Enquête Démographique et de Santé du Gabon 2012

Publication date: 2013

Gabon Enquête Démographique et de Santé 2012 G abon 2012 Enquête D ém ographique et de Santé RÉPUBLIQUE GABONAISE - Union - Travail - Justice - ------- Ministère de l’Économie, de l’Emploi et du Développement Durable Ministère de la Santé ------------------- ENQUÊTE DÉMOGRAPHIQUE ET DE SANTÉ 2012 Direction Générale de la Statistique, Libreville ICF International, Calverton, Maryland, USA Avril 2013 Les personnes suivantes ont participé à l’analyse des données de l’EDSG-II et à la rédaction du rapport : Jean Pierre Zima Méfé, Jean-Noël Biyogo Obame Daniel Edjo Mvé Serges R. Maganga Dieu-donné Paul Moudjigui Hélène Bengobsame Arnaud Engozogho Flavien Bé Aba’a Nina Emeline Mboumba Roland Bakita Wilfried Mendame Mvé Patricia Ghislaine Etome Thomas Daquin Bivéghé Dr Diarra Aïchata Sako Pélagie Koubi Rosine Angue Ella Nicole Ntsame Ondo Jeannine Laure Bakenda Noël Moussavou Florence Bikoma Dr. Armel Mintsa Ndong Olga Zang Toung Jean Martin Ndong Missang Bernard Barrère Monique Barrère Ce rapport présente les principaux résultats de la deuxième Enquête Démographique et de Santé du Gabon (EDSG-II). L’EDSG-II a été réalisée au Gabon de janvier à mai 2012 par la Direction Générale de la Statistique (DGS), Ministère de l’Économie, de l’Emploi et du Développement Durable, en collaboration avec le Ministère de la Santé. L’EDSG-II a été financée par le Gouvernement du Gabon, avec l’appui financier du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), du Fonds Mondial pour la lutte contre la tuberculose, le VIH/SIDA et le paludisme (GFATM), du Programme Commun des Nations Unies pour le VIH/sida (ONUSIDA) et de la Banque Africaine de Développement. D’autres institutions ont également apporté leur expertise à l’exécution de cette opération, en particulier le Laboratoire National de Santé Publique pour la réalisation des tests du VIH. En outre, l’enquête a bénéficié de l’assistance technique d’ICF International par le biais du programme DHS dont l’objectif est de fournir un support et une assistance technique à des pays du monde entier pour la réalisation d’enquêtes sur la population et la santé. Pour tous renseignements concernant l’EDSG-II, contacter la Direction Générale de la Statistique (DGS), BP 2119, Libreville, Gabon. Tel: (241) 01 72 04 55. Fax: (241) 01 72 04 57, Internet: www.stat-gabon.ga Pour obtenir des informations sur le programme DHS, contactez ICF International, 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705, USA; Téléphone: 301-572-0200, Fax: 301-572-0999, E-mail: reports@measuredhs.com, Internet: http://www.measuredhs.com. Citation recommandée : Direction Générale de la Statistique (DGS) et ICF International. 2013. Enquête Démographique et de Santé du Gabon 2012. Calverton, Maryland, et Libreville, Gabon : DGS et ICF International. Table des Matières • iii TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux et des graphiques . ix Remerciements. xvii Préface . xix Sigles et Abréviations . xxi Indicateurs des objectifs du millénaire pour le développement . xxiii Carte du Gabon . xxiv CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS . 1 1.1.1 Situation politico-administrative . 1 1.1.2 Situation géographique . 2 1.1.3 Situation démographique . 2 1.1.4 Situation socio-économique . 2 1.1.5 Politiques et stratégies de développement . 3 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 5 1.2.1 Cadre institutionnel . 5 1.2.2 Objectifs de l’EDSG-II . 5 1.2.3 Échantillonnage de l’enquête . 6 1.2.4 Questionnaires de l’enquête . 7 1.2.5 Test d’hémoglobine et du VIH . 8 1.2.6 Formation des personnels de collecte . 9 1.2.7 Collecte des données de l’enquête et couverture de l’échantillon . 10 1.2.8 Traitement des données de l’enquête . 11 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2.1 CONDITIONS DE VIE . 13 2.2 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MÉNAGES . 19 2.3 NIVEAU D'INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE . 21 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . 27 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUE SOCIODÉMOGRAPHIQUE . 30 3.3 ALPHABÉTISATION . 33 3.4 CARACTÉRISTIQUES DIFFÉRENTIELLES DES COUPLES . 35 3.5 EXPOSITION AUX MÉDIA . 36 3.6 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE . 38 3.7 COUVERTURE MÉDICALE . 44 iv • Table des Matières 3.8 CONSOMMATION DE TABAC . 44 3.9 CIRCONCISION . 47 CHAPITRE 4 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL . 49 4.2 POLYGAMIE . 51 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION . 54 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . 56 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . 58 CHAPITRE 5 FÉCONDITÉ 5.1 NIVEAUX DE LA FÉCONDITÉ . 64 5.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . 67 5.3 ENFANTS VIVANTS ET ENFANTS SURVIVANTS . 69 5.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE . 70 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 72 5.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . 75 5.7 FÈCONDITÉ DES ADOLESCENTES . 76 CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 6.1 DÉSIR D’ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES . 79 6.2 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS . 82 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 85 CHAPITRE 7 PLANIFICATION FAMILIALE 7.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION . 90 7.2 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION . 92 7.3 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT EN MÉTHODES CONTRACEPTIVES MODERNES . 95 7.4 CHOIX DE LA MÉTHODE ET INFORMATION . 96 7.5 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . 97 7.6 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE DES FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION . 98 7.7 UTILISATION FUTURE . 100 7.8 EXPOSITION AUX MESSAGES SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE . 101 Table des Matières • v 7.9 CONTACT DES NON UTILISATRICES DE LA CONTRACEPTION AVEC DES AGENTS DE PLANIFICATION FAMILIALE . 102 CHAPITRE 8 AVORTEMENT 8.1 NOMBRE D’AVORTEMENTS SUR LA DURÉE DE VIE . 103 8.2 ÂGE AU PREMIER AVORTEMENT . 105 8.3 STADE DE LA GROSSESSE AU MOMENT DE L’AVORTEMENT . 107 8.4 DÉCISION DE L’AVORTEMENT . 108 8.5 RAISON DE L’AVORTEMENT . 109 8.6 PROCÉDURE D’AVORTEMENT . 111 8.7 LIEU OÙ A ÉTÉ EFFECTUÉ L’AVORTEMENT . 112 8.8 ASSISTANCE À L’AVORTEMENT . 113 8.9 COMPLICATIONS APRÈS L’AVORTEMENT . 114 8.10 COÛT DE L’AVORTEMENT . 114 CHAPITRE 9 SANTÉ DE LA REPRODUCTION 9.1 SOINS PRÉNATALS ET VACCINATION ANTITÉTANIQUE . 117 9.1.1 Soins prénatals . 117 9.1.2 Vaccination antitétanique . 123 9.2 ACCOUCHEMENT . 124 9.3 SOINS POSTNATALS . 129 9.4 PROBLÈMES D’ACCÈS DES FEMMES AUX SOINS DE SANTÉ . 135 CHAPITRE 10 SANTÉ DE L’ENFANT 10.1 POIDS À LA NAISSANCE . 137 10.2 VACCINATION DES ENFANTS . 139 10.3 MALADIES DES ENFANTS . 146 10.4 CONNAISSANCE DES SACHETS DE SRO . 155 CHAPITRE 11 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET DES ENFANTS 11.1. ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS . 158 11.2. ALLAITEMENT MATERNEL ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 164 11.3 TYPE D’ALIMENTS CONSOMMÉS PAR LES JEUNES ENFANTS . 169 11.4 PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS . 171 11.5 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES ENFANTS . 172 vi • Table des Matières 11.6 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES . 176 11.7 ANÉMIE CHEZ LES ADULTES . 178 11.8 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES MÈRES . 180 CHAPITRE 12 PALUDISME 12.1 SITUATION ET STRATÉGIE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME AU GABON . 184 12.2 LUTTE ANTIVECTORIELLE . 184 12.2.1. Utilisation de moustiquaires par les femmes enceintes . 192 12.3 TRAITEMENT PRÉVENTIF ANTIPALUDÉEN AU COURS DE LA GROSSESSE . 193 12.4 FIÈVRE ET TRAITEMENT ANTIPALUDÉEN DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 195 12.5 NIVEAU D’HÉMOGLOBINE . 198 CHAPITRE 13 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS 13.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 199 13.1.1 Méthodologie . 199 13.1.2 Évaluation de la qualité des données . 200 13.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 201 13.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES À HAUTS RISQUES . 204 CHAPITRE 14 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE 14.1 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 213 14.2 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE . 215 14.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . 216 CHAPITRE 15 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST 15.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION . 220 15.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH . 227 15.3 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH . 230 15.4 RAPPORTS SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM . 232 15.5 TEST ANTÉRIEUR DU VIH . 239 15.6. INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES . 243 15.7 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES . 245 15.8 LES JEUNES DE 15-24 ANS ET LE VIH/SIDA. 247 Table des Matières • vii CHAPITRE 16 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS 16.1 PROTOCOLE DE TEST DU VIH . 256 16.1.1 Collecte . 256 16.1.2 Procédures de laboratoire . 257 16.2 TAUX DE COUVERTURE DU TEST DE VIH . 259 16.3 PRÉVALENCE DU VIH . 261 16.3.1 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 261 16.3.2 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques démographiques . 265 16.3.3 Prévalence du VIH et facteurs de risque . 266 16.3.4 Prévalence du VIH parmi les jeunes . 268 16.3.5 Prévalence du VIH et autres facteurs à risque . 270 16.3.6 Prévalence du VIH parmi les couples . 271 CHAPITRE 17 STATUT DE LA FEMME 17.1 EMPLOI ET RÉMUNÉRATION . 275 17.2 DÉCISION CONCERNANT L’UTILISATION DES GAINS . 276 17.3 POSSESSION DE BIENS . 280 17.4 PARTICIPATION DANS LA PRISE DE CERTAINES DÉCISIONS . 281 17.5 OPINION SUR LA VIOLENCE CONJUGALE . 282 17.6 INDICATEURS DU POUVOIR D’ACTION DES FEMMES . 285 CHAPITRE 18 VIOLENCE DOMESTIQUE 18.1 MÉTHODOLOGIE . 287 18.2 VIOLENCE PHYSIQUE . 288 18.3 VIOLENCE SEXUELLE . 291 18.4 EXPÉRIENCE DE DIVERSES FORMES DE VIOLENCES . 293 18.5 VIOLENCE PENDANT LA GROSSESSE . 293 18.6 CONTRÔLE EXERCÉ PAR LE MARI/PARTENAIRE . 295 18.7 VIOLENCE CONJUGALE . 296 18.8 VIOLENCE DES FEMMES CONTRE LEUR CONJOINT . 306 CHAPITRE 19 SITUATION DES ENFANTS 19.1. ENREGISTREMENT DES NAISSANCES À L’ÉTAT CIVIL . 309 19.2. ÉTAT DE SURVIE DES PARENTS ET RÉSIDENCE AVEC LES PARENTS . 310 19.3. FRÉQUENTATION SCOLAIRE PAR ÉTAT DE SURVIE DES PARENTS . 312 19.4. TRAVAIL DES ENFANTS . 313 viii • Table des Matières 19.5. TRAVAIL DES ENFANTS ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE . 315 RÉFÉRENCES . 317 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 INTRODUCTION . 319 A.2 BASE DE SONDAGE . 319 A.3 ÉCHANTILLONNAGE . 320 A.4 POIDS DE SONDAGE . 322 A.5 RÉSULTATS DES INTERVIEWS . 324 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 331 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 351 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSG-II 2012 . 359 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . 365 Liste des tableaux et des graphiques • ix LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Page CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Résultats des interviews ménages et individuelles . 10 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 14 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 15 Tableau 2.3 Caractéristiques du logement . 16 Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages . 18 Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique . 19 Tableau 2.6 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 20 Tableau 2.7 Composition des ménages . 21 Tableau 2.8.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femmes . 22 Tableau 2.8.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Hommes . 23 Tableau 2.9 Taux de fréquentation scolaire . 25 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . 20 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge . 24 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 28 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes . 30 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes . 31 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes . 33 Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes . 34 Tableau 3.4 Caractéristiques différentielles des couples . 35 Tableau 3.5.1 Exposition aux média: Femmes . 36 Tableau 3.5.2 Exposition aux média: Hommes . 37 Tableau 3.6.1 Emploi: Femmes . 39 Tableau 3.6.2 Emploi: Hommes . 40 Tableau 3.7.1 Occupation: Femmes . 41 Tableau 3.7.2 Occupation: Hommes . 42 Tableau 3.8 Type d'emploi: Femmes . 43 Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes . 45 Tableau 3.9.2 Consommation de tabac: Hommes . 46 Tableau 3.10 Circoncision . 47 Graphique 3.1 Répartition des femmes et des hommes de 15-49 ans par niveau d'instruction, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 32 Graphique 3.2 Répartition des couples par différence d'âges entre conjoints . 35 Graphique 3.3 Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans disposant d'une assurance médicale . 44 Graphique 3.4 Pratique de la circoncision . 48 x • Liste des tableaux et des graphiques CHAPITRE 4 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Tableau 4.1 État matrimonial actuel . 50 Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses . 52 Tableau 4.2.2 Nombre d'épouses . 53 Tableau 4.3 Âge à la première union . 54 Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 55 Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 56 Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels certaines caractéristiques sociodémographiques . 58 Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 59 Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 60 Graphique 4.1 Proportion de femmes célibataires par âge, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 51 Graphique 4.2 Âge médian à la première union (femmes de 25-49 ans et hommes de 30-59 ans). 55 Graphique 4.3 Âges médians des femmes de 25-49 ans à la première union et aux premiers rapports sexuels . 57 CHAPITRE 5 FÉCONDITÉ Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 65 Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques . 66 Tableau 5.3.1 Tendance de la fécondité par âge selon différentes enquêtes . 67 Tableau 5.3.2 Tendance de la fécondité par âge . 68 Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 69 Tableau 5.5 Intervalle intergénésique . 71 Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 73 Tableau 5.7 Durée médiane de l'aménorrhée, de l'abstinence post-partum et de l'insusceptibilité post-partum . 74 Tableau 5.8 Ménopause . 74 Tableau 5.9 Âge à la première naissance . 75 Tableau 5.10 Âge médian à la première naissance . 76 Tableau 5.11 Fécondité des adolescentes . 77 Graphique 5.1 Fécondité par âge selon le milieu de résidence . 65 Graphique 5.2 Tendance de la fécondité par âge . 68 Graphique 5.3 Taux de fécondité par âge par période de 5 ans ayant précedé l'EDSG-II 2012 . 69 Graphique 5.4 Adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde . 78 CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfants vivants. 80 Tableau 6.2.1 Désir de limiter les naissances: Femmes . 81 Tableau 6.2.2 Désir de limiter les naissances: Hommes . 82 Tableau 6.3 Nombre idéal d'enfants par nombre d'enfants vivants . 83 Tableau 6.4 Nombre idéal d'enfants par caractéristique sociodémographique . 84 Tableau 6.5 Planification de la fécondité . 85 Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée . 86 Graphique 6.1 Désir d'enfant supplémentaire des femmes en union selon le nombre d'enfants vivants . 80 Liste des tableaux et des graphiques • xi CHAPITRE 7 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 91 Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques . 92 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon l’âge . 93 Tableau 7.4 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 95 Tableau 7.5 Source d'approvisionnement des méthodes modernes . 96 Tableau 7.6 Choix informé de la méthode . 97 Tableau 7.7 Connaissance de la période féconde . 97 Tableau 7.8.1 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 99 Tableau 7.8.2 Besoins en matière de planification familiale de l'ensemble des femmes . 100 Tableau 7.9 Utilisation future de la contraception . 101 Tableau 7.10 Exposition aux messages sur la planification familiale . 101 Tableau 7.11 Contact des non-utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale . 102 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive (femmes en union), EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 94 CHAPITRE 8 AVORTEMENT Tableau 8.1 Nombre d'avortements . 105 Tableau 8.2 Âge au premier avortement . 106 Tableau 8.3 Stade de la grossesse au moment de l'avortement . 107 Tableau 8.4 Décision de l'avortement . 109 Tableau 8.5 Raisons de l'avortement . 110 Tableau 8.6 Procédure d'avortement . 111 Tableau 8.7 Lieu de l'avortement . 112 Tableau 8.8 Assistance à l'avortement . 113 Tableau 8.9 Complications après l'avortement . 114 Tableau 8.10 Coût de l'avortement . 115 Graphique 8.1 Proportion de femmes ayant déclaré avoir avorté au cours de leur vie, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 104 CHAPITRE 9 SANTÉ DE LA REPRODUCTION Tableau 9.1 Soins prénatals . 118 Tableau 9.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite . 120 Tableau 9.3 Composants des visites prénatales . 122 Tableau 9.4 Vaccination antitétanique . 123 Tableau 9.5 Lieu de l'accouchement . 125 Tableau 9.6 Satisfaction des services d'accouchement . 126 Tableau 9.7 Raison de ne pas accoucher en établissement sanitaire . 127 Tableau 9.8 Assistance durant l'accouchement . 128 Tableau 9.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère . 130 Tableau 9.10 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère . 132 Tableau 9.11 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 133 Tableau 9.12 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 135 Tableau 9.13 Problèmes d'accès aux soins de santé . 136 Graphique 9.1 Soins prénatals par du personnel formé, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 119 Graphique 9.2 Nombre de visites prénatales, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 121 xii • Liste des tableaux et des graphiques Graphique 9.3 Assistance à l'accouchement par du personnel formé, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 129 Graphique 9.4 Durée écoulée entre l'accouchement et les premiers soins postnatals de la mère . 131 Graphique 9.5 Durée écoulée entre l'accouchement et les premiers soins postnatals du nouveau-né . 134 CHAPITRE 10 SANTÉ DE L’ENFANT Tableau 10.1 Taille et poids de l'enfant à la naissance . 138 Tableau 10.2 Vaccinations par sources d'information . 140 Tableau 10.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 142 Tableau 10.4 Vaccinations au cours de la première année . 145 Tableau 10.5 Prévalence et traitement des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë (IRA) . 147 Tableau 10.6 Prévalence et traitement de la fièvre . 149 Tableau 10.7 Prévalence de la diarrhée . 151 Tableau 10.8 Traitement de la diarrhée . 153 Tableau 10.9 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 154 Tableau 10.10 Connaissance des sachets de SRO . 155 Graphique 10.1 Couverture vaccinale (enfants de 12-23 mois), EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 144 Graphique 10.2 Prévalence des IRA, de la fièvre et de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge . 148 CHAPITRE 11 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET DES ENFANTS Tableau 11.1 État nutritionnel des enfants . 160 Tableau 11.2 Allaitement initial . 165 Tableau 11.3 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant . 167 Tableau 11.4 Durée médiane de l'allaitement . 169 Tableau 11.5 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'interview . 170 Tableau 11.6 Prévalence de l'anémie chez les enfants. 172 Tableau 11.7 Présence de sel iodé dans le ménage. 173 Tableau 11.8 Consommation de micronutriments par les enfants . 174 Tableau 11.9 État nutritionnel des femmes . 177 Tableau 11.10 Prévalence de l'anémie chez les femmes . 179 Tableau 11.11 Prévalence de l'anémie chez les hommes. 180 Tableau 11.12 Consommation de micronutriments par les mères . 182 Graphique 11.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans . 162 Graphique 11.2 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans selon, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 164 Graphique 11.3 Allaitement selon l'âge de l'enfant . 167 CHAPITRE 12 PALUDISME Tableau 12.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 185 Tableau 12.2 Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 187 Tableau 12.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII) . 188 Tableau 12.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 189 Tableau 12.5 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 191 Tableau 12.6 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 193 Tableau 12.7 Utilisation d'antipaludiques à titre préventif et du traitement préventif intermittent (TPIg) . 194 Tableau 12.8 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 196 Liste des tableaux et des graphiques • xiii Tableau 12.9 Type d'antipaludiques et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre . 197 Tableau 12.10 Hémoglobine < 8,0 g/dl . 198 Graphique 12.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 186 Graphique 12.2 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une moustiquaire la nuit avant l'enquête . 192 CHAPITRE 13 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Tableau 13.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de 5 ans . 202 Tableau 13.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques . 204 Tableau 13.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques . 207 Tableau 13.4 Comportement procréateur à hauts risques . 210 Graphique 13.1 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile . 203 Graphique 13.2 Mortalité infanto-juvénile selon le milieu de résidence et la province . 205 Graphique 13.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances . 208 CHAPITRE 14 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Tableau 14.1 Taux de mortalité des adultes, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 . 215 Tableau 14.2 Quotient de mortalité adulte . 215 Tableau 14.3 Mortalité maternelle . 216 Graphique 14.1 Rapport de mortalité maternelle avec intervalles de confiance pour la période 0-6 ans avant . 217 CHAPITRE 15 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST Tableau 15.1 Connaissance du SIDA . 220 Tableau 15.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH . 222 Tableau 15.3.1 Connaissance « approfondie » du sida : Femmes . 223 Tableau 15.3.2 Connaissance « approfondie » du sida : Hommes . 225 Tableau 15.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant . 226 Tableau 15.5.1 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes . 228 Tableau 15.5.2 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida: Hommes . 229 Tableau 15.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 230 Tableau 15.7 Adultes favorables à l'enseignement de l'utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida . 232 Tableau 15.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femmes . 233 Tableau 15.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Hommes . 234 Tableau 15.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants . 236 Tableau 15.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants . 238 Tableau 15.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Femmes . 240 Tableau 15.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Hommes . 241 Tableau 15.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH . 242 Tableau 15.13 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d'IST . 244 Tableau 15.14 Prévalence des injections médicales . 246 xiv • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 15.15 Connaissance « approfondie » du VIH/sida et connaissance d'un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 247 Tableau 15.16 Age aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes . 249 Tableau 15.17 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes . 250 Tableau 15.18.1 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Femmes . 251 Tableau 15.18.2 Partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Hommes . 252 Tableau 15.19 Disparité d'âges entre partenaires sexuels parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans . 253 Tableau 15.20 Test du VIH récent parmi les jeunes . 254 Graphique 15.1 Recherche de conseils ou de traitement pour les IST . 245 CHAPITRE 16 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Tableau 16.1 Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence . 260 Tableau 16.2 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 261 Tableau 16.3 Prévalence du VIH selon l'âge . 262 Tableau 16.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . 263 Tableau 16.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 266 Tableau 16.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 267 Tableau 16.7 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 269 Tableau 16.8 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 270 Tableau 16.9 Prévalence du VIH selon d'autres caractéristiques . 271 Tableau 16.10 Test du VIH antérieur à l'enquête et prévalence du VIH . 271 Tableau 16.11 Prévalence du VIH parmi les couples . 272 Figure 16.1 Algorithme VIH Adulte . 258 Graphique 16.1 Prévalence du VIH par sexe et âge . 262 Graphique 16.2 Prévalence du VIH par sexe et département . 264 Carte 16.1 Prévalence du VIH par province (femmes et hommes de 15-49 ans) . 264 CHAPITRE 17 STATUT DE LA FEMME Tableau 17.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union . 276 Tableau 17.2.1 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les femmes et importance de l'argent gagné par les femmes par rapport à celui gagné par le conjoint . 277 Tableau 17.2.2 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les hommes . 278 Tableau 17.3 Contrôle par les femmes de l'utilisation de leurs propres gains et contrôle de l'utilisation des gains du conjoint . 279 Table 17.4 Possession de biens par la femme . 