Mauritania - Multiple Indicator Cluster Survey - 2015

Publication date: 2015

Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 1 Rapport final MAURITANIE Enquête par grappes à indicateurs multiples MICS5 2015 ✳ mars 2017 ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 2 L’Enquête par grappes à indicateurs multiples, MICS Mauritanie a été menée en 2015 par l’Office National de la Statistique (ONS), dans le cadre du pro- gramme mondial des enquêtes MICS. L’appui technique a été fourni par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Outre la contribution du Gouvernement Mauritanien, l’enquête a bénéficié du financement de l’UNICEF, de l’Agence Française de Développement (AFD) et du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Le programme mondial des enquêtes MICS a été élaboré par l’UNICEF dans les années 1990 en tant que programme d’enquêtes-ménage qui vise à soutenir les pays dans la collecte de données comparables, au niveau inter- national, sur un large éventail d’indicateurs relatifs la situation des enfants et des femmes. Les enquêtes MICS fournissent les indicateurs clés qui per- mettent aux pays de produire des données en vue de leur utilisation dans les politiques et programmes et d’autres engagements convenus au niveau international. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 3 RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE Honneur – Fraternité – Justice Ministère de l’Économie et des Finances OFFICE NATIONAL DE LA STATISTIQUE Nouakchott, Mauritanie Novembre 2016 MAURITANIE Enquête par grappes à indicateurs multiples MICS 2015 ✳ Rapport final - mars 2017 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 4 Préface L’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) est un programme international d‘enquêtes auprès des ménages élaboré par l’UNICEF. MICS est conçu pour recueillir des estimations pour des indicateurs clés, qui soient statistiquement fiables et comparables au niveau national et inter- national et qui sont utilisés pour évaluer la situation notamment des enfants et des femmes dans les domaines de la santé, la nutrition, l’eau, l’assainissement de base et l’hygiène, l’éducation et la protection des enfants. MICS peut être utilisé comme un outil de collecte de données pour le suivi des progrès vers les objectifs nationaux de développement et les engagements internatio- naux visant à promouvoir le bien-être des enfants, y compris les Objectifs de Développement Durable (ODD). Depuis l’adoption du programme MICS en 1995, plus de 240 enquêtes ont été menées dans une centaine de pays. L’UNICEF se réjouit que la Mauritanie ait conduit à ce jour quatre enquêtes MICS dont la dernière édition a été menée par l’Office National de la Statistique avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, de l’UNFPA et de l’agence française de développement (AFP). L’UNICEF adresse ses remerciements les plus sincères à toutes les parties prenantes pour leur collaboration constante et sans faille durant tout le processus. L’UNICEF remercie particulièrement l’Office National de la Statistique et le Ministère de l’Écono- mie et des Finances pour ce partenariat fructueux. Au personnel de conception, d’encadrement, de terrain et de traitement, l’UNICEF adresse ses plus sincères félicitations, pour leur professionnalisme et leur motivation. Enfin, L’UNICEF réitère sa reconnaissance aux 12 000 ménages mauritaniens qui ont consacré leur temps aux enquêteurs ainsi qu’aux autorités administratives et politiques tant au niveau national, régional et local pour leur accueil et leur soutien aux équipes. Souleymane DIABATE Représentant de l’UNICEF ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 5 Remerciements La République Islamique de Mauritanie avec l’accompagnement et l’appui de ses Partenaires Techniques et Financiers a élaboré un plan d’actions de collecte des données, dont l’Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS5). Cette opération, la cinquième du genre, est une enquête nationale auprès des ménages, des femmes en âge de procréer, des enfants de moins de 5 ans et des hommes âgés de 15 à 49 ans. Elle couvre plusieurs domaines : la mortalité des enfants, la nutrition, la santé de la mère et de l’enfant, l’eau et l’assainissement, le développe- ment du jeune enfant, l’éducation et l’alphabétisation, la protection de l’enfance, le VIH-SIDA, etc. Les résultats de cette enquête vont servir à établir les dispositifs et mécanismes de suivi et évaluation des Objectifs de Développement Durable (ODD), et de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP) à l’horizon 2016-2030, notamment ceux liés aux femmes et aux enfants. L’Office National de la Statistique se réjouit de la publication de ce rapport, fruit indéniable des efforts consentis par le Gouvernement Mauritanien, avec le concours financier de l’UNICEF, de l’UNFPA et de l’AFD ainsi que l’appui technique apporté par l’UNICEF. Il y a lieu de remercier tous ces Partenaires Techniques et Financiers (PTF) qui n’ont ménagé aucun effort dans leur accompagnement. L’Office National de la Statistique reste ouvert à tout partenariat et/ou collaboration technique, susceptible de contribuer à valoriser les données sur différents champs thématiques d’intérêt national ou régional issus de cette enquête ou d’autres opérations de collecte. L’Office National de la Statistique profite de cette occasion pour exprimer sa profonde gratitude et ses remerciements à tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la réussite de cette opération. Mohamed El Moctar Ould Ahmed Sidi Le Directeur Général de l’ONS ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 6 ✳ Table des matières Préface 4 Remerciements 5 Table des matières 6 Liste des tableaux 8 Liste des graphiques 12 Liste des abréviations 13 Tableau récapitulatif de la mise en œuvre de l’enquête et de la population d’enquête 17 Résumé analytique 27 Mortalité des enfants 28 Nutrition 28 Santé de l’enfant 29 Eau et assainissement 30 Éducation et alphabétisation 32 Protection de l’enfance 33 VIH/Sida 34 Accès aux mass media et utilisation de la technologie de l’information 35 Bien être subjectif 36 Consommation de tabac 37 I. Introduction 39 Contexte 39 Objectifs de l’enquête 40 II. Méthodologie de l’enquête et échantillonnage 43 Plan de sondage 43 Questionnaires 43 Formation et travail sur le terrain 45 Traitement des données 45 III. Couverture de l’échantillon et caractéristiques des ménages et des répondant(e)s 47 Couverture de l’échantillon 47 Caractéristiques des ménages 49 Caractéristiques des répondant(e)s âgé(e)s de 15 à 49 ans et des enfants de moins de 5 ans. 53 Niveau de bien-être économique des femmes 54 Niveau de bien-être économique des hommes 57 Âge et sexe des enfants interrogés 57 Caractéristiques du logement, possession de biens et quintiles de bien-être économique 58 IV. Mortalité des enfants 65 Données générales 65 Mortalité de la petite enfance 66 Questions de collecte 69 V. Nutrition 72 Insuffisance pondérale à la naissance 72 État nutritionnel 74 Allaitement et alimentation du nourrisson et du jeune enfant 77 Iodation du sel 88 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 7 VI. Santé de l’enfant 91 Vaccinations 91 Protection contre le tétanos néonatal 96 Traitement des maladies 98 Diarrhée 100 Pneumonie et infections respiratoires aiguës (IRA) 112 Utilisation de combustibles solides 114 Paludisme/Fièvre 117 VII. Eau et assainissement 135 Utilisation de sources d’eau améliorées 135 Utilisation d’installations d’assainissement 143 Élimination hygiénique des matières fécales des enfants 147 Lavage des mains 151 VIII. Santé de la reproduction 155 Fécondité 155 Contraception 160 Besoins non satisfaits en matière de contraception 163 Soins prénatals 164 Assistance à l’accouchement 172 Lieu d’accouchement 176 Examens de santé postnatals 176 IX. Développement du jeune enfant 191 Soins et éducation de la petite enfance 191 Qualité des soins 191 Accès aux livres et aux matériels d’apprentissage 193 X. Alphabétisation et éducation 201 Alphabétisation des jeunes femmes et des jeunes hommes 201 Préparation à l’école 201 Fréquentation de l’école primaire et secondaire 205 Fréquentation scolaire parmi les orphelins 217 XI. Protection de l’enfance 219 Enregistrement des naissances 219 Travail des enfants 222 Discipline des enfants 228 Mariage précoce et polygamie 230 Mutilation génitale féminine /Excision 239 Attitudes envers la violence familiale 244 Modalités de vie des enfants 247 XII. VIH/Sida 251 Connaissance de la transmission du VIH et idées fausses sur le VIH 251 Attitudes bienveillantes envers les gens vivant avec le VIH 258 Connaissance d’un lieu de dépistage du VIH, de conseils et tests de dépistage dans le cadre des soins prénatals. 261 XIII. Accès aux médias et utilisation de la technologie de l’information / la communication 267 Accès aux médias 267 Utilisation de la technologie de l’information/communication 270 XIV. Bien-être subjectif 274 Satisfaction de la vie et bonheur 274 Perception d’une vie meilleure 283 XV. Consommation de tabac 287 Consommation de tabac 287 Annexe A - Plan de sondage 294 Annexe B.- Liste du personnel ayant participé à l’enquête 302 Annexe C - Erreurs de sondage 304 Annexe D - Tableaux sur la qualité des données 320 Annexe E - Indicateurs MICS5 - Numérateurs et Dénominateurs 336 Annexe F - Questionnaires 345 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 8 liste tableaux Tableau HH.1 : Résultats des enquêtes auprès des ménages, des femmes, des hommes et des enfants de moins de 5 ans 48 Tableau HH.2 : Distribution de la population des ménages par âge et sexe 50 Tableau HH.3 : Composition des ménages 52 Tableau HH.4 : Caractéristiques de base des femmes 55 Tableau HH.4M : Caractéristiques de base des hommes 56 Tableau HH.5 : Caractéristiques de base des enfants de moins de 5 ans 59 Tableau HH.6 : Caractéristiques des logements 61 Tableau HH.7 : Biens des ménages et des individus 62 Tableau HH.8 : Indice de bien-être économique 63 Tableau CM.1 : Mortalité des enfants 65 Tableau CM.2 : Mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques 67 Tableau CM.3 : Mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques 68 Tableau NU.1 : Enfants de faible poids à la naissance 73 Tableau NU.2 : État nutritionnel des enfants 76 Tableau NU.3 : Allaitement initial au sein 79 Tableau NU.4 : Allaitement 81 Tableau NU.5 : Durée de l’allaitement au sein 82 Tableau NU.6 : Allaitement approprié à l’âge 83 Tableau NU.7 : Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous 84 Tableau NU.8 : Pratiques alimentaires des nourrissons et jeunes enfants (IYCF) 86 Tableau NU.9 : Alimentation au biberon 88 Tableau NU.10 : Consommation de sel iodé 89 Tableau CH.1a : Vaccinations dans les premières années de vie (partie I : 12 à 23 mois) 92 Tableau CH.1b : Vaccinations dans les premières années de vie (partie 2 : 24 à 35 mois) 93 Tableau CH.2 : Vaccinations par caractéristiques de base 95 Tableau CH.3 : Protection contre le tétanos néonatal 97 Tableau CH. 4 : Épisodes de maladies rapportés 99 Tableau CH.5 : Recherche de traitement durant la diarrhée 101 Tableau CH.6 : Pratiques d’alimentation durant la diarrhée 102 Tableau CH.7 : Solutions de réhydration orale, liquides maison recommandés et zinc 105 Tableau CH.8 : Thérapie de réhydration orale avec poursuite de l’alimentation et autres traitements 106 Tableau CH.9 : Source des SRO et du zinc 109 Tableau CH.10 : Recherche de soins et traitement antibiotique des symptômes d’infection respiratoire aiguë (IRA) 110 Tableau CH.11 : Connaissance des deux signes d’alerte de la pneumonie 113 Tableau CH.12 : Utilisation de combustible solide 115 Tableau CH.13 : Combustible solide utilisé selon le lieu de cuisine 116 Tableau CH.14 : Disponibilité de moustiquaires imprégnées d’insecticide au niveau des ménages 118 Tableau CH.15 : Accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) 119 Tableau CH.16 : Accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) – par caractéristiques de base 120 Tableau CH.17 : Utilisation des MII 120 Tableau CH.18 : Enfants ayant dormi sous moustiquaire 122 Tableau CH.19 : Utilisation de moustiquaires par la population des ménages 123 Tableau CH.20 : Recherche de traitement durant la fièvre 125 Tableau CH.21 : Traitement des enfants avec fièvre 126 Tableau CH.22 : Diagnostiques et traitement antipaludéen des enfants 128 Tableau CH.23 : Source des antipaludéens 131 Tableau CH.24 : Femmes enceintes dormant sous moustiquaire 132 Tableau CH.25 : Traitement préventif intermittent du paludisme 133 ✳ Liste des tableaux Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 9 Tableau WS.1 : Utilisation de sources d’eau améliorées 136 Tableau WS.2 : Traitement de l’eau par les ménages 139 Tableau WS.3 : Temps mis pour atteindre la source d’eau de boisson 141 Tableau WS.4 : Personne qui va aller chercher l’eau 142 Tableau WS.5 : Types d’infrastructures sanitaires 144 Tableau WS.6 : Utilisation et partage des toilettes 146 Tableau WS.7 : Échelles d’utilisation d’eau et de toilettes 148 Tableau WS.8 : Évacuation des matières fécales de l’enfant 149 Tableau WS.9 : Eau et savon à l’endroit spécifique de lavage de mains 152 Tableau WS.10 : Disponibilité de savon ou d’autres produits nettoyants 153 Tableau RH.1 : Taux de fécondité 155 Tableau RH.2 : Taux de natalité des adolescentes et Indice Synthétique de Fécondité 157 Tableau RH.3 : Grossesses précoces 158 Tableau RH.4 : Tendances des grossesses précoces 159 Tableau RH.5 : Utilisation de la contraception 161 Tableau RH.6 : Besoins non satisfaits en matière de contraception 165 Tableau RH.7 : Couverture des soins prénatals 167 Tableau RH.8 : Nombre de consultations prénatales et moment de la première visite 168 Tableau RH.9 : Contenu des consultations prénatales 171 Tableau RH.10 : Assistance à l’accouchement et accouchement par césarienne 173 Tableau RH.11 : Lieu de l’accouchement 175 Tableau RH.12 : Séjour post-partum dans un établissement de santé 177 Tableau RH.13 : Examens de santé postnatals des nouveau-nés 180 Tableau RH.14 : Examens de santé postnatals des nouveau-nés dans la semaine de la naissance 182 Tableau RH.15 : Examens de santé postnatals des mères 184 Tableau RH.16 : Examens de santé postnatals des mères dans la semaine de la naissance 186 Tableau RH. 17 : Examens de santé postnatals des mères et des nouveau-nés 189 Tableau CD.1 : Fréquentation du préscolaire 192 Tableau CD.2 : Soutien à l’apprentissage 194 Tableau CD.3 : Matériels d’apprentissage 195 Tableau ED.1 : Alphabétisation (jeunes femmes) 202 Tableau ED.1M : Alphabétisation (jeunes hommes) 203 Tableau ED.2 : Préparation à l’école 204 Tableau ED.3 : Entrée à l’école primaire 207 Tableau ED.4 : Fréquentation de l’école primaire et enfants hors de l’école (masculin-féminin) 208 Tableau ED.5 : Fréquentation de l’école secondaire et enfants non scolarisés 210 Tableau ED.6 : Enfants atteignant la dernière classe de l’école primaire 212 Tableau ED.7 : Achèvement de l’école primaire et passage à l’école secondaire 213 Tableau ED.8 : Parité entre les sexes en matière d’éducation 215 Tableau ED.9 : Parité par genre - Enfants hors de l’école 216 Tableau ED.10 : Fréquentation scolaire des orphelins et des non-orphelins 217 Tableau CP.1 : Enregistrement des naissances 220 Tableau CP.2 : Implication des enfants dans les activités économiques 223 Tableau CP.3 : Implication des enfants dans les tâches ménagères 225 Tableau CP.4 : Travail des enfants 227 Tableau CP.5 : Discipline des enfants 229 Tableau CP.6 : Attitudes vis-à-vis des châtiments physiques 231 Tableau CP.7 : Mariage précoce et polygamie (Femmes) 233 Tableau CP.7 M : Mariage précoce et polygamie (Hommes) 234 Tableau CP.8 : Tendances du mariage précoce (Femmes) 236 Tableau CP.8 M : Tendances du mariage précoce (Hommes) 236 Tableau CP.9 : Différence d’âges entre conjoints 238 Tableau CP.10 : Mutilations Génitales Féminines/ Excision (MGF/E) parmi les femmes 240 Tableau CP.11 : Mutilations Génitales Féminines/ Excision (MGF/E) parmi les filles 241 Tableau CP.12 : Approbation des Mutilations Génitales Féminines/ Excision (MGF/E) 243 Tableau CP.13 : Attitudes vis-à-vis de la violence domestique (Femmes) 245 Tableau CP.13M : Attitudes vis-à-vis de la violence domestique (Hommes) 246 Tableau CP.15 : Enfants dont les parents vivent à l’étranger 249 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 10 Tableau HA.1 : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées sur le VIH et connaissance approfondie de la transmission du VIH (Femmes) 252 Tableau HA.1 M : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées sur le VIH et connaissance approfondie de la transmission du VIH (Hommes) 253 Tableau HA.2 : Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH (femmes) 256 Tableau HA.2 M : Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH (Hommes) 257 Tableau HA.3 : Attitudes bienveillantes à l’égard des personnes vivant avec le VIH (Femmes) 259 Tableau HA.3 M : Attitudes bienveillantes à l’égard des personnes vivant avec le VIH (Hommes) 260 Tableau HA.4 : Connaissance d’un lieu de test de VIH (Femmes) 262 Tableau HA.4M : Connaissance d’un lieu de test de VIH (Hommes) 263 Tableau HA.5 : Conseils et tests de VIH durant les consultations prénatales 265 Tableau MT.1 : Exposition aux mass media (Femmes) 268 Tableau MT.1 M : Exposition aux mass media (Hommes) 269 Tableau MT.2 : Utilisation d’ordinateurs et d’Internet (Femmes) 271 Tableau MT.2M : Utilisation d’ordinateurs et d’Internet (Hommes) 272 Tableau SW.1 : Domaines de satisfaction de vie (Femmes) 276 Tableau SW.1 M : Domaines de satisfaction de vie (Hommes) 278 Tableau SW.2 : Satisfaction de vie générale et bonheur (Femmes) 281 Tableau SW.2 M : Satisfaction de vie générale et bonheur (Hommes) 282 Tableau SW.3 : Perception d’une meilleure vie (Femmes) 284 Tableau SW.3 M : Perception d’une meilleure vie (Hommes) 285 Tableau TA.1 : Consommation passée et actuelle de tabac (Femmes) 288 Tableau TA.1 M : Consommation passée et actuelle de tabac (Hommes) 289 Tableau TA.2 : Age de la première cigarette et fréquence de consommation (Femmes) 291 Tableau TA.2 M : Age de la première cigarette et fréquence de consommation (Hommes) 292 Tableau SD.1 : Structure de la base de sondage, représentée par l’échantillon maître (EM) 295 Tableau SD.2 : Répartition des échantillons et taux de sondage 298 Tableau SE.1 : Erreurs de sondage : Échantillon total 304 Tableau SE.2 : Erreurs de sondage : Urbain 305 Tableau SE.3 : Erreurs de sondage : Rural 306 Tableau SE.4 : Erreurs de sondage : Hodh Echargui 307 Tableau SE.5 : Erreurs de sondage : Hodh El Gharbi 308 Tableau SE.6 : Erreurs de sondage : Assaba 309 Tableau SE.7 : Erreurs de sondage : Gorgol 310 Tableau SE.8 : Erreurs de sondage : Brakna 311 Tableau SE.9 : Erreurs de sondage : Trarza 312 Tableau SE.10 : Erreurs de sondage : Adrar 313 Tableau SE.11 : Erreurs de sondage : Nouadhibou 314 Tableau SE.12 : Erreurs de sondage : Tagant 315 Tableau SE.13 : Erreurs de sondage : Guidimagha 316 Tableau SE.15 : Erreurs de sondage : Inchiri 318 Tableau SE.16 : Erreurs de sondage : Nouakchott 319 Tableau DQ.1 : Distribution par âge de la population des ménages 320 Tableau DQ.2 : Distribution par âge des femmes éligibles et des femmes enquêtées 322 Tableau DQ.3 : Distribution par âge des hommes éligibles et des hommes enquêtés 323 Tableau DQ.4 : Distribution par âge des enfants dans les ménages et les questionnaires enfants de moins de 5 ans 323 Tableau DQ.5 : Rapportage de la date de naissance : population des ménages 324 Tableau DQ.6 : Rapportage sur la date de naissance et l’âge : femmes 324 Tableau DQ.7 : Rapportage sur la date de naissance et l’âge : hommes 325 Tableau DQ.8 : Rapportage sur la date de naissance et l’âge : enfants de moins de 5 ans 325 Tableau DQ.9 : Rapportage sur la date de naissance : enfants, adolescents et jeunes gens 326 Tableau DQ.10 : Complétude du rapportage 326 Tableau DQ.11 : Complétude de l’information pour les indicateurs anthropométriques : Insuffisance pondérale 327 Tableau DQ.12 : Complétude de l’information pour les indicateurs anthropométriques : retard de croissance 327 Tableau DQ.13 : Complétude de l’information pour les indicateurs anthropométriques : Émaciation 327 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 11 Tableau DQ.14 : Heaping dans les mesures anthropométriques 328 Tableau DQ.15 : Observation des certificats de naissance 328 Tableau DQ.16 : Observation des cartes de vaccinations 329 Tableau DQ.17 : Observation des cartes de santé des femmes 329 Tableau DQ.18 : Observation des moustiquaires 330 Tableau DQ.19 : Observation des lieux de lavages des mains 331 Tableau DQ.20 : Présence de la mère dans le ménage et personne enquêtée pour le questionnaire enfant de moins de 5 ans 331 Tableau DQ.21 : Fréquentation scolaire par année d’âge 332 Tableau DQ.22 : Ratio par sexe à la naissance parmi les enfants nés vivants et les survivants 333 Tableau DQ.23 : Naissances par périodes précédant l’enquête 333 Tableau DQ.24 : Rapportage de l’âge au décès en jours 334 Tableau DQ.25 : Rapportage de l’âge au décès en mois 335 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 12 ✳ Liste des graphiques Graphique HH.1 : Répartition par âge et par sexe de la population des ménages 51 Graphique CM.1 : Quotients de mortalité de la petite enfance 66 Graphique CM. 2 : Mortalité des enfants de moins de 5 ans par milieu de résidence et wilayas 66 Graphique CM. 3 : Tendances de la mortalité des enfants de moins de 5 ans 69 Graphique CM.4 : Proportions (en %) d’enfants décédés par générations nées avant l’enquête, 70 Graphique NU. 1 : Enfants de moins de 5 ans présentant une insuffisance pondérale, un retard de croissance et une émaciation (modéré(e) et grave), 75 Graphique NU.2 : Initiation à l’allaitement, 78 Graphique NU. 3 : Évolution de l’alimentation du nourrisson selon l’âge, 80 Graphique NU.4 : Consommation de sel iodé 89 Graphique CH.1 : Vaccinations avant l’âge de 12 mois 94 Graphique