Niger - Multiple Indicator Cluster Survey - 2000

Publication date: 2000

• Republique du Niger unlcef ENQUETE A INDICATEURS MULTIPLES 2000 (MICS2) Republique du Niger UNICEF /Niger Niamey, Niger Decembre 2000 Citation recommandee : Republique du Niger et UNICEF. 2000. Enquete a indicateurs multiples 2000 (MICS2). Niamey, Niger. TABLE DES MATIERES Page LISTE DES TABLEAUX . vii LISTE DES GRAPHIQUES . ix PREFACE . xi REMER ClEMENTS . xiii SIGLES ET ABREVIA TIONS . XV RESUME . xvii CARTE DU NIGER . xxiv CHAPITRE 1 : CONTEXTE DE L'ENQUETE ET CARACTERISTIQUES GENERALES DU PAYS . 1 1.1 CONTEXTE DE L'ENQUETE . 1 1.2 CARACTERISTIQUES GENERLES DU PAYS . 1 1.3 OBJECTIFS DE L'ENQUETE . 3 CHAPITRE 2 : METHODOLOGIE DE L'ENQUETE . 5 2.1 CADRE INSTITUTIONNEL . 5 2.2 ECHANTILLONNAGE . 6 2.3 QUESTIONNAIRES ET MANUELS . 6 2.3.1 Adaptation des questionnaires de base . 7 2.3.2 Pre-test et finalisation du questionnaire . 8 2.3.3 Manuel d'instruction . 8 2.3.4 Reproduction des questionnaires et d'autres documents . 8 2.4 COLLECTE DES DONNEES . 8 2.4.1 Formation des agents de terrain . 8 2.4.2 Travaux de terrain . 9 2.5 EXPLOITATION DES DONNEES . 9 2.5.1 Principe . 9 2.5.2 Equipement informatique et personnel du traitement des donnees . 9 2.5.3 Adaptation des programmes informatiques . 10 2.5.4 Organisation des activites de traitement des donnees . 10 2.5.5 Archivage et apurement des fichiers de donnees . 10 2.5.6 Tabulation et analyse . . 11 CHAPITRE 3 : CARACTERISTIQUES DE L'ECHANTILLON ET QUALITE DES DONNEES . 13 3.1 TAUX DE REPONSE . 13 3.2 STRUCTURE PAR AGE DE LA POPULATION ET INFORMATIONS MANQUANTES . 14 3 .2.1 Structure par age de Ia population . 14 3.2.2 Informations manquantes pour quelques questions . 15 lll 3.3 CARACTERISTIQUES DE LA POPULATION DES MENAGES . 16 3.3.1 Menages . . . . 17 3.3.2 Femmes de 15-49 ans . 18 3.3.3 Enfants de mains de cinq ans . 19 CHAPITRE 4: MORTALITE DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 21 4.1 METHODOLOGIE ································································································································ 21 4.2 RESULTATS . . 23 4.3 MORTALITE DIFFERENTIELLE . . . . 25 CHAPITRE 5: EDUCATION DES ENFANTS . 27 5.1 EDUCATION PRESCOLAIRE . . 27 5.2 EDUCATIONDEBASE . 28 5.3 ALPHABETISATION DES ADULTES . . 32 5.4 UTILISATION DES MEDIAS . . . . . . . . . . . . 33 CHAPITRE 6: EAU, SANITAIRIES ET STATUT SOCIO-ECONOMIQUE . 35 6.1 UTILISATION DE L'EAU SALUBRE . . 35 6.2 UTILISATION DES SANITAIRES . 36 6.3 STATUT SOCIO-ECONOMIOUE DES MENAGES . . 37 CHAPITRE 7: ETAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS, PRATIQUES D'ALIMENTATION, IODATION DU SEL, VITAMINE A ET FAffiLE POIDS A LA NAISSANCE . 39 7.1 ETAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 39 7 .1.1 Retard de croissance : taille-pour-age . . 39 7 .1.2 Emaciation : poids-pour-taille . . 42 7 .1.3 lnsuffisance ponderale : poids-pour-age . . . 43 7.2 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLEMENT . . 44 7.3 IODATION DU SEL . 45 7.4 VIT AMINE A ET CECITE CREPUSCULAIRE CHEZ LES ENFANTS ET CHEZ LES FEMMES . 47 7.4.1 Supplement en vitamine A chez les enfants de 6-59 mois et chez les meres . . .47 7 .4.2 Cecite crepusculaire . 50 7.5 FAIBLE PO IDS A LA NAISSANCE . ·············· . 52 CHAPITRE 8 : SANTE DES ENFANTS . 53 8.1 VACCINATION DES ENFANTS . . . . . . . . . . 53 8.2 MALADIES DES ENFANTS . , . . 56 8.2.1 Diarrhee . , . . 56 8.2.2 Infections respiratoires aigues . . 60 8.2.3 Initiatives pour la Prise en Charge Integree des Maladies de l'Enfance . 62 8.2.3.1 Maladies de l'enfance . 62 8.2.3.2 Connaissance des principaux symptomes pour la recherche d'un traitment . 64 8.2.4 Paludisme . . . 65 8.2.4.1 Utilisation des moustiquaries . 65 8.2.4.2 Traitements de la fievre . . . 66 lV CHAPITRE 9 : VIH/SIDA .• 69 9.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA ET DES MOYENS DE PROTECTION . 69 9.2 FAUSSES CONCEPTIONS SUR LE SIDA . 71 9.3 CONNAISSANCE DES MOYENS DE TRANSMISSION DE LA MERE A L'ENFANT . 73 9.4 ATTITUDES DISCRIMINATOIRES A L'EGARD DES PERSONNES A Y ANT LE SIDA . 74 9.5 CONNAISSANCE SUFFISANTE DU VIHISIDA . 75 9.6 TEST DU SIDA . 77 CHAPITRE 10 : SANTE DE LA REPRODUCTION . 79 10.1 PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION . 79 10.2 SOINS PRENATALS . 81 10.3 ASSISTANCE A L'ACCOUCHEMENT . 85 CHAPITRE 11 : AUTRES DROITS DES ENFANTS . 87 11.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES VIV ANTES A L'ETA T CIVIL . 87 11.2 ORPHELINAT ET ARRANGEMENTS ALTERNATIFS DE VIE . 89 11.3 TRAVAIL DES ENFANTS . 93 , , REFERENCES . 95 ANNEXE 1 : PLAN DE SONDAGE . 97 ANNEXE 2 : ERREURS DE SONDAGE .•. 103 ANNEXE 3 : PERSONNEL DE LA MICS2 . 114 ANNEXE 4 : QUESTIONNAIRES . 116 v LISTE DES TABLEAUX Page Tableau 1 : Taille et couverture de I' echantillon. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Tableau 2: Structure par age de la population. 15 Tableau 3 : Informations manquantes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Tableau 4 : Caracteristiques socio-demographique des menages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Tableau 5 : Caracteristique socio-demographique des femmes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Tableau 6 : Caracteristique socio-demographique des enfants. 20 Tableau 7 : Enfants nes vivants et enfants decedes. . 23 Tableau 8 : Mortalite des enfants par caracteristique de la mere. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Tableau 9 : Programme d' education prescolaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Tableau 10: Education de base . , . 29 Tableau 11: Frequentation de l'ecole primaire . . 30 Tableau 12: Alphabetisation des personnes agees de 15 ans ou plus . 32 Tableau 12a: Acces aux medias des femmes . 34 Tableau 13 : Utilisation de 1' eau salubre. . 35 Tableau 14 : Acces a un systeme sanitaire de traitement des excrements . . Tableau 14a: Statut socio-economique des menages . . Tableau 15: Etat nutritionnel des enfants . . Tableau 16 : Allaitement et aliment de complement. . . Tableau 17 : Utilisation du sel iode . . Tableau 18 : Supplement de vitarnine A chez les enfants de 6-59 mois . . Tableau 19 : Supplement de vitarnine A chez les meres . . Tableau 19a: Cecite crepusculaire chez les enfants de 24-59 mois . ~ . . Tableau 19b : Cecite crepusculaire chez les meres . . Tableau 20 : Faible poids ala naissance . . Tableau 21 : Vaccinatition des enfants avant 1' age de 12 mois . . Tableau 22 : Vaccination des enfants de 12-23 mois . . Tableau 23 : Prevalence et traitement de la diarrhee . . Tableau 24 : Prevalence et utilisation de la therapie de rehydratation orale (TRO) . . Tableau 25 : Prevalence et traitement des IRA . . Tableau 26 : Prevalence des maladies et alimentation des enfants . . Tableau 27 : Connaissance des symptomes pour la recherche des soins . . Tableau 28 : Utilisation des moustiquaires chez les enfants . . Tableau 29 : Traitement de la fievre . . Tableau 30 : Connaissance du VIH/sida et principaux moyens de protection contre le sida . . Tableau 31 : Fausses conceptions sur le sida . . Tableau 32 : Identification correcte des moyens de transmission du VIH de la mere a 1' enfant. . . Tableau 33 : Discrimination a 1' egard des personnes ayant le sida . . Tableau 34 : Connaissance suffisante des moyens de transmission du VIH/sida . . Tableau 35 : Connaissance d'un endroit pour le test du sida . . Tableau 36 : Utilisation de la contraception . . Tableau 37: Protection contre le tetanos neonatal. . . Tableau 38 : Soins prenals aux femmes ayant une naissance au cours de la demiere annee . . Tableau 39 : Assistance a 1' accouchement des femmes ayant une naissance 1' annee demiere . . Tableau 40 : Enregistrement des enfants a 1' etat civil. . . Tableau 41 : Enfants orphelins et residence des enfants avec les parents . . Tableau 42: Travail des enfants de 5-14 ans . . vii 36 38 41 44 46 48 49 50 51 52 53 55 57 59 61 63 64 66 67 70 72 73 75 76 78 80 82 84 85 88 90 94 LISTE DES GRAPIDQUES Page Graphique 1 : Structure de Ia population par age . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Graphique 2 : Mortalite infantile et infanto-juvenile. . . . . . . . . . 25 Graphique 3 : Proportion d' enfants d' age scolaire qui frequentent 1' ecole primaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Graphique 4: Etat nutritionnel des enfants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Graphique 5: Vaccination des enfants . 54 Graphique 6 : Connaissance du VIH/sida. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 Graphique 7 : Protection contre le tetanos neonatal. 83 ix PREFACE En Septembre 1990 se tenaita New York le Sommet mondial pourles enfants qui aregroupe 71 Chefs d'Etat et de Gouvemement dont !'engagement a permis !'elaboration et !'adoption de la Declaration et du Plan d' Action mondial en faveur des enfants. L'approbation de la Convention relative aux Droits de l'Enfant (CDE) par 1' Assemblee Generale des Nations Unies avec l' entree en vigueur de cet instrument juridique a ete I' element catalyseur ala mise en ceuvre des plans d'action dont la CDE reste le cadre de reference. Conformement aux engagements de New York qui demandaient a chaque pays de mettre en place des mecanismes necessaires pour mesurer les progres accomplis, le Niger s'est dote d'un plan d'action national. Afin de repondre ace besoin en cette fin de decennie, l'UNICEF et d'autres partenaires au developpement ont bien voulu accompagner le Niger dans le long processus de collecte, d'analyse et de publication de donnees. La publication de l'enquete de base SBI et de l'enquete MICS2, faisant suite a une premiere realisee en 1996 dans un pays comme le Niger qui souffraient enormement de manque de donnees correctes sur les indicateurs cles, repond aujourd 'hui a cette insuffisance, a un besoin press ant. L' enquete MICS, combinee a l'Enquete de Base dans les 12 Departements des zones SBI (Services de Base Integres), revet une importance capitale. C'est Ia premiere fois que le pays dispose d'indicateurs cles de developpement au niveau regional et de chaque departement cible du programme SBI, afin de connaitre les problemes de developpement, de les apprecier, de trouver des solutions les plus appropriees, d' offrir au plan regional et departemental les possibilites pour avoir deorenavant des donnees pour estimer les ressources a investir dans Ies secteurs pour juguler les problemes. Ce gigantesque travail doit etre une des references pour tous les utilisateurs. Puissent les resultats de l'enquete MICS2 et de l'enquete de base servir la cause des demunis, c'est-a-dire celle enfants et des femmes. Le Ministre du Plan La Representante de l'UNICEF xi REMER ClEMENTS Le Niger en matiere de collecte et d' analyse de donnees statistiques, vient de relever un double defi : celui de realiser l'enquete a indicateurs multiples (MICS2) conformement aux engagements pris lors du Sammet mondial pour les enfants et surtout de la combiner avec l'enquete de base du programme Services de Base Integres (SBI). Ces resultats fiables, disponibles desormais engagent chaque nigerien a prendre conscience de la situation preoccupante et d'agir sur les niveaux des indicateurs. Ce travail est le fruit d'un long processus participatif dont les resultats au cours de I' atelier technique, ont suscite un grand interet et permis des echanges fructueux. Ce processus long, complexe et souvent difficile a maitriser, ne saurait aboutir sans la participation, aux differentes niveaux de tous les parties et acteurs concernes. Nous voudrions saisir cette occasion pour adresser nos vifs remerciements et toute notre gratitude a tous ceux qui ont apporte leur contribution a la reussite des differentes phases d'execution des enquetes. II s'agit notamment: du cornite interministeriel pour son role assidu de concertation et de coordination de I' Agence d'execution Macro International Inc. pour le serieux et Ia qualite de son travail des enqueteurs, enumerateurs, agents et verificateurs de saisie, des informaticiens, des chefs d' equipe et les chauffeurs qui se sont entierement investis malgre les dures conditions de terrain. Nous tenons a remercier particulierement les populations des zones enquetees avec une mention speciale aux femmes qui ont fait montre de disponibilite pour repondre aux questions malgre leurs multiples preoccupations et sans qui, certaines informations tres sensibles et a caractere in time, n' auraient pu etre obtenues. Nous n'oublions pas les autorites adrninistratives, couturnieres, les responsables des services techniques regionaux et sous-regionaux pour leur sollicitude, I' assistance materielle et morale apportee aux equipes qui ont sillonne leurs localites. Que tous ceux qui de pres comme de loin ont apporte leur contribution a ces importantes enquetes, trouvent ici I' expression de notre gratitude. Le Ministre du Plan La Representante de l'UNICEF Xlll BCG BCR CAP CDC CM CNSF CNSR SIGLES ET ABREVIATIONS Bilie de Calmette et Guerin (vaccin antituberculeux) Bureau Central du Recensement Connaissance, attitude et pratique Centers for Disease Control and Prevention (Centre de controle de maladies Etats-Unis) Centres medicaux Centre National de Sante Familiale Centre National de Sante de Ia Reproduction DHS (EDS) Demographic and Health Surveys (Enquetes Demographiques et de Sante) DIU Dispositif intra-uterin DTCoq Diphterie, tetanos, coqueluche (vaccin) EDS (DHS) Enquetes Demographiques et de Sante (Demographic and Health Surveys) ET Ecart type FCFA FNUAP IRA !SF ISSA MICS MST NCHS OMS ONG PCIME PDS PEV PF Franc de Ia Communaute Financiere Africaine Fond des Nations Unies pour Ia Population Infections respiratoires aigues Iodice synthetique de fecondite Integrated System for Survey Analysis Multiple Indicator Cluster Survey Maladies sexuellement transrnissibles National Center of Health Statistics (Centre National des Statistiques Sanitaires, Etats-Unis) Organisation Mondiale de la Sante Organisation non-gouvernementale Prise en Charge Integree des Maladies de l'Enfance Plan de Developpement Sanitaire Programme Elargi de Vaccination Planification farniliale PIB Produit interieur brut PMI Protection maternelle et infantile PNLS/MST Programme National de Lutte Contre le Sida et les Maladies Sexuellement Transrnissibles REPS RGP SIDA SMI SRO Racine Carree de l'Effet du Plan de Sondage Recensement General de Ia Population Syndrome de l'immuno-depression acquise Sante maternelle et infantile Sels de rehydratation par voie orale XV SRIPF TBN TGFG TRO UEMOA UNICEF UPS US AID VAT VIH ZD Sante de reproduction/planification familiale Taux brut de natalite Taux global de fecondite generale Therapie de rehydratation par voie orale Union Economique et Monetaire Ouest-Africaine Fonds des Nations Unies pour l'Enfance Unite primaire de sondage United States Agency for International Developpement (Agence des Etat-Unis pour le Developpement International) Vaccination antitetanique Virus de l'immunodeficience humaine Zones de denombrement xvi L'enquete a indicateurs multiples (MICS2) du Niger est une enquete sur les menages, les femmes et les enfants. Les resultats de Ia MICS2 sont representatifs au niveau national et regional. Les principaux objectifs de l'enquete consistent a recueillir des informations recentes pour !'evaluation de la situation des enfants et des femmes au Niger a Ia fin de la decennie et de foumir les donnees necessaires pour le sui vi des progres en vue de Ia realisation des objectifs etablis au cours du Sammet mondial pour les enfants et pour servir de base aux actions futures. Mortalite infantile et infanto-juvenile • Les resultats de Ia MICS2 au Niger ant montre que Ia mortalite infantile et juvenile se situe a des niveaux encore eleves. Au cours de Ia periode centree sur 1995, sur 1 000 enfants nes vivants, 126 sont decedes avant leur 1 er anniversaire; sur 1 000 enfants survivants au premier anniversaire, 177 sont decedes avant d'atteindre l'age de cinq ans. Enfin, la mortalite infanta-juvenile (de Ia naissance a !'age de 5 ans exacts) touche 280 enfants pour 1 000 naissances vivantes. Ce niveau eleve de mortalite infanta-juvenile a ete egalement observe au cours des cinq annees precedant l'EDSN-II 1998 (274 pour 1 000) et au cours des cinq premieres annees precedant l'EDSN-1 1992 (318 pour 1 000) et, d'apres la MICS1, au cours de Ia periode centree sur 1989 (337 pour 1 000). Education • Mains du tiers (30%) des enfants en age d'aller a I' ecole primaire au Niger frequentent une ecole primaire. A I' exception de Ia capitale Niamey (70% ), cette frequentation scolaire est faible dans toutes les regions, et d'une maniere plus prononcee dans Ia region de Tahoua (11% ). Les disparites de Ia frequentation d'une ecole primaire sont tres nettes entre gan;ons et filles (35% contre 25% ). • Sept enfants sur dix (70%) qui en trent en premiere annee de I' ecole primaire atteignent, en definitive, la cinquieme annee. Si dans Ia plupart des regions, Ia grande majorite des enfants qui entrent en premiere annee accederont a Ia cinquieme (variant de 66% Dosso a 96% a Agadez), dans Ia region de Tahoua, cette proportion n'est que de 14%. • Seulement 20% de Ia population adulte de 15 ans ou plus est alphabetisee au Niger. Non seulement, le taux au niveau national est tres faible mais on constate une tres forte disparite entre les hommes et les femmes (30% contre 11 %). A !'exception de la capitale Niamey (49%), le taux d'alphabetisation des femmes est faible dans toutes les regions. Eau et assainissement • Au niveau national, 43% de Ia population utilise l'eau salubre pour Ia boisson. Si a Niamey et dans les autres villes, pres des trois quarts de Ia population utilisent de l'eau de boisson salubre (respectivement 73% et 80% ), dans pratiquement toutes les autres regions et en milieu rural, respectivement mains de Ia moitie et a peine le tiers ant acces a une eau de boisson salubre. • Seulement 18% de Ia population a acces a un systeme sanitaire de traitement des excrements. La situation deplorable de Ia faible utilisation de systemes sanitaires de traitement des excrements est generale a toutes les regions du Niger, a !'exception de Niamey. Malnutrition des enfants • Quarante pour cent ( 40%) des enfants ages de mains de 5 ans au Niger souffrent d'insuffisance ponderale ou sont trap minces pour leur age. De meme, 40% des enfants souffrent de retard de croissance ou sont trap courts pour leur age et 14% soot emacies ou trap minces pour leur taille. xvii Allaitement au sein • Seulement 2% des enfants ages de moins de 4 mois sont allaites exclusivement, ce qui est tres inferieur a la recommandation de 1' UNICEF qui veut que to us les enfants soient exclusivement allaites jusqu 'a I' age de 4 mois ou de 6 mois. A l'age de 6-9 mois, 56% des enfants re9oivent du lait matemel et des aliments solides ou semi-solides. A l'age de 20-23 mois, 61% continuent d'etre allaites. Iodation du sel • Quarante quatre pour cent (44%) des menages au Niger disposent de sel iode de fa9on adequate (25 PPM). La faible consommation du sel iode conceme particulierement les regions de Tillaberi, de Dosso, d' Agadez et de Maradi (respectivement 27%, 33%, 34% et 39% ). Par contre, dans les regions de Tahoua, Zinder et Niamey, Ia majorite des menages consomment du sel iode (respectivement 60%, 53% et 55%). Supplement en vitamine A • Dans I' ensemble, sept enfants sur dix ages de 6-59 mois ont re9u un supplement de vitamine A, dont 59% au cours des six demiers mois, 6% avant les six demiers mois et 3% a une date inconnue. Au cours des six demiers mois, les enfants de Tahoua ont plus re9u de supplements en vitamine A (81%) que ceux des regions de Tillaberi (33%) et de Zinder (36% ). • Parmi les enfants de 24-59 mois et parmi les meres qui ont eu un enfant au cours des 12 demiers mois, respectivement 2% et 14% ont souffert d'une cecite crepusculaire. Faible poids a Ia naissance • Environ 12% des nourrissons auraient un poids inferieur a 2 500 grammes ala naissance. Ce faible poids varie de 7% dans la region de Dosso a 15% dans la region de Tahoua. Couverture vaccinale • Seulement 22% des enfants ages de 12 a 23 mois ont re9u les vaccinations du PEV (BCG, trois doses de DTCoq, trois doses de polio et une dose de rougeole). Cependant, pour seulement 13% des enfants, tous les vaccins ont ete administres avant I' age de 12 mois, tel que recommande. On note, par ailleurs, que 45% des enfants n'ont re9u aucune vaccination. • On note, par ailleurs, que le faible taux de Ia couverture vaccinale au Niger est plus un probleme rural qu'urbain. Si seulement 15% des enfants vivant en milieu rural sont completement vaccines, en milieu urbain plus de six enfants sur dix le sont (65% a Niamey et 60% dans les autres villes). Diarrhee • Environ quatre enfants sur dix ont souffert de la diarrhee au cours des deux demieres semaines. Bien que les maladies diarrheiques soient importantes au Niger, parmi les enfants ayant eu Ia diarrhee au cours des deux demieres semaines, seulement 14% ont ete traites a I' aide de sels de rehydratation orale (SRO). • Les aliments a base de cereales sont, toutefois, donnes aux enfants au cours du demier episode (73%). Dans I' ensemble, au cours du demier episode, 98% des enfants ont re9u un traitement recommande. • Cependant, seuls 38 pour cent des enfants souffrant de diarrhee ont re9u davantage de fluides et ont continue de manger tel que recommande. Infections respiratoires aigues • Douze pour cent (12%) des enfants ages de moins de cinq ans avaient une infection respiratoire aigue au cours des deux semaines precedant l'enquete. Environ 27% de ces enfants avaient ete presentes a un prestataire de soins de sante approprie. Initiative de Ia PCIME • Dans l'ensemble, 60% des enfants de moins de cinq ans etaient declares malades au moment de l'enquete. • Parmi les enfants ages de moins de cinq ans qui auraient eu Ia diarrhee ou d'autres formes de maladies au cours des deux semaines precedant I' enquete, 36% avaient re9u davantage de fluides et continuaient de XVlll manger selon les recommandations du programme de la PCIME. • On note, par ailleurs, que 36% des meres connaissent au moins deux des signes pour lesquels un enfant doit etre emmene immediatement dans un etablissement de sante. Paludisme • Au Niger, malgre la forte prevalence du paludisme, seulement 17% des enfants ages de moins de cinq ans dormaient sous une moustiquaire avant l'enquete, dont 6% sous une forme impregnee a !'insecticide. • Environ 42% des enfants avaient fait une fievre au cours des deux dernieres semaines. Parmi ces enfants, 48% avaient re~u un traitement recommande, dont 48% de Nivaquine (chloroquine) et moins de 1% le Fansidar. Par ailleurs, les enfants ont re~u d' autres traitements, notamment 1' Aspirine (30%) et le Paracetamol (15%). VIH/SIDA • Le quart (26%) des femmes agees de 15 a 49 ans connaissent les trois principaux moyens de prevention de la transmission du VIH- a voir un seul partenaire sexuel, !'utilisation d'un preservatif a chaque rapport sexuel et !'abstinence sexuelle. • Seulement 6% des femmes ont identifie correctement trois conceptions erronees concernant la transmission du VIH- a sa voir que le VIH peut etre transmis par des moyens surnaturels, par les piqures de moustiques, et qu'une personne apparemment en bonne sante ne peut etre infectee. • Seulement 12% des femmes en age de procreer au Niger connaissent un endroit ou l'on peut effectuer le test du sida, et environ 1% ont ete testees. • Le pourcentage des femmes qui ont des connaissances suffisantes de la transmission du VIH et le pourcentage qui sait ou se faire tester pour le VIH augmente considerablement avec le niveau d' instruction. Contraception • Au Niger, 14% des femmes en union ont declare utiliser la contraception au moment de l'enquete, dont 4% pour une methode moderne. Soins prenatals • Quatre femmes sur dix ayant accouche au cours des 12 derniers mois au Niger sont protegees contre le tetanos neonatal, dont plus du tiers (36%) ont re~u deux ou plusieurs doses du vaccin antitetanique au cours des trois dernieres annees. • On note, egalement, que quatre femmes sur dix ayant accouche au cours des 12 derniers mois ont r~u des soins prenatals d'un personnel de sante forme (medecin, infirrnier, sage-femme). Assistance pendant /'accouchement • Au cours des 12 derniers mois, 16% des naissances intervenues ont r~u 1' assistance d'un personnel forme de la sante: 15% avec I' aide d'une sage-femme ou infirrniere et 1% avec l'aide d'un medecin. Enregistrement des naissances • Parmi les enfants de moins de cinq ans, seulement 45% ont ete enregistres a l'etat civil. En ce qui concerne !'enregistrement des naissances, il n'existe pas de disparites importantes entre les sexes. Si en milieu urbain, 85% des enfants sont enregistres a l'etat civil, en milieu rural moins de Ia moitie l'est (40%). Orphelinat et dispositions rekltives a kl garde des enfants • D'une maniere