Madagascar - Multiple Indicator Cluster Survey - 2012

Publication date: 2012

MADAGASCAR SUD Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012 v MADAGASCAR SUD Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012 Rapport Final Octobre 2013 MADAGASCAR SUD Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) Rapport Final Enquête par Grappes à Indicateurs i MICS Madagascar Sud L’Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) de Madagascar Sud a été menée en 2012 par l’Institut National de la Statistique (INSTAT). L’appui financier et technique a été fourni par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et la Banque Mondiale. MICS est un programme international d’enquête auprès des ménages développé par l’UNICEF. L’enquête MICS de Madagascar Sud a été menée dans le cadre de la quatrième série de l’enquête MICS (MICS4) durant laquelle quatre régions seulement sont concernées; il s’agit des régions d’Androy, d’Anosy, d’AtsimoAndrefana et d’AtsimoAtsinanana. MICS fournit des informations actualisées relatives à la situation des enfants et des femmes et mesure les indicateurs clés permettant aux pays de suivre les progrès vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et d’autres engagements convenus au niveau international. Ceci afin d’avoir une meilleure planification et un suivi des interventions au niveau régional. ii MICS Madagascar Sud Tableau récapitulatif des résultats Indicateurs de l’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) et Indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), MICS Madagascar Sud, 2012 Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur 1 Valeur MORTALITE DES ENFANTS Mortalité des enfants 1.1 4.1 Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans 90 ‰ 1.2 4.2 Taux de mortalité infantile 64‰ 1.3 Taux de mortalité néonatale 30 ‰ 1.4 Taux de mortalité post-néonatale 34 ‰ 1.5 Taux de mortalité juvénile 28 ‰ NUTRITION Allaitement et alimentation infantile 2.4 Enfants allaités 97,1 % 2.5 Mise au sein dans l'heure suivant la naissance 45,5 % 2.6 Allaitement exclusif des moins de 6 mois 26,6 % 2.7 Poursuite de l’allaitement à 1 an 83,1 % 2.8 Poursuite de l’allaitement à 2 ans 39,3 % 2.9 Allaitement prédominant pour les moins de 6 mois 73,1 % 2.10 Durée médiane de l’allaitement 19,6 mois 2.11 Allaitement au biberon 0,9 % 2.12 Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous 91,1 % 2.13 Fréquence minimum des repas 68,4 % 2.15 Fréquence alimentation lactée pour enfants non allaités au sein 11,5 % Consommation de micronutriments 2.17 Supplémentation en Vitamine A (enfants de moins de 5 ans) 69,8 % SANTE DE L’ENFANT Vaccinations 3.1 Couverture vaccinale contre la tuberculose 63,5 % 3.2 Couverture vaccinale contre la poliomyélite 42,1 % 3.3 Couverture vaccinale contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DTCoq) 44,5 % 3.4 4.3 Couverture vaccinale contre la rougeole 47,2 % Vaccin antitétanique 3.7 Protection néonatale contre le tétanos 63,1 % Traitement des maladies 3.8 Thérapie par réhydratation orale avec alimentation continue 58,2 % 3.9 Recours aux soins en cas de suspicion de pneumonie 35,7 % 3.10 Antibiothérapie pour les cas présumés de pneumonie 61,6 % Utilisation de combustibles solides 3.11 Combustibles solides 99,8 % Paludisme 3.12 Disponibilité de moustiquaires imprégnées (MI) dans le ménage 78,1 % 3.13 Ménages protégés par une méthode de lutte contre le vecteur 86,5 % 3.14 Enfants de moins de 5 ans dormant sous n’importe quelle moustiquaire 62,4 % 3.15 6.7 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaire imprégnée (MI) 60,2 % 3.16 Utilisation des tests de diagnostic du paludisme 10,5 % 3.17 Traitement antipaludique enfants moins de 5 ans donné le même jour ou le jour suivant 14,2 % 3.18 6.8 Traitement antipaludique donné aux enfants de moins de 5 ans 17,1 % 3.19 Femmes enceintes dormant sous moustiquaire imprégnée (MI) 62,6 % 3.20 Traitement préventif intermittent du paludisme 56,0 % 1Les définitions complètes des indicateurs MICS sont fournies dans l'Annexe D. iii MICS Madagascar Sud Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur 1 Valeur EAU ET ASSAINISSEMENT Eau et Assainissement 4.1 7.8 Utilisation de source améliorée d’eau de boisson 26,0 % 4.2 Traitement de l’eau 16,3 % 4.3 7.9 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 1,9 % 4.4 Elimination hygiénique des matières fécales de l’enfant 3,4 % 4.5 Endroit pour le lavage des mains 4,5 % 4.6 Disponibilité de savon 33,0 % SANTE DE LA REPRODUCTION Contraception et besoins non satisfaits 5.1 5.4 Taux de fécondité des adolescentes 241 ‰ 5.2 Grossesses précoces 56,7 % 5.3 5.3 Prévalence contraceptive 17,3 % 5.4 5.6 Besoins non satisfaits en contraception 15,4 % Santé de la mère et du nouveau-né 5.5a 5.5b 5.5 Couverture des soins prénatals Au moins une fois par le personnel qualifié Au moins quatre fois par n’importe quel prestataire 74,6 % 43,3 % 5.6 Contenu des soins prénatals 7,9 % 5.7 5.2 Personnel qualifié à l’accouchement 28,5 % 5.8 Accouchement dans une structure de santé 23,5 % 5.9 Accouchement par césarienne 0,0 % Soinspost-natals 5.10 Séjour post-partum dans une structure de santé 92,0 % 5.11 Examen de santé postnatal du nouveau-né 64,5 % 5.12 Examen de santé postnatal de la mère 62,5 % DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT Développement de l’enfant 6.1 Soutien à l’apprentissage 8,5 % 6.2 Appui du père à l’apprentissage 19,7 % 6.3 Matériel d’apprentissage : livres pour enfants 1,0 % 6.4 Matériel d’apprentissage : jouets 22,3 % 6.5 Garde inadéquate 30,4 % 6.6 Indice de développement du jeune enfant 67,3 % 6.7 Fréquentation du préscolaire 8,7 % EDUCATION Alphabétisation et Education 7.1 2.3 Taux d’alphabétisation des jeunes femmes 47,4 % 7.2 Préparation à l’école 7,4 % 7.3 Taux d’admission à l’éducation primaire 47,3 % 7.4 2.1 Taux net de scolarisation primaire (ajusté) 58,4 % 7.5 Taux net de scolarisation secondaire (ajusté) 17,0 % 7.6 2.2 Enfants atteignant la dernière classe du primaire 60,1 % 7.7 Taux d’achèvement du primaire 58,5 % 7.8 Taux de passage à l’école secondaire 78,3 % 7.9 Indice de parité entre les sexes (école primaire) 1,1 7.10 Indice de parité entre les sexes (école secondaire) 1,4 PROTECTION DE L’ENFANT Enregistrement des naissances 8.1 Enregistrement des naissances 63,6 % Travail des enfants 8.2 Travail des enfants 50,5 % 8.3 Fréquentation scolaire des enfants travailleurs 51,9 % 8.4 Travail des enfants parmi les enfants scolarisés 49,5 % Discipline de l’enfant 8.5 Discipline violente 84,2 % Mariage précoce et polygamie 8.6 Mariage avant l’âge de 15 ans 26,9 % 8.7 Mariage avant l’âge de 18 ans 64,6 % 8.8 Jeunes femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées ou en union 38,8 % 8.9 Polygamie 11,2 % iv MICS Madagascar Sud Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur 1 Valeur 8.10a 8.10b Différence d’âge entre conjoints Femmes de 15-19 ans Femmes de 20-24 ans 23,8 % 31,7 % Violence domestique 8.14 Attitudes envers la violence domestique 37,2 % VIH/SIDA, COMPORTEMENT SEXUEL ET ENFANTS ORPHELINS ET VULNERABLES VIH/SIDA, connaissance et attitudes 9.1 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH 8,8 % 9.2 6.3 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les jeunes 8,7 % 9.3 Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH 44,5 % 9.4 Attitude bienveillante envers les gens vivant avec le VIH 8,7 % 9.5 Femmes qui savent où faire le test VIH 27,4 % 9.6 Femmes ayant fait le test VIH et connaissant les résultats 3,4 % 9.7 Jeunes femmes sexuellement actives ayant fait le test du VIH et connaissant les résultats 4,5 % 9.8 Conseils sur le VIH lors des soins prénatals 9,3 % 9.9 Dépistage du VIH lors des soins prénatals 5,4 % Comportement sexuel 9.10 Jeunes femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels 31,9 % 9.11 Rapports sexuels avant 15 ans chez les jeunes 43,5 % 9.12 Mélange des âges entre partenaires sexuels 24,2 % 9.13 Rapports sexuels avec des partenaires multiples 9,6 % 9.14 Utilisation de préservatif lors des rapports sexuels avec des partenaires multiples 4,1 % 9.15 Rapports sexuels avec des partenaires non réguliers 41,2 % 9.16 6.2 Utilisation de préservatif avec des partenaires non réguliers 5,5 % Enfants orphelins 9.17 Conditions de vie des enfants 17,1 % 9.18 Prévalence d’enfants avec au moins un parent décédé 8,7 % ACCES AUX MASS MEDIA ET UTILISATION DE LA TECHNOLOGIE D’INFORMATION/COMMUNICATION Accès aux mass media MT.1 Exposition aux medias 2,4 % Utilisation de la technologie d’information/co mmunication MT.2 Utilisation des ordinateurs 2,4 % MT.3 Utilisation d’internet 1,2 % BIEN-ETRE SUBJECTIF Bien-être subjectif SW.1 Satisfaction de la vie 42,1 % SW.2 Bonheur 82,7 % SW.3 Perception d’une vie meilleure 30,1 % CONSOMMATION DE TABAC ET D’ALCOOL Consommation de tabac TA.1 Consommation de tabac 66,7 % Consommation d’alcool TA.3 Consommation d’alcool 14,4 % TA.4 Consommation d’alcool avant 15 ans 10,3 % AUTRES INDICATEURS SPECIFIQUES A MICS MADAGASCAR SUD 2012 Sujet Indicateur Valeur NUTRITION Allaitement et alimentation infantile Diversification alimentaire minimum 38,0 % Apport alimentaire acceptable minimum 21,8 % Consommation de micronutriments Consommation d’aliments riches ou enrichis en fer 34,2 % Déparasitage (enfants de moins de 5 ans) 66,0 % Supplémentation en Fer Acide Folique pour les femmes enceintes 53,2 % Déparasitage des femmes enceintes 43,4 % ACCES AUX MASS MEDIA ET UTILISATION DE LA TECHNOLOGIE D’INFORMATION/COMMUNICATION Utilisation de la technologie d’information/communication Utilisation des téléphones portables 22,5 % v MICS Madagascar Sud Table des matières Tableau récapitulatif des résultats . ii Liste des acronymes . vi Liste des tableaux . viii Liste des figures . xi Remerciements . xii I. Introduction . 1 II.Echantillon et méthodologie de l’enquête . 2 III.Représentativité de l’échantillon et caractéristiques des ménages et des enquêtés . 5 IV. Mortalité des enfants de moins de cinq ans. 13 V.Nutrition . 19 VI.Santé de l’enfant . 37 VII.Eau et assainissement . 63 VIII.Santé de la reproduction . 77 IX. Développement du jeune enfant . 102 X. Alphabétisme et éducation . 112 XI. Protection de l’enfance . 127 XII. VIH/SIDA, comportement sexuel et orphelinage . 139 XIII. Accès aux médias et utilisation de la technologie d’information/communication . 161 XIV. Consommation de tabac et d'alcool . 167 XV. Bien-être subjectif . 171 Annexe A. Plan de sondage . 178 Annexe B. Estimations des Erreurs de Sondage . 182 Annexe C. Tableaux de qualité des données . 199 Annexe D. Indicateurs MICS4 : Numérateurs et Dénominateurs . 210 Annexe E. Personnel de l’enquête MICS4 Madagascar . 218 Annexe F. Questionnaires . 223 vi MICS Madagascar Sud Liste des acronymes ACT : Artemisinin Combination Therapies AME : Allaitement Maternel Exclusif ANJE : Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant BCG : Bacille de Calmette et Guérin (Vaccin antituberculeux) BEPC : Brevet d'Etudes du Premier Cycle CE : Cours Elémentaire CEPE : Certificat d'Etudes Primaires Elémentaires CM1 : Cours Moyen 1ère année CM2 : Cours Moyen 2ème année CONFEMEN : Conférence des Ministres de l'Education des pays ayant le français en partage CP1 : Cours Préparatoire 1ère année CP2 : Cours Préparatoire 2ème année CPN : Consultation Prénatale CREN : Centre de Récupération Nutritionnelle CSPro : Census and Survey Processing System DDSS : Direction de la Démographie et des Statistiques Sociales DEPA : Direction de l’Education Préscolaire et de l’Alphabétisation DTC : Vaccin contre la Diphtérie, le tétanos, et le Coqueluche EPT FAF : Education Pour Tous : Fer Acide Folique HepB : Vaccin contre l’Hépatite B Hib : Vaccin contre l’infection à Haemophilus influenzae de type b IDJE : Indice de Développement du Jeune Enfant INSTAT : Institut National de la Statistique IPS : Indice de Parité entre les Sexes ISF : Indice Synthétique de Fécondité IST : Infections Sexuellement Transmissibles MAMA : Méthode de l'Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée MDE : Monde Digne des Enfants MEN : Ministère de l'Education Nationale MICS : Multiple Indicator Cluster Survey MID : Moustiquaire Imprégnée de longue Durée MII : Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide NSP : Ne sait pas OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS : Organisation Mondiale de la Santé ONG : Organisation Non Gouvernementale PASEC : Programme d'Analyse des Systèmes Educatifs de la CONFEMEN PCIME : Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant PCS : Programme Commun OMS/UNICEF de Suivi de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement PCV : Vaccin contre les infections à pneumocoques PEV : Programme Elargi de Vaccination vii MICS Madagascar Sud PECMA : Prise En Charge de la Malnutrition Aigüe PNLP : Programme National de Lutte contre le Paludisme PRI : Pulvérisation Résiduelle Intra-domiciliaire SIDA : Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SP : Sulfadoxine Pyriméthamine SPSS : Statistical Package for Social Sciences SRO : Solution de Réhydratation Orale SSME : Semaine de la Santé de la Mère et de l’Enfant TBN : Taux Brut de Natalité TDR : Test de Diagnostic Rapide de Paludisme TFA : Taux de fécondité par âge TFG : Taux de fécondité général TNF : Taux net de fréquentation TPI : Traitement Préventif Intermittent TRO : Thérapie de Réhydratation Orale UI : Unité Internationale UNGASS : Session Spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine ZD : Zone de Dénombrement viii MICS Madagascar Sud Liste des tableaux Tableau HH.1 : Résultats des interviews des ménages, des femmes et des enfants de moins de 5 ans . 5 Tableau HH.2 : Population des ménages par âge et sexe . 7 Tableau HH.3 : Composition des ménages . 9 Tableau HH.4 : Caractéristiques de base des femmes enquêtées . 11 Tableau HH.5 : Caractéristiques de base des enfants de moins de 5 ans. . 12 Tableau CM.1 : Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans . 14 Tableau CM.2 : Taux de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques de la mère. 16 Tableau CM.3 : Taux de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . 18 Tableau NU.1 : Allaitement au sein initial . 22 Tableau NU.2 : Allaitement au sein . 24 Tableau NU.3 : Durée de l'allaitement au sein . 26 Tableau NU.4 : Allaitement au biberon . 27 Tableau NU.5 : Introduction d'aliments solides, semi-solides ou mous . 28 Tableau NU.6 : Diversification alimentaire, fréquence minimum de repas et régime alimentaire adéquat . 30 Tableau NU.7 : Consommation d’aliments riches ou enrichis en fer . 31 Tableau NU.8 : Dose de déparasitage . 32 Tableau NU.9 : Supplémentation des enfants en vitamine A . 34 Tableau NU.10 : La prise du FAF et le déparasitage pendant la grossesse . 36 Tableau CH.1 : Vaccinations au cours de la première année de vie . 38 Tableau CH.2 : Vaccinations selon des caractéristiques de base . 40 Tableau CH.3 : Protection néonatale contre le tétanos . 42 Tableau CH.4 : Thérapie de la diarrhée par les solutions de réhydratation orale et liquides maison recommandés . 45 Tableau CH.5 : Pratiques d'alimentation durant la diarrhée . 46 Tableau CH.6 : Thérapie de la réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation et d'autres traitements 48 Tableau CH.7 : Recours au traitement et usage d'antibiotiques pour les cas présumés de pneumonie . 50 Tableau CH.8 : Connaissance des deux indicateurs d'alerte de la pneumonie . 51 Tableau CH.9 : Utilisation de combustible solide . 52 Tableau CH.10 : Utilisation de combustible solide par lieu de cuisine . 53 Tableau CH.11 : Disponibilité de moustiquaires imprégnées au niveau des ménages et protection par une méthode de lutte contre le vecteur . 55 Tableau CH.12 : Enfants ayant dormi sous des moustiquaires . 56 Tableau CH.13 : Femmes enceintes ayant dormi sous des moustiquaires . 57 Tableau CH.14 : Traitement antipaludique des enfants . 59 Tableau CH.15 : Diagnostic du paludisme . 60 Tableau CH.16 : Traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme . 62 Tableau WS.1 : Utilisation de sources d'eau améliorées . 64 Tableau WS.2 : Traitement de l'eau du ménage . 66 Tableau WS.3 : Temps mis pour atteindre la source d'eau de consommation . 67 Tableau WS.4 : Personne qui va aller chercher l'eau . 68 Tableau WS.5 : Utilisation de toilettes améliorées . 70 Tableau WS.6 : Utilisation partagée de toilettes . 71 Tableau WS.7 : Evacuation des matières fécales de l'enfant . 72 Tableau WS.8 : Echelles d'eau potable et d'hygiène . 73 Tableau WS.9 : L'eau et savon à l'endroit pour se laver les mains . 75 Tableau WS.10 : Disponibilité de savon . 76 Tableau RH.1 : Taux de fécondité . 77 Tableau RH.2 : Taux de fécondité des adolescentes et ISF . 78 Tableau RH.3 : Grossesse précoce . 79 Tableau RH.4 : Tendances de la grossesse précoce . 80 ix MICS Madagascar Sud Tableau RH.5 : Utilisation de contraception . 82 Tableau RH.6 : Besoins non satisfaits en matière de contraception . 85 Tableau RH.7 : Couverture des soins prénatals . 86 Tableau RH.8 : Nombre de visites prénatales . 87 Tableau RH.9 : Contenu des soins prénatals . 88 Tableau RH.10 : Assistance au cours de l'accouchement . 90 Tableau RH.11 : Lieu d'accouchement . 92 Tableau RH.12 : Durée du séjour post-partum dans le centre de santé . 93 Tableau RH.13 : Soins postnatals pour le nouveau-né . 95 Tableau RH.14 : Visites postnatale pour le nouveau-né pendant la première semaine de vie . 97 Tableau RH.15 : Soins postnatals pour la mère . 99 Tableau RH.16 : Soins post-natals pour la mère dans la semaine après l’accouchement . 100 Tableau RH.17 : Soins postnatals pour la mère et le nouveau-né . 101 Tableau CD.1 : Education du jeune enfant . 103 Tableau CD.2 : Soutien à l'apprentissage. 105 Tableau CD.3 : Matériel didactique . 107 Tableau CD.4 : Garde inadéquate . 109 Tableau CD.5 : Indice de développement du jeune enfant . 111 Tableau ED.1 : Alphabétisation chez les jeunes femmes . 114 Tableau ED.2 : Préparation à l'entrée à l'école. 116 Tableau ED.3 : Entrée à l'école primaire . 118 Tableau ED.4 : Fréquentation de l'école primaire . 120 Tableau ED.5 : Fréquentation de l'école secondaire . 121 Tableau ED.6 : Enfants ayant fait la dernière classe d'école primaire . 123 Tableau ED.7 : Achèvement de l'école primaire et passage à l'école secondaire . 124 Tableau ED.8 : Parité entre les sexes en matière d'éducation . 125 Tableau CP.1 : Enregistrement des naissances . 128 Tableau CP.2 : Travail des enfants . 130 Tableau CP.3 : Travail des enfants et fréquentation scolaire . 130 Tableau CP.4 : Discipline des enfants . 132 Tableau CP.5 : Mariage précoce et polygamie . 134 Tableau CP.6 : Tendances du mariage précoce . 135 Tableau CP.7 : Différence d'âge entre conjoints . 136 Tableau CP.8 : Attitudes vis-à-vis de la violence domestique . 138 Tableau HA.1: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH . 140 Tableau HA.2 : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes femmes . 143 Tableau HA.3 : Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l'enfant . 146 Tableau HA.4 : Attitudes bienveillantes à l'égard des gens vivant avec le VIH/SIDA . 147 Tableau HA.5 : Connaissance d'un endroit pour le test de dépistage du VIH . 149 Tableau HA.6 : Connaissance d'un endroit pour le test de dépistage du VIH chez les jeunes femmes sexuellement actives . 150 Tableau HA.7 : Conseils et test en matière de VIH durant les soins prénatals . 151 Tableau HA.8 : Comportements sexuels augmentant le risque d'infection au VIH . 152 Tableau HA.9 : Rapports sexuels avec plusieurs partenaires . 155 Tableau HA.10 : Rapports sexuels avec plusieurs partenaires (Jeunes femmes) . 156 Tableau HA.11 : Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels . 158 Tableau HA.12 : Survie et cohabitation avec les parents. 160 Tableau MT.1 : Exposition aux médias . 162 Tableau MT.2 : Utilisation d’ordinateur, d’Internet et de téléphone (Jeunes femmes) . 164 Tableau MT.3 : Utilisation d’ordinateur, d'Internet et de téléphone . 166 Tableau TA.1: Consommation actuelle et passée du tabac . 168 Tableau TA.2: Consommation d'alcool . 170 Tableau SW.1 : Domaines de satisfaction de la vie (Jeunes femmes) . 173 Tableau SW.2 : Domaines de satisfaction de la vie . 174 x MICS Madagascar Sud Tableau SW.3 : Bonheur et satisfaction de la vie . 175 Tableau SW.4 : Perception d'une vie meilleure (Jeunes femmes) . 176 Tableau SW.5 : Perception d'une vie meilleure . 177 Tableau A.1 : Répartition de la population et du nombre de ZD, par région et par milieu de résidence . 178 Tableau A.2 : Répartition des grappes échantillonnées (unités d’échantillonnage principales) entre les domaines d’échantillonnage . 179 Tableau SE.1 : Indicateurs sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage . 183 Tableau SE.2 : Erreurs de sondage - Echantillon de l'ensemble des 4 régions du Sud de Madagascar . 185 Tableau SE.3 : Erreurs de sondage - Echantillon du milieu urbain . 187 Tableau SE.4 : Erreurs de sondage - Echantillon du milieu rural . 189 Tableau SE.5 : Erreurs de sondage - Echantillon de la région Anosy . 191 Tableau SE.6 : Erreurs de sondage - Echantillon de la région Androy . 193 Tableau SE.7 : Erreurs de sondage - Echantillon de la région Atsimo Atsinanana . 195 Tableau SE.8 : Erreurs de sondage - Echantillon de la région Atsimo Andrefana . 197 Tableau DQ.1 : Répartition par âge de la population de ménage . 199 Tableau DQ.2 : Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 200 Tableau DQ.3 : Taux de couverture selon les caractéristiques socioéconomiques des ménages pour les enfants de moins de cinq ans. 202 Tableau DQ.4 : Possession de la carte de vaccination . 203 Tableau DQ.5 : Enregistrement de l’âge au décès en jours . 206 Tableau DQ.6 : Enregistrement de l’âge au décès en mois . 209 xi MICS Madagascar Sud Liste des figures Figure HH.1 : Pyramide des âges de la population . 8 Figure CM.1 : Tendance de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile . 15 Figure NU.1 : Pourcentage de ceux ayant d'abord été allaités au sein . 23 Figure NU.2 : Type d'alimentation infantile par âge . 25 Figure CH.1 : Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles avant leur premier anniversaire . 38 Figure CH.2 : Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des 2 dernières années protégées contre le tétanos néonatal . 42 Figure CH.3 : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois avec diarrhée ayant reçu le SRO ou n’importe quel liquide maison recommandé . 44 Figure WS.1 : Répartition en pourcentage des membres des ménages selon la principale source (point) d’eau de consommation . 65 Figure ED.1 : Pourcentage de membres des ménages âgés de 5-24 ans fréquentant une école par sexe . 126 Figure HA.1 : Pourcentage de femmes qui ont une connaissance approfondie du VIH/SIDA selon le niveau d'instruction de la femme . 145 xii MICS Madagascar Sud Remerciements Madagascar vient de réaliser l’enquête par grappes à indicateurs multiples de quatrième série dénommée MICS de Madagascar Sud. C’est la Seconde enquête de ce type à être réalisée à Madagascar après celle de la première en 20002. L’enquête MICS de Madagascar Sud s’intéresse particulièrement aux 4 régions du Sud (Anosy, Androy, Atsimo Atsinanana et Atsimo Andrefana). Elle s’inscrit dans le cadre mondial du suivi et de l’évaluation de la situation de la femme et de l’enfant au niveau régional. La réalisation de cette enquête a été possible grâce aux précieux concours de plusieurs personnes physiques et morales à qui nous exprimons nos reconnaissances. Nous adressons particulièrement nos sincères remerciements : � A la Banque Mondiale et l’UNICEF pour leur appui technique, financier et logistique ; � Aux autorités administratives, qui ont bien joué leur rôle d’intermédiation ; � A toute l’équipe technique de la Direction de la Démographie et des Statistiques Sociales (DDSS) pour la coordination technique et la réalisation de toutes les activités liées à l’enquête ; � Au personnel temporaire recruté pour la collecte et l’exploitation informatique des données, nous adressons également nos remerciements pour la qualité de leurs prestations. Le Directeur Général de l’Institut National de la Statistique 2Institut National de la Statistique (INSTAT). Enquête à Indicateurs Multiples MICS Madagascar2000. 