CH.2 : Enfants de moins de 5 ans souffrant de diarrhée et ayant reçu des SRO ou des liquides-maison recommandés, 104 Graphique CH.3 : Enfants de moins de 5 ans souffrant de diarrhée et ayant reçu une thérapie par réhydratation orale (TRO) et une alimentation continue, 108 Graphique CH.4 : Pourcentage des ménages ayant accès à une MII à domicile 119 Graphique CH.5 : Possession, accès et utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) 121 Graphique WS.1 : Répartition en pourcentage des membres des ménages par source d’eau de boisson 138 Graphique WS.2 : Répartition en pourcentage des membres des ménages selon l’utilisation et le partage des installations d’assainissement 145 Graphique WS.3 : Utilisation de sources d’eau de boisson améliorées et d’installations sanitaires améliorées selon les quintiles de bien-être économique 147 Graphique RH.1 : Taux de fécondité par âge et par milieu de résidence 156 Graphique RH.2 : Différences dans l’utilisation de contraceptifs 163 Graphique RH.3 : Personne assistant à l’accouchement 172 Graphique ED.1 : Indicateurs d’instruction selon le sexe, 217 Graphique CP.1 : Enfants de moins de 5 ans dont la naissance est enregistrée 222 Graphique CP.2 : Méthodes disciplinaires envers les enfants de 1 à 14 ans 230 Graphique CP.3 : Mariage précoce des femmes 235 Graphique HA.1 : Femmes et hommes ayant une connaissance approfondie de la transmission du VIH 255 Graphique HA.2 : Attitudes bienveillantes envers les gens vivant avec VIH/SIDA 258 Graphique TA.1 : Fumeurs passés et actuels, MICS 290 Graphique DQ.1 : Population des ménages par années d’âge, MICS Mauritanie, 2015 322 Graphique DQ.2 : Mesures du poids et de la taille selon la valeur de la décimale, MICS Mauritanie, 2015 322 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 13 ✳ Liste des abréviations AFD Agence Française de Développement BCG Bacille de Calmette et Guérin (Tuberculose) CSPro Système de recensement et de traitement d’enquête DTCoq Diphtérie Tétanos Coqueluche EDS Enquête Démographique et de Santé EMIP Enquête sur la Mortalité Infantile et le paludisme FNUAP/UNFPA Fonds des Nations Unies pour la population HIB Vaccin contre la méningite à homophilus infuenzae B IDJE Indice de Développement du Jeune Enfant IPS Indice de parité entre les sexes IRA Infection respiratoire aigue ISF Indice Synthétique de Fécondité MGF/E Mutilations génitales féminines / excision MICS Multiple Indicator Cluster Survey (Enquête par grappes à indicateurs multiples) MICS5 Cinquième série mondiale d’enquêtes du programme MICS MI/MII Moustiquaire imprégnée (d’insecticide) NSP Ne sait pas ODD Objectifs de Développement Durable OMD Objectif du Millénaire pour le développement OMS Organisation mondiale de la santé ONS Office National de la Statistique PEV Programme Élargi de Vaccination ppm Parts par million SCAPP Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée SIDA Syndrome d’immunodéficience acquise SRO Sels de réhydratation par voie orale TBN Taux Brut de Natalité TGFG Taux Global de Fécondité Générale TNF Taux Net de fréquentation TPI Traitement Préventif Intermittent TRO Traitement par réhydratation orale UNGASS Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/Sida UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine déplacement bloc à ne ps bouger Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 14 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 17 Tableau récapitulatif de la mise en œuvre de l’enquête et de la population d’enquête1 1 Voir Annexe E pour une description détaillée des indicateurs MICS Mise en œuvre de l’enquête Plan de sondage Echantillon-maître RGPH 2013 Mise à jour 2014 Questionnaires Ménages Femmes (15-49 ans) Hommes (15-49 ans) Enfants moins de 5 ans Formation des enquêteurs Juillet 2015 Travail sur le terrain Juillet-Novembre, 2015 Échantillon de l’enquête Ménages Enfants de moins de cinq ans Échantillonnés 11 874 Éligibles 10 906 Occupés 11 845 Mères/gardiennes interrogées 10 663 Interrogés 11 765 Taux de réponse (%) 97,6 Taux de réponse (%) 99,3 Femmes Hommes Éligibles pour les entretiens 15 133 Éligibles pour les entretiens 5 463 Interrogées 14 342 Interrogés 4 691 Taux de réponse (%) 94,8 Taux de réponse (%) 85,8 Population d’enquête Taille moyenne du ménage 5,8 Pourcentage de la population vivant en : Pourcentage de la population de moins de : Milieu urbain 47,4 5 ans 18 ans 16,6 53,3 Milieu rural 52,6 Pourcentage femmes âgées de 15-49 ans ayant au moins une naissance vivante au cours des 2 dernières années. 28,9 Hodh Echarghi Hodh El Gharbi Assaba Gorgol Brakna Trarza Adrar Nouadhibou Tagant Guidimagha Tiris Zemour Inchiri Nouakchott 12,8 10,0 11,5 8,8 9,6 9,0 0,5 3,7 0,6 6,2 0,5 0,2 26,6 Caractéristiques des ménages Pourcentage des ménages disposant : - Électricité - Revêtement de sol fini - Toiture finie - Murs finis 39,5 54,1 65,6 51,8 Nombre moyen de personnes par chambre utilisée pour dormir 3,7 Biens des ménages ou personnels Pourcentage des ménages possédant - Un appareil de télévision - Un réfrigérateur - Une terre agricole - Des animaux de ferme/du bétail 39,7 19,1 35,4 59,5 Pourcentage des ménages où au moins un membre dispose ou possède - Un téléphone portable - Une voiture ou un camion 90,2 12,2 Mortalité des enfants Mortalité des jeunes enfants* Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % 1.1 Quotient de mortalité néonatale Probabilité de décéder dans le premier mois de vie 29 1.2 OMD 4.2 Quotient de mortalité infantile Probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire 43 1.3 Quotient de mortalité post-néonatale Différence entre taux de mortalité infantile et néonatale 14 1.4 Quotient de mortalité juvénile Probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire 11 1.5 OMD 4.1 Quotient de mortalité des enfants de moins de cinq ans Probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire 54 * Les quotients renvoient à la période de cinq ans avant l’enquête. ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 18 Nutrition Allaitement et alimentation infantile Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % 2.1a 2.1b OMD 1.8 Prévalence de l’insuffisance pondérale (a) Modérée et grave (b) Sévère Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans en deçà de (a) deux écarts-types (modéré et grave) (b) trois écarts-types (sévère) du poids médian pour l’âge de la norme OMS 24,9 7,7 2.2a 2.2b Prévalence du retard de croissance (a) Modéré et grave (b) Sévère Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans en deçà de (a) deux écarts-types (modéré et grave) (b) trois écarts-types (sévère) de la taille médiane pour l’âge de la norme OMS 27,9 11,4 2.3a 2.3b Prévalence de l’émaciation (a) Modérée et grave (b) Sévère Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans en deçà de (a) deux écarts-types (modéré et grave) (b) deux écarts-types (sévère) du poids médian pour l’âge de la norme OMS 14,8 3,5 2.4 Prévalence de l’obésité Pourcentage des enfants de moins de 5 ans se situant au-dessus de deux écarts-types du poids médian pour l’âge de la norme OMS. 1,3 2.5 Enfants allaités Pourcentage de femmes qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête et qui ont allaité leur dernier enfant né vivant, à n’importe quel moment. 96,3 2.6 Initiation précoce de l’allaitement Pourcentage de femmes qui ont eu une naissance vivante dans les 2 dernières années qui ont allaité leur dernier nouveau-né dans la première heure après la naissance. 61,8 2.7 Allaitement exclusif des moins de 6 mois Pourcentage de nourrissons de moins de 6 mois qui sont exclusivement allaités 41,4 2.8 Allaitement prédominant des moins de 6 mois Pourcentage de nourrissons de moins de 6 mois qui ont reçu l’allaitement maternel comme source prédominante d’alimentation durant le jour précédent. 61,1 2.9 Allaitement continu à 1 an Pourcentage d’enfants de 12-15 mois qui ont été allaités durant le jour précédent 85,6 2.10 Allaitement continu à 2 ans Pourcentage d’enfants de 20-23 mois qui ont été allaités durant le jour précédent 39,6 2.11 Durée médiane de l’allaitement Age en mois où 50 % d’enfants de 0-35 mois n’ont pas été allaités au sein maternel le jour précédent. 20,5 2.12 Allaitement approprié selon l’âge Pourcentage d’enfants de 0-23 mois qui ont été nourris de façon adéquate le jour précédent. 60,1 2.13 Introduction d’aliments solides, semi- solides ou mous Pourcentage de nourrissons de 6-8 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous pendant le jour précédent. 66,0 2.14 Fréquence des repas lactés pour les enfants non allaités Pourcentage d’enfants de 6-23 mois non allaités qui ont reçu au moins 2 repas lactés durant le jour précédent. 72,9 2.15 Fréquence minimum des repas Pourcentage d’enfants de 6-23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi- solides ou mous (plus des repas lactés pour les enfants non-allaités) le nombre minimum de fois ou plus durant le jour précédent. 37,4 2.16 Diversité minimum alimentaire Pourcentage d’enfants de 6–23 mois qui ont reçu des aliments de 4 ou plus groupes d’aliments durant le jour précédent. 34,3 2.17a 2.17b Régime alimentaire minimum acceptable Pourcentage d’enfants de 6-23 mois allaités qui ont reçu au moins la diversité alimentaire minimum et la fréquence minimum des repas durant le jour précédent. Pourcentage d’enfants de 6-23 mois non allaités qui ont reçu au moins 2 repas lactés et qui ont reçu la diversité alimentaire minimum, lait non inclus et la fréquence minimum des repas durant le jour précédent. 12,6 22,4 2.18 Alimentation au biberon Pourcentage d’enfants de 0-23 mois qui ont pris un biberon durant le jour précédent 19,6 Iodation du sel 2.19 Consommation de sel iodé Pourcentage de ménages avec du sel testé à 15 parts par million ou plus d’iodate. 2,9 Insuffisance pondérale à la naissance 2.20 Nourrissons de faible poids à la naissance Pourcentage de naissances vivantes les plus récentes dans les 2 dernières années qui pèsent moins de 2 500 g à la naissance 37,2 2.21 Nourrissons pesés à la naissance Pourcentage de naissances vivantes les plus récentes dans les 2 dernières années qui ont été pesées à la naissance. 36,2 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 19 Santé de l’enfant Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % Vaccinations 3.1 Couverture vaccinale contre la tuberculose Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu le vaccin BCG avant leur premier anniversaire. 83,2 3.2 Couverture vaccinale contre la Poliomyélite Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu la troisième dose de vaccin VPO (VOP3) avant leur premier anniversaire. 58,7 3.3 Couverture vaccinale contre le DCTCoq, l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae type B (Hib) / (Penta) Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu la troisième dose de vaccin du vaccin Penta (Penta 3) avant leur premier anniversaire. 56,5 3.4 OMD 4.3 Couverture vaccinale contre la rougeole Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu le vaccin contre la rougeole avant leur premier anniversaire. 61,9 (*)2 Couverture vaccinale de la pneumonie Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu la troisième dose du vaccin PCV contre la pneumonie avant leur premier anniversaire. 50,2 (*)2,3 Couverture vaccinale de Rota 2 Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu la deuxième dose du vaccin Rota 2 avant leur premier anniversaire. 50,8 3.8 Couverture vaccinale complète Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu toutes les vaccinations recommandées dans le programme national de vaccination avant leur premier anniversaire. 23,6 Vaccin antitétanique 3.9 Protection néonatale contre le tétanos Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant donné naissance à un enfant vivant au cours des 2 dernières années et ayant reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique dans l’intervalle approprié avant la naissance la plus récente. 52,5 Diarrhée - Enfants souffrant de diarrhée Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant souffert de diarrhée au cours des 2 dernières semaines. 19,5 3.10 Recours à des soins pour diarrhée Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant souffert de diarrhée au cours des 2 dernières semaines pour qui des conseils ou des traitements ont été recherchés auprès d’une structure ou d’un prestataire de soins de santé. 31,9 3.11 Traitement de la diarrhée avec des sels de réhydratation orale (SRO) et du zinc Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant souffert de diarrhée au cours des 2 dernières semaines et reçu des SRO ou du zinc. 16,0 3.12 Traitement de la diarrhée avec des sels de réhydratation orale (SRO) et une alimentation continue Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant souffert de diarrhée au cours des 2 dernières semaines et reçu des SRO (paquet de SRO, liquide SRO préemballé, liquide maison recommandé ou quantité accrue de fluides) et une alimentation continue durant l’épisode de diarrhée. 34,5 Symptômes d’une infection respiratoire aiguë (IRA) - Enfants présentant des symptômes d’IRA Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant présenté des symptômes d’IRA au cours des 2 dernières semaines. 3,7 3.13- Recours à des soins pour les enfants ayant des symptômes d’IRA Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant présenté des symptômes d’IRA au cours des 2 dernières semaines pour qui des conseils ou des traitements ont été recherchés auprès de structures ou de prestataires de soins de santé. 33,7 3.14- Antibiothérapie des enfants ayant des symptômes d’IRA Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant présenté des symptômes d’IRA au cours des 2 dernières semaines et reçu des antibiotiques. 14,2 Utilisation de combustibles solides 3.15- Utilisation de combustibles solides pour la cuisine Pourcentage de membres des ménages dans le foyer utilisant des combustibles solides comme source primaire d’énergie domestique pour cuisiner. 59,7 1 2 2 Spécifique à la Mauritanie 3 Le Rota3 n’était pas encore intégré dans le programme de vaccination. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 20 Paludisme / Fièvre Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % - Enfants souffrant de fièvre Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant souffert de fièvre au cours des 2 dernières semaines. 19,8 3.16a 3.16b Disponibilité de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) dans le ménage Pourcentage de ménages ayant (a) au moins une MII (b) au moins une MII pour toutes les deux personnes 48,5 11,6 3.18 OMD 6.7 Enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une MII Pourcentage des enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une MII la nuit précédente. 32,1 3.19 Population ayant dormi sous une MII Pourcentage de membres des ménages ayant dormi sous une MII la nuit précédente 29,4 3.20 Recours à des soins pour la fièvre Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant souffert de fièvre au cours des 2 dernières semaines et pour qui des conseils ou un traitement ont été recherchés auprès d’une structure ou d’un prestataire de santé. 35,2 3.21 Usage de diagnostics du paludisme Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant souffert de fièvre au cours des 2 dernières semaines et eu une piqûre au doigt ou au talon pour diagnostiquer le paludisme. 13,0 3.22 OMD 6.8 Traitement antipaludique des enfants moins de 5 ans Pourcentage des enfants de moins de 5 ans ayant souffert de fièvre au cours des 2 dernières semaines et reçu des traitements antipaludéens. 9,7 3.23 Traitement à base d’artémisinine (ACT) chez les enfants ayant reçu un traitement antipaludéen Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant souffert de fièvre au cours des 2 dernières semaines et reçu de l’ACT (ou autre traitement de première ligne selon la politique nationale). 8,2 3.24 Femmes enceintes ayant dormi sous une MII Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une MII la nuit précédente 35,4 3.25 Traitement préventif intermittent du paludisme durant la grossesse Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant reçu trois ou plusieurs doses de SP/Fansidar, dont l’une au moins a été reçue durant un examen de santé prénatal, afin de prévenir le paludisme au cours de leur dernière grossesse ayant abouti à une naissance vivante au cours des 2 dernières années. 11,2 Eau et assainissement Indicateur MICS Indicateur Description Valeur en % 4.1 OMD 7.8 Utilisation de source améliorée d’eau potable Pourcentage de membres des ménages utilisant des sources améliorées d’eau potable 62,0 4.2 Traitement de l’eau Pourcentage de membres des ménages au foyer utilisant de l’eau non améliorée mais employant une méthode appropriée de traitement de l’eau. 16,8 4.3 OMD 7.9 Utilisation d’installations sanitaires améliorées Pourcentage de membres des ménages utilisant des installations sanitaires améliorées non partagées 40,4 4.4 Élimination sans danger des matières fécales de l’enfant Pourcentage d’enfants âgés de 0-2 ans dont les dernières selles ont été évacuées sans danger. 20,2 4.5 Endroit pour le lavage des mains Pourcentage de ménages disposant d’un endroit précis pour le lavage des mains où l’eau et le savon ou d’autres produits de nettoyage sont présents. 41,0 4.6 Disponibilité de savon ou autre produit de nettoyage Pourcentage de ménages disposant de savon et d’autres produits de nettoyage 46,5 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 21 Santé de la reproduction Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % Contraception et besoins non satisfaits - Taux de fécondité Taux de fécondité des femmes âgées de 15-49 ans 5,1 5.1 OMD 5.4 Taux de fécondité des adolescentes Taux de fécondité par âge spécifique aux femmes âgées de 15-19 ans 84 5.2 Grossesse précoce Pourcentage de femmes âgées de 20-24 ans ayant eu au moins une naissance vivante avant l’âge de 18 ans. 21,5 5.3 OMD 5.3 Taux de prévalence contraceptive Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées utilisant (ou dont le partenaire utilise) une méthode contraceptive (moderne ou traditionnelle). 17,8 5.4 OMD 5.6 Besoins non satisfaits Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées qui sont fécondes et voulant espacer leurs naissances ou limiter le nombre d’enfants qu’elles ont et qui n’utilisent pas actuellement de contraceptif. 33,6 Santé maternelle et du nouveau-né 5.5a 5.5b OMD 5.5 OMD 5.5 Couverture des soins prénatals Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant accouché d’un enfant né vivant au cours des 2 dernières années et ayant été assistées durant leur dernière grossesse ayant abouti à une naissance vivante. (a) au moins une fois par un personnel de santé qualifié (b) au moins quatre fois par des prestataires de services de santé 86,9 63,0 5.6 Contenu des soins prénatals Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant accouché d’un enfant né vivant au cours des 2 dernières années, dont la pression artérielle a été mesurée et qui ont donné des échantillons d’urine et de sang au cours de la grossesse ayant abouti à une naissance vivante. 62,0 5.7 OMD 5.2 Personnel qualifié à l’accouchement Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant accouché d’un enfant né vivant au cours des 2 dernières années et qui ont été assistées par un personnel de santé qualifié au cours de leur naissance vivante la plus récente. 69,3 5.8 Accouchement en institution Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant accouché d’un enfant né vivant au cours des 2 dernières années et dont l’accouchement le plus récent de l’enfant né vivant a eu lieu dans une structure de santé. 69,3 5.9 Césarienne Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans dont l’accouchement le plus récent de l’enfant né vivant au cours des dernières s’est fait par césarienne. 4,9 Examens de santé postnatals 5.10 Séjour post-partum dans une structure de santé Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui sont restées dans la structure de santé pendant 12 heures ou plus après l’accouchement de leur plus récent enfant né vivant au cours des 2 dernières années. 37,2 5.11 Examen de santé postnatal du nouveau-né Pourcentage des dernières naissances vivantes au cours des 2 dernières années ayant subi un examen de santé pendant leur séjour dans une structure de santé ou à domicile après l’accouchement, ou un examen de santé postnatal dans les 2 jours ayant suivi l’accouchement. 57,9 5.12 Examen de santé postnatal de la mère Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant subi un examen de santé pendant leur séjour dans une structure ou à domicile après l’accouchement, ou un examen de santé postnatal dans les 2 jours suivant l’accouchement de leur plus récent enfant né vivant au cours des 2 dernières années. 57,3 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 22 DÉVELOPPEMENT de l’enfant Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % 6.1 Fréquentation des structures d’éducation de la petite enfance Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois qui suivent un programme d’éducation pour la petite enfance. 11,9 6.2 Soutien à l’apprentissage Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois avec qui un adulte s’est adonné à quatre ou plusieurs activités pour promouvoir l’apprentissage et la préparation à l’école au cours des 3 derniers jours. 43,9 6.3 Appui du père à l’apprentissage Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois dont le père biologique s’est adonné à quatre ou plusieurs activités pour promouvoir l’apprentissage et la préparation à l’école au cours des 3 derniers jours. 4,7 6.4 Appui de la mère à l’apprentissage Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois dont la mère biologique s’est adonnée à quatre ou plusieurs activités pour promouvoir l’apprentissage et la préparation à l’école au cours des 3 derniers jours. 20,6 6.5 Disponibilité de livres pour enfants Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant trois ou plusieurs livres pour enfants 1,1 6.6 Disponibilité de jouets Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans qui jouent avec deux ou plusieurs types de jouets. 