generale, 83% des enfants ages de 0 a 14 ans vivent avec les deux parents. Les enfants qui ne vivent pas avec un parent biologique representent 8% et les enfants qui ont perdu un ou les deux parents representent 5% de tousles enfants ages de 0 a 14 ans. XIX Travail des enfants • Parmi les enfants ages de 5 a 14 ans, 70% effectuent un travail quelconque au moment de l'enquete. • Cependant, seulement 3% des enfants ages de 5 a 14 ans effectuent un travail remunere, et 40% participent a un travail non-remunere pour une personne autre qu'un membre du menage. • Sept enfants sur dix (70%) effectuent des taches domestiques, telles que la cuisine, la collecte de l'eau, et s'occupent d'autres enfants, pendant moins de quatre heures par jour, tandis que 17% consacrent plus de quatre heures par jour aces taches. Re~mme des indicateurs Indicateurs du Sommet mondial pour les enfants Taux de mortalite des Probabilite de dececter entre Ia naissance et !'age de 5 ans, pour I 000 naissances 280,0 enfcmts de mains de cinq_ ans vivantes Taux de mortalite infantile Probabilite de dececter entre Ia naissance et le ler anniversaire, pour I 000 126,0 naissances vivantes Prevalence de l'insu!fisance Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui se situent en dessous de moins 2 39,6 ponderale ecart-types (-2 ET) et de moins 3 ecart-types (-3 ET) par rapport a Ia mediane poids-pour-age de Ia population de reference du NCHS/WHO 14,3 Prevalence du retard de Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui se situent en dessous de moins 2 39,8 croissance ecart-types (-2 ET) et de moins 3 ecart-types (-3 ET) par rapport a Ia mediane taille-pour-age de Ia population de reference du NCHS/WHO 19,5 Prevalence de l 'emaciation Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui se situent en dessous de moins 2 14,1 ecart-types (-2 ET) et de moins 3 ecart-types (-3 ET) par rapport a Ia mediane poids-pour-taille de Ia population de reference du NCHS/WHO 3,2 Utilisation de l 'eau a boire Pourcentage de Ia population qui utilise n'importe quelle source d'eau a boire 43 ,2 salubre parmi les sources d'approvisionnement suivantes : eau de robinet dans le logement; borne fontaine; puits a pompe (forage); puits protege; source protegee; eau de pluie Utilisation des moyens Pourcentage de Ia population qui a, au sein du logement ou de Ia cour/parcelle : 18,1 d'assainissement du des toilettes connectees au systeme d' egouts; toutes les autres toilettes a chasse traitement des excrements d' eau (privees ou publiques); latrines ameliorees; latrines traditionnelles Enfants ayant atteint Ia Pourcentage d 'enfants entrant Ia premiere classe de !'ecole primaire qui 70,4 classe de s""'• primaire atteignent eventuellement Ia classe de 5""'' (CM1) (CMJ) Taux net de frequentation de Pourcentage d'enfants d'age scolaire de l'enseignement primaire qui frequentent 30,3 l' enseignement primaire une ecole primaire Taux d 'alphabetisation Pourcentage de Ia population agee de 15 ans ou plus qui est capable a Ia fois de 19,9 lire et d' ecrire, avec comprehension, un texte court et simple lie a Ia vie quotidienne Mortalite des enfants de Probabilite de deceder entre Ia naissance et le cinquieme anniversaire pour 1 000 282 mains de cinq ans : sexe naissances : desagregee par sexe masculinljeminin 278 lnsu!fisance ponderale : Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui se situent en dessous de moins 2 39,9 sexe femininlmasculin ecart-types (-2 ET) par rapport a Ia mediane poids-pour-age de Ia population de reference du NCHS/WHO : desagregee par sexe 39,5 Prevalence contraceptive Pourcentage de femmes agees de 15-49 ans qui utilisent (dont le partenaire utilise) une methode contraceptive (modeme ou traditionnelle) 14,0 Soins prenatals Pourcentage de femmes agees de 15-49 ans consultees au moins une fois durant Ia grossesse par un personnel de sante qualifie 41,2 Soins a La naissance de Pourcentage de naissances consul tees par un personnel de sante qualifie 15,7 / 'enfant Poids a La naissance Pourcentage de naissances vivantes qui pesent moins de 2 500 grammes 11 ,7 inferieur a 2,5 kg Consommation du set iode Pourcentage de menages qui consomment d'une maniere adequate du sel iode 44,2 Enfants ayant re~u des- Pourcentage d'enfants ages de 6-59 mois ayant re~u un supplement d'une dose 58,8 complements de vitamine A elevee de vitamine A au cours des 6 demiers mois Meres ayant re~u des Pourcentage de meres qui ont re~u un supplement d'une dose elevee de vitamine 15,8 complements de vitamine A A avant que leur bebe n'atteigne !'age de 8 semaines XX Cecite crepusculaire chez Pourcentage d'enfants ages de 24-59 mois souffrant de cecite nocturne 2,1 les en.fants Cecite crepusculaire chez Pourcentage de femmes qui avaient la cecite nocturne durant la demiere 17,1 lesfemmes enceintes grossesse Taux d'allaitement exclusif Pourcentage d'enfants ages de moins de 4 mois (120 jours) qui re~oivent 2,0 exclusivement le sein Taux de pratique Pourcentage d'enfants ages de 6-9 mois (180-299 jours) qui re~oivent le sein et 56,1 d'allaitement et des aliments les aliments de complement de complement Taux d'allaitement continu Pourcentage d'enfants ages de 12-15 mois et de 20-23 mois qui sont allaites 96,1 61,3 Couverture vaccinate du Pourcentage d'enfants ages d'un an vaccines contre Ia diphterie, le tetanos et Ia 28,1 DTCoq coqueluche (DTCoq) Couverture vaccinate de Pourcentage d'enfants ages d'un an vaccines contre la rougeole 36,5 rougeole Couverture vaccinate de Pourcentage d' enfants ages d'un an vaccines contre Ia poliomyelite 40,6 polio Couverture vaccinate de TB Pourcentage d'enfants ages d'un an vaccines contre la tuberculose 46,8 Protection contre le tetanos Pourcentage d'enfants ages d'un an proteges contre le tetanos neonatal a travers 40,3 neonatal Ia vaccination de leur mere Prevalence de la diarrhee Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans ayant souffert de la diarrhee au cours 40,0 des deux demieres semaines Utilisation du TRO Pourcentage d'enfants ages de 0-59 mois qui avaient Ia diarrhee durant les deux 14,3 demieres naissances et etaient traites avec des sels de rehydratation par voie orale ou une solution preparee a Ia maison (TRO) Traitement de la diarrhee a Pourcentage d' enfants ages de 0-59 mois qui avaient Ia diarrhee durant les deux 37,9 la maison demieres naissances et avaient re~u davantage de liquides et des aliments (y compris le lait) sans interruption durant I' episode Prevalence des IRA Pourcentage d' enfants de moins de cinq ans ayant souffert des IRA au cours des 11,8 deux demieres semaines Recherche de soins pour Pourcentage d' enfants ages de 0-59 mois qui avaient des IRA durant les deux 27,1 traiter les infections demieres semaines et etaient conduits a un dispensateur de sante approprie respiratoires aigues Developpement prescolaire Pourcentage d' enfants ages de 36-59 mois qui frequentent un certain type de 2,5 programme organise d'ectucation prescolaire lndicateurs supplementaires pour le suivi d'autres droits de !'enfant Enregistrement des Pourcentage d'enfants ages de 0-59 mois dont les naissances sont enregistrees 45,4 naissances selon les declarations des meres Arrangements concernant Ia Pourcentage d'enfants ages de 0-14 ans vivant dans des menages mais sans un 8,5 residence des en.fants parent biologique Orphelins dans les menages Pourcentage d'enfants ages de 0-14 ans vivant dans des menages qui sont 0,2 orphelins Travail des en.fants Pourcentage d'enfants ages de 5-14 ans vivant dans des menages qui travaillent 70,1 actuellement (remuneres ou non-remuneres), a Ia maison ou en dehors de Ia maison lndicateurs supplementaires pour le suivi de !'initiative de Ia PCIME et du paludisme Traitement des maladies a Pourcentage d'enfants ages de 0-59 mois qui etaient malades durant les deux 36,1 domicile demieres semaines et avaient re~u davantage de liquides et des aliments (y compris le lait) sans interruption Connaissance des soins a Pourcentage de personnes en charge d'enfants ages de 0-59 mois qui connaissent 36,2 chercher au moins deux des symptomes suivants pour chercher des soins: enfant incapable de boire ou d'allaiter, enfant qui devient plus malade, enfant qui developpe de Ia fievre, un enfant qui a une respiration rapide, un enfant qui a une respiration difficile, un enfant qui a du sang dans les selles, un enfant qui boit difficilement xxi Moustiquaires Pourcentage d'enfants ages de 0-59 mois qui ant dormi sous une moustiquaire 5,8 traitee la nuit demiere Traitement du paLudisme Pourcentage d'enfants ages de 0-59 mois qui etaient malades avec de la fievre 48.1 durant les deux demieres semaines et qui avaient re9u des medicaments antipaludiques lndicateurs supplementaires pour le suivi du VIWsida Connaissance de La Pourcentage de femmes qui ant cite correctement les trois principaux moyens 25,7 prevention du VIH/sida pour eviter I' infection du VIH Connaissance des Pourcentage de femmes qui ont identifie correctement trois principales conceptions erronees du conceptions erronees sur le VIH/sida 5,9 VIH/sida Connaissance de La Pourcentage de femmes qui ont identifie correctement des moyens de 31,0 transmission du VIH de La transmission du VIH de la mere a son enfant mere a son enfant Attitudes vis-a-vis des Pourcentage de femmes ayant exprime une attitude discriminatoire vis-a-vis des 70,0 personnes ayant Le VIH/sida personnes avec le VIH/sida Femmes qui connaissent un Pourcentage de femmes qui connaissent un endroit ou elles peuvent aller faire un 12,3 endroit ou elLes peuvent test du VIH aller.faire un test du VIH Femmes qui ont ere testees Pourcentage de femmes qui ont ete testees pour le VIH 0,7 pourle VJH Indicateurs supplementaires pour le suivi de !'utilisation des medias Lecture de journal Pourcentage des femmes de 15-49 ans qui lisent unjoumal au moins une fois par 4,3 semaine Ecoute de la radio Pourcentage des femmes de 15-49 ans qui ecoutent Ia radio au mains une fois par 48 ,6 jour Regarder la television Pourcentage des femmes de 15-49 ans qui regardent la television au mains une 14,5 fois par semaine lndicateurs supplementaires pour le suivi du statut socio-economique Possession de la radio Pourcentage de menages possedant un paste radio 41 ,1 Possession de la television Pourcentage de menages possedant un paste televiseur 5,2 Nature du sol du logement Pourcentage des menages dont le sol du logement est en materiaux modemes 10,6 (ciment, carrelage, etc.) Possession de biens Pourcentage des menages possedant l'electricite 6,5 menag_ers XXll - - --- - ------ --- >< >< :;::· NIGER BURKINA FASO ALGERIE MALl NIGERIA LIBYE AGADEZ TCHAD n > ~ tr1 ~ d z ~ ~ ~ CHAPITREl CONTEXTE DE L'ENQUETE ET CARACTERISTIQUES GENERALES DU PAYS 1.1 CONTEXTE DE L'ENQUETE Le Niger accorde une grande importance aux rencontres entre nations. En effet, celles-ci constituent des opportunites uniques de reflexions et debats sur les orientations et les actions prioritaires a mener pour apporter des ameliorations aux conditions de vie de la majorite des populations de la terre. C' est ainsi que le Niger a participe au premier Sommet mondial pour les enfants (SME) tenu a New York, sous l'egide des Nations Unies, en septembre 1990. A cette importante rencontre, on notait la presence de 71 Chefs d'Etats et de gouvernement ainsi que de 88 responsables de divers pays. Ceux-ci ont, a cette occasion, pris des engagements fermes a travers une Declaration et un Plan d' Action pour les enfants. Parmi ces engagements, il y avait la necessite de suivre les progres realises pour atteindre les buts et les objectifs fixes pour l'an 2000. Depuis septembre 1990, date de tenue du SME, le Niger, comme beaucoup d' autres pays, a pris des mesures importantes. Il a realise plusieurs actions contenues dans les differents programmes nationaux d' action pour la protection et la survie del' enfant nigerien. Ces mesures et actions ont ete elaborees et mises en reuvre avec l' assistance de plusieurs partenaires au developpement, particulierement le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) au Niger. C'est ainsi que des 1990, le Niger ratifiait la Convention relative aux droits des enfants. Le premier programme national d' action pour la protection, la survie et le developpement de l' enfant nigerien etait elabore et adopte en 1992. U ne Direction, chargee specifiquement de la protection de 1' enfant, a ete creee au sein du Ministere charge du Developpement Social. De nombreuses autres actions ont ete executees dans divers domaines. La realisation de la Premiere Enquete a Indicateurs Multiples (MICS1) en 1996 (Comite Interministeriel et al., 1996) a permis d'evaluer, conformement aux recommandations du Plan Mondial d' Action, la situation des enfants du Niger ami- decennie : il s' agit notamment des progres realises concernant les droits des enfants a la survie, ala protection et au developpement. La Deuxieme Enquete a Indicateurs Multiples (Multiple Indicator Cluster Survey- MICS2), appuyee par le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, a ete realisee en avril-aout 2000 au Niger. La MICS2 est une enquete nationale par sondage qui a pour objectifs de fournir des indicateurs pour les objectifs mesurables du Sommet mondial pour les enfants et de servir de base pour le Programme de cooperation Niger!UNICEF 2000-2004. Chaque objectif mesurable du SME a, en 1990, une cible quantifiee a atteindre en l'an 2000. L'enquete MICS2 fournit egalement des indicateurs pour le suivi d'autres droits des enfants, aussi bien que les autres priorites de programmes tels que Ia Prise en Charge Integree des Maladies de I 'Enfance (PCIME)- (Integrated Management of Childhood lllness - IMCI) et le VIH/sida. En plus des objectifs et indicateurs ass ignes a la MICS2, l' enquete se propose de collecter des informations pour les objectifs et indicateurs mesurables suivants : statut socio-economique du menage et acces aux medias. 1.2 CARACTERISTIQUES GENERALES DU PAYS La Republique du Niger, pays situe en Afrique Subsaharienne, est limitee au nord par 1' Algerie et la Libye, a I' est par le Tchad, au sud par la Republique Federale du Nigeria et le Benin, a I' ouest par le Burkina Faso et au nord-ouest par le Mali. De par sa superficie, le Niger est I'un des pays Ies plus vastes en Afrique de l'ouest avec 1 267 000 km2• C'est aussi un pays continental et enclave, sans debouche sur lamer. Le port le plus proche est situe a pres de 1 000 km. Son climat est tropical de type soudanien. I1 se caracterise par deux 1 principales saisons: une tres longue saison seche qui dure huit mois, du mois d'octobre au mois de mai et une courte saison des pluies qui dure quatre a cinq mois, du mois d' avril ( ou mai) au mois de septembre. On note, par ailleurs, que la population nigerienne vit essentiellement de !'agriculture, de l'elevage, de la peche et de 1' artisanat. L'histoire du territoire, qui est devenu le Niger modeme actuel, est tres riche en evenements. Elle a ete marquee, depuis le VIIeme siecle apres Jesus Christ, par d'importantes migrations et de multiples brassages des populations favorises par sa position geographique et !'expansion rapide de l'Islam. La Republique du Niger a accede a l'independance en 1960, comme beaucoup d'autres regions africaines. La langue officielle est le fran9ais. Le Niger etait subdivise, jusqu 'avant la loi sur la decentralisation, en sept departements et une communaute urbaine. Les departements etaient subdivises en arrondissements, les premiers etant administres par des prefets et les seconds par des sous-prefets. Cependant, la reforme administrative adoptee au courant de 1 'annee 1999 a transforme les departements en regions, et les arrondissements en departements. Si !'organisation administrative a peu varie depuis l'independance, le Niger a connu par contre de nombreuses mutations politiques. Aujourd'hui, apres les elections presidentielles et Iegislatives democratiques et pluralistes d'octobre et novembre 1999, le pays a retrouve sa stabilite. Le processus de decentralisation, amorce depuis plusieurs annees sera bientot operationnel et permettra aux representants elus des populations de prendre en charge la gestion des nouvelles entites administratives. Ceci permettra aussi d'ameliorer le processus d'identification, d'elaboration et d'execution des plans et programmes de developpement avec une meilleure prise en compte des preoccupations et des besoins des populations. L'economie du Niger repose, en grande partie, sur les activites agricoles liees elles-memes essentiellement a la pluviometrie. Pourtant, malgre de nombreuses annees, pendant lesquelles le pays a eu de bonnes recoltes agricoles, au cours de ces deux dernieres decennies, 1' economie nigerienne est en crise depuis 1982-1983. C'est au cours de cette periode que les premiers programmes d'ajustement structure! ont ete mis en oeuvre par le gouvemement avec l'appui de la Banque Mondiale et du Fonds Monetaire International. Malheureusement, ces programmes d'ajustement structure! n'ont pas foumi les resultats escomptes et les difficultes economiques se sont aggravees a partir de 1990. Ces difficultes se sont d'ailleurs conjuguees avec de frequentes perturbations sociales depuis cette peri ode. Les principaux indicateurs macro-economiques sont a des niveaux assez critiques: depuis 1991le produit interieur brut (PIB) par tete ne depasse pas 98 000 Franc CFA (143 $US aujourd'hui) et le taux de croissance economique evolue selon la conjoncture. Les taux d'inflation et de chOmage sont estimes a pres de 3%. A cet etat de fait, il y a lieu d'y ajouter la devaluation de 50%, en janvier 1994, du Franc CF A, la monnaie nationale que le Niger partage avec plusieurs autres pays de la sous-region. Malgre toutes ces difficultes, la croissance demographique est assez elevee et a ete estimee, depuis le demier recensement general de la population de 1988, a 3,3% en moyenne par an. C'est la encore un autre defi, car cette croissance demographique entraine de nouveaux besoins en services essentiels (eau, habitat, alimentation, education, sante, etc.), particulierement pour les femmes et les enfants. Les donnees des differentes enquetes realisees depuis 1990 montrent qu'il n'y a pas d'amelioration significative des conditions de vie des menages et des populations du Niger. Le taux brut de scolarisation est estime en 1998 a 32% pour !'ensemble du pays et 25% pour les femmes. Le taux d'alphabetisation estime en 1997 est de 17% pour !'ensemble et 12% pour les femmes. Au niveau de la sante, il a ete estime en 1999, qu'il y avait 1 medecin pour 35 317 habitants alors que les normes de l'OMS prevoient 1 medecin pour 10 000 habitants. Les taux de mortalite infantile et de mortalite infanta-juvenile sont respectivement de 123o/oo et de 274o/oo (EDSN-II, 1998) et la couverture vaccinale des enfants est de 18% (EDSN-II, 1998). Le gouvemement et les partenaires au developpement doivent done se mobiliser pour apporter des solutions concretes et appropriees ala satisfaction des besoins d'une population nigerienne qui est estimee pour l'an 2000 a 10 700 000 habitants. 2 1.3 OBJECTIFS DE L'ENQUETE La Deuxieme Enquete a Indicateurs Multiples a pour objectif principal d'evaluer les objectifs du Sommet mondial pour les enfants retenus en 1990 et de servir de base pour le programme de cooperation Niger/UNICEF 2000-2004. Les donnees de la MICS2 permettent d'evaluer 21 des 27 objectifs du SME (UNICEF, 2000). Elles con cement notamment : • la mortalite infantile et infanto-juvenile • 1' education • 1 'eau et les sanitaires • l'etat nutritionnel, les pratiques d'alimentation, la consommation de sel iode, le supplement en vitamine A, la cecite crepusculaire, le faible poids ala naissance, etc. • sante des enfants (vaccination, maladies, etc.) • le VIH/sida • la sante de la reproduction (pratique contraceptive, soms prenatals et assistance a 1' accouchement) • les autres droits des enfants (enregistrement a l'etat civil, protection au niveau de la famille et a I' egard du travail) La MICS2 a egalement comme objectif de contribuer, d'une part, a !'amelioration de la qualite des donnees sur la sante des enfants et des meres au Niger et, d'autre part, au renforcement des capacites techniques en matiere de conception, d'execution et d'analyse des enquetes. 3 CHAPITRE2 METHODOLOGIE DE L'ENQUETE L' enquete MICS2 a des objectifs multiples, et touche plusieurs groupes cibles. Cela signifie que le processus de collecte des donnees est nettement plus complexe qu 'une enquete sur la vaccination uniquement ou une autre enquete avec un seul objectif. Les buts de cette enquete sont egalement plus ambitieux que les enquetes MICS de la mi-decennie. Au Niger, la MICS2 est combinee a une enquete de base (EB) qui, en plus des objectifs principaux de la MICS2, devrait fournir d'autres indicateurs au niveau des 12 departements d'intervention du programme Services de base integres (SBI). Ces 12 departements se situentdans les regions d' Agadez (Agadez Commune et Tchirozerine), de Tahoua (Abalack et Tchintabaraden), de Maradi (Aguie, Madarounfa, Mayahi et Tessaoua) et de Zinder (Magaria, Matameye, Mirriah et Tanout). 2.1 CADRE INSTITUTIONNEL L' enquete MICS2 au Niger a beneficie d'un financement du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) et de I' assistance technique de Macro International Inc. qui etait I' organisme d' execution. La MICS2 entre, en fait, dans le cadre du programme international des Enquetes a lndicateurs Multiples (Multiple Indicator Cluster Survey- MICS) appuye par }'UNICEF. Un comite national, reunissant les representants des Ministeres, des Agences des Nations Unies et de la Societe civile, avait la responsabilite de veiller au bon deroulement de la MICS2. Soot membres du Comite national : le Ministere du Plan, le Ministere du Developpement Social, le Ministere de la Sante Publique, le Ministere de l'Education Nationale,-le Ministere du Developpement Rural, le Ministere des Ressources en Eaux, le Ministere de 1 'Interieur, l'UNICEF, Macro International Inc., le PNUD, le Fond des National Unies pour la Population (FNUAP), le PAM, }'Organisation Mondiale de la Santee (OMS), la FAO, la Banque Mondiale, CARE International et Helen Keller International (HKI). Le Co mite national, en tant qu' organe d' orientation pour I' organisation des deux enquetes MICS2 et l'Enquete de Base (EB), devrait aider a: • Examiner les indicateurs et questionnaires standard retenus au niveau international pour la MICS2 • Preciser les besoins en donnees statistiques des principaux acteurs et les indicateurs appropries pour disposer des donnees de base permettant d'evaluer le progres du SBI • Suivre l'etat d'avancement de la mise en oeuvre des enquetes selon le calendrier etabli • V alider les rapports des deux enquetes • Diffuser largement les resultats des deux enquetes. L'enquete MICS2 est realisee sous la coordination d'une equipe technique composee ~:l'un coordonnateur de projet, d'un demographe et d'un statisticien et sous la supervision de !'UNICEF et du Comite national. L' equipe de coordination a travaille en plein temps pour assurer un deroulement complet de l'enquete et du respect du plan de travail, y compris l'echantillonnage, la selection et la formation des agents de terrain, la supervision de I' ensemble des activites de terrain et le traitement des donnees. L' equipe a egalement la responsabilite de s'assurer que les resultats de l'enquete seraient presentes d'une maniere qui aidera les decideurs a comprendre leurs implications et a les utiliser pour la planification et la prise de decisions. 