280 Tableau 17.5 Participation dans la prise de décision . 281 Tableau 17.6 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 282 Tableau 17.7.1 Opinion des femmes concernant le fait qu'un mari batte sa femme . 283 Tableau 17.7.2 Opinion des hommes concernant le fait qu'un mari batte sa femme: Hommes . 284 Tableau 17.8 Indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 285 Liste des tableaux et des graphiques • xv CHAPITRE 18 VIOLENCE DOMESTIQUE Tableau 18.1 Violence physique contre les femmes. 289 Tableau 18.2 Auteurs des violences physiques contre les femmes . 290 Tableau 18.3 Violence sexuelle . 291 Tableau 18.4 Auteurs des actes de violence sexuelle contre les femmes . 292 Tableau 18.5 Âge au moment de la première expérience de violence sexuelle . 293 Tableau 18.6 Expérience de diverses formes de violence . 293 Tableau 18.7 Violence pendant la grossesse . 294 Tableau 18.8 Contrôle exercé par le mari/partenaire . 295 Tableau 18.9 Formes de violence conjugale . 297 Tableau 18.10 Violence conjugale selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 299 Tableau 18.11 Violence conjugale selon les caractéristiques sociodémographiques du mari/partenaire et les indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 300 Tableau 18.12 Fréquence de la violence conjugale . 302 Tableau 18.13 Premier épisode de violence conjugale . 303 Tableau 18.14 Blessures dues à la violence conjugale . 304 Tableau 18.15 Recherche d'aide . 305 Tableau 18.16 Sources/personnes auprès desquelles l'aide a été recherchée . 306 Tableau 18.17 Violence des femmes contre leur conjoint . 307 Graphique 18.1 Pourcentage de femmes en union ou en rupture d'union qui ont subi des actes de violence physique ou sexuelle, commis par leur mari/partenaire . 298 CHAPITRE 19 SITUATION DES ENFANTS Tableau 19.1 Enregistrement des naissances d'enfants de moins de 5 ans . 310 Tableau 19.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 311 Tableau 19.3 Fréquentation scolaire par état de survie des parents . 312 Tableau 19.4 Travail des enfants . 314 Tableau 19.5 Travail des enfants et fréquentation scolaire . 315 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Nombre de SD et taille moyenne des SD par domaine et par type de résidence . 320 Tableau A.2 Répartition de ménages par domaine et par le milieu de résidence . 320 Tableau A.3 Répartition de l’échantillon des SD et de l’échantillon de ménages par domaine et par milieu de résidence . 321 Tableau A.4 Nombre attendu de femmes et d'hommes enquêtés avec succès par domaine et par type de résidence . 322 Tableau A.5 Nombre de femmes et d'hommes éligibles pour le test du VIH et nombre testés par domaine et par sexe . 322 Tableau A.6 Résultats de l'enquête . 325 Tableau A.7 Résultats de l'enquête: Hommes . 326 Tableau A.8 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Femmes . 327 Tableau A.9 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Hommes . 328 Tableau A.10 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel: Femmes . 329 Tableau A.11 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel: Hommes . 330 xvi • Liste des tableaux et des graphiques ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Liste des variables sélectionnées pour le calcul des erreurs de sondage . 333 Tableau B.2 Echantillon total . 334 Tableau B.3 Echantillon Libreville et Port-Gentil . 335 Tableau B.4 Echantillon autres villes . 336 Tableau B.5 Echantillon ensemble urbain . 337 Tableau B.6 Echantillon rural . 338 Tableau B.7 Echantillon Libreville et Port-Gentil . 339 Tableau B.8 Echantillon Estuaire (sans Libreville) . 340 Tableau B.9 Echantillon Haut-Ogooué . 341 Tableau B.10 Echantillon Moyen-Ogooué . 342 Tableau B.11 Echantillon Ngounié . 343 Tableau B.12 Echantillon Nyanga . 344 Tableau B.13 Echantillon Ogooué maritime (sans Port-Gentil) . 345 Tableau B.14 Echantillon Ogooué-Ivindo. 346 Tableau B.15 Echantillon Ogooué-Lolo . 347 Tableau B.16 Echantillon Woleu-N’tem . 348 Tableau B.17 Erreurs de sondage pour les taux de mortalité adulte et les taux de mortalité maternelle . 349 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 351 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 352 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés . 352 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement. 353 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 354 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours. 354 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois . 355 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants . 356 Tableau C.8 Complétude de l'information sur les frères et sœurs . 358 Tableau C.9 Taille de la fratrie et rapport de masculinité des frères et sœurs . 358 Tableau C.10 Complétude de l’information sur les sœurs décédées . 358 Remerciements • xvii REMERCIEMENTS a deuxième Enquête Démographique et de Santé du Gabon (EDSG-II) a été réalisée par la Direction Générale de la Statistique (DGS) en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé et plus particulièment avec la Direction Générale de la Prévention du SIDA (DGPS), le Programme de lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles et le VIH/SIDA (PLIST/VIH/SIDA), le Laboratoire National du Ministère de la Santé, le Laboratoire de Référence de la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé et la Direction de la Santé Maternelle et Infantile (DSMI) et a bénéficié de l’appui technique du programme international DHS d’ICF Macro. L’EDSG-II est une opération de couverture nationale qui vise à fournir des données fiables et détaillées sur les facteurs démographiques, socio-économiques et sanitaires du pays et en particulier, sur le VIH par rapport à la population générale. Cette opération est le résultat de l’engagement du gouvernement gabonais, de la collaboration d’institutions diverses et de l’implication dévouée de l’encadrement technique. Elle a mobilisé d’importantes ressources humaines, matérielles et financières. Je voudrais exprimer ma gratitude à toutes les institutions et à toutes les personnes impliquées dans la réalisation de cet important projet qui permettra à l’ensemble des utilisateurs de disposer d’une base de données fiables et actualisées permettant de servir à l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et programmes de développement de notre pays. Je voudrais remercier particulièrement : • Le Président de la République Gabonaise et son épouse qui se sont personnellement impliqués pour la réalisation de ce projet ; • Le Gouvernement gabonais et particulièrement les Ministres Magloire Ngambia et Luc Oyoubi qui ont efficacement œuvré à la réussite du projet ; • L’encadrement technique de l’EDSG-II : le Directeur Technique, les chefs de divisions et leurs adjoints, le personnel d’appuis technique et administratif, les superviseurs, les chefs d’équipe, les contrôleuses, les cartographes, les enquêteurs et enquêtrices, les personnels d’exploitation, les laborantins et les chauffeurs pour l’esprit de responsabilité et de sacrifice dont ils ont fait montre malgré les difficultés financières souvent récurrentes tout au long de l’exécution de ce projet ; • Les Experts et Consultants de ICF Macro notamment Messieurs Bernard Barrère, responsable technique pour le Gabon, Paul Roger Libité pour la formation et l’appui à la collecte des données ; Ruilin Ren pour les volets Sondage et Echantillonnage, Harouna Koche pour les aspects liés à l’exploitation des données et Dr. Michel Toukam pour le volet prélèvement de l’enquête ; • Les institutions nationales, le Comité National d’Ethique, les institutions des Ministères de la Santé, de l’Enseignement Supérieur et les ONG ; la DGPS, le PLIST/VIH/SIDA, la DSMI, le laboratoire national du Ministère de la Santé, le Laboratoire de Référence de la FMSS, le PEV, les SMI, le LUTO, le MGBEF, « Agir pour le genre » qui ont apporté un appui technique important dans la formation du personnel de terrain de l’enquête ; • La Direction Générale du Budget dont la réactivité a permis une meilleure exécution du projet ; L xviii • Remerciements • Les autorités administratives, politiques, militaires et religieuses pour les facilités apportées aux équipes pendant les phases de cartographie, du pré-test et du dénombrement principal ; • Toutes les populations des localités visitées pour l’accueil, la disponibilité et surtout d’avoir brisé les tabous en acceptant de se soumettre aux prélèvements de sang après plusieurs minutes de réponse aux questions très intimes de l’enquête ; • Nos partenaires financiers : le FNUAP, l’UNICEF, Le Fonds Mondial, l’ONUSIDA et la BAD pour leur précieuse contribution à la réussite de ce projet. Nos chaleureuses félicitations à tous les analystes du présent rapport principal :Jean Pierre Zima Méfé, Jean-Noël Biyogo Obame, Daniel Edjo Mvé, Serges R. Maganga, Dieu-donné Paul Moudjigui, Hélène Bengobsame, Arnaud Engozogho, Flavien Bé Aba’a, Nina Emeline Mboumba, Roland Bakita, Wilfried Mendame Mvé, Patricia Ghislaine Etome, Thomas Daquin Bivéghé, Dr Diarra Aïchata Sako, Pélagie Koubi, Rosine Angue Ella, Nicole Ntsame Ondo, Jeannine Laure Bakenda, Noël Moussavou, Florence Bikoma, Dr Armel Mintsa Ndong, Olga Zang Toung et Jean Martin Ndong Missang. . Le directeur général de la DGS Francis Thiérry TIWINOT Préface • xix PRÉFACE e Gabon a organisé en 2012 sa deuxième Enquête Démographique et de Santé (EDSG-II). Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’élaboration et du pilotage de sa politique économique et sociale visant à le hisser au rang des pays émergents à l’horizon 2025. Il constitue l’un des axes majeurs de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement de la Statistique (SNDS) qui vise à fournir des indicateurs actuels et fiables pour le suivi et l’évaluation au double plan national et international des objectifs définis dans le cadre du Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE) ainsi que ceux du Millénaire pour le Développement (OMD). En 2000, le Gabon a réalisé sa première Enquête Démographique et de Santé qui a permis d’obtenir de nombreux indicateurs dans le domaine du développement et plus particulièrement ceux de la population et de la santé. Depuis cette enquête, aucune opération de collecte des données de grande envergure n’a été réalisée pour actualiser ces informations. C’est dire que l’organisation de l’EDSG-II a été incontournable pour notre pays pour évaluer les politiques et programmes mis en place et développer de nouvelles actions. Outre, l’actualisation des indicateurs démographiques et sanitaires, l’EDSG-II a permis d’obtenir, pour la première fois, des données de séroprévalence dans la population générale concernant le VIH/SIDA. Il en est de même des informations relatives à la prévalence de l’anémie, au travail des enfants et à la violence domestique. Cette enquête a été réalisée par la Direction Générale de la Statistique (DGS) avec l’assistance technique de ICF Macro. Des structures des ministères de la Santé et de l’Enseignement Supérieur : la Direction Générale de la Prévention du SIDA (DGPS), le Programme de Lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles et le SIDA (PLIST/SIDA), la Direction de la Santé Maternelle et Infantile (DSMI), l’Institut d’Epidémiologie, les laboratoires National, de la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé et du Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) ont également participé à l’éxécution de ce projet. La Direction Générale de la Statistique a publié, en août 2012, un rapport préliminaire qui a permis une première utilisation des données de cette enquête. Le présent rapport principal met à la disposition de tous les utilisateurs, les informations dont ils ont certainement besoin pour leurs interventions. J’encourage vivement les planificateurs et chercheurs à valoriser cette importante base de données par des études plus approfondies pouvant aider à l’élaboration des stratégies efficaces pour le bien-être de nos populations. Aussi, je tiens à saluer la collaboration fructueuse entre experts nationaux et ceux de ICF Macro pour la réussite de ce travail. Au nom du Gouvernement gabonais, je saisis cette occasion pour adresser nos sincères remerciements au Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), au Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), au Fonds Mondial, à l’ONUSIDA et à la Banque Africaine pour le Développement (BAD) pour leur contribution décisive au bon aboutissement de cette enquête. L Sigles et Abréviations • xxi SIGLES ET ABRÉVIATIONS ACT Artemisinin-based Combination Therapy (Combinaisons à base d'Artémisinine) BAD Banque Africaine de Développement BCG Bacille de Calmette et Guérin CDC Centers for Disease Control and Prevention CSPro Census and Survey Processing System DGS Direction Générale de la Statistique DHS Demographic and Health Survey DIU Dispositif Intra Utérin DTCoq Vaccin contre la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche EDS Enquête Démographique et de Santé EDSG-II Deuxième Enquête Démographique et de Santé du Gabon ENEC Enquête Nationale sur l’Emploi et le Chômage ET Écart Type FCFA Franc de la Communauté Financière d’Afrique FDR Feuille De Route GFATM Fonds Mondial pour la lutte contre la tuberculose, le VIH/Sida et le paludisme IDH Indice du Développement Humain IEC Information, Éducation et Communication IMC Indice de Masse Corporelle INFASS Institut National de Formation et d’Action Sanitaire et Social IRA Infection Respiratoire Aiguë ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désiré IST Infections Sexuellement Transmissibles MII Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides MIILDA Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide à Longue Durée d’Action NN Néonatal OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONE Office National de l’Emploi ONG Organisation Non Gouvernementale ONU Organisation des Nations Unies ONUSIDA Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA PEV Programme Élargi de Vaccination PF Planification Familiale PIB Produit Intérieur Brut PID Pulvérisation Intra Domiciliaire PLIS/VIH/SIDA Programme de Lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles et le VIH/SIDA PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PNLS Programme National de Lutte contre le SIDA PND Plan National de Développement PNDS Programme National de Développement Sanitaire PNN Post néonatal PNP Politique Nationale de Population PNS Politique Nationale de Santé PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PPTE Pays Pauvres Très Endettés PSGE Plan Stratégique Gabon Émergent PTME Prévention de la Transmission Mère-Enfant RDV Risque sur la Durée de Vie REPS Racine carrée de l'effet du plan de sondage xxii • Sigles et Abréviations RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SD Secteurs de Dénombrement SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SNEEG Stratégie nationale d’égalité, d’équité et de genre SP Sulfadoxine Pyriméthamine SRO Sels de Réhydratation par voie Orale TBFS Taux Brut de Fréquentation Scolaire TBN Taux Brut de Natalité TBS Taux Brut de Scolarisation TGFG Taux Global de Fécondité générale TMM Taux de Mortalité maternelle TNS Taux Net de Scolarisation TPI Traitement Préventif Intermittent TRO Thérapie de Réhydratation par voie Orale UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fond des Nations Unies pour l’Enfance VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine Indicateurs des objectifs du millénaire pour le développement • xxiii INDICATEURS DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT – GABON 2012 Indicateur Sexe Ensemble Masculin Féminin 1. Éliminer l’extrême pauvreté et la faim 1.8 Prévalence de l’insuffisance pondérale parmi les enfants de moins de 5 ans 7,6 % 4,4 % 6,0 % 2. Assurer l’éducation primaire pour tous 2.1 Taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire1 95,5 % 97,2 % 96,4 % 2.3 Taux d’alphabétisation dans la population des 15-24 ans2 84,4 %a 92,4 % 88,4 %b 3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes 3.1a Ratio filles/garçons dans l’enseignement primaire 3 na na 1,0 3.1b Ratio filles/garçons dans l’enseignement secondaire 3 na na 1,1 4. Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans 4.1 Taux de mortalité infanto-juvénile4 71 ‰ 56 ‰ 65 ‰ 4.2 Taux de mortalité infantile4 46 ‰ 40 ‰ 43 ‰ 4.3 Pourcentage d’enfants d’un an vaccinés contre la rougeole 76,2 % 72,3 % 74,3 % 5. Améliorer la santé maternelle 5.1 Rapport de mortalité maternelle5 na 316 na 5.2 Pourcentage de naissances dont l’accouchement a été assisté par un prestataire de santé formé6 na na 90,0 % 5.3 Taux de prévalence contraceptive7 na 31,1 % na 5.4 Taux de fécondité des adolescentes8 na 114 ‰ na 5.5 Couverture en soins prénatals par du personnel formé 5.5a Au moins une visite prénatale na 94,7 % na 5.5b Quatre visites prénatales ou plus na 77,6 % na 5.6 Besoins non satisfaits en matière de planification familiale (femmes en union) na 26,5 % na 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies 6.1 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans 0,4 % 2,4 % 1,5 % 6.2 Utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels à risques9 : jeunes de 15-24 ans 78,1 % a 60,2 % 69,2 %b 6.3 Proportion de la population de 15-24 ans ayant une connaissance « approfondie » du VIH/sida10 36,1 % a 29,8 % 32,9 %b 6.7 Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans dormant sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) 36,9 % 40,8 % 38,8 % 6.8 Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans dont la fièvre a été traitée de manière appropriée avec des antipaludéens11 30,0 % 20,9 % 25,9 % Urbain Rural Ensemble 7. Assurer un environnement durable 7.8 Proportion de la population utilisant une source d’eau améliorée12 96,4 % 49,8 % 89,0 % 7.9 Proportion de la population utilisant des installations sanitaires améliorées13 42,5 % 12,9 % 37,8 % na = Non applicable. 1 Le taux est basé sur la fréquentation déclarée, non l’inscription, au niveau primaire parmi les enfants d'âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans). Le taux comprend aussi les enfants d'âge officiel de fréquentation du niveau primaire qui fréquentent le niveau secondaire. Il s’agit d’une mesure indirecte de l’indicateur 2.1 des OMD : Taux net total de scolarisation dans le primaire. 2 Correspond aux enquêtés qui ont fréquenté l’école secondaire ou le supérieur, ou qui peuvent lire une phrase ou une partie de phrase. 3 Basé sur la fréquentation nette déclaré, non l’inscription, parmi les 6-11 ans pour le primaire, 12-18 ans pour le secondaire. 4 Exprimé en termes de décès pour 1 000 naissances vivantes. La mortalité par sexe fait référence à la période de 10 ans précédant l’enquête. La mortalité pour les deux sexes ensemble fait référence à la période de 5 ans précédant l’enquête. 5 Exprimé en termes de décès maternels pour 100 000 naissances au cours des 7 ans ayant précédé l’enquête. 6 Parmi les naissances des 5 années ayant eu lieu au cours des 5 années ayant précédé l’enquête. 7 Pourcentage de femmes actuellement en union qui utilisent une méthode contraceptive quelconque. 8 Équivaut au taux de fécondité par âge pour les femmes de 15-19 ans pour la période de 3 ans précédant l’enquête, exprimé en termes de naissances pour 1 000 femmes de 15-19 ans. 9 Des rapports sexuels à hauts risques sont des rapports sexuels avec un partenaire extra conjugal et non cohabitant. Exprimé en pourcentage de femmes et d’hommes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois. 10 Sont considérées comme ayant une connaissance "approfondie", les personnes qui savent que l'utilisation régulière du condom au cours de chaque rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, celles qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et celles qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du sida. 11 Pourcentage d’enfants de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview et qui ont reçu n’importe quel médicament antipaludéen. 12 Pourcentage de la population de droit dont la source principale d’eau de boisson est un robinet dans le logement/cours/concession, un robinet public/borne fontaine, un puits à pompe/forage, un puits creusé protégé, la collecte d’eau de pluie, ou l’eau en bouteille. 13 Pourcentage de la population de droit dont le ménage a une chasse d’eau, fosse d’aisances améliorée auto-aérée, ou une fausse d’aisances avec dalle et qui ne partage pas cette installation avec d’autres ménages. a Limité aux hommes dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête auprès des hommes. b Le total est calculé comme une simple moyenne arithmétique des pourcentages des colonnes des hommes et des femmes. xxiv • Carte du Gabon Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE 1 Jean-Pierre ZIMA MEFE e chapitre introductif est consacré aux caractéristiques du Gabon et à la méthodologie de la deuxième Enquête Démographique et de Santé (EDSG-II) réalisée en 2012. Il présente le contexte environnemental de l’enquête et les procédures techniques mises en œuvre pour sa réalisation. 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS Les caractéristiques du Gabon sont présentées en cinq points suivants : • situation politico-administrative ; • situation géographique ; • situation démographique ; • situation socioéconomique ; • politiques et stratégies de développement. 1.1.1 Situation politico-administrative Sur le plan politique, ancienne colonie française, le Gabon est indépendant depuis le 17 août 1960. C’est un État caractérisé par un régime politique présidentiel et dirigé par trois pouvoirs : • Le pouvoir exécutif est dirigé par le Président de la République élu au suffrage universel direct à la majorité simple (scrutin à un tour depuis l’élection présidentielle de 2005) pour un mandat de sept ans renouvelable. • Le pouvoir législatif est représenté par un Parlement composé de deux chambres : l'Assemblée Nationale et le Sénat. Les chambres du Parlement se renouvellent intégralement au terme de leur mandat. Le Parlement vote la loi, consent l'impôt et contrôle l'action du Gouvernement dans les conditions prévues par la Constitution. Les membres de l'Assemblée Nationale portent le titre de Député. Ils sont élus à la majorité simple pour une durée de cinq ans au suffrage universel direct à un tour. L’Assemblée Nationale compte 120 députés. Les membres du Sénat portent le titre de Sénateur. Ils sont élus pour une durée de six ans au suffrage universel indirect. Ils doivent être âgés de 40 ans au moins. Le Sénat assure la représentation des collectivités locales. Il compte 91 membres. • Le pouvoir judiciaire est le pouvoir rendu par les tribunaux. Il comprend la Cour Constitutionnelle, la Cour Judiciaire, la Cour Administrative, le Conseil d’État, les autres juridictions. C 2 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête Sur le plan administratif, le Gabon est découpé en différentes entités administratives et territoriales. L’organisation administrative, dans son ensemble, a légèrement varié depuis 2005. Le territoire national est ainsi divisé en neuf provinces, 49 départements, 52 communes ou villes, 27 districts ou sous-préfectures, 165 cantons, 3304 villages et regroupements de villages. Le village étant la plus petite entité administrative dans un canton au même titre que le quartier dans la commune. 1.1.2 Situation géographique Logé dans le Golfe de Guinée et à cheval sur l’Équateur, le Gabon est situé, d’une part entre 2°15" nord et 4° sud de latitude et, d’autre part, entre 8°30" et 14°30" est de longitude. D’une superficie de 267 667 km², il est limité, au nord, par le Cameroun, au nord-ouest, par la Guinée Équatoriale, à l’est et au sud par le Congo et, à l’ouest, par l’Océan Atlantique qui baigne ses côtes sur plus de 800 km de long. La longueur des frontières est de 2 551 km, dont 350 km avec la Guinée Équatoriale, 298 km avec le Cameroun et 1 903 km avec le Congo. • Sur le plan climatique, le Gabon a un climat équatorial chaud et humide, caractérisé par une température toujours élevée variant entre 21-28°Celsius (moyenne annuelle de 26° Celsius), une forte humidité et des précipitations abondantes et fréquentes. La pluviométrie varie de 1500 à 3000 mm d’eau par an. La combinaison d'éléments climatiques divise les temps au Gabon en deux saisons sèches et deux saisons des pluies. Le cycle climatique alterne ainsi les quatre saisons suivantes : une petite saison sèche et une grande saison sèche, une petite saison des pluies et une grande saison des pluies. • Sur le plan de l’hydrologie, le pays est drainé par de nombreux cours d’eau navigables sur 3 000 km environ appartenant à deux grands bassins : le bassin de l’Ogooué (drainant 75 % du territoire national) et le bassin côtier. • Sur le plan de la flore, le Gabon est le pays de la grande forêt équatoriale (dont 80 % de la superficie est couverte par la forêt équatoriale avec plus de 400 essences) où, à certains endroits, forêt et savane s’interpénètrent. 1.1.3 Situation démographique En 2010, la population était estimée à environ 1,5 millions d’habitants. L’analyse des différentes sources de données démographiques révèle qu’au cours des 30 dernières années, la population était très inégalement répartie entre ses entités territoriales et selon le milieu de résidence. Les provinces du sud et du nord se sont progressivement dépeuplées au profit de celles de l’Ogooué Maritime, du Haut-Ogooué et surtout celles du Moyen-Ogooué et de l’Estuaire. La moitié de la population (50 %) vit dans la seule province de l’Estuaire qui comprend Libreville, la capitale avec plus de 40 % de la population gabonaise. Par ailleurs, huit habitants sur dix vivent en milieu urbain. À l’EDSG-2000, l’Indice Synthétique de Fécondité était de 4,3 enfants par femme. Le rapport de mortalité maternelle et le taux de mortalité infanto-juvénile étaient estimés à, respectivement, 519 décès pour 100 000 naissances vivantes et 91 décès pour 1000 naissances vivantes. 