Niger -Demographic and Health Survey - 1998

Publication date: 1998

Enquête Démographique et de Santé 1998 Niger CAl:H" CARE International/Niger ~DHS Demographic and Health Surveys Macro International Inc. INDICATEURS DU SOMMET MONDIAL POUR LES ENFANTS INDICATEURS DE BASE Mortalité infantile Malnutrition des enfants Accès à une eau potable salubre Accès à des installations sanitaires Éducation de base Enfants en situation particulièrement difficile - Quotient de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes) . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 - Quotient de mortalité infanto-juvénile (pour 1 000 naissances vivantes) . . . . . . . . . . . 274 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans accusant un retard de croissance . . . . . . . . . . . 41 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans présentant une insuffisance pond~raie . . . . . . 50 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans émaciés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 - Pourcentage de ménages disposant d'eau potable salubre I ~ moins de 15 minutes . . . . . 22 - Pourcentage de ménages disposant de chasse d'eau ou de latrines améliorées . . . . . . . . 12 - Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant achevé l'école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . 11 - Pourcentage d'hommes de 15-49 ans ayant achevé l'école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . 21 - Pourcentage de filles de 6-12 ans fréquentant l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 - Pourcentage de garçons de 6-12 ans fréquentant l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 - Pourcentage de femmes de 15-49 ans alphabétisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 - Pourcentage d'enfants de moins de 15 ans qui sont orphelins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,3 - Pourcentage d'enfants de moins de 15 ans qui ne vivent pas avec leur mère biologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 - Pourcentage d'enfants de moins de 15 ans qui vivent dans un ménage comptant un seul adulte de 15 ans ou plus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 INDICATEURS DE SUPPORT S a n t é des f e m m e s Espacement des naissances Maternité sans risque Planification familiale N u t r i t i o n Nutrition des mères Faible poids à la naissance Allaltement Sel iodé Santé de l'enfant Vaccinations ContrSle de la diarrhée Infections respiratoires aiguës - Pourcentage de naissances à moins de 24 mois de la naissance précédente . . . . . . . . . . . 25 - Pourcentage de naissances des 3 dernières années don~ la mère a bénéficié de consultation prénatale auprès de personnel médical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 - Pourcentage de naissances des 3 demières années dont la mère a bénéficié de consultation prénatale au cours du premier trimestre de grossesse . . . . . . . . . . . . . . . 13 - Pourcentage de naissanceas des 3 dernières années dont la mère a été assistée par du personnel méd'cal au cours de 1 accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 - Pourcentage de naissances des 3 demi&es années ayant lieu en établissement sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . "4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 - Pourcentage de naissances à hauts risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 - Taux de prévalence contraceptive (femmes en union, en pour cent) . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 - Pourcentage de femmes en union ayant des besoins non-satisfaits en matière de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 - Pourcentage de mères avec un faible Indice de Masse Corporelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 - Pourcentage de naissances de faible poids à la naissance 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 - Pourcentage d'enfants de moins de 4 mois qui sont exclusivement allaités . . . . . . . . . . . . 1 - Pourcentage de ménages disposant de sei iodé (d'après le résultat du test) . . . . . . . . . . . 64 - Pourcentage de naissances des 3 demières années dont la mère a reçu, au moins, une vaccination antit6tanique pendant la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 - Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant été. vaccinés contre la rougeole . . . . . . . . . . 35 - Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant ét6 complètement vaccinés (non compris la fièvre jaune) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans ayant eu Ia diarrhée durant les 2 deruières semaines et qui ont bénéficié d'une Thérapie de Réhydratation par voie Orale (TRO) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans ayant eu une infection respiratoire aiguë durant les 2 dernières semaines et qui ont été vus par du personnel médical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 l Provenant de « Robinet dans Ie logement », « robinet public », « puits public couvert » et « forage/pompe ». 2 Auprès d'un « Médeein », « Sage-femme/infirmière », « Matrone/Accoucheuse traditionnelle formée ». 3 Par un « Médecin », « Sage-femme/infirmière », « Matrone/Accoucheuse traditionnelle formée ». 4 Pour la définition des naissances à hauts risques, voir ci-après le tableau 9.4. 5 Voir les explications relatives au tableau 7.6. Enquête Démographique et de Santé Niger 1998 Sabine Attama Michka Seroussi Alichina Idrissa Kourguéni Harouna Koché Bernard Barrère CARE International Niamey, Niger Macro International Inc. Calverton, Maryland USA F~vrier 1999 Ce rapport présente les principaux résultats de la deuxième Enquête Démographique et de Santé (EDSN-II) réalisée au Niger en 1998 par Care International/Niger. L'EDSN-II a été financée par l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), mission du Niger, ainsi que par l'Unicef/Niger et a bénéficié de l'assistance technique de Macro International Inc. L'EDSN-II fait partie du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys-DHS) dont l'objectif est de collecter, analyser et diffuser des données dêmographiques portant, en particulier, sur la fécondité, la planification familiale et la santé de la mère et de l'enfant. Des informations complémentaires sur rEDSN-II peuvent être obtenues auprès de Care International/Niger, B.P. 10 155, Niamey, Niger (Téléphone (227) 74 02 13 ou 74 03 70; Fax (227) 74 07 55), e-mail : ci-niger@intnet.ne. Concernant le programme DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de Macro International Inc., 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705, USA (Téléphone 301-572-0200; Fax 301-572-0999; e-mail : reports@macroint.com; Internet : http://www.macroint.com/dhs/). Citation recommandée : Attama, Sabine, Michka Seroussi, Alichina Idrissa Kourguéni, Harouna Koché et Bernard Barrèm. 1998. Enquête Démographique et de Santé, Niger 1998. Calverton, Maryland, U.S.A. : Care InternationalfNiger et Macro International Inc. [Text for baek of title page (page ii) - Anemia Testing Manual] This manual was prepared under the auspices of the MEASURE DHS+ project. The MEASURE DHS+ project assists developing countries in the collection and use of data to monitor and evaluate trends in population, health, and nutrition. Funded by the U.S. Agency for International Development (USAID), MEASURE DHS+ is administered by Macro International Inc. in Calverton, Maryland. The main objectives ofthe MEASURE DHS+ project are: 1) to provide decision-makers in survey countries with information useful for informed policy choices, 2) to expand the international population and health database, 3) to advance survey methodology, and 4) to develop in participating countries the skills and resources necessary to conduct high-quality demographic and health surveys. Information about the MEASURE DHS+ project can be obtained by contacting: Macro International Inc., 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705 USA (Telephone: 301-572-0200; Fax: 301-572-0999; E-mail: reports@macroint.com; Internet: http://www.macroint.com/dhs/). Recommended citation: Sharmanov, Almaz. 2000. Anemia Testing Manual for Population-Based Surveys. Calverton, Maryland U.S.A.: Macro International Inc. TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ix Liste des graphiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xvii Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxi Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxiii Sigles et abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxv Résume . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxvii Carte du Niger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxx CHAP ITRE 1 1.1 1.2 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L 'ENQUÊTE 1 CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES DU PAYS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I 1.I.1 Géographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.1.2 Histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1.1.3 Situation économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.1.4 Situation démographique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 1.1.5 Situation sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 1.1.6 Politique de population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 MÉTHODOLOGIE DE L 'ENQUÊTE 6 1.2.1 Cadre institutionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 1.2.2 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . « . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 1.2.3 Questionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1.2.4 Echantdlonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 1.2.5 Personnel et calendrier des activités de I 'EDSN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 1.2.6 Collecte des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 1.2.7 Exploitation des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 CHAP ITRE 2 2.1 2.2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES ENQUÊTÉS . . . . . . . . . . . . . 13 ENQUÊTE MÉNAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 2.1.1 Structure par sexe et âge de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 2.1.2 Taille et composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 2.1.3 Niveau d'instruction de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 2.1.4 Caractéristiques des logements et biens possédés par le ménage . . . . . . . . . . 21 2.1.5 Consommation de sel iodé par les ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 ENQUÊTE INDIVIDUELLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2.2.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2.2.2 Caractéristiques des couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 iii 2.3 2.4 Page 2.2.3 Accès aux média . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 2.3.1 Emploi des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 2.3.2 Garde des enfants en bas âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 2.3.3 Emploi des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 EXODE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 CHAPITRE 3 3.1 3.2 3.3 3.4 3.5 3.6 FÉCONDITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DU«VÉRENTIELLE . . . . . . . . . . . 46 TENDANCES DE LA FÉCONDrrÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 PARITÉ ET STÉRILITI5 PRIMAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 3.3.1 Parit6 et st6rilité primaire des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 3.3.2 Parit6 des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 CHAPITRE 4 PLANIFICATION FAMILIALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 4.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 4.2 PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 4.3 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 4.4 NOMBRE D'ENFANTS À LA PREMIÈRE UTILISATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 4.5 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 4.6 CONNAISSANCE DES EI«FETS DE L'ALLAITEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 4.7 SOURCE D'APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . 78 4.8 UTILISATION FUTURE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 4.9 SOURCES D'INFORMATION SUR LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 4.10 OPINIONS ET A I I ï i tSDES VIS-À-VIS DE LA PLANIFICATION FAMILIALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 CHAPITRE 5 5.1 5.2 5.3 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AUX RISQUES DE GROSSESSE . . . . . . . . . . 89 ÉTAT MATRIMONIAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 POLYGAMIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION ET ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 5.3.1 Âge à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 iv 5.4 5.5 Page 5.3.2 Âge aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTI5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 6.1 DÉSIR D'AVOIR DES ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 6.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE . . . . . . . . . . . . . . . . 111 6.3 NOMBRE TOTAL D'ENFANTS DÉSIRÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 6.4 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 CHAPITRE 7 7.1 7.2 7.3 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L'ENFANT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 SOINS PRÉNATALS ET ACCOUCHEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 7.1.1 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 7.1.2 Accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 VACCINATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 MALADIES DES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 7.3.1 Infections respiratoires et fièvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 7.3.2 Diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138 CHAPITRE 8 8.1 8.2 8.3 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151 8,2.1 Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151 8.2.2 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152 8,2.3 Tendances de la malnutrition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158 ÉTAT NUTRITIONNEL DES MÈRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159 CHAPITRE 9 MORTALITÉ DES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 9.1 MÉTHODOLOGIE ET QUAL1TI~ DES DONNÉES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 9.2 NIVEAUX ET TENDANCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164 9.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES ~k HAUTS RISQUES . . . . . . . . 167 Page CHAPITRE 10 EXCISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175 I0.1 CONNAISSANCE ET PRATIQUE DE L'EXCISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175 10.1.1 Connaissance de rexcision parmi les femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . 175 10.1.2 Pratique de rexcision parmi les femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176 10.1.3 Pratique de rexcision parmi les filles des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . 178 10.2 ÂGE À L'EXCISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 10.2.1 Âge à l'excision des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 10.2.2 Âge à l'excision des filles aînées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 10.3 PERSONNE AYANT PRATIQUE L'EXCISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182 10.4 PERCEPTION ET OPINION SUR L'EXCISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 10.4.1 Opinion sur la poursuite de l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 10.4.2 Raisons données à la poursuite de l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184 10.4.3 Raisons données à l'abandon de rexcision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 CHAPITRE 11 MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ET SIDA . . . . . . 189 11.1 COMPORTEMENT SEXUEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189 11.1.1 Nombre de partenaires sexuels des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189 11.1.2 Nombre de partenaires sexuelles des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191 11.1.3 Rapports sexuels et gratifications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193 11.1.4 Dernière partenaire sexuelle des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195 11.2 MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195 11.2.1 Connaissance des MST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195 11.2.2 Eplsodes déclarés de MST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 11.2.3 Comportement face aux MST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198 11.3 CONNAISSANCE, PERCEPTION DU RISQUE ET PRÉVENTION DU SIDA . . . 199 11.3.1 Connaissance du sida et sources d'information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 11.3.2 Connaissance des moyens d'éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . 201 11.3.3 Perception du sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 205 11.3.4 Perception du risque de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208 11.3.5 Raisons de la perception des risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210 11.3.6 Changement de comportement pour éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . 212 11.4 CONNAISSANCE ET UTILISATION DU CONDOM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216 11.4.1 Connaissance du condom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216 vi 11.4.2 CHAPITRE 12 12.1 12.2 12.3 Page Utilisation du condom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 217 DISPONIBILITÉ DES SERVICES COMMUNAUTAIRES . . . . . . . . . . 221 CARACTÉRISTIQUES DES COMMUNAUTÉS RURALES . . . . . . . . . . . . . . . . . . 221 DISTANCE PAR RAPPORT AUX SERVICES SOCIO-ÉCONOMIQUF~ . . . . . . . 222 DISPONIBILITÉ DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 228 12.3.1 Disponibilité des établissements de santé offrant des services de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 230 12.3.2 Disponibilité des établissements de santé offrant des services de santé maternelle et infantile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232 RÉFERÉNCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237 ANNEXEA PLAN DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237 A.1 INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 239 A.2 BASE DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240 A.3 CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES DE L'ÉCHANTILLON . . . . . . . . . . . . . . . . 241 A.4 RÉPARTITION DE L'ÉCHANTILLON . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 241 A.5 STRATIFICATION ET TIRAGE D'UNITES AREOLAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . 244 A.6 SEGMENTATION DES GRANDES ZD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 245 A.7 PROBABILITIÉS DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 245 A.8 ÉCHANTILLON HOMME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 247 A.9 ÉCHANTILLON SUPPLÉMENTAIRE DE MARADI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 247 A.10 RÉSULTATS DES ENQUÊTES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 248 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 251 ANNEXE C TABLEAU POUR L'ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . . . . 267 ANNEXE D PERSONNEL DE L'EDSN-II . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 275 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 279 vii Tableau 1.1 Tableau 2.1 Tableau 2.2 Tableau 2.3 Tableau 2.4 Tableau 2.5.1 Tableau 2.5.2 Tableau 2.6 Tableau 2.7 Tableau 2.8 Tableau 2.9 Tableau 2.10 Tableau 2.11 Tableau 2.12 Tableau 2.13 Tableau 2.14.1 Tableau 2.14.2 Tableau 2.15 Tableau 2.16 Tableau 2.17 Tableau 2.18 Tableau 2.19 Tableau 2.20 LISTE DES TABLEAUX Page Taille et couverture de l'échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Population des ménages par âge et sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Population (de fait) par âge selon différentes sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Niveau d'instruction de la population des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Niveau d'instruction de la population des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 Taux de scolarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Caractéristiques des logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Biens durables possédés par le ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Consommation de sel iodé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Caractéristiques socio-démographiqnes des enqnêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Niveau d'instruction des femmes et des hommes enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Fréquentation scolaire et raisons de l'abandon de l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Caractéristiques différentielles des couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Accès des femmes aux média . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Accès des hommes aux média . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 Employeur et formes de revenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Occupation des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Décisions sur l'utilisation des revenus des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Soins des enfants et travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Occupation des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 ix Tableau 2.21.1 Tableau 2.21.2 Tableau 2.22 Tableau 3.1 Tableau 3.2 Tableau 3.3 Tableau 3.4 Tableau 3.5 Tableau 3.6.1 Tableau 3.6.2 Tableau 3.7 Tableau 3.8 Tableau 3.9 Tableau 3.10 Tableau 4.1 Tableau 4.2 Tableau 4.3 Tableau 4.4 Tableau 4.5 Tableau 4.6 Tableau 4.7 Tableau 4.8 Tableau 4.9 Page Exode des conjoints au cours des 12 derniers mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Exode des hommes au cours des 12 derniers mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Destination de l'exode au cours des 12 derniers mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Fécondité actuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Fécondité par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 Fécondité selon différentes sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Tendances de la fécondité par âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Tendances de la fécondité par durée de l'union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Enfants nés vivants et enfants survivants des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 Intervalle intergénésiqne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 Age à la prenuere naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 ^ • . • ,• . . . Age medlan a la prenuere nmssance par caracténstlques socio-démographiqnes . . . 