5 2.2 ECHANTILLONNAGE Afin d'atteindre les objectifs de la MICS2, un echantillon national stratifie d'environ 4 500 menages a ete selectionne. L'echantillon de la deuxieme enquete demographique et de sante realisee en 1998 (EDSN, 1998) a servi de base de sondage pour la MICS2. Cependant, pour les grappes communes a la MICS2 et a I 'EB (Ia plupart localisees a Maradi, Zinder et Agadez), les donnees de Ia cartographie de 1998 du prochain Recensement General de Ia Population et de !'Habitat (RGPH) a servi de base de sondage (Bureau Central de Recensement, 1999). Dans !'ensemble 198 zones de denombrement (ZD) ou grappes composent I'echantillon de Ia MICS2. Parmi ces 198 grappes, 139 sont issues des ZD de l'EDSN 1998 et 59 sont issues des ZD de Ia cartographie de 1998 du prochain RGPH. L'echantillon de Ia MICS2 est stratifie par milieu de residence (Niamey, Autres villes et Rural). Dans chaque strate, au premier degre, les unites d'echantillonnage (grappes ou ZD) sont tirees avec une probabilite proportionnelle a leur taille et, au second degre, les menages sont tires avec une probabilite inverse afin que l'echantillon soit auto-pondere. L'echantillon de la MICS2 est finalement base sur un sondage areolaire strati fie et tire a deux degres : • Au premier degre, 139 grappes ont ete selectionnees a partir de Ia base de l'EDSN-I 1992 et 59 grappes a partir de Ia cartographie de 1998 du prochain RGPH. • Au deuxieme degre, pour les 139 grappes, un echantillon de menages a ete selectionne a partir de Ia liste des menages etablie lors de !'operation de denombrement de l'EDSN 1998. Par contre pour les autres 59 grappes, Ia selection a ete effectuee apres le denombrement effectue au moment de l'enquete elle-meme. En tout, 4656 menages ont ete selectionnes au deuxieme degre. Le travail de mise a jour des grappes selectionnees pour I'EB est entrepris au moment de Ia collecte des donnees. Avant de commencer le travail sur le terrain, l'equipe technique s'est procuree des copies de cartes correspondant aux zones de denombrement dans lesquelles I' enquete devrait se derouler. La composition de l'echantillon permet une representation nationale et regionale des resultats (voir Annexe I, plan de sondage ). Toutefois, en ce qui conceme Ia region d' Agadez, Ia representation est rendue possible grace a Ia prise en compte des donnees de l'enquete de base. En fait, I'enquete MICS2, ayant principalement comme base de sondage I' echantillon de I 'EDSN -II 1998, ne peut fournir que des resultats qui concement principalement Ia communaute urbaine d'Agadez. Notons que les resultats de l'EDSN-II 1998 concernent ala fois Agadez et Tahoua. Pour foumir des indicateurs representatifs de Ia region d 'Agadez, on a combine les 16 grappes de la MICS2 aux 17 grappes du departement de Tchirozerine de l'Enquete de Base. Des coefficients de ponderation appropries ont ete calcules. Dans les principaux tableaux du rapport, sont presentes a Ia fois les resultats concernant principalement Ia commune urbaine d' Agadez et de quelques grappes du departement d' Arlit (Agadez CU) et ceux relatifs a Ia region d'Agadez (Agadez). Cependant, seuls les resultats concernant Ia region d' Agadez sont commentes dans ce rapport. En ce qui concerne, Ia region de Diffa, seulement trois grappes ont ete incluses dans 1' echantillon. Ce faible nombre de grappes est du au fait que l'EDNS-II 1998 qui constitue Ia base de sondage de Ia MICS2 ne contenait qu'un nombre aussi limite de ZD pour Ia region de Diffa. Compte tenu de ce faible nombre de grappes, les resultats de Ia region de Diffa presentes dans les differents tableaux doivent etre interpretes avec une tres grande precaution. 2.3 QUESTIONNAIRES ET MANUELS Le questionnaire modele des enquetes MICS2 developpe pour suivre le progres des objectifs du SME est utilise au Niger. Ce questionnaire modele fournit Ia serie de base des questions necessaires pour obtenir les estimations des indicateurs des opjectifs du SME. 6 Le questionnaire principal de l'enquete MICS2 du Niger, a l'instar des autres pays, est compose de trois types de questionnaires : un questionnaire menage, un questionnaire femme et un questionnaire enfant. Chaque questionnaire est compose de plusieurs modules de questions visant a suivre les indicateurs du SME comme d'autres indicateurs lies aux droits de ]'enfant ou pour suivre le progres des initiatives de Ia PCIME et du VIH/SIDA. En plus des objectifs et indicateurs assignes a Ia MICS2, l'EB devrait collecter des informations sur le statut socio-economique du menage, I' alphabetisation fonctionnelle et I' acces aux medias. Dans le but d 'harmoniser Ia combinaison des deux enquetes, nous avons retenu tousles indicateurs de Ia MICS2 pour I 'EB, et vice versa. Ainsi, les deux enquetes ont finalement Ie meme questionnaire. Cependant, Ia MICS2 conceme toutle pays tandis que l'EB ne conceme que les douze departements ou il y a le programme de cooperation Niger/UNICEF de « Services de bases integres ». 2.3.1 Adaptation des questionnaires de base Des changements juges necessaires ont ete apportes aux questionnaires de base pour les adapter aux specificites socioculturelles et sanitaires du Niger. Pour assurer la comparabilite des resultats au niveau international, ces changements sont aussi limites que possible afin que les questionnaires restent les plus proches possibles de ceux des questionnaires standard des enquetes MICS2. Ces modifications sont de trois ordres : adaptation des reponses pour certaines questions, ajout de nouvelles questions et enfin, ajout de certains modules. L' adaptation de certaines questions conceme les caracteristiques socio-demographiques (la region, le departement, le mode de vie, l'etat matrimonial, etc.), la nomenclature des etablissements de sante, la liste des medicaments utilises pour traiter certaines maladies (voir Annexe 4, questionnaires), etc. En plus de l'ajout du module statut socio-economique, le questionnaire menage du Niger presente certaines particularites au niveau du module sur ]'iodation du sel. Ace niveau, au lieu d'utiliser le Kit de 15 Parts Per Million (PPM), le Kit de 25 PPM a ete utilise. Ce choix s'explique par le souci de comparabilite des resultats de la MICS2 a ceux des enquetes precedentes que sont l'EDSN-II 1998 et la MICSI 1996. Dans ces enquetes, le Kit de 25 PPM a ete utilise pour le test du sel dans les menages. En ce qui conceme le questionnaire femme, un module sur I 'utilisation des medias a ete ajoute. On y note egalement l'ajout de questions sur le lieu d'accouchement et sur la cecite crepusculaire au niveau du module sur la sante de la mere et du nouveau-ne. Le module sur ]'utilisation de la contraception a ete legerement modifie pour I' administrer a toutes les femmes au lieu de le limiter uniquement aux femmes en union comme prevu dans le questionnaire standard des enquetes MICS2. Toutefois, I 'indicateur de prevalence contraceptive qui est publie dans ce rapport conceme les femmes en union. Pour des etudes approfondies, il serait possible d'etablir un indicateur pour I' ensemble des femmes comme pour les femmes non en union. Au niveau du questionnaire enfant, sont incluses dans le module sur la vitamine A des questions pour evaluer I' amp leur de la cecite crepusculaire. Modules sur le menage Cadre d'information F euille d' enregistrement Education des enfants Travail des enfants Eau et sanitaires Statut socio-economique Iodation du sel Modules sur les femmes Cadre d'information Mortalite des enfants Anatoxine tetanique Sante de la mere et du nouveau-ne et cecite crepusculaire chez les femmes Planification familiale Vitamine A VIH/SIDA Alphabetisation fonctionnelle et utilisation des medias 7 Modules sur les enfants Cadre d'information Enregistrement des naissances et Education prescolaire Vitamine A et cecite cn!pusculaire chez les enfants Allaitement Soins des maladies Paludisme Vaccination Anthropometrie Apres !'elaboration des questionnaires dHinitifs en fran9ais, ceux-ci ont ete traduits dans les deux langues principales utilisees dans le pays (Haoussa et Djerma). Les questionnaires ont ete, ensuite, retraduits en fran9ais afin de verifier la fide lite des versions traduites dans les dites langues. 11 s' agissait de s' assurer que la traduction n'a pas change le sens de ces questions. Tousles problemes de traduction ont ete resolus avant Ia collecte des donnees. 2.3.2 Pre-test et finalisation du questionnaire Le questionnaire traduit en Haoussa et Djerma a fait l'objet d'un pre-test en milieu urbain (a Niamey) et en milieu rural (a Kollo ), au pres d 'enquetes identiques a ceux de I' echantillon de I' enquete, mais dans des zones de denombrement ne faisant pas partie de l'echantillon principal. Ce pre-test a permis d'identifier les problemes, les mauvaises interpretations et les objections culturelles aux questions. Ces problemes ont ete resolus au moment de la finalisation du questionnaire. En effet, le pre-test a foumi un grand nombre d'informations qui etaient utiles dans la conception du questionnaire final et dans la planification d'autres aspects de l'enquete. Un element fondamental que le pre-test a egalement permis d'identifier dans les menages, est la faible teneur du sel en iode. Ayant constate que, pour une proportion importante de menages, le test revelait que le sel n'etait pas iode, l'equipe technique, avant d'entreprendre les travaux de l'enquete principale, s'est assure aupres de l'UNICEF de la fiabilite des Kits. Apres verification (avec une serie de tests sur differents types de sels), on a constate, d'une part, que les Kits utilises sont les memes que ceux utilises que dans le cadre des enquetes precedentes (MICS1 1996 et EDSN 1998), et, d'autre part, que les Kits sont fiables. 2.3.3 Manuel d'instruction Un manuel d'instruction des enquetrices et un manuel d'instruction des chefs d'equipe etaient prepares a partir des manuels d'instruction elabores pour les enquetes MICS2. Ces manuels expliquent les questions de chaque module des differents questionnaires (definitions des concepts, technique d' interview, etc.) en tenant compte des modifications apportees aux questionnaires de la MICS2 au Niger apres le pre-test. 2.3.4 Reproduction des questionnaires et d'autres documents Un nombre suffisant des divers questionnaires (plus de 10 000 copies) etait produit. Parmi les autres documents techniques qui etaient elabores figurent : le formulaire de listage des menages et les fiches de visite de terrain. 2.4 COLLECTE DES DONNEES 2.4.1 Formation des agents de terrain La formation du personnel de terrain a eu lieu dans la capitate Niamey du 3 au 15 avril2000. Toutes les personnes devant travailler a la collecte et a la saisie des donnees ont participe a la formation consacree aux differents aspects de l'enquete. La formation a ete effectuee a l'aide du manuel d'instruction des enquetrices elabore dans le cadre des enquetes MICS2 et adapte au contexte nigerien. Les questionnaires menage, femme et enfant dans leurs differentes versions (Fran9ais, Haoussa et Djerma) ont ete examines, module par module, question par question, tout au long de 1a formation. Dans I' ensemble, 46 personnes ont suivi cette formation dont 37 enquetrices et enqueteurs et 9 agents de saisie et de verification. La formation etait assuree par l'equipe technique de Macro International Inc. Cette formation a consiste a une description detaillee des differents questionnaires et de leurs modules aussi bien qu'une description des techniques pour 8 mener une interview. La formation theorique a ete suivie par une pratique de deux jours de terrain dans le quartier de Kouara Tegui a Niamey. 2.4.2 Travaux de terrain Les travaux de collecte des donnees ont demarre le 16 avril2000 et se sont poursuivis jusqu'au 7 aout 2000. Six equipes d'agents de terrain ont ete composees pour les besoins des deux enquetes. Chaque equipe comprenait un chef d'equipe, quatre enquetrices et un enumerateur (pour les grappes communes a l'EB). Macro International Inc. a mis a la disposition du personnel de l'enquete les locaux necessaires ainsi que les vehicules utiles pour les activites de terrain. Huit vehicules (six pour les equipes et deux pour la supervision) ont ete utilises pour les activites de terrain. Pour assurer des donnees de bonne qualite, l'equipe technique avait decide de laisser le personnel de terrain pratiquer dans les grappes de Niamey avant de rejoindre leurs regions d'affectation. Pour une periode d'une semaine, chaque equipe a eu a mener l'enquete dans six grappes dans lesquelles une centaine de menages ont ete interviewes avec succes. Apres Ia premiere semaine d'enquete a Niamey, cinq equipes ont rejoint leur region d 'affectation (deux equipes a Maradi, deux equipes a Zinder, et une equipe a Agadez) tan dis qu 'une seule equipe etait chargee de terminer 1' enquete a Niamey. Celle-ci etait egalement responsable de Ia collecte des donnees dans les regions de Tillabery et de Dosso. La collecte a pris fin dans les regions de Tahoua et de Diffa. Par ailleurs, trois cadres techniques ont assure la supervision des travaux sur le terrain. Le controle de qualite est assure a travers la supervision et le sui vi des equipes pendant les travaux sur le terrain. Chaque chef d'equipe etait responsable de Ia qualite du travail de son equipe. Par ailleurs, les membres de l'equipe technique etaient tenus de passer le temps necessaire sur le terrain avec chaque equipe afin de s'assurer que toutes les activites sont executees comme prevu. Des seances de travail ont ete frequemment organisees avec chaque equipe, l'objectif etant de renforcer la formation res;ue et de corriger toutes les erreurs de collecte de donnees. Les missions regulieres de supervision ont permis non seulement de veiller ala qualite des donnees, mais aussi d'acheminer les questionnaires remplis a Niamey pour Ia saisie. 2.5 EXPLOITATION DES DONNEES 2.5.1 Principe Afin de disposer des resultats quelques semaines apres Ia fin des travaux de terrain, il a ete procede a une saisie des donnees quelque temps seulement apres le debut des travaux de terrain. La saisie et l'apurement des donnees ont, en effet, evolue en meme temps que les activites de terrain. Les problemes de collecte rencontres durant Ia saisie et l'apurement des donnees ont ainsi ete repercutes sur le terrain pour des corrections eventuelles. Les programmes de saisie, d'edition et de tabulation developpes pour les enquetes MICS2 ont ete utilises au Niger en tenant compte des modifications effectuees dans le questionnaire de MICS2. Une programmation additionnelle a ete effectuee pour les modules additionnels de l'enquete. Toutes les phases de saisie et d'apurement des donnees ont ete faites a I' aide du logiciel ISSA (Integrated System for Survey Analysis) developpe par Macro International Inc. Apres l'apurement de toutes les grappes saisies, pour la tabulation, les donnees sont exportees sous un format compatible au logiciel de traitement informatique SPSS. 2.5.2 Equipement informatique et personnel du traitement des donnees Pour le traitement des donnees de l'enquete MICS2, six micro-ordinateurs de 466 MHZ et de 64MB ont ete utilises dans une vaste salle d 'une capacite de plus de dix pastes de saisie. Les ordinateurs etaient organises en reseau avec comme serveur l'ordinateur du superviseur. Pour eviter de perdre des donnees en raison des coupures eventuelles de courant, chaque micro-ordinateur etait branche sur un onduleur (UPS). 9 Huit agents etaient affectes ala saisie et la verification des donnees pour une duree allant de 3 mois et demi a 4 mois. Ils ont travaille sous la supervision d'un informaticien senior et de son assistant. L'informaticien a travaille en collaboration avec l'equipe de coordination dans la revision finale du questionnaire sur la base de !'experience acquise lors de la saisie des questionnaires du pre-test. Les agents de verification avaient pour tache de recevoir les questionnaires qui rentrent du terrain, et de les preparer pour la saisie, y compris !'execution d'une serie de verifications preliminaires. Pour assurer la qualite de la saisie des donnees, les agents de saisie et de verification ont participe ala formation du personnel de terrain pour avoir une bonne connaissance du questionnaire et une bonne comprehension des objectifs des questions et l'enchainement et la structure des modules. Cette formation a ete suivie par une autre sur les procedures de saisie et de verification des questionnaires. 2.5.3 Adaptation des programmes informatiques Dans le cas du Niger, les questionnaires MICS2 ont ete legerement modifies aussi bien au niveau des modalites de certaines questions que par l'ajout de nouvelles. Les programmes modeles de saisie, d'apurement et de tabulation des donnees etaient, par consequent, modifies pour qu'ils soient conformes aux changements faits dans les questionnaires de la MICS2. Pour faciliter !'adaptation des programmes informatiques, la plupart des numeros de questions dans le questionnaire modele etaient maintenus. Par ailleurs, si des questions etaient eliminees, les questions restantes ne sont pas re-numerotees. En plus, lorsque des categories de code sont ajoutees a celles du questionnaire modele, elles sont ajoutees ala fin de la liste existante de telle sorte que les autres codes restent inchanges. 2.5.4 Organisation des activites de traitement des donnees Une fois que les questionnaires de la MICS2 commenr;:aient a revenir du terrain, la gestion quotidienne des questionnaires et des fichiers de donnees pourrait rapidement devenir accablante. C' est pour cela que dans la salle de saisie, des etageres etaient reservees pour le stockage des questionnaires qui revenaient du terrain. Toutes les taches du traitement des donnees etaient entreprises grappe par grappe. Quand les questionnaires d'une grappe etaient rer;:us du terrain, le superviseur du traitement des donnees avait la responsabilite de verifier que tous les questionnaires sont en place et en ordre. L'information relative a chaque grappe etait enregistree sur le formulaire de sui vi du traitement des donnees. Une serie de verifications de l'apurement de base etait alors executee. Une fois que la verification de bureau etait achevee, la grappe etait confiee a un agent de saisie. Le nom de l'agent designe pour saisir chaque grappe et la date sont enregistres dans le formulaire de suivi du traitement des donnees. Les donnees de chaque grappe etaient saisies dans un fichier separe. Un systeme de menu que devaient utiliser les agents de saisie a ete developpe. Pour le controle, chaque grappe etait saisie deux fois par des personnes differentes. Une fois que la grappe etait saisie deux fois, le superviseur faisait executer le programme de controle. Ce programme utilisait comme input le principal fichier des donnees d'origine pour une grappe et le fichier des donnees verifiees pour detecter les differences entre les deux fichiers. S'il y avait des differences, le contenu etait imprime par le superviseur. Chaque difference etait verifiee par rapport au questionnaire rempli pour determiner quelle etait la saisie correcte. On corrigeait, le cas echeant, les deux, aussi bien les fichiers de la seconde saisie que les fichiers de la premiere saisie, et on executait encore le programme de controle pour s'assurer qu'il n'y avait plus de difference. Cette etape necessitait plusieurs iterations jusqu'a ce qu'il n'y ait plus de difference entre la premiere et la deuxieme saisie. 2.5.5 Archivage et apurement des fichiers de donnees Avant !'execution de l'apurement, la version non-apuree du fichier des donnees etait archivee. Deux copies du fichier etaient creees en utilisant un disque Zip. Une fois que les donnees sont controlees a l'aide de la double saisie, on fait executer un programme 10 qui verifie le fichier des donnees de la grappe pour voir s'il y a des incoherences dans les donnees. Un fichier de listing est produit, decrivant toutes les incoherences cas par cas. Le superviseur imprime le fichier de listing et le remet a !'agent de verification en meme temps que les questionnaires de la grappe. L'agent de verification revoit le listing et fait les corrections necessaires. Les corrections sont faites sur le listing et sur le questionnaire. Le fichier des donnees de la grappe est alors mis a jour en utilisant ces corrections, et le programme d'apurement est repasse sur ce nouveau fichier. Le listing qui en resulte est controle pour s'assurer que les corrections faites ont resolu les problemes originaux. Ce processus etait repete jusqu'a ce qu'il n'y ait plus d'incoherences ou que les incoherences qui demeurent n'aient pas besoin d'etre corrigees. Apres avoir acheve !'operation d'apurement, le superviseur doit archiver la version finale du fichier des donnees. Deux copies de ce fichier etaient archivees. Une copie est archivee dans un repertoire distinct de l'ordinateur du superviseur, et une seconde copie est archivee sur un disque Zip. 2.5.6 Tabulation et analyse Une fois que le fichier des donnees a ete completement apure, 1 'informaticien procedait ala tabulation finale. On a procede, d' abord, ala production des 42 tableaux recommandes par 1 'UNICEF pour 1' evaluation des objectifs du SME, et, ensuite, a celle de tableaux relatifs aux modules et questions specifiques ala MICS2 du Niger. Les chapitres qui suivent ont ete rediges a partir des ces tableaux. 11 CHAPITRE 3 CARACTERISTIQUES DE L'ECHANTILLON ET QUALITE DES DONNEES 3.1 TAUX DE REPONSE Au niveau national, 4 566 menages ont ete selectionnes pour l'enquete menage dans lesquels toutes les femmes agees de 15-49 ans devaient etre interviewees a l'aide du questionnaire individuel femme, de meme que les enfants ages de moins de cinq ansa I' aide du questionnaire enfant. • Tableau 1 : Taille et couverture de 1 'echantillon Effectifs des menages, des femmes et des enfants selectionnes, identifies et enquetes, et taux de reponse selon le milieu de residence, MICS2 Niger 2000 Residence Autres Ensemble Niamez: villes urbain Rural Ensemble Enquete menage Nombre de menages selectionnes 795 1 063 1 858 2 708 4 566 Nombre de menages identifies 746 1 019 1 765 2 644 4 409 Nombre de menages enquetes 726 999 1 725 2 596 4 321 Taux de reponse (en %) 97,3 98,0 97,7 98,2 98,0 Enquete individuelle femme Nombre de femmes eligibles 1 184 1 455 2 639 3 373 6 012 Nombre de femmes enquetees 1 129 1 388 2 517 3 147 5 664 Taux de reponse (en %) 95,4 95,4 95,4 93,3 94,2 Enquete individuelle enfant Nombre d'enfants eligibles 748 1 151 1 899 3 357 5 256 Nombre d'enfants enquetes 731 1 119 1 850 3 230 5 080 Taux de reponse (en %) 97,7 97,2 97,4 96,2 96,7 Parmi les 4 566 menages selectionnes, 4 409 ont ete identifies et 4 321 menages ont pu etre enquetes a l ' aide du questionnaire menage, soit un taux de reponse de 98%. • Dans les 4 321 menages enquetes avec succes, 6 012 femmes eligibles ont ete identifiees, parmi lesquelles 5 664 ont ete interviewees avec succes a l'aide du questionnaire individuel femme, soit un taux de reponse de 94%. • Dans les 4 321 menages, 5 256 enfants de moins de cinq ans ont ete identifies, et pour 5 080 leur mere ou personne en charge a ete enquetee avec succes a l'aide du questionnaire enfant, soit un taux de reponse de 97%. Les taux de reponse sont eleves aussi bien en milieu rural qu' en milieu urbain. 13 Au vu de ces resultats, on peut dire que les taux de reponse de la MICS2 sont satisfaisants et que les resultats devraient representer la situation nationale du Niger. 3.2 STRUCTURE PAR AGE DE LA POPULATION ET INFORMATIONS MANQUANTES 3.2.1 Structure par age de Ia population Comme l'indique le tableau 2 et le graphique 1, la structure de Ia population par annee d'age et par sexe revele des irregularites dues, en general, a !'attraction des ages terrnines par le chiffre 5 ou 0. A 1 'exception de 1' age de 5 ans ou 1 'on observe un deficit par rapport aux ages consecutifs, les proportions de la population aux ages qui se terrninent par 5 ou 0 (10, 15, 20, 25, 30, 35, . ) sont plus importantes qu'a celles des autres ages. Par exemple, 4% de la population est age de 10 ans contre 2% pour chacune des ages 9 ans et 11 ans. Notons, cependant, que !'attraction des ages qui se terrninent par 0 et 5 est un schema bien connu des populations ou 1' enregistrement de 1' etat civil n' est pas exhaustif. Cependant, lorsqu 'on considere les groupes d 'ages quinquennaux, on note une regularite de la structure par age caracterisee par une proportion importante de jeunes de moins 15 ans, qui representent pres de la moitie de la population ( 49% ). Les adultes ages de 15- 69 ans representent egalement un peu moins de la moitie (49%). Enfin, seulement 2% de la population est age de 70 ans ou plus. Grahique 1 Structure de Ia population par age 5 Q) 4 ~ Q) 3 ~ J:l. 2 1 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70+ I - Masculin --Feminin I 14 Tableau 2 : Structure par age de la population Repartition par annee d'age de la population des menages par sexe, MICS2 Niger 2000 Sexe des membres du menage Total Sexe des membres du menage Total Masculin Ferninin Masculin Ferninin Pour- Pour- Pour- Pour- Pour- Pour- Effectif centage Effectif centage Effectif centage Effectif centage Effectif centage Effectif centage Age Age 0 637 5,0 604 4,6 1 241 4,8 36 98 0,8 100 0,8 197 0,8 1 487 3,8 432 3,3 918 3,6 37 108 0,9 110 0,8 218 0,8 2 536 4,2 471 3,6 1008 3,9 38 97 0,8 116 0,9 213 0,8 3 561 4,4 528 4,0 1 089 4,2 39 58 0,5 56 0,4 114 0,4 4 600 4,7 594 4,5 1 194 4,6 40 317 2,5 331 2,5 648 2,5 5 346 2,7 313 2,4 659 2,6 41 37 0,3 46 0,4 84 0,3 6 445 3,5 510 3,9 956 3,7 42 86 0,7 73 0,6 159 0,6 7 522 4,1 480 3,7 1 002 3,9 43 64 0,5 57 0,4 120 0,5 8 451 3,6 471 3,6 923 3,6 44 44 0,3 51 0,4 95 0,4 9 312 2,5 320 2,4 632 2,4 45 173 1,4 188 1,4 361 1,4 10 466 3,7 448 3,4 914 3,5 46 62 0,5 38 0,3 100 0,4 11 221 1,7 234 1,8 455 1,8 47 86 0,7 59 0,4 144 0,6 12 337 2,6 345 2,6 681 2,6 48 69 0,5 78 0,6 147 0,6 13 291 2,3 299 2,3 591 2,3 49 45 0,4 49 0,4 94 0,4 14 204 1,6 216 1,6 420 1,6 50 202 1,6 120 0,9 323 1,2 15 344 2,7 247 1,9 591 2,3 51 28 0,2 44 0,3 73 0,3 16 255 2,0 228 1,7 483 1,9 52 72 0,6 110 0,8 181 0,7 17 232 1,8 266 2,0 499 1,9 53 43 0,3 47 0,4 90 0,3 18 265 2,1 284 2,2 549 2,1 54 40 0,3 47 0,4 87 0,3 19 105 0,8 176 1,3 280 1' 1 55 106 0,8 125 1,0 231 0,9 20 272 2,1 440 3,4 711 2,8 56 30 0,2 43 0,3 73 0,3 21 87 0,7 94 0,7 181 0,7 57 44 0,3 43 0,3 87 0,3 22 144 1,1 225 1,7 368 1,4 58 45 0,4 33 0,3 78 0,3 23 101 0,8 118 0,9 219 0,8 59 35 0,3 16 0,1 51 0,2 24 78 0,6 136 1,0 213 0,8 60 176 1,4 174 1,3 350 1,4 25 248 1,9 397 3,0 644 2,5 61 13 0,1 5 0,0 18 0,1 26 94 0,7 164 1,3 258 1,0 62 51 0,4 28 0,2 79 0,3 27 136 1,1 187 1,4 323 1,3 63 25 0,2 11 0,1 36 0,1 28 106 0,8 156 1,2 261 1,0 64 19 0,2 7 0,1 26 0,1 29 53 0,4 74 0,6 127 0,5 65 77 0,6 53 0,4 131 0,5 30 341 2,7 447 3,4 788 3,1 66 20 0,2 6 0,0 26 0,1 31 49 0,4 79 0,6 128 0,5 67 27 0,2 10 0,1 37 0,1 32 96 0,8 147 1,1 243 0,9 68 25 0,2 7 0,1 32 0,1 33 79 0,6 99 0,8 178 0,7 69 19 0,2 4 0,0 23 0,1 34 61 0,5 79 0,6 141 0,5 70+ 289 2,3 160 1,2 449 1,7 35 257 2,0 355 2,7 612 2,4 Total 12 705 100,0 13 118 100,0 25 823 100,0 3.2.2 Informations manquantes pour quelques questions Pour un controle de la qualite des donnees de l' enquete, le tableau 3 foumit des informations sur les donnees manquantes pour certains types de questions. Aussi bien pour le niveau d'instruction et la classe atteinte chez les personnes agees de cinq ans ou plus que pour le travail des enfants ages de 5 a 14 ans, le pourcentage d'informations manquantes est tres faible (1% pour chacun d'eux). 