32,6 6.7 Garde inadéquate Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans laissés seuls ou confiés à la garde d’un autre enfant âgé de moins de 10 ans pendant plus d’une heure au moins une fois au cours de la semaine passée. 34,4 6.8 Indice de développement du jeune enfant Pourcentage d’enfants âgé de 36-59 mois qui sont sur la bonne voie au plan du développement dans au moins trois des quatre domaines suivants : littéracie-numéracie, physique, socioaffectif, et apprentissage 60,0 Alphabétisation et Éducation Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en * 7.1 OMD 2.3 Taux d’alphabétisation des jeunes Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans qui peuvent lire un texte court et simple sur la vie de tous les jours ou qui ont suivi l’enseignement secondaire ou supérieur. (a) Femmes (b) Hommes 52,4 67,8 7.2 Préparation à l’école Pourcentage d’enfants en première année du primaire ayant fréquenté le préscolaire durant l’année scolaire précédente. 3,7 7.3 Taux net d’admission à l’éducation primaire Pourcentage d’enfants en âge d’aller à l’école qui entrent en première année du primaire. 34,0 7.4 OMD 2.1 Taux net de scolarisation primaire (ajusté) Pourcentage d’enfants en âge d’être scolarisés dans le primaire fréquentant actuellement l’école primaire ou secondaire. 51,6 7.5 Taux net de scolarisation secondaire (ajusté) Pourcentage d’enfants en âge d’être scolarisés dans le secondaire fréquentant actuellement le secondaire ou le supérieur. 28,0 7.6 OMD 2.2 Enfants atteignant la dernière classe du primaire Pourcentage d’enfants entrant en première année du primaire et qui finissent par atteindre la dernière année du primaire. 85,9 7.7 Taux d’achèvement du primaire Nombre d’enfants étant en dernière année du primaire (redoublants exclus) divisé par le nombre d’enfants du primaire ayant atteint l’âge de la fin du cycle primaire (âge approprié à l’année finale du cycle primaire). 52,4 7.8 Taux de transition à l’école secondaire Nombre d’enfants fréquentant la dernière année de l’école primaire durant l’année scolaire précédente, qui est en première année du secondaire au cours de l’année scolaire en cours divisé par le nombre d’enfants étant en dernière année du primaire durant l’année scolaire précédente. 85,1 7.9 OMD 3.1 Indice de parité entre les sexes (école primaire) Taux net de fréquentation de l’école primaire (ajusté) pour les filles divisé par le taux net de fréquentation de l’école primaire (ajusté) pour les garçons. 1,08 7.10 OMD 3.1 Indice de parité entre les sexes (école secondaire) Taux de net de fréquentation de l’école secondaire (ajusté) pour les filles divisé par le taux net de fréquentation de l’école secondaire (ajusté) pour les garçons. 0,90 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 23 Protection de l’enfant Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % Enregistrement des naissances 8.1 Enregistrement des naissances Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans dont la naissance a été rapportée sur des registres. 65,6 Travail des enfants 8.2 Travail des enfants Pourcentage d’enfants âgés de 5-17 ans qui sont impliqués dans le travail des enfants 37,6 Discipline de l’enfant 8.3 Discipline violente Pourcentage d’enfants de 1-14 ans qui ont subi une agression psychologique ou un châtiment corporel pendant le dernier mois. 80,0 Mariage précoce et polygamie 8.4 Mariage avant l’âge de 15 ans Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui se sont mariées avant l’âge de 15 ans. - Femmes - Hommes 15,6 0,8 8.5 Mariage avant l’âge de 18 ans Pourcentage de personnes âgées de 20-49 ans qui se sont mariées avant l’âge de 18 ans. - Femmes - Hommes 35,2 3,9 8.6 Jeunes âgés de 15-19 ans actuellement mariés Pourcentage de jeunes âgés de 15-19 ans qui sont mariés - Femmes - Hommes 27,8 0,8 8.7 Polygamie Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui sont en union polygame - Femmes - Hommes 8,4 5,0 8.8a 8.8b Différence d’âge entre conjoints Pourcentage de jeunes femmes qui sont mariées et dont le conjoint est de 10 ans ou plus, plus âgé. - Femmes âgées de 15-19 ans, - Femmes âgées de 20-24 ans 41,4 42,2 Mutilation génitale féminine /excision 8.9 Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui déclarent que la pratique de MGF/E doit continuer. 36,1 8.10 Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui déclarent avoir subi une forme de MGF/E 66,6 8.11 Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les filles Pourcentage de filles âgées de 0-14 ans ayant subi une forme quelconque de MGF / E, tel que rapporté par les mères âgées de 15-49 ans. 53,2 Attitudes envers la violence domestique 8.12 Attitudes envers la violence domestique Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui déclarent que le mari est en droit de frapper ou de battre sa femme dans au moins l’une des conditions suivantes : (1) elle sort sans le lui dire, (2) elle néglige les enfants, (3) elle se dispute avec lui, (4), elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui, (5), elle brûle la nourriture - Femmes - Hommes 26,6 21,2 Arrangement de vie des enfants 8.13 Arrangement de vie des enfants Pourcentage d’enfants âgés de 0-17 ans ne vivant avec aucun des parents biologiques 10,6 8.14 Prévalence d’enfants avec un ou deux parents décédés Pourcentage d’enfants âgés de 0-17 ans avec un ou les deux parents biologiques décédés 8,1 8.15 Les enfants ayant au moins un parent vivant à l’étranger Pourcentage d’enfants âgés de 0-17 ans avec au moins un parent biologique vivant à l’étranger. 4,1 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 24 Vih/Sida Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % Connaissance et attitudes du VIH/SIDA - Ont entendu parler du SIDA Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui ont entendu parler du SIDA (a) Femmes (b) Hommes 89,0 91,0 9.1 OMD 6.3 Connaissances sur la prévention du VIH chez les jeunes Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans qui identifient correctement les moyens de prévenir la transmission sexuelle du VIH et qui rejettent les principales idées fausses concernant la transmission du VIH. a) Femmes (b) Hommes 7,9 8,9 9.2 Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui identifient correctement les trois modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant. (a) Femmes (b) Hommes 36,2 38,6 9.3 Attitudes bienveillantes envers les personnes vivant avec le VIH Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans exprimant des attitudes de bienveillance sur toutes les quatre questions à l’égard des personnes vivant avec le VIH. (a) Femmes (b) Hommes 3,2 6,8 Dépistage du VIH 9.4 Personnes qui connaissent un lieu où se faire tester pour le VIH Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui déclarent connaître un endroit pour le dépistage du VIH. (a) Femmes (b) Hommes 28,2 33,5 9.5 Personnes s’étant fait dépister pour le VIH et connaissant les résultats Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui se sont fait dépister pour le VIH au cours des 12 derniers mois et qui en connaissent le résultat. (a) Femmes (b) Hommes 5,9 3,9 9.7 Conseils sur le VIH lors des soins prénatals Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des 2 dernières années et ont reçu des soins prénatals pendant la grossesse de leur naissance la plus récente, ayant indiqué avoir reçu des conseils sur le VIH lors des soins prénatals. 13,7 9.8 Test de VIH lors des soins prénatals Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 2 dernières années, reçu des soins prénatals pendant la grossesse de leur naissance la plus récente, et indiqué qu’on leur a proposé et qu’elles ont accepté un test de dépistage VIH lors des soins prénatals et reçu les résultats. 17,2 Enfants orphelins 9.16 OMD 6.4 Taux de scolarisation des orphelins par rapport aux non-orphelins Proportion de scolarisation chez les enfants âgés de 10-14 ans ayant perdu leurs deux parents, divisée par la proportion de scolarisation parmi les enfants âgés de 10-14 ans dont les parents sont en vie et qui vivent avec l’un ou les deux parents. 0,94 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 25 Accès aux mass media et à la technologie de l’information/communication (TIC) Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur en % Accès aux mass media 10.1 Exposition aux médias Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui, au moins une fois par semaine, lisent un journal ou un magazine, écoutent la radio, regardent la télévision. (a) Femmes (b) Hommes 4,1 9,9 Utilisation de la technologie de l’information/communication 10.2 Utilisation d’ordinateurs Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans ayant utilisé un ordinateur au cours des 12 derniers mois. (a) Femmes (b) Hommes 10,2 21,5 10.3 Utilisation de l’internet Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans ayant utilisé l’internet au cours des 12 derniers mois. (a) Femmes (b) Hommes 14,8 27,2 Bien-être subjectif Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur 11.1 Satisfaction vis-à-vis de la vie Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans étant très ou assez satisfaits de leur vie, dans l’ensemble. - Femmes - Hommes 96,4 91,7 11.2 Bonheur Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans étant très ou quelque peu heureux - Femmes - Hommes 97,2 91,4 11.3 Perception d’une vie meilleure Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans dont la vie s’est améliorée au cours de la dernière année, et qui s’attendent à ce que leur vie soit meilleure dans un an. - Femmes - Hommes 71,8 49,0 Consommation de tabac Indicateur MICS/OMD Indicateur Description Valeur 12.1 Consommation de tabac Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans qui ont fumé des cigarettes ou ont consommé des produits à base de tabac qui se fument ou non n’importe quand durant le mois dernier. - Femmes - Hommes 2,5 22,7 12.2 Fumer avant l’âge de 15 ans Pourcentage de personnes âgées de 15-49 ans ayant fumé une cigarette avant l’âge de 15 ans. - Femmes - Hommes 0,9 8,7 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 26 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 27 Ré su m é an al yt iq ue ✳ L’enquête MICS Mauritanie 2015 est une enquête nationale auprès des ménages, des femmes et des hommes âgés de 15 à 49 ans et des enfants de moins de cinq ans. L’objectif principal de l’enquête est de recueillir des informations récentes pour le suivi des progrès réalisés, en vue d’atteindre les objectifs du Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté III (adopté en 2010) et ceux du plan d’action d’Un Monde Digne des Enfants (adopté en mai 2002). Les données collectées sont représentatives au niveau national, selon le milieu de résidence (urbain ou rural) et au niveau wilaya. L’enquête MICS Mauritanie fournit des données désagrégées par sexe, milieu de résidence, wilaya, quintile de bien-être écono- mique des ménages et selon le niveau d’instruction atteint par la femme, la mère ou le chef de ménage, permettant d’identifier les disparités dans le pays. Quatre types de questionnaires ont été utilisés pour mener les entretiens : un question- naire ménage, un questionnaire pour les femmes âgées de 15-49 ans, un questionnaire pour les hommes âgés de 15-49 ans et un questionnaire pour les enfants de moins de 5 ans. Sur le terrain, les équipes ont utilisé des tablettes avec des programmes de saisie de données développés en CSPro par le programme MICS. Après le questionnaire ménage, l’enquêtrice devait interviewer toutes les femmes de 15- 49 ans vivant dans le ménage. Les interviews avec les hommes étaient menées dans un sous-échantillon d’un ménage sur deux. Le questionnaire pour les enfants de moins de cinq ans était soumis à la mère ou à la gardienne principale de l’enfant. L’enquête visait initialement 11 874 ménages. Seuls 11 765 ménages ont pu être interro- gés avec succès, soit un taux de réponse de 99,3 pour cent. Dans ces ménages, 14 342 femmes, 4 691 hommes et 10 663 enfants ont été interrogés avec succès avec des taux de réponse de 94,8 ; 85,8 et 97,6 pour cent, respectivement. Résumé analytique Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 28 Ré su m é an al yt iq ue Mortalité des enfants Le taux de mortalité infantile (probabilité de décéder avant un an) s’élève à 43 pour mille naissances vivantes, et celui de la mortalité infanto-juvénile (probabilité de décéder avant l’âge de cinq ans) à 54 pour mille naissances vivantes. Cependant, il ressort des analyses approfondies menées sur ces indicateurs, que les niveaux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ont été sous-estimés. Pour de plus amples détails, il convient de se réfé- rer au chapitre IV sur la mortalité des enfants. Nutrition État nutritionnel Un quart des enfants de moins de cinq ans (25 %) souffre d’une insuffisance pondérale (rapport poids/âge). Pour 8 %, il s’agit d’une insuffisance pondérale sévère. Les enfants dont les mères ont reçu une instruction secondaire ou supérieure sont beau- coup moins susceptibles de présenter une insuffisance pondérale que les enfants de mères sans instruction (respectivement 13 % et 30 %). L’insuffisance pondérale est par ailleurs une fois et demie plus fréquente en milieu rural (29 %) qu’en milieu urbain (19 %). Un peu plus du quart (28 %) des enfants présentent un retard de croissance (rapport taille/âge), et 11 % présentent un retard de croissance sévère. La prévalence du retard de croissance varie quelque peu selon le sexe de l’enfant (26 % pour les filles contre 30 % pour les garçons), mais présente des écarts importants selon le niveau de bien-être économique (36 % chez les enfants des ménages les plus pauvres contre seulement 19 % chez les plus riches) et le niveau d’instruction de la mère (33 % chez les enfants de mères de niveau « Coranique/Mahadra » contre 18 % chez ceux de mères de niveau secondaire ou supérieur). L’émaciation (rapport poids/taille) touche presque un enfant sur sept (15 %). Quatre % des enfants souffrent d’émaciation sévère. Insuffisance pondérale à la naissance Selon les estimations, 36 % des enfants ont été pesés à la naissance. Parmi eux, plus du tiers (37 %) pesait moins de 2 500 grammes. Le pourcentage de faible poids à la naissance varie quelque peu entre le milieu rural (40 %) et urbain (33 %) et décroît beaucoup avec l’augmentation du niveau de bien-être économique. Allaitement et alimentation infantile La mise au sein, moins d’une heure après la naissance est pratiquée par un peu plus de six mères sur dix (62 %). Mais seuls deux cinquièmes des enfants de moins de six mois (41 %) sont nourris exclusivement au sein, avec une différence importante entre le milieu urbain (28 %) et rural (50 %). L’alimentation complémentaire adéquate des enfants âgés de six mois à deux ans est particulièrement importante pour la croissance et la prévention de la malnutrition. Or à peine les deux tiers (66 %) des bébés âgés de 6-8 mois et un peu plus du tiers (37 %) des enfants âgés de 6-23 mois (37 %) reçoivent une alimentation complémentaire (ali- ments solides, semi-solides ou mous). ✳ ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 29 Ré su m é an al yt iq ueIodation du sel Très peu de ménages (3 %) consomment du sel iodé, contenant au moins 15 parts par million d’iode (ppm). Cette proportion varie selon les wilayas, de moins de 1 % au Hodh Echargui à 7 % au Trarza. La consommation est à peine plus importante en milieu urbain (3 %) qu’en milieu rural (2 %), mais une certaine différence est à relever entre les ménages les plus pauvres (2 %) et les ménages les plus riches (5 %). Santé de l’enfant Vaccination Dans l’ensemble, un peu moins que la moitié des enfants âgés de 12-23 mois (49 %) ont reçu tous les vaccins prévus par le Programme Élargi de Vaccination (PEV), mais ils ne sont que 24 % à les avoir tous reçus avant leur premier anniversaire : plus de huit enfants sur dix (83 %) ont reçu le BCG, plus de six sur dix (62 %) ont reçu le vaccin contre la rou- geole, mais seuls 59 % ont reçu les trois doses de vaccin contre la poliomyélite et 57 % les trois doses de Pentavalent qui combine les vaccins DTCoq, celui contre l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae de type B (Hib). La proportion d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés se situe entre 11 % au Hodh Echargui et à 88 % à Nouadhibou. Les enfants du milieu urbain sont un peu plus vaccinés que ceux du milieu rural (59 % contre 40 %). Par ailleurs, 81 % des enfants ont reçu la première dose de Penta ; ce pourcentage baisse à 72 % pour la deuxième dose et pour la troisième dose, ils ne sont plus que 57 % à la recevoir. La couverture pour le vaccin contre la rougeole avant 12 mois s’élève à 62 %. Vaccin antitétanique chez la femme enceinte Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête, un peu plus d’une sur deux (53 %) est protégée contre le tétanos. Traitement de la maladie Diarrhée : Un enfant sur cinq de moins de cinq ans (20 %) a eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête. Moins de la moitié (44 %) des enfants atteints de diarrhée a reçu des Solutions de Réhydratation Orale (SRO) ou davantage de liquides, et un peu plus d’un tiers (35 %) ont reçu une TRO (SRO ou liquides maison recommandés ou davantage de liquides) avec poursuite de l’alimentation, tel que recommandé. Le pour- centage d’enfants atteints de diarrhée qui ont reçu une TRO avec poursuite de l’alimenta- tion varie fortement entre les wilayas (de 24 % dans le Brakna à 53 % au Trarza). Dans l’ensemble, 4 % des enfants de moins de cinq ans ont présenté des signes cor- respondant à la pneumonie au cours des deux semaines précédant l’enquête. Parmi ces enfants, un tiers (34 %) a été emmené chez un prestataire de santé approprié, et 14 % ont reçu une antibiothérapie. Le recours à l’antibiothérapie est bien plus élevé en milieu urbain (22 %) qu’en milieu ru- ral (8 %). Il est faible parmi les enfants des ménages les plus pauvres (4 %) et les enfants dont les mères/gardiennes n’ont pas d’instruction, de niveau « Coranique/Mahadra » ou primaire (11-13 %). Paludisme En Mauritanie, deux tiers des ménages (67 %) ont au moins une moustiquaire et un peu moins de la moitié (49 %) ont au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII). Dans certaines wilayas à forte transmission, la disponibilité des moustiquaires (MII) est relativement élevée. Dans le Guidimagha, 65 % des ménages possèdent au moins une MII alors que dans la même zone, ce pourcentage avoisine les 30 % dans les wilayas du Brakna et du Trarza. ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 30 Ré su m é an al yt iq ue Il n’y a pas beaucoup de différences en termes de disponibilité de moustiquaires MII et de niveau d’instruction du chef de ménage : les pourcentages varient dans une fourchette de 45 à 51 %. 11 % des ménages possèdent au moins une MII pour toutes les deux personnes ayant dormi dans le ménage la veille de l’enquête. Presque un enfant sur trois (32 %) de moins de cinq ans et un peu plus d’une femme enceinte sur trois (35 %) a dormi sous moustiquaire imprégnée d’insecticide. À titre d’exemple, l’utilisation de la moustiquaire est relativement importante au Hodh Echargui (zone à forte transmission) où 47 % des enfants de moins de cinq et 51 % des femmes enceintes ont dormi sous une MII. Dans cette wilaya, parmi les mé- nages possédant au moins une MII, 69 % des enfants et la même proportion de femmes enceintes ont dormi effectivement sous une MII. Le principal symptôme du paludisme est la fièvre. Dans l’ensemble du pays, un en- fant sur cinq a eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête. Dans les zones à forte transmission du paludisme, la prévalence de la fièvre varie presque du simple (13 %) au Brakna à plus du double au Trarza (29 %). Parmi les enfants ayant eu de la fièvre, un dixième a été traité avec des antipaludiques et moins d’un sur dix (7 %) a reçu ces antipaludiques dans les 24 heures suivant l’apparition de la fièvre. Le recours au diagnostic du paludisme est relativement faible : seuls 13 % des en- fants de moins de cinq ans souffrant de fièvre ont effectué le test au niveau national. Au Hodh Echargui, cette proportion est de 26 % ; mais il n’en est pas de même dans d’autres wilayas de forte transmission. Par ailleurs, parmi les femmes ayant reçu des soins prénatals au cours de leur der- nière grossesse dans les deux dernières années, seule une sur dix (11 %) a reçu le traitement préventif intermittent (TPI) pour prévenir du paludisme. Le pourcentage de femmes. Eau et assainissement Utilisation de sources d’eau améliorées Presque deux tiers (62 %) de la population utilisent une source améliorée d’eau de boisson, 72 % en milieu urbain et 53 % en milieu rural. C’est dans les wilayas du Hodh Echargui et de Tiris Zemour que la situation est la moins bonne avec seule- ment 46 % et 42 % de la population utilisant une source améliorée. L’accès aux sources améliorées augmente fortement avec le niveau de bien-être économique des ménages, de 34 % chez les plus pauvres à 81 % chez les plus riches. Parmi la population utilisant des sources d’eau de boisson non améliorées, 17 % ont recours à une méthode appropriée de traitement de l’eau. Utilisation d’installations sanitaires améliorées Seuls deux cinquièmes de la population utilisent des toilettes améliorées non par- tagées avec d’autres ménages. L’utilisation de toilettes améliorées non partagées est nettement supérieure en milieu urbain (67 %) qu’en milieu rural (16 %). Dans l’ensemble du pays, 39 % de la population ne dispose d’aucune forme de toilette, et pratique donc la défécation à l’air libre. Au total, trois personnes sur dix (31 %) utilisent à la fois une source d’eau améliorée et des toilettes améliorées non partagées. Ce pourcentage est plus de quatre fois plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (52 % contre 12 %). Lavage des mains Lors de l’enquête, un endroit réservé au lavage des mains n’a été observé que dans la moitié des ménages et parmi ces ménages, plus de la moitié (56 %) avait à la fois de l’eau et du savon à l’endroit désigné. ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 31 Ré su m é an al yt iq ueAu total, presque la moitié des ménages (47 %) ont du savon quelque part dans le loge- ment. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain (60 % contre 35 % dans le milieu rural) et augmente fortement avec le niveau d’instruction du chef de ménage et le niveau de richesse. Santé de la femme L’indice synthétique de fécondité (nombre moyen d’enfants par femme) pour les trois années ayant précédé l’enquête est estimé à 5,1 enfants. Le niveau de la fécondité est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (6,1 contre 4,3). Contraception et besoins non satisfaits La prévalence de la contraception, toutes méthodes confondues, chez les femmes de 15-49 ans actuellement mariées est seulement de 18 %. La contraception est deux fois et demie plus utilisée parmi les femmes en milieu urbain (26 %) que parmi celles du milieu rural (11 %). Chez les femmes actuellement mariées, les besoins non satisfaits en matière de contraception s’élèvent à 34 %. Soins prénatals La couverture des soins prénatals par un personnel qualifié (médecin, infirmière ou sage- femme) est relativement élevée en Mauritanie, près de neuf femmes sur dix (87 %) ayant accouché au cours des deux années précédant l’enquête ont été suivies en consultation prénatale par un personnel qualifié. La couverture est plus élevée en milieu urbain (94 %) qu’en milieu rural (81 %) et aug- mente avec le niveau d’instruction ainsi que le niveau de bien-être économique. Près des deux tiers des femmes (63 %) ont effectué au moins quatre visites prénatales comme l’OMS et l’UNICEF le recommandent. Ce taux est plus important en milieu ur- bain (73 %) et dans les wilayas de Nouakchott (80 %) et de Nouadhibou (74 %). Il atteint seulement 39 % au Tagant. Assistance à l’accouchement Plus de deux tiers (69 %) des naissances survenues au cours des deux années précé- dant l’enquête ont été assistés par un professionnel de santé qualifié. L’assistance pendant l’accouchement par un professionnel de santé qualifié est presque deux fois plus élevée en milieu urbain (91 %) qu’en milieu rural (52 %). Plus la femme est instruite, plus elle est susceptible d’accoucher avec l’assistance d’un intervenant qualifié. Par ailleurs, plus de deux tiers des naissances ont lieu dans une structure de santé et trois naissances sur dix se sont déroulées à domicile. La quasi-totalité des accouche- ments de Nouadhibou a eu lieu dans une structure de santé (99 %), suivie de Nouakchott (98 %), tandis que le Hodh El Gharbi affiche la proportion la plus faible (49 %). Développement du jeune enfant Éducation et apprentissage de la petite enfance Seuls 12 % des enfants âgés de 36 à 59 mois suivent un apprentissage préscolaire orga- nisé. Ce type d’apprentissage est trois fois plus fréquent en milieu urbain (20 %) qu’en milieu rural (6 %). Si l’accès au préscolaire est semblable pour les filles et les garçons, il varie fortement avec le niveau de bien-être économique : 30 % des enfants de 36 à 59 mois vivant dans les ménages les plus riches fréquentent l’école maternelle, alors qu’ils ne sont que 3 % parmi les enfants des ménages les plus pauvres. Un peu moins de la moitié des enfants de 36 à 59 mois (44 %) se sont adonnés à plus de quatre activités favorisant l’apprentissage et la préparation à l’école, avec un adulte, durant les 3 jours précédant l’enquête. Un tiers des enfants de moins de cinq ans dispose d’au moins deux jouets dans leur ménage. Par ailleurs, la proportion d’enfants vivant dans des ménages ayant trois livres pour enfants ou plus est insignifiante, elle représente 1 %. Cette proportion atteint 2 % quand la mère est de niveau secondaire ou plus. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 32 Ré su m é an al yt iq ue Plus du quart des enfants âgés de 0 à 59 mois (28 %) ont été laissés sous la garde d’autres enfants, et une proportion presque égale (29 %) a été laissée seule durant la se- maine précédant l’interview. En combinant les deux indicateurs de garde, il ressort que le tiers des enfants (34 %) ont été laissés avec une garde inadéquate pendant la semaine précédant l’enquête. Indice de développement du jeune enfant Un module de dix éléments, mis au point pour le programme MICS, a été utilisé pour calculer l’Indice de Développement du Jeune Enfant (IDJE). Selon cet indice, en Mauritanie, six enfants sur dix âgés de 36-59 mois sont en bonne voie de développement. L’IDJE est sensiblement plus élevé chez les enfants fréquentant un établissement préscolaire (77 %) que chez ceux qui n’en fréquentent pas (58 %). Éducation et alphabétisation Alphabétisation En Mauritanie, un peu plus de la moitié des femmes âgées de 15 à 24 ans (52 %) sont al- phabétisées. Le taux d’alphabétisation chez les jeunes femmes est nettement plus élevé en milieu urbain (66 %) qu’en milieu rural (38 %). Ce taux augmente sensiblement avec le niveau de bien-être économique : de 24 % parmi les jeunes femmes des ménages les plus pauvres à 79 % parmi celles des ménages les plus riches. Ce taux varie également d’une wilaya à l’autre : de 21 % au Guidimagha à 78 % au Tiris Zemour. Parmi les hommes, un peu plus des deux tiers (68 %) sont alphabétisés. Le taux en milieu urbain est de 80 % contre 52 en milieu rural. Entre wilayas, ce taux varie de 48 % au Gorgol à 92 % à Nouadhibou. Au niveau de l’indice de bien-être économique, ce taux varie de 43 à 87 % entre le premier et le cinquième quintile. Fréquentation de l’école primaire et secondaire Dans l’ensemble, un peu plus de la moitié des enfants d’âge scolaire primaire (52 %) fréquente effectivement l’école primaire. Le taux net de fréquentation au primaire est nettement plus important en milieu urbain (64 %) qu’en milieu rural (43 %). Ce taux varie également d’une wilaya à l’autre : de 37 % au Hodh El Gharbi à 79 % au Tiris Zemour. Le taux net de fréquentation au primaire est de 77 % chez les enfants des ménages les plus riches, mais il n’est que de 37 % chez les enfants des ménages les plus pauvres. Le taux net de fréquentation du secondaire est beaucoup plus bas que celui du primaire : seul un peu plus du quart des enfants en âge de fréquenter le secondaire y vont effecti- vement (28 %), pendant qu’une proportion un peu plus importante (30 %) est encore au primaire. Le tiers des enfants de 11 à 17 ans (34 %) ne sont pas scolarisés du tout. L’écart entre milieu urbain et milieu rural est prononcé, avec des taux nets de fréquentation respectifs de 40 % et 14 %. Taux de survie et achèvement de l’enseignement primaire Parmi les enfants débutant en première année, presque neuf sur dix (86 %) finiront par atteindre la dernière année d’enseignement primaire. Ce taux de survie scolaire varie peu selon le sexe de l’enfant mais enregistre une certaine différence entre les milieux de résidence (92 % en milieu urbain contre 79 % en milieu rural). Le taux d’achèvement du primaire en Mauritanie est de 52 %. Il est légèrement inférieur pour les garçons (51 %) que pour les filles (54 %) et augmente avec le niveau de bien-être économique. Le taux de passage du primaire au secondaire est estimé à 85 % : huit à neuf enfants ayant fréquenté la dernière classe de l’école primaire l’année précédente sont cette an- née en première année de secondaire. Ce taux est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (88 % contre 81 %). ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 33 Ré su m é an al yt iq ueParité entre les sexes L’indice de parité des sexes (IPS) à l’école primaire est légèrement supérieur à 1 (1,08), ce qui signifie que le taux net de fréquentation du primaire est un peu plus élevé chez les filles que chez les garçons. En revanche, il n’est que de 0,90 dans l’enseignement secondaire, en défaveur des filles. L’IPS au secondaire est particulièrement faible au Guidimagha (0,48), ainsi que pour les enfants du monde rural (0,85 contre 0,94 en zone urbaine). L’IPS augmente en allant des ménages les plus pauvres aux ménages les plus riches, en tendant vers l’unité, dénotant que la différence filles-garçons se résorbe en passant d’un quintile au quintile supérieur. Cet indice est de 1,03 quand la mère a un niveau d’études secondaires ou supérieures. Protection de l’enfance Enregistrement des naissances Deux tiers des enfants actuellement âgés de moins de cinq ans ont été enregistrés à l’état civil en Mauritanie. Il n’y a pas de différence entre garçons et filles dans l’enregistre- ment des naissances. L’écart est important entre le milieu urbain (81 % d’enregistrés) et le milieu rural (54 % d’enregistrés). Les enfants des ménages les plus pauvres ont nette- ment moins de chance d’être enregistrés à l’état civil (40 %) que ceux des ménages les plus riches (85 %). Entre wilayas, le taux d’enregistrement va de 44 % au Guidimagha à 90 % à Nouakchott. Travail des enfants Plus du tiers des enfants de 5 à 17 ans (38 %) ont travaillé, soit en participant à des acti- vités économiques pendant un nombre d’heures qui se situent à la limite ou au-dessus du seuil retenu pour le groupe d’âge, soit en participant à des tâches domestiques à la limite ou au-dessus du nombre d’heures considérés comme approprié pour leur âge, soit en travaillant dans des conditions jugées dangereuses. La prévalence du travail des enfants est beaucoup plus élevée en milieu rural (45 %) qu’en milieu urbain (27 %). Elle est presque trois fois plus élevée parmi les enfants des ménages les plus pauvres (56 %) que ceux des ménages les plus riches (21 %). Les taux sont similaires pour filles et garçons. Discipline des enfants En Mauritanie, huit enfants sur dix, âgés de 1 à 14 ans, ont subi une discipline violente, en étant soumis à au moins une forme de punition psychologique ou physique. Plus important encore, plus d’un quart des enfants (27 %) ont été soumis à des châtiments physiques sévères et presque la moitié des mères/gardiennes (47 %) pensent que pour bien élever un enfant, celui-ci doit être puni physiquement. On observe peu d’écart par sexe, mais il y a des écarts importants selon le niveau de bien-être économique. Les enfants de répondants de niveau secondaire ou plus sont nettement moins susceptibles d’être soumis à la punition physique (32 %) que les enfants vivant avec des répondants de niveau « Coranique/Mahadra » (83 %). Mariage précoce et polygamie Plus du quart des jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans (28 %) sont actuellement ma- riées. Cette proportion varie presque du simple au double entre zones urbaines (19 %) et rurales (36 %). Elle est très liée au niveau d’instruction (41 % parmi les femmes non instruites pour 15 % seulement au niveau secondaire ou supérieur). Le mariage précoce, avant l’âge de 15 ans, a concerné 16 % des femmes de 15 à 49 ans, et le mariage avant 18 ans, 35 % des femmes de 20 à 49 ans. Le mariage précoce diminue avec le niveau d’instruction de la femme : seules 8 % des femmes de niveau secondaire ou plus ont été mariées avant l’âge de 15 ans contre 20 et 21 % pour celles sans instruction ou de niveau « Coranique/Mahadra ». ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 34 Ré su m é an al yt iq ue En outre, presque une femme mariée sur dix (8 %) vit en polygamie. La polygamie est particulièrement élevée au Guidimagha (21 %). La proportion d’hommes mariés avant 15 ans est insignifiante. Elle atteint 4 % chez les 20 à 49 ans qui ont été mariés avant l’âge de 18 ans. La proportion des hommes mariés âgés de 15 à -19 ans est également insignifiante. 5 % des hommes âgés de 15 à 49 ans vivent en unions polygames. Au Guidimagha, la prévalence de la polygamie atteint 12 %. Mutilation génitale féminine/excision Deux tiers des femmes de 15 à 49 ans ont subi une forme de mutilation génitale fémi- nine/excision (MGF/E). La prévalence de la MGF/E est supérieure en milieu rural (79 %) qu’en milieu urbain (55 %). Elle diminue avec le niveau d’instruction de la femme (75 % pour les femmes sans au- cune instruction à 49 % pour les femmes ayant reçu une instruction secondaire ou supé- rieure). Plus de la moitié des femmes (53 %) ont déclaré qu’au moins une de leurs filles vivantes de 0 à 14 ans avait subi une forme de MGF/E. Les taux les plus élevés sont enregistrés dans les wilayas de l’Assaba et du Hodh El Gharbi (86 % et 87 %). Plus du tiers des femmes de 15 à 49 ans (36 %) estiment que la pratique de la MGF/E doit être poursuivie. Violence domestique Plus du quart des femmes en Mauritanie (27 %) estiment qu’un mari a le droit d’exer- cer sur sa/ses femmes, une violence physique dans certaines situations. Du côté des hommes, cette proportion s’élève à 21 %. La proportion de femmes qui approuvent la violence est plus importante dans les mé- nages les plus pauvres (40 %), et parmi les moins instruites (37 %). Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 35 % et 24 %. VIH/Sida Connaissance et transmission du VIH/sida En Mauritanie, près de neuf femmes sur dix, de 15 à 49 ans, ont entendu parler du SIDA (89 %). Mais seulement 33 % connaissent deux des principaux moyens de prévenir la transmission du VIH. Au total, seules 8 % des femmes de 15 à 49 ans ont une connais- sance approfondie des méthodes de prévention et de la transmission du VIH. Ce pourcentage est trois fois plus élevé en zones urbaines (12 % contre 4 % en milieu rural). Le pourcentage de femmes ayant une connaissance approfondie augmente avec le niveau d’instruction de la femme. Dans l’ensemble, un peu plus de deux tiers des femmes (69 %) savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant. Le pourcentage des femmes connaissant les trois moyens de transmission de la mère à l’enfant est de 39 %, tandis qu’un cinquième des femmes (22 %) ne connaît aucun des trois moyens spécifiques. 30 % des femmes connaissent, à la fois, le risque de transmission par l’allaitement et l’existence d’un médi- cament qui peut réduire les risques de transmission. Pour les hommes, neuf hommes sur dix, de 15 à 49 ans, ont entendu parler du SIDA (91 %). Mais seulement 45 % connaissent deux des principaux moyens de prévenir la transmission du VIH. Au total, comme les femmes, seuls 9 % ont une connaissance approfondie des méthodes de prévention et de la transmission du VIH. Ce pourcentage est un peu plus de deux fois plus élevé en zones urbaines (12 % contre 5 % en milieu rural). Le pourcentage d’hommes ayant une connaissance approfondie augmente avec leur niveau d’instruction. Dans l’ensemble, un peu plus de la moitié des hommes (59 %) savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant. Le pourcentage d’hommes connaissant les trois ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 35 Ré su m é an al yt iq uemoyens de transmission de la mère à l’enfant est de 36 %, tandis que trois hommes sur dix ne connaissent aucun des trois moyens spécifiques. 33 % des hommes connaissent à la fois le risque de transmission par l’allaitement et l’existence d’un médicament qui peut réduire les risques de transmission. Attitudes à l’égard des personnes vivant avec le VIH/Sida En Mauritanie, une grande majorité des femmes qui ont entendu parler du SIDA sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante (84 %). Mais seules 3 % d’entre elles expriment des attitudes de bienveillance et d’acceptation sur les quatre questions propo- sées. Le pourcentage de femmes exprimant au moins une, ou bien les quatre attitudes bienveillantes augmentent globalement avec le niveau d’instruction et le niveau de bien- être économique. Il est aussi plus important en milieu urbain. Pour les hommes, une grande majorité de ceux qui ont entendu parler du SIDA sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante (88 %). Mais seuls 7 % d’entre eux expriment des attitudes de bienveillance et d’acceptation sur les quatre questions pro- posées et se montreraient, globalement, plus tolérants que les femmes dans les quatre situations citées. Le pourcentage d’hommes exprimant au moins une, ou bien les quatre attitudes bien- veillantes augmentent globalement avec le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique. Connaissance d’un endroit pour faire le test de dépistage et recours au test Un peu plus du quart des femmes (28 %) savent où se faire dépister, et 16 % ont déjà fait un test. Le pourcentage des femmes âgées de 15 à 49 ans ayant été testés et ayant reçu le résultat dans les douze mois précédant l’enquête est de seulement 6 %. Ces résultats sont supérieurs à ceux estimés pour des jeunes femmes de 15 à 24 ans. Du côté des hommes, le tiers sait où se faire dépister, et 13 % a déjà fait un test. Le pour- centage d’hommes âgés de 15 à 49 ans ayant été testés et ayant reçu le résultat dans les douze mois précédant l’enquête est de seulement 4 %. Ces résultats sont supérieurs à ceux estimés pour des jeunes hommes de 15 à 24 ans. Accès aux mass media et utilisation de la technologie de l’information Exposition aux mass media Sur une base hebdomadaire, la majorité des femmes (59 %) sont exposées à au moins un type de support, tandis qu’à peine 4 % sont exposées à tous les trois types de mé- dias (journaux/magazines, radio, télévision). L’exposition aux trois types de médias tend à augmenter avec la richesse des ménages et l’éducation. Chez les femmes de niveau secondaire ou plus, on observe la proportion la plus élevée et qui atteint 11 %. 44 % des femmes regardent la télévision au moins une fois par semaine. Elles sont 73 % en milieu urbain et 14 % en milieu rural. Du côté des hommes, la majorité aussi (70 %) est exposée à au moins un type de support, mais ils sont seulement 10 % à être exposés à tous les trois types de médias. Chez les hommes de niveau secondaire ou plus, on observe aussi la proportion la plus élevée et qui atteint 18 %. Les hommes sont proportionnellement plus nombreux à regarder la télévision (56 %). Cette proportion varie de 24 % en milieu rural à 80 % en milieu urbain Utilisation d’ordinateurs et d’Internet Les statistiques d’utilisation des ordinateurs et de l’Internet chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans indiquent que 6 % des jeunes femmes ont utilisé un ordinateur au moins une fois par semaine au cours du mois précédant l’enquête. En outre, 16 % des jeunes femmes ont déjà utilisé Internet, tandis que 15 % l’ont utilisé au cours de l’année précédant l’en- ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 36 Ré su m é an al yt iq ue ✳ quête, et 11 % l’ont utilisé au moins une fois par semaine au cours du mois précédant l’enquête. Du côté des hommes de 15 à 24 ans, 13 % ont utilisé un ordinateur au moins une fois par semaine au cours du mois précédant l’enquête. En outre, 31 % d’entre eux ont déjà utilisé Internet, tandis que 27 % l’ont utilisé au cours de l’année précédant l’en- quête, et 19 % l’ont utilisé au moins une fois par semaine au cours du mois précédant l’enquête. Bien être subjectif Domaines de satisfaction de vie La quasi-totalité des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans (94-98 %) déclarent être très ou assez satisfaites dans les différents domaines de leur vie, en particulier de leur vie familiale (98 %) et de leur aspect physique (97 %). Pour les jeunes hommes de même âge, les résultats montrent des proportions légère- ment en recul dans tous les domaines (92 et 94 %), à l’exception de leur environnement de vie pour lequel la proportion de ceux qui se sont déclarés satisfaits ou assez satisfaits est estimée à 89 %. Ils sont, cependant, un peu moins satisfaits de leur revenu (respectivement 93 et 84 %), en gardant à l’esprit que 75 % des jeunes femmes et 61 % des jeunes hommes n’ont pas de revenu du tout. La wilaya du Guidimagha reste un peu à l’écart avec des satisfactions plus faibles de jeunes femmes dans le domaine de la santé (78 %) et leur environnement de vie (83 %). Les jeunes hommes résidant dans les wilayas du Gorgol et de l’Adrar sont les moins satisfaits de leur vie familiale (respectivement 73 % et 84 %), de leurs amis (85 et 86 %), de leur santé (83 et 89 %), de leur environnement de vie (74 et 80 %). Par ailleurs, les jeunes hommes du Gorgol se classent parmi les moins satisfaits de leur revenu. Dans plusieurs domaines, la wilaya du Tiris Zemour vient occuper la troisième place, ou s’inter- caler entre le Gorgol et l’Adrar. Satisfaction de la vie et bonheur 96 % des jeunes femmes et 92 % des jeunes hommes sont satisfaits de leur vie en général, 97 % des jeunes femmes et 91 % des jeunes hommes déclarent être très ou assez heureux. Au niveau des wilayas, chez les hommes, on constate une plus grande satisfaction au Gorgol et dans l’Adrar avec des proportions de 76 % chacune, devancées de quelques points par Tiris Zemour avec 85 % de jeunes hommes satisfaits de leur vie en général, en comparaison avec Nouadhibou où la proportion atteint presque les 100 %. Sommairement, le score moyen de satisfaction à l’égard de la vie a été simplement cal- culé en faisant la moyenne des réponses à la question sur la satisfaction globale à l’égard de la vie, allant de très satisfaits (1) à très insatisfaits (5). Par conséquent, plus le score moyen est faible, plus les niveaux de satisfaction à l’égard de la vie sont élevés. Chez les hommes, on constate un lien étroit entre le score moyen de satisfaction à l’égard de la vie et la situation socio-économique des ménages. Au niveau des wilayas, on re- trouve pour les jeunes femmes le score le plus élevé (1,6) dans la wilaya du Guidimagha. Pour ce qui des hommes, les wilayas du Gorgol, de l’Adrar et du Tiris Zemour ressortent encore une fois avec les scores moyens les plus élevés de toutes les wilayas (respecti- vement 2,1 ; 1,7 et 17), dénotant ainsi que les niveaux de satisfaction à l’égard de la vie sont relativement bas. Perception d’une vie meilleure. Les proportions de femmes et d’hommes âgés de 15 à 24 ans qui pensent que leur vie s’est améliorée au cours de la dernière année et qui s’attendent à ce que leur vie va s’améliorer au bout d’un an sont respectivement de 72 % et 49 %. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 37 Ré su m é an al yt iq ueLes différences de perception d’une vie meilleure peuvent être observées selon les quin- tiles de bien-être économique : 32 % des jeunes hommes qui vivent dans les ménages les plus pauvres pensent que leur vie s’est améliorée l’année dernière et s’attendent à ce que cela aille mieux au bout d’un an, tandis que la proportion correspondante pour les jeunes hommes vivant dans les ménages les plus riches est de 68 %. L’écart entre les deux quintiles est de 32 points en pourcentage. Chez les femmes, les proportions sont plus élevées et l’écart est plus réduit : ces proportions sont respectivement de 67 % et 78 %. Pour les hommes, les wilayas de l’Assaba, du Gorgol et du Guidimagha affichent des proportions se situant dans une fourchette de 24 % à 33 %. Consommation de tabac Le pourcentage de femmes et d’hommes qui n’ont jamais fumé de cigarettes ou d’autres produits à base de tabac s’élève à 93 % et 60 %, respectivement. 3 % de femmes et 23 % d’hommes fument actuellement du tabac. 9 % des hommes et moins de 1 % des femmes ont fumé une cigarette entière pour la première fois avant l’âge de 15 ans. Le niveau de scolarité semble être quelque peu associé au fait de fumer avant l’âge de 15 ans. Parmi les femmes et les hommes qui fument actuellement, 14 % des femmes et 30 % des hommes ont fumé plus de 20 cigarettes au cours des dernières 24 heures. ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 38 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 39 In tr od uc tio n ✳ Contexte Ce rapport est basé sur l’Enquête par grappes à indicateurs multiples, MICS5 Mauritanie, menée en 2015 par l’Office National de la Statistique (ONS). L’enquête fournit des données statistiquement fiables et com- parables au niveau international, essentielles pour l’élaboration de politiques et de programmes fondés sur des évidences et pour le suivi des progrès, vers les objectifs nationaux et les engagements mondiaux. Au nombre de ces engagements mondiaux figurent ceux émanant de la Déclaration et du Plan d’action d’Un Monde digne des enfants, les objectifs de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/Sida et la Déclaration sur l’éducation pour tous. I. Introduction UN ENGAGEMENT A L’ACTION : RESPONSABILITÉS EN MATIÈRE DE REDDITION DE COMPTES AUX NIVEAUX NATIONAL ET INTERNATIONAL Les gouvernements qui ont signé la Déclaration du Millénaire, la Déclaration et le Plan d’action d’Un Monde digne des enfants se sont également engagés à suivre les progrès réalisés pour atteindre les objectifs qu’ils contenaient : “. Nous suivrons régulièrement au niveau national et, le cas échéant, au niveau régional et évaluerons les progrès vers les buts et objectifs du présent Plan d’action aux niveaux national, régional et mondial. En conséquence, nous renforcerons nos capacités statistiques nationales pour collecter, analyser et ventiler les données, notamment par sexe, âge et autres facteurs pertinents susceptibles d’entraîner des disparités, et soutenir un large éventail de la recherche axée sur l’enfant. Nous allons renforcer la coopération internationale pour soutenir les efforts de renforcement des capacités statistiques et renforcer la capacité des collectivités à assurer le suivi, l’évaluation et la planification.” (Un monde digne des enfants, paragraphe 60). “. Nous allons procéder à des examens périodiques aux niveaux national et infranational des progrès en vue de surmonter les obstacles de manière plus efficace et d’accélérer l’action.” (Un monde digne des enfants, paragraphe 61). Le Plan d’action d’Un Monde digne des enfants (paragraphe 61) appelle également à l’implication spécifique de l’UNICEF dans la préparation des rapports d’activité périodiques : “. En tant que principal organisme mondial consacré à l’enfance, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance est prié de continuer à préparer et diffuser, en étroite collaboration avec les gouvernements, les fonds pertinents, les programmes et organismes spécialisés du système des Nations Unies et tous les autres acteurs concernés, le cas échéant, des informations sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d’action.“ De même, la Déclaration du Millénaire (paragraphe 31) demande des rapports périodiques sur les progrès accomplis : “. Nous demandons à l’Assemblée générale d’examiner régulièrement les progrès accomplis dans la mise en œuvre des dispositions de la présente Déclaration et prions le Secrétaire général de publier des rapports périodiques, pour examen par l’Assemblée générale et en tant que base de l’action.” ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 40 In tr od uc tio n Les résultats de l’enquête MICS5 Mauritanie devraient contribuer sur la base de preuves à plusieurs autres initiatives importantes, notamment l’Engagement en faveur de la survie des enfants : une promesse renouvelée, un mouvement mondial pour mettre fin aux décès d’enfants dus à des causes évitables dans le cadre d’une responsabilisation proposée par la Commission d’information et de responsabilisation pour la Stratégie mondiale relative à la santé de la femme et de l’enfant. Les résultats de cette enquête permettront d’établir une situation de référence pour le suivi des indicateurs des Objectifs de Développement Durable (ODD), de mieux répondre aux exigences de la programmation stratégique des nouveaux programmes et plan d’ac- tions nationales et régionales en cohérence avec la Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP), au suivi et à l’évaluation de la Stratégie Nationale de Développement Sanitaire (SNDS). Ce rapport final présente les résultats basés sur les indicateurs et les thèmes abordés dans l’enquête. Objectifs de l’enquête L’enquête MICS5 Mauritanie 2015 a eu pour principaux objectifs de : ◆ fournir des informations actualisées, pour évaluer la situation des enfants et des femmes en Mauritanie ; ◆ produire des données pour faire l’évaluation critique des progrès réalisés dans divers domaines et indiquer les efforts supplémentaires dans les domaines qui nécessitent plus d’attention ; ◆ fournir les données nécessaires pour le suivi des progrès et atteindre les objectifs convenus au niveau international, établir une base à l’action future ; ◆ collecter des données ventilées pour détecter les disparités, afin de permettre l’élabo- ration de politiques s’appuyant sur des faits, visant à l’inclusion sociale des personnes les plus vulnérables ; ◆ délivrer des données de référence pour l’agenda post-2015 ; ◆ valider les données provenant d’autres sources et les résultats des interventions ciblées. ✳ In tr od uc tio n Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 41 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 42 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 43 M ét ho do lo gi e d’ en qu êt e et é ch an til lo na ge II. Méthodologie de l’enquête et échantillonnage Plan de sondage L’échantillon de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples MICS Mauritanie (MISC5) a été conçu en vue de fournir des estimations sur un grand nombre d’indicateurs quant à la situation des enfants et des femmes en Mauritanie au niveau national, pour les mi- lieux urbain et rural, et au niveau régional comprenant les treize wilayas du pays : Hodh Echargui, Hodh El Gharbi, Assaba, Gorgol, Brakna, Trarza, Adrar, Nouadhibou, Tagant, Guidimagha, Tiris Zemour, Inchiri et Nouakchott à l’exception de deux des wilayas re- groupées en un seul domaine d’étude. L’enquête a été réalisée au moyen d’un son- dage probabiliste aréolaire à trois degrés avec stratification au premier degré. La base de sondage de cette enquête MICS Mauritanie est un échantillon maître de 800 districts de recensement, établi en 2013 par tirage aléatoire parmi les 2 932 dis- tricts constituant la base de sondage des unités primaires du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2013). Les unités primaires de l’enquête MICS Mauritanie sont ainsi les districts de recense- ment de l’échantillon maître de 2013. Les unités secondaires de l’enquête sont des seg- ments, c’est-à-dire les subdivisions des unités primaires établies lors de la constitution de l’échantillon maître de 2013. Les unités tertiaires du sondage sont les ménages qui composent les segments. Globalement l’échantillon MICS est tiré à trois degrés ; au pre- mier et au second degré, 414 unités primaires (UP) respectivement, 2 060 unités secon- daires. Au troisième degré, un échantillon de 12 000 ménages a été tiré. Une description détaillée du plan de sondage se trouve à l’Annexe A (Plan de sondage). Questionnaires Quatre questionnaires ont été utilisés dans l’enquête : ➠ un questionnaire ménage, pour recueillir des informations démographiques de base sur tous les membres du ménage de jure (résidents habituels), le ménage et leur habita- tion ; ➠ un questionnaire individuel femme, administré dans chaque ménage à toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans ; ➠ un questionnaire individuel homme, administré dans un ménage sur deux à tous les hommes âgés de 15 à 49 ans ; et ➠ un questionnaire enfants de moins de 5 ans, administré aux mères (ou gardiennes) pour tous les enfants de moins de 5 ans vivant dans le ménage. Questionnaire ménage : ◆ Liste des membres du ménage ◆ Éducation ◆ Travail des enfants ◆ Discipline des enfants ◆ Caractéristiques des ménages ◆ Moustiquaire imprégnée d’insecticide ◆ Eau et assainissement ◆ Lavage des mains ◆ Iodation du sel ✳ ✳ ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 44 M ét ho do lo gi e d’ en qu êt e et é ch an til lo na ge Questionnaire individuel femme, administré à toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans vivant dans les ménages : ◆ Informations sur la femme ◆ Accès aux mass media et utilisation des technologies de l’information/communication ◆ Fécondité/ historique des naissances ◆ Désir de la dernière naissance ◆ Santé de la mère et du nouveau-né ◆ Examens de santé postnatals ◆ Symptômes de maladies ◆ Contraception ◆ Besoins non satisfaits ◆ Mutilations génitales féminines/Excision ◆ Attitudes vis-à-vis de la violence domestique ◆ Mariage ◆ VIH/SIDA ◆ Consommation de tabac ◆ Satisfaction vis-à-vis de la vie Questionnaire Individuel homme, administré à tous les hommes âgés de 15 à 49 ans vivant dans le sous-échantillon sélectionné des ménages : ◆ Informations sur l’homme ◆ Accès aux mass media et utilisation des technologies de l’information/communication ◆ Fécondité ◆ Attitudes vis-à-vis de la violence domestique ◆ Mariage ◆ VIH/SIDA ◆ Consommation de tabac ◆ Satisfaction vis-à-vis de la vie Questionnaire enfants de moins de cinq ans1, administré aux mères (ou gardien (ne) s) d’enfants de moins de 5 ans2 vivant dans les ménages : Normalement, ce questionnaire était administré aux mères d’enfants de moins de 5 ans ; dans les cas où la mère ne figurait pas dans la liste du ménage, un(e) gardien (ne) principal(e) de l’enfant était identifié(e) et interrogé(e). Le questionnaire comprenait les modules suivants : ◆ Âge ◆ Enregistrement des naissances ◆ Développement du jeune enfant ◆ Allaitement et apport alimentaire ◆ Vaccinations ◆ Traitement des maladies ◆ Anthropométrie Ces questionnaires sont fondés sur les versions arabe et française des modèles stan- dards des questionnaires MICS53. Ils ont été adaptés au contexte mauritanien. Un exem- plaire des questionnaires utilisés figure à l’Annexe F. Outre l’administration de questionnaires, les équipes d’enquêteurs de terrain ont analysé le sel utilisé pour la cuisson dans les ménages, afin de déterminer la teneur en iode, observé l’endroit où se laver les mains et mesuré le poids et la taille des enfants de moins de 5 ans. Les détails et résultats de ces observations et mesures figurent dans les sections respectives de ce rapport. 1 Les termes “enfants de moins de 5 ans”, “enfants de 0-4 ans” et “enfants de 0-59 mois” sont utilisés de façon interchangeable dans ce rapport. 2 voir note n°1 3 Les modèles des questionnaires de MICS5 sont sur : http://mics.unicef.org/tools Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 45 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )sFormation et travail sur le terrain La formation principale des enquêteurs a eu lieu du 8 juin au 22 juin 2015 à Nouakchott. Pour parfaire la formation des candidats à l’enquête, le temps de formation a été revu à la hausse et augmenté de trois journées supplémentaires. Un total de 157 personnes a participé à la formation et était réparti en cinq salles de formation. 70 candidates réparties dans deux salles ont reçu une formation en arabe (chargées des interviews des femmes et des mères (gardiennes) des enfants de moins de 5 ans). 23 autres candidates ont reçu une formation en français pour mener les enquêtes auprès des femmes (gardiennes) ne parlant pas arabe. Une autre salle a regroupé 32 candidats pour une formation donnée en arabe. Ces hommes auront pour tâches : le listage des ménages et la sélection de l’échantillon, le remplissage du questionnaire Homme, la prise des mesures anthropométriques (poids et taille des enfants de moins de 5 ans) et le contrôle. Enfin, dans le but de donner un encadrement de niveau aux travaux de collecte, une cinquième salle a regroupé 32 cadres de l’ONS dont les 12 chefs des bureaux régionaux et les superviseurs des zones de collecte. Le but était d’arriver à constituer 18 équipes regroupant chacune six personnes : un chef d’équipe, un enquêteur, trois enquêtrices et un mesureur. Compte tenu du nombre de personnes, chaque équipe a été dotée de deux véhicules tout-terrain. Le programme de formation comprenait des exposés sur les techniques d’entretien, le contenu des questionnaires. Pour acquérir de l’expérience, des simulations d’entretiens ont été réalisées entre les participants. Au vu du nombre de salles de formation, chaque fin d’après-midi, une réunion était organisée entre les formateurs, les responsables de l’ONS et de l’UNICEF pour coordonner la formation et trouver réponses aux questions soulevées en salles. Une fois la formation sur les questionnaires papier achevée et leur contenu bien maî- trisé, la formation sur la collecte des données en utilisant des tablettes électroniques a débuté, elle a duré toute une semaine. En effet, compte tenu de cette collecte “zéro papier” sur tablette avec des programmes de saisie de données développées en CSPro par le programme MICS, les participants à l’enquête ont dû apprendre les techniques de transfert électronique des données entre eux (chef d’équipes-enquêteurs) via la technol- ogie Bluetooth : affectation des ménages parmi les membres de l’équipe sur le terrain et transfert des questionnaires remplis au chef d’équipe pour le transfert au bureau central. Les travaux de collecte sur le terrain se sont étalés sur la période juillet à novembre 2015. Traitement des données Dans le bureau central, les données reçues des tablettes par les chefs d’équipes étaient enregistrées et contrôlées afin de détecter les incohérences et les valeurs aberrantes. L’édition et le nettoyage des données incluaient des contrôles structurels internes et de cohérence. Toutes les anomalies relevées ont été communiquées à l’équipe concernée via son chef d’équipe. Les résultats corrigés ont été réenvoyés au bureau central de traitement des données. ✳ ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 46 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 47 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s III. Couverture de l’échantillon et caractéristiques des ménages et des répondant(e)s Couverture de l’échantillon Parmi les 11 874 ménages sélectionnés pour l’échantillon, 11 845 ont été trouvés occupés. 11 765 ont été interrogés avec succès avec un taux de réponse des ménages de 99,3 %. Dans les ménages interrogés, 15 133 femmes (âgées de 15 à 49 ans) ont été répertoriées. 14 342 ont été interrogées avec succès, soit un taux de réponse de 94,8 % au sein des ménages interrogés. L’enquête a également échantillonné les hommes (15 à 49 ans), mais seulement sur un sous-échan- tillon de 50 % de ménages tirés. Le tirage du sous-échantillon a concerné uniquement les ménages pairs. Tous les hommes âgés de 15 à 49 ans des 3 643 ménages ont été identifiés. Au total, 5 467 hommes (âgés de 15 à 49 ans) ont été répertoriés dans les questionnaires ménage. Les question- naires ont été complétés pour 4 691 hommes éligibles, soit un taux de réponse de 85,8 % au sein des ménages éligibles interrogés. Il y avait 10 926 enfants de moins de cinq ans répertoriés dans le questionnaire ménage. Les question- naires ont été remplis pour 10 663 enfants, ce qui correspond à un taux de réponse de 97,6 % au sein des ménages interrogés. Les taux de réponse globaux de 94,1 ; 85,2 et 96,9 % sont calculés pour les entretiens individuels avec les femmes, les hommes et les enfants de moins de 5 ans respectivement (tableau HH.1). Les taux de réponse des ménages sont quasiment identiques entre milieu urbain et milieu rural. De même, au niveau des wilayas, les taux dépassent les 98 %. Pour ce qui est des femmes, les taux de réponses sont aussi élevés et se situent entre 91 % et 97 % dans les wilayas à l’exception de l’Adrar qui affiche un taux légèrement plus bas estimé à 89 %. Pour les hommes, la situation est moins bonne. Si le taux national est à 85 %, il n’a atteint que 81 % en milieu rural. Dans certaines wilayas, les taux sont encore plus bas. On a enregistré des taux entre 67 % et 84 % dans l’Adrar, le Tiris Zemour, le Tagant, le Hodh El Gharbi, le Brakna, le Hodh Echargui, l’Assaba, le Trarza, soit en tout huit wilayas sur treize pour lesquelles les résultats relatifs aux hommes devraient être interprétés avec prudence, en raison des faibles taux de réponse. Pour les enfants de moins de cinq ans, le taux en milieu urbain est de 96 % et celui du rural le dépasse encore d’un point. Dans les wilayas, on a enregistré des taux allant de 91 en l’Inchiri à 99 % au Tagant. ✳ ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 48 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Ta bl ea u H H .1 : R és ul ta ts d es e nq uê te s au pr ès d es m én ag es , d es fe m m es , d es h om m es e t d es e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s N om br e de m én ag es , f em m es , h om m es e t e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s se lo n le s ré su lta ts d es e nq uê te s m én ag es , f em m es , h om m es e t e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s et ta ux d e ré po ns es d es m én ag es , f em m es , h om m es e t e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s, M IC S M au rit an ie , 2 01 5 To ta l M il ie u de r és id en ce W il ay a U rb ai n R ur al H od h Ec ha rg ui H od h El G ha rb i A ss ab a G or go l B ra kn a Tr ar za A dr ar N ou ad hi bo u Ta ga nt G ui di m ag ha Ti ri s Ze m ou r In ch ir i N ou ak ch ot t M én ag es Ec ha nt ill on né s1 11 8 74 5 61 6 6 25 8 1 00 0 99 8 1 00 0 99 9 1 00 0 1 00 0 64 0 1 00 0 83 4 99 2 57 6 21 0 1 62 5 O cc up és 11 8 45 5 59 9 6 24 6 1 00 0 99 0 99 7 99 9 1 00 0 1 00 0 64 0 1 00 0 82 5 98 7 57 4 21 0 1 62 3 En qu êt és 11 7 65 5 54 9 6 21 6 99 6 98 6 98 3 99 8 99 5 98 8 63 8 98 1 82 4 98 3 57 1 20 9 1 61 3 Ta ux d e ré po ns e de s m én ag es 99 ,3 99 ,1 99 ,5 99 ,6 99 ,6 98 ,6 99 ,9 99 ,5 98 ,8 99 ,7 98 ,1 99 ,9 99 ,6 99 ,5 99 ,5 99 ,4 Fe m m es Él ig ib le s 15 1 33 7 73 5 7 39 8 1 19 3 1 23 8 1 17 2 1 42 9 1 23 7 1 17 6 80 8 1 28 7 95 2 1 37 1 74 5 22 5 2 30 0 En qu êt ée s 14 3 42 7 33 1 7 01 1 1 12 1 1 17 2 1 09 3 1 37 4 1 17 5 1 12 0 71 8 1 26 4 86 9 1 31 5 67 9 20 6 2 23 6 Ta ux d e ré po ns e de s fe m m es 94 ,8 94 ,8 94 ,8 94 ,0 94 ,7 93 ,3 96 ,2 95 ,0 95 ,2 88 ,9 98 ,2 91 ,3 95 ,9 91 ,1 91 ,6 97 ,2 Ta ux d e ré po ns e gl ob al d es fe m m es 94 ,1 93 ,9 94 ,3 93 ,6 94 ,3 91 ,9 96 ,1 94 ,5 94 ,1 88 ,6 96 ,3 91 ,2 95 ,5 90 ,7 91 ,1 96 ,6 H om m es Él ig ib le s 5 46 7 3 16 8 2 29 9 38 9 41 6 34 8 45 2 30 5 31 5 28 8 65 3 29 3 55 1 37 4 11 7 96 6 En qu êt és 4 69 1 2 81 4 1 87 7 31 6 32 5 28 7 41 9 24 3 26 9 19 2 64 1 22 7 47 7 28 0 10 6 90 9 Ta ux d e ré po ns e de s ho m m es 85 ,8 88 ,8 81 ,6 81 ,2 78 ,1 82 ,5 92 ,7 79 ,7 85 ,4 66 ,7 98 ,2 77 ,5 86 ,6 74 ,9 90 ,6 94 ,1 Ta ux d e ré po ns e gl ob al d es ho m m es 85 ,2 88 ,0 81 ,3 80 ,9 77 ,8 81 ,3 92 ,6 79 ,3 84 ,4 66 ,5 96 ,3 77 ,4 86 ,2 74 ,5 90 ,2 93 ,5 E nf an ts d e m oi ns d e 5 an s Él ig ib le s 10 9 26 4 71 8 6 20 8 93 9 96 8 98 5 1 27 3 99 4 73 4 45 8 73 8 63 1 1 26 6 42 2 14 0 1 37 8 M èr es /g ar di en ne s en qu êt ée s 10 6 63 4 58 9 6 07 4 90 2 93 6 95 1 1 25 2 98 1 72 6 43 2 72 5 62 2 1 24 8 39 5 12 8 1 36 5 Ta ux d e ré po ns e de s en fa nt s < 5 an s 97 ,6 97 ,3 97 ,8 96 ,1 96 ,7 96 ,5 98 ,4 98 ,7 98 ,9 94 ,3 98 ,2 98 ,6 98 ,6 93 ,6 91 ,4 99 ,1 Ta ux d e ré po ns e gl ob al d es en fa nt s < 5 an s 96 ,9 96 ,4 97 ,4 95 ,7 96 ,3 95 ,2 98 ,3 98 ,2 97 ,7 94 ,0 96 ,4 98 ,5 98 ,2 93 ,1 91 ,0 98 ,4 1 1 Il y a , d a n s ce rt a in s ca s, u n e l é g è re d iv e rg e n ce e n tr e l e s e ff e c ti fs é ch a n ti ll o n n é s (v o ir A n n e x e A ) e t le s e ff e c ti fs t ro u v é s su r p la ce p a rc e q u e , d a n s ce rt a in e s U n it é s S e co n d a ir e s (U S ), l e s e n q u ê te u rs n ’o n t p a s tr o u v é l ’e ff e c ti f d e m é n a g e s p ré v u à c a u se d e s m o u v e m e n ts d e p o p u la ti o n s. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 49 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )sCaractéristiques des ménages La répartition pondérée par âge et par sexe de la population mauritanienne étudiée figure au tableau HH.2. La répartition sert également à produire la pyramide des âges au graphique HH.1. Dans les 11 765 ménages interrogés avec succès dans l’enquête, 67 889 membres des ménages ont été réper- toriés. Parmi ceux-ci, 31 620 étaient des hommes et 36 269 étaient des femmes. L’étude de la structure par sexe et âge d’une population est importante puisqu’elle permet de mettre en évidence le poids de certains sous-groupes de la population, par rapport à d’autres. Cette connais- sance permet d’orienter la politique en matière de population. La proportion de femmes dans la population des ménages enquêtés est estimée à 53 %, proportion proche de celle du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2013 qui donnait 51 %. Les enfants âgés de moins de 15 ans représentent 48 % de la population (44 % pour le RGPH). Ceux âgés de moins de 5 ans représentent 17 %. La population de la Mauritanie n’ayant pas encore atteint la majorité (enfants de moins de 18 ans) re- présente beaucoup plus de la moitié de la population totale du pays, elle est estimée à 53 %. Du côté des hommes cette proportion atteint 57 % contre 50 % pour les femmes. Si les personnes de moins de 15 ans représentent presque la moitié de la population du pays (48 %), la population âgée de 15 à 64 ans représente, elle aussi, presque la même proportion (49 %) et seule- ment 4 % de la population est âgé de 65 ans et plus. Les résultats par sexe montrent que les hommes de moins de 15 ans représentent plus de la moitié de la population masculine (51 %) ; la part des 15 à 64 ans dans la population masculine représente 45 % et celle des 65 ans et plus 4 pour cent. Chez les femmes, ces proportions sont respectivement de 45 %, 52 % et 3 %. On calcule également ce que l’on appelle, le rapport de dépendance qui est le rapport de la partie économiquement dépendante de la population (ceux âgés de 0 à 14 ans et de 65 ans et plus) à la partie productive (ceux âgés de 15 à 64 ans)1. Ainsi, pour l’ensemble du pays, 100 personnes poten- tiellement actives ont à charge 105 personnes potentiellement inactives. La répartition par âge de la population, à un moment donné, est représentée par la pyramide des âges (graphique HH.1). Une pyramide des âges présentant une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés est caractéristique des populations à fécondité et à mortalité élevées. On constate tout d’abord une irrégularité au niveau de l’âge : on observe une encoche au niveau des 0 à 4 ans qui affecte les garçons comme les filles. Une telle encoche peut être expliquée par un déficit de naissances ou une baisse de la fécondité, à cela s’ajoute des problèmes de collecte (toutes les naissances ne seraient pas enregistrées). Un autre problème de collecte apparaît au niveau des femmes en surnombre dans le groupe d’âges 50 à 54 ans par le fait que les femmes de 45 à 49 ans voire celles de 40 à 44 ans aurait été inscrites comme ayant 50 ans pour exclure cette tranche d’âge de l’enquête, un artifice auquel recourent les enquê- trices pour diminuer leur charge de travail. 1 Elle mesure la charge que constitue la population inactive pour les actifs. Les tranches extrêmes ne sont pas potentiellement productives sur le plan économique. Ainsi, on rapporte la population inactive composée des jeunes (moins de 15 ans) et des personnes âgées (65 ans et plus) à la population active composée essentiellement des adultes (15-64 ans). Lorsque le rapport est supérieur à 100, il y a une forte dépendance : un adulte devra produire en moyenne pour plus d’un inactif. Par contre quand il est inférieur à 100, la dépendance est moindre : un adulte aura à produire en moyenne pour prendre en charge moins d’une personne. ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 50 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Tableau HH.2 : Distribution de la population des ménages par âge et sexe Distribution en pourcentage et en fréquence de la population des ménages par groupes d’âges quinquennaux, de dépendance et par population d’enfants (0-17 ans) et d’adultes (18 ans ou plus) selon le sexe, MICS Mauritanie, 2015. Total Hommes Femmes Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Total 67889 100,0 31620 100,0 36269 100,0 Age 0-4 11255 16,6 5 616 17,8 5 639 15,5 5-9 11559 17,0 5 786 18,3 5 773 15,9 10-14 9 527 14,0 4 620 14,6 4 906 13,5 15-19 6 040 8,9 2 886 9,1 3 154 8,7 20-24 4 809 7,1 2 036 6,4 2 773 7,6 25-29 4 168 6,1 1 592 5,0 2 576 7,1 30-34 3 815 5,6 1 565 4,9 2 250 6,2 35-39 3 122 4,6 1 278 4,0 1 844 5,1 40-44 2 735 4,0 1 152 3,6 1 583 4,4 45-49 2 252 3,3 1 082 3,4 1 170 3,2 50-54 2 687 4,0 1 088 3,4 1 599 4,4 55-59 1 978 2,9 908 2,9 1 070 3,0 60-64 1 354 2,0 691 2,2 663 1,8 65-69 886 1,3 469 1,5 417 1,2 70-74 704 1,0 333 1,1 371 1,0 75-79 459 0,7 221 0,7 238 0,7 80-84 301 0,4 157 0,5 144 0,4 85+ 166 0,2 90 0,3 76 0,2 Manquant/NSP 71 0,1 49 0,2 22 0,1 Groupes d’âge de dépendance 0-14 32341 47,6 16023 50,7 16318 45,0 15-64 32961 48,6 14279 45,2 18682 51,5 65 + 2 515 3,7 1 270 4,0 1 246 3,4 Manquant/NSP 71 0,1 49 0,2 22 0,1 Populations d’enfants et d’adultes Enfants de 0-17 ans 36153 53,3 17859 56,5 18294 50,4 Adultes de 18 ans ou + 31665 46,6 13713 43,4 17952 49,5 Manquant/NSP 71 0,1 49 0,2 22 0,1 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 51 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )sGraphique HH.1 : Répartition par âge et par sexe de la population des ménages MICS Mauritanie, 2 015 Les tableaux HH.3, HH.4 et HH.5 fournissent les informations de base relatives aux ménages, aux répondantes âgées de 15-49 ans, aux répondants âgés de 15-49 ans et aux enfants de moins de 5 ans. Les nombres non pondérés ou pondérés sont présentés. Ces informations sont essentielles pour l’interprétation des résultats présentés plus loin dans le rapport et fournissent des informations de base sur la représentativité de l’échantillon de l’enquête. Les autres tableaux de ce rapport ne sont présentés qu’avec des chiffres pondérés2. Le tableau HH.3 fournit les renseignements de base relatifs aux ménages, y compris le sexe du chef de ménage, la wilaya, le milieu de résidence, le nombre de membres des ménages, le niveau d’éduca- tion du chef de ménage, et la langue2 du chef de ménage. Ces caractéristiques de base sont utilisées dans les tableaux de ce rapport ; les chiffres des tableaux sont également destinés à montrer le nombre d’observations par grandes catégories d’analyse. Les nombres pondérés et non pondérés de ménages sont égaux, les poids d’échantillonnage ayant été normalisés. Le tableau montre également la taille moyenne pondérée des ménages estimée par l’enquête. Il ressort de l’observation de ce tableau que, dans l’ensemble, 38 % des ménages ont à leur tête une femme, et que la majorité des ménages résident en milieu rural (52 % contre 48 % en milieu urbain). La proportion de ménages qui vivent dans la capitale à Nouakchott est de loin la plus élevée (27 %). Les données par wilaya font apparaître des écarts très importants : c’est dans les wilayas de l’Adrar, du Tagant, du Tiris Zemour et de l’Inchiri qu’on observe les proportions les plus faibles de ménages (moins de 1 %). À l’opposé, les wilayas du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Hodh Echargui et de Nouakchott, les proportions de ménages résidants sont les plus élevées (respectivement 10 %, 12 %, 13 % et 27 %). 2 Voir Annexe A : Échantillonnage, pour davantage de détails sur le poids de l’échantillon Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 52 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Taille moyenne d’un ménage et nombre de membres du ménage On constate qu’un ménage compte, en moyenne 5,8 personnes. Deux tiers des ménages mauritaniens (65 %) comptent 3 à 7 personnes. En outre, 10 % des ménages comprennent au moins 10 personnes. Les mé- nages de petite taille, c’est-à-dire comprenant une per- sonne (4 %) ou 2 personnes (8 %) sont moins fréquents. Niveau d’instruction Le niveau d’instruction des chefs de ménage, présenté au tableau HH.3 montre que trois ménages sur dix ont à leur tête soit un chef de ménage de niveau d’études primaires (15 %) ou de niveau secondaire ou plus (15 %). Plus du tiers des chefs de ménage n’a aucune instruc- tion (35 %) et plus d’un autre tiers un niveau « Coranique/ Mahadra ». Langue du chef de ménage La répartition des ménages selon la langue du chef de ménage montre que dans une grande majorité (82 %) le chef de ménage parle arabe. Les autres se répartissent entre chefs de ménage parlant Poular (13 %), Soninké (3 %), Wolof (2 %) ou une autre langue (moins de 1 %). Tableau HH.3 : Composition des ménages Distribution en pourcentage et en fréquence des ménages selon des caractéristiques sélectionnées, MICS Mauritanie, 2015 Pourcentage pondéré Nombre de ménages Pondéré Non pondéré Total 100,0 11765 11765 Le sexe du chef de ménage Masculin 62,3 7 334 7 543 Féminin 37,7 4 431 4 222 Wilaya Hodh Echargui 12,8 1 504 996 Hodh El Gharbi 10,0 1 181 986 Assaba 11,5 1 354 983 Gorgol 8,8 1 036 998 Brakna 9,6 1 127 995 Trarza 9,0 1 053 988 Adrar 0,5 61 638 Nouadhibou 3,7 439 981 Tagant 0,6 74 824 Guidimagha 6,2 724 983 Tiris Zemour 0,5 62 571 Inchiri 0,2 19 209 Nouakchott 26,6 3 130 1 613 Milieu de résidence Urbain 47,5 5 593 5 549 Rural 52,5 6 172 6 216 Nombre de membres du ménage 1 4,0 467 530 2 7,8 920 927 3 11,0 1 289 1 319 4 14,4 1 690 1 681 5 14,6 1 712 1 695 6 13,1 1 537 1 553 7 12,0 1 411 1 364 8 8,5 995 975 9 5,0 587 603 10 personnes et + 9,8 1 159 1 118 Niveau d’instruction du chef de ménage Aucun 35,0 4 123 3 895 Coranique/Mahadra 34,2 4 027 4 121 Primaire 15,4 1 808 1 891 Secondaire & + 14,5 1 703 1 738 Manquant/NSP 0,9 105 120 Langue du chef de ménage Arabe 82,0 9 647 9 947 Poular 13,0 1 530 1 254 Soninké 2,6 301 353 Wolof 1,7 205 152 Autre langue 0,7 82 59 Taille moyenne des ménages 5,8 11765 11765 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 53 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s ✳ Caractéristiques des répondant(e)s âgé(e)s de 15 à 49 ans et des enfants de moins de 5 ans. En plus de fournir des informations utiles sur les caractéristiques de base des femmes, des hommes et des enfants de moins de cinq ans, les tableaux indiquent le nombre d’observations dans chaque catégorie de base. Ces catégories sont utilisées dans les tableaux suivants du rapport. Les tableaux HH.4, HH.4M et HH.5 fournissent des informations sur les caractéristiques de base des répondant(e)s âgé(e)s de 15 à 49 ans et des enfants âgés de moins de 5 ans. Dans les trois tableaux, les nombres totaux d’observations pondérées et non pondérées sont égaux, les poids d’échantillon- nage ayant été normalisés (standardisés)3. Le tableau HH.4 fournit les caractéristiques de base des répondantes âgées de 15 à 49 ans. Il com- prend des informations relatives à la répartition des femmes selon la wilaya, le milieu de résidence, l’âge, l’état matrimonial, les naissances au cours des deux dernières années, l’instruction4, les quin- tiles de l’indice de bien-être économique5,6 et la langue du chef de ménage. Les femmes âgées de 15 à 49 ans, c’est-à-dire celles en âge de procréer, constituent avec les hommes et les enfants les populations cible de la MICS Mauritanie 2 015. Comme il est expliqué dans le plan de sondage (voir Annexe A), l’échantillon a été constitué de façon à disposer, pour chaque wilaya, d’un nombre de cas suffisant afin d’estimer les indicateurs à un niveau de précision acceptable. Les résultats ont ensuite été pondérés pour redonner à chaque wilaya son poids réel dans la population globale de la Mauritanie. Le tableau présente, pour chaque catégorie, le nombre de cas non pondérés, c’est-à-dire le nombre de femmes effectivement interviewées dans chaque catégorie, et le nombre de cas pondérés, c’est- à-dire le nombre de cas de chaque catégorie selon le poids réel de cette catégorie au niveau national ; cette différence entre nombre de cas pondérés et non pondérés, se lit clairement au niveau de la répartition de la population par wilaya. Dans le reste de ce chapitre et dans tout le rapport, tous les effectifs présentés sont des effectifs pondérés. Âge des femmes La répartition par groupe d’âges quinquennaux des femmes de 15 à 49 ans montre une diminution ré- gulière des proportions au fur et à mesure que l’âge augmente. Elles passent de 20 % dans le groupe 15 à 19 ans à 8 % pour les 45 à 49 ans. Plus de la moitié des femmes (55 %) ont moins de 30 ans. Moins de deux femmes sur dix (18 %) se situent dans le groupe d’âges 40-49 ans. 3 Ceci a été déterminé en demandant la langue maternelle du chef de ménage. 4 Tout au long de ce rapport, sauf indication contraire, « instruction » se réfère au plus haut niveau de scolarité atteint par le/la répondant(e) lorsqu’elle est utilisée comme une variable de base. 5 L’indice de bien-être économique est un indicateur composite de la richesse. Pour construire l’indice de bien-être économique, l’analyse en composantes principales est effectuée à l’aide des informations sur la possession de biens de consommation, les caractéristiques du logement, l’eau et l’assainissement et d’autres caractéristiques liées à la richesse du ménage, pour générer des poids (scores factoriels) pour chacun des éléments utilisés. Les scores factoriels initiaux sont calculés pour l’échantillon total. Ensuite, les scores factoriels distincts sont calculés pour les ménages en milieux urbain et rural. Enfin, les scores factoriels urbains et ruraux sont régressés sur les scores factoriels initiaux pour obtenir les scores factoriels combinés définitifs sur l’échantillon total. Ceci est réalisé pour réduire au minimum le biais urbain des valeurs de l’indice de bien-être économique. Il est alors attribué, à chaque ménage dans l’échantillon total, un score de richesse en fonction des biens détenus par ce ménage et des scores factoriels définitifs obtenus comme décrit ci-dessus. Les populations sont ensuite classées selon le score de richesse du ménage dans lequel elles vivent et sont finalement divisées en 5 parties égales (quintiles) du plus bas (les plus pauvres) au plus élevé (les plus riches). Dans MICS Mauritanie, les caractéristiques des ménages selon le milieu de résidence et les variables du modèle eau et assainissement ont été utilisées. Par ailleurs, les biens suivants ont été pris en compte : radio, télévision, téléphone fixe, réfrigérateur, connections internet, antenne parabolique, cuisinière à four, climatiseur, ventilateur, machine à laver, groupe électrogène, panneau solaire, montre, téléphone mobile, bicyclette, moto ou scooter, charrette, voiture/camion, bateau à moteur, ordinateur. L’indice de bien-être économique est censé prendre en compte la richesse sous-jacente à long terme grâce à des informations sur les avoirs des ménages. Il est destiné à établir un classement des ménages selon la richesse, du plus pauvre au plus riche. L’indice de bien-être économique ne fournit pas d’informations sur la pauvreté absolue, les niveaux de revenus ou de dépenses actuelles. Les scores de richesse calculés ne sont applicables qu’à l’ensemble des données sur lesquelles ils sont basés. De plus amples informations sur la construction de l’indice de bien-être économique se trouvent dans Filmer, D. et Pritchett, L., 2001, “Estimating wealth effects without expenditure data – or tears : An application to educational enrolments in states of India”. Demography 38 (1) : 115-132. Rutstein, S.O. and Johnson, K., 2004. The DHS Wealth Index. DHS Comparative Reports No. 6. Calverton, Maryland : ORC Macro and Rutstein, S.O., 2008. The DHS Wealth Index : Approaches for Rural and Urban Areas. DHS Working Papers No. 60. Calverton, Maryland : Macro International Inc. 6 Lors de la description des résultats de l’enquête selon les quintiles de bien-être économique, la terminologie appropriée est utilisée pour désigner les membres des ménages pris individuellement, comme « les femmes dans la population des quintiles les plus riches », qui est utilisée indifféremment avec ‘les femmes dans la population de l’enquête vivant dans les ménages des quintiles les plus riches « et similaires. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 54 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Situation matrimoniale des femmes La question sur l’état matrimonial a été posée à toutes les femmes éligibles âgées de 15 à 49 ans au niveau du questionnaire individuel. Dans le cadre de la MICS Mauritanie, ont été considérés comme étant “marié(e)s” toutes les femmes et tous les hommes mariés légalement. Au moment de l’en- quête, plus de trois femmes sur cinq (61 %) étaient mariées. Un peu plus du quart (26 %) était céliba- taire, 13 % étaient en rupture d’union : 12 % divorcées et moins de 1 % veuves. Statut de maternité Parmi les femmes répondant à l’enquête, les deux tiers (64 %) ont déjà mis au monde des enfants et 36 % n’avaient pas encore d’enfants. Parmi ces femmes, 29 % ont mis un enfant au monde au cours des deux années qui ont précédé l’enquête. Milieu de résidence des femmes Une majorité de femmes (52 %) vit en milieu urbain. La proportion de femmes qui vivent à Nouakchott est de loin la plus élevée (29 %). Les données par wilaya font apparaître des écarts très importants : c’est dans les wilayas de l’Adrar, du Tagant, du Tiris Zemour et de l’Inchiri que l’on observe les propor- tions les plus faibles de femmes (moins de 1 %). À l’opposé, c’est dans les wilayas du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Hodh Echargui, de Nouakchott, que les proportions de femmes sont les plus élevées (10 %, 11 %, 12 % et 29 % respectivement). Niveau de bien-être économique des femmes La répartition des enquêtées selon les quintiles de bien-être économique du ménage montre que le pourcentage de femmes augmente en allant de la proportion de celles vivant dans les ménages les plus pauvres (17 %) à celles vivant dans les ménages les plus riches (23 %). Niveau d’instruction des femmes Le niveau d’instruction des enquêtées présenté au tableau HH.4 montre que plus de la moitié des femmes ont un niveau d’études soit primaire (31 %) soit secondaire ou plus (27 %). Presque une femme sur cinq (19 %) est de niveau « Coranique/Mahadra » tandis que presque une femme sur quatre n’a aucune instruction (23 %). Langue du chef de ménage, pour les femmes La répartition des femmes selon la langue du chef de ménage montre qu’une très grande majorité (79 %) vit dans un ménage où le chef de ménage parle arabe. Les autres se répartissent entre chefs de ménage parlant Poular (15 %), Soninké (3 %), Wolof (2 %) ou autre langue (moins d’un pour cent). De même, le tableau HH.4M fournit les caractéristiques de base des répondants âgés de 15 à 49 ans. Il comprend des informations relatives à la répartition des hommes selon la wilaya, le milieu de rési- dence, l’âge, l’état matrimonial, le statut de paternité, le niveau d’instruction, les quintiles de l’indice de bien-être économique et la langue du chef de ménage. Situation matrimoniale des hommes Comme pour les femmes, la question de l’état matrimonial a été posée à tous les hommes éligibles âgés de 15 à 49 ans par questionnaire individuel. Au moment de l’enquête, presque trois hommes sur cinq (58 %) étaient célibataires, deux sur cinq étaient mariés et le reste (moins de 2 %) se répartissait entre veufs et divorcés. Statut de paternité Parmi les hommes enquêtés, presque deux cinquièmes (38 %) ont au moins un enfant, et la majorité (61 %) n’a pas d’enfant. Milieu de résidence des hommes Comme pour les femmes, la majorité des hommes vit en milieu urbain (58 %). La proportion d’hommes qui vivent à Nouakchott était de loin la plus élevée (35 %). Les données par wilayas font apparaître des écarts très importants : c’est aussi dans les wilayas de l’Adrar, du Tagant, du Tiris Zemour et de l’Inchiri ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 55 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Tableau HH.4 : Caractéristiques de base des femmes Distribution en pourcentage et fréquence des femmes âgées de 15-49 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, MICS Mauritanie, 2015. Pourcentage pondéré Nombre de femmes Pondéré Non pondéré Total 100,0 % 14 342 14 342 Wilaya Hodh Echargui 11,8 1 690 1 121 Hodh El Gharbi 9,5 1 364 1 172 Assaba 10,5 1 501 1 093 Gorgol 9,8 1 408 1 374 Brakna 9,0 1 292 1 175 Trarza 8,1 1 168 1 120 Adrar 0,5 71 718 Nouadhibou 3,8 551 1 264 Tagant 0,6 81 869 Guidimagha 6,4 924 1 315 Tiris Zemour 0,5 75 679 Inchiri 0,1 20 206 Nouakchott 29,3 4 196 2 236 Milieu de résidence Urbain 52,0 7 453 7 331 Rural 48,0 6 889 7 011 Age 15-19 ans 20,4 2 924 2 962 20-24 18,0 2 586 2 603 25-29 16,8 2 406 2 350 30-34 14,8 2 118 2 087 35-39 12,0 1 727 1 727 40-44 10,3 1 484 1 511 45-49 7,7 1 098 1 102 Situation de famille Mariée actuellement 60,6 8 694 8 695 Veuve 0,6 91 94 Divorcée 12,3 1 771 1 779 Jamais mariée 26,4 3 787 3 774 Statut de maternité N’a jamais mis au monde 36,0 5 163 5 125 A déjà mis au monde 64,0 9 179 9 217 A eu une naissance dans les 2 dernières années 28,9 4 150 4 172 Pas de naissance dans les 2 dernières années 35,1 5 029 5 045 Niveau d’instruction Aucun 22,9 3 288 3 079 Coranique/Mahadra 18,9 2 716 2 651 Primaire 30,6 4 395 4 680 Secondaire & + 27,3 3 911 3 906 Manquant/NSP 0,2 32 26 Indice de bien-être économique Le plus pauvre 16,7 2 390 2 164 Deuxième 18,3 2 623 2 731 Moyen 20,3 2 910 3 121 Quatrième 21,3 3 057 3 057 Le plus riche 23,4 3 362 3 269 Langue du chef de ménage Arabe 78,7 11294 11617 Poular 15,2 2 186 1 835 Soninké 3,3 473 611 Wolof 2,2 311 225 Autre langue 0,5 78 54 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 56 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Tableau HH.4M : Caractéristiques de base des hommes Distribution en pourcentage et fréquence des hommes âgés de 15-49 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, MICS Mauritanie, 2015 Pourcentage pondéré Nombre d’hommes Pondéré Non pondéré Total 100,0 4 691 4 691 Wilaya Hodh Echargui 10,7 504 316 Hodh El Gharbi 9,0 423 325 Assaba 8,9 416 287 Gorgol 9,1 427 419 Brakna 5,7 269 243 Trarza 6,4 302 269 Adrar 0,5 23 192 Nouadhibou 5,4 254 641 Tagant 0,5 24 227 Guidimagha 7,7 361 477 Tiris Zemour 0,8 36 280 Inchiri 0,2 10 106 Nouakchott 35,0 1 643 909 Milieu de