59 Fécondité des adolescentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 Connaissance des méthodes contraceptives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 Connaissance des méthodes contraceptives par les couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Utilisation de la contraception à un moment quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 Utilisation actuelle de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 Nombre d'enfants à la première utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Connaissance de la période féconde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 Effet contraceptif de l'allaltement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Tableau 4.10 Tableau 4.11 Tableau 4.12 Tal~leau 4.13 Tableau 4.14 Tableau 4.15 Tableau 4.16 Tableau 4.17 Tableau 4.18 Tableau 4.19 Tableau 5.1 Tableau 5.2 Tableau 5.3 Tableau 5A Tableau 5.5 Tableau 5.6 Tableau 5.7 Tableau 5.8 Tableau 5.9 Tableau 5.10 Tableau 6.1 Tableau 6.2 Tableau 6.3 Tableau 6.4 Fage Source d'approvisionnement en contraceptifs modernes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Utilisation future de la contraception. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 Demande d' autorisation d'utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Raison de non-utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 Méthode contraceptive préférée pour une utilisation future . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 Messages sur la panification familiale diffusés à la radio et à la télévision . . . . . . . . 84 Messages par écrit sur la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 Approbation de l'utilisation de la radio et de la télévision dans la diffusion de messages sur la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 Discussion sur la planification familiale avec le conjoint . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87 Opinion des couples face à la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88 État matrimonial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Nombre d'épouses et de co-épouses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 Âge à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 Âge médian à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Âge aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 Âge médian aux premiers rapports sexuels i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 Activité sexuelle récente des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 Activité sexuelle récente des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102 Durée médiane de l'insusceptibilité post-partum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103 Préférences en matière de fécondité selon le nombre d'enfants vivants . . . . . . . . . . 106 Préférences en matière de fécondité selon l'âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 Préférences des couples monogames en matière de fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 Désir de limiter les naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110 xi Tableau 6.5 Tableau 6.6 Tableau 6.7 Tableau 6.8 Tableau 6.9 Tableau 7.1 Tableau 7.2 Tableau 7.3 Tableau 7.4 Tableau 7.5 Tableau 7.6 Tableau 7.7 Tableau 7.8 Tableau 7.9 Tableau 7.10 Tableau 7.11 Tableau 7.12 Tableau 7.13 Tableau 7.14 Tableau 8.1 Tableau 8.2 Tableau 8.3 Tableau 8.4 Tableau 8.5 Page Besoins en matière de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112 Nombre idéal d'enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114 Nombre idéal d'enfants par caractéfistiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . 116 Planification de la fécondit6 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 Taux de fécondité désirée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 Vaccination antitétanique et supplémentation en fer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 Lieu de l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 Assistance lors de l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127 Caractéristiques de l'accouchement : césarienne, poids et grosseur à la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 Consultations postnatales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 Vaccinations selon les sources d'information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 Vaccinations selon les caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . 133 Vitamine A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 Prévalence et traitement des infections respiratoires aiguës et de la fièvre . . . . . . . 137 Prévalence de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139 Connaissance du traitement de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141 Traitement de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142 Allaitement initial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 Type d'aliments selon l'âge de l'enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149 Durée médiane et fréquence de l'allaitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150 Etat numtmnnel des enfants par caracténsUques soclo-demographlques . . . . . . . . 153 xii Tableau 8.6 Tableau 8.7 Tableau 9.1 Tableau 9.2 Tableau 9.3 Tableau 9.4 Tableau 10.1 Tableau 10.2 Tableau 10.3 Tableau 10.4 Tableau 10.5.1 Tableau 10.5.2 Tableau 10.6 Tableau 10.7 Tableau 10.8 Tableau 10.9 Tableau 10.I0 Tableau 11.1.1 Tableau 11.1.2 Tableau 11.2 Tableau 11.3 Tableau 11.4 Tableau 11.5 Page Indicateurs anthropométriques de l'état nutritionnel des mères . . . . . . . . . . . . . . . . 159 Indicateurs anthropométdques des mères par caractéristiquês socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161 Mortalité des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165 Mortalité des enfants par caractéristiques de la mère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168 Mortalité des enfants par caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 Comportement procréateur à hauts risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 Connaissance et pratique de l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176 Type d'excision pratiquée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177 Exeision des filles des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 178 Type d'excision des filles ainées des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179 Âge des enquêtées à l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 Âge des filles aînées à l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182 Type de personne ayant pratiqué l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182 Opinion des femmes sur la pratique de l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 Connaissance et opinion des hommes concernant la pratique de l'excision . . . . . . 184 Raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être maintenue . . . . . . . . 185 Raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être abandonnée . . . . . . . 187 Nombre de partenaires sexuels : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190 Nombre de partenaires sexuelles : hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192 Paiement pour rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193 Dernière personne avec laquelle les hommes ont eu des rapports sexuels . . . . . . . . 194 Connaissance des Maladies Sêxuellement Transmissibles (MST) . . . . . . . . . . . . . . 196 Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) au cours des 12 derniers mois . . . . 198 xiii Tableau 11.6 Tableau 11.7 Tableau 11.8.1 Tableau 11.8.2 Tableau 11.9.1 Tableau 11.9.2 Tableau 11.10 Tableau 11.11 Tableau 11.12 Tableau 11.13 Tableau 11.14 Tableau 11.15 Tableau 11.16 Tableau 11.17 Tableau 11.18 Tableau 12.1 Tableau 12.2 Tableau 12.3 Tableau 12.4 Tableau 12.5 Tableau 12.6 Tableau 12.7 Page Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et comportement . . . . . . . . . . . . . . 199 Connaissance du sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Connaissance par les femmes des moyens d'éviter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202 Connaissance par les hommes des moyens d'éviter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 204 Perception du sida par les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 206 Perception du sida par les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207 Perception du risque de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208 Perception du risque de contracter le sida par les couple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme nuls/minimes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme modérés/importants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 Comportement des femmes pour éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213 Comportement des hommes pour éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 Connaissance du condom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216 Utilisation du condom par les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 217 Utilisation du condom par les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219 Caractéristiques des communautés rurales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 222 Distance par rapport aux services socio-économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 223 Distance par rapport aux établissements de santé les plus proches . . . . . . . . . . . . . 228 Temps de trajet pour atteindre les établissements de santé les plus proches . . . . . . 229 Distance par rapport aux services de planification familiale les plus proches . . . . . 230 Temps de trajet pour atteindre les services de planification familiale les plus proches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231 Distance par rapport aux services de santé maternelle et infantile les plus proches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232 xiv Tableau 12.8 Tableau 12.9 Tableau A.1 Tableau A.2 Tableau A.3 Tableau A.4 Tableau A.5 Tableau A.6 Tableau A.7 Tableau A.8 Tableau A.9 Tableau A.10 Tableau A.11.1 Tableau A. 11.2 Tableau B.1 Tableau B.2 Tableau B.3 Tableau B.4 Tableau B.5 Tableau B.6 Tableau B.7 Tableau B.8 Page Temps de trajet pour atteindre les services de santé maternelle et infantile les plus proches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233 Distance par rapport aux services de santé maternelle infantile les plus proches selon le type de soin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234 Caractéristiques de la base de sondage en terme de ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240 Population du Niger estimée en juin 1997 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 241 Population couverte par I'EDSN-H . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 241 Répartition de la population couverte par I'EDSN-II . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242 Éc " hanullon propomonnel de femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242 Echantillon de femmes proposé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242 Nombre de ménages à tirer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 243 Nombre calculé de grappes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 243 Nombre de grappes tirées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 244 Nombre de ménages à tirer avec l'échantillon de grappes proposé . . . . . . . . . . . . . 249 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des femmes par milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 249 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des hommes par milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 256 Erreurs de sondage - Échantillon national . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 257 Erreurs de sondage - Urbain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258 Erreurs de sondage - Rural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 259 Erreurs de sondage - Niamey . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 260 Erreurs de sondage - Dosso . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 261 Erreurs de sondage - Maradi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 262 Erreurs de sondage - Tahoua/Agadez . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 263 XV Tableau B.9 Tableau B.10 Tableau C.1 Tableau C.2 Tableau C.3 Tableau C.4 Tableau C.5 Tableau C.6 Tableau C.7 Page Erreurs de sondage - Tillabéri . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 264 Erreurs de sondage - Zinder/Diffa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 265 Répartition par âge de la population des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 269 Répartition par âge des femmes éligibles et des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . 270 Répartition des hommes éligibles et des hommes enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 270 Complétude de l'enregistrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 271 Naissances par année du calendrier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272 Enregistrement de l'âge au décès en jours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273 Enregistrement de l 'âge au décès en mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274 xvi Graphique 2.1 Graphique 2.2 Graphique 2.3 Graphique 2.4 Graphique 3.1 Graphique 3.2 Graphique 3.3 Graphique 3.4 Graphique 3.5 Graphique 3.6 Graphique 4.1 Graphique 4.2 Graphique 4.3 Graphique 4.4 Graphique 4.5 Graphique 4.6 Graphique 5.1 Graphique 5.2 Graphique 5.3 Graphique 6.1 LISTE DES GRAPHIQUES Page Pyramide des âges de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Taux de scolarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Caractédstiques des logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Caractéristiqnes des couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Indice synthétique de fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans . . . . . . . . . . . . . 49 Fécondité par âge selon le RGP (1988), I'EDSN-I (1992) et I'EDSN-II (1998) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Taux de fécondité par âge par période de cinq ans précédant l'enquête . . . . . . . . . . 52 Tendances de I'ISF pour les femmes de 15-34 ans selon I'EDSN-I (1992) et I'EDSN-II (1998) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Proportion d'adolescentes ayant commencé leur vie fé, conde . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 Connaissance des méthodes contraceptives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Connaissance de la contraception moderne par les couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Prévalence de la contraception (ensemble des femmes et des hommes) . . . . . . . . . . 72 Utilisation actuelle de la contraception par les femmes et les hommes en union . , . 74 Tendances de la prévalence contraceptive moderne chez les femmes en union, EDSN-I (1992) et EDSN-II (1998) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 Intention d'utiliser la contraception par les femmes et les hommes actuellement en union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . : . . . . . . . 80 Proportion de femmes et d'hommes célibataires selon l'âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90 Âge médian des femmes et des hommes à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 Âge médian des femmes à la première union et aux premiers rapports sexuels . . . . 98 Désir d'enfants supplémentaires des femmes en union, selon le nombre d'enfants vivants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 xvii Graphique 6.2 Graphique 6.3 Graphique 6.4 Graphique 7.1 Graphique 7.2 Graphique 7.3 Graphique 7.4 Graphique 7.5 Graphique 7.6 Graphique 7.7 Graphique 8.1 Graphique 8.2 Graphique 8.3 Graphique 8.4 Graphique 8.5 Graphique 9.1 Graphique 9.2 Graphique 9.3 Graphique 9.4 Graphique 10.1 Page Proportion de femmes et d'hommes en union ne voulant plus d'enfants, selon le nombre d'enfants vivants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 Nombre idéal d'enfants pour les femmes et les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée . . . . . . . 119 Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans pour lesquels la mère a bénéficié de soins prénatals pendant la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans nés avec l'assistance d'un professionnel de la santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128 Vaccination des enfants de 12-23 mois selon le type de vaccin . . . . . . . . . . . . . . . . 132 Pourcentage d'enfants de 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 Prévalence des Infection~ Respiratoires Aiguës (IRA) et de la fièvre chez les enfants de moins de 3 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 3 ans et utilisation de la TRO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 Alimentation des enfants ayant la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143 Pratique d'allaitement des enfants de moins de 3 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146 État nutritionnel des enfants de moins de 3 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154 Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans présentant un retard de croissance . . . . . 155 Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans atteints d'émaciation . . . . . . . . . . . . . . . . 157 Tendance de la malnutrition des enfants de moins de 3 ans entre I'EDSN-I (1992) et I'EDSN-II (1998) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158 Évolution de la mortalité infantile et juvénile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166 Tendances de la mortalité des enfants de moins de 5 ans selon I'EDSN-I (1992) et I'EDSN-II (1998) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166 Mortalité infantile et juvénile selon les caractéristiques de la mère . . . . . . . . . . . . . 169 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171 Objections à l'excision de la fille aînée de l'enquêtée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 xviii Page Graphique 10.2 Raisons données à la poursuite de l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 Graphique 10.3 Raisons données à l'abandon de l'excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 188 Graphique 11.1 Moyens d'éviter le sida cités par les femmes et les hommes connaissant le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203 Graphique 11.2 Perception du risque de contracter le sida par les femmes et les hommes connaissant le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 209 Graphique 11.3 Utilisation du condom comme contraceptif et/ou comme moyen de protection contre les MST/sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 220 xix PRÉFACE Lorsqu'en 1992, la Direction de la Statistique et des Comptes Nationaux réalisa, avec l'assistance technique et financière de l'USA/D, du FNUAP et de Macro International, la première Enquête Démographique et de Santé au Niger, les résultats fournis par cette importante opération de collecte des données avaient suscité de larges commentaires de la part des autorités politiques et administratives, des cadres, des spécialistes ainsi que des partenaires au développement. En effet, bien que venant confirmer une situation socio-économique très difficile des populations nigériennes, les indicateurs sanitaires, de mortalité infanto-juvénile et de mortalité maternelle se situaient à des niveaux extrêmement élevés et parmi les plus préoccupants observés depuis le début du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé, commencé en 1985. Ces données avaient, à l'époque, renforcé notre conviction qu'il était urgent de redoubler nos efforts pour améliorer rapidement les conditions de vie des populations nigériennes, notamment dans le domaine de la lutte contre la pauvreté et dans celui de l'amélioration de l'hygiène, de la santé, de l'éducation et de l'environnement. Six ans après, les résultats de la Deuxième Enquête Démographique et de Santé au Niger sont publiés dans ce rapport. Cette opération a été financée par I'USAID et l'Unicef et réalisée par Care International Niger, avec l'assistance de Macro International. Ces résultats sont encourageants, puisqu'une légère baisse de la mortalité juvénile semble être amorcée, conséquence des multiples efforts fournis par le Gouvernement nigérien et ses partenaires au développement. Cependant cette tendance reste à améliorer, car les données coUectées au cours de cette deuxième Enquête Démographique et de Santé indiquent que la situation socio- économique et sanitaire de notre pays demeure toujours très fragile. La mortalité infantile est l'une des plus élevée du monde et semble être resté stable depuis 1992; de nombreux enfants nigériens n'ont toujours pas accès aux soins de santé primaire et, notamment, ils ne reçoivent pas les principales vaccinations du Programme Élargi de Vaccinations (PEV). La malnutrition sévit encore beaucoup trop. En outre, la majorité des ménages nigériens vivent dans des conditions environnementales malsalnes et dans des logements démunis des commodités les plus élémentaires (sanitaires adéquats, eau potable, électricité, etc.). Nous devons donc continuer à nous mobiliser et à redoubler d'efforts pour améliorer la situation actuelle qui nous interpelle tous. C'est dans ce cadre d'ailleurs que le Gouvernement a élaboré et mis en oeuvre un vaste programme de réformes économiques qui a reçu le soutien de tous nos partenaires. Nous espérons que ceux-ci, au vu des résultats de cette Enquête, s'engageront davantage à nos côtés pour nous aider à faire face à ce défi que nous sommes bien décidés à relever, c'est-à-dire à combattre la pauvreté et à améliorer la situation socio-économique des populations nigériennes. Je voudrais adresser ici mes remerciements à tous ceux qui ont participé à la réalisation de cette enquête : son principal bailleur de fonds, l'USA/D, les organismes qui l'ont exécuté.e, à savoir Care International et Macro International, les autorités administratives et coutumières, les populations des zones enquêtées et les différentes équipes de cartographes, d'enquêteurs et d'enquêtrices ainsi que tout le personnel technique qui les a encadrées et supervisées. Ces résultats permettent d'enrichir notre système statistique et xxi notre base de données socio-économiques, en mettant à la disposition des utilisateurs et des décideurs des informations nécessaires et indispensables à l'élaboration et à la mise en oeuvre de programmes de développement plus efficients. xxii REMERCIEMENTS La deuxième Enquête Démographique et de S anté au Niger (EDSN-II) est une opération d'envergure nationale qui a mobilisé d'importantes ressources financières, matérielles et humaines. Elle n'a pu être réalisée dans d'excellentes conditions que grâce au soutien constant du Gouvernement de la République du Niger et, en particulier, à l'appui technique de la Direction de la Statistique et des Comptes Nationaux (DSCN) du Ministère des Finances et du Plan. La disponibilité