Mali -Demographic and Health Survey - 2007

Publication date: 2007

Mali Enquête Démographique et de Santé (EDSM-IV) 2006 M ali 2006 Enquête D ém ographique et de Santé RÉPUBLIQUE DU MALI Enquête Démographique et de Santé du Mali 2006 Salif Samaké Seydou Moussa Traoré Souleymane Ba† Étienne Dembélé Mamadou Diop Soumaïla Mariko Paul Roger Libité Cellule de Planification et de Statistique Ministère de la Santé Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce Bamako, Mali Macro International Inc. Calverton, Maryland, USA Décembre 2007 CPS/MS Ambassade des Pays-Bas Ce rapport présente les principaux résultats de la quatrième Enquête Démographique et de Santé du Mali (EDSM-IV), réalisée d’avril à décembre 2006 par la Cellule de Planification et de Statistique (CPS) du Ministère de la Santé et la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique (DNSI) du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce avec la collaboration de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) pour l’analyse des prélèvements de sang pour le test de VIH. L’EDSM-IV, initiée par le Gouvernement du Mali, fait partie du programme mondial MEASURE DHS dont l’objectif est de collecter, d’analyser et de diffuser des données relatives à la population et à la santé de la famille, d’évaluer l’impact des programmes mis en œuvre et de planifier de nouvelles stratégies pour l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. L’enquête a été réalisée avec l’appui technique de Macro International Inc. Elle a bénéficié de l’appui financier du Ministère de la santé, de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), de la Coopération Néerlandaise et de la Banque Mondiale. Ce rapport est l’œuvre des auteurs et ne représente nécessairement pas la politique des organismes de coopération. D’autres organismes nationaux tels que l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) pour l’analyse des prélèvements de sang pour le test de VIH ont apporté leur soutien à la réalisation de cette opération. Des informations complémentaires sur l’EDSM-IV peuvent être obtenues auprès de la Cellule de Planification et de Statistique (CPS) : B.P. 232, Bamako, Mali, Téléphone (223) 223 27 25, Fax (223) 223 27 26 E-mail : cpssante@cpssantemali.org, et la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique (DNSI) : B.P. 12, Bamako, Mali, Téléphone (223) 222 24 55, Fax (223) 222 71 45 E-mail : cnpemali@afribone.ml, Internet : http://www.dnsi.gov.ml. Concernant le programme MEASURE DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de Macro International Inc., 11785 Beltsville Drive, Calverton, MD 20705, USA, Téléphone (301) 572-0200 ; Fax (301) 572-0999 ; E-mail : reports@macrointernational.com ; Internet : http://www.measuredhs.com. Citation recommandée : Cellule de Planification et de Statistique du Ministère de la Santé (CPS/MS), Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce (DNSI/MEIC) et Macro International Inc. 2007. Enquête Démographique et de Santé du Mali 2006. Calverton, Maryland, USA : CPS/DNSI et Macro International Inc. DÉDICACE À la mémoire de Souleymane Ba, Directeur Technique de la quatrième Enquête Démographique et de Santé du Mali l’EDSM-IV, attaché à notre affection juste au moment de la finalisation de ce rapport. Table des Matières | iii TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux et des graphiques . ix Préface . xix Remerciements. xxi Sigles et abréviations. xxiii Résumé . xxv Indicateurs du millénaire .xxxiii Carte du Mali .xxxiv CHAPITRE 1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE Souleymane Ba† et Dr Mamadou Diop 1.1 GÉOGRAPHIE, HISTOIRE ET ÉCONOMIE.1 1.1.1 Géographie.1 1.1.2 Histoire .1 1.1.3 Économie .2 1.2 POPULATION.4 1.3 SITUATION SANITAIRE.4 1.4 MÉTHODOLOGIE ET ORGANISATION DE L’ENQUÊTE.5 1.4.1 Cadre institutionnel .5 1.4.2 Objectifs.5 1.4.3 Questionnaires .7 1.4.4 Test du VIH/sida .8 1.4.5 Échantillonnage .8 1.4.6 Personnel et calendrier des activités de l’EDSM-IV.10 1.4.7 Traitement des données .11 1.4.8 Exploitation des données .11 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Souleymane Ba† et Dr Mamadou Diop 2.1 STRUCTURE PAR ÂGE ET PAR SEXE DE LA POPULATION .13 2.2 TAILLE ET COMPOSITION DES MÉNAGES .15 2.3 NIVEAU D’INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE .16 2.4 ENVIRONNEMENT SANITAIRE ET SOCIO-ÉCONOMIQUE DE LA POPULATION ET DES MÉNAGES.24 iv | Table des Matières CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Dr Soumaïla Mariko et Issa Bara Berthé 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS .31 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES .33 3.3 ALPHABÉTISATION.36 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS .38 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE.41 3.5.1 Emploi des femmes.41 3.5.2 Emploi des hommes .41 3.5.3 Occupation des femmes .44 3.5.4 Occupation des hommes.45 3.5.5 Type d’emploi et type de revenu des femmes.47 CHAPITRE 4 FÉCONDITÉ Dr Soumaïla Mariko et Issa Bara Berthé 4.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE .50 4.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ .53 4.3 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE .54 4.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE.55 4.5 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE.57 4.6 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES.59 CHAPITRE 5 PLANIFICATION FAMILIALE Dr Etienne Dembélé et Oumou Keita 5.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION .63 5.2 UTILISATION DE LA CONTRACEPTION À UN MOMENT QUELCONQUE .67 5.3 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION .69 5.4 NOMBRE D'ENFANTS À LA PREMIÈRE UTILISATION .73 5.5 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE.74 5.6 SOURCES D'APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION.75 5.7 INFORMATIONS RELATIVES AUX MÉTHODES CONTRACEPTIVES.76 5.8 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION.76 5.9 RAISONS DE NON UTILISATION DE LA CONTRACEPTION .77 5.10 MÉTHODE FUTURE PRÉFÉRÉE .78 5.11 EXPOSITION AUX SOURCES D'INFORMATION SUR LA CONTRACEPTION.78 CHAPITRE 6 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Dr Soumaïla Mariko et Issa Bara Berthé 6.1 ÉTAT MATRIMONIAL.81 6.2 POLYGAMIE.82 Table des Matières | v 6.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION .84 6.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS .87 6.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE .90 6.6 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE .94 6.7 MÉNOPAUSE .96 CHAPITRE 7 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Dr Soumaïla Mariko, Issa Bara Berthé et Dr Fanta Siby 7.1 DÉSIR D'ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES) .97 7.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE. 100 7.3 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS . 103 7.4 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 106 CHAPITRE 8 SANTÉ DE LA MÈRE Dr Salif Samaké, Dr Binta Keita et Dr Soumaïla Mariko 8.1 SOINS PRÉNATALS . 109 8.1.1 Composants des soins prénatals . 112 8.1.2 Vaccination antitétanique . 114 8.2 ACCOUCHEMENT. 115 8.2.1 Lieu d’accouchement . 115 8.2.2 Assistance lors de l’accouchement . 116 8.3 SOINS POSTNATALS . 119 8.4 ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ . 121 8.5 CONNAISSANCE DE LA FISTULE. 123 8.6 CONNAISSANCE DES MOYENS DE PRÉVENTION . 125 CHAPITRE 9 SANTÉ DE L’ENFANT Dr Salif Samake et Dr Etienne Dembele 9.1 CARACTÉRISTIQUES DE L’ACCOUCHEMENT. 127 9.2 VACCINATION DES ENFANTS. 128 9.3 MALADIES DES ENFANTS . 132 CHAPITRE 10 PALUDISME Dr Georges Dakono, Djénéba Simaga, Dr Mamadou Diop et Dr Salif Samaké 10.1 ACCÈS AUX MOUSTIQUAIRES . 144 10.1.1 Disponibilité de moustiquaires dans les ménages . 145 10.1.2 Utilisation des moustiquaires par les groupes vulnérables. 147 10.2 TRAITEMENT PRÉVENTIF DU PALUDISME CHEZ LES FEMMES ENCEINTES . 150 10.3 TRAITEMENT DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 153 vi | Table des Matières CHAPITRE 11 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL Dr Samaké Racky Ba, Dr Diop Mamadou, Dr Salif Samaké et Amadou Fofana 11.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 157 11.2 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS . 163 11.3 ANÉMIE. 168 11.4 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES . 173 CHAPITRE 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Dr Soumaïla Mariko et Seydou Moussa Traoré 12.1 MORTALITÉ DES ENFANTS. 183 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 185 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE . 187 12.4 GROUPES À HAUTS RISQUES . 191 CHAPITRE 13 MORTALITE ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Dr Soumaïla Mariko et Seydou Moussa Traoré 13.1 INTRODUCTION. 193 13.2 COLLECTE DES DONNÉES . 193 13.3 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 194 13.4 ESTIMATION DIRECTE DE LA MORTALITÉ ADULTE . 196 13.5 ESTIMATIONS DIRECTES DE LA MORTALITÉ MATERNELLE. 199 CHAPITRE 14 VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Dr Idrissa Cissé et Dr Soumaïla Mariko 14.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION. 204 14.1.1 Connaissance du VIH/sida . 204 14.1.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH/sida. 204 14.1.3 Connaissance correcte de la transmission du VIH/sida et rejet d’idées erronées . 206 14.1.4 Connaissance de la transmission mère-enfant . 210 14.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA. 212 14.3 TEST DU VIH . 215 14.4 OPINIONS SUR LA NÉGOCIATION DE RAPPORTS PROTÉGÉS AVEC LE CONJOINT . 219 14.5 CONNAISSANCE PAR LES JEUNES DU SIDA ET D’UN ENDROIT OÙ SE PROCURER DES CONDOMS . 220 14.6 RAPPORTS SEXUELS À HAUTS RISQUES ET UTILISATION DU CONDOM . 222 14.7 ACTIVITÉ SEXUELLE CHEZ LES JEUNES. 224 14.7.1 Âge aux premiers rapports sexuels des jeunes . 224 Table des Matières | vii 14.7.2 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom chez les jeunes . 227 14.8 RAPPORTS SEXUELS PRÉNUPTIAUX ET UTILISATION DU CONDOM PARMI LES CÉLIBATAIRES DE 15-24 ANS . 230 14.9 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST). 231 14.9.1 Connaissance des IST . 231 14.9.2 Prévalence déclarée d’IST. 234 14.9.3 IST et comportement . 236 14.10 PRÉVALENCE DES INJECTIONS . 237 14.11 OPINION SUR L’ÉDUCATION DES ENFANTS DE 12-14 ANS SUR L’UTILISATION DU CONDOM COMME MOYEN DE PRÉVENTION DU VIH/SIDA . 239 CHAPITRE 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Pr Flabou Boudougou, Dr Sékou Traoré et Dr Soumaïla Mariko 15.1 PROTOCOLE DE TEST DU VIH . 243 15.1.1 Collecte . 243 15.1.2 Procédures de laboratoire. 244 15.2 TAUX DE COUVERTURE DU TEST DU VIH. 246 15.3 PRÉVALENCE DU VIH. 250 15.3.1 Prévalence du VIH selon le sexe et l’âge . 250 15.3.2 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques et sociodémographiques . 252 15.3.3 Prévalence du VIH et facteurs de risques . 254 15.3.4 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans . 256 15.3.5 Prévalence du VIH et autres facteurs de risques . 260 15.3.6 Prévalence du VIH parmi les couples. 261 CHAPITRE 16 SITUATION DES ENFANTS, DES ORPHELINS ET DES ENFANTS EN SITUATION DIFFICILE Dr Soumaïla Mariko et Dr Adiaratou Togola 16.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES À L’ÉTAT CIVIL . 263 16.2 TRAVAIL DES ENFANTS . 264 16.3 SITUATION DES ORPHELINS ET ENFANTS EN SITUATION DIFFICILE. 266 CHAPITRE 17 STATUT DE LA FEMME Dr Adiaratou Togola et Paul Roger Libité 17.1 EMPLOI ET TYPE DE RÉMUNÉRATION DES CONJOINTS. 274 17.2 CONTRÔLE DU REVENU DES CONJOINTS DANS LE MÉNAGE. 275 17.3 PRISE DE DÉCISION DANS LE MÉNAGE. 278 17.4 ATTITUDES SUR LE RÔLE DES SEXES . 281 viii | Table des Matières CHAPITRE 18 EXCISION Dr Fanta Siby, Dr Mamadou Diop et Dr Soumaïla Mariko 18.1 CONNAISSANCE ET PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FEMMES ENQUÊTÉES . 286 18.2 PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FILLES DES FEMMES ENQUÊTÉES . 290 18.3 OPINIONS ET CROYANCES VIS-À-VIS DE L’EXCISION. 296 CHAPITRE 19 MALADIES, DÉPENSES DE SANTÉ ET SOURCES DE FINANCEMENT Cheick H.T. Simpara, Dr Mamadou Diop, Yann Derriennic et Dr Soumaïla Mariko 19.1 MALADIES ET RECOURS AUX SOINS . 308 19.1.1 Présence de la maladie . 308 19.1.2 Recours aux soins . 311 19.2 DÉPENSES DE SANTÉ. 315 19.2.1 Dépenses de santé par malade . 315 19.2.2 Dépenses de santé des ménages . 317 19.2.3 Dépenses de santé des ménages par type . 319 19.3 SOURCES DE FINANCEMENT DES DÉPENSES DE SANTÉ . 328 RÉFÉRENCES . 331 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 INTRODUCTION. 333 A.2 BASE DE SONDAGE. 333 A.3 ÉCHANTILLONNAGE. 334 A.4 ENQUÊTE HOMME ET TEST DU VIH . 335 A.5 PROBABILITÉS DE SONDAGE. 336 A.6 RÉSULTAT DES ENQUÊTES. 337 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 343 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 361 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSM-IV. 367 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . 373 Liste des tableaux et des graphiques | ix LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Page CHAPITRE 1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Résultats de l’enquête ménage et de l’enquête individuelle . CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Tableau 2.1 Population des ménages par âge, sexe et milieu de résidence .13 Tableau 2.2 Population (de droit) par âge selon différentes sources .14 Tableau 2.3 Composition des ménages .16 Tableau 2.4.1 Niveau d'instruction de la population des femmes .17 Tableau 2.4.2 Niveau d'instruction de la population des hommes .18 Tableau 2.5 Taux de fréquentation scolaire .21 Tableau 2.6 Taux de redoublement et taux d'abandon au niveau primaire .23 Tableau 2.7 Caractéristiques des logements .25 Tableau 2.8 Biens durables possédés par les ménages .26 Tableau 2.9 Eau utilisée par les ménages pour boire.28 Tableau 2.10 Type de toilettes .29 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population .14 Graphique 2.2 Proportion de femmes et d'hommes sans instruction selon le milieu et la région de résidence.19 Graphique 2.3 Taux de fréquentation scolaire par âge.20 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques individuelles des enquêtés .32 Tableau 3.2 Résidence et quintile du bien-être économique .33 Tableau 3.3.1 Niveau d'instruction des femmes par caractéristiques sociodémographiques .34 Tableau 3.3.2 Niveau d'instruction des hommes par caractéristiques sociodémographiques .35 Tableau 3.4.1 Alphabétisation des femmes.36 Tableau 3.4.2 Alphabétisation des hommes .37 Tableau 3.5.1 Exposition des femmes aux média .39 Tableau 3.5.2 Exposition des hommes aux média .40 Tableau 3.6.1 Emploi des femmes.42 Tableau 3.6.2 Emploi des hommes.43 Tableau 3.7.1 Occupation des femmes .45 Tableau 3.7.2 Occupation des hommes .46 Tableau 3.8 Type d'emploi.47 x | Liste des tableaux et des graphiques Graphique 3.1 Proportion d'alphabétisés parmi les femmes et les hommes.38 Graphique 3.2 Travail des femmes et des hommes.44 CHAPITRE 4 FÉCONDITÉ Tableau 4.1 Fécondité actuelle.50 Tableau 4.2 Fécondité par caractéristiques sociodémographiques .52 Tableau 4.3 Fécondité par âge selon trois sources .53 Tableau 4.4 Tendances de la fécondité par âge.54 Tableau 4.5 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes .55 Tableau 4.6 Intervalle intergénésique .56 Tableau 4.7 Âge à la première naissance .58 Tableau 4.8 Âge médian à la première naissance .59 Tableau 4.9 Fécondité des adolescentes.60 Graphique 4.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence .51 Graphique 4.2 Indice synthétique de fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans .52 Graphique 4.3 Fécondité par âge selon l'EDSM-II 1995-96, l'EDSM-III 2001 et l'EDSM-IV 2006 .53 Graphique 4.4 Taux de fécondité par âge par période de cinq ans précédant l'enquête .54 Graphique 4.5 Proportion d'adolescentes ayant commencé leur vie féconde.61 CHAPITRE 5 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives .64 Tableau 5.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques .66 Tableau 5.3.1 Utilisation de la contraception à un moment quelconque par les femmes .68 Tableau 5.3.2 Utilisation de la contraception à un moment quelconque par les hommes.69 Tableau 5.4 Utilisation actuelle de la contraception .70 Tableau 5.5 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques .71 Tableau 5.6 Nombre d'enfants à la première utilisation .73 Tableau 5.7 Connaissance de la période féconde.74 Tableau 5.8 Source d'approvisionnement.75 Tableau 5.9 Choix de la méthode et information .76 Tableau 5.10 Utilisation future .77 Tableau 5.11 Raisons citées pour n’avoir pas l'intention d'utiliser la contraception.77 Tableau 5.12 Méthode contraceptive future préférée.78 Tableau 5.13 Exposition aux messages sur la planification familiale .79 Tableau 5.14 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des agents de planification familiale.80 Graphique 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives par les femmes et par les hommes .65 Graphique 5.2 Prévalence contraceptive moderne selon la résidence (femmes en union).72 Liste des tableaux et des graphiques | xi Graphique 5.3 Prévalence de la contraception EDSM-III 2001 et EDSM-IV 2006 (femmes en union).73 CHAPITRE 6 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Tableau 6.1 État matrimonial actuel .81 Tableau 6.2 Nombre de co-épouses et d’épouses .83 Tableau 6.3 Âge à la première union.85 Tableau 6.4 Âge médian à la première union .86 Tableau 6.5 Âge aux premiers rapports sexuels .88 Tableau 6.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels.89 Tableau 6.7.1 Activité sexuelle récente des femmes .91 Tableau 6.7.2 Activité sexuelle récente des hommes .93 Tableau 6.8 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum.94 Tableau 6.9 Durée médiane de l'insusceptibilité post-partum par caractéristiques sociodémographiques .95 Tableau 6.10 Ménopause.96 Graphique 6.1 Proportion de femmes et d'hommes célibataires par âge .82 Graphique 6.2 Proportions de femmes en union polygames.84 Graphique 6.3 Âge médian des femmes et des hommes à la première union .87 Graphique 6.4 Âge médian des femmes et des hommes aux premiers rapports sexuels .90 CHAPITRE 7 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 7.1 Préférences en matière de fécondité selon le nombre d'enfant vivants .98 Tableau 7.2 Désir de limiter les naissances selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 100 Tableau 7.3 Besoins en matière de planification familiale. 101 Tableau 7.4 Nombre idéal d'enfants . 104 Tableau 7.5 Nombre idéal d'enfants par caractéristique sociodémographique . 105 Tableau 7.6 Planification de la fécondité. 107 Tableau 7.7 Taux de fécondité désirée. 108 Graphique 7.1 Désir d'enfants supplémentaires des femmes en union, selon le nombre d'enfants vivants.99 Graphique 7.2 Nombre idéal d'enfants des femmes et des hommes . 106 Graphique 7.3 Indice Synthétique de Fécondité et Indice Synthétique de Fécondité Désirée . 108 CHAPITRE 8 SANTÉ DE LA MÈRE Tableau 8.1 Soins prénatals. 110 Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . 112 Tableau 8.3 Composants des visites prénatales. 113 Tableau 8.4 Vaccination antitétanique . 114 Tableau 8.5 Lieu de l'accouchement . 116 Tableau 8.6 Assistance lors de l'accouchement. 117 xii | Liste des tableaux et des graphiques Tableau 8.7 Soins postnatals. 120 Tableau 8.8 Problèmes d'accès aux soins de santé. 122 Tableau 8.9 Connaissance et prévalence de la fistule obstétricale. 124 Tableau 8.10 Moyens de prévention de la fistule obstétricale . 126 Graphique 8.1 Soins prénatals par du personnel formé . 111 Graphique 8.2 Vaccination antitétanique . 115 Graphique 8.3 Assistance à l’accouchement par du personnel de santé. 118 Graphique 8.4 Soins prénatals et conditions d'accouchement. 119 CHAPITRE 9 SANTÉ DE L’ENFANT Tableau 9.1 Caractéristiques des naissances . 128 Tableau 9.2 Vaccinations selon les sources d'information . 129 Tableau 9.3 Vaccinations selon les caractéristiques sociodémographiques . 131 Tableau 9.4 Prévalence et traitement des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) . 133 Tableau 9.5 Prévalence et traitement de la fièvre . 134 Tableau 9.6.1 Médicaments donnés pour traiter la fièvre . 135 Tableau 9.6.2 Disponibilité du médicament à la maison . 136 Tableau 9.7 Prévalence de la diarrhée. 137 Tableau 9.8 Connaissance des sachets de SRO. 138 Tableau 9.9 Traitement de la diarrhée. 139 Tableau 9.10 Pratiques alimentaires pendant la diarrhée. 140 Tableau 9.11 Évacuation des selles des enfants. 142 Graphique 9.1 Couverture vaccinale par type de vaccin (enfants de 12-23 mois), EDSM-III et EDSM-IV. 130 Graphique 9.2 Proportion d'enfants de 12-23 mois complètement vaccinés . 130 Graphique 9.3 Pourcentage d'enfants de 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination . 132 Graphique 9.4 Prévalence des infections respiratoires aiguës (IRA) et de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans. 135 Graphique 9.5 Alimentation des enfants ayant la diarrhée . 141 CHAPITRE 10 PALUDISME Tableau 10.1 Possession de moustiquaires . 146 Tableau 10.2 Utilisation des moustiquaires par les enfants. 148 Tableau 10.3 Utilisation des moustiquaires par les femmes et les femmes enceintes. 150 Tableau 10.4 Utilisation du traitement préventif par les femmes enceintes . 151 Tableau 10.5 Prévalence et traitement précoce de la fièvre. 154 Tableau 10.6 Traitement de la fièvre . 155 Graphique 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages. 147 Graphique 10.2 Utilisation de moustiquaires par les enfants de moins de 5 ans. 149 Graphique 10.3 Proportions de femmes qui ont pris, à titre préventif, des antipaludéens au cours de la dernière grossesse . 152 Liste des tableaux et des graphiques | xiii Graphique 10.4 Pourcentage de mères qui ont pris de la SP/Fansidar et pourcentage qui en ont reçu au cours d’une visite prénatale. 153 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL Tableau 11.1 Allaitement initial. 158 Tableau 11.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant. 160 Tableau 11.3 Durée médiane et fréquence de l'allaitement. 161 Tableau 11.4 Aliments reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'enquête. 162 Tableau 11.5 Sel iodée dans le ménage . 164 Tableau 11.6 Consommation de micronutriments . 166 Tableau 11.7 Consommation de micronutriments par les mères. 167 Tableau 11.8 Prévalence de l'anémie chez les enfants . 170 Tableau 11.9 Prévalence de l'anémie chez les femmes. 172 Tableau 11.10 Prévalence de l'anémie des enfants selon le niveau d'anémie de la mère. 173 Tableau 11.11 État nutritionnel des enfants . 175 Tableau 11.12 État nutritionnel des femmes par caractéristiques sociodémographiques . 181 Graphique 11.1 Prévalence de l'anémie (enfants de moins de 5 ans) . 171 Graphique 11.2 État nutritionel des enfants de moins de 5 ans. 177 Graphique 11.3 Prévalence du retard de croissance (enfants de moins de 5 ans) . 177 Graphique 11.4 Tendances de la malnutrition (enfants de moins de 5 ans) selon, l'EDSM-III 2001 et l'EDSM-IV 2006 . 179 CHAPITRE 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Tableau 12.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans. 185 Tableau 12.2 Mortalité des enfants par caractéristiques socio-économiques de la mère. 188 Tableau 12.3 Mortalité des enfants par caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . 190 Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques. 192 Graphique 12.1 Tendances de la mortalité néonatale, post-néonatale et infantile selon l'EDSM-III 2001 et l'EDSM-IV 2006 . 186 Graphique 12.2 Tendances de la mortalité juvénile et infanto-juvénile selon l'EDSM-III 2001 et l'EDSM-IV 2006 . 187 Graphique 12.3 Mortalité infantile et juvénile selon les caractéristiques de la mère . 188 Graphique 12.4 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances. 