1 MICS Madagascar Sud I. Introduction Historique Ce rapport est fondé sur l’Enquête MICS4 Madagascar dans la partie sud, menée en 2012 par l’Institut National de la Statistique. L’enquête fournit des informations sur la situation des enfants et des femmes et est orientée, en grande partie, sur la nécessité de suivre les progrès vers les cibles et objectifs issus de récents accords internationaux : la Déclaration du Millénaire, adoptée par tous les 191 Etats membres des Nations Unies en septembre 2000 et le Plan d’Action d’ « Un monde digne des enfants », adopté par 189 Etats membres lors de la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants en mai 2002. Ces deux engagements s’appuient sur des promesses faites par la communauté internationale en 1990 au Sommet mondial pour les enfants. En signant ces accords internationaux, les gouvernements se sont engagés à améliorer la situation des enfants et à suivre les progrès réalisés à cette fin. Ainsi, il a été attribué à l’UNICEF et à la Banque Mondiale le rôle de soutien technique et financier pour cette mission. Objectifs de l’enquête L’enquête MICS Madagascar Sud 2012 a pour objectifs de: � Recueillir des informations actualisées en vue d’évaluer la situation des enfants et des femmes dans les quatre régions du sud de Madagascar (Anosy, Androy, Atsimo Atsinanana et Atsimo Andrefana) sur les différents volets sociaux, y compris la santé, la nutrition, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, l’éducation, la protection de l’enfant et le VIH/SIDA; � Fournir une base de données pour une meilleure planification des interventions dans les 4 régions du sud de Madagascar. Ce rapport contient 15 chapitres qui présentent les résultats descriptifs de l’enquête MICS4 Madagascar. 2 MICS Madagascar Sud II. Echantillon et méthodologie de l’enquête Plan de sondage L’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) a été menée dans quatre régions du sud de Madagascar : Anosy, Androy, Atsimo Atsinanana et Atsimo Andrefana. L'objectif de l'enquête est de recueillir et fournir des estimations pour un grand nombre d’indicateurs sur la situation des enfants et des femmes. Un échantillon représentatif de 3200 ménages a été sélectionné, pour pouvoir donner des résultats fiables au niveau de ces quatre régions. L’échantillon de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS4) dans ces quatre régions du sud de Madagascar est un échantillon stratifié et tiré à 2 degrés. La base de sondage était constituée par les données issues des travaux cartographiques réalisés en 2008-2009 pour la préparation du troisième recensement général de la population et de l’habitat de Madagascar. Au sein de chaque région de l'enquête, deux strates ont été formées: strates urbaine et rurale. L’unité primaire de sondage (UPS) correspond à la zone de dénombrement (ZD) telle que définie au cours des activités de cartographie censitaire. Dans chaque strate, un certain nombre de ZD échantillons ont été tirées à partir de la liste de ZD établies au cours des travaux cartographiques. Les ZD ont été ensuite tirées indépendamment au sein de chaque région avec une probabilité proportionnelle à la taille; la taille d'une ZD étant le nombre de ménages résidant dans la ZD. Le dénombrement des ménages dans les ZD échantillons a permis par la suite, de dresser une liste de ménages à partir de laquelle 25 ménages ont été tirés systématiquement dans chaque ZD. Une description plus détaillée du plan de sondage se trouve à l’Annexe A. A souligner qu'une grappe de l'enquête, dans la région d'Anosy, n’a pas pu être visitée pour cause d'insécurité au cours de la période de travail de collecte de données, ramenant le nombre total de ménages dans l'échantillon à 3 175. Questionnaires Trois types de questionnaires ont été utilisés dans l’enquête: 1) un questionnaire ménage qui a permis de recueillir des informations sur tous les membres du ménage et les caractéristiques du logement; 2) un questionnaire individuel femme administré dans chaque ménage à toutes les femmes âgées de 15-49 ans; et 3) un questionnaire individuel enfants de moins de 5 ans, administré aux mères ou responsables de tous les enfants de moins de 5 ans vivant dans le ménage. Nous présentons ci- dessous le contenu des questionnaires: Le questionnaire ménage comprend les modules suivants: o Feuille d’enregistrement du ménage o Education o Eau et assainissement o Caractéristiques du ménage o Moustiquaires imprégnées o Pulvérisation intra-domiciliaire o Travail des enfants o Discipline de l’enfant o Revenus et dépenses du ménage3 o Lavage des mains 3Module additionnel spécifique à MICS Madagascar Sud 2012 3 MICS Madagascar Sud Le questionnaire individuel femme a été administré à toutes les femmes âgées de 15-49 ans vivant dans les ménages et comprend les modules suivants: o Caractéristiques de la femme o Accès aux medias et utilisation de l’information/technologie de communication o Mortalité des enfants o Historique des naissances o Désir de la dernière naissance o Santé de la mère et du nouveau-né o Soins post-natals o Symptômes de maladies o Contraception o Besoins non satisfaits o Attitudes vis-à-vis de la violence domestique o Mariage/Union o Comportement sexuel o VIH/SIDA o Consommation de tabac et d’alcool o Satisfaction de la vie Le questionnaire pour enfants de moins de cinq ans a été administré aux mères ou responsables d’enfants de moins de 5 ans4 vivant dans des ménages. Normalement, le questionnaire doit être administré aux mères d’enfants de moins de 5 ans ; dans les cas où la mère ne figurait pas dans la liste du ménage, un(e) responsable de l’enfant était identifié(e) et interrogé(e). Le questionnaire individuel enfant comprend les modules suivants : o Age o Enregistrement des naissances o Développement du jeune enfant o Allaitement/apport alimentaire o Soins des enfants malades o Paludisme o Vaccination A noter que tous ces modules sont des modules standard des questionnaires MICS4, à l'exception du module "Revenus et dépenses du ménage" dans le questionnaire ménage, qui a été conçu spécifiquement pour cette enquête MICS Madagascar Sud 2012. Les données de ce module font objet d'une analyse séparée et ne fait pas partie de ce présent rapport. 4 Les termes “enfants de moins de 5 ans”, “enfants âgés de 0-4 ans”, et “enfants âgés de 0-59 mois” sont utilisés indifféremment dans ce rapport. 4 MICS Madagascar Sud Pré-test Les questionnaires utilisés pour l'enquête sont basés sur le modèle standard de questionnaire MICS45. Ces questionnaires ont été modifiés selon la liste des indicateurs à produire et adaptés au contexte malgache. A partir de la version française du modèle MICS4, les questionnaires ont été traduits en Malagasy, langue officielle du pays, et ont été testés au préalable dans une commune rurale non loin de la Capitale au cours du mois de février 2012. Sur la base des résultats du pré-test, des modifications ont été apportées à la formulation et à la traduction des questionnaires. Le manuel d'instruction de l'agent enquêteur a été mis à jour également à partir de l'évaluation des résultats du pré-test. Un exemplaire des questionnaires MICS de Madagascar figure à l’Annexe F. Outre l’administration de questionnaires, les équipes de terrain ont observé l’endroit pour se laver les mains. Les détails et résultats de ces observations figurent dans les sections respectives du rapport. Formation et travail sur le terrain La formation du personnel de terrain a duré quinze (15) jours (du 16 avril au 07 mai 2012). Au total, 90 agents et 15 opérateurs de saisie ont participé à la formation. La formation comprenait des exposés sur les techniques d’interview, la revue du contenu des questionnaires et des simulations d’interview entre les agents pour acquérir la pratique dans l’art de poser des questions. Vers la fin de la période de formation, les agents ont passé deux jours sur terrain pour des interviews simulées auprès des ménages dans un fokontany6 de la Capitale. Outre le passage d'un test de niveau à la fin de la formation, la participation pendant les séances de formation et les pratiques sur terrain ont été prises en compte pour la sélection finale des chefs d'équipe, contrôleurs et agents de terrain. Douze équipes ont été formées pour collecter les données au niveau des 128 ZD, et chacune des équipes était composée d'un chef d'équipe, d'une contrôleuse et de quatre (4) agents enquêteurs. Le travail de collecte de données a débuté le 15 mai et a pris fin le 08 juillet 2012, soit une durée de 55 jours. Traitement des données La saisie et le traitement des données ont été effectués à l’aide du logiciel CSPro (Census and Survey Processing System), version 4.1. Trois éditeurs étaient chargés de la vérification des questionnaires rentrant au bureau avant de les transmettre à la saisie. Quinze (15) micro-ordinateurs ont été utilisés par quinze (15) opérateurs de saisie de données, et trois (3) contrôleurs ont effectué le contrôle et la supervision des équipes de saisie de données. Afin d’assurer le contrôle de qualité, tous les questionnaires ont fait l’objet d’une double saisie et des contrôles internes de cohérence ont été effectués. Des procédures et programmes standard élaborés dans le cadre du programme global MICS4 et adaptés aux questionnaires MICS4 de Madagascar ont été utilisés du début à la fin. Le traitement des données a commencé deux semaines après la collecte des données, précisément le 29 mai 2012 et a été achevé en août 2012. Les données ont été analysées à l’aide du programme Statistical Package for Social Sciences (SPSS), Version 18. Enfin, la syntaxe-type et le plan d’exploitation des données mis au point par l’UNICEF ont été utilisés à cette fin. 5 Les questionnaires MICS4 standard se trouvent sur le site www.childinfo.org 6 La plus petite unité administrative à Madagascar 5 MICS Madagascar Sud III. Représentativité de l’échantillon et caractéristiques des ménages et des enquêtés Cette section présente les informations relatives à la représentativité de l’échantillon et aux caractéristiques des ménages et des enquêtés telles que l’âge, le sexe, la région, le milieu de résidence et les conditions de vie des ménages. Représentativité de l’échantillon Parmi les 3 175 ménages sélectionnés dans l’échantillon, 3 004 ont été trouvés occupés et 2968 ont été interviewés avec succès, soit un taux de réponse des ménages de 99 pourcent. Parmi les ménages interrogés, 3 126 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées et 2 897 ont été interrogées avec succès, soit un taux de réponse de 93 pourcent. En outre, 3 130 enfants de moins de cinq ans ont été inventoriés dans le questionnaire ménage. Les questionnaires ont été remplis pour 2 997 de ces enfants, ce qui correspond à un taux de réponse de 96 pourcent pour ces ménages interviewés. Les taux de réponse globaux sont respectivement de 92 pourcent pour les femmes et 95 pourcent pour les enfants de moins de 5 ans à la suite des entretiens directs avec eux (Tableau HH.1). Tableau HH.1: Résultats des interviews des ménages, des femmes et des enfants de moins de 5 ans Nombre de ménages, femmes et enfants de moins de cinq ans selon les résultats des interviews ménages, femmes et enfants de moins de cinq ans, des taux de réponse des ménages, femmes et enfants de moins de cinq ans, MICS Madagascar Sud, 2012 Milieu Région Urbain Rural Anosy Androy Atsimo Atsinanana Atsimo Andrefana Ensemble Ménage Echantillon 250 2925 775 800 800 800 3175 Occupés 241 2763 715 766 776 747 3004 Interviewés 232 2736 703 761 768 736 2968 Taux de réponse des ménages 96,3 99,0 98,3 99,3 99,0 98,5 98,8 Femme Eligible 273 2853 749 718 879 780 3126 Interviewées 248 2649 681 667 848 701 2897 Taux de réponse des femmes 90,8 92,8 90,9 92,9 96,5 89,9 92,7 Taux global de réponse des femmes 87,5 91,9 89,4 92,3 95,5 88,5 91,6 Enfant moins de 5 ans Eligible 143 2987 672 812 891 755 3130 Mères/responsables enfants interviewées 134 2863 636 789 875 697 2997 Taux de réponse des enfants <5 ans 93,7 95,8 94,6 97,2 98,2 92,3 95,8 Taux de réponse global des enfants 90,2 94,9 93,1 96,5 97,2 91,0 94,6 Les résultats du Tableau HH.1 révèlent que les taux de réponse de ménages sont très élevés au niveau des quatre régions du sud. Quant au niveau de la zone de résidence, le taux de réponse des ménages est sensiblement élevé dans la zone rurale, 99 pourcent contre 96 pourcent dans la zone urbaine. Dans la région d’Anosy, la taille de l'échantillon (775 ménages) est inférieure à celle des autres régions (respectivement 800 ménages), mais le nombre de ménages non trouvés est plus élevé et représente environ 8 pourcent des ménages échantillonnés. La situation d'insécurité qui frappait cette région en serait probablement une des causes. 6 MICS Madagascar Sud Caractéristiques des ménages La répartition pondérée par âge et par sexe de la population de l’étude figure dans le Tableau HH.2. et la pyramide des âges dans la Figure HH.1. Les 2 968 ménages interviewés avec succès sont composés de 15 330 membres du ménage dont 7 441 sont des hommes et 7 889 des femmes. Dans le Tableau HH.2, on peut constater un certain déséquilibre au niveau de la structure par sexe dans l'ensemble des quatre régions du sud. En effet, le rapport de masculinité calculé est de 94 hommes pour 100 femmes : une légère sous représentation des hommes par rapport aux femmes a été enregistrée, due probablement aux phénomènes migratoires qui touchent essentiellement les hommes. La population économiquement active (15-64 ans) représente 45 pourcent de l'ensemble. Quarante sixpourcent des femmes et 44 pourcent des hommes sont actifs et le rapport de masculinité est de 90 pour cette tranche d’âge. La population dépendante (0-14 ans et 65+) représente 55 pourcent de l’ensemble de la population des 4 régions.Cette situation aura une sérieuse répercussion pour l'infrastructure sociale et le développement économique de ces régions. La population des quatre régions du sud est une population jeune. En effet, les moins de 17 ans représentent plus de la moitié de la population totale (58 %). 7 MICS Madagascar Sud Tableau HH.2: Population des ménages par âge et sexe Pourcentage et distribution de la population des ménages par groupe d'âges quinquennal, groupe d'âges de dépendance, enfant âgés de 0-17 ans et population des adultes de 18 ans ou plus par sexe, MICS Madagascar Sud, 2012 Hommes Femmes Ensemble Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Age 0-4 1573 21,1 1541 19,5 3115 20,3 5-9 1340 18,0 1407 17,8 2747 17,9 10-14 1047 14,1 1050 13,3 2098 13,7 15-19 755 10,1 828 10,5 1583 10,3 20-24 559 7,5 603 7,6 1162 7,6 25-29 384 5,2 455 5,8 839 5,5 30-34 351 4,7 389 4,9 740 4,8 35-39 279 3,8 322 4,1 602 3,9 40-44 301 4,0 301 3,8 602 3,9 45-49 191 2,6 239 3,0 430 2,8 50-54 199 2,7 247 3,1 446 2,9 55-59 152 2,0 150 1,9 302 2,0 60-64 111 1,5 124 1,6 234 1,5 65-69 54 0,7 65 0,8 118 0,8 70-74 66 0,9 74 0,9 141 0,9 75-79 25 0,3 35 0,4 60 0,4 80-84 28 0,4 48 0,6 77 0,5 85+ 25 0,3 10 0,1 35 0,2 Groupe d'âges de dépendance 0-14 3961 53,2 3999 50,7 7960 51,9 15-64 3282 44,1 3657 46,4 6939 45,3 65+ 198 2,7 233 2,9 431 2,8 Population enfants et adultes Enfants âgés de 0-17 ans 4436 59,6 4517 57,3 8954 58,4 Adultes de 18 ans ou + 3005 40,4 3372 42,7 6376 41,6 Ensemble 7441 100,0 7889 100,0 15330 100,0 La Figure HH.1 montre l'allure d'une pyramide des âges présentant une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l'on avance vers les âges élevés, ce qui montre que la population de ces régions est jeune. Le profil de la pyramide des âges est caractéristique des populations à forte fécondité et à mortalité élevée. Par ailleurs, la structure par âge présente quelques irrégularités au niveau de chaque sexe. Une sous estimation des effectifs est observée pour le groupe d'âges 45-49 ans, tout sexe confondu, au détriment des groupes d'âges encadrant. Pour les femmes, il s'agit en partie d'un transfert des effectifs de ce groupe d'âges vers celui de 50-54 ans, qui ne sont plus éligibles pour l'enquête. Une augmentation nette des effectifs est constatée chez les hommes, traduisant une surestimation pour les groupes d'âges 40-44 ans et 50-54 ans. 8 Figure HH.1: Pyramide des âges de la population MICS Madagascar Sud, 2012 Les Tableaux HH.3 à HH.5 fournissent les informations de base sur les ménages, sur les femmes enquêtées âgées de 15-49 ans, sur les enfants de moins de 5 ans et sur les effectifs pondérés et non pondérés. Les chiffres des autres tableaux de ce rapport tiennent compte des pondérations. Voir l’Annexe A pour plus de détails sur la pondération. Le Tableau HH.3 fournit les renseignements de base sur les ménages ménage, la région, la résidence, la taille du ménage, l’éducation du chef de ménage et la religion du chef de ménage. En plus, il montre le nombre d’observations par gr proportions de ménages ayant un enfant de moins de 18 ans, un enfant de moins de 5 ans, et une femme éligible âgée de 15-49 ans. Les poids d’échantillonnage ont été normalisés, c'est pondérés de ménages sont égaux (Voir Annexe A). Dans l'ensemble, la majorité des ménages ont un chef de ménage homme (71 %), mais la proportion de ménages dirigés par des femmes n'est pas négligeable la région d’Atsimo Andrefana qui en compte un nombre de ménages le plus important, représentant 43 pourcent du total. Quatre vingt douze pourcent des ménages des régions enquêtées se trouvent en milieu rural. Les ménages ont une taille assez élevée, la moyenne est de 5,2 per pourcent des ménages comptent 6 personnes ou plus, et 44 pourcent sont composés de 3 à 5 personnes qui est la taille la plus fréquente pour l'ensemble. Plus de la moitié des chefs de ménage (51 %) n'ont aucun niveau d'instruction et l niveau primaire (32 %). Quant à la religion, 42 pourcent des chefs de ménage sont de religion chrétienne et plus de la moitié des chefs de ménage (53 %) sont sans religion. Près de deux tiers des ménages (64 %) ont au moins un enfant de moin 87 pourcent des ménages ont au moins un enfant de moins de 18 ans. Dans quatre ménages sur cinq (82 %), il existe au moins une femme en âge de procréer (15 âges de la population Les Tableaux HH.3 à HH.5 fournissent les informations de base sur les ménages, sur les 49 ans, sur les enfants de moins de 5 ans et sur les effectifs pondérés et ffres des autres tableaux de ce rapport tiennent compte des pondérations. Voir l’Annexe A pour plus de détails sur la pondération. Le Tableau HH.3 fournit les renseignements de base sur les ménages ménage, la région, la résidence, la taille du ménage, l’éducation du chef de ménage et la religion du chef de ménage. En plus, il montre le nombre d’observations par grandes catégories d’analyse, les proportions de ménages ayant un enfant de moins de 18 ans, un enfant de moins de 5 ans, et une 49 ans. Les poids d’échantillonnage ont été normalisés, c'est-à-dire les nombres pondérés et non dérés de ménages sont égaux (Voir Annexe A). Dans l'ensemble, la majorité des ménages ont un chef de ménage homme (71 %), mais la par des femmes n'est pas négligeable (29 %). Dans les 4 régions, c'est refana qui en compte un nombre de ménages le plus important, représentant 43 pourcent du total. Quatre vingt douze pourcent des ménages des régions enquêtées se trouvent en Les ménages ont une taille assez élevée, la moyenne est de 5,2 per pourcent des ménages comptent 6 personnes ou plus, et 44 pourcent sont composés de 3 à 5 personnes qui est la taille la plus fréquente pour l'ensemble. Plus de la moitié des chefs de ménage (51 %) n'ont aucun niveau d'instruction et l niveau primaire (32 %). Quant à la religion, 42 pourcent des chefs de ménage sont de religion chrétienne et plus de la moitié des chefs de ménage (53 %) sont sans religion. Près de deux tiers des ménages (64 %) ont au moins un enfant de moin pourcent des ménages ont au moins un enfant de moins de 18 ans. Dans quatre ménages sur cinq %), il existe au moins une femme en âge de procréer (15-49 ans). MICS Madagascar Sud Les Tableaux HH.3 à HH.5 fournissent les informations de base sur les ménages, sur les 49 ans, sur les enfants de moins de 5 ans et sur les effectifs pondérés et ffres des autres tableaux de ce rapport tiennent compte des pondérations. Voir : le sexe du chef de ménage, la région, la résidence, la taille du ménage, l’éducation du chef de ménage et la religion du andes catégories d’analyse, les proportions de ménages ayant un enfant de moins de 18 ans, un enfant de moins de 5 ans, et une dire les nombres pondérés et non Dans l'ensemble, la majorité des ménages ont un chef de ménage homme (71 %), mais la . Dans les 4 régions, c'est refana qui en compte un nombre de ménages le plus important, représentant 43 pourcent du total. Quatre vingt douze pourcent des ménages des régions enquêtées se trouvent en Les ménages ont une taille assez élevée, la moyenne est de 5,2 personnes. Trente neuf pourcent des ménages comptent 6 personnes ou plus, et 44 pourcent sont composés de 3 à 5 personnes Plus de la moitié des chefs de ménage (51 %) n'ont aucun niveau d'instruction et le tiers a un niveau primaire (32 %). Quant à la religion, 42 pourcent des chefs de ménage sont de religion Près de deux tiers des ménages (64 %) ont au moins un enfant de moins de 5 ans et pourcent des ménages ont au moins un enfant de moins de 18 ans. Dans quatre ménages sur cinq 9 MICS Madagascar Sud Tableau HH.3: Composition des ménages Pourcentage et distribution des ménages seloncertaines caractéristiques, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage avec pondération Effectif des ménages Pondéré Non pondéré Sexe du chef de ménage Homme 70,9 2104 2142 Femme 29,1 864 826 Région Anosy 19,4 575 703 Androy 19,3 573 761 Atsimo Atsinanana 18,4 545 768 Atsimo Andrefana 43,0 1276 736 Milieu Urbain 8,4 249 232 Rural 91,6 2719 2736 Nombre des résidents des ménages 1 6,3 188 183 2 11,5 340 310 3 15,0 446 421 4 14,3 425 426 5 14,3 426 425 6 11,8 351 368 7 9,0 266 281 8 5,5 163 189 9 4,0 119 132 10+ 8,2 244 233 Niveau d'instruction du chef de ménage Aucun 51,3 1522 1518 Primaire 32,0 949 990 Secondaire et plus 15,4 456 425 Manquant 1,4 41 35 Religion du chef de ménage Chrétien 42,0 1247 1286 Autres 5,1 150 180 Sans religion 52,9 1571 1502 Ensemble 100,0 2968 2968 Ménages avec au moins Un enfant de 0-4 ans 63,7 2968 2968 Un enfant de 0-17 ans 87,0 2968 2968 Une femme de 15-49 ans 82,4 2968 2968 Taille moyenne des ménages 5,2 2968 2968 Caractéristiques des femmes enquêtées âgées de 15-49 ans et des enfants de moins de 5 ans Les Tableaux HH.4 et HH.5 fournissent des informations sur les caractéristiques de base des femmes enquêtées âgées de 15 à 49 ans et des enfants âgés de moins de 5 ans. Dans les deux tableaux, les nombres totaux d’observations pondérées et non pondérées sont égaux, les poids d’échantillonnage ayant été normalisés (standardisés). En plus de ces informations sur les caractéristiques de base, les tableaux montrent également le nombre d’observations pour chaque variable. Caractéristiques des femmes enquêtées âgées de 15-49 ans Le Tableau HH.4 fournit les caractéristiques sociodémographiques de base des femmes enquêtées âgées de 15 à 49 ans : la répartition des femmes selon la région, le milieu de résidence, 10 MICS Madagascar Sud l’âge, l’état matrimonial, l’état de maternité, les naissances au cours des deux dernières années, l’instruction7, les quintiles de bien-être économique8, et la religion. Dans les quatre régions, environ deux femmes sur cinq (43 %) vivent dans la région d'Atsimo Andrefana et la quasi-totalité des femmes résident en milieu rural (91 %). La répartition des femmes de 15-49 ans par groupe d'âges quinquennaux présente une allure régulière. Les proportions de femmes pour chaque groupe d'âges diminuent au fur et à mesure que l'on avance vers les âges élevés. Cette proportion passe de 25 pour cent pour les femmes âgées de 15 à 19 ans à 8 pourcent pour le groupe d'âges 45-49 ans. On constate que 45 pourcent des femmes se trouvent dans le groupe d'âges 15-24 ans. La question sur l'état matrimonial au moment de l'enquête a été posée à toutes les femmes éligibles. Ont été considérées comme en union toutes les femmes mariées légalement et toutes celles vivant en union consensuelle. D'après le Tableau HH.4, 62 pourcent des femmes sont actuellement mariées ou en union, environ une femme sur cinq (18 %) était célibataire et une femme sur cinq (19%) était en rupture d'union (veuve, divorcée, séparée). Presque toutes les femmes (96 %) dans les quatre régions du sud ont déjà donné naissance, et deux femmes sur cinq (40 %) ont déclaré avoir eu une naissance au cours des deux dernières années. Pour le bien-être économique des ménages, la proportion de femmes du quintile le plus pauvre (19 %) et celle du quintile le plus riche (22 %) ne sont pas très différentes. En ce qui concerne la religion, la moitié des femmes se déclarent sans religion (50 %). Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans Certaines caractéristiques de base pour les enfants de moins de 5 ans figurent au Tableau HH.5. Il s’agit notamment de la répartition des enfants selon plusieurs caractéristiques : sexe, région et lieu de résidence, âge, niveau d’instruction de la mère ou la responsable, niveau économique, et religion. 7Sauf indication contraire, “instruction”, dans le présent rapport, se réfère au niveau d’instruction de l’enquêtée lorsque ledit niveau sert de variable de base. 8L’analyse des composantes principales a été faite à l’aide d’informations sur la propriété des biens de consommation, les caractéristiques du logement, l’eau et l’assainissement, et les autres caractéristiques qui sont liées au bien-être économique du ménage pour attribuer des poids (poids local du facteur) à chacun des patrimoines des ménages. A chaque ménage il a été attribué un score de bien-être économique basé sur ces poids et le patrimoine de ce ménage. La population des ménages de l’enquête a ensuite été classée en fonction du score de bien-être économique du ménage dans lequel elle vit, et a finalement été divisée en 5 parties égales (quintiles) allant de la plus faible (le plus pauvre) à la plus élevée (le plus riche). L’indice de bien-être économique est supposé capturer la richesse à long terme sous-jacente grâce à l’information sur le patrimoine des ménages, et est destiné à produire un classement des ménages sur la base de leurs possessions, du plus pauvre au plus riche. L’indice de bien-être économique ne donne aucune information sur la pauvreté absolue, les niveaux actuels de revenu ou de dépenses. Les scores de bien-être économique calculés ne sont applicables qu’à l’ensemble de données particulier sur lequel ils sont basés. De plus amples informations sur la construction de l’indice de bien-être économique se trouvent dans Rustein and Johnson, 2004, Filmer and Pritchett, 2001, et Gwatkin et. al., 2000. 11 MICS Madagascar Sud Tableau HH.4: Caractéristiques de base des femmes enquêtées Pourcentage et distribution des femmes de 15-49 ans selon les caractéristiques de base, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage avec pondération Effectif des femmes Pondéré Non pondéré Région Anosy 19,6 568 681 Androy 17,3 502 667 Atsimo Atsinanana 19,8 573 848 Atsimo Andrefana 43,3 1 254 701 Milieu Urbain 9,4 272 248 Rural 90,6 2 625 2 649 Age 15-19 25,3 734 726 20-24 19,5 566 552 25-29 14,5 421 441 30-34 12,8 370 374 35-39 10,1 294 295 40-44 9,9 287 288 45-49 7,8 226 221 Etat matrimonial Mariée actuellement/en union 62,3 1 806 1 791 Veuve 2,1 61 63 Divorcée 3,2 93 99 Séparée 14,1 409 416 Jamais mariée 18,2 527 528 Etat de maternité A déjà donné naissance 95,9 2 325 2 346 N'a jamais donné naissance 4,1 99 86 Naissance au cours des 2 dernières années A donné naissances 40,0 1 159 1 192 N'a pas eu de naissance au cours des 2 dernières années 60,0 1 738 1 705 Niveau d’instruction de la femme Sans niveau 43,4 1 258 1 247 Primaire 36,5 1 057 1 146 Secondaire ou plus 20,1 582 504 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 19,4 563 640 Second 19,4 561 553 Moyen 19,9 577 589 Quatrième 19,0 549 574 Le plus riche 22,3 647 541 Religion Chrétien 45,6 1 322 1 343 Autres 4,8 138 166 Sans religion 49,6 1 437 1 388 Ensemble 100,0 2 897 2 897 Pour les enfants de moins de 5 ans, la proportion d'enfants du sexe masculin est légèrement supérieure à celle du sexe féminin. On a vu que la distribution des femmes dans la région d'Atsimo 12 MICS Madagascar Sud Andrefana était élevée, de même que pour les enfants de moins de cinq ans (43 %). Selon le milieu de résidence, presque la totalité des enfants résident en milieu rural (95 %).Un peu plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans (52 %) ont des mères sans niveau d’instruction, plus du tiers des enfants ont des mères de niveau primaire (36 %) et seulement 12 pourcent des enfants ont des mères de niveau secondaire et plus. Quatorze pourcent des enfants de moins de 5 ans vivent dans des ménages les plus riches, alors que 45 pourcent sont issus des ménages des deux premiers quintiles les plus pauvres. Tableau HH.5: Caractéristiques de base des enfants de moins de 5 ans Pourcentage et distribution des enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques de base, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage avec pondération Effectif des enfants de moins de 5 ans Pondéré Non pondéré Sexe Homme 50,5 1 514 1 505 Femme 49,5 1 483 1 492 Région Anosy 17,7 532 636 Androy 19,9 595 789 Atsimo Atsinanana 19,8 592 875 Atsimo Andrefana 42,6 1278 697 Milieu Urbain 4,8 145 134 Rural 95,2 2 852 2 863 Age en mois 0-5 14,0 418 411 6-11 7,5 225 228 12-23 19,4 580 584 24-35 18,9 567 553 36-47 20,2 607 619 48-59 20,0 600 602 Niveau d’instruction de la mère* Aucun 51,5 1 542 1 524 Primaire 36,4 1 092 1 164 Secondaire ou plus 11,7 351 298 Manquant 0,4 12 11 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 23,2 695 767 Second 21,5 644 606 Moyen 22,4 670 665 Quatrième 19,3 580 608 Le plus riche 13,6 408 351 Religion Chrétien 41,1 1 232 1 282 Autres 3,9 117 151 Sans religion 55,0 1 648 1 564 Ensemble 100,0 2 997 2 997 * Le niveau d’instruction de la mère se réfère au niveau d’instruction atteint par la mère ou le responsable des enfants de moins de 5 ans. 13 MICS Madagascar Sud IV. Mortalité des enfants de moins de cinq ans L'un des objectifs primordiaux des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et le Monde Digne des Enfants (MDE) est de réduire la mortalité infantile et de mortalité infanto- juvénile. Plus précisément, les OMD appellent à la réduction de la mortalité infanto-juvénile de deux tiers entre 1990 et 2015. Ce chapitre est consacré aux niveaux, tendances et variations de la mortalité néonatale, post-néonatale ainsi que de la mortalité infantile et juvénile selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère et de l’enfant dans les 4 régions du Sud de Madagascar. Méthodologie de calcul des indicateurs Les indicateurs de mesure de la mortalité des enfants de moins de cinq ans présentés dans ce chapitre sont calculés à partir des informations recueillies sur l’historique des naissances auprès des femmes âgées de 15-49 ans. Pendant l’enquête, on a demandé à ces femmes si elles avaient déjà donné de naissances, et si oui, elles ont été invitées à indiquer le nombre de fils et de filles qui vivent avec eux, le nombre de ceux qui vivent ailleurs, et le nombre de ceux qui sont décédés. En outre, on leur a demandé de fournir plus d’informations concernant l’historique de toutes leurs naissances vivantes en précisant le sexe, l'âge, l'état de survie ainsi que l'âge au décès pour les enfants décédés. Cependant, l'imprécision des déclarations de l'âge au décès et, en particulier, l'attraction de certains âges au décès, peuvent engendrer une sous-estimation de la mortalité infantile et une surestimation de la mortalité juvénile, en transformant une partie des décès d’enfants de moins d’un an en décès d'enfants plus âgés (12 à 59 mois). Pour minimiser ce type d’erreur, les enquêteurs devraient enregistrer les âges aux décès au jour près pour les décès de moins d’un mois, au mois près pour ceux de moins de deux ans, et en années pour les décès survenus à deux ans ou plus. Par ailleurs, l’enquête MICS4 est une enquête rétrospective où seules les femmes survivantes dans les ménages ont été enquêtées. Les femmes décédées sont ainsi exclues de l’échantillon. Ceci entraîne un biais de sélection si les enfants « orphelins de mère » sont en nombre important et si leur mortalité est différente de celle des enfants de mères survivantes. Cependant, dans le cas du Grand Sud de Madagascar, selon l’enquête ménage, 1 pourcent des enfants de moins de 5 ans identifiés dans les ménages étaient orphelins de mère et leur mortalité n’a probablement qu’un effet marginal sur les estimations de l’ensemble de la mortalité des enfants. Niveaux et tendances de la mortalité des enfants de moins de cinq ans A partir des informations recueillies dans l'historique des naissances, on peut calculer les indicateurs suivants : • Tauxde mortalité néonatale (NN) : mesure, à la naissance, la probabilité de décéder avant d'atteindre un mois exact ; • Tauxde mortalité post-néonatale (PNN) : mesure, chez les enfants âgés d’un mois exact, la probabilité de décéder avant d’atteindre le douzième mois exact; • Tauxde mortalité infantile (1q0) : mesure à la naissance, la probabilité de décéder avant d’atteindre le premier anniversaire ; 14 MICS Madagascar Sud • Tauxde mortalité juvénile (4q1) : mesure, chez les enfants âgés d’un an exact, la probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire ; • Tauxde mortalité infanto juvénile (5q0) : mesure, à la naissance, la probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire. Le Tableau CM.1 présente les différents tauxde mortalité pour les quinze dernières années qui ont précédé l’enquête dans les 4 régions du Sud de Madagascar. Les niveaux sont calculés par périodes quinquennales 0-4 ans, 5-9 ans et 10-14 ans avant l’enquête, soit de 1998 à 2012. Tableau CM.1 : Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans Taux de mortalité infantile et infanto-juvénile par période d'analyse quinquennale ayant précédé l’enquête, MICS Madagascar Sud, 2012 Nombre d'années ayant précédé l'enquête Mortalité néonatale (NN) Mortalité post néonatale (PNN) Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité des enfants de moins de 5 ans (5q0) 0-4 30 34 64 28 90 5-9 30 41 71 48 116 10-14 29 59 89 58 142 Note : Le taux de la mortalité post-néonatale est calculé par la différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Dans l’ensemble des 4 régions du Sud de Madagascar, pour la période 0-4 ans avant l’enquête (2008-2012), sur 1 000 naissances vivantes, 64 décèdent avant d’atteindre leur premier anniversaire (30 ‰ entre 0 et 1 mois exact et 34 ‰ entre 1 et 12 mois exacts), et que sur 1 000 enfants âgés d’un an, 28 n’atteignent pas leur cinquième anniversaire, ce qui indique que la majorité des décès des enfants de moins de cinq ans (71 %) sont infantiles. Le risque global de décès entre la naissance et le cinquième anniversaire est donc de 90 pour mille naissances, soit presque un enfant sur dix. Une stabilité de la mortalité a été enregistrée particulièrement aux enfants de 0 à 1 mois entre 2000 et 2009 pendant laquelle le taux de mortalité tourne autour de 30 décès pour mille naissances vivantes. Les données représentées dans la Figure CM.1 permettent de retracer l'évolution de la mortalité infantile et juvénile au cours des quinze dernières années dans le Grand Sud de Madagascar selon l’enquête MICS4.De 2000 (année centrale de la période 10-14 ans avant l’enquête) à 2009 (année centrale de la période 0-4 ans avant l’enquête), le taux de mortalité infanto-juvénile aurait baissé régulièrement et serait passé de 142 à 90 pour mille naissances vivantes, soit une baisse d’environ 37 pourcent. Durant ces périodes, la mortalité infantile a baissé en passant de 89 à 64 pour mille naissances vivantes et au cours de la même période, la mortalité juvénile a également diminué de manière rapide (passée de 58 ‰ à 28 ‰). 15 MICS Madagascar Sud Figure CM.1 : Tendance de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile MICS Madagascar Sud, 2012 Mortalité différentielle Les Tableaux CM.2 et CM.3 présentent les estimations de la mortalité des enfants en fonction des caractéristiques sociodémographiques de la mère et de l’enfant pour la période de dixannées ayant précédé l’enquête. Une période de dix ans ou plus est nécessaire pour disposer d'uneffectif d'événements statistiquement suffisant pour le calcul des probabilités dans chaque sous-groupede populations retenu. 16 MICS Madagascar Sud Tableau CM.2 : Taux de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio- économiques de la mère Taux de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période de dix années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques démographiques de la mère et des enfants, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique démographique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post néonatale (PNN) Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité des enfants de moins de 5 ans (5q0) Région Anosy 24 39 63 45 105 Androy 23 38 61 25 85 Atsimo Atsinanana 36 36 72 52 120 Atsimo Andrefana 33 37 70 31 98 Milieu Urbain 14 46 60 9 69 Rural 31 37 68 38 103 Niveau d'instruction de la mère Sans niveau 31 38 70 36 103 Primaire 33 42 75 43 114 Secondaire ou plus 16 15 31 19 49 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 29 42 71 46 113 Second 39 40 79 32 109 Moyen 27 43 71 46 114 Quatrième 31 29 60 30 88 Le plus riche 22 25 48 24 71 Ensemble 30 37 67 37 102 Note : Le taux de la mortalité post-néonatale est calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Les résultats du Tableau CM.2 montrent que la mortalité des enfants de moins de cinq ans est nettement plus faible en milieu urbain (69 ‰) qu’en milieu rural (103 ‰). Par ailleurs, pour la période de dix années ayant précédé l’enquête, la mortalité infantile varie d’un minimum de 49 pour mille chez les enfants dont la mère a un niveau d’instruction secondaire ou plus à un maximum de 114 pour mille chez ceux dont la mère a un niveau primaire. Les résultats indiquent également que le niveau de mortalité infanto-juvénile est nettement plus bas pour les enfants des ménages les plus riches. Le Tableau CM.3 présente les tauxde mortalité pour la période de dixannées ayant précédé l'enquête selon certaines caractéristiques démographiques de l’enfant de moins de cinq ans. Pour toutes les composantes de la mortalité, les enfants de sexe masculin présentent, comme dans la majorité des populations, un risque de mortalité plus élevé que celui des enfants de sexe féminin : au cours de leur premier mois d’existence, 33 naissances vivantes masculines sur mille décèdent contre 28 chez les filles. Le tauxde mortalité infantile s’établit à 76 pour mille naissances vivantes chez les garçons contre 59 pour mille naissances vivantes chez les filles et entre la naissance et le cinquième 17 MICS Madagascar Sud anniversaire, la probabilité de décéder pour les garçons à la naissance est de 111 pour mille naissances vivantes contre 92 pour mille naissances pour les filles. Les caractéristiques suivantes concernent le comportement procréateur des mères : l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, le rang de naissance de l’enfant et le temps écoulé entre la naissance de l’enfant précédant et celle de l’enfant actuel. Les résultats du Tableau CM.3 indiquent des variations de la mortalité des enfants selon chacune de ces trois caractéristiques. En général, les enfants dont l’intervalle avec la naissance précédente est inférieur à 2 ans et/ou ceux dont la mère a moins de 20 ans courent de plus grands risques de décéder que les autres. Pour la mortalité infanto- juvénile, un enfant né à moins de deux ans après l’enfant précédent, court un risque de mourir avant son cinquième anniversaire de 131 pour mille alors que celui dont la mère a observé un espacement de deux ans court un risque de 88 pour mille, et de 78 pour mille lorsque l’espacement est de trois ans, soit un risque de mortalité 1,7 fois plus élevé entre un espacement de moins de deux ans et un espacement de trois ans. Quant à la mortalité infantile, le risque de décès est plus de deux fois plus élevé pour les enfants nés à moins de deux ans d’intervalle par rapport à ceux nés avec un intervalle de 4 ans ou plus (96 ‰ contre 46 ‰). En ce qui concerne l’âge de la mère au moment de l’accouchement, les enfants nés d’une mère âgée de moins de 20 ans courent un risque de mourir avant le premier anniversaire supérieur de 23 pourcent par rapport à ceux dont la mère avait 20-34 ans au moment de la naissance (83 ‰ contre 60 ‰). Par ailleurs, les naissances de rang 1et 7 ou plus courent des risques de mortalité infanto- juvénile plus élevés que ceux des naissances de rangintermédiaire (2 à 6). 18 MICS Madagascar Sud Tableau CM.3 : Taux de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques de la mère et des enfants Taux de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période des dix années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques démographiques de la mère et des enfants, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique démographique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post néonatale(PNN) Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité des enfants de moins de 5 ans (5q0) Sexe de l'enfant Masculin 33 43 76 38 111 Féminin 28 31 59 35 92 Age de la mère à la naissance de l'enfant < 20 41 41 83 40 120 20-34 26 34 60 33 91 35-49 24 41 66 47 109 Rang de naissance 1 43 35 79 45 120 2-3 28 41 69 28 95 4-6 20 31 51 38 87 7 + 35 44 79 40 116 Intervalle intergénésique précédent < 2 ans 43 53 96 39 131 2 ans 18 35 53 37 88 3 ans 18 21 40 40 78 4 ans ou + 19 27 46 17 63 Ensemble 30 37 67 37 102 Note : Pour l’intervalle intergénésique précédent : les naissances de rang 1 sont exclues. Le taux de la mortalité post-néonatale est calculé par la différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. 19 MICS Madagascar Sud V. Nutrition Etat nutritionnel L'état nutritionnel des enfants est un reflet de leur état de santé général. Lorsque les enfants ont accès à une nourriture suffisante et de qualité, ne sont pas exposés à des maladies récurrentes, et sont bien pris en charge, ils atteignent leur potentiel de croissance et sont considérés comme bien nourris. Les enfants sous-alimentés sont plus susceptibles de mourir de maladies courantes de l'enfance, et ceux qui survivent ont des maladies récurrentes. Si la sous-alimentation perdure dans le temps, l’enfant a alors un retard de croissance. Trois quarts des enfants qui meurent de causes liées à la malnutrition n'étaient que légèrement ou modérément malnutris - ne montrant aucun signe extérieur de leur vulnérabilité. L'Objectif 1 des Objectifs du Millénaire pour le Développement est de réduire de moitié l’extrême pauvreté et la faim entre 1990 et 2015. Une réduction de la prévalence de la malnutrition contribuera également à l’atteinte de l'Objectif 4 des OMD : de réduire de deux tiers la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Alimentation du nourrisson et du jeune enfant Les bonnes pratiques d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE) et la bonne nutrition de la mère sont essentielles pour réduire le fardeau des maladies et des décès des nourrissons et des jeunes enfants. La période comprise entre le début de la grossesse et les 24 premiers mois de la vie d’un enfant constitue une fenêtre d’opportunités unique dans le cycle de vie pour lutter efficacement contre la malnutrition à court et à long terme. On appelle donc cette fenêtre d’opportunité : « la fenêtre des 1000 jours. »_C’est parmi les enfants de moins de deux ans que les risques de mortalité, de retard de croissance et de morbidité sont concentrés. L’OMS / UNICEF ont fait les recommandations d'alimentation suivantes9: • Allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois (180 jours) de la vie 10 • Alimentation complémentaire adéquate à partir de 6 mois avec poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de 2 ans ou plus Allaités exclusivement au sein se réfère à des nourrissons ayant reçu uniquement du lait maternel (y compris le lait tiré du sein de sa mère ou d’une nourrice). L’ajout éventuel ponctuel des vitamines, suppléments minéraux ou médicaments et SRO ne contrarie pas l’allaitement maternel exclusif. L’alimentation complémentaire est définie comme un processus qui débute à partir de l’âge de 6 mois lorsque l’allaitement maternel ne suffit plus à assurer les besoins nutritifs des nourrissons, donc l’introduction d’autres aliments sous forme adéquate (écrasée, purée, semi-liquide et liquide) et devient indispensable en plus du lait maternel. L’augmentation des rations alimentaires et la diversification des aliments se fontet s’adaptent au fur et à mesure que l’enfant grandit. 9WHO/UNICEF.Global strategy for infant and young child feeding.Geneva, World Health Organization, 2003. 10Kramer MS, Kakuma R.The optimal duration of exclusive breastfeeding: a systematic review. Geneva, World HealthOrganization, 2001 (WHO/ NHD/01.08; WHO/FCH/01.23). 20 MICS Madagascar Sud Les indicateurs liés aux pratiques recommandées en matière d’alimentation de l'enfant sont les suivants11,12,13: 1. Initiation précoce de l’allaitement au sein : Proportion d’enfants nés les derniers 24 mois qui ont été mis au sein dans l’heure qui a suivi leur naissance 2. Allaitement exclusif au sein avant l’âge de 6 mois : Proportion d’enfants de 0 à 5 mois qui sont alimentés exclusivement avec du lait maternel 3. Allaitement au sein prédominant avant l’âge de 6 mois : Proportion d’enfants âgés de 0 à 5 mois pour lesquels l’allaitement au sein est prédominant 4. Poursuite de l’allaitement au sein jusqu’à 2 ans : Proportion d’enfants âgés de 20 à 23 mois qui prennent du lait maternel 5. Poursuite de l’allaitement au sein à l’âge d’un an : Proportion d’enfants âgés de 12 à 15 mois qui sont nourris au lait maternel 6. Durée de l’allaitement au sein : Durée médiane de l’allaitement au sein chez les enfants âgés de moins de 36 mois 7. Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous : Proportion de nourrissons âgés de 6 à 8 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous 8. Nombre minimum de repas : Proportion d’enfants de 6 à 23 mois allaités au sein et non allaités qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (y compris des aliments dérivés du lait pour les enfants qui ne sont pas allaités au sein) au moins le nombre minimum de fois 9. Alimentation au biberon : Proportion d’enfants âgés de 0 à 23 mois nourris au biberon 10. Fréquence des repas lactés pour les enfants qui ne sont pas allaités au sein : Proportion d’enfants de 6 à 23 mois non allaités au sein qui ont eu au moins deux repas lactés 11. Diversification alimentaire minimum : Proportion d’enfants de 6 à 23 mois ayant consommé des aliments appartenant au moins à 4 groupes alimentaires distincts 12. Apport alimentaire minimum acceptable : Proportion d’enfants âgés de 6 à 23 mois qui ont reçu l’apport alimentaire minimum acceptable (en dehors du lait maternel) 13. Consommation d’aliments riches ou enrichis en fer : Proportion d’enfants âgés de 6 à 23 mois consommant des aliments riches ou enrichis en fer, spécialement conçus pour les nourrissons ou qui ont été enrichis à la maison 14. Déparasitage des enfants de moins de 5 ans : Proportion d’enfants de 12-59 moisqui ont reçu une dose de déparasitage 15. Déparasitage des femmes enceintes de plus de 4 mois de grossesse : Proportion de femmes enceintes de plus de 4 mois de grossesse qui ont reçu une dose de déparasitage pendant leur dernière grossesse 16. Supplémentation en Fer Acide Folique pour les femmes enceintes : Proportion de femmes enceintes qui ont reçu du Fer Acide Folique pendant leur dernière grossesse 11Dans la description des groupes d’âge, les enfants de “6-23 mois” se réfèrent à ceux qui ont 6 mois révolus mais qui n’ont pas encore 2 ans. 12PAHO/WHO.Guiding principles for complementary feeding of the breastfed child.Washington DC, Pan American Health Organization/WorldHealth Organization, 2002. 