Senegal DHS Final Report (French) (2010-2011)

Publication date: 2012

RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL Enquête Démographique et de Santé à Indicateurs Multiples Sénégal (EDS-MICS) 2010-2011 Rapport final Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) Dakar, Sénégal MEASURE DHS ICF International Calverton, Maryland, USA Février 2012 Ministère de la Santé, de la Prévention et de l’Hygiène Familiale Investing in our future The Global Fund To Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria Ce rapport présente les résultats de la cinquième Enquête Démographique et de Santé à Indicateurs Multiples au Sénégal (EDS-MICS), exécutée d’octobre 2010 à avril 2011 par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD). L’EDS-MICS 2010-2011 a été réalisée avec l’appui financier du Gouvernement du Sénégal, de l’USAID, de l’UNICEF, du PMI, du Fonds Mondial, de la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) et de l’UNFPA. Elle a bénéficié de l’assistance technique du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys - MEASURE DHS) de ICF International, dont l’objectif est de collecter, d’analyser et de diffuser des données démographiques et de santé portant, en particulier, sur la fécondité, la mortalité, la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant, la nutrition, le paludisme et le VIH. D’autres organismes tels le Centre de Recherche pour le Développement Humain (CRDH), le Laboratoire de Bactériologie et de Virologie du CHU de Le Dantec et le Laboratoire de Parasitologie ont apporté leur expertise à la réalisation de cette opération. Pour tous renseignements concernant l’EDS-MICS 2010-2011, contacter : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) Rue de Saint Louis x Rue de Diourbel - Point E B.P. 116 ; Dakar RP (Sénégal) Téléphone : (221) 33 869 21 40 Fax : (221) 33 824 36 15 E-mail : statsenegal@ansd.sn / statsenegal@yahoo.fr Site web : www.ansd.sn Concernant le programme MEASURE DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de : ICF International 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705 USA Téléphone 301-572-0200 Fax 301-572-0999 E-mail : reports@measuredhs.com Internet : http://www.measuredhs.com Citation recommandée: Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) [Sénégal], et ICF International. 2012. Enquête Démographique et de Santé à Indicateurs Multiples au Sénégal (EDS-MICS) 2010-2011. Calverton, Maryland, USA: ANSD et ICF International. Table des Matières • iii TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux et des graphiques . xi Avant-Propos .xxiii Remerciements . xxv Sigles et Abréviations . xxvii Résumé . xxix Indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement . xxxv Carte du Sénégal . xxxvi CHAPITRE 1 PRÉSENTATION DU PAYS, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE Papa Ibrahima Sylmang SENE 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS . 1 1.1.1 Géographie . 1 1.1.2 Économie . 1 1.1.3 Population . 2 1.1.4 Politique en matière de santé et situation sanitaire . 2 1.2 CADRE INSTITUTIONNEL, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 3 1.2.1 Cadre institutionnel . 3 1.2.2 Objectifs . 4 1.2.3 Méthodologie . 5 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Awa CISSOKO 2.1 CONDITIONS DE VIE . 15 2.2 CARACTERISTIQUES DES MEMBRES DES MÉNAGES . 21 2.3 NIVEAU D’INSTRUCTION ET FREQUENTATION SCOLAIRE . 24 iv • Table des Matières CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Abdou GUEYE et Dr Moussa DIAKHATE 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . 31 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES . 33 3.3 ALPHABÉTISATION . 36 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS . 39 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE . 42 3.6 COUVERTURE MEDICALE . 46 3.7 CONSOMMATION DE TABAC . 49 3.8 MALADIES CHRONIQUES . 51 CHAPITRE 4 NUPTIALITÉ Jean Pierre Diamane BAHOUM 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL . 57 4.2 POLYGAMIE . 59 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION . 62 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . 65 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . 67 CHAPITRE 5 FÉCONDITÉ Ndèye Binta DIEME 5.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE . 71 5.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . 74 5.3 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE . 76 5.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE . 77 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 79 5.6 MÉNOPAUSE . 82 5.7 ÂGE À LA PREMIERE NAISSANCE . 82 5.8 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . 83 Table des Matières • v CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Atoumane FALL 6.1 DÉSIR D'ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES . 87 6.2 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS . 91 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 94 CHAPITRE 7 PLANIFICATION FAMILIALE Cheikh Tidiane NDIAYE et Papa Mabèye DIOP 7.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION. 97 7.2 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION . 100 7.3 SOURCES D'APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION . 103 7.4 INFORMATIONS RELATIVES AUX MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 104 7.5 RAISONS D’INTERRUPTIONS DE METHODE CONTRACEPTIVE . 105 7.6 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . 106 7.7 BESOINS EN MATIERE DE PLANIFICATION FAMILIALE . 107 7.8 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION . 111 7.9 SOURCES D'INFORMATION SUR LA CONTRACEPTION . 111 CHAPITRE 8 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Mamadou Matar GUEYE et Cheikh Tidiane NDIAYE 8.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 115 8.1.1 Limites d’ordre méthodologique . 116 8.1.2 Risques d’erreurs d’enregistrement . 116 8.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 117 8.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE . 118 8.4 MORTALITÉ PÉRINATALE . 123 8.5 GROUPES À HAUT RISQUE . 125 vi • Table des Matières CHAPITRE 9 SANTÉ DE LA MÈRE Fatou Bintou Niang CAMARA 9.1 SOINS PRÉNATALS, ACCOUCHEMENT ET VISITES POSTNATALES . 129 9.1.1 Soins prénatals . 129 9.1.2 Accouchement . 136 9.1.3 Examens postnatals . 140 9.2 PROBLEMES PERÇUS POUR L’ACCES AUX SOINS DE SANTE DE LA FEMME . 146 9.3 LES FISTULES OBSTRETRICALES . 147 CHAPITRE 10 SANTÉ DE L’ENFANT Mahmouth DIOUF 10.1 CARACTÉRISTIQUES DU NOUVEAU-NÉ . 151 10.2 VACCINATION DES ENFANTS . 152 10.3 MALADIES DES ENFANTS . 157 10.3.1 Prévalence et traitement des Infections respiratoires aiguës . 157 10.3.2 Pévalence et traitement de la fièvre . 159 10.3.3 Prévalence et traitement de la diarrhée . 160 10.4 EVACUATION DES SELLES DES ENFANTS . 167 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL Babou DIAHAM et Abdou GUEYE 11.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 169 11.1.1 Allaitement maternel . 170 11.1.2 Aliments de complément . 175 11.1.3 Types d’aliments de complément . 175 11.2 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS. 178 11.2.1 Consommation de sel iodé par les ménages . 178 11.2.2 Consommation de vitamine A . 179 11.2.3 Consommation de fer . 182 11.3 ANÉMIE PAR CARENCE EN FER . 183 11.3.1 Prévalence de l’anémie chez les enfants . 183 Table des Matières • vii 11.3.2 Prévalence de l’anémie chez les femmes . 185 11.3.3 Prévalence de l’anémie chez les hommes . 186 11.4 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES . 187 11.4.1 État nutritionnel des enfants . 187 11.4.2 État nutritionnel des femmes . 193 11.4.3 État nutritionnel des hommes . 195 CHAPITRE 12 PALUDISME Pr Oumar GAYE, Dr Mouhamed NDIAYE, Dr Roger TINE, Dr Jean Louis NDIAYE et Dr Mohamed AYAD 12.1 MOUSTIQUAIRES ET PULVÉRISATION INTRA-DOMICILIAIRE . 198 12.1.1 Possession de moustiquaires . 198 12.1.2 Pulvérisation intra-domiciliaire (PID) . 200 12.1.3 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 202 12.1.4 Utilisation des moustiquaires par les groupes vulnérables . 204 12.2 TRAITEMENT PREVENTIF ANTIPALUDEEN AU COURS DE LA GROSSESSE. 207 12.3 FIÈVRE ET TRAITEMENT ANTIPALUDÉEN DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 208 12.4 TAUX D’HÉMOGLOBINE . 212 12.5 PARASITEMIE PALUSTRE . 213 12.5.1 Principe et méthodologie . 213 12.5.2 Prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants . 213 CHAPITRE 13 VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Samba NDIAYE 13.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION . 218 13.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA . 225 13.3 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH . 227 13.4 RAPPORTS SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM . 229 13.5 TEST ANTÉRIEUR DU VIH. 234 13.6 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) . 239 viii • Table des Matières 13.7 PRÉVALENCE DES INJECTIONS . 240 13.8 LES JEUNES DE 15-24 ANS ET LE VIH/SIDA . 242 CHAPITRE 14 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Dr Astou Gueye GAYE, Dr Aïssatou Gueye NDIAYE, Ousmane DIOUF, Dr Abdou Salam MBENGUE, Pr Coumba Touré KANE, Pr Aissatou Gaye DIALLO, Abdoulaye Aziz HANE et Pr Souleymane MBOUP 14.1 APPROCHE SUIVIE POUR LE TEST DU VIH ET DE L’HÉMOGLOBINE . 250 14.1.1 Méthodologie . 250 14.1.2 Formation et travail de terrain . 251 14.1.3 Procédures de laboratoire . 252 14.2 TAUX DE COUVERTURE DU TEST DE VIH . 255 14.2.1 Couverture du test VIH selon le milieu et la région de résidence . 255 14.2.2 Couverture du test VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 257 14.3 PREVALENCE DU VIH . 258 14.3.1 Prévalence du VIH selon l’âge . 258 14.3.2 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . 259 14.3.3 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 261 14.3.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 262 14.3.5 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans . 263 14.3.6 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon cerrtaines caractéristiques du comportement sexuel . 265 14.4 PRÉVALENCE DU VIH SELON D’AUTRES CARACTÉRISTIQUES . 266 14.5 PRÉVALENCE DU VIH PARMI LES COUPLES . 267 CHAPITRE 15 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Mohamed AYAD et Salif NDIAYE 15.1 INTRODUCTION . 269 15.2 COLLECTE DES DONNÉES . 270 15.3 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 270 15.4 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE . 272 15.5 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . 273 Table des Matières • ix CHAPITRE 16 RAPPORTS DE GENRE Diatta CAMARA 16.1 EMPLOI ET RÉMUNÉRATION . 275 16.2 POSSESSION DES BIENS . 279 16.3 PARTICIPATION DANS LA PRISE DE CERTAINES DÉCISIONS . 282 16.4 OPINION SUR LA VIOLENCE CONJUGALE . 286 16.5 INDICATEURS DU POUVOIR D’ACTION DES FEMMES . 289 CHAPITRE 17 EXCISION Marie DIOP, Babacar MANÉ, Fatou Bintou Niang CAMARA et Rémy PIGOIS 17.1 CONNAISSANCE ET PRATIQUE DE L’EXCISION . 294 17.2 ÂGE À L’EXCISION DES FEMMES . 296 17.3 PERSONNE AYANT PROCÉDÉ À L’EXCISION . 297 17.4 PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FILLES DE MOINS DE 10 ANS . 298 17.5 CROYANCES ET OPINIONS VIS-À-VIS DE L’EXCISION . 300 CHAPITRE 18 SITUATION DES ENFANTS Papa Ibrahima Sylmang SENE et Rémy PIGOIS 18.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES . 303 18.2 ENFANTS VIVANT SÉPARÉS DE LEURS PARENTS BIOLOGIQUES ET ENFANTS ORPHELINS . 304 18.3 ACCÈS À L’INSTRUCTION . 306 18.3.1 Taux net de scolarisation . 306 18.3.2 La non scolarisation des enfants . 308 18.4 TRAVAIL DES ENFANTS . 308 18.5 DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT . 311 RÉFÉRENCES .313 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE . 315 A.1 INTRODUCTION . 315 A.2 BASE DE SONDAGE . 315 A.3 PROCÉDURE DE TIRAGE ET RÉPARTITION DE L’ÉCHANTILLON . 316 x • Table des Matières A.4 PROBABILITÉS DE SONDAGE . 319 A.5 RESULTATS DE L’ENQUETE . 320 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 327 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES .347 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDS-MICS 2010-11 .353 ANNEXE E QUESTIONNAIRES.357 Liste des Tableaux et des Graphiques • xi LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Page CHAPITRE 1 PRÉSENTATION DU PAYS, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Résultats de l'enquête ménage et de l'enquête individuelle . 11 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 16 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 17 Tableau 2.3 Lavage des mains . 18 Tableau 2.4 Caractéristiques du logement . 19 Tableau 2.5 Biens possédés par les ménages . 20 Tableau 2.6 Quintiles de bien-être économique . 21 Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 22 Tableau 2.8 Composition des ménages . 23 Tableau 2.9.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femme . 25 Tableau 2.9.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Homme . 26 Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire . 28 Graphique 2.1 Caractéristiques des logements selon le milieu de résidence . 20 Graphique 2.2 Pyramide des âges de la population . 23 Graphique 2.3 Proportion de femmes et d’hommes sans instruction selon le milieu de résidence et la région . 27 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 32 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction : Femmes . 34 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes . 35 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes . 37 xii • Liste des Tableaux et des Graphiques Tableau 3.3.2 Alphabétisation : Hommes . 38 Tableau 3.4.1 Exposition aux média : Femmes. 40 Tableau 3.4.2 Exposition aux média : Hommes . 41 Tableau 3.5 Emploi . 42 Tableau 3.6.1 Occupation : Femmes . 44 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes . 45 Tableau 3.7 Type d'emploi . 46 Tableau 3.8.1 Couverture médicale: Femme . 47 Tableau 3.8.2 Couverture médicale: Homme . 48 Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femme . 49 Tableau 3.9.2 Consommation de tabac: Homme . 50 Tableau 3.10.1 Maladies chroniques chez les femmes . 53 Tableau 3.10.2 Maladies chroniques chez les hommes . 55 Graphique 3.1 Proportion d’alphabétisés parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans . 39 Graphique 3.2 Répartition des femmes ayant ou ayant eu un emploi au cours des 12 mois précédant l'enquête par type de revenu . 46 Graphique 3.3 Pourcentage de femmes de 15-49 ans atteintes d'une maladie chronique par type de maladie . 52 Graphique 3.4 Pourcentage d’hommes de 15-59 ans atteints d'une maladie chronique par type de maladie . 54 CHAPITRE 4 NUPTIALITÉ Tableau 4.1 État matrimonial actuel . 58 Tableau 4.2 Nombre de coépouses . 59 Tableau 4.3 Nombre d'épouses . 61 Tableau 4.4 Âge à la première union . 63 Tableau 4.5 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 64 Tableau 4.6 Âge aux premiers rapports sexuels . 65 Tableau 4.7 Âge médian aux premiers rapports sexuels . 66 Tableau 4.8 Activité sexuelle récente des femmes . 68 Tableau 4.9 Activité sexuelle récente des hommes . 69 Liste des Tableaux et des Graphiques • xiii Graphique 4.1 Proportion de femmes et d'hommes célibataires par âge . 58 Graphique 4.2 Proportions de femmes en union polygame selon le milieu et la région de résidence . 60 Graphique 4.3 Proportions d'hommes en union polygame selon le milieu et la région de résidence . 62 Graphique 4.4 Âge médian des femmes 25-49 ans à la première union . 64 Graphique 4.5 Âge médian des femmes et des hommes aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 67 CHAPITRE 5 FÉCONDITÉ Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 72 Tableau 5.2 Fécondité par caractéristiques sociodémographiques . 73 Tableau 5.3.1 Fécondité par âge selon cinq sources . 74 Tableau 5.3.2 Tendance de la fécondité par âge . 75 Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 77 Tableau 5.5 Intervalle intergénésique . 78 Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 80 Tableau 5.7 Durée médiane de l'aménorrhée, de l'abstinence post-partum et de l'insusceptibilité post-partum . 81 Tableau 5.8 Ménopause . 82 Tableau 5.9 Age à la première naissance . 82 Tableau 5.10 Age médian à la première naissance . 83 Tableau 5.11 Grossesse et fécondité des adolescentes . 84 Graphique 5.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence . 72 Graphique 5.2 Taux de fécondité générale selon cinq sources. 75 Graphique 5.3 Taux de fécondité générale pour différentes périodes avant l'enquête . 76 Graphique 5.4 Proportions d’adolescentes ayant commencé leur vie féconde selon l'EDS-IV et l’EDS-MICS . 85 CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfants vivants . 88 Tableau 6.2.1 Désir de limiter les naissances: Femme . 89 Tableau 6.2.2 Désir de limiter les naissances : Hommes . 90 xiv • Liste des Tableaux et des Graphiques Tableau 6.3 Nombre idéal d'enfants . 92 Tableau 6.4 Nombre idéal d'enfants par caractéristique sociodémographique . 93 Tableau 6.5 Planification de la fécondité . 95 Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée . 96 Graphique 6.1 Désir d’enfant supplémentaire des femmes en union selon le nombre d’enfants vivants . 88 Graphique 6.2 Nombre idéal d'enfants pour les femmes . 94 Graphique 6.3 Indice Synthétique de Fécondité et Indice Synthétique de Fécondité Désirée . 96 CHAPITRE 7 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 98 Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques . 99 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon âge. 100 Tableau 7.4 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 102 Tableau 7.5 Source d'approvisionnement des méthodes modernes . 104 Tableau 7.6 Choix informé de la méthode . 105 Tableau 7.7 Raisons d'interruption d'une méthode . 106 Tableau 7.8 Connaissance de la période féconde . 106 Tableau 7.9.1 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 108 Tableau 7.9.2 Besoins en matière de planification familiale de toutes les femmes et de celles qui ne sont pas actuellement en union . 109 Tableau 7.10 Utilisation future . 111 Tableau 7.11 Exposition aux messages sur la planification familiale . 112 Tableau 7.12 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des agents de planification familiale . 114 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive parmi les femmes en union selon la méthode . 101 Graphique 7.2 Tendance de la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union, EDS 1992-1993, EDS 1997, EDS 2005 et EDS-MICS 2010-2011 . 103 CHAPITRE 8 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Tableau 8.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de cinq ans . 117 Tableau 8.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques . 119 Liste des Tableaux et des Graphiques • xv Tableau 8.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . 122 Tableau 8.4 Mortalité périnatale . 124 Tableau 8.5 Comportement procréateur à hauts risques . 127 Graphique 8.1 Tendances de la mortalité infantile selon l'EDS-IV 2005 et l’EDS-MICS 2010-11 . 118 Graphique 8.2 Tendances de la mortalité juvénile selon l'EDS-IV 2005 et l’EDS-MICS 2010-11 . 118 CHAPITRE 9 SANTÉ DE LA MÈRE Tableau 9.1 Soins prénatals. 130 Tableau 9.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . 132 Tableau 9.3 Composants des visites prénatales . 134 Tableau 9.4 Vaccination antitétanique . 135 Tableau 9.5 Lieu de l'accouchement . 137 Tableau 9.6 Assistance lors de l'accouchement. 139 Tableau 9.7 Soins postnatals . 141 Tableau 9.8 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals . 143 Tableau 9.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 144 Tableau 9.10 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 145 Tableau 9.11 Problèmes d'accès aux soins de santé . 147 Tableau 9.12 Connaissance et prévalence de la fistule obstétricale . 148 Graphique 9.1 Soins prénatals par du personnel qualifié selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 131 Graphique 9.2 Soins prénatals, assistance à l'accouchement et lieu d'accouchement . 131 Graphique 9.3 Nombre de mois de grossesse à la première consultation prénatale par milieu se résidence . 133 Graphique 9.4 Assistance à l'accouchement par du personnel formé selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 137 Graphique 9.5 Premiers examens postnatals par du personnel formé selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 142 xvi • Liste des Tableaux et des Graphiques CHAPITRE 10 SANTÉ DE L’ENFANT Tableau 10.1 Taille et poids de l'enfant à la naissance . 152 Tableau 10.2 Vaccinations par sources d'information . 153 Tableau 10.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 155 Tableau 10.4 Vaccinations au cours de la première année . 157 Tableau 10.5 Prévalence et traitement des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë (IRA) . 158 Tableau 10.6 Prévalence et traitement de la fièvre . 160 Tableau 10.7 Prévalence de la diarrhée . 161 Tableau 10.8 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides pré conditionnés, . 163 Tableau 10.9 Traitement de la diarrhée . 164 Tableau 10.10 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 166 Tableau 10.11 Évacuation des selles des enfants . 167 Graphique 10.1 Vaccinations des enfants de 12-23 mois selon trois sources . 153 Graphique 10.2 Pourcentage d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 156 Graphique 10.3 Prévalence des IRA, de la fièvre et de la diarrhée selon l’âge . 159 Graphique 10.4 Prévalence de la diarrhée par région . 162 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL Tableau 11.1 Initiation précoce de l’allaitement au sein . 171 Tableau 11.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant . 173 Tableau 11.3 Durée médiane de l'allaitement . 174 Tableau 11.4 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'enquête . 176 Tableau 11.5 Pratiques alimentaires des nourrissons et des jeunes enfants . 177 Tableau 11.6 Sel iodé dans le ménage . 179 Tableau 11.7 Consommation de micronutriments . 180 Tableau 11.8 Consommation de micronutriments par les mères. 182 Tableau 11.9 Prévalence de l'anémie chez les enfants . 184 Tableau 11.10 Prévalence de l'anémie chez les femmes . 186 Liste des Tableaux et des Graphiques • xvii Tableau 11.11 Prévalence de l'anémie chez les hommes . 187 Tableau 11.12 Échelle pour l'interprétation des valeurs de prévalence de la malnutrition (-2 Z-score) dans une population . 188 Tableau 11.13 État nutritionnel des enfants . 189 Tableau 11.14 État nutritionnel des femmes . 195 Tableau 11.15 État nutritionnel des hommes . 196 Graphique 11.1 Pratique d'allaitement des enfants de moins de 2 ans . 173 Graphique 11.2 Durée médiane de l'allaitement dans certains pays d'Afrique de l'Ouest . 175 Graphique 11.3 État nutritionel des enfants de moins de 5 ans . 190 Graphique 11.4 Prévalence du retard de croissance (enfants de moins de 5 ans) . 190 Graphique 11.5 Prévalence de l’insuffisance pondérale (enfants de moins de 5 ans) . 193 CHAPITRE 12 PALUDISME Tableau 12.1.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 199 Tableau 12.1.2 Mois de l'interview . 200 Tableau 12.2.1 Pulvérisation intra-domiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 201 Tableau 12.2.2 Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 202 Tableau 12.3 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 203 Tableau 12.4 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 205 Tableau 12.5 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 206 Tableau 12.6 Utilisation d'antipaludéens à titre préventif et du Traitement Préventif Intermittent (TPIg) par les femmes au cours de la grossesse . 