190 CHAPITRE 13 MORTALITE ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Tableau 13.1 Complétude de l'information sur les frères et soeurs. 194 Tableau 13.2 Indicateurs de la qualité des données sur les frères et soeurs . 195 Tableau 13.3 Estimation de la mortalité adulte par âge. 197 Tableau 13.4 Estimation directe de la mortalité maternelle. 199 xiv | Liste des tableaux et des graphiques Graphique 13.1 Taux de mortalité par groupe d'âges pour la période 0-6 ans avant l'EDSM-III et avant l'EDSM-IVet taux des tables types de mortalité (Femmes). 197 Graphique 13.2 Taux de mortalité par groupe d'âges pour la période 0-6 ans avant l'EDSM-III et avant l'EDSM-IV et taux des tables types de mortalité (Hommes). 198 Graphique 13.3 Mortalité maternelle au Mali et en Afrique subsaharienne. 200 CHAPITRE 14 VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Tableau 14.1 Connaissance du VIH/sida . 204 Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH/sida. 205 Tableau 14.3.1 Idées erronées à propos du VIH/sida : Femmes. 207 Tableau 14.3.2 Idées erronées à propos du VIH/sida : Hommes. 209 Tableau 14.4 Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l'enfant. 211 Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH : Femmes . 213 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH : Hommes . 214 Tableau 14.6.1 Population ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats . 216 Tableau 14.6.2 Test du VIH récent parmi les jeunes. 217 Tableau 14.6.3 Femmes enceintes conseillées et testées pour le VIH. 218 Tableau 14.7 Opinion sur la négociation de rapports protégés avec le conjoint . 219 Tableau 14.8 Connaissance « complète » du VIH /sida et d'un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 221 Tableau 14.9 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels à hauts risques . 223 Tableau 14.10 Âge des jeunes de 15-24 ans aux premiers rapports sexuels . 224 Tableau 14.11 Utilisation des condoms au cours des premiers rapports sexuels parmi les jeunes. 226 Tableau 14.12 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom par les jeunes de 15-24 ans lors des derniers rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois. 228 Tableau 14.13 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes. 230 Tableau 14.14.1 Connaissance des symptômes des infections sexuellement transmissibles (IST) : Femmes. 232 Tableau 14.14.2 Connaissance des symptômes des infections sexuellement transmissibles (IST) : Hommes. 234 Tableau 14.15 Infection sexuellement transmissible (IST) et symptômes d'IST déclarés . 235 Tableau 14.16 Recherche de traitement pour les IST. 236 Tableau 14.17 Prévalence des injections médicales. 237 Tableau 14.18 Opinion sur l’éducation des enfants de 12-14 ans sur l’utilisation du condom en tant que moyen de prévention du VIH/sida. 240 Graphique 14.1 Abstinence, fidélité et utilisation du condom par les jeunes de 15-24 ans . 229 Graphique 14.2 Recherche de conseils et de traitement pour les IST. 236 Graphique 14.3 Lieu de la derniére injection effectuée par du personnel médical. 238 Liste des tableaux et des graphiques | xv Graphique 14.4 Injections sans risque (seringue et aiguille provenant d’un emballage neuf et non ouvert) selon le lieu de la dernière injection. 239 CHAPITRE 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Tableau 15.1.1 Couverture du test du VIH des femmes selon le milieu et la région de résidence . 247 Tableau 15.1.2 Couverture du test du VIH des hommes selon le milieu et la région de résidence . 247 Tableau 15.1.3 Couverture du test du VIH pour l’ensemble des femmes et des hommes enquêtés, selon le milieu et la région de résidence. 248 Tableau 15.2.1 Couverture du test du VIH des femmes selon l’âge, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique . 249 Tableau 15.2.2 Couverture du test du VIH des hommes selon l’âge, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique . 250 Tableau 15.3 Prévalence du VIH selon l’âge. 251 Tableau 15.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques. 252 Tableau 15.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques. 253 Tableau 15.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 254 Tableau 15.7 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans. 257 Tableau 15.8 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel parmi les jeunes de 15-24 ans . 259 Tableau 15.9 Prévalence du VIH selon la prévalence déclarée des IST et le test du VIH antérieur à l’enquête. 260 Tableau 15.10 Test du VIH antérieur à l’enquête et prévalence du VIH . 261 Tableau 15.11 Prévalence du VIH parmi les couples . 262 Graphique 15.1 Algorithme de dépistage du VIH . 245 Graphique 15.2 Prévalence du VIH par sexe et âge. 251 Graphique 15.3 Prévalence du VIH par sexe et âge chez les jeunes de 15-24 ans . 258 CHAPITRE 16 SITUATION DES ENFANTS, DES ORPHELINS ET DES ENFANTS EN SITUATION DIFFICILE Tableau 16.1 Enregistrement des enfants à l’état civil . 263 Tableau 16.2 Travail des enfants . 265 Tableau 16.3 Orphelins et enfants en situation difficile (OESD) . 267 Tableau 16.4 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents . 268 Tableau 16.5 Fréquentation scolaire selon l’état de survie des parents et la situation d’OESD . 270 Tableau 16.6 Orphelins et enfants en situation difficile présentant une insuffisance pondérale . 271 CHAPITRE 17 STATUT DE LA FEMME Tableau 17.1 Emploi et type de rémunération parmi les femmes et les hommes actuellement en union . 274 xvi | Liste des tableaux et des graphiques Tableau 17.2.1 Contrôle du revenu des femmes . 276 Tableau 17.2.2 Contrôle du revenu du mari/partenaire dans le ménage. 277 Tableau 17.3 Prise de décision dans le ménage par les femmes. 279 Tableau 17.4 Participation des femmes dans la prise de décisions selon certaines caractéistiques sociodémographiques. 280 Tableau 17.5 Approbation par les femmes de certaines raisons justifiant le fait qu'un mari batte sa femme . 282 Tableau 17.6 Approbation par les femmes de certaines raisons justifiant le refus d’avoir des rapports sexuels avec leur mari/partenaire . 284 CHAPITRE 18 EXCISION Tableau 18.1 Connaissance et pratique de l'excision . 287 Tableau 18.2 Âge des enquêtées à l'excision . 289 Tableau 18.3 Personne qui a procédé á l'excision . 290 Tableau 18.4 Pratique de l'excision parmi les filles des femmes enquêtées . 291 Tableau 18.5 Type d’excision des filles. 292 Tableau 18.6 Âge des filles à l'excision . 294 Tableau 18.7 Personne qui à procédé á l'excision des filles . 295 Tableau 18.8 Excision des filles et complications . 295 Tableau 18.9.1 Avantages pour une fille d'être excisée selon les femmes. 297 Tableau 18.9.2 Avantages pour une fille d'être excisée selon les hommes. 298 Tableau 18.10.1 Avantages pour une fille de ne pas être excisée selon les femmes . 299 Tableau 18.10.2 Avantages pour une fille de ne pas être excisée selon les hommes . 300 Tableau 18.11 Croyance au sujet de l'excision . 302 Table 18.12.1 Opinion des femmes concernant l'excision selon les caractéristiques sociodémographiques . 303 Table 18.12.2 Opinion des hommes concernant l'excision selon les caractéristiques sociodémographiques . 304 Table 18.13 Opinion des femmes et des hommes par rapport à l’excision. 305 Graphique 18.1 Proportion de femmes excisées selon l’ethnie . 288 CHAPITRE 19 MALADIES, DÉPENSES DE SANTÉ ET SOURCES DE FINANCEMENT Tableau 19.1 Maladies et blessures . 309 Tableau 19.2.1 Recours aux soins: automédication et fréquentation des formations sanitaires par les malades . 312 Tableau 19.2.2 Recours aux soins: automédication et fréquentation des formations sanitaires par les ménages . 314 Tableau 19.3.1 Dépenses de santé par malade . 316 Tableau 19.3.2 Dépenses de santé par ménage. 317 Tableau 19.4 Dépenses de santé par ménage pour l'automédication et par prestataire . 319 Tableau 19.5 Dépenses de santé par ménage pour l'automédication ou la recherche de conseils hors formations sanitaires . 321 Liste des tableaux et des graphiques | xvii Tableau 19.6 Dépenses de santé par ménage pour recherche de conseils hors formations sanitaires . 322 Tableau 19.7.1 Dépenses de santé par malade dans les formations sanitaires (hors automédication). 323 Tableau 19.7.2 Dépenses de santé par ménage dans les formation sanitaires (hors automédication). 325 Tableau 19.8 Dépenses de santé par ménage dans les formation sanitaires (hors automédication) par type de dépense . 326 Tableau 19.9 Dépenses de santé par ménage dans les formation sanitaires (hors automédication) par différents prestataires . 327 Tableau 19.10 Source de financement des dépenses de santé. 329 Graphique 19.1 Pourcentage de malades ou de blessés parmi la population selon l'âge, le sexe et le quintile du bien-être du ménage. 309 Graphique 19.2 Pourcentage de malades ou de blessés parmi la population selon le milieu de résidence et la région. 309 Graphique 19.3 Dépenses de santé par ménage selon le milieu, la région de résidence et le quintile de bien-être . 318 Graphique 19.4 Pourcentage de ménages qui ont effectué des dépenses de santé en argent par source de financement . 330 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition de la population par région et par milieu de résidence (RGPH 1998) . 334 Tableau A.2 Allocation de l’échantillon grappe et de ménage par région et par milieu de résidence . 335 Tableau A.3 Allocation de l’échantillon femme enquêtée avec succès par région et par milieu de résidence . 335 Tableau A.4 Allocation de l’échantillon ménages pour enquête homme et les nombres attendus des hommes enquêtés avec succès par région et par milieu de résidence . 336 Tableau A.5 Nombres attendus de tests du VIH par région, par type de résidence et par sexe . 336 Tableau A 6 Résultats de l’enquête auprès des ménages et auprès des femmes. 338 Tableau A 7 Résultats de l’enquête auprès des ménages et auprès des hommes . 339 Tableau A.8 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 340 Tableau A.9 Couverture du test du VIH parmi les femmes de 15-49 ans et les hommes de 15-59 ans interviewés selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 341 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage . 346 Tableau B.2 Erreurs de sondage: Échantillon National . 347 Tableau B.3 Erreurs de sondage : Échantillon Bamako . 348 xviii | Liste des tableaux et des graphiques Tableau B.4 Erreurs de sondage : Échantillon Autres Villes. 349 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Échantillon ensemble urbain. 350 Tableau B.6 Erreurs de sondage : Échantillon rural . 351 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Échantillon Kayes. 352 Tableau B.8 Erreurs de sondage : Échantillon Koulikoro . 353 Tableau B.9 Erreurs de sondage : Échantillon Sikasso . 354 Tableau B.10 Erreurs de sondage : Échantillon Segou . 355 Tableau B.11 Erreurs de sondage : Échantillon Mopti . 356 Tableau B.12 Erreurs de sondage : Échantillon Tombouctou. 357 Tableau B.13 Erreurs de sondage : Échantillon Gao. 358 Tableau B.14 Erreurs de sondage : Échantillon Kidal. 359 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 361 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 362 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés. 362 Tableau C.3 Complétude de l’enregistrement. 363 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 363 Tableau C.5 Enregistrement de l’âge au décès en jours . 364 Tableau C.6 Enregistrement de l’âge au décès en mois . 365 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants . 366 Préface | xix PRÉFACE La réalisation des Enquêtes Démographique et de santé est devenu un exercice institutionnalisé que le Mali conduit depuis 1987 avec l’appui technique de macro international. La première édition a été réalisée en 1987 à travers le CERPOD (Centre d'Etudes et de Recherche sur la Population et le Développement) et la seconde a été menée en 1995/1996 par la Cellule de Planification et de Statistique du Ministère de la Santé, la Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique avec l'appui technique de ORC Macro. Quant à la troisième, elle a été effectuée en 2001 sous la responsabilité technique de la Cellule de Planification et de Statistique du Ministère de la Santé, la Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique avec l'appui technique de ORC Macro. La présente édition quatrième du genre, a été réalisée dans un contexte où le Mali s’est engagé à l’instar des autres pays, à l’atteinte des OMD. Pour ce faire un partenariat solide se développe dans le sens de l’harmonisation basée sur la déclaration de Paris afin de créer les synergies autour du Mali pour optimiser les efforts. Les enquêtes EDS sont devenues des instruments consensuels assez robustes pouvant fédérer les partenaires autour de données fiables, acceptables par tous pour le renforcement du dialogue politique autour des programmes. Dans la logique des enquêtes précédentes, elle permettra de : - Fournir des informations sur la fécondité et ses déterminants, la santé de la mère et de l'enfant et la mortalité des enfants ; - Apprécier les différentes tendances enregistrées de ces phénomènes et mettre à jour les données y afférentes ; - Constituer une base de données fiable sur la fécondité, la santé de la reproduction, la mortalité maternelle et infantile, la nutrition, l'excision et les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) y compris le VIH/sida. La présente enquête a réédité l'enquête de séroprévalence du VIH/sida introduite à partir de l'EDSM-III. Ainsi les enquêtes de séroprévalence sur le VIH/sida ont été menées avec un taux d'acceptation de 93 % chez les femmes et 85 % chez les hommes. Ceci a permis de mesurer l’effort déployé dans la lutte contre le VIH/sida qui s’est traduit par une évolution du taux de prévalence de 1,7 % à 1,3 % entre 2001 et 2006. Aussi la collaboration avec l'Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) qui dispose d'un laboratoire de biologie moléculaire capable de mener tous les tests de contrôle du VIH/sida a permis d’utiliser des méthodes robustes et des tests fiables pour l’anémie et le VIH/sida. Cette quatrième enquête (EDSM-IV) a touché un échantillon de 12 998 ménages, dans lesquels toutes les femmes de 15 à 49 ans ont été enquêtées. Dans un tiers des ménages, ont été également enquêtés, tous les hommes de 15 à 59 ans. Le taux de réponse a été de 99 % chez les femmes et 91 % chez les hommes enquêtés. Le module sur les dépenses de santé a été introduit comme innovation dans cette enquête en vue d’une institutionnalisation de l’élaboration des comptes nationaux de la santé. Ceci sera d’une utilité certaine dans les décisions en matière de lutte contre la pauvreté. Le présent rapport complète le rapport préliminaire qui a fait l'objet d'une large diffusion en avril 2007. Des analyses thématiques approfondies sont envisagées à partir de la base de données disponible et seront conduites pour mieux éclairer les décisions et la conduite des programmes. xx | Préface Ainsi le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, la société civile, le secteur privé, la communauté scientifique disposeront d’une mise à jour des données clés leur permettant de jouer leur partition dans le partenariat en faveur du développement. Permettez moi de saisir cette opportunité pour remercier les populations, les enquêteurs et les superviseurs pour leur engagement, leur dévouement et leur patience. Aussi, je voudrais saluer la qualité de la collaboration, l’intérêt constant et les efforts soutenus des partenaires comme l'USAID, l'UNICEF, les Pays Bas, le FNUAP et la Banque Mondiale pour la réussite de l’opération. Je leur adresse mes sincères remerciements ainsi qu'à l'ensemble des partenaires techniques et financiers du secteur. Remerciements | xxi REMERCIEMENTS La quatrième édition de l’enquête démographique et de santé a été réalisée par la Cellule de Planification et de statistique du Ministère de la santé et la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce avec la collaboration de l’INRSP et l’assistance technique de Macro International. Tout en améliorant la qualité des indicateurs produits depuis la première édition elle a permis d’introduire des innovations qui vont contribuer au processus de développement socio-sanitaire de notre pays. Grâce à la synergie des efforts et à l’esprit de franche collaboration des personnes ressources, des agences et des institutions partenaires, la présente enquête a pu être conduite. À cet effet nous saisissons cette opportunité pour adresser : Nos remerciements à toutes les populations, les autorités politiques, les autorités administratives, la société civile et les chefs traditionnels qui ont consacré une partie de leur précieux temps à répondre aux questions de cette enquête. Nos remerciements aux responsables de la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique notamment au Directeur National, les responsables de la Cellule de Planification et de Statistique du Ministère de la santé ; les Directeurs Régionaux de la Santé, les Directeurs Régionaux du Développement Social et de l’Économie Solidaire, les Directeurs Régionaux du Plan et de la statistique, les superviseurs et le personnel de soutien pour leur engagement et leur dévouement. Nos sincères remerciements à la Direction Nationale de la Santé, la direction Administrative et Financière du Ministère de la Santé, l’Institut National de Recherche en Santé Publique, la Direction Nationale de Développement Social, la Direction Nationale de la Protection Sociale et de l’Économie Solidaire, la Direction Nationale de la Population pour leur collaboration et le soutien de leurs services techniques sur le terrain ; ainsi qu’au Ministère des Finances pour la collaboration intersectorielle. Nos félicitations aux cartographes, aux chefs d’équipes, aux contrôleuses, enquêtrices, informaticiens, aux agents de saisie, aux éditeurs et aux chauffeurs pour leur engagement, leur dévouement et leur perspicacité au cours de cette enquête. Nos sincères remerciement à la Cellule Sectorielle de Lutte Contre le VIH /Sida, et le laboratoire ALGI pour leur contribution d’avoir assuré le contrôle de qualité des tests de séroprévalence du VIH. Notre reconnaissance et notre profonde gratitude à Macro International pour son assistance technique de qualité au cours de cette opération à travers les appuis constants de ses représentants en l’occurrence Monsieur Mohamed Ayad, Monsieur Soumaïla Mariko et Monsieur Paul Roger Libité. Nos remerciements à tous nos partenaires techniques et financiers qui nous ont accompagnés et soutenus de façon constante au cours de cette opération, notamment : l’USAID, l’UNICEF, l’UNFPA, la Banque Mondiale et le royaume des Pays Bas. xxii | Remerciements Notre reconnaissance et notre profonde gratitude aux Ministres Dr Maiga Zeinab Mint YOUBA et Dr Marimantia DIARRA pour avoir fortement soutenu la réalisation de l’enquête. Enfin nos sincères remerciements à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de cette enquête. Dr Salif SAMAKE M. Seydou Moussa TRAORE Directeur de la CPS/MS Directeur National de la DNSI Directeur National de l’EDSM-IV Directeur National Adjoint de l’EDSM-IV Sigles et abréviations | xxiii SIGLES ET ABRÉVIATIONS ADBC Agents de Distribution à Base Communautaire ARV Médicaments AntiRétroviraux BCEAO Banque de la Communauté Économique d’Afrique de l’Ouest BCG Bacille de Calmette et Guérin BCR Bureau Central pour le Recensement CCC Communication pour le Changement de Comportement CCDV Centre de Conseils et de Dépistage Volontaire CDMT Cadre de Dépense à Moyen Terme CEDEAO Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest CERPOD Centre d’Etudes et de Recherche sur la Population et le Développement CPS Cellule de Planification et de Statistique CSCOM Centres de Santé Communautaires CSPro Census and Survey Processing System CSREF Centre de Santé de Référence DBS Dried Blood Spots (Gouttes de Sang Séché) DHS Demographic and Health Survey DIU Dispositif Intra Utérin DNAFLA Direction Nationale de l’Alphabétisation Fonctionnelle et de la Linguistique Appliquée DNSI/MPAT Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique du Ministère du Plan et de l’Aménagement du Territoire DTCoq Vaccin contre la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche EDS Enquête Démographique et de Santé EDSM Enquête Démographique et de Santé au Mali FMI Fond Monétaire International FRPC Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance HCNLS Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA IEC Information, Éducation et Communication IMC Indice de Masse Corporelle INRSP Institut National de Recherche en Santé Publique IRA Infection Respiratoire Aiguë ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désiré ISSA Integrated Systems for Survey Analysis IST Infections Sexuellement Transmissibles MAMA Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée MII Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides xxiv | Sigles et abréviations OESD Orphelins et Enfant en Situation Difficile OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non Gouvernementale OUA Organisation de l’Unité Africaine PBS Phosphate Buffered Saline PDDSS Programme Décennal de Développement Sanitaire et Social PEV Programme Élargi de Vaccination PIB Produit Intérieur Brut PNB Produit National Brut PNLE Programme National de Lutte Contre l’Excision PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PNLS Programme National de Lutte contre le SIDA PPTE Pays Pauvres Très Endettés PRODESS Programme de Développement Sanitaire et Social RDV Risque sur la Durée de Vie RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SE Section d’Enumération SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SLIS Système Local d’Information Sanitaire SP Sulfadoxine Pyriméthamine SRO Sels de Réhydratation par voie Orale TBFS Taux Brut de Fréquentation Scolaire TBN Taux Brut de Natalité TGFG Taux Global de Fécondité générale TMM Taux de Mortalité maternelle TPI Traitement Préventif Intermittent UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fond des Nations Unies pour l’Enfance UPS Unité Primaire de Sondage USAID Agence des États-Unis pour le Développement International VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine WHO World Health Organization Résumé | xxv RÉSUMÉ L’enquête Démographique et de Santé de 2006 (EDSM-IV) est la quatrième d’une série réalisée par la Cellule de Planification et de Statistique du Ministère de la Santé en collaboration avec la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique du Ministère du Plan et l’Aménagement du Territoire et l’Institut National de Recherche en Santé Publique. Elle a bénéficié de l’appui technique de Macro International et de l’appui financier de l’USAID, de l’UNICEF, de l’UNFPA, de la Coopération Néerlandaise, de la Banque Mondiale et du Gouvernement Malien. Il s’agit d’une enquête rétrospective au cours de laquelle 12 998 ménages, 14 583 femmes de 15-49 ans et 4 207 hommes de 15-59 ans ont été enquêtés. La collecte des données s’est déroulée de mai à décembre 2006. Les informations recueillies au cours de l’enquête sont représentatives au niveau national, au niveau du milieu de résidence (urbain et rural), au niveau des huit régions et de la ville de Bamako. L’EDSM-IV fournit des informations sur les niveaux de fécondité, et sur certains des facteurs qui influencent ces niveaux tels que l’activité sexuelle, la connaissance et l’utilisation des méthodes de planification familiale et l’état matrimonial. L’enquête comprend également un volet important sur la santé et l’état nutritionnel des femmes et des enfants de moins de cinq ans. Les données recueillies ont également permis l’évaluation de la couverture vaccinale, l’estimation de la prévalence de la fièvre, de la diarrhée et de la toux chez