résidence Urbain 57,5 2 697 2 814 Rural 42,5 1 994 1 877 Situation de famille Marié actuellement/vit avec une femme 40,4 1 896 1 828 Veuf 0,1 7 5 Divorcé 1,5 70 68 Jamais marié/vécu avec une femme 57,9 2 718 2 790 Statut de paternité À au moins un enfant vivant 37,5 1 760 1 740 N’a pas d’enfant vivant 61,3 2 874 2 907 Manquant/NSP 1,2 57 44 Niveau d’instruction Aucun 16,8 788 709 Coranique/Mahadra 20,0 937 854 Primaire 23,7 1 112 1 177 Secondaire & + 39,2 1 838 1 925 Manquant/NSP 0,3 16 26 Indice de bien-être économique Le plus pauvre 16,9 792 694 Deuxième 16,1 753 725 Moyen 16,6 780 810 Quatrième 21,9 1 029 1 030 Le plus riche 28,5 1 337 1 432 Langue du chef de ménage Arabe 75,9 3 562 3 676 Poular 16,9 794 669 Soninké 3,8 176 219 Wolof 2,7 124 98 Autre langue 0,7 34 29 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 57 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )sque l’on observe les proportions les plus faibles d’hommes (moins de 1 %). À l’opposé, c’est dans les wilayas du Hodh El Gharbi, de l’Assabe, du Gorgol, du Hodh Echargui et de Nouakchott, que les proportions d’hommes sont les plus élevées (respectivement 9 %, 9 %, 9 %, 11 % et 35 %). Niveau de bien-être économique des hommes La répartition des enquêtés selon les quintiles de bien-être économique du ménage montre que le pourcentage d’hommes est de 16 % et 17 % dans les trois premiers quintiles. Cette proportion grimpe à 22 % au niveau du quatrième quintile et atteint 29 % dans le quintile le plus riche, dépas- sant ainsi de cinq points la proportion de femmes du même quintile. Niveau d’instruction des hommes Le niveau d’instruction des enquêtés, présenté au tableau HH.4M, montre une distribution assez dif- férente de celle des femmes, 39 % des hommes ont terminé leurs études primaires et ont un niveau soit secondaire soit supérieur. La proportion des hommes de niveau « Coranique/Mahadra » est la même que celle des femmes (19 % et 20 %) et la proportion de ceux qui n’ont pas d’instruction est moins élevée (17 % contre 23 % pour les femmes). Langue du chef de ménage, pour les hommes La répartition des hommes selon la langue du chef de ménage montre à l’instar des femmes, qu’une très grande majorité vit dans un ménage où le chef de ménage parle arabe (76 %). Les autres se répartissent entre chefs de ménage parlant Poular (17 %), Soninké (4 %), Wolof (3 %) ou une autre langue (moins de 1 %). Enfin, le tableau HH.5 présente les caractéristiques de base des enfants de moins de 5 ans. Il s’agit notamment de la répartition des enfants selon plusieurs caractéristiques : sexe, wilaya et milieu de résidence, âge en mois, type de répondant(e), niveau d’instruction de la mère (ou gardienne), richesse et langue du chef de ménage. Âge et sexe des enfants interrogés Chaque groupe d’âge contient approximativement le cinquième des enfants âgés de 0 ; 1 ; 2 ; 3 et 4 ans. Ils sont par ailleurs répartis en 50 % de filles et 50 % de garçons. Répondant au questionnaire “enfant de moins de 5 ans” Dans la très grande majorité des cas (93 %), ce sont les mères qui ont répondu aux questionnaires concernant leurs fils ou filles. Dans les cas où la mère est décédée ou n’habite pas dans le ménage (7 %), le questionnaire a été rempli par le/la gardien (ne) principal(e). Milieu de résidence des enfants Contrairement aux hommes et aux femmes, la majorité des enfants vit en milieu rural (57 %). En milieu urbain, la proportion d’enfants vivant à Nouakchott était, aussi, de loin la plus élevée (24 %). Les données par wilaya font aussi apparaître des écarts très importants : c’est toujours dans les wilayas de l’Adrar, du Tagant, du Tiris Zemour et de l’Inchiri que l’on observe les proportions les plus faibles d’en- fants (moins d’1 %). À l’opposé, c’est dans les wilayas du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Gorgol, du Hodh Echargui et de Nouakchott que les proportions d’enfants sont les plus élevées (respectivement 10 %, 12 %, 12 %, 13 % et 24 %). Niveau de bien-être économique La répartition des enfants selon les quintiles de bien-être économique du ménage montre que le pourcentage d’enfants va en diminuant, passant de 23 % pour le premier quintile à 17 % dans le quintile le plus riche. ✳ ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 58 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Niveau d’instruction des parents et gardien(ne)s Le niveau d’instruction des mères/gardien(ne)s des enfants de moins de 5 ans, présenté au tableau HH.5, montre que près de trois enfants sur dix (29 %) ont des mères ou gardien (ne) s sans instruction et 15 % des mères ou gardien(ne)s de niveau secondaire ou plus. Le reste se répartit entre 33 % pour le niveau primaire et 23 % pour le niveau “Coranique/Mahadra”. Langue du chef de ménage Comme pour les femmes et les hommes, la répartition des enfants selon la langue du chef de ménage montre qu’une très grande majorité (78 %) vit dans un ménage où le chef de ménage parle arabe. Les autres se répartissent entre chefs de ménage parlant Poular (17 %), Soninké (3 %), Wolof (2 %) ou une autre langue (moins de 1 %). Caractéristiques du logement, possession de biens et quintiles de bien-être économique Les tableaux HH.6, HH.7 et HH.8 donnent davantage de détails sur les caractéristiques des ménages. Le tableau HH.6 présente les caractéristiques du logement, ventilées par milieu de résidence et wi- laya, réparties en fonction de l’électricité, des principaux matériaux pour le plancher, le toit et les murs extérieurs, ainsi que du nombre de pièces utilisées pour dormir dans le logement. Lors de l’enquête ménage, nous nous sommes intéressés à certaines caractéristiques du logement à savoir la disponibilité de l’électricité, les matériaux de revêtement du sol, du toit et des murs, le nom- bre de pièces pour dormir, l’endroit pour cuisiner et le combustible utilisé par le ménage pour cuisiner (deux sujets qui seront traités plus après). Nous avons également recueilli des informations sur la possession d’équipements modernes (radio, télévision, téléphone fixe, téléphone portable, réfrigéra- teur, bicyclette, motocyclette, véhicule…). Ces caractéristiques permettent d’apprécier le niveau so- cio-économique des ménages et sont détaillées ci-dessous. Les données indiquent qu’au niveau national, seulement 40 % des ménages disposent de l’élec- tricité. Cependant, cette proportion est nettement différente entre milieu urbain et rural : 80 % des ménages urbains disposent d’électricité contre une proportion insignifiante en milieu rural (3 %). On relève d’énormes disparités dans les wilayas : la proportion de ménages disposant d’électricité va de 9 % au Hodh Echargui à 95 % et 96 % à Nouadhibou et au Tiris Zemour. Concernant les matériaux des revêtements de sol, il apparaît qu’un peu plus de la moitié des ménages mauritaniens (54 %) vivent dans un logement dont le sol est fait de matériaux “finis” (recouvert de carreaux ou notamment de ciment), le reste des ménages vivent dans des logements où le sol est essentiellement recouvert de terre et de sable et dans une moindre mesure de bouse. Dans les wilayas, la plupart des ménages se répartissent entre ces deux types de sols. Dans le Hodh Echargui, les ménages se répartissent entre des logements avec des sols faits de matériaux finis (19 %) et des sols faits de matériaux naturels (79 %) alors qu’à Nouadhibou, 85 % des ménages vivent dans des logements au sol avec matériaux finis contre 15 % avec matériau de revêtement naturel. Les résultats concernant les matériaux de revêtement du toit montrent que dans l’ensemble, 66 % des ménages vivent dans un logement dont le toit est recouvert de matériaux finis (zinc ou ciment), 18 % avec des matériaux rudimentaires (nattes, tissus, toile, planches en bois) et 12 % avec des matériaux naturels (chaume, planches en bois, feuilles de palmiers). Les logements sont majoritaire- ment couverts avec des toits constitués de matériaux finis (zinc, tuiles, ciment) dans les wilayas du Brakna, du Trarza, de Nouadhibou, du Tagant, du Tiris Zemour, de l’Inchiri et de Nouakchott. Dans les autres, les toits constitués de matériaux naturels ou rudimentaires prédominent. S’agissant du type des murs, on constate que la plupart des ménages (52 %) vivent dans un logement dont les murs sont en matériaux finis (ciment, briques, adobe recouvert…). Ce type de murs est très fréquent à Nouakchott, dans l’Inchiri, le Tiris Zemour et à Nouadhibou. Dans 38 % des cas, les murs sont constitués de matériau naturel comme des troncs d’arbre, des mottes de terre, des pierres avec de la boue, du bois et du métal de récupération, etc. Ce type prédomine dans les deux Hods, en Assaba, au Gorgol et au Guidimagha. D’une manière générale, l’analyse des données sur les matériaux utilisés pour la construction des logements, au niveau de certaines wilayas, met en évidence la précarité des conditions de logement en Mauritanie. ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 59 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Tableau HH.5 : Caractéristiques de base des enfants de moins de 5 ans Distribution en pourcentage et fréquence des enfants de moins de cinq ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, MICS Mauritanie, 2015. Pourcentage pondéré Nombre d’enfants de moins de 5 ans Pondéré Non pondéré Total 100,0 10663 10663 Sexe Masculin 49,9 5 323 5 374 Féminin 50,1 5 340 5 289 Wilaya Hodh Echargui 12,5 1 337 902 Hodh El Gharbi 10,4 1 110 936 Assaba 11,8 1 261 951 Gorgol 12,1 1 292 1 252 Brakna 9,8 1 041 981 Trarza 7,0 747 726 Adrar 0,4 42 432 Nouadhibou 2,9 307 725 Tagant 0,5 53 622 Guidimagha 8,4 892 1 248 Tiris Zemour 0,4 43 395 Inchiri 0,1 12 128 Nouakchott 23,7 2 524 1 365 Milieu de résidence Urbain 43,3 4 622 4 589 Rural 56,7 6 041 6 074 Age 0-5 mois 8,5 908 915 6-11 mois 9,4 1 005 1 053 12-23 mois 20,1 2 140 2 131 24-35 mois 19,7 2 098 2 118 36-47 mois 22,2 2 372 2 310 48-59 mois 20,1 2 140 2 136 Répondant au questionnaire enfant de moins de 5 ans Mère 93,3 9 952 10007 Autre gardien (ne) principal(e) 6,7 711 656 Instruction de la mère* Aucun 29,4 3 135 3 005 Coranique/Mahadra 23,3 2 480 2 339 Primaire 32,6 3 481 3 689 Secondaire & + 14,5 1 543 1 608 Manquant/NSP 0,2 25 22 Indice de bien-être économique Le plus pauvre 22,8 2 428 2 214 Deuxième 21,8 2 324 2 413 Moyen 19,6 2 093 2 287 Quatrième 18,9 2 015 1 956 Le plus riche 16,9 1 803 1 793 Langue du chef de ménage Arabe 78,1 8 327 8 541 Poular 16,6 1 765 1 500 Soninké 3,1 326 443 Wolof 1,5 164 136 Autre langue 0,8 80 43 * Dans ce tableau et tout au long du rapport, l’instruction de la mère fait référence au niveau d’instruction atteint par la mère ou par le/la gardien (ne) principal(e) des enfants de moins de 5 ans, qui sont les répondants au questionnaire des moins de 5 ans dans les cas où la mère est décédée ou habite ailleurs. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 60 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s La connaissance du nombre de personnes qui dorment dans une même pièce fournit une indication sur le degré de promiscuité dans le logement, lié à la situation socio-économique du ménage. D’après les données du tableau HH.6, dans 23 % des ménages, trois pièces ou plus sont utilisées pour dormir. Ces ménages représentent 35 % en milieu urbain et 13 % en milieu rural. À l’opposé, un ménage sur deux (49 %), ne dispose que d’une pièce pour dormir. La proportion de ce type des ménages varie de 35 % en milieu rural à 62 % en milieu rural. En outre, dans un peu plus d’un ménage sur quatre (27 %), les ménages utilisent deux pièces pour dormir et cette proportion varie de 26 % en milieu rural à 29 % en milieu urbain. Près de trois ménages sur quatre (73-75 %) au Hodh El Gharbi et au Hodh Echargui ne disposent que d’une pièce pour dormir. Le tableau fournit aussi le nombre moyen de personnes par chambre utilisée pour dormir. Ce nombre est de 3,7 personnes au niveau national et atteint 4,7 et 4,8 personnes par pièce dans les wilayas du Hodh El Gharbi et du Hodh Echargui successivement. Au tableau HH.7 les ménages sont répartis selon la possession de biens par les ménages et par les membres des ménages, pris individuellement. Cela comprend également la possession de logement. Le niveau de vie des ménages peut être évalué, entre autres, par la possession de certains biens du- rables, de moyens de transport, et de terres ou d’animaux de ferme. Au cours de la MICS Mauritanie, des questions ont donc été posées sur la possession de ces biens. Comme le montre le tableau HH.7, on constate, au niveau national, que les biens les plus fréquemment possédés par les ménages, sont, par ordre d’importance : le téléphone portable (90 %), la montre (46 %), le poste de radio (44  %), le téléviseur (40 %) et le réfrigérateur (19 %). Mis à part le téléphone portable, le poste de radio et dans une certaine mesure la montre, les autres biens (le téléviseur et le réfrigérateur) sont concentrés en milieu urbain. Au niveau des wilayas, dans 82 à 99 % des ménages, il y a au moins un membre qui possède un téléphone portable. Pour le téléviseur, le pourcentage va de 11 % au Hodh Echargui à 92 % à Nouadhibou et au Tiris Zemour. Concernant les moyens de transport, il apparaît au tableau HH.7 que, 28 % des ménages possèdent une charrette tirée par un animal (majoritairement en milieu rural, 43 %), 12 % une voiture ou un camion, 3 % une bicyclette et 2 % une motocyclette ou un scooter. À Nouadhibou, un ménage sur trois possède une voiture ou un camion. Cette proportion atteint un ménage sur quatre à Nouakchott. Au Hodh Echargui et au Guidimagha, plus d’un ménage sur deux possède une charrette tirée par un animal comme moyen de locomotion. Par ailleurs, l’examen du tableau HH.7 révèle que plus d’un tiers des ménages (35 %) possède des terres pour l’agriculture et 60 % du bétail ou des animaux de ferme. Ces proportions sont évidem- ment bien plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain. Ainsi, 57 % des ménages ruraux contre 12 % des ménages urbains possèdent des terres agricoles et 83 % des ménages ruraux possèdent du bétail ou des animaux de ferme contre 34 % des ménages urbains. Au niveau des wilayas, et par ordre, entre 50 % et 65 % des ménages possèdent des terres pour l’agriculture au Hodh Echargui, au Brakna, au Tagant, au Guidimagha et au Gorgol. De même, 80 % à 90 % des ménages des wilayas du Gorgol, de l’Adrar, du Tagant, du Hodh El Gharbi et du Hodh Echargui possèdent du bétail ou des animaux de ferme. Enfin, le même tableau montre que dans 84 % des cas, le logement est propriété de l’un des membres du ménage. Sept ménages urbains sur dix sont propriétaires alors que la quasi-totalité des ménages ruraux l’est (96 %). Dans huit wilayas sur treize, 90 % à 97 % des ménages vivent dans des loge- ments dont la propriété revient à l’un des membres. À Nouadhibou et à Nouakchott, 35 % à 38 % des ménages louent leurs logements. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 61 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Ta bl ea u H H .6 : C ar ac té ri st iq ue s de s lo ge m en ts D is tr ib ut io n en p ou rc en ta ge d es m én ag es p ar c ar ac té ris tiq ue s de lo ge m en t s él ec tio nn ée s, s el on le m ili eu d e ré si de nc e et le s w ila ya s, M IC S M au rit an ie , 2 01 5 To ta l M il ie u de ré si de nc e W il ay a U rb ai n R ur al H od h Ec ha rg ui H od h El G ha rb i A ss ab a G or go l B ra kn a Tr ar za A dr ar N ou ad hi bo u Ta ga nt G ui di m ag ha Ti ri s Ze m ou r In ch ir i N ou ak ch ot t Él ec tr ic it é O ui 39 ,5 79 ,5 3, 3 9, 0 12 ,7 17 ,0 17 ,2 17 ,9 27 ,6 38 ,6 95 ,0 25 ,2 15 ,1 95 ,5 81 ,3 90 ,0 N on 60 ,5 20 ,5 96 ,7 91 ,0 87 ,3 83 ,0 82 ,8 82 ,1 72 ,4 61 ,4 5, 0 74 ,8 84 ,9 4, 5 18 ,7 9, 9 M at ér ia u du s ol So l n at ur el 43 ,5 21 ,1 63 ,8 79 ,1 45 ,0 56 ,1 63 ,5 51 ,6 29 ,3 64 ,6 14 ,9 44 ,2 71 ,6 17 ,9 9, 7 13 ,7 So l fi ni 54 ,1 77 ,6 32 ,7 18 ,6 52 ,0 42 ,9 32 ,5 41 ,4 66 ,7 34 ,1 85 ,1 55 ,3 28 ,0 81 ,6 90 ,3 85 ,1 A ut re 2, 4 1, 3 3, 5 2, 4 3, 0 1, 0 4, 0 7, 1 3, 9 1, 1 0, 0 0, 5 0, 4 0, 5 0, 0 1, 1 To it To it na tu re l 11 ,8 3, 5 21 ,9 20 ,4 56 ,8 19 ,8 21 ,2 2, 6 0, 3 43 ,1 0, 7 18 ,6 18 ,7 0, 1 0, 6 1, 1 To it ru di m en ta ire 18 ,4 7, 0 32 ,2 53 ,9 11 ,7 33 ,5 26 ,5 19 ,1 4, 0 18 ,6 7, 0 27 ,7 31 ,6 5, 5 4, 4 2, 0 To it fin i 65 ,6 86 ,7 40 ,0 25 ,0 30 ,9 45 ,1 43 ,0 66 ,2 90 ,0 32 ,7 91 ,8 53 ,0 39 ,6 92 ,2 93 ,8 94 ,8 A ut re 4, 2 2, 7 6, 0 0, 7 0, 6 1, 6 9, 3 12 ,1 5, 7 5, 7 0, 5 0, 8 10 ,1 2, 1 1, 2 2, 2 M ur s ex té rie ur s M ur s na tu re ls 38 ,0 16 ,0 57 ,7 44 ,9 66 ,3 66 ,1 59 ,4 37 ,1 26 ,1 22 ,7 2, 3 38 ,7 67 ,6 4, 5 8, 0 8, 2 M ur s ru di m en ta ire s 8, 6 4, 9 11 ,9 21 ,0 7, 6 5, 6 4, 5 8, 4 16 ,6 28 ,5 5, 2 12 ,6 7, 9 0, 8 2, 2 3, 2 M ur s fin is 51 ,8 78 ,6 27 ,6 33 ,8 25 ,3 27 ,8 36 ,0 42 ,0 55 ,3 48 ,6 92 ,5 47 ,9 24 ,1 94 ,4 89 ,8 88 ,1 A ut re 1, 7 0, 5 2, 8 0, 3 0, 8 0, 6 0, 1 12 ,4 1, 9 0, 2 0, 0 0, 8 0, 4 0, 4 0, 0 0, 5 C ha m br es u ti li sé es p ou r do rm ir 1 49 ,2 35 ,4 61 ,7 72 ,7 75 ,1 61 ,6 35 ,3 41 ,8 60 ,8 36 ,6 28 ,3 62 ,5 36 ,9 18 ,7 34 ,6 32 ,5 2 27 ,3 29 ,2 25 ,7 22 ,7 19 ,0 25 ,2 37 ,9 27 ,8 20 ,5 41 ,6 34 ,2 25 ,9 32 ,5 29 ,5 29 ,4 30 ,0 3 ou p lu s 23 ,4 35 ,3 12 ,6 4, 6 5, 9 13 ,2 26 ,1 30 ,4 18 ,7 21 ,8 37 ,5 11 ,6 30 ,6 51 ,8 36 ,0 37 ,6 N om br e de m én ag es 11 76 5 5 59 3 6 17 2 1 50 4 1 18 1 1 35 4 1 03 6 1 12 7 1 05 3 61 43 9 74 72 4 62 19 3 13 0 N om br e m oy en d e pe rs on ne s pa r ch am br e ut ili sé e po ur d or m ir 3, 69 3, 09 4, 24 4, 65 4, 82 4, 23 3, 76 3, 35 3, 55 3, 19 2, 44 4, 01 3, 86 2, 35 2, 58 2, 89 To ta l 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 62 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )s Ta bl ea u H H .7 : B ie ns d es m én ag es e t d es in di vi du s Po ur ce nt ag e de m én ag es s el on la p os se ss io n de b ie ns p ar le m én ag e ou le s in di vi du s du m én ag e sé le ct io nn és e t d is tr ib ut io n en p ou rc en ta ge s el on la p ro pr ié té d u lo ge m en t, se lo n le m ili eu d e ré si de nc e et la w ila ya , M IC S M au rit an ie , 2 01 5 To ta l M il ie u de ré si de nc e W il ay a U rb ai n R ur al H od h Ec ha rg ui H od h El G ha rb i A ss ab a G or go l B ra kn a Tr ar za A dr ar N ou ad hi bo u Ta ga nt G ui di m ag ha Ti ri s Ze m ou r In ch ir i N ou ak ch ot t P ou rc en ta ge d e m én ag es q ui p os sè de nt : Ra di o 43 ,5 43 ,5 43 ,5 31 ,7 38 ,3 40 ,4 54 ,4 47 ,5 57 ,4 43 ,4 24 ,6 29 ,2 60 ,0 27 ,9 36 ,7 42 ,3 Té lé vi si on 39 ,7 75 ,8 6, 9 10 ,5 16 ,0 17 ,8 20 ,1 15 ,0 31 ,0 46 ,0 92 ,3 26 ,9 22 ,7 92 ,0 76 ,4 85 ,8 Té lé ph on e fix e 2, 0 3, 4 0, 7 1, 0 0, 5 1, 2 1, 8 0, 6 1, 4 1, 6 6, 7 0, 5 0, 9 4, 8 3, 6 3, 6 Ré fr ig ér at eu r 19 ,1 38 ,6 1, 5 2, 9 5, 6 8, 7 6, 8 6, 6 10 ,8 16 ,5 61 ,2 12 ,2 5, 7 78 ,9 55 ,2 43 ,9 P ou rc en ta ge d e m én ag es q ui p os sè de nt : Te rr es a gr ic ol es 35 ,4 12 ,0 56 ,5 40 ,6 53 ,8 49 ,0 65 ,7 58 ,2 19 ,7 43 ,1 2, 8 59 ,7 63 ,3 12 ,0 28 ,8 4, 9 A ni m au x de fe rm e/ B ét ai l 59 ,5 33 ,5 83 ,1 83 ,9 90 ,1 76 ,0 80 ,8 68 ,6 76 ,1 84 ,1 12 ,3 83 ,5 64 ,8 50 ,0 66 ,5 17 ,7 P ou rc en ta ge d e m én ag es d an s le qu el a u m oi ns u n m em br e po ss èd e M on tr e 46 ,2 57 ,0 36 ,4 37 ,9 40 ,1 31 ,8 35 ,4 40 ,5 44 ,6 50 ,5 57 ,6 36 ,1 50 ,4 71 ,7 71 ,3 61 ,8 Té lé ph on e m ob ile 90 ,2 96 ,3 84 ,7 87 ,5 88 ,6 82 ,9 88 ,8 86 ,3 89 ,9 90 ,8 98 ,8 84 ,8 85 ,2 99 ,0 97 ,2 97 ,1 B ic yc le tte 3, 3 5, 0 1, 8 1, 9 2, 1 2, 2 5, 7 0, 6 2, 1 8, 8 1, 9 3, 8 8, 8 10 ,5 5, 8 4, 3 M ot oc yc le tte / Sc oo te r 2, 0 2, 9 1, 2 1, 1 1, 3 2, 5 2, 0 0, 0 0, 4 2, 5 1, 8 0, 7 7, 3 2, 0 3, 8 2, 6 Ch ar re tte ti ré e pa r u n an im al 27 ,5 10 ,9 42 ,6 50 ,1 48 ,4 29 ,1 46 ,0 35 ,8 11 ,6 12 ,5 2, 1 27 ,5 52 ,8 2, 1 11 ,8 3, 0 Vo itu re / Ca m io n 12 ,2 19 ,9 5, 2 6, 4 9, 0 5, 2 3, 8 3, 9 11 ,5 12 ,7 32 ,7 6, 2 3, 8 25 ,3 29 ,1 24 ,0 B at ea u / m ot eu r 0, 4 0, 5 0, 3 0, 2 0, 2 0, 5 0, 0 0, 6 0, 1 0, 4 2, 2 0, 3 0, 1 0, 2 1, 2 0, 5 Co m pt e ba nc ai re 15 ,3 26 ,9 4, 9 3, 2 6, 3 6, 4 8, 1 9, 8 13 ,2 15 ,1 37 ,4 13 ,2 12 ,1 54 ,9 44 ,3 30 ,3 P ro pr ié té d u lo ge m en t U n m em br e du m én ag e pr op rié ta ire 83 ,8 69 ,5 96 ,8 96 ,1 96 ,7 95 ,1 93 ,8 94 ,1 93 ,3 81 ,1 52 ,4 90 ,2 96 ,4 49 ,8 74 ,2 60 ,1 Pa s pr op rié ta ire 16 ,1 30 ,5 3, 2 3, 7 3, 3 4, 9 6, 2 5, 9 6, 7 18 ,9 47 ,6 9, 7 3, 6 50 ,2 25 ,8 39 ,9 Lo ué 13 ,3 25 ,6 2, 1 3, 0 2, 0 2, 6 3, 6 4, 8 5, 3 9, 4 38 ,3 3, 6 3, 2 25 ,2 19 ,9 34 ,9 A ut re 2, 9 4, 9 1, 0 0, 7 1, 3 2, 2 2, 6 1, 1 1, 4 9, 6 9, 3 6, 1 0, 4 25 ,0 5, 9 5, 0 M an qu an t/N SP 0, 0 0, 0 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 N om br e de m én ag es 11 76 5 5 59 3 6 17 2 1 50 4 1 18 1 1 35 4 1 03 6 1 12 7 1 05 3 61 43 9 74 72 4 62 19 3 13 0 To ta l 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 63 Co uv er tu re d e l’é ch an til lo n et c ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es e t d es ré po nd an t(e )sLe tableau HH.8 sur l’indice de bien-être économique montre comment se répartissent les ménages selon les milieux de résidence et wilayas, et répartis par quintiles de bien-être économique des mé- nages. En plus des caractéristiques sociodémographiques de base, la plupart des résultats de ce rapport sont présentés par quintile de bien-être économique, un indicateur qui rend compte de la situation économique des ménages. Bien que la MICS Mauritanie n’ait pas collecté de données sur les revenus et la consommation des ménages, les informations collectées sur le logement et ses caractéristiques et sur l’accès des ménages à une gamme de biens de consommation et services sont utilisés comme une mesure indirecte de la situation économique. L’examen du tableau HH.8 met en évidence des disparités importantes entre les milieux et les wilayas de résidence. Plus des trois quarts (77 %) de la population urbaine sont classés dans les quatrième et cinquième quintiles. À l’opposé, en milieu rural, 71 % de la population (soit sept personnes sur dix) vit dans un ménage classé dans les deux quintiles pauvres et plus pauvres (contre 5 % en milieu