15 L' age est 1' une des informations les plus difficiles a obtenir de fa~ on precise dans les pays comme le Niger oil !'enregistrement des naissances a l'etat civil n'est pas encore exhaustif. Au niveau des femmes de 15-49 ans, la date de naissance complete (mois et annee) n'est obtenue que pour 12% d'entre elles. En effet, pour 88% des femmes, le mois de naissance est manquant et, pour 65% d'entre elles, l'annee de naissance n'est pas declaree. Toutefois, pour les 65% des femmes qui n'ont pas declare l'annee de naissance, l'age en annees revolues a ete obtenu. On note, par ailleurs, que parmi les femmes ayant une naissance au cours des 12 derniers mois, 37% n'ont pas fourni l'annee de leur derniere injection antitetanique. Toutefois, ce n'est que pour 3% des femmes que l'annee ou la duree ecoulee depuis Ia derniere injection ne sont pas obtenues. Concernant la question sur le test du sida, moins de 1 % des femmes n' a pas fourni une reponse. En ce qui concerne les enfants de moins de cinq ans, on note une nette amelioration de la connaissance de l'age, la date de naissance complete a ete, en effet, obtenue pour 99% d'entre eux. Bien que la collecte des informations sur le poids et la taille des enfants n' est pas, en general, facile, c'est seulement pour 3% des enfants que les mesures anthropometriques ne sont pas disponibles. Ce pourcentage est relativement faible en comparaison avec les resultats d' autres enquetes de ce type (Sommerfelt and Boerma, 1994) comme l'EDSN-1 1992 et l'EDSN-11 1998. Concernant la diarrhee, elle n'est pas disponible pour 1% des enfants. Ces faibles niveaux d' informations manquantes temoignent qu'il n'y a pas eu de problemes majeurs pour la collecte des donnees relatives aces questions. Tableau 3 : Informations manguantes Pourcentage d'informations manquantes par questions, MICS2 Niger 2000 Membres du menage Femmes Enfants Enfants Personnes agees ages de 5- Femmes ayant une naissance au cours Enfants ages de de 5 ans ou (!Ius 14 ans Femmes agees de 15-49 ans des 12 demiers mois moins de cing ans Mois Annee An nee Duree An nee Mois et Niveau Classe Heure de de Age en Test Mois du du du duree du annee instru- instru- de nais- nais- annees de denier demier demier demier de nais Diar- ction ction Travail travail sance sance revo- sida tetanos tetanos tetanos tetanos sance rhee Milieu de man- man- man- man- man- man- lues man- man- man- man- man- man- man- residence guant guante guant guante guant guante declare guant guant guante guante guante guants guante Niamey 1,23 1,6 1,5 0,2 53,3 36,9 36,9 0,3 34,1 31,9 70,3 2,2 2,1 0,7 Autres villes 1,19 1,7 1,3 0,0 74,4 53,3 53,3 0,1 29,3 25,1 75,0 0,0 0,5 0,5 Ensemble urbain 1,20 1,7 1,3 0,1 67,2 47,7 68,6 0,1 30,7 27,1 73,6 0,7 1,0 0,6 Rural 0,92 1,0 1,3 0,7 92,5 68,6 68,6 0,1 39,7 38,9 64,4 3,3 1,3 0,3 Ensemble 1,0 1,2 1,3 0,6 88,1 65,0 65,0 0,1 37,9 36,5 66,3 2,8 1,3 0,3 3.3 CARACTERISTIQUES DE LA POPULATION DES MENAGES L' etude des caracteristiques individuelles des personnes enquetees est essentielle pour comprendre et expliquer les comportements en matiere de sante, de nutrition, d' education, etc. Les questionnaires menage et femme ont permis de recueillir quelques caracteristiques socio-demographiques des personnes enquetees telles que l'age, la region, le milieu de residence, le niveau d'instruction, l'etat matrimonial et Ia fecondite . Cette section examine les caracteristiques des menages, des femmes de 15-49 ans et des enfants de moins de cinq ans, caracteristiques qui, par la suite, seront associees a Ia plupart des phenomenes etudies, notamment au statut sanitaire et nutritionnel des enfants. 16 Poids et taille man guants 3,3 3,7 3,6 2,8 2,9 3.3.1 Menages Le tableau 4 presente Ia repartition des menages par region, milieu de residence ainsi que par taille. Dans I' ensemble, on note que Ia region de Maradi vient en tete avec 23% des menages, suivie de Ia region de Tahoua et de Zinder (respectivement 19% et 20%). Cependant 15% et 14% des menages se trouvent respectivement dans les regions de Dosso et de Tillaberi. La capitale Niamey et Ia commune urbaine d'Agadez et Ia region de Diffa abritent moins de 6% des menages (respectivement 5%, 3% et 2%). Au niveau du milieu de residence, on note que Ia plus grande majorite des menages nigeriens sont en milieu rural (85% contre 15% en milieu urbain). Du point de vue de Ia taille, on note que les menages ont plus frequemment 4 a 5 personnes (28% ), 6 a 7 personnes (23%) et 2 a 3 personnes (21% ). On trouve egalement des menages ayant plus de 7 personnes (25% ). Par contre, sont rares les menages d'une seule personne (3% ). Tableau 4 : Caracteristigues socio-demographigues des menages Repartition (en%) des menages par caracteristiques socio- demographiques, MICS2 Niger 2000 Effectif Caracteristique Pourcentage Non- socio-demograQhigue QOndere Pondere Qondere Region AgadezCU 3,4 147 319 Diffa 1,5 66 76 Dosso 15,2 657 537 Maradi 22,6 977 841 Tillaberi 13,9 601 479 Tahoua 19,7 851 669 Zinder 18,8 814 674 Niamey 4,8 208 726 Milieu de residence Niamey 4,8 208 726 Autres villes 10,3 446 999 Ensemble urbain 15,1 654 1 725 Rural 84,9 3 667 2596 Taille des menages 1 3,0 129 187 2-3 20,7 894 869 4-5 28,3 1222 1 156 6-7 22,7 982 948 8-9 12,6 546 545 10+ 12,7 548 616 Menages ayant au moins : un enfant age< 15 ans 87,7 4 119 3 733 un enfant age < 5 ans 69,9 4 008 3 441 une femme agee de 15-49 ans 88,5 3 881 3 101 Ensemble des menages 100,0 4 321 4 321 17 3.3.2 Femmes de 15-49 ans La repartition des femmes de 15-49 ans par region est pratiquement similaire a celle observee au niveau des menages. Comme pour les menages, on trouve plus de femmes de 15-49 ans dans Ia region de Maradi (24% ), sui vie par Ia region de Tahoua et de Zinder (respectivement 18% et 17%). Au niveau du milieu de residence, cette proportion est de 83% en milieu rural contre 17% en milieu urbain. Notons, par ailleurs, que Ia proportion de femmes de 15-49 ans qui vi vent en milieu urbain est Iegerement inferieure a celle trouvee au moment de l'EDSN-II 1998 (20%). L' age, variable fondamentale dans I' analyse des phenomenes demographiques, est l'une des informations les plus difficiles a obtenir de fac;on precise dans les pays comme le Niger ou I' enregistrement des naissance a I' etat ci vii n' est pas encore exhaustif. A chaque femme enquetee, on demande sa date de naissance, si celle-ci n' est pas connue on se contentait de son age au moment de I' enquete. Dans le cas ou I' enquetee ne connaissait pas sa date de naissance ou son age, 1' enquetrice essayait d' obtenir un document officiel (carte d'identite, acte de naissance, etc.) ou figure Ia date de naissance. Lorsqu'un tel document n'etait pas disponible, I' enquetrice devrait estimer son age, soit par comparaison avec !'age d'autres membres du menage, soit par deduction a partir de l'histoire des enquetes, ou encore en utilisant des references historiques. On note que Ia distribution des femmes de 15-49 ans presente une allure reguliere, avec des proportions plus importantes aux jeunes ages (20% a 15-19 ans et 18% a 20-24 ans) et des proportions moins importantes aux ages eleves (9% a 40-44 ans et 8% a 45-49 ans). La regularite de cette distribution temoigne de Ia bonne qualite des donnees de I' enquete. On note egalement que Ia grande majorite des femmes etaient en union au moment de l'enquete (84%). Par contre, 5% etaient en rupture d'union et 11% etaient encore celibataires. Ces proportions sont pratiquement identiques a celles obtenues au moment de l'EDSN-II 1998 qui a utilise un module complet sur le mariage et les relations sexuelles. Tableau 5 : Caracteristiques socio-demographigues des femmes Repartition en pourcentage des femmes de 15-49 ans par caracteristiques socio-demographiques, MICS2 Niger 2000 Caracteristique socio-demographique Region AgadezCU Diffa Dosso Maradi Tillaberi Tahoua Zinder 18 Milieu de residence Niamey Autres villes Urbain Rural Groupe d'age 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Etat matrimonial Actuellement en umon En rupture d'union Celibataire A voir au moins nne naissance A eu au mains une naissance N' a eu aucune naissance Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire Programme non-formel Ensemble Pourcentage pondere 3,9 1,3 15,7 23,8 15,7 18,4 15,4 5,9 11,3 17,2 82,8 20,4 17,6 17,0 14,8 13,4 9,0 7,9 84,2 5,1 10,7 81,2 18,8 77,2 10,3 4,8 7,7 100,0 Effectif Non- Pondere pondere 220 470 73 83 890 710 1 346 1 130 887 672 1 040 773 873 697 334 640 974 4 690 1 153 997 961 840 759 508 446 4 768 291 605 4 597 1 067 4 372 582 272 437 5 664 1 129 1 388 2 517 3 147 1 252 1 023 936 820 735 500 398 4 329 373 962 4 331 1 333 3 768 866 640 390 5 664 On observe, par ailleurs, que 81% des femmes avaient deja eu une naissance vivante. Par contre, 19% n' ont jamais eu de naissance vi vante. Les resultats sur 1' etat matrimonial et la parite des femmes temoignent egalement de la bonne qualite des donnees. Dans ce cas, ces proportions sont pratiquement similaires a celles de l'EDSN-ll 1998 qui a procede a une etude detaillee de la fecondite avec une historique complete des naissances. Concernant I' instruction de la femme, plus des trois quarts des femmes sont sans instruction (77% ), 8% n' ont poursuivi qu' un programme non formel d' education, 10% ont atteint le ni veau primaire et seulement 5% ont au moins atteint le niveau secondaire. Notons, cependant, que c'est Ia premiere fois qu'une enquete nationale a tente de determiner aupres des femmes sans instruction, celles qui ont obtenu une formation quelconque a travers un programme non forme! d'enseignement tel que celui des ecoles coraniques au Niger ou des seances d'alphabetisation. Lorsqu'on combine la proportion des femmes sans instruction et celle des femmes n'ayant poursuivi qu'un programme non-formel d'education, on trouve un pourcentage de femmes non-instruites qui est pratiquement identique a celui fourni par l'EDSN-ll 1998 (85%). 3.3.3 Enfants de moins de cinq ans La repartition des enfants de moins de cinq ans est pratiquement similaire a celle des menages et des femmes de 15-49 ans (tableau 6) avec de legeres modifications au niveau des proportions qui prennent en compte la taille des menages et le nombre moyen d'enfants de moins de cinq ans dans les menages dans chaque region. On trouve plus d'enfants de moins de cinq ans dans la region de Maradi qui detient, en effet, les taux de fecondite les plus eleves. C'est pour cela que la region de Maradi, avec 23% des menages, se retrouve avec 27% des enfants ages de moins de cinq ans. La region de Maradi est sui vie par celle de Tahoua (18%). Au niveau du milieu de residence, ces proportions sont 87% en milieu rural et 13% en milieu urbain. Dans I' ensemble des enfants de moins de cinq ans, on compte 48% de filles et 52% de garc;:ons. Ce qui reflete la norme classique d'un rapport de masculinite ala naissance superieur a I' unite. Les memes procedures pour Ia collecte de 1' age des femmes ont egalement ete utilisees pour 1' age des enfants, ala difference que 1' age des enfants de moins de cinq est generalement mieux connu compte tenu du caractere recent de 1' evenement et de 1' amelioration de 1' enregistrement des naissances a 1' etat civil. En effet, pour pratiquement tous les enfants de moins de cinq ans, la date de naissance en mois et annee etait obtenue. Dans I' ensemble, on compte 12% d'enfants de 0-5 mois et 11% de 6-11 mois, soit 23% ages de moins d'un an. Par groupe d'ages, les proportions ont tres peu varie, en passant de 18% pour le groupe 12-23 mois, 19% pour celui de 24-35 a 20% pour chacun des groupes 36-47 mois et 48-59 mois. Les niveaux d'instruction des meres ou personnes en charge refletent ceux des femmes de 15-49 ans avec de legeres modifications qui tiennent compte du caractere un peu heterogene du groupe. Pour 1' ensemble des enfants, 81% des meres ou personnes en charge sont sans instruction, et 8% n'ont poursuivi qu'un programme non-forme! d'education, 9% ont atteint le niveau primaire et, enfin, 3% ont atteint le niveau secondaire ou plus. 19 Tableau 6 : Caracteristigues socio-demographigues des enfants Repartition (en%) des enfants de moins de cinq ans par caracteristiques socio-demographiques, MICS2 Niger 2000 Caracteristique Pourcentage Effectif socio-demographique pond ere Pondere Non-pondere Sexe Masculin 51,9 2 631 2 611 Feminin 48,1 2442 2460 Region AgadezCU 3,6 185 420 Diffa 1,1 58 68 Dosso 14,9 755 618 Maradi 27,2 1 380 1 207 Tillaberi 15,8 804 644 Tahoua 18,1 920 732 Zinder 15,3 780 660 Niamey 3,9 200 731 Milieu de residence Niamey 3,9 200 731 Autres villes 9,2 467 1 119 Ensemble urbain 13,1 667 1 850 Rural 86,9 4413 3 230 Age 0-5 mois 11,9 606 586 6-11 mois 10,9 555 562 12-23 mois 18,0 915 952 24-35 mois 19,3 981 991 36-47 mois 20,2 1 027 995 48-59 mois 19,6 996 994 Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge Aucun 80,8 4104 3 781 Primaire 8,8 445 609 Secondaire 2,6 130 296 Programme non-forme! 7,8 397 385 Ensemble des enfants 100,0 5 080 5 080 20 CHAPITRE4 MORTALITE DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Le niveau de mortalite des enfants est considere parmi les meilleurs indicateurs du niveau de developpement d'une population. L'un des objectifs du SME est de reduire de moitie Ia mortalite des enfants de moins de cinq ans. Les resultats foumis par Ia MICS2 seront utiles pour 1' evaluation de cet objectif et pour Ia mise en place des programmes de sante et de developpement socio-economique. Ces resultats concement les niveaux et caracteristiques de Ia mortalite des enfants selon Ia region de residence. 4.1 METHODOLOGIE Les indicateurs de mortalite presentes dans ce chapitre sont calcules a partir d'informations sur le nombre d'enfants que la femme a rnis au monde et sur Ies enfants survivants. Les indicateurs suivants sont calcules a partir de ces informations : quotient de mortalite infanto-juvenile (5q0) : mesure, a Ia naissance, Ia probabilite de deceder avant d'atteindre le cinquieme anniversaire; quotient de mortalite infantile (tqo) : mesure, a Ia naissance, Ia probabilite de deceder avant d'atteindre le premier anniversaire (le terme taux de mortalite infantile sera aussi utilise pour designer le quotient de mortalite infantile); quotient de mortalite juvenile (4q1) : mesure, chez les enfants ages d'un an exact, Ia probabilite de deceder avant d'atteindre le cinquieme anniversaire. L'estimation de Ia mortalite a partir du nombre d'enfants nes vivants et du nombre d'enfants survivants presente a la fois des limites d'ordre methodologique et des risques d'erreurs d'enregistrement. La collecte des informations ne donne aucune information sur Ia date des naissances des enfants, ni 1' age aux deces pour les enfants decedes (Nations Unies, 1984). Du point de vue de la collecte proprement dite, Ia validite des donnees peut etre affectee par : le sous- enregistrement des evenements, en particulier I' omission d'enfants qui meurent tres jeunes, quelques heures ou jours apres la naissance. La methode part du principe que la proportion des enfants nes vivants puis decedes indique la mortalite des enfants. Pour tout groupe de femmes, les naissances se repartissent d'une certaine far;on dans le temps; et le temps ecoule depuis sa naissance mesure pour chacun la longueur de son exposition au risque de deces. La proportion des deces parmi les enfants nes vivants d'un groupe de femmes depend done de la repartition de ces enfants par duree d' exposition au risque de deces et des risques de mortalite eux -memes. En tenant compte des effets de la repartition des naissances dans le temps, Brass (1975) a converti la proportion des deces en une mesure conventionnelle de la mortalite qui en exprime la moyenne effective. II a elabore un premier modele convertissant la proportion des deces parmi les enfants nes vivants declares par les femmes dans les groupes ages de 15 a 19, de 20 a 24 ans, .• en estimations de la probabilite de deceder avant d' atteindre certains ages de 1' enfance. En partant de D(i),la proportion des deces parmi les enfants nes vivants dans les groupes d' ages quinquennaux successifs ( ou i= 1 designe Ie groupe d' age 15-19 ans, i=2 designe celui de 20 a 24 ans, etc.), Brass a elabore un procede permettant de convertir les valeurs de D(i) en estimation de q(x), c'est-a-dire la probabilite de deceder entre la naissance a l'age x. L'equation d'estimation est Ia suivante: q(x) = k(i) x D(i) 21 ou le facteur k(i) est destine a tenir compte des facteurs autres que la mortalite qui determinent la valeur de D(i). Brass (1975) a trouve que la relation entre D(i) et q(x) depend d'abord de la repartition des enfants nes vivants d'un groupe d'ages de femmes parduree de leur exposition au risque de deces. Le risque de deces d'un enfant n'est fonction que de son age et non d'autres facteurs tels que le rang de sa naissance ou I' age de sa mere. En pratique, le risque de mortalite est bien superieur ala moyenne pour les enfants de jeunes meres. C'est pourquoi, I' estimation du taux de mortalite infantile (q(1)) indique souvent une mortalite plus forte si elle provient des femmes agees de 15 a 19 ans. Pour cette raison, on ecarte en general ces estimations et aussi parce que le nombre de bebes decedes est d'ordinaire faible. Bien que les travaux de Sullivan (1975) puis de Trussel (1975), avec !'utilisation des modeles-types de mortalite de Coale et Demeny (1966), aient permis d'accroitre la souplesse de la methode, son estimation presente certaines lacunes qu'il importe de souligner. Cette methode d'estimation se fonde sur !'hypothese que la fecondite et la mortalite juvenile sont restees recemment constantes. Si hypothese de la constance de la fecondite est verifiee au Niger, a travers les resultats de l'EDSN-I 1992, l'EDSN-II 1998 et I a MICS2 2000, celle de la mortalite n' est pas evidente. En effet, les resultats de l'EDSN-II 1998 ant indique une baisse de la mortalite juvenile au cours des cinq demieres annees. Au dela de cette hypothese de constance, cette methode indirecte considere que la probabilite de deceder entre 0 et 12 mois est superieure a celle de deceder entre 1 et 5 ans. En d'autres termes, les enfants courent mains de risque de mourir entre 1 et 4 ans qu'entre 0 et 12 mois. Cependant, les resultats des EDS realisees au Niger a 1' ins tar du Mali (1996), du Senegal ( 1997), du Burkina Faso (1999) et du Tchad (1997), ant montre que dans ces pays les quotients de mortalite juvenile sont encore superieurs aux quotients de mortalite infantile. Ainsi, si la valeur de 5q0 estimee a partir de la methode indirecte peut representer le niveau de Ia mortalite des enfants de moins cinq ans au Niger, ce n' est pas le cas pour les valeurs de 1 q0 et 4q1 que fournissent cette meme methode. Pour pallier ce probleme, nous avons utilise les estimations directes de l'EDSN 1998 pour mesurer la distribution de la mortalite entre la periode infantile et la periode juvenile. En d'autres termes, nous avons utilise le ratio 1qo/5q0 qui mesure le rapport de la mortalite infantile ala mortalite infanta-juvenile comme indicateur de cette distribution. Ce ratio sera multiplie a I' estimation indirecte de 5q0 foumi par la methode indirecte pour, enfin, estimer le quotient 1 qo. Le quotient 4q1 est calcule a partir de la formule ( 1-sqo) = ( 1- lqo)(l-4qi), ce qui signifie que 4q1 = 1- (1-sqo)/(1-Iqo). Si cette technique d'estimation de 1qo et 4q1 est, sans aucun doute, mains biaisee que celle proposee par les modeles de Coale et Demeny (1966), elle presente certaines limites qu'il importe de souligner. La principale est inherente au fait que l' applicabilite du ratio suppose que la distribution de la methode directe est exacte et qu' elle est constante pour une peri ode plus ou mains courte. Eu egard aux deplacements de dates de naissance dans les enquetes de type EDS, il est toujours possible que la mortalite juvenile soit legerement sous-estime. Ceci constitue la principale limite de la methode directe qui est basee sur l'historique des naissances. En resume, 1' estimation indirecte de la mortalite des enfants de mains de cinq ans consiste a : estimer la mortalite des enfants de mains cinq ans (5qo) a partir de la methode indirecte de Brass en utilisant le logiciel QFIVE; estimer le ratio 1qolsqo a partir de l'EDSN 1998; appliquer le ratio 1 qo/sq0 obtenir de 1' EDSN 1998 au quotient sq0 obtenu de la methode indirecte pour, enfin, obtenir le quotient 1 qo; et estimer le quotient 4q1 en fonction de sqo et 1q0 precedemment obtenus a partir de la formule: 22 4.2 RESULTATS L'examen de la serie du nombre moyen d'enfants nes vivants et du nombre moyen d'enfants survivants revelent qu'au cours de la decennie, la fecondite n'a presque pas change et la mortalite semble amorcer une Iegere baisse. Tableau 7 : Enfants nes vivants et enfants decedes Nombre moyen d'enfants nes vivants (NEV) et proportion d'enfants decedes par age de la mere, MICS2 Niger 2000 Nombre d' enfants nes Proportion Age de Ia femme vivants des deces Effectif 15-19 0,49 0,224 1 153 20-24 2,07 0,261 997 25-29 3,89 0,262 961 30-34 5,60 0,312 840 35-39 7,02 0,318 759 40-44 7,75 0,350 508 45-49 8,01 0,371 446 Ensemble 4,22 0,315 5 664 En ce qui concerne la fecondite, aussi bien au moment de l'EDSN 1992 qu'au moment de l'EDNS 1998 et de la MICS2 2000, la femme nigerienne a, ala fin de sa vie feconde, pres de 8 enfants (tableau 7). Lorsqu' on observe la serie de la proportion des deces, celle-ci est demeuree importante aussi bien chez les femmes les plus jeunes que chez les plus agees (variant de 22% chez les femmes de 15-19 ans a 37% chez celles de 45-49 ans). Ces proportions elevees d'enfants decedes ont ete egalement observees au niveau des deux enquetes EDS precedentes. Ces proportions d'enfants decedes ont ete converties en quotients de mortalite selon la methode indirecte d'estimation presentee precedemment. Le tableau 8 presente les differents quotients de mortalite (infantile, juvenile et infanta-juvenile). Durant la periode de reference la plus recente, centn!e sur 1995, sur 1 000 naissances, 126 decedent avant leur premier anniversaire; sur 1 000 enfants ages d'un an, 177 n'atteignent pas leur cinquieme anniversaire. Finalement, sur 1 000 naissances, 280 decedent avant leur cinquieme anniversaire. Ces niveaux de mortalite sont similaires a ceux observes au moment de l'EDSN-11 1998 (respectivement 123%o, 173%o et 274%o pour les cinq dernieres annees). Compares au niveau de sqo de 318%o pour les cinq ans ayant precede 1 'EDSN 1992, soit au debut des annees 1990, les resultats aussi bien de Ia MICS2 2000 que de l'EDSN 1998 indiquent une baisse de la mortalite des enfants de moins de cinq ans assez importante au cours de la decennie. Cette baisse est corroboree aussi bien par Ia comparaison des series de la MICS2 elles-memes que par celle des series de l'EDSN 1998. Ces deux series temoignent une baisse de la mortalite malgre le fait qu'elles ont des amplitudes de variations differentes et des peri odes de reference qui ne sont pas tout a fait identiques. Entre Ia periode centree sur les annees 1993-1994 et celle centree sur les annees 1995-1996, laMICS2 indique que le quotient 5q0 est passe de 305%o a 280%o, soit une baisse absolue de 25%o. De meme entre Ia peri ode 5-9 ans et 0-4 ans avant l'enquete, I'EDSN-111998 montre une baisse absolue de 48%o avec un 5q0 qui passe de 322%o a 274%o. Comme on peut le constater, cette variation differentielle est due aux differents niveaux de 5qo 23 estimes sur Ia periode ancienne (centree sur 1993-1994 pour Ia MICS2 et 5-9 ans pour l'EDSN 1998). Ces differences peuvent provenir de deux sources : • d'une part, puisque Ia methode indirecte avec les donnees de Ia MICS2 n'est pas basee sur I' historique complete des naissances, elle peut en trainer une omission des enfants, surtout des enfants decedes, chez les femmes les plus agees, et ainsi sous-estimer le quotient 5q0; • d'autre part, avec les deplacements des dates de naissances en vieillissant les enfants de 4 ans, Ia methode directe basee sur les donnees de I'EDSN-ll 1998 pourrait surestimer la mortalite dans Ia periode 5-9 ans tout en sous-estimant celle de 0-4 ans avant l'enquete (Sullivan et al., 1990). On peut, toutefois, noter aussi bien avec les donnees de la MICS2 que celles de l'EDSN-ll 1998 que Ia mortalite des enfants de moins de cinq ans au Niger a connu une baisse durant Ia demiere decennie (1990- 2000). Tableau 8 : Mortalite des enfants Par caracteristiques de Ia mere Quotients de mortalite infantile, juvenile et infanto-juvenile (en %o), par caracteristiques de Ia mere, MICS2 Niger 2000 Periode centree sur 1995 Periode centree su 1993 Mortalite Mortalite Mortalite Mortalite in fan to- Mortalite Mortalite infanto- infantile juvenile juvenile infantile juvenile juvenile Caracteristique socio- (!qo) (4ql) (sqo) (!qo) (4ql) (sqo) demo8!aQhigue (en %o) (en %o} (en %o} (en %o} (en %o) (en %o) Sexe Masculin 133 172 282 152 201 322 Feminin 118 181 278 122 188 287 Region Agadez 81 99 172 67 80 142 AgadezCU 59 53 109 69 63 128 Diffa/Zinder 142 250 356 141 247 353 Dosso 141 178 294 134 169 281 Maradi 142 191 306 159 218 343 Tillaberi 100 126 213 116 150 249 Tahoua 121 162 263 146 202 318 Zinder 146 258 366 150 266 376 Milieu de residence Niamey 62 74 132 68 82 144 Autres villes 82 114 187 83 116 189 Urbain 75 100 168 79 105 176 Rural 131 186 293 144 208 322 Niveau d'instruction Aucun 127 179 284 142 203 316 Primaire 125 180 282 104 147 236 Secondaire ou plus 70 64 130 78 72 145 Programme non-formel 110 152 246 140 199 311 Ensemble 126 177 280 137 195 305 24 Malgre cette baisse, le niveau de mortalite des enfants de moins de cinq ans au Niger (280%o) demeure l'un des plus eleves en Afrique, voire dans le monde. 