Mali - Demographic and Health Survey - 2014

Publication date: 2014

Mali Enquête Démographique et de Santé (EDSM-V) 2012-2013 M al i 2 01 2- 20 13 En qu êt e D ém og ra ph iq ue e t d e Sa nt é (E D SM -V ) RÉPUBLIQUE DU MALI Enquête Démographique et de Santé (EDSM V) 2012-2013 Cellule de Planification et de Statistiques (CPS/SSDSPF) Institut National de la Statistique (INSTAT) Centre d’Études et d’Information Statistiques (INFO-STAT) Bamako, Mali ICF International Rockville, Maryland, USA Mai 2014 Ce rapport présente les principaux résultats de la cinquième Enquête Démographique et de Santé (EDSM V) réalisée au Mali. L’enquête a été exécutée de Novembre 2012 à Février 2013 par INFO-STAT en collaboration avec la Cellule de Planification et de Statistiques (CPS), du Secteur Santé, Développement Social et Promotion de la Famille (SSDSPF), et l’Institut National de la Statistique (INSTAT), Ministère de la Planification, de l’Aménagement du territoire et de la Population. L’EDSM V a également bénéficié de l’appui des services techniques du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, en particulier les laboratoires de virologie et de parasitologie de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP). L’EDSM V, initiée par le Gouvernement du Mali, fait partie du programme mondial MEASURE DHS dont l’objectif est de collecter, d’analyser et de diffuser des données relatives à la population et à la santé de la famille, d’évaluer l’impact des programmes mis en œuvre et de planifier de nouvelles stratégies pour l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. L’EDSM V 2012-2013 a été financée par le Gouvernement du Mali, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI). En outre, ICF International a fourni l’assistance technique dans le cadre du programme mondial MEASURE DHS financé par l’USAID. Ce rapport est l’œuvre des auteurs et ne représente nécessairement pas la politique des organismes de coopération. D’autres organismes nationaux ont également apporté leur soutien à la réalisation de cette opération, tels que les Directions Régionales du Plan et de la Statistique, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, les Direction Régionales de la Santé, les Gouvernorats des régions et le Ministère de l’Administration Territoriale. Des informations complémentaires sur l’EDSM V, 2012-2013 peuvent être obtenues auprès de la Cellule de Planification et de Statistique, du Secteur Santé, Développement Social et Promotion de la Famille (CPS/SSDSPF), B.P. 232, Bamako, Mali, Téléphone : (223) 2073 3141 ; l’Institut National de la Statistique (INSTAT), B.P. 12, Bamako, Mali. Téléphone : (223) 2022 5285, Fax : (223) 2022 7145, Email : cnpe.mali@afribone.net.ml et INFO- STAT, BP E 2200, Bamako, Mali. Téléphone : (223) 6673 7884 / (223) 2029 4191, Email : bdoum@hotmail.com. Concernant Le Programme DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès d’ICF International, 530 Gaither Road, Suite 500, Rockville, MD 20850, USA. Téléphone : (301) 407-6500 ; Fax : (301) 407-6501 ; E-mail : reports@DHSprogram.com ; Internet : http://www.DHSprogram.com. Citation recommandée : Cellule de Planification et de Statistique (CPS/SSDSPF), Institut National de la Statistique (INSTAT/MPATP), INFO-STAT et ICF International, 2014. Enquête Démographique et de Santé au Mali 2012-2013. Rockville, Maryland, USA : CPS, INSTAT, INFO-STAT et ICF International. Table des matières • iii TABLE DES MATIÈRES LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES . ix PRÉFACE . xix REMERCIEMENTS . xxi SIGLES ET ABRÉVIATIONS . xxiii INDICATEURS DU MILLÉNAIRE . xxvii CARTE DU MALI . xxviii 1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 1 1.1 GÉOGRAPHIE, HISTOIRE ET ÉCONOMIE . 1 1.1.1 Géographie . 1 1.1.2 Histoire. 1 1.1.3 Contexte général et économique . 2 1.2 POPULATION . 4 1.3 SITUATION SANITAIRE . 4 1.4 MÉTHODOLOGIE ET ORGANISATION DE L’ENQUÊTE . 5 1.4.1 Cadre institutionnel . 5 1.4.2 Objectifs . 6 1.4.3 Questionnaires . 7 1.4.4 Test du VIH/sida . 8 1.4.5 Échantillonnage . 9 1.4.6 Cartographie, formation et travail sur le terrain . 10 1.4.7 Traitement des données . 11 1.4.8 Limites méthodologiques . 11 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES . 13 2.1 CONDITIONS DE VIE . 13 2.1.1 Provenance de l’eau de boisson . 13 2.1.2 Utilisation de sources d’eau améliorées . 14 2.1.3 Temps pour s’approvisionner en eau . 15 2.1.4 Traitement de l’eau à domicile . 15 2.1.5 Type de toilettes utilisées . 15 2.2 Caractéristiques du logement . 16 2.2.1 Disponibilité de l’électricité . 16 2.2.2 Type de revêtement du sol . 18 2.2.3 Nombre de personnes par pièce utilisée pour dormir . 18 2.2.4 Combustible et endroit utilisés pour faire la cuisine . 18 2.3 BIENS POSSÉDÉS PAR LES MÉNAGES . 18 2.3.1 Indice de bien-être économique . 19 2.3.2 Lavage des mains . 20 2.4 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MÉNAGES . 21 2.4.1 Structure par âge et sexe de la population . 21 2.4.2 Taille et composition des ménages . 23 2.5 NIVEAU D’INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE . 24 2.5.1 Taux de fréquentation scolaire . 27 iv • Table des matières 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS . 31 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . 31 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIO- DÉMOGRAPHIQUES . 33 3.3 ALPHABÉTISATION . 35 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS . 37 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE . 40 3.6 COUVERTURE MÉDICALE . 46 3.7 CONSOMMATION DE TABAC . 48 4 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 51 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL . 51 4.2 POLYGAMIE . 52 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION . 54 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . 57 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . 59 5 FÉCONDITÉ . 63 5.1 NIVEAUX DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE . 64 5.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . 67 5.3 ENFANTS VIVANTS ET ENFANTS SURVIVANTS . 68 5.4 INTERVALLES INTERGÉNÉSIQUE . 69 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 71 5.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . 73 5.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . 74 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ . 77 6.1 DÉSIR D’ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES) . 77 6.2 NOMBRE IDÉAL D’ENFANTS . 80 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 82 7 PLANIFICATION FAMILIALE . 85 7.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION. 86 7.2 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION . 89 7.3 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION . 93 7.4 INFORMATIONS RELATIVES AUX MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 94 7.5 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE. 97 7.6 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE . 98 7.7 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION . 101 7.8 EXPOSITION AUX SOURCES D’INFORMATION SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE . 102 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION . 105 8.1 SOINS PRÉNATALS, ACCOUCHEMENT ET VISITES POSTNATALES . 105 8.1.1 Soins prénatals . 105 8.1.2 Vaccination antitétanique . 110 8.2 ACCOUCHEMENT ET SOINS POSTNATALS . 111 8.2.1 Accouchement . 111 8.2.2 Examens postnatals . 114 Table des matières • v 8.3 ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ . 119 8.4 FISTULE OBSTÉTRICALE . 120 9 SANTÉ DE L’ENFANT. 123 9.1 CARACTÉRISTIQUES DE L’ACCOUCHEMENT . 123 9.2 VACCINATION DES ENFANTS . 125 9.3 MALADIES DES ENFANTS . 130 9.3.1 Infections respiratoires aigües (IRA) . 130 9.3.2 Prévalence et traitement de la fièvre . 131 9.3.3 Prévalence et traitement de la diarrhée . 133 9.4 ÉVACUATION DES SELLES DES ENFANTS . 138 10 PALUDISME . 141 10.1 SITUATION ET STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME . 143 10.2 LUTTE ANTIVECTORIELLE . 143 10.2.1 Possession de moustiquaires . 143 10.2.2 Pulvérisation d’insecticide intradomiciliaire . 144 10.2.3 Accès à une MII dans le ménage . 146 10.3 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES . 147 10.3.1 Utilisation des moustiquaires par les ménages . 147 10.3.2 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 149 10.3.3 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 150 10.4 TRAITEMENT PRÉVENTIF INTERMITTENT CHEZ LA FEMME ENCEINTE . 152 10.5 FIÈVRE ET TRAITEMENT PRÉCOCE DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 153 10.6 ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 157 10.7 PARASITÉMIE CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 158 10.7.1 Couverture du test de paludisme . 158 10.7.2 Prévalence du paludisme . 158 11 ALLAITEMENT, ÉTAT NUTRITIONNEL ET DISPONIBILITÉ ALIMENTAIRE . 161 11.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 161 11.1.1 Début de l’allaitement . 162 11.1.2 Allaitement maternel exclusif et introduction des aliments de complément . 163 11.1.3 Durée et fréquence de l’allaitement . 165 11.1.4 Types d’aliments de complément . 166 11.1.5 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant (PANJE) . 167 11.2 PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS ET LES FEMMES . 170 11.2.1 Anémie chez les enfants . 170 11.2.2 Anémie chez les femmes . 172 11.3 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS . 173 11.3.1 Consommation de sel iodé par les ménages . 173 11.3.2 Consommation de vitamine A chez les enfants . 174 11.3.3 Consommation de vitamine A et de fer chez les femmes . 177 11.4 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES . 178 11.4.1 État nutritionnel des enfants . 178 11.4.2 État nutritionnel des femmes . 184 vi • Table des matières 11.5 DISPONIBILITÉ ET DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE . 185 11.5.1 Disponibilité alimentaire dans les ménages . 185 11.5.2 Manque sévère de nourriture dans les ménages . 186 11.5.3 Diversification de la consommation alimentaire des femmes . 187 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 191 12.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 191 12.1.1 Méthodologie . 191 12.1.2 Évaluation de la qualité des données . 192 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 193 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES À HAUTS RISQUES . 196 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE . 203 13.1 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 203 13.2 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE . 205 13.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . 206 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST . 209 14.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION . 210 14.1.1 Connaissance du VIH/sida . 210 14.1.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH/sida . 211 14.1.3 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant . 215 14.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH . 217 14.3 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH . 220 14.3.1 Négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 220 14.3.2 Enseignement de l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans . 221 14.4 PARTENAIRES SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM . 222 14.4.1 Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom . 222 14.4.2 Partenaires sexuels concomitants . 225 14.4.3 Rapports sexuels payants et utilisation de condom . 227 14.5 TEST DU VIH . 229 14.5.1 Test du VIH pour l’ensemble des enquêtés. 229 14.5.2 Test du VIH pour les femmes enceintes . 231 14.6 CIRCONCISION . 233 14.7 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES . 233 14.8 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES . 235 14.9 COMPORTEMENTS SEXUELS CHEZ LES JEUNES ET VIH/SIDA . 237 14.9.1 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer un condom . 237 14.9.2 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes et utilisation du condom . 238 14.9.3 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom . 239 14.9.4 Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom chez les jeunes . 240 14.9.5 Disparités d’âges entre partenaires sexuels . 241 14.10 TEST DU VIH RÉCENT PARMI LES JEUNES . 242 Table des matières • vii 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS . 245 15.1 PROTOCOLE DE TEST DU VIH . 246 15.1.1 Collecte . 246 15.1.2 Procédures de laboratoire . 247 15.2 TAUX DE COUVERTURE DU TEST DE VIH . 248 15.3 PRÉVALENCE DU VIH . 252 15.3.1 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 252 15.3.2 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques démographiques . 255 15.3.3 Prévalence du VIH et facteurs de risque . 257 15.3.4 Prévalence du VIH parmi les jeunes . 259 15.3.5 Prévalence du VIH et autres facteurs à risque . 261 15.3.6 Prévalence du VIH parmi les couples . 262 16 SITUATION DES ENFANTS . 265 16.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES À L’ÉTAT CIVIL . 265 16.2 ORPHELINS ET RÉSIDENCE AVEC LES PARENTS . 266 16.3 FRÉQUENTATION SCOLAIRE PAR ÉTAT DE SURVIE DES PARENTS . 268 16.4 TRAVAIL DES ENFANTS . 268 16.4.1 Niveau général du travail des enfants . 269 16.4.2 Travail des enfants de 12-14 ans . 271 16.5 TRAVAIL DES ENFANTS ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE . 271 17 RAPPORT DE GENRE . 273 17.1 EMPLOI ET TYPE DE RÉMUNÉRATION DES CONJOINTS . 274 17.2 CONTRÔLE DU REVENU DES CONJOINTS DANS LE MÉNAGE . 275 17.2.1 Contrôle du revenu de la femme dans le ménage . 275 17.2.2 Contrôle du revenu du mari/conjoint dans le ménage . 276 17.2.3 Contrôle des femmes sur leurs propres revenus et sur ceux de leur mari/ partenaire . 278 17.3 POSSESSION DE BIENS . 278 17.4 PARTICIPATION DANS LA PRISE DE CERTAINES DÉCISIONS . 281 17.5 OPINION SUR LA VIOLENCE CONJUGALE . 284 17.6 INDICATEURS DU POUVOIR D’ACTION DES FEMMES . 286 17.6.1 Pouvoir d’action des femmes et utilisation de la contraception . 287 17.6.2 Pouvoir d’action des femmes, nombre idéal d’enfants et besoins non satisfaits en matière de planification familiale . 288 17.6.3 Pouvoir d’action des femmes et soins de santé maternelle . 288 17.6.4 Pouvoir d’action des femmes et mortalité des enfants . 289 18 EXCISION . 291 18.1 CONNAISSANCE ET PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FEMMES ENQUÊTÉES . 292 18.1.1 Pratique de l’excision chez les femmes enquêtées . 294 18.1.2 Type d’excision des femmes enquêtées . 295 18.1.3 Âge à l’excision des femmes enquêtées . 296 viii • Table des matières 18.2 PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FILLES DES FEMMES ENQUÊTÉES . 297 18.2.1 Pratique de l’excision chez les filles . 297 18.2.2 Infibulation chez les filles . 300 18.2.3 Personne ayant procédé à l’excision . 301 18.3 CROYANCES ET OPINIONS VIS-À-VIS DE L’EXCISION. 302 18.3.1 Croyances concernant l’excision . 302 18.3.2 Opinions sur le maintien ou l’abandon de la pratique de l’excision . 303 19 VIOLENCE DOMESTIQUE . 307 19.1 MÉTHODOLOGIE . 307 19.1.1 La violence physique . 308 19.1.2 La violence sexuelle . 308 19.1.3 La violence émotionnelle . 309 19.2 VIOLENCE PHYSIQUE DEPUIS L’ÂGE DE 15 ANS . 309 19.3 VIOLENCE SEXUELLE . 311 19.3.1 Âge aux premiers actes de violence sexuelle . 314 19.4 VIOLENCE PHYSIQUE PENDANT LA GROSSESSE . 315 19.5 CONTRÔLE EXERCÉ PAR LE MARI/PARTENAIRE . 316 19.6 VIOLENCE CONJUGALE CONTRE LES FEMMES . 317 19.6.1 Formes de violence conjugale . 317 19.6.2 Violence conjugale selon les caractéristiques de la femme . 319 19.6.3 Violence conjugale selon les caractéristiques du mari . 321 19.6.4 Violence conjugale au cours des 12 derniers mois . 322 19.6.5 Premier épisode de violence conjugale . 324 19.6.6 Blessures dues à la violence conjugale . 324 19.6.7 Recherche d’aide et personnes auprès desquelles l’aide a été recherchée . 325 19.7 VIOLENCE CONTRE LES HOMMES . 327 20 MALADIES, TRAITEMENT, DÉPENSES DE SANTÉ ET SOURCES DE FINANCEMENT . 331 20.1 MALADIES ET RECOURS AUX SOINS . 332 20.1.1 Présence de la maladie . 332 20.1.2 Recours aux soins . 333 20.2 AUTOMÉDICATION ET SOURCES DE TRAITEMENT . 337 20.2.1 Automédication selon les malades et sources de traitement . 337 20.2.2 Automédication selon les ménages et sources de traitement . 338 20.3 DÉPENSES DE SANTÉ . 339 20.3.1 Dépenses de santé par malade . 339 20.3.2 Dépenses de santé des ménages . 341 20.3.3 Dépenses de santé des ménages par type de dépense. 343 20.4 SOURCES DE FINANCEMENT DES DÉPENSES DE SANTÉ . 349 RÉFÉRENCES . 351 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE . 353 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 365 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 391 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSM V 2012-2013 . 399 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . 403 Liste des tableaux et des graphiques • ix LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES 1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 1 Tableau 1.1 Résultats des interviews ménages et individuelles . 10 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES . 13 Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 14 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 16 Tableau 2.3 Caractéristiques du logement . 17 Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages . 19 Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique . 20 Tableau 2.6 Lavage des mains . 21 Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 22 Tableau 2.8 Composition des ménages . 24 Tableau 2.9.1 Niveau d’instruction de la population des ménages : Femmes . 25 Tableau 2.9.2 Niveau d’instruction de la population des ménages : Hommes . 26 Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire . 28 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . 23 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge . 27 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS . 31 Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 32 Tableau 3.2.1 Niveau d’instruction : Femmes . 33 Tableau 3.2.2 Niveau d’instruction : Hommes . 34 Tableau 3.3.1 Alphabétisation : Femmes . 35 Tableau 3.3.2 Alphabétisation : Hommes . 36 Tableau 3.4.1 Exposition aux média : Femmes . 38 Tableau 3.4.2 Exposition aux média : Hommes . 39 Tableau 3.5.1 Emploi : Femmes . 40 Tableau 3.5.2 Emploi : Hommes . 41 Tableau 3.6.1 Occupation : Femmes . 43 Tableau 3.6.2 Occupation : Hommes . 44 Tableau 3.7 Type d’emploi : Femmes . 45 Tableau 3.8.1 Assurance médicale : Femmes . 46 Tableau 3.8.2 Assurance médicale : Hommes . 47 Tableau 3.9.1 Consommation de tabac : Femmes . 48 Tableau 3.9.2 Consommation de tabac : Hommes . 49 Graphique 3.1 Proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans alphabétisés . 37 4 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 51 Tableau 4.1 État matrimonial actuel . 52 Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses . 53 Tableau 4.2.2 Nombre d’épouses . 54 Tableau 4.3 Âge à la première union . 55 x • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 56 Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 57 Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 58 Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 60 Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 61 Graphique 4.1 Âges médians des femmes de 25-49 ans à la première union et aux premiers rapports sexuels . 58 5 FÉCONDITÉ . 63 Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 64 Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques . 66 Tableau 5.3 Fécondité par âge selon trois sources . 67 Tableau 5.4 Tendance de la fécondité par âge . 68 Tableau 5.5 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 69 Tableau 5.6 Intervalle intergénésique . 70 Tableau 5.7 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 71 Tableau 5.8 Durée médiane de l’aménorrhée, de l’abstinence post-partum et de l’insusceptibilité post-partum . 72 Tableau 5.9 Ménopause . 73 Tableau 5.10 Âge à la première naissance . 73 Tableau 5.11 Âge médian à la première naissance . 74 Tableau 5.12 Fécondité des adolescentes . 75 Graphique 5.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence . 65 Graphique 5.2 Fécondité par âge selon l’EDSM III (2001), l’EDSM IV (2006) et l’EDSM V (2012-2013) . 67 Graphique 5.3 Taux de fécondité par âge par période de cinq ans ayant précédé l’EDSM V 2012-2013 . 68 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ . 77 Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d’enfants vivants . 78 Tableau 6.2.1 Désir de limiter les naissances : Femmes . 79 Tableau 6.2.2 Désir de limiter les naissances : Hommes . 80 Tableau 6.3 Nombre idéal d’enfants par nombre d’enfants vivants . 81 Tableau 6.4 Nombre idéal d’enfants par caractéristique sociodémographique . 82 Tableau 6.5 Planification de la fécondité . 83 Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée . 84 Graphique 6.1 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée . 84 7 PLANIFICATION FAMILIALE . 85 Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 87 Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques socio- démographiques . 88 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon l’âge . 90 Tableau 7.4 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 92 Liste des tableaux et des graphiques • xi Tableau 7.5 Source d’approvisionnement des méthodes modernes. 93 Tableau 7.6 Utilisation d’une marque de pilules d’un programme de marketing social . 94 Tableau 7.7 Choix informé de la méthode . 95 Tableau 7.8 Taux de discontinuation des méthodes contraceptives sur 12 mois . 96 Tableau 7.9 Raisons de discontinuation . 97 Tableau 7.10 Connaissance de la période féconde . 98 Tableau 7.11 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union et de celles qui ne sont pas actuellement en union . 99 Tableau 7.12 Besoins en matière de planification familiale de l’ensemble des femmes . 101 Tableau 7.13 Utilisation future de la contraception . 101 Tableau 7.14 Exposition aux messages sur la planification familiale . 102 Tableau 7.15 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale . 104 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive parmi les femmes en union . 89 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION . 105 Tableau 8.1 Soins prénatals . 106 Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite . 108 Tableau 8.3 Composants des visites prénatales . 109 Tableau 8.4 Vaccination antitétanique . 110 Tableau 8.5 Lieu de l’accouchement . 112 Tableau 8.6 Assistance durant l’accouchement . 113 Tableau 8.7 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère . 114 Tableau 8.8 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère . 116 Tableau 8.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 117 Tableau 8.10 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 118 Tableau 8.11 Problèmes d’accès aux soins de santé . 120 Tableau 8.12 Connaissance et prévalence de la fistule obstétricale . 121 Tableau 8.13 Cause de la fistule obstétricale et recherche de traitement . 122 Graphique 8.1 Soins prénatals par du personnel formé . 107 Graphique 8.2 Tendance des soins prénatals selon certaines régions . 107 9 SANTÉ DE L’ENFANT. 123 Tableau 9.1 Poids et taille de l’enfant à la naissance . 124 Tableau 9.2 Vaccinations par sources d’information . 125 Tableau 9.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 127 Tableau 9.4 Vaccinations au cours de la première année . 