des bailleurs de fonds, en particulier I'USAID, et le dynamisme de l'équipe technique responsable du projet au sein de CARE International an Niger et celui des agents de terrain ont aussi permis le succès de cette enquête. CARE International au Niger tient à adresser ses sincères remerciements à M. Bouzou Adainou, Directeur de la DSCN, et à M. Ibrahim Soumaila, Directeur-adjoint de la DSCN, pour leur appui inconditionnel tout au long de la réalisation de l'enquête. Nous remercions le bureau de I'USAID au Niger ainsi que celui de l'Unicef pour le financement de l'enquête. Nos remerciements vont aussi aux autorités administratives, religieuses et traditionnelles pour leur soutien, ainsi qu'aux femmes et aux hommes des zones enquêtées qui, malgré leurs multiples occupations quotidiennes, se sont prêtés aux questions souvent intimes des agents enquêteurs et enqnêtrices. La collaboration entre CARE International et Macro International, responsable du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé, a été exemplaire. Pour cette raison, nous tenons à remercier toute l'équipe technique de Macro International, plus particulièrement Mlle Michka Seroussi, Conseillère Technique Résidente, M. Bernard Barrère, Directeur Technique pour le Niger, Mme Thanh Lê et M. Mamadou Thiam, pour l'échantillonnage, et M. Keith Purvis, pour le traitement des données. Nos remerciements s'adressent également aux consultants nationaux qui sont intervenus pour la traduction des documents techniques et pour la formation en langue nationale du personnel de terrain. Nous tenons enfin à remercier tous les bureaux régionaux de CARE, l'équipe technique du projet (en particulier, Mme Odile Douillard, Chef de Projet pour CAR.E, Mlle Sabine Attama, Démographe, M. Alichina Idrissa Kourguéni, Spécialiste en enquêtes, et M. Harouna Koché, Informaticien) ainsi que tous les agents de bureau (personnel de saisie, secrétaire, gardiens) et de terrain (cartographes, énumérateurs, chefs d'équipes, contrôleuses, enqnêteurs, enquêtrices, chanffeurs) pour la conscience professionnelle dont ils ont fait preuve tout au long du projet. Le Directeur de CARE International au Niger Douglas Steinberg xxiii SIGLES ET ABRÉVIATIONS BCG BCR CAP CDC CILSS CM CNSF CNSR CONIPRAT DHS (EDS) DIU DS DTCoq EDS (DHS) ET EMIJ ENMU EPCES F CFA FNUAP GPS 1EC IMC IRA ISF ISFD ISSA MICSS MST NCHS OMS ONG PDS PEV PF PIB Bilié de Calmette et Guérin (vaccin antituberculeux) Bureau Central du Recensement Connaissance, Attitudes et Pratiques Centers for Disease Control (centre de contrôle des maladies, États-Unis) Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel Centres Médicaux Centre National de Santé Familiale Centre National de Santé de la Reproduction Comité Nigérien pour les Pratiques Traditionnelles Demographic and Health Surveys (Enquêtes Démographiques et de Santé) Dispositif Intra-Utérin Disponibilité des Services Diphtérie, Tétanos, Coqueluche (vaccin) Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Survêys) Ecart Type Enquête sur la Mortalité Infantile et Juvénile Enquête Nationale sur les Migrations et l'Urbanisation Enquête sur la Conjoncture Économique et Sociale Franc de la Communauté Financière Africaine Fonds des Nations Unies pour la Population Global Positioning System Information, Éducation, Communication Indice de Masse Corporelle Infections Respiratoires Aiguës Indice Synthétique de Fécondité Indice Synthétique de Fécondité Désirée Integrated System for Survey Analysis Multiple Indicator Cluster Sample Survey Maladies Sexuellement Transmissibles National Center for Health Statistics (Centre national des statistiques sanitaires, Etats-Ums) Organisation Mondiale de la Santé Organisation Non Gouvernementale Plan de Développement Sanitaire Programme Élargi de Vaccination Planification Familiale Produit Intérieur Brut XXV PMI PNLS/MST REPS RGP SIDA SMI SRO SR/PF ~N TGFG ~O UEMOA UNICEF UPS USAID VAT VIH ZD Protection Maternelle et Infantile Programme National de Lutte contre le Sida et les Maladies Sexuellement Transmissibles Racine Carrée de l'effet du Plan de Sondage Recensement Général de la Population Syndrome de l'Immuno-Dépression Acquise Santé Maternelle et Infantile Sels de Réhydratation par voie Orale Santé de la Reproduction/Planification Familiale Taux Brut de Natalité Taux Global de Fécondité Générale Thérapie de Réhydratation par voie Orale Union Economaque et Mon~train Ouest Africame Fonds des Nations Unies pour l'Enfance Unité Primaire de Sondage United States Agency for International Development (Agence des États-Unis pour le Développement International) Vaccination Antitétanique Virus de l'Immunodéficience Humaine Zones de Dénombrement xxvi I~SUMÉ L'Enquête Démographique et de Santé au Niger (EDSN-II) est une enquête par sondage, représentative au niveau national. Elle a été exécutée par CARE International au Niger, avec l'assistance technique de Macro International Inc, à l'aide de financements de I'USAID et de l'Unicef. L'EDSN-II fournit des informations détaillées sur la fécondité, la planification familiale, la santé maternelle et infantile, la pratique de l'excision, l'état nutritionnel des enfants et des mères, la mortalité infanto-juvénile, les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et le sida. Au cours de l'enquête, réalisée sur le terrain de mars àjuillet 1998, 5 928 ménages, 7 577 femmes âgées de 15-49 ans et 3 589 hommes de 15-59 ans ont été interviewés avec succès. Les informations recueillies sont significatives au niveau national et au niveau de chacun des six domaines d'études retenus dans le cadre de I'EDSN-II : ce sont la communauté urbaine de Niamey, les départements de Dosso, Maradi, Tillabéri et ceux d'Agadez/Tahoua et Zinder/Diffa. En ce qui concerne ces deux derniers domaines d'études, il a été décidé de coupler les départements afin que les données soient statistiquement représentatives. De plus, les données sont représentatives selon le milieu de résidence, à savoir, Niamey, les Autres Villes et le milieu rural. La fécondité des femmes nigériennes est la plus élevée du monde. Avec les niveaux actuels de fécondité, chaque femme aura 7,5 enfants à la fin de sa vie féconde. Le niveau de la fécondité présente des variations assez prononcées selon le milieu et la région de résidence. La fécondité du milieu rural (7,9 enfants) est nettement plus élevée que celle du milieu urbain (5,9 enfants). Avec 5,2 enfants par femme, Niamey se caractérise par le niveau le plus faible. C'est dans les départements de Maradi (8,7 enfants), de Zinder/Diffa et de Tillabéri (7,8 enfants) que l'on observe les niveaux les plus élevés. Par ailleurs, les femmes ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus ont, en moyenne, 3 enfants de moins que celles qui n'ont jamais fréquenté l'école (4,6 contre 7,8). La précocité de la fécondité explique, en grande partie, son niveau élevé. En effet, une femme de 25-49 ans sur deux a eu sa première naissance avant l'âge de 18 ans. De même, les adolescentes (15-19 ans) contribuent pour près de 14 % à la fécondité totale des femmes. Au moment de l'enquête, 36 % des adolescentes étaient déjà mères et 7 % étaient enceintes pour la première fois. La fécondité est plus précoce en milieu rural, où l'on enregistre 49 % d'adolescentes ayant commencé leur vie féconde, qu'en milieu urbain où cette proportion est de 24 %. Au nombre des facteurs qui expliquent les niveaux et la tendance de la fécondité, on peut citer la précocité du mariage et l'activité sexuelle. Ainsi, une femme de 25-49 ans sur deux était déjà en union à 15,1 ans et avait eu ses premiers rapports sexuels au même âge. Au Niger, le mariage est universel. Au moment de l'enquête, 84 % des femmes et 66 % des hommes étaient en union. Par ailleurs, la polygamie est très répandue : 38 % des femmes en union et 23 % des hommes en union vivent en union polygame. Par ailleurs, l'utilisation très faible de moyens contraceptifs est un autre facteur qui explique le niveau élevé de la fécondité. Si les méthodes contraceptives modernes sont assez bien connues au Niger (75 % des femmes en union et 93 % des hommes en union ont déclaré connaître, au moins, une méthode contraceptive moderne), l'utilisation au moment de l'enquête reste néanmoins très faible. En effet, seulement 5 % des femmes en union et 8 % des hommes en union ont déclaré utiliser une méthode moderne de contraception au moment de l'enquête. L'utilisation de la contraception moderne par les femmes en union est près de dix fois plus importante en milieu urbain (19 %), qu'en milieu rural (2 %). Chez les hommes, la prévalence atteint 25 % en milieu urbain et 4 % en milieu rural. La méthode moderne la plus utilisée par les femmes et les hommes en union est la pilule (respectivement, 3 % et 5 %). xxvii Bien que l'utilisation des méthodes contraceptives modernes reste encore très faible, on constate que le niveau actuel est deux fois plus élevé chez les femmes en union que celui enregistré en 1992. L'utilisation actuelle de la contraception est très faible chez les femmes en union, mais les besoins non-satisfaits en matière de planification familiale ne sont pas très importants. Moins d'une femme en union sur cinq (17 %) en exprime le besoin, l'espacement des naissances (14 %) demeurant la principale préoccupation. À l'heure actuelle, un tiers (33 %) de la demande potentielle totale en planification familiale chez les femmes en union se trouve satisfaite au Niger. Si tous les besoins en matière de planification familiale étaient couverts, la prévalence contraceptive des femmes en union ne serait que de 25 %, ce qui est néanmoins quatre fois plus élevé que la prévalence enregistrée. Il faut noter que la planification des naissances n'est pas un sujet de discussion entre les conjoints au Niger. Plus de deux femmes en union sur trois (69 %) n'ont jamais eu de discussion sur la planification familiale avec leur mari au cours des douze mois ayant précédé l'enquête. Par ailleurs, on constate que les Nigériens restent attachés à une descendance nombreuse. Le nombre idéal moyen d'enfants est de 8,5 chez les femmes en union et de 12,3 chez les hommes en union. Pour cette raison, seulement 10 % des femmes et 4 % des hommes ont déclaré ne plus vouloir d'enfants. De ce fait, la fécondité désirée (7,2) est de même niveau que la fécondité actuelle (7,5), sauf dans le cas de Niamey, où on enregistre une fécondité désirée inférieure de près d'un enfant à ce qu'elle est actuellement (4,6 contre 5,2). D'autre part, I'EDSN-II a permis de recueillir des données sur la santé matemeUe et infantile. En ce qui concerne les soins prénatals et les conditions d'accouchement, on constate qu'an Niger, pour 40 % des naissances survenues dans les 3 années précédant l'enquête, les mères ont effectué une visite prénatale et que seulement un tiers d'entre elles (34 %) ont été protégées contre le tétanos néonatal, par, au moins, une dose de vaccin antitétanique. On constate des écarts importants selon le milieu de résidence. En milieu urbain, pour neuf naissances sur dix, les mères ont reçu des soins prénatals et sept mères sur dix ont été vaccin~es contre le tétanos néonatal. Ces proportions sont, respectivement, de 96 % et 72 % à Niamey. En milieu rural, par contre, seulement 30 % des naissances ont bénéficié de consultations prénatales et 28 % de vaccinations antitétaniques. En ce qui concerne les vaccinations des enfants, on constate que 47 % des enfants de 12-23 mois ont reçu le BCG, 25 % les trois doses de DTCoq et 24 %, celles de la Polio, et 35 % ont été vaccinés contre la rougeole. Au total, moins d'un enfant de 12-23 mois sur cinq (18 %) a reçu toutes les vaccinations du Programme Élargi de Vaccination (PEV). Panui les enfants de 12-23 mois, 40 % n'avaient reçu aucune vaccination. La couverture vaccinale n'a pas évolué depuis 1992, où l'on avait enregistré 17 % d'enfants totalement vaccinés. Par contre, la proportion d'enfants n'ayant reçu aucun vaccin a considérablêment diminué, les proportions étant passées de 60 % à 40 %. Par ailleurs, la couverture vaccinale est cinq fois plus importante en milieu urbain (54 % des enfants de 12-23 mois ont reçu toutes les vaccinations), et sept fois plus à Niamey (71%), qu'en milieu rural (11%). Au Niger, les infections respiratoims aignës et la diarrhée sont des problèmes de santé importants chez les enfants. Quatorze pour cent des enfants de moins de trois ans ont souffert de toux accompagnée de respiration courte et rapide au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête. De même, plus d'un enfant sur trois (38 %) a eu un ou plusieurs épisodes diarrhéiques durant les deux semaines ayant précédé l'enquête. Au cours des épisodes diarrhéiqnes, quatre enfants sur cinq (79 %) n'ont bénéficié d'aucun type de réhydratation, et seulement 18 % ont été conduits dans un établissement de santé au cours de leur maladie. xxviii Les mères nigériennes allaitent toutes leurs enfants. La proportion d'enfants de moins de 3 ans aUaités est élevée à tous les âges (à 12-13 mois, 95 % des enfants sont encore allaités) et un enfant sur deux est allaité pendant 20,6 mois. Cependant, seulement 42 % des enfants ne sont mis au sein que 24 heures après leur naissance, ce qui peut se révéler néfaste pour leur santé. Par ailleurs, si l'allaitement est quasi général, l'ailaitement exclusif est, quant à lui, pratiquement inexistant. En effet, moins de 1% des enfants de 0-3 mois sont exclusivement allaités au sein. A partir de 6 mois, tous les enfants devraient recevoir une alimentation de complément : 93 % des enfants nigériens de 7-9 mois sont nourris conformément à ces recommandations. L'état nutritionnel des enfants nigériens de moins de 3 ans est alarmant. Les indices concernant l'état nutritionnel montrent qu'un enfant âgé de moins de 3 ans sur cinq (21%) est atteint d'émaciation, c'est-à- dire qu'il est trop maigre par rapport à sa taille. En outre, deux enfants sur cinq (41%) souffrent de malnutrition chronique, ou accusent un retard de croissance, c'est-à-dire sont trop petits pour leur âge. Au Niger, la mortalité infanto-juvénile reste élevée. Durant la période 1993-1998, sur 1 000 naissances vivantes, 123 sont décédées avant d'atteindre l'âge d'un an, et sur 1 000 enfants atteignant leur premier anniversaire, 172 sont décédés avant d'atteindre 5 ans. Au total, plus d'un enfant sur quatre (274 %o) est décédé avant l'âge de 5 ans. Cependant, on constate que la mortalité infanto-juvénile semble avoir amorcé une baisse sensible puisque son niveau était de 318 %o pour la période 1988-1992. La pratique de l'excision est peu courante au Niger et de ce fait, elle semble peu connue des femmes de 15-49 ans. Seulement 28 % d'entre elles ont déclaré en avoir entendu parler et seulement 5 % sont excisées. Près d'un tiers des femmes ont subi cette pratique entre 0 et 4 ans et l'âge médian s'établit à 5,8 ans. De plus, dans la majorité des cas (85 %), l'excision est pratiquée par des tradi-praticien et plus spécifiquement, par des exciseuses. D'autre part, 49 % des femmes de 15-49 ans connaissant l'excision se prononcent pour l'abandon de cette pratique. Au Niger, moins d'une femme sur deux (48 %) a déclaré connaître des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST). Le niveau de connaissance des hommes est plus élevé puisque 86 % d'entre eux ont déclaré qu'ils connaissaient les MST. Quant au sida, 55 % des femmes et 89 % ont déclaré le connaître. Cependant, parmi les personnes qui ont déclaré connaïtre le sida, une proportion non négligeable (31% des femmes et 23 % des hommes) ne connaissent aucun moyen de protection. De plus, seulement 1% des femmes et 9 % des hommes qui connaissent la maladie ont déclaré utiliser le condom comme moyen de protection contre le sida. xxix NIGER , LIBYE BURKINA FASO TAHOUA :"s'~A ALGERIE MARADI NIGERIA AGADEZ ZlNDER DIFFA TCHAD CHAPITRE 1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L'ENQUÊTE 1.1 CARACTÉRIST IQUES GÉNÉRALES DU PAYS 1.1.1 Géographie Le Niger, avec une superficie de 1 267 000 km 2, est un pays continental situé au coeur de l'Afrique de l'Ouest. Situé entre 11 o 37 et 23 °23 de latitude nord et entre le méridien de Greenwich et 16 o de longitude est, à 700 km au nord du golfe de Guinée, à 1 900 km à l'est de la côte Atlantique et 1 200 km au sud de la Méditerranée, le Niger est limité au nord par l'Algérie et la Libye, à l'est par le Tchad, au sud par le Nigéria et le Bénin, à l'ouest par le Burkina Faso et au nord-ouest par le Mali. Le Niger est donc un pays complètement enclavé, à mi-chemin entre la Méditerranée et le golfe de Guinée; pays soudano sahélien, il est considéré comme l'une des régions les plus chaudes du globe. Du point de vue climatique, le Niger est caractérisé par un climat tropical de type soudanien qui alterne entre deux saisons, une longue saison sèche d'octobre à mai et une courte saison de pluies de mai à septembre. Les températures moyennes les plus élevées sont enregistrées entre mars et avril où elles dépassent les 40°C, tandis que les plus basses le sont de décembre à février où elles peuvent descendre en- dessous de 10°C. Le territoire est partagé en trois zones climatiques : au nord, une immense zone saharienne, couvrant les trois cinquièmes du pays, peuplée essentiellement de nomades et renfermant les principaux minerais exploités; au centre, une zone sahélienne, qui reçoit des précipitations moyennes de 200 à 300 mm d'eau par an; au sud, une zone soudanienne; c'est la partie la plus arrosée du pays, avec des hauteurs moyennes de pluies de 300 à 650 mm par an. Zone à vocation agricole, elle est caractérisée par une végétation de savane et elle est consacrée à des cultures de mil, de sorgho, de maïs et d'arachide. Le relief nigérien est peu contrasté. Au nord-est, les hauts plateaux (800 à 1 000 m d'altitude) sont bordés d'escarpements qui en rendent l'accès difficile. A l'ouest et au sud se trouvent de bas plateaux (200 à 500 m d'altitude), tandis qu'au nord du 17 « parallèle s'étend le massif de l'A/r, bordé, à l'ouest et au sud, par une dépression périphérique. Le Niger ne possède qu'un seul cours d'eau permanent, le fleuve Niger, qui traverse le pays sur une longueur d'environ 500 km dans sa partie ouest. On trouve aussi quelques lacs permanents dont le principal, le lac Tchad, est situé dans la partie sud-ouest du pays et plusieurs rivières semi permanentes dont les affluents de la rive droite du Niger à l'ouest et la Komadougou Yobé au sud-est. Malgré cela, selon les estimations des spécialistes, les ressources en eau du Niger seraient assez importantes même si elles demeurent inégalement réparties. Ainsi le potentiel d'irrigation est estimé à 270 000 hectares en termes d'eaux de surface et d'eaux souterraines. Celles-ci, bien que très abondantes, sont difficilement exploitables parce qu'essentiellement constituées de nappes fossiles assez profondes. Elles sont estimées à près de 36 milliards de m 3. Enf'm, les sols agricoles, principale ressource de la majorité de la population, peuvent se regrouper en deux grandes catégories pédologiqnes classiques : les sols ferrugineux tropicaux ou sols dunaires représentant 80 à 85 % de la superficie agricole cultivable; Les sols hydromorphes ou "goulbi", moyennement argileux, représentant 15 à 20 % de la superficie agricole cultivable. 1.1.2 Histoire Le Niger actuel est né le 18 décembre 1958, après un référendum transformant l'ancienne colonie française en une république autonome et dont l'indépendance est proclamée le 3 anl~t 1960. Bien avant sa conquête par les Français, le territoire qui constitue le Niger actuel a connu, aux environs du VII ~ siècle après Jésus Christ, des structures étatiques de type moderne, plus ou moins centralisées. Ceci a été favoris~ par la position géographique privilégiée du Niger, zone de passage et trait d'union entre le monde arabo-berbère et le monde noir. Les populations nigériennes sont ainsi le fruit de migrations très anciennes et de multiples brassages notamment favorisés par la pénétration et l'extension de l'Islam qui se développera très rapidement. Au XIV « siècle, des structures politiques de plus en plus complexes, nées avec la création d'ensembles très stratifiés, vont apparaître. C'est le cas de l'empire Songhai le long du fleuve Niger, du Kanem autour du lac Tchad et, en direction du nord, de l'État Inoussoufa de Takkeda, des États Haoussa dont le Gobir et de l'empire peuhl de Sokoto au sud du fleuve Niger. Au début du XX ~ siècle, les Français achevèrent la reconnaissance du territoire du Niger qu'ils occupent. En installant leur administration, ils subdivisent le pays, désigné sous le nom de territoire militaire, en plusieurs circonscriptions administratives (cercles et subdivisions). Ainsi en 1907, le pays est subdivisé en deux grandes régions (Ouest et Est); de 1907 à 1910, le nombre des régions est porté a cinq : Tombouctou, Gao, Niamey, Zinder et Bilma. En 1911, les régions sont supprimées et les cercles deviennent les unités administratives les plus importantes du pays. En 1922, ce qui était un territoire militaire est transformé en colonie. Après l'indépendance en 1960, le pays se dote d'une constitution instaurant un régime de type présidentiel et garde la même subdivision administrative; celle-ci sera réformée en 1964 et les départements, les arrondissements et les postes administratifs remplaceront les cercles et subdivisions. L'année 1974 verra la fin de la première république avec le coup d'état d'avril 1974 et l'instauration d'un régime militaire qui sera remplacé par la deuxième république en 1989. Celle-ci sera aussi remplacée, après la tenue pendant trois mois, du 29 juillet au 6 novembre 1991, d'une conférence nationale souveraine des forces vives de la nation. Après une transition de quinze mois, des élections pluralistes sont organisées, consacrant la mise en place de la troisième république née après le référendum constitutionnel de décembre 1992. Un autre régime militaire, issu d'un coup d'état de janvier 1996, mettra fin à la troisième république. La quatrième république verra aussi le jour trois mois et demi après ce coup d'état, suite au référendum constitutionnel de mai 1996. Malgré cette succession de républiques, le découpage administratif a très peu varié de 1960 à 1998. Ainsi, en 38 ans d'indépendance, le pays n'aura connu que deux importantes réformes administratives. Tout 2 d'abord, celle du 5 novembre 1964 qui ra subdivisé en départements, arrondissements et postes administratifs. Le pays &ait ainsi subdivisé en sept départements, administrés par des préfets, une communauté urbaine, Niamey (depuis 1988), administrée par un préfet président, plusieurs arrondissements dirigés par des sous-préfets, des postes administratifs dirigées par des chefs de postes et des communes ayant à leur tête des maires, tous nommés par l'État. Depuis, une importante réforme administrative est intervenue en 1992, concrétisée en aoQt 1998, qui a créé des régions et maintenu des départements, des arrondissements, des communes, suite à l'adoption des textes législatifs sur la décentralisation. Conformément à cette réforme, qui serabientôt opérationnelle, des élections régionales, municipales et locales auront lieu an suffrage universel. Elles permettront d'élire tous les responsables (malres, conseillers) qui seront appelés à administrer ces nouvelles entités administratives, en collaboration avec les représentants de l'État (préfets, sous-préfets, chefs de postes) qui, eux, seront toujours nommés. 