1.1.4 Situation socio-économique Le Gabon est un pays aux ressources naturelles abondantes. Il exporte du manganèse, du pétrole, du gaz, du bois et bien d’autres produits du sol et du sous-sol depuis plusieurs décennies. Avec une bonne performance macro-économique et un PIB par habitant estimé à 12 249 dollars US en 2011, le Gabon est classé par les institutions internationales parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et occupe le 3è rang dans le classement africain. Malgré ces atouts, l’incidence de la pauvreté est de 33 % au Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 3 niveau national (EGEP, 2005). L’Indice de Développement Humain (IDH) situait le pays à la 106ème place sur 187 pays (Rapport sur le développement humain 2011). L’économie gabonaise constitue donc un cas atypique d’économie de rente pétrolière peu diversifiée. Le poids du pétrole dans le PIB atteint 48 % et représente 83 % des recettes d’exportation. En ce qui concerne l’emploi, l’Enquête Nationale sur l’Emploi et le Chômage (ENEC) de 2010 a révélé un taux d’activité de 48 % et un taux de chômage de 20 %. Le chômage touche quasiment deux fois plus les femmes que les hommes (20 % contre 11 %). Le taux de chômage des jeunes de moins de 30 ans est de 31 %. Ces jeunes chômeurs ont souvent un faible niveau d’instruction et/ou sont sans qualification professionnelle. De plus, sur les 50 000 demandeurs d’emploi enregistrés par l’Office National de l’Emploi (ONE) en 2010, 18 % n’avaient aucun diplôme, près de 35 % étaient issus de l’enseignement professionnel, 48 % venaient de l’enseignement général et près de 25 % n’avaient pas dépassé le niveau de l’école primaire. Pour tenter de redresser ces résultats sur le plan social, le Gabon vient de mettre en place, depuis 2009, un nouveau plan de développement : le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE). 1.1.5 Politiques et stratégies de développement Les politiques et les stratégies de développement s’appuient sur le PSGE de 2009. C’est une vision à long terme qui a pour ambition de faire du Gabon un pays émergent à l’horizon 2025. Ce plan repose sur trois piliers essentiels : le Gabon Vert, le Gabon Industriel et le Gabon des Services. Dans ce cadre, les actions prioritaires qui sous-tendent les programmes de développement du pays au cours du septennat de 2009-2016 se recoupent en plusieurs axes stratégiques à savoir : • Impulser une croissance forte, durable et diversifiée ; • Doter le pays d’infrastructures de qualité ; • Améliorer la gouvernance économique ; • Consolider la gouvernance démocratique ; • Promouvoir le développement décentralisé ; • Promouvoir le développement humain et social. Politique Nationale de Développement Sanitaire (PNDS) La Constitution de la République Gabonaise consacre en son article premier, dans le huitième point, le droit à la santé et à la protection sociale des Gabonais garanti par l’État. La loi 12/95 du 14 janvier 1995 portant orientation de la politique de santé en République Gabonaise confirme le droit à la santé et à la protection sociale des Gabonais, notamment pour ce qui est de la protection des plus démunis. Les principes qui sous-tendent les orientations stratégiques mettent l’Homme au centre des préoccupations et reposent sur la redynamisation des Soins de Santé Primaires. Ces stratégies visent avant tout le renforcement du système de santé à travers les cinq axes stratégiques ci-après : • Renforcer la gouvernance du système de santé et le leadership du ministère de la Santé, y compris la collaboration inter sectorielle ; • Assurer les prestations de services de santé de qualité et accessibles aux populations; • Développer les ressources humaines ; • Développer des mécanismes de financement de la santé et de protection sociale fiables et durables. 4 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • Mettre en place un système national d’information sanitaire y compris de surveillance en santé publique opérationnel et performant et développer la recherche en santé, notamment la recherche opérationnelle. Politique Nationale de l’Éducation Elle est régie par la Loi d’Orientation N° 021/2011 portant Orientation Générale de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche. Cette loi est une amorce de la mise en œuvre conceptuelle des conclusions des États Généraux de l’Éducation et du forum adéquation formation-emploi, qui ont repensé l’école gabonaise ; la priorité du Gouvernement en matière d’éducation étant ici de renforcer les ressources humaines, pédagogiques et institutionnelles. Politique Nationale du Logement Conformément à la nouvelle vision politique des hautes autorités en matière d’accès à la propriété privée, l’ordonnance n°0005/PR du 13 février 2012 fixant le nouveau régime de la propriété foncière au Gabon vient d’être adoptée. Ce texte répond à un souci d’actualisation et de création d’un cadre juridique nécessaire à la mise en œuvre de la politique du logement. Politique Nationale de l’Agriculture Elle est présentée par la loi n° 023/2008 portant élaboration de la politique de développement agricole durable ainsi que le plan stratégique de développement du secteur agricole au Gabon élaboré depuis 2009 et en cours de mise en œuvre. Politique Nationale de la Jeunesse Depuis quelques années, le Gabon dispose d’une politique en matière de jeunesse. Toutefois, même si le forum de 2011 sur la jeunesse a été une occasion pour affiner ladite politique, certains textes d’application ne sont pas encore promulgués, ce qui explique l’opération de plaidoyer de différentes organisations de jeunesse auprès du Gouvernement et du Président de la République. Stratégie Nationale d’Égalité, d’Équité et de Genre (SNEEG) La SNEEG est articulée autour de six axes fondamentaux constituants des enjeux pour l’équité et l’égalité entre les hommes et les femmes dans une perspective de développement. Ces axes sont : • L’adhésion de tous les acteurs à la vision et aux objectifs d’égalité et d’équité de genre ; • L’autonomisation par l’amélioration de la productivité dans les principaux secteurs dans lesquels se trouvent les femmes, pour un accroissement de leurs revenus ; • L’amélioration de l’accès aux services d’appui à la production ; • L’amélioration de l’accès aux services sociaux ; • La promotion de la participation équitable à la gestion du pouvoir, du respect des droits et la suppression des violences ; • La redéfinition du nouveau rôle du ministère chargé de l’intégration du genre au regard des enjeux de la stratégie. Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 5 Politique Nationale de la Population Suite au Séminaire d’Oyem sur la population et le développement de 1989, une politique nationale de la population a été élaborée. Elle avait, entre autres, pour objectifs d’augmenter la population et de promouvoir le planning familial. 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel La deuxième Enquête Démographique et de Santé au Gabon (EDSG-II) a été réalisée par la Direction Générale de la Statistique (DGS), du Ministère de l’Économie, de l’Emploi et du Développement Durable, en collaboration avec le Ministère de la Santé. L’EDSG-II 2012, initiée par le Gouvernement Gabonais, a bénéficié de l’assistance technique du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys- DHS) d’ICF International, dont l’objectif est de collecter, analyser et diffuser des données démographiques et de santé portant, en particulier, sur la fécondité, la planification familiale, la santé et la nutrition de la mère et de l’enfant, et le VIH/SIDA. L’EDSG-II a été financée par le Gouvernement du Gabon, avec l’appui financier du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), du Fonds Mondial pour la lutte contre la tuberculose, le VIH/SIDA et le paludisme (GFATM), de l’ONUSIDA et de la Banque Africaine de Développement (BAD). Deux organes ont dirigé l’ensemble des activités de l’EDSG-II : • 1a Direction Nationale qui était l’organe de coordination et d’orientation générale de l’enquête ; • la Direction Technique qui était l’organe technique et qui était placée sous la responsabilité d’un directeur. Elle se compose des divisions « Cartographie », « Collecte » et « Traitement et Analyse ». 1.2.2 Objectifs de l’EDSG-II L’EDSG-II a été conçue pour fournir des données de suivi et d’évaluation dans les domaines de la population et de la santé. Les données collectées sur le terrain de janvier à mai 2012 fournissent des estimations actualisées des indicateurs démographiques et sanitaires de base. L’EDSG-II avait pour objectifs de : • recueillir des données permettant de calculer des taux démographiques essentiels, plus particulièrement les taux de fécondité et de mortalité infantile et infanto-juvénile ; • recueillir des données permettant d’analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent le niveau et la tendance de la fécondité et de la mortalité infanto-juvénile ; • mesurer les niveaux de connaissance et de pratique contraceptive des femmes ; • recueillir des données sur la santé maternelle, en particulier les soins prénatals et postnatals et les conditions d’accouchement ; • recueillir des données sur la santé de l’enfant : vaccination, prévalence et traitement de la diarrhée, de la fièvre et des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) chez les enfants de moins de cinq ans ; 6 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • recueillir des données sur les pratiques nutritionnelles des enfants, y compris l’allaitement ; • évaluer l’état nutritionnel des femmes et des enfants en mesurant leur poids et taille ; • estimer la prévalence de l’anémie chez les femmes, les hommes et les enfants par le biais d’un test d’hémoglobine ; • déterminer la teneur en iode du sel utilisé pour la cuisine ; • recueillir des données sur la prévention et le traitement du paludisme ; • recueillir des données sur la connaissance et les attitudes des femmes et des hommes au sujet des IST et du SIDA et évaluer les modifications récentes de comportement du point de vue des comportements sexuels et de l’utilisation du condom ; • recueillir des données permettant d’estimer, à l’échelle nationale, le niveau de la mortalité adulte et de la mortalité maternelle ; • recueillir des données sur la violence domestique ; • recueillir des données sur le travail des enfants ; • estimer la prévalence du VIH dans la population adulte en effectuant des prélèvements de sang pour le dépistage volontaire et anonyme du VIH auprès des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans. 1.2.3 Échantillonnage de l’enquête L’EDSG-II 2012 vise la population des individus qui résident dans les ménages ordinaires de l’ensemble du pays. Un échantillon national d’environ 10 000 ménages a été sélectionné. L’échantillon est stratifié de façon à fournir une représentation adéquate des milieux urbain et rural ainsi que des dix domaines d’étude correspondant aux neuf provinces (dont l’Estuaire sans Libreville et l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil) et aux villes regroupées de Libreville et Port-Gentil, pour lesquelles on dispose d’une estimation pour tous les indicateurs clés. L’échantillon de l’EDSG-II est un échantillon aréolaire stratifié et tiré à deux degrés. Au premier degré, des grappes ou Secteurs de Dénombrement (SD) ont été tirées sur l’ensemble du territoire national à partir de la liste des SD établie pour le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2003 (RGPH 2003). Globalement, 336 grappes, dont 183 en milieu urbain et 153 en milieu rural, ont été sélectionnées en procédant à un tirage systématique avec probabilité proportionnelle à la taille, la taille du SD étant le nombre de ménages. Un dénombrement des ménages dans chacune de ces grappes a fourni une liste des ménages à partir de laquelle a été tiré au second degré un échantillon de ménages avec un tirage systématique à probabilités égales. Toutes les femmes âgées de 15-49 ans vivant habituellement dans les ménages sélectionnés, ou ayant passé la nuit précédant l’enquête, étaient éligibles pour être enquêtées. De plus, dans un sous- échantillon de deux ménages sur trois, 5880 hommes de 15-59 ans ont également été enquêtés. Dans ce sous-échantillon, toutes les femmes et tous les hommes éligibles pour l’enquête individuelle l’étaient aussi pour le test du VIH. Par ailleurs, dans ce même sous-échantillon de ménages, on a réalisé un test d’hémoglobine pour estimer la prévalence de l’anémie auprès des hommes et des femmes et des enfants de 6-59 mois identifiés dans les ménages. De plus, dans ce même sous-échantillon, toutes les femmes ainsi que tous les enfants de moins de cinq ans étaient éligibles pour être mesurés et pesés afin d’évaluer leur état nutritionnel. Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 7 Pour le module sur la violence domestique, une seule femme par ménage devait être sélectionnée (après l’enquête ménage) pour répondre à ces questions. 1.2.4 Questionnaires de l’enquête Trois questionnaires ont été utilisés au cours de l’EDSG-II : le questionnaire ménage, le questionnaire femme et le questionnaire homme. Le contenu de ces documents est basé sur les questionnaires modèles développés par le programme DHS. Des réunions regroupant des techniciens représentant le gouvernement et les partenaires au développement ont été organisées pour définir les objectifs spécifiques de l’enquête. À l’issue de ces réunions, les questionnaires de base ont été adaptés pour tenir compte des besoins des utilisateurs et pour refléter les problèmes pertinents qui se posaient en termes de population, de santé, de planification familiale, de VIH/sida et dans d’autres domaines de santé spécifiques, comme le paludisme. Le questionnaire ménage permet d’enregistrer tous les membres du ménage avec certaines de leurs caractéristiques : lien de parenté avec le chef de ménage, sexe, âge, situation de résidence, niveau d’instruction, etc. Le but premier du questionnaire ménage est de fournir les informations permettant de déterminer les populations de référence pour le calcul des taux démographiques (mortalité, natalité, fécondité), et d’identifier les femmes et les hommes éligibles pour être interviewés individuellement. Le questionnaire ménage contient également des informations relatives aux conditions de vie du ménage, à la possession et à l’utilisation des moustiquaires et au travail des enfants. Enfin, le questionnaire ménage a également été utilisé pour enregistrer les résultats des mesures anthropométriques (poids et taille), des tests d’hémoglobine et des prélèvements sanguins effectués pour le test du VIH. Le questionnaire individuel femme est utilisé pour enregistrer les informations concernant les femmes éligibles, c’est-à-dire les femmes âgées de 15-49 ans. Il comprend les sections suivantes : • Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêtée ; • Historique des naissances (fécondité et mortalité des enfants) et avortement ; • Connaissance et utilisation des méthodes contraceptives ; • Préférences en matière de fécondité ; • Santé maternelle ; • Santé des enfants, allaitement et pratiques nutritionnelles ; • Mariage et activité sexuelle ; • Caractéristiques du conjoint et activité économique de la femme ; • Connaissances et attitudes vis-à-vis du VIH/sida et autres infections sexuellement transmissibles ; • Autres problèmes de santé ; • Mortalité maternelle ; • Violence domestique. Le questionnaire individuel homme est complètement indépendant du questionnaire femme, mais la plupart des questions posées aux hommes âgés de 15-59 ans sont identiques à celles posées aux femmes de 15-49 ans. Le questionnaire comprend les sections suivantes : • Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêté ; • Reproduction ; • Contraception ; • Mariage et activité sexuelle ; • Préférences en matière de fécondité ; 8 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • Activité économique ; • Connaissances et attitudes vis-à-vis du VIH/sida et autres infections sexuellement transmissibles ; et • Autres problèmes de santé. 1.2.5 Test d’hémoglobine et du VIH Dans deux ménages sur trois, les femmes de 15-49 ans et les hommes de 15-59 ans étaient éligibles pour le test du VIH et les femmes et les enfants de 6-59 mois étaient éligibles pour le test d’hémoglobine. Les protocoles pour les tests d’anémie et du VIH ont été approuvés par le Comité National d’Éthique pour la Recherche au Gabon et par le Comité d’Éthique (Institutional Review Board) d’ICF International. Test d’hémoglobine Le test d’hémoglobine est la principale méthode pour diagnostiquer l’anémie. Ce test est effectué en utilisant le système HemoCue. Après obtention du consentement éclairé, l’enquêteur piquait le bout du doigt de l’enquêté(e) avec une lancette rétractable, stérile et non réutilisable. Une goutte de sang était récupérée dans une microcuvette et ensuite introduite dans le photomètre HemoCue qui indiquait le niveau d’hémoglobine. Ce résultat, enregistré dans le questionnaire ménage, était communiqué à la personne testée, ou au parent/adulte responsable dans le cas d’un enfant mineur, en lui expliquant la signification du résultat. Si la personne présentait une anémie sévère (un niveau d’hémoglobine <7 g/dl), l’enquêteur lui fournissait une fiche de référence pour rechercher des soins auprès d’un service de santé. Test du VIH Le test du VIH a été effectué dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête homme. Les prélèvements de sang ont été réalisés auprès de tous les hommes et de toutes les femmes éligibles de ces ménages qui acceptaient volontairement de se soumettre au test. Le protocole pour dépister le VIH est basé sur le protocole anonyme-lié développé par le projet DHS. Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu ne peut être lié à l’échantillon de sang. Étant donné que les tests du VIH sont strictement anonymes, il n’a pas été possible d’informer les enquêtés des résultats de leur test. Par contre, au moment de la collecte, on a remis aux personnes éligibles, qu’elles aient accepté ou non d’être testées pour le VIH, une carte de conseils/dépistage pour obtenir, si elles le souhaitaient, des conseils et un test gratuit auprès des établissements de santé offrant ces services. Après obtention du consentement éclairé, l’enquêteur prélevait des gouttes de sang capillaire sur un papier filtre. Une étiquette contenant un code à barres était alors collée sur le papier filtre. On a ensuite collé une deuxième étiquette avec le même code à barres sur le questionnaire ménage, sur la ligne correspondant à la personne éligible. Les gouttes de sang sur papier filtre étaient séchées pendant 24 heures dans une boîte de séchage contenant un dessicatif pour absorber l’humidité. Le lendemain, chaque échantillon séché était placé dans un petit sac en plastique imperméable et à fermeture hermétique. Les sacs en plastique individuels ont été ainsi conservés jusqu’à leur acheminement à la coordination de l’enquête à la Direction Générale de la Statistique (DGS) à Libreville pour enregistrement, vérification et transfert au Laboratoire National de Santé Publique. Le Laboratoire National enregistrait à son tour les prélèvements avant de les stocker à basse température. Lorsque la saisie des questionnaires a été terminée à la DGS, le fichier des données de l’enquête a été vérifié, apuré, et les coefficients de pondération ont été appliqués. Après avoir vérifié que le fichier de données était dans son format final, les résultats ont été générés et tous les identifiants permettant de retrouver un individu (plus précisément les numéros de ménage et de grappe) ont été brouillés et remplacés Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 9 par des numéros générés aléatoirement. Tous les identifiants originaux ont été détruits du fichier de données. Par ailleurs, les couvertures des questionnaires contenant ces identifiants ont également été détruites. Ce n’est qu’à ce stade que le Laboratoire National a commencé l’analyse des prélèvements de sang. 1.2.6 Formation des personnels de collecte Toutes les procédures de collecte de l’EDSG-II ont été prétestées. Près de cinquante agents ont été recrutés et formés pendant environ quatre semaines sur le remplissage des questionnaires et les procédures de tests. La formation a comporté une phase théorique et une phase pratique en salle. Les activités de terrain du prétest se sont déroulées dans quatre zones de Libreville et deux zones rurales en dehors de l’échantillon. Le taux élevé d’acceptation des prélèvements sanguins au cours du prétest a montré que la réalisation des tests pendant l’enquête proprement dite était possible. Les leçons tirées de ce prétest ont été valorisées dans la finalisation des instruments et de la logistique de l’enquête. Trois types de formation ont eu lieu : • La première formation s’est déroulée du 15 novembre au 13 décembre 2011 et concernait les enquêtrices, les enquêteurs, les contrôleuses et les superviseurs ; • La deuxième formation du 26 au 31 décembre était organisée pour le complément d’effectif des enquêteurs et de certaines enquêtrices qui n’avaient pas bien assimilé la première formation ; • La troisième formation du 4 au 9 janvier 2012 était une remise à niveau de tous les personnels de terrain. Pour l’enquête principale, la DGS a recruté 112 candidats qui ont tous reçu une formation complète sur tous les volets de l’enquête du 15 novembre au 13 décembre 2011. Tous les agents ont bénéficié de la formation sur le remplissage des questionnaires et les prélèvements sanguins. La formation des enquêteurs a comporté également une phase pratique dans les formations sanitaires, puis dans des quartiers hors échantillon de Libreville. À l’issue d’un test pratique, les meilleurs agents ont été retenus pour constituer 15 équipes de six personnes. La formation s’est déroulée dans la salle de l’INFASS (Institut National de Formation et d’Action Sanitaire et Social). Les principaux intervenants étaient les cadres de la Direction technique (10) dont la Direction Générale de la Statistique (6), la Direction Générale de la Prévention du Sida (1), le Programme de Lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles (1); les experts d’ICF International (2) et des spécialistes des questions de santé auprès des organismes partenaires dont l’UNFPA (1) et l’UNICEF (1), les Organisations Non Gouvernementales dont le Mouvement Gabonais pour le Bien-Être Familial (1) et « Agir pour le Genre » (1), les cadres du Laboratoire National de Santé Publique (2) et du Laboratoire de Référence de la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé (1), de l’Institut d’Épidémiologie et de Lutte contre les Endémies (1), du Ministère de la Santé (1) et du Laboratoire Universitaire de Tradition Orale (1). La formation a duré 29 jours dont 12 jours de formation sur les questionnaires ; 5 jours de pratique (3 en biomarqueurs et 2 jours dans les formations sanitaires) ; 5 jours de collecte des données sur le terrain et 1 jour de débriefing après le terrain ; 2 jours pour l’examen et la correction des questionnaires remplis. Chaque équipe était composée d’un chef d’équipe, d’une contrôleuse, de trois enquêtrices et d’un enquêteur. Chacune des 15 équipes a été placée sous la responsabilité d’un superviseur ayant une expérience en matière de collecte de données. Les contrôleuses et les chefs d’équipes ont reçu une 10 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête formation complémentaire axée sur le contrôle technique, l’organisation et la logistique, le contact avec les autorités et les populations. 1.2.7 Collecte des données de l’enquête et couverture de l’échantillon La collecte des données a démarré le 10 janvier 2012 à Libreville et dans la province de l’Estuaire qui ont été totalement couvertes avant le déploiement des équipes dans les autres provinces. Cette approche a permis d’assurer un suivi rapproché des équipes. La collecte s’est achevée le 16 mai 2012. La complexité de l’enquête, due à l’introduction du test de VIH, a amené la Direction Technique de l’EDSG-II a intensifié les missions de contrôle pour garantir la qualité des données collectées au cours de cette enquête. Ainsi, en dehors de la composition des équipes de terrain, une équipe de suivi des activités de collecte constituée de six agents de vérification a été mise en place à la DGS pour réceptionner toutes les grappes complétées et les échantillons de prélèvements sanguins. Ce travail de vérification se faisait à deux niveaux : le respect de la couverture des échantillons de l’enquête (30 ménages par grappes, femmes et hommes éligibles, mesures anthropométriques et test d’anémie chez les enfants ; test du VIH chez les adultes) par le remplissage du tableau de suivi qui intègre des indicateurs de couverture permettant d’accepter le travail de l’équipe ou de le retourner pour insuffisance. Le second niveau de contrôle concernait les prélèvements sanguins où il fallait vérifier la conformité des codes-barres collés sur les feuilles de transmission, les questionnaires et les papiers filtres avant leur décharge au Laboratoire National. Une fois les deux niveaux de contrôle atteints, une copie des feuilles de transmission de sang était faite pour l’atelier de saisie qui procédait à une autre vérification des échantillons de sang. Concernant la couverture des échantillons, lors du démarrage de la collecte dans l’Estuaire, on a décelé des insuffisances pendant les missions de supervision ; des réunions de mise au point ont donc été régulièrement organisées pour améliorer le travail des équipes. Quelques directives techniques leur ont été données pour le calcul et le suivi du taux de couverture des échantillons de grappes, de femmes et d’hommes éligibles pour l’interview et les prélèvements de sang. Pour améliorer la couverture qui paraissait faible au démarrage de la collecte, des retours ont donc été organisés dans les ménages. Ces retours ont amélioré les rendements de l’ensemble des équipes de collecte. Toutefois, la collecte a été quelque peu perturbée par la Coupe d’Afrique des Nations de janvier à février 2012 à cause de l’absence de certains ménages sélectionnés et de leurs membres lors du passage des enquêteurs. Par ailleurs, le réaménagement des voies à Libreville qui a entraîné le déguerpissement des populations et la dispersion des ménages au cours d’un incendie à Owendo ont affecté l’échantillon. Par ailleurs, la fermeture de chantiers forestiers dans les provinces de l’Ogooué-Ivindo et de l’Ogooué-Lolo ont réduit la taille de certaines grappes et ont conduit à réviser l’échantillon tiré par des remplacements de grappes dans ces zones. Enfin, suite à des erreurs constatées sur certains carnets de dénombrement, les travaux d’énumération des ménages ont été repris dans certaines grappes dans la province de l’Estuaire. Malgré ces problèmes, au cours de l’EDSG-II, la totalité des 336 grappes sélectionnées ont pu être effectivement Tableau 1.1 Résultats des interviews ménages et individuelles Effectif de ménages, nombre d'interviews et taux de réponse par milieu de résidence (non pondéré), Gabon 2012 Résultat Résidence EnsembleUrbain Rural Interviews Ménages Ménages sélectionnés 5 490 4 559 10 049 Ménages occupés 5 383 4 439 9 822 Ménages interviewés 5 349 4 406 9 755 Taux de réponse des ménages1 99,4 99,3 99,3 Interviews des femmes de 15-49 ans Effectif de femmes éligibles 5 833 2 744 8 577 Effectif de femmes éligibles interviewées 5 736 2 686 8 422 Taux de réponse des femmes éligibles2 98,3 97,9 98,2 Interviews des hommes de 15-59 Effectif d'hommes éligibles 3 764 2 116 5 880 Effectif d'hommes éligibles interviewés 3 609 2 045 5 654 Taux de réponse des hommes éligibles2 95,9 96,6 96,2 1 Ménages enquêtés/ménages identifiés. 