129 Tableau 9.5 Prévalence et traitement des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë (IRA) . 130 Tableau 9.6 Prévalence et traitement de la fièvre . 132 Tableau 9.7 Prévalence de la diarrhée . 134 Tableau 9.8 Traitement de la diarrhée . 135 Tableau 9.9 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 137 Tableau 9.10 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides préconditionnés . 138 Tableau 9.11 Évacuation des selles des enfants . 139 Graphique 9.1 Pourcentage d’enfants de 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination . 126 Graphique 9.2 Prévalence des Infections respiratoires aigües (IRA) et de la fièvre chez les enfants de moins de cinq ans . 132 xii • Liste des tableaux et des graphiques 10 PALUDISME . 141 Tableau 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 144 Tableau 10.2 Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) ontre les moustiques . 146 Tableau 10.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII) . 146 Tableau 10.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 148 Tableau 10.5 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 149 Tableau 10.6 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 151 Tableau 10.7 Utilisation du traitement préventif intermittent (TPIg) . 152 Tableau 10.8 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 154 Tableau 10.9 Type d’antipaludiques pris par les enfants ayant eu de la fièvre . 156 Tableau 10.10 Hémoglobine <8,0 g/dl . 157 Tableau 10.11 Couverture du test du paludisme auprès des enfants de 6-59 mois . 158 Tableau 10.12 Prévalence du paludisme (test de la goutte épaisse de sang) . 159 Graphique 10.1 Pulvérisation d’insecticide intradomiciliaire . 145 Graphique 10.2 Pourcentage de personnes ayant accès à une MII . 147 Graphique 10.3 Utilisation de moustiquaires par les enfants de moins de 5 ans . 150 Graphique 10.4 Utilisation de moustiquaires par les femmes enceintes . 152 Graphique 10.5 Utilisation du traitement préventif intermittent par les femmes enceintes . 153 Graphique 10.6 Prévalence du paludisme chez les enfants de 6-59 mois . 160 11 ALLAITEMENT, ÉTAT NUTRITIONNEL ET DISPONIBILITÉ ALIMENTAIRE . 161 Tableau 11.1 Allaitement initial . 162 Tableau 11.2 Type d’allaitement selon l’âge de l’enfant . 164 Tableau 11.3 Durée médiane de l’allaitement . 166 Tableau 11.4 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l’interview . 168 Tableau 11.5 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant . 169 Tableau 11.6 Prévalence de l’anémie chez les enfants . 171 Tableau 11.7 Prévalence de l’anémie chez les femmes . 172 Tableau 11.8 Sel iodé dans le ménage . 174 Tableau 11.9 Consommation de micronutriments par les enfants . 175 Tableau 11.10 Consommation de micronutriments par les mères . 177 Tableau 11.11 État nutritionnel des enfants . 180 Tableau 11.12 État nutritionnel des femmes . 185 Tableau 11.13 Disponibilité alimentaire dans les ménages . 186 Tableau 11.14 Manque sévère de nourriture dans les ménages . 187 Tableau 11.15 Diversification des aliments et liquides consommés par les femmes le jour ou la nuit ayant précédé l’interview . 188 Graphique 11.1 Allaitement selon l’âge de l’enfant . 165 Graphique 11.2 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans . 182 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 191 Tableau 12.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de cinq ans . 194 Tableau 12.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio- économiques . 196 Tableau 12.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques . 198 Liste des tableaux et des graphiques • xiii Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques . 200 Graphique 12.1 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile . 195 Graphique 12.2 Mortalité des enfants de moins de cinq ans selon l’EDSM IV 2006 et l’EDSM V 2012-2013 . 197 Graphique 12.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances . 199 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE . 203 Tableau 13.1 Taux de mortalité des adultes. 205 Tableau 13.2 Quotient de mortalité adulte . 206 Tableau 13.3 Mortalité maternelle . 206 Graphique 13.1 Rapport de mortalité maternelle avec intervalles de confiance pour la période 0-6 ans avant l’EDSM III 2001, l’EDSM IV 2006 et l’EDSM V 2012-2013 . 208 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST . 209 Tableau 14.1 Connaissance du sida . 211 Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH . 212 Tableau 14.3.1 Connaissance « approfondie » du sida : Femmes . 213 Tableau 14.3.2 Connaissance « approfondie » du sida : Hommes . 214 Tableau 14.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant . 216 Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes . 218 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Hommes . 219 Tableau 14.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 220 Tableau 14.7 Adultes favorables à l’enseignement de l’utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida . 221 Tableau 14.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femme . 223 Tableau 14.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Homme . 224 Tableau 14.9.1 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants : Femmes . 226 Tableau 14.9.2 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants : Hommes . 227 Tableau 14.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants . 228 Tableau 14.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Femme . 229 Tableau 14.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Homme . 231 Tableau 14.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH . 232 Tableau 14.13 Circoncision . 233 Tableau 14.14 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d’IST . 234 Tableau 14.15 Prévalence des injections médicales . 236 Tableau 14.16 Connaissance « approfondie » du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 237 Tableau 14.17 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes . 238 Tableau 14.18 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes . 240 Tableau 14.19 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes . 241 xiv • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 14.20 Disparité d’âges entre partenaires sexuels parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans . 242 Tableau 14.21 Test du VIH récent parmi les jeunes . 243 Graphique 14.1 Recherche de conseils ou de traitement pour les IST. 235 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS . 245 Tableau 15.1 Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence . 250 Tableau 15.2 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques socio- démographiques . 251 Tableau 15.3 Prévalence du VIH selon l’âge . 252 Tableau 15.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . 253 Tableau 15.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 256 Tableau 15.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 258 Tableau 15.7 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 259 Tableau 15.8 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques du comportement sexuel. 260 Tableau 15.9 Prévalence du VIH selon d’autres caractéristiques . 261 Tableau 15.10 Test du VIH antérieur à l’enquête et prévalence du VIH . 262 Tableau 15.11 Prévalence du VIH parmi les couples . 262 Graphique 15.1 Algorithme du test du VIH . 248 Graphique 15.2 Prévalence du VIH par sexe et âge . 253 Graphique 15.3 Prévalence du VIH par sexe et région . 254 Carte 15.1 Prévalence du VIH par région (femmes et hommes de 15-49 ans) . 255 16 SITUATION DES ENFANTS . 265 Tableau 16.1 Enregistrement des naissances d’enfants de moins de 5 ans . 266 Tableau 16.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 267 Tableau 16.3 Fréquentation scolaire par état de survie des parents . 268 Tableau 16.4 Travail des enfants . 270 Tableau 16.5 Travail des enfants et fréquentation scolaire . 271 17 RAPPORT DE GENRE . 273 Tableau 17.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union. 274 Tableau 17.2.1 Contrôle de l’utilisation de l’argent gagné par les femmes et importance de l’argent gagné par les femmes par rapport à celui gagné par le conjoint . 276 Tableau 17.2.2 Contrôle de l’utilisation de l’argent gagné par les hommes . 277 Tableau 17.3 Contrôle par les femmes de l’utilisation de leurs propres gains et contrôle de l’utilisation des gains du conjoint . 278 Tableau 17.4.1 Possession de biens par les femmes . 279 Tableau 17.4.2 Possession de biens par les hommes . 280 Tableau 17.5 Participation dans la prise de décision . 281 Tableau 17.6.1 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 282 Liste des tableaux et des graphiques • xv Tableau 17.6.2 Participation des hommes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 283 Tableau 17.7.1 Opinion des femmes concernant le fait qu’un mari batte sa femme . 284 Tableau 17.7.2 Opinion des hommes concernant le fait qu’un mari batte sa femme . 285 Tableau 17.8 Indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 286 Tableau 17.9 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 287 Tableau 17.10 Nombre idéal d’enfant et besoins non satisfaits en matière de planification familiale selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 288 Tableau 17.11 Soins de santé maternelle selon les indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 289 Tableau 17.12 Quotients de mortalité des enfants selon les indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 289 Graphique 17.1 Participation des femmes en union à la prise de décision . 281 18 EXCISION . 291 Tableau 18.1 Connaissance de l’excision . 293 Tableau 18.2 Pratique de l’excision . 295 Tableau 18.3 Âge à l’excision . 296 Tableau 18.4 Prévalence de l’excision chez les filles de 0-14 ans . 298 Tableau 18.5 Excision des filles de 0-14 ans selon certaines caractéristiques de la mère . 299 Tableau 18.6 Infibulation parmi les filles excisées âgées de 0-14 ans . 300 Tableau 18.7 Personne qui a procédé à l’excision et type d’excision parmi les filles excisées de 0-14 ans et les femmes de 15-49 ans . 301 Tableau 18.8 Opinions des femmes et des hommes sur l’excision, en tant que nécessité religieuse . 302 Tableau 18.9 Opinions des femmes et des hommes sur le maintien ou non de cette pratique . 304 Graphique 18.1 Pourcentage de femmes excisées par région . 294 Graphique 18.2 Pourcentage de femmes de 15-49 ans et de filles de 0-14 ans excisées selon l’âge . 298 19 VIOLENCE DOMESTIQUE . 307 Tableau 19.1 Violence physique . 310 Tableau 19.2 Auteurs des violences physiques. 311 Tableau 19.3 Violence sexuelle . 312 Tableau 19.4 Auteurs des violences sexuelles . 313 Tableau 19.5 Âge aux premiers actes de violence sexuelle . 314 Tableau 19.6 Violence sous différentes formes . 314 Tableau 19.7 Violence pendant la grossesse . 315 Tableau 19.8 Contrôle exercé par le mari/partenaire . 316 Tableau 19.9 Formes de violence conjugale . 318 Tableau 19.10 Violence conjugale selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 320 Tableau 19.11 Violence conjugale selon certaines caractéristiques du mari/partenaire et les indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 321 Tableau 19.12 Violence physique ou sexuelle au cours des 12 derniers mois par un mari/ partenaire . 322 Tableau 19.13 Premier épisode de violence conjugale . 324 Tableau 19.14 Blessures dues à la violence conjugale . 325 xvi • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 19.15 Recherche d’aide . 326 Tableau 19.16 Sources/personnes auprès desquelles l’aide a été recherchée . 327 Tableau 19.17 Violence des femmes contre leur conjoint . 327 Tableau 19.18 Violence des femmes contre leur conjoint selon les caractéristiques du conjoint/partenaire . 329 20 MALADIES, TRAITEMENT, DÉPENSES DE SANTÉ ET SOURCES DE FINANCEMENT . 331 Tableau 20.1 Maladies et blessures . 332 Tableau 20.2.1 Recours aux soins : automédication et fréquentation des formations sanitaires par les malades . 334 Tableau 20.2.2 Recours aux soins : automédication et fréquentation des formations sanitaires par les ménages . 336 Tableau 20.3.1 Automédication par les malades ou blessés par source du traitement ou conseils recherchés . 337 Tableau 20.3.2 Automédication par les ménages par source du traitement ou conseils recherchés . 339 Tableau 20.4.1 Dépenses de santé par malade . 340 Tableau 20.4.2 Dépenses de santé par ménage . 342 Tableau 20.5 Dépenses de santé par ménage pour l’automédication et par prestataire . 343 Tableau 20.6 Dépenses de santé par ménage pour l’automédication ou la recherche de conseils hors formations sanitaires . 344 Tableau 20.7 Dépenses de santé par ménage pour la recherche de conseils hors formations sanitaires . 345 Tableau 20.8.1 Dépenses de santé par malade dans les formations sanitaires (hors automédication) . 346 Tableau 20.8.2 Dépenses de santé par ménage dans les formations sanitaires (hors automédication) . 347 Tableau 20.9 Dépenses de santé par ménage dans les formations sanitaires (hors automédication) par type de dépense . 348 Tableau 20.10 Dépenses de santé par ménage dans les formations sanitaires (hors automédication) par différents prestataires . 349 Tableau 20.11 Source de financement des dépenses de santé . 350 Graphique 20.1 Pourcentage de malades ou de blessés dans la population, selon l’âge et le sexe . 333 Graphique 20.2 Dépenses de santé par ménage selon la résidence, la région et le quintile de bien-être . 341 Graphique 20.3 Pourcentage de ménages qui ont effectué des dépenses de santé en argent par source de financement . 350 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE . 353 Tableau A.1 Répartition du nombre de ménages par région et par milieu de résidence (RGPH 2009) . 354 Tableau A.2 Répartition des SE et taille moyenne des SE par région et par milieu de résidence (RGPH 2009) . 354 Tableau A.3 Allocation de l’échantillon de grappes et de ménages par région et selon le milieu de résidence . 355 Tableau A.4 Nombre attendu de femmes enquêtées avec succès et nombre attendu d’hommes enquêtés avec succès par région et par milieu de résidence . 356 Liste des tableaux et des graphiques • xvii Tableau A.5.1 Nombre éligible pour le test du VIH par sexe, par région et par type de résidence . 356 Tableau A.5.2 Nombre attendu de test du VIH par sexe, par région et par type de résidence . 357 Tableau A.6 Résultats de l’enquête . 359 Tableau A.7 Résultats de l’enquête : Hommes . 360 Tableau A.8 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques socio- démographiques : Femmes . 361 Tableau A.9 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques socio- démographiques : Hommes . 362 Tableau A.10 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel : Femmes . 363 Tableau A.11 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel : Hommes . 364 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 365 Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage, Mali EDSM V 2012-2013 . 367 Tableau B.2 Erreurs de sondage : Échantillon Total, Mali EDS 2012-2013 . 369 Tableau B.3 Erreurs de sondage : Échantillon Bamako, Mali EDS 2012-2013 . 371 Tableau B.4 Erreurs de sondage : Échantillon Autres villes, Mali EDS 2012-2013 . 373 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Échantillon Ensemble urbain, Mali EDS 2012-2013 . 375 Tableau B.6 Erreurs de sondage : Échantillon Rural, Mali EDS 2012-2013 . 377 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Échantillon Kayes, Mali EDS 2012-2013 . 379 Tableau B.8 Erreurs de sondage : Échantillon Koulikoro, Mali EDS 2012-2013 . 381 Tableau B.9 Erreurs de sondage : Échantillon Sikasso, Mali EDS 2012-2013 . 383 Tableau B.10 Erreurs de sondage : Échantillon Segou, Mali EDS 2012-2013 . 385 Tableau B.11 Erreurs de sondage : Échantillon Mopti, Mali EDS 2012-2013 . 387 Tableau B.12 Erreurs de sondage : Échantillon Bamako, Mali EDS 2012-2013 . 389 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 391 Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 391 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 392 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés . 392 Tableau C.3 Complétude de l’enregistrement . 393 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 393 Tableau C.5 Enregistrement de l’âge au décès en jours . 394 Tableau C.6 Enregistrement de l’âge au décès en mois . 395 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants . 396 Tableau C.8 Complétude de l’information sur les frères et sœurs . 397 Tableau C.9 Taille de la fratrie et rapport de masculinité des frères et sœurs . 397 Tableau C.10 Complétude de l’information sur les sœurs décédées . 397 Préface • xix PRÉFACE epuis plusieurs décennies, au Mali, de nombreux efforts sont faits en faveur du développement du secteur de la santé en général, et celle des femmes et des enfants en particulier. L’évaluation du résultat de ces efforts nous impose l’utilisation de méthodes sûres bénéficiant de l’assentiment général. À l’effet de cette évaluation, le Mali a réalisé de 1987 à 2013 cinq Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS). La première édition a été réalisée en 1987 à travers le CERPOD (Centre d’Etudes et de Recherche sur la Population et le Développement). Les trois éditions qui ont suivi (en 1995/1996, 2001 et 2006) ont été menées par la Cellule de Planification et de Statistique du Ministère de la Santé (actuelle CPS/SS-DS-PF) et la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique (actuel INSTAT), avec l’appui technique de ORC Macro. Il faut signaler que la quatrième édition (celle de 2006) a été réalisée au moment où le Mali, à l’instar des autres pays en développement, s’est engagé à la réalisation des OMD (2000-2015). La présente édition qui est la cinquième du genre (EDSM V) a été réalisée dans un contexte assez particulier marqué par les évènements de mars 2012 et la crise sécuritaire (conflit armé, guerre) profonde que le Mali a connu en 2012/2013. La dimension sécuritaire de cette crise a rendu inaccessibles les trois régions du Nord (Tombouctou, Gao, Kidal) et trois cercles de la région de Mopti (Douentza, Ténenkou et Youwarou). Aussi, ces zones ayant été exclues du champ, l’enquête a concerné essentiellement le Sud du pays à savoir : le district de Bamako, les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et une partie de Mopti. Le redémarrage des opérations a été rendu possible en septembre 2012 grâce à un financement du Gouvernement Américain mis à disposition à travers l’USAID. L’EDSM V a été réalisée par INFO-STAT, en collaboration avec plusieurs services gouvernementaux : • la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Santé, Développement Social et Promotion de la Famille (CPS/SS-DS-PF) ; • l’Institut National de la Statistique (INSTAT) du Ministère de la Planification de l’Aménagement du Territoire et de la Population ; et • les laboratoires de virologie et de parasitologie de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. L’EDSM V a bénéficié de l’assistance technique du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys—MEASURE DHS) d’ICF International, dont la vocation est de collecter, analyser et diffuser des données démographiques et de santé portant en particulier sur la fécondité, la planification familiale, la santé et la nutrition de la mère et de l’enfant, et le VIH/sida. L’enquête a été financée par le Gouvernement du Mali, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI). Elle s’est déroulée sur le terrain, de novembre 2012 à février 2013. La cinquième Enquête Démographique et de Santé au Mali (EDSM V) a été réalisée dans le but de disposer de données statistiques actualisées, désagrégées et de qualité au plan national sur la situation D xx • Préface sociodémographique et sanitaire des populations maliennes et en particulier des enfants et des femmes du Mali afin de rendre compte des progrès accomplis dans le sens des OMD et d’autres engagements mondiaux et nationaux en matière de développement social. L’utilisation de tablettes électroniques pour réaliser la collecte des données sur le terrain a été l’innovation majeure de l’EDSM V. Cette approche a grandement contribué à réduire les risques d’erreurs et a rendu plus fluide le processus d’édition des données. Comme autre innovation, il faut signaler que l’EDSM V a abordé les questions de la disponibilité et de la diversification de la consommation alimentaires. Ces deux thèmes n’ont pas été traités par les éditions précédentes. Comme pour l’EDSM IV, la présente enquête a concerné les mesures de séroprévalence du VIH/sida. Cette composante de l’enquête a été menée avec un taux d’acceptation de 92 % chez les femmes et 80 % chez les hommes. Cela a permis de mesurer l’effort déployé dans la lutte contre le VIH/Sida qui s’est traduit par une évolution du taux de prévalence de 1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006 pour se situer à 1,1 % en 2012-2013. Par ailleurs, la collaboration entre les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis et l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) du Mali qui dispose d’un laboratoire de biologie moléculaire capable de mener tous les tests de contrôle du VIH/sida a permis d’utiliser des méthodes robustes et des tests fiables pour l’Anémie et le VIH/Sida. Cette cinquième enquête (EDSM V) a touché un échantillon de 10 105 ménages, dans lesquels toutes les femmes de 15 à 49 ans ont été ciblées pour enquête. Dans un ménage sur deux, ont été également ciblés, tous les hommes de 15 à 59 ans. Le taux de réponse a été de 96 % chez les femmes et 93 % chez les hommes enquêtés. Le présent rapport complète le rapport préliminaire qui a fait l’objet d’une large diffusion en mai 2013. Des analyses thématiques approfondies sont envisagées à partir de la base de données disponible et seront conduites pour mieux éclairer les décisions et la conduite des programmes. Ainsi, le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, la société civile, le secteur privé, la communauté scientifique disposeront d’une mise à jour des données clés leur permettant de jouer leur partition dans le partenariat en faveur du développement. Je ne saurais terminer sans remercier la population, les enquêteurs et les superviseurs pour leur dévouement et leur patience. Aussi, je voudrais saluer la qualité de la collaboration, l’intérêt constant et les efforts soutenus des partenaires comme l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI) sans le soutien desquelles une telle opération n’aurait pu être réalisée. Je leur adresse mes sincères remerciements ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers du secteur. Remerciements • xxi REMERCIEMENTS EDSM V a été réalisée par INFO-STAT, en collaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique à travers sa Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Santé, Développement Social et Promotion de la Famille (CPS/SS-DS-PF) et l’Institut National de la Statistique (INSTAT) du Ministère de la Planification de l’Aménagement du Territoire et de la Population. L’EDSM V a été réalisée en collaboration également avec les services techniques du laboratoire de virologie et de celui de parasitologie, de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. L’EDSM V a bénéficié de l’assistance technique du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys—MEASURE DHS) d’ICF International. L’enquête a été financée par le Gouvernement du