13WHO/UNICEF/USAID.Indicators for assessing infant and young child feeding practices.Geneva, World HealthOrganization, 2008. 21 MICS Madagascar Sud Allaitement Allaitement au sein initial Le Tableau NU.1 fournit la proportion d’enfants nés au cours des deux dernières années qui ont été allaités, ceux qui ont d'abord été nourris au sein dans l'heure et le jour de naissance et ceux qui ont reçu une alimentation pré-lactée. On constate que dans la quasi-totalité des cas (97 %), les enfants ont été allaités. Ce pourcentage est élevé quelle que soit la catégorie sociodémographique de l’enfant. La Figure NU.1 montre en particulier le pourcentage de ceux ayant été allaités dans l'heure qui a suivi la naissance et le pourcentage de ceux qui ont reçu une alimentation pré-lactée, par région et par milieu de résidence. Bien que l’allaitement précoce au sein soit une étape très importante dans la gestion de la lactation et dans l'établissement d'une relation physique et affective entre le bébé et la mère, seulement 46 pourcent des bébés sont nourris au sein pour la première fois dans l'heure suivant la naissance. Dans l’ensemble, la proportion de bébés recevant de la nourriture pré-lactée est de l’ordre de 46 pourcent. Par contre, on note un pourcentage plus élevé dans la région Atsimo Andrefana (63 %). Par ailleurs, par rapport à l’assistance à l’accouchement, on constate que le pourcentage de bébés ayant reçu une nourriture pré-lactée est plus élevé (59 %) si l’accouchement a été effectué par les autres membres de la communauté14 et aussi par l’accoucheuse traditionnelle (45 %). Par rapport au lieu d’accouchement, la moitié (50 %) des bébés qui ont été accouché à domicile ont reçu une nourriture pré-lactée. Il n’existe pas de différence notable par rapport au sexe de l’enfant. 14 La réponse “Autres” pour l’assistance à l’accouchement inclut l’agent de santé communautaire, parent, ami et autres. 22 MICS Madagascar Sud Tableau NU.1: Allaitement au sein initial Pourcentage de derniers-nés au cours des 2 années précédant l'enquête et ayant été allaités au sein, pourcentage de ceux ayant été allaités dans l'heure qui a suivi la naissance et dans la journée qui a suivi la naissance, et pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture pré-lactée, MICS Madagascar Sud, 2012 Pourcentage de ceux ayant déjà été allaités au sein [1] Pourcentage de ceux ayant d'abord été allaités au sein Pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture pré-lactée Nombre d'enfants derniers-nés au cours des deux années précédant l'enquête Caractéristique sociodémographique Dans l'heure qui a suivi la naissance [2] Dans la journée qui a suivi la naissance Sexe Masculin 97,6 44,4 85,8 46,6 562 Féminin 96,5 46,7 82,5 45,4 598 Région Anosy 97,2 47,5 86,2 35,2 227 Androy 97,0 43,9 88,0 45,9 234 Atsimo Atsinanana 98,4 47,9 88,7 21,9 233 Atsimo Andrefana 96,3 44,2 78,8 63,4 465 Milieu Urbain 96,3 51,3 89,0 33,4 63 Rural 97,1 45,2 83,8 46,7 1 097 Mois depuis la naissance 0-11 mois 97,4 41,3 81,5 49,1 626 12-23 mois 98,6 52,2 88,3 42,0 489 Assistance à l'accouchement Agent qualifié 98,3 47,5 89,1 38,6 330 Accoucheuse traditionnelle 98,5 47,4 84,6 45,1 519 Autres 98,3 42,8 82,3 58,5 285 Manquant (38,4) (12,3) (30,8) (19,7) 26 Lieu d'accouchement Secteur public 98,7 48,8 88,9 34,5 244 Secteur privé (91,5) (48,6) (87,1) (27,9) 29 Domicile 98,2 45,4 83,8 50,4 861 Manquant (49,0) (15,1) (44,6) (28,7) 26 Instruction de la mère Sans instruction 95,9 43,7 83,4 49,3 562 Primaire 98,3 48,3 84,3 41,1 446 Secondaire et + 97,9 44,2 86,4 48,4 152 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 96,1 41,8 79,2 47,6 256 Second 98,8 46,7 80,4 45,1 264 Moyen 97,0 43,1 87,4 51,0 263 Quatrième 97,1 50,4 86,9 41,0 225 Le plus riche 95,7 46,8 89,2 43,8 152 Ensemble 97,1 45,5 84,1 46,0 1 160 ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés [1] Indicateur MICS 2.4 [2] Indicateur MICS 2.5 23 MICS Madagascar Sud Figure NU.1: Pourcentage de ceux ayant d'abord été allaités au sein MICS Madagascar Sud, 2012 Allaitement au sein Le Tableau NU.2, le statut de l'allaitement maternel, est basé sur les déclarations de la mère/responsable de l'enfant relatives à la consommation de nourritures et de fluides dans les 24 heures précédant l'enquête. Il montre l'allaitement maternel exclusif des nourrissons pendant les six premiers mois de la vie, ainsi que la poursuite de l'allaitement des enfants âgés d’un an (12-15 mois) et jusqu’à 2 ans (20-23 mois). Environ 27 pourcent des enfants âgés de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein. Ce pourcentage est fortement variable selon les régions : en effet, la région d’Atsimo Andrefana enregistre un pourcentage plus faible (17 %), par rapport à la région d’Atsimo Atsinanana (52 %). A l'âge d’un an, 83 pourcent des enfants sont encore allaités au sein mais seulement 39 pourcent sont allaités au sein jusqu’à l’âge de 2 ans. 0 20 40 60 80 Anosy Androy Atsimo Atsinanana Atsimo Andrefana Urbain Rural Ensemble 35 46 22 63 33 47 46 48 44 48 44 51 45 46 P o u rc e n ta ge Allaitement au sein initial Ayant reçu une nourriture prélactée Dans l'heure qui a suivi la naissance 24 MICS Madagascar Sud Tableau NU.2: Allaitement au sein Pourcentage d'enfants vivants selon le type d'allaitement selon certains groupes d'âges, MICS Madagascar Sud, 2012 Enfants âgé de 0-5 mois Enfants âgés de 12-15 mois Enfants âgés de 20-23 mois Caractéristique sociodémographique Pourcentage exclusivement allaités au sein [1] Pourcentage principalement allaités au sein[2] Nombre d'enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 1 an) [3] Nombre d'enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein jusqu’à 2 ans) [4] Nombre d'enfants Sexe Masculin 25,3 68,1 183 79,7 107 40,0 103 Féminin 27,8 77,0 235 86,4 106 38,6 95 Région Anosy 30,3 75,0 67 (90,7) 42 (46,4) 43 Androy 21,7 83,4 89 77,8 42 (35,5) 32 Atsimo Atsinanana 51,6 61,7 81 93,7 52 (53,2) 32 Atsimo Andrefana 16,7 72,4 181 (74,7) 78 32,3 91 Milieu Urbain (*) (*) 12 (*) 14 (*) 16 Rural 26,6 73,6 406 82,6 199 37,6 182 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 24,9 74,5 190 76,6 99 41,3 89 Primaire 27,9 71,2 165 89,7 87 32,9 75 Secondaire et + (31,5) (78,8) 57 (*) 26 (49,8) 33 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 28,2 74,3 88 83,7 42 (40,3) 33 Second 22,4 69,6 113 (74,9) 50 (31,7) 37 Moyen 23,4 77,3 105 90,1 47 (40,0) 45 Quatrième 27,9 73,6 73 (87,5) 45 (36,7) 47 Le plus riche (42,3) (68,3) 39 (*) 30 (48,9) 36 Ensemble 26,7 73,1 418 83,1 213 39,3 198 1 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant n'est pas présenté (*) Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés [1]Indicateur MICS 2.6 [2] Indicateur MICS 2.9 [3] Indicateur MICS 2.7 [4] Indicateur MICS 2.8 La Figure NU.2 montre le modèle détaillé de l'allaitement maternel selon l'âge de l'enfant en mois. Dès les premiers mois de la vie, la majorité des enfants reçoivent des liquides ou des aliments autres que le lait maternel. À la fin du sixième mois, le pourcentage des enfants allaités exclusivement au sein est de 1 pourcent. 25 MICS Madagascar Sud Figure NU.2: Type d'alimentation infantile par âge,MICS Madagascar Sud, 2012 Durée de l'allaitement au sein Le Tableau NU.3 présente la durée médiane de l'allaitement au sein et exclusif chez les enfants âgés de 0 à 35 mois dans les 4 régions du Sud de Madagascar selon les caractéristiques de base sélectionnées. Parmi les enfants de moins de 3 ans, dans l’ensemble, la durée médiane de l’allaitement est de 20 mois pour tout allaitement maternel, et 1 mois et demi pour l'allaitement maternel exclusif. Ces résultats signifient que les pratiques d’allaitement dans ces régions ne sont pas optimales et non conformes aux directives de la Politique Nationale de Nutrition qui recommande que les enfants devraient être allaités jusqu’à l’âge de 2 ans dont les 6 premiers mois allaités exclusivement au sein. La durée médiane de l’allaitement maternel exclusif dans les trois régions Anosy, Androy et Atsimo Andrefana est faible, ne dépassant même pas 1 mois, contrairement à la région Atsimo Atsinanana qui atteint la durée médiane de 3 mois, ce qui reste tout de même inadéquat. On note un écart selon le quintile du bien-être économique. Pour les quatre quintiles les plus pauvres, la durée médiane de l’allaitement maternel exclusif ne dépasse pas 1 mois, alors que pour les plus riches, elle atteint la durée médiane de 2 mois. 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% 0-1 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 Pourcentage Age (en mois) Allaitement maternel exclusif Allaitement maternel et eau simple uniquement Allaitement maternel et liquides non lactés Allaitement maternel et substitut de lait maternel / préparation pour nourrissons Allaités au sein et aliments complémentaires 26 MICS Madagascar Sud Tableau NU.3: Durée de l'allaitement au sein Durée médiane de l'allaitement au sein, exclusif et principal chez les enfants âgés de 0-35 mois, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Durée médiane (en mois) de Nombre d’enfants âgés de 0-35 mois Allaitement [1] Allaitement exclusif Allaitement principal Sexe Masculin 18,9 0,5 3,9 893 Féminin 20,0 0,6 4,9 898 Région Anosy 20,1 0,6 4,1 328 Androy 19,3 0,6 5,3 338 Atsimo Atsinanana 21,8 2,7 3,8 355 Atsimo Andrefana 18,4 0,4 4,4 770 Milieu de résidence Urbain 21,4 0,7 3,0 91 Rural 19,5 0,5 4,5 1 700 Niveau d'instruction de la mère Aucune 19,9 0,5 4,7 863 Primaire 19,3 0,5 4,2 695 Secondaire+ 20,2 0,7 4,7 224 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 19,9 0,5 4,5 406 Second 19,3 0,5 4,7 394 Moyen 20,6 0,5 4,8 410 Quatrième 18,2 0,6 3,8 348 Le plus riche 20,6 2,1 4,3 233 Médiane 19,6 0,5 4,5 1 791 Moyenne pour tous les enfants (0-35 mois) 19,7 1,5 4,5 1 791 7 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés 27 MICS Madagascar Sud Allaitement au biberon La pratiquecontinue del'alimentation au biberonconstitue unepréoccupationen raison dela possibilité de contaminationdue à une eau insalubreet au manqued'hygiène dans la préparation. Le Tableau NU.4montrequel'allaitement au biberonestpeupratiquédans les 4 régions. Moins d’unpourcentdesenfants de moins de 2 anssont nourrisau biberon avec une tétine. Ce pourcentage est plus élevé en milieu urbain (8 %) qu’en milieu rural (0,5 %). En outre, cette proportion augmente au fur et à mesure que le niveau d’instruction de la mère augmente (de 0,3 % à 2 %), et aussi avec le quintile de bien-être économique (de 0 % à 4 %). Tableau NU.4: Allaitement au biberon Pourcentage d'enfants âgés de 0-23 mois qui ont été allaités avec un biberon la veille, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'enfants âgés de 0-23 mois ayant reçu le biberon[1] Nombre d'enfants âgés de 0-23 mois Sexe Masculin 1,2 594 Féminin 0,6 629 Age 0-5 mois 0,0 418 6-11 mois 1,7 225 12-23 mois 1,2 580 Région Anosy 0,4 228 Androy 0,8 237 Atsimo Atsinanana 0,9 241 Atsimo Andrefana 1,1 517 Milieu Urbain 8,3 65 Rural 0,5 1 158 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 0,3 575 Primaire 1,1 472 Secondaire et + 2,2 169 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,0 264 Second 0,2 275 Moyen 0,3 273 Quatrième 1,0 243 Le plus riche 4,0 168 Ensemble 0,9 1 223 6 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés [1] Indicateur MICS 2.11 28 MICS Madagascar Sud Alimentation du jeune enfant L’alimentation complémentaire adéquate des enfants de 6 à 24 mois est particulièrement importante pour la croissance, le développement et la prévention de la sous-nutrition. La poursuite de l'allaitement au-delà de six mois devrait être accompagnée par la consommation d'aliments complémentaires adéquats, sûrs et appropriés sur le plan nutritionnel, qui aident à répondre aux besoins nutritionnels de l’enfant lorsque le lait maternel ne suffit plus. Cela suppose que les enfants de 6 à 8 mois qui sont allaités doivent être nourris au moins deux fois par jour, et ceux de 9 à 23 mois au moins trois fois par jour. Pour les enfants âgés de 6-23 mois et plus qui ne sont pas allaités, quatre ou plusieurs repas d'aliments solides, semi-solides ou mous ou des aliments lactés sont nécessaires. De plus, les directives de l’OMS pour une alimentation optimale du jeune enfant comprennent aussi l’augmentation des rations alimentaires et la diversification des aliments au fur et à mesure que l’enfant grandit. Introduction d'aliments solides, semi-solides ou mous Dans l'ensemble, 91pourcent des nourrissons âgés de 6-8 mois ont reçu des aliments solides la veille de l'enquête (Tableau NU.5). Tableau NU.5: Introduction d'aliments solides, semi-solides ou mous Pourcentage d'enfants âgés de 6-8 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous la veille, MICS Madagascar Sud, 2012 Allaités actuellement Pas allaités Tous Pourcentage recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d'enfants âgés de 6- 8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d'enfants âgés de 6- 8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous[1] Nombre d'enfants âgés de 6- 8 mois Sexe Masculin 93,0 60 (*) 0 93,0 60 Féminin 89,2 56 (*) 2 89,6 58 Ensemble 91,1 116 (*) 3 91,3 118 (*) Basé sur moins de 25 cas non pondérés [1]indicateur MICS 2.12 Diversification alimentaire, fréquence minimale de repas et régime alimentaire adéquat On considère les enfants nourris de manière appropriée, ceux qui ont consommé au moins certains groupes alimentaires distincts en un certain nombre de fois. Il est recommandé que les enfants allaités et non allaités de 6 à 23 mois soient nourris avec au moins quatregroupes d’aliments par jour. Cependant, les enfants non allaités de 6 à 23 mois doivent consommer du lait ou des produits laitiers chaque jour. Les 7 groupes d’aliments utilisés pour cet indicateur sont les suivants : (1) céréales, racines et tubercules ; (2) légumineuses et noix ; (3) produits laitiers (lait, yaourt, fromage) ; (4) produits carnés (viande, volaille, abats) et poissons ; (5) œufs ; (6) fruits et légumes riches en vitamine A et (7) autres fruits et légumes. 29 MICS Madagascar Sud Il est à rappeler quel’enquête a été effectuée durant les mois de mai à juillet, c'est-à-dire pendant la période de récolte. On estime que les résultats seraient encore différents si l’enquête était réalisée durant la période de soudure. Le Tableau NU.6 présente la proportion d’enfants âgés de 6-23 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous, le nombre de fois minimum ou plus au cours de la journée précédente, selon le statut de l'allaitement maternel, et enfin la proportion d'enfants qui sont nourris de manière appropriée, c’est-à-dire qui ont une alimentation adéquate. Parmi les enfants actuellement allaités, plus du tiers, soit 36 pourcent reçoivent au moins quatre groupes alimentaires distincts et 77 pourcent reçoivent des aliments complémentaires, le nombre minimum de fois pour leur âge. On note qu'à peine un cinquième, soit 22 pourcent des enfants allaités sont nourris de manière appropriée. La diversification alimentaire augmente avec l’âge (25 % contre 45 %). Cette diversification est plus élevée dans la région Atsimo Atsinanana (62 %) et est faible dans la région d’Atsimo Andrefana (23 %). Le pourcentage augmente avec le niveau d’instruction de la mère (de 24 % à 54 %) et est nettement plus élevé pour les enfants des ménages les plus riches (60 %). Parmi les enfants actuellement non allaités, moins de la moitié (44 %) a reçu la veille de l’enquête au moins quatre groupes alimentaires distincts et seulement 12 pourcent a reçu au moins deux aliments à base de lait. Quarante six pourcent des enfants non allaités ont une alimentation adéquate. En général, pour les enfants âgés de 6 à 23 mois, quel que soit le statut de l’allaitement au sein, plus du tiers a reçu la veille de l'enquête au moins quatre groupes alimentaires distincts (38 %), plus de la moitié (68 %) a reçu la fréquence minimale de repas, et moins d’un quart (22 %) des enfants a reçu une alimentation adéquate, c’est-à-dire à la fois la fréquence minimale de repas et au moins quatre groupes alimentaires distincts. En ce qui concerne la diversification alimentaire, la proportion augmente avec l’âge des enfants de 24 à 45 pourcent et avec le niveau d’instruction de la mère de 27 à 59 pourcent. Le pourcentage est faible dans les régions d’Androy et Atsimo Andrefana (30 %), par rapport à la région d’Atsimo Atsinanana (63 %). Le pourcentage des enfants recevant la fréquence minimale de repas varie selon le sexe. Cette proportion est plus élevée chez les filles (73 %) que les garçons (64 %). De plus, elle a tendance à diminuer avec l’âge, en allant de 81 pourcent pour les 6 à 8 mois, jusqu’à 61 pourcent pour les 18 à 23 mois.La fréquence minimale de repas dans les régions Androy et Atsimo Andrefana est faible (58 % et 65 %), par rapport à la région d’Atsimo Atsinanana (78 %). La fréquence augmente avec le niveau d’instruction de la mère (de 66 % à 82 %). Le pourcentage d'enfants qui sont nourris de manière appropriée ne varie pas selon le sexe; par contre il diffère selon les régions. En effet, le pourcentage est faible dans les régions Atsimo Andrefana et Androy (12 % et 16 %), par rapport à la région d’Atsimo Atsinanana (47 %). Enfin, il augmente avec le niveau d’instruction de la mère de 15 à 35 pourcent et est le plus élevé dans le quintile le plus élevé (37 %). 30 MICS Madagascar Sud Tableau NU.6: Diversification alimentaire, fréquence minimum de repas et régime alimentaire adéquat Pourcentage d'enfants âgés de 6-23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous, le nombre de fois minimum ou plus la veille, selon l'état d'allaitement, MICS Madagascar Sud, 2012 Allaité actuellement Pas allaité actuellement Tous Caractéristique sociodémographique Au moins 4 groupes alimentaires distincts Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi-solides et mous le nombre de fois minimum Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi-solides et mous le nombre de fois minimum et au moins 4 groupes alimentaires distincts Nombre d'enfants âgés de 6- 23 mois Au moins 4 groupes alimentaires distincts Pourcentage de ceux recevant au moins 2 aliments à base de lait [1] Pourcentage de ceux recevant au moins 2 aliments à base de lait et au moins 4 groupes alimentaires distincts Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi-solides et mous ou du lait 4 fois ou plus Nombre d'enfants âgés de 6-23 mois Au moins 4 groupes alimentaires distincts Pourcentage de ceux recevant la fréquence minimum de repas [2] Pourcentage de ceux recevant la fréquence minimum de repas et au moins 4 groupes alimentaires distincts Nombre d'enfants âgés de 6-23 mois Sexe Masculin 37,6 74,1 21,8 289 43,9 10,0 4,9 39,8 122 39,5 63,9 21,8 411 Féminin 33,6 80,1 21,7 292 44,5 13,3 3,5 53,2 102 36,5 73,1 21,7 395 Age 6-8 mois 24,6 82,9 21,2 116 (*) (*) (*) (*) 3 24,1 81,1 21,2 118 9-11 mois 24,9 82,2 22,2 102 (*) (*) (*) (*) 5 24,6 78,5 22,2 107 12-17 mois 41,0 73,3 27,4 249 43,9 7,3 2,8 42,2 71 41,6 66,4 27,4 320 18-23 mois 44,7 75,2 14,9 114 45,9 14,2 5,2 50,1 146 45,4 61,1 14,9 260 Région Anosy 35,7 79,2 24,1 122 (50,3) (9,5) (4,0) (64,4) 38 39,2 75,6 24,1 161 Androy 27,6 67,0 15,6 107 35,4 18,7 7,6 33,0 41 29,8 57,5 15,6 148 Atsimo Atsinanana 62,4 87,0 46,5 133 (64,6) (2,2) (2,2) (32,4) 27 62,8 77,8 46,5 160 Atsimo Andrefana 23,2 75,0 11,6 219 40,5 11,8 3,6 47,5 118 29,3 65,4 11,6 336 Milieu Urbain (79,6) (82,6) (47,4) 37 (*) (*) (*) (*) 15 (81,2) (80,7) (47,4) 53 Rural 32,6 76,8 20,0 543 41,1 11,2 3,4 43,7 209 35,0 67,6 20,0 753 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 24,3 75,8 15,2 269 32,3 7,2 2,7 42,2 116 26,7 65,7 15,2 385 Primaire 42,4 75,3 25,3 229 51,1 13,9 4,3 43,3 77 44,5 67,2 25,3 306 Secondaire et + 54,1 86,7 34,8 82 (*) (*) (*) (*) 30 58,8 82,2 34,8 112 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 35,5 81,6 23,1 130 (39,0) (7,8) (1,2) (39,8) 46 36,4 70,7 23,1 176 Second 21,8 69,4 11,4 114 (43,1) (2,3) (2,3) (50,5) 48 28,1 63,8 11,4 163 Moyen 28,9 77,4 18,7 126 (28,5) (20,3) (5,3) (45,7) 42 28,8 69,5 18,7 169 Quatrième 37,4 74,7 21,8 120 (52,9) (5,9) (1,7) (28,6) 50 41,9 61,2 21,8 170 Le plus riche 60,3 83,5 36,9 90 (57,5) (25,5) (12,5) (70,3) 38 59,5 79,6 36,9 129 Ensemble 35,6 77,2 21,8 581 44,1 11,5 4,2 45,9 225 38,0 68,4 21,8 805 3 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés (*) Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés [1] Indicateur MICS 2.15 [2] Indicateur MICS 2.13 31 MICS Madagascar Sud Consommation d’aliments riches ou enrichis en fer L’anémie qui est caractérisé par une baisse du volume des globules rouge et un affaiblissement de la concentration de l’hémoglobine dans le sang, est un problème de santé grave. Bien que l’anémie puisse être provoqué par des hémorragies, des infections, des problèmes génétiques ou par des maladies chroniques, elle est due le plus souvent à un apport insuffisant de fer dans l’alimentation et à Madagascar par les parasitoses intestinales. Dans l’ensemble, 34 pourcent des enfants de 6 à 23 mois consomment des aliments riches ou enrichis en fer spécialement conçus pour les nourrissons, ou qui ont été enrichis à la maison. Tableau NU.7 : Consommation d’aliments riches ou enrichis en fer Proportion d’enfants âgés de 6 à 23 mois consommant des aliments riches ou enrichis en fer, spécialement conçus pour les nourrissons ou qui ont été enrichis à la maison, MICS Madagascar Sud, 2012 Enfants âgés de 6-23 mois Caractéristique sociodémographique Consommation d’aliments riches ou enrichis en fer Nombre d'enfants Sexe Masculin 36,0 411 Féminin 32,3 395 Age 6-11 mois 31,6 225 12-17 mois 33,8 320 18-23 mois 37,0 260 Région Anosy 33,2 161 Androy 20,0 148 Atsimo Atsinanana 37,0 160 Atsimo Andrefana 39,6 336 Milieu Urbain (73,9) 53 Rural 31,4 753 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 21,0 385 Primaire 41,1 306 Secondaire et + 61,4 112 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 23,3 176 Second 19,4 163 Moyen 37,4 169 Quatrième 34,5 170 Le plus riche 63,1 129 Ensemble 34,2 805 2 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés La consommation augmente avec le niveau d’instruction de la mère (21 % chez les femmes sans instruction contre 61 % pour le niveau secondaire et plus), et avec les quintiles de bien-être économique (19 % dans le second quintile contre 63 % pour les plus riches). La région Androy présente le pourcentage le plus faible (20 %), contre Atsimo Andrefana qui présente le pourcentage le plus élevé (40 %). 