2 Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles. Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 11 enquêtées. Au total, 10 049 ménages ont été sélectionnés (Tableau 1.1) et, parmi eux, 9 822 ménages occupés ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi ces 9 822 ménages, 9 755 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 99 %. Les taux de réponses sont pratiquement identiques en milieu rural et en milieu urbain (99 % dans les deux cas). Dans les 9 755 ménages enquêtés, 8 577 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour l’enquête individuelle et pour 8 422 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès, soit un taux de réponse de 98 %. L’enquête homme a été réalisée dans deux ménages sur trois : 5 880 hommes étaient éligibles, soit nettement moins que prévu par le plan de sondage, et 5 654 ont été interviewés, soit un taux de réponses de 96 %. Les taux de réponse enregistrés chez les femmes en milieu urbain sont sensiblement les mêmes que ceux obtenus en milieu rural (98 %) ; chez les hommes, ils sont très peu différents (96 % en milieu urbain et 97 % en milieu rural). 1.2.8 Traitement des données de l’enquête Les données de l’enquête ont été saisies au moyen du logiciel CSPro au fur et à mesure que la collecte avançait. Un programme de contrôle de qualité a permis de détecter pour chaque équipe et même, le cas échéant, pour chaque enquêtrice, les principales erreurs de collecte. Des tableaux de qualité étaient édités toutes les deux semaines pour le suivi de la qualité du remplissage des questionnaires et le suivi de la couverture des échantillons. Tous les manquements décelés étaient communiqués aux équipes de terrain lors des missions de supervision afin d'améliorer la qualité des données. L’édition et la vérification finale de la cohérence interne des données saisies ont été réalisées en juillet 2012. Caractéristiques des ménages • 13 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 Jean-Noël BIYOGO OBAME et Daniel EDJO MVE objectif de ce chapitre est de présenter les conditions environnementales dans lesquelles vivent les ménages ciblés par l’EDSG-II, ainsi qu’un profil démographique et socio-économique de la population de ces ménages. La première partie de ce chapitre est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques des logements comme le type d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes, les matériaux de revêtement du sol, la disponibilité de l’électricité et la possession de biens durables. La deuxième partie est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques sociodémographiques de la population des ménages telles que la structure par âge et sexe et la taille et composition des ménages. La troisième partie présente les données sur le niveau d’instruction des femmes et des hommes des ménages enquêtés. 2.1 CONDITIONS DE VIE Les données collectées sur certaines caractéristiques du logement sont présentées pour les ménages et pour l’ensemble de la population de droit des ménages selon le milieu de résidence. Provenance de l’eau de boisson Le Sommet Mondial pour l’Enfance a adopté une définition standardisée de l’eau salubre qui a été retenue dans l’EDSG II. L’eau est considérée comme salubre lorsqu’elle provient de : • Robinets installés à l’intérieur ou à l’extérieur du logement; • Bornes fontaines ou robinets publics; • Puits/forages équipés de pompes; • Puits creusés protégés ; • Sources protégées. L’ Principaux résultats • Par rapport à l’EDSG-I, la proportion de ménages qui consomment de l’eau provenant d’une source améliorée a augmenté : elle est passée de 77 % en 2000 à 89 % en 2012. • Plus d’un tiers des ménages utilisent des toilettes non améliorées (36 %). Cette proportion est nettement plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (82 % contre 26 %). • La population gabonaise est une population jeune, dans laquelle les femmes sont plus nombreuses que les hommes. En outre, plus de quatre personnes sur cinq vivent en milieu urbain (84 %). • Le taux de fréquentation scolaire est plus élevé chez les filles que chez les garçons. Au niveau primaire et au niveau secondaire, l’indice de parité de genre est très proche ou supérieur à 1. 14 • Caractéristiques des ménages Les données sur la provenance de l’eau consommée par les ménages sont présentées au tableau 2.1. Au niveau national, 89 % des ménages utilisent, pour boire, de l’eau provenant d’une source d’approvisionnement améliorée. Près de deux ménages sur cinq (38 %) consomment de l’eau provenant de robinets dans la cour ou concession, un quart des ménages dispose d’un robinet dans le logement et, dans 20 % des cas, l’eau consommée provient de robinets publics ou de bornes fontaines, de robinets du voisin ou bien il s’agit d’eau de robinet achetée. Bien que des efforts restent à fournir, on constate une nette augmentation de la proportion de ménages qui consomment de l’eau de bonne qualité, cette proportion étant passée de 77 % en 2000 à 89 % en 2012. À l’opposé, dans 10 % des cas, l’eau consommée ne provient pas d’une source d’approvisionnement améliorée. La proportion de ménages qui consomment de l’eau provenant d’une source améliorée est plus élevée en milieu urbain que rural (98 % contre 49 %). En milieu urbain, dans 74 % des cas, les ménages disposent d’un robinet à l’intérieur ou à l’extérieur du logement, c’est à-dire dans la cour/concession, et 22 % s’approvisionnent à un robinet public ou à une borne fontaine. Par contre, en milieu rural, ces proportions ne sont respectivement que de 12 % et 13 %. La moitié des ménages du milieu rural (51 %) boivent une eau impropre à la consommation provenant d’une source d’approvisionnement non améliorée. Pour plus du quart des ménages du milieu rural, il s’agit d’eau de surface (27%). Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l'eau pour boire, le temps pour s'approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l'eau, selon le milieu de résidence, Gabon 2012 Caractéristique Ménages Enquêtés Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Source d'approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 97,5 48,5 89,4 96,4 49,8 89,0 Robinet dans logement 29,6 4,1 25,4 30,8 5,5 26,8 Robinet dans cour/concession 44,4 7,8 38,4 41,1 8,2 35,9 Robinet public/borne fontaine/Robinet du voisin/Eau robinet achetée 21,6 13,0 20,2 23,0 15,6 21,8 Puits protégé dans la cours 0,2 0,9 0,3 0,3 1,0 0,4 Hydraulique villageoise/Autre puits protégé 0,2 16,2 2,8 0,3 15,2 2,6 Eau de pluie 0,3 5,8 1,2 0,5 4,0 1,0 Eau en bouteille 1,2 0,8 1,1 0,5 0,3 0,4 Source non améliorée 1,8 50,5 9,8 2,5 49,1 9,8 Puits ouvert 0,7 5,7 1,5 1,0 6,1 1,8 Eau de source 0,7 18,3 3,6 0,9 17,8 3,6 Eau de surface 0,4 26,5 4,7 0,6 25,2 4,4 Autre 0,6 0,6 0,6 1,0 0,7 0,9 Manquant 0,2 0,4 0,2 0,2 0,4 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant pour boire l'eau d'une source améliorée 97,5 48,5 89,4 96,4 49,8 89,0 Temps de trajet pour s'approvisionner en eau de boisson Eau sur place 74,6 19,9 65,6 72,8 20,3 64,5 Moins de 30 minutes 13,3 37,6 17,3 12,8 37,1 16,6 30 minutes ou plus 10,7 40,8 15,6 13,6 41,3 18,0 NSP/manquant 1,4 1,7 1,4 0,8 1,4 0,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l'eau1 Ébullition 1,5 1,9 1,6 1,3 1,8 1,4 Ajout d'eau de Javel/chlore 0,6 1,2 0,7 0,5 1,1 0,6 Passée à travers un linge 0,8 2,0 1,0 0,9 1,8 1,0 Céramique, sable ou autre filtre 1,4 0,4 1,2 1,3 0,5 1,2 Autre 0,8 1,2 0,9 0,6 1,0 0,7 Aucun traitement 94,8 93,9 94,6 95,5 94,5 95,3 Pourcentage utilisant une méthode de traitement approprié2 4,0 4,9 4,2 3,8 4,6 3,9 Effectif 8 143 1 612 9 755 33 624 6 285 39 908 1 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 2 Les méthodes appropriées pour le traitement de l'eau comprennent l'ébullition, l'ajout de chlore, l'utilisation d'un linge pour passer l'eau et le filtrage. Caractéristiques des ménages • 15 Le tableau 2.1 présente également les résultats selon le temps de trajet pour s’approvisionner en eau. Globalement, dans 66 % des cas, les ménages disposent d’eau sur place et, dans 16 % des cas, il faut 30 minutes ou plus pour aller chercher l’eau de boisson. On constate des disparités en fonction du milieu de résidence, les trois quarts des ménages urbains (75 %) disposant d’eau sur place contre un cinquième des ménages du milieu rural (20 %). En outre, pour 41 % des ménages du milieu rural, le temps de trajet est évalué à 30 minutes ou plus ; en milieu urbain, cette proportion n’est que de 11 %. Au cours de l’enquête, on a demandé aux ménages s’ils faisaient quelque chose pour rendre l’eau plus saine à boire. Les résultats montrent que, dans seulement 4 % des cas, les ménages utilisent un moyen approprié pour traiter l’eau. Types de toilettes L’amélioration de l’approvisionnement en eau, l’accès à des installations sanitaires adéquates et la promotion de pratiques hygiéniques constituent des objectifs importants pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Les résultats présentés au tableau 2.2 montrent que, dans l’ensemble, 36 % des ménages utilisent des toilettes non améliorées. Dans 27 % des cas, il s’agit de fosses d’aisance sans dalle ou d’un trou ouvert. L’utilisation de toilettes non améliorées est plus fréquente en milieu rural qu’en milieu urbain (82 % contre 26 %). À l’opposé, environ un tiers des ménages (34 %) ont accès à des toilettes améliorées qu’ils ne partagent pas, essentiellement des toilettes avec chasse d’eau (27 %). L’utilisation de ce type de toilettes est plus importante en milieu urbain (31 %) qu’en milieu rural (5 %). En outre, 31 % des ménages utilisent des installations sanitaires améliorées mais partagées et cette proportion est beaucoup plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (35 % contre 6 %). Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines, selon le milieu de résidence, Gabon 2012 Type de toilettes/latrines Ménages Enquêtés Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées Chasse d'eau 30,8 5,4 26,6 32,4 6,8 28,4 Fosse d'aisances améliorée auto- aérée 1,6 0,8 1,4 1,8 1,0 1,7 Fosses d'aisances avec dalle 5,8 5,1 5,7 8,2 5,0 7,7 Total 38,2 11,3 33,7 42,5 12,9 37,8 Toilettes partagées1 Chasse d'eau 7,6 0,6 6,4 4,9 0,4 4,1 Fosse d'aisances améliorée auto- aérée 5,2 1,4 4,6 4,4 1,3 3,9 Fosse d'aisances avec dalle 22,6 4,5 19,6 18,6 4,1 16,3 Total 35,4 6,4 30,6 27,8 5,7 24,4 Toilettes non améliorées Fosse d'aisances sans dalle/trou ouvert 19,6 62,1 26,6 22,4 62,3 28,7 Toilettes/latrines suspendues 3,6 14,8 5,5 4,0 14,0 5,6 Pas de toilettes/nature 1,7 5,2 2,3 1,9 4,8 2,4 Autre 1,1 0,1 1,0 1,1 0,1 0,9 Manquant 0,3 0,1 0,3 0,3 0,2 0,3 Total 26,4 82,3 35,7 29,7 81,4 37,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 8 143 1 612 9 755 33 624 6 285 39 908 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme "améliorées" si elles n'étaient pas partagées par deux ménages ou plus. 16 • Caractéristiques des ménages Caractéristiques du logement Le tableau 2.3 présente certaines caractéristiques du logement. On constate tout d’abord que 89 % des ménages disposent de l’électricité. En 2000, cette proportion était de 74 %. Cependant, malgré les efforts accomplis, on constate toujours des disparités entre milieux de résidence. En effet, en milieu rural, seulement 45 % des ménages disposent de l’électricité contre 98 % en milieu urbain. Le type de matériaux de construction (sol, murs, toit) est aussi révélateur des conditions de vie du ménage. Il constitue un élément très important dans la mesure où il peut être un facteur de propagation de certains parasites ou germes vecteurs de maladies. Au niveau global, on note que 77 % des ménages gabonais vivent dans un logement dont le sol est recouvert de ciment/carrelage contre 69 % en 2000. Dans 7 % des cas, le sol du logement est recouvert de bandes de vinyle/Gerflex/ parquet. À l’opposé, 12 % (contre 22 % en 2000) vivent dans un logement dont le sol est en terre/sable. En ce qui concerne les murs du logement, on constate que, dans plus de la moitié des cas (56 %), ils sont en parpaing/ciment ou sont en matériaux semi durs. Près de deux ménages sur cinq (37 %) vivent dans un logement dont les murs sont en planches. Ces proportions étaient respectivement de 44 % et 41 % en 2000. Par ailleurs, en ce qui concerne le revêtement du toit, on note que pour 42 % des ménages (contre 53 % en 2000), le toit du logement est en tôles seules ; pour 55 % des ménages (contre 43 % en 2000), le toit est en tôles et plafond et pour 3 % (contre 2 % en 2000), il est recouvert de tuiles/ardoise/béton. Dans l’ensemble, on note une amélioration des conditions de logements des ménages au Gabon. Cependant, comme pour l’accès à l’électricité, on constate d’importantes disparités entre milieux urbain et rural. En effet, si en milieu urbain, 91 % des ménages vivent dans un logement dont le sol est soit Tableau 2.3 Caractéristiques du logement Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner; répartition (en%)des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, Gabon 2012 Caractéristique du logement Résidence Ensemble Urbain Rural Électricité Oui 98,1 44,9 89,3 Non 1,9 55,0 10,7 Total1 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du sol Terre, sable 4,7 47,4 11,8 Planches en bois 1,6 1,9 1,6 Bandes de vinyle/Gerflex/parquet 8,0 3,2 7,2 Carrelage 30,1 6,7 26,2 Ciment 52,7 40,6 50,7 Moquette 2,8 0,0 2,3 Autre/Manquant 0,2 0,2 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Matériau des murs Matériau de récupération/naturel 0,4 2,9 0,8 terre battue 1,1 10,8 2,7 Brique de terre 2,6 2,2 2,6 Tôle 0,8 4,0 1,3 Planches 31,8 61,2 36,6 Semi dur 12,0 4,8 10,8 Parpaing/ciment 51,2 13,8 45,0 Autre/Manquant 0,0 0,3 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 Matériau du toit Matériau rudimentaire 0,3 2,9 0,7 Tôle seule 34,5 77,8 41,7 Tôle et plafond 61,8 18,9 54,7 Tuiles/ardoise/béton 3,4 0,3 2,9 Autre/Manquant 0,0 0,1 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 Pièces utilisées pour dormir Une 45,0 33,9 43,2 Deux 23,9 26,8 24,4 Trois ou plus 30,6 39,0 32,0 Total1 100,0 100,0 100,0 Endroit pour cuisiner Dans la maison 83,0 33,8 74,8 Dans un bâtiment séparé 5,4 34,5 10,2  l'extérieur 5,6 30,5 9,7 Pas de repas préparé dans le ménage 5,8 1,1 5,0 Autre/Manquant 0,2 0,1 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 Combustible utilisé pour cuisiner Électricité 0,4 0,1 0,3 Gaz butane 87,7 35,3 79,0 Pétrole 0,9 0,7 0,9 Charbon de bois 0,8 4,6 1,4 Bois 4,3 57,8 13,1 Autre combustible 0,1 0,2 0,1 Pas de repas préparé dans le ménage 5,8 1,1 5,0 Total1 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner2 5,1 62,6 14,6 Fréquence à laquelle on fume dans le logement Tous les jours 17,1 35,9 20,2 Une fois par semaine 3,3 2,9 3,2 Une fois par mois 0,6 0,5 0,6 Moins d'une fois par mois 1,2 0,5 1,1 Jamais 77,5 60,0 74,6 Total1 100,0 100,0 100,0 Effectif 8 143 1 612 9 755 1 Y compris les manquants. 2 Inclut charbon de bois et bois de chauffe. Caractéristiques des ménages • 17 recouvert de ciment ou carrelage ou de bandes de vinyle/Gerflex/parquet et 99 % dans un logement dont le toit est en tôles, en tôles et plafonds ou en tuiles/ardoise/béton, en milieu rural, près de la moitié (49 %) des ménages vivent encore dans un logement dont le sol est en terre/sable ou planches en bois et 81 % dans un logement dont le toit est recouvert de tôle seule ou de matériau rudimentaire. Le tableau 2.3 présente aussi la répartition des ménages selon le nombre de pièces utilisées pour dormir. Dans 43 % des cas, les ménages utilisent une pièce pour dormir et dans 32 % des cas, trois pièces ou plus. On constate également que les trois quarts (75 %) des ménages cuisinent à l’intérieur de la maison, alors que, dans 20 % des cas, la cuisine se fait dans un bâtiment séparé ou à l’extérieur. La proportion de ménages qui font la cuisine dans la maison est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (83 % contre 34 %). Pour évaluer le niveau de pollution à l’intérieur du logement, on a demandé quel était le combustible utilisé par le ménage pour cuisiner. On constate, au niveau global, que plus des trois quarts des ménages (79 %) utilisent du gaz butane. Cette proportion varie de manière importante entre les deux milieux de résidence, de 88 % en urbain à 35 % en rural. Les ménages du milieu rural utilisent plus fréquemment du bois pour cuisiner (58 % contre 4 % en milieu urbain). Le tableau 2.3 présente enfin une dernière information qui peut être utilisée pour évaluer la qualité de l’air à l’intérieur du logement et l’exposition passive au tabac. On constate que dans les trois quarts des cas (75 %), on ne fume jamais dans le logement. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (78 % contre 60 %). Biens possédés par le ménage Le niveau de vie des ménages a été évalué par la possession de certains biens de consommation. Globalement, le tableau 2.4 montre que la proportion élevée de ménages ayant accès à l’électricité a un effet induit sur la possession de biens dont l’utilisation en dépend. Ainsi, on constate que 83 % des ménages possèdent une télévision, 72 % un ventilateur, 68 % un lecteur DVD/VCD et, dans une même proportion, un fer à repasser, 56 % ont un congélateur et 53 % une radio. En outre, dans la quasi-totalité des cas, les ménages possèdent un téléphone portable (92 %). On note que, dans l’ensemble, les ménages du milieu urbain sont mieux équipés que ceux du milieu rural : en particulier, 96 % des ménages urbains contre 70 % en milieu rural possèdent un téléphone portable, 92 % contre 40 % en milieu rural possèdent une télévision et 61 % contre 28 % en rural un congélateur. Concernant le moyen de locomotion, on constate que c’est la voiture/camionnette qui est le plus répandu (15 %). Le tableau 2.4 montre également que 30 % des ménages possèdent des terres agricoles et 12 % des animaux de ferme. Ces proportions sont nettement plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain. 18 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport, de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence, Gabon 2012 Possession Résidence Ensemble Urbain Rural Biens possédés par le ménage Montre 68,0 41,6 63,6 Tronçonneuse 1,5 5,5 2,2 Radio 54,1 45,2 52,7 Fer à repasser 74,4 37,3 68,2 Groupe électrogène/générateur 1,1 15,4 3,5 Télévision 92,0 39,8 83,4 Chaîne HIFI 24,9 8,8 22,3 Magnétoscope 7,7 1,0 6,6 Lecteur DVD/VCD 75,5 32,7 68,4 Réfrigérateur 43,3 7,5 37,4 Congélateur 61,3 28,1 55,8 Fusil de chasse 5,2 21,5 7,9 Filet de pêche 2,8 12,1 4,3 Cuisinière (à gaz, électrique) 47,7 17,1 42,6 Réchaud à gaz 45,9 34,5 44,0 Ventilateur 81,9 21,0 71,8 Débrousailleuse 2,4 3,5 2,6 Machine à coudre 5,4 3,0 5,0 Téléphone fixe 2,2 0,8 2,0 Téléphone portable 96,3 69,7 91,9 Ordinateur 17,5 2,1 15,0 Climatiseur 13,7 2,1 11,8 Machine à laver 7,3 1,0 6,3 Antenne/décodeur 43,7 16,0 39,1 Torche indigène 3,7 12,0 5,1 Lampe à pétrole 25,5 78,8 34,3 Lampe à gaz 1,2 0,6 1,1 Moyens de transport Bicyclette 4,4 1,1 3,8 Motocyclette/scooter 1,5 0,5 1,3 Voiture/camionnette 17,0 4,8 15,0 Pirogue sans moteur 0,8 5,4 1,5 Pirogue à moteur 0,9 1,4 1,0 Possession de terres agricoles 21,5 74,6 30,3 Possession d'animaux de ferme1 6,7 39,7 12,2 Effectif 8 143 1 612 9 755 1 Vaches, chèvres, moutons, porcs, poulets, canards, ou lapins. Indice de bien-être économique Le tableau 2.5 présente la répartition de la population de droit par quintile de bien-être économique selon le milieu de résidence et la province. L’indice de bien-être économique est construit à partir des données sur les biens des ménages et en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages proviennent du questionnaire ménage de l’EDSG-II sur la possession par les ménages de certains biens de consommation et sur certaines caractéristiques du logement comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau de revêtement du sol, le nombre de personnes par pièce pour dormir et le combustible utilisé pour cuisiner. On a affecté à chacun de ces biens et caractéristiques un poids (score ou coefficient) généré à partir d’une analyse en composante principale. Les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin, Rutstein, Johnson, Pande et Wagstaff, 2000). On attribue ensuite à chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage ; les individus sont classés en fonction du score total du ménage dans lequel ils résident. L’échantillon est ensuite divisé en quintile de population, chaque quintile correspondant à un niveau allant de 1 (le plus bas) à 5 (le plus élevé). Caractéristiques des ménages • 19 Les résultats montrent qu’en milieu urbain. 46 % de la population appartiennent aux deux quintiles les plus élevés (23 % dans le quatrième quintile et 23 % dans le plus élevé). En milieu rural, seulement 8 % de la population sont classés dans ces deux quintiles et, à l’opposé, 71 % sont classés dans le quintile le plus bas. Dans les provinces, on constate qu’à Libreville/Port-Gentil, plus de la moitié de la population fait partie des deux quintiles les plus élevés (57 %) et seulement 2 % du quintile le plus bas. En revanche, dans la Ngounié, 58 % de la population appartiennent au quintile le plus bas et seulement 12 % aux deux plus élevés. Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon le milieu de résidence et la région, Gabon 2012 Milieu de résidence/région Quintiles de bien-être économique Total Effectif d'enquêtés Coefficient de Gini Le plus bas Second Moyen Quatrième Le plus élevé Résidence Urbain 10,5 21,2 22,4 22,9 23,0 100,0 33 624 18,1 Rural 70,6 13,7 7,3 4,4 4,0 100,0 6 285 39,0 Province Libreville/Port-Gentil 1,7 16,0 25,4 28,1 28,8 100,0 21 427 12,8 Estuaire (sans Libreville) 22,0 26,8 18,8 12,7 19,7 100,0 4 219 22,4 Haut-Ogooué 31,4 30,2 11,8 15,2 11,5 100,0 3 739 26,0 Moyen-Ogooué 42,8 26,9 12,8 11,5 6,0 100,0 1 316 28,5 Ngounié 58,3 20,3 9,0 6,9 5,4 100,0 2 488 36,5 Nyanga 54,0 24,1 8,6 7,9 5,4 100,0 1 087 31,2 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 29,7 23,1 19,6 15,2 12,5 100,0 479 22,1 Ogooué-Ivindo 73,0 12,9 7,9 4,0 2,2 100,0 1 452 44,2 Ogooué-Lolo 52,3 25,7 11,1 5,6 5,3 100,0 1 452 30,6 Woleu-N’tem 42,1 22,4 19,6 10,3 5,6 100,0 2 250 23,4 Ensemble 20,0 20,0 20,0 20,0 20,0 100,0 39 908 21,9 2.2 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MÉNAGES Au cours de l’enquête ménage, des informations démographiques et socio-économiques ont été recueillies sur tous les résidents habituels des ménages qui constituent la population de droit ainsi que sur la population de fait composée des résidents habituels et des visiteurs qui ont passé la nuit ayant précédé l’enquête dans le ménage. Les différences entre ces deux populations sont minimes et comme les enquêtes passées et les recensements sont basés sur les populations de fait, les tableaux concernant les ménages présentés dans ce chapitre sont basés sur la population de fait, sauf indication contraire. Structure par âge et sexe de la population Le tableau 2.6 présente la répartition de la population de fait des ménages par sexe et milieu de résidence et selon le groupe d’âges. La répartition par âge met en évidence la jeunesse de la population puisque la moitié de la population a moins de 20 ans (50 %). Les 65 ans et plus ne représentent que 4 % de la population. En outre, les résultats du tableau 2.6 montrent que plus de quatre personnes sur cinq vivent en milieu urbain (84 %). Parmi les 39 955 personnes membres des ménages, 19 318 sont des hommes et 20 636 sont des femmes, soit un rapport de masculinité de 94 hommes pour 100 femmes. Les hommes sont donc légèrement sous-représentés dans la population par rapport aux femmes. Par rapport à l’enquête précédente, on constate que ce rapport de masculinité a diminué puisqu’il s’établissait à 97 hommes pour 100 femmes en 2000. Cette diminution du rapport de masculinité est assez surprenante puisque, de façon générale, il n’y a pas eu récemment ni de surmortalité ni d’émigration importante de la population masculine, ni d’immigration de population féminine. De plus, avec un taux de masculinité de 93 hommes pour 100 femmes en rural et 94 en urbain, on constate que le léger déséquilibre de la structure par sexe en faveur des femmes touche de manière identique les deux milieux de résidence. 20 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.6 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence Répartition (en %) de la population de fait des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le sexe et le milieu de résidence Gabon 2012 Groupe d'âges Urbain Rural Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble <5 16,1 14,2 15,1 15,7 15,3 15,5 16,0 14,3 15,1 5-9 12,0 12,4 12,2 14,1 12,5 13,3 12,4 12,4 12,4 10-14 12,1 12,8 12,4 12,0 10,8 11,4 12,0 12,5 12,3 15-19 10,0 10,5 10,2 7,3 6,7 7,0 9,6 9,9 9,7 20-24 8,0 10,3 9,2 5,7 6,3 6,0 7,6 9,6 8,7 25-29 8,0 9,1 8,5 4,9 4,7 4,8 7,5 8,4 8,0 30-34 8,3 7,5 7,9 5,3 4,7 5,0 7,8 7,0 7,4 35-39 6,9 5,6 6,2 5,0 3,9 4,4 6,6 5,4 5,9 40-44 5,4 4,4 4,9 5,1 4,3 4,7 5,4 4,4 4,9 45-49 4,1 3,2 3,6 4,2 4,0 4,1 4,1 3,3 3,7 50-54 3,3 3,9 3,6 4,0 5,7 4,9 3,4 4,2 3,8 55-59 1,8 1,9 1,9 2,6 4,2 3,4 2,0 2,3 2,1 60-64 2,4 1,2 1,8 3,6 3,9 3,7 2,6 1,7 2,1 65-69 0,7 0,9 0,8 3,0 3,7 3,3 1,1 1,4 1,2 70-74 0,4 0,8 0,6 3,3 3,8 3,6 0,9 1,3 1,1 75-79 0,3 0,3 0,3 2,2 2,5 2,4 0,6 0,7 0,6 80 + 0,3 1,0 0,6 2,0 3,1 2,6 0,5 1,3 0,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 16 308 17 383 33 690 3 011 3 254 6 264 19 318 20 636 39 955 La répartition par âge de la population à un moment donné est représentée par la pyramide des âges. (Graphique 2.1). La pyramide du Gabon qui présente une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés est caractéristique des populations à fécondité et à mortalité élevées. Par ailleurs, la pyramide présente certaines irrégularités au niveau des sexes, en particulier chez les hommes. Chez les hommes, on constate un déficit important par rapport aux femmes aux âges 15-29 ans. Ce déficit pourrait s’expliquer par certains problèmes de collecte mentionnés dans le chapitre 1, en particulier la disparition de certains chantiers forestiers composés essentiellement d’hommes, et le fait que certains hommes absents au moment de l’enquête n’auraient pas été enregistrés comme membres des ménages. Chez les femmes, on observe un rétrécissement prononcé des effectifs au groupe d’âges 45-49 ans et, à l’opposé, un gonflement à 50-54 ans. Ces irrégularités que l’on rencontre souvent dans les enquêtes EDS sont dues, certainement, en partie, à un mauvais enregistrement de l’âge par les enquêtrices qui pour alléger le nombre d’interviews « vieillissent » les femmes de 45-49 ans en les faisant passer dans le groupe d’âges 50-54 ans, âges auxquels elles ne sont plus éligibles pour être enquêtées. Chez les hommes, on remarque le même phénomène entre les groupes d’âges 55-59 et 60-64 ans. Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 + Pourcentage Âge Homme Femme 9 8 7 6 5 4 3 2 1 EDSG-II 2012 Caractéristiques des ménages • 21 Taille et composition des ménages Le tableau 2.7 présente la répartition des ménages par sexe du chef de ménage et selon le nombre de membres habituels. Au niveau global, les résultats indiquent que 70 % des ménages sont dirigés par un homme et on ne constate que peu de variation en fonction du milieu de résidence. À l’opposé, dans 30 % des cas, c’est une femme qui est chef de ménage. À l’EDSG I, cette proportion était de 26 %. Dans l’ensemble, plus d’un ménage sur cinq est composé d’une seule personne (22 %), près des deux tiers des ménages (63 %) comprennent entre 1 et 4 personnes et moins d’un ménage sur dix compte neuf personnes ou plus (8 %). Cette proportion de ménages de grande taille a nettement diminué depuis l’EDSG-I, passant de 16 % à 8 %, au profit de ménages de tailles plus réduites. Par conséquent, la taille moyenne des ménages, estimée à 5,0 personnes en 2000 est passée à 4,1 en 2012. Bien qu’un sous-enregistrement de certains hommes comme membres des ménages puisse expliquer, en partie, cette baisse, il est probable qu’elle résulte surtout d’une diminution réelle du nombre de ménages de grande taille. Comme en 2000, la taille moyenne des ménages est légèrement plus élevée en milieu urbain (4,1) qu’en milieu rural (3,9). Le tableau 2.7 présente également les proportions de ménages qui comprennent des enfants de moins de 18 ans orphelins ou vivant sans leurs parents. Parmi les ménages, un quart (25 %) compte des enfants orphelins ou vivant sans leurs parents et cette proportion est légèrement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (26 % contre 23 %). Dans 22 % des cas, les ménages comprennent des enfants vivant sans leurs parents et ce nombre est proportionnellement plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (23 % contre 21 %). La proportion de ménages qui comptent des orphelins simples (un seul parent décédé) s’élève à 8 % en milieu urbain et à 6 % en milieu rural. Enfin, 1 % des ménages abritent des orphelins doubles (les deux parents décédés) et cette proportion varie peu selon le milieu de résidence. 2.3 NIVEAU D'INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE De par son influence positive sur les comportements en matière de santé, telles que la recherche de soins médicaux et la vaccination des enfants ou encore l’utilisation de méthodes contraceptives ainsi que les habitudes en matière d’hygiène et de nutrition, le niveau d’instruction des membres d’un ménage compte parmi les caractéristiques les plus importantes qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie. Tableau 2.7 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage; taille moyenne du ménage; pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents, selon le milieu de résidence, Gabon 2012 Caractéristique Résidence Ensemble Urbain Rural Chef de ménage Homme 70,3 68,7 70,0 Femme 29,7 31,3 30,0 Total 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 1 21,9 24,9 22,4 2 14,8 20,3 15,7 3 13,0 11,3 12,7 4 12,9 9,5 12,3 5 10,5 8,5 10,1 6 8,0 6,2 7,7 7 6,4 6,2 6,4 8 4,1 3,6 4,0 9+ 8,3 9,1 8,4 Total 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne du ménage 4,1 3,9 4,1 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents Enfants vivant sans leurs parents1 22,5 20,9 22,3 Orphelin double 1,1 0,7 1,0 Orphelin simple2 7,9 6,3 7,6 Enfant orphelin et/ou vivant sans leurs parents 25,5 23,3 25,2 Effectif de ménages 8 143 1 612 9 755 Note: Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c'est-à-dire les résidents habituels. 1 Les enfants vivant sans leurs parents sont les enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage dans lequel il n'y a ni leur père ni leur mère. 2 Comprend les enfants dont l’un des parents est décédé et dont l’état de survie de l’autre est inconnu. 22 • Caractéristiques des ménages Dans le cadre de l’enquête ménage, des données ont été collectées sur le niveau d’instruction atteint et la dernière classe achevée à ce niveau par chaque membre du ménage âgé de trois ans ou plus ; trois niveaux d’instruction ont été pris en considération : le primaire, le secondaire premier cycle et le secondaire second cycle ou plus. Les résultats sur le niveau d’instruction sont présentés aux tableaux 2.8.1 et 2.8.2.pour les femmes et les hommes de 6 ans ou plus. Tableau 2.8.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femmes Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d'âges 6-9 13,0 86,5 0,0 0,2 0,0 0,0 0,3 100,0 2 072 0,5 10-14 0,7 64,2 6,6 28,3 0,0 0,0 0,1 100,0 2 570 4,3 15-19 1,3 13,0 5,9 77,7 0,5 0,8 0,8 100,0 2 037 7,3 20-24 3,4 9,4 4,2 69,4 3,2 9,9 0,4 100,0 1 990 8,6 25-29 6,4 13,2 4,5 52,6 4,8 17,6 1,0 100,0 1 735 8,6 30-34 6,5 14,3 6,4 55,4 2,1 14,0 1,3 100,0 1 450 7,9 35-39 5,5 20,9 8,6 52,0 4,1 8,4 0,5 100,0 1 106 7,6 40-44 5,4 18,9 8,3 53,4 3,1 8,7 2,3 100,0 907 7,3 45-49 6,0 27,8 11,8 43,3 2,5 6,4 2,3 100,0 678 6,3 50-54 11,6 28,0 9,3 40,6 2,3 5,4 2,9 100,0 871 5,8 55-59 19,6 33,7 11,5 18,9 3,5 8,4 4,4 100,0 468 4,6 60-64 40,4 35,2 9,7 9,6 0,5 1,9 2,7 100,0 341 2,0 65+ 77,6 13,1 3,9 1,4 0,0 1,6 2,4 100,0 959 0,0 Résidence Urbain 8,5 29,8 5,6 45,8 2,1 7,0 1,1 100,0 14 505 6,2 Rural 21,4 46,4 7,2 22,6 0,4 1,0 0,9 100,0 2 681 3,2 Province Libreville/Port- Gentil 7,4 26,1 5,0 48,4 2,3 9,6 1,2 100,0 9 310 6,9 Estuaire (sans Libreville) 8,4 32,0 6,1 44,1 2,4 4,8 2,3 100,0 1 775 5,8 Haut-Ogooué 12,3 35,2 11,2 37,3 1,8 1,4 0,7 100,0 1 575 5,1 Moyen-Ogooué 16,9 39,5 4,6 36,2 0,7 1,3 0,8 100,0 572 4,4 Ngounié 21,2 44,7 6,0 26,3 0,3 1,3 0,2 100,0 1 098 3,5 Nyanga 23,2 40,0 5,7 29,1 0,9 0,7 0,5 100,0 470 3,7 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 17,3 48,1 6,5 27,0 0,3 0,6 0,3 100,0 195 4,0 Ogooué-Ivindo 12,3 53,4 8,4 24,3 0,3 0,8 0,5 100,0 602 3,5 Ogooué-Lolo 15,2 54,0 1,2 27,7 0,1 1,2 0,5 100,0 614 3,4 Woleu-N’tem 14,9 38,0 5,9 38,8 1,3 0,6 0,5 100,0 975 4,7 Quintiles de bien- être économique Le plus bas 23,3 47,3 7,4 20,7 0,3 0,1 0,9 100,0 3 426 2,8 Second 10,3 37,5 7,6 41,3 0,8 1,1 1,3 100,0 3 217 5,1 Moyen 7,6 34,2 5,3 47,6 1,7 2,7 0,8 100,0 3 414 5,8 Quatrième 7,7 25,6 4,7 51,3 2,8 6,7 1,3 100,0 3 448 6,9 Le plus élevé 4,3 18,8 4,3 49,6 3,4 18,6 1,1 100,0 3 680 8,5 Ensemble3 10,6 32,4 5,8 42,2 1,8 6,1 1,1 100,0 17 186 5,7 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 2 femmes dont l’âge est manquant. De façon globale, on constate que 11 % des femmes et 8 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction et le nombre médian d’années scolaires achevées est estimé à 5,7 pour les femmes et à 6,4 pour les hommes. À l’EDSG-I en 2000, les proportions de femmes et d’hommes sans instruction étaient respectivement de 17 % et de 12 %. On observe des écarts importants selon le milieu de résidence : aussi bien chez les femmes ou chez les hommes, c’est en milieu rural que la proportion de ceux qui n’ont aucun niveau d’instruction est la plus élevée (respectivement 21 % et 11 % contre 9 % et 8 % en milieu urbain). Quel que soit le sexe, c’est dans les provinces de la Nyanga, de la Ngounié, du Moyen-Ogooué et de l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil que les proportions de personnes sans instruction sont les plus élevées. À l’opposé, c’est dans les villes de Libreville/Port-Gentil (7 % pour les femmes et 8 % pour les hommes) et dans la province de l’Estuaire sans Libreville avec 8 % pour les femmes et 7 % pour les hommes que l’on enregistre les proportions les plus faibles d’enquêtés sans niveau d’instruction. Enfin, les Caractéristiques des ménages • 23 résultats selon le quintile de bien-être montrent que les proportions de femmes et d’hommes sans niveau d’instruction diminuent du quintile le plus bas au quintile le plus élevé passant respectivement de de 23 % à 4 % et de 12 % à 3 %. Tableau 2.8.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Hommes Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d'âges 6-9 13,4 85,9 0,0 0,1 0,0 0,0 0,5 100,0 1 952 0,5 10-14 1,0 69,6 4,6 24,7 0,0 0,0 0,2 100,0 2 326 3,9 15-19 2,4 18,9 4,9 72,5 0,1 0,3 0,9 100,0 1 847 7,0 20-24 4,1 8,4 3,2 69,4 1,7 11,5 1,7 100,0 1 472 8,9 25-29 7,5 8,8 4,7 54,3 5,2 17,2 2,2 100,0 1 446 9,0 30-34 9,7 7,9 4,2 50,1 5,1 20,7 2,3 100,0 1 507 9,2 35-39 7,9 10,2 4,4 51,4 5,1 17,6 3,4 100,0 1 270 8,6 40-44 8,3 10,0 3,9 48,8 6,2 19,9 2,9 100,0 1 038 9,4 45-49 9,3 10,7 7,2 50,4 6,0 13,4 3,0 100,0 799 8,7 50-54 9,7 11,4 7,6 48,6 2,1 18,4 2,2 100,0 654 8,9 55-59 6,2 15,6 11,7 43,0 0,6 21,0 1,9 100,0 378 8,1 60-64 14,2 21,8 12,5 32,1 3,9 13,2 2,2 100,0 493 5,9 65+ 37,1 29,6 12,6 11,2 0,2 5,3 3,9 100,0 600 2,4 Résidence Urbain 7,5 27,1 4,5 45,0 2,7 11,2 1,9 100,0 13 332 6,9 Rural 11,4 46,3 6,3 30,5 1,3 3,3 0,9 100,0 2 458 4,3 Province Libreville/Port- Gentil 7,6 23,0 4,0 46,2 3,1 13,9 2,2 100,0 8 612 7,7 Estuaire (sans Libreville) 6,5 30,8 4,8 43,8 2,1 9,6 2,4 100,0 1 750 6,4 Haut-Ogooué 8,2 38,7 7,9 35,7 3,0 5,4 1,2 100,0 1 374 5,2 Moyen-Ogooué 10,4 36,4 4,1 41,9 1,3 3,9 2,0 100,0 517 5,2 Ngounié 12,3 42,8 5,7 34,7 1,0 3,4 0,1 100,0 936 4,5 Nyanga 11,3 40,7 4,3 35,8 1,5 3,9 2,5 100,0 408 4,7 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 11,5 42,2 5,6 36,6 1,6 2,1 0,5 100,0 196 4,7 Ogooué-Ivindo 7,0 49,9 9,6 30,1 0,8 1,8 0,8 100,0 542 4,3 Ogooué-Lolo 9,8 52,2 1,2 32,8 0,2 2,9 0,8 100,0 580 4,1 Woleu-N’tem 8,2 33,4 6,8 45,1 2,3 3,5 0,6 100,0 876 5,8 Quintiles de bien- être économique Le plus bas 12,4 48,3 6,7 29,5 0,8 1,0 1,2 100,0 3 002 4,0 Second 7,8 33,9 5,9 45,0 1,9 2,9 2,6 100,0 3 132 5,8 Moyen 9,9 26,1 4,6 47,0 3,3 7,1 2,1 100,0 3 142 6,7 Quatrième 8,3 22,9 4,7 47,3 3,3 11,3 2,1 100,0 3 226 7,5 Le plus élevé 2,7 20,7 2,4 44,0 3,1 26,1 0,9 100,0 3 288 9,2 Ensemble3 8,1 30,1 4,8 42,7 2,5 9,9 1,8 100,0 15 790 6,4 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 7 hommes dont l’âge est manquant. Les résultats selon le niveau d’instruction atteint montrent que 6 % des femmes et 5 % des hommes ont atteint un niveau primaire ; dans 2 % des cas, les femmes ont un niveau secondaire complet ; chez les hommes, cette proportion est de 3 %. En ce qui concerne le niveau supérieur, on constate que 6 % des femmes et une proportion nettement plus élevée d’hommes (10 %) ont atteint un niveau supérieur. Les résultats selon l’âge mettent en évidence une amélioration de la scolarisation des plus âgés aux plus jeunes. C’est ainsi que, chez les femmes, la proportion de celles sans niveau d’instruction est passée de 78 % pour les 65 ans et plus à 13 % pour les filles dont l’âge varie entre 6 et 9 ans. Chez les hommes, ces proportions sont passées de 37 % à 13 % pour les mêmes groupes d’âges. 24 • Caractéristiques des ménages Taux de fréquentation scolaire Le principal indicateur du niveau d’accès de la population au système éducatif est le niveau de fréquentation scolaire des personnes en âge d’aller à l’école. Au cours de l’EDSG-II, des questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 5 à 24 ans. Le graphique 2.2 qui présente les taux de fréquentation scolaire par âge détaillé et par sexe, montre que le taux de scolarisation des filles et des garçons augmente globalement jusqu’à l’âge de 13 ans. En outre, jusqu’à l’âge de 18 ans, les taux de fréquentation scolaire des garçons et des filles ne sont pas très différents. Ce n’est qu’à partir de l’âge de 18 ans que les écarts se creusent au détriment des filles. En effet, à 20 ans par exemple, 46 % des jeunes filles fréquentent encore l’école contre 68 % des garçons. Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Pourcentage Âge Homme Femme EDSG-II 2012 Le tableau 2.9 présente deux indicateurs de la fréquentation scolaire : le taux net et le taux brut de fréquentation scolaire. Plus précisément, ces deux indicateurs ont pour objectif de mesurer le niveau général de participation à un niveau donné d’études. Ces taux sont présentés pour le niveau primaire et le niveau secondaire, par sexe, selon le milieu et la province de résidence et selon l’indice de bien-être économique. Le taux net de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les enfants d’âges scolaires officiels fixés, au Gabon, à 6-11 ans pour le niveau primaire et à 12-18 ans pour le niveau secondaire. Le taux brut mesure la fréquentation scolaire des jeunes de n’importe quel âge dans la population d’âge officiel d’un niveau d’études donné. Un écart important entre les taux brut et net signifie qu’une proportion importante d’enfants fréquentant un niveau d’études donné ont un âge qui ne correspond pas à l’âge officiel. Caractéristiques des ménages • 25 Tableau 2.9 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d'études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Hommes Femmes Ensemble Indice de parité entre les genres3 Hommes Femmes Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Résidence Urbain 86,4 87,0 86,7 1,01 129,1 123,5 126,2 0,96 Rural 88,7 89,2 89,0 1,01 151,7 148,0 149,9 0,98 Province Libreville/Port-Gentil 87,6 87,5 87,5 1,00 124,0 118,9 121,3 0,96 Estuaire (sans Libreville) 84,5 87,4 85,9 1,03 127,5 121,4 124,5 0,95 Haut-Ogooué 88,1 89,4 88,8 1,01 145,3 133,7 139,5 0,92 Moyen-Ogooué 81,6 86,8 84,2 1,06 138,1 133,1 135,6 0,96 Ngounié 85,4 84,4 84,9 0,99 148,4 151,9 150,1 1,02 Nyanga 85,9 85,9 85,9 1,00 151,3 134,4 142,6 0,89 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 85,3 85,6 85,5 1,00 147,0 126,7 136,4 0,86 Ogooué-Ivindo 82,1 83,7 82,9 1,02 143,6 150,8 147,1 1,05 Ogooué-Lolo 85,8 84,5 85,2 0,99 150,0 140,5 145,3 0,94 Woleu-N’tem 91,9 91,6 91,8 1,00 136,3 140,5 138,5 1,03 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 83,9 85,1 84,5 1,01 146,4 146,8 146,6 1,00 Second 88,5 84,9 86,6 0,96 145,6 128,0 136,5 0,88 Moyen 88,6 89,0 88,8 1,00 128,0 127,5 127,7 1,00 Quatrième 89,7 89,5 89,6 1,00 130,7 122,5 126,3 0,94 Le plus élevé 84,2 88,3 86,3 1,05 111,9 111,1 111,5 0,99 Ensemble 86,8 87,3 87,1 1,01 133,1 127,3 130,1 0,96 NIVEAU SECONDAIRE Résidence Urbain 54,9 62,6 59,1 1,14 90,4 94,5 92,6 1,05 Rural 18,0 22,7 20,4 1,26 32,6 35,4 34,0 1,09 Province Libreville/Port-Gentil 59,4 68,9 64,8 1,16 93,5 99,3 96,8 1,06 Estuaire (sans Libreville) 52,5 62,7 57,4 1,20 85,9 98,8 92,1 1,15 Haut-Ogooué 38,9 48,0 43,4 1,23 70,2 75,3 72,7 1,07 Moyen-Ogooué 42,4 45,0 43,6 1,06 71,9 65,5 68,9 0,91 Ngounié 39,5 34,5 37,0 0,87 67,7 63,4 65,5 0,94 Nyanga 35,1 39,0 37,0 1,11 70,1 64,5 67,4 0,92 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 41,1 35,5 38,7 0,86 56,9 50,3 54,1 0,88 Ogooué-Ivindo 25,7 24,9 25,3 0,97 47,1 52,5 49,8 1,12 Ogooué-Lolo 34,0 32,3 33,2 0,95 64,8 65,6 65,2 1,01 Woleu-N’tem 44,4 39,2 41,5 0,88 87,4 62,4 73,7 0,71 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 20,8 20,9 20,8 1,00 40,6 34,4 37,6 0,85 Second 39,9 47,6 43,8 1,19 69,0 75,6 72,3 1,10 Moyen 52,2 56,1 54,5 1,08 89,9 87,4 88,4 0,97 Quatrième 60,2 71,1 66,3 1,18 100,4 108,9 105,2 1,09 Le plus élevé 71,8 80,8 76,5 1,13 108,4 113,6 111,1 1,05 Ensemble 49,7 57,9 54,1 1,16 82,3 87,4 85,1 1,06 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans) qui fréquente l'école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau secondaire (12-18 ans) qui fréquente l'école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d'élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d'élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S'il y a, pour un niveau donné, un nombre important d'élèves plus âgés ou plus jeunes que l'âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L'indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau primaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. L'indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau secondaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. 26 • Caractéristiques des ménages Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau primaire s’établit à 130 %. Ce taux varie légèrement entre les filles et les garçons (127 % contre 133 %) et de manière plus importante entre le milieu rural et le milieu urbain (150 % contre 126 %). C’est à Libreville/Port-Gentil qu’il est le plus faible (121 %). Dans les autres provinces, les écarts sont importants, les taux bruts variant d’un minimum de 125 % dans l’Estuaire sans Libreville à un maximum de 150 % dans la Ngounié. Les résultats selon les quintiles de bien-être économique montrent que ce taux décroit du quintile le plus bas au quintile le plus élevé, passant de 147 % à 112 %. Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire s’établit à 85 %. Il varie légèrement entre les sexes (82 % pour les hommes contre 87 % pour les femmes). Par contre, l’écart entre les milieux de résidence est important : 34 % en milieu rural contre 93 % en milieu urbain. De même, dans les provinces, les écarts sont importants, ce taux variant d’un maximum de 97 % dans celle de Libreville/Port-Gentil à un minimum de 50 % dans l’Ogooué–Ivindo. Le taux net est « une mesure plus précise de l’étendue de la participation à un niveau scolaire des enfants appartenant au groupe officiellement en âge de fréquenter ce niveau » (UNESCO). Le tableau 2.9 montre que le taux net de fréquentation scolaire est de 87 % pour le primaire et 54 % pour le secondaire. Il n’y a quasiment pas d’écart entre le taux des garçons et celui des filles pour le niveau primaire, ce qui n’est pas tout à fait le cas pour le niveau secondaire où ce taux est plus élevé chez les filles que chez les garçons (58 % contre 50 %). En milieu rural, on constate que ce taux net de fréquentation primaire est légèrement plus élevé qu’en milieu urbain (89 % contre 87 %) alors que pour le niveau secondaire, on observe la tendance inverse (20 % contre 59 %). C’est la province du Woleu-N’tem qui enregistre le taux net pour le primaire le plus élevé du pays (92 %) et c’est dans les villes de Libreville/Port-Gentil que l’on note le taux net pour le niveau secondaire le plus élevé (65 %). Les résultats selon les quintiles de bien-être économique ne mettent pas en évidence de variations importantes pour le niveau primaire. Par contre, au niveau secondaire, les résultats montrent que le taux net de fréquentation scolaire au niveau secondaire augmente du quintile le plus bas au plus élevé, variant de 21 % à 77 %. Le tableau 2.9 présente également l’indice de parité de genre qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire des filles et celui des garçons. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart de fréquentation scolaire entre les genres est important. Un indice égal à 1 indique l’égalité totale. Au Gabon, aussi bien pour le primaire et surtout pour le secondaire, l’indice de parité est très proche ou supérieur à 1, ce qui signifie que plus de filles que de garçons fréquentent l’école. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 27 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 Serges R. MAGANGA et Dieudonné Paul MOUDJIGUI e chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques des femmes et des hommes enquêtés individuellement. Tout comme le questionnaire ménage, le questionnaire individuel a permis de recueillir des informations sur l’âge, l’état matrimonial, le milieu de résidence et le niveau d’instruction des enquêtés. Ces variables seront utilisées comme variables d'analyse dans la suite de ce rapport. En outre, dans ce chapitre, sont également analysés les résultats sur l’alphabétisation, l’exposition aux médias, l’activité économique, la couverture médicale, la consommation de tabac et la pratique de circoncision. Précisons que si les hommes de 15-59 ans ont été interrogés, pour des raisons de comparabilité avec les femmes, tous les tableaux de ce chapitre et des chapitres suivants portent sur les hommes de 15-49 ans. Les résultats pour les hommes de 50-59 ans et pour le total des hommes de 15-59 ans figurent au bas des tableaux. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Les informations sur l’âge sont particulièrement importantes pour toute analyse démographique. Un intérêt particulier a donc été accordé à son enregistrement pendant la collecte des données. On a demandé aux enquêtés leur date de naissance et leur âge. Si l’enquêté ne connaissait ni sa date de naissance, ni son âge, l’enquêteur essayait d’obtenir un document officiel (carte d’identité, acte de naissance ou jugement supplétif, par exemple) où figure la date de naissance. En l’absence de document officiel, l’enquêteur procédait à un recoupement avec des événements ayant marqué la vie de l’interviewé (âge au mariage, âge du premier enfant, etc.) ou avec des événements ayant marqué la vie nationale ou régionale, ou encore, l’enquêteur comparait l’âge de l’enquêté avec celui des autres membres du ménage. Les résultats présentés au tableau 3.1 montrent que la répartition des femmes de 15-49 ans par groupes d’âges quinquennaux ne présente pas de disparités particulières : elle suit une allure classique, décroissant régulièrement avec l’âge, caractéristique d’une population jeune. On note, en effet, que 41 % des femmes sont âgées de 15-24 ans. Les femmes âgées de moins de 30 ans (âges de fécondité maximale) représentent la part la plus importante des femmes enquêtées (58 %). C Principaux résultats • Près de six Gabonais sur dix (59 %) vivent à Libreville et Port-Gentil. • Globalement les femmes sont plus instruites que les hommes. Cependant à partir du niveau secondaire 2nd cycle, la tendance s’inverse et la proportion d’hommes ayant atteint un niveau secondaire 2nd cycle (20 % contre 16 %) et supérieur (15 % contre 10 %) est plus élevée que celle des femmes. • La majorité des femmes et des hommes de 15-49 ans ont déclaré ne pas avoir d’assurance médicale (respectivement 57 % et 63 %). • La presque totalité des hommes gabonais sont circoncis (99 %). 