Mali, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI) et elle s’est déroulée sur le terrain, entre novembre 2012 et février 2013. L’amélioration constante du contenu des rapports finaux à travers la qualité des indicateurs produits et l’introduction de nouveaux chapitres enrichissants de la première édition à la cinquième a permis d’introduire des analyses qui, utilisées pour la prise de décision, contribueront au processus de développement socio sanitaire de notre pays. Grâce à la symbiose des efforts et à l’esprit de franche collaboration des personnes ressources, des agences et des institutions partenaires, la présente enquête a pu être conduite malgré un contexte plutôt défavorable. Nous saisissons cette occasion pour adresser nos remerciements : • à toutes les populations, les autorités politiques, les autorités administratives, la société civile et les chefs traditionnels qui ont consacré une partie de leur précieux temps à répondre aux questions de cette enquête. • au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, au Ministère du Plan et de la Prospective, au Ministère du Travail et des Affaires Sociales et Humanitaires, au Ministère de la Promotion de la Femme de la Famille et de l’Enfant, pour la collaboration intra et intersectorielle. • la Direction Nationale de la Santé, la direction Administrative et Financière du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, l’Institut National de Recherche en Santé Publique, la Direction Nationale du Développement Social, la Direction Nationale de la Protection Sociale et de l’Économie Solidaire, la Direction Nationale de la Promotion de la Femme, la Direction Nationale de l’Enfant et de la Famille, la Direction Nationale de la Population, pour leur collaboration et le soutien de leurs services techniques sur le terrain. • aux responsables de l’Institut National de la Statistique, de la Cellule de Planification et de Statistique du secteur Santé, Développement Social et Promotion de la Famille, de INFO-STAT, pour leur disponibilité constante. L’ xxii • Remerciements • aux Directeurs Régionaux de la Santé, du Développement Social et de l’Économie Solidaire, du Plan et de la Statistique, de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, aux superviseurs, au personnel de soutien, pour leur engagement et leur dévouement. Nos félicitations sincères vont aux : • cartographes, chefs d’équipes, enquêteurs et enquêtrices, aux assistants à la gestion des tablettes électroniques, éditeurs et chauffeurs, pour leur engagement, leur dévouement et leur perspicacité au cours de cette enquête menée dans un contexte de postcrise. Nos sincères remerciements au Centre Mérieux, pour sa contribution quant au contrôle de qualité des tests de séroprévalence du VIH. Notre reconnaissance et notre profonde gratitude à ICF International, pour son assistance technique de qualité au cours de cette opération à travers les appuis constants de ses représentants en l’occurrence le Dr. Soumaïla Mariko. Nos remerciements à tous nos partenaires techniques et financiers qui nous ont accompagné et soutenu de façon constante, au cours de cette opération. Il s’agit de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI). Enfin, nos sincères remerciements à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de cette enquête. Sigles et abréviations • xxiii SIGLES ET ABRÉVIATIONS ADBC Agents de Distribution à Base Communautaire ARV Médicaments Antirétroviraux BCEAO Banque de la Communauté Économique d’Afrique de l’Ouest BCG Bacille de Calmette et Guérin BCR Bureau Central pour le Recensement BIT Bureau International du Travail CNAPN Comité National d’Action pour l’abandon des Pratiques Néfastes CDV Centre de Dépistage Volontaire CCC Communication pour le Changement de Comportement CCDV Centre de Conseils et de Dépistage Volontaire CDC Center for Disease Control and Prevention CDMT Cadre de Dépense à Moyen Terme CEDEAO Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest CERPOD Centre d’Etudes et de Recherche sur la Population et le Développement CIM Classification Internationale des Maladies CPS Cellule de Planification et de Statistique CSCOM Centres de Santé Communautaires CSPro Census and Survey Processing System CSREF Centre de Santé de Référence CSCRP Cadre Stratégique de Croissance et de Réduction de la Pauvreté CTA Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine DBS Dried Blood Spots (Gouttes de Sang Séché) DHS Demographic and Health Survey DIU Dispositif Intra Utérin DNAFLA Direction Nationale de l’Alphabétisation Fonctionnelle et de la Linguistique Appliquée DTCoq Vaccin contre la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche EA&P Enquête nationale sur l’Anémie et la Parasitémie palustre EDS Enquête Démographique et de Santé EDSM Enquête Démographique et de Santé au Mali ELISA Enzyme-Linked Immunosorbent Assay (ELISA) FMI Fond Monétaire International FRPC Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance HCNLS Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA IEC Information, Éducation et Communication IMC Indice de Masse Corporelle INRSP Institut National de Recherche en Santé Publique xxiv • Sigles et abréviations INSTAT Institut National de la Statistique IRA Infection Respiratoire Aiguë ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désiré IST Infections Sexuellement Transmissibles MAMA Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée MII Moustiquaire Imprégnée d’Insecticides MIILDA Moustiquaire Imprégnée d’Insecticides à Longue Durée d’Action NA Non Applicable OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non Gouvernementale OUA Organisation de l’Unité Africaine PANJE Pratique Alimentaire appropriées du Nourrisson et du Jeune Enfant PBS Phosphate Buffered Saline PC Personnel Computer PCT Plan à Court Terme PDDSS Programme Décennal de Développement Sanitaire et Social PDES Programme de Développement Économique et Social PEV Programme Élargi de Vaccination PF Planification Familiale PIB Produit Intérieur Brut PID Pulvérisation Intra Domiciliaire PNB Produit National Brut PNLE Programme National de Lutte Contre l’Excision PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PNLS Programme National de Lutte contre le SIDA PNP Politique Nationale de Population PPTE Pays Pauvres Très Endettés PRODESS Programme de Développement Sanitaire et Social RDV Risque sur la Durée de Vie RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SE Section d’Énumération SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SLIS Système Local d’Information Sanitaire SP Sulfadoxine Pyriméthamine SRO Sels de Réhydratation par voie Orale TBFS Taux Brut de Fréquentation Scolaire TBN Taux Brut de Natalité TNFS Taux Net de Fréquentation Scolaire TGFG Taux Global de Fécondité Générale Sigles et abréviations • xxv TMM Taux de Mortalité Maternelle TPI Traitement Préventif Intermittent UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fond des Nations Unies pour l’Enfance UPS Unité Primaire de Sondage USAID Agence des États-Unis pour le Développement International VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine WHO World Health Organization ZD Zone de Dénombrement IN D IC A TE U R S D ES O B JE C TI FS D U M IL LÉ N A IR E PO U R L E D ÉV EL O PP EM EN T — M A LI , E D SM V 20 12 -2 01 3 R és id en ce E ns em bl e B am ak o A ut re s vi lle s E ns em bl e ur ba in R ur al O bj ec tif Fe m m es H om m es E ns em bl e Fe m m es H om m es E ns em bl e Fe m m es H om m es E ns em bl e Fe m m es H om m es E ns em bl e Fe m m es H om m es E ns em bl e 1. Él im in er l’ ex tr êm e pa uv re té e t l a fa im 1. 8 P ré va le nc e de l’ in su ffi sa nc e po nd ér al e pa rm i l es e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s (% ) 16 ,5 20 ,1 18 ,3 16 ,7 14 ,1 15 ,4 16 ,6 17 ,0 16 ,8 26 ,0 29 ,0 27 ,5 24 ,2 26 ,7 25 ,5 2. A ss ur er l’ éd uc at io n pr im ai re p ou r t ou s 2. 1 Ta ux n et d e fré qu en ta tio n sc ol ai re a u ni ve au p rim ai re (% )1 84 ,0 89 ,2 86 ,5 76 ,5 82 ,8 79 ,6 80 ,1 85 ,9 82 ,9 44 ,2 49 ,9 47 ,1 51 ,8 56 ,8 54 ,4 2. 3 Ta ux d ’a lp ha bé tis at io n da ns la p op ul at io n de s 15 -2 4 an s (% )2 61 ,3 87 ,1 74 ,2 61 ,8 85 ,0 73 ,4 61 ,5 86 ,1 73 ,8 23 ,3 43 ,7 33 ,5 34 ,6 56 ,4 45 ,5 3. Pr om ou vo ir l’é ga lit é de s se xe s et l’ au to no m is at io n de s fe m m es 3. 1a R at io fi lle s/ ga rç on s da ns l’ en se ig ne m en t p rim ai re 3 na na 0, 9 na na 0, 9 na na 0, 9 na na 0, 9 na na 0, 9 3. 1b R at io fi lle s/ ga rç on s da ns l’ en se ig ne m en t s ec on da ire 3 na na 0, 6 na na 0, 8 na na 0, 7 na na 0, 7 na na 0, 8 3. 1c R at io s fil le s/ ga rç on s da ns l’ en se ig ne m en t s up ér ie ur 3 na na 0, 5 na na 0, 6 na na 0, 5 na na 0, 2 na na 0, 4 4. R éd ui re la m or ta lit é de s en fa nt s de m oi ns d e 5 an s 4. 1 Ta ux d e m or ta lit é in fa nt o- ju vé ni le (‰ )4 na na 59 na na 69 na na 64 na na 11 3 91 11 7 95 4. 2 Ta ux d e m or ta lit é in fa nt ile (‰ )4 na na 42 na na 44 na na 43 na na 68 54 73 56 4. 3 P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d ’u n an v ac ci né s co nt re la ro ug eo le 78 ,0 81 ,5 79 ,6 87 ,2 81 ,0 83 ,7 81 ,8 81 ,2 81 ,5 68 ,9 69 ,5 69 ,2 71 ,5 71 ,9 71 ,7 5. A m él io re r l a sa nt é m at er ne lle 5. 1 R ap po rt de m or ta lit é m at er ne lle 5 na na na na na na na na na na na na na na 36 8 5. 2 P ou rc en ta ge d e na is sa nc es d on t l ’a cc ou ch em en t a é té a ss is té p ar u n pr es ta ta ire d e sa nt é fo rm é6 na na 95 ,9 na na 88 ,4 na na 92 ,4 na na 50 ,7 na na 58 ,6 5. 3 Ta ux d e pr év al en ce c on tra ce pt iv e (% )7 23 ,5 na na 22 ,1 na na 22 ,8 na na 7, 1 na na 10 ,3 na na 5. 4 Ta ux d e fé co nd ité d es a do le sc en te s (‰ )8 11 1, 0 na na 13 7, 3 na na 12 2, 3 na na 19 2, 1 na na 17 1, 7 na na 5. 5 C ou ve rtu re e n so in s pr én at al s pa r d u pe rs on ne l f or m é 5. 5a C ou ve rtu re p ou r a u m oi ns u ne v is ite p ré na ta le (% )9 92 ,8 na na 82 ,3 na na 87 ,8 na na 39 ,8 na na 49 ,7 na na 5. 5b C ou ve rtu re p ou r q ua tre v is ite s pr én at al es o u pl us (% )1 0 71 ,4 na na 61 ,3 na na 66 ,6 na na 34 ,6 na na 41 ,2 na na 5. 6 B es oi ns n on s at is fa its e n m at iè re d e pl an ifi ca tio n fa m ilia le (f em m es e n un io n) (% ) 23 ,0 na na 25 ,0 na na 23 ,9 na na 26 ,5 na na 26 ,0 na na 6. C om ba ttr e le V IH /s id a, le p al ud is m e et d ’a ut re s m al ad ie s 6. 1 P ré va le nc e du V IH p ar m i l es je un es d e 15 -2 4 an s (% ) 0, 9 0, 0 0, 6 2, 2 0, 0 1, 6 1, 5 0, 0 1, 1 1, 0 0, 4 0, 8 1, 1 0, 3 0, 9 6. 2 U til is at io n du c on do m a u co ur s de s de rn ie rs ra pp or ts s ex ue ls à ri sq ue s : je un es d e 15 -2 4 an s1 1 18 ,0 50 ,2 a 34 ,1 b 27 ,6 48 ,2 a 37 ,9 b 21 ,8 49 ,4 a 35 ,6 b 16 ,5 24 ,2 a 20 ,3 b 19 ,2 34 ,7 a 26 ,9 b 6. 3 P ro po rti on d e la p op ul at io n de 1 5- 24 a ns a ya nt u ne c on na is sa nc e «a pp ro fo nd ie » du V IH /s id a1 2 35 ,3 47 ,8 a 41 ,6 b 36 ,2 47 ,0 a 41 ,6 b 35 ,7 47 ,4 a 41 ,6 b 18 ,6 26 ,9 a 22 ,7 b 23 ,7 33 ,0 a 28 ,3 b 6. 4 R at io d e la fr éq ue nt at io n sc ol ai re d es o rp he lin s su r l a fré qu en ta tio n sc ol ai re d es n on o rp he lin s âg és d e 10 -1 4 an s * * * * * * * * * * * * * * 0, 81 6. 7 P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s do rm an t s ou s un e m ou st iq ua ire im pr ég né e d’ in se ct ic id e (M II) 63 ,2 66 ,3 64 ,8 71 ,5 71 ,7 71 ,6 67 ,2 68 ,9 68 ,0 67 ,7 70 ,6 69 ,2 67 ,6 70 ,3 69 ,0 6. 8 P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s do nt la fi èv re a é té tr ai té e de m an iè re a pp ro pr ié e av ec d es a nt ip al ud iq ue s1 3 32 ,6 21 ,9 26 ,7 32 ,0 15 ,1 23 ,1 32 ,3 18 ,8 25 ,0 22 ,6 21 ,5 22 ,0 24 ,4 21 ,0 22 ,5 7. A ss ur er u n en vi ro nn em en t d ur ab le 7. 8 P ro po rti on d e la p op ul at io n ut ilis an t u ne s ou rc e d’ ea u am él io ré e (% )1 4, c na na 97 ,9 na na 88 ,6 na na 93 ,4 na na 59 ,1 na na 66 ,4 7. 9 P ro po rti on d e la p op ul at io n ut ilis an t d es in st al la tio ns s an ita ire s am él io ré es (% )1 5 na na 47 ,4 na na 42 ,8 na na 45 ,2 na na 17 ,9 na na 23 ,8 N ot e : U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . na = N on a pp lic ab le 1 Le ta ux e st b as é su r la fr éq ue nt at io n dé cl ar ée , n on l’ in sc rip tio n, a u ni ve au p rim ai re p ar m i l es e nf an ts d 'â ge d e fré qu en ta tio n du n iv ea u pr im ai re ( 7- 12 a ns ). Le ta ux c om pr en d au ss i l es e nf an ts d 'â ge o ffi ci el d e fré qu en ta tio n du n iv ea u pr im ai re q ui fr éq ue nt en t l e ni ve au s ec on da ire . I l s ’a gi t d ’u ne m es ur e in di re ct e de l’ in di ca te ur 2 .1 d es O M D : Ta ux n et to ta l d e sc ol ar is at io n da ns le p rim ai re . 2 C or re sp on d au x en qu êt és q ui o nt fr éq ue nt é l’é co le s ec on da ire o u le s up ér ie ur , o u qu i p eu ve nt li re u ne p hr as e ou u ne p ar tie d e ph ra se . 3 B as é su r l a fré qu en ta tio n ne tte d éc la ré , n on l’ in sc rip tio n, p ar m i l es 7 -1 2 an s po ur le p rim ai re , 1 3- 18 a ns p ou r l e se co nd ai re e t 1 9- 24 a ns p ou r l e su pé rie ur . 4 E xp rim é en te rm es d e dé cè s po ur 1 0 00 n ai ss an ce s vi va nt es . L a m or ta lit é pa r s ex e fa it ré fé re nc e à la p ér io de d es 1 0 an s pr éc éd an t l ’e nq uê te . L a m or ta lit é po ur le s de ux s ex es e ns em bl e fa it ré fé re nc e à la p ér io de d es 5 a ns p ré cé da nt l’ en qu êt e. 5 E xp rim é en te rm es d e dé cè s m at er ne ls p ou r 1 00 0 00 n ai ss an ce s au c ou rs d es 7 a ns a ya nt p ré cé dé l’ en qu êt e. 6 P ar m i l es n ai ss an ce s de s 5 an né es a ya nt e u lie u au c ou rs d es 5 a nn ée s ay an t p ré cé dé l’ en qu êt e. 7 P ou rc en ta ge d e fe m m es a ct ue lle m en t e n un io n qu i u til is en t u ne m ét ho de c on tra ce pt iv e qu el co nq ue . 8 É qu iv au t a u ta ux d e fé co nd ité p ar â ge p ou r l es fe m m es d e 15 -1 9 an s po ur la p ér io de d es 5 a ns p ré cé da nt l’ en qu êt e, e xp rim é en te rm es d e na is sa nc es p ou r 1 0 00 fe m m es d e 15 -1 9 an s. 9 P ar u n pe rs on ne l f or m é. 10 P ar n ’im po rte q ue l p er so nn el (q ue lc on qu e) . 11 D es ra pp or ts s ex ue ls à h au ts ri sq ue s so nt d es ra pp or ts s ex ue ls a ve c un p ar te na ire e xt ra c on ju ga l e t n on c oh ab ita nt . E xp rim é en p ou rc en ta ge d e fe m m es e t d ’h om m es d e 15 -2 4 an s qu i o nt e u de s ra pp or ts s ex ue ls à h au ts ri sq ue s au c ou rs d es 1 2 de rn ie rs m oi s. 12 S on t c on si dé ré es c om m e ay an t u ne c on na is sa nc e "a pp ro fo nd ie ", le s pe rs on ne s qu i s av en t q ue l' ut ili sa tio n ré gu liè re d u co nd om a u co ur s de c ha qu e ra pp or t s ex ue l e t l a lim ita tio n de s ra pp or ts s ex ue ls à u n se ul p ar te na ire fi dè le e t n on in fe ct é pe rm et te nt d e ré du ire le s ris qu es d e co nt ra ct er le v iru s du s id a, c el le s qu i s av en t q u' un e pe rs on ne e n bo nn e sa nt é pe ut n éa nm oi ns a vo ir co nt ra ct é le v iru s du s id a et c el le s qu i r ej et te nt le s de ux id ée s lo ca le s er ro né es le s pl us c ou ra nt es c on ce rn an t l a tra ns m is si on o u la p ré ve nt io n du s id a. 13 P ou rc en ta ge d ’e nf an ts d e 0- 59 m oi s ay an t e u de la fi èv re a u co ur s de s de ux s em ai ne s ay an t p ré cé dé l’ in te rv ie w e t q ui o nt re çu n ’im po rte q ue l m éd ic am en t a nt ip al ud ée n. 14 P ou rc en ta ge d e la p op ul at io n de d ro it do nt la s ou rc e pr in ci pa le d ’e au d e bo is so n es t u n ro bi ne t d an s le lo ge m en t/c ou rs /c on ce ss io n, u n ro bi ne t p ub lic /b or ne fo nt ai ne , u n pu its à p om pe /fo ra ge , u n pu its c re us é pr ot ég é, la c ol le ct e d’ ea u de p lu ie , o u l’e au e n bo ut ei lle . 15 P ou rc en ta ge d e la p op ul at io n de d ro it do nt le m én ag e a un e ch as se d ’e au , f os se d ’a is an ce s am él io ré e au to -a ér ée , o u un e fa us se d ’a is an ce s av ec d al le e t q ui n e pa rta ge p as c et te in st al la tio n av ec d ’a ut re s m én ag es . a L im ité a ux h om m es d an s le s ou s- éc ha nt illo n de m én ag es s él ec tio nn és p ou r l ’e nq uê te a up rè s de s ho m m es . b L e to ta l e st c al cu lé c om m e un e si m pl e m oy en ne a rit hm ét iq ue d es p ou rc en ta ge s de s co lo nn es d es h om m es e t d es fe m m es . c Y c om pr is l’ ea u en b ou te ille . Indicateurs du millénaire • xxvii xxviii • Carte du Mali Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête • 1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1 e premier chapitre présente le pays ainsi que le contexte de la cinquième Enquête Démographique et de Santé au Mali (EDSM V 2012-2013). Ses objectifs et sa méthodologie y sont également exposés. 1.1 GÉOGRAPHIE, HISTOIRE ET ÉCONOMIE 1.1.1 Géographie La République du Mali, pays continental par excellence, couvre une superficie d’environ 1 241 248 kilomètres carrés. Elle partage près de 7 200 km de frontières avec sept pays : au nord, avec l’Algérie ; à l’est, avec le Niger, au sud-est avec le Burkina Faso ; au sud, avec la Côte d’Ivoire et la Guinée et, à l’ouest, avec la Mauritanie et le Sénégal. Le relief est peu élevé et peu accidenté ; c’est un pays de plaines et de bas plateaux. L’altitude moyenne est de 500 mètres. Le régime hydrographique, tributaire de la configuration géographique s’étendant entre les 11° et 25° de latitude nord, du relief et du climat, est essentiellement constitué par les bassins du Haut Sénégal et du Niger. Deux fleuves traversent le Mali : le fleuve Niger et le fleuve Sénégal. Le réseau hydrographique dessert surtout le sud du pays. La partie septentrionale de cette zone est arrosée par le fleuve Sénégal et ses affluents, la partie orientale par le fleuve Niger et ses constituants. Le régime de l’ensemble de ce réseau est tropical : hautes eaux en période d’hivernage et basses eaux en saison sèche. Ainsi, du sud au nord, un quart du territoire est situé dans la zone soudano guinéenne, 50 % dans la zone sahélienne et 25 % dans le désert saharien. Le climat est sec avec une saison sèche et une saison des pluies, cette dernière durant, en moyenne, 5 mois au sud et moins d’un mois au nord. Le niveau des précipitations s’établit entre 1 300 mm à 1 500 mm au sud tandis que la moyenne est de l’ordre de 200 mm au nord. Ce climat se caractérise par quatre zones ; le delta intérieur du Niger se caractérise par les quatre zones suivantes : • la zone sud soudano guinéenne : environ 6 % du territoire national, dans l’extrême sud. Les précipitations sont comprises entre 1 300 et 1 500 mm d’eau par an. • la zone nord-soudanienne, avec 1 300 à 700 mm/an d’eau. Cette zone couvre environ 18 % du territoire. • la zone sahélienne : le niveau des précipitations se situe entre 200 et 700 mm d’eau par an. • la zone saharienne : les précipitations deviennent irrégulières et au fur et à mesure qu’on s’éloigne des abords du fleuve Niger et qu’on avance dans le Sahara, elles deviennent aléatoires et inférieures à 200 mm/an. • le delta intérieur du Niger : c’est une véritable mer intérieure. Cette nappe d’inondation est au cœur même du Sahel. Le delta, avec ses 300 km de long sur 100 km de large, joue un rôle régulateur dans le climat de la région. 1.1.2 Histoire Le Mali actuel est né le 22 septembre 1960. Ce nom est un rappel et un hommage à la mémoire de l’un des grands empires qu’a connu l’Afrique de l’Ouest : l’Empire du Mali. La République du Mali est C 2 • Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête assurément le berceau de nombreuses civilisations qui ont donné naissance à de nombreux empires et royaumes dont, entre autres : • l’Empire du Ghana (IVème-XIIIème siècles) ; • l’Empire du Mali (XIIIème-XVème siècles) ; • l’Empire Songhaï (XVème-XVIème siècles) ; • les Royaumes Bambara de Ségou et du Kaarta (XVIIème-XVIIIème siècles) ; • l’Empire Toucouleur de El-Hadj Omar Tall (XIXème siècle) ; et • le Royaume Sénoufo de Sikasso (XIXème siècle). Ce brassage des peuples a été à l’origine de la formation de groupes humains fortement interdépendants et dont les apports civilisationnels respectifs constituent pour le Mali une des richesses la plus enviée dans la sous-région. En effet, le Mali est un carrefour de civilisations avec ses nombreux groupes ethniques et linguistiques constituant chacun une source de richesses culturelles. Les principaux groupes ethniques sont les Bambara (ou Bamanan), les Malinké (Maninka), les Sarakolé (Soninké ou Marka), les Peuhl (Foula), les Sénoufo/Minianka, les Dogon (Dogonon ou Habé), les Sonraï (Songhoï et Arma), les Touareg, les Maures et les Arabes. Malgré cette diversité, la conscience malienne, issue de l’histoire millénaire du pays, est réelle et profonde au-delà des frontières et tous les Maliens vivent dans un mixage total, conformément aux exigences de la coutume et de la tradition du terroir. Deux faits importants ont marqué l’histoire du Mali. Le premier est la pénétration de l’islam à partir du VIIe siècle. Le second est l’irruption de la colonisation française en Afrique et qui prit corps et âme dans l’actuelle aire géographique du Mali à partir de 1857. L’islam, aussi bien que le colonialisme, ont profondément désarticulé les structures sociales préexistantes, notamment les cultes. La colonisation française, plus que le fait islamique (religieux surtout), a imposé, par sa durée et les rapports de forces, de nouvelles formes étatiques, de nouvelles structures administratives et politiques. Ces nouvelles mutations ont été à la base de contestations et de revendications aboutissant à la naissance de l’état moderne du Mali après une vaine tentative d’unification avec le Sénégal au sein de la Fédération du Mali en 1959 qui a éclaté en août 1960. 1.1.3 Contexte général et économique À la suite des évènements survenus le 22 mars 2012 sur le plan politique, l’aide au Mali dans le cadre de la collaboration bilatérale et internationale a été interrompue, entrainant l’arrêt complet des activités de la cinquième Enquête Démographique et de Santé (EDSM V) du Mali. La suite des évènements a conduit à l’occupation progressive et généralisée des trois régions du Nord Gao, Tombouctou et Kidal, ainsi que de trois cercles de la région de Mopti, à savoir Douentza, Youwarou et Tenenkou par des groupes armés rendant ainsi difficile la circulation des personnes et des biens. Dans le cadre des efforts de soutien du Gouvernement Américain au Mali, le redémarrage des activités de l’EDSM V a été obtenu à titre exceptionnel dans les cinq régions du Sud : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et dans le district de Bamako avec un financement mis à la disposition du Mali par l’USAID. Le démarrage des opérations de formation et de terrain a eu lieu à partir du mois de septembre 2012. L’environnement politique, économique et humanitaire actuel au Mali et la reprise des activités de l’EDSM V dans un cadre purement exceptionnel à la suite de la suspension intervenue après le bouleversement politique du 22 mars 2012, ont conduit à la mise en place de dispositions exceptionnelles et transitoires pouvant garantir l’exécution normale et complète de l’EDSM V dans le temps et en ce qui concerne les coûts, et afin de rendre disponibles les résultats au Gouvernement et à ses partenaires au développement dans un délai relativement court. Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête • 3 Pour répondre à ce besoin, INFO-STAT, un organisme privé de recherche et de collecte d’informations statistiques du Mali a été retenu pour exécuter l’EDSM V en collaboration avec la CPS/santé et l’INSTAT. INFO-STAT a été choisi en raison de son expérience en matière de collecte des données statistiques et de collaboration avec le Gouvernement dans le cadre de l’Enquête nationale sur l’Anémie et la Parasitémie palustre du Mali 2010 (Mali A&P 2010). La Cellule de Planification et de Statistique (CPS) du Ministère de la Santé et l’Institut National de la Statistique (INSTAT) ont représenté le Gouvernement du Mali et ont assuré la Direction Nationale de l’EDSM V. INFO-STAT en a assuré la Direction Technique. Au plan international, l’année 2012 a été caractérisée par un ralentissement de l’activité économique mondiale, le taux de croissance du PIB mondial étant passé de 3,9 % en 2011 à 3,2 % en 2012. La plupart des régions du monde ont été affectées par les incertitudes suscitées par l’aggravation de la crise des dettes souveraines, les conséquences des politiques budgétaires drastiques mises en œuvre par de nombreux pays développés dans le but de réduire les déficits publics et la décélération du commerce mondial. Au plan national, l’année 2012 a été très difficile. Elle a été marquée par un certain nombre d’évènements, notamment ceux du 22 mars entraînant la suspension des financements extérieurs, hormis l’aide d’urgence et l’aide humanitaire, l’insécurité de l’environnement des affaires, l’occupation des régions nord du pays et la crise socio politique. Ces divers évènements ont affecté le cadre macroéconomique et budgétaire entraînant un ralentissement de l’activité économique. Ainsi, le taux de croissance du PIB se situait à -1,2 % en 2012 contre 2,7 % en 2011. Cette récession a été atténuée par les performances du secteur primaire. Les secteurs secondaire et tertiaire ont enregistré des taux de croissance négatifs. Le taux de croissance du secteur primaire s’est établi à 8,6 % en 2012 contre -1,3 % en 2011. Cette croissance a été tirée principalement par l’agriculture (13,9 %). Les productions des branches Élevage, Pêche et Sylviculture ont enregistré une croissance nulle en 20121. La production céréalière totale pour la campagne 2012/2013 est estimée à 6 674 427 tonnes (qui se composent de 27 % de mil, 29 % de riz, 18 % de sorgho, 25 % de maïs, 0,32 % de fonio et 0,60 % de blé) contre 5 777 729 tonnes obtenues en 2011/2012. La production de céréales est en hausse de 15 % par rapport à la campagne passée. La production de riz s’est établie à 1 914 867 tonnes en 2012 contre 1 741 472 tonnes l’année précédente. La plus grande performance du secteur a été réalisée par la branche agriculture vivrière hors riz. Cette dernière a atteint 17,9 % en 2012, soit un gain de 18,7 points de pourcentage. Le taux de croissance du secteur secondaire est passé de 8,1 % en 2011 à -5,4 % en 2012. Cette baisse est imputable principalement aux branches Bâtiments et Travaux Publics et à l’agroalimentaire boisson-tabac. Ainsi, leurs taux de croissance sont passés de respectivement 5,0 % et 18,6 % en 2011 à 35,0 % et -16,0 % en 2012. Le secteur des produits d’extraction a réalisé un taux de croissance réelle de 9,2 % en 2012 contre une croissance nulle (0,0 %) en 2011. Ils ont contribué à 0,5 % à la croissance du PIB en 2012. En pourcentage du PIB total, la branche des produits de l’extraction a représenté 5,8 % en 2012 contre 5,3 % en 2011. L’or étant le principal produit d’extraction au Mali, sa production est passée de 46 038 tonnes en 2011 à 50 272 tonnes en 2012, soit une augmentation de 9,2 %. 1 Comptes nationaux du Mali 4 • Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête 1.2 POPULATION Le Mali a réalisé quatre Recensements Généraux de la Population et de l’Habitat (RGPH) en 1976, 1987, 1998 et 2009. Ils ont permis de connaître la taille de la population et son évolution de 1976 à 2009. À l’instar des trois premiers recensements, le quatrième a permis au Mali d’intégrer la variable population dans le processus de développement et d’assurer le suivi des engagements pris par le pays aussi bien sur le plan national, qu’international (CSCRP, OMD, PDES). La prise en compte de la variable démographique dans le processus de développement nécessite la connaissance de l’état et de la structure de la population. Selon les données du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), la population résidente du Mali s’élevait à 14 528 662 habitants en avril 2009 dont 51 % de femmes et 49 % d’hommes; la densité est d’environ 11,7 habitants au kilomètre carré. En 2012, cette population est estimée à 16 319 000 habitants avec un taux d’accroissement intercensitaire de 3,6 %. La majorité de la population du pays réside en milieu rural (74,5 %). Le taux d’urbanisation est de 22,5 %. La répartition spatiale est inégale. Au dernier recensement de la population, 22,5 % seulement de la population résidente vivaient en milieu urbain. Cette population est, en outre, caractérisée par sa jeunesse : 46,6 % de la population sont âgées de moins de 15 ans. La population des femmes en âge de procréer (15-49 ans) s’élevait à 3 189 905 et représentaient ainsi 22 % de la population totale. Selon les données du RGPH de 2009, les principaux sous-groupes sont constitués des : • enfants de moins d’un an (0-11 mois) : 3 % • enfants de 1 an à 4 ans (12-59 mois) : 14 % • enfants de moins de 5 ans (0-4 ans) : 17 % • enfants de moins de 15 ans (0-14 ans) : 46 % • jeunes de moins de 19 ans (0-18 ans) : 55 % • femmes en âge de procréer (15-49 ans) : 23 % 1.3 SITUATION SANITAIRE La crise sécuritaire et politique au Mali a eu des impacts négatifs sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ces impacts négatifs se sont traduits principalement par des pertes d’acquis économiques et sociaux, ainsi que par un manque à gagner des actions de développement qui ont entrainé des modifications structurelles au niveau du système de mise en œuvre des OMD. Les paragraphes qui suivent présentent l’évolution des différents indicateurs de l’OMD, notamment ceux concernant la santé. OMD 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faim : Le recul de la pauvreté monétaire semble être un objectif réalisable : 55 % de la population étaient pauvres en 2001 contre 48 % en 2006 et 44 % en 2010. Au niveau national, on peut donc considérer qu’il y a une progression vers l’objectif 2015 qui préconise un taux de 35 %. OMD 2 : Concernant le taux de scolarisation : De 2006-2007 à 2010-2011, le taux net de scolarisation est passé de 59 % à 62 %, suivant ainsi une évolution bien en deçà de celle nécessaire pour atteindre le seuil de 100 % en 2015. L’allure de la courbe d’évolution montre un tassement, voire une régression, à partir de 2008-2009. OMD 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes : Le rapport de scolarisation filles/garçons a évolué presque linéairement entre 2006-2007 et 2010-2011 de 79 filles pour 100 garçons à 84 pour 100 garçons, à un rythme moyen de 1,2 % par an, rythme Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête • 5 nettement inférieur à celui qui est nécessaire pour atteindre un rapport de 100 % en 2015. Le taux d’alphabétisation des femmes a fortement augmenté entre 2001 et 2006 pour se stabiliser entre 2006 et 2010 à 31-32 % tandis que celui des hommes connaît une croissance soutenue sur les deux périodes, passant de 30 % en 2001 à 54 % en 2010. Les disparités entre sexes dans les postes nominatifs ont tendance à augmenter : le pourcentage de femmes nommées à des postes de responsabilité est passé de 13 % en 2008 à 9 % en 2010. OMD 4 : La mortalité infantile : La mortalité des enfants de moins d’un an, semble avoir augmenté, le taux étant passé de 96 ‰ en 2006 à 104 ‰ en 2009 et à 107 ‰ en 2013, pour une cible en 2015 de 43 ‰. La mortalité infanto-juvénile par contre a diminué, passant de 191 ‰ selon l’EDS de 2006 à 154 ‰ selon le RGPH de 2009 mais reste encore bien éloignée de la cible en 2015 qui est de 77 ‰. OMD 5 : La mortalité maternelle : La mortalité maternelle devrait être réduite de près d’un quart, pour atteindre la cible de 144 décès pour 100 000 naissances vivantes. De 582 décès pour 100 000 naissances vivantes, elle a diminué pour se situer à 464 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2006 (selon l’EDS-2001 et 2006) et à 364 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2009 selon le RGPH 2009. OMD 6 : Le SIDA ; le paludisme et les autres maladies : La prévalence de la séropositivité est passée de 1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006. En 2006, elle était nettement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural et 50 % plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Le budget de l’État consacré à la santé : Pendant la période allant de 2004 à 2012, ce budget a stagné pendant une quinzaine d’années, autour de 7-8 % du budget d’état. Ceci représente la moitié des 15 % convenus dans la déclaration d’Abuja. Les Comptes Nationaux de la Santé devraient mettre en évidence la part de chaque entité dans le financement de la Santé. En effet, cela nous permettrait d’appréhender la part des ménages qui constitue pratiquement la totalité des fonds privés (92 % par les ménages). 1.4 MÉTHODOLOGIE ET ORGANISATION DE L’ENQUÊTE 1.4.1 Cadre institutionnel La cinquième Enquête Démographique et de Santé au Mali (EDSM V) a été réalisée par INFO-STAT, en collaboration avec la Cellule de Planification et de Statistique (CPS), secteur Santé, Développement Social et Promotion de la Famille et l’Institut National de la Statistique (INSTAT) du MPATP. L’EDSM V a été réalisée également avec la collaboration des services techniques du laboratoire de virologie et de celui de parasitologie, de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP), Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. L’EDSM V a bénéficié de l’assistance technique du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys—MEASURE DHS) d’ICF International, dont l’un des objectifs est de collecter, analyser et diffuser des données démographiques et de santé portant, en particulier, sur la fécondité, la planification familiale, la santé et la nutrition de la mère et de l’enfant, et le VIH/sida. En outre, elle s’inscrit dans le Programme PRODESS (2014-2018), dont l’un des objectifs est le renforcement du système national d’information sanitaire et sociale. L’EDSM V 2012-2013 a été financée par le Gouvernement du Mali, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et la coopération canadienne. Sur le plan technique, l’EDSM V a bénéficié de l’assistance d’ICF International qui est responsable de la réalisation du programme des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys—MEASURE DHS) au niveau international. 6 • Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête 1.4.2 Objectifs La cinquième Enquête Démographique et de Santé au Mali (EDSM V) a été réalisée dans le but de disposer de données statistiques actualisées, désagrégées et de qualité au plan national sur la situation sociodémographique et sanitaire des populations maliennes et, en particulier, des enfants et des femmes afin de rendre compte des progrès accomplis vis-à-vis des OMD et d’autres engagements mondiaux et nationaux en matière de développement social. La cinquième Enquête Démographique et de Santé a pour objectif principal de produire de nombreux indicateurs socio-économiques, démographiques, sanitaires et nutritionnels au niveau de l’ensemble de la population et des sous-populations des femmes de 15-49 ans, des enfants de moins de 5 ans et des hommes de 15-59 ans. En particulier, l’EDSM V vise à identifier et/ou à estimer : Pour l’ensemble de la population : • les niveaux de scolarisation ; • les niveaux d’utilisation de sel iodé ; • certains indicateurs de bien-être des ménages ; et • la disponibilité alimentaire dans les ménages. Pour les femmes de 15-49 ans et les enfants de moins de cinq ans : • divers indicateurs démographiques, en particulier les taux de fécondité, de mortalité des enfants et de mortalité maternelle ; • les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, tels que les comportements matrimoniaux, les comportements sexuels et l’utilisation de la contraception ; • les catégories de femmes susceptibles d’avoir plus ou moins d’enfants et susceptibles d’utiliser la contraception ; • les taux de connaissance et de pratique contraceptive par méthode, selon diverses caractéristiques sociodémographiques ; • les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la mortalité des enfants ; • les différentes composantes de la santé de la reproduction et de la santé des enfants : visites prénatales et postnatales, conditions d’accouchement, allaitement, vaccinations, prévalence et traitement de la diarrhée, de la fièvre et des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) chez les enfants de moins de cinq ans ; • l’état nutritionnel des femmes et des enfants de moins de cinq ans au moyen des mesures anthropométriques (poids et taille) ; • la prévalence de l’anémie chez les enfants de moins de cinq ans et des femmes de 15-49 ans au moyen d’un test sanguin ; • le niveau de connaissance, les opinions et attitudes ainsi que les comportements à risque des femmes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida ; Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête • 7 • la prévalence de l’anémie et du VIH chez les femmes de 15-49 ans ; et • la prévalence de l’anémie et de la parasitémie palustre chez les enfants de 6-59 mois. Pour les hommes de 15-59 ans : • les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, tels que les comportements matrimoniaux, les comportements sexuels et l’utilisation de la contraception ; • les taux de connaissance contraceptive par méthode, selon diverses caractéristiques sociodémographiques ; • le niveau de connaissance, les opinions et attitudes ainsi que les comportements à risque des hommes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida ; et • la prévalence du VIH chez les hommes de 15-59 ans. L’ensemble des données collectées constitue une base de données qui facilitera la mise en place et le suivi de politiques et de programmes dans le domaine de la population et de la santé et, plus globalement, de politiques visant à l’amélioration des conditions de vie de la population malienne. Par ailleurs, les données ayant été collectées selon une méthodologie similaire à celle utilisée dans de nombreux autres pays ayant participé au programme DHS, elles font partie, de ce fait, d’une base de données utilisables et comparables au niveau international. 1.4.3 Questionnaires Afin d’atteindre les objectifs fixés, trois types de questionnaires ont été utilisés. Les questionnaires ont été programmés sur des tablettes PC que les agents de collecte utilisaient pour poser les questions et enregistrer directement les résultats de l’interview. Les trois types de questionnaires suivants ont été utilisés : 1) Questionnaire ménage. Il permet de collecter des informations sur le ménage, notamment les caractéristiques du ménage, des membres du ménage et du logement. Il comprend les différentes parties suivantes : • Tableau ménage qui permet de collecter, entre autres informations, l’âge, le sexe, le niveau d’instruction des membres du ménage ; • Caractéristiques du logement (type de toilettes, eau, sol du logement, etc.) ; • Moustiquaires ; • Travail des enfants ; • Test de sel pour la teneur en iode ; • Poids, taille et test d’hémoglobine des enfants de moins de 5 ans ; • Poids, taille, test d’hémoglobine et test du VIH des femmes ; et • Test du VIH des hommes. En outre, le questionnaire ménage permet d’établir l’éligibilité des personnes à interviewer individuellement. Il permet aussi de déterminer les populations de référence pour le calcul de certains taux démographiques. 2) Questionnaire femme. Il comprend les douze sections suivantes : 8 • Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête 1. Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêtée ; 2. Reproduction ; 3. Contraception ; 4. Grossesse et soins postnatals ; 5. Vaccination des enfants, santé et nutrition; 6. Mariage et activité sexuelle; 7. Préférences en matière de fécondité ; 8. Caractéristiques du conjoint et travail de la femme ; 9. VIH/sida ; 10. Excision ; 11. Fistule ; 12. Violence domestique ; et 13. Mortalité maternelle. 3) Questionnaire homme. Il s’agit également d’un questionnaire individuel comprenant les huit sections suivantes : 1. Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêté ; 2. Reproduction ; 3. Contraception ; 4. Mariage et activité sexuelle ; 5. Préférences en matière de fécondité ; 6. Emploi et rôle des sexes ; 7. VIH/sida ; et 8. Excision. Ces instruments ont été développés à partir des questionnaires de base du programme DHS, préalablement adaptés au contexte du Mali et en tenant compte des objectifs de l’enquête. Par ailleurs, plusieurs séances de traduction des principaux expressions et termes, en particulier ceux relatifs aux aspects sensibles des questionnaires (en particulier, les questions sur la reproduction, l’activité sexuelle, la contraception et les maladies) ont été traduits dans les principales langues parlées au Mali (Bambara/Malinké, Sonrai, Peulh) de façon à ce qu’au cours de l’enquête, les enquêtrices traduisent les questions le plus fidèlement possible. 1.4.4 Test du VIH/sida Dans la moitié des ménages sélectionnés, les hommes de 15-59 ans et les femmes de 15-49 ans étaient éligibles pour le test du VIH/sida. Le protocole pour le test du VIH a été approuvé par le Comité d’Éthique (Internal Board Committee) d’ICF International à Rockville et par le Comité National d’Éthique pour les Sciences de la Santé du Mali. Les prélèvements de sang ont été effectués auprès de tous les hommes de 15-59 ans et de toutes les femmes de 15-49 ans éligibles qui ont accepté volontairement de se soumettre au test. Le protocole pour dépister le VIH est basé sur le protocole anonyme-lié élaboré par le projet DHS (Demographic and Health Surveys) et approuvé par le Comité d’Éthique (Internal Board Committee) de ICF International. Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu ne peut être lié à l’échantillon de sang. Après examen et amendement, le Comité National d’Éthique du Mali a approuvé le protocole anonyme-lié spécifique de l’EDSM V et la version finale du Consentement Éclairé et Volontaire du test. Étant donné que le test du VIH est strictement anonyme, il n’a pas été possible d’informer les enquêtés des résultats de leur test. On a remis aux personnes éligibles, qu’elles aient accepté (par signature du formulaire de consentement) ou non d’être testées pour le VIH, une carte pour obtenir, si Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête • 9 elles le souhaitaient, des conseils et un test gratuits auprès d’un Centre de Conseils et de Dépistage Volontaire (CCDV). Pour effectuer les prélèvements sanguins auprès des personnes éligibles, deux membres de l’équipe de terrain étaient chargés des prélèvements sur les personnes éligibles du ménage. En plus de la formation pour la collecte des gouttes de sang, les agents avaient reçu une formation spéciale sur tous les aspects des protocoles du test du VIH. D’abord, pour chaque personne éligible, l’agent cherchait à obtenir son consentement éclairé après lui avoir expliqué les procédures de prélèvement, la confidentialité et l’anonymat du test. Ensuite, la carte était remise à la personne éligible pour bénéficier des conseils et d’un test gratuits auprès d’un CCDV. Pour les femmes et les hommes qui acceptaient d’être testés, l’agent, en respectant toutes les précautions d’hygiène et de sécurité recommandées, prélevait des gouttes de sang sur un papier filtre. Une étiquette contenant un code barre était collée sur le papier filtre contenant le sang. Une deuxième étiquette avec le même code barre était collée sur la ligne du Questionnaire correspondant au consentement de la personne éligible et une troisième étiquette, toujours avec le même code barre, était collée sur la fiche de transmission. Les gouttes de sang sur papier filtre étaient séchées, pendant 24 heures au minimum, dans une boîte de séchage avec des desséchants pour absorber l’humidité. Le lendemain, chaque échantillon séché était placé dans un petit sac en plastique imperméable et à fermeture hermétique. Pour la conservation des prélèvements, des desséchants et un indicateur d’humidité étaient placés dans le petit sac. Les sacs en plastique individuels étaient ainsi conservés au sec jusqu’à leur acheminement au Bureau Central des Recensements (BCR) de l’INSTAT, puis au laboratoire de l’INRSP à Bamako. 1.4.5 Échantillonnage L’échantillon de l’EDSM V 2012-2013 est un échantillon représentatif au niveau de l’ensemble des cinq régions et du district de Bamako, basé sur un sondage par grappes stratifié à deux degrés. Comme dans toutes les EDS, l’échantillon de l’EDSM V est aussi représentatif au niveau de chaque domaine d’étude. Contrairement aux EDS précédentes qui avaient onze domaines d’études composés de chacune des huit régions (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal), du district de Bamako, du milieu urbain et du milieu rural du Mali, l’EDSM V comprend huit domaines d’études constitués de chacune des cinq régions du sud (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti), du district de Bamako, et de l’ensemble de leur milieu urbain et rural. Initialement, 585 grappes avaient été sélectionnées au premier degré au niveau national, et tirées proportionnellement à leur taille, à partir de la liste des Zones de Dénombrement (ZD) établie lors du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2009. Cependant à cause de l’occupation des trois régions du nord, seulement 415 grappes représentant les cinq régions du sud et le district de Bamako, étaient disponibles pour conduire la collecte de l’EDSM V. Il faut noter que la taille élevée de l’échantillon initial (585 grappes) résultait du sur-échantillonnage de certaines zones du nord, en particulier la région de Kidal suréchantillonnée par un facteur huit afin qu’elle puisse constituer un domaine d’étude à part. Mis à part ce suréchantillonnage, la part de l’échantillon national des ménages du Mali non inclus dans l’EDSM V représente moins de 10 %. Les 415 grappes sélectionnées ont fait l’objet d’un dénombrement exhaustif des ménages. À partir de la liste des ménages établie lors de cette opération de dénombrement, des ménages ont été tirés au deuxième degré, à probabilité égale : 26 ménages ont été tirés dans chaque grappe urbaine ou rurale. Ainsi 10 743 ménages ont été sélectionnés pour conduire l’enquête ménage dans les grappes dénombrées des cinq régions et du district de Bamako. Tous les membres des ménages tirés ont été identifiés à l’aide du questionnaire ménage. Toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans (résidentes habituelles ou visiteuses) qui se trouvaient dans ces ménages ont été 10 • Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête enquêtées individuellement. Dans un ménage sur deux, ces femmes ainsi que tous les enfants de moins de cinq ans ont été mesurés et pesés ; en outre, ces femmes ont fourni des échantillons de sang pour estimer la prévalence de l’anémie et du VIH, et ces enfants ont été testés pour l’anémie et la parasitémie palustre. De plus, dans le sous-échantillon des ménages sélectionnés pour les tests chez les femmes et les enfants, tous les hommes de 15 à 59 ans (résidents habituels ou visiteurs) ont également été enquêtés individuellement et testés pour le VIH. Au total, 10 743 ménages ont été sélectionnés et parmi eux, 10 265 ménages occupés ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi les ménages identifiés, 10 105 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 98,4 % (tableau 1.1). Le taux de réponse est légèrement plus élevé en milieu rural (98,8 %) qu’en milieu urbain (97,4 %). Tableau 1.1 Résultats des interviews menages et individuelles Effectif de ménages, nombre d’interviews et taux de réponse par milieu de résidence (non pondéré), EDSM V Mali 2012-2013 Résidence Ensemble Résultats Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Interviews ménages Ménages sélectionnés 1 742 1 271 3 013 7 730 10 743 Ménages occupés 1 637 1 201 2 838 7 427 10 265 Ménages interviewés 1 579 1 185 2 764 7 341 10 105 Taux de réponse des ménages1 96,5 98,7 97,4 98,8 98,4 Interviews des femmes de 15-49 Effectif de femmes éligibles 2 105 1 330 3 435 7 440 10 875 Effectif de femmes éligibles interviewées 1 970 1 292 3 262 7 162 10 424 Taux de réponse des femmes éligibles2 93,6 97,1 95,0 96,3 95,9 Interviews des hommes de 15-59 Effectif d’hommes éligibles 976 554 1 530 3 190 4 720 Effectif d’hommes éligibles interviewés 811 521 1 332 3 067 4 399 Taux de réponse des hommes éligibles2 83,1 94,0 87,1 96,1 93,2 Interviews des hommes de 15-49 Effectif d’hommes éligibles 882 494 1 376 2 732 4 108 Effectif d’hommes éligibles interviewés 730 463 1 193 2 623 3 816 Taux de réponse des hommes éligibles2 82,8 93,7 86,7 96,0 92,9 1 Ménages enquêtés/ménages identifiés 2 Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles Dans les 10 105 ménages enquêtés, 10 875 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme éligibles pour l’enquête individuelle, et pour 10 424 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès, soit un taux de réponse de 95,9 %. L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur deux : au total 4 399 hommes de 15-59 ans sur 4 720 éligibles ont été enquêtés (taux de réponses de 93,2 %). Comme pour les femmes, les taux de réponse observés en milieu rural sont sensiblement plus élevés que ceux obtenus en milieu urbain. 