208 Tableau 12.7 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 209 Tableau 12.8 Type de médicaments antipaludéens pris par les enfants qui ont pris des antipaludiques . 210 Tableau 12.9 Type d'antipaludéens et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre . 211 Tableau 12.10 Hémoglobine < 8,0 g/dl . 212 Tableau 12.11 Prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants . 214 Graphique 12.1 Évolution de la prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants de 6-59 mois selon la région entre l'ENPS-II 2008-09 et l'EDS MICS 2010-11 . 215 xviii • Liste des Tableaux et des Graphiques CHAPITRE 13 VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Tableau 13.1 Connaissance du sida . 218 Tableau 13.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH. 219 Tableau 13.3.1 Connaissance « approfondie » du sida : Femmes . 221 Tableau 13.3.2 Connaissance « approfondie » du sida : Hommes . 222 Tableau 13.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant . 224 Tableau 13.5.1 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH: Femmes . 226 Tableau 13.5.2 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH: Hommes . 227 Tableau 13.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 228 Tableau 13.7 Adultes favorables à l'enseignement de l'utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida . 229 Tableau 13.8.1 Partenaires sexuels multiples: Femme . 230 Tableau 13.8.2 Partenaires sexuels multiples: Homme . 231 Tableau 13.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuelles concomitantes . 233 Tableau 13.10 Rapports sexuels payants . 234 Tableau 13.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Femme . 235 Tableau 13.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Homme . 237 Tableau 13.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH . 238 Tableau 13.13 Prévalence déclarée des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et symptômes déclarés d'IST . 239 Tableau 13.14 Prévalence des injections médicales . 241 Tableau 13.15 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d'un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 243 Tableau 13.16 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes . 244 Tableau 13.17 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes . 245 Tableau 13.18 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Femme . 246 Tableau 13.19 Disparité d'âges entre partenaires sexuels parmi les femmes de 15-19 ans . 247 Tableau 13.20 Test du VIH récent parmi les jeunes . 248 Graphique 13.1 Recherche de traitement par les femmes et les hommes ayant déclaré avoir eu une IST . 240 Liste des Tableaux et des Graphiques • xix CHAPITRE 14 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Tableau 14.1 Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence . 256 Tableau 14.2 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 257 Tableau 14.3 Prévalence du VIH selon l'âge . 258 Tableau 14.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques. 260 Tableau 14.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques démographiques . 261 Tableau 14.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 262 Tableau 14.7 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 an selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 264 Tableau 14.8 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques du comportement sexue . 266 Tableau 14.9 Prévalence du VIH selon d'autres caractéristiques . 266 Tableau 14.10 Prévalence du VIH parmi les couples . 268 Graphique 14.1 Algorithme de dépistage du VIH . 254 Graphique 14.2 Prévalence du VIH par sexe et âge . 259 Graphique 14.3 Prévalence du VIH par sexe et âge chez les jeunes de 15-24 ans . 265 CHAPITRE 15 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Tableau 15.1 Complétude de l’information sur les frères et sœurs . 270 Tableau 15.2 Indicateurs de la qualité des données sur les frères et sœurs . 271 Tableau 15.3 Estimation de la mortalité adulte par âge . 272 Tableau 15.4 Estimation indirecte de la mortalité maternelle . 274 Graphique 15.1 Taux de mortalité féminine et masculine pour la période 1998-2011 . 273 Graphique 15.2 Mortalité maternelle au Sénégal et en Afrique subsaharienne . 274 CHAPITRE 16 RAPPORTS DE GENRE Tableau 16.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union . 275 Tableau 16.2.1 Contrôle du revenu des femmes et importance des gains de la femme par rapports à ceux de son mari/partenaire: Femmes . 276 Tableau 16.2.2 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les hommes . 278 xx • Liste des Tableaux et des Graphiques Tableau 16.3 Contrôle des femmes sur leurs propres revenus et sur ceux de leur mari/partenaire . 279 Tableau 16.4.1 Possession de biens par les femmes . 280 Tableau 16.4.2 Possession de biens par les hommes . 281 Tableau 16.5 Participation dans la prise de décision . 282 Tableau 16.6.1 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 284 Tableau 16.6.2 Participation des hommes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 285 Tableau 16.7.1 Opinion concernant le fait qu'un mari batte sa femme: Femmes . 286 Tableau 16.7.2 Opinion concernant le fait qu'un mari batte sa femme: Hommes . 288 Tableau 16.8 Indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 289 Tableau 16.9 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 290 Tableau 16.10 Pouvoir d'action des femmes, nombre idéal d'enfant et besoins non satisfaits en matière de planification familiale . 291 Tableau 16.11 Soins de santé reproductive selon les indicateurs du pouvoir des femmes . 291 Graphique 16.1 Possession des biens par les femmes et les hommes de 15-49 ans . 280 Graphique 16.2 Particpation dans la prise des décisions par les femme . 283 CHAPITRE 17 EXCISION Tableau 17.1 Connaissance de l'excision . 294 Tableau 17.2 Pratique de l'excision . 295 Tableau 17.3 Age à l’excision des femmes . 297 Tableau 17.4 Personne qui a procédé à l'excision . 297 Tableau 17.5 Pratique de l'excision parmi les filles des femmes enquêtées . 298 Tableau 17.6 Âge des filles à l'excision . 300 Tableau 17.7 Croyance au sujet de l'excision . 301 Tableau 17.8 Opinion au sujet de l'excision . 302 Graphique 17.1 Pourcentage de femmes excisées selon l’ethnie . 296 Graphique 17.2 Pratique de l’excision chez les mères et les filles de moins de 10 ans, selon l’ethnie . 299 Liste des Tableaux et des Graphiques • xxi CHAPITRE 18 SITUATION DES ENFANTS Tableau 18.1 Enregistrement des naissances d'enfants de moins de cinq ans . 304 Tableau 18.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 305 Tableau 18.3 Taux net de scolarisation . 307 Tableau 18.4 Pourcentage d'enfants n'ayant jamais été scolarisés par groupe d'âge, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 . 308 Tableau 18.5 Travail des enfants . 310 Tableau 18.6 Programme d'apprentissage ou d'éveil . 311 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition du nombre de DR et la taille moyenne des DR par milieu de résidence selon la région . 316 Tableau A.2 Répartition des ménages et de la population par milieu de résidence selon la région . 316 Tableau A.3 Répartition de l'échantillon des grappes par milieu de résidence selon la région . 317 Tableau A.4 Répartition des effectifs attendus de femmes et d'hommes enquêtés avec succès par milieu de résidence selon la région . 318 Tableau A.5 Répartition des effectifs de femmes et d'hommes éligibles pour le test du VIH par milieu de résidence selon la région . 318 Tableau A.6 Répartition des effectifs attendus de femmes et d'hommes enquêtés et testés pour le test du VIH par milieu se résidence selon la région . 318 Tableau A.7 Résultats de l'enquête : Femmes . 321 Tableau A.8 Résultats de l'enquête : Hommes . 322 Tableau A.9 Couverture du test du VIH parmi les femmes enquêtées selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 323 Tableau A.10 Couverture du test du VIH parmi les hommes enquêtés selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 324 Tableau A.11 Couverture du test du VIH parmi les femmes enquêtées selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 325 Tableau A.12 Couverture du test du VIH parmi les hommes enquêtés selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 326 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage . 329 Tableau B.2 Erreurs de sondage : Echantillon Total . 330 xxii • Liste des Tableaux et des Graphiques Tableau B.3 Erreurs de sondage : Echantillon Urbain . 331 Tableau B.4 Erreurs de sondage : Echantillon Rural. 332 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Echantillon Dakar . 333 Tableau B.6 Erreurs de sondage : Echantillon Ziguinchor . 334 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Echantillon Diourbel . 335 Tableau B.8 Erreurs de sondage : Echantillon Saint-Louis . 336 Tableau B.9 Erreurs de sondage : Echantillon Tambacounda . 337 Tableau B.10 Erreurs de sondage : Echantillon Kaolack . 338 Tableau B.11 Erreurs de sondage : Echantillon Thiès. 339 Tableau B.12 Erreurs de sondage : Echantillon Louga . 340 Tableau B.13 Erreurs de sondage : Echantillon Fatick . 341 Tableau B.14 Erreurs de sondage : Echantillon Kolda . 342 Tableau B.15 Erreurs de sondage : Echantillon Matam . 343 Tableau B.16 Erreurs de sondage : Echantillon Kaffrine . 344 Tableau B.17 Erreurs de sondage : Echantillon Kédougou . 345 Tableau B.18 Erreurs de sondage : Echantillon Sédhiou . 346 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge des ménages . 347 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 348 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés . 348 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement . 349 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 349 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours . 350 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois . 351 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants . 352 Avant-propos • xxiii AVANT PROPOS Enquête Démographique et de Santé du Sénégal (EDS-MICS), fait suite aux EDS de 1986, 1992, 1997 et 2005. Comme les précédentes, l’EDS-MICS 2010/2011 avait pour objectif de produire les informations nécessaires à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des programmes en matière de développement économique et social en général, dans le domaine de la santé en particulier. Je me réjouis de la qualité de la collaboration avec le Ministère de l’Economie et des Finances qui a associé le Ministère de la Santé et de la Prévention Médicale dans cette importante rencontre. L’EDS-MICS 2010/2011 a été réalisée par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) avec le concours technique d’ICF Macro International Inc.et du CRDH. Le laboratoire de Bactériologie et de Virologie du CHU de l’hôpital Aristide le Dantec de Dakar et le laboratoire de parasitémie de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD) ont apportée leur appuie dans la mise en œuvre des volets Sérologie du VIH et de la parasitémie palustre. Je leurs adresse mes vifs remerciements. L’EDS-MICS, tout en reprenant les thèmes développés dans les précédentes EDS, a été renforcé d’indicateurs de l’Enquête « Multiple Indicator Cluster Survey » ou Enquête par Grappe à Indicateurs Multiples (MICS), parmi lesquels la fécondité, la planification familiale, les soins pré et postnatals, les maladies des enfants, leur prévention et leur prise en charge, la mortalité au cours de l’enfance. Elle vient combler l’insuffisance des données sur d’autres questions majeures, à savoir les questions de genre, la malnutrition chez les enfants mais aussi chez les adultes hommes et les femmes à partir des mesures anthropométrique, le niveau d’hémoglobine dans le sang et la mesure de la prévalence du VIH dans la population adulte. Les questions sur la mortalité maternelle ont été rééditées et celles sur la prévention du paludisme et l’alimentation des enfants approfondies. En mutualisation différentes enquêtes, cette opération a permis de rationaliser les ressources publiques de plus en plus rares. Finalement, l’EDS-MICS a permis de disposer d’une grande variété de données actualisées ou tout simplement inédites nécessaires à une bonne planification économique et sociale. Des efforts importants ont été faits pour faciliter l’accès aux données pour la communauté scientifique, et surtout pour le Gouvernement et ses partenaires au développement. A la suite du présent rapport, viendront quatorze (14) fascicules régionaux qui constitueront des références précieuses pour les planificateurs au niveau périphérique local. Des affiches et des dépliants portant sur les indicateurs de base seront également élaborés et vulgarisés. Enfin, toute la documentation sur l’enquête sera accessible en ligne ou directement auprès de l’ANSD, mais aussi du Centre de Recherche pour le Développement Humain (CRDH) et d’ICF Macro International. Je suis convaincu que tous les utilisateurs sauront tirer profit de cette mine d’informations qu’est l’EDS-MICS pour une meilleure planification de leurs activités. La mise en œuvre de cette enquête a mobilisé des ressources financières importantes. L’Agence Américaine pour le développent International (USAID), la Banque Mondiale, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Fonds Mondial, la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) et l’ANSD en ont assuré le financement, à côté de l’Etat. Je leur adresse mes sincères remerciements. Mes remerciements vont également à tous les partenaires institutionnels et toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette importante investigation. J’exprime toute ma gratitude à la population et aux services de l’Etat pour la disponibilité dont ils ont fait montrer pendant la collecte des données sur le terrain. L’ Remerciements • xxv REMERCIEMENTS our assurer un meilleur suivi de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Sénégal vient de réaliser une enquête nationale de grande envergure dénommée Enquête Démographique et de Santé à Indicateurs Multiples (EDS-MICS, 2010-2011). Cette enquête qui entre dans le cadre du programme d’activités du Schéma Directeur de la Statistique, est une nouveauté en ce sens qu’elle a combiné l’Enquête Démographique et de Santé (EDS-IV), l’Enquête par Grappes à Indicateur Multiple (MICS-II) et l’Enquête Nationale sur le Paludisme (ENPS-III). A travers celle-ci, le pays dispose, à partir d’une opération unique, d’informations pertinentes et fiables sur la fécondité, la planification familiale, la morbidité et la mortalité des adultes et des enfants. Les indicateurs ainsi produits sont représentatifs au niveau régional et permettent la mise-à- jour de ceux de la situation sociodémographique et sanitaire de base qui datent de 2005 pour l’EDS, de 2000 pour la MICS et de 2008 pour l’ENPS. Cette opération mixte est une illustration de la politique de rationalisation des ressources aussi bien financières que techniques, par l’harmonisation et la mutualisation des nos enquêtes. Elle a nécessité la mobilisation d’importantes ressources financières, de la disponibilité et de la compétence de plusieurs personnes ressources. Je voudrais donc, à l’occasion de la publication du présent rapport, adresser mes sincères remerciements au Gouvernement du Sénégal, à ses partenaires au développement, notamment l’USAID, l’UNICEF, le Fond Mondial, l’UNFPA, à la Cellule de lutte contre la malnutrition (CLM), à ICF Macro et au CRDH qui ont appuyé l’ANSD tout le long de cette opération. À travers cette enquête, l’ANSD vient aussi d’expérimenter avec succès une collecte de données sans questionnaires papiers, grâce à l’utilisation d’ordinateurs portables qui ont permis la saisie directe des données sur le terrain. L’ANSD aura ainsi été l’un des premiers instituts nationaux de statistique à réaliser cette grande première dans le continent africain. Le succès avec lequel l’ANSD a réalisé ce projet confirme le leadership de cette structure et la nécessité à faire confiance à l’expertise nationale. J’exprime donc mes félicitations aux experts de l’ANSD et mes sincères remerciements à ICF Macro et au CRDH pour leur appui technique si précieux. Je voudrais aussi remercier les personnels techniques et administratifs du Ministère de la Santé et de la Prévention, au niveau central comme au niveau périphérique pour leur précieuse collaboration ; les membres du Comité de pilotage et du Comité technique pour leur compétence et leur disponibilité ainsi que les personnels du laboratoire de bactériologie et de virologie de l’hôpital Aristide Le Dantec et du laboratoire de parasitémie de l’Université Cheikh Anta Diop pour leur efficacité dans l’exploitation des analyses biologiques. Je voudrais également témoigner ma profonde gratitude et ma reconnaissance à l’égard des populations des localités enquêtées ainsi qu’aux autorités administratives, locales, coutumières et religieuses pour l’accueil chaleureux qu’elles ont réservé aux personnels de terrain. Enfin, j’adresse toutes mes félicitations aux personnels de terrain, chauffeurs, enquêteurs, techniciens médicaux, chefs d’équipe et superviseurs pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur endurance qui ont été déterminants pour la réussite de l’enquête. P xxvi • Remerciements Je salue l’expertise des collègues de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie qui se sont tous mobilisés pour assurer un succès éclatant à cette enquête cruciale, aussi bien du point de vue technique, logistique qu’administratif et financier. Sigles et Abréviations • xxvii SIGLES ET ABRÉVIATIONS AEC Agences d’Exécution Communautaires ANSD Agence nationale de la Statistique et de la Démographie BCG Bacille de Calmette et Guérin (Vaccin antituberculeux) BEN Bureau Exécutif National de la CLM BER Bureau Exécutif Régional (du PRN) CAID Campagne d’Aspersion Intra-Domiciliaire CAPI Computer-assisted personal interviewing (système d’interview assisté par ordinateur) CDC Centers for Disease Control and Prevention (États Unis) CDE Convention relative aux Droits de l’Enfant CDV Centres de Déspistage Volontaire CLM Cellule de Lutte contre la Malnutrition CNERS Comité National d’Éthique pour la Recherche en Santé CNLS Conseil National de Lutte contre le Sida CRDH Centre de Recherche pour le Développement Humain CSPro Census and Survey Processing System CTA Combinaison thérapeutique à base d'artésiminine DANSE Division de l’Alimentation, de la Nutrition et de la Survie de l’Enfant DHS Demographic and Health Surveys DIU Dispositif intra utérin DPS Direction de la Prévision et de la Statistique DS District Sanitaire DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté DSSP Division des Soins de Santé Primaires DTCoq Diphtérie, Tétanos et Coqueluche EDS Enquête Démographique et de Santé EIPRN Enquête Initiale pour l’évaluation de l’impact du Programme de Renforcement de la EMUS Enquête sur les Migrations et l’Urbanisation au Sénégal ENTES Enquête Nationale sur le Travail des Enfants au Sénégal, 2005 ESAM Enquête Sénégalaise Auprès des Ménages ESF Enquête Sénégalaise sur la Fécondité ESIS Enquête Sénégalaise sur les Indicateurs de Santé de 1999 ESP Enquête Sur les Priorités, 1991 ESPS Enquête de Suivi de la Pauvreté au Sénégal, 2006 ICP Infirmiers Chefs de Poste IDA Association Internationale de Développement IEC/CCC Information, Education, Communication/Communication pour le Changement de Comportement IMC Indice de masse corporelle IRA Infections respiratoires aiguës IRD Institut de Recherche pour le Développement ISF Indice synthétique de fécondité ISFD Indice synthétique de fécondité désirée IST Infections sexuellement transmissibles xxviii • Sigles et Abréviations LBV Laboratoire de Bactériologie et de Virologie (CHU Hôpital, Le Dantec) MAMA Méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée MCD Médecins Chefs de District MICS Multiple Indicator Cluster Surveys (Enquête par grappes à indicateurs multiples) MII Moustiquaire imprégnée d’insecticide MILDA Moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d'action MN Mortalité néonatale NCHS National Center for Health Statistics NEPAD Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique OMD Objectifs du Millénaire pour le développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non Gouvernementale OUA Organisation de l’Unité Africaine PCIME Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant PDIS Programme de Développement Intégré de la Santé PENTA Le pentavalent contient cinq antigènes contre la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche, l’Hépatite B et l’Infection à Haemophilus influenzae B (HIB) PEV Programme élargi de vaccination PNB Produit National Brut PNDS Plan National de Développement Sanitaire et Social PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PNN Mortalité post-néonatale PNUD Programme des Nations pour le Développement PRN Programme de Renforcement de la Nutrition RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SNEIPS Service National de l’Éducation et de l’Information Pour la Santé SP Sulfadoxine pyriméthamine SRO Sel de réhydratation par voie orale TBN Taux brut de natalité TDR Test de diagnostic rapide TGFG Taux global de fécondité générale TPI Traitement préventif intermittent TRO Thérapie de réhydratation par voie orale UCAD Université Cheikh Anta Diop UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance USAID Agence américaine pour le développement international VIH Virus de l’immunodéficience humaine Résumé • xxix RÉSUMÉ L’Enquête Démographique et de Santé à Indicateurs Multiples au Sénégal (EDS-MICS 2010-11) est la cinquième du genre. Elle est une enquête par sondage, représentative au niveau national. Commanditée par le Gouvernement sénégalais, elle a été conduite par l’Agence Nationale de la Démographie et de la Statistique (ANSD) en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique à travers la Division de Lutte contre Sida et les IST (Projet de renfocement du système de santé). Elle a bénéficié de l’assistance technique d’ICF Macro, institution de coopération américaine en charge du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS), et du Centre de Recherche pour le Développement Humain (CRDH) du Sénégal. Le projet EDS-MICS a été exécuté grâce à l’appui financier de l’USAID, l’UNICEF, le PMI, le Fonds Mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, le CLM et l’UNFPA. En outre, l'EDS-MICS a bénéficié de l'apport financier du Gouvernement sénégalais et de sa contribution par la mise à disposition des cadres techniques et de logistique. L’EDS-MICS a collecté des informations sur les niveaux de fécondité, l’activité sexuelle, les préférences en matière de fécondité, la connaissance et l’utilisation des méthodes de la planification familiale, les pratiques de l’allaitement, l’état nutritionnel des femmes et des enfants de moins de cinq ans, la mortalité infantile, la mortalité maternelle, la santé de la mère et de l’enfant et sur la connaissance, les attitudes et les comportements vis-à-vis du sida et autres infections sexuellement transmissibles et l’excision. D’autres volets inclus dans l’enquête fournissent des informations sur les fistules, l’utilisation des moustiquaires ainsi que les tests du VIH, de l’anémie et de la parasitémie palustre Les informations collectées au cours de l’EDS-MICS permettront la mise à jour des indicateurs de base sur la situation démographique et sanitaire couverts lors des principales précédentes enquêtes de 1986, 1992, 1997 et 2005. Au cours de l’enquête, réalisée sur le terrain d’ octobre 