1.1.3 Situation économique Le Niger, à l'instar des autres pays en voie de développement et en particulier de ceux du Sahel, se trouve confronté aujourd'hui à de graves difficultés qui entravent son développement économique et social, du fait de l'environnement économique international défavorable, caractérisé par la détérioration des termes de l'~change qui s'ajoute aux contraintes naturelles telles que la sécheresse. L'économie nigérienne repose essentiellement sur l'agriculture. En 1988, la valeur ajoutée agricole représentait en effet près du quart du Produit Intérieur Brut (PIB) réel aux prix de marché. En 1991, le PIB par tête était estimé à 82 000 Francs CFA (soit environ 328 $ US). Selon le Recensement Général de la Population (RGP) de 1988, la population active représentait 53 % de la population potentiellement active (10 ans et plus). La population nigérienne est, dans son ensemble, rurale à 85 %; il en est de même pour la population active (87 %). Toujours selon le RGP de 1988, le taux brut de scolarisation était de 24 %, ce taux étant nettement plus faible chez les filles (18 %) que chez les garçons (28 %). Par ailleurs, on constate toujours de fortes inégalités entre les milieux urbain et rural. Le taux brut d'alphabétisation (toute langue confondue) était de 13 % en 1988 (9 % pour le français et 4 % pour les langues nationales). Les difficultés souliguées ci-dessus sont dues essentiellement à une crise économique qui a débuté en 1982 avec la fin du boom de l'uranium. Cette crise a des causes multiples : détérioration des termes de l'~change; sécheresses récurrentes (1973-1974, 1984-1985, 1993-1994, 1996-1997); lourd endettement avec des emprunts importants non concessionnels; gestion inefficace de l'économie. Cette crise n'est pas encore définitivement résolue, malgré une dévaluation du FCFA en janvier 1994. Au contraire, cette dernière opération, opérée par l'ensemble des pays membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), après plusieurs années de politique d'ajustement exteme a entraîné pour le Niger une perte de compétitivité des quelques rares industries manufacturées locales existantes et un développement à grande échelle de l'évasion fiscale. L'évolution de l'économie nigérienne a été cyclique depuis 1960./k deux périodes de forte croissance de 1960-1968 et 1975-1982, dues à de bonnes pluviométries et la vente à des prix intéressants de certaines matières premières (arachide, niebé et surtout de l'uranium), se sont succédées deux périodes de récession 3 1968-1975 et 1982-1990, caractérisées par des conditions climatiques désastreuses, une pluviométrie médiocre et un lourd endettement. Les dernières années correspondent à une période de relative stabilisation du PIB. Depuis 1993, le pays a renoué avec les institutions financières internationales, avec pour ob j i t i f principal de remettre l'économie sur un sentier de croissance soutenue, permettant de lutter contre la pauvreté, situation dans laquelle vit la majorité de la population nigérienne; cela est particulièrement le cas de groupes vulnérables : les femmes, les enfants, les populations des zones rurales et celles marginalisées, dans les centres urbains. 1.1.4 Situation démographique Avant l'indépendance, aucune opération de collecte de données démographiques, au plan national, n'avait été réalisée au Niger. Les informations démographiques disponibles provenaient essentiellement des recensements administratifs et de l'état civil, données incomplètes et peu fiables. Dès le lendemain de l'indépendance, deux enquêtes démographiques ont ét~ réalisées, l'une en zone sédentaire (1959-1960) et l'autre en zone pastorale (1963-1964). Pendant cette même période, d'autres enquêtes socio-économiques (enquête agricole et enquête budget-consommation) ont été réalisées. En 1977, le Niger a réalisé son premier Recensement Général de la Population (RGP) qui a constitué la principale source de données sur l'état et la structure de la population nigériênne jusqu'en 1988. En outre, en 1986, une Enquête sur la Mortalité Infantile et Juvénile (EMIJ) était exéct~tée au niveau national. L'état civil, en révision depuis 1985, se développe lentement, mais son utilisation statistique reste toujours limitée parce que, d'une part, deux événements seulement (naissances et décès) sont enregistrés et que, d'autre part, le taux d'enregistrement de ces événements reste relativement faible (estimé à 60 % pour les naissances et 40 % pour les décès). D'autres opérations de collecte de données ont été réalisées après le deuxième Recensement Général de la Population de 1988. Il s'agit notamment de la première Enquête Démographique et de Santé en 1992 (EDSN-I), d'une Enquête sur les Migrations et rUrbanisation en 1993 (ENMU), d'une Enquête sur les Indicateurs Multiples en 1996 et enfin, des enquêtes Budget Consommation en zone rurale et urbaine en 1989 et sur la Conjoncture Économique et Sociale (EPCES) en 1994 et 1995. Les résultats de ces différentes opérations sont disponibles. Le système statistique nigérien possède donc actuellement une base de données socio-économiques et démographiques qui s'est nettement améliorée depuis le début des années 1990. De par sa superficie (1 267 000 km2), le Niger est l'un des pays les plus vastes d'Afrique de l'Ouest après le Tchad. L'une des caractéristiques majeures du pays est l'inégale répartition de sa population. Sa densité, qui est parmi les plus faibles de la région, est de 5,7 habitants au km 2. Mais il faut souligner que cette densité ne rend pas réellement compte de la distribution spatiale de la population. En effet, le département d'Agadez, couvrant à lui seul plus de la moitié de la superficie du pays (53 %), n'abrite que 3 % de la population avec une densité de 0,3 habitants au km 2, tandis que le département de Tillabéri (y compris la Communauté Urbaine de Niamey), sept fois moins étendu que le département d'Agadez, abrite dix fois plus d'habitants que celui-ci. La croissance de la population urbaine au Niger s'est accélérée de manière importante pendant ces trente dernières années. En 1960, environ 5 % de la population nigérienne vivait dans les zones urbaines. Cette proportion est passée à 13 % en 1977, pour atteindre 15 % en 1988 et 18 % en 1993. Aujourd'hui, environ 20 % de la population vit en milieu urbain. 4 1.1.5 Situation sanitaire Malgré leur niveau élevé, les principaux indicateurs démographiques et sanitaires ont connu des modifications positives ou se sont stabilisés. Cette situation, bien que non encore totalement satisfaisante, est due en grande partie à l'amélioration progressive des conditions sanitaires et d'hygiène des populations nigériennes. Cette amélioration des conditions de vie a permis une baisse de la mortalité infantile et le recul de certaines grandes endémies. Mais l'état sanitaire et nutritionnel des populations reste encore précaire. Ainsi, une faible proportion de la population a accès à l'eau potable. Pour ce qui concerne l'accès à des sanitaires adéquats, seulement 12 % de la population totale est concernée. Certaines pathologies constituent encore de graves problèmes de santé publique : le paludisme, la rougeole, la méningite, le tétanos, etc. A cela vient s'ajouter la paupérisation progressive des populations et la diminution des investissements publics, notamment du fait de la crise économique que le pays affronte durement depuis près de 15 ans. C'est pour faire face à cette situation que le pays s'est engagé dans un vaste et ambitieux programme de réformes économiques et sociales qui s'est traduit par l'élaboration et l'adoption, en 1994, d'un Plan de Développement Sanitaire (PDS) 1994-2000 dont les principaux objectifs sont entre autres de : promouvoir la santé de la mère et de l'enfant, y compris la planification familiale afin de réduire le taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile; promouvoir de bonnes conditions alimentaires et nutritionnelles. 1.1.6 Politique de population Le Niger a officiellement adopté une politique en matière de population en 1992. L'élaboration de cette politique de population est la manifestation de la volonté du Niger de traduire par des actes concrets et cohérents, les engagements pris par l'État au niveau national, régional et international, sur les questions de population et développement. Le but principal de la politique nationale de population du Niger est la maîtrise de la croissance démographique et des flux migratoires pour assurer radéquation entre la croissance démographique et le développement économique, afin d'améliorer la qualité et le niveau des populations nigériennes. Pour atteindre ce but, plusieurs objectifs globaux ont été définis notamment : améliorer l'état sanitaire et nutritionnel de la population et réduire les niveaux de morbidité et de mortalité; améliorer le cadre de vie des populations; améliorer la rentabilité du système éducatif; améliorer la situation des couches sociales les plus vulnérables, en particulier, celle des femmes, des jeunes et des couches les plus défavorisées; améliorer la collecte des données et la recherche en matière de population. Pour sa mise en oeuvre, un programme d'actions et d'investissements prioritaires 1996-2000 a &é adopté, dont l'objectif est de rendre disponibles et accessibles les services de Santé de la Reproduction et de la Planification Familiale (SR/PF) au niveau communautaire et favoriser l'information du public sur la SR/PF. L'adoption de la politique de population a favoris~ aussi une meilleure synergie et a conduit à rélaboration et l'adoption de plusieurs autres politiques et programmes sectoriels : la politique nationale de santé en 1994; la politique nationale de promotion de la femme en 1996; la programme national de l'environnement en 1997; la politique nationale de la jeunesse en 1997; la politique nationale d'éducation en 1998; le programme national de lutte contre la pauvreté en 1996. Toutes ces politiques, tous ces programmes, sont destinés à améliorer les conditions de vie des populations nigériennes. On peut donc le constater, depuis la première Enquête Démographique et de Santé de 1992, plusieurs actions dans le domaine de la santé et de l'éducation ont été réalisées par le Niger, avec l'appui de ses partenaires extérienrs. Les résultats de la deuxième Enquête Démographique et de Santé pourraient permettre d'appréeier leur impact et l'évolution des principaux indicateurs depuis 1992. 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L'ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel La deuxième Enquête Démographique et de Santé au Niger (EDSN-II) a été exécutée par Care International au Niger, avec l'assistance technique de Macro International Inc. Cette enquête entre dans le cadre du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) ou Demographic and Health Surveys (DHS). L'EDSN-II a bénéficié du financement de l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), mission du Niger. Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEt0 a également fourni une assistance financière et matérielle. 1.2.2 Objectifs L'un des principaux objectifs de I'EDSN-II était de recueillir, à l'échell e nationale, des données de qualité qui permettent de : connaître les niveaux et tendances de la fécondité et de la mortalité infantile et juvénile, ainsi que les facteurs déterminant leur évolution; déterminer le niveau de connaissance et d'utilisation des méthodes de contraception chez les femmes et les hommes; obtenir des informations sur le nombre idéal d'enfants et sur l'attitude vis-à-vis de la planification familiale chez les femmes et les hommes en âge de proeréer; recueillir des données détaillées sur la santé maternelle et infantile : visites prénatales, assistance à l'accouchement, allaitement, vaccinations, supplémentation en Vitamine A, prévalence et traitement de la diarrhée et d'autres maladies chez les enfants de moins de trois ans; déterminer l'état nutritionnel des mères et des enfants de moins de trois ans au moyen des mesures anthropométriques (poids et taille); • recueillir des données sur la pratique de rexcision; recueillir des données détaillées sur la connaissance, les opinions et attitudes des femmes et es hommes vis-à-~,is des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et du sida; • évaluer la disponibilité des services de santé et de planification familiale. Enfin, rEDSN-II a permis de développer les capacités nationales nécessaires à la réalisation périodique d'enquêtes démographiques et de santé. 1.2.3 Questionnaires L'EDSN-II a utilisé 4 types de questionnaires I : un questionnaire ménage; un questionnaire individuel femme; un questionnaire individuel homme; un questionnaire communautaire sur la disponibilité des services. Les questionnaires ménages et individuels femme et homme ont été traduits en deux langues nationales (le haoussa et le zarma). Après la traduction, ces questionnaires ont été revus par des sages- femmes et des linguistes pour l'utilisation des termes spécifiques aux différents domaines de santé explorés dans l'enquête. Questionnaire ménage Il permet d'établir la liste de tous les membres du ménage et des visiteurs et de collecter à leur sujet un certain nombre d'informations telles que le nom, le lien de parenté avec le chef de ménage, la situation de résidence, le sexe, l'âge, le niveau d'instruction. En outre, par le biais du questionnaire ménage, sont collectées quelques car~ctéristiques des logements devant servir à évaluer les conditions socio-économiques et environnementales dans lesquelles vivent les femmes et les hommes qui seront enquêtés individuellement. Cependant, l'objectif principal de ce questionnaire est de permettre l'identification des femmes éligibles (âgées de 15-49 ans) et, dans un tiers des ménages, celle des hommes éligibles (âgés de 15-59 ans). Le questionnaire ménage fournit également les informations permettant d'établir le dénominateur pour le calcul des taux démographiques (natalité, mortalité, fécondité). Il comprend, en outre, en page de garde, la localisation du ménage (département, arrondissement, commune ou village), le nombre de visites effectuées par l'enquêtrice, le résultat de l'interview ainsi qu'une partie réservée au contrôle de terrain et de bureau. Questionnaire individuel#mme Le questionnaire individuel femme qui constitue le coeur de I'EDSN-II, a 6té élaboré sur la base du questionnaire Modèle B du programme DHS (questionnaire pour les pays à faible pr6vaience contraceptive). Il comprend une page de couverture, similaire à celle du questionnaire ménage, sur laquelle sont enregistrés t Les difféoents questionnaires utilisés sont présentés en Annexe E. 7 les informations d'identification et les résultats des interviews. Avec les neuf sections qui le composent, il sert à recueillir des informations sur les thèmes suivants : Caractéristiques socio-démographiques : cette section porte sur le lieu de résidence, l'âge et la date de naissance, la scolarisation, ralphabétisation, la nationalité, la religion, l'ethnie, l'accès aux média, et les conditions d'habitat pour les femmes qui sont en visite dans le ménage enquêté. Reproduction : cette deuxième section permet de collecter des informations sur les naissances vivantes que la femme a eues durant sa vie, ainsi que sur leur état de survie au moment de l'enquête, sur l'état de grossesse au moment de l'enquête, l'âge de la femme aux premières règles et sur la connaissance de la période féconde au cours du cycle menstmel. Connaissance et utilisation de la contraception : cette section permet de recueillir des informations sur la connaissance et l'utilisation antérieure et actuelle des diverses méthodes contraceptives existant dans le pays, ainsi que sur la source d'approvisionnement. Elle porte également sur les marques de pilules utilisées, les lieux et date de la stérilisation féminine, ainsi que sur les raisons de non-utilisation de la contraception. De plus, quelques questions sur la connaissance et l'utilisation de raUaitement comme moyen de retarder une grossesse ont été posées aux femmes. Grossesse et allaitement, vaccination et santé des enfants : cette section porte uniquement sur les naissances ayant eu lieu au cours des trois années précédant l'enquête et elle est composée de deux parties. La première permet d'obtenir des informations sur la période de la grossesse, les soins prénatals incluant la vaccination antitétanique, le lieu d'accouchement et la qualification de la personne ayant assisté la femme à l'accouchement, le retour des règles et la reprise des rapports sexuels après la naissance de l'enfant. Concernant rallaitement les questions portent sur sa fréquence et sa durée, sur le type d'allaitement (maternel ou artificiel), ainsi que sur l'utilisation des différents compléments nutritionnels. La deuxième partie porte sur les vaccinations incluses dans le Programme Élargi de Vaccinations (PEV) et la santé des enfants de moins de trois ans, plus particulièrement sur la prévalence et le traitement de la fièvre, de la toux et de la diarrhée chez les enfants. Mariage : cette section porte sur l'état matrimonial de la femme, la cohabitation avec le conjoint, le régime de mariage (monogamie ou polygamie), l'âge au premier mariage et aux premiers rapports sexuels ainsi que sur l'activité sexuelle. Excision : on collecte ici des informations sur l'importance de la pratique de rexcision parmi les femmes enquêtées et leurs filles aînées, ainsi que sur l'attitude vis-à-vis de cette pratique. Préférences en matière de fécondité : cette section recueille des informations sur le désir d'enfants supplémentaires, l'intervalle préféré et idéal entre les naissances, et l'attitude concernant la taille de la famille. Elle donne également des informations sur les interruptions de grossesses. Caractéristiques du conjoint et activité économique de la femme : à ce niveau, des questions ont été posées afin de connaître les caractéristiques socio-professionnelles du conjoint des femmes en union et l'activité professionnelle de ces femmes. 8 MST et sida : cette section vise à obtenir des informations sur la connaissance et la prévalence des Maladies Sexuellement Transmissibles, et sur les modes de transmission et de prévention du sida. Taille et poids des mères et des enfants : cette section est réservée aux mesures anthropométriques des femmes enquêtées et de leurs enfants âgés de moins de trois ans. Questionnaire individuel homme Le questionnaire homme qui est une forme allégée du questionnaire individuel femme permet de collecter des informations sur la connaissance et l'utilisation de la contraception, et sur les opinions des hommes en matière de fécondité, de taille de la famille et de planification familiale, ainsi que sur les MST et le sida. Questionnaire sur la disponibilité des services Le questionnaire communautaire a pour objectif de recueillir quelques informations sur les infrastructures socio-économiques (écoles, marchés, services de transport, activités villageoises, etc.) et sanitaires (hôpitaux, cliniques, centres de santé communautaire, etc.) disponibles dans chacune des grappes de l'enquête. 1.2.4 Échantillonnage L'échantillon cible de I'EDSN-II était de 7 000 femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) et de 3 500 hommes âgés de 15 à 59 ans. Le RGP de 1988, avec les zones de dénombrement (ZD) du fichier du Bureau Central du Recensement (BCR), a servi de base de sondage. On a identifié six domaines d'études : Niamey, Dosso, Maradi, Tillabéri, Agadez/Tahoua et Zinder/Diffa 2. L'échantillon est stratifié, pondéré et représentatif au niveau national et au niveau des milieux de résidence 3 et des régions telles que dUfinies précédemment. L'échantillon a ét~ sélectionné de la manière suivante : au premier degré, 268 grappes, constituant les Unités Primalres de Sondage (UPS), ont ~té tirées de façon systématique à l'intérieur de chacune des strates avec une probabilité proportionnelle à la taille de la ZD, à savoir le nombre de ménages dans la ZD; au deuxième degré, un échantillon de ménages a été sélectionné à partir de la liste de ménages établie lors de l'opération de dénombrement de chacune des 268 grappes sélectionnées. Toutes les grappes sélectionnées ont pu être enquêtées au cours de I'EDSN-II, le nombre de ménages sélectionnés dans chaque grappe variant de 10 à 60. Au total, 6 377 ménages ont été s61eetionnés et, parmi 2 Afin de disposer de résultats statistiquement significatifs, on a décidé de regrouper les départements d'Agadez et de Tahoua, ainsi que ceux de Zinder et Diffa. Dans la suite de ce rapport, les résultats de ces zones seront donc toujours présentés ensemble. 3 Dans la suite de ce rapport, les résultats seront présentés par milieu de résidence : Niamey, Autres Villes (selon la définition du RGP), ensemble urbain (Niamey et les Autres Villes) et milieu rural. 