1.4.6 Cartographie, formation et travail sur le terrain L’opération de cartographie et de dénombrement des 415 grappes de l’échantillon a été réalisée par l’INSTAT et la CPS. Elle s’est déroulée sur le terrain du 25 janvier au 27 mars 2012, soit en deux mois et au moment du bouleversement politique du 22 mars 2012. Douze équipes composées de 2 agents cartographes et énumérateurs, préalablement formés, étaient chargés de ce travail. Le travail de cartographie a été effectué sur le terrain à l’aide de tablettes PC. Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête • 11 Un pré-test des questionnaires, combiné à l’enquête principale, a été exécuté par INFO-STAT en collaboration avec la CPS, l’INSTAT et ICF, et il s’est déroulé du 6 au 9 novembre 2012. Cent-vingt-trois agents ont été recrutés, formés et répartis en vingt équipes, puis déployés en zone urbaine (Bamako) et en zone rurale, non loin de Bamako. Les enseignements tirés de ce pré-test ont permis de finaliser les questionnaires et les programmes sur les tablettes PC. La formation pour l’enquête principale a également été exécutée par INFO-STAT en collaboration avec la CPS, l’INSTAT et ICF, et elle s’est déroulée du 26 septembre au 31 octobre 2012. Cent-vingt-trois personnes ayant, au moins, un niveau de fin d’études secondaires ont suivi la formation. À l’issue de la formation, les meilleurs candidats ont été retenus pour la collecte et répartis en vingt équipes, composées chacune d’un chef d’équipe, d’un enquêteur et de trois enquêtrices. Parmi les meilleurs agents, 60 ont été formés pour effectuer les mesures anthropométriques et prélever les gouttes de sang pour les tests d’anémie, de la parasitémie palustre et du VIH. La collecte des données sur le terrain a débuté le 13 novembre 2012 et s’est achevée le 5 février 2013 sous la coordination d’INFO-STAT. 1.4.7 Traitement des données Au cours de l’EDSM V, les interviews ont été conduites à l’aide des tablettes PC, et les informations directement saisies au cours de l’interview. Les questionnaires ont été téléchargés en utilisant le logiciel CSPro, développé conjointement par le Bureau du Recensement des États-Unis et le Programme DHS. Trois personnes au bureau central étaient chargées de la réception et de la vérification des données saisies sur le terrain et envoyées à l’ordinateur central à INFO-STAT et à l’INSTAT en utilisant le réseau internet. À la fin de la collecte sur le terrain, les données saisies sur les tablettes ont été éditées en vue de vérifier la cohérence interne des réponses. La vérification finale a été réalisée par un informaticien et un démographe du programme DHS, utilisant une technique éprouvée au cours de dizaines d’enquêtes antérieures similaires. 1.4.8 Limites méthodologiques Étant donné que l’EDSM V n’inclut pas les régions du nord, les résultats d’ensemble de l’enquête ne sont pas strictement comparables à ceux des enquêtes précédentes. Toute comparaison des résultats « nationaux » entre l’EDSM V et les enquêtes précédentes doit donc être interprétée avec beaucoup de prudence. Par contre, les résultats de chaque région sont strictement comparables entre les différentes enquêtes. Caractéristiques des ménages • 13 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 objectif de ce chapitre est de présenter les conditions dans lesquelles vivent les ménages ciblés par l’EDSM V, ainsi qu’un profil démographique et socio-économique de la population de ces ménages. Ces informations permettront de mieux comprendre les résultats présentés dans les chapitres suivants. En outre, elles peuvent se révéler très utiles pour la mise en place de politiques dans le domaine socio-économique. La première partie de ce chapitre est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques des logements, comme le type d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes, les matériaux de revêtement du sol, la disponibilité de l’électricité et la possession de biens durables. La deuxième partie est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques démographiques de la population des ménages (âge et sexe). Elle présente également certaines caractéristiques socio-économiques, comme le milieu de résidence et la composition des ménages. La troisième partie présente les données sur le niveau d’instruction des femmes et des hommes des ménages enquêtés ainsi que les taux de fréquentation scolaire. 2.1 CONDITIONS DE VIE Les données collectées sur certaines caractéristiques du logement sont présentées pour les ménages et pour l’ensemble de la population de droit1, en fonction du milieu de résidence. 2.1.1 Provenance de l’eau de boisson Des millions d’habitants dans le monde n’ont pas accès à un approvisionnement en eau améliorée et à des moyens d’assainissement adéquats qui sont pourtant indispensables au maintien d’une bonne santé. Dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’UNICEF s’est engagé, avec l’aide de toute la communauté internationale, à réduire de moitié, d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à ces services de base. 1 Population de droit = résidents présents + résidents absents L’ Principaux résultats • Deux tiers des ménages (66 %) utilisent de l’eau provenant d’une source améliorée. Cette proportion varie de 59 % en milieu rural à 93 % en milieu urbain. • Seuls 22 % des ménages disposent de toilettes améliorées et non partagées. Cette proportion varie de 41 % en milieu urbain à 17 % en milieu rural. • Près d’un Malien sur deux a moins de 15 ans et la majorité de la population malienne vit en milieu rural (78 %). 14 • Caractéristiques des ménages Au cours de l’EDSM V, un certain nombre d’informations collectées ont permis d’évaluer l’environnement sanitaire de la population : • Dans le domaine de l’eau : utilisation de sources d’approvisionnement en eau améliorées, utilisation d’une méthode adéquate de traitement de l’eau, temps d’approvisionnement en eau potable; • En matière d’assainissement : utilisation d’installations sanitaires améliorées et élimination hygiénique des excréments des enfants. La population qui a accès à des sources d’approvisionnement améliorées en eau de boisson est celle qui utilise l’un des types d’approvisionnement en eau suivants : l’eau courante (dans les logements, les concessions ou les parcelles), les fontaines publiques/bornes fontaines, puits tubes/forages et puits protégés, l’eau de source protégée, l’eau de pluie recueillie. L’eau embouteillée est considérée comme une source améliorée d’approvisionnement en eau de boisson seulement si le ménage utilise une source améliorée d’approvisionnement en eau pour d’autres besoins, comme la lessive et la cuisine. 2.1.2 Utilisation de sources d’eau améliorées Les résultats présentés au tableau 2.1 indiquent que deux tiers des ménages (66 %) utilisent de l’eau provenant d’une source améliorée. Il s’agit essentiellement de puits à pompe ou forage (22 %), de puits creusé protégé (18 %) ou encore de de robinet public ou fontaine (17 %). La proportion de ménages dont l’eau de boisson provient d’une source améliorée présente de fortes disparités : en milieu rural, seuls 59 % des ménages ont accès à une source d’eau améliorée, contre 93 % en milieu urbain. A Bamako, cette proportion atteint 98 % contre 88 % dans les autres villes. Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l’eau pour boire, le temps pour s’approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l’eau, selon le milieu de résidence, EDSM V Mali 2012-2013 Ménages Enquêtés Caractéristique Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Source d’approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 97,5 88,4 93,0 58,6 66,0 97,8 88,6 93,4 59,0 66,4 Robinet dans logement/concession/ cour/parcelle 34,9 35,9 35,4 1,7 8,9 33,0 36,0 34,5 1,7 8,8 Robinet public/fontaine 53,0 25,7 39,5 10,7 16,8 54,5 24,5 39,9 10,9 17,2 Puits à pompe/ forage 1,4 6,5 3,9 27,1 22,1 1,9 6,4 4,1 27,2 22,2 Puits creusé protégé 8,1 20,0 14,0 18,7 17,7 8,4 21,5 14,8 18,8 17,9 Source d’eau protégée 0,1 0,3 0,2 0,4 0,3 0,1 0,2 0,1 0,4 0,3 Eau de pluie 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 Source non améliorée 1,6 11,3 6,4 39,5 32,4 1,4 11,0 6,1 39,0 31,9 Puits creusé non protégé 1,4 10,3 5,8 38,1 31,2 1,2 10,1 5,5 37,7 30,8 Source d’eau non protégée 0,1 0,6 0,3 1,3 1,1 0,1 0,7 0,4 1,3 1,1 Camion-citerne/charrette avec petite citerne 0,1 0,3 0,2 0,0 0,1 0,1 0,3 0,2 0,0 0,1 Autre 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 ND 0,8 0,3 0,6 1,9 1,6 0,8 0,4 0,6 2,0 1,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Temps de trajet pour s’approvisionner en eau de boisson Eau sur place 53,7 65,8 59,7 30,9 37,1 51,4 67,4 59,1 30,7 36,9 Moins de 30 minutes 38,6 26,0 32,3 59,0 53,3 39,6 25,1 32,6 59,1 53,4 30 minutes ou plus 4,9 4,4 4,7 7,4 6,8 5,8 4,4 5,2 7,6 7,1 NSP/ND 2,8 3,8 3,3 2,7 2,8 3,1 3,1 3,1 2,6 2,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 À suivre… Caractéristiques des ménages • 15 Tableau 2.1—Suite Ménages Enquêtés Caractéristique Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Moyen de traitement de l’eau1 Ébullition 0,2 0,8 0,5 0,6 0,6 0,1 0,7 0,4 0,6 0,6 Ajout d’eau de Javel/chlore 10,4 20,5 15,4 16,0 15,9 10,9 22,6 16,6 16,8 16,7 Passée à travers un linge 4,7 8,0 6,3 14,6 12,8 4,9 9,4 7,1 14,9 13,2 Céramique, sable ou autre filtre 0,2 0,0 0,1 0,4 0,3 0,2 0,0 0,1 0,4 0,3 Désinfection solaire 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Autre 0,6 0,9 0,8 1,3 1,2 0,7 0,7 0,7 1,4 1,3 Aucun traitement 86,1 74,7 80,5 71,2 73,2 85,5 71,9 78,9 70,4 72,2 Pourcentage utilisant une méthode de traitement appropriée2 10,6 21,1 15,8 16,6 16,4 11,0 23,1 16,9 17,4 17,3 Effectif 1 092 1 068 2 161 7 944 10 105 6 356 5 976 12 332 44 921 57 253 1 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 2 Les méthodes appropriées pour le traitement de l’eau comprennent l’ébullition, l’ajout de chlore, le filtrage et la désinfection solaire. 2.1.3 Temps pour s’approvisionner en eau Globalement, on constate que 37 % des ménages disposent d’une source d’approvisionnement en eau de boisson sur place. Par ailleurs, 53 % peuvent accéder à leur source d’approvisionnement en moins de 30 mn. Ces indicateurs mettent cependant à jour des situations assez différentes selon le milieu de résidence. En effet, la proportion de ménages disposant d’une source d’approvisionnement ne nécessitant pas de déplacement est deux fois plus importante en milieu urbain (60 %) qu’en milieu rural (31 %). À l’inverse, les ménages dont l’accès à la source d’approvisionnement nécessite un déplacement, même de moins de 30 mn, représentent 59 % en milieu rural, contre 32 % en milieu urbain. 2.1.4 Traitement de l’eau à domicile L’amélioration de la qualité de l’eau au moyen de certains traitements peut contribuer à réduire les risques de contracter des maladies liées à une mauvaise qualité de l’eau. Au cours de l’EDSM V, des questions ont été posées aux ménages, pour savoir si l’eau de boisson était traitée et quel traitement était utilisé. Parmi les moyens proposés pour rendre l’eau potable, figurent l’ébullition, l’ajout de chlore ou d’eau de Javel, le filtrage à travers un linge et l’utilisation d’un filtre à eau. Le tableau 2.1 présente les proportions de ménages et de la population qui utilisent des méthodes appropriées de traitement pour rendre l’eau potable. Près des trois quarts des ménages (73 %) n’utilisent aucun moyen de traitement de l’eau de boisson. Cette situation est un peu plus fréquente en milieu urbain (81 %) qu’en milieu rural (71 %). Etant donné que les ménages urbains ont plus facilement accès à de l’eau potable par un robinet, cela pourrait expliquer le fait qu’ils soient relativement plus nombreux à ne pas traiter l’eau de boisson. Globalement, les moyens de traitement les plus fréquemment utilisés consistent à ajouter de l’eau de javel ou du chlore (16 %), ou le filtrage au moyen d’un linge ou d’un autre filtre (13 %). Ce dernier moyen est beaucoup plus fréquemment utilisé dans le milieu rural (15 %) que dans le milieu urbain (6 %). 2.1.5 Type de toilettes utilisées L’élimination inadéquate des excréments humains est associée à un risque accru de contracter des maladies dont les maladies diarrhéiques et la poliomyélite. Les installations sanitaires considérées comme améliorées non partagées sont les toilettes à chasse d’eau reliées à un système d’égouts ou à une fosse septique, 16 • Caractéristiques des ménages les fosses d’aisances améliorées ventilées, les fosses d’aisances avec dalle et les toilettes à compostage. Les toilettes partagées sont des toilettes qui seraient considérées comme améliorées si elles n’étaient pas partagées par deux ménages ou plus. Les résultats du tableau 2.2 montrent qu’au Mali, seuls 22 % des ménages disposent de toilettes considérées comme améliorées et non partagées. Cette proportion varie de 41 % en milieu urbain, à 17 % en milieu rural. Dans la capitale Bamako, 44 % des ménages disposent de tels équipements sanitaires. Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %)des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines, selon le milieu de résidence, EDSM V Mali 2012-2013 Ménages Enquêtés Type de toilettes/latrines Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées 43,7 38,6 41,2 16,8 22,0 47,4 42,8 45,2 17,9 23,8 Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système d’égout 9,1 3,3 6,2 0,1 1,4 9,2 3,3 6,4 0,0 1,4 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 4,6 1,3 3,0 0,7 1,2 4,1 1,5 2,8 0,7 1,2 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse d’aisances 2,6 2,3 2,4 2,2 2,2 2,6 2,1 2,3 2,1 2,2 Fosse d’aisances améliorée auto-aérée 2,1 0,7 1,4 0,4 0,6 2,4 0,6 1,6 0,4 0,7 Fosse d’aisances avec dalle 25,2 31,0 28,1 13,4 16,5 28,9 35,3 32,0 14,5 18,3 Toilettes à compostage 0,2 0,0 0,1 0,2 0,1 0,1 0,0 0,1 0,2 0,1 Toilettes partagées1 46,8 42,3 44,6 12,2 19,1 43,4 38,8 41,2 11,1 17,6 Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système d’égout 0,6 0,2 0,4 0,0 0,1 0,5 0,2 0,4 0,0 0,1 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 2,7 0,4 1,6 0,6 0,8 2,1 0,5 1,3 0,5 0,7 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse d’aisances 2,4 3,6 3,0 1,6 1,9 2,1 2,8 2,4 1,4 1,6 Fosse d’aisances améliorée auto-aérée 1,8 0,4 1,1 0,1 0,3 1,5 0,4 1,0 0,1 0,3 Fosse d’aisances avec dalle 39,3 37,5 38,4 9,9 16,0 37,0 35,0 36,0 9,1 14,9 Toilettes à compostage 0,1 0,0 0,1 0,1 0,1 0,1 0,0 0,1 0,1 0,1 Toilettes non améliorées 9,4 19,1 14,2 71,0 58,8 9,2 18,4 13,7 70,9 58,6 Chasse d’eau/chasse manuelle non reliée aux égouts/fosse septique/fosse d’aisances 0,0 0,3 0,2 0,2 0,2 0,0 0,3 0,1 0,2 0,2 Fosse d’aisances sans dalle/trou ouvert 8,4 17,7 13,0 56,2 47,0 8,4 17,2 12,6 56,2 46,8 Toilettes/latrines suspendues 0,4 0,0 0,2 0,7 0,6 0,4 0,0 0,2 0,8 0,7 Pas de toilettes/nature 0,6 1,0 0,8 13,8 11,0 0,4 0,9 0,6 13,7 10,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 092 1 068 2 161 7 944 10 105 6 356 5 976 12 332 44 921 57 253 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme « améliorées » si elles n’étaient pas partagées par deux ménages ou plus. Au Mali, les ménages qui ne disposent d’aucun type de toilettes représentent 11 %. Cette situation concerne beaucoup plus les ménages ruraux (14 %) que les ménages urbains (1 %). 2.2 CARACTÉRISTIQUES DU LOGEMENT Au cours de l’enquête, certaines questions ont été posées en vue de déterminer les caractéristiques des logements. Ces questions portaient principalement sur la disponibilité de l’électricité, les matériaux de revêtement du sol, ainsi que l’endroit et le combustible utilisés pour cuisiner. 2.2.1 Disponibilité de l’électricité Dans l’ensemble, les résultats présentés au tableau 2.3 montrent qu’au Mali, seuls 26 % des ménages disposent de l’électricité. Cependant, depuis 2001, cette proportion a nettement augmenté, puisque, à cette Caractéristiques des ménages • 17 date, seulement 11 % des ménages avaient l’électricité. Malgré ces progrès, on constate toujours des écarts importants entre les villes et les campagnes. En effet, en 2012-2013, la proportion de ménages disposant de l’électricité est de 76 % en milieu urbain, contre seulement 12 % en milieu rural. Dans le district de Bamako, 83 % des ménages ont l’électricité. Tableau 2.3 Caractéristiques du logement Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner; répartition (en%)des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, EDSM V Mali 2012-2013 Résidence Ensemble Caractéristique du logement Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Électricité Oui 83,1 68,6 76,0 11,9 25,6 Non 16,9 31,4 24,0 88,1 74,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du sol Terre, sable 25,6 39,7 32,6 72,0 63,6 Bouse 0,9 2,6 1,8 9,7 8,0 Planches en bois 0,1 0,2 0,2 0,2 0,2 Palmes/bambou 0,3 0,8 0,5 1,8 1,5 Parquet ou bois ciré 0,1 0,0 0,1 0,0 0,0 Bandes de vinyle ou asphalte 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 Carrelage 14,5 4,7 9,7 0,6 2,5 Ciment 57,3 50,6 54,0 14,4 22,9 Moquette 0,6 1,1 0,9 1,0 1,0 Autre 0,6 0,2 0,4 0,2 0,3 ND 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pièces utilisées pour dormir Une 22,3 15,2 18,8 17,9 18,1 Deux 33,8 37,9 35,8 38,4 37,9 Trois ou plus 43,2 46,3 44,8 43,4 43,7 ND 0,7 0,5 0,6 0,4 0,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Endroit pour cuisiner Dans la maison 17,4 8,1 12,8 8,6 9,5 Dans un bâtiment séparé 48,4 64,4 56,3 70,9 67,8 À l’extérieur 31,3 25,3 28,3 19,0 21,0 Pas de repas préparé dans le ménage 2,2 1,7 2,0 1,3 1,4 Autre 0,7 0,5 0,6 0,2 0,3 ND 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Combustible utilisé pour cuisiner Électricité 0,4 0,2 0,3 0,0 0,1 GPL/gaz naturel/biogaz 3,6 0,5 2,1 0,1 0,5 Kérosène 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Charbon/lignite 2,1 0,3 1,2 0,1 0,4 Charbon de bois 53,2 20,5 37,0 4,6 11,6 Bois 38,5 76,8 57,4 93,2 85,5 Paille/branchages/herbes 0,0 0,0 0,0 0,2 0,2 Résidus agricoles 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 Bouse 0,0 0,0 0,0 0,3 0,2 Pas de repas préparé dans le ménage 2,2 1,7 2,0 1,3 1,4 ND 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner1 93,8 97,6 95,7 98,6 98,0 Fréquence à laquelle on fume dans le logement Tous les jours 25,1 19,8 22,5 15,7 17,1 Une fois par semaine 2,8 2,4 2,6 1,7 1,9 Une fois par mois 0,2 0,3 0,2 0,3 0,3 Moins d’une fois par mois 1,0 0,6 0,8 0,8 0,8 Jamais 70,8 76,9 73,8 81,6 80,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 092 1 068 2 161 7 944 10 105 GPL = Gaz propane liquéfié 1 Inclut Charbon/lignite, Charbon de bois, Bois, Paille/branchages/herbes, Résidus agricoles et Bouse [la liste des catégories est incluse dans le questionnaire du pays]. 18 • Caractéristiques des ménages 2.2.2 Type de revêtement du sol Certains types de revêtement du sol peuvent faciliter la propagation de certains germes, responsables de maladies. Pour cette raison, au cours de l’EDSM V, des questions ont été posées sur le type de revêtement du sol des logements. On observe que pour l’ensemble du pays, un ménage sur quatre (26 %) vit dans un logement dont le sol est en matériaux de construction adéquats, c’est-à-dire en ciment (23 %) ou en carrelage (3 %). Dans 64 % des cas, les ménages vivent dans un logement dont le sol est recouvert de matériaux rudimentaires tels que la terre ou le sable. Le type de revêtement du sol varie de manière importante selon le milieu de résidence. En particulier, en ce qui concerne le sol en ciment, on note que la proportion varie de 54 % en milieu urbain à seulement 14 % en milieu rural où, dans près des trois quarts des cas (72 %), le sol des logements est recouvert de matériaux rudimentaires (terre ou sable). 2.2.3 Nombre de personnes par pièce utilisée pour dormir On constate toujours au tableau 2.3 que globalement, dans 18 % des cas, les ménages disposent d’une pièce pour dormir. Trente-huit pour cent des ménages disposent de deux pièces pour dormir et 44 % d’au moins trois pièces. Les variations selon le milieu de résidence ne sont pas très importantes. 