2010 à avril 2011, 7 902 ménages, 15 689 femmes âgées de 15-49 ans et 4 931 hommes de 15-59 ans ont été interviewés avec succès, parmi lesquels 5 326 femmes de 15-49 ans et 4 591 hommes de 15-59 ans ont été testés pour le VIH. Les informations recueillies sont représentatives au niveau national, au niveau du milieu de résidence (milieu urbain et milieu rural) et au niveau des 14 régions administratives. Près de six ménages sur dix (57 %) au Sénégal disposent de l’électricité (57 %). Par rapport à 2005, on constate cependant une nette amélioration puisque à cette date, ce sont 47 % des ménages qui en disposaient. Pour l’approvisionnement en eau de boisson, 78 % des ménages sur le territoire national ont accès à l’eau potable en 2010-2011 contre 70 % en 2005. SITUATION DES ENFANTS L’enquête s’est intéressée à la survie des parents des enfants de moins de 18 ans. Il en ressort que 55 % des enfants de moins de 18 ans vivent avec leurs deux parents biologiques. Cette situation est plus fréquente en milieu rural (56 %) qu’en milieu urbain (52 %). En 2010, la fréquentation scolaire au Sénégal indique que 54 % des enfants d’âge scolaire primaire fréquentent l’école primaire et seuls 28 % des enfants d’âge scolaire secondaire fréquentent l’école secondaire. En d’autres termes, 1 enfant sur 2 en âge de scolarisation primaire a accès à l’éducation, et 1 enfant en âge de scolarisation secondaire sur 4 y a accès. Les filles fréquentent l’école primaire un peu plus que les garçons : l’indice de parité entre les sexes (IPS) au primaire est de 1,07. Cependant, au niveau de l’école secondaire, l’IPS est de 0,93, dénotant que les filles fréquentent le secondaire relativement moins que les garçons. Par ailleurs, 75 % des enfants de moins de cinq ans étaient enregistrés à l’état civil. Ce niveau constitue une xxx • Résumé hausse de 20 points de pourcenatge par rapport à la situation de 2005, date à laquelle le taux d’enregistre- ment des enfants de moins de 5 ans à l’état civil était de 55 %. La fréquence de l’enregistrement des enfants augmente avec le niveau de bien-être économique : 50 % dans les ménages les plus pauvres contre plus de 90 % dans les ménages riches En outre, 72 % des enfants âgés de 5-17 ans sont engagés dans le travail des enfants au Sénégal en 2010. Les enfants les plus âgés sont plus exposés au risque d’être engagés dans le travail des enfants que ceux d’âge pré-pubères (83 % contre 61 %). De même, les enfants du milieu rural sont plus exposés au risque d’être engagés dans le travail des enfants que ceux du milieu urbain (76 % contre 66 %). Enfin, on note que le travail rémunéré des enfants est plus fréquent dans les couches défavorisées FÉCONDITÉ Niveau de fécondité et tendance. Les données de l’EDS-MICS montrent que la fécondité des femmes au Sénégal en 2010-2011 demeure élevée. Avec les niveaux actuels, chaque femme donnerait naissance en moyenne à 5,0 enfants à la fin de sa vie féconde. Cette fécondité est également précoce puisque 19 % des filles de moins de 20 ans ont déjà donné naissance à, au moins, un enfant ou en sont à leur première grossesse au moment de l’enquête. La fécondité continue de baisser dans la mesure où d’après l’EDS-I (1986), une femme arrivée en fin de vie féconde avait, en moyenne, 6,6 enfants; l’EDS-II (1992), l’EDS-III (1997) et l’EDS-IV (2005) ont respectivement estimé ce nombre à 6,0 enfants, 5,7 enfants et 5,3 enfants alors que d’après l’EDS-MICS, une femme aurait, en moyenne, 5,0 enfants en fin de vie féconde, soit, au total, 1,6 enfants de moins par rapport au niveau de 1986. Au Sénégal, 2,3 % seulement des femmes actuellement en union et âgées de 40-49 ans n’ont jamais eu d’enfant et pourraient être considérées comme stériles. Fécondité différentielle. Des différences très nettes de fécondité apparaissent entre milieux de résidence : une femme urbaine a un niveau de fécondité nettement plus faible (ISF de 3,9) que qu’une femme rurale (6,0). En outre, le nombre moyen d’enfants par femme varie de façon importante selon les régions : de 3,7 enfants à Dakar, il dépasse 6 dans les régions de Sédhiou, Kolda, Kaffrine, Fatick et Kédougou. Ce nombre varie également selon le niveau d'instruction des femmes (2,9 enfants par femme chez celles ayant atteint le niveau d’instruction secondaire ou plus contre 5,8 chez celles sans niveau d’instruction) et le niveau de vie de leur ménage d’appartenance: 3,3 enfants en moyenne pour les femmes appartenant aux ménages les plus riches contre 7 pour celles des ménages les plus pauvres. NUPTIALITÉ Parmi les femmes de 15-49 ans, 66 % étaient en union au moment de l’enquête. La proportion de femmes qui restent encore célibataires à 35-39 ans est de 4 % seulement ; à 45-49 ans, elle est de 3 %. Ainsi, le mariage qui demeure le cadre privilégié de l'activité sexuelle et de la procréation est pratiquement universel au Sénégal. En outre, la pratique de la polygamie est assez répandue ; plus d’un tiers des femmes (35 %) sont en union polygame. L’entrée en union demeure précoce : 38 % des femmes de 20-49 ans étaient déjà en union à 18 ans et la moitié des femmes entrent en première union dès l’âge de 19,6 ans. En 2005, les valeurs correspondantes étaient respectivement de 46 % et 18,5 ans chez les femmes des mêmes âges. Les premiers rapports sexuels se produisent également tôt et sont essentiellement déterminés par l’entrée en union : 41 % des femmes de 20-49 ans avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels à 18 ans et la moitié des femmes étaient sexuellement actives à 19 ans. En 2005 (EDS- IV), les valeurs correspondantes étaient de 44 % et 18,7 ans chez les femmes des mêmes âges. Les hommes contractent leur première union à un âge beaucoup plus tardif ; l’âge médian à la première union des hommes de 30 à 59 ans étant de 29,2 ans. Quant à l’âge aux premiers rapports sexuels pour les hommes âgés de 25-59 ans, il est 22,7 ans, ce qui implique que, contrairement aux femmes, les hommes commencent la vie sexuelle longtemps avant le mariage. PLANIFICATION FAMILIALE Connaissance des méthodes contraceptives. Bien que la connaissance des méthodes contraceptives soit généralisée (plus de 90 % connaissent au moins une méthode moderne), peu de femmes les utilisent (12 % Résumé • xxxi des femmes en union utilisent actuellement une méthode moderne). Prévalence contraceptive. En effet, le taux de prévalence contraceptive chez les femmes en union est seulement de 13 %, toutes méthodes confondues, et 12 % pour les méthodes modernes. Parmi les femmes en union, la prévalence des méthodes modernes a légèrement augmenté depuis 2005 où elle était de 10 %. L’utilisation des méthodes modernes de contraception reste essentiellement le fait de certains groupes : les femmes urbaines (20 % contre 7 % en milieu rural), celles résidant dans les régions de Saint-Louis, Thiès, Ziguinchor et Dakar (entre 16 et 21 %), les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (26 %), et celles appartenant au quintile le plus riche (23 %). Besoins non satisfaits. Bien que l’utilisation actuelle de la contraception soit relativement faible, les besoins en matière de planification familiale sont assez importants chez les femmes en union. Plus de trois femmes en union sur dix (29 %) en expriment le besoin mais essentiellement, pour l’espacement des naissances (22 %). Actuellement, 31 % de la demande potentielle totale en planification familiale chez les femmes en union se trouve satisfaite au Sénégal. Si tous les besoins étaient satisfaits, la prévalence contraceptive des femmes en union serait de 43 %, c’est-à-dire plus de trois fois plus que ce qu’elle est actuellement. SANTÉ DE LA MÈRE Soins prénatals. En ce qui concerne les soins prénatals et les conditions d’accouchement, on constate que parmi les femmes ayant eu une naissance au cours des cinq dernières années précédant l’enquête, la grande majorité (93 %) a consulté un professionnel de santé durant la grossesse de leur naissance la plus récente, et une femme sur deux (50 %) en a fait quatre ou plus. Près de sept femmes sur dix (69 %) ont été protégées contre le tétanos néonatal par une dose de vaccin antitétanique (VAT) et près de six femmes sur dix (57 %) en ont reçu deux ou plus. Plus de sept naissances sur dix (73 %) se sont déroulées dans un établissement sanitaire, et 65 % d’entre elles ont bénéficié de l’assistance de personnel de santé au moment de l’accouchement. Les femmes urbaines ont été relativement plus nombreuses à avoir reçu quatre consultations prénatales ou plus (62 % contre 42 % en milieu rural). Par ailleurs, les femmes rurales (40 %), celles résidant dans les régions de Kédougou (68 %) et de Kolda (57 %), celles appartenant aux ménages les plus pauvres (60 %) et celles n’ayant reçu aucun soin prénatal (85 %) ont, beaucoup plus fréquemment que les autres, accouché à domicile. Tendances des soins prénatals. Par rapport à l’EDS-IV de 2005, le pourcentage de naissances pour lesquelles les mères ont bénéficié d’au moins une visite prénatale auprès d’un personnel de santé qualifié a connu une augmentation de 12% passant de 83 % en 2005 contre 93 % en 2010-2011 ; par ailleurs, le pourcentage de naissances pour lesquelles les mères ont effectué 4 visites ou plus a augmenté de 25 % (40 % en 2005 contre 50 % en 2010-2011). En ce qui concerne le VAT, la couverture a plus que triplé : 69 % des mères avaient reçu une seule dose (contre 22 % en 2005). Enfin, le pourcentage de naissances ayant eu lieu dans une formation sanitaire a beaucoup augmenté : 62 % en 2005 contre 73 % en 2010-2011. SANTÉ DE L’ENFANT Vaccination des enfants. Pour la couverture vaccinale des enfants, on relève que la majorité a reçu certains vaccins : 95 % des enfants de 12-23 mois ont reçu le BCG, 83 % les trois doses de Penta, 73% celles de la Polio et 82 % ont été vaccinés contre la rougeole avant l’âge de 12 mois. Au total, près de la moitié des enfants de 12-23 mois (53 %) ont reçu tous les vaccins du Programme Élargi de Vaccination (PEV) (sans la fièvre jaune) avant l’âge de 12 mois. À l’inverse, seulement 3 % des enfants de 12-23 mois n'ont reçu aucun vaccin. Maladies de l’enfance. Au Sénégal, les infections respiratoires aiguës (IRA), la fièvre et la diarrhée sont des problèmes de santé importants chez les enfants. Plus de 5 % d’enfants ont présenté des symptômes d’IRA et près de 23 % d’enats ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. S’agissant de la diarrhée, plus d’un enfant sur cinq (21 %) a eu une ou plusieurs épisodes diarrhéiques durant cette même période. Au cours des épisodes diarrhéiques, 27 % des enfants ont reçu une TRO (SRO ou solution préparée à la maison) et dans 16 % des cas, ils n’ont reçu aucun traitement. En 2005, 28 % des enfants n’ont reçu aucun remède. xxxii • Résumé PALUDISME L’utilisation des moustiquaires est un moyen efficace de protection contre les moustiques qui transmettent le paludisme. Pour les moustiquaires préimprégnées d’insecticide (MII), les résultats de l’enquête indiquent que 63 % des ménages ont déclaré en posséder au moins une. Ce pourcenatge était de 20 % en 2005 selon l’EDS-IV et 60 % en 2008-2009 selon la deuxième Enquête Nationale sur le Paludisme (ENPS-II). Le pourcentage de ménages disposant d’au moins une moustiquaire est nettement plus élevé dans les campagnes (72 %) que dans les villes (52 %) et parmi les ménages plus pauvres que parmi les ménages les plus riches. Plus d’un enfant de moins de cinq ans sur trois (35 %) a dormi sous une moustiquaire MII la nuit ayant précédé l’enquête contre 7 % en 2005 et 29 % en 2008-2009. En outre, 36 % des femmes enceintes âgées de 15-49 ans ont dormi sous une MII contre 9 % en 2005 et 29 % en 2008-2009. Pour ce qui est de la prévalence de la parasitémie palustre (basée sur l’analyse de la goutte épaisse) parmi les enfants de 6-59 mois, elle est de 2,9 %. En 2008-2009, la prévalence était de 5,7 %. Il y a lieu de remarquer que plus de la moitié du travail sur le terrain de l’EDS- MICS a été effectué après la période de haute transmission de la maladie. NUTRITION Allaitement des enfants. L’allaitement est presque universel au Sénégal et il y est par ailleurs prolongé. En effet, les résultats de l’enquête montrent que 98 % des enfants de moins de six mois sont allaités, et de plus, 99% des enfants de 9 à 11 mois sont encore au sein. Toutefois, la recommandation d’allaitement exclusif n’est pas bien respectée. La proportion d’enfants de moins de six mois exclusivement allaités est faible: seulement près de quatre enfants sur dix (39%) sont sous allaitement exclusif. L’introduction d’autres liquides ou suppléments est précoce. Par exemple, chez les nouveau-nés de moins de deux mois, 35% reçoivent, en plus du sein, de l’eau (22%), un autre lait (5%) et d’autres liquides ou jus (3%), ou des suppléments solides ou semi-solides (6%). La recommandation relative à l’introduction d’aliments solides de complément à partir de six mois semble donc être relativement respectée : 71% des enfants de 6 à 9 mois ont reçu un supplément de nourriture. Allaitement et aliments de complément. À partir de 6 mois, tous les enfants devraient recevoir une alimentation de complément, car à partir de cet âge, le lait maternel seul n’est plus suffisant pour assurer la croissance optimale de l’enfant. Au Sénégal, une proportion importante d’enfants consomme des céréales et des tubercules ou racines avant l’âge de 6 mois. Par contre, entre 6 et 8 mois, âge à partir duquel tous les enfants devraient déjà recevoir des aliments de complément en plus du lait maternel, 67 % seulement sont nourris ; en 2005, cette proportion était de 73 %. Supplémentation en vitamine A. La carence en vitamine A (avitaminose A) affecte le système immunitaire de l’enfant et augmente ainsi ses risques de décéder de maladies de l’enfance. L’avitaminose A peut également affecter la vue et causer la cécité crépusculaire chez les enfants, affecter aussi la santé des mères enceintes ou de celles qui allaitent. Elle peut être évitée par des compléments en vitamine A ou l’enrichissement des aliments. Dans l’ensemble, plus de trois enfants de 6-59 mois sur quatre (78 %) ont reçu des compléments de vitamine A au cours dex six derniers mois, près de 13 % ont reçu des suppléments de fer au cours des 7 derniers jours, et plus de la moitié des enfants (55 %) ont reçu des vermifuges au cours des 6 derniers mois. Prévalence de l’anémie chez les enfants. Les résultats de l’enquête montrent que près de huit enfants de 6-59 mois sur dix (76 %) sont atteints d’anémie : 23 % sous une forme légère, 48 % sous une forme modérée et 5 % sont atteints d’anémie sévère. En 2005, 83 % des enfants ont été anémiés : 20 % sous une forme légère, 55 % sous une forme modérée et plus de 7 % sous une forme sévère. Etat nutritionnel des enfants. Les indices concernant l’état nutritionnel montrent que 27 % des enfants au Sénégal souffrent de retard de croissance et près d’un enfant sur dix (11 %) souffre de retard de croissance sévère (indice taille-pour-âge). En ce qui concerne l’émaciation ou la maigreur (poids-pour- taille), environ un enfant sur dix (10 %) est atteint de maigreur sous forme modérée ou sévère. Les enfants de 6-8 mois souffrent plus fréquemment de ce type de malnutrition. Selon l’indice taille-pour-âge, près d’un enfant sur six (18 %). Ces indices sont plus élevés que ceux enregistrés en 2005 selon l’EDS-IV. Des analyses Résumé • xxxiii approfondies approfondies s'imposent en vue de vérifier les résultats trouvés dans la présente enquête. MORTALITÉ INFANTILE Niveau de mortalité. La mortalité infanto-juvénile reste élevée au plan national. Pour la période la plus récente (0-4 ans avant l’enquête), les résultats montrent que sur 1 000 naissances vivantes, 47 meurent avant d’atteindre leur premier anniversaire (29 ‰ entre 0 et 1 mois exact et 18 ‰ entre 1 et 12 mois exacts) ; sur 1 000 enfants âgés d’un an, 26 n’atteignent pas leur cinquième anniversaire. Globalement, le risque de décès entre la naissance et le cinquième anniversaire est de 72 pour 1000 naissances, soit environ un enfant sur 14. Tendance de la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Par rapport aux résultats de la précédente enquête réalisée en 2005 (EDS-IV), les niveaux de la mortalité des enfants obtenus en 2010-2011 sont nettement inférieurs : mortalité infantile de 47 ‰ à l’EDS-MICS contre 61 ‰ en 2005 pour les cinq dernières années ; mortalité infanto-juvénile de 72 ‰ en 2005 contre 121 ‰ dans l’EDS-IV. Mortalité différentielle. Les niveaux de mortalité sont nettement plus bas dans les villes que dans les campagnes : la mortalité infantile est de 44 ‰ en milieu urbain (contre 59 ‰ en milieu rural) ; pour la mortalité infanto-juvénile, les quotients sont respectivement de 62 ‰ et 102 ‰. Les disparités de la mortalité infantile juvénile sont également très fortes selon la région : aux deux extrêmes, on trouve Thiès (36 ‰) et Sédhiou et Kédougou (respectivement 142 ‰ et 154 ‰). Les enfants de mères de niveau secondaire ou plus et ceux de mères appartenant à des ménages riches ont également des risques de décès nettement plus bas que les autres. MORTALITÉ MATERNELLE La mortalité maternelle est l’indicateur de santé montrant la plus grande disparité entre les pays en développement et les pays développés. En Afrique subsaharienne, une femme a une chance sur 12 de mourir au cours d’une grossesse ou d’un accouchement contre une chance sur 4 000 dans les pays riches. L'estimation indirecte du ratio de mortalité maternelle à partir de l'ED-MICS pour la période 2000- 2011 est de 392 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Le ratio estimé par l’EDS-IV de 2005 de 434 pour 100 000 naissances vivantes pour la période de 1994-2005. Du fait de l’importance de l’intervalle de confiance associé à cet indicateur, il est évident que la mortalité maternelle n’a pratiquement pas changé entre l’EDS 2005 et l’EDS-MICS 2010-11. EXCISION Prévalence. La pratique de l’excision est assez répandue au Sénégal puisque qu’elle concerne 26 % des femmes de 15-49 ans. Ce taux était de 28 % selon l’EDS de 2005. La pratique de l’excision est essentiellement déterminée par l’appartenance ethnique. Dans deux des principaux groupes ethniques, à savoir les Wolof et les Serer, les pourcentages de femmes excisées sont très faibles, ils ont respectivement de 1 % et de 2 %. Chez les Soninké, les Mandingue, les Poular et les Diola, il varie de 52 à 82 %. Perspectives. Chez les femmes ayant au moins une fille de moins de 10 ans, 14 % étaient excisées. Les résultats de l’EDS de 2005 montrent que chez les femmes ayant au moins une fille vivante, 20 % des filles étaient excisées. SIDA ET AUTRES IST Connaissance du sida. Le VIH/sida est connu par pratiquement toute la population (95 % des femmes et 97 % des hommes). Dans l’ensemble, 67 % des femmes et 76 % des hommes ont déclaré qu’on pouvait limiter les risques de contracter le VIH/sida en utilisant des condoms lors des rapport sexuels et en limitant des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté. Plus de la moitié des femmes (54 %) ont déclaré savoir qu le VIH peut être transmis de la mère à l'enfant par l'allaitement. Sida et stigma. Le comportement que les gens adopteraient face à des personnes vivant avec le VIH/sida est révélateur du niveau de stigmatisation et de discrimination à l’égard des personnes infectées par ce virus. Plus de huit femmes sur dix (83 %) ont déclaré qu’elles seraient prêtes à prendre soin chez elles d’un xxxiv • Résumé membre de la famille atteint du sida. Ce pourcentage était de 71 % d’après l’EDS-IV. Selon la région, les résultats montrent que c’est surtout à Thiès (93 %) et Dakar (92 %) que les femmes seraient le plus disposées à s’occuper d’un parent vivant avec le VIH chez elles ; à l’opposé, dans celles de Tambacounda et Kédougou (63 % chacune), ces proportions sont beaucoup plus faibles. Parmi les femmes de niveau d’instruction secondaire ou plus et chez celles vivant dans les ménages les plus riches, ces proportions sont les plus fortes (93 % dans les deux cas). Rapports avec plus d’un partenaire et utilisation du condom. Un des objectifs essentiels du Conseil National de Lutte contre le Sida est d’encourager la population sexuellement active à utiliser de façon régulière le condom. L’EDS-MICS fournit les proportions de femmes et d’hommes qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête ainsi que les proportions de ceux/celles qui ont utilisé un condom au cours de ces rapports sexuels. Seulement 0,5 % des femmes de 15-49 ans et 11 % des hommes ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec deux partenaires ou plus au cours des 12 derniers mois. Plus de deux femmes sur dix (22 %) et près d un homme sur sept (15 %) ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels. PRÉVALENCE DU VIH Taux de couverture. Les résultats de l’EDS-MICS 2010-2011 indiquent que plus de huit personnes sur dix ont consenti à donner quelques gouttes de leur sang pour être testées sur le VIH. Le taux de couverture est plus élevé chez les femmes (84 %) que chez les hommes (76 %). Les taux d’acceptation chez les femmes et les hommes du milieu rural sont légèrement plus élevés que chez ceux du milieu urbain. Dans l’ensemble, 81 % des personnes dans les zones rurales ont accepté, contre 80 % chez celles des villes. Enfin, les meilleurs taux de couverture ont été observés dans les régions de Ziguinchour (91%) et Kaffrine (90 %) et les plus bas concernent Kédougou (52 %) et Matam (70 %). VIH et vulnérabilité des femmes. Les résultats de l’EDS-MICS de 2010-2011 montrent que 0,7 % des adultes au Sénégal âgés de 15-49 ans sont séropositifs au VIH. Ce taux est resté le même par rapport à la prévalence enregistrée dans l’EDS-IV de 2005 qui était aussi de 0,7 %. Le taux de séroprévalence chez les femmes de 15- 49 ans est supérieur à celui des hommes de la même tranche d’âges : 0,8 % contre 0,5 %. Il en résulte un ratio d’infection entre les femmes et les hommes de 1,6 ; autrement dit, il y a 160 femmes infectées pour 100 hommes. Ce chiffre comparable à d’autres ratios trouvés dans des enquêtes similaires en Afrique subsaharienne, confirme la plus grande grande vulnérabilité des femmes par rapport aux hommes. Différentiels du niveau de prévalence du VIH. Les femmes des régions de Kédougou (2,5 %) et de Kolda (2,4 %), et celles de niveau primaire (1,2 %) ont des taux de séroprévalence plus élevés que les autres. Chez les hommes, c’est dans la région de Kolda (2,4 %) et, dans une moindre mesure, de Tambacounda (1,2 %) et de Ziguinchor (0,9 %) que le niveau de la séroprévalence est le plus élevé. Les femmes en rupture d’union (4,6 %) ont une prévalence environ six fois plus élevée que celles en union (0,8 %). Les femmes en union sont elles aussi environ deux fois plus fréquemment infectées que les célibataires (0,8 % contre 0,4 %). Par ailleurs, les femmes ayant déclaré être enceintes sont deux fois plus infectées que les autres : 1,5 % contre 0,8 % des femmes qui ne sont pas enceintes ou qui n’en sont pas sûres. Indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement • xxxv INDICATEURS DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT Indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement, EDS-MICS Sénégal 2010-11 Indicateur Sexe Ensemble Masculin Féminin 1. Éliminer l’extrême pauvreté et la faim 1.8 Prévalence de l’insuffisance pondérale parmi les enfants de moins de cinq ans 18,6 % 16,7 % 17,7 % 2. Assurer l’éducation primaire pour tous 2.1 Taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire1 52,3 % 56,1 % 54,2 % 2.3 Taux d’alphabétisation dans la population des 15-24 ans2 65,7 %a 48,8 % 57,3 %b 3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes 3.1a Ratio filles/garçons dans l’enseignement primaire 3 - - 1,07 3.1b Ratio filles/garçons dans l’enseignement secondaire 3 - - 0,93 3.1c Ratio filles/garçons dans l’enseignement supérieur 3 0,60 4. Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans 4.1 Taux de mortalité infanto-juvénile4 91 ‰ 83 ‰ 72 ‰ 4.2 Taux de mortalité infantile4 60 ‰ 46 ‰ 47 ‰ 4.3 Pourcentage d’enfants d’un an vaccinés contre la rougeole 82,1 % 82,1 % 82,1 % 5. Améliorer la santé maternelle 5.1 Taux de mortalité maternelle5 na 392 na 5.2 Pourcentage de naissances dont l’accouchement a été assisté par un prestataire de santé formé6 na na 65,1 % 5.3 Taux de prévalence contraceptive7 na 13,1 % na 5.4 Taux de fécondité des adolescentes8 na 93 ‰ na 5.5 Couverture en soins prénatals 5.5a Au moins une visite prénatale na 93,3 % na 5.5b Quatre visites prénatales ou plus na 50,0 % na 5.6 Besoins non satisfaits en matière de planification familiale na 29,4 % na 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies 6.1 Prévalence du VIH dans la population des 15-24 ans 0,1 %a 0,3 % 0,2 %b 6.2 Utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels à risques9 na na na 6.3 Proportion de la population de 15-24 ans ayant une connaissance « approfondie » du VIH/sida10 32,5 %a 30,7 % 31,6 %b 6.4 Ratio du pourcentage d’orphelins qui fréquentent l’école au pourcentage des non orphelins de 10-14 ans qui fréquentent l’école 0,90 1,03 0,97 6.7 Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans dormant sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide 34,2 % 34,9 % 34,5 % 6.8 Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans dont la fièvre a été traitée avec des antipaludéens appropriés11 9,3 % 7,0 % 8,2 % Urbain Rural Ensemble 7. Assurer un environnement durable 7.8 Proportion de la population utilisant une source d’eau améliorée12 93,7 % 65,9 % 78,3 % 7.9 Proportion de la population utilisant des installations sanitaires améliorées13 66,1 % 30,0 % 46,2 % na = Non applicable. 1 Le taux est basé sur la fréquentation déclarée, non l’inscription, au niveau primaire parmi les enfants d'âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans). Le taux comprend aussi les enfants d'âge de fréquentation du niveau primaire qui fréquent le niveau secondaire. Il s’agit d’une mesure indirecte de l’indicateur 2.1 des OMD : Taux net total de scolarisation dans le primaire. 2 Correspond aux enquêtés qui ont fréquenté l’école secondaire ou le supérieur, ou qui peuvent lire une phrase ou une partie de phrase. 3 Basé sur la fréquentation nette déclarée, non l’inscription, parmi les 6-11 ans pour le primaire et 12-16 ans pour le secondaire. 4 Exprimé en termes de décès pour 1 000 naissances vivantes. La mortalité par sexe fait référence à la période de 10 ans précédant l’enquête. La mortalité pour les deux sexes ensemble fait référence à la période de 5 ans précédant l’enquête. 5 Exprimé en termes de décès maternels pour 100 000 naissances au cours des 12 ans précédant l’enquête. 6 Parmi les naissances des cinq années précédant l’enquête. 7 Pourcentage de femmes actuellement en union qui utilisent une méthode contraceptive quelconque. 8 Équivaut au taux de fécondité par âge pour les femmes de 15-19 ans for la période de 3 ans précédant l’enquête, exprimé en termes de naissances pour 1 000 femmes de 15-19 ans. 9 Des rapports sexuels à hauts risques sont des rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant. Exprimé en pourcentage de femmes et d’hommes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois. 10 Sont considérées comme ayant une connaissance "approfondie", les personnes qui savent que l'utilisation régulière du condom au cours des rapports sexuels et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, celles qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et celles qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du sida. 11 Pourcentage d’enfants de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête et qui ont reçu n’importe quel médicament antipaludéen. 12 Pourcentage de la population de droit dont la source principale d’eau de boisson est un robinet dans le logement/cours, un robinet public/fontaine, un puits à pompe/forage, un puits creusé protégé, une source d’eau protégée, la collecte d’eau de pluie, ou l’eau en bouteille. 13 Pourcentage de la population de droit dont le ménage a une chasse d’eau, fosse d’aisance auto-aérée, une fausse d’aisance avec dalle, ou des toilettes à compostage et ne partage pas cette installation avec d’autres ménages. a Limité aux hommes dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête au près des hommes. b Le total est calculé comme une simple moyenne arithmétique des pourcentages des colonnes des hommes et des femmes. xxxvi • Carte du Sénégal Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête • 1 PRÉSENTATION DU PAYS, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1 Papa Ibrahima Sylmang SENE e premier chapitre présente le pays ainsi que le contexte de la cinquième Enquête Démographique et de Santé et à indicateurs multiples EDS-MICS 2010-2011. Ses objectifs et sa méthodologie y sont également exposés. 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS 1.1.1 Géographie Pays Soudano-Sahélien situé à l’extrême Ouest du continent africain, le Sénégal est limité au Nord par la République de Mauritanie, à l’Est par le Mali, au Sud par la Guinée Bissau et la Guinée et à l’Ouest par l’Océan Atlantique. Il est traversé par la Gambie qui est une enclave de terre située entre les régions de Kaolack et de Ziguinchor, sur le cours inférieur du fleuve du même nom. D’une superficie de 196 722 kilomètres carrés, le Sénégal possède une grande ouverture sur l’océan atlantique avec ses 700 kilomètres de côtes. C’est un pays plat ; l’altitude dépasse rarement 100 mètres et le point culminant, le mont Assiriki situé au sud-est du pays, à une hauteur de 381 mètres. Au plan hydrographique, le pays est traversé d’Est en Ouest par quatre fleuves : le Sénégal, la Gambie, la Casamance et le Saloum et leurs affluents. Ce réseau est complété par quelques cours d’eau temporaires et une contribution significative du lac de Guiers au nord du pays. Au niveau administratif, la nouvelle organisation administrative, territoriale et locale, du Sénégal est fixée par le décret du 10 septembre 2008. Le territoire passe ainsi de 11 à 14 régions administratives avec comme dernières créations Kaffrine, Kédougou et Sédhiou issues respectivement des anciennes régions de Kaolack, Tambacounda et Kolda. Les régions sont subdivisées en départements (au nombre de 45). On dénombre 150 communes (assimilées au milieu urbain), 117 arrondissements et 353 communautés rurales. 1.1.2 Économie Les rapports d’avancement du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP11) 2003 et 2004 montrent que d’importants progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre de la stratégie dans les secteurs prioritaires. En effet, le Gouvernement a réalisé la plupart des mesures d’accompagnement du pilier « création de richesses » et inscrit l’économie nationale dans une dynamique d’accélération de la croissance par des politiques macroéconomiques rationnelles, l’amélioration du cadre de l’investissement. Les investissements dans le capital humain de manière générale ont fait l’objet d’une attention particulière avec l’allocation de 50 % du budget de fonctionnement aux secteurs sociaux (éducation, santé). Ces investissements dans les services sociaux de base ont permis d’améliorer les indicateurs sociaux tendant vers l’atteinte des OMD. 1 Ce document dégage une Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP) basée sur trois principaux axes de priorité : (i) la création de richesse ; (ii) le renforcement des capacités et la promotion des services sociaux de base ; (iii) l’amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables. Ces axes de priorités ont un soubassement axé sur la croissance économique soutenue afin d’asseoir les véritables bases d’un développement harmonieux. C 2 • Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête Cette tendance positive a été ralentie par les effets de la crise financière internationale, de 2008 à 2009. Depuis 2010, l’économie du Sénégal a amorcé une reprise sous le double effet de la relance de l’économie mondiale et des mesures prises par les autorités en faveur de l’activité économique nationale. En effet, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) est passé de 2,2 % en 2009 à 4,2 % en 2010. 1.1.3 Population Le Sénégal dispose d’une masse importante de données sociodémographiques et économiques grâce à de nombreuses enquêtes réalisées au cours des trente dernières années. En effet, en dehors de trois recensements généraux (RGP de 1976, RGPH de 1988 et RGPH de 2002), il a été mené plusieurs enquêtes d’envergure nationale parmi lesquelles on peut citer l’Enquête Sénégalaise sur la Fécondité de 1978, l’Enquête sur les Migrations et l’Urbanisation au Sénégal en 1993, l’Enquête Sénégalaise Auprès des Ménages (1994/1995 et 2001/2002), quatre Enquêtes Démographiques et de Santé (1986, 1992/1993, 1997 et 2005), l’Enquête Nationale sur le Travail des Enfants au Sénégal en 2005 et l’Enquête de Suivi de la Pauvreté au Sénégal en 2006. Ces différentes investigations ont permis d’obtenir des indicateurs démographiques de base à différentes dates qui contribuent au suivi et à l’évaluation des projets et programmes de développement. La population du pays a presque doublé de 1988 (RGPH) à 2010 en passant de 6 896 000 à 12 526 488 habitants. La densité moyenne est de 64 habitants au kilomètre carré. Cependant, cette population est inégalement répartie entre les 14 régions administratives du pays. La région la moins étendue, celle de Dakar, occupe 0,3 % de la superficie du territoire national et abrite près de 23 % de la population totale et 75 % de la population urbaine. La région la plus étendue, Tambacounda, abrite environ 6 % seulement de la population. La population croît rapidement ; le fort taux de croissance démographique (2,5 % en 2002 RGPH) résulte essentiellement d’une fécondité encore élevée (ISF de 5,3 en 2005) et d’une mortalité infantile en baisse (68 ‰ en 96-97 et 61 ‰ en 2005). De cette forte croissance, résulte une extrême jeunesse de la population (plus de 50 % sont âgés de moins de 20 ans). Au niveau national, le taux d’analphabétisme se situe à 65 %. Ce taux d’analphabétisme varie d’une région à une autre : le plus faible est observé à Dakar (35 %) ; Ziguinchor suit avec 43 %. Dans les autres régions, en dehors de Saint-Louis et Thiès, l’analphabétisme se situe à plus de 75 %. Bien que le Sénégal compte plus de 20 ethnies, plus de 90 % de la population appartiennent à cinq groupes ethniques dominants : Wolof (43 %), Poular (24 %), Sérer (15 %), Diola (5 %) et Mandingue (4 %). La population du Sénégal est essentiellement musulmane (94 % de musulmans). On y trouve aussi des chrétiens (4 %); les animistes et les autres représentent les 2 % restants. 1.1.4 Politique en matière de santé et situation sanitaire La politique dans le secteur de la santé demeure dans la dynamique de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de la réalisation des objectifs prioritaires du Plan National de Développement Sanitaire deux (PNDS-II, 2009-2018), notamment la réduction de la mortalité maternelle et de la mortalité infanto juvénile, la maîtrise de la fécondité et l’accès accru aux services de base pour les plus démunis. La part du budget de l’Etat allouée au secteur de la santé est en hausse régulière ces dernières années. La priorité accordée au secteur de la santé s’est traduite par une augmentation constante du budget du Ministère de la Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête • 3 Santé qui est passé de 29 milliards en 2000 à 108,4 milliards CFA, en 20102. Ce budget représente aujourd’hui 10,4 % du budget de fonctionnement de l’Etat. En 20103, le Sénégal compte 34 hôpitaux4, 89 centres de santé dont 20 sont en réalité des postes de santé faisant office de centre de santé et 1 195 postes de santé dont 1 035 fonctionnels, 2 centres de santé psychiatriques5 (qui ne sont pas considérés ici comme des hôpitaux mais des centres de santé spécialisés), 76 Dispensaires Privés Catholiques (DPC) et 1 603 cases de santé fonctionnelles. Cependant, en termes de couverture en infrastructures sanitaires, le Sénégal n’a pas encore atteint les normes6 préconisées par l’OMS. Ces deux dernières décennies sont marquées par une amélioration de la situation sanitaire comme en atteste la tendance de la plupart des indicateurs suivis par les programmes de santé. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile bien qu’encore élevés, ont connu une baisse significative. En effet, le taux de mortalité infanto- juvénile est passé de 131 ‰ en 1992 à 121 ‰ en 2005 et celui de la mortalité infantile est passée de 68 ‰ en 1992 à 61 ‰ en 2005. Enfin, la mortalité maternelle de 510 pour 100 000 naissances vivantes en 1992 est tombée à 401 pour 100 000 naissances vivantes en 2005. Le PNDS-II accorde une place importante à la surveillance épidémiologique, à la santé de la reproduction, aux MST/SIDA et au contrôle des maladies endémiques, notamment le paludisme. Cette dernière endémie qui est une des premières causes de morbidité, est en train de perdre du terrain, résultat à mettre notamment à l’actif du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). Le niveau de prévalence du VIH relativement faible au sein de la population générale âgée de 15 à 49 ans (0,7 % en 2005) reste stable. Cependant, les résultats des enquêtes sur les groupes à risque montrent des prévalences beaucoup plus élevées (5 à 25 %). Pour les consultations prénatales, plus de 9 mères sur 10 (93%) ont été consultées par un personnel médical formé pendant la grossesse en 2005. Pour les naissances survenues au cours des 5 dernières années, 40 % des mères (en 2005) ont bénéficié de l’assistance d’un personnel médical formé à l’accouchement. La couverture vaccinale chez les enfants de moins de cinq ans est marquée par une amélioration des taux correspondants en 2005 (59 %). 1.2 CADRE INSTITUTIONNEL, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel L’Enquête Démographique et de Santé à Indicateurs Multiples du Sénégal de 2010-2011 (EDS-MICS, 2010-11) est la cinquième du genre pour les EDS et la troisième de la série des MICS au Sénégal. L’EDS-MICS 2010-11 a été réalisée par l’ANSD avec l’assistance technique de ICF Macro l’organisme américain en charge du programme international des EDS (Demographic and Health Surveys-DHS) et du Centre de Recherche pour le Développement Humain (CRDH). Les Laboratoires de Bactériologie Virologie du CHU Le Dantec de Dakar et le laboratoire de parasitologie de l’UCAD ont apporté leur appui dans la mise en œuvre du volet portant sur le test du VIH et sur le test du paludisme (formation des agents, prélèvements et analyses des échantillons de sang, analyse des données). 2 Selon la loi de finances de 2010. 3 Selon l’annuaire des statistiques sanitaires du Service National de l’Information Sanitaire édition 2011. 4 Dont deux non fonctionnels (hôpital de la paix de Ziguinchor et celui de Fatick) et les hôpitaux de : Saint Jean de Dieu de Thiès, Nénéfécha de Kédougou et militaire de Ouakam font également partie de cette liste. 5 Dalal Xel de Thiès et Dalal Xel de Fatick. 6 Normes OMS : 1 poste de santé pour 10 000 habitants ; 1 centre de santé pour 50 000 habitants et 1 hôpital pour 150 000 habitants. 4 • Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête Pour la mise en œuvre de l’enquête, il a été mis en place un comité de pilotage comprenant en plus l’équipe technique de l’EDS-MICS, le ministère de la santé et les partenaires au développement. Le Gouvernement du Sénégal a bénéficié de l’appui financier de l’USAID, de l’UNICEF, du Fond Mondial, de la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) et de l’UNFPA. 1.2.2 Objectifs L’Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples au Sénégal (EDS-MICS, 2010-11) réalisée sur un échantillon représentatif de femmes de 15-49 ans et d’hommes de 15-59 ans avait pour principaux objectifs : 1. Calculer des indicateurs démographiques essentiels, plus particulièrement les taux de fécondité et de mortalité infantile et infanto-juvénile et analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent le niveau et la tendance de la fécondité et de la mortalité infanto- juvénile ; 2. Mesurer les indicateurs de fréquentation et d’achèvement scolaire au primaire et secondaire (Taux Brut et Taux Net de Scolarisation au Primaire, Taux d’achèvement en 5e année du primaire) ; le niveau d’analphabétisme au sein de la population adulte ; 3. Mesurer les niveaux de connaissance et de pratique contraceptive des femmes par méthode ; évaluer le comportement des adolescents en matière de la santé de la reproduction (contraception, sexualité, utilisation des services) ; 4. Apprécier l’état de santé familiale : vaccination, prévalence et traitement de la diarrhée et d’autres maladies chez les enfants de moins de cinq ans, visites prénatales, assistance à l’accouchement et visites postnatales ; 5. Mesurer la fréquence de la fièvre, le degré de prévention et de traitement du paludisme, en particulier la possession et l’utilisation de moustiquaires, la prévention du paludisme chez les femmes enceintes, le traitement des enfants atteints de fièvre et/ou de convulsions ; 6. Evaluer l’état nutritionnel des enfants et des femmes, apprécier les pratiques nutritionnelles des enfants, y compris l’allaitement ; mesurer le niveau de consommation du sel iodé par les ménages ; 7. Evaluer la prévalence de l’anémie parmi les enfants de moins de cinq ans, les femmes de 15-49 ans et les hommes de 15-59 ans ; 8. Evaluer le niveau d’accessibilité de la population à l’eau potable et celui de l’accessibilité à l’assainissement adéquat ; 9. Apprécier les connaissances, attitudes et pratiques des femmes et des hommes en matière d’IST et de sida ; 10. Estimer la prévalence du VIH dans la population générale adulte d’âge reproductif à travers les prélèvements de sang pour le dépistage anonyme du VIH auprès des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans ; 11. Estimer la prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants de moins de cinq ans à travers l’examen microscopique de la goutte épaisse ; 12. Apprécier le niveau d’enregistrement des enfants à l’état-civil, le travail des enfants ; Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête • 5 13. Mesurer l’ampleur de la pratique de l’excision ; 14. Estimer, à l’échelle nationale, le niveau de la mortalité adulte et particulièrement maternelle. 1.2.3 Méthodologie Questionnaires Les questionnaires préparés par le projet DHS et MICS sont les instruments de base de l’EDS-MICS 2010-11. Des modifications jugées nécessaires ont été apportées aux questionnaires de base pour les adapter aux spécificités socioculturelles du pays et répondre aux besoins des utilisateurs. Pour assurer la comparabilité des résultats au niveau international, ces changements ont été aussi limités que possible. Trois questionnaires ont été utilisés au cours de l’EDS-MICS 2010-11: (1) un questionnaire ménage, (2) un questionnaire individuel pour les femmes de 15-49 ans et (3) un questionnaire individuel pour les hommes de 15-59 ans. En plus des sections habituelles des Programme MEASURE DHS, les questionnaires ont inclus aussi les modules suivants : - Education préscolaire ; - Prise en charge des enfants de 3-5 ans ; - Travail des enfants de 5-17 ans ; - Excision ; - Maladies chroniques ; - VIH/sida de façon à obtenir les informations nécessaires au calcul des indicateurs de Suivi et Evaluation à partir des recommandations de l’ONUSIDA ; - Mortalité maternelle ; - Paludisme. Les contenus spécifiques de ces différents questionnaires sont les suivants : Le questionnaire ménage : Le questionnaire ménage a été utilisé pour lister tous les membres habituels et les visiteurs des ménages sélectionnés. La page de couverture contient les informations relatives à l’identification du ménage, aux résultats de l’interview qui permettent de calculer le taux de couverture de l’enquête et aux contrôles de terrain et de bureau. Ce questionnaire a permis de collecter des informations sur les membres habituels du ménage et les visiteurs qui y ont passé la nuit précédant l’interview. Les informations recueillies portent sur le sexe, l’âge, l’éducation scolaire et préscolaire, la survie des parents, la déclaration des enfants à l’état civil, la prise en charge des jeunes enfants au niveau préscolaire et le travail des enfants. Par ailleurs, d’autres informations portant sur les caractéristiques du logement (approvisionnement en eau, type de toilettes, matériau de construction, disponibilité de l’électricité, possession de biens durables, etc.), la possession, l’utilisation et le traitement des moustiquaires, ainsi que l’utilisation du sel iodé7 dans la préparation des repas, ont été également collectées. Des questions relatives à l’accès à la propriété foncière et à la sécurité 7 Dans tous les ménages enquêtés, le sel utilisé pour la cuisine est testé pour déterminer sa teneur en iode. Les résultats du test permettront de déterminer la proportion de femmes et d’enfants vivant dans des ménages utilisant du sel suffisamment iodé. 6 • Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête résidentielle ont également été posées. Ces informations ont été recueillies afin d’évaluer les conditions environnementales et socioéconomiques dans lesquelles vivent les personnes enquêtées. En outre, un des objectifs essentiels du questionnaire ménage était d’identifier les femmes et les hommes éligibles pour des interviews individuelles et les enfants éligibles pour l’anthropométrie, les tests d’anémie et de parasitémie. De plus, dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête auprès des hommes (soit huit ménages sur vingt et un), le questionnaire ménage a permis de recueillir les résultats des tests sur le paludisme et des mesures anthropométriques de tous les enfants de moins de 5 ans des ménages enquêtés de façon à déterminer leur état nutritionnel (émaciation, insuffisance pondérale et retard de croissance pour les enfants, et Indice de Masse Corporelle pour les femmes). Ce questionnaire a également été utilisé pour enregistrer, pour les personnes éligibles, les résultats des mesures anthropométriques (poids et taille) et des tests du VIH, de l’hémoglobine (anémie) et de la parasitémie. Les prélèvements de sang pour les tests éclairés et volontaires de VIH ont été documentés sur d’autres supports. Dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête auprès des hommes, les tests d’anémie et de VIH ont été effectués sur les femmes de 15-49 ans et les hommes de 15-59 ans et les tests d’anémie et de parasitémie l’ont été sur les enfants de 6-59 mois. À partir d’un prélèvement sanguin, il a été fait un diagnostique du paludisme (s’il s’agit d’un enfant) et une mesure par un test direct du niveau d’hémoglobine de toutes les femmes de 15-49 ans, de tous les hommes de 15-59 ans et de tous les enfants de 6-59 mois. Ce même prélèvement a servi pour le test du VIH/sida sur toutes