les enfants de moins de cinq ans. L’enquête s’est également intéressée à l’utilisation de moyens préventifs contre le paludisme tels que les moustiquaires imprégnées d’insecticide et la prise d’anti- paludéens. Les informations sur la santé des femmes de 15-49 ans concernent le suivi prénatal, les conditions d’accouchement, le suivi postnatal et la consom- mation de micronutriments. L’état nutritionnel des femmes a également été évalué au moyen d’indicateurs anthropométriques. En outre, à la différence de l’enquête précédente, des données ont été collectées sur la prévalence de la fistule et sur la connaissance de cette maladie par les femmes. Enfin, il faut également citer dans ce volet santé, la réalisation au cours de l’enquête d’un test de séroprévalence qui a permis d’estimer d’une part la prévalence de l’anémie parmi les femmes, et les enfants de moins de 5 ans et d’autre part la prévalence du VIH/sida dans la population adulte. De même, au cours de l’enquête des questions ont été posées sur la connaissance, la pratique de l’excision et on a cherché à déterminer le niveau de connaissance, les attitudes et les comportements vis- à-vis du sida et autres infections sexuellement transmissibles. Les données collectées au cours de l’EDSM-IV ont aussi permis d’évaluer le niveau de la mortalité infanto-juvénile et d’estimer le taux de mortalité maternelle. Des informations ont également été collectées sur le statut de la femme et la situation des enfants. Les informations ainsi recueillies permettent la mise à jour des indicateurs de base sur la situation démographique et sanitaire estimés lors des précédentes enquêtes de 1987, 1995-1996 et 2001. À la différence des trois premières enquêtes, le questionnaire ménage de l’EDSM-IV a permis de collecter, des informations sur les dépenses de santé des ménages dans un ménage sur trois de l’échantillon. Ce résumé a pour objectif de présenter les principaux résultats de ce rapport. xxvi | Résumé FÉCONDITÉ Avec, en moyenne, 6,6 enfants par femme, le niveau de la fécondité au Mali demeure élevé. Cette fécondité est également précoce puisque 30 % des jeunes filles de moins de 20 ans ont déjà eu, au moins, une naissance vivante. En outre, ce niveau de fécondité est resté quasiment stable depuis la précédente enquête, le nombre moyen d’enfants par femme étant passé de 6,8 en 2001 à 6,6 en 2006. Par rapport à 2001, date de la troisième enquête, la fécondité a diminué, en moyenne, de 0,2 enfants par femme. On constate les mêmes variations que celles déjà observées lors des deux précédentes enquêtes EDS. En effet, les écarts entre milieux de résidence sont toujours très importants : en milieu urbain, les femmes ont, en moyenne, 5,4 enfants contre 7,2 en milieu rural. À Bamako, ce nombre moyen est de 4,8 alors que dans la région de Sikasso, les femmes ont, en moyenne, 7,4 enfants. Ce nombre varie également selon le niveau d'instruction des femmes et le niveau de bien-être du ménage : d’un maximum de 7 enfants par femme chez celles qui n’ont pas d’instruction, il passe à 6,3 parmi celles ayant un niveau d’instruction primaire et à 3,8 parmi celles qui ont atteint au moins un niveau secondaire ou plus. En fonction des quintiles du bien-être, ce nombre moyen d’enfants passe de 7,6 dans les ménages les plus pauvres à 4,9 dans les ménages les plus riches. Dans 16 % des cas, les naissances n’étaient pas correctement planifiées : 13 % ne se sont pas produites au moment souhaité et 3 % n’étaient pas voulues. Si toutes les naissances non désirées avaient été évitées, les femmes auraient eu, en moyenne, 6 enfants au lieu de 6,6. NUPTIALITÉ L’âge d’entrée en première union influence de manière importante le niveau de la fécondité. Au Mali, l’âge médian d’entrée en première union des femmes de 25-49 ans est estimé à 16,6 ans. Cet âge médian n’a pratiquement pas varié depuis 2001, année au cours de laquelle a été réalisée l’EDSM-III (16,5 ans). Les résultats de l’enquête font apparaître des disparités importantes entre les milieux de résidence, les niveaux d’instruction et les niveaux socio- économiques des ménages. En milieu rural, les femmes entrent en union 2,6 ans plus tôt que celles du milieu urbain ; par rapport à la ville de Bamako, cet écart est 3,1 ans. L’élévation du niveau d’instruction contribue à retarder l’âge à la première union des femmes, l’âge médian des femmes sans instruction étant de 16,4 ans contre 20,3 ans parmi celles de niveau secondaire ou plus. Enfin, les résultats mettent aussi en évidence l’influence du statut-socio-économique du ménage sur l’âge d’entrée en première union, la moitié des femmes des ménages du quintile le plus pauvre ayant contracté leur première union à 16,4 ans contre 17,8 ans parmi celles vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus riche. Les hommes entrent en première union à un âge plus tardif que les femmes. L’âge médian des hommes de 20-59 ans est de 25,8 ans, c’est-à-dire 9,2 ans plus vieux que les femmes de 25-49 ans. Un peu plus d’un homme sur dix (12 %) avait déjà contracté une première union à l’âge de 20 ans. Chez les femmes, cette proprotion est de 80 %. Près de la moitié des femmes de 15-49 ans (49 %) étaient en union polygame ; chez les hommes de 15-59 ans, cette proportion est de 30 %. Les unions polygames sont fréquentes en milieu rural (37 % chez les femmes et 27 % chez les hommes). Les proportions de polygames tendent à diminuer avec l’élévation du niveau d’instruction. PLANIFICATION FAMILIALE Au Mali, la quasi-totalité des femmes et des hommes connaissent les méthodes de planification familiale. Le condom masculin, les injectables et la pilule sont les méthodes les plus fréquemment connues. Un peu plus de deux femmes en union sur dix (23 %) ont déclaré avoir utilisé une méthode contraceptive au cours de leur vie. Cependant, au moment de l’enquête, seulement 8 % des femmes en union utilisaient une méthode quelconque de contraception, dont 7 % une méthode moderne et 1,4 % une méthode traditionnelle. La prévalence contraceptive est restée stable depuis 2001. À cette date, 5,7 % des femmes en union utilisaient une Résumé | xxvii méthode moderne de contraception contre 6,9 % en 2006. Le niveau d’utilisation de la contraception est positivement associé au niveau d’instruction, 23 % des femmes ayant au moins un niveau secondaire ou plus utilisaient, au moment de l’enquête, une méthode moderne contre seulement 5 % de celles sans instruction. Bien que l’utilisation actuelle de la contraception soit faible, les besoins en matière de planification familiale demeurent importants. Les résultats de l’enquête montrent que 31 % des femmes actuellement en union ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. De plus, la demande potentielle en planification familiale est évaluée à 40 %. En d’autres termes, la prévalence contraceptive passerait de 8,2 % à 40 %, si tous les besoins en matière de planification familiale étaient satisfaits. Cependant, la demande en planifica- tion familiale n’est satisfaite que dans 8,2 % des cas. SANTÉ DE LA REPRODUCTION En ce qui concerne les soins prénatals, on constate que sept femmes sur dix (70%) se sont rendues en consultations prénatales dispensées par du personnel de santé, essentiellement un medécin, une infirmière, une sage–femme, ou une matrone.Près de trois femmes sur dix (29 %) n’ont reçu aucun soin prénatal au cours de leur grossesse. On constate que 56 % des femmes avaient reçu le nombre d’injections nécessaires pour assurer la protection de leur dernière naissance contre le tétanos néonatal. Parmi les naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 54 % se sont déroulées à la maison et 45 % dans un établissement de santé, essentiellement du secteur public (43 %). Par rapport à 2001, ces proprotions se sont améliorées (61 % contre 54 % d’accouchement à la maison). Plus de la moitié des naissances (78 %) se sont déroulées avec l’assistance de personnel de santé, en majorité des infirmières sages-femmes (25 %). Seulement 1,4 % des naissances se sont déroulées avec l’assistance d’un médecin et 22 % avec l’assistance d’une matrone. Dans l’ensemble, 28 % des naissances des cinq années ayant précédé l’enquête qui ont eu lieu hors d’une formation sanitaire ont reçu des soins postnatals. Dans 22 % des cas, les femmes ont reçu des soins postnatals dans les deux jours suivant l’accouchement. À l’opposé, dans 72 % des cas, les femmes n’ont effectué aucune visite postnatale. En ce qui concerne la fistule obstétricale, les résultats montrent que moins d’une femme sur cinq en a entendu parlé (16 %). Parmi les femmes qui ont entendu parler de la fistule, 98 % connaissent les signes, 67 % les causes et 64 % savent qu’elle peut être traitée. SANTÉ DE L’ENFANT Un peu moins d’un enfant de 12-23 mois sur deux (48 %) avait reçu tous les vaccins du Programme Élargi de Vaccination, c’est-à-dire une dose de BCG, trois doses de DTCoq, trois doses de polio et une dose de rougeole. Les variations selon le milieu de résidence sont importantes et mettent en évidence la faiblesse de la couverture vaccinale du milieu rural par rapport au milieu urbain (46 % contre 53 %). En outre, la proportion d’enfants complètement vaccinés augmente avec le niveau d’instruction de la mère : (46 % pour les enfants de mères non instruites et 70 % pour ceux dont la mère a un niveau secondaire ou plus) et avec le niveau économique du ménage de l’enfant passant de 49 % dans les ménages du quintile le plus pauvre à 56 % dans les ménages du quintile le plus riche. La comparaison avec les résultats de l’enquête précédente montre une augmentation de la couverture vaccinale des enfants de moins de 5 ans, la proportion d’enfants complètement vaccinés étant passée de 29 % en 2001 à 48 % en 2006. Parmi les enfants de moins de cinq ans, on constate que moins d’un enfant sur dix (6 %) a présenté des symptômes d’infections respiratoires aiguës. Pour seulement 38 % de ces enfants malades, un traitement ou des conseils ont été recherchés auprès d’un prestataire de santé. xxviii | Résumé Près de deux enfants sur dix (18 %) ont eu de la fièvre durant les deux semaines ayant précédé l’interview. Pour 33 % des enfants, on a recherché un traitement ou des conseils et, un enfant sur deux a été traité avec des antipaludéens (48 %). Dans 15 % des cas, le médicament antipaludéen a été donné le même jour ou le jour suivant la survenue de la fièvre Par ailleurs, 13 % des enfants de moins de cinq ans ont souffert de diarrhée pendant les deux semaines ayant précédé l’enquête. Parmi ces enfants, seulement 18 % ont été conduits dans un établissement sanitaire au cours de leur maladie, 14 % des enfants ont reçu des sachets de SRO, 13 % ont reçu une solution d’eau, de sel et de sucre préparée à la maison. Globalement, 24 % des enfants ont reçu l’une et/ou l’autre forme de Thérapie de Réhydratation par voie Orale (TRO). Par ailleurs, pendant ces épisodes de diarrhée, certains enfants ont été traités avec des comprimés ou du sirop (24 %) et des remèdes à la maison ou autres médicaments (36 %). Environ un enfant sur cinq (21 %) n’a reçu aucun traitement contre la diarrhée. POSSESSION ET UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES Près de sept ménages maliens sur dix possèdent au moins une moustiquaire, qu’elle ait été traitée ou non (69 %). En ce qui concerne les moustiquaires qui ont été imprégnées, la proportion est de 62 % et 50 % des ménages possèdent au moins une MII. Deux enfants sur cinq (41 %) avaient dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. Les proportions de ceux qui avaient dormi sous une moustiquaire qui a été imprégnée et sous une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) sont respectivement de 36 % et de 27 %. Globalement, 29 % des femmes enceintes avaient dormi sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide la nuit ayant précédé l’enquête. Parmi les femmes ayant eu leur dernière naissance au cours des deux années ayant précédé l’enquête, 59 % ont pris des antipaludéens, à titre préventif, au cours de leur grossesse. Une faible proprotion (11 %) a pris deux doses ou plus de SP/Fansidar. ALLAITEMENT ET NUTRITION La quasi-totalité des enfants ont été allaités (94 %). La durée médiane de l’allaitement est estimée à 20,9 mois. En ce qui concerne l’allaitement exclusif, on constate que sa durée médiane est très courte (1,1 mois). Dans l’ensemble, 38 % des enfants de moins de six mois sont exclusivement allaités. À 6-8 mois, âges auxquels les enfants doivent recevoir des aliments de complément, on constate qu’un quart des enfants (26 %) sont nourris conformément aux recommandations. L’utilisation du biberon n’est pas très répandue. Seulement 2 % des enfants de moins de 2 mois sont nourris de cette manière. Un peu plus de huit enfants de 6-59 mois sur dix (81 %) sont atteints d’anémie : 21 % sous une forme légère, 50 % sous une forme modérée et 10 % sont atteints d’anémie sévère. En ce qui concerne les femmes, les résultats montrent que plus de six sur dix sont anémiées (68 %) : 43 % souffrent d’anémie sous sa forme légère, 29 % sous une forme modérée et 3 % sous une forme sévère. Au Mali, plus de trois enfants de moins de cinq ans sur dix (38 %) accusent un retard de croissance La proportion d’enfants accusant un retard de croissance augmente très régulièrement et très rapidement avec l’âge : de 13 % à moins de 6 mois, la prévalence du retard de croissance augmente pour atteindre au moins 50 % des enfants entre 18 et 23 mois. La malnutrition aiguë affecte 15 % des enfants de moins de cinq ans. C’est parmi les enfants considérés comme très petits à la naissance (19%) et ceux dont la mère est maigre (23 %) que la proportion d’enfants émaciés est la plus importante. Plus du quart des enfants présentent une insuffisance pondérale : 17 % en souffrent sous une forme modérée et 10 % sous une forme sévère. MORTALITÉ INFANTILE Durant la période la plus récente (2001-2006), sur 1 000 enfants qui naissent, 96 décèdent avant d’atteindre leur premier anniversaire : 46 entre 0 et 1 Résumé | xxix mois et 50 entre 1 et 12 mois exact. Sur 1 000 enfants ayant atteint leur premier anniversaire, 105 décèdent avant d’atteindre leur cinquième anniversaire et, globalement, sur 1 000 nais- sances, 191 décèdent avant d’atteindre leur cinquième anniversaire. Globalement, entre la naissance et le cinquième anniversaire, le niveau de la mortalité a fortement baissé au cours des 15 dernières années, passant de 251 ‰ en 1995-1996 à 229 ‰ en 2001 et à 191, soit une baisse globale de 60 points. Les risques de décéder avant l’âge de cinq ans présentent des écarts importants selon le milieu de résidence. Globalement, on constate une surmortalité des enfants du milieu rural par rapport à ceux du milieu urbain. Le risque de décéder entre la naissance et cinq ans est supérieur de 48 % en milieu rural par rapport au milieu urbain (158 ‰ contre 234 ‰). Le niveau d’instruction de la mère influence les chances de survie de l’enfant. La probabilité de mourir avant cinq ans est de 223 ‰ pour les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction, et de 102 ‰ lorsque celle-ci a atteint le niveau secondaire ou plus. Les résultats montrent également que les conditions de vie des ménages influencent fortement les risques de décéder des enfants. Quelle que soit la composante de la mortalité des enfants, les niveaux sont nettement plus élevés pour les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres que pour ceux des ménages les plus riches. MORTALITÉ MATERNELLE L'estimation directe du taux de mortalité maternelle à partir de l'EDSM-IV pour la période 2001-2006 est de 464 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Ce taux de mortalité maternelle est inférieur à celui estimé en 2001 par l’EDSM-III pour la période 1995- 2001 (582 décès pour 100 000 naissances vivantes). EXCISION Un peu plus de huit femmes sur dix ont déclaré avoir été excisées. La pratique de l’excision varie de manière importante en fonction des régions et de l’appartenance ethnique. C’est dans les régions de Kidal, Gao, et Tombouctou que les proportions de femmes excisées sont, de loin, les plus faibles (respectivement 0,9 %, 1,8 %, et 44 %). Dans celles de Kayes, de Koulikoro, de Sikasso, de Ségou et dans la capitale Bamako, la quasi-totalité des femmes ont été excisées. L’excision est une pratique répandue chez les Bambara et les Malinké (98 % des femmes sont excisées), les Sarakolé/Soninké (97 %), les Peulh (94%) et les Sénoufo/Minianka (93 %). À l’opposé, dans deux groupes ethniques, les Sonraï et les Tamachek, la prévalence de l’excision est faible. Une faible proportion de femmes ont déclaré qu’elles n’avaient pas l’intention de faire exciser leur fille (10 %). En outre, 76 % se sont déclarées en faveur du maintien de cette pratique ; chez les hommes, cette proprotion est de 70 %. SIDA ET AUTRES IST Au Mali, la quasi-totalité des femmes et des hommes de 15-49 ans connaissent le VIH/sida. Cependant, seulement 17 % des femmes et 26 % des hommes de 15-49 ans ont une connaissance considérée comme complète des modes de transmis- sion et de prévention du VIH/sida. Globalement, 49 % d’hommes et 47 % de femmes connaissent la possibilité de transmission par l’allaitement et savent que ce risque de transmission maternelle du VIH peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse (22 % pour les hommes, 20 % pour les femmes). Moins d’une femme sur dix (6 %) a eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Parmi ces femmes 17 % ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels à hauts risques. La proprotion d’hommes ayant eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, est beaucoup plus élevée que celle des femmes (25 %). Parmi ces hommes, 39 % ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels. xxx | Résumé Une proportion élevée de femmes (93 %) n’a jamais effectué de test du VIH. Dans l’ensemble, on constate que seulement 3 % des femmes avaient effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et avaient reçu les résultats du dernier test. Chez les hommes, la proportion de ceux qui n’ont jamais effectué un test de dépistage du VIH est aussi élevée que celle observée chez les femmes (92 %). Seulement 3 % ont effectué un test du VIH au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et avaient reçu les résultats du dernier test. Près de neuf personnes sur dix (88 %) ont été enquêtées et ont fourni du sang qui a pu être utilisé pour déterminer la prévalence du VIH. Le taux de couverture est plus élevé chez les femmes (92 %) que chez les hommes (84 %). En outre, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, le taux de couverture est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain. La prévalence de l’infection par le VIH au sein de la population générale est estimée à 1,3 % par l’EDSM-IV. Le taux de séroprévalence chez les femmes de 15-49 ans, estimé à 1,5 %, est un peu plus élevé que celui observé chez les hommes du même groupe d’âges (1,0 %). Il en résulte un ratio d’infection entre les femmes et les hommes de 1,50 : autrement dit, il y a 150 femmes infectées pour 100 hommes. Chez les femmes, on constate des écarts importants entre les milieux de résidence, le niveau d’instruction et la situation d’emploi : en effet, en milieu urbain, le taux de séroprévalence est de 1,8 % contre 1,2 % en milieu rural. En particulier, c’est à Bamako que la prévalence du VIH est la plus élevée (2,3 % contre 1,5 % dans les Autres Villes). Chez les hommes, les variations sont moins importantes. On constate que la prévalence la plus élevée concerne les hommes de la région de Koulikoro (1,6 %) et ceux ayant un niveau secondaire ou plus (1,8 %). En outre, on connaît le statut de séroprévalence des deux conjoints pour 2 538 couples. On constate que, dans 96 % des couples, les deux conjoints sont séronégatifs, dans 0,4 % des couples, les deux conjoints sont séropositifs et, dans 1,1 % des cas, l’un des deux conjoints est séropositif. Cette dernière catégorie, appelée « couples discordants », est constituée de couples dans lesquels c’est la femme qui est séropositive (0,8 %) et de couples dans lesquels c’est l’homme qui est séropositif (0,3 %). Au cours de l’EDSM-IV, les données collectées ont permis d’évaluer le statut de la femme. Plus de six femmes en union sur dix (64 %) travaillaient au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Parmi ces femmes, la majorité (53 %) était rémunérée exclusivement en argent, 22 % en argent et en nature, 12 % en nature et 13 % n’étaient pas payées. Dans la majorité des cas, (87 %) les femmes décident elles- mêmes de l’utilisation de l’argent qu’elles gagnent ; 6 % ont déclaré décider avec leur conjoint et seulement 5 % laissent le conjoint décider seul. Pour évaluer le rôle et le niveau d’implication des femmes dans la prise de décision au sein du ménage, on a posé aux femmes des questions pour savoir qui de l’enquêtée ou de quelqu’un d’autre, prenait habituellement certaines décisions. Dans l’ensemble, on constate que la moitié des femmes en union (50 %) prennent seules la décision concernant la nourriture à préparer par jour. Seulement, 12 % prennent seule la décision concenant leurs propres soins de santé et les grosses dépenses du ménages. Les femmes sont très faiblement associées à leur conjoint dans la prise des cinq décisions citées au cours de l’enquête et, à l’opposé, 37 % des femmes n’ont participé à aucune. Au cours de l’enquête on a cherché à connaître l’opinion des femmes et des hommes concernant certains aspects de la vie du couple : en particulier, on leur a demandé s’ils pensaient que pour certaines raisons, il était justifié qu’un homme batte sa femme et si une femme pouvait refuser, dans certaines circonstances, d’avoir des relations sexuelles avec son mari ou partenaire. PRÉVALENCE DU VIH STATUT DE LA FEMME Résumé | xxxi Trois femmes sur quatre (75 %) approuve qu’un mari batte sa femme pour au moins l’une des raisons évoquées. Dans un cas sur dix (10 %), les femmes ont déclaré qu’il était normal qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son conjoint, cela quelle que soit la raison citée. Les résultats de l’EDSM-IV montrent que 5 % des enfants de moins de 18 ans sont des orphelins d’au moins un parent. Par ailleurs, une proportion non négligeable d’enfants (7 %) ne vit pas avec ses deux parents biologiques, bien que ces derniers soient tous en vie. D’après l’EDSM-IV de 2006, parmi les enfants âgés de moins de cinq ans, plus d’un enfant sur deux (53 %) est enregistré à l’état civil. On note que 47 % des enfants de 10-14 ans dont les deux parents sont en vie et qui vivent avec au moins un des parents vont à l’école contre 45 % de ceux qui sont orphelins des deux parents. Globalement, 76 % des enfants âgés de 5-14 ans travaillent : cette proportion atteint 67 % chez les enfants de 5-9 ans parmi lesquels la scolarisation est obligatoire. Les résultats de l’enquête montrent qu’environ 20 % des populations ont été malades ou blessées durant les 30 jours qui ont précédé l’enquête. La maladie a plus touché les femmes (22 %) que les hommes (18 %). Elle a touché différemment les classes d’âges : un minimum de 10 % parmi les 5–14 ans contre un maximum de 37 % parmi les 50 ans et plus. De même, c’est dans le quintile le plus pauvre que la maladie a le moins affecté la population (18 %) et à l’opposé, c’est dans le quatrième quintile que la proportion de popula- tion ayant été malade ou blessée est la plus élevée (25 %). Environ 9 % des malades ou blessés parmi les populations et 10 % des ménages n’ont eu aucun recours aux soins et n’ont pas pratiqué l’automédica- tion, ni recherché de conseils hors formations sanitaires. L’automédication est une pratique courante parmi les populations (64 %) aussi bien que parmi les ménages (65 %), de même que la recherche de conseils hors formations sanitaires. L’automédication et la recherche de conseils ou de traitement hors formation sanitaire parmi les populations concernent environ 67 % des malades ou blessés. En ce qui concerne les dépenses de santé, on constate que la dépense totale moyenne par malade ou blessé au cours des 30 derniers jours pour le premier et le deuxième recours est de 12 977 FCFA. Cette dépense pour le 1er recours est de 11 512 FCFA et de 1 465 FCFA pour le 2ème recours. Pour les ménages, la dépense totale moyenne s’éléve à 15 249 FCFA. Cette dépense varie considérablement suivant les caractéristiques démographiques. La dépense totale en santé pour l’automédication ou la recherche de conseils hors formation sanitaire s’établit à 13 766 FCFA pour l’ensemble du pays ; celle pour la recherche de conseils hors formation sanitaire est de 8 408 FCFA. En outre, les résultats montrent que les dépenses deviennent plus importantes quand les populations ou les ménages fréquentent les formations sanitaires. Par ailleurs, les sources de financement des ménages pour les dépenses de santé proviennent des salaires ou de l’argent disponible à la maison (59 %), de la vente de biens ou d’actifs (17 %), de l’épargne et de l’emprunt sans intérêt (environ 8 %). Les autres sources et l’emprunt avec intérêt sont peu utilisés pour financer les dépenses de santé. PROTECTION DES ENFANTS DÉPENSES DE SANTÉ DES MÉNAGES Indicateurs du millénaire | xxxiii INDICATEURS DU MILLÉNAIRE, EDSM-IV MALI 2006 Objectif Indicateur Valeur 1. Réduction de l’extrême pauvreté et de la faim Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans présentant une insuffisance pondérale Masculin : 28,4 % Féminin : 25,0 % Ensemble : 26,7 % Taux net de scolarisation dans le primaire1 Masculin : 45,9 % Féminin : 39,6 % Ensemble : 42,8 % 2. Assurer l’éducation primaire pour tous Taux d’alphabétisation des 15 à 24 ans2 Masculin : 46,9 % Féminin : 25,4 % Ensemble : 29,9 % Rapport filles/garçons dans l’enseignement primaire et secondaire Primaire : 0,84 Secondaire : 0,70 Taux d’alphabétisation des femmes de 15 à 24 ans par rapport à celui des hommes2 0,54 3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (pour 1 000 naissances vivantes) 191 pour 1 000 Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes) 96 pour 1 000 4. Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans Proportion d’enfants de 1 an vaccinés contre la rougeole Masculin : 71,3 % Féminin : 65,5 % Ensemble : 68,4 % Taux de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes) 464 pour 100 000 5. Améliorer la santé maternelle Proportion d’accouchements assistés par du personnel formé 49,0 % Population âgée de 15 à 24 ans ayant une bonne connaissance générale du VIH/sida3 Masculin : 22,2 % Féminin : 17,9 % Utilisation d’un préservatif lors du dernier rapport sexuel à risque (population âgée de 15 à 24 ans)4 Masculin : 35,9 % Féminin : 16,5 % Taux d’utilisation de la contraception (une méthode moderne, femmes 15-49 ans actuellement en union) 6,9 % 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies Parmi les femmes de 15-49 ans en union qui utilisent une méthode moderne de contraception, pourcentage qui utilise le condom 5,8 % Proportion de la population ayant accès de façon durable à une source d’eau meilleure5, zones urbaine et rurale Urbain : 79,0 % Rural : 46,0 % Ensemble : 56,0 % Proportion de la population utilisant une méthode de traitement approprié pour l’eau de boisson6, zones urbaine et rurale Urbain : 23,1 % Rural : 38,2 % Ensemble : 33,6 % 7. Assurer un environnement durable Proportion de la population possédant un système d’assainissement amélioré privé7, zones urbaine et rurale Urbain : 27,0 % Rural : 6,4 % Ensemble : 11,4 % 1 Non compris les enfants dont le statut des parents est manquant. 2 Correspond aux enquêtés qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et à ceux pouvant lire une phrase entière en Français, en Bambara, Malinké, Peulh/Sonrhaï. La lecture des autres langues nationales et l’alphabet arabe n’est pas pris en compte. 3 Sont considérés comme ayant une bonne connaissance générale, les femmes et les hommes qui déclarent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté, qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida, et qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Les deux idées erronées les plus courantes sont la transmission par les piqûres de moustiques et le fait de partager les repas avec une personne infectée. 4 On entend par rapports sexuels à hauts risques, les rapports sexuels avec un partenaire extraconjugal et non cohabitant au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. 5 Eau de robinet, forage ou puits protégés. 6 Bouillir, eau de javel/chlore, passer à travers un linge. 7 Chasse d’eau, fosse/latrines ventilées ou améliorées. xxxiv | Carte du Mali Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête | 1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1 Souleymane Ba† et Dr Mamadou Diop 1.1 GÉOGRAPHIE, HISTOIRE ET ÉCONOMIE 1.1.1 Géographie La République du Mali, pays continental par excellence, couvre une superficie d’environ 1 241 248 kilomètres carrés. Elle partage, au nord, près de 7 200 km de frontières avec l’Algérie ; à l’est, le pays est frontalier avec le Niger, au sud-est avec le Burkina Faso ; au sud, le Mali est limité par la Côte d’Ivoire et par la Guinée et à l’ouest par la Mauritanie et le Sénégal. Le relief est peu élevé et peu accidenté ; c’est un pays de plaines et de bas plateaux. L’altitude moyenne est de 500 mètres. Le régime hydrographique, tributaire de la configuration géographique s’étendant entre les 11° et 25° de latitude nord, du relief et du climat, est essentiellement constitué par les bassins du Haut Sénégal et du Niger. Deux fleuves traversent le Mali : le fleuve Niger et le fleuve Sénégal. Le réseau hydrographique dessert surtout le sud du pays. La partie septentrionale de cette zone est arrosée par le fleuve Sénégal et ses affluents, la partie orientale par le fleuve Niger et ses constituants. Le régime de l’ensemble de ce réseau est tropical : hautes eaux en période d’hivernage et basses eaux en saison sèche. Ainsi, du sud au nord, un quart du territoire est situé dans la zone soudano guinéenne, 50 % dans la zone sahélienne et 25 % dans le désert saharien. Le climat est sec avec une saison sèche et une saison des pluies, cette dernière durant, en moyenne, 5 mois au sud et moins d’un mois au nord. Le niveau des précipitations s’établit entre 1 300 mm à 1 500 mm au sud tandis que la moyenne est de l’ordre de 200 mm au nord. Ce climat se caractérise par quatre zones ; le delta intérieur du Niger se caractérise par un climat particulier. Les quatre zones sont les suivantes : - la zone sud soudano guinéenne : environ 6 % du territoire national, dans l’extrême sud. Les précipitations sont comprises entre 1 300 et 1 500 mm d’eau par an. - la zone nord-soudanienne, avec 1 300 à 700 mm/an d’eau. Cette zone couvre environ 18 % du territoire. - la zone sahélienne : le niveau des précipitations se situe entre 200 et 700 mm d’eau par an. - la zone saharienne : les précipitations deviennent irrégulières et au fur et à mesure qu’on - s’éloigne des abords du fleuve Niger et qu’on avance dans le Sahara, elles deviennent aléatoires et inférieures à 200 mm/an. - le delta intérieur du Niger : c’est une véritable mer intérieure. Cette nappe d’inondation est au cœur même du Sahel. Le delta, avec ses 300 km de long sur 100 km de large, joue un rôle régulateur dans le climat de la région. 1.1.2 Histoire Le Mali actuel est né le 22 septembre 1960. Ce nom est un rappel et un hommage à la mémoire de l’un des grands empires qu’a connu l’Afrique de l’Ouest : l’Empire du Mali. La République du Mali est assurément le berceau de nombreuses civilisations qui ont donné naissance à de nombreux empires et royaumes dont, entre autres : 2 | Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête - l’Empire du Ghana (VIIème-XIIème siècles) - l’Empire du Mali (XIIIème-XVème siècles) - l’Empire Songhaï (XVème-XVIème siècles) - les Royaumes Bambara de Ségou et du Kaarta (XVIIème-XVIIIème siècles) - l’Empire Toucouleur de El-Hadj Omar Tall (XIXème siècle) - le Royaume Sénoufo de Sikasso (XIXème siècle). Ce brassage des peuples a été à l’origine de la formation de groupes humains fortement interdépendants et dont les apports civilisationnels respectifs constituent pour le Mali une des richesses la plus enviée dans la sous-région. En effet, le Mali est un carrefour de civilisations avec ses nombreux groupes ethniques et linguistiques constituant chacun une source de richesses culturelles. Les principaux groupes ethniques sont les Bambara (ou Bamanan), les Malinké (Maninka), les Sarakolé (Soninké ou Marka), les Peuhls (Foula), les Sénoufo/Minianka, les Dogons (Dogonon ou Habé), les Sonraï (Songhoï et Arma), les Touareg, les Maures et les Arabes. Malgré cette diversité, la conscience malienne, issue de l’histoire millénaire du pays, est réelle et profonde au-delà des frontières et tous les Maliens vivent dans un mixage total conformément aux exigences de la coutume et de la tradition du terroir. Deux faits importants ont marqué l’histoire du Mali. Le premier est la pénétration de l’islam à partir du VIIe siècle. Le second est l’irruption de la colonisation française en Afrique et qui prit corps et âme dans l’actuelle aire géographique du Mali à partir de 1857. L’islam, aussi bien que le colonialisme, ont profondément désarticulé les structures sociales préexistantes, notamment les cultes. La colonisation française, plus que le fait islamique (religieux surtout), a imposé, par sa durée et les rapports de forces, de nouvelles formes étatiques, de nouvelles structures administratives et politiques. Ces nouvelles mutations ont été à la base de contestations et de revendications aboutissant à la naissance de l’état moderne du Mali après une vaine tentative d’unification avec le Sénégal au sein de la Fédération du Mali en 1959. 1.1.3 Économie Pays essentiellement à vocation agricole, l’économie de la République du Mali est caractérisée par sa vulnérabilité. Malgré une meilleure croissance depuis 1994, le Mali reste un des pays les plus pauvres du monde. Le PIB par habitant s’élevait en 2004 à 357,9 USD et 64 % de la population vivaient en dessous du seuil de pauvreté. La performance économique dépend fortement des conditions climatiques, des fluctuations des conditions du commerce mondial et des taux d’échange. Le pays dépend des ports des pays voisins pour ses exportations hors continent et concentre ses exportations sur deux principaux produits (l’or et le coton). À l’intérieur du continent (notamment dans la sous-région Afrique de l’Ouest) le pays exporte principalement le bétail sur pied. Afin de favoriser l’exploitation des avantages comparatifs de l’intégration sous régionale, le Mali a adhéré le 1er juin 1984 au Traité de l’UMOA puis est devenu membre de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) le 10 janvier 1994. Le Mali est également membre de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). L’économie du pays dépend fortement de l’aide extérieure. Pour la période 2000 à 2004, par an en moyenne, 9 % du PIB étaient constitués de l’assistance au développement. Le Mali a conclu avec le FMI en 2004, un nouveau programme triennal Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC) et la Banque Mondiale apportent également des concours lié aux projets de crédits d’ajustement. Le Mali a atteint le point d’achèvement au titre de l’initiative en faveur des pays pauvres et très endettés (PPTE) en 2003 et au cours de 2005, le Mali a bénéficié de l’allégement de la dette auprès des pays du G8. Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête | 3 En 2004, le taux de croissance du PIB s’est établi à 2,2 %, en recul par rapport à 2003 (7,6 %). Ce net ralentissement résulte, d’une part, des mauvaises performances de la campagne agricole 2004-2005, liées à un déficit pluviométrique et à l’invasion acridienne, et, d’autre part, à la baisse de la production d’or. Les termes de l’échange se sont dégradés du fait de l’évolution défavorable des cours du coton et de la hausse de ceux du pétrole. Le secteur agricole emploie 80 % de la population active et le secteur du coton, deuxième produit de l’exportation du pays après l’or, en emploie 3 000 000. Coton et productions vivrières 2001/2002 2002/2003 2003/2004 Coton-graine (milliers de tonnes) 571,0 439,8 612,5 Prix d’achat aux producteurs (en FCFA/kg) 200 180 200 Mil/sorgho 1 310,3 1 436,8 1 886,6 Maïs 301,9 363,6 509,3 Riz paddy 940,9 710,4 967,2 Arachides 174,6 120,8 290,0 Sources – administrations nationales, BCEAO On s’attend à d’importantes baisses concernant la comptabilisation finale des campagnes agricoles 2004/2005–essentiellement à cause de mauvaises conditions de pluviométrie, d’une invasion localisée de criquets pèlerins et de difficultés d’approvisionnement en intrants agricoles dans certaines zones. Certaines régions (particulièrement celles du nord) ont vécu une crise alimentaire importante au cours de l’année 2005 mais la situation pluviométrique favorable pour la campagne 2005-2006 est prometteuse et on peut espérer une amélioration de la situation générale du secteur et la constitution des stocks alimentaires de réserve. L’intensification de l’agriculture comme moteur de croissance économique est fortement en vue pour les années à venir. Ceci pour l’ensemble des régions, mais particulièrement dans les régions de Sikasso, Ségou et Mopti. Après deux années consécutives de baisse de la production de l’or (premier produit d’exportation par ordre d’importance sur les recettes) du pays à cause du tarissement de filons dans certaines mines, les projections pour 2005 et 2006 prévoient une hausse avec l’ouverture de trois nouvelles mines (Tabakoto, Loulo, Kalana) dont la production totale doit atteindre 9 tonnes en 2005 et 18 tonnes en 2006. En plus du redoublement des activités aurifères, le Mali se lance dans des activités intenses d’exploration pétrolière. Les régions abritant les exploitations minières à échelle industrielle sont principalement Kayes et Sikasso. La région de Gao serait éventuellement le foyer de gisements pétroliers à échelle industrielle. Or 2001 2002 2003 2004 Production (en tonnes) 53,66 66,07 53,99 44,58 Source : BCEAO Des réformes importantes du secteur économique et financier sont en cours pour favoriser la croissance et les investissements privés. Un programme important de modernisation des finances publiques a été mis en œuvre en association avec le Programme de Développement Institutionnel. 4 | Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête 1.2 POPULATION Selon les données du troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), la population résidente du Mali s’élevait à 9 810 912 habitants en avril 1998 dont 50,5 % de femmes et 49,5 % d’hommes; la densité est d’environ 7,9 habitants au kilomètre carré. En 2006, cette population est estimée à 12 051 021 habitants avec un taux d’accroissement intercensitaire de 2,2 %. Selon les mêmes sources, 99 % des Maliens sont des sédentaires et 1 % sont des nomades. La majorité de la population du pays réside en milieu rural (73,2 %). Le taux d’urbanisation est de 26,8 %. La répartition spatiale est inégale ; les trois quarts de la superficie du pays abritent moins de 10 % de la population. Au dernier recensement de la population, 22 % seulement de la population résidente vivaient en milieu urbain. Cette population est, en outre, caractérisée par sa jeunesse : 46 % de la population est âgée de moins de 15 ans. Les femmes en âge de procréer (15-49 ans) représentent 23 % de la population totale. Selon les données du RGPH de 1998, les principaux sous groupes sont constitués des : - enfants de moins d’un an (0-11 mois) = 2,9 % - enfants de 1 an à 4 ans (12-59 mois) = 14,0 % - enfants de moins de 5 ans (0-4 ans) = 17,0 % - enfants de moins de 15 ans (0-14 ans) = 46,0 % - enfants de moins de 19 ans (0-18 ans) = 55,2 % - femmes en âge de procréer (15-49 ans) = 22,6 % 1.3 SITUATION SANITAIRE La situation sanitaire de la population du Mali, reflet du niveau actuel de développement socio économique, connaît aussi des améliorations significatives. Les dépenses totales de santé sont passées de 109 milliards en 1999 à 165 milliards en 2004. (CNS 1999-2004). Ces dépenses de santé proviennent essentiellement du financement direct des ménages (57 %), des fonds publics (18 %) et des fonds du reste du monde (13 %). Pour la période 1999-2004, les niveaux de morbidité et de mortalité du Mali restent parmi les plus élevés au monde et cela s’explique surtout par : - Une insuffisance des ressources financières allouées au secteur au regard des besoins de la politique sectorielle et du Programme quinquennal de Développement Sanitaire et Social (PRODESS) ; - Un environnement naturel insalubre et propice à la transmission des maladies infectieuses et parasitaires du fait d’une hygiène individuelle défectueuse et des comportements très souvent inadéquats face à l’environnement ; - Une insuffisance de l’accès à l’eau potable des populations ; - Des habitudes sur le plan nutritionnel qui ont pour conséquence des apports nutritionnels non équilibrés et déficients aussi bien en quantité qu’en qualité (fer, iode, vitamine A), ce qui provoque des maladies et des carences ; - La persistance de certaines coutumes et traditions souvent néfastes pour la santé ; - Un faible niveau d’alphabétisation, d’instruction et d’information de la population ; - Une insuffisance en nombre et en qualité du personnel sanitaire et social. Compte tenu de ces insuffisances, le gouvernement a pris des mesures qui figurent dans la déclaration de politique sectorielle de santé et de population en 1990 (MSP-AS, 1990). Dans ces orientations, on note que la priorité de l’action sanitaire s’adresse au milieu rural et péri-urbain, cela dans Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête | 5 un souci d’équité et de correction des inégalités sociales, qu’elle vise la prévention des maladies ou qu’elle s’attache à promouvoir l’action socio sanitaire en vue d’améliorer le bien-être de la famille. En outre, par la déclaration de politique sectorielle de santé et de population, on constate que la santé représente désormais un secteur d’investissement qui obéit à la loi de l’utilisation rationnelle des ressources, afin d’assurer la pérennité du développement sanitaire, la prise en compte dans la planification des ressources disponibles et la mobilisation de tous les acteurs : État, organisations non gouvernementales (ONG) et populations. Fort des résultats de cette politique sectorielle, un Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social (PDDSS 1998-2007) a été élaboré. Pour la mise en œuvre de ce Plan, le Mali a opté pour l’approche sectorielle. Le PDDSS est mise en œuvre à travers le Programme de Développement Sanitaire (PRODESS) ; le démarrage du PRODESS I (quinquennat 1998-2002), était initialement prévu pour mars 1998, mais le lancement du Programme n’a été effectif qu’une année plus tard. La programmation de la deuxième phase quinquennale (PRODESS II) a accusé en conséquence du retard, d’où le report de la fin du PDDSS à 2009. Le PRODESS II couvre la période de 2005 à 2009, et est organisé autour de deux composantes : la Composante Santé et la Composante Développement Social. Le PRODESS II est basé sur les mêmes stratégies et orientations que celles élaborées et adoptées en 1998. 1.4 MÉTHODOLOGIE ET ORGANISATION DE L’ENQUÊTE 1.4.1 Cadre institutionnel La quatrième Enquête Démographique et de Santé au Mali (EDSM-IV) a été exécutée par la Cellule de Planification et de Statistique du Ministère de la Santé (CPS/MS) et par la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique du Ministère du Plan et de l’Aménagement du Territoire (DNSI/MPAT), avec l’assistance technique de Macro. Cette enquête entre dans le cadre du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) ou Demographic and Health Surveys (DHS). En outre, elle s’inscrit dans le Programme PRODESS, dont l’un des objectifs est le renforcement du système national d’information sanitaire et sociale. L’EDSM-IV a bénéficié du financement de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), la Banque Mondiale, la Coopération Néerlandaise et le Budget d’État. 1.4.2 Objectifs L'Enquête Démographique et de Santé (EDSM-IV) a pour objectif d’estimer de nombreux indicateurs socio-économiques, démographiques et sanitaires au niveau de l’ensemble de la population et au niveau des sous-populations des femmes de 15 à 49 ans, des enfants de moins de 5 ans et des hommes de 15 à 59 ans. En particulier, l’EDSM-IV vise à identifier et/ou à estimer : Pour l’ensemble de la population : - les niveaux de scolarisation ; - les niveaux de disponibilité et d’utilisation des services de santé ; - les niveaux d’utilisation du sel iodé ; - certains indicateurs de bien-être des ménages. 6 | Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête Pour les femmes de 15-49 ans et les enfants de moins de cinq ans : - divers indicateurs démographiques, en particulier les taux de fécondité, de mortalité des enfants et de mortalité maternelle ; - les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et les tendances de la fécondité, tels que les comportements matrimoniaux, les comportements sexuels et l’utilisation de la contraception ; - les catégories de femmes susceptibles d’avoir plus ou moins d'enfants et susceptibles d’utiliser une méthode contraceptive ; - les taux de connaissance et de pratique contraceptive par méthode, selon diverses caractéristiques sociodémographiques ; - les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la mortalité ; - différentes composantes de la santé de la reproduction et de la santé des enfants : visites prénatales et postnatales, conditions d’accouchement, allaitement, vaccination, prévalence et traitement de la diarrhée et d'autres maladies chez les enfants de moins de cinq ans ; - l'état nutritionnel des femmes et des enfants de moins de cinq ans au moyen des mesures anthropométriques (poids et taille) ; - la prévalence de l’anémie des femmes et des enfants de moins de cinq ans à partir d’un test sanguin ; - le niveau de connaissance, les opinions et attitudes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida ; - le niveau de prévalence du VIH ; - le statut de la femme et l’activité économique. Pour les hommes de 15-59 ans : - les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, tels que les comportements matrimoniaux, les comportements sexuels et l’utilisation de la contraception ; - les catégories d’hommes susceptibles d’avoir plus ou moins d'enfants et susceptibles d’utiliser la contraception ; - le niveau de connaissance, les opinions et attitudes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida. - la prévalence de l’anémie au moyen d’un test sanguin ; - le niveau de prévalence du VIH. L'ensemble des données collectées constitue une base de données qui facilitera la mise en place et le suivi de politiques et de programmes dans le domaine de la population et de la santé et, plus globalement, de politiques visant à l’amélioration des conditions de vie de la population malienne. Par ailleurs, les données ayant été collectées selon une méthodologie similaire à celle utilisée dans de nombreux autres pays ayant participé au programme DHS, font partie, de ce fait, d'une base de données utilisables et comparables au niveau international. Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête | 7 1.4.3 Questionnaires Afin d'atteindre les objectifs fixés, trois types de questionnaires ont été utilisés : 1) Questionnaire Ménage. Il permet de collecter des informations sur le ménage, telles que le nombre de personnes y résidant, par sexe, âge et niveau d'instruction, la survie des parents, etc. Par ailleurs, il permet de collecter des informations sur les caractéristiques du logement (approvisionnement en eau, type de toilettes, etc.), et sur le sel utilisé par les ménages : ces informations sont recueillies afin d'évaluer les conditions environnementales et la situation nutritionnelle dans lesquelles vivent les personnes enquêtées. De plus, les femmes âgées de 15-49 ans et les enfants âgés de moins de 5 ans sont pesés et mesurés et leur sang est testé pour déterminer la prévalence de l’anémie. Enfin, le questionnaire ménage permet d'établir l'éligibilité des personnes à interviewer individuellement. Il permet aussi de déterminer les populations de référence pour le calcul de certains taux démographiques. Le questionnaire ménage permet également de collecter des informations sur les dépenses de santé des ménages des 30 jours ayant précédé l’enquête. 2) Questionnaire Femme. Il comprend les douze sections suivantes : - caractéristiques sociodémographiques des enquêtées ; - reproduction ; - planification familiale ; - suivi pré/postnatal, allaitement, vaccination et santé des enfants ; - mariage et activité sexuelle ; - préférences en matière de fécondité ; - caractéristiques du conjoint et activité professionnelle de la femme ; - VIH/sida et autres infections sexuellement transmissibles ; - excision ; - fistule ; - relations dans le ménage ; - mortalité maternelle. 3) Questionnaire Homme. Il s'agit également d'un questionnaire individuel comprenant les sept sections suivantes : - caractéristiques sociodémographiques des enquêtés ; - reproduction ; - planification familiale ; - mariage et activité sexuelle ; - préférence en matière de fécondité ; - VIH/sida et autres infections sexuellement transmissibles ; - circoncision. Ces instruments ont été développés à partir des questionnaires de base du programme DHS, préalablement adaptés au contexte du Mali et en tenant compte des objectifs de l'enquête. Par ailleurs, les questionnaires individuels (femme et homme) ont été traduits pendant la formation en Bamanan, fulfuldé et sonrhaï, de manière qu'au cours de l'enquête, les questions soient posées le plus fidèlement possible par les enquêtrices/enquêteurs. Dans les EDS précédentes, les questionnaires avaient été également traduits en Bamanan, mais leur utilisation a été peu fréquente sur le terrain à cause de sa non praticabilité. 8 | Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête 1.4.4 Test du VIH/sida Dans un tiers des ménages sélectionnés, les hommes de 15-59 ans et les femmes de 15-49 ans étaient éligibles pour le test du VIH/sida. Le protocole pour le test du VIH a été approuvé par le Comité d’Éthique (Internal Board Committee) de Macro à Calverton et par le Comité National d’Éthique pour les Sciences de la Santé du Mali. Les prélèvements de sang ont été effectués auprès de tous les hommes de 15-59 ans et de toutes les femmes de 15-49 ans éligibles qui ont accepté volontairement de se soumettre au test. Le protocole pour dépister le VIH est basé sur le protocole anonyme-lié élaboré par le projet DHS (Demographic and Health Surveys) et approuvé par le Comité d’Éthique (Internal Board Committee) de Macro International Inc. Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu ne peut être lié à l’échantillon de sang. Après examen et amendement, le Comité National d’Éthique du Mali a approuvé le protocole anonyme-lié spécifique de l’EDSM-IV et la version finale du Consentement Éclairé et Volontaire du test. Etant donné que le test du VIH est strictement anonyme, il n’a pas été possible d’informer les enquêtés des résultats de leur test. On a remis aux personnes éligibles, qu’elles aient accepté (par signature du formulaire de consentement) ou non d’être testées pour le VIH, une carte pour obtenir, si elles le souhaitaient, des conseils et un test gratuits auprès d’un Centre de Conseils et de Dépistage Volontaire (CCDV). Pour effectuer les prélèvements sanguins auprès des personnes éligibles, deux membres de l’équipe de terrain, étaient chargés des prélèvements sur les personnes éligibles du ménage. En plus de la formation pour la collecte des gouttes de sang, les agents avaient reçu une formation spéciale sur tous les aspects des protocoles du test du VIH. D’abord, pour chaque personne éligible, l’agent cherchait à obtenir son consentement éclairé après lui avoir expliqué les procédures de prélèvement, la confidentialité et l’anonymat du test. Ensuite, la carte était remise à la personne éligible pour bénéficier des conseils et d’un test gratuits auprès d’un CCDV. Pour les femmes et les hommes qui acceptaient d’être testés, l’agent, en respectant toutes les précautions d’hygiène et de sécurité recommandées, prélevait des gouttes de sang sur un papier filtre. Une étiquette contenant un code barre était collée sur le papier filtre contenant le sang. Une deuxième étiquette avec le même code barre était collée sur la ligne du Questionnaire correspondant au consentement de la personne éligible et une troisième étiquette, toujours avec le même code barre, était collée sur la fiche de transmission. Les gouttes de sang sur papier filtre étaient séchées, pendant 24 heures au minimum, dans une boîte de séchage avec des dessicants pour absorber l’humidité. Le lendemain, chaque échantillon séché était placé dans un petit sac en plastique imperméable et à fermeture hermétique. Pour la conservation des prélèvements, des dessicants et un indicateur d’humidité étaient placés dans le petit sac. Les sacs en plastique individuels étaient ainsi conservés au sec jusqu’à leur acheminement au Bureau Central des Recensements (BCR) de la DNSI, puis au laboratoire de l’INRSP à Bamako. 1.4.5 Échantillonnage L’échantillon cible de l’EDSM-IV était de 14 000 femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) et de 4 000 hommes âgés de 15 à 59 ans. Le RGPH de 1998, avec les 12 123 Sections d’Énumération (SE) du fichier du Bureau Central du Recensement (BCR), a servi de base de sondage. On a identifié 9 domaines d’études : Bamako, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal ensemble. L’échantillon est stratifié, pondéré et représentatif au niveau national et au niveau des milieux de résidence et des régions telles que définies précédemment. Les résultats détaillés concernant la couverture de l’échantillon figurent à l’Annexe A. - Au premier degré, 410 grappes, constituant les Unités Primaires de Sondage (UPS), ont été tirées de façon systématique à l’intérieur de chacune des 17 strates : Bamako et les milieux Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête | 9 urbain et rural des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Kidal, Gao, Tombouctou avec une probabilité proportionnelle à la taille de la SE, à savoir le nombre de ménages dans la SE. - Au deuxième degré, un échantillon de ménages a été sélectionné à partir de la liste de ménages établie lors de l’opération de dénombrement de chacune des 410 grappes sélectionnées. - Les 410 grappes sélectionnées dans l’échantillon ont pu être enquêtées à l’exception de trois grappes dans la région de Kidal. Au total, 13 695 ménages ont été sélectionnés et, parmi eux, 13 160 ménages ont été identifiés et étaient occupés au moment de l’enquête. Parmi ces 13 160 ménages, 12 998 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 98,8 %, comme l’indique le tableau 1.1. Tableau 1.1 Résultats de l’enquête ménage et de l’enquête individuelle Nombre de ménages, nombre d’interviews et taux de réponse, selon le milieu de résidence, EDSM-IV Mali 2006 Milieu de résidence Résultats Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble FEMMES Enquête ménage Ménages sélectionnés 1 561 2 852 4 413 9 282 13 695 Ménages identifiés 1 500 2 713 4 213 8 947 13 160 Ménages enquêtés 1 464 2 675 4 139 8 859 12 998 Taux de réponse 97,6 98,6 98,2 99,0 98,8 Enquête individuelle femme Effectif de femmes éligibles 2 156 3 222 5 378 9 724 15 102 Effectif de femmes éligibles enquêtées 2 011 3 132 5 143 9 440 14 583 Taux de réponse 93,3 97,2 95,6 97,1 96,6 HOMMES Ménages avec enquête homme Ménages sélectionnés 521 955 1 476 3 107 4 583 Ménages identifiés 499 904 1 403 3 000 4 403 Ménages enquêtés 486 896 1 382 2 963 4 345 Taux de réponse 97,4 99,1 98,5 98,8 98,7 Enquête Individuelle homme Effectif d'hommes éligibles 760 996 1 756 2 887 4 643 Effectif d'hommes éligibles enquêtés 642 900 1 542 2 665 4 207 Taux de réponse 84,5 90,4 87,8 92,3 90,6 À l’intérieur des 12 998 ménages enquêtés, 15 102 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour l’enquête individuelle et pour 14 583 d’entre elles, l’enquête a pu être menée à bien. Le taux de réponse s’établit donc à 96,6 % pour les interviews auprès des femmes. 10 | Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur trois : au total 4 643 hommes de 15-59 ans ont été identifiés dans les ménages de l’échantillon. Parmi ces 4 643 hommes devant être interviewés individuellement, 4 207 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 90,6 %, nettement inférieur à celui des femmes. 1.4.6 Personnel et calendrier des activités de l’EDSM-IV Pour assurer une bonne réalisation des objectifs de l’enquête, une direction technique a été mise en place sous l’autorité d’un Directeur National et d’un Directeur Technique, chacun assisté d’un adjoint, et de 8 cadres techniques qui avaient en charge la supervision générale de l’enquête. Cette direction technique, assistée d’un conseiller résident de Macro, a été complétée par 20 agents de saisie, 2 gestionnaires de base de données chargés des travaux informatiques, 2 éditeurs, 2 agents de vérification une secrétaire et un chauffeur. Par ailleurs, des consultants nationaux et internationaux ont assisté l’équipe technique pour l’adaptation du plan de sondage, la conception des questionnaires, la formation du personnel d’enquête, le traitement et l’analyse des données. Des consultants nationaux de la Direction Nationale de l’Alphabétisation Fonctionnelle et de la Linguistique Appliquée (DNAFLA) ont effectué la traduction des questionnaires dans les trois principales langues du pays : bambara, sonraï et peulh. L’EDSM-IV s’est déroulée en trois étapes principales : le dénombrement des ménages des zones échantillonnées (de janvier à février 2006), le pré-test (janvier-février 2006) et l’enquête principale (mai à décembre 2006). Pour chacune de ces étapes, une formation a été dispensée aux personnes recrutées. Pour les opérations de cartographie et de dénombrement des zones sélectionnées pour l’enquête, 24 agents ont été recrutés afin de former 12 équipes. Les agents cartographes étaient aussi chargés d’administrer le questionnaire Homme. Pour le pré-test, 20 enquêtrices et enquêteurs ont été retenus pour suivre une formation de trois semaines environ. Pour les travaux de terrain du pré-test qui ont duré une semaine, quatre zones d’enquêtes, ne faisant pas partie des zones de l’échantillon principal, ont été retenues : deux secteurs de Bamako pour le milieu urbain et deux villages non loin de la capitale, pour le milieu rural. D’une manière générale, le pré-test a permis d’identifier des problèmes concernant la formulation et la traduction en langues nationales. En ce qui concerne l’enquête principale, le recrutement s’est effectué de la manière suivante : - Les chefs d’équipe, au nombre de 25, ont été sélectionnés parmi les agents cartographes ; - Les contrôleuses ont été sélectionnées, en majorité, parmi les personnes ayant effectué le prétest ; - Les enquêtrices (au nombre de 75, pour former les 25 équipes nécessaires) ont été sélectionnées après la formation et selon leurs résultats aux différents tests d’aptitude. La formation qui a duré quatre semaines consistait, d’une part, en des exposés théoriques concernant les techniques d’enregistrement des informations et, d’autre part, en des exercices sur la façon de remplir les questionnaires. La formation a été assurée en français et, par la suite, des compléments ont été donnés en langues nationales. En outre, différents spécialistes dans les domaines de la planification familiale, la vaccination, la nutrition et le sida ont donné aux enquêtrices des informations complémentaires dans leurs domaines de compétence. Par ailleurs, la pratique concernant la prise des mesures anthropométriques s’est déroulée dans un centre de santé. Enfin, pour parachever leur formation théorique, les enquêtrices ont réalisé des enquêtes pratiques sur le terrain, en langues nationales, pendant 3 jours. Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête | 11 Par ailleurs, la formation des agents pour le prélèvement de sang pour les tests d’hémoglobine et de VIH/sida a été assurée par un expert de Macro avec la participation des spécialistes nationaux . Afin de vérifier l’acceptabilité du test de VIH/sida, une étude pilote a eu lieu dans des zones urbaines et rurales non loin de Bamako, en dehors des grappes de l’échantillon. De plus, une formation supplémentaire sur le consentement volontaire a eu lieu. La liste du personnel de l’EDSM-IV ainsi que des consultants nationaux et internationaux y ayant participé est présentée en Annexe D. Dans le cadre du suivi des travaux sur le terrain, des missions de supervision ont été organisées régulièrement. Les membres de l’équipe technique de la CPS/MS et de la DNSI, comprenant des démographes et des spécialistes en planification et en santé, ont assuré cette supervision des activités de terrain. Les missions de supervision avaient pour but d’évaluer les conditions de travail de chaque équipe, de contrôler la qualité du travail, de résoudre les problèmes éventuels rencontrés par les équipes, de les ravitailler en matériel, et de ramener à Bamako les questionnaires des grappes enquêtées. 1.4.7 Traitement des données La saisie des données sur micro-ordinateur a débuté deux semaines après le démarrage de l'enquête sur le terrain, en utilisant le logiciel CSPro, développé par le programme DHS. Deux agents de bureau étaient chargés de la vérification des questionnaires venus du terrain avant de les transmettre à la saisie. Cette saisie a été réalisée par vingt opérateurs de saisie, de mai 2006 à janvier 2007, sous la supervision de deux gestionnaires de base des données. Tous les questionnaires ont fait l'objet d'une double saisie pour éliminer du fichier le maximum d'erreurs de saisie. Par ailleurs, un programme de contrôle de qualité permettait de détecter, pour chaque équipe et même, le cas échéant, pour chaque enquêtrice/enquêteur, certaines des principales erreurs de collecte. Ces informations étaient immédiatement répercutées sur les équipes de terrain lors des missions de supervision afin d'améliorer la qualité des données. À la suite de la saisie, les données ont été éditées en vue de vérifier la cohérence interne des réponses. Ce travail a été effectué par une équipe composée de deux (2) agents d’édition, qui ont été sélectionnées pour cette tâche sur la base des bons résultats obtenus au cours de leur travail en tant que contrôleuses sur le terrain et lors des EDS précédentes. La vérification finale a été réalisée par l’équipe technique du BCR avec l’assistance d’un informaticien et d’un démographe du programme DHS, utilisant une technique éprouvée au cours de dizaines d'enquêtes similaires. 1.4.8 Exploitation des données L’exploitation des données de l’EDSM-IV s’est déroulée en 3 étapes : a) Vérification : la vérification consistait en un contrôle d’exhaustivité de l’échantillon par rapport aux fiches de terrain et en un contrôle sommaire de la cohérence des données. Ce travail, exécuté par deux agents de vérification sous l’autorité d’un superviseur, a commencé à peine une semaine après le début de la collecte et a été mené parallèlement aux travaux de terrain. Cette vérification a permis d’améliorer la qualité des données recueillies. b) Saisie/édition des données : l’ensemble des opérations de saisie et d’apurement des données ont été réalisées à la DNSI sur micro-ordinateurs au moyen du logiciel ISSA (Integrated System for Survey Analysis) développé par Macro. La saisie a été effectuée par 20 agents de saisie, travaillant en deux équipes tournantes de 10 personnes chacune, sous la supervision de deux techniciens informatiques de la DNSI. Ces agents ont été formés en même temps que les enquêtrices avant de suivre leur propre formation sur microordinateurs. 12 | Présentation générale du pays et méthodologie de l’enquête À la suite de la saisie, les membres de l’équipe technique ont procédé à l’édition des données, à savoir la vérification de la cohérence interne des réponses contenues dans les questionnaires, et à la correction des erreurs. Pour évaluer la qualité des données et réduire le taux d’erreurs lors de la saisie, toutes les grappes ont été saisies deux fois, et par un agent différent. En corrigeant les erreurs de saisie ainsi détectées, on diminue le temps nécessaire à l’édition finale des données, qui consiste en la correction des incohérences à l’intérieur d’un même questionnaire, incohérences souvent dues à des erreurs de saisie. c) Apurement : après la saisie et l’édition des données d’une grappe, un programme de contrôle était exécuté pour vérifier la cohérence interne des réponses. À ce stade, tous les fichiers de grappes sont fusionnés en un seul et unique fichier. L’ensemble des opérations de contrôle et de nettoyage du fichier ainsi que la tabulation des données ont été réalisées au moyen du logiciel ISSA. Caractéristiques des ménages | 13 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 Souleymane Ba† et Dr Mamadou Diop Ce chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques de la population des ménages (structure par âge et sexe, taux de fréquentation scolaire, niveau d’instruction scolaire) et sur les caractéristiques des logements ainsi que sur les biens durables possédés par les ménages. L’objectif de ce chapitre est de présenter un profil des ménages et certaines caractéristiques de l’environnement socio- économique immédiat des hommes, des femmes et des enfants ciblés par l’enquête. Une telle description est essentielle dans la mesure où ces caractéristiques socio-économiques et environnementales sont des déterminants de l’état de santé de la population. 2.1 STRUCTURE PAR ÂGE ET PAR SEXE DE LA POPULATION Dans les 12 998 ménages enquêtés avec succès (taux de réponse de 99 %), 71 197 personnes résidentes de fait ont été dénombrées, c’est-à-dire que ces personnes ont passé la nuit ayant précédé l’enquête dans le ménage sélectionné, même si celui-ci n’est pas leur résidence habituelle. En premier lieu, on peut constater au tableau 2.1 un déséquilibre de la structure par sexe. En effet, le rapport de masculinité qui est de 96 hommes pour 100 femmes indique une sous représentation des hommes par rapport aux femmes. Ce rapport de masculinité était de 94 hommes pour 100 femmes à l’EDSM-III de 2001. Cette sous-représentation des hommes par rapport aux femmes est sans nul doute la résultante de phénomènes migratoires qui touche essentiellement les hommes. Tableau 2.1 Population des ménages par âge, sexe et milieu de résidence Répartition (en %) de la population (de fait) des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le milieu de résidence et le sexe, EDSM-IV Mali 2006 Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Groupe d'âges Hommes Femmes Ensem- ble Hommes Femmes Ensem- ble Hommes Femmes Ensem- ble Hommes Femmes Ensem- ble Hommes Femmes Ensem- ble <5 17,0 16,3 16,6 18,3 16,6 17,5 17,8 16,5 17,1 20,2 18,6 19,4 19,5 17,9 18,7 5-9 12,4 12,2 12,3 15,8 14,8 15,3 14,5 13,7 14,1 18,7 17,2 17,9 17,4 16,2 16,8 10-14 10,3 13,7 12,1 14,0 14,1 14,1 12,6 13,9 13,3 14,4 13,7 14,0 13,8 13,8 13,8 15-19 9,4 14,3 11,9 10,8 10,8 10,8 10,2 12,2 11,2 9,1 7,9 8,5 9,5 9,2 9,3 20-24 10,6 11,7 11,1 7,1 7,7 7,4 8,5 9,3 8,9 5,1 6,9 6,0 6,1 7,6 6,9 25-29 8,7 8,8 8,7 4,1 8,0 6,0 5,9 8,3 7,1 4,4 7,1 5,8 4,9 7,5 6,2 30-34 7,3 5,3 6,3 5,3 6,1 5,7 6,1 5,8 5,9 4,3 5,7 5,0 4,8 5,8 5,3 35-39 6,6 4,1 5,3 4,9 4,9 4,9 5,5 4,6 5,0 4,2 5,0 4,6 4,6 4,9 4,7 40-44 5,0 3,0 4,0 4,9 3,9 4,4 4,9 3,6 4,2 3,8 4,1 3,9 4,1 3,9 4,0 45-49 3,5 3,2 3,4 4,1 3,8 4,0 3,9 3,5 3,7 3,2 3,3 3,2 3,4 3,4 3,4 50-54 2,7 2,8 2,8 2,5 2,8 2,6 2,6 2,8 2,7 2,7 3,7 3,2 2,7 3,4 3,0 55-59 1,4 1,7 1,6 2,3 1,9 2,1 1,9 1,8 1,9 2,4 2,5 2,4 2,2 2,3 2,3 60-64 2,1 1,1 1,6 2,7 1,9 2,3 2,4 1,6 2,0 2,6 1,9 2,2 2,5 1,8 2,2 65-69 1,3 0,6 0,9 1,1 0,7 0,9 1,1 0,7 0,9 1,8 1,0 1,4 1,6 0,9 1,2 70-74 0,8 0,6 0,7 0,9 0,8 0,9 0,9 0,7 0,8 1,3 0,8 1,1 1,2 0,8 1,0 75-79 0,4 0,3 0,3 0,6 0,4 0,5 0,6 0,3 0,4 0,9 0,3 0,6 0,8 0,3 0,6 80 + 0,4 0,3 0,3 0,5 0,9 0,7 0,5 0,6 0,6 0,8 0,3 0,6 0,7 0,4 0,6 NSP/ND 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 4 153 4 371 8 525 6 531 6 553 13 085 10 685 10 925 21 610 24 156 25 431 49 587 34 841 36 356 71 197 Note : Le total inclut les personnes dont le sexe n’a pas été déterminé. 14 | Caractéristiques des ménages En effet, on remarque que le déficit d’hommes est plus prononcé en milieu rural qu’en milieu urbain : rapport de masculinité de 95 hommes pour 100 femmes en rural contre 98 en urbain. Cette situation est surtout induite par un exode rural accru, suite aux cycles de sécheresse qu’a connu le pays au cours des dernières décennies et du fait probablement de la crise alimentaire que le pays a subie en 2005. Comme on l’avait souligné lors de l’EDSM-III de 2001, on peut également envisager une légère sous-estimation des hommes due peut- être, en partie, au fait que les ménages collectifs, comprenant essentiellement des hommes (pensionnats, casernes, etc.) ont été exclus de l’échantillon. En outre, l’examen de la structure par âge (tableau 2.2) révèle que la population malienne est jeune : 49 % ont moins de 15 ans et seulement 3 % ont plus de 65 ans. Ces résultats montrant l’extrême jeunesse de la population, concordent globalement avec les résultats observés lors des EDS précédentes et au cours de différentes enquêtes réalisées ces dix dernières années. L’allure de la pyramide des âges (graphique 2.1) qui présente une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés rend compte de la jeunesse de cette population. Cette forme de la pyramide des âges est également caractéristique des populations à forte fécondité et à mortalité élevée. Cependant, l’âge médian de la population qui est passé de 15 ans à l’EDSM-III de 2001 à 15,5 ans à l’EDSM-IV de 2006 a eu pour conséquence une diminution légère du poids des moins de 15 ans qui se traduit par un léger ralentissement du rajeunissement de la population. Tableau 2.2 Population (de droit) par âge selon différentes sources Répartition (en %) de la population (de droit) des ménages par grands groupes d'âges, d’après le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) (1998), l’EDSM-III (2001) et l’EDSM-IV (2006) Groupes d'âges RGPH 1998 EDSM-III 2001 EDSM-IV 2006 <15 ans 46,0 50,1 49,0 15-64 ans 46,6 45,3 47,7 65 ans ou plus 3,7 3,5 3,4 NSP/ND 0,2 0,1 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 Âge médian - 15,0 15,5 Effectif - 64 116 73 848 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population EDSM-IV 2006 80 + 75-79 70-74 65-69 60-64 55-59 50-54 45-49 40-44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 0-4 Âge 0246810 0 2 4 6 8 10 Hommes Femmes Pourcentage Caractéristiques des ménages | 15 Par ailleurs, la structure par âge présente certaines irrégularités au niveau de chaque sexe. Mis à part le déficit d’hommes souligné précédemment, on observe, chez les femmes et les hommes, mais de manière plus nette chez les femmes, une sous-estimation des effectifs au groupe d’âges 15-19 ans. Il s’agit certainement, en partie, d’un transfert des effectifs de ce groupe d’âges vers celui de 10-14 ans, âges auxquels les femmes ne sont pas encore éligibles pour être enquêtées. 