32 MICS Madagascar Sud Déparasitage des enfants Tableau NU.8: Dose de déparasitage Pourcentage d'enfants âgés de 12-59 mois selon la réception d'une dose de déparasitage au cours des 6 derniers mois, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ceux ayant reçu une dose de déparasitage selon: Pourcentage d'enfants ayant reçu une dose de déparasitage au cours des 6 derniers mois Nombre d'enfants âgés de 12-59 mois Livret/carnet de santé/carnet de vaccination de l'enfant déclaration de la mère Sexe Masculin 5,0 62,0 67,0 1 217 Féminin 4,2 60,7 64,8 1 137 Région Anosy 8,5 58,3 66,8 418 Androy 3,9 57,2 61,1 462 Atsimo Atsinanana 8,9 69,1 78,0 468 Atsimo Andrefana 1,2 61,0 62,2 1 005 Milieu Urbain 4,9 79,3 84,2 125 Rural 4,6 60,4 64,9 2 229 Age 12-23 mois 7,2 52,3 59,5 580 24-35 mois 4,6 61,2 65,8 567 36-47 mois 3,4 66,8 70,2 607 48-59 mois 3,2 64,8 68,0 600 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 3,8 54,3 58,1 1 244 Primaire 5,8 67,3 73,0 839 Secondaire et + 4,5 75,9 80,4 264 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,7 56,5 61,1 555 Second 3,8 55,8 59,6 487 Moyen 5,8 60,5 66,3 516 Quatrième 3,7 65,9 69,6 458 Le plus riche 4,8 72,8 77,6 337 Ensemble 4,6 61,4 66,0 2 354 8 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés Le Tableau NU.8 présente les proportions d’enfants de 12 à 59 mois à qui on a donné des vermifuges au cours des 6 derniers mois. On constate que, dans l’ensemble, 66 pourcent des enfants ont reçu une dose de déparasitage au cours des 6 derniers mois. Les résultats montrent que la région Androy présente le pourcentage le plus faible (61 % contre 78 % pour Atsimo Atsinanana). Ce pourcentage est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (84 % contre 65 %). Par ailleurs, la proportion d’enfants déparasités augmente avec le niveau d’instruction de la mère (de 58 % à 80 %) et le niveau de bien-être économique du ménage (de 61 à 78 %). 33 MICS Madagascar Sud Supplémentation des enfants en vitamine A La vitamine A est essentielle pour la santé oculaire et le bon fonctionnement du système immunitaire. Dans les pays en développement, où la vitamine A est largement consommée sous forme de fruits et légumes, la consommation quotidienne par habitant est souvent insuffisante pour répondre aux besoins alimentaires. L’insuffisance des consommations est davantage aggravée par l’accroissement des besoins en vitamine A à mesure de la croissance des enfants ou durant les périodes de maladie, ainsi que par l’augmentation des pertes découlant des infections courantes des enfants. Par conséquent, l'avitaminose A est très répandue dans le monde en développement et Madagascar ne fait pas exception. Pour les pays confrontés à des problèmes de carence en vitamine A, les recommandations internationales actuelles appellent à la supplémentation à fortes doses en vitamine A tous les quatre à six mois, avec comme cibles tous les enfants âgés de 6 à 59 mois vivant dans les zones touchées. Sur la base des directives de l'UNICEF/OMS, le Ministère de la Santé Publique de Madagascar recommande que les enfants âgés de 6-11 mois reçoivent des capsules de vitamine A à la dose de 100 000 UI, et les enfants âgés 12-59 mois reçoivent une capsule de vitamine A à la dose de 200 000 UI tous les 6 mois au cours des éditions de la Semaine de la Santé de la Mère et de l’Enfant (SSME), organisée deux fois par an. Si l’enfant rate cette occasion, le rattrapage de la supplémentation en vitamine A se fait lors des visites dans les centres de santé selon le programme de la PCIME (Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'Enfant) et de la PECMA (Prise En Charge de la Malnutrition Aigüe). Au cours des six mois précédant l’enquête, 70pourcent des enfants âgés de 6-59 mois ont reçu un supplément de vitamine A selon les doses recommandées, dont 5 pourcent seulement ont pu être justifiés par le carnet de santé ou la carte de vaccination (Tableau NU.9). La couverture de supplémentation en vitamine A est le plus faible dans la région Anosy (68 %) et le pourcentage le plus élevé se rencontre dans la région d’Atsimo Atsinanana (74 %). La supplémentation est un peu plus fréquente en milieu urbain (86 % contre 69 % en milieu rural). En outre, on note qu'elle augmente avec le niveau d’instruction de la mère, de 64 à 83 pourcent et avec le niveau du bien-être économique du ménage, de 64 à 85 pourcent. 34 MICS Madagascar Sud Tableau NU.9 : Supplémentation des enfants en vitamine A Répartition en pourcentage des enfants âgés de 6-59 mois selon la réception d'une forte dose de supplément de vitamine A au cours des 6 derniers mois, MICS Madagascar Sud, 2012 Pourcentage de ceux ayant reçu de la Vitamine A selon Pourcentage d'enfants ayant reçu de la Vitamine A au cours des 6 derniers mois[1] Nombre d'enfants âgés de 6-59 mois Caractéristique sociodémographique Livret/carnet de santé/carnet de vaccination de l'enfant Déclaration de la mère uniquement15 Sexe Masculin 5,6 65,3 70,9 1 330 Féminin 4,4 64,1 68,6 1 249 Région Anosy 8,1 59,9 68,1 465 Androy 4,2 65,0 69,2 506 Atsimo Atsinanana 10,5 63,5 74,1 511 Atsimo Andrefana 1,5 67,2 68,8 1 097 Milieu Urbain 5,6 80,5 86,1 133 Rural 5,0 63,9 68,9 2 446 Age 6-11 mois 6,0 58,7 64,7 225 12-23 mois 8,1 61,4 69,5 580 24-35 mois 5,1 63,2 68,3 567 36-47 mois 3,7 68,2 72,0 607 48-59 mois 2,9 68,2 71,1 600 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 3,9 60,1 64,0 1 352 Primaire 6,6 67,6 74,1 927 Secondaire et + 5,7 77,2 82,9 293 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 5,1 59,2 64,3 607 Second 4,5 65,2 69,8 531 Moyen 5,7 61,9 67,6 565 Quatrième 4,5 63,3 67,8 507 Le plus riche 5,4 79,4 84,9 369 Ensemble 5,0 64,7 69,8 2 579 8 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés [1] Indicateur MICS 2.17 Prise du fer acide folique (FAF) et déparasitage pendant la grossesse Le Tableau NU.10 présente la prise du fer acide folique et le déparasitage des femmes pendant leur dernière grossesse. Globalement, un peu plus de la moitié des femmes (53 %) ont pris du FAF pendant leur dernière grossesse. Cette prise du FAF varie selon le milieu de résidence, le niveau d’instruction, et le niveau socio-économiques des ménages. C’est en milieu rural (52 %), parmi les femmes sans instruction (44 %) et parmi celle des ménages les plus pauvres (45 %) que la prise du FAF est la plus faible. 15 A la différence du tableau standard MICS sur la supplémentation des enfants en vitamine A qui inclut dans la colonne "Déclaration de la mère" les enfants dont la mère/resposable déclare que l'enfant a reçu la supplémentation de la vitamine A, quel que soit le statut du livret/carnet de santé/carnet de vaccination, la colonne "Déclaration de la mère" dans ce tableau inclut uniquement les enfants dont le livret/carnet de santé/carnet de vaccination n'est pas à jour mais dont la mère/responsable déclare que l'enfant a reçu la supplémentation de la vitamine A, afin de bien distinguer les 2 sources. 35 MICS Madagascar Sud Néanmoins, il apparaît que 11 pourcent seulement des femmes ont pris du FAF en conformité avec les recommandations de la Politique Nationale de Nutrition, à savoir que durant une grossesse, toute femme devrait prendre du FAF pendant 90 jours et plus. Les résultats selon les régions font apparaître une proportion plus élevée dans la région Anosy (19 %) et très faible dans Atsimo Andrefana (6 %). La durée de la prise du FAF selon les recommandations nationales varie également avec le milieu de résidence, le niveau d’instruction et le niveau socioéconomique du ménage. Dans le cadre de la lutte contre les anémies nutritionnelles, le déparasitage des femmes enceintes figure parmi les interventions menées pendant la SSME. On constate au Tableau NU.10 que dans l’ensemble, moins de la moitié (43 %) des femmes ont été déparasitées lors de leur dernière grossesse. Les résultats selon les régions font apparaître des proportions élevées dans la région Atsimo Atsinanana (61 %) et faible dans la région Androy (33 %). Le pourcentage de femmes qui ont été déparasitées pendant leur dernière grossesse est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (65 % contre 42 %). Par ailleurs, cette proportion augmente avec le niveau d’instruction de la mère (35 % pour les femmes sans instruction contre 62 % pour celles avec un niveau secondaire) et le niveau de bien-être économique du ménage (37 % pour les plus pauvres contre 51 % pour les plus riches). 36 MICS Madagascar Sud Tableau NU.10 : La prise du FAF et le déparasitage pendant la grossesse Pourcentage de femmes qui ont pris du FAF et le déparasitage pendant leur dernière grossesse, MICS Madagascar Sud, 2012 Femmes qui ont pris du FAF pendant leur dernière grossesse Prise du FAF pendant leur dernière grossesse Femmes qui ont été déparasitées pendant leur dernière grossesse Nombre de femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l'enquête Caractéristique sociodémographique Nombre de jours Aucune < 60 jours 60 - 89 jours 90 jours et + NSP/Manquant Région Anosy 55,0 45,0 15,7 19,6 19,1 0,7 42,4 227 Androy 48,5 51,5 19,0 17,9 11,2 0,4 33,4 234 Atsimo Atsinanana 56,5 43,5 27,4 19,3 9,8 0,0 60,9 233 Atsimo Andrefana 53,1 46,9 28,1 18,2 6,3 0,6 40,3 465 Milieu Urbain 68,4 31,6 29,7 7,6 28,5 2,5 65,1 63 Rural 52,4 47,6 23,3 19,3 9,4 0,3 42,2 1 097 Age 15-19 ans 55,2 44,8 22,0 22,0 11,2 0,0 46,5 245 20-24 ans 58,6 41,4 28,1 20,7 9,6 0,2 44,6 326 25-29 ans 47,4 52,6 21,6 16,1 9,0 0,7 40,1 218 30-34 ans 49,6 50,4 26,8 12,7 9,9 0,2 38,5 180 35-39 ans 52,7 47,3 19,0 15,1 16,9 1,6 43,6 122 40-44 ans 53,1 46,9 17,5 28,1 6,5 1,0 51,4 57 45-49 ans (*) (*) (*) (*) (*) (*) (*) 12 Education Sans instruction 43,5 56,5 21,7 15,4 5,9 0,6 34,7 562 Primaire 58,7 41,3 25,2 21,3 12,2 0,0 48,2 446 Secondaire et + 73,0 27,0 26,9 22,6 22,5 1,1 61,8 152 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 44,8 55,2 23,9 15,9 5,0 0,0 36,5 256 Second 48,1 51,9 21,0 20,8 6,0 0,4 38,4 264 Moyen 53,3 46,7 21,6 22,1 9,6 0,0 47,0 263 Quatrième 58,5 41,5 22,0 18,8 16,6 1,0 48,1 225 Le plus riche 68,3 31,7 34,1 13,2 20,0 1,1 50,8 152 Ensemble 53,2 46,8 23,7 18,6 10,5 0,4 43,4 1 160 (*) Basé sur moins de 25 cas non pondérés 37 MICS Madagascar Sud VI. Santé de l’enfant Vaccination L’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) 4 vise à réduire la mortalité infantile de deux tiers entre 1990 et 2015. La vaccination joue un rôle clé dans l’atteinte de cet objectif. Les vaccinations ont sauvé la vie des millions d'enfants au cours des trois décennies qui ont suivi le lancement du Programme Elargi de Vaccination (PEV) en 1974. Dans le monde, il y a encore quelques 27 millions d'enfants non atteints par la vaccination de routine et par conséquent, les maladies pouvant être prévenues par la vaccination causent encore plus de 2 millions de décès chaque année. L’objectif d’ « un monde digne des enfants » est d'assurer la vaccination complète de 90 pourcent des enfants de moins d'un an à l'échelle nationale, avec au moins 80 pourcent de couverture dans chaque district ou unité administrative équivalente. Selon les directives de l'UNICEF et de l'OMS, un enfant doit recevoir une vaccination par le BCG pour le protéger contre la tuberculose, trois doses de DTC pour le protéger contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, quatre doses de vaccin contre la poliomyélite, et une vaccination contre la rougeole à partir de l'âge de 9 mois. Le vaccin HepB contre l’hépatite B et le vaccin Hib contre les méningites sont inclus dans le PEV de routine en les combinant avec les vaccins DTC. Dans la collecte des données sur les vaccinations des enfants, les mères ont été invitées à présenter des cartes de vaccination ou des carnets de santé pour les enfants de moins de cinq ans, sinon, en cas d’indisponibilité de ces supports, les déclarations des mères ont été enregistrées. Les informations ci-dessous relatives à la situation des vaccinations au cours de la première année de la vie tiennent ainsi compte de ces deux sources. Le Tableau CH.1. donne les statuts vaccinaux des enfants âgés de 12 à 23 mois en pourcentage par type de vaccin reçu. Le dénominateur de la table est composé du nombre d'enfants âgés de 12- 23 mois, ce groupe d’âge permettant d’inclure dans le comptage tous les enfants qui devraient avoir complété toutes les vaccinations du PEV pendant leur première année de vie. Dans l’avant-dernière colonne, le numérateur comprend tous les enfants qui ont été vaccinés à tout moment avant l'enquête selon la carte de vaccination ou le carnet de santé, ou la déclaration de la mère. Dans la dernière colonne, seuls ceux qui ont été vaccinés avant leur premier anniversaire, comme recommandé, sont inclus. Pour les enfants sans carte de vaccination ou carnet de santé, la proportion de vaccinations administrées avant le premier anniversaire est supposée être la même que pour les enfants avec des cartes de vaccination ou carnet de santé. 38 MICS Madagascar Sud Tableau CH.1: Vaccinations au cours de la première année de vie Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles à n'importe quel moment avant l'enquête et avant leur premier anniversaire, MICS Madagascar Sud, 2012 Vaccinés à n'importe quel moment avant l'enquête selon Vaccinés avant leur premier anniversaire le carnet de santé la déclaration de la mère les 2 sources BCG [1] 23,4 40,1 63,5 63,5 Polio Polio 0 15,1 17,3 32,5 32,5 Polio 1 31,7 42,4 74,1 73,3 Polio 2 29,1 34,6 63,8 62,6 Polio 3 [2] 25,3 18,6 44,0 42,1 DTC DTC 1 31,9 37,5 69,4 68,7 DTC 2 29,0 30,3 59,3 57,9 DTC 3 [3] 25,1 21,6 46,7 44,5 Rougeole[4] 23,3 29,6 52,9 47,2 Tous les vaccins * 21,0 12,4 33,4 26,9 Aucun vaccin 0,5 19,8 20,4 20,4 Nombre d'enfants de 12-23 mois 580 580 580 580 [1]Indicateur MICS 3.1 [2] Indicateur MICS 3.2 [3] Indicateur MICS 3.3 [4]Indicateur MICS 3.4; Indicateur MDG 4.3 *BCG, rougeole, les trois doses de DTCoq et les trois doses de polio (non-compris la dose de polio donnée à la naissance) Figure CH.1: Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles avant leur premier anniversaire,MICS Madagascar Sud, 2012 Soixante quatre pourcent des enfants âgés de 12-23 mois ont reçu le vaccin BCG. Pour le DTC, la première dose a été administrée à 69 pourcent, et une baisse des taux d’administration est constatée au fur 63,5 68,7 57,9 44,5 73,3 62,6 42,1 47,2 26,9 0 20 40 60 80 39 MICS Madagascar Sud et à mesure qu’on avance pour les doses suivantes : 58 pourcent pour la seconde dose et 45 pourcent pour la troisième dose. Le même scénario de déperdition est observé pour le vaccin anti-poliomyélite pour lequel 73 pourcent des enfants de 12-23 mois ont reçu la première dose, 63 pourcent la 2ème dose et 42 pourcent seulement pour la troisième dose. Bien que 53 pourcent des enfants de 12-23 mois aient reçu le vaccin anti-rougeoleux à n’importe quel moment avant l’enquête, seuls 47 pourcent l’ont reçu avant leur premier anniversaire, et elle reste inférieure par rapport à celle du BCG. En conséquence, le pourcentage d'enfants qui ont reçu tous les vaccins recommandés avant leur premier anniversaire est faible, avec un taux de 27 pourcent. Par ailleurs, 20 pourcent des enfants âgés de 12 à 23 mois n’ont reçu aucun vaccin. Dans l'ensemble, 35 pourcent des enfants ont une carte de vaccination ou un carnet de santé (Tableau CH.2). Si l'enfant n'avait pas de carte ou de carnet, la mère était invitée à se rappeler si l'enfant avait reçu chacune des vaccinations ou non et, pour le DTC et la poliomyélite, le nombre de fois (la fréquence des doses reçues). Le Tableau CH.2 montre que le taux de couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois pour l’ensemble des 4 régions est de 33 pourcent, et qu’il n’y a pas d’écart entre les filles et les garçons. Les chiffres indiquent les pourcentages des enfants ayant reçu les vaccins à tout moment jusqu'à la date de l'enquête et sont basés sur des informations provenant à la fois des cartes de vaccination/carnets de santé et des déclarations des mères/responsables d’enfant. Le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-êtreéconomique du ménage semblent avoir une corrélation avec les taux de couverture vaccinale des enfants. En effet, le taux de couverture vaccinale des enfants augmente au fur et à mesure que la mère dispose d’un niveau d’instruction plus élevé : 28 pourcent chez les mères sans instruction, 35 pourcent pour celles qui ont un niveau primaire et 48 pourcent pour celles qui ont un niveau secondaire et plus. La couverture vaccinale va de 23 pourcent chez les ménages les plus pauvres pour atteindre 51 pourcent chez les ménages les plus riches. Une variation importante de la couverture vaccinale est également observée selon les régions: la région Atsimo Andrefana affiche le taux de couverture le plus faible (26 %), tandis que la région Atsimo Atsinanana montre le taux de couverture vaccinale le plus élevé (44 %). 40 MICS Madagascar Sud Tableau CH.2: Vaccinations selon des caractéristiques de base Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois actuellement vaccinés contre les maladies infantiles, MICS Madagascar Sud, 2012 Pourcentage d'enfants ayant reçu Pourcentage avec carnet de vaccination observé Nombre d'enfants âgés de 12-23 mois BCG Polio DTC Rougeole Aucune Toutes Caractéristique sociodémographique Polio à la naissance Polio 1 Polio 2 Polio 3 DTC 1 DTC 2 DTC 3 Sexe Masculin 62,8 33,0 72,0 62,1 44,4 69,9 58,2 45,4 51,2 21,3 34,2 33,7 297 Féminin 64,1 31,8 76,2 65,5 43,5 68,8 60,4 48,2 54,7 19,5 32,6 35,5 283 Région Anosy 67,1 44,2 83,3 66,6 50,3 72,9 63,6 49,2 58,2 13,8 38,9 45,3 114 Androy 70,9 44,3 76,3 67,9 41,9 74,2 65,5 47,9 46,1 18,3 32,1 33,7 105 Atsimo Atsinanana 70,9 20,8 83,1 75,2 59,6 81,8 74,7 61,5 65,1 14,4 44,2 48,6 117 Atsimo Andrefana 55,0 27,4 64,5 55,3 34,4 59,7 47,3 38,1 47,6 27,2 26,3 23,3 244 Milieu Urbain (90,8) (60,1) (97,8) (86,1) (78,8) (97,8) (90,8) (80,4) (77,5) (2,2) (67,2) (62,6) 45 Rural 61,2 30,1 72,1 61,9 41,0 67,0 56,6 43,9 50,9 21,9 30,6 32,2 535 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 57,4 25,6 67,8 58,0 37,1 59,8 48,4 38,7 46,2 26,5 27,5 26,6 277 Primaire 63,6 32,6 76,7 63,2 47,7 74,8 64,0 47,5 56,0 16,0 35,4 44,1 219 Secondaire et + 82,3 53,9 87,3 83,7 57,7 86,2 81,9 70,9 66,8 12,1 48,2 36,2 82 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 53,8 21,2 66,6 49,1 36,3 59,1 43,0 34,5 45,2 25,5 23,2 27,0 124 Second 52,2 23,8 70,2 63,7 36,0 62,1 50,2 35,6 43,0 28,7 24,7 26,3 118 Moyen 66,4 29,0 78,5 70,8 41,6 74,1 67,5 48,3 54,9 15,5 33,8 33,6 119 Quatrième 65,9 32,6 71,3 58,8 48,2 67,3 58,2 48,6 55,0 20,5 37,9 43,9 122 Le plus riche 82,6 61,3 86,2 80,1 61,1 87,8 82,0 71,3 69,7 9,6 50,9 43,9 97 Ensemble 63,5 32,5 74,1 63,8 44,0 69,4 59,3 46,7 52,9 20,4 33,4 34,6 580 3 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés 41 MICS Madagascar Sud Protection contre le tétanos néonatal Le tétanos néonatal constitue une cause importante de mortalité néonatale. La vaccination antitétanique des femmes pendant leur grossesse fait ainsi partie des interventions essentielles recommandées par les programmes de santé maternelle et infantile, pour offrir de meilleures chances de survie aux femmes et à leurs nouveau-nés, et contribuer à l’atteinte des OMD 4 et 5. L’objectif épidémiologique est de réduire l'incidence du tétanos néonatal à moins de 1 cas de tétanos néonatal pour 1000 naissances vivantes dans chaque district. Pour « un monde digne des enfants, » l’objectif est d'éliminer le tétanos maternel et néonatal à l’horizon 2015. La prévention du tétanos maternel et néonatal consiste à assurer que toutes les femmes enceintes reçoivent au moins deux doses de vaccin antitétanique avant l’accouchement. Toutefois, si les femmes n'ont pas reçu deux doses du vaccin antitétanique pendant la grossesse, elles et leurs nouveau-nés sont également considérés comme protégés si les conditions suivantes sont remplies - qu’elles aient reçu : • au moins 2 doses de vaccin antitétanique, la dernière au cours des 3 années précédentes ; • au moins 3 doses, la dernière au cours des 5 années précédentes ; • au moins 4 doses, la dernière en moins de 10 ans ; • au moins 5 doses pendant leur vie. Le Tableau CH.3 montre le statut de protection contre le tétanos des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des 2 dernières années. La Figure CH.2 montre la protection des femmes contre le tétanos néonatal selon les caractéristiques de référence majeures. Dans l’ensemble, 63 pourcent des femmes âgées de 15 à 49 ans sont protégées contre le tétanos, dont 49 pourcent protégées lors de la dernière grossesse, situation critique par rapport aux objectifs. D’après le tableau, le niveau de couverture vaccinale dépend de certaines caractéristiques telles le milieu de résidence, le niveau d’éducation de la mère et le statut socio-économique de la famille. L’écart est très net entre les femmes habitant en milieu urbain (80 %) et celles vivant en milieu rural (62 %), et entre les femmes sans instruction (57 %) et les plus instruites (82 % niveau secondaire et plus), ainsi qu’entre les plus pauvres (57 %) et les plus riches (76 %). Le taux de couverture contre le tétanos néonatal s'établit à 60 pourcent dans les régions Anosy et Androy, et à 67 pourcent dans la région Atsimo Andrefana. 42 MICS Madagascar Sud Figure CH.2 : Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des 2 dernières années protégées contre le tétanos néonatal, MICS Madagascar Sud 2012 Tableau CH.3: Protection néonatale contre le tétanos Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des 2 dernières années protégées contre le tétanos néonatal, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes ayant reçu au moins 2 doses lors de la dernière grossesse Pourcentage de femmes qui n'ont pas reçu deux ou plusieurs doses lors de la dernière grossesse mais ont reçu Protégée contre le tétanos [1] Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des 2 dernières années 2 doses, la dernière il y a moins de 3 ans 3 doses, la dernière il y a moins de 5 ans 4 doses, la dernière il y a moins de 10 ans 5 ou plusieurs doses dans la vie Région Anosy 46,6 10,2 1,7 0,0 1,1 59,6 227 Androy 49,1 8,9 1,2 0,0 0,6 59,8 234 Atsimo Atsinanana 44,4 16,8 0,2 0,0 0,7 62,1 233 Atsimo Andrefana 51,4 12,9 1,5 0,0 1,2 67,0 465 Milieu Urbain 65,0 15,0 0,0 0,0 0,0 80,0 63 Rural 47,6 12,2 1,3 0,0 1,0 62,1 1 097 Niveau d'instruction Sans instruction 41,7 12,1 1,8 0,0 1,1 56,7 562 Primaire 49,5 13,2 0,9 0,0 1,1 64,8 446 Secondaire et + 71,3 10,4 0,0 0,0 0,0 81,8 152 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 41,6 13,5 1,5 0,0 0,2 56,7 256 Second 44,7 15,2 1,9 0,0 0,4 62,3 264 Moyen 48,2 8,9 1,7 0,0 1,0 59,8 263 Quatrième 49,4 14,0 0,4 0,0 2,8 66,6 225 Le plus riche 66,5 9,0 0,0 0,0 0,4 75,8 152 Ensemble 48,6 12,3 1,2 0,0 1,0 63,1 1 160 [1] Indicateur MICS 3.7 43 MICS Madagascar Sud Diarrhée et thérapie par réhydratation orale La diarrhéeconstitueladeuxième causede décèschez lesenfants de moins decinq ans dans le monde. La plupart desdécès d’enfants liés à la diarrhéesontdus à la déshydratation découlant de la pertedegrandes quantités d'eauetd'électrolytesde l'organisme à travers les sellesliquides. Le traitementdela diarrhée,soitpardes Sels deRéhydratationOrale(SRO), soit par un liquide maison recommandé,peut prévenirbon nombre decesdécès infantiles. Prévenir la déshydratationetla malnutritionen augmentantl'apport hydriqueet continuer ànourrirl'enfantsontaussides stratégies importantes pourle traitement dela diarrhée. Lesobjectifssont les suivants: 1) réduiredemoitié les décès dus àla diarrhéechez les enfants demoins de cinq ansà l’horizon 2010par rapportà2000(« un monde dignedesenfants ») ; et 2) réduirede deux tiersle tauxde mortalitéchez les enfants demoins de cinq ans à l’horizon 2015par rapportà1990(Objectifs du Millénaire pour le Développement). Enoutre, l’engagement pour « unmonde digne desenfants »appelle à uneréductiondel'incidence de ladiarrhéede 25 % ; Lesindicateurs y afférents sont les suivants: • Prévalence de ladiarrhée ; • Thérapiepar Réhydratation Orale(TRO) ; • Prise en charge à domiciledela diarrhée ; et • Thérapie par Réhydratation Orale (TRO)avecune alimentation en continu. Dans le questionnaire MICS, les mères (ou responsables d’enfant) ont été invitées à indiquer si leur enfant avait eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête. Si oui, il a été posé à la mère une série de questions sur ce que l'enfant avait reçu à boire et à manger pendant l'épisode de diarrhée, et si la quantité était plus ou moins de ce que l'enfant mangeait et buvait normalement. Dans l'ensemble, 20 pourcent des enfants de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête (Tableau CH.4). La prévalence de la diarrhée a été similaire dans les trois régions (de 21 % à 25 %), y exclus la région Atsimo Atsinanana qui affiche un taux beaucoup plus faible (12 %). Le pic de prévalence de la diarrhée (33 %) se produit chez les enfants âgés de 12-23 mois, c’est-à-dire en période d’alimentation complémentaire. Ni le niveau d’instruction de la mère, ni le statut socio-économique de la famille ne semblent avoir de corrélation avec le niveau de prévalence de la diarrhée. Le Tableau CH.4 montre également le pourcentage d'enfants ayant reçu les différents types de liquides recommandés lors de l'épisode de diarrhée. Puisque les mères ont été en mesure de nommer plus d'un type de liquide, les pourcentages ne totalisent pas nécessairement 100 pourcent. Environ 19 pourcent des enfants diarrhéiques ont reçu des fluides à partir des sachets de SRO ou des fluides de SRO pré- emballés et 18 pourcent ont reçu des liquides maison recommandés. Ni le niveau d’instruction de la mère, ni le statut socio-économique de la famille ne semblent avoir de corrélation avec l’utilisation de liquides maison recommandés ; l’écart est toutefois important par rapport à l’utilisation des SRO (sachet SRO ou liquide SRO pré-emballé) pour le traitement de la diarrhée qui est faible chez les enfants issus des ménages des trois quintiles les plus bas (13-19 %), par rapport à ceux des ménages des deux quintiles les plus élevés (25-26 %). 