9 eux, 6 007 ménages ont été identifiés au moment de l'enquête. Parmi ces 6 007 ménages, 5 928 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 98,7 %, comme l'indique le tableau 1.14. Dans les 6 007 ménages enquêtés, 7 863 femmes ont été identifiées comme étant éligibles pour l'enquête individuelle et, dans un sous-échantillon de 3 539 ménages enquêtés avec succès, 3 950 hommes âgés de 15 à 59 ans ont été aussi identifids pour l'enquête homme. Parmi les femmes éligibles, 7 577 ont été enquêtées avec succès, soit un taux de réponse de 96,4 %. Parmi les 3 950 hommes éligibles, 3 542 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 89,7 %. Tableau 1.1 Taille et ceuverture de réchantillon Effectifs des ménages, des femmes et des hommes sélectionnés, identifiés et enquêtés, et taux de réponse selon le milieu de résidence, EDS-II Niger 1998 Résidence Autres Ensemble Enquête Niamey villes urbain Rural Ensemble Enquête ménage Nombre de logements sélectionnés 744 1 022 1 766 4 611 Nombre de ménages identifiés 717 962 1 679 4 328 Nombre de ménages enquêtés 702 951 1 653 4 275 Taux de réponse des ménages Enquête individuelle femma Nombre de femmes éligibles Nombre de femmes enquêtées Taux de réponsedes~mmes 6 377 6007 5 928 97,9 98,9 98,5 98,8 98,7 1 071 1 361 2432 5 431 7 863 1048 1 315 2 363 5 214 7 577 97,9 96,6 97,2 96,0 96.4 Ménages pour l'enquête homme Nombre de logements sélectionnds pour l'enquête homme 444 611 1 055 Nombre de ménages identifiés 427 574 1 {XII Nombre de ménages enquêtës 416 567 983 Taux de réponse des ménages pour l'enquête homme Enquête individuelle homme Nombre d'hommes éligibles Nombre d'hommes enquêtés 97A 98,8 98,2 688 704 1 392 603 598 1201 87,6 84,9 86,3 2 755 3 810 2 585 3 586 2 556 3 539 98,9 98,7 2 558 3 950 2 341 3 542 91,5 89,7 Taux de rdponse des hommes 1.2.5 Personnel et calendrier des activités de I'EDSN L'enquête de 1998 a été réalisée par Care International au Niger. La structure d'exécution était très légère, composée notamment d'un coordonnateur du Projet, en charge des questions financières, administratives, matérielles et du personnel et assisté d'un secrétaire/comptable. Cette structure était appuyée par une équipe technique composée d'un conseiller technique, représentant de Macro International, à qui 4 Les résultats détaillés concernant la couverture de l'échantillon figurent en Annexe A. I0 incombait la responsabilité de toutes les questions techniques de I'EDSN-II et de trois consultants nationaux, deux démographes et un informaticien-démographe. D'autres consultants nationaux et internationaux ont assisté r équipe technique pour l'adaptation des questionnaires, la formation du personnel d'enquête, le traitement et l'analyse des données. Des consultants nationaux ont effectué la traduction des questionnaires dans les deux principales langues du pays, le haoussa et le zarma. L'EDSN-II s'est déroulée en trois étapes principales : le dénombrement des ménages des zones échantillonnées (d'octobre 1997 àjanvier 1998), le pré-test (décembre 1997) et l'enquête principale (mars àjuin 1998). Pour chacune de ces étapes, une formation a été dispensée aux personnes recrutées. Pour les opérations de cartographie et de dénombrement des zones sélectionnées pour l'enquête, 18 agents cartographes et énumérateurs ont été recrntés afin de former 9 équipes. Ces agents étaient aussi chargés de réaliser l'enquête communantaire sur la disponibilité des services. Pour le pré-test, 13 enquêtrices et enquêteurs ont été retenus pour suivre une formation de trois semaines. La formation en langues nationales a été assurée par les linguistes qui avaient traduit les questionnaires. Pour les travaux de terrain du pré-test qui ont duré cinq jours, trois zones d'enquêtes, ne faisant pas partie des zones de l'échantillon principal, ont été retenues : un secteur de Niamey pour le milieu urbain et deux villages non loin de la capitale, pour le milieu rural. D'une manière générale, le pré-test a permis d'identifier plusieurs problèmes concernant la formulation et la traduction en langues nationales, notamment de quelques questions sur le sida et rexcision. En ce qui concerne l'enquête principale, le recrntement s'est effectué de la manière suivante: les chefs d'équipe ont été sélectionnés par i les agents cartographes et les contrôleuses ont été sélectionnées, en majorité, parmi les personnes ayant effectué le pré-test; les enquêtrices (au nombre de 31, plus dix enquêteurs, pour former les 10 équipes nécessaires) ont été sélectionnées après la formation et d'après leurs résultats aux différents tests d'aptitude. La formation qui a duré quatre semaines consistait, d'une part, en des exposés théoriques concernant les techniques d'enregistrement des informations et, d'autre part, en des exercices sur la façon de remplir les questionnaires. La formation a été assurée en français et, par la suite, en langues nationales. Par ailleurs, la pratique des mesures anthropométriques s'est déroulée dans des formations sanitaires (PMI) de Niamey. Enfin, pour parachever leur formation théorique, les enquêtrices ont réalisé des enquêtes de pratique sur le terrain, en langues nationales, pendant trois jours. La liste du personnel de I'EDSN-II ainsi que des consultants nationaux et internationaux y ayant participé se trouve en Annexe D. 1.2.6 Collecte des données Les opérations de collecte pour l'enquête communantaire sur la disponibilité des services se sont déroulées en même temps que les activités de cartographie. Une enquête auprès de chaque grappe a été réalisée. 11 En mars 1998, après une formation de quatre semaines environ, les 10 équipes 5, composées chacune de trois enquêtrices, d'un enquêteur, d'une contrôleuse, d'un chef d'équipe et d'un chauffeur, ont visité les 268 grappes sélectionnées pour réaliser l'enquête principale. En même temps, les chefs d'équipe étaient chargés de relever les coordonnées géographiques de chacune de ces grappes, à l'aide de GPS (Global Positioning system). Au total, il a fallu 4 mois et demi aux équipes pour mener à bien cette tâche. Dans le cadre du suivi des travaux sur le terrain, des missions de supervision ont été organisées régulièrement. Les membres de l'équipe technique ont assuré cette supervision des activités de terrain. Les missions de supervision avaient pour but d'apprécier les conditions de travail de chaque équipe, de contrôler la qualité du travail, de résoudre les problèmes éventuels rencontrés par les équipes, de les ravitailler eu matériel et de ramener, à Niamey, les questionnaires des grappes enquêtées. 1.2.7 Exploitation des données L'exploitation des données de I'EDSN s'est déroulée en 4 étapes : a) Vérification : la vérification consistait en un contrôle d'exhaustivité de l'échantillon par rapport aux fiches de terrain et en un contrôle sommaire de la cohérence des données. Ce travail, exécuté par deux agents de vérification sous l'autorité d'un superviseur, a commencé à peine une semaine après le début de la collecte et a été mené parallèlement aux travaux de terrain. Cette vérification a permis d'améliorer la qualité des données recueillies. b) Saisie/édition des données : l'ensemble des opérations de saisie et d'apurement des données ont été réalisées sur micro-ordinateurs au moyen du logiciel ISSA (Integrated System for Survey Analysis) développé par Macro International Inc. La saisie a étê effectuée par 8 agents de saisie, qui ont été formés en même ternps que les enquêtrices, avant de suivre leur propre formation sur micro-ordinateurs. A la suite de la saisie, les membres de l'équipe technique ont procédé à l'édition des données, à savoir la vérification de la cohérence interne des réponses contenues dans les questionnaires, et à la correction des erreurs. Pour apprécier la qualité des données et réduire le taux d'erreurs lors de la saisie, chaque grappe a été saisie deux fois, et par un agent différent. En corrigeant les erreurs de saisie ainsi détectées, on diminue le temps nécessaire à l'édition finale des données, qui consiste en la correction des incohérences à l'intérieur d'un même questionnaire, incohérences souvent dues à des erreurs de saisie. c) Apurement : après la saisie et rédition des données d'une grappe, un programme de contrôle était exécuté pour vérifier la cohérence interne des réponses. A ce stade, tous les fichiers de grappes sont fusionnés en un seul et unique fichier. b) Tabulation : il s'agit du développement et de l'exploitation des programmes destinés à fournir les tableaux de base nécessaires à rélaboration du rapport préliminaire et du rapport final. La tabulation a été entièrement réalisée au siège de Macro International Inc. à Calverton, Maryland. L'ensemble des opérations de contrôle et de nettoyage de fichier ainsi que la tabulation des données ont été réalisés au moyen du logiciel ISSA. 5 La collecte des informations de Niamey a débuté en janvier 1998 et a ~té assurée par les équipes qui avaient réalisé le pré-test. Pour les autres régions du pays, la collecte a débuté en mars 1998, après les 4 semaines de formation. 12 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES ENQUÊTÉS Au cours de rEDSN-II dont l'objectif principal était de fournir des renseignements sur la fécondité, la planification familiale et la santé au Niger, on a également recueilli des informations sur les caractéristiques des ménages (structure et composition) et des logements, en utilisant l'un des trois questionnaires : le questionnaire ménage. C'est aussi grâce à ce questionnaire que l'on a pu identifier, par la suite, les femmes et les hommes éligibles pour l'interview individuelle. Ce chapitre porte sur les principales caractéristiques des ménages et des logements ainsi que sur certaines caractéristiques socio- démographiques de la population (structure par sexe et par âge, état matrimonial, niveau d'instruction, etc.). Une deuxième partie, qui porte sur les résultats de l'enquête individuelle, est plus particulièrement consacrée aux caractéristiques démographiques et socio-culturelles des femmes et des hommes enquêtés : il s'agit principalement de l'âge, de l'état matrimonial, du niveau d'instruction, du milieu et de la région de résidence. Les résultats concernent l'emploi occupé par les hommes et les femmes enquêtés ainsi que ceux concernant leur accès aux média seront aussi présentés et commentés dans cette seconde partie. 2.1 ENQUÊTEMÉNAGE 2.1.1 Structure par sexe et âge de la population Dans les 5 928 ménages enquêtés avec succès, on a recensé 34109 personnes résidentes de fait, c'est- à-dire des personnes ayant passé la nuit précédant l'enquête dans le ménage sélectionné, même si celui-ci n'est pas leur résidence habituelle (tableau 2.1). Cette population se répartit comme suit : 17 800 femmes (52 %) contre 16 309 hommes (48 %), soit un rapport de masculinité de 92 hommes pour 100 femmes. Ce rapport est de 95 hommes pour 100 femmes en milieu urbain et de 91 pour 100 en milieu rural. Le rapport de masculinité trouvé ici est plus faible que celui trouvé à I'EDSN-I de 1992 (93 hommes pour 100 femmes), ce qui est certainement dû à une intensification récente de la migration masculine, notamment à partir du milieu rural. La pyramide des âges présente une allure régulière à base large (graphique 2.1), caractéristique d'une population jeune, avec une répartition par sexe assez équilibrée, sauf entre 20 et 34 ans, oil le déficit en hommes est particulièrement sensible. La structure par âge de la population présente peu d'irrégularités au niveau de chaque sexe, mis à part le déficit d'hommes de 20-34 ans évoqué précédemment. Toutefois, pour la popuht '~ f~ainine, on peut noter un gonflement des effectifs à 50-54 ans, au détriment du groupe d'âges plus jeune. Il S'agit certainement d'une anomalie, pouvant être attribuée aux enquêtrices qui, pour éviter un surplus de travail au niveau de l'enquête individuelle, ont tendance, dans l'enquête ménage, à « transférer » certaines femmes du groupe d'âges 45-49 ans vers le groupe 50-54 ans, âges auxquels les femmes ne sont plus éligibles pour l'enquête individuelle. Pour les mêmes raisons, le même type de transfert apparaît, mais dans une moindre mesure, chez les hommes et les femmes, entre le groupe d'âges 15-19 ans, légèrement sous-estimé, et le groupe d'âges 10-14 ans, légèrement surestimé. 13 Tableau 2.1 Pooulati0n des m6nages var âne et sexe Répartition (en %) de la population (de fait) des m6nages par groupe d'~ges quinquennal, selon le milieu de résidence et le sexe, EDS-II Niger 1998 Urbain Rural Total Groupe d'âges Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble 0-4 17,9 16,3 17,1 22,5 19,2 20,8 21,6 18,7 20,1 5-9 16,5 15,3 15,9 19,2 16,6 17,8 18,7 16,4 17,5 10-14 14,9 15,5 15,2 13,6 11,7 12,6 13,9 12,4 13,1 15-19 11,5 11,5 11,5 8,1 9,1 8,6 8,8 9,5 9,2 20-24 8,2 8,6 8,4 4,8 7,3 6,1 5,5 7,6 6,6 25-29 5,0 7,3 6,2 5,0 7,2 6,2 5,0 7,2 6,2 30-34 5,4 6,6 6,0 4,2 6,4 5,4 4,5 6,5 5,5 35-39 5,2 5,7 5,5 4,0 5,0 4,6 4,3 5,2 4,7 40-44 4,6 3,4 4,0 3,8 3,9 3,8 4,0 3,8 3,9 45-49 3,2 2,2 2,7 3,2 3,0 3,1 3,2 2,8 3,0 50-54 2,7 2,5 2,6 2,6 3,0 2,8 2,6 2,9 2,8 55-59 1,5 1,6 1,6 2,1 2,3 2,2 2,0 2,2 2,1 60-64 1,0 1,3 1,2 2,3 2,1 2,2 2,0 2,0 2,0 65-69 0,8 0,9 0,9 1,6 1,0 1,3 1,4 1,0 1,2 70-74 0,9 0,6 0,7 1,4 1,1 1,2 1,3 1,0 1,1 75-79 0,2 0,1 0,1 0,7 0,3 0,5 0,6 0,3 0,4 80 ou plus 0,4 0,5 0,4 0,7 0,6 0,7 0~7 0,6 0,6 Non déterminé/NSP 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 Total I00,0 I00,0 I00,0 I00,0 I00,0 I00,0 I00,0 I00,0 I00,0 Effectif 3 241 3 405 6 646 13 068 14 395 27 463 16 309 17 800 34 I09 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 8O 7579 7O-74 65-69 60-64 55-59 50-54 45-49 4O-44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 0-4 Age Hommes I~ L NN~N: 10 8 6 4 2 ! Femmes E I I I I I t ) 2 4 6 8 10 Pourcentage EO$NJ11998 14 Du point de vue du milieu de résidence, il apparaît aujourd'hui, que moins d'un cinquième de la population nigédenne (19 %) réside en milieu urbain, contre 17 % en 1992. La structure de la population par grands groupes d'âge se caractérise par une proportion importante de jeunes de moins de 15 ans, qui représentent la moitié de la population (51%) (tableau 2.2). Les adultes âgés de 15-64 ans représentent un peu moins de la moitié de la population totale (46 %), alors que les personnes âgées de 65 ans et plus ne représentent qu'une proportion assez faible (3 %). Ces proportions sont restées stables depuis 1992. Tableau 2.2 Population (de fait) par âge selon différentes sources Répartition (en %) de la population par ~ge d'après I'EDSN-I (1992) et I'EDSN-II (1998) EDSN-I EDSN-I1 Groupe d'~ges 1992 1998 <15 ans 49,6 50,6 15-64 46,6 45,9 65 ou plus 3,7 3,4 NSPfND 0,2 0,1 Total 100,0 100,0 Âge médian 15,1 14,6 2.1.2 Taille et composition des ménages Le tableau 2.3 porte sur la composition des ménages; plus précisément, il fournit la répartition des ménages selon leur taille et selon le sexe du chef de ménage. Au Niger, dans leur majorité, les chefs de ménage sont des hommes (87 %). Les ménages qui ont, à leur tête, une femme et qui sont souvent des ménages de niveau socio-économique plus défavorisé représentent un cas sur huit (13 % en milieu rural et 15 % en milieu urbain). Entre 1992 et aujourd'hui, la proportion de femmes chef de ménage a nettement augmenté, la proportion étant passée de 9 % à 13 % au niveau national. Cette augmentation est encore plus frappante en milieu rural oi~, en 1992, 8 % des femmes Tableau 2,3 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage, taille du ménage, et pourcentage de ménages comprenant des enfants sans leurs parents, selon le milieu de résidenee, EDS-II Niger 1998 Autres Ensemble Caractéristique Niamey villes urbain Rural Ensemble Chef de ménage Homme 86,0 83,9 84,7 87,1 86,8 Femme 14,0 16,1 15,3 12,9 13,2 Nombre de membres habituels 1 11,0 6,5 8,4 4,1 4,7 2 9,1 8,4 8,7 9,4 9,2 3 10,2 11,5 11,0 13,3 12,9 4 12,4 10,3 11,2 13,2 12,7 5 10,2 11,1 10,8 13,3 12,8 6 8,2 10,8 9,8 12,1 11,6 7 9,4 10,6 10,1 10,6 10,6 8 7,6 7,5 7,5 7,0 7,2 9 ou plus 21,9 23,3 22,7 17,1 18,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne 6,1 6,3 6,2 5,8 5,9 Pourcentage de ménages avec des enfants sans leurs parents 22,7 21,7 22,1 23,1 23,0 15 étaient chefs de ménage, alors qu'elles sont 13 % aujourd'hui. Ce phénomène est dfl en grande partie, à l'exode rural, principalement masculin, qui a été important en 1998, à cause d'une mauvaise récolte de la saison précédente. Du point de vue de la taille, on constate qu'au niveau national, les ménages ne comprenant qu'une seule personne sont peu fréquents (5 %); cependant, dans la capitale, cette proportion est nettement supérieure à la moyenne nationale (10 %). Près de quatre ménages sur dix (38 %) sont composés de trois à cinq personnes et près d'un ménage sur deux (48 %) compte, au moins, 6 personnes. Notons encore que les ménages de très grande taille (9 personnes et plus) représentent près d'un quart des ménages en milieu urbain (23 %). La taille moyenne s'établit à 5,9 personnes par ménage et varie selon le milieu de résidence, passant de 6,2 personnes par ménage en milieu urbain à 5,8 en milieu rural. Par rapport à 1992, la taille moyenne des ménages est restée relativement stable, avec une très légère tendance à la baisse, passant de 6,1 personnes, en moyenne, par ménage, à 5,9 aujourd'hui. Le tableau 2.3 fournit également la proportion de ménages comptant un ou plusieurs enfants de moins de 15 ans dont les parents biologiques ne vivent pas dans le ménage, soit parce qu'ils sont décédés, soit parce qu'ils vivent ailleurs. Environ un quart des ménage (23 %) compte ainsi comme membre un ou plusieurs enfants qui ne vivent pas avec leurs parents; il n'y a pratiquement pas de différence entre le milieu urbain (22 %) et le milieu rural (23 %). La grande majorité des enfants de moins de 15 ans (74 %) vivent avec leurs deux parents biologiques, cette proportion variant beaucoup avec l'âge de l'enfant : 85 % des 0-2 ans vivent avec leurs parents biologiques contre 65 % des 10-14 ans (tableau 2.4). Dans 10 % des cas, les enfants vivent seulement avec leur mère, que le père soit vivant ou décédé et, dans 4 % des cas, les enfants vivent avec seulement leur père biologique, que la mère soit vivante ou non. Au niveau national, un enfant de moins de 15 ans sur huit (13 %) ne vit ni avec sa mère, ni avec son père, que ces derniers soient vivants ou dé, cédés. Il apparaît que les proportions d'enfants vivant dans cette situation difficile augmentent rapidement avec l'âge, passant de 3 % chez les enfants de 0-2 ans à 19 % chez les enfants de 10-14 ans. De même, on trouve une proportion plus importante de filles que de garçons vivant sans leurs parents (15 % contre 11%). Du point de vue de la résidence, les enfants vivant sans leurs parents sont proportionneUement plus nombreux à Niarney ( 15 %) qu'en milieu rural (13 %) ou que dans les Autres Villes (11%). Ces fortes proportions d'enfants vivant sans leurs parents s'expliquent certainement, en grande partie, par la scolarisation. En effet, l'insuffisance en écoles de niveau secondaire oblige les enfants admis à ce niveau, à aller poursuivre leurs études dans des écoles éloignées de leur domicile familial et, ainsi, à être confiés à d'autres parents ou amis de la famille. Ces proportions s'expliquent également, dans une moindre mesure, par le décès des parents : au niveau national, 0,3 % des enfants sont orphelins de mère et de père, 1% n'ont plus leur mère, 2 % n'ont plus leur père et, globalement, près de 4 % des enfants nigériens de moins de 15 ans sont orphelins d'au moins un des deux parents. Comme il fallait s'y attendre, ces proportions augmentent avec l'âge de l'enfant : moins de 1% des enfants de 0-2 ans ont, au moins, l'un des deux parents décédé, contre 7 % des enfants de 10-14 ans. Par ailleurs, les proportions d'enfants orphelins de père et/ou de mère sont légèrement plus élevées en milieu urbain qu'en milieu rural (4 % contre 3 %). 16 Tableau 2.4 Enfants orphelins et rdsidence des enfants avec les parents Répartition (en %) de la population (de droit) des enfants de moins de quinze ans, par état de survie des parents et résidence avec les parents, selon l'âge, le sexe et le milieu de résidence de l'enfant, EDS-II Niger 1998 Vivant Vivant avec Vivant avec la mère le l~re Vivant avec aucun avec les Père Père Mère Mère Les 2 Père Mère Les 2 Caractéristique 2 parents en vie d6cédd en vie décédée en vie en vie en vie ddcédës ND Total Effectif Âge 0-2 84.6 ' 10,8 0,5 0,6 0,1 2,3 0,3 0,1 0,0 0,6 100,0 4 180 3-5 74,5 9,1 1,4 2,0 0,6 10,2 0,8 1,0 0,3 0,3 100.0 4064 6-9 71,2 6.9 2,0 3,0 1,6 11.8 1,0 1,5 0,2 0,7 100,0 4611 10-14 64.5 6,5 3,6 3,9 2,3 11,8 1,3 2,6 0,6 2,8 100,0 4544 Sexe Masculin 75,6 7.5 1,8 2.8 1,4 7,6 0,6 1,4 0,2 1,1 100,0 8 888 Féminin 71,2 9,1 2,1 2,0 1,0 10,8 1,1 1,3 0,3 1,2 100,0 8 511 Milieu de résidence Niamey 68,9 10,6 2,5 2,4 1,0 10,6 0,7 1,9 0,4 1,1 100,0 1 075 Autres villes 74,5 6,4 2,8 4,6 0,7 7,9 0.6 1,0 0,3 1,2 100,0 2010 Ensernble urbain 72,5 7,9 2,7 3,8 0,8 8,9 0,6 1,3 0.3 1,2 100,0 3085 Rural 73,5 8,5 1,7 2,1 1,3 9,1 0,9 1,4 0,3 1,1 100,0 13 619 Région Niamey 69,5 10,3 2,4 2,4 0,9 10,5 0,7 1,9 0,4 I,l 100.0 1 116 Dosso 75,0 9,7 2,1 1,7 0,8 7,4 1,0 1,4 0,1 0,9 100,0 2405 Maradi 84.6 2.6 1,2 2,7 1,4 4,6 0,5 1,0 0,2 1,3 100,0 3 527 Tahoua/Agadez 70,8 10,2 3,2 2,9 1,7 7,5 0,8 1,4 0,3 1,2 100,0 3 374 Tillaberi 65.1 16,0 2.6 1,6 1,7 9,1 1,1 1,8 0,2 0,7 100,0 2 995 Zinder/Diffa 72,3 4,3 0,7 2,8 0,6 15,3 1,0 1,1 0,5 1.4 100,0 3 980 Ensemble 73,5 8,2 1,9 2,4 1,2 9,1 0,8 1,3 0,3 1,1 100,0 17 399 2.1.3 Niveau d'instruction de la population Dans le cadre de l'enquête ménage, on a collecté, pour chaque membre du ménage âgé de 6 ans ou plus, des données sur le niveau d'instruction atteint et sur la dernière classe achevée à ce niveau. Au Niger, comme dans la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest, l'âge d'entrée à l'école primaire se situe, en principe, entre 6 et 7 ans. On a distingué trois niveaux d'instruction : le primaire, le secondaire et le supérieur. Les tableaux 2.5.1 et 2.5.2 donnent, pour chaque sexe et par âge, la répartition des membres des ménages selon le niveau d'instruction atteint. :Le niveau d'instruction de la population nigérienne est extrêmement faible et les différences entre les sexes et les milieux de résidence sont très marquées. Globalement, tous âges confondus à partir de 6 ans, seulement un homme sur quatre (26 %) et une femme sur six (15 %) ont fréquenté l'école. En comparant les proportions des générations les plus anciennes à celles des plus jeunes, on peut cependant noter une amélioration du niveau d!instruction, même si celle-ci reste encore très lente. Ainsi, chez les hommes, la proportion de personnes sans instruction passe de 99 % chez ceux âgés de 65 ou plus, à 85 % chez ceux âgés de 40-44 ans et à 60 % chez ceux de 10-14 ans. Il semblerait que l'augmentation des proportions de scolarisés pour la génération la plus jeune se soit ralentie, puisque 77 % des nigériens de 6-9 ans ne sont jamais allés à l'école : on doit voir ici l'effet d'un retard de l'âge d'entrée à l'école, c'est-à-dire que les enfants commencent, en fait, leur scolarité plus tard que prévu. La proportion d'hommes ayant fait des études passe de moins de 1% chez les hommes les plus âgés à 41% chez ceux de 10-14 ans. Par ailleurs, on notera qu'à 15-24 ans, environ deux cinquièmes des hommes (42 %) ont, au moins, une instruction primaire, et 13 % une instruction secondaire. 