2.2.4 Combustible et endroit utilisés pour faire la cuisine Des millions de personnes dans le monde dépendent des combustibles solides (biomasse et charbon) pour leurs besoins en énergie de base, comme la cuisine et le chauffage. Faire la cuisine et se chauffer avec des combustibles solides entraînent des niveaux élevés de pollution de l’air à l’intérieur des logements, par la production d’un mélange complexe de polluants nuisibles pour la santé. Le principal indicateur utilisé dans le cadre de cette enquête est la proportion de la population utilisant des combustibles solides comme source principale d’énergie domestique pour la cuisine. Concernant les sources d’énergie utilisées pour la cuisine, les résultats montrent que pour l’essentiel, les ménages maliens ont recours au bois (86 %) ou à un produit dérivé, le charbon de bois (12 %). L’utilisation du bois qui concerne un peu plus de la moitié des ménages urbain (57 %), est quasi-généralisée en milieu rural (93 %). À l’inverse, le charbon comme source d’énergie est plus fréquemment utilisée en milieu urbain (37 %), en particulier à Bamako (53 %); seuls 5 % des ménages ruraux utilisent cette source. Les combustibles modernes, comme le gaz, le propane liquéfié ou le méthane, sont utilisés par une faible proportion de ménages (moins de 1 %). Le niveau d’utilisation le plus élevé de ces combustibles est observé à Bamako, avec une proportion de 4 %. Le tableau 2.3 présente également les résultats concernant l’endroit où les ménages cuisinent. Globalement, on note que dans les deux tiers des cas (68 %), les ménages cuisinent dans un bâtiment séparé du reste du logement. Cette pratique est plus fréquente en milieu rural (71 %) qu’en milieu urbain (56 %). Le tableau 2.3 fournit une information qui peut être utilisée pour évaluer la qualité de l’air à l’intérieur du logement : il s’agit de la fréquence à laquelle on fume dans le logement qui permet d’évaluer l’exposition passive au tabac. On constate que dans 80 % des cas, on ne fume jamais dans le logement. Cette proportion est un peu plus faible à Bamako que dans les autres milieux de résidence (71%, contre 77 % dans les autres villes et 82 % en milieu rural). 2.3 BIENS POSSÉDÉS PAR LES MÉNAGES L’EDSM V s’est intéressée au niveau socio-économique des ménages. À cet effet, pendant l’enquête, on a cherché à savoir si les ménages possédaient certains biens, qui sont considérés comme des indicateurs du Caractéristiques des ménages • 19 niveau socio-économique, et aussi comme des mesures indirectes du niveau d’accès à l’information et aux services sociaux. Les résultats obtenus sont présentés au tableau 2.4. Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport, de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence, EDSM V Mali 2012-2013 Résidence Ensemble Possession Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Biens possédés par le ménage Radio 80,9 85,4 83,1 71,8 74,3 Télévision 78,9 68,0 73,5 19,1 30,7 Téléphone portable 95,3 92,4 93,9 68,3 73,8 Téléphone fixe 9,7 4,1 6,9 0,9 2,2 Réfrigérateur 31,4 17,4 24,5 1,3 6,3 Moyens de transport Bicyclette 22,7 40,4 31,4 67,5 59,8 Charrette tirée par un animal 1,6 19,1 10,3 63,1 51,8 Motocyclette/scooter 60,4 63,6 62,0 46,9 50,1 Voiture/camion 19,9 9,1 14,5 1,2 4,0 Bateau à moteur 0,0 0,0 0,0 0,4 0,3 Possession de terres agricoles 10,6 32,1 21,3 83,0 69,8 Possession d’animaux de ferme1 13,7 35,6 24,5 75,2 64,3 Effectif 1 092 1 068 2 161 7 944 10 105 1 Bétail, vaches, taureaux, chevaux, ânes, chèvres, moutons ou poulets. On constate que la radio et le téléphone portable sont les biens les plus fréquemment possédés par les ménages (74 % pour chacun de ces équipements). Seuls 31 % des ménages maliens possèdent un téléviseur. La possession d’un réfrigérateur est encore plus rare (6 %). Les proportions de ménages disposant de ces différents biens varient selon le milieu de résidence, avec des niveaux toujours plus élevés parmi les citadins. Ainsi, 83 % des ménages urbains, contre 72 % des ménages ruraux, possèdent une radio. Concernant la télévision, l’écart entre villes et campagnes est encore plus grand : 74 % pour le milieu urbain contre 19 % pour le milieu rural. Enfin, très peu de ménages du milieu rural possèdent un réfrigérateur (1 %). Concernant les moyens de transport, les résultats montrent que globalement 60 % des ménages possèdent une bicyclette, 52 % une charrette tirée par un animal, et 50 % une motocyclette ou scooter. Très peu de ménages maliens possèdent une voiture ou camion (4 %). La possession de ces moyens de transport varie également en fonction du milieu de résidence. La bicyclette et la charrue tirée par un animal sont des moyens de transport plus fréquemment possédés par les ménages ruraux (respectivement 68 % et 63 %). À l’inverse, les ménages urbains sont, en proportion, bien plus nombreux à posséder une mobylette/scooter (62 %) ou une voiture/camion (15 %). 2.3.1 Indice de bien-être économique L’indice de bien-être économique du ménage est construit à partir des données sur les biens possédés par les ménages et en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages ont été obtenues en utilisant le questionnaire Ménage de l’EDSM V (questions sur la possession par les ménages de certains biens de consommation tels que la télévision, la radio ou la voiture). Les informations utilisées provenaient également des questions sur certaines caractéristiques du logement comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau de revêtement du sol, le nombre de personnes par pièce pour dormir et le combustible utilisé pour faire la cuisine. 20 • Caractéristiques des ménages On a affecté à chacun de ces biens et caractéristiques du ménage un poids (score ou coefficient) généré à partir d’une analyse en composante principale. Les scores qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin, Rutstein, Johnson, Pande et Wagstaff, 2000). On attribue ensuite à chaque ménage un score pour chaque bien ou caractéristique et on fait la somme de tous les scores obtenus par le ménage. Les individus sont classés en fonction du score total du ménage dans lequel ils résident. L’échantillon est ensuite divisé en quintile de population, chaque quintile correspondant à un niveau allant de 1 (le plus bas) à 5 (le plus élevé). Les résultats sont présentés au tableau 2.5. Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique, selon le milieu de résidence et la région, EDSM V Mali 2012-2013 Quintiles de bien-être économique Total Effectif d’enquêtés Milieu de résidence/région Le plus bas Second Moyen Quatrième Le plus élevé Résidence Bamako 0,0 0,0 0,3 16,7 83,0 100,0 6 356 Autres villes 0,3 1,2 4,8 34,0 59,7 100,0 5 976 Ensemble urbain 0,1 0,6 2,5 25,1 71,7 100,0 12 332 Rural 25,5 25,3 24,8 18,6 5,8 100,0 44 921 Région Kayes 17,2 20,5 23,6 22,8 15,9 100,0 7 545 Koulikoro 20,0 20,2 20,4 23,4 15,9 100,0 12 048 Sikasso 15,0 20,5 25,4 25,3 13,9 100,0 13 262 Ségou 30,8 23,5 21,3 16,9 7,5 100,0 10 913 Mopti 33,6 30,7 21,1 8,8 5,9 100,0 7 129 Bamako 0,0 0,0 0,3 16,7 83,0 100,0 6 356 Ensemble 20,0 20,0 20,0 20,0 20,0 100,0 57 253 Les résultats montrent que c’est dans le milieu urbain, et en particulier dans le district de Bamako, qu’est concentrée la population la plus riche (respectivement 72 % et 83 %). À l’opposé, en milieu rural, seulement 6 % de la population appartiennent au quintile le plus élevé. Au niveau régional, on constate un clivage entre Bamako et les autres régions. En effet, à Bamako, la quasi-totalité de la population est classée dans les deux quintile les plus riches ; dans les autres régions, cette proportion varie d’un maximum de 39 % dans les régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso à 24 % dans celle de Ségou et à un minimum de 15 % dans celle de Mopti. Dans ces deux dernières régions, environ un tiers de la population est classée dans le quintile le plus bas (respectivement 31 % et 34 %). 2.3.2 Lavage des mains Au cours de l’enquête, on a demandé à voir où les membres du ménage se lavaient les mains, ainsi que les produits nettoyants utilisés. Le tableau 2.6 présente les résultats selon le milieu de résidence, la région et l’indice de bien-être économique. Dans seulement près d’un quart des cas (26 %), l’enquêteur a pu observer l’endroit où les membres du ménage se lavent les mains. Parmi les ménages dans lesquels l’endroit où les membres se lavent les mains a pu être observé, 27 % ne disposaient ni d’eau, ni de savon, ni d’un quelconque produit nettoyant. Une telle situation était plus fréquente en milieu rural (31 %) qu’en milieu urbain (19 %). Il en est de même pour les régions de Sikasso (33 %) et Mopti (32 %), comparées à Bamako (17 %) et aux autres régions (Kayes, 26 % ; Koulikoro, 26 % ; Ségou, 28 %). Parmi les ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a pu être observé, 37 % disposaient soit d’eau et de savon, soit d’eau, de savon ou d’un autre détergent. C’est en milieu urbain (58 %) et dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé (63 %) que la disponibilité de ces éléments est la plus élevée. Caractéristiques des ménages • 21 Tableau 2.6 Lavage des mains Pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit utilisé le plus souvent pour se laver les mains a été observé et, parmi ces ménages, répartition (en %) par disponibilité de l’eau, de savon et d’autres produits nettoyants, EDSM V Mali 2012-2013 Pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages Parmi les ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé, pourcentage avec : Effectif de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Caractéristique sociodémographique Savon et eau1 Eau et produit nettoyant2 autre que le savon seulement Eau seulement Savon mais pas d’eau3 Produits nettoyants autres que le savon seulement2 Pas d’eau, ni savon, ni autre produit nettoyant Total Résidence Bamako 41,2 1 092 60,5 0,3 11,3 10,6 0,4 16,8 100,0 450 Autres villes 39,0 1 068 55,2 0,3 18,6 3,7 0,1 22,1 100,0 417 Ensemble urbain 40,1 2 161 58,0 0,3 14,8 7,3 0,3 19,4 100,0 867 Rural 21,9 7 944 26,9 1,7 36,7 3,8 0,3 30,6 100,0 1 743 Région Kayes 25,7 1 398 36,3 1,6 31,3 5,2 0,0 25,7 100,0 359 Koulikoro 21,2 2 238 34,9 1,4 30,7 7,2 0,1 25,7 100,0 474 Sikasso 27,4 2 152 30,3 0,0 34,5 2,2 0,4 32,6 100,0 589 Ségou 23,7 1 965 31,1 1,9 36,4 1,6 0,7 28,4 100,0 465 Mopti 21,6 1 261 29,4 3,6 31,8 3,4 0,0 31,8 100,0 273 Bamako 41,2 1 092 60,5 0,3 11,3 10,6 0,4 16,8 100,0 450 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,4 2 081 13,9 2,1 47,2 0,7 0,4 35,7 100,0 382 Second 21,5 2 054 19,1 1,5 40,5 2,5 0,5 35,8 100,0 441 Moyen 23,2 2 006 27,6 2,4 38,0 3,5 0,3 28,2 100,0 466 Quatrième 25,3 2 009 38,2 0,9 25,9 7,0 0,0 27,9 100,0 509 Le plus élevé 41,5 1 955 63,0 0,2 12,2 7,9 0,3 16,4 100,0 811 Ensemble 25,8 10 105 37,2 1,2 29,4 5,0 0,3 26,9 100,0 2 610 1 Par « savon », on entend ici le savon ou un détergent en morceau, sous forme liquide, en poudre ou sous forme de pâte. Cette colonne inclut les ménages possédant du savon et de l’eau seulement ainsi que ceux qui possèdent du savon et de l’eau et un autre détergent. 2 Les produits nettoyants autres que le savon incluent des produits disponibles localement comme la cendre, la boue ou du sable. 3 Y compris les ménages disposant de savon seulement ainsi que ceux qui disposent de savon et d’autres produits nettoyants. 2.4 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MÉNAGES Au cours de l’enquête Ménage, des informations démographiques et socio-économiques ont été recueillies sur tous les résidents habituels des ménages, c’est-à-dire les résidents qui constituent la population de droit. Outre les résidents habituels, ces questions ont aussi concerné les visiteurs qui ont passé la nuit ayant précédé l’enquête dans le ménage. Les visiteurs plus les résidents habituels constituent la population de fait. Les différences entre populations de droit et population de fait sont minimes. Et, comme les enquêtes passées et les recensements sont basés sur la population de fait, les tableaux concernant les ménages présentés dans ce chapitre sont basés aussi sur la population de fait, sauf indication contraire. 2.4.1 Structure par âge et sexe de la population Les résultats présentés au tableau 2.7 montrent que parmi les 55 836 personnes enquêtées au cours de l’EDSM V, 27 571 sont de sexe masculin et 28 264 de sexe féminin, soit un rapport de masculinité de 98 hommes pour 100 femmes. Les hommes sont donc légèrement sous-représentés dans la population par rapport aux femmes. Par ailleurs, la structure par âge de la population révèle que la population malienne est jeune : 53 % ont moins de 15 ans et seulement 4 % ont 65 ans ou plus. En ce qui concerne la répartition géographique, les résultats montrent que, dans la majorité des cas, la population malienne vit en milieu rural (78 %). Le rapport de masculinité est de 93 hommes pour 100 femmes en milieu urbain, contre 99 en milieu rural. Le déséquilibre de la population malienne au détriment des hommes est donc un peu plus prononcé en milieu urbain qu’en milieu rural. 22 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence Répartition (en %) de la population de fait des ménages par groupe d’âges quinquennal, selon le sexe et le milieu de résidence, EDSM V Mali 2012-2013 Résidence Homme Femme Ensemble Groupe d’âges Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble <5 17,3 16,4 16,8 17,1 15,7 16,4 17,2 16,0 16,6 20,4 18,9 19,6 19,7 18,3 19,0 5-9 15,0 13,7 14,3 17,6 16,1 16,8 16,2 14,8 15,5 19,5 18,5 19,0 18,8 17,7 18,3 10-14 13,2 15,7 14,5 16,2 16,5 16,3 14,7 16,1 15,4 16,2 14,5 15,3 15,9 14,8 15,3 15-19 8,7 11,3 10,1 9,6 8,5 9,0 9,1 10,0 9,6 6,9 6,2 6,6 7,4 7,1 7,2 20-24 7,7 8,8 8,3 5,7 8,2 7,0 6,7 8,5 7,6 3,9 6,5 5,2 4,5 6,9 5,7 25-29 6,6 8,2 7,4 4,0 7,6 5,9 5,3 7,9 6,7 4,2 7,6 6,0 4,5 7,7 6,1 30-34 6,5 5,6 6,0 4,7 6,4 5,6 5,6 6,0 5,8 4,4 6,1 5,3 4,7 6,1 5,4 35-39 5,4 5,7 5,6 5,4 5,6 5,5 5,4 5,7 5,5 4,4 4,7 4,6 4,6 4,9 4,8 40-44 4,2 2,9 3,5 4,2 2,9 3,5 4,2 2,9 3,5 3,7 3,4 3,5 3,8 3,3 3,5 45-49 3,9 2,2 3,0 4,4 1,8 3,0 4,1 2,0 3,0 3,2 2,5 2,8 3,4 2,4 2,9 50-54 3,0 3,6 3,3 2,3 4,1 3,2 2,7 3,8 3,3 3,0 5,1 4,1 2,9 4,8 3,9 55-59 1,7 1,8 1,8 2,1 2,1 2,1 1,9 1,9 1,9 2,1 2,3 2,2 2,1 2,2 2,1 60-64 2,6 1,5 2,0 2,7 1,9 2,3 2,6 1,7 2,2 3,0 1,8 2,4 2,9 1,8 2,3 65-69 1,8 1,0 1,4 1,6 1,1 1,3 1,7 1,1 1,4 2,1 0,9 1,5 2,0 0,9 1,5 70-74 0,8 0,6 0,7 1,1 0,7 0,9 1,0 0,7 0,8 1,3 0,5 0,9 1,2 0,5 0,9 75-79 0,7 0,2 0,4 0,6 0,2 0,4 0,6 0,2 0,4 0,7 0,3 0,5 0,7 0,3 0,5 80 + 0,5 0,6 0,5 0,7 0,5 0,6 0,6 0,5 0,6 0,8 0,3 0,5 0,8 0,3 0,5 NSP/ND 0,4 0,2 0,3 0,1 0,1 0,1 0,3 0,1 0,2 0,1 0,0 0,0 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 3 003 3 236 6 239 2 819 3 014 5 833 5 822 6 249 12 071 21 749 22 015 43 765 27 571 28 264 55 836 La répartition par âge et sexe de la population à un moment donné est représentée par la pyramide des âges (Graphique 2.1). Globalement, la pyramide des âges qui présente une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés, est caractéristique des populations à fécondité et à mortalité élevées. Par ailleurs, la pyramide présente certaines irrégularités au niveau des deux sexes. En effet, on constate un déficit d’hommes important aux âges 20-45 ans, conséquence très certainement de la migration. Chez les femmes, on observe également un déficit, en particulier aux groupes d’âges 15-24 ans, qui peut aussi être imputable à des mouvements migratoires, soit vers les grands centres urbains, soit dans la sous-région, principalement en Côte d’Ivoire. Ces irrégularités peuvent aussi provenir de transferts d’âges. En outre, on observe un rétrécissement prononcé des effectifs au groupe d’âges 45-49 ans et, à l’opposé, un gonflement à 50-54 ans. Ces irrégularités que l’on rencontre souvent dans les enquêtes EDS sont dues, certainement, en partie, à un mauvais enregistrement de l’âge par les enquêtrices qui, pour alléger le nombre d’interviews, « vieillissent » les femmes de 45-49 ans en les transférant dans le groupe d’âges 50-54 ans, âges auxquels elles ne sont plus éligibles pour être enquêtées. Chez les hommes, on remarque le même phénomène entre les groupes d’âges 55-59 ans et 60-64 ans. Caractéristiques des ménages • 23 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 + Pourcentage Âge Homme Femme EDSM V 2012-2013 2.4.2 Taille et composition des ménages Le tableau 2.8 présente la répartition des ménages par sexe du chef de ménage et par nombre de membres habituels du ménage, ainsi que la taille moyenne du ménage et le pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents. Globalement, on constate que la quasi- totalité des ménages sont dirigés par un homme (91 %) ; seulement 9 % des ménages ont, à leur tête, une femme. Ce dernier pourcentage est un peu plus élevé en milieu urbain (12 %) qu’en milieu rural (9 %). Concernant la taille des ménages, on constate, qu’avec une moyenne de 5,7 personnes, les ménages maliens sont de grande taille. Plus de deux ménages sur cinq (44 %) sont composés de trois à cinq personnes, et les ménages de grande taille (9 personnes ou plus) représentent 15 %. La taille moyenne du ménage ne varie pratiquement pas selon les milieux de résidence. Le tableau 2.8 présente également le pourcentage de ménages qui comptent des orphelins et des enfants de moins de 18 ans dont les parents ne vivent pas dans le ménage. Près de 22 % des ménages comprennent des enfants qui sont orphelins et/ou qui vivent sans leurs parents, et cette proportion est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (30 % contre 20 %). Les ménages comptant des enfants dont les parents vivent ailleurs représentent 18 %, avec une proportion plus élevée en milieu urbain (27 %) qu’en milieu rural (16 %). Près de 8 % des ménages maliens abritent des enfants orphelins simples (l’un des deux parents est décédé et l’état de survie de l’autre est inconnu) et 1 % des ménages des enfants orphelins de père et de mère (orphelins doubles). La proportion de ménages qui comptent des orphelins simples est plus élevée en milieu urbain que rural (10 % contre 7 %). 24 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.8 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage; taille moyenne du ménage; pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents, selon le milieu de résidence, EDSM V Mali 2012-2013 Résidence Ensemble Caractéristique Bamako Autres villes Ensemble urbain Rural Chef de ménage Homme 89,7 86,0 87,9 91,4 90,7 Femme 10,3 14,0 12,1 8,6 9,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1 7,0 4,0 5,5 2,9 3,5 2 5,3 5,8 5,5 6,9 6,6 3 10,7 12,9 11,8 13,9 13,5 4 14,5 15,1 14,8 15,4 15,3 5 15,3 17,1 16,2 15,0 15,3 6 13,0 14,7 13,9 13,8 13,8 7 10,8 11,9 11,3 10,7 10,8 8 7,2 5,7 6,5 6,7 6,7 9+ 16,1 12,8 14,5 14,5 14,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne du ménage 5,8 5,6 5,7 5,7 5,7 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents Enfants vivant sans leurs parents1 29,6 23,6 26,6 16,0 18,3 Orphelin double 2,6 0,6 1,6 1,0 1,1 Orphelin simple2 10,1 10,1 10,1 6,9 7,6 Enfant orphelin et/ou vivant sans leurs parents 31,8 27,2 29,6 19,7 21,8 Effectif de ménages 1 092 1 068 2 161 7 944 10 105 Note : Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c’est-à-dire les résidents habituels. 1 Les enfants vivant sans leurs parents sont les enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage dans lequel il n’y a ni leur père, ni leur mère. 2 Comprend les enfants dont l’un des parents est décédé et dont l’état de survie de l’autre est inconnu. 2.5 NIVEAU D’INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE Au cours de l’enquête Ménage, des informations relatives au niveau d’instruction atteint et à la dernière classe achevée dans ce niveau ont été collectées pour toutes les personnes âgées de 6 ans ou plus enquêtées dans le ménage. L’instruction de la population, et surtout celle des femmes, est un déterminant important des conditions de vie des ménages, du comportement procréateur, du recours à la contraception moderne, du comportement en matière de santé, de la scolarisation des autres membres du ménage ainsi que des habitudes en matière d’hygiène et de nutrition. À cet égard, malgré les efforts importants consentis par le gouvernement en matière d’éducation, on constate que le niveau d’instruction de la population de 6 ans ou plus demeure encore faible, surtout chez les femmes. En effet, dans l’ensemble, deux tiers des femmes (67 %) et un peu plus de la moitié des hommes (56 %) n’ont toujours aucune instruction (tableaux 2.9.1 et 2.9.2). On note également que quel que soit le niveau atteint, les hommes sont plus instruits que les femmes. Par ailleurs, les proportions d’hommes et de femmes ayant terminé un cycle sont très faibles. Ainsi, seuls 3 % des hommes et une proportion légèrement inférieure de femmes ont achevé le niveau primaire. On note également que 2 % des hommes et moins de 1 % des femmes ont déclaré avoir atteint le niveau supérieur. Caractéristiques des ménages • 25 Tableau 2.9.1 Niveau d’instruction de la population des ménages : Femme Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur NSP/ND Total Effectif Nombre médian d’années complétées Groupe d’âges 6-9 54,3 45,4 0,0 0,2 0,0 0,0 0,0 100,0 3 988 0,0 10-14 43,5 40,2 5,7 10,5 0,0 0,0 0,1 100,0 4 196 1,7 15-19 50,3 12,2 5,3 31,3 0,2 0,6 0,1 100,0 1 996 0,0 20-24 64,5 10,5 2,6 18,1 1,2 2,9 0,2 100,0 1 958 0,0 25-29 79,2 7,6 2,1 7,6 1,7 1,8 0,1 100,0 2 179 0,0 30-34 83,3 7,5 1,9 5,4 0,9 0,8 0,2 100,0 1 717 0,0 35-39 83,4 7,9 2,1 5,2 0,8 0,7 0,1 100,0 1 398 0,0 40-44 84,1 7,3 2,4 4,6 0,6 0,8 0,2 100,0 928 0,0 45-49 84,4 6,2 1,1 6,8 0,7 0,9 0,0 100,0 666 0,0 50-54 89,5 4,4 0,9 4,1 0,8 0,2 0,0 100,0 1 369 0,0 55-59 88,7 5,3 0,8 3,5 0,8 0,5 0,3 100,0 628 0,0 60-64 93,7 1,4 0,5 2,3 0,3 1,5 0,2 100,0 495 0,0 65+ 96,7 1,0 0,7 1,1 0,2 0,3 0,1 100,0 561 0,0 Résidence Bamako 39,2 27,3 4,3 22,3 2,5 4,1 0,3 100,0 2 621 2,0 Autres villes 45,5 27,0 3,7 20,9 1,2 1,5 0,1 100,0 2 454 0,5 Ensemble urbain 42,3 27,1 4,0 21,6 1,9 2,8 0,2 100,0 5 075 1,4 Rural 73,9 18,7 2,1 4,9 0,1 0,1 0,1 100,0 17 022 0,0 Région Kayes 73,0 19,0 1,7 6,0 0,2 0,1 0,1 100,0 2 913 0,0 Koulikoro 63,4 23,8 2,7 9,1 0,3 0,6 0,1 100,0 4 598 0,0 Sikasso 68,8 21,0 2,5 7,0 0,4 0,3 0,1 100,0 5 094 0,0 Ségou 72,3 17,9 2,6 6,9 0,2 0,1 0,1 100,0 4 113 0,0 Mopti 79,2 14,6 1,2 4,6 0,3 0,2 0,0 100,0 2 758 0,0 Bamako 39,2 27,3 4,3 22,3 2,5 4,1 0,3 100,0 2 621 2,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 83,3 13,6 1,1 2,0 0,0 0,0 0,1 100,0 4 277 0,0 Second 80,2 16,0 1,2 2,5 0,0 0,0 0,1 100,0 4 339 0,0 Moyen 74,8 18,8 2,3 4,0 0,0 0,0 0,0 100,0 4 315 0,0 Quatrième 60,2 26,2 3,5 9,5 0,3 0,3 0,1 100,0 4 427 0,0 Le plus élevé 37,8 27,9 4,3 24,4 2,2 3,2 0,2 100,0 4 739 2,3 Ensemble3 66,6 20,7 2,5 8,8 0,5 0,7 0,1 100,0 22 097 0,0 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 6 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 17 femmes pour lesquelles l’âge est manquant. 