DGSP), BP 131, Moroni, Comores. Téléphone : (269) 763 58 95 ; Fax (269) 773 40 95. Concernant le programme MEASURE DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de ICF International, 530 Gaither Road, Suite 500, Rockville, MD 20850, USA. Téléphone : (301) 407-6500 ; Fax : (301) 407-6501 ; E-mail : reports@DHSprogram.com ; Internet : http://www.DHSprogram.com. Citation recommandée : Direction Générale de la Statistique et de la Prospective (DGSP) et ICF International. 2014. Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples aux Comores 2012. Rockville, MD 20850, USA : DGSP et ICF International. Table des Matières • iii TABLE DES MATIÈRES Page LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES . vii PREFACE . xiii REMERCIEMENTS . xv SIGLES ET ABREVIATIONS . xvii INDICATEURS DES OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT . xix CARTE DES COMORES . xx 1 PRÉSENTATION DU PAYS, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS . 1 1.1.1 Géographie . 1 1.1.2 Économie . 1 1.1.3 Population . 2 1.1.4 Politique et situation en matière de santé . 3 1.2 OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 4 1.2.1 Cadre institutionnel . 4 1.2.2 Objectifs . 4 1.2.3 Support de collecte . 5 1.3 ÉCHANTILLONNAGE . 6 1.4 DÉROULEMENT DES ACTIVITÉS DE L’EDSC-MICS II 2012 . 7 1.5 SAISIE DES DONNÉES . 8 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2.1 CONDITIONS DE VIE . 9 2.2 CARACTÉRISTIQUES DU LOGEMENT . 12 2.3 BIENS POSSÉDÉS PAR LES MÉNAGES . 14 2.3.1 Indice de bien-être économique . 15 2.3.2 Lavage des mains . 16 2.4 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION . 17 2.4.1 Structure par âge et sexe de la population. 17 2.4.2 Taille et composition des ménages . 19 2.5 NIVEAU D’INSTRUCTION DE LA POPULATION . 20 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . 25 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES . 27 3.3 ALPHABÉTISATION . 29 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIA . 31 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE . 33 3.6 COUVERTURE MÉDICALE . 38 3.7 CONSOMMATION DE TABAC . 40 4 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL . 43 4.2 POLYGAMIE . 45 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION . 47 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . 49 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . 52 5 FÉCONDITÉ 5.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE . 55 5.2 TENDANCE DE LA FÉCONDITÉ . 58 5.3 ENFANTS VIVANTS ET ENFANTS SURVIVANTS . 61 iv • Table des Matières 5.4 INTERVALLES INTERGÉNÉSIQUES . 62 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 64 5.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . 66 5.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . 68 6. PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 6.1 DÉSIR D’ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES) . 71 6.2 NOMBRE IDÉAL D’ENFANTS . 73 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 75 7 PLANIFICATION FAMILIALE 7.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 79 7.2 UTILISATION DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 81 7.3 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION . 87 7.4 INFORMATIONS RELATIVES AUX MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 88 7.5 DISCONTINUATION DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 89 7.6 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . 90 7.7 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE DES FEMMES EN UNION . 91 7.8 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION . 95 7.9 SOURCES D’INFORMATIONS SUR LA CONTRACEPTION . 95 7.10 CONTACTS DES NON UTILISATRICES DE LA CONTRACEPTION AVEC DES PRESTATAIRES DE PLANIFICATION FAMILIALE . 96 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION 8.1 SOINS PRÉNATALS . 99 8.2 ACCOUCHEMENT . 105 8.3 SOINS POSTNATALS . 108 8.4 ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ . 112 9 SANTÉ DE L’ENFANT 9.1 POIDS À LA NAISSANCE. 117 9.2 VACCINATION DES ENFANTS . 119 9.3 PRÉVALENCE ET TRAITEMENT DES MALADIES DES ENFANTS . 122 9.3.1 Prévalence et traitement des Infections Respiratoires Aiguës . 122 9.3.2 Prévalence et traitement de la fièvre . 124 9.3.3 Prévalence et traitement de la diarrhée . 126 9.3.4 Pratiques alimentaires pendant la diarrhée . 127 9.4 CONNAISSANCE DES SACHETS DE SRO . 130 9.5 ÉVACUATION DES SELLES DES ENFANTS . 131 10 PALUDISME 10.1 SITUATION ET STRATÉGIE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME AUX COMORES . 133 10.2 DISPONIBILITÉ DES MOUSTIQUAIRES . 134 10.3 PULVÉRISATION INTRADOMICILIAIRE D’INSECTICIDE RÉSIDUEL . 136 10.4 ACCÈS AUX MOUSTIQUAIRES IMPRÉGNÉES D’INSECTICIDE (MII) . 137 10.5 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES . 138 10.6 CHIMIOPRÉVENTION DU PALUDISME CHEZ LA FEMME ENCEINTE . 143 10.7 TRAITEMENT DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 144 11 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET DES ENFANTS 11.1 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 147 11.1.1 Retard de croissance . 149 11.1.2 Émaciation . 152 11.1.3 Insuffisance pondérale . 152 11.2 ALLAITEMENT MATERNEL ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 153 11.2.1 Début de l’allaitement maternel . 153 11.2.2 Allaitement exclusif et introduction de l'alimentation de complément . 154 11.3 TYPE D’ALIMENTS CONSOMMÉS PAR LES JEUNES ENFANTS . 157 11.3.1 Type d’aliments de complément et fréquence d’alimentation . 158 Table des Matières • v 11.4. CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS ET PRISE DE VERMIFUGES PAR LES ENFANTS . 160 11.4.1 Consommation d’aliments riches en Vitamine A et supplémentation en Vitamine A . 160 11.4.2 Consommation d’aliments riches en fer et supplémentation en fer . 162 11.4.3 Vermifuges . 162 11.5 PRÉSENCE DE SEL IODÉ DANS LES MÉNAGES . 163 11.6 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES FEMMES DE 15-49 ANS . 164 11.6.1 Etat nutritionnel des femmes de 15-49 ans . 164 11.6.2 Consommation de micronutriments par les mères . 165 11.6.3 Vermifuges pendant la grossesse . 167 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS 12.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 169 12.1.1 Méthodologie . 169 12.1.2 Évaluation de la qualité des données . 170 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 171 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES À HAUTS RISQUES . 174 13 MORTALITE ADULTE ET MORTALITE MATERNELLE 13.1 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 182 13.2 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE . 183 13.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . 184 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST 14.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA . 188 14.1.1 Connaissance des moyens de prévention et de transmission . 189 14.1.2 Stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH . 195 14.2 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH. 198 14.3 PARTENAIRES SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM . 200 14.4 TEST DU VIH . 206 14.5 CIRCONCISION . 210 14.6 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES . 210 14.7 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES . 212 14.8 COMPORTEMENTS SEXUELS CHEZ LES JEUNES ET VIH/SIDA . 213 14.9 TEST DU VIH PARMI LES JEUNES . 219 15 SITUATION DES ENFANTS 15.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES À L’ÉTAT CIVIL . 221 15.2 ENFANTS ORPHELINS ET RÉSIDENCE AVEC LES PARENTS . 222 15.3 FRÉQUENTATION SCOLAIRE PAR ÉTAT DE SURVIE DES PARENTS . 224 15.4 TRAVAIL DES ENFANTS . 224 15.5 TRAVAIL DES ENFANTS ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE . 227 16 STATUT DE LA FEMME 16.1 EMPLOI, REVENUS ET CONTRÔLE DE L’UTILISATION DE L’ARGENT . 229 16.1.2 Contrôle du revenu de la femme . 230 16.2 POSSESSION DE BIENS . 236 16.2.1 Possession des biens par les femmes . 236 16.2.2 Possession des biens par les hommes . 238 16.3 PARTICIPATION À LA PRISE DE DÉCISION DANS LE MÉNAGE . 240 16.4 OPINION SUR LA VIOLENCE DOMESTIQUE . 242 16.5 INDICATEURS DU POUVOIR D’ACTION DES FEMMES . 245 vi • Table des Matières 17 VIOLENCE DOMESTIQUE 17.1 METHODOLOGIE . 249 17.2 VIOLENCE PHYSIQUE . 250 17.3 VIOLENCE SEXUELLE . 252 17.4 VIOLENCES SOUS DIFFÉRENTES FORMES . 255 17.5 VIOLENCE PENDANT LA GROSSESSE . 255 17.6 CONTRÔLE EXERCÉ PAR LE MARI/PARTENAIRE . 256 17.7 VIOLENCE CONJUGALE CONTRE LES FEMMES . 258 17.8 VIOLENCE CONTRE LES HOMMES . 268 RÉFÉRENCES . 271 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 INTRODUCTION . 273 A.2 BASE DE SONDAGE . 273 A.3 ÉCHANTILLONNAGE . 274 A.4 PROBABILITÉ DE SONDAGE . 276 A.5 RÉSULTAT DES ENQUÊTES . 277 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 281 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 293 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSC-MICS II 2012 . 299 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . 303 Liste des tableaux et des graphiques • vii LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Page 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Résultats des interviews Ménages et Individuelles . 6 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 10 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 11 Tableau 2.3 Caractéristiques du logement . 13 Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages . 14 Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique . 16 Tableau 2.6 Lavage des mains . 16 Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 18 Tableau 2.8 Composition des ménages . 19 Tableau 2.9.1 Niveau d’instruction de la population des ménages: Femmes . 20 Tableau 2.9.2 Niveau d’instruction de la population des ménages: Hommes . 21 Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire . 22 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . 17 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge . 23 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 26 Tableau 3.2.1 Niveau d’instruction: Femmes . 28 Tableau 3.2.2 Niveau d’instruction: Hommes . 28 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes . 29 Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes . 30 Tableau 3.4.1 Exposition aux média: Femmes . 32 Tableau 3.4.2 Exposition aux média: Hommes . 32 Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes . 33 Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes . 34 Tableau 3.6.1 Occupation: Femmes . 36 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes . 37 Tableau 3.7 Type d’emploi: Femmes . 38 Tableau 3.8.1 Assurance médicale: Femmes . 39 Tableau 3.8.2 Assurance médicale: Hommes . 39 Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes . 40 Tableau 3.9.2 Consommation de tabac: Hommes . 41 Graphique 3.1 Proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans alphabétisés . 31 4 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Tableau 4.1 État matrimonial actuel . 44 Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses . 46 Tableau 4.2.2 Nombre d’épouses . 47 Tableau 4.3 Âge à la première union . 48 Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 49 Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 50 Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 51 Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 52 Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 54 viii • Liste des tableaux et des graphiques Graphique 4.1 Proportion de femmes célibataires par âge selon différentes sources . 45 Graphique 4.2 Âges médians des femmes de 25-49 ans à la première union et aux premiers rapports sexuels . 51 5 FÉCONDITÉ Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 56 Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques . 57 Tableau 5.3 Fécondité par âge et par source . 58 Tableau 5.4 Tendance de la fécondité par âge . 59 Tableau 5.5 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 61 Tableau 5.6 Intervalle intergénésique . 63 Tableau 5.7 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 64 Tableau 5.8 Durée médiane de l’aménorrhée, de l’abstinence post-partum et de l’insusceptibilité post-partum . 65 Tableau 5.9 Ménopause . 66 Tableau 5.10 Âge à la première naissance . 67 Tableau 5.11 Âge médian à la première naissance . 67 Tableau 5.12 Fécondité des adolescentes . 68 Graphique 5.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence . 56 Graphique 5.2 Fécondité par âge selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 . 59 Graphique 5.3 Taux de fécondité par âge par période de 5 ans ayant précédé l’EDSC-MICS II 2012 . 60 Graphique 5.4 Tendance de l’ISF pour les femmes de 15-34 ans par période de 5 ans avant l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 . 60 Graphique 5.5 Adolescentes de 15-19 ans ayant déjà commencé leur vie féconde . 69 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d’enfants vivants . 72 Tableau 6.2 Désir de limiter les naissances . 73 Tableau 6.3 Nombre idéal d’enfants par nombre d’enfants vivants . 74 Tableau 6.4 Nombre idéal d’enfants par caractéristique sociodémographique . 75 Tableau 6.5 Planification de la fécondité . 76 Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée . 76 Graphique 6.1 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée . 77 7 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 80 Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques . 81 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon l’âge. 83 Tableau 7.4 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 86 Tableau 7.5 Source d’approvisionnement des méthodes modernes . 87 Tableau 7.6 Choix informé de la méthode . 88 Tableau 7.7 Taux de discontinuation des méthodes contraceptives sur 12 mois . 89 Tableau 7.8 Raisons de discontinuation . 90 Tableau 7.9 Connaissance de la période féconde . 91 Tableau 7.10.1 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 93 Tableau 7.10.2 Besoins en matière de planification familiale de l’ensemble des femmes et de celles qui ne sont pas actuellement en union . 94 Tableau 7.11 Utilisation future de la contraception . 95 Tableau 7.12 Exposition aux messages sur la planification familiale . 96 Tableau 7.13 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale . 97 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive parmi les femmes en union . 82 Graphique 7.2 Tendance de la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union . 84 Liste des tableaux et des graphiques • ix 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION Tableau 8.1 Soins prénatals . 100 Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite . 102 Tableau 8.3 Composants des visites prénatales . 103 Tableau 8.4 Vaccination antitétanique . 104 Tableau 8.5 Lieu de l’accouchement . 105 Tableau 8.6 Assistance durant l’accouchement . 107 Tableau 8.7 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère . 109 Tableau 8.8 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère . 110 Tableau 8.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 111 Tableau 8.10 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 112 Tableau 8.11 Problèmes d’accès aux soins de santé . 113 Tableau 8.12 Connaissance et prévalence de la fistule obstétricale . 114 Tableau 8.13 Cause de la fistule obstétricale et recherche de traitement . 115 Graphique 8.1 Soins prénatals par un prestataire formé . 101 Graphique 8.2 Soins prénatals et accouchement, selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 . 108 9 SANTÉ DE L’ENFANT Tableau 9.1 Taille et poids de l’enfant à la naissance. 118 Tableau 9.2 Vaccinations par sources d’information . 119 Tableau 9.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 122 Tableau 9.4 Prévalence et traitement des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë (IRA) . 123 Tableau 9.5 Prévalence et traitement de la fièvre . 125 Tableau 9.6 Prévalence de la diarrhée . 126 Tableau 9.7 Traitement de la diarrhée . 128 Tableau 9.8 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 129 Tableau 9.9 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides préconditionnés . 130 Tableau 9.10 Évacuation des selles des enfants . 131 Graphique 9.1 Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois . 120 Graphique 9.2 Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois, selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 . 121 Graphique 9.3 Proportion d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés, selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 . 121 Graphique 9.4 Infections respiratoires aigües (IRA) et de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans . 124 10 PALUDISME Tableau 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 135 Tableau 10.2 Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 136 Tableau 10.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII) . 137 Tableau 10.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 139 Tableau 10.5 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 140 Tableau 10.6 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 142 Tableau 10.7 Utilisation d’antipaludiques à titre préventif et du traitement préventif intermittent (TPIg) . 143 Tableau 10.8 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 144 Tableau 10.9 Type d’antipaludiques et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre . 146 Graphique 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages et pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) . 135 Graphique 10.2 Pourcentage de personnes ayant accès à une MII . 138 Graphique 10.3 Utilisation de moustiquaires par les enfants de moins de 5 ans . 141 Graphique 10.4 Utilisation de moustiquaires par les femmes enceintes . 142 x • Liste des tableaux et des graphiques 11 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET DES ENFANTS Tableau 11.1 État nutritionnel des enfants . 150 Tableau 11.2 Allaitement initial . 154 Tableau 11.3 Type d’allaitement selon l’âge de l’enfant . 155 Tableau 11.4 Durée médiane de l’allaitement . 157 Tableau 11.5 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l’interview . 158 Tableau 11.6 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant . 159 Tableau 11.7 Consommation de micronutriments par les enfants . 161 Tableau 11.8 Présence de sel iodé dans le ménage . 163 Tableau 11.9 État nutritionnel des femmes . 164 Tableau 11.10 Consommation de micronutriments par les mères . 166 Graphique 11.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans . 149 Graphique 11.2 Allaitement selon l’âge de l’enfant . 156 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Tableau 12.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de 5 ans . 171 Tableau 12.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques . 174 Tableau 12.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques . 176 Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques . 178 Graphique 12.1 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile . 173 Graphique 12.2 Mortalité des enfants de moins de 5 ans selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 . 175 Graphique 12.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances . 177 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Tableau 13.1 Taux de mortalité des adultes . 183 Tableau 13.2 Quotient de mortalité adulte . 184 Tableau 13.3 Mortalité maternelle . 185 Graphique 13.1 Rapport de mortalité maternelle avec intervalle de confiance pour la période 0-6 ans avant l’EDSC-MICS II 2012 . 186 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST Tableau 14.1 Connaissance du sida . 188 Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH . 189 Tableau 14.3.1 Connaissance approfondie du sida : Femmes . 191 Tableau 14.3.2 Connaissance approfondie du sida : Hommes . 192 Tableau 14.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant . 194 Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes . 196 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida: Hommes . 197 Tableau 14.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 198 Tableau 14.7 Adultes favorables à l’enseignement de l’utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida . 200 Tableau 14.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femmes. 201 Tableau 14.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Hommes . 202 Tableau 14.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants . 204 Tableau 14.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants . 205 Tableau 14.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Femmes . 207 Tableau 14.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Hommes . 208 Tableau 14.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH . 209 Tableau 14.13 Circoncision . 210 Tableau 14.14 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d’IST . 211 Liste des tableaux et des graphiques • xi Tableau 14.15 Prévalence des injections médicales . 213 Tableau 14.16 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 214 Tableau 14.17 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes . 215 Tableau 14.18 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes . 216 Tableau 14.19 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes . 217 Tableau 14.20 Disparité d’âges entre partenaires sexuels parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans . 218 Tableau 14.21 Test du VIH récent parmi les jeunes . 219 Graphique 14.1 Recherche de conseils ou de traitement pour les IST . 212 15 SITUATION DES ENFANTS Tableau 15.1 Enregistrement des naissances d’enfants de moins de 5 ans . 222 Tableau 15.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 223 Tableau 15.3 Fréquentation scolaire par état de survie des parents . 224 Tableau 15.4 Travail des enfants . 226 Tableau 15.5 Travail des enfants et fréquentation scolaire . 228 16 STATUT DE LA FEMME Tableau 16.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union . 230 Tableau 16.2.1 Contrôle de l’utilisation de l’argent gagné par les femmes et importance de l’argent gagné par les femmes par rapport à celui gagné par le conjoint . 232 Tableau 16.2.2 Contrôle de l’utilisation de l’argent gagné par les hommes . 233 Tableau 16.3 Contrôle par les femmes de l’utilisation de leurs propres gains et contrôle de l’utilisation des gains du conjoint . 235 Tableau 16.4.1 Possession de biens par les femmes . 237 Tableau 16.4.2 Possession de biens par les hommes . 239 Tableau 16.5 Participation dans la prise de décision . 240 Tableau 16.6 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 241 Tableau 16.7.1 Opinion des femmes concernant le fait qu’un mari batte sa femme . 243 Tableau 16.7.2 Opinion des hommes concernant le fait qu’un mari batte sa femme . 244 Tableau 16.8 Indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 245 Tableau 16.9 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 246 Tableau 16.10 Nombre idéal d’enfant et besoins non satisfaits en matière de planification familiale selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 247 Tableau 16.11 Soins de santé maternelle selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes. 248 Graphique 16.1 Participation des femmes en union à la prise de décision . 242 17 VIOLENCE DOMESTIQUE Tableau 17.1 Violence physique . 251 Tableau 17.2 Auteurs des violences physiques . 252 Tableau 17.3 Violence sexuelle . 253 Tableau 17.4 Auteurs des violences sexuelles . 254 Tableau 17.5 Âge aux premiers actes de violence sexuelle . 254 Tableau 17.6 Violence sous différentes formes . 255 Tableau 17.7 Violence pendant la grossesse . 256 Tableau 17.8 Contrôle exercé par le mari/partenaire . 258 Tableau 17.9 Formes de violence conjugale . 259 Tableau 17.10 Violence conjugale selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 261 Tableau 17.11 Violence conjugale selon certaines caractéristiques du mari/partenaire et les indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 262 Tableau 17.12 Violence physique ou sexuelle au cours des 12 derniers mois par un mari/ partenaire . 264 Tableau 17.13 Premier épisode de violence conjugale . 265 xii • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 17.14 Blessures dues à la violence conjugale . 266 Tableau 17.15 Recherche d’aide . 267 Tableau 17.16 Sources/personnes auprès desquelles l’aide a été recherchée . 268 Tableau 17.17 Violence des femmes contre leur conjoint . 269 Graphique 17.1 Pourcentage de femmes en union ou en rupture d’union qui ont subi des actes de violence physique commis par leur partenaire . 260 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition de la population par domaine et selon le milieu de résidence . 274 Tableau A.2 Répartition de ZD et la taille moyenne en ménages par domaine et selon le milieu de résidence . 274 Tableau A.3 Répartition de l’échantillon grappes et de l’échantillon ménages . 275 Tableau A.4 Répartition de femmes et d’hommes attendus enquêtés avec succès . 275 Tableau A.5 Résultats de l’enquête : Femmes . 278 Tableau A.6 Résultats de l’enquête : Hommes . 279 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Liste des variables sélectionnées pour le calcul des erreurs de sondage, EDS-MICS II, Comores 2012 . 283 Tableau B.2 Erreurs de sondage : Echantillon Total, Comores 2012 . 284 Tableau B.3 Erreurs de sondage : Echantillon Moroni, Comores 2012 . 285 Tableau B.4 Erreurs de sondage : Echantillon Autres villes, Comores 2012 . 286 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Echantillon Ensemble urbain, Comores 2012 . 287 Tableau B.6 Erreurs de sondage : Echantillon Rural, Comores 2012 . 288 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Echantillon Mwali, Comores 2012 . 289 Tableau B.8 Erreurs de sondage : Echantillon Ndzouani, Comores 2012 . 290 Tableau B.9 Erreurs de sondage : Echantillon Ngazidja, Comores 2012 . 291 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 293 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 294 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés . 294 Tableau C.3 Complétude de l’enregistrement . 295 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 295 Tableau C.5 Enregistrement de l’âge au décès en jours . 296 Tableau C.6 Enregistrement de l’âge au décès en mois . 296 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants . 297 Tableau C.8 Complétude de l’information sur les frères et sœurs . 298 Tableau C.9 Taille de la fratrie et rapport de masculinité des frères et sœurs . 298 Tableau C.10 Complétude de l’information sur les sœurs décédées . 298 Préface • xiii PREFACE Union des Comores a organisé en 2012 sa deuxième Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDSC-MICS II). Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement de la Statistique (SNDS) en son deuxième axe, qui vise à fournir des indicateurs actuels et fiables pour le suivi et l’évaluation de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (SCRP) ainsi que l’évaluation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à l’horizon 2015. L’EDSC-MICS II fait suite à deux enquêtes réalisées en 1996 (EDS) et en 2000 (MICS) et qui ont permis à l’Union des Comores d’assurer une meilleure formulation et une mise en œuvre appropriée de sa politique de Santé ainsi qu’un suivi des progrès réalisés au regard de ses engagements nationaux et internationaux. Depuis ces deux enquêtes, aucune opération de collecte de données de ce genre n’a été réalisée pour actualiser ces informations relatives à la santé de la femme et de l’enfant comoriens. C’est dire que l’organisation de l’EDSC-MICS II a été incontournable pour notre pays pour évaluer les Politiques et Programmes mis en place et développer de nouvelles actions. Cette enquête a été réalisée par la Direction Générale de la Statistique et de la Perspective (DGSP) avec l’assistance technique d’ICF International. Des structures des ministères de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, la Direction Générale de la Planification et des Statistiques Sanitaires (DGPS), la Direction Nationale de la Santé Familiale (DNSF), la Direction Générale de la Planification au ministère de l’Éducation Nationale, et les directions régionales des Plans des iles autonomes ont également participé à l’exécution de ce projet. La Direction Générale de la Statistique et de la Prospective a publié, en mars 2013, un rapport préliminaire qui a permis une première utilisation des données de cette enquête. Le présent rapport principal met à la disposition de tous les utilisateurs, les informations dont ils ont certainement besoin pour leurs interventions. J’encourage vivement les utilisateurs des données (planificateurs, chercheurs et universitaires) à valoriser cette importante base de données par des études plus approfondies pouvant aider à l’élaboration des stratégies efficaces pour le bien-être de la population comorienne. Aussi, je tiens à saluer la collaboration fructueuse entre experts nationaux et ceux de l’ICF- International pour la réussite de ce projet. Au nom du Gouvernement Comorien, je saisis cette occasion pour adresser nos sincères remerciements au Système des Nations Unies, principal partenaire technique et financier de cette enquête et plus particulièrement le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) et Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). L’ Remerciements • xv REMERCIEMENTS Union des Comores vient de réaliser sa deuxième Enquête Démographique, de Santé et à Indicateurs Multiples (EDSC-MICS II) à travers la Direction Générale de la Statistique et de la Prospective (DGSP) en étroite collaboration avec les ministères de la Santé, de l’Éducation Nationale et les Partenaires au Développement (le Système des Nations Unies à travers ses agences UNFPA et UNICEF) avec l’appui technique du Programme international DHS d’ICF International. L’EDSC-MICS II est une opération d’envergure nationale qui vise à fournir des données fiables et détaillées sur la situation démographique, socio-économique et sanitaire du pays. Cette opération est le résultat de l’engagement du Gouvernement Comorien, de la collaboration d’institutions diverses et de l’implication dévouée de l’assistance technique. Elle a mobilisé d’importantes ressources humaines, matérielles et financières. Je voudrais exprimer ma gratitude à toutes les institutionset à toutes les personnes impliquées dans la réalisation de cet important projet qui permet dorénavant à l’ensemble des utilisateurs de disposer d’une base des données fiables et actualisées qui va servir à l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et programmes de développement de notre pays. Je voudrais remercier particulièrement : • Le Président de l’Union des Comores et son Gouvernement qui se sont personnellement impliqués dans la réalisation de ce projet ; • Le Secrétariat Général du Gouvernement particulièrement Monsieur Said Mohamed ALI SAID qui a efficacement œuvré à la réussite du projet ; • Les Gouverneurs des iles autonomes; • L’ensemble des membres du comité de pilotage de l’enquête plus particulièrement Mme Susan NGONGI et M. Mamadou Boina Maecha, pour leur abnégation, leur engagement personnel et le sens de management qu’ils ont montré tout au long de ce processus ; • La Direction Générale de la Statistique et de la Prospective (DGSP), et l’équipe d’encadrement technique de l’EDSC-MICS II : le Coordonnateur National du projet, Directeur National de la Statistique, Monsieur Mouhiddine KAAMBI , Les Directeurs des Plans des îles, Messieurs Mohamed Soighir, Attoumane Issiaka, Claude Ben Ali, Zakaria Dayadji, les membres du comité technique, le Consultant National du projet M. Bastoine M’SOMA, le personnel d’appui technique et administratif, les superviseurs notamment M. Abdallah Solofo Victor, les chefs d’équipe, les contrôleuses, les cartographes ; les enquêteurs et enquêtrices, le personnel d’exploitation des données (Monaward Mshangama et Soifaouidine Abdallah) et les chauffeurs pour l’esprit de responsabilité et de sacrifice dont ils ont fait preuve malgré les difficultés financières souvent récurrentes tout au long de l’exécution de ce projet ; • Les experts et consultants de ICF-International notamment Messieurs Soumaila MARIKO, responsable technique pour l’Union des Comores, RuilinRen pour les volets de sondage et échantillonnage, et Adama Tiendrebeogo pour le travail remarquable réalisé dans la supervision de la collecte des données ; L’ xvi • Remerciements • Les Directions régionales du Plan des iles et les autorités administratives (les préfets, les Maires, les chefs des villages), politiques, militaires et religieuses pour les facilités apportées aux équipes pendant les phases de cartographie, du pré-test et du dénombrement principal ; • Toutes les populations des localités visitées pour l’accueil, la disponibilité et surtout d’avoir brisé les tabous en acceptant de répondre aux questionstrès intimes de l’enquête ; • Nos partenaires Techniques et financiers du Système des Nations Unies aux Comores : notamment l’UNFPA, l’UNICEF, et plus particulièrement le chargé de programme et le responsable du Suivi-Évaluation, Messieurs Said Brahime Boina et Ali Mohamed Ahamada pour leur contribution à la réussite de ce projet. Mes chaleureuses félicitations à tous les analystes du présent rapport principal : Ahmed Djoumoi, Ahmed Mohamed Ahmed, Ahmed Abdallah Hamadi, Mohamed Djamaldine Mahafoudhu, Oulédi Ahmed, Rahada Abdilah Aboubacar, Yasmina DADA et Younoussa IMANI et ainsi qu’à tous les membres du comité de lecture de ces rapports pour leurs précieuses contributions. Enfin, je félicite l’enquêtrice Amina Aboubacar qui au cours de la collecte a accouché de son troisième bébé. Sigles et abréviations • xvii SIGLES ET ABRÉVIATIONS ASCOBEF Association Comorienne du Bien-Etre de la Famille BCG Bacille de Calmette et Guérin BTP Bâtiments, Travaux Publics CDE Convention des Droits des Enfants CIM Classification Internationale des Maladies CIPD Conférence Internationale sur la Population et le Développement CHR Centre Hospitalier Régional COI Commission de l’Océan Indien CMC Centre Médical Chirurgical CMU Centre Médical Urbain CSPro Census and Survey Processing System CTA Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine DHS Demographic and Health Survey DIU Dispositif Intra Utérin DTCoq Vaccin contre la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche DGSP Direction Générale de la Statistique et de la Perspective DGPS Direction Générale de la Planification et des Statistiques Sanitaires DNSF Direction Nationale de la Santé Familiale ENMSP École Nationale de Médecine et de Santé Publique EDSC I Enquête Démographique et de Santé aux Comores EDS-MICS II Deuxième Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples EMVRC Étude Multicentrique sur les Valeurs de Référence pour la Croissance ET Écart Type EVIH Enquête sur Virus de l’Immunodéficience Humaine FNUAP Fonds des Nations Unies pour la population GAVI Global Alliance for Vaccine and Immunization IDH Indice du Développement Humain IEC Information, Éducation, Communication IMC Indice de Masse Corporelle IRA Infection Respiratoire Aiguë ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désiré IST Infections Sexuellement Transmissibles IVACG International Vitamin A Consultative Group JICA Japan International Cooperation Agency MAMA Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée MII Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides MIILDA Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide à Longue Durée d’Action MIS Malaria Indicator Survey (enquête sur les indicateurs sur le Paludisme) MICS Multiple Indicator Closer Survey (Enquête à Indicateurs Multiples) MSSPG Ministère de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre xviii • Sigles et abréviations NCHS/CDC/OMS Centre National des Statistiques Sanitaires des États-Unis NN Néonatal OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONU Organisation des Nations Unies ONUSIDA Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA PDCM Proportion des Décès liés à des Causes Maternelles PEV Programme Élargi de Vaccination PF Planification Familiale PIB Produit Intérieur Brut PID Pulvérisation Intradomiciliaire PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PNLS Programme National de Lutte contre le SIDA PNDS Plan National de Développement Sanitaire PNN Post néonatal PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement Polio Poliomyélite PPAC Plan Pluriannuel Annuel Complet RDV Risque sur la Durée de Vie REPS Racine carrée de l'Effet du Plan de Sondage RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SCRP Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté Sida Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SRO Sels de Réhydratation par Voie Orale SCRP Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté SSP Soins de Santé Primaire SP Sulfadoxine/Pyriméthamine SNDS Stratégie Nationale de Développement de la Statistique TBFS Taux Brut de Fréquentation Scolaire TBN Taux Brut de Natalité TBS Taux Brut de Scolarisation TDCI Trouble Dû à la Carence en Iode TGFG Taux Global de Fécondité Générale TMM Taux de Mortalité Maternelle TNS Taux Net de Scolarisation TNF Taux Net de Fréquentation TPI Traitement Préventif Intermittent TPlg Traitement Préventif Intermittent durant la grossesse TRO Thérapie de Réhydratation par Voie Orale UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fond des Nations Unies pour l’Enfance VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine VAT Vaccin Antitétanique WFPHA ZD Zone de Dénombrement In di ca te ur s po ur le s ui vi d es o bj ec tif s du M ill én ai re p ou r l e D év el op pe m en t p ar s ex e • xi x I N D IC A TE U R S PO U R L E SU IV I D ES O B JE C TI FS D U M IL LÉ N A IR E PO U R L E D ÉV EL O PP EM EN T PA R S EX E R és id en ce E ns em bl e M or on i A ut re s vi lle s E ns em bl e ur ba in R ur al Fe m m es H om m es E n- se m bl e Fe m m es H om m es E n- se m bl e Fe m m es H om m es E n- se m bl e Fe m m es H om m es E n- se m bl e Fe m m es H om m es E n- se m bl e 1. R éd uc tio n de l’ ex tr êm e pa uv re té e t d e la fa im 1. 8 P ré va le nc e de l’ in su ffi sa nc e po nd ér al e ch ez le s en fa nt s de m oi ns d e 5 an s 7, 8 15 ,4 10 ,7 12 ,6 11 ,7 12 ,2 11 ,3 12 ,4 11 ,8 17 ,7 15 ,6 16 ,6 15 ,9 14 ,8 15 ,3 2. A ss ur er l’ éd uc at io n pr im ai re p ou r t ou s 2. 1 Ta ux n et d ’in sc rip tio n au n iv ea u pr im ai re 92 ,3 92 ,2 92 ,3 91 ,0 87 ,7 89 ,3 91 ,3 88 ,8 90 ,0 81 ,7 82 ,7 82 ,2 84 ,5 84 ,5 84 ,5 2. 3 Ta ux d ’a lp ha bé tis at io n pa rm i l es 1 5- 24 a ns 87 ,3 91 ,3 89 ,3 90 ,3 89 ,8 90 ,5 89 ,4 91 ,2 90 ,0 72 ,4 84 ,1 75 ,2 77 ,8 86 ,9 80 ,2 3. Pr om ou vo ir l’é ga lit é de s ge nr es e t l ’a ut on om is at io n de s fe m m es 3. 1a R at io s fil le s- ga rç on s au n iv ea u pr im ai re na na 1, 0 na na 1, 0 na na 1, 0 na na 1, 0 na na 1, 0 3. 1b R at io s fil le s- ga rç on s au n iv ea u se co nd ai re na na 1, 2 na na 1, 2 na na 1, 2 na na 1, 1 na na 1, 1 3. 1c R at io s fil le s- ga rç on s au n iv ea u su pé rie ur na na 1, 4 na na 1, 9 na na 1, 6 na na 1, 1 na na 1, 2 4. R éd ui re la m or ta lit é de s en fa nt s 4. 1 Q uo tie nt d e m or ta lit é in fa nt o- ju vé ni le (p ou r 1 0 00 na is sa nc es v iv an te s) na na 34 a na na 25 a na na 28 a na na 58 a na na 50 b 4. 2 Q uo tie nt d e m or ta lit é in fa nt ile (p ou r 1 00 0 na is sa nc es vi va nt es p ou r l es 1 0 an né es p ré cé da nt l’ en qu êt e) na na 25 a na na 19 a na na 21 a na na 45 a na na 36 b 4. 3 P ou rc en ta ge d ’e nf an ts â gé s d’ un a n va cc in és c on tre la ro ug eo le 79 ,6 77 ,9 78 ,9 78 ,8 69 ,1 73 ,5 79 ,0 71 ,1 75 ,0 78 ,6 72 ,6 75 ,4 78 ,7 72 ,2 75 ,3 5. A m él io re r l a sa nt é m at er ne lle 5. 1 Ta ux d e m or ta lit é m at er ne lle (p ou r 1 00 0 00 n ai ss an ce s) na na na na na na na na na na na na na na 17 2 5. 2 P ou rc en ta ge d e na is sa nc es a ss is té es p ar u n pr es ta ta ire fo rm é na na 93 ,8 na na 91 ,7 na na 92 ,2 na na 78 ,5 na na 82 ,2 5. 3 P ré va le nc e co nt ra ce pt iv e 30 ,7 na na 29 ,1 na na 29 ,6 na na 14 ,4 na na 19 ,4 na na 5. 4 Ta ux d e na ta lit é de s ad ol es ce nt es 55 ,1 na na 69 ,8 na na 65 ,8 na na 72 ,3 na na 70 ,3 na na 5. 5a C ou ve rtu re d es s oi ns p ré na ta ls (a u m oi ns , u ne v is ite av ec u n pr es ta ta ire fo rm é) 92 ,9 na na 95 ,5 na na 94 ,8 na na 90 ,9 na na 92 ,1 na na 5. 5b C ou ve rtu re d es s oi ns p ré na ta ls (a u m oi ns , q ua tre v is ite s av ec u n pr es ta ta ire fo rm é) 56 ,0 na na 47 ,7 na na 49 ,9 na na 48 ,5 na na 48 ,9 na na 5. 6 B es oi ns n on s at is fa its e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e 21 ,5 na na 25 ,7 na na 24 ,3 na na 35 ,8 na na 32 ,0 na na 6. C om ba ttr e le V IH /s id a, le p al ud is m e et d ’a ut re s m al ad ie s 6. 1 P ré va le nc e du V IH d an s la p op ul at io n de 1 5- 24 a ns na na na na na na na na na na na na na na na 6. 2 U til is at io n du c on do m a ux d er ni er s ra pp or ts s ex ue ls à ris qu es c he z le s je un es d e 15 -2 4 an s 49 ,2 60 ,5 54 ,8 57 ,7 56 ,2 63 ,1 53 ,7 62 ,6 62 ,2 29 ,8 57 ,9 55 ,7 37 ,8 60 ,3 59 ,0 6. 3 P ro po rti on d e la p op ul at io n de 1 5- 24 a ns a ya nt u ne co nn ai ss an ce « ap pr of on di e »d u VI H /s id a 34 ,1 40 ,8 37 ,4 39 ,1 38 ,3 19 ,4 23 ,7 26 ,5 24 ,6 17 ,1 22 ,3 18 ,3 19 ,1 23 ,9 20 ,4 6. 4 R at io d e la fr éq ue nt at io n sc ol ai re d es o rp he lin s su r l a fré qu en ta tio n sc ol ai re d es n on o rp he lin s âg és d e 10 -1 4 an s 1, 05 1, 04 1, 04 1, 08 1, 06 1, 07 1, 08 1, 06 1, 07 1, 13 1, 00 1, 08 1, 11 1, 03 1, 08 6. 7 P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s do rm an t s ou s un e m ou st iq ua ire im pr ég né e d’ in se ct ic id e 42 ,4 49 ,3 45 ,3 37 ,4 34 ,7 36 ,1 38 ,8 38 ,1 38 ,5 43 ,5 40 ,8 42 ,1 42 ,1 40 ,1 41 ,1 6. 8 P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s av ec d e la fiè vr e qu i o nt é té tr ai té s av ec d es a nt ip al ud ée ns ap pr op rié s 53 ,3 30 ,5 43 ,9 25 ,0 14 ,7 20 ,2 31 ,5 17 ,7 25 ,2 29 ,0 26 ,2 27 ,5 29 ,9 23 ,7 26 ,7 7. Pr és er ve r l ’e nv iro nn em en t 7. 1 P ro po rti on d e la p op ul at io n co ns om m an t d e l’e au pr ov en an t d ’u ne s ou rc e am él io ré e1 na na 97 ,0 na na 93 ,8 na na 94 ,7 na na 83 ,7 na na 87 ,1 7. 2 P ro po rti on d e la p op ul at io n ut ilis an t d es to ile tte s am él io ré es na na 22 ,6 na na 47 ,0 na na 40 ,2 na na 23 ,7 na na 28 ,9 na = N on a pp lic ab le a P ou r l a pé rio de d es 1 0 an né es p ré cé da nt l’ en qu êt e. b P ou r l a pé rio de d es 5 a nn ée s pr éc éd an t l ’e nq uê te . 1 Y c om pr is l’ ea u de p lu ie . Indicateurs pour le suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement par sexe • xix xx • Carte des Comores Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 1 PRÉSENTATION DU PAYS, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS 1.1.1 Géographie Union des Comores est constituée de 4 îles, Ngazidja ou Grande Comore, Ndzuwani ou Ndzouani, Mwali ou Mohéli et Maoré ou Mayotte. À la suite de la proclamation de son indépendance en 1975, la souveraineté de l’Union des Comores ne s’exerce actuellement que sur les trois îles de Ngazidja, Ndzuwani et Mwali (Mayotte reste encore sous administration française). Les Comores sont situées à l’entrée nord du Canal de Mozambique, à mi-chemin entre la Côte est de l’Afrique et le nord-ouest de Madagascar (entre 11°20' et 11°4' de latitude sud et entre 43°11' et 45°19' de longitude est). Les trois îles couvrent une superficie totale de 1 862 km² : Ngazidja : 1 148 k m², Ndzuwani : 424 km² et Mwali : 290 km². Sur le plan géographique, les Comores se sont formées à la suite d’importantes manifestations volcaniques datées de la fin du tertiaire, ce qui confère au pays un relief tourmenté, hérissé de pics et de cônes ne laissant que peu de place aux plaines qui sont réduites à de petits bassins et de plates-formes taillées dans la lave noire. Le climat de l’archipel est humide et chaud, mais tempéré à la fois par l’altitude et par l’influence océanique. Ce climat tropical est caractérisé par deux grandes saisons : une saison chaude et humide, nommée « kashkasi » entre novembre et mars-avril, marquée par de fortes pluies et parfois par de violents cyclones et des températures oscillant entre 28 et 33°C et une saison sèche et fraîche, nommée « Kusi » entre mai et octobre, caractérisée par des vents de mousson nord à nord-ouest avec des températures variant entre 24 et 27 °C. L’insolation est généralement forte variant de 2 000 h/an à plus de 3 000 h/an avec une moyenne de 2 600 h/an. Le long des côtes, la température moyenne mensuelle ne varie guère que de 5°C, (de 23 à 28 °C). Les hautes terres sont nettement plus humides et plus fraîches que la côte. La pluviométrie moyenne annuelle dépasse largement les 200 mm et reste marquée par les microclimats observés généralement sur les îles montagneuses. L’environnement maritime des Comores est naturellement propice aux activités de pêche, comme d’ailleurs dans le reste de l’océan indien, la faune maritime est très variée. 1.1.2 Économie L’Union des Comores, est un pays à vocation agricole et à faible revenu. L’agriculture demeure le secteur prépondérant de l’économie nationale. En 2012, elle participait pour environ 52 % à la part à la formation du PIB réel ; en outre, elle rapporte l’essentiel des recettes d’exportation et, selon le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2003, elle emploie près de 60 % de la population active. La situation économique aux Comores a évolué dans un contexte favorable malgré un environnement international difficile sur fond de crise de la dette publique dans les pays européens. Depuis l’année 2011, le Gouvernement Comorien a engagé des réformes structurelles dans le cadre du programme avec le Fonds Monétaire International qui a abouti, au mois de juin 2012, à la conclusion de la 3ème revue du programme et, en décembre 2012, à la réalisation du point d’achèvement. L’ 2 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête Dans ce contexte favorable, le rythme de progression de l’activité s’est inscrit dans une tendance à la hausse observée depuis 2009, avec un taux de croissance du PIB de 3 % en 2012 contre 2,6 % en 2011. Ce taux pourrait avoisiner les 3 % en 2013. La croissance actuelle est fondée sur une demande intérieure soutenue par des investissements dans le secteur routier et la relance de la consommation des ménages avec le paiement régulier des salaires. La consolidation des concours de la diaspora, l’amélioration des recettes de l’État, notamment celles liées au programme de la Citoyenneté Économique et aux financements des investissements dans le domaine des infrastructures routières, constituent les principales sources de financement de la demande intérieure. Au niveau sectoriel, la richesse est dominée par le secteur primaire (agriculture, pêche et élevage) suivi du secteur tertiaire et enfin du secteur secondaire. La croissance a été portée, en priorité, par le secteur primaire grâce à une production agricole abondante, suivi du secteur tertiaire et enfin du secteur secondaire. Secteur primaire : celui-ci représente 53 % du PIB et est caractérisé par les cultures vivrières et maraîchères, les cultures d’exportation et l’arboriculture. Secteur secondaire, celui-ci représente 14 % du PIB et reste dominé par de petites et moyennes entreprises dont l’activité repose essentiellement sur la transformation primaire des produits agricoles de rente, la boulangerie, la menuiserie et les métiers de BTP et par deux entreprises publiques à caractère industriel qui produisent l’eau et l’électricité et des médicaments. Secteur tertiaire, celui-ci représentait, en 2012, environ 33 % du PIB. La valeur ajoutée a progressé faiblement (1,6 %) en 2012. En raison de son rôle stratégique de secteur de soutien à la production, le tertiaire a pâti des difficultés des activités du secteur secondaire, principalement au niveau des transports et télécommunications, des banques et assurances, et d’autres services. Au cours de l’année 2012, le taux d’inflation a beaucoup augmenté par rapport aux six dernières années atteignant 6 %. Malgré un contexte favorable, l’économie comorienne est fortement tributaire de l’extérieur pour ses approvisionnements en principaux produits de consommation de base, entretenant un déficit commercial en perpétuelle augmentation. Ce déséquilibre affecte le compte courant de la balance des paiements, amplifié en 2011 et 2012 par le renchérissement des matières premières et la détérioration des termes de l’échange. 1.1.3 Population L’origine du peuplement des Comores est le résultat de vagues migratoires successives de groupes d’origines diverses qui se seraient fondus au cours du temps pour former cette originale civilisation Swahili de l’Océan Indien occidental. Aux Comores, ces migrations ont donné lieu aujourd’hui à une population homogène caractérisée par les mêmes coutumes, la même langue, le shikomor, et la même religion, l’islam sunnite. La population résidente dénombrée lors du dernier recensement de 2003 est de 575 660 habitants dont 52 % résident à Ngazidja, 42 % à Ndzuwani et 6 % à Mwali. D’après le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat, le taux d’accroissement intercensitaire est passé de 2,7 % en 1991 à 2,1 % en 2003. À ce rythme, la population comorienne devrait atteindre 724 294 habitants en 2012 et doubler en 33 ans. Aux Comores, la croissance urbaine est due essentiellement à l’exode rural consécutif à la baisse de la production agricole et à la concentration des investissements publics et des activités économiques dans les zones urbaines, spécialement dans les capitales des îles. La population comorienne reste encore en majorité rurale (72 % contre 28 % en milieu urbain). Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 3 1.1.4 Politique et situation en matière de santé Politique du système de santé La réforme du système sanitaire a été entreprise à partir de 1994 avec l’élaboration du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) perspectives An 2010. Ce plan a mis l’accent sur le renforcement des districts sanitaires, la décentralisation effective dans la gestion des activités, l’approvisionnement en médicaments essentiels et le recouvrement des coûts1. La Politique Nationale de Santé officiellement adoptée par le Gouvernement en décembre 2005 a retenu les orientations stratégiques suivantes2 : • le développement des services de santé y compris le renforcement des infrastructures et des capacités de planification, de financement et de suivi (décentralisation, recouvrement des coûts, formation du personnel, planification/programmation/suivi-évaluation des activités, système d’information sanitaire et recherche). • le développement de stratégies et d’actions spécifiques aux différents programmes de lutte contre les maladies. • la promotion et la protection de la santé (IEC, environnement et santé, comportements sains). Organisation du système de santé Aux Comores, le système de santé est organisé en trois niveaux : • Le niveau central est composé du Cabinet du Ministre, du Secrétariat général, de la Direction Nationale de la Santé, des directions et services chargés de la coordination des programmes et projets de santé, de l’hôpital de référence national El-Maarouf et de l’École Nationale de Médecine et de Santé Publique (ENMSP) rattachée à l’Université des Comores. • Au niveau intermédiaire ou des îles, le système de santé est constitué de l’administration sanitaire des îles (Commissaire chargé de la santé assisté par un Directeur de la santé et des responsables des services de santé) et des Centres Hospitaliers Régionaux (CHR). • Au niveau périphérique, on dénombre l7 districts sanitaires dont 7 en Grande Comore, 7 à Ndzuwani et 3 à Mwali. Parmi ces districts, 2 sont couverts par des Centres médicaux chirurgicaux (CMC) à Ndzuwani et Ngazidja et 3 par des Centres médicaux urbains (CMU) au niveau de chaque île3. Á cela, il faut ajouter un réseau de dispensaires de santé des militaires, le dispensaire CARITAS de la Mission Catholique, un service privé en pleine expansion et 49 postes de santé périphériques. L’amélioration de l’état sanitaire de la population constitue un défi majeur pour les autorités comoriennes. On note que le paludisme est la première cause d’hospitalisation et de mortalité aux Comores. Le taux de prévalence du paludisme dans les consultations est passé de 50 % en 2004 à 36 % en 2011. Il convient de souligner que si la morbidité reste élevée, la mortalité est en baisse grâce à la disponibilité et à la gratuité du traitement des cas de paludisme simple et à la campagne de traitement de masse du paludisme à Mwali entre 2008 et 2010. 1 Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) perspectives an 2010, décembre 1993. 2 Politique Nationale de Santé (PNS), février 2005. 3 Rapport d’activités OMS 2002-2003. 4 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête Pour la lutte contre les maladies évitables par la vaccination, on note une amélioration de la couverture vaccinale par antigène. En 2011, la couverture vaccinale pour les différents antigènes était estimée à respectivement 88 % pour le BCG, 92 % pour le DTC/Hep/Hib1, 87 % pour le DTC/Heb/Hib3, 78 % pour la rougeole et 23 % pour le VAT2+. Cette amélioration est due à l’installation de nouveaux matériels et équipements, à l’appui en formation, à la validation du PPAC, à l’installation des vaccins ainsi qu’à la mise en place des outils de gestion pour les services de vaccination avec l’appui de la fondation GAVI, de l’UNICEF, de la JICA et de l’OMS. Ceci a eu un effet positif sur certains indicateurs relatifs à la santé de la mère et de l’enfant. Les informations disponibles montrent une amélioration sensible pour atteindre l’Objectif 4 du Millénaire pour le Développement relatif à la réduction du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans. 1.2 OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel L’enquête EDSC-MICS II a été réalisée aux Comores en 2012 par la Direction Générale de la Statistique et de la Prospective en collaboration avec le Ministère de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre (MSSPG) et les Directions des Plans des îles, sous la tutelle du Secrétariat Général du Gouvernement. L’enquête a été financée conjointement par le Gouvernement Comorien et les agences du système des Nations Unies, en particulier de l’UNICEF et de l’UNFPA. Elle a, à ce titre, bénéficié de l’assistance technique d’ICF International tout au long du processus pour la garantie scientifique et la crédibilité des indicateurs et des résultats qui en sont issus. Trois organes ont été mis en place par le Secrétariat Général du Gouvernement pour faciliter la mise en œuvre et le suivi de l’exécution de l’opération : • Le Comité de Pilotage interministériel et interinstitutionnel • Le Comité technique • La Cellule de gestion administrative et financière 1.2.2 Objectifs L’objectif général poursuivi par l’Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples 2012 (EDSC-MICS II 2012) est de fournir les indicateurs pour un meilleur suivi et évaluation des efforts du gouvernement par le biais de la mise en œuvre du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSRP) et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Ces indicateurs concernent particulièrement les domaines de la lutte contre les maladies prioritaires, l’amélioration de la santé maternelle et infantile, la prévention en matière d’Infections Sexuellement Transmissible (IST), l’amélioration du système de santé et la promotion de l’éducation pour tous. De façon spécifique l’enquête vise à : • Connaître les niveaux et tendances de la fécondité et de la mortalité infantile et juvénile, ainsi que les facteurs déterminant leur évolution; • Déterminer le niveau de connaissance des méthodes de contraception chez les femmes et les hommes et évaluer la prévalence contraceptive; • Obtenir des informations sur le nombre idéal d’enfants et sur les attitudes vis-à-vis de la planification familiale chez les femmes et les hommes en âge de procréer ; Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 5 • Recueillir des données détaillées sur la santé maternelle et infantile : visites prénatales, assistance à l’accouchement, allaitement, vaccination, supplémentation en micronutriments, traitement de la diarrhée et d’autres maladies chez les enfants de moins de cinq ans. • Recueillir des données détaillées sur la connaissance et les attitudes des femmes et des hommes vis-à-vis du sida et des IST. • Estimer l’ampleur de la violence et des traumatismes basée sur le genre. 1.2.3 Support de collecte Au cours de l’EDSC-MICS 2012, les interviews ont été conduites à l’aide de questionnaires sur papier administrés aux individus. Trois types de questionnaires basés sur les modèles développés par le programme DHS et adaptés au contexte national ont été utilisés. Il s’agit du : 1) Questionnaire ménage. Il permet de recenser tous les membres du ménage et d’identifier les personnes éligibles pour l’enquête individuelle, à savoir les femmes en âge de reproduction (15- 49 ans). Une enquête individuelle auprès des hommes ayant été inclus dans le projet, ces derniers ont été également identifiés à partir de l’enquête ménage. Au cours de l’enquête ménage, des informations ont aussi été collectées sur certaines caractéristiques du logement qui ont permis d’évaluer les conditions de vie des ménages, de calculer l’indice de bien-être économique des ménages et également d’évaluer le travail des enfants. Il comprend les différentes parties suivantes : Le tableau ménage permet de collecter, entre autres informations, l’âge, le sexe, le niveau d’instruction des membres du ménage mais aussi les informations concernant : • Les caractéristiques du logement (type de toilettes, eau, murs du logement, etc.) ; • Les moustiquaires ; • Le travail des enfants ; et • La disponibilité de sel iodé ainsi que la prise des mensurations (poids et taille) des enfants de moins de 5 ans et des femmes de 15-49 ans. 2) Questionnaire femme. Il comprend les douze sections suivantes : • Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêtée ; • Reproduction ; • Contraception ; • Grossesse et soins postnatals ; • Vaccination des enfants, santé et nutrition; • Mariage et activité sexuelle; • Préférences en matière de fécondité ; • Caractéristiques du conjoint et travail de la femme ; • Connaissance et comportement sur le VIH/sida ; • Autres problèmes de santé ; • Violence domestique ; et • Mortalité maternelle. 6 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête 3) Questionnaire homme. Il s’agit également d’un questionnaire individuel comprenant les huit sections suivantes : • Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêté ; • Reproduction ; • Contraception ; • Mariage et activité sexuelle ; • Préférences en matière de fécondité ; • Emploi et rôle des sexes • VIH/sida ; et • Autres problèmes de santé. 1.3 ÉCHANTILLONNAGE L’échantillon de l’EDSC-MICS II 2012 est un échantillon représentatif au niveau national, basé sur un sondage par grappes stratifié à deux degrés. L’échantillon de l’EDSC-MICS II 2012 est un échantillon représentatif de ménages. Comme pour toutes les enquêtes EDS passées, l’EDSC-MICS II comprenait 5 domaines d’études constitués de chacune des trois principales îles (régions) du pays (Mwali, Ndzuwani, Ngazidja), du milieu urbain et du milieu rural. Au premier degré, 252 grappes ont été sélectionnées, et tirées proportionnellement à leur taille, à partir de la liste des Zones de Dénombrement (ZD) établies lors du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2003 et, en partie, mise à jour en 2012 lors des travaux cartographiques. Toutes les grappes sélectionnées ont fait l’objet d’un dénombrement exhaustif des ménages. Au deuxième degré, des ménages ont été tirés, à probabilité égale à partir de la liste des ménages établie lors de l’opération de dénombrement. Le nombre de ménages tirés est de 20 dans chaque grappe urbaine ou rurale. Au total, 5 041 ménages ont été sélectionnés pour l’enquête ménage. Tous les membres des ménages tirés ont été identifiés à l’aide du questionnaire ménage. Toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans (résidentes habituelles ou visiteuses) qui se trouvaient dans ces ménages ont été enquêtées individuellement. En outre, ces femmes, de même que tous les enfants âgés de moins de 5 ans, ont été mesurés et pesés. De même, dans un ménage sur deux, tous les hommes âgés de 15-59 ans résidant dans ces ménages tirés ont été aussi enquêtés individuellement. Les résultats concernant la couverture de l’échantillon sont présentés au tableau 1.1 ci-dessous. Tableau 1.1 Résultats des interviews Ménages et Individuelles Effectif de ménages, nombre d’interviews et taux de réponse par milieu de résidence (non pondéré), Comores 2012 Résultat Milieu de résidence Ensemble urbain Rural Ensemble Moroni Autres villes Interviews Ménages Ménages sélectionnés 923 1 242 2 165 2 876 5 041 Ménages occupés 826 1 153 1 979 2 677 4 656 Ménages interviewés 770 1 122 1 892 2 590 4 482 Taux de réponse des ménages1 93,2 97,3 95,6 96,8 96,3 Interviews des femmes de 15-49 ans Effectif de femmes éligibles 930 1 479 2 409 3 310 5 719 Effectif de femmes éligibles interviewées 865 1 385 2 250 3 079 5 329 Taux de réponse des femmes éligibles2 93,0 93,6 93,4 93,0 93,2 Interviews des hommes de 15-59 ans Effectif d’hommes éligibles 506 701 1 207 1 407 2 614 Effectif d’hommes éligibles interviewés 424 595 1 019 1 148 2 167 Taux de réponse des hommes éligibles2 83,8 84,9 84,4 81,6 82,9 1 Ménages enquêtés/ménages identifiés. 2 Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles. Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 7 Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, un échantillon de 252 grappes a été tiré. Au total, 5041 ménages ont été sélectionnés et, parmi eux, 4 656 ménages occupés ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi ces 4 656 ménages, 4 482 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 96 % (Tableau 1). Les taux de réponses sont très proches en milieu rural et en milieu urbain. Dans les 4 482 ménages enquêtés, 5 719 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour l’enquête individuelle et, pour 5 329 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès, soit un taux de réponse de 93 %. L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur deux : 2 614 hommes étaient éligibles et 2 167 ont été interviewés (soit un taux de réponse de 83 %). Les taux de réponse enregistrés en milieu urbain sont pratiquement les mêmes que ceux obtenus en milieu rural chez les femmes. Chez les hommes, le taux de réponse est un peu plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (84 % contre 82 %). 1.4 DÉROULEMENT DES ACTIVITÉS DE L’EDSC-MICS II 2012 L’opération de cartographie et de dénombrement des 252 grappes de l’échantillon s’est déroulée sur le terrain du 25 février au 19 mars 2012. Trente-huit équipes composées, chacune, de 2 agents cartographes et d’un énumérateur préalablement formés, ont été chargés de ce travail. La formation pour l’enquête principale qui a été combinée avec celle du pré-test s’est déroulée du 12 juin au 5 juillet 2012. Cent quatre personnes ayant, au moins, un niveau de fin d’études secondaires ont suivi la formation. Un pré-test des questionnaires s’est déroulé dans la ville de Ngazidja (Moroni) sur 5 jours, du 28 juin au 4 juillet 2012 : 104 agents ont été recrutés, formés et déployés en zone urbaine (Moroni) et en zone rurale non loin de Moroni. Les enseignements tirés de ce pré-test ont permis de finaliser les questionnaires et les manuels d’instructions du personnel de collecte. À l’issue de la formation, les meilleurs candidats ont été retenus pour la collecte et répartis en treize équipes, composées chacune : • d’un chef d’équipe, • d’une contrôleuse, • d’un enquêteur homme, et • de trois agents enquêtrices. La collecte des données sur l’ensemble du territoire national a débuté le 20 août 2012 et s’est achevée le 5 décembre 2012. La collecte des données a bénéficié de l’appui des experts d’ICF International. 8 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête 1.5 SAISIE DES DONNÉES Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, les interviews ont été conduites à l’aide des questionnaires sur papier. Les questionnaires remplis ont été acheminés au bureau central de l’enquête à Moroni, pour être édités, puis saisis. La saisie des questionnaires a été effectuée en utilisant le logiciel CSPro, développé conjointement par le Bureau du Recensement des États-Unis et le Programme DHS. Une personne était chargée de la réception des questionnaires au bureau central et 7 autres personnes étaient chargées de la vérification/codification des questionnaires. Deux équipes de saisie composées de 12 agents chacune (soit au total 24 agents) ont été chargées de la saisie des questionnaires. La saisie des questionnaires a débuté le 20 septembre 2012 et s’est achevée le 20 janvier 2013, soit une durée de quatre mois. À la fin de la collecte sur le terrain, les données saisies au bureau central ont été éditées en vue de vérifier la cohérence interne des réponses. La vérification finale a été réalisée par un informaticien et un démographe du programme DHS, utilisant une technique éprouvée au cours de dizaines d’enquêtes antérieures similaires. Caractéristiques des ménages • 9 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 objectif de ce chapitre est de présenter le contexte dans lequel vivent les femmes et les hommes enquêtés. Une telle description est essentielle dans la mesure où le comportement procréateur des femmes, aussi bien que l’état de santé et l’état nutritionnel des enfants, sont influencés par l’environnement physique et socio-culturel et par la situation économique. La première partie de ce chapitre est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques socioéconomiques. La deuxième partie est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques démographiques. La troisième partie présente le niveau d’instruction des femmes et des hommes des ménages enquêtés. 2.1 CONDITIONS DE VIE Par le biais de questions concernant, en particulier, la provenance de l’eau de consommation, le type d’installations sanitaires du logement, les moyens utilisés pour assainir l’eau ou les différents moyens utilisés pour se débarrasser des excréments, on a tenté, dans le cadre de l’enquête EDSC-MICS II, d’évaluer partiellement l’environnement sanitaire dans lequel vivent les ménages enquêtes. Utilisation des sources d’eau améliorées La connaissance de la source d’approvisionnement en eau de boisson donne une indication sur la salubrité de l’eau consommée par le ménage. Les sources d’approvisionnement en eau considérées comme adéquates sont listées au tableau 2.1 sous la catégorie « source améliorée », et les sources qui peuvent ne pas être de qualité adéquate figurent sous la catégorie « source non améliorée ». Selon les résultats de l’enquête, 72 % des ménages consomment de l’eau provenant d’une source d’approvisionnement considérée comme améliorée, en grande partie de l’eau d’un robinet situé dans le logement ou dans la cour/parcelle (38 %) et de l’eau d’un robinet public (23 %). Les proportions de ménages qui consomment de l’eau d’autres sources sont très faibles. On constate des différences de source d’approvisionnement de l’eau : en milieu urbain, la proportion de ménages consommant de l’eau d’une source améliorée est de 88 % contre 63 % en milieu rural. C’est à Moroni que la proportion de ménages qui consomment de l’eau provenant d’une source améliorée est la plus élevée (92 %). Dans plus de la moitié des cas (54 %), les ménages vivant à Moroni s’approvisionnent à un robinet public. Ces résultats sont certainement dus à l’existence d’un réseau L’ Principaux résultats • Près des trois quarts des ménages comoriens (72 %) consomment de l’eau provenant d’une source d’approvisionnement considérée comme améliorée. • Seulement un quart des ménages utilisent des toilettes améliorées non partagées. • Près de sept ménages sur dix (69 %) disposent de l’électricité. • Une proportion élevée de la population comorienne à moins de 15 ans (42 %). • Environ deux ménages sur cinq (39 %) sont dirigés par une femme. 10 • Caractéristiques des ménages d’adduction d’eau bien entretenu et de certaines infrastructures adéquates. En milieu rural, cette proportion n’est que de 21 %. La comparaison avec les résultats de l’EDSC de 1996 met en évidence une amélioration des conditions d’approvisionnement en eau, la proportion de ménages disposant de robinet dans le logement ou la cour étant passée de 22 % à 38 %. Par ailleurs, les résultats concernant les enquêtés ne sont guère différents de ceux des ménages. Temps pour s’approvisionner en eau D’une manière globale, on constate que les deux tiers des ménages (66 %) disposent d’eau sur place. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (70 % contre 64 %). Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l’eau pour boire, le temps pour s’approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l’eau, selon le milieu de résidence, Comores 2012 Caractéristique Ménages Enquêtés Moroni Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Moroni Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Source d’approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 92,1 85,5 87,6 63,4 71,5 93,1 85,8 87,8 62,7 70,6 Robinet dans logement/ cour/parcelle 33,8 66,9 56,2 28,8 37,9 34,7 66,9 58,0 28,3 37,6 Robinet public/fontaine 54,3 13,4 26,6 20,7 22,6 53,7 13,8 24,8 19,4 21,1 Puits à pompe/forage 0,6 0,2 0,3 0,4 0,4 2,0 0,3 0,8 0,4 0,5 Puits creusé protégé 2,0 2,8 2,5 8,2 6,3 1,7 2,4 2,2 9,1 6,9 Source d’eau protégée 0,7 1,9 1,5 4,8 3,7 0,7 2,0 1,6 5,1 4,0 Eau en bouteille 0,7 0,3 0,4 0,6 0,5 0,5 0,3 0,4 0,4 0,4 Source non améliorée 7,9 12,2 10,8 31,7 24,7 6,9 11,8 10,4 32,4 25,5 Puits creusé non protégé 0,1 0,1 0,1 3,4 2,3 0,1 0,1 0,1 3,6 2,5 Source d’eau non protégée 0,0 0,5 0,3 3,0 2,1 0,0 0,4 0,3 3,1 2,2 Eau de pluie 5,2 8,6 7,5 20,8 16,4 4,4 8,4 7,3 21,4 16,9 Camion-citerne/charrette avec petite citerne 2,7 2,6 2,6 3,4 3,2 2,4 2,5 2,5 3,2 3,0 Eau de surface 0,0 0,3 0,2 1,1 0,8 0,0 0,3 0,2 1,1 0,8 Autre 0,0 2,2 1,5 4,8 3,7 0,0 2,3 1,7 4,9 3,8 Manquant 0,0 0,1 0,1 0,1 0,1 0,0 0,1 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant pour boire l’eau d’une source améliorée 92,1 85,5 87,6 63,4 71,5 93,1 85,8 87,8 62,7 70,6 Temps de trajet pour s’approvisionner en eau de boisson Eau sur place 43,7 83,1 70,3 63,8 66,0 44,0 82,2 71,6 64,9 67,0 Moins de 30 minutes 36,2 7,6 16,9 14,2 15,1 35,4 7,2 15,1 13,9 14,3 30 minutes ou plus 14,6 8,0 10,2 16,6 14,5 15,8 9,3 11,1 16,2 14,6 NSP/manquant 5,5 1,3 2,6 5,4 4,5 4,8 1,3 2,2 5,0 4,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l’eau1 Ébullition 7,9 34,6 26,0 19,5 21,6 6,8 33,3 25,9 18,5 20,8 Ajout d’eau de Javel/chlore 0,7 2,4 1,8 1,2 1,4 0,5 2,2 1,7 1,5 1,6 Passée à travers un linge 0,0 2,4 1,6 0,3 0,7 0,0 2,1 1,5 0,3 0,7 Céramique, sable ou autre filtre 0,3 0,2 0,3 0,1 0,1 0,3 0,0 0,1 0,1 0,1 Autre 1,6 6,8 5,1 2,9 3,7 1,2 6,6 5,1 2,9 3,6 Aucun traitement 88,8 59,5 69,0 78,0 75,0 90,7 61,6 69,6 78,6 75,8 Pourcentage utilisant une méthode de traitement appropriée2 9,0 37,8 28,4 20,7 23,3 7,6 35,8 28,0 19,8 22,4 Effectif 483 1 010 1 492 2 990 4 482 2 098 5 467 7 566 16 511 24 077 1 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 2 Les méthodes appropriées pour le traitement de l’eau comprennent l’ébullition, l’ajout de chlore, l’utilisation d’un linge pour passer l’eau, le filtrage et la désinfection solaire. Caractéristiques des ménages • 11 Moyen de traitement de l’eau L’amélioration de la qualité de l’eau au moyen de certains traitements peut contribuer à réduire les risques de contracter certaines maladies. Au cours de l’enquête, des questions ont été posées aux ménages pour savoir si l’eau était traitée et quel type de traitement était utilisé. Les résultats montrent que les trois quarts des ménages (75 %) n’utilisent aucun moyen de traitement de l’eau. À l’opposé, 22 % font bouillir l’eau. L’ébullition est le moyen le plus fréquemment utilisé par les ménages pour assainir l’eau. Dans les autres villes, on note que ce moyen est utilisé par 35 % des ménages. Type de toilettes utilisées L’élimination inadéquate d’excréments humains est associée à un risque accru de contracter des maladies dont les maladies diarrhéiques. On a donc demandé, au cours de l’enquête, quels types de toilettes étaient utilisés par les ménages et si ces toilettes étaient partagées avec d’autres ménages. On a distingué trois catégories de toilettes : les toilettes améliorées non partagées, les toilettes partagées et les toilettes non partagées. Les résultats du tableau 2.2 montrent que 61 % des ménages ne disposent que de toilettes non améliorées, en majorité des fosses d’aisances sans dalle/trou ouvert (55 %). Globalement, la proportion de ménages utilisant des toilettes non améliorées est plus faible en milieu urbain qu’en milieu rural (49 % contre 68 %). Cependant, les résultats mettent en évidence des disparités dans le milieu urbain où 73 % des ménages de Moroni contre 37 % de ceux des autres villes n’utilisent que des toilettes non améliorées. Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %)des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines selon le milieu de résidence, Comores 2012 Type de toilettes/latrines Ménages Enquêtés Moroni Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Moroni Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées 21,1 46,5 38,3 24,6 29,2 22,6 47,0 40,2 23,7 28,9 Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système d’égout 8,5 7,7 7,9 3,4 4,9 8,6 6,6 7,1 3,1 4,3 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 7,8 8,1 8,0 2,8 4,5 7,4 7,4 7,4 2,5 4,0 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse d’aisances 0,9 3,1 2,4 0,7 1,2 1,1 3,6 2,9 0,7 1,4 Fosse d’aisances améliorée auto- aéré 0,1 0,7 0,5 0,1 0,2 0,1 0,6 0,5 0,1 0,2 Fosse d’aisances avec dalle 3,7 25,3 18,4 16,6 17,2 5,2 27,6 21,4 16,2 17,8 Toilettes à compostage 0,1 1,7 1,2 1,1 1,1 0,2 1,2 0,9 1,2 1,1 Toilettes partagées1 6,2 16,2 13,0 7,7 9,5 4,0 15,6 12,4 7,2 8,8 Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système d’égout 0,6 0,3 0,4 0,4 0,4 0,4 0,2 0,2 0,5 0,4 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 0,3 0,8 0,6 0,6 0,6 0,2 0,6 0,5 0,6 0,5 Chasse d’eau/chasse manuelle relié à une fosse d’aisances 0,0 1,2 0,8 0,3 0,5 0,0 1,4 1,0 0,3 0,5 Fosse d’aisances avec dalle 4,9 13,5 10,7 6,0 7,6 2,8 13,0 10,2 5,6 7,0 Toilettes à compostage 0,4 0,5 0,5 0,3 0,4 0,7 0,4 0,5 0,3 0,3 Toilettes non améliorées 72,7 37,3 48,8 67,6 61,3 73,4 37,5 47,5 69,1 62,3 Chasse d’eau/chasse manuelle non reliée aux égouts/fosse septique/fosse d’aisances 0,6 1,1 0,9 1,2 1,1 0,6 0,7 0,7 1,1 1,0 Fosse d’aisances sans dalle/trou ouvert 71,2 31,5 44,3 60,6 55,2 72,1 31,9 43,0 61,9 56,0 Seau 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 Toilettes/latrines suspendues 0,9 3,7 2,8 4,7 4,1 0,8 4,0 3,1 5,3 4,7 Pas de toilettes/nature 0,0 0,7 0,5 1,0 0,8 0,0 0,6 0,4 0,6 0,5 Type d’utilisation de toilettes manquant/NSP 0,0 0,2 0,1 0,0 0,0 0,0 0,2 0,1 0,0 0,0 Manquant 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,0 0,1 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 483 1 010 1 492 2 990 4 482 2 098 5 467 7 566 16 511 24 077 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme « améliorées » si elles n’étaient pas partagées par deux ménages ou plus. 12 • Caractéristiques des ménages En outre, un quart des ménages utilisent des toilettes améliorées non partagées et cette proportion varie de 46 % dans les autres villes à 21 % à Moroni. Enfin, dans 10 % des cas, les ménages utilisent des toilettes partagées, c’est-à-dire des toilettes qui seraient considérées comme améliorées si elles n’étaient pas partagées. C’est dans les autres villes que cette proportion est la plus élevée (16 %) et en milieu rural qu’elle est la plus faible (8 %). 2.2 CARACTERISTIQUES DU LOGEMENT Lors de l’enquête, certaines questions sur les caractéristiques du logement ont été posées. Ces questions concernent plus particulièrement la disponibilité de l’électricité, le matériau de revêtement du sol, le nombre de pièces pour dormir, l’endroit utilisé pour faire la cuisine ainsi que le combustible utilisé pour préparer les repas. Ces caractéristiques qui servent d’indicateurs de la situation économique du ménage peuvent avoir une influence déterminante sur l’état de santé des membres du ménage. Disponibilité de l’électricité L’examen des résultats du tableau 2.3 montre qu’un peu plus de deux ménages enquêtés sur trois disposent de l’électricité (69 %). La disponibilité de l’électricité varie de manière importante selon le milieu de résidence. En milieu urbain, 85 % des ménages vivent dans un logement ayant l’électricité contre seulement 61 % en milieu rural. Selon les résultats de l’EDSC de 1996, la proportion des ménages qui disposaient de l’électricité était à peine de trois ménages sur dix (29 %). L’augmentation de cette proportion entre 1996 et 2012 montre l’amélioration des conditions de logement des ménages. Type de revêtement du sol Le type de sol du logement est souvent utilisé comme un indicateur des conditions matérielles de vie du ménage. On note que moins d’un ménage sur deux (45 %) vit dans un logement dont le sol est en ciment et plus d’un ménage sur quatre (27 %) dans un logement dont le sol est en terre/sable. En 1996, cette dernière proportion était de 50 %. C’est en milieu rural que la proportion de ménages dont le sol du logement est en terre/sable est la plus élevée (31 %) et à Moroni qu’elle est la plus faible (20 %). Nombre de personnes par pièce utilisée pour dormir Le nombre de personnes qui dorment dans la même pièce fournit une indication du degré de promiscuité dans le ménage. Cet indicateur est important du point de vue sanitaire dans la mesure où, moins les membres du ménage disposent d’espace pour vivre plus le risque de transmission des maladies infectieuses et parasitaires est important. Selon les résultats obtenus, on constate que 43 % des ménages utilisent, pour dormir, deux pièces et 36 % trois pièces ou plus. Combustible et endroit utilisé pour faire la cuisine Concernant le lieu utilisé pour faire la cuisine, les résultats montrent qu’un ménage sur deux (50 %) cuisine dans une pièce séparée du logement. En milieu rural, cette proportion est de 53 %. Par contre, en milieu urbain, il est plus fréquent que les ménages cuisinent dans la maison (32 % contre 26 % en milieu rural). Concernant le combustible utilisé, on constate que pratiquement les trois quarts des ménages (73 %) utilisent le bois pour faire la cuisine. Cette proportion est nettement plus élevée en milieu rural (89 %) qu’en milieu urbain (42 %) où les ménages utilisent plus fréquemment du kérosène et du gaz (9 %) pour cuisiner. Caractéristiques des ménages • 13 Tableau 2.3 Caractéristiques du logement Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner; répartition (en%)des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, Comores 2012 Caractéristique du logement Milieu de résidence Ensemble urbain Rural Ensemble Moroni Autres villes Électricité Oui 84,7 85,2 85,1 61,4 69,3 Non 15,1 14,8 14,9 38,5 30,7 Manquant 0,2 0,0 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du sol Terre, sable 19,5 22,0 21,2 30,5 27,4 Bouse 1,2 2,5 2,1 2,2 2,2 Planches en bois 0,2 0,8 0,6 0,3 0,4 Palmes/bambou 0,2 0,1 0,1 0,2 0,2 Parquet ou bois ciré 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 Carrelage 13,9 24,1 20,8 8,3 12,5 Ciment 50,6 41,8 44,7 44,9 44,8 Moquette 13,1 8,5 10,0 12,5 11,7 Autre 0,7 0,2 0,3 0,8 0,7 Manquant 0,5 0,0 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pièces utilisées pour dormir Une 35,3 20,0 25,0 19,3 21,2 Deux 29,6 41,9 37,9 45,2 42,7 Trois ou plus 34,9 37,7 36,8 34,9 35,6 Manquant 0,3 0,4 0,4 0,6 0,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Endroit pour cuisiner Dans la maison 28,4 33,9 32,1 25,6 27,8 Dans un bâtiment séparé 48,6 43,8 45,4 52,9 50,4 A l’extérieur 19,2 21,7 20,9 19,7 20,1 Autre 3,5 0,5 1,5 1,7 1,7 Manquant 0,3 0,1 0,2 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Combustible utilisé pour cuisiner Électricité 0,1 1,5 1,0 0,3 0,5 GPL/gaz naturel/biogaz 6,5 9,8 8,7 1,6 4,0 Kérosène 70,1 31,3 43,8 5,5 18,3 Charbon/lignite 0,0 0,2 0,2 0,2 0,2 Charbon de bois 1,4 2,7 2,3 1,2 1,6 Bois 17,1 53,5 41,7 89,2 73,4 Paille/branchages/herbe 0,0 0,4 0,3 0,1 0,2 Bouse 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 Autre 0,8 0,0 0,3 0,1 0,2 Pas de repas préparé dans le ménage 3,4 0,5 1,4 1,6 1,5 Manquant 0,7 0,0 0,3 0,1 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner1 18,4 56,9 44,4 90,7 75,3 Fréquence à laquelle on fume dans le logement Tous les jours 28,9 20,7 23,4 19,9 21,1 Une fois par semaine 0,5 2,7 2,0 2,3 2,2 Une fois par mois 0,3 1,0 0,8 0,4 0,5 Moins d’une fois par mois 0,4 0,3 0,3 0,7 0,6 Jamais 70,0 75,3 73,6 76,6 75,6 Manquant 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 483 1 010 1 492 2 990 4 482 GPL = Gaz propane liquéfié. 1 Inclut Charbon/lignite, Charbon de bois, Bois, Paille/branchages/herbe, Résidus agricoles et Bouse. 14 • Caractéristiques des ménages Au cours de l’enquête, des questions ont été aussi posées pour connaitre la fréquence à laquelle on fume dans le logement. Selon les déclarations, on constate que, dans plus des trois quarts des cas (76 %), on ne fume jamais dans le logement. Par contre, dans un cinquième des ménages (21 %), on fume tous les jours dans le logement. Les résultats varient selon le milieu de résidence puisque dans 29 % des ménages de Moroni on fume quotidiennement dans le logement contre une proportion de 20 % dans les ménages ruraux. 2.3 BIENS POSSÉDÉS PAR LES MÉNAGES Le niveau de vie des ménages peut être évalué, entre autres, par la possession de certains biens durables, de moyens de transport, et par la possession de terres ou d’animaux de ferme (Tableau 2.4). Les résultats obtenus montrent que le téléphone portable occupe la première position parmi les biens de consommation que possèdent les ménages, suivi de la télévision et de la radio (respectivement 73 %, 60 % et 51 %). C’est en milieu rural que les ménages sont les moins fréquemment équipés de biens de consommation, en particulier en ce qui concerne le téléphone fixe : seulement un ménage sur dix en est équipé. Par contre, les deux tiers des ménages du milieu rural possèdent un téléphone portable (66 %), À Moroni, cette proportion atteint 91 %. Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport, de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence, Comores 2012 Possession Milieu de résidence Ensemble urbain Rural Ensemble Moroni Autres villes Biens possédés par le ménage Radio 68,1 62,0 64,0 44,7 51,1 Télévision 71,2 76,5 74,8 52,1 59,6 Téléphone portable 91,4 84,3 86,6 66,3 73,0 Téléphone fixe 15,2 16,3 16,0 10,2 12,1 Réfrigérateur 35,4 36,1 35,8 22,8 27,1 Moyens de transport Bicyclette 7,2 6,5 6,7 4,3 5,1 Charrette tirée par un animal 0,4 0,6 0,5 0,3 0,4 Motocyclette/scooter 4,3 9,7 8,0 4,3 5,5 Voiture/camion 18,7 12,3 14,4 10,1 11,5 Bateau à moteur 1,1 1,1 1,1 1,0 1,0 Possession de terres agricoles 10,2 52,2 38,6 73,3 61,7 Possession d’animaux de ferme1 8,9 35,6 26,9 49,1 41,7 Effectif 483 1 010 1 492 2 990 4 482 1 Bétail, vaches, taureaux, chevaux, ânes, chèvres, moutons ou poulets. Dans 12 % des cas, les ménages ont déclaré posséder une voiture/camion. Par rapport à 1996, cette proportion a nettement augmenté, passant de 5 % à 12 %. C’est cependant à Moroni que la possession d’une voiture /camion est la plus répandue et, en milieu rural qu’elle est la moins fréquente (19 % contre10 %). Il faut souligner qu’en milieu rural, la proportion de ménages possédant une voiture /camion a aussi augmenté, variant de 4 % à 10 %. Cinq pour cent des ménages possèdent, pour se déplacer, une bicyclette. On enregistre une légère augmentation de cette proportion, celle-ci étant passée de 3 % en 1996 à 5 % à l’enquête actuelle. Concernant la possession de terres agricoles, on constate que 62 % des ménages ont déclaré en posséder, en particulier, en milieu rural où cette proportion est de 73 % contre 39 % en milieu urbain. Pour les animaux de ferme, on retrouve les mêmes variations, 49 % des ménages du milieu rural contre 27 % en milieu urbain ayant déclaré en posséder. Caractéristiques des ménages • 15 2.3.1 Indice de bien-être économique La plupart des résultats de ce rapport sont non seulement présentés selon les caractéristiques sociodémographiques de base mais aussi en fonction des quintiles de bien-être économique, un indicateur du niveau économique des ménages. Au cours de l’enquête, des informations détaillées ont été collectées sur le logement et ses caractéristiques et sur la possession de certains biens de consommation ainsi que sur l’accès à certains services. Ces informations sont utilisées ici comme une mesure de la situation économique. L’indice de bien-être économique est construit en utilisant les données sur les caractéristiques des logements et les possessions des ménages, grâce à une analyse en composantes principales. L’indice est construit en trois étapes : 1. Dans une première étape, un sous-ensemble de biens ou de caractéristiques communs aux deux milieux urbain et rural est utilisé pour créer des partitions de richesse pour les ménages de ces deux domaines. Toute modalité d’une variable qualitative de ce sous-ensemble est transformée en variable dichotomique (0 ou 1). Une analyse en composante principale a été menée avec l’ensemble des variables (dichotomiques ou non) du sous-ensemble pour générer un poids (score ou coefficient) commun pour chaque ménage. 2. Dans une deuxième étape, des poids (score ou coefficient) distincts sont produits pour les ménages du milieu urbain et ceux du milieu rural en utilisant des indicateurs spécifiques à chaque milieu. 3. La troisième étape combine les scores communs et scores spécifiques à chaque milieu afin de produire un indice de bien-être à l’échelle nationale en utilisant une régression sur les scores factoriels communs. Les scores qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin et al. 2000). On attribue à chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage. Les ménages sont alors classés par ordre croissant de score total et divisés en 5 catégories d’effectifs égaux appelés quintiles. On établit ainsi une échelle allant de 1 (quintile le plus bas) à 5 (quintile le plus élevé). Cette procédure en trois étapes permet une plus grande adaptabilité de l’indice de bien-être aux milieux urbain et rural1. Le score de chaque ménage est affecté aux individus qui le composent et les individus sont ainsi répartis dans les différentes catégories et ont le même classement que leur ménage. Le tableau 2.5 présente la répartition de la population par quintile de bien-être économique selon le milieu et la région de résidence. En milieu urbain, plus d’un quart de la population est classé dans le quintile le plus élevé (34 %) ; en milieu rural, cette proportion est de seulement 14 %. Si l’on considère les données par île, on constate un écart important entre Ngazidja et les deux autres îles : en effet, à Ngazidja, seulement 5 % de la population sont classés dans le quintile le plus bas contre 30 % dans celle de Ndzuwani et 50 % dans celle de Mwali. 1 Néanmoins les améliorations méthodologiques apportées à la construction de l’indice ne modifient pas considérablement le classement des ménages par quintile par rapport à celui effectué lors des précédentes enquêtes (Rutstein, 2008). 16 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon le milieu de résidence et l’île, Comores 2012 Milieu de résidence/ Région/Ile Quintiles de bien-être économique Total Effectif d’enquêtés Le plus bas Second Moyen Quatrième Le plus élevé Milieu de résidence Moroni 2,1 12,9 24,5 33,6 26,8 100,0 2 098 Autres villes 11,6 15,3 15,4 21,1 36,5 100,0 5 467 Ensemble urbain 9,0 14,6 17,9 24,6 33,8 100,0 7 566 Rural 25,0 22,5 20,9 17,9 13,6 100,0 16 511 Région/Ile Mwali 50,4 25,2 9,6 8,6 6,2 100,0 1 598 Ndzuwani 30,0 22,1 16,4 15,7 15,7 100,0 11 493 Ngazidja 5,0 17,2 25,2 26,2 26,4 100,0 10 986 Ensemble 20,0 20,1 20,0 20,0 20,0 100,0 24 077 2.3.2 Lavage des mains Au cours de l’enquête, on a demandé aux enquêteurs et enquêtrices d’observer l’endroit où les membres du ménage se lavaient les mains ainsi que les produits nettoyants utilisés. Les résultats sont présentés au tableau 2.6 selon le milieu de résidence, les îles et l’indice de bien-être économique. Dans seulement 50 % des cas, l’endroit utilisé par les ménages, pour se laver les mains, a pu être observé. Parmi ces ménages, un tiers disposait de savon et d’eau (33 %) mais près d’un quart n’avait ni eau, ni savon ni un autre produit nettoyant (24 %). On constate des variations selon le milieu de résidence, l’île et le quintile de bien-être économique. Le pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé est plus important en milieu urbain (57 %) qu’en milieu rural (46 %). C’est à Moroni où il est le plus faible (33 %). Cette proportion varie de 33 % à Ngazidja à 79 % à Mwali. Tableau 2.6 Lavage des mains Pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit utilisé le plus souvent pour se laver les mains a été observé et, parmi ces ménages, répartition (en%) par disponibilité de l’eau, de savon et d’autres produits nettoyants, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcen- tage de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages Parmi les ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Savon et eau1 Eau et produit nettoyant2 autre que le savon seulement Eau seulement Savon mais pas d’eau3 Produits nettoyants autres que le savon seulement2 Pas d’eau, ni savon, ni autre produit nettoyant Manquant Total Milieu de résidence Moroni 32,9 483 31,3 2,0 18,9 7,4 2,4 36,1 2,0 100,0 159 Autres villes 69,0 1 010 33,9 7,9 29,2 10,8 2,2 14,4 1,7 100,0 696 Ensemble urbain 57,3 1 492 33,4 6,8 27,3 10,1 2,2 18,4 1,8 100,0 855 Rural 46,0 2 990 32,5 2,9 23,9 11,6 1,0 27,7 0,4 100,0 1 376 Région/Ile Mwali 79,4 272 30,1 2,6 54,2 0,5 0,2 12,2 0,1 100,0 216 Ndzuwani 61,5 2 173 40,0 5,0 18,7 15,5 1,8 18,1 0,8 100,0 1 335 Ngazidja 33,3 2 037 19,6 3,8 28,6 5,8 1,2 39,7 1,3 100,0 679 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 47,9 887 29,4 1,7 25,9 14,2 0,8 27,3 0,7 100,0 425 Second 44,0 893 26,2 0,8 22,9 12,3 1,6 34,9 1,3 100,0 393 Moyen 44,6 915 28,7 2,1 25,9 11,4 2,7 28,9 0,4 100,0 408 Quatrième 45,5 884 34,2 3,9 26,8 10,5 1,2 23,0 0,4 100,0 402 Le plus élevé 66,9 903 41,5 10,6 24,6 8,2 1,2 12,5 1,5 100,0 604 Ensemble 49,8 4 482 32,9 4,4 25,2 11,1 1,5 24,1 0,9 100,0 2 231 1 Par « savon », on entend ici le savon ou un détergent en morceau, sous forme liquide, en poudre ou sous forme de pâte. Cette colonne inclut les ménages possédant du savon et de l’eau seulement ainsi que ceux qui possèdent du savon et de l’eau et un autre détergent. 2 Les produits nettoyants autres que le savon incluent des produits disponibles localement comme la cendre, la boue ou du sable. 3 Y compris les ménages disposant de savon seulement ainsi que ceux qui disposent de savon et d’autres produits nettoyants. Caractéristiques des ménages • 17 Les résultats selon l’indice de bien-être économique font aussi apparaitre des variations importantes. Parmi les ménages classés dans le quintile le plus élevé, on a pu observer l’endroit utilisé pour se laver les mains dans 67 % des cas contre 44 % parmi les ménages du second quintile. De même, parmi les ménages du quintile le plus élevé, 42 % disposaient de savon et d’eau contre 26 % parmi ceux appartenant au second quintile. 2.4 CARACTERISTIQUES DE LA POPULATION 2.4.1 Structure par âge et sexe de la population Le tableau 2.7 présente la répartition par âge et sexe de la population de fait des ménages enquêtés, selon le milieu de résidence. Parmi les 23 373 personnes enquêtées, 12 284 sont des femmes et 11 088 sont des hommes, soit un rapport de masculinité de 90 hommes pour 100 femmes. Le déficit d’hommes est plus prononcé en milieu rural qu’en milieu urbain, le rapport de masculinité étant de 90 hommes pour 100 femmes en milieu rural contre 93 en milieu urbain. La structure par âge de la population montre aussi que la population des Comores est jeune : en effet, 42 % de la population ont moins de 15 ans et seulement 6 % sont âgés de 60 ans ou plus. Les moins de 15 ans sont proportionnellement un peu plus nombreux en milieu rural qu’en milieu urbain (43 % contre 39 %). La répartition par âge et sexe de la population à un moment donné est représentée par la pyramide des âges (Graphique 2.1). Globalement, la pyramide des âges qui présente une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés, est caractéristique des populations à fécondité et à mortalité élevées. Par ailleurs, la pyramide présente certaines irrégularités au niveau des deux sexes. En effet, on constate un déficit d’hommes important par rapport aux femmes aux âges 20-45 ans, conséquence très certainement de la migration. Chez les femmes, on observe un rétrécissement prononcé des effectifs au groupe d’âges 45-49 ans et, à l’opposé, un gonflement à 50-54 ans. Ces irrégularités que l’on rencontre souvent dans les enquêtes EDS sont dues, certainement, en partie, à un mauvais enregistrement de l’âge par les enquêtrices qui pour alléger le nombre d’interviews « vieillissent » les femmes de 45-49 ans en les faisant passer dans le groupe d’âges 50-54 ans, âges auxquels elles ne sont plus éligibles pour être enquêtées. Chez les hommes, on remarque le même phénomène entre les groupes d’âges 55-59 ans et 60-64 ans. Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 + Pourcentage Âge Homme Femme 8 7 6 5 4 3 2 1 EDSC-MICS II 2012 18 • C ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es Ta bl ea u 2. 7 P op ul at io n de s m én ag es p ar â ge , s el on le s ex e et le m ili eu d e ré si de nc e R ép ar tit io n (e n % ) d e la p op ul at io n de fa it de s m én ag es p ar g ro up e d’ âg es q ui nq ue nn al , s el on le s ex e et le m ili eu d e ré si de nc e, C om or es 2 01 2 G ro up e d’ âg es M ili eu d e ré si de nc e En se m bl e ur ba in R ur al M or on i A ut re s vi lle s H om m e Fe m m e E ns em bl e H om m e Fe m m e E ns em bl e H om m e Fe m m e E ns em bl e H om m e Fe m m e E ns em bl e H om m e Fe m m e En se m bl e <5 10 ,0 13 ,6 11 ,8 13 ,3 12 ,8 13 ,1 12 ,4 13 ,0 12 ,7 16 ,9 13 ,8 15 ,3 15 ,5 13 ,6 14 ,5 5- 9 13 ,0 11 ,1 12 ,0 14 ,1 12 ,6 13 ,3 13 ,8 12 ,2 13 ,0 15 ,5 14 ,6 15 ,0 15 ,0 13 ,8 14 ,4 10 -1 4 11 ,3 10 ,7 11 ,0 15 ,2 12 ,5 13 ,8 14 ,1 12 ,0 13 ,0 13 ,9 11 ,7 12 ,7 13 ,9 11 ,8 12 ,8 15 -1 9 11 ,2 9, 6 10 ,4 10 ,9 11 ,7 11 ,3 11 ,0 11 ,1 11 ,1 9, 7 11 ,2 10 ,5 10 ,1 11 ,2 10 ,7 20 -2 4 11 ,0 12 ,1 11 ,6 6, 9 7, 5 7, 2 8, 1 8, 7 8, 4 6, 2 8, 6 7, 5 6, 8 8, 6 7, 8 25 -2 9 8, 8 11 ,2 10 ,0 4, 9 7, 7 6, 4 6, 0 8, 6 7, 4 5, 2 7, 4 6, 3 5, 4 7, 8 6, 7 30 -3 4 7, 2 9, 2 8, 2 6, 1 6, 5 6, 3 6, 4 7, 2 6, 8 5, 5 6, 2 5, 9 5, 8 6, 5 6, 2 35 -3 9 7, 8 6, 0 6, 9 5, 9 5, 6 5, 7 6, 4 5, 7 6, 1 5, 8 5, 3 5, 5 6, 0 5, 4 5, 7 40 -4 4 6, 2 4, 3 5, 2 4, 7 5, 0 4, 8 5, 1 4, 8 4, 9 4, 2 3, 6 3, 9 4, 5 4, 0 4, 2 45 -4 9 3, 7 2, 2 3, 0 4, 5 3, 0 3, 7 4, 2 2, 8 3, 5 2, 8 2, 4 2, 6 3, 2 2, 5 2, 9 50 -5 4 2, 9 3, 6 3, 2 3, 1 5, 0 4, 1 3, 0 4, 6 3, 9 2, 8 5, 0 4, 0 2, 9 4, 9 3, 9 55 -5 9 2, 3 2, 1 2, 2 1, 5 2, 4 2, 0 1, 8 2, 3 2, 1 1, 7 2, 1 1, 9 1, 7 2, 2 2, 0 60 -6 4 2, 1 1, 0 1, 6 2, 9 2, 5 2, 7 2, 6 2, 1 2, 4 3, 6 2, 8 3, 2 3, 3 2, 6 2, 9 65 -6 9 0, 9 1, 1 1, 0 1, 3 1, 2 1, 2 1, 2 1, 1 1, 2 1, 7 1, 4 1, 5 1, 5 1, 3 1, 4 70 -7 4 0, 8 1, 1 1, 0 2, 4 1, 6 2, 0 1, 9 1, 5 1, 7 2, 5 1, 8 2, 1 2, 3 1, 7 2, 0 75 -7 9 0, 2 0, 2 0, 2 1, 1 1, 1 1, 1 0, 8 0, 9 0, 8 0, 8 0, 7 0, 8 0, 8 0, 8 0, 8 80 + 0, 4 0, 9 0, 7 1, 0 1, 2 1, 1 0, 8 1, 1 1, 0 1, 3 1, 4 1, 4 1, 2 1, 3 1, 3 N SP /m an qu an t 0, 2 0, 0 0, 1 0, 2 0, 1 0, 1 0, 2 0, 1 0, 1 0, 0 0, 1 0, 0 0, 1 0, 1 0, 1 To ta l 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 Ef fe ct if 1 02 0 1 03 7 2 05 8 2 52 6 2 77 0 5 29 6 3 54 6 3 80 8 7 35 4 7 54 2 8 47 7 16 0 19 11 0 88 12 2 84 23 3 73 18 • Caractéristiques des ménages Caractéristiques des ménages • 19 La répartition de la population par milieu de résidence, indique que la population de l’Union des Comores est essentiellement rurale. En effet, plus des deux tiers (69 %) des personnes enquêtées vivent en milieu rural contre 31 % en milieu urbain. 2.4.2 Taille et composition des ménages Le tableau 2.8 présente la répartition des ménages selon le sexe du chef de ménage et selon la taille du ménage. Les résultats montrent que dans 61 % des cas, c’est un homme qui est chef de ménage. Les variations selon le milieu de résidence sont peu importantes. Par rapport à 1996, on constate que la proportion de femmes chefs de ménage a légèrement augmenté, variant de 32 % à 39 %. Dans l’ensemble, un ménage compte, en moyenne, 5,4 personnes et cette taille moyenne varie de 5,1 en milieu urbain à 5,5 en milieu rural. À Moroni, les ménages sont de plus petite taille et comptent, en moyenne, 4,3 personnes. Au niveau global, environ deux ménages sur cinq (42 %) comptent entre 3 et 5 personnes. Près d’un tiers des ménages sont de grande taille et comprennent au moins 7 personnes. En 1996 les ménages de neuf personnes ou plus représentaient approximativement le double (22 %) de ceux de 2012. La grande taille des ménages est à mettre en relation avec le régime de matrilocalité qui prévaut aux Comores. Les ménages composés de 1 à 2 personnes ne sont pas fréquents et représentent 14 % contre 10 % en 1996. Le tableau 2.8 fournit également la proportion des ménages comptant un ou plusieurs enfants de moins de 18 ans dont les parents biologiques ne vivent pas dans le ménage. Dans l’ensemble, un peu plus d’un ménage sur quatre compte un ou plusieurs enfants vivant sans leurs parents (26 %). Cette proportion varie peu en fonction du milieu de résidence. En outre, dans 28 % des cas, les ménages comprennent des enfants orphelins ou qui vivent sans leurs parents. C’est dans les autres villes que cette proportion est la plus élevée (30 %) et à Moroni qu’elle est la plus faible (22 %). Tableau 2.8 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage; taille moyenne du ménage; pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents, selon le milieu de résidence, Comores 2012 Caractéristique Milieu de résidence Ensemble urbain Rural Ensemble Moroni Autres villes Chef de ménage Homme 66,6 57,7 60,6 60,8 60,7 Femme 33,4 42,3 39,4 39,2 39,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 0 0,2 0,0 0,1 0,1 0,1 1 13,2 3,6 6,7 4,1 4,9 2 15,3 8,2 10,5 8,6 9,2 3 14,5 14,1 14,2 13,2 13,5 4 16,2 14,6 15,1 14,1 14,5 5 10,1 15,5 13,8 14,1 14,0 6 11,2 13,3 12,6 13,3 13,1 7 7,7 10,8 9,8 10,4 10,2 8 4,4 7,2 6,3 8,1 7,5 9+ 7,0 12,6 10,8 14,1 13,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne du ménage 4,3 5,4 5,1 5,5 5,4 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents Enfants vivant sans leurs parents1 21,2 28,5 26,1 25,9 25,9 Orphelin double 1,1 1,2 1,2 1,3 1,3 Orphelin simple2 2,4 5,8 4,7 6,5 5,9 Enfant orphelin et/ou vivant sans leurs parents 22,4 30,3 27,8 28,5 28,2 Effectif de ménages 483 1 010 1 492 2 990 4 482 Note: Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c’est-à-dire les résidents habituels. 1 Les enfants vivant sans leurs parents sont les enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage dans lequel il n’y a ni leur père, ni leur mère. 2 Comprend les enfants dont l’un des parents est décédé et dont l’état de survie de l’autre est inconnu. 20 • Caractéristiques des ménages 2.5 NIVEAU D’INSTRUCTION DE LA POPULATION Le niveau d’instruction des membres du ménage est une caractéristique importante car il a une influence considérable sur le comportement procréateur, l’utilisation de la contraception, le comportement en matière de santé ainsi que sur les habitudes en matière d’hygiène et de nutrition. Les tableaux 2.9.1 et 2.9.2 présentent, par sexe et par groupe d’âges, la répartition des membres du ménage selon le niveau d’instruction atteint. Globalement, près de deux femmes sur trois (64 %) ont fréquenté l’école contre 74 % pour les hommes. En 1996, ces proportions étaient respectivement de 41 % et 56 %. Six pour cent ont complété un cycle primaire et 4 % un cycle secondaire. Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 22 % et 4 %. Les résultats mettent en évidence une amélioration importante de la scolarisation des générations les plus anciennes aux plus récentes, chez les hommes comme chez les femmes. En effet, la proportion de personnes sans niveau d’instruction est passée de 93 % parmi les femmes de 65 ans ou plus à 7 % parmi celles de 10-14 ans. Chez les hommes, cette proportion est passée respectivement de 83 % à 6 %. Parallèlement, les proportions de femmes et d’hommes ayant achevé le niveau primaire sans l’avoir complété ont augmenté de façon importante : chez les femmes, la proportion est passée de 0,2 % parmi celles de 65 ans et plus à 13 % parmi celles de 10-14 ans ; chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 2 % et de 13 %. Les tableaux 2.9.1 et 2.9.2 présentent également le nombre médian d’années d’études complétées. Globalement, on constate un écart entre les sexes puisque la médiane est estimée à 2,5 années d’études pour les femmes contre 3,6 pour les hommes. Tableau 2.9.1 Niveau d’instruction de la population des ménages: Femmes Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d’années com- plétées Groupe d’âges 6-9 20,9 78,0 0,5 0,1 0,0 0,0 0,6 100,0 1 388 0,8 10-14 7,3 57,6 12,9 21,5 0,0 0,0 0,7 100,0 1 447 4,1 15-19 10,6 12,3 8,4 62,0 4,4 1,4 0,8 100,0 1 375 7,4 20-24 18,6 12,6 5,8 36,0 12,4 13,5 1,1 100,0 1 058 8,6 25-29 29,6 14,3 4,5 23,9 9,1 17,6 1,0 100,0 953 6,3 30-34 41,8 13,5 6,6 17,7 6,2 13,8 0,5 100,0 798 3,8 35-39 47,2 16,7 8,8 15,4 2,3 7,5 2,2 100,0 664 1,5 40-44 49,8 12,5 7,2 21,0 1,4 6,8 1,3 100,0 488 0,0 45-49 64,0 9,1 1,5 18,0 2,5 3,2 1,8 100,0 308 0,0 50-54 78,3 5,9 1,8 9,1 0,0 3,1 1,8 100,0 601 0,0 55-59 84,2 4,2 1,0 4,6 0,9 2,1 3,1 100,0 267 0,0 60-64 91,9 2,4 0,0 2,3 0,4 0,7 2,2 100,0 322 0,0 65+ 93,4 0,4 0,2 0,6 0,0 0,0 5,3 100,0 629 0,0 Milieu de résidence Moroni 20,4 21,8 4,9 33,4 5,7 12,6 1,3 100,0 874 6,5 Autres villes 27,9 23,9 5,2 27,2 4,9 9,5 1,4 100,0 2 360 4,5 Ensemble urbain 25,9 23,3 5,1 28,9 5,1 10,3 1,3 100,0 3 234 5,1 Rural 40,4 27,8 5,8 18,7 2,8 3,2 1,4 100,0 7 072 1,5 Région/Ile Mwali 32,1 33,9 4,9 22,2 2,0 4,4 0,5 100,0 627 2,4 Ndzuwani 41,2 25,7 5,0 18,2 3,1 5,0 1,9 100,0 4 745 1,3 Ngazidja 31,1 26,1 6,3 25,4 4,0 6,0 1,0 100,0 4 933 3,6 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 54,3 29,5 4,6 9,0 1,0 0,3 1,3 100,0 1 889 0,0 Second 40,3 29,7 5,5 18,5 2,1 1,8 2,1 100,0 2 037 1,2 Moyen 32,6 28,4 6,2 23,7 3,1 4,4 1,7 100,0 2 059 2,9 Quatrième 29,4 26,9 6,5 25,0 5,3 6,1 0,8 100,0 2 106 3,9 Le plus élevé 25,0 18,3 5,2 31,3 5,6 13,4 1,2 100,0 2 215 6,1 Ensemble3 35,8 26,4 5,6 21,9 3,5 5,4 1,4 100,0 10 305 2,5 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 7 femmes pour lesquelles l’âge est manquant. Caractéristiques des ménages • 21 Tableau 2.9.2 Niveau d’instruction de la population des ménages: Hommes Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémo- graphique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d’années complétées Groupe d’âges 6-9 20,7 76,7 0,5 0,1 0,0 0,0 2,0 100,0 1 382 0,8 10-14 5,5 66,1 13,0 14,5 0,3 0,0 0,6 100,0 1 546 3,7 15-19 5,5 17,5 12,2 59,1 3,1 1,7 1,0 100,0 1 125 7,2 20-24 13,7 14,9 7,6 42,4 9,5 9,9 2,0 100,0 757 8,4 25-29 19,7 15,9 8,7 25,4 9,9 19,4 1,0 100,0 602 7,2 30-34 20,3 17,1 8,4 24,1 8,2 19,7 2,2 100,0 642 6,7 35-39 27,3 15,7 10,6 23,3 5,6 16,0 1,6 100,0 663 5,6 40-44 33,1 13,7 7,5 21,3 5,8 15,6 3,2 100,0 494 5,2 45-49 32,9 7,5 6,5 28,0 6,3 16,3 2,4 100,0 359 6,4 50-54 53,0 5,9 6,9 16,4 1,9 13,9 1,9 100,0 318 0,0 55-59 60,1 7,0 2,7 15,1 2,4 11,4 1,2 100,0 194 0,0 60-64 74,6 4,2 3,9 8,1 0,9 5,6 2,8 100,0 363 0,0 65+ 83,4 5,6 1,7 3,7 0,9 2,2 2,6 100,0 641 0,0 Milieu de résidence Moroni 14,9 26,5 5,6 31,4 4,2 15,2 2,2 100,0 897 6,6 Autres villes 18,1 29,9 7,8 25,5 5,2 11,4 2,0 100,0 2 124 5,1 Ensemble urbain 17,2 28,9 7,2 27,3 4,9 12,5 2,1 100,0 3 021 5,4 Rural 30,0 33,0 7,8 19,6 3,0 5,0 1,5 100,0 6 074 2,8 Région/Ile Mwali 24,4 36,4 7,1 22,2 2,1 7,0 0,8 100,0 667 3,2 Ndzuwani 27,5 33,8 7,8 18,0 4,4 6,5 2,0 100,0 4 112 3,0 Ngazidja 24,3 28,9 7,5 26,0 3,2 8,5 1,6 100,0 4 316 4,4 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 39,6 39,7 6,6 10,3 1,5 0,9 1,4 100,0 1 729 0,8 Second 30,0 35,4 7,6 20,2 2,5 2,9 1,5 100,0 1 755 2,7 Moyen 25,9 32,6 8,0 22,9 4,8 4,3 1,5 100,0 1 888 3,5 Quatrième 20,5 28,5 8,9 26,9 4,3 8,7 2,1 100,0 1 831 5,0 Le plus élevé 14,0 23,0 6,9 29,3 5,0 19,8 2,0 100,0 1 894 7,2 Ensemble3 25,7 31,7 7,6 22,1 3,7 7,5 1,7 100,0 9 096 3,6 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 10 hommes pour lesquels l’âge est manquant. Le niveau d’instruction atteint varie non seulement selon le sexe mais aussi selon le milieu de résidence. En milieu rural 30 % des hommes et 40 % des femmes n’ont jamais fréquenté l’école contre respectivement 17 % et 26 % en milieu urbain. Les résultats selon l’île montrent que c’est à Ndzuwani que les proportions de femmes et d’hommes sans instruction sont les plus élevées (respectivement 41 % et 28 %). Concernant les quintiles de bien-être économique, les résultats montrent que des ménages les plus pauvres aux plus riches, les proportions de femmes et d’hommes n’ayant aucun niveau d’instruction diminuent de manière importante. Cependant, il faut noter que même dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé, la proportion de femmes n’ayant jamais fréquenté l’école est nettement supérieure à celle des hommes (25 % contre 14 %). La comparaison de ces résultats avec ceux de 1996 met en évidence une amélioration du niveau d’instruction, conséquence de la mise en place d’une politique dans le cadre de l’éducation pour tous tendant à favoriser notamment l’accès des filles à l’école. Dans le groupe d’âges 10-14 ans, le pourcentage de jeunes filles ayant achevé un cycle primaire est quasiment identique à celui des garçons (13 %) et à 20-24 ans, 12 % des jeunes filles ont complété le cycle secondaire contre 10 % parmi les garçons. 