17 Tableau 2.5.1 Niveau d'instruction de la oouulation des hommes Répartition (en %) de la population masculine (de fait) des ménages, âgée de six ans et plus, par niveau d'instruction atteint selon l'~ge et le milieu de résidence, EDS-II Niger 1998 Niveau d'instruction Aucun/ Secondaire Sec9ndaire Caractéristique ND Primaire 1 er cycle 2 nacycle Supérieur Total Effectif Groupe d'âges 6-9 76,7 23,3 0,0 0,0 0,0 100,0 2 384 10-14 59,5 38,0 2,5 0,0 0,0 100,0 2 266 15-19 60,4 26,0 13,0 0,6 0,0 100,0 1 433 20-24 62,1 20,6 12,6 4,4 0,4 100,0 894 25-29 70,6 16,3 9,1 2,1 2,0 100,0 810 30-34 74,5 12,5 6,I 3,4 3,4 100,0 728 35-39 81,4 10,8 3,5 2,1 2,3 100,0 696 40-64 85,1 8,2 2,4 2,1 2,2 100,0 644 45 -49 92,1 4,3 1,5 0,9 1,2 100,0 524 50.54 94,6 2,8 0,8 0,8 I, I 100,0 430 55-59 96,4 1,4 0,9 0,4 0,9 100,0 328 60-64 98,4 1,0 0,4 0,2 0,0 100,0 334 65 ou plus 99,2 0,6 0,1 0,0 0,1 I00,0 648 Milieu de résidence Niamey 37,8 34,5 16,6 6,0 5,0 100,0 1 022 Autres villes 49,2 33,8 12,7 2,5 1,9 I00,0 l 454 Ensemble urbain 44,5 34,1 14,3 4,0 3,2 100,0 2 475 Rural 82,2 15,8 1,6 0,3 0,1 100,0 9 157 Région Niamey 37,7 34,7 16,6 5,9 5,0 100,0 1 062 Dosso 71,0 22,9 4,6 1,0 0,5 100,0 1 681 Maradi 77,1 19,7 2,5 0,7 0,1 100,0 2 410 Tahoua/Agadez 77,6 17,8 3,5 0,6 0,5 100,0 2 252 Tillaberi 81,1 16,0 2,3 0,3 0,3 100,0 1 983 Zindar/Diffa 80,5 15,4 3,4 0,4 0,3 100,0 2 747 Ensemble I 74,3 19,5 4,4 1,0 0,7 100,0 12 134 l y compris les "non-déterminés" En ce qui concerne les femmes, même si le niveau d'instruction reste inférieur à celui observé pour les hommes et même si l 'augmentation des proportions de scolarisées se fait moins rapidement, on constate néanmoins une légère amélioration de leur niveau d'instruction. Ainsi, la proportion des femmes sans instruction passe de 100 % à 65 ans ou plus, à 94 % chez celles âgées de 40-44 ans et à 73 % chez celles de I0-14 ans, Néanmoins, pour les femmes, l'accès à l'instruction supérieure au primaire reste beaucoup plus limitée que pour les hommes. Ainsi, à 15-19 ans, 14 % des hommes ont une instruction supérieure au primaire, contre 8 % des femmes seulement. Comme on pouvait s'y attendre, le niveau d'instruction atteint varie de façon très importante selon le milieu de résidence. Ainsi, en milieu rural, 82 % des hommes et 92 % des femmes n'ont jamais fréquenté 1 ecolê contre, respectivement, 45 % et 55 % en mlhan urbam. A 1 oppose, les proportions de personnes ayant atteint un niveau supérieur au primaire atteignent 22 % pour les hommes et 14 % pour les femmes du milieu urbain contre, respectivement 2 % et moins de 1% en milieu rural. C'est Niamey qui se caractérise par les proportions les plus élevées d'hommes et de femmes ayant fréquenté l'école : 35 % des hommes et 38 % des femmes de la capitale ont un niveau d'instruction primaire et 28 % des hommes et 18 % des femmes ont un niveau secondaire ou supérieur. Il faut remarquer ici, que la proportion de femmes ayant un niveau primaire est plus élevée que celle des hommes, alors que c'est l ' inverse qui se produit au niveau secondaire. 18 Tableau 2.5.2 Niveau d'instruction de la population des femmes Répartition (en %) de la population féminine (de fait) des ménages, âgée de six ans et plus, par niveau d'instruction atteint selon l'âge et le milieu de résidence, EDS-II Niger 1998 Niveau d'instruction Aucun/ Secondaire Secgndaire Caractéristique ND Primaire 1 er cycle 2•acycle Supérieur Total Effectif Groupe d'âges 6-9 83,2 16,8 0,0 0,0 0,0 100,0 2 216 10-14 72,9 25,1 1,9 0,0 0,0 100,0 2 208 15-19 79,0 13,1 7,5 0,4 0,0 100,0 1 698 20-24 80,2 12,5 5,6 1,6 0,0 100,0 1 347 25-29 82,7 12,0 4,0 1,0 0,3 100,0 1 290 30-34 88,1 7,4 3,5 0,8 0,3 100,0 1 150 35-39 91,5 5,7 1,4 1,0 0,5 100,0 917 40-44 93,8 5,1 0,6 0,2 0,3 100,0 676 45-49 95,6 3,0 0,7 0,4 0,2 100,0 501 50-54 99,1 0,6 0,2 0,0 0,1 100,0 515 55-59 98,4 1,6 0,0 0,0 0,0 100,0 391 60-64 99,7 0,2 0,0 0,2 0,0 100,0 349 65 ou plus 99,5 0,4 0,1 0,0 0,0 100,0 507 Milieu de résidence Niarney 44,4 37,5 13,9 3,4 0,7 100,0 1 054 Autres villes 62,1 27,2 9,0 1,4 0,3 100,0 1 599 Ensemble urbain 55,1 31,3 10,9 2,2 0,5 100,0 2 653 Rural 91,7 7,6 0,6 0,0 0,0 100,0 10 513 Région Niamey 44,5 37,6 13,6 3,4 0,9 100,0 1 085 Dosso 83,8 13,4 2,5 0,3 0,1 100,0 1 905 Maradi 90,1 8,7 1,0 0,1 0,1 100,0 2 740 Tahoua/Agadez 89,8 7,5 2,4 0,3 0,1 100,0 2 614 Tillabed 86,8 12,1 0,9 0,1 0,0 100,0 2 386 Zinder/Diffa 88,7 9,3 1,8 0,3 0,0 100,0 3 052 Ensemble I 84,7 12,1 2,6 0,5 0,1 100,0 13 781 1 y compris les "non-déterminés" Si l'on compare ces résultats avec ceux trouvés lors de I'EDSN-I de 1992, on remarque une nette amélioration du niveau d'instruction de la population, amélioration qui s'est faite en faveur des femmes et au niveau du primaire. Ainsi, la proportion de femmes ayant fréquenté l'~cule est passée de 10% en 1992 à 15 % en 1998, soit une augmentation de 50 %, contre une augmentation de 32 % chez les hommes. Par ailleurs, l'augmentation du niveau d'instruction primaire des femmes a été de 41% contre 28 % chez les hommes. Le taux de fréquentation scolaire qui est le rapport du nombre de personnes scolarisées d'un groupe d'âges à la population totale de ce groupe d'âges, donne une indication sur l'accès actuel de la population au système éducatif. Les questions relatives à la fréquentation scolaire ont été pus~es pour toutes les personnes âgées de 6 à 24 ans. Les résultats, par groupe d'âges, sexe et milieu de résidence, qui figurent au tableau 2.6 et au graphique 2.2, présentent ces résultats pour les enfants à partir de 7 ans, âge qui correspond à celui du début de la scolarisation au Niger. Ces résultats montrent que seulement un quart des enfants nigériens de 7-12 ans sont actuellement scolarisés (26 %). Ce taux concerne 18 % des enfants de 13-16 ans, âges qui correspondent, en principe, aux niveaux primaire et secondaire. À 17-19 ans, âges d'étude au niveau secondaire, le taux passe à 8 % et diminue de moitié (4 %) à 20-23 ans, âges de scolarisation dans le supérieur. 19 Tol~]çau 2.6 Taux de scolarisati0n Proportion de la population (de fait) des m6nages, âg6e de 7 à 23 ans, fr&tuentant un établissement scolaire, par âge, selon le sexe et le milieu de r6sidence, EDS-II Niger 1998 Groupe d'âges Hommes Femmes Ensemble En- En- En- Autres semble En- Autres semble En- Autres semble En- Niamey villes urbain Rural semble Niamey villes urbain Rural semble Niamey villes urbain Rural semble 7-12 77,4 59,1 65,5 22,5 31,0 71,5 49,0 57,3 11,6 21,0 74,4 54,1 61,4 17,2 26,1 13-16 49,7 52,1 51,2 12,9 21,3 52,3 38,8 44,4 5,4 14,7 51,2 45,4 47,7 9,2 18,0 7-16 67,9 56,8 60,7 19,6 27,9 64,0 45.5 52,7 9,7 19,0 65,8 51,2 56,6 14,7 23,5 17-19 32,5 34,4 33,4 2,3 11,2 22,9 13,2 18,1 0,5 4.7 27,6 23,4 25,5 1,3 7,6 20-23 17,5 15,0 16,2 1,2 5,7 16,6 6,5 11,1 0,0 2,4 17,0 10.4 13,5 0,4 3,7 Comme pour le niveau d'instruction atteint, le taux de scolarisation varie de façon très importante entre les sexes (graphique 2.2) : à 7-12, âges de scolarisation en niveau primaire, 31% des garçons sont scolarisés contre 21% de filles. Cet écart se creuse au fur et à mesure que l'âge et le niveau d'étude augmentent : à 17-19 ans, 11% des hommes sont scolarisés contre seulement 5 % des femmes et, à 20-23 ans, le taux de scolarisation qui se situe à 6 % chez les hommes n'est plus que de 2 % chez les femmes. Ces résultats prouvent qu'au Niger, bien que des efforts importants aient été accomplis dans le domaine de l'instruction, les différences entre les sexes sont encore énormes. Un effort particulier devra être fait en ce qui concerne la scolarisation des jeunes filles. En effet, toutes les études socle-économiques ont prouvé que l'accès à l'éducation pour tous et, plus particulièrement pour les femmes, est la meilleure garantie d'amélioration des conditions de vie des familles. Graphique 2.2 Taux de scolarisation 35 30 25 20 15 t0 5 0 Pourcentage 7-12 13-16 7-16 Groupe d'&ges L~Hommes IFemmesJ 17-19 20-23 EDSN-S199S 20 Les différences de fréquentation scolaire varient encore plus fortement avec le milieu de résidence qu'avec le sexe. On observe que la fréquentation scolaire est beaucoup plus forte en milieu urbain qu'en milieu rural et que l'écart tend à augmenter avec l'âge et donc avec le niveau d'étude. À 7-12 ans, la fréquentation scolaire est près de quatre fois plus élevée en milieu urbain qu'en milieu rural (61% contre 17 %); à 17-19 ans, 26 % des enfants urbains sont scolarisés, contre 1% seulement des enfants du milieu rural et, à 20-23 ans, les taux de scolarisation en milieu rural sont insignifiants (0,4 %) contre 14 % en milieu urbain. Cette augmentation de l'écart entre les deux milieux de résidence s'explique essentiellement par le fait que l'accès aux établissements d'enseignement secondaire et supérieur est beaucoup plus restreint en milieu rural qu'en milieu urbain. Ce sont les enfants de Niamey qui sont les plus privilégiés par rapport à l'instruction, puisque 66 % des 7-16 ans sont actuellement scolarisés contre 51% de ceux résidant dans les Autres Villes et 15 % en milieu mrul. Entre 1992 et 1998, le niveau de la fréquentation scolaire a fortement augmenté: ainsi, pour les 7-16 ans, âges auxquels les enfants sont principalement en primaire, le taux est passé de 47 % à 57 %, soit une augmentation de 21%. Cette amélioration de la scolarisation s'est surtout faite en faveur des filles pour lesquelles on enregistre, en milieu urbain, 26 % d'augmentation en 6 ans, contre 15 % pour les garçons. En milieu rural, pour le groupe d'âges 7-16 ans, l'augmentation de la scolarisation des filles est de 36 % entre les deux enquêtes; pour les garçons, l'augmentation est de 23 %. Au delà de 16 ans, les niveaux de scolarisation ont connu peu d'évolution entre les deux dates. 2.1.4 Caractéristiques des logements et biens possédés par le ménage Lors de l'enquête, certaines questions ont été posées en vue de saisir les caractéristiques socio- économiques du ménage et le niveau de confort du logement qui peut être évalué, d'une part, par la nature des matériaux de construction et, d'autre part, par les équipements, notamment le lieu d'aisance, le type d'approvisionnement en eau, la possession de certains biens de consommation et de moyens de transport. Ces caractéristiques, qui servent d'indicateurs de la situation socio-économique du ménage, ont également une influence déterminante sur l'état de santé des membres du ménage. L'examen des données du tableau 2.7, illustrées par le graphique 2.3 montre que très peu de ménages nigériens ont l'électricité : 7 % pour l'ensemble du pays. On constate des écarts importants entre les milieux : à Niamey, plus d i la moitié des ménages disposent de l'électricité (51%), mais, dans les Autres Villes, la proportion est de seulement 27 % et en milieu rural, moins de 1% des ménages en dispose. En 1992, au niveau national, 4 % des ménages disposaient de l'électricité. Il y a donc eu une légère amélioration de l'équipement en électricité, amélioration qui s'est faite entièrement en faveur du milieu urbain (37 % aujourd'hui contre 21% en 1992), alors que rien n'a été fait en milieu rural pour améliorer la situation dans ce domaine, les proportions de ménages disposant de l'électricité étant restées identiques. En majorité, pour obtenir de l'eau, les ménages nigériens s'approvisionnent à des puits publics (56 %), à des forages/pompes (14 %) ou utilisent des robinets publics (13 %). Seulement 5 % des ménages ont l'eau courante à domicile et 1% disposent d'un puits privé situé dans la concession. Environ 3 % des ménages utilisent l'eau du fleuve, des rivières, mares, etc. Le type d'approvisionnement en eau varie fortement selon que l'on se trouve en ville ou dans le milieu rural. En milieu urbain, on dispose plus fréquemment de robinets publics (37 % et 43 % dans les Autres Villes), voire d'eau courante à domicile (33 % à Niamey) tandis qu'en milieu rural, les ménages s'approvisionnent essentiellement à des puits publics (68 %). Il convient de noter, par ailleurs, l'importance, en milieu urbain, des vendeurs d'eau : 32 % des ménages de Niamey y ont recours et 23 % de ceux des Autres Villes. Dans la capitale, les vendeurs d'eau s'approvisionnent presque exclusivement à des pompes, mais dans les Autres Villes, il est plus difficile de connaître la provenance de l'eau, donc de se prononcer sur sa qualité. De même, 4 % des ménages ruraux utilisent l'eau du fleuve ou des mares, eau qui ne peut être considérée comme salubre, alors qu'en ville, ce 21 Tableau 2,7 Caraetédstioues des logements Répartition (en %) des ménages, par caractéristiques des logements, selon le milieu de résidence, EDS-II Niger 1998 Caractédstique Autres Ensemble des logements Niamey villes urbain Rural Ensemble Ëlectrleité Non 48,7 72,8 63,2 99,5 92,9 Oui 51,0 26,8 36,5 0,2 6,7 ND 0,3 0,4 0,4 0,4 0,4 Totai 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Approvisionnement en eau à boire Robinet dans le ménage 33,2 22,2 26,6 0,1 4,9 Robinet public 28,5 43,2 37,4 7,8 13,1 Puits dans la résidence 1,4 1,8 1,6 1,2 1,3 Puits public 0,5 2,8 2,0 67,8 56,0 Forage/Pompe 1,7 5,1 3,8 16,5 14,2 Source/Fleuve/Mare 0,3 0,1 0,2 3,6 3,1 Vendeur d'eau 32,2 22,6 26,4 1,9 6,3 Autre 2,0 2,0 2,0 0,7 1,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Temps nécessaire pour s'approvisionner en eau Moins de 15 minutes (en %) 92,3 87,0 89,1 45,3 53,2 Temps mëdian (en minutes) 0,0 2,2 0,0 14,4 9,9 Type de toilettes Chasse d'eau personnelle 2,6 2,7 2,6 0,2 0,7 Chasse d'eau commune 2,4 1,1 1,6 0,0 0,3 Fosses sommaire I6,1 26,4 22,3 3,3 6,7 Fosse améliorée/latrines 68,7 40,6 51,8 1,9 10,9 Pas de toilettes 9,3 27,7 20,3 94,1 80,8 Autre/ND 1,0 1,5 1,3 0,5 0,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 "Type de sol Terre/sable/bousse 13,3 42,3 30,7 97,0 85,1 Ciment 73,2 53,1 61,1 2,8 13,3 Autre matéeriau moderne 13,0 4,2 7,6 0,0 1,4 ND 0,4 0,5 0,5 0,1 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de personnes par pièce utilisée pour dormir <3 61,3 50,7 54,9 49,6 50,8 3-4 32,1 35,9 34,4 35,3 35,1 5-6 5,4 10,2 8,3 10,3 9,9 7 ou plus 0,9 2,7 1,9 4,1 3,7 ND 0,4 0,4 0,4 0,5 0,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyenne 2,6 3,0 2,8 3,0 3,0 Effectif de ménages 425 640 1 065 4 863 5 928 22 Graphique 2.3 Caractéristiques des logements Pourcen~ge 100 80 60 40 20 0 o,,,,,,o,o .,«'.A,o ,,o / «o .o~'~/«/ « J J «'~o«" 4««,~";« ORI(~IN E DE L'EAU TYPE DE TOILEITES 81 85 I 2~ 12 7 5 3 e ! 7 2 oe,« f TYPE DE SOL EDSN-I11998 pourcentage est insignifiant. En fait, les trois quarts des ménages ruraux (74 %) n'ont pas d'eau potable salubre à leur disposition. Par ailleurs, un peu plus de la moiti6 des ménages (53 %) ont accès à l'eau à moins de 15 minutes de leur domicile. Cette proportion est de 89 % en milieu urbain contre 45 % en milieu rural. Concernant le type de toilettes, 7 % de l'ensemble des ménages utilisent des installations sanitaires très sommaires, et 11% des latrines aménagées (généralement ciment~es et ventilées, qui peuvent être considérées adéquates). Moins de 1% des ménages nigédens disposent de toilettes avec chasse d'eau. À l'opposé, les quatre cinquièmes des ménages (81%) ne disposent d'aucun type de toilettes. Ici aussi, les résultats selon le milieu de résidence mettent en évidence des écarts importants. En milieu urbain, 56 % des ménages ont accès à des chasses d'eau ou à des latrines améliorées alors qu'en milieu rural, cette proportion est de seulement 2 %. De plus, on note que 94 % des ménages du milieu rural ne disposent d'aucun type de toilettes. Cette proportion est la même que celle enregistrée en 1992. Le type de sol du logement est souvent utilisé comme un indicateur des conditions matérielles de vie du ménage. Les résultats de I'EDSN-II mettent en évidence une certaine précarité des conditions de logements : la grande majorité des ménages (85 %) vivent dans des logements dont le sol est en terre/sable ou en bouse, des types de sol qui favorisent la propagation des maladies infectieuses et 13 % des logements ont un sol en ciment. Des différences importantes apparaissent selon le milieu de résidence. Ainsi, si à Niamey, la proportion de logements dont le sol est recouvert de ciment est de 73 % (et dans 13 % des cas, de mat6riaux plus élaborés comme du carrelage, de la moquette, du vinyle, etc.), celle-ci n'est plus que de 53 % dans les Autres Villes et de seulement 3 % en milieu rural. La quasi-totalité des logements du milieu rural ont des sols en terre, en sable ou en bouse (97 %). Le nombre de personnes qui dorment dans la même pièce fournit une indication du degré d'entassement du ménage. Cet indicateur, qui est étroitement lié à la situation socio-économique du ménage, est important du point de vue sanitaire dans la mesure où, moins les membres du ménage disposent d'espace pour vivre, plus le risque de transmission des maladies infectieuses et parasitaires est important. Le tableau 2.7 montre que, dans 51% des cas, une ou deux personnes occupent une seule pièce pour dormir, dans 35 % 23 des ménages, les membres sont modérément entassés (3 à 4 personnes par pièce) et, dans 14 % des ménages, les membres sont très entassés (5 personnes ou plus par pièce). En moyenne, au niveau national, 3,0 personnes dorment dans la même pièce et on constate que la différence par milieu de résidence est faible (2,8 eu milieu urbain contre 3,0 en milieu rural). En ce qui concerne la possession de biens de consommation durables et de moyens de transport (tableau 2.8), on constate que, dans l'ensemble, 64 % des ménages ont déclaré ne rien avoir du tout; cette proportion est de 70 % en milieu rural, 47 % dans les Autres Villes et, à Niamey, plus d'un quart des ménages (26 %) ont déclaré ne rien posséder. Un tiers des ménages (33 %) ont un poste de radio, ce qui constitue, de loin, le moyen d'information le plus répandu au Niger, que ce soit en milieu urbain (56 %) ou en milieu rural (29 %). En ce qui concerne certains biens d'équipement, des disparités plus importantes apparaissent selon le milieu de résidence. Ainsi, si au niveau national, seulement un ménage sur vingt (5 %) possède un poste de télévision, cette proportion est de 34 % dans la capitale et de 20 % dans les Autres Villes; par contre, en milieu rural, moins de 1% des ménages en possèdent un. Il en est de même pour la possession d'un réfrigérateur : 14 % des ménages du milieu urbain en sont équipés; en milieu rural, par contre, personne n'a déclaré en posséder un. Il est évident que la possession de ces équipements est aussi liée à l'accès à l'électricité or, comme on ra noté précédemment, le milieu rural est très faiblement desservi. Par ailleurs, aucun ménage du milieu rural ne dispose du téléphone et, en milieu urbain, la proportion ce deux qui eu sont équipés est de seulement 3 %. En ce qui concerne la proportion de ménages possédant une bicyclette ou une motocyclette, on constate qu'elle est relativement faible (10 % en milieu urbain et 4 % en milieu rural). Quant à la possession d'une voiture, elle est le fait de quelques privilégiés (2 %), les ménages urbains (9 %) en possédant plus fréquemment une que ceux du milieu rural (moins de 1%). Tableau 2.8 Biens durables possédés par le ménage Pourcentage de ménages possédant certains biens de consommation durables, selon le milieu de résidence, EDS-II Niger 1998 Autres Ensemble Biens durables Niamey villes urbain Rural Ensemble Radio 68,4 47,4 55,8 28,6 33,3 Tél6vision 34,4 20,0 25,7 0,4 4,9 T61éphone 3,7 2,8 3, I 0,0 0,6 R6frigérateur 20,2 10,3 14,3 0,0 2,6 Bicyclette 9,5 10,7 10,2 3,6 4,8 Motucyelette 20,5 9,3 13,8 0,9 3,3 Voiture 10,7 7,9 9,0 0,3 1,9 Aucun 25.6 46,7 38,2 70,0 64,4 Effectif de ménages 414 619 133 4 679 5 928 2.1.5 Consommation de sel iodé par les ménages Il est reconnu que la faible consommation de sel iodé peut entraîner un retard dans le développement mental de l'enfant et favoriser l'apparition de goitre chez les adultes. Au Niger, la distribution et la commercialisation de sel iodé ont été rendues obligatoires par un arrêté inter-ministériel d'octobre 1995 qui est entré en vigueur le 1 er avril 19971. Un contrôle sérieux sur la présence d'iode dans le sel a été mis en 1 Arrêt6 interministédel N ~ 61/MDI/CAT/MSP/MPF du 4 octobre 1995, déterminant les conditions de production, d'importation et de commercialisation du sel iodé au Niger. 24 place, renforcée par des dispositifs au niveau des douanes et des circuits de distribution et de vente. L 'Enquête à Indicateurs Multiples (MICSS), réalisée en 1996 (donc avant l'entrée en vigueur de l'arrêt~ interministériel) par un comité interministériel et appuyée par l'Unicef et le FNUAP (Comité Interministériel, 1996), a permis de déterminer que 7 % des ménages nigériens consommaient du sel iodé. Lors de I'EDSN-II, une question figurant dans le questionnaire ménage sur le type de sel consommé par les ménages nigériens et un test effectué, après l'entretien, par les enquêteurs, à l'aide de kit de test de sel fournis par l'Unicef, ont permis de faire le point sur la situation, un an après la mise en place du programme. La grande majorité des ménages consomment du sel en vrac (96 %), sel qui est acheté par grands sacs et revendu au détail sur les marchés (tableau 2.9), C'est en milieu rural que ce type de sel est le plus consommé (98 %) et c'est à Niamey qu'il l'est le moins (88 %), Par ailleurs, les deux tiers des tests (64 %) ont été positifs, c'est-à-dire qu'ils ont confirmé que le sel était bien iodé. C'est dans les Autres Villes que la proportion de tests positifs est la plus faible (59 %), contre 79 % à Niamey et 63 % en milieu rural. Ainsi, entre 1996 et 1998, la consommation de sel iodé au Niger est passée de 7 % à 64 %. Le programme de consommation de sel iodé mis en place par le Ministère de la Santé Publique, le Ministère des Finances et le Ministère du Commerce et appuyé par l'Unicef a donc donné très rapidement d'excellents résultats. Tableau 2.9 Consommation de sel iodé Répartition des ménages par type de sel utilisé pour la cuisine, EDS-II Nigcr 1998 Type de sel N'utilise Sel pas Sel iodé : Sel en emballé de sel/ résultats Résidence vrac (iodé) Gemme Autre ND Total Effectif du test Milieu de résidence Niamey 88,0 2,7 0,0 0,7 8,6 100,0 425 79,3 Autres vilIes 93,8 1,1 0,0 2,8 2,3 100,0 640 58,6 Ensemble urbain 91,5 1,8 0,0 2,0 4,8 100,0 1 065 66,9 Rural 97,5 0,0 0,4 0,8 1,3 100,0 4 863 63,2 Ensemble 96,4 0,3 0,3 1,0 1,9 100,0 5 928 63,9 2.2 ENQUÊTE INDIV IDUELLE L'étude des caractéristiques individuelles des personnes enquêtées est essentielle pour comprendre et expliquer les comportements en matière de fécondité, de contraception, de nutrition et d'utilisation des services. Le questionnaire individuel a permis de recueillir quelques caractéristiques socio-démographiques des enqnêtés tels que l'âge, le milieu de résidence, le niveau d'instruction et la religion. Cette partie se propose de présenter les caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés, caractéristiques qui, dans la suite de l'analyse, seront utilisées comme variables de classification de la plupart des phénomènes étudiés. Par ailleurs, cette partie porte aussi sur l'accès aux média des femmes et des hommes, accès qui revêt une importance particulière pour la mise en place de programmes de planification familiale ou de santé. Enfin, une section particulière sera consacrée à l'activité économique des enquêtés. 2.2.