26 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.9.2 Niveau d’instruction de la population des ménages : Homme Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur NSP/ND Total Effectif Nombre médian d’années complétées Groupe d’âges 6-9 50,0 49,6 0,2 0,2 0,0 0,0 0,0 100,0 4 154 0,0 10-14 37,5 44,2 5,8 12,3 0,0 0,0 0,1 100,0 4 373 2,3 15-19 38,5 14,6 6,0 40,0 0,1 0,8 0,1 100,0 2 042 4,5 20-24 45,8 11,9 3,2 28,2 2,4 8,0 0,5 100,0 1 240 3,0 25-29 60,7 9,9 2,4 17,6 2,6 6,3 0,5 100,0 1 233 0,0 30-34 70,4 9,4 2,5 10,6 2,8 3,6 0,7 100,0 1 291 0,0 35-39 71,8 11,6 2,5 7,6 2,7 3,6 0,2 100,0 1 279 0,0 40-44 66,8 13,5 3,0 11,5 2,3 2,4 0,5 100,0 1 046 0,0 45-49 69,8 11,3 2,8 10,6 1,4 3,3 0,8 100,0 926 0,0 50-54 72,0 9,8 2,2 7,0 2,7 5,1 1,1 100,0 799 0,0 55-59 73,0 9,0 3,4 7,5 2,0 4,7 0,3 100,0 567 0,0 60-64 83,6 4,9 0,8 5,8 1,6 2,9 0,5 100,0 812 0,0 65+ 89,8 2,8 1,4 3,5 0,7 1,4 0,5 100,0 1 304 0,0 Résidence Bamako 24,9 28,4 4,2 28,2 2,8 10,3 1,2 100,0 2 402 4,3 Autres villes 30,8 30,3 4,1 26,2 3,7 4,7 0,2 100,0 2 237 3,1 Ensemble urbain 27,7 29,3 4,1 27,2 3,2 7,6 0,8 100,0 4 639 3,8 Rural 64,2 23,8 2,7 8,0 0,5 0,6 0,2 100,0 16 454 0,0 Région Kayes 61,8 23,9 2,7 10,0 0,9 0,5 0,1 100,0 2 733 0,0 Koulikoro 53,6 27,9 2,9 12,4 0,9 1,9 0,3 100,0 4 322 0,0 Sikasso 55,2 27,7 3,3 11,2 1,2 1,1 0,3 100,0 4 932 0,0 Ségou 62,7 23,2 3,2 9,1 0,6 1,0 0,1 100,0 4 092 0,0 Mopti 74,8 16,3 1,6 6,4 0,4 0,5 0,0 100,0 2 613 0,0 Bamako 24,9 28,4 4,2 28,2 2,8 10,3 1,2 100,0 2 402 4,3 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 75,2 19,0 2,2 3,5 0,0 0,0 0,1 100,0 4 230 0,0 Second 70,7 22,1 2,0 4,8 0,1 0,2 0,1 100,0 4 182 0,0 Moyen 64,9 23,6 3,0 7,8 0,3 0,3 0,1 100,0 4 209 0,0 Quatrième 47,6 32,0 3,4 14,5 1,3 0,8 0,4 100,0 4 107 0,0 Le plus élevé 23,4 28,6 4,4 30,0 3,6 9,1 0,9 100,0 4 365 4,6 Ensemble3 56,2 25,1 3,0 12,2 1,1 2,1 0,3 100,0 21 094 0,0 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 6 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 28 hommes pour lesquels l’âge est manquant. L’examen des résultats selon l’âge met en évidence une nette amélioration du niveau d’instruction des générations les plus anciennes aux plus récentes. En effet, la proportion d’individus sans instruction est passée de 90 % chez les hommes âgés de 65 ans et plus à 38 % chez ceux de 10-14 ans. Le pourcentage plus élevé des non instruits chez les garçons de 6-9 ans par rapport à ceux du groupe d’âges 10-14 ans (50 % contre 38 %) s’explique, en partie, par le fait que tous les garçons de 6-9 ans n’ont pas encore intégré le système scolaire. Chez les femmes, les progrès ont été tout aussi rapides au cours de la période récente. En effet, la proportion de celles sans instruction est passée de 97 % parmi les femmes de 65 ans et plus à 44 % parmi celles de 10-14 ans. D’autre part, on constate, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, que les écarts entre villes et campagnes sont très importants. En milieu urbain, 28 % des hommes et 42 % des femmes n’ont aucune instruction contre respectivement 64 % et 74 % en milieu rural. En outre, en milieu urbain, 4 % des hommes et la même proportion de femmes ont achevé un cycle primaire contre respectivement 3 % et 2 % en milieu rural. Les disparités entre les régions sont également importantes. Le district de Bamako se caractérise par les proportions les plus faibles de personnes sans instruction: 25 % chez les hommes et 39 % chez les femmes. Viennent ensuite les régions de Koulikoro et Sikasso qui présentent des situations meilleures, comparées à Caractéristiques des ménages • 27 celles de Kayes et Ségou. C’est la région de Mopti qui présente les proportions les plus élevées de personnes sans instruction (75 % des hommes et 79 % des femmes). Les tableaux 2.9.1 et 2.9.2 présentent également la répartition du niveau d’instruction des hommes et des femmes selon l’indice de bien-être économique du ménage. Il ressort de ces résultats que plus le niveau de bien-être économique du ménage est élevé, plus les proportions de personnes n’ayant jamais été à l’école sont faibles. Pour les hommes, la proportion passe de 75 % dans le quintile le plus bas, à 23 % dans le quintile le plus élevé. Chez les femmes, les proportions sont respectivement de 83 % et 38 %. 2.5.1 Taux de fréquentation scolaire Le principal indicateur du niveau d’accès de la population au système éducatif est le niveau de fréquentation scolaire des personnes en âge d’aller à l’école. Au cours de l’EDSM V, des questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 5 à 24 ans. Le graphique 2.2 qui présente les taux de fréquentation scolaire par âge détaillé et par sexe, montre que les taux de scolarisation des filles et des garçons augmentent globalement jusqu’à l’âge de 11 ans. Bien que les taux de fréquentation scolaire des garçons soient, globalement, toujours plus élevés que ceux des filles, on constate un « décrochage » des filles par rapport aux garçons à partir de 15 ans, âge auquel 46 % des garçons fréquentent l’école contre 36 % des filles. À 18 ans, l’écart est plus important puisque seulement 20 % des jeunes filles fréquentent encore l’école, contre 34 % des garçons. Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge 0 10 20 30 40 50 60 70 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Pourcentage Âge Homme Femme EDSM V 2012-2013 Le tableau 2.10 présente deux indicateurs de la fréquentation scolaire : le taux net et le taux brut de fréquentation scolaire. Plus précisément, ces deux indicateurs ont pour objectif de mesurer le niveau général de participation à un niveau d’études donné. Le taux net de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les enfants d’âges scolaires officiels. Au Mali, ces âges sont fixés à 7-12 ans pour le niveau primaire et, 13-18 ans pour le niveau secondaire. Le taux brut mesure la fréquentation scolaire des jeunes de n’importe quel âge dans la population d’âge officiel d’un niveau d’études donné. Un écart important entre les taux brut et net signifie qu’une proportion importante d’enfants fréquentent un niveau d’études donné à un âge qui ne correspond pas à l’âge officiel. Ces taux sont présentés pour le niveau primaire et le niveau secondaire, par sexe, selon le milieu et la région de résidence et selon l’indice de bien-être économique. 28 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d’études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Mali, EDSM-V 2012-2013 Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Caractéristique sociodémographique Homme Femme Total Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Total Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Résidence Bamako 79,8 73,2 76,4 0,92 109,2 98,6 103,7 0,90 Autres villes 73,9 69,8 71,8 0,95 101,7 94,7 98,2 0,93 Ensemble urbain 76,7 71,5 74,0 0,93 105,3 96,6 100,8 0,92 Rural 47,4 41,9 44,8 0,88 62,9 56,3 59,7 0,89 Région Kayes 48,5 40,0 44,5 0,82 64,7 53,8 59,6 0,83 Koulikoro 58,5 55,5 57,1 0,95 75,8 76,5 76,1 1,01 Sikasso 56,0 46,9 51,7 0,84 76,0 64,5 70,5 0,85 Ségou 47,3 44,5 45,9 0,94 63,7 57,2 60,5 0,90 Mopti 31,1 33,0 32,0 1,06 42,7 42,7 42,7 1,00 Bamako 79,8 73,2 76,4 0,92 109,2 98,6 103,7 0,90 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 35,1 31,3 33,3 0,89 46,2 38,1 42,3 0,83 Second 42,5 36,3 39,5 0,85 59,3 47,7 53,7 0,80 Moyen 46,0 42,5 44,3 0,93 63,0 57,2 60,2 0,91 Quatrième 66,7 57,8 62,4 0,87 86,4 82,1 84,3 0,95 Le plus élevé 78,3 73,4 75,8 0,94 105,0 99,5 102,2 0,95 Total 53,0 48,2 50,7 0,91 71,0 64,9 68,0 0,91 NIVEAU SECONDAIRE Résidence Bamako 66,1 40,5 51,1 0,61 100,0 64,4 79,1 0,64 Autres villes 62,5 49,8 56,1 0,80 93,2 73,2 83,1 0,79 Ensemble urbain 64,3 44,5 53,4 0,69 96,5 68,2 81,0 0,71 Rural 25,8 19,3 22,8 0,75 35,0 26,8 31,2 0,76 Région Kayes 25,4 15,8 20,6 0,62 35,4 21,6 28,5 0,61 Koulikoro 36,8 28,8 32,6 0,78 57,6 38,6 47,8 0,67 Sikasso 36,2 25,8 31,4 0,71 49,7 36,2 43,5 0,73 Ségou 30,0 26,2 28,3 0,87 37,8 40,9 39,1 1,08 Mopti 17,1 17,1 17,1 1,00 21,9 23,6 22,7 1,08 Bamako 66,1 40,5 51,1 0,61 100,0 64,4 79,1 0,64 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 15,7 9,4 13,0 0,60 20,5 13,9 17,7 0,68 Second 17,2 11,5 14,5 0,67 20,9 15,1 18,2 0,72 Moyen 25,5 17,3 21,6 0,68 36,8 25,4 31,5 0,69 Quatrième 40,5 31,2 35,7 0,77 55,2 41,6 48,1 0,75 Le plus élevé 70,0 47,7 57,7 0,68 105,1 73,2 87,5 0,70 Total 34,6 26,6 30,7 0,77 49,1 38,7 44,0 0,79 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau primaire (A-B ans) qui fréquente l’école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau secondaire (C-D ans) qui fréquente l’école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d’élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d’élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S’il y a pour un niveau donné un nombre important d’élèves plus âgés ou plus jeunes que l’âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L’indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau primaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. L’indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau secondaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. Caractéristiques des ménages • 29 On constate que le taux net de fréquentation scolaire est faible au Mali. En effet, seulement un peu plus de la moitié des enfants (51 %) des enfants de 7-12 ans fréquentent une école primaire et 35 % de ceux âgés de 13-18 ans fréquentent une école secondaire. Bien que la proportion de garçons qui fréquentent l’école soit toujours plus élevée que celle des filles, c’est au niveau secondaire que l’écart est le plus important. En effet, au niveau primaire, 53 % des garçons qui ont l’âge de fréquenter une école primaire fréquentent effectivement l’école contre 48 % chez les filles. Au niveau secondaire, parmi ceux et celles en âge officiel de fréquentation d’une école secondaire, ces proportions sont de 35 % pour les garçons et 27 % pour les filles. Les écarts entre les milieux de résidence sont également importants. Ainsi, en milieu urbain, 74 % des enfants de 7- 12 ans fréquentent effectivement une école primaire, contre seulement 45 % en milieu rural. Concernant le secondaire, les proportions sont respectivement de 53% et 23 %. Les résultats selon la région montrent un niveau de fréquentation scolaire (au niveau primaire aussi bien qu’au niveau secondaire) bien plus élevée dans le district de Bamako que dans le reste du pays. Après Bamako, les meilleurs niveaux de fréquentation scolaire sont observés dans les régions de Sikasso et Koulikoro, suivies de celles de Kayes et Ségou. La région de Mopti présente les niveaux les plus faibles, tant dans le primaire que dans le secondaire. Concernant le primaire par exemple, le taux net de fréquentation scolaire est de 32 % dans la région de Mopti, contre 52 % à Sikasso, et 57 % à Koulikoro et 76 % à Bamako. Les résultats selon le niveau de bien-être économique montrent que plus le ménage est riche, plus les enfants ont des chances d’être scolarisés. Concernant le taux brut de scolarisation, on constate qu’il atteint 68 % pour le niveau primaire. Ce qui signifie que pour 100 enfants de 7-12 ans, 68 enfants, quel que soit leur âge, fréquentent l’école primaire. Au niveau secondaire, ce taux est de 44 %. On constate que les taux bruts sont sensiblement plus élevés que les taux nets; ce qui veut dire qu’une proportion importante d’enfants qui fréquentent un niveau donné ne sont pas dans la tranche d’âges officielle correspondant à ce niveau. Comme pour les taux nets, quel que soit le niveau d’études, les taux bruts pour les garçons sont plus élevés que ceux des filles. En outre, les résultats selon le milieu et la région de résidence font apparaître les mêmes disparités que celles déjà observées pour les taux nets. Enfin, le taux brut de fréquentation scolaire, que ce soit pour le primaire ou le secondaire, augmente avec l’amélioration du niveau de bien-être économique du ménage. Le tableau 2.10 présente également l’indice de parité entre les genres qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire des filles et celui des garçons. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart de fréquentation scolaire entre les deux sexes est important. Un indice égal à 1 indique une égalité totale. Au Mali, l’indice du taux net de fréquentation scolaire estimé à 0,91 pour le primaire montre qu’à ce niveau il y a un peu moins de filles que de garçons qui sont scolarisés. L’indice de parité de 0,88 en rural contre 0,93 en urbain montre que cet écart de scolarisation en défaveur des filles est plus important en milieu rural qu’urbain. Cette disparité entre les genres est plus prononcée dans les régions de Kayes (avec un indice de 0,82) et Sikasso (0,84) que dans les autres. L’indice de parité le plus élevé est observé dans la région de Mopti (1,06). Les variations selon les quintiles de bien-être sont importantes entre les deux premiers quintiles (0,89 pour le plus bas et 0,85 pour le second) contre 0,94 dans le plus élevé. Pour le secondaire, l’indice de parité entre les genres est de 0,77. Ce qui signifie que la sous- scolarisation des filles est plus prononcée dans ce cycle, comparée au primaire où l’indice est de 0,91. Le graphique 2.2 qui présente les taux de fréquentation scolaire par âge détaillé et sexe, met en évidence les écarts de scolarisation entre les garçons et les filles, écarts qui deviennent plus importants à partir de 13 ou 14 ans (âges de début du secondaire). Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 31 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 e chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques des femmes (15-49 ans) et des hommes (15-59 ans) enquêtés. Tout comme le questionnaire Ménage, les questionnaires Individuels ont permis de recueillir des informations sur l’âge, l’état matrimonial, le milieu de résidence et le niveau d’instruction des enquêtés. Dans cette partie, sont également analysés les résultats sur l’alphabétisation, l’accès aux médias, l’activité économique, la couverture médicale et la consommation de tabac par les hommes et les femmes. Ces différentes caractéristiques seront utilisées comme variables d’analyse dans la suite de ce rapport. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Les résultats présentés au tableau 3.1 montrent que les répartitions des femmes et des hommes par groupes d’âges quinquennaux présentent une allure assez régulière, les proportions de chaque groupe d’âges diminuant régulièrement à mesure que l’on avance vers les âges élevés. Pour les hommes, ces proportions passent de 21 % chez les jeunes de 15-19 ans à 11 % dans le groupe d’âges 45-49 ans. Concernant les femmes, ces proportions varient respectivement de 18 % à 7 %. Les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes éligibles de l’échantillon. Dans le cadre de l’EDSM V, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes mariés légalement, ainsi que toutes celles et tous ceux vivant en union consensuelle. Selon cette définition, au moment de l’enquête, 14 % des femmes étaient célibataires, alors que plus de huit sur dix (85 %) étaient en union et environ 2 % étaient en rupture d’union (divorcées, séparées ou veuves). Chez les hommes, au moment de l’enquête, près de deux sur cinq étaient célibataires (37 %), plus de trois sur cinq (63 %) étaient en union et moins de 1 % était en rupture d’union. C Principaux résultats • La grande majorité des femmes et des hommes de 15-49 ans sont analphabètes. Seulement 21 % des femmes et 38 % des hommes sont considérés comme étant alphabétisés. • Une très faible proportion de femmes et d’hommes (respectivement 4 % et 9 %) ont été exposés, au moins une fois par semaine, aux trois médias (radio, télévision et journaux). • Près de la moitié des femmes de 15-49 ans (48 %) et plus de neuf hommes de 15-49 ans sur dix (93 %) ont exercé une activité économique au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. • Très peu de femmes et d’hommes sont couverts par une assurance médicale (moins de 3 %). • La consommation du tabac est beaucoup plus élevée chez les hommes (18 %) que chez les femmes (1 %). 32 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Femme Homme Caractéristique sociodémographique Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Groupe d’âges 15-19 18,1 1 891 1 918 20,9 792 752 20-24 17,7 1 845 1 880 12,8 486 483 25-29 19,9 2 078 2 075 13,8 524 534 30-34 16,0 1 669 1 657 14,3 545 550 35-39 12,8 1 335 1 330 14,7 560 573 40-44 8,8 914 902 12,4 471 497 45-49 6,6 693 662 11,0 418 427 Religion Musulmane 92,5 9 645 9 715 94,5 3 585 3 623 Chrétienne 4,3 447 408 3,8 143 133 Animiste 0,9 97 88 1,2 46 40 Autres religions 0,1 6 7 0,2 6 6 Sans religion 2,2 228 206 0,4 15 14 Ethnie Bambara 34,1 3 550 3 413 36,5 1 385 1 329 Malinké 8,7 912 952 8,0 302 335 Peulh 14,7 1 529 1 483 15,5 590 579 Sarakolé/Soninké/Marka 10,8 1 126 1 297 8,8 336 401 Sonraï 1,6 169 200 1,7 64 68 Dogon 8,9 928 1 087 8,6 325 393 Tamachek/Bélla 0,9 97 87 0,9 34 30 Sénoufo/Minianka 10,5 1 094 896 11,4 432 350 Bobo 2,9 304 277 3,3 124 116 Autre (Mali) 6,1 634 647 4,6 174 184 Pays CEDEAO 0,3 36 37 0,6 24 26 Autres 0,4 44 48 0,1 5 5 État matrimonial Célibataire 13,6 1 417 1 481 36,6 1 391 1 374 Marié 83,0 8 651 8 558 60,9 2 312 2 352 Vivant ensemble 1,6 168 179 1,7 63 59 Divorcé(e)/séparé(e) 1,0 99 108 0,7 27 28 Veuve/veuf 0,8 88 98 0,1 3 3 Résidence Bamako 13,4 1 394 1 970 14,4 545 730 Autres villes 11,4 1 189 1 292 11,4 432 463 Ensemble urbain 24,8 2 583 3 262 25,7 977 1 193 Rural 75,2 7 841 7 162 74,3 2 819 2 623 Région Kayes 12,8 1 333 1 636 12,1 459 587 Koulikoro 21,1 2 196 1 805 18,9 716 622 Sikasso 22,6 2 359 1 729 23,4 888 635 Ségou 18,2 1 900 1 796 20,1 763 707 Mopti 11,9 1 241 1 488 11,2 424 535 Bamako 13,4 1 394 1 970 14,4 545 730 Niveau d’instruction Aucun 75,8 7 903 7 721 60,7 2 302 2 287 Primaire 9,3 965 1 014 13,6 517 501 Secondaire ou + 14,9 1 556 1 689 25,7 976 1 028 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,7 1 953 1 828 18,7 709 670 Second 18,7 1 951 1 872 18,3 696 696 Moyen 18,9 1 971 1 855 19,4 738 696 Quatrième 20,5 2 132 1 977 19,1 727 675 Le plus élevé 23,2 2 416 2 892 24,4 926 1 079 Ensemble 15-49 100,0 10 424 10 424 100,0 3 796 3 816 50-59 na na na na 603 583 Ensemble 15-59 na na na na 4 399 4 399 Note : Le niveau d’instruction correspond au plus haut niveau d’instruction atteint, qu’il ait été achevé ou non. na = non applicable Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 33 Les résultats selon le milieu de résidence montrent que les trois quarts des femmes (75 %) et des hommes (74 %) vivent en zone rurale. Par ailleurs, la répartition de la population par région montre que les régions de Koulikoro (21 % des femmes et 19 % des hommes), de Sikasso (23 % des femmes et 23 % des hommes) et de Ségou (18 % des femmes et 20 % des hommes) concentrent plus de 60 % de la population. À l’opposé, les régions de Kayes (13 % des femmes et 12 % des hommes) et de Mopti (12 % des femmes et 11 % des hommes) sont moins peuplées. Le district de Bamako compte 13 % de femmes et 14 % d’hommes. Le tableau 3.1 présente également la répartition des hommes et des femmes selon le niveau de bien- être économique du ménage. On ne note pas de différences sensibles entre les femmes et les hommes. 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 présentent les données selon le niveau d’instruction atteint par les enquêtés. Les résultats sont présentés selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Dans l’ensemble, la proportion de femmes n’ayant reçu aucune instruction est plus élevée que celle des hommes (76 % contre 61 % pour le groupe d’âges 15-49 ans). Quatorze pour cent des hommes contre 9 % des femmes, n’ont pas dépassé les études primaires (primaire complet ou pas). Six pour cent des hommes ont atteint ou dépassé le niveau secondaire contre 2 % parmi les femmes. Tableau 3.2.1 Niveau d’instruction : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Plus haut niveau d’instruction atteint Total Effectif de femmes Caractéristique sociodémographique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d’âges 15-24 60,5 8,9 3,3 24,8 0,7 1,9 100,0 3 736 15-19 53,9 9,0 3,5 32,5 0,3 0,7 100,0 1 891 20-24 67,1 8,7 3,0 16,9 1,0 3,2 100,0 1 845 25-29 80,9 6,8 1,7 7,7 1,2 1,7 100,0 2 078 30-34 85,7 5,7 1,6 5,2 0,9 0,8 100,0 1 669 35-39 84,9 6,8 1,7 5,4 0,8 0,5 100,0 1 335 40-44 87,6 5,0 2,1 4,0 0,8 0,5 100,0 914 45-49 86,6 4,3 0,6 7,1 0,7 0,6 100,0 693 Résidence Bamako 44,6 10,9 4,1 30,9 3,7 5,8 100,0 1 394 Autres villes 52,8 8,4 3,3 30,5 1,9 3,1 100,0 1 189 Ensemble urbain 48,4 9,7 3,7 30,7 2,9 4,5 100,0 2 583 Rural 84,9 6,1 1,7 6,9 0,2 0,2 100,0 7 841 Région Kayes 81,7 7,3 1,8 8,6 0,3 0,2 100,0 1 333 Koulikoro 76,6 7,0 2,5 12,2 0,4 1,4 100,0 2 196 Sikasso 78,0 7,6 2,0 11,3 0,4 0,5 100,0 2 359 Ségou 83,5 4,6 1,7 9,7 0,4 0,2 100,0 1 900 Mopti 87,2 5,1 1,3 5,5 0,4 0,5 100,0 1 241 Bamako 44,6 10,9 4,1 30,9 3,7 5,8 100,0 1 394 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 93,4 3,7 0,7 2,2 0,0 0,0 100,0 1 953 Second 91,4 4,7 1,2 2,7 0,1 0,0 100,0 1 951 Moyen 85,9 6,2 2,2 5,6 0,0 0,0 100,0 1 971 Quatrième 72,5 9,6 3,0 14,0 0,5 0,5 100,0 2 132 Le plus élevé 43,7 10,0 3,7 34,3 3,1 5,1 100,0 2 416 Ensemble 75,8 7,0 2,2 12,8 0,8 1,3 100,0 10 424 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 6 classes du niveau secondaire. 34 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.2.2 Niveau d’instruction : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Plus haut niveau d’instruction atteint Total Effectif d’hommes Caractéristique sociodémographique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d’âges 15-24 39,7 13,0 3,8 38,9 0,6 4,1 100,0 1 278 15-19 35,6 13,2 4,8 45,5 0,0 0,9 100,0 792 20-24 46,3 12,7 2,2 28,2 1,5 9,2 100,0 486 25-29 63,5 9,2 2,4 15,9 2,9 5,9 100,0 524 30-34 74,7 8,9 2,9 8,6 1,8 3,1 100,0 545 35-39 72,3 8,9 2,4 8,7 3,5 4,2 100,0 560 40-44 72,6 10,4 1,5 10,6 1,5 3,4 100,0 471 45-49 73,9 12,0 1,8 8,5 1,2 2,6 100,0 418 Résidence Bamako 28,3 9,5 2,4 42,1 2,5 15,4 100,0 545 Autres villes 34,6 9,4 2,1 39,7 5,6 8,7 100,0 432 Ensemble urbain 31,1 9,4 2,3 41,0 3,8 12,4 100,0 977 Rural 70,9 11,3 3,0 12,8 0,9 1,0 100,0 2 819 Région Kayes 66,9 10,5 2,9 16,7 2,0 1,0 100,0 459 Koulikoro 63,0 10,5 2,7 19,0 2,4 2,3 100,0 716 Sikasso 59,6 12,0 3,7 20,4 1,4 2,9 100,0 888 Ségou 69,2 11,6 2,5 13,6 1,3 1,9 100,0 763 Mopti 78,5 9,8 1,8 8,3 0,3 1,4 100,0 424 Bamako 28,3 9,5 2,4 42,1 2,5 15,4 100,0 545 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 83,5 10,3 1,2 4,9 0,1 0,0 100,0 709 Second 80,9 9,6 2,3 6,5 0,1 0,6 100,0 696 Moyen 69,7 11,0 3,8 13,8 0,6 1,2 100,0 738 Quatrième 55,5 12,9 4,1 23,6 2,2 1,6 100,0 727 Le plus élevé 24,8 10,5 2,4 44,1 4,5 13,6 100,0 926 Ensemble 15-49 60,7 10,9 2,8 20,1 1,7 4,0 100,0 3 796 50-59 70,6 11,2 2,2 9,1 2,7 4,2 100,0 603 Ensemble 15-59 62,0 10,9 2,7 18,6 1,8 4,0 100,0 4 399 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 6 classes du niveau secondaire. Quel que soit le sexe, le niveau d’instruction augmente des générations les plus anciennes aux plus récentes. En effet, la proportion de femmes sans niveau d’instruction varie de 87 % parmi celles de 45-49 ans à 54 % parmi celles de 15-19 ans. Par ailleurs, la proportion de femmes ayant un niveau d’instruction secondaire (complet ou pas) varie de 8 % dans les générations âgées de 45-49 ans à l’enquête à 33 % chez celles de 15-19 ans. Concernant les hommes, on observe des écarts de même ampleur entre les différentes générations. Ainsi, la proportion de ceux sans instruction varie de 71 % dans les générations âgés de 50-59 ans à l’enquête à 36 % chez les jeunes de 15-19 ans. En ce qui concerne le niveau secondaire ou plus, les proportions varient respectivement de 46 % à 16 %. Par ailleurs, le niveau d’instruction des enquêtés varie en fonction du milieu de résidence. On constate que les proportions de femmes et d’hommes instruits sont plus élevées en milieu urbain (respectivement 52 % et 69 %) qu’en milieu rural (15 % et 29 %). Les résultats selon la région montrent qu’à l’exception de Bamako, les proportions de femmes sans instruction sont partout élevées, avec un minimum de 77 % à Koulikoro et un maximum de 87 % à Mopti. Chez les hommes, c’est aussi dans la région de Mopti que l’on enregistre la proportion la plus élevée de ceux sans instruction (79 %). À l’opposé, c’est à Bamako (28 %) que cette proportion est la plus faible. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 35 Les résultats des tableaux 3.2.1 et 3.2.2 font apparaître une relation positive entre le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage, les proportions de femmes et d’hommes sans instruction diminuant des ménages classés dans le quintile le plus bas à ceux classés dans le quintile le plus élevé passant respectivement de 93 % à 44 % et de 84 % à 25 %. 