44 Figure CH.3 : Pourcentage d'enfants de 0 quel liquide maison recommandé Par rapport aux pratiques d’alimentation, la recommandation est de donner plus de liquides et d’aliments à l’enfant au cours des épisodes diarrhéiques. moins de cinq ans atteints de diarrhée (50 %) ont reçu p maintenu les mêmes quantités et 30 pourcent ont vu leurs rations liquides diminuées, voire supprimées. Côté alimentation, 28 pourcent ont bénéficié de plus d’aliments que d’habitude, 30 pourcent ont été nourris avec les mêmes rations habituelles, tandis que 42 pourcent des enfants diarrhéiques ont été moins nourris que d’habitude, voire pas nourris du tout. La région Atsimo Atsinanana affiche le plus faible niveau de suivi des recommandations sur les pratiques 42 pourcent seulement qui ont reçu plus de boissons et 14 pourcent seulement des enfants diarrhéiques ont vu leurs rations alimentaires augmenter. Le niveau d’éducation de la mère corrélation également avecles pratiques d’alimentations en cas de diarrhées infantiles instruites (niveau secondaire et plus) sont plus promptes à donner plus à boire (62 % contre 45 % chez les sans instruction). Pourcentage d'enfants de 0-59 mois avec diarrhée ayant reçu le SRO ou n’importe quel liquide maison recommandé, MICS Madagascar Sud, 2012 Par rapport aux pratiques d’alimentation, la recommandation est de donner plus de liquides et d’aliments à l’enfant au cours des épisodes diarrhéiques. Selon le Tableau CH.5, la moitié des enfants de moins de cinq ans atteints de diarrhée (50 %) ont reçu plus de liquides que d'habitude, 20 pourcent ont maintenu les mêmes quantités et 30 pourcent ont vu leurs rations liquides diminuées, voire supprimées. Côté alimentation, 28 pourcent ont bénéficié de plus d’aliments que d’habitude, 30 pourcent ont été is avec les mêmes rations habituelles, tandis que 42 pourcent des enfants diarrhéiques ont été moins nourris que d’habitude, voire pas nourris du tout. La région Atsimo Atsinanana affiche le plus faible niveau de suivi des recommandations sur les pratiques d’alimentation chez les enfants diarrhéiques, avec 42 pourcent seulement qui ont reçu plus de boissons et 14 pourcent seulement des enfants diarrhéiques ont vu leurs rations alimentaires augmenter. Le niveau d’éducation de la mère les pratiques d’alimentations en cas de diarrhées infantiles instruites (niveau secondaire et plus) sont plus promptes à donner plus à boire (62 % contre 45 % chez les MICS Madagascar Sud 59 mois avec diarrhée ayant reçu le SRO ou n’importe Par rapport aux pratiques d’alimentation, la recommandation est de donner plus de liquides et Selon le Tableau CH.5, la moitié des enfants de lus de liquides que d'habitude, 20 pourcent ont maintenu les mêmes quantités et 30 pourcent ont vu leurs rations liquides diminuées, voire supprimées. Côté alimentation, 28 pourcent ont bénéficié de plus d’aliments que d’habitude, 30 pourcent ont été is avec les mêmes rations habituelles, tandis que 42 pourcent des enfants diarrhéiques ont été moins nourris que d’habitude, voire pas nourris du tout. La région Atsimo Atsinanana affiche le plus faible d’alimentation chez les enfants diarrhéiques, avec 42 pourcent seulement qui ont reçu plus de boissons et 14 pourcent seulement des enfants diarrhéiques ont vu leurs rations alimentaires augmenter. Le niveau d’éducation de la mère semble avoir une les pratiques d’alimentations en cas de diarrhées infantiles : les femmes plus instruites (niveau secondaire et plus) sont plus promptes à donner plus à boire (62 % contre 45 % chez les 45 MICS Madagascar Sud Tableau CH.4: Thérapie de la diarrhée par les solutions de réhydratation orale et liquides maison recommandés Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines, et traitement avec des solutions de réhydratation orale et des liquides-maison recommandés, MICS Madagascar Sud, 2012 A eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines Nombre d'enfants âgés de 0- 59 mois Enfants avec diarrhée ayant reçu Nombre d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des 2 dernières semaines Caractéristique sociodémographique SRO (Sachet SRO ou liquide SRO pré-emballé) Liquide- maison recommandé SRO ou n'importe quel liquide- maison recommandé Sexe Masculin 19,8 1 514 18,0 17,2 33,4 300 Féminin 20,6 1 483 19,0 17,9 32,9 305 Région Anosy 24,6 532 27,8 21,7 44,9 131 Androy 23,5 595 28,0 19,4 43,8 140 Atsimo Atsinanana 12,3 592 18,0 19,6 35,1 73 Atsimo Andrefana 20,5 1 278 8,9 13,9 21,1 262 Milieu Urbain 22,6 145 (35,5) (40,1) (53,1) 33 Rural 20,1 2 852 17,5 16,3 32,0 572 Age 0-11 mois 23,3 643 15,1 20,6 33,8 150 12-23 mois 32,8 580 21,8 20,2 38,2 190 24-35 mois 18,5 567 22,2 12,6 32,3 105 36-47 mois 15,3 607 14,9 13,7 25,6 93 48-59 mois 11,1 600 15,9 16,0 29,3 67 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 19,1 1 542 18,3 19,1 35,9 295 Primaire 20,7 1 092 18,2 14,7 29,4 226 Secondaire et + 22,9 351 20,8 20,7 35,0 80 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,9 695 12,5 20,5 31,2 125 Second 21,1 644 19,1 11,0 28,0 136 Moyen 19,8 670 12,5 14,5 27,0 132 Quatrième 19,0 580 24,8 22,1 43,1 110 Le plus riche 24,9 408 26,0 21,7 39,7 102 Ensemble 20,2 2 997 18,5 17,5 33,2 605 2 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés 46 MICS Madagascar Sud Tableau CH.5: Pratiques d'alimentation durant la diarrhée Répartition en pourcentage des enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines selon la quantité de liquides et d'aliments donnés durant l'épisode diarrhéique, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique A eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines Nombre d'enfants âgés de 0- 59 mois Pratiques de consommation de liquides durant la diarrhée Pratiques d'alimentation durant la diarrhée Nombre d'enfants de 0-59 mois qui ont eu la diarrhée dans les 2 dernières semaines Donné beaucoup moins à boire Donné un peu moins à boire Donné à peu près la même quantité à boire Donné plus à boire Rien donné à boire Donné beaucoup moins à manger Donné un peu moins à manger Donné à peu près la même quantité à manger Donné plus à manger Arrêté les aliments N'a jamais reçu des aliments Total Total Sexe Masculin 19,8 1 514 8,5 16,8 22,8 49,3 2,6 100,0 6,9 28,4 28,1 32,0 1,8 2,8 100,0 300 Féminin 20,6 1 483 9,9 16,7 17,8 50,7 4,8 100,0 10,4 22,8 32,4 24,5 2,3 7,6 100,0 305 Région Anosy 24,6 532 3,6 13,0 21,6 58,5 3,2 100,0 2,8 24,8 24,2 41,5 2,5 4,2 100,0 131 Androy 23,5 595 5,0 17,1 21,0 55,1 1,8 100,0 5,9 23,6 42,6 19,5 0,5 7,9 100,0 140 Atsimo Atsinanana 12,3 592 15,3 28,8 12,0 42,0 1,8 100,0 7,5 52,7 20,7 13,6 4,1 1,5 100,0 73 Atsimo Andrefana 20,5 1 278 12,6 15,1 21,6 45,2 5,6 100,0 13,5 19,6 29,3 30,3 2,1 5,3 100,0 262 Milieu Urbain 22,6 145 (17,5) (3,2) (6,8) (65,3) (7,2) 100,0 (11,9) (16,3) (23,6) (42,6) (3,2) (2,4) 100,0 33 Rural 20,1 2 852 8,7 17,5 21,1 49,1 3,5 100,0 8,5 26,1 30,6 27,4 2,0 5,4 100,0 572 Age 0-11 mois 23,3 643 9,7 13,9 19,6 50,4 6,4 100,0 8,6 25,6 22,1 23,8 0,6 19,2 100,0 150 12-23 mois 32,8 580 9,1 19,4 20,1 47,9 3,6 100,0 8,1 22,5 32,4 33,3 2,4 1,4 100,0 190 24-35 mois 18,5 567 12,3 9,1 19,0 58,1 1,5 100,0 8,3 23,9 38,7 26,5 2,7 0,0 100,0 105 36-47 mois 15,3 607 5,5 21,5 25,9 47,2 0,0 100,0 10,3 28,6 33,0 24,9 3,2 0,0 100,0 93 48-59 mois 11,1 600 8,7 21,3 16,7 46,4 6,9 100,0 9,0 32,9 25,5 30,6 2,0 0,0 100,0 67 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 19,1 1 542 9,4 17,9 24,9 45,1 2,7 100,0 8,7 24,4 34,1 27,3 1,7 3,8 100,0 295 Primaire 20,7 1 092 9,2 17,3 17,0 52,5 4,0 100,0 9,0 27,6 28,3 26,9 1,9 6,4 100,0 226 Secondaire et + 22,9 351 8,9 11,7 10,9 61,5 7,0 100,0 8,3 23,0 22,8 34,8 4,2 6,9 100,0 80 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,9 695 6,6 29,0 24,4 35,6 4,5 100,0 5,2 41,7 26,8 20,4 2,7 3,1 100,0 125 Second 21,1 644 7,3 14,0 13,6 62,2 3,0 100,0 9,8 22,5 22,4 36,9 1,6 6,8 100,0 136 Moyen 19,8 670 11,4 13,8 26,4 45,5 3,0 100,0 10,9 21,7 31,3 26,8 1,1 8,2 100,0 132 Quatrième 19,0 580 8,2 14,9 24,0 47,9 4,9 100,0 11,4 19,4 44,1 20,2 1,6 3,3 100,0 110 Le plus riche 24,9 408 13,2 11,4 12,3 59,5 3,6 100,0 5,8 21,7 28,6 36,6 3,5 3,7 100,0 102 Ensemble 20,2 2 997 9,2 16,8 20,3 50,0 3,7 100,0 8,7 25,6 30,3 28,2 2,1 5,2 100,0 605 2 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés 47 MICS Madagascar Sud Le Tableau CH.6 fournit la proportion d’enfants âgés de 0-59 mois atteints de diarrhée au cours des deux dernières semaines et ayant reçu la thérapie par réhydratation orale, avec une alimentation continue et le pourcentage d'enfants souffrant de diarrhée et ayant reçu d'autres traitements. Dans l'ensemble, 57 pourcent des enfants atteints de diarrhée ont reçu des SRO ou davantage de liquides, 66 pourcent ont reçu la TRO (SRO ou liquides maison recommandés ou davantage de liquides). Cinquante huitpourcent des enfants ont reçu une TRO avec, en même temps, poursuite de l'alimentation, tel que recommandé (Tableau CH.6). Il est à noter qu’il existe des différences dans le traitement à domicile de la diarrhée selon les caractéristiques de base. Seulement la moitié (50 %) des enfants dans la région Atsimo Andrefana a reçu une TRO et une alimentation continue, tandis que le taux est de 68 pourcent pour Anosy et 67 pourcent pour Androy. Concernant les autres traitements, l’antibiothérapie par voie orale est la plus administrée (51 %), notamment dans les régions d’Anosy, Atsimo Atsinanana et Atsimo Andrefana, à respectivement 54, 60, et 55 pourcent, contre 38 pourcent pour la région Androy. L’antibiothérapie est plus prisée chez les mères instruites : 71 pourcent d’utilisation chez les mères de niveau secondaire et plus, contre 44 pourcent chez les sans instruction ; il en est de même pour les familles les plus riches pour lesquelles le taux d’utilisation est assez élevé (72 %) par rapport aux autres couches moins aisées et pauvres. Dans l’ensemble, 11 pourcent des enfants diarrhéiques n'ont reçu aucun traitement ou médicament (Tableau CH.6). Le pourcentage des enfants ne bénéficiant d’aucun traitement est le plus élevé dans les régions Atsimo Andrefana (14 %) et Atsimo Atsinanana (13 %), par rapport aux 2 autres régions (8 % à Androy et 6 % à Anosy), et chez les familles les plus pauvres (14 % contre 4 % chez les familles les plus riches). Recours aux soins etantibiothérapiede la pneumonie La pneumonie estlaprincipale cause de décèschez les enfantsetl'utilisation d’antibiotiques pour les enfants demoins de 5 ansprésumés atteints de pneumonieest une intervention majeure. Dans ce cadre, l’objectif d’ « unmonde digne des enfants »est deréduired'untiersles décèsdusaux infections respiratoires aiguës. Les enfantsprésumés atteints de pneumoniesontceux qui ont eu, dans les 2 semaines précédant l’enquête une maladie avecunetouxaccompagnée derespiration rapide ou difficileet dontles symptômesn'étaient pas dus àun problèmedans lapoitrine etde nez bouché. Lesindicateurs y afférents sont les suivants: • prévalencedescas présumés de pneumonie ; • recours aux soins en cas desuspicion de pneumonie ; • antibiothérapiedes cas présumés de pneumonie ; et • connaissancedes signesde dangerdela pneumonie. 48 MICS Madagascar Sud Tableau CH.6: Thérapie de la réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation et d'autres traitements Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines et reçu une thérapie de réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation, et pourcentage d'enfants ayant eu la diarrhée et reçu d'autres traitements, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Enfants ayant eu la diarrhée et reçu Autres traitements N'ont reçu aucun traitement ou médicament Nombre d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines SRO ou augmentation de liquides TRO (SRO ou liquides maison recommandés ou augmentation de liquides) TRO avec poursuite de l'alimentation [1] Pilule ou sirop Injection Remède maison, herbe médicinale Aucun autre traitement Antibiothérapie Anti- motilité Zinc Autre Inconnu Antibiothérapie Non- antibiothérapie Inconnu Intraveineux Sexe Masculin 54,7 66,4 60,0 49,7 0,8 6,7 5,8 10,5 2,6 0,0 2,6 0,0 4,1 7,5 11,5 300 Féminin 59,1 65,3 56,5 52,6 0,2 3,7 5,1 7,6 1,4 0,0 1,1 0,0 4,9 7,1 10,0 305 Région Anosy 66,9 74,8 68,2 53,6 0,5 2,7 9,5 10,1 3,5 0,0 0,7 0,0 7,9 3,2 6,1 131 Androy 66,2 76,2 67,1 37,5 0,0 9,1 1,5 16,7 2,0 0,0 3,1 0,0 4,2 9,0 8,4 140 Atsimo Atsinanana 47,2 59,3 54,1 59,9 3,1 1,7 9,9 6,1 3,1 0,0 4,1 0,0 4,0 7,2 12,9 73 Atsimo Andrefana 49,7 57,7 49,7 54,7 0,0 5,3 4,3 5,2 1,0 0,0 1,1 0,0 3,2 8,4 13,6 262 Milieu Urbain (74,9) (84,6) (74,5) (65,2) (0,0) (0,0) (9,8) (3,8) (0,0) (0,0) (0,0) (0,0) (8,3) (9,8) (5,6) 33 Rural 55,9 64,8 57,3 50,3 0,5 5,5 5,2 9,3 2,1 0,0 1,9 0,0 4,3 7,1 11,0 572 Age 0-11 mois 53,5 64,6 50,4 48,7 0,3 5,2 5,4 6,3 1,0 0,0 0,9 0,0 5,8 4,2 16,0 150 12-23 mois 58,5 66,4 60,7 46,0 0,3 6,9 8,9 9,3 2,7 0,0 1,5 0,0 3,6 8,0 9,5 190 24-35 mois 64,7 73,2 66,5 48,2 0,0 3,8 5,9 14,3 0,7 0,0 3,8 0,0 4,1 5,0 11,0 105 36-47 mois 52,2 59,8 53,8 63,6 1,9 4,3 1,9 11,0 1,4 0,0 0,6 0,0 7,0 8,9 6,5 93 48-59 mois 54,6 63,8 61,9 58,6 0,0 3,5 0,0 3,3 5,0 0,0 3,6 0,0 1,6 13,6 7,5 67 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 51,1 63,9 56,7 44,1 0,5 6,1 4,2 10,3 1,7 0,0 1,2 0,0 4,7 9,1 9,0 295 Primaire 60,2 65,7 56,4 53,8 0,5 3,9 6,7 10,1 3,1 0,0 3,3 0,0 3,3 6,2 15,1 226 Secondaire et + 70,1 74,5 69,7 71,4 0,6 3,0 6,6 1,7 0,0 0,0 0,0 0,0 7,4 3,9 5,1 80 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 38,0 51,5 48,3 50,8 1,0 5,3 4,7 9,5 1,3 0,0 0,6 0,0 2,7 8,2 14,0 125 Second 67,3 72,8 65,7 48,6 0,5 7,6 5,1 11,1 0,0 0,0 0,7 0,0 5,2 6,8 7,8 136 Moyen 51,9 59,9 53,1 46,7 0,4 3,8 8,4 9,3 1,1 0,0 4,0 0,0 3,7 7,4 13,7 132 Quatrième 60,4 72,7 59,4 40,6 0,0 7,3 4,2 11,4 5,9 0,0 3,4 0,0 7,0 8,5 13,6 110 Le plus riche 69,0 74,5 65,8 71,9 0,5 1,3 4,4 2,7 2,5 0,0 0,3 0,0 4,2 5,4 3,6 102 Ensemble 56,9 65,9 58,2 51,1 0,5 5,2 5,4 9,0 2,0 0,0 1,8 0,0 4,5 7,3 10,7 605 2 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés [1] Indicateur MICS 3.8 49 MICS Madagascar Sud Selon le Tableau CH.7, 22 pourcent des enfants âgés de 0-59 mois ont été déclarés avoir eu des symptômes faisant suspecter une pneumonie au cours des deux semaines précédant l'enquête. Parmi ces enfants, 31pourcent ont été emmenés chez un prestataire de santé approprié (Centre hospitalier public ou privé, centre de santé de base public et privé, Médecin privé, Clinique mobile public ou privé). Dans l’ensemble, par rapport aux intervenants spécifiques, 21 pourcent des enfants présumés atteints d'une pneumonie ont été emmenés dans les centres de santé de base publics niveau II (CSB tenus par des médecins). Soixante deux pourcent des enfants présumés atteints d'une pneumonie au cours des deux semaines précédant l’enquête ont reçu des antibiotiques. L’application de l’antibiothérapie est plus élevée dans les régions Atsimo Atsinanana et Anosy(75 % et 72 %). Le niveau d’instruction de la femme et le statut socio-économique de la famille semblent avoir une corrélation avecle recours à l’antibiothérapie : 72 pourcent chez les femmes instruites (niveau secondaire et plus) contre 56 pourcent pour les femmes sans instruction et 79 pourcent de recours chez les familles les plus riches contre 53 à 64 pourcent pour les familles moins aisées ou pauvres. L’automédication persiste encore : 9 pourcent des enfants sont traités avec des médicaments achetés dans les boutiques qui ne sont ni des pharmacies ni des dépôts de médicament. Le recours aux parents/amis (7 %) et aux agents communautaires (4 %) n’est pas négligeable. Connaissance des deux indicateurs d’alerte de la pneumonie Les questions liées à la connaissance des signes de danger de la pneumonie sont présentées au Tableau CH.8. La connaissance des mères des signes évoquant la pneumonie constitue un déterminant important pour le recours aux soins. Dans l'ensemble, seulement 0,2pourcent des femmes connaissent les deux signes évoquant la pneumonie : une respiration rapide et difficile. Deux pourcent des mères ont cité une respiration rapide et 4 pourcent ont cité une respiration difficile comme symptômes d’alerte qui les pousseraient à emmener immédiatement les enfants chez un prestataire de santé. En général, la majorité (88 %) des mères/responsables d'enfants de moins de 5 ans citent la fièvre comme le signe majeur de danger qui les inciterait à emmener les enfants au centre de santé. Les signes respiratoires cités ne représentent qu’un faible pourcentage sans que les femmes ne sachent que ce sont les signes de pneumonie. 50 MICS Madagascar Sud Tableau CH.7 : Recours au traitement et usage d'antibiotiques pour les cas présumés de pneumonie Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois présumés atteints d'une pneumonie au cours des deux dernières semaines, emmenés chez un soignant et pourcentage d'enfants ayant reçu des antibiotiques, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographi que Présumés atteints d'une pneumonie au cours des deux dernières semaines Nombre d'enfants âgés de 0-59 mois Enfants présumés atteints d'une pneumonie et emmenés à/dans/chez N'importe quel soignant [1] Pourcentage d'enfants présumés atteints d'une pneumonie et ayant reçu des antibiotiques au cours des deux dernières semaines [2] Nombre d'enfants âgés de 0- 59 mois présumés atteints d'une pneumonie au cours des deux dernières semaines Services publiques Services Privés Autres C e n t r e H o s p i t a l i e r I I C e n t r e H o s p i t a l i e r I C e n t r e d e S a n t é d e B a s e I I C e n t r e d e S a n t é d e B a s e I A g e n t C o m m u n a u t a i r e C l i n i q u e m o b i l e A u t r e s p u b l i c H ô p i t a l p r i v é C e n t r e d e s a n t é p r i v é M é d e c i n p r i v é P h a r m a c i e / d é p ô t d e m é d i c a m e n t C l i n i q u e m o b i l e p r i v é A u t r e s m é d i c a l p r i v é P a r e n t s / A m i s B o u t i q u e / k i o s q u e P r a t i c i e n t r a d i t i o n n e l A u t r e s s o u r c e s Sexe Masculin 21,2 1 514 0,5 1,1 19,9 3,5 2,2 0,2 0,0 0,6 2,1 1,3 3,6 0,0 1,9 7,8 9,1 1,4 0,0 33,3 57,4 321 Féminin 22,6 1 483 0,7 1,0 22,0 2,3 5,1 0,0 0,3 1,5 1,5 3,2 4,5 0,0 0,4 6,5 9,3 1,8 0,1 38,1 65,6 336 Région Anosy 17,7 532 0,0 1,0 23,2 0,0 8,5 0,0 0,0 2,2 0,7 3,9 6,0 0,0 0,0 7,9 11,7 1,0 0,0 39,5 72,3 94 Androy 15,0 595 2,7 5,5 30,4 0,9 0,6 0,0 0,0 2,2 0,0 0,3 3,1 0,0 1,6 5,8 10,7 1,9 0,4 44,2 63,2 89 Atsimo Atsinanana 27,8 592 0,3 0,5 24,6 4,6 3,9 0,0 0,0 0,3 1,7 1,6 9,8 0,0 0,0 1,7 17,9 0,8 0,0 37,7 75,3 165 Atsimo Andrefana 24,1 1 278 0,3 0,0 15,6 3,5 3,0 0,2 0,3 0,8 2,7 2,7 0,7 0,0 1,9 10,2 3,4 2,1 0,0 31,1 50,6 308 Milieu Urbain 17,6 145 (0,0) (3,9) (3,0) (5,6) (0,0) (0,0) (0,0) (8,0) (2,6) (19,4) (5,6) (0,0) (0,0) (6,9) (2,6) (0,0) (0,0) (42,5) (65,3) 26 Rural 22,1 2 852 0,6 0,9 21,7 2,8 3,9 0,1 0,1 0,8 1,8 1,6 4,0 0,0 1,2 7,1 9,5 1,7 0,1 35,5 61,5 631 Age 0-11 mois 24,6 643 0,5 1,8 18,6 2,5 4,0 0,4 0,6 0,6 2,2 3,1 2,6 0,0 1,9 8,2 8,0 2,8 0,0 36,3 51,7 158 12-23 mois 27,4 580 2,0 1,5 21,5 1,8 3,3 0,0 0,0 1,6 2,8 2,8 4,1 0,0 0,0 8,1 4,9 1,4 0,0 37,3 60,3 159 24-35 mois 19,1 567 0,0 0,0 31,7 1,7 4,2 0,0 0,0 0,0 1,6 2,0 7,7 0,0 0,0 4,1 11,1 0,0 0,0 41,3 67,0 109 36-47 mois 21,3 607 0,0 0,8 14,6 5,0 3,8 0,0 0,0 0,0 1,7 1,7 4,7 0,0 3,4 5,9 11,1 1,3 0,0 30,9 65,2 129 48-59 mois 17,0 600 0,0 0,6 20,3 3,9 3,3 0,0 0,0 3,4 0,0 1,2 1,7 0,0 0,0 8,8 13,3 2,1 0,4 32,8 68,7 102 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 20,7 1 542 0,6 0,6 18,7 1,9 4,0 0,0 0,0 0,0 0,9 1,9 5,1 0,0 1,9 6,3 9,5 0,8 0,1 30,5 56,4 319 Primaire 23,0 1 092 0,2 1,1 24,4 3,9 4,2 0,3 0,0 1,4 1,6 2,1 3,9 0,0 0,0 9,4 11,2 2,3 0,0 39,1 64,5 252 Secondaire et + 24,0 351 1,7 2,3 19,9 3,8 0,0 0,0 1,1 4,1 6,0 4,4 0,8 0,0 1,7 3,6 2,3 2,6 0,0 44,9 71,7 84 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 21,0 695 0,0 0,0 20,0 2,3 4,6 0,0 0,0 0,4 0,7 0,0 7,8 0,0 2,0 4,7 17,1 0,5 0,0 29,9 63,8 146 Second 24,9 644 0,0 0,5 15,7 1,5 4,7 0,0 0,0 0,0 0,6 4,4 1,5 0,0 1,9 9,2 6,4 0,4 0,0 29,2 53,1 160 Moyen 21,1 670 0,0 1,5 26,6 1,1 4,1 0,5 0,0 0,7 1,5 0,0 5,3 0,0 0,0 10,6 9,1 1,1 0,3 36,0 56,8 142 Quatrième 20,8 580 1,8 2,3 18,4 5,8 3,6 0,0 0,0 0,8 1,8 2,6 4,0 0,0 0,0 4,1 8,9 2,6 0,0 37,1 63,6 121 Le plus riche 21,6 408 2,0 1,1 26,7 5,7 0,0 0,0 1,0 5,1 6,5 5,4 0,8 0,0 1,6 5,9 1,9 5,0 0,0 55,1 78,5 88 Ensemble 21,9 2 997 0,6 1,0 21,0 2,9 3,7 0,1 0,1 1,1 1,8 2,3 4,1 0,0 1,1 7,1 9,2 1,6 0,1 35,7 61,6 656 ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés; 12 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés. [1]Indicateur MICS 3.9 [2] Indicateur MICS 3.10 51 MICS Madagascar Sud Tableau CH.8: Connaissance des deux indicateurs d'alerte de la pneumonie Pourcentage de mères/responsables d'enfants âgés de 0-59 mois selon les symptômes qui les pousseraient à emmener immédiatement l'enfant dans une structure sanitaire, et pourcentage de mères/responsables d'enfants qui savent que la respiration rapide et difficile est un signe nécessitant un recours immédiat à un traitement, MICS Madagascar Sud, 2012 Pourcentage de mères/responsables d'enfants âgés de 0-59 mois qui pensent qu'on doit emmener immédiatement l'enfant à l'hôpital quand il Mères/ responsables qui reconnaissent les deux indicateurs d'alerte de la pneumonie Nombre de mères/respo nsables d'enfants âgés de 0-59 mois Caractéristique sociodémographique Ne peut pas boire ou être allaité au sein Devient plus malade Déve- loppe une fièvre A une respira- tion rapide A des difficultés pour respirer A du sang dans les selles Boit difficile- ment A d'autres symptômes Région Anosy 5,5 34,6 83,7 1,3 4,6 4,8 3,2 64,5 0,3 340 Androy 8,0 27,9 84,1 2,6 2,8 2,1 3,3 71,9 0,0 334 Atsimo Atsinanana 0,8 12,5 93,9 2,7 8,1 1,5 0,9 87,4 0,6 364 Atsimo Andrefana 4,3 16,1 88,2 0,5 1,6 0,9 1,4 60,0 0,0 741 Milieu Urbain 3,6 16,6 85,5 1,2 8,1 3,5 3,0 64,2 0,0 110 Rural 4,5 21,4 87,9 1,5 3,4 1,9 2,0 69,0 0,2 1 669 Niveau d’instruction de la mère Sans instruction 4,1 21,4 85,9 1,6 3,6 1,8 2,0 65,0 0,2 857 Primaire 3,9 22,0 88,8 1,1 3,6 2,2 1,6 73,6 0,2 673 Secondaire et + 7,5 17,5 91,0 2,1 4,5 2,3 3,4 68,0 0,0 249 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,5 21,2 90,8 1,2 4,2 1,5 2,3 71,3 0,1 391 Second 3,2 25,2 82,9 2,4 2,9 1,9 0,8 65,6 0,2 378 Moyen 5,5 18,8 88,0 1,6 3,7 1,5 1,4 70,9 0,5 404 Quatrième 4,1 21,7 88,7 1,4 4,1 3,1 2,5 69,0 0,0 334 Le plus riche 5,2 18,1 88,3 0,8 3,9 2,2 3,7 65,6 0,0 271 Ensemble 4,5 21,1 87,7 1,5 3,7 2,0 2,0 68,7 0,2 1 779 Utilisation de combustible solide Plus de 3 milliards de personnes dans le monde dépendent des combustibles solides (biomasse et charbon) pour leurs besoins énergétiques de base, dont la cuisine et le chauffage. La cuisson et le chauffage avec des combustibles solides conduisent à des niveaux élevés de fumée à l'intérieur des habitations, produisant un mélange complexe de polluants nuisibles à la santé. Le principal problème avec l'utilisation des combustibles solides est qu’il y a un dégagement de produits de combustion incomplète, y compris le CO, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le SO2 et autres éléments toxiques. L'utilisation de combustibles solides augmente ainsi les risques de maladies respiratoires aiguës, la pneumonie, la maladie pulmonaire obstructive chronique, le cancer et éventuellement la tuberculose, l’insuffisance pondérale à la naissance, la cataracte et l'asthme. Le principal indicateur est la proportion de membres des ménages utilisant des combustibles solides comme principale source d'énergie domestique pour la cuisson. 