22 • Caractéristiques des ménages Le principal indicateur du niveau d’accès de la population au système éducatif est le niveau de fréquentation scolaire des personnes en âge d’aller à l’école. Au cours de l’EDSC-MICS II, des questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 3 à 24 ans, ce qui a permis de calculer les taux nets et bruts de fréquentation scolaire2, par sexe et niveau d’instruction, selon le milieu et l’île de résidence et le quintile de bien-être économique (Tableau 2.10). Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d’études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Milieu de résidence Moroni 71,7 57,4 64,9 0,80 125,2 112,5 119,2 0,90 Autres villes 75,0 68,7 72,0 0,92 122,9 124,7 123,8 1,02 Ensemble urbain 74,2 66,0 70,3 0,89 123,4 121,9 122,7 0,99 Rural 75,7 72,8 74,3 0,96 133,0 127,5 130,3 0,96 Région/Ile Mwali 71,8 74,3 73,0 1,03 132,4 133,1 132,8 1,01 Ndzuwani 73,4 68,5 71,0 0,93 126,2 120,1 123,2 0,95 Ngazidja 78,3 73,0 75,7 0,93 134,3 131,6 132,9 0,98 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 72,2 69,1 70,8 0,96 120,6 121,1 120,8 1,00 Second 75,6 75,1 75,3 0,99 127,9 134,4 131,0 1,05 Moyen 79,3 75,0 77,2 0,95 138,5 131,2 135,0 0,95 Quatrième 77,5 73,1 75,2 0,94 140,5 132,8 136,5 0,95 Le plus élevé 71,9 60,4 65,9 0,84 125,3 107,9 116,2 0,86 Ensemble 75,3 70,8 73,1 0,94 129,9 125,8 127,9 0,97 NIVEAU SECONDAIRE Milieu de résidence Moroni 64,5 66,3 65,3 1,03 103,9 126,7 114,6 1,22 Autres villes 59,7 68,1 64,2 1,14 96,5 108,8 103,1 1,13 Ensemble urbain 61,1 67,7 64,5 1,11 98,8 113,2 106,2 1,15 Rural 53,5 52,2 52,8 0,98 79,9 79,2 79,5 0,99 Région/Ile Mwali 45,4 57,6 51,0 1,27 69,3 85,9 77,0 1,24 Ndzuwani 50,7 51,2 51,0 1,01 77,6 75,8 76,6 0,98 Ngazidja 62,7 63,8 63,3 1,02 97,1 107,1 102,2 1,10 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 31,2 33,5 32,5 1,07 48,4 47,6 47,9 0,98 Second 53,7 49,3 51,2 0,92 82,7 74,5 78,0 0,90 Moyen 57,9 60,6 59,3 1,05 87,8 97,5 92,9 1,11 Quatrième 60,9 67,0 64,2 1,10 96,0 104,8 100,7 1,09 Le plus élevé 67,5 71,5 69,5 1,06 102,9 119,2 111,2 1,16 Ensemble 56,1 56,9 56,6 1,01 86,4 89,7 88,2 1,04 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans) qui fréquente l’école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau secondaire (12-18 ans) qui fréquente l’école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d’élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d’élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S’il y a pour un niveau donné un nombre important d’élèves plus âgés ou plus jeunes que l’âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L’indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau primaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. L’indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau secondaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. 2 Les définitions de ces indicateurs figurent en note du tableau 2.10. Caractéristiques des ménages • 23 Le graphique 2.2 qui présente les taux de fréquentation scolaire par âge détaillé et par sexe, ne fait pas apparaître, globalement, d’écarts importants entre les filles et les garçons. Le taux net de fréquentation (TNF) mesure la fréquentation scolaire parmi les enfants d’âge scolaire officiel. Au niveau primaire, le TNF est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans aux Comores) qui fréquente l’école primaire. Le TNF scolaire pour le primaire est estimé à 73 %, ce qui signifie que près des trois quarts de la population de 6-11 ans fréquentent l’école primaire. Ce taux est légèrement plus élevé pour les garçons (75 %) que pour les filles (71 %) ; en outre, c’est à Moroni qu’il est le plus faible (65 %) et en milieu rural qu’il est le plus élevé (74 %). Les variations entre les îles ne sont pas très importantes. Par contre, les écarts en fonction du statut socio-économique du ménage le sont davantage, le taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire variant d’un minimum de 66 % dans les ménages du quintile le plus élevé à 77 % dans ceux classés dans le quintile moyen. Au niveau secondaire, c’est-à-dire chez les personnes âgées de 12-18 ans, le taux net de fréquentation scolaire est beaucoup plus faible que pour le niveau primaire et s’établit à 57 % : cela signifie que près de six personnes de 12-18 ans sur dix fréquentent effectivement l’école secondaire. Ce taux est quasiment identique chez les garçons (56 %) et chez les filles (57 %). Par contre, il est plus faible en milieu rural que dans les autres milieux de résidence (53 % contre 65 % en milieu urbain). Les résultats concernant les régions/îles montrent que c’est à Ngazidja que ce taux est le plus élevé (64 % contre 51 % à Ndzuwani). En fonction du statut socio-économique, on constate que ce taux net au secondaire augmente des ménages du quintile le plus bas à ceux du quintile le plus élevé, passant de 33 % à 70 %. Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Pourcentage Âge Homme Femme EDSC-MICS II 2012 24 • Caractéristiques des ménages Le tableau 2.10 présente également les taux brut de fréquentation scolaire (TBF). Le TBF au niveau primaire est le nombre total d’élèves de n’importe quel âge fréquentant l’école primaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans aux Comores). Au niveau primaire, le taux brut de fréquentation scolaire est de 128 % : ce qui signifie que 128 élèves de tous âges fréquentent l’école primaire pour 100 personnes âgés de 6-11 ans. Quand ce taux est supérieur au taux net pour un niveau d’étude donné, cela signifie qu’un nombre important d’enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge officiel de fréquentation de ce niveau d’études fréquentent ce niveau3 et, quand le taux net est déjà élevé, le taux brut peut facilement dépasser 100 %. Ce taux est plus élevé chez les garçons (130 %) que chez les filles (126 %) et on observe des variations par caractéristiques sociodémographiques similaires à celles observées pour le taux net. En effet, c’est en milieu rural (130 %) qu’il est le plus élevé et en fonction des quintiles, c’est dans le plus élevé qu’il est le plus faible (116 %). Au niveau secondaire, le taux brut de fréquentation scolaire est de 88 %, soit beaucoup plus élevé que le taux net de fréquentation scolaire (57 %), ce qui signifie qu’un nombre important d’enfants plus âgés ou plus jeunes que l’âge officiel de fréquentation du niveau secondaire fréquentent ce niveau. À la différence du taux pour le niveau primaire, le taux pour le niveau secondaire est plus élevé chez les filles que chez les garçons (90 % contre 86 %). 3 Certains y accèdent précocement et d’autres en sortent tardivement. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 25 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 es caractéristiques individuelles des personnes enquêtées sont essentielles pour comprendre et expliquer les comportements en matière de fécondité, d’utilisation de la contraception, d’hygiène de nutrition et d’utilisation des services. Le questionnaire individuel a permis de recueillir certaines caractéristiques sociodémographiques des enquêtés telles que l’âge, l’état matrimonial, le milieu de résidence, le niveau d’instruction et le type d’occupation. Sont également présentés dans ce chapitre les résultats sur l’alphabétisation, l’accès aux médias, l’activité économique et la consommation de tabac. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Le tableau 3.1 présente la répartition des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, à savoir, l’âge, la religion, l’état matrimonial, le milieu et la région de résidence, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique. Précisons que ce tableau présente, pour chaque catégorie, le nombre de cas non pondérés, c’est-à-dire le nombre de personnes effectivement interviewées dans chaque catégorie, et le nombre de cas pondérés, c’est-à-dire le nombre de cas de chaque catégorie selon le poids réel de cette catégorie au niveau national. Les femmes âgées de 15-49 ans, c’est-à-dire celles en âge de procréer, et les hommes de 15-59 ans constituent des populations-cibles de l’EDSC-MICS II. Cependant, dans ce chapitre et dans les suivants, par souci de comparaison, les résultats portent sur les hommes et les femmes du même groupe d’âges (15-49 ans). En général, les résultats concernant les hommes de 50-59 ans constituent une catégorie à part, présentés au bas des tableaux. L Principaux résultats • La majorité des enquêtés résidaient, au moment de l’enquête, en milieu rural (67 % des femmes et 64 % des hommes). Des trois îles, c’est Ngazidja qui compte les proportions les plus élevées de femmes et d’hommes (respectivement 48 % et 50 %). • Près d’un tiers des femmes (31 %) et 16 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction. C’est à Ndzuwani que les proportions de femmes et d’hommes sans niveau d’instruction sont les plus élevées (respectivement 42 % et 21 %) et à Ngazidja qu’elles sont les plus faibles (respectivement 21 % et 12 %). • La quasi-totalité de la population des Comores est de religion musulmane. 26 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Groupe d'âges 15-19 24,7 1 315 1 295 26,1 522 522 20-24 18,7 995 987 15,3 305 321 25-29 16,9 899 928 14,0 281 288 30-34 14,0 744 727 13,4 269 252 35-39 11,8 629 635 14,0 280 272 40-44 8,5 451 450 9,2 184 189 45-49 5,5 295 307 8,0 160 155 Religion Musulmane 99,0 5 277 5 271 99,3 1 986 1 976 Catholique/Protestante 0,3 17 19 0,3 6 11 Manquant 0,6 30 36 0,4 7 12 État matrimonial Célibataire 32,3 1 720 1 654 42,1 843 870 Marié 55,6 2 963 2 923 46,3 926 879 Vivant ensemble 5,6 298 368 6,9 138 143 Divorcé/séparé 5,8 308 348 4,4 88 104 Veuf 0,7 40 36 0,2 4 3 Milieu de résidence Moroni 10,0 535 865 12,7 253 394 Autres villes 23,0 1 227 1 385 23,6 472 543 Ensemble urbain 33,1 1 762 2 250 36,3 726 937 Rural 66,9 3 567 3 079 63,7 1 273 1 062 Région/Ile Mwali 6,1 323 840 7,3 146 372 Ndzuwani 45,5 2 424 1 804 42,8 855 615 Ngazidja 48,4 2 582 2 685 49,9 998 1 012 Niveau d'instruction Aucun 31,0 1 652 1 535 16,0 320 309 Primaire 19,6 1 046 1 016 27,7 554 510 Secondaire 39,7 2 113 2 218 44,2 883 899 Supérieur 9,4 503 545 12,0 240 278 Manquant 0,3 16 15 0,1 2 3 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 16,3 868 912 15,6 311 354 Second 20,1 1 073 1 041 19,1 383 374 Moyen 20,5 1 095 1 032 22,2 445 398 Quatrième 21,1 1 123 1 110 20,6 412 419 Le plus élevé 22,0 1 171 1 234 22,5 449 454 Ensemble 15-49 100,0 5 329 5 329 100,0 1 999 1 999 50-59 na na na na 168 168 Ensemble 15-59 na na na na 2 167 2 167 Note: Le niveau d'instruction correspond au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il ait été achevé ou non. na = non applicable L’âge, variable fondamentale dans l’analyse des phénomènes démographiques, est l’une des informations les plus difficiles à obtenir de façon précise lorsque l’enregistrement écrit des événements n’est pas encore une pratique établie. De ce fait, un soin particulier a été accordé à son estimation au moment de l’enquête individuelle. La distribution des femmes de 15-49 ans par groupe d’âges quinquennal présente une allure régulière, les proportions de femmes de chaque groupe d’âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés passant de 25 % à 15-19 ans à 14 % à 30-34 ans et à 6 % à 45- 49 ans. Les femmes aux âges de fécondité maximale, c'est-à-dire celles de moins de 30 ans représentent 60 % de l’ensemble des femmes enquêtées, une proportion quasiment identique à celle obtenue à l’enquête de 1996. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 27 Pour être éligibles pour l’enquête individuelle, les hommes devaient être âgés de 15 à 59 ans. Un peu plus de la moitié des hommes enquêtés (55 %) ont moins de 30 ans. En 1996 cette proportion était de 52 %. Comme chez les femmes, les proportions d’hommes de chaque groupe d’âges diminuent régulièrement avec l’avancement en âge passant de 26 % à 15-19 ans à 13 % à 30-34 ans et à 8 % à 45-49 ans. Le tableau 3.1 présente également les données sur l’état matrimonial. Précisons ici que dans le cadre de cette enquête, ont été considérés en union toutes les femmes et tous les hommes ayant déclaré être en union, qu’il s’agisse d’une union formelle ou non, légale ou non. Selon cette définition, on constate que 61 % des femmes de 15-49 ans étaient en union au moment de l’enquête, dont la majorité était mariée (56 %), 6 % étaient séparées ou divorcées et moins de 1 % étaient veuves. À l’opposé, un tiers des femmes était célibataires (32 %). Par rapport à 1996, on constate que ce pourcentage de femmes célibataires a légèrement baissé, variant de 39 % à 32 % et celui des femmes en union a légèrement augmenté, passant de 54 % à 61 %. Concernant les hommes, on constate que 42 % étaient, au moment de l’enquête, célibataires, soit une proportion plus élevée que chez les femmes (42 % contre 32 %), 53 % étaient en union, en majorité mariés (46 %) et 5 % en rupture d’union parmi lesquels 0,2 % étaient veufs. Les résultats selon le milieu de résidence montrent qu’une grande partie des femmes (67 %) et des hommes (64 %) résident en milieu rural. En outre, on constate qu’un peu moins d’une femme sur deux (48 %) et un homme sur deux (50 %) résident à Ngazidja. Les résultats indiquent aussi qu’environ trois femmes sur dix (31 %) n’ont jamais fréquenté l’école contre 16 % des hommes. De plus, environ 40 % des femmes contre 44 % des hommes ont atteint le niveau secondaire ; en ce qui concerne le niveau supérieur, les proportions sont respectivement seulement de 9 % et 12 %. Le tableau 3.1 présente également la répartition des hommes et des femmes selon l’indice de bien- être économique. On ne constate pas d’écart entre les hommes et les femmes, la proportion de femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas étant quasiment identique à celle des hommes (16 %). Il en est de même dans les ménages des deux derniers quintiles. Enfin, on constate que la quasi-totalité des femmes et des hommes sont de religion musulmane (99 % dans chaque cas). 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 présentent les données selon le niveau d’instruction atteint par les femmes et les hommes. Dans l’ensemble, la proportion de femmes de 15-49 ans n’ayant reçu aucune instruction est deux fois plus élevée que celle des hommes (31 % contre 16 %). Environ un homme sur dix (11 %) contre seulement 6 % des femmes ont achevé les 6 classes du niveau primaire. Dans 7 % des cas, les hommes ont achevé le cycle secondaire contre 6 % pour les femmes et 12 % des hommes contre 9 % des femmes ont atteint le niveau supérieur. Dans le groupe d’âges 15-19 ans, on note encore que 11 % des femmes contre 4 % des hommes n’ont aucune instruction. Cependant, on constate que le niveau d’instruction s’améliore des générations les plus anciennes aux plus récentes, cela quel que soit le sexe. En effet, la proportion de femmes sans niveau d’instruction passe de 66 % parmi celles de 45-49 ans à 11 % parmi celles de 15-19 ans. À l’opposé, la proportion de femmes ayant atteint un niveau d’instruction secondaire ou plus varie de 23 % chez celles de 45-49 ans à 61 % chez celles de 20-24 ans. On note ce même effet de génération chez les hommes, les proportions de ceux sans niveau d’instruction sont passées de 30 % parmi ceux de 45-49 ans à 4 % parmi les hommes âgés de 15-19 ans. De même que chez les femmes, la proportion d’hommes ayant atteint un niveau secondaire augmente des générations les plus anciennes aux plus récentes, passant de 48 % parmi ceux âgés de 45-49 ans à 60 % parmi ceux de 20-24 ans. 28 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d'instruction atteint Total Nombre médian d'années complétées Effectif de femmes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Manquant Groupe d'âges 15-24 14,5 12,1 7,1 51,4 7,8 6,8 0,3 100,0 7,8 2 311 15-19 10,5 11,1 8,0 64,1 4,1 2,0 0,2 100,0 7,6 1 315 20-24 19,7 13,4 5,9 34,7 12,7 13,1 0,4 100,0 8,6 995 25-29 29,1 14,2 4,6 23,7 9,4 18,5 0,5 100,0 6,4 899 30-34 43,6 14,7 4,9 18,0 5,2 13,4 0,3 100,0 3,0 744 35-39 47,1 18,9 8,5 16,1 2,5 6,6 0,3 100,0 1,9 629 40-44 53,3 11,6 6,8 20,7 1,0 6,4 0,2 100,0 - 451 45-49 66,1 8,6 2,3 17,6 2,4 3,1 0,0 100,0 - 295 Milieu de résidence Moroni 17,0 10,6 4,8 40,6 8,5 18,3 0,2 100,0 9,2 535 Autres villes 19,8 9,1 4,7 41,3 8,2 16,5 0,4 100,0 8,6 1 227 Ensemble urbain 18,9 9,6 4,7 41,1 8,3 17,1 0,3 100,0 8,8 1 762 Rural 36,9 15,3 7,0 29,7 5,2 5,7 0,3 100,0 4,5 3 567 Région/Ile Mwali 32,6 15,4 5,8 35,0 4,0 7,2 0,0 100,0 5,3 323 Ndzuwani 41,6 10,5 5,2 27,7 5,8 8,7 0,5 100,0 4,4 2 424 Ngazidja 20,9 15,8 7,3 38,6 6,9 10,4 0,2 100,0 7,0 2 582 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 62,5 12,5 5,5 16,6 2,0 0,6 0,2 100,0 - 868 Second 39,0 17,0 6,3 29,9 3,8 3,3 0,8 100,0 3,9 1 073 Moyen 28,9 14,3 7,7 35,2 6,5 7,4 0,2 100,0 5,9 1 095 Quatrième 21,4 14,6 6,7 38,2 8,6 10,5 0,1 100,0 7,4 1 123 Le plus élevé 11,5 8,7 5,0 43,0 9,1 22,5 0,1 100,0 9,6 1 171 Ensemble 31,0 13,4 6,3 33,4 6,2 9,4 0,3 100,0 5,8 5 329 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d'instruction atteint Total Nombre médian d'années complétées Effectif d'hommes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Manquant Groupe d'âges 15-24 7,1 14,5 11,5 56,5 6,2 4,1 0,2 100,0 7,7 827 15-19 4,1 15,5 12,7 63,5 3,4 0,7 0,1 100,0 7,2 522 20-24 12,2 12,8 9,5 44,4 11,0 9,9 0,3 100,0 8,8 305 25-29 13,0 17,5 9,1 32,4 10,8 17,1 0,2 100,0 7,3 281 30-34 19,8 18,8 12,8 19,9 10,0 18,8 0,0 100,0 6,0 269 35-39 24,6 23,0 10,2 20,7 3,8 17,8 0,0 100,0 5,3 280 40-44 29,9 21,1 7,7 21,0 3,3 17,0 0,0 100,0 4,8 184 45-49 30,3 13,1 8,6 23,3 7,9 16,8 0,0 100,0 5,8 160 Milieu de résidence Moroni 13,2 10,5 3,3 45,4 4,5 22,8 0,2 100,0 9,6 253 Autres villes 9,5 11,7 11,1 39,2 11,9 16,4 0,2 100,0 9,1 472 Ensemble urbain 10,8 11,3 8,4 41,4 9,3 18,6 0,2 100,0 9,2 726 Rural 19,0 20,5 11,8 34,9 5,5 8,2 0,0 100,0 5,9 1 273 Région/Ile Mwali 16,8 18,6 12,4 36,1 2,9 12,8 0,3 100,0 6,0 146 Ndzuwani 20,7 15,4 12,8 29,5 10,0 11,4 0,1 100,0 6,1 855 Ngazidja 11,9 18,4 8,4 44,1 4,8 12,3 0,0 100,0 7,6 998 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 40,8 22,2 11,8 20,3 3,6 1,3 0,0 100,0 3,0 311 Second 20,4 18,3 10,8 39,3 6,0 5,1 0,1 100,0 6,0 383 Moyen 14,4 19,9 11,8 38,5 8,5 6,6 0,3 100,0 6,4 445 Quatrième 7,4 15,3 11,7 43,5 6,1 16,1 0,0 100,0 8,6 412 Le plus élevé 4,6 11,7 7,3 40,3 9,2 26,9 0,0 100,0 10,1 449 Ensemble 15-49 16,0 17,2 10,6 37,3 6,9 12,0 0,1 100,0 6,9 1 999 50-59 52,8 7,9 3,6 15,7 1,2 18,1 0,7 100,0 - 168 Ensemble 15-59 18,9 16,4 10,0 35,6 6,5 12,5 0,1 100,0 6,7 2 167 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 29 En outre, quel que soit le sexe, le niveau d’instruction varie de façon importante selon certaines caractéristiques sociodémographiques. En effet, c’est en milieu rural que l’on constate les proportions de femmes et d’hommes sans instruction les plus élevées (respectivement 37 % et 19 %). À l’opposé, en milieu urbain, 8 % des femmes et 9 % des hommes ont complété un cycle secondaire et, respectivement, 17 % et 19 % ont atteint un niveau supérieur. Dans les îles, on note également des écarts importants : chez les femmes, la proportion de celles sans instruction varie de 21 % à Ngazidja à 42 % à Ndzuwani. On retrouve ces mêmes variations chez les hommes, mais avec des écarts moins importants, la proportion d’hommes sans instruction variant de 12 % à Ngazidja à 21 % à Ndzuwani. Avec une proportion de 33 % chez les femmes et 17 % chez les hommes, Mwali occupe une position intermédiaire. Enfin, on constate que des ménages du quintile le plus bas à ceux du quintile le plus élevé, les proportions de femmes et d’hommes sans instruction diminuent, passant pour les femmes de 63 % à 12 % et pour les hommes de 41 % à 5 %. 3.3 ALPHABÉTISATION Au cours de l’enquête, on a demandé aux personnes qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à celles qui avaient déclaré avoir atteint le niveau primaire de lire une phrase rédigée dans une des langues officielles ou nationales. Les quatre modalités retenues pour l’entretien figurent aux tableaux 3.3.1 et 3.3.2. Les données de ces tableaux indiquent que 63 % des femmes et 77 % des hommes de 15-49 ans sont considérés comme étant alphabétisés. Parmi ces femmes, 49 % ont un niveau d’instruction secondaire ou supérieur et sont considérées comme étant alphabétisées, 4 % ont pu lire une phrase entière et 10 % une partie de la phrase qui leur était présentée. Parmi les hommes, 55 % ont un niveau d’instruction secondaire ou supérieur et sont considérés comme étant alphabétisés, 7 % ont pu lire une phrase entière et 14 % une partie de la phrase. Il convient de relever que la proportion de femmes analphabètes est environ une fois et demie plus élevée que celle des hommes (37 % contre 23 %). Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcen- tage de femmes alpha- bétisées1 Effectif de femmes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêtée Aveugle/ malvoyante Manquant Groupe d'âges 15-24 66,0 4,7 7,0 21,4 0,5 0,0 0,4 100,0 77,8 2 311 15-19 70,2 5,6 7,5 16,0 0,4 0,0 0,3 100,0 83,3 1 315 20-24 60,5 3,5 6,4 28,5 0,5 0,0 0,5 100,0 70,4 995 25-29 51,6 3,7 10,0 33,5 0,4 0,0 0,8 100,0 65,3 899 30-34 36,6 5,0 13,2 44,3 0,3 0,0 0,5 100,0 54,8 744 35-39 25,2 5,4 16,6 51,8 0,1 0,5 0,5 100,0 47,2 629 40-44 28,1 3,2 10,8 57,1 0,4 0,4 0,0 100,0 42,1 451 45-49 23,1 1,5 8,3 66,7 0,4 0,0 0,0 100,0 32,9 295 Milieu de résidence Moroni 67,4 4,5 5,4 21,8 0,2 0,0 0,8 100,0 77,2 535 Autres villes 66,0 2,6 8,0 22,7 0,0 0,0 0,6 100,0 76,7 1 227 Ensemble urbain 66,5 3,2 7,2 22,5 0,0 0,0 0,6 100,0 76,8 1 762 Rural 40,5 4,9 11,2 42,3 0,5 0,1 0,3 100,0 56,7 3 567 Région/Ile Mwali 46,2 3,7 7,4 42,6 0,2 0,0 0,0 100,0 57,2 323 Ndzuwani 42,2 2,3 6,9 47,7 0,2 0,1 0,5 100,0 51,4 2 424 Ngazidja 55,9 6,4 13,1 23,7 0,5 0,1 0,4 100,0 75,3 2 582 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 19,2 3,0 8,5 68,6 0,7 0,0 0,0 100,0 30,7 868 Second 37,0 4,3 8,8 48,7 0,5 0,0 0,8 100,0 50,1 1 073 Moyen 49,0 5,7 11,7 32,7 0,5 0,0 0,5 100,0 66,4 1 095 Quatrième 57,2 4,5 10,9 26,3 0,4 0,3 0,4 100,0 72,7 1 123 Le plus élevé 74,6 4,0 9,3 11,5 0,0 0,2 0,4 100,0 87,9 1 171 Ensemble 49,1 4,4 9,9 35,8 0,4 0,1 0,4 100,0 63,3 5 329 1 C'est-à-dire les femmes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et celles qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. 30 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage d'hommes alphabétisés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage d’hommes alphabétisés1 Effectif d'hommes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêté Aveugle/ malvoyant Manquant Groupe d'âges 15-24 66,8 8,7 11,4 11,9 0,8 0,0 0,4 100,0 86,9 827 15-19 67,6 11,1 12,6 8,2 0,0 0,0 0,4 100,0 91,3 522 20-24 65,3 4,6 9,4 18,2 2,3 0,0 0,3 100,0 79,3 305 25-29 60,3 5,5 14,2 19,0 0,6 0,0 0,4 100,0 80,0 281 30-34 48,7 6,3 15,8 25,7 3,1 0,0 0,5 100,0 70,8 269 35-39 42,3 6,6 17,3 30,8 1,6 0,7 0,7 100,0 66,1 280 40-44 41,3 4,8 18,1 31,8 4,0 0,0 0,0 100,0 64,2 184 45-49 48,0 5,9 12,9 30,0 2,1 1,1 0,0 100,0 66,9 160 Milieu de résidence Moroni 72,7 3,0 12,1 5,4 5,7 0,0 1,1 100,0 87,8 253 Autres villes 67,5 9,2 8,1 13,7 0,6 0,4 0,4 100,0 84,9 472 Ensemble urbain 69,4 7,1 9,5 10,8 2,4 0,2 0,7 100,0 85,9 726 Rural 48,6 7,1 16,5 26,3 1,2 0,1 0,2 100,0 72,2 1 273 Région/Ile Mwali 51,9 4,7 12,8 30,5 0,0 0,0 0,1 100,0 69,4 146 Ndzuwani 50,9 8,7 12,4 27,7 0,0 0,2 0,1 100,0 72,0 855 Ngazidja 61,2 6,0 15,5 13,2 3,2 0,2 0,7 100,0 82,7 998 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 25,2 6,9 17,5 48,9 1,7 0,0 0,0 100,0 49,5 311 Second 50,4 3,7 16,5 25,8 3,0 0,0 0,5 100,0 70,6 383 Moyen 53,6 6,4 15,9 21,9 1,4 0,4 0,3 100,0 75,9 445 Quatrième 65,6 9,5 13,5 8,3 1,8 0,4 0,9 100,0 88,6 412 Le plus élevé 76,4 8,5 7,8 6,8 0,3 0,0 0,1 100,0 92,7 449 Ensemble 15-49 56,2 7,1 14,0 20,7 1,6 0,2 0,4 100,0 77,2 1 999 50-59 34,9 4,4 10,4 47,3 0,9 0,5 1,7 100,0 49,7 168 Ensemble 15-59 54,5 6,8 13,7 22,7 1,5 0,2 0,5 100,0 75,0 2 167 1 C'est-à-dire les hommes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Chez les femmes comme chez les hommes, on constate que l’analphabétisme recule puisque des générations les plus anciennes aux plus récentes, la proportion de femmes et d’hommes ne sachant pas lire est passée de 67 % parmi les femmes de 45-49 ans à 16 % parmi celles de 15-19 ans et chez les hommes de 30 % à 8 % dans les mêmes groupes d’âges. On constate des écarts selon le milieu de résidence : les proportions de femmes et d’hommes alphabétisées sont nettement plus élevées en milieu urbain qu’en milieu rural (respectivement 77 % contre 57 % et 86 % contre 72 %). Le milieu urbain est homogène, l’écart entre Moroni et les autres villes étant très faible (Graphique 3.1). Les résultats par région/île font apparaître un clivage entre Ngazidja et les deux autres régions. En effet, à Ngazidja, 75 % des femmes et 83 % des hommes sont alphabétisées. À Mohéli, ces proportions sont respectivement de 57 % et 69 % et à Ndzuwani de 51 % et 72 %. On note enfin que la proportion de personnes alphabétisées augmente avec le niveau de bien-être du ménage. Le taux d’alphabétisation varie de 31 % chez les femmes vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus bas à 88 % chez celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. Chez les hommes, cette proportion varie respectivement de 50 % à 93 %. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 31 Graphique 3.1 Proportion de femmes et d'hommes de 15-49 ans alphabétisés 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIA Les données relatives à l’exposition des femmes et des hommes aux média sont particulièrement importantes pour la mise en place, entre autres, de programmes d’éducation et de diffusion d’informations dans les domaines de la santé et de la planification familiale. Au cours de l’enquête, on a demandé aux enquêtés si, au moins une fois par semaine, ils écoutaient la radio et regardaient la télévision et/ou s’ils lisaient des journaux ou magazines. Les résultats sont présentés aux tableaux 3.4.1 pour les femmes et 3.4.2 pour les hommes. Les résultats montrent que près de deux femmes sur cinq (38 %) et un homme sur cinq (21 %) n’ont été exposés à aucun média. Dans les ménages classés dans le quintile le plus bas, cette proportion est de 66 % chez les femmes et de 51 % chez les hommes. De même, parmi les femmes et les hommes sans instruction, ces proportions sont également élevées (respectivement 56 % et 45 %). La lecture régulière d’un journal ou d’un magazine est moins fréquente : 13 % des femmes et 24 % des hommes ayant déclaré en lire un, au moins, une fois par semaine. Cependant, parmi les femmes et les hommes les plus instruits (respectivement 24 % et 41 %) et parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (respectivement 21 % et 35 %), ces proportions sont nettement plus élevées. 88 73 66 50 31 75 51 57 57 77 77 77 63 93 89 76 71 50 83 72 69 72 86 85 88 77 Le plus élevé Quatrième Moyen Second Le plus bas QUINTILE DE BIEN-ÊTRE Ngazidja Ndzouani Mwali RÉGION/ILE Rural Ensemble urbain Autres villes Moroni MILIEU DE RÉSIDENCE COMORES Pourcentage HOMMES FEMMES EDSC-MICS II 2012 32 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.4.1 Exposition aux média: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 18,5 56,7 39,9 10,4 32,7 1 315 20-24 15,4 53,5 39,4 9,7 35,8 995 25-29 14,3 56,2 40,6 10,1 34,2 899 30-34 8,9 50,7 38,0 6,7 41,4 744 35-39 6,4 48,3 33,5 4,0 44,0 629 40-44 6,4 43,8 30,0 3,2 48,0 451 45-49 5,0 48,8 32,6 3,1 44,7 295 Milieu de résidence Moroni 21,8 67,1 50,4 16,0 24,1 535 Autres villes 12,0 53,8 36,4 7,2 36,3 1 227 Ensemble urbain 15,0 57,8 40,7 9,9 32,6 1 762 Rural 11,5 50,1 36,2 7,0 40,7 3 567 Région/Ile Mwali 8,9 55,5 26,4 5,5 40,4 323 Ndzuwani 8,0 42,0 29,7 3,8 49,1 2 424 Ngazidja 17,6 62,3 46,5 12,1 27,4 2 582 Niveau d'instruction Aucun 0,2 36,8 26,4 0,2 56,3 1 652 Primaire 4,5 51,9 37,5 2,2 39,4 1 046 Secondaire ou + 23,8 62,9 44,8 15,1 26,0 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,8 28,3 20,0 2,0 65,5 868 Second 8,0 40,6 29,0 4,2 48,2 1 073 Moyen 13,6 57,1 43,1 7,8 32,9 1 095 Quatrième 14,8 65,0 45,9 10,3 26,4 1 123 Le plus élevé 20,7 65,7 45,6 13,6 24,4 1 171 Ensemble1 12,7 52,6 37,6 7,9 38,0 5 329 1 Y compris 16 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Tableau 3.4.2 Exposition aux média: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 18,1 70,3 57,1 14,3 21,0 522 20-24 27,5 70,6 62,3 20,9 15,1 305 25-29 32,5 66,5 68,3 26,4 19,2 281 30-34 22,9 69,4 62,8 19,7 20,5 269 35-39 22,3 64,1 60,1 19,7 27,5 280 40-44 25,9 66,6 58,9 20,9 22,9 184 45-49 28,7 61,4 59,6 24,0 25,9 160 Milieu de résidence Moroni 44,6 80,5 79,2 40,8 11,1 253 Autres villes 23,3 76,7 57,9 18,9 16,5 472 Ensemble urbain 30,8 78,0 65,3 26,6 14,6 726 Rural 20,7 61,9 58,5 16,0 25,0 1 273 Région/Ile Mwali 22,4 56,9 47,0 18,7 34,4 146 Ndzuwani 18,3 63,6 49,5 15,3 28,9 855 Ngazidja 29,8 73,0 72,9 24,0 12,8 998 Niveau d'instruction Aucun 1,2 41,2 40,6 0,8 45,0 320 Primaire 4,6 61,5 54,6 3,5 28,3 554 Secondaire ou + 40,7 78,4 70,0 33,3 11,0 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 7,7 37,2 33,8 5,7 50,5 311 Second 17,1 58,0 53,0 12,8 27,1 383 Moyen 24,2 70,6 67,5 19,4 16,8 445 Quatrième 32,1 74,7 68,0 26,3 16,0 412 Le plus élevé 35,1 88,1 73,9 30,3 5,3 449 Ensemble 15-491 24,4 67,8 61,0 19,9 21,3 1 999 50-59 19,3 59,0 67,4 17,9 27,1 168 Ensemble 15-59 24,0 67,1 61,5 19,7 21,7 2 167 1 Y compris 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 33 Les résultats selon l’âge montrent que les jeunes sont beaucoup plus exposés aux média que les personnes plus âgées. En effet, les proportions de femmes qui sont exposées aux trois média varient de 10 % chez celles de 15-29 ans à 3 % chez celles de 40-49 ans. Chez les hommes, les variations par âge sont très faibles et irrégulières. En outre, on constate que c’est en milieu urbain et à Ngazidja que les femmes et les hommes sont les plus fréquemment exposés aux média. 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE L’enquête EDSC-MICS II a collecté des informations relatives à l’emploi des femmes et des hommes. Précisons que lors de l’enquête, les hommes et les femmes qui ont déclaré avoir eu au cours des douze derniers mois, une activité rémunérée ou non, indépendamment du secteur d’activité, ont été considérés comme actifs. Les résultats sur l’emploi sont présentés aux tableaux 3.5.1 pour les femmes et 3.5.2 pour les hommes. Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du fait qu'elles travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Manquant/ ne sait pas Total Effectif de femmes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d'âges 15-19 18,9 5,0 76,1 0,0 100,0 1 315 20-24 28,0 5,9 66,1 0,0 100,0 995 25-29 40,3 6,5 53,2 0,0 100,0 899 30-34 47,2 5,9 46,4 0,5 100,0 744 35-39 47,6 6,9 45,5 0,0 100,0 629 40-44 55,2 1,6 43,0 0,3 100,0 451 45-49 54,1 7,7 38,2 0,0 100,0 295 État matrimonial Célibataire 23,1 4,8 72,1 0,0 100,0 1 720 En union 42,9 6,3 50,7 0,2 100,0 3 261 En rupture d'union 44,0 3,4 52,6 0,0 100,0 348 Nombre d'enfants vivants 0 28,5 4,4 67,1 0,0 100,0 2 413 1-2 39,7 6,8 53,5 0,0 100,0 1 068 3-4 44,4 6,8 48,8 0,0 100,0 899 5+ 46,2 6,2 47,0 0,6 100,0 950 Milieu de résidence Moroni 32,4 2,2 65,3 0,1 100,0 535 Autres villes 33,8 5,3 61,0 0,0 100,0 1 227 Ensemble urbain 33,4 4,3 62,3 0,0 100,0 1 762 Rural 38,1 6,3 55,5 0,1 100,0 3 567 Région/Ile Mwali 30,7 1,5 67,8 0,0 100,0 323 Ndzuwani 36,3 8,7 54,9 0,2 100,0 2 424 Ngazidja 37,5 3,3 59,1 0,1 100,0 2 582 Niveau d'instruction Aucun 43,2 6,6 50,0 0,3 100,0 1 652 Primaire 37,3 6,2 56,5 0,0 100,0 1 046 Secondaire ou + 32,0 4,7 63,3 0,0 100,0 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 32,1 8,1 59,5 0,3 100,0 868 Second 39,0 6,1 54,7 0,1 100,0 1 073 Moyen 37,8 6,0 56,1 0,0 100,0 1 095 Quatrième 34,9 4,9 60,2 0,0 100,0 1 123 Le plus élevé 38,0 3,7 58,2 0,1 100,0 1 171 Ensemble2 36,6 5,6 57,7 0,1 100,0 5 329 1 « Travaille actuellement » concerne les femmes qui ont travaillé au cours des 7 derniers jours, y compris celles qui n'ont pas travaillé au cours des 7 derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absentes parce qu'elles étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d'autres raisons. 2 Y compris 16 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 34 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Les résultats montrent que, dans l’ensemble, 42 % des femmes enquêtées ont travaillé au cours des 12 derniers mois ayant précédé l’enquête et la majorité d’entre elles (37 %) travaillaient au cours des sept jours précédant l’enquête. Le pourcentage de femmes qui ont travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 24 % à 15-19 ans à un maximum de 62 % à 45-49 ans. Selon l’état matrimonial, les résultats montrent que les femmes en rupture d’union (47 %) et celles en union (49 %) étaient proportionnellement plus nombreuses à travailler au cours des 12 derniers mois que les célibataires (28 %). Le nombre d’enfants influence également l’activité des femmes : plus le nombre d’enfants augmente, plus la proportion de femmes ayant travaillé augmente, passant de 33 % quand les femmes n’ont pas d’enfants à 52 % quand elles en ont 5 ou plus. On note également que la proportion de femmes actives diminue avec le niveau d’instruction, passant de 50 % à 37 %. Les données selon le milieu de résidence montrent que la proportion de femmes qui ont travaillé au cours des 12 derniers mois ayant précédé l’enquête est plus élevée en milieu rural (44 %) qu’en milieu urbain (38 %) et à Ndzuwani (45 %) que dans les autres régions (32 % à Mohéli et 41 % à Ngazidja). Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du fait qu'ils travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total Effectif d'hommes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d'âges 15-19 46,4 5,2 48,4 100,0 522 20-24 58,3 5,4 36,3 100,0 305 25-29 75,1 10,0 14,8 100,0 281 30-34 89,7 3,4 6,8 100,0 269 35-39 89,2 2,7 8,1 100,0 280 40-44 87,1 5,2 7,7 100,0 184 45-49 91,8 2,4 5,8 100,0 160 État matrimonial Célibataire 53,0 4,5 42,5 100,0 843 En union 85,8 5,1 9,1 100,0 1 064 En rupture d'union 73,9 10,0 16,0 100,0 93 Nombre d'enfants vivants 0 57,2 5,7 37,0 100,0 1 108 1-2 88,3 4,3 7,4 100,0 360 3-4 90,5 4,0 5,5 100,0 260 5+ 88,6 4,7 6,7 100,0 271 Milieu de résidence Moroni 63,9 2,2 34,0 100,0 253 Autres villes 62,8 5,2 31,9 100,0 472 Ensemble urbain 63,2 4,2 32,6 100,0 726 Rural 76,1 5,6 18,3 100,0 1 273 Région/Ile Mwali 68,6 2,7 28,7 100,0 146 Ndzuwani 71,1 5,6 23,3 100,0 855 Ngazidja 72,1 5,0 22,8 100,0 998 Niveau d'instruction Aucun 85,2 5,0 9,8 100,0 320 Primaire 78,7 3,9 17,4 100,0 554 Secondaire ou + 63,9 5,7 30,4 100,0 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 73,8 4,3 21,9 100,0 311 Second 73,6 6,6 19,7 100,0 383 Moyen 74,9 5,7 19,4 100,0 445 Quatrième 68,1 5,1 26,8 100,0 412 Le plus élevé 67,5 3,8 28,7 100,0 449 Ensemble 15-492 71,4 5,1 23,5 100,0 1 999 50-59 85,0 8,6 6,4 100,0 168 Ensemble 15-59 72,5 5,4 22,2 100,0 2 167 1 « Travaille actuellement » concerne les hommes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris ceux qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absents parce qu'ils étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d'autres raisons. 2 Y compris 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 35 Concernant les hommes, les résultats montrent que dans l’ensemble, 77 % d’entre eux ont travaillé au cours des 12 derniers mois ayant précédé l’enquête, dont la grande majorité (71 %) travaillaient au cours des sept jours ayant précédé l’enquête. Comme chez les femmes, la proportion d’hommes qui ont travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête augmente avec l’âge, passant de 52 % à 15-19 ans, à un maximum de 94 % à 45-49 ans. L’état matrimonial influence aussi le niveau d’activité des hommes, la proportion d’hommes actifs au cours des 12 derniers mois variant de 91 % parmi ceux en union à 84 % parmi ceux en rupture d’union et à 58 % parmi les célibataires. Le niveau d’activité des hommes varie aussi selon le milieu et la région de résidence : de 82 % en milieu rural à 67 % en milieu urbain et de 77 % à Ndzuwani et Ngazidja à 71 % à Mohéli Comme chez les femmes, la proportion d’hommes qui ont travaillé diminue avec l’augmentation du niveau d’instruction, de 90 % chez ceux sans instruction à 70 % chez ceux de niveau secondaire ou plus. Les résultats selon les quintiles de bien-être économique ne font pas apparaître d’écarts très importants. Occupation des femmes Les tableaux 3.6.1 et 3.6.2 présentent la répartition des femmes et des hommes ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête par type d’occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Parmi les femmes qui exerçaient un emploi au cours des douze mois ayant précédé l'enquête, 28 % occupaient un emploi de cadre ou de technicienne, 23 % étaient employées dans l’agriculture et 21 % avaient un emploi manuel qualifié. Très peu de femmes travaillaient dans les ventes et services (2 %). Les résultats selon l’âge ne font pas apparaître de variations importantes. Tout au plus, peut-on souligner que la proportion de femmes travaillant dans l’agriculture augmente avec l’âge, passant de 16 % à 20-24 ans à 37 % à 45-49 ans. On constate des variations en fonction du milieu et de la région de résidence. La proportion de femmes travaillant en tant que cadre est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (43 % contre 22 %). Par contre, en milieu rural, 29 % des femmes sont employées dans le domaine agricole contre 8 % en milieu urbain. On constate en outre une proportion élevée de femmes travaillant comme employée de maison à Moroni (21 %). Le type d’emploi des femmes varie avec le niveau d’instruction et le statut socio-économique du ménage. La proportion de femmes occupant un emploi de cadre augmente avec le niveau d’instruction, variant de 21 % parmi celles sans instruction à 37 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus et avec l’indice de bien-être économique, variant de 19 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 46 % parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus élevé. 36 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.6.1 Occupation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Cadre/ technicien/ direction Employée Ventes et services Manuel qualifié Manuel non qualifié Employée de maison Agriculture Manquant Total Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 25,2 0,0 1,5 27,4 3,2 11,2 15,6 15,7 100,0 314 20-24 23,6 0,8 1,8 32,1 1,0 10,0 16,1 14,5 100,0 337 25-29 30,5 6,8 2,4 21,6 0,7 10,4 17,7 9,9 100,0 420 30-34 29,0 4,1 2,2 19,3 0,2 9,9 22,4 12,8 100,0 395 35-39 30,8 2,0 3,0 19,1 0,1 9,5 25,6 9,8 100,0 343 40-44 24,7 2,5 1,2 12,9 0,9 18,3 32,8 6,8 100,0 256 45-49 33,7 1,4 0,3 7,5 0,0 14,0 37,2 5,8 100,0 182 État matrimonial Célibataire 27,9 3,4 1,6 29,8 1,8 8,9 12,5 14,1 100,0 480 En union 28,2 2,5 2,0 18,6 0,7 11,5 26,1 10,4 100,0 1 603 En rupture d'union 27,9 4,3 2,6 19,8 0,0 17,9 17,0 10,4 100,0 165 Nombre d'enfants vivants 0 27,0 4,5 1,9 28,6 1,4 8,3 11,6 16,7 100,0 794 1-2 35,9 3,2 1,7 21,0 0,7 9,3 18,9 9,3 100,0 496 3-4 26,8 2,1 1,9 20,0 0,8 12,2 28,1 8,0 100,0 460 5+ 23,3 0,5 2,3 10,1 0,3 17,7 38,5 7,2 100,0 497 Milieu de résidence Moroni 37,0 6,6 6,1 11,6 2,7 20,8 0,7 14,4 100,0 185 Autres villes 44,7 5,8 3,2 13,1 0,4 7,4 10,5 14,8 100,0 479 Ensemble urbain 42,6 6,0 4,0 12,7 1,0 11,1 7,8 14,7 100,0 664 Rural 22,0 1,5 1,1 24,6 0,8 11,6 28,7 9,7 100,0 1 584 Région/Ile Mwali 25,1 2,7 3,3 9,3 0,0 7,4 32,0 20,2 100,0 104 Ndzuwani 34,8 2,1 1,2 10,2 0,9 13,4 30,9 6,4 100,0 1 091 Ngazidja 21,4 3,6 2,5 33,4 1,0 9,8 13,0 15,3 100,0 1 054 Niveau d'instruction Aucun 20,7 0,0 0,9 16,4 0,1 14,1 42,2 5,6 100,0 822 Primaire 21,9 0,5 2,4 31,1 1,5 13,6 18,8 10,1 100,0 455 Secondaire ou + 37,4 6,4 2,5 20,4 1,2 8,2 7,5 16,5 100,0 960 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,6 0,6 0,0 13,1 0,8 9,7 51,1 6,0 100,0 349 Second 21,1 0,0 2,0 18,2 1,7 15,7 30,6 10,7 100,0 484 Moyen 25,0 1,9 1,8 29,4 0,8 12,2 20,0 8,8 100,0 480 Quatrième 27,4 4,6 2,4 23,1 0,4 12,9 15,1 14,1 100,0 447 Le plus élevé 45,5 6,5 3,0 19,6 0,7 6,3 3,2 15,1 100,0 488 Ensemble1 28,1 2,8 1,9 21,1 0,9 11,4 22,5 11,2 100,0 2 248 1 Y compris 11 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Occupation des hommes Selon les résultats du tableau 3.6.2, on constate que la majorité des hommes de 15-49 ans exerçaient leur activité dans l’agriculture (27 %) ; dans 21 % des cas, les hommes ont déclaré effectuer un travail de cadre/technicien/direction et 17 % effectuaient un travail manuel qualifié. Selon le milieu de résidence, on constate que la proportion d’hommes travaillant dans le secteur agricole est plus élevée en milieu rural (35 %) qu’en milieu urbain (11 %) ; la proportion d’hommes travaillant comme cadre/technicien/direction est deux fois plus élevée en milieu urbain (32 %) qu’en milieu rural (16 %). Par ailleurs, les résultats montrent que 50 % des hommes sans instruction travaillent dans l’agriculture tandis que le tiers (34 %) de ceux qui ont un niveau secondaire ou plus travaillent comme cadre/technicien. La proportion d’hommes qui travaillent comme cadre/technicien augmente de manière importante avec le bien-être économique du ménage, passant d’environ 10 % chez les hommes vivant dans les ménages les plus pauvres à 38 % chez ceux des ménages les plus riches. La tendance s’inverse pour ceux qui exercent un emploi dans le secteur agricole : 45 % des hommes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas travaillent dans l’agriculture contre 6 % dans les ménages du quintile le plus élevé. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 37 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Cadre/ technicien/ direction Employé Ventes et services Manuel qualifié Manuel non qualifié Employé de maison Agriculture Manquant Total Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 8,5 0,0 0,7 15,0 12,6 3,4 31,3 28,6 100,0 269 20-24 10,3 0,1 0,6 22,2 14,0 7,6 25,4 19,8 100,0 194 25-29 22,7 1,6 1,4 21,2 14,8 7,7 18,6 12,0 100,0 239 30-34 25,6 1,0 2,1 16,2 12,4 6,1 26,8 9,9 100,0 250 35-39 26,4 0,5 2,0 19,5 8,4 3,3 31,5 8,4 100,0 257 40-44 29,6 1,5 1,8 9,4 11,2 7,8 28,6 10,1 100,0 170 45-49 30,4 2,8 2,3 16,5 9,7 1,5 29,4 7,3 100,0 151 État matrimonial Célibataire 12,6 0,6 1,0 18,1 10,5 5,7 28,0 23,6 100,0 485 En union 25,8 1,2 1,9 17,3 12,5 4,7 27,2 9,5 100,0 967 En rupture d'union 18,4 0,6 0,0 14,0 14,2 11,3 25,5 16,1 100,0 78 Nombre d'enfants vivants 0 15,9 0,8 1,0 16,7 13,1 6,3 24,8 21,5 100,0 698 1-2 31,8 0,7 2,0 20,2 10,1 4,9 20,1 10,3 100,0 333 3-4 29,7 0,6 1,6 12,0 14,5 2,4 33,5 5,7 100,0 246 5+ 14,0 2,0 2,3 20,7 8,6 6,0 38,3 8,0 100,0 253 Milieu de résidence Moroni 29,1 1,1 4,0 21,0 11,5 15,4 5,3 12,5 100,0 167 Autres villes 32,8 3,1 1,2 17,2 12,0 6,3 14,0 13,3 100,0 322 Ensemble urbain 31,6 2,4 2,2 18,5 11,8 9,4 11,0 13,0 100,0 489 Rural 16,4 0,3 1,2 16,8 12,0 3,4 35,1 14,9 100,0 1 041 Région/Ile Mwali 22,3 0,6 3,2 14,9 11,9 3,1 25,3 18,7 100,0 104 Ndzuwani 23,1 1,7 0,6 17,9 9,6 5,9 31,2 10,0 100,0 655 Ngazidja 19,6 0,3 2,0 17,3 13,9 5,1 24,4 17,3 100,0 770 Niveau d'instruction Aucun 6,6 0,2 0,0 22,5 11,2 4,7 49,5 5,3 100,0 289 Primaire 9,2 0,5 0,4 24,3 14,8 5,9 33,5 11,5 100,0 458 Secondaire ou + 33,7 1,5 2,7 11,4 10,6 5,2 15,7 19,2 100,0 782 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,5 0,1 0,5 19,2 8,5 4,6 45,3 11,2 100,0 243 Second 10,0 0,7 0,6 20,9 10,9 3,1 37,4 16,4 100,0 307 Moyen 19,1 0,7 1,5 21,7 11,1 5,4 27,9 12,6 100,0 358 Quatrième 26,4 0,4 2,4 11,2 14,9 8,3 24,9 11,5 100,0 301 Le plus élevé 37,8 2,6 2,4 13,4 13,8 5,1 5,9 19,2 100,0 320 Ensemble 15-491 21,2 1,0 1,5 17,4 11,9 5,3 27,4 14,3 100,0 1 530 50-59 25,2 0,2 0,3 11,4 4,6 3,2 48,7 6,4 100,0 157 Ensemble 15-59 21,6 0,9 1,4 16,8 11,3 5,1 29,4 13,6 100,0 1 687 1 Y compris 1 homme pour lequel le niveau d’instruction est manquant. Type d’emploi et type des revenus des femmes Le tableau 3.7 présente la répartition des femmes ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête par type de revenu, type d’employeur et en fonction de la régularité de l’emploi. Dans l’ensemble, on constate que 56 % des femmes qui travaillent ont été payées en argent, 10 % en argent et en nature, 5 % en nature seulement et 27 % n’ont pas été rémunérées. Cependant, quand les femmes travaillent dans le secteur agricole, pratiquement une sur deux n’a pas été rémunérée pour son travail (49 %) contre 18 % dans le secteur non agricole. En outre, dans le secteur agricole, un quart des femmes (25 %) ont été payées en argent seulement en échange de leur travail contre 68 % dans le secteur non agricole. Par ailleurs, dans l’ensemble, 60 % des femmes travaillaient pour leur propre compte. Cette proportion est légèrement plus élevée dans le secteur agricole (67 %) que dans le secteur non agricole (58 %). De plus, dans le secteur agricole, 30 % travaillaient pour un membre de la famille contre 27 % dans le secteur non agricole. 38 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés En ce qui concerne la régularité de l’emploi, on note que dans 56 % des cas, les femmes ont travaillé toute l'année, en particulier celles exerçant une activité dans le secteur non agricole (62 % contre 38 % dans le secteur agricole). À l’opposé, 19 % des femmes ont exercé un travail saisonnier, en particulier, les femmes ayant travaillé dans le secteur agricole (38 %) contre 13 % dans le secteur non agricole. Tableau 3.7 Type d'emploi: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête en fonction du type de rémunération, du type d'employeur et de la régularité de l'emploi, selon le secteur agricole et non-agricole, Comores 2012 Caractéristique de l'emploi Travail agricole Travail non agricole Manquant Ensemble Type de revenu Argent seulement 24,8 67,8 51,2 56,3 Argent et en nature 18,8 7,7 2,8 9,6 En nature seulement 7,0 5,4 2,0 5,4 Pas rémunérée 48,6 18,2 39,1 27,4 Manquant 0,8 0,9 4,8 1,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Type d'employeur Employée par un membre de la famille 30,3 27,1 18,4 26,9 Employée par quelqu'un qui n'est pas membre de la famille 2,4 14,7 17,1 12,2 Travaille à son propre compte 67,0 57,5 59,3 59,8 Manquant 0,3 0,8 5,1 1,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Régularité de l'emploi Toute l'année 37,7 62,1 54,5 55,8 Saisonnier 37,8 12,8 13,7 18,5 Occasionnel 23,8 24,9 27,5 24,9 Manquant 0,7 0,2 4,3 0,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 506 1 490 252 2 248 Note: L'ensemble comprend les femmes dont l'information sur le type d'emploi est manquante et qui ne sont pas présentées séparément. 3.6 COUVERTURE MÉDICALE La couverture médicale des populations est une des préoccupations actuelles du ministère de la Santé. Au cours de l’enquête, des questions relatives à la couverture médicale ont été posées aux femmes et aux hommes. Les résultats présentés aux tableaux 3.8.1 et 3.8.2 montrent que la quasi-totalité des femmes et des hommes ne disposent d’aucune couverture médicale (respectivement 95 % et 94 %). Ces proportions sont élevées quelle que soit la caractéristique sociodémographique. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 39 Tableau 3.8.1 Assurance médicale: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par type d'assurance médicale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Sécurité sociale Autre assurance fournie par l'employeur Mutuelle de santé/ assurance commu- nautaire Souscription individuelle à une assurance privée Autre Manquant Aucune Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 0,0 1,4 2,0 0,6 0,0 0,0 96,0 1 315 20-24 0,0 1,8 1,8 0,5 0,0 0,1 95,8 995 25-29 0,0 2,0 2,7 0,5 0,0 0,1 94,7 899 30-34 0,4 2,5 3,0 0,3 0,0 0,9 93,0 744 35-39 0,1 1,5 1,5 0,4 0,3 0,0 96,2 629 40-44 0,0 3,7 2,0 1,2 0,0 0,3 92,9 451 45-49 0,8 2,8 1,4 0,0 0,2 0,0 94,7 295 Milieu de résidence Moroni 0,4 2,7 2,4 0,2 0,0 0,0 94,4 535 Autres villes 0,2 4,1 2,9 1,6 0,0 0,1 91,2 1 227 Ensemble urbain 0,3 3,7 2,7 1,2 0,0 0,0 92,2 1 762 Rural 0,1 1,2 1,8 0,2 0,1 0,3 96,4 3 567 Région/Ile Mwali 0,0 1,3 3,4 0,7 0,0 0,4 94,2 323 Ndzuwani 0,1 2,2 1,0 0,8 0,1 0,2 95,6 2 424 Ngazidja 0,2 1,9 3,0 0,3 0,0 0,1 94,5 2 582 Niveau d'instruction Aucun 0,0 0,9 0,4 0,1 0,2 0,3 98,0 1 652 Primaire 0,2 2,5 1,5 0,3 0,0 0,1 95,5 1 046 Secondaire ou + 0,2 2,5 3,4 0,9 0,0 0,2 92,8 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,0 1,1 0,6 0,1 0,0 0,5 97,7 868 Second 0,0 0,5 1,0 0,0 0,0 0,2 98,3 1 073 Moyen 0,0 1,5 1,4 0,6 0,2 0,1 96,1 1 095 Quatrième 0,3 2,3 2,4 0,6 0,0 0,0 94,4 1 123 Le plus élevé 0,3 4,2 4,7 1,2 0,1 0,2 89,4 1 171 Ensemble1 0,1 2,0 2,1 0,5 0,1 0,2 95,0 5 329 1 Y compris 16 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Tableau 3.8.2 Assurance médicale: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par type d'assurance médicale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Sécurité sociale Autre assurance fournie par l'employeur Mutuelle de santé/ assurance commu- nautaire Souscription individuelle à une assurance privée Autre Manquant Aucune Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 0,5 0,7 1,4 0,2 0,9 0,0 96,4 522 20-24 0,6 1,4 0,8 0,0 0,9 0,0 96,3 305 25-29 0,1 3,2 2,0 0,0 0,1 0,6 94,0 281 30-34 0,0 2,4 2,4 0,6 0,6 0,3 93,6 269 35-39 0,0 1,6 5,0 0,8 0,3 0,0 92,3 280 40-44 0,5 1,3 2,9 0,5 0,0 0,2 94,7 184 45-49 0,8 4,9 6,1 1,0 0,8 0,6 85,8 160 Milieu de résidence Moroni 1,1 3,5 7,9 0,0 0,8 0,7 86,1 253 Autres villes 0,1 2,6 3,0 0,3 1,6 0,0 92,3 472 Ensemble urbain 0,4 2,9 4,7 0,2 1,4 0,3 90,1 726 Rural 0,3 1,3 1,3 0,4 0,2 0,2 96,4 1 273 Région/Ile Mwali 0,0 4,4 1,7 0,0 0,3 0,0 93,7 146 Ndzuwani 0,4 0,9 1,9 0,3 0,9 0,2 95,4 855 Ngazidja 0,3 2,4 3,2 0,4 0,4 0,2 93,1 998 Niveau d'instruction Aucun 0,0 0,6 0,1 0,0 0,0 0,0 99,2 320 Primaire 0,0 1,0 0,5 0,2 0,8 0,3 97,3 554 Secondaire ou + 0,6 2,7 4,3 0,5 0,7 0,2 91,0 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,0 0,0 0,2 0,0 0,0 0,0 99,8 311 Second 0,0 0,9 0,2 0,0 0,0 0,3 98,6 383 Moyen 0,8 2,7 1,8 0,3 0,1 0,0 94,4 445 Quatrième 0,0 1,4 4,2 0,3 0,7 0,4 93,1 412 Le plus élevé 0,7 3,7 5,4 1,0 1,9 0,3 87,0 449 Ensemble 15-491 0,3 1,9 2,5 0,4 0,6 0,2 94,1 1 999 50-59 0,7 6,6 2,7 0,2 3,2 0,7 85,9 168 Ensemble 15-59 0,4 2,3 2,6 0,3 0,8 0,2 93,5 2 167 1 Y compris 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. 40 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.7 CONSOMMATION DE TABAC Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes et aux hommes s’ils fumaient des cigarettes ou s’ils fumaient ou consommaient du tabac sous d’autres formes. Selon les résultats du tableau 3.9.1, on constate que la quasi-totalité des femmes ne consomment pas de tabac (95 %). Cette proportion est élevée dans tous les sous-groupes de femmes. Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui fument des cigarettes, la pipe ou qui consomment du tabac sous d'autres formes, selon certaines caractéristiques sociodémographiques et selon qu'elles sont enceintes et qu'elles allaitent, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Consommation de tabac Ne consomme pas de tabac Effectif de femmes Cigarettes Pipe Autre tabac Groupe d'âges 15-19 0,9 0,0 0,7 98,5 1 315 20-24 1,4 0,3 0,7 97,6 995 25-29 1,8 0,0 1,8 96,4 899 30-34 1,6 0,0 4,0 93,7 744 35-39 1,2 0,0 6,6 92,4 629 40-44 2,4 0,1 7,5 90,2 451 45-49 5,0 1,5 9,0 86,8 295 Maternité, Allaitement Enceinte 1,3 0,7 1,3 97,3 351 Allaite (non enceinte) 1,6 0,0 3,2 95,1 1 021 Ni l'un, ni l'autre 1,7 0,1 3,2 95,1 3 957 Milieu de résidence Moroni 3,8 0,5 1,9 94,3 535 Autres villes 1,7 0,1 0,6 97,8 1 227 Ensemble urbain 2,3 0,2 1,0 96,7 1 762 Rural 1,3 0,1 4,1 94,5 3 567 Région/Ile Mwali 0,2 0,0 0,9 98,6 323 Ndzuwani 1,2 0,1 0,2 98,4 2 424 Ngazidja 2,3 0,2 6,1 91,8 2 582 Niveau d'instruction Aucun 1,7 0,2 5,9 92,2 1 652 Primaire 2,5 0,3 3,7 93,9 1 046 Secondaire ou + 1,2 0,1 1,1 97,6 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,9 0,2 2,1 96,5 868 Second 1,5 0,0 4,6 94,0 1 073 Moyen 3,0 0,4 4,5 92,7 1 095 Quatrième 0,9 0,1 2,7 96,4 1 123 Le plus élevé 1,8 0,0 1,4 96,7 1 171 Ensemble1 1,6 0,1 3,1 95,2 5 329 1 Y compris 16 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Le tableau 3.9.2, présente les résultats concernant les hommes. Par rapport aux femmes, la proportion d’hommes qui consomment du tabac est nettement plus élevée (23 % contre 5 %). Près d’un homme sur cinq fume des cigarettes (19 %) et 7 % consomment du tabac sous une autre forme. En outre, on constate que cette consommation de tabac a tendance à diminuer des générations anciennes aux plus récentes, passant de 36 % parmi ceux de 45-49 ans à 3 % parmi ceux de 15-19 ans. La consommation de tabac a aussi tendance à diminuer avec l’augmentation du niveau d’instruction, variant de 34 % parmi ceux sans instruction à 15 % parmi ceux ayant un niveau secondaire ou plus. Le niveau socio-économique du ménage ne semble pas, par contre, influencer de manière très importante la consommation de tabac. C ar ac té ris tiq ue s de s fe m m es e t d es h om m es e nq uê té s • 4 1 Ta bl ea u 3. 9. 2 C on so m m at io n de ta ba c: H om m es Po ur ce nt ag e d' ho m m es d e 15 -4 9 an s qu i f um en t d es c ig ar et te s, la p ip e ou q ui c on so m m en t d u ta ba c so us d 'a ut re s fo rm es , e t r ép ar tit io n (e n % ) d es fu m eu rs d e ci ga re tte s pa r n om br e de c ig ar et te s fu m ée s au co ur s de s 24 h eu re s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue C on so m m at io n de ta ba c N e co ns om m e pa s de ta ba c Ef fe ct if d' ho m m es R ép ar tit io n (e n % ) d es e nq uê té s qu i f um en t d es c ig ar et te s pa r n om br e de c ig ar et te s fu m ée s da ns le s de rn iè re s 24 h eu re s To ta l N om br e de fu m eu rs d e ci ga re tte s C ig ar et te s Pi pe Au tre ta ba c 0 1- 2 3- 5 6- 9 10 + N SP / M an qu an t G ro up e d' âg es 15 -1 9 7, 0 1, 4 1, 8 92 ,7 52 2 (0 ,0 ) (6 ,3 ) (2 3, 5) (9 ,2 ) (5 7, 4) (3 ,6 ) 10 0, 0 37 20 -2 4 20 ,1 1, 5 2, 6 79 ,0 30 5 0, 0 4, 6 24 ,1 24 ,9 41 ,5 4, 9 10 0, 0 61 25 -2 9 21 ,8 0, 7 6, 8 76 ,2 28 1 0, 0 4, 7 21 ,7 19 ,0 54 ,6 0, 0 10 0, 0 61 30 -3 4 23 ,5 1, 1 10 ,4 69 ,9 26 9 0, 0 4, 6 13 ,8 21 ,1 50 ,7 9, 7 10 0, 0 63 35 -3 9 29 ,3 1, 3 7, 5 67 ,1 28 0 0, 0 5, 5 14 ,3 29 ,9 43 ,4 6, 9 10 0, 0 82 40 -4 4 17 ,7 0, 9 13 ,2 70 ,3 18 4 (0 ,0 ) (1 ,1 ) (1 5, 1) (9 ,9 ) (5 9, 3) (1 4, 6) 10 0, 0 32 45 -4 9 22 ,7 0, 0 17 ,8 64 ,0 16 0 (1 ,0 ) (1 1, 8) (1 9, 1) (3 0, 8) (2 9, 5) (7 ,7 ) 10 0, 0 36 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 26 ,7 0, 4 2, 2 71 ,6 25 3 0, 0 1, 8 13 ,0 19 ,0 61 ,7 4, 6 10 0, 0 68 A ut re s vi lle s 17 ,5 1, 1 4, 4 81 ,1 47 2 0, 0 10 ,5 23 ,0 28 ,2 35 ,2 3, 2 10 0, 0 83 En se m bl e ur ba in 20 ,7 0, 8 3, 7 77 ,8 72 6 0, 0 6, 6 18 ,5 24 ,0 47 ,1 3, 8 10 0, 0 15 0 R ur al 17 ,5 1, 3 8, 8 77 ,0 1 27 3 0, 2 4, 6 18 ,5 20 ,8 47 ,9 8, 1 10 0, 0 22 3 R ég io n/ Ile M w al i 16 ,9 0, 0 4, 2 79 ,4 14 6 1, 5 4, 3 16 ,3 14 ,6 63 ,4 0, 0 10 0, 0 25 N dz uw an i 14 ,8 1, 7 6, 1 83 ,5 85 5 0, 0 7, 1 28 ,5 32 ,5 29 ,0 2, 9 10 0, 0 12 7 N ga zi dj a 22 ,2 0, 8 8, 0 71 ,6 99 8 0, 0 4, 5 13 ,0 17 ,0 56 ,4 9, 0 10 0, 0 22 1 N iv ea u d' in st ru ct io n Au cu n 23 ,7 1, 4 14 ,5 65 ,8 32 0 0, 0 4, 3 11 ,6 29 ,6 49 ,0 5, 4 10 0, 0 76 Pr im ai re 26 ,6 1, 0 9, 2 68 ,5 55 4 0, 0 6, 3 16 ,1 22 ,0 47 ,3 8, 3 10 0, 0 14 8 Se co nd ai re o u + 13 ,3 1, 1 3, 6 84 ,9 1 12 3 0, 2 5, 0 24 ,3 18 ,4 47 ,1 4, 9 10 0, 0 15 0 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 16 ,4 2, 0 7, 9 79 ,5 31 1 0, 7 2, 7 31 ,7 28 ,0 36 ,9 0, 0 10 0, 0 51 Se co nd 20 ,4 0, 3 11 ,7 72 ,8 38 3 0, 0 7, 2 18 ,6 13 ,7 58 ,4 2, 2 10 0, 0 78 M oy en 18 ,6 1, 9 7, 6 76 ,3 44 5 0, 0 1, 4 18 ,1 27 ,8 49 ,6 3, 1 10 0, 0 83 Q ua tri èm e 21 ,1 0, 2 3, 6 75 ,2 41 2 0, 0 4, 9 13 ,6 20 ,2 40 ,0 21 ,3 10 0, 0 87 Le p lu s él ev é 16 ,5 1, 2 4, 5 82 ,5 44 9 0, 0 10 ,4 15 ,5 22 ,9 50 ,1 1, 2 10 0, 0 74 En se m bl e 15 -4 91 18 ,7 1, 1 6, 9 77 ,3 1 99 9 0, 1 5, 4 18 ,5 22 ,1 47 ,6 6, 3 10 0, 0 37 3 50 -5 9 20 ,6 0, 1 20 ,7 62 ,2 16 8 (0 ,0 ) (7 ,6 ) (2 0, 9) (3 7, 0) (3 4, 5) (0 ,0 ) 10 0, 0 34 En se m bl e 15 -5 9 18 ,8 1, 0 8, 0 76 ,1 2 16 7 0, 1 5, 6 18 ,7 23 ,4 46 ,5 5, 8 10 0, 0 40 8 N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. 1 Y c om pr is 2 h om m es p ou r l es qu el s le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 41 État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 43 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 4 n dehors de la contraception et de l’activité, sexuelle, la nuptialité, en particulier dans les pays où la procréation a lieu dans le cadre de l’union, comme c’est le cas aux Comores, joue un rôle important sur l’exposition des femmes au risque de grossesse et est considérée comme un des déterminants proches de la fécondité. Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes et aux hommes à quel âge ils étaient entrés en première union et à quel âge ils avaient eu leurs premiers rapports sexuels. Ce chapitre présente ces résultats ainsi que ceux concernant la pratique de la polygamie. 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL Les normes qui régissent le mariage varient selon la diversité socioculturelle et économique des populations. Aux Comores, différentes formes de mariage coexistent, le mariage religieux et le mariage coutumier. Mais la première étape du mariage est fondé principalement sur les principes de l’islam : le mariage religieux, c’est-à-dire que c’est le « cadi » ou son suppléant le « Naibou » qui célèbre les unions de mariage. L’état matrimonial d’une personne se définit par rapport au mariage religieux pour les Comoriens et au mariage civil pour les étrangers. Dans l’enquête, le statut matrimonial comprend quatre catégories : les célibataires, les mariés, les divorcés ou séparés et les veufs. Le tableau 4.1 et le graphique 4.1 présentent la répartition des femmes et des hommes selon leur état matrimonial au moment de l'enquête. Le célibat concerne environ une femme sur trois (32 %), 61 % se sont déclarées en union, la quasi-totalité étant marié (56 % contre 6 % qui vivent ensemble avec un partenaire). Enfin, les femmes en rupture d'union représentent une part relativement importante de la population (7 %), dont 3 % de divorcées, 3 % de séparées et 0,7 % de veuves. E Principaux résultats • Au moment de l’enquête, un tiers des femmes et 42 % des hommes de 15-19 ans étaient célibataires. En outre, 61 % des femmes étaient en union, la majorité étant mariée (56 %). Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 53 % et de 46 %. • Parmi les femmes de 25-49 ans, l’âge médian à la première union est estimé à 20,7 ans. Chez les hommes de 30-49 ans, il est de 27,1 ans. • L’âge médian aux premiers rapports sexuels est de 21 ans chez les femmes de 25-49 ans et de 19,9 ans chez les hommes du même groupe d’âges. 44 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.1 État matrimonial actuel Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans par état matrimonial actuel, selon l'âge, Comores 2012 Groupe d'âges État matrimonial Total Pourcentage d'enquêtés actuellement en union Effectif d'enquêtés Célibataire Marié Vivant ensemble Divorcé Séparé Veuf FEMME 15-19 80,4 11,4 5,0 0,8 2,4 0,0 100,0 16,4 1 315 20-24 41,6 43,1 9,7 1,8 3,6 0,2 100,0 52,8 995 25-29 17,1 66,5 8,8 3,5 3,8 0,3 100,0 75,2 899 30-34 8,2 81,3 4,3 4,4 0,8 1,0 100,0 85,6 744 35-39 4,3 87,3 2,7 4,1 0,6 1,0 100,0 90,1 629 40-44 1,4 85,5 1,0 6,2 2,6 3,3 100,0 86,5 451 45-49 0,3 83,6 0,9 9,9 2,9 2,3 100,0 84,6 295 Ensemble 32,3 55,6 5,6 3,3 2,5 0,7 100,0 61,2 5 329 HOMME 15-19 89,4 0,4 7,1 0,5 2,0 0,6 100,0 7,5 522 20-24 70,1 13,4 11,2 0,8 4,5 0,0 100,0 24,6 305 25-29 33,0 45,2 14,3 1,9 5,5 0,2 100,0 59,4 281 30-34 18,0 73,0 4,5 4,5 0,1 0,0 100,0 77,5 269 35-39 6,4 85,8 3,8 2,5 1,4 0,0 100,0 89,6 280 40-44 0,6 94,3 0,9 3,5 0,4 0,2 100,0 95,2 184 45-49 1,6 92,1 1,5 4,0 0,8 0,0 100,0 93,6 160 Ensemble 15-49 42,1 46,3 6,9 2,1 2,3 0,2 100,0 53,2 1 999 50-59 1,5 94,0 0,4 1,7 0,0 2,3 100,0 94,4 168 Ensemble 15-59 39,0 50,0 6,4 2,1 2,1 0,4 100,0 56,4 2 167 Comme le montre le tableau 4.1, les résultats mettent en évidence une diminution rapide des proportions de femmes célibataires avec l’âge. De 80 % à 15-19 ans, la proportion passe à 42 % à 20-24 ans et à 17 % à 25-29 ans. À partir de 30 ans, cette proportion devient très faible : 8 % pour le groupe d'âges 30- 34 ans, et moins de 1 % des femmes sont encore célibataires à 45-49 ans. Corrélativement, on observe que la proportion de femmes mariées augmente avec l'âge jusqu'à 35-39 ans (87 %), puis diminue légèrement du fait de l'augmentation de la proportion des femmes en rupture d'union, par veuvage et plus particulièrement par divorce. Parmi les hommes de 15-49 ans, on comptait, au moment de l’enquête, 42 % de célibataires. À l'opposé, 53 % des hommes sont en union : 46 % étaient mariés, 7 % vivaient en union consensuelle. Dans 5 % des cas, les hommes étaient en rupture d'union. Les proportions d'hommes célibataires décroissent beaucoup moins rapidement avec l'âge que chez les femmes : de 89 % à 15-19 ans, elles tombent à 70 % dans le groupe d'âges 20-24 ans et à 33 % dans le groupe 25-29 ans. À 30-34 ans, environ un homme sur cinq (18 %) est toujours célibataire contre 8 % des femmes du même groupe d’âges. Le graphique 4.1 présente la comparaison des proportions de femmes célibataires par âge selon l’EDSC-I 1996 et l’EDSC-MICS 2012. On constate qu’à pratiquement tous les âges, la proportion de femmes célibataires a diminué. État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 45 Graphique 4.1 Proportion de femmes célibataires par âge selon différentes sources 4.2 POLYGAMIE Parmi les femmes en union, on distingue celles qui vivent en union monogame de celles qui ont déclaré que leur mari ou conjoint avait une ou plusieurs coépouses. En effet, selon la religion musulmane, un homme peut avoir quatre épouses au plus. Le tableau 4.2.1 présente la répartition des femmes actuellement en union par nombre de coépouses et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. La polygamie est une pratique relativement répandue aux Comores puisqu'elle concerne pratiquement une femme en union sur cinq (18 %). Cette proportion augmente régulièrement avec l'âge, de 8 % à 15-19 ans à 27 % à 45-49 ans. Par ailleurs, on constate que les unions polygames sont plus fréquentes en milieu rural (20 %) qu'en milieu urbain (14 %). On observe peu de différence entre l'île de Ngazidja et celle de Mwali (environ 15 % de femmes en union polygame chacune) ; par contre la proportion de femmes vivant en union polygame est nettement plus élevée à Ndzuwani (22 %). Le niveau d'instruction des femmes semble jouer un rôle négatif sur la polygamie, les proportions de femmes en union polygame diminuant avec l’augmentation du niveau d’instruction passant de 22 % parmi celles sans instruction à 17 % parmi celles de niveau d'instruction primaire et à 14 % parmi celles de niveau secondaire ou plus. La tendance selon le niveau de bien-être économique du ménage est assez irrégulière mais, globalement, on constate que la proportion de femmes en union polygame diminue au fur et à mesure que le statut socio-économique du ménage augmente, variant de 22 % dans le quintile le plus bas à 16 % dans le quintile moyen et à 18 % dans le quintile le plus élevé. 89 52 23 7 1 1 0 80 42 17 8 4 1 0 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Pourcentage Groupe d'âges EDSC I 1996 EDSC-MICS II 2012 46 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union, par nombre de coépouses, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Nombre de coépouses Total Effectif de femmes 0 1 2+ Ne sait pas Manquant Groupe d'âges 15-19 85,9 8,2 0,0 6,0 0,0 100,0 216 20-24 84,2 10,3 0,4 4,7 0,3 100,0 526 25-29 83,5 13,5 0,1 2,7 0,2 100,0 676 30-34 78,0 17,6 0,9 3,3 0,2 100,0 637 35-39 75,6 20,4 1,7 2,2 0,0 100,0 567 40-44 70,8 25,2 2,2 1,5 0,3 100,0 390 45-49 70,8 23,1 4,2 1,6 0,4 100,0 249 Milieu de résidence Moroni 85,7 9,4 0,2 4,6 0,2 100,0 354 Autres villes 81,4 15,3 1,2 1,8 0,2 100,0 711 Ensemble urbain 82,8 13,4 0,9 2,7 0,2 100,0 1 065 Rural 76,9 18,4 1,3 3,2 0,2 100,0 2 196 Région/Ile/ Mwali 83,9 14,0 1,3 0,7 0,0 100,0 208 Ndzuwani 76,5 20,1 1,5 1,6 0,3 100,0 1 447 Ngazidja 80,3 14,1 0,8 4,7 0,1 100,0 1 606 Niveau d'instruction Aucun 76,0 20,5 1,6 1,5 0,4 100,0 1 338 Primaire 80,2 16,4 0,8 2,7 0,0 100,0 718 Secondaire ou + 81,2 12,8 0,8 5,0 0,1 100,0 1 196 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 75,6 20,9 1,5 1,6 0,3 100,0 566 Second 80,1 16,4 0,9 2,4 0,2 100,0 638 Moyen 80,8 15,1 1,0 2,9 0,2 100,0 697 Quatrième 79,0 15,0 1,8 4,1 0,1 100,0 685 Le plus élevé 78,2 17,2 0,6 3,9 0,2 100,0 675 Ensemble1 78,8 16,8 1,1 3,0 0,2 100,0 3 261 1 Y compris 9 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Le tableau 4.2.2 présente la répartition des hommes de 15-49 ans en union par nombre d’épouses selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Un peu plus d’un homme sur dix a deux épouses ou plus (11 %). Parmi ceux de 15-59 ans, ce taux est quasiment identique (11 %). Les variations selon l’âge sont peu importantes, la proportion d’hommes en union polygame augmentant très légèrement entre 20 et 44 ans. Par contre, dans le groupe d’âges 45-49 ans, la proportion est plus élevée (18 %). De même, on constate aussi que ce type d'union chez les hommes est plus fréquent en milieu rural (12 %) qu'en milieu urbain (9 %). Par ailleurs, la pratique de la polygamie est plus répandue à Ndzwani où 15 % des hommes vivent en union polygame contre 11 % à Mwali et 7 % à Ngazidja. État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 47 Tableau 4.2.2 Nombre d'épouses Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans, actuellement en union, par nombre d'épouses, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Nombre d'épouses Total Effectif d'hommes 1 2+ Groupe d'âges 15-19 (89,7) (10,3) 100,0 39 20-24 92,7 7,3 100,0 75 25-29 92,8 7,2 100,0 167 30-34 89,9 10,1 100,0 208 35-39 89,3 10,7 100,0 251 40-44 89,5 10,5 100,0 175 45-49 81,9 18,1 100,0 150 Milieu de résidence Moroni 93,9 6,1 100,0 123 Autres villes 89,7 10,3 100,0 207 Ensemble urbain 91,3 8,7 100,0 330 Rural 88,3 11,7 100,0 734 Région/Ile/Ile Mwali 89,5 10,5 100,0 71 Ndzuwani 85,4 14,6 100,0 475 Ngazidja 92,7 7,3 100,0 518 Niveau d'instruction Aucun 84,0 16,0 100,0 245 Primaire 92,7 7,3 100,0 312 Secondaire ou + 89,6 10,4 100,0 507 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 83,5 16,5 100,0 185 Second 92,1 7,9 100,0 209 Moyen 91,4 8,6 100,0 243 Quatrième 89,2 10,8 100,0 202 Le plus élevé 88,9 11,1 100,0 224 Ensemble 15-49 89,2 10,8 100,0 1 064 50-59 84,9 15,1 100,0 158 Ensemble 15-59 88,7 11,3 100,0 1 222 Note: Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION Compte tenu de la relation généralement observée entre l'âge à la première union et l’âge à la première naissance, il est important d'étudier le calendrier de la primo-nuptialité, en particulier aux Comores où l’essentiel des naissances se produit dans le cadre du mariage. Le tableau 4.3 présente les proportions de femmes et d'hommes de 15-49 ans déjà en union à certains exacts âges ainsi que l’âge médian à la première union en fonction de l’âge actuel. Les femmes entrent en union relativement tôt puisque trois femmes de 25-49 ans sur dix (31 %) étaient déjà en union en atteignant l'âge de 18 ans, plus de la moitié (56 %) l’était avant 22 ans exacts et un peu plus des deux tiers (69 %) l'étaient déjà en atteignant 25 ans exacts. Cependant, dans le groupe d’âges 45-49 ans, près des deux-tiers des femmes (63 %) étaient déjà en union à 22 ans contre 54 % chez les femmes âgées de 25-29 ans à l’enquête. L'âge médian à la première union pour les femmes de 25-49 ans est estimé à 20,7 ans et on constate une légère tendance au vieillissement de cet âge à la première union au fil des générations, celui-ci étant passé de 19,7 ans parmi les femmes de 45-49 ans à 21,1 ans chez celles de 25-29 ans. Il se peut que cette modification dans le calendrier de la primo-nuptialité ait joué un rôle dans la baisse de la fécondité observée actuellement aux Comores. 48 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.3 Âge à la première union Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans par âge exact à la première union et âge médian à la première union selon l'âge actuel, Comores 2012 Âge actuel Pourcentage en première union avant d'atteindre l'âge exact : Pourcentage de célibataires Effectif d'enquêtés Âge médian à la première union 15 18 20 22 25 FEMME 15-19 6,0 na na na na 80,4 1 315 a 20-24 10,0 31,6 45,8 na na 41,6 995 a 25-29 7,9 28,9 41,1 54,1 71,5 17,1 899 21,1 30-34 12,4 30,2 45,3 55,2 66,9 8,2 744 20,6 35-39 10,1 29,6 44,6 55,4 66,3 4,3 629 20,7 40-44 11,7 31,8 45,9 59,1 69,8 1,4 451 20,5 45-49 11,3 38,7 52,7 63,3 74,3 0,3 295 19,7 20-49 10,3 31,0 45,0 na na 16,5 4 014 a 25-49 10,4 30,8 44,7 56,3 69,3 8,2 3 018 20,7 HOMME 15-19 1,3 na na na na 89,4 522 a 20-24 3,2 11,9 20,3 na na 70,1 305 a 25-29 3,4 15,0 23,5 35,6 54,2 33,0 281 24,3 30-34 1,4 9,7 14,4 24,4 42,2 18,0 269 26,3 35-39 4,3 9,2 14,2 24,5 41,7 6,4 280 27,2 40-44 1,8 12,9 17,9 29,8 41,5 0,6 184 27,1 45-49 1,6 8,6 13,7 21,0 34,8 1,6 160 28,4 20-49 2,8 11,4 17,7 na na 25,5 1 478 a a 25-49 2,7 11,2 17,0 27,5 43,8 13,9 1 173 a a 20-59 2,6 10,9 17,3 na na 23,0 1 645 a a 25-59 2,5 10,7 16,7 26,6 42,8 12,3 1 340 a Note: L'âge à la première union est défini comme étant l'âge auquel l'enquêté(e) a commencé à vivre avec son premier conjoint(e)/partenaire. na = non applicable pour cause de troncature. a = non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont commencé à vivre pour la première fois avec leur conjoint(e)/partenaire avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Les hommes entrent généralement en union beaucoup plus tard que les femmes. Comme le montre le tableau 4.3, à 20 ans exacts, seulement environ un homme de 25-49 ans sur cinq (17 %) a déjà été en union contre 45 % des femmes du même groupe d’âges. En outre, contrairement aux femmes chez lesquelles l’âge médian à la première union a tendance à vieillir, on constate chez les hommes une tendance au rajeunissement, l’âge médian passant de 28,4 ans dans les générations les plus anciennes, âgées de 45-49 ans à l’enquête à 24,3 ans dans les générations les plus récentes, âgées de 25-29 ans à l'enquête. On assiste donc à un resserrement de l’écart d’âge à la première union entre les hommes et les femmes, celui-ci étant passé de 8,7 dans les générations âgées de 45-49 ans à l’enquête à 3,2 dans celles de 25-29 ans. Le calendrier de la primo-nuptialité chez les femmes présente des écarts assez importants selon le milieu de résidence et le niveau d'instruction. Comme l'indique le tableau 4.4, l'âge médian pour les femmes de 25-49 ans est plus élevé en milieu urbain (22,3 ans) qu'en milieu rural (20,2 ans) et, en milieu urbain, cet âge médian est plus élevé dans les autres villes qu’à Moroni (22,8 ans contre 21 ans). Les résultats selon l’île font apparaître un écart entre Mwali où l’âge médian à la première union est le plus précoce (18,8 ans) et Ndzwani et Ngazidja dans lesquelles cet âge médian est plus tardif (respectivement 20,8 ans et 20,7 ans). C’est en fonction du niveau d'instruction et de bien-être économique du ménage que l’on constate les variations les plus importantes. En effet, il semble que l’acquisition d’un niveau d’instruction au moins secondaire contribue à retarder l’âge d’entrée en première union des femmes, celui-ci-étant estimé à 24,5 ans pour les femmes les plus instruites contre 19,4 ans pour les femmes sans instruction et 18,8 ans pour État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 49 celles ayant un niveau primaire. En outre, on constate que des ménages du quintile le plus bas à ceux du quintile le plus élevé, l’âge médian à la première union tend à être plus tardif, variant de 19,1 ans à 24,2 ans. Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques Âge médian à la première union des femmes de 20-49 ans et de 25-49 ans et, des hommes de 25-49 ans et de 30-49 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Âge des femmes Âge des hommes 20-49 25-49 25-49 30-49 Milieu de résidence Moroni a 21,0 a 26,6 Autres villes a 22,8 a 28,0 Ensemble urbain a 22,3 a 27,6 Rural a 20,2 a 26,7 Région/Ile Mwali 18,7 18,8 a 28,3 Ndzuwani a 20,8 a 25,9 Ngazidja a 20,7 a 27,7 Niveau d'instruction Aucun 19,3 19,4 24,3 24,6 Primaire 18,7 18,8 25,0 26,0 Secondaire ou + a 24,5 a 28,6 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 19,4 19,1 23,2 23,7 Second 19,5 19,5 a 26,5 Moyen a 20,3 a 26,5 Quatrième a 21,3 a 27,5 Le plus élevé a 24,2 a 29,3 Ensemble a 20,7 a 27,1 Note: L'âge à la première union est défini comme étant l'âge auquel l'enquêté(e) a commencé à vivre avec son premier conjoint(e)/partenaire. a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont commencé à vivre pour la première fois avec leur conjoint(e)/partenaire avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Le tableau 4.4 présente également les résultats concernant les hommes. Les variations de l’âge médian à la première union ne sont pas aussi importantes que chez les femmes mais on retrouve la même influence du niveau d’instruction et du niveau de bien-être économique sur l’âge à la première union que l’on a déjà observée chez les femmes. On peut cependant souligner qu’à la différence des femmes, c’est à Mwali que les hommes entrent en première union le plus tardivement (28,3 ans). 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS Le tableau 4.5 présente les pourcentages de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre certains âges exacts. On constate que 9 % des femmes de 25-49 ans avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts. Cette proportion est de 43 % avant d’atteindre 20 ans. À 25 ans exacts, près des deux tiers des femmes (64 %) avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels. L’âge médian aux premiers rapports sexuels des femmes de 25-49 ans à l’enquête est estimé à 21,0 ans. On note une diminution des rapports sexuels précoces (à 15 ans) des générations anciennes aux plus récentes, la proportion étant passée de 13 % parmi les femmes âgées de 45-49 ans à l’enquête à 8 % parmi celles de 20-24 ans. On note également dans les générations une légère tendance au vieillissement de l’âge médian aux premiers rapports sexuels. Par ailleurs, on constate que cet âge aux premiers rapports sexuels est plus tardif que l’âge d’entrée en première union. Il faut remarquer également que les proportions de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels en atteignant chaque âge exact sont toujours moins élevées que celles des femmes déjà en union au même âge. 50 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans ayant eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre certains âges exacts, pourcentage n'ayant jamais eu de rapports sexuels et âge médian aux premiers rapports sexuels, selon l'âge actuel, Comores 2012 Âge actuel Pourcentage ayant déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre l'âge exact de : Pourcentage n'ayant jamais eu de rapports sexuels Effectif Âge médian aux premiers rapports sexuels 15 18 20 22 25 FEMME 15-19 5,7 na na na na 79,5 1 315 a 20-24 7,8 28,3 44,7 na na 39,6 995 a 25-29 7,3 29,1 41,9 55,1 69,0 16,1 899 21,1 30-34 10,1 29,3 42,4 52,1 61,5 6,6 744 21,1 35-39 9,2 29,5 41,2 51,8 60,1 3,6 629 21,2 40-44 10,7 28,5 41,5 54,5 61,7 1,2 451 21,0 45-49 12,8 37,1 49,5 60,3 70,8 0,0 295 20,1 20-49 9,0 29,5 43,1 na na 15,3 4 014 a 25-49 9,4 29,9 42,6 54,1 64,4 7,3 3 018 21,0 15-24 6,6 na na na na 62,3 2 311 a HOMME 15-19 7,9 na na na na 63,6 522 a 20-24 12,7 38,0 64,5 na na 27,9 305 18,9 25-29 10,2 35,9 61,6 69,9 83,5 7,7 281 19,0 30-34 7,7 36,1 56,5 70,1 80,3 4,9 269 19,4 35-39 4,7 27,6 47,2 61,5 77,8 1,2 280 20,3 40-44 6,4 29,6 44,3 65,0 72,8 0,0 184 20,4 45-49 6,4 25,2 40,1 60,5 70,9 0,6 160 20,6 20-49 8,4 32,9 54,1 na na 8,4 1 478 19,6 25-49 7,2 31,5 51,4 65,9 78,0 3,3 1 173 19,9 15-24 9,7 na na na na 50,4 827 a 20-59 7,8 32,0 52,9 na na 7,5 1 645 19,7 25-59 6,6 30,6 50,3 64,6 76,4 2,9 1 340 20,0 na = non applicable pour cause de troncature. a = non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre le début du groupe d'âges. En ce qui concerne les hommes, les résultats montrent que l'âge médian aux premiers rapports sexuels est estimé à 19,9 ans pour les hommes de 25-49 ans à l’enquête. Cet âge est inférieur à celui des femmes (21,0 ans). En outre, on note dans les générations une tendance au rajeunissement de cet âge médian. celui-ci étant passé de 20,6 ans chez ceux âgés de 45-49 ans à l’enquête à 18,9 ans chez ceux de 20-24 ans. Par ailleurs, à la différence des femmes dont les premiers rapports sexuels ont lieu, en général, au moment de la première union, l'âge médian aux premiers rapports sexuels des hommes est beaucoup plus précoce que celui de la première union. Ainsi, chez les hommes de 25-29 ans, l’âge aux premiers rapports sexuels est de 19 ans alors que celui de la première union est de 24,3 ans. Le tableau 4.6 présente l’âge médian aux premiers rapports sexuels des femmes et des hommes selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Chez les femmes, c’est à Mwali que l’âge médian aux premiers rapports sexuels est le plus précoce (17,6 ans parmi les femmes de 25-49 ans). À l’opposé, c’est parmi les femmes qui ont un niveau d’instruction au moins secondaire et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé que cet âge médian aux premiers rapports sexuels est le plus tardif (respectivement 24,4 ans et 24,8 ans). Chez les hommes, l’âge médian aux premiers rapports sexuels ne présente pas de variation très importante. On peut simplement mentionner qu’il est plus tardif à Ndzuwani qu’à Mwali (19,5 ans contre 18,4 ans). État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 51 Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques Âge médian aux premiers rapports sexuels des femmes de 20-49 ans et de 25-49 ans et des hommes de 20-59 ans et de 25-59 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Âge des femmes Âge des hommes 20-49 25-49 20-59 25-59 Milieu de résidence Moroni a 21,4 a 20,6 Autres villes a 22,7 18,7 18,7 Ensemble urbain a 22,3 19,1 19,3 Rural a 20,7 a 20,4 Région/Ile Mwali 17,8 17,6 18,4 18,6 Ndzuwani a 21,4 19,5 19,6 Ngazidja a 21,2 a 20,4 Niveau d'instruction Aucun 19,6 19,8 a 20,8 Primaire 19,5 19,6 19,6 19,8 Secondaire ou + a 24,4 19,4 19,6 Quintiles de bien-être économique Le plus bas a 19,9 a 20,3 Second 19,8 19,9 a 20,5 Moyen a 20,4 19,9 20,2 Quatrième a 21,1 19,7 20,0 Le plus élevé a 24,8 18,9 19,0 Ensemble a 21,0 19,7 20,0 a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Le graphique 4.2 présente, pour les femmes, une comparaison de l’âge médian d’entrée en première union et de l’âge médian aux premiers rapports sexuels. On constate que quel que soit le milieu de résidence ou le niveau d’instruction, l’âge médian aux premiers rapports sexuels est supérieur à celui de l’âge d’entrée en première union, ce qui signifie qu’aux Comores, les premiers rapports sexuels ont, généralement, lieu au moment de la première union. Graphique 4.2 Âges médians des femmes de 25-49 ans à la première union et aux premiers rapports sexuels 25 19 19 20 23 21 21 24 20 20 21 23 21 21 Secondaire ou plus Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Autres villes Moroni RÉSIDENCE COMORES Âge (en années) 1ers Rapports sexuels 1ère Union EDSC-MICS II 2012 52 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE Le tableau 4.7.1 présente la répartition des femmes de 15-49 ans en fonction du moment où ont eu lieu leurs derniers rapports sexuels par caractéristiques sociodémographiques. Au moment de l'enquête, près d’un tiers des femmes n’avaient jamais eu de rapports sexuels (31 %). Un peu moins de la moitié des femmes (48 %) avaient eu leurs derniers rapports sexuels au cours des quatre dernières semaines et sont considérées comme étant sexuellement actives. Enfin, pour 8 % des femmes, les derniers rapports sexuels avaient eu lieu il y a plus d’un an. Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du moment auquel ont eu lieu leurs derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Derniers rapports sexuels : N'a jamais eu de rapports sexuels Total Effectif de femmes Au cours des quatre dernières semaines Au cours de la dernière année1 Il y a un an ou plus Manquant Groupe d'âges 15-19 13,3 5,1 1,9 0,2 79,5 100,0 1 315 20-24 42,5 13,0 4,7 0,2 39,6 100,0 995 25-29 60,7 14,6 7,9 0,7 16,1 100,0 899 30-34 67,1 17,5 8,4 0,4 6,6 100,0 744 35-39 68,0 17,5 10,3 0,6 3,6 100,0 629 40-44 65,0 13,7 17,7 2,5 1,2 100,0 451 45-49 63,2 17,0 18,7 1,0 0,0 100,0 295 État matrimonial Célibataire 3,3 2,4 0,8 0,2 93,3 100,0 1 720 En union 75,5 16,3 6,0 0,8 1,3 100,0 3 261 En rupture d'union 8,9 30,6 56,4 0,8 3,4 100,0 348 Durée de l'union2 0-4 ans 73,1 16,6 5,3 0,3 4,8 100,0 765 5-9 ans 78,0 15,3 5,2 1,5 0,0 100,0 545 10-14 ans 79,2 13,8 5,8 1,0 0,3 100,0 419 15-19 ans 78,3 15,4 6,1 0,2 0,0 100,0 304 20-24 ans 76,0 13,7 9,1 1,2 0,0 100,0 210 25 ans+ 72,0 16,4 9,4 2,2 0,0 100,0 151 Marié plus d'une fois 73,8 19,0 6,0 0,6 0,7 100,0 868 Milieu de résidence Moroni 55,8 15,2 5,9 0,5 22,5 100,0 535 Autres villes 45,9 12,0 6,3 0,9 35,0 100,0 1 227 Ensemble urbain 48,9 13,0 6,2 0,8 31,2 100,0 1 762 Rural 47,3 12,7 8,3 0,5 31,1 100,0 3 567 Région/Ile Mwali 55,7 15,8 5,7 0,2 22,7 100,0 323 Ndzuwani 50,0 9,1 4,7 0,4 35,8 100,0 2 424 Ngazidja 44,8 15,9 10,6 0,8 27,8 100,0 2 582 Niveau d'instruction Aucun 64,9 15,5 9,3 0,4 9,8 100,0 1 652 Primaire 52,3 15,6 7,6 0,6 23,9 100,0 1 046 Secondaire ou + 35,3 9,9 6,5 0,7 47,5 100,0 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 54,1 10,7 6,4 0,4 28,4 100,0 868 Second 47,7 13,6 5,7 0,3 32,7 100,0 1 073 Moyen 51,2 12,3 6,7 0,8 29,0 100,0 1 095 Quatrième 45,6 14,9 8,4 0,7 30,4 100,0 1 123 Le plus élevé 42,4 12,0 10,4 0,7 34,5 100,0 1 171 Ensemble3 47,9 12,8 7,6 0,6 31,2 100,0 5 329 1 Non compris les femmes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 4 dernières semaines. 2 Non compris les femmes qui ne sont pas actuellement en union. 3 Y compris 16 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. En fonction de l'âge, on constate que les proportions de femmes sexuellement actives augmentent régulièrement d’un minimum de 13 % à 15-19 ans à 68 % à 35-39 ans pour, ensuite, diminuer légèrement et atteindre 63 % à 45-49 ans. Les résultats selon l’état matrimonial montrent que plus des trois quarts des femmes en union avaient eu leurs derniers rapports sexuels au cours des quatre dernières semaines contre 9 % parmi celles en rupture d’union et 3 % parmi les célibataires. Par contre, on ne constate pas de variation importante selon la durée de l’union. Les variations selon le milieu de résidence sont très faibles entre les milieux urbain et rural. Par contre, c’est à Moroni que l’on constate la proportion de femmes sexuellement actives la plus élevée (56 %). État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 53 En ce qui concerne l'île de résidence, on constate que c’est à Mwali que la proportion de femmes sexuellement actives est la plus élevée (56 %). Cet écart avec les autres îles s’explique, en grande partie, par une différence d’âge à la première union. En effet, c’est à Mwali que l’âge d’entrée en première union est le plus précoce. C’est aussi à Mwali que la proportion de femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels est la plus faible (23 %). Par ailleurs, les proportions de femmes sexuellement actives au cours des quatre dernières semaines diminuent avec le niveau d’instruction (de 65 % pour celles sans instruction à 35 % pour celles de niveau secondaire ou plus). Rappelons que les femmes de niveau secondaire se marient et ont leurs premiers rapports sexuels beaucoup plus tardivement que les autres, ce qui explique cette différence. On constate d’ailleurs que parmi les femmes de niveau secondaire ou plus, 48 % n’avaient jamais eu de rapports sexuels contre 10 % parmi celles sans instruction. Le tableau 4.7.2 présente les résultats concernant l'activité sexuelle des hommes. On constate, qu'au moment de l'enquête, 23 % des hommes de 15-49 ans n'avaient jamais eu de rapports sexuels. À l’opposé, 56 % avaient eu leurs derniers rapports sexuels durant les quatre semaines précédant l'interview. On n’observe pas ici les mêmes types de variations par âge que celles notées pour les femmes : la proportion augmente régulièrement avec l'âge pour atteindre 82 % à 40-49 ans. Les résultats selon l’état matrimonial mettent en évidence des différences importantes avec les femmes ; en effet, 24 % d’hommes célibataires contre 3 % chez les femmes ont été sexuellement actifs au cours des quatre dernières semaines. Les variations selon la durée de l’union ne sont pas importantes. Enfin, on retrouve globalement, en fonction du niveau d’instruction et du niveau de bien-être-économique, les mêmes tendances que celles observées chez les femmes. 54 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes Répartition (en %) des hommes en fonction du moment auquel ont eu lieu leurs derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Derniers rapports sexuels : N'a jamais eu de rapports sexuels Total Effectif d'hommes Au cours des quatre dernières semaines Au cours de la dernière année1 Il y a un an ou plus Manquant Groupe d'âges 15-19 17,3 14,7 4,2 0,2 63,6 100,0 522 20-24 40,9 26,7 4,6 0,0 27,9 100,0 305 25-29 71,1 15,5 4,8 0,8 7,7 100,0 281 30-34 77,4 15,6 1,6 0,6 4,9 100,0 269 35-39 78,7 17,5 2,1 0,5 1,2 100,0 280 40-44 82,2 13,1 3,2 1,4 0,0 100,0 184 45-49 81,5 15,3 1,7 0,9 0,6 100,0 160 État matrimonial Célibataire 23,5 18,0 4,9 0,2 53,3 100,0 843 En union 83,6 14,3 1,0 0,8 0,4 100,0 1 064 En rupture d'union 39,6 39,8 16,9 0,4 3,3 100,0 93 Durée de l'union2 0-4 ans 83,3 14,0 1,2 0,0 1,6 100,0 216 5-9 ans 82,8 13,3 2,3 1,6 0,0 100,0 160 10-14 ans 82,7 12,2 1,4 3,7 0,0 100,0 100 15-19 ans 79,5 20,0 0,5 0,0 0,0 100,0 73 20-24 ans (90,1) (9,9) (0,0) (0,0) (0,0) 100,0 38 25 ans+ * * * * * 100,0 21 Marié plus d'une fois 83,7 15,1 0,6 0,5 0,1 100,0 457 Milieu de résidence Moroni 58,9 20,6 3,8 0,7 16,1 100,0 253 Autres villes 57,6 18,8 2,9 0,1 20,6 100,0 472 Ensemble urbain 58,1 19,4 3,2 0,3 19,0 100,0 726 Rural 55,2 15,7 3,5 0,7 25,0 100,0 1 273 Région/Ile Mwali 59,1 19,6 3,1 0,0 18,3 100,0 146 Ndzuwani 60,4 14,6 2,4 0,4 22,1 100,0 855 Ngazidja 52,2 18,8 4,3 0,7 24,0 100,0 998 Niveau d'instruction Aucun 73,4 15,1 3,7 0,3 7,5 100,0 320 Primaire 53,4 16,8 2,9 0,4 26,6 100,0 554 Secondaire ou + 52,7 17,8 3,6 0,7 25,4 100,0 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 59,2 13,0 3,8 0,3 23,7 100,0 311 Second 58,7 16,6 2,0 0,7 22,1 100,0 383 Moyen 56,0 16,6 2,4 1,1 23,9 100,0 445 Quatrième 54,0 19,1 3,7 0,0 23,1 100,0 412 Le plus élevé 54,2 18,9 5,0 0,5 21,4 100,0 449 Ensemble 15-493 56,2 17,1 3,4 0,5 22,8 100,0 1 999 50-59 76,3 15,9 7,2 0,7 0,0 100,0 168 Ensemble 15-59 57,8 17,0 3,7 0,5 21,0 100,0 2 167 Note: Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Non compris les hommes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 4 dernières semaines. 2 Non compris les hommes qui ne sont pas actuellement en union. 3 Y compris 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Fécondité • 55 FÉCONDITÉ 5 e chapitre présente les résultats concernant la fécondité, en particulier les niveaux et tendances au niveau national, au niveau des milieux de résidence, urbain et rural, et des trois îles. Dans ce chapitre, sont également présentés, entre autres, l’âge à la première naissance ainsi que les variations du niveau de la fécondité selon le niveau d’instruction des femmes et le statut socio-économique du ménage. Enfin, le niveau de la fécondité chez les adolescentes clôture ce chapitre. Comme il s’agit d’une enquête rétrospective, les données collectées permettent d’estimer, non seulement le niveau de la fécondité sur la période actuelle, mais aussi de retracer les tendances passées de la fécondité. 5.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE Le niveau de la fécondité actuelle ainsi que ses variations différentielles sont mesurés par les taux de fécondité par groupe d’âges et l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) ou somme des naissances réduites. Les taux de fécondité par groupe d’âges sont calculés en rapportant les naissances issues de chaque groupe d’âges à l’effectif des femmes de ce groupe. Ils constituent des mesures courantes de la fécondité. Quant à l’ISF, qui est un indice de fécondité du moment, il est calculé à partir du cumul des taux de fécondité par groupe d’âges. Il correspond au nombre moyen d’enfants que les femmes auraient à la fin de leur vie féconde si les taux de fécondité par groupe d’âges actuels restaient invariables. Le tableau 5.1 présente quatre indicateurs de mesure du niveau de la fécondité : les taux de fécondité par groupe d’âges, l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) pour les trois années ayant précédé l’enquête, ainsi que le Taux Global de Fécondité Générale (TGFG) et le Taux Brut de Natalité (TBN). Ces indicateurs sont présentés pour chaque milieu de résidence. C Principaux résultats • Le nombre moyen d’enfants par femme pour les trois années ayant précédé l’enquête est estimé à 4,3. Ce nombre moyen est passé de 5,1 en 1996 à 4,3 en 2012. • Le nombre moyen d’enfants par femme varie de 4,8 en milieu rural à 2,8 à Moroni. • Trente pour cent des naissances se produisent dans un intervalle inférieur à 2 ans après la naissance précédente. • Environ une jeune femme de 15-19 ans sur dix (11 %) a déjà commencé sa vie féconde. 56 • Fécondité Tableau 5.1 Fécondité actuelle Taux de fécondité par âge, Indice Synthétique de Fécondité (ISF), et Taux Global de Fécondité Générale (TGFG) et Taux Brut de Natalité (TBN) pour la période des trois années ayant précédé l’enquête selon le milieu de résidence, Comores 2012 Groupe d’âges Milieu de résidence Ensemble urbain Rural Ensemble Moroni Autres villes 15-19 55 70 66 72 70 20-24 107 153 135 189 171 25-29 123 181 160 216 197 30-34 122 184 165 224 205 35-39 97 100 100 147 131 40-44 52 50 51 70 63 45-49 6 21 18 34 28 ISF (15-49) 2,8 3,8 3,5 4,8 4,3 TGFG 97 124 116 154 141 TBN 26,0 28,3 27,7 34,5 32,3 Notes: Les taux sont exprimés pour 1 000 femmes. Les taux pour le groupe d’âges 45-49 ans peuvent être légèrement biaisés pour cause de troncature. Les taux correspondent à la période 1-36 mois avant l’interview. ISF: Indice Synthétique de Fécondité exprimé pour une femme. TGFG: Taux Global de Fécondité Générale exprimé pour 1 000 femmes âgées de 15-44 ans. TBN: Taux Brut de Natalité exprimé pour 1 000 individus. Les taux de fécondité par âge et selon le milieu de résidence sont représentés au Graphique 5.1. On constate que les taux de fécondité augmentent régulièrement pour atteindre leur maximum à 30-34 ans (205 ‰) avant de diminuer de façon très rapide puisqu’à 35-39 ans le taux n’est plus que de 131 ‰ et atteint un minimum de 28 ‰ à 45-49 ans. On observe une fécondité tardive qui atteint très rapidement son niveau élevé entre 25 et 34 ans. On observe aussi une fécondité relativement faible à 15-19 ans (70 ‰). En arrivant en fin de vie féconde, une femme comorienne donnerait naissance, en moyenne, à 4,3 enfants. Graphique 5.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence Les résultats montrent que la tendance par âge des taux de fécondité générale est similaire quel que soit le milieu de résidence. Par contre, le niveau de la fécondité varie de manière importante entre tous les Fécondité • 57 milieux de résidence. On note en effet des différences de fécondité à tous les âges et les femmes du milieu rural ont une fécondité plus précoce qu’en milieu urbain, laquelle atteint son maximum à 30-34 ans avec 224 pour mille en milieu rural contre 165 pour mille en milieu urbain. Le milieu urbain n’est pas homogène, le taux de fécondité générale à 30-34 ans variant de 184 ‰ dans les autres villes à 122 ‰ à Moroni. Le tableau 5.2 présente l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) selon le milieu et l’île de résidence, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique. L’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) varie de 3,5 enfants par femme en milieu urbain à 4,8 en milieu rural. Cela signifie que, si les niveaux actuels de fécondité se maintenaient invariables, une femme du milieu rural aurait, en fin de vie féconde 1,3 enfants de plus qu’une femme résidant en milieu urbain. Par ailleurs, au niveau des îles, on note que Ndzuwani est l’île où la fécondité est la plus élevée : en effet, l’ISF varie de 3,5 enfants par femme à Ngazidja à 5,2 à Ndzuwani. L’ISF de Mwali est de 5,0 enfants par femme. Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques Indice Synthétique de Fécondité pour les trois années ayant précédé l’enquête, pourcentage de femmes de 15-49 ans actuellement enceintes et nombre moyen d’enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans, selon certaines caractéristiques, Comores 2012 Caractéristique Indice synthétique de fécondité Pourcentage de femmes de 15- 49 ans actuellement enceintes Nombre moyen d’enfants nés vivants des femmes de 40- 49 ans Milieu de résidence Moroni 2,8 6,5 3,4 Autres villes 3,8 4,1 4,9 Ensemble urbain 3,5 4,8 4,5 Rural 4,8 7,5 5,7 Région/Ile Mwali 5,0 6,8 6,3 Ndzuwani 5,2 6,7 5,8 Ngazidja 3,5 6,5 4,6 Niveau d’instruction Aucun 5,9 7,5 6,0 Primaire 4,9 10,5 5,2 Secondaire ou + 3,1 4,5 3,7 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 6,7 6,9 6,8 Second 4,6 8,4 6,2 Moyen 4,2 7,4 5,7 Quatrième 3,5 4,8 4,8 Le plus élevé 3,4 5,7 3,6 Ensemble 4,3 6,6 5,3 Note: l’Indice Synthétique de Fécondité correspond à la période 1-36 mois avant l’interview. En ce qui concerne le niveau d’instruction, on constate que la fécondité des femmes scolarisées est nettement inférieure à celle des femmes sans instruction. En effet, les valeurs de l’ISF varient de 5,9 enfants pour les femmes sans instruction à 4,9 pour les femmes ayant un niveau d’instruction primaire et à 3,1 pour les femmes de niveau d’instruction secondaire ou plus. Ces écarts importants s’expliquent, en partie, par un écart d’âge à la première union et par une différence d’utilisation de la contraception entre ces catégories de femmes. En effet, une augmentation du niveau d’instruction est généralement associée à une entrée en première union plus tardive et à une utilisation plus fréquente de la contraception (voir Chapitres 4 et 7). On note également que l’ISF diffère selon le niveau de bien-être économique du ménage dans lequel vit la femme, l’ISF des femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (6,7 enfants par femme) étant environ deux fois plus élevé que celui des femmes appartenant aux ménages du quintile le plus élevé (3,4 enfants par femme). 58 • Fécondité Le tableau 5.2 présente également le nombre moyen d’enfants nés vivants pour les femmes de 40- 49 ans. L’ISF mesure la fécondité actuelle ou du moment alors que ce nombre moyen représente le résultat de la fécondité passée des femmes enquêtées. Chez les femmes de 40-49 ans, ce nombre moyen peut être assimilé à la descendance finale des femmes qui atteignent la fin de leur vie reproductive. Dans l’hypothèse où la fécondité reste invariable, cette descendance tend à se rapprocher de l’ISF. Par contre, si l’ISF se révèle inférieur au nombre moyen d’enfants par femme en fin de vie féconde, cela peut traduire une tendance à la baisse de la fécondité. Comme le montre le tableau 5.2, dans l’ensemble, la descendance finale, estimée à 5,3 enfants par femme, est nettement supérieure à l’ISF (4,3), ce qui suggère que la fécondité a baissé au cours des dernières années. Cet écart entre les deux indicateurs de fécondité s’observe quel que soit le milieu où réside la femme et par rapport aux autres caractéristiques de la femme tels que le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage, sauf parmi les femmes sans instruction et celles dont le ménage appartient au quintile le plus bas. Le tableau 5.2 présente un dernier indicateur, à savoir le pourcentage de femmes qui se sont déclarées enceintes au moment de l’enquête. Il faut préciser qu’il y a des femmes enquêtées en début de grossesse qui ne savent pas si elles sont enceintes et qui, par conséquent, n’ont pas déclaré leur état. Cependant, on peut noter que cette proportion, estimée à 6,6 % au niveau national, varie selon le milieu où réside la femme, le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique, ce qui atteste de la cohérence de ces données collectées sur la fécondité. 5.2 TENDANCE DE LA FÉCONDITÉ Les données collectées au cours de l’EDSC-MICS II 2012 sont comparables à celles collectés lors de la première EDS réalisée en 1996 et permettent donc de retracer les tendances de la fécondité entre ces deux dates. Le graphique 5.2 représente les courbes des taux de fécondité pour les deux enquêtes. On remarque que les deux courbes ont la même allure pour les deux périodes. Par contre, on observe que les taux de fécondité de 2012 sont plus faibles que ceux de 1996, sauf aux âges les plus jeunes et aux âges les plus vieux. Le niveau de la fécondité a nettement diminué entre ces deux périodes. Comme on peut le voir au tableau 5.3, l’ISF est passé de 5,1 en 1996 à 4,3 enfants par femme en 2012. On note également que les autres indicateurs de la fécondité ont baissé, le TGFG et le TBN étant passé de respectivement 161 ‰ et 33,9 ‰ en 1996 contre 141 ‰ et 32,3 ‰ en 2012. Tableau 5.3 Fécondité par âge et par source Taux de fécondité par âge et Indice Synthétique de Fécondité selon l’EDSC I (1996) et l’EDSC-MICS II 2012 Groupe d’âges EDSC I 19961 EDSC-MICS II 20122 15-19 66 70 20-24 196 171 25-29 237 197 30-34 246 205 35-39 164 131 40-44 78 63 45-49 29 28 ISF (15-49) 5,1 4,3 TGFG 161 141 TBN 33,9 32,3 Note: Taux de fécondité par groupe d’âges pour 1 000 femmes. 1 Enquête Démographique et de santé aux Comores, EDSC I 1996. 2 Enquête Démographique et de Santé aux Comores, EDSC-MICS II 2012. Fécondité • 59 Graphique 5.2 Fécondité par âge selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 Les données collectées lors de l’enquête permettent également de retracer les tendances passées de la fécondité à partir des taux de fécondité des groupes d’âges des femmes, par périodes quinquennales avant l’enquête, selon l’âge de la mère au moment de la naissance de l’enfant (Tableau 5.4 et Graphique 5.3). On relève que les taux de fécondité ont baissé de la période la plus ancienne (15-19 ans avant l’enquête) à la période la plus récente (0-4 ans avant l’enquête), passant, dans le groupe d’âges 25-29 ans, de 275 ‰ à 195 ‰. Tableau 5.4 Tendance de la fécondité par âge Taux de fécondité par âge par période de cinq ans ayant précédé l’enquête, selon l’âge de la mère au moment de la naissance de l’enfant, Comores 2012 Groupe d’âges Nombre d’années ayant précédé l’enquête 0-4 5-9 10-14 15-19 15-19 71 89 96 111 20-24 167 185 196 214 25-29 195 226 233 275 30-34 208 220 233 [273] 35-39 140 166 [201] - 40-44 67 [87] - - 45-49 [27] - - - Note: Les taux de fécondité par groupe d’âges sont exprimés pour 1 000 femmes. Les taux entre crochets sont tronqués. Les taux excluent le mois de l’interview. 