urbain) et à peine 7 % dans les deux derniers quintiles, c’est-à-dire riches et plus riches. C’est dans le quintile le plus riche que se concentre la majorité de la population des ménages de Nouadhibou (80 %), du Tiris Zemour (76 %) et de Nouakchott (56 %). Dans les wilayas de l’Assaba (59 %), du Hodh El Gharbi (64 %), du Gorgol (65 %), du Guidimagha (70 %) et du Hodh Echargui (73 %), beaucoup plus de la moitié de la population vit dans un ménage classé dans les deux premiers quintiles, soit les quintiles les plus pauvres. Tableau HH.8 : Indice de bien-être économique Distribution en pourcentage de la population des ménages selon l’indice de bien-être économique, selon le milieu de résidence et les wilayas, MICS Mauritanie, 2015. Indice de bien-être économique Total Nombre de membres des ménages Le plus pauvre Deuxième Moyen Quatrième Le plus riche Total 20,0 20,0 20,0 20,0 20,0 100,0 67889 Milieu de résidence Urbain 1,1 4,0 17,7 35,8 41,3 100,0 32205 Rural 37,0 34,4 22,1 5,7 0,8 100,0 35684 Wilaya Hodh Echargui 45,9 27,5 19,3 7,2 0,1 100,0 8 365 Hodh El Gharbi 35,8 28,3 25,9 8,4 1,6 100,0 6 798 Assaba 34,1 24,7 23,0 12,7 5,6 100,0 7 584 Gorgol 31,8 32,8 21,0 12,0 2,5 100,0 7 144 Brakna 10,5 32,2 40,7 12,8 3,8 100,0 6 404 Trarza 2,8 13,8 37,6 36,8 9,1 100,0 5 236 Adrar 6,4 20,6 32,4 28,4 12,2 100,0 323 Nouadhibou 0,0 0,1 1,9 18,1 80,0 100,0 2 342 Tagant 17,7 27,2 28,4 20,6 6,1 100,0 388 Guidimagha 29,2 40,7 19,4 9,2 1,4 100,0 5 233 Tiris Zemour 0,0 0,3 1,7 22,4 75,5 100,0 328 Inchiri 0,0 2,8 13,0 42,8 41,4 100,0 94 Nouakchott 0,0 0,2 6,3 37,6 55,8 100,0 17650 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 64 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 65 M or ta lit é de s en fa nt s IV. Mortalité des enfants Les taux de mortalité présentés dans ce chapitre sont calculés à partir des informations recueil- lies dans l’historique des naissances des questionnaires femmes. On a demandé aux femmes interrogées si elles avaient déjà donné naissance et si oui, d’indiquer le nombre de fils et de filles qui vivent avec elles, le nombre des enfants qui vivent ailleurs, ainsi que le nombre de ceux qui sont décédés. En outre, ces femmes ont été invitées à fournir un historique détaillé des naissances vivantes des enfants, dans l’ordre chronologique en commençant par le premier-né. On leur a demandé si les naissances étaient uniques ou multiples, le sexe des enfants, la date de naissance (mois et année) et le statut de survie. Pour les enfants encore en vie, on leur a demandé l’âge actuel de l’enfant et pour les enfants décédés, l’âge au moment du décès. Les taux de mortalité sont indiqués par tranches d’âge classiques et définis comme suit : ◆ Mortalité néonatale (NN) : probabilité de décéder dans le premier mois de vie ◆ Mortalité post-néonatale (PNN) : différence entre le quotient de mortalité infantile et néonatale ◆ Mortalité infantile (1q0) : probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire ◆ Mortalité juvénile (4q1) : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire ◆ Mortalité des enfants de moins de cinq ans (5q0) ou mortalité infanto-juvénile : probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire Données générales Les taux sont exprimés en nombre de décès pour 1 000 naissances vivantes, sauf dans le cas de la mortalité juvénile qui est exprimée en nombre de décès pour 1 000 enfants survivants à l’âge d’un an et la mortalité post-néonatale, qui est la différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Le tableau CM.1 et le graphique CM.1 présentent les quotients de mortalité néonatale, post- néonatale, infantile, juvénile et des moins de cinq ans dans les trois dernières périodes les plus récentes de cinq années précédant l’enquête. La mortalité néonatale dans la période la plus récente de 5 ans est estimée à 29 pour 1 000 naissances vivantes, et le quotient de mortalité post-néonatale est estimé à 14 pour 1 000 naissances vivantes. La mortalité infantile au cours des cinq années précédant l’enquête est de 43 pour 1 000 nais- sances vivantes et la mortalité des moins de cinq ans est de 54 décès pour 1 000 naissances vivantes pour la même période, dénotant que 80 % des décès des moins de cinq ans surviennent à moins d’un an. Tableau CM.1 : Mortalité des enfants Mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile par périodes de 5 ans avant l’enquête, MICS Mauritanie, 2015 Nombre d’années ayant précédé l’enquête Mortalité néonatale 1 Mortalité post-néonatale 2,a Mortalité infantile 3 Mortalité juvénile 4 Mortalité infanto-juvénile 5 0-4 29 14 43 11 54 5-9 26 13 39 13 52 10-14 25 23 49 25 72 [1] Indicateur MICS 1.1 - Quotient de mortalité néonatale [2] Indicateur MICS 1.3 - Quotient de mortalité post-néonatale [3] Indicateur MICS 1.2- Indicateur MDG 4.2 - Quotient de mortalité infantile [4] Indicateur MICS 1.4 - Quotient de mortalité juvénile [5] Indicateur MICS 1.5- Indicateur MDG 4.1 - Quotient de mortalité infanto-juvénile [a] Quotient de mortalité post-néonatale calculé par différence entre les quotients de mortalité infantile et néonatale. ✳ ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 6666 M or ta lit é de s en fa nt s Graphique CM.1 : Quotients de mortalité de la petite enfance MICS Mauritanie, 2015 Le tableau CM.1 et le graphique CM.1 montrent également une tendance à la baisse au niveau na- tional, au cours des 15 dernières années. On constate une mortalité des moins de cinq ans de 72 ‰, au cours de la période des 10 à 14 années précédant l’enquête, et de 54 ‰ naissances vivantes au cours de la période la plus récente des dernières 5 années (2011-2015). Une tendance similaire est observée dans tous les autres indicateurs à l’exception de la mortalité néonatale qui semble montrer une tendance à la hausse. Mortalité de la petite enfance Les tableaux CM.2 et CM.3 fournissent des estimations sur la mortalité de la petite enfance par caractéristiques socio-économiques et démographiques. Les risques de mortalité avant l’âge de cinq ans présentent des écarts importants selon le milieu de résidence. Globalement, on constate une surmortalité des enfants du milieu rural en comparaison avec ceux du milieu urbain : entre la naissance et l’âge d’un an, un enfant du milieu rural court un risque de décéder plus élevé de 25 % que celui d’un enfant en milieu urbain (47‰ contre 38‰). Ce risque pour les enfants de 1 à 4 ans atteint presque 80 % (14‰ contre 8‰) en milieu rural. Au total, le risque de décéder entre la naissance et l’âge de cinq ans est supérieur de presque un tiers en milieu rural par rapport au milieu urbain (60‰ contre 46‰). Selon la wilaya, les taux de mortalité infantile des enfants de moins de 5 ans sont les plus faibles dans la wilaya du Trarza et les plus élevés dans l’Assaba. Notons par ailleurs que le tableau CM.2 et le graphique CM.2 ne présentent pas d’indicateurs pour quatre wilayas (Adrar, Tagant, Tiris Zemour et Inchiri) en raison d’effectifs peu suffisants1. Le graphique CM.2 montre, par ordre décroissant, ces différences. Graphique CM. 2 : Mortalité des enfants de moins de 5 ans par milieu de résidence et wilayas MICS Mauritanie, 2015 1 Moins de 250 personnes/mois d’exposition. ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 67 M or ta lit é de s en fa nt sSelon le niveau d’instruction de la mère, on constate qu’un enfant dont la mère est sans aucune instruction a une probabilité de décéder avant le premier anniversaire 1,5 fois supérieure à celle d’un enfant dont la mère a le niveau secondaire ou supérieur (49 ‰ contre 32 ‰). Cette différence de mor- talité est presque identique à celle de la période juvénile (14 ‰ contre 10 ‰). Au total, la probabilité de décéder avant cinq ans est de 62 ‰ pour les enfants dont la mère est sans instruction, et de 42 ‰ lorsque celle-ci a atteint le niveau secondaire ou plus. Les résultats montrent également que les conditions de vie des ménages influencent fortement les risques de décéder. De façon globale, les niveaux sont plus élevés pour les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres que pour ceux des ménages les plus riches. La mortalité des moins de cinq ans, quoiqu’élevée, est nettement plus basse pour les enfants vivant dans les ménages les plus riches (38 ‰) et ceux du quatrième quintile (40 ‰) que celle des enfants vivant dans les ménages les plus pauvres (72 ‰). Tableau CM.2 : Mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques Mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et mortalité infanto-juvénile selon certaines caractéristiques socio- économiques, MICS Mauritanie, 2015 Mortalité néonatale Mortalité post-néonatale Mortalité infantile Mortalité juvénile Mortalité infanto- juvénile Total 29 14 43 11 54 Wilaya Hodh Echargui 27 21 48 20 68 Hodh El Gharbi 34 22 56 15 71 Assaba 46 20 65 17 81 Gorgol 40 9 49 13 62 Brakna 20 5 26 2 28 Trarza 7 10 17 1 18 Adrar (*) (*) (*) (*) (*) Nouadhibou (33) (9) (42) (5) (47) Tagant (*) (*) (*) (*) (*) Guidimagha 37 12 49 11 60 Tiris Zemour (*) (*) (*) (*) (*) Inchiri (*) (*) (*) (*) (*) Nouakchott 19 12 31 8 39 Milieu de résidence Urbain 25 13 38 8 46 Rural 32 15 47 14 60 Niveau d’instruction de la mère Aucun 31 18 49 14 62 Coranique/Mahadra 25 12 37 13 49 Primaire 32 15 47 8 55 Secondaire & + 23 9 32 10 42 Indice de bien-être économique Le plus pauvre 33 16 49 24 72 Deuxième 36 18 54 12 65 Moyen 31 13 44 4 48 Quatrième 24 10 34 6 40 Le plus riche 18 12 30 9 38 Langue maternelle du chef de ménage Arabe 29 15 44 12 55 Poular 31 11 41 8 49 Soninké (25) (17) (43) (13) (55) Wolof (*) (*) (*) (*) (*) Autre langue (*) (*) (*) (*) (*) (*) : basé sur moins de 250 personnes/mois d’exposition ; ( ) : basé sur moins de 250-499 personnes/mois d’exposition Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 6868 M or ta lit é de s en fa nt s Le tableau CM.3 présente les niveaux de mortalité des enfants pour la période de cinq ans précé- dant l’enquête selon certaines caractéristiques démographiques des enfants. Durant le premier mois, la mortalité des enfants de sexe masculin est plus élevée que celle des enfants de sexe féminin (33 ‰ contre 25 ‰). Par contre durant la période post-néonatale, les différences de mortalité sont négligeables entre garçons et filles. Globalement, au cours de la première année de vie, on observe une mortalité plus élevée chez les garçons que chez les filles (48 ‰ contre 38 ‰). Par contre entre le premier anniversaire et le cinquième anniversaire, on n’observe aucune différence entre filles et garçons (11 ‰ pour chacun des groupes). Les autres caractéristiques présentées au tableau CM.3 concernent le comportement procréateur (rang de naissance et intervalle entre naissances). Concernant le rang de naissance, la mortalité néo- natale de 34 ‰ pour le rang 1 baisse à 30 ‰ pour les rangs 2-3 et à 19 ‰ pour les rangs 4-6 et remonte ensuite à 41 ‰ pour les rangs 7 ou plus. Toujours selon le rang de naissance, les taux de mortalité infantile élevés pour le rang 1 (46 ‰), baissent nettement pour les rangs suivants (41 ‰ pour les rangs 2-3, et 35 ‰ pour les rangs 4-6) pour augmenter de manière nette pour les enfants de rangs les plus élevés (60‰ pour les rangs 7 ou plus). Par ailleurs, l’intervalle intergénésique apparaît comme le facteur qui influe le plus nettement sur les niveaux de mortalité des enfants. Pour la période néonatale, des intervalles très courts (moins de 2 ans) entraînent une mortalité beaucoup plus élevée (46 ‰) que celle estimée pour les naissances qui suivent leur aîné de 2, 3 ou 4 ans ou plus (respectivement 23 ‰, 17 ‰ et 21 ‰). Quand l’intervalle est de 4 ans au moins, la mortalité post-néonatale est presque trois fois plus faible que celle corres- pondant à un intervalle inférieur à 2 ans (9 ‰ contre 24 ‰). Globalement, la mortalité infantile, estimée à 70 ‰ naissances survenues à moins de 24 mois de la naissance précédente, passe à 35 ‰, 28 ‰ et 30 ‰, lorsque les naissances surviennent, respecti- vement à 2 ans, 3 ans et à au moins 4 ans après la naissance précédente. Au-delà du premier anni- versaire, les différences de mortalité restent élevées : 19 ‰ lorsque l’intervalle est court contre 9 ‰ lorsque l’intervalle est de 4 ans ou plus. Le graphique CM.3 compare les résultats de l’enquête MICS Mauritanie, portant sur les quotients de mortalité des moins de 5 ans, à ceux provenant de deux autres enquêtes. Il s’agit de l’enquête EDS 2000-20012 et de l’enquête EMIP 2003-20043. Ces trois enquêtes donnent des estimations directes de la mortalité, basées sur les histoires génésiques des femmes enquêtées. Les données de 2 Office national de la statistique (ONS) [Mauritanie] et ORC Macro. 2001. Enquête Démographique et de santé Mauritanie 2000- 2001. Calverton, Maryland, USA : ONS et ORC Macro. 3 Isselmou, Ahmed Ould. 2004. Enquête sur la Mortalité Infantile et le Paludisme (EMIP) 2003-2004. Calverton, Maryland, USA : Ministère des Affaires Économiques et du Développement ; Ministère de la Santé et des Affaires Sociales ; et ORC Macro. Tableau CM.3 : Mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques Mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et mortalité infanto-juvénile selon certaines caractéristiques démographiques, MICS Mauritanie, 2015 Mortalité néonatale Mortalité post- néonatale Mortalité infantile Mortalité juvénile Mortalité infanto- juvénile Total 29 14 43 11 54 Sexe de l’enfant Masculin 33 15 48 11 59 Féminin 25 13 38 11 49 Rang de naissance 1er 34 12 46 7 52 2-3 30 11 41 12 53 4-6 19 16 35 11 46 7 ou plus 41 19 60 16 75 Intervalle inter génésique précédent < 2 ans 46 24 70 19 88 2 ans 23 11 35 12 47 3 ans 17 11 28 4 32 4 ans ou plus 21 9 30 9 40 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 69 M or ta lit é de s en fa nt sl’enquête EDS ont été reportées sur le graphique en tant que données historiques. En effet, à l’issue de cette opération et suite aux analyses menées, il était clair que les niveaux de mortalité de l’époque avaient été sous-estimés. La décision fut prise de lancer une nouvelle enquête dont l’objectif principal serait l’estimation de la mortalité des enfants en Mauritanie. L’enquête EMIP 2003-2004 qui comprenait un volet paludisme a été lancée en 2003. Elle a fait l’objet d’une formation poussée et d’un suivi rigoureux sur le terrain. Dès le lancement, les premiers tableaux de qualité de la collecte montraient cependant que des problèmes de sous-estimations allaient en- core entacher cette opération. Plusieurs revisites aux ménages seront organisées. Elles consistaient à revoir avec les femmes enquêtées leurs histoires génésiques déclarées afin de pouvoir récupérer d’éventuels évènements oubliés (naissances, naissances suivies de décès ou tout simplement dé- cès) ou transférés de la période 1998-2003 à une période antérieure afin de diminuer la charge de travail4. Ce “ratissage” a été effectué par des équipes indépendantes. Les données de cette enquête sont reportées sur ce graphique comme point de repère. Elles montrent par ailleurs la sous-estimation qui a touché l’EDS. Avec tous les efforts déployés sur le terrain lors de l’EMIP 2003-2004, on pourrait penser que cette enquête serait l’une des rares sources à pouvoir donner une bonne estimation de la mortalité des enfants en Mauritanie à l’époque. Graphique CM. 3 : Tendances de la mortalité des enfants de moins de 5 ans MICS Mauritanie, 2015 De leur côté, les estimations de la MICS Mauritanie 2015 re- portées au graphique CM.3 se situent, quelle que soit l’année, en dessous des estimations don- nées par l’enquête EMIP qui est le point de repère et de compa- raison. Elles paraissent se situer dans le prolongement des don- nées de l’enquête EDS. À titre de comparaison, vers 2002, l’écart entre les estimations de l’EMIP et de la MICS Mauritanie dépasse les 40 points. C’est presque ce même écart que l’on retrouve entre l’estimation fournie par la MICS Mauritanie pour l’année 2015 (54 %) et celle fournie par le prolongement des estimations de l’EMIP. Le prolongement des données de cette enquête donne pour les années 2002, 2007 et 2012 des taux de mortalité des moins de 5 ans de 115 ‰, 107 ‰ et 98 ‰ respectivement, des données fort proches des estimations de l’Inter-Agency Group des Nations Unies qui sont, elles, de l’ordre de 113 ‰, 106 ‰ et 93 ‰5 pour les mêmes années. Questions de collecte L’estimation de la mortalité à partir de l’historique des naissances présente à la fois des limites d’ordre méthodologique et des risques d’erreurs dans l’enregistrement. En premier lieu, dans ce type d’approche rétrospective, on collecte des informations sur le passé (ici, la mortalité des enfants), auprès de personnes vivantes au moment de l’enquête (ici, les femmes de 15 à 49 ans). Dans le cas où ces enfants « orphelins de mère » seraient en nombre important et où leur mortalité serait différente de celle des enfants des mères survivantes, le niveau de mortalité s’en trouverait biaisé. D’après la MICS Mauritanie, 0,2 % d’enfants mauritaniens de 0 à 4 ans étant orphe- lins, ce type d’approche ne devrait pas entraîner de biais significatif. Du point de vue de la collecte proprement dite, la validité des données peut être affectée, entre autres, par le sous-enregistrement des événements. En particulier, l’omission d’enfants qui meurent très jeunes, quelques heures ou jours après la naissance, peut induire une sous-estimation de la mor- talité. Du fait de la défaillance de la mémoire de la mère, l’effet de ce sous enregistrement peut-être 4 En effet pour la période 1998-2003, l’enquêtrice avait à remplir un module portant sur le paludisme pour toute naissance vivante de cette période. Il a par ailleurs été constaté qu’en pareils cas, certaines enquêtrices ont tendance à essayer de diminuer la charge de travail en modifiant l’année de naissance de l’enfant qui se trouve ainsi transféré d’une période à une autre. 5 http://www.childmortality.org ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 7070 M or ta lit é de s en fa nt s d’autant plus significatif que la période de référence est éloignée de la date de l’enquête. Une tech- nique d’évaluation succincte du sous-enregistrement des décès des très jeunes enfants consiste à calculer la proportion d’enfants décédés entre 0 et 6 jours par rapport aux décès survenus au cours du premier mois. Comme, généralement, la mortalité diminue rapidement au cours de l’enfance, on s’at- tend à ce que cette proportion augmente avec une diminution de la mortalité d’ensemble des enfants. Une proportion inférieure à 60 % indiquerait un sous-enregistrement important des décès précoces. Dans le cas de la MICS Mauritanie et contrairement à toute attente, les pourcentages ne varient abso- lument pas et sont égaux à 70 % pour chaque période quinquennale précédant l’enquête (voir tableau DQ.25 à l’annexe D), ce qui semblerait indiquer qu’il n’y a pas eu de sous enregistrement des décès précoces. De même, une faible proportion de mortalité néonatale par rapport à la mortalité infantile est également utilisée pour estimer l’importance de la sous-déclaration des décès de jeunes enfants. On constate au tableau DQ.26 (annexe D) que, dans les périodes quinquennales considérées, ces pro- portions se situent à un niveau acceptable, spécialement pour la période 0 à 4 ans et 5 à 9 ans avant l’enquête où elles sont évaluées à 71 % et 67 %. Si ces données montrent que la structure de la mortalité n’a pas souffert de sous-enregistrement de décès précoces de jeunes enfants, il n’en reste pas moins que le niveau atteint est dû fort probable- ment à une sous-déclaration des décès. Notons par ailleurs que les naissances ont été relativement bien déclarées avec pour preuve un nombre moyen d’enfants par femme en milieu rural de 6,1 et un taux global de fécondité générale de 188 naissances pour 1 000 femmes. Par ailleurs, le tableau de qualité DQ.24 montre de son côté qu’un peu plus de 2 000 naissances annuelles ont été déclarées pour chacune des 7 et 8 années précédant l’enquête. Par contre, les décès au sein de ces générations sont restés pour chacune d’elles aux alentours d’une centaine de décès, alors que ces effectifs devraient montrer une certaine tendance à la hausse du fait qu’au fur et à mesure que l’on remonte le temps, les générations successives (plus âgées) ont des temps d’exposition au risque de décéder plus importants. À titre indicatif, au sein de la génération 2014 (2 221 naissances), le nombre de décès enregistrés sur presque une année (113 décès) ne diffère pas beaucoup de celui déclaré (101 décès) pour la génération née vers 2008 (2 096 naissances) malgré un temps d’exposition au risque de décéder 7 et 8 fois plus long. Le rapprochement des données de l’EMIP et de celles de la MICS Mauritanie met en évidence cette sous-estimation de décès. Le graphique CM.4 présente les proportions de décédés par génération pour les six années précédant l’enquête EMIP et MICS 5. On y voit que pour MICS5 ces proportions sont restées constantes à travers les générations alors qu’elles sont croissantes, comme attendu, pour l’enquête EMIP. Graphique CM.4 : Proportions (en %) d’enfants décédés par générations nées avant l’enquête, MICS Mauritanie, 2015 En conclusion, on peut affirmer que des analyses approfondies sont nécessaires et qu’il serait aussi utile de repérer les grappes dans lesquelles les sous-estimations de la mortalité semblent sévères, afin de faire un travail similaire à celui de l’EMIP 2003-2004. Le but n’est pas de redresser la situation actuelle à moins de faire un ratissage complet pour avoir une estimation du niveau réel de la morta- lité infanto-juvénile, mais tout au moins de documenter cette question afin de voir ce qui relève des enquêteurs et ce qui relève des déclarations des ménages. Ceci permettrait également d’être outillé pour la préparation des prochaines enquêtes abordant ce type de phénomène qui semble poser des difficultés de collecte. ✳ Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples MISC5 Mauritanie 2015 71 Enqu

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