11 est deux fois plus eleve que celui observe au Senegal, au Cameroun, au Ghana, au Nigeria, et de plus de 100%o superieur a celui du Benin et du Togo, et depasse de plus de 50%o celui du Mali, du Tchad et du Burkina Faso (Anipah, Mboup et al., 1999; Kodjogbe, Mboup et al., 1997; Ndiaye, Ayad et al., 1997). Martalite infanta- juvenile (5q0) Martalite infantile (lqO) 0 Graphique 2 Martalite infantile et infanta-juvenile 50 100 150 200 250 300 350 Paurcentage D Niamey • Autres villes • Rural li Ensemble 4.3 MORTALITE DIFFERENTIELLE Le tableau 8 presente egalement les differents quotients de mortalite des enfants selon certaines caracteristiques socio-demographiques de la mere, pour la peri ode de reference centree sur l' annee 1995. Les hauts niveaux de mortalite durant les cinq premieres annees de vie de 1' enfant touche aussi bien les filles que les gar~ons (278%o contre 282%o). Les risques de deceder avant l'age de 5 ans presentent des ecarts importants selon le milieu de residence. La mortalite, surtout infantile, est nettement moins elevee en milieu urbain (75%o) qu'en milieu rural (131 %o). Apres le premier anniversaire, les differences de mortalite selon le milieu de residence demeurent importantes : en milieu urbain, sur 1 000 naissances survivantes au premier anniversaire, 100 decedent avant le cinquieme anniversaire. En milieu rural, 186 n'atteignent pas le cinquieme anniversaire. Dans !'ensemble, la mortalite infanto-juvenile est moins importante en milieu urbain (168%o) qu'en milieu rural (293%o). L'amelioration des conditions sanitaires et l'accessibilite aux services de sante dans les zones urbaines expliqueraient ces differences de mortalite. Ceci expliquerait la situation privilegiee de la ville de Niamey avec des niveaux de mortalite infantile, juvenile et infanto-juvenile estimes respectivement a 62%o, 74%o et 132%o. 25 Sur le plan regional, on note que les regions de Zinder et de Maradi se caracterisent par des niveaux de mortalite infanto-juvenile tres eleves (respectivement 366%o et 306%o), suivies des regions de Dosso, Tahoua et Tillaberi (respectivement 294%o, 263%o et 213%o). A.l'exception de celui de Ia region de Tillaberi, ces niveaux de mortalite sont plus du double de celui observe pour la ville de Niamey (132%o). Selon le niveau d'instruction de la mere, on note qu'un enfant dont la mere est sans instruction a one probabilite de mourir avant le premier anniversaire qui est pres de deux fois superieure a celle d'un enfant dont la mere ale niveau d'instruction secondaire ou plus (127%o contre 70%o). Cette difference de mortalite devient plus importante pour Ia periode juvenile (179%<' contre 64%o). Finalement, Ia probabilite de mourir avant cinq ans est de 284%o pour les enfants dont Ia mere n'a aucun niveau d'instruction, et de 130%o lorsque celle-ci a atteint, au moins, le niveau secondaire. Les enfants dont la mere ale niveau d'instruction priinaire ou a suivi un programme non-formel d'education courent des risques de mortalite infanto-juvenile aussi eleves (respectivement 282%o et 246%o) que ceux des enfants dont la mere est sans instruction (284%o). 26 CHAPITRE5 EDUCATION DES ENFANTS L'education est la base du developpement economique et social de toute societe. C'est un facteur determinant qui a un impact sur le comportement et les attitudes des populations, notamment des femmes, a l'egard de la sante de leurs enfants, les activites economiques, leur statut et leur role dans la famille. Les differents indicateurs de mesure de I' education d'un pays, que sont le nombre d'enfants en age scolaire inscrits a 1 'ecole, les taux de passage aux classes superieures et de reussite aux examens, sont utilises dans ce rapport. Un autre indicateur de mesure du niveau d'alphabetisation est egalement utilise, il conceme les personnes adultes (agees 15 ans ou plus) qui sont capables de lire et ecrire, avec comprehension, un texte court et simple de la vie quotidienne, dans une langue quelconque. Lors du Sommet mondial pour les enfants de septembre 1990, deux objectifs majeurs ont ete retenus pour ce qui conceme I' education. 11 s'agit d'abord de l'acces universe! a !'education de base et d'achevement du cycle d'enseignement primaire par au moins 80% des enfants d'age scolaire, avec la reduction de l'ecart entre gan;:ons et filles. 11 y a, enfin, un autre objectif qui est la reduction du taux d'analphabetisme adulte au moins de moitie par rapport au niveau de 1990, en mettant !'accent sur l'alphabetisation feminine. 5.1 EDUCATION PRESCOLAIRE 11 s'agit de donnees relatives aux enfants de 36-59 mois qui frequentent une forme quelconque de programme prescolaire organise. L'education prescolaire est tres peu repandue au Niger car seuls 3% des enfants de 36-59 mois frequentent un etablissement quelconque de programme organise d'education prescolaire. Cette situation est due au fait que les etablissements qui dispensent ce type d'education sont rares au Niger et, au cas echeant, sont payants. Les disparites sont assez grandes selon les regions de residence et on constate que meme a Niamey, la capitate, I' education prescolaire ne touche que 10% des enfants de 36-59 mois. Dans les autres regions, notamment Tahoua et Tillaberi (1% dans chacune d'elle), ce pourcentage est tres faible et est inferieur ala moyenne nationale. Dans les regions d' Agadez et de Zinder, il y a respectivement 3% et 5% des enfants de 36-59 mois qui suivent un programme d'education prescolaire. Enfin, il convient de relever que les donnees recueillies au moment de 1' enquete indiquent une forte disparite entre le milieu urbain (10%) et le milieu rural (2%). On note, egalement, que le faible taux de frequentation qu'un programme d'education prescolaire conceme aussi bien les garc;ons que les filles (respectivement 3% et 2%). Toutefois, cette forme d'education conceme plus les enfants dont la mere a un niveau d'instruction secondaire ou plus que les autres (24% contre 6% lorsque la mere a le niveau d'instruction primaire, 4% lorsqu'elle a suivi un programme non-forme! d'education et, enfin, 2% lorsqu'elle n'a aucun niveau d'instruction). 27 Tableau 9 : Programme d'education prescolaire Pourcentage des enfants de 36-59 mois qui frequentent une forme quelconque de programme organise d'education prescolaire, MICS2 Niger 2000 Caracteristique socio- demographigue Sexe Masculin Ferninin Age 36-47 mois 48-59 mois Region Agadez AgadezCU Diffa Dosso Maradi Tillaberi Tahoua Zinder Niamey Milieu de residence Niamey Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge Aucun Primaire Secondaire ou plus Programme non-forme! Ensemble des enfants Frequente un programme 3,3 1,7 1,6 3,5 3,2 8,0 0,0 2,5 1,6 1,0 0,5 5,4 10,4 10,4 9,6 9,8 1,5 1,5 5,5 23,9 3,7 2,5 Effectif des enfants de 36-59 mois 1 024 984 1 027 983 413 67 27 300 561 316 366 301 71 71 180 251 1 758 1 627 170 46 167 2 010 Objectif du Sommet mondial pour les enfants => Numero 26 5.2 EDUCATION DE BASE L' objectif du Sommet mondial pour les enfants est que 1 'education de base soit universe lie pour to us les enfants dans tousles pays du monde a l'horizon 2000. Cette universalite signifie acces facile par tous et de tous a !'ecole primaire. C'est pour cela que, dans beaucoup de pays, I' education de base est obligatoire. Au Niger, cette mesure a ete prise depuis plusieurs annees et elle concerne tousles enfants en aged' aller a 1 'ecole primaire. En s'engageant a atteindre cet objectif, le pays reaffirme une action inscrite dans toutes ses politiques de developpement economique et social. La loi d'orientation sur !'education, adoptee en 1998 par le gouvernement, a encore reitere cet engagement de 1 'Etat nigerien a garantir 1 'education aux enfants ages de 4 a 18 ans. Les donnees recueillies sur cet objectifpermettent d'evaluer le chemin parcouru. Deux indicateurs ont ete retenus pour evaluer le degre d'universalite d'education de base : la proportion d' enfants entrant en premiere classe de 1 'ecole primaire qui atteignent la classe de 5eme primaire (CM1) et la proportion d'enfants d'age scolaire de l'enseignement primaire qui frequentent une ecole primaire. 28 Tableau I 0 : Education de base Pourcentage d'enfants entrant en premiere annee qui atteignent par Ia suite Ia cinquieme annee, MICS2 Niger2000 Pourcentage Pourcentage Pourcentage Pourcentage Pourcentage frequentant Ia frequentant Ia frequentant Ia frequentant Ia d'enfants qui 2~me annee qui 3eme annee qui 4eme annee qui 5eme annee qui atteignent Ia 5eme etaient en 1 ere etaient en 2eme etaient en 3eme etaient en 4eme annee parmi ceux Caracteristique socio- annee l'annee annee l'annee annee l'annee annee l'annee · I ere qm entrent en demot[aEhigue derniere derniere derniere derniere annee Sexe Masculin 90,9 90,7 92,2 89,7 67,1 Feminin 92,4 96,7 93,7 87,8 75,9 Region Agadez 97,6 100,0 97,1 98,4 96,0 AgadezCU 100,0 100,0 96,6 100,0 96,6 Diffa 78,6 100,0 58,4 66,7 30,6 Dosso 89,5 93,2 98,2 85,4 66,4 Maradi 100,0 93,8 100,0 95,6 84,1 Tillaberi 99,I 100,0 90,8 85,4 84,6 Tahoua 63,6 59,8 62,3 61,7 14,0 Zinder 100,0 100,0 95,5 85,1 81,3 Niamey 96,9 98,6 93,6 95,7 90,2 Milieu de residence Niamey 96,9 98,6 93,6 95,7 90,2 Autres villes 90,4 96,2 85,0 94,6 79,1 Ensemble urbain 92,8 97,1 88,0 94,9 83,0 Rural 91,1 90,7 95,3 83,3 62,4 Ensemble des enfants 91,5 93,0 92,8 89,0 70,4 Objectif du Sommet mondial pour les enfants => Numero 6 Le tableau 10 presente 1a proportion d'enfants qui, a I' ecole primaire, passent d'une classe a I' autre ainsi que la proportion d' enfants qui, entrant en premiere annee (CI), accederont ala cinquieme annee (CM1). La proportion d' enfants qui, entrant en premiere an nee, accederont en 5eme an nee primaire, permet de mesurer la capacite du systeme educatif a retenir un certain nombre d'eleves au sein du cycle primaire apres un nombre d' annees defini. Pour le Sommet mondial pour les enfants, il a ete retenu Ia 5eme classe primaire (CM1) et ce taux devrait etre au moins egal a 80% avec une reduction de l'ecart entre gar9ons et filles. Selon les resultats du tableau 10, au Niger, cet objectif n'est pas encore atteint car parmi ceux qui entrent en premiere annee moins des trois quarts (70%) accederont en 5eme classe. Cette proportion est, contre toute attente, plus importante chez les filles que chez les gar9ons (76% contre 67% ). On note, par ailleurs une situation nettement defavorable des enfants de la region Tahoua. Si dans Ia plupart des regions, 80% ou plus d'enfants qui entrent en premiere annee accederontalacinquieme (variant de 81% aZinder a 96% aAgadez) et qu'a Dosso cette proportion est de 66%, dans Ia region de Tahoua, cette proportion n'est que de 14%. Cette situation s' explique, dans cette region, par une deperdition scolaire progressive (redoublement ou exclusion) de la premiere a Ia cinquieme annee primaire; a chaque passage d'une an nee a 1' autre, pres du tiers des enfants redouble ou est exclu du systeme scolaire. 29 En comparant avec les donnees de Ia MICS1 1996, on constate que les indicateurs semblent s'etre ameliores de fa9on significative. Au niveau de la MICS1, seulement 56% des enfants entrant en premiere annee accedaient ala cinquieme annee primaire contre 70% actuellement. Toutefois, aussi bien au niveau de la MICS2 qu'au niveau de la MICSl, le taux de retention chez les filles est superieur a celui des gar9ons. La Ie9on a tirer est que les jeunes filles peuvent reussir autant sinon meme plus que les gar~ons si elles sont inscrites a I' ecole primaire. Les resultats observes Ie prouvent, malgre Ies obstacles et les barrieres qui leur sont imposees, notamment les multiples travaux menagers qui leur sont confies et les prejuges socioculturels qui entourent leur education. II convient, cependant, de relever qu' a 1' ecole primaire, les passages en classe superieure sont assez facilites par le systeme educatif nigerien. Les difficultes apparaissent surtout a Ia 6~rre classe primaire (CM2) pour les examens. Mais, on peut dire que les efforts foumis par le gouvemement et ses partenaires au developpement commencent a porter leurs fruits. D'ailleurs, concernant ce valet, un projet specifique et une cellule speciale chargee de I' education de Ia jeune fille existent depuis des annees au sein du Ministere de !'Education Nationale du Niger (Direction des Etudes et Programmes, 1996). Enfin, il convient de preciser que l'indicateur ci-dessus ne mesure que la retention des enfants inscrits a 1' ecole primaire; il ne permet pas d' evaluer 1' universalite de 1' acces a I' education. Celle-d peut etre appreciee avec Ie taux net de scolarisation c'est-a-dire la proportion d'enfants d'age scolaire qui frequentent effectivement I' ecole primaire (tableau 11). Tableau II :FreQuentation de I'~cole m:imaire Pourcentage d'enfants d' age scolaire (5-I2 ans) qui frequente I'ecole primaire, MICS2 Niger 2000 Sexe Mascuiin Femmin Total Caracteristique socio- demograQhigue Fre3uente actue lement Effectif Fre3uente actue lement Fre3uente Effectif actue lement Effectif Region 614 1 253 Agadez 40,5 637 39,7 40,I AgadezCU 68,3 122 58,7 134 63,3 256 Diffa 37,5 43 34,6 36 36,2 79 Dosso 40,9 540 22,9 535 31,9 1 075 Maradi 36,3 679 24,5 710 30,3 I 389 Tillaberi 40,1 536 29,1 566 34,4 1 102 Tahoua 14,0 568 8,8 567 11,4 1 I34 Zinder 28,7 466 18,6 426 23,9 891 Niamey 69,4 147 70,0 149 69,7 296 Milieu de residence Niamey 69,4 147 70,0 I49 69,7 296 Autres villes 59,0 312 55,9 330 57,4 642 Ensemble urbain 62,3 460 60,3 479 61,3 939 Rural 30,7 2 640 18,8 2 643 24,8 5 283 Age 313 7,1 659 5 7,3 346 6,8 6 14,I 445 9,5 510 11,6 956 7 34,0 522 25,2 480 29,8 1002 8 39,6 451 32,5 471 36,0 923 9 45,8 312 34,4 320 40,1 632 10 47,6 466 29,8 448 38,9 914 11 57,4 221 41,1 234 49,0 455 12 47,9 337 29,6 345 38,6 681 Ensemble des enfants 35,4 3 100 25,2 3 122 30,3 6 222 Objectif du Sommet mondial pour les enfants => Numero 6 30 Graphique 3 Proportion d'enfants d'age scolaire qui frequentent I' ecole primaire 40 Agadez :-:-:-:-:-:-:-:-: _: _ :-:-:-:-:-. _ :-:-:-: _ :-:-:-:-:·:-:-:-:-:-:-:.: -:·: -:-:-1 41 . I 35 D1ffa 1:·.--·----.---------,--·.·.·.·.·.·.-.-.·-·.·--.---.-.·.-.·.·.·.·.·-:~ 38 23 Dosso ·: -:-:-:-:-: •• -:.:-:-:-:-:-:-. -:·: -: _ :-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:1 41 25 Marad i • -:-: •• ·:· ._ ·-:-: _ •• : •• -: _. -~ _ •• : -:··-----:-••• _ --._-•• -: _-•• ---~-l 3 6 I Tillaberi t:-:-:-.---:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-.-.-:-.-:-.-:-:-:~-?-:-:-:-:-:-:-:-t 40 9 Tahoua .-.:-·-·-:-·-·.·----.·-:i 14 Zinder t:-:-:-:-:-.-:-:-:-:·:-:-:-.-:,:-:2:%:-:-:-:-:·. 29 Niamey :-•• :-. __ -:-:·:-._:.: •. _ ••••• _ ·-: -:· :-:-:-···---:--•• _ ._ ._ ._ •• ·.--:-._ :-:-:-:-._ •• :-:-·-:-:--_: -:-:-:-:.:-•• :-:-:-:. ·-: -:-:-:-: -f J~ Ensemble d'enfants t:-.-.-:-:-:-:-:-.-:-:-.-:-:-:-:-:-:-:-:-:-_}.?.:?:-:-:-.-:·.· 35 0 10 20 30 40 50 60 70 Pourcentage I t] Masculin 80 La proportion d'enfants d'age scolaire qui frequente l'ecole primaire mesure le taux net de scolarisation. Au niveau national, selon les resultats de l'enquete, ce taux est estime pour }'ensemble a 30% alors qu'il etait de 26% en 1996 a l'enquete MICS1 et de 26% a l'EDSN en 1998. Ce taux est l'un des plus faibles du monde et on ne peut parler d'acd:s universe} a }'education de base lorsque moins du tiers seulement des enfants en age de 1 'enseignement primaire frequentent une ecole primaire. L'objectif retenu au Sommet mondial pour les enfants en 1990 n'est pas encore atteint au Niger, surtout lorsqu'on observe les differences seton le sexe qui sont toujours importantes. En effet, le taux net de scolarisation est de 25% pour les filles et 35% pour les gar<;ons. Lors de Ia MICS1 (1996), ces taux etaient respectivement de 19% et 34%, et 1 'EDSN-II (1998) estimait ces taux a respectivement 21% et 31%. Les disparites de la frequentation scolaire sont tres nettes entre gar<;ons et filles en milieu rural en faveur des gar<;ons (31% contre 19%) ainsi que dans toutes les autres regions sauf a Agadez ( 41% contre 40%) eta Niamey (69% contre 70%). En conclusion, on peut retenir que : • l'objectif de l'acces universe} de tous les enfants a I' education de base, n'est pas encore atteint au Niger car moins du tiers des enfants en age scolaire frequentent l'ecole primaire; 31 • malgre les progres realises, les disparites sont tres gran des en matiere d ' education entre les gan;:ons et les filles au detriment de ces dernieres : ces disparites sont assez visibles surtout en milieu rural et dans toutes les regions du Niger sauf a Niamey et a Agadez. L'objectif de l'achevement du cycle d'enseignement primaire par au moins 80% des enfants d'age scolaire (pour ceux qui ont pu acceder a 1 'ecole primaire ), avec reduction de I' ecart entre gar9ons et filles, est atteint dans la plupart des regions, sauf dans la region de Dosso (66%), et surtout dans la region de Tahoua (14%). Ace sujet d'ailleurs, il convient de souligner que les indicateurs calcules permettent de constater les tres bonnes performances des jeunes filles qui semblent obtenir des resultats sou vent meilleurs que ceux des gar9ons. 5.3 ALPHABETISATION DES ADULTES L'alphabetisation est une forme complementaire d'education d'une population. Elle est surtout destinee aux personnes adultes agees de 15 ans ou plus qui n'ont pas frequente une ecole ou qui n 'ont atteint que le niveau d'instruction primaire. Elle consiste a apprendre aces personnes adultes a lire et ecrire, avec comprehension, un texte court et simple de leur vie quotidienne. Un seul indicateur a ete retenu pour evaluer les progres accomplis dans ce domaine: il s'agit du taux d ' alphabetisation, c' est-a-dire la proportion de la population adulte agee de 15 ans ou plus, qui est capable ala fois de lire et d'ecrire, avec comprehension, un texte court et simple, lie ala vie quotidienne (tableau 12). Tableau 12 : Al12habetisation des 12ersonnes agees de 15 ans ou 12lus Pourcentage de Ia population agee de 15 ou plus qui est alphabetisee, MICS2 Niger 2000 Sexe Masculin Feminin Total Caracteristique socio- demograrhigue Alrhabetise NSP/ND Effectif Alrhabetisee NSP/ND Effectif Atrhabetise NSP/ND Effectif Region Agadez 38,4 1,9 I 188 20,1 4,3 I 283 28,9 3,2 2472 Agadez CU 59,7 2,7 240 33,0 6,9 251 46,0 4,9 491 Diffa 46,2 1,5 92 18,6 0,0 94 32,3 0,8 186 Dosso 24,4 0,5 I 012 7,7 0,3 I 136 15,6 0,4 2 149 Maradi 29,2 1,8 I 387 7,5 0,7 I 573 17,7 1,2 2 959 Tillaberi 25 ,3 0,9 I 051 7,8 0,5 I 122 16,3 0,7 2172 Tahoua 17,5 3,1 I 015 6,3 3,5 I 185 11,5 3,3 2 200 Zinder 33 ,6 I ,5 963 6,5 1,4 I 103 19,1 1,4 2 066 Niamey 69,3 2,1 373 49,2 2,2 380 59,1 2,1 753 Milieu de residence Niamey 69,3 2,1 373 49,2 2,2 380 59,1 2,1 753 Autres villes 59,5 1,7 667 34,3 3,1 774 46,0 2,4 I 440 Ensemble urbain 63,0 1,8 I 040 39,2 2,8 I 154 50,5 2,3 2 193 Rural 23,7 1,6 5 094 4,8 1,2 5 689 13,7 1,4 10 783 Age 15-24 37,2 1,3 I 882 15,7 1,3 2 213 25,6 1,3 4 094 25-34 36,5 1,3 I 262 13 ,4 1,5 I 829 22,8 1,5 3 091 35-44 31 ,0 2,0 I 165 7,3 1,7 1 295 18,5 1,9 2 460 45-54 21,5 2,2 819 3,1 1,7 780 12,5 2,0 I 599 55-64 16,8 1,5 544 2,3 1,1 485 9,9 1,3 I 029 65+ 16,0 1,9 456 1,7 2,0 240 11 ,1 1,9 697 Ensemble de Ia population 30,4 1,6 6 129 10,6 1,5 6 843 19,9 1,6 12 972 32 Selon les resultats de l'enquete, seulement 20% des adultes de 15 ans ou plus sont alphabetises au Niger. Pour les hommes, la proportion est de 30% contre 11% pour les femmes. Non seulement, le taux au niveau national est tres faible mais on constate une tres forte disparite entre les hommes et les femmes. Cette disparite s'observe dans toutes les regions du Niger meme a Niamey. Mais elle est surtout tres accentuee en milieu rural (24% pour les hommes contre 5% pour les femmes). A I' exception de la capitale, Niamey (49%), et de la region d' Agadez (20% ), le taux alphabetisation des femmes est faible dans toutes les regions (inferieur a 10%). Par contre chez les hommes, le taux d'alphabetisation le plus faible est de 18% dans la region de Tahoua contre plus du quart dans les autres regions. Par ailleurs, lorsqu'on considere I' age des personnes, on constate que des progres ont ete realises en matiere d'alphabetisation aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Si chez les generations feminines anciennes (45 ans ou plus) moins de 5% sont alphabetisees, chez les jeunes generations, plus de 10% le sont. Au niveau des hommes, on constate egalement que plus du tiers de ceux ages de 15-34 ans sont alphabetises (37%) alors que moins du quart le sont chez ceux ages de 45 ans ou plus (22% a 45-54 ans et 17% chez ceux ages de 55 ans ou plus). En 1996, selon les donnees du Ministere de !'Education Nationale, le taux d'alphabetisation au niveau national etait de 17% pour !'ensemble, 22% pour les hommes et 12% pour les femmes. En 1990, selon toujours les donnees du Ministere de !'Education Nationale (Estimations et Projections UNESCO, fevrier 2000), le taux d' alphabetisation au niveau national etait de 11% pour 1 'ensemble, 18% pour les hommes et 5% pour les femmes. En 1991, les taux etaient estimes a 12% pour 1' ensemble, 19% pour les hommes et 5% pour les femmes. En analysant ces resultats, on constate que le Niger a fait d'enormes progres en matiere d'alphabetisation. En effet, en 10 ans, les taux d'alphabetisation ont presque double que ce soit pour }'ensemble du pays, pour les hommes et pour les femmes. Malgre tous ces efforts, l'objectif, qui avait ete fixe en 1990 par le Sommet mondial pour les enfants concernant l'alphabetisation des adultes, n'est pas encore atteint. Cet objectif consistait ala reduction du taux d'analphabetisme adulte, au moins de moitie (50%), par rapport au niveau de 1990, en mettant l'accent sur l'alphabetisation feminine. En effet, en 1990, le taux d'analphabetisme etait estime, selon les Estimations et Projections de l'UNESCO sur l'analphabetisme (fevrier 2000), a 89% pour I' ensemble du pays, soit 82% chez les hommes et 95% chez les femmes. En l'an 2000, si l'objectif d'une reduction de 50% de ce taux etait atteint, les niveaux analphabetisme ne devraient etre que respectivement 44%, 41% et 48%. Or, les taux d'analphabetisme, observes en l'an 2000 par l'enquete MICS2, sont respectivement 79%, 69% et 90%. Ainsi, malgre le fait que le Niger a res;u un prix special UNESCO en 1999, pour tousles progres realises en matiere d'alphabetisation des adultes, les efforts devront etre poursuivis et intensifies avec un accent particulier pour l'alphabetisation des femmes. 