60 • Fécondité Graphique 5.3 Taux de fécondité par âge par période de 5 ans ayant précédé l’EDSC-MICS II 2012 En outre, pour dégager de manière plus détaillée une tendance globale de la fécondité, on a calculé pour chaque période de cinq ans avant chaque EDS, l’ISF des femmes de 15-34 ans, âges auxquels elles ont déjà constitué l’essentiel de leur descendance. Les résultats présentés au graphique 5.4 mettent en évidence une tendance régulière à la baisse de la fécondité. Graphique 5.4 Tendance de l’ISF pour les femmes de 15-34 ans par période de 5 ans avant l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 4.4 3.8 3.6 3.2 5.3 5.0 4.6 3.9 0 1 2 3 4 5 6 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 Enfants par femme Année centrale des estimations EDSC-MICS II 2012 EDSC I 1996 Fécondité • 61 5.3 ENFANTS VIVANTS ET ENFANTS SURVIVANTS À partir du nombre total d’enfants nés vivants que les femmes ont eus au cours de leur vie féconde, on a calculé les parités moyennes par groupe d’âges, pour l’ensemble des femmes et pour les femmes actuellement en union (Tableau 5.5). Au moment de l’enquête, les femmes de 15-49 ans ont donné naissance, en moyenne, à 2,17 enfants dont 2,04 sont encore en vie, ce qui signifie qu’environ 6 % de leurs enfants sont décédés. On observe d’abord une augmentation régulière et rapide des parités avec l’âge de la femme : de 0,14 enfant en moyenne à moins de 20 ans à 1,74 enfant à 25-29 ans ; en fin de vie féconde, à l’âge de 45-49 ans, une femme a donné naissance, en moyenne, à 5,5 enfants. Par ailleurs, la répartition de toutes les femmes selon le nombre de naissances met en évidence une fécondité précoce assez faible, puisque seulement 10 % des jeunes femmes de moins de 20 ans et 40 % de celles de 20-24 ans ont déjà donné naissance à, au moins, un enfant. En outre, la fécondité des femmes actuellement en union diffère peu de l’ensemble des femmes, sauf aux âges les plus jeunes où la proportion de femmes qui ne sont pas encore en union est encore importante. En effet, dans la société comorienne, les enfants hors mariage sont mal considérés : la fécondité est généralement légitime. Ainsi, 57 % des femmes de 15-49 ans actuellement en union ont déjà eu, au moins, un enfant contre 10 % pour toutes les femmes du même groupe d’âges. À 20-24 ans, 69 % des femmes en union ont déjà eu, au moins, un enfant contre 40 % pour toutes les femmes. Cependant, à partir de 30-34 ans, âges auxquels la majorité des femmes sont en union, les écarts se réduisent considérablement, 89 % des femmes en union contre 81 % pour l’ensemble des femmes ayant déjà eu, au moins, un enfant. De manière générale, les femmes en union qui restent volontairement sans enfant sont relativement rares aux Comores. Par conséquent, la parité zéro des femmes actuellement en union et âgées de 45-49 ans (âges auxquels l’arrivée d’un premier enfant est peu probable) permet d’estimer le niveau de la stérilité totale ou primaire. Aux Comores, 6 % des femmes de 45-49 ans en union n’ont jamais eu d’enfant et peuvent être considérées comme stériles. Tableau 5.5 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes Répartition (en %) de toutes les femmes de 15-49 ans et des femmes actuellement en union de 15-49 ans par nombre d’enfants nés vivants, nombre moyen d’enfants nés vivants et nombre moyen d’enfants survivants, selon le groupe d’âges des femmes, Comores 2012 Groupe d’âges Nombre d’enfants nés vivants Nombre moyen d’enfants nés vivants Nombre moyen d’enfants survivants0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10+ Total Effectif de femmes TOUTES LES FEMMES Groupe d’âges 15-19 89,7 7,3 2,6 0,5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 315 0,14 0,13 20-24 60,0 14,6 12,2 8,4 3,2 1,3 0,2 0,2 0,0 0,0 0,0 100,0 995 0,85 0,82 25-29 38,9 14,2 13,9 14,5 9,4 5,5 2,4 0,8 0,4 0,1 0,0 100,0 899 1,74 1,65 30-34 18,8 13,5 11,8 12,6 14,1 12,6 7,6 4,1 4,1 0,2 0,5 100,0 744 3,08 2,91 35-39 12,7 6,1 9,2 13,3 11,9 11,3 10,2 10,7 7,9 3,4 3,2 100,0 629 4,34 4,11 40-44 4,9 5,7 8,7 11,4 17,5 9,4 11,4 9,3 6,5 7,2 8,0 100,0 451 5,11 4,75 45-49 6,5 4,9 6,9 7,4 10,9 11,3 15,0 10,7 10,2 6,4 9,8 100,0 295 5,55 5,08 Ensemble 44,8 10,3 9,1 8,8 7,6 5,7 4,5 3,4 2,7 1,4 1,7 100,0 5 329 2,17 2,04 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION Groupe d’âges 15-19 43,2 39,2 14,8 2,9 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 216 0,77 0,72 20-24 30,7 24,1 21,3 15,3 5,7 2,4 0,4 0,3 0,0 0,0 0,0 100,0 526 1,51 1,45 25-29 24,5 17,4 17,2 17,7 11,7 7,1 3,2 0,8 0,3 0,1 0,0 100,0 676 2,15 2,04 30-34 11,0 14,2 13,1 14,3 15,1 14,0 8,1 4,7 4,8 0,2 0,6 100,0 637 3,41 3,21 35-39 8,9 6,1 9,8 13,0 12,0 12,0 11,0 11,5 8,8 3,6 3,2 100,0 567 4,57 4,33 40-44 4,1 5,3 7,3 11,1 17,7 9,6 10,5 10,4 6,9 8,2 9,0 100,0 390 5,35 4,97 45-49 5,8 4,8 6,1 6,1 11,5 12,4 17,2 10,2 10,0 4,9 10,9 100,0 249 5,65 5,21 Ensemble 17,5 14,9 13,6 13,2 11,4 8,8 6,8 5,2 4,1 2,0 2,6 100,0 3 261 3,27 3,08 62 • Fécondité 5.4 INTERVALLES INTERGÉNÉSIQUES La durée de l’intervalle qui sépare la naissance d’un enfant de la naissance précédente a une influence sur l’état de santé de la mère et de l’enfant. Pour cette raison, les campagnes de sensibilisation de la planification familiale dans le pays mettent l’accent sur l’espacement des naissances d’au moins deux ans, ce qui contribue à améliorer autant la santé de la mère que celle de l’enfant. Le tableau 5.6 présente la répartition des naissances ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête par nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente et le nombre médian de mois depuis la naissance précédente, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Les résultats montrent que 13 % des naissances ont eu lieu moins de 18 mois après la naissance précédente et 17 % des enfants sont nés entre 18 et 24 mois après leur aîné : au total donc, pour près de trois naissances sur dix (30 %), l’intervalle intergénésique est inférieur à deux ans. Près d’un autre tiers des naissances (31 %) se sont produites entre 24 et 36 mois après la naissance précédente et 39 % des naissances sont arrivées trois ans et plus après la naissance précédente. On note également que le nombre médian de mois depuis la naissance précédente est de 31,0 mois, soit deux ans et 7 mois. En d’autres termes, la moitié des naissances interviennent dans un intervalle inférieur à trois ans après la naissance précédente. Chez les femmes de 20-29 ans, on constate que l’intervalle intergénésique médian (28,0 mois) est plus court que chez celles âgées de 30-39 ans ou 40-49 ans (respectivement 34,0 et 39,2 mois). Par ailleurs, on constate une proportion élevée de naissances qui ont eu lieu dans un intervalle de deux ans ou plus chez les femmes de 20-29 ans (64 %) et de 30-39 ans (75 %). Fécondité • 63 Tableau 5.6 Intervalle intergénésique Répartition (en %) des naissances, autres que les naissances de rang un, ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête par nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, et nombre médian de mois depuis la naissance précédente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Mois depuis la naissance précédente Total Effectifs de naissances autres que de premier rang Nombre médian de mois depuis la naissance précédente 7-17 18-23 24-35 36-47 48-59 60+ Groupe d’âges 15-19 (33,9) (29,6) (25,0) (11,6) (0,0) (0,0) 100,0 45 (22,9) 20-29 17,1 19,5 33,8 15,4 7,3 7,0 100,0 1 003 28,0 30-39 9,3 15,4 31,0 17,6 12,3 14,5 100,0 1 175 34,0 40-49 8,8 12,4 23,3 18,9 13,8 22,7 100,0 282 39,2 Sexe de l’enfant précédent Masculin 12,8 15,2 32,7 17,1 9,4 12,7 100,0 1 286 31,4 Féminin 12,8 18,8 29,4 16,4 11,0 11,6 100,0 1 220 30,5 Survie de la naissance précédente Vivante 11,4 16,9 31,6 17,3 10,4 12,3 100,0 2 378 31,7 Décédée 38,4 17,7 22,3 6,1 6,8 8,7 100,0 128 21,8 Rang de naissance 2-3 14,9 19,1 29,1 17,5 8,7 10,6 100,0 1 133 29,6 4-6 9,7 15,4 33,0 16,6 10,9 14,4 100,0 944 32,7 7+ 14,2 14,4 32,1 15,2 12,6 11,5 100,0 430 31,1 Milieu de résidence Moroni 10,6 12,7 27,9 19,4 9,3 20,1 100,0 171 35,5 Autres villes 15,1 15,5 30,0 13,2 10,4 15,7 100,0 460 31,2 Ensemble urbain 13,9 14,8 29,4 14,9 10,1 16,9 100,0 631 31,9 Rural 12,5 17,7 31,7 17,4 10,3 10,5 100,0 1 875 30,6 Région/Ile Mwali 12,4 16,9 34,7 15,5 10,8 9,7 100,0 184 30,5 Ndzuwani 16,6 19,7 29,4 15,8 10,0 8,5 100,0 1 343 28,6 Ngazidja 7,7 13,1 32,8 18,4 10,4 17,6 100,0 979 34,3 Niveau d’instruction Aucun 13,2 17,8 31,8 17,0 10,4 10,0 100,0 1 326 30,5 Primaire 11,4 15,0 29,3 16,7 10,5 17,0 100,0 590 32,9 Secondaire ou + 13,6 16,9 31,5 16,1 9,6 12,3 100,0 585 30,4 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 15,5 21,4 30,6 15,0 10,3 7,1 100,0 679 28,5 Second 14,6 15,2 32,1 18,9 9,2 10,0 100,0 546 31,4 Moyen 9,0 14,6 32,6 16,8 10,8 16,1 100,0 476 32,6 Quatrième 9,6 14,7 29,3 20,9 9,3 16,2 100,0 453 34,5 Le plus élevé 14,2 17,0 30,9 11,2 12,0 14,6 100,0 352 29,9 Ensemble1 12,8 16,9 31,1 16,8 10,2 12,1 100,0 2 506 31,0 Note: Les naissances de rang 1 sont exclues. L’intervalle pour les naissances multiples est le nombre de mois écoulés depuis la grossesse précédente qui a abouti à une naissance vivante. 1 Y compris 5 naissances autres que de premier rang, pour lesquelles le niveau d’instruction de la mère est manquant. On observe parfois que l’intervalle intergénésique varie en fonction du sexe de l’enfant précédent. On ne note pas ce type de relation ici, l’intervalle variant de 31,4 mois quand l’enfant précédent est un garçon à 30,5 mois quand c’est une fille. Par contre, les naissances suivant des enfants décédés se produisent plus rapidement que lorsque l’enfant précédent est toujours en vie : 56 % des naissances ont lieu moins de deux ans après la naissance de l’enfant précédent lorsque celui-ci est décédé contre 28 % lorsqu’il est toujours en vie. Ce résultat s’expliquerait par un effet de remplacement de l’enfant décédé et aussi par le fait que le décès d’un enfant peut, en raccourcissant la durée de l’allaitement et donc la durée de l’aménorrhée post-partum, exposer plus rapidement la mère à une nouvelle grossesse. Les données selon le milieu de résidence mettent en évidence un écart entre Moroni et les autres milieux de résidence. En effet, avec un nombre médian de 35,5 mois depuis la naissance précédente, Moroni se caractérise par la durée la plus longue de l’intervalle intergénésique. En outre, plus de trois naissances sur 64 • Fécondité quatre (77 %) ont eu lieu deux ans ou plus après la naissance de l’enfant précédent. Entre le milieu urbain et le milieu rural, l’écart n’est pas important (31,9 contre 30,6 mois). Les résultats montrent aussi que c’est à Ndzuwani, ou le niveau de la fécondité est le plus élevé, que la durée médiane de l’intervalle intergénésique est la plus courte (28,6 mois) et à Ngazidja qu’elle est la plus longue (34,3mois). Mohéli occupe une position intermédiaire avec une durée de 30,5 mois. Les résultats selon le niveau d’instruction de la mère font apparaître un intervalle intergénésique plus long parmi les naissances dont la mère a un niveau d’instruction primaire (32,9 mois) que chez celles dont la mère est sans instruction et celles dont la mère a un niveau au moins secondaire (30,5 et 30,4 mois). Du point de vue du niveau socio-économique du ménage, on note que l’intervalle médian augmente régulièrement jusqu’au quatrième quintile, avant de baisser chez les naissances du quintile le plus élevé, passant d’un minimum de 28,5 mois dans le premier quintile à 34,5 mois dans le quatrième quintile et à 29,9 mois dans le quintile le plus élevé. 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Après l’accouchement d’un enfant, l’exposition au risque de grossesse dépend de différents facteurs tels que la longueur de l’intervalle séparant la naissance de l’enfant et le retour de l’ovulation (aménorrhée post-partum), et la longueur de l’intervalle pendant laquelle la femme s’abstient de rapports sexuels (abstinence post-partum). La durée de l’aménorrhée post-partum est influencée par la fréquence et l’intensité de l’allaitement au sein. La combinaison de ces facteurs permet d’identifier les femmes qui ne sont pas susceptibles d’être exposées au risque de grossesse et d’évaluer la durée de l’insusceptibilité post-partum. Une femme est considérée comme insusceptible d’être exposée au risque de grossesse quand elle n’a pas repris les rapports sexuels depuis la dernière naissance (elle ne peut pas tomber enceinte), ou quand elle est en aménorrhée post-partum, ce qui signifie que ses risques de tomber enceinte sont minimes si elle reprend ses relations sexuelles sans moyen contraceptif. L’insusceptibilité se définit comme la période pendant laquelle une femme n’est pratiquement pas soumise au risque de grossesse par suite d’aménorrhée et/ou d’abstinence post-partum. Les données du tableau 5.7 présentent les pourcentages de naissances des trois années ayant précédé l’enquête dont les mères sont en aménorrhée, en abstinence post-partum et en insusceptibilité post- partum, selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance ainsi que les durées médiane et moyenne. Il faut préciser que cette durée d’aménorrhée post-partum est généralement influencée par la durée de l’allaitement (voir chapitre - Allaitement et état nutritionnel). Dans l’ensemble, 19 % des femmes sont toujours en aménorrhée. La proportion de naissances pour lesquelles la mère est en aménorrhée diminue rapidement avec l’augmentation du nombre de mois qui suivent la naissance. En effet, la proportion de naissances pour lesquelles les mères sont en aménorrhée post-partum passe de 67 % à moins de deux mois après la naissance à 31 % 10-11 mois après l’accouchement ; Au-delà de 24 mois, la proportion de femmes dont les règles ne sont pas encore revenues est inférieure à 9 % et cette proportion continue de diminuer Tableau 5.7 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum Pourcentage de naissances des trois années ayant précédé l’enquête dont les mères sont en aménorrhée, en abstinence et en insusceptibilité post-partum, selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance et durées médiane et moyenne, Comores 2012 Nombre de mois depuis la naissance Pourcentage de naissances pour lesquelles les mères sont : Effectif des naissances En aménorrhée En abstinence En insusceptibilité1 < 2 67,4 76,9 89,2 84 2-3 47,6 26,9 52,6 119 4-5 39,0 22,7 49,0 159 6-7 38,7 13,1 45,7 117 8-9 28,0 15,3 35,5 120 10-11 30,8 5,0 33,8 90 12-13 9,5 13,1 20,3 126 14-15 10,4 7,5 16,9 116 16-17 13,3 5,7 17,0 110 18-19 6,7 7,5 12,6 128 20-21 6,4 2,5 6,4 112 22-23 7,9 5,1 9,8 88 24-25 8,6 1,9 9,7 91 26-27 3,6 7,3 10,4 113 28-29 7,1 4,0 10,2 109 30-31 3,8 2,0 5,8 118 32-33 5,0 2,2 7,2 86 34-35 2,0 3,1 5,1 96 Ensemble 18,8 12,1 24,6 1 981 Médiane 2,4 1,9 4,3 na Moyenne 7,1 4,8 9,0 na Note: Les calculs sont basés sur le statut au moment de l’enquête. na = non applicable. 1 Y compris les naissances pour lesquelles les mères sont encore, soit en aménorrhée, soit en abstinence, (ou les deux), à la suite d’une naissance. Fécondité • 65 pour atteindre 2 % à 34-35 mois. La durée médiane de l’aménorrhée post-partum est très courte puisqu’elle s’établit à 2,4 mois ; la durée moyenne est de 7,1 mois. Traditionnellement, l’abstinence post-partum est pratiquée aux Comores pendant une période d’au moins 40 jours. Les données du tableau 4.6 indiquent que dans l’ensemble, pour 12 % des naissances ayant eu lieu au cours des 3 années avant l’enquête, les mères se sont abstenues de rapports sexuels. Le nombre de mois d’abstinence diminue avec le nombre de mois écoulés depuis la naissance. À moins de 2 mois après la naissance, pour plus des trois quarts des naissances, les mères se sont abstenues de relations sexuelles. À 12- 13 mois cette proportion est de 13 % et elle diminue au-delà. Les durées médiane et moyenne de l’abstinence post-partum sont, respectivement de 1,9 mois et 4,8 mois. La reprise des relations sexuelles a donc lieu assez rapidement après l’accouchement et, de ce fait, l’abstinence post-partum n’aura pratiquement aucun effet sur l’espacement des naissances. Comme le montre le tableau 4.7, dans l’ensemble pour 25 % des naissances, les femmes sont en insusceptibilité post-partum. Pour environ neuf naissances sur dix (89 %), les femmes sont en période de non-susceptibilité pendant moins de 2 mois après la naissance d’un enfant et à 12-13 moins, cette proportion concerne une naissance sur cinq (20 %). La durée médiane de l’insusceptibilité est de 4,3 mois et sa durée moyenne est estimée à 9,0 mois. Le tableau 5.8 présente les durées médianes d’aménorrhée, d’abstinence et d’insusceptibilité post- partum selon certaines caractéristiques sociodémographiques des femmes. On ne constate qu’une légère différence entre les femmes de 15-29 ans et celles de 30-49 ans, cela du fait d’une durée d’aménorrhée post- partum plus longue chez les femmes de 30-49 ans. Les résultats selon le milieu de résidence montrent que c’est en milieu rural que la durée d’insusceptibilité est la plus longue (5,5 mois) et dans les autres villes qu’elle est la plus courte (2,3 mois). Tableau 5.8 Durée médiane de l’aménorrhée, de l’abstinence post-partum et de l’insusceptibilité post-partum Nombre médian de mois d’aménorrhée, d’abstinence et d’insusceptibilité post-partum, à la suite d’une naissance ayant eu lieu au cours des trois années ayant précédé l’enquête selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Aménorrhée post-partum Abstinence post-partum Insusceptibilité post-partum1 Âge de la mère 15-29 2,0 2,0 4,6 30-49 3,0 1,9 4,1 Milieu de résidence Moroni 3,7 1,7 3,9 Autres villes 1,7 1,9 2,3 Ensemble urbain 2,1 1,8 2,9 Rural 2,7 2,0 5,5 Région/Ile Mwali 0,7 2,0 3,4 Ndzuwani 1,8 1,7 3,2 Ngazidja 4,7 2,3 6,2 Niveau d’instruction Aucun 2,4 1,8 7,0 Primaire 2,4 1,9 3,3 Secondaire ou + 2,1 2,1 4,6 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,3 1,7 7,2 Second 1,8 1,7 2,3 Moyen 2,8 2,2 5,5 Quatrième 4,5 2,0 4,9 Le plus élevé 1,8 2,2 2,6 Ensemble 2,4 1,9 4,3 Note: Les médianes sont basées sur le statut actuel. 1 Y compris les naissances pour lesquelles les mères sont encore, soit en aménorrhée, soit en abstinence, (ou les deux), à la suite d’une naissance. 66 • Fécondité En outre, on note une durée d’insusceptibilité post-partum beaucoup plus longue à Ngazidja (6,2 mois) que dans les autres îles (3,4 mois à Mohéli et 3,2 mois à Ndzuwani). Ces écarts sont déterminés par les durées différentes de l’aménorrhée post-partum. Cependant, on constate que le niveau d’instruction influe sur la durée médiane d’insusceptibilité qui varie de 7,0 mois chez les femmes sans instruction à 3,3 mois chez celles ayant un niveau primaire et à 4,6 mois chez celles ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus. Les résultats selon le statut socio-économique montrent que la durée d’insusceptibilité post-partum varie de manière irrégulière. C’est cependant dans le quintile le plus bas, que l’on constate la durée d’insusceptibilité post- partum la plus longue (7,2 mois contre 2,3 mois dans le second quintile et 2,6 mois dans le quintile le plus élevé. Les femmes cessent définitivement d’être exposées au risque de grossesse lorsqu’elles atteignent la ménopause. Dans le cadre de l’EDSC-MICS II 2012, les femmes ont été considérées comme ménopausées lorsque, n’étant ni enceintes ni en aménorrhée post-partum, elles n’avaient pas eu de règles pendant au moins six mois avant la période de l’enquête ou quand elles se sont déclarées elles-mêmes en ménopause. Les résultats sont présentés au tableau 5.9. Au moment de l’enquête, 6 % des femmes âgées de 30-49 ans ont été considérées comme étant en ménopause. Bien évidemment, la proportion de femmes ménopausées augmente avec l’âge : de 3 % chez celles de 30-34 ans, elle atteint 13 % à 44-45 ans, pour s’établir à 41 % en fin de période de procréation à 48-49 ans. 5.6 ÂGE À LA PREMIERE NAISSANCE L’âge auquel les femmes ont leur première naissance influence généralement leur descendance finale, en particulier, lorsque l’utilisation de la contraception est faible. Par exemple, si la femme commence très tôt à avoir des enfants dans un contexte où la pratique contraceptive est faible alors, on peut s’attendre à ce qu’elle ait un nombre élevé d’enfants. Cet âge a également des conséquences sur l’état de santé de la mère et de l’enfant. Il peut aussi être un facteur d’accroissement du risque de mortalité, soit de la mère ou de l’enfant. Le tableau 5.10 présente les pourcentages de femmes ayant eu une première naissance à certains âges exacts selon l’âge au moment de l’enquête et l’âge médian à la première naissance, c’est-à-dire l’âge auquel 50 % des femmes ont déjà eu leur premier enfant. Dans le groupe d’âges 15-19 ans, la quasi-totalité des femmes n’ont jamais donné naissance à un enfant (90 %). À 20-24 ans, cette proportion diminue mais concerne encore 60 % des femmes, ce qui traduit le caractère tardif de la fécondité aux Comores. La fécondité relativement marginale en dehors du cadre de l’union et l’entrée tardive des femmes en première union explique certainement ces résultats. Cependant, un tiers des femmes âgées de 25-49 ans à l’enquête avait déjà eu une naissance avant d’atteindre l’âge de 20 ans et à 25 ans, cette proportion concerne 58 % des femmes. L’âge médian à la première naissance est estimé à 23,0 ans. Cet âge médian a légèrement vieilli des générations les plus anciennes aux plus récentes, passant de 22,1 ans à 24,6 ans. Tableau 5.9 Ménopause Pourcentage de femmes de 30-49 ans qui sont en ménopause, selon l’âge, Comores 2012 Âge Pourcentage en ménopause1 Effectif de femmes Groupe d’âges 30-34 3,1 744 35-39 2,8 629 40-41 4,3 238 42-43 5,6 157 44-45 12,9 160 46-47 18,1 106 48-49 40,5 84 Ensemble 6,3 2 119 1 Pourcentage de toutes les femmes qui ne sont ni enceintes, ni en aménorrhée post-partum et dont les dernières règles ont eu lieu 6 mois ou plus avant l’enquête. Fécondité • 67 Tableau 5.10 Âge à la première naissance Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance avant d’atteindre certains âges exacts, pourcentage qui n’ont jamais eu d’enfant et âge médian à la première naissance selon l’âge actuel, Comores 2012 Âge actuel Pourcentage ayant eu une naissance avant d’atteindre l’âge exact de : 30 Pourcentage n’ayant jamais donné naissance Effectif de femmes Âge médian à la première naissance 15 18 20 22 25 Groupe d’âges 15-19 1,0 na na na na na 89,7 1 315 a 20-24 4,0 17,1 27,6 na na na 60,0 995 a 25-29 2,1 16,3 28,6 38,4 51,7 61,1 38,9 899 24,6 30-34 7,3 21,4 33,5 46,5 57,7 73,9 18,8 744 23,1 35-39 6,7 22,8 36,8 48,3 61,5 78,2 12,7 629 22,4 40-44 8,9 27,1 39,3 50,9 62,6 80,9 4,9 451 21,8 45-49 7,9 28,6 40,2 49,6 67,2 84,1 6,5 295 22,1 20-49 5,4 20,6 32,6 na na na 30,1 4 014 a 25-49 5,9 21,7 34,3 45,5 58,4 73,0 20,2 3 018 23,0 na = non applicable. a = sans objet parce que moins de 50 % de femmes ont eu une naissance avant d’atteindre le début du groupe d’âges. Si l’on compare l’âge à la première naissance (médiane de 23,0 ans pour l’ensemble des femmes de 25-49 ans) à l’âge médian à la première union (20,7 ans) et celui aux premiers rapports sexuels (21,0 ans), on constate qu’il existe un relativement long intervalle entre le début des rapports sexuels, qui coïncident avec l’âge à la première union, et la venue du premier enfant (2 ans). Cet écart suggère qu’une part non négligeable des jeunes femmes comoriennes retarde la venue de leur premier enfant. L’âge médian à la première naissance varie de manière importante entre le milieu rural où les femmes ont leur premier enfant plus tôt et les autres milieux de résidence qui ne présentent pratiquement pas d’écart (21,7 ans contre 24 ans). (Tableau 5.11). Selon l’île de résidence, on observe un écart entre Ngazidja (23,9 ans) et Ndzuwani (22,7 ans) et Mohéli qui se caractérise par l’âge à la première naissance le plus précoce (20,4 ans). Par contre, il semble qu’un niveau d’instruction au moins secondaire contribue à retarder l’âge auquel les femmes ont leur premier enfant puisque l’âge médian est estimé à 28 ans contre 20,3 ans chez les femmes ayant un niveau primaire et 20,7 ans parmi celles sans instruction. De même, les résultats selon le statut socio-économique du ménage montrent que du quintile de bien-être économique le plus bas au plus élevé, l’arrivée d’un premier enfant a tendance à être plus tardive, l’âge médian à la première naissance passant de 20,6 ans dans le quintile le plus bas à 21,6 ans dans le quintile moyen et à 27 ans dans le plus élevé. Tableau 5.11 Âge médian à la première naissance Âge médian à la première naissance des femmes de 25-49 ans et 30-49 ans selon certaines caractéristiques socio- économiques, Comores 2012 Caractéristique socio-économique Âge des femmes 25-49 30-49 Milieu de résidence Moroni a 24,0 Autres villes 25,0 24,1 Ensemble urbain a 24,0 Rural 22,2 21,7 Région/Ile Mwali 20,4 20,3 Ndzuwani 22,7 22,5 Ngazidja 23,9 22,7 Niveau d’instruction Aucun 20,7 20,7 Primaire 20,4 20,3 Secondaire ou + a 28,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 20,6 20,6 Second 20,9 20,6 Moyen 22,6 21,6 Quatrième 23,9 23,1 Le plus élevé a 27,0 Ensemble 23,0 22,4 a = Sans objet parce que moins de 50 % de femmes ont eu une naissance avant d’atteindre le début du groupe d’âges. 68 • Fécondité 5.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES Les politiques nationales de santé de la reproduction accordent une place très importante aux problèmes liés à la fécondité des adolescentes. L’entrée précoce des jeunes filles dans la vie procréative réduit leurs chances de réussir dans la vie en compromettant surtout leur réussite scolaire. La fécondité précoce a souvent un effet négatif sur la santé des mères et des enfants : on observe souvent que le risque de décéder des enfants est généralement plus élevé lorsqu’ils naissent de femmes très jeunes. De même, les accouchements précoces augmentent généralement le risque de décéder chez les adolescentes. Comme on l’a vu précédemment, aux Comores, la fécondité les adolescentes (15-19 ans) est faible et ne contribue que pour 7 % à la fécondité totale des femmes. Par ailleurs, le tableau 5.12 et le graphique 5.5 présentent par année d’âge entre 15 et 19 ans, les proportions d’adolescentes qui ont déjà eu une naissance vivante et les proportions de celles qui sont enceintes d’un premier enfant. La somme de ces deux proportions donne la proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie féconde. Tableau 5.12 Fécondité des adolescentes Pourcentage d’adolescentes de 15-19 ans qui ont déjà eu une naissance vivante ou qui sont enceintes d’un premier enfant et pourcentage qui ont déjà commencé leur vie procréative, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes de 15-19 ans qui : Pourcentage ayant déjà commencé leur vie procréative Effectif de femmes Ont eu une naissance vivante Sont enceintes d’un premier enfant Âge 15 1,1 1,0 2,1 261 16 2,7 0,3 3,1 268 17 7,4 1,7 9,1 260 18 15,5 1,0 16,5 290 19 25,8 0,8 26,6 237 Milieu de résidence Moroni 8,7 0,9 9,6 95 Autres villes 12,5 0,7 13,2 322 Ensemble urbain 11,6 0,8 12,4 418 Rural 9,7 1,0 10,8 898 Région/Ile Mwali 17,9 1,5 19,5 84 Ndzuwani 12,4 1,1 13,5 674 Ngazidja 6,6 0,8 7,4 558 Niveau d’instruction Aucun 26,1 0,8 27,0 138 Primaire 21,0 2,0 23,0 251 Secondaire ou + 5,1 0,6 5,7 924 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 16,3 0,7 17,0 228 Second 14,5 1,3 15,7 299 Moyen 10,8 1,3 12,2 255 Quatrième 6,0 1,4 7,4 268 Le plus élevé 4,3 0,0 4,3 266 Ensemble1 10,3 1,0 11,3 1 315 1 Y compris 2 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Fécondité • 69 Graphique 5.5 Adolescentes de 15-19 ans ayant déjà commencé leur vie féconde On observe que, dans l’ensemble, 11 % des jeunes femmes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde : 10 % ont déjà eu, au moins, un enfant et 1 % sont enceintes pour la première fois. À 15 ans, 2 % des adolescentes ont déjà commencé leur vie féconde et cette proportion augmente régulièrement avec l’âge, passant à 9 % à 17 ans et à 27 % à 19 ans. Les résultats du tableau 5.12 montrent que la proportion d’adolescentes qui ont commencé leur vie procréative varie légèrement avec le milieu de résidence : d’un minimum de 10 % à Moroni, la proportion atteint un maximum de 13 % dans les autres villes. Dans les îles, on constate qu’à Mwali, une adolescente sur cinq a déjà commencé sa vie reproductive alors que cette proportion n’est que de 7 % à Ngazidja. Rappelons que c’est à Mwali que l’âge d’entrée en première union est le plus précoce (18,8 ans). Les résultats selon le niveau d’instruction font apparaître un écart entre les adolescentes ayant un niveau secondaire ou plus et les autres : en effet, si seulement 6 % des adolescentes de niveau d’instruction au moins secondaire ont déjà commencé leur vie procréative, cette proportion concerne 23 % de celles ayant un niveau primaire et 27 % de celles sans instruction. Enfin, on constate que du quintile le plus bas au plus élevé, la proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie procréative diminue, passant de 17 % à 4 %. 7 2 9 10 1 11 Ont eu une naissance vivante Sont enceintes d'un premier enfant Ont déjà commencé leur vie féconde Pourcentage EDSC I 1996 EDSC-MICS II 2012 Préférences en matière de fécondité • 71 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 6 es données recueillies lors de l’enquête permettent de mesurer les besoins futurs en matière de contraception ainsi que le degré de réussite des couples dans la planification de leurs naissances. De plus, les informations sur le désir d’enfants permettent de mieux expliquer les facteurs qui affectent la fécondité. 6.1 DÉSIR D’ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES) Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, une série de questions ont été posées aux femmes et aux hommes pour obtenir des informations sur les attitudes quant au désir d’espacer leur prochaine naissance ou au désir de ne plus avoir d’enfant. Les résultats sont présentés au tableau 6.1 selon le nombre d’enfants vivants (y compris la grossesse actuelle) au moment de l’enquête. Pratiquement une femme sur cinq (19 %) a déclaré qu’elle ne désirait plus d’enfant tandis que plus de deux femmes sur trois (69 %) en souhaiteraient davantage : 30 % souhaitent espacer la prochaine naissance d’au moins deux ans, 26 % voudraient un enfant rapidement (dans les deux ans), et 13 % voudraient un enfant, mais ne savent quand. Au total, environ la moitié des femmes en union (49 %) souhaitent donc soit limiter, soit espacer leurs naissances ; globalement, cette proportion est en nette diminution depuis l’EDSC de 1996 où elle était estimée à un peu plus de 60 %. Parmi ces femmes, celles qui n’utilisent pas actuellement une méthode contraceptive peuvent être considérées comme candidates potentielles à la planification familiale. Comme on pouvait s’y attendre, la proportion de femmes qui ne veulent plus d’enfant augmente avec le nombre d’enfants vivants: elle passe de moins de 1 % chez les femmes qui n’ont aucun enfant à 15 % chez celles en ayant 3 et atteint 54 % chez les femmes qui ont au moins 6 enfants vivants. Ces femmes ne désirant plus d’enfant ont, en principe, atteint leur descendance souhaitée. Elles devraient, par conséquent, utiliser une méthode contraceptive pour éviter les grossesses non désirées. On observe par ailleurs que 98 % de femmes sans enfant souhaiteraient en avoir un et la majorité de ces femmes (48 %) le souhaiteraient dans les deux années à venir. L Principaux résultats • Globalement, un peu plus des deux tiers des femmes en union (69 %) souhaitent avoir d’autres enfants et 19 % veulent limiter leurs naissances. • Dans l’ensemble, le nombre idéal moyen d’enfants est de 5,3 enfants chez les femmes et 5,7 enfants chez les hommes; pour les femmes et les hommes en union, ces nombres moyens sont plus élevés (respectivement 5,6 et 6,2 enfants). • Dans l’ensemble, 92 % des naissances des femmes de 15-49 ans ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête étaient souhaitées et la majorité se sont produites au moment voulu (68 %). Dans seulement 7 % des cas, les naissances n’étaient pas désirées. 72 • Préférences en matière de fécondité Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d’enfants vivants Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans, actuellement en union, par désir d’enfants, selon le nombre d’enfants vivants, Comores 2012 Désir d’enfants Nombre d’enfants vivants1 Ensemble 15-49 Ensemble 15-59 0 1 2 3 4 5 6+ FEMME Veut un autre bientôt2 48,2 37,2 28,0 21,0 19,1 14,8 8,1 25,7 na Veut un autre plus tard3 9,3 45,1 46,3 40,8 34,5 25,4 14,0 30,0 na Veut un autre, NSP quand 39,8 10,6 9,9 11,2 5,5 5,8 5,6 13,3 na Indécise 0,7 1,6 4,3 4,3 5,5 8,5 4,0 3,8 na Ne veut plus d’enfant 0,6 2,6 4,9 15,0 21,5 32,2 53,7 18,9 na Stérilisée4 0,2 0,0 0,2 1,3 0,7 2,4 1,5 0,8 na S’est déclarée stérile 1,0 1,2 1,8 1,4 5,7 6,4 8,8 3,7 na manquant 0,3 1,8 4,6 4,9 7,5 4,5 4,3 3,8 na Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 na Effectif 528 486 485 446 404 309 603 3 261 na HOMME 5 Veut un autre bientôt2 34,2 33,9 27,3 16,0 16,5 22,5 14,5 24,4 24,7 Veut un autre plus tard3 22,3 42,2 43,0 41,4 37,6 35,1 17,7 33,0 29,5 Veut un autre, NSP quand 10,8 9,9 10,8 19,6 9,8 7,5 6,4 10,6 9,6 Indécis 24,9 0,3 4,4 5,3 8,3 7,5 4,2 8,5 7,8 Ne veut plus d’enfant 1,1 4,5 10,9 12,1 23,3 22,6 49,1 17,2 20,7 Stérilisé4 0,0 0,0 0,2 0,0 0,0 0,8 0,0 0,1 0,1 S’est déclaré stérile 5,4 5,6 3,4 5,5 4,5 4,0 7,5 5,3 6,6 manquant 1,4 3,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,6 0,9 0,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 204 168 161 130 121 96 184 1 064 1 222 na = Non applicable 1 Le nombre d’enfants vivants inclut la grossesse actuelle. 2 Veut une autre naissance dans les deux ans. 3 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. 4 Y compris la stérilisation féminine et masculine. 5 Le nombre d’enfants vivants comprend un enfant supplémentaire si l’épouse de l’enquêté est enceinte (ou si une des épouses est enceinte, pour les hommes qui ont actuellement plus d’une épouse). Les résultats concernant les hommes ne sont pas très différents de ceux des femmes. En effet, la proportion d’hommes qui ne désirent plus d’enfant est légèrement plus faible que celle des femmes (17 % par rapport à 19 %). Par contre, la proportion d’hommes qui en souhaiteraient davantage est pratiquement identique à celle des femmes (68 % contre 69 %). Parmi les hommes qui veulent un autre enfant, près de la moitié souhaiterait espacer cette prochaine naissance de deux ans ou plus (46 % contre 43 % chez les femmes). Globalement, 50 % des hommes souhaiteraient soit espacer la prochaine naissance, soit limiter leur descendance. Chez les femmes, cette proportion est de 49 %. De même que chez les femmes, les proportions d’hommes qui ne désirent plus d’enfant augmentent régulièrement avec la parité. Le tableau 6.2 présente le pourcentage de femmes et d’hommes actuellement en union, ne voulant plus d’enfant, par nombre d’enfants vivants et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On constate des écarts selon le milieu de résidence : la proportion de femmes ne voulant plus d’enfant est légèrement plus élevée en milieu rural (21 %) qu’en milieu urbain (18 %). Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 18 % et 15 %. Les résultats selon l’île montrent que c’est à Mwali que la proportion de femmes qui ne désirent plus d’enfant est la plus élevée (31 %) contre 16 % à Ngazidja et 23 % à Ndzwani. Chez les hommes, la proportion la plus élevée est observée à Ndzwani (23 %), suivi de Mwali (17 %) et Ngazidja (12 %). Par rapport au niveau d’instruction et au niveau de bien-être économique, on observe globalement une baisse régulière des proportions de femmes et d’hommes désirant limiter leurs naissances avec l’augmentation du niveau d’instruction et celui du bien-être économique. Ainsi, 26 % des femmes appartenant aux ménages du quintile le plus bas ne désirent plus avoir d’enfant contre 18 % chez celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. En fonction du niveau d’instruction, on constate que la proportion passe de 27 % chez celles sans instruction à 11 % chez celles de niveau secondaire ou plus. Préférences en matière de fécondité • 73 Tableau 6.2 Désir de limiter les naissances Pourcentage de femmes et d’hommes actuellement en union, ne voulant plus d’enfants, par nombre d’enfants vivants, selon certaines caractéristiques socio-économiques, Comores 2012 Caractéristique socio- économique Nombre d’enfants vivants1 Ensemble des femmes Ensemble des hommes 0 1 2 3 4 5 6+ Milieu de résidence Moroni 0,0 3,4 8,5 15,9 18,7 32,4 58,1 11,7 8,8 Autres villes 1,6 4,1 8,9 20,8 26,7 34,8 51,5 20,7 18,8 Ensemble urbain 0,8 3,9 8,8 19,4 24,4 34,1 52,5 17,7 15,1 Rural 0,7 1,9 3,2 14,7 21,1 34,7 56,1 20,7 18,3 Région/Ile Mwali 1,5 6,5 12,0 13,8 31,8 39,1 73,6 31,3 17,4 Ndzwani 0,9 0,0 4,4 15,0 23,9 35,8 54,7 22,7 22,6 Ngazidja 0,7 4,5 4,8 18,0 18,7 32,2 51,8 15,6 12,4 Niveau d’instruction Aucun 1,2 1,3 4,3 11,3 24,8 30,9 53,7 26,5 21,6 Primaire 0,4 5,9 3,6 20,1 15,5 36,1 62,8 22,4 23,2 Secondaire ou + 0,7 2,1 6,8 18,6 22,2 42,6 48,1 10,7 11,6 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,0 1,5 5,6 8,6 14,9 31,9 53,4 25,6 27,1 Second 0,8 2,7 2,4 18,7 25,0 33,5 54,1 22,9 16,4 Moyen 1,5 2,9 2,7 13,5 15,9 35,0 59,1 18,9 17,1 Quatrième 0,4 3,6 5,4 14,7 23,4 25,3 50,8 14,8 15,2 Le plus élevé 0,4 1,9 9,0 26,9 31,5 51,4 61,9 17,8 12,3 Ensemble 15-49 0,7 2,6 5,1 16,3 22,2 34,6 55,3 19,8 17,3 50-59 na na na na na na na na 44,4 Ensemble 15-59 na na na na na na na na 20,8 Note: Les femmes stérilisées sont considérées comme ne voulant plus d’enfant. 1 Le nombre d’enfants vivants inclut la grossesse actuelle. 6.2 NOMBRE IDÉAL D’ENFANTS Le comportement procréateur d’une femme peut être influencé par ce qui est, pour elle ou pour son conjoint, ou bien pour leurs familles respectives, le nombre idéal d’enfants. Pour essayer de connaître la taille de la famille idéale pour les femmes et les hommes, on a posé à tous les enquêtés l’une des deux questions suivantes : • À ceux qui ont des enfants vivants: « Si vous pouviez revenir à l’époque où vous n’aviez pas d’enfant et choisir exactement le nombre d’enfants à avoir dans votre vie, combien auriez-vous voulu en avoir ? » • À ceux qui n’ont pas d’enfants vivants : « Si vous pouviez choisir exactement le nombre d’enfants à avoir dans votre vie, combien voudriez-vous en avoir? » Le tableau 6.3 présente la répartition des femmes et des hommes par nombre idéal d’enfants selon la parité. Tout d’abord, il faut remarquer que, dans l’ensemble, 11 % des femmes et 5 % des hommes n’ont pas fourni de réponse numérique concernant le nombre idéal d’enfants. Pour les femmes et les hommes qui ont pu fournir une réponse numérique, le nombre idéal moyen d’enfants dans l’ensemble est de respectivement 5,3 enfants et 5,7 enfants ; pour les femmes et les hommes en union, ces nombres sont légèrement plus élevés (respectivement 5,6 et 6,2 enfants). 74 • Préférences en matière de fécondité Tableau 6.3 Nombre idéal d’enfants par nombre d’enfants vivants Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans par nombre idéal d’enfants et nombre idéal moyen d’enfants pour l’ensemble des femmes et des hommes et pour celles et ceux actuellement en union, selon le nombre d’enfants vivants, Comores 2012 Nombre idéal d’enfants Nombre d’enfants vivants1 Ensemble0 1 2 3 4 5 6+ FEMME 0 8,0 2,8 1,1 2,6 4,6 4,2 6,5 5,6 1 0,4 1,3 0,8 0,2 0,2 0,5 0,0 0,4 2 3,5 2,4 3,5 2,1 0,9 2,3 0,6 2,6 3 7,1 8,5 5,4 6,0 2,4 2,4 2,4 5,7 4 28,9 27,5 28,0 17,5 19,3 9,1 7,9 23,1 5 13,2 18,3 17,6 18,7 12,0 19,2 6,2 14,1 6+ 31,3 29,8 32,7 40,6 48,4 50,9 58,3 38,0 Réponse non numérique 7,8 9,5 10,8 12,2 12,3 11,4 18,1 10,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 2 346 549 534 490 436 325 649 5 329 Nombre idéal moyen d’enfants:2 Ensemble 4,8 5,0 5,2 5,5 5,7 6,2 6,8 5,3 Effectif 2 164 497 477 430 383 288 531 4 769 Actuellement en union 5,1 5,1 5,3 5,5 5,6 6,2 6,9 5,6 Effectif 501 443 436 392 358 273 492 2 896 HOMME3 0 5,3 0,0 0,7 0,0 0,4 1,7 1,9 3,2 1 0,7 2,4 0,0 0,0 0,0 0,5 0,0 0,6 2 6,9 2,1 6,3 4,4 2,0 1,6 0,9 5,1 3 13,3 13,3 11,5 4,8 5,0 6,9 7,7 11,2 4 21,8 28,1 19,5 16,4 10,2 10,4 13,8 19,8 5 18,0 16,4 22,4 23,0 20,9 13,5 5,1 17,3 6+ 30,9 35,1 32,9 45,6 52,5 54,6 62,4 37,9 Réponse non numérique 3,0 2,5 6,8 5,7 8,9 10,9 8,3 4,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 086 195 174 136 122 97 190 1 999 Nombre idéal moyen d’enfants:2 Ensemble 5,1 5,4 5,3 5,8 6,8 6,6 8,9 5,7 Effectif 1 053 190 162 128 111 87 174 1 905 Actuellement en union 5,2 5,5 5,2 5,7 6,8 6,5 8,9 6,2 Effectif 199 166 149 123 110 85 170 1 003 Nombre idéal moyen d’enfants pour les hommes 15-59 ans:2 Ensemble 5,1 5,3 5,2 5,8 7,1 6,3 8,5 5,7 Effectif 1 061 198 171 143 137 108 233 2 051 Actuellement en union 5,1 5,4 5,1 5,7 7,1 6,2 8,6 6,3 Effectif 204 173 157 136 135 107 229 1 141 1 Le nombre d’enfants vivants inclut la grossesse actuelle pour les femmes. 2 Les moyennes sont calculées en excluant les femmes et les hommes ayant donné des réponses non numériques. 3 Le nombre d’enfants vivants comprend un enfant supplémentaire si l’épouse de l’enquêté est enceinte (ou si l’une des épouses est enceinte pour les hommes qui ont plusieurs épouses). De façon générale, on constate une relation positive entre la taille actuelle de la famille et la taille idéale qui passe de 4,8 enfants pour l’ensemble des femmes sans enfant à 6,8 enfants pour celles qui en ont 6 ou plus. Chez les femmes en union, cette taille idéale de la famille varie respectivement de 5,1 à 6,9 enfants. Pour les hommes, on note que la taille idéale passe de 5,1 enfants chez ceux qui n’en ont pas à 8,9 enfants parmi ceux qui en ont 6 ou plus ; On ne note pratiquement pas de différence entre l’ensemble des hommes et ceux en union. Préférences en matière de fécondité • 75 Le tableau 6.4 présente le nombre moyen idéal d’enfants par femme selon leurs caractéristiques sociodémographiques. On constate que le nombre moyen idéal d’enfants augmente régulièrement avec l’âge, passant de 4,7 enfants à 15-19 ans, au début de la vie féconde, à 6 enfants pour le groupe d’âges 45-49 ans. Pour l’ensemble des femmes, le nombre idéal moyen d’enfants présente certaines variations selon le milieu et l’île de résidence. Les femmes du milieu urbain ont pour idéal une famille moins nombreuse que celles du milieu rural : l’écart absolu observé est d’environ 0,7 enfant entre ces deux milieux. Les femmes résidant à Ndzwani (5,5 enfants) et Ngazidja (5,3 enfants) ont pour idéal une famille plus nombreuse que celles de Mwali (4,5 enfants). On constate également que le nombre idéal d’enfants est d’autant moins important que le niveau d’instruction est élevé : il passe de 6,1 enfants chez les femmes sans instruction à 5,5 chez les femmes ayant un niveau primaire et à 4,7 chez les femmes de niveau secondaire ou plus. La même tendance s’observe selon le quintile de bien être économique, c’est-à-dire que le nombre idéal d’enfant est d’autant moins important que le niveau de bien-être économique est élevé : 5,7 enfants pour les femmes appartenant aux ménages du quintile le plus bas à 4,8 enfants pour les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ Au cours de l’enquête, on a demandé à chaque mère, pour chaque enfant né au cours des cinq dernières années et pour la grossesse actuelle (si l’enquêtée était enceinte), si elle souhaitait être enceinte à ce moment-là, plus tard ou s’il s’agissait d’une grossesse non désirée. Ces questions ont pour objectif de mesurer le degré de réussite des femmes dans le contrôle de leur fécondité. Cependant, dans la mesure ou ces questions demandent aux femmes un effort pour se souvenir avec exactitude de leurs désirs à un ou plusieurs moments précis des cinq dernières années et qu’en outre, il existe un risque de rationalisation dans la mesure où, souvent, une grossesse non désirée peut devenir par la suite un enfant auquel on s’est attaché, ces réponses peuvent ne pas toujours être précises. Il apparaît, d’après le tableau 6.5, que la majorité des naissances (92 %) étaient désirées et qu’une majorité d’entre elles (68 %) ont eu lieu au moment voulu. Cependant, dans 24 % des cas, les femmes auraient souhaité qu’elles se produisent plus tard. Quant aux grossesses non désirées, elles représentent 7 % des naissances. On peut noter que la proportion de naissances non désirées varie avec le rang de naissance, passant de 2 % pour les naissances de rang 1 à 12 % pour les naissances de rang 4 ou plus. En outre, il faut noter que plus le rang de naissance est élevé, moins les grossesses désirées au moment où elles se sont produites sont fréquentes : 79 % des naissances de rang 1 étaient voulues au moment où elles se sont produites contre 61 % de celles de rang 4 ou plus. Par ailleurs, on peut constater que la proportion de naissances non désirées, très faible chez les très jeunes femmes (de l’ordre de 3-4 % à moins de 30 ans), augmente régulièrement avec l’âge passant à 8 % à 30-34 ans à 14 % à 35-39 ans et à 21 % à 40-44 ans. Tableau 6.4 Nombre idéal d’enfants par caractéristique sociodémographique Nombre idéal moyen d’enfants pour l’ensemble des femmes de 15-49 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Nombre moyen Effectif de femmes 1 Groupe d’âges 15-19 4,7 1 197 20-24 5,0 911 25-29 5,3 814 30-34 5,7 665 35-39 5,9 558 40-44 5,9 381 45-49 6,0 244 Milieu de résidence Moroni 4,8 492 Autres villes 4,8 983 Ensemble urbain 4,8 1 475 Rural 5,5 3 294 Région/Ile Mwali 4,5 289 Ndzwani 5,5 2 121 Ngazidja 5,3 2 359 Niveau d’instruction Aucun 6,1 1 471 Primaire 5,5 908 Secondaire ou + 4,7 2 375 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,7 798 Second 5,6 961 Moyen 5,4 1 000 Quatrième 5,2 993 Le plus élevé 4,8 1 017 Ensemble2 5,3 4 769 1 Effectif de femmes ayant donné une réponse numérique. 2 Y compris 15 femmes de 15-49 ans actuellement en union, pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 76 • Préférences en matière de fécondité Tableau 6.5 Planification de la fécondité Répartition (en %) des naissances de femmes de 15-49 ans ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête (y compris la grossesse actuelle) par planification de la grossesse selon le rang de naissance et l’âge de la mère à la naissance de l’enfant, Comores 2012 Rang de naissance et âge de la mère à la naissance de l’enfant Planification de la naissance Total Effectif de naissances Voulue au moment Voulue plus tard Non désirée Manquant Rang de naissance 1 79,1 17,3 1,6 2,0 100,0 781 2 71,9 25,9 1,7 0,5 100,0 694 3 69,4 25,6 4,0 1,0 100,0 589 4+ 61,0 25,1 12,1 1,8 100,0 1 523 Âge de la mère à la naissance de l’enfant <20 71,2 22,5 3,2 3,1 100,0 471 20-24 66,2 29,6 3,4 0,7 100,0 835 25-29 72,6 22,6 3,7 1,1 100,0 954 30-34 67,6 23,2 7,8 1,4 100,0 750 35-39 62,7 21,0 14,2 2,1 100,0 434 40-44 68,5 9,7 21,1 0,7 100,0 126 45-49 * * * * 100,0 16 Ensemble 68,4 23,6 6,5 1,5 100,0 3 586 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Le tableau 6.6 et le graphique 6.1 présentent une comparaison entre l’Indice Synthétique de Fécondité actuelle (ISF) et l’Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD). Les deux indicateurs sont basés sur les naissances des femmes de 15-49 ans durant les trois années ayant précédé l’enquête. Le calcul de l’ISFD est analogue à celui de l’ISF, mis à part que les naissances considérées comme non désirées sont éliminées du numérateur. On en déduit que si toutes les naissances non désirées étaient évitées, l’ISF des femmes aux Comores serait de 3,2 enfants au lieu de 4,3 enfants. Quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques des enquêtées, I’ISFD est toujours inférieur à I’ISF : l’écart observé entre les deux indices varie d’un minimum de 0,5 enfants (2,3 contre 2,8) chez les femmes de Moroni, à un maximum de 2,2 enfants (5 contre 2,8) chez les femmes de Mwali. On y constate aussi que dans la quasi-totalité des cas, plus le niveau actuel de la fécondité est élevé, plus l’écart entre l’ISF et l’ISFD est important. Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et Indice Synthétique de Fécondité (ISF) pour les trois années ayant précédé l’enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Taux de fécondité désiré Taux de fécondité Milieu de résidence Moroni 2,3 2,8 Autres villes 2,6 3,8 Ensemble urbain 2,5 3,5 Rural 3,5 4,8 Région/Ile Mwali 2,8 5,0 Ndzwani 3,9 5,2 Ngazidja 2,5 3,5 Niveau d’instruction Aucun 4,3 5,9 Primaire 3,5 4,9 Secondaire ou + 2,5 3,1 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,6 6,7 Second 3,5 4,6 Moyen 3,1 4,2 Quatrième 2,6 3,5 Le plus élevé 2,6 3,4 Ensemble 3,2 4,3 Note : L’ISFD et l’ISF sont basés sur les naissances des femmes de 15-49 ans durant la période 1-36 mois avant l’enquête. L’ISF est le même que celui présenté au tableau 4.2. Préférences en matière de fécondité • 77 Graphique 6.1 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée EDSC-MICS II 2012 3 4 4 4 3 2 3 3 5 6 5 4 3 4 Secondaire ou plus Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Autres villes Moroni RÉSIDENCE COMORES Nombre d'enfants Fécondité actuelle Fécondité désirée Planification familiale • 79 PLANIFICATION FAMILIALE 7 n des objectifs du gouvernement en matière de santé de la reproduction est de faciliter l’accessibilité aux méthodes modernes de planification familiale. À cet effet, il s’avère important d’évaluer le comportement et les attitudes des couples face à la planification familiale. Des informations ont été ainsi collectées sur les niveaux actuels et les éventuelles modifications intervenues au cours de ces dernières années en matière d’utilisation de méthodes contraceptives. Il s’agit principalement de : • la connaissance et la pratique de la contraception ; • l’utilisation actuelle de la contraception ; • les sources d’approvisionnement ; • l’information relative aux méthodes contraceptives ; • la connaissance de la période féconde ; • les besoins en matière de planification familiale ; et • l’utilisation future de la contraception. 7.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES La connaissance des méthodes contraceptives est un préalable important pour une meilleure utilisation des méthodes contraceptives. Les différentes méthodes retenues dans l’enquête sont principalement : • les méthodes modernes, comprenant la stérilisation féminine et la stérilisation masculine, la pilule, le stérilet ou DIU (Dispositif Intra Utérin), les injectables, la Méthode de l’aménorrhée et de l’Allaitement Maternel (MAMA), les implants cutanés, le condom masculin, le condom féminin, les méthodes vaginales (spermicides, mousses et gelées) et la pilule du lendemain ; • les méthodes traditionnelles comprenant la méthode du rythme et le retrait ; La connaissance des méthodes contraceptives a été abordée de deux façons différentes : (i) après avoir informé l’enquêté de l’existence de méthodes ou moyens qu’un couple pouvait utiliser pour retarder ou prévenir une grossesse, l’enquêtrice devait procéder à une brève description des méthodes non citées et enregistrer si, oui ou non, l’enquêté en avait entendu parler. Chaque méthode et moyen cité ainsi, était noté et considéré comme connaissance « spontanée » ; (ii) pour les méthodes non mentionnées, l’enquêtrice devait les décrire et enregistrer si oui ou non la personne interviewée en avait entendu parler. Toute méthode mentionnée, dans ce cas de figure, a été considérée comme connaissance « après description ». U Principaux résultats • Pratiquement une femme de 15-49 ans en union sur cinq (19 %) utilisait au moment de l’enquête une méthode contraceptive, en majorité une méthode moderne (14 %). Dans 5 % des cas, les femmes utilisaient une méthode traditionnelle. Les injectables (6 %) et la pilule (3 %) sont les méthodes modernes les plus fréquemment utilisées par les femmes en union. • La prévalence contraceptive moderne a augmenté, passant de 11 % en 1996 à 14 % en 2012 ; cette augmentation est due, en grande partie, à une utilisation plus fréquente de la contraception moderne parmi les jeunes femmes. 80 • Planification familiale Le tableau 7.1 indique que la quasi-totalité des femmes (96 %) et des hommes (99 %), qu’ils soient en union ou non, ont déclaré connaître, au moins, une méthode contraceptive. En outre, on remarque que le niveau de connaissance des méthodes modernes est plus élevé que celui des méthodes traditionnelles (96 % contre 80 %), que ce soit chez les femmes en union (99 % contre 88 %) ou chez celles qui ne le sont pas (100 % contre 94 %). Chez les hommes, les proportions de ceux qui connaissent une méthode moderne sont aussi plus élevées que ceux qui connaissent une méthode traditionnelle (99 % contre 92 %) mais l’écart est plus faible que chez les femmes. Les données du tableau 7.1 indiquent également que, par rapport au nombre moyen de méthodes connues par l’ensemble des femmes (7,8), le nombre moyen de méthodes connues par les femmes en union (8,6) et par les femmes non en union et sexuellement actives (8,1) est plus élevé. Chez les hommes, c’est aussi parmi ceux qui sont en union que le nombre moyen de méthodes connues est le plus élevé (9,2 contre 8,5 parmi ceux qui ne sont pas en union et sexuellement actifs et 8,3 pour l’ensemble des hommes). Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives Pourcentage d'hommes et de femmes de 15-49 ans, d'hommes et de femmes actuellement en union et d'hommes et de femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs qui ont entendu parler d'une méthode contraceptive, selon la méthode, Comores 2012 Méthode Femme Homme Ensemble des femmes Femmes actuellement en union Femmes non en union sexuellement actives1 Ensemble des hommes Hommes actuellement en union Hommes non en union sexuellement actifs1 N'importe quelle méthode 95,8 98,5 100,0 99,1 99,4 100,0 Une méthode moderne 95,6 98,5 100,0 99,1 99,4 100,0 Stérilisation féminine 67,8 74,4 68,4 77,4 85,6 77,1 Stérilisation masculine 36,5 41,4 44,1 45,6 50,8 45,3 Pilule 90,1 95,4 90,9 90,2 96,6 94,8 DIU 48,8 56,6 42,2 56,8 65,6 56,6 Injectables 87,0 93,7 70,6 86,7 94,6 90,1 Implants 82,2 90,6 71,3 71,3 85,7 69,7 Condom masculin 88,0 92,3 92,7 97,6 98,2 100,0 Condom féminin 54,8 58,1 67,0 61,2 64,6 79,3 Méthode de l'Allaitement Maternel et de l'Aménorrhée (MAMA) 54,6 66,6 46,1 37,6 51,4 24,4 Pilule du lendemain 29,1 35,0 39,9 38,7 45,6 42,8 Une méthode traditionnelle 79,5 88,4 93,8 91,7 97,0 97,8 Rythme 64,4 71,3 86,4 71,9 81,4 75,5 Retrait 73,0 84,1 90,9 89,3 95,5 96,6 Autre 1,2 1,4 4,4 2,1 2,8 1,9 Nombre moyen de méthodes connues par les enquêtés de 15-49 ans 7,8 8,6 8,1 8,3 9,2 8,5 Effectif d'enquêtés 5 329 3 261 88 1 999 1 064 235 Nombre moyen de méthodes connues par les hommes de 15- 59 ans na na na 8,3 9,2 8,5 Effectif d'enquêtés na na na 2 167 1 222 236 na = non applicable 1 Ont eu leurs derniers rapports sexuels dans les 30 jours ayant précédé l'enquête. Les résultats en fonction de la méthode montrent que la pilule (90 %), le condom masculin (88 %), les injectables (87 %), l’implant (82 %) et, dans une moindre mesure, la stérilisation féminine (68 %) sont les méthodes modernes les plus connues par l’ensemble des femmes, suivies du condom féminin (55 %) et du DIU (49 %). En ce qui concerne les méthodes traditionnelles, on constate que près des trois quarts des femmes connaissent le retrait (73 %) et 64 % la méthode du rythme. En ce qui concerne les femmes en union, on constate que, sauf pour quelques méthodes comme la stérilisation masculine ou le condom féminin, leur niveau de connaissance des méthodes est toujours plus élevé que celui des femmes non en union et sexuellement actives. On note en particulier que 95 % connaissent la pilule et 94 % les injectables. Planification familiale • 81 Les méthodes modernes les plus connues par les hommes sont le condom masculin (98 %), la pilule (90 %), les injectables (87 %), la stérilisation féminine (77 %) et l’implant (71 %). En outre, 65 % des hommes en union et 79 % de ceux non en union et sexuellement actifs ont entendu parler du condom féminin qui est avec la stérilisation masculine (37 %) et la pilule du lendemain (29 %) la méthode la moins connue par les femmes (55 %). Le tableau 7.2 présente les pourcentages de femmes et d’hommes en union qui connaissent au moins une méthode quelconque ou une méthode moderne de contraception selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Le niveau de connaissance est élevé dans tous les sous-groupes de femmes et d’hommes. Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans, actuellement en union, qui ont entendu parler d'au moins une méthode contraceptive et pourcentage qui ont entendu parler d'au moins une méthode moderne, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Ont entendu parler d'une méthode Ont entendu parler d'une méthode moderne1 Effectif Ont entendu parler d'une méthode Ont entendu parler d'une méthode moderne1 Effectif Groupe d'âges 15-19 98,8 97,9 216 100,0 100,0 39 20-24 98,2 98,0 526 100,0 100,0 75 25-29 98,7 98,6 676 100,0 100,0 167 30-34 98,7 98,7 637 99,0 99,0 208 35-39 98,4 98,4 567 98,8 98,8 251 40-44 98,8 98,8 390 99,3 99,3 175 45-49 98,1 98,1 249 100,0 100,0 150 Milieu de résidence Moroni 99,5 99,5 354 100,0 100,0 123 Autres villes 100,0 99,8 711 99,4 99,4 207 Ensemble urbain 99,8 99,7 1 065 99,6 99,6 330 Rural 97,9 97,8 2 196 99,3 99,3 734 Région/Ile Mwali 98,8 98,6 208 100,0 100,0 71 Ndzuwani 98,1 98,0 1 447 98,7 98,7 475 Ngazidja 98,9 98,9 1 606 100,0 100,0 518 Niveau d'instruction Aucun 97,7 97,4 1 338 98,0 98,0 245 Primaire 98,6 98,6 718 100,0 100,0 312 Secondaire ou + 99,5 99,5 1 196 99,7 99,7 507 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 97,4 97,2 566 97,3 97,3 185 Second 97,4 97,1 638 100,0 100,0 209 Moyen 99,0 99,0 697 99,5 99,5 243 Quatrième 99,1 99,1 685 100,0 100,0 202 Le plus élevé 99,6 99,6 675 100,0 100,0 224 Ensemble 15-492 98,5 98,5 3 261 99,4 99,4 1 064 50-59 na na na 100,0 100,0 158 Ensemble 15-59 na na na 99,5 99,5 1 222 na = non applicable 1 Stérilisation féminine, stérilisation masculine, pilule, DIU, injectables, implants, condom masculin, condom féminin, diaphragme, mousse ou gelée, Méthode de l'Allaitement Maternel et de l'Aménorrhée (MAMA) et pilule du lendemain. 2 Y compris 9 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 7.2 UTILISATION DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES Le niveau d’utilisation des méthodes contraceptives est l’un des indicateurs qui permet de juger de la réussite d’un programme de planification familiale. Le tableau 7.3 fournit la prévalence contraceptive actuelle qui est la proportion de femmes qui utilisaient une méthode contraceptive au moment de l’enquête. Par rapport à l’ensemble des femmes, on remarque que la prévalence contraceptive des femmes en union est légèrement plus élevée (19 % contre 14 %). C’est parmi les femmes non en union et sexuellement actives que l’utilisation des méthodes contraceptives est la plus importante (60 %). Que ce soit chez les femmes en union ou chez celles qui ne le sont pas, on remarque que l’utilisation des méthodes modernes est plus fréquente que celle des méthodes traditionnelles (respectivement 14 % contre 5 % et 32 % contre 28 %). Les injectables sont la méthode moderne la plus fréquemment utilisée par les femmes en union (6 %), suivis de 82 • Planification familiale la pilule (3 %) (Graphique 7.1). Chez les femmes non en union et sexuellement actives, c’est le condom masculin (24 %) qui est la méthode la plus utilisée. Dans l’ensemble, les résultats selon l’âge ne font pas apparaître d’écarts très importants. Très faible à 15-19 ans (5 %), la prévalence contraceptive augmente globalement jusqu’à 35-39 ans pour diminuer et atteindre 9 % à 45-49 ans. Parmi les femmes en union, on observe une tendance différente. En effet, la prévalence contraceptive est élevée dès 15-19 ans, groupe d’âges dans lequel une jeune femme sur cinq (20 %) a recours à une méthode de contraception. En majorité, ces jeunes femmes utilisent une méthode moderne (14 %), dans la majorité des cas le condom masculin (6 %) et les injectables (4 %). Globalement, la proportion d’utilisatrices ne varie que très peu avec l’âge, sauf dans le groupe d’âges 45-49 ans où la prévalence est plus faible (5 %). Graphique 7.1 Prévalence contraceptive parmi les femmes en union 19 14 6 3 2 2 1 1 0 5 3 2 0 Toutes méthodes Méthodes modernes Injectables Pilule Condom Implants Stérilisation féminine MAMA DIU Méthodes traditionnelles Rythme Retrait Autre Pourcentage EDSC-MICS II 2012 P la ni fic at io n fa m ili al e • 8 3 Ta bl ea u 7. 3 U til is at io n ac tu el le d e la c on tra ce pt io n se lo n l’â ge R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s, d es fe m m es a ct ue lle m en t e n un io n et d es fe m m es q ui n e so nt p as e n un io n et q ui s on t s ex ue lle m en t a ct iv es , p ar m ét ho de c on tra ce pt iv e ac tu el le m en t u til is ée s el on le g ro up e d' âg es , C om or es 2 01 2 G ro up e d' âg es N 'im po rte qu el le m ét ho de U ne m ét ho de m od er ne U ne m ét ho de m od er ne U ne m ét ho de tra di tio n- ne lle U ne m ét ho de tr ad iti on ne lle N 'u til is e pa s ac tu el le - m en t To ta l E ffe ct if de fe m m es S té ril is a- tio n fé m in in e P ilu le D IU In je ct ab le s Im pl an ts C on do m m as cu lin C on do m m as cu lin M AM A R yt hm e R et ra it Au tre TO U TE S LE S FE M M ES G ro up e d' âg es 15 -1 9 5, 0 3, 4 0, 0 0, 2 0, 0 0, 9 0, 4 1, 7 0, 0 0, 2 1, 6 1, 1 0, 5 0, 0 95 ,0 10 0, 0 1 31 5 20 -2 4 13 ,3 9, 5 0, 0 1, 7 0, 1 2, 7 0, 6 4, 0 0, 0 0, 4 3, 7 1, 5 2, 2 0, 0 86 ,7 10 0, 0 99 5 25 -2 9 19 ,0 12 ,8 0, 0 2, 4 0, 0 5, 7 1, 6 2, 5 0, 0 0, 6 6, 2 2, 8 3, 4 0, 0 81 ,0 10 0, 0 89 9 30 -3 4 17 ,6 12 ,7 0, 1 3, 3 0, 0 5, 7 1, 7 0, 9 0, 0 1, 0 4, 9 2, 4 2, 2 0, 4 82 ,4 10 0, 0 74 4 35 -3 9 19 ,3 15 ,7 2, 3 4, 2 0, 0 5, 7 1, 7 1, 2 0, 0 0, 7 3, 6 2, 9 0, 6 0, 1 80 ,7 10 0, 0 62 9 40 -4 4 17 ,9 13 ,0 2, 0 2, 2 0, 1 5, 8 1, 8 0, 5 0, 0 0, 7 5, 0 4, 2 0, 7 0, 1 82 ,1 10 0, 0 45 1 45 -4 9 8, 6 6, 0 2, 2 1, 0 0, 2 1, 9 0, 3 0, 3 0, 0 0, 0 2, 6 2, 6 0, 0 0, 0 91 ,4 10 0, 0 29 5 E ns em bl e 13 ,7 9, 9 0, 6 2, 0 0, 0 3, 7 1, 1 1, 9 0, 0 0, 5 3, 8 2, 2 1, 5 0, 1 86 ,3 10 0, 0 5 32 9 FE M M ES A C TU EL LE M EN T EN U N IO N G ro up e d' âg es 15 -1 9 19 ,7 13 ,5 0, 0 0, 9 0, 0 4, 0 0, 8 6, 3 0, 0 1, 4 6, 2 4, 5 1, 7 0, 0 80 ,3 10 0, 0 21 6 20 -2 4 19 ,1 14 ,3 0, 0 3, 0 0, 2 4, 7 0, 9 4, 9 0, 0 0, 7 4, 8 2, 2 2, 6 0, 0 80 ,9 10 0, 0 52 6 25 -2 9 21 ,4 14 ,9 0, 0 3, 0 0, 0 7, 0 1, 9 2, 3 0, 0 0, 7 6, 5 3, 2 3, 3 0, 0 78 ,6 10 0, 0 67 6 30 -3 4 20 ,1 14 ,5 0, 1 3, 9 0, 0 6, 5 1, 9 0, 8 0, 0 1, 2 5, 6 2, 7 2, 5 0, 4 79 ,9 10 0, 0 63 7 35 -3 9 20 ,6 16 ,8 2, 4 4, 7 0, 0 5, 9 1, 9 1, 2 0, 0 0, 8 3, 7 3, 0 0, 7 0, 1 79 ,4 10 0, 0 56 7 40 -4 4 20 ,1 14 ,4 2, 0 2, 5 0, 1 6, 5 2, 1 0, 5 0, 0 0, 8 5, 7 4, 9 0, 7 0, 1 79 ,9 10 0, 0 39 0 45 -4 9 8, 4 5, 3 2, 0 1, 2 0, 3 1, 2 0, 3 0, 3 0, 0 0, 0 3, 1 3, 1 0, 0 0, 0 91 ,6 10 0, 0 24 9 E ns em bl e 19 ,4 14 ,2 0, 8 3, 1 0, 1 5, 6 1, 6 2, 1 0, 0 0, 8 5, 2 3, 2 1, 9 0, 1 80 ,6 10 0, 0 3 26 1 FE M M ES N O N E N U N IO N S EX U EL LE M EN T AC TI VE S1 E ns em bl e 59 ,8 31 ,6 0, 0 1, 6 0, 0 4, 7 0, 7 23 ,7 0, 0 0, 8 28 ,2 6, 7 21 ,5 0, 0 40 ,2 10 0, 0 88 N ot e: S i p lu s d' un e m ét ho de a é té u til is ée , s eu le la p lu s ef fic ac e es t p ris e en c om pt e da ns c e ta bl ea u. na = N on a pp lic ab le M A M A = M ét ho de d e l'A lla ite m en t M at er ne l e t d e l'A m én or rh ée 1 F em m es a ya nt e u de s ra pp or ts s ex ue ls a u co ur s de s 30 jo ur s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e. Planification familiale • 83 84 • Planification familiale Tendances Les données recueillies au cours de l’EDSC-MICS-2012 sont comparables à celles collectées au cours de la première EDSC réalisée en 1996 et permettent donc de retracer les tendances de la prévalence contraceptive entre 1996 et 2012, soit sur près de 20 ans. On ne note pratiquement aucun changement dans la prévalence contraceptive parmi les femmes en union, toutes méthodes confondues, celle-ci étant passée de 21 % à 19 % sur la période. Cette quasi-stabilité est le résultat d’un recours moins important aux méthodes traditionnelles (9 % en 1996 contre 5 % en 2012) au profit des méthodes modernes dont la proportion d’utilisatrices est passée de 11 % à 14 % en 2012 (Graphique 7.2). La comparaison avec les données de la précédente enquête met en évidence une augmentation importante de la prévalence dans les groupes d’âges jeunes (15-29 ans). L’augmentation de la prévalence contraceptive moderne est due, en grande partie, à une utilisation plus fréquente de ces méthodes parmi les jeunes femmes en union, la prévalence contraceptive traditionnelle ayant diminué, de 9 % à 5 % parmi ces femmes. Globalement, ce sont toujours les injectables qui sont la méthode la plus utilisée (4 % en 1996 contre 6 % en 2012). Ce recours plus important à la contraception moderne par les jeunes femmes en union peut expliquer, en partie, l’intervalle relativement long qui a été observé précédemment entre le début des rapports sexuels, qui coïncident, dans la majorité des cas, avec le début de l’union, et la venue du premier enfant (intervalle de 2 ans). Cette utilisation plus fréquente de la contraception moderne par les jeunes femmes dans le cadre de l’union peut être interprétée comme la volonté de retarder la venue du premier enfant chez les plus jeunes et un souhait d’espacement des naissances chez les plus âgées. Graphique 7.2 Tendance de la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union 11 15 10 14 21 11 Comores Ensemble urbain Rural Pourcentage EDSC I 1996 EDSC-MICS II 2012 Planification familiale • 85 Les données recueillies permettent aussi d’analyser la prévalence contraceptive des femmes en union selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Ces résultats sont présentés au tableau 7.4. La prévalence contraceptive est deux fois plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural, tant pour l’ensemble des méthodes (30 % contre 14 %) que pour les méthodes modernes (21 % contre 11 %). Cependant, que ce soit en milieu urbain ou rural, les méthodes modernes les plus fréquemment utilisées par les femmes sont les injectables (respectivement 8 % et 5 %), la pilule (5 % et 2%) et le condom masculin (3 % et 2 %). La prévalence varie selon l’île, en particulier entre Mwali où seulement 9 % des femmes en union utilisent une méthode moderne et Ndzuwani et Ngazidja où cette proportion est de respectivement 15 % et 14 %. Le niveau d’instruction apparait ici comme un des facteurs déterminants de l’utilisation contraceptive, la prévalence contraceptive moderne variant de 11 % parmi les femmes sans instruction, à 15 % parmi celles ayant un niveau d’instruction primaire et à 17 % parmi celles ayant un niveau au moins secondaire. Les résultats selon le nombre d’enfants vivants ne font pas apparaître d’écarts très importants. Cependant, à partir de la parité 3-4, on note une augmentation de la proportion d’utilisatrices de méthodes modernes, celle-ci passant de 17 % à la parité 1-2 à 23 % à la parité 3-4 et à 20 % à la parité 5 et plus. Les résultats selon le statut socio-économique du ménage montrent une augmentation de la proportion d’utilisatrices de méthodes modernes, du quintile le plus bas au quatrième quintile puis une baisse parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. Par contre, en ce qui concerne les méthodes traditionnelles, on note une augmentation de la prévalence du quintile le plus bas au plus élevé. 86 • P la ni fic at io n fa m ili al e Ta bl ea u 7. 4 U til is at io n ac tu el le d e la c on tra ce pt io n pa r c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es a ct ue lle m en t e n un io n de 1 5- 49 a ns p ar m ét ho de c on tra ce pt iv e ac tu el le m en t u til is ée , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2. C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue N 'im po rte qu el le m ét ho de U ne m ét ho de m od er ne U ne m ét ho de m od er ne U ne m ét ho de tra di tio n- ne lle U ne m ét ho de tr ad iti on ne lle N 'u til is e pa s ac tu el le - m en t To ta l E ffe ct if de fe m m es S té ril is at io n fé m in in e P ilu le D IU In je ct ab le s Im pl an ts C on do m m as cu lin M AM A R yt hm e R et ra it Au tre N om br e d' en fa nt s vi va nt s 0 19 ,0 11 ,0 0, 2 1, 5 0, 0 0, 3 0, 1 9, 0 0, 0 8, 0 3, 2 4, 8 0, 0 81 ,0 10 0, 0 59 3 1- 2 16 ,5 10 ,7 0, 1 3, 2 0, 2 4, 2 1, 1 1, 0 0, 9 5, 8 4, 0 1, 8 0, 0 83 ,5 10 0, 0 95 8 3- 4 22 ,8 18 ,5 1, 0 4, 6 0, 0 9, 0 2, 7 0, 3 0, 8 4, 3 2, 7 1, 3 0, 3 77 ,2 10 0, 0 82 3 5+ 19 ,5 16 ,0 1, 9 2, 7 0, 0 7, 7 2, 0 0, 5 1, 3 3, 5 2, 7 0, 7 0, 0 80 ,5 10 0, 0 88 8 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 30 ,7 20 ,2 0, 5 4, 7 0, 3 6, 6 1, 4 6, 4 0, 2 10 ,5 5, 1 5, 4 0, 0 69 ,3 10 0, 0 35 4 A ut re s vi lle s 29 ,1 20 ,9 1, 6 5, 6 0, 1 8, 4 3, 0 1, 2 0, 9 8, 2 6, 3 1, 9 0, 0 70 ,9 10 0, 0 71 1 E ns em bl e ur ba in 29 ,6 20 ,6 1, 2 5, 3 0, 2 7, 8 2, 5 2, 9 0, 7 9, 0 5, 9 3, 0 0, 0 70 ,4 10 0, 0 1 06 5 R ur al 14 ,4 11 ,0 0, 6 2, 0 0, 0 4, 6 1, 1 1, 8 0, 9 3, 4 1, 9 1, 4 0, 1 85 ,6 10 0, 0 2 19 6 R ég io n/ Ile M w al i 18 ,7 8, 8 1, 6 1, 6 0, 0 3, 2 1, 9 0, 5 0, 0 9, 9 6, 2 3, 4 0, 3 81 ,3 10 0, 0 20 8 N dz uw an i 19 ,4 15 ,0 1, 3 3, 3 0, 1 6, 5 2, 1 0, 4 1, 3 4, 4 3, 2 1, 0 0, 2 80 ,6 10 0, 0 1 44 7 N ga zi dj a 19 ,4 14 ,1 0, 3 3, 1 0, 1 5, 1 1, 0 4, 0 0, 5 5, 3 2, 8 2, 6 0, 0 80 ,6 10 0, 0 1 60 6 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un 12 ,9 10 ,7 0, 9 1, 9 0, 0 5, 4 1, 1 0, 7 0, 8 2, 2 1, 6 0, 6 0, 0 87 ,1 10 0, 0 1 33 8 P rim ai re 19 ,1 15 ,3 0, 9 3, 7 0, 0 6, 9 2, 0 0, 9 1, 0 3, 8 3, 2 0, 6 0, 0 80 ,9 10 0, 0 71 8 S ec on da ire o u + 26 ,8 17 ,4 0, 7 4, 2 0, 1 5, 2 1, 9 4, 5 0, 7 9, 4 5, 1 4, 1 0, 3 73 ,2 10 0, 0 1 19 6 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 12 ,9 10 ,9 0, 8 1, 2 0, 0 5, 6 1, 0 1, 1 1, 2 2, 0 0, 9 1, 1 0, 1 87 ,1 10 0, 0 56 6 S ec on d 17 ,2 13 ,2 0, 5 2, 2 0, 0 6, 8 1, 4 1, 8 0, 4 3, 9 3, 1 0, 9 0, 0 82 ,8 10 0, 0 63 8 M oy en 19 ,1 14 ,1 1, 3 3, 1 0, 0 5, 8 1, 4 1, 6 0, 9 5, 0 2, 3 2, 7 0, 0 80 ,9 10 0, 0 69 7 Q ua tri èm e 23 ,7 17 ,8 0, 8 4, 4 0, 1 7, 1 1, 6 2, 8 1, 0 6, 0 3, 4 2, 1 0, 4 76 ,3 10 0, 0 68 5 Le p lu s él ev é 22 ,7 14 ,2 0, 7 4, 2 0, 2 2, 9 2, 3 3, 3 0, 6 8, 6 5, 9 2, 6 0, 0 77 ,3 10 0, 0 67 5 E ns em bl e1 19 ,4 14 ,2 0, 8 3, 1 0, 1 5, 6 1, 6 2, 1 0, 8 5, 2 3, 2 1, 9 0, 1 80 ,6 10 0, 0 3 26 1 N ot e: S i p lu s d' un e m ét ho de a é té u til is ée , s eu le la p lu s ef fic ac e es t p ris e en c om pt e da ns c e ta bl ea u. M A M A = M ét ho de d e l'A lla ite m en t M at er ne l e t d e l'A m én or rh ée . 1 Y c om pr is 9 fe m m es p ou r l es qu el le s le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. 86 • Planification familiale Planification familiale • 87 7.3 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION Pour évaluer la contribution des secteurs médicaux public et privé dans la distribution ou la vente des différentes méthodes modernes de contraception, on a demandé aux utilisatrices d’identifier l’endroit où elles avaient obtenu leur méthode actuelle (Tableau 7.5). Pour obtenir les méthodes modernes de contraception, 87 % des femmes se sont adressées au secteur médical public, essentiellement l’hôpital du gouvernement (22 %), le centre de santé (18 %), le centre médical urbain (13 %) et l’ASCOBEF (12 %). Seulement 3 % des femmes ont obtenu leurs méthodes dans le secteur médical privé. En outre, dans 3 % des cas, les femmes ont obtenu leurs méthodes actuelles auprès d’autres sources. Tableau 7.5 Source d'approvisionnement des méthodes modernes Répartition (en %) des utilisatrices actuelles de méthodes contraceptives modernes âgées de 15-49 ans par source d'approvisionnement la plus récente, en fonction de la méthode, Comores 2012 Source d'approvisionnement Stérilisation féminine Pilule Injectables Implants Condom masculin Ensemble1 Secteur public (94,2) 95,0 96,3 89,3 59,7 87,2 Hôpital du gouvernement (85,8) 30,5 22,7 6,2 4,0 22,3 Centre de santé du gouvernement (0,0) 17,7 25,6 35,2 1,1 18,3 Centre médico-chirurgical (8,3) 5,9 4,8 0,5 3,9 4,5 Centre médical urbain (0,0) 21,7 15,9 18,3 1,2 13,4 Agent de santé (0,0) 0,0 1,2 0,0 3,8 1,3 ASCOBEF (0,0) 8,1 5,2 16,0 32,8 12,4 Centre de santé communautaire (0,0) 6,2 7,1 4,3 0,0 4,7 Poste de santé (0,0) 3,9 13,0 8,0 9,8 9,1 Autre secteur public (0,0) 1,0 0,8 0,9 3,0 1,3 Secteur médical privé (5,8) 3,3 3,1 1,9 1,4 3,0 Clinique privée (0,0) 1,6 2,8 1,9 0,0 1,9 Pharmacie privée (0,0) 1,7 0,0 0,0 0,3 0,4 Médecin privé (5,8) 0,0 0,3 0,0 1,1 0,7 Autres sources (0,0) 0,0 0,0 2,7 10,3 2,5 Boutique/marché (0,0) 0,0 0,0 0,0 0,4 0,1 Amis/parents (0,0) 0,0 0,0 2,7 9,9 2,5 Autre (0,0) 0,0 0,0 0,0 27,6 5,7 Manquant (0,0) 1,7 0,6 6,0 1,0 1,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 30 105 200 58 102 498 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. L’ensemble inclut d'autres méthodes modernes mais pas la Méthode de l'Allaitement Maternel et de l'Aménorrhée (MAMA). 1 Y compris 2 cas d’utilisatrices de DIU et 1 cas d’utilisatrice de condom féminin. Les résultats selon la méthode montrent que dans la majorité des cas (96 %), les femmes obtiennent les injectables dans le secteur public. Seulement 3 % se sont adressées au secteur privé pour cette méthode qui, rappelons-le, est la méthode moderne la plus utilisée par les femmes. Dans le secteur public, ce sont les centres de santé du gouvernement (26 %) et les hôpitaux du gouvernement (23 %) qui constituent la source d’approvisionnement la plus importante pour cette méthode. Avec une proportion de 16 %, le rôle du centre médical urbain n’est pas négligeable. Dans le secteur privé, ce sont essentiellement les cliniques privées qui fournissent des injectables (3 %). En ce qui concerne la source d’approvisionnement de la pilule, on constate que c’est en grande partie le secteur public (95 %) : l’hôpital du gouvernement contribue pour 31 % et le centre médical urbain pour 22 %. Comme pour les injectables, le rôle du secteur privé est peu important (3 %) et quand les femmes s’adressent à ce secteur, c’est essentiellement dans les cliniques privées (2 %) et les pharmacies privées (2 %). La source d’approvisionnement du condom masculin est plus diversifiée : si 60 % des utilisatrices de cette méthode s’adressent au secteur public, dans la majorité des cas à l’ASCOBEF (33 %), 10 % s’approvisionnent à d’autres sources, essentiellement auprès de parents et d’amis (10 %). 88 • Planification familiale 7.4 INFORMATIONS RELATIVES AUX MÉTHODES CONTRACEPTIVES Au cours de l’enquête, les enquêtrices ont demandé aux utilisatrices actuelles de méthodes modernes si elles avaient été informées des effets secondaires de la méthode utilisée, de ce qu’il fallait faire si des effets secondaires se manifestaient et enfin si elles avaient été informées de l’existence de méthodes autres que celles qu’elles utilisaient. Les résultats sont présentés au tableau 7.6. Tableau 7.6 Choix informé de la méthode Parmi les utilisatrices actuelles de méthodes modernes, âgées de 15-49 ans, dont la dernière période d'utilisation d'une méthode a commencé au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant été informé de possibles effets secondaires ou de problèmes liés à cette méthode; pourcentage ayant été informé sur ce qu'il fallait faire en cas d'effets secondaires et pourcentage ayant été informé de l'existence d'autres méthodes, selon la méthode et la source initiale de la méthode, Comores 2012 Méthode/source Parmi les utilisatrices actuelles de méthodes modernes dont la dernière période d'utilisation a commencé au cours des cinq années ayant précédé l'enquête : Pourcentage ayant été informé des effets secondaires ou des problèmes de la méthode utilisée Pourcentage ayant été informé sur ce qu'il fallait faire en cas d'effets secondaires Pourcentage ayant été informé par un agent de santé ou de planification familiale d'autres méthodes qui peuvent être utilisées Effectif de femmes Méthode Stérilisation féminine * * * 14 Pilule 50,0 46,0 62,0 100 DIU * * * 1 Injectables 50,7 40,7 61,1 181 Implants 72,2 60,0 74,2 55 Source initiale de la méthode1 Secteur public 56,2 48,5 65,1 246 Hôpital du gouvernement 60,1 56,1 73,9 86 Centre de santé du gouvernement 53,9 49,6 61,7 89 Clinique de PF * * * 17 Clinique mobile 58,0 39,8 67,8 50 Agent de santé * * * 3 Secteur médical privé * * * 8 Autre secteur privé * * * 8 Ensemble2 54,1 45,8 62,7 352 Note: Le tableau n'inclut que les utilisatrices de méthodes figurant sur la liste. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. na = non applicable 1 Source au moment où a commencé l'épisode d'utilisation de la méthode actuelle. 2 Y compris 8 femmes pour lesquelles la source initiale de la méthode est manquante. Parmi les utilisatrices actuelles de méthodes modernes dont la dernière période d’utilisation a commencé au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, un peu plus de la moitié (54 %) a été informée des effets secondaires ou des problèmes liés à la méthode utilisée. Dans 46 % des cas, les utilisatrices ont été informées sur ce qu’il fallait faire si ces problèmes se manifestaient et enfin 63 % ont été informées par un agent de santé ou de planification familiale de l’existence d’autres méthodes modernes qu’elles pourraient utiliser. Les résultats par méthode montrent que ce sont les utilisatrices d’implants qui ont été les mieux informées. Par contre, les utilisatrices de la pilule et des injectables ont été moins fréquemment informées et conseillées. Planification familiale • 89 7.5 DISCONTINUATION DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES Les taux de discontinuation des méthodes contraceptives et les raisons de cette discontinuation sont des sujets d'intérêt pour les responsables des programmes nationaux de planification familiale. Pour répondre à ce besoin d'information, un calendrier d'événements sur cinq années, recueillant des données détaillées sur les grossesses, les naissances, les durées de pratique contraceptive, les raisons d'arrêt a été utilisé lors de l'enquête. Les taux de discontinuation par méthode, tirés de ce calendrier, sont présentés au tableau 7.7. Ces taux ont été calculés en se basant sur l'utilisation durant les douze premiers mois, suivant la date de commencement, de la méthode utilisée. Les raisons de discontinuation ont été classées, après examen, en un certain nombre de catégories principales: échec de la méthode, désir de tomber enceinte, effets secondaires/raisons liées à la santé, et autres raisons incluant les problèmes liés à l'utilisation d'une méthode spécifique, etc. Le taux de discontinuation contraceptive pour toutes les méthodes est de 19 %. Les résultats selon les raisons de discontinuation (Tableau 7.8) montrent que le désir de tomber enceinte (37 %) et les effets secondaires (20 %) sont les causes les plus importantes de discontinuation d’une méthode contraceptive. Tableau 7.7 Taux de discontinuation des méthodes contraceptives sur 12 mois Parmi les femmes de 15-49 ans qui ont commencé une période d'utilisation contraceptive au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage d'épisodes de discontinuation au cours des 12 mois selon la raison de discontinuation et par méthode spécifique, Comores 2012 Méthode Échec de la méthode Désir de tomber enceinte Autres raisons liées à la fécondité2 Effets secondaires/ raisons liées à la santé Souhaitait une méthode plus efficace Autres raisons liées à la méthode3 Autres raisons N'importe quelle raison4 A changé de méthode5 Nombre d'épisodes d'utilisation6 Pilule (1,9) (3,8) (1,0) (1,3) (0,4) (3,5) (6,3) (18,3) (0,7) 22 Injectables (1,4) (6,4) (1,6) (10,8) (1,1) (1,5) (2,2) (25,1) (0,2) 62 Rythme * * * * * * * * * 19 Toutes les méthodes1 2,6 4,4 1,3 4,6 0,6 1,2 4,5 19,2 1,2 153 Note : Les valeurs sont basées sur des calculs de table de survie en utilisant les informations sur les épisodes d'utilisation qui ont commencé 3-62 mois avant l'enquête. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Y compris les méthodes qui ne sont pas présentées individuellement en raison du nombre trop faible d’utilisatrices. 2 Inclut rapports sexuels peu fréquents/mari absent, difficultés de tomber enceinte/ménopause et dissolution de l'union/séparation. 3 Inclut manque d'accès/éloignement, trop cher et utilisation peu pratique. 4 Les raisons de discontinuation sont mutuellement exclusives et leur somme correspond au total figurant dans cette colonne. 5 Les épisodes d'utilisation compris dans cette colonne sont un sous-ensemble des épisodes de discontinuation compris dans le taux de discontinuation. On considère qu'une femme a changé de méthode si elle a utilisé une méthode différente au cours du mois suivant la discontinuation ou si elle a déclaré, comme raison de discontinuation, qu'elle « voulait une méthode plus efficace » et qu'elle a commencé à utiliser une autre méthode dans les deux mois après la discontinuation. 6 Le nombre d'épisodes d'utilisation comprend les épisodes d'utilisation qui ont été discontinués pendant la période d'observation ainsi que les épisodes d'utilisation qui n'ont pas été discontinués pendant la période d'observation. 90 • Planification familiale Tableau 7.8 Raisons de discontinuation Répartition (en %) des discontinuations des méthodes contraceptives au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par raison principale de discontinuation déclarée, selon la méthode spécifique, Comores 2012 Raison de l'interruption Pilule Injectables Condom masculin Rythme Retrait Toutes les méthodes1 Est tombée enceinte pendant l'utilisation 11,1 5,1 0,0 18,8 (20,0) 9,5 Voulait tomber enceinte 53,5 34,0 17,9 36,3 (48,3) 36,9 Mari/partenaire désapprouvait 0,7 0,8 2,8 4,5 (0,0) 1,3 Voulait une méthode plus efficace 0,7 3,5 5,4 7,8 (4,4) 3,6 Problèmes de santé/effets secondaires 4,7 39,2 15,3 0,8 (0,3) 20,4 Problèmes d'accès/trop loin 3,0 1,5 0,0 0,0 (0,0) 1,4 Coûte trop cher 0,0 1,4 5,5 1,6 (0,0) 1,3 Pas pratique à utiliser 6,1 1,1 0,8 0,0 (0,0) 1,7 Rapports sexuels peu fréquents/mari absent 2,3 1,6 7,7 3,3 (0,7) 2,3 Dissolution de l'union/séparation 1,0 1,4 0,0 0,0 (3,3) 1,1 Autre 1,6 0,9 8,8 0,7 (0,0) 1,7 Ne sait pas 0,0 1,6 0,0 0,0 (0,0) 0,7 Manquant 15,3 8,1 35,8 26,3 (23,1) 18,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de discontinuations 79 182 46 54 40 442 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. MAMA = Méthode de l'Allaitement Maternel et de l'Aménorrhée. 1 Y compris 19 utilisatrices des implants, 19 utilisatrices de la MAMA, 2 utilisatrices de DIU et 3 utilisatrices de méthodes non spécifiées, qui ne sont pas présentées individuellement dans ce tableau en raison du nombre trop faible d’utilisatrices. 7.6 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE L’utilisation de certaines méthodes contraceptives nécessite que soit connue la période féconde. C’est le cas notamment de la méthode du rythme. Pour mesurer le niveau de connaissance des femmes concernant cette période de fécondabilité, on leur a demandé si elles pensaient, qu’au cours du cycle, il existait une période pendant laquelle elles avaient plus de chances de tomber enceinte et, si oui, à quel moment du cycle se situait cette période. Compte tenu de nombreuses nuances que peuvent comporter les réponses à cette question, les réponses sont regroupées en trois catégories: 1. Connaissance exacte de la période : celles qui ont déclaré « entre deux périodes de menstruation » (milieu du cycle) ; 2. Connaissance douteuse de la période : celles qui ont déclaré « juste avant le début de la période » ou « juste après la fin des règles ». Ces réponses sont vagues, mais elles peuvent correspondre à la période féconde ; et 3. Méconnaissance : ne connaissant pas la période, elle concerne celles qui ont déclaré « durant les règles », « pas de période spécifique », « autre » et « ne sait pas ». Au cours de l’enquête, on a demandé à toutes les femmes si elles pensaient qu’au cours du cycle menstruel, il y avait une période pendant laquelle une femme avait plus de chances de tomber enceinte. À celles qui répondaient par oui, on demandait ensuite à quel moment du cycle se situait cette période. Le tableau 7.9 présente les résultats sur la connaissance de cette période chez l’ensemble des femmes en âge de procréer et chez les utilisatrices de la méthode du rythme, selon certaines modalités de réponse. Dans l’ensemble, près d’une femme sur deux (48 %) ont indiqué le « milieu du cycle » comme étant la période féconde. Elles sont considérées comme ayant une bonne connaissance de la période féconde. Cette proportion est nettement plus élevée chez les utilisatrices de la méthode du rythme (76 %) que chez les femmes non utilisatrices de cette méthode (47 %). Parmi les utilisatrices de la méthode du rythme qui sont Planification familiale • 91 censées connaître la période féconde, 7 % ne savent pas qu’il existe une période au cours de laquelle une femme a plus de chance de tomber enceinte. Tableau 7.9 Connaissance de la période féconde Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par connaissance de la période féconde au cours du cycle menstruel selon l'utilisation actuelle de la méthode du rythme, Comores 2012 Connaissance de la période féconde Utilisatrices de la méthode du rythme Non utilisatrices de la méthode du rythme Ensemble des femmes Juste avant le début des règles 0,0 0,6 0,6 Durant les règles 0,7 0,6 0,6 Juste après la fin des règles 13,2 22,5 22,3 Au milieu du cycle/entre deux périodes de règles 75,6 46,8 47,5 Autre 0,0 0,6 0,5 Pas de moment précis 3,7 7,8 7,7 Ne sait pas 6,8 21,0 20,7 Manquant 0,0 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 117 5 212 5 329 7.7 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE DES FEMMES EN UNION La demande potentielle en matière de contraception et l’identification des femmes qui ont des besoins importants en services de planification constituent les problèmes les plus importants de tout programme de planification familiale. Afin de rendre comparable les estimations des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, dans le temps et entre les pays enquêtés, la définition de cet indicateur a été révisée. Les estimations des besoins non satisfaits ont été calculées en utilisant la définition révisée des besoins non satisfaits, et elles sont donc comparables aux valeurs publiées dans les rapports des enquêtes précédentes. Les besoins non satisfaits pour espacer les naissances concernent les femmes enceintes dont la grossesse ne s’est pas produite au moment voulu, les femmes en aménorrhée qui n’utilisent pas de méthode de planification familiale et dont la dernière naissance ne s’est pas produite au moment voulu, les femmes fécondes qui ne sont ni enceintes, ni en aménorrhée, qui n’utilisent pas de méthode contraceptive et qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus avant leur prochaine naissance. Sont également incluses dans les besoins non satisfaits pour espacer les naissances, les femmes fécondes qui n’utilisent pas actuellement de méthode de planification familiale et qui déclarent qu’elles ne sont pas sûres de vouloir un autre enfant ou qui veulent un autre enfant mais ne savent pas à quel moment elles veulent avoir cet enfant, à moins qu’elles déclarent que ce ne serait pas un problème si elles apprenaient qu’elles étaient enceintes dans les semaines à venir. 92 • Planification familiale Les besoins non satisfaits pour limiter les naissances concernent les femmes enceintes dont la grossesse n’était pas souhaitée, les femmes en aménorrhée qui n’utilisent pas de méthode de planification familiale dont la dernière naissance n’était pas voulue et qui ne veulent plus d’enfant et les femmes fécondes qui ne sont, ni enceintes ni en aménorrhée, qui n’utilisent pas de méthode de planification familiale et qui ont déclaré ne plus vouloir d’enfant. Le tableau 7.10.1. présente l’estimation des besoins satisfaits et non satisfaits ainsi que la demande totale en planification familiale pour les femmes de 15-49 ans actuellement en union et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Parmi les femmes en union, près d’un tiers (32 %) ont des besoins non satisfaits en matière de contraception. On note un écart important entre la proportion des femmes ayant des besoins pour espacer et la proportion de celles ayant des besoins pour limiter leur descendance (24 % contre 8 %). À l’opposé, 19 % des femmes ont des besoins satisfaits ; ce sont celles qui utilisent actuellement une méthode contraceptive. L’utilisation est davantage orientée vers l’espacement des naissances que vers la limitation (15 % contre 5 %). La demande totale en planification familiale parmi les femmes actuellement en union est estimée à 51 %. Dans 38 % des cas, cette demande est satisfaite. La demande totale en planification familiale pour espacer est près de trois fois plus importante pour espacer les naissances que pour les limiter (38 % contre 13 %). Si on se limite aux seules méthodes modernes, le pourcentage de demande satisfaite est estimé à 28 %. Les résultats selon l’âge font apparaître globalement une tendance à la baisse des pourcentages de femmes ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. C’est en effet, dans les groupes d’âges les plus jeunes que ces besoins non satisfaits sont les plus importants (47 % à 15-19 ans et 42 % à 20- 24 ans contre 33 % et moins à partir de 30-34 ans). Par contre, si l’on ne tient compte que des besoins pour limiter on constate la tendance inverse, la proportion de femmes ayant des besoins pour limiter leurs naissances augmentant avec l’âge, passant de 3 % à 20-24 ans à au moins 13 % à partir du groupe d’âges 35-39 ans. On remarque également que c’est parmi les femmes du milieu rural (35 %), celles de Ndzuwani (35 %), celles sans instruction et celles ayant un niveau primaire (respectivement 34 % et 33 %) ainsi que parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (41 %) que les besoins non satisfaits sont les plus importants. Cependant, la demande potentielle totale en matière de planification familiale est à peine plus élevée en milieu urbain (54 %) qu’en milieu rural (50 %). Mais, plus de la moitié (55 %) de cette demande est satisfaite en urbain contre seulement 29 % en milieu rural ; concernant les méthodes modernes, les proportions sont de 38 % contre 22 %. Parmi les jeunes femmes qui sont celles dont les besoins non satisfaits sont les plus élevés (plus de 40 % à 15-24 ans), on remarque que leur demande totale en matière de planification familiale est aussi importante (plus de 60 %). Cependant, c’est parmi elles que la proportion de demande satisfaite est la moins importante (20-23 % pour les méthodes modernes). Le tableau 7.10.2 présente les mêmes informations concernant l’ensemble des femmes et les femmes non en union et sexuellement actives. Dans l’ensemble, une femme sur cinq (20 %) a des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, en majorité pour espacer (15 %). En fonction de l’âge, on remarque que, de seulement 8 % à 15-19 ans, la proportion augmente rapidement pour atteindre 23 % à 25- 29 ans et un maximum de 29 % à 30-34 ans pour diminuer à partir de 40 ans (17 % à 40-44 ans et 14 % à 45-49 ans). Les résultats selon les autres caractéristiques montrent que les proportions de femmes qui ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale sont plus élevées parmi les femmes du milieu rural (22 % contre 15 % en milieu urbain), parmi celles n’ayant aucune instruction (28 % contre13 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus) et parmi celles dont le ménage est classé dans les trois premiers quintiles que parmi les autres femmes. P la ni fic at io n fa m ili al e • 9 3 Ta bl ea u 7. 10 .1 B es oi ns e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e de s fe m m es a ct ue lle m en t e n un io n P ou rc en ta ge d e fe m m es d e 15 -4 9 an s, a ct ue lle m en t e n un io n, a ya nt d es b es oi ns n on s at is fa its e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ilia le , p ou rc en ta ge d e de m an de to ta le e n pl an ifi ca tio n fa m ili al e et p ou rc en ta ge d e de m an de s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue B es oi ns n on s at is fa its en m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e B es oi ns s at is fa its e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e (u til is at io n ac tu el le ) D em an de to ta le en p la ni fic at io n fa m ili al e1 P ou rc en ta ge de d em an de sa tis fa ite 2 P ou rc en ta ge de d em an de sa tis fa ite pa r d es m ét ho de s m od er ne s3 E ffe ct if de fe m m es P ou r e sp ac er P ou r lim ite r E ns em bl e P ou r es pa ce r P ou r lim ite r E ns em bl e P ou r es pa ce r P ou r lim ite r E ns em bl e G ro up e d' âg es 15 -1 9 46 ,1 1, 3 47 ,4 18 ,8 0, 9 19 ,7 64 ,9 2, 1 67 ,0 29 ,3 20 ,1 21 6 20 -2 4 39 ,4 2, 9 42 ,3 17 ,8 1, 3 19 ,1 57 ,2 4, 3 61 ,4 31 ,1 23 ,3 52 6 25 -2 9 25 ,4 5, 0 30 ,3 19 ,7 1, 7 21 ,4 45 ,1 6, 6 51 ,7 41 ,4 28 ,7 67 6 30 -3 4 26 ,4 6, 9 33 ,3 16 ,3 3, 8 20 ,1 42 ,7 10 ,7 53 ,4 37 ,7 27 ,1 63 7 35 -3 9 17 ,7 13 ,2 30 ,9 11 ,2 9, 4 20 ,6 28 ,8 22 ,7 51 ,5 39 ,9 32 ,7 56 7 40 -4 4 3, 8 15 ,2 19 ,0 8, 2 11 ,9 20 ,1 11 ,9 27 ,1 39 ,0 51 ,4 36 ,8 39 0 45 -4 9 2, 9 13 ,1 16 ,0 2, 1 6, 3 8, 4 5, 0 19 ,3 24 ,4 34 ,5 21 ,7 24 9 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 17 ,3 4, 1 21 ,4 25 ,7 4, 9 30 ,7 43 ,0 9, 0 52 ,0 59 ,0 38 ,8 35 4 A ut re s vi lle s 19 ,3 6, 2 25 ,4 21 ,0 8, 1 29 ,1 40 ,2 14 ,3 54 ,5 53 ,4 38 ,3 71 1 E ns em bl e ur ba in 18 ,6 5, 5 24 ,1 22 ,6 7, 1 29 ,6 41 ,2 12 ,5 53 ,7 55 ,2 38 ,4 1 06 5 R ur al 26 ,0 9, 3 35 ,3 10 ,5 3, 9 14 ,4 36 ,5 13 ,2 49 ,7 29 ,0 22 ,2 2 19 6 R ég io n/ Ile M w al i 19 ,5 12 ,0 31 ,5 10 ,0 8, 7 18 ,7 29 ,5 20 ,6 50 ,2 37 ,3 17 ,6 20 8 N dz uw an i 26 ,5 8, 8 35 ,3 13 ,7 5, 7 19 ,4 40 ,3 14 ,4 54 ,7 35 ,5 27 ,5 1 44 7 N ga zi dj a 21 ,4 6, 9 28 ,3 15 ,7 3, 7 19 ,4 37 ,1 10 ,6 47 ,7 40 ,6 29 ,5 1 60 6 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un 21 ,8 12 ,0 33 ,8 8, 6 4, 2 12 ,9 30 ,4 16 ,3 46 ,7 27 ,5 22 ,9 1 33 8 P rim ai re 24 ,4 8, 2 32 ,6 11 ,1 8, 0 19 ,1 35 ,5 16 ,2 51 ,7 37 ,0 29 ,6 71 8 S ec on da ire o u + 24 ,9 3, 5 28 ,5 23 ,1 3, 7 26 ,8 48 ,0 7, 3 55 ,3 48 ,5 31 ,5 1 19 6 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 27 ,6 13 ,1 40 ,6 9, 2 3, 7 12 ,9 36 ,8 16 ,8 53 ,6 24 ,1 20 ,3 56 6 S ec on d 23 ,3 10 ,4 33 ,7 12 ,0 5, 2 17 ,2 35 ,3 15 ,5 50 ,8 33 ,8 26 ,1 63 8 M oy en 25 ,6 7, 6 33 ,1 14 ,9 4, 2 19 ,1 40 ,5 11 ,7 52 ,2 36 ,6 27 ,0 69 7 Q ua tri èm e 21 ,3 6, 7 27 ,9 19 ,0 4, 7 23 ,7 40 ,3 11 ,4 51 ,6 45 ,9 34 ,4 68 5 Le p lu s él ev é 20 ,7 3, 6 24 ,3 16 ,1 6, 6 22 ,7 36 ,9 10 ,2 47 ,0 48 ,3 30 ,1 67 5 E ns em bl e4 23 ,6 8, 1 31 ,6 14 ,5 4, 9 19 ,4 38 ,0 13 ,0 51 ,0 38 ,0 27 ,8 3 26 1 N ot e: L es v al eu rs fi gu ra nt d an s ce ta bl ea u so nt b as ée s su r l a dé fin iti on ré vi sé e de s be so in s no n sa tis fa its e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e, d éc rit e da ns B ra dl ey e t a l, 20 12 . 1 L a de m an de to ta le é qu iv au t à la s om m e de s be so in s no n sa tis fa its e t d es b es oi ns s at is fa its e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e. 2 L e po ur ce nt ag e de d em an de s at is fa ite é qu iv au t a ux b es oi ns s at is fa its d iv is és p ar la d em an de to ta le . 3 L es m ét ho de s m od er ne s co m pr en ne nt la s té ril is at io n fé m in in e, la p ilu le , l e D IU , l es in je ct ab le s, le s im pl an ts , l e co nd om m as cu lin e t l a M A M A . 4 Y c om pr is 9 fe m m es p ou r l es qu el le s le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. Planification familiale • 93 94 • P la ni fic at io n fa m ili al e Ta bl ea u 7. 10 .2 B es oi ns e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e de l' en se m bl e de s fe m m es e t d e ce lle s qu i n e so nt p as a ct ue lle m en t e n un io n P ou rc en ta ge d e to ut es le s fe m m es d e 15 -4 9 an s et d es fe m m es d e 15 -4 9 an s qu i n e so nt p as a ct ue lle m en t e n un io n ay an t d es b es oi ns n on s at is fa its e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e, p ou rc en ta ge d e ce lle s do nt le s be so in s so nt s at is fa its , p ou rc en ta ge d e de m an de to ta le e n pl an ifi ca tio n fa m ili al e et p ou rc en ta ge e n pl an ifi ca tio n fa m ili al e qu i e st s at is fa ite , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue B es oi ns n on s at is fa its en m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e B es oi ns s at is fa its e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ili al e (u til is at io n ac tu el le ) D em an de to ta le en p la ni fic at io n fa m ili al e1 P ou rc en ta ge de d em an de sa tis fa ite 2 P ou rc en ta ge de d em an de sa tis fa ite pa r d es m ét ho de s m od er ne s3 E ffe ct if de fe m m es P ou r es pa ce r P ou r lim ite r E ns em bl e P ou r es pa ce r P ou r lim ite r E ns em bl e P ou r es pa ce r P ou r lim ite r E ns em bl e EN SE M BL E D ES F E M M ES G ro up e d' âg es 15 -1 9 8, 0 0, 2 8, 2 4, 9 0, 1 5, 0 12 ,9 0, 4 13 ,2 37 ,8 26 ,0 1 31 5 20 -2 4 21 ,7 1, 7 23 ,4 12 ,6 0, 7 13 ,3 34 ,3 2, 4 36 ,7 36 ,2 26 ,0 99 5 25 -2 9 19 ,4 3, 7 23 ,2 17 ,6 1, 4 19 ,0 37 ,0 5, 1 42 ,1 45 ,0 30 ,4 89 9 30 -3 4 22 ,6 5, 9 28 ,5 14 ,3 3, 3 17 ,6 36 ,9 9, 3 46 ,1 38 ,2 27 ,5 74 4 35 -3 9 15 ,9 11 ,9 27 ,9 10 ,4 8, 9 19 ,3 26 ,4 20 ,8 47 ,2 40 ,9 33 ,3 62 9 40 -4 4 3, 9 13 ,4 17 ,3 7, 3 10 ,6 17 ,9 11 ,2 24 ,0 35 ,2 50 ,9 36 ,8 45 1 45 -4 9 2, 5 11 ,0 13 ,5 2, 3 6, 3 8, 6 4, 7 17 ,4 22 ,1 38 ,9 27 ,0 29 5 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 11 ,4 2, 7 14 ,1 22 ,7 3, 3 26 ,0 34 ,2 5, 9 40 ,1 64 ,8 42 ,3 53 5 A ut re s vi lle s 11 ,8 3, 7 15 ,5 13 ,9 5, 0 18 ,9 25 ,7 8, 7 34 ,4 55 ,0 39 ,4 1 22 7 E ns em bl e ur ba in 11 ,7 3, 4 15 ,1 16 ,6 4, 5 21 ,1 28 ,3 7, 8 36 ,1 58 ,3 40 ,4 1 76 2 R ur al 16 ,4 5, 8 22 ,1 7, 5 2, 5 10 ,0 23 ,8 8, 3 32 ,1 31 ,1 23 ,4 3 56 7 R ég io n/ Ile M w al i 14 ,5 7, 7 22 ,2 7, 9 6, 2 14 ,1 22 ,3 13 ,9 36 ,3 38 ,8 19 ,8 32 3 N dz uw an i 16 ,1 5, 2 21 ,4 8, 6 3, 6 12 ,2 24 ,8 8, 8 33 ,6 36 ,3 28 ,5 2 42 4 N ga zi dj a 13 ,6 4, 4 18 ,0 12 ,6 2, 4 15 ,0 26 ,2 6, 8 33 ,0 45 ,4 31 ,6 2 58 2 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un 18 ,1 9, 7 27 ,8 7, 7 3, 7 11 ,3 25 ,8 13 ,4 39 ,2 29 ,0 23 ,7 1 65 2 P rim ai re 17 ,3 5, 7 23 ,0 8, 7 5, 9 14 ,7 26 ,0 11 ,7 37 ,7 38 ,9 31 ,1 1 04 6 S ec on da ire o u + 11 ,7 1, 7 13 ,4 13 ,0 1, 7 14 ,8 24 ,8 3, 4 28 ,2 52 ,4 33 ,8 2 61 6 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 18 ,4 8, 5 26 ,9 6, 7 2, 6 9, 3 25 ,1 11 ,1 36 ,2 25 ,7 21 ,2 86 8 S ec on d 14 ,7 6, 2 20 ,8 8, 3 3, 2 11 ,5 23 ,0 9, 4 32 ,4 35 ,6 27 ,2 1 07 3 M oy en 16 ,5 4, 8 21 ,3 11 ,9 3, 0 14 ,9 28 ,4 7, 8 36 ,2 41 ,1 30 ,7 1 09 5 Q ua tri èm e 13 ,1 4, 2 17 ,3 14 ,2 2, 9 17 ,1 27 ,3 7, 1 34 ,4 49 ,7 35 ,8 1 12 3 Le p lu s él ev é 12 ,3 2, 2 14 ,5 10 ,4 4, 0 14 ,4 22 ,8 6, 2 28 ,9 49 ,8 30 ,7 1 17 1 E ns em bl e5 14 ,8 5, 0 19 ,8 10 ,5 3, 2 13 ,7 25 ,3 8, 1 33 ,5 40 ,8 29 ,4 5 32 9 FE M M ES N O N E N U N IO N S EX U EL LE M EN T AC TI VE S4 E ns em bl e 24 ,0 3, 2 27 ,2 59 ,0 0, 8 59 ,8 83 ,0 4, 0 87 ,0 68 ,7 36 ,3 88 N ot e: L es v al eu rs fi gu ra nt d an s ce ta bl ea u so nt b as ée s su r l a dé fin iti on ré vi sé e de s be so in s no n sa tis fa its d éc rit e da ns B ra dl ey e t a l. 20 12 . L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . 1 L a de m an de to ta le é qu iv au t à la s om m e de s be so in s no n sa tis fa its e t d es b es oi ns s at is fa its . 2 L e po ur ce nt ag e de d em an de s at is fa ite é qu iv au t a ux b es oi ns s at is fa its d iv is és p ar la d em an de to ta le . 3 L es m ét ho de s m od er ne s co m pr en ne nt la s té ril is at io n fé m in in e, la p ilu le , l e D IU , l es in je ct ab le s, le s im pl an ts , l e co nd om m as cu lin e t l a M A M A . 4 F em m es a ya nt e u de s ra pp or ts s ex ue ls a u co ur s de s 30 jo ur s ay an t p ré cé dé l’ en qu êt e. 5 Y c om pr is 1 6 fe m m es p ou r l es qu el le s le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. 94 • Planification familiale Planification familiale • 95 Parmi les femmes non en union sexuellement actives, 27 % ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, en majorité pour espacer les naissances (24 %). 7.8 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION On a demandé aux femmes en union qui n’utilisaient pas une méthode au moment de l’enquête, si elles avaient l’intention d’en utiliser une dans l’avenir. Le tableau 7.11 présente la distribution des femmes en union selon leur intention d’utiliser une méthode dans l’avenir par nombre d’enfants. Parmi ces femmes, 18 % ont déclaré avoir l’intention d’utiliser une méthode dans l’avenir. Par contre, 64 % ont déclaré ne pas en avoir l’intention et, dans 14 % des cas, les femmes étaient indécises. Tableau 7.11 Utilisation future de la contraception Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union qui n'utilisent pas actuellement de méthode, par nombre d'enfants vivants et selon l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir, Comores 2012 Intention Nombre d'enfants vivants1 Ensemble 0 1 2 3 4+ A l'intention d'utiliser 16,1 14,9 18,2 21,8 17,7 17,6 Pas sûre 19,8 16,8 13,3 16,9 10,6 14,3 N'a pas l'intention d'utiliser 61,1 64,6 66,6 58,1 66,5 64,2 NSP/Manquant 3,0 3,8 1,9 3,2 5,1 3,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 415 410 403 353 1 048 2 630 1 Y compris la grossesse actuelle. 7.9 SOURCES D’INFORMATIONS SUR LA CONTRACEPTION L’accès à l’information constitue un préalable important pour promouvoir l’utilisation des méthodes contraceptives. On constate que, durant les mois ayant précédé l’enquête, 60 % des femmes et 51 % des hommes n’ont entendu ou vu aucun message sur la planification familiale (Tableau 7.12). Parmi les femmes et les hommes sans instruction, cette proportion atteint respectivement 69 % et 70 %. De même, parmi les femmes et les hommes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas, ces proportions sont respectivement de 74 % et 72 %. À l’opposé, 29 % des femmes et 41 % des hommes ont entendu un message à la radio, et 29 % des femmes et 33 % des hommes ont entendu un message à la télévision. La télévision est essentiellement captée en zone urbaine ; ce qui explique que les proportions de femmes et d’hommes qui ont reçu des messages par ce média sont plus élevées en milieu urbain qu’en milieu rural (respectivement 41% contre 22 % et 40 % contre 29 %). Globalement, l’exposition aux média augmente avec le niveau d’instruction et avec le niveau de bien-être économique du ménage. 96 • Planification familiale Tableau 7.12 Exposition aux messages sur la planification familiale Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui, au cours des derniers mois ayant précédé l'enquête, ont, soit entendu à la radio, soit vu à la télévision ou dans un journal ou un magazine, un message sur la planification familiale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Radio Télévision Journaux/ magazines Aucun des trois médias Effectif de femmes Radio Télévision Journaux/ magazines Aucun des trois médias Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 21,8 24,7 4,7 66,8 1 315 25,9 23,0 5,0 64,5 522 20-24 30,4 27,2 7,3 58,9 995 42,5 35,6 12,9 48,3 305 25-29 33,4 34,1 6,8 53,7 899 49,5 39,3 16,1 41,1 281 30-34 33,7 28,6 8,2 59,7 744 43,4 31,5 11,7 52,9 269 35-39 32,7 28,2 5,2 57,9 629 43,5 34,8 7,8 49,4 280 40-44 25,8 28,3 5,3 64,1 451 45,5 39,8 12,2 43,0 184 45-49 33,5 33,5 3,7 57,3 295 56,0 38,8 15,3 40,4 160 Milieu de résidence Moroni 24,4 30,9 6,8 63,7 535 55,9 52,8 17,3 33,0 253 Autres villes 41,8 45,6 8,3 43,9 1 227 39,5 32,4 7,7 53,2 472 Ensemble urbain 36,5 41,1 7,9 49,9 1 762 45,2 39,5 11,0 46,1 726 Rural 25,7 22,3 5,2 65,5 3 567 38,2 29,0 10,2 54,0 1 273 Région/Ile Mwali 48,1 47,8 9,0 39,4 323 48,9 52,8 12,4 36,6 146 Ndzuwani 31,7 30,7 4,7 58,8 2 424 33,3 24,5 8,0 62,8 855 Ngazidja 24,8 24,0 7,0 64,3 2 582 46,0 37,0 12,4 43,3 998 Niveau d'instruction Aucun 24,5 21,0 0,9 69,4 1 652 27,3 16,1 0,5 70,4 320 Primaire 25,1 20,9 2,0 66,3 1 046 35,9 25,5 2,8 57,6 554 Secondaire ou + 34,0 36,2 10,9 52,2 2 616 47,1 41,1 17,2 42,6 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 19,8 15,4 1,6 73,7 868 20,7 17,1 3,5 72,2 311 Second 23,4 23,2 3,6 67,7 1 073 38,9 28,9 6,7 55,0 383 Moyen 29,8 24,2 4,9 62,0 1 095 46,2 34,5 10,0 45,5 445 Quatrième 31,4 31,9 7,9 57,4 1 123 51,4 42,2 18,2 40,6 412 Le plus élevé 39,4 43,9 11,0 44,8 1 171 41,1 36,8 12,1 48,4 449 Ensemble 15-491 29,3 28,5 6,1 60,3 5 329 40,8 32,8 10,5 51,2 1 999 50-59 na na na na na 47,1 34,0 9,2 49,0 168 Ensemble 15-59 na na na na na 41,3 32,9 10,4 51,0 2 167 na = Non applicable 1 Y compris 16 femmes et 2 hommes de 15-49 ans pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. 