28 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Groupe d'âges 15-19 21,2 1 784 1 834 19,8 1 012 1 192 20-24 19,4 1 637 1 573 15,8 805 770 25-29 17,6 1 485 1 294 15,9 813 654 30-34 14,4 1 211 1 102 15,2 776 651 35-39 11,7 986 1 008 14,0 715 654 40-44 8,9 746 866 10,4 534 548 45-49 6,8 574 745 8,9 453 526 Religion Catholique 41,9 3 528 3 275 42,9 2 192 2 026 Protestant 13,7 1 153 1 097 10,0 509 544 Autres chrétiens 32,4 2 732 2 901 19,1 976 990 Musulman 6,4 543 373 15,4 785 496 Animiste 0,3 23 53 1,1 57 58 Autre 0,3 26 50 0,8 39 34 Aucune/Manquant 5,0 418 673 10,7 549 847 Nationalité/Ethnie Gabonaise de naissance 82,9 6 980 7 489 75,6 3 861 4 195 Fang 24,2 2 038 1 566 21,6 1 101 898 Kota-Kele 5,2 434 821 4,6 234 450 Mbede-Teke 7,0 588 561 6,8 347 325 Myene 5,6 473 302 3,9 197 152 Nzabi-Duma 11,7 982 1 052 10,7 547 605 Okande-Tsogho 2,2 185 302 2,0 104 143 Shira-Punu/Vili 19,3 1 625 1 856 18,2 931 1 023 Pygmée 0,4 33 80 0,2 10 30 Autre/Manquant 7,4 622 949 7,6 390 569 Gabonaise d'acquisition 1,6 135 116 1,7 87 64 Camerounaise 4,6 388 206 4,5 230 133 Congolaise (Brazzaville) 1,1 93 123 0,8 40 59 Congolaise (Kinshasa) 0,7 58 27 0,6 28 21 Équato-Guinéenne 0,5 43 53 0,3 14 21 Béninoise 2,0 169 83 2,1 109 58 Malienne 1,6 134 99 3,8 194 120 Nigériane 0,4 30 26 1,6 81 51 Sénégalaise 0,5 40 25 2,2 111 70 Togolaise 2,0 165 78 1,0 53 34 Autre Africain 1,3 110 49 3,8 195 110 Autre / manquant 0,9 75 48 2,0 104 59 État matrimonial Célibataire 36,2 3 047 2 765 45,7 2 336 2 270 Mariée 19,0 1 597 1 501 20,9 1 067 858 Vivant ensemble 34,2 2 878 3 248 26,6 1 358 1 548 Divorcé(e)/séparé(e) 9,1 769 786 6,6 335 293 Veuf/veuve 1,6 131 122 0,2 11 26 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 59,1 4 974 1 557 59,1 3 019 900 Autres villes 29,6 2 491 4 179 28,5 1 458 2 377 Ensemble urbain 88,6 7 465 5 736 87,7 4 477 3 277 Rural 11,4 957 2 686 12,3 631 1 718 Province Libreville/Port-Gentil 59,1 4 974 1 557 59,1 3 019 900 Estuaire (sans Libreville) 10,4 876 844 11,5 586 536 Haut-Ogooué 8,7 729 875 7,6 390 468 Moyen-Ogooué 2,7 229 681 2,6 134 383 Ngounié 5,5 467 871 5,2 264 500 Nyanga 2,2 182 672 2,2 110 405 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 1,0 82 560 1,1 57 382 Ogooué-Ivindo 3,0 249 984 2,6 132 527 Ogooué-Lolo 2,9 248 741 3,3 168 501 Woleu-N’tem 4,6 386 637 4,8 247 393 Région Nord 7,5 635 1 621 7,4 379 920 Est 11,6 977 1 616 10,9 558 969 Ouest 14,1 1 187 2 085 15,2 777 1 301 Sud 7,7 650 1 543 7,3 374 905 Libreville/Port-Gentil 59,1 4 974 1 557 59,1 3 019 900 Niveau d'instruction Aucun 4,4 373 383 6,5 333 252 Primaire 21,2 1 786 2 870 14,7 752 1 179 Secondaire 1er cycle 48,6 4 094 3 880 43,6 2 227 2 304 Secondaire 2nd cycle 15,9 1 341 938 20,2 1 033 836 Supérieur 9,8 828 351 14,9 762 424 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 14,5 1 222 3 076 14,0 716 1 772 Second 19,3 1 621 1 906 21,8 1 111 1 160 Moyen 21,2 1 784 1 302 22,3 1 139 794 Quatrième 22,3 1 879 1 141 20,8 1 064 675 Le plus élevé 22,7 1 915 997 21,1 1 077 594 Ensemble 15-49 100,0 8 422 8 422 100,0 5 108 4 995 50-59 na na na na 546 659 Ensemble 15-59 na na na na 5 654 5 654 Note: Le niveau d'instruction correspond au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il ait été achevé ou non. na = Non applicable Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 29 Par contre, la répartition des hommes de 15-49 ans par âge est beaucoup moins régulière : de 20 % à 15-19 ans, la proportion chute à 16 % à 20-24 ans, se maintient à 16 % à 25-29 ans et ne baisse que très légèrement à 25-29 ans (15 %). Ces irrégularités reflètent celles qui avaient déjà été signalées au chapitre 2 dans le commentaire de la pyramide des âges, à savoir qu’il semble que certains hommes des groupes d’âges 15-29 ans et surtout 20-29 ans aient été sous-enregistrés. Les résultats selon la religion montrent, que, dans l’ensemble, les Gabonais sont chrétiens : 88 % des femmes et 72 % des hommes ont déclaré pratiquer soit la religion catholique, soit la religion protestante ou d’autres religions chrétiennes. Les autres religions sont marginales. Le tableau 3.1 présente également la répartition des hommes et des femmes selon la nationalité et l’ethnie (pour les Gabonais). Tout comme à l’EDSG-I, on note que plus de quatre femmes sur cinq (83 %) et plus des trois quarts des hommes (76 %) sont des Gabonais de naissance. La répartition selon l’ethnie met en évidence la prédominance de deux grands groupes ethniques : Fang (24 % des femmes et 22 % des hommes) et Shira-Punu/Vili (19 % des femmes et 18 % des hommes). Viennent ensuite les groupes Nzabi- Duma (12 % des femmes et 11 % des hommes) et Mbede-Teke (7 % des femmes et des hommes). Les non Gabonais représentent 16 % des femmes et 23 % des hommes, avec une prédominance des Camerounais (5 % quel que soit le sexe), des Béninois, des Togolais et Maliens (2 % dans les trois cas). Bien qu’on note un recul du nombre des Équato-Guinéens par rapport à 2000 (3 % des femmes et 3 % des hommes), on constate, globalement, les mêmes tendances. Le tableau 3.1 présente également les résultats sur l’état matrimonial. À l’EDSG-II, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes éligibles, mariés officiellement ou non, ainsi que toutes celles ou tous ceux vivant en union consensuelle. Selon cette définition, on constate que 53 % des femmes étaient en union : 19 % étaient mariées et 34 % vivaient en union consensuelle. Chez les hommes, 48 % vivaient en union : 21 % étaient mariés et 27 % vivaient en union consensuelle. En outre, étant donné que les hommes ont tendance à se marier plus tard que les femmes, la proportion de célibataires est plus élevée chez les hommes que chez les femmes : 36 % des femmes (33 % lors de l’EDSG-I) étaient célibataires au moment de l’enquête, contre 46 % chez les hommes (39 % en 2000). À l’inverse, la proportion de femmes en rupture d’union (veuve, divorcée, séparée) est beaucoup plus élevée que celle des hommes : 11 % contre 7 %. À l’EDSG-I, ces proportions étaient identiques (13 % pour les deux sexes). Les résultats selon le milieu de résidence montrent que la population du Gabon vit essentiellement en milieu urbain (89 % des femmes et 88 % des hommes). Ainsi, près de six Gabonais sur dix, quel que soit le sexe, vivent à Libreville et Port-Gentil (59 %). Les provinces de l’Estuaire sans Libreville (10 % des femmes et 12 % des hommes) et du Haut-Ogooué (9 % des femmes et 8 % des hommes) sont les plus peuplées, alors que celle de l’Ogooué Maritime (1 % des femmes et des hommes) est la moins peuplée. Lors de l’EDSG-I de 2000, la taille réduite de l’échantillon n’avait pas permis de fournir des résultats pour chaque province. On avait alors regroupé des provinces et créé les « régions » suivantes : • Nord : Ogooué-Ivindo et Woleu-N’tem ; • Est : Ogooué-Lolo et Haut-Ogooué ; • Ouest : Estuaire, Moyen-Ogooué et Ogooué-Maritime sans Libreville et Port-Gentil ; • Sud : Ngounié et Nyanga ; • Libreville et Port-Gentil. De façon à pouvoir comparer les résultats de l’EDSG-II à ceux de l’EDSG-I, on a créé les mêmes « régions » en 2012. Cette variable « région » sera utilisée dans le reste du rapport pour les indicateurs qui peuvent être directement comparés à ceux de 2000. Les résultats selon le niveau d’instruction montrent qu’une proportion plus faible de femmes (4 %) que d’hommes (7 %) n’a aucun niveau d’instruction. Cet écart en faveur des femmes avait déjà été noté 30 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés dans la précédente enquête puisque les proportions étaient respectivement de 6 % et 8 %. En outre, 21 % des femmes contre 15 % des hommes ont un niveau d’instruction primaire. De même, on compte plus de femmes que d’hommes à avoir atteint un niveau secondaire 1er cycle (49 % contre 44 %). Par contre, aux niveaux secondaire 2nd cycle (16 % des femmes contre 20 % des hommes) et supérieur (10 % et 15 %), les hommes sont proportionnellement plus nombreux que les femmes. Le tableau 3.1 présente également la répartition des hommes et des femmes selon l’indice de bien- être économique du ménage. Ces résultats ne font pas apparaitre de différences importantes entre les femmes et les hommes. On constate que 15 % des femmes contre 14 % des hommes vivent dans un ménage classé dans le quintile le plus bas. À l’opposé, 23 % des femmes contre 21 % des hommes vivent dans un ménage du quintile le plus élevé. 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUE SOCIODÉMOGRAPHIQUE Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 présentent la répartition des femmes et des hommes selon le plus haut niveau d’instruction atteint, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d'instruction atteint Total Nombre médian d'années complétées Effectif de femmes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d'âges 15-24 2,2 10,2 4,2 74,3 2,8 6,3 100,0 8,0 3 421 15-19 1,3 10,6 4,8 80,4 1,5 1,3 100,0 7,5 1 784 20-24 3,2 9,9 3,5 67,6 4,2 11,7 100,0 8,6 1 637 25-29 5,9 14,1 4,3 52,6 5,0 18,1 100,0 8,4 1 485 30-34 7,0 15,2 5,9 55,2 2,4 14,3 100,0 7,8 1 211 35-39 5,5 21,5 8,6 52,7 3,5 8,1 100,0 7,5 986 40-44 4,7 19,2 9,1 54,7 3,9 8,3 100,0 7,0 746 45-49 6,3 30,1 14,6 42,3 1,7 5,0 100,0 5,9 574 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 5,1 9,3 4,6 63,0 3,7 14,3 100,0 8,4 4 974 Autres villes 3,1 18,5 7,6 63,5 3,2 4,1 100,0 7,3 2 491 Ensemble urbain 4,4 12,4 5,6 63,2 3,5 10,9 100,0 8,1 7 465 Rural 4,6 36,4 9,8 46,6 1,2 1,5 100,0 5,6 957 Province Libreville/Port-Gentil 5,1 9,3 4,6 63,0 3,7 14,3 100,0 8,4 4 974 Estuaire (sans Libreville) 2,0 14,2 6,5 65,5 4,1 7,7 100,0 8,0 876 Haut-Ogooué 3,5 16,6 12,9 60,5 4,2 2,3 100,0 7,2 729 Moyen-Ogooué 2,8 23,8 7,0 62,5 1,8 2,1 100,0 6,7 229 Ngounié 5,0 34,5 9,3 48,0 0,7 2,4 100,0 5,7 467 Nyanga 3,3 26,6 11,1 55,7 1,7 1,6 100,0 6,0 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 5,8 34,6 8,4 49,5 0,6 1,0 100,0 5,9 82 Ogooué-Ivindo 4,3 39,2 10,5 43,7 1,0 1,2 100,0 5,4 249 Ogooué-Lolo 3,0 38,5 3,1 52,3 0,6 2,5 100,0 5,6 248 Woleu-N’tem 5,0 20,2 3,3 68,5 2,2 0,9 100,0 7,0 386 Région Nord 4,7 27,6 6,1 58,8 1,7 1,0 100,0 6,3 635 Est 3,4 22,2 10,4 58,4 3,3 2,3 100,0 6,8 977 Ouest 2,4 17,5 6,7 63,8 3,4 6,1 100,0 7,7 1 187 Sud 4,6 32,3 9,8 50,2 1,0 2,2 100,0 5,8 650 Libreville/Port-Gentil 5,1 9,3 4,6 63,0 3,7 14,3 100,0 8,4 4 974 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,3 39,4 11,6 42,7 0,7 0,3 100,0 5,3 1 222 Second 5,6 20,1 8,8 61,9 1,6 1,9 100,0 6,7 1 621 Moyen 5,3 13,5 6,2 67,9 2,4 4,7 100,0 7,7 1 784 Quatrième 4,4 9,2 3,9 67,9 4,8 9,9 100,0 8,4 1 879 Le plus élevé 2,2 2,5 2,4 60,0 5,5 27,4 100,0 9,8 1 915 Ensemble 4,4 15,1 6,1 61,3 3,2 9,8 100,0 7,8 8 422 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 31 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d'instruction atteint Total Nombre médian d'années complétées Effectif d'hommes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d'âges 15-24 2,7 13,2 3,7 71,5 3,6 5,2 100,0 8,0 1 817 15-19 1,0 18,1 3,5 75,9 1,5 0,0 100,0 7,2 1 012 20-24 4,8 7,1 4,0 66,0 6,2 11,8 100,0 9,2 805 25-29 6,4 6,9 3,9 54,8 6,5 21,4 100,0 9,2 813 30-34 9,8 6,9 5,1 50,7 4,5 22,9 100,0 9,0 776 35-39 7,6 9,2 5,3 53,8 5,2 18,8 100,0 8,9 715 40-44 7,7 10,0 4,6 49,6 6,3 21,8 100,0 9,0 534 45-49 13,3 9,7 8,0 51,8 3,1 14,1 100,0 8,5 453 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 7,6 6,8 3,7 57,6 5,3 19,1 100,0 9,1 3 019 Autres villes 4,7 10,7 5,1 65,3 4,1 10,1 100,0 8,1 1 458 Ensemble urbain 6,6 8,1 4,1 60,1 4,9 16,2 100,0 8,7 4 477 Rural 5,6 24,3 8,4 52,6 3,0 6,2 100,0 6,9 631 Province Libreville/Port-Gentil 7,6 6,8 3,7 57,6 5,3 19,1 100,0 9,1 3 019 Estuaire (sans Libreville) 6,8 9,7 4,1 60,8 3,8 14,7 100,0 8,3 586 Haut-Ogooué 2,7 13,9 8,0 59,6 4,9 10,8 100,0 8,1 390 Moyen-Ogooué 3,9 13,8 5,7 69,7 2,1 4,8 100,0 7,5 134 Ngounié 4,4 20,3 5,0 61,5 3,5 5,3 100,0 7,5 264 Nyanga 2,6 15,6 4,0 69,5 2,5 5,8 100,0 7,7 110 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 5,5 21,8 4,0 62,3 2,9 3,4 100,0 6,9 57 Ogooué-Ivindo 2,7 19,8 16,6 52,9 4,8 3,3 100,0 6,8 132 Ogooué-Lolo 4,6 31,6 1,3 56,1 0,5 5,9 100,0 5,9 168 Woleu-N’tem 7,8 7,0 8,3 65,8 5,3 5,9 100,0 8,1 247 Région Nord 6,0 11,5 11,2 61,3 5,1 5,0 100,0 7,7 379 Est 3,3 19,3 6,0 58,5 3,6 9,3 100,0 7,5 558 Ouest 6,2 11,3 4,4 62,5 3,5 12,1 100,0 8,1 777 Sud 3,9 18,9 4,7 63,9 3,2 5,4 100,0 7,5 374 Libreville/Port-Gentil 7,6 6,8 3,7 57,6 5,3 19,1 100,0 9,1 3 019 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,7 25,1 8,2 58,3 3,3 1,4 100,0 6,6 716 Second 6,8 13,0 7,0 66,1 2,4 4,7 100,0 7,7 1 111 Moyen 11,2 9,6 4,6 58,6 4,0 12,0 100,0 8,2 1 139 Quatrième 8,0 4,2 4,2 62,4 7,0 14,2 100,0 8,9 1 064 Le plus élevé 1,6 3,3 0,3 50,1 6,3 38,3 100,0 11,5 1 077 Ensemble 15-49 6,5 10,1 4,7 59,2 4,7 14,9 100,0 8,5 5 108 50-59 8,3 11,9 8,6 52,2 1,4 17,7 100,0 8,5 546 Ensemble 15-59 6,7 10,2 5,0 58,5 4,3 15,2 100,0 8,5 5 654 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Dans l’ensemble, on constate que la proportion de femmes sans niveau d’instruction est plus faible que celle des hommes (4 % contre 7 %). De même, la proportion de femmes ayant atteint un niveau primaire complet est de 6 % contre 5 % chez les hommes. Cependant, pour 15 % des femmes et 10 % des hommes, le niveau primaire n’a pas été complété. De même, en ce qui concerne le niveau secondaire, les résultats montrent que, dans la majorité des cas, les femmes et les hommes n’ont pas achevé ce niveau. (respectivement 61 % et 59 %). Seulement 3 % des femmes et 5 % des hommes ont atteint un niveau secondaire, c’est–à-dire qu’ils ont achevé avec succès les 7 classes de ce niveau. Cela dénote une forte rétention des élèves dans le système éducatif dont les conséquences sont les redoublements et les abandons. En ce qui concerne le niveau supérieur, on constate que la proportion d’hommes ayant atteint ce niveau est plus élevée que celle des femmes (15 % contre 10 %). Globalement, le nombre médian d’années achevées par les femmes est estimé à 7,8 ans et celui des hommes à 8,5 ans, soit près d’une année de plus pour les hommes. 32 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Le graphique 3.1 qui présente l’évolution entre 2000 et 2012 des proportions de femmes et d’hommes ayant atteint certains niveaux d’instruction permet de constater, pour les deux sexes, une amélioration du niveau d’instruction : en effet, les proportions de ceux sans instruction ont diminué et les proportions de personnes ayant, au moins, le niveau secondaire ont augmenté. Graphique 3.1 Répartition des femmes et des hommes de 15-49 ans par niveau d'instruction, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 6 36 42 12 4 8 24 38 20 10 4 21 49 16 10 7 15 44 20 15 Aucun Primaire Second 1er cycle Second 2nd cycle Supérieur Aucun Primaire Second 1er cycle Second 2nd cycle Supérieur Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 En effet, chez les femmes, en 2000, 59 % avaient, au minimum, le niveau secondaire 1er cycle. En 2012, cette proportion est de 74 %. De plus, la proportion de femmes ayant atteint le niveau supérieur a plus que doublé, passant de 4 % en 2000 à 10 % en 2012. Chez les hommes, en 2000, 68 % avaient, au minimum, un niveau d’instruction secondaire 1er cycle contre 79 % en 2012. Comme chez les femmes, la proportion de ceux qui ont atteint un niveau supérieur a augmenté, variant de 10 % à 15 %. Les résultats selon les groupes d’âges montrent que, quel que soit le sexe, le niveau d’instruction augmente des générations les plus anciennes aux plus récentes. En effet, la proportion de femmes sans niveau d’instruction varie de 6 % parmi celles de 45-49 ans à 1 % parmi celles de 15-19 ans ; Chez les hommes, ces proportions sont de 13 % à 45-49 ans et de 1 % à 15-19 ans. Il faut noter que cette amélioration du niveau d’instruction a autant bénéficié aux filles qu’aux garçons. Il n’y a qu’au niveau supérieur que les hommes sont encore un peu plus nombreux que les femmes. Les résultats selon la province montrent que c’est dans l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil (6 %), Libreville/Port-Gentil, la Ngounié et le Woleu-N’tem (5 % dans tous les cas) que l’on note les proportions les plus élevées de femmes sans instruction. Chez les hommes, c’est essentiellement à Libreville/Port- Gentil, dans le Woleu-N’tem (8 %), dans l’Estuaire sans Libreville (7 %) et dans l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil (6 %). Les résultats par rapport aux régions reflètent les tendances observées dans les provinces. Les résultats selon les quintiles de bien-être économique montrent chez les femmes un écart important entre celles vivant dans un ménage du quintile le plus élevé et les autres : en effet, la proportion de femmes sans niveau d’instruction est deux fois moins importante dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé que dans les autres (2 % contre 5 % dans le quintile le plus bas et dans le quintile moyen et 4 % dans le quatrième quintile) De même, dans les ménages du quintile le plus élevé, 6 % des femmes contre 2 % dans les ménages du second quintile ont un niveau secondaire complet et respectivement 27 % contre 2 % ont un niveau supérieur. Chez les hommes, les résultats mettent en évidence les mêmes variations : par exemple, on remarque que dans les ménages du quintile le plus bas, Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 33 4 % n’ont pas d’instruction contre 2 % dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé. De même, dans les ménages du quintile le plus bas, 3 % des hommes ont un niveau secondaire complet contre 6 % dans le quintile le plus élevé. Concernant le niveau supérieur, ces proportions sont respectivement de 1 % et 38 %. 3.3 ALPHABÉTISATION Au cours de l’EDSG-II, on a demandé aux enquêtés qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à ceux qui n’avaient atteint que le niveau primaire de lire une phrase simple, les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus étant considérés d’office comme étant alphabétisés. Trois modalités ont été retenues : « Peut lire toute la phrase », «Peut lire une partie de la phrase », ou «Ne peut pas lire ». Les tableaux 3.3.1 et 3.3.2 présentent la répartition des femmes et des hommes par niveau d’instruction atteint et niveau d’alphabétisation selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On constate que 10 % des femmes et 8 % des hommes de 15-49 ans ne savent pas lire. Chez les femmes, 5 % peuvent lire partiellement une phrase et 9 % peuvent lire la phrase entière. Chez les hommes, ces proportions sont de 6 % dans chacun des cas. En ajoutant à ces proportions celles des femmes et des hommes de niveau secondaire ou plus, qui sont considérés comme étant alphabétisés, la proportion de femmes alphabétisées passe à 89 % et celle des hommes à 91 %. En 2000, ces proportions étaient respectivement de 77 % et 83 %. Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage de femmes alphabétisées1 Effectif de femmes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêté/ Aveugle/ malvoyant/ Manquant Groupe d'âges 15-24 83,4 6,0 3,7 5,9 1,1 100,0 93,0 3 421 15-19 83,3 6,6 3,7 5,2 1,3 100,0 93,5 1 784 20-24 83,5 5,3 3,7 6,6 0,9 100,0 92,4 1 637 25-29 75,7 7,0 3,1 11,9 2,3 100,0 85,9 1 485 30-34 72,0 9,6 4,4 11,9 2,2 100,0 86,0 1 211 35-39 64,4 13,9 8,1 12,9 0,7 100,0 86,4 986 40-44 66,9 12,4 8,1 11,2 1,5 100,0 87,4 746 45-49 49,0 23,4 9,5 14,7 3,4 100,0 81,9 574 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 81,0 6,3 3,5 7,5 1,7 100,0 90,8 4 974 Autres villes 70,7 12,0 5,9 9,8 1,6 100,0 88,6 2 491 Ensemble urbain 77,6 8,2 4,3 8,3 1,7 100,0 90,1 7 465 Rural 49,3 18,5 10,2 20,9 1,1 100,0 78,0 957 Province Libreville/Port-Gentil 81,0 6,3 3,5 7,5 1,7 100,0 90,8 4 974 Estuaire (sans Libreville) 77,3 10,0 5,6 5,1 1,9 100,0 92,9 876 Haut-Ogooué 67,0 13,1 6,8 11,2 2,0 100,0 86,9 729 Moyen-Ogooué 66,4 10,9 6,4 14,3 2,1 100,0 83,7 229 Ngounié 51,1 18,1 12,7 17,8 0,3 100,0 81,9 467 Nyanga 59,0 15,9 8,2 15,4 1,4 100,0 83,1 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 51,2 28,6 8,8 11,0 0,4 100,0 88,6 82 Ogooué-Ivindo 46,0 13,3 6,4 33,0 1,4 100,0 65,6 249 Ogooué-Lolo 55,4 19,7 6,8 17,3 0,7 100,0 81,9 248 Woleu-N’tem 71,6 12,5 4,1 10,5 1,4 100,0 88,1 386 Région Nord 61,5 12,8 5,0 19,3 1,3 100,0 79,3 635 Est 64,0 14,8 6,8 12,7 1,7 100,0 85,6 977 Ouest 73,4 11,5 6,0 7,3 1,9 100,0 90,9 1 187 Sud 53,3 17,5 11,4 17,1 0,6 100,0 82,3 650 Libreville/Port-Gentil 81,0 6,3 3,5 7,5 1,7 100,0 90,8 4 974 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 43,7 20,2 11,0 24,0 1,1 100,0 74,9 1 222 Second 65,4 12,9 6,2 12,5 2,9 100,0 84,6 1 621 Moyen 75,0 9,3 6,3 8,2 1,2 100,0 90,6 1 784 Quatrième 82,5 5,9 3,4 6,6 1,5 100,0 91,9 1 879 Le plus élevé 92,9 2,9 0,5 2,5 1,3 100,0 96,2 1 915 Ensemble 74,4 9,4 5,0 9,7 1,6 100,0 88,7 8 422 1 C'est-à-dire les femmes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et celles qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. 34 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage d'hommes alphabétisés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage d’hommes alphabétisés1 Effectif d'hommes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêté/ Aveugle/ malvoyant/ Manquant Groupe d'âges 15-24 80,3 6,8 5,9 6,0 0,8 100,0 93,1 1 817 15-19 77,4 9,3 6,1 6,0 1,2 100,0 92,8 1 012 20-24 84,1 3,7 5,6 6,1 0,5 100,0 93,4 805 25-29 82,8 2,9 4,0 9,7 0,6 100,0 89,7 813 30-34 78,2 6,6 6,3 8,1 0,7 100,0 91,1 776 35-39 77,9 6,3 8,1 7,6 0,1 100,0 92,3 715 40-44 77,6 6,6 6,4 7,4 2,0 100,0 90,7 534 45-49 68,9 10,0 7,5 11,2 2,3 100,0 86,5 453 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 82,0 5,3 5,4 6,5 0,8 100,0 92,6 3 019 Autres villes 79,4 6,3 5,5 7,6 1,3 100,0 91,2 1 458 Ensemble urbain 81,2 5,6 5,4 6,9 1,0 100,0 92,2 4 477 Rural 61,7 11,7 11,7 13,8 1,1 100,0 85,1 631 Province Libreville/Port-Gentil 82,0 5,3 5,4 6,5 0,8 100,0 92,6 3 019 Estuaire (sans Libreville) 79,3 6,2 6,4 6,2 1,8 100,0 92,0 586 Haut-Ogooué 75,3 8,9 7,2 6,9 1,7 100,0 91,4 390 Moyen-Ogooué 76,6 7,2 6,6 8,1 1,4 100,0 90,5 134 Ngounié 70,3 5,1 13,4 11,2 0,0 100,0 88,8 264 Nyanga 77,7 8,5 6,9 6,3 0,6 100,0 93,2 110 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 68,6 15,4 8,3 6,2 1,5 100,0 92,3 57 Ogooué-Ivindo 61,0 10,9 15,4 12,8 0,1 100,0 87,2 132 Ogooué-Lolo 62,4 19,3 5,8 12,0 0,5 100,0 87,5 168 Woleu-N’tem 76,9 2,6 0,6 19,2 0,8 100,0 80,0 247 Région Nord 71,4 5,4 5,7 16,9 0,5 100,0 82,5 379 Est 71,4 12,0 6,7 8,5 1,3 100,0 90,2 558 Ouest 78,1 7,1 6,6 6,5 1,8 100,0 91,7 777 Sud 72,5 6,1 11,5 9,7 0,2 100,0 90,1 374 Libreville/Port-Gentil 82,0 5,3 5,4 6,5 0,8 100,0 92,6 3 019 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 63,0 10,9 11,5 13,9 0,7 100,0 85,3 716 Second 73,2 9,2 7,9 8,3 1,4 100,0 90,3 1 111 Moyen 74,5 7,2 6,2 10,7 1,4 100,0 88,0 1 139 Quatrième 83,6 4,9 5,1 5,9 0,6 100,0 93,5 1 064 Le plus élevé 94,7 1,0 2,0 1,7 0,5 100,0 97,7 1 077 Ensemble 15-49 78,8 6,4 6,2 7,7 1,0 100,0 91,3 5 108 50-59 71,3 10,0 8,8 8,9 0,9 100,0 90,1 546 Ensemble 15-59 78,0 6,7 6,4 7,9 1,0 100,0 91,2 5 654 1 C'est-à-dire les hommes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Le taux d’alphabétisation des femmes augmente des générations les plus anciennes aux plus récentes, passant de 82 % parmi celles de 45-49 ans à 94 % parmi les plus jeunes de 15-19 ans. En outre, on constate que ce taux d’alphabétisation des femmes est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (90 % contre 78 %) et à l’Estuaire sans Libreville que dans les autres provinces (93 % contre un minimum de 66 % dans l’Ogooué-Ivindo). Les résultats selon les quintiles de bien-être économique montrent que ce taux augmente avec l’amélioration du statut économique du ménage, variant d’un minimum de 75 % dans les ménages du quintile le plus bas à un maximum de 96 % dans ceux du quintile le plus élevé. Chez les hommes, on note également que la proportion d’hommes alphabétisés augmente des générations anciennes aux plus récentes : 87 % chez ceux âgés de 45-49 ans à 93 % chez ceux de moins de 25 ans. En outre, comme chez les femmes, la proportion d’hommes alphabétisés est plus élevée en milieu urbain (92 %) qu’en milieu rural (85 %), à Libreville/Port-Gentil (93 %) que dans le Woleu-N’tem (80 %) et dans les ménages du quintile le plus élevé (98 %) que dans ceux du quintile le plus bas (85 %). Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 35 3.4 CARACTÉRISTIQUES DIFFÉRENTIELLES DES COUPLES Les données collectées au cours de l’EDSG-II ont également permis d’étudier les différences d’âges et de niveaux d’instruction entre conjoints. Les résultats sont présentés au tableau 3.4. Tableau 3.4 Caractéristiques différentielles des couples Répartition (en %) des couples par différence d'âges entre conjoints et différence de niveaux d'instruction, Gabon 2012 Différence Pourcentage Effectif de couples Écart d'âges entre conjoints Femme plus âgée 9,2 173 Même âge/homme plus âgé de 0-4 ans 30,4 573 Homme plus âgé de 5-9 ans 30,9 584 Homme plus âgé de 10-14 ans 17,3 326 Homme plus âgé de 15 ans ou plus 12,2 231 Niveau d'instruction du couple Homme et femme, aucun 3,5 67 Femme instruite, homme non 2,7 51 Homme instruit, femme non 4,2 80 Homme et femme instruits 89,5 1 689 Total 100,0 1 887 Les résultats selon l’écart d’âges montrent que dans seulement 9 % des couples, la femme est plus âgée que son conjoint (Graphique 3.2) et par conséquent, dans la majorité des couples, c’est l’homme qui est plus âgé que sa femme ou partenaire : dans 12 % des cas, la différence d’âge est de 15 ans ou plus ; dans 17 % des cas l’homme a 10 à 14 ans de plus que la femme ; dans 31 % des cas, il a 5 à 9 ans de plus et dans 30 % des cas, les deux conjoints ont le même âge ou l’homme a entre 0 et 4 ans de plus que sa femme/partenaire. Graphique 3.2 Répartition des couples par différence d'âges entre conjoints Femme plus âgée 9% Homme plus âgé de 0-4 ans 31% Homme plus âgé de 5-9 ans 31% Homme plus âgé de 10-14 ans 17% Homme plus âgé de 15 ans ou plus 12% EDSG-II 2012 La répartition des couples par niveaux d’instruction entre conjoints permet de constater que pour neuf couples sur dix (90 %), les deux conjoints sont instruits. Ce qui confirme l’accès équitable à l’instruction évoqué précédemment. On note également que dans 3 % des couples, l’homme n’est pas instruit. Globalement, ces résultats sont peu différents de ceux de la précédente enquête. 36 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.5 EXPOSITION AUX MÉDIA Les tableaux 3.5.1 et 3.5.2 présentent les données sur l’exposition des femmes et des hommes aux média (la presse audiovisuelle ou écrite), au moins une fois par semaine. Ces données sont particulièrement importantes pour la mise en place de programmes d’éducation et de diffusion d’informations dans tous les domaines, notamment dans ceux de la santé et de la planification familiale. Les résultats permettent de constater que 8 % des femmes et 4 % des hommes ne sont exposés à aucun média (journal, radio ou télévision). Si l’on considère le milieu de résidence, on note un écart important entre l’urbain et le rural : 5 % des femmes urbaines ne sont exposées à aucun média contre 28 % de celles du milieu rural. Chez les hommes du milieu urbain, cette proportion est de 2 % contre 19 % en milieu rural. Tableau 3.5.1 Exposition aux média: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 33,9 91,4 34,3 15,5 5,8 1 784 20-24 40,7 89,6 37,4 19,4 6,4 1 637 25-29 39,7 92,1 37,0 20,4 5,3 1 485 30-34 40,7 89,8 39,2 21,9 8,4 1 211 35-39 35,2 87,8 41,1 19,2 9,0 986 40-44 40,4 84,3 44,6 22,0 10,2 746 45-49 30,2 77,5 46,1 18,3 13,8 574 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 44,1 94,0 40,1 22,9 3,6 4 974 Autres villes 31,2 89,8 36,8 15,2 7,4 2 491 Ensemble urbain 39,8 92,6 39,0 20,4 4,9 7 465 Rural 21,3 60,2 35,7 10,5 28,0 957 Province Libreville/Port-Gentil 44,1 94,0 40,1 22,9 3,6 4 974 Estuaire (sans Libreville) 44,5 90,7 41,2 23,0 6,1 876 Haut-Ogooué 23,7 84,3 39,3 12,1 11,0 729 Moyen-Ogooué 20,6 73,0 23,7 8,3 19,8 229 Ngounié 39,3 80,1 32,3 15,0 12,8 467 Nyanga 21,2 73,4 31,2 9,0 21,2 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 31,9 87,1 41,7 15,1 7,2 82 Ogooué-Ivindo 9,0 62,7 21,4 3,9 31,7 249 Ogooué-Lolo 14,6 80,1 33,7 8,6 17,1 248 Woleu-N’tem 16,9 78,7 45,9 10,8 12,3 386 Niveau d'instruction Aucun 4,7 76,1 18,9 0,3 20,3 373 Primaire 14,8 78,1 30,4 7,2 16,9 1 786 Secondaire 1er cycle 38,9 92,3 40,4 20,5 4,7 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 60,1 93,8 45,5 30,1 2,9 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 15,7 55,5 26,3 5,1 32,8 1 222 Second 26,8 91,0 29,9 11,3 6,4 1 621 Moyen 37,4 95,5 44,0 22,0 3,0 1 784 Quatrième 42,3 96,2 41,4 21,4 1,6 1 879 Le plus élevé 56,7 95,3 46,1 30,4 2,3 1 915 Ensemble 37,7 88,9 38,6 19,2 7,5 8 422 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 37 Tableau 3.5.2 Exposition aux média: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 26,6 90,9 42,0 14,2 5,2 1 012 20-24 47,7 92,1 53,7 31,9 5,0 805 25-29 50,6 92,2 57,5 32,4 3,5 813 30-34 54,9 93,4 68,6 39,2 2,8 776 35-39 53,6 91,0 65,6 36,7 3,1 715 40-44 57,3 90,4 72,4 44,2 3,7 534 45-49 52,4 88,3 73,8 41,6 5,2 453 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 58,3 97,5 65,1 41,5 0,9 3 019 Autres villes 33,8 91,2 53,3 21,8 4,2 1 458 Ensemble urbain 50,3 95,4 61,2 35,0 2,0 4 477 Rural 26,1 62,7 48,5 13,7 19,3 631 Province Libreville/Port-Gentil 58,3 97,5 65,1 41,5 0,9 3 019 Estuaire (sans Libreville) 43,3 90,7 52,3 26,5 3,5 586 Haut-Ogooué 27,6 85,3 52,4 17,3 8,2 390 Moyen-Ogooué 26,1 79,3 36,2 11,9 12,1 134 Ngounié 16,4 76,1 48,7 9,8 12,3 264 Nyanga 33,3 79,1 44,3 17,5 12,8 110 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 26,8 87,0 43,8 17,0 8,5 57 Ogooué-Ivindo 38,7 71,4 65,7 28,2 13,4 132 Ogooué-Lolo 27,8 84,1 58,0 17,1 8,0 168 Woleu-N’tem 27,9 73,5 55,6 17,6 12,6 247 Niveau d'instruction Aucun 4,4 86,5 68,2 3,0 8,9 333 Primaire 15,8 81,5 48,1 9,5 10,1 752 Secondaire 1er cycle 43,8 92,4 59,0 30,8 3,4 2 227 Secondaire 2nd cycle ou plus 72,8 95,3 63,8 49,5 1,5 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 24,8 64,0 49,5 11,2 18,0 716 Second 36,0 93,5 55,7 25,2 3,1 1 111 Moyen 45,7 94,5 64,3 33,6 2,8 1 139 Quatrième 55,6 96,7 62,4 37,9 1,1 1 064 Le plus élevé 67,5 98,9 63,0 47,3 0,2 1 077 Ensemble 15-49 47,3 91,4 59,7 32,4 4,1 5 108 50-59 49,6 85,6 74,4 39,9 6,1 546 Ensemble 15-59 47,5 90,8 61,1 33,1 4,3 5 654 Les résultats selon les différents média montrent que, 89 % des femmes et 91 % des hommes de 15-49 ans regardent, au moins une fois par semaine, la télévision ; près de deux femmes sur cinq (39 %) et 60 % des hommes écoutent la radio et 38 % des femmes et 47 % des hommes lisent un journal. Globalement, 19 % des femmes et 32 % des hommes sont exposés aux trois média, au moins, une fois par semaine. Ces proportions étaient respectivement de 20 % et 36 % en 2000. Les résultats selon l’âge montrent globalement, que les proportions d’hommes et de femmes exposés aux trois média augmentent avec l’âge. Cette tendance est cependant plus nette chez les hommes que chez les femmes (14 % pour les 15-19 ans à 42 % à 45-49 ans chez les hommes) ; chez les femmes, la proportion passe de 16 % à 15-19 ans à 22 % à 40-44 ans. Les résultats selon les provinces mettent en évidence des disparités : c’est dans les villes de Libreville et Port-Gentil, dans l’Estuaire sans Libreville (23 % dans les deux cas) et dans la Ngounié et l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil (15 % dans les deux cas) que les femmes sont les plus exposées aux trois média. À l’opposé, c’est dans l’Ogooué-Ivindo (4 %) que la proportion est la plus faible. Chez les hommes, ce sont les villes de Libreville et Port-Gentil (42 %), l’Ogooué-Ivindo (28 %) et l’Estuaire sans Libreville (27 %) qui se caractérisent par les proportions les plus élevées d’hommes exposés aux trois média. À l’opposé, c’est dans la Ngounié que la proportion est la plus faible (10 %). 