5.4 UTILISATION DES MEDIAS Le tableau 12a fournit les proportions des femmes qui lisent un journal au moins une fois par semaine, ecoutent la radio au moins une fois par jour, ou regardent la television au moins une fois par semame. Dans }'ensemble, les femmes nigeriennes lisent rarement les journaux (4% au moins une fois par semaine) et regardent peu la television (15% au moins une fois par semaine). Par contre, elles sont assez nombreuses a ecouter la radio au moins une fois par jour (49%). Pour ce qui est de }'utilisation des medias, on note une difference significative entre le milieu urbain et le milieu rural. C'est ainsi que, pour la lecture hebdomadaire du journal, il ressort que 21% des femmes 33 citadines declarent I' a voir fait contre 1% pour les femmes du milieu rural. De meme, pour Ia radio, son niveau d'utilisation chez les femmes urbaines est le double de celui chez les femmes rurales (81% contre 42%). La television n'est regardee que par 4% des femmes du milieu rural contre 65% pour les femmes du milieu urbain. L'analyse selon les differentes regions montre que c'est toujours Niamey qui se demarque quel que soit le type de media. Si a Niamey, pres de trois femmes sur dix (29%) lisent au moins un journal par semaine, dans les autres regions, elles sont moins d'une femme sur dix a le faire. Dans ces regions, la lecture hebdomadaire d'unjournal varie de 1% a Tahoua a 8% a Agadez. En ce qui concerne l'ecoute journaliere de Ia radio, les pourcentages les plus faibles sont observes dans les regions de Zinder, Tahoua et Maradi (respectivement 36% et 39% dans les deux dernieres). Par contre, dans les autres regions, au moins la moitie des femmes ecoutent journalierement la radio (de 50% a Tillaberi et 52% a Agadez a 63% a Dosso et 88% a Niamey). Concernant la television, si elle est regardee par les trois quarts des femmes de Niamey (78%) et le tiers des femmes d'Agadez (33%), elle n'est regardee que par 15% des femmes de Dosso et 14% des femmes de Tillaberi et par a peine 5% dans les regions de Maradi et de Tahoua et 3% a Zinder. Lorsqu'on considere !'instruction de la femme, on constate que les femmes ayant le niveau d'instruction secondaire ou plus sont naturellement celles qui lisent plus les journaux que les femmes ayant uniquement le niveau d'instruction primaire ou ayant suivi un programme non-formel d'education ou n'etant pas du tout instruites (57% contre respectivement 14% et 0,1 %). Concernant l'ecoute de Ia radio, les differences sont moins importantes (89% contre respectivement 66% et 44%). Cependant, comme les femmes instruites ont plus de chance d. etre dans les villes, elles ont plus acces a Ia television que les femmes non- instruites. Si 80% des femmes ayant le niveau d'instruction secondaire ou plus regardent Ia television, seulement 38% des femmes ayant le niveau d'instruction primaire et 8% de celles n'ayant aucun niveau le font. Tableau 12a : Acces aux medias des femmes Pourcentage de femmes agees de 15-49 selon l'acces aux media, MICS2 Niger 2000 Lire un Regarde Ia journal au Ecoute Ia television au Caracteristique socio-demographigue Region Agadez Agadez CU Diffa Dosso Maradi Tillaberi Tahoua Zinder Niamey Milieu de residence Niamey Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge mains une fois par semaine 8,3 14,2 13,8 3,6 2,1 2,0 0,7 1,9 29,1 29,1 16,7 20,9 0,8 Aucun 0,1 Primaire 13,7 Secondaire 57,3 Programme non-forme! 0,7 Groupe d'age 15-19 6,8 20-24 4,8 25-29 ~1 30-34 4,5 35-39 3,0 40-44 2,3 45-49 0,9 Ensemble des femmes 4,3 Indicateur sui vi de J'acces aux medias. 34 radio au mains une fois par jour 51,6 74,3 58,4 63,4 39,0 49,9 38,8 36,2 88,5 88,5 76,8 80,8 41,9 44,2 66,5 89,4 40,3 53,1 49,8 48,5 48,3 45,2 48,1 41,5 48,6 mains une fois par semaine 33,4 61,4 30,1 15,4 4,7 14,2 5,3 3,0 77,8 77,8 58,7 65,3 4,0 8,0 37,9 79,8 10,7 22,6 16,7 14,2 12,4 11,2 8,7 6,1 14,5 Effectifde femmes 1 049 220 73 890 I 346 887 1 040 873 334 334 640 974 4 690 4 810 582 272 437 1 153 997 961 840 759 508 446 5 664 CHAPITRE6 EAU, SANITAIRES ET STATUT SOCIO-ECONOMIQUE 6.1 UTILISATION DE L'EAU SALUBRE L'eau de boisson salubre est indispensable ala bonne sante d'une population. En effet, l'eau de boisson insalubre peut etre un moyen de propagation des maladies comme le cholera, la typhoide, les maladies diarrheiques, etc. L'eau de boisson peut aussi contenir des elements chimiques et physiques ayant des effets nefastes sur Ia sante humaine. En plus de son association avec les maladies, l'effet de l' inaccessibilite de l' eau de boisson peut etre particulierement important pour les enfants et les femmes, notamment en milieu rural oii l' approvisionnement en eau s' effectue dans des conditions difficiles (points d'eau rares et eloignes). Le tableau 13 foumit la repartition de la population seton la principale source d'eau de boisson utilisee. On note que, dans l' ensemble, 43% de la population utilise l' eau salubre pour Ia boisson, c' est-a-dire, celle provenant d'un robinet (a domicile ou fontaine), d'un puits protege, d'une source protegee ou d'un forage. Si on considere chaque source separement, on se rend compte que seulement 18% de la population utilise principalement l'eau provenant d'un robinet a domicile ou d'une fontaine. Ce niveau est similaire a celui observe au moment de l'EDSN-11 1998 (18%). L'utilisation de l'eau potable presente une grande disparite selon la region et le milieu de residence. Si a Niamey, pres des trois quarts de la population utilisent del' eau de bois son salubre (73% ), a Agadez un peu plus de la moitie de la population !'utilise (52%), et dans les autres regions moins de la moitie a acces a une eau de boisson salubre. Dans les regions de Dosso, Tillaberi et Maradi, a peine le tiers de la population utilise ce type d'eau (respectivement 34%, 35% et 38%). Tableau 13 : Utilisation de !' eau salubre Pourcentage de Ia population ayant acces a une eau sa!ubre, MICS2 Niger 2000 Pourcentage deJa Forage/ Puits/ population puits/ mare/ ayant acces a Caracteristique socio- Robinet a source source non- Camion une eau demogra12higues domicile Fontaine 12rotege 12rotege vendeur Autres Total Effectif salubre Region Agadez 16,2 21,1 14,6 40,5 2,2 5,4 100,0 4 985 51,8 AgadezCU 32,4 40,3 10,7 10,3 4,9 1,4 100,0 I 007 83,5 Diffa 9,6 17,3 8,5 49,1 14,2 1,3 100,0 341 35,4 Dosso 3,7 19,5 11,0 65,4 0,3 100,0 4 332 34,3 Maradi 4,0 5,8 27,9 56,3 5,3 0,7 100,0 5 997 37,7 Ti!!aberi 2,9 7,2 25,1 63,5 1,3 100,0 4 396 35,2 Tahoua 2,6 7,0 34,6 52,9 1,2 1,7 100,0 4484 44,2 Zinder 0,5 8,7 40,1 45,9 2,7 2,1 100,0 3 919 49,3 Niamey 38,3 29,5 5,5 1,4 22,9 2,4 100,0 1 346 73,3 Milieu de residence Niamey 38,3 29,5 5,5 1,4 22,9 2,4 100,0 1 346 73,3 Autres villes 33,0 47,1 4,3 3,6 10,3 1,6 100,0 2 745 84,5 Ensemble urbain 34,8 41,3 4,7 2,9 14,4 1,9 100,0 4091 80,8 Rural 0,5 6,1 29,4 61,4 1,7 0,8 100,0 21 731 36,1 Ensemble de Ia population 6,0 11,7 25,5 52,1 3,7 1,0 100,0 25 823 43,2 Objectif du Sommet mondia! pour les enfants => Numero 4 35 Pour ce qui est du milieu de residence, on remarque que le milieu urbain est mieux dote d'infrastructures hydrauliques adequates que le milieu rural puisque 81% de Ia population urbaine utilise de l'eau de boisson salubre contre seulement 36% pour le milieu rural. Cependant, l'eau de boisson salubre est moins utilisee a Niamey que dans les autres villes (73% contre 85% ). 6.2 UTILISATION DES SANITAIRES L'utilisation de toilettes inadequates pour !'evacuation des excrements humains est associee ala propagation des maladies, notamment Ia diarrhee et Ia poliomyelite. L' acces aux sanitaires constitue ainsi un probleme de sante publique et d'assllinissement des villes et campagnes. Les moyens sanitaires d'evacuation des excrements comprennent: chasse d'eau avec egouts ou fosses septiques, ou latrines d'evacuation, latrines ameliorees et latrines traditionnelles. Le tableau 14 indique que 82% de la population n'ont pas acces a un systeme sanitaire de traitement des excrements. En effet, 80% de la population vi vent dans des menages ne disposant d' aucune forme de toilettes, et, par consequent utilisent Ia brousse ou le champ. La plupart de la population vit dans des menages qui disposent des toilettes (18% ), utilisent des latrines traditionnelles (16% ). Ce faible niveau d'utilisation des toilettes a ete egalement observe au moment de l'EDSN-II 1998. Tableau I4: Acd:s a un systeme sanitaire de traitement des excrements Pourcentage de Ia population qui a acces a un systeme sanitaire pour le traitement des excrements, MICS2 Niger 2000 Ty)Ze de toilettes Pourcentage de Ia population Chasse ayant acces a un d'eau avec Latrines Pas de systeme egouts ou arne- Latrines toilettes ou sanitaire de Caracteristique socio- fosse Latrines liorees tradition- Trou brousse ou traitement des demograJZhigue sq~tigues evacuation (VIP) nelles ouvert ND chamE Total Effectif excrements Region Agadez 3,3 1,3 0,3 28,6 2,6 I ,I 62,8 100,0 4 985 33,5 AgadezCU 8,3 3,0 0,6 57,1 4,1 1,0 26,0 100,0 I 007 68,9 Diffa 4,8 30,4 64,8 IOO,O 341 35,2 Dosso O,I 0,5 I7,4 0,1 81,9 100,0 4 332 18,0 Maradi 0,2 0,8 0,3 11,9 4,5 0,5 81,7 100,0 5 997 13,3 Tillaberi 0,1 10,3 0,3 89,4 IOO,O 4 396 10,3 Tahoua 0,1 0,3 9,8 0,3 O,I 89,4 100,0 4484 10,2 Zinder 0,9 0,1 5,4 0,0 93,6 100,0 3 919 6,4 Niamey 4,3 5,8 4,8 68,9 7,2 0,6 8,6 100,0 I 346 83,7 Milieu de residence Niamey 4,3 5,8 4,8 68,9 7,2 0,6 8,6 100,0 346 83,7 Autres villes 4,0 5,3 1,3 60,6 4,0 0,7 24,1 100,0 2 745 71,2 Ensemble urbain 4,1 5,4 2,4 63,3 5,I 0,6 19,0 100,0 4091 75,3 Rural 0,1 7,3 1,0 0,2 91,4 100,0 21 731 7,4 Ensemble de Ia population 0,6 0,9 0,4 16,2 1,7 0,2 80,0 100,0 25 823 18,1 Objectif du Sammet mondial pour les enfants => Numero 5 36 La situation deplorable de Ia faible utilisation de systemes sanitaires de traitement des excrements est generale a toutes les regions du Niger, a I' exception de Niamey. Le pourcentage de la population qui vit dans des menages ne disposant d'aucune forme de toilettes varie de 63% dans Ia region d'Agadez a 94% dans la region de Zinder. Cette situation reflete essentiellement celle des zones rurales ou seulement 7% de la population utilise un systeme sanitaire de traitements des excrements contre 84% a Niamey et 71% dans les autres villes. 6.3 STATUT SOCIO-ECONOMIQUE DES MENAGES Pour mesurer le statut socio-economique des menages, des questions ont ete posees sur le materiau du sol du logement et la disponibilite de certains biens. L'examen du tableau 14a montre que la majorite des sols des logements sont en terre ou sable (89%). Cette precarite des conditions de logement est specifique au milieu rural ou seulement 2% des sols des logements sont en ciment contre 74% a Niamey et 49% dans les autres villes. Cette proportion varie de 21% dans la region d' Agadez a moins de 10% dans les autres regions. Quant ala source d' energie utili see pour la cuisson, on peut dire qu' en general, les menages du Niger utili sent le bois (95% ). La forte utilisation du bois comme moyen energetique de cuisson est generale et conceme toutes les regions, les villes comme les campagnes. Ceci est un probleme tres important au regard de la desertification qui s'accentue avec pour corollaire la coupe effrenee des arbres. On note, par ailleurs que seulement 6% des menages utilisent l'electricite comme moyen d'eclairage. Si a Niamey et dans les autres villes, respectivement la majorite (54%) et le tiers des menages disposent de l'electricite, en milieu rural moins del% des menages (0,4%) en disposent. Sur le plan regional, ]'utilisation de l'electricite colilll1e moyen d'eclairage conceme, a !'exception d' Agadez (17%), mains de 5% des menages dans la plupart des regions (variant de 2% a Zinder a 4% a Dosso). La possession des biens de consommation durables est aussi tres faible au Niger. Si 41% des menages possedent une radio, seulement 5% des menages ont une television, mains de 1% ont le telephone, et seulement 3% possedent un frigidaire. Pour ce qui est des moyens de deplacement, les charrettes (19%) viennent en tete, suivies des bicyclettes (6%), des mobylettes (2%) et des voitures (2%). Si les charrettes sont plus frequentes dans les menages ruraux (21% contre 9% en milieu urbain), les voitures, les mobylettes et bicyclettes sont plus frequentes dans les villes (respectivement 9%, 11% et 15% contre respectivement 1%, 1% et 4% en milieu rural). 37 Tableau 14a : Statut socio-economigue des menages Pourcentage des menages possedant I' electricite, Ia radio, la tele, le telephone, le frigo, les moyens de transport, la nature du sol du logement et les moyens de cuisson, MICS2 Niger 2000 Electricite Radio Tele Telephone Frigo Charrette Bicyclette Mobylette Voiture Solen Utilise le Nombre Caracteristique socio- dans le dans le dans le dansle dansle dans le dansle dans le dansle terre ou Sol en bois pour de demogra~higues menage menage menage menage menage menage menage menage menage sable ciment Ia cuisson menages Region Agadez 17,0 40,1 14,6 1,3 5,9 3,7 6,6 3,3 5,2 77,7 21,0 44,3 1049 AgadezCU 42,2 57,6 33,6 3,9 15,6 1,0 15,1 6,0 10,7 49,2 48,2 86,5 147 Diffa 8,6 58,3 10,3 1,7 2,6 6,0 1,7 1,7 0,0 86,3 13,7 94,0 66 Dosso 3,5 46,5 3,2 0,1 1,5 26,8 9,8 1,6 1,1 94,9 4,7 96,7 657 Maradi 2,4 33,8 2,1 0,2 1,0 26,6 5,7 1,9 1,1 91,1 8,9 94,1 977 Tillaberi 3,4 45,2 2,9 0,2 1,0 14,7 8,4 1,6 1,4 94,1 5,5 98,3 601 Tahoua 2,1 43,9 2,3 0,1 0,9 13,3 2,8 1,9 1,3 94,8 4,8 97,9 851 Zinder 1,8 26,4 0,9 0,1 0,4 21,7 1,3 0,5 0,4 96,1 3,8 93,0 814 I Niamey 54,1 76,3 39,4 5,9 22,9 3,6 12,8 18,2 11,7 24,0 74,4 85,4 208 V) 00 Milieu de residence Niamey 54,1 76,3 39,4 5,9 22,9 3,6 12,8 18,2 11,7 24,0 74,4 85,4 208 Autres villes 34,3 60,4 28,2 2,4 13,1 11,1 15,5 7,8 7,4 49,5 48,7 91,6 446 Ensemble urbain 40,6 65,5 31,7 3,5 16,2 8,7 14,6 11,1 8,8 41,4 56,9 89,7 654 Rural 0,4 36,8 0,4 0,0 0,1 21,0 4,3 0,9 0,7 97,5 2,4 95,9 3 667 Ensemble des menages 6,5 41,1 5,2 0,6 2,5 19,1 5,9 2,5 1,9 89,0 10,6 95,0 4 321 Indicateur suivi du statut socio-econornique des menage CHAPITRE7 ETAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS, PRATIQUES D'ALIMENTATION, IODATION DU SEL, VITAMINE A ET FAIBLE POIDS A LA NAISSANCE La deuxieme enquete a indicateurs multiples (MICS2) a collecte, a 1' aide d'un questionnaire individuel enfant, des informations relatives a l'etat nutritionnel, aux pratiques d'alimentation (allaitement au sein et alimentation de complement), et consommation de la vitamine A chez les enfants de moins de cinq ans. Au niveau des meres ayant une naissance au cours des 12 demiers mois, l'enquete a egalement collecte des informations sur la consommation de vitamine A au cours des huit premieres semaines de vie de 1' enfant. Au niveau du questionnaire menage, !'iodation du sel a ete aussi testee. Le present chapitre presente les resultats relatifs aces differents themes. 7.1 ETAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Un des objectifs de l'enquete MICS2 au Niger etait d'evaluer l'etat nutritionnel des jeunes enfants, etat resultant, ala fois, de l'histoire nutritionnelle (ancienne et recente) de l'enfant et des maladies ou infections qu'il a pu avoir. En revanche, I'etat nutritionnel influe sur le risque qu'a I' enfant de contracter des maladies: un enfant atteint de malnutrition chronique ou aigue est en situation de faiblesse physique qui favorise les infections. L'etat nutritionnel est evalue au moyen d'indices anthropometriques. A partir du poids, de la taille et de l'age de l'enfant mesures au moment de l'enquete, trois indices sont calcules : la taille par rapport a I' age (taille-pour-age), le poids par rapport ala taille (poids-pour-taille) et le poids par rapport a l'age (poids-pour- age). Suivant les recommandations de l'OMS, l'etat nutritionnel des enfants enquetes est compare a celui de la population de reference intemationale1. Dans une population en bonne sante et bien nourrie, on s'attend ace que seulement 2,3% des enfants se situent a moins deux ecarts-type (malnutrition moderee), dont 0,1% a moins trois ecarts-type (malnutrition severe), en dessous de la mediane pour chacun des trois indices de nutrition. 7.1.1 Retard de croissance: taille-pour-age L'indice taille-pour-age est un indice de malnutrition chronique : une taille trop petite pour un age donne est la manifestation d'un retard de croissance. La taille-pour-age est, en effet, une mesure des effets a long terme de la malnutrition et ne varie que tres peu en fonction de la saison de la collecte des donnees. Un enfant qui a re<;u une alimentation inadequate et/ou qui a ete malade pendant une peri ode longue ou encore de fa<;on repetee, peut accuser un retard de croissance staturale. Cependant, son poids a pu rester en correspondance avec sa taille reelle, donnant ainsi un indice poids-pour-taille normal : c'est pourquoi cette forme de malnutrition n'est pas toujours visible dans une population. Un enfant de trois ans presentant cette forme de malnutrition peut ressembler a un enfant de deux ans bien nourri. I La reference a ete etablie par NCHS/CDC/WHO a partir de )'observation d'enfants arnericains de moins de cinq ans en bonne sante, cette reference internationale est applicable pour tous les enfants de cetage dans la mesure ou, quel que soit le groupe de population, ils suivent un modele de croissance similaire. Les donnees de la population de reference internationale ont ete normalisees pour suivre une distribution normale ou la mediane et la moyenne sont identiques. Pour les differents indices etudies, la comparaison de la situation dans l'enquete avec le standard international est effectuee en mesurant la proportion d'enfants observes qui se situent a moins de deux eta moins de trois ecarts-type en dessous de la mediane de la population de reference. 39 Les enfants pour lesquels la taille-pour-age se situe a moins de deux ecarts-type de la mediane taille- pour-age de la population de reference sont consideres comme petits pour leur age et atteints de retard de croissance, ceux pour lesquels la taille-pour-age se situe a moins de trois ecarts-type de la mediane taille- pour-age de la population de reference sont consideres comme atteints de retard de croissance severe. Le tableau 15 presente les pourcentages d'enfants de moins de cinq ans souffrant de retard de croissance selon certaines caracteristiques socio-demographiques. Au cours de l'enquete MICS2, tous les enfants de moins de cinq ans identifies dans les menages vivant ou non avec leur mere, devaient etre peses et mesures. Dans I' ensemble, 5 080 enfants de moins cinq ans repondaient aces criteres. Cependant, les resultats presentes dans ce rapport ne concement que 4 948 enfants, soit 97% de !'ensemble des enfants de moins de cinq ans. Sont exclus des resultats, 3% des enfants. Il s'agit : des enfants pour lesquels le poids et/ou la taille n'ont pas ete mesures parce que !'enfant etait malade ou absent au moment de l'enquete, ou encore parce qu'il a refuse; des enfants pour lesquels le poids et/ou la taille sont manifestement invraisemblables (du fait d'erreurs de report, ou encore d'erreurs de mesure, particulierement deli cates chez les enfants les plus jeunes ); et, en fin, des enfants pour lesquels !'age en mois est inconnu ou incomplet. Au Niger, quatre enfants sur dix ( 40%) souffrent d'un retard de croissance, et 19% presentent un retard de croissance severe. Ces niveaux sont respectivement 17 et 195 fois plus eleves que ceux qui sont supposes exister dans une population ou les enfants sont en bonne sante. Durant les deux premieres annees de vie de 1' enfant, le retard de croissance augmente avec I' age (graphique 4) : les enfants de moins de six mois sont les moins touches (8% ); entre six mois et un an, plus du dixieme des enfants (14%) souffrent de cette forme de malnutrition; a partir de I' age d'un an, la proportion d'enfants atteints de retard de croissance devient extremement elevee (47%). Cette proportion demeure constamment elevee jusqu'au cinquieme anniversaire. On note, par ailleurs, que le retard de croissance touche aussi bien les filles que les gar~ons (respectivement 39% et 40% ). 40 Tableau 15 : Etat nutritionnel des enfants Pourcentage des enfants de moins de cinq ans qui souffrent d'une malnutrition severe ou moderee, MICS2 Niger 2000 Insuffisance ponderale Retard de croissance Emaciation (Qoids-Eour-a~e) (taille-pour-age) (poids-Eour -taille) Caracteristique socio- Inferieur Inferieur Inferieur Inferieur Inferieur Inferieur demograQhigue a-2ET a-3 ET a-2ET a -3 ET a-2ET a-3 ET NSP/ND Effectif Sexe Masculin 39,9 14,4 40,3 20,2 15,7 3,9 2,7 2 631 Feminin 39,5 14,3 39,4 18,7 12,4 2,5 3,3 2442 Region Agadez 36,2 11,1 32,0 12,9 12,9 1,7 2,8 996 AgadezCU 36,0 9,5 30,2 11,1 12,7 1,0 1,6 185 Diffa 48,5 20,3 42,1 21,3 18,8 5,0 4,3 58 Dosso 38,4 13,5 37,3 14,4 15,1 5,4 3,7 755 Maradi 45,0 17,7 47,3 23,8 13,6 2,5 0,9 1 380 Tillaberi 34,7 10,2 28,4 11,4 15,5 3,0 2,7 804 Tahoua 32,9 10,3 40,1 22,2 10,0 2,1 5,7 920 Zinder 48,3 21,2 47,8 26,7 17,8 4,6 3,2 780 Niamey 23,8 4,4 18,1 7,2 11,6 2,1 3,4 200 Milieu de residence Niamey 23,8 4,4 18,1 7,2 11,6 2,1 3,4 200 Autres villes 32,7 8,6 30,0 11,4 10,1 1,4 3,8 467 Ensemble urbain 30,0 7,4 26,4 10,1 10,6 1,6 3,7 667 Rural 41,1 15,4 41,8 20,9 14,6 3,5 2,9 4413 Age 0-5 mois 5,0 0,8 7,9 3,4 5,1 2,2 1,8 606 6-11 mois 23,9 8,2 14,2 4,4 19,3 4,7 2,2 555 12-23 mois 60,6 27,3 46,6 20,8 35,0 8,6 1,9 915 24-35 mois 52,7 21,3 51,7 26,7 14,1 3,1 3,7 981 36-47 mois 38,8 11,8 47,8 24,7 6,5 0,7 3,2 1 027 48-59 mois 38,6 9,8 47,8 24,1 4,8 0,7 4,2 996 Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge Aucun 39,4 14,7 39,7 19,6 14,3 3,4 2,9 4104 Primaire 40,9 13,8 39,0 16,8 12,5 3,0 1,7 445 Secondaire ou plus 25,1 6,8 23,0 6,3 12,2 0,9 2,8 130 Programme non-forme! 45,5 13,2 47,0 25,2 14,3 2,6 5,6 397 Ensemble des enfants 39,6 14,3 39,8 19,5 14,1 3,2 3,0 5 080 Objectif du Sommet mondial pour les enfants => Numero 3, 9, 26 41 Graphique4 Etat nutritionnel des enfants 45 ~-----------4-0 ________ 4_0--------------~ 40 35 (I) 30 so 5 25 ~ 20 ::1 ~ 15 10 5 0 Emaciation Retard de lnsuffisance (poids-pour-taille) croissance (taille- ponderale (poids- pour-iige) pour-age) I m Inferieur a -2 ET • Inferieur a -3 ET I Au niveau du milieu de residence, le retard de croissance est nettement plus important en milieu rural (42%) que dans les autres villes (30%) et dans Ia capitate (18%). Au niveau regional, le retard de croissance est particulierement important dans les regions de Maradi et de Zinder (respectivement 47% et 48%). Toutefois, a !'exception de Ia capitate (18%), le retard de croissance atteint aussi des proportions alarrnantes dans les autres regions (allant de 28% dans Ia region de Tillaberi a 40% dans Ia region de Tahoua). On note, par ailleurs, que le retard de croissance est particulierement eleve chez les enfants dont la mere n'est pas instruite, ou n' a atteint que le niveau d'instruction primaire, ou a uniquement poursuivi une formation a travers un programme non-forme} d'education (respectivement 40%, 39% et 47% contre 23% chez les enfants dont Ia mere a atteint au moins le niveau d'instruction secondaire). 7.1.2 Emaciation: poids-pour-taille Les enfants dont le poids-pour-taille se situe a moins deux ecarts-type de Ia mediane poids-pour-taille de la population de reference sont consideres comme souffrant d'emaciation, ceux se situant a moins trois ecarts-type souffrent d'emaciation severe. L'indice poids-pour-taille reflete, en effet, Ia situation nutritionnelle actuelle des enfants (au moment de l'enquete). Cette forme de malnutrition est la consequence d'une alimentation insuffisante durant la periode ayant precede l'observation, ou peut-etre le resultat de maladies provoquant une perte de poids (diarrhee severe, anorexie associee a une maladie, par exemple) : un enfant souffrant de cette forme de malnutrition est maigre ou emacie. L'indice poids-pour-taille reflete done une situation actuelle qui n'est pas necessairement une situation de longue duree. Cette forme de malnutrition aigue peut etre influencee par la saison pendant laquelle s'est effectuee la collecte des donnees, etant donne que Ia plupart des facteurs susceptibles de causer un desequilibre entre le poids et Ia taille de l'enfant (epidemie, secheresse, periode de soudure, etc.) sont tres sensibles ala saison. 42 Le tableau 15 foumit les proportions d'enfants atteints d'emaciation ou de malnutrition aigue, exprimee au moyen de l'indice poids-pour-taille. Dans !'ensemble, 14% des enfants sont emacies, dont 3% sous une forme severe: ces proportions sont respectivement 6 fois et 32 fois plus elevees que celles attendues dans une population en bonne sante et bien nourrie. Cette forme de malnutrition touche plus les gan;ons que les filles (16% contre 12%). Du point de vue de l'age, ce sont les enfants de 12-23 mois (35% ), sui vis de ceux de 6-11 mois (19%) qui sont les plus atteints. Ce groupe d'ages correspond a un stade du developpement ou les enfants sont particulierement exposes aux agents pathogenes comme l'indique la forte prevalence de la diarrhee dans ces groupes d'ages (voir Chapitre 8 -Sante des enfants). La malnutrition aigue est moins forte en milieu urbain (11 %) qu'en milieu rural ou elle atteint 15% des enfants. Au niveau regional, on note une forte proportion d' enfants souffrant d' emaciation dans la region de Zinder (18%), suivie des regions de Tillabery et de Dosso (respectivement 16% et 15%). Par contre, les variations de !'emaciation selon le niveau d'instruction de la mere sont faibles (14% lorsque la mere n'est pas instruite ou a suivi uniquement un programme non-formel contre 12% chez les enfants dont la mere ale niveau d'instruction secondaire ou plus). 