2.2 TAILLE ET COMPOSITION DES MÉNAGES 2.2.1 Sexe du chef de ménage Les résultats du tableau 2.3 révèlent que dans l’ensemble, au Mali, l’essentiel des ménages sont dirigés par un homme. En effet, 88 % des ménages ont, à leur tête, un homme. Néanmoins, dans près d’un ménage sur dix (12 %), le chef de ménage est une femme. C’est en milieu rural que cette proportion est la plus faible (12 %) et la proportion la plus élevée concerne les Autres Villes (15 %). On note qu’au cours de la période 2001-2006 la proportion de ménages dirigés par une femme a légèrement augmenté, passant de 11 % à 12 %. Selon le milieu de résidence, on note, en milieu urbain comme en milieu rural, une augmentation de cette proportion. En milieu urbain, la proportion est passée de 13 % en 2001 à 14 % en 2006. En milieu rural, l’augmentation est d’un point de pourcentage. En effet, la proportion est passée de 11 % en 2001 à 12 % en 2006. En milieu urbain, cette augmentation pourrait être le résultat de l’augmentation de la proportion de femmes vivant seules avec leurs enfants, suite à un divorce ou à un veuvage et, en milieu rural elle s’expliquerait, en grande partie, par le phénomène d’émigration, explication cohérente avec le rapport de masculinité qui est de 95 hommes pour 100 femmes en milieu rural. Toutefois, il ne faut pas oublier que cette constatation peut être fortement influencée par la définition du ménage qui se réfère au statut de résidence. Par exemple, un homme polygame est recensé comme étant chef de ménage seulement chez sa première épouse, alors que les autres épouses sont considérées comme chef de ménage dans le cas de résidence séparée, même si le mari dort chez elle de façon tournante. En outre, dans le cas des colocataires, le chef de ménage est celui qui est reconnu comme tel sans considération de relation de dépendance. 2.2.2 Taille des ménages En outre, le tableau 2.3 présente la taille moyenne des ménages. On constate que les ménages maliens sont de grande taille. La taille moyenne des ménages s’établit à 5,7 personnes par ménage en 2006 contre 5,3 personnes par ménage en 2001. Par ailleurs, on constate que la proportion de ménages ne comprenant qu’une seule personne a diminué, passant de 7 % de l’ensemble des ménages en 2001 à 5 % en 2006. Ce type de ménage reste plus fréquent en milieu urbain qu’en milieu rural, 7 % contre 4 %. Plus de quatre ménages sur dix sont composés de trois à cinq personnes (41 %). Les proportions de ménages de très grande taille (neuf personnes et plus) sont quasiment identiques en milieu urbain et rural (17 %). Le tableau 2.3 montre également que la proportion d’enfants de moins de 15 ans confiés à d’autres ménages représente 16 %. Ce pourcentage est plus élevé en milieu urbain (21 %) qu’en milieu rural (14 %), en particulier à Bamako (21 % contre 20 % dans les Autres Villes). Le pourcentage d’enfants orphelins de père et de mère ne représente que 1 %. Cependant, 8 % des enfants de moins de 15 ans sont orphelins d’un des deux parents ; ce pourcentage est plus élevé dans les Autres Villes (12 %) qu’à Bamako (8 %) et qu’en milieu rural (7 %). Globalement, au Mali, le pourcentage d’enfants confiés ou orphelins représente un cinquième (20 %) des enfants de moins de quinze ans. Environ un enfant de moins de quinze ans sur quatre en milieu urbain (24 %), à Bamako (24 %) et dans les Autres Villes (25 %) sont soit confiés, soit orphelins, contre 18 % en milieu rural. 16 | Caractéristiques des ménages Tableau 2.3 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages selon le sexe du chef de ménage et la taille du ménage; taille moyenne du ménage et pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 15 ans sans leurs parents, par milieu de résidence, EDSM-IV Mali 2006 Milieu de résidence Caractéristique Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Total Chef de ménage Homme 87,8 84,6 85,8 88,5 87,7 Femme 12,2 15,4 14,2 11,5 12,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 0 0,3 0,2 0,2 0,0 0,1 1 7,1 6,5 6,7 4,3 5,0 2 8,3 9,1 8,8 9,0 8,9 3 11,4 12,2 11,9 13,8 13,2 4 15,7 12,4 13,7 14,2 14,1 5 12,9 17,0 15,5 13,3 14,0 6 11,5 12,2 11,9 11,5 11,7 7 9,5 9,7 9,6 9,8 9,7 8 5,9 4,4 5,0 7,3 6,6 9+ 17,3 16,3 16,7 16,8 16,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne des ménages 5,7 5,6 5,6 5,7 5,7 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants confiés de moins de 15 ans Enfants confiés1 20,9 20,2 20,5 13,8 15,8 Orphelins de père et de mère2 1,2 0,9 1,0 0,8 0,9 Orphelins de père ou de mère3 8,0 11,8 10,4 6,8 7,9 Enfants confiés ou orphelins 23,8 24,5 24,2 17,8 19,8 Effectif de ménages 1 517 2 442 3 960 9 038 12 998 Note : Tableau basé sur la population de droit, c’est-à-dire les résidents habituels. 1 Les enfants confiés sont ceux qui vivent dans le ménage dans lequel ne vit ni leur père, ni leur mère. 2 Les orphelins de père et de mère sont les enfants dont les deux parents sont décédés. 3 Les orphelins de père ou de mère sont les enfants dont un seul parent est décédé. 2.3 NIVEAU D’INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE Au cours de l’enquête ménage, des informations relatives au niveau d’instruction atteint et à la dernière classe achevée à ce niveau ont été collectées pour toutes les personnes âgées de 6 ans et plus recensées dans le ménage. L’instruction de la population et surtout celle des femmes est un déterminant important des conditions de vie des ménages, du comportement procréateur, du recours à la contraception moderne, du comportement en matière de santé, de la scolarisation des autres membres du ménage, ainsi que des habitudes en matière d’hygiène et de nutrition. Caractéristiques des ménages | 17 À cet égard, malgré les efforts importants consentis par le gouvernement en matière d’éducation, on constate que le niveau d’instruction de la population de 6 ans et plus demeure encore faible, surtout chez les femmes. En effet, dans l’ensemble, un peu moins de trois femmes sur quatre (73 %) et un peu moins de deux hommes sur trois (64 %) n’ont toujours aucune instruction (tableaux 2.4.1 et 2.4.2). On note également que, quel que soit le niveau atteint, les hommes sont plus scolarisés que les femmes. Par ailleurs, les proportions d’hommes et de femmes ayant terminé un cycle est très faible : seulement un peu plus de 2 % des hommes et 2 % des femmes ont achevé le niveau primaire alors que 22 % des hommes et 18 % des femmes n’ont pas achevé ce cycle. Seulement 2 % des hommes et moins de 1 % des femmes ont déclaré avoir achevé le cycle secondaire ou atteint le niveau supérieur alors que la proportion de ceux qui ont déclaré n’avoir pas terminé le cycle secondaire est de 9 % chez les hommes et 5 % chez les femmes. Tableau 2.4.1 Niveau d'instruction de la population des femmes Répartition (en %) de la population (de fait) des femmes des ménages, âgés de six ans et plus par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006 Caractéristique Aucune instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur NSP/ ND Total Effectif Groupe d’âges 6-9 66,3 32,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,7 100,0 4 865 10-14 54,1 38,4 3,9 2,8 0,0 0,0 0,8 100,0 5 000 15-19 61,1 15,7 4,0 18,2 0,0 0,1 0,9 100,0 3 332 20-24 75,9 8,9 1,5 11,5 0,3 1,1 0,8 100,0 2 772 25-29 82,2 9,7 1,3 4,8 0,5 0,8 0,8 100,0 2 717 30-34 84,4 8,0 1,4 4,1 0,7 1,0 0,5 100,0 2 093 35-39 83,5 8,7 1,6 4,3 0,3 0,5 1,2 100,0 1 769 40-44 83,1 7,9 1,2 6,4 0,2 0,6 0,7 100,0 1 424 45-49 85,5 6,1 1,4 5,1 0,8 0,5 0,5 100,0 1 220 50-54 90,0 3,1 0,7 2,8 0,4 0,1 2,8 100,0 1 241 55-59 93,8 2,2 0,2 1,3 0,2 0,5 1,9 100,0 841 60-64 95,5 0,9 0,3 0,7 0,6 0,4 1,6 100,0 657 65+ 94,4 0,6 0,1 0,7 0,0 0,0 4,2 100,0 883 NSP/ ND 81,0 19,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 7 Milieu de résidence Bamako 46,7 26,5 3,5 18,6 1,0 2,2 1,4 100,0 3 548 Autres Villes 60,8 23,5 3,1 10,9 0,4 0,5 0,9 100,0 5 312 Ensemble urbain 55,1 24,7 3,3 14,0 0,6 1,2 1,1 100,0 8 861 Rural 81,5 14,5 1,1 1,6 0,0 0,0 1,2 100,0 19 961 Région Kayes 80,5 16,0 1,1 1,4 0,1 0,1 0,7 100,0 3 796 Koulikoro 75,6 17,7 1,5 3,5 0,1 0,1 1,4 100,0 4 687 Sikasso 77,3 16,5 1,4 2,9 0,1 0,0 1,7 100,0 4 750 Ségou 74,3 16,9 1,9 5,3 0,2 0,1 1,3 100,0 4 898 Mopti 80,9 13,3 1,2 3,8 0,1 0,0 0,7 100,0 4 293 Tombouctou 78,0 15,4 1,9 3,5 0,1 0,1 1,1 100,0 1 479 Gao 69,0 21,9 2,2 5,5 0,1 0,6 0,7 100,0 1 264 Kidal 76,4 16,8 0,7 6,1 0,0 0,0 0,1 100,0 106 Bamako 46,7 26,5 3,5 18,6 1,0 2,2 1,4 100,0 3 548 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 84,3 12,7 0,9 0,9 0,0 0,0 1,2 100,0 5 587 Second 82,3 13,8 1,3 1,2 0,0 0,0 1,4 100,0 5 691 Moyen 81,5 14,9 1,0 1,4 0,0 0,0 1,2 100,0 5 814 Quatrième 75,5 17,9 1,5 3,8 0,1 0,0 1,2 100,0 5 759 Le plus riche 44,8 28,4 4,0 19,2 0,9 1,8 1,0 100,0 5 971 Ensemble 73,4 17,7 1,8 5,4 0,2 0,4 1,2 100,0 28 822 1 Le niveau primaire comprend 6 classes 2 Le niveau secondaire comprend 6 classes 18 | Caractéristiques des ménages Tableau 2.4.2 Niveau d'instruction de la population des hommes Répartition (en %) de la population (de fait) des hommes des ménages, âgées de six ans et plus par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006 Caractéristique Aucune instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur NSP/ ND Total Effectif Groupe d’âges 6-9 63,5 34,9 0,0 0,0 0,0 0,0 1,6 100,0 4 986 10-14 45,5 46,6 3,6 3,5 0,0 0,0 0,8 100,0 4 823 15-19 49,1 18,5 6,6 24,7 0,1 0,2 0,7 100,0 3 299 20-24 60,1 11,2 2,2 22,7 0,4 3,1 0,3 100,0 2 134 25-29 70,5 10,1 1,8 12,1 1,2 3,2 1,1 100,0 1 702 30-34 70,5 12,6 2,2 9,0 2,2 2,7 0,8 100,0 1 688 35-39 69,9 14,4 2,8 8,3 1,7 1,9 1,0 100,0 1 611 40-44 71,3 10,5 1,7 10,4 1,5 3,3 1,3 100,0 1 441 45-49 74,9 8,9 2,0 9,0 1,5 2,9 0,8 100,0 1 186 50-54 73,6 7,6 2,5 9,5 2,0 3,8 1,0 100,0 929 55-59 87,4 4,2 1,5 3,7 0,5 1,8 0,9 100,0 777 60-64 88,8 2,2 0,9 4,6 0,2 1,2 2,2 100,0 878 65+ 92,7 2,5 1,0 1,0 0,3 0,5 1,9 100,0 1 499 NSP/ND 89,1 0,0 5,0 0,0 0,0 0,0 5,8 100,0 19 Milieu de résidence Bamako 32,2 26,4 3,5 26,7 2,5 7,3 1,5 100,0 3 339 Autres Villes 54,9 24,1 3,2 14,2 1,2 1,7 0,7 100,0 5 141 Ensemble urbain 46,0 25,0 3,3 19,1 1,7 3,9 1,0 100,0 8 481 Rural 72,2 20,3 2,0 4,2 0,1 0,1 1,1 100,0 18 492 Région Kayes 68,4 22,6 2,1 5,3 0,5 0,6 0,5 100,0 3 448 Koulikoro 61,7 25,8 2,4 8,0 0,4 0,6 1,0 100,0 4 440 Sikasso 67,5 22,3 2,2 6,2 0,2 0,2 1,4 100,0 4 479 Ségou 65,5 22,5 2,7 7,2 0,3 0,5 1,2 100,0 4 496 Mopti 80,6 12,6 1,7 4,0 0,2 0,2 0,7 100,0 4 204 Tombouctou 73,7 16,0 2,7 5,2 0,4 0,7 1,3 100,0 1 284 Gao 60,1 24,9 2,9 9,1 0,6 1,4 1,0 100,0 1 187 Kidal 63,9 18,4 4,0 12,0 0,3 0,1 1,4 100,0 96 Bamako 32,2 26,4 3,5 26,7 2,5 7,3 1,5 100,0 3 339 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 75,6 19,1 1,4 2,8 0,0 0,0 1,1 100,0 5 444 Second 72,7 19,9 2,4 3,8 0,1 0,0 1,2 100,0 5 445 Moyen 72,7 19,8 2,1 4,3 0,0 0,0 1,0 100,0 5 154 Quatrième 66,7 21,7 2,8 6,9 0,4 0,4 1,0 100,0 5 343 Le plus riche 33,3 28,0 3,5 25,9 2,4 5,8 1,1 100,0 5 587 Ensemble 63,9 21,7 2,4 8,9 0,6 1,3 1,1 100,0 26 972 1 Le niveau primaire comprend 6 classes 2 Le niveau secondaire comprend 6 classes L’examen des résultats selon l’âge met en évidence une nette amélioration du niveau de scolarisation des générations les plus récentes par rapport aux générations anciennes. En effet, la proportion d’hommes sans aucune instruction est passée de 93 % chez ceux âgés de 65 ans et plus à 46 % chez ceux de 10-14 ans. Le pourcentage plus élevé de non instruits chez les garçons de 6-9 ans par rapport à ceux du groupe d’âges 10-14 ans (64 % contre 46 %) s’expliquerait par le fait que certains des garçons de 6-9 ans n’ont pas encore intégré le système scolaire. Chez les femmes, les progrès ont été moins rapides au cours de la période récente. En effet, la proportion de celles sans aucune instruction est passée de 94 % parmi celles de 65 ans et plus à 54 % à 10-14 ans et à 61 % chez celles de 15-19 ans, soit à un niveau encore nettement inférieur à celui des garçons du même âge (49 %). Caractéristiques des ménages | 19 De même, dans les jeunes générations, on constate que les proportions de femmes ayant fréquenté l’école primaire sont inférieures à celles des hommes : ainsi à 15-19 ans, 4 % des femmes ont déclaré avoir atteint le niveau primaire contre 7 % chez les hommes ; il en est de même pour l’accès au cycle secondaire ou plus qui reste encore très limité pour les femmes : à 15-19 ans, 18 % des femmes contre 25 % des hommes ont déclaré ne pas avoir achevé le niveau secondaire ou plus et à 20-24 ans, ces proportions sont respectivement de 12 % et 23 %. D’autre part, on constate, aussi bien pour les femmes que pour les hommes, que les écarts entre les villes et les campagnes sont énormes. En milieu urbain 46 % des hommes et 55 % des femmes n’ont aucune instruction contre respectivement 72 % et 82 % en milieu rural. En outre, en milieu urbain, les proportions de personnes ayant atteint un niveau secondaire ou plus sont de 2 % pour les hommes et de 0,6 % pour les femmes contre respectivement 0,1 % et 0 % en milieu rural. Les disparités entre les régions sont également importantes (graphique 2.2). La capitale Bamako se caractérise par les proportions les plus faibles de personnes sans instruction : 32 % des hommes et 47 % des femmes, suivie par celle de Gao dans laquelle 60 % des hommes et 69 % des femmes n’ont jamais été à l’école. À l’opposé, dans les régions de Koulikoro, Ségou, Sikasso, Kidal et Tombouctou, plus de sept femmes sur dix et plus de six hommes sur dix n’ont jamais fréquenté l’école. C’est la région de Mopti qui détient le plus faible niveau d’instruction aussi bien chez les femmes que chez les hommes : 81 % de personnes non instruites. Les tableaux 2.4.1 et 2.4.2 présentent également la répartition du niveau d’instruction des hommes et des femmes du Mali selon l’indice de bien-être économique du ménage. L’indice de bien-être économique du ménage est construit à partir des données sur les biens des ménages et en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages comprennent des informations provenant du questionnaire Ménage de l’EDSM-IV sur la possession par Graphique 2.2 Proportion de femmes et d'hommes sans instruction selon le milieu et la région de résidence EDSM-IV 2006 MALI RÉSIDENCE Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural RÉGION Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Bamako 0 20 40 60 80 Pourcentage Hommes Femmes 20 | Caractéristiques des ménages les ménages de certains biens de consommation tels que la télévision, la radio ou la voiture. Ces informations ont également porté sur certaines caractéristiques du logement comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau de revêtement du sol, le nombre de personnes par pièce pour dormir et le combustible utilisé pour cuisiner. On a affecté à chacun de ces biens et caractéristiques un poids (score ou coefficient) généré à partir d’une analyse en composante principale. Les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin, Rutstein, Johnson, Pande et Wagstaff, 2000). On attribue ensuite à chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage. Les individus sont classés en fonction du score total du ménage dans lequel ils résident. L’échantillon est ensuite divisé en quintile de population, chaque quintile correspondant à un niveau allant de 1 (le plus pauvre) à 5 (le plus riche). Il ressort de ces résultats que plus le niveau de bien-être est élevé, plus les proportions de personnes n’ayant jamais été à l’école sont faibles. Pour les hommes, elles passent de 76 % du quintile le plus pauvre à 33 % dans le plus riche ; chez les femmes, ces proportions sont respectivement de 84 % et 45 %. Le niveau de fréquentation scolaire des personnes en âge d’aller à l’école donne une indication sur l’accès actuel de la population au système éducatif et, de manière indirecte, sur le niveau de développement socio-économique (graphique 2.3) Au cours de l’enquête, des questions concernant la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 6 à 24 ans. Le tableau 2.5 présente les taux nets et les taux bruts de fréquentation scolaire selon le niveau d’instruction, le sexe et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Graphique 2.3 Taux de fréquentation scolaire par âge (Pourcentage de la population de 5-24 ans fréquentant l'école par âge et sexe) EDSM-IV 2006 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Âge 0 20 40 60 80 100 Pourcentage Hommes Femmes Note : Le système pré-primaire n'est pas pris en compte Caractéristiques des ménages | 21 Tableau 2.5 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population (de droit) des ménages, selon le niveau d'instruction, le sexe et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006 Taux net de scolarisation1 Taux brut de scolarisation2 Caractéristique Masculin Féminin Ensemble Indice de parité du genre3 Masculin Féminin Ensemble Indice de parité du genre3 NIVEAU PRIMAIRE Milieu de résidence Bamako 82,8 71,7 76,9 0,87 116,2 98,3 106,7 0,85 Autres Villes 56,4 54,2 55,3 0,96 80,1 78,4 79,3 0,98 Ensemble urbain 64,5 60,2 62,4 0,93 91,2 85,3 88,2 0,94 Rural 39,4 32,1 35,7 0,81 55,7 42,9 49,4 0,77 Région Kayes 42,7 32,0 37,4 0,75 62,1 44,5 53,4 0,72 Koulikoro 51,5 37,8 44,9 0,73 70,5 53,1 62,1 0,75 Sikasso 44,3 35,4 40,0 0,80 62,3 49,7 56,1 0,80 Ségou 44,3 38,5 41,4 0,87 63,5 51,6 57,6 0,81 Mopti 27,3 32,8 30,0 1,20 42,2 43,7 42,9 1,04 Tombouctou 38,3 38,8 38,5 1,01 49,2 50,9 50,1 1,03 Gao 53,7 49,6 51,8 0,93 74,5 68,6 71,7 0,92 Kidal 41,5 30,4 35,8 0,73 54,6 41,1 47,7 0,75 Bamako 82,8 71,7 76,9 0,87 116,2 98,3 106,7 0,85 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 34,8 26,9 31,0 0,77 50,3 37,0 44,0 0,74 Second 38,9 31,0 35,1 0,80 53,7 41,3 47,8 0,77 Moyen 37,4 32,9 35,1 0,88 54,0 45,0 49,4 0,83 Quatrième 49,3 41,5 45,3 0,84 68,9 54,2 61,4 0,79 Le plus riche 78,8 72,0 75,3 0,91 111,3 103,3 107,2 0,93 Ensemble 45,9 39,6 42,8 0,86 65,0 54,3 59,7 0,84 NIVEAU SECONDAIRE Milieu de résidence Bamako 57,1 30,6 40,6 0,54 90,0 47,7 63,7 0,53 Autres Villes 27,5 29,7 28,7 1,08 43,5 41,5 42,5 0,95 Ensemble urbain 38,0 30,1 33,6 0,79 60,0 44,3 51,2 0,74 Rural 16,3 8,4 12,5 0,52 21,0 10,5 15,9 0,50 Région Kayes 13,2 3,9 8,4 0,30 17,6 5,1 11,1 0,29 Koulikoro 25,3 13,0 19,5 0,51 32,4 17,0 25,1 0,52 Sikasso 20,4 11,7 16,1 0,57 29,4 16,4 22,9 0,56 Ségou 18,9 18,1 18,5 0,96 27,1 24,8 25,9 0,92 Mopti 11,6 19,2 15,2 1,66 17,5 23,9 20,5 1,36 Tombouctou 20,3 12,5 16,1 0,62 30,4 18,6 24,1 0,61 Gao 26,1 20,7 23,2 0,79 33,8 25,7 29,6 0,76 Kidal 29,0 17,2 22,0 0,59 46,4 17,2 29,1 0,37 Bamako 57,1 30,6 40,6 0,54 90,0 47,7 63,7 0,53 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 10,2 6,2 8,4 0,61 13,9 7,5 11,0 0,54 Second 17,6 8,0 13,0 0,45 22,5 9,7 16,4 0,43 Moyen 18,0 7,4 12,5 0,41 22,1 8,6 15,2 0,39 Quatrième 20,3 16,5 18,5 0,81 25,7 21,6 23,7 0,84 Le plus riche 51,0 34,0 40,6 0,67 84,3 51,2 64,0 0,61 Ensemble 23,0 16,6 19,7 0,72 33,1 23,2 28,0 0,70 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNFS) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau primaire (7-12 ans) qui fréquente l'école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau secondaire (13-18 ans) qui fréquente l'école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 pour cent. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBFS) pour le niveau primaire est la proportion des élèves du niveau primaire, quel que soit leur âge, dans la population d'âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est la proportion d’élèves du niveau secondaire, quel que soit leur âge, dans la population d'âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S'il y a pour un niveau donné un nombre important d'élèves plus âgés ou plus jeunes que l'âge officiel pour ce niveau, le TBFS peut excéder 100 pour cent. 3 L'indice de parité du genre pour l'école primaire est le ratio du TNFS ou du TBFS au niveau primaire des filles sur le TNFS ou le TBFS des garçons. L'indice de parité de genre pour l'école secondaire est le ratio du TNFS ou du TBFS au niveau secondaire des filles sur le TNFS ou le TBFS des garçons. 22 | Caractéristiques des ménages Le taux net de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les enfants d’âge scolaire officiel, c’est-à-dire 7-12 ans pour le niveau primaire et 13-18 ans pour le niveau secondaire. Le taux brut de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les jeunes de n’importe quel âge compris entre 6 et 24 ans. Il équivaut au pourcentage de la population de 6-24 ans qui fréquente un niveau donné par rapport à la population d’âge scolaire officiel pour ce niveau. Pour un niveau d’étude donné, le taux brut est pratiquement toujours plus élevé que le taux net du fait que des enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de ce niveau sont inclus dans son calcul. Un taux net de 100 % signifierait que tous les enfants ayant l’âge normal d’un niveau d’étude donné fréquentent ce niveau ; le taux brut peut être supérieur à 100 % si un nombre significatif d’enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de fréquentation d’un niveau scolaire fréquentent ce niveau. La différence entre ces deux taux indique que des enfants trop jeunes ou trop âgés fréquentent un niveau scolaire donné. Le tableau 2.5 révèle que, dans l’ensemble, plus de quatre enfants sur dix âgés de 7-12 ans (43 %) fréquentent l’école primaire. Ce taux est plus élevé chez les hommes que chez les femmes (46 % contre 40 %). L’écart est nettement plus important entre le milieu urbain (62 %) et le milieu rural (36 %). Les régions de Bamako (77 %) et de Gao (52 %) se caractérisent par les taux nets de fréquentation de l’école primaire les plus élevés ; à l’opposé, Mopti enregistre le niveau le plus faible du pays, avec seulement 30 %. Pour toutes les régions, on constate que le taux net de fréquentation scolaire est plus élevé pour les garçons que pour les filles. En outre, dans l’ensemble, on constate que parmi la population d’âge officiel du primaire, plus d’un enfant sur deux, quel que soit son âge, (60 %) fréquente ce niveau. La valeur du taux brut supérieure à celle du taux net indique qu’un nombre important de personnes qui n’ont pas l’âge du niveau primaire fréquentent néanmoins ce niveau. Il s’agirait dans ce cas de personnes trop âgées par rapport à l’âge officiel. Selon le sexe, on constate que le taux brut masculin (65 %) est supérieur à celui des filles (54 %), en d’autres termes, il y a plus de garçons que de filles trop âgés par rapport à l’âge officiel qui fréquentent l’école primaire. Selon le milieu de résidence, les résultats montrent que le taux brut de fréquentation du primaire est plus élevé en milieu urbain (88 %) qu’en milieu rural (49 %). Les régions de Bamako (107 %), de Gao (72 %) et de Koulikoro (62 %) se caractérisent par les taux bruts de fréquentation scolaire les plus élevés. Avec seulement 43 %, c’est la région de Mopti qui a le taux brut de fréquentation du primaire le plus faible. Comme pour le taux net de fréquentation, on constate que le taux brut de fréquentation scolaire est beaucoup plus élevé pour les garçons que pour les filles et ceci pour toutes les régions, avec cependant un maximum de 116 % pour les hommes et 98 % pour les femmes à Bamako. Les résultats du tableau 2.5 montrent que le niveau de fréquentation scolaire du cycle secondaire est très faible puisque seulement 20 % des enfants de 13-18 ans le fréquentent. Ce taux net est beaucoup plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural : 34 % contre 13 % ; ce résultat est à mettre en rapport avec notamment le fait que la quasi-totalité des établissements secondaires est située en milieu urbain. Selon la région, il varie de 8 % à Kayes à 41 % à Bamako. Ce taux net est plus élevé chez les garçons que chez les filles, quelle que soit la caractéristique socio-économique considérée. Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire atteint 28 %. Bien que faible, la valeur du taux brut supérieure à celle du taux net indique qu’un nombre de personnes (8 %) qui n’ont pas l’âge du niveau secondaire le fréquentent néanmoins. On remarque une variation importante selon le milieu de résidence : 51 % pour le milieu urbain contre 16 % en milieu rural. Quelle que soit la caractéristique sociodémographique considérée, le taux brut de fréquentation du niveau secondaire est plus élevé pour les garçons que pour les filles. Caractéristiques des ménages | 23 Le tableau 2.5 présente également l’indice de parité de genre qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire (taux net ou taux brut) des filles et celui des garçons. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart de fréquentation scolaire entre les genres est important. Un indice égal à 1 indique l’égalité totale. Au Mali , au niveau primaire, l’indice pour le taux net de scolarisation de 0,86 et pour le taux brut de scolarisation, de 0,84 montre que les filles sont dés- avantagées sur le plan scolaire par rapport aux garçons. Au niveau secondaire, l’indice est toujours en défaveur des filles (0,72 pour le taux net de scolarisation et 0,70 pour le taux brut de scolarisation). Que ce soit au niveau primaire ou secondaire, l’importance de cette discrimination varie d’un milieu de résidence à l’autre et d’une région à l’autre. Cet indice est plus faible en rural qu’en urbain. Cependant malgré le faible taux de scolarisation, dans les régions de Mopti (1,04) et de Tombouctou (1,03), l’indice de parité est égal ou supérieur à 1 pour le niveau primaire. Pour le secondaire, l’indice de parité est supérieur à 1 toujours dans la région de Mopti (1,36), et proche de 1 dans la région de Ségou (0,92). Par contre, c’est dans la région de Kayes que l’indice est le plus faible pour le niveau secondaire (0,30). Le tableau 2.6 fournit les taux de redoublement et d’abandon au niveau primaire selon le niveau fréquenté. C’est au niveau de la 6e que le taux de redoublement est le plus élevé (15 %). Au niveau des autres classes, le taux varie d’un minimum de 6 % à un maximum de 9 %. Les écarts entre les sexes sont peu importants, sauf au niveau de la première classe et de la 6e. En outre, ce taux de redoublement est beaucoup plus élevé en milieu rural (20 %), dans Tableau 2.6 Taux de redoublement et taux d'abandon au niveau primaire Taux de redoublement et taux d'abandon de la population (de fait) des ménages, âgée de 5-24 ans, qui a fréquenté l'école primaire au cours de l'année scolaire précédente, par niveau scolaire et selon certaines caractéristiques socio- démographiques, EDSM-IV Mali 2006 Niveau scolaire Caractéristique 1 2 3 4 5 6 TAUX DE REDOUBLEMENT1 Sexe Masculin 10,3 5,9 9,5 6,7 8,6 16,5 Féminin 6,5 5,2 8,9 7,0 8,5 13,5 Milieu de résidence Bamako 9,9 8,4 12,5 5,5 10,6 8,1 Autres Villes 4,5 3,5 5,3 6,1 7,8 9,4 Ensemble urbain 6,5 5,5 8,3 5,9 8,9 8,9 Rural 9,7 5,6 9,9 7,5 8,4 20,4 Région Kayes 9,2 5,5 11,8 6,1 8,8 14,2 Koulikoro 6,4 5,8 9,0 8,2 7,0 19,5 Sikasso 10,3 4,8 7,9 11,0 13,8 22,8 Ségou 9,4 4,6 6,8 7,7 4,4 20,0 Mopti 8,1 2,6 9,2 1,6 7,3 12,9 Tombouctou 10,0 8,8 8,1 7,1 8,9 1,4 Gao 3,4 5,8 7,6 5,2 5,3 9,1 Kidal 2,1 0,0 0,0 7,8 0,0 14,5 Bamako 9,9 8,4 12,5 5,5 10,6 8,1 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 8,0 6,6 11,6 8,1 13,6 31,0 Second 12,2 5,6 6,5 7,1 6,8 13,4 Moyen 9,3 4,6 12,2 6,6 9,3 14,7 Quatrième 6,5 5,9 7,3 11,4 7,6 15,2 Le plus riche 7,5 5,3 9,0 3,4 7,4 10,2 Ensemble 8,5 5,6 9,2 6,8 8,6 15,2 TAUX D'ABANDON2 Sexe Masculin 0,2 0,3 0,2 1,8 1,4 1,0 Féminin 0,3 0,8 0,3 0,7 1,0 3,2 Milieu de résidence Bamako 0,0 0,0 0,0 1,9 2,5 5,0 Autres Villes 0,2 0,6 0,0 0,3 0,4 0,3 Ensemble urbain 0,1 0,4 0,0 0,8 1,2 2,4 Rural 0,3 0,6 0,4 1,7 1,2 1,7 Région Kayes 0,3 1,2 0,0 0,0 2,7 0,0 Koulikoro 0,4 1,5 0,0 4,6 1,3 0,0 Sikasso 0,3 0,6 0,0 0,8 0,5 1,7 Ségou 0,0 0,0 0,7 0,6 0,5 0,5 Mopti 0,2 0,2 1,3 0,3 0,8 5,4 Tombouctou 1,0 0,0 0,0 1,1 0,0 0,0 Gao 0,0 0,0 0,5 0,0 0,0 0,0 Kidal 0,0 3,0 2,6 0,0 3,6 0,0 Bamako 0,0 0,0 0,0 1,9 2,5 5,0 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,3 2,3 1,3 1,6 0,6 1,3 Second 1,0 0,2 0,0 0,7 1,2 1,4 Moyen 0,0 0,6 0,2 1,9 3,0 3,1 Quatrième 0,1 0,0 0,0 1,6 0,0 0,3 Le plus riche 0,0 0,0 0,0 1,1 1,3 3,0 Ensemble 0,2 0,5 0,3 1,4 1,2 2,0 1 Le taux de redoublement est le pourcentage d’élèves d’un niveau au cours de l’année scolaire courante qui fréquentaient ce même niveau au cours de l’année scolaire précédente. 2 Le taux d’abandon est le pourcentage d’élèves d’un niveau au cours de l’année scolaire précédente et qui ne fréquentent plus l’école. 24 | Caractéristiques des ménages les régions de Sikasso (23 %) et de Ségou (20 %), et dans les ménages les plus pauvres (31 %) qu’ailleurs. Quand au taux d’abandon, il est estimé pour le niveau primaire à 2 %. Toutefois, le taux d’abandon est plus élevé parmi les filles (3 %) que parmi les garçons (1 %). Contrairement au taux de redoublement qui semble influencé par le niveau économique du ménage, on ne constate pas de variation très nette du taux d’abandon en fonction des quintiles du bien-être. 2.4 ENVIRONNEMENT SANITAIRE ET SOCIO-ÉCONOMIQUE DE LA POPULATION ET DES MÉNAGES L’objectif de ce chapitre est de présenter certaines caractéristiques de l’environnement socio- économique et sanitaire de la population malienne. Une telle description est essentielle dans la mesure où ces caractéristiques socio-économiques et environnementales sont des déterminants de l’état de santé de la population. 2.4.1 Caractéristiques des logements Au cours de l’enquête, certaines questions ont été posées en vue de déterminer les caractéristiques des logements. Ces questions portaient principalement sur la disponibilité de l’électricité, les matériaux de construction et les combustibles utilisés pour faire la cuisine. Disponibilité de l’électricité Dans l’ensemble, les résultats présentés au tableau 2.7 montrent que 17 % des ménages au Mali disposent de l’électricité. Cette proportion était de 11 % à l’EDSM-III en 2001. La disponibilité de l’électricité par les ménages varie selon le milieu de résidence. Près de la moitié des ménages urbains (47 %) contre seulement 3 % des ménages ruraux disposent de l’électricité. Type de revêtement du sol Certains types de revêtement du sol peuvent faciliter la propagation de certains germes, responsables de maladies. Pour cette raison, des questions ont été posées sur le type de revêtement du sol des logements. On observe que pour l’ensemble du pays, seulement environ un ménage sur quatre (24 %) vit dans un logement dont le sol est en matériaux de construction adéquats, c’est-à-dire 22 % en ciment, 2 % en carreaux, 1 % en moquette. Le type de revêtement du sol varie de manière importante selon le milieu de résidence. En particulier, en ce qui concerne le sol en ciment, on note que la proportion varie de 50 % en urbain à seulement 8 % en rural. Globalement, un peu plus de la moitié des ménages (58 %) vivent dans un logement dont le sol est seulement recouvert de terre ou de sable. Nombre de personnes par pièce utilisée pour dormir On constate toujours au tableau 2.7, que dans l’ensemble, 28 % des ménages disposent d’une pièce par personne pour dormir. Près de quatre ménages sur dix (38 %) disposent d’une pièce pour deux personnes et près d’un ménage sur trois (34 %) disposent d’une pièce pour trois personnes ou plus pour dormir. Caractéristiques des ménages | 25 Tableau 2.7 Caractéristiques des logements Répartition (en %) des ménages et de la population (de droit) en fonction de certaines caractéristiques du logement, par milieu de résidence, EDSM-IV Mali 2006 Ménages Population Caractéristique Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Électricité Oui 72,1 32,1 47,4 3,2 16,6 74,5 32,5 48,7 3,7 17,4 Non 27,9 67,8 52,5 96,4 83,0 25,5 67,5 51,2 95,8 82,3 ND 0,0 0,1 0,0 0,4 0,3 0,0 0,0 0,0 0,5 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Type de sol Terre, sable 16,7 39,4 30,7 70,5 58,3 16,5 40,0 30,9 69,9 58,1 Bouse 1,4 16,6 10,8 19,6 16,9 1,5 17,0 11,0 18,9 16,5 Parquet ou bois ciré 0,1 0,0 0,0 0,1 0,1 0,1 0,0 0,1 0,1 0,1 Vinyle 0,3 0,1 0,2 0,0 0,1 0,3 0,0 0,1 0,0 0,0 Carreaux 11,4 1,9 5,6 0,1 1,7 12,9 2,4 6,4 0,1 2,0 Ciment 66,1 40,0 50,0 8,4 21,1 65,7 38,5 49,1 9,6 21,5 Moquette 3,9 1,8 2,6 0,1 0,9 2,9 1,7 2,2 0,1 0,7 Autre 0,0 0,0 0,0 1,1 0,7 0,0 0,0 0,0 1,1 0,7 Manquant 0,1 0,1 0,1 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,3 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de personnes par pièce pour dormir Une par pièce 32,9 27,0 29,3 27,0 27,7 19,8 17,1 18,1 17,8 17,9 Deux par pièce 34,3 37,9 36,5 38,9 38,2 31,0 32,7 32,1 34,1 33,5 Trois ou plus par pièce 32,4 35,1 34,1 34,0 34,0 49,0 50,2 49,7 48,0 48,5 ND 0,3 0,0 0,2 0,1 0,1 0,2 0,0 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Combustible utilisé pour cuisiner Électricité 0,2 0,0 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 0,1 0,0 0,0 GPL/gaz propane liquéfié/méthane 2,5 0,6 1,3 0,0 0,4 1,4 0,3 0,7 0,0 0,2 Charbon de bois 58,8 28,3 40,0 5,3 15,8 56,6 25,6 37,6 4,5 14,5 Bois 35,4 67,4 55,1 91,2 80,2 40,8 71,9 59,9 92,5 82,6 Excréments d'animaux 0,3 1,7 1,1 2,6 2,1 0,2 1,7 1,1 2,4 2,0 Autre 2,6 2,0 2,2 0,8 1,2 0,7 0,5 0,6 0,3 0,4 ND 0,2 0,0 0,1 0,2 0,1 0,1 0,1 0,1 0,2 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant des combustibles solides pour cuisiner 94,5 97,4 96,3 99,0 98,2 97,7 99,2 98,6 99,5 99,2 Effectif 1 517 2 442 3 960 9 038 12 998 8 661 13 707 22 368 51 480 73 848 Combustible utilisé pour faire la cuisine Des millions de personnes dans le monde dépendent des combustibles solides (biomasse et charbon) pour leurs besoins en énergie de base, comme la cuisine et le chauffage. Faire la cuisine et se chauffer avec des combustibles solides entraîne des niveaux élevés de pollution de l'air à l’intérieur des logements par la production d'un mélange complexe de polluants nuisibles pour la santé. Le principal problème posé par l'utilisation de combustibles solides concerne les émanations d'une combustion incomplète, comme le monoxyde de carbone, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le dioxyde d'azote et autres éléments toxiques. L'utilisation de combustibles solides augmente les risques de maladies respiratoires aiguës, de pneumonie, d'obstruction pulmonaire chronique, et même de cancer. Le principal indicateur utilisé dans le cadre de cette enquête est la proportion de la population utilisant des combustibles solides comme source principale d'énergie domestique pour la cuisine. 26 | Caractéristiques des ménages Le tableau 2.7 présente également les résultats concernant l’utilisation des combustibles pour la cuisine. Dans l’ensemble du pays, on note que la quasi-totalité des ménages utilisent pour cuisiner le bois (80 % : 55 % en milieu urbain et 91 % en milieu rural) ou le charbon de bois (16 % : 40 % en urbain et 5 % en rural). Les combustibles modernes, comme le gaz, le propane liquéfié ou le méthane sont utilisés par une faible proportion de ménages (0,4 %), principalement à Bamako (3 %). 2.4.2 Possession de biens durables Au cours de l’enquête pour évaluer le niveau de vie socio-économique des ménages, on a cherché à savoir si les ménages possédaient certains biens considérés comme des indicateurs du niveau socio- économique et de manière indirecte de leur niveau d’accès à l’information et aux services sociaux. Au tableau 2.8, on constate que la radio est le bien le plus fréquemment possédé par les ménages (71 %). Selon le milieu de résidence, les proportions varient d’un minimum de 68 % en milieu rural à 79 % en urbain ; c’est à Bamako que cette proportion est la plus élevée (85 %). Outre la radio, les biens durables les plus fréquemment possédés par les ménages sont la bicyclette (46 %), un animal de trait/charrette (37 %), la motocyclette/scooter (30 %) et la télévision (22 %). Tableau 2.8 Biens durables possédés par les ménages Pourcentage de ménages et de la population de droit qui possèdent certains biens de consommation, certains moyens de transport, par milieu de résidence, EDSM-IV Mali 2006 Ménages Population Biens possédés Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Biens d’équipement du ménage Radio 85,2 75,7 79,4 67,9 71,4 87,8 78,9 82,4 71,8 75,0 Télévision 66,4 37,8 48,7 10,7 22,3 72,5 43,0 54,5 13,0 25,6 Téléphone portable 61,6 30,5 42,4 4,2 15,8 66,8 33,3 46,3 5,0 17,5 Téléphone fixe 19,6 7,1 11,8 0,5 4,0 22,0 8,4 13,7 0,6 4,6 Réfrigérateur 22,1 7,0 12,8 0,3 4,1 26,8 8,3 15,5 0,3 4,9 Biens utilisés pour le transport Bicyclette 21,8 28,1 25,7 55,2 46,2 26,9 32,5 30,3 61,0 51,7 Animal de trait 3,8 22,9 15,6 46,7 37,2 5,1 27,7 19,0 52,1 42,0 Motocyclette/scooter 46,2 36,5 40,2 25,2 29,7 52,7 39,9 44,9 30,2 34,6 Voiture/camion 16,0 5,8 9,7 1,3 3,8 20,3 7,0 12,2 1,5 4,7 Effectif 1 517 2 442 3 960 9 038 12 998 8 661 13 707 22 368 51 480 73 848 2.4.3 Accés à de l’eau salubre Des millions d’habitants dans le monde n’ont pas accès à un approvisionnement en eau améliorée et à des moyens d’assainissement adéquats qui sont pourtant indispensables au maintien d’une bonne santé. Dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’UNICEF s’est engagé avec l’aide de toute la communauté internationale à réduire d’ici 2015 le pourcentage de la population qui n’a pas accès à ces services de base. Au cours de l’EDSM-IV, un certain nombre d’indicateurs ont été collectés qui ont permis d’évaluer l’environnement sanitaire de la population : Caractéristiques des ménages | 27 • dans le domaine de l’eau : utilisation de sources d’approvisionnement en eau améliorées, utilisation d’une méthode adéquate de traitement de l’eau, temps d’approvisionnement en eau potable, personne chargée de la collecte de l’eau ; • en matière d’assainissement : utilisation d’installations sanitaires améliorées et élimination hygiénique des excréments des enfants. La population qui a accès à des sources d’approvisionnement améliorées en eau de boisson est celle qui utilise l’un des types d’approvisionnement en eau suivants : l’eau courante (dans les logements, les concessions ou les parcelles), les fontaines publiques/bornes fontaines, puits tubes/forages et puits protégés, l’eau de source protégée, l’eau de pluie recueillie. L’eau embouteillée est considérée comme une source améliorée d’approvisionnement en eau de boisson seulement si le ménage utilise une source améliorée d’approvisionnement en eau pour d’autres besoins, comme la lessive et la cuisine. Utilisation de sources d’eau améliorées Les résultats présentés au tableau 2.9 indiquent que plus de la moitié de la population (56 %) utilisent de l’eau provenant d’une source améliorée. Cette proportion présente cependant de fortes disparités puisque seulement 46 % des habitants du milieu rural contre 79 % en urbain ont accès à une source améliorée pour s’approvisionner en eau de boisson. En ce qui concerne les ménages, on constate que dans 56 % des cas, ils ont accès à une source d’eau améliorée. On note également des écarts entre milieux de résidence puisque cette proportion varie de 79 % en urbain à 46 % en rural, et à un maximum de 95 % à Bamako. Temps pour s’approvisionner en eau Globalement, on constate que 45 % des ménages disposent d’une source d’approvisionnement en eau de boisson sur place. Cette situation en matière d’approvisionnement en eau est assez contrastée selon le milieu de résidence. En milieu urbain, 57 % des ménages (56 % à Bamako et 59 % dans les Autres Villes) disposent sur place d’une source d’approvisionnement contre 40 % en milieu rural. Par contre, il faut 30 minutes ou plus à 4 % des ménages du milieu urbain et à 6 % de ceux du milieu rural pour s’y rendre. Personne chargée de l’approvisionnement en eau Les résultats du tableau 2.9 montrent également que, quand l’eau n’est pas disponible sur place, c’est essentiellement les femmes (36 % pour les mères et 15 % pour les filles) qui sont chargées de la collecte de l’eau contre 3 % pour les hommes (3 % pour les garçons et moins d’un pour cent pour les pères). 28 | Caractéristiques des ménages Tableau 2.9 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population (de droit) selon la provenance de l'eau pour boire, le temps pour s'approvisionner en eau et selon la personne qui, habituellement, se rend au lieu d'approvisionnement et pourcentage de ménages et de la population (de droit) selon le type de traitement de l'eau, par milieu de résidence, EDSM-IV Mali 2006 Ménages Population Caractéristique Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Source d'approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 94,9 68,9 78,9 45,9 55,9 95,4 68,6 79,0 46,0 56,0 Robinet dans logement/ cour/concession 41,2 27,4 32,7 0,9 10,6 40,8 27,4 32,5 0,9 10,5 Robinet public/fontaine 51,8 26,7 36,3 6,1 15,3 52,3 26,7 36,6 6,1 15,3 Puits creusé protégé 1,9 14,7 9,8 38,3 29,6 2,3 14,4 9,7 38,5 29,8 Source d'eau protégée 0,0 0,2 0,1 0,5 0,4 0,0 0,2 0,1 0,5 0,3 Eau de pluie 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 Source non améliorée 4,4 31,0 20,8 54,1 43,9 4,2 31,3 20,8 53,9 43,9 Puits creusé non protégé 4,4 29,9 20,1 48,5 39,8 4,2 30,1 20,1 48,8 40,1 Eau de surface 0,0 1,1 0,7 5,6 4,1 0,0 1,2 0,7 5,2 3,8 Eau en bouteille, source non améliorée pour cuisiner/laver 0,7 0,0 0,3 0,0 0,1 0,4 0,0 0,2 0,0 0,0 Autre 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Manquant 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant pour boire l'eau d'une source améliorée1 94,9 68,9 78,9 45,9 55,9 95,4 68,6 79,0 46,0 56,0 Temps de trajet pour s'approvisionner en eau de boisson Eau sur place 55,5 58,6 57,4 40,2 45,4 54,3 57,8 56,5 40,8 45,6 Moins de 30 minutes 39,3 37,8 38,4 52,8 48,4 39,5 38,6 39,0 52,0 48,0 30 minutes ou plus 4,8 3,4 3,9 6,4 5,7 5,9 3,2 4,2 6,6 5,9 Ne sait pas/manquant 0,4 0,2 0,3 0,6 0,5 0,4 0,3 0,3 0,6 0,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Personne chargée habituellement de la collecte de l'eau de boisson Les mères 18,1 25,4 22,6 41,1 35,5 15,6 23,7 20,5 40,6 34,5 Les pères 0,3 0,4 0,4 0,3 0,3 0,2 0,2 0,2 0,3 0,2 Les filles 15,6 12,7 13,8 15,9 15,3 19,3 16,1 17,4 17,5 17,4 Les garçons 3,6 4,5 4,2 2,4 2,9 4,2 5,0 4,7 2,3 3,0 Autre 15,8 8,3 11,2 8,6 9,4 14,3 5,6 9,0 6,6 7,3 Eau sur place 46,6 48,5 47,8 31,0 36,1 46,4 49,2 48,1 32,0 36,9 Manquant 0,1 0,2 0,2 0,8 0,6 0,0 0,2 0,1 0,8 0,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l’eau2 Bouillir 0,0 0,3 0,2 0,2 0,2 0,0 0,4 0,3 0,2 0,2 Eau de Javel/chlore 4,4 14,9 10,9 7,7 8,7 4,5 14,9 10,8 8,0 8,9 Passer à travers un linge 4,7 17,9 12,8 28,8 24,0 5,4 17,7 13,0 28,5 23,8 Céramique, sable ou autre filtre 0,9 1,0 1,0 3,2 2,5 0,7 0,9 0,8 3,3 2,6 Autre 0,2 0,0 0,1 0,2 0,2 0,3 0,0 0,1 0,2 0,2 Aucun traitement 90,2 68,2 76,7 61,6 66,2 89,6 68,4 76,6 61,5 66,1 Pourcentage utilisant une méthode de traitement appropriée 9,3 31,5 23,0 38,1 33,5 10,0 31,4 23,1 38,2 33,6 Effectif 1 517 2 442 3 960 9 038 12 998 8 661 13 707 22 368 51 480 73 848 1 Étant donné que la qualité de l'eau en bouteille ne peut être déterminée, les ménages ayant déclaré boire de l'eau en bouteille ont été classés comme utilisant une eau de qualité ou non en fonction de la provenance de l'eau utilisée pour cuisiner et pour se laver. 2 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 pour cent. Traitement de l’eau á domicile L’amélioration de la qualité de l’eau au moyen de certains traitements peut contribuer à réduire les risques de contracter des maladies liées à une mauvaise qualité de l’eau. Au cours de l’EDSM-IV, des questions ont été posées aux membres des ménages pour savoir si l’eau de boisson était traitée et quel Caractéristiques des ménages | 29 traitement était utilisé pour assainir l’eau. Parmi les moyens proposés pour rendre l’eau potable, figurent l’ébullition, l’ajout de chlore ou d’eau de Javel, le filtrage à travers un linge et l’utilisation d’un filtre à eau. Le tableau 2.9 présente les proportions de ménages et de leurs membres qui utilisent des méthodes appropriées de traitement de l’eau pour la rendre potable. Environ deux ménages sur trois (66 %) n’utilisent aucun moyen de traitement de l’eau. Le moyen de traitement le plus fréquemment utilisé par les ménages consiste à faire passer l’eau à travers un linge : 24 % (13 % pour le milieu urbain contre 29 % en milieu rural). Seulement, 9 % des ménages (11 % en urbain et 8 % en rural) utilisent l’eau de javel ou le chlore pour rendre l’eau potable. La proportion de ménages qui font bouillir l’eau est très faible : 0,2 %. Globalement la proportion de ménages qui utilise un moyen de traitement approprié de l’eau à domicile est de 34 % et c’est en milieu rural que cette proportion est la plus élevée (38 % contre 23 % en urbain). 2.4.4 Type et utilisation de toilettes L’élimination inadéquate des excréments humains est associée à un risque accru de contracter des maladies dont les maladies diarrhéiques et la poliomyélite. Les installations sanitaires considérées comme adéquates sont les toilettes à chasse d’eau reliées à un système d’égouts ou à une fosse septique, les fosses d’aisances améliorées ventilées, les fosses d’aisances avec dalle et les toilettes à compostage. Types de toilettes Les résultats du tableau 2.10 montrent qu’au Mali, 11 % des ménages disposent de toilettes privées modernes équipées de chasse d’eau ou de latrines améliorées En ce qui concerne les latrines rudimentaires, la proportion est de 34 % (23 % en urbain et 39 % en rural) ; en outre, 34 % utilisent des toilettes rudimentaires qu’ils partagent avec d’autres ménages. Cette proportion varie de 27 % en rural à 49 % en urbain. Au Mali, les ménages qui ne disposent d’aucun type de toilettes représentent 21 %. Ce pourcentage est de 28 % en milieu rural contre 7 % en milieu urbain, dont moins d’un pour cent à Bamako. Tableau 2.10 Type de toilettes Répartition (en %) des ménages et de la population (de droit) selon le type de toilettes/latrines, par milieu de résidence, EDSM-IV Mali 2006 Ménages Population Type de toilettes Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées privées Chasse d'eau 10,3 1,8 5,1 0,6 2,0 11,7 1,9 5,7 0,7 2,2 Latrines améliorées 15,3 15,2 15,3 5,5 8,5 16,9 17,5 17,3 5,7 9,2 Latrines rudimentaires 10,9 30,4 22,9 39,4 34,4 12,9 33,3 25,4 42,1 37,0 Toilettes rudimentaires Une installation en commun avec d'autres ménages 62,1 41,4 49,3 26,6 33,5 57,3 36,1 44,3 26,2 31,6 Pas de toilettes/nature 0,8 11,0 7,1 27,6 21,3 0,7 11,0 7,0 25,1 19,6 Autre 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 0,1 0,0 0,1 0,0 0,0 ND 0,5 0,2 0,3 0,3 0,3 0,5 0,2 0,4 0,3 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 517 2 442 3 960 9 038 12 998 8 661 13 707 22 368 51 480 73 848 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés | 31 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 Dr Soumaïla Mariko et Issa Bara Berthé Ce chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques des femmes enquêtées de 15-49 ans et des hommes enquêtés de 15-59 ans. Tout comme le questionnaire Ménage, les questionnaires Individuels ont permis de recueillir des informations sur l’âge, l’état matrimonial, le milieu de résidence et le niveau d’instruction des enquêtés. Dans cette partie, sont également analysés les résultats sur l’alphabétisation, l’accès aux médias et l’activité économique des hommes et des femmes. Ces différentes caractéristiques seront utilisées comme variables d'analyse dans la suite de ce rapport. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS L'âge, variable fondamentale dans l'analyse des phénomènes démographiques, est l'une des informations les plus difficiles à obtenir de façon précise, lorsque l'enregistrement écrit des événements (notamment des faits d’état civil) est loin d’être généralisé, comme c'est le cas au Mali. De ce fait, un soin particulier a été accordé à son estimation au moment de l'enquête individuelle. On a demandé aux enquêtés leur date de naissance, puis leur âge. Lorsque la date de naissance et l'âge étaient obtenus, l'enquêtrice/enquêteur contrôlait la cohérence entre les deux informations. Dans le cas où l'enquêté ne connaissait pas sa date de naissance ou son âge, l'enquêtrice/enquêteur essayait d'obtenir un document officiel (carte d'identité, acte de naissance, etc.) où figurait la date de naissance. Lorsque aucun document n'était disponible, l'enquêtrice/enquêteur devait estimer l'âge de l'enquêté(e), soit par comparaison avec l'âge d'autres membres du ménage, soit par déduction à partir de l'histoire de l'enquêté, ou encore en utilisant des calendriers historiques. Les résultats présentés au tableau 3.1 montrent que les répartitions des femmes et des hommes par groupes d’âges quinquennaux présentent une allure assez régulière, les proportions de chaque groupe d'âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l'on avance vers les âges élevés. Ces proportions passent de 24 % pour les hommes de 15-19 ans à 10 % pour le groupe d’âges 45-49 ans. Pour les femmes, ces proportions varient, respectivement, de 21 % à 8 %. Les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes éligibles de l’échantillon. Dans le cadre de l’EDSM-IV, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes mariés légalement ainsi que tous ceux et toutes celles vivant en union consensuelle. Selon cette définition, on constate qu’au moment de l’enquête, seulement un peu plus d’une femme sur dix (12 %) était célibataire, alors que pratiquement plus de huit sur dix (85 %) étaient en union, et environ 3 % étaient en rupture d’union (divorcées, séparées ou veuves). Chez les hommes, au moment de l’enquête, plus d’un homme sur trois était célibataire (35 %), un peu moins de deux hommes sur trois (60 %) étaient en union et environ 4 % étaient en rupture d’union. 32 | Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.1 Caractéristiques individuelles des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés de 15-49 ans selon les caractéristiques individuelles, EDSM-IV Mali 2006 Femmes Hommes Caractéristique Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Groupe d’âges 15-19 21,3 3 104 3 098 23,7 876 889 20-24 18,4 2 678 2 673 17,1 633 593 25-29 18,0 2 625 2 568 12,8 476 484 30-34 13,5 1 971 1 968 13,4 497 478 35-39 11,6 1 688 1 741 12,2 452 472 40-44 9,3 1 354 1 375 10,5 390 409 45-49 8,0 1 163 1 160 10,3 380 372 État matrimonial Célibataire 11,8 1 726 1 745 35,4 1 312 1 293 Marié 79,2 11 556 11 501 52,9 1 959 1 967 Vivant ensemble 5,6 810 823 7,5 277 295 Divorcé(e)/séparé(e) 1,9 277 289 3,8 142 126 Veuf (veuve) 1,5 214 225 0,4 14 15 ND 0,0 0 0 0,0 1 1 Niveau d'instruction Aucun 78,2 11 410 11 336 57,9 2 146 2 136 Primaire 11,4 1 668 1 700 20,5 759 726 Secondaire 9,7 1 408 1 454 19,2 713 744 Supérieur 0,7 97 93 2,3 86 91 Religion Musulmane 91,5 13 343 13 327 92,8 3 436 3 424 Chrétienne 3,0 436 491 3,6 134 150 Animiste 1,5 216 211 1,7 63 66 Sans religion 3,5 514 471 1,5 54 41 ND 0,5 74 82 0,4 14 15 Ethnie Bambara 29,1 4 239 3 566 31,3 1 160 974 Malinké 8,1 1 183 1 073 8,0 295 279 Peulh 14,5 2 122 1 927 14,3 530 488 Sarakolé/Soninké/Marka 12,6 1 838 1 671 10,1 375 328 Sonraï 9,0 1 313 1 446 9,8 364 338 Dogon 5,8 851 1 388 6,6 243 422 Tamachek 4,1 602 982 2,1 78 171 Sénoufo/Minianka 8,9 1 295 1 306 9,1 338 360 Bobo 2,2 321 327 2,5 91 92 Autre 3,7 539 567 4,2 154 169 Pays CEDEAO 1,7 255 301 1,5 56 56 Autres 0,1 23 25 0,4 14 16 ND 0,0 2 4 0,1 4 4 Ensemble 15-49 100,0 14 583 14 583 100,0 3 704 3 697 Hommes 50-59 na na na na 503 510 Ensemble des hommes 15-59 na na na na 4 207 4 207 Au tableau 3.2, les résultats selon le milieu de résidence montrent que près de sept femmes sur dix (66 %) et environ six hommes sur dix (63 %) vivent en milieu rural. En outre, la répartition de la population par région montre que ce sont les régions de Ségou, de Sikasso et de Koulikoro (16 % chacune pour les femmes et pour les hommes), suivies par Mopti (14 % pour les femmes et pour les hommes) et Kayes (13 % pour les femmes et 12 % pour les hommes) qui concentrent la majorité de la population du Mali. À l’opposé, c’est dans les régions de Tombouctou (5 % pour les femmes et 4 % pour les hommes), Gao (5 % pour les femmes et 4 % pour les hommes) et Kidal (0,3 % pour chaque sexe) que les proportions sont les plus faibles. Enfin, on constate que dans la capitale Bamako résident 14 % des femmes et 18 % des hommes. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés | 33 Le même tableau 3.2 présente également la répartition des hommes et des femmes selon le niveau de bien-être économique du ménage. On note que la proportion d’hommes vivant dans le quintile le plus riche est légèrement supérieure à celle des femmes (27 % contre 24 %) alors que la proportion est pratiquement la même pour le quintile le plus pauvre. Tableau 3.2 Résidence et quintile du bien-être économique Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés selon la résidence et le quintile du bien-être économique, EDSM-IV Mali 2006 Femmes Hommes Résidence et quintile du bien-être économique Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Milieu de résidence Bamako 14,4 2 104 2 011 18,0 667 599 Autres Villes 19,3 2 814 3 132 19,4 717 794 Ensemble urbain 33,7 4 918 5 143 37,4 1 384 1 393 Rural 66,3 9 665 9 440 62,6 2 321 2 304 Région Kayes 12,9 1 886 1 686 12,1 448 379 Koulikoro 16,1 2 352 1 778 16,5 610 449 Sikasso 16,4 2 392 2 590 16,0 593 674 Ségou 16,4 2 388 1 735 15,6 577 443 Mopti 14,0 2 036 2 345 13,8 513 658 Tombouctou 4,9 720 1 072 3,9 144 226 Gao 4,5 655 1 060 3,8 141 199 Kidal 0,3 50 306 0,3 12 70 Bamako 14,4 2 104 2 011 18,0 667 599 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 18,3 2 675 2 472 17,9 663 608 Second 19,2 2 803 2 838 18,2 674 688 Moyen 19,0 2 774 3 029 15,8 584 654 Quatrième 19,6 2 864 2 952 21,2 785 787 Le plus riche 23,8 3 467 3 292 26,9 998 960 Ensemble 100,0 14 583 14 583 100,0 4 207 4 207 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES Les tableaux 3.3.1 et 3.3.2 présentent les données selon le niveau d’instruction atteint par les enquêtés. Les résultats sont présentés selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On constate que la proportion de femmes n’ayant reçu aucune instruction est nettement plus élevée que celle des hommes (78 % contre 60 %). Au niveau primaire, les écarts persistent : 11 % de femmes contre 19 % d’hommes. De même, la proportion d’hommes ayant atteint le niveau secondaire ou plus est nettement plus élevée que celle des femmes (20 % contre 10 %). 34 | Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.3.1 Niveau d'instruction des femmes par caractéristiques sociodémographiques Répartition (en %) des femmes enquêtées en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006 Instruction Caractéristique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet Secondaire incomplet Secondaire complet Supérieur Total Effectif de femmes Groupe d’âges 15-24 68,4 12,2 2,3 16,2 0,2 0,7 100,0 5 781 15-19 61,1 15,3 3,2 20,2 0,0 0,1 100,0 3 104 20-24 76,8 8,6 1,3 11,5 0,5 1,2 100,0 2 678 25-29 84,5 8,9 1,3 4,0 0,5 0,8 100,0 2 625 30-34 84,9 7,6 1,5 4,4 0,7 0,9 100,0 1 971 35-39 84,3 8,8 1,7 4,5 0,3 0,4 100,0 1 688 40-44 83,8 7,5 1,3 6,5 0,3 0,6 100,0 1 354 45-49 86,5 5,7 1,5 5,2 0,6 0,4 100,0 1 163 Milieu de résidence Bamako 50,1 15,4 3,4 26,2 1,4 3,5 100,0 2 104 Autres Villes 65,9 11,6 3,1 17,9 0,7 0,8 100,0 2 814 Ensemble urbain 59,1 13,2 3,3 21,5 1,0 2,0 100,0 4 918 Rural 88,0 7,8 1,1 3,1 0,1 0,0 100,0 9 665 Région Kayes 86,0 9,7 1,1 2,6 0,4 0,3 100,0 1 886 Koulikoro 81,7 10,1 1,9 5,9 0,2 0,2 100,0 2 352 Sikasso 83,4 9,0 1,9 5,4 0,3 0,1 100,0 2 392 Ségou 78,4 9,6 1,7 9,9 0,2 0,2 100,0 2 388 Mopti 88,2 4,5 0,5 6,7 0,1 0,0 100,0 2 036 Tombouctou 85,3 6,6 1,7 6,2 0,1 0,1 100,0 720 Gao 76,2 10,6 2,7 9,4 0,2 0,9 100,0 655 Kidal 75,3 12,8 1,2 10,7 0,0 0,0 100,0 50 Bamako 50,1 15,4 3,4 26,2 1,4 3,5 100,0 2 104 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 90,4 6,5 1,1 2,0 0,0 0,0 100,0 2 675 Second 88,8 7,3 1,4 2,6 0,0 0,0 100,0 2 803 Moyen 88,8 8,1 0,9 2,2 0,1 0,0 100,0 2 774 Quatrième 81,4 10,0 1,4 6,9 0,2 0,1 100,0 2 864 Le plus riche 49,3 14,9 3,8 27,9 1,4 2,7 100,0 3 467 Ensemble 78,2 9,6 1,8 9,3 0,4 0,7 100,0 14 583 Quel que soit le sexe, le niveau d’instruction augmente des générations les plus anciennes aux générations les plus récentes. En effet, la proportion de femmes sans niveau d’instruction varie avec l’âge, passant de 87 % parmi celles de 45-49 ans à 61 % parmi celles de 15-19 ans ; on note également que la proportion de femmes ayant un niveau d’instruction secondaire varie de 6 % chez celles de 45-49 ans à 20 % chez celles de 15-19 ans. On note chez les hommes des écarts de même ampleur entre les générations, puisque des plus anciennes aux plus récentes, les proportions de ceux sans niveau d’instruction sont passées de 77 % parmi ceux de 50-59 ans à 40 % parmi ceux de 15-19 ans. En ce qui concerne le niveau secondaire ou plus, les proportions varient de 13 % parmi les hommes âgés de 50-59 ans à l’enquête à 33 % parmi les hommes de 15-19 ans. Par ailleurs, le niveau d’instruction des enquêtés varie en fonction du milieu de résidence. On constate, en effet, que les proportions d’hommes instruits sont plus élevées en milieu urbain (61 %) qu’en milieu rural (31 %). Chez les femmes, la proportion de celles qui sont instruites est de 41 % en milieu urbain contre 12 % en milieu rural. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés | 35 Tableau 3.3.2 Niveau d'instruction des hommes par caractéristiques sociodémographiques Répartition (en %) des hommes enquêtés en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006 Instruction Caractéristique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet Secondaire incomplet Secondaire complet Supérieur Total Effectif d'hommes Groupe d’âges 15-24 45,4 18,3 4,3 28,1 1,4 2,5 100,0 1 509 15-19 39,9 21,0 5,9 31,0 1,6 0,5 100,0 876 20-24 52,9 14,5 2,2 24,1 1,2 5,2 100,0 633 25-29 65,8 13,8 1,0 12,3 3,1 4,0 100,0 476 30-34 65,6 19,5 2,5 9,4 1,9 1,0 100,0 497 35-39 66,1 21,6 2,4 7,5 0,7 1,8 100,0 452 40-44 64,3 18,2 1,5 13,1 0,7 2,3 100,0 390 45-49 71,8 11,9 2,2 10,6 1,5 2,0 100,0 380 50-59 77,2 9,2 1,1 8,1 1,4 3,0 100,0 503 Milieu de résidence Bamako 28,3 16,9 3,4 36,9 5,2 9,2 100,0 667 Autres Villes 49,6 16,5 2,8 26,4 2,2 2,4 100,0 717 Ensemble urbain 39,4 16,7 3,1 31,5 3,7 5,7 100,0 1 384 Rural 69,0 18,2 2,8 9,5 0,3 0,3 100,0 2 321 Région Kayes 59,4 19,7 6,0 14,3 0,2 0,5 100,0 448 Koulikoro 56,9 22,5 3,6 16,3 0,0 0,7 100,0 610 Sikasso 64,2 20,1 1,2 12,8 1,2 0,5 100,0 593 Ségou 60,9 17,4 2,2 17,0 1,0 1,5 100,0 577 Mopti 79,4 11,1 2,2 6,7 0,4 0,1 100,0 513 Tombouctou 76,2 13,0 0,8 7,0 2,4 0,6 100,0 144 Gao 61,5 11,6 2,5 17,6 2,8 4,0 100,0 141 Kidal 67,4 16,1 0,5 15,2 0,9 0,0 100,0 12 Bamako 28,3 16,9 3,4 36,9 5,2 9,2 100,0 667 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 71,7 17,8 2,3 7,7 0,3 0,1 100,0 663 Second 69,0 19,2 2,7 8,5 0,3 0,4 100,0 674 Moyen 71,7 16,5 2,7 8,7 0,2 0,2 100,0 584 Quatrième 64,1 17,7 3,2 14,1 0,4 0,4 100,0 785 Le plus riche 28,4 17,0 3,2 38,6 4,9 7,9 100,0 998 Ensemble 60,2 16,6 2,7 16,5 1,5 2,4 100,0 4 207 Les résultats selon les régions montrent qu’à l’exception de Bamako, les proportions de femmes sans instruction sont partout élevées : d’un minimum de 75 % à Kidal à un maximum de 88 % à Mopti. Chez les hommes, les proportions les plus élevées de ceux sans instruction sont observées dans les régions de Mopti (79 %) et de Tombouctou (76 %). À l’opposé, c’est à Bamako (28 %) et dans une moindre mesure, dans la région de Koulikoro (57 %), que l’on note les proportions les plus faibles d’homme sans instruction. Les données de ces tableaux montrent qu’il y a une relation positive entre le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage : en effet, les proportions de femmes et d’hommes sans instruction diminuent des ménages les plus pauvres aux plus riches, passant respectivement de 90 % à 49 % et de 72 % à 28 %. 36 | Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.3 ALPHABÉTISATION Au cours de l’enquête, mis à part les questions posées sur la dernière classe achevée et le niveau d’instruction atteint par les enquêtés, on a demandé à ceux qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à ceux qui avaient déclaré avoir atteint le niveau primaire, de lire une phrase rédigée dans une des langues officielles ou nationales et préparée par les agents enquêteurs. Trois modalités ont été retenues : « peut lire toute la phrase », «peut lire une partie de la phrase », ou «ne peut pas lire du tout ». Les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus ont été considérés d’office comme étant alphabétisés. Les résultats sont présentés au tableau 3.4.1 pour les femmes et au tableau 3.4.2 pour les hommes ainsi qu’au graphique 3.1. Tableau 3.4.1 Alphabétisation des femmes Répartition (en %) des femmes enquêtées par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006 Primaire ou sans instruction Caractéristique Secondaire ou plus Lit une phrase entière Lit une partie de phrase Ne sait pas lire Pas de carte dans la langue Aveugle/ problèmes de vue ND Total Pourcentage alphabétisées1 Effectif Groupe d’âges 15-19 20,4 3,4 7,7 68,0 0,1 0,0 0,4 100,0 31,5 3 104 20-24 13,3 1,0 4,2 81,2 0,1 0,1 0,3 100,0 18,4 2 678 25-29 5,3 0,8 4,9 88,7 0,0 0,0 0,2 100,0 11,1 2 625 30-34 6,0 1,4 3,9 88,5 0,2 0,0 0,0 100,0 11,3 1 971 35-39 5,2 1,9 4,7 87,9 0,0 0,1 0,3 100,0 11,7 1 688 40-44 7,4 1,3 4,3 86,3 0,2 0,0 0,5 100,0 13,0 1 354 45-49 6,2 1,2 3,2 89,1 0,1 0,0 0,2 100,0 10,6 1 163 Milieu de résidence Bamako 31,0 3,0 9,2 55,9 0,3 0,0 0,6 100,0 43,3 2 104 Autres Villes 19,4 2,7 7,1 70,3 0,0 0,0 0,4 100,0 29,2 2 814 Ensemble urbain 24,4 2,9 8,0 64,1 0,1 0,0 0,5 100,0 35,2 4 918 Rural 3,1 1,1 3,5 92,0 0,0 0,1 0,2 100,0 7,7 9 665 Région Kayes 3,2 0,8 5,0 90,9 0,0 0,0 0,1 100,0 9,0 1 886 Koulikoro 6,2 2,0 5,8 85,8 0,0 0,1 0,1 100,0 14,0 2 352 Sikasso 5,7 1,3 4,4 88,2 0,0 0,0 0,4 100,0 11,4 2 392 Ségou 10,3 1,7 4,1 83,5 0,0 0,0 0,3 100,0 16,2 2 388 Mopti 6,9 0,7 2,0 90,1 0,1 0,0 0,0 100,0 9,7 2 036 Tombouctou 6,4 1,2 2,8 89,3 0,2 0,0 0,0 100,0 10,5 720 Gao 10,5 3,7 6,3 78,8 0,1 0,3 0,3 100,0 20,5 655 Kidal 10,7 0,5 3,0 85,4 0,0 0,0 0,5 100,0 14,2 50 Bamako 31,0 3,0 9,2 55,9 0,3 0,0 0,6 100,0 43,3 2 104 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 2,0 1,0 3,5 93,3 0,0 0,0 0,2 100,0 6,5 2 675 Second 2,6 1,2 3,4 92,5 0,0 0,1 0,2 100,0 7,2 2 803 Moyen 2,2 1,2 3,2 93,0 0,1 0,1 0,1 100,0 6,7 2 774 Quatrième 7,2 1,2 4,9 86,3 0,0 0,1 0,3 100,0 13,3 2 864 Le plus riche 32,0 3,3 9,1 54,9 0,2 0,0 0,4 100,0 44,4 3 467 Ensemble 10,3 1,7 5,0 82,6 0,1 0,0 0,3 100,0 17,0 14 583 1 Correspond aux femmes qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et à celles pouvant lire une phrase entière ou une partie de phrase. Ainsi selon les données du tableau 3.4.1 et 3.4.2, on constate qu’un peu moins de deux femmes sur dix (17 %) et un peu moins de quatre hommes sur dix (37 %) sont considérés comme étant alphabétisés. En d’autres termes, dans l’ensemble, la proportion d’analphabètes est de 83 % chez les femmes contre 63 % chez les hommes. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés | 37 Tableau 3.4.2 Alphabétisation des hommes Répartition (en %) des hommes enquêtés par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage d’hommes alphabétisés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006 Primaire ou sans instruction Caractéristique Secondaire ou plus Lit une phrase entière Lit une partie de phrase Ne sait pas lire Pas de carte dans la langue Aveugle/ problèmes de vue ND Total Pourcentage alphabétisés1 Effectif Groupe d’âges 15-19 33,2 6,6 10,7 46,9 0,9 0,0 1,7 100,0 50,5 876 20-24 30,5 2,0 9,5 56,1 1,5 0,0 0,4 100,0 42,0 633 25-29 19,5 4,7 9,9 64,6 0,9 0,0 0,5 100,0 34,0 476 30-34 12,4 3,7 19,5 62,4 1,3 0,0 0,7 100,0 35,6 497 35-39 10,0 7,8 16,4 65,0 0,6 0,3 0,0 100,0 34,2 452 40-44 16,0 4,7 14,1 63,3 1,6 0,0 0,3 100,0 34,8 390 45-49 14,1 5,0 10,0 69,5 0,8 0,0 0,6 100,0 29,1 380 50-59 12,5 5,1 5,7 74,9 0,7 1,2 0,0 100,0 23,3 503 Milieu de résidence Bamako 51,4 5,8 11,7 29,4 0,8 0,0 0,9 100,0 68,9 667 Autres Villes 31,0 3,3 19,1 45,5 0,4 0,0 0,6 100,0 53,4 717 Ensemble urbain 40,8 4,5 15,5 37,7 0,6 0,0 0,8 100,0 60,9 1 384 Rural 10,1 5,2 10,8 71,8 1,4 0,0 0,7 100,0 26,1 2 321 Région Kayes 14,9 7,2 11,1 66,5 0,0 0,0 0,2 100,0 33,3 448 Koulikoro 17,0 5,8 12,7 63,5 0,0 0,0 1,0 100,0 35,5 610 Sikasso 14,5 2,8 14,9 67,5 0,1 0,0 0,2 100,0 32,2 593 Ségou 19,5 4,6 10,8 62,8 1,2 0,0 1,2 100,0 34,9 577 Mopti 7,3 3,7 15,3 70,6 2,5 0,0 0,7 100,0 26,2 513 Tombouctou 10,0 6,3 12,3 59,3 9,9 0,6 1,5 100,0 28,6 144 Gao 24,4 4,5 6,8 64,3 0,0 0,0 0,0 100,0 35,7 141 Kidal 16,1 0,3 22,4 61,2 0,0 0,0 0,0 100,0 38,8 12 Bamako 51,4 5,8 11,7 29,4 0,8 0,0 0,9 100,0 68,9 667 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 8,2 4,9 11,0 74,4 0,9 0,0 0,5 100,0 24,2 663 Second 9,1 5,1 10,9 72,1 2,1 0,0 0,7 100,0 25,1 674 Moyen 9,1 4,1 10,3 74,1 1,4 0,2 0,9 100,0 23,5 584 Quatrième 14,9 4,4 16,4 62,7 0,6 0,0 1,0 100,0 35,8 785 Le plus riche 51,4 5,8 13,0 28,5 0,7 0,0 0,6 100,0 70,2 998 Ensemble 20,5 5,0 11,7 61,0 1,0 0,2 0,6 100,0 37,2 4 207 1 Correspond aux hommes qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et à ceux pouvant lire une phrase entière ou une partie de phrase. Les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés varient sensiblement selon le milieu de résidence (graphique 3.1). En milieu urbain, 35 % des femmes et 61 % des hommes sont alphabétisés contre respectivement 8 % et 26 % en milieu rural. L’examen des résultats selon les régions met en évidence des disparités spatiales de l’alphabétisation, avec des écarts importants en fonction du genre. Les écarts entre régions sont particulièrement importants chez les femmes puisqu’on passe d’un minimum de 9 % d’alphabétisées à Kayes à un maximum de 43 % à Bamako. Chez les hommes, les proportions d’alphabétisés varient d’un minimum de 26 % à Mopti à 69 % à Bamako. Concernant les quintiles du bien-être, on constate que les proportions de femmes et d’hommes qui sont alphabétisés augmentent, comme il fallait s’y attendre, des ménages les plus pauvres aux plus riches. Par exemple, le pourcentage de femmes alphabétisées passe de 7 % parmi celles appartenant au quintile le plus pauvre à 44 % parmi celles appartenant au quintile le plus riche. Pour les hommes, le pourcentage pour ces deux catégories passe de 24 % à 70 %. 38 | Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS Les données relatives à l’exposition des femmes et des hommes aux médias sont particulièrement importantes pour la mise en place de programmes d'éducation et de diffusion d'informations dans tous les domaines, notamment dans ceux de la santé et de la planification familiale. Lors de l’EDSM-IV, des questions ont été posées aux enquêtés concernant le niveau d’écoute des médias et de lecture de journaux ou magazines. Les tableaux 3.5.1 et 3.5.2 présentent les données sur l’exposition des femmes et des hommes aux médias (la presse audiovisuelle ou écrite) au moins une fois par semaine. Il ressort des résultats que les hommes sont plus exposés que les femmes aux médias. En effet, un quart des femmes (25 %) et un peu plus d’un homme sur dix (14 %) n’ont été exposés à aucun média. De tous les médias, la radio est celui qui est le plus écouté : en effet, 70 % des femmes et 79 % des hommes ont déclaré l’écouter au moins, une fois par semaine. La télévision vient en seconde position : elle est regardée, au moins, une fois par semaine par plus de quatre femmes sur dix (43 %) et par plus de cinq hommes sur dix (55 %). On note cependant que les hommes ont déclaré plus fréquemment que les femmes qu’ils lisaient des journaux : seulement 5 % des femmes contre 11 % des hommes ont déclaré lire un journal au moins une fois par semaine. Les proportions de ceux et celles qui ont été exposés, à la fois, aux trois médias sont très faibles : seulement 5 % des femmes et 10 % des hommes. Les résultats selon le milieu de résidence font apparaître des différences significatives. En milieu rural, près d’un tiers des femmes ne sont exposées à aucun média (31 %) contre environ une femme sur dix (12 %) en milieu urbain. Chez les hommes, l’écart est également important, la proportion variant de 20 % en rural à 5 % en urbain. Graphique 3.1 Proportion d'alphabétisés parmi les femmes et les hommes EDSM-IV 2006 17 43 29 35 8 9 14 11 16 10 11 21 14 43 7 7 7 13 44 37 69 53 61 26 33 36 32 35 26 29 36 39 69 24 25 24 36 70 MALI RÉSIDENCE Bamako Autres Villes Ensemble urbain Rural RÉGION Kayes Koulikoro Sikasso Ségou Mopti Tombouctou Gao Kidal Bamako QUINTILE DU BIEN-ÊTRE Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche 0 20 40 60 80 Pourcentage Femmes Hommes Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés | 39 Tableau 3.5.1 Exposition des femmes aux médias Pourcentage de femmes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM-IV Mali 2006 Caractéristique Lit un journal au moins une fois par semaine Regarde la télévision au moins une fois par semaine Écoute la radio au moins une fois par semaine Exposition aux trois médias Aucun média Effectif Groupe d’âges 15-19 10,3 54,8 71,5 8,6 21,0 3 104 20-24 5,9 47,7 71,6 5,1 22,4 2 678 25-29 2,7 40,4 71,5 2,3 23,4 2 625 30-34 3,3 39,4 70,4 2,9 24,6 1 971 35-39 2,7 36,0 68,6 2,4 27,8 1 688 40-44 4,9 32,3 67,3 4,6 29,9 1 354 45-49 4,1 31,0 66,2 3,5 31,0 1 163 Milieu de résidence Bamako 16,3 86,8 86,8 14,9 4,3 2 104 Autres Villes 10,4 59,8 76,5 9,5 17,2 2 814 Ensemble urbain 13,0 71,4 80,9 11,8 11,7 4 918 Rural 1,4 28,1 64,8 0,8 31,1 9 665 Région Kayes 1,5 29,6 73,8 1,2 23,7 1 886 Koulikoro 2,8 40,7 76,8 2,4 19,2 2 352 Sikasso 3,2 43,6 72,2 2,6 22,0 2 392 Ségou 3,9 37,2 65,4 3,1 27,4 2 388 Mopti 5,3 29,1 55,7 4,3 40,5 2 036 Tombouctou 4,4 23,9 63,7 3,1 34,2 720 Gao 4,3 26,0 45,1 3,4 51,5 655 Kidal 1,8 22,2 76,9 1,6 15,7 50 Bamako 16,3 86,8 86,8 14,9 4,3 2 104 Niveau d'instruction Aucun 0,1 34,8 66,8 0,1 28,7 11 410 Primaire 5,9 58,9 79,6 4,4 13,8 1 668 Secondaire ou plus 44,1 84,0 85,9 38,6 5,4 1 505 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 1,0 22,3 63,6 0,6 33,1 2 675 Second 1,4 27,2 67,8 0,9 28,4 2 803 Moyen 1,0 26,0 60,7 0,6 35,2 2 774 Quatrième 3,0 40,1 68,4 1,9 26,9 2 864 Le plus riche 17,1 86,3 86,4 15,8 4,5 3 467 Ensemble 5,3 42,7 70,2 4,5 24,6 14 583 Les résultats selon les régions mettent également en évidence des disparités : la proportion de femmes n'ayant accès à aucun média est relativement faible à Bamako (4 %), dans les régions de Kidal (16 %) et Koulikoro (19 %). Elle est, par contre, élevée dans les régions de Sikasso (22 %), Kayes (24 %), Ségou (27 %), et c’est dans les régions de Tombouctou (34 %), Mopti (41 %) et Gao (52 %) qu’elle est la plus élevée. L’amplitude des écarts entre région est plus faible chez les hommes, la proportion de ceux qui n’ont été exposés à aucun média passant de 4 % à Bamako à 24 % à Kayes et à Tombouctou. 40 | Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.5.2 Exposition des hommes aux média Pourcentage d’hommes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSM- IV Mali 2006 Caractéristique Lit un journal au moins une fois par semaine Regarde la télévision au moins une fois par semaine Écoute la radio au moins une fois par semaine Exposition aux trois médias Aucun média Effectif Groupe d’âges 15-19 8,7 62,9 65,9 6,9 19,2 876 20-24 16,3 64,2 77,1 13,6 14,6 633

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