3.3 ALPHABÉTISATION Au cours de l’enquête, mis à part les questions posées sur la dernière classe achevée et le niveau d’instruction atteint par les enquêtés, on a demandé à ceux qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à ceux qui avaient déclaré avoir atteint le niveau primaire, de lire une phrase rédigée dans la langue officielle ou une des langues nationales. Pour codifier les résultats de cet exercice, quatre modalités ont été retenues : « peut lire toute la phrase », « peut lire une partie de la phrase », ou «ne peut pas lire du tout », « pas de carte dans la langue de l’enquêté ». Les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus ont été considérés d’office comme étant alphabétisés. Les résultats sont présentés au tableau 3.3.1 pour les femmes et au tableau 3.3.2 pour les hommes. Tableau 3.3.1 Alphabétisation : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d’instruction atteint et niveau d’alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Secondaire ou supérieur Pas d’instruction ou niveau primaire Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif de femmes Caractéristique sociodémographique Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l’enquêté Aveugle/ malvoyant Groupe d’âges 15-24 27,4 1,6 5,6 65,3 0,1 0,0 100,0 34,6 3 736 15-19 33,5 2,2 5,6 58,5 0,1 0,1 100,0 41,4 1 891 20-24 21,2 0,9 5,5 72,2 0,2 0,0 100,0 27,6 1 845 25-29 10,6 0,7 4,7 84,0 0,1 0,0 100,0 15,9 2 078 30-34 7,0 0,9 3,6 88,4 0,1 0,0 100,0 11,5 1 669 35-39 6,6 0,7 4,8 87,7 0,1 0,1 100,0 12,1 1 335 40-44 5,3 0,8 4,5 89,3 0,0 0,1 100,0 10,6 914 45-49 8,4 0,9 2,2 88,5 0,0 0,0 100,0 11,5 693 Résidence Bamako 40,4 2,4 7,8 49,2 0,1 0,1 100,0 50,7 1 394 Autres villes 35,5 1,3 6,7 56,5 0,0 0,0 100,0 43,5 1 189 Ensemble urbain 38,2 1,9 7,3 52,5 0,0 0,0 100,0 47,4 2 583 Rural 7,3 0,8 3,8 88,0 0,1 0,0 100,0 11,8 7 841 Région Kayes 9,2 0,6 5,2 84,9 0,2 0,0 100,0 15,0 1 333 Koulikoro 13,9 0,8 4,8 80,4 0,0 0,0 100,0 19,6 2 196 Sikasso 12,3 1,2 4,1 82,3 0,1 0,0 100,0 17,6 2 359 Ségou 10,2 1,0 3,3 85,3 0,1 0,0 100,0 14,5 1 900 Mopti 6,4 0,3 3,3 89,8 0,1 0,1 100,0 10,0 1 241 Bamako 40,4 2,4 7,8 49,2 0,1 0,1 100,0 50,7 1 394 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 2,2 0,6 2,2 94,9 0,1 0,0 100,0 5,0 1 953 Second 2,8 0,5 2,9 93,7 0,0 0,0 100,0 6,2 1 951 Moyen 5,6 0,7 4,3 89,1 0,2 0,0 100,0 10,7 1 971 Quatrième 15,0 1,6 5,7 77,5 0,1 0,1 100,0 22,3 2 132 Le plus élevé 42,6 1,7 7,4 48,3 0,1 0,0 100,0 51,7 2 416 Ensemble 14,9 1,1 4,6 79,2 0,1 0,0 100,0 20,6 10 424 1 C’est-à-dire les femmes qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et celles qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. 36 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Les données des tableaux 3.3.1 et 3.3.2, indiquent qu’environ une femme de 15-49 ans sur cinq (21 %) et un peu moins de quatre hommes de 15-49 ans sur dix (38 %) sont considérés comme étant alphabétisés. En d’autres termes, la proportion d’analphabètes est de 79 % chez les femmes et de 62 % chez les hommes. Tableau 3.3.2 Alphabétisation : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par niveau d’instruction atteint et niveau d’alphabétisation et pourcentage d’hommes alphabétisés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Pas d’instruction ou niveau primaire Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif d’hommes Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l’enquêté Aveugle/ malvoyant NSP/ND Groupe d’âges 15-24 43,5 5,0 7,9 43,5 0,1 0,0 0,0 100,0 56,4 1 278 15-19 46,4 6,6 5,6 41,2 0,1 0,0 0,1 100,0 58,6 792 20-24 38,9 2,2 11,6 47,4 0,0 0,0 0,0 100,0 52,6 486 25-29 24,8 2,4 7,7 64,7 0,5 0,0 0,0 100,0 34,8 524 30-34 13,5 3,8 9,0 73,7 0,0 0,0 0,0 100,0 26,3 545 35-39 16,4 3,1 9,4 71,0 0,0 0,1 0,0 100,0 28,9 560 40-44 15,5 5,4 7,1 72,0 0,0 0,0 0,0 100,0 28,0 471 45-49 12,3 2,9 10,2 74,6 0,0 0,0 0,0 100,0 25,4 418 Résidence Bamako 59,9 4,2 8,0 27,7 0,1 0,0 0,1 100,0 72,0 545 Autres villes 53,9 2,0 9,5 34,5 0,0 0,0 0,0 100,0 65,5 432 Ensemble urbain 57,3 3,2 8,7 30,7 0,1 0,0 0,1 100,0 69,1 977 Rural 14,8 4,3 8,3 72,5 0,1 0,0 0,0 100,0 27,3 2 819 Région Kayes 19,7 3,7 6,3 70,3 0,0 0,0 0,0 100,0 29,7 459 Koulikoro 23,7 3,3 7,1 65,8 0,0 0,0 0,0 100,0 34,2 716 Sikasso 24,7 5,9 10,7 58,5 0,3 0,0 0,0 100,0 41,2 888 Ségou 16,8 3,6 8,6 71,0 0,0 0,0 0,0 100,0 29,0 763 Mopti 9,9 1,8 8,2 79,9 0,0 0,2 0,0 100,0 19,9 424 Bamako 59,9 4,2 8,0 27,7 0,1 0,0 0,1 100,0 72,0 545 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,0 2,5 6,5 85,9 0,0 0,0 0,0 100,0 14,1 709 Second 7,1 2,2 8,3 82,2 0,0 0,1 0,0 100,0 17,7 696 Moyen 15,5 5,3 8,9 70,0 0,3 0,0 0,0 100,0 29,7 738 Quatrième 27,4 6,3 11,1 55,1 0,0 0,0 0,0 100,0 44,9 727 Le plus élevé 62,3 3,6 7,3 26,6 0,1 0,0 0,1 100,0 73,2 926 Ensemble 15-49 25,7 4,0 8,4 61,8 0,1 0,0 0,0 100,0 38,1 3 796 50-59 16,0 4,5 8,8 70,6 0,0 0,1 0,0 100,0 29,2 603 Ensemble 15-59 24,4 4,1 8,4 63,0 0,1 0,0 0,0 100,0 36,9 4 399 1 C’est-à-dire les hommes qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Les proportions de personnes alphabétisées varient sensiblement selon le milieu de résidence (graphique 3.1). Ainsi, en milieu urbain, 47 % des femmes sont alphabétisées contre seulement 12 % en milieu rural. Chez les hommes, ces proportions sont de respectivement 69 % et 27 %. L’examen des résultats selon la région met en évidence des disparités spatiales de l’alphabétisation, avec des écarts importants en fonction du genre. Les écarts entre régions sont particulièrement importants chez les femmes, puisqu’on passe d’un minimum de 10 % d’alphabétisées à Mopti à un maximum de 51 % à Bamako. On constate la même variation chez les hommes, avec un minimum de 20 % à Mopti contre un maximum de 72 % à Bamako (Graphique 3.1). Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 37 Graphique 3.1 Proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans alphabétisés 15 20 18 15 10 51 12 47 44 51 21 30 34 41 29 20 72 27 69 66 72 38 Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Bamako RÉGION Rural Ensemble urbain Autres villes Bamako RÉSIDENCE MALI Pourcentage Homme Femme EDSM V 2012-2013 Concernant les quintiles de bien-être économique, on note que les proportions de femmes et d’hommes qui sont alphabétisés augmentent, comme attendu, des ménages du quintile le plus bas au plus riche, le pourcentage de femmes alphabétisées passant de 5 % parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 52 % parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. Pour les hommes, ces proportions varient respectivement de 14 % à 73 %. 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS Les données relatives à l’exposition des femmes et des hommes aux médias sont particulièrement importantes pour la mise en place de programmes d’éducation et de diffusion d’informations dans tous les domaines, notamment dans ceux de la santé et de la planification familiale. Lors de l’EDSM V, on a demandé aux enquêtés si, au moins une fois par semaine, ils écoutaient la radio, s’ils regardaient la télévision, ou s’ils lisaient un journal ou un magazine. Les tableaux 3.4.1 et 3.4.2 présentent les résultats. Il ressort des résultats que les hommes sont plus exposés que les femmes aux médias. En effet, 21 % des hommes contre 46 % des femmes n’ont été exposés à aucun média. Seulement 9 % des hommes et 4 % des femmes sont habituellement exposés aux trois médias au moins une fois par semaine. De tous les médias, la radio est celui qui touche le plus large public : 47 % des femmes et 72 % des hommes ont déclaré l’écouter au moins une fois par semaine. La télévision vient en seconde position : elle est regardée, au moins une fois par semaine, par un tiers des femmes (33 %) et près de la moitié des hommes (48 %). Concernant la lecture des journaux ou magazines, les données révèlent également un meilleur niveau d’exposition des hommes, comparées aux femmes ; en effet, 12 % des hommes contre 6 % des femmes ont déclaré lire, au moins une fois par semaine, un journal ou un magazine. 38 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.4.1 Exposition aux médias : Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois médias, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 10,4 40,9 48,8 7,9 40,5 1 891 20-24 7,2 36,9 48,4 4,9 41,8 1 845 25-29 4,5 31,8 47,4 3,7 45,7 2 078 30-34 3,8 29,9 47,9 3,0 47,0 1 669 35-39 3,2 29,4 45,1 2,4 49,0 1 335 40-44 3,0 25,2 42,8 2,8 53,1 914 45-49 2,9 26,2 43,0 2,6 51,6 693 Résidence Bamako 15,4 73,6 64,8 12,8 16,3 1 394 Autres villes 13,7 59,5 57,2 10,4 27,2 1 189 Ensemble urbain 14,6 67,1 61,3 11,7 21,3 2 583 Rural 2,5 21,5 42,2 1,7 53,8 7 841 Région Kayes 4,1 30,7 53,7 2,9 41,4 1 333 Koulikoro 5,0 31,2 50,8 3,0 44,4 2 196 Sikasso 4,6 30,8 48,7 3,8 43,7 2 359 Ségou 3,4 21,4 35,9 2,6 58,8 1 900 Mopti 2,2 13,1 26,0 1,3 69,9 1 241 Bamako 15,4 73,6 64,8 12,8 16,3 1 394 Niveau d’instruction Aucun 0,3 24,2 42,5 0,2 52,6 7 903 Primaire 8,6 46,0 54,7 6,0 33,6 965 Secondaire ou + 30,2 68,3 64,2 23,7 18,2 1 556 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,8 10,4 34,1 0,5 64,6 1 953 Second 1,1 14,4 37,6 0,8 60,0 1 951 Moyen 2,0 17,9 40,9 1,0 55,2 1 971 Quatrième 4,0 38,6 52,1 2,8 39,4 2 132 Le plus élevé 17,1 72,8 65,0 13,9 17,0 2 416 Ensemble 5,5 32,8 46,9 4,2 45,8 10 424 Les résultats selon le milieu de résidence font apparaître des différences importantes. En milieu rural, plus de la moitié des femmes (54 %) ne sont exposées à aucun média contre 21 % en milieu urbain. Chez les hommes, l’écart est également important, la proportion variant de 25 % en milieu rural, à 9 % en milieu urbain. Les résultats selon la région mettent également en évidence des différences. Ainsi, la proportion de femmes n’ayant accès à aucun média est sensiblement plus faible à Bamako (16 %) que partout ailleurs. Les femmes qui ne sont exposées à aucun média sont également relativement moins nombreuses dans les régions de Kayes (41 %), Koulikoro (44 %) et Sikasso (44 %), comparées à celles de Ségou (59 %) et Mopti (70 %). Une tendance similaire apparaît chez les hommes. En effet, la proportion de ceux qui ne sont habituellement exposés à aucun média étant beaucoup plus faible à Bamako (7 %) que dans les autres régions. Par ailleurs, dans les régions de Kayes (22 %), Koulikoro (20 %) et Sikasso (17 %), les proportions d’hommes qui ne sont exposés à aucun média sont plus faibles que dans la région de Ségou (25 %) et surtout que dans celle de Mopti (39 %). Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 39 Tableau 3.4.2 Exposition aux médias : Hommes Pourcentage d’hommes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois médias, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 13,6 54,6 57,3 10,2 26,1 792 20-24 20,1 54,3 73,8 16,3 18,3 486 25-29 10,9 45,5 71,8 9,7 21,8 524 30-34 6,9 41,2 75,4 5,4 20,9 545 35-39 10,9 47,5 77,3 9,7 18,5 560 40-44 11,2 44,0 77,9 8,9 17,1 471 45-49 5,2 41,0 77,5 4,8 19,6 418 Résidence Bamako 29,9 86,1 79,7 27,1 7,0 545 Autres villes 27,2 77,5 75,1 23,9 12,0 432 Ensemble urbain 28,7 82,3 77,7 25,7 9,2 977 Rural 5,5 35,4 69,7 3,8 24,8 2 819 Région Kayes 7,1 45,9 71,4 6,0 21,8 459 Koulikoro 10,5 39,7 73,9 9,5 20,3 716 Sikasso 11,3 50,7 74,0 8,2 16,6 888 Ségou 6,1 38,6 69,6 3,8 25,2 763 Mopti 4,2 22,3 57,3 2,8 39,3 424 Bamako 29,9 86,1 79,7 27,1 7,0 545 Niveau d’instruction Aucun 0,4 33,6 69,5 0,4 26,4 2 302 Primaire 7,3 49,3 68,0 4,4 21,8 517 Secondaire ou + 39,7 79,5 79,1 33,4 7,1 976 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 2,3 24,1 64,6 1,5 32,8 709 Second 2,3 29,2 69,6 1,5 26,4 696 Moyen 4,7 31,8 68,4 2,4 26,2 738 Quatrième 11,2 53,3 74,5 7,6 15,8 727 Le plus élevé 31,0 87,2 79,4 28,4 7,1 926 Ensemble 15-49 11,5 47,5 71,7 9,4 20,8 3 796 50-59 12,2 39,8 74,4 11,1 22,2 603 Ensemble 15-59 11,6 46,5 72,1 9,6 21,0 4 399 On observe également une influence très nette de l’instruction sur le niveau d’exposition aux médias. En effet, qu’il s’agisse des hommes ou des femmes, les résultats montrent que les Maliens les plus instruits sont aussi les plus exposés aux médias. Ainsi, chez les hommes, la proportion de ceux exposés aux trois médias est de 33 % parmi ceux qui ont atteint ou dépassé le secondaire, contre seulement 4 % pour ceux qui ont un niveau primaire. On constate la même tendance chez les femmes, la proportion de celles exposées aux trois médias étant de 24 % parmi celles de niveau d’instruction secondaire ou plus contre 6 % pour le niveau primaire. Parmi les femmes sans instruction, 53 % ne sont exposées à aucun média. Chez les hommes, cette proportion est de 26 %. On observe, comme pour le niveau d’instruction, une relation positive entre le niveau de bien-être économique du ménage et l’exposition aux médias. On constate que les enquêtés vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus élevé sont les plus fréquemment exposés aux trois médias : 14 % des femmes et 28 % des hommes. Par contre, dans les ménages les plus pauvres, cette proportion est extrêmement faible, que ce soit chez les femmes (moins de 1 %) ou chez les hommes (moins de 2 %). 40 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Lors de l’EDSM V, des questions relatives à l’emploi ont été posées aux hommes et aux femmes. Précisons que les hommes et les femmes qui ont déclaré avoir eu, au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, une activité rémunérée ou non, indépendamment du secteur d’activité, ont été considérés comme actifs. Les résultats sont présentés aux tableaux 3.5.1 et 3.5.2. Tableau 3.5.1 Emploi : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans selon qu’elles travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête N’a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête Total Effectif de femmes Caractéristique sociodémographique Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d’âges 15-19 28,3 4,9 66,8 100,0 1 891 20-24 37,4 4,7 57,9 100,0 1 845 25-29 43,2 5,7 51,1 100,0 2 078 30-34 47,7 5,9 46,4 100,0 1 669 35-39 50,6 5,1 44,3 100,0 1 335 40-44 52,3 5,2 42,5 100,0 914 45-49 54,0 4,3 41,7 100,0 693 État matrimonial Célibataire 31,4 4,2 64,4 100,0 1 417 En union 44,3 5,3 50,4 100,0 8 820 En rupture d’union 51,6 5,1 43,2 100,0 187 Nombre d’enfants vivants 0 30,7 4,9 64,4 100,0 1 972 1-2 41,6 5,6 52,8 100,0 3 026 3-4 45,0 4,9 50,0 100,0 2 837 5+ 50,3 5,2 44,5 100,0 2 588 Résidence Bamako 46,5 4,0 49,4 100,0 1 394 Autres villes 40,8 4,5 54,7 100,0 1 189 Ensemble urbain 43,9 4,3 51,9 100,0 2 583 Rural 42,2 5,5 52,3 100,0 7 841 Région Kayes 37,8 4,6 57,6 100,0 1 333 Koulikoro 43,6 3,9 52,6 100,0 2 196 Sikasso 47,7 6,6 45,7 100,0 2 359 Ségou 38,5 6,1 55,3 100,0 1 900 Mopti 38,5 5,2 56,3 100,0 1 241 Bamako 46,5 4,0 49,4 100,0 1 394 Niveau d’instruction Aucun 43,1 5,7 51,2 100,0 7 903 Primaire 48,4 3,5 48,1 100,0 965 Secondaire ou + 36,6 3,7 59,8 100,0 1 556 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 38,9 6,4 54,7 100,0 1 953 Second 39,6 6,6 53,8 100,0 1 951 Moyen 42,1 4,3 53,7 100,0 1 971 Quatrième 49,2 5,1 45,7 100,0 2 132 Le plus élevé 42,8 3,9 53,4 100,0 2 416 Ensemble 42,6 5,2 52,2 100,0 10 424 1 « Travaille actuellement » concerne les femmes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris celles qui n’ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absentes parce qu’elles étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d’autres raisons. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 41 Tableau 3.5.2 Emploi : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans selon qu’ils travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM V Mali 2012-2013 A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête N’a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête NSP/ND Total Effectif d’hommes Caractéristique sociodémographique Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d’âges 15-19 70,6 8,5 21,0 0,0 100,0 792 20-24 84,1 3,9 12,0 0,0 100,0 486 25-29 94,5 2,0 3,5 0,0 100,0 524 30-34 96,5 2,5 1,0 0,0 100,0 545 35-39 96,3 1,9 1,8 0,0 100,0 560 40-44 97,6 0,7 1,7 0,0 100,0 471 45-49 96,9 1,3 1,8 0,0 100,0 418 État matrimonial Célibataire 76,2 6,8 17,0 0,0 100,0 1 391 En union 97,1 1,5 1,4 0,0 100,0 2 375 En rupture d’union (85,6) (3,4) (11,0) (0,0) 100,0 30 Nombre d’enfants vivants 0 79,2 5,8 15,1 0,0 100,0 1 637 1-2 97,4 1,3 1,3 0,0 100,0 703 3-4 96,6 2,2 1,2 0,0 100,0 659 5+ 97,2 1,5 1,3 0,0 100,0 797 Résidence Bamako 75,0 7,1 18,0 0,0 100,0 545 Autres villes 75,4 5,7 18,8 0,0 100,0 432 Ensemble urbain 75,2 6,5 18,3 0,0 100,0 977 Rural 94,3 2,4 3,4 0,0 100,0 2 819 Région Kayes 90,6 4,0 5,4 0,0 100,0 459 Koulikoro 91,2 4,8 4,1 0,0 100,0 716 Sikasso 87,5 3,4 9,2 0,0 100,0 888 Ségou 95,6 0,8 3,5 0,0 100,0 763 Mopti 96,1 0,6 3,3 0,0 100,0 424 Bamako 75,0 7,1 18,0 0,0 100,0 545 Niveau d’instruction Aucun 97,0 1,5 1,5 0,0 100,0 2 302 Primaire 93,0 3,2 3,8 0,0 100,0 517 Secondaire ou + 69,4 8,1 22,4 0,0 100,0 976 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 96,9 2,0 1,1 0,0 100,0 709 Second 95,6 1,5 2,9 0,0 100,0 696 Moyen 92,3 3,8 3,9 0,0 100,0 738 Quatrième 89,3 3,4 7,3 0,0 100,0 727 Le plus élevé 76,6 5,6 17,8 0,0 100,0 926 Ensemble 15-49 89,4 3,4 7,2 0,0 100,0 3 796 50-59 92,5 2,7 4,8 0,0 100,0 603 Ensemble 15-59 89,8 3,3 6,9 0,0 100,0 4 399 1 « Travaille actuellement » concerne les hommes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris ceux qui n’ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absents parce qu’ils étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d’autres raisons. Parmi les femmes enquêtées, 48 % ont effectué un travail quelconque au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête ; la grande majorité (43 %) avait travaillé au cours des sept derniers jours avant l’enquête (tableau 3.5.1). Le pourcentage de femmes ayant travaillé au cours des sept derniers jours augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 28 % à 15-19 ans, à un maximum de 54 % à 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, les résultats montrent que les femmes en rupture d’union (52 %) et celles en union (44 %), étaient proportionnellement plus nombreuses que les célibataires (31 %) à avoir travaillé 42 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés récemment. Le nombre d’enfants vivants influence également l’activité économique de la femme. Plus le nombre d’enfants vivants augmente, plus la proportion de femmes exerçant une activité augmente : de 31 % quand celles-ci n’ont pas d’enfants, la proportion passe à 50 % quand elles en ont 5 ou plus. La proportion de femmes qui ont travaillé au cours des sept jours ayant précédé l’enquête ne varie que très peu selon le milieu de résidence (44 % en milieu urbain contre 42 % en milieu rural). Les résultats par région révèlent par contre quelques variations non négligeables. Ainsi, la proportion de femmes ayant travaillé au cours des sept derniers jours avant l’enquête est légèrement plus élevée à Bamako (47 %), Sikasso (48 %) et Koulikoro (44 %) qu’à Ségou (39 %), Mopti (39 %) et Kayes (38 %). On n’observe pas de relation très claire entre le niveau d’instruction et le niveau d’activité des femmes puisque la proportion de femmes qui ont travaillé récemment varie de 43 % parmi celles sans instruction à 48 % parmi celles ayant un niveau primaire et à 37 % parmi les plus instruites. Les résultats selon le quintile de bien-être économique ne mettent pas en évidence d’écarts très importants. Les résultats concernant les hommes de 15-49 ans montrent qu’ils étaient proportionnellement plus nombreux que les femmes à travailler au cours des sept jours ayant précédé l’enquête (89 % contre 43 %). Tout comme chez les femmes, le pourcentage d’hommes qui ont travaillé récemment augmente avec l’âge, passant de 71 % parmi ceux du groupe d’âges 15-19 ans, à 97 % parmi ceux de 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, les résultats montrent des variations importantes : la proportion d’hommes ayant travaillé au cours des sept derniers jours est sensiblement plus élevée chez les hommes en union (97 %) que chez les célibataires (76 %). Les résultats selon le milieu de résidence montrent un niveau d’activité plus élevé chez les hommes du milieu rural (94 %) que chez ceux du milieu urbain (75 %). Les résultats selon la région font également apparaitre des disparités non négligeables ; le niveau d’activité est plus faible à Sikasso (88 %), et surtout à Bamako (75 %), comparativement au niveau des autres régions : Mopti (96 %), Ségou (96 %), Koulikoro (91 %) et Kayes (91 %). Concernant le niveau d’instruction, les résultats montrent que les hommes sans niveau d’instruction et ceux de niveau primaire sont proportionnellement plus nombreux à travailler (respectivement 97 % et 93 %) que ceux ayant un niveau secondaire ou plus (69 %). Enfin, c’est parmi les hommes appartenant au quintile le plus bas (97 %) que la proportion d’hommes travaillant au moment de l’enquête est la plus élevée et, à l’opposé, c’est chez ceux appartenant au quintile le plus élevé (77 %) qu’elle est la plus faible. Le tableau 3.6.1 présente les résultats sur le type d’occupation des femmes. Il en ressort que parmi celles qui ont exercé une activité au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, quatre sur dix (40 %) travaillaient dans le secteur des ventes et services et près de trois femmes sur dix (27 %) dans l’agriculture. Les proportions correspondant aux autres types d’occupation sont très faibles (1 % exerçaient un emploi de cadre/activité professionnelle technique), 0,1 % exerçaient un travail manuel qualifié. Le nombre d’enfants influence peu le type d’occupation des femmes. Par contre, les résultats selon l’état matrimonial montrent que les femmes en rupture d’union sont proportionnellement plus nombreuses à travailler en tant que cadre ou technicienne (5 %) ou dans les ventes et services (61 %) que les autres catégories matrimoniales. L’activité dans le secteur agricole est en revanche beaucoup plus fréquente chez les femmes en union (29 %) que chez les célibataires (16 %) ou chez les femmes en rupture d’union (13 %). Les résultats selon la région montrent qu’à Bamako (2 %), et, dans une moindre mesure, à Koulikoro (18 %), la proportion de femmes exerçant une activité agricole est plus faible que dans les autres régions. Les ventes et services sont, par contre, une activité plus fréquente à Bamako (60 %) que partout ailleurs. Au niveau régional, la proportion de femmes ayant exercé ce type d’occupation est également plus élevée à Koulikoro (42 %) et Ségou (42 %), comparativement aux régions de Kayes (30 %), Sikasso (35 %) et Mopti (33 %). Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 43 En ce qui concerne le niveau d’instruction, les résultats montrent que l’agriculture est une occupation pour 31 % des femmes sans instruction, contre 16 % parmi celles de niveau primaire et 10 % parmi les femmes de niveau secondaire ou plus. Les résultats selon le niveau de bien-être économique montrent que plus le ménage est riche, moins la femme est occupée dans des activités agricoles (46 % pour le quintile le plus bas contre 3 % pour le quintile le plus élevé). À l’opposé, moins le ménage est riche, moins la femme est occupée dans les ventes et services (25 % pour le quintile le plus bas contre 57 % pour le quintil

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