7.10 CONTACTS DES NON UTILISATRICES DE LA CONTRACEPTION AVEC DES PRESTATAIRES DE PLANIFICATION FAMILIALE Au cours de l’enquête, on a collecté des informations pour savoir si les femmes non utilisatrices de méthodes contraceptives avaient eu récemment des contacts avec un agent de santé ou un membre du personnel de santé dans un établissement sanitaire. Plus précisément, on a demandé à ces femmes si, au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, elles avaient reçu chez elles la visite d’un agent de santé qui leur avait parlé de planification familiale. On leur a aussi demandé si, au cours des 12 derniers mois, elles s’étaient rendues dans un établissement sanitaire et si, au cours de leur visite, elles y avaient parlé ou non de planification familiale. Le tableau 7.13 présente les résultats obtenus. Planification familiale • 97 Tableau 7.13 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale Parmi les femmes de 15-49 ans qui n'utilisent pas de méthode contraceptive, pourcentage de celles qui, au cours des 12 derniers mois, ont reçu la visite d'un agent de santé qui leur a parlé de planification familiale, pourcentage qui ont visité un établissement de santé et parlé de planification familiale, pourcentage qui ont visité un établissement de santé mais qui n'ont pas parlé de planification familiale et pourcentage qui n'ont ni discuté de planification familiale avec un agent de santé, ni dans un établissement de santé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes qui ont reçu la visite d'un agent de santé qui a parlé de planification familiale Pourcentage de femmes qui ont visité un établissement de santé au cours des 12 derniers mois et qui : Pourcentage de femmes qui n'ont parlé de planification familiale ni avec un agent de santé, ni dans un établissement de santé Effectif de femmes Ont parlé de planification familiale N'ont pas parlé de planification familiale Groupe d'âges 15-19 5,3 0,9 11,6 94,4 1 250 20-24 11,5 7,1 17,9 85,3 863 25-29 14,1 10,1 21,3 81,5 729 30-34 16,1 9,4 24,5 80,1 613 35-39 9,7 9,3 21,2 85,4 508 40-44 9,5 5,0 18,7 86,3 370 45-49 9,6 3,6 14,4 89,3 269 Milieu de résidence Moroni 10,2 2,8 23,5 88,8 396 Autres villes 13,1 6,5 15,6 85,1 995 Ensemble urbain 12,3 5,5 17,9 86,2 1 391 Rural 9,5 6,3 17,8 87,1 3 210 Région/Ile Mwali 20,2 6,5 20,6 77,4 277 Ndzuwani 11,7 8,8 10,8 84,7 2 129 Ngazidja 7,9 3,3 24,3 90,1 2 195 Niveau d'instruction Aucun 11,2 8,9 17,7 84,3 1 464 Primaire 12,3 6,9 18,6 84,7 893 Secondaire ou + 9,1 3,8 17,6 89,3 2 230 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 12,2 7,9 13,8 84,1 787 Second 11,0 6,5 16,9 85,6 949 Moyen 10,0 6,2 16,6 87,7 932 Quatrième 8,2 5,8 19,3 89,1 930 Le plus élevé 10,7 4,3 21,8 87,2 1 003 Ensemble1 10,4 6,1 17,8 86,8 4 601 1 Y compris 15 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Une majorité de femmes (87 %) ont déclaré ne pas avoir parlé de planification familiale avec un agent de santé ou dans un établissement sanitaire au cours des douze mois ayant précédé l’enquête. Quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques, cette proportion est très élevée et on ne constate pas de variations importantes, à l’exception des îles où elle varie de 77 % à Mwali à 90 % à Ngazidja. En outre, dans seulement 18 % des cas, les femmes se sont rendues dans un établissement sanitaire mais n’ont pas discuté de méthode de planification familiale. Les écarts en fonction des caractéristiques sociodémographiques ne sont pas très importants. Enfin, seulement 10 % des femmes ont reçu la visite d’un agent de santé et ont discuté de planification familiale. Cette proportion varie de 20 % à Mwali à 8 % à Ngazidja. Santé de la reproduction • 99 u cours de l’enquête, des informations sur la santé des mères ont été collectées. Ce chapitre présente les résultats concernant les soins prénatals, y compris la couverture antitétanique, les soins postnatals, les conditions d’accouchement et les résultats concernant l’accès des femmes aux soins de santé ainsi que la proportion de femmes ayant eu ou ayant actuellement une fistule obstétricale. Ces résultats permettent d’identifier les problèmes les plus importants en matière de santé maternelle. Ils contribuent aussi à l’évaluation des politiques mises en place et à la planification de politiques et de programmes plus adaptés dans le domaine de la santé de la reproduction. 8.1 SOINS PRÉNATALS Le suivi des femmes enceintes au cours des consultations prénatales permet de prévenir les risques et les complications lors de l’accouchement. Au cours de l’EDSC-MICS II, pour la dernière naissance ayant eu lieu au cours des 5 années ayant précédé l’enquête, on a demandé à la mère, si au cours de la grossesse, elle avait reçu des soins prénatals. On a aussi enregistré le nombre de visites prénatales effectuées et la durée de grossesse au moment de la première visite, ainsi que le nombre d’injections antitétaniques reçues. Le tableau 8.1 présente la répartition des femmes qui ont eu une naissance dans les cinq années précédant l’enquête, par type de prestataires de soins prénatals consultés durant la grossesse, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Lors de l’enquête, toutes les catégories de personnes consultées par la mère pendant la grossesse ont été enregistrées, mais seule la personne la plus qualifiée, ayant donc bénéficié d’une formation en la matière, a été retenue au tableau 8.1. SANTÉ DE LA REPRODUCTION 8 A Principaux résultats • Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, la quasi-totalité (92 %) ont reçu des soins prénatals dispensés par du personnel de santé formé. Un peu moins de la moitié (49 %) ont effectué, au moins, les quatre visites prénatales recommandées et 58 % ont fait leur première visite avant le quatrième mois de grossesse. • Dans l’ensemble, 35 % des femmes ont reçu, au moins, deux injections de vaccin antitétanique au cours de leur dernière grossesse. Cependant, du fait des vaccinations antérieures, dans 43 % de cas, la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal. • Parmi les naissances ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 82 % ont bénéficié de l’assistance de personnel de santé durant l’accouchement et 76 % ont eu lieu dans un établissement de santé. • Un peu moins d’une femme sur deux (49 %) a reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours qui ont suivi la naissance. • Près de huit nouveau-nés sur dix (78 %) n’ont pas bénéficié de soins postnatals ; à Ngazidja, cette proportion est de 86 % (contre 73 % à Ndzuwani et 69 % à Mwali). 10 0 • S an té d e la re pr od uc tio n Ta bl ea u 8. 1 S oi ns p ré na ta ls R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s qu i o nt e u un e na is sa nc e vi va nt e au c ou rs d es c in q an né es a ya nt p ré cé dé l’ en qu êt e pa r t yp e de p re st at ai re v u du ra nt la g ro ss es se p ou r l a na is sa nc e la p lu s ré ce nt e, e t p ou rc en ta ge d e na is sa nc es le s pl us ré ce nt es p ou r l es qu el le s la m èr e a co ns ul té u n pr of es si on ne l d e sa nt é, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P re st at ai re d e so in s pr én at al s Pa s de s oi ns pr én at al s To ta l P ou rc en ta ge ay an t r eç u de s so in s pr én at al s pa r un p re st at ai re fo rm é1 E ffe ct if de fe m m es M éd ec in In fir m iè re S ag e- fe m m e A cc ou ch eu se tra di tio nn el le M at ro ne A ut re M an qu an t  ge d e la m èr e à la n ai ss an ce <2 0 13 ,9 10 ,9 65 ,2 0, 8 0, 0 0, 0 0, 3 8, 8 10 0, 0 90 ,1 23 3 20 -3 4 17 ,9 8, 8 66 ,1 0, 6 0, 1 0, 0 0, 6 5, 8 10 0, 0 92 ,8 1 42 2 35 -4 9 19 ,1 8, 0 63 ,4 0, 2 0, 1 0, 5 0, 0 8, 6 10 0, 0 90 ,5 41 0 R an g de n ai ss an ce 1 22 ,3 8, 2 64 ,2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 2 5, 2 10 0, 0 94 ,7 41 4 2- 3 20 ,1 8, 9 65 ,4 0, 8 0, 3 0, 1 0, 3 4, 1 10 0, 0 94 ,4 69 8 4- 5 14 ,4 8, 7 67 ,6 0, 5 0, 0 0, 4 0, 3 8, 0 10 0, 0 90 ,7 48 8 6+ 13 ,5 9, 7 64 ,5 0, 8 0, 0 0, 0 1, 0 10 ,6 10 0, 0 87 ,7 46 5 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 24 ,7 6, 3 61 ,9 0, 0 0, 2 0, 3 2, 1 4, 5 10 0, 0 92 ,9 16 2 A ut re s vi lle s 18 ,8 5, 7 71 ,1 0, 4 0, 0 0, 1 0, 2 3, 8 10 0, 0 95 ,5 43 6 E ns em bl e ur ba in 20 ,4 5, 8 68 ,6 0, 3 0, 0 0, 2 0, 7 4, 0 10 0, 0 94 ,8 59 8 R ur al 16 ,6 10 ,1 64 ,2 0, 7 0, 1 0, 1 0, 3 7, 8 10 0, 0 90 ,9 1 46 6 R ég io n/ Ile M w al i 24 ,6 16 ,7 50 ,3 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 8, 4 10 0, 0 91 ,6 14 9 N dz uw an i 10 ,0 6, 7 75 ,5 1, 0 0, 0 0, 2 0, 3 6, 4 10 0, 0 92 ,2 1 05 7 N ga zi dj a 26 ,1 10 ,2 55 ,7 0, 2 0, 3 0, 1 0, 6 6, 9 10 0, 0 92 ,0 85 9 N iv ea u d’ in st ru ct io n A uc un 12 ,0 10 ,6 66 ,4 0, 8 0, 0 0, 2 0, 5 9, 4 10 0, 0 89 ,1 89 6 P rim ai re 19 ,3 9, 2 63 ,1 0, 5 0, 4 0, 0 0, 5 7, 0 10 0, 0 91 ,6 51 4 S ec on da ire o u + 24 ,3 6, 3 65 ,9 0, 2 0, 0 0, 2 0, 2 2, 9 10 0, 0 96 ,4 64 7 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 10 ,8 11 ,3 65 ,4 1, 5 0, 0 0, 4 0, 0 10 ,6 10 0, 0 87 ,5 45 7 S ec on d 13 ,2 12 ,6 64 ,1 0, 3 0, 3 0, 0 0, 3 9, 2 10 0, 0 89 ,9 43 1 M oy en 19 ,3 7, 6 67 ,3 0, 4 0, 0 0, 0 0, 9 4, 5 10 0, 0 94 ,2 43 1 Q ua tri èm e 21 ,7 8, 6 65 ,1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 4, 5 10 0, 0 95 ,5 39 7 Le p lu s él ev é 26 ,0 3, 1 65 ,2 0, 5 0, 3 0, 3 0, 9 3, 8 10 0, 0 94 ,3 34 9 E ns em bl e1 17 ,7 8, 9 65 ,5 0, 6 0, 1 0, 1 0, 4 6, 7 10 0, 0 92 ,1 2 06 4 N ot e: S i p lu s d’ un p re st at ai re d e so in s pr én at al s a ét é dé cl ar é, s eu l l e pr es ta ta ire le p lu s qu al ifi é es t p ris e n co m pt e da ns c e ta bl ea u. 1 Y c om pr is 7 fe m m es p ou r l es qu el le s le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. 100 • Santé de la reproduction Santé de la reproduction • 101 Les résultats montrent que la quasi-totalité des femmes ont reçu des soins prénatals, dispensés par un prestataire formé (92 %), en majorité une sage-femme (66 %). Pour 18 % des femmes, c’est un médecin qui a fourni les soins prénatals et, dans une moindre mesure, c’est une infirmière (9 %). Les accoucheuses traditionnelles et les matrones ne sont intervenues que dans moins de 1 % des cas. On remarque que la couverture en soins prénatals est homogène. À l’exception des femmes ayant 6 enfants ou plus (88 %), de celles sans instruction (89 %) et de celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (88 %), au moins, neuf femmes sur dix ont reçu des soins prénatals. Tendances La comparaison avec les données de l’enquête précédente montrent une amélioration de la couverture en soins prénatals dispensés par du personnel formé, celle-ci étant passée de 85 % à 92 % sur une période de près de 20 ans. Cette amélioration a touché toutes les catégories de femmes, mais elle a été plus importante parmi les femmes du milieu rural (82 % à 91 %) et parmi celles sans instruction (79 % à 89 %) que parmi les autres (Graphique 8.1). Graphique 8.1 Soins prénatals par un prestataire formé Pour être efficaces, les soins prénatals doivent être effectués dès le début de la grossesse et surtout, ils doivent se poursuivre avec une certaine régularité jusqu’à l’accouchement. L’OMS recommande au moins quatre visites prénatales, à intervalles réguliers, tout au long de la grossesse, la première devant avoir lieu à moins de quatre mois de grossesse. Le tableau 8.2 présente les données sur le nombre de visites prénatales effectuées et le stade de la grossesse à la première visite. On constate que pratiquement la moitié des femmes (49 %) ont effectué, au moins, quatre visites prénatales, ce qui est en accord avec les recommandations de l’OMS. Dans 26 % des cas, les femmes n’ont effectué que 2-3 visites et dans 3 % des cas, elles n’en ont effectué qu’une seule. Les écarts entre milieux de résidence varient sensiblement puisqu’à Moroni, 56 % des femmes ont effectué les quatre visites recommandées par l’OMS contre environ 48-49 % dans les autres villes et le milieu rural. En outre, on constate que 58 % des femmes ont effectué leur première visite prénatale à un stade précoce de la grossesse (moins de 4 mois). Par contre, dans 23 % des cas, la première visite prénatale n’a eu lieu qu’à 4-5 mois et dans 8 % des cas, la première visite n’a eu lieu qu’à partir de 6-7 mois, compromettant ainsi le nombre et l’espacement régulier des visites prénatales préconisées par l’OMS. 96 92 79 82 92 85 96 92 89 91 95 92 Secondaire ou plus Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Ensemble urbain RÉSIDENCE COMORES Pourcentage EDSC-MICS II 2012 EDSC 1996 Note: Soins prénatals auprès d'un médecin, d'une infirmière ou d'une sage-femme 102 • Santé de la reproduction Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, selon le nombre de visites prénatales et selon le stade de la grossesse au moment de la première visite pour la naissance la plus récente; parmi les femmes ayant effectué des visites prénatales, nombre médian de mois de grossesse à la première visite, par milieu de résidence, Comores 2012 Visites prénatales Milieu de résidence Ensemble urbain Rural Ensemble Moroni Autres villes Nombre de consultations prénatales Aucune 4,9 3,8 4,1 8,1 6,9 1 0,9 5,7 4,4 2,8 3,3 2-3 15,8 27,0 24,0 27,0 26,1 4+ 56,0 47,7 49,9 48,5 48,9 NSP/manquant 22,4 15,8 17,6 13,7 14,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de mois de grossesse à la première consultation prénatale Aucune consultation prénatale 4,9 3,8 4,1 8,1 6,9 <4 70,3 64,5 66,1 54,4 57,8 4-5 17,0 19,8 19,0 24,7 23,1 6-7 3,2 7,2 6,1 8,2 7,6 8+ 3,4 2,9 3,0 2,5 2,6 NSP/manquant 1,2 1,8 1,6 2,2 2,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 162 436 598 1 466 2 064 Nombre médian de mois de grossesse à la première visite prénatale (pour les femmes ayant reçu des soins prénatals) 2,9 3,5 3,4 3,7 3,6 Effectif de femmes ayant reçu des soins prénatals 154 420 573 1 348 1 921 La durée médiane de la grossesse à la première visite s’établit à 3,6 mois. Elle varie de 3,4 mois en milieu urbain à 3,7 mois en milieu rural. C’est à Moroni que le nombre médian de mois de grossesse à la première visite est le plus faible (2,9). On constate que, bien que la quasi-totalité des femmes reçoivent des soins prénatals, seulement 49 % effectuent le nombre recommandé de visites prénatales et seulement 58 % effectuent leur première visite prénatale à un stade précoce de la grossesse. En 1996, le nombre médian de mois de grossesse à la première consultation prénatale était estimé à 4,6. Composants des visites prénatales L’efficacité des soins prénatals dépend également du type d’examens effectués pendant les consultations ainsi que les conseils qui sont prodigués aux femmes. On a donc collecté des données sur cet aspect important du suivi prénatal en demandant aux femmes si, au cours des visites prénatales, elles avaient été informées sur les signes de complications de la grossesse, si leur tension artérielle avait été vérifiée et si on avait procédé à des examens d’urine et de sang. En outre, on a cherché à savoir si elles avaient reçu des suppléments de fer et des médicaments contre les parasites intestinaux. Le tableau 8.3 présente les résultats. Dans l’ensemble, pendant la grossesse la plus récente, quatre femmes sur cinq (79 %) ont pris des suppléments de fer sous forme de comprimé ou de sirop et dans 62 % des cas, les femmes ont pris des médicaments contre les vers intestinaux. La proportion de femmes qui ont reçu des suppléments de fer ne varie pas de manière très importante. Cependant, parmi les femmes de Ndzuwani (74 %), parmi celles sans instruction (72 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans les deux premiers quintiles (71 % dans le plus bas et 72 % dans le second), la proportion est un plus faible qu’au niveau global (79 %). À l’opposé, à Moroni, 90 % des femmes ont pris des suppléments de fer. Santé de la reproduction • 103 Tableau 8.3 Composants des visites prénatales Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, pourcentage ayant pris des suppléments de fer, sous forme de comprimés ou de sirop, et des médicaments contre les parasites intestinaux au cours de la grossesse la plus récente et, parmi les femmes ayant reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente des cinq dernières années, pourcentage ayant effectué certains examens prénatals, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, pourcentage qui, durant la grossesse la plus récente, ont pris : Parmi les femmes ayant reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente des cinq dernières années, pourcentage qui : Du fer sous forme de comprimés ou de sirop Des médicaments contre les parasites intestinaux Effectif de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années Ont été informées des signes de complication de la grossesse Ont eu leur tension artérielle vérifiée Ont eu un prélèvement d’urine Ont eu un prélèvement de sang Effectif de femmes ayant reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente Age de la mère à la naissance <20 74,6 46,9 233 33,0 79,7 83,3 85,9 212 20-34 79,7 66,4 1 422 33,5 89,4 88,9 88,3 1 335 35-49 77,3 57,3 410 33,6 87,3 84,5 87,1 374 Rang de naissance 1 78,6 59,0 414 34,5 88,5 90,5 89,7 392 2-3 80,3 64,3 698 31,3 90,0 90,5 90,1 669 4-5 78,4 65,9 488 32,2 85,0 83,1 85,5 448 6+ 76,6 59,0 465 37,5 87,1 84,2 84,8 412 Milieu de résidence Moroni 89,6 58,5 162 23,8 94,4 95,9 96,3 154 Autres villes 79,4 67,6 436 29,5 94,2 91,2 92,5 420 Ensemble urbain 82,2 65,1 598 28,0 94,3 92,4 93,5 573 Rural 77,2 61,3 1 466 35,8 85,2 85,3 85,4 1 348 Région/Ile Mwali 81,0 42,2 149 21,1 97,2 92,5 93,2 136 Ndzuwani 74,0 71,8 1 057 43,3 80,4 79,9 79,3 987 Ngazidja 83,9 54,4 859 23,4 95,6 95,9 97,5 798 Niveau d’instruction Aucun 72,1 62,2 896 39,9 82,2 82,0 81,0 809 Primaire 81,2 59,6 514 27,2 88,8 89,0 92,2 477 Secondaire ou + 85,6 65,0 647 30,3 94,4 93,3 93,2 628 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 71,4 62,0 457 42,4 74,6 72,5 72,8 409 Second 72,3 54,6 431 30,5 85,6 86,1 87,0 390 Moyen 82,7 61,1 431 33,0 91,7 91,2 93,3 409 Quatrième 85,6 65,6 397 30,1 91,8 92,9 94,8 379 Le plus élevé 83,3 70,7 349 30,4 97,9 96,4 92,5 334 Ensemble1 78,7 62,4 2 064 33,5 87,9 87,4 87,8 1 921 1 Y compris 7 femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années et 7 femmes ayant reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Un peu plus de six femmes sur dix ont pris des médicaments contre les parasites intestinaux (62 %). On note des variations importantes entre les îles, 42 % des femmes ayant pris ce type de médicaments à Mwali contre 72 % à Ndzuwani. En outre, parmi les femmes qui ont reçu des soins prénatals pour leur grossesse la plus récente des cinq dernières années, seulement 34 % ont été informées des signes de complication de la grossesse. On note que cette proportion varie, environ, du simple au double entre Mwali et Ngazidja où respectivement 21 % et 23 % des femmes ont reçu des informations et Ndzuwani où cette proportion est de 43 %. La majorité des femmes, se rendant en consultation prénatale, ne reçoivent donc pas les informations importantes sur les risques de la grossesse. On constate cependant que les examens courants sont souvent pratiqués : pratiquement neuf femmes sur dix (88 %) ont eu leur tension artérielle vérifiée ; dans les mêmes proportions, on a effectué un prélèvement d’urine et un prélèvement de sang. En milieu urbain, les proportions de femmes qui ont effectué ces examens se situent entre 92-94 % contre 85 % en milieu rural. 104 • Santé de la reproduction Vaccination antitétanique La vaccination antitétanique pendant la grossesse fait partie des interventions essentielles recommandées par les programmes de santé maternelle et infantile. Le tableau 8.4 présente les pourcentages de femmes ayant reçu, au moins, deux injections de vaccin antitétanique pendant la dernière grossesse et les pourcentages de celles dont la dernière naissance a été complètement protégée contre le tétanos, soit du fait des vaccins reçus pendant la grossesse, soit du fait de vaccins reçus avant cette grossesse. Tableau 8.4 Vaccination antitétanique Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, pourcentage ayant reçu, au moins, deux injections antitétaniques au cours de la grossesse pour la naissance vivante la plus récente et pourcentage dont la dernière naissance vivante a été protégée contre le tétanos néonatal, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristiques sociodémographiques Pourcentage ayant reçu deux injections ou plus durant la dernière grossesse Pourcentage dont la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal 1 Effectif de mères Age de la mère à la naissance <20 28,1 34,3 233 20-34 37,2 44,6 1 422 35-49 32,7 40,5 410 Rang de naissance 1 33,4 41,2 414 2-3 37,8 45,7 698 4-5 32,2 40,7 488 6+ 36,5 41,4 465 Milieu de résidence Moroni 43,0 57,3 162 Autres villes 28,2 34,2 436 Ensemble urbain 32,2 40,5 598 Rural 36,6 43,5 1 466 Région/Ile Mwali 64,1 70,4 149 Ndzuwani 28,3 33,1 1 057 Ngazidja 38,9 49,6 859 Niveau d’instruction Aucun 33,0 38,5 896 Primaire 37,2 42,8 514 Secondaire ou + 37,3 48,4 647 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 38,7 43,2 457 Second 31,9 39,6 431 Moyen 36,4 42,3 431 Quatrième 32,5 42,2 397 Le plus élevé 37,0 46,5 349 Ensemble2 35,3 42,6 2 064 1 Y compris les mères ayant reçu deux injections au cours de la grossesse de leur dernière naissance ou, au moins, deux injections (la dernière ayant été effectuée au cours des trois années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des cinq années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au cours des dix années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, cinq injections à n’importe quel moment avant la dernière naissance. 2 Y compris 7 mères pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Les résultats indiquent que 35 % de femmes ont reçu deux injections ou plus durant la dernière grossesse. Dans 43 % des cas, la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal, soit du fait des vaccinations reçues au cours de cette grossesse, soit du fait des vaccinations reçues avant cette grossesse. Les résultats selon l’âge montrent que la couverture vaccinale des femmes de moins de 20 ans est plus faible que celle des plus âgées (34 % contre 41 % et plus). En outre, on constate que si, à Moroni, 57 % des dernières naissances ont été protégées contre le tétanos néonatal, cette proportion n’est que de 34 % dans les autres villes. On relève aussi des écarts entre les îles, la proportion de naissances protégées contre le tétanos néonatal variant de 70 % à Mwali à 33 % à Ndzuwani. On constate également des écarts selon le niveau Santé de la reproduction • 105 d’instruction de la femme : en effet, la couverture vaccinale antitétanique varie de 39 % parmi les femmes sans instruction à 48 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus. 8.2 ACCOUCHEMENT Lieu d’accouchement Parmi les naissances ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, les trois quarts (76 %) se sont déroulées en établissement de santé, essentiellement dans le secteur public (74 % contre 2 % pour le secteur privé) (tableau 8.5). À l’opposé, dans 22 % des cas, les femmes ont accouché à la maison. Les femmes âgées de moins de 20 ans à la naissance de l’enfant ont moins fréquemment accouché en établissement sanitaire que les femmes qui étaient plus âgées (72 % contre 77 % à 20-34 ans et 74 % à 35- 49 ans). Par ailleurs, la proportion de femmes qui ont accouché en établissement sanitaire est beaucoup plus élevée pour les enfants de rang 1 (87 %) que pour les enfants des rangs suivants : 77 % pour les rangs 2-3 et 67 % pour les rangs 6 et plus. Tableau 8.5 Lieu de l’accouchement Répartition (en %) des naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête par lieu d’accouchement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Établissement de santé Maison Autre Manquant Total Pourcentage dont l’accouche- ment s’est déroulé dans un établisse- ment de santé Effectif de naissances Secteur public Secteur privé Age de la mère à la naissance <20 72,0 0,0 24,6 0,0 3,4 100,0 72,0 433 20-34 75,2 2,2 20,6 0,2 1,9 100,0 77,4 2 284 35-49 71,7 2,5 24,7 0,1 1,1 100,0 74,1 518 Rang de naissance 1 83,4 3,1 11,3 0,2 2,1 100,0 86,5 717 2-3 74,6 2,5 20,4 0,1 2,3 100,0 77,2 1 145 4-5 71,7 1,2 25,4 0,2 1,4 100,0 73,0 700 6+ 66,2 0,5 31,6 0,0 1,7 100,0 66,7 673 Visites prénatales1 Aucune 47,7 1,5 48,1 0,0 2,7 100,0 49,2 143 1-3 75,4 0,1 24,3 0,2 0,0 100,0 75,5 606 4+ 79,2 4,3 16,2 0,3 0,0 100,0 83,5 1 009 NSP/manquant 81,8 1,4 16,8 0,0 0,0 100,0 83,2 306 Milieu de résidence Moroni 85,4 4,9 7,0 0,3 2,4 100,0 90,3 226 Autres villes 83,3 3,6 11,5 0,1 1,5 100,0 86,9 643 Ensemble urbain 83,8 3,9 10,4 0,2 1,7 100,0 87,8 868 Rural 70,6 1,2 26,0 0,1 2,0 100,0 71,9 2 367 Région/Ile Mwali 70,9 0,0 27,4 0,0 1,7 100,0 70,9 236 Ndzuwani 69,1 0,7 27,9 0,0 2,3 100,0 69,7 1 725 Ngazidja 81,7 4,1 12,4 0,3 1,6 100,0 85,8 1 274 Niveau d’instruction de la mère Aucun 65,2 0,6 31,4 0,1 2,7 100,0 65,8 1 516 Primaire 79,6 1,3 17,8 0,2 1,1 100,0 80,9 775 Secondaire ou + 84,3 4,7 9,4 0,2 1,4 100,0 89,0 934 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 58,1 0,4 38,7 0,0 2,7 100,0 58,6 797 Second 73,6 0,4 24,8 0,0 1,3 100,0 74,0 688 Moyen 80,4 1,0 15,9 0,2 2,5 100,0 81,4 631 Quatrième 82,1 3,5 13,9 0,0 0,4 100,0 85,6 601 Le plus élevé 83,0 5,6 8,0 0,6 2,8 100,0 88,6 518 Ensemble2 74,2 2,0 21,8 0,1 1,9 100,0 76,1 3 235 1 Concerne seulement la naissance la plus récente ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête. 2 Y compris 10 naissances pour lesquelles le niveau d’instruction de la mère est manquant. 106 • Santé de la reproduction Les écarts selon le milieu de résidence sont importants car si 90 % des femmes de Moroni et 87 % de celles des autres villes ont accouché dans un établissement de santé, cette proportion n’est que de 72 % en milieu rural. De plus, on relève un écart entre Ndzuwani et Mwali où la proportion de femmes dont l’accouchement s’est déroulé dans un établissement de santé est plus faible qu’à Ngazidja (respectivement 70 % et 71 % contre 86 %). Le niveau d’instruction et le niveau de bien-être du ménage influent également sur le lieu d’accouchement des femmes. Les femmes les plus instruites et celles des ménages du quintile le plus élevé accouchent plus souvent que les autres dans un établissement de santé (respectivement 84 % et 83 % contre 65 % parmi les femmes sans niveau d’instruction et 58 % parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus bas). Enfin, comme l’on s’y attendait, la proportion de femmes ayant effectué les quatre visites prénatales recommandées et qui ont accouché en établissement de santé est plus élevée que la proportion de celles qui en ont effectué moins et surtout que celles qui n’en ont effectué aucune (79 % contre respectivement 75 % et 48 %). Tendances Par rapport à 1996, la proportion de naissances qui se sont déroulées dans un établissement de santé a augmenté, variant de 43 % à 76 % (Graphique 8.2). En particulier, on note une amélioration importante en milieu rural où la proportion de femmes qui ont accouché en établissement de santé est passée de 35 % à 72 %. Assistance lors de l’accouchement Les résultats du tableau 8.6 montrent que 82 % des naissances se sont déroulées avec l’assistance d’un prestataire de santé formé. Les sages-femmes jouent un rôle important puisque dans 58 % des cas, ce sont elles qui ont assisté l’accouchement. Une femme sur sept (14 %) a accouché avec l’assistance d’un médecin. À Moroni (21 %), À Ngazidja (23 %), parmi les femmes ayant un niveau secondaire ou plus (24 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (26 %), cette proportion est nettement plus élevée. Pratiquement la totalité des femmes qui ont accouché dans un établissement de santé ont bénéficié de l’assistance d’un prestataire de santé formé (99 %). Les variations que l’on observe pour l’assistance à l’accouchement sont celles déjà constatées pour le lieu d’accouchement, à savoir que ce sont les naissances de rang 1 (90 %), celles du milieu urbain (92 %), celles de Moroni (94 %), celles dont la mère a un niveau d’instruction, au moins, secondaire (94 %) et celles dont le ménage est classé dans les deux derniers quintiles (94 % dans le quatrième quintile et 93 % dans le plus élevé) qui ont les plus fréquemment bénéficié d’une assistance à l’accouchement par un prestataire de santé formé. En outre, pour environ une naissance sur dix (11 %), l’accouchement s’est déroulé avec l’assistance d’une accoucheuse traditionnelle. Cette proportion est beaucoup plus élevée chez les femmes ayant accouché ailleurs qu’en établissement de santé (51 %). Au cours de l’enquête, on a aussi demandé aux femmes qui avaient eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, si l’accouchement avait eu lieu par césarienne. Dans 10 % des cas, l’accouchement a eu lieu par césarienne. C’est surtout pour les naissances de rang 1 que le recours à cette intervention a été le plus fréquent (18 %). On relève aussi que ce type d’accouchement a été plus fréquent parmi les femmes ayant un niveau d’instruction au moins secondaire (16 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (19 %). S an té d e la re pr od uc tio n • 1 07 Ta bl ea u 8. 6 A ss is ta nc e du ra nt l’ ac co uc he m en t R ép ar tit io n (e n % ) d es n ai ss an ce s vi va nt es a ya nt e u lie u au c ou rs d es c in q an né es a ya nt p ré cé dé l’ en qu êt e pa r t yp e d’ as si st an ce d ur an t l ’a cc ou ch em en t, po ur ce nt ag e de n ai ss an ce s as si st ée s pa r u n pr of es si on ne l de s an té e t p ou rc en ta ge d e na is sa nc es a ya nt n éc es si té u ne c és ar ie nn e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P er so nn e ay an t a ss is té l’ ac co uc he m en t : P ou rc en ta ge do nt l’a cc ou ch e- m en t a é té as si st é pa r un p re st at ai re fo rm é1 P ou rc en ta ge ac co uc hé p ar cé sa rie nn e E ffe ct if de na is sa nc es M éd ec in In fir m iè re S ag e- fe m m e A cc ou - ch eu se tra di tio nn el le M at ro ne Pa re nt s/ A ut re P er so nn e N e sa it pa s/ M an qu an t To ta l A ge d e la m èr e à la n ai ss an ce <2 0 12 ,6 8, 6 60 ,5 11 ,4 0, 9 2, 6 0, 0 3, 4 10 0, 0 81 ,6 7, 1 43 3 20 -3 4 14 ,6 9, 9 58 ,0 10 ,6 0, 6 3, 7 0, 8 1, 8 10 0, 0 82 ,5 10 ,0 2 28 4 35 -4 9 13 ,9 10 ,5 56 ,7 13 ,5 0, 1 3, 0 1, 1 1, 2 10 0, 0 81 ,1 9, 8 51 8 R an g de n ai ss an ce 1 22 ,1 9, 1 59 ,1 5, 8 0, 7 1, 1 0, 2 1, 9 10 0, 0 90 ,3 18 ,2 71 7 2- 3 15 ,2 9, 8 58 ,3 9, 3 0, 8 3, 3 0, 8 2, 4 10 0, 0 83 ,3 10 ,1 1 14 5 4- 5 11 ,1 10 ,1 57 ,8 14 ,6 0, 3 4, 1 0, 8 1, 2 10 0, 0 79 ,0 6, 3 70 0 6+ 7, 4 10 ,3 57 ,3 16 ,5 0, 3 5, 2 1, 2 1, 7 10 0, 0 75 ,1 3, 1 67 3 Li eu d ’a cc ou ch em en t É ta bl is se m en t d e sa nt é 17 ,8 12 ,2 69 ,3 0, 0 0, 1 0, 2 0, 2 0, 1 10 0, 0 99 ,4 12 ,6 2 46 3 A ill eu rs 2, 9 2, 2 23 ,6 51 ,0 2, 4 14 ,8 2, 7 0, 5 10 0, 0 28 ,7 0, 0 70 9 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 20 ,9 6, 0 66 ,8 3, 3 0, 8 0, 1 0, 0 2, 0 10 0, 0 93 ,8 12 ,0 22 6 A ut re s vi lle s 16 ,0 7, 4 68 ,3 4, 1 0, 3 1, 7 0, 7 1, 5 10 0, 0 91 ,7 12 ,3 64 3 E ns em bl e ur ba in 17 ,3 7, 0 67 ,9 3, 9 0, 5 1, 3 0, 5 1, 7 10 0, 0 92 ,2 12 ,2 86 8 R ur al 13 ,1 10 ,8 54 ,6 13 ,9 0, 6 4, 2 0, 8 2, 0 10 0, 0 78 ,5 8, 6 2 36 7 R ég io n/ Ile M w al i 9, 1 12 ,3 53 ,9 20 ,0 2, 0 0, 4 0, 9 1, 5 10 0, 0 75 ,3 6, 4 23 6 N dz uw an i 8, 6 5, 1 62 ,3 14 ,3 0, 7 5, 8 1, 0 2, 1 10 0, 0 76 ,0 9, 0 1 72 5 N ga zi dj a 22 ,8 15 ,7 53 ,3 5, 3 0, 1 0, 7 0, 4 1, 7 10 0, 0 91 ,8 11 ,0 1 27 4 N iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e A uc un 6, 7 7, 4 58 ,0 17 ,1 1, 1 5, 8 1, 2 2, 9 10 0, 0 72 ,0 5, 1 1 51 6 P rim ai re 17 ,5 11 ,8 58 ,3 8, 6 0, 1 2, 0 0, 7 1, 1 10 0, 0 87 ,5 10 ,1 77 5 S ec on da ire o u + 23 ,6 12 ,0 58 ,5 3, 8 0, 2 0, 8 0, 1 1, 1 10 0, 0 94 ,1 16 ,2 93 4 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 4, 0 6, 6 55 ,7 22 ,7 0, 6 6, 5 1, 7 2, 3 10 0, 0 66 ,3 3, 5 79 7 S ec on d 10 ,9 10 ,6 57 ,4 13 ,5 0, 7 5, 1 0, 6 1, 3 10 0, 0 78 ,9 8, 5 68 8 M oy en 15 ,7 11 ,7 58 ,9 7, 9 0, 5 2, 6 0, 1 2, 4 10 0, 0 86 ,3 9, 5 63 1 Q ua tri èm e 19 ,8 13 ,7 60 ,1 3, 9 0, 4 0, 3 0, 8 0, 9 10 0, 0 93 ,7 10 ,7 60 1 Le p lu s él ev é 26 ,2 6, 9 59 ,6 2, 7 0, 7 1, 0 0, 2 2, 7 10 0, 0 92 ,7 19 ,2 51 8 E ns em bl e1 14 ,2 9, 8 58 ,2 11 ,2 0, 6 3, 4 0, 7 1, 9 10 0, 0 82 ,2 9, 6 3 23 5 N ot e: S i l ’e nq uê té e a dé cl ar é qu e pl us d ’u ne p er so nn e av ai t a ss is té l’ ac co uc he m en t, se ul e la p er so nn e la p lu s qu al ifi ée e st p ris e en c om pt e da ns c e ta bl ea u. 1 Y c om pr is 6 3 na is sa nc es p ou r l es qu el le s le li eu d ’a cc ou ch em en t d e la m èr e et 1 0 na is sa nc es p ou r l es qu el le s le n iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e so nt m an qu an ts . Santé de la reproduction • 107 108 • Santé de la reproduction Tendances La comparaison des données avec celles de l’enquête précédente montre que la proportion de naissances qui se sont déroulées avec l’assistance d’un prestataire de santé formé a augmenté, variant de 52 % en 1996 à 82 % en 2012 (Graphique 8.2). On enregistre une augmentation particulièrement importante en milieu rural et parmi les femmes sans instruction (respectivement 43 % à 79 % et 41 % à 72 %). Graphique 8.2 Soins prénatals et accouchement, selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 8.3 SOINS POSTNATALS Une proportion importante de décès maternels et de décès de nouveau-nés qui surviennent dans la période néonatale se produisent dans les 48 heures suivant l’accouchement. Par conséquent, il est recommandé que toutes les femmes effectuent une visite postnatale et que tous les nouveau-nés reçoivent des soins postnatals dans les deux jours qui suivent l’accouchement. Au cours de l’enquête, on a demandé à toutes les femmes qui avaient eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l’enquête si quelqu’un les avait examinées après leur accouchement, combien de temps après leur accouchement cet examen avait eu lieu et enfin quel type de prestataire avait effectué l’examen. Les tableaux 8.7 et 8.8 présentent ces résultats pour la naissance la plus récente. Les résultats montrent que parmi les femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années, 38 % ont reçu des soins postnatals moins de 24 heures après l’accouchement et 11 % entre 1 et 2 jours après l’accouchement (Tableau 8.7). Au total, 49 % des femmes ont donc reçu des soins postnatals dans les 48 heures suivant la naissance, conformément aux recommandations de l’OMS. À l’opposé, dans 4 % des cas, l’examen a eu lieu tardivement, c’est-à-dire entre 3 et 41 jours. Dans 37 % des cas, les femmes n’ont reçu aucun soin postnatal. Parmi les femmes qui ont accouché ailleurs que dans un établissement de santé, cette proportion atteint 77 %. Les femmes dont l’accouchement s’est déroulé dans un établissement de santé (57 % contre 19 % quand l’accouchement a eu lieu ailleurs), celles qui vivent en milieu urbain (56 % contre 46 % en rural), les plus instruites (55 % contre 42 % quand les femmes n’ont aucun niveau d’instruction) et celles qui vivent dans un ménage du quintile moyen et du quatrième quintile (respectivement 85 52 43 92 82 76 Soins prénatals par un prestataire formé Accouchement assisté par un prestataire formé Naissances dans un établissement de santé Pourcentage EDSC I 1996 EDSC-MICS II 2012 Note : Prestataire formé : un médecin, une infirmière ou une sage-femme Santé de la reproduction • 109 57 % et 58 % contre 43 % dans les ménages du quintile le plus bas) ont reçu plus souvent que les autres des soins postnatals dans les délais recommandés. Les résultats selon les îles mettent en évidence un écart entre Ndzuwani où seulement 44 % des femmes ont bénéficié d’un suivi postnatal et Mwali et Ngazidja où cette proportion est de respectivement 58 % et 54 %. Tableau 8.7 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l’enquête, Répartition(en %) de la visite postnatale de la mère pour la dernière naissance vivante par durée écoulée depuis l’accouchement et pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l’enquête qui ont reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristiques sociodémographiques Durée écoulée entre l’accouchement et le moment où la mère a reçu ses premiers soins postnatals Pas de soins postnatals1 Total Pourcentage de femmes ayant reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Effectif de femmes Moins de 4 heures 4-23 heures 1-2 jours 3-6 jours 7-41 jours Ne sait pas/ Manquant Age de la mère à la naissance <20 31,6 4,7 11,7 2,6 0,8 8,8 39,8 100,0 48,0 161 20-34 32,0 5,9 10,6 2,2 2,4 11,0 35,9 100,0 48,5 918 35-49 31,1 9,9 9,3 1,0 2,0 6,1 40,6 100,0 50,3 219 Rang de naissance 1 35,3 5,7 12,6 1,8 3,3 10,9 30,3 100,0 53,7 286 2-3 32,3 6,5 11,3 3,2 2,7 10,3 33,7 100,0 50,1 458 4-5 28,4 5,7 10,2 0,6 1,5 11,6 41,9 100,0 44,4 307 6+ 30,9 7,9 7,1 1,7 0,7 6,0 45,6 100,0 45,9 247 Lieu d’accouchement Établissement de santé 36,9 7,6 12,2 2,0 2,7 12,1 26,4 100,0 56,7 1 023 Ailleurs 12,7 2,1 4,2 2,1 0,0 1,9 77,0 100,0 19,1 273 Milieu de résidence Moroni 32,5 8,5 19,8 1,4 1,0 14,3 22,5 100,0 60,8 105 Autres villes 37,1 10,2 7,4 3,4 2,9 12,4 26,7 100,0 54,7 264 Ensemble urbain 35,8 9,7 11,0 2,8 2,3 12,9 25,5 100,0 56,4 368 Rural 30,2 5,1 10,4 1,7 2,1 8,7 41,8 100,0 45,7 929 Région/Ile Mwali 50,5 3,2 3,9 0,0 0,6 6,4 35,5 100,0 57,6 94 Ndzuwani 28,7 4,7 10,7 3,1 3,4 8,8 40,6 100,0 44,1 694 Ngazidja 32,5 9,4 11,6 1,0 0,8 12,1 32,7 100,0 53,5 510 Niveau d’instruction Aucun 28,7 4,9 8,7 1,6 0,8 7,2 48,0 100,0 42,3 558 Primaire 32,0 7,5 12,0 2,7 2,8 10,9 32,0 100,0 51,6 323 Secondaire ou + 35,8 7,7 11,5 2,1 3,5 12,7 26,8 100,0 55,0 413 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 29,2 2,9 11,1 4,0 0,1 3,1 49,6 100,0 43,2 299 Second 24,3 3,4 10,2 0,6 1,9 9,0 50,5 100,0 38,0 270 Moyen 38,5 6,1 12,4 0,8 4,0 9,0 29,1 100,0 57,0 274 Quatrième 37,2 11,2 9,4 1,4 2,8 17,0 20,9 100,0 57,8 240 Le plus élevé 30,1 10,1 9,1 3,2 2,3 13,7 31,4 100,0 49,4 216 Ensemble2 31,8 6,4 10,5 2,0 2,2 9,9 37,1 100,0 48,8 1 298 1 Y compris les femmes qui ont eu une visite postnatale après 41 jours. 2 Y compris 2 femmes pour lesquelles le lieu d’accouchement et 4 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction, sont manquants. Le tableau 8.8 présente les résultats selon le type de prestataire qui a dispensé les soins postnatals à la mère. Dans 48 % des cas, ce sont principalement les médecins/infirmières/sages-femmes qui ont dispensé les soins postnatals. La part revenant aux accoucheuses traditionnelles et matrones est insignifiante (moins de 1 %) et le reste des femmes (51 %) n’ont pas bénéficié de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance. 110 • Santé de la reproduction Tableau 8.8 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l’enquête, répartition (en %) par type de prestataire ayant dispensé les premiers soins postnatals à la mère dans les deux jours après la dernière naissance vivante, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère : Pas de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance1 Total Effectif de femmes Médecin/ Infirmière/ Sage-femme Accoucheuse traditionnelle Matrone Age de la mère à la naissance <20 48,0 0,0 0,0 52,0 100,0 161 20-34 47,6 0,7 0,2 51,5 100,0 918 35-49 49,5 0,8 0,0 49,7 100,0 219 Rang de naissance 1 53,7 0,0 0,0 46,3 100,0 286 2-3 49,1 0,9 0,1 49,9 100,0 458 4-5 43,3 0,7 0,4 55,6 100,0 307 6+ 45,2 0,7 0,1 54,1 100,0 247 Lieu d’accouchement Établissement de santé 56,6 0,0 0,1 43,3 100,0 1 023 Ailleurs 16,0 2,8 0,3 80,9 100,0 273 Milieu de résidence Moroni 60,6 0,2 0,0 39,2 100,0 105 Autres villes 54,5 0,1 0,0 45,3 100,0 264 Ensemble urbain 56,3 0,2 0,0 43,6 100,0 368 Rural 44,7 0,8 0,2 54,3 100,0 929 Région/Ile Mwali 54,3 2,4 0,8 42,4 100,0 94 Ndzuwani 43,7 0,2 0,2 55,9 100,0 694 Ngazidja 52,6 0,8 0,0 46,5 100,0 510 Niveau d’instruction Aucun 41,9 0,4 0,0 57,7 100,0 558 Primaire 50,6 0,6 0,4 48,4 100,0 323 Secondaire ou + 53,9 0,9 0,1 45,0 100,0 413 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 40,7 1,8 0,7 56,8 100,0 299 Second 37,1 0,9 0,0 62,0 100,0 270 Moyen 57,0 0,0 0,0 43,0 100,0 274 Quatrième 57,7 0,1 0,0 42,2 100,0 240 Le plus élevé 49,4 0,0 0,0 50,6 100,0 216 Ensemble2 48,0 0,6 0,2 51,2 100,0 1 298 1 Y compris les femmes qui ont eu une visite postnatale après 41 jours. 2 Y compris 2 femmes pour lesquelles le lieu d’accouchement et 4 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction sont manquants. Les tableaux 8.9 et 8.10 concernent les soins postnatals dispensés aux enfants derniers nés au cours des deux années ayant précédé l’enquête. On constate au tableau 8.9 que seulement 13 % des enfants ont reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance. Pour un peu plus de trois enfants sur quatre (78 %), l’état de santé n’a pas été examiné après l’accouchement. On remarque qu’à Ngazidja, cette proportion atteint 86 %. Ce sont surtout les médecins, les infirmières ou les sages-femmes qui ont dispensé les soins postnatals au nouveau-né (12 %). Le rôle des accoucheuses traditionnelles et des matrones (moins d’un pour cent dans les deux cas) est peu important. Santé de la reproduction • 111 Tableau 8.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né Répartition (en %) des dernières naissances ayant eu lieu au cours des deux années ayant précédé l’enquête par durée écoulée entre l’accouchement et le moment où ont été donnés les premiers soins postnatals au nouveau-né et pourcentage de naissances ayant reçu des soins postnatals dans les deux jours qui ont suivi la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Durée écoulée entre l’accouchement et le moment où le nouveau-né a reçu ses premiers soins postnatals Pas de soins postnatals1 Total Pourcentage de naissances ayant reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Effectif de naissances Moins d’une heure 1-3 heures 4-23 heures 1-2 jours 3-6 jours NSP/ manquant Age de la mère à la naissance <20 3,6 6,0 2,8 2,3 0,6 10,8 74,0 100,0 14,7 161 20-34 1,1 7,9 1,6 3,0 3,0 5,7 77,6 100,0 13,7 918 35-49 1,5 6,0 0,0 3,5 2,3 4,9 81,8 100,0 10,9 219 Rang de naissance 1 1,4 8,3 0,4 2,6 2,5 8,5 76,2 100,0 12,8 286 2-3 1,3 5,8 2,6 3,5 2,5 7,8 76,5 100,0 13,2 458 4-5 0,7 9,2 0,0 3,4 2,9 2,8 81,0 100,0 13,3 307 6+ 2,8 6,8 2,6 2,1 2,6 4,9 78,3 100,0 14,3 247 Lieu d’accouchement Établissement de santé 1,7 8,2 1,7 3,0 2,8 5,8 76,8 100,0 14,6 1 023 Ailleurs 0,6 4,3 0,8 3,2 1,9 7,7 81,5 100,0 8,9 273 Milieu de résidence Moroni 0,8 7,1 1,1 6,2 3,4 0,6 80,9 100,0 15,1 105 Autres villes 3,2 11,0 4,2 4,5 1,5 11,2 64,5 100,0 22,9 264 Ensemble urbain 2,5 9,9 3,3 5,0 2,0 8,2 69,1 100,0 20,7 368 Rural 1,1 6,4 0,8 2,2 2,8 5,4 81,3 100,0 10,4 929 Région/Ile Mwali 0,6 18,2 1,5 2,7 1,3 6,3 69,4 100,0 23,0 94 Ndzuwani 2,5 9,1 2,2 2,2 2,8 8,0 73,3 100,0 16,0 694 Ngazidja 0,3 3,0 0,6 4,2 2,6 3,8 85,6 100,0 8,0 510 Niveau d’instruction de la mère Aucun 0,8 6,5 1,6 2,1 3,8 5,8 79,4 100,0 11,0 558 Primaire 1,8 6,3 1,3 4,3 0,8 6,3 79,1 100,0 13,7 323 Secondaire ou + 2,1 9,3 1,5 3,2 2,4 6,8 74,7 100,0 16,2 413 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 1,6 8,3 0,7 1,6 1,4 5,0 81,4 100,0 12,2 299 Second 0,9 8,2 1,2 2,2 3,2 3,6 80,6 100,0 12,5 270 Moyen 0,9 3,0 1,6 3,2 4,2 6,2 81,0 100,0 8,7 274 Quatrième 1,9 7,7 3,6 4,0 1,5 10,4 70,9 100,0 17,2 240 Le plus élevé 2,1 10,2 0,6 4,7 2,6 6,7 73,0 100,0 17,6 216 Ensemble2 1,5 7,4 1,5 3,0 2,6 6,2 77,8 100,0 13,3 1 298 1 Y compris les femmes qui ont eu une visite postnatale après 41 jours. 2 Y compris 2 femmes pour lesquelles le lieu d’accouchement et 4 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction sont manquants. 112 • Santé de la reproduction Tableau 8.10 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Répartition (en %) des dernières naissances ayant eu lieu au cours des deux années ayant précédé l’enquête par type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né dans les deux premiers jours après la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Pas de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Total Effectif de naissances Médecin/ Infirmière/ Sage-femme Accoucheuse traditionnelle Matrone Age de la mère à la naissance <20 12,5 1,2 0,9 85,3 100,0 161 20-34 12,9 0,8 0,0 86,3 100,0 918 35-49 10,5 0,5 0,0 89,1 100,0 219 Rang de naissance 1 12,8 0,0 0,0 87,2 100,0 286 2-3 12,0 0,9 0,3 86,8 100,0 458 4-5 11,9 1,5 0,0 86,7 100,0 307 6+ 13,6 0,6 0,0 85,7 100,0 247 Lieu d’accouchement Établissement de santé 14,3 0,2 0,0 85,4 100,0 1 023 Ailleurs 5,4 2,9 0,6 91,1 100,0 273 Milieu de résidence Moroni 15,1 0,0 0,0 84,9 100,0 105 Autres villes 22,0 0,3 0,6 77,1 100,0 264 Ensemble urbain 20,0 0,2 0,4 79,3 100,0 368 Rural 9,4 1,0 0,0 89,6 100,0 929 Région/Ile Mwali 21,6 1,4 0,0 77,0 100,0 94 Ndzuwani 14,8 1,0 0,2 84,0 100,0 694 Ngazidja 7,6 0,4 0,0 92,0 100,0 510 Niveau d’instruction de la mère Aucun 9,8 1,2 0,0 89,0 100,0 558 Primaire 12,6 0,7 0,5 86,3 100,0 323 Secondaire ou + 15,8 0,3 0,0 83,8 100,0 413 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,5 1,1 0,5 87,8 100,0 299 Second 11,8 0,7 0,0 87,5 100,0 270 Moyen 7,5 1,2 0,0 91,3 100,0 274 Quatrième 16,5 0,7 0,0 82,8 100,0 240 Le plus élevé 17,6 0,0 0,0 82,4 100,0 216 Ensemble1 12,4 0,8 0,1 86,7 100,0 1 298 1 Y compris 2 femmes pour lesquelles le lieu d’accouchement et 4 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction sont manquants. 8.4 ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ Dans les pays où l’accès aux soins de santé n’est pas généralisé, de nombreux facteurs peuvent empêcher les femmes de recevoir des avis médicaux et des traitements quand elles en ont besoin. Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, on a demandé aux femmes si certains problèmes, qui étaient cités, pouvaient constituer un obstacle pour qu’elles se fassent soigner ou pour qu’elles reçoivent un avis médical. Les résultats sont présentés au tableau 8.11. Près de huit femmes sur dix (78 %) ont déclaré qu’au moins un des problèmes cités pouvait constituer un obstacle important pour recevoir un traitement ou un avis médical. Parmi les problèmes cités, c’est la disponibilité de l’argent qui a été le plus fréquemment mentionnée par les femmes (67 %). Cette proportion atteint 72 % parmi les femmes sans instruction ; par contre, à Mwali la disponibilité de l’argent ne constitue un obstacle pour recevoir des soins de santé que pour 33 % des femmes. En outre, dans 48 % des cas, obtenir la permission pour aller se faire soigner a été cité comme un problème qui pouvait réduire l’accès des femmes aux soins de santé. Ce problème a été cité par 52 % des femmes sans instruction et 53 % Santé de la reproduction • 113 de celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas. Dans 45 % des cas, les femmes ont déclaré que la distance aux services de santé pouvait limiter leur accès aux soins de santé. Cette proportion est plus faible dans les autres villes qu’à Moroni ou qu’en milieu rural (36 % contre respectivement 42 % et 48 %). Enfin 44 % des femmes ont cité comme obstacle le fait de ne pas vouloir aller seule pour se faire soigner. Tableau 8.11 Problèmes d’accès aux soins de santé Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont déclaré qu’elles rencontrent des problèmes importants d’accès aux soins de santé pour elles-mêmes quand elles sont malades par type de problèmes rencontrés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Problèmes d’accès aux soins de santé Avoir la permission d’aller se faire soigner Avoir l’argent pour le traitement Distance au service de santé Ne pas vouloir y aller seule Au moins un des problèmes rencontrés pour l’accès aux soins de santé Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 52,5 64,9 47,8 55,1 80,0 1 315 20-34 46,5 67,0 43,1 39,9 77,2 2 639 35-49 47,2 68,9 44,4 39,1 78,4 1 375 Nombre d’enfants vivants 0 48,9 64,9 45,4 48,3 77,9 2 413 1-2 46,6 66,5 45,1 42,3 76,5 1 068 3-4 47,3 69,7 43,9 37,4 78,5 899 5+ 48,7 70,0 42,6 38,1 80,5 950 État matrimonial Célibataire 51,5 65,3 47,1 51,6 78,1 1 720 En union 46,9 67,5 43,8 39,5 78,3 3 261 En rupture d’union 43,5 70,1 39,7 40,6 77,4 348 Emploi au cours des 12 derniers mois N’a pas travaillé 50,4 68,6 46,1 46,7 79,1 3 081 A travaillé pour de l’argent 46,3 65,1 41,9 40,5 76,1 1 481 A travaillé sans contrepartie financière 43,0 64,2 44,3 37,0 79,1 737 Milieu de résidence Moroni 45,0 61,1 41,7 36,6 72,3 535 Autres villes 40,7 62,2 36,1 40,1 73,2 1 227 Ensemble urbain 42,0 61,8 37,8 39,1 72,9 1 762 Rural 51,2 69,5 47,9 45,6 80,8 3 567 Région/Ile Mwali 21,3 32,8 31,2 33,5 58,0 323 Ndzuwani 51,0 68,1 45,2 44,9 78,5 2 424 Ngazidja 48,9 70,2 45,7 43,3 80,4 2 582 Niveau d’instruction Aucun 51,9 71,8 47,2 42,4 82,9 1 652 Primaire 45,0 66,2 42,7 42,1 77,3 1 046 Secondaire ou + 47,1 64,2 43,7 44,8 75,6 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 53,1 68,2 48,1 47,5 78,2 868 Second 49,0 67,8 45,2 42,3 78,7 1 073 Moyen 49,6 68,8 44,6 42,5 80,8 1 095 Quatrième 47,4 67,1 45,1 43,6 78,6 1 123 Le plus élevé 43,0 63,5 40,8 42,3 75,0 1 171 Ensemble1 48,1 67,0 44,6 43,5 78,2 5 329 1 Y compris 30 femmes pour lesquelles l’emploi au cours des 12 derniers mois et 16 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction sont manquants. 114 • Santé de la reproduction Fistule obstétricale La fistule obstétricale est une lésion du périnée qui, selon les Nations Unies, touche plus de 2 millions de femmes dans le monde, en particulier dans les pays où la disponibilité et l’utilisation des services de santé maternelle et reproductive reste limitée. Causée, entre autres, par un travail prolongé lors de l’accouchement, une grossesse précoce ou un viol, la fistule obstétricale a pour conséquence principale l’incontinence urinaire chronique. À la douleur physique, s’ajoutent l’humiliation et les conséquences sociales tragiques. Les femmes peuvent être rejetées par la société et abandonnées par leur mari. Les moyens pour prévenir ce problème existent. Le report de l’âge au mariage, l’élargissement de l’accès aux services de planification familiale, aux soins prénatals et aux soins obstétricaux d’urgence comptent parmi les plus importants et s’inscrivent dans une stratégie plus large de maternité à moindre risque. Lors de l’EDSC-MICS II 2012, des questions ont été posées aux femmes âgées de 15 à 49 ans sur leur connaissance de la fistule obstétricale. En outre, on a cherché à évaluer la proportion de femmes affectées par ce problème ou qui en avaient souffert. L’enquête révèle une faible connaissance de la fistule obstétricale au sein de la population des femmes de 15-49 ans. En effet, le tableau 8.12 montre que seulement 26 % des femmes de 15-49 ans ont déjà entendu parler de cette maladie. Cette connaissance varie selon les caractéristiques sociodémographiques de la femme. La proportion de femmes qui connaissent la fistule augmente avec l’âge, passant d’un minimum de 17 % chez les femmes de 15-19 ans à un maximum d’environ 32 % chez celles de 35-49 ans. On constate également des disparités entre les régions : à Mwali, une proportion relativement importante de femmes (45 %) connaît la maladie par rapport à Ngazidja (28 %) et Ndzuwani (21 %). En outre, les résultats selon le statut socio-économique du ménage montrent que la proportion de femmes qui ont entendu parler de la fistule obstétricale augmente des ménages classés dans le quintile le plus bas à ceux classés dans le plus élevé, variant de 16 % à 34 %. La proportion de femmes ayant déclaré avoir actuellement ou avoir eu une fistule obstétricale est très faible. Cette proportion est estimée à 1,5 % et varie de moins d’un pour cent chez les 15-19 ans à 3 % chez les 40-44 ans. C’est à Mwali que la proportion de femmes qui ont déclaré avoir eu ou avoir actuellement ce problème est la plus élevée (6 %). Tableau 8.12 Connaissance et prévalence de la fistule obstétricale Proportion de femmes ayant entendu parler de la fistule obstétricale et proportion de femmes ayant déclaré avoir ou avoir eu une fistule obstétricale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes ayant entendu parler de la fistule obstétricale Pourcentage de femmes ayant déclaré avoir ou avoir eu une fistule obstétricale Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 16,9 0,8 1 315 20-24 23,0 1,4 995 25-29 31,0 1,6 899 30-34 28,2 1,6 744 35-39 32,0 1,7 629 40-44 32,6 2,9 451 45-49 31,2 1,7 295 Milieu de résidence Moroni 21,5 1,2 535 Autres villes 31,1 2,8 1 227 Ensemble urbain 28,2 2,4 1 762 Rural 24,8 1,1 3 567 Région/Ile Mwali 44,9 6,3 323 Ndzuwani 21,1 1,7 2 424 Ngazidja 28,1 0,7 2 582 Niveau d’instruction Aucun 23,4 1,6 1 652 Primaire 26,8 1,8 1 046 Secondaire ou + 27,3 1,3 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 15,9 1,9 868 Second 22,7 2,0 1 073 Moyen 25,8 1,5 1 095 Quatrième 28,7 1,1 1 123 Le plus élevé 33,7 1,1 1 171 Ensemble1 25,9 1,5 5 329 1Y compris 16 femmes de 15-49 ans pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Santé de la reproduction • 115 Le tableau 8.13 présente la répartition des femmes ayant déclaré avoir eu ou avoir actuellement une fistule obstétricale selon la cause. En outre, le tableau présente la répartition des femmes selon qu’elles ont ou non recherché un traitement. Dans 36 % des cas, les femmes ont déclaré que la fistule était consécutive à un accouchement normal, 8 % à la suite d’une agression sexuelle et 10 % pour une autre raison. Il faut cependant remarquer que 42 % des femmes n’ont pas pu répondre. Parmi les femmes qui ont eu une fistule obstétricale, 51 % ont déclaré qu’elles avaient recherché un traitement. Tableau 8.13 Cause de la fistule obstétricale et recherche de traitement Répartition (en %) des femmes ayant déclaré avoir ou avoir eu une fistule obstétricale selon la cause/origine déclarée de la fistule et répartition (en %) des femmes selon qu’elles ont recherché ou non un traitement, Comores 2012 Cause/origine déclarée de la fistule obstétricale A la suite d’un accouchement normal 36,4 Après une fausse couche 3,0 A la suite d’une agression sexuelle 7,7 A la suite d’une opération du pelvis 1,0 Autre 9,5 Manquant/NSP 42,2 Total 100,0 Recherche de traitement pour la fistule obstétricale Oui 50,9 Non 37,4 Manquant 11,7 Total 100,0 Effectif de femmes ayant ou ayant eu une fistule obstétricale 80 Santé de l’enfant • 117 SANTÉ DE L’ENFANT 9 u cours de l’EDSC-MICS II 2012, on a collecté des informations permettant d’évaluer la couverture vaccinale et l’état de santé des enfants nés au cours des cinq dernières années, en particulier le poids à la naissance, la prévalence des principales maladies (infections respiratoires aigües, fièvre et diarrhée) et les traitements reçus. Ces informations permettront, non seulement, d’identifier les principaux problèmes qui affectent leur santé mais aussi de contribuer à la mise en place de programmes ciblés de prévention des maladies de l’enfance. En outre, la comparaison des résultats de l’enquête actuelle avec ceux de l’enquête précédente permettra d’évaluer les efforts déployés dans le pays pour la survie des enfants et d’adapter les programmes mis en place par le Gouvernement. 9.1 POIDS À LA NAISSANCE Les informations sur le poids à la naissance de tous les enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l’enquête ont été collectées, soit à partir du carnet de santé, quand il était disponible, soit à partir de la déclaration de la mère. Étant donné qu’il peut être difficile de connaitre le poids à la naissance pour tous les enfants, on a demandé aussi aux mères de fournir une estimation de la grosseur de leur enfant à la naissance. Bien que subjective, cette estimation peut être considérée comme une mesure indirecte du poids de l’enfant. Le tableau 9.1 présente les résultats concernant le poids et la grosseur de l’enfant à la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. A Principaux résultats • Un peu plus de six enfants de 12-23 mois sur dix (62 %) ont été complètement vaccinés et 11 % n’ont reçu aucun vaccin. • D’après le carnet de vaccination et les déclarations de la mère, 85 % des enfants ont reçu le BCG. Les proportions d’enfants ayant reçu les trois doses de DTCoq et de Polio sont respectivement de 73 % et 71 %. • La proportion d’enfants vaccinés contre la rougeole est de 75 % et, en majorité, les enfants ont reçu ce vaccin avant l’âge de 12 mois (63 %). • Au cours des deux semaines précédant l’interview, 3 % des enfants de moins de 5 ans ont souffert d’IRA, 21 % ont eu de la fièvre et 17 % de la diarrhée. Des conseils ou un traitement ont été recherchés auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé pour 38 % des enfants présentant des symptômes d’IRA, 45 % pour les cas de fièvre et 40 % pour la diarrhée. • Pendant l’épisode diarrhéique, un peu plus d’un enfant sur deux (54 %) a continué à s’alimenter, à être traité avec une TRO et/ou à recevoir davantage de liquides. À l’opposé, 16 % des enfants n’ont reçu aucun traitement pendant la diarrhée. 118 • Santé de l’enfant D’après les carnets de santé ou les déclarations de la mère, le poids à la naissance des enfants est connu dans 67 % des cas. La proportion de naissances dont on connaît le poids à la naissance varie de manière importante selon les caractéristiques sociodémographiques et il est important de tenir compte de ces variations qui peuvent introduire un biais quand on compare la distribution des enfants selon leur poids déclaré à la naissance. Les proportions les plus élevées de naissances pour lesquelles on dispose d’un poids à la naissance sont celles dont la mère vit en milieu urbain (81 %), celles de Ngazidja (79 %), celles dont la mère a un niveau secondaire ou plus (85 %) ainsi que celles des ménages des deux derniers quintiles (81 % pour le quatrième quintile et 85 % pour le quintile le plus élevé). À l’opposé, un poids a été déclaré pour seulement 55 % des naissances dont la mère est sans niveau d’instruction et 46 % de celles des ménages du quintile le plus bas. On constate aussi des variations entre les îles : en effet, si à Ngazidja, 79 % des enfants ont été pesés, cette proportion n’est que de 63 % à Mwali et de 59 % à Ndzuwani. Tableau 9.1 Taille et poids de l’enfant à la naissance Pourcentage de naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et dont le poids à la naissance a été déclaré ; parmi ces naissances, répartition (en %) par poids à la naissance ; et répartition (en %) de toutes les naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête par grosseur de l’enfant à la naissance estimée par la mère, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pour- centage de toutes les naissances dont le poids à la naissance a été déclaré1 Répartition (%) des naissances dont le poids à la naissance a été déclaré1 Total Effectif de naissances Répartition (en %) de toutes les naissances vivantes par grosseur de l’enfant à la naissance Total Effectif de naissances Moins de 2,5 kg 2,5 kg ou plus Très petit Plus petit que la moyenne Moyen ou plus gros que la moyenne NSP/ manquant Age de la mère à la naissance <20 64,1 18,2 81,8 100,0 277 8,1 16,6 65,0 10,3 100,0 433 20-34 67,8 16,1 83,9 100,0 1 548 7,5 13,7 72,6 6,2 100,0 2 284 35-49 66,8 15,1 84,9 100,0 346 6,6 11,8 75,6 6,0 100,0 518 Rang de naissance 1 75,3 16,1 83,9 100,0 539 6,8 14,0 72,7 6,5 100,0 717 2-3 69,0 16,9 83,1 100,0 790 7,9 13,8 72,6 5,7 100,0 1 145 4-5 62,9 14,9 85,1 100,0 440 7,4 13,4 72,4 6,8 100,0 700 6+ 59,7 16,5 83,5 100,0 402 7,4 13,8 70,1 8,7 100,0 673 Consommation de tabac/ cigarettes par la mère Fume cigarettes/tabac (55,0) (23,3) (76,7) 100,0 28 19,3 8,3 46,1 26,3 100,0 51 Ne fume pas 67,5 16,1 83,9 100,0 2 140 7,3 13,9 72,4 6,4 100,0 3 169 Milieu de résidence Moroni 79,8 22,4 77,6 100,0 180 7,6 6,5 78,5 7,3 100,0 226 Autres villes 81,9 15,4 84,6 100,0 526 7,2 16,9 73,2 2,7 100,0 643 Ensemble urbain 81,3 17,2 82,8 100,0 706 7,3 14,2 74,6 3,9 100,0 868 Rural 61,9 15,7 84,3 100,0 1 465 7,5 13,6 71,1 7,8 100,0 2 367 Région/Ile Mwali 63,2 21,0 79,0 100,0 149 20,5 13,6 62,4 3,4 100,0 236 Ndzuwani 58,6 14,1 85,9 100,0 1 011 6,0 16,6 69,6 7,8 100,0 1 725 Ngazidja 79,4 17,7 82,3 100,0 1 011 7,0 9,9 77,2 5,9 100,0 1 274 Niveau d’instruction de la mère Aucun 54,9 15,6 84,4 100,0 832 8,6 14,6 67,6 9,2 100,0 1 516 Primaire 69,7 17,5 82,5 100,0 540 6,5 14,6 73,1 5,8 100,0 775 Secondaire ou + 84,8 16,1 83,9 100,0 792 6,2 11,6 78,5 3,7 100,0 934 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 45,8 12,6 87,4 100,0 365 10,6 15,4 63,8 10,1 100,0 797 Second 60,7 16,6 83,4 100,0 417 7,3 14,2 68,0 10,5 100,0 688 Moyen 73,0 19,7 80,3 100,0 461 5,4 12,4 75,8 6,4 100,0 631 Quatrième 81,4 15,3 84,7 100,0 490 4,6 13,4 80,0 2,0 100,0 601 Le plus élevé 84,8 16,2 83,8 100,0 439 8,5 12,8 76,5 2,2 100,0 518 Ensemble2 67,1 16,2 83,8 100,0 2 172 7,4 13,8 72,1 6,7 100,0 3 235 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Basé sur, soit un enregistrement écrit, soit la déclaration de la mère. 2 Y compris 3 naissances dont le poids à la naissance a été déclaré et pour lesquelles la consommation de tabac et cigarettes par la mère est manquante et 7 naissances pour lesquelles le niveau d’instruction de la mère est manquant. Y compris aussi 15 naissances vivantes pour lesquelles la consommation de tabac et cigarettes par la mère est manquante et 10 pour lesquelles le niveau d’instruction de la mère est manquant. Santé de l’enfant • 119 Parmi les enfants dont on connaît le poids à la naissance, 84 % pesaient 2,5 kg ou plus. Par contre 16 % pesaient moins de 2,5 kg et étaient donc de faible poids. La proportion de naissances dont le poids était de 2,5 kg ne varie que très peu et globalement, dans tous les sous-groupes, au moins 80 % des enfants avaient un poids normal à la naissance. Pour évaluer la grosseur de l’enfant à la naissance, on a posé à la mère la question suivante : « Quand votre enfant est né, était-il très gros, plus gros que la moyenne, moyen, plus petit que la moyenne ou très petit ?». À cette question, très subjective, les mères ont répondu dans 72 % des cas que l’enfant était moyen ou plus gros que la moyenne ; dans 14 % des cas, elles ont déclaré qu’il était plus petit que la moyenne et enfin, dans 7 % des cas, qu’il était très petit. On ne constate pas de variation significative de cette proportion d’enfants très petits selon les différentes caractéristiques sociodémographiques, excepté en fonction de la consommation de tabac par la mère (19 % contre 7 % quand elle ne fume pas), du niveau socioéconomique du ménage (11 % dans le quintile le plus bas contre 5 % dans le quatrième quintile) et de l’île. En effet, si à Ndzuwani et à Ngazidja, respectivement 6 % et 7 % des enfants étaient selon l’estimation de la mère, de petite taille à la naissance, cette proportion est de 21 % à Mwali. 9.2 VACCINATION DES ENFANTS Au cours de l’enquête, on a enregistré, pour tous les enfants nés au cours des cinq dernières années, les informations pouvant permettre une évaluation de la couverture vaccinale du Programme Élargi de Vaccinations (PEV) en Union des Comores. Dans le cadre du Programme Élargi de Vaccination mis en œuvre par le Ministère de la Santé Publique et conformément aux recommandations de l’OMS, un enfant est considéré comme complètement vacciné lorsqu’il a reçu le BCG (protection contre la tuberculose), le vaccin contre la rougeole et trois doses de vaccin contre la poliomyélite. En outre, une première dose de vaccin contre la poliomyélite (polio 0) est donnée à la naissance. D’après le calendrier vaccinal, tous ces vaccins doivent être administrés à l’enfant avant l’âge d’un an. Les données sur la vaccination sont collectées à partir de deux sources : le carnet de vaccination de l’enfant et les déclarations de la mère, quand le carnet n’est pas disponible ou n’existe pas. Le tableau 9.2 présente les résultats sur la couverture vaccinale selon les différentes sources d’information pour les enfants de 12-23 mois, c’est-à-dire ceux qui, d’après les recommandations de l’OMS, ont atteint l’âge où ils devraient avoir été complètement vaccinés. Tableau 9.2 Vaccinations par sources d’information Pourcentage d’enfants de 12-23 mois ayant reçu certains vaccins, à n’importe quel moment avant l’enquête selon la source d’information (carnet de vaccination ou déclaration de la mère) et pourcentage d’enfants ayant été vaccinés avant l’âge de 12 mois, Comores 2012 Source d’information BCG DTCoq (ou Pentavalent) Polio Rougeole Tous les vaccins2 Aucun vaccin Effectif d’enfants1 2 3 01 1 2 3 Vacciné à n’importe quel moment avant l’enquête Carnet de vaccination 69,5 69,1 67,7 65,1 68,9 72,3 70,7 67,8 63,0 59,2 0,0 480 Déclaration de la mère 15,9 13,1 11,7 7,6 12,0 14,4 9,0 3,2 12,2 2,7 10,5 180 Les deux sources 85,4 82,2 79,4 72,7 80,9 86,7 79,7 71,0 75,3 61,9 10,5 660 Vacciné avant l’âge de 12 mois3 84,6 80,6 78,5 71,2 80,1 85,5 78,9 69,4 63,4 52,8 11,5 660 1 Polio 0 est le vaccin contre la polio donné à la naissance. 2 BCG, rougeole, les trois doses de DTCoq ou Pentavalent et les trois doses de polio (non-compris la dose de polio donnée à la naissance). 3 Pour les enfants dont l’information est basée sur la déclaration de la mère, on suppose que la proportion de vaccins effectués au cours de la première année est la même que celle des enfants dont l’information provient d’un carnet de vaccination. Les résultats du tableau 9.2 montrent que 59 % des enfants de 12-23 mois sont complètement vaccinés d’après les informations tirées du carnet de vaccination et 3 % selon les déclarations de leur mère. Toutes sources de renseignements confondues, environ six enfants de 12-23 mois sur dix (62 %) ont reçu tous les vaccins et 11 % n’en ont reçu aucun. Le pourcentage d’enfants partiellement vaccinés est donc de 27 %. Un peu plus d’un enfant sur deux (53 %) a été complètement vacciné selon la recommandation de l’OMS, c’est-à-dire avant l’âge de 12 mois. 120 • Santé de l’enfant D’après le carnet de vaccination, on constate que 70 % des enfants de 12-23 mois ont reçu le BCG et 16 % si l’on se base sur les déclarations de la mère. Par conséquent, 85 % des enfants ont reçu le BCG (donné en principe à la naissance) et pratiquement tous (85 %) l’avaient reçu avant l’âge de 12-23 mois. La proportion d’enfants ayant reçu la première dose de DTCoq est également très importante (82 %) (Graphique 9.1). On note une légère déperdition entre les doses : de 82 % pour la première dose de DTCoq/Pentavalent, la proportion d’enfants ayant reçu la deuxième dose passe à 79 % et à 73 % pour la troisième dose. Le taux de déperdition1 pour ce vaccin est donc de 12 % entre la première et la troisième dose. La couverture vaccinale contre la poliomyélite varie également selon la dose : 87 % des enfants de 12-23 mois ont reçu la première dose de polio mais cette proportion diminue ensuite avec les doses et seulement 71 % des enfants ont reçu les trois doses de polio, soit un taux de déperdition entre la première et la troisième dose de polio de 18 %. En outre, 75 % des enfants de 12-23 mois sont vaccinés contre la rougeole, mais seulement 63 % l’ont été avant l’âge de 12 mois. Graphique 9.1 Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois Tendances La comparaison avec les résultats de l’enquête précédente montre une amélioration de la couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois. En effet, la proportion d’enfants complètement vaccinés est passée de 55 % en 1996 à 62 % en 2012, c’est-à-dire sur une période de près de 20 ans. À l’exception du BCG, cette amélioration a concerné tous les vaccins mais c’est la couverture vaccinale contre la rougeole qui a connu l’augmentation la plus importante, la proportion d’enfants ayant reçu ce vaccin étant passée de 63 % à 75 %. (Graphique 9.2). En milieu rural, la couverture vaccinale a enregistré une amélioration sensible, la proportion d’enfants complètement vaccinés étant passée de 54 % en 1996 à 63 % en 2012 (Graphique 9.3). 1 Le taux de déperdition est la proportion d’enfants qui, ayant reçu une dose de vaccin, ne reçoivent pas la suivante. 1 85 82 79 73 81 87 80 71 75 62 11 BCG 1 2 3 0 1 2 3 Rougeole Tous les vaccins Aucun vaccin EDSC-MICS II 2012 DTCoq Polio Santé de l’enfant • 121 Graphique 9.2 Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois, selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 Graphique 9.3 Proportion d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés, selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 Le tableau 9.3 présente la couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère et de l’enfant. Les résultats selon le milieu de résidence ne font pas apparaître d’écarts importants entre le milieu urbain et le milieu rural (60 % contre 63 %). Par contre dans le milieu urbain, on relève un écart entre Moroni où 71 % des enfants ont été complètement vaccinés contre seulement 56 % dans les autres villes. De même, la couverture vaccinale varie de manière importante entre Ndzuwani où seulement 50 % des enfants sont complètement vaccinés et Ngazidja où la proportion atteint 78 %. On relève aussi que la proportion de filles complètement vaccinées est un peu plus élevée que celles des garçons (67 % contre 57 %). Par contre, la couverture vaccinale ne varie que très peu avec le rang 91 89 78 68 78 89 79 66 63 55 8 85 82 79 73 81 87 80 71 75 62 11 BCG 1 2 3 0 1 2 3 Rougeole Tous les vaccins Aucun vaccin EDSC I 1996 EDSC-MICS II 2012 DTCoq Polio 69 62 56 63 60 56 71 62 70 57 50 54 57 55 Secondaire ou plus Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Ensemble urbain Autres villes Moroni RÉSIDENCE COMORES Pourcentage EDSC I 1996 EDSC-MICS II 2012 122 • Santé de l’enfant de naissance. Le niveau d’instruction de la mère influe positivement sur la vaccination des enfants : la couverture vaccinale des enfants dont la mère a reçu une instruction est bien meilleure (62 % pour le primaire et 69 % pour le secondaire ou plus) que celle des enfants dont la mère n’a aucune instruction (56 %). Il faut enfin souligner l’influence de la situation économique du ménage sur le niveau de la couverture vaccinale des enfants, celle-ci variant de 40 % parmi les enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à un maximum de 76 % parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile moyen et 72 % parmi ceux des ménages du quintile le plus élevé. Tableau 9.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques Pourcentage d’enfants de 12-23 mois ayant reçu certains vaccins à n’importe quel moment avant l’enquête (selon le carnet de vaccination ou la déclaration de la mère) et pourcentage pour lesquels un carnet de vaccination a été présenté à l’enquêtrice, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique BCG DTCoq (ou Pentavalent) Polio Rougeole Tous les vaccins2 Aucun vaccin Pour- centage avec un carnet de vaccination présenté à l’enquêtrice Effectif d’enfants1 2 3 01 1 2 3 Sexe Masculin 82,3 79,6 76,9 68,9 76,1 84,8 75,9 66,1 72,2 57,1 12,4 69,3 347 Féminin 88,8 85,0 82,3 76,9 86,3 88,9 84,0 76,4 78,7 67,2 8,5 76,5 313 Rang de naissance 1 85,9 79,1 76,4 68,7 81,3 84,6 79,3 69,2 74,4 61,7 12,3 72,3 168 2-3 85,2 80,0 78,0 72,8 81,3 87,3 77,0 71,4 73,7 61,3 10,7 75,6 229 4-5 86,1 85,3 82,1 77,4 82,5 89,8 85,5 76,9 76,2 64,3 8,0 75,3 149 6+ 84,1 87,1 83,4 72,4 77,5 84,8 78,2 65,0 78,6 60,1 10,8 64,2 114 Milieu de résidence Moroni 86,4 80,2 77,9 75,5 80,2 87,1 78,4 74,4 78,9 70,9 10,7 68,8 55 Autres villes 87,7 84,5 81,8 72,7 85,7 85,0 77,6 66,5 73,5 56,0 10,4 68,3 145 Ensemble urbain 87,3 83,3 80,7 73,5 84,2 85,6 77,8 68,7 75,0 60,2 10,5 68,4 200 Rural 84,6 81,7 78,9 72,4 79,5 87,2 80,5 72,0 75,4 62,6 10,6 74,6 460 Région/Ile Mwali (93,8) (91,9) (84,3) (76,6) (86,6) (93,7) (87,1) (66,8) (78,4) (62,6) (2,4) (68,9) 48 Ndzuwani 81,3 78,2 74,7 64,7 77,0 83,4 74,6 63,1 68,0 50,2 13,1 67,0 360 Ngazidja 89,6 86,0 85,3 83,4 85,5 90,1 85,6 83,1 85,0 78,4 8,4 81,6 251 Niveau d’instruction de la mère Aucun 83,4 80,7 76,7 68,4 77,5 85,2 78,4 65,4 71,9 55,7 11,7 67,4 274 Primaire 84,5 81,6 78,2 71,4 81,0 88,0 78,6 71,0 76,0 61,9 10,0 76,0 158 Secondaire ou + 88,5 84,5 83,8 79,0 85,1 87,8 82,2 77,8 79,0 69,3 9,3 77,0 227 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 75,4 73,6 67,0 57,5 67,5 80,7 72,2 56,0 62,5 40,2 14,3 59,5 144 Second 82,3 77,4 75,6 65,9 75,8 84,9 74,8 64,4 70,1 56,4 13,9 69,3 150 Moyen 92,1 88,4 84,9 80,5 89,9 92,3 83,3 80,0 83,2 76,0 5,9 77,3 148 Quatrième 90,9 88,2 88,2 82,5 88,0 90,0 87,7 79,3 83,6 69,3 6,6 79,6 116 Le plus élevé 88,1 85,5 84,6 81,7 86,1 86,2 83,2 79,3 79,8 71,7 11,4 81,8 102 Ensemble 85,4 82,2 79,4 72,7 80,9 86,7 79,7 71,0 75,3 61,9 10,5 72,7 660 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Polio 0 est le vaccin contre la polio donné à la naissance. 2 BCG, rougeole, les trois doses de DTCoq ou Pentavalent et les trois doses de polio (non compris la dose de polio donnée à la naissance). 9.3 PRÉVALENCE ET TRAITEMENT DES MALADIES DES ENFANTS 9.3.1 Prévalence et traitement des Infections Respiratoires Aiguës Pour évaluer la prévalence des infections respiratoires aiguës (IRAs) parmi les enfants de moins de cinq ans, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient souffert de la toux pendant les deux semaines ayant précédé l’interview et, si oui, on demandait alors si la toux avait été accompagnée d’une respiration courte et rapide, symptômes d’IRA. En outre, pour les enfants ayant présenté ces symptômes d’IRA, on a cherché à connaître le pourcentage de ceux qui avaient été amenés en consultation et l’endroit où cette consultation avait eu lieu, ainsi que les traitements éventuels qui avaient été donnés. Les résultats sont présentés au tableau 9.4. Par ailleurs, précisons que les résultats sur la prévalence des IRA ne sont pas Santé de l’enfant • 123 strictement comparables avec ceux de 2005 car la prévalence des IRA varie avec la saison pendant laquelle s’est déroulée la collecte des données2. Tableau 9.4 Prévalence et traitement des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë (IRA) Parmi les enfants de moins de cinq ans, pourcentage de ceux qui ont présenté des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë au cours des deux semaines ayant précédé l’interview; parmi ces enfants, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé et pourcentage qui ont reçu des antibiotiques comme traitement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants de moins de cinq ans : Parmi les enfants de moins de cinq ans avec des symptômes d’IRA : Pourcentage avec des symptômes d’IRA1 Effectif d’enfants Pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé2 Pourcentage ayant pris des antibiotiques Effectif d’enfants Age en mois <6 4,4 350 * * 15 6-11 2,0 322 * * 7 12-23 3,8 660 (35,9) (16,0) 25 24-35 3,6 593 * * 22 36-47 2,0 608 * * 12 48-59 1,0 567 * * 6 Sexe Masculin 2,9 1 568 (43,3) (13,3) 46 Féminin 2,7 1 531 (32,4) (29,4) 41 Consommation de tabac/cigarettes par la mère Fume cigarettes/tabac (1,2) 47 * * 1 Ne fume pas 2,8 3 041 38,0 21,2 85 Combustible pour cuisiner3 Électricité ou gaz 5,8 88 * * 5 Kérosène 4,2 434 * * 18 Charbon/lignite * 1 * * 0 Charbon de bois (2,1) 42 * * 1 Bois/paille3 2,5 2 517 35,1 17,2 62 Bouse * 4 * * 0 Autre combustible * 8 * * 0 Milieu de résidence Moroni 4,9 220 * * 11 Autres villes 2,7 625 * * 17 Ensemble urbain 3,2 846 (46,7) (32,2) 27 Rural 2,6 2 253 34,2 15,7 59 Région/Ile Mwali 4,7 225 * * 11 Ndzuwani 2,8 1 655 (36,8) (16,3) 46 Ngazidja 2,4 1 219 (37,8) (27,4) 30 Niveau d’instruction de la mère Aucun 3,1 1 447 (39,0) (20,4) 44 Primaire 2,1 737 * * 15 Secondaire ou + 3,0 906 (40,8) (32,3) 27 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,1 761 * * 24 Second 1,7 657 * * 11 Moyen 3,2 611 * * 19 Quatrième 2,9 579 * * 17 Le plus élevé 3,2 491 * * 16 Ensemble4 2,8 3 099 38,1 20,9 87 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Les symptômes d’IRA (toux accompagnée d’une respiration courte et rapide associée à des problèmes de congestion dans la poitrine et/ou à des difficultés respiratoires associées à des problèmes de congestion dans la poitrine) sont considérés comme une mesure indirecte de la pneumonie. 2 Non compris les pharmacies, les boutiques et les praticiens traditionnels. 3 Y compris l’herbe, les arbustes et les résidus agricoles. 4 Y compris 11 enfants de moins de cinq ans pour lesquels la consommation de tabac et cigarettes par la mère est manquante, 5 pour lesquels le type de combustible pour cuisiner est manquant et 10 pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. Y compris aussi 1 enfant de moins de cinq ans avec des symptômes d’IRA pour lequel la consommation de tabac et de cigarettes par la mère est manquante. 2 En 1996, la collecte des données s’est déroulée de mars à mai, alors qu’en 2012, elle a eu lieu d’août à décembre. 124 • Santé de l’enfant La prévalence des IRA est faible. En effet, parmi les enfants de moins de cinq ans, 3 % ont présenté des symptômes d’infections respiratoires aiguës (Graphique 9.4). En outre, les écarts entre caractéristiques sociodémographiques ne sont pas importants. On peut néanmoins mentionner que c’est à Moroni et à Mwali que la prévalence est la plus élevée (5 % dans chaque cas). Graphique 9.4 Infections respiratoires aigües (IRAs) et de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans Pour seulement 38 % des enfants ayant présenté des symptômes d’infections respiratoires aiguës, des conseils ou un traitement ont été recherchés dans un établissement de santé ou auprès d’un prestataire de santé. En outre, environ un enfant sur cinq a été traité avec des antibiotiques quand il souffrait d’IRA. Cependant, l’effectif trop faible d’enfants ayant présenté des symptômes d’IRA ne permet pas de présenter les résultats quand on arrive à des niveaux de découpage plus fin, les variations entre les caractéristiques sociodémographiques n’étant plus significatives. 9.3.2 Prévalence et traitement de la fièvre Les résultats présentés au tableau 9.5 montrent qu’environ un enfant de moins de 5 ans sur cinq (21 %) a eu de la fièvre durant les deux semaines qui ont précédé l’interview. La prévalence de la fièvre diminue globalement avec l’âge de l’enfant, passant de 30 % parmi ceux de 6-11 mois à 15 % parmi ceux de 48-59 mois. Cependant, il faut souligner que c’est parmi les enfants de 6-23 mois que la prévalence est la plus élevée (30 % à 6-11 mois et 28 % à 12-23 mois contre un minimum de 15 % à 48-59 mois). On ne note pratiquement pas d’écart entre les sexes. Par contre, on relève des écarts entre les milieux de résidence. En effet, la prévalence de la fièvre est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (26 % contre 20 %), en particulier dans les autres villes (28 % contre 21 % à Moroni). Le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être économique du ménage semblent influencer le niveau de la prévalence, celle-ci augmentant avec le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être économique, variant pour le niveau d’instruction de 18 % parmi les enfants dont la mère n’a aucune instruction à 24 % et 25 % quand la mère est instruite et de 17 % parmi ceux des ménages du quintile le plus bas à 26 % parmi ceux du quintile le plus élevé. 25 24 18 20 26 28 21 21 3 2 3 3 3 3 5 3 Secondaire ou plus Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Ensemble urbain Autres villes Moroni RÉSIDENCE COMORES Pourcentage IRA Fièvre EDSC-MICS II 2012 Santé de l’enfant • 125 Tableau 9.5 Prévalence et traitement de la fièvre Parmi les enfants de moins de cinq ans, pourcentage de ceux qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview; Parmi ces enfants, pourcentage pour lesquels on a recherche des conseils ou un traitement auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé ; pourcentage qui ont pris des antipaludiques et pourcentage qui ont pris des antibiotiques comme traitement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants de moins de cinq ans : Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre : Pourcentage ayant eu de la fièvre Effectif d’enfants Pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé1 Pourcentage ayant pris des antipaludiques Pourcentage ayant pris des antibiotiques Effectif d’enfants Age en mois <6 16,6 350 52,2 18,5 23,2 58 6-11 29,5 322 40,5 20,2 24,4 95 12-23 28,4 660 52,7 27,8 28,1 187 24-35 21,0 593 40,7 30,4 29,0 125 36-47 18,7 608 31,1 25,5 22,3 114 48-59 14,5 567 50,2 33,6 26,4 82 Sexe Masculin 21,6 1 568 43,0 23,7 27,1 339 Féminin 21,0 1 531 46,3 29,9 25,1 321 Milieu de résidence Moroni 21,3 220 54,1 43,9 27,4 47 Autres villes 27,9 625 42,6 20,2 40,6 174 Ensemble urbain 26,1 846 45,0 25,2 37,8 221 Rural 19,5 2 253 44,4 27,5 20,2 439 Région/Ile Mwali 22,4 225 52,6 10,9 24,5 50 Ndzuwani 22,5 1 655 43,8 24,1 25,6 372 Ngazidja 19,5 1 219 44,2 34,2 27,2 238 Niveau d’instruction de la mère Aucun 18,1 1 447 44,2 26,0 18,0 261 Primaire 23,7 737 42,7 28,8 18,3 174 Secondaire ou + 24,7 906 46,9 26,1 41,3 224 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 16,5 761 40,3 16,4 21,5 126 Second 20,5 657 38,5 27,3 15,0 135 Moyen 22,7 611 42,8 29,0 18,1 138 Quatrième 22,8 579 52,1 27,2 39,0 132 Le plus élevé 26,3 491 49,5 33,2 37,6 129 Ensemble2 21,3 3 099 44,6 26,7 26,1 660 1 Non compris les pharmacies, les boutiques et les praticiens traditionnels. 2 Y compris 10 enfants de moins de cinq ans et 1 enfant de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre, pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. Pour 45 % des enfants ayant eu de la fièvre, on a recherché un traitement ou des conseils. Cette proportion varie de manière importante selon certaines caractéristiques de l’enfant et de la mère. Les variations selon l’âge ne sont pas régulières et ne font pas apparaître de tendance mais on constate que, dans certains groupe d’âges, pour au moins un enfant sur deux, on a recherché des conseils ou un traitement contre, par exemple, seulement 31 % à 36-47 mois. On ne constate pas de différence entre le milieu urbain et le milieu rural (respectivement 45 % et 44 %) mais dans le milieu urbain, on constate un écart entre Moroni où 54 % des enfants ont bénéficié d’une recherche de traitement ou de conseils et les autres villes où cette proportion n’est que de 43 %. Les résultats selon les îles font apparaitre un écart entre Mwali où l’on enregistre la proportion la plus élevée d’enfants pour qui on a recherché un traitement (53 %) et Ndzuwani et Ngazidja où cette proportion est de 44 %. Enfin, on relève que la proportion d’enfants pour qui on a recherché un traitement varie de 39 % et 40 % dans les deux premiers quintiles à 50 % dans le quintile le plus élevé. 126 • Santé de l’enfant En outre, parmi les enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview, 27 % ont été traités avec des antipaludiques et dans 26 % des cas, la fièvre a été traitée avec des antibiotiques. Globalement, le recours aux antipaludiques augmente avec l’âge de l’enfant, variant de 19 % à moins de 6 mois à 34 % à 48-59 mois. De plus, l’utilisation d’antipaludiques est plus importante à Moroni (44 % contre 20 % dans les autres villes), à Ngazidja (34 % contre 11 % à Mwali) et parmi les enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (33 %). L’utilisation d’antibiotiques pour le traitement de la fièvre est plus fréquente parmi les enfants dont la mère a un niveau d’instruction au moins secondaire (41 % contre 18 % pour ceux dont la mère est moins instruite ou n’a aucun niveau d’instruction) et parmi ceux dont le ménage est classé dans les deux derniers quintiles (39 % pour le quatrième et 38 % pour le plus élevé). 9.3.3 Prévalence et traitement de la diarrhée Dans le cadre de cette enquête, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’interview afin de mesurer la prévalence des maladies diarrhéiques chez les enfants de moins de cinq ans. Les résultats sont présentés au tableau 9.6. En ce qui concerne le traitement de la diarrhée, on a demandé aux mères si elles connaissaient le SRO et si, durant les épisodes diarrhéiques, elles avaient eu recours au traitement de Réhydratation par voie Orale (TRO) (Tableau 9.7). Selon les résultats de l’enquête, la prévalence de la diarrhée est de 17 %. On constate des variations en fonction de l’âge, du milieu et de la région de résidence. En effet, dans le groupe d’âges 6-11 mois, la prévalence de la diarrhée atteint 33 % contre 16 % à moins de 6 mois et 5 % à 48-59 mois. La prévalence varie ensuite avec le milieu de résidence, en particulier dans le milieu urbain, de 11 % à Moroni à 18 % dans les autres villes. On note ensuite que c’est Ndzuwani qui enregistre la prévalence de la diarrhée la plus élevée (19 % contre 14 % à Mwali et Ngazidja). Le tableau 9.7 présente, pour les enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’interview, les pourcentages pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé et les pourcentages de ceux ayant reçu différents traitements quand ils étaient malades. Dans seulement 40 % des cas, on a recherché des conseils ou un traitement pour l’enfant malade. Quand il s’agissait de diarrhée avec présence de sang, cette proportion est beaucoup plus élevée et atteint 54 %. Tableau 9.6 Prévalence de la diarrhée Parmi les enfants de moins de cinq ans, pourcentage de ceux qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête : Effectif d’enfants Toute diarrhée Diarrhée avec sang Age en mois <6 15,9 1,9 350 6-11 33,2 5,0 322 12-23 27,1 4,0 660 24-35 12,9 3,7 593 36-47 11,6 2,1 608 48-59 4,7 0,5 567 Sexe Masculin 16,8 3,2 1 568 Féminin 16,4 2,4 1 531 Provenance de l’eau de consommation1 Source améliorée 16,4 2,8 2 645 Non améliorée 17,2 2,8 439 Type d’installation sanitaire2 Améliorée, non partagée 17,6 3,6 790 Partagée3 23,0 5,1 343 Non améliorée 15,1 2,1 1 962 Milieu de résidence Moroni 10,5 1,4 220 Autres villes 18,1 1,9 625 Ensemble urbain 16,1 1,8 846 Rural 16,8 3,2 2 253 Région/Ile Mwali 13,7 2,7 225 Ndzuwani 19,2 4,3 1 655 Ngazidja 13,6 0,9 1 219 Niveau d’instruction de la mère Aucun 16,4 3,5 1 447 Primaire 17,9 2,5 737 Secondaire ou + 16,0 2,0 906 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 14,9 3,7 761 Second 20,4 3,6 657 Moyen 18,4 2,9 611 Quatrième 14,0 1,7 579 Le plus élevé 15,1 1,4 491 Ensemble4 16,6 2,8 3 099 1 Se reporter au tableau 2.1 pour la définition des catégories. 2 Se reporter au tableau 2.2 pour la définition des catégories. 3 Types d’installations sanitaires qui seraient considérées comme « améliorées » si elles n’étaient pas partagées par deux ménages ou plus. 4 Y compris 15 enfants de moins de cinq ans pour lesquels la provenance de l’eau de consommation est manquante, 4 pour lesquels le type d’installation sanitaire est manquant et 10 enfants pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. Santé de l’enfant • 127 Dans seulement 38 % des cas, on a donné aux enfants malades des sachets de SRO ou des liquides SRO préconditionnés pour traiter la diarrhée. Quarante pour cent des enfants ont reçu une solution d’eau, de sel et de sucre préparée à la maison et, globalement, 60 % ont reçu l’une et/ou l’autre forme de TRO. Par ailleurs, dans 12 % des cas, les enfants malades ont reçu davantage de liquides. Globalement, en cas d’épisode diarrhéique, 67 % des enfants ont bénéficié d’une TRO et/ou ont reçu davantage de liquides. Le recours à la TRO associée à l’augmentation des quantités de liquides a été particulièrement utilisé pour les enfants de 6-23 mois qui constituent le groupe le plus vulnérable à la diarrhée, ceux dont a détecté la présence de sang dans les selles (75 %), ceux des autres villes (71 %) où l’on a enregistré la prévalence de la diarrhée la plus élevée, ceux dont la mère est instruite et ceux dont le ménage est classé dans les deux derniers quintiles. Par ailleurs, pendant les épisodes de diarrhée, certains enfants ont reçu divers types de traitement, donnés seuls ou en plus de la réhydratation orale. Les traitements administrés sont principalement des remèdes maison (37 %) et des antibiotiques (19 %). L’utilisation de suppléments de zinc en cas de diarrhée est encore marginale (0,4 %). De même, le recours aux médicaments antimotilité est peu important (2 %). Enfin, dans 16 % des cas, les enfants malades n’ont reçu aucune forme de traitement. Cette proportion atteint 34 % parmi les enfants de moins de six mois, 24 % à Mwali et 25 % parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas. 9.3.4 Pratiques alimentaires pendant la diarrhée Au cours des épisodes diarrhéiques, il est recommandé de donner plus de liquides et d’aliments à l’enfant. Le tableau 9.8 montre que 12 % des enfants ayant eu la diarrhée ont reçu plus de liquides que d’habitude, 23 % en ont reçu la même quantité et, en revanche, 44 % en ont reçu un peu moins et 14 % beaucoup moins. Dans 6 % des cas, les enfants malades n’ont reçu aucun liquide. En ce qui concerne les aliments, on relève que dans seulement 4 % des cas, les rations alimentaires ont été augmentées, dans 25 % des cas, elles n’ont pas changé et pour 52 % des enfants, elles ont été un peu diminuées. Signalons par ailleurs que dans 4 % des cas, l’alimentation a été très réduite, et même arrêtée dans 5 % des cas. Seulement 9 % des enfants ayant la diarrhée ont reçu, comme il est recommandé, davantage de liquides et ont continué à s’alimenter. Cette proportion est néanmoins beaucoup plus élevée à Ngazidja (21 %) parmi les enfants dont la mère a un niveau d’instruction primaire (17 %) et parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile moyen (12 %) et dans le quatrième quintile (15 %). Globalement, la proportion d’enfants qui ont continué à s’alimenter, qui ont été traités avec une TRO et/ou à qui a on a augmenté les quantités de liquides est de 54 %. Cependant, on constate que parmi ceux de moins de six mois, cette proportion n’est que de 37 %. Ce sont ceux des villes autres que Moroni (68 %), ceux de Ndzuwani (57 %), ceux dont la mère est instruite (59 % pour le niveau primaire et 58 % pour le niveau au moins secondaire) et ceux des ménages du quatrième quintile qui ont été les mieux traités quand ils avaient la diarrhée. 12 8 • S an té d e l’e nf an t Ta bl ea u 9. 7 T ra ite m en t d e la d ia rrh ée P ar m i l es e nf an ts d e m oi ns d e ci nq a ns a ya nt e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x se m ai ne s ay an t p ré cé dé l’ in te rv ie w , p ou rc en ta ge p ou r l es qu el s on a re ch er ch é de s co ns ei ls o u un tr ai te m en t a up rè s d’ un é ta bl is se m en t o u d’ un p re st at ai re de s an té ; p ou rc en ta ge à q ui o n a do nn é un e Th ér ap ie d e R éh yd ra ta tio n pa r v oi e O ra le (T R O ), po ur ce nt ag e à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es , p ou rc en ta ge à q ui o n a do nn é un e TR O o u da va nt ag e de li qu id es e t p ou rc en ta ge d’ en fa nt s à qu i o n a ad m in is tré d ’a ut re s tra ite m en ts , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ou rc en ta ge d’ en fa nt s av ec di ar rh ée p ou r le sq ue ls o n a re ch er ch é de s co ns ei ls o u un tra ite m en t au pr ès d ’u n ét ab lis se m en t ou d ’u n pr es ta ta ire de s an té 1 Th ér ap ie d e R éh yd ra ta tio n pa r v oi e O ra le (T R O ) Li qu id es au gm en té s TR O o u liq ui de s au gm en té s A ut re s tra ite m en ts : M an qu an t A uc un tra ite m en t E ffe ct if d’ en fa nt s av ec la d ia rrh ée Li qu id e de sa ch et s SR O ou li qu id e S R O pr éc on di tio nn é S ol ut io n M ai so n R ec om m an dé e (S M R ) S oi t S R O ou S M R A nt ib io tiq ue M éd ic am en ts an tim ot ili té Su pp lé m en ts de z in c R em èd e m ai so n/ A ut re A ge e n m oi s <6 32 ,5 29 ,5 41 ,2 48 ,3 10 ,3 53 ,9 15 ,3 0, 7 0, 0 30 ,4 0, 0 34 ,4 55 6- 11 44 ,3 37 ,0 41 ,7 62 ,8 11 ,3 72 ,4 20 ,9 2, 8 0, 9 38 ,4 1, 7 11 ,9 10 7 12 -2 3 40 ,2 45 ,1 36 ,1 64 ,7 13 ,3 71 ,4 15 ,6 1, 8 0, 0 44 ,6 0, 5 11 ,3 17 9 24 -3 5 33 ,0 31 ,2 49 ,4 60 ,5 3, 9 61 ,7 18 ,4 2, 3 0, 0 20 ,5 1, 5 27 ,3 77 36 -4 7 42 ,8 34 ,7 32 ,1 53 ,6 15 ,7 67 ,2 28 ,1 0, 0 1, 7 43 ,8 4, 0 8, 2 70 48 -5 9 (3 9, 9) (3 1, 4) (4 0, 5) (5 6, 8) (1 7, 8) (6 2, 6) (2 0, 7) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (3 1, 4) (3 ,8 ) (2 1, 5) 26 Se xe M as cu lin 41 ,3 38 ,5 36 ,6 58 ,9 13 ,0 66 ,3 18 ,7 1, 3 0, 4 38 ,3 0, 9 18 ,1 26 4 Fé m in in 37 ,7 36 ,6 42 ,4 61 ,1 10 ,3 68 ,2 19 ,4 2, 0 0, 4 36 ,5 2, 1 14 ,6 25 1 Ty pe d e di ar rh ée P as d e pr és en ce d e sa ng 36 ,7 34 ,1 37 ,2 57 ,6 13 ,1 65 ,7 18 ,4 1, 2 0, 3 39 ,3 1, 8 16 ,8 39 9 P ré se nc e de s an g 53 ,9 52 ,7 47 ,5 72 ,6 5, 1 74 ,8 19 ,4 4, 2 1, 1 34 ,6 0, 0 11 ,1 86 M ili eu d e ré si de nc e M or on i (5 2, 2) (3 6, 8) (2 7, 1) (5 8, 7) (2 5, 3) (6 3, 6) (2 2, 9) (1 3, 8) (0 ,0 ) (3 3, 6) (3 ,4 ) (1 5, 6) 23 A ut re s vi lle s 38 ,1 40 ,9 48 ,2 70 ,0 1, 3 70 ,6 26 ,6 0, 9 0, 0 40 ,8 1, 6 13 ,3 11 3 E ns em bl e ur ba in 40 ,5 40 ,2 44 ,6 68 ,1 5, 3 69 ,4 25 ,9 3, 1 0, 0 39 ,6 1, 9 13 ,7 13 6 R ur al 39 ,2 36 ,6 37 ,6 57 ,1 14 ,0 66 ,5 16 ,6 1, 1 0, 6 36 ,6 1, 4 17 ,4 37 8 R ég io n/ Ile M w al i 45 ,1 48 ,8 33 ,0 59 ,3 9, 6 64 ,1 9, 8 4, 8 0, 0 25 ,0 0, 0 23 ,7 30 N dz uw an i 38 ,0 39 ,2 47 ,0 65 ,6 3, 0 67 ,9 15 ,3 0, 9 0, 3 44 ,0 1, 2 16 ,5 31 8 N ga zi dj a 41 ,3 32 ,3 26 ,1 49 ,3 28 ,6 66 ,5 27 ,9 2, 5 0, 7 27 ,1 2, 4 14 ,9 16 6 N iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e A uc un 39 ,8 37 ,8 40 ,6 58 ,4 4, 9 62 ,3 13 ,5 0, 0 0, 4 36 ,1 2, 6 19 ,3 23 7 P rim ai re 36 ,6 31 ,6 36 ,8 54 ,7 23 ,1 72 ,5 22 ,5 3, 6 0, 0 46 ,3 0, 3 11 ,3 13 2 S ec on da ire o u + 41 ,3 42 ,2 39 ,6 67 ,2 12 ,5 70 ,5 25 ,1 2, 6 0, 8 31 ,7 0, 8 16 ,3 14 4 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om i q ue Le p lu s ba s 42 ,0 39 ,2 38 ,0 56 ,7 3, 6 59 ,7 6, 2 2, 2 0, 9 33 ,2 4, 3 25 ,4 11 2 S ec on d 35 ,2 32 ,8 40 ,1 57 ,3 8, 1 61 ,5 16 ,2 1, 0 0, 0 41 ,7 0, 6 18 ,3 13 4 M o y en 39 ,4 35 ,0 41 ,3 60 ,5 13 ,0 68 ,5 22 ,5 1, 3 1, 1 37 ,7 1, 9 10 ,0 11 2 Q ua tri èm e 49 ,2 47 ,9 37 ,5 69 ,2 12 ,7 77 ,7 28 ,0 1, 0 0, 0 35 ,2 0, 0 10 ,2 81 Le p lu s él ev é 33 ,0 36 ,1 40 ,0 59 ,0 27 ,5 75 ,9 28 ,6 3, 1 0, 0 38 ,2 0, 0 15 ,7 74 E ns em bl e2 39 ,5 37 ,5 39 ,5 60 ,0 11 ,7 67 ,3 19 ,0 1, 6 0, 4 37 ,4 1, 5 16 ,4 51 4 N ot e: L a TR O c om pr en d le li qu id e pr ép ar é à pa rti r d es s ac he ts d e S el s de R éh yd ra ta tio n O ra le (S R O ), le li qu id e et le s S ol ut io ns M ai so n R ec om m an dé es (S M R ). Le s va le ur s en tre p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s ; 1 N on c om pr is le s ph ar m ac ie s, le s bo ut iq ue s et le s gu ér is se ur s tra di tio nn el s. 2 Y c om pr is 2 8 en fa nt s de m oi ns d e ci nq a ns a ve c la d ia rr hé e po ur le sq ue ls le ty pe d e di ar rh ée e st m an qu an t, 1 en fa nt d e m oi ns d e ci nq a ns a ve c la d ia rrh ée p ou r l eq ue l l e ni ve au d ’in st ru ct io n de la m èr e es t m an qu an t. 128 • Santé de l’enfant S an té d e l’e nf an t • 12 9 Ta bl ea u 9. 8 P ra tiq ue s al im en ta ire s du ra nt la d ia rr hé e R ép ar tit io n (e n % ) d es e nf an ts d e m oi ns d e ci nq a ns a ya nt e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x se m ai ne s ay an t p ré cé dé l’ in te rv ie w p ar q ua nt ité d e liq ui de s et d ’a lim en ts d on né e pa r r ap po rt au x qu an tit és h ab itu el le s, p ou rc en ta ge d’ en fa nt s à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es e t q ui o nt c on tin ué à s ’a lim en te r p en da nt l’ ép is od e di ar rh éi qu e et p ou rc en ta ge d ’e nf an ts q ui o nt c on tin ué à s ’a lim en te r e t q ui o nt é té tr ai té s au m oy en d ’u ne T R O e t/o u à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es d ur an t l es é pi so de s di ar rh éi qu es , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Q ua nt ité d e liq ui de s do nn ée Q ua nt ité d e no ur rit ur e do nn ée P ou rc en ta ge à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es et q ui o nt co nt in ué à s’ al im en te r1 P ou rc en ta ge qu i o nt co nt in ué à s’ al im en te r et q ui o nt ét é tra ité s av ec u ne TR O e t/o u à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es 2 E ffe ct if d’ en fa nt s av ec la di ar rh ée D av an ta ge M êm e qu e d’ ha bi tu de U n pe u m oi ns B ea u- co up m oi ns A uc un e N S P /N D To ta l D av an ta ge M êm e qu e d’ ha bi tu de U n pe u m oi ns B ea u- co up m oi ns A uc un e N e m an ge pa s en co re N S P /N D To ta l A ge e n m oi s <6 10 ,3 30 ,6 52 ,4 4, 1 2, 7 0, 0 10 0, 0 1, 8 21 ,7 40 ,8 0, 6 4, 6 30 ,5 0, 0 10 0, 0 6, 3 37 ,3 55 6- 11 11 ,3 25 ,7 46 ,1 12 ,2 4, 6 0, 0 10 0, 0 3, 1 26 ,0 49 ,6 3, 2 6, 1 11 ,3 0, 8 10 0, 0 8, 7 55 ,3 10 7 12 -2 3 13 ,3 20 ,3 46 ,1 13 ,0 5, 3 2, 0 10 0, 0 5, 4 23 ,8 53 ,7 7, 7 5, 2 3, 6 0, 7 10 0, 0 9, 6 59 ,4 17 9 24 -3 5 3, 9 25 ,3 33 ,3 22 ,9 9, 6 4, 9 10 0, 0 4, 3 30 ,3 54 ,9 0, 6 3, 8 0, 9 5, 2 10 0, 0 3, 9 51 ,2 77 36 -4 7 15 ,7 18 ,8 37 ,6 15 ,2 8, 0 4, 7 10 0, 0 3, 4 24 ,4 51 ,8 4, 2 5, 1 2, 9 8, 2 10 0, 0 12 ,8 52 ,6 70 48 -5 9 (1 7, 8) (1 4, 2) (5 0, 0) (1 8, 1) (0 ,0 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 (3 ,8 ) (2 3, 0) (6 8, 2) (4 ,9 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 (1 3, 5) (5 7, 6) 26 Se xe M as cu lin 13 ,0 21 ,8 42 ,8 14 ,8 6, 4 1, 2 10 0, 0 1, 8 23 ,4 52 ,6 5, 4 6, 8 7, 4 2, 6 10 0, 0 9, 1 50 ,2 26 4 Fé m in in 10 ,3 23 ,8 45 ,1 13 ,0 4, 8 3, 0 10 0, 0 6, 4 26 ,8 51 ,6 3, 1 2, 8 7, 4 1, 9 10 0, 0 8, 6 57 ,9 25 1 Ty pe d e di ar rh ée Pa s de p ré se nc e de s an g 13 ,1 26 ,2 42 ,3 13 ,2 3, 6 1, 6 10 0, 0 3, 4 28 ,3 51 ,8 5, 0 4, 0 6, 1 1, 3 10 0, 0 10 ,2 54 ,5 39 9 P ré se nc e de s an g 5, 1 5, 5 50 ,7 20 ,4 15 ,3 3, 1 10 0, 0 4, 5 8, 2 58 ,6 1, 4 10 ,1 11 ,6 5, 6 10 0, 0 1, 8 51 ,2 86 M ili eu d e ré si de nc e M or on i (2 5, 3) (2 7, 6) (3 3, 0) (6 ,0 ) (4 ,2 ) (3 ,8 ) 10 0, 0 (0 ,0 ) (2 4, 7) (5 4, 5) (5 ,6 ) (6 ,5 ) (3 ,7 ) (5 ,1 ) 10 0, 0 (1 5, 4) (4 8, 0) 23 A ut re s vi lle s 1, 3 21 ,3 58 ,5 16 ,9 2, 0 0, 0 10 0, 0 5, 7 21 ,7 64 ,8 0, 2 0, 9 6, 8 0, 0 10 0, 0 1, 3 68 ,1 11 3 E ns em bl e ur ba in 5, 3 22 ,4 54 ,2 15 ,1 2, 4 0, 6 10 0, 0 4, 7 22 ,2 63 ,1 1, 1 1, 8 6, 2 0, 9 10 0, 0 3, 7 64 ,7 13 6 R ur al 14 ,0 22 ,9 40 ,2 13 ,5 6, 8 2, 6 10 0, 0 3, 8 26 ,1 48 ,2 5, 5 5, 9 7, 8 2, 8 10 0, 0 10 ,7 50 ,1 37 8 R ég io n/ Ile M w al i 9, 6 14 ,6 43 ,5 27 ,3 5, 1 0, 0 10 0, 0 4, 2 18 ,3 56 ,2 9, 8 0, 6 9, 0 1, 8 10 0, 0 9, 6 48 ,6 30 N dz uw an i 3, 0 16 ,9 54 ,2 16 ,8 6, 6 2, 5 10 0, 0 6, 1 19 ,9 57 ,7 3, 4 4, 5 6, 0 2, 3 10 0, 0 2, 6 57 ,1 31 8 N ga zi dj a 28 ,6 35 ,7 24 ,3 5, 9 3, 8 1, 8 10 0, 0 0, 0 36 ,1 40 ,6 5, 0 6, 1 9, 8 2, 4 10 0, 0 20 ,7 48 ,8 16 6 N iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e A uc un 4, 9 24 ,8 45 ,3 15 ,5 7, 1 2, 4 10 0, 0 5, 7 23 ,7 50 ,4 4, 6 5, 9 6, 6 3, 1 10 0, 0 4, 1 48 ,7 23 7 P rim ai re 23 ,1 21 ,5 38 ,4 12 ,9 3, 0 1, 0 10 0, 0 0, 3 29 ,0 53 ,6 5, 9 3, 0 6, 8 1, 5 10 0, 0 17 ,4 59 ,1 13 2 S ec on da ire o u + 12 ,5 20 ,8 46 ,3 12 ,3 5, 6 2, 6 10 0, 0 4, 6 23 ,8 53 ,3 2, 4 4, 8 9, 4 1, 8 10 0, 0 8, 9 57 ,7 14 4 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 3, 6 16 ,9 53 ,5 14 ,8 9, 4 1, 8 10 0, 0 3, 4 23 ,0 52 ,7 6, 2 4, 8 4, 6 5, 3 10 0, 0 3, 3 42 ,4 11 2 S ec on d 8, 1 28 ,8 38 ,1 17 ,3 6, 8 0, 9 10 0, 0 5, 3 18 ,3 56 ,1 2, 7 5, 2 11 ,4 0, 9 10 0, 0 7, 2 52 ,1 13 4 M o y en 13 ,0 25 ,2 38 ,4 14 ,5 5, 7 3, 3 10 0, 0 5, 1 31 ,1 47 ,8 5, 0 3, 8 5, 5 1, 7 10 0, 0 9, 9 53 ,8 11 2 Q ua tri èm e 12 ,7 16 ,1 54 ,0 10 ,2 2, 4 4, 6 10 0, 0 0, 2 26 ,6 61 ,4 1, 4 2, 3 5, 3 2, 8 10 0, 0 12 ,2 70 ,4 81 Le p lu s él ev é 27 ,5 24 ,5 37 ,1 9, 6 1, 3 0, 0 10 0, 0 5, 2 29 ,5 40 ,4 6, 6 8, 3 9, 6 0, 4 10 0, 0 15 ,0 56 ,8 74 E ns em bl e3 11 ,7 22 ,8 43 ,9 13 ,9 5, 6 2, 1 10 0, 0 4, 0 25 ,0 52 ,1 4, 3 4, 8 7, 4 2, 3 10 0, 0 8, 8 53 ,9 51 4 N ot e: L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s ; 1 C or re sp on d à l’i nd ic at eu r d e l’U ni ce f/O M S « P ris e en c ha rg e de la d ia rr hé e à do m ic ile » . I nd ic at eu r M IC S 3 4. 2 Le s en fa nt s qu i o nt c on tin ué à s ’a lim en te r s on t c eu x po ur le sq ue ls le s qu an tit és d e no ur rit ur e on t é té a ug m en té es , c eu x po ur le sq ue ls e lle s so nt r es té es id en tiq ue s ou c eu x qu i e n on t r eç u un p eu m oi ns p en da nt le s ép is od es di ar rh éi qu es . 3 Y c om pr is 2 8 en fa nt s de m oi ns d e ci nq a ns a ve c la d ia rr hé e po ur le sq ue ls le ty pe d e di ar rh ée e st m an qu an t, 1 en fa nt d e m oi ns d e ci nq a ns a ve c la d ia rrh ée p ou r l eq ue l l e ni ve au d ’in st ru ct io n de la m èr e es t m an qu an t. Santé de l’enfant • 129 130 • Santé de l’enfant 9.4 CONNAISSANCE DES SACHETS DE SRO Le tableau 9.9 présente les pourcentages de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années et qui ont déclaré connaître les sachets de SRO ou les liquides SRO préconditionnés. Selon les résultats, on constate que 41 % des femmes ont déclaré connaître ce type de traitement en cas de diarrhée. C’est parmi les femmes les plus jeunes (34 % à 15-19 ans), celles de Ngazidja (36 %), celles sans niveau d’instruction (39 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (34 %) que l’on constate les proportions les plus faibles de celles qui connaissent les sachets de SRO ou les liquides SRO préconditionnés. Tableau 9.9 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides préconditionnés, Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et qui connaissent les sachets de SRO et les liquides SRO préconditionnés pour le traitement de la diarrhée selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes qui connaissent les sachets de SRO et les liquides préconditionnés Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 33,8 136 20-24 35,9 377 25-34 44,4 978 35-49 39,8 574 Milieu de résidence Moroni 43,5 162 Autres villes 48,0 436 Ensemble urbain 46,8 598 Rural 38,5 1 466 Région/Ile Mwali 55,2 149 Ndzuwani 43,1 1 057 Ngazidja 35,6 859 Niveau d’instruction Aucun 39,3 896 Primaire 38,0 514 Secondaire ou + 45,5 647 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 34,2 457 Second 41,7 431 Moyen 43,8 431 Quatrième 46,2 397 Le plus élevé 39,1 349 Ensemble1 40,9 2 064 SRO = Sels de Réhydratation Orale 1 Y compris 7 femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Santé de l’enfant • 131 9.5 ÉVACUATION DES SELLES DES ENFANTS Globalement, on constate que dans 71 % des cas, les mères se sont débarrassées des selles des enfants de manière hygiénique : soit l’enfant a utilisé des toilettes ou latrines (27 %), soit les selles ont été jetées dans des toilettes (43 %) ou elles ont été enterrées (1 %) (Tableau 9.10). À l’opposé, dans 27 % des cas, les selles ont été, soit laissées à l’air (3 %), soit jetées dans les égouts/caniveaux (2 %) ou soit, jetées aux ordures (20 %), augmentant ainsi le risque de propagation de maladies. Les résultats montrent qu’au fur et à mesure que l’âge augmente, la proportion d’enfants dont on s’est débarrassée des selles de manière hygiénique a tendance à augmenter, variant de 58 % à 6-11 mois à 93 % à 48-59 mois. On ne note pas un écart important entre le milieu urbain et le milieu rural (73 % contre 71 %) ; par contre, on note une différence entre Moroni où dans 66 % des cas on s’est débarrassé des selles des enfants de manière hygiénique et les autres villes où cette proportion est de 75 %. Tableau 9.10 Évacuation des selles des enfants Répartition (en %) des plus jeunes enfants, de moins de cinq ans, vivant avec la mère par moyens d’évacuation des selles des enfants, et pourcentage d’enfants dont on s’est débarrassé des selles de manière hygiénique selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Moyens pour se débarrasser des selles des enfants Total Pourcentage d’enfants dont on s’est débarrassé des selles de manière hygiénique1 Effectif d’enfants Enfant utilise les toilettes ou latrines Jetées/ rincées dans toilettes ou latrines Enterrées Jetées/ rincées dans égouts/ caniveaux Jetées aux ordures Laissées à l’air libre Autre Manquant Age en mois <6 4,7 45,9 1,6 5,3 35,0 2,5 2,8 2,1 100,0 52,2 345 6-11 13,9 44,0 0,4 3,5 30,2 5,1 0,9 2,0 100,0 58,4 317 12-23 17,7 49,7 1,7 2,1 21,1 4,1 2,5 1,1 100,0 69,2 583 24-35 40,2 43,8 0,7 1,2 7,9 3,2 0,7 2,2 100,0 84,8 349 36-47 56,0 32,2 0,3 0,4 6,6 0,4 0,8 3,3 100,0 88,5 245 48-59 64,5 28,5 0,1 0,5 3,5 0,0 0,0 3,0 100,0 93,1 150 Type d’installation sanitaire2 Améliorée, non partagée3 26,5 48,3 0,9 2,3 16,6 2,7 0,9 1,8 100,0 75,8 519 Non améliorée ou partagée 26,0 49,5 0,9 1,4 16,7 1,2 3,8 0,6 100,0 76,4 224 Milieu de résidence Moroni 31,4 33,9 0,5 2,2 28,0 0,0 0,0 4,0 100,0 65,8 153 Autres villes 31,6 43,7 0,2 2,0 17,8 1,8 1,7 1,3 100,0 75,4 421 Ensemble urbain 31,5 41,1 0,3 2,0 20,5 1,3 1,2 2,0 100,0 72,9 574 Rural 25,3 44,3 1,3 2,5 19,1 3,8 1,7 2,0 100,0 70,9 1 415 Région/Ile Mwali 32,3 36,4 2,4 6,5 21,4 0,6 0,0 0,4 100,0 71,1 139 Ndzuwani 20,7 55,4 1,6 2,9 13,8 2,0 1,6 2,0 100,0 77,6 1 030 Ngazidja 34,2 29,5 0,1 1,1 26,4 4,8 1,8 2,3 100,0 63,8 820 Niveau d’instruction de la mère Aucun 26,4 46,7 1,6 2,1 17,3 2,6 1,3 2,1 100,0 74,6 870 Primaire 28,5 39,2 1,1 3,1 20,2 2,6 3,0 2,2 100,0 68,8 486 Secondaire ou + 27,0 42,1 0,2 2,2 21,8 4,0 0,8 1,8 100,0 69,3 627 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 22,1 47,7 1,9 3,6 18,3 2,9 1,1 2,4 100,0 71,7 443 Second 25,7 49,2 2,4 2,5 14,0 3,2 0,8 2,1 100,0 77,3 415 Moyen 27,7 42,3 0,2 1,8 22,8 1,7 2,3 1,2 100,0 70,2 411 Quatrième 30,3 41,8 0,2 2,1 18,4 1,9 3,0 2,5 100,0 72,2 386 Le plus élevé 30,9 33,6 0,0 1,7 25,4 6,0 0,7 1,7 100,0 64,5 335 Ensemble4 27,1 43,4 1,0 2,4 19,5 3,0 1,6 2,0 100,0 71,4 1 989 1 On considère que les selles des enfants sont évacuées de manière hygiénique si l’enfant utilise des toilettes ou des latrines, si les matières fécales sont jetées/rincées dans des toilettes ou des latrines ou si elles sont enterrées. 