7.1.3 Insuffisance ponderale: poids-pour-age Le troisieme indice, le poids-pour-age, est la combinaison des indices taille-pour-age et poids-pour- taille. Les enfants dont le poids-pour-age se situe a moins de deux ecarts-type de la mediane poids-pour-age de la population de reference sont consideres comme souffrant d'insuffisance ponderale, ceux se situant a moins trois ecarts-type souffrent d'insuffisance ponderale severe. Le poids-pour-age est un indice qui reflete, chez !'enfant, les effets combines du retard de croissance et de !'emaciation. C'est la mesure la plus souvent utilisee par les services de sante pour le suivi de la croissance ponderale, mais sa valeur en tant qu'indice est biaisee quand il n'existe qu'une seule mesure dans le temps (Delpeuch, 1991). Le tableau 15 fournit le pourcentage d'enfants de moins de cinq ans ayant un poids trop petit par rapport a leur age. On note que 1' insuffisance ponderale touche quatre enfants de moins de cinq ans sur dix ( 40% ); sous sa forme severe, 14% des enfants sont concemes. Comme l'etat nutritionnel mesure au moyen de cet indice rend compte a la fois, des formes chroniques et aigues de la malnutrition, les variations du poids- pour-age selon les differentes caracteristiques socio-demographiques sui vent les memes tendances que celles observees pour le poids-pour-taille et surtout celles observees pour la taille-pour-age. Au niveau regional, l'insuffisance ponderale est particulierement importante dans les regions de Zinder (48%) et de Maradi (45%), sui vies de la region de Dosso (38% ). Toutefois, a !'exception de la capitale (24% ), le retard de croissance atteint des proportions alarmantes dans toutes les autres regions (variant de 36% dans la region d' Agadez a 33% dans la region de Tahoua). Au niveau du milieu de residence, l'insuffisance ponderale varie de 41% en milieu rural a 33% dans les autres villes eta 24% a Niamey. A !'exception des enfants dont la mere a au moins le niveau d'instruction secondaire (25% ), l'insuffisance ponderale est alarmante chez tous les autres enfants avec des proportions variant de 39% chez les enfants dont la mere n'est pas instruite a 46% chez les enfants dont la mere n'a poursuivi qu'un programme non-formel d'education En conclusion, on peut retenir que la malnutrition des enfants, sous toutes ses formes, a atteint des proportions alarmantes au Niger. Les resultats de la MICS2, comme ceux de l'EDSN-II 1998, semblent indiquer une deterioration de Ia situation nutritionnelle des enfants. En etiet au debut de la decennie, les donnees de l'EDSN-I 1992 indiquaient des proportions elevees (32% pour le retard de croissance, 16% pour emaciation et 36% pour l'insuffisance ponderale) mais moins alarmantes que celles d'aujourd'hui. Lors de L'EDSN-II 1998, chez les enfants de moins de trois ans ces proportions etaient estimees respectivement a 41%, 21% et 50%. 43 7.2 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLEMENT Les pratiques alimentaires jouent un role primordial dans l'etat nutritionnel des enfants. Le lait maternel contient tous les elements nutritifs indispensables au bon developpement et a la croissance de I' enfant durant ses premiers mois d'existence. Comme il est hygienique et trans met les anti corps de la mere, le lait maternellimite notamment la prevalence des maladies, en particulier, de la diarrbee. L'allaitement, par son intensite et sa frequence, peut aussi prolonger l'amenorrMe post-partum et, par contrecoup, l'intervalle entre naissances. Lors de l'enquete MICS2, des questions ont ete posees sur les pratiques d'alimentation des enfants nes dans les cinq annees ayant precede l'enquete. L'enquetrice a demande aux personnes en charge : 1) si les enfants etaient allaites au moment de l'enquete et 2) quels etaient les aliments de complement qu'ils avaient re9us durant les dernieres 24 heures. Les donnees de l'EDSN 1998 ont indique que la quasi-totalite des enfants nigeriens nes dans les cinq annees ayant precede l'enquete (96%) ont ete allaites, et cette pratique est quasi uniforme quelles que soient les caracteristiques socio-demographiques des meres. Tableau 16 : Allaitement et aliment de comQlement Pourcentage des enfants en vie selon le statut d'allaitement, MICS2 Niger 2000 Allaitement Aliments solides ou exclusif Semi-solides Encore allaites Encore allaites Caracteristique socio- (0-3 mois) (6-9 mois) (12-15 mois) (20-23 mois) demographique Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Sexe Masculin 1,9 183 59,2 216 98,6 178 56,2 156 Feminin 2,0 155 52,9 209 93,5 169 68,3 115 Region Agadez 3,2 67 50,9 67 89,4 72 28,2 52 AgadezCU 2,6 13 65,5 16 82,2 9 30,5 17 Diffa 0,0 2 50,0 3 100,0 8 0,0 1 Dosso 0,0 42 39,2 52 94,3 49 75,9 44 Maradi 5,2 89 63,6 117 100,0 104 55,6 70 Tillaberi 0,0 52 24,2 65 94,4 49 63,6 48 Tahoua 1,9 74 71,5 81 97,0 63 72,5 49 Zinder 0,0 55 63,2 71 95,0 54 56,5 31 Niamey 2,3 12 66,2 19 85,4 13 47,4 10 Milieu de residence Niamey 2,3 12 66,2 19 85,4 13 47,4 10 Autres villes 3,4 26 52,9 37 92,2 27 48,1 34 Ensemble urbain 3,1 38 57,5 56 90,0 40 47,9 44 Rural 1,8 301 55,9 369 96,9 309 63,9 227 Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge Aucun 2,1 272 55,0 334 96,0 271 60,7 220 Primaire 1,1 30 44,3 45 93,8 30 73,5 26 Secondaire 0,0 4 81,6 11 95,0 12 47,5 7 Programme non-forme! 1,8 30 74,8 34 99,0 34 56,0 17 Ensemble des enfants 2,0 338 56,1 425 96,1 349 61,3 271 Objectif du Sammet mondial des enfants => Numero 16 44 Le tableau 16 presente les donnees sur Ia pratique de l'allaitement des enfants de moins de cinq ans au moment de l'enquete. Dans plus de 95% des cas, les enfants sont allaites jusqu'apres leur premier anniversaire. En effet, chez les enfants de 12-15 ans, 96% sont encore allaites au moment de l'enquete. Le pourcentage le plus faible est observe dans Ia capitale (85% ), sui vie de la region d' Agadez (89% ). Dans ces deux regions, chez les enfants de 20-23 mois, moins de 50% sont encore allaites au moment de l'enquete (respectivement 47% et 28%) contre plus de sept enfants sur dix dans les regions de Dosso et de Tahoua (respectivement 76% et 73%). Si Ia pratique de 1' allaitement est quasi-universelle au Niger, on note que l'allaitement exclusif (l'enfant r~oit uniquement le lait matemel) est faiblement respecte dans le pays. Seulement 2% des bebes ages de 0-3 mois rer;oivent exclusivement le sein. Malgre les recommandations de l'OMS et de !'UNICEF selon lesquelles, jusqu'a 4-6 mois, les enfants doivent uniquement etre nourris au sein, on remarque que meme chez les enfants de 0-3 mois, Ia pratique de l'allaitement exclusif est insignifiante, et ceci dans toutes les regions. L'introduction precoce d'une alimentation de complement a des implications particulierement importantes sur l'etat de sante et l'etat nutritionnel des enfants (OMS, 1994). En marge de l'allaitement, cette pratique expose les nouveau-nes aux agents pathogenes, surtout aux maladies diarrheiques. Par ailleurs, en recevant autre chose que le lait matemel, les enfants sont en partie rassasies et, compte tenu de la capacite limitee de leur estomac, ils ont tendance a moins teter, ce qui peut reduire la production de lait matemel. Cette pratique peut ainsi entrainer le ralentissement de Ia frequence de l'allaitement matemel qui, en diminuant la duree de l'amenorrhee post-partum, augmente le risque pour la femme de retomber enceinte. Le tableau 16 foumit egalement des informations sur les types d'aliments rer;us par les enfants ages de 6-9 mois durant les demieres vingt quatre heures. Si 1' allaitement exclusif est recommande au cours des 4-6 premiers mois, il est conseille qu'a partir de l'age de 6 mois que les enfants rer;oivent suffisamment de complements d'aliments (solides ou semi-solides). Au moment de l'enquete, seulement 56% des enfants ages de 6-9 mois ont r~u des aliments solides ou semi-solides. Par contre, 44% des enfants n'ont rer;u que le lait matemel ou des liquides comme l'eau. On note plus de filles de 6-9 mois n'ayant pas rer;u d'aliments de complement solides ou semi-solides que de garr;ons du meme groupe d'ages (47% contre 41 %). La proportion d'enfants de 6-9 mois n'ayant pas rer;u d'aliments de complement solides ou semi-solides est particulierement importante dans la region de Tillaberi, sui vie de Ia region de Dosso (respectivement 76% et 61% contre 28% dans la region de Tahoua et moins de 50% dans les autres regions). Selon le milieu de residence, on note que les enfants ages de 6-9 mois du milieu rural et des autres villes sont plus nombreux a ne pas recevoir d'aliments de complements solides ou semi-solides que ceux de Ia capitate (respectivement 44% et 47% contre 34% ). On note, par ailleurs, que lorsque Ia mere n'est pas instruite ou n'a atteint que le niveau d'instruction primaire, 1' enfant a moins de chance de recevoir des aliments de complement solides ou semi-solides que lorsque Ia mere a au moins le niveau d'instruction secondaire ou a poursuivi un programme non-formel d'education (respectivement 45% et 56% contre respectivement 18% et 25%). 7.3 IODATION DU SEL L'un des objectifs du SME est I' elimination quasi-totale de Ia carence en iode. Cette carence peut, d' une part, en trainer un retard dans le developpement mental de l' enfant et, d' autre part, favoriser I' apparition de goitre a tout age. Au Niger, Ia strategie de lutte retenue est I' utilisation du sel alimentaire iode qui demeure Ia forme de prevention Ia plus efficace. Ainsi, Ia production, !'importation, Ia distribution et Ia commercialisation de sel iode ont ete rendues obligatoires par un arrete inter-ministeriel d'octobre 1995 (Republique du Niger, 1995) qui est entre en vigueur le 1 er avril 1996. Un systeme de controle de qualite du sel iode a ete mis en place, renforce par des dispositifs au niveau des services douaniers et des circuits de distribution et de vente. 45 La premiere enquete a Indicateurs Multiples realisee en 1996 (done avant l'entree en vigueur de I' arrete inter-ministeriel) indiquait que Ia consommation du sel iode ne concernait que 7% des menages au Niger. Cependant, deux ans apres, Ia deuxieme enquete demographique et de sante realisee en 1998 (EDSN- II) indiquait que 64% des menages consommaient du sel iode. Dans le cadre de Ia MICS2, !'iodation du sel des menages a ete egalement testee a I' aide des memes instruments utilises dans Ia MICS 1 et l'EDSN-II (Kits de 25 PPM). Les resultats de ces tests indiquent que dans 1' ensemble du Niger, Ia consommation du sel iode est encore faible et ne concerne que 44% des menages (tableau 17). Cette proportion est de 20% inferieure a celle obtenue dans Ia premiere annee d'application de I' arrete inter-ministeriel (EDSN-II, 1998). La MICS2 et l'EDSN-II ayant utilise les memes instruments de mesure de I' iodation du sel, les differences ne peuvent etre dues qu'a une baisse effective de Ia teneur en iode du sel consomme dans les menages qu' a un probleme de mesure. En effet, au moment de 1' enquete pilate effectuee a Niamey, deux mois avant I' enquete proprement dite, la baisse de !'iodation avait attire I' attention des enquetrices qui en ont fait part a l'equipe de coordination. Pour s'assurer de la fiabilite des Kits utilises pour le test du sel, 1' equipe technique s' est assuree au niveau de I' UNICEF- Niamey de Ia fiabilite des Kits. Apres verification, il a ete conclu que Ia faible teneur en iodation ne peut etre due aux Kits, car ce sont Jes memes, que le Niger a utilise a Ia MICS 1 1996 et a l'EDSN-II 1998. Tableau 17: Utilisation du sel iode Pourcentage des menages qui consomment du sel iode, MICS2 Niger 2000 Caracteristique socio- demographique Region Agadez AgadezCU Diffa Dosso Maradi Tillaberi Tahoua Zinder Niamey Milieu de residence Niamey Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble des menages Pourcentage Pourcentage Resultat de menages de menages du test n'ayant pas dont le sel est du sel de sel teste iode 3,5 4,5 3,0 1,3 0,6 1,0 3,1 0,6 8,3 8,3 3,3 4,9 1,3 1,8 96,0 94,8 97,0 96,8 98,7 97,9 95,5 97,3 90,8 90,8 95,8 94,2 97,3 96,9 33,9 51,7 81,9 32,8 38,8 26,6 59,6 50,6 54,9 54,9 49,8 51,4 43,0 44,2 Objectif du Sommet mondial pour les enfants => Numero 14 Nombre de menages 832 147 66 657 977 601 851 814 208 208 446 654 3 667 4 321 En outre, le test effectue sur plusieurs types de sel confirmait Ia bonne precision des Kits. Par consequent Ia faible proportion de menages consommant du sel iode revele bien un relachement du systeme de controle de I' iodation du sel distribue au Niger. La faible consommation du sel iode concerne particulierement les regions de Tillaberi, de Dosso, d'Agadez et de Maradi (respectivement 27%, 33%, 34% et 39%). Par contre, dans les regions de Tahoua, Zinder et Niamey, Ia majorite des menages consomment du sel iode (respectivement 60%, 51% et 55%). Au niveau du milieu de residence, }'iodation du sel varie de 43% en milieu rural a 50% dans les autres villes eta 55% a Niamey. 46 7.4 VITAMINE A ET CECITE CREPUSCULAIRE CHEZ LES ENFANTS ET CHEZ LESFEMMES La carence en vitamine A ou 1 'avitaminose A reduit le systeme immunitaire de 1' enfant, et augmente ainsi ses risques de deceder face aux maladies de l'enfance. L'avitaminose A peut egalement, d'une part, entrainer la maladie des yeux voire la cecite crepusculaire chez les enfants, et d' autre part, affecter la sante des meres enceintes ou allaitantes. Toutefois, elle peut etre evitee par les supplements de vitamine A et l'enrichissement des aliments. L'un des objectifs du SME est !'elimination quasi-totale de la carence en vitamine A et de ses effets, y compris la cecite crepusculaire. L'UNICEF et l'OMS recommandent que tous les pays ou la mortalite infanto-juvenile depasse 70%, ou la carence en vitamine est un probleme de sante publique, mettent en place un programme de controle de la vitamine A. Suivant les recommandations de 1 'UNICEF /OMS, le Ministere de la Sante du Niger recommande que les enfants ages de 6-12 mois re9oivent une dose de capsule 100 000 IV de vitamine A chaque six mois, et que les enfants de plus d'un an re9oivent une dose plus importante de 200 000 IV chaque mois. 7.4.1 Supplement en vitamine A chez les enfants de 6-59 mois et chez les meres Au moment de la MICS2, un module sur la vitamine A et la cecite crepusculaire a ete developpe. Les enquetrices demandaient pour chaque enfant age de moins cinq ans, s'il a re9u un supplement de vitamine A en montrant les capsules ala personne en charge. Dans }'ensemble, sept enfants sur dix ages de 6-59 mois ont re9u un supplement de vitamine A, dont 59% au cours des six demiers mois, 6% avant les six demiers mois et 3% a une date inconnue. Par contre, 31% des enfants de 6-59 mois n'ont jamais re9u de supplement de vitamine A. Selon I' age de }'enfant, les variations de la proportion de ceux qui n'ont pas recu de supplement de vitamine A sont assez importantes (de 39% chez les enfants de 6-11 mois a 29% chez les enfants de 48-59 mois qui n'ontjamais re9u un complement de vitamine A). Cependant, lorsqu'on considere les six demiers mois, 1es variations de cette proportion sont negligeab1es (59% pour chaque groupe d'ages). Au cours des six demiers mois, les enfants de Tahoua ont plus re9u de supplements en vitamine A (81 %) que ceux des regions de Tillaberi (33%) et de Zinder (32%). Dans ces deux regions, plus de la moitie des enfants de 6-59 mois n'ontjamais re9u de complement de vitamine A (respectivement 50% et 58%). Par contre, dans les autres regions cette proportion est moins du tiers. Au niveau du milieu de residence, les variations sont assez importantes en faveur des autres villes ou seulement 16% de 6-59 mois n'ont pas re9u un supplement en vitamine A contre 27% a Niamey et 33% en milieu rural. De meme, la proportion d'enfants n'ayant pas re9u des supplements de vitamine A est moins importante chez ceux dont la mere a au moins le niveau d'instruction secondaire que chez ceux dont la mere n'est pas instruite (13% contre 33%). 47 Tableau 18 : Supplement de vitamine A chez les enfants de 6-59 mois Repartition des enfants de 6-59 mois selon qu'ils ont rec;:u ou non une dose de Vitamine A au cours des six derniers mois, MICS2 Niger 2000 Vitamine A A rec;:u: au A rec;:u:a cours des six avant les six Caracteristique socio- derniers derniers Arec;:u: Pas sur si N'a pas Effectif des demogra12higue mois IDOlS NSP guand re~u re~u Total enfants Sexe Masculin 59,7 5,4 2,9 1,2 30,7 100,0 2 318 Feminin 57,9 6,0 3,1 1,7 31,3 100,0 2 151 Region Agadez 61,7 12,6 1,7 0,8 23,1 100,0 824 AgadezCU 74,7 11,7 2,5 1,9 9,2 100,0 162 Diffa 81,8 1,0 2,0 15,2 100,0 54 Dosso 68,7 1,4 2,9 1,8 25,1 100,0 662 Maradi 66,5 7,8 2,9 0,6 22,3 100,0 1 235 Tillaberi 33,1 9,7 3,8 3,1 50,2 100,0 711 Tahoua 81, I 1,3 0,9 0,9 15,8 100,0 795 Zinder 32,0 5,0 3,6 1,1 58,4 100,0 673 Niamey 51,6 10,3 8,3 2,6 27,2 100,0 181 Milieu de residence Niamey 51 ,6 10,3 8,3 2,6 27,2 100,0 181 Autres villes 66,9 10,6 4,8 1,8 15,8 100,0 416 Ensemble urbain 62,3 10,5 5,9 2,0 19,3 100,0 596 Rural 58,3 5,0 2,5 1,3 32,9 100,0 3 877 Age 6-11 mois 59,0 0,8 0,5 0,8 38,8 100,0 555 12-23 mois 60,0 4,2 3,5 1,0 31 ,3 100,0 915 24-35 mois 59,7 6,9 3,5 1,3 28,5 100,0 981 36-47 mois 56,6 7,5 3,4 1,9 30,7 100,0 1027 48-59 mois 59,0 6,9 2,9 1,8 29,4 100,0 996 Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge 57,6 Aucun 5,5 2,4 1,4 33,1 100,0 3 608 Primaire 60,9 8,8 5,1 2,2 22,9 100,0 396 Secondaire 74,7 7,3 4,7 0,2 13,1 100,0 118 Programme non-formel 63,7 4,0 5,9 1,2 25,2 100,0 349 Ensemble des enfants 58,8 5,7 3,0 1,4 31,1 100,0 4 474 Au pres des meres ayant une naissance dans les 12 demiers mois, 1' enquete a egalement collecte des informations sur le supplement en vitamine A avant que }'enfant atteigne l'age de 8 semaines. Dans }'ensemble, 16% des meres ont re~u un supplement de vitamine A dans les huit premieres semaines de vie de }'enfant. 48 Cette proportion est particulier- ement faible dans les regions de Maradi, Zinder, Tahoua et Tillaberi (10% dans les deux premieeres et 14% dans les deux demieres). Par contre, elle depasse la moyenne nationale dans les regions de Dosso, de Niamey et d' Agadez (respectivement 30%, 24% et 19% ). La situation de Niamey est, toutefois, moins bonne que celle des autres villes (29% ). En milieu rural, la consommation de vitamine A ne concerne que 14% des meres. De meme, seulement 14% des meres sans instruction ou ayant poursutvt un programme non-formel d'education ont rec;u des supplements de vitamine A contre 28% chez les meres ayant le niveau d'instruction primaire et 31% chez celles ayant le niveau d'instruction secondaire ou plus. Selon 1' age des meres, les variations de cette consommation sont irregulieres. Tableau 19: Supplement de vitamine A chez les meres Pourcentage des femmes ayant une naissance au cours des 12 derniers mois qui ont rer;u une dose de vitamine A avant que !'enfant atteigne l'age de 8 semaines, MICS2 Niger 2000 Arer;u une Caracteristique socio- dose de Pas Effectif de demograEhigue vitamine A sure femmes Region de residence Agadez 19,4 1,5 216 AgadezCU 33,5 0,8 45 Diffa 53,7 0,0 11 Dosso 30,2 0,8 198 Maradi 10,0 0,0 356 Tillaberi 14,1 0,0 209 Tahoua 13,5 1,2 258 Zinder 9,8 2,5 234 Niamey 24,1 2,4 49 Milieu de residence Niamey 24,1 2,4 49 Autres villes 29,4 0,3 113 Ensemble urbain 27,8 0,9 162 Rural 14,2 0,9 1 198 Groupe d'age 15-19 14,2 1,8 191 20-24 19,7 1,0 336 25-29 18,8 0,5 325 30-34 13,2 0,0 231 35-39 10,2 1,6 192 40-44 14,4 0,5 59 45-49 8,2 0,0 26 Niveau d'instruction Aucun 14,1 0,8 1097 Primaire 28,2 1,3 131 Secondaire 30,8 1,0 30 Programme non-formel 14,1 1,5 102 Ensemble 15,8 0,9 1 360 Objectif du Sammet mondial pour les enfants => Numero 15 49 7 .4.2 Cecite crepusculaire L'objectif 15 du SME qui est I' elimination quasi totale de Ia carence en vitamine A, consiste finalement a eradiquer Ia cecite crepusculaire chez les enfants. Cette affection qui est un signe de carence en vitamine A (ou avitaminose A), resultant d'une alimentation pauvre et peu variee et d'une prise insuffisante d' aliments con tenant cette vitamine, est connue depuis longtemps au Niger. En effet, il existe un terme pour Ia designer dans les langues nationales : dundumi en Haoussa et dandumi en Djerma. Dans Ia MICS2, Ia cecite crepusculaire a ete evaluee en utilisant ces termes. Le tableau 19a presente Ia proportion d' enfants de 24-59 mois souffrant de cecite crepusculaire. Parmi les enfants de 24-59 mois, 2% souffrent d'une cecite crepusculaire au moment de l'enquete. C'est dans Ia region de Tillaberi qu'on trouve plus d'enfants de 24-59 mois souffrant de cette cecite ( 4,1 %, soit le double du niveau national), suivi de Ia region de Dosso (3,1 %). Dans les regions de Maradi et Zinder, les niveaux de cecite crepusculaire chez les enfants sont inferieurs a 2%. Selon le milieu de residence, cette maladie, quasi- inexistante dans les autres villes (0,1% contre 0,5% a Niamey), demeure importante en milieu rural (2,4% ). Chez Ies enfants de 24-35 mois, 1,4% sont concemes contre 2,7% chez ceux de 36-47 mois et 2,2% chez ceux de 48-59 mois. 50 Tableau 19a : Cecite creuuscu1aire chez les enfants de 24-52 mois Repartition des enfants de 24-59 mois se1on qu'ils souffrent ou non d'une cecile crepusculaire, MICS2 Niger 2000 Pourcentage d'enfants souffrant de Caracteristique socio- cecite Effectif des demograQhigue CreQUSCUJaire enfants Sexe Masculin 2,2 l 543 Feminin 2,0 1 459 Region Agadez 3,3 595 AgadezCU 0,3 100 Diffa Dosso 3,1 449 Maradi 1,3 834 Tillaberi 4,1 497 Tahoua 1,9 513 Zinder 1,6 495 Niamey 0,5 115 Milieu de residence Niamey 0,5 115 Autres villes 0,1 270 Ensemble urbain 0,2 385 Rural 2,4 2 619 Age 24-35 mois 1,4 981 36-47 mois 2,7 I 027 48-59 mois 2,3 996 Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge Aucun 2,4 2 441 Primaire 1 '1 255 Secondaire 70 Programme non-forme! 1,3 236 Ensemble des enfants 2,1 3 004 Objectif du Sommet mondial pour Ies enfants => Numero 15 Le tableau 19b indique egalement que 17% des meres ayant un enfant au cours des 12 demiers mois souffrent de cecite crepusculaire. Comme chez les enfants, cette maladie; est plus frequente dans la region de Tillaberi (28%), suivie de la region de Dosso (22%) que dans les autres regions, notamment Maradi (12%) etZinder(12%). Au niveau du milieu de residence, 19% des meres du milieu rural sont concemees contre 6% dans les autres villes et 4% a Niamey. D'une maniere generale, la cecite crepusculaire croit avec 1' age des femmes en passant de 13% chez celles agees de 15-19 ansa 24% chez celles de 45-49 ans. Les femmes non-instruites sont plus affectees par cette maladie que celles qui sont instruites (19% contre 9% chez celles ayant le niveau d'instruction primaire et 6% chez celles ayant le niveau d'instruction secondaire ou plus). Tableau 19b : Cecite crepusculaire chez les meres Pourcentage des femmes ayant une naissance au cours des 12 derniers mois qui ont souffert d'une cecite crepusculaire, MICS2 Niger 2000 Pourcentage des femme souffrant de Caracteristique socio- Ia cecite Effectif de demographique crepusculaire femmes Region de residence Agadez 28,1 216 AgadezCU 7,6 45 Diffa Dosso 22,4 198 Maradi 11,7 356 Tillaberi 27,6 209 Tahoua 20,9 258 Zinder 12,3 245 Niamey 4,2 49 Milieu de residence Niamey 4,2 49 Autres villes 6,3 113 Ensemble urbain 5,6 162 Rural 18,7 I 198 Groupe d'age 15-19 13,1 191 20-24 16,6 336 25-29 17,8 325 30-34 16,7 231 35-39 18,5 192 40-44 21,8 59 45-49 29,2 26 Niveau d'instruction Aucun 18,6 I 097 Primaire 9,2 131 Secondaire 6,2 30 Programme non-forme! 