les femmes de 15-49 ans et tous les hommes de 15-59 ans. Il est important de noter que les tests du VIH/sida et de l’hémoglobine ont été opérés sur les enquêtés qui ont accepté de s’y soumettre volontairement, après un consentement éclairé. Pour les mineurs (moins de 18 ans), le consentement est demandé aux parents ou personnes en charge (représentants légaux) des mineurs. Le questionnaire individuel femme : Il constitue l’élément central de l’EDS-MICS 2010-11. Il comprend une page de couverture similaire à celle du questionnaire ménage sur laquelle sont enregistrés les informations d’identification du ménage, le résultat de l’interview qui permet de calculer le taux de couverture de l’enquête et les contrôles de terrain et de bureau, ainsi que dix sections qui servent à recueillir des informations sur les thèmes suivants : • Caractéristiques sociodémographiques : cette section porte sur le lieu de résidence, l’âge et la date de naissance, la scolarisation, l’alphabétisation, la nationalité, la religion, l’ethnie et l’exposition aux médias ; • Reproduction : cette deuxième section permet de collecter des informations sur les naissances vivantes que la femme a eues durant sa vie, ainsi que sur leur état de survie au moment de l’enquête, sur l’état de grossesse au moment de l’enquête, et sur la connaissance de la période féconde dans le cycle menstruel ; • Connaissance et utilisation de la contraception : cette section permet de recueillir des informations sur la connaissance et l’utilisation antérieure et actuelle des différentes méthodes contraceptives, ainsi que sur la source d’approvisionnement. Elle porte également sur le lieu et la date de la stérilisation féminine, ainsi que sur les raisons de la non-utilisation d’une méthode. • Grossesse et allaitement, vaccination et santé des enfants : cette section porte sur les naissances des cinq années ayant précédé l’enquête. Elle est composée de deux parties. La première permet d’obtenir Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête • 7 des informations sur la période de la grossesse, les soins prénatals incluant la vaccination antitétanique, le lieu d’accouchement et la qualification de la personne ayant assisté la femme, les soins postnatals, le retour des règles et la reprise des rapports sexuels après la naissance de l’enfant. Concernant l’allaitement, les questions portent sur sa fréquence et sa durée, sur le type d’allaitement (maternel ou artificiel), ainsi que sur l’utilisation des différents compléments nutritionnels. La deuxième partie porte sur les vaccinations incluses dans le Programme Élargi de Vaccinations (PEV) et la santé des enfants de moins de cinq ans, plus particulièrement sur la prévalence et le traitement de la fièvre, de la toux et de la diarrhée ; • Mariage et activité sexuelle : cette section porte sur l’état matrimonial de la femme, la cohabitation avec le conjoint, le type de mariage (monogamie ou polygamie), l’âge au premier mariage et l’âge aux premiers rapports sexuels ainsi que sur l’activité sexuelle ; • Préférences en matière de fécondité : cette section recueille des informations sur le désir d’enfants supplémentaires, l’intervalle souhaité entre les naissances et l’opinion concernant la taille de la famille ; • Autres problèmes de santé ; • Caractéristiques du conjoint et travail de la femme : les questions qui ont été posées permettent de connaître les caractéristiques socioprofessionnelles du conjoint des femmes en union et l’activité professionnelle de celles-ci ; • IST et sida : cette section vise à obtenir des informations sur la connaissance et la prévalence des infections sexuellement transmissibles, sur les modes de transmission et les moyens de prévention du sida ; • Les fistules obstétriques ; • Excision : on collecte ici des informations sur la pratique de l’excision chez les femmes enquêtées et leurs filles âgées de moins de 10 ans, ainsi que sur leur attitude vis-à-vis de cette pratique ; • Mortalité maternelle : dans cette section, on enregistre des informations sur l’âge et l’état de survie des frères et sœurs de l’enquêtée. Pour les sœurs décédées à l’âge de 12 ans ou plus, des questions supplémentaires permettent de déterminer si le décès est en rapport avec la maternité. Des questions sur le nombre d’enfants de la sœur (décédée ou non) ainsi que sur leur état de survie sont aussi posées. Le questionnaire individuel homme : Le questionnaire homme administré aux hommes de 15-59 ans est une forme allégée du questionnaire individuel femme. Il comprend une page de couverture similaire à celle du questionnaire femme et sept sections servant à recueillir des informations sur les thèmes suivants : • Caractéristiques sociodémographiques ; • Fécondité ; • Contraception ; • Mariage et activité sexuelle ; • Préférences en matière de fécondité ; • Emploi et rôle des sexes ; 8 • Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête • VIH/sida et autres infections sexuellement transmissibles ; • Autres problèmes de santé. Les questionnaires définitifs ont été traduits dans les quatre principales langues nationales (Wolof, Sérère, Poular et Mandingue). Manuels et autres documents techniques En plus des questionnaires, d’autres documents techniques ont été élaborés par l’équipe technique du l’EDS-MICS 2010-11. Il s’agit en particulier : • du manuel des enquêteurs/enquêtrices ; • du manuel des chefs d’équipe ; • du manuel de cartographie et de dénombrement des ménages ; • du manuel d’utilisation des tablettes PC (système d’interview assisté par ordinateur (CAPI)) ; • du manuel pour l’anthropométrie ; • du manuel du test du paludisme ; • du manuel du test d’anémie et du test du VIH ; • des autres fiches de terrain et de gestion; • des fiches d’affectation des enquêteurs/contrôleuses ; • des fiches de contrôle et de gestion pour les tests (anémie, VIH et paludisme) ; • des fiches de référence pour les tests (anémie et paludisme). L’ANSD a assuré la reproduction en nombre suffisant de ces différents documents. Tests de l’hémoglobine, du VIH et de la parasitémie palustre Dans huit (8) ménages sur vingt et un (21), les femmes de 15-49 ans, les hommes de 15-59 ans et les enfants de moins de 5 ans étaient éligibles pour le test d’anémie. En outre, les femmes et les hommes étaient éligibles pour le test du VIH et les enfants de 6-59 mois pour les tests de parasitémie. Les protocoles pour les tests de l’anémie, du VIH et de la parasitémie ont été approuvés par le Comité d’Éthique (Internal Review Board) d’ICF Macro à Calverton et par le Comité National d’Éthique pour la Recherche en Santé (CNERS) du Sénégal. Test de l’hémoglobine : Le test d’hémoglobine est la principale méthode pour diagnostiquer l’anémie ; ce test est effectué en utilisant le système d’HemoCue. Un consentement libre et éclairé était demandé à la personne éligible (majeur capable) ou au parent/adulte responsable de l’enfant ou du jeune de 15-17 ans (représentant légal). Ce consentement est obtenu auprès de l’individu éligible (ou le parent/personne responsable) à partir d’une lettre d’information qui explique l’objectif du test, la remise immédiate des résultats et les conditions de prise en charge en cas de besoin. Avant de prélever le sang, le doigt était nettoyé avec un tampon imbibé d’alcool et séché à l’air. Ensuite, le bout du doigt (ou du talon des enfants de moins d’un an et très maigre) était piqué avec une lancette rétractable, Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête • 9 stérile et non ré-utilisable. Une goutte de sang était récupérée dans une micro cuvette et ensuite introduite dans le photomètre HemoCue qui indiquait le niveau d’hémoglobine. Ces résultats étaient enregistrés dans le questionnaire ménage et communiqués à la personne testée, ou au parent/adulte responsable, en expliquant la signification des résultats. Si la personne présentait une anémie sévère (un niveau d’hémoglobine <7 g/dl), l’enquêteur lui fournissait une fiche de référence pour rechercher des soins auprès d’un service de santé. Test du VIH : Le test du VIH était effectué dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête homme. Les prélèvements de sang étaient effectués auprès de tous les hommes et toutes les femmes éligibles de ces ménages qui acceptaient volontairement de se soumettre au test. Le protocole pour dépister le VIH est basé sur le protocole anonyme-lié développé par le projet DHS (Demographic and Health Surveys) et approuvé par le Comité d’Éthique (Internal Review Board) de ICF Macro. Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu ne peut être lié à l’échantillon du sang. Le Comité National d’Éthique pour la Recherche en Santé du Sénégal a, après examen et amendement, approuvé le protocole. Etant donné que les tests du VIH sont strictement anonymes, il n’était pas possible et ne sera pas possible d’informer les enquêtés sur les résultats de leur test. Pour accomplir les prélèvements sanguins auprès des personnes éligibles, chaque équipe de terrain comprenait un enquêteur-technicien spécialement chargé des prélèvements. En plus de la formation d’enquêteurs, ce technicien avait reçu une formation spéciale sur tous les aspects des protocoles des tests d’anémie et du VIH. D’abord, pour chaque personne éligible, le technicien cherchait à obtenir son consentement éclairé après lui avoir expliqué les procédures de prélèvement, la confidentialité et l’anonymat du test. Pour les femmes et les hommes qui acceptaient d’être testés, le technicien, en respectant toutes les précautions d’hygiène et de sécurité recommandées, prélevait des gouttes de sang sur un papier filtre. Dans la plupart des cas, les gouttes de sang pour les deux tests étaient obtenues à partir d’une même piqûre au doigt. Une étiquette contenant un code barre était collée sur le papier filtre contenant du sang. Une deuxième étiquette avec le même code barre était collée sur le questionnaire ménage sur la ligne correspondant au consentement de la personne éligible et une troisième étiquette, toujours avec le même code barre, était collée sur la fiche de transmission. Les gouttes de sang sur papier filtre étaient séchées pendant 24 heures au minimum dans une boîte de séchage avec des dessicants absorbants l’humidité. Le lendemain, chaque échantillon séché était placé dans un petit sac en plastique imperméable et à fermeture hermétique. Pour la conservation des prélèvements, des dessicants et un indicateur d’humidité étaient placés dans le petit sac. Les sacs en plastique individuels étaient ainsi conservés secs jusqu’à leur acheminement au bureau central de l’ANSD à Dakar. À l’ANSD, ils étaient immédiatement vérifiés et placés au frais avant leur enregistrement et leur transfert au Laboratoire de Bactériologie Virologie (LBV) du CHU de Le Dantec. Le test des anticorps anti-VIH et la restitution des résultats étaient effectués par le LBV à Dakar. Le LBV est le laboratoire de référence au Sénégal ; il est régulièrement soumis à un contrôle de qualité interne rigoureux, ainsi qu’à un contrôle de qualité externe. Le LBV participe à différents programmes de contrôle de qualité de la sérologie VIH organisés par l’OMS (sérologie effectuée sur sérums) et le CDC d’Atlanta aux USA (sérologie effectuée sur sérums et sur gouttes de sang séchées). Pour ce qui concerne les procédures d’analyse au laboratoire, les gouttes de sang séchées sur papier filtre étaient perforées à l’aide d’une poinçonneuse. Le poinçon coupé mesurait approximativement 6 mm de diamètre et était ensuite plongé dans 150 micro litres de solution PBS pour élution du sérum. Ensuite le LBV a traité les prélèvements selon l’algorithme suivant: • Tous les échantillons sont testés par un 1er ELISA (Vironostika® HIV Uni-Form II plus O). • Les échantillons dépistés positifs par le 1er ELISA 1 ainsi que 10% des négatifs sont ensuite analysés à l’aide d’un second ELISA (Enzignost® HIV Anti-VIH1/2 plus). • Tous les échantillons positifs sur les deux ELISA sont reportés positifs. • Tous les échantillons discordants aux deux ELISA (positifs au Vironostika et négatifs à l’Enzygnost) sont confirmés par Inno-Lia Blot. 10 • Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête Un programme en CSPro (Census and Survey Processing System) développé par ICF Macro, spécialement conçu selon l’algorithme retenu, était fourni au LBV pour la saisie des résultats des tests. Au fur et à mesure des entrées, ce programme procédait à un comptage automatique de toutes les entrées (nombre de prélèvements testés, nombre de positifs et de négatifs selon les différents kits utilisés). Test de la parasitémie palustre : Les tests de parasitémie palustre ont été effectués dans un tiers de l’échantillon sur les enfants de 6-59 mois. Deux tests du diagnostic du paludisme ont été réalisés : test de diagnostic rapide (TDR) et goutte épaisse. Les enfants testés positifs au TDR ont été référencés par les techniciens de laboratoire de l’enquête selon le protocole en vigueur. Par ailleurs, les gouttes épaisses confectionnées sur une lame porte-objet après prélèvement d’un échantillon de sang ont été analysés au laboratoire du Département de Parasitologie de la Faculté de Médecine de l’UCAD de Dakar. Échantillonnage Pour atteindre les objectifs assignés à cette enquête, un échantillon national stratifié de 8232 ménages a été tiré ; il était attendu d’enquêter environ 15044 femmes de 15-49 ans et 4429 hommes de 15-59 ans dans ces ménages. Des prélèvements de sang ont été effectués auprès d’un tiers de l’échantillon global, 4104 hommes et 5326 femmes. La procédure d’échantillonnage retenue pour l’EDS-MICS, 2010-11 est un tirage aréolaire stratifié à deux degrés. L’unité primaire de sondage, appelée aussi grappe, est le district de recensement (DR) ou une partie du DR lorsque ce dernier est de très grande taille. La partie urbaine et la partie rurale de chaque région correspondent chacune à une strate d’échantillonnage. Au total, 28 strates ont été crées. L’échantillon de premier degré a été tiré indépendamment dans chaque strate et l’échantillon de second degré l’a été indépendamment dans chaque unité primaire tirée au premier degré. Le plan de sondage détaillé est présenté en annexe. Au premier degré de sondage, 391 grappes (147 grappes en milieu urbain et 244 grappes en milieu rural) ont été sélectionnées en procédant à un tirage systématique avec probabilité proportionnelle à la taille ; la taille du DR étant le nombre de ménages. Un dénombrement des ménages dans chacune de ces grappes a fourni la liste des ménages à partir de laquelle a été tiré au second degré un échantillon de 21 ménages avec un tirage systématique à probabilité égale. Toutes les femmes de 15 à 49 ans, résidentes habituelles ou visiteuses, identifiées dans ces ménages ont été individuellement enquêtées. Dans chaque grappe, parmi les 21 ménages sélectionnés pour l’enquête des femmes, 8 ménages ont été sélectionnés pour faire l’objet d’enquête auprès des hommes. Tous les hommes âgés de 15 à 59 ans dans les ménages ainsi sélectionnés étaient éligibles pour l’enquête homme. Dans ce sous-échantillon, toutes les femmes et tous les hommes éligibles pour l’enquête individuelle étaient aussi éligibles pour le test du VIH. En outre, dans ce sous-échantillon de ménages, il était proposé à toutes les femmes et tous les hommes éligibles pour l’enquête ainsi que pour tous les enfants de 6-59 mois, un test d’anémie. Par ailleurs, dans ce même sous-échantillon de ménages, touts les hommes et les femmes éligibles ainsi que tous les enfants de moins de 5 ans étaient sélectionnés pour être mesurés et pesés afin de déterminer leur état nutritionnel. Enfin tous les enfants de 6-59 mois dans le sous-échantillon étaient éligibles pour subir le test de dépistage du paludisme. Au cours de l’EDS-MICS 2010-11, 391 grappes sélectionnées dans l’échantillon ont été finalement enquêtées. Au total, 8 212 ménages ont été sélectionnés et parmi eux, 8 029 ménages occupés ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi ces 8029 ménages, 7902 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête • 11 plus de 98 % (Tableau 1). Le taux de réponse est légèrement plus élevé en milieu rural (98,6 %) qu’en milieu urbain (98,0 %). Tableau 1.1 Résultats de l’enquête ménage et de l’enquête individuelle Effectifs des ménages, nombre d’enquêtes et taux de réponses, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Milieu de résidence Résultat Urbain Rural Ensemble Enquêtes ménages Ménages sélectionnés 3 088 5 124 8 212 Ménages occupés 3 022 5 007 8 029 Ménages enquêtés 2 963 4 939 7 902 Taux de réponse des ménages 98,0 98,6 98,4 Enquêtes individuelles: femmes Nombre de femmes éligibles 6 743 10 188 16 931 Nombre de femmes éligibles enquêtées 6 192 9 496 15 688 Taux de réponses des femmes éligibles 91,8 93,2 92,7 Enquêtes individuelles: hommes Nombre d’hommes éligibles 2 427 3 241 5 668 Nombre d’hommes éligibles enquêtés 2 058 2 871 4 929 Taux de réponse des hommes éligibles 84,8 88,6 87,0 Dans les 7 902 ménages enquêtés, 16 931 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme éligibles pour l’enquête individuelle, et pour 15 688 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès, soit un taux de réponse de 92,7%. L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur trois : au total 4 929 hommes de 15-59 sur 5 668 éligibles ont été entièrement enquêtés (taux de réponses de 87%). Comme pour les femmes, les taux de réponse observés en milieu rural sont sensiblement plus élevés que ceux obtenus en milieu urbain. Activités de l’EDS-MICS L’EDS-MICS, 2010-11 s’est déroulée en quatre étapes principales : la phase préparatoire, la cartographie et le dénombrement des ménages des grappes échantillonnées (en septembre 2010), l’enquête pilote (Aout 2010) et l’enquête principale (15 octobre 2010 au 27 avril 2011). Pour chacune de ces trois dernières étapes, une formation a été dispensée aux personnes recrutées pour les besoins des activités de terrain. La phase préparatoire : La phase préparatoire a démarré en novembre 2009 avec l’élaboration du premier document de projet et a pris fin en juin 2010 juste avant la formation des agents de l’enquête pilote. Les documents de projet, de plaidoyer et les supports de collecte de l’EDS-MICS2010-11 ont été élaborés durant cette phase. La mobilisation du budget a également été faite; il en a été de même de la présentation des documents de projet et de plaidoyer ont été présentés au Ministère de la Sante et aux Partenaires Techniques et Financiers et validés par eux. Une équipe technique chargée de piloter le projet assistée par ICF MACRO/CRDH, a été mise en place au niveau de l’ANSD. Un coordonateur médical et un nutritionniste étaient recrutés et intégrés dans l’équipe technique. Deux laboratoires chargés des volets biologiques (bactériologie-virologie et parasitologie) étaient également mis à contribution. Ceux-ci avaient la charge de la formation et de la supervision de des techniciens de santé, des analyses de laboratoire et devaient participer à l’analyse des données. Le coordonnateur médical était chargé de coordonner les activités effectuées par les techniciens de santé et les laboratoires. Enquête pilote : Pour les besoins de l’enquête pilote, 20 agents (4 agents techniques de santé et 16 enquêteurs) ont été sélectionnés pour suivre une formation en 25 jours. Elle a comporté trois volets : une formation 12 • Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête sur les questionnaires papier (ménage, femme et homme), sur les tests biologiques et anthropométriques et sur les tablettes PC. La formation sur les questionnaires papier qui a duré 3 semaines a été assurée par l’encadrement de l’ESD- MICS 2010-11 (ANSD et CRDH/MACRO). La formation sur les tests biologiques et anthropométriques (anémie, VIH, parasitémie et anthropométrie a été assurée par des personnels des laboratoires de bactériologie et virologie et de parasitologie et un nutritionniste. Le troisième volet de la formation portant sur les tablettes PC (UMPC) a été par des experts de Macro et du CRDH. Tous les agents de terrain ont suivi la toute la formation, sauf le module sur les tests biologiques qui était réservé aux seuls techniciens de santé. A la fin de la formation, les agents ont reçu une formation complémentaire sur le contrôle technique, l’organisation et la logistique du terrain ainsi que sur le contact avec les autorités et les populations. L’enquête pilote a duré cinq jours et a couvert une quarantaine de ménages. Elle a été l’occasion d’apprécier la réaction des populations devant certaines questions en vue de prendre des mesures correctives, notamment dans la sensibilisation, la manipulation des UMPC, le programme de saisie Cs Pro et la formulation des questions. Les agents ont été répartis en quatre équipes. Dans chaque équipe, il y’avait, en plus des enquêtrices un chef d’équipe et un technicien de santé. Les équipes étaient réparties entre le milieu rural et le milieu urbain de la région de Dakar ; deux équipes en milieu urbain (Guédiawaye) et les deux autres en milieu rural (département de Rufisque). Cartographie et dénombrement : La formation des cartographes qui a été réalisée en septembre 2010 et les travaux de terrain de septembre à mi-octobre 2010. La formation comprenait des exposés théoriques sur la définition des concepts de base, les procédures et la méthodologie de cartographie; et ; ii) des exercices pratiques de terrain et des évaluations continues. Sur la base des différentes évaluations organisées pendant la formation, 28 agents cartographes (répartis en 7 équipes composées chacune d’un chef d’équipe et de 3 agents cartographes) ont été définitivement retenus pour mettre en œuvre la cartographie et le dénombrement des ménages dans les grappes sélectionnées. Recrutement et formation du personnel de terrain : Pour la réalisation de la collecte de l’EDS-MICS 2010-11, 110 personnes ont été retenues pour suivre la formation de l’enquête principale. Elle s’est déroulée comme pour la phase pilote en quatre phases et a été assurée par la même équipe technique. Dans cette phase, quinze jours ont été consacrés à la formation des agents sur la manipulation des tablettes UMPC. La collecte des données : Après la formation, 16 équipes ont été constituées pour le travail de terrain ; chaque équipe était composée de 3 enquêtrices chargées des enquêtes auprès des femmes, un technicien de santé pour effectuer les mesures anthropométriques, les tests du paludisme, de l’anémie et du VIH, et un chef d’équipe pour les enquêtes auprès des hommes. Ce dernier était responsable de la performance et de la gestion de son équipe. Il servait aussi d’assistant au technicien de santé pour la prise des mesures anthropométriques. En appui aux chefs d’équipe, des missions de la coordination précédaient les équipes dans les grappes pour informer et sensibiliser les autorités et les populations à les accueillir et à les aider à bien mener l’opération de collecte. La sensibilisation des autorités et les populations était faite à travers les lettres circulaires aux autorités régionales et des visites aux élus locaux. Pendant la cartographie, cette activité faisait partie des termes de référence des équipes. Des missions d’information et de sensibilisation ont été organisées avant le démarrage de la collecte des données et se sont poursuivies pendant toute la durée des travaux de terrain. Les média (radios communautaires) ont également été mis à contribution dans la sensibilisation des populations. À cet égard, un point de presse dont ont largement fait écho la Radio Télévision Nationale, les Télévisions privées, les Radios privées et la presse écrite, a été tenu dans les locaux de l’ANSD. Présentation du Pays, Objectifs et Méthodologie de l’Enquête • 13 La collecte des données sur le terrain a durée 6 mois et demi (du 13 octobre 2010 au 28 avril 2011) et a permis de visiter 456 DR (391 DR de l’échantillon EDS-MICS 2010-11 et 65 DR supplémentaires8 du PMI). Pour assurer une bonne supervision des travaux de collecte, des missions de supervision rapprochées ont été organisées par l’encadrement technique. Parallèlement, ne mission de supervision organisée par le Comité National d’Ethique pour la Recherche en Santé (CNERS) a permis de s’assurer du respect des règles d’éthiques sur le terrain. Exploitation des tableaux de qualité des données : Pendant toute la durée de la collecte, un dispositif de contrôle de qualité des données à travers le suivi de certains indicateurs clés (le taux de couverture, âge des enquêtés, âges au décès des enfants, etc.) a été mis en place. Les erreurs détectées à l’occasion de ces contrôles étaient partagées avec les équipes de terrain à travers des missions de supervision de l’équipe de coordination et de contacts téléphoniques en cas d’urgence. Traitement des données : Le travail d’apurement des données se faisait au fur et à mesure de la réception des dossiers des grappes achevées. Une équipe composée d’informaticiens et de démographes corrigeait les erreurs détectées. Après la fusion des fichiers, les dernières erreurs détectées ont été traitées avec l’appui de l’expert informaticien d’ICF Macro. Analyse au laboratoire des prélèvements de sang : Les travaux d’analyse des prélèvements de sang (goutte séchée sur papier filtre) pour le test du VIH ont été effectués par le laboratoire de bactériologie virologie de l’Hôpital Aristide Le Dantec. En ce qui concerne le test du paludisme, la parasitémie était réalisée par le laboratoire de parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Le traitement des échantillons des gouttes épaisses de sang s’est fait au fur et mesure de collecte des données sur le terrain. Quant à l’analyse des échantillons de sang pour le test du VIH, elle a démarre à la fin de la collecte pour des raisons de confidentialité des données même si les prélèvements en provenance du terrain étaient régulièrement réceptionnés au niveau du laboratoire de bactériologie et de virologie. 