2 Se reporter au Tableau 2.2 pour la définition des catégories. 3 Type d’installations sanitaires qui seraient considérés comme « améliorées » si elles n’étaient pas partagées par deux ménages ou plus. 4 Y compris 2 enfants les plus jeunes de moins de cinq ans, vivant avec la mère pour lesquels le type d’installation sanitaire est manquant ; 7 enfants les plus jeunes de moins de cinq ans vivant avec la mère pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. Paludisme • 133 PALUDISME 10 e paludisme reste à ce jour, la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde et constitue un problème de santé publique majeur en Afrique. Dans l’Union des Comores, cette maladie représente l’une des principales causes de morbidité dans les formations sanitaires. 10.1 SITUATION ET STRATÉGIE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME AUX COMORES La lutte contre le paludisme aux Comores s’intègre dans le cadre des objectifs de la politique sanitaire consignée dans le document de Politique Nationale de Santé et de son Plan National de Développement Sanitaire. Depuis la fin des années 80, un Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) a été mis en place. Ce programme a développé des activités dont l’objectif principal est de réduire et, si possible, de supprimer, la mortalité et la morbidité imputables au paludisme. À la suite de la revue sur le paludisme menée en 2011, le Gouvernement de l’Union des Comores et les Partenaires au Développement ont pris l’engagement « de poursuivre la mise à échelle des interventions et de mettre en œuvre les recommandations de la Revue de la Performance du Programme pour une couverture universelle et un impact durable sur les cas et décès dus au paludisme, avec pour objectif prioritaire, l’élimination du paludisme aux Comores ». Les quatre espèces plasmodiales responsables du paludisme humain sont présentes dans l’ensemble des trois îles avec une forte prédominance du Plasmodium falciparum (96 %), Plasmodium malaria (2 %), Plasmodium vivax (1,5 %) et Plasmodium ovale (0,5 %). La transmission est assurée par Anopheles Gambiae et par Anopheles Funestus. C’est une endémie stable, caractérisée par des poussées saisonnières selon les îles et une épidémiologie variable en fonction de l’île. On retrouve deux principaux faciès éco épidémiologiques primaires : L Principaux résultats • Près de six ménages sur dix (59 %) possèdent, au moins, une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII), en grande majorité, une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide de Longue Durée de l’Action MIILDA (57 %). • Seulement 41 % des enfants de moins cinq ans ont dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’enquête et, dans la majorité des cas, la MII était une MIILDA (39 %). • Un peu plus de deux femmes enceintes sur cinq (44 %) ont dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’enquête, principalement sous une MIILDA (41 %). • Au cours de leur dernière grossesse, 57 % des femmes ont pris des antipaludiques, en grande majorité de la SP/Fansidar. La proportion de femmes ayant reçu un Traitement Préventif Intermittent (TPI) est de 28 %. • Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête, 27 % ont été traités avec des antipaludiques, mais 4 % seulement avec une Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine (CTA). 134 • Paludisme • Un premier faciès dans une zone à risque épidémique situé à Mwali. Il est important de rappeler que cette île a connu un traitement de masse en 2007 qui a amené la prévalence à 0,3 %. Le faciès épidémiologique est donc profondément modifié. • Le deuxième faciès est caractérisé par des zones de transmission stable et permanente réparties sur toute l’île de Ngazidja et les côtes Ouest et Est de Ndzuwani. La situation épidémiologique en 2011 rapportait 76 660 cas présumés, dont 45 % confirmés biologiquement. Les données de l’Enquête Malaria Indicator Survey (MIS) réalisée en 2011 faisaient état d’un indice de parasitémie de 5,4 % à Mwali, 9,1 % à Ndzuwani et 10,6 % à Ngazidja. La prévalence parmi les enfants de moins de 5 ans était de 8,9 %. La mortalité liée au paludisme a fortement diminué. Elle est passée de 53 cas de décès en 2010 à 19 cas en 2011, dont 11 à Ngazidja et 8 à Ndzuwani. Aucun cas n’a été enregistré à Mwali. Cependant parmi ces cas de décès, 14 concernaient des enfants de moins de 5 ans. Au cours de ces dix dernières années, une amélioration a été notée dans la gestion du Programme, dans le cadre organisationnel et dans la gouvernance et le partenariat. Les services d’administration et de finance, de suivi et évaluation, des achats et approvisionnements ont été renforcés grâce au financement du Fonds Mondial. La mobilisation des ressources s’est nettement améliorée et a permis la distribution des Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action (MIILDA), la Pulvérisation Intradomiciliaire d’insecticide à effet rémanent (PID) ciblée et l’accès gratuit au traitement des cas de paludisme simple. Un nouveau plan stratégique 2012-2016 a été élaboré et vise à réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme pour atteindre le seuil épidémiologique de pré-élimination. Les données collectées auprès des ménages au cours de l’EDSC-MICS II 2012 concernent la disponibilité et l’accès aux moustiquaires, leur utilisation par la population des ménages et par certaines populations spécifiques, le traitement préventif intermittent chez la femme enceinte et la fièvre et le traitement du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans. 10.2 DISPONIBILITÉ DES MOUSTIQUAIRES Le tableau 10.1 et le graphique 10.1 montrent que quatre ménages sur cinq (79 %) possèdent au moins une moustiquaire, imprégnée ou non, et qu’en moyenne, chaque ménage comorien en possède 1,7. La possession d’au moins une moustiquaire par les ménages varie légèrement selon le milieu de résidence et le niveau de bien-être économique du ménage: 76 % en milieu urbain contre 80 % en milieu rural et 72 % dans les ménages du quintile le plus bas contre 83 % pour ceux du quintile le plus élevé. Selon l’île, on constate que l’écart est un peu plus important : 76 % à Ngazidja contre 87 % à Mwali. Dans les trois quarts des cas (59 % par rapport à 79 %), les moustiquaires possédées par les ménages sont des Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide (MII), dans leur grande majorité des MIILDA (Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action) (96 %). Précisons que la catégorie des MII regroupe les MIILDA, les moustiquaires pré imprégnées obtenues il y a moins de 12 mois et les moustiquaires qui ont été trempées dans un insecticide il y a moins de 12 mois. Pour les MII, les résultats indiquent que les ménages ont déclaré en posséder, en moyenne, 1,2. Pour les MIILDA, ce nombre moyen est estimé à 1,1. La proportion de ménages possédant une MII ne varie pas de manière importante selon le milieu de résidence : 57 % en milieu urbain contre 60 % en milieu rural ; les écarts en fonction du bien-être économique du ménage sont un peu plus importants : 54 % pour le quintile le plus bas contre 62 % pour le quintile le plus élevé. Comme pour la moustiquaire imprégnée ou non, la proportion de ménages possédant une MII présente un écart important lorsque l’île est prise en considération : 51 % à Ndzuwani contre 67 % à Ngazidja. Comme la quasi-totalité des MII possédées par les ménages sont, en fait, des MIILDA, les variations selon les variables sociodémographiques sont, par conséquent, similaires à celles observées pour la possession des MII. Paludisme • 135 Tableau 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages Pourcentage de ménages qui possèdent au moins une moustiquaire (imprégnée ou non) et pourcentage de ceux qui en possèdent plus d’une; pourcentage qui possède au moins une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII); pourcentage qui possède une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA) et nombre moyen de MII et de MIILDA par ménages et pourcentage de ménages qui possèdent au moins une moustiquaire quelconque, une MII ou une MIILDA, pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans le ménage, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages avec au moins une moustiquaire Nombre moyen de moustiquaires par ménage Effectif de ménages Pourcentage de ménages avec au moins une moustiquaire pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans le ménage1 Effectif de ménages avec au moins une personne qui a passé la nuit dernière dans le ménage Moustiquaire imprégnée ou non Mousti- quaire pré- imprégnée d’insectici de (MII)2 Mousti- quaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA) Mousti- quaire imprégnée ou non Mousti- quaire pré- imprégnée d’insecticide (MII)2 Moustiquaire imprégnée d’insectici- de à longue durée d’action (MIILDA) Mousti- quaire imprégnée ou non Mousti- quaire pré- imprégnée d’insecticide (MII)2 Mousti- quaire imprégnée d’insectici- de à longue durée d’action (MIILDA) Milieu de résidence Moroni 64,6 55,7 51,9 1,2 1,0 1,0 483 31,9 28,5 27,0 481 Autres villes 81,4 56,9 54,5 1,8 1,1 1,1 1 010 41,2 24,4 23,4 1 009 Ensemble urbain 76,0 56,5 53,6 1,6 1,1 1,0 1 492 38,2 25,8 24,6 1 490 Rural 80,4 60,3 58,4 1,7 1,2 1,2 2 990 36,2 25,2 23,8 2 982 Région/Ile Mwali 86,5 63,9 62,4 2,1 1,4 1,3 272 42,4 25,4 24,4 272 Ndzuwani 80,9 50,6 49,6 1,6 0,9 0,9 2 173 35,6 19,3 18,8 2 168 Ngazidja 75,7 67,4 63,8 1,7 1,5 1,4 2 037 37,6 31,8 29,6 2 033 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 72,2 54,3 53,7 1,3 0,9 0,9 887 27,2 18,6 18,5 887 Second 78,5 53,7 52,5 1,5 1,0 1,0 893 32,3 20,3 19,4 889 Moyen 79,7 61,8 58,9 1,6 1,3 1,2 915 37,1 26,7 25,4 915 Quatrième 81,4 63,6 60,3 1,8 1,3 1,2 884 39,9 29,1 27,2 880 Le plus élevé 82,7 61,9 58,6 2,0 1,4 1,3 903 47,8 32,1 29,8 902 Ensemble 78,9 59,1 56,8 1,7 1,2 1,1 4 482 36,9 25,4 24,1 4 472 1 Membres de fait des ménages. 2 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. Graphique 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages et pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) 65 81 76 80 79 56 57 57 60 59 52 55 54 58 57 1 11 7 3 4 Moroni Autres villes Ensemble urbain Rural COMORES Pourcentage Au moins une moustiquaire imprégnée ou non Au moins une MII Au moins une MIILDA PID EDSC-MICS II 2012 PID: Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) au cours des 12 derniers mois 136 • Paludisme Le tableau 10.1 présente aussi les pourcentages de ménages qui possèdent au moins une moustiquaire imprégnée ou non, une MII et une MILDA pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans le ménage selon différentes caractéristiques. La proportion de ménages qui possèdent une moustiquaire imprégnée ou non pour deux personnes est estimée à 37 %. Pour la MIILDA, cette proportion est d’environ un quart (24 %) et elle ne varie que légèrement selon le milieu de résidence (24-27 %). Par contre, les écarts entre les îles sont plus importants : 19 % à Ndzuwani, 24 % à Mwali et 30 % à Ngazidja. Enfin, on constate que la proportion de ménages possédant au moins une MIILDA pour deux personnes augmente des ménages du quintile le plus bas à ceux du plus élevé, variant de 19 % à 30 %. 10.3 PULVÉRISATION INTRADOMICILIAIRE D’INSECTICIDE RÉSIDUEL La Pulvérisation Intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) est une des composantes des axes d’intervention stratégiques contre le paludisme. Elle constitue une des méthodes de contrôle du vecteur la plus efficace pour interrompre la transmission de cette maladie. La PID est une technique de lutte antivectorielle qui consiste à pulvériser de l’insecticide sur les murs intérieurs des habitations. Le tableau 10.2 montre que, dans l’ensemble, seulement 4 % des logements auraient été pulvérisés d’insecticide résiduel au cours des 12 mois précédant l’interview. Les logements du milieu urbain (7 %), surtout ceux des autres villes (11 % contre 0,5 % à Moroni) auraient bénéficié plus fréquemment de la PID que ceux du milieu rural (3 %). Au niveau régional, on remarque que c’est surtout à Mwali que la PID a été utilisée (65 %) contre des proportions insignifiantes dans les deux autres îles. Ces résultats sont cohérents dans la mesure où la campagne de la PID a été effectuée uniquement sur Mwali en 2011. Le tableau 10.2 présente aussi le pourcentage de ménages qui possèdent au moins une MII ou qui auraient bénéficié d’une PID : compte tenu du fait que le recours à la PID est très faible sur les îles de Ndzuwani et Ngazidja, ce pourcentage est très proche de celui des ménages possédant une MII. À Mwali, île ayant bénéficié d’une PID, ce pourcentage est de 88 % contre 64 % de ménages qui possèdent au moins une MII. Tableau 10.2 Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) contre les moustiques Pourcentage de ménages ayant reçu la visite de quelqu’un qui a pulvérisé d’insecticide les murs intérieurs du logement contre les moustiques (PID) au cours des 12 derniers mois et pourcentage de ménages avec, au moins, une MII et/ou ayant bénéficié d’une PID au cours des 12 derniers mois, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages ayant bénéficié d’une PID1 au cours des 12 derniers mois Pourcentage de ménages avec au moins une MII2 et/ou ayant bénéficié d’une PID au cours des 12 derniers mois Effectif de ménages Milieu de résidence Moroni 0,5 55,9 483 Autres villes 10,5 60,1 1 010 Ensemble urbain 7,3 58,8 1 492 Rural 2,8 61,5 2 990 Région/Ile Mwali 65,1 87,7 272 Ndzuwani 0,4 50,7 2 173 Ngazidja 0,4 67,5 2 037 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 9,4 57,8 887 Second 5,3 55,7 893 Moyen 2,7 62,5 915 Quatrième 2,4 64,5 884 Le plus élevé 1,8 62,3 903 Ensemble 4,3 60,6 4 482 1 La pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 2 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. Paludisme • 137 10.4 ACCÈS AUX MOUSTIQUAIRES IMPRÉGNÉES D’INSECTICIDE (MII) L’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide est l’une des mesures les plus efficaces pour prévenir le paludisme. Les données de l’enquête présente la proportion de la population qui aurait pu dormir sous une moustiquaire imprégnée, si chaque moustiquaire dans le ménage était utilisée par deux personnes au maximum. Couplées avec des données sur l’utilisation réelle des moustiquaires, les données sur l’accès aux MII peuvent fournir des informations utiles sur l’ampleur de l’écart de comportement entre la possession de MII et leur utilisation, ou, en d’autres termes, sur la population ayant accès à une moustiquaire, mais qui ne l’utilise pas. Si la différence entre ces indicateurs est importante, le programme peut avoir besoin de se concentrer sur le changement de comportement et d’identifier les principaux facteurs ou obstacles à l’utilisation des MII et de concevoir une intervention appropriée. Cette analyse permet aux programmes de déterminer s’ils doivent atteindre des taux de couverture en MII supérieurs, promouvoir l’utilisation des MII, ou s’attaquer aux deux questions. Le tableau 10.3 présente la répartition en pourcentage de la population de fait des ménages par nombre de MII possédées par le ménage, selon le nombre de personnes qui ont passé la nuit précédant l’interview dans le ménage. Une proportion importante de la population des Comores n’a pas accès ou a un accès limité aux MII. Dans l’ensemble, moins de la moitié de la population (41 %) a accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide. Deux personnes sur cinq (39 %) ont dormi dans un ménage sans MII la nuit précédant l’interview et n’étaient donc pas en mesure d’en utiliser une. Environ deux personnes sur dix (17 %) ont passé la nuit dans un ménage possédant une seule MII et 21 % dans un ménage en possédant deux ; dans 18 % des cas, la population a dormi dans un ménage possédant trois MII. Relativement peu de personnes (5 %) ont dormi dans un ménage avec plus de trois MII. Tableau 10.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII) Répartition (en %) de la population de fait des ménages par nombre de MII possédée par le ménage, selon le nombre de personnes qui ont passé la nuit avant l’interview dans le ménage, Comores 2012 Nombre de MII Nombre de personnes qui ont passé la nuit avant l’enquête dans le ménage Ensemble1 2 3 4 5 6 7 8+ 0 59,5 47,6 44,1 38,0 36,4 37,0 38,9 39,0 39,2 1 35,0 31,9 24,1 22,0 18,0 15,2 14,3 14,0 17,4 2 2,9 18,2 26,3 28,3 27,6 21,9 21,4 15,2 21,0 3 2,6 2,2 5,4 11,3 15,6 22,4 20,3 22,5 17,6 4 0,0 0,1 0,0 0,4 1,8 2,1 4,0 2,9 2,1 5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,2 1,1 3,2 1,4 6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,7 0,2 0,0 3,0 1,2 7+ 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,2 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 237 935 1 849 2 715 3 078 3 467 3 093 7 998 23 373 Pourcentage ayant accès à une MII1 40,5 52,4 47,8 51,0 47,3 45,5 38,8 31,8 41,2 1 Pourcentage de la population de fait des ménages qui aurait pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum. Comme attendu, l’accès aux moustiquaires a tendance à diminuer à mesure que le nombre de personnes dans le ménage augmente. À titre d’exemple, la proportion de personnes qui auraient pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum passe de 52 % quand le nombre de personnes qui ont dormi dans le ménage la nuit précédant l’interview est de 2 à 48 % quand ce nombre est de trois puis à 47 % quand ce nombre est de 5 et enfin à 32 % quand ce nombre de personnes est d’au moins huit. 138 • Paludisme Le graphique 10.2 présente le pourcentage de la population ayant accès à une MII dans le ménage en fonction du milieu de résidence et de l’île. On constate que c’est dans les autres villes que la proportion de population ayant accès à une MII dans le ménage est la plus faible (39 % contre 42 % à Moroni et 42 % en milieu rural). Dans les îles, c’est à Ndzuwani (34 %) que cette proportion est la plus faible et à Ngazidja qu’elle est la plus élevée (49 %). Avec 44 %, Mwali occupe une position intermédiaire. Graphique 10.2 Pourcentage de personnes ayant accès à une MII 10.5 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES Aux ménages ayant déclaré posséder au moins une moustiquaire, on a demandé qui avait dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’interview. Les résultats sont présentés pour l’ensemble de la population des ménages, ainsi que pour deux groupes de population particulièrement vulnérables au paludisme : les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. Utilisation par la population générale Le tableau 10.4 présente les résultats concernant l’utilisation des moustiquaires par la population des ménages la nuit précédant l’interview, en fonction du type de moustiquaire et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, plus de la moitié de la population des ménages (54 %) a dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’interview. Cette proportion est de 38 % pour les MII et 37 % pour les MIILDA. Compte tenu du fait que les indicateurs sur l’utilisation des moustiquaires recommandés pour le suivi des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement) et des stratégies nationales sont ceux relatifs aux MII, l’analyse des résultats selon les caractéristiques sociodémographiques portera sur l’utilisation des MII. L’utilisation de MII par la population des ménages varie selon l’âge et le sexe. C’est parmi les enfants de moins de cinq ans (41 %) et dans les groupes d’âges les plus élevés que l’on constate les proportions les plus élevées de ceux qui ont dormi sous une MII la nuit avant l’enquête (46 % à 35 ans et plus contre 34 % à 5-14 ans). On relève aussi que la proportion de femmes qui ont utilisé une MII est plus 44 34 49 42 40 39 42 41 Mwali Ndzuwani Ngazidja RÉGION Rural Ensemble urbain Autres villes Moroni RÉSIDENCE COMORES Pourcentage EDSC-MICS II 2012 Paludisme • 139 élevée que celle des hommes (43 % contre 34 %). Les données selon le milieu de résidence ne font pas apparaître de variations très importantes, la proportion de personnes ayant dormi sous une MII variant de 40 % à Moroni à 36 % dans les autres villes. En ce qui concerne l’île, les résultats montrent que c’est à Ndzuwani que la proportion de population qui a dormi sous une MII est la plus faible (33 % contre 43 % à Mwali et Ngazidja). Les écarts entre quintiles de bien-être économique ne sont pas très importants. Tableau 10.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages Pourcentage de la population de fait des ménages qui, la nuit ayant précédé l’interview, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d’insecticide(PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi la population de fait des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Population des ménages Population des ménages avec au moins une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée ou non la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d’une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif Groupe d’âges <5 60,2 41,1 39,2 43,8 3 397 66,5 2 099 5-14 43,9 33,8 32,4 36,7 6 339 56,6 3 778 15-34 51,3 34,9 33,0 37,8 7 318 58,9 4 339 35-39 68,3 45,7 42,9 48,4 2 970 72,4 1 877 50+ 60,8 45,5 43,6 47,4 3 331 72,0 2 106 Sexe Masculin 48,4 33,9 32,2 37,1 11 088 56,3 6 674 Féminin 59,2 42,5 40,4 44,7 12 284 69,2 7 539 Milieu de résidence Moroni 45,8 39,5 36,6 39,6 2 058 66,3 1 226 Autres villes 56,6 35,7 33,9 41,3 5 296 62,3 3 032 Ensemble urbain 53,6 36,7 34,7 40,8 7 354 63,5 4 258 Rural 54,3 39,1 37,3 41,2 16 019 63,0 9 955 Région/Ile Mwali 65,2 43,0 41,4 80,1 1 575 66,1 1 024 Ndzuwani 56,7 33,0 32,2 33,2 11 011 64,2 5 662 Ngazidja 49,8 43,2 40,2 43,5 10 786 61,9 7 527 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 49,8 33,9 33,4 40,0 4 619 62,8 2 497 Second 53,4 35,9 35,0 39,6 4 637 63,6 2 616 Moyen 55,6 42,1 39,5 43,4 4 709 65,4 3 027 Quatrième 55,8 40,4 37,8 41,8 4 685 61,8 3 063 Le plus élevé 55,7 39,5 36,8 40,6 4 723 62,0 3 011 Ensemble3 54,1 38,4 36,5 41,1 23 373 63,1 14 213 1 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 la pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 3 Y compris 17 ménages pour lesquels l’âge de la population est manquant et 14 personnes des ménages avec au moins une MII pour lesquelles l’âge est manquant. Les résultats du tableau 10.4 portent également sur l’utilisation des MII par la population des ménages possédant au moins une MII. Globalement, on note que, parmi les ménages disposant d’une MII, près des deux tiers (63 %) de leurs membres ont dormi sous une MII la nuit précédant l’interview. Ce résultat signifie soit que les ménages qui possèdent des MII n’en possèdent pas assez pour tous leurs membres, soit simplement que certains ménages qui possèdent des MII ne les utilisent pas. C’est parmi les jeunes de 5-14 ans (57 %) et parmi les hommes (56 %) que l’utilisation des MII a été la plus faible. 140 • Paludisme Utilisation des moustiquaires par les enfants de moins 5 ans Le tableau 10.5 et le graphique 10.3 présentent les résultats concernant l’utilisation des moustiquaires par les enfants de moins de cinq ans. Environ deux enfants sur cinq ont dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’interview (41 %). Dans une large majorité de cas, la MII était une MIILDA (95 %). Les résultats selon l’âge et le sexe de l’enfant ne mettent en évidence aucune variation importante. Les écarts entre milieu et île de résidence sont un peu plus élevés. C’est surtout en milieu urbain que l’on remarque les écarts les plus importants, la proportion d’enfants ayant dormi sous une MII variant de 45 % à Moroni à 36 % dans les autres villes. Dans les îles, on constate qu’à Ngazidja, un enfant sur deux (50 %) avait dormi sous une MII la nuit avant l’interview contre 43 % à Mwali et seulement 35 % à Ndzuwani. Les résultats selon le niveau de bien-être du ménage montrent que la proportion d’enfants qui ont dormi sous une moustiquaire augmente du quintile le plus bas au quintile moyen pour atteindre 48 % puis diminue pour concerner 44 % des enfants du quatrième quintile et 42 % de ceux du quintile le plus élevé. Tableau 10.5 Utilisation des moustiquaires par les enfants Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans qui, la nuit ayant précédé l’interview, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d’insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi les enfants de moins de cinq ans des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Enfants de moins de 5 ans dans tous les ménages Enfants de moins de 5 ans dans les ménages avec au moins une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée ou non la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d’une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif d’enfants Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire MII1 la nuit dernière Effectif d’enfants Age (en années) <1 67,3 42,3 38,8 44,8 700 69,8 424 1 63,2 40,4 37,7 43,3 714 66,3 436 2 61,5 42,1 41,3 45,1 666 66,2 423 3 56,6 40,6 39,6 43,1 683 66,4 418 4 51,7 40,0 38,8 42,9 634 63,8 398 Sexe Masculin 59,0 40,1 38,3 42,9 1 721 64,8 1 064 Féminin 61,5 42,1 40,2 44,8 1 677 68,3 1 035 Milieu de résidence Moroni 54,8 45,3 40,9 45,4 241 69,5 157 Autres villes 62,6 36,1 35,4 41,4 692 65,3 382 Ensemble urbain 60,6 38,5 36,8 42,4 933 66,5 539 Rural 60,1 42,1 40,1 44,4 2 464 66,5 1 560 Région/Ile Mwali 67,9 42,9 41,5 79,3 242 68,5 152 Ndzuwani 60,4 34,8 34,0 34,9 1 850 65,9 976 Ngazidja 58,5 49,7 46,3 50,0 1 305 66,8 971 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 52,2 36,3 35,8 41,7 860 63,3 493 Second 59,2 38,0 36,3 41,4 716 67,5 403 Moyen 66,8 48,1 45,4 49,7 638 69,4 443 Quatrième 63,8 43,5 40,8 44,5 651 68,7 412 Le plus élevé 62,3 41,7 39,5 42,6 532 63,7 348 Ensemble 60,2 41,1 39,2 43,8 3 397 66,5 2 099 Note : Le tableau est basé sur les enfants ayant passé la nuit précédant l’interview dans le ménage. PID = Pulvérisation intradomiciliaire 1 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 La pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. Paludisme • 141 Graphique 10.3 Utilisation de moustiquaires par les enfants de moins de 5 ans Les résultats concernant l’utilisation des MII par les enfants âgés de moins de 5 ans vivant dans un ménage disposant d’au moins une MII montrent que les deux tiers (67%) ont dormi sous une MII la nuit précédant l’interview contre 41 % dans l’ensemble des ménages. Cela montre que, même si l’utilisation des MII n’est pas encore optimale, le fait d’en posséder contribue à augmenter son utilisation. Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes Le tableau 10.6 et graphique 10.4 présentent les résultats concernant l’utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes. Dans 44 % des cas, les femmes enceintes avaient dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’interview. Comme pour les enfants, la MII est essentiellement une MIILDA. Les résultats selon le milieu de résidence montrent que c’est en milieu rural que le taux d’utilisation des MII durant la semaine ayant précédé l’interview est le plus élevé (47 % contre 37-38 % dans les autres milieux). Dans les îles, on relève un écart entre Mwali et Ngazidja où le taux d’utilisation est de respectivement 50 % et 55 % et Ndzuwani où il n’est que de 34 %. En fonction du niveau d’instruction de la femme, on remarque un écart important entre les femmes sans instruction, parmi lesquelles seulement 38 % ont utilisé une MII et celles qui sont instruites et qui ont dormi sous une moustiquaire dans 48 % des cas. Les variations selon les quintiles de bien-être sont assez irrégulières mais on remarque que le taux d’utilisation des MII par les femmes enceintes est plus faible dans les ménages du quintile le plus élevé que dans ceux du quintile le plus bas (46 % contre 52 %). 55 63 61 60 60 45 36 39 42 41 45 41 42 44 44 Moroni Autres villes Ensemble urbain Rural COMORES Pourcentage Moustiquaire imprégnée ou non MII MII et/ou PID EDSC-MICS II 2012 PID: Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) au cours des 12 derniers mois 142 • Paludisme Tableau 10.6 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes de 15-49 ans qui, la nuit ayant précédé l’interview, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d’insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi les femmes enceintes de 15-49 ans des ménages avec au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les femmes enceintes de 15-49 ans dans tous les ménages: Parmi les femmes enceintes de 15-49 ans dans les ménages avec au moins une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée ou non la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d’une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif de femmes Milieu de résidence Moroni 47,6 36,7 33,5 36,7 35 * 17 Autres villes 77,2 38,2 38,2 46,4 51 (82,3) 24 Ensemble urbain 65,2 37,6 36,3 42,4 85 78,5 41 Rural 71,9 46,6 43,1 47,8 262 74,2 165 Région/Ile Mwali 81,4 50,1 50,1 82,8 22 (88,2) 12 Ndzuwani 76,5 33,7 30,7 33,7 165 75,7 73 Ngazidja 62,4 54,6 51,1 54,6 161 73,4 120 Niveau d’instruction Aucun 70,1 38,3 36,2 40,3 124 83,7 57 Primaire 68,1 48,2 42,5 49,7 108 78,6 66 Secondaire ou + 72,9 47,5 46,0 50,3 116 66,4 83 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 83,5 51,8 51,8 56,3 60 (83,0) 38 Second 57,8 39,0 35,8 41,9 89 (77,3) 45 Moyen 72,6 48,5 43,3 49,4 80 (77,0) 50 Quatrième 73,1 36,7 30,2 37,4 54 (75,7) 26 Le plus élevé 69,8 46,2 46,2 47,5 65 (64,2) 47 Ensemble 70,3 44,4 41,4 46,5 348 75,1 206 Note : Le tableau est basé sur les femmes ayant passé la nuit précédant l’interview dans le ménage. 1 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 La pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés ; Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Graphique 10.4 Utilisation de moustiquaires par les femmes enceintes 48 77 65 72 70 37 38 38 47 44 37 46 42 48 47 Moroni Autres villes Ensemble urbain Rural COMORES Pourcentage Moustiquaire imprégnée ou non MII MII et/ou PID EDSC-MICS II 2012 PID: Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) au cours des 12 derniers mois Paludisme • 143 Dans les ménages possédant au moins une MII, 75 % des femmes enceintes avaient dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’interview, soit une proportion plus élevée que dans l’ensemble des ménages (75 % contre 44 %). 10.6 CHIMIOPRÉVENTION DU PALUDISME CHEZ LA FEMME ENCEINTE Dans l’union des Comores, suite à la chloriquinorésistance, la politique de prévention chez la femme enceinte a connu un changement important. À partir de 2004, le protocole de prévention était basé sur l’administration de deux doses de Sulfadoxine/Pyriméthamine (SP) fournies gratuitement à partir de la 16ème semaine de grossesse, à intervalle d’un mois et avant les quatre dernières semaines. Par contre, depuis la mise en œuvre de la stratégie d’élimination rapide du paludisme à Mwali (traitement de masse), les femmes enceintes résidant sur cette île ne sont pas soumises au protocole de prévention à cause du faible taux d’infection palustre. Ainsi dans le cas de Mwali, le taux de femmes enceintes sous traitement antipaludique sera faible. Lors de l’EDSC-MICS II 2012, plusieurs questions ont été posées aux femmes qui avaient eu une naissance au cours des deux dernières années pour savoir si elles avaient pris des antipaludiques à titre préventif au cours de leur dernière grossesse et quel type d’antipaludiques elles avaient pris. D’après le tableau 10.7, on constate que plus de la moitié des femmes enceintes (57 %) ont pris des antipaludiques quelconques à titre préventif au cours de leur dernière grossesse ; dans la majorité des cas, il s’agissait de SP/Fansidar (51 %) et pratiquement toutes (46 %) ont reçu ce traitement pendant une visite prénatale de routine. Un peu plus d’une femme sur quatre (28 %) a pris deux doses ou plus de SP/Fansidar dont une au moins au cours d’une visite prénatale, conformément aux directives de la politique concernant l’administration du TPIg. Tableau 10.7 Utilisation d’antipaludiques à titre préventif et du traitement préventif intermittent (TPIg) Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l’enquête qui, au cours de la dernière grossesse, ont pris des antipaludiques à titre préventif; pourcentage ayant pris une dose de SP/Fansidar et pourcentage ayant bénéficié d’un traitement préventif intermittent (TPIg)1, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant pris un antipaludique SP/Fansidar Traitement préventif intermitent1 Effectif de femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années Pourcentage ayant pris 2 doses ou plus de SP/Fansidar Pourcentage ayant pris 2 doses ou plus de SP/Fansidar et qui en ont reçu au moins une au cours d’une visite prénatale Pourcentage ayant pris de la SP/Fansidar Pourcentage ayant reçu de la SP/Fansidar au cours d’une visite prénatale Milieu de résidence Moroni 69,0 58,1 48,0 32,7 28,1 105 Autres villes 52,7 47,3 46,5 27,5 27,5 264 Ensemble urbain 57,3 50,4 47,0 29,0 27,7 368 Rural 56,2 51,0 46,1 31,6 27,8 929 Région/Ile Mwali 21,4 8,6 7,9 6,9 6,5 94 Ndzuwani 57,8 56,6 52,0 36,1 32,6 694 Ngazidja 61,2 50,8 45,9 28,2 25,1 510 Niveau d’instruction Aucun 53,2 50,3 44,5 34,4 30,1 558 Primaire 55,4 49,5 48,3 23,6 22,9 323 Secondaire ou + 61,4 52,3 47,2 31,8 28,4 413 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 45,8 41,7 38,1 26,1 24,5 299 Second 48,8 45,4 39,7 30,3 26,0 270 Moyen 66,2 60,1 54,9 38,1 33,7 274 Quatrième 61,0 52,5 49,1 27,0 24,3 240 Le plus élevé 63,7 56,8 52,3 33,0 30,8 216 Ensemble2 56,5 50,8 46,4 30,8 27,8 1 298 1 TPIg: Le traitement préventif intermittent durant la grossesse est un traitement préventif de deux doses ou plus de SP/Fansidar. 2 Y compris 4 femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 144 • Paludisme On ne constate pratiquement aucune variation selon le milieu de résidence. Comme attendu, le pourcentage enregistré à Mwali est, de loin, le plus faible (7 %). Les résultats selon le niveau d’instruction montrent que c’est parmi les femmes sans instruction que la proportion de celles qui ont reçu un TPIg est la plus élevée (30 % contre un minimum de 23 % parmi celles ayant un niveau primaire). Les variations selon le quintile de bien-être ne sont pas très régulières. On constate cependant des proportions plus élevées de femmes ayant reçu un TPIg dans les ménages du quintile moyen (34 %) et du quintile le plus élevé (31 %) que dans les autres. 10.7 TRAITEMENT DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, une série de questions ont été posées sur la fièvre chez les enfants de moins de cinq ans et sur son traitement. Ces questions portaient entre autres sur le recours éventuel à des antipaludiques et sur le moment où le traitement avait été administré pour la première fois. Les résultats sont présentés au tableau 10.8. Tableau 10.8 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview; parmi ces enfants, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé ou d’une pharmacie, pourcentage à qui on a prélevé du sang au doigt ou au talon, pourcentage ayant bénéficié d’une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine (CTA), pourcentage ayant bénéficié d’une CTA le jour même où le jour suivant le début de la fièvre, pourcentage ayant pris des antipaludiques, et pourcentage les ayant pris le jour même où le jour suivant le début de la fièvre, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants de moins de cinq ans: Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre: Pourcentage ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview Effectif d’enfants Pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé ou d’une pharmacie1 Pourcentage à qui on a prélevé du sang au doigt ou au talon pour être testé Pourcentage ayant pris une CTA Pourcentage ayant pris une CTA le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre Pourcentage ayant pris des antipalu- diques Pourcentage ayant pris des antipalu- diques le jour même où le jour suivant le début de la fièvre Effectif d’enfants Age (en mois) <12 22,8 671 48,5 21,0 3,1 3,1 19,5 14,9 153 12-23 28,4 660 54,4 34,9 4,1 4,0 27,8 17,8 187 24-35 21,0 593 45,4 24,4 0,2 0,0 30,4 18,3 125 36-47 18,7 608 36,1 24,2 7,5 6,1 25,5 18,7 114 48-59 14,4 566 52,5 36,0 8,6 8,1 33,9 23,0 81 Sexe Masculin 21,6 1 567 48,2 23,6 5,6 5,0 23,7 16,1 338 Féminin 21,0 1 531 47,7 32,6 2,9 2,8 29,9 20,0 321 Milieu de résidence Moroni 21,3 220 64,9 54,0 13,1 12,9 43,9 37,0 47 Autres villes 27,9 625 50,2 22,1 0,0 0,0 20,2 11,8 174 Ensemble urbain 26,1 846 53,3 28,8 2,8 2,7 25,2 17,2 221 Rural 19,5 2 253 45,3 27,5 5,0 4,5 27,5 18,4 439 Région/Ile Mwali 22,1 224 54,4 37,2 0,8 0,0 11,0 6,1 50 Ndzuwani 22,5 1 655 48,1 16,5 0,0 0,0 24,1 14,2 372 Ngazidja 19,5 1 219 46,4 44,0 11,7 10,8 34,2 26,5 238 Niveau d’instruction de la mère Aucun 18,1 1 447 46,1 23,7 0,9 0,5 26,0 14,7 261 Primaire 23,7 737 45,6 35,1 8,7 7,8 28,8 20,9 174 Secondaire ou + 24,7 905 52,2 27,6 4,8 4,8 26,1 19,7 223 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 16,5 760 42,0 14,7 0,3 0,0 16,5 9,6 125 Second 20,5 657 40,8 25,1 2,8 1,6 27,3 18,1 135 Moyen 22,7 611 43,2 42,7 1,8 1,5 29,0 16,1 138 Quatrième 22,8 579 57,0 24,7 7,0 7,0 27,2 21,1 132 Le plus élevé 26,3 491 56,9 31,5 9,5 9,5 33,2 25,0 129 Ensemble2 21,3 3 099 48,0 28,0 4,3 3,9 26,7 18,0 660 1 Non compris les marchés, boutiques et guérisseurs traditionnels. 2 Y compris 10 enfants de moins de cinq ans et 1 enfant de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre, pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. Paludisme • 145 Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant présenté de la fièvre, un traitement ou des conseils ont été recherchés dans 43 % des cas auprès d’un établissement, d’un prestataire de santé ou d’une pharmacie. La prévalence de la fièvre parmi les enfants de moins de cinq ans (21 %), la recherche de conseils ou un traitement auprès d’un établissement, d’un prestataire de santé ou d’une pharmacie (43 %) et son traitement au moyen d’antipaludéens (27 %) qui figurent au tableau 10.8 ont déjà été analysés au Chapitre 9 sur la santé de l’enfant. Par contre, le tableau 10.8 présente le pourcentage d’enfants ayant pris des antipaludéens de manière précoce, c’est-à-dire le jour même ou le jour suivant l’apparition de la fièvre. Il en ressort que les deux tiers de ceux qui ont pris des antipaludéens, les ont pris de manière précoce (18 % par rapport à 27 %). L’administration d’un traitement antipaludique précoce varie selon l’âge de l’enfant (de 15 % chez les 0-11 mois à environ 18 % chez les 12-47 mois et à 23 % chez les 48-59 mois) et selon le sexe (16 % chez les garçons contre 20 % chez les filles). Par rapport à Ndzuwani (14 %) et surtout par rapport à Ngazidja (27 %), on remarque qu’à Mwali, la proportion d’enfants traités de manière précoce est très faible (6 %). Enfin, il faut remarquer que parmi les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction (15 %) et ceux vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus bas (10 %), les proportions de ceux qui ont bénéficié d’un traitement précoce avec des antipaludiques sont parmi les plus faibles. Il ressort aussi du tableau 10.8 que 4 % des enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview ont pris une Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine (CTA) et que, dans la quasi-totalité des cas (91 %), ce médicament a été donné rapidement après la survenue de la fièvre. Les données montrent que ce sont surtout les enfants de Moroni, ceux de l’île de Ngazidja, les enfants les plus âgés, ceux de sexe masculin, ceux dont la mère a un niveau d’instruction primaire ou plus et ceux des ménages des deux derniers quintiles qui ont pris le plus fréquemment des CTA. En outre, dans tous ces cas, la CTA a été administrée rapidement après le début de la fièvre. Parmi les enfants fébriles, 28 % ont subi un prélèvement de sang au doigt ou au talon pour effectuer un test du paludisme. Ce prélèvement a été plus fréquemment réalisé auprès des enfants de Moroni (54 %), à Ngazidja (44 %) et à Mwali (37 %) qu’à Ndzuwani (17 %), chez les filles (33 %) que chez les garçons (24 %) et enfin, chez les enfants dont le ménage est classé dans le quintile moyen que parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (43 % contre 15 %). Parmi les enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre, les résultats du tableau 10.9 présentent les proportions de ceux qui ont pris différents types d’antipaludiques et les proportions de ceux qui les ont pris rapidement après l’apparition de la fièvre. On observe que l’antipaludique le plus fréquemment utilisé est le SP/Fansidar (46 %) et, dans 33 % des cas, il a été donné rapidement à l’enfant après l’apparition de la fièvre. La chloroquine vient en deuxième position avec 21 %, suivie par la quinine (18 %) et les CTA en quatrième position (16 %). Il faut noter que les CTA sont actuellement les médicaments de première intention pour le traitement du paludisme recommandé aux Comores, en particulier le Coartem. Les variations en fonction des caractéristiques sociodémographiques ne peuvent être interprétées car, basées sur des effectifs trop faibles, elles ne sont pas significatives. 146 • Paludisme Tableau 10.9 Type d’antipaludiques et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre Parmi les enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview et qui ont pris des antipaludiques, pourcentage ayant pris des antipaludiques spécifiques et pourcentage qui ont pris chaque type d’antipaludique le jour même où le jour suivant le début de la fièvre, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d’enfants ayant pris: Pourcentage d’enfants ayant pris l’antipaludique le jour même où le jour suivant: Effectif d’enfants ayant eu de la fièvre et ayant pris des antipalu- diques SP/ Fansidar Chloro- quine Amodia- quine Quinine CTA Autre anti- paludique SP/ Fansidar Chloro- quine Amodia- quine Quinine CTA Autre anti- paludique Age (en mois) <12 (47,5) (19,4) (1,1) (15,1) (15,8) (15,0) (40,8) (13,6) (1,1) (2,7) (15,8) (12,6) 30 12-23 (34,7) (26,7) (4,2) (12,8) (14,7) (20,4) (23,1) (16,9) (0,0) (1,7) (14,3) (13,2) 52 24-35 (61,1) (25,7) (2,9) (29,0) (0,8) (8,2) (41,2) (15,7) (0,0) (14,0) (0,0) (8,2) 38 36-47 (39,9) (14,4) (2,7) (21,8) (29,3) (1,8) (35,3) (6,9) (0,0) (5,4) (23,9) (1,8) 29 48-59 (49,4) (15,2) (1,9) (13,7) (25,4) (4,5) (26,4) (9,4) (1,9) (3,7) (23,8) (4,5) 28 Sexe Masculin 41,3 17,7 2,7 15,0 23,7 9,6 26,7 11,9 0,4 4,6 20,9 6,3 80 Féminin 49,3 24,6 2,8 21,0 9,6 12,8 37,3 14,5 0,5 6,1 9,3 10,9 96 Milieu de résidence Moroni (27,5) (21,7) (1,6) (8,7) (29,9) (10,6) (21,1) (21,7) (1,6) (0,0) (29,4) (10,6) 21 Autres villes (61,5) (21,7) (6,6) (27,8) (0,0) (2,8) (45,3) (6,8) (0,0) (6,6) (0,0) (2,8) 35 Ensemble urbain 48,9 21,7 4,7 20,7 11,0 5,7 36,4 12,3 0,6 4,2 10,8 5,7 56 Rural 44,2 21,3 1,9 17,2 18,3 13,9 30,7 13,7 0,4 6,0 16,3 10,3 121 Région/Ile Mwali * * * * * * * * * * * * 5 Ndzuwani 59,2 27,6 3,2 20,8 0,0 10,6 37,7 17,3 0,6 8,1 0,0 5,6 89 Ngazidja 28,6 14,7 2,6 16,8 34,1 12,4 25,7 9,8 0,4 2,9 31,5 12,4 82 Niveau d’instruction de la mère Aucun 55,6 28,1 1,8 20,0 3,3 8,0 36,9 18,0 0,8 7,3 2,0 5,4 68 Primaire (32,1) (19,7) (5,2) (14,5) (30,2) (11,3) (21,0) (8,3) (0,0) (4,9) (27,1) (11,3) 50 Secondaire ou + 45,8 15,1 1,9 19,6 18,5 15,2 37,3 12,1 0,6 3,8 18,5 10,6 58 Quintiles de bien-être économique Le plus bas * * * * * * * * * * * * 21 Second (43,3) (24,2) (2,9) (18,3) (10,2) (11,6) (24,4) (17,2) (0,0) (12,2) (5,7) (8,7) 37 Moyen (40,0) (30,5) (3,6) (35,9) (6,4) (8,3) (36,8) (22,6) (0,0) (6,9) (5,2) (6,5) 40 Quatrième (46,7) (10,0) (5,2) (2,7) (25,6) (14,5) (39,2) (2,2) (0,9) (0,0) (25,6) (14,5) 36 Le plus élevé (42,5) (13,4) (0,0) (20,0) (28,7) (12,1) (26,0) (11,8) (0,0) (5,4) (28,7) (5,8) 43 Ensemble 45,7 21,4 2,8 18,3 16,0 11,3 32,5 13,3 0,5 5,4 14,6 8,8 176 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. CTA = Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine. État nutritionnel des femmes et des enfants • 147 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET DES ENFANTS 11 EDSC-MICS II 2012 a permis de collecter des informations détaillées sur l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans et des femmes de 15-49 ans, les pratiques d’allaitement et d’alimentation du jeune enfant ainsi que sur la consommation de micronutriments par les enfants et les femmes en âge de procréer. Ce chapitre est consacré à la présentation de ces résultats. Il s’articule autour de quatre parties : la première est consacrée à l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans, évalué à partir des mesures anthropométriques (poids, taille et âge) ; la deuxième traite des pratiques de l’allaitement maternel et de l’alimentation de complément ; la troisième aborde les carences en micronutriments (iode, vitamine A et fer) chez les enfants. L’état nutritionnel des femmes de 15-49 ans, évalué à partir des mesures anthropométriques (poids et taille), et leur consommation de micronutriments clôturent ce chapitre. 11.1 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS La malnutrition est l’un des principaux problèmes de santé qui affecte les enfants dans les pays en développement en général et aux Comores en particulier. Selon la définition de l’OMS, la malnutrition se caractérise par un « état pathologique résultant de la carence ou de l’excès, relatif ou absolu, d’un ou de plusieurs nutriments essentiels, que cet état se manifeste cliniquement ou ne soit décelable que par des analyses biochimiques, anthropométriques ou physiologiques » (OMS, 1982). Elle résulte aussi bien d’une alimentation inadéquate que d’un environnement sanitaire déficient ou des deux à la fois. Les pratiques alimentaires inadéquates font référence, non seulement à la qualité et à la quantité des aliments donnés aux enfants, mais aussi aux étapes de leur introduction. L’ Principaux résultats • Dans l’ensemble, 30 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique et 15 % sous la forme sévère; environ un enfant de moins de 5 ans sur dix (11 %) est atteint de malnutrition aiguë et 4 % sous la forme sévère; dans 15 % des cas, les enfants présentent une insuffisance pondérale. Dans 4 % des cas, il s’agit d’insuffisance pondérale sévère. • La quasi-totalité des enfants sont allaités (98 %) et la moitié des enfants nés dans les 3 années ayant précédé l’enquête ont été allaités pendant 19 mois. • Seulement 12 % des enfants de 0-6 mois sont exclusivement allaités. • À 6-9 mois, 29 % des enfants ne reçoivent toujours pas d’aliments de complément. • Selon les pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, seulement, 6 % des enfants de 6-23 mois sont nourris de façon appropriée. • Près de six femmes sur dix (57 %) ont un Indice de Masse Corporel normal mais 36 % présentent une surcharge pondérale ou sont obèses. 148 • État nutritionnel des femmes et des enfants Méthodologie L’évaluation de l’état nutritionnel des enfants est basée sur le concept selon lequel, dans une population bien nourrie, les répartitions des mensurations des enfants, pour un âge donné, se rapprochent d’une distribution normale. Il est, en outre, généralement admis, que le potentiel génétique de croissance des enfants, pour un âge donné, est le même dans la plupart des populations, indépendamment de leur origine. Sur cette base, à la fin des années 1970, l’OMS a recommandé que l’état nutritionnel des enfants soit mesuré à partir de la comparaison avec celui d’une population de référence internationale, connu sous le nom de standard NCHS/CDC/OMS (Centre national des statistiques sanitaires des États-Unis/Centre de contrôle des maladies des États-Unis/Organisation Mondiale de la Santé). Cette référence internationale a été établie à partir de l’observation d’enfants américains de moins de cinq ans en bonne santé. En 1993, l’OMS a entrepris un examen exhaustif de l’utilisation et de l’interprétation des indicateurs anthropométriques basés sur cette population de référence. Cet examen a permis de conclure que les données de référence du NCHS/OMS concernant la croissance, ne représentaient pas suffisamment bien la croissance au cours de la petite enfance et que de nouvelles courbes de croissance étaient nécessaires. L’Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé cette recommandation en 1994. Pour donner suite à celle-ci, l’OMS a entrepris une étude multicentrique sur les valeurs de référence pour la croissance (EMRC) entre 1997 et 2003 afin d’établir de nouvelles courbes permettant d’évaluer la croissance et le développement des enfants du monde entier. Les résultats présentés dans ce chapitre sont basés sur ces nouvelles normes de croissance et, par conséquent, ils ne sont pas directement comparables à ceux basés sur les références du NCHS/CDC utilisées lors de l’EDSC 1996 mais l’annexe C7 présente, à des fins de comparaison, les résultats basés sur les références du NCHS/CDC utilisées lors de l’enquête précédente. L’état nutritionnel des enfants est évalué sur la base de mesures anthropométriques. Les mesures du poids et de la taille ont été enregistrées pour les enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l’EDSC- MICS II. Ces données sur le poids et la taille permettent de calculer les trois indices suivants : la taille par rapport à l’âge (taille-pour-âge), le poids par rapport à la taille (poids-pour-taille) et le poids par rapport à l’âge (poids-pour-âge). Ces indices sont exprimés en termes de nombre d’unités d’écart type par rapport à la médiane des Normes OMS de la croissance de l’enfant adoptées en 2006. Les enfants qui se situent à moins de deux écarts types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme malnutris, tandis que ceux qui se situent à moins de trois écarts type en dessous de la médiane sont considérés comme étant sévèrement malnutris. Au cours de l’enquête, tous les enfants de moins de cinq ans présents dans les ménages enquêtés devaient être mesurés, soit 3 336 enfants. Les résultats sur l’état nutritionnel portent sur 2 762 enfants soit environ 83 % des enfants éligibles. La différence correspond à des enfants dont le poids et/ou la taille sont manquants, et/ou à des enfants dont les mesures de la taille et/du poids étaient manifestement erronées et/ou dont l’âge était trop imprécis. Parmi les 2 762 enfants pour lesquels l’état nutritionnel est présenté, 2 449 vivaient dans le même ménage que leur mère et leur mère a été enquêtée. Pour ces derniers, l’état nutritionnel a été analysé selon certaines caractéristiques disponibles à partir du questionnaire individuel femme, comme le rang de naissance et l’intervalle intergénésique. Pour les 313 enfants dont la mère n’a pas été enquêtée, dans 104 cas, elle était absente ou malade au moment de l’enquête mais vivait dans le même ménage que son enfant et, dans 208 cas, elle vivait ailleurs ou était décédée. État nutritionnel des femmes et des enfants • 149 11.1.1 Retard de croissance Les résultats présentés au tableau 11.1 montrent que 30 % des enfants accusent un retard de croissance et présentent donc un état de malnutrition chronique : 16 % sous la forme modérée et 15 % sous la forme sévère. En termes de santé publique, ce niveau de malnutrition chronique peut être qualifié d’élevé. Cette situation masque, en outre, des disparités importantes en fonction des variables sociodémographiques. Selon l’âge, on observe des variations importantes de la prévalence du retard de croissance, qu’elle soit modérée ou sévère (Tableau 11.1 et Graphique 11.1). La proportion d’enfants accusant un retard de croissance augmente avec l’âge : de 18 % à moins de 6 mois, la prévalence augmente pour atteindre un pic de 43 % à 18-23 mois. Au-delà, ce niveau diminue mais à 24-35 mois, le retard de croissance affecte encore 33 % des enfants et à 48-59 mois, cette proportion est encore de 28 %. On constate la même tendance en ce qui concerne le retard de croissance sous la forme sévère : en particulier, à 18-23 mois, un peu plus d’un quart des enfants sont atteints par ce type de malnutrition sous la forme sévère (26 %). Graphique 11.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans La prévalence du retard de croissance varie aussi de manière importante selon l’intervalle intergénésique : d’un maximum de 38 % quand cet intervalle est court, c’est-à-dire inférieur à 24 mois, à 23 % quand il est de 48 mois ou plus. La présence de la mère dans le ménage influence aussi le niveau de la prévalence, 36 % des enfants dont la mère ne vit pas dans le ménage et n’a pas été interviewée accusant un retard de croissance contre 27 % quand elle vit dans le ménage mais qu’elle n’a pas été interviewée. L’état nutritionnel de la mère influe aussi sur le niveau de la prévalence du retard de croissance, celle-ci variant de 40 % quand la mère est maigre à 26 % quand elle est en surpoids. Les résultats mettent aussi en évidence des écarts importants entre milieux et îles de résidence : 32 % des enfants du milieu rural accusent un retard de croissance contre 25 % en milieu urbain où la prévalence est beaucoup plus élevée à Moroni que dans les autres villes (30 % contre 23 %). Dans les îles, la prévalence varie de 35 % à Ndzuwani à 23 % à Mwali et à Ngazidja. 0 10 20 30 40 50 60 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 44 46 48 50 52 54 56 58 Pourcentage Âge en mois Retard de croissance Insuffisance pondérale Émaciation EDSC-MICS II 2012 15 0 • É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es e t d es e nf an ts Ta bl ea u 11 .1 É ta t n ut rit io nn el d es e nf an ts Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s de m oi ns d e ci nq a ns c on si dé ré s co m m e at te in ts d e m al nu tri tio n se lo n le s tro is in di ce s an th ro po m ét riq ue s de m es ur e de l’ ét at n ut rit io nn el : la ta ille e n fo nc tio n de l’ âg e, le p oi ds en fo nc tio n de la ta ill e et le p oi ds e n fo nc tio n de l’ âg e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Ta ill e- po ur - ge 1 Po id s- po ur -T ai lle Po id s- po ur - ge Ef fe ct if d’ en fa nt s Po ur ce nt ag e en d es so us de -3 E T Po ur ce nt ag e en d es so us de -2 E T2 Sc or e ce nt ré ré du it m oy en ( ET ) Po ur ce nt ag e en d es so us de -3 E T Po ur ce nt ag e en d es so us de -2 E T2 Po ur ce nt ag e au -d es su s de + 2 ET Sc or e ce nt ré ré du it m oy en (E T) Po ur ce nt ag e en d es so us de -3 E T Po ur ce nt ag e en d es so us de -2 E T2 Po ur ce nt ag e au -d es su s de + 2 ET Sc or e ce nt ré ré du it m oy en (E T) A ge e n m oi s <6 3, 4 17 ,7 (0 ,0 ) 9, 6 17 ,7 11 ,7 (0 ,3 ) 4, 8 12 ,2 7, 2 (0 ,4 ) 25 6 6- 8 7, 9 19 ,9 (0 ,3 ) 4, 8 17 ,5 7, 3 (0 ,5 ) 2, 2 14 ,0 3, 4 (0 ,6 ) 15 7 9- 11 17 ,2 31 ,7 (1 ,0 ) 2, 6 18 ,1 9, 6 (0 ,3 ) 7, 5 19 ,3 0, 0 (0 ,8 ) 11 9 12 -1 7 13 ,7 30 ,5 (1 ,2 ) 2, 8 13 ,6 9, 5 0, 0 2, 4 13 ,5 2, 0 (0 ,6 ) 29 9 18 -2 3 25 ,6 42 ,8 (1 ,7 ) 3, 2 9, 4 8, 1 (0 ,0 ) 3, 4 16 ,9 1, 5 (0 ,8 ) 28 2 24 -3 5 14 ,4 32 ,8 (1 ,3 ) 2, 4 7, 1 10 ,1 (0 ,0 ) 3, 5 13 ,1 2, 0 (0 ,7 ) 55 4 36 -4 7 17 ,0 31 ,4 (1 ,4 ) 4, 6 8, 7 8, 1 (0 ,2 ) 6, 3 18 ,1 2, 4 (0 ,9 ) 58 0 48 -5 9 13 ,2 27 ,5 (1 ,3 ) 2, 7 10 ,8 9, 7 (0 ,1 ) 4, 5 15 ,9 1, 9 (0 ,9 ) 51 6 Se xe M as cu lin 16 ,1 32 ,0 (1 ,3 ) 3, 6 11 ,4 10 ,0 (0 ,1 ) 4, 4 14 ,8 2, 5 (0 ,8 ) 1 38 2 Fé m in in 12 ,9 28 ,3 (1 ,0 ) 4, 1 10 ,8 8, 6 (0 ,1 ) 4, 3 15 ,9 2, 5 (0 ,7 ) 1 37 9 In te rv al le in te rg én és iq ue e n m oi s3 Pr em iè re n ai ss an ce 4 12 ,9 29 ,7 (1 ,1 ) 5, 3 12 ,4 9, 6 (0 ,2 ) 4, 4 16 ,9 1, 9 (0 ,7 ) 53 4 <2 4 17 ,5 38 ,0 (1 ,4 ) 3, 1 11 ,0 7, 3 (0 ,2 ) 5, 6 18 ,4 1, 3 (1 ,0 ) 57 8 24 -4 7 13 ,6 27 ,8 (1 ,1 ) 3, 5 11 ,3 9, 3 (0 ,2 ) 4, 3 15 ,7 2, 7 (0 ,8 ) 90 8 48 + 12 ,4 23 ,0 (0 ,9 ) 4, 0 9, 1 9, 9 (0 ,0 ) 3, 7 10 ,4 2, 5 (0 ,6 ) 42 9 G ro ss eu r à la n ai ss an ce 3 Tr ès p et it 10 ,8 31 ,5 (1 ,2 ) 5, 8 15 ,5 3, 8 (0 ,6 ) 7, 3 22 ,2 0, 9 (1 ,1 ) 17 1 Pe tit 12 ,2 30 ,2 (1 ,2 ) 3, 2 13 ,9 9, 1 (0 ,3 ) 6, 8 20 ,8 2, 5 (0 ,9 ) 32 2 M oy en o u pl us g ro s qu e la m oy en ne 14 ,9 28 ,6 (1 ,1 ) 3, 8 9, 9 9, 7 (0 ,1 ) 3, 6 13 ,4 2, 3 (0 ,7 ) 1 81 6 In te rv ie w d e la m èr e In te rv ie w ée 14 ,2 29 ,8 (1 ,2 ) 3, 9 11 ,1 9, 0 (0 ,2 ) 4, 5 15 ,7 2, 2 (0 ,8 ) 2 44 9 M èr e no n in te rv ie w ée m ai s vi va nt d an s le m én ag e 10 ,1 27 ,1 (0 ,7 ) 4, 1 12 ,3 8, 2 (0 ,0 ) 2, 4 11 ,7 4, 9 (0 ,4 ) 10 4 M èr e no n in te rv ie w ée e t n e vi va nt p as d an s le m én ag e5 20 ,9 35 ,7 (1 ,3 ) 3, 4 10 ,5 13 ,2 0, 1 3, 6 13 ,3 4, 6 (0 ,7 ) 20 8 Ét at n ut rit io nn el d e la m èr e6 M ai gr e (B M I< 18 .5 ) 20 ,4 40 ,2 (1 ,7 ) 5, 2 14 ,6 6, 7 (0 ,7 ) 5, 3 26 ,9 0, 0 (1 ,4 ) 83 N or m al (B M I 1 8. 5- 24 .9 ) 14 ,9 32 ,7 (1 ,3 ) 4, 7 12 ,4 8, 9 (0 ,2 ) 5, 1 17 ,9 2, 1 (0 ,8 ) 1 20 8 En s ur po id s/ ob ès e (B M I ≥ 25 ) 12 ,8 26 ,1 (1 ,0 ) 3, 1 9, 6 9, 0 (0 ,1 ) 3, 9 12 ,7 2, 5 (0 ,7 ) 1 19 6 Á s ui vr e… 150 • État nutritionnel des femmes et des enfants É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es e t d es e nf an ts • 1 51 Ta bl ea u 11 .1 — S ui te C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Ta ill e- po ur - ge 1 Po id s- po ur -T ai lle Po id s- po ur - ge Ef fe ct if d’ en fa nt s Po ur ce nt ag e en d es so us de -3 E T Po ur ce nt ag e en d es so us de -2 E T2 Sc or e ce nt ré ré du it m oy en ( ET ) Po ur ce nt ag e en d es so us de -3 E T Po ur ce nt ag e en d es so us de -2 E T2 Po ur ce nt ag e au -d es su s de + 2 ET Sc or e ce nt ré ré du it m oy en (E T) Po ur ce nt ag e en d es so us de -3 E T Po ur ce nt ag e en d es so us de -2 E T2 Po ur ce nt ag e au -d es su s de + 2 ET Sc or e ce nt ré ré du it m oy en (E T) M ili eu d e ré si de nc e M or on i 16 ,4 30 ,0 (0 ,9 ) 5, 1 13 ,3 18 ,1 0, 2 2, 1 10 ,7 5, 3 (0 ,3 ) 17 2 A ut re s vi lle s 9, 6 23 ,4 (0 ,8 ) 3, 3 12 ,2 8, 3 (0 ,3 ) 1, 8 12 ,2 2, 1 (0 ,7 ) 57 2 En se m bl e ur ba in 11 ,2 24 ,9 (0 ,8 ) 3, 7 12 ,4 10 ,5 (0 ,2 ) 1, 9 11 ,8 2, 9 (0 ,6 ) 74 5 R ur al 15 ,8 32 ,1 (1 ,3 ) 3, 9 10 ,6 8, 8 (0 ,1 ) 5, 3 16 ,6 2, 3 (0 ,8 ) 2 01 7 R ég io n/ Ile M w al i 11 ,6 23 ,4 (0 ,9 ) 5, 4 13 ,1 4, 4 (0 ,5 ) 3, 5 14 ,5 0, 6 (0 ,9 ) 20 7 N dz uw an i 16 ,9 35 ,4 (1 ,4 ) 4, 1 12 ,0 7, 8 (0 ,3 ) 6, 2 19 ,1 1, 6 (1 ,0 ) 1 55 2 N ga zi dj a 11 ,4 23 ,4 (0 ,9 ) 3, 1 9, 2 12 ,6 0, 2 1, 6 9, 6 4, 2 (0 ,4 ) 1 00 3 N iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e7 Au cu n 18 ,4 33 ,1 (1 ,3 ) 4, 7 13 ,3 7, 9 (0 ,3 ) 7, 0 20 ,7 1, 9 (1 ,0 ) 1 22 1 Pr im ai re 12 ,8 32 ,1 (1 ,2 ) 3, 0 8, 2 11 ,0 0, 1 2, 9 12 ,8 3, 0 (0 ,6 ) 59 0 Se co nd ai re o u + 7, 7 21 ,9 (0 ,8 ) 3, 2 10 ,1 9, 2 (0 ,1 ) 1, 3 9, 1 2, 4 (0 ,5 ) 72 8 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 18 ,2 38 ,2 (1 ,5 ) 5, 6 13 ,4 7, 1 (0 ,3 ) 6, 7 19 ,8 1, 2 (1 ,1 ) 72 8 Se co nd 17 ,4 32 ,5 (1 ,2 ) 3, 8 10 ,9 8, 7 (0 ,1 ) 4, 9 18 ,8 3, 2 (0 ,8 ) 58 5 M oy en 11 ,4 25 ,9 (1 ,1 ) 3, 6 11 ,1 9, 0 (0 ,1 ) 2, 6 12 ,5 1, 4 (0 ,7 ) 52 9 Q ua tri èm e 13 ,9 27 ,0 (1 ,0 ) 3, 4 9, 1 13 ,1 0, 1 4, 1 12 ,9 3, 3 (0 ,5 ) 49 8 Le p lu s él ev é 8, 8 21 ,9 (0 ,7 ) 1, 8 9, 7 9, 8 (0 ,1 ) 2, 1 9, 3 4, 0 (0 ,5 ) 42 1 E ns em bl e8 14 ,5 30 ,1 (1 ,2 ) 3, 8 11 ,1 9, 3 (0 ,1 ) 4, 4 15 ,3 2, 5 (0 ,8 ) 2 76 2 N ot e: L e ta bl ea u es t b as é su r l es e nf an ts q ui o nt p as sé d an s le m én ag e la n ui t a ya nt p ré cé dé l’ in te rv ie w . C ha qu e in di ce e st e xp rim é en te rm es d ’u ni té s d’ éc ar t t yp e (E T) p ar ra pp or t à la m éd ia ne d es N or m es O M S de la c ro is sa nc e de l’ en fa nt a do pt ée s en 2 00 6. L es in di ce s pr és en té s da ns c e ta bl ea u ne s on t PA S co m pa ra bl es à c eu x ba sé s su r le s no rm es N C H S/ C D C /O M S de 1 97 7 ut ilis ée s pr éc éd em m en t. Le ta bl ea u es t b as é su r l es e nf an ts d on t l es d at es d e na is sa nc e (m oi s et a nn ée ) e t l es m es ur es d u po id s et d e la ta ille s on t v al ab le s. 1 Le s en fa nt s de m oi ns d e 2 an s so nt m es ur és e n po si tio n al lo ng ée d e m êm e qu e, d an s qu el qu es c as , l es e nf an ts d on t l ’â ge e st in co nn u et q ui m es ur en t m oi ns d e 85 c m ; l es a ut re s en fa nt s so nt m es ur és e n po si tio n de bo ut . 2 Y c om pr is le s en fa nt s qu i s e si tu en t e n- de ss ou s de -3 E T de la m éd ia ne d es N or m es O M S de la c ro is sa nc e de l’ en fa nt . 3 N on c om pr is le s en fa nt s do nt la m èr e n’ a pa s ét é in te rv ie w ée . 4 L es p re m iè re s na is sa nc es m ul tip le s (ju m ea ux , t rip lé s, e tc .) so nt c om pt ée s co m m e pr em iè re n ai ss an ce p ar ce q u’ el le s n’ on t p as d ’in te rv al le a ve c la n ai ss an ce p ré cé de nt e. 5 Y c om pr is le s en fa nt s do nt la m èr e es t d éc éd ée . 6 N on c om pr is le s en fa nt s do nt la m èr e n’ a pa s ét é pe sé e et m es ur ée . L ’é ta t n ut rit io nn el d e la m èr e, b as é su r l ’IM C (I nd ic e de M as se C or po re lle ), es t p ré se nt é au ta bl ea u 11 .1 0. 7 P ou r l es fe m m es q ui n ’o nt p as é té in te rv ie w ée s, l’ in fo rm at io n pr ov ie nt d u qu es tio nn ai re M én ag e. N on c om pr is le s en fa nt s do nt la m èr e n’ es t p as li st ée d an s le q ue st io nn ai re M én ag e. 8 Y c om pr is 1 40 e nf an ts p ou r l es qu el s l’i nf or m at io n su r l a gr os se ur à la n ai ss an ce e st m an qu an te e t 1 5 en fa nt s po ur le sq ue ls le n iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e es t m an qu an t. État nutritionnel des femmes et des enfants • 151 152 • État nutritionnel des femmes et des enfants À ces variations, s’ajoutent des variations selon le niveau d’instruction de la mère et du niveau de bien-être économique du ménage. La proportion d’enfants atteints de malnutrition chronique est de 22 % quand la mère a un niveau secondaire ou plus contre environ un tiers parmi les autres. Il faut remarquer que quand la mère n’a pas d’instruction, 18 % des enfants accusent un retard de croissance sous la forme sévère. Enfin les résultats selon le niveau de bien-être économique du ménage font apparaître, globalement, une tendance à la baisse de la prévalence du retard de croissance des ménages du quintile le plus bas à ceux du plus élevé, variant de 38 % à 22 %. 11.1.2 Émaciation Au tableau 11.1 figurent également les résultats concernant les proportions d’enfants atteints de maigreur, évaluées par l’indice poids-pour-taille. Cet indice est indépendant de l’âge. Il fournit une mesure de la masse du corps en relation avec la taille et reflète la situation nutritionnelle au moment de l’enquête. Il peut donc être fortement influencé par la saison pendant laquelle s’est effectuée la collecte des données. En effet, la plupart des facteurs susceptibles d’entraîner des perturbations du poids et de la taille de l’enfant, comme les maladies infectieuses (rougeole, diarrhée, etc.) sont très sensibles aux variations saisonnières. Ce type de malnutrition est la conséquence d’une alimentation insuffisante durant la période récente ayant précédé l’enquête ou d’une perte de poids consécutive à une maladie (diarrhée sévère, rougeole ou anorexie, par exemple). Cette forme de malnutrition est encore appelée maigreur ou émaciation. Les enfants dont l’indice poids-pour-taille se situe à moins de deux écarts-type en dessous de la médiane poids-pour-taille de la population de référence sont considérés comme étant atteints de malnutrition aigüe ; entre moins deux écarts-type et moins trois écarts-type, il s’agit de malnutrition aigüe modérée et à moins de trois écarts-type, il s’agit de malnutrition aiguë sévère. Aux Comores, 11 % des enfants de moins de 5 ans sont atteints de malnutrition aiguë : 4 % le sont sous la forme sévère et 7 % sous la forme modérée. En termes de santé publique, ce niveau est considéré par l’OMS comme étant élevé. À l’exception de l’âge de l’enfant, de sa grosseur à la naissance et de l’état nutritionnel de la mère, on ne constate pas de variations importantes de la malnutrition aiguë. En effet, pendant la première année, près d’un enfant sur cinq est trop maigre par rapport à sa taille et est atteint de malnutrition aiguë (18 %). La prévalence diminue ensuite, tout en restant à un niveau élevé puisqu’à 24-35 mois, 7 % sont émaciés et qu’à 48-59 mois, cette proportion est de 11 %. Les résultats mettent en évidence une prévalence nettement plus élevée parmi les enfants très petits à la naissance (16 %) par rapport à ceux qui étaient moyens ou plus gros que la moyenne (10 %). Il faut aussi souligner l’influence de l’état nutritionnel de la mère sur le niveau de la prévalence de la malnutrition aiguë des enfants, celle-ci variant de 15 % quand la mère est maigre à 10 % quand elle est en surpoids ou obèse. La prévalence de la malnutrition aiguë ne varie que légèrement selon le milieu et l’île de résidence. C’est à Ngazidja que l’on note la prévalence la plus faible (9 %). Les variations selon le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-être économique ne sont pas très importantes. 11.1.3 Insuffisance pondérale Le tableau 11.1 présente également l’état nutritionnel des enfants mesuré au moyen de l’indice poids-pour-âge. Il s’agit d’un indice combiné, un faible poids-pour-âge pouvant être provoqué par la maigreur comme par le retard de croissance. Il traduit une insuffisance pondérale. Cet indice est celui qui est le plus souvent utilisé par les services de santé pour suivre les progrès nutritionnels et la croissance des enfants. Comme le poids-pour-taille, cet indice est sensible aux variations saisonnières. Les enfants dont le poids pour-âge se situe en dessous de moins deux écarts-types de la médiane de la population de référence sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale ; ceux se situant en dessous de moins trois écarts-types sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale sévère. État nutritionnel des femmes et des enfants • 153 Parmi les enfants de moins de cinq ans, 15 % présentent une insuffisance pondérale : 11 % sous la forme modérée et 4 % sous la forme sévère. Ce niveau peut être qualifié de moyennement élevé. La prévalence de l’insuffisance pondérale varie de manière assez irrégulière avec l’âge : d’un minimum de 12 % à moins de 6 mois, elle augmente pour atteindre un maximum de 19 % à 9-11 mois pour diminuer par la suite tout en restant à des niveaux toujours élevés (17 % à 18-23 mois, 18 % à 36-47 mois et 16 % à 48-59 mois). Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques sont similaires à celles déjà constatées pour le retard de croissance et l’émaciation. En effet, les résultats montrent que le niveau de l’insuffisance pondérale diminue avec l’augmentation de l’intervalle intergénésique : d’un maximum de 18 % quand l’intervalle est inférieur à 24 mois, la prévalence passe à 10 % quand l’intervalle est de 48 mois ou plus. De même, la proportion d’enfants présentant une insuffisance pondérale varie de 22 % quand l’enfant était petit à la naissance à 13 % quand il était moyen ou plus gros que la moyenne. Les résultats selon l’état nutritionnel de la mère montrent que quand la mère est maigre, 27 % des enfants présentent une insuffisance pondérale contre 18 % quand elle a un IMC normal et 13 % quand elle présente un surpoids. Le niveau d’instruction de la mère et le niveau socio-économique du ménage influencent la prévalence de l’insuffisance pondérale, celle-ci étant nettement plus élevée parmi les enfants dont la mère n’a pas d’instruction (21 %) que lorsque la mère a un niveau, au moins, secondaire (9 %) et parmi les enfants des ménages classés dans le quintile le plus bas et le second quintile (respectivement 20 % et 19 %) que parmi ceux des ménages appartenant au quintile le plus élevé (9 %). Les résultats selon le milieu et l’île de résidence font apparaître une prévalence de l’insuffisance pondérale plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (17 % contre 12 %) et à Ndzuwani que dans les deux autres îles (19 % contre 15 % à Mwali et 10 % à Ngazidja). 11.2 ALLAITEMENT MATERNEL ET ALIMENTATION DE COMPLEMENT 11.2.1 Début de l’allaitement maternel Pour évaluer la pratique de l’allaitement aux Comores, on a d’abord demandé aux femmes si elles avaient allaité leur enfant dernier-né dont la naissance avait eu lieu au cours des deux dernières années. Les résultats présentés au tableau 11.2 montrent que la quasi-totalité des enfants (94 %) ont été allaités. Ce pourcentage est élevé dans tous les sous-groupes d’enfants. On a ensuite demandé aux femmes quand l’enfant avait été mis au sein pour la première fois et si des aliments avaient été donnés à l’enfant avant le début de l’allaitement. Les résultats montrent que 76 % ont été allaités le jour qui a suivi la naissance et 34 % dans l’heure. Cependant, près de deux enfants allaités sur cinq (38 %) ont reçu des aliments avant l’allaitement. Dans les autres villes, cette proportion atteint 53 %, 49 % à Ndzuwani et 46 % parmi les enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas. 154 • État nutritionnel des femmes et des enfants Tableau 11.2 Allaitement initial Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des 2 années ayant précédé l’enquête, pourcentage de ceux qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités dans l’heure qui a suivi la naissance et pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités le jour qui a suivi la naissance; parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des 2 années ayant précédé l’enquête et qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments avant d’être allaités, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des 2 années ayant précédé l’enquête : Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des 2 dernières années et qui ont été allaités : Pourcentage ayant été allaité Pourcentage ayant commencé à être allaité dans l’heure qui a suivi la naissance Pourcentage ayant commencé à être allaité le jour qui a suivi la naissance1 Effectif d’enfants derniers-nés Pourcentage ayant reçu des aliments avant d’être allaités2 Effectif d’enfants derniers-nés allaités Sexe Masculin 94,0 32,8 74,0 665 40,3 625 Féminin 93,1 34,7 78,6 633 34,5 589 Assistance à l’accouchement Prestataire formé3 93,7 33,8 76,4 1 111 36,5 1 041 Accoucheuse traditionnelle 91,3 36,9 73,8 127 38,6 116 Autre (97,2) (27,4) (83,3) 44 (46,1) 43 Personne * * * 14 * 12 Lieu de l’accouchement Établissement de santé 93,7 34,0 76,0 1 023 35,7 959 Maison 92,7 33,1 77,8 270 44,0 250 Autre * * * 3 * 3 Milieu de résidence Moroni 90,6 44,6 74,4 105 16,9 95 Autres villes 89,5 22,6 70,2 264 53,4 236 Ensemble urbain 89,8 28,8 71,4 368 43,0 331 Rural 95,0 35,6 78,2 929 35,5 883 Région/Ile Mwali 90,2 33,4 82,2 94 41,5 85 Ndzuwani 93,1 30,1 75,1 694 49,2 646 Ngazidja 94,7 38,7 76,9 510 21,2 483 Niveau d’instruction de la mère Aucun 95,0 34,9 81,2 558 40,9 530 Primaire 92,3 30,4 72,8 323 36,4 299 Secondaire ou + 92,4 34,8 72,4 413 33,5 381 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 95,4 32,8 79,2 299 45,5 285 Second 90,8 36,3 75,5 270 36,1 245 Moyen 96,5 38,6 80,3 274 36,7 264 Quatrième 90,6 25,7 72,3 240 34,4 217 Le plus élevé 94,0 34,3 72,6 216 32,5 203 Ensemble4 93,5 33,7 76,3 1 298 37,5 1 214 Note: Le tableau est basé sur les enfants derniers-nés, nés au cours des deux années ayant précédé l’enquête, qu’ils soient en vie ou décédés au moment de l’enquête. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés ; Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Y compris les enfants qui ont commencé à être allaités dans l’heure qui a suivi la naissance. 2 C’est-à-dire les enfants qui ont reçu autre chose que le lait maternel pendant les trois premiers jours. 3 Médecin, infirmière/sage-femme ou sage-femme auxiliaire. 4 Y compris 2 enfants pour lesquels l’information sur le type d’assistance à l’accouchement est manquante, 2 enfants pour lesquels l’information sur le lieu d’accouchement est manquante et 4 enfants pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. 11.2.2 Allaitement exclusif et introduction de l’alimentation de complément L’OMS, l’UNICEF et le Ministère de la Santé recommandent que les enfants soient exclusivement nourris au sein jusqu’à l’âge de six mois. En effet, l’introduction d’aliments de complément avant l’âge de 6 mois diminue la prise de lait maternel par l’enfant, et donc la succion, ce qui réduit la production de lait par la mère. Par ailleurs, chez les populations économiquement pauvres, les aliments de complément sont souvent dépourvus de valeurs nutritives. Enfin, l’introduction d’aliments de complément aux jeunes âges expose les enfants aux agents pathogènes et augmente ainsi leur risque de contracter des maladies État nutritionnel des femmes et des enfants • 155 infectieuses, notamment la diarrhée. Par contre, à partir de 6 mois, le lait maternel seul ne suffit plus pour couvrir les besoins nutritionnels de l’enfant. Il est recommandé que l’allaitement soit poursuivi jusqu’à l’âge de deux ans, mais qu’à partir du 6ème mois, il soit complété par l’introduction d’aliments appropriés pour satisfaire les besoins alimentaires indispensables à la croissance de l’enfant. Au cours de l’enquête, des questions ont été posées concernant les jeunes enfants qui vivaient avec leur mère pour savoir s’ils étaient allaités et s’ils recevaient des aliments ou des liquides. On a aussi demandé si le biberon était utilisé. Les résultats sont présentés au tableau 11.3. Tableau 11.3 Type d’allaitement selon l’âge de l’enfant Répartition (en %) des enfants derniers-nés de moins de 2 ans vivant avec leur mère par type d’allaitement et pourcentage actuellement allaités ; pourcentage de l’ensemble des enfants de moins de 2 ans utilisant un biberon, selon l’âge de l’enfant en mois, Comores 2012 Âge en mois Non allaités Type d’allaitement Total Pourcentage actuellement allaités Effectif des enfants derniers-nés de moins de 2 ans vivant avec leur mère Pourcentage utilisant un biberon Effectif d’enfants de moins de 2 ans Exclusivement allaités Allaités et eau seulement Allaités et liquides non lactés1 Allaités et autres laits Allaités et aliments de complément 0-1 6,8 21,0 38,6 10,5 17,3 5,8 100,0 93,2 80 18,1 80 2-3 8,1 5,7 33,9 6,8 23,7 21,9 100,0 91,9 117 26,3 119 4-5 3,1 12,4 22,6 4,4 21,1 36,5 100,0 96,9 148 32,8 151 6-8 11,3 0,0 7,7 5,4 4,0 71,7 100,0 88,7 179 23,9 181 9-11 13,4 0,2 2,5 4,4 0,9 78,5 100,0 86,6 137 14,6 141 12-17 29,1 1,0 1,1 2,3 0,3 66,1 100,0 70,9 327 14,2 345 18-23 42,1 0,0 0,7 0,5 0,0 56,6 100,0 57,9 256 13,4 315 0-3 7,6 11,9 35,8 8,3 21,1 15,3 100,0 92,4 197 23,0 199 0-5 5,6 12,1 30,1 6,6 21,1 24,4 100,0 94,4 345 27,3 350 6-9 11,4 0,0 7,5 6,1 3,7 71,3 100,0 88,6 231 22,6 234 12-15 30,3 1,5 0,6 1,7 0,0 65,9 100,0 69,7 228 14,8 239 12-23 34,8 0,6 0,9 1,5 0,1 62,0 100,0 65,2 583 13,8 660 20-23 43,3 0,0 1,0 0,0 0,0 55,7 100,0 56,7 158 11,7 187 Note: Les données sur l’allaitement se rapportent à une période de 24 heures (hier et la nuit dernière). Les enfants classés dans la catégorie "Allaitement et eau seulement" ne reçoivent aucun complément liquide ou solide. Les catégories "Non allaités", "Allaités exclusivement", "Allaités et eau seulement", "Liquides non lactés", "Autres laits”, et "Aliments de complément" (solides et semi solides) sont hiérarchiques et mutuellement exclusives et la somme des pourcentages égale 100 %. Ainsi, les enfants qui sont allaités et qui reçoivent des liquides non lactés et qui ne reçoivent pas d’autres laits et qui ne reçoivent pas d’aliments de complément sont classés dans la catégorie "Liquides non lactés" même s’ils reçoivent également de l’eau. Tout enfant qui reçoit des aliments de complément est classé dans cette catégorie tant qu’il est toujours allaité. 1 Les liquides non lactés comprennent les jus, les boissons à base de jus, les bouillons et les autres liquides. On constate au tableau 11.3 que, dès leur naissance, presque tous les enfants sont allaités (94 %) et cette pratique se poursuit très longtemps après la naissance puisque à 12-17 mois, 71 % des enfants sont allaités et 58 % le sont encore à 18-23 mois. Cependant, la pratique de l’allaitement exclusif est très peu courante : seulement 12 % des enfants de moins de 6 mois ont été allaités exclusivement au sein. Par conséquent, la majorité des enfants (88 %) n’ont pas été allaités conformément aux recommandations en la matière. En effet, dès les premiers jours qui suivent la naissance, il est très fréquent que le nourrisson reçoive autre chose en plus du lait maternel : à 0-1 mois, 39 % des enfants reçoivent, en plus du lait maternel, de l’eau seulement, 17 % reçoivent d’autres types de lait et 6 % sont toujours allaités mais reçoivent, en plus, des aliments de complément (Graphique 11.2). À l’opposé, les résultats révèlent que 29 % des enfants de 6- 9 mois ne reçoivent pas encore d’aliments de complément, et de ce fait, ne sont pas nourris de manière adéquate. 156 • État nutritionnel des femmes et des enfants Graphique 11.2 Allaitement selon l’âge de l’enfant L’utilisation du biberon n’est pas recommandée chez les enfants car elle est le plus souvent associée à une augmentation des risques de maladies. Le tableau 11.3 montre qu’aux Comores, les mères utilisent fréquemment le biberon. En effet, 18 % des enfants de 0-1 mois avaient été nourris au biberon. Cette proportion atteint 26 % parmi les enfants de 2-3 mois et 33 % parmi ceux de 4-5 mois. Durée médiane de l’allaitement Á partir des données collectées, il est possible de calculer les durées médiane et moyenne de l`allaitement par type d’allaitement, exclusif ou prédominant (tableau 11.4). La durée médiane de l’allaitement est estimée à 19,0 mois et la durée moyenne à 17,9 mois. En ce qui concerne l’allaitement exclusif, la durée médiane est estimée à seulement 0,5 mois et la durée moyenne à 1,5 mois, soit nettement moins que la durée recommandée de 6 mois. La durée médiane de l’allaitement ne varie pratiquement pas selon le sexe de l’enfant. Les variations selon les autres caractéristiques sociodémographiques ne sont pas, non plus, très importantes. On peut souligner que la durée médiane de l’allaitement varie d’un minimum de 16 mois dans les autres villes à un maximum de 20 mois dans la capitale. Dans les îles, on note que c’est à Ndzuwani qu’elle est la plus courte (16 mois) et dans celle de Ngazidja qu’elle est la plus longue (23 mois). Le niveau d’instruction influence peu la durée d’allaitement, celle-ci variant d’un minimum de 17,8 mois parmi les enfants dont la mère a un niveau secondaire à un maximum de 20,7 mois quand la mère n’a aucun niveau d’instruction. Les variations selon le quintile de bien-être économique sont assez irrégulières et aucune tendance n’apparaît. 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 <2 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 Pourcentage Âge en mois Exclusivement allaités Allaités et eau seulement Allaités et autres laits Allaités et liquides non lactés Allaités et aliments de complément Non allaités EDSC-MICS II 2012 État nutritionnel des femmes et des enfants • 157 Tableau 11.4 Durée médiane de l’allaitement Durée médiane de l’allaitement, de l’allaitement exclusif et de l’allaitement prédominant des enfants nés au cours des3 années ayant précédé l’enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Durée médiane (en mois) de l’allaitement parmi les enfants nés au cours des 3 dernières années 1 Allaitement Allaitement exclusif Allaitement prédominant2 Sexe Masculin 18,6 0,4 2,2 Féminin 19,3 0,5 1,9 Milieu de résidence Moroni 20,0 0,5 0,5 Autres villes 16,0 0,5 1,4 Ensemble urbain 16,1 0,5 0,7 Rural 19,6 0,5 2,5 Région/Ile Mwali 19,3 0,4 3,7 Ndzuwani 15,9 0,4 2,4 Ngazidja 22,8 0,5 0,7 Niveau d’instruction de la mère Aucun 20,7 0,5 3,1 Primaire 18,1 0,5 2,1 Secondaire ou + 17,8 0,4 0,7 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,8 0,4 3,6 Second 15,9 0,4 1,5 Moyen 21,5 0,5 2,3 Quatrième 17,6 0,6 1,8 Le plus élevé 18,1 0,5 0,7 Ensemble 19,0 0,5 2,1 Moyenne pour tous les enfants 17,9 1,5 4,3 Note: Les durées moyenne et médiane sont basées sur les répartitions, au moment de l’enquête, des proportions de naissances par mois depuis la naissance. Y compris les enfants vivants et décédés au moment de l’enquête. na = Non applicable. 1 On suppose que les enfants qui ne sont pas des derniers-nés et les enfants derniers- nés qui ne vivent pas actuellement avec leur mère ne sont pas actuellement allaités. 2 Soit exclusivement allaités ou qui ont reçu le lait maternel et de l’eau seulement, et/ou des liquides non lactés seulement. 11.3 TYPE D’ALIMENTS CONSOMMÉS PAR LES JEUNES ENFANTS Afin de s’assurer que les besoins en nutriments des jeunes enfants sont satisfaits et pour atteindre un état de santé optimal, les pratiques alimentaires appropriées doivent reposer sur la diversification de l’alimentation. Le tableau 11.5 est basé sur l’information fournie par les mères sur les aliments et les liquides consommés par leur plus jeune enfant de moins de deux ans pendant la période des 24 heures ayant précédé l’interview. Globalement, on constate que la proportion d’enfants qui ont consommé des aliments ou des liquides inclus dans les différents groupes présentés dans le tableau 11.5 augmente avec l’âge de l’enfant. On constate aussi que les enfants qui sont encore allaités ont moins fréquemment consommé les divers types d’aliments que les enfants qui ne sont pas allaités. Par exemple, dans le groupe d’âges 6-23 mois, seulement 50 % des enfants allaités ont consommé de la viande, du poisson ou des œufs ; parmi les non allaités, cette proportion est de 62 %. Les résultats montrent aussi que l’introduction de liquides autres que le lait maternel et d’aliments solides ou semi-solides dans l’alimentation des enfants a lieu très tôt, avant l’âge de 6 mois; elle augmente rapidement avec l’âge, cela quel que soit le type d’aliments. Ainsi, chez les enfants allaités de moins de 2 158 • État nutritionnel des femmes et des enfants mois, 19 % avaient reçu d’autres liquides, 3 % du lait autre que le lait maternel, 21 % du lait en poudre pour bébé. Chez les derniers-nés de 4-5 mois, 38 % ont reçu de façon précoce des aliments solides ou semi-solides et 28 % d’autres liquides. À 6-8 mois, âges auxquels le sevrage de l’enfant devrait commencer, 81 % sont nourris de façon appropriée puisqu’ils ont reçu des aliments solides ou semi-solides. La consommation de ces aliments augmente régulièrement avec l’âge pour atteindre 98 % à l’âge de 18-23 mois. Tableau 11.5 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l’interview Pourcentage d’enfants derniers-nés de moins de 2 ans vivant avec leur mère, par type d’aliments consommés le jour ou la nuit ayant précédé l’interview, selon qu’ils sont, ou non, allaités et selon l’âge, Comores 2012 Age en mois Liquides Aliments solides ou semi solides Aliments solides ou semi- solides Effectif d’enfants Lait en poudre pour enfant Autres laits1 Autres liquides2 Aliments enrichis pour bébés Aliments à base de céréales3 Fruits et légumes riches en vitamine A4 Autres fruits et légumes Aliments à base de racines et de tubercules Aliments à base de légumineus es et de noix Viande, poisson, volaille Œufs Fromage, yaourt, autres produits laitiers ENFANTS ALLAITÉS 0-1 20,6 2,5 19,1 1,0 2,1 3,1 2,0 1,0 1,0 3,1 1,0 3,1 6,2 74 2-3 28,9 19,6 25,5 7,0 12,4 10,5 3,6 10,9 3,9 5,9 6,4 4,9 23,8 107 4-5 26,9 17,4 27,5 12,4 18,4 14,5 3,5 5,5 5,0 7,0 6,5 7,1 37,6 144 6-8 29,2 12,3 56,5 24,0 51,7 39,6 11,2 26,4 5,3 27,6 21,0 14,8 80,7 159 9-11 13,5 8,6 71,3 16,7 64,2 35,0 7,6 23,3 1,7 44,7 15,7 11,0 90,7 119 12-17 8,9 17,1 70,0 10,9 79,7 41,7 19,1 26,6 7,1 57,7 21,1 19,6 93,3 232 18-23 14,5 27,1 78,0 10,4 85,2 50,8 18,5 29,4 12,9 64,4 18,3 16,0 97,9 148 6-23 15,9 16,6 68,8 15,0 71,4 42,0 15,0 26,6 7,0 49,6 19,5 16,1 90,8 658 Ensemble 19,3 16,0 54,3 12,7 52,0 31,6 11,1 19,9 5,9 35,1 14,7 12,6 69,3 983 ENFANTS NON ALLAITÉS 12-17 16,6 24,8 72,9 7,3 81,6 50,7 18,1 35,9 21,0 63,2 30,3 23,5 96,2 95 18-23 15,4 14,1 53,7 11,6 78,9 44,3 22,8 31,3 14,6 68,1 26,4 21,7 95,6 108 6-23 18,6 19,3 62,7 9,6 76,8 45,0 19,4 31,1 16,8 62,4 25,4 21,6 93,8 242 Ensemble (0-23 mois) 19,7 19,5 60,7 9,0 71,6 42,2 18,3 28,8 15,5 58,0 24,3 20,7 88,5 261 Note: Les données sur l’allaitement et sur les aliments consommés se rapportent à la période de "24 heures" (hier et la nuit dernière). 1 Inclut le lait d’animal, qu’il soit frais, en boîte, ou en poudre. 2 N’inclut pas l’eau plate. Inclut les jus, les boissons à base de jus, les bouillons ou d’autres liquides non lactés. 3 Inclut les aliments enrichis pour bébés. 4 Inclut [liste des fruits et légumes figurant dans le questionnaire comme les potirons, les ignames rouges ou jaunes ou les courges, les carottes les pommes de terre douces rouges, les légumes à feuilles vert foncé, les mangues, les papayes et autres fruits et légumes, cultivés localement et riches en vitamine A]. 11.3.1 Type d’aliments de complément et fréquence d’alimentation Les directives de l’OMS pour une alimentation optimale du jeune enfant comprennent, à partir de l’âge de 6 mois, non seulement l’introduction d’aliments de complément tout en maintenant l’allaitement mais aussi l’augmentation des rations alimentaires et la diversification des aliments au fur et à mesure que l’enfant grandit (OMS 2008). Le tableau 11.6 présente les indicateurs des pratiques alimentaires appropriées pour les enfants de 6-23 mois. Les résultats sont présentés pour les enfants allaités et pour ceux qui ne le sont pas, les pratiques alimentaires étant différentes pour ces deux groupes d’enfants. On considère que les enfants nourris de manière optimale sont ceux qui ont consommé certains groupes d’aliments déterminés un certain nombre de fois. Les enfants allaités de 6-8 mois devraient recevoir, au moins, deux repas par jour contenant des aliments solides ou semi solides provenant d’au moins quatre groupes d’aliments ; les enfants allaités de 6-23 mois devraient recevoir, au moins trois repas par jour contenant des aliments solides ou semi solides. Selon ces normes, 5 % des enfants allaités de 6-23 mois sont nourris de manière optimale. É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es e t d es e nf an ts • 1 59 Ta bl ea u 11 .6 P ra tiq ue s al im en ta ire s du n ou rr is so n et d u je un e en fa nt P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d er ni er s- né s de 6 -2 3 m oi s vi va nt a ve c le ur m èr e qu i o nt é té n ou rr is e n su iv an t l es tr oi s pr at iq ue s op tim al es d ’a lim en ta tio n du n ou rr is so n et d u je un e en fa nt p ar n om br e de g ro up es d ’a lim en ts e t p ar n om br e de fo is q u’ ils o nt é té n ou rri s du ra nt le jo ur o u la n ui t a ya nt p ré cé dé l’ in te rv ie w s el on q u’ ils s on t o u no n al la ité s et s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ar m i l es e nf an ts a lla ité s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : P ar m i l es e nf an ts n on a lla ité s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : P ar m i t ou s le s en fa nt s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : A ve c 4 gr ou pe s d’ al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s2 A ve c au m oi ns 4 gr ou pe s d’ al im en ts e t se lo n la fré qu en ce m in im al e de s re pa s E ffe ct if d’ en fa nt s al la ité s de 6 - 23 m oi s A ve c la it ou pr od ui ts la iti er s3 A ve c 4 gr ou pe s d’ al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s4 S el on le s 3 pr at iq ue s op tim al es d’ al im en ta tio n du n ou rri ss on et d u je un e en fa nt 5 E ffe ct if d’ en fa nt s no n al la ité s de 6 - 23 m oi s A ve c la it m at er ne l ou p ro du its la iti er s6 A ve c 4 gr ou pe s d’ al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s7 S el on le s 3 pr at iq ue s op tim al es d’ al im en ta tio n du n ou rri ss on et d u je un e en fa nt E ffe ct if de to us le s en fa nt s de 6 - 23 m oi s A ge e n m oi s 6- 8 16 ,2 38 ,1 2, 1 15 9 * * * * 20 92 ,3 16 ,0 37 ,3 3, 0 17 9 9- 11 12 ,9 25 ,4 3, 1 11 9 * * * * 18 90 ,1 14 ,8 25 ,2 4, 0 13 7 12 -1 7 27 ,1 30 ,7 6, 6 23 2 23 ,1 31 ,3 24 ,3 10 ,6 95 77 ,6 28 ,3 28 ,8 7, 8 32 7 18 -2 3 29 ,3 37 ,7 6, 6 14 8 21 ,4 38 ,9 14 ,4 6, 3 10 8 66 ,9 33 ,3 27 ,9 6, 5 25 6 Se xe M as cu lin 20 ,1 31 ,6 4, 5 34 4 16 ,8 28 ,8 11 ,5 4, 2 12 1 78 ,3 22 ,4 26 ,4 4, 4 46 5 Fé m in in 24 ,9 34 ,8 5, 4 31 4 29 ,9 37 ,1 29 ,5 12 ,9 12 0 80 ,6 28 ,3 33 ,3 7, 5 43 5 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 25 ,0 34 ,5 4, 8 53 (4 4, 0) (2 8, 0) (3 9, 0) (2 0, 7) 21 84 ,0 25 ,9 35 ,8 9, 4 75 A ut re s vi lle s 30 ,6 27 ,0 5, 6 13 2 28 ,7 41 ,4 27 ,2 11 ,0 52 79 ,8 33 ,6 27 ,0 7, 1 18 4 E ns em bl e ur ba in 29 ,0 29 ,1 5, 4 18 5 33 ,2 37 ,5 30 ,7 13 ,9 74 81 ,0 31 ,4 29 ,6 7, 8 25 9 R ur al 19 ,8 34 ,7 4, 7 47 3 19 ,0 30 ,9 16 ,0 6, 2 16 8 78 ,7 22 ,7 29 ,8 5, 1 64 1 R ég io n/ Ile M w al i 27 ,4 32 ,0 12 ,5 47 (2 3, 0) (3 9, 8) (3 0, 3) (6 ,4 ) 17 79 ,6 30 ,7 31 ,5 10 ,9 63 N dz uw an i 28 ,4 23 ,6 3, 7 31 4 18 ,9 36 ,6 16 ,1 8, 9 15 7 72 ,9 31 ,2 21 ,1 5, 4 47 2 N ga zi dj a 15 ,2 43 ,4 5, 0 29 7 33 ,6 22 ,6 28 ,1 8, 3 68 87 ,7 16 ,6 40 ,5 5, 6 36 5 N iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e A uc un 23 ,8 27 ,9 4, 6 28 9 13 ,5 27 ,6 13 ,4 6, 3 89 79 ,7 24 ,7 24 ,5 5, 0 37 7 P rim ai re 12 ,1 39 ,3 3, 4 15 8 16 ,1 24 ,3 12 ,0 3, 4 72 73 ,8 15 ,9 30 ,7 3, 4 22 9 S ec on da ire o u + 28 ,0 35 ,8 6, 4 21 0 40 ,2 46 ,3 35 ,6 15 ,5 82 83 ,3 33 ,1 35 ,7 8, 9 29 2 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 19 ,0 23 ,9 4, 2 15 4 9, 0 24 ,9 12 ,2 4, 7 45 79 ,5 20 ,3 21 ,3 4, 3 19 8 S ec on d 22 ,8 38 ,1 6, 0 11 8 16 ,5 29 ,6 14 ,6 4, 8 67 69 ,8 25 ,3 29 ,6 5, 6 18 4 M o y en 23 ,2 43 ,0 6, 2 16 0 (2 3, 1) (2 5, 2) (1 7, 4) (7 ,1 ) 44 83 ,4 23 ,6 37 ,5 6, 4 20 4 Q ua tri èm e 28 ,0 24 ,5 5, 2 11 6 (2 5, 7) (4 2, 3) (2 7, 0) (8 ,2 ) 47 78 ,7 32 ,1 25 ,2 6, 1 16 3 Le p lu s él ev é 19 ,6 35 ,3 2, 6 11 1 (4 8, 0) (4 5, 1) (3 5, 3) (2 1, 0) 40 86 ,3 26 ,3 35 ,3 7, 5 15 1 E ns em bl e8 22 ,4 33 ,1 4, 9 65 8 23 ,3 32 ,9 20 ,5 8, 6 24 2 79 ,4 25 ,2 29 ,7 5, 9 90 0 N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s ; U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . 1 G ro up es d ’a lim en ts : a ) p ré pa ra tio ns p ou r b éb és , l ai ts a ut re s qu e le la it m at er ne l, fro m ag es o u ya ou rts o u au tre s pr od ui ts la iti er s; b ) p ré pa ra tio ns à b as e de c ér éa le s, d e ra ci ne s et d e tu be rc ul es , y c om pr is le s bo ui llie s d’ av oi ne e t l es al im en ts e nr ic hi s po ur b éb és à b as e de c ér éa le s; c ) l es fr ui ts e t l es lé gu m es ri ch es e n vi ta m in e A (e t h ui le d e pa lm e ro ug e) ; d ) a ut re s fru its e t l ég um es ; e ) œ uf s; f) . v ia nd e, v ol ai lle , p oi ss on e t c oq ui lla ge s (e t a ba ts ); g) lé gu m in eu se s et no ix . 2 P ou r l es e nf an ts a lla ité s, la fr éq ue nc e m in im al e de s re pa s es t d e re ce vo ir de s al im en ts s ol id es o u se m i s ol id es a u m oi ns d eu x fo is p ar jo ur p ou r l es e nf an ts d e 6- 8 m oi s et a u m oi ns tr oi s fo is p ar jo ur p ou r l es e nf an ts d e 9- 23 m oi s. 3 Y c om pr is , a u m oi ns , d eu x re pa s de p ré pa ra tio ns c om m er ci al es p ou r b éb é, d e la it d’ an im al fr ai s, e n bo îte , o u en p ou dr e et d e ya ou rts . 4 P ou r l es e nf an ts n on a lla ité s de 6 -2 3 m oi s, la fr éq ue nc e m in im al e de s re pa s es t d e re ce vo ir de s al im en ts s ol id es o u se m i s ol id es o u de s al im en ts la ct és a u m oi ns q ua tre fo is p ar jo ur . 5 O n co ns id èr e qu e le s en fa nt s de 6 -2 3 m oi s no n al la ité s so nt n ou rr is s el on le s ta nd ar d m in im um d es tr oi s pr at iq ue s al im en ta ire s du n ou rr is so n et d u je un e en fa nt s ’ils re ço iv en t d ’a ut re s la its o u de s pr od ui ts la iti er s au m oi ns d eu x fo is pa r j ou r e t s ’ils s on t n ou rr is a ve c la fr éq ue nc e m in im al e de s re pa s et re ço iv en t d es a lim en ts s ol id es o u se m i s ol id es d es q ua tre g ro up es d ’a lim en ts o u pl us , n on c om pr is le g ro up e du la it et d es p ro du its la iti er s. 6 A lla ité s ou n on a lla ité s et re ce va nt d eu x re pa s ou p lu s de p ré pa ra tio n co m m er ci al e po ur b éb é, la it d’ an im al fr ai s, e n bo îte o u en p ou dr e et d e ya ou rt. 7 L es e nf an ts n ou rr is le n om br e m in im um re co m m an dé d e fo is p ar jo ur s el on le ur â ge e t s el on q u’ ils s on t a lla ité s ou n on , c om m e dé cr it au x no te s 2 et 4 . 8 Y c om pr is 1 e nf an t a lla ité p ou r l eq ue l l e ni ve au d ’in st ru ct io n de la m èr e es t m an qu an t. État nutritionnel des femmes et des enfants • 159 160 • État nutritionnel des femmes et des enfants On considère que les enfants de 6-23 mois non allaités sont nourris selon le standard minimum des pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant s’ils reçoivent, au moins, quatre repas par jour contenant des aliments solides ou semi solides provenant d’au moins quatre groupes d’aliments, et s’ils reçoivent d’autres laits ou des produits laitiers au moins deux fois par jour. Selon ces normes, 9 % des enfants non allaités de 6-23 mois sont nourris de manière optimale. Dans l’ensemble, un peu plus des trois quarts des plus jeunes enfants de 6-23 mois ont reçu, au cours des dernières 24 heures, le lait maternel ou des produits laitiers au moins deux fois par jour (79 %). Cependant, seulement un quart (25 %) a reçu une alimentation diversifiée, c’est-à-dire qu’ils ont consommé quatre groupes d’aliments recommandés en fonction de leur âge et du fait qu’ils étaient ou non allaités et 30 % ont été nourris le nombre de fois approprié selon leur groupe d’âges. Globalement, seulement 6 % de l’ensemble des derniers-nés de 6-23 mois ont été nourris de manière appropriée, c’est-à-dire en suivant les pratiques d’alimentation optimales du nourrisson et du jeune enfant. Les résultats font apparaître certaines variations dans les pratiques alimentaires des enfants. C’est surtout en fonction de l’île que les écarts sont les plus importants : de 5-6 % à Ndzuwani et Ngazidja à 11 % à Mwali. 11.4. CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS ET PRISE DE VERMIFUGES PAR LES ENFANTS Pour assurer aux enfants un meilleur état nutritionnel, il convient de leur fournir, à partir de six mois, non seulement une alimentation appropriée, mais aussi une supplémentation régulière en micronutriments (Vitamine A, fer, iode etc.) ; il est aussi recommandé d’administrer deux fois par an des vermifuges aux enfants de plus de 12 mois. 11.4.1 Consommation d’aliments riches en Vitamine A et supplémentation en Vitamine A La carence en vitamine A, ou l’avitaminose A, est la principale cause de cécité évitable en Afrique. Elle accroît également le risque de mortalité et de morbidité. En effet, une carence en vitamine A même modérée altère le système immunitaire et réduit la résistance aux infections. La vitamine A est indispensable à la croissance, à la vue et au maintien des cellules épithéliales. Les groupes les plus vulnérables à la carence en vitamine A sont constitués des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes et des femmes qui allaitent. L’UNICEF, l’OMS et l’International Vitamin A Consultative Group (IVACG) recommandent à tous les pays qui ont une mortalité infanto-juvénile supérieure à 70 pour mille, la supplémentation systématique en capsules de vitamine A suivant un protocole défini. Aux Comores, la principale stratégie de lutte contre la carence en vitamine A est la supplémentation en capsules de vitamine A. Le tableau 11.7 présente le pourcentage d’enfants âgés de 6-23 mois, vivant avec leur mère, qui ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des dernières 24 heures1. Il présente aussi le pourcentage d’enfants de 6-59 mois qui ont reçu des suppléments de vitamine A (en capsule) au cours des six mois précédant l’interview. Environ sept enfants de 6-23 mois sur dix (71 %) avaient consommé au cours des dernières 24 heures des aliments riches en vitamine A. La consommation de ce type d’aliments augmente avec l’âge de l’enfant ; de 55 % à 6-8 mois, la proportion atteint 79 % à 12-23 mois. On constate en outre que les filles en ont reçu plus que les garçons (76 % contre 67 %) et les enfants non allaités plus que ceux qui sont encore allaités (76 % contre 70 %). Il semble que le niveau d’instruction de la mère influence aussi la consommation par les enfants de ces aliments puisque la proportion de ceux qui en ont consommé varie de 67 % parmi ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction à 78 % parmi ceux dont elle a un niveau secondaire ou plus. De plus, bien que la tendance selon les quintiles ne soit pas régulière, on constate que 1 La liste des aliments considérés comme riches en vitamine A figure en note du tableau 11.7. État nutritionnel des femmes et des enfants • 161 c’est dans les ménages des deux derniers quintiles que la proportion d’enfants qui ont consommé des aliments riches en vitamine A est la plus élevée (78 % dans le quatrième quintile et 75 % dans le plus élevé contre seulement 64 % dans le second quintile). Tableau 11.7 Consommation de micronutriments par les enfants Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments riches en vitamine A et riches en fer durant le jour ou la nuit ayant précédé l’interview; parmi tous les enfants de 6-59 mois pourcentage de ceux à qui on a donné des compléments de vitamine A au cours des six mois ayant précédé l’enquête, pourcentage de ceux à qui on a donné des suppléments de fer au cours des sept derniers jours et pourcentage à qui on a donné des vermifuges au cours des six mois ayant précédé l’enquête; parmi tous les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé, pourcentage de ceux vivant dans un ménage avec du sel iodé selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère : Parmi tous les enfants de 6-59 mois : Parmi les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé pour la présence d’iode Pourcentage qui ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des dernières 24 heures1 Pourcentage qui ont consommé des aliments riches en fer au cours des dernières 24 heures 2 Effectif d’enfants Pourcentage à qui on a donné des suppléments de vitamine A au cours des 6 derniers mois Pourcentage à qui on a donné des suppléments de fer au cours des 7 derniers jours Pourcentage à qui on a donné des vermifuges au cours des 6 derniers mois3 Effectif d’enfants Pourcentage vivant dans un ménage disposant de sel iodé4 Effectif d’enfants Age en mois 6-8 54,8 37,8 179 50,1 17,9 27,7 181 91,3 159 9-11 68,3 52,3 137 60,5 20,6 45,7 141 94,6 125 12-17 75,5 65,6 327 55,1 25,6 55,1 345 94,0 299 18-23 79,2 71,1 256 55,5 25,9 61,1 315 88,9 286 24-35 na na na 47,9 25,0 57,7 593 92,1 519 36-47 na na na 44,5 26,1 62,3 608 93,4 556 48-59 na na na 42,0 24,7 56,8 566 92,9 482 Sexe Masculin 66,7 57,9 465 47,4 25,4 54,8 1 396 92,3 1 232 Féminin 76,3 61,4 435 49,6 24,0 57,2 1 353 92,7 1 193 Allaitement Allaité 69,5 56,6 658 56,4 22,3 48,8 718 92,5 638 Non ‘allaité 75,8 67,1 237 46,4 26,1 59,5 1 924 92,4 1 696 Age de la mère à la naissance 15-19 62,4 55,9 68 54,2 26,2 49,5 134 97,1 114 20-29 70,7 63,3 402 47,6 23,8 53,9 1 199 92,2 1 056 30-39 74,0 57,0 373 49,9 26,5 57,8 1 162 91,8 1 034 40-49 68,6 54,3 57 43,8 19,9 61,2 254 94,6 222 Milieu de résidence Moroni 67,5 61,1 75 50,3 14,8 44,2 197 91,7 181 Autres villes 76,0 62,6 184 48,7 25,7 70,8 556 93,4 494 Ensemble urbain 73,6 62,2 259 49,1 22,8 63,8 753 93,0 676 Rural 70,4 58,5 641 48,3 25,4 53,1 1 996 92,3 1 750 Région/Ile Mwali 73,2 67,8 63 55,5 25,7 51,5 200 97,3 171 Ndzuwani 73,6 60,7 472 41,9 29,6 64,1 1 454 95,2 1 272 Ngazidja 68,0 56,7 365 56,0 17,9 46,1 1 095 88,2 982 Niveau d’instruction de la mère Aucun 66,7 53,6 377 42,3 26,1 55,0 1 282 96,0 1 106 Primaire 70,3 59,2 229 50,2 25,8 53,8 659 89,1 591 Secondaire ou + 78,2 67,6 292 57,3 21,7 59,3 800 89,9 724 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 71,1 58,9 198 42,0 22,9 52,7 670 98,4 579 Second 63,9 55,1 184 48,1 29,4 50,9 583 94,1 494 Moyen 69,5 59,3 204 47,8 24,2 59,7 550 92,2 492 Quatrième 78,3 69,8 163 51,0 23,6 55,9 514 89,4 456 Le plus élevé 75,4 55,5 151 57,0 22,9 63,5 432 85,9 405 Ensemble5 71,3 59,6 900 48,5 24,7 56,0 2 749 92,5 2 426 Note: Les informations sur les suppléments de vitamine A sont basées sur la déclaration de la mère et le carnet de vaccination (quand il est disponible). Les informations sur les suppléments de fer et sur les vermifuges sont basées sur la déclaration de la mère. na = Non applicable 1 Y compris la viande (et les abats), le poisson, la volaille, les œufs, les potirons, les ignames rouges ou jaunes ou les courges, les carottes, les pommes de terre douces rouges, les légumes à feuilles vert foncé, les mangues, les papayes et autres fruits et légumes cultivés localement et riches en vitamine A ainsi que l’huile de palme rouge [si les données sont collectées.] 2 Y compris la viande (abats inclus), le poisson, les volailles et œufs. 3 Les vermifuges pour les parasites intestinaux sont couramment donnés pour traiter les helminthes et les schistosomiases. 4 Sont exclus les enfants vivant dans un ménage dont le sel n’a pas été testé. 5 Y compris 5 enfants de 6-23 mois, 107 enfants de 6-59 mois et 92 enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé pour lesquels l’information sur l’allaitement est manquante. Y compris 1 enfant de 6-23 mois, 8 enfants de 6-59 mois et 5 enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. 