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés L'âge, variable fondamentale dans l'analyse des phénomènes démographiques, est l'une des informations les plus difficiles à obtenir de façon précise lorsque l'enregistrement écrit des événements n'est pas encore entré dans les habitudes des populations, comme c'est le cas au Niger. De ce fait, un soin particulier a ét~ accordé à son estimation au moment de l'enquête individuelle. On demandait d'abord aux femmes et aux hommes leur date de naissance, puis leur âge. Lorsque la date de naissance et l'âge étaient 25 obtenus, l'enquêtrice contrôlait la cohérence entre les deux informations. Dans le cas où l'enquêté ne connaissait pas sa date de naissance ou son âge, renquêtrice essayait d'obtenir un document officiel (carte d'identité, acte de naissance, etc.) où figure la date de naissance. Lorsqu'aucun document n'était disponible, renquêtrice devait estimer l'âge de la femme ou de l'homme, soit par comparaison avec l'âge d'autres membres du ménage, soit par déduction à partir de l'histoire de l'enquêté, ou encore en utilisant des références historiques. On remarque que les distributions des femmes enquêtées par groupe d'âges quinquennaux, par milieu et par région de résidence sont proches de celles obtenues au RGP de 1988 (BCR, 1992a) ainsi que de celles de I'EDSN-I de 1992, ce qui met en évidence la bonne représentativité de l'échantillon de rEDSN-II (tableau 2.10). La distribution des femmes de 15-49 ans par groupe d'âges quinquennal présente une allure assez régulière, les proportions de femmes de chaque groupe d'âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l'on avance vers les âges élevés, passant de 23 % à 15-19 ans à 14 % à 30-34 ans et à 7 % à 45-49 ans. Les femmes aux âges de fécondité maximale, c'est-à-dire celles de moins de 30 ans, représentent la part la plus importante des femmes enquêtées, soit 57 %. Pour être sélectionnés en vue de l'enquête individuelle, les hommes devaient être âgés de 15 à 59 ans. On constate un léger déficit en hommes dans les groupes d'âges actifs, et plus particulièrement dans le groupe d'âges 20-34 ans. Ce déficit s'explique, certainement, d'une part, par les déplacements saisonniers des hommes, déplacements liés aux récoltes qui avaient lieu pendant la période de collecte des données et, d'autre part, par les mouvements migratoires; ce déficit est cohérent avec le faible rapport de masculinité (92 hommes pour 100 femmes) déterminé précédemment. Du point de vue de l'état matrimonial, rappelons que, dans le cadre de I'EDSN-II, ont été considérés en union tous les hommes et femmes mariés, de façon formelle ou non, ainsi que ceux/celles vivant en union consensuelle. Selon cette définition, on constate que la très grande majorité des femmes (84 %) étaient en union au moment de l'enquête et, à l'inverse, seulement 11% étaient célibataires. La proportion de femmes en rupture d'union (veuves, divorcées, séparées) ne représentent que 5 % des enquêtées. Chez les hommes, on observe une répartition de même type, mais avec une proportion de eélibataires (32 %) plus importante que chez les femmes. Ce résultat s'explique en partie par le fait que l'âge d'entrée en union des hommes est beaucoup plus tardif que celui des femmes (voir Chapitre 5 - Nuptialité). D'après le tableau 2.10, on note que 20 % des femmes et 24 % des hommes vivent en milieu urbain; les femmes sont légèrement moins repçésentées que les hommes dans la ville de Niamey (9 % contre 11%). C'est en milieu rural que se concentre principalement la population nigérienne : 80 % des femmes et 76 % des hommes. La population est légèrement plus importante dans les régions de Zinder/Diffa (22 % des femmes et 23 % des hommes), de Maradi (21% pour chaque sexe) et de Tahoua/Agadez (20 % de femmes et 17 % d'hommes) que dans les autres régions. En ce qui concerne la religion, la majorité des Nigériennes et des Nigériens se sont déclarés de confession musulmane (99 % ). Enfin, les ethnies Haoussa (58 % des femmes et 60 % des hommes) et Zarma (21% des femmes et des hommes) sont majoritaires. Le niveau d'instruction de la population nigérienne reste l'un des plus faible du monde, notamment en ce qui concerne les femmes. Les données collectées par rEDSN-II prouvent que la population sans aucune instruction est largement majoritaire : 85 % des femmes de 15-49 ans et 71% des hommes de 15-59 ans n'ont jamais fréquenté l'école (tableau 2.10). Dix pour cent des femmes de 15-49 ans et 16 % des hommes de 15- 59 ans ont le niveau primaire et, respectivement, 5 % et 13 % ont un niveau secondaire ou supérieur. Ces premiers indicateurs nationaux mettent en évidence de façon flagrante, l'écart existant entre le niveau d'instruction des hommes et celui des femmes, surtout en ce qui concerne l'accès à l'enseignement secondaire ou supérieur. En outre, le niveau d'instruction atteint varie de façon importante selon certaines caractéristiques socio-démographiques (tableau 2.11). Ainsi, et comme on l'avait remarqué précédemment, la proportion de femmes ayant de l'instruction augmente r6gulièrement des générations les plus anciennes 26 Tableau 2.10 Caractéristiques socio-démo~aohiques des enuuêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés par âge, état matrimonial, milieu de résidence, niveau d'instruction, religion, et ethnie, EDg-II Niger 1998 Femmes Hommes Effectif Effectif Caractéristique Pourcentage Pourcentage soeio-démographique pondéré Pondéré Non pondéré pondéré Pondéré Non pondéré ïxge des enquêt(é)s 15-19 22,6 1 714 1 782 21,4 759 786 20-24 18,0 1 364 1 372 14,1 501 526 25-29 16,3 1 236 1 214 12,8 452 444 30-34 14,4 1 092 1 086 10,7 379 376 35-39 12,6 956 949 11,7 414 404 40-44 9,2 695 675 9,7 345 328 45-49 6,9 521 499 8,3 293 288 50-54 6,6 232 228 55-59 4,7 167 162 État matrimonial actuel Jamais marié 11,2 851 1 074 31,8 1 127 1 236 En union 84,2 6 381 6 118 65,6 2 326 2 228 Veuf 1,4 109 119 0,4 15 14 Divorcé/séparé 3,1 236 266 2,1 74 64 Milieu de résidence Niamey 8,6 648 1 048 11,2 396 603 Autres viUes 11,8 895 1 315 12,5 442 598 Ensemble urbain 20,4 1 543 2 363 23,7 838 1 201 Rural 79,6 6 034 5 214 76,3 2 704 2 341 Région Niamcy 8,6 648 1 048 11,2 396 603 Dosso 12,7 964 1 137 13,1 463 517 Maradi 20,7 1 568 1 584 21,3 754 749 Tahoua/Agadez 19,8 1 497 1 291 16,6 587 504 Tillaberl 16,7 1 266 1 406 14,7 521 602 Zinder/Diffa 21,6 1 633 1 111 23,2 822 567 Niveau d'instruction Aucun 84,8 6 422 6 066 71,1 2 517 2 350 Primaire er 9,9 753 934 16,0 566 604 Secondaire 1 .cycle 4,2 318 446 8,9 315 393 • n f l Secondaire 2 cycle 0,9 67 103 2,5 89 116 Supérieur 0,2 18 28 1,5 54 79 Religion Musulmane 99,0 7 505 7 494 98,8 3 501 3 491 Chrétienne 0,4 32 42 0,7 26 34 Autres 0,3 26 27 0,3 12 13 ND 0,2 15 14 0,1 4 4 Ethnie Arabe 0,2 16 19 0,2 8 9 Djerma 21,4 1 621 1 991 21,0 744 924 Gourmantché 0,4 32 33 0,3 12 14 Haoussa 58,4 4 427 4 083 60,1 2 129 1 963 Kanouri 4,3 325 252 4,6 164 126 Mossi 0,2 12 18 0,3 10 13 Peul 4,9 372 406 4,4 157 174 Touareg 8,4 633 583 7,4 262 246 Toubou 0,1 5 7 0,0 1 1 Autre 1,7 132 183 1,6 56 72 ND 0,0 2 2 0,0 0 0 Ensemble 100,0 7 577 7 577 100,0 3 542 3 542 27 Tableau 2.11 Niveau d'instruction des femmes et des hommes enauêt6s Rëpartition (en %) des femmes et des hommes par niveau d'instruction atteint, scion le groupe d'figes et le milieu de résidence, EDS-II Niger 1998 Niveau d'instruction des femmes S~pndaire S~aondaire Caractéristique Aucun Primaire 1 cycle 2 cycle Supérieur Total Effectif HOMMES Groupe d'âges 15-19 53,5 28,6 17,1 0,8 0,0 100,0 20-24 55,2 23,3 15,3 5,5 0,7 100,0 25-29 66,9 18,6 9,0 3,1 2,4 100,0 30-34 72,2 11,7 8,9 4,0 3,3 100,0 35-39 78,5 12,1 4,0 3.2 2,1 100.0 40-44 83,4 7,6 4,1 1,7 3.2 100,0 45-49 91,3 5,0 1,3 1,7 0,7 100,0 50-54 93.1 3,8 0,1 1,0 2.0 100,0 55-59 96,8 2,4 0,0 0.0 0,8 100,0 Milieu de résidence Niamey 33,7 21,6 26,5 9,8 8,5 100,0 Autres villes 41,5 21,3 25,6 8,0 3.7 100.0 Ensemble arbain 37.8 21,4 26,0 8,8 5,9 100,0 Rural 81,4 14,3 3,6 0,6 0,2 I00,0 Région Niamey 33,7 21,6 26,5 9,8 8,5 100,0 Dosso 67,5 16,2 11,0 3,5 1,7 100.0 Maradi 76,3 16,9 5,4 1,3 0,1 I00,0 Tahoua/Agadez 78,2 12.2 6,9 2.0 0,7 100,0 Tillaberi 76,3 17,7 4,7 0,8 0,5 100,0 Zinder/Diffa 78.0 13,9 6,5 1,1 0,6 100,0 Ensemble 7 I, 1 16,0 8,9 2.5 1,5 100.0 759 501 452 379 414 345 293 232 167 396 442 838 2 704 396 463 754 587 521 822 3 542 FEMMES Groupe d'âges 15-19 78,3 14.0 7,3 0,4 0,0 100,0 1 714 20-24 78,5 12,9 6,6 2,0 0,0 100,0 1 364 25-29 83,0 12,1 3,7 0,7 0,5 I00,0 l 236 30-34 87,9 7,6 3,2 1,0 0,4 100,0 l 092 35-39 91,1 6,1 1,6 0,8 0,4 100,0 956 40-44 94,2 4,6 0,5 0,3 0,3 100,0 695 45-49 95,8 2,9 0,6 0,6 0,2 100,0 521 Milieu de résidence Niamey 44,9 27,0 20,3 6,1 1,6 100.0 648 Autres villes 62,1 20,3 14,3 2.4 0,8 I00,0 895 Ensemble urbain 54,9 23,1 16,8 4,0 1,2 100,0 1 543 Rural 92,4 6,6 1,0 0,1 0.0 100,0 6 034 Région Niamey 44.9 27.0 20,3 6,1 1,6 100.0 648 Dosso 85,1 10,0 4,2 0,6 0,2 100,0 964 Maradi 90.6 7,3 1,8 0,3 0,1 100.0 1 568 Tahoua/Agadez 89,3 6,4 3,7 0,4 0,3 100,0 1 497 Tillaberi 85,9 12,2 1,7 0,2 0,1 I00,0 1 266 Zinder/Diffa 89,7 7,2 2,5 0,6 0,0 100.0 1 633 Ensemble 84,8 9,9 4,2 0,9 0,2 100,0 7 577 28 aux générations les plus récentes : 4 % seulement des femmes de 45-49 ans ont un niveau d'instruction, au moins, primaire contre 22 % des femmes de 15-19 ans. Corrélativement, c'est chez les femmes les plus jeunes que les proportions de "sans instruction" sont les plus faibles (78 %). Tout comme chez les femmes, la proportion d'hommes ayant, au moins, le niveau primaire est plus élevée dans les générations récentes (47 % chez les 15-19 ans) que dans les générations précédentes (28 % à 30-34 ans et 4 % à 54-59 ans). Comme on l'a déjà mentionné, malgré les progrès réalisés, les différentes de niveau d'instruction entre les sexes restent encore importantes et l'accès à l'éducation est toujours inégal. Ainsi, dans les génération d'hommes et de femmes les plus jeunes (15-19 ans), on remarque qu'il y a, proportionnellement, plus d'hommes que de femmes qui ont accédé au primaire (respectivement, 29 % et 14 %) et plus de deux fois plus d'hommes que de femmes, au niveau secondaire (respectivement, 18 % et 8 %). Par ailleurs, on constate que les femmes qui n'ont reçu aucune instruction sont surtout celles du milieu rural (92 %), principalement celles des régions de Maradi (91%), de Zinder/Diffa (90 %) et de Tahoua/Agadez (89 %). Chez les hommes, les proportions sont plus faibles que chez les femmes mais on retrouve les mêmes variations : ainsi, 81% d'hommes ne sont jamais allés à l'école en milieu rural, 78 % dans les régions de Zinder/Diffa et de Tahoua/Agadez et 76 % dans la région de Maradi. À l'opposé, le milieu urbain se caractérise par les plus fortes proportions de femmes et d'hommes ayant, au moins, un niveau primaire. À ce propos, il faut noter qu'à Niamey, la proportion de femmes de niveau primaire est supérieure à celle des hommes (27 % contre 22 %) mais, par contre, en ce qui concerne le niveau secondaire ou supérieur, les femmes sont proportionnellement deux fois moins nombreuses que les hommes (28 % contre 45 %). Le tableau 2.12 présente la répartition des femmes de 15-24 ans selon qu'elles fréquentaient ou non l'école au moment de l'enquête et, pour celles qui ne sont plus scolarisées, selon les raisons qui les ont poussées à quitter l'école. Sur l'ensemble des femmes de 15-24 ans qui sont allées à l'école, 78 % ne fréquentaient plus l'école au moment de l'enquête. Quel que soit le niveau atteint, l'échec scolaire (42 %) est la raison la plus souvent mentionnée pour expliquer l'arrêt des études, Dans 14 % des cas, les enquêtées ont déclaré avoir arrêter leurs études parce qu'elles n'aimaient pas l'école; dans 4 % des cas, les jeunes femmes sont sorties du système scolaire car elles se sont mariéês et, dans 3 % des cas, elles ont agi sur instruction de la famille. Tableau 2.12 Fré, ouentation scolaire et raisons de l'abandon de l'école Répartition (en %) des femmes de 15 à 24 ans par fréquentation scolaire et raisons de l'abandon de récole, selon le niveau d'instruction atteint, EDS-II Niger 1998 Fréquentation Primaire Secondaire Supérieur Ensemble Fréquente actuellement 4,4 2,9 51,7 21,6 Raisons d'abandon scolaire Est tombée enceinte 0,0 0,7 1,1 0,6 S'est mariée 3,6 2,2 5,1 3,7 S'occupe des enfants 1,5 0,0 0,0 0,4 Aide sa famille au travail 2,3 0,0 0,0 0,7 Ne pouvait payer école 1,9 1,7 0,7 1,4 Avait besoin argent 0,0 0,0 0,8 0,3 Assez scolarisée 1,6 4,5 2,1 2,8 Échec à l'école 28,7 72,4 24,1 41,5 N'aimait pas l'école 32,3 6,7 6,0 13,9 École non accessible 0,9 0,3 0,0 0,4 Sur instruction des parents 6,6 1,1 1,3 2,8 Autre 5,6 2,1 3,2 3,5 NSP/ND 10,5 5,5 3,9 6,4 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 195 221 249 665 29 2.2.2 Caractéristiques des couples Parmi les hommes interviewés, 2 326 étaient en union au moment de l'enquête et, parmi ces derniers, un certain nombre ont eu leur femme qui a également été enquêtée. Il est alors possible d'associer l'homme à sa femme et de reconstituer ainsi des couples qui, par la suite, seront étudiés du point de vue de leurs convergences ou divergences d'idées en matière de planification familiale et de taille idéale de la famille. Il faut préciser que, dans les cas où plusieurs épouses d'un même homme étaient interrogées, cet homme a été associé à chacune de ses femmes pour former autant de couples différents : c'est ainsi que 2 494 couples ont pu être formés à partir de 2 326 matis. Pour cette raison, au niveau du couple, on ne compare l'homme qu'avec une de ses femmes. On se propose de présenter ici quelques- unes des caractéristiques des 2 494 couples qui ont ainsi été reconstitués (tableau 2.13 et graphique 2.4). Dans la presque totalité des couples (98 %), le mati est plus âgé que sa femme : dans plus d'un tiers des cas (35 %) il y a un écart de 5 à 9 ans en faveur du Tableau 2.13 Caract6ristioues diff&entielles des couples Répartition (en %) des couples par différence d'âges entre conjoints et différence de niveau d'instruction, EDS-II Niger 1998 Différence Pourcentage Effectif .~ge Femme plus âgée 2,2 55 Homme + âgé de : 0-4 ans 16,2 403 5-9 ans 35,0 872 10-14 ans 25,3 631 15 ans ou plus 21,3 532 Di~erenee d'âges moyenne lë~ femme 8,9 1 997 2 femme ou+ 14,7 497 Ensemble des femmes 10,1 2 494 Niveau d'instruction Homme et femme : aucun 77,3 1 928 Femme instruite, homme non 5,9 148 Homme instruit, femme non 10,7 267 Homme et femme instruits 6,0 151 Total 100,0 2 494 mari, dans 25 % des cas, la différence d'âges est de 10-14 ans et, dans un cinquième des couples (21%), le mari a 15 ans ou plus que sa femme. En moyenne, les maris ont 10,1 ans de plus que leurs femmes. Comme on pouvait s'y attendre, l'écart d'âge entre conjoints est beaucoup moins important quand il s'agit d'une première femme (8,9 ans) que lorsqu'il s'agit d'épouses de rang 2 ou plus (14,7 ans). Graphique 2.4 Caractéristiques des couples DIFFÉRENCE D'AGES L Femme plus ~ée Mad +0-4ans ~ 16 Mad +5-9ans ~ 35 Mari + 10-14ans ~ 25 Mad + 15ansou + ~ 2 1 INS'muc'nON Les 2 sane Mari sans Femme sans Les 2 Irtstrufts B~ 20 40 60 80 100 Pourcen~ge EDSN-II1998 30 Du point de vue du niveau d'instruction, on constate qu'il est assez homogène pour la grande majorité des couples : dans 77 % des couples, l'homme et la femme sont sans instruction. A l'opposé, dans 6 % des cas, les deux partenaires ont fréquenté l'école. Lorsqu'un seul des partenaires a de l'instruction, c'est le plus souvent l'homme (11%). Cependant, dans 6 % des cas, une femme instruite vit avec un homme sans instruction. 2.2.3 Accès aux média Les données relatives à l'accès des femmes et des hommes aux média sont particulièrement importantes pour la mise en place des programmes d'éducation et de diffusion d'informations dans tous les domaines, notamment dans ceux de la santé et de la planification familiale. Les tableaux 2.14.1 et 2.14.2 présentent les données sur l'accès des femmes et des hommes aux média (la presse audiovisuelle ou écrite). Rappelons que 33 % des ménages nigériens possèdent un poste de radio et seulement 5 %, un poste de télévision (voir Section 2.1.4). Précisons, cependant, qu'il n'est pas nécessaire de posséder ces équipements pour y avoir accès, de nombreuses personnes allant écouter la radio ou regarder la télévision chez des amis ou des voisins. Ainsi, au Niger, la radio est réellement le moyen d'information privilégié, puisque 54 % des femmes écoutent la radio, au moins, une fois par jour, alors que seulement 25 % des femmes regardent la Tableau 2.14.1 Acei~s des femmes aux média Pourcentage de femmes qui, habituellement, lisent un joumai, regardent la t616vision, au moins, un fois par jour et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par jour selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDS-II Niger 1998 Lit un Écoute joum.al Regarde la la radio au moins TV au moins au moins Les Aucun une fois/ une fois/ un.e fois/ trois Caractéristique média semaine semmne jour média Effectif Glrso ï~ e d'âges 40,0 7,3 31,7 55,6 5,5 1 714 20-24 39,5 8,0 29,5 56,3 6,3 1 364 25-29 44,0 4,6 24,8 53,6 3,4 1 236 30-34 45,3 4,9 24,4 52,3 4,4 1 092 35-39 46,3 3,8 20,8 51,6 3,1 956 40-44 48,6 1,8 18,0 49,9 1,4 695 45-49 49,1 2,2 16,4 50,0 1,8 521 Milieu de résidenee Niamey 9,1 25,2 77,8 82,9 23,0 648 Autres viUes 22,9 18,0 56,1 71,1 16,1 895 Ensemble urbain 17,1 21,0 65,2 76,1 19,0 1 543 Rural 50,3 1,3 15,3 47,8 0,4 6 034 Région Niamey 9,1 25,2 77,8 82,9 23,0 648 Dosso 41,5 5,6 25,7 55,3 4,7 964 Maradi 20,9 2,0 40,1 75,3 1,5 1 568 Tahoua/Agadez 50,8 4,6 16,8 46,8 3,6 1 497 Tillaberi 48,4 2,5 10,1 49,9 0,9 1 266 Zinder/Diffa 69,7 3,4 10,3 28,9 2,1 1 633 Niveau d'instruction Aucun 48,4 0,1 19,3 49,2 0,1 6 422 Primaire 22,5 18,7 48,3 71,0 13,2 753 Secondaire ou plus 5,1 64,1 80,7 89,6 53,4 402 Ensemble des femmes 43,5 5,3 25,4 53,5 4,2 7 577 31 Tableau 2.14.2 Accès des hommes aux média Pourcentage d'hommes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision, au moins, un fois par jour et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par jour selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDS-II Niger 1998 Lit un Écoute journal Regarde la la radio au moins TV au moins au moins Les Aucun une fois/ une fois/ une fois/ trois Caractéristique média semaine semaine jour méxlia Effectif Groupe d'figes 15-19 22,2 18,5 47,8 71,3 15,3 759 20.24 12,4 24,3 52,3 86,4 19,8 501 25-29 12,6 19,9 40,0 85,8 13,4 452 30-34 l 1,3 19,5 42,8 87,5 15,6 379 35-39 14,6 15,5 37,4 84,4 11,8 414 40-44 20,8 10,3 32,6 77,1 8,0 345 45-49 16,4 5,9 36,2 80,9 4, l 293 50-54 17,1 6,8 31,1 82,0 5,3 232 55-59 26,1 2,2 19,2 73,5 1,8 167 Milieu de résidence Niamey 1,7 48,6 87,2 94,5 45,6 396 Autres villes 8,4 38,2 77,1 86,0 35,4 442 Ensemble urbain 5,2 43,1 81,9 90,0 40,2 838 Rural 20,4 7,4 28,1 77,8 3,8 2 704 Région Niamey 1,7 48,6 87,2 94,5 45,6 396 Dossu 9,7 15,3 52,2 87,0 13,2 463 Maradi 9,5 10,4 48,6 88,3 7,5 754 Tahoua/Agadez 14,9 12,7 40,8 82,0 11,5 587 Tillaberi 21,3 10,4 22,8 76,5 5,6 521 Zinder/Diffa 33,2 11,2 16,2 65,3 5,3 822 Niveau d'instruction Aucun 20,9 1,3 30,0 77,2 0,7 2 517 Primaire 10,8 28,7 54,9 84,9 19,8 566 Secondaire ou plus 1,8 80,0 82,5 94,7 67,4 459 Ensemble des hommes I6,8 15,9 40,8 80,7 12,4 3 542 télévision, au moins, une fois par semaine et que 5 % lisent habituellement des journanx. On constate surtout que près de la moitié des femmes enquêtées (44 %) n'a accès à aucun des média, c'est-à-dire qu'elles ne lisent pas de journal, ne regardent pas la télévision et n'écoutent pas la radio, au moins, une fois par semaine. Seulement 4 % des femmes ont accès aux trois types de média, au moins, une fois par semaine. Du point de vue des caractéristiques socio-démographiques, on note que les proportions de femmes utilisant les média diminuent avec l'augmentation de l'âge. À l'exception de la radio, pour laquelle lés différences selon l'âge de la femme sont peu importantes, on constate que les femmes les plus jeunes sont celles qui sont les plus « exposées » à l'information. Ainsi, à 15-19 ans, 32 % regardent la télévision et 7 % lisent un journal, au moins, une fois par semaine, alors que 49 % des femmes de 45-49 ans n'ont accès à aucun des média. En outre, l'accès aux média est beaucoup plus important en milieu urbain et, plus particulièrement à Niamey, qu'en milieu rural. Ainsi, à Niamey, 78 % des femmes regardent la télévision, 83 % écoutent la radio et 25 % lisent des journaux, alors qu'en milieu rural, 50 % des femmes n'ont accès à aucun des média. Du point de vue régional, on constate que plus des deux tiers des femmes de la région de Zinder/Diffa (70 %) ainsi que la moitié de celles de Tahoua/Agadez (51%) n'ont accès à aucun moyen d'information. Par contre, les femmes résidant dans le département de Maradi sont nettement privilégiées 32 par rapport aux autres, puisque 75 % d'entre elles ont déclaré écouter la radio, au moins, une fois par jour. De même, l'utilisation des média est beaucoup plus fréquente chez les femmes ayant fréquenté l'école que chez celles sans instruction : parmi les femmes de niveau secondaire ou supérieur, 81% regardent la télévision, 90 % écoutent la radio et 64 % lisent des journaux, alors que 48 % des femmes sans instruction n'ont accès à aucun des média. En ce qui concerne les hommes (tableau 2.14.2), on retrouve les mêmes variations selon les caractéristiques socio-démographiques que chez les femmes; cependant, les proportions d'hommes ayant accès aux média sont nettement plus importantes que chez les femmes. Ainsi la radio reste le moyen d'information privilégié, 81% des hommes ayant déclaré l'écouter, au moins, une fois par jour; la télévision est regardée, au moins, une fois par semaine, par 41% et les journaux sont lus par 16 % des hommes. Seulement 17 % des hommes n'ont accès à aucun média, alors que, comparativement, plus des deux cinquièmes des femmes sont dans cette situation. 2.3 ACT IV ITÉ ÉCONOMIQUE 2.3.1 Emploi des femmes L'EDSN-II a collecté des informations relatives à l'emploi des femmes et des hommes enquêtés. Le terme emploi utilisé ici a une définition très large. Toute personne ayant déclaré une activité, régulière ou non, dans le secteur formel ou le secteur informel, avec une contrepartie financière ou non, est considérée comme ayant un emploi. Le tableau 2.15 montre que près de la moitié des femmes de 15-49 ans (47 %) ne travaillaient pas au moment de l'enquête et que, par i celles-ci, une minorité (6 %) avaient travaillé au cours des 12 derniers mois. La proportion de femmes qui travaillaient au moment de l'enquête est de 53 % : 16 % ont déclaré avoir travailler toute l'année, un quart des femmes (23 %) travaillaient de façon saisonnière et 14 % avaient un travail occasionnel. La proportion de femmes travaillant au moment de l'enquête est plus importante en milieu rural (55 %) qu'en milieu urbain (45 %), mais les femmes urbaines ont surtout eu une activité à l'année (28 %), alors que celles du milieu rural ont surtout travaillé saisonnièrement (activités liées aux travaux agricoles, 28 %). Quelle que soit la durée du temps de travail, ce sont les femmes de la région de Tahoua/Agadez et de Niamey qui travaillaient le moins au moment de l'enquête (respectivement, 61% et 57 % de sans emploi). Les femmes ayant un niveau d'instruction, au moins, secondaire travaillent moins fréquemment que les autres, puisque moins de la moitié d'entre elle avait un emploi au moment de l'enquête (41%), mais 27 % d'entre elles travaillaient toute l'année. Le tableau 2.16 présente la répartition des 4 011 femmes qui travaillaient au moment de l'enquête par type d'employeur et de revenus, selon certaines caractéristiques solio-démographiques. La majorité des femmes actives travaillent à leur compte (89 %), mais seulement les trois quarts d'entre elles (69 % par rapport à 89 %) gagnent de l'argent. Par ailleurs, 6 % des femmes travaillent pour un parent (notamment un cinquième des femmes de 15-19 ans) et seulement un tiers d'entre elles (2 %) sont payées pour cela; enfin, seulement 5 % des femmes travaillent pour quelqu'un d'autre (personne, société, gouvernement, .), la plupart d'entre elles étant rémunérées. Dans l'ensemble, 74 % des femmes qui travaillent touchent une contrepartie financière pour leur travail. C'est dans la région de Tahoua/Agadez que les femmes actives touchent le moins souvent une contrepartie financière (65 %), alors qu'à Niamey, la majorité des femmes qui travaillent sont payées (89 %). Par ailleurs, plus le niveau d'instruction est élevé plus les femmes ont la possibilité d'avoir une activité rémunérée. Ainsi, 89 % des femmes ayant, au moins, le niveau secondaire perçoivent de l'argent pour leur travail, contre 72 % de celles qui ne sont jamais allées à l'école. 