8 L’échantillon supplémentaire du PMI concerne six régions: Kaolack, Kaffrine, Kédougou, Kolda, Saint Louis et Tambacounda. Caractéristiques des Ménages • 15 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 Awa CISSOKO ’objectif de ce chapitre est de présenter une évaluation des conditions environnementales dans lesquelles vivent les femmes, les hommes et les enfants ciblés par l’EDS-MICS 2010-2011 ainsi qu’un profil démographique et socio-économique de la population des ménages de l’enquête. La première partie de ce chapitre est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques des logements comme le type d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes, les matériaux de revêtement du sol, la disponibilité de l’électricité et la possession de biens durables. La deuxième partie est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques démographiques de la population des ménages telles que la structure par âge et sexe ainsi que certaines caractéristiques socio-économiques comme le milieu de résidence et la composition des ménages avec, en particulier, la présence dans le ménage d’orphelins ou d’enfants vivant sans leurs parents. La troisième partie de ce chapitre présente les données sur le niveau d’instruction des femmes et des hommes des ménages. 2.1 CONDITIONS DE VIE Les données collectées sur certaines caractéristiques du logement sont présentées pour les ménages et pour l’ensemble de la population de droit des ménages, en fonction du milieu de résidence. Provenance de l’eau de boisson Le tableau 2.1 présente la répartition des ménages et la population selon la source d’approvisionnement en eau de boisson. Les sources auxquelles s’alimentent la plupart des ménages sénégalais, quel que soit le milieu de résidence, sont une source améliorée (79 % pour l’ensemble, 94 % pour les ménages urbains et 65 % pour les ménages ruraux). L’eau de robinet vient en tête avec 69 % pour l’ensemble des ménages (88 % pour le milieu urbain et 51 % pour le milieu rural). Les autres sources améliorées (puits protégés, eau en bouteille et eau de pluie) représentent seulement 10 % pour l’ensemble des ménages (6 % pour le milieu urbain et 14 % pour le milieu rural). Les sources améliorées représentaient 70 % pour l’ensemble des ménages à l’EDS-IV de 2005, soit une augmentation de 13 % au cours des cinq dernières années. Pour le milieu urbain, la proportion de sources améliorées est passée de 91 % en 2005 à 94 % en 2010-11, soit une augmentation de 3 % ; pour le milieu rural, la proportion des sources améliorées a connu une importante augmentation de 29 % entre les deux enquêtes (50 % en 2005 contre 65 % en 2010-11). La répartition de la population selon la source d’approvisionnement en eau de boisson diffère à peine de celle des ménages. Le tableau 2.1 montre aussi que pour près de neuf ménages sénégalais sur dix (89 %), il faut moins de 30 minutes pour s’approvisionner en eau. En milieu rural, cette proportion est plus faible qu’en milieu urbain (82 % contre 97 %). La plupart du temps, l’eau ne fait l’objet d’aucun traitement avant son utilisation, surtout en zone urbaine (66 % de l’ensemble des ménages, 74 % en milieu urbain et 59 % en milieu rural). Quelques fois, les ménages traitent l’eau à l’eau de javel ou au chlore (entre 16 et 17 %) ou bien procèdent au filtrage à travers un linge (18 % dans l’ensemble). Cette dernière pratique est surtout le fait du milieu rural (29 % contre 8 % en milieu urbain). L’ébullition, la désinfection solaire et les autres procédés de filtrage (céramique, sable, etc.) sont pratiquement inconnus. L 16 • Caractéristiques des Ménages Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l'eau pour boire, le temps pour s'approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l'eau, selon le milieu de résidence, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Ménages Population Caractéristique Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Source d'approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 93,6 64,8 78,9 93,7 65,9 78,3 Robinet dans logement/concession 77,1 29,8 52,9 79,3 32,9 53,7 Robinet public/fontaine 10,5 20,9 15,8 9,7 19,1 14,9 Puits à pompe/ forage 1,0 6,4 3,7 1,0 6,1 3,8 Puits creusé protégé 2,7 7,0 4,9 2,6 7,2 5,1 Source d'eau protégée 0,1 0,2 0,2 0,1 0,2 0,1 Eau de pluie 0,0 0,3 0,1 0,0 0,3 0,2 Eau en bouteille 2,3 0,2 1,2 1,0 0,1 0,5 Source non améliorée 4,9 33,5 19,5 4,9 32,9 20,4 Puits creusé non protégée 4,3 30,4 17,7 4,5 30,2 18,7 Source d'eau non protégée 0,0 1,0 0,5 0,0 0,8 0,4 Camion citerne/charrette avec petite citerne 0,5 1,2 0,8 0,4 1,0 0,8 Eau de surface 0,0 0,9 0,5 0,0 0,9 0,5 Autre 1,5 1,7 1,6 1,4 1,2 1,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant pour boire l'eau d'une source améliorée 93,6 64,8 78,9 93,7 65,9 78,3 Temps de trajet pour s'approvisionner en eau de boisson Eau sur place 83,3 40,5 61,4 85,2 43,9 62,4 Moins de 30 minutes 13,3 41,3 27,6 11,3 38,2 26,1 30 minutes ou plus 3,0 17,4 10,4 3,2 17,3 11,0 NSP/manquant 0,4 0,8 0,6 0,3 0,6 0,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l'eau1 Ébullition 0,4 0,2 0,3 0,2 0,3 0,3 Ajout d'eau de Javel/chlore 17,0 16,0 16,5 17,2 16,0 16,6 Passée à travers un linge 7,6 28,8 18,5 8,0 29,2 19,7 Céramique, sable ou autre filtre 1,6 0,7 1,2 1,2 0,7 0,9 Désinfection solaire 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Autre 3,4 2,3 2,8 3,5 2,0 2,7 Aucun traitement 73,7 59,4 66,4 74,0 59,3 65,9 Pourcentage utilisant une méthode de traitement approprié2 23,4 39,7 31,8 22,9 40,0 32,4 Effectif 3 864 4 038 7 902 33 003 40 641 73 645 1 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 2 Les méthodes appropriées pour le traitement de l'eau comprennent l'ébullition, l’ajout de chlore, l'utilisation d'un linge pour passer l'eau, le filtrage et la désinfection solaire. Types de toilettes Avec l’amélioration de l’approvisionnement en eau, l’accès à des installations sanitaires adéquates et la promotion de pratiques hygiéniques constituent des objectifs importants pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Les résultats de l’EDS-MICS présentés au tableau 2.2 montrent que 41 % des ménages sénégalais utilisent des toilettes améliorées non partagées. Comme il fallait s’y attendre l’utilisation de toilettes améliorées est plus fréquente en milieu urbain que rural (57 % contre 26 %). Par ailleurs, près de deux ménages sur dix (19 %) ont accès à des toilettes améliorées partagées. On note également des variations importantes selon le milieu de résidence (30 % en urbain contre 9 % en rural). En outre, 40 % ménages n’ont pas accès à des toilettes améliorées (22 %) ou n’ont pas de toilettes du tout (18 %). En milieu rural, cette proportion atteint 66 % dont 33 % ne disposant pas de toilettes contre seulement 13 % en milieu urbain dont 2 % ne disposant pas de toilettes. Caractéristiques des Ménages • 17 En 2005, les proportions de ménages ne disposant pas de toilettes étaient de 23 % dans l’ensemble, et de 40 % en milieu rural contre 4 % en milieu urbain. Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines, selon le milieu de résidence, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Ménages Population Type de toilettes/latrines Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées Chasse d'eau/chasse manuelle connectée à un système d'égout 16,2 0,6 8,2 15,0 0,9 7,2 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 16,4 6,7 11,4 20,6 8,2 13,8 Fosse d'aisances améliorées auto- aérées 3,9 3,7 3,8 5,2 4,2 4,6 Fosses d'aisances avec dalle 16,9 13,3 15,0 20,9 14,7 17,5 Latrines à chasse manuelle 3,5 1,6 2,6 4,4 2,0 3,1 Toilettes partagées1 Chasse d'eau/chasse manuelle connectée à un système d'égout 6,9 0,2 3,5 4,1 0,1 1,9 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 8,4 1,8 5,0 5,6 1,8 3,5 Fosse d'aisances améliorées auto- aérées 1,5 1,2 1,3 1,2 1,1 1,2 Fosse d'aisances avec dalle 10,1 4,6 7,3 7,6 4,2 5,7 Latrines à chasse manuelle 3,4 0,7 2,0 2,2 0,8 1,4 Toilettes non améliorées Latrines traditionnelles 10,9 32,9 22,1 11,7 33,3 23,6 Pas de toilettes/nature 2,0 32,8 17,7 1,4 28,7 16,5 Autre 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 0,0 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 3 864 4 038 7 902 33 003 40 641 73 645 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme "améliorées" si elles n'étaient pas partagées. Lavage des mains Le lavage des mains au savon, notamment à certaines occasions critiques (après les selles, avant de préparer à manger ou de donner à manger aux enfants) est un élément important en matière d’hygiène. L’endroit où ce lavage a lieu est également important. Ainsi, au cours de l’enquête, des questions ont été posées sur la disponibilité d’un endroit spécifique pour le lavage des mains et la disponibilité à cet endroit d’eau, de savon ou de produits nettoyants autres que le savon. Dans l’ensemble des ménages enquêtés, pour plus de la moitié (55%) un endroit précis pour se laver les mains n’a pas été observé (tableau 2.3). Le milieu urbain enregistre le pourcentage le plus élevé de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé (56 % contre 35 % en milieu rural). Parmi les ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé, 45 % disposent de savon et de l’eau ; en milieu urbain, le pourcentage est de 57 % contre 26 % en milieu rural. Le pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé augmente avec le niveau du bien-être économique du ménage ; il passe de 29 % pour les ménages les plus pauvres à 74 % pour les ménages les plus riches. Il en est de même pour la disponibilité de l’eau et du savon à l’endroit réservé au lavage des mains ; le pourcentage passe de 18 % chez les ménages les plus pauvres à 68 % chez les ménages les plus riches. Dans beaucoup de ménages, surtout en milieu rural et dans les régions de Ziguinchor, Diourbel, Tambacounda, Louga, Fatick et Sédhiou, les pourcentages ne disposant que de l’eau pour laver les mains sont largement supérieurs à ceux disposant d’eau et de savon à cet effet. Enfin, un pourcentage non négligeable de ménages ne dispose pas d'eau, ni de savon, ni d’autres produits nettoyants pour se laver les mains. 18 • Caractéristiques des Ménages Tableau 2.3 Lavage des mains Pourcentage de ménages dans lesquels l'endroit utilisé le plus souvent pour se laver les mains a été observé et, parmi ces ménages, répartition (en %) par disponibilité de l'eau, de savon et d'autres produits nettoyants, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Parmi les ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages Savon et eau1 Eau et produit nettoyant2 autre que le savon seulement Eau seulement Savon mais pas d'eau3 Produits nettoyants autres que le savon seulement2 Pas d'eau, ni savon, ni autre produit nettoyant Total Milieu de résidence Urbain 55,9 3 864 57,0 1,0 29,4 1,0 1,6 10,0 100,0 2 161 Rural 34,9 4 038 26,2 0,3 42,7 1,4 4,9 24,5 100,0 1 408 Région Dakar 68,4 2 112 62,5 1,6 24,6 1,0 2,0 8,3 100,0 1 445 Ziguinchor 16,2 343 34,4 0,0 47,1 2,3 0,0 16,2 100,0 56 Diourbel 54,6 810 17,0 0,0 44,5 2,2 0,3 36,0 100,0 442 Saint-Louis 35,2 558 37,6 0,0 21,3 3,2 0,0 37,9 100,0 196 Tambacounda 25,9 373 25,1 0,0 58,3 1,3 0,0 15,3 100,0 97 Kaolack 27,8 514 41,2 0,6 48,6 0,6 0,0 8,9 100,0 143 Thiès 38,0 1 017 38,4 0,0 39,2 0,7 1,2 20,5 100,0 387 Louga 39,4 496 29,4 0,0 55,6 0,7 0,0 14,3 100,0 195 Fatick 33,4 413 20,4 0,5 68,4 0,4 0,0 10,3 100,0 138 Kolda 21,9 333 33,3 0,0 29,2 2,0 0,0 35,5 100,0 73 Matam 37,4 286 59,9 0,0 30,9 0,0 0,0 9,2 100,0 107 Kaffrine 79,8 330 42,9 0,6 25,7 0,7 25,8 4,3 100,0 263 Kédougou 7,0 83 (51,9) (0,0) (37,9) (0,0) (0,0) (10,3) 100,0 6 Sédhiou 9,3 235 35,1 0,0 52,7 0,0 0,0 12,2 100,0 22 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 28,7 1 600 18,4 0,6 47,3 0,6 7,7 25,3 100,0 460 Second 29,3 1 584 28,3 0,2 39,2 1,3 5,6 25,5 100,0 464 Moyen 40,3 1 490 28,8 0,4 40,9 1,8 2,9 25,1 100,0 600 Quatrième 51,7 1 574 46,6 2,1 32,8 1,0 2,9 14,6 100,0 813 Le plus riche 74,5 1 653 67,6 0,3 26,3 1,2 0,0 4,6 100,0 1 232 Ensemble 45,2 7 902 44,8 0,7 34,6 1,2 2,9 15,7 100,0 3 569 1 Par "savon", on entend ici le savon ou un détergent en morceau, sous forme liquide, en poudre ou sous forme de pâte. Cette colonne inclut les ménages possédant du savon et de l'eau seulement ainsi que ceux qui possèdent du savon et de l'eau et un autre détergent. 2 Les produits nettoyants autres que le savon incluent des produits disponibles localement comme la cendre, la boue ou du sable 3 Y compris les ménages disposant de savon seulement ainsi que ceux qui disposent de savon et d'autres produits nettoyants ( ) Basé sur un effectif non pondéré entre 25 et 49 cas. Caractéristiques des logements Le tableau 2.4 présente certaines caractéristiques du logement. Dans l’ensemble, les résultats montrent que 57 % des ménages enquêtés (contre 47 % à l’EDS-IV de 2005) disposent de l’électricité. Les résultats mettent en évidence des disparités importantes selon le milieu de résidence. Le milieu rural est nettement plus défavorisé, seulement 27 % des ménages y disposant de l’électricité, contre 88 % en milieu urbain (graphique 2.1). Toutefois, il faut noter qu’entre 2005 et 2010-11, le niveau d’accès des ménages à l’électricité dans le milieu rural a connu une progression rapide (16 % à 27 %). Ce résultat est cohérent avec l’accélération de la mise en œuvre de la politique d’électrification villageoise au cours des dix dernières années. Certains types de revêtement du sol peuvent faciliter la propagation de certains germes responsables de maladies. Pour cette raison, des questions ont été posées sur le type de matériau composant le revêtement du sol des pièces à usage d’habitation du logement. Au Sénégal, 64 % des ménages ont un logement dont le sol est en ciment, en carreaux ou en vinyle (contre 64 % à l’EDS-IV de 2005) et pour 30 % des ménages, le sol est revêtu de terre ou de sable (contre 31 % en 2005). En milieu rural, les ménages vivent plus fréquemment dans un logement dont le sol est recouvert de terre/sable (48 %) et de ciment (36 %). En milieu urbain, dans 45 % des cas, les ménages vivent dans un logement dont le sol est recouvert de ciment et dans 34 % des cas, le sol est recouvert de carreaux. Caractéristiques des Ménages • 19 Le tableau 2.4 présente aussi la répartition des ménages selon le nombre de pièces utilisées pour dormir. Dans 67 % des cas, les ménages utilisent trois pièces ou plus pour dormir et dans 19 % des cas, deux pièces. On constate également que 69 % des ménages cuisinent à l’intérieur de la maison, alors que, dans 17 % des cas, la cuisine se fait dans un bâtiment séparé et que 12 % des ménages cuisinent à l’extérieur. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain que rural (10 % contre 13 %). Pour évaluer le niveau de pollution à l’intérieur du logement, on a demandé quel était le combustible utilisé par le ménage pour cuisiner. On constate, au niveau global, que plus de la moitié des ménages (53 %) utilisent du bois à bruler ou de la paille. Cette proportion varie de manière importante entre les deux milieux de résidence, de 83 % en rural à 21 % en urbain. Les ménages du milieu urbain utilisent plus fréquemment du gaz pour cuisiner (59 %). Dans l'ensemble, la majorité des ménages (66 %) utilisent des combustibles solides pour cuisiner. Tableau 2.4 Caractéristiques du logement Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement, et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner; Répartition (en%)des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Milieu de résidence Caractéristique du logement Urbain Rural Ensemble Électricité Oui 87,8 26,6 56,5 Non 12,2 73,4 43,5 Total 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du sol Terre, sable 11,6 47,6 30,0 Bouse 0,2 7,4 3,9 Planches en bois 0,0 0,1 0,0 Palmes/bambou 0,0 0,4 0,2 Parquet ou bois ciré 0,2 0,1 0,2 Bandes de vinyle u asphalte 6,6 2,0 4,2 Carrelage 33,8 5,9 19,5 Ciment 44,7 36,0 40,2 Moquette 2,7 0,6 1,6 Autre 0,1 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Pièces utilisées pour dormir Une 21,2 8,0 14,4 Deux 18,5 19,4 19,0 Trois ou plus 60,3 72,6 66,6 Total 100,0 100,0 100,0 Endroit pour cuisiner Dans la maison 72,5 66,2 69,3 Dans un bâtiment séparé 14,7 20,0 17,4 A l'extérieur 10,4 13,3 11,9 Autre 2,4 0,5 1,5 Total 100,0 100,0 100,0 Combustible utilisé pour cuisiner Électricité 2,0 0,5 1,2 GPL/gaz naturel/biogaz 59,3 5,1 31,6 Charbon de bois 15,5 8,2 11,8 Bois à bruler/paille 20,8 82,8 52,5 Bouse 0,1 2,7 1,4 Autre 2,3 0,7 1,5 Total 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner1 36,4 93,7 65,7 Effectif 3 864 4 038 7 902 GPL = Gaz propane liquéfié 1 Inclut : Charbon/lignite, Charbon de bois, Bois, Paille/branchages/herbe, Résidus agricoles et Bouse 20 • Caractéristiques des Ménages Biens possédés par les ménages Au cours de l’enquête, pour évaluer le niveau socioéconomique des ménages, on a cherché à savoir si les ménages possédaient certains biens considérés comme des indicateurs du niveau socioéconomique et de leur niveau d’accès à l’information et aux services sociaux de base. Dans l’ensemble, l’essentiel des ménages possèdent au moins un bien durable (tableau 2.5). Près de neuf ménages sur dix (88 %) possèdent un téléphone mobile qui constitue ainsi, et de loin, le canal de communication le plus répandu au Sénégal, que ce soit en milieu urbain (95 %) ou en milieu rural (82 %). Outre le téléphone portable, les biens les plus fréquemment possédés par les ménages sénégalais sont la radio (74 %), la télévision (52 %), la charrette (25 %) et le réfrigérateur (22 %). En milieu urbain, sauf pour le cas de la charrette, la proportion de ménages qui possèdent chacun de ces biens est plus élevée qu’en milieu rural (par exemple 79 % des ménages urbains possèdent une télévision contre seulement 26 % en milieu rural, pour le réfrigérateur, les proportions sont respectivement de 39 % et de 6 %). Quintiles de bien-être économique des ménages Le tableau 2.6 présente la répartition de la population de droit par quintile de bien-être économique selon le milieu de résidence et la région. L’indice de bien-être économique est construit à partir des données sur les biens des ménages et en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages proviennent Tableau 2.5 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Milieu de résidence Possession Urbain Rural Ensemble Biens possédés par le ménage Radio 76,8 70,6 73,6 Télévision 79,4 25,5 51,8 Téléphone portable 95,4 81,7 88,4 Téléphone fixe 20,9 4,3 12,4 Réfrigérateur 38,5 5,9 21,9 Moyens de transport Bicyclette 13,4 19,6 16,6 Charette tirée par un animal 5,3 44,1 25,1 Motocyclette/scooter 10,3 6,0 8,1 Voiture/camion 3,2 2,3 2,7 Possession de terre agricole 17,0 76,0 47,1 Possession d'animaux de ferme1 33,6 81,5 58,1 Effectif 3 864 4 038 7 902 1 Bétail, vaches, taureaux, chevaux, ânes, chèvres, moutons ou poulets Graphique 2.1 Caractéristiques des logements selon le milieu de résidence EDS-MICS 2010-11 88 12 0 7 34 45 3 0 2 59 16 21 0 2 27 48 7 2 6 36 1 1 1 5 8 83 3 1 ÉLECTRICITÉ MATÉRIAU DE REVÊTEMENT DU SOL Terre, sable Bouse Bandes de vinyle/asphalte Carrelage Ciment Moquette Autre COMBUSTIBLE POUR CUISINER Électricité GPL/gaz naturel/biogaz Charbon de bois Bois à bruler/paille Bouse Autre 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Pourcentage Urbain Rural Caractéristiques des Ménages • 21 du questionnaire ménage de l’EDS-MICS 2010-2011 sur la possession par les ménages de certains biens de consommation et sur certaines caractéristiques du logement comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau de revêtement du sol, le nombre de personnes par pièce pour dormir et le combustible utilisé pour cuisiner. On a affecté à chacun de ces biens et caractéristiques un poids (score ou coefficient) généré à partir d’une analyse en composante principale. Les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin, Rutstein, Johnson, Pande et Wagstaff, 2000). On attribue ensuite à chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage ; les individus sont classés en fonction du score total du ménage dans lequel ils résident. L’échantillon est ensuite divisé en quintile de population, chaque quintile correspondant à un niveau allant de 1 (le plus pauvre) à 5 (le plus riche). Dans l’ensemble, les résultats présentés dans le tableau 2.6 montre que le niveau de bien être économique est plus bas en milieu rural qu’en milieu urbain ; on enregistre 5 % de ménages de niveau de bien être économique « plus riche » en milieu rural, contre 39 % en milieu urbain. Par contre, pour les ménages les plus pauvres, le pourcentage passe de 35 % en milieu rural à 2 % en milieu urbain. Par rapport à la région, Dakar est de loin la région qui enregistre le plus de ménages de niveau de la catégorie la plus riche (56 %) ; elle est suivie des régions de Diourbel (19 %) et de Thiès (15 %). Par contre, les régions de Kédougou, Kolda et Tambacounda ont les pourcentages de ménages de la catégorie la plus pauvre les plus élevés (respectivement 61 %, 54 % et 53 %). Tableau 2.6 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon le milieu de résidence et la région, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Quintiles de bien-être économique Milieu résidence/région Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche Total Effectif d'enquêtés Coefficient de Gini Milieu de résidence Urbain 1,9 5,9 19,6 33,9 38,8 100,0 33 003 14,0 Rural 34,7 31,5 20,4 8,7 4,8 100,0 40 641 25,3 Région Dakar 0,0 1,9 8,1 33,8 56,2 100,0 17 015 7,5 Ziguinchor 7,8 30,7 37,2 17,7 6,6 100,0 2 770 16,6 Diourbel 17,7 15,7 23,5 23,6 19,5 100,0 8 123 22,4 Saint-Louis 15,8 21,2 35,6 18,7 8,8 100,0 4 881 25,2 Tambacounda 52,9 24,8 15,4 5,1 1,8 100,0 3 756 31,6 Kaolack 23,8 36,8 17,6 12,5 9,2 100,0 5 638 30,3 Thiès 6,1 22,0 29,8 27,4 14,8 100,0 9 640 19,9 Louga 31,9 20,9 21,6 16,1 9,6 100,0 5 135 26,6 Fatick 31,5 35,5 20,8 8,2 4,0 100,0 4 061 27,9 Kolda 54,4 23,8 14,0 5,0 2,8 100,0 3 489 31,7 Matam 27,5 27,3 25,2 15,9 4,1 100,0 2 926 22,8 Kaffrine 46,2 29,7 15,4 7,0 1,7 100,0 3 021 25,7 Kédougou 61,3 19,0 13,8 4,6 1,3 100,0 648 24,9 Sédhiou 38,0 38,3 20,0 2,2 1,4 100,0 2 540 21,0 Ensemble 20,0 20,0 20,0 20,0 20,0 100,0 73 645 29,9 2.2 CARACTERISTIQUES DES MEMBRES DES MÉNAGES Structure par âge et par sexe de la population Dans les 7 902 ménages enquêtés avec, 73 365 personnes résidentes de fait (ayant passé la nuit précédant l’enquête dans le ménage) ont été dénombrées. Au tableau 2.7, on relève en premier lieu, un déséquilibre dans la structure par sexe. En effet, le rapport de masculinité qui est de 89 hommes pour 100 femmes indique une sous représentation des hommes par rapport aux femmes. Ce rapport de masculinité est cependant cohérent avec ceux observés dans des enquêtes antérieures : 91 hommes pour 100 femmes à l’EDS de 1992-1993, 89 à celle de 1997 et 90 à celle de 2005. Cette sous représentation des hommes résulte en partie des phénomènes migratoires qui touchent davantage les hommes. 