52 MICS Madagascar Sud Dans l'ensemble, presque toute la population dans les quatre régions (plus de 99 %) se sert de combustibles solides pour la cuisine. L'utilisation de combustibles solides est identique entre le milieu urbain (99 %) et le milieu rural (100 %). De même, quel que soit le niveau d’instruction ou le quintile de bien-être économique, il n’y a pas de différence majeure sur l’utilisation des combustibles solides. Le Tableau CH. 9 montre clairement aussi que le pourcentage global est élevé en raison du haut niveau d'utilisation du bois (88 %) pour la cuisson. Les différences entre le milieu de résidence, le niveau d’instruction ou le quintile de bien-être économique se voient essentiellement dans l’utilisation du charbon de bois par rapport au bois, le charbon de bois étant plus répandu en milieu urbain, chez les ménages avec un niveau d’instruction de niveau secondaire et plus et appartenant dans le quintile le plus élevé. Dans l’ensemble, les autres types de combustibles sont très peu utilisés. Tableau CH.9: Utilisation de combustible solide Répartition en pourcentage des membres des ménages selon le type de combustible de cuisine utilisé par le ménage, et pourcentage de membres des ménages vivant dans des ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisine, MICS Madagascar Sud, 2012 Pourcentage de membres des ménages dans les ménages utilisant Nombre de membres des ménages Electricité Gaz propane liquéfié Pétrole / Kérosène Combustible solide Pas de repas préparé dans le ménage Autres Total Combustibles solides pour la cuisine [1] Caractéristique sociodémographique Charbon / lignite Charbon de bois Bois Paille / branchages / Herbes Bouse Résidus agricoles Région Anosy 0,2 0,0 0,0 0,0 12,4 82,4 4,4 0,0 0,2 0,0 0,3 100,0 99,5 2 908 Androy 0,0 0,0 0,0 0,1 4,0 95,3 0,2 0,2 0,0 0,0 0,2 100,0 99,8 2 886 Atsimo Atsinanana 0,0 0,0 0,2 0,0 3,8 95,8 0,3 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 99,8 3 105 Atsimo Andrefana 0,0 0,0 0,0 0,0 16,4 83,2 0,0 0,3 0,0 0,0 0,0 100,0 99,9 6 430 Milieu Urbain 0,4 0,1 0,0 0,3 82,1 16,0 1,0 0,0 0,0 0,1 0,0 100,0 99,4 1 138 Rural 0,0 0,0 0,0 0,0 5,0 93,7 0,9 0,2 0,1 0,0 0,1 100,0 99,8 14 191 Niveau d’instruction du chef de ménage Sans instruction 0,0 0,0 0,0 0,0 2,2 96,6 0,8 0,3 0,1 0,0 0,1 100,0 99,9 7 798 Primaire 0,0 0,0 0,1 0,0 10,1 88,1 1,3 0,0 0,0 0,0 0,2 100,0 99,6 4 915 Secondaire et + 0,2 0,0 0,0 0,1 39,7 59,1 0,7 0,0 0,1 0,0 0,0 100,0 99,8 2 382 Manquant 0,0 0,0 0,0 0,0 15,6 84,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0 234 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0 3 068 Second 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 99,6 0,4 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0 3 065 Moyen 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 98,6 1,0 0,2 0,1 0,0 0,1 100,0 99,9 3 065 Quatrième 0,0 0,0 0,2 0,0 2,7 93,6 2,7 0,3 0,0 0,0 0,4 100,0 99,4 3 065 Le plus riche 0,1 0,1 0,0 0,2 51,0 47,6 0,6 0,2 0,2 0,1 0,0 100,0 99,7 3 067 Ensemble 0,0 0,0 0,0 0,0 10,8 87,9 0,9 0,1 0,1 0,0 0,1 100,0 99,8 15 330 [1] Indicateur MICS 3.11 53 MICS Madagascar Sud Utilisation de combustible solide par lieu de cuisine L’utilisation de combustibles solides est en soi un indicateur médiocre de la pollution de l'air intérieur, car la concentration des polluants est différente lorsque le même combustible est brûlé dans différents poêles ou feux. L’utilisation de poêles fermés avec des cheminées réduit la pollution intérieure, tandis que le poêle ouvert ou le feu sans cheminée ou hotte signifie qu'il n'y a pas de protection contre les effets nocifs des combustibles solides. L'utilisation de combustibles solides selon le lieu de cuisson est décrite au Tableau CH.10. Dans l’ensemble, 32 pourcent des membres de ménages cuisinent dans une pièce à part dans la maison, 26 pourcent dans un bâtiment à part et 17 pourcent à l’extérieur. Toutefois, il faut noter qu’un quart (25 %) des membres de ménages cuisinent ailleurs dans la maison. Tableau CH.10: Utilisation de combustible solide par lieu de cuisine Répartition en pourcentage de membres des ménages dans les ménages utilisant des combustibles solides par lieu de cuisine, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Lieu de cuisine Nombre de membres des ménages utilisant des combustibles solides pour faire la cuisine Dans une pièce séparée utilisée comme cuisine Ailleurs dans la maison Dans un bâtiment séparé A l'extérieur Autres Aucun Total Région Anosy 28,4 24,7 33,5 13,2 0,2 0,0 100,0 2 893 Androy 27,4 20,4 33,5 18,7 0,0 0,0 100,0 2 879 Atsimo Atsinanana 28,0 49,8 19,3 2,6 0,0 0,2 100,0 3 100 Atsimo Andrefana 38,3 15,2 22,2 24,3 0,0 0,0 100,0 6 427 Milieu Urbain 22,1 29,9 8,6 38,1 0,6 0,7 100,0 1 132 Rural 33,1 24,6 27,3 15,1 0,0 0,0 100,0 14 167 Niveau d'instruction du chef de ménage Sans instruction 35,3 24,5 25,4 14,7 0,0 0,0 100,0 7 791 Primaire 28,0 30,2 26,3 15,6 0,0 0,0 100,0 4 896 Secondaire et + 32,6 17,0 23,3 26,5 0,3 0,3 100,0 2 377 Manquant 16,7 12,3 59,4 11,5 0,0 0,0 100,0 234 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 25,3 50,1 15,4 9,2 0,0 0,0 100,0 3 068 Second 33,5 27,6 22,4 16,5 0,0 0,0 100,0 3 065 Moyen 31,3 21,4 32,6 14,7 0,0 0,0 100,0 3 062 Quatrième 35,4 12,6 37,5 14,5 0,0 0,0 100,0 3 046 Le plus riche 35,9 13,0 21,7 28,9 0,2 0,2 100,0 3 058 Ensemble 32,3 25,0 25,9 16,8 0,0 0,0 100,0 15 299 54 MICS Madagascar Sud Paludisme Le paludisme constitue un problème majeur de santé publique à Madagascar et figure parmi les principales causes de décès des enfants de moins de cinq ans. Il contribue également à la fréquence de l'anémie chez les enfants et est une cause fréquente d'absentéisme scolaire. Des mesures préventives, notamment l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII), peut réduire considérablement les taux de mortalité du paludisme chez les enfants. La Politique nationale de lutte contre le paludisme à Madagascar recommande l’utilisation de test de diagnostic rapide (TDR) devant tout cas suspects de paludisme, tout âge confondu, pour confirmer le diagnostic de paludisme avant toute prescription d’antipaludiques. Les enfants présentant des symptômes de paludisme grave, comme les troubles de la conscience ou les convulsions, doivent être rapidement emmenés dans une structure de santé. En outre, les enfants se remettant du paludisme devraient boire et manger davantage tandis que les jeunes enfants doivent continuer à être allaités. Lesquestionnairescomportentdes questionssurladisponibilité et l'utilisationde moustiquaires auniveau des ménages, pour les enfants de moinsde cinq anset pour les femmesenceintes, ainsi que des questions sur le traitementantipaludique, sur le traitement préventif intermittentcontre le paludisme,et sur la pulvérisation résiduelle intra-domiciliaire (PRI) des ménages. Dans les quatre régions,les résultats indiquentque 80 pourcent des ménages disposent au moins d’une quelconque moustiquaire et 78pourcentontau moins une Moustiquaire Imprégnée de longue Durée (MID) (Tableau CH.11). Le faible écart entre les moustiquaires quelconques et lesmoustiquaires imprégnées d'insecticide est une indication de la grande disponibilité des moustiquaires imprégnées d’insecticide en général ainsi que de l’acceptabilité des ménages d’utiliser les moustiquaires imprégnés pour la prévention du paludisme. Dans l’ensemble, 87 pourcent des ménages sont protégés par une méthode de lutte contre le vecteur ayant au moins une MII ou ayant reçu une PRI au cours des 12 derniers mois. Enfants ayant dormi sous des moustiquaires Les résultats de l’enquête indiquent que 62 pourcent des enfants de moins de cinq ans ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l'enquête et 60 pourcent sous une moustiquaire imprégnée (Tableau CH.12.). Dans l'utilisation des MII chez les enfants de moins de cinq ans, il n’y a pas d’importantes disparités entre les sexes, ni entre le milieu urbain et le milieu rural. Par contre, la fréquence d’utilisation augmente dans les ménages les plus riches (65 % dans les quatrième et dernier quintiles, contre 55 à 61 % chez les trois premiers quintiles). En revanche, plus l’enfant grandit, moins il dort sous une MII, soit de 65 pourcent pour les 0 à 11 mois et descendant à 56 pourcent pour les 48 à 59 mois. Par ailleurs, on constate une disparité au niveau des régions : la région Atsimo Atsinanana se distingue par le pourcentage le plus élevé d’utilisation de MII (72 %) par rapport aux 3 autres (Anosy 54 %, Atsimo Andrefana 57 %, Androy à 60 %). 55 MICS Madagascar Sud Tableau CH.11: Disponibilité de moustiquaires imprégnées au niveau des ménages et protection par une méthode de lutte contre le vecteur Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire, pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée de longue durée, pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée d'insecticide (MII) et pourcentage de ménages qui ont soit eu au moins une MII soit bénéficié d'une pulvérisation lors d'une campagne de pulvérisation résiduelle intra-domiciliaire (PRI) au cours des 12 derniers mois, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée de longue durée Pourcentage de ménages ayant au moins une MII [1] Pourcentage de ménages ayant au moins une MII ou reçu une PRI au cours des 12 derniers mois [2] Nombre de ménages Région Anosy 74,7 71,1 71,3 84,7 575 Androy 79,8 78,4 78,4 92,7 573 Atsimo Atsinanana 86,2 85,1 85,2 85,3 545 Atsimo Andrefana 80,4 77,8 78,1 85,1 1 276 Milieu Urbain 79,0 74,7 74,7 74,9 249 Rural 80,4 78,3 78,5 87,6 2 719 Niveau d'instruction du chef de ménage Sans instruction 79,0 77,0 77,1 88,0 1 522 Primaire 80,6 78,8 79,0 85,0 949 Secondaire et + 83,7 79,7 79,9 84,6 456 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 75,8 75,1 75,1 85,8 613 Second 75,1 73,5 73,5 84,2 641 Moyen 80,4 77,6 77,7 85,8 608 Quatrième 85,1 81,9 82,6 89,9 557 Le plus riche 86,1 82,8 83,0 87,3 549 Ensemble 80,3 78,0 78,1 86,5 2 968 35 cas dont le niveau d'instruction du chef de ménage était manquant ne sont pas présentés [1] Indicateur MICS 3.12 [2] Indicateur MICS 3.13 56 MICS Madagascar Sud Tableau CH.12: Enfants ayant dormi sous des moustiquaires Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédente, par type de moustiquaire, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Nombre d'enfants âgés de 0-59 mois Pourcentage d'enfants ayant Nombre d'enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Pourcentage d'enfants ayant dormi sous une MII et vivant dans les ménages ayant au moins une MII Nombre d'enfants âgés de 0-59 mois vivant dans les ménages ayant au moins une MII dormi sous n'importe quelle moustiquaire [1] dormi sous une moustiquaire imprégnée [2] Sexe Masculin 96,1 1 514 61,9 59,5 1 455 72,0 1 202 Féminin 96,6 1 483 62,9 60,9 1 433 72,3 1 207 Région Anosy 94,8 532 55,7 53,7 504 68,9 392 Androy 96,9 595 62,5 60,3 576 72,3 480 Atsimo Atsinanana 97,6 592 73,6 72,0 578 82,4 505 Atsimo Andrefana 96,2 1 278 59,8 57,3 1 229 68,3 1 031 Milieu Urbain 97,7 145 67,8 63,4 142 80,6 111 Rural 96,3 2 852 62,1 60,1 2 746 71,8 2 298 Age 0-11 mois 95,5 643 67,7 64,5 614 76,1 520 12-23 mois 96,4 580 63,9 62,0 559 75,7 458 24-35 mois 97,0 567 58,7 57,4 550 70,0 451 36-47 mois 96,0 607 62,4 61,1 583 70,8 503 48-59 mois 96,9 600 58,8 55,8 581 68,0 477 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 96,8 1 542 60,3 58,0 1 493 71,6 1 210 Primaire 95,7 1 092 63,9 62,0 1 045 72,2 897 Secondaire et + 97,1 351 66,4 64,0 340 74,9 291 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 97,2 695 61,4 60,7 676 77,9 527 Second 96,1 644 56,2 54,8 619 68,3 496 Moyen 95,9 670 62,2 58,2 643 69,7 537 Quatrième 95,6 580 66,4 64,8 554 72,8 494 Le plus riche 97,0 408 68,5 64,7 396 72,0 355 Ensemble 96,3 2 997 62,4 60,2 2 887 72,2 2 409 10 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés. [1] Indicateur MICS 3.14, [2]Indicateur MICS 3.15 ; Indicateur MDG 6.7 57 MICS Madagascar Sud Femmes enceintes ayant dormi sous des moustiquaires Le TableauCH.13présentelaproportiondefemmesenceintesayantdormisous une moustiquairela nuitprécédente. Dans l’ensemble, 65 pourcentdesfemmesenceintes ont dormisous n’importe quelle moustiquairela nuitprécédantl'enquête et63pourcentsous une moustiquaireimprégnée. Le pourcentage de femmesenceintes ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée varie de 61 à 65 pourcent selon leniveau d’instruction et de 55 à 65 pourcent selon le quintile de bien-être économique. Tableau CH.13: Femmes enceintes ayant dormi sous des moustiquaires Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédente, par type de moustiquaire, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Nombre de femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes ayant Nombre de femmes enceintes ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une MII et vivant dans les ménages ayant au moins une MII Nombre de femmes enceintes vivant dans des ménages ayant au moins une MII dormi sous n'importe quelle moustiquaire dormi sous une moustiquaire imprégnée [1] Région Anosy 91,5 70 62,6 61,0 64 73,4 53 Androy 97,9 68 69,6 69,6 67 82,7 56 Atsimo Atsinanana 96,0 61 72,7 71,9 59 80,6 53 Atsimo Andrefana 96,2 155 60,7 56,4 149 69,4 121 Milieu Urbain (94,2) 27 (70,1) (60,4) 26 (*) 22 Rural 95,7 327 64,5 62,7 313 75,3 261 Age 15-19 91,3 111 53,5 53,5 101 61,8 88 20-24 96,6 87 69,5 67,7 84 85,5 66 25-29 100,0 70 61,2 55,0 70 70,9 54 30-39 97,0 73 75,2 72,2 71 (81,9) 63 40-49 (*) 14 (*) (*) 13 (*) 12 Niveau d'instruction Sans instruction 97,6 160 63,0 61,3 156 80,4 119 Primaire 93,1 140 69,1 65,0 131 72,5 117 Secondaire et + (95,6) 54 (60,0) (60,0) 52 (66,5) 47 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 97,5 71 55,0 55,0 69 73,5 52 Second 89,8 69 68,5 65,0 62 74,6 54 Moyen 97,5 88 68,3 64,5 86 79,4 70 Quatrième 96,0 65 64,2 64,2 62 73,8 54 Le plus riche 96,4 61 68,5 64,3 59 (71,6) 53 Ensemble 95,5 355 64,9 62,6 339 74,9 283 (*) Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés [1]Indicateur MICS 3.19 58 MICS Madagascar Sud Traitement antipaludique des enfants Des questions sur la prévalence et le traitement de la fièvre ont été posées chez les enfants de moins de cinq ans. Un peu moins d’un enfant sur trois (30 %) étaient atteints de fièvre au cours des deux semaines précédant l'enquête (Tableau CH.14). La prévalence est similaire entre les tranches d’âge et entre les régions. Les mères ont été invitées à signaler tous les médicaments administrés à l’enfant pour traiter la fièvre, y compris les médicaments administrés à domicile et les médicaments donnés ou prescrits dans une structure de santé. Dans l'ensemble, 8 pourcent des enfants ayant de la fièvre au cours des deux dernières semaines ont été traités avec des antipaludiques appropriés et efficaces (Combinaisons à base d’Artémisinine/ACT et la quinine) et 14 pourcent ont reçu des antipaludiques le même jour ou le jour suivant après l'apparition des symptômes (Tableau CH.14). Les médicaments appropriés et efficaces contre le paludisme sont notamment les médicaments à base d’Artémisinine (ACT, soit avec Amodiaquine ou Luméfantrine) et la quinine. Malgré le niveau de résistance reconnue des hématozoaires (parasites responsable du paludisme) à la chloroquine à Madagascar, ce médicament se révèle autant utilisé (5 %) que les 2 autres recommandés (4 % pour l’ACT et la quinine). Le pourcentage des enfants atteints de fièvre ayant eu un traitement par l’ACT est encore très bas dans les régions d'Androy et d'Atsimo Andrefana, à 1 pourcent, contre 9 pourcent à Anosy et 11 pourcent à Atsimo Atsinanana.La chloroquine est autant administrée que l’ACT dans les régions Anosy (9 %) et Androy (2 %). Pour la région Atsimo Andrefana, la chloroquine est plus utilisée (6 %) que l’ACT (1 %). Par contre, on constate que dans la région Atsimo Atsinanana, la chloroquine est moins utilisée (4 %) que l’ACT (11 %). Un pourcentage élevé d’enfants ont reçu d'autres types de médicaments qui ne sont pas des antipaludiques, dont des antibiotiques par voie orale (13 %) et des antibiotiques injectables (3 %). Les antipyrétiques sont largement utilisés, comme le paracétamol (50 %), l'aspirine (3 %) et l'ibuprofène (1 %). 59 MICS Madagascar Sud Tableau CH.14: Traitement antipaludique des enfants Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et reçu des antipaludiques, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristi que sociodémog raphique Ont eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines Nombre d'enfant s âgés de 0-59 mois Enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et reçu Nombre d'enfant s ayant eu la fièvre au cours des 2 dernière s semaine s Antipaludiques Autres médicaments Pourcent age de ceux ayant pris un antipaludi que le même jour ou le jour suivant [2] SP/ Fans idar Chloro- quine Amo dia- quin e Quini ne Combinai son avec Artémisin ine Autr e anti- palu N' import e quel anti- palu [1] Compri més ou sirop antibioti que Injection d'antibiot ique Paracétamol / Panadol/ Acétaminop hène Aspir ine Ibupro -fène Autre Manq uant/ NSP Sexe Masculin 30,9 1 514 4,2 5,1 0,0 2,8 6,2 0,4 18,1 11,8 2,0 48,9 1,6 0,9 9,3 6,7 14,4 468 Féminin 29,6 1 483 3,3 5,6 0,5 5,5 2,1 0,0 16,0 14,0 3,7 51,9 4,6 1,3 8,8 7,8 13,9 439 Région Anosy 27,4 532 4,4 8,7 0,4 3,8 8,8 1,4 25,5 15,3 2,6 48,8 3,0 0,0 14,1 7,2 19,0 146 Androy 27,8 595 4,5 2,4 0,7 5,5 1,0 0,0 13,4 12,8 5,3 55,8 2,5 2,3 5,2 10,7 10,8 165 Atsimo Atsinanana 28,6 592 4,5 4,3 0,3 3,9 10,5 0,0 22,1 24,1 2,2 72,2 0,7 1,1 9,4 0,7 19,0 169 Atsimo Andrefana 33,4 1 278 2,9 5,8 0,0 3,8 1,4 0,0 13,6 7,6 2,2 40,1 4,2 1,1 8,7 8,5 12,0 427 Milieu Urbain 25,1 145 (4,1) (17,0) (0,0) (3,4) (4,5) (2,9) (28,5) (10,4) (3,4) (50,0) (21,9) (0,0) (26,3) (2,9) (22,7) 36 Rural 30,5 2 852 3,7 4,9 0,3 4,1 4,2 0,1 16,6 13,0 2,8 50,4 2,2 1,2 8,3 7,4 13,8 871 Age 0-11 mois 26,4 643 1,7 2,8 0,0 6,0 2,7 0,0 12,4 11,2 1,3 42,7 2,1 0,0 7,6 4,7 10,2 170 12-23 mois 34,3 580 4,7 4,6 0,5 1,8 4,9 0,0 15,7 15,2 3,5 59,9 4,0 0,2 11,4 3,1 13,5 199 24-35 mois 34,6 567 5,6 8,2 0,6 5,0 2,9 1,0 21,2 12,3 1,9 48,9 1,6 0,0 9,2 9,6 17,4 196 36-47 mois 30,0 607 2,9 4,5 0,0 3,3 5,5 0,0 15,8 16,0 1,8 47,3 4,4 5,4 7,1 10,8 13,4 182 48-59 mois 26,7 600 3,4 6,5 0,0 5,0 5,2 0,0 20,1 8,8 5,8 52,0 3,0 0,0 9,6 8,3 16,1 160 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 30,3 1 542 3,9 4,7 0,0 4,6 2,9 0,0 15,7 8,6 2,9 48,0 1,8 0,8 6,7 10,6 13,5 468 Primaire 31,3 1 092 1,9 6,8 0,7 4,5 6,4 0,6 19,0 16,8 2,2 53,4 2,7 1,9 12,0 4,4 15,9 342 Secondaire et + 26,5 351 8,9 3,6 0,0 0,8 3,0 0,0 16,3 20,4 5,0 52,7 10,4 0,0 10,2 0,4 10,7 93 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 32,1 695 4,4 3,7 0,0 4,1 4,7 0,4 16,3 14,6 1,5 53,5 1,1 1,5 5,9 9,7 12,6 223 Second 32,1 644 4,5 5,1 0,3 3,4 3,4 0,0 16,2 9,8 3,0 36,3 1,1 0,5 9,1 9,9 13,6 207 Moyen 30,1 670 4,3 5,4 0,8 7,7 3,2 0,0 20,3 8,7 0,5 52,6 1,4 0,0 12,2 5,2 19,3 202 Quatrième 25,9 580 1,2 7,4 0,0 0,9 7,8 0,0 16,7 12,6 1,4 60,6 2,5 3,9 6,6 6,0 12,9 150 Le Plus riche 30,6 408 3,4 6,2 0,0 3,5 2,0 0,8 15,0 21,8 10,2 52,1 12,9 0,0 12,4 3,4 11,1 125 Ensemble 30,3 2 997 3,7 5,4 0,2 4,1 4,2 0,2 17,1 12,9 2,8 50,4 3,0 1,1 9,0 7,2 14,2 907 4 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés [1] Indicateur MICS 3.18 ; Indicateur MDG 6.8 [2]Indicateur MICS 3.17 60 MICS Madagascar Sud Diagnostic du paludisme Le Tableau CH.15 fournit la proportion d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu une fièvre au cours des deux dernières semaines et qui avait subi une piqure au bout du doigt ou au talon pour tester le paludisme. L’utilisation du TDR n’est pas encore systématique chez les enfants présentant de la fièvre. En effet, selon le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), seulement devant tout cas suspect de paludisme qu’un diagnostic par test rapide est recommandé avant la prescription des antipaludiques. Onze pourcent seulement des enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre les 2 semaines précédant l’enquête ont fait l’objet d’une piqure au doigt ou au talon pour le test de diagnostic rapide de paludisme. Le sexe de l’enfant, le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être économique du ménage ne semblent pas avoir de corrélation avec l'utilisation de TDR. L’âge de l’enfantet la région affichent toutefois des variations marquées : les enfants fiévreux âgés de 12 à 23 mois ont bénéficié de plus de tests (16 %) que les autres tranches d’âge, notamment les plus jeunes (5 % chez les 0-11mois), et les enfants fiévreux des régions d’Anosy et d’Atsimo Atsinanana ont bénéficié de plus de tests rapides (respectivement 20 % et 14 %) que ceux d’Androy (9 %) et d’Atsimo Andrefana (6 %). Tableau CH.15: Diagnostic du paludisme Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et qui ont subi une piqure au doigt ou au talon pour tester le paludisme, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Ont subi une piqure au doigt ou au talon[1] Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines Sexe Masculin 10,0 468 Féminin 11,1 439 Région Anosy 20,2 146 Androy 9,4 165 Atsimo Atsinanana 13,7 169 Atsimo Andrefana 6,3 427 Milieu Urbain (14,1) 36 Rural 10,4 871 Age 0-11 mois 4,7 170 12-23 mois 16,4 199 24-35 mois 10,9 196 36-47 mois 11,4 182 48-59 mois 7,9 160 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 10,5 468 Primaire 10,2 342 Secondaire et + 11,3 93 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 9,7 223 Second 11,3 207 Moyen 8,9 202 Quatrième 11,0 150 Le plus riche 12,8 125 Ensemble 10,5 907 4 cas dont le niveau d'instruction de la mère était manquant ne sont pas présentés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés [1] Indicateur MICS 3.16 61 MICS Madagascar Sud Traitement Préventif Intermittent (TPI) pour le paludisme Les femmes enceintes vivant dans des endroits où le paludisme est très répandu sont quatre fois plus susceptibles que les autres adultes de contracter le paludisme et deux fois plus susceptibles de mourir de cette maladie. Une fois infectées, les femmes enceintes risquent d’être anémiées, d'avoir un accouchement prématuré et une mortinaissance. Leurs bébés sont susceptibles d'avoir une insuffisance pondérale à la naissance, ce qui les rend plus vulnérables. Pour cette raison, des mesures ont été prises pour protéger les femmes enceintes par la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides et le traitement au cours de visites prénatales, avec des médicaments qui préviennent l'infection du paludisme (Traitement Préventif Intermittent ou TPI). Au cours de la présente enquête dans les quatre régions, les femmes ont été interrogées sur les médicaments qu’elles avaient reçus pendant leur dernière grossesse au cours des 2 années précédant l'enquête. Les femmes sont considérées comme ayant reçu le traitement préventif intermittent si elles ont reçu au moins 2 doses de Sulfadoxine Pyriméthamine (SP) ou Fansidar pendant la grossesse. Le traitement préventif intermittent du paludisme chez les femmes enceintes qui ont accouché au cours des deux années précédant l'enquête est présenté au Tableau CH.16. Dans l’ensemble, 75 pourcent des femmes enceintes ont reçu des soins prénataux (CPN), dont 56 pourcent ont pris un médicament pour prévenir le paludisme à n’importe quelle visite pour soins prénatals durant la grossesse. Moins d’un quart des femmes enceintes ayant effectué des consultations prénatales (23 %) ont reçu les TPI au SP/Fansidar deux ou plusieurs fois et étaient protégées contre l’infection du paludisme pendant leur grossesse. Les femmes enceintes vivant en milieu urbain sont plus susceptibles de recevoir deux ou plusieurs fois plus du SP/Fansidar (40 %) que celles en milieu rural (22%). Les femmes instruites (niveau secondaire et plus) sont mieux protégées par le TPI (33 %) que celles qui sont sans instruction ou niveau primaire (de 20 à 22 %). Quant au statut socio-économique, les femmes des familles les plus riches sont mieux protégées (37 %) que celles des autres niveaux de bien-être (de 18 à 26 %). 