33 Tableau 2.15 Emploi Rêpartition (en %) des femmes selon qu'elles ont ou non un emploi et selon la durêe de l'emploi, par caractêristique soeio-dêmographique, EDS-II Niger 1998 Ne travaille pas au moment de l'enquête N'a pas travaillé A travaillé Travaille au moment de l'enquête dans les 12 dans les 12 derniers derniers Toute Saison- Occasion- Caraetêristique mois mois l'annêe nièrement nêllement Total ~ Effectif Groupe d'âges 15-19 51,9 6,4 10,9 19,8 11,1 100,0 1 714 20-24 47,8 6,0 11,7 22,6 11,8 I00,0 1 364 25-29 42,9 7,2 15,1 23,0 11,7 100,0 1 236 30-34 36,2 4,7 18,0 22,9 17,9 100,0 1 092 35-39 31,7 5,7 20,2 24,1 I8,2 100,0 956 40-44 28,9 4,7 25,0 24,4 17,0 100,0 695 45-49 29,0 4,1 24,1 25,7 17,0 I00,0 521 Milieu de résidence Niamey 52,6 4,6 29,7 3,1 9,8 100,0 648 Autres villes 48,6 4,9 27,0 3,6 15,8 100,0 895 Ensemble urbain 50,3 4,8 28,1 3,4 13,3 100,0 1 543 Rural 38,9 6,1 13,0 27,6 14,4 100,0 6 034 Région Niamey 52,6 4,6 29,7 3,1 9,8 100,0 648 Dosso 27,0 7,8 18,8 37,0 9,4 100,0 964 Maradi 38,3 5,5 14,2 24,5 17,4 100,0 1 568 Tahoua/Agadez 56,5 4,4 11,9 15,4 11,9 100,0 1 497 Tillaberi 31,9 8,0 19,3 30,5 10,2 100,0 1 266 Zinder/Diffa 41,1 5,1 12,4 20,8 20,6 I00,0 1 633 Niveau d'instruetion Aucun 40,2 6,1 14,4 24,8 14,5 100,0 Primaire 41,4 5,8 24,9 14,7 13,1 I00,0 Secondaire ou plus 56,8 2,2 26,7 3,2 11,1 100,0 6 422 753 402 Ensemble 41,2 5,8 16,1 22,7 14,1 100,0 7 577 x y compris les "non-dêtermin6s" 34 Tableau 2.16 Emeloveur et formes de revenus Répartition (en %) des femmes ayant un emploi par type d'employeur et par forme de revenus, selon les caract6ristiques socio-déraographiques, EDS-II Niger 1998 Travaille à Travaille pour Travaille son compte quelqu'un d'autre pour parents Effectif Ne gagne Ne gagne Ne gagne de femmes Gagne de pas de Gagne de pas de Gagne de pas de ayant Caract6ristique l'argent l'argent l'argent l'argent l'argent l'argent Total I un emploi Groupe d'~ges 15-19 54,1 18,9 3,7 3,9 7,7 11,6 100,0 715 20-24 66,3 23,7 2,7 2,6 2,4 2,4 100,0 629 25-29 71,6 21,0 2,4 1,7 1,2 1,8 100,0 616 30-34 74,2 18,7 4,0 0,7 0,8 1,4 100,0 644 35-39 73,1 19,6 2,4 1,8 0,7 2,0 100,0 598 40-44 74,2 20,5 1,5 0,4 0,9 2,4 100,0 461 45-49 71,3 23,0 1,8 0,2 1,7 1,7 100,0 348 Milieu de résidence Niamey 68,5 3,8 17,0 4,5 3,6 2,0 100,0 277 Antres villes 81,5 3,6 7,7 0,6 4,3 2,3 100,0 415 Ensemble urbain 76,3 3,7 11,4 2,1 4,0 2,2 100,0 693 Rural 67,0 24,1 1,0 1,7 2,1 4,0 100,0 3 319 Région Niamey 68,5 3,8 17,0 4,5 3,6 2,0 100,0 277 Dosso 81,3 10,7 2,7 0,6 2,2 2,3 100,0 629 Maradi 64,1 24,4 1,2 1,6 2,3 6,1 100,0 881 Tahoua/Agadez 58,9 28,5 3,4 0,2 3,0 5,9 100,0 585 Tillaberi 66,6 27,8 1,0 0,2 3,0 1,2 100,0 759 Zinder/Diffa 72,0 17,6 1,0 4,5 1,5 3,4 100,0 879 Niveau d'instruction Aucun 68,7 22,4 1,2 1,7 2,1 3,7 100,0 3 449 Primaire ou plus 71,2 12,0 5,7 1,8 5,1 4,2 1130,0 397 Secondaire ou plus 58,7 3,9 28,7 3,7 1,9 2,6 100,0 165 Ensemble 68,6 20,6 2,8 1,8 2,4 3,7 100,0 4011 1 y compris les "non d6terminés" C'est essentiellement dans les secteurs du commerce et de l'agriculture que les femmes nigériennes occupent un emploi. En effet, près de deux Nigériennes qui travaillent sur cinq sont employées dans le commerce ou dans les services (38 %); il s'agit, plus particulièrement, de celles du milieu urbain (67 % des citadines actives); d'autre part, le secteur agricole occupe 41% des femmes actives, notamment en milieu rural (49 %) et dans les régions de Dosso et de Tillabéri (49 % dans chaque région) (tableau 2.17). Par ailleurs, on constate que les femmes les plus instmites occupent assez fréquemment des emplois techniques ou d'encadrement (29 %) alors qu'au niveau national, cette proportion est de seulement 2 %. 35 Tableau 2.17 Occuoation des femmes Répartition (en %) des femmes ayant un emploi par type d'occupation actuelle et par catégorie de terres sur lesquelles elles travaillent selon les caractëtistiques socio-démographiques, EDS-II Nigar 1998 Occupation de l'enquêtée Non-agricole Profes- sionnel/ Effectif Agricole Techni- Travail de cien/ Ventes, manuel Travail Ménage femmes Propre Terre Tette Admini- Ser- non manuel et dome- ayant un Caractéristique terre familiale louée Autre stration vices qualifié qualifié stique Total I emploi Groupe d'âges 15-19 14,4 24,8 1,3 7,1 0,1 30,9 18,8 0,2 2,2 100,0 715 20-24 19,0 22,4 1,2 4,6 0,8 28,6 21,4 0,4 1,2 I00,0 629 25-29 18,4 19,1 1,2 5,1 1,5 36,0 17,9 0,1 0,6 100,0 616 30-34 15,3 14,0 1,9 3,8 2,0 44,5 17,5 0,0 0.7 100,0 644 35-39 16,2 14,1 1,4 4,2 3,0 43,5 16,9 0,0 0,3 100,0 598 40-44 15,3 15,5 1,8 2,3 1,2 46,9 16,4 0,0 0,2 100,0 461 45-49 18,1 9,3 2,8 5,6 2,1 42,5 18,5 0,0 0,6 100,0 348 Milieu de résidence Niamey 0,0 0,4 0,0 0,4 10.0 60,7 18,3 1,3 8,5 100,0 277 Autres villes 0,3 2,5 0,0 1,2 5.4 70,8 17,6 0,2 1,8 100,0 415 Ensemble urbain 0,2 1,7 0,0 0,9 7,3 66,8 17,9 0,7 4,5 100,0 693 Rural 20,0 21,2 1,9 5,6 0,2 32,3 18,4 0,0 0.2 100.0 3 319 Région Niamey 0,0 0,4 0,0 0,4 10,0 60,7 18,3 1,3 8,5 100,0 277 Dosso 10,2 28,7 4,0 6,4 1,4 21,9 27,0 0,0 0,4 100,0 629 Maradi 21,9 15,4 0,1 2,9 0,4 51,5 7,0 0,0 0,4 100.0 881 Tahoua/Agadez 20,7 15,9 0,8 1,4 0,8 42,4 16,7 0,0 0,9 100,0 585 Tinabari 17,1 24,2 2,4 4,8 0,5 17,5 33,4 0,0 0,t 100,0 759 Zinder/Diffa 18,0 13,7 1,6 9,0 I,I 44.7 ti,4 0,1 0,1 i00,0 879 Niveau d'instruction Aucun 18,2 19,3 1,7 5,3 0,0 36,5 17,9 0,0 0,7 I00,0 3 449 Primaire 9,0 11,7 1,1 1,7 2,4 50,9 20,3 0,5 2,2 100,0 397 Secondaire ou plus 0,6 1,8 0,0 0,0 28,9 44,2 21,8 1,2 1,5 100.0 165 Ensemble 16,6 17.8 1,6 4,8 1,5 38,2 18,3 0,1 0,9 100,0 4011 l y compris les "non-déterminés" La grande majorité des Nigériennes qui travaillent et qui sont rémunérées, décident elles-même de la manière dont l'argent gagné va être dépensé (81%), et ceci est d'autant plus vrai quand l'âge de la femme augmente (60 % des 15-19 ans contre 88 % de celles de 45-49 ans) (tableau 2.18). On constate cependant que 5 % des femmes ont déclaré que leur conjoint décidait seul de l'utilisation de l'argent qu'elles avaient gagné; cette proportion est relativement élevée dans la région de Maradi (10 %). Sept pour cent des femmes dépensent leur argent en accord avec leur partenaire, notamment celles résidant dans la région de Tahoua/Agadez (11%). Dans 4 % des cas, quelqu'un d'autre que le mari (essentiellement quelqu'un de la famille) décide de la façon dont sera dépensé leur argent, et cette proportion est particulièrement élevée chez les femmes de 15-19 ans (17 %) et chez celles qui ne sont pas union (18 %). Enfin, dans 3 % des cas, c'est en accord avec quelqu'un d'autre que le mari que la femme décide de l'utilisation de son argent, notamment parmi les plus jeunes (13 %) et celles qui ne sont pas en union (15 %). 36 Tableau 2.18 Déeision sur l'utilisation des revenus des femmes R6partition (en %) des femmes gagnant de l'argent par personne décidant de l'utilisation de cet argent, selon les caractédstiques socio.d6mographiqnes, EDS-II Niger 1998 Dêcision sur l'utilisation des revenus En Autre En Effectif Enquêtée Partenaire accord personne accord de femmes décide décide avec décide avec autre gagnant de Caractéristique seule seul partenaire seule personne Total I l'argent Groupe d'âges 15-19 60,4 5,1 4,4 17,1 12,5 100,0 469 20-24 78,3 8,2 6,2 3,7 3,7 100,0 449 25-29 82,6 5,8 9,1 1,4 1,1 100,0 464 30-34 86,8 5,4 6,9 0,2 0,7 100,0 508 35-39 89,9 2,8 6,9 0,0 0,4 100,0 458 40-44 87,1 4,2 8,7 0,0 0,0 100,0 354 45-49 88,2 3,7 6,9 0,5 0,4 100,0 261 Milieu de résidence Niamey 84,0 1,7 4,2 5,7 4,0 100,0 248 Autres villes 85,1 2,4 4,9 5,7 1,8 100,0 389 Ensemble urbain 84,7 2,1 4,6 5,7 2,7 100,0 637 Rural 80,4 6,0 7,6 3,0 3,0 100,0 2 327 Région Niamey 84,0 1,7 4,2 5,7 4,0 100,0 248 Dosso 78,3 5,1 8,5 4,2 3,9 100,0 543 Maradi 77,8 10,4 6,3 3,3 1,8 100,0 597 Tahoua/Agadez 77,0 4,9 11,4 4,3 2,5 100,0 383 Tillaberi 78,3 5,0 5,8 5,5 5,3 100,0 538 Zinder/Diffa 90,8 2,1 5,6 0,5 1,0 100,0 655 Niveau d'instruction Aucun 81,2 5,6 7,4 3,0 2,6 100,0 2 489 Primaire ou plus 78,4 3,4 4,8 8,5 5,0 100,0 326 Secondaire ou plus 88,9 1,2 4,8 1,5 3,6 100,0 148 État matrimonial Pas en union 67,1 0,1 0,0 17,9 14,8 100,0 454 Actuellement en union 83,9 6,1 8,2 1,0 0,8 100,0 2 509 Ensemble 81,3 5,2 6,9 3,6 2,9 100,0 2 963 t y compris les "non d6terminés" 2.3.2 Garde des enfants en bas âge Le fait que la mère travaille en ayant un enfant en bas âge, peut avoir un effet négatif sur l'état de santé, l'état nutritionnel et le développement des jeunes enfants. Cela peut aussi empêcher la mère de travailler et de disposer ainsi d'une certaine autonomie financière. Pour ces raisons, on a demandé aux mères ayant un emploi qui s'occupait de leurs enfants de moins de 6 ans pendant qu'elles travaillaient (tableau 2.19). Les femmes qui travaillent et qui ont un enfant de moins de 6 ans (64 %) le gardent le plus souvent avec elles lorsqu'elles travaillent (51%) eu le confient à un autre enfant plus âgé (23 %), généralement de sexe féminin (20 %), voire à d'autres parents ou à des voisins (21%). On constate que les femmes travaillant dans l'agriculture gardent moins fréquemment leurs enfants avec elles que les femmes qui travaillent dans d'autres secteurs d'activité (49 % contre 53 %). Par ailleurs, les femmes qui travaillent à leur compte amènent plus fréquemment leur enfant sur le lieu de travail (52 %) que celles qui travaillent pour leur famille (50 %) ou pour quelqu'un d'autre (28 %). On remarque enfin que, par rapport aux antres femmes, celles de 37 Tableau 2.19 Soins des enfants et travail R6partition (en %) des femmes ayant un emploi et un enfant de moins de 6 ans et répartition (en %) des mères ayant un emploi et un enfant de moins de 6 ans par genre de personne qui prend soin de l'enfant pondant qu'elle travaille, selon les caractéristiques socio-démographiques, EDS-II Niger 1998 Caractéristique Garde des enfants Au Pas moins un Mari/ Domes- Enfant enfant enfant En- Autres tique, à Autre <6 ans <6 ans quêtée parents Voisins garde l'école fille Effectif Pas de Autre trav. femmes gar- depuis ayant un çon nais. Autre Total I emploi I Milieu de résidence Niamey 54,5 45,5 45,6 25,5 2,9 9,8 1,5 ll,3 0,5 0,5 0,5 100,0 277 Autres villes 40,9 59.1 51,7 14,4 3,1 4.7 0,1 20,2 2,3 0,7 0,3 100,0 415 Ensemble urbain 46,3 53,7 49,7 18.1 3,0 6,5 0,6 17,2 1,7 0,6 0,4 100,0 693 Rural 34,5 65,5 51,6 18,9 1,8 0,4 0,0 20,0 3,4 2,0 0,4 i00,0 3 319 Région Niamey 54,5 45,5 45,6 25,5 2,9 9,8 1,5 11,3 0,5 0,5 0,5 100,0 277 Dosso 35,4 64,6 51,9 17,5 2,6 1,0 0,0 20,4 3,1 3,0 0,0 100,0 629 Matadi 33,7 66,3 43,6 26,5 2,0 0,5 0,0 19,5 6,2 0,8 0,0 100,0 881 Tahoua/Agadez 38,7 61,3 62,3 12,8 2,0 1,3 0,0 17,4 0,7 1,0 0,0 100,0 585 Tillaberi 37,1 62,9 56,3 18,9 0,4 0,1 0,0 18,9 1,7 2,3 0,9 100,0 759 Zinder/Diffa 32,5 67,5 49,1 14,2 2,6 1,4 0,0 22,9 3,3 2,3 0,7 I00,0 879 Niveau d'instruction Aucun 35,2 64,8 52,4 17,8 2,0 0,3 0,0 20,4 3,3 1,9 0,4 100,0 3 449 Primaire 44,6 55,4 49,0 23,8 2,4 2,2 0,0 15,7 3,0 1,3 0,3 100,0 397 Secondaire ou plus 44,9 55,1 29,6 30,3 1,6 24,0 2,3 8,8 0,0 0,7 0,0 100,0 165 Type de travail Pour membre famille 65,4 34,6 49,7 28,9 0,0 0,0 0,0 13,9 5,0 1,0 0,0 i00,0 245 Pour autre personne 55,7 44,3 27,7 19,7 3,0 14,3 1,0 18,4 3,7 7,1 0,0 I00,0 184 À son compte 33,5 66,5 52,2 18,4 2,0 0,9 0,1 19,9 3,0 1,6 0,4 100,0 3 576 Occupation de l'enquêtêe Agricole 33,2 66,8 49,3 20,7 1,5 0,5 0,0 19,0 3,7 3,5 0,5 100,0 1 634 Non agricole 38,8 61,2 52,9 17,2 2,4 1,9 0,1 20,1 2,7 0,5 0,3 100,0 2 367 Emploi à l'année/ saisonnier Annêe 40,6 59,4 50,5 18,1 2,5 3,5 0,3 19,6 3,1 0,6 0,1 100,0 1 221 Saisonnier 33,6 66,4 48,5 21,1 1,8 0,6 0,0 19,4 3,7 3,3 0,4 I00,0 1 716 Occasionnel 36,7 63,3 57,1 15,8 1,8 0,1 0,0 20,0 2,2 0,6 0,5 i00,0 1 072 Ensemble I 36,5 63,5 51,3 18,8 2,0 1,3 0,1 19,6 3,1 1,8 0,4 I00,0 4011 l y compris les "non dêterminés" 38 la capitale et colles ayant, au moins, un niveau d'instruction secondaire font nettement plus souvent appel à des domestiques (respectivement, 10 % et 24 %) ou encore, mettent leurs enfants dans les écoles ou les garderies (2 % dans les deux cas). 2.3.3 Emploi des hommes Parmi les hommes interrogés, 92 % avaient une activité au moment de l'enquête (tableau 2.20). La proportion d'hommes sans emploi est plus importante en milieu urbain (23 %) qu'en milieu rural (3 %), et par i ceux qui ont un niveau d'instruction secondaire ou plus (37 %). Tableau 2.20 Occupation des hommes Répartition (en %) des hommes selon qu'ils ont ou non un emploi, selon le type d'occupation actuelle et par catégorie de terres sur lesquelles ils travaillent selon les caractéristiques socio-démographiques, EDS-II Niger 1998 Occupation de renquêtéc Non-agricole Profes- Agricole sionnel/ Teshni- Travail Ne tien/ Ventes, Travail manuel Ménage travaille Propre Terre Terre Admini- Ser- manuel non et dome- Caractéristique pas terre familiale loude Autre stration vices qualifié qualifi~ stique Total I Effectif Groupe d'âges 15-19 21,7 2,8 57,8 0,9 4,5 0,2 5,9 2,8 2,9 0,3 100,0 759 20-24 13,0 11,1 48,0 0,6 1,8 1,5 13,6 7,0 2,2 1,2 100,0 501 25-29 2,4 23,5 36,5 2,8 4,5 3,7 19,9 5,3 0,4 0,8 100,0 452 30-34 1,6 35,7 25,8 2,2 1,7 7,1 17,0 8,3 0,3 0,2 100,0 379 35-39 0,8 42,4 21,1 2,4 3,3 7,1 17,4 4,8 0,0 0,7 100,0 414 40-44 0,6 55,2 10,9 3,9 3,3 5.4 13,6 6,2 0,2 0,8 100.0 345 45-49 1,1 57,3 6,6 4,4 2,9 3,5 15,9 7,5 0,0 0,8 100,0 293 50-54 2,1 66,0 4,3 3,0 2,5 3,0 12,6 5,8 0,0 0,6 100,0 232 55-59 2,3 71,0 2,3 4,8 4,1 0,7 12,0 2,3 0,0 0,5 100,0 167 Milieu de résidence Niamey 26,4 2,7 3,6 0,5 1,2 10,4 33.2 14,8 3,8 3,5 100,0 396 Autres villes 20,8 7,2 10,1 1,2 2,8 10,4 31,1 10,7 3,8 2,0 100,0 442 Ensemble urbain 23,4 5,0 7,1 0,8 2,0 10,4 32,1 12,6 3.8 2,7 100,0 838 Rural 2,5 40,0 38,5 2,8 3,7 1,2 7,9 3,2 0,2 0,0 100,0 2 704 Région Niamey 26,4 2,7 3,6 0,5 1,2 10,4 33,2 14,8 3,8 3,5 100,0 396 Dosso 8,5 38,3 34,2 1,9 4,6 4,1 4,8 3,1 0,4 0,0 100,0 463 Maradi 5,1 35,2 30,6 0,8 3,8 2,0 15,8 5,7 0,7 0,2 100,0 754 Tahoua/Agadez 3,4 39,1 30,7 1,0 3,8 2,4 12.9 4,6 1.3 0,8 100.0 587 Tillaberi 2,1 36,0 38,8 8,6 1,9 1,7 6,9 2,7 0,8 0,3 100,0 521 Zinder/Diffa 6,2 31,0 38,3 1,7 3,6 2,5 11,8 4,3 0,3 0,2 100,0 822 Niveau d'instruction Aucun 1,8 40,7 32,9 3,0 4,0 0,5 11,4 4,9 0,3 0,5 100,0 2517 Primaire 8,7 14,0 40,0 0,9 2,2 2,6 19,1 8,1 3,5 1,0 100,0 566 Secondaire ou plus 36,9 4,6 9,9 0,4 0,8 20,0 18,9 5,3 2,1 1,1 100,0 459 Ensemble 7,5 31,8 31,1 2,3 3,3 3,4 13,6 5,4 1,0 0,7 100,0 3 542 i y compris les "non-ddterminds" 39 Alors que les femmes travaillent à part à peu près égale dans le commerce ou les services et l'agriculture, la majorité des hommes (69 %) travaillent dans l'agriculture. Seulement 14 % des hommes ont un emploi dans le commerce, cette proportion concernant cependant un homme sur trois en milieu urbain (32 %). Ainsi que chez les femmes, les hommes ayant fait des études secondaires ou supérieures occupent principalement des postes dans les secteurs techniques et administratifs (20 %), mais aussi dans les ventes et services (19 %). 2.4 EXODE Les résultats de l'enquête Migration et Urbanisation de 1992-932 ont montré que le Niger est un pays de fortes migrations et, en particulier, de migrations masculines : ces migrations s'effectuent du milieu rural vers la capitale, mais aussi du Niger vers les pays frontaliers ou de la sous-région. Par ailleurs, cette enquête a aussi confirmé que certains départements du Niger étaient traditionnellement des départements d'émigration. Il s'agit des départements de Tahoua, de Tillabéri et de Dosso. Les mauvaises récoltes de la saison 1997 ont été la cause de nombreuses migrations pour tenter de trouver un travail. Au cours de I'EDSN-II, on a interrogé chaque femme en union sur les migrations de son conjoint (que celui-ci soit présent ou absent et qu'il soit enquêté ou non), en lui demandant si son conjoint avait quitté le domicile au cours des 12 derniers mois pour une raison professionnelle et, si oui, quelle était la durée de son séjour et sa destination. Ces questions ont également été posées à tous les hommes enquêtés. Selon le tableau 2.21.1, 34 % des femmes en union ont déclaré que leur conj oint était parti en exode au cours des 12 mois précédant l'enquête : 7 % étaient toujours absents au moment de l'enquête, pour la majorité (21%) le séjour avait duré moins de 6 mois et 6 % s'étaient absentés plus de 6 mois. Les femmes mari~es à un homme jeune sont, proportionneUement, les plus nombreuses à avoir un conjoint parti en exode (51% lorsque le conjoint a 20-24 ans et 48 % lorsqu'il a 25-29 ans). Les proportions diminuent nettement avec l'âge du conjoint pour ne plus concerner que 14 % des femmes dont le mari a 60 ans ou plus. Les départements de résidence des femmes dont le conjoint a émigré sont, principalement, Tahoua/Agadez (41%), Tillabéri (42 %) et surtout Dosso, où près de la moitié des femmes en union (48%) ont un mari qui a migré. Comme on l 'a précisé auparavant, les mauvaises récoltes de 1997 ont eu pour résultat une forte migration des hommes travaillant dans l'agriculture. Ainsi plus d'un tiers des femmes en union dont le conjoint travaille dans l'agriculture (36 %) ont déclaré que leur conjoint avait migré. De même, près de deux femmes sur cinq dont le conjoint travaille dans le commerce (38 %) ont déclaré que leur conjoint s'était déplacé au cours des douze derniers mois (le plus souvent, pour aller chercher des marchandises dans les pays limitrophes). En ce qui concerne les conjoints qui travaillent dans ce dernier secteur, les durées de séjours sont, dans un tiers des cas (13 % par rapport à 36 %) inférieures à 3 mois alors que, pour les agriculteurs, elles sont, en majorité, supérieures à 3 mois (20 %). En ce qui concerne les hommes, il faut préciser que, bien évidemment, ceux qui étaient absents pour cause de migration au moment de l'enquête n'ont pas été enquêtés. Par ailleurs, l'enquête s'est déroulée de mars à juillet, c'est-à-dire pendant les mois de soudure qui sont aussi ceux traditionnellement réservés à l'exode. Les niveaux de migration observés sont donc des niveaux minimum puisqu'ils excluent les hommes en cours de migration. Le tableau 2.21.2 montre que 27 % des hommes enquêtés ont déclaré avoir migré pour des raisons professionnelles au cours des 12 mois précédant l'enquête : un homme sur huit (12 %) a déclaré être resté en déplacement moins de 3 mois, 10 % entre 3 et 6 mois et 6 % 6 mois ou plus. Les résultats selon l'âge confirment que ce sont les hommes les plus jeunes qui migrent le plus fréquemment : en effet, plus 2 Réseaux Migrations et Urbanisation en Afrique de l'Ouest. 1997. 40 d'un tiers des hommes de 20-34 ans (36 %) ont migré dans les 12 mois précédant l'enquête, contre 24 % des 35-39 ans et 7 % des 55-59 ans. On remarquera que les hommes résidant à Niamey ne migrent pas beaucoup (8 %), à l'inverse de ceux de Tahoua/Agadez (34 %) et de Dosso (33 %). Une fois de plus, ce sont les hommes qui ont une activité professionnelle liée à l'agriculture qui ont le plus souvent migré (32 %), contre 22 % de ceux travaillant dans le commerce, 15 % de ceux occupés dans les services et 7 % des employés de bureau. Tableau 2.21.1 Exode des con]oints au cours des 12 derniers mois Proportion de femmes en union dont le conjoint est parfl en exode au cours des 12 derniers mois pour travailler et répartition des femmes en union dont le conjoint est parti en exode selon la durée de l'exode, par âge, lieu de résidence et catégorie socio-professionnelle du conjoint, EDS-II Niger 1998 % de femmes dont le conjoint Durée de l'exode est parti en exode au De 3 Effectif Caractédstiques cours des 12 Moins de à moins 6 mois Toujours de femmes du conjoint derniers mois 3 mois de 6 mois ou plus absent NSP/ND en union ,~ge 15-19 21,5 8,6 8,2 2,4 0,0 2,4 37 20-24 50,8 14,4 15,9 10,4 8,2 1,8 326 25-29 47,9 13,6 17,4 9,6 6,8 0,4 720 30-34 41,9 11,7 13,5 8,4 8,1 0,2 1 002 35-39 36.7 10,6 12.6 4,9 8,3 0,4 926 40-44 31,5 8,3 12,5 5,7 4,8 0,2 989 45-49 27,6 8,1 8,9 5,7 4,4 0,5 677 50-54 22,2 9,6 5,9 2,8 3,9 0,0 727 55-59 17,2 7,3 2,7 2,9 4,0 0,3 367 60 ou plus 13~8 6,5 3,5 1,5 2,1 0.2 436 NSP/ND 57,1 4,8 9,5 8,4 32,7 1,7 175 Région Niamey 14,2 4,4 3,2 2,7 3,9 0,0 349 Dosso 47,7 9,3 20,4 8,1 8,9 1,0 818 Maradi 24,2 13,4 7,1 2,0 1,3 0,4 1 451 Tahoua/Agadez 41,1 8,4 11,8 8,8 11,9 0,3 1 226 Tillaberi 42,4 7,6 10,2 9,6 14,1 0,8 1 029 Zinder/Diffa 28,5 10,9 11,3 4,6 1,6 0,0 1 509 Occupation Ne travaille pas 16,6 9,9 2,4 0,0 4,3 0,0 52 Employé de bureau 12,5 8,5 2,1 0,4 1,6 0,0 209 Commerce 38,0 12,1 6,5 5,9 12,6 0,8 792 Agriculteur (à son compte) 35,9 9,7 12,8 6,7 6,3 0,4 4 290 Agriculteur (employé) 41,6 6,3 18,5 8,1 7,3 1,4 78 Services 27,3 10,4 9,5 3,5 3,8 0,2 527 Travailleur manuel qualifié 23,7 8,8 7,1 3,9 3,8 0,2 353 Ensemble I 33,9 9,9 11,0 6,0 6,6 0,4 6 382 I y compris les femmes dont le conjoint occupe un emploi technique (14), un emploi manuel non qualifié (11), est domestique (21) et les emplois non d&erminés (9). 41 Tableau 2.21.2 Exode des hommes au cours des 12 derniers mois Proportion d'hommes qui sont partis en exode au cours des 12 derniers mois pour travailler et répartition des hommes qui sont partis en exode selon la durée de l'exode, par âge, lieu de résidence et cat6gorie socio- professionnelle de l'homme, EDS-II Niger 1998 Pourcentage d'hommes Durée de l'exode partis en exode au De 3 cours des 12 Moins de à moins 6 mois Effectif Caractéristique derniers mois 3 mois de 6 mois ou plus NSP/ND d'hommes Âge 15-19 22,2 8,8 10,4 3,0 0,0 759 20-24 35,6 14,9 11,2 9,6 0,0 501 25-29 37,8 15,8 12,7 8,8 0,5 452 30-34 34,8 16,4 10,1 8,3 0,0 379 35-39 23,7 9,8 10,5 3,4 0,0 414 40-44 22,1 10,6 7,1 4,4 0,0 345 45-49 23,5 12,3 7,4 3,9 0,0 293 50-54 17,2 6,9 6,9 3,4 0,0 232 55-59 6,6 2,3 2,0 2,3 0,0 167 Région Niamey 8,3 3,5 4,0 0,8 0,0 396 Dosso 32,5 11,6 I3,1 7,7 0,0 g63 Maradi 27,1 16,6 7,5 2,8 0,1 754 Tahoua/Agadez 33,7 12,4 11,6 9,7 0,0 587 Tillaberi 28,1 8,9 10,4 8,8 0,0 521 Zinder/Diffa 25,8 11,

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