38 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés L’utilisation des média est fortement influencée par le niveau d’instruction ; que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, la proportion de ceux qui sont exposés aux trois média augmente avec le niveau d’instruction : seulement 0,3 % des femmes et 3 % des hommes sans instruction sont exposés aux trois médias, contre respectivement 30 % et 50 % pour le niveau secondaire 2nd cycle ou plus. On constate le même type de relation en fonction des quintiles de bien-être, puisque, du quintile le plus bas au plus élevé, les proportions de femmes et d’hommes exposés aux trois média augmentent, variant pour les femmes de 5 % à 30 % et pour les hommes de 11 % à 47 %. 3.6 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Lors de l’enquête, des questions relatives à l’emploi ont été posées. Ces questions ont permis d’identifier les hommes et les femmes qui travaillaient au moment de l’enquête ainsi que ceux qui ne travaillaient pas au moment de l’enquête mais qui avaient travaillé au cours des 12 mois qui avaient précédé l’enquête. Aux femmes et aux hommes qui travaillaient au moment de l’enquête ou qui avaient effectué un travail au cours des 12 mois précédant l’enquête, on a posé une série de questions sur le type d’emploi et, pour les femmes, sur la régularité de l’emploi et sur le type de rémunération. Les résultats du tableau 3.6.1 montrent que, dans l’ensemble, 49 % des femmes de 15-49 ans avaient effectué un travail quelconque au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, Dans 44 % des cas, les femmes travaillaient au moment de l’enquête, c’est-à-dire au cours des sept jours avant l’interview et 6 % ne travaillaient pas au moment de l’enquête. À l’opposé, 51 % n’avaient pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Les résultats selon l’âge permettent de constater que la proportion de femmes qui avaient travaillé récemment augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 11 % à 15-19 ans à un maximum de 76 % à 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, les résultats montrent que ce sont les femmes en rupture d’union (65 %) qui étaient proportionnellement les plus nombreuses à avoir travaillé au cours des sept jours ayant précédé l’enquête, contre 53 % de celles en union et 24 % des célibataires. Le niveau d’activité varie également en fonction du nombre d’enfants vivants par femme : la proportion de femmes actives augmente avec le nombre d’enfants, passant de 22 % à la parité 0 à 67 % à la parité cinq ou plus. Les données selon le milieu de résidence ne font pas apparaître de différences importantes : 45 % en milieu rural et 44 % en milieu urbain, où, par rapport aux autres villes (39 %), Libreville et Port-Gentil présentent une proportion plus élevée de femmes actives (46 %). S’agissant des provinces, c’est dans la Ngounié qu’on enregistre la proportion la plus forte de femmes ayant eu une activité au cours des sept jours ayant précédé l’enquête (54 %) et à l’opposé; c’est dans le Moyen-Ogooué qu’elle est la plus faible (30 %). On constate, en outre, que les proportions de femmes actives diminuent avec l’augmentation du niveau d’instruction, passant d’un maximum de 59 % parmi celles sans instruction à un minimum de 45 % parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Enfin, les résultats selon les quintiles de bien- être ne montrent pas d’écarts significatifs. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 39 Tableau 3.6.1 Emploi: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du fait qu'elles travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total2 Effectif de femmes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d'âges 15-19 10,7 4,5 84,8 100,0 1 784 20-24 25,5 9,7 64,6 100,0 1 637 25-29 45,8 7,1 47,0 100,0 1 485 30-34 59,5 4,1 36,4 100,0 1 211 35-39 69,1 4,0 26,9 100,0 986 40-44 74,5 3,7 21,8 100,0 746 45-49 75,6 2,8 21,6 100,0 574 État matrimonial Célibataire 24,0 6,3 69,7 100,0 3 047 En union 52,8 4,7 42,4 100,0 4 475 En rupture d'union 65,1 8,3 26,6 100,0 900 Nombre d'enfants vivants 0 22,4 5,9 71,6 100,0 2 556 1-2 44,7 6,8 48,4 100,0 3 077 3-4 58,8 5,1 36,0 100,0 1 594 5+ 66,6 2,9 30,5 100,0 1 194 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 46,0 5,7 48,3 100,0 4 974 Autres villes 38,7 5,9 55,3 100,0 2 491 Ensemble urbain 43,5 5,8 50,6 100,0 7 465 Rural 44,9 4,8 50,3 100,0 957 Province Libreville/Port-Gentil 46,0 5,7 48,3 100,0 4 974 Estuaire (sans Libreville) 40,0 8,3 51,6 100,0 876 Haut-Ogooué 33,7 3,3 63,0 100,0 729 Moyen-Ogooué 29,8 1,7 68,5 100,0 229 Ngounié 54,2 11,3 34,4 100,0 467 Nyanga 33,8 7,2 59,0 100,0 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 47,7 2,6 49,7 100,0 82 Ogooué-Ivindo 36,6 3,6 59,8 100,0 249 Ogooué-Lolo 44,0 5,4 50,6 100,0 248 Woleu-N’tem 45,4 0,7 53,9 100,0 386 Région Nord 42,0 1,9 56,2 100,0 635 Est 36,3 3,8 59,8 100,0 977 Ouest 38,6 6,6 54,8 100,0 1 187 Sud 48,5 10,2 41,3 100,0 650 Libreville/Port-Gentil 46,0 5,7 48,3 100,0 4 974 Niveau d'instruction Aucun 58,7 3,1 38,2 100,0 373 Primaire 52,7 3,5 43,8 100,0 1 786 Secondaire 1er cycle 37,9 5,8 56,3 100,0 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 44,5 7,6 47,6 100,0 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 44,9 5,1 50,0 100,0 1 222 Second 39,3 7,2 53,5 100,0 1 621 Moyen 44,3 5,3 50,1 100,0 1 784 Quatrième 44,5 6,3 49,1 100,0 1 879 Le plus élevé 45,3 4,4 50,3 100,0 1 915 Ensemble 43,7 5,7 50,6 100,0 8 422 1 "Travaille actuellement" concerne les femmes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris celles qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absentes parce qu'elles étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d'autres raisons. 2 Y compris les manquants. Du tableau 3.6.2 concernant les hommes de 15-49 ans, il ressort que 75 % d’entre eux avaient effectué un travail quelconque au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête (contre 49 % chez les femmes) : la majorité (68 %) avait travaillé au cours des sept derniers jours avant l’enquête. À l’opposé, 24 % des hommes n’avaient pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. On constate, comme chez les femmes, que le pourcentage d’hommes qui avaient travaillé récemment augmente avec 40 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés l’âge : de 22 % à 15-19 ans, la proportion passe à 92 % à 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, les résultats montrent que, comme chez les femmes, les hommes en union et ceux en rupture d’union étaient proportionnellement les plus nombreux à travailler au moment de l’enquête (respectivement, 90 % et 92 % contre 42 % chez les célibataires). Par ailleurs, les données selon le milieu de résidence, montrent que la proportion d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête est légèrement plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (71 % contre 68 %). Par rapport au niveau d’instruction, on remarque (comme chez les femmes) que les hommes sans niveau d’instruction travaillaient un peu plus fréquemment que les autres au moment de l’enquête : 91 % exerçaient une activité, contre 69 % pour le niveau primaire et seulement 64 % pour le niveau secondaire 1er cycle. Enfin, on constate que les variations selon les quintiles de bien-être économique ne sont pas très importantes. Tableau 3.6.2 Emploi: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du fait qu'ils travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total2 Effectif d'hommes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d'âges 15-19 22,0 11,8 64,5 100,0 1 012 20-24 47,7 11,1 39,2 100,0 805 25-29 79,8 6,2 14,0 100,0 813 30-34 86,0 4,4 9,6 100,0 776 35-39 92,7 1,5 5,8 100,0 715 40-44 90,0 5,6 4,4 100,0 534 45-49 92,4 2,2 5,5 100,0 453 État matrimonial Célibataire 41,7 10,5 46,4 100,0 2 336 En union 90,4 3,6 6,0 100,0 2 425 En rupture d'union 92,0 3,4 4,6 100,0 347 Nombre d'enfants vivants 0 43,6 9,7 45,4 100,0 2 265 1-2 84,2 5,2 10,4 100,0 1 399 3-4 91,8 3,8 4,4 100,0 824 5+ 90,9 3,1 6,1 100,0 619 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 71,5 6,9 20,5 100,0 3 019 Autres villes 60,3 5,9 33,8 100,0 1 458 Ensemble urbain 67,9 6,6 24,8 100,0 4 477 Rural 70,7 7,8 21,4 100,0 631 Province Libreville/Port-Gentil 71,5 6,9 20,5 100,0 3 019 Estuaire (sans Libreville) 68,8 5,5 25,7 100,0 586 Haut-Ogooué 60,7 6,3 33,0 100,0 390 Moyen-Ogooué 62,1 9,7 27,7 100,0 134 Ngounié 63,1 5,3 31,7 100,0 264 Nyanga 53,7 10,2 36,1 100,0 110 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 64,7 13,1 22,1 100,0 57 Ogooué-Ivindo 51,2 6,1 42,7 100,0 132 Ogooué-Lolo 70,8 8,3 20,9 100,0 168 Woleu-N’tem 61,5 4,4 34,1 100,0 247 Région Nord 57,9 5,0 37,1 100,0 379 Est 63,8 6,9 29,4 100,0 558 Ouest 67,4 6,8 25,8 100,0 777 Sud 60,3 6,7 33,0 100,0 374 Libreville/Port-Gentil 71,5 6,9 20,5 100,0 3 019 Niveau d'instruction Aucun 90,9 3,8 5,3 100,0 333 Primaire 68,8 6,5 24,8 100,0 752 Secondaire 1er cycle 63,7 7,0 28,5 100,0 2 227 Secondaire 2nd cycle ou plus 69,4 7,0 22,7 100,0 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 64,3 8,3 27,3 100,0 716 Second 71,3 4,8 23,8 100,0 1 111 Moyen 71,3 9,4 19,3 100,0 1 139 Quatrième 72,4 8,0 19,3 100,0 1 064 Le plus élevé 60,1 3,6 33,5 100,0 1 077 Ensemble 15-49 68,2 6,7 24,4 100,0 5 108 50-59 77,2 3,1 19,7 100,0 546 Ensemble 15-59 69,1 6,4 23,9 100,0 5 654 1 "Travaille actuellement" concerne les hommes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris ceux qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absents parce qu'ils étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d'autres raisons. 2 Y compris les manquants. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 41 Les tableaux 3.7.1 et 3.7.2 présentent les résultats concernant le type d’occupation des femmes et des hommes de 15-49 ans au cours des 12 mois qui précédaient l’enquête. Un peu plus d’une femme sur deux exerçait, au moment de l’enquête, une activité dans les ventes et services (52 %) ; près d’une femme sur cinq (19 %) travaillait en tant que cadre ou technicienne ; une sur dix (10 %) a déclaré être employée de maison et seulement 9 % avaient une activité agricole. Quel que soit le groupe d’âges, c’est dans les ventes et services que les femmes sont proportionnellement les plus nombreuses. On remarque cependant que la proportion de femmes travaillant comme employée de maison est plus élevée entre 15 et 29 ans qu’au-delà. Tableau 3.7.1 Occupation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Cadre/ technicien/ direction Employé Ventes et services Manuel qualifié Manuel non qualifié Employée de maison Agriculture Manquant Total Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 0,1 0,0 60,7 0,2 1,4 13,7 15,5 8,5 100,0 272 20-24 3,8 0,0 61,6 2,4 3,7 13,9 6,8 7,9 100,0 576 25-29 16,8 0,0 57,4 3,4 1,3 11,7 5,2 4,1 100,0 786 30-34 29,6 0,0 48,0 4,3 1,6 8,7 5,3 2,4 100,0 770 35-39 25,9 0,0 49,0 4,2 3,2 7,3 8,0 2,3 100,0 721 40-44 23,9 0,3 43,6 5,3 1,4 9,5 10,9 5,2 100,0 583 45-49 18,5 0,1 46,5 5,5 0,2 8,8 17,0 3,5 100,0 450 État matrimonial Célibataire 12,8 0,0 55,8 3,1 3,2 10,1 7,2 7,9 100,0 923 En union 20,3 0,1 52,1 3,3 1,7 9,6 9,4 3,5 100,0 2 573 En rupture d'union 22,7 0,1 45,4 7,0 1,2 12,7 8,1 2,8 100,0 661 Nombre d'enfants vivants 0 14,7 0,0 53,3 2,1 2,8 13,1 6,8 7,2 100,0 725 1-2 22,8 0,0 52,7 4,5 1,6 9,6 4,9 3,9 100,0 1 583 3-4 22,7 0,2 49,2 3,7 2,9 9,4 7,8 4,1 100,0 1 020 5+ 11,2 0,1 52,4 4,3 0,5 9,9 18,6 3,1 100,0 829 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 21,2 0,0 53,3 4,7 2,0 12,0 0,8 6,1 100,0 2 569 Autres villes 18,8 0,0 50,9 3,1 1,7 9,1 14,7 1,7 100,0 1 113 Ensemble urbain 20,4 0,0 52,6 4,2 1,9 11,1 5,0 4,8 100,0 3 682 Rural 8,3 0,4 46,6 1,1 2,0 3,4 36,9 1,2 100,0 476 Province Libreville/Port-Gentil 21,2 0,0 53,3 4,7 2,0 12,0 0,8 6,1 100,0 2 569 Estuaire (sans Libreville) 22,5 0,3 50,1 3,5 3,0 9,9 8,0 2,8 100,0 423 Haut-Ogooué 17,4 0,0 51,3 3,0 1,0 11,5 13,0 2,9 100,0 270 Moyen-Ogooué 21,6 0,0 56,9 2,2 2,3 6,7 9,9 0,3 100,0 72 Ngounié 9,3 0,1 34,9 0,6 1,2 5,1 48,2 0,6 100,0 307 Nyanga 15,4 0,0 59,1 3,2 0,0 2,0 18,5 1,6 100,0 75 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 18,0 0,2 58,8 3,6 0,9 10,3 7,8 0,5 100,0 41 Ogooué-Ivindo 7,7 0,0 60,1 2,5 0,3 4,6 24,2 0,5 100,0 100 Ogooué-Lolo 13,0 0,4 31,2 1,8 1,4 5,5 46,1 0,7 100,0 123 Woleu-N’tem 11,0 0,0 69,0 2,5 3,4 3,7 9,9 0,5 100,0 178 Niveau d'instruction Aucun 0,0 0,0 73,4 0,0 0,0 11,5 10,4 4,7 100,0 231 Primaire 2,0 0,0 55,9 2,1 1,6 14,6 21,9 1,9 100,0 1 004 Secondaire 1er cycle 15,0 0,1 58,5 3,5 1,7 11,6 5,6 4,0 100,0 1 791 Secondaire 2nd cycle ou plus 44,4 0,0 33,4 6,8 3,0 4,0 1,4 7,1 100,0 1 131 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 2,9 0,1 44,8 1,1 1,2 8,9 40,3 0,6 100,0 611 Second 7,2 0,0 61,4 1,8 2,5 17,2 8,5 1,5 100,0 754 Moyen 11,3 0,0 63,2 3,7 0,5 13,8 3,1 4,5 100,0 886 Quatrième 24,0 0,0 55,2 4,5 2,1 7,1 1,5 5,6 100,0 956 Le plus élevé 41,0 0,1 35,0 6,8 3,0 5,3 0,9 7,8 100,0 951 Ensemble 19,0 0,1 51,9 3,9 1,9 10,2 8,7 4,4 100,0 4 157 42 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Comme les femmes, c’est dans les ventes et services que la majorité des hommes de 15-49 ans en activité travaillaient (59 %) ; en outre, environ un homme sur six était cadre ou technicien (15 %). Les données selon l’âge montrent que quel que soit le groupe d’âges, c’est dans les ventes et services que les hommes sont proportionnellement les plus nombreux à travailler. On constate par ailleurs que les proportions d’hommes cadres ou techniciens augmentent avec l’âge. Selon le milieu de résidence, la proportions d’hommes ayant une activité dans les ventes et services est nettement plus élevée en ville (62 %) qu’en milieu rural (38 %). Par contre, comme on pouvait s’y attendre, en milieu rural, la proportion d’hommes travaillant dans l’agriculture (30 %) est nettement plus importante que celle observée en milieu urbain (3 %). Les résultats selon le niveau de bien-être économique montrent que 29 % des hommes vivant dans les ménages classés dans le quintile le plus bas travaillent dans l’agriculture et qu’à l’opposé, c’est dans les ménages du quintile le plus élevé que l’on observe les proportions les plus importantes d’hommes exerçant une activité de cadre ou de technicien (36 %). Tableau 3.7.2 Occupation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Cadre/ technicien/ direction Employé Ventes et services Manuel qualifié Manuel non qualifié Employé de maison Agriculture Manquant Total Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 5,0 0,0 61,8 5,6 10,1 0,5 11,6 5,4 100,0 342 20-24 4,5 0,0 65,1 4,3 11,6 0,9 5,9 7,6 100,0 474 25-29 12,0 0,0 64,3 4,8 7,0 0,6 4,1 7,2 100,0 699 30-34 17,3 0,2 56,5 6,6 8,8 1,8 4,1 4,7 100,0 701 35-39 17,4 0,0 61,9 6,1 4,4 0,4 4,8 5,0 100,0 673 40-44 25,3 0,1 49,9 5,1 4,6 0,0 7,4 7,5 100,0 510 45-49 20,0 0,8 50,6 6,3 6,2 1,4 7,9 6,8 100,0 429 État matrimonial Célibataire 7,9 0,0 65,1 5,0 8,3 0,4 7,2 6,0 100,0 1 219 En union 18,7 0,2 55,3 5,9 6,7 1,0 5,5 6,6 100,0 2 279 En rupture d'union 15,7 0,0 60,4 5,5 8,2 0,9 5,0 4,3 100,0 331 Nombre d'enfants vivants 0 9,2 0,0 64,5 4,4 9,2 0,9 7,0 4,7 100,0 1 208 1-2 15,8 0,0 61,4 4,0 6,3 0,7 4,2 7,5 100,0 1 251 3-4 15,8 0,3 58,8 8,6 6,8 0,9 4,8 4,0 100,0 787 5+ 24,5 0,4 41,7 7,3 6,2 0,9 9,2 9,7 100,0 582 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 16,1 0,0 65,6 3,5 5,2 1,0 0,8 7,7 100,0 2 368 Autres villes 15,8 0,4 53,0 9,2 9,8 0,7 6,5 4,5 100,0 965 Ensemble urbain 16,0 0,1 62,0 5,2 6,5 0,9 2,5 6,8 100,0 3 333 Rural 8,3 0,4 38,0 8,5 12,4 0,2 29,6 2,6 100,0 495 Province Libreville/Port-Gentil 16,1 0,0 65,6 3,5 5,2 1,0 0,8 7,7 100,0 2 368 Estuaire (sans Libreville) 11,2 0,8 50,0 9,5 10,7 1,0 12,0 4,8 100,0 436 Haut-Ogooué 16,1 0,5 52,5 12,6 10,4 0,4 3,8 3,8 100,0 261 Moyen-Ogooué 9,5 0,0 43,9 9,2 14,1 0,6 18,1 4,6 100,0 96 Ngounié 15,6 0,0 39,2 3,8 10,0 0,0 27,8 3,6 100,0 180 Nyanga 15,9 0,6 47,8 9,2 7,4 0,6 13,8 4,7 100,0 70 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 11,9 0,6 43,2 7,1 12,1 0,8 19,8 4,5 100,0 44 Ogooué-Ivindo 13,4 0,0 45,2 5,6 10,9 0,0 19,5 5,4 100,0 76 Ogooué-Lolo 10,3 0,2 43,9 10,4 14,1 0,0 17,9 3,1 100,0 133 Woleu-N’tem 15,7 0,0 53,0 8,2 8,0 0,6 13,7 0,9 100,0 163 Niveau d'instruction Aucun 0,1 0,0 87,5 0,9 2,4 0,4 6,3 2,5 100,0 315 Primaire 0,8 0,2 67,7 5,6 7,6 0,9 15,9 1,4 100,0 566 Secondaire 1er cycle 6,1 0,2 64,2 7,0 8,6 1,1 6,1 6,7 100,0 1 576 Secondaire 2nd cycle ou plus 34,7 0,1 42,6 5,1 6,8 0,6 1,6 8,5 100,0 1 372 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,2 0,0 42,6 6,9 12,6 0,7 29,3 2,8 100,0 520 Second 7,5 0,0 68,5 8,2 7,6 1,2 4,4 2,6 100,0 846 Moyen 9,9 0,1 67,6 6,1 7,8 0,3 2,9 5,4 100,0 919 Quatrième 16,9 0,1 63,7 3,9 5,3 1,6 0,7 7,8 100,0 856 Le plus élevé 36,4 0,5 41,7 2,8 4,8 0,3 0,9 12,5 100,0 687 Ensemble 15-49 15,0 0,1 58,9 5,6 7,3 0,8 6,0 6,2 100,0 3 828 50-59 16,4 0,0 47,8 8,7 5,2 0,2 16,1 5,6 100,0 439 Ensemble 15-59 15,2 0,1 57,7 5,9 7,1 0,8 7,0 6,2 100,0 4 267 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 43 Le tableau 3.8 présente la répartition des femmes ayant eu un emploi au cours des 12 derniers mois par type d’emploi agricole ou non agricole, selon certaines caractéristiques de l’emploi. Dans l’ensemble, 83 % des femmes ont été payées en argent seulement pour le travail effectué. Dans 13 % des cas, les femmes ont exercé un travail qui n’a pas été rémunéré. Un peu plus d’une femme sur deux (53 %) travaillait à son propre compte et 69 % travaillaient toute l’année. La comparaison des résultats entre le travail agricole et non agricole montre que les conditions de travail entre les deux secteurs sont différentes. Tout d’abord, 56 % des femmes qui travaillaient dans le domaine agricole n’ont pas été payées contre 8 % quand le travail effectué n’était pas dans l’agriculture. En outre, 90 % des femmes travaillant ailleurs que dans l’agriculture ont été payées en argent seulement contre 22 % quand le travail est dans le secteur agricole. Les résultats selon le type d’employeur font également apparaître des différences entre les femmes travaillant dans les domaines agricole et non agricole. Ainsi, dans le secteur agricole, 78 % des femmes travaillaient à leur propre compte et 17 % pour un membre de la famille. Parmi les femmes ne travaillant pas dans le domaine agricole, ces proportions sont respectivement de 51 % et de 4 % ; par contre, 45 % travaillaient pour une personne qui n’est pas un membre de la famille. En outre, parmi les femmes ayant un emploi non agricole, 70 % occupaient un emploi à l’année contre 63 % parmi celles qui travaillaient dans le domaine agricole. Dans 24 % des cas, dans le secteur agricole, le travail était occasionnel contre 16 % dans le secteur autre qu’agricole. Tableau 3.8 Type d'emploi: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête en fonction du type de rémunération, du type d'employeur et de la régularité de l'emploi, selon le secteur agricole et non-agricole, Gabon 2012 Caractéristique de l'emploi Travail agricole Travail non agricole Ensemble Type de revenu Argent seulement 22,0 89,7 82,9 Argent et en nature 17,2 1,7 3,1 En nature seulement 4,4 0,3 0,6 Pas rémunéré 56,4 8,2 13,0 Manquant 0,0 0,1 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 Type d'employeur Employé par un membre de la famille 17,1 3,9 5,1 Employé par quelqu'un qui n'est pas membre de la famille 5,2 44,9 41,6 Travaille à son propre compte 77,6 51,2 53,0 Manquant 0,1 0,1 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 Régularité de l'emploi Toute l'année 62,8 69,5 68,7 Saisonnier 12,9 15,0 15,0 Occasionnel 24,2 15,5 16,0 Manquant 0,1 0,1 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 361 3 615 4 157 Note: L'ensemble comprend les femmes dont l'information sur le type d'emploi est manquante et qui ne sont pas présentées séparément. 44 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.7 COUVERTURE MÉDICALE Au cours de l’enquête, des questions ont été posées pour savoir si les enquêtés étaient couverts ou non par une assurance médicale. Les résultats sont présentés au graphique 3.3. Graphique 3.3 Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans disposant d'une assurance médicale 43 37 Femme Homme Pourcentage EDSG-II 2012 La majorité des femmes et des hommes de 15-49 ans ont déclaré ne pas avoir d’assurance médicale (respectivement 57 % et 63 %). La proportion de femmes disposant d’une couverture médicale est donc plus importante que celle des hommes (43 % contre 37 %). Cette situation plus favorable aux femmes pourrait s’expliquer par le fait que plus de femmes que d’hommes ont dû être enrôlées comme « personnes économiquement faibles » par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS). 3.8 CONSOMMATION DE TABAC Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes et aux hommes s’ils fumaient des cigarettes ou s’ils consommaient du tabac sous une autre forme. Le tableau 3.9.1 présente les résultats pour les femmes. La quasi-totalité des femmes ne consomme pas de tabac (97 %) et cette proportion est très élevée, quelle que soit la caractéristique sociodémographique. les résultats selon l’âge ne font apparaître pratiquement aucune variation. Tout au plus peut-on souligner que la consommation de tabac est légèrement plus fréquente en milieu rural (5 %) qu’en milieu urbain (3 %). Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 45 Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui fument des cigarettes, la pipe ou qui consomment du tabac sous d'autres formes, selon certaines caractéristiques sociodémographiques et selon qu'elles sont enceintes et qu'elles allaitent, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Consommation de tabac Ne consomme pas de tabac Effectif de femmes Cigarettes Autre tabac Groupe d'âges 15-19 3,0 0,7 96,7 1 784 20-24 2,7 0,6 96,9 1 637 25-29 3,6 0,7 95,5 1 485 30-34 2,4 0,0 97,4 1 211 35-39 2,4 0,6 97,6 986 40-44 3,1 0,6 96,5 746 45-49 3,4 3,0 94,9 574 Maternité, Allaitement Enceinte 2,3 0,8 97,6 814 Allaite (non enceinte) 1,6 0,4 98,2 1 071 Ni l'un, ni l'autre 3,2 0,8 96,2 6 536 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 3,3 0,8 96,1 4 974 Autres villes 1,8 0,2 98,1 2 491 Ensemble urbain 2,8 0,6 96,8 7 465 Rural 3,8 1,6 95,1 957 Province Libreville/Port-Gentil 3,3 0,8 96,1 4 974 Estuaire (sans Libreville) 3,7 0,3 95,9 876 Haut-Ogooué 1,1 0,6 98,7 729 Moyen-Ogooué 2,5 0,5 97,0 229 Ngounié 2,4 0,7 97,3 467 Nyanga 1,5 1,0 97,7 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 1,8 0,4 98,2 82 Ogooué-Ivindo 1,6 0,5 97,8 249 Ogooué-Lolo 4,2 1,6 94,9 248 Woleu-N’tem 1,2 0,5 98,5 386 Niveau d'instruction Aucun 3,0 1,0 96,6 373 Primaire 4,4 1,6 94,5 1 786 Secondaire 1er cycle 2,5 0,6 97,1 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,5 0,3 97,2 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,5 1,4 95,7 1 222 Second 2,4 0,5 97,4 1 621 Moyen 2,0 0,9 97,6 1 784 Quatrième 2,4 0,1 97,1 1 879 Le plus élevé 4,2 0,8 94,9 1 915 Ensemble 2,9 0,7 96,6 8 422 Les données du tableau 3.9.2 sur la consommation de tabac chez les hommes montrent que 78 % ne consommaient pas de tabac, contre 97 % chez les femmes. Parmi les 23 % d’hommes de 15-49 ans qui ont déclaré fumé des cigarettes, près de trois sur dix (29 %) ont déclaré en avoir fumé dix ou plus dans les dernières vingt-quatre heures. 46 • C ar ac té ris tiq ue s de s fe m m es e t d es h om m es e nq uê té s Ta bl ea u 3. 9. 