22 • Caractéristiques des Ménages Le déficit d’hommes est plus prononcé en milieu rural qu’en milieu urbain (rapport de masculinité de 87 hommes pour 100 femmes contre 92 en milieu urbain). À l’EDS-IV de 2005, ce rapport de masculinité était de 87 hommes pour 100 femmes pour le milieu rural contre 93 en milieu urbain. En outre, l’examen de la structure par âge révèle que la population est jeune : 45 % ont moins de 15 ans et seulement 5 % ont plus de 65 ans. Ces résultats sont concordants avec ceux observés dans des enquêtes antérieures. La pyramide des âges (graphique 2.2) qui présente une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés, illustre cette jeunesse de cette population. Cette forme de pyramide des âges est caractéristique des populations à forte fécondité et à mortalité élevée. Toutefois, il faut noter que l’on assiste de plus en plus à un vieillissement de la population qui se traduit par une diminution progressive de la part des moins de 15 ans, au cours des dernières années : 48 % dans l’EDS de 1997 contre 45 % à celles de 2005 et de 2010-11. La diminution de la proportion des moins de 15 ans est plus prononcée en milieu urbain (17,4 points de pourcentage) qu’en milieu rural (0,9 point), au cours de la période 1997-2005. En outre, cette proportion est restée identique durant la période allant de 2005 à 2010-2011, aussi bien en milieu urbain (38 %) qu’en milieu rural (50 %). Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence Répartition (en %) de la population de fait des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le sexe et le milieu de résidence, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Urbain Rural Ensemble Groupe d'âges Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble <5 14,8 13,1 13,9 21,1 17,4 19,1 18,2 15,5 16,8 5-9 12,7 11,8 12,2 19,2 16,2 17,6 16,3 14,3 15,2 10-14 11,8 11,5 11,7 14,4 13,0 13,6 13,2 12,3 12,8 15-19 10,8 10,4 10,6 9,4 8,9 9,2 10,1 9,6 9,8 20-24 10,2 10,5 10,4 6,2 8,2 7,3 8,1 9,2 8,7 25-29 8,5 8,6 8,6 4,8 6,8 5,9 6,5 7,6 7,1 30-34 6,9 6,9 6,9 4,0 5,7 4,9 5,3 6,2 5,8 35-39 4,9 5,7 5,3 3,5 4,7 4,2 4,1 5,2 4,7 40-44 3,9 4,4 4,2 3,3 3,5 3,4 3,6 3,9 3,8 45-49 3,0 3,0 3,0 2,5 2,5 2,5 2,7 2,7 2,7 50-54 3,1 4,3 3,7 2,5 4,2 3,4 2,8 4,2 3,5 55-59 2,5 2,9 2,7 1,9 2,3 2,1 2,2 2,6 2,4 60-64 1,8 2,0 1,9 2,1 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 65-69 1,2 1,3 1,2 1,3 1,3 1,3 1,2 1,3 1,3 70-74 1,4 1,2 1,3 1,6 1,6 1,6 1,5 1,5 1,5 75-79 0,6 0,7 0,6 0,8 0,6 0,7 0,7 0,6 0,7 80 + 0,8 1,0 0,9 1,0 0,9 1,0 0,9 0,9 0,9 Ne sait pas/manquant 1,1 0,5 0,8 0,2 0,1 0,1 0,6 0,3 0,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 15 774 17 127 32 901 18 806 21 658 40 464 34 580 38 785 73 365 Note: Le total inclut X individus pour lesquels le sexe n'a pas été déclaré. Par ailleurs, la structure par âge présente peu d’irrégularités au niveau de chaque sexe mis à part le déficit en hommes souligné précédemment. Néanmoins, pour la population féminine, on observe un gonflement des effectifs à 50-54 ans, au détriment du groupe d’âge 45-49 ans. Cela est vraisemblablement dû à un transfert d’effectifs du groupe 45-49 ans vers le groupe 50-54 ans. Caractéristiques des Ménages • 23 Taille et composition des ménages Le tableau 2.8 révèle que dans l’ensemble, au Sénégal, l’essentiel des ménages sont dirigés par des hommes. En effet, dans 75 % des cas, les chefs de ménage sont des hommes ; néanmoins dans un ménage sur quatre (25 %), le chef de ménage est une femme. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (32 % et 18 % respectivement). Au cours de la période 1992-2011, on note une augmentation progressive de la proportion de chefs de ménage femmes tant au niveau national que dans chaque type de milieu de résidence. Au niveau national, entre 1992- 1993 et 1997, elle était passée de 16 % à 18 %, soit une augmentation relative de 13 % ; entre 1997 et 2005, elle est passée de 18 % à 23 %, (soit une augmentation de 28 %) et, enfin, entre 2005 et 2010-2011, cette proportion est passée de 23 % à 25 %, soit une augmentation relative de 9 %. En milieu urbain, la proportion de chefs de ménage femmes est passée de 23 % en 1992-1993 à 26 % en 1997, de 29 % en 2005 et à 32 % en 2010-2011, (soit une augmentation relative de 39 % entre 1992-1993 et 2010-2011). En milieu rural, l’augmentation a été moins importante; la proportion étant passée de 11 % en 1992-93 à 13 % en 1997, de 17 % en 2005 et à 18% en 2010-2011. Cette augmentation importante de la proportion de ménages dirigés par une femme peut s'expliquer en grande partie par l’émigration qui touche davantage les hommes. Tableau 2.8 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage; taille moyenne du ménage; pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents, selon le milieu de résidence, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Milieu de résidence Caractéristique Urbain Rural Ensemble Chef de ménage Homme 67,6 82,5 75,2 Femme 32,4 17,5 24,8 Total 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 0 0,0 0,0 0,0 1 5,1 1,8 3,4 2 6,0 2,1 4,0 3 6,5 3,6 5,0 4 8,3 5,4 6,8 5 8,8 7,9 8,3 6 9,7 10,0 9,9 7 8,7 8,6 8,6 8 7,4 8,9 8,1 9+ 39,5 51,7 45,8 Total 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne du ménage 8,5 10,1 9,3 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents Enfants vivants sans leurs parents1 33,4 42,5 38,1 Orphelin double 1,6 1,7 1,6 Orphelin simple2 16,5 19,1 17,8 Enfant orphelin et/ou vivant sans leurs parents 37,9 48,0 43,1 Effectif de ménages 3 864 4 038 7 902 Note: Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c'est-à- dire les résidents habituels. 1 Les enfants vivant sans leurs parents sont les enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage dans lequel il n'y a ni leur père, ni leur mère. 2 Comprend les enfants dont l'un des parents est décédé et dont l'état de survie de l'autre est inconnu. EDS-MICS 2010-11 Graphique 2.2 Pyramide des âges de la population 80 + 75-79 70-74 65-69 60-64 55-59 50-54 45-49 40-44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 <5 Âge 0246810 0 2 4 6 8 10 Hommes Femmes Pourcentage 24 • Caractéristiques des Ménages Le tableau 2.8 qui présente également la taille moyenne des ménages montre que les ménages sénégalais sont de grande taille : un ménage compte en moyenne 9,3 personnes. À l’EDS-IV de 2005, cette taille moyenne était de 8,7 personnes. La dispersion autour de la moyenne est assez importante puisque 43 % des ménages compte 9 personnes ou plus. Les ménages ruraux sont de plus grande taille que ceux du milieu urbain (respectivement 10,1 et 8,5 personnes en moyenne). Il convient de noter que les ménages de taille supérieure ou égale à 5 personnes sont plus fréquents en milieu rural. Entre 2005 et 2010-2011, on note une augmentation de la taille moyenne des ménages aussi bien en milieu urbain (7,8 contre 8,5 personnes) qu’en milieu rural (9,5 contre 10,1 personnes). Le tableau 2.8 présente également les proportions de ménages qui comprennent des enfants de moins de 18 ans orphelins ou vivant sans leurs parents. Parmi les ménages, 43 % comptent des enfants orphelins ou vivant sans leurs parents et cette proportion est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (48 % contre 38 %). Dans 38 % des cas, les ménages comprennent des enfants vivant sans leurs parents et, ici aussi, cette proportion est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (43 % contre 33 %). La proportion de ménages qui abritent des orphelins simples (un seul parent décédé) s’élève à 18 % et elle varie peu selon les milieux de résidence. Enfin, moins de 2 % des ménages abritent des orphelins doubles (les deux parents décédés) et cette proportion est la même dans les deux milieux. 2.3 NIVEAU D’INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE Au cours de l’enquête, des informations relatives au niveau d’instruction atteint et à la dernière classe achevée à ce niveau ont été collectées pour toutes les personnes âgées de 6 ans et plus recensées dans le ménage. L’instruction de la population et surtout celle des femmes est un élément important pour l’amélioration des conditions de vie des ménages. Entre autres, le niveau d’instruction des membres du ménage influe sur le comportement procréateur, le recours à la contraception moderne, le comportement en matière de santé, la scolarisation des autres membres du ménage, ainsi que sur les habitudes en matière d’hygiène et de nutrition. Malgré les efforts importants consentis par le gouvernement en matière d’éducation, le niveau d’instruction de la population de 6 ans et plus, demeure encore faible, surtout chez les femmes. Dans l’ensemble, environ un homme sur deux (48 %) et près de six femmes sur dix (57 %) n’ont aucune instruction (tableaux 2.9.1 et 2.9.2). On note également que quel que soit le niveau atteint, les hommes sont plus scolarisés que les femmes. Par ailleurs, seulement 3 % des hommes et 3 % des femmes ont achevé le niveau primaire, tandis que 28 % des hommes et 26 % des femmes n’ont pas achevé ce cycle. Seulement 1 % des hommes et moins de 1 % des femmes ont déclaré avoir achevé le cycle secondaire alors que la proportion de ceux qui ont déclaré n’avoir pas terminé le cycle secondaire est de 15 % chez les hommes et de 11 % chez les femmes. L’examen des résultats selon l’âge met en évidence une nette amélioration du niveau de scolarisation des générations anciennes aux plus récentes. En effet, la proportion d’hommes sans aucune instruction passe de 81 % chez ceux âgés de 65 ans et plus, à 33 % chez ceux de 10-14 ans. Chez les femmes, les progrès ont été plus rapides au cours de la période récente. En effet, la proportion de celles sans instruction passe de 94 % parmi celles de 65 ans et plus, à 41 % chez celles de 15-19 ans et 31 % à 10-14 ans. Caractéristiques des Ménages • 25 Tableau 2.9.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femme Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d’âges 6-9 46,8 52,7 0,0 0,3 0,0 0,0 0,2 100,0 4 443 0,0 10-14 30,7 53,3 4,9 10,5 0,0 0,0 0,5 100,0 4 785 2,3 15-19 40,9 19,3 3,8 35,0 0,1 0,1 0,6 100,0 3 726 3,4 20-24 52,9 19,7 2,7 19,4 1,5 2,9 0,9 100,0 3 570 0,0 25-29 59,8 20,7 4,2 8,8 1,6 3,7 1,2 100,0 2 957 0,0 30-34 62,6 19,1 4,4 9,3 0,7 3,1 0,9 100,0 2 422 0,0 35-39 67,7 16,4 4,5 7,8 0,8 1,8 1,0 100,0 2 004 0,0 40-44 73,6 10,0 4,1 8,1 0,9 2,8 0,5 100,0 1 519 0,0 45-49 74,5 10,2 3,6 9,3 0,8 1,4 0,2 100,0 1 052 0,0 50-54 81,1 7,9 1,9 6,2 0,9 1,0 1,0 100,0 1 643 0,0 55-59 78,8 7,2 3,0 8,7 0,7 0,9 0,7 100,0 997 0,0 60-64 84,5 4,9 2,9 5,2 0,8 1,0 0,7 100,0 766 0,0 65+ 94,4 2,7 0,5 0,7 0,1 0,4 1,2 100,0 1 678 0,0 Ne sait pas/manquant 67,9 6,6 3,5 3,8 6,4 7,8 4,0 100,0 105 0,0 Milieu de résidence Urbain 38,7 32,0 4,8 19,3 1,3 2,9 1,0 100,0 14 430 1,9 Rural 71,6 21,2 1,8 4,8 0,1 0,1 0,5 100,0 17 238 0,0 Région Dakar 33,4 34,2 4,7 19,7 1,8 5,0 1,2 100,0 7 330 2,9 Ziguinchor 33,9 33,6 6,4 23,8 1,3 0,5 0,5 100,0 1 175 2,4 Diourbel 80,0 12,5 1,4 5,2 0,2 0,1 0,5 100,0 3 729 0,0 Saint-Louis 51,6 30,5 4,2 12,3 0,1 0,6 0,7 100,0 2 086 0,0 Tambacounda 68,0 24,7 2,1 4,9 0,0 0,1 0,1 100,0 1 503 0,0 Kaolack 61,1 26,2 2,5 9,4 0,2 0,2 0,4 100,0 2 469 0,0 Thiès 56,0 25,5 4,1 12,5 0,3 0,6 1,1 100,0 4 190 0,0 Louga 75,3 17,0 1,8 4,9 0,1 0,2 0,8 100,0 2 320 0,0 Fatick 54,6 30,8 1,5 12,1 0,3 0,2 0,6 100,0 1 672 0,0 Kolda 59,5 30,6 2,2 7,1 0,3 0,2 0,2 100,0 1 369 0,0 Matam 69,2 22,9 1,6 5,6 0,2 0,2 0,4 100,0 1 247 0,0 Kaffrine 78,6 15,4 1,7 3,6 0,4 0,0 0,3 100,0 1 277 0,0 Kédougou 54,6 35,5 1,6 7,2 0,0 0,0 1,0 100,0 263 0,0 Sédhiou 63,6 27,3 1,9 6,8 0,1 0,1 0,3 100,0 1 039 0,0 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 74,8 21,2 1,0 2,7 0,0 0,0 0,3 100,0 5 941 0,0 Second 69,1 22,9 1,7 5,6 0,0 0,0 0,5 100,0 6 202 0,0 Moyen 58,8 26,5 3,4 10,2 0,2 0,1 0,6 100,0 6 281 0,0 Quatrième 50,4 30,2 4,0 13,7 0,5 0,7 0,5 100,0 6 472 0,0 Le plus riche 33,0 29,1 5,2 23,4 2,2 5,5 1,6 100,0 6 773 3,8 Ensemble 56,6 26,1 3,1 11,4 0,6 1,4 0,7 100,0 31 668 0,0 1 A achevé avec succès les 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès les 7 classes du niveau secondaire. 26 • Caractéristiques des Ménages Tableau 2.9.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Homme Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d’âges 6-9 49,9 49,5 0,0 0,2 0,0 0,0 0,5 100,0 4 460 0,0 10-14 33,2 51,7 3,7 11,0 0,0 0,0 0,5 100,0 4 571 2,1 15-19 33,6 18,8 3,4 42,7 0,5 0,1 0,9 100,0 3 477 4,6 20-24 42,1 18,3 2,5 29,3 1,5 4,9 1,4 100,0 2 785 3,2 25-29 47,0 20,0 5,1 15,6 2,6 7,4 2,5 100,0 2 242 1,5 30-34 45,6 23,9 6,7 12,6 2,0 5,2 4,0 100,0 1 848 1,2 35-39 51,2 16,9 3,8 13,9 2,2 7,6 4,3 100,0 1 426 0,0 40-44 54,9 14,0 3,4 14,9 3,6 5,0 4,2 100,0 1 237 0,0 45-49 59,5 12,5 4,4 11,9 2,0 5,3 4,4 100,0 938 0,0 50-54 59,1 10,8 5,8 12,4 2,7 5,0 4,2 100,0 952 0,0 55-59 67,1 7,8 3,7 10,5 2,7 4,8 3,3 100,0 767 0,0 60-64 74,7 7,4 3,2 4,3 1,8 5,5 3,1 100,0 683 0,0 65+ 80,5 5,0 2,5 4,5 1,1 3,1 3,3 100,0 1 520 0,0 NSP/manquant 69,4 8,6 1,5 3,6 0,0 1,9 14,9 100,0 201 0,0 Milieu de résidence Urbain 29,1 31,7 5,0 23,2 2,2 5,6 3,2 100,0 13 008 3,6 Rural 64,6 23,7 1,6 8,3 0,3 0,4 1,1 100,0 14 099 0,0 Région Dakar 25,3 32,8 5,1 22,9 2,4 8,0 3,5 100,0 6 915 4,2 Ziguinchor 21,0 35,4 6,3 29,5 2,4 2,5 2,9 100,0 1 132 4,3 Diourbel 75,8 14,1 1,5 6,6 0,5 0,7 0,8 100,0 2 612 0,0 Saint-Louis 47,4 29,9 3,9 14,9 1,0 1,6 1,3 100,0 1 725 0,0 Tambacounda 62,9 25,8 1,8 8,3 0,4 0,5 0,3 100,0 1 419 0,0 Kaolack 53,7 26,2 2,2 14,5 0,2 1,3 1,9 100,0 1 901 0,0 Thiès 47,3 27,0 3,5 16,0 1,5 1,6 3,1 100,0 3 731 0,0 Louga 72,4 17,1 1,1 7,2 0,3 0,6 1,2 100,0 1 786 0,0 Fatick 43,2 35,7 2,0 15,0 0,4 1,7 2,0 100,0 1 465 0,2 Kolda 46,0 33,8 3,2 14,0 0,5 1,3 1,2 100,0 1 257 0,0 Matam 68,7 19,6 2,0 8,1 0,3 0,6 0,7 100,0 1 002 0,0 Kaffrine 76,0 15,5 1,5 6,0 0,4 0,4 0,3 100,0 1 045 0,0 Kédougou 32,3 49,6 1,6 13,9 0,6 0,6 1,3 100,0 229 1,1 Sédhiou 42,6 35,6 2,7 16,9 0,4 0,9 0,9 100,0 888 0,3 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 70,4 22,8 1,2 4,9 0,1 0,1 0,5 100,0 5 216 0,0 Second 60,8 26,4 1,7 9,4 0,2 0,3 1,2 100,0 5 137 0,0 Moyen 48,8 29,1 3,2 15,7 0,6 0,9 1,7 100,0 5 518 0,0 Quatrième 39,4 30,6 4,5 18,9 1,3 2,2 3,2 100,0 5 546 1,3 Le plus riche 21,5 28,5 5,4 27,0 3,6 10,5 3,6 100,0 5 690 4,8 Ensemble 47,6 27,5 3,2 15,4 1,2 2,9 2,1 100,0 27 106 0,0 1 A achevé avec succès les 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès les 7 classes du niveau secondaire. De même, dans les jeunes générations, les proportions de femmes et d’hommes ayant fréquenté l’école primaire sont très proches: à 15-19 ans, 23 % des femmes ont déclaré avoir atteint le niveau primaire contre 22 % des hommes ; à 20-24 ans les pourcentages correspondants pour les femmes et pour les hommes sont de 22 % et 21 %. Par contre, l’accès au cycle secondaire ou plus reste encore limité pour les femmes : à 15-19 ans, 35 % des femmes contre 43 % des hommes ont déclaré avoir atteint un niveau secondaire ou plus, et à 20-24 ans, ces proportions sont respectivement de 21 et 31 %. Le pourcentage plus élevé de non instruits chez les enfants de 6-9 ans par rapport à ceux de 10-14 ans (respectivement 50 % contre 33 % chez les garçons et 47 et 31% chez les filles) s’expliquerait par le fait que certains enfants de 6-9 ans n’ont pas encore intégré le système scolaire. Par ailleurs, aussi bien pour les femmes que pour les hommes, les écarts entre les villes et les campagnes sont énormes. En milieu urbain, 29 % des hommes et 39 % des femmes n’ont aucun niveau d’instruction, contre respectivement 65 % et 72 % en milieu rural. En outre, en milieu urbain, les proportions de personnes ayant atteint Caractéristiques des Ménages • 27 un niveau secondaire ou plus sont de 31 % pour les hommes et 24 % pour les femmes, contre respectivement 9 % et 5 % en milieu rural. Les disparités entre les régions sont également importantes. Les régions de Dakar (25 % des hommes et 33 % des femmes) et de Ziguinchor (21 % des hommes et 34 % des femmes) se caractérisent par les plus faibles proportions de non scolarisées. À l’opposé, la région de Diourbel détient le plus faible niveau de scolarisation : 76 % des hommes et 80 % des femmes n’ont aucun niveau d’instruction. Elle est suivie par celle de Kaffrine dans laquelle 76 % des hommes et 79 % des femmes n’ont jamais été à l’école (graphique 2.3). Enfin, la scolarisation est positivement corrélée avec le niveau de bien-être économique du ménage. En effet, plus le niveau de bien-être est élevé, plus les proportions de personnes n’ayant jamais été à l’école sont faibles : pour les hommes, elles passent de 70 % dans le quintile le plus pauvre à 22 % dans le plus riche ; chez les femmes, ces proportions sont respectivement de 75 et 33 %. Au cours de l’enquête, des questions concernant la fréquentation scolaire ont également été posées à toutes les personnes âgées de 6 à 24 ans. Le tableau 2.10 présente les taux nets et les taux bruts de fréquentation scolaire selon le niveau d’instruction, le sexe et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Graphique 2.3 Proportion de femmes et d’hommes sans instruction selon le milieu de résidence et la région Ur ba in Ru ral Da ka r Zig uin ch or Dio urb el Sa int -Lo uis Ta mb ac ou nd a Ka ola ck Th iès Lo ug a Fa tic k Ko lda Ma tam Ka ffri ne Ké do ug ou Sé dh iou 0 20 40 60 80 100 Âge Hommes Femmes EDS-MICS 2010-11 28 • Caractéristiques des Ménages Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d'études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Caractéristique sociodémographique Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Milieu de résidence Urbain 71,2 73,3 72,2 1,03 96,9 100,1 98,5 1,03 Rural 41,3 45,9 43,6 1,11 60,9 66,5 63,7 1,09 Région Dakar 73,2 74,2 73,7 1,01 99,7 98,7 99,2 0,99 Ziguinchor 81,6 87,2 84,2 1,07 114,2 122,4 118,0 1,07 Diourbel 22,1 26,3 24,3 1,19 33,4 37,3 35,4 1,12 Saint-Louis 60,0 70,5 65,3 1,18 79,4 97,7 88,6 1,23 Tambacounda 43,4 51,5 47,2 1,19 59,0 70,5 64,4 1,19 Kaolack 47,7 56,1 52,1 1,17 71,9 81,5 76,9 1,13 Thiès 54,4 58,2 56,2 1,07 77,8 86,0 81,6 1,11 Louga 31,7 37,6 34,6 1,18 45,4 55,5 50,4 1,22 Fatick 61,1 64,1 62,5 1,05 88,4 96,2 92,1 1,09 Kolda 66,7 60,2 63,5 0,90 94,2 87,8 91,1 0,93 Matam 39,5 56,6 48,0 1,43 53,4 75,0 64,1 1,41 Kaffrine 27,3 33,9 30,8 1,24 42,5 44,5 43,6 1,05 Kédougou 80,6 80,0 80,3 0,99 111,0 107,4 109,3 0,97 Sédhiou 63,4 58,5 60,9 0,92 101,1 87,6 94,3 0,87 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 37,7 44,4 41,0 1,18 55,9 64,5 60,1 1,15 Second 47,7 52,0 49,8 1,09 69,2 74,7 71,9 1,08 Moyen 54,6 57,7 56,1 1,06 79,4 83,7 81,5 1,05 Quatrième 59,4 62,8 61,2 1,06 84,7 88,0 86,4 1,04 Le plus riche 70,8 69,3 70,0 0,98 90,8 90,1 90,4 0,99 Ensemble 52,3 56,1 54,2 1,07 74,2 79,0 76,5 1,06 NIVEAU MOYEN SECONDAIRE Milieu de résidence Urbain 44,2 43,4 43,8 0,98 99,9 90,4 95,1 0,91 Rural 18,0 15,4 16,7 0,86 39,6 28,9 34,1 0,73 Région Dakar 42,7 42,2 42,5 0,99 95,9 84,7 90,3 0,88 Ziguinchor 51,6 46,6 49,2 0,90 150,8 143,3 147,2 0,95 Diourbel 13,8 13,8 13,8 1,00 29,9 30,8 30,4 1,03 Saint-Louis 35,1 36,7 35,9 1,05 60,7 61,4 61,0 1,01 Tambacounda 17,6 17,5 17,6 0,99 42,0 29,1 35,1 0,69 Kaolack 29,7 24,6 26,9 0,83 68,1 50,2 58,3 0,74 Thiès 32,4 31,6 32,0 0,98 65,1 63,5 64,4 0,98 Louga 16,2 18,0 17,2 1,11 35,0 28,6 31,3 0,82 Fatick 31,1 29,6 30,4 0,95 69,1 68,8 69,0 1,00 Kolda 29,8 18,0 23,6 0,60 70,4 35,9 52,2 0,51 Matam 15,4 21,0 18,1 1,37 29,8 30,9 30,3 1,04 Kaffrine 13,1 13,7 13,4 1,04 31,1 24,2 27,5 0,78 Kédougou 30,8 26,4 28,5 0,86 72,2 40,8 55,8 0,56 Sédhiou 21,9 16,7 19,4 0,76 70,4 34,5 52,9 0,49 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 12,9 9,5 11,1 0,74 26,6 17,4 21,8 0,65 Second 19,6 17,6 18,6 0,90 45,6 35,5 40,5 0,78 Moyen 28,2 28,7 28,5 1,02 70,4 56,2 63,2 0,80 Quatrième 36,3 34,2 35,2 0,94 75,1 65,9 70,3 0,88 Le plus riche 54,3 51,6 52,9 0,95 119,3 112,1 115,6 0,94 Ensemble 29,4 27,4 28,4 0,93 65,8 55,3 60,4 0,84 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans) qui fréquente l'école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau moyen secondaire (12-16 ans) qui fréquente l'école du moyen secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d'élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau moyen secondaire est le nombre total d'élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau moyen secondaire. S'il y a pour un niveau donné un nombre important d'élèves plus âgés ou plus jeunes que l'âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L'indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TBF au niveau primaire des filles sur le TBF des garçons. L'indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TBF au niveau secondaire des filles sur le TBF des garçons. Caractéristiques des Ménages • 29 Le taux net de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les enfants d’âge officiel scolaire c’est-à-dire 6-11 ans pour le niveau primaire et 12-16 ans pour le niveau moyen secondaire. Le taux brut de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les jeunes de n’importe quel âge compris entre 6 et 24 ans. Il équivaut au pourcentage de la population de 6-24 ans qui fréquente un niveau donné par rapport à la population d’âge scolaire officiel pour ce niveau. Pour un niveau d’étude donné, le taux brut est pratiquement toujours plus élevé que le taux net du fait que des enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de ce niveau sont inclus dans son calcul. Un taux net de 100 % signifierait que tous les enfants ayant l’âge normal d’un niveau d’étude donné fréquentent ce niveau ; le taux brut peut être supérieur à 100 % si un nombre significatif d’enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de fréquentation d’un niveau scolaire fréquentent ce niveau. La différence entre ces deux taux traduit la fréquentation scolaire par des enfants trop jeunes ou trop âgés pour un niveau scolaire donné. Le tableau 2.10 révèle que dans l’ensemble, plus d’un enfant de 6-11 ans sur deux (54 %) fréquente l’école primaire. On constate un léger écart entre les hommes et les femmes (52 % contre 56 %). Par contre, il est nettement plus élevé en milieu urbain (72 %) qu’en milieu rural (44 %). Les régions de Ziguinchor (84 %), de Kédougou (80 %) et de Dakar (74 %) se caractérisent par les taux nets de fréquentation de l’école primaire les plus élevés ; à l’opposé, Diourbel enregistre le niveau le plus faible du pays, avec seulement 24 %. Dans les régions de Kolda (67 % contre 60 %), Kédougou (81 % contre 80 %) et Sédhiou (63 % contre 59 %), le taux net de fréquentation scolaire est plus élevé pour les garçons que pour les filles. Par contre, dans les autres régions, le taux net de scolarisation des filles étant plus élevé que celui des garçons. Le niveau de fréquentation de l’école primaire est positivement corrélé au niveau de bien-être du ménage : il passe de 41 % pour les plus pauvres à 70 % pour les plus riches. La même tendance se dégage, aussi bien chez les garçons que chez les filles. En outre, dans l’ensemble, près de 77 personnes sur 100 ayant l’âge officiel du primaire fréquentent ce niveau. Selon le sexe, on constate que le taux brut féminin (79 %) est supérieur à celui des garçons (74 %), en d’autres termes, il y a plus de filles que de garçons trop âgés par rapport à l’âge officiel qui fréquentent l’école primaire. Selon le milieu de résidence, le taux brut de fréquentation du primaire est plus élevé en milieu urbain (99 %) qu’en milieu rural (64 %). Les régions de Ziguinchor (118 %), de Kédougou (109 %) et de Dakar (99 %) se caractérisent par les taux bruts de fréquentation les plus élevés. Avec seulement 35 %, la région de Diourbel a le taux brut de fréquentation en primaire le plus faible. A Kédougou, Sédhiou et Kolda, le taux brut de fréquentation scolaire est beaucoup plus élevé pour les garçons que pour les filles (111 % contre 107 %, 101 % contre 88 % et 94 % contre 88 % respectivement). Le tableau 2.10 montre également que le niveau de fréquentation scolaire du cycle moyen secondaire est faible puisque seulement 28 % des enfants de 12-16 ans le fréquentent. Ce taux net est beaucoup plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (44 % contre 17 %). Selon la région, il varie de 13 % à Kaffrine à 49 % à Ziguinchor. Ce taux net est légèrement plus élevé chez les garçons que chez les filles, quelle que soit la caractéristique socioéconomique considérée, sauf à Louga (18 % pour les filles et 16 % pour les garçons), Matam (21 % et 15 %) et Kaffrine (14 % contre 13 %) où le taux net de scolarisation des filles étant plus élevé que celui des garçons. À Diourbel, on relève le même taux pour les filles et pour les garçons (14 %). Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau moyen secondaire atteint 60 %, ce qui signifie que sur 100 personnes ayant l’âge officiel du moyen secondaire, seulement un peu plus de la moitié fréquente ce niveau secondaire. La valeur du taux brut supérieure à celle du taux net indique qu’un nombre important de personnes qui n’ont pas l’âge du niveau secondaire fréquentent néanmoins ce niveau. La variation de ce taux selon le milieu de résidence est importante: 95 % pour le milieu urbain contre 34 % en milieu rural. Quelle que soit la caractéristique sociodémographique considérée, le taux brut de fréquentation du niveau secondaire est plus élevé pour les garçons que pour les filles, sauf pour Diourbel, Saint-Louis, et Matam où le taux brut est légèrement plus élevé chez les filles 30 • Caractéristiques des Ménages que chez les garçons. Les écarts les plus importants entre les garçons et les filles sont observés dans les régions de Sédhiou (70 % des hommes contre 35 %), Kédougou (72 % contre 41 %) et Kolda (70 % contre 36 %). Le tableau 2.10 présente également l’indice de parité de genre qui est le rapport entre le taux brut de fréquentation scolaire des femmes et celui des hommes. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart de fréquentation scolaire entre les genres est important. Un indice égal à 1 indique l’égalité totale. Au Sénégal, l’indice estimé à 1,06 pour le niveau primaire, montre que les filles ont un avantage sur le plan scolaire. Sauf pour les régions de Sédhiou (0,87), Kolda (0,93), Kédougou (0,99) et Dakar (0,99), cet avantage des filles au niveau primaire est maintenu pour les autres régions. Au niveau du moyen secondaire, les filles sont désavantagées puisque l’indice de parité est de 0,82. L’importance de cette discrimination selon le genre varie d’un milieu de résidence à l’autre et d’une région à l’autre. Cet indice est plus faible en rural qu’en urbain : 0,73 contre 0,91. On constate que l’indice de parité est toujours plus faible que pour le primaire ; dans les régions de Sédhiou, de Kolda et de Kédougou, il est particulièrement faible (0,49, 0,51 et 0,54 % respectivement). Enfin, quel que soit le niveau, cet indice est toujours plus élevé dans les ménages les plus riches que dans les plus pauvres. Cependant, même dans les ménages les plus riches, il n’est pas égal à 1. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés • 31 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 Abdou GUEYE et Dr Moussa DIAKHATE e chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans enquêtés. L’enquête a en effet permis de recueillir diverses informations sur les enquêtés telles que l’âge, le milieu de résidence, l’état matrimonial, le niveau d’instruction et l’alphabétisation. D’autres informations concernant l’accès aux médias, l’activité économique, la couverture médicale, les maladies chroniques et la consommation de tabac seront également traitées. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS L’âge, variable fondamentale dans l’analyse des phénomènes démographiques, est l’une des informations les plus difficiles à obtenir de façon précise, lorsque l’enregistrement écrit des événements (notamment des faits d’état civil) n’est pas encore ancré dans les habitudes de certaines populations, comme c’est le cas au Sénégal. De ce fait, un soin particulier a été accordé à son estimation au moment de l’enquête individuelle. Le tableau 3.1 montre que les répartitions des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-49 ans par groupe d’âges quinquennaux présentent une allure assez régulière, les proportions de chaque groupe d’âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés. Pour les femmes, elles passent de 22 % pour les 15-19 ans à 6 % à 45- 49 ans. Pour les hommes, les proportions varient de 27 % à 15-19 ans à 6 % à 45-49 ans. Les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes éligibles de l’échantillon. Dans le cadre de l’EDS-MICS 2010-2011, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes mariés légalement ainsi que tous ceux et toutes celles vivant en union consensuelle. Selon cette définition, près de trois femmes sur dix (29 %) sont célibataires, deux tiers (66 %) sont en union, et 5 % sont en rupture d’union (divorcées, séparées ou veuves). Chez les hommes, plus de trois hommes sur cinq sont célibataires (62 %), plus d’un homme sur trois (36 %) sont en union, et moins de 2 % sont en rupture d’union. La moitié des femmes (49 %) et la majorité des hommes (56 %) enquêtés vivent en milieu urbain. Plus d’une femme sur quatre (26 %) et près d’un homme sur trois (31 %) vivent dans la région de Dakar. Environ 13 % des hommes et un pourcentage égal des femmes de l’échantillon ont été enquêtés dans la région de Thiès. La région de Kédougou a la plus faible part de l’échantillon dans l’échantillon (moins de 1 % de l’échantillon pondéré pour chacun des sexes). C 32 • Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Femme Homme Caractéristique sociodémographique Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Age 15-19 21,9 3 429 3 604 26,5 1 170 1 263 20-24 20,5 3 220 3 169 20,3 897 885 25-29 17,5 2 746 2 700 15,9 701 642 30-34 13,7 2 148 2 114 12,3 545 511 35-39 11,6 1 817 1 788 9,9 438 417 40-44 8,8 1 379 1 349 8,7 383 377 45-49 6,1 949 964 6,4 284 319 Religion Musulman 95,4 14 967 14 968 95,1 4 199 4 196 Chrétien 4,2 656 625 4,7 206 199 Animiste 0,4 61 88 0,2 10 14 Sans religion 0,0 3 4 0,0 0 0 Autre 0,0 1 3 0,1 3 5 Ethnie Wolof 38,7 6 066 5 171 38,2 1 686 1 377 Poular 26,5 4 164 4 934 27,0 1 191 1 434 Serer 15,0 2 353 2 000 14,4 634 528 Mandingue 4,2 652 1 032 6,1 271 386 Diola 4,0 634 748 4,4 194 255 Soninké 2,3 362 364 2,3 102 84 Autre/non sénégalais 9,3 1 458 1 439 7,7 340 350 État matrimonial Célibataire 29,2 4 585 4 182 62,0 2 738 2 680 Marié 65,3 10 237 10 705 36,0 1 589 1 663 Vivant ensemble 0,7 110 99 0,4 19 8 Divorcé/séparé 3,8 589 525 1,4 64 55 Veuf 1,1 168 177 0,2 7 8 Milieu de résidence Urbain 49,3 7 738 6 192 55,8 2 467 1 885 Rural 50,7 7 950 9 496 44,2 1 951 2 529 Région Dakar 26,0 4 078 1 357 31,3 1 381 450 Ziguinchor 3,7 581 946 4,8 210 350 Diourbel 11,8 1 851 1 426 8,0 354 286 Saint-Louis 6,6 1 034 1 089 6,0 266 294 Tambacounda 4,6 725 1 134 4,8 214 327 Kaolack 7,5 1 172 1 400 7,2 317 389 Thiès 12,9 2 030 1 316 12,8 565 366 Louga 7,2 1 130 1 267 5,9 262 291 Fatick 4,6 717 1 056 4,6 204 313 Kolda 4,1 640 1 085 4,5 198 342 Matam 3,8 595 1 034 3,4 152 247 Kaffrine 3,6 572 1 035 3,2 141 278 Kédougou 0,7 115 494 0,8 34 170 Sédhiou 2,9 448 1 049 2,7 120 311 Niveau d’instruction Aucun 57,9 9 079 9 756 36,9 1 632 1 794 Primaire 21,8 3 414 3 130 28,5 1 261 1 174 Secondaire 18,3 2 871 2 658 30,9 1 363 1 333 Supérieur 2,1 323 144 3,7 162 113 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 16,5 2 585 3 723 15,1 665 1 017 Second 17,9 2 805 3 581 15,6 688 939 Moyen 19,9 3 114 3 561 20,6 908 1 072 Quatrième 22,3 3 494 2 724 23,1 1 019 789 Le plus riche 23,5 3 689 2 099 25,7 1 137 597 Ensemble 15-49 100,0 15 688 15 688 100,0 4 417 4 414 50-59 na na na na 512 515 Ensemble 15-59 na na na na 4 929 4 929 Note: Le niveau d’instruction correspond au plus haut niveau d’instruction atteint, qu’il ait été achevé ou non. na = Non applicable Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés • 33 La distribution selon le niveau d’instruction montre qu’environ six femmes sur dix (58 %) et près de quatre hommes sur dix (37 %) n’ont aucune instruction ; plus d’une femme sur cinq (22 %), près de trois hommes sur dix (29 %) ont un niveau primaire, et seulement 20 % des femmes ont un niveau secondaire ou plus. Chez les hommes, la proportion de ceux ayant une instruction secondaire ou plus est presque le double de celle des femmes (35 %). Le même tableau 3.1 présente également la répartition des hommes et des femmes selon le niveau de bien- être économique du ménage. On constate qu’au moins une femme sur dix vit dans un ménage du quintile le plus pauvre (17 %), cette proportion est légèrement plus faible pour les hommes (15 %). À l’opposé, environ un quart des femmes (24 %) et une proportion légèrement plus élevée d’hommes (26 %) vivent dans un ménage classé dans le quintile le plus riche. En ce qui concerne la religion, 95 % des enquêtés se sont déclarés de confession musulmane la religion chrétienne concerne environ 4 % des enquêtés. Quant à la répartition de la population selon l’ethnie, trois grands groupes apparaissent : le Wolof (39 % des femmes et 38 % des hommes) ; le Poular (27 % des femmes et des hommes) ; le Serer (15 % des femmes et 14 % des hommes). Puis viennent les mandingues (4 % des femmes et 6 % des hommes), les diolas (4 % des femmes et des hommes) et les soninkés (2 % des femmes et des hommes). Les autres groupes ethniques et les étrangers du Sénégal représentent en tout 9 % chez les femmes et 8 % chez les hommes. 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES Dans le tableau 3.1, le niveau d’instruction de l’ensemble des femmes et celui de l’ensemble des hommes ont été présenté. Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 indiquent la répartition des enquêtés selon le niveau d’instruction atteint par les femmes et les hommes pour différentes caractéristiques sociodémographiques des enquêtés. Selon ces tableaux, la proportion de femmes n’ayant reçu aucune instruction formelle est nettement plus élevée que celle des hommes (58 % contre 39 %). En ce qui concerne le primaire, les hommes ont un niveau d’instruction légèrement plus élevé (22 % de femmes contre 27 % d’hommes). Par contre, les proportions d’hommes ayant atteint le niveau secondaire ou plus sont nettement plus élevées que celles des femmes (respectivement, 33 % et 20 %). 34 • Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.2.1 Niveau d’instruction : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années d’instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d’instruction atteint Total Nombre médian d’années complétées Effectif de femmes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d’âges 15-24 46,4 19,5 2,9 29,0 1,0 1,4 100,0 2,0 6 648 15-19 40,0 18,8 3,5 37,2 0,4 0,2 100,0 3,9 3 429 20-24 53,1 20,2 2,2 20,2 1,5 2,7 100,0 a 3 220 25-29 61,0 21,0 4,2 9,3 1,0 3,5 100,0 a 2 746 30-34 63,4 19,0 4,6 10,0 0,8 2,2 100,0 a 2 148 35-39 66,7 18,0 4,1 7,6 1,1 2,5 100,0 a 1 817 40-44 74,2 10,8 4,0 8,4 0,5 2,2 100,0 a 1 379 45-49 76,6 9,8 3,3 8,3 0,6 1,5 100,0 a 949 Milieu de résidence Urbain 37,5 24,8 4,9 27,1 1,6 4,1 100,0 4,2 7 738 Rural 77,7 11,7 2,4 8,0 0,2 0,1 100,0 a 7 950 Région Dakar 33,3 27,9 4,0 26,3 2,0 6,5 100,0 4,3 4 078 Ziguinchor 25,3 22,3 7,5 41,5 2,5 0,9 100,0 5,3 581 Diourbel 79,0 9,0 2,3 9,2 0,3 0,3 100,0 a 1 851 Saint-Louis 56,8 20,3 4,0 17,3 0,6 1,0 100,0 a 1 034 Tambacounda 77,3 12,6 2,0 7,9 0,2 0,1 100,0 a 725 Kaolack 65,7 15,3 3,7 14,6 0,5 0,3 100,0 a 1 172 Thiès 55,9 17,7 6,4 18,3 0,7 1,0 100,0 a 2 030 Louga 78,2 12,1 1,8 7,2 0,4 0,3 100,0 a 1 130 Fatick 59,3 16,5 2,2 21,2 0,3 0,5 100,0 a 717 Kolda 67,6 17,5 2,2 11,8 0,4 0,4 100,0 a 640 Matam 75,8 13,7 1,7 8,5 0,1 0,3 100,0 a 595 Kaffrine 83,4 7,2 2,2 6,3 0,7 0,2 100,0 a 572 Kédougou 64,6 22,0 0,8 12,7 0,0 0,0 100,0 a 115 Sédhiou 70,5 13,4 2,7 13,1 0,1 0,2 100,0 a 448 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 84,8 9,4 1,2 4,6 0,0 0,0 100,0 a 2 585 Second 76,5 11,8 2,0 9,6 0,1 0,0 100,0 a 2 805 Moyen 61,2 17,9 4,1 16,2 0,4 0,2 100,0 a 3 114 Quatrième 49,9 23,3 5,1 20,1 0,7 1,0 100,0 a 3 494 Le plus riche 29,6 24,6 4,6 30,8 2,8 7,7 100,0 4,8 3 689 Ensemble 57,9 18,2 3,6 17,4 0,9 2,1 100,0 a 15 688 1 A achevé avec succès les 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès les 7 classes du niveau secondaire. a = sans objet parce que moins de 50 % des femmes n’ont aucune éducation formelle. Cependant, quel que soit le sexe, généralement le niveau d’instruction s’améliore des générations les plus anciennes aux générations les plus récentes. En effet, la proportion des femmes sans niveau d’instruction diminue avec l’âge, passant de 77 % parmi celles de 45-49 ans à 40 % parmi celles 15-19 ans. Inversement, la proportion de celles ayant un niveau secondaire passe de 9 % à 40 ans ou plus à 30 % à 15-24 ans. De même, la proportion de femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus, varie de 10 % chez celles de 45-49 ans à 38 % chez celles de 15-19 ans. Chez les hommes, ce même effet de génération apparait puisque des générations anciennes aux plus récentes, les proportions de ceux sans niveau d’instruction sont passées de 60 % parmi ceux de 50-59 ans à 24 % parmi ceux de 15-19 ans. En ce qui concerne le niveau secondaire ou plus, chez les proportions varient de 13 % à 45-49 ans à 49 % à 15-19 ans. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés • 35 Tableau 3.2.2 Niveau d’instruction: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années d’instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Plus haut niveau d’instruction atteint Nombre médian d’années complétées Caractéristique sociodémographique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Total Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 27,1 25,6 1,5 41,8 1,4 2,6 100,0 4,7 2 067 15-19 23,8 25,5 1,6 48,4 0,4 0,3 100,0 5,1 1 170 20-24 31,4 25,7 1,3 33,2 2,7 5,7 100,0 4,4 897 25-29 42,0 31,7 2,9 17,1 2,0 4,2 100,0 2,7 701 30-34 37,8 32,3 4,8 18,5 2,3 4,4 100,0 4,1 545 35-39 44,4 25,0 3,1 18,5 2,1 6,9 100,0 2,3 438 40-44 50,6 16,9 1,2 23,8 3,9 3,6 100,0 - 383 45-49 64,4 18,6 4,3 8,1 1,0 3,6 100,0 - 284 Milieu de résidence Urbain 20,3 30,1 3,0 38,0 2,9 5,8 100,0 5,0 2 467 Rural 58,0 21,1 1,7 17,6 0,6 1,0 100,0 a 1 951 Région Dakar 18,3 32,1 2,7 36,4 2,8 7,6 100,0 5,0 1 381 Ziguinchor 13,8 19,9 4,5 52,2 6,1 3,4 100,0 7,5 210 Diourbel 66,4 16,0 2,0 12,6 1,5 1,4 100,0 a 354 Saint-Louis 39,9 27,3 5,0 23,3 2,4 2,2 100,0 2,8 266 Tambacounda 56,0 24,3 2,6 14,1 0,7 2,5 100,0 a 214 Kaolack 46,7 20,9 0,8 29,8 0,7 1,1 100,0 1,1 317 Thiès 34,1 30,1 1,6 31,6 0,9 1,7 100,0 3,9 565 Louga 60,3 20,7 1,5 15,5 0,4 1,6 100,0 a 262 Fatick 33,1 25,8 2,7 33,9 0,5 4,0 100,0 4,3 204 Kolda 43,3 22,5 1,7 28,5 1,6 2,3 100,0 2,6 198 Matam 60,6 19,0 0,6 17,5 1,1 1,1 100,0 a 152 Kaffrine 62,7 18,7 2,9 13,8 1,4 0,5 100,0 a 141 Kédougou 30,9 32,5 7,0 26,9 1,8 0,9 100,0 4,0 34 Sédhiou 38,3 27,7 1,8 30,7 0,8 0,7 100,0 4,0 120 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 67,2 19,5 1,6 11,2 0,2 0,3 100,0 a 665 Second 54,3 24,8 1,5 18,5 0,5 0,6 100,0 a 688 Moyen 37,8 26,5 2,5 30,7 1,2 1,3 100,0 3,7 908 Quatrième 29,5 30,5 3,3 32,0 1,9 2,8 100,0 4,4 1 019 Le plus riche 14,8 26,6 2,6 41,7 4,1 10,2 100,0 6,9 1 137 Ensemble 15-49 36,9 26,1 2,4 29,0 1,9 3,7 100,0 4,0 4 417 50-59 60,3 14,1 4,1 14,5 1,0 6,0 100,0 a- 512 Ensemble 15-59 39,4 24,9 2,6 27,5 1,8 3,9 100,0 3,6 4 929 1 A achevé avec succès les 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès les 7 classes du niveau secondaire. a = sans objet parce que moins de 50 % des hommes n’ont aucune éducation formelle. Par ailleurs, le niveau d’instruction des enquêtés varie en fonction du milieu de résidence. En effet, les proportions de femmes et d’hommes instruits sont plus élevées en milieu urbain qu’en milieu rural : en effet, seuls 38 % des femmes et 20 % des hommes vivant en milieu urbain n’ont pas de niveau d’instruction, contre respectivement 78 % et 58 % en milieu rural Les résultats selon la région de résidence mettent également en évidence de fortes disparités. La proportion de femmes sans aucun niveau d’instruction est particulièrement élevée dans les régions de Kaffrine, Diourbel, Louga, Tambacounda, Matam et Sédhiou, où elle varie entre 70 % et 83 %. Chez les hommes, la proportion la plus élevée des non scolarisés est observée à Diourbel, Kaffrine, Matam et Louga ; dans ces régions, elle varie de 60 % à 66 %. À l’opposé, Dakar et Ziguinchor sont les deux régions les plus fortement scolarisées. Ainsi, seulement 14 % des hommes et 25 % des femmes de Ziguinchor, et 18 % des hommes et 33 % des femmes de Dakar n’ont aucune instruction. 36 • Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Ce tableau montre aussi qu’il y a une relation positive entre le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage : en effet, les proportions de femmes et d’hommes sans instruction diminuent des ménages les plus pauvres aux plus riches. Dans la suite du rapport, le niveau d’instruction comportera les trois modalités que sont: • aucun niveau : les personnes qui n’ont jamais été à l’école, • Niveau primaire: les niveaux « primaire incomplet » et « primaire complet » seront regroupés en une seule catégorie. Il s’agit des personnes qui ont fréquenté l’école, mais ne sont pas entrées au niveau secondaire, • Niveau secondaire ou plus: ce sont les personnes qui ont un niveau « secondaire incomplet, un niveau secondaire complet, ou bien niveau supérieur. 3.3 ALPHABÉTISATION Au cours de l’enquête, mises à part les questions posées sur la dernière classe achevée et le niveau d’instruction atteint par les enquêtés, on a demandé à ceux qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à ceux qui avaient déclaré n’avoir atteint que le niveau primaire, de lire une phrase rédigée dans les langues nationales préparée à l’avance et détenue par les agents enquêteurs. Trois modalités étaient retenues : « peut lire toute la phrase », « peut lire une partie de la phrase », ou, « ne peut pas lire du tout ». Les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus, considérés d’office comme étant alphabétisés, étaient pas concernés par cette question. Les résultats sont présentés au tableau 3.3.1 pour les femmes et 3.3.2 pour les hommes, ainsi qu’au graphique 3.1. Près de quatre femmes sur dix (38 %) et près de six hommes sur dix (59 %) sont considérés comme étant alphabétisés. En d’autres termes, dans l’ensemble, la proportion de femmes analphabètes est pratiquement une fois et demie plus élevée que celle des hommes (62 % contre 41 %). En comparant les tableaux 3.2.1 et 3.3.1, on remarque que la proportion de femmes qui ne savent pas du tout lire est supérieure à la proportion de celles qui n’ont jamais fréquenté l’école (62 % contre 58 %). Cette différence révèle qu’une partie de la population féminine qui a fréquenté l’école ne l’a pas fait suffisamment au point de savoir lire et écrire, ou bien qu’après avoir quitté l’école, elle est redevenue analphabète en ayant oublié ce qu’elle avait appris (désalphabétisation fonctionnelle). Les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés varient sensiblement selon le milieu de résidence. En milieu urbain, 56 % des femmes et 73 % des hommes sont alphabétisés contre respectivement 21 % et 43 % en milieu rural. L’examen des résultats selon la région met également en évidence des disparités spatiales du niveau d’alphabétisation: que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, comme il a été indiqué plus haut concernant la scolarisation, c’est dans les deux régions de Dakar (60 % des femmes et 75 % des hommes) et de Ziguinchor (64 % des femmes et 82 % des hommes) que l’on observe les proportions d’alphabétisés les plus élevées. En dehors de ces deux régions, les deux autres régions qui comptent les proportions les plus élevées de personnes alphabétisées sont : Thiès (40 % des femmes et 64 % des hommes) et Saint Louis (36 % des femmes et 60 % des hommes). Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés • 37 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d’instruction atteint et niveau d’alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-MICS, Sénégal 2010-11 Pas d’instruction ou niveau primaire Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l’enquêté Aveugle/ malvoyant Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif de femmes Groupe d’âges 15-24 31,3 8,4 9,1 51,1 0,1 0,0 100,0 48,8 6 648 15-19 37,7 9,1 7,7 45,3 0,1 0,0 100,0 54,6 3 429 20-24 24,4 7,6 10,7 57,2 0,0 0,0 100,0 42,7 3 220 25-29 13,9 9,2 9,9 66,9 0,2 0,0 100,0 32,9 2 746 30-34 13,0 10,5 8,7 67,4 0,1 0,2 100,0 32,2 2 148 35-39 11,2 8,1 9,0 71,7 0,0 0,0 100,0 28,3 1 817 40-44 11,0 7,9 6,5 74,5 0,1 0,0 100,0 25,4 1 379 45-49 10,4 5,1 7,9 76,4 0,0 0,3 100,0 23,4 949 Milieu de résidence Urbain 32,8 11,4 11,3 44,4 0,1 0,1 100,0 55,5 7 738 Rural 8,3 5,8 6,6 79,3 0,1 0,0 100,0 20,6 7 950 Région Dakar 31,3 8,4 9,1 51,1 0,1 100 100,0 59,6 4 078 Ziguinchor 37,7 9,1 7,7 45,3 0,1 100 100,0 63,7 581 Diourbel 24,4 7,6 10,7 57,2 0 100 100,0 20,3 1 851 Saint-L

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