14,6 102 Ensemble 17,1 I 360 Objectif du Sommet mondial pour les enfants => Numero 15 51 7.5 FAIBLE POIDS A LA NAISSANCE L'un des objectifs du SME est Ia reduction dude Ia proportion d'enfants ayant un faible poids a Ia naissance a moins de 10%. Les enfants qui naissent avec un poids inferieur a 2 500 grammes sont consideres comme des bebes ayant un poids trop faible. Au Niger, en raison du faible pourcentage d' enfants peses a Ia naissance, une estimation indirecte a ete utilisee pour produire un indicateur representatif au niveau national. Le pourcentage de naissances qui pesent moins de 2 500 grammes est estime a partir de deux informations dans le questionnaire : I' appreciation de Ia mere de Ia taille de I' enfant a la naissance (c'est-a-dire, tres petite, plus petite que la moyenne, moyenne, plus grande que Ia moyenne, tres grande) et les declarations de la mere concernant le poids de I' enfant si ce dernier etait pese a la naissance. Premierement, les deux informations sont croisees dans un tableau pour les enfants qui ont ete peses a la naissance pour obtenir la proportion de naissances dans chaque categorie de taille pesant moins de 2 500 grammes. Cette proportion est ensuite multipliee par I' effectif total d'enfants appartenant a la categorie de taille pour obtenir I' effectif estime d'enfants dans chaque categorie de taille qui avaient un poids insuffisant a la naissance. Les effectifs pour chaque categorie de taille sont resumes pour obtenir 1' effectif total d' enfants ayant un poids insuffisant a la naissance. Ce nombre est divise par le nombre total de naissances pour obtenir le pourcentage ayant un poids insuffisant a la naissance. Bien qu'il s'agisse ici que d'une estimation approximative qui peut etre excessive et demanderait des investigations supplementaires, ce resultat est moins biaise que celui concernant les seuls enfants qui ont ete peses. Au Niger, seulement 16% des enfants nes au cours des 12 demiers mois ont ete peses a Ia naissance. Cette faible Tableau 20 : Faible poids a Ia naissance Pourcentage des enfants nes vivants dans les 12 derniers mois ayant un poids a Ia naissance inferieur a 2500 grammes, MICS2 Niger, 2000 Caracteristique socio- demographique Region Agadez AgadezCU Diffa Dosso Maradi Tillaberi Tahoua Zinder Niamey Milieu de residence Niamey Autres villes Ensemble urbain Rural Groupe d'age 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Niveau d instruction Aucun Primaire Pourcentage des enfants ayant un poids a Ia naissance inferieur a 2 500 grammes 13,3 10,5 7,4 11,9 9,5 15,2 13,2 9,8 9,8 10,2 10,1 11,9 12,5 10,6 12,0 10,8 11,7 15,8 15,9 Secondaire Programme non-forme! 11,9 10,2 9,3 10,7 Pourcentage d'enfants peses 76,2 48,3 14,6 15,8 14,6 6,6 2,6 80,7 80,7 65,6 70,2 8,7 16,5 15,2 16,2 16,8 17,7 15,9 3,5 11,7 35,6 77,8 19,4 Effectif des enfants 45 11 198 356 209 258 234 49 49 113 162 1 198 191 336 325 231 192 59 26 1097 131 30 102 proportion d' enfants peses a Ia naissance doit etre Ensemble 11,7 16,0 1 360 associee au faible taux d'accouchement dans un ===:.:;_-------=""'---__:;_:;.c,::_ ___ -'- etablissement sanitaire (Chapitre 9 - Sante de Ia Reproduction), lieu approprie pour la prise des Objectif du Sommet mondial pour les => Numero 12 mesures des enfants. En utilisant Ia methode indirecte d'estimation du poids des enfants a Ia naissance, on trouve qu'au niveau national, 12% des enfants nes au cours des 12 demiers mois ont un poids inferieur a 2 500 grammes. Ce faible poids varie de 7% dans Ia region de Dosso a 15% dans Ia region de Tahoua. Selon le milieu de residence, les variations sont faibles (10% en milieu urbain contre 12% en milieu rural). De meme, Ia proportion d' enfants ayant un faible poids a Ia naissance varie de 10% lorsque Ia mere est instruite a 12% lorsqu'elle ne I' est pas. 52 CHAPITRE8 SANTE DES ENFANTS 8.1 VACCINATION DES ENFANTS L'Organisation Mondiale de la Sante (OMS) recornmande que tousles enfants soient completement vaccines avant I' age de 12 mois contre les principales maladies endemiques les plus meurtrieres que sont: la tuberculose, la diphterie, le tetanos, la coqueluche, la poliomyelite et la rougeole (OMS, 1991 ). Lors du SME, un des objectifs etait le maintien de la couverture de la vaccination a un niveau eleve (au moins 90% d'enfants de moins d'un an en l'annee 2000) contre la diphterie, la coqueluche, le tetanos, la rougeole, la poliomyelite, la tuberculose et contre le tetanos des femmes en age de reproduction. Au Niger, depuis plus d'une decennie, la vaccination demeure une activite tres importante dans la mise en oeuvre des soins de sante matemelle et infantile. Elle a beneficie d'une attention particuliere avec le developpement du Programme Elargi de Vaccination (PEV) soutenu par certains partenaires au developpement (UNICEF, OMS, USAID, etc.). Dans la MICS2, la collecte des donnees sur la vaccination a ete faite de deux manieres differentes. Les informations ont ete, soit recopiees a partir du camet de vaccination ( ou carnet de sante), so it enregistrees a partir des declarations de la mere. Ainsi, lorsque le camet de vaccination n'etait pas disponible, l'enquetrice demandait a la mere si !'enfant avait res:u le BCG (qui laisse generalement une cicatrice sur ]'avant-bras gauche), le vaccin contre la polio (vaccination par gouttes dans la bouche), le DTCoq (une injection ala cuisse ou au dos) et celui contre la rougeole (c'est a dire une piqure au bras). Les donnees du tableau 21 concement seulement les enfants de 12 a 23 mois qui, en fait, ont atteint l'age ou ils devraient etre tous vaccines. Pour collecter ces informations sur la vaccination, l'enquetrice demande a consulter les camets de vaccination des enfants ages de moins de cinq ans au moment de l'enquete. Ceci a ete possible dans un peu plus du tiers (36%). Dans 64% des cas, l'enquetrice a du se fonder uniquement sur les declarations de la mere. Dans !'ensemble, seulement 22% des enfants ages de 12 a 23 mois au moment de l'enquete ont res:u toutes les vaccinations du PEV (BCG, trois doses de DTCoq, trois doses de polio et une dose de rougeole). Cependant, pour seulement 13% des enfants, tousles vaccins ont ete administres avant I' age de 12 mois, tel que recommande. On note, par ailleurs, que 45% des enfants n'ont res:u aucune vaccination. Ces resultats indiquent que l'objectif d'une quasi-generalisation de la vaccination est loin d'etre atteint au Niger. Tableau 21 : Vaccination des enfants avant I' age de 12 mois Pourcentage des enfants de 12-23 mois vaccines contre les maladies de l'enfance, MICS2 Niger 2000 DTCoq Polio Tous les Aucun Age de vaccination BCG 2 3 0 2 3 Rougeole vaccins vaccin Effect if Vacclnees n'lmporte que! age Seion Ia carte de vaccination 34,6 33,0 28,5 24,2 17,9 32,0 28,1 24,0 23,5 18,9 0,2 326 Selon Ia declaration de Ia mere 12,2 10,2 6,9 3,9 6,5 20,8 20,8 16,5 12,0 2,6 44,3 589 Selon ies deux sources 46,8 43,2 35,4 28,1 24,4 52,8 48,9 40,5 35,5 21,5 44,5 915 Vaccines avant l'iige de 12 mois 44,4 41 ,0 33,0 24,8 24,1 50,3 45,3 35,7 25,0 12,8 44,8 915 53 Aucune Tous les vaccins Rougeole Polio 3 Polio 2 Polio 1 Polio 0 DTCoq3 DTCoq2 DTCoql BCG 0 10 Graphique 5 Vaccination des enfants 20 30 Pourcentage 53 40 50 60 Le faible taux de couverture vaccinale est structure! au Niger car depuis l'EDSN 1992, il a ete constate que les enfants nigeriens beneficient d'une faible immunisation contre les maladies de l'enfance. Lorsqu' on se limite aux vaccinations re~ues avant I' age de 12 mois, Ia couverture n' a pratiquement pas change depuis l'EDSN-1 1992. Cependant lorsqu'on prend en compte les vaccins re~us apres l'age de 12 mois, on constate, par rapport a l'EDSN-1 1992, une Iegere amelioration avec une couverture de 18% au moment de l'EDSN-11 1998. Les resultats de la MICS2 viennent egalement confirmer l'accroissement de cette couverture (22%) malgre son niveau qui demeure tres faible. L' accroissement de la couverture vaccinale est associe aux progres realises au niveau de Ia vaccination contre la polio. Au moment de Ia MICS2, la majorite des enfants ont re~u Ia premiere dose de polio (53%), 49% la deuxieme et 41%, la troisieme. On note, par ailleurs, que 47% ont rec;u le vaccin de BCG. Par contre, la vaccination de DTCoq est relativement faible : seulement 43% des enfants de 12-23 mois ont rec;u Ia premiere dose de DTCoq, et a peine le tiers (35%) des enfants ont rec;u une deuxieme dose de DTCoq, et seulement 28% ont re~u la troisieme dose. En ce qui conceme la rougeole, la couverture vaccinale est aussi faible (36% ). Entre l'EDSN-11 1998 et la MICS2 2000, on note une importante augmentation de Ia vaccination contre Ia polio. La prise de Ia deuxieme dose est passee de 39% a 49%, et la troisieme dose de 24% a 40%. Ce niveau est le double de celui observe en 1992 (20%) et en 1996 (19%). Le tableau 22 foumit la couverture vaccinale en fonction des caracteristiques socio-demographiques de !'enfant. Selon le sexe de l'enfant, les variations de Ia couverture vaccinale sont faibles (23% chez les filles contre 21% chez les garc;ons). On note, par contre, que le faible taux de Ia couverture vaccinale au Niger est plus un probleme rural qu'urbain. Si seulement 15% des enfants vivant en milieu rural sont completement vaccines, en milieu urbain plus de six enfants sur dix le sont (65% a Niamey et 60% dans les autres villes). 54 Ceci signifie-t-il que les journees nationales de vaccination contre la polio atteignent difficilement les enfants residant dans des villages eloignes. En effet, a 1' exception de Niamey et des autres villes, la couverture vaccinate est faible dans toutes les regions. Tableau 22: Vaccination des enfants de 12-23 mois Pourcentage des enfants de 12-23 mois vaccines contre les maladies de l'enfance, MICS2 Niger 2000 DTCoq Polio To us % avec Effectif Caracteristique socio- Ies carte de des demogra(!higue BCG 2 3 0 2 3 Rougeole vaccins Aucun sante enfants Sexe Masculin 47,0 42,4 34,5 27,5 24,5 52,9 49,5 40,8 37,2 20,5 44,1 35,0 501 Feminin 46,5 44,4 36,6 29,1 24,1 52,7 48,1 40,3 33,8 22,9 44,9 36,2 412 Region Agadez 59,7 55,7 44,8 41,1 38,7 56,6 51,5 43,4 47,4 35,1 38,0 46,9 188 AgadezCU 96,1 94,6 91,5 86,9 71,2 90,8 88,5 86,2 82,3 76,2 3,9 83,8 43 Diffa 71,6 71,6 33,7 33,7 26,2 71,6 43,2 43,2 50,9 22,5 28,4 33,7 15 Dosso 56,9 52,7 41,1 31,6 14,7 82,1 82,1 75,7 41,7 27,0 16,9 49,1 130 Maradi 38,4 32,7 28,1 20,7 22,5 42,1 38,0 29,3 28,3 13,5 54,2 26,4 257 Tillaberi 49,5 43,3 34,5 27,1 24,4 59,0 55,8 45,4 35,3 23,8 40,0 41,6 131 Tahoua 29,9 29,2 21,3 15,6 16,2 32,8 28,9 22,1 29,3 12,2 63,6 21,3 169 Zinder 38,0 36,7 28,0 19,1 11,8 36,7 30,4 17,8 22,3 9,9 61,0 22,2 129 Niamey 95,4 92,1 87,4 82,8 90,1 94,0 90,7 82,8 75,5 64,9 3,3 82,1 41 Milieu de residence Niamey 95,4 92,1 87,4 82,8 90,1 94,0 90,7 82,8 75,5 64,9 3,3 82,1 41 Autres villes 88,4 85,1 80,6 76,5 63,6 86,2 83,0 77,9 64,9 59,7 10,5 75,3 95 Ensemble urbain 90,5 87,2 82,7 78,4 71,6 88,6 85,3 79,3 68,1 61,3 8,3 77,4 136 Rural 39,1 35,5 27,0 19,3 16,1 46,5 42,5 33,8 29,9 14,6 50,8 28,3 779 Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge Aucun 41,2 37,4 29,0 22,5 19,3 47,7 43,8 35,7 30,3 17,4 49,1 30,2 737 Primaire 74,4 71,8 65,1 54,4 42,3 77,0 74,2 61,6 61,4 40,9 22,3 62,2 83 Secondaire 95,4 94,3 85,8 80,3 84,4 98,9 98,9 93,1 81,1 66,1 0,0 83,3 30 Programme non-forme! 52,0 47,8 44,7 33,6 31,5 58,4 51,2 43,4 41,1 22,3 41,6 40,4 64 Ensemble des enfants 46,8 43,2 35,3 28,1 24,4 52,8 48,9 40,6 35,6 21,5 44,5 35,6 915 Au niveau regional, on note que les regions de Zinder, Tahoua et Maradi ant les taux de couverture vaccinate les plus faibles (respectivement 10%, 12% et 14% contre 35% dans la region d' Agadez, 27% a Dosso et 24% a Tillaberi). On constate, par ailleurs, que la couverture vaccinate est faible pour les enfants dont la mere est sans instruction ou a poursuivi uniquement un programme non-formel d'education (respectivement 17% et 22% contre 41% pour ceux dont Ia mere ale niveau d'instruction primaire et 66% pour ceux dont la mere ale niveau d'instruction secondaire ou plus). 55 8.2 MALADIES DES ENFANTS 8.2.1 Diarrhee Les maladies diarrheiques qui peuvent entrainer notamment Ia deshydratation et la malnutrition, constituent, directement ou indirectement, une des principales causes de deces des jeunes enfants. Suivant les recommandations du SME, pour Iutter contre les effets de Ia deshydratation, le Niger s'est engage dans un programme de therapie de rehydratation par voie orale (TRO), en conseillant l'utilisation, soit d'une solution preparee a partir du contenu de sachets de sels de rehydratation par voie orale (SRO), soit par une augmentation des liquides accompagnee d'une alimentation continue chez les enfants qui souffrent de Ia diarrhee. Lars du SME, l'un des objectifs consistait a une reduction de 50% des deces dus ala diarrhee chez les enfants ages de moins de cinq ans et reduction de 25% du taux d'incidence de la diarrbee. Si les donnees de la MICS2 ne permettent pas de mesurer les deces dus a la diarrhee, elles aident a evaluer la prevalence de la diarrbee au cours des deux demieres semaines ainsi que les differents traitements (sels de rehydratation orale et tberapie de rehydratation orale, etc.). Selon les donnees du tableau 23, on constate que Ia prevalence de la diarrhee est tres elevee au Niger. Deux enfants sur cinq ( 40%) ont eu un ou plusieurs episodes diarrheiques durant les deux semaines ayant precede l'enquete. En 1998, on avait observe pratiquement le meme niveau de prevalence de Ia diarrMe (38%). Au Niger, au cours de Ia decennie au lieu d'observer une baisse de la prevalence des maladies diarrheiques, on assiste plutot a leur recrudescence continue. Lars de l'EDSN-I 1992, cette prevalence etait estimee a 28%, eta Ia MICS 1 1996, celle-ci est pas see a 33%. 56 Tableau 23 : Prevalence et traitemept de Ia diarrhee Pourcentage des enfants de moins ayant Ia diarrhee au cours des deux demieres semaines et le type de traitement avec SRO ou TRO, MICS2 Niger 2000 % ayanteu Enfants gui ont res:u Ia diarrhee Effectif des dans les Effectif des enfants deux enfants de Aliments Eau Traitement ayant Caracteristique socio- demieres moins de Lait avec Goyavier/ Sachet de plus quelconque Aucun souffert de demograehigue semaines cinq ans matemel cereale eaea~er SRO Autre lait aliments recommande traitement Ia diarrhee Sexe Masculin 40,8 2631 47,6 70,3 6,7 13,9 11,9 75,7 98,2 1,8 I 073 Feminin 39,2 2442 46,1 75,7 6,8 14,7 12,6 76,4 98,8 1,2 958 Region Agadez 36,6 996 38,7 52,7 2,7 13,8 53,7 72,1 96,7 3,3 365 AgadezCU 23,6 185 44,2 59,0 4,6 30,1 34,0 74,5 97,7 2,3 44 Diffa 41,8 58 45,4 78,4 19,3 10,2 0,0 80,7 97,7 2,3 24 Dosso 44,8 755 53,7 74,1 5,4 20,9 9,8 70,4 100,0 0,0 338 Maradi 49,1 I 380 44,2 81,4 7,6 10,3 1,9 82,8 99,8 0,2 678 Tillaberi 35,8 804 46,8 62,1 6,1 12,6 36,0 59,6 97,4 2,6 288 Tahoua 37,1 920 49,3 61,7 0,9 16,3 17,9 83,5 96,0 4,0 341 Zinder 35,5 780 43,0 77,6 ll,8 10,5 3,7 77,4 98,5 1,5 277 Niamey 21 ,8 200 50,3 66,7 15,1 31,4 31,4 52,8 96,2 3,8 43 Milieu de residence Niamey 21,8 200 50,3 66,7 15,1 31,4 31,4 52,8 96,2 3,8 43 Autres villes 28,7 467 48,9 70,5 7,8 26,9 16,1 74,4 98,2 1,8 134 Ensemble urbain 26,6 667 49,2 69,5 9,6 28,0 19,8 69,1 97,7 2,3 177 Rural 42,1 4413 46,8 73,1 6,5 13,0 ll,S 76,7 98,6 1,4 I 856 Age 0-5 mois 37,0 606 99,6 23,9 6,7 6,6 12,3 31 ,8 99,7 0,3 225 6-11 mois 56,6 555 96,8 51,7 5,6 18,6 12,2 60,4 98,8 1,2 314 12-23 mois 52,1 915 81 ,1 77,8 5,6 12,8 10,4 81,5 98,2 1,8 477 24-35 mois 45,8 981 8,1 87,7 9,1 15,2 17,1 87,7 98,3 1,7 450 36-47 mois 30,5 I 027 1,3 86,7 6,5 15,4 11,4 86,6 97,4 2,6 313 48-59mois 25,6 996 0,1 89,1 6,5 15,4 8,4 90,2 99,4 0,6 255 Niveau d'instruction de Ia mere ou de Ia personne en charge Aucun 41,0 4104 46,0 72,3 6,6 12,3 11,7 75,7 98,2 1,8 1684 Primaire 35,0 445 54,1 69,5 8,4 17,6 13,7 79,0 99,8 0,2 156 Secondaire 25,9 130 65,6 61,4 8,9 31,7 21,6 67,1 99,2 0,8 34 Programme non-forme! 40,2 397 46,3 83,0 5,3 27,9 15,0 77,5 100,0 0,0 160 Ensemble des enfants 40,0 5 080 47,0 72,8 6,7 14,3 12,3 76,0 98,5 1,5 2033 Objectif du Sommet mondial pour les enfants => Numero 23 Comme on peut le constater au tableau 23, la prevalence de Ia diarrhee est particulierement importante chez les jeunes enfants de 6-11 mois (57%) et de 12-23 mois (52%). Ces ages de forte prevalence soot aussi les ages auxquels les enfants commencent a recevoir des aliments autres que le lait maternel et a etre sevres. Ils correspondent aussi aux ages auxquels les enfants commencent a explorer leur environnement et sont, de ce fait, davantage exposes ala contamination par des agents pathogenes. Ce qui est specifique au Niger, c' est qu' au-dela de ces ages, les maladies diarrheiques continuent de toucher les enfants ( 46% a 24-35 mois, 31% a 36-47 mois et, enfin, 26% chez ceux de 48-59 mois). Elles touchent aussi bien les filles que les gar9ons (39% contre 41% ). 57 Au niveau regional, Ia prevalence de la diarrhee est particuW:rement importante dans les regions de Maradi et de Dosso (respectivement 49% et 45%). Dans les regions de Zinder, Tahoua, Agadez et Tillaberi, les niveaux sont legerement superieurs au tiers. Par contre, a Niamey, la diarrhee touche 22% des enfants. Comrne nous l'avons constate au niveau de la vaccination, les maladies diarrheiques constituent plus un probleme rural qu'urbain. Si en milieu urbain, 27% des enfants ont souffert de la diarrhee au cours des deux demieres semaines, en milieu rural, plus de deux enfants sur cinq (42%) sont concemes. De meme, lorsque la mere n 'est pas instruite ou n'a poursuivi qu'un programme non-forme! d'education, !'enfant souffre plus des maladies diarrheiques que chez celui dont la mere ale niveau d ' instruction primaire ou au mains le niveau d'instruction secondaire (respectivement 41% et 40% contre respectivement 35% et 26% ). Bien que les maladies diarrheiques soient importantes au Niger, parmi les enfants ayant eu la diarrhee au cours des deux dernieres semaines, seulement 14% ont ete traites a !'aide de sels de rehydratation orale. Cependant, 47% des enfants ont continue a etre nourris au lait maternel, surtout chez les enfants de moins de deux ans (plus de 95% chez les enfants de moins d'un an et 81% chez ceux de 12-23 mois). Les aliments a base de cereales sont egalement donnes aux enfants au cours du dernier episode (73%). Dans I' ensemble, au cours du dernier episode, 99% des enfants ont re<;:u un traitement recomrnande, seulement 2% n'ont re<;:u aucun traitement recommande (Tableau 24). L'utilisation des SRO pour le traitement de la diarrhee est faible dans pratiquement toutes les regions, avec son niveau le plus bas dans les regions de Zinder et de Maradi (respectivement 11% et 10% contre 21% dans la region de Dosso et 31% a Niamey). Selon le milieu de residence, cette utilisation est de 13% en milieu rural contre 28% en milieu urbain. Au cours des episodes diarrheiques, il est recommande une autre forme de therapie de rehydratation orale qui consiste a augmenter les liquides sans diminuer la quantite d'aliments. Lorsqu'on examine les quantites des liquides et solides donnes a !'enfant, on constate qu'elles etaient insuffisantes pour assurer un traitement efficace de la diarrhee. En effet, les donnees du tableau 24 indiquent que seulement 38% des enfants ont re<;:u, au cours du dernier episode, plus de liquides avec une alimentation continue. Cette forme de therapie de rehydratation orale, fortement recommandee pour le traitement de la diarrhee, est plus pratiquee dans les autres villes et en milieu rural qu' a Niamey (respectivement 49% et 3 7% contre 31% ). On note, par ailleurs, que les enfants dont les meres ont poursuivi un programme non-forme! d'education sont plus nombreux a etre soignes a !'aide de ce type de TRO (51% contre 37% chez ceux dont les meres n'ont aucune instruction). Chez les enfants dont les meres ont le niveau d'instruction primaire ou le niveau d'instruction secondaire ou plus, cette proportion est estimee respectivement a 45% et 47%. Sur le plan regional, seulement 14% des enfants de la region de Zinder ont ete traites a !'aide de la TRO contre plus de 31% a Agadez et Niamey, plus du tiers a Maradi, Tillaberi et Tahoua (respectivement 40%, 38% et 36%) et plus de la moitie a Dosso (56%). Selon le milieu de residence, les variations de la TRO sont faibles (37% en milieu rural contre 44% en milieu urbain). 58 Tableau 24 : Prevalence et utilisation de Ia therapie de rehydration orale CTRO) Pourcentage des enfants de moins de cinq ans ayant Ia diarrhee au cours de deux dernieres semaines ayant re9u plus de liquides et une alimentation continue durant !'episode, MICS2 Niger 2000 Enfants avec Ia diarhee qui : Ont mange Pourcentage Ont re9u un petit peu Ont re9u ayanteula lameme moins, davantage diarrhee dans Effectif des quantite de environ Ia Ont mange de liquides les deux enfants de Ont re9u liquide ou me me beaucoup et ont Caracteristique socio- dernieres moins de plus de un peu quantite ou moins ou continue a Effectif demographique semaines cinq ans liquides moins plus pas du tout manger d'enfants Sexe Masculin 40,8 2 631 57,8 40,7 69,2 30,3 38,9 1 073 Feminin 39,2 2442 56,1 43,1 70,1 29,8 36,7 958 Region Agadez 36,6 996 64,1 34,7 50,1 49,9 30,7 365 AgadezCU 23,6 185 68,5 30,8 62,1 37,9 42,1 44 Diffa 41,8 58 23,8 64,8 71,5 22,8 23,8 24 Dosso 44,8 755 68,4 31,0 83,7 16,3 55,9 338 Maradi 49,1 1 380 51,8 47,8 75,3 24,5 40,3 678 Tillaberi 35,8 804 59,9 39,2 68,6 30,5 38,2 288 Tahoua 37,1 920 73,8 23,8 53,5 46,1 35,9 341 Zinder 35,5 780 34,8 64,7 61,7 38,3 14,0 277 Niamey 21,8 200 49,1 45,3 62,3 37,1 30,8 43 Milieu de residence Niamey 21,8 200 49,1 45,3 62,3 37,1 30,8 43 Autres villes 28,7 467 66,8 32,3 73,3 26,7 48,6 134 Ensemble urbain 26,6 667 62,5 35,4 70,6 29,3 44,2 177 Rural 42,1 4413 56,5 42,4 69,5 30,1 37,3 I 856 Age 0-5 mois 37,0 606 45,2 54,2 81,3 18,1 35,4 225 6-11 mois 56,6 555 57,0 42,5 71,3 28,6 39,2 314 12-23 mois 52,1 915 58,1 40,2 62,1 37,0 35,3 477 24-35 mois 45,8 981 60,4 38,5 68,7 31,3 38,4 450 36-47 mois 30,5 1 027 59,9 39,1 73,1 26,9 42,9 313 48-59 mois 25,6 996 56,1 42,4 68,8 30,6 36,3 255 Niveau d'instruction de 1a mere ou de 1a personne en charge Aucun 41,0 4104 55,2 43,5 69,0 30,6 35,8 1 684 Primaire 35,0 445 57,2 42,4 80,1 19,7 45,2 !56 Secondaire 25,9 130 65,9 34,1 65,1 34,9 46,7 34 Programme non-forme! 40,2 397 74,3 25,4 66,9 33,1 50,7 160 Ensemble des enfants 40,0 5 080 57,0 41,8 69,6 30,0 37,9 2 033 Objectif du Sommet mondial pour les enfants => Numero 23 59 8.2.2 Infections respiratoires aigues Les infections respiratoires aigues (IRA), la pneumonie en particulier, constituent une cause importante de deces d'enfants dans les pays en developpement. Lors du SME, un des objectifs consistait a une reduction de 50% des deces dus aux infections respiratoires aigues chez les enfants ages de moins de cinq ans eta une reduction de 25% du taux d'incidence des IRA. Si les donnees de la MICS2 ne permettent pas de mesurer les deces dus aux IRA, elles aident a evaluer la prevalence des IRA au cours des deux demieres semaines ainsi que les differents traitements re9us. Pour evaluer la prevalence des IRA chez les enfants de moins de cinq ans, au cours de la MICS2 on a demande aux personnes en charge, au cas echeant aux meres, si I' enfant avait souffert de toux avec une respiration courte et rapide pendant les deux semaines ayant precede l'enquete. Bien qu'insuffisante pour etablir un diagnostic fiable, la presence de ces deux sympt6mes n'en demeure pas moins, dans de nombreux cas, revelatrice d'infections respiratoires aigues et meme de pneumonie. Puisque les soins precoces peuvent eviter des complications des IRA, on a egalement demande aux meres si l'enfant malade avait ete conduit en consultation dans un etablissement sanitaire. Le tableau 25 indique qu'au cours des deux demieres semaines, 12% des enfants ages de moins de cinq ans ont souffert de la toux accompagnee de respiration courte et rapide. Ce niveau est similaire a celui observe lors de l'EDSN-I 1992 (11 %) et un peu moins eleve que celui observe lors de l'EDSN-11 en 1998 (14%). C'est chez les enfants de 6 a 11 mois (14%) que les IRA sont les plus frequentes. Au niveau regional, elles sont plus importantes dans la region de Tillaberi (16% contre 6% dans la region de Tahoua). Au niveau du milieu de residence, les enfants du milieu rural sont plus touches que ceux du milieu urbain (12% contre 9%). Parmi les enfants ayant presente des sympt6mes d'infections respiratoires aigues, 27% ont ete conduits dans un etablissement sanitaire ou aupres d'un endroit approprie (h6pital, centre de sante integre ou matemite, case de sante, agent de sante du village, strategies foraines, cabinet de medecin prive, pharmacie) pour le traitement des IRA. La frequentation des etablissements sanitaires est pres de trois fois plus importante en milieu urbain (63%) qu'en milieu rural (23%), du fait de la plus grande disponibilite et accessibilite des infrastructures sanitaires en ville. Au niveau regional, la frequentation des etablissements sanitaires est moins importante dans la region de Zinder (8%), suivie de la region de Maradi (16%) que dans les autres regions (46% a Tahoua, 33% a Dosso et Tillaberi et 32% a Agadez). 60 Tableau 25 : Prevalence et traitement des IRA Pourcentage des enfants de moins de cinq ans ayant une IRA dans 1es deux demieres semaines et le type de traitement dans un etablissement, MICS2 Niger 2000 Enfants de moins de cinq ans ayant Enfants avec IRA qui ont ete conduit a : souffert des Effectif Four- Effectif des IRAaucours des Centre de nisseur enfants des deux enfants de sante Agent de Cabinet de approprie ayant Caracteristique socio- demieres moins de integrel Case de sante du Strategies medecin Pharmacie Guerisseur quel- souffert des demo~hi9ue semaines cinq ans Ho12itai mate mite sante vill~e foraines J2rive Pharmacie 12ar terre traditionne1 Autre conque IRA Sexe Masculin 11,2 2631 0,7 18,1 4,4 1,4 0,5 0,5 1,0 9,9 6,3 7,6 26,3 294 Feminin 12,5 2442 0,6 19,5 6,3 0,9 0,

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