162 • État nutritionnel des femmes et des enfants Les résultats selon le milieu de résidence montrent qu’en milieu urbain, la proportion d’enfants qui ont consommé des aliments riches en vitamine A est plus élevée qu’en milieu rural (74 % contre 70 %). En milieu urbain, il faut souligner l’écart entre Moroni où seulement 68 % des enfants ont consommé ce type d’aliments et les autres villes où cette proportion est de 76 %. En outre, parmi les enfants de 6-59 mois, 49 % avaient reçu, au cours des 6 derniers mois, des suppléments de vitamine A. Parmi les enfants de 9-11 mois, cette proportion est nettement plus élevée (61 % contre un minimum de 42 % à 48-59 mois). On remarque aussi que les enfants allaités en ont reçu plus fréquemment que ceux qui ne l’étaient plus (56 % contre 46 %). Le niveau d’instruction de la mère fait aussi apparaître des différences, la proportion d’enfants ayant reçu des suppléments de vitamine A variant de 42 % quand la mère n’a aucun niveau d’instruction à 57 % quand elle a un niveau secondaire ou plus. De même, au cours des six derniers mois, seulement 42 % des enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas ont reçu des suppléments de vitamine A contre 57 % de ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. Les résultats selon les îles font apparaître un écart important entre Mwali et Ngazidja où 56 % des enfants avaient reçu au cours des 6 derniers mois des suppléments de vitamine A et Ndzuwani où cette proportion n’est que de 42 %. 11.4.2 Consommation d’aliments riches en fer et supplémentation en fer De même que la vitamine A, le fer est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme et la carence en fer provoque, entre autre, l’anémie. Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, on a demandé si les plus jeunes enfants de 6-23 mois avaient consommé des aliments riches en fer au cours des dernières 24 heures et si les enfants de 6-59 mois avaient reçu des suppléments de fer au cours des sept jours ayant précédé l’interview. Dans 60 % des cas, les plus jeunes enfants de 6-23 mois avaient consommé des aliments riches en fer au cours des dernières 24 heures. Globalement, on constate les mêmes variations que celles déjà observées pour la consommation d’aliments riches en vitamine A. Un quart des enfants avaient reçu, au cours des 7 derniers jours, des suppléments de fer (25 %). Cette proportion ne présente pas d’écarts très important. On peut néanmoins souligner que ce sont les plus jeunes enfants (18 % à 6-8 mois et 21 % à 9-11 mois), ceux de Moroni (15 %) et ceux de Ngazidja (18 %) qui en ont le moins reçu. 11.4.3 Vermifuges Le tableau 11.7 présente également les proportions d’enfants de 6-59 mois à qui on a donné des vermifuges au cours des 6 derniers mois. L’administration de vermifuges permet de tuer les vers intestinaux présents dans l’organisme ; ces parasites sont sources de malnutrition et peuvent causer de l’anémie. Aux Comores, le déparasitage de masse des enfants de moins de cinq ans se fait pendant les campagnes de vaccination et il est systématique dans les structures sanitaires et durant les consultations privées. Selon les résultats, on constate que 56 % des enfants de 6-59 mois ont reçu des vermifuges au cours des 6 mois ayant précédé l’interview. Les variations selon l’âge sont assez irrégulières mais c’est parmi les plus jeunes enfants de 6-8 mois que la proportion est la plus faible (28 % contre un maximum de 62 % 36- 47 mois). L’administration de vermifuges a davantage concerné les enfants non allaités (26 %), ceux dont la mère avait 40-49 ans à la naissance de l’enfant (61 %), ceux des autres villes (71 %), ceux de Ndzuwani (64 %) et ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (64 %) que les autres enfants. État nutritionnel des femmes et des enfants • 163 Le tableau 11.7 montre également que parmi les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé pour la présence d’iode, 93 % vivaient dans un ménage dont le sel est adéquatement iodé. Cette proportion est élevée dans tous les sous-groupes d’enfants. On peut seulement mentionner qu’elle diminue des ménages les plus pauvres aux plus riches, de 98 % à 86 %. 11.5 PRÉSENCE DE SEL IODÉ DANS LES MÉNAGES Les carences en micronutriments qui constituent encore dans de nombreux pays un problème important de santé publique accroissent les risques de morbidité et de mortalité. Parmi ces carences, celle en iode est à l’origine de troubles importants du développement mental de l’enfant et le crétinisme en est la manifestation la plus grave. Les TDCI augmentent également le risque d’avortements spontanés et de fausses couches, ainsi que le risque de décès des enfants à la naissance. L’OMS recommande l’iodation universelle du sel. De nombreux pays qui connaissent ce problème de santé publique ont mis en place cette stratégie afin de permettre aux populations d’avoir accès à du sel iodé. Au cours de l’enquête, le sel utilisé par les ménages a été testé à l’aide du rapid testing-kit, qui permet de détecter la présence d`iode dans le sel. Les résultats sont présentés au tableau 11.8. Tableau 11.8 Présence de sel iodé dans le ménage Parmi tous les ménages, pourcentage dont le sel a été testé pour la présence d’iode et pourcentage ne disposant pas de sel; parmi les ménages dont le sel a été testé, pourcentage de ceux dont le sel était iodé selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les ménages, pourcentage : Parmi les ménages dont le sel a été testé : Dont le sel a été testé Ne disposant pas de sel Effectif de ménages Pourcentage disposant de sel iodé Effectif de ménages Milieu de résidence Moroni 86,7 13,3 483 91,9 419 Autres villes 90,2 9,8 1 010 89,6 911 Ensemble urbain 89,1 10,9 1 492 90,3 1 330 Rural 86,1 13,9 2 990 91,4 2 573 Région/Ile Mwali 87,7 12,3 272 97,8 238 Ndzuwani 88,7 11,3 2 173 92,0 1 927 Ngazidja 85,2 14,8 2 037 89,0 1 736 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 86,3 13,7 887 97,0 765 Second 81,9 18,1 893 93,6 732 Moyen 87,1 12,9 915 89,3 797 Quatrième 87,3 12,7 884 88,9 771 Le plus élevé 92,7 7,3 903 86,9 837 Ensemble 87,1 12,9 4 482 91,0 3 902 Il ressort du tableau 11.8 que, parmi les ménages dont le sel a été testé, 91 % utilisaient du sel iodé. Cette proportion ne varie que très peu et la disponibilité de sel iodé est assez homogène. On peut seulement souligner que le pourcentage de ménages disposant de sel iodé diminue des ménages du quintile le plus bas au plus élevé, passant de 97 % à 87 %. 164 • État nutritionnel des femmes et des enfants 11.6 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES FEMMES DE 15-49 ANS 11.6.1 État nutritionnel des femmes de 15-49 ans L’état nutritionnel des femmes de 15-49 ans a été évalué à partir de deux indices anthropométriques, la taille et l’Indice de Masse Corporelle (IMC). Bien que la taille puisse varier dans les populations à cause de facteurs génétiques, elle est néanmoins un indicateur indirect du statut socioéconomique de la mère dans la mesure où une petite taille peut résulter d’une malnutrition chronique durant l’enfance. En outre, d’un point de vue anatomique, la taille des mères étant associée à la largeur du bassin, les femmes de petite taille sont plus susceptibles que les autres d’avoir des complications pendant la grossesse et surtout pendant l’accouchement. Elles sont aussi plus susceptibles que les autres de concevoir des enfants de faible poids. Bien que la taille critique en deçà de laquelle une femme peut être considérée à risque varie selon les populations, on admet généralement que cette taille se situe entre 140 et 150 centimètres. Une taille inférieure à 145 centimètres est considérée comme un facteur de risque obstétrical (WFPHA, 1983). Par ailleurs, le faible poids d’une femme avant une grossesse est un facteur de risque important pour le déroulement et l’issue de la grossesse. Au cours de l’enquête, les femmes de 15-49 ans ont donc été pesées et mesurées. Ces mesures du poids et de la taille ont permis de déterminer l’IMC, lequel est calculé en divisant le poids (en kilos) par le carré de la taille en mètres (kg/m2). Pour indiquer une déficience énergétique chronique, on utilise généralement comme seuil la valeur de 18,5. À l’opposé, pour indiquer un surpoids, le seuil retenu est de 25 ou plus. Précisons que les femmes enceintes et celles qui ont eu une naissance dans les deux mois qui ont précédé l’enquête sont exclues du calcul de l’indice. Les résultats sont présentés au tableau 11.9. Tableau 11.9 État nutritionnel des femmes Parmi les femmes de 15-49 ans, pourcentage ayant une taille inférieure à 145 cm, un Indice de Masse Corporelle (IMC) moyen et pourcentages ayant des niveaux spécifiques d’IMC selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Taille Indice de Masse Corporelle1 Pour- centage en dessous de 145 cm Effectif de femmes Indice de Masse Corporelle moyen (IMC) 18,5-24,9 (Total normal) <18,5 (Total maigre) 17,0-18,4 (Maigreur légère) <17 (Maigreur modérée et sévère) ≥25,0 (Total en surpoids ou obèse) 25,0-29,9 (Surpoids) ≥30,0 (Obèse) Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 3,0 1 254 21,7 73,3 13,0 9,6 3,4 13,8 11,8 2,0 1 208 20-29 2,7 1 834 24,0 59,3 6,5 4,6 2,0 34,1 24,7 9,5 1 603 30-39 2,2 1 338 25,9 45,3 3,0 1,5 1,5 51,7 32,4 19,3 1 217 40-49 2,3 726 26,1 41,8 4,9 3,4 1,5 53,2 32,4 20,8 709 Milieu de résidence Moroni 1,2 518 24,6 54,4 5,9 3,0 2,9 39,7 28,8 10,9 479 Autres villes 1,9 1 203 25,2 49,6 6,0 4,4 1,6 44,4 27,4 17,0 1 141 Ensemble urbain 1,7 1 721 25,0 51,0 6,0 4,0 2,0 43,0 27,8 15,2 1 620 Rural 3,0 3 431 23,8 59,6 7,6 5,4 2,2 32,8 22,9 10,0 3 117 Région/Ile Mwali 2,5 316 25,2 49,6 7,8 6,0 1,8 42,7 24,0 18,6 288 Ndzuwani 3,7 2 331 24,3 56,9 7,1 5,2 1,9 36,0 23,1 12,9 2 132 Ngazidja 1,6 2 506 24,1 57,3 6,9 4,5 2,4 35,8 26,0 9,8 2 316 Niveau d’instruction Aucun 3,5 1 607 24,9 53,2 4,6 3,0 1,7 42,1 26,3 15,8 1 452 Primaire 2,6 1 005 24,6 53,9 6,4 4,7 1,7 39,7 27,5 12,2 880 Secondaire ou + 1,9 2 526 23,7 59,7 8,8 6,2 2,6 31,6 22,4 9,2 2 390 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,0 835 23,5 65,5 6,7 4,2 2,5 27,8 17,8 10,1 754 Second 2,7 1 035 23,6 58,6 9,6 7,0 2,6 31,9 22,4 9,5 934 Moyen 3,2 1 067 24,4 55,6 6,7 4,1 2,6 37,8 23,7 14,1 977 Quatrième 1,4 1 079 24,4 56,8 5,4 3,9 1,5 37,8 26,8 11,0 1 007 Le plus élevé 1,3 1 136 24,8 49,6 6,9 5,2 1,7 43,5 29,9 13,6 1 065 Ensemble2 2,6 5 152 24,2 56,6 7,0 4,9 2,1 36,3 24,6 11,8 4 737 Note: L’Indice de masse Corporelle (IMC) est le ratio du poids en kilogrammes par rapport au carré de la taille en mètres (kg/m2). 1 Sont exclues les femmes enceintes et les femmes ayant eu une naissance dans les deux mois précédents. 2 Y compris 15 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. État nutritionnel des femmes et des enfants • 165 On constate qu’environ 3 % des femmes de 15-49 ans ont une taille inférieure à 145 centimètres, considérée ici comme seuil critique. Cette proportion est peu plus élevée chez les jeunes femmes de 15-19 ans (3 %), les mères qui n’ont aucun niveau d’instruction (4 %) et celles vivant dans un ménage du quintile le plus bas (5 %). Le tableau présente aussi l’IMC moyen des femmes. Celui-ci est estimé à 24,2 kg/m2 et il varie d’un minimum de 21,7 kg/m2 chez les jeunes femmes de 15-19 ans à un maximum de 26,1 kg/m2 parmi celles de 40-49 ans. Plus de la moitié des femmes (57 %) ont un IMC normal, compris entre 18,5 kg/m2et 24,9 kg/m2. Par contre, 7 % des femmes ont un IMC inférieur à 18,5 kg/m2, ce qui dénote un état de déficience énergétique chronique : 5 % présentent une maigreur légère et 2 % une maigreur modérée ou sévère. La proportion de femmes qui se situent en deçà du seuil critique de 18,5 kg/m2 varie de façon importante selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Ce sont les femmes âgées de 15-19 ans (13 %), celles qui ont un niveau d’instruction secondaire (9 %) et celles qui vivent dans un ménage classé dans le second quintile (10 %) qui présentent le plus fréquemment un état de déficience énergétique chronique. Dans les régions, on ne note pas d’écarts importants. Le déficit énergétique est une cause de morbidité et de mortalité dans la population en général et chez les femmes en particulier, mais le surpoids ou l’obésité peuvent être la cause de nombreuses maladies telles que l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires et le diabète. Il ressort du tableau 11.9 que 36 % des femmes ont un IMC supérieur ou égal à 25,0 kg/m2 et présentent donc une surcharge pondérale : 25 % sont considérées comme étant en surpoids (IMC de 25,0-29,9 kg/m2) et 12 % sont obèses (IMC de 30,0 kg/m2 ou plus). La proportion de femmes en surpoids ou obèses varie également selon les caractéristiques sociodémographiques. En effet, c’est chez les femmes âgées de 40 ans ou plus (53 %), en milieu urbain (43 %), dans la région de Mwali (43 %) qu’elle est la plus élevée .La proportion de femmes en situation de surpoids ou obèses augmente avec le niveau de bien-être économique du ménage (de 28 % dans les ménages du quintile le plus bas à 44 % dans ceux du quintile le plus élevé). 11.6.2 Consommation de micronutriments par les mères Les carences en vitamines et en minéraux peuvent être à l’origine de certaines maladies. Par exemple, la carence en vitamine A peut entraîner la cécité crépusculaire, celle en iode entraîne le goitre et le crétinisme, et un apport insuffisant en fer est à l’origine de l’anémie. Ces carences ont aussi des conséquences moins visibles, telles que l’affaiblissement du système immunitaire. Le premier indicateur présenté dans le tableau 11.10 est le pourcentage de femmes qui ont reçu une dose de vitamine A post-partum. Dans 32 % des cas, les femmes ont reçu une dose de vitamine A dans les deux mois qui ont suivi la naissance de leur dernier-né. Cette proportion varie selon toutes les caractéristiques sociodémographiques. En fonction de l’âge, on remarque que c’est dans le groupe d’âges 40-49 ans que la proportion est la plus élevée (39 %) et à 30-39 ans qu’elle est la plus faible (29 %). Les résultats selon le niveau d’instruction font aussi apparaître des disparités : de 28 % parmi les femmes de niveau primaire à 32 % parmi celles sans instruction et à 36 % parmi les plus instruites. De même, dans les quintiles de bien- être économique, la proportion passe d’un minimum de 29 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le second quintile à 36 % dans les ménages des deux derniers quintiles. On observe des disparités selon le milieu et la région de résidence. En milieu rural, seulement 29 % des femmes ont reçu une dose de vitamine A post-partum contre 40 % en milieu urbain où l’on note un écart entre Moroni et les autres villes (35 % contre 42 %). Dans les îles, on note un faible pourcentage à Ngazidja (25 % contre 37 % dans les deux autres). 166 • État nutritionnel des femmes et des enfants Tableau 11.10 Consommation de micronutriments par les mères Parmi les mères de 15-49 ans ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, pourcentage ayant reçu une dose de vitamine A dans les deux premiers mois qui ont suivi la naissance du dernier enfant; parmi les mères de 15-49 ans, pourcentage qui, durant la grossesse du derniers enfant né au cours des 5 années ayant précédé l’enquête, ont pris des suppléments de fer sous forme de comprimés ou de sirop pendant un nombre déterminé de jours et pourcentage ayant pris des vermifuges; parmi les mères de 15-49 ans ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et qui vivent dans un ménage dont le sel a été testé pour la présence d’iode, pourcentage vivant dans un ménage disposant de, sel iodé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pour- centage ayant reçu une dose de vitamine A post-partum1 Nombre de jours pendant lesquels les femmes ont pris du fer en comprimés ou sirop, durant la grossesse du dernier-né Pour- centage de femmes ayant pris des vermifuges durant la grossesse du dernier-né Effectif de femmes Parmi les femmes ayant eu un enfant au cours des 5 années ayant précédé l’enquête et qui vivent dans un ménage dont le sel a été testé pour l’iode : Pour- centage vivant dans un ménage avec du sel iodé2 Effectif de femmesAucun <60 60-89 90+ NSP/ manquant Total Groupe d’âges 15-19 30,9 23,9 31,6 5,4 5,0 34,0 100,0 47,2 136 97,0 116 20-29 33,8 20,6 33,1 5,6 12,7 28,1 100,0 63,0 875 92,2 770 30-39 29,0 17,2 35,2 4,1 13,2 30,2 100,0 64,9 836 91,9 744 40-49 38,8 21,3 31,3 3,5 14,3 29,6 100,0 60,2 218 94,4 193 Milieu de résidence Moroni 35,3 9,7 46,9 6,0 14,5 23,0 100,0 58,5 162 91,7 148 Autres villes 41,7 19,0 22,5 7,5 15,9 35,2 100,0 67,6 436 93,1 385 Ensemble urbain 39,9 16,4 29,1 7,1 15,5 31,9 100,0 65,1 598 92,8 533 Rural 29,1 20,8 35,6 3,8 11,4 28,5 100,0 61,3 1 466 92,6 1 290 Région/Ile Mwali 37,1 18,2 28,3 11,6 20,6 21,3 100,0 42,2 149 97,9 128 Ndzuwani 37,1 24,2 34,2 5,4 8,6 27,6 100,0 71,8 1 057 94,9 933 Ngazidja 25,3 14,0 34,0 2,8 16,0 33,2 100,0 54,4 859 88,9 762 Niveau d’instruction Aucun 32,3 25,7 33,8 4,8 9,9 25,7 100,0 62,2 896 95,8 779 Primaire 27,8 16,5 36,0 4,2 10,2 33,0 100,0 59,6 514 88,7 458 Secondaire ou + 35,7 13,5 31,4 5,2 18,2 31,7 100,0 65,0 647 91,4 581 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 30,4 26,7 36,2 4,9 7,7 24,5 100,0 62,0 457 98,5 399 Second 28,7 26,1 38,8 3,7 7,3 24,1 100,0 54,6 431 93,4 362 Moyen 31,3 14,6 34,4 4,3 13,6 33,0 100,0 61,1 431 92,1 386 Quatrième 35,6 12,9 32,6 5,1 14,4 35,0 100,0 65,6 397 89,4 350 Le plus élevé 36,1 15,5 24,4 6,0 22,0 32,1 100,0 70,7 349 88,5 326 Ensemble3 32,2 19,5 33,7 4,8 12,6 29,5 100,0 62,4 2 064 92,6 1 823 1 Dans les 2 premiers mois après l’accouchement de la dernière naissance. 2 Non compris les femmes des ménages dans lesquels le sel n’a pas été testé pour la présence d’iode. 3 Y compris 7 femmes de 15-49 ans ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et 5 femmes ayant eu un enfant au cours des 5 années ayant précédé l’enquête et qui vivent dans un ménage dont le sel a été testé pour l’iode, pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Le deuxième indicateur est le pourcentage de femmes enceintes qui ont reçu des suppléments de fer. Dans 20 % des cas, les femmes n’ont pas pris de fer au cours de leur dernière grossesse. Environ un tiers (34 %) en ont pris pendant moins de 60 jours, 5 % pendant 60-89 jours et 13 % pendant 90 jours ou plus. La proportion de femmes qui ont pris du fer pendant au moins 90 jours est particulièrement faible parmi celles de 15-19 ans (5 %), à Ndzuwani (9 %) quand les femmes n’ont pas de niveau d’instruction (10 %) et quand leur ménage est classé dans les deux premiers quintiles (8 % pour le plus bas et 7 % pour le second). À l’opposé, 21 % des femmes de Moroni et 22 % de celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé ont pris du fer pendant, au moins, 3 mois. État nutritionnel des femmes et des enfants • 167 11.6.3 Vermifuges pendant la grossesse L’administration de médicaments contre les vers intestinaux pendant la grossesse présente de nombreux bénéfices pour l’issue de la grossesse et la survie de l’enfant. L’administration de vermifuges aux femmes pendant qu’elles sont enceintes demeure une des stratégies les plus efficaces pour prévenir la carence en fer et d’autres problèmes liés à l’accouchement. Environ six femmes sur dix (62 %) ont pris, au cours de la grossesse de leur dernière naissance, des vermifuges. Cette proportion tend globalement à augmenter avec l’âge, de 47 % à 15-19 ans à au moins 60 % parmi celles de 20-49 ans. Elle est plus élevée dans les autres villes et à Ndzuwani qu’ailleurs (respectivement 68 % et 72 %). Elle est légèrement plus élevée parmi les femmes ayant un niveau secondaire ou plus que chez les autres (65 % contre 60 % pour le niveau primaire et 62 % parmi celles sans instruction). Les résultats selon le niveau de bien-être montrent que la proportion de femmes ayant pris des vermifuges tend globalement à augmenter, des ménages du second quintile à ceux du quintile le plus élevé, variant de 55 % à 71 %. Le dernier indicateur présenté au tableau 11.10 est le pourcentage de femmes qui vivent dans un ménage disposant de sel iodé. La quasi-totalité des femmes (93 %) ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et dont le sel du ménage a été testé vivent dans un ménage qui dispose de sel iodé. Cette proportion est très élevée dans tous les sous-groupes de femmes. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 169 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS 12 e chapitre est consacré à l’examen des résultats concernant les niveaux, les tendances et les variations de la mortalité infantile et juvénile. Les niveaux, tendances et caractéristiques de la mortalité des enfants sont fonction des conditions sanitaires, environnementales, socio-économiques et culturelles qui prévalent dans une population et dans ses diverses couches sociales. C’est pourquoi, le niveau de mortalité des enfants est souvent considéré comme un des meilleurs indicateurs du niveau de développement d’un pays. La connaissance de la mortalité des enfants est donc indispensable, non seulement aux spécialistes des questions de population, mais aussi aux responsables des programmes de santé et de développement socio-économique. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’un des principaux objectifs de l’EDSC-MICS II : collecter des informations sur la mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques et démographiques de la mère. 12.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES 12.1.1 Méthodologie Les indicateurs de mortalité présentés dans ce chapitre sont calculés à partir d’informations sur l’historique des naissances recueillies dans le questionnaire femme. L’enquêtrice devait enregistrer toutes les naissances de la femme, en précisant le sexe, la date de naissance, l’âge et l’état de survie ainsi que l’âge au décès pour les enfants décédés (au jour près pour les décès de moins d’un mois, au mois près pour ceux de moins de deux ans, et en années pour les décès survenus à deux ans ou plus). Ces informations ont permis de calculer les différents quotients de mortalité des enfants : • quotient de mortalité néonatale (NN) : probabilité de décéder avant d’atteindre un mois ; • quotient de mortalité post-néonatale (PNN) : probabilité de décéder après la période néonatale, mais avant le premier anniversaire ; • quotient de mortalité infantile (1q0) : probabilité de décéder avant le premier anniversaire ; • quotient de mortalité juvénile (4q1) : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire ; et • quotient de mortalité infanto-juvénile (5q0) : probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire. C Principaux résultats • Globalement, le risque de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire est de 50 ‰. En d’autres termes, près de cinq enfants nés vivants sur cent meurent avant l’âge de cinq ans. • Entre 1984 et 2010, la mortalité infanto-juvénile aurait baissé, passant de 143 ‰ à 50 ‰, soit une baisse de 65 %. Ce résultat est consécutif à la baisse conjuguée de la mortalité néonatale, post-néonatale et de la mortalité juvénile. • C’est en milieu rural que les risques décéder des enfants de moins de 5 ans sont les plus élevés (58 ‰) 170 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Pour le calcul de ces quotients, l’EDSC-MICS II a utilisé la méthode directe d’estimation, basée sur la durée réellement vécue par les enfants dans la période considérée. 12.1.2 Évaluation de la qualité des données L’estimation de la mortalité à partir de l’historique des naissances présente, à la fois, des limites d’ordre méthodologique et des risques d’erreurs d’enregistrement. En premier lieu, dans ce type d’approche rétrospective, on collecte des informations sur le passé (ici, la mortalité des enfants) auprès de personnes vivantes au moment de l’enquête (ici, les femmes de 15-49 ans). On adopte généralement l’hypothèse selon laquelle la mortalité des mères n’a aucun lien avec celle de leurs enfants, hypothèse qui n’est pas toujours vérifiée surtout lorsque les enfants sont nés de femmes mortes en couches ou des suites de l’accouchement. Dans ce type d’enquêtes, on n’a donc aucune information sur la survie ou le décès d’enfants dont la mère n’est pas actuellement en vie : dans le cas où ces enfants, « orphelins de mère », seraient en nombre important1 et où leur mortalité serait différente des enfants dont la mère survit (ce qui est certainement le cas), les niveaux de mortalité s’en trouveraient affectés. En outre, en limitant la collecte des données aux seules femmes de 15-49 ans, les informations découlant de l’historique des naissances ne sont pas complètement représentatives des différents intervalles de la période passée. Si, pour les cinq années précédant l’enquête, la presque totalité des naissances (et de la mortalité infanto-juvénile qui peut s’ensuivre) sont issues de femmes de 15-49 ans à l’enquête, il n’en est pas de même pour les intervalles plus anciens : pour la période 10-14 ans avant l’enquête, par exemple, nous ne disposons d’aucune information sur les naissances issues de femmes âgées de 40-49 ans à cette époque. Du point de vue de la collecte proprement dite, la validité des données peut être affectée par : (1) le sous-enregistrement des événements, causé en particulier par l’omission d’enfants qui meurent très jeunes, quelques heures ou jours après la naissance, qui peut induire une sous-estimation de la mortalité ; en outre, si ce sous-enregistrement était d’autant plus important que la période de référence est éloignée de la date de l’enquête, les tendances observées des niveaux de mortalité s’en trouveraient affectées. Une technique d’évaluation succincte du sous-enregistrement des décès des très jeunes enfants consiste à calculer la proportion d’enfants décédés entre 0 et 6 jours par rapport aux décès survenus au cours du premier mois. Comme, généralement, la mortalité diminue rapidement au cours de l’enfance, on s’attend à ce que cette proportion augmente avec une diminution de la mortalité d’ensemble des enfants et une proportion inférieure à 60 % indiquerait un sous-enregistrement important des décès précoces. Dans le cas de l’EDSC- MICS II, les proportions varient entre 85 %, pour la période récente (0-4 ans avant l’enquête), 78 % (5-9 ans avant l’enquête), 85 % (10-14 ans avant l’enquête) et 87 % (15-19 ans avant l’enquête). Ces résultats semblent indiquer qu’il n’y a pas eu de sous-enregistrement important des décès précoces. Une faible proportion de mortalité néonatale par rapport à la mortalité infantile est également utilisée pour estimer l’importance de la sous-déclaration des décès de jeunes enfants. On constate au tableau C.6 que, dans les quatre périodes quinquennales considérées, ces proportions varient de 65 % à 71 %. Dans l’ensemble, les tableaux C.5 et C.6 ne mettent pas en évidence de sous-enregistrement important des décès précoces. (2) les déplacements différentiels de dates de naissance des enfants, selon qu’ils sont vivants ou décédés. Ces déplacements qui n’affectent pas les niveaux de mortalité de l’ensemble de la période rétrospective considérée, peuvent entraîner une sous-estimation de la mortalité d’un intervalle (par exemple, 0-4 ans avant l’enquête), et par conséquent une surestimation de la mortalité de l’intervalle précédant (par exemple, 5-9 ans avant l’enquête). À l’Annexe C, le tableau C.4 fournit la distribution des naissances, selon leur état de survie, par année de naissance. Le « rapport de naissances annuelles » semble indiquer un déficit de naissances en 2008 et en 2007 (respectivement rapport 97 < 100 et rapport 92 < 100) et surtout en 2010 (rapport 90 < 100). Ce 1 Selon les résultats de l’enquête ménage, 1,7 % des enfants de moins de 18 ans survivants et identifiés dans les ménages étaient orphelins de mère (voir chapitre 15 – Situation des enfants). Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 171 tableau semble également indiquer un surplus des naissances en 2006 (rapport 108 > 100) et surtout 2009 (rapport 111 > 100). Cependant, les niveaux de mortalité étant calculés par période quinquennale, soit 2008- 2012 pour la période récente, et 2003-2007 pour la période précédente, ils ne devraient pas être affectés de façon significative par ces transferts, qui se produisent dans leur majorité à l’intérieur de l’intervalle de référence. (3) l’imprécision des déclarations d’âge au décès, résultant, en particulier, de l’attraction de 12 mois comme âge au décès, en transformant une partie des décès de jeunes enfants (moins de 12 mois) en décès d’enfants plus âgés (12 à 59 mois), peut engendrer une sous-estimation de la mortalité infantile et une surestimation de la mortalité juvénile, la mortalité globale des moins de cinq ans n’étant pas affectée. À l’Annexe C, les tableaux C.5 et C.6 fournissent la distribution des décès par âge au décès (jours et mois). On constate que, pour l’ensemble de la période 0-19 ans avant l’enquête, il y aurait eu légèrement moins d’enfants morts à 12 mois (10 décès) qu’aux âges 9, 10 et 11 mois (14 décès) : l’attraction pour l’âge au décès 12 mois est donc trop négligeable pour affecter réellement les niveaux de mortalité infantile et de mortalité juvénile. Par rapport à ces problèmes de collecte, Sullivan et al. (1990) ont montré que les limites méthodologiques inhérentes à l’historique des naissances et les risques d’erreurs ou d’imprécisions de collecte n’induisent, en général, qu’une très faible marge d’erreur dans les mesures des événements récents. On n’a donc procédé à aucun ajustement des données. 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES Le tableau 12.1 présente les différents quotients de mortalité (néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile) pour la période allant de 1998 à 2012 selon trois périodes quinquennales. Durant la période la plus récente (0-4 ans avant l’enquête), le risque de mortalité néonatale est évalué à 24 décès pour 1000 naissances vivantes, tandis que celui de la mortalité post-néonatale se situe à 12 ‰. Le risque de décéder entre la naissance et le premier anniversaire est évalué à 36 ‰ et celui de la mortalité juvénile s’établit à 15 ‰. Globalement, le risque de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire est de 50 ‰. En d’autres termes, aux Comores, près de cinq enfants nés vivants sur cent meurent avant l’âge de cinq ans. Tableau 12.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de 5 ans Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile par période de 5 ans ayant précédé l’enquête, Comores 2012 Nombre d’années ayant précédé l’enquête Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) 0-4 24 12 36 15 50 5-9 27 14 41 8 49 10-14 30 13 43 10 53 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. 172 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Selon l’OMS, « Environ 43 % des décès d’enfants de moins de cinq ans surviennent pendant la période néonatale ». Aux Comores, pour la période la plus récente 2008-2012, la mortalité néonatale (24 ‰) représente 48 % de la mortalité des moins de cinq ans (50 ‰). Pour la période 1998-2002, la mortalité néonatale est estimée à 30 ‰ et représente 57 % de la mortalité des moins de cinq ans (53 ‰). Quelle que soit la période quinquennale considérée, le risque de mourir durant le premier mois est supérieur à celui de mourir entre le premier et le douzième mois et le quotient de mortalité infantile est nettement supérieur au quotient de mortalité juvénile. La structure par âge de la mortalité des enfants semble suivre le schéma classique des tables types de mortalité. Le graphique 12.1 permet de retracer l’évolution de la mortalité infanto-juvénile à partir des résultats de l’EDSC I et de l’EDSC-MICS II. Selon l’EDSC I de 1996, 10-14 ans avant l’enquête, période centrée autour de l’année 1984, le quotient de mortalité infanto-juvénile s’élevait à 143 ‰. En 2012, le quotient de mortalité infanto-juvénile pour la période la plus récente (0-4 ans avant l’enquête, période centrée autour de l’année 2010), s’élève à 50 ‰. Ainsi, entre 1984 et 2010, la mortalité infanto-juvénile aurait baissé d’environ 65 %. Cette baisse est consécutive à celle conjuguée de la mortalité néonatale, post-néonatale et de la mortalité juvénile. En effet, durant cette période, le quotient de mortalité post-néonatale est passé de 42 ‰ à 12 ‰, soit une baisse de 71 %. La mortalité juvénile est passée 41 ‰ à 15 ‰, soit une baisse de 63 %. Quant à la mortalité néonatale, elle est passée de 64 ‰ à 24 ‰, soit une baisse de 63 %. Si on considère seulement les tendances de la mortalité selon les données rétrospectives de l’EDSC- MICS II, il semblerait que la mortalité infantile n’ait pas changé au cours des 15 dernières années et que la mortalité juvénile et infanto-juvénile aurait même augmenté. Bien que l’évaluation de la qualité des données n’ait pas permis de déceler de sous-enregistrements évidents des décès, il est probable que les résultats de l’EDSC-MICS II ne rendent pas compte correctement des tendances de la mortalité du fait d’une sous- déclaration probable des décès d’autant plus importante que l’on recule dans le temps. Pour cette raison il est préférable de se limiter aux périodes les plus récentes et, comme on l’a fait ci-dessus, de comparer les résultats de l’EDSC I à ceux de la période la plus récente de l’EDSC-MICS II. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 173 Graphique 12.1 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile 106 90 77 43 41 36 0 20 40 60 80 100 120 Décès pour mille Année centrale des estimations Mortalité infantile 41 35 29 10 8 15 0 20 40 60 Décès pour mille Année centrale des estimations Mortalité juvénile 143 122 104 53 49 50 20 40 60 80 100 120 140 160 Décès pour mille Année centrale des estimations EDSC I 1996 EDSC-MICS II 2012 Mortalité infanto-juvénile 174 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES À HAUTS RISQUES Le tableau 12.2 présente les différents quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère pour la période des dix années précédant l’enquête (2003- 2012). La référence à une période de dix ans est utilisée ici pour pouvoir disposer, pour chaque sous-groupe de population, d’un nombre de cas suffisamment important pour permettre le calcul des différentes probabilités. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, à savoir que les niveaux de mortalité semblent sous-estimés pour les périodes 5-9 et 10-14 ans avant l’enquête, il convient d’être très prudent en interprétant la mortalité différentielle. En effet, les niveaux de mortalité selon les différentes caractéristiques étant calculés sur une période de 10 ans, ils englobent la mortalité « sous-estimée » de la période 5-9 ans avant l’enquête et sont donc eux-mêmes certainement sous-estimés, mais dans une moindre mesure. Le graphique 12.2 illustre les niveaux de mortalité infanto-juvénile selon le milieu et la région de résidence. Tableau 12.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio- économiques Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période des 10 années ayant précédé l’enquête, selon certaines caractéristiques socio- économiques, Comores 2012 Caractéristique socio- économique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) Milieu de résidence Moroni 20 5 25 9 34 Autres villes 15 4 19 6 25 Ensemble urbain 16 5 21 7 28 Rural 29 16 45 14 58 Région/Ile Mwali 20 12 32 9 41 Ndzuwani 18 16 34 12 45 Ngazidja 37 9 46 12 57 Niveau d’instruction de la mère Aucun 21 15 36 15 50 Primaire 34 15 49 13 62 Secondaire ou + 27 6 33 3 35 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 19 18 37 16 52 Second 25 17 43 11 54 Moyen 33 9 42 9 50 Quatrième 28 7 35 15 49 Le plus élevé 23 11 34 6 40 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 175 Graphique 12.2 Mortalité des enfants de moins de cinq ans selon l’EDSC I 1996 et l’EDSC-MICS II 2012 Les risques de décéder avant l’âge de 5 ans présentent des écarts importants selon le milieu de résidence. C’est en milieu rural que les risques décéder des enfants de moins de 5 ans sont les plus élevés et cela quelle que soit la composante de la mortalité. En effet, les enfants du milieu rural courent un risque de décéder avant d’atteindre leur premier anniversaire plus élevé de 53 % par rapport à ceux du milieu urbain. Entre un an exact et le cinquième anniversaire, ce risque est de 50 % plus élevé et globalement entre la naissance et le cinquième anniversaire, le risque de décéder d’un enfant du milieu rural par rapport à celui du milieu urbain est supérieur de 52 %. Si l’on ne considère que le milieu urbain, on constate que c’est dans les autres villes, et non dans la capitale, que les niveaux de mortalité sont les plus faibles. Des progrès sérieux ont été accomplis en milieu urbain, où le niveau de mortalité infanto-juvénile atteint 28 ‰. Avec un quotient de mortalité deux fois plus élevé qu’en milieu urbain, la mortalité du milieu rural reste encore très élevée (58 ‰). L’examen des quotients de mortalité par île montre que Ngazidja (57 ‰) a le plus fort quotient de mortalité infanto-juvénile. Dans cette île, près de six enfants nés vivants sur cent meurent avant d’avoir cinq ans. Le risque de décéder avant l’âge de cinq ans y est sensiblement le même que celui observé en milieu rural (57 ‰ et 58 ‰). Par ailleurs, les îles Ndzuwani (45 ‰) et Mwali (41 ‰) ont des quotients de mortalité infanto-juvénile plus faibles que le niveau moyen en milieu rural. Au niveau de la mortalité infantile, par rapport aux autres îles, c’est Ngazidja qui enregistre le niveau le plus élevé (46 ‰), niveau quasiment identique à celui du milieu rural (45 ‰). En ce qui concerne l’instruction, on constate comme on pouvait s’y attendre, que dans l’ensemble, les quotients de mortalité des enfants de moins de cinq ans baissent à mesure que le niveau d’instruction de la mère augmente, en particulier pour la mortalité juvénile et post-néonatale. En effet, les enfants des femmes les plus instruites ont un quotient de mortalité juvénile cinq fois plus faible que celui des enfants des femmes sans instruction (3 ‰ contre 15 ‰). De même, le quotient de mortalité post-néonatale est près de deux fois plus faible que celui des enfants des autres femmes (6 ‰ contre 15 ‰).On remarque que quand la mère a un niveau primaire, le risque de décéder des enfants est, à certains âges, plus élevé que celui des enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction. 57 45 58 28 25 34 103 116 123 81 Ngazidia Ndzouani Mwali ÎLES Rural Ensemble urbain Autres villes Moroni RÉSIDENCE Décès pour 1 000 naissances EDSC I 1996 EDSC-MICS II 2012 Note : mortalité pour les 10 ans avant l'enquête EDSC-MICS II 2012 176 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Les résultats selon le statut socio-économique du ménage font aussi apparaître des différentiels de mortalité, le quotient de mortalité infanto-juvénile diminuant légèrement avec l’amélioration du niveau de bien-être du ménage. Le tableau 12.3 présente les quotients de mortalité pour la période de dix ans précédant l’enquête selon certaines caractéristiques biologiques des mères et des enfants. Tableau 12.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période des 10 années ayant précédé l’enquête, selon certaines caractéristiques démographiques de la mère et des enfants, Comores 2012 Caractéristique démographique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) Sexe de l’enfant Masculin 28 12 39 9 48 Féminin 23 14 37 15 52 Age de la mère à la naissance de l’enfant <20 27 8 35 15 50 20-29 25 15 40 8 48 30-39 24 10 34 15 48 40-49 48 35 83 32 113 Rang de naissance 1 32 11 43 13 56 2-3 16 9 24 5 29 4-6 24 13 36 13 49 7+ 43 29 72 26 96 Intervalle avec la naissance précédente2 <2 années 27 19 46 12 57 2 années 22 16 37 11 48 3 années 21 5 26 13 39 4 années+ 19 7 26 11 37 Taille à la naissance3 Petit/très petit 41 16 58 na na Moyen ou gros 12 11 23 na na NSP/Manquant 92 23 115 na na na = Non applicable. 1 Calculé par différence entre les quotients de mortalité infantile et néonatale. 2 Non compris les naissances de rang 1. 3 Quotients pour la période des cinq années avant l’enquête. Les résultats selon le sexe de l’enfant montrent que les quotients de mortalité infanto-juvénile est légèrement supérieur chez les filles par rapport aux garçons (52 ‰ contre 48 ‰). C’est entre le premier anniversaire et le cinquième que l’écart est le plus important (15 ‰ contre 9 ‰). Trois caractéristiques décrivant les niveaux de mortalité et présentées au tableau 12.3 et au graphique 12.3 concernent le comportement procréateur, à savoir l’âge de la mère à la naissance de l’enfant, le rang de naissance et l’intervalle avec la naissance précédente. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 177 Graphique 12.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances S’agissant de l’âge de la mère à la naissance de l’enfant, on constate que c’est quand la mère avait 40-49 ans à la naissance de l’enfant que les niveaux de mortalité sont les plus élevés, et cela quelle que soit la composante de la mortalité. En particulier, le risque de mortalité pendant la période post-néonatale des enfants dont la mère était âgée de 40-49 ans à leur naissance est plus de trois fois plus élevé par rapport à celui des enfants dont la mère avait 30-39 ans (35 ‰ contre 10 ‰). Les écarts au niveau de la mortalité juvénile sont du même ordre (32 ‰ contre 15 ‰). Les résultats selon le rang de naissance montrent que, quelle que soit la composante de la mortalité, les quotients sont plus élevés pour les enfants de rang 1 et pour ceux de rangs élevés. Les rangs intermédiaires se caractérisent par des niveaux plus faibles. Les enfants nés moins de deux ans après la naissance précédente courent des risques de décéder beaucoup plus élevés que les autres, cela quelle que soit la composante de la mortalité. Pour la mortalité infanto-juvénile, les quotients de mortalité baissent de façon régulière en fonction de l’intervalle intergénésique. Cette tendance s’observe, en particulier, au niveau de la mortalité infantile. Globalement, la mortalité infanto-juvénile est plus élevée d’au moins 35 % lorsque les naissances ont lieu moins de 24 mois après la naissance précédente (57 ‰) par rapport aux naissances dont les intervalles sont d’au moins 48 mois (37 ‰). On relève enfin que les bébés petits ou très petits (y compris les prématurés) ont une mortalité néonatale (41 ‰) au moins trois fois plus élevée que les bébés moyens ou gros à la naissance (12 ‰). Au niveau de la mortalité post-néonatale, l’écart est de 1,5 (16 ‰ contre 11 ‰). Le tableau 12.4 présente une classification des naissances des cinq dernières années selon les catégories à hauts risques auxquelles elles correspondent : • les naissances de rang 1 qui présentent un risque élevé de mortalité, mais qui sont inévitables sauf lorsqu’elles sont issues de jeunes mères (âgées de moins de 18 ans). On a donc isolé les naissances de rang 1 et de mères de 18 ans ou plus ; • les naissances issues de mères appartenant à une seule catégorie à haut risque : âge de procréation précoce (moins de 18 ans) ou tardif (35 ans ou plus), intervalle intergénésique court (moins de 24 mois) et rang élevé de naissance (supérieur à 3); 23 58 26 26 37 46 72 36 24 43 83 34 40 35 37 39 Moyen ou gros Petit/très petit TAILLE À LA NAISSANCE 4 ou + 3 2 <2 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE 7+ 4-6 2-3 1 RANG DE NAISSANCE 40-49 30-39 20-29 <20 ÂGE DE LA MÈRE Féminin Masculin SEXE Décès pour 1 000 naissances EDSC-MICS II 2012 178 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans • les naissances correspondant à une combinaison de catégories de risques selon l’âge de la mère à la naissance, l’intervalle avec la naissance précédente et le rang de naissance ; et, enfin, • les naissances ne correspondant à aucune catégorie à haut risque définie ci-dessus. Au regard du tableau 12.4, il ressort que 21 % des naissances des cinq années ayant précédé l’enquête sont issues de mères n’appartenant à aucune catégorie à haut risque identifié, 17 % correspondent à des risques élevés parce qu’elles sont de rang 1, mais sont inévitables ; environ 38 % correspondent à d’autres catégories à haut risque unique et 24 % à des catégories à hauts risques multiples. Pour évaluer le risque supplémentaire de décéder que font courir aux enfants certains comportements procréateurs des mères, des « ratios de risque » ont été calculés, en prenant comme référence les naissances n’appartenant à aucune catégorie à haut risque. Le ratio de risque est donc le rapport de la proportion d’enfants décédés dans chaque catégorie à haut risque, à la proportion d’enfants décédés dans la catégorie sans risque. Un enfant appartenant à une catégorie quelconque à haut risque unique (non compris les enfants de rang 1) court un risque de décéder 0,89 fois supérieur à un enfant n’appartenant à aucune catégorie à haut risque. La fécondité précoce apparaît comme un facteur de risque élevé, puisque les enfants issus de mères adolescentes et qui représentent 5 % de l’ensemble des naissances ont un risque de décéder 1,40 fois plus élevé que la catégorie de référence. Dans l’ensemble, ce sont les enfants appartenant à la catégorie de hauts risques multiples qui sont les plus exposés, puisque leur mortalité est de 1,87 fois plus élevée que celle des enfants n’appartenant à aucune catégorie à risque. Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques Répartition (en %) des enfants nés au cours des 5 années ayant précédé l’enquête par catégorie de hauts risques de mortalité, ratio de risque et répartition (en %) des femmes actuellement en union par catégorie de hauts risques si elles concevaient un enfant au moment de l’enquête, Comores 2012 Catégories de risques Naissances des 5 années ayant précédé l’enquête Pourcentage de femmes actuellement en union1 Pourcentage de naissances Ratio de risques Dans aucune catégorie à hauts risques 21,3 1,00 14,3a Catégorie à risque inévitable Naissances de rang 1, âge entre 18 et 34 ans 17,1 1,11 13,9 Catégorie à haut risque unique Âge de la mère <18 5,0 1,40 0,9 âge de la mère >34 2,2 0,99 7,9 Intervalle intergénésique <24 mois 10,3 0,56 8,9 Rang de naissance >3 20,5 0,92 13,0 Sous-total 38,1 0,89 30,7 Catégorie à hauts risques multiples Âge <18 et intervalle intergénésique <24 mois2 1,0 1,69 0,3 Âge >34 et intervalle intergénésique <24 mois 0,6 0,00 0,6 Âge >34 et rang de naissance >3 10,8 1,69 25,0 Âge >34 et intervalle intergénésique <24 mois et rang de naissance >3 2,4 2,16 5,1 Intervalle intergénésique <24 mois et rang de naissance >3 8,7 2,25 10,2 Sous-total 23,5 1,87 41,1 Dans une des catégories de hauts risques évitables 61,6 1,27 71,9 Total 100,0 na 100,0 Effectif de naissances/femmes 3 237 na 3 261 Note : Le rapport de risque est le rapport de la proportion d’enfants décédés, parmi les enfants appartenant à chaque catégorie à hauts risques, à la proportion d’enfants décédés parmi les enfants n’appartenant à aucune catégorie à hauts risques. na = non applicable. 1 Les femmes sont classées dans les catégories à hauts risques selon le statut qu’elles auraient à la naissance de l’enfant si l’enfant était conçu au moment de l’enquête: âge actuel inférieur à 17 ans et 3 mois ou supérieur à 34 ans et 2 mois, ou la dernière naissance a eu lieu dans les 15 derniers mois, ou la dernière naissance était de rang 3 ou plus. 2 Y compris la catégorie : âge < 18 ans et RG > 3. a Y compris les femmes stérilisées. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 179 Ce sont les enfants dont l’intervalle avec la naissance précédente est inférieur à 24 mois et qui sont de rang 3 ou plus qui sont particulièrement exposés au risque de décéder : ces enfants courent un risque de décéder 2,25 fois plus élevé que ceux appartenant à la catégorie de référence. Les enfants issus de mères âgées de plus de 34 ans, qui suivent leur aîné de moins de 2 ans et qui sont de rang 4 ou plus courent également un risque de décéder très important qui est 2,16 fois plus élevé que ceux appartenant à la catégorie sans risque. Ces résultats démontrent qu’un meilleur espacement des naissances n’a pas pour seule conséquence une réduction des niveaux de la fécondité, mais aussi une amélioration des chances de survie des enfants. À partir de cette analyse du comportement procréateur à haut risque, on a essayé de déterminer la proportion de femmes actuellement en union qui, potentiellement, pourraient avoir un tel comportement. Pour cela, à partir de l’âge actuel des femmes, de l’intervalle écoulé depuis leur dernière naissance et du rang de leur dernière naissance, on a déterminé dans quelle catégorie se situerait la prochaine naissance, si chaque femme concevait un enfant au moment de l’enquête. Il s’agit donc d’une simulation ayant pour objectif de déterminer quelles proportions des futures naissances entreraient dans les catégories à risque, en l’absence de tout comportement régulateur de la fécondité. À la dernière colonne du tableau 12.4, figurent les proportions de femmes qui sont susceptibles de donner naissance à des enfants qui entreraient dans des catégories à hauts risques. Dans l’ensemble, 72 % des femmes actuellement en union seraient susceptibles de donner naissance à un enfant qui appartiendrait à une catégorie de hauts risques évitables dont 31 % appartiendraient à une catégorie à haut risque unique et 41 % à une catégorie à hauts risques multiples. Seulement 14 % des femmes en union seraient susceptibles de donner naissance à un enfant n’entrant dans aucune catégorie à hauts risques. Cette analyse succincte démontre une fois de plus la nécessité de mettre en place des programmes de santé de la reproduction qui aident les femmes à espacer leurs naissances. Mortalité adulte et mortalité maternelle • 181 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE 13 es taux de mortalité des adultes et de mortalité maternelle sont des indicateurs clés de l’état de santé d’une population et des indicateurs de développement. L’estimation de ces taux de mortalité exige la déclaration complète et exacte des décès d’adultes et des décès maternels. Ces estimations pourraient être obtenues grâce à l’état civil, mais cette source d’information étant incomplète aux Comores, le module de mortalité maternelle inclus dans l’EDSC-MICS II a permis de collecter les données nécessaires à l’estimation de ces indicateurs. L’importance portée à la mortalité maternelle en termes de problème urgent de santé publique dans les pays en développement s’est accrue au cours de ces deux dernières décennies. La conférence mondiale sur la maternité sans risque tenue en 1987 à Nairobi au Kenya a, avec succès, attiré l’attention sur le fait que les rapports de mortalité maternelle dans les pays en développement étaient souvent 100 fois plus élevés que ceux des pays développés. Diminuer de moitié la mortalité maternelle dans le monde entier en l’an 2000 était un des objectifs formulés durant la conférence. Cet Objectif a aussi été adopté au cours d’une série de conférences internationales sur la santé et le développement, y compris le sommet mondial sur les enfants de 1990, la conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) de 1994 et la conférence mondiale sur les femmes de 1995. L’Union des Comores en a fait un objectif national. Ce chapitre présente les résultats basés sur les données recueillies sur l’historique des frères et sœurs des enquêtées dans le module de survie des frères et sœurs (« Module de mortalité maternelle ») du questionnaire individuel femme de l’EDSC-MICS II. En plus des taux de mortalité des femmes et des hommes de 15-49 ans par groupe d’âges quinquennal, ce chapitre présente une mesure résumée de la mortalité adulte (35q15) qui correspond à la probabilité de mourir entre les âges exacts 15 et 50 ans. Les données de la mortalité adulte et maternelle n’ayant pas été collectées au cours de l’EDSC de 1996, il ne sera pas possible de calculer le quotient 35q15 afin de pouvoir suivre l’évolution des probabilités de décès des adultes. Le terme « mortalité maternelle » utilisé dans ce chapitre, correspond à la notion de « mortalité liée à la grossesse » telle que définie dans la dernière Classification Internationale des Maladies (CIM-10). Selon la CIM-10, un décès lié à la grossesse est défini comme étant le décès d’une femme pendant la grossesse ou dans les 42 jours suivant la fin de la grossesse, quelle que soit la cause du décès (OMS, 2004). Conformément à cette définition, le module de survie des frères et sœurs utilisé dans l’EDSC-MICS II ne collecte des informations que sur le moment où le décès s’est produit et non sur la cause du décès. En outre, les données L Principaux résultats • Le niveau de mortalité adulte des hommes n’est pas différent de celui des femmes (1,58 décès pour 1 000 dans les deux cas). • Entre 15 et 50 ans, les hommes et les femmes courent un risque de décéder de 66 ‰. • Les décès maternels représentent 17 % de tous les décès de femmes de 15-49 ans. • Le rapport de mortalité maternelle est estimé à 172 décès pour 100 000 naissances vivantes au cours de la période des sept ans précédant l’enquête (2005-2012). 182 • Mortalité adulte et mortalité maternelle recueillies ne portent pas exactement sur les 42 jours suivant la fin de la grossesse, mais sur une période de deux mois. La méthode des sœurs est l’approche utilisée pour l’estimation de la mortalité maternelle. Selon la dixième classification internationale des maladies, le décès maternel se définit de la façon suivante : Un décès maternel est le décès d’une femme survenu au cours de la grossesse ou dans un délai de 42 jours après l’interruption de la grossesse, quelles qu’en soient la durée et la localisation, pour une cause quelconque déterminée ou aggravée par la grossesse ou les soins qu’elle a occasionnés, mais ni accidentelles ni fortuite (Organisation Mondiale de la Santé, 1993). 13.1 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Au cours de l’EDSC-MICS II, pour obtenir l’historique des frères et sœurs, l’enquêtrice a d’abord demandé à chaque femme interrogée la liste de tous les enfants nés de sa mère biologique, à commencer par le premier-né. L’enquêtrice demandait ensuite si chacun de ces frères et sœurs était toujours vivant. Elle demandait alors l’âge actuel de chaque frère et sœur vivant et, pour les frères et sœurs décédés, l’âge au décès et le nombre d’années écoulées depuis le décès. Quand une enquêtée ne pouvait pas fournir d’information précise sur l’âge au moment du décès et/ou sur le nombre d’années écoulées depuis le décès, une réponse approximative était acceptée. Pour les sœurs décédées à l’âge de 12 ans ou plus, l’enquêtrice posait la ou les questions supplémentaires suivantes afin de déterminer si le décès était « maternel » : • « [NOM DE LA SOEUR] était-elle enceinte quand elle est décédée ? » Dans le cas d’une réponse négative, on demandait alors : • « Est-ce que [NOM DE LA SOEUR] est décédée au cours d’un accouchement ? » Dans le cas d’une réponse négative à cette deuxième question, on demandait ensuite : • « Est-ce que [NOM DE LA SOEUR] est décédée dans les deux mois suivant la fin d’une grossesse ou d’un accouchement ? ». Ces questions sont structurées pour encourager l’enquêtée à déclarer tout décès lié à une grossesse, quelle qu’en soit l’issue. L’ensemble de ces décès est considéré comme des décès maternels. Le tableau C.8 à l’Annexe C montre qu’au cours de l’EDSC-MICS II un total de 30 192 frères et sœurs ont été enregistrés dans le module de mortalité maternelle. L’état de survie n’est manquant que pour 68 frères et sœurs (0,2 %). Parmi les frères et sœurs survivants, l’âge actuel n’a pas été déterminé dans 615 cas, soit 2,2 %. Pour 89 % des frères et sœurs décédés, à la fois l’âge au moment du décès et le nombre d’années écoulées depuis le décès ont été déclarés. À l’opposé, dans 4,5 % des cas, à la fois l’âge au décès et le nombre d’années depuis le décès étaient manquants. Globalement, le rapport de masculinité à la naissance (nombre de frères par rapport à 100 sœurs) est de 106,2 (Tableau C.9, Annexe C). Ce niveau semble cohérent avec les données internationales dont les estimations se situent entre 102 et 106, quelles que soient les populations. Il semble donc qu’au cours de l’EDSC-MICS II il n’y ait pas eu de sous-déclaration des frères par rapport aux sœurs, ce qui pouvait avoir un effet sur la mortalité des hommes adultes, mais sans influencer les niveaux de mortalité maternelle. Selon l’âge de l’enquêtée, les rapports de masculinité varient de façon irrégulière entre 104 et 110 mais, compte tenu de la variabilité bien connue du rapport de masculinité dans les petits échantillons, il n’est pas possible d’en déduire une tendance à la sous-déclaration d’un sexe par rapport à l’autre. La taille moyenne de la fratrie (y compris l’enquêtée) est de 6,7 pour l’ensemble des enquêtées, ce qui est supérieur à la parité finale des femmes aux Comores1. Par ailleurs, on constate que la taille de la 1 Le nombre moyen d’enfants nés vivants pour les femmes en fin de vie féconde est estimé à 5,6 (femmes de 45-49 ans) (voir tableau 4.5 au Chapitre 4). Mortalité adulte et mortalité maternelle • 183 fratrie ne varie que très peu avec la diminution de l’âge des enquêtées, ce qui semble cohérent avec le fait que la fécondité a peu varié au cours des vingt dernières années. Pour déterminer si un décès peut être considéré comme « maternel », pour toutes les sœurs décédées entre 15 et 50 ans, on a posé les trois questions mentionnées précédemment. Si ces questions n’ont pas été posées ou si aucune réponse n’a été obtenue à ces questions, il n’est pas possible de déterminer si un décès est maternel. Au Tableau C.10 présenté en Annexe C, on constate que pour les 106 sœurs décédées à 15-49 ans au cours de la période 0-6 ans avant l’enquête, période retenue ici pour l’analyse, ces informations sont manquantes pour 12,3 % des sœurs. Si certaines de ces sœurs étaient mortes de causes maternelles, le niveau de mortalité maternelle présenté plus loin s’en trouverait donc très légèrement sous-estimé. Les remarques qui viennent d’être faites sur la qualité des données ne devraient pas avoir un impact important sur les estimations des niveaux de mortalité adulte et de mortalité maternelle. Cependant, compte tenu de ces remarques, ces estimations devraient être considérées plus comme des ordres de grandeurs que des mesures précises. 13.2 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE Une façon d’évaluer la qualité des données utilisées pour estimer la mortalité maternelle consiste à évaluer d’abord la vraisemblance et la fiabilité des estimations de la mortalité des adultes. En effet, si les taux de mortalité générale des adultes ne sont pas fiables, les taux fondés sur le sous-ensemble des décès maternels le seront encore moins. En outre, les niveaux et tendances de la mortalité générale des adultes ont des implications importantes du point de vue des programmes de santé, en particulier, en ce qui concerne l’impact potentiel de l’épidémie de sida, d’autres maladies infectieuses, et de maladies non transmissibles. L’estimation directe de la mortalité adulte utilise les âges déclarés au décès et le nombre d’années écoulées depuis le décès des frères et sœurs des enquêtées. Les taux de mortalité sont calculés en divisant le nombre de décès dans chaque groupe d’âges des femmes et des hommes par le total des personnes- années d’exposition au risque de décéder dans ce groupe d’âges pendant une période déterminée ayant précédé l’enquête. Pour disposer d’un nombre suffisamment important de décès d’adultes pour produire une estimation fiable, les taux sont calculés pour la période des sept ans ayant précédé l’enquête (environ 2005-2012). Néanmoins, les taux de mortalité par âge obtenus de cette manière restent soumis à des variations d’échantillonnage considérables. Tableau 13.1 Taux de mortalité des adultes Estimation directe de la mortalité des femmes et des hommes par groupe d’âges, pour la période 0-6 ans avant l’enquête, Comores 2012 Groupe d’âges Décès Années d’exposition Taux de mortalité1 FEMMES 15-19 7 13 735 0,53 20-24 16 14 836 1,09 25-29 20 13 791 1,43 30-34 23 11 182 2,08 35-39 17 8 209 2,08 40-44 19 5 091 3,72 45-49 7 2 643 2,68 15-49 110 69 488 1,58a HOMMES 15-19 12 14 277 0,87 20-24 23 15 844 1,47 25-29 25 14 481 1,74 30-34 13 11 332 1,11 35-39 17 8 616 1,94 40-44 10 5 289 1,87 45-49 14 2 953 4,60 15-49 114 72 792 1,58a 1 Pour 1 000 personnes. a Taux standardisés par âge. 184 • Mortalité adulte et mortalité maternelle Le tableau 13.1 présente les taux de mortalité par âge pour les femmes et les hommes de 15-49 ans pour la période 0-6 ans ayant précédé l’enquête. Globalement, les niveaux de mortalité adulte sont pratiquement les mêmes chez les hommes que chez les femmes (1,58 décès pour 1 000 dans les deux cas). Les variations par âge de la mortalité des femmes et des hommes doivent être interprétées avec beaucoup de prudence du fait de la faible taille de la population aux Comores, du faible nombre des cas de décès et des intervalles de confiance très importants de ces taux (voir tableau B.17 en Annexe B). Néanmoins, comme on pouvait s’y attendre, les taux de mortalité suivent une tendance générale à la hausse avec l’âge, passant d’environ 1,1 ‰ à 20-24 ans à 3,7 ‰ chez les femmes de 40-44 ans et chez les hommes de 1,5 ‰ à 20-24 ans à 4,6 ‰ à 45-49 ans. Le tableau 13.2 présente une mesure synthétique du risque de décéder entre les âges exacts 15 et 50 (35q15). Selon l’EDSC-MICS II, les femmes courent un risque de décéder de 66 ‰ entre 15 et 50 ans ; les hommes semblent courir le même risque (66 ‰) que les femmes. En d’autres termes, aux Comores, entre 15 et 50 ans, les femmes courent le même risque de décéder que les hommes. Comme indiqué précédemment, les données de la mortalité adulte et maternelle n’ont pas été collectées au cours de l’EDSC de 1996, et il ne sera donc pas possible de calculer le quotient 35q15 pour 1996 afin de pouvoir suivre l’évolution des probabilités de décès des adultes. Tableau 13.2 Quotient de mortalité adulte Probabilité de décéder des femmes et des hommes entre les âges de 15 et 50 ans et intervalle de confiance pour la période 0-6 ans précédant l’enquête, Comores 2012 Enquête Femmes Hommes 35q151 IC (35q151) 35q151 IC (35q151) EDSC-MICS II 2012 (période 2006-2012) 66 [46 ; 85] 66 [43 ; 89] IC: Intervalle de confiance 1 Probabilité de décéder entre les âges exacts de 15 et 50 ans, exprimé pour 1 000 personnes-années d’exposition. 13.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE La mortalité maternelle aux Comores et dans d’autres pays en développement de la région peut être estimée à l’aide de deux procédures : la méthode des sœurs (Graham et al, 1989.) et une méthode d’estimation directe qui est une variante de la méthode des sœurs (Rutenberg et Sullivan, 1991). C’est la procédure d’estimation directe qui est appliquée ici. Le tableau 13.3 présente les estimations directes de mortalité maternelle pour la période des sept ans précédant l’enquête. Le taux de mortalité maternelle chez les femmes de 15-49 ans est de 0,24 décès maternels pour 1 000 femmes-années d’exposition. Par groupes d’âges quinquennaux, c’est chez les femmes de 25-29 ans, 30-34 ans et 35-39 ans que le taux de mortalité maternelle est le plus élevé (respectivement 0,65 ‰, 0,55 ‰ et 0,39 ‰). Cependant, là encore, les variations par âge de la mortalité maternelle doivent être interprétées avec beaucoup de prudence du fait des intervalles de confiance très importants de ces taux (voir Tableau B.15 en Annexe B). Mortalité adulte et mortalité maternelle • 185 Tableau 13.3 Mortalité maternelle Estimation directe des taux de mortalité maternelle pour la période 0-6 ans avant l’enquête, par groupe d’âges quinquennal, Comores 2012 Groupe d’âges Pourcentage de décès de femmes qui sont maternels Décès maternels Années d’exposition Taux de mortalité maternelle 1 Intervalle de confiance (IC) [inférieur ; supérieur] 15-19 0,0 0 13 735 0,00 [0,0 ; 0,0] 20-24 0,0 0 14 836 0,00 [0,0 ; 0,0] 25-29 45,6 9 13 791 0,65 [0,0 ; 1,32] 30-34 26,6 6 11 182 0,55 [0,0 ; 1,16] 35-39 18,7 3 8 209 0,39 [0,0 ; 0,94] 40-44 1,0 0 5 091 0,04 [0,0 ; 0,11] 45-49 0,0 0 2 643 0,00 [0,0 ; 0,0] 15-49 16,9 19 69 488 0,24a [0,08 ; 0,39] Taux Global de Fécondité Générale (TGFG)2 137 Rapport de mortalité maternelle (RMM) 3 172 [60 ; 284] Risque de mortalité maternelle sur la durée de vie (RDV)4 0,008 IC = Intervalle de Confiance 1 Exprimé pour 1 000 femmes-années d’exposition. 2 Exprimé pour 1 000 femmes de 15-49 ans. 3 Exprimé pour 100 000 naissances, calculé comme suit : [Taux de mortalité maternelle 15-49 ans standardisé par âge x 100 / TGFG standardisé par âge]. 4 Calculé à partir de la formule suivante : 1-(1-RMM) ISF, où l’ISF est l’indice synthétique de fécondité pour la période 0-6 ans avant l’enquête (estimé à 4,7 enfants par femme). a Taux standardisés par âge. Selon l’EDSC-MICS II, les décès maternels représentent 17 % de tous les décès de femmes de 15-49 ans. Le pourcentage de décès de femmes qui sont « maternels » varie selon l’âge de façon irrégulière, ayant des niveaux maximums de 46 % à 25-29 ans, 27 % à 30-34 ans et 19 % 35-39 ans. Cette forte proportion de décès maternels aux âges intermédiaires (25-39 ans) est cohérente avec le phénomène de mortalité maternelle puisque c’est à ces âges que les niveaux de fécondité sont relativement les plus élevés. Le taux de mortalité maternelle peut être converti en rapport de mortalité maternelle (nombre de décès maternels pour 100 000 naissances vivantes) en le divisant par le taux global de fécondité générale pour la période correspondante, soit 137 ‰. Exprimé de cette manière, on met davantage en relief le risque obstétrical de la grossesse et de la maternité. Le rapport de mortalité maternelle est estimé à 172 décès pour 100 000 naissances vivantes au cours de la période des sept ans précédant l’enquête, soit environ 2006-2012. En d’autres termes, aux Comores, pour 1 000 naissances vivantes au cours des sept années précédant l’EDSC-MICS II, près de deux femmes (1,7) sont décédées pendant la grossesse, pendant l’accouchement ou dans les deux mois suivant l’accouchement. Un autre indicateur, le risque de mortalité maternelle sur la durée de vie2 (RDV), est calculé à partir du rapport de mortalité maternelle (Tableau 13.3). Cet indicateur exprime le risque pour une femme de décéder de cause maternelle durant les âges de procréation. Ce risque est estimé à 0,008 pour la période 0-6 ans avant l’enquête. Autrement dit, aujourd’hui aux Comores, les femmes courent un risque de 1 sur 125 de décéder de cause maternelle pendant les âges de procréation. Le rapport de mortalité maternelle estimé à l’EDSC-MICS II est ainsi de 172 pour 100 000 naissances. Mais comme le montre le graphique 13.1, l’intervalle de confiance de cette estimation est très large, ce qui traduit des variations importantes des taux par âges dues au faible nombre de cas de décès maternels. 2 La formule de calcul de cette probabilité figure en note du tableau 13.3. 186 • Mortalité adulte et mortalité maternelle Graphique 13.1 Rapport de mortalité maternelle avec intervalle de confiance pour la période 0-6 ans avant l’EDSC-MICS II 2012 60 284 0 50 100 150 200 250 300 0-6 ans avant l'EDSC-MICS II 2012 (2006-2012) Décès pour 100 000 naissances vivantes Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 187 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST 14 a politique nationale de santé de l’Union des Comores a fait de la lutte contre le VIH/sida une priorité. Dès 1989, un programme (Direction de Lutte Contre le Sida) a été mis en place avec pour mission de coordonner les activités de lutte au niveau national. Le pays bénéficie de l’appui des organismes des Nations Unies et de l’apport des projets de lutte contre le VIH/sida ainsi que d’un financement du Fonds Mondial. Plusieurs organisations non gouvernementales nationales sont impliquées dans les activités de prévention et de sensibilisation par le biais d’activités d’Information, d’Éducation et de Communication (IEC). La sensibilisation vise, en particulier, les jeunes, les femmes du milieu rural et l’utilisation des condoms. La prévalence du VIH/sida aux Comores est estimée à 0,025 % (EVIH, 2003). Les résultats des enquêtes de sérosurveillance menées à ce jour montrent que la prévalence est inférieure à 0,5 % et situent le pays dans un contexte d’épidémie peu active. Le Plan Stratégique National de Lutte Contre le Sida est basé sur 5 axes stratégiques : • Leadership ; • Prévention et mobilisation sociale ; • Prise en charge, soins, soutien et accompagnement ; • Surveillance épidémiologique, recherche opérationnelle ; et • Coordination, suivi et évaluation. Les informations recueillies lors de l’EDSC-MICS II 2012 vont permettre d’évaluer les connaissances sur le VIH/sida et les infections sexuellement transmissible, les attitudes et les comportements face au VIH/sida dans la population âgée de 15-49 ans et donc de mieux orienter les activités menées par la Direction de Lutte Contre le Sida. L Principaux résultats • Bien que la quasi-totalité des enquêtés ait déclaré avoir entendu parler du VIH/sida, seulement 23 % des femmes et 30 % des hommes de 15-49 ans en ont une connaissance considérée comme « approfondie ». • Globalement, 13 % des femmes et 20 % des hommes ont déclaré savoir que le VIH pouvait être transmis en allaitant et que le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant pouvait être réduit par la prise de médicaments spéciaux pendant la grossesse. • Parmi les hommes ayant eu, au moins, 2 partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois, 37 % ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. Ce pourcentage est de 15 % chez les femmes. • Le nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie est estimé à 1,6 chez les femmes contre 4,5 chez les hommes. • Parmi les femmes de 15-49 ans, 86 % n’ont jamais effectué de test du VIH. Parmi les hommes du même groupe d’âges, cette proportion est de 83 %. 188 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Cette partie du rapport s’articule autour des points suivants : • Connaissance du VIH/sida, des moyens de prévention et de transmission • Stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH ; • Opinions concernant la prévention des IST et du VIH ; • Rapports sexuels multiples et utilisation du condom ; • Dépistage antérieur du VIH ; • Circoncision masculine ; • Infections sexuellement transmissibles ; • Prévalence des injections médicales ; et • Les jeunes de 15-24 ans et le VIH/sida. 14.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA L’attitude et le comportement de la population vis-à-vis du VIH/sida sont largement tributaires, entre autres, de la connaissance de cette maladie. Pour cette raison, l’enquête EDSC-MICS II 2012 a collecté des informations qui ont permis de déterminer le niveau de connaissance du VIH/sida dans la population. Les résultats présentés au tableau 14.1 révèlent que la quasi-totalité des femmes (96 %) et des hommes (99 %) ont déclaré avoir entendu parler du VIH/sida. Ces proportions sont élevées, quelle que soit la caractéristique sociodémographique. Tableau 14.1 Connaissance du sida Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme A entendu parler du sida Effectif de femmes A entendu parler du sida Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 95,5 2 311 98,4 827 15-19 94,3 1 315 97,7 522 20-24 97,2 995 99,7 305 25-29 96,6 899 100,0 281 30-39 96,6 1 373 99,6 548 40-49 94,0 746 99,1 344 État matrimonial Célibataire 95,3 1 720 98,5 843 A déjà eu des rapports sexuels 98,7 115 100,0 392 N’a jamais eu de rapports sexuels 95,0 1 606 97,2 451 En union 95,9 3 261 99,4 1 064 En rupture d’union 96,4 348 100,0 93 Milieu de résidence Moroni 98,7 535 100,0 253 Autres villes 99,3 1 227 99,4 472 Ensemble urbain 99,2 1 762 99,6 726 Rural 94,1 3 567 98,8 1 273 Région/Ile Mwali 97,8 323 99,6 146 Ndzuwani 96,2 2 424 98,1 855 Ngazidja 95,1 2 582 99,8 998 Niveau d’instruction Aucun 92,5 1 652 97,5 320 Primaire 93,9 1 046 98,8 554 Secondaire ou + 98,6 2 616 99,6 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 93,2 868 98,3 311 Second 93,5 1 073 97,6 383 Moyen 95,9 1 095 99,4 445 Quatrième 97,0 1 123 99,7 412 Le plus élevé 98,4 1 171 100,0 449 Ensemble 15-491 95,8 5 329 99,1 1 999 50-59 na na 100,0 168 Ensemble 15-59 na na 99,1 2 167 na = non applicable. 1 Y compris 16 femmes et 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 189 14.1.1 Connaissance des moyens de prévention et de transmission Connaissance des moyens de prévention du VIH La connaissance par la population des moyens de prévention est indispensable si l’on veut lutter efficacement contre la propagation du virus qui cause le sida. La limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté ainsi que l’utilisation du condom demeurent les principaux moyens de prévention de l’infection par le VIH. Au cours de l’enquête, on a posé aux enquêtés une série de questions pour évaluer leur connaissance des moyens de prévention du VIH. Deux femmes sur trois (66 %) et 86 % des hommes ont déclaré qu’on pouvait limiter les risques de contracter le VIH/sida en utilisant des condoms (Tableau 14.2). En outre, à la question de savoir si la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire sexuel non infecté permet d’éviter de contracter le VIH, 76 % de femmes et 87 % d’hommes ont répondu par l’affirmative. Globalement, 61 % des femmes et 80 % des hommes connaissent, à la fois, ces deux moyens de prévention. Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui, en réponse à une question déterminée, ont déclaré que l’on pouvait réduire les risques de contracter le virus du sida en utilisant des condoms à chaque rapport sexuel, et en se limitant à un seul partenaire sexuel qui n’est pas infecté et qui n’a pas d’autres partenaires selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Utilisant des condoms1 Limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n’est pas infecté2 Utilisant des condoms et limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n’est pas infecté1,2 Effectif de femmes Utilisant des condoms1 Limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n’est pas infecté2 Utilisant des condoms et limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n’est pas infecté1,2 Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 63,7 75,0 57,8 2 311 85,5 84,4 77,8 827 15-19 59,9 70,8 53,1 1 315 83,2 82,9 74,8 522 20-24 68,7 80,4 64,1 995 89,4 87,1 82,9 305 25-29 70,7 80,2 66,8 899 89,3 90,4 83,5 281 30-39 68,8 78,1 64,2 1 373 85,6 87,4 80,1 548 40-49 61,7 70,4 56,0 746 86,3 89,6 80,4 344 État matrimonial Célibataire 61,9 72,5 55,4 1 720 85,6 84,3 77,7 843 A déjà eu des rapports sexuels 84,9 91,9 83,6 115 91,4 89,3 83,9 392 N’a jamais eu de rapports sexuels 60,3 71,1 53,4 1 606 80,6 80,0 72,3 451 En union 68,1 77,9 63,5 3 261 86,6 88,9 81,1 1 064 En rupture d’union 65,3 75,3 60,7 348 86,7 89,1 80,8 93 Milieu de résidence Moroni 79,2 83,1 73,8 535 96,1 91,4 88,2 253 Autres villes 67,3 79,4 61,4 1 227 86,0 86,8 79,2 472 Ensemble urbain 70,9 80,5 65,2 1 762 89,5 88,4 82,4 726 Rural 63,5 73,8 58,5 3 567 84,3 86,1 78,2 1 273 Région/Ile Mwali 75,7 87,3 70,1 323 59,7 67,4 53,3 146 Ndzuwani 62,8 76,5 57,0 2 424 83,4 83,8 75,8 855 Ngazidja 67,7 74,2 63,1 2 582 92,4 92,5 86,8 998 Niveau d’instruction Aucun 62,6 73,3 58,3 1 652 81,6 82,6 73,2 320 Primaire 58,9 70,4 53,1 1 046 83,9 82,7 75,4 554 Secondaire ou + 70,8 79,9 65,2 2 616 88,6 90,3 83,6 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 60,6 74,5 55,2 868 75,9 76,9 67,9 311 Second 65,8 75,9 61,0 1 073 81,6 86,2 77,4 383 Moyen 67,3 77,1 62,2 1 095 85,6 86,1 77,5 445 Quatrième 66,2 74,8 60,3 1 123 91,2 89,8 84,4 412 Le plus élevé 68,5 77,4 63,6 1 171 93,2 92,9 87,6 449 Ensemble 15-493 65,9 76,0 60,7 5 329 86,2 87,0 79,7 1 999 50-59 na na na na 80,8 89,8 75,8 168 Ensemble 15-59 na na na na 85,8 87,2 79,4 2 167 na = non applicable 1 En utilisant des condoms au cours de chaque rapport sexuel. 2 Un partenaire qui n’a pas d’autre partenaire. 3 Y compris 16 femmes et 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. 190 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST La connaissance de ces deux moyens de prévention varie en fonction des différentes caractéristiques sociodémographiques. C’est parmi les célibataires qui ont déjà eu des rapports sexuels que cette proportion est la plus élevée (84 % chez les femmes comme chez les hommes). On note ensuite un niveau de connaissance élevé de ces deux moyens de prévention à Moroni (74 % des femmes et 88 % des hommes), à Mwali pour les femmes (70 %) et à Ngazidja pour les hommes (87 %). En outre, les proportions de femmes et d’hommes qui connaissent ces moyens de prévention ont globalement tendance à augmenter avec le niveau d’instruction. Les résultats selon le niveau de bien-être économique du ménage ne font pas apparaître de variations importantes chez les femmes. Par contre, chez les hommes, on constate que la proportion de ceux qui connaissent ces moyens de prévention a tendance à augmenter des ménages du quintile le plus bas à ceux du quintile le plus élevé, passant de 68 % à 88 %. Par contre, en milieu rural, seulement 59 % des femmes connaissent ces deux moyens de prévention du VIH. De même, parmi celles n’ayant aucun niveau d’instruction, cette proportion est relativement faible (58 %). Les idées erronées sur l’infection à VIH et le sida conditionnent les attitudes et les comportements de la population vis-à-vis de cette infection. Au cours de l’enquête, une série de propositions ont été soumises aux enquêtés pour mesurer leur niveau de connaissance correcte concernant la transmission et la prévention du virus. Les résultats sont présentés aux tableaux 14.3.1 et 14.3.2. On constate que plus des deux tiers des femmes (68 %) savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir le virus du sida. En outre, un peu moins de la moitié (45 %) savent que le sida ne peut pas être transmis par les moustiques. Pour plus de deux femmes sur trois (69 %), le sida ne se transmet pas par des moyens surnaturels et, pour près de six femmes sur dix (58 %), une personne ne peut pas être infectée en partageant la nourriture de quelqu’un qui a le virus du sida. Globalement, moins de trois femmes sur dix (29 %) savent qu’une personne qui parait en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes, à savoir la transmission par les moustiques et en partageant les repas d’une personne qui a le virus du sida. Globalement, environ une femme sur cinq (21 %) ont une connaissance considérée comme « approfondie » du sida c’est-à-dire qu’elles savent que : • l’utilisation régulière du condom au cours des rapports sexuels et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, et • une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du sida. La connaissance « approfondie » varie selon certaines caractéristiques sociodémographiques des femmes. On constate tout d’abord des variations selon l’âge : le pourcentage de femmes qui ont une connaissance considérée comme « approfondie » varie de 18 % à 15-19 ans à 29 % à 25-29 ans, diminue ensuite et à 40-49 ans, le pourcentage de femmes qui possèdent les informations correctes n’est que de 18 %. C’est parmi les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels que cette proportion est la plus élevée (47 %). Les résultats selon le milieu et l’île de résidence montrent que c’est à Moroni et à Mwali (37 % dans les deux cas) que les femmes sont les mieux informées. Enfin, on remarque que la proportion de femmes ayant un niveau de connaissance « approfondie » augmente avec le niveau d’instruction, variant de 12 % parmi celles sans niveau d’instruction à 29 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus. Le niveau de connaissance augmente aussi avec le niveau de bien-être économique, la proportion de femmes ayant une connaissance approfondie du VIH/sida étant nettement plus élevée dans les ménages du quintile le plus élevé que dans ceux du plus bas (30 % contre 12 %). Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 191 Tableau 14.3.1 Connaissance approfondie du sida : Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant déclaré qu’une personne paraissant en bonne santé pouvait avoir le virus du sida et qui, en réponse à des questions déterminées, rejettent, de manière correcte, les idées locales erronées sur la transmission ou la prévention du virus du sida et pourcentage ayant une connaissance considérée comme approfondie du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d’enquêtés qui déclarent que : Pourcentage sachant qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejetant les deux idées locales erronées les plus courantes1 Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida2 Effectif de femmes Une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida Le virus du sida ne peut être transmis par les piqûres de moustiques Le virus sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels Une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’une personne qui a le virus du sida Groupe d’âges 15-24 65,9 44,0 67,3 57,8 26,7 19,1 2 311 15-19 62,2 42,5 64,8 55,6 25,0 17,8 1 315 20-24 70,8 46,0 70,6 60,7 29,0 20,9 995 25-29 72,8 48,8 74,3 64,1 35,3 28,7 899 30-39 71,1 46,7 71,2 60,1 30,2 22,5 1 373 40-49 65,8 41,0 65,0 48,9 24,0 17,8 746 État matrimonial Célibataire 66,6 45,7 70,0 60,9 29,2 21,8 1 720 A déjà eu des rapports sexuels 87,9 57,4 81,9 68,7 50,4 46,6 115 N’a jamais eu de rapports sexuels 65,1 44,9 69,2 60,4 27,6 20,1 1 606 En union 69,6 45,0 68,9 57,0 28,8 21,4 3 261 En rupture d’union 65,9 42,9 67,2 55,5 25,2 20,0 348 Milieu de résidence Moroni 87,0 61,0 85,3 76,8 49,9 37,1 535 Autres villes 66,3 50,9 73,9 63,2 28,0 20,0 1 227 Ensemble urbain 72,6 54,0 77,4 67,3 34,7 25,2 1 762 Rural 66,3 40,7 65,1 53,7 25,7 19,6 3 567 Région/Ile Mwali 79,5 66,2 80,4 75,3 48,4 37,0 323 Ndzuwani 56,7 34,2 67,2 49,6 13,9 8,5 2 424 Ngazidja 77,9 52,6 69,6 64,1 40,1 31,6 2 582 Niveau d’instruction Aucun 58,7 33,0 58,9 43,1 15,1 11,6 1 652 Primaire 65,2 39,8 62,0 52,0 25,7 17,5 1 046 Secondaire ou + 75,9 54,7 78,4 70,1 38,5 29,3 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 58,3 33,2 63,5 47,2 16,3 11,6 868 Second 65,1 37,8 64,1 50,7 21,6 16,5 1 073 Moyen 69,4 43,8 67,8 58,3 27,6 21,9 1 095 Quatrième 73,3 48,6 70,9 61,7 32,5 24,2 1 123 Le plus élevé 73,2 58,5 77,5 69,7 41,7 30,2 1 171 Ensemble 15-493 68,4 45,1 69,2 58,2 28,7 21,4 5 329 1 Les deux idées erronées les plus fréquemment citées, sont : « Le virus du sida peut être transmis par les piqûres de moustiques » et « Une personne peut être infectée en partageant les repas d’une personne qui a le virus du sida ». 2 Sont considérées comme ayant une connaissance « approfondie », les femmes qui savent que l’utilisation du condom au cours de chaque rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, celles qui savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et celles qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. 3 Y compris 16 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 192 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 14.3.2 Connaissance approfondie du sida : Hommes Pourcentage d’hommes de 15-49 ans ayant déclaré qu’une personne paraissant en bonne santé pouvait avoir le virus du sida et qui, en réponse à des questions déterminées, rejettent, de manière correcte, les idées locales erronées sur la transmission ou la prévention du virus du sida et pourcentage ayant une connaissance considérée comme approfondie du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d’enquêtés qui déclarent que : Pourcentage sachant qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejetant les deux idées locales erronées les plus courantes1 Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida2 Effectif d’hommes Une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida Le virus du sida ne peut être transmis par les piqûres de moustiques Le virus sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels Une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’une personne qui a le virus du sida Groupe d’âges 15-24 79,8 38,6 78,8 58,5 26,4 23,9 827 15-19 74,5 36,7 77,0 55,3 23,3 20,6 522 20-24 88,7 42,0 81,9 63,9 31,9 29,7 305 25-29 89,0 43,9 85,4 67,4 35,6 31,2 281 30-39 84,7 42,1 84,2 63,7 32,5 28,0 548 40-49 86,2 41,0 86,1 67,3 35,8 31,7 344 État matrimonial Célibataire 79,8 41,2 80,1 60,8 29,4 26,6 843 A déjà eu des rapports sexuels 84,0 44,7 84,9 69,9 34,9 32,1 392 N’a jamais eu de rapports sexuels 76,2 38,2 76,0 52,9 24,6 21,8 451 En union 86,3 40,7 84,7 63,3 32,0 27,6 1 064 En rupture d’union 85,4 36,7 78,7 73,3 34,3 33,2 93 Milieu de résidence Moroni 97,0 50,1 94,8 86,8 46,2 43,8 253 Autres villes 76,0 46,7 87,0 63,5 31,4 27,2 472 Ensemble urbain 83,3 47,9 89,7 71,6 36,5 33,0 726 Rural 83,7 36,6 78,3 57,6 27,9 24,3 1 273 Région/Ile Mwali 80,6 51,5 76,5 63,1 36,1 22,4 146 Ndzuwani 73,9 32,4 77,3 48,4 20,0 17,1 855 Ngazidja 92,2 46,3 87,8 74,9 39,7 37,0 998 Niveau d’instruction Aucun 75,5 23,6 74,0 43,6 15,1 12,4 320 Primaire 80,6 24,6 76,7 51,0 17,0 14,6 554 Secondaire ou + 87,3 53,5 87,7 73,9 42,4 38,0 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 72,2 31,3 74,7 42,7 21,0 15,6 311 Second 83,7 34,7 79,2 56,0 23,5 20,7 383 Moyen 83,6 34,7 79,5 60,3 26,9 23,0 445 Quatrième 88,2 42,7 87,6 69,6 33,5 30,1 412 Le plus élevé 86,9 56,4 89,0 78,3 46,2 43,2 449 Ensemble 15-493 83,5 40,7 82,5 62,7 31,0 27,4 1 999 50-59 87,4 38,1 89,2 62,4 34,1 30,7 168 Ensemble 15-59 83,8 40,5 83,0 62,7 31,2 27,7 2 167 1 Les deux idées erronées les plus fréquemment citées, sont : « Le virus du sida peut être transmis par les piqûres de moustiques » et « Une personne peut être infectée en partageant les repas d’une personne qui a le virus du sida ». 2 Sont considérés comme ayant une connaissance « approfondie », les hommes qui savent que l’utilisation du condom au cours de chaque rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, ceux qui savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et ceux qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. 3 Y compris 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Le tableau 14.3.2 qui présente les mêmes informations pour les hommes de 15-49 ans montre que les hommes sont proportionnellement plus nombreux que les femmes à avoir une connaissance correcte de la transmission du VIH/sida : plus de quatre hommes sur cinq (84 %) savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir le sida. D’autre part, deux sur cinq (41 %, soit un peu moins que les femmes) savent que le sida ne peut pas être transmis par les moustiques ; plus de quatre sur cinq (83 %) rejettent l’idée erronée selon laquelle le sida peut se transmettre par des moyens surnaturels ; près des deux tiers (63 %) rejettent l’idée selon laquelle le sida peut se transmettre en partageant le repas d’une personne infectée. Globalement, 31 % rejettent les idées erronées les plus courantes et savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir le sida. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 193 Un peu moins de trois hommes sur dix (30 %) ont une connaissance « approfondie » du VIH/sida et cette proportion est plus élevée que celle observée chez les femmes (21 %). Les hommes les mieux informés sont ceux âgés de de 20 ans ou plus (28-32 %), les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels et ceux en rupture d’union (respectivement 32 % et 33 %). En outre, on constate des écarts importants selon le niveau d’instruction, le milieu de résidence et particulièrement le niveau de vie du ménage. En effet, seulement 12 % des hommes sans niveau d’instruction ont une connaissance approfondie du VIH/sida contre 38 % de ceux qui ont un niveau d’instruction secondaire ou plus. De même, en milieu rural, 24 % des hommes ont une connaissance approfondie du VIH/sida contre 33 % en milieu urbain, dans lequel on constate un écart important entre Moroni et les autres villes (respectivement 44 % et 27 %). En outre, cette proportion varie de 16 % chez les hommes des ménages du quintile le plus bas à 43 % chez ceux des ménages du quintile le plus élevé. Enfin, par comparaison à Ngazidja (37 %), Ndzuwani (17 %) et Mwali (22 %) enregistrent des proportions plus faibles d’hommes ayant une connaissance « approfondie » du VIH/sida. Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, on a demandé à tous les enquêtés s’ils savaient que le virus qui cause le sida pouvait être transmis de la mère à son enfant pendant l’allaitement et que le risque de transmission pouvait être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse. Les résultats sont présentés au tableau 14.4. Dans une même proportion, les femmes (57 %) et les hommes (58 %) savent que le virus du sida peut être transmis de la mère à l’enfant au moment de l’allaitement. Cependant, seulement 19 % des femmes et 26 % des hommes savent que ce risque de transmission peut être réduit par la prise de médicaments par la mère pendant la grossesse. Globalement, 13 % des femmes et 20 % des hommes de 15-49 ans connaissent, à la fois, le risque de transmission par l’allaitement et l’existence d’un médicament qui peut réduire les risques de transmission maternelle au cours de la grossesse. Les résultats montrent que la connaissance de ces deux éléments est surtout influencée par le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage. En effet, chez les femmes, la proportion passe de 9 % parmi celles n’ayant aucun niveau d’instruction à 17 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus. Chez les hommes, cette proportion passe, respectivement, de 9 % à 23 %. Les résultats selon le niveau de bien-être économique du ménage montrent que la proportion passe de 9 % chez les femmes des ménages du quintile le plus bas à 18 % dans ceux du quintile le plus élevé et chez les hommes de respectivement 14 % à 26 %. Il faut aussi souligner qu’en milieu rural, les proportions de femmes et d’hommes qui connaissent ces deux éléments de la transmission maternelle sont plus faibles qu’en milieu urbain (respectivement 12 % contre 17 % et 17 % contre 24 %). 194 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 14.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant par l’allaitement et que le risque de transmission maternelle du VIH à l’enfant peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Le VIH peut être transmis en allaitant Le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Le VIH peut être transmis en allaitant et le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Effectif de femmes Le VIH peut être transmis en allaitant Le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Le VIH peut être transmis en allaitant et le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 55,7 18,0 13,2 2 311 54,1 23,5 18,7 827 15-19 54,4 16,0 11,8 1 315 51,2 23,3 18,1 522 20-24 57,3 20,6 15,1 995 59,0 23,8 19,7 305 25-29 57,7 21,3 14,7 899 59,8 30,2 20,1 281 30-39 57,7 19,0 12,9 1 373 60,4 23,6 18,3 548 40-49 58,5 16,9 12,9 746 62,6 32,4 23,9 344 État matrimonial Célibataire 53,1 17,5 12,2 1 720 54,5 23,0 18,1 843 A déjà eu des rapports sexuels 47,5 16,0 10,1 115 63,5 31,0 25,5 392 N’a jamais eu de rapports sexuels 53,5 17,6 12,4 1 606 46,7 16,1 11,7 451 En union 59,5 19,6 14,1 3 261 61,0 27,9 20,4 1 064 En rupture d’union 52,2 15,4 11,8 348 57,7 30,0 25,1 93 Actuellement enceinte Enceinte 60,5 20,4 14,5 351 na na na na Non enceinte ou pas sûre 56,7 18,5 13,3 4 978 na na na na Milieu de résidence Moroni 47,8 36,6 20,6 535 68,0 42,3 32,3 253 Autres villes 61,9 20,4 15,5 1 227 58,7 23,7 19,4 472 Ensemble urbain 57,6 25,3 17,1 1 762 62,0 30,2 23,9 726 Rural 56,6 15,4 11,5 3 567 55,9 23,6 17,2 1 273 Région/Ile Mwali 49,8 24,4 16,4 323 76,4 34,5 29,3 146 Ndzuwani 66,2 14,3 11,7 2 424 60,4 13,3 11,9 855 Ngazidja 49,1 22,0 14,5 2 582 53,4 35,6 24,9 998 Niveau d’instruction Aucun 57,7 11,3 9,3 1 652 54,5 10,8 9,2 320 Primaire 52,4 15,7 11,9 1 046 57,5 23,6 18,8 554 Secondaire ou + 58,3 24,5 16,5 2 616 59,4 31,5 23,1 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 58,3 11,7 8,6 868 63,4 15,3 14,2 311 Second 57,5 15,9 11,4 1 073 57,6 18,6 14,9 383 Moyen 56,1 17,6 13,8 1 095 58,7 24,8 17,7 445 Quatrième 59,5 19,7 14,1 1 123 60,3 30,1 23,4 412 Le plus élevé 53,7 26,3 17,5 1 171 52,2 37,2 26,1 449 Ensemble 15-491 56,9 18,6 13,3 5 329 58,1 26,0 19,7 1 999 50-59 na na na na 50,1 29,9 21,3 168 Ensemble 15-59 na na na na 57,5 26,3 19,8 2 167 na = Non applicable 1 Y compris 16 femmes et 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 195 14.1.2 Stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH Le comportement que les gens adopteraient dans différentes situations face à des personnes vivant avec le VIH/sida peut être révélateur du niveau de perception du risque de transmission qui pourrait se traduire, dans la vie courante, par une stigmatisation à l’égard des personnes malades. Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes et aux hommes qui avaient entendu parler de la maladie quelle attitude ils adopteraient s’ils se trouvaient confrontés à certaines situations impliquant des personnes vivant avec le VIH/sida. À partir des informations recueillies, on a défini un indicateur combiné qui évalue le niveau global de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH. Plus précisément, on a demandé aux enquêtés s’ils seraient prêts à s’occuper chez eux d’un parent ayant contracté le VIH, s’ils achèteraient des légumes frais chez un commerçant vivant avec le VIH, s’ils pensaient qu’une enseignante ayant contracté le VIH mais qui n’est pas malade devrait être autorisée à continuer à travailler et enfin s’ils pensaient qu’il fallait garder secret l’état d’un membre de la famille ayant contracté le VIH. Les résultats sont présentés aux tableaux 14.5.1 pour les femmes et 14.5.2 pour les hommes. Environ la moitié des femmes de 15 à 49 ans (52 %) ont déclaré qu’elles seraient prêtes à s’occuper chez elles d’un membre de la famille ayant contracté le VIH. Par contre, seulement un peu plus du tiers (37 %) achèterait des légumes frais à un commerçant vivant avec le VIH et, dans une même proportion (36 %), elles ont déclaré qu’une enseignante vivant avec le VIH et qui n’est pas malade devrait être autorisée à continuer d’enseigner. Enfin, 56 % des femmes pensent qu’il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille vivant avec le VIH. Globalement, 5 % des femmes se comporteraient de manière tolérante si elles étaient confrontées aux quatre situations. Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques sont peu importantes. On peut cependant souligner que la proportion de femmes qui adopteraient une attitude tolérante envers les personnes vivant avec le VIH a tendance à augmenter avec le niveau d’instruction, passant de 3 % parmi celles sans niveau d’instruction à 7 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus, et avec le statut socio- économique, variant de 3 % parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 8 % dans les ménages du quintile le plus élevé. Cette proportion est également plus élevée parmi les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels (8 %) et à Moroni (11 %). Le tableau 14.5.2 présente ces résultats pour les hommes. La proportion d’hommes qui adopteraient une attitude tolérante envers les personnes vivant avec le VIH est quasiment identique à celle des femmes (6 % contre 5 %). En outre, on retrouve globalement les mêmes différentiels que ceux observés chez les femmes. 196 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes Parmi les femmes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, pourcentage exprimant, dans des situations déterminées, des attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes qui : Pourcentage exprimant les quatre attitudes de tolérance Effectif de femmes ayant entendu parler du sida Seraient prêtes à s’occuper à la maison d’un parent ayant le sida Achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le virus du sida Pensent qu’une enseignante vivant avec le virus du sida mais qui n’est pas malade devrait être autorisée à continuer d’enseigner Pensent qu’il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille ayant le virus du sida Groupe d’âges 15-24 52,3 35,2 37,0 54,7 4,8 2 207 15-19 51,3 32,7 34,8 53,4 4,5 1 240 20-24 53,7 38,3 39,8 56,5 5,3 967 25-29 51,2 39,4 37,3 56,1 4,8 868 30-39 50,3 39,9 37,8 59,0 6,4 1 326 40-49 53,6 31,3 31,1 57,1 5,0 701 État matrimonial Célibataire 51,2 38,1 38,5 54,7 5,2 1 639 A déjà eu des rapports sexuels 66,6 51,0 37,1 48,1 8,3 113 N’a jamais eu de rapports sexuels 50,1 37,2 38,6 55,2 4,9 1 526 En union 51,3 35,8 35,6 57,4 5,0 3 129 En rupture d’union 59,1 36,4 34,4 55,5 8,0 335 Milieu de résidence Moroni 79,3 59,6 55,8 42,5 11,3 529 Autres villes 47,9 34,0 39,8 56,9 5,4 1 218 Ensemble urbain 57,4 41,7 44,6 52,5 7,2 1 747 Rural 48,8 33,9 32,2 58,4 4,2 3 356 Région/Ile Mwali 48,3 41,1 45,2 58,6 7,4 316 Ndzuwani 40,3 25,8 32,5 65,8 3,6 2 333 Ngazidja 63,1 46,3 39,1 47,2 6,6 2 455 Niveau d’instruction Aucun 44,5 26,1 26,2 62,4 2,9 1 527 Primaire 48,7 29,8 26,7 55,7 3,6 982 Secondaire ou + 57,2 45,3 46,0 53,1 7,2 2 579 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 38,0 27,0 30,6 65,5 2,7 809 Second 47,6 33,1 30,5 57,8 4,6 1 003 Moyen 56,5 36,7 33,7 58,3 5,9 1 050 Quatrième 56,3 37,9 38,2 53,9 4,8 1 089 Le plus élevé 56,5 45,0 46,4 49,5 7,5 1 153 Ensemble 15-491 51,8 36,6 36,4 56,4 5,3 5 103 1 Y compris 15 femmes ayant entendu parler du sida pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 197 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida: Hommes Parmi les hommes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, pourcentage exprimant des attitudes de tolérance, dans des situations déterminées, à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d’hommes qui : Pourcentage exprimant les quatre attitudes de tolérance Effectif d’hommes ayant entendu parler du sida Seraient prêts à s’occuper à la maison d’un parent ayant le sida Achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le virus du sida Pensent qu’une enseignante vivant avec le virus du sida mais qui n’est pas malade devrait être autorisée à continuer d’enseigner Pensent qu’il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille ayant le virus du sida Groupe d’âges 15-24 52,5 48,1 43,7 53,0 6,8 814 15-19 48,7 42,6 41,3 54,5 6,2 509 20-24 58,8 57,4 47,8 50,4 7,7 304 25-29 58,6 49,9 47,7 54,8 6,9 281 30-39 54,4 46,2 49,7 54,4 4,6 546 40-49 64,8 54,1 50,5 48,0 7,7 340 État matrimonial Célibataire 52,5 51,3 44,7 50,5 7,4 830 A déjà eu des rapports sexuels 59,9 55,5 50,1 47,5 9,5 392 N’a jamais eu de rapports sexuels 45,9 47,6 39,8 53,2 5,6 438 En union 57,7 47,3 48,8 55,0 5,4 1 058 En rupture d’union 67,1 44,2 49,9 48,2 7,3 93 Milieu de résidence Moroni 76,1 78,8 67,7 23,7 6,1 253 Autres villes 45,4 43,5 38,4 65,4 9,8 469 Ensemble urbain 56,2 55,9 48,7 50,8 8,5 723 Rural 55,9 44,8 46,2 53,9 5,1 1 258 Région/Ile Mwali 73,5 56,3 61,6 32,3 10,0 145 Ndzuwani 32,7 37,0 33,2 69,7 5,8 839 Ngazidja 73,0 57,8 56,7 41,5 6,2 997 Niveau d’instruction Aucun 52,1 45,9 33,9 49,7 3,7 312 Primaire 48,0 35,5 34,1 58,8 3,4 548 Secondaire ou + 61,0 56,2 57,1 50,7 8,6 1 119 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 45,7 45,1 41,2 51,9 3,6 306 Second 49,9 44,2 41,4 51,2 3,6 374 Moyen 55,3 51,9 44,1 51,9 6,0 442 Quatrième 61,4 55,6 52,0 50,0 6,7 410 Le plus élevé 63,8 46,1 54,4 58,0 10,5 449 Ensemble 15-491 56,0 48,9 47,1 52,8 6,3 1 981 50-59 55,4 42,9 48,6 55,6 9,2 168 Ensemble 15-59 55,9 48,4 47,2 53,0 6,6 2 149 1 Y compris 2 hommes ayant entendu parler du sida pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. 198 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST 14.2 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH Négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint La promotion de comportements sexuels sans risque fait partie des mesures destinées à contrôler l’épidémie de VIH. De plus, étant donné que les femmes sont plus vulnérables au VIH que les hommes, il est important de savoir si elles sont en mesure de refuser des rapports sexuels à risque avec leur mari/partenaire. Au cours de l’enquête, on a donc demandé aux femmes et aux hommes s’ils pensaient que quand le mari/partenaire avait une IST, la femme pouvait lui demander d’utiliser un condom au cours des rapports sexuels. On a aussi demandé, si dans le cas où une femme savait que son conjoint avait des relations sexuelles avec d’autres femmes, il était justifié qu’elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui. Les résultats sont présentés selon l’opinion des femmes et des hommes au tableau 14.6. Tableau 14.