2 C on so m m at io n de ta ba c: H om m es Po ur ce nt ag e d' ho m m es d e 15 -4 9 an s qu i f um en t d es c ig ar et te s, la p ip e ou q ui c on so m m en t d u ta ba c so us d 'a ut re s fo rm es , e t r ép ar tit io n (e n % ) d es fu m eu rs d e ci ga re tte s pa r n om br e de c ig ar et te s fu m ée s au c ou rs d es 2 4 he ur es a ya nt p ré cé dé l' en qu êt e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue C on so m m at io n de ta ba c N e co ns om m e pa s de ta ba c Ef fe ct if d' ho m m es R ép ar tit io n (e n % ) d es h om m es q ui fu m en t d es c ig ar et te s pa r n om br e de ci ga re tte s fu m ée s da ns le s de rn iè re s 24 h eu re s To ta l N om br e de fu m eu rs d e ci ga re tte s C ig ar et te s Au tre ta ba c 0 1- 2 3- 5 6- 9 10 + N e sa it pa s/ M an qu an t G ro up e d' âg es 15 -1 9 8, 8 0, 4 91 ,1 1 01 2 1, 9 43 ,4 28 ,6 16 ,1 5, 0 5, 0 10 0, 0 89 20 -2 4 22 ,0 0, 6 78 ,0 80 5 13 ,6 15 ,5 43 ,2 11 ,0 14 ,7 2, 1 10 0, 0 17 7 25 -2 9 30 ,2 3, 9 69 ,4 81 3 2, 5 22 ,5 32 ,6 14 ,9 25 ,6 1, 8 10 0, 0 24 6 30 -3 4 28 ,3 2, 1 71 ,6 77 6 2, 2 16 ,6 24 ,9 19 ,1 36 ,0 1, 1 10 0, 0 21 9 35 -3 9 24 ,6 0, 5 75 ,3 71 5 1, 2 14 ,2 27 ,8 18 ,6 32 ,1 6, 1 10 0, 0 17 6 40 -4 4 28 ,0 2, 7 71 ,8 53 4 1, 8 7, 5 22 ,4 17 ,6 43 ,3 7, 4 10 0, 0 15 0 45 -4 9 22 ,6 1, 7 77 ,4 45 3 0, 0 5, 2 37 ,8 11 ,9 44 ,0 1, 1 10 0, 0 10 2 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 21 ,9 1, 5 78 ,0 3 01 9 3, 8 19 ,3 30 ,3 15 ,1 27 ,1 4, 4 10 0, 0 66 0 A ut re s vi lle s 19 ,5 1, 2 80 ,3 1 45 8 4, 1 16 ,3 33 ,7 17 ,0 27 ,6 1, 4 10 0, 0 28 4 En se m bl e ur ba in 21 ,1 1, 4 78 ,8 4 47 7 3, 9 18 ,4 31 ,3 15 ,7 27 ,3 3, 5 10 0, 0 94 4 R ur al 33 ,9 3, 1 65 ,9 63 1 2, 4 12 ,0 28 ,8 16 ,5 37 ,8 2, 4 10 0, 0 21 4 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 21 ,9 1, 5 78 ,0 3 01 9 3, 8 19 ,3 30 ,3 15 ,1 27 ,1 4, 4 10 0, 0 66 0 E st ua ire (s an s Li br ev ill e) 23 ,7 1, 3 76 ,3 58 6 5, 0 16 ,9 25 ,4 12 ,0 39 ,7 1, 0 10 0, 0 13 9 H au t-O go ou é 17 ,7 1, 6 81 ,9 39 0 4, 2 11 ,4 42 ,2 19 ,6 17 ,1 5, 6 10 0, 0 69 M oy en -O go ou é 29 ,2 2, 6 70 ,8 13 4 0, 0 15 ,9 32 ,3 14 ,5 34 ,5 2, 8 10 0, 0 39 N go un ié 18 ,6 1, 4 81 ,1 26 4 1, 3 18 ,2 33 ,5 15 ,9 31 ,1 0, 0 10 0, 0 49 N ya ng a 19 ,9 2, 6 79 ,3 11 0 10 ,3 11 ,6 30 ,4 14 ,0 32 ,2 1, 5 10 0, 0 22 O go ou é M ar iti m e (s an s Po rt- G en til ) 21 ,0 1, 0 78 ,6 57 1, 0 15 ,0 32 ,6 21 ,4 29 ,9 0, 0 10 0, 0 12 O go ou é- Iv in do 35 ,5 1, 0 64 ,5 13 2 1, 6 16 ,0 33 ,8 18 ,9 28 ,1 1, 6 10 0, 0 47 O go ou é- Lo lo 28 ,4 1, 9 71 ,6 16 8 4, 4 15 ,7 24 ,2 29 ,3 24 ,8 1, 6 10 0, 0 48 W ol eu -N ’te m 29 ,6 2, 8 70 ,0 24 7 1, 4 8, 5 35 ,3 15 ,7 37 ,9 1, 1 10 0, 0 73 N iv ea u d' in st ru ct io n Au cu n 18 ,1 1, 8 81 ,7 33 3 0, 0 10 ,0 11 ,9 31 ,8 41 ,0 5, 2 10 0, 0 60 Pr im ai re 27 ,0 2, 3 72 ,4 75 2 1, 0 17 ,9 30 ,9 15 ,7 32 ,2 2, 5 10 0, 0 20 3 Se co nd ai re 1 er cy cl e 24 ,6 1, 5 75 ,3 2 22 7 2, 0 16 ,1 34 ,4 14 ,7 27 ,5 5, 3 10 0, 0 54 9 Se co nd ai re 2 nd cy cl e ou p lu s 19 ,3 1, 4 80 ,7 1 79 5 8, 2 19 ,8 28 ,6 15 ,0 28 ,2 0, 2 10 0, 0 34 6 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 34 ,2 3, 3 65 ,6 71 6 1, 4 11 ,1 32 ,6 20 ,0 33 ,7 1, 1 10 0, 0 24 5 Se co nd 25 ,3 1, 4 74 ,2 1 11 1 2, 6 15 ,4 23 ,5 19 ,2 37 ,4 1, 9 10 0, 0 28 1 M oy en 21 ,6 1, 2 78 ,4 1 13 9 2, 2 16 ,3 36 ,9 14 ,6 26 ,9 3, 0 10 0, 0 24 6 Q ua tri èm e 18 ,8 1, 5 81 ,2 1 06 4 2, 8 21 ,8 32 ,2 7, 4 29 ,0 6, 8 10 0, 0 20 0 Le p lu s él ev é 17 ,2 1, 2 82 ,8 1 07 7 10 ,7 24 ,2 30 ,3 16 ,1 14 ,1 4, 6 10 0, 0 18 6 En se m bl e 15 -4 9 22 ,7 1, 6 77 ,2 5 10 8 3, 6 17 ,2 30 ,9 15 ,9 29 ,2 3, 3 10 0, 0 1 15 8 50 -5 9 18 ,3 2, 6 81 ,1 54 6 2, 6 10 ,4 15 ,4 33 ,0 37 ,3 1, 3 10 0, 0 10 0 En se m bl e 15 -5 9 22 ,3 1, 7 77 ,6 5 65 4 3, 5 16 ,7 29 ,6 17 ,2 29 ,9 3, 1 10 0, 0 1 25 8 46 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 47 3.9 CIRCONCISION L’EDSG-II a également permis de collecter des informations sur la circoncision. On a entre autres, demandé aux hommes de 15-59 ans s’ils étaient circoncis. Si oui, à quel âge la circoncision avait eu lieu et qui l’avait effectuée. Les résultats présentés au tableau 3.10 et représentés au graphique 3.4 montrent que la quasi-totalité des hommes est circoncis (99 %). Tableau 3.10 Circoncision Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui ont déclaré avoir été circoncis, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage circoncis Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 97,6 1 012 20-24 99,3 805 25-29 99,7 813 30-39 99,7 1 490 40-49 99,1 987 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 99,2 3 019 Autres villes 99,0 1 458 Ensemble urbain 99,1 4 477 Rural 99,1 631 Province Libreville/Port-Gentil 99,2 3 019 Estuaire (sans Libreville) 98,4 586 Haut-Ogooué 99,0 390 Moyen-Ogooué 99,6 134 Ngounié 98,9 264 Nyanga 99,8 110 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 99,7 57 Ogooué-Ivindo 98,1 132 Ogooué-Lolo 100,0 168 Woleu-N’tem 99,8 247 Religion Catholique 99,1 2 192 Protestant 99,2 509 Autres chrétiens 99,0 976 Musulman 99,1 785 Animiste 100,0 57 Autre 93,5 39 Aucune 99,7 548 Nationalité/Ethnie Gabonaise de naissance 99,4 3 861 Fang 98,8 1 101 Kota-Kele 99,9 234 Mbede-Teke 98,9 347 Myene 100,0 197 Nzabi-Duma 100,0 547 Okande-Tsogho 99,2 104 Shira-Punu/Vili 99,7 931 Pygmée (93,0) 10 Autre/Manquant 98,9 390 Gabonaise d'acquisition 100,0 87 Camerounaise 99,8 230 Congolaise (Brazzaville) 100,0 40 Congolaise (Kinshasa) * 28 Équato-Guinéenne * 14 Béninoise 99,0 109 Malienne 99,6 194 Nigériane 97,3 81 Sénégalaise (98,7) 111 Togolaise 95,1 53 Autre Africain 97,3 195 Française * 7 Libanaise * 10 Autre / manquant 96,1 87 Ensemble 15-49 1 99,1 5 108 50-59 99,6 546 Ensemble 15-59 99,2 5 654 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 48 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés La proportion d’hommes circoncis varie très légèrement avec l’âge, de 98 % entre 15-19 ans à 99 % à 50-59 ans. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que la pratique de la circoncision dans certaines populations ne peut s’effectuer qu’à un « âge mûr », comme cela peut être le cas dans l’Ogooué-Ivindo où la circoncision est parfois retardée, effectuée souvent au cours d’une cérémonie traditionnelle où elle est pratiquée sur plusieurs « candidats » par un ou plusieurs « praticiens »1. On ne note aucun écart entre les deux milieux de résidence. On constate que pour un peu moins d’un homme sur deux (47 %), la circoncision a été effectuée à moins de cinq ans ou dans la petite enfance; dans 30 % des cas, elle a eu lieu entre 5-9 ans et pour 17 % des hommes, elle a été effectuée plus tard (10 ans et plus) (Graphique 3.4). En outre, les résultats montrent que dans 57 % des cas, c’est un praticien traditionnel, quelqu’un de la famille ou un ami qui a pratiqué la circoncision. Dans environ un tiers des cas seulement, c’est un agent ou un professionnel de santé qui a effectué l’intervention (35 %). Graphique 3.4 Pratique de la circoncision 5 17 30 47 9 35 57 NSP/Manquant 10 ans + 5-9 ans <5 ans (ou petite enfance) ÂGE À LA CIRCONCISION Autre/Manquant Agent/Professionnel de santé Praticien traditionnel/famille/ami PERSONNE AYANT PRATIQUÉ LA CIRCONCISION Pourcentage EDSG-II 2012 1 Il faut préciser que les parents des « candidats » veillent, de plus en plus, sur l’usage unique des instruments de circoncision par les « praticiens ». État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 49 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 4 Hélène BENGOBSAME e chapitre porte sur les principaux facteurs qui, en dehors de la contraception, influencent l’exposition au risque de grossesse. Il s’agit de la nuptialité, l’activité sexuelle, l’aménorrhée post- partum, l’abstinence sexuelle et la ménopause. Le début de ce chapitre concerne les résultats sur l’âge à la première union. Bien qu’il ne constitue plus toujours une indication du début d’exposition au risque de de grossesse, l’âge aux premiers rapports sexuels ne coïncidant pas forcément avec l’âge à la première union, il demeure un indicateur démographique important. La suite du chapitre concerne des mesures plus directes de l’exposition à la grossesse ; il s’agit de l'âge au premier rapport sexuel et de la fréquence des rapports sexuels. Les résultats concernant l’aménorrhée et l’abstinence postpartum ainsi que la ménopause clôturent ce chapitre. 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL Au Gabon, le mariage est une pratique assez répandue. Il est coutumier, civil et /ou religieux, les trois formes n’étant pas exclusives. On peut en effet être marié selon l’une ou l’autre forme, selon deux des trois formes ou selon les trois formes en même temps. À côté de ces unions formelles, on note l’existence d’autres comportements qui échappent à ce cadre : unions libres, consensuelles, phénomènes des « maîtresses », etc. qui affectent tout aussi bien la procréation. C’est pour cela que dans le cadre de l’ESDG-II, on a voulu cerner l’union le plus largement possible. Sont donc considérées dans cette analyse comme vivant en union toutes les personnes des deux sexes mariées de manière formelle (c’est-à-dire selon la coutume, l’état civil ou la religion) ainsi que toutes les personnes vivant avec un partenaire comme si elles étaient mariées (que les partenaires vivent sous le même toit ou pas). Il ressort des données du tableau 4.1 que sur 8422 femmes de 15-49 ans interrogées au cours de l’enquête, plus de la moitié (53 %) s’est déclarée en union. Un peu plus d’un tiers des femmes vivent avec un partenaire (34 %) et seulement 19 % sont mariées. Les célibataires représentent un peu plus d’un tiers des femmes de 15-49 ans (36 %). Chez les hommes de 15-49 ans, 48 % se sont déclarés en union. Dans l’ensemble, seulement 21 % des hommes sont mariés et 27 % vivent avec une partenaire. La proportion de célibataires est de 46 %. C Principaux résultats • Les femmes contractent leur première union à un âge plus précoce que celui des hommes (âge médian de 22,0 contre 27,5 ans). • L’acquisition d’un niveau d’instruction contribue à retarder l’âge d’entrée en première union des femmes. En effet, celui-ci varie de 19,5 ans parmi les femmes sans instruction à 24,7 ans chez celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. • L’âge médian aux premiers rapports sexuels est de 16,9 ans chez les femmes et de 17,3 ans chez les hommes. 50 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.1 État matrimonial actuel Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans par état matrimonial actuel, selon l'âge, Gabon 2012 Groupe d'âges État matrimonial Total Pourcentage d'enquêtés actuellement en union Effectif d'enquêtés Célibataire Marié(e) Vivant ensemble Divorcé(e) Séparé(e) Veuve/veuf FEMMES 15-19 85,0 2,1 11,4 0,0 1,5 0,0 100,0 13,5 1 784 20-24 49,1 7,4 36,0 0,0 7,2 0,2 100,0 43,5 1 637 25-29 22,3 17,6 48,1 0,1 11,5 0,5 100,0 65,6 1 485 30-34 15,2 24,2 46,4 0,0 11,7 2,6 100,0 70,6 1 211 35-39 10,2 36,0 42,3 0,4 9,9 1,3 100,0 78,2 986 40-44 9,3 40,1 33,4 0,7 11,9 4,5 100,0 73,6 746 45-49 7,4 40,1 25,0 3,1 17,0 7,5 100,0 65,0 574 Ensemble 15-49 36,2 19,0 34,2 0,3 8,8 1,6 100,0 53,1 8 422 HOMMES 15-19 98,5 0,0 1,4 0,0 0,1 0,0 100,0 1,4 1 012 20-24 80,3 0,7 16,0 0,0 3,0 0,0 100,0 16,7 805 25-29 48,1 12,3 31,8 0,2 7,5 0,0 100,0 44,1 813 30-34 21,4 27,5 38,7 0,0 12,0 0,3 100,0 66,2 776 35-39 12,9 35,0 43,0 0,1 8,8 0,2 100,0 78,0 715 40-44 5,0 47,4 37,0 2,3 7,6 0,8 100,0 84,4 534 45-49 3,7 53,9 33,4 0,6 7,8 0,6 100,0 87,3 453 Ensemble 15-49 45,7 20,9 26,6 0,3 6,2 0,2 100,0 47,5 5 108 50-59 1,8 65,1 20,4 0,8 8,6 3,3 100,0 85,5 546 Ensemble 15-59 41,5 25,2 26,0 0,4 6,4 0,5 100,0 51,1 5 654 Les ruptures d’union sont un phénomène relativement marginal ; 9 %des femmes sont séparées ou divorcées et 2 % sont veuves. Chez les hommes de 15-49 ans, ces proportions sont respectivement de 7 % et 0,2 %. Le remariage plus facile ainsi que la polygamie peuvent expliquer ces proportions plus faibles. Les résultats montrent, chez les femmes, une chute rapide des proportions de célibataires avec l’âge, passant de 85 % dans le groupe d’âges 15-19 ans à 22 % à 25-29 ans et à 15 % à 30-34 ans. Tout comme chez les femmes, mais de façon moins rapide, la proportion d’hommes célibataires diminue avec l’âge : en effet, dans le groupe d’âges 25-29 ans, 48 % des hommes sont encore célibataires contre 22 % des femmes ; il en est de même à 30-34 ans où 21 % des hommes sont encore célibataires contre 15 % des femmes. À 45-49 ans, le célibat concerne 7 % des femmes et 4 % des hommes. Le mariage concerne 19 % des femmes de 15-49 ans et 21 % des hommes du même groupe d’âges. Contrairement aux célibataires, les proportions de femmes et d’hommes mariés augmentent avec l’âge : chez les femmes, elles passent de 2 % à 15-19 ans à 18 % à 25-29 ans et à 40 % à partir de 40 ans. Chez les hommes, elles passent de 1 % à 20-24 ans à 28 % à 30-34 ans et à 54 % à 45-49 ans. Par ailleurs, le tableau montre que jusqu’à 35-39 ans la proportion de femmes et d’hommes qui vivent en union informelle est plus élevée que la proportion de celles et ceux qui sont mariés. La comparaison des résultats avec ceux de l’enquête précédente ne met pas en évidence de changement très important de la structure par état matrimonial ; en effet, on ne constate pratiquement pas de variation de la proportion de femmes célibataires, celle-ci étant passée de 33 % à 36 %. Chez les hommes, par contre, la proportion de célibataires a augmenté, variant de 39 % à 46 % (Graphique 4.1). État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 51 Graphique 4.1 Proportion de femmes célibataires par âge, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 78 39 18 8 4 4 2 85 49 22 15 10 9 7 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-45 Pourcentage Groupe d'âges EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 4.2 POLYGAMIE Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes actuellement en union si elles étaient mariées ou si elles vivaient avec un homme ayant plus d’une épouse ou vivant avec plus d’une partenaire ; aux hommes, on a demandé à ceux qui étaient mariés ou qui vivaient en union, s’ils étaient mariés à plus d’une épouse ou s’ils avaient plusieurs partenaires. Le tableau 4.2.1 présente la répartition (en pourcentages) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union, par nombre de coépouses, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Il ressort de ce tableau que la majorité des femmes enquêtées, soit un peu plus de quatre sur cinq (81 %) vivent en union monogame. La polygamie ne concerne qu’environ une femme de 15-49 ans en union sur dix (11 %). Dans la majorité des cas, les femmes en union polygame n’ont qu’une seule coépouse (88 %) et seulement 12 % des femmes en union polygame ont deux coépouses ou plus. Les proportions de femmes en union polygame augmentent avec l’âge, passant de 7 % à 15-19 ans à 9 % à 30- 34 ans et à 18 % à 45-49 ans. C’est dans les groupes d’âges 40-44 ans et 45-49 ans que les proportions de femmes en union polygame sont les plus élevées (respectivement 19 % et 18 %). En outre, Les résultats selon le milieu de résidence ne font pas apparaître d’écart (11 % en urbain contre 12 % en rural). Par contre, en fonction des régions, on note des écarts un peu plus importants, la proportion de femmes vivant en union polygame variant d’un minimum de 8 % dans la région Ouest à un maximum de 17 % dans les régions Nord et Sud. On retrouve ces variations dans les provinces composant ces régions. Ainsi, la Ngounié et la Nyanga pour la région Sud, le Woleu-N’tem et l’Ogooué -Ivindo pour la région Nord, se caractérisent par les proportions les plus élevées de femmes en union polygame ; à l’opposé, Libreville/Port Gentil, l’Estuaire sans Libreville et l’Ogooué Maritime sans Port Gentil détiennent les proportions les plus faibles. 52 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union, par nombre de coépouses, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Nombre de coépouses Total Effectif de femmes 0 1 2+ Ne sait pas/ Manquant Groupe d'âges 15-19 83,9 6,5 0,0 9,6 100,0 241 20-24 82,8 6,0 0,3 10,9 100,0 711 25-29 82,2 9,4 0,9 7,6 100,0 975 30-34 84,8 7,9 1,3 6,0 100,0 855 35-39 80,0 9,6 1,2 9,2 100,0 771 40-44 73,9 16,0 3,3 6,9 100,0 549 45-49 73,0 15,5 2,7 8,7 100,0 373 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 83,2 8,6 1,3 7,0 100,0 2 587 Autres villes 75,9 12,0 1,2 10,9 100,0 1 297 Ensemble urbain 80,7 9,7 1,3 8,3 100,0 3 884 Rural 80,6 9,9 1,7 7,9 100,0 591 Province Libreville/Port-Gentil 83,2 8,6 1,3 7,0 100,0 2 587 Estuaire (sans Libreville) 83,4 6,5 0,5 9,6 100,0 484 Haut-Ogooué 80,7 9,9 0,9 8,5 100,0 343 Moyen-Ogooué 88,9 8,3 0,6 2,1 100,0 121 Ngounié 70,9 13,2 2,3 13,6 100,0 240 Nyanga 78,6 19,3 0,8 1,3 100,0 109 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 80,1 9,6 1,9 8,4 100,0 51 Ogooué-Ivindo 82,8 11,5 2,1 3,5 100,0 146 Ogooué-Lolo 78,7 15,9 1,5 3,9 100,0 137 Woleu-N’tem 57,2 16,5 3,1 23,2 100,0 257 Région Nord 66,5 14,7 2,7 16,1 100,0 403 Est 80,2 11,6 1,0 7,2 100,0 480 Ouest 84,1 7,1 0,6 8,2 100,0 656 Sud 73,3 15,1 1,8 9,8 100,0 350 Libreville/Port-Gentil 83,2 8,6 1,3 7,0 100,0 2 587 Niveau d'instruction Aucun 72,5 19,7 2,1 5,8 100,0 315 Primaire 78,5 10,4 2,0 9,2 100,0 1 114 Secondaire 1er cycle 81,6 8,8 0,8 8,8 100,0 2 007 Secondaire 2nd cycle ou plus 84,0 7,9 1,4 6,8 100,0 1 038 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 78,2 10,9 1,5 9,3 100,0 693 Second 77,6 10,3 1,3 10,9 100,0 881 Moyen 78,6 11,0 1,7 8,7 100,0 983 Quatrième 84,8 7,4 1,0 6,7 100,0 1 015 Le plus élevé 83,4 9,6 1,0 5,9 100,0 903 Ensemble 80,7 9,8 1,3 8,2 100,0 4 475 C’est surtout en fonction du niveau d’instruction que l’on constate les variations les plus importantes. Les résultats mettent en évidence une diminution de la proportion de femmes vivant en union polygame avec l’augmentation du niveau d’instruction. En effet, si parmi les femmes sans instruction, 22 % vivent en union polygame, cette proportion n’est plus que de 12 % parmi celles ayant un niveau primaire, 10 % parmi celles ayant un niveau secondaire 1er cycle et de 9 % parmi celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle. Par contre, les variations selon les quintiles de bien-être sont plutôt irrégulières et ne font pas apparaître de tendance. Les résultats concernant les hommes montrent que la quasi-totalité des hommes en union de 15-49 ans sont monogames (93 %) (Tableau 4.2.2). La polygamie concerne 7 % des hommes. Comme chez les femmes, c’est à partir de 40 ans que cette pratique est la plus fréquente (10 % à 40-44 ans et 12 % à 45-49 ans contre 4 % à 30-34 ans). On ne constate pas d’écart important entre le milieu urbain et le milieu rural (respectivement 7 % contre 8 %). C’est dans les régions Nord et Sud (respectivement 8% et 9 %) que la proportion d’hommes polygames est la plus élevée. À la différence des femmes, les variations selon le niveau d’instruction sont irrégulières et c’est parmi les hommes de niveau d’instruction primaire que la pratique de la polygamie est la plus fréquente (12 %). Les résultats selon les quintiles de bien-être économique ne font pas, non plus, apparaître de variation importante. État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 53 Tableau 4.2.2 Nombre d'épouses Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans, actuellement en union, par nombre d'épouses, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Nombre d'épouses Total Effectif d'hommes 1 2+ Groupe d'âges 15-19 (93,9) (6,1) 100,0 14 20-24 92,6 7,4 100,0 135 25-29 94,8 5,2 100,0 359 30-34 96,4 3,6 100,0 514 35-39 93,7 6,3 100,0 557 40-44 90,0 10,0 100,0 451 45-49 87,8 12,2 100,0 396 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 92,3 7,7 100,0 1 446 Autres villes 93,7 6,3 100,0 645 Ensemble urbain 92,7 7,3 100,0 2 091 Rural 92,5 7,5 100,0 334 Province Libreville/Port-Gentil 92,3 7,7 100,0 1 446 Estuaire (sans Libreville) 94,3 5,7 100,0 269 Haut-Ogooué 94,5 5,5 100,0 173 Moyen-Ogooué 93,2 6,8 100,0 52 Ngounié 91,8 8,2 100,0 119 Nyanga 90,3 9,7 100,0 50 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 90,1 9,9 100,0 32 Ogooué-Ivindo 91,7 8,3 100,0 64 Ogooué-Lolo 96,4 3,6 100,0 75 Woleu-N’tem 91,9 8,1 100,0 146 Région Nord 91,8 8,2 100,0 210 Est 95,1 4,9 100,0 248 Ouest 93,8 6,2 100,0 353 Sud 91,4 8,6 100,0 168 Libreville/Port-Gentil 92,3 7,7 100,0 1 446 Niveau d'instruction Aucun 90,6 9,4 100,0 229 Primaire 87,6 12,4 100,0 331 Secondaire 1er cycle 94,4 5,6 100,0 905 Secondaire 2nd cycle ou plus 93,4 6,6 100,0 960 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 93,2 6,8 100,0 343 Second 92,7 7,3 100,0 512 Moyen 92,9 7,1 100,0 565 Quatrième 93,2 6,8 100,0 548 Le plus élevé 91,6 8,4 100,0 456 Ensemble 15-49 92,7 7,3 100,0 2 425 50-59 86,9 13,1 100,0 467 Ensemble 15-59 91,8 8,2 100,0 2 892 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. La comparaison des résultats avec ceux de l’enquête précédente montre que les proportions de femmes vivant en union polygame ont nettement diminué, variant de 21 % à 11 %. Chez les hommes, on note également une diminution de la proportion de ceux qui vivent en union polygame, celle-ci étant passée de 12 % à 7 %. 54 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes et aux hommes à quel âge ils avaient commencé à vivre pour la première fois avec un/une partenaire. Le tableau 4.3 présente les pourcentages de femmes et d’hommes qui ont déjà contracté une première union avant d’atteindre certains âges exacts et les âges médians à la première union pour les femmes de 25-49 ans et pour les hommes de 30-59 ans (Graphique 4.2). Tableau 4.3 Âge à la première union Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans par âge exact à la première union et âge médian à la première union selon l'âge actuel, Gabon 2012 Âge actuel Pourcentage en première union avant d'atteindre l'âge exact : Pourcentage de célibataires Effectif d'enquêtés Âge médian à la première union 15 18 20 22 25 FEMMES 15-19 3,5 na na na na 85,0 1 784 a 20-24 5,6 21,9 35,7 na na 49,1 1 637 a 25-29 6,0 24,3 36,4 49,1 67,9 22,3 1 485 22,1 30-34 7,1 22,5 35,7 48,2 61,3 15,2 1 211 22,4 35-39 7,2 21,9 34,4 45,9 58,7 10,2 986 23,1 40-44 8,3 28,8 41,9 52,4 62,8 9,3 746 21,6 45-49 11,4 37,9 53,0 60,8 70,1 7,4 574 19,6 25-49 7,5 25,6 38,5 50,1 64,0 14,5 5 001 22,0 HOMMES 15-19 0,0 na na na na 98,5 1 012 a 20-24 0,5 4,7 9,3 na na 80,3 805 a 25-29 0,6 8,5 15,1 21,9 36,8 48,1 813 a 30-34 0,0 3,7 8,7 20,0 36,5 21,4 776 27,4 35-39 0,4 6,9 11,7 19,9 33,9 12,9 715 28,0 40-44 0,1 6,0 13,1 21,8 33,6 5,0 534 28,4 45-49 0,0 8,6 14,7 26,2 43,3 3,7 453 27,4 30-59 0,1 6,0 12,8 22,3 37,4 10,3 3 024 27,5 Note: L'âge à la première union est défini comme étant l'âge auquel l'enquêté(e) a commencé à vivre avec son premier conjoint(e)/partenaire. na = Non applicable pour cause de troncature. a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont commencé à vivre pour la première fois avec leur conjoint(e)/partenaire avant d'atteindre le début du groupe d'âges. On constate tout d’abord, que parmi les femmes de 25-49 ans, moins d’une sur dix était déjà en union avant d’atteindre l’âge exact de 15 ans (8 %). En outre, des générations anciennes aux plus récentes, on constate une diminution des unions précoces puisque, parmi les femmes âgées de 45-49 ans à l’enquête, 11 % avaient déjà contracté une première union avant d’atteindre l’âge de 15 ans exacts contre 7 % parmi celles âgées de 30-34 ans à l’enquête et de 4 % parmi celles de 15-19 ans. En atteignant 22 ans exacts, la moitié des femmes avaient déjà contracté une première union et en atteignant 25 ans, cette proportion est de 64 %. L’âge médian pour les femmes de 25-49 ans est estimé à 22,0 ans. En outre, on constate, des générations anciennes aux plus récentes, un vieillissement de cet âge d’entrée en première union puisqu’il est passé de 19,6 ans parmi les femmes de 45-49 ans à 22,1 ans parmi celles de 25-29 ans. La comparaison avec les résultats de l’enquête précédente montrent que cet âge médian pour les femmes de 25-49 ans est passé de 19,7 ans à 22,0 ans. État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 55 Graphique 4.2 Âge médian à la première union (femmes de 25-49 ans et hommes de 30-59 ans) 24.7 22.0 20.0 19.5 19.9 21.3 22.7 22.0 28.4 27.3 25.9 28.8 24.6 26.1 28.7 27.5 Secondaire 2nd cycle ou + Secondaire 1er cycle Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Autres villes Libreville-Port-Gentil MILIEU DE RÉSIDENCE Gabon Âge (en années) Hommes Femmes EDSG-II 2012 Les résultats concernant les hommes montrent que leur âge d’entrée en première union est plus tardif que celui des femmes. En effet, à 25 ans exacts, seulement 37 % des hommes ont déjà contracté une première union contre 64 % des femmes. L’âge médian des hommes de 30-59 ans à la première union est estimé à 27,5 ans, soit 5,5 ans plus tard que celui des femmes. À la différence des femmes, cet âge médian à la première union n’a quasiment pas varié. Le tableau 4.4 présente les variations de l’âge médian des femmes et des hommes selon certaines caractéristiques sociodémographiques. C’est en milieu urbain (22,3 ans pour les femmes et 28,1 ans pour les hommes), à Libreville-Port-Gentil (respectivement 22,7 ans et 28,7 ans), parmi les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus et parmi les hommes sans instruction (24,7 ans et 28,8 ans) et parmi celles et ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (respectivement 24,4 ans et 29,2 ans) que l’âge d’entrée en première union est le plus tardif. Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques Âge médian à la première union des femmes de 25-49 ans et, des hommes de 30-59 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes de 25-49 Hommes de 30-59 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 22,7 28,7 Autres villes 21,3 26,1 Ensemble urbain 22,3 28,1 Rural 19,9 24,6 Province Libreville/Port-Gentil 22,7 28,7 Estuaire (sans Libreville) 22,0 25,5 Haut-Ogooué 21,2 25,6 Moyen-Ogooué 21,9 28,2 Ngounié 20,1 25,4 Nyanga 20,0 25,0 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 20,9 27,0 Ogooué-Ivindo 20,0 25,4 Ogooué-Lolo 21,1 25,4 Woleu-N’tem 19,4 25,8 À suivre… 56 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.4—Suite Âge médian à la première union des femmes de 25-49 ans et, des hommes de 30-59 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes de 25-49 Hommes de 30-59 Région Nord 19,5 25,7 Est 21,1 25,5 Ouest 21,9 25,8 Sud 20,1 25,3 Libreville/Port-Gentil 22,7 28,7 Niveau d'instruction Aucun 19,5 28,8 Primaire 20,0 25,9 Secondaire 1er cycle 22,0 27,3 Secondaire 2nd cycle ou plus 24,7 28,4 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 20,2 25,4 Second 20,9 26,7 Moyen 21,5 28,5 Quatrième 22,4 28,1 Le plus élevé 24,4 29,2 Ensemble 22,0 27,5 Note: L'âge à la première union est défini comme étant l'âge auquel l'enquêté(e) a commencé à vivre avec son premier conjoint(e)/partenaire. 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS L’âge aux premiers rapports sexuels est un déterminant de la fécondité aussi important que l’âge à la première union, dans la mesure où les rapports sexuels n’ont pas toujours lieu dans le cadre de l’union. Pour cette raison, on a demandé aux femmes et aux hommes, quel âge ils avaient lors de leurs premiers rapports sexuels. Le tableau 4.5 présente les pourcentages de femmes et d’hommes qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre certains âges exacts et les âges médians aux premiers rapports sexuels pour les femmes de 20-49 ans et de 25-49 ans et pour les hommes de 20-59 ans et 25-59 ans. Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans ayant eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre certains âges exacts, pourcentage n'ayant jamais eu de rapports sexuels et âge médian aux premiers rapports sexuels, selon l