62 MICS Madagascar Sud Tableau CH.16: Traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête et qui ont bénéficié du traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme durant la grossesse à n'importe quelle visite pour soins prénatals, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes ayant reçu des soins prénatals (CPN) Nombre de femmes ayant eu des naissances vivantes au cours des deux dernières années Pourcentage de femmes enceintes qui ont pris Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années et reçu des soins prénatals Un médicament pour prévenir le paludisme à n'importe quelle visite pour soins prénatals durant la grossesse[1] SP/Fansidar au moins une fois SP/Fansidar deux ou plusieurs fois Région Anosy 74,3 227 60,9 46,6 23,4 169 Androy 74,2 234 51,5 42,3 19,9 174 Atsimo Atsinanana 73,6 233 56,0 48,7 22,0 172 Atsimo Andrefana 75,5 465 55,8 49,4 25,4 351 Milieu Urbain 96,0 63 71,5 55,2 40,2 60 Rural 73,4 1 097 54,8 46,7 21,9 805 Niveau d’instruction Sans instruction 66,7 562 52,7 45,0 22,4 375 Primaire 77,5 446 55,1 45,6 20,2 345 Secondaire et + 95,7 152 66,6 57,1 32,5 146 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 63,3 256 60,5 56,5 25,5 162 Second 68,4 264 48,9 41,2 17,7 181 Moyen 76,7 263 53,5 41,2 22,1 202 Quatrième 81,1 225 55,2 44,7 17,7 182 Le plus riche 91,2 152 64,4 56,6 36,6 139 Ensemble 74,6 1 160 56,0 47,3 23,2 866 [1]Indicateur MICS 3.20 63 MICS Madagascar Sud VII. Eau et assainissement L’accès à l’eau potable et l’utilisation des infrastructures d’assainissement améliorées s’inscrivent de deux manières dans les OMD. D’une part, ils s’inscrivent directement dans le cadre du septième objectif qui vise à « assurer un environnement durable ». Dans cette optique, l’amélioration des conditions de vie de la population à travers l’accès aux points d'eau potable et l’utilisation des infrastructures d’assainissements améliorées constituent une fin en soi. Les objectifs à atteindre en 2015 sont respectivement de 68 pourcent pour l'utilisation d'une source d'eau potable améliorée et de 54 pourcent pour l'utilisation des infrastructures d'assainissement améliorées (toilette) pour l’ensemble du pays. D’autre part, assurer une hygiène en matière d’eau et d'assainissement est une des conditions nécessaires pour éviter les principales maladies de la femme et de l’enfant. A cet effet, l’eau et l’assainissement s’inscrivent indirectement dans le cadre des objectifs 4, 5 et 6. Enfin, ces conditions d’hygiène peuvent avoir également une influence sur le niveau de vie des ménages (OMD 1), étant donné que les travaux domestiques y afférents, notamment le transport de l’eau, prennent souvent une part importante du temps de la femme ou de l’enfant. En harmonie avec les OMD, l’enquête MICS prévoit les indicateurs suivants en matière d’eau et d’assainissement : Eau: • Utilisation de sources d’eau améliorées ; • Utilisation de méthode appropriée de traitement de l’eau ; • Temps qu’il faut pour atteindre la source d’eau ; • Personne qui va chercher l’eau. Assainissement : • Utilisation de toilettes améliorées ; • Evacuation sanitaire des matières fécales de l’enfant. Lavage des mains : • Disponibilité de l’endroit pour se laver les mains ; • Disponibilité de l’eau et de savon dans l’endroit pour se laver les mains. Utilisation de sources d’eau améliorées Dans le cadre de l'enquête MICS, font partie des sources d'eauaméliorées16: • le robinet, qu’il soit dans le logement, dans la cour ou chez le voisin, qu’il soit privé ou public ; • les puits ou forage à pompes, quel que soit le type de pompe ; • les puits et les sources protégés17 ; • la collecte des eaux de pluie. 16Les définitions complètes des points d'eau et installations sanitaires "améliorés" et "non améliorés" peuvent être consultées sur http://www.wssinfo.org/definitions-methods/watsan-categories/. 17Les puits et les sources "protégés" ont une structure qui, de par sa construction, protégesuffisemment le puits ou la source de toutes contaminations extérieures, y compris l'eau de ruissellement, les animaux et les excréments. 64 MICS Madagascar Sud Tableau WS.1 : Utilisation de sources d'eau améliorées Répartition en pourcentage des membres des ménages selon la principale source d'eau pour leur eau de boisson et pourcentage de membres des ménages utilisant des sources d'eau de boisson améliorées, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Principale source d'eau de boisson Total Pourcentage de ménages utilisant des sources d'eau de boisson améliorées [1] Pourcentage de ménages utilisant des sources d'eau de boisson améliorées selon les critères de Madagascar [2] Nombre de membres des ménages Sources améliorées Sources non améliorées Robinet Puits /forage à pompe Puits protégé Source protégée Eau de pluie Puits non protégé Source non protégée Camion -citerne Charette avec petite citerne / tonneau Eau de surface Autres Dans le Logement Dans concession, cour ou parcelle Robinet du voisin Robinet public / Borne fontaine Région Anosy 0,5 0,9 0,4 12,5 9,0 4,3 0,5 3,0 12,6 2,2 0,0 0,7 53,4 0,0 100,0 31,2 23,4 2 908 Androy 0,0 0,0 0,0 1,0 16,2 11,0 0,3 5,1 29,9 3,8 0,4 2,8 29,5 0,1 100,0 33,6 17,2 2 886 Atsimo Atsinanana 0,6 0,1 0,1 6,0 1,5 2,9 2,3 0,2 10,4 42,4 0,0 0,0 33,5 0,0 100,0 13,8 8,4 3 105 Atsimo Andrefana 2,0 4,8 2,0 7,9 2,3 5,5 1,7 0,0 23,3 7,4 0,0 0,5 42,6 0,0 100,0 26,2 19,0 6 430 Milieu Urbain 5,2 13,0 5,1 63,4 3,5 2,5 0,0 0,0 6,2 0,8 0,0 0,0 0,3 0,0 100,0 92,8 90,3 1 138 Rural 0,7 1,3 0,6 2,6 6,3 6,0 1,4 1,7 21,0 13,8 0,1 0,9 43,5 0,0 100,0 20,7 11,5 14 191 Niveau d'instruction du chef de ménage Sans instruction 0,0 0,2 0,0 2,3 8,0 5,9 0,8 2,4 22,4 10,9 0,1 0,5 46,7 0,0 100,0 19,5 10,4 7 798 Primaire 0,8 0,8 0,7 9,8 4,6 5,4 1,7 0,7 19,8 18,1 0,1 0,3 37,4 0,0 100,0 24,4 16,6 4 915 Secondaire et + 5,1 12,0 4,5 17,1 3,2 6,4 2,0 0,6 11,9 8,1 0,0 3,1 25,8 0,0 100,0 51,0 42,0 2 382 Manquant 0,0 0,0 0,0 9,4 1,4 4,8 3,7 3,6 21,7 15,6 0,0 3,0 36,9 0,0 100,0 22,8 10,8 234 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 0,0 0,0 6,0 3,1 1,9 0,5 13,9 20,9 0,0 0,0 53,7 0,0 100,0 11,5 6,0 3 068 Second 0,0 0,0 0,0 0,7 7,5 2,7 2,4 1,7 28,4 17,0 0,0 0,0 39,6 0,0 100,0 14,9 8,2 3 065 Moyen 0,0 0,0 0,0 1,6 10,3 7,0 1,0 1,6 20,0 12,6 0,0 0,6 45,3 0,0 100,0 21,5 11,8 3 065 Quatrième 0,0 0,0 0,0 5,4 4,3 9,3 1,4 3,0 22,3 10,8 0,2 0,4 42,8 0,1 100,0 23,4 9,7 3 065 Le plus riche 5,3 10,9 4,6 27,8 2,2 6,8 0,0 1,2 14,8 2,9 0,0 3,3 20,3 0,0 100,0 58,8 50,8 3 067 Ensemble 1,1 2,2 0,9 7,1 6,0 5,8 1,3 1,6 19,9 12,8 0,1 0,9 40,3 0,0 100,0 26,0 17,3 15 330 [1] Indicateur MICS 4.1 ; Indicateur OMD 7.8 [2] Dans le contexte national de Madagascar, les puits et les sources protégés et l'eau de pluie ne sont pas considérés comme des sources améliorées. MICS Madagascar Sud Toutefois, compte tenu du contexte climatique et géographique de Madagascar, on considère comme sources « améliorées » tous contrôlés de toutes les formes de contamination par agents externes au niveau du lieu de puisage. Tout autre système ou installation ne remplissant pas à ces critères fait partie des sources améliorées », selon les critères de Madagascar. puits et les sources protégés et l'eau de pluie ne sont pas considérés comme des sources améliorées. La répartition de la population selon la s Tableau WS.1 et à la Figure WS.1. Dans l’ensemble du Grand Sud de Madagascar, selon la 26 pourcent de la population utilisent une source d’eau spécifique de Madagascar, ce pourcentage s’établit à 17 pourcent. Quel considérée, ce taux est encore largement inférieur à l’objectif fixé. Des différences importantes sont observées entre le milieu rural (12 %) et urbaine utilisant une source d’eau améliorée, 87 pourcent sont servis par les robinets, montrant que la plupart des communes urbaines sont dotées de système d’adduction d’eau potable. De même, l proportion de la population utilisant une source d’eau selon les régions. En effet, il passe de 8 pourcent dans la région Atsimo Atsinanana à 23 pourcent, soit à peu près le triple, dans la région Anosy. Figure WS.1 : Répartition en pourcentage des membres des ménages selon la principale source d’eau de consommation MICS Madagascar Sud, 2012 Près de deux personnes sur dix (17 %) consommationaméliorées, et parmi ces sources puits ou forages munis de pompe (6 %). Encore 4 personnes sur dix s’approvisionnent sur l’eau de surface (rivières, lacs ou mares). Il existe une corrélation entre sources d’eau améliorées. Environ 42 pourcent des ménages dont le chef a le niveau secondaire et plus utilisent les sources d’eau ménage ayant comme chef sans instruction. Plus de la moitié utilisent de l’eau qui provient des sources pour chacun des autres quintiles. Toutefois, compte tenu du contexte climatique et géographique de Madagascar, on considère comme sources « améliorées » tous les ouvrages d’alimentation en eau ou installation plus ou moins contrôlés de toutes les formes de contamination par agents externes au niveau du lieu de puisage. Tout autre système ou installation ne remplissant pas à ces critères fait partie des sources », selon les critères de Madagascar. Par conséquent, dans le contexte de Madagascar, puits et les sources protégés et l'eau de pluie ne sont pas considérés comme des sources améliorées. La répartition de la population selon la source ou le point d’eau de consommation Tableau WS.1 et à la Figure WS.1. Dans l’ensemble du Grand Sud de Madagascar, selon la définition standard du MICS, pourcent de la population utilisent une source d’eau (ou point d’eau) améliorée. Selon spécifique de Madagascar, ce pourcentage s’établit à 17 pourcent. Quelle que soit la définition considérée, ce taux est encore largement inférieur à l’objectif fixé. Des différences importantes sont observées entre le milieu rural (12 %) et le milieu urbain (90 %). Sur les 90 pourcent de la population utilisant une source d’eau améliorée, 87 pourcent sont servis par les robinets, montrant que la plupart des communes urbaines sont dotées de système d’adduction d’eau potable. De même, l proportion de la population utilisant une source d’eau (ou point d’eau) améliorée varie fortement selon les régions. En effet, il passe de 8 pourcent dans la région Atsimo Atsinanana à 23 pourcent, soit à peu près le triple, dans la région Anosy. Répartition en pourcentage des membres des ménages selon la principale source Près de deux personnes sur dix (17 %) utilisent des sources d’eau et parmi ces sources, les plus fréquentes sont le robinet public (7 %) et les puits ou forages munis de pompe (6 %). Encore 4 personnes sur dix s’approvisionnent sur l’eau de Il existe une corrélation entre le niveau d’instruction du chef de ménage et l’utilisation des . Environ 42 pourcent des ménages dont le chef a le niveau secondaire et plus utilisent les sources d’eau (ou point d’eau) améliorées contre une personne sur dix pour le e chef sans instruction. Plus de la moitié des ménages les plus riches utilisent de l’eau qui provient des sources (ou point d’eau) améliorées contre moins de 12 pourcent . 65 Toutefois, compte tenu du contexte climatique et géographique de Madagascar, on considère les ouvrages d’alimentation en eau ou installation plus ou moins contrôlés de toutes les formes de contamination par agents externes au niveau du lieu de puisage. Tout autre système ou installation ne remplissant pas à ces critères fait partie des sources dite « non Par conséquent, dans le contexte de Madagascar, les puits et les sources protégés et l'eau de pluie ne sont pas considérés comme des sources améliorées. consommationfigure au définition standard du MICS, améliorée. Selon la définition que soit la définition considérée, ce taux est encore largement inférieur à l’objectif fixé. Des différences importantes sont le milieu urbain (90 %). Sur les 90 pourcent de la population utilisant une source d’eau améliorée, 87 pourcent sont servis par les robinets, montrant que la plupart des communes urbaines sont dotées de système d’adduction d’eau potable. De même, la améliorée varie fortement selon les régions. En effet, il passe de 8 pourcent dans la région Atsimo Atsinanana à 23 pourcent, soit Répartition en pourcentage des membres des ménages selon la principale source (point) d’eau (ou point d’eau) de les plus fréquentes sont le robinet public (7 %) et les puits ou forages munis de pompe (6 %). Encore 4 personnes sur dix s’approvisionnent sur l’eau de le niveau d’instruction du chef de ménage et l’utilisation des . Environ 42 pourcent des ménages dont le chef a le niveau secondaire et améliorées contre une personne sur dix pour le des ménages les plus riches (51 %) améliorées contre moins de 12 pourcent 66 MICS Madagascar Sud 66 Vu le contexte géographique et climatique du Sud, il n’est pas surprenant de constater un taux d’utilisation de sources d’eau (ou point d’eau) améliorées assez faible. Ainsi, il est nécessaire d’analyser l’utilisation de méthode de traitement de l’eau notamment chez les ménages qui utilisent une source (ou point d’eau) non améliorée (Tableau WS.2). Tableau WS.2 : Traitement de l'eau du ménage Pourcentage de membres des ménages selon la méthode de traitement de l'eau de consommation utilisée dans le ménage, et pour les membres des ménages vivant dans les ménages où l'on utilise une source d'eau (ou point d’eau) de consommation non améliorée, pourcentage de ceux employant une méthode de traitement appropriée, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Méthode de traitement de l'eau dans le ménage Nombre de membres des ménages Pourcentage de membres des ménages dans les ménages utilisant des sources d'eau de consommation non améliorées et employant une méthode appropriée de traitement de l'eau [1] Nombre de membres des ménages dans les ménages utilisant des sources d'eau de consommation non améliorées La faire bouillir Y ajouter de l'eau de javel/ chlore /Sur'eau® Utiliser un filtre à eau Désinfection solaire La filtrer à travers un linge Laisser reposer Autre Aucune Région Anosy 9,8 5,1 0,4 0,3 0,0 2,0 0,3 84,8 2 908 13,4 2 001 Androy 2,6 1,7 0,0 0,0 0,4 1,3 0,0 94,3 2 886 2,6 1 915 Atsimo Atsinanana 38,4 3,1 0,0 0,0 0,3 0,4 0,3 58,4 3 105 43,3 2 677 Atsimo Andrefana 7,9 3,3 0,1 0,0 0,2 2,2 0,0 87,5 6 430 7,9 4 749 Milieu Urbain 15,5 10,2 0,0 0,0 0,2 0,9 0,0 76,1 1 138 33,5 82 Rural 13,3 2,7 0,1 0,1 0,2 1,7 0,1 82,9 14 191 16,2 11 260 Niveau d'instruction du chef de ménage Sans instruction 8,2 1,4 0,0 0,0 0,2 2,1 0,2 88,3 7 798 9,4 6 279 Primaire 17,7 2,4 0,0 0,0 0,4 1,3 0,0 79,3 4 915 22,9 3 716 Secondaire et + 21,5 11,2 0,8 0,4 0,1 0,9 0,1 69,6 2 382 32,6 1 167 Manquant 18,1 3,5 0,0 0,0 0,0 0,0 80,8 19,2 234,2 13,9 181 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,3 1,7 0,0 0,0 0,0 0,4 0,2 80,2 3 068 19,5 2 716 Second 10,3 0,4 0,0 0,0 0,0 0,8 0,0 88,5 3 065 10,8 2 608 Moyen 11,6 1,2 0,0 0,0 0,5 3,2 0,3 83,6 3 065 14,5 2 407 Quatrième 10,1 4,6 0,0 0,3 0,5 2,3 0,1 84,4 3 065 15,4 2 348 Le plus riche 17,7 8,5 0,7 0,0 0,1 1,4 0,0 75,3 3 067 26,0 1 264 Ensemble 13,4 3,3 0,1 0,1 0,2 1,6 0,1 82,4 15 330 16,3 11 342 [1] Indicateur MICS 4.2 Sur 100 personnes utilisant une source (ou point d’eau) non améliorée, 16 ont recours à des méthodes adéquates de traitement de l’eau. Bouillir l’eau (13 %) ou y ajouter de l’eau de javel ou du chlore ou le produit Sur'eau (3 %) sont les méthodes de traitement les plus utilisées.C’est la région d’Atsimo Atsinanana qui pratique le plus le traitement à domicile (43 %). Le temps qu’il faut pour obtenir de l’eau est présenté au Tableau WS.3 et la personne qui habituellement va chercher de l’eau au Tableau WS.4. A noter que ces résultats se rapportent à un 67 MICS Madagascar Sud aller-retour entre le domicile et la source d’eau de boisson, ajouté d’une éventuelle durée d’attente. Les informations sur le nombre de déplacements effectués en une journée n’ont pas été recueillies. Tableau WS.3 : Temps mis pour atteindre la source d'eau de consommation Répartition en pourcentage des membres des ménages selon le temps mis par les utilisateurs de sources(ou point d’eau) améliorées et non améliorées d'eau de consommation, pour se rendre à la source d'eau (ou point d’eau) de consommation, obtenir de l'eau et retourner, MICS Madagascar Sud, 2012 Temps mis pour atteindre la source d'eau de consommation Total Nombre de membres des ménages Caractéristique sociodémographique Utilisateurs de sources améliorées d'eau de consommation Utilisateurs de sources non améliorées d'eau de consommation Eau sur place Moins de 30 minutes 30 minutes ou plus Eau sur place Moins de 30 minutes 30 minutes ou plus Région Anosy 2,7 16,4 12,2 0,5 28,9 39,4 100,0 2 908 Androy 1,3 15,4 16,9 1,0 20,0 45,4 100,0 2 886 Atsimo Atsinanana 1,9 9,1 2,7 0,2 65,2 20,8 100,0 3 105 Atsimo Andrefana 9,1 5,3 11,7 0,9 19,7 53,3 100,0 6 430 Milieu Urbain 26,7 40,0 26,0 0,0 6,0 1,3 100,0 1 138 Rural 3,2 7,7 9,8 0,7 32,7 45,8 100,0 14 191 Niveau d'instruction du chef de ménage Sans instruction 0,8 8,7 10,0 0,4 27,1 53,0 100,0 7 798 Primaire 2,8 9,3 12,3 0,8 41,6 33,3 100,0 4 915 Secondaire et + 23,4 16,9 10,7 1,2 21,6 26,2 100,0 2 382 Manquant 0,0 4,6 18,2 3,0 19,9 54,3 100,0 234 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,2 5,3 5,9 0,2 45,2 43,1 100,0 3 068 Second 0,2 5,7 9,0 0,5 32,0 52,7 100,0 3 065 Moyen 1,0 8,6 11,8 0,2 27,8 50,4 100,0 3 065 Quatrième 0,6 10,6 12,4 0,9 34,2 41,3 100,0 3 065 Le plus riche 22,7 20,5 15,7 1,7 14,4 25,1 100,0 3 067 Ensemble 4,9 10,1 11,0 0,7 30,7 42,5 100,0 15 330 La majorité des membres des ménages prend au moins 30 minutes pour atteindre la source d’eau (ou point d’eau). Ce constat est vérifié pour les utilisateurs de source (ou point d’eau) améliorée (11 %) mais également pour ceux qui ont recours àune source non améliorée (43 %). A l’opposé, sur 100 personnes, seulement 6 (5 % pour les ceux utilisant une source (ou point d’eau) améliorée, 1 % pour ceux ayant recours à une source (ou point d’eau) non améliorée) ont leur source d’eau (ou point d’eau) sur place. En milieu urbain, 27 pourcent des membres des ménages ont une source d’eau (ou point d’eau) améliorée sur place, contre 3 pourcent en milieu rural. En milieu urbain,à part ceux qui ont leur source d’eau (ou point d’eau) sur place, 46 pourcent des membres des ménages mettent moins de 30 minutes pour chercher de l’eau (40 % chez les ménages utilisant une source (ou point d’eau) améliorée, 6 % chez ceux ayant recours à une source (ou point d’eau) non améliorée), tandis que 27 pourcent mettent plus de 30 minutes (26 % pour une source (ou point d’eau) améliorée et 1 % pour une source (ou point d’eau) non améliorée). En revanche, en milieu rural, à part ceux qui ont leur source d’eau (ou point d’eau) sur place, plus de la moitié des membres des ménages (56 %) mettent plus de 30 minutes (10 % pour une source (ou point d’eau)améliorée et 46 %pour une source (ou point d’eau) non améliorée), tandis que 41 pourcent mettent moins de 30 minutes (8 % pour une 68 MICS Madagascar Sud 68 source (ou point d’eau) améliorée et 33 % pour une source (ou point d’eau) non améliorée).Une constatation frappante est le pourcentage élevé de personnes consacrant 30 minutes ou plus pour se rendre à leur source d’eau (ou point d’eau) de consommationdans la région Androy et Atsimo Andrefana (respectivement 62 et 65 %). Il est connu que dans certaines localités de ces régions, les habitants mettent parfois plus d’une journée pour chercher l’eau et revenir. Ceci indique la difficulté de la disponibilité d’eau causée par les conditions hydrogéologiques et climatiques de ces régions. Sur 100 ménages qui n’ont pas de source d’eau (ou point d’eau) sur place, dans 76 cas, c’est une femme adulte qui est chargée de chercher l’eau (Tableau WS.4). Viennent ensuite les ménages où c’est un homme adulte qui est assigné à la recherche de l’eau (11 %). Quelle que soit la région ou la caractéristique du ménage, ce sont les femmes adultes qui sont en majorité affectées à la tâche de chercher l’eau. Tableau WS.4 : Personne qui va aller chercher l'eau Pourcentage de ménages sans source d’eau sur place, et répartition en pourcentage des ménages sans source d’eau(ou point d’eau) sur place selon la personne qui, habituellement, va chercher de l'eau utilisée dans le ménage, MICS Madagascar Sud, 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages sans source d’eau (ou point d’eau) sur place Nombre de ménages Personne qui habituellement va chercher de l'eau de consommation Nombre de ménages sans source d’eau (ou point d’eau)sur place Femme adulte (de 15 ans ou plus) Homme adulte (de 15 ans ou plus) Jeune fille (moins de 15 ans) Jeune garçon (moins de 15 ans) Total Région Anosy 96,6 575 81,5 9,2 8,3 1,0 100,0 555 Androy 97,3 573 67,2 21,7 8,4 2,6 100,0 558 Atsimo Atsinanana 98,1 545 83,2 4,7 9,8 2,2 100,0 534 Atsimo Andrefana 91,0 1 276 74,9 10,2 9,6 5,2 100,0 1 161 Milieu Urbain 74,8 249 67,5 19,4 7,3 5,8 100,0 186 Rural 96,4 2 719 76,9 10,6 9,3 3,1 100,0 2 622 Niveau d'instruction du chef de ménage Sans instruction 98,7 1 522 77,0 11,4 9,0 2,5 100,0 1 502 Primaire 96,6 949 77,3 9,3 9,2 4,3 100,0 916 Secondaire et + 76,8 456 71,0 16,4 9,2 3,4 100,0 350 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 99,5 613 83,3 5,8 8,7 2,2 100,0 610 Second 99,4 641 78,9 8,3 8,6 4,0 100,0 637 Moyen 98,9 608 74,6 13,0 9,8 2,7 100,0 601 Quatrième 98,4 557 76,5 12,4 8,6 2,5 100,0 548 Le plus riche 74,9 549 64,0 19,6 10,5 5,9 100,0 412 Ensemble 94,6 2 968 76,3 11,2 9,2 3,3 100,0 2 808 33 cas dont le niveau d'instruction du chef de ménage était manquant ne sont pas présentés Utilisation d’installations sanitaires améliorées L’évacuation inadéquate d’excréments humains et l’hygiène personnelle constituent des facteurs d’exposition à des maladies, notamment la diarrhée. Une installation sanitaire améliorée se définit comme celle qui sépare, de façon hygiénique, des excréments humains du contact humain. Les installations sanitaires améliorées pour l’évacuation des excréments sont notamment la chasse d’eau 69 MICS Madagascar Sud avec ou sans réservoir d’eau connectée à un système d’égout, la fosse septique, ou les latrines ; les latrines améliorées ventilées, les latrines à fosse avec dalles lavables, et les toilettes à compostage. Le Tableau WS.5 présente la répartition des membres des ménages selon le type de toilette utilisé. Dans l’ensemble du Grand Sud, environ neuf personnes sur dix défèquent toujours à l’air libre (87 %). Dans la catégorie des personnes qui utilisent des toilettes, les latrines à fosses sans dalles et les trous ouverts sont les plus utilisés (9 %). Par ailleurs, les utilisateurs de toilettes améliorées représentent moins de 2 pourcent de l’effectif total de la population (l’objectif visé étant de 54 % pour l'ensemble de Madagascar). Certes, ce constat est vérifié quelle que soit la région, le niveau de vie du ménage ou encore le niveau d’instruction de son chef; il est toutefois à noter qu’en milieu urbain, la majorité de la population utilise plutôt les latrines sans dalles et les trous ouverts (51 %) que la défécation libre (30 %) et 17 pourcent de la population utilisent des toilettes améliorées. Le tableau indique que l’utilisation d’installations sanitaires améliorées concerne surtout les plus riches. En effet, si 10 pourcent des membres des ménages les plus riches util

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