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui pensent qu’il est justifié qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son conjoint quand elle sait qu’il a des relations sexuelles avec d’autres femmes et pourcentage qui pensent qu’il est justifié qu’une femme qui sait que son conjoint a une infection sexuellement transmissible (IST) demande à utiliser un condom au cours des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Refuser d’avoir des rapports sexuels avec son conjoint si elle sait qu’il a des relations sexuelles avec d’autres femmes Demander à son conjoint d’utiliser un condom au cours des rapports sexuels si elle sait qu’il a une IST Effectif de femmes Refuser d’avoir des rapports sexuels avec son conjoint si elle sait qu’il a des relations sexuelles avec d’autres femmes Demander à son conjoint d’utiliser un condom au cours des rapports sexuels si elle sait qu’il a une IST Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 48,1 68,7 2 311 65,8 86,1 827 15-19 43,3 64,1 1 315 61,6 82,6 522 20-24 54,5 74,8 995 72,9 92,1 305 25-29 59,0 81,2 899 72,7 90,5 281 30-39 57,5 78,5 1 373 71,5 92,3 548 40-49 57,9 77,4 746 71,4 92,5 344 État matrimonial Célibataire 44,7 65,7 1 720 64,2 85,8 843 A déjà eu des rapports sexuels 75,3 87,8 115 69,4 91,1 392 N’a jamais eu de rapports sexuels 42,5 64,1 1 606 59,8 81,1 451 En union 58,1 79,0 3 261 73,9 92,0 1 064 En rupture d’union 58,0 76,9 348 61,7 95,2 93 Milieu de résidence Moroni 72,2 89,3 535 65,8 97,9 253 Autres villes 44,9 79,8 1 227 71,8 88,7 472 Ensemble urbain 53,2 82,7 1 762 69,7 91,9 726 Rural 54,0 70,5 3 567 69,0 88,2 1 273 Région/Ile Mwali 38,6 72,1 323 54,9 51,9 146 Ndzuwani 38,6 67,2 2 424 72,6 90,0 855 Ngazidja 69,8 81,8 2 582 68,5 94,6 998 Niveau d’instruction Aucun 50,0 68,6 1 652 66,8 87,6 320 Primaire 52,6 73,2 1 046 68,5 88,2 554 Secondaire ou + 56,7 78,8 2 616 70,3 90,8 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 40,8 60,7 868 67,7 78,2 311 Second 49,7 69,3 1 073 67,5 87,8 383 Moyen 60,4 76,2 1 095 66,1 91,1 445 Quatrième 59,1 79,1 1 123 69,5 93,9 412 Le plus élevé 55,6 83,7 1 171 74,8 93,3 449 Ensemble 15-491 53,7 74,5 5 329 69,3 89,5 1 999 50-59 na na na 70,6 90,1 168 Ensemble 15-59 na na na 69,4 89,6 2 167 na = non applicable 1 Y compris 16 femmes et 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 199 Dans l’ensemble, 54 % des femmes et 69 % des hommes pensent qu’il est justifié qu’une femme qui sait que son conjoint a des relations sexuelles avec d’autres femmes refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui. Cette opinion est plus fréquemment partagée par les femmes à partir de 20 ans que par les plus jeunes (59 % parmi celles de 25-29 ans contre 48 % parmi celles de 15-24 ans), par les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels (75 % contre 43 % parmi les célibataires qui n’en ont jamais eu), les femmes de Moroni (72 % contre 45 % dans les autres villes) et par celles de Ngazidja (70 % contre 39 % à Mwali et à Ndzuwani). On constate, en outre, que, même si les écarts ne sont pas très importants, cette opinion est influencée par le niveau d’instruction, la proportion de femmes pour qui le refus de rapports sexuels est justifié dans cette situation variant de 50 % parmi celles sans niveau d’instruction à 57 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus. On retrouve, chez les hommes, les mêmes tendances avec l’âge et le niveau d’instruction que celles observées chez les femmes. Par contre, à la différence des femmes, ce sont les hommes en union (74 %), ceux des autres villes (72 %) et ceux de Ndzuwani (73 %) qui partageraient le plus fréquemment cette opinion selon laquelle il est justifié qu’une femme qui sait que son conjoint a des relations sexuelles avec d’autres femmes refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui. En outre, 75 % des femmes estiment qu’il est normal qu’une femme demande à son mari/partenaire qui a une IST d’utiliser un condom au cours des rapports sexuels. Globalement, chez les femmes, cette proportion augmente, de manière importante avec le niveau d’instruction passant de 69 % chez celles sans niveau d’instruction à 79 % chez les plus instruites. On constate la même tendance avec l’augmentation du niveau socio-économique du ménage, la proportion passant de 61 % dans les ménages du quintile le plus bas à 76 % dans ceux du quintile moyen et à 84 % dans ceux du plus élevé. Dans 90 % des cas, les hommes pensent qu’il est justifié qu’une femme cherche à se protéger au cours des rapports sexuels si elle sait que son conjoint a une IST. Les variations sont peu importantes. Enseignement de l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans Dans l’ensemble 59 % des femmes et 61 % des hommes ont déclaré être favorables à l’enseignement de l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans en tant que moyen de prévention du sida. Les variations selon l’âge sont irrégulières. C’est cependant chez les femmes et les hommes les plus âgés que l’on constate les proportions les plus faibles de ceux qui sont favorables à cette mesure de prévention. Les résultats selon le milieu et l’île de résidence montrent que c’est en milieu rural et à Moroni ainsi qu’à Ngazidja que les femmes et les hommes sont les moins favorables à cet enseignement. 200 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 14.7 Adultes favorables à l’enseignement de l’utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida Pourcentage de femmes et d’hommes de 18-49 ans qui pensent que l’on devrait enseigner aux jeunes de 12-14 ans l’utilisation du condom comme moyen de prévention du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage favorable Effectif de femmes Pourcentage favorable Effectif d’hommes Groupe d’âges 18-24 60,7 1 522 65,3 481 18-19 60,8 527 61,8 176 20-24 60,6 995 67,3 305 25-29 62,9 899 64,2 281 30-39 57,8 1 373 59,0 548 40-49 55,6 746 56,0 344 État matrimonial Célibataire 60,0 1 020 64,5 520 En union 59,7 3 193 59,4 1 049 En rupture d’union 54,5 328 60,1 85 Milieu de résidence Moroni 56,4 474 56,8 223 Autres villes 75,0 1 028 70,6 377 Ensemble urbain 69,1 1 502 65,5 601 Rural 54,6 3 039 58,5 1 053 Région/Ile Mwali 64,5 271 73,5 122 Ndzuwani 72,2 2 016 69,5 696 Ngazidja 47,3 2 253 52,3 836 Niveau d’instruction Aucun 54,6 1 587 50,5 307 Primaire 50,9 869 57,8 439 Secondaire ou + 66,5 2 071 66,2 905 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 59,6 735 60,6 252 Second 57,3 883 63,7 321 Moyen 57,0 943 57,1 364 Quatrième 58,6 966 63,1 341 Le plus élevé 64,1 1 013 61,1 376 Ensemble 18-491 59,4 4 540 61,1 1 653 50-59 na na 43,6 168 Ensemble 18-59 na na 59,5 1 821 na = non applicable 1 Y compris 13 femmes et 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. 14.3 PARTENAIRES SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM Il est admis que l’infléchissement de l’épidémie du sida passe nécessairement par le changement de comportement sexuel des hommes et des femmes, étant donné que la transmission du virus du sida se fait essentiellement par voie sexuelle. Pour évaluer l’exposition au risque de contracter le virus du sida, des questions ont été posées au cours de l’enquête sur le nombre de partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois et sur l’utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels ; en outre, des questions sur les rapports sexuels payants ont été posées aux hommes. Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom Sont considérés comme rapports sexuels multiples, des rapports sexuels avec deux partenaires ou plus au cours des 12 derniers mois. Le tableau 14.8.1 présente, parmi les femmes de 15-49 ans, les pourcentages de celles qui ont eu, au cours des 12 derniers mois, au moins 2 partenaires sexuels. On constate que 2 % des femmes ont eu, au moins, 2 partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois. Cette proportion reste faible quelle que soit la caractéristique sociodémographique. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 201 Tableau 14.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femmes Parmi toutes les femmes de 15-49 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois; parmi ces femmes, pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels; nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie pour les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi toutes les femmes Parmi les femmes ayant eu 2 partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois Parmi les femmes qui ont déjà eu des rapports sexuels1 : Pourcentage ayant eu 2 partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé durant les derniers rapports sexuels Effectif de femmes Nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie1 Effectif de femmes Groupe d’âges 15-24 0,8 2 311 * 19 1,4 837 15-19 0,6 1 315 * 7 1,3 262 20-24 1,1 995 * 11 1,5 575 25-29 3,1 899 (11,4) 28 1,6 719 30-39 1,7 1 373 (9,0) 24 1,6 1 248 40-49 2,4 746 * 18 1,7 694 État matrimonial Célibataire 0,2 1 720 * 3 2,2 112 En union 2,4 3 261 11,9 77 1,5 3 080 En rupture d’union 2,4 348 * 8 1,7 307 Milieu de résidence Moroni 3,2 535 (10,3) 17 1,9 410 Autres villes 1,2 1 227 * 14 1,5 720 Ensemble urbain 1,8 1 762 (13,7) 31 1,7 1 130 Rural 1,6 3 567 (16,3) 57 1,5 2 369 Région/Ile Mwali 1,0 323 * 3 1,8 248 Ndzuwani 1,3 2 424 * 31 1,3 1 432 Ngazidja 2,1 2 582 16,8 54 1,7 1 819 Niveau d’instruction Aucun 1,9 1 652 (9,5) 31 1,5 1 418 Primaire 1,9 1 046 * 19 1,7 762 Secondaire ou + 1,5 2 616 (24,4) 38 1,5 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,8 868 * 7 1,4 604 Second 1,8 1 073 * 19 1,6 685 Moyen 2,6 1 095 * 28 1,7 760 Quatrième 1,9 1 123 * 21 1,6 748 Le plus élevé 1,1 1 171 * 12 1,5 702 Ensemble 15-492 1,7 5 329 15,4 88 1,6 3 499 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Les moyennes sont calculées en excluant les enquêtées qui ont donné des réponses non numériques. 2 Y compris 16 femmes de 15-49 ans et 9 femmes de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Parmi les femmes ayant eu des rapports sexuels avec des partenaires multiples au cours des douze mois précédant l’enquête, 15 % ont déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels. Les variations dans les différents sous-groupes ne sont pas significatives car elles sont basées sur un effectif trop faible de femmes qui ont eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois. Le tableau 14.8.1 présente également le nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie. Celui-ci est estimé à 1,6 et il varie d’un minimum de 1,3 à un maximum de 2,2. 202 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Les résultats présentés au tableau 14.8.2 montrent que la proportion d’hommes de 15-49 ans qui ont déclaré avoir eu, au moins, 2 partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois est beaucoup plus élevée que celle des femmes (12 % contre 2 %). C’est parmi ceux de 25-29 ans (20 %), ceux en rupture d’union (20 %), et ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (15 %) que cette proportion est la plus élevée. Tableau 14.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Hommes Parmi tous les hommes de 15-49 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d’une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois; parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels; nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie pour les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les hommes Parmi les hommes ayant eu 2 partenaires sexuelles ou plus au cours des 12 derniers mois Parmi les hommes qui ont déjà eu des rapports sexuels1 : Pourcentage ayant eu 2 partenaires sexuelles ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif d’hommes Pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé durant les derniers rapports sexuels Effectif d’hommes Nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie1 Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 8,5 827 52,3 70 3,2 367 15-19 7,3 522 (50,7) 38 2,7 175 20-24 10,4 305 (54,3) 32 3,6 191 25-29 19,9 281 57,9 56 4,1 213 30-39 13,4 548 25,8 73 5,0 431 40-49 14,1 344 (6,6) 48 5,9 291 État matrimonial Célibataire 7,9 843 54,4 67 3,4 346 En union 15,3 1 064 26,7 163 5,0 890 En rupture d’union 19,7 93 * 18 4,7 65 Milieu de résidence Moroni 11,6 253 52,3 29 4,0 194 Autres villes 11,7 472 41,8 55 4,9 283 Ensemble urbain 11,7 726 45,5 85 4,5 477 Rural 12,8 1 273 32,2 163 4,5 825 Région/Ile Mwali 10,8 146 (43,7) 16 5,3 91 Ndzuwani 12,3 855 20,3 106 4,4 523 Ngazidja 12,6 998 49,7 126 4,5 688 Niveau d’instruction Aucun 12,6 320 (10,2) 40 4,5 252 Primaire 11,2 554 33,5 62 4,9 338 Secondaire ou + 12,9 1 123 45,6 145 4,4 710 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 11,8 311 (17,8) 37 4,1 211 Second 7,9 383 (30,6) 30 4,4 258 Moyen 13,4 445 44,3 60 5,0 280 Quatrième 12,7 412 37,3 52 4,1 264 Le plus élevé 15,3 449 42,7 69 5,0 289 Ensemble 15-492 12,4 1 999 36,8 247 4,5 1 301 50-59 14,7 168 * 25 4,7 115 Ensemble 15-59 12,6 2 167 34,0 272 4,6 1 416 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Les moyennes sont calculées en excluant les enquêtés qui ont donné des réponses non numériques. 2 Y compris 2 hommes de 15-49 ans et 2 hommes de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 203 Parmi les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois, 37 % ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. Chez les célibataires (54 %), à Moroni (52 %) et à Ngazidja (50 %), cette proportion concerne, au moins, un homme sur deux. Le nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie est de 4,5 chez les hommes de 15-49 ans. Ce nombre moyen augmente avec l’âge, passant de 2,7 à 15-19 ans à 5,9 à 40-49 ans ; il atteint 4,7 chez les hommes de 50-59 ans. On retrouve des écarts selon l’état matrimonial puisque ce sont les hommes en rupture d’union et en union qui sont généralement plus âgés que les célibataires qui ont déclaré avoir eu le nombre le plus élevé de partenaires dans leur vie (respectivement 4,7 et 5 partenaires contre 3,4 pour les célibataires). Ce nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie ne varie pas par milieu de résidence (4,5). Enfin, le nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie est un peu plus élevé à Mwali (5,3) qu’à Ndzuwani (4,4) et qu’à Ngazidja (4,5). Partenaires sexuels concomitants Les partenaires sexuels multiples peuvent être sériels, il s’agit alors de relations sexuelles « monogames », au cours de périodes plus ou moins longues, avec plusieurs partenaires qui se succèdent, ou concomitants, il s’agit alors de relations sexuelles avec plusieurs partenaires, au cours de périodes plus ou moins longues qui se chevauchent. Deux partenaires sexuels sont considérés comme concomitants quand la date des premiers rapports sexuels avec le partenaire le plus récent se situe avant la date des derniers rapports sexuels avec le partenaire précédent. Si le fait d’avoir des partenaires sexuels multiples augmente le risque de contracter le VIH/sida, des rapports sexuels avec des partenaires concomitants sont, en théorie, des rapports qui comportent un risque accru d’infection. Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, des informations sur le moment auquel ont eu lieu les premiers rapports sexuels et le moment auquel ont eu lieu les rapports sexuels les plus récents avec chaque partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois ont été collectées. À partir de ces informations, on a déterminé si la personne avait eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires au cours d’une même période, c’est-à-dire si elle avait eu des partenaires sexuels concomitants. Deux indicateurs mesurent le partenariat sexuel concomitant : la prévalence ponctuelle et la prévalence cumulative. La prévalence ponctuelle des partenaires sexuels concomitants est définie comme la proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans ayant eu des rapports sexuels avec des partenaires sexuels concomitants à un moment précis (six mois avant l’enquête). La prévalence cumulative des partenaires sexuels concomitants est définie comme la proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui ont eu des partenaires sexuels concomitants à n’importe quel moment au cours des 12 derniers mois. Par ailleurs, en ce qui concerne les hommes qui vivent en union polygame, les relations sexuelles avec les différentes épouses au cours d’une même période sont, par définition, considérées comme des relations concomitantes par les deux indicateurs. La prévalence ponctuelle est toujours plus faible que la prévalence cumulée parce que la prévalence ponctuelle ne porte que sur les relations en cours, un jour précis, et non sur une année entière ; les relations sexuelles de courte durée ont donc peu de chances d’être comptabilisées, alors que toute relation concomitante, quelle que soit sa durée, est comptabilisée dans la prévalence cumulative. Les résultats du tableau 14.9 montrent qu’une proportion extrêmement faible de femmes de 15-49 ans avaient eu des partenaires sexuels concomitants : 0,4 % avaient eu des partenaires sexuels concomitants six mois avant l’interview (prévalence ponctuelle) et 1,0 % avait eu des partenaires sexuels concomitants à n’importe quel moment au cours des 12 mois ayant précédé l’interview (prévalence cumulée). Cependant, parmi les femmes qui avaient eu des relations sexuelles avec des partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois, il s’agissait dans 63 % des cas, de partenaires sexuels concomitants. Les variations dans les différents sous-groupes ne sont pas significatives car basés sur un effectif trop faible de femmes qui ont eu des partenaires sexuels concomitants. 204 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 14.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants Pourcentage de toutes les femmes et de tous les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuels concomitants six mois avant l’interview (prévalence ponctuelle1), et pourcentage de toutes les femmes et de tous les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuels concomitants au cours des 12 mois ayant précédé l’interview (prévalence cumulée2) et, parmi les femmes et les hommes ayant eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 mois ayant précédé l’interview, pourcentage ayant eu des partenaires sexuels concomitants, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les enquêtés Parmi tous les enquêtés ayant eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête Prévalence ponctuelle des partenaires sexuels concomitants1 Prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants2 Effectif d’enquêtés Pourcentage ayant eu des partenaires sexuels concomitants2 Effectif d’enquêtés FEMME Groupe d’âges 15-24 0,2 0,4 2 311 * 19 15-19 0,0 0,2 1 315 * 7 20-24 0,4 0,6 995 * 11 25-29 0,9 1,9 899 (59,0) 28 30-39 0,4 1,1 1 373 (65,7) 24 40-49 0,1 1,8 746 * 18 État matrimonial Célibataire 0,1 0,1 1 720 * 3 En union 0,5 1,6 3 261 67,2 77 En rupture d’union 0,3 0,7 348 * 8 Milieu de résidence Moroni 0,6 2,4 535 (76,8) 17 Autres villes 0,1 0,5 1 227 * 14 Ensemble urbain 0,3 1,1 1 762 (60,1) 31 Rural 0,4 1,0 3 567 (64,2) 57 Ensemble 15-49 0,4 1,0 5 329 62,8 88 HOMME Groupe d’âges 15-24 1,3 4,8 827 57,2 70 15-19 0,6 3,7 522 (50,6) 38 20-24 2,5 6,8 305 (65,2) 32 25-29 4,4 13,2 281 66,4 56 30-39 6,3 10,2 548 76,1 73 40-49 7,9 10,0 344 (71,0) 48 État matrimonial Célibataire 1,9 4,6 843 57,9 67 En union 6,4 11,3 1 064 73,8 163 En rupture d’union 0,6 9,4 93 * 18 Milieu de résidence Moroni 3,6 8,5 253 73,3 29 Autres villes 4,8 7,9 472 67,8 55 Ensemble urbain 4,4 8,1 726 69,7 85 Rural 4,2 8,5 1 273 66,5 163 Ensemble 15-49 4,3 8,4 1 999 67,6 247 50-59 9,1 12,9 168 * 25 Ensemble 15-59 4,6 8,7 2 167 69,4 272 Note: Deux partenaires sexuels sont considérés comme étant concomitants si la date des rapports sexuels les plus récents avec le partenaire précédent se situe après la date des derniers rapports sexuels avec le dernier partenaire. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Le pourcentage d’enquêtés qui ont eu deux partenaires sexuels (ou plus) qui étaient concomitants à un moment précis, six mois avant l’interview. 2 Le pourcentage d’enquêtés qui ont eu deux partenaires sexuels (ou plus) qui étaient concomitants à n’importe quel moment au cours des 12 mois ayant précédé l’interview. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 205 Le tableau 14.9 présente aussi les résultats concernant les hommes. On constate qu’une proportion plus élevée d’hommes que de femmes ont eu des partenaires sexuelles concomitantes. En effet, 4 % avaient des partenaires sexuelles concomitantes six mois avant l’interview (prévalence ponctuelle) et 8 % à n’importe quel moment au cours des 12 mois ayant précédé l’interview (prévalence cumulée). Parmi les hommes qui avaient eu des relations sexuelles avec des partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois, il s’agissait dans 68 % des cas, de partenaires sexuelles concomitantes. Cette proportion, plus élevée parmi les hommes en union (74 %), est probablement due, en grande partie, à la polygamie. On relève aussi une proportion plus élevée à Moroni qu’ailleurs. Rapports sexuels payants et utilisation de condoms Les rapports sexuels payants sont considérés comme des rapports sexuels à hauts risques dans la mesure où ils sont associés à un nombre élevé de partenaires. Au cours de l’enquête, on a demandé aux hommes si, au cours des douze derniers mois, ils avaient eu des rapports sexuels avec une partenaire qu’ils avaient rémunérée. De plus, on leur a demandé si, au cours des derniers rapports sexuels payants, ils avaient utilisé un condom. Les résultats présentés au tableau 14.10 indiquent que 5 % ont déclaré avoir payé quelqu’un en échange de rapports sexuels au cours des 12 derniers mois. C’est chez les hommes en rupture d’union que cette proportion est la plus élevée (11 %). Tableau 14.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants Pourcentage d’hommes de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels payants; pourcentage d’hommes ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois et, parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels payants, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les hommes Parmi les hommes qui ont eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant déjà eu des rapports sexuels payants Pourcentage ayant eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois Effectif d’hommes Pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels payants Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 8,0 4,9 827 (62,5) 41 15-19 5,0 3,6 522 * 19 20-24 13,1 7,1 305 * 22 25-29 18,1 9,5 281 (87,5) 27 30-39 17,3 4,8 548 (51,7) 26 40-49 12,5 2,5 344 * 9 État matrimonial Célibataire 8,0 5,0 843 (63,6) 42 En union 15,2 4,7 1 064 66,8 50 En rupture d’union 28,3 11,4 93 * 11 Milieu de résidence Moroni 10,1 7,2 253 (71,4) 18 Autres villes 19,9 6,9 472 (64,9) 33 Ensemble urbain 16,5 7,0 726 67,2 51 Rural 10,6 4,0 1 273 (63,6) 51 Région/Ile Mwali 19,5 2,5 146 * 4 Ndzuwani 13,3 6,1 855 (54,0) 52 Ngazidja 11,3 4,7 998 80,1 47 Niveau d’instruction Aucun 13,5 4,3 320 * 14 Primaire 16,5 5,1 554 (62,8) 28 Secondaire ou + 10,7 5,4 1 123 75,9 61 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,7 4,7 311 * 15 Second 11,0 3,4 383 * 13 Moyen 12,8 4,7 445 * 21 Quatrième 11,5 4,7 412 * 20 Le plus élevé 16,8 7,6 449 (73,4) 34 Ensemble 15-491 12,8 5,1 1 999 65,4 102 50-59 20,5 5,1 168 * 9 Ensemble 15-59 13,4 5,1 2 167 63,6 111 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Y compris 2 hommes de 15-49 ans pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. 206 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Dans l’ensemble, 65 % des hommes ont déclaré avoir utilisé un condom lors des derniers rapports sexuels payants. Étant donné que peu d’hommes ont déclaré avoir eu des rapports sexuels payants (5 %), les variations entre les différents sous-groupes ne sont pas significatives. 14.4 TEST DU VIH Test du VIH pour l’ensemble des enquêtés La connaissance du statut sérologique vis-à-vis du VIH contribue à limiter la propagation de l’épidémie dans la mesure où elle permet aux personnes de prendre des précautions pour se protéger et protéger leurs partenaires. Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, on a demandé aux enquêtés s’ils avaient déjà effectué un test de dépistage du VIH, et dans l’affirmative, s’ils avaient obtenu les résultats de leur test. D’après les résultats du tableau 14.11.1, 32 % des femmes ont déclaré connaître un endroit où l’on peut effectuer un test du VIH. Cependant, seulement 13 % des femmes ont effectué un test et en ont reçu les résultats ; 2 % des femmes ont effectué un test mais n’ont pas eu connaissance des résultats et 86 % des femmes n’ont jamais effectué un test du VIH. Parmi les femmes de Ndzuwani, cette proportion est de 92 % ; de même, parmi les femmes sans aucun niveau d’instruction (91 %) et parmi celles des deux premiers quintiles (95 % pour le plus bas et 91 % pour le second), cette proportion est très élevée et dépasse 90 %. La connaissance d’un endroit où l’on peut effectuer un test du VIH varie selon le milieu de résidence, l’île, le niveau d’instruction et le niveau de vie du ménage. En effet, les femmes du milieu rural (26 % contre 44 % en milieu urbain), celles de Ndzuwani (21 % contre 42 % à Ngazidja), celles n’ayant aucun niveau d’instruction (18 % contre 43 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (12 % contre 46 % dans les ménages du quintile le plus élevé) sont celles qui connaissent le moins fréquemment un endroit où elles pourraient effectuer un test du VIH. Le pourcentage de femmes qui ont effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et qui en ont reçu le résultat est très faible (4 %). On remarque que cette proportion est un peu plus élevée parmi les femmes de 25-39 ans (6 %), celles qui sont en rupture d’union (7 %), à Moroni (9 %), celles de Ngazidja (6 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (8 %). Le tableau 14.11.2 présente, pour les hommes, les mêmes résultats que ceux présentés pour les femmes. La proportion d’hommes qui connaissent un endroit où effectuer un test du VIH est plus élevée que celle des femmes (50 % contre 32 %). Cette proportion augmente globalement avec l’âge, avec le niveau d’instruction et avec l’augmentation du statut socio-économique du ménage. En outre, on remarque qu’elle est nettement plus élevée à Moroni que dans les autres villes et surtout qu’en milieu rural (respectivement 74 % contre 61 % et 42 %) et à Ngazidja que dans les deux autres îles (53 % contre 48 % à Ndzuwani et 41 % à Mwali). La proportion d’hommes ayant déjà effectué un test du VIH et reçu le résultat est très proche de celle des femmes (15 % contre 13 %). De même, la proportion d’hommes qui ont une connaissance récente de leur statut sérologique n’est pas très différente de celle des femmes (6 % contre 4 %). Les résultats par caractéristiques sociodémographiques montrent que cette proportion est très faible parmi ceux de 15-19 ans et parmi ceux sans niveau d’instruction (3 % dans chaque cas). Par contre, parmi ceux de 40-49 ans, elle atteint 8 %. Comme chez les femmes, on note une tendance à l’augmentation de cette proportion avec le niveau d’instruction et le statut socio-économique du ménage. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 207 Tableau 14.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui savent où se rendre pour effectuer un test du VIH ; répartition (en %) des femmes de 15-49 ans selon qu’elles ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu’elles ont reçu, ou non, les résultats du dernier test ; pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant déjà effectué un test du VIH et pourcentage de celles ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu les résultats du dernier test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage sachant où se rendre pour effectuer un test du VIH Répartition (en %) des femmes selon qu’elles ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu’elles ont reçu, ou non, les résultats du dernier test Total Pourcentage ayant déjà effectué un test Pourcentage ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif de femmes A effectué un test et a reçu le résultat A effectué un test mais n’a pas reçu le résultat N’a jamais effectué de test1 Groupe d’âges 15-24 26,5 8,2 1,2 90,6 100,0 9,4 2,9 2 311 15-19 18,9 4,0 0,4 95,6 100,0 4,4 1,8 1 315 20-24 36,5 13,7 2,3 83,9 100,0 16,1 4,4 995 25-29 40,6 16,7 2,1 81,3 100,0 18,7 6,3 899 30-39 38,5 18,9 1,8 79,3 100,0 20,7 6,4 1 373 40-49 28,2 12,5 1,1 86,4 100,0 13,6 3,1 746 État matrimonial Célibataire 24,5 4,0 1,1 94,9 100,0 5,1 1,0 1 720 A déjà eu des rapports sexuels 50,2 13,7 0,0 86,3 100,0 13,7 1,1 115 N’a jamais eu de rapports sexuels 22,7 3,3 1,2 95,5 100,0 4,5 1,0 1 606 En union 36,0 17,3 1,7 81,0 100,0 19,0 5,9 3 261 En rupture d’union 35,0 17,3 1,6 81,1 100,0 18,9 7,4 348 Milieu de résidence Moroni 65,4 28,2 2,9 68,9 100,0 31,1 9,4 535 Autres villes 34,9 13,5 2,3 84,2 100,0 15,8 5,4 1 227 Ensemble urbain 44,2 17,9 2,5 79,5 100,0 20,5 6,6 1 762 Rural 26,3 10,5 1,0 88,5 100,0 11,5 3,3 3 567 Région/Ile Mwali 35,4 12,9 2,8 84,3 100,0 15,7 5,2 323 Ndzuwani 21,3 6,4 1,4 92,2 100,0 7,8 2,4 2 424 Ngazidja 42,1 19,1 1,5 79,4 100,0 20,6 6,2 2 582 Niveau d’instruction Aucun 18,0 7,7 1,0 91,3 100,0 8,7 2,7 1 652 Primaire 27,3 12,9 1,2 85,9 100,0 14,1 3,9 1 046 Secondaire ou + 43,2 16,4 1,9 81,7 100,0 18,3 5,7 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 12,3 4,1 1,3 94,6 100,0 5,4 1,0 868 Second 22,8 8,0 1,1 90,9 100,0 9,1 3,0 1 073 Moyen 34,6 13,0 1,8 85,2 100,0 14,8 3,8 1 095 Quatrième 39,7 17,1 1,9 81,0 100,0 19,0 5,7 1 123 Le plus élevé 46,2 20,2 1,4 78,5 100,0 21,5 7,5 1 171 Ensemble 15-492 32,2 13,0 1,5 85,5 100,0 14,5 4,4 5 329 1 Y compris : Ne sait pas/Manquant. 2 Y compris 16 femmes de 15-49 ans pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 208 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 14.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Hommes Pourcentage d’hommes de 15-49 ans qui savent où se rendre pour effectuer un test du VIH ; répartition (en %) des hommes de 15-49 ans selon qu’ils ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu’ils ont reçu, ou non, les résultats du dernier test ; pourcentage d’hommes de 15- 49 ans ayant déjà effectué un test du VIH et pourcentage de ceux qui ont effectué un test au cours des 12 derniers mois et qui ont reçu les résultats du dernier test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage sachant où se rendre pour effectuer un test du VIH Répartition (en %) des hommes selon qu’ils ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu’ils ont reçu, ou non, les résultats du dernier test Total Pourcentage ayant déjà effectué un test Pourcentage ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif d’hommes A effectué un test et a reçu le résultat A effectué un test mais n’a pas reçu le résultat N’a jamais effectué de test1 Groupe d’âges 15-24 39,6 8,4 1,7 89,8 100,0 10,2 4,1 827 15-19 31,8 5,3 1,5 93,3 100,0 6,7 2,5 522 20-24 52,9 13,8 2,2 84,0 100,0 16,0 6,8 305 25-29 57,5 14,7 2,6 82,7 100,0 17,3 3,9 281 30-39 56,5 19,6 1,4 79,0 100,0 21,0 7,3 548 40-49 60,5 23,6 2,0 74,4 100,0 25,6 8,4 344 État matrimonial Célibataire 42,3 9,9 1,5 88,6 100,0 11,4 4,1 843 A déjà eu des rapports sexuels 56,3 14,8 2,6 82,6 100,0 17,4 5,4 392 N’a jamais eu de rapports sexuels 30,1 5,6 0,5 93,9 100,0 6,1 3,1 451 En union 56,2 19,2 2,1 78,7 100,0 21,3 6,8 1 064 En rupture d’union 56,2 12,5 1,5 86,0 100,0 14,0 7,2 93 Milieu de résidence Moroni 74,0 21,2 0,4 78,4 100,0 21,6 6,8 253 Autres villes 61,0 14,7 1,9 83,4 100,0 16,6 4,4 472 Ensemble urbain 65,5 17,0 1,4 81,6 100,0 18,4 5,2 726 Rural 41,7 13,8 2,0 84,1 100,0 15,9 5,9 1 273 Région/Ile Mwali 40,9 13,4 6,2 80,3 100,0 19,7 4,8 146 Ndzuwani 48,4 12,6 2,1 85,3 100,0 14,7 4,6 855 Ngazidja 53,4 17,3 0,9 81,8 100,0 18,2 6,7 998 Niveau d’instruction Aucun 27,7 8,3 1,1 90,6 100,0 9,4 3,3 320 Primaire 38,0 11,4 1,3 87,3 100,0 12,7 4,2 554 Secondaire ou + 62,9 18,7 2,3 79,1 100,0 20,9 7,1 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 26,2 9,6 2,3 88,1 100,0 11,9 5,0 311 Second 44,1 12,6 2,7 84,7 100,0 15,3 3,9 383 Moyen 45,4 12,8 1,4 85,8 100,0 14,2 5,8 445 Quatrième 60,0 16,8 1,5 81,7 100,0 18,3 6,0 412 Le plus élevé 68,3 21,2 1,4 77,4 100,0 22,6 7,3 449 Ensemble 15-492 50,3 15,0 1,8 83,2 100,0 16,8 5,7 1 999 50-59 47,2 17,9 1,7 80,5 100,0 19,5 5,9 168 Ensemble 15-59 50,1 15,2 1,8 83,0 100,0 17,0 5,7 2 167 1 Y compris : Ne sait pas/Manquant. 2 Y compris 2 hommes de 15-49 ans pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Test du VIH pour les femmes enceintes Le tableau 14.12 présente, parmi les femmes ayant eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l’enquête, la proportion de celles qui ont reçu des conseils sur le VIH/sida au cours d’une visite prénatale. Il présente aussi la proportion de celles qui ont accepté d’effectuer un test du VIH au cours d’une visite prénatale et la proportion de celles qui ont reçu, ou non, les résultats du test, ainsi que la proportion de celles ayant effectué un test du VIH au moment de l’accouchement mais pas pendant une visite prénatale et qui ont reçu, ou non, les résultats du test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 209 Dans l’ensemble, les résultats montrent que 12 % des femmes ont reçu des conseils sur le VIH pendant une visite prénatale. Dans 7% des cas, les femmes ont effectué un test du VIH durant une visite prénatale et ont reçu le résultat et des conseils après le test et dans 9 % des cas, elles ont effectué un test du VIH durant une visite prénatale, ont reçu le résultat mais n’ont pas reçu des conseils après le test. Par ailleurs, 2 % des femmes enceintes ont effectué un test du VIH durant une visite prénatale et n’ont pas eu connaissance des résultats. Tableau 14.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des 2 années ayant précédé l’enquête, pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH avant le test, pourcentage ayant effectué un test du VIH pendant une visite prénatale pour la naissance la plus récente selon qu’elles ont reçu ou non le résultat du test et qu’elles ont reçu ou non des conseils après le test; pourcentage ayant effectué un test du VIH au moment de l’accouchement pour la naissance la plus récente selon qu’elles ont reçu ou non le résultat du test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH au cours d’une visite prénatale1 Pourcentage ayant effectué un test du VIH durant une visite prénatale et qui : Pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH, ayant effectué un test du VIH au cours d’une visite prénatale et ayant reçu le résultat Pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours d’une visite prénatale ou au moment de l’accouchement et qui : 2 Effectif de femmes ayant eu une naissance au cours des 2 dernières années3 Ont reçu le résultat et des conseils après le test Ont reçu le résultat et n’ont pas reçu des conseils après le test N’ont pas reçu le résultat du test Ont reçu le résultat N’ont pas reçu le résultat Groupe d’âges 15-24 11,5 7,8 8,3 1,9 5,7 16,9 1,9 404 15-19 4,4 4,4 5,8 0,3 1,6 10,2 0,3 110 20-24 14,1 9,1 9,3 2,5 7,2 19,5 2,5 294 25-29 8,3 5,7 7,9 0,9 2,7 13,7 1,1 317 30-39 13,7 7,6 10,6 1,7 7,3 19,6 2,0 501 40-49 11,8 2,2 10,7 4,0 4,5 14,5 4,0 75 État matrimonial Célibataire 0,0 6,9 22,8 0,0 0,0 29,7 * 3 En union 11,9 6,6 9,6 1,8 5,6 17,1 1,8 1 226 En rupture d’union 6,6 13,3 2,8 1,0 4,6 16,0 2,3 69 Milieu de résidence Moroni 20,9 21,7 25,8 3,7 14,6 48,3 3,9 105 Autres villes 10,7 9,7 7,5 3,2 7,6 17,2 3,8 264 Ensemble urbain 13,6 13,1 12,7 3,3 9,6 26,0 3,8 368 Rural 10,7 4,5 7,9 1,1 3,9 13,5 1,1 929 Région/Ile Mwali 13,0 8,2 8,3 3,8 4,8 17,5 3,8 94 Ndzuwani 7,9 4,0 2,3 0,9 3,2 6,3 1,1 694 Ngazidja 16,3 10,6 19,0 2,5 8,7 31,5 2,5 510 Niveau d’instruction Aucun 9,5 4,3 6,3 0,9 3,8 11,3 0,9 558 Primaire 12,3 6,6 6,7 2,7 3,9 14,1 2,7 323 Secondaire ou + 13,7 10,6 15,4 2,1 8,9 27,0 2,6 413 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 6,9 2,9 2,9 0,7 1,4 6,1 0,7 299 Second 9,9 4,7 7,2 1,7 4,5 12,9 2,0 270 Moyen 13,2 6,4 9,8 2,2 3,4 17,0 2,2 274 Quatrième 15,1 11,4 14,0 1,9 10,0 27,0 1,9 240 Le plus élevé 14,0 10,9 14,7 2,4 10,1 26,3 3,0 216 Ensemble 15-494 11,6 6,9 9,3 1,7 5,5 17,0 1,9 1 298 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Avoir reçu des conseils sur le VIH avant le test signifie ici que quelqu’un a parlé à l’enquêtée des trois sujets suivants: 1) la transmission du virus du sida de la mère au bébé, 2) la prévention du virus et 3) effectuer un test du VIH. 2 La question sur le test au moment de l’accouchement n’a été posée qu’aux femmes qui n’ont pas effectué de test pendant une visite prénatale. 3 Sont incluses dans le dénominateur les femmes qui n’ont pas reçu de soins prénatals pour leur dernière naissance ayant eu lieu au cours des deux dernières années. 4 Y compris 4 femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 210 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Globalement, 6 % des femmes enceintes ont, à la fois, reçu des conseils sur le VIH avant le test, effectué un test du VIH durant une visite prénatale dont elles ont eu connaissance du résultat. Ce pourcentage est plus élevé dans les groupes d’âges 20-24 et 30-39 ans (7 %), en milieu urbain (10 %) et, en particulier, à Moroni (15 %), chez les femmes de niveau secondaire ou plus (9 %) et parmi celles des ménages du quatrième et cinquième quintile (10 % dans chaque cas). En ce qui concerne l’île, c’est à Ngazidja (9 %) que cette proportion est la plus élevée. 14.5 CIRCONCISION Le tableau 14.13 présente le pourcentage d’hommes enquêtés qui ont déclaré être circoncis selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Aux Comores, pays musulman, la pratique de la circoncision concerne la totalité de la population masculine. Tableau 14.13 Circoncision Pourcentage d’hommes de 15-59 ans qui ont déclaré être circoncis, selon certaines caractéristiques sociodémo- graphiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage circoncis Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 99,4 827 15-19 99,2 522 20-24 99,6 305 25-29 100,0 281 30-39 99,7 548 40-49 98,1 344 Milieu de résidence Moroni 98,7 253 Autres villes 99,7 472 Ensemble urbain 99,3 726 Rural 99,3 1 273 Région/Ile Mwali 100,0 146 Ndzuwani 99,5 855 Ngazidja 99,1 998 Ensemble 15-49 99,3 1 999 50-59 100,0 168 Ensemble 15-59 99,4 2 167 14.6 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Au cours de l’enquête, pour établir une prévalence déclarée des IST, on a demandé aux enquêtés ayant déjà eu des rapports sexuels s’ils avaient eu, au cours des 12 mois précédant l’enquête, une IST ou des symptômes associés à une IST. Les résultats sont présentés au tableau 14.14 pour les femmes et les hommes selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les résultats montrent que 2 % des femmes ayant déjà eu des rapports sexuels ont déclaré avoir eu une IST au cours des 12 derniers mois. Par ailleurs, parmi les enquêtées qui n’ont pas déclaré avoir eu une IST, 9 % ont déclaré avoir eu des pertes vaginales anormales et 6 % un ulcère génital. Globalement, 11 % des femmes sont considérées comme ayant eu une IST et/ou un ou des symptômes révélateurs d’IST. Rappelons néanmoins que cette prévalence étant basée sur les seules déclarations des enquêtées, elle doit être prise comme un ordre de grandeur et non comme une estimation précise car la présence de ces différents symptômes ou signes ne sont pas toujours la preuve d’une IST. On note que c’est parmi les célibataires (21 %) et dans l’île de Mwali (19 %) que cette prévalence déclarée des IST est la plus élevée. Si l’on considère l’âge, on remarque une proportion plus élevée de femmes ayant eu une IST ou des symptômes Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 211 parmi celles de 20-24 ans (16 %). Les résultats selon le milieu de résidence montrent que cette prévalence déclarée est plus élevée à Moroni et en milieu rural (12 % dans les deux cas) que dans les autres villes (7 %). Tableau 14.14 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d’IST Parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels, pourcentage ayant déclaré avoir eu une IST et/ou des symptômes d’IST au cours des 12 derniers mois selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Une IST Pertes vaginales anormales et malodorantes Plaie/ ulcère génital IST/ pertes/ plaie ou ulcère Effectif de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels Une IST Écoulement du pénis Plaie/ ulcère génital IST/ Écoulement/ plaie ou ulcère Effectif d’hommes ayant déjà eu des rapports sexuels Groupe d’âges 15-24 2,6 11,2 6,9 14,1 868 3,1 5,1 3,0 8,3 409 15-19 3,2 7,9 5,5 10,5 270 4,0 7,4 3,7 10,3 189 20-24 2,4 12,7 7,5 15,7 598 2,4 3,1 2,4 6,6 220 25-29 2,6 11,8 7,0 14,1 753 4,8 6,8 5,1 9,2 257 30-39 2,0 7,3 5,5 10,0 1 295 1,8 3,0 1,7 5,8 529 40-49 0,7 4,1 3,0 4,9 737 0,3 1,0 2,5 3,7 338 État matrimonial Célibataire 5,6 16,0 13,3 21,2 115 4,8 7,5 3,2 10,4 392 En union 1,9 8,5 5,5 10,8 3 202 1,2 2,1 2,2 4,7 1 051 En rupture d’union 1,6 6,3 4,3 7,2 335 4,3 6,5 8,3 11,4 90 Milieu de résidence Moroni 2,3 9,6 6,7 11,8 414 4,5 4,7 2,2 8,6 213 Autres villes 3,2 4,6 3,4 7,4 793 2,8 4,7 2,3 5,4 375 Ensemble urbain 2,9 6,3 4,6 8,9 1 207 3,4 4,7 2,3 6,5 588 Rural 1,6 9,6 6,1 11,7 2 445 1,6 3,1 3,1 6,6 944 Région/Ile Mwali 5,3 14,8 11,8 19,4 249 1,9 1,2 0,3 2,7 119 Ndzuwani 2,0 4,3 3,8 6,3 1 547 2,7 3,3 1,7 4,5 664 Ngazidja 1,6 11,2 6,3 13,4 1 855 2,1 4,4 4,2 9,0 750 Niveau d’instruction Aucun 2,1 7,1 4,8 8,8 1 482 1,7 4,0 1,7 6,0 295 Primaire 1,2 10,3 5,9 12,4 794 2,0 2,8 3,7 7,2 403 Secondaire ou + 2,4 9,1 6,4 12,0 1 367 2,7 4,0 2,7 6,4 832 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,4 7,7 6,5 10,6 618 2,8 2,8 0,9 4,1 237 Second 1,6 9,9 5,7 11,2 715 0,7 3,3 3,1 5,4 296 Moyen 2,5 9,7 5,5 12,9 777 4,9 4,9 4,9 9,3 335 Quatrième 1,3 9,5 6,8 12,0 778 1,7 3,0 3,4 7,1 315 Le plus élevé 1,5 5,7 3,8 7,3 763 1,4 4,2 1,3 6,1 350 Ensemble 15-491 2,0 8,5 5,6 10,8 3 652 2,3 3,7 2,8 6,5 1 532 50-59 na na na na na 0,5 0,2 0,5 0,7 164 Ensemble 15-59 na na na na na 2,1 3,4 2,6 6,0 1 696 na = non applicable 1 Y compris 9 femmes et 2 hommes ayant déjà eu des rapports sexuels pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. La prévalence déclarée d’une IST chez les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels (2 %) est identique à celle observée chez les femmes. Cependant, si on tient compte des symptômes, cette prévalence atteint 7 % contre 11 % chez les femmes. On note que parmi les hommes célibataires ou en rupture d’union, la prévalence déclarée des IST ou de symptômes associés atteint 10-11 % et, en fonction des îles, c’est à Ngazidja qu’on relève la prévalence la plus élevée (9 %). Recherche de conseils ou de traitement Parmi les femmes ayant déclaré avoir eu une IST ou des symptômes, 46 % se sont rendues dans un établissement sanitaire ou ont consulté un professionnel de santé pour obtenir des conseils ou un traitement (Graphique 14.1). Chez les hommes, cette proportion est de 59 %. À l’opposé, 42 % des femmes et 26 % des hommes n’ont pris aucune mesure pour traiter leur IST. 212 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Graphique 14.1 Recherche de conseils ou de traitement pour les IST 14.7 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES Des injections faites sans respect des normes d’asepsie peuvent être source de contamination. Il est donc important de savoir dans quelle mesure la population reçoit des injections administrées par du personnel de santé selon les normes recommandées en la matière. En plus des questions pour estimer la proportion de la population ayant reçu des injections médicales, on a demandé dans quel état se trouvaient l’aiguille et la seringue lors de la dernière injection. Les résultats sont présentés au tableau 14.15 pour les femmes et les hommes de 15-49 ans. Les résultats montrent que dans l’ensemble, 21 % des femmes et 18 % des hommes ont reçu, au cours des douze derniers mois, une injection médicale effectuée par du personnel de santé. Dans certaines catégories comme par exemple les jeunes femmes de 15-19 ans et les célibataires (14 % dans chaque cas) ou encore celles de Moroni (18 %) et de Ndzuwani (18 %) ainsi que celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas, cette proportion est plus faible. À l’opposé, à Mwali plus d’un tiers des femmes ont reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois (34 %). Chez les hommes, on note aussi des variations. Si on considère l’âge, on remarque, à 40-49 ans, une proportion plus élevée que dans les autres groupes d’âges (22 % contre un minimum de 15 % à 15-19 ans). La prévalence des injections médicales est aussi plus élevée parmi les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels et les hommes en rupture d’union (24 % dans les deux cas), parmi ceux du milieu urbain (21 %), en particulier dans les autres villes (22 %), et parmi ceux de Ngazidja (21 %) que parmi les autres. En outre, on note une tendance à l’augmentation de cette prévalence avec le niveau d’instruction, de 15 % parmi ceux sans niveau d’instruction à 20 % parmi ceux de niveau secondaire ou plus. Enfin, si l’on compare la prévalence parmi les hommes des ménages du quintile le plus élevé avec celle des hommes des ménages du quintile le plus bas, on note qu’elle est près de trois fois plus élevée (21 % contre 8 %). Dans une grande majorité de cas, un peu plus faible chez les femmes (89%) que chez les hommes (94%), les personnes ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois ont déclaré que la dernière injection avait été faite avec une seringue et une aiguille prises d’un emballage neuf et non ouvert. On ne note pas de différences très importantes selon les caractéristiques sociodémographiques. 46 59 4 1 5 13 42 26 Femme Homme Pourcentage Conseil auprès d'un professionnel de la santé Conseil auprès d'une pharmacie/boutique Conseil auprès d'autres sources Pas de conseils, pas de traitement EDSC-MICS II 2012 Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 213 Tableau 14.15 Prévalence des injections médicales Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui ont reçu, au moins, une injection médicale au cours des 12 derniers mois, nombre moyen d’injections médicales par personne au cours des 12 derniers mois et parmi ceux et celles qui ont reçu une injection médicale, pourcentage des dernières injections médicales pour lesquelles la seringue et l’aiguille provenaient d’un emballage neuf non ouvert, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois Nombre moyen d’injections médicales par personne au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes La dernière fois, la seringue et l’aiguille provenaient d’un emballage neuf, non ouvert Effectif de femmes ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois Nombre moyen d’injections médicales par personne au cours des 12 derniers mois Effectif d’hommes La dernière fois, la seringue et l’aiguille provenaient d’un emballage neuf, non ouvert Effectif d’hommes ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois Groupe d’âges 15-24 17,6 0,4 2 311 87,8 407 16,6 0,4 827 90,2 138 15-19 13,7 0,4 1 315 88,1 180 15,1 0,3 522 91,1 79 20-24 22,8 0,5 995 87,5 227 19,3 0,5 305 89,0 59 25-29 25,8 0,7 899 88,7 232 17,2 0,5 281 (100,0) 48 30-39 24,7 0,7 1 373 92,6 339 17,8 0,7 548 93,3 98 40-49 17,4 0,7 746 84,4 130 21,5 0,9 344 98,6 74 État matrimonial Célibataire 14,0 0,4 1 720 90,1 241 17,7 0,5 843 92,1 149 A déjà eu des rapports sexuels 19,5 0,4 115 79,8 22 23,7 0,8 392 94,5 93 N’a jamais eu de rapports sexuels 13,6 0,4 1 606 91,2 219 12,4 0,3 451 88,3 56 En union 24,1 0,7 3 261 89,0 785 17,5 0,6 1 064 95,9 187 En rupture d’union 23,7 0,7 348 86,1 82 24,0 0,6 93 * 22 Milieu de résidence Moroni 18,1 0,4 535 90,8 97 19,3 0,6 253 90,7 49 Autres villes 23,9 0,7 1 227 89,1 293 22,0 0,9 472 95,1 104 Ensemble urbain 22,1 0,6 1 762 89,5 390 21,0 0,8 726 93,7 153 Rural 20,1 0,6 3 567 88,8 718 16,1 0,5 1 273 94,4 205 Région/Ile Mwali 33,6 1,3 323 93,0 108 18,1 0,7 146 96,1 26 Ndzuwani 18,3 0,5 2 424 84,0 443 13,8 0,5 855 94,8 118 Ngazidja 21,6 0,6 2 582 92,3 557 21,4 0,7 998 93,4 213 Niveau d’instruction Aucun 20,7 0,6 1 652 87,0 342 14,5 0,4 320 87,8 46 Primaire 21,7 0,6 1 046 90,1 227 15,7 0,5 554 95,3 87 Secondaire ou + 20,4 0,6 2 616 89,8 535 19,9 0,7 1 123 94,9 224 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,0 0,6 868 83,7 156 8,2 0,2 311 (87,5) 26 Second 19,4 0,5 1 073 88,2 208 17,6 0,6 383 87,5 67 Moyen 21,5 0,5 1 095 91,0 236 20,8 0,6 445 97,4 92 Quatrième 22,7 0,6 1 123 92,1 255 18,9 0,9 412 96,6 78 Le plus élevé 21,7 0,7 1 171 88,1 254 21,1 0,6 449 95,2 95 Ensemble 15-491 20,8 0,6 5 329 89,1 1 108 17,9 0,6 1 999 94,1 358 50-59 na na na na na 12,1 0,9 168 * 20 Ensemble 15-59 na na na na na 17,4 0,6 2 167 94,3 378 Note : Les injections médicales sont celles données par un médecin, un infirmier, un pharmacien, un dentiste ou n’importe quel autre personnel de santé. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. na = Non applicable 1 Y compris 16 femmes, 4 femmes ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois et 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. 14.8 COMPORTEMENTS SEXUELS CHEZ LES JEUNES ET VIH/SIDA Les jeunes de 15-24 ans constituent une population à risque, dans la mesure où, à cette période de la vie, les relations sexuelles sont généralement instables et la pratique du multipartenariat sexuel plus fréquente. Il est donc apparu nécessaire qu’à l’EDSC-MICS II 2012 on s’intéresse tout particulièrement à cette population pour évaluer la connaissance des moyens de transmission du VIH/sida et certains aspects du comportement sexuel tels que l’âge aux premiers rapports sexuels, le multipartenariat et l’utilisation du condom. Les données ainsi collectées sur le VIH/sida et les comportements sexuels ont permis de calculer des indicateurs spécifiques à la population des jeunes de 15-24 ans. Cette partie est consacrée à l’examen de ces résultats. 214 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer un condom La définition de ce que l’on considère ici comme la connaissance « approfondie » du VIH/sida qui a été utilisée pour l’ensemble de la population s’applique également aux jeunes de 15-24 ans (cf. chapitre 14.1.1). Parmi les jeunes femmes de 15-24 ans, 19 % sont considérées comme ayant une connaissance « approfondie » du sida ; cette proportion est inférieure à celle des hommes (24 %). Parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes sans niveau d’instruction, cette proportion est très faible (respectivement 7 % et 8 %). Le tableau 14.16 montre aussi qu’un tiers des jeunes femmes (34 %) et une proportion beaucoup plus élevée de jeunes hommes (72 %) connaissent un lieu où se procurer des condoms; c’est également parmi celles et ceux sans niveau d’instruction que ces proportions sont les plus faibles (respectivement 21 % et 63 %). À titre de comparaison et tout en restant assez faibles, ces proportions sont de 39 % chez les femmes de niveau secondaire ou plus et de 78 % chez les hommes de même niveau d’instruction. Tableau 14.16 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 15-24 ans ayant une connaissance approfondie du sida et pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida1 Pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms2 Effectif d’enquêtées Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida1 Pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms2 Effectif d’enquêtés Groupe d’âges 15-19 17,8 27,4 1 315 20,6 64,6 522 15-17 15,1 22,9 789 16,7 59,8 346 18-19 21,8 34,1 527 28,2 73,9 176 20-24 20,9 43,2 995 29,7 83,8 305 20-22 20,6 40,4 676 27,5 84,9 191 23-24 21,6 49,1 319 33,4 81,9 114 État matrimonial Célibataire 19,7 28,7 1 472 22,8 69,1 680 A déjà eu des rapports sexuels 42,6 62,6 74 26,0 88,2 268 N’a jamais eu de rapports sexuels 18,4 26,9 1 398 20,7 56,6 412 En union 18,2 43,9 839 29,3 83,6 147 Milieu de résidence Moroni 34,1 53,8 216 40,8 93,0 105 Autres villes 19,3 38,5 510 19,7 78,6 219 Ensemble urbain 23,7 43,0 726 26,5 83,3 324 Rural 17,1 30,2 1 585 22,3 64,2 502 Niveau d’instruction Aucun 7,2 21,3 334 7,7 62,7 59 Primaire 11,6 26,7 444 13,2 56,7 215 Secondaire ou + 24,0 39,2 1 526 29,8 78,4 552 Ensemble3 19,1 34,2 2 311 23,9 71,7 827 1 Sont considérés comme ayant une connaissance « approfondie », les femmes et les hommes qui savent que l’utilisation du condom au cours de chaque rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, ceux qui savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et ceux qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. Les éléments de la connaissance complète sont présentés aux tableaux 14.2, 14.3.1 et 14.3.2. 2 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n’ont pas été prises en compte comme source d’approvisionnement du condom. 3 Y compris 7 femmes enquêtées et 1 homme enquêté de 15-24 ans pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes et utilisation du condom L’âge aux premiers rapports sexuels des jeunes de 15-24 ans revêt une grande importance en matière de prévention du VIH. Le tableau 14.17 présente les proportions de femmes et d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre leur 15ème anniversaire et la proportion de jeunes de 18-24 ans qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Ces deux indicateurs permettent d’évaluer la précocité des premiers rapports sexuels chez les jeunes. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 215 Le tableau 14.17 montre que les hommes (10 %) sont proportionnellement plus nombreux que les femmes (7 %) à avoir eu leurs premiers rapports sexuels avant l’âge de15 ans exacts. En outre, les résultats montrent que parmi les personnes de 18-24 ans, 28 % des femmes et 38 % des hommes ont eu leurs premiers rapports sexuels avant 18 ans. Tableau 14.17 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans et pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 18-24 ans ayant eu des rapports sexuels avant l’âge de 18 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts Effectif de femmes (15-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts Effectif de femmes (18-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts Effectif d’hommes (15-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts Effectif d’hommes (18-24 ans) Groupe d’âges 15-19 5,7 1 315 na na 7,9 522 na na 15-17 5,6 789 na na 8,6 346 na na 18-19 6,0 527 26,8 527 6,5 176 37,8 176 20-24 7,8 995 28,3 995 12,7 305 38,0 305 20-22 6,7 676 27,6 676 10,5 191 36,0 191 23-24 10,0 319 29,9 319 16,5 114 41,2 114 État matrimonial Célibataire 1,0 1 472 3,9 772 8,0 680 30,1 357 En union 16,5 839 52,4 751 17,8 147 60,4 123 Connaît une source de condom1 Oui 9,4 790 30,9 609 10,5 592 41,0 386 Non 5,2 1 520 25,7 913 7,7 234 25,4 95 Milieu de résidence Moroni 7,4 216 34,1 154 6,4 105 42,0 75 Autres villes 6,2 510 21,4 311 7,5 219 47,4 125 Ensemble urbain 6,5 726 25,6 466 7,1 324 45,4 199 Rural 6,7 1 585 28,7 1 057 11,4 502 32,6 282 Niveau d’instruction Aucun 13,6 334 43,6 269 17,4 59 (55,9) 46 Primaire 10,6 444 41,4 267 8,4 215 32,0 99 Secondaire ou + 3,9 1 526 19,6 981 9,4 552 37,3 335 Ensemble2 6,6 2 311 27,8 1 522 9,7 827 37,9 481 na = Non applicable Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » » n’ont pas été prises en compte comme source d’approvisionnement du condom. 2 Y compris 7 femmes enquêtées de 15-24 ans, 4 femmes enquêtées de 18-24 ans, 1 homme enquêté de 15-24 ans et 1 homme enquêté de 18-24 ans pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Les proportions de femmes ayant eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts varient selon les caractéristiques sociodémographiques. La précocité des rapports sexuels est surtout influencée par le niveau d’instruction et l’état matrimonial. En effet, parmi les femmes en union, 17 % ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts contre 1 % parmi les femmes célibataires. De même, 14 % des femmes sans niveau d’instruction ont eu leurs premiers rapports sexuels avant 15 ans contre 11 % parmi celles qui ont un niveau primaire et 4 % parmi celles qui ont un niveau secondaire ou plus. Les variations selon le milieu de résidence ne sont pas importantes. Parmi les hommes de 15-24 ans, 10 % avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts. Les variations en fonction des caractéristiques sociodémographiques montrent que la précocité des rapports sexuels est influencée de manière importante par l’âge, le milieu de résidence, le niveau d’instruction et l’état matrimonial. En effet, les résultats selon l’âge montrent que les rapports sexuels précoces ont tendance à diminuer des générations les plus âgées aux plus jeunes, de 17 % à 23-24 ans à 9 % à 15-17 ans. Parmi les hommes en union, 18 % avaient déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts contre 8 % parmi les célibataires. De même, en milieu rural, 11 % des hommes ont eu des rapports sexuels à un âge précoce contre 7 % en milieu urbain. Enfin, si 17 % des hommes sans niveau d’instruction ont déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts, cette proportion n’est que de 9 % parmi ceux de niveau secondaire ou plus. 216 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom Le tableau 14.18 présente les proportions de jeunes célibataires des deux sexes, âgés de 15-24 ans, qui n’ont jamais eu de rapports sexuels et les proportions de ceux qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et, parmi ceux-ci, les proportions de ceux qui ont utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Tableau 14.18 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes Parmi les femmes et les hommes célibataires de 15-24 ans, pourcentage qui n’ont jamais eu de rapports sexuels, pourcentage qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois et, parmi ceux qui ont eu des rapports sexuels prénuptiaux au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pour- centage n’ayant jamais eu de rapports sexuels Pour- centage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes célibataires Pour- centage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels Effectif de femmes Pour- centage n’ayant jamais eu de rapports sexuels Pour- centage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Effectif d’hommes célibataires Pour- centage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 96,9 2,6 1 058 (52,5) 27 70,3 26,0 466 51,5 121 15-17 97,8 2,0 701 * 14 76,2 20,1 323 49,8 65 18-19 95,4 3,7 357 * 13 57,1 39,2 144 53,5 56 20-24 89,9 9,7 414 (34,0) 40 39,3 55,6 214 61,2 119 20-22 91,0 8,7 333 (31,8) 29 44,0 49,5 155 54,1 77 23-24 85,5 13,8 82 * 11 26,9 71,9 59 (74,2) 42 Connaît une source de condom1 Oui 89,0 10,5 422 (34,1) 44 49,6 45,3 470 58,9 213 Non 97,4 2,2 1 050 * 23 85,0 13,0 210 * 27 Milieu de résidence Moroni 82,3 17,7 106 * 19 47,2 48,7 80 57,1 39 Autres villes 94,9 4,8 357 * 17 47,4 49,7 198 64,2 98 Ensemble urbain 92,0 7,8 463 (43,3) 36 47,3 49,4 278 62,2 137 Rural 96,3 3,1 1 009 (39,5) 32 69,7 25,6 402 48,5 103 Niveau d’instruction Aucun 97,9 1,7 133 * 2 46,9 48,4 40 * 19 Primaire 96,4 3,3 226 * 8 67,9 26,8 188 65,0 50 Secondaire ou + 94,3 5,2 1 110 43,4 58 58,9 37,5 451 55,9 169 Ensemble2 95,0 4,6 1 472 41,5 68 60,6 35,3 680 56,3 240 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que "amis", "famille" et "maison" n’ont pas été prises en compte comme source d’approvisionnement du condom. 2 Y compris 3 femmes célibataires de 15-24 ans, 1 homme célibataire de 15-24 ans et 1 homme célibataire de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. On constate que la quasi-totalité des femmes célibataires de 15-24 ans (95 %) n’a jamais eu de rapports sexuels ; à l’opposé, 5 % ont eu des rapports sexuels prénuptiaux au cours des 12 derniers mois. Cette proportion augmente avec l’âge, variant de 3 % à 15-19 ans à 10 % à 20-24 ans. Par ailleurs, ce sont les jeunes femmes célibataires qui connaissent une source pour se procurer un condom (11 %), celles de Moroni (18 %) et celles qui ont un niveau d’instruction secondaire ou plus (5 %) qui ont eu le plus fréquemment des rapports sexuels prénuptiaux au cours des 12 derniers mois. Les résultats montrent que les rapports sexuels prénuptiaux au cours des 12 derniers mois ont été beaucoup plus fréquents chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes (35 % contre 5 %). Globalement, on observe les mêmes variations que chez les femmes en fonction de l’âge et de la connaissance d’un endroit où se procurer des condoms. Par contre, en milieu urbain, le pourcentage (49 %) est nettement plus élevé qu’en milieu rural (26 %) et on ne note, contrairement aux femmes, aucune différence entre Moroni (49 %) et le reste des autres villes (50 %). Dans 42 % des cas, les jeunes femmes célibataires ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels ; cette proportion est un peu plus élevée chez les hommes (56 %). Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 217 Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom chez les jeunes Le tableau 14.19 présente, parmi les femmes et les hommes de 15-24 ans, les pourcentages de celles et ceux qui ont eu, au cours des 12 derniers mois, au moins 2 partenaires sexuels. Parmi les femmes, cette proportion est extrêmement faible (0,8 %). Chez les hommes, bien que faible, cette proportion est plus élevée (9 %). En outre, parmi ceux de 18-19 ans (14 %), ceux qui sont en union (17 %) ceux qui connaissent une source de condoms (11 %) et ceux qui ont un niveau d’instruction au moins secondaire, cette proportion est un peu plus élevée que la moyenne. Tableau 14.19 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes Parmi l’ensemble des jeunes femmes et des jeunes hommes de 15-24 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire ou d’une partenaire sexuel(le) au cours des 12 derniers mois et, parmi les hommes ayant eu des rapports sexuels avec plus d’une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi toutes les femmes de 15-24 ans Parmi tous les hommes de 15-24 ans Parmi les hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avec plus d’une partenaire au cours des 12 derniers mois : Pourcentage ayant eu 2 partenaires ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant eu 2 partenaires ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif d’hommes Pourcentage ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 0,6 1 315 7,3 522 (50,7) 38 15-17 0,2 789 3,8 346 * 13 18-19 1,1 527 14,3 176 * 25 20-24 1,1 995 10,4 305 (54,3) 32 20-22 0,9 676 9,3 191 * 18 23-24 1,7 319 12,3 114 * 14 État matrimonial Célibataire 0,1 1 472 6,6 680 (46,2) 45 En union 2,1 839 17,1 147 * 25 Connaît une source de condom1 Oui 1,4 790 11,2 594 54,1 66 Non 0,5 1 520 1,6 233 * 4 Milieu de résidence Moroni 0,8 216 8,3 105 * 9 Autres villes 0,9 510 7,0 219 * 15 Ensemble urbain 0,9 726 7,4 324 (67,5) 24 Rural 0,8 1 585 9,2 502 (44,4) 46 Niveau d’instruction Aucun 0,0 334 2,6 59 * 2 Primaire 1,5 444 5,6 215 * 12 Secondaire ou + 0,8 1 526 10,2 552 55,5 56 Ensemble 15-242 0,8 2 311 8,5 827 52,3 70 Note : L’effectif des femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois étant très faible (16 femmes, effectif non pondéré), les pourcentages ayant déclaré qu’un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels selon les caractéristiques sociodémographiques ont été supprimés. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n’ont pas été prises en compte comme source d’approvisionnement du condom. 2 Y compris 7 femmes de 15-24 ans et 1 homme de 15-24 ans pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Parmi les hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels multiples au cours des 12 derniers mois, la moitié a déclaré avoir utilisé un condom avec la dernière partenaire (52 %). 218 • Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST Disparités d’âges entre partenaires sexuels Le fait pour une jeune femme d’avoir des rapports sexuels avec un homme beaucoup plus âgé qu’elle (qui a donc couru un risque important d’être infecté) augmente son risque de contracter le VIH/sida. Il en est de même pour un jeune homme qui a des rapports sexuels avec une femme beaucoup plus âgée que lui. Parmi les femmes âgées de 15-19 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête, 38 % ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec un homme plus âgé qu’elle d’au moins 10 ans (Tableau 14.20). Les rapports sexuels avec un partenaire plus âgé sont plus fréquents en milieu rural qu’en milieu urbain (44 % contre 29 %). En outre, par rapport aux femmes qui connaissent un endroit où se procurer des condoms, celles qui ne connaissent pas ces endroits sont proportionnellement un peu plus nombreuses à avoir eu des rapports sexuels avec un partenaire qui avait, au moins, 10 ans de plus qu’elles (41 % contre 35 %). Par ailleurs, la proportion de jeunes femmes ayant eu des rapports sexuels avec un homme plus âgé qu’elle est moins élevée chez celles de niveau secondaire ou plus (33 %) que chez celles de niveau primaire (49 %). Seulement 0,2 % d’hommes de 15-19 ans ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec une femme plus âgée qu’eux d’au moins 10 ans. Tableau 14.20 Disparité d’âges entre partenaires sexuels parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans Parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec un partenaire qui était plus âgé qu’eux d’au moins 10 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Hommes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec un partenaire plus âgé qu’elle d’au moins dix ans Effectif de femmes Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec une partenaire plus âgée qu’eux d’au moins dix ans Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-17 32,1 87 0,0 82 18-19 41,6 154 0,4 85 État matrimonial Célibataire (2,5) 27 0,0 121 En union 42,7 214 (0,8) 46 Connaît une source de condom1 Oui 34,6 103 0,3 144 Non 40,8 138 * 23 Milieu de résidence Moroni (28,9) 25 (0,0) 19 Autres villes 28,4 66 0,0 56 Ensemble urbain 28,5 90 0,0 75 Rural 43,9 151 0,4 92 Niveau d’instruction Aucun (35,7) 44 * 6 Primaire 48,8 74 (0,0) 33 Secondaire ou + 32,7 123 0,0 127 Ensemble 38,1 241 0,2 167 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et "maison" n’ont pas été prises en compte comme source d’approvisionnement du condom. Connaissance, attitudes et comportement vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 219 14.9 TEST DU VIH PARMI LES JEUNES Parmi les jeunes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, 6 % des femmes et 5 % des hommes ont déclaré avoir effectué un test du VIH au cours des douze mois ayant précédé l’enquête et en avoir reçu le résultat (Tableau 14.21). Parmi les jeunes femmes en union (7 %), celles qui connaissent un endroit où se procurer des condoms (8 %), parmi celles du milieu urbain (11 %) et parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus, la proportion de celles qui connaissent leur statut sérologique récent sont un peu plus élevées que dans les autres sous-groupes. Chez les jeunes hommes, c’est parmi ceux en union que l’on constate la proportion la plus élevée de ceux qui connaissent leur statut sérologique récent (8 %). Tableau 14.21 Test du VIH récent parmi les jeunes Parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et ayant reçu les résultats du dernier test selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois : Parmi les hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois : Pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif de femmes Pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 6,2 241 4,4 167 15-17 5,0 87 2,3 82 18-19 6,9 154 6,4 85 20-24 5,9 553 4,6 206 20-22 6,9 330 5,3 110 23-24 4,4 223 3,8 96 État matrimonial Célibataire 1,1 68 2,8 240 En union 6,5 726 7,6 133 Connaît une source de condom1 Oui 8,4 362 5,2 324 Non 4,0 432 (0,0) 49 Milieu de résidence Moroni 10,7 112 4,0 61 Autres villes 11,9 142 2,7 118 Ensemble urbain 11,4 254 3,1 179 Rural 3,5 540 5,8 194 Niveau d’instruction Aucun 3,5 191 (0,0) 37 Primaire 3,8 213 2,3 76 Secondaire ou + 8,5 386 5,8 259 Ensemble2 6,0 794 4,5 373 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n’ont pas été prises en compte comme source d’approvisionnement du condom. 2 Y compris 3 femmes et 1 homme de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Situation des enfants • 221 SITUATION DES ENFANTS 15 a convention internationale des Nations-Unies du 20 novembre 1989, relative aux Droits de l’Enfant, ratifiée par les Comores, stipule dans l’une de ces dispositions que « Tous les États parties s’engagent à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées ». Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, on a collecté des données qui permettent d’évaluer globalement la situation des jeunes enfants aux Comores. Pour cela, on a d’abord demandé si la naissance de l’enfant avait été déclarée à l’état civil et si l’enfant possédait un acte de naissance. Ensuite, on a cherché à savoir si les enfants vivaient avec l’un ou les deux parents biologiques ou bien si l’enfant était orphelin. Pour les enfants de 5-14 ans, on a posé des questions pour savoir si l’enfant avait effectué un travail au cours de la semaine qui a précédé l’enquête et pour évaluer l’influence de ce travail sur la fréquentation scolaire de l’enfant. 15.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES À L’ÉTAT CIVIL Aux Comores, la déclaration des naissances à l’état civil est une obligation légale inscrite dans l’article 33 du Code de la Famille : « Les déclarations sont faites à l’état civil dans le délai d’un mois par les personnes énumérées aux articles 51 et 67. S’il n’est point justifié des déclarations de naissance et de décès survenus dans leur circonscription dans le délai d’un mois, les chefs de village ou de quartier seront tenus de faire dans les quinze jours suivants à l’officier de l’état civil les déclarations ainsi omises sous peine d’amende ». Il ressort du tableau 15.1 que pour pratiquement neuf enfants sur dix, la naissance a été enregistrée à l’état civil (87 %) : la plupart ont un acte de naissance (76 %), alors que 11 % ont été enregistrés, mais ne possédaient pas d’acte de naissance, soit que les parents ne l’ont jamais retiré, soit qu’il a été perdu ou qu’il n’était pas disponible le jour de l’interview. Les variations selon les différentes caractéristiques sociodémographiques sont peu importantes. Tout au plus peut-on mentionner qu’en milieu rural (87 % contre 90 % en milieu urbain), à Ndzuwani (85 % contre 93 % à Mwali) et dans les ménages des deux premiers quintiles (85 % dans le quintile le plus bas et 83 % dans le second contre 93 % dans le quintile le plus élevé), la proportion d’enfants dont la naissance a été enregistrée est un peu plus faible qu’ailleurs. L Principaux résultats • Dans 87 % des cas, les naissances d’enfants de moins de 5 ans ont été enregistrées à l’état civil ; cependant, 11 % des enfants ne possédaient pas d’actes de naissance. • Parmi les enfants de 5-11 ans, 40 % ont effectué un travail, c’est-à-dire une activité économique pour, au moins, une heure et/ou des travaux domestiques pour, au moins, 28 heures au cours de la semaine qui a précédé l’interview. Parmi ceux de 12-14 ans, 26 % ont effectué une activité économique pour au moins 14 heures et/ou des travaux domestiques pour au moins 28 heures. • Parmi les enfants de 5-14 ans qui travaillaient au cours de la semaine qui précédait l’enquête, 80 % fréquentaient aussi l’école. 222 • Situation des enfants Tableau 15.1 Enregistrement des naissances d’enfants de moins de 5 ans Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans (de droit) dont la naissance a été enregistrée à l’état civil selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristiques sociodémographiques Enfants dont la naissance a été enregistrée Effectif d’enfants Pourcentage ayant un acte de naissance Pourcentage n’ayant pas d’acte de naissance Pourcentage enregistré Age <2 74,1 12,9 87,0 1 415 2-4 78,1 9,5 87,5 1 976 Sexe Masculin 77,4 10,1 87,4 1 724 Féminin 75,4 11,7 87,2 1 667 Milieu de résidence Moroni 79,5 9,8 89,3 245 Autres villes 78,5 11,1 89,6 694 Ensemble urbain 78,8 10,7 89,5 939 Rural 75,5 11,0 86,5 2 452 Région/Ile Mwali 89,9 3,0 92,8 242 Ndzuwani 72,4 12,3 84,7 1 849 Ngazidja 79,6 10,4 90,0 1 300 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 72,8 11,7 84,5 859 Second 70,5 12,7 83,2 718 Moyen 80,7 9,9 90,6 641 Quatrième 77,5 9,9 87,4 638 Le plus élevé 83,7 9,6 93,3 535 Ensemble 76,4 10,9 87,3 3 391 15.2 ENFANTS ORPHELINS ET RÉSIDENCE AVEC LES PARENTS La survie et le développement d’un enfant dépendent beaucoup de son environnement familial et il est donc essentiel d’identifier les enfants qui sont séparés de leurs parents biologiques, de connaitre leur proportion par rapport à l’ensemble des enfants et de savoir avec qui ils vivent. Le tableau 15.2 présente ces informations pour les enfants de moins de 15 ans et ceux de moins de 18 ans. Les résultats montrent que 65 % des enfants de moins de 15 ans et 62 % de ceux de moins de 18 ans vivent avec leurs deux parents. Cette proportion diminue régulièrement avec l’âge de l’enfant, passant d’un maximum de 81 % à 0-1 ans à 64 % à 5-9 ans et à un minimum de 43 % à 15-17 ans. Il n’y a pratiquement pas d’écart en fonction du sexe de l’enfant et du milieu de résidence. Par contre, la proportion d’enfants vivant avec leurs deux parents est plus élevée à Ndzuwani (67 %) qu’à Mwali (60 %) et à Ngazidja (55 %). Selon le niveau de richesse du ménage, cette proportion passe de 68 % dans les ménages du quintile le plus bas à 57 % dans ceux du plus élevé. En outre, les résultats montrent que moins d’un cinquième des enfants de moins de 18 ans (19 %) vivent avec leur mère, que leur père soit en vie (16 %) ou décédé (3 %). Par ailleurs, 2 % vivent seulement avec leur père et 16 % ne vivent avec aucun parent biologique. Globalement, 16 % des enfants de moins de 18 ans ne vivent avec aucun parent biologique alors que 14 % des enfants ont encore leurs deux parents en vie. Dans 5 % des cas, les enfants de moins de 18 ans sont orphelins de père et/ou de mère et la proportion la plus élevée est composée des enfants orphelins de père (3 %). Du fait de l’accroissement du risque de décéder des parents avec l’âge, la proportion d’orphelins de père et/ou de mère augmente de façon significative avec l’âge de l’enfant, passant de 1 % pour les moins de 2 ans à 11 % parmi ceux de 15-17 ans. S itu at io n de s en fa nt s • 2 23 Ta bl ea u 15 .2 E nf an ts o rp he lin s et ré si de nc e av ec le s pa re nt s R ép ar tit io n (e n % ) d e la p op ul at io n de d ro it de s en fa nt s de m oi ns d e 18 a ns p ar é ta t d e su rv ie d es p ar en ts e t r és id en ce a ve c le s pa re nt s; p ou rc en ta ge d ’e nf an ts n e vi va nt p as a ve c un p ar en t b io lo gi qu e et po ur ce nt ag e d’ en fa nt s ay an t u n ou le ur s de ux p ar en ts d éc éd és , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Vi t a ve c le s de ux pa re nt s Vi t a ve c la m èr e m ai s pa s av ec le pè re Vi t a ve c le p èr e m ai s pa s av ec la m èr e N e vi t a ve c au cu n de s de ux p ar en ts To ta l Po ur ce nt ag e ne v iv an t av ec a uc un pa re nt bi ol og iq ue Po ur ce nt ag e av ec u n ou le s de ux pa re nt s dé cé dé s1 Ef fe ct if d’ en fa nt s Pè re en v ie Pè re dé cé dé M èr e en v ie M èr e dé cé dé e Le s de ux so nt vi va nt s Se ul le pè re e st vi va nt Se ul e la m èr e es t vi va nt e Le s de ux dé cé dé s In fo rm at io n m an qu an te su r p èr e/ m èr e G ro up e d’ âg es 0- 4 76 ,0 14 ,0 1, 2 1, 1 0, 0 6, 3 0, 2 0, 2 0, 2 0, 8 10 0, 0 6, 9 1, 8 3 39 1 <2 80 ,8 13 ,9 0, 7 0, 5 0, 0 3, 0 0, 0 0, 1 0, 1 0, 9 10 0, 0 3, 2 1, 0 1 41 5 2- 4 72 ,6 14 ,1 1, 5 1, 5 0, 0 8, 7 0, 4 0, 2 0, 3 0, 8 10 0, 0 9, 6 2, 4 1 97 6 5- 9 63 ,7 15 ,4 2, 4 1, 8 0, 0 14 ,5 0, 8 0, 4 0, 5 0, 6 10 0, 0 16 ,1 4, 0 3 38 3 10 -1 4 53 ,1 17 ,6 4, 1 2, 3 0, 1 18 ,3 1, 2 1, 1 0, 5 1, 7 10 0, 0 21 ,1 7, 1 3 04 0 15 -1 7 43 ,2 20 ,8 4, 1 2, 1 0, 3 19 ,9 1, 9 2, 3 2, 1 3, 3 10 0, 0 26 ,2 10 ,8 1 61 0 Se xe M as cu lin 62 ,7 16 ,6 3, 0 1, 7 0, 1 12 ,8 0, 8 0, 7 0, 4 1, 3 10 0, 0 14 ,6 5, 0 5 79 1 Fé m in in 60 ,5 16 ,1 2, 4 1, 8 0, 1 14 ,9 1, 0 0, 9 0, 9 1, 4 10 0, 0 17 ,7 5, 3 5 63 3 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 59 ,3 15 ,2 1, 0 3, 4 0, 9 16 ,1 0, 4 0, 3 0, 6 2, 7 10 0, 0 17 ,5 3, 2 84 8 A ut re s vi lle s 60 ,8 15 ,4 1, 7 2, 4 0, 0 15 ,5 0, 9 0, 9 0, 8 1, 6 10 0, 0 18 ,1 4, 3 2 54 7 En se m bl e ur ba in 60 ,5 15 ,3 1, 5 2, 7 0, 2 15 ,6 0, 8 0, 7 0, 7 1, 9 10 0, 0 17 ,9 4, 0 3 39 5 R ur al 62 ,1 16 ,7 3, 2 1, 4 0, 0 13 ,0 0, 9 0, 8 0, 6 1, 1 10 0, 0 15 ,4 5, 6 8 02 9 R ég io n/ Ile M w al i 59 ,7 19 ,4 2, 0 2, 9 0, 1 14 ,2 0, 6 0, 6 0, 2 0, 4 10 0, 0 15 ,5 3, 4 84 5 N dz uw an i 67 ,0 14 ,6 2, 7 1, 1 0, 0 11 ,7 0, 8 0, 6 0, 3 1, 1 10 0, 0 13 ,5 4, 6 6 03 9 N ga zi dj a 54 ,9 18 ,1 2, 8 2, 5 0, 2 16 ,6 1, 0 1, 0 1, 2 1, 8 10 0, 0 19 ,8 6, 2 4 54 1 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 67 ,5 14 ,8 3, 0 1, 0 0, 0 11 ,8 0, 5 0, 4 0, 2 0, 6 10 0, 0 12 ,9 4, 2 2 72 2 Se co nd 64 ,1 15 ,6 3, 2 0, 7 0, 0 13 ,4 0, 8 0, 4 0, 5 1, 2 10 0, 0 15 ,2 5, 0 2 49 3 M oy en 61 ,6 15 ,3 2, 5 2, 6 0, 0 13 ,2 0, 8 1, 4 1, 0 1, 6 10 0, 0 16 ,4 5, 8 2 28 1 Q ua tri èm e 55 ,4 20 ,8 2, 0 2, 3 0, 3 14 ,7 1, 2 0, 9 0, 7 1, 7 10 0, 0 17 ,6 5, 2 2 08 6 Le p lu s él ev é 56 ,8 15 ,7 2, 6 2, 6 0, 1 17 ,0 1, 4 0, 9 1, 0 2, 0 10 0, 0 20 ,2 5, 9 1 84 3 En se m bl e <1 5 64 ,7 15 ,6 2, 5 1, 7 0, 0 12 ,8 0, 7 0, 5 0, 4 1, 0 10 0, 0 14 ,5 4, 2 9 81 4 En se m bl e <1 8 61 ,6 16 ,3 2, 7 1, 8 0, 1 13 ,8 0, 9 0, 8 0, 7 1, 3 10 0, 0 16 ,1 5, 1 11 4 25 N ot e: L e ta bl ea u es t b as é su r l a po pu la tio n de d ro it de s m én ag es , c ’e st -à -d ire le s ré si de nt s ha bi tu el s. 1 In cl ut le s en fa nt s do nt le p èr e es t d éc éd é, la m èr e es t d éc éd ée , l es d eu x pa re nt s so nt d éc éd és e t c eu x do nt u n se ul p ar en t e st d éc éd é m ai s do nt l’ in fo rm at io n su r l’é ta t d e su rv ie d e l’a ut re p ar en t e st m an qu an te . Situation des enfants • 223 224 • Situation des enfants 15.3 FRÉQUENTATION SCOLAIRE PAR ÉTAT DE SURVIE DES PARENTS Le droit à l’éducation est considéré par l’UNICEF comme« un facteur essentiel» pour le développement des enfants. Aux Comores la scolarité est obligatoire pour tous les enfants des deux sexes âgés de 6 ans à 17 ans. L’État a l’obligation de maintenir au sein du système scolaire, les enfants âgés de 6 à 17 ans. La scolarité obligatoire est assurée gratuitement au sein des établissements publics d’enseignement. Il est fait obligation aux parents dont les enfants atteignent l’âge de 6 ans, de les inscrire dans une école publique ou privée. Le tableau 15.3 présente, parmi les enfants de 10-14 ans, les proportions de ceux qui fréquentent l’école en fonction de l’état de survie des parents. L’intérêt de ces résultats est de mettre en évidence d’éventuelles disparités entre la fréquentation scolaire des orphelins et celle des enfants dont les deux parents sont en vie et qui vivent avec, au moins, l’un des deux parents. Cependant, étant donné l’effectif trop faible d’enfants dont les deux parents sont décédés, les variations ne sont pas significatives et il n’est pas possible de comparer les deux sous-groupes d’enfants du point de vue de leur fréquentation scolaire. Tableau 15.3 Fréquentation scolaire par état de survie des parents Parmi les enfants de 10-14 ans (population de droit), pourcentage qui fréquente l’école par état de survie des parents, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Enfants dont les deux parents sont en vie et vivant avec, au moins l’un des deux parents Les deux parents décédés Effectif Pourcentage de ceux qui fréquentent l’école Effectif Sexe Masculin * 5 89,4 1 192 Féminin * 9 90,1 1 025 Milieu de résidence Moroni * 2 95,7 156 Autres villes * 5 93,2 515 Ensemble urbain * 7 93,8 671 Rural * 8 88,0 1 546 Région/Ile Mwali * 1 85,7 169 Ndzuwani * 2 85,5 1 191 Ngazidja * 12 96,4 857 Quintiles de bien-être économique Le plus bas * 1 79,0 559 Second * 5 89,3 465 Moyen * 3 93,0 470 Quatrième * 2 95,5 399 Le plus élevé * 3 96,9 324 Ensemble * 15 89,7 2 217 Note: Le tableau n’est basé que sur les enfants qui vivent habituellement dans le ménage. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. L’effectif des enfants de 10-14 ans dont les deux parents sont décédés, étant très faible (16 enfants, effectif non pondéré), le pourcentage a été supprimé. Le ratio du pourcentage des enfants dont les deux parents sont décédés au pourcentage des enfants dont les deux parents sont vivants et qui vivent avec, au moins, un des deux parents a été également supprimé. 15.4 TRAVAIL DES ENFANTS Selon la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE, 1989), « l’enfant a le droit d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social ». Ainsi, toutes les dispositions doivent être prises par les autorités, la société et les parents pour que les enfants ne soient ni exposés, ni exploités et qu’ils ne tombent dans un cycle de pauvreté et de privation. De plus, si certaines activités comme par exemple la participation des enfants aux tâches Situation des enfants • 225 ménagères ou aux activités génératrices de revenus de la famille, sont considérées parfois comme faisant partie des processus de socialisation, il n’en reste pas moins que les enfants qui sont engagés dans de telles activités ont souvent moins de chances d’être scolarisés et plus de chances d’abandonner l’école. En outre, les Comores disposent d’un cadre juridique qui réglemente le travail des enfants, notamment le code du travail de 1984. Ainsi le code du travail issu de la loi 84-108/PR dispose que le travail forcé ou obligatoire est interdit de façon absolue (article 2 alinéa 2). Une loi fixe la nature des travaux interdits aux enfants (article 120). Toutefois, ce code du travail qui est en cours de révision à l’Assemblée de l’Union, ne prévoit pas de dispositions spécifiques en faveur des enfants en ce qui concerne la durée du travail, de repos, l’hygiène et la sécurité. En outre, la loi qui devait fixer la nature des travaux interdits aux enfants et aux femmes enceintes, prévue par l’article 120 du code du travail, n’a jamais été adoptée par l’Assemblée Fédérale. Au cours de l’enquête ménage, les données collectées concernant le travail des enfants de 5-14 ans ont permis de calculer les indicateurs utilisés par l’Unicef dans les enquêtes MICS pour définir le travail des enfants. Les indicateurs concernant le travail des enfants présentés dans ce chapitre sont donc basés sur la définition établie par l’Unicef. Les résultats sont présentés au tableau 15.4, séparément pour les enfants de 5-11 ans et pour ceux de 12-14 ans et portent sur la semaine qui a précédé l’interview. Travail des enfants de 5-11 ans On constate que, selon la définition de l’Unicef, au cours de la semaine qui a précédé l’interview, 40 % des enfants de 5-11 ans ont effectué un travail, c’est-à-dire une activité économique pour, au moins, une heure et/ou des travaux domestiques pour, au moins, 28 heures. De ces deux composantes, c’est la participation à une activité économique pour, au moins, une heure qui est, de loin, la plus importante (40 %). Il faut cependant souligner que 29 % des enfants ont effectué des travaux domestiques pour moins de 28 heures, ce qui n’est pas comptabilisé dans la définition du travail retenue ici. Chez les filles, cette proportion atteint 37 %. La proportion d’enfants de 5-11 ans qui ont travaillé varie de manière importante en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, les résultats montrent que c’est parmi les filles (44 % contre 37 % chez les garçons), les enfants du milieu rural (43 % contre 33 % en milieu urbain), ceux de Ndzuwani (47 % contre 31 % à Ngazidja), ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction (46 % contre 28 % quand elle a un niveau au moins secondaire) et ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (50 % contre 19 % parmi ceux des ménages du quintile le plus élevé) que l’on observe les proportions les plus élevées de ceux qui avaient travaillé au cours de la semaine ayant précédé l’interview. Par contre, on remarque que le fait de travailler ne semble pas avoir influencé de manière importante la fréquentation scolaire des enfants de 5-11 ans : en effet, 41 % des enfants avaient travaillé au cours de la dernière semaine et fréquentaient aussi l’école contre 38 % qui avaient travaillé et qui ne fréquentaient pas l’école. 22 6 • S itu at io n de s en fa nt s Ta bl ea u 15 .4 T ra va il de s en fa nt s P ou rc en ta ge d ’e nf an ts im pl iq ué s da ns l’ ac tiv ité é co no m iq ue e t l es tr av au x do m es tiq ue s au c ou rs d e la s em ai ne a va nt l’ in te rv ie w , e n fo nc tio n du g ro up e d’ âg es , e t p ou rc en ta ge d ’e nf an ts d e 5- 14 a ns im pl iq ué s da ns le tr av ai l de s en fa nt s, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d e 5- 11 a ns a ya nt e xe rc é: E ffe ct if d’ en fa nt s de 5 -1 1 an s P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d e 12 -1 4 an s ay an t e xe rc é: E ffe ct if d’ en fa nt s de 1 2- 14 an s E ns em bl e du tr av ai l de s en fa nt s4 E ffe ct if d’ en fa nt s de 5 -1 4 an s Tr av ai l en de ho rs du m én ag e pa yé Tr av ai l en de ho rs du m én ag e no n pa yé Tr av ai l da ns l’a ffa ire / le s te rr es d e fa m ill e A ct iv ité éc on om i qu e po ur au m oi ns 1 he ur e1 Tr av au x do m es - tiq ue s po ur m oi ns de 2 8 he ur es Tr av au x do m es - tiq ue s po ur 2 8 he ur es ou p lu s Tr av ai l de s en fa nt s2 Tr av ai l en de ho rs du m én ag e pa yé Tr av ai l en de ho rs du m én ag e no n pa yé Tr av ai l da ns l’a ffa ire / le s te rr es d e fa m ill e A ct iv ité éc on om i qu e po ur m oi ns de 1 4 he ur es A ct iv ité éc on om i qu e po ur 14 he ur es ou p lu s Tr av au x do m es - tiq ue s po ur m oi ns de 2 8 he ur es Tr av au x do m es - tiq ue s po ur 2 8 he ur es ou p lu s Tr av ai l de s en fa nt s3 Se xe M as cu lin 3, 0 14 ,8 32 ,8 36 ,8 20 ,5 0, 7 36 ,9 2 25 1 6, 8 17 ,6 47 ,1 28 ,4 23 ,0 34 ,7 2, 8 24 ,0 92 6 33 ,1 3 17 7 Fé m in in 3, 0 15 ,9 39 ,8 43 ,3 37 ,4 2, 4 43 ,8 2 24 9 3, 5 16 ,2 59 ,6 37 ,0 25 ,6 61 ,4 6, 2 27 ,6 84 6 39 ,3 3 09 5 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 2, 0 10 ,6 34 ,4 38 ,7 23 ,7 0, 0 38 ,7 31 7 1, 4 23 ,6 44 ,9 45 ,7 8, 5 51 ,4 0, 6 9, 1 14 5 29 ,4 46 2 A ut re s vi lle s 2, 0 13 ,2 26 ,9 30 ,1 28 ,6 1, 0 30 ,6 96 7 3, 5 11 ,3 39 ,1 21 ,8 20 ,1 40 ,9 6, 2 22 ,2 44 4 27 ,9 1 41 1 E ns em bl e ur ba in 2, 0 12 ,6 28 ,7 32 ,2 27 ,4 0, 7 32 ,6 1 28 4 3, 0 14 ,4 40 ,5 27 ,7 17 ,2 43 ,5 4, 8 19 ,0 59 0 28 ,3 1 87 3 R ur al 3, 4 16 ,4 39 ,3 43 ,1 29 ,6 1, 9 43 ,4 3 21 6 6, 3 18 ,2 59 ,3 34 ,9 27 ,8 49 ,4 4, 2 29 ,1 1 18 3 39 ,5 4 39 8 R ég io n/ Ile M w al i 1, 8 4, 9 36 ,0 38 ,7 31 ,8 4, 3 40 ,5 35 4 2, 4 8, 9 47 ,9 24 ,9 26 ,6 47 ,2 7, 5 31 ,6 13 0 38 ,1 48 4 N dz uw an i 4, 4 21 ,1 43 ,0 46 ,8 32 ,6 1, 8 47 ,0 2 41 2 8, 1 19 ,5 59 ,1 30 ,9 30 ,9 47 ,6 5, 6 32 ,1 88 8 43 ,0 3 30 0 N ga zi dj a 1, 3 9, 4 27 ,0 30 ,8 23 ,4 0, 8 31 ,0 1 73 4 2, 3 15 ,3 46 ,8 35 ,6 16 ,1 47 ,3 2, 6 17 ,2 75 4 26 ,8 2 48 8 Fr éq ue nt at io n sc ol ai re O ui 2, 8 15 ,6 36 ,3 40 ,6 30 ,4 1, 5 40 ,9 3 49 1 4, 6 16 ,3 51 ,8 32 ,7 22 ,6 48 ,1 4, 2 24 ,0 1 58 1 35 ,7 5 07 1 N on 3, 8 14 ,7 36 ,3 38 ,3 23 ,9 1, 7 38 ,3 97 4 10 ,6 21 ,9 65 ,1 31 ,5 38 ,5 42 ,6 6, 7 39 ,8 18 2 38 ,5 1 15 7 N iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e A uc un 4, 3 16 ,9 43 ,4 46 ,1 32 ,3 1, 4 46 ,3 2 13 3 8, 0 19 ,8 62 ,4 36 ,0 29 ,8 51 ,6 3, 5 30 ,5 84 5 41 ,8 2 97 7 P rim ai re 2, 2 11 ,8 29 ,9 33 ,7 24 ,5 1, 6 34 ,1 78 1 4, 0 12 ,7 49 ,5 34 ,4 17 ,8 44 ,1 3, 9 20 ,4 25 7 30 ,7 1 03 8 S ec on da ire o u + 1, 0 12 ,1 20 ,9 27 ,4 18 ,2 1, 6 27 ,9 70 6 1, 9 16 ,4 37 ,2 23 ,4 17 ,9 39 ,9 3, 8 19 ,4 19 1 26 ,1 89 8 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 4, 8 19 ,4 48 ,2 50 ,1 34 ,2 1, 9 50 ,3 1 16 8 9, 3 20 ,5 70 ,0 35 ,3 37 ,7 49 ,3 6, 7 38 ,7 40 2 47 ,3 1 57 0 S ec on d 3, 8 15 ,4 42 ,6 46 ,0 31 ,0 2, 6 46 ,4 1 05 2 5, 7 14 ,5 58 ,7 35 ,5 24 ,6 51 ,2 4, 1 27 ,0 32 3 41 ,9 1 37 6 M oy en 3, 3 13 ,1 34 ,7 37 ,9 27 ,5 1, 3 38 ,3 88 8 6, 7 18 ,1 54 ,5 33 ,4 24 ,4 48 ,5 5, 1 26 ,3 38 3 34 ,7 1 27 1 Q ua tri èm e 1, 3 15 ,6 29 ,6 36 ,1 28 ,0 0, 9 36 ,4 75 8 1, 8 19 ,9 50 ,8 34 ,6 20 ,9 47 ,9 3, 3 22 ,0 34 7 31 ,9 1 10 6 Le p lu s él ev é 0, 1 10 ,4 14 ,1 18 ,9 19 ,0 0, 6 19 ,4 63 3 1, 5 10 ,3 26 ,7 22 ,3 10 ,3 39 ,4 2, 3 11 ,0 31 6 16 ,6 94 9 E ns em bl e5 3, 0 15 ,3 36 ,3 40 ,0 29 ,0 1, 6 40 ,3 4 50 0 5, 2 16 ,9 53 ,1 32 ,5 24 ,3 47 ,5 4, 4 25 ,7 1 77 2 36 ,2 6 27 2 1 I nd ic at eu r M IC S 8 .2 . 1 P ou r l es e nf an ts d e 5- 11 a ns , l ’a ct iv ité é co no m iq ue p ou r a u m oi ns u ne h eu re c om pr en d : l e tra va il en d eh or s du m én ag e (p ay é ou n on ) e t/o u le tr av ai l d an s l’a ffa ire /te rr es d e la fa m ill e. 2 P ou r l es e nf an ts d e 5- 11 a ns , l e tra va il co m pr en d : l ’a ct iv ité é co no m iq ue p ou r a u m oi ns u ne h eu re e t/o u le s tra va ux d om es tiq ue s po ur 2 8 he ur es o u pl us . 3 P ou r l es e nf an ts d e 12 -1 4 an s, le tr av ai l c om pr en d : l ’a ct iv ité é co no m iq ue p ou r 1 4 he ur es o u pl us e t/o u le s tra va ux d om es tiq ue s po ur 2 8 he ur es o u pl us . 4 I nd ic at eu r M IC S 8 .2 . 5 Y co m pr is 3 5 en fa nt s de 5 -1 1 an s, 9 e nf an ts d e 12 -1 4 an s et 4 4 en fa nt s de 5 -1 4 an s, p ou r l es qu el s l’in fo rm at io n su r l a fré qu en ta tio n sc ol ai re e st m an qu an te . Y c om pr is é ga le m en t 2 1 en fa nt s de 5 -1 1 an s, 1 8 en fa nt s de 12 -1 4 an s et 3 9 en fa nt s de 5 -1 4 an s, p ou r l es qu el s le n iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e es t m an qu an t. 226 • Situation des enfants Situation des enfants • 227 Travail des enfants de 12-14 ans Le tableau 15.4 présente les mêmes informations pour les enfants de 12-14 ans. Selon la définition de l’UNICEF, 26 % des enfants de 12-14 ans ont effectué un travail, c’est-à-dire une activité économique pour, au moins, 14 heures et/ou des travaux domestiques pour au moins 28 heures. Cependant, comme pour les enfants de 5-11 ans, on constate que ce sont les travaux domestiques effectués pendant moins de 28 heures qui ont occupé une grande partie des enfants (48 %) et, comme chez les plus jeunes, c’est parmi les filles que l’on note la proportion la plus élevée (61 %). En outre, on retrouve, pour ce groupe d’âges, certaines variations que l’on a déjà constatées pour les enfants de 5-11 ans. Par exemple, on remarque que la proportion d’enfants de 12-14 ans qui ont travaillé au cours de la semaine ayant précédé l’enquête a tendance à diminuer avec l’élévation du niveau d’instruction de la mère (de 31 % quand la mère n’a aucun niveau d’instruction à 19 % quand elle a un niveau au moins secondaire) et avec l’amélioration du niveau de bien-être du ménage (de 39 % dans les ménages du quintile le plus bas à 11 % dans ceux du quintile le plus élevé). Il n’y a, par contre, pas d’écart important entre les sexes (28 % pour les filles contre 24 % pour les garçons). En milieu rural, la proportion d’enfants qui ont travaillé au cours de la dernière semaine est nettement plus élevée qu’en milieu urbain (29 % contre 19 %). Dans le milieu urbain, on constate un écart entre Moroni où seulement 9 % des enfants de ce groupe d’âges ont travaillé contre 22 % dans les autres villes. Par contre, contrairement à ce que l’on a observé pour les enfants de 5-11 ans, on note, parmi les 12-14 ans, une influence négative du travail sur la fréquentation scolaire : en effet, 40 % des enfants qui travaillaient au cours de la semaine qui précédait l’enquête ne fréquentaient pas l’école contre 24 % qui travaillaient et qui allaient à l’école. 15.5 TRAVAIL DES ENFANTS ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE Le tableau 15.5 présente les informations sur le travail des enfants de 5-14 ans ainsi que leur fréquentation scolaire selon certaines caractéristiques sociodémographiques. La première partie du tableau présente, pour l’ensemble des enfants de 5-14 ans, la proportion de ceux qui travaillaient et de ceux qui fréquentaient l’école. On constate qu’une proportion élevée d’enfants de ce groupe d’âges fréquentaient l’école (81 %) et qu’un peu plus d’un tiers des enfants (36 %) travaillaient. C’est parmi les enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas que l’on note la proportion la plus faible de ceux qui fréquentaient l’école (67 % contre 93 % parmi ceux des ménages du quintile le plus élevé). C’est aussi dans cette catégorie d’enfants que l’on observe la proportion la plus élevée de ceux qui ont travaillé au cours de la semaine avant l’interview (47 % contre 17 % parmi ceux des ménages du quintile le plus élevé). La deuxième partie du tableau présente la proportion d’enfants de 5-14 ans qui fréquentaient l’école parmi ceux qui travaillaient. Il semble que le fait pour un enfant de travailler n’est pas toujours signe d’abandon du processus de scolarisation puisque 80 % des enfants qui travaillaient fréquentaient également l’école. Cependant, parmi les enfants du milieu rural (78 %), ceux de Ndzuwani (74 %), ceux de 5-11 ans (79 %) et parmi ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction (76 %) et ceux dont le ménage appartient au quintile le plus bas (71 %), la proportion de ceux qui fréquentaient l’école parmi ceux qui travaillaient est plus faible que dans les autres sous-groupes d’enfants. Enfin, les résultats présentés dans la troisième partie du tableau montrent que, parmi les enfants de 5-14 ans qui fréquentent l’école, 36 % travaillent. Cette proportion est nettement plus élevée dans le groupe d’âges 5-11 ans que dans celui des enfants de 12-14 ans (41 % contre 24 %), en milieu rural qu’en milieu urbain (39 % contre 28 %), à Ndzuwani qu’à Ngazidja (43 % contre 27 %), parmi les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction que parmi ceux dont elle a un niveau secondaire ou plus (42 % contre 27 %) et enfin parmi ceux vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus bas que parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (50 % contre 17 %). 228 • Situation des enfants Tableau 15.5 Travail des enfants et fréquentation scolaire Pourcentage d’enfants de 5-14 impliqués dans le travail des enfants et pourcentage fréquentant l’école, parmi les enfants de 5-14 ans qui travaillent, pourcentage qui fréquentent l’école, et parmi les enfants de 5-14 ans qui fréquentent l’école, pourcentage qui travaillent, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristiques sociodémographiques Tous les enfants de 5-14 ans Enfants de 5-14 ans impliqués dans le travail des enfants Enfants de 5-14 ans qui fréquentent l’école Pourcentage impliqué dans le travail des enfants Pourcentage qui fréquente l’école Effectif d’enfants de 5-14 ans Pourcentage qui fréquente l’école1 Effectif d’enfants de 5-14 ans impliqués dans le travail des enfants Pourcentage impliqué dans le travail des enfants Effectif d’enfants de 5-14 ans qui fréquentent l’école Sexe Masculin 33,1 80,9 3 177 78,8 1 052 32,2 2 570 Féminin 39,3 80,8 3 095 80,5 1 217 39,2 2 501 Milieu de résidence Moroni 29,4 87,4 462 89,9 136 30,2 404 Autres villes 27,9 86,3 1 411 82,8 394 26,8 1 218 Ensemble urbain 28,3 86,6 1 873 84,6 530 27,6 1 622 Rural 39,5 78,4 4 398 78,2 1 739 39,4 3 449 Région/Ile Mwali 38,1 80,3 484 79,7 184 37,8 389 Ndzuwani 43,0 74,2 3 300 74,4 1 418 43,1 2 448 Ngazidja 26,8 89,8 2 488 91,0 667 27,2 2 234 Groupe d’âges 5-11 40,3 77,6 4 500 78,8 1 814 40,9 3 491 12-14 25,7 89,2 1 772 83,4 455 24,0 1 581 Niveau d’instruction de la mère Aucun 41,8 75,5 2 977 76,0 1 245 42,1 2 249 Primaire 30,7 86,3 1 038 86,9 319 30,9 896 Secondaire ou + 26,1 90,9 898 92,9 234 26,6 816 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 47,3 66,5 1 570 70,8 743 50,4 1 045 Second 41,9 75,8 1 376 75,7 576 41,8 1 043 Moyen 34,7 86,3 1 271 84,0 440 33,8 1 096 Quatrième 31,9 90,9 1 106 92,4 352 32,4 1 005 Le plus élevé 16,6 93,0 949 96,0 157 17,1 883 Ensemble2 36,2 80,9 6 272 79,7 2 269 35,7 5 071 1 MICS Indicateur 8.3. 2 Y compris 39 enfants de 5-14 ans, 9 enfants de 5-14 ans qui travaillent et 36 enfants de 5-14 ans qui fréquentent l’école pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. Statut de la femme • 229 STATUT DE LA FEMME 16 u cours de l’enquête individuelle, un certain nombre de questions posées aux femmes et aux hommes ont permis d’élaborer certains indicateurs du statut de la femme. Ces questions portaient, entre autres, sur l’emploi et la rémunération des femmes et des hommes, le pouvoir de décision et d’action des femmes au sein du ménage, leur droit à disposer de leurs revenus et leurs opinions sur certains rôles traditionnels basés sur le genre. Pour une meilleure compréhension de certains résultats, il est important de rappeler que la tradition et la religion musulmane jouent une influence importante sur le comportement et la place de la femme comorienne au sein de la société. Il est aussi important de tenir compte des changements intervenus au cours des dernières années, du point de vue du statut et des rôles de la femme, changements dus principalement, sinon exclusivement, aux progrès réalisés dans la scolarisation et la formation des femmes et aux différents travaux œuvrant pour la promotion de la femme, comme le code de la famille et la politique nationale sur le genre. 16.1 EMPLOI, REVENUS ET CONTRÔLE DE L’UTILISATION DE L’ARGENT Emploi et type de rémunération Au cours de l’EDSC-MICS II 2012, on a demandé aux femmes et aux hommes s’ils avaient travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et comment ils avaient été rémunérés pour leur travail. Les résultats présentés au tableau 16.1 révèlent que 49 % des femmes en union et la quasi-totalité (91 %) des hommes de 15-49 ans en union ont déclaré avoir travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Chez les femmes et chez les hommes, cette proportion augmente avec l’âge, passant chez les femmes de 30 % à 15-19 ans à 62 % à 45-49 ans et chez les hommes de 81 % à 20-24 ans à 94 % à 45-49 ans. Parmi les femmes de 15-49 ans en union qui ont travaillé au cours des 12 derniers mois, 59 % ont été payées en argent uniquement contre 65 % parmi les hommes du même groupe d’âges. Dans 10 % des cas, les femmes ont été payées en argent et nature contre 16 % chez les hommes et enfin un quart des femmes (25 %) contre 12 % des hommes n’ont pas été rémunérées pour le travail effectué. A Principaux résultats • Trois femmes sur quatre (74 %) décident elles-mêmes de l’utilisation de l’argent qu’elles gagnent. Dans 12 % des cas, cette décision est prise conjointement avec le mari/partenaire. Un peu plus d’une femme sur dix (14 %) a déclaré que le conjoint décidait seul. • Seulement une femme sur trois (33 %) a déclaré qu’elle prenait soit seule (8 %), soit avec son mari/partenaire (26 %) les décisions concernant ses soins de santé. En outre, 47 % participent aux décisions concernant les achats importants du ménage et 42 % sont associées à la décision concernant la visite à leur famille. • La majorité des femmes (92 %) pensent qu’il est justifié qu’un homme batte sa femme pour au moins une des raisons citées. Deux hommes sur trois partagent cette opinion. 230 • Statut de la femme Tableau 16.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans, actuellement en union, ayant travaillé à n’importe quel moment, au cours des 12 derniers mois, par type de rémunération, selon l’âge, Comores 2012 Groupe d’âges Parmi les enquêtés actuellement en union : Répartition (en %) des enquêtés actuellement en union et ayant travaillé au cours des 12 derniers mois, par type de rémunération Total Effectif Pourcentage ayant travaillé Effectif d’enquêtés Argent uniquement Argent et nature En nature seulement Non rémunéré NPS/ manquant FEMME Groupe d’âges 15-19 30,4 216 38,0 17,1 6,4 38,5 0,0 100,0 66 20-24 36,3 526 58,3 7,6 6,1 24,1 3,8 100,0 191 25-29 47,9 676 60,4 11,4 6,2 21,7 0,4 100,0 324 30-34 52,0 637 60,9 8,5 4,4 25,6 0,5 100,0 331 35-39 54,9 567 60,4 11,9 2,4 23,9 1,3 100,0 311 40-44 57,7 390 59,0 10,9 4,7 25,0 0,5 100,0 225 45-49 62,4 249 60,7 9,3 4,2 24,7 1,2 100,0 155 Ensemble 15-49 49,2 3 261 59,2 10,4 4,7 24,7 1,1 100,0 1 603 HOMME Groupe d’âges 15-19 * * * * * * * 100,0 21 20-24 81,2 75 59,3 13,7 4,2 22,8 0,0 100,0 61 25-29 92,2 167 71,4 12,4 4,4 11,8 0,0 100,0 154 30-34 93,8 208 66,5 17,8 3,4 12,3 0,0 100,0 195 35-39 92,4 251 60,2 21,3 7,6 10,9 0,0 100,0 232 40-44 93,8 175 69,1 13,4 6,1 11,4 0,0 100,0 164 45-49 94,4 150 66,4 18,0 8,5 6,4 0,7 100,0 141 Ensemble 15-49 90,9 1 064 65,4 16,4 5,8 12,3 0,1 100,0 967 50-59 93,8 158 48,0 14,5 18,8 18,8 0,0 100,0 149 Ensemble 15-59 91,3 1 222 63,1 16,2 7,5 13,2 0,1 100,0 1 116 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 16.1.2 Contrôle du revenu de la femme Le pouvoir de décision concernant l’utilisation du revenu de la femme est considéré comme un critère qui permet d’évaluer le niveau de responsabilisation et d’autonomie de la femme. Pour évaluer ce niveau d’autonomie, on a demandé aux femmes actuellement en union et qui avaient été payées en argent pour leur travail qui décidait principalement de l’utilisation de cet argent. En outre, on leur a demandé si elles pensaient qu’elles gagnaient plus, moins ou la même chose que leur conjoint. Contrôle du revenu de la femme dans le ménage Dans seulement 40 % des cas, les femmes ont déclaré qu’elles décidaient principalement de l’utilisation de leurs gains. Un quart des femmes ont déclaré que la décision était prise conjointement avec le conjoint et dans un tiers des cas, c’est principalement le conjoint qui décide de l’utilisation des gains de la femme. Globalement, dans près des deux tiers des cas (65 %), la femme est associée à la décision concernant l’utilisation de ses gains. Les résultats selon l’âge ne font pas apparaître d’écarts très importants sauf à 40- 49 ans où la proportion de femmes qui décident principalement de l’utilisation de leurs gains est plus élevée que dans les autres groupes d’âges. C’est aussi dans ce groupe d’âges que l’intervention du conjoint est la moins importante puisqu’il ne décide principalement que dans 21 % des cas seulement contre 39 % parmi celles de 35-39 ans. On remarque ensuite que l’autonomie de décision de la femme diminue avec l’augmentation du nombre d’enfants, la proportion de femmes décidant principalement de l’utilisation de leurs gains variant de 46 % parmi les nullipares et 41 % parmi celles ayant 1 ou 2 enfants à 36 % parmi celles en ayant au moins cinq. Statut de la femme • 231 On note des variations selon le milieu et l’île de résidence. Les femmes du milieu urbain disposent de plus d’autonomie que celles du milieu rural, 49 % contre 35 % décidant principalement de l’utilisation de leurs gains. Concernant l’île, on relève que c’est à Mwali que l’autonomie de la femme est la plus importante puisque 63 % décident principalement de la façon d’utiliser leurs gains et que, dans 85 % des cas, elle participe, soit seule soit avec son conjoint, à cette décision. À l’opposé, à Ndzuwani, c’est le conjoint qui décide principalement de l’utilisation des gains de la femme qui n’est associée à cette prise de décision que dans 39 % des cas. L’acquisition d’un niveau d’instruction tend à favoriser l’autonomie de la femme puisque parmi les femmes instruites (44 % parmi celles ayant un niveau primaire et 43 % parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus), plus de deux sur cinq décident principalement de l’utilisation de leurs gains contre seulement un tiers parmi celles sans niveau d’instruction (33 %). Enfin, en fonction du niveau de bien- être du ménage, on constate que des ménages du quintile le plus bas au plus élevé, la proportion de femmes dont c’est le conjoint qui décide principalement de l’utilisation de leurs gains diminue (de 67 % à 24 %) et à l’inverse, la proportion de celle dont cette décision est prise conjointement augmente (de 11 % à 31 %). En outre, parmi les femmes ayant été rémunérées en argent, un peu plus d’une sur deux (53 %) a déclaré qu’elle gagnait moins que son conjoint, 30 % plus que leur conjoint et 7 % à peu près la même chose. Seulement 2 % des femmes ont déclaré que leur conjoint ne travaillait pas ou ne gagnait pas d’argent. Les femmes qui gagnent plus que leur conjoint sont proportionnellement un peu plus nombreuses parmi les femmes de 30-39 ans (33-36 %), parmi celles qui ont, au moins, 5 enfants (35 %), celles du milieu urbain (33 %), celles de Ndzuwani et Mwali (respectivement 33 % et 38 %), celles sans aucun niveau d’instruction (35 %) et parmi celles appartenant aux ménages des deux premiers quintiles (35 % pour le plus bas et 39 % pour le second) que parmi les autres femmes. Contrôle du revenu de l’homme dans le ménage Lors de l’EDSC-MICS II 2012, on a demandé aux hommes et aux femmes en union qui avaient gagné de l’argent pour leur travail, qui décidait principalement de l’utilisation de l’argent gagné par l’homme. Les résultats présentés au tableau 16.2.2 permettent de comparer les points de vue de l’homme et ceux de la femme concernant le contrôle des revenus de l’homme. Plus d’un homme en union sur deux (56 %) a déclaré qu’il décidait en toute indépendance de l’argent qu’il avait gagné contre 52 % selon les déclarations des femmes. Dans 34 % des cas, les hommes ont déclaré que la décision d’utilisation de leurs gains était une décision prise de manière conjointe. Cette proportion est un peu plus faible chez les femmes (28 %). Enfin, selon les hommes, dans seulement 10 % des cas, c’est la femme ou partenaire qui décide comment sera utilisé leur argent. Cependant, on note une divergence avec les déclarations des femmes puisque pour 19 % d’entre elles, c’est la femme qui décide comment sera utilisé l’argent du mari/partenaire. 23 2 • S ta tu t d e la fe m m e Ta bl ea u 16 .2 .1 C on trô le d e l’u til is at io n de l’ ar ge nt g ag né p ar le s fe m m es e t i m po rta nc e de l’ ar ge nt g ag né p ar le s fe m m es p ar ra pp or t à c el ui g ag né p ar le c on jo in t R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s, a ct ue lle m en t e n un io n, q ui o nt g ag né d e l’a rg en t p ou r l eu r t ra va il au c ou rs d es 1 2 m oi s ay an t p ré cé dé l’ en qu êt e en fo nc tio n de la p er so nn e qu i d éc id e de l’ ut ilis at io n de le ur s ga in s et ré pa rti tio n (e n % ) e n fo nc tio n du fa it qu ’e lle s ga gn en t p lu s ou m oi ns q ue le ur c on jo in t, se lo n ce rta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P er so nn e qu i d éc id e de l’ ut ilis at io n de s ga in s de la fe m m e : To ta l G ai ns d e la fe m m e pa r r ap po rt à ce ux d u co nj oi nt : To ta l E ffe ct if de fe m m es P rin ci pa le m en t la fe m m e Fe m m e et co nj oi nt en se m bl e P rin ci pa le m en t le c on jo in t A ut re M an qu an t P lu s qu e le co nj oi nt M oi ns q ue le c on jo in t A p eu p rè s la m êm e ch os e Le c on jo in t ne g ag ne p as d’ ar ge nt o u n’ a pa s tra va ill é N e sa it pa s/ m an qu an t G ro up e d’ âg es 15 -1 9 (2 3, 4) (2 7, 4) (4 3, 1) (2 ,0 ) (4 ,1 ) 10 0, 0 (2 3, 3) (5 0, 8) (4 ,5 ) (1 ,1 ) (2 0, 4) 10 0, 0 36 20 -2 4 42 ,3 23 ,8 30 ,6 1, 8 1, 6 10 0, 0 29 ,9 57 ,6 4, 9 2, 6 4, 9 10 0, 0 12 6 25 -2 9 36 ,3 26 ,7 34 ,7 1, 6 0, 7 10 0, 0 22 ,3 58 ,1 7, 6 4, 3 7, 7 10 0, 0 23 2 30 -3 4 38 ,6 25 ,6 33 ,7 0, 9 1, 2 10 0, 0 33 ,4 51 ,5 5, 2 1, 9 8, 0 10 0, 0 23 0 35 -3 9 37 ,2 23 ,2 38 ,6 0, 5 0, 6 10 0, 0 35 ,8 54 ,5 3, 9 0, 6 5, 1 10 0, 0 22 5 40 -4 4 41 ,7 26 ,5 30 ,6 0, 7 0, 5 10 0, 0 26 ,2 49 ,4 7, 5 6, 3 10 ,6 10 0, 0 15 7 45 -4 9 52 ,5 26 ,1 21 ,4 0, 0 0, 0 10 0, 0 35 ,4 40 ,7 17 ,2 2, 9 3, 8 10 0, 0 10 9 N om br e d’ en fa nt s vi va nt s 0 45 ,9 25 ,8 21 ,0 4, 2 3, 1 10 0, 0 25 ,9 52 ,9 5, 8 3, 1 12 ,3 10 0, 0 20 4 1- 2 40 ,9 26 ,3 31 ,5 0, 3 0, 9 10 0, 0 27 ,8 55 ,5 6, 6 2, 0 8, 1 10 0, 0 32 7 3- 4 37 ,3 29 ,3 33 ,2 0, 0 0, 3 10 0, 0 30 ,3 54 ,1 7, 7 2, 5 5, 4 10 0, 0 28 1 5+ 36 ,0 20 ,4 43 ,3 0, 3 0, 0 10 0, 0 34 ,9 48 ,7 7, 1 4, 1 5, 1 10 0, 0 30 4 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 45 ,8 33 ,0 19 ,4 0, 4 1, 4 10 0, 0 18 ,6 57 ,1 11 ,2 4, 1 8, 9 10 0, 0 12 6 A ut re s vi lle s 50 ,8 20 ,6 27 ,0 0, 0 1, 6 10 0, 0 26 ,1 55 ,1 9, 2 2, 6 7, 0 10 0, 0 22 9 E ns em bl e ur ba in 49 ,0 25 ,0 24 ,3 0, 1 1, 5 10 0, 0 23 ,4 55 ,8 9, 9 3, 2 7, 6 10 0, 0 35 5 R ur al 35 ,2 25 ,5 37 ,4 1, 4 0, 6 10 0, 0 33 ,1 51 ,4 5, 5 2, 8 7, 2 10 0, 0 76 1 En qu êt e/ Ile M w al i 62 ,7 22 ,6 14 ,7 0, 0 0, 0 10 0, 0 38 ,2 48 ,4 11 ,0 0, 0 2, 4 10 0, 0 53 N dz uw an i 30 ,4 8, 3 60 ,3 0, 0 1, 0 10 0, 0 32 ,8 57 ,6 3, 6 2, 3 3, 7 10 0, 0 44 2 N ga zi dj a 44 ,2 37 ,8 15 ,4 1, 7 0, 9 10 0, 0 27 ,3 49 ,8 8, 8 3, 6 10 ,4 10 0, 0 62 0 N iv ea u d’ in st ru ct io n A uc un 32 ,9 17 ,0 49 ,8 0, 3 0, 0 10 0, 0 35 ,3 50 ,7 3, 8 3, 7 6, 5 10 0, 0 41 7 P rim ai re 44 ,4 28 ,5 26 ,4 0, 4 0, 3 10 0, 0 29 ,3 55 ,1 5, 6 2, 2 7, 7 10 0, 0 23 6 S ec on da ire o u + 43 ,0 31 ,1 21 ,9 1, 9 2, 0 10 0, 0 25 ,7 53 ,5 10 ,2 2, 6 8, 1 10 0, 0 45 8 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 22 ,0 10 ,7 67 ,3 0, 0 0, 0 10 0, 0 35 ,4 55 ,7 5, 5 2, 1 1, 3 10 0, 0 13 2 S ec on d 42 ,8 19 ,9 35 ,9 0, 7 0, 7 10 0, 0 39 ,4 43 ,3 5, 3 4, 0 8, 0 10 0, 0 21 8 M oy en 37 ,3 27 ,4 32 ,9 1, 8 0, 6 10 0, 0 27 ,2 51 ,8 8, 3 2, 0 10 ,8 10 0, 0 23 4 Q ua tri èm e 44 ,5 29 ,9 23 ,9 0, 8 0, 9 10 0, 0 27 ,5 54 ,1 6, 5 3, 2 8, 7 10 0, 0 25 6 Le p lu s él ev é 42 ,8 30 ,8 23 ,7 1, 0 1, 7 10 0, 0 24 ,8 58 ,6 8, 0 3, 0 5, 6 10 0, 0 27 5 E ns em bl e1 39 ,6 25 ,4 33 ,2 1, 0 0, 9 10 0, 0 30 ,0 52 ,8 6, 9 2, 9 7, 4 10 0, 0 1 11 6 N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. 1 Y c om pr is 5 fe m m es d e 15 -4 9 an s, a ct ue lle m en t e n un io n, q ui o nt g ag né d e l’a rg en t p ou r l eu r t ra va il au c ou rs d es 1 2 m oi s ay an t p ré cé dé l’ en qu êt e po ur le sq ue lle s le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. 232 • Statut de la femme S ta tu t d e la fe m m e • 2 33 Ta bl ea u 16 .2 .2 C on trô le d e l’u til is at io n de l’ ar ge nt g ag né p ar le s ho m m es R ép ar tit io n (e n % ) d es h om m es d e 15 -4 9 an s ac tu el le m en t e n un io n qu i o nt g ag né d e l’a rg en t p ou r l eu r t ra va il au c ou rs d es 1 2 m oi s ay an t p ré cé dé l’ en qu êt e et ré pa rti tio n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s ac tu el le m en t e n un io n do nt le c on jo in t a g ag né d e l’a rg en t p ou r s on tr av ai l e n fo nc tio n de la p er so nn e qu i d éc id e de l’ ut ilis at io n de l’ ar ge nt g ag né p ar l’ ho m m e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue H om m e Fe m m e P rin ci pa le m en t la fe m m e Fe m m e et co nj oi nt en se m bl e P rin ci pa le m en t le c on jo in t A ut re M an qu an t To ta l E ffe ct if P rin ci pa le m en t la fe m m e Fe m m e et co nj oi nt en se m bl e P rin ci pa le m en t le c on jo in t A ut re M an qu an t To ta l E ffe ct if G ro up e d’ âg es 15 -1 9 * * * * * 10 0, 0 10 18 ,3 21 ,1 56 ,2 3, 3 1, 1 10 0, 0 19 3 20 -2 4 (8 ,3 ) (1 6, 9) (6 8, 9) (5 ,9 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 44 17 ,7 25 ,4 56 ,0 0, 1 0, 7 10 0, 0 49 4 25 -2 9 6, 8 33 ,3 58 ,9 0, 9 0, 0 10 0, 0 12 9 18 ,2 30 ,5 50 ,0 0, 1 1, 2 10 0, 0 64 5 30 -3 4 9, 2 27 ,5 62 ,6 0, 7 0, 0 10 0, 0 16 5 18 ,2 30 ,1 50 ,2 0, 3 1, 3 10 0, 0 62 5 35 -3 9 10 ,7 33 ,2 56 ,1 0, 0 0, 0 10 0, 0 18 9 18 ,0 28 ,8 52 ,8 0, 2 0, 2 10 0, 0 56 0 40 -4 4 10 ,1 44 ,5 45 ,4 0, 0 0, 0 10 0, 0 13 5 19 ,6 27 ,3 52 ,6 0, 0 0, 5 10 0, 0 37 6 45 -4 9 13 ,0 39 ,4 47 ,6 0, 0 0, 0 10 0, 0 11 9 23 ,7 31 ,8 42 ,9 0, 0 1, 6 10 0, 0 24 3 N om br e d’ en fa nt s vi va nt s 0 4, 5 22 ,4 69 ,6 3, 6 0, 0 10 0, 0 14 1 21 ,5 31 ,4 43 ,8 1, 9 1, 5 10 0, 0 53 1 1- 2 9, 4 41 ,4 49 ,1 0, 0 0, 0 10 0, 0 26 5 18 ,0 29 ,8 51 ,7 0, 0 0, 5 10 0, 0 93 5 3- 4 13 ,4 39 ,8 46 ,8 0, 0 0, 0 10 0, 0 18 7 18 ,0 27 ,4 53 ,8 0, 1 0, 7 10 0, 0 80 3 5+ 10 ,6 25 ,3 64 ,1 0, 0 0, 0 10 0, 0 19 8 18 ,3 26 ,1 54 ,3 0, 0 1, 3 10 0, 0 86 9 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 10 ,9 41 ,7 47 ,4 0, 0 0, 0 10 0, 0 10 0 24 ,8 37 ,9 36 ,4 0, 7 0, 2 10 0, 0 33 1 A ut re s vi lle s 15 ,9 34 ,4 49 ,7 0, 0 0, 0 10 0, 0 16 9 21 ,8 17 ,7 59 ,1 0, 2 1, 2 10 0, 0 69 3 E ns em bl e ur ba in 14 ,0 37 ,1 48 ,8 0, 0 0, 0 10 0, 0 26 8 22 ,8 24 ,3 51 ,7 0, 4 0, 9 10 0, 0 1 02 4 R ur al 7, 6 31 ,8 59 ,6 1, 0 0, 0 10 0, 0 52 3 16 ,7 30 ,5 51 ,6 0, 3 1, 0 10 0, 0 2 11 4 En qu êt e/ Ile M w al i 13 ,2 54 ,0 32 ,7 0, 0 0, 0 10 0, 0 52 24 ,6 21 ,8 53 ,3 0, 0 0, 2 10 0, 0 20 7 N dz uw an i 10 ,2 16 ,6 73 ,2 0, 0 0, 0 10 0, 0 34 7 17 ,3 10 ,9 70 ,5 0, 1 1, 1 10 0, 0 1 42 5 N ga zi dj a 9, 0 46 ,0 43 ,7 1, 3 0, 0 10 0, 0 39 2 19 ,2 45 ,9 33 ,5 0, 6 0, 8 10 0, 0 1 50 6 N iv ea u d’ in st ru ct io n A uc un 6, 7 26 ,6 66 ,7 0, 0 0, 0 10 0, 0 17 0 18 ,1 20 ,8 60 ,2 0, 1 0, 8 10 0, 0 1 30 8 P rim ai re 10 ,7 34 ,6 53 ,5 1, 2 0, 0 10 0, 0 21 9 16 ,9 32 ,2 49 ,6 0, 3 1, 0 10 0, 0 69 6 S ec on da ire o u + 10 ,6 36 ,1 52 ,7 0, 6 0, 0 10 0, 0 40 2 20 ,4 34 ,9 42 ,9 0, 7 1, 0 10 0, 0 1 12 5 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 7, 7 18 ,8 73 ,4 0, 0 0, 0 10 0, 0 11 5 16 ,8 15 ,2 67 ,2 0, 3 0, 5 10 0, 0 55 7 S ec on d 11 ,1 37 ,7 50 ,5 0, 8 0, 0 10 0, 0 16 0 20 ,7 24 ,2 53 ,8 0, 3 1, 1 10 0, 0 61 0 M oy en 6, 7 35 ,6 56 ,4 1, 3 0, 0 10 0, 0 19 1 19 ,5 35 ,0 44 ,8 0, 2 0, 4 10 0, 0 66 9 Q ua tri èm e 8, 7 35 ,6 54 ,7 1, 0 0, 0 10 0, 0 14 8 18 ,3 31 ,8 48 ,0 0, 7 1, 2 10 0, 0 66 0 Le p lu s él ev é 14 ,1 35 ,7 50 ,2 0, 0 0, 0 10 0, 0 17 8 17 ,9 33 ,7 46 ,9 0, 1 1, 4 10 0, 0 64 0 E ns em bl e 15 -4 91 9, 8 33 ,6 56 ,0 0, 6 0, 0 10 0, 0 79 1 18 ,7 28 ,4 51 ,6 0, 3 0, 9 10 0, 0 3 13 7 50 -5 9 10 ,3 44 ,1 44 ,1 0, 0 1, 5 10 0, 0 93 na na na na na na na E ns em bl e 15 -5 9 9, 8 34 ,7 54 ,7 0, 6 0, 2 10 0, 0 88 4 na na na na na na na N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . na = N on a pp lic ab le . 1 Y c om pr is 9 fe m m es d e 15 -4 9 an s ac tu el le m en t e n un io n do nt le c on jo in t a g ag né d e l’a rg en t p ou r s on tr av ai l p ou rl es qu el le s le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. Statut de la femme • 233 234 • Statut de la femme Contrôle du revenu de la femme et gains de la femme par rapport à ceux de son conjoint Le tableau 16.3 montre, pour les femmes actuellement en union qui ont gagné de l’argent au cours des 12 derniers mois, qui décide de l’utilisation de leurs gains en fonction de leur revenu par rapport à celui de leur conjoint. On constate que 44 % des femmes qui gagnent plus que leur conjoint décident, en toute indépendance, de l’utilisation de leur argent bien que dans un tiers des cas (33 %), c’est le conjoint qui prend la décision. Quand les femmes gagnent moins que leur conjoint, la proportion de celles qui décident, seules, est un peu plus faible (38 %) et ici aussi le conjoint intervient dans 38 % des cas. C’est quand elles gagnent à peu près la même chose que l’implication du conjoint est la plus faible (11 %) et que la décision conjointe est la plus fréquente (63 %). Le tableau 16.3 montre aussi comment sont utilisés les gains du conjoint en fonction de ceux de la femme. Quand les gains de la femme sont supérieurs à ceux du conjoint, 31 % des femmes décident seules de l’utilisation de leurs gains contre 19 % quand elles gagnent moins et 10 % quand elles gagnent à peu la même chose. Cependant, on note que le rôle du conjoint reste prépondérant puisque quand les femmes gagnent plus, c’est lui qui décide, seul, dans 40 % des cas de l’utilisation de ses propres gains .C’est quand la femme gagne à peu près la même chose que son conjoint que la décision d’utilisation des gains de l’homme est le plus fréquemment une décision conjointe (70 %). S ta tu t d e la fe m m e • 2 35 Ta bl ea u 16 .3 C on trô le p ar le s fe m m es d e l’u til is at io n de le ur s pr op re s ga in s et c on trô le d e l’u til is at io n de s ga in s du c on jo in t R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s, a ct ue lle m en t e n un io n qu i o nt g ag né d e l’a rg en t, au c ou rs d es 1 2 de rn ie rs m oi s en fo nc tio n de la p er so nn e qu i d éc id e de l’ ut ilis at io n de le ur s ga in s et ré pa rti tio n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s ac tu el le m en t e n un io n do nt le c on jo in t a g ag né d e l’a rg en t e n fo nc tio n de la p er so nn e qu i d éc id e de l’ ut ilis at io n de l’ ar ge nt g ag né p ar l’ ho m m e, s el on le s ga in s en a rg en t d e la fe m m e pa r ra pp or t à c eu x du c on jo in t, C om or es 2 01 2 G ai ns d e la fe m m e pa r r ap po rt à ce ux d u co nj oi nt P er so nn e qu i d éc id e de l’ ut ilis at io n de s ga in s de la fe m m e : To ta l E ffe ct if P er so nn e qu i d éc id e de l’ ut ilis at io n de s ga in s du c on jo in t : To ta l E ffe ct if de fe m m es P rin ci pa le m en t la fe m m e Fe m m e et co nj oi nt en se m bl e P rin ci pa le m en t le c on jo in t A ut re M an qu an t P rin ci pa le m en t la fe m m e Fe m m e et co nj oi nt en se m bl e P rin ci pa le m en t le c on jo in t A ut re M an qu an t G ai n de la fe m m e : - P lu s qu e le c on jo in t 44 ,4 21 ,4 33 ,4 0, 7 0, 0 10 0, 0 33 5 31 ,4 28 ,3 40 ,3 0, 0 0, 0 10 0, 0 33 5 - M oi ns q ue le c on jo in t 37 ,9 22 ,9 38 ,2 1, 0 0, 0 10 0, 0 58 9 19 ,4 30 ,1 50 ,4 0, 0 0, 0 10 0, 0 58 9 - A p eu p rè s la m êm e ch os e 26 ,3 62 ,8 10 ,9 0, 0 0, 0 10 0, 0 77 10 ,0 70 ,2 19 ,8 0, 0 0, 0 10 0, 0 77 Le c on jo in t n e ga gn e pa s d’ ar ge nt ou n ’a p as tr av ai llé (4 6, 8) (2 3, 5) (2 2, 9) (6 ,8 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 33 na na na na na na na La fe m m e a tra va illé m ai s n’ a pa s ga gn é d’ ar ge nt na na na na na na na 14 ,9 25 ,1 58 ,4 0, 2 1, 5 10 0, 0 47 0 La fe m m e n’ a pa s tra va illé na na na na na na na 16 ,9 27 ,0 54 ,4 0, 5 1, 2 10 0, 0 1 58 5 N S P /m an qu an t 41 ,4 25 ,1 21 ,3 0, 0 12 ,1 10 0, 0 82 26 ,1 25 ,0 43 ,6 1, 6 3, 7 10 0, 0 82 E ns em bl e1 39 ,6 25 ,4 33 ,2 1, 0 0, 9 10 0, 0 1 11 6 18 ,7 28 ,4 51 ,6 0, 3 0, 9 10 0, 0 3 13 7 N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. na = N on A pp lic ab le 1 Y c om pr is le s ca s où la fe m m e ne s ai t p as s i e lle a g ag né p lu s ou m oi ns q ue s on c on jo in t. Statut de la femme • 235 236 • Statut de la femme 16.2 POSSESSION DE BIENS La société comorienne est une société matrilinéaire dans laquelle la transmission des biens immobiliers passe par le lignage féminin ; en outre, traditionnellement, la société comorienne repose sur un mode de fonctionnement matrilocal dans laquelle, une fois le mariage conclu, c’est l’époux qui vient vivre dans la localité d’origine de son épouse. Ces précisions sont très utiles pour une meilleure compréhension des résultats présentés dans cette partie du chapitre. 16.2.1 Possession des biens par les femmes Dans l’ensemble, environ un tiers des femmes de 15-49 ans (34 %) ne possèdent pas de maison (Tableau 16.4.1). Dans 42 % des cas, les femmes possèdent, seule, une maison et 17 % en possèdent une avec quelqu’un d’autre. En outre, sept pour cent en possèdent une, seule et avec quelqu’un d’autre. On constate aussi que 42 % des femmes ne possèdent pas de terre. Un tiers des femmes en possède seules et 18 % avec quelqu’un d’autre. Seulement 8 % des femmes possèdent de la terre seule et avec quelqu’un d’autre. Globalement, on note que la possession d’une maison ou de terres augmente avec l’âge : en effet, parmi les femmes de 40-44 ans, 67 % possèdent, seules, une maison et 50 % de la terre contre respectivement 31 % et 25 % à 20-24 ans. En outre, il est plus fréquent que les femmes possèdent une maison ou de la terre en milieu rural (respectivement 68 % et 61 %) qu’en milieu urbain (respectivement 63 % et 54 %). À Ndzuwani, la moitié des femmes sont propriétaires de leur maison contre un peu plus d’un tiers à Ngazidja (35 %). Mais, c’est sur cette dernière île, que l’on trouve la proportion la plus élevée de femmes copropriétaires (28 %). La possession de maisons chez les femmes diminue avec le niveau d’instruction. Ainsi, 58 % des femmes sans instruction possèdent, seules, une maison, contre 45 % chez celles de niveau primaire et 31 % chez celles ayant un niveau secondaire ou plus. La possession de maisons varie peu selon le niveau de bien- être économique du ménage : 50 à 60 % des femmes possèdent une maison, soit seules, soit en copropriétés et cela, quel que soit le quintile de bien-être économique. S ta tu t d e la fe m m e • 2 37 Ta bl ea u 16 .4 .1 P os se ss io n de b ie ns p ar le s fe m m es R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s pa r p os se ss io n de m ai so n ou d e te rr es , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Po ur ce nt ag e po ss éd an t u ne m ai so n : To ta l Po ur ce nt ag e po ss éd an t d es te rre s : To ta l Ef fe ct if Se ul e A ve c qu el qu ’u n d’ au tre Se ul e et a ve c qu el qu ’u n d’ au tre Po ur ce nt - ag e ne po ss éd an t pa s de m ai so n M an qu an t Se ul e A ve c qu el qu ’u n d’ au tre Se ul e et a ve c qu el qu ’u n d’ au tre Po ur ce nt - ag e ne po ss éd an t pa s de te rre s M an qu an t G ro up e d’ âg es 15 -1 9 16 ,3 14 ,8 5, 2 63 ,7 0, 0 10 0, 0 16 ,4 14 ,0 5, 5 63 ,7 0, 4 10 0, 0 1 31 5 20 -2 4 31 ,1 16 ,5 6, 2 46 ,2 0, 0 10 0, 0 25 ,4 15 ,5 7, 3 51 ,6 0, 2 10 0, 0 99 5 25 -2 9 48 ,3 19 ,7 8, 6 23 ,2 0, 2 10 0, 0 35 ,2 20 ,0 9, 0 35 ,4 0, 4 10 0, 0 89 9 30 -3 4 56 ,3 17 ,9 7, 8 17 ,5 0, 6 10 0, 0 42 ,5 20 ,4 7, 7 28 ,7 0, 7 10 0, 0 74 4 35 -3 9 60 ,8 17 ,2 10 ,0 11 ,9 0, 1 10 0, 0 45 ,0 19 ,7 10 ,8 24 ,2 0, 4 10 0, 0 62 9 40 -4 4 66 ,7 16 ,8 5, 5 10 ,5 0, 5 10 0, 0 49 ,5 17 ,2 6, 3 26 ,5 0, 6 10 0, 0 45 1 45 -4 9 60 ,1 18 ,2 12 ,5 9, 2 0, 0 10 0, 0 50 ,0 20 ,0 11 ,6 18 ,4 0, 0 10 0, 0 29 5 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 14 ,7 37 ,4 12 ,5 35 ,3 0, 1 10 0, 0 14 ,1 35 ,2 10 ,7 39 ,8 0, 2 10 0, 0 53 5 A ut re s vi lle s 41 ,8 11 ,8 8, 4 38 ,0 0, 1 10 0, 0 31 ,1 10 ,6 9, 0 48 ,8 0, 4 10 0, 0 1 22 7 En se m bl e ur ba in 33 ,6 19 ,6 9, 6 37 ,2 0, 1 10 0, 0 26 ,0 18 ,1 9, 5 46 ,0 0, 4 10 0, 0 1 76 2 R ur al 46 ,2 15 ,7 6, 2 31 ,7 0, 2 10 0, 0 36 ,3 17 ,2 6, 9 39 ,2 0, 4 10 0, 0 3 56 7 En qu êt e/ Ile M w al i 44 ,2 19 ,9 3, 2 32 ,7 0, 1 10 0, 0 37 ,9 20 ,1 3, 0 39 ,0 0, 0 10 0, 0 32 3 N dz uw an i 49 ,7 5, 3 8, 3 36 ,5 0, 2 10 0, 0 38 ,4 5, 5 10 ,2 45 ,2 0, 6 10 0, 0 2 42 4 N ga zi dj a 34 ,5 27 ,6 6, 9 30 ,9 0, 1 10 0, 0 27 ,1 28 ,3 6, 0 38 ,3 0, 2 10 0, 0 2 58 2 N iv ea u d’ in st ru ct io n Au cu n 58 ,3 12 ,8 7, 7 20 ,9 0, 4 10 0, 0 46 ,7 14 ,1 8, 3 30 ,2 0, 6 10 0, 0 1 65 2 Pr im ai re 44 ,5 18 ,0 7, 5 30 ,0 0, 0 10 0, 0 32 ,2 19 ,3 7, 2 41 ,2 0, 2 10 0, 0 1 04 6 Se co nd ai re o u + 30 ,7 19 ,4 7, 0 42 ,8 0, 1 10 0, 0 24 ,6 18 ,8 7, 7 48 ,5 0, 4 10 0, 0 2 61 6 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 49 ,5 8, 3 6, 5 35 ,3 0, 4 10 0, 0 40 ,0 10 ,0 7, 5 42 ,0 0, 5 10 0, 0 86 8 Se co nd 44 ,3 12 ,9 5, 5 37 ,2 0, 1 10 0, 0 36 ,4 14 ,2 5, 7 43 ,1 0, 6 10 0, 0 1 07 3 M oy en 41 ,3 17 ,1 7, 5 33 ,9 0, 2 10 0, 0 30 ,9 16 ,9 8, 4 43 ,3 0, 4 10 0, 0 1 09 5 Q ua tri èm e 36 ,3 23 ,6 9, 2 30 ,8 0, 1 10 0, 0 26 ,6 23 ,2 9, 5 40 ,5 0, 2 10 0, 0 1 12 3 Le p lu s él ev é 40 ,4 20 ,8 7, 6 31 ,1 0, 1 10 0, 0 32 ,3 21 ,1 7, 6 38 ,7 0, 3 10 0, 0 1 17 1 E ns em bl e1 42 ,0 17 ,0 7, 3 33 ,5 0, 2 10 0, 0 32 ,9 17 ,5 7, 8 41 ,5 0, 4 10 0, 0 5 32 9 na = N on a pp lic ab le 1 Y c om pr is 1 6 fe m m es d e 15 -4 9 an s po ur le sq ue lle s le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. Statut de la femme • 237 238 • Statut de la femme En ce qui concerne la possession de terres, les résultats par groupe d’âges montrent des résultats similaires à ceux relatifs à la possession de maisons. Ce sont les femmes les plus âgées qui sont les plus nombreuses à posséder une terre. De même, posséder des terres est plus fréquent en milieu rural (61 %) qu’en milieu urbain (54 %). Comme pour les maisons, ce sont les femmes habitant Ndzuwani qui possèdent le moins fréquemment de terres : 45 % contre 39 % à Mwali et 38 % à Ngazidja. En ce qui concerne le niveau d’instruction, on constate que la proportion de femmes possédant des terres diminue au fur et à mesure que le niveau d’instruction augmente, variant de 70 % parmi celles sans niveau d’instruction à 52 % parmi celles ayant un niveau d’instruction au moins secondaire. Les variations selon le niveau de bien-être économique ne sont pas importantes. 16.2.2 Possession des biens par les hommes Le tableau 16.4.2 présente la répartition des hommes par possession de maison et de terres selon les caractéristiques sociodémographiques. Environ un peu moins d’un homme sur deux (48 %) ne possède pas de maison, à savoir une proportion plus élevée que celle des femmes (34 %). Dans seulement 15 % des cas, les hommes possèdent, seuls, une maison et 32 % en possèdent une avec quelqu’un d’autre. Cinq pour cent en possèdent une, seul et avec quelqu’un d’autre. En outre, on constate que 55 % des hommes ne possèdent pas de terre contre 42 % chez les femmes. Douze pour cent en possèdent seuls et 29 % avec quelqu’un d’autre. Seulement 4 % des hommes possèdent de la terre seuls et avec quelqu’un d’autre Comme chez les femmes, la proportion d’hommes qui possèdent une maison augmente avec l’âge, de 54 % à 25-29 ans à 68 % à 45-49 ans. La possession de terres suit la même tendance. En outre, les hommes qui possèdent une maison sont proportionnellement plus nombreux en milieu rural qu’en milieu urbain (55 % contre 46 %). Il en est de même pour la possession de terres : 50 % des hommes possèdent de la terre en milieu rural contre 37 % en milieu urbain. À Moroni, la capitale, 77 % d’hommes ne possèdent pas de maison et 93 % ne possèdent pas de terres. On notre aussi des variations selon les îles : à Ndzuwani, seulement 9 % des hommes possèdent, seuls, une maison contre 16 % à Ngazidja et 42 % à Mwali. On relève également que parmi les hommes sans instruction, 57 % possèdent une maison et 53 % possèdent de la terre. Chez ceux qui ont un niveau secondaire ou plus, ces proportions sont plus faibles (respectivement 49 % et 41 %). Ces variations selon le niveau d’instruction sont similaires à celles observées chez les femmes. S ta tu t d e la fe m m e • 2 39 Ta bl ea u 16 .4 .2 P os se ss io n de b ie ns p ar le s ho m m es R ép ar tit io n (e n % ) d es h om m es d e 15 -4 9 an s pa r p os se ss io n de m ai so n ou d e te rre s, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, C om or es 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Po ur ce nt ag e po ss éd an t u ne m ai so n : To ta l Po ur ce nt ag e po ss éd an t d es te rre s : To ta l Ef fe ct if Se ul A ve c qu el qu ’u n d’ au tre Se ul e t a ve c qu el qu ’u n d’ au tre Po ur ce nt ag e ne po ss éd an t pa s de m ai so n M an qu an t Se ul A ve c qu el qu ’u n d’ au tre Se ul e t a ve c qu el qu ’u n d’ au tre Po ur ce nt ag e ne po ss éd an t pa s de te rre s M an qu an t G ro up e d’ âg es 15 -1 9 8, 4 25 ,6 0, 7 65 ,2 0, 0 10 0, 0 5, 0 23 ,8 0, 1 71 ,0 0, 0 10 0, 0 52 2 20 -2 4 14 ,0 22 ,9 1, 5 61 ,3 0, 4 10 0, 0 8, 5 21 ,1 1, 9 68 ,1 0, 4 10 0, 0 30 5 25 -2 9 14 ,5 35 ,1 4, 2 46 ,2 0, 0 10 0, 0 9, 1 28 ,7 3, 8 58 ,4 0, 0 10 0, 0 28 1 30 -3 4 20 ,6 31 ,7 7, 0 40 ,6 0, 0 10 0, 0 16 ,4 31 ,1 4, 0 48 ,5 0, 0 10 0, 0 26 9 35 -3 9 17 ,3 37 ,9 12 ,7 32 ,1 0, 0 10 0, 0 17 ,2 37 ,6 9, 0 36 ,2 0, 0 10 0, 0 28 0 40 -4 4 16 ,7 46 ,8 4, 8 31 ,7 0, 0 10 0, 0 22 ,7 35 ,8 5, 0 36 ,5 0, 0 10 0, 0 18 4 45 -4 9 20 ,8 41 ,5 6, 2 31 ,6 0, 0 10 0, 0 22 ,7 36 ,0 10 ,3 31 ,0 0, 0 10 0, 0 16 0 M ili eu d e ré si de nc e M or on i 14 ,4 3, 5 5, 0 77 ,2 0, 0 10 0, 0 2, 5 1, 5 3, 5 92 ,5 0, 0 10 0, 0 25 3 A ut re s vi lle s 11 ,9 43 ,6 2, 4 42 ,0 0, 0 10 0, 0 11 ,7 38 ,8 2, 0 47 ,5 0, 0 10 0, 0 47 2 En se m bl e ur ba in 12 ,8 29 ,6 3, 3 54 ,3 0, 0 10 0, 0 8, 5 25 ,8 2, 5 63 ,2 0, 0 10 0, 0 72 6 R ur al 15 ,9 33 ,8 5, 4 44 ,8 0, 1 10 0, 0 14 ,6 31 ,0 4, 7 49 ,6 0, 1 10 0, 0 1 27 3 En qu êt e/ Ile M w al i 42 ,2 18 ,8 1, 4 37 ,6 0, 0 10 0, 0 29 ,8 3, 9 0, 5 65 ,7 0, 0 10 0, 0 14 6 N dz uw an i 8, 8 44 ,4 4, 1 42 ,8 0, 0 10 0, 0 12 ,2 39 ,0 3, 9 44 ,9 0, 0 10 0, 0 85 5 N ga zi dj a 15 ,9 23 ,9 5, 6 54 ,4 0, 1 10 0, 0 10 ,0 24 ,3 4, 5 61 ,1 0, 1 10 0, 0 99 8 N iv ea u d’ in st ru ct io n Au cu n 12 ,5 38 ,3 6, 1 43 ,1 0, 0 10 0, 0 12 ,9 33 ,1 6, 5 47 ,5 0, 0 10 0, 0 32 0 Pr im ai re 18 ,0 31 ,5 4, 8 45 ,7 0, 0 10 0, 0 17 ,9 29 ,9 3, 0 49 ,3 0, 0 10 0, 0 55 4 Se co nd ai re o u + 13 ,8 31 ,0 4, 2 50 ,9 0, 1 10 0, 0 9, 6 27 ,6 3, 6 59 ,0 0, 1 10 0, 0 1 12 3 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 18 ,1 39 ,5 2, 7 39 ,7 0, 0 10 0, 0 14 ,7 35 ,3 2, 8 47 ,2 0, 0 10 0, 0 31 1 Se co nd 15 ,4 24 ,5 3, 5 56 ,5 0, 0 10 0, 0 16 ,8 19 ,2 3, 4 60 ,5 0, 0 10 0, 0 38 3 M oy en 12 ,4 26 ,6 6, 6 54 ,4 0, 0 10 0, 0 9, 1 27 ,9 6, 7 56 ,3 0, 0 10 0, 0 44 5 Q ua tri èm e 15 ,6 24 ,8 6, 2 53 ,1 0, 3 10 0, 0 10 ,9 21 ,7 4, 7 62 ,5 0, 3 10 0, 0 41 2 Le p lu s él ev é 13 ,5 46 ,4 3, 7 36 ,5 0, 0 10 0, 0 11 ,6 41 ,2 1, 8 45 ,4 0, 0 10 0, 0 44 9 En se m bl e 15 -4 91 14 ,8 32 ,3 4, 7 48 ,2 0, 1 10 0, 0 12 ,4 29 ,1 3, 9 54 ,5 0, 1 10 0, 0 1 99 9 50 -5 9 24 ,7 44 ,5 10 ,8 20 ,1 0, 0 10 0, 0 27 ,1 38 ,7 12 ,8 21 ,4 0, 0 10 0, 0 16 8 En se m bl e 15 -5 9 15 ,5 33 ,2 5, 1 46 ,0 0, 1 10 0, 0 13 ,5 29 ,8 4, 6 52 ,0 0, 1 10 0, 0 2 16 7 na = N on a pp lic ab le 1 Y c om pr is 2 h om m es d e 15 -4 9 an s po ur le sq ue ls le n iv ea u d’ in st ru ct io n es t m an qu an t. Statut de la femme • 239 240 • Statut de la femme 16.3 PARTICIPATION À LA PRISE DE DÉCISION DANS LE MÉNAGE Pour évaluer le rôle et le niveau d’implication des femmes en union dans la prise de décision au niveau du ménage, on leur a posé des questions pour savoir qui, de l’enquêtée ou d’une autre personne, avait le dernier mot dans certaines prises de décisions telles que les soins de santé de la femme, les achats importants du ménage et les visites à la famille de la femme. Les résultats sont présentés au tableau 16.5 pour les femmes et pour les hommes actuellement en union. Tableau 16.5 Participation dans la prise de décision Répartition (en %) des femmes actuellement en union en fonction de la personne qui prend habituellement les décisions, selon certains types de décisions, Comores 2012 Décision Principale- ment la femme La femme et le conjoint ensemble Principale- ment le conjoint Quelqu’un d’autre Autre Manquant Total Effectif de femmes FEMME Soins de santé 20,5 26,1 48,3 2,3 2,2 0,7 100,0 3 261 Achats importants pour le ménage 27,1 25,8 39,6 3,7 3,1 0,8 100,0 3 261 Visites à la famille ou aux parents de la femme 28,3 22,9 39,2 1,3 7,6 0,8 100,0 3 261 HOMME Soins de santé 12,4 28,3 50,7 7,8 0,4 0,3 100,0 1 064 Achats importants pour le ménage 18,7 29,1 43,6 7,7 0,7 0,3 100,0 1 064 Quelle que soit la décision, on constate que l’implication du conjoint dans la prise de chaque décision est importante. En effet, dans 48 % des cas, il décide principalement des soins de santé de la femme, celle-ci ne décidant en toute indépendance que dans 21 % des cas. Les décisions concernant les achats importants pour le ménage sont prises principalement par le conjoint et seulement dans 27 % des cas par la femme seule. Enfin, en ce qui concerne les visites à la famille ou aux parents de la femme, c’est le conjoint qui décide dans 39 % des cas et la femme dans 28 % des cas. Il faut noter que c’est en ce qui concerne les décisions sur ses propres soins de santé que la femme a le moins d’autonomie : non seulement, dans près de la moitié des cas, c’est le conjoint qui décide principalement mais elle n’est associée à cette prise de décision que dans 47 % des cas. Par contre, les résultats basés sur les déclarations des hommes montrent que la moitié des hommes (51 % contre 21 % chez les femmes) prennent seuls les décisions concernant leurs propres soins de santé. En ce qui concerne les achats importants pour le ménage, ces proportions sont de 44 % pour les hommes et 27 % pour les femmes. Le tableau 16.6 présente la proportion de femmes de 15-49 ans en union qui prennent habituellement, soit seules, soit avec leur conjoint, certaines décisions. Environ un tiers des femmes (35 %) a déclaré participer (seule ou conjointement) à la prise de décision concernant les trois sujets cités (Graphique 16.1). À l’opposé, dans la même proportion (35 %), les femmes n’ont été impliquées dans la prise d’aucune des trois décisions. On observe des variations importantes. La participation de la femme dans la prise de décision augmente avec l’âge (de 28 % à 20-24 ans à 44 % à 45-49 ans) et avec son niveau d’instruction (de 31 % parmi celles sans instruction à 39 % parmi celles ayant un niveau au moins secondaire). En outre, on constate que le fait d’être rémunéré en argent influence l’implication des femmes dans la prise des décisions, 39 % des femmes qui ont été payées en argent pour leur travail ont participé à la prise des trois décisions contre 30 % parmi celles qui ont travaillé mais sans être rémunérées en argent. Les variations selon le milieu et la région de résidence sont importantes : si à Moroni, 51 % des femmes ont été associées à la prise des trois décisions, cette proportion n’est que de 31 % dans les autres villes. À Ndzuwani, seulement 23 % ont participé aux décisions contre 41 % à Mwali et 44 % à Ngazidja. Statut de la femme • 241 Tableau 16.6 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, qui habituellement prennent certains types de décisions, soit seules, soit ensemble avec leur conjoint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Type de décision Pourcentage ayant participé aux trois décisions Pourcentage n’ayant participé à aucune des trois décisions Effectif de femmes Soins de santé de la femme Achats importants pour le ménage Visites à la famille ou aux parents de la femme Groupe d’âges 15-19 27,9 35,5 43,2 19,9 46,8 216 20-24 40,3 47,1 46,4 28,3 39,5 526 25-29 46,5 50,5 49,3 32,4 35,8 676 30-34 49,8 57,7 51,6 37,9 32,8 637 35-39 49,0 56,3 51,5 35,8 33,1 567 40-44 51,6 58,0 56,7 41,8 32,8 390 45-49 54,2 58,4 62,9 43,9 26,9 249 Emploi (12 derniers mois) N’a pas travaillé 44,0 49,7 49,7 33,3 38,2 1 652 A travaillé et a été rémunérée en argent 52,2 57,6 54,0 38,8 30,5 1 116 A travaillé mais n’a pas été rémunérée en argent 42,8 52,6 49,4 29,5 34,4 470 Nombre d’enfants vivants 0 47,6 51,9 53,9 35,1 32,0 593 1-2 45,5 53,7 50,3 33,1 34,6 958 3-4 47,7 53,3 50,4 34,8 35,1 823 5+ 46,0 52,2 51,0 35,6 37,4 888 Milieu de résidence Moroni 63,0 67,4 63,1 50,7 24,1 354 Autres villes 41,0 49,1 46,8 30,5 40,8 711 Ensemble urbain 48,3 55,2 52,2 37,2 35,2 1 065 Rural 45,7 51,8 50,7 33,3 34,9 2 196 Enquête/Ile Mwali 49,7 61,3 63,6 40,9 27,6 208 Ndzuwani 30,9 38,2 36,6 23,4 51,7 1 447 Ngazidja 60,3 65,0 62,7 43,8 21,0 1 606 Niveau d’instruction Aucun 40,8 47,3 47,0 30,8 40,8 1 338 Primaire 48,3 54,2 51,2 34,3 33,1 718 Secondaire ou + 51,7 58,1 55,7 38,7 29,8 1 196 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 35,9 42,5 41,0 26,1 48,4 566 Second 45,4 50,3 50,8 32,3 35,5 638 Moyen 51,6 55,0 55,5 39,7 31,0 697 Quatrième 49,2 57,1 54,6 35,8 29,4 685 Le plus élevé 48,8 57,5 52,2 37,4 33,2 675 Ensemble1 46,6 52,9 51,2 34,6 35,0 3 261 1 Y compris 23 femmes de 15-49 ans, actuellement en union pour lesquelles l’information sur l’emploi au cours des 12 derniers mois est manquante et 9 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 242 • Statut de la femme Graphique 16.1 Participation des femmes en union à la prise de décision Les résultats selon le type de décision montrent que les femmes sont davantage sollicitées pour les décisions concernant les achats importants pour le ménage (53 %) et les visites à la famille ou aux parents (51 %) que pour celles concernant leurs propres soins de santé (47 %). Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques sont pratiquement les mêmes quel que soit le type de décision : l’implication des femmes augmente avec l’âge et le niveau d’instruction. Par ailleurs, les femmes qui travaillent et gagnent de l’argent ainsi que celles de Ngazidja sont plus fréquemment associées à la prise de décision que les autres. 16.4 OPINION SUR LA VIOLENCE DOMESTIQUE Pour évaluer le degré de tolérance vis-à-vis de la violence domestique, on a demandé aux femmes et aux hommes s’ils pensaient qu’il était justifié que, pour certaines raisons citées, un homme batte sa femme/partenaire. Les résultats pour toutes les femmes de 15-49 ans sont présentés au tableau 16.7.1. 35 14 17 35 0 1 2 3 Nombre de décisions EDSC-MICS II 2012 Note : Les 3 décisions sont les soins de santé de la femme, les achats importants pour le ménage et les visites à la famille ou aux parents de la femme. Statut de la femme • 243 Tableau 16.7.1 Opinion des femmes concernant le fait qu’un mari batte sa femme Pourcentage de toutes les femmes de 15-49 ans qui pensent qu’il est justifié que, pour certaines raisons, un mari batte sa femme, par raison particulière et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Il est justifié qu’un mari/partenaire batte sa femme quand elle : Pour- centage d’accord avec, au moins, une des raisons citées Effectif Brûle la nourriture Argumente avec lui Sort sans le lui dire Néglige les enfants Refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui Groupe d’âges 15-19 15,2 18,3 30,3 33,2 18,9 43,1 1 315 20-24 14,8 17,8 31,0 32,5 22,7 41,7 995 25-29 11,7 14,1 24,1 24,8 17,0 33,4 899 30-34 11,5 14,3 29,1 29,5 23,5 39,1 744 35-39 9,5 14,5 30,0 28,9 18,4 38,8 629 40-44 8,9 11,0 24,2 26,5 18,9 35,6 451 45-49 13,0 14,7 25,1 27,0 20,7 33,4 295 Emploi (12 derniers mois) N’a pas travaillé 12,1 15,5 26,1 27,2 17,8 36,0 3 076 A travaillé et a été rémunérée en argent 11,1 15,2 30,1 30,9 20,7 39,7 1 481 A travaillé mais n’a pas été rémunérée en argent 18,3 17,2 34,0 37,5 27,5 49,7 737 Nombre d’enfants vivants 0 13,1 16,3 27,7 29,4 19,2 39,0 2 413 1-2 10,6 14,5 27,5 28,0 17,7 37,7 1 068 3-4 12,6 15,7 29,0 28,6 19,9 37,4 899 5+ 14,1 15,4 30,5 33,4 24,5 41,9 950 État matrimonial Célibataire 14,0 17,2 29,1 31,2 19,3 40,5 1 720 En union 12,2 15,0 28,1 29,2 20,6 38,7 3 261 En rupture d’union 11,1 14,3 27,1 26,9 17,8 34,1 348 Milieu de résidence Moroni 4,3 8,7 17,2 17,9 11,2 26,5 535 Autres villes 8,2 12,0 24,8 26,3 14,0 31,9 1 227 Ensemble urbain 7,1 11,0 22,5 23,8 13,1 30,3 1 762 Rural 15,5 18,0 31,3 32,7 23,4 43,3 3 567 Enquête/Ile Mwali 7,7 13,7 21,2 25,7 14,5 34,8 323 Ndzuwani 16,2 20,0 31,0 31,9 21,6 41,5 2 424 Ngazidja 10,0 11,9 26,8 28,2 19,1 37,1 2 582 Niveau d’instruction Aucun 15,3 18,1 29,1 29,6 22,7 39,7 1 652 Primaire 13,7 15,3 32,5 33,1 22,7 41,8 1 046 Secondaire ou + 10,6 14,4 26,3 28,6 17,2 37,4 2 616 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 23,4 26,6 34,1 36,8 28,7 47,7 868 Second 14,7 19,7 32,6 33,4 22,8 43,4 1 073 Moyen 11,6 15,9 29,4 29,9 20,2 40,0 1 095 Quatrième 8,7 9,8 24,9 25,5 15,2 34,0 1 123 Le plus élevé 7,8 9,3 22,6 24,9 15,4 32,2 1 171 Ensemble1 12,7 15,7 28,4 29,7 20,0 39,0 5 329 1 Y compris 35 femmes de 15-49 ans pour lesquelles l’information sur l’emploi au cours des 12 derniers mois est manquante et 16 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Opinion des femmes Environ deux femmes sur cinq (39 %) pensent que pour, au moins une des raisons citées (brûler la nourriture, argumenter avec le conjoint, sortir sans le lui dire, négliger les enfants, refuser d’avoir des rapports sexuels avec le conjoint), il est justifié qu’un homme batte sa femme ou partenaire. Cette proportion varie surtout avec l’âge, l’emploi, le niveau d’instruction et le statut socioéconomique du ménage. En effet, on constate que cette opinion est plus répandue chez les plus jeunes (43 % à 15-19 ans et 42 % à 20-24 ans) que chez les plus âgées (33 % à 40-49 ans). Ce sont les femmes qui n’ont pas travaillé qui sont proportionnellement les moins nombreuses à accepter la violence conjugale pour les cinq raisons citées (36 %) contre 50 % quand les femmes ont travaillé mais sans avoir été rémunérées en argent (50 %). Par ailleurs, le niveau d’instruction ne semble influencer l’opinion des femmes qu’à partir du niveau secondaire ou plus, 37 % des femmes de niveau secondaire justifiant la violence conjugale contre 42 % parmi celles de niveau primaire et 40 % parmi celles sans instruction. Enfin, il semble que plus le ménage est riche et plus la proportion de femmes pour qui le recours à la violence est justifié diminue, la proportion passant de 48 % dans les ménages du quintile le plus bas à 32 % dans ceux du quintile le plus élevé. 244 • Statut de la femme Les résultats selon le milieu et la région de résidence montrent qu’en milieu rural et à Ndzuwani, les femmes ont davantage tendance à justifier le recours à la violence conjugale qu’en milieu urbain (30 %) et qu’à Mwali (35 %) et qu’à Ngazidja (37 %). Les résultats selon les différentes raisons citées montrent que c’est dans le cas où la femme néglige les enfants (30 %) et quand elle sort sans informer son mari (28 %) que la proportion de femmes qui pensent qu’il est justifié qu’un homme batte sa femme est la plus élevée. Le tableau 16.7.2 présente le pourcentage d’hommes qui pensent qu’il est justifié que pour les raisons déjà cités un homme a le droit de battre sa femme ou partenaire. Tableau 16.7.2 Opinion des hommes concernant le fait qu’un mari batte sa femme Pourcentage de tous les hommes de 15-49 ans qui pensent qu’il est justifié que, pour certaines raisons, un mari batte sa femme, par raison particulière et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Il est justifié qu’un mari batte sa femme quand elle : Pour- centage d’accord avec, au moins, une des raisons citées Effectif Brûle la nourriture Argumente avec lui Sort sans le lui dire Néglige les enfants Refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui Groupe d’âges 15-19 4,1 12,4 9,3 13,5 10,9 29,1 522 20-24 5,8 11,1 13,3 11,6 8,9 20,7 305 25-29 2,0 4,1 3,5 2,8 9,1 12,7 281 30-34 3,9 5,5 7,3 6,5 9,8 15,7 269 35-39 0,9 1,2 2,4 3,3 4,7 8,7 280 40-44 1,6 2,1 2,8 2,9 3,6 7,2 184 45-49 0,0 1,6 5,3 8,1 2,5 9,4 160 Emploi (12 derniers mois) N’a pas travaillé 1,8 10,9 7,1 10,3 10,4 22,7 469 A travaillé et a été rémunéré en argent 2,7 3,2 5,0 5,3 6,8 12,3 1 095 A travaillé mais n’a pas été rémunéré en argent 5,5 11,3 11,5 12,0 8,2 23,8 426 Nombre d’enfants vivants 0 3,7 9,4 9,1 9,6 10,6 22,8 1 108 1-2 1,6 1,9 4,6 5,1 5,6 10,3 360 3-4 1,7 3,9 3,8 5,5 5,1 9,6 260 5+ 3,5 4,9 4,6 7,3 3,1 11,3 271 État matrimonial Célibataire 4,1 10,5 10,7 10,9 11,7 25,4 843 En union 2,2 4,0 4,2 5,6 4,8 10,5 1 064 En rupture d’union 3,6 4,3 4,8 7,7 11,0 20,3 93 Milieu de résidence Moroni 1,8 1,5 5,6 3,1 10,8 15,3 253 Autres villes 2,5 7,0 5,4 6,8 5,8 13,8 472 Ensemble urbain 2,3 5,1 5,5 5,5 7,5 14,3 726 Rural 3,5 7,7 7,8 9,3 8,3 18,9 1 273 Enquête/Ile Mwali 2,2 3,1 3,2 7,1 2,9 9,5 146 Ndzuwani 3,5 10,1 9,1 9,8 5,8 17,6 855 Ngazidja 2,8 4,3 5,7 6,4 10,6 18,1 998 Niveau d’instruction Aucun 4,9 6,7 10,1 6,6 10,9 18,7 320 Primaire 3,8 7,1 6,8 8,1 7,9 18,1 554 Secondaire ou + 2,2 6,6 6,2 8,3 7,2 16,5 1 123 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,6 6,2 8,0 9,6 8,8 16,7 311 Second 3,7 8,7 9,8 9,6 8,3 20,5 383 Moyen 3,5 6,8 6,9 6,9 8,7 19,4 445 Quatrième 3,4 7,6 6,6 8,5 9,8 17,2 412 Le plus élevé 1,3 4,4 4,3 5,8 4,8 12,8 449 Ensemble 15-491 3,0 6,7 7,0 7,9 8,0 17,3 1 999 50-59 1,8 1,1 2,0 3,0 0,0 4,2 168 Ensemble 15-59 2,9 6,3 6,6 7,5 7,4 16,2 2 167 1 Y compris 9 hommes de 15-49 ans pour lesquels l’information sur l’emploi au cours des 12 derniers mois est manquante et 2 hommes pour lesquels le niveau d’instruction est manquant. Statut de la femme • 245 Opinion des hommes Contrairement à ce à quoi l’on pouvait s’attendre, la proportion d’hommes pour lesquels le recours à la violence conjugale est justifié est plus faible que celle des femmes (17 % contre 39 %). Cette proportion varie de manière importante en fonction des caractéristiques sociodémographiques. On remarque par exemple, que parmi les hommes de moins de 25 ans, parmi ceux qui n’ont pas travaillé, parmi ceux sans enfant et parmi les célibataires, la proportion de ceux qui justifient le recours à la violence conjugale dans certaines situations est plus élevée qu’ailleurs. On note aussi qu’en milieu rural, l’opinion selon laquelle il est justifié qu’un homme batte sa femme est plus répandue qu’en milieu urbain (19 % contre 14 %). De même, cette opinion est plus fréquemment partagée par les hommes de Ndzuwani et Ngazidja que par ceux de Mwali (18 % contre 10 %). Les variations selon le niveau d’instruction ne sont pas importantes. Par contre, on note un écart important entre les hommes des ménages du second quintile et ceux du quintile le plus élevé puisque 21 % contre 13 % pensent qu’il est justifié qu’un homme batte sa femme dans certaines situations. 16.5 INDICATEURS DU POUVOIR D’ACTION DES FEMMES Le tableau 16.8 présente le croissement de deux indicateurs de mesure du pouvoir d’action des femmes : le nombre de décisions auxquelles la femme a participé et le nombre de raisons pour lesquelles elle considère qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme. Le premier indicateur reflète le degré de pouvoir décisionnel exercé par la femme dans son environnement proche et dans des domaines qui affectent sa propre vie. Plus le nombre de décisions auquel a participé la femme est élevé, ici entre 0 et 3, plus on considère que son niveau d’autonomie est important. Le deuxième indicateur mesure le degré d’approbation des femmes concernant certaines raisons qui justifient qu’un homme batte sa femme. Les valeurs de cet indicateur sont comprises entre 0 et 5 : plus le score est élevé, plus la femme accepte certaines formes de violence et donc moins elle est consciente de ses droits de femme. Tableau 16.8 Indicateurs du pouvoir d’action des femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, qui participent à toutes les prises de décision et pourcentage de femmes qui ne sont d’accord avec aucune des raisons justifiant qu’un mari batte sa femme, selon les indicateurs du pouvoir d’action des femmes, Comores 2012 Indicateur du pouvoir d’action Pourcentage de femmes participant à la prise de toutes les décisions Pourcentage de femmes qui ne sont d’accord avec aucune des raisons justifiant qu’un mari batte sa femme Effectif de femmes Nombre de décisions auxquelles la femme a participé1 0 na 53,0 1 142 1-2 na 63,4 991 3 na 67,9 1 128 Nombre de raisons pour lesquelles il est justifié qu’un mari batte sa femme2 0 38,3 na 2 000 1-2 33,1 na 669 3-4 25,8 na 384 5 19,9 na 208 na = Non applicable 1 Se reporter au tableau 16.5.1 pour la liste des décisions. 2 Se reporter au tableau 16.6.1 pour la liste des raisons. 246 • Statut de la femme Les résultats montrent une association positive entre le nombre de décisions auxquelles la femme a participé et l’opinion selon laquelle il est justifié que, dans certaines circonstances, un homme a le droit de battre son épouse ou partenaire. En effet, la proportion de femmes qui ne sont d’accord avec aucune des cinq raisons justifiant qu’un mari batte son épouse passe de 53 % chez celles n’ayant participé à aucune décision à 68 % chez celles dont on a sollicité leur avis pour trois décisions. De même, le pourcentage de femmes qui ont participé à la prise de toutes les décisions diminue avec l’augmentation du nombre de raisons justifiant qu’un mari batte sa femme, passant de 38 % quand les femmes n’approuvent ce comportement pour aucune raison à 20 % quand elles l’approuvent pour les cinq raisons. En d’autres termes, les femmes pour qui le recours à la violence conjugale est justifié pour les cinq raisons sont aussi celles qui ont le moins tendance à participer à la prise de décision. Pouvoir d’action des femmes et utilisation de la contraception Le tableau 16.9 présente la répartition des femmes de 15-49 ans selon l’utilisation de la contraception en fonction des deux indicateurs du pouvoir d’action des femmes. Il s’agit du nombre de décisions auxquelles la femme a participé et du nombre de raisons pour lesquelles il est justifié qu’un mari/partenaire batte sa femme. La relation entre la prévalence contraceptive et le nombre de décisions auquel la femme a participé n’est pas très claire, la proportion d’utilisatrices de méthodes contraceptives variant de 19 % quand la femme n’a participé à aucune décision à 22 % quand elle a participé à 1 ou 2 décisions puis à 17 % quand elle a été impliquée dans la prise des trois décisions. On constate par contre que l’opinion concernant le recours à la violence conjugale dans certaines situations influence la prévalence contraceptive puisque quand les femmes ne justifient pour aucune raison les actes de violence conjugale, 20 % utilisent une méthode de contraception et 15 % une méthode moderne. Quand les femmes justifient ce type de comportement pour 3 ou 4 raisons, la proportion qui utilise une méthode de contraception est plus faible et quand les femmes approuvent le recours à la violence conjugale pour les cinq raisons, la proportion d’utilisatrices n’est plus que de 12 % et de 9 % pour les méthodes modernes. Tableau 16.9 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union par méthode contraceptive actuellement utilisée selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes, Comores 2012 Indicateur du pouvoir d’action des femmes N’importe quelle méthode Une méthode moderne Méthodes modernes Une méthode traditionnelle N’utilise pas actuellement Total Effectif de femmes Stérilisation féminine Méthodes modernes temporaires féminines1 Condom masculin Nombre de décisions auxquelles la femme a participé2 0 19,1 12,6 0,9 9,8 2,0 6,4 80,9 100,0 1 142 1-2 22,1 16,5 1,3 12,8 2,4 5,6 77,9 100,0 991 3 17,2 13,7 0,4 11,2 2,1 3,6 82,8 100,0 1 128 Nombre de raisons pour lesquelles il est justifié qu’un mari batte sa femme3 0 19,9 14,5 0,6 11,6 2,4 5,3 80,1 100,0 2 000 1-2 22,0 15,5 1,7 12,0 1,9 6,4 78,0 100,0 669 3-4 16,1 12,4 1,0 8,9 2,5 3,7 83,9 100,0 384 5 12,1 9,4 0,0 9,1 0,2 2,7 87,9 100,0 208 Ensemble 19,4 14,2 0,8 11,2 2,1 5,2 80,6 100,0 3 261 Note: Si plus d’une méthode est utilisée, seule la plus efficace a été prise en compte dans ce tableau. 1 Pilule, DIU, injectables, implants, condom féminin, diaphragme, Mousse/gelée et Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée (MAMA). 2 Se reporter au tableau 16.6 pour la liste des décisions. 3 Se reporter au tableau 16.7.1 pour la liste des raisons. Statut de la femme • 247 Pouvoir d’action des femmes, nombre idéal d’enfants et besoins non satisfaits Le tableau 16.10 présente le nombre idéal d’enfants des femmes en union âgées de 15-49 ans et l’estimation des besoins non satisfaits en matière de contraception en fonction des deux indicateurs du pouvoir d’action des femmes. La relation entre le nombre idéal moyen d’enfants et le nombre de décisions auxquelles les femmes ont participé n’est pas aussi nette que celle observée pour la prévalence contraceptive, le nombre idéal moyen d’enfants des femmes de 15-49 ans ne variant pratiquement pas en fonction des deux indicateurs. Par contre, le niveau des besoins non satisfaits varie en fonction du nombre de décisions et du nombre de raisons justifiant le recours à la violence conjugale. C’est quand les femmes ont participé à la prise des trois décisions et quand elles pensent que pour aucune raison, il est justifié qu’un homme batte sa femme que le niveau des besoins non satisfaits est le plus faible (respectivement 27 % et 30 %). Tableau 16.10 Nombre idéal d’enfant et besoins non satisfaits en matière de planification familiale selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes Nombre idéal moyen d’enfant des femmes de 15-49 ans et pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes, Comores 2012 Indicateurs du pouvoir d’action Nombre idéal moyen d’enfants1 Effectif de femmes Pourcentage de femmes actuellement en union ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale2 Effectif de femmes Pour espacer Pour limiter Ensemble Nombre de décisions auxquelles la femme a participé3 0 5,4 967 29,4 8,5 37,8 1 142 1-2 5,6 905 22,4 7,9 30,3 991 3 5,9 1 024 18,7 7,7 26,5 1 128 Nombre de raisons pour lesquelles il est justifié qu’un mari batte sa femme4 0 5,3 2 894 21,1 8,7 29,8 2 000 1-2 5,3 958 25,1 6,3 31,5 669 3-4 5,1 625 29,1 6,1 35,2 384 5 5,8 293 32,4 11,0 43,4 208 Ensemble 5,3 4 769 23,6 8,1 31,6 3 261 1 Non compris les femmes qui ont donné des réponses non numériques. 1 Sont exclues dans le calcul de la moyenne les femmes qui ont donné des réponses non numériques. 2 Se reporter au tableau 7.12.1 pour la définition des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. 3 Limité aux seules femmes actuellement en union. Se reporter au tableau 16.6.1 pour la liste des décisions. 4 Se reporter au tableau 16.7.1 pour la liste des raisons. Pouvoir d’action des femmes et soins de santé maternelle Le tableau 16.11 présente trois indicateurs de la santé maternelle selon les deux indicateurs du pouvoir d’action des femmes. Les résultats ne mettent pas en évidence de variation importante entre les proportions de femmes ayant reçu des soins prénatals et les deux indicateurs de mesure du pouvoir d’action des femmes, la couverture en soins prénatals variant de 92 % quand la femme n’a participé à aucune décision à 93 % quand ce nombre est de 3. De même, la proportion de femmes ayant reçu des soins prénatals passe de 93 % quand les femmes n’acceptent pour aucune raison le recours à la violence conjugale à 92 % quand ce recours est justifié pour cinq raisons. Concernant l’assistance à l’accouchement, on note une légère variation des proportions de femmes ayant bénéficié d’une assistance à l’accouchement par un prestataire formé en fonction des deux indicateurs. 248 • Statut de la femme En effet, cette proportion passe de 83 % quand la femme n’a été associée à aucune décision à 88 % quand elle a été impliquée à la prise des 3 décisions. De même, quand les femmes ne justifient pour aucune raison le recours à la violence conjugale, 86 % ont accouché avec l’assistance de personnel formé contre 76 % quand elles approuvent ce comportement pour cinq raisons. En ce qui concerne les soins postnatals, on note des variations irrégulières. Cependant, quand les femmes ont été associées à la prise des trois décisions, 52 % ont reçu des soins postnatals contre 45 % quand le nombre de décisions auquelles elles ont été associées est de 1 ou 2. Par contre, on ne constate pas de relation entre la couverture en soins postnatals et le deuxième indicateur. Tableau 16.11 Soins de santé maternelle selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête qui ont reçu des soins prénatals et postnatals par un prestataire de santé formé et dont l’accouchement a été assisté par du personnel de santé formé, pour la naissance la plus récente, selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes, Comores 2012 Indicateur du pouvoir d’action Pourcentage ayant bénéficié de soins prénatals par un prestataire formé Accouchement assisté par un prestataire formé Pourcentage ayant bénéficié de soins postnatals par un prestataire formé, dans les deux jours suivant l’accouchement1 Effectif de femmes ayant eu un enfant au cours des cinq dernières années Nombre de décisions auxquelles la femme a participé2 0 92,3 82,5 49,3 737 1-2 91,9 86,2 44,7 591 3 93,3 88,4 51,7 612 Nombre de raisons pour lesquelles il est justifié qu’un mari batte sa femme3 0 92,5 86,1 46,3 1 233 1-2 90,8 86,9 57,1 415 3-4 91,6 84,4 45,5 256 5 92,4 76,2 50,2 160 Ensemble 92,1 85,3 48,7 2 064 Note : Sont considérés ici comme prestataires formés, les médecins, les infirmières et les sages-femmes. 1 Y compris les femmes qui ont accouché en établissement de santé et celles qui n’ont pas accouché en établissement de santé. 2 Limité aux seules femmes actuellement en union. Se reporter au tableau 16.6 pour la liste des décisions. 3 Se reporter au tableau 16.7.1 pour la liste des raisons. Violence domestique • 249 VIOLENCE DOMESTIQUE 17 17.1 METHODOLOGIE enquête EDSC-MICS II 2012 a intégré dans la section 12 du questionnaire réservé aux femmes éligibles un module sur la violence domestique. Compte tenu de la sensibilité de ce sujet, des sentiments de craintes que peuvent ressentir les femmes quand elles doivent répondre à certaines questions et de la difficulté à pouvoir s’exprimer librement, une approche spécifique a été adoptée pour disposer d’un maximum d’informations fiables et sans mettre en danger la sécurité de l’enquêtée. Cette approche est fondée sur le tact, la discrétion et la confidentialité des réponses. Trois types de violence ont été appréhendés dans ce module. Il s’agit de la violence physique, de la violence sexuelle et de la violence émotionnelle. La violence a été mesurée en utilisant une version abrégée de l’échelle des conflits utilisée par Strauss (1990). Cette échelle s’est révélée très efficace pour mesurer la violence domestique ; de plus, elle peut facilement être adaptée à différentes situations et cultures. Cette approche, consistant à s’enquérir séparément d’actes spécifiques, a l’avantage de ne pas être affectée par la compréhension de ce que l’on entend par violence. On demande ainsi à l’enquêtée si elle a été giflée, ce qui est compréhensible directement par n’importe quelle femme. Cette approche présente également l’avantage de donner à l’enquêtée plusieurs occasions de déclarer n’importe quelle expérience de violence qu’elle a subie. L’EDSC-MICS II 2012 a également collecté des informations sur la violence conjugale, c’est-à-dire la violence exercée par un conjoint sur l’autre, notamment par le mari/partenaire sur sa femme/partenaire. Certaines questions permettaient aussi de connaître la fréquence de ce type de violence au cours des 12 derniers mois. L’ Principaux résultats • Quatorze pour cent des femmes de 15-49 ans ont déclaré avoir subi, au moins une fois, depuis l’âge de 15 ans, des actes de violence physique à un moment donné de leur vie. Au cours des douze mois ayant précédé l’interview, cette proportion est de 6 %. • Dans près d’un quart des cas (24 %), l’auteur des actes de violence physique est le frère ou la sœur. • Au cours des 12 derniers mois, 11 % des femmes en union ou en rupture d’union ont déclaré avoir subi des actes de violence physique, sexuelle ou émotionnelle commis par un conjoint. • À la suite d’actes de violence physique ou sexuelle commis par un conjoint, 35 % des femmes non célibataires ont déclaré avoir eu des blessures. Dans les 12 derniers mois, cette proportion est de 38 %. • Près de deux femmes sur cinq qui ont subi des actes de violence physique ou sexuelle ont recherché de l’aide, dans la majorité des cas, auprès de leur famille (64 %). 250 • Violence domestique En plus de la violence conjugale, on a aussi demandé aux femmes si, depuis l’âge de 15 ans, elles avaient subi n’importe quel type de violence physique de la part de n’importe quelle personne autre que leur mari/partenaire. Aux femmes ayant répondu de manière affirmative, on demandait alors quels étaient les auteurs de ces violences et combien de fois cela était arrivé au cours des 12 derniers mois. Des questions semblables ont été utilisées pour mesurer la violence pendant la grossesse et la violence par des femmes contre leur mari/partenaire. L’utilisation de ces différents types d’approches, le fait d’avoir donné à la femme plusieurs occasions de révéler des actes de violence et les précautions prises pour assurer la confidentialité de l’entretien sont autant de facteurs susceptibles d’avoir permis de réduire au minimum les sous-déclarations concernant des actes de violence domestique. Cependant, il se peut que les niveaux éventuels de sous- déclaration varient selon les différents sous-groupes de femmes interrogées. De ce fait, les écarts observés dans les résultats selon les différentes caractéristiques sociodémographiques doivent être interprétés avec prudence, même si, dans la plupart des cas, ils révèlent des différences réelles. 17.2 VIOLENCE PHYSIQUE Le tableau 17.1 présente les pourcentages de femmes ayant déclaré avoir subi des actes de violences physiques depuis l’âge de 15 ans et les pourcentages de celles qui en ont subi récemment, c’est-à-dire au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Les résultats montrent qu’aux Comores, 14 % des femmes ont déclaré avoir subi, depuis l’âge de 15 ans, des violences physiques à un moment donné de leur vie. Au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, cette proportion est de 6 %. Pour la moitié de ces femmes, ces actes se sont produits souvent. La proportion de femmes qui ont subi des actes de violence physiques depuis l’âge de 15 ans, y compris dans les 12 derniers mois, est plus élevée dans certains sous-groupes tels que les femmes de 25-29 ans (18 %), celles de Moroni (24 %), celles de Ngazidja (19 %) et les femmes en rupture d’union (21 %). De même, les femmes qui ont travaillé et qui ont été payées en argent (17 %), celles qui ont un niveau d’instruction primaire (20 %) et celles dont le ménage est classé dans le quatrième quintile ont subi plus fréquemment que les autres des actes de violence physique. En ce qui concerne les actes de violence récents, on note les mêmes variations. Violence domestique • 251 Tableau 17.1 Violence physique Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant subi, à un moment quelconque, des actes de violence physique depuis l’âge de 15 ans et pourcentage ayant subi des actes de violence physique, au cours des 12 mois ayant précédé l’interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant subi des actes de violence physique depuis l’âge de 15 ans1 Pourcentage ayant subi des actes de violence physique au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête Effectif de femmes Souvent2 Parfois2 Souvent ou parfois2 Groupe d’âges 15-19 11,3 3,2 2,6 5,7 869 20-24 14,6 2,8 3,7 6,6 623 25-29 18,2 3,6 4,7 8,4 568 30-39 13,9 1,2 2,8 4,1 848 40-49 13,4 2,9 2,3 5,2 433 Milieu de résidence Moroni 24,2 3,5 5,3 8,8 342 Autres villes 10,5 3,7 2,0 5,7 774 Ensemble urbain 14,7 3,6 3,0 6,7 1 115 Rural 13,7 2,1 3,3 5,4 2 226 Région/Ile Mwali 16,2 3,2 2,6 6,0 206 Ndzuwani 8,3 3,4 1,7 5,1 1 559 Ngazidja 19,4 1,8 4,8 6,6 1 576 État matrimonial Célibataire 9,2 2,7 2,3 5,1 1 127 En union 16,0 2,4 3,5 6,0 2 008 En rupture d’union 21,0 4,3 4,3 8,7 206 Nombre d’enfants vivants 0 12,1 2,8 2,5 5,3 1 539 1-2 16,8 1,5 4,0 5,5 688 3-4 15,5 3,1 3,4 6,6 536 5+ 14,4 3,1 3,8 7,0 579 A travaillé au cours des 12 derniers mois A travaillé et a été payée en argent 16,6 2,2 4,3 6,6 913 A travaillé mais n’a pas été payée en argent 13,1 1,9 1,9 3,9 449 N’a pas travaillé 13,1 3,0 2,9 5,9 1 968 Niveau d’instruction Aucun 12,9 2,8 2,6 5,4 1 049 Primaire 19,5 3,2 5,2 8,5 646 Secondaire ou + 13,2 2,4 3,2 5,6 1 322 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,7 3,1 1,5 4,7 565 Second 12,6 1,5 4,5 6,0 670 Moyen 15,9 2,6 4,9 7,6 684 Quatrième 18,0 3,1 3,2 6,2 703 Le plus élevé 12,3 3,0 1,6 4,6 720 Ensemble3 14,0 2,6 3,2 5,8 3 341 Parfois = 1-6 fois dans l’année; Souvent = 7 fois ou plus dans l’année. 1 Y compris dans les 12 derniers mois. Pour les femmes qui se sont mariées avant l’âge de 15 ans et qui ont déclaré des actes de violence physique, il se peut que les actes de violence aient eu lieu avant 15 ans. 2 Y compris les femmes pour lesquelles la fréquence au cours des 12 derniers mois n’est pas connue. 3 Y compris 10 femmes pour lesquelles le statut de l’emploi est manquant et 7 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Auteur des violences physiques Le tableau 17.2 présente les pourcentages de femmes qui ont subi des actes de violence physique depuis l’âge de 15 ans et qui ont déclaré que certaines personnes étaient les auteurs de ces actes. Globalement, dans 24 % des cas, l’auteur des actes de violence est la sœur ou le frère et dans 23 % des cas, c’est le mari ou le partenaire actuel. Parmi les femmes non célibataires, 30 % ont cité le mari ou partenaire comme responsable des actes de violence physique. En outre, dans 19 % des cas, les femmes ont cité la mère/femme du père et cette proportion atteint 26 % chez les célibataires. L’ex-mari/partenaire a été cité comme l’auteur des actes de violence physique par 17 % de l’ensemble des femmes et par une proportion plus élevée de 252 • Violence domestique femmes non célibataires (21 %). Pour un peu plus d’une femme sur dix (11 %), l’auteur des actes de violence est le père/mari de la mère et chez les célibataires, cette proportion est de 15 %. Tableau 17.2 Auteurs des violences physiques Parmi les femmes de 15-49 ans ayant subi des actes de violence physique depuis l’âge de 15 ans, pourcentage ayant déclaré que certaines personnes étaient les auteurs de ces actes, selon l’état matrimonial de l’enquêtée, Comores 2012 Auteur des violences État matrimonial Ensemble Non célibataires Célibataires Mari/partenaire actuel 29,6 na 23,0 Ex-mari/partenaire 21,3 na 16,5 Petit ami actuel 1,1 3,8 1,7 Ex petit ami 1,5 1,2 1,4 Père/mari de la mère 10,0 15,2 11,1 Mère/femme du père 17,3 25,7 19,2 Sœur/frère 24,1 21,6 23,5 Fille/Fils 1,3 0,0 1,0 Autres parents 12,2 13,3 12,5 Belle-mère 0,1 na 0,4 Beau-père 0,1 na 0,1 Autres parents par alliance 1,0 na 1,4 Enseignant 6,6 15,6 8,6 Employeur/quelqu’un au travail 1,0 0,0 0,8 Policiers/militaires 0,0 0,5 0,1 Autres 8,0 11,6 8,8 Effectif de femmes 365 104 469 na = Non applicable 17.3 VIOLENCE SEXUELLE Au cours de l’enquête, on a aussi demandé aux femmes si elles avaient subi des actes de violence sexuelle, et si ces actes s’étaient produits récemment, c’est-à-dire au cours des 12 derniers mois. Les résultats sont présentés au tableau 17.3. Dans l’ensemble, 6 % des femmes ont subi des actes de violence sexuelle à un certain moment dans leur vie et 1 % en avaient subi au cours des 12 derniers mois. Les résultats selon l’âge montrent que ce sont les femmes de 40-49 ans qui en ont été les plus fréquemment victimes (8 % contre 5-6 % dans les autres groupes d’âges). Par contre dans la période récente, c’est à 20-24 ans que ces actes de violence sexuelle ont été les plus fréquents (3 %). Les résultats selon les autres variables montrent que ce type de violence a davantage touché les femmes du milieu rural (7 %), celles de Ngazidja et de Mwali (8 % dans les deux cas), celles qui ont un niveau d’instruction primaire (9 %) et celles dont le ménage est classé dans le quatrième quintile (8 %) que les autres. Violence domestique • 253 Tableau 17.3 Violence sexuelle Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant déjà subi des actes de violence sexuelle, à un moment quelconque, et pourcentage ayant subi ces actes de violence au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant subi des actes de violence sexuelle : Effectif de femmes À un moment quelconque1 Au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête Groupe d’âges 15-19 4,7 0,6 869 20-24 6,2 2,6 623 25-29 6,2 0,8 568 30-39 6,0 1,4 848 40-49 8,2 1,5 433 Milieu de résidence Moroni 3,7 1,0 342 Autres villes 5,2 1,5 774 Ensemble urbain 4,7 1,4 1 115 Rural 6,7 1,3 2 226 Région/Ile Mwali 8,0 1,4 206 Ndzuwani 3,3 1,1 1 559 Ngazidja 8,4 1,6 1 576 État matrimonial Célibataire 3,7 0,4 1 127 En union 7,1 1,7 2 008 En rupture d’union 8,2 2,4 206 A travaillé au cours des 12 derniers mois A travaillé et a été payée en argent 8,1 1,4 913 A travaillé mais n’a pas été payée en argent 6,3 0,7 449 N’a pas travaillé 5,0 1,4 1 968 Nombre d’enfants vivants 0 5,3 0,9 1 539 1-2 6,1 1,0 688 3-4 6,8 1,8 536 5+ 7,2 2,3 579 Niveau d’instruction Aucun 5,0 1,1 1 049 Primaire 9,0 3,1 646 Secondaire ou + 5,7 0,9 1 322 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,1 1,2 565 Second 6,4 1,9 670 Moyen 5,9 1,1 684 Quatrième 7,8 1,3 703 Le plus élevé 5,5 1,1 720 Ensemble2 6,0 1,3 3 341 1 Y compris dans les 12 derniers mois. 2 Y compris 10 femmes pour lesquelles le statut de l’emploi est manquant et 7 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. Auteurs des actes de violence sexuelle Les résultats du tableau 17.4 montrent que dans près d’un tiers des cas (32 %), les femmes ont déclaré qu’elles avaient subi des actes de violence sexuelle commis par des personnes inconnues. Dans un cas sur cinq (21 %), les femmes ont cité l’ex-mari ou partenaire et chez les non célibataires, cette proportion est de 27 %. Enfin 18 % des femmes ont cité le mari/partenaire actuel comme étant l’auteur des actes de violence sexuelle et chez les non célibataires, cette proportion est de 23 %. 254 • Violence domestique Tableau 17.4 Auteurs des violences sexuelles Parmi les femmes de 15-49 ans ayant subi des actes de violence sexuelle, pourcentage ayant déclaré que certaines personnes étaient les auteurs de ces actes, selon l’état matrimonial de l’enquêtée, Comores 2012 Auteur des violences État matrimonial Ensemble Non célibataires Célibataires Mari/partenaire actuel 22,6 na 17,9 Ex-mari/partenaire 26,6 na 21,0 Ex/Actuel petit ami 3,3 (6,5) 4,0 Père/mari de la mère 1,2 (0,0) 0,9 Frère/demi-frère 0,5 (9,7) 2,4 Autres parents 6,9 (17,7) 9,2 Par alliance 1,4 na 1,6 Propre ami/connaissance 2,5 (5,8) 3,2 Ami de la famille 5,2 (9,2) 6,0 Enseignant 1,8 (0,0) 1,5 Employeur/quelqu’un au travail 2,6 (0,0) 2,1 Un inconnu 30,8 (36,1) 31,9 Autres 8,2 (10,3) 8,6 Manquant 0,1 (2,3) 0,6 Effectif de femmes 159 42 201 Note: Les femmes peuvent déclarer plus d’une personne ayant commis les actes de violence. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. na = non applicable Âge aux premiers actes de violence sexuelle On a demandé au cours de l’enquête aux femmes qui avaient déclaré avoir subi des actes de violence sexuelle quel âge elles avaient au moment de cette première agression sexuelle. Le tableau 17.5 présente les pourcentages de femmes ayant subi des actes de violence sexuelle par âge exact au moment du premier acte sexuel subi sous la contrainte. Tout d’abord, dans 94 % des cas, les femmes ont déclaré n’avoir jamais subi ce type d’agression. Dans l’ensemble, on constate que pour 3 % des femmes, le premier acte sexuel forcé a eu lieu avant d’atteindre 18 ans exacts et 3 % avant d’atteindre 22 ans exacts. On ne constate pas d’écart en fonction de l’état matrimonial. Tableau 17.5 Âge aux premiers actes de violence sexuelle Pourcentage de femmes de 15-49 ayant déjà subi des actes de violence sexuelle par âge exact au premier acte de violence sexuelle, selon certaines caractéristiques, Comores 2012 Caractéristique Pourcentage ayant subi le premier acte de violence sexuelle avant d’atteindre l’âge exact de: Pourcentage n’ayant jamais subi d’actes de violence sexuelle Effectif de femmes 10 12 15 18 22 Groupe d’âges 15-19 0,2 0,5 1,8 na na 95,3 869 20-24 0,9 1,2 2,6 3,5 na 93,8 623 25-29 0,5 1,0 2,2 3,1 3,7 93,8 568 30-39 0,1 0,5 1,0 1,9 2,2 94,0 848 40-49 0,5 0,8 2,0 3,4 4,0 91,8 433 État matrimonial Célibataire 0,4 0,5 1,9 2,7 3,1 96,3 1 127 En union ou en rupture d’union 0,4 0,9 1,9 2,9 3,5 92,8 2 214 Ensemble 0,4 0,7 1,9 2,9 3,4 94,0 3 341 Violence domestique • 255 17.4 VIOLENCES SOUS DIFFÉRENTES FORMES Le tableau 17.6 présente les pourcentages de femmes qui ont subi des actes de violence quelle qu’en soit la forme. Environ une femme sur dix (11 %) a subi des actes de violence physique seulement, 3 % des actes de violence sexuelle seulement ; dans 3 % des cas, les femmes ont été victimes de violences sous les deux formes, physique et sexuelle et globalement 17 % des femmes ont été agressées physiquement ou sexuellement. Les variations selon l’âge sont assez irrégulières et aucune tendance ne se dégage, cela quelle que soit la forme de la violence. Tableau 17.6 Violence sous différentes formes Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant subi des actes de violence sous différentes formes selon l’âge actuel, Comores 2012 Groupe d’âges Violence physique seulement Violence sexuelle seulement Violence physique et sexuelle Violence physique ou sexuelle Effectif de femmes 15-19 9,1 2,6 2,1 13,9 869 15-17 10,7 3,0 2,4 16,0 520 18-19 6,9 2,1 1,8 10,7 349 20-24 11,9 3,5 2,7 18,1 623 25-29 13,6 1,6 4,6 19,8 568 30-39 10,7 2,8 3,2 16,7 848 40-49 7,8 2,5 5,7 16,0 433 Ensemble 10,7 2,6 3,4 16,7 3 341 17.5 VIOLENCE PENDANT LA GROSSESSE Les conséquences de la violence domestique sur la santé physique et mentale des femmes peuvent s’avérer graves et cela, quels que soient l’âge ou la période de la vie de la femme. De surcroit, les violences durant la grossesse font courir aux femmes des risques accrus non seulement pour leur propre santé et leur survie mais aussi pour la survie de l’enfant à naître. Pour évaluer l’ampleur de cette violence, on a demandé aux femmes enceintes ou qui l’ont été, si elles avaient subi des violences physiques pendant cette période (ou ces périodes) de leur vie. La question posée était la suivante « Est-ce qu’il est déjà arrivé que quelqu’un vous batte, gifle, donne des coups de pieds, ou fasse quelque chose pour vous agresser physiquement pendant une/cette grossesse ? » Le tableau 17.7 présente, parmi les femmes de 15-49 ans enceintes ou qui l’ont été, les pourcentages de celles qui ont déclaré avoir subi des violences physiques pendant la grossesse en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Dans l’ensemble, 3 % des femmes ont déclaré avoir subi des violences alors qu’elles étaient enceintes. C’est parmi les jeunes femmes de 15-19 ans (6 %), celles de Mwali (5 %), celles en rupture d’union (5 %) que cette proportion est la plus élevée. 256 • Violence domestique Tableau 17.7 Violence pendant la grossesse Parmi les femmes de 15-49 ans ayant déjà été enceintes, pourcentage ayant subi des actes de violence physique durant leur grossesse, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant déjà subi des actes de violence physique durant leur grossesse Effectif de femmes ayant déjà été enceintes Groupe d’âges 15-19 5,6 99 20-24 1,1 269 25-29 3,4 360 30-39 2,4 739 40-49 3,0 415 Milieu de résidence Moroni 2,3 174 Autres villes 3,5 401 Ensemble urbain 3,1 575 Rural 2,5 1 307 Région/Ile Mwali 4,7 139 Ndzuwani 2,1 902 Ngazidja 3,0 841 État matrimonial Célibataire * 10 En union 2,5 1 716 En rupture d’union 5,2 155 Nombre d’enfants vivants 0 0,9 79 1-2 2,8 688 3-4 3,6 536 5+ 2,0 579 Niveau d’instruction Aucun 2,9 866 Primaire 2,8 438 Secondaire ou + 2,8 467 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 2,6 375 Second 3,3 376 Moyen 2,1 374 Quatrième 3,5 398 Le plus élevé 1,9 358 Ensemble1 2,7 1 882 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Y compris 6 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 17.6 CONTRÔLE EXERCÉ PAR LE MARI/PARTENAIRE Certains comportements consistant à contrôler la vie des femmes peuvent être précurseurs d’actes de violence contre les femmes. Dans le but de mesurer le niveau de contrôle des maris/partenaires sur les femmes, on a demandé aux femmes en union ou l’ayant été si leur mari/partenaire avait manifesté certains comportements. Par exemple, on a demandé aux femmes si le mari/partenaire était jaloux ou en colère si elle parlait à d’autres hommes, s’il l’accusait souvent d’être infidèle, s’il ne lui permettait pas de rencontrer ses amies, s’il essayait de limiter ses contacts avec sa famille et s’il insistait pour savoir où elle se trouvait à tout moment. Les résultats sont présentés au tableau 17.8 selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Violence domestique • 257 Dans l’ensemble, 23 % des femmes ont déclaré que leur mari/partenaire avait manifesté au moins trois comportements de contrôle. Les résultats selon l’âge montrent que les femmes de 15-29 ans ont, plus fréquemment déclaré que les plus âgées, ce type de comportement de la part du conjoint (30 % à 15-19 ans et 28 % à 20-29 ans contre 14 % à 40-49 ans). Par rapport aux femmes en union, celles en rupture d’union ont été plus fréquemment confrontées à ces types de comportement inquisiteurs du conjoint (29 % contre 23 %). Les résultats selon l’emploi montrent que les femmes qui ont travaillé ont davantage déclaré que celles qui n’ont pas travaillé que leur conjoint avait manifesté au moins trois des comportements de contrôle. Cependant, ce sont les femmes qui ont travaillé et qui ont été payées en argent qui en ont subi le plus fréquemment (29 % contre 24 % quand la femme a travaillé sans contrepartie financière et 20 % quand elle n’a pas travaillé). En fonction du niveau d’instruction, on ne remarque pas d’écart entre les femmes sans niveau d’instruction et celles ayant un niveau primaire (25 %). Par contre, il semble que les comportements de contrôle du conjoint soient moins fréquents quand la femme a un niveau d’instruction au moins secondaire (21 %). Les résultats selon le bien-être économique du ménage montrent, globalement, que la proportion de femmes qui ont déclaré avoir subi des comportements de contrôle tend à diminuer des ménages du second quintile à ceux du plus élevé (28 % contre 16 %). Par ailleurs, on constate que 43 % des femmes qui n’ont jamais peur de leur conjoint ont subi au moins trois des comportements de contrôle contre 15 % parmi celles qui ont déclaré avoir peur parfois de leur mari/partenaire. À toutes ces variations, s’ajoutent des variations régionales, 18 % des femmes de Ngazidja contre 26 % à Mwali et 29 % à Ndzuwani ayant déclaré avoir subi, au moins, trois des comportements de contrôle de la part de leur conjoint. Le comportement le plus fréquemment déclaré par les femmes est la jalousie ou la colère de leur conjoint quand elle parle à un autre homme (61 %). Parmi les femmes de 20-24 ans, cette proportion atteint 72 % et à Mwali, 74 %. En outre, environ un tiers des femmes (34 %) ont déclaré que leur conjoint insistait pour savoir où elles étaient à tout moment. Dans le groupe d’âges 15-19 ans, 43 % des femmes ont cité ce comportement du conjoint, les autres types de comportement ayant été déclarés dans des proportions plus faibles. 258 • Violence domestique Tableau 17.8 Contrôle exercé par le mari/partenaire Pourcentage de femmes de 15-49 ans, non célibataires, dont le mari/partenaire a déjà manifesté certains comportements de contrôle, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes dont le mari/partenaire: Est jaloux ou en colère si elle parle à un autre homme L’accuse fréquemment d’être infidèle Ne lui permet pas de rencontrer ses amies Essaye de limiter ses contacts avec sa famille Insiste pour savoir où elle est à tout moment A manifesté au moins 3 comporte- ments N’a manifesté aucun de ces comporte- ments Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 64,6 25,8 27,5 16,1 42,5 30,2 24,3 171 20-24 72,2 30,9 24,3 15,9 39,6 28,0 19,7 356 25-29 65,7 26,2 27,6 13,4 38,0 27,8 28,4 461 30-39 59,4 21,5 17,9 14,8 33,2 22,1 35,2 801 40-49 48,6 16,8 10,9 8,2 23,0 14,1 44,4 425 Milieu de résidence Moroni 66,5 29,0 20,9 5,9 25,5 22,3 28,8 254 Autres villes 67,2 19,9 16,9 11,9 37,2 20,6 24,8 468 Ensemble urbain 66,9 23,1 18,3 9,8 33,1 21,2 26,2 721 Rural 58,2 23,5 21,3 15,3 34,4 24,4 35,1 1 492 Région/Ile Mwali 74,0 31,6 17,2 11,2 40,4 25,8 22,2 149 Ndzuwani 66,4 22,8 24,1 23,1 41,6 28,8 25,2 971 Ngazidja 54,6 22,8 17,4 5,4 26,4 18,2 39,8 1 094 État matrimonial En union 60,7 22,2 20,4 13,7 33,9 22,8 32,9 2 008 En rupture d’union 65,3 35,2 20,2 11,5 34,7 28,5 25,6 206 Nombre d’enfants vivants 0 70,0 27,9 20,0 7,6 36,7 23,6 23,8 421 1-2 58,9 22,5 22,3 14,9 35,1 24,6 33,3 684 3-4 63,1 23,6 21,9 13,2 31,5 24,1 31,8 536 5+ 55,2 21,0 16,8 16,6 33,0 20,9 37,5 573 A travaillé au cours des 12 derniers mois A travaillé et a été payée en argent 62,5 29,4 23,0 18,9 36,9 29,2 31,4 740 A travaillé mais n’a pas été payée en argent 56,8 19,6 19,7 14,4 37,4 23,5 34,7 317 N’a pas travaillé 61,3 20,6 18,8 9,8 31,0 19,5 32,2 1 150 Niveau d’instruction Aucun 58,7 22,4 21,2 18,1 35,7 24,9 34,7 920 Primaire 60,3 26,6 24,1 14,8 35,2 24,9 31,3 488 Secondaire ou + 64,7 23,9 18,1 8,1 30,0 20,7 29,5 613 L’enquêtée a peur du mari/partenaire A peur la plupart du temps 74,6 30,2 24,6 19,8 41,2 30,7 19,4 838 A peur parfois 49,0 16,2 13,8 5,7 25,4 14,5 43,8 1 167 N’a jamais peur 74,0 36,6 39,5 32,1 53,0 42,8 18,9 206 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 63,1 22,2 21,0 19,7 34,2 24,4 30,5 387 Second 60,3 27,4 24,4 19,3 40,6 28,1 31,0 430 Moyen 62,6 26,0 23,1 13,2 34,3 27,2 30,4 450 Quatrième 62,0 25,8 16,9 10,1 33,5 21,4 31,6 478 Le plus élevé 57,7 15,8 17,0 7,0 28,0 16,4 37,2 468 Ensemble1 61,1 23,4 20,3 13,5 34,0 23,3 32,2 2 214 Note: Le mari/partenaire se réfère au mari/partenaire actuel pour les femmes actuellement en union alors que pour les femmes en rupture d’union, il se réfère au mari/partenaire le plus récent. 1 Y compris 7 femmes pour lesquelles le statut de l’emploi est manquant, 7 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant et 4 femmes pour lesquelles l’information sur le fait que l’enquêtée a peur du mari/partenaire est manquante. 17.7 VIOLENCE CONJUGALE CONTRE LES FEMMES De nombreuses recherches ont montré que la forme la plus fréquente de violence domestique chez les adultes est la violence conjugale. Celle-ci peut prendre plusieurs formes : émotionnelle, physique, sexuelle ou elle peut être également une combinaison de ces différentes formes. Violence domestique • 259 Formes de violence conjugale Le tableau 17.9 présente le pourcentage de femmes de 15-49 ans non célibataires qui ont subi diverses formes de violences de la part de leur mari/partenaire actuel (ou le plus récent, s’il s’agit de veuves ou de divorcées) à un moment quelconque de leur vie et au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Six pour cent des femmes ont déclaré avoir subi à un certain moment des actes de violence physique commis par leur mari/partenaire et 4 % en avaient subi au cours des 12 derniers mois, dont près de la moitié, souvent (2 %). Les femmes ont déclaré qu’elles avaient été giflées dans 4 % des cas et, dans 3 % des cas, qu’elles avaient été bousculées ou qu’on avait jeté quelque chose contre elles (Graphique 17.1). Tableau 17.9 Formes de violence conjugale Pourcentage de femmes de 15-49 ans, non célibataires, qui ont subi, à un moment quelconque ou au cours des 12 derniers mois, des actes de violence, commis par leur mari/partenaire, Comores 2012 Type de violence À un moment quelconque Au cours des 12 derniers mois Souvent1 Parfois1 Souvent ou parfois1 Violence commise par le mari/partenaire actuel/le plus récent Violence physique N’importe quel acte de violence physique 5,6 2,0 2,3 4,2 L’a bousculée, secouée, ou lui a jeté quelque chose contre elle 3,0 0,7 1,6 2,3 L’a giflée 3,9 1,2 1,6 2,7 A tordu le bras ou tiré ses cheveux 1,1 0,2 0,5 0,8 L’a frappée à coup de poing ou avec quelque chose qui pouvait la blesser 1,1 0,3 0,6 0,8 Lui a donné des coups de pied, l’a trainée par terre ou l’a battue 1,0 0,2 0,6 0,8 A essayé de l’étrangler ou de la brûler 0,5 0,2 0,2 0,3 L’a menacée ou l’a attaquée avec un couteau, un fusil ou un autre type d’arme 0,6 0,2 0,2 0,4 Violence sexuelle N’importe quel acte de violence sexuelle 1,8 0,7 0,6 1,3 A été forcée physiquement d’avoir des rapports sexuels avec lui, même quand elle ne le souhaitait pas 1,5 0,6 0,6 1,1 A été forcée de pratiquer des actes sexuels qu’elle ne voulait pas 0,6 0,2 0,1 0,3 A été forcée à l’aide de menaces ou de n’importe qu’elle autre manière de pratiquer des actes sexuels qu’elle ne voulait pas 0,5 0,1 0,3 0,4 Violence émotionnelle N’importe quel acte de violence émotionnelle 8,1 3,0 3,2 6,2 A dit ou fait quelque chose pour l’humilier devant les autres 6,2 1,8 2,8 4,7 L’a menacé de lui faire du mal, à elle ou à quelqu’un de proche 3,3 0,8 1,7 2,5 l’a insultée ou l’a fait se sentir mal dans sa peau 4,3 1,5 1,8 3,3 N’importe quel acte de violence physique et/ou sexuelle 6,4 2,3 2,5 4,8 N’importe quel acte de violence émotionnelle, physique et sexuelle 10,6 4,1 3,9 8,1 Violence conjugale par n’importe quel mari/partenaire Violence physique 7,3 na na 4,3 Violence sexuelle 3,3 na na 1,3 Violence physique et/ou sexuelle 8,4 na na 4,9 Effectif de femmes non célibataires 2 214 2 214 2 214 2 214 na = Non applicable 260 • Violence domestique Graphique 17.1 Pourcentage de femmes en union ou en rupture d’union qui ont subi des actes de violence physique commis par leur partenaire La proportion de femmes ayant déclaré avoir subi, à un certain moment, des actes de violence sexuelle est plus faible (2 %) et 1 % avait subi ce type d’agression au cours des 12 derniers mois dont plus de la moitié souvent (0,6 %). Dans la majorité des cas (2 %), les femmes ont déclaré avoir été forcées physiquement à avoir des rapports sexuels avec leur conjoint alors qu’elles ne le souhaitaient pas. Dans 8 % des cas, les femmes ont déclaré avoir été confrontées à des actes de violence émotionnelle, proportion plus élevée que celle des femmes ayant cité des actes violence physique ou sexuelle. La violence émotionnelle a touché 6 % des femmes au cours des 12 derniers mois, dont la moitié, souvent (3 %). Dans la majorité des cas, la femme a été humiliée par son conjoint, que ce soit par des paroles ou par des actes (6 %) et 4 % ont aussi été insultées. Globalement, 11 % des femmes ont été agressées soit physiquement, soit sexuellement soit sur le plan émotionnel. Pour 8 % des femmes, ces actes de violence se sont produits récemment, au cours des 12 derniers mois et dans la moitié des cas, ils ont eu lieu souvent. Enfin les résultats montrent que 8 % des femmes ont été victimes d’actes de violence physique et/ ou sexuelle commis par leur conjoint. Violence conjugale selon les caractéristiques de la femme Le tableau 17.10 présente les pourcentages de femmes de 15-49 ans, non célibataires, qui ont subi des actes de violence, quelle qu’en soit la forme, commis par leur conjoint, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques de la femme. Globalement, les résultats selon l’âge montrent que c’est dans les groupes d’âges 20-24 ans et 25- 29 ans que les proportions de femmes qui ont subi des actes de violence, au moins sous une forme, sont les plus élevées. En effet, à 20-24 ans, 14 % des femmes et 13 % de celles de 25-29 ans contre 8 % à 30-39 ans ont été victimes de violence émotionnelle ou physique ou sexuelle causée par leur conjoint. Cette proportion est aussi nettement plus élevée parmi les femmes en rupture d’union que parmi celles en union (17 % contre 5.6 0.6 0.5 1.0 1.1 1.1 3.9 3.0 4.2 0.4 0.3 0.8 0.8 0.8 2.7 2.3 N'importe quel acte de violence physique L’a menacée ou l’a attaquée avec un couteau, un fusil ou un autre type d’arme A essayé de l’étrangler ou de la brûler Lui a donné des coups de pied, l’a trainée par terre ou l’a battue L’a frappée à coup de poing ou avec quelque chose qui pouvait la blesser Lui a tordu le bras ou tiré ses cheveux L'a giflée L’a bousculée, secouée ou a jeté quelque chose contre elle ACTES DE VIOLENCE Pourcentage Au cours des 12 derniers mois À un moment quelconque EDSC-MICS II 2012 Violence domestique • 261 10 %). Les résultats selon le niveau d’instruction montrent que, par rapport aux femmes sans instruction et à celles ayant un niveau au moins secondaire, les femmes ayant un niveau primaire ont été plus fréquemment victimes d’actes de violence, qu’elle soit physique, sexuelle ou émotionnelle (17 % contre 9 %). On note aussi des écarts selon le milieu et la région de résidence, les femmes de Moroni (15 %) et celles de Ngazidja (13 %) ayant plus fréquemment déclaré que les autres avoir été victimes de comportements violents de la part de leur conjoint. Par contre, les variations en fonction de certaines variables telles que l’emploi, le nombre d’enfants et le niveau de bien-être du ménage ne sont pas très importantes. Tableau 17.10 Violence conjugale selon certaines caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes de 15-49 ans, non célibataires, en fonction du fait qu’elles ont subi des actes de violence physique, émotionnelle ou sexuelle commis par leur mari/partenaire, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Violence émotionnelle Violence physique Violence sexuelle Violence physique et sexuelle Violence émotionnelle et physique et sexuelle Violence physique ou sexuelle Violence émotionnelle ou physique ou sexuelle Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 7,9 3,1 1,0 0,2 0,2 3,9 9,2 171 20-24 10,3 7,2 2,5 1,0 0,7 8,7 13,8 356 25-29 10,5 7,0 2,0 1,5 1,5 7,5 13,0 461 30-39 5,7 5,0 1,8 0,8 0,4 6,0 8,4 801 40-49 8,3 4,8 1,6 1,5 0,9 4,9 10,0 425 Milieu de résidence Moroni 10,8 8,3 1,2 0,5 0,3 9,0 15,3 254 Autres villes 6,2 6,7 2,0 1,2 0,5 7,5 9,6 468 Ensemble urbain 7,8 7,2 1,7 1,0 0,4 8,0 11,6 721 Rural 8,3 4,8 1,9 1,1 0,9 5,6 10,1 1 492 Région/Ile Mwali 8,3 4,2 1,5 1,1 1,1 4,5 9,7 149 Ndzuwani 6,1 5,9 1,7 1,1 0,9 6,5 8,1 971 Ngazidja 9,9 5,5 2,1 1,0 0,5 6,5 12,9 1 094 État matrimonial En union 7,4 5,1 1,7 0,9 0,6 5,9 9,9 2 008 En rupture d’union 15,3 10,4 2,9 2,5 2,5 10,8 17,1 206 Nombre d’enfants vivants 0 6,0 3,7 2,0 0,8 0,2 4,9 9,2 421 1-2 7,8 5,0 1,3 0,7 0,6 5,5 10,1 684 3-4 9,7 6,6 1,8 0,9 0,8 7,5 11,7 536 5+ 8,5 6,7 2,5 1,8 1,3 7,4 11,2 573 A travaillé au cours des 12 derniers mois A travaillé et a été payée en argent 7,4 5,7 1,8 0,9 0,5 6,5 10,4 740 A travaillé mais n’a pas été payée en argent 7,4 4,3 1,1 0,5 0,3 4,9 9,0 317 N’a pas travaillé 8,9 5,9 2,1 1,3 1,0 6,7 11,2 1 150 Niveau d’instruction Aucun 8,0 5,1 1,4 1,3 1,1 5,3 9,1 920 Primaire 12,2 7,5 3,5 1,4 1,0 9,5 16,5 488 Secondaire ou + 6,1 5,3 1,3 0,6 0,2 6,0 9,0 613 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 8,2 4,3 1,2 0,6 0,6 4,9 9,4 387 Second 9,5 6,6 2,6 1,1 0,9 8,1 11,8 430 Moyen 8,5 6,2 1,4 0,5 0,4 7,1 12,1 450 Quatrième 9,9 7,2 2,1 1,7 1,5 7,7 12,6 478 Le plus élevé 4,6 3,4 1,8 1,3 0,3 3,9 7,0 468 Ensemble1 8,1 5,6 1,8 1,1 0,7 6,4 10,6 2 214 Note: Le mari/partenaire se réfère au mari/partenaire actuel pour les femmes actuellement en union alors que pour les femmes en rupture d’union, il se réfère au mari/partenaire le plus récent. 1 Y compris 7 femmes pour lesquelles le statut de l’emploi est manquant et 7 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant. 262 • Violence domestique Violence conjugale selon les caractéristiques du mari Le tableau 17.11 présente les pourcentages de femmes de 15-49 ans, non célibataires, qui ont subi des actes de violence, quelle qu’en soit la forme, commis par leur conjoint, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques du conjoint, de certaines caractéristiques de l’union et selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes. Tableau 17.11 Violence conjugale selon certaines caractéristiques du mari/partenaire et les indicateurs du pouvoir d’action des femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans non célibataires qui ont déjà subi des actes de violence émotionnelles, physique ou sexuelle commis par leur mari/partenaire, selon certaines caractéristiques du conjoint, certaines caractéristiques de l’union, et selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Violence émotionnelle Violence physique Violence sexuelle Violence physique et sexuelle Violence émotionnelle et physique et sexuelle Violence physique ou sexuelle Violence émotionnelle ou physique ou sexuelle Effectif de femmes Niveau d’instruction du mari/ partenaire Aucun 8,1 4,8 1,9 0,8 0,5 5,9 10,6 790 Primaire 10,9 8,4 2,6 2,0 1,4 9,0 13,7 366 Secondaire 6,4 4,3 1,8 0,9 0,6 5,1 8,9 582 Supérieur 6,2 5,8 0,7 0,2 0,0 6,3 8,8 347 Écart de niveau d’instruction entre conjoint Mari /partenaire plus instruit 7,6 6,4 1,3 1,0 0,6 6,7 10,0 894 Femme plus instruite 7,3 5,9 2,6 0,9 0,4 7,5 12,1 527 Les deux ont le même niveau d’instruction 7,4 2,9 2,3 0,9 0,9 4,2 8,2 127 Ni l’un, ni l’autre instruit 8,1 3,7 1,7 0,9 0,8 4,5 9,0 508 Écart d’âge entre conjoint 1 Femme plus âgée 10,1 5,8 3,2 0,3 0,3 8,7 12,5 147 Femme a le même âge 6,8 6,1 0,0 0,0 0,0 6,1 9,9 52 Femmes plus jeune de 1-4 ans 5,8 5,3 1,5 1,2 0,7 5,6 8,1 474 Femmes plus jeune de 5-9 ans 9,2 5,5 1,6 1,5 1,1 5,6 11,4 558 Femmes plus jeune d’au moins 10 ans 6,3 3,6 1,9 0,4 0,1 5,1 8,8 704 Nombre de comportements de contrôle exercés par le mari/ partenaire 2 0 4,3 2,4 0,8 0,2 0,1 3,0 5,6 713 1-2 5,6 4,5 1,0 0,7 0,2 4,8 8,0 984 3-4 17,4 12,0 4,3 2,0 1,8 14,3 22,8 387 5-6 20,1 11,8 7,2 5,9 5,1 13,1 21,5 129 Nombre de décisions auxquelles la femme a participé 3 0 6,8 4,2 2,5 1,0 0,8 5,7 9,5 705 1-2 9,0 6,8 2,1 1,1 0,6 7,8 12,5 615 3 6,5 4,4 0,6 0,6 0,3 4,5 8,1 688 Nombre de raisons pour lesquelles il est justifié qu’un homme batte sa femme 4 0 7,6 4,9 1,1 0,7 0,5 5,3 8,8 1 350 1-2 7,9 7,9 1,4 1,0 0,4 8,3 12,6 458 3-4 11,0 5,0 4,0 1,5 1,1 7,5 15,1 269 5 8,7 6,1 6,3 3,9 3,9 8,5 12,6 137 Le père de l’enquêtée battait sa mère Oui 12,0 8,3 6,8 3,1 2,5 12,0 18,8 95 Non 7,6 5,0 1,7 1,0 0,7 5,7 9,6 1 867 L’enquêtée a peur du mari/ partenaire A peur la plupart du temps 8,9 7,4 1,3 0,7 0,5 8,0 12,6 838 A peur parfois 6,0 3,2 1,5 0,7 0,2 4,0 7,5 1 167 N’a jamais peur 17,2 12,3 6,1 4,7 4,7 13,6 20,0 206 Ensemble5 8,1 5,6 1,8 1,1 0,7 6,4 10,6 2 214 Note: Le mari/partenaire se réfère au mari/partenaire actuel pour les femmes actuellement en union alors que pour les femmes en rupture d’union, il se réfère au mari/partenaire le plus récent. 1 Inclut les femmes qui n’ont été mariées qu’une seule fois. 2 Selon la déclaration de la femme. Se reporter au tableau 17.8 pour la liste des comportements de contrôle. 3 Selon la déclaration de la femme. Se reporter au tableau 15.5 pour la liste des décisions. 4 Selon la déclaration de la femme. Se reporter au tableau 15.7.1 pour la liste des raisons. 5 Y compris 129 femmes de 15-49 ans non célibataires, pour lesquelles l’information sur le niveau d’instruction du mari/partenaire est manquante, 158 femmes pour lesquelles l’information sur l’écart de niveau d’instruction entre conjoint est manquante, 71 femmes pour lesquelles l’information sur l’écart d’âge entre conjoint est manquante, 252 femmes pour lesquelles l’information sur le fait que le père de l’enquêtée battait sa mère est manquante, 4 femmes pour lesquelles l’information sur le fait que l’enquêtée a peur du mari/partenaire est manquante. Violence domestique • 263 C’est surtout en fonction du nombre de comportements de contrôle exercés par le mari/partenaire que les proportions de femmes qui ont déclaré avoir subi des actes de violence sous, au moins, une forme, varient le plus : en effet de 6 % quand les femmes n’ont jamais été confrontées à ces comportements, la proportion passe à 8 % quand elles en ont subi 1 ou 2 et à 23 % quand ce nombre est de 3 ou 4 et à 22 % quand ce nombre est de 5 ou 6. De même, il semble qu’il y ait une relation entre l’opinion des femmes concernant la justification de la violence conjugale et la fréquence des actes de violence subis par la femme : en effet, 9 % des femmes qui pensent qu’aucune raison ne peut justifier la violence conjugale ont été victimes d’actes de violence commis par leur conjoint. Quand les femmes pensent que pour 3 ou 4 raisons, la violence conjugale est justifiée, 15 % ont été agressées soit physiquement, soit sexuellement, soit sur le plan émotionnel. Les femmes dont le père battait la mère sont proportionnellement plus nombreuses à avoir été victimes de comportements violents de la part de leur conjoint. (19 % contre 10 %). On peut aussi souligner que les femmes dont le conjoint n’a aucun niveau d’instruction et celles dont le conjoint a un niveau primaire ont été proportionnellement plus nombreuses à avoir subi des actes de violence, au moins sous une forme, commis par leur conjoint (respectivement 11 % et 14 % contre 9 % parmi celles dont le conjoint est plus instruit). Les femmes plus instruites que leur mari ont aussi plus fréquemment subi ces comportements violents que les autres (12 % contre 8 % quand les deux conjoints ont le même niveau d’instruction). Le tableau 17.12 présente le pourcentage de femmes actuellement en union ou en rupture d’union qui ont subi des violences physiques ou sexuelles exercées par leur mari/partenaire au cours des 12 derniers mois selon certaines caractéristiques de la femme. Dans 5 % des cas, les femmes ont déclaré avoir subi des actes de violence physique ou sexuelle commis par leur mari/partenaire au cours des 12 derniers mois. Cette proportion est plus élevée chez les femmes de 20-24 ans (8 %), à Moroni (7 %), parmi les femmes en rupture d’union (8 %), parmi celles qui ont un niveau d’instruction primaire et parmi celles ayant déclaré qu’elles n’avaient jamais peur de leur conjoint (13 %) que parmi les autres. 264 • Violence domestique Tableau 17.12 Violence physique ou sexuelle au cours des 12 derniers mois par un mari/partenaire Pourcentage de femmes de 15-49 ans non célibataires qui ont subi au cours des 12 derniers mois des actes de violence physique ou sexuelle commis par leur mari/partenaire, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage qui ont subi des actes de violence physique ou sexuelle commis par leur mari/ partenaire, au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 3,7 171 20-24 7,7 356 25-29 5,4 461 30-39 4,1 801 40-49 3,8 425 Milieu de résidence Moroni 6,6 254 Autres villes 6,2 468 Ensemble urbain 6,4 721 Rural 4,1 1 492 Région/Ile Mwali 3,7 149 Ndzuwani 5,2 971 Ngazidja 4,7 1 094 État matrimonial En union 4,5 2 008 En rupture d’union 8,0 206 Nombre d’enfants vivants 0 2,9 421 1-2 3,8 684 3-4 6,6 536 5+ 6,0 573 A travaillé au cours des 12 derniers mois A travaillé et a été payée en argent 5,0 740 A travaillé mais n’a pas été payée en argent 3,5 317 N’a pas travaillé 5,2 1 150 Niveau d’instruction Aucun 4,1 920 Primaire 7,8 488 Secondaire ou + 4,4 613 L’enquêtée a peur du mari/partenaire A peur la plupart du temps 5,7 838 A peur parfois 2,9 1 167 N’a jamais peur 12,5 206 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,2 387 Second 6,4 430 Moyen 5,1 450 Quatrième 6,0 478 Le plus élevé 2,6 468 Ensemble1 4,9 2 214 Note: mari/partenaire inclue les maris/partenaires actuels, les plus récent et les ex maris/ partenaires. 1 Y compris 7 femmes pour lesquelles le statut de l’emploi est manquant, 7 femmes pour lesquelles le niveau d’instruction est manquant et 4 pour lesquelles l’information sur le fait que l’enquêtée a peur du mari/partenaire est manquante. Violence domestique • 265 Premier épisode de violence conjugale On constate tout d’abord que la quasi-totalité des femmes ont déclaré n’avoir jamais subi d’actes de violence physique ou sexuelle commis par leur mari ou partenaire (95 %). Pour une très faible proportion de femmes, les actes de violence avaient commencé à se produire avant l’union (1 %). Dans 2 % des cas, ils ont commencé 2 ans après le début de l’union et pour 4 % des femmes, ils se sont produits pour la première fois 10 ans après le début de l’union. Tableau 17.13 Premier épisode de violence conjugale Pourcentage de femmes en union ou en rupture d’union de 15-49 ans qui ont subi des actes de violence physique ou sexuelle commis par leur mari/partenaire actuel ou par le plus récent, par nombre d’années écoulées entre le premier acte de violence et le début de l’union selon la durée de l’union, Comores 2012 Durée de l’union Nombre d’années écoulées entre le début de l’union1 et le premier acte de violence physique ou sexuelle : Pourcentage n’ayant jamais subi d’actes de violence physique ou sexuelle Effectif de femmes Avant l’union1 2 ans 5 ans 10 ans Durée de l’union pour les femmes actuellement en union et en union une seule fois: <2 1,7 na na na 95,5 167 2-4 0,5 1,9 na na 96,9 304 5-9 1,5 3,4 5,1 na 93,6 362 10+ 0,7 1,7 3,0 4,2 95,7 655 Ensemble 1,0 2,3 3,4 4,1 95,4 1 488 Note: Le mari/partenaire se réfère au mari/partenaire actuel pour les femmes actuellement en union alors que pour les femmes en rupture d’union, il se réfère au mari/partenaire le plus récent. 1 Pour les couples qui ne sont pas mariés mai qui vivent en union comme s’ils étaient mariés, le début de l’union se réfère au moment où l’enquêtée a déclaré qu’elle avait commencé à vivre pour la première fois avec son partenaire. na = Non applicable. Blessures dues à la violence conjugale En plus des questions sur chaque acte spécifique de violence, les questions suivantes ont été posées aux femmes : « Est-ce qu’à la suite d’action quelconque de votre (dernier) mari/partenaire envers vous, vous est- il déjà arrivé d’avoir un des problèmes suivants» :  Des entailles, des hématomes ou meurtrissures ;  Des hématomes aux yeux, des foulures, des luxations ou des brûlures ;  Des blessures profondes, des os cassés, des dents cassées ou d’autres blessures sérieuses ; Cette séquence de questions visait deux objectifs : tout d’abord, évaluer les conséquences physiques des actes de violence, ensuite fournir aux femmes encore hésitantes une nouvelle occasion de révéler des actes de violence sévère. En effet, certaines femmes déclarent plus facilement ce qu’il leur est arrivé que ce dont leur mari/partenaire s’est rendu coupable. Les résultats sont présentés au tableau 17.14. Parmi les femmes en union ou en rupture d’union, 35 % ont été blessées à la suite d’actes de violence physique ou sexuelle commis par leur mari ou partenaire, que ce soit à un moment quelconque dans leur vie ou plus récemment. Au cours des 12 derniers mois seulement, cette proportion est de 38 %. Les entailles, les hématomes ou les meurtrissures sont les blessures les plus fréquemment déclarées par les femmes ayant subi des actes de violence physique. 266 • Violence domestique Tableau 17.14 Blessures dues à la violence conjugale Parmi les femmes actuellement en union ou en rupture d’union ayant subi certaines formes de violence conjugale, pourcentage ayant déclaré avoir eu différents types de blessures résultant d’un/des actes commis par leur mari/partenaire selon le type de violence, Comores 2012 Type de violence Entailles, hématomes ou meurtrissures Hématomes aux yeux, foulures, luxations ou brûlures Blessures profondes, os cassés, dents cassées ou autres blessures sérieuses N’importe quel type de blessure Effectif de femmes en union ou en rupture d’union A subi des violences physiques1 À n’importe quel moment2 32,2 13,5 14,1 35,3 124 Au cours des 12 derniers mois 34,9 14,8 13,1 36,6 93 A subi des violences sexuelles À n’importe quel moment2 (34,7) (20,9) (16,6) (36,7) 41 Au cours des 12 derniers mois (48,3) (29,1) (23,1) (51,1) 29 A subi des violences physiques ou sexuelles 1 À n’importe quel moment2 32,3 13,7 12,4 35,0 141 Au cours des 12 derniers mois 36,2 15,5 11,6 37,6 106 Note: Le mari/partenaire se réfère au mari/partenaire actuel pour les femmes actuellement en union alors que pour les femmes en rupture d’union, il se réfère au mari/partenaire le plus récent. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Non compris les femmes qui ont subi des actes de violence physique seulement pendant la grossesse. 2 Y compris dans les 12 mois ayant précédé l’enquête. Recherche d’aide et personnes auprès desquelles l’aide a été recherchée Aux femmes de 15-49 ans qui ont déclaré avoir subi des actes de violence physique ou sexuelle à n’importe quel moment depuis l’âge de 15 ans, on leur a demandé si elles avaient parlé à quelqu’un de ce qui leur était arrivé, si elles avaient tenté de trouver de l’assistance et auprès de qui elles avaient sollicité cette assistance. Ces proportions sont présentées au tableau 17.15 selon le type de violence subie et certaines caractéristiques sociodémographiques. Parmi les femmes qui ont subi des violences physiques ou sexuelles, 36 % n’en ont jamais parlé à personne et n’ont jamais recherché d’aide. Seulement 17 % ont déclaré en avoir parlé à quelqu’un mais ne pas avoir recherché d’aide et 39 % ont recherché de l’aide. On constate que quand les femmes ont subi des actes de violence sexuelle, la proportion de celles qui ont recherché de l’aide est plus élevée que quand il s’est agi de violence physique seulement (44 % contre 35 %). Les résultats selon l’âge montrent que ce sont les plus jeunes (44 % à 15-19 ans) et les plus âgées (53 % à 40-49 ans) qui ont le plus fréquemment recherché de l’aide contre seulement 31 % dans les groupes d’âges intermédiaires 20-24 ans et 25-29 ans. Par ailleurs, on remarque que les femmes qui ont travaillé sans contrepartie financière ont été proportionnellement plus nombreuses que les autres à rechercher de l’aide (53 % contre 43 % parmi celles qui ont travaillé et qui ont été payées en argent et 33 % parmi celles qui n’ont pas travaillé). On relève aussi des variations selon le lieu de résidence. La recherche d’aide est plus fréquente en milieu rural qu’en milieu urbain (43 % contre 32 %), et dans les autres villes qu’à Moroni (42 % contre 21 %). Enfin, c’est à Ngazidja que la proportion de femmes ayant recherché de l’aide est la plus élevée (42 %). Violence domestique • 267 Tableau 17.15 Recherche d’aide Pourcentage de femmes qui ont déclaré avoir subi n’importe quel type de violences physiques ou sexuelles selon qu’elles en ont parlé à quelqu’un et selon qu’elles ont recherché à obtenir de l’aide auprès de n’importe quelle personne/source, selon le type de violence et certaines caractéristiques sociodémographiques, Comores 2012 Type de violence et caractéristique sociodémographique A recherché de l’aide auprès de n’importe quelle personne/ source N’a jamais recherché d’aide mais en a parlé à quelqu’un N’a jamais recherché d’aide, n’en a jamais parlé à personne NSP/ Manquant Total Effectif de femmes ayant subi des violences Type de violence Physique seulement 35,1 16,8 36,6 11,4 100,0 356 Sexuelle seulement 43,9 14,5 38,8 2,9 100,0 88 À la fois physique et sexuelle 48,5 18,6 30,3 2,7 100,0 113 Groupe d’âges 15-19 44,3 15,1 31,7 8,9 100,0 121 20-24 31,3 17,0 42,0 9,8 100,0 113 25-29 30,7 21,4 36,1 11,8 100,0 112 30-39 41,3 16,2 36,2 6,3 100,0 142 40-49 53,0 13,2 30,3 3,4 100,0 69 Milieu de résidence Moroni 20,8 14,8 49,8 14,6 100,0 86 Autres villes 42,4 18,9 31,6 7,1 100,0 97 Ensemble urbain 32,2 17,0 40,2 10,6 100,0 183 Rural 42,6 16,7 33,4 7,2 100,0 374 Région/Ile Mwali 35,6 28,1 35,7 0,5 100,0 43 Ndzuwani 32,8 19,1 38,8 9,3 100,0 148 Ngazidja 42,3 14,6 34,4 8,8 100,0 366 État matrimonial Célibataire 40,1 11,5 35,3 13,1 100,0 132 En union 38,6 17,7 36,0 7,7 100,0 377 En rupture d’union 41,6 24,7 33,7 0,0 100,0 48 Nombre d’enfants vivants 0 37,0 14,4 36,4 12,1 100,0 231 1-2 38,4 19,7 36,8 5,2 100,0 133 3-4 45,0 15,9 30,0 9,1 100,0 98 5+ 39,9 19,4 38,1 2,6 100,0 95 Emploi au cours des 12 derniers mois A travaillé pour de l’argent 43,2 14,7 33,6 8,5 100,0 183 A travaillé sans contrepartie financière 53,0 15,2 31,0 0,8 100,0 76 N’a pas travaillé 33,4 18,6 37,9 10,2 100,0 296 Niveau d’instruction Aucun 42,6 18,4 35,2 3,9 100,0 152 Primaire 37,4 13,8 35,3 13,5 100,0 147 Secondaire ou + 40,3 17,5 34,9 7,2 100,0 215 L’enquêtée a peur du mari/partenaire A peur la plupart du temps 34,5 24,7 34,7 6,1 100,0 173 A peur parfois 41,2 14,0 36,2 8,7 100,0 202 N’a jamais peur 45,5 14,7 37,9 2,0 100,0 50 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 38,3 16,1 43,6 2,1 100,0 68 Second 30,6 17,2 43,0 9,2 100,0 109 Moyen 40,4 17,1 29,4 13,1 100,0 122 Quatrième 40,8 19,1 32,2 7,9 100,0 148 Le plus élevé 44,9 13,5 35,2 6,5 100,0 110 Ensemble1 39,2 16,8 35,7 8,3 100,0 557 Note: Les femmes peuvent déclarer plus d’une source auprès de laquelle elles ont recherché de l’aide. 1 Y compris 1 femme pour laquelle le statut de l’emploi est manquant et 1 femme pour laquelle le niveau d’instruction est manquant. 268 • Violence domestique Parmi les femmes qui ont déclaré avoir subi des actes de violence physique ou sexuelle et qui ont recherché de l’aide, 64 % se sont tournées vers leur famille ; un quart des femmes se sont adressées à leur voisin pour obtenir une assistance et dans 14 % des cas, les femmes ont recherché de l’aide auprès d’un ami (tableau 17.16). Enfin, 11 % des femmes ont demandé de l’aide à la famille du mari/partenaire. Les autres personnes ont été beaucoup moins sollicitées. En particulier, on remarque que la police n’a été contactée que dans 4 % des cas. Tableau 17.16 Sources/personnes auprès desquelles l’aide a été recherchée Pourcentage de femmes qui ont déclaré avoir subi n’importe quel type d’actes de violence physique ou sexuelle et qui ont recherché de l’aide selon la source/personne auprès de qui l’aide a été recherchée, Comores 2012 Personne/source Type de violence Ensemble Physique seulement Sexuelle seulement À la fois physique et sexuelle Propre famille 62,9 (74,2) 57,1 63,5 Famille du mari/partenaire 10,2 (1,9) 18,2 10,7 Mari/partenaire 0,3 (0,0) 0,3 0,3 Petit ami 1,1 (0,0) 3,0 1,4 Ami 11,4 (5,1) 25,1 13,7 Voisin 24,4 (12,7) 35,7 25,1 Religieux 5,9 (3,6) 9,9 6,5 Police 1,3 (1,1) 10,2 3,5 Homme de loi 1,9 (0,0) 0,0 1,1 Autre 0,3 (6,9) 2,1 1,9 Effectif de femmes 125 39 55 218 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 17.8 VIOLENCE CONTRE LES HOMMES Lors de l’enquête, on a demandé aux femmes s’il leur était déjà arrivé de battre, de gifler, de donner des coups de pied ou de faire quelque chose pour agresser physiquement leur (dernier) mari/ partenaire alors qu’il ne les avait ni battues, ni agressées physiquement. Ces données sont présentées au tableau 17.17. Dans l’ensemble, 5 % des femmes ont déclaré avoir exercé, à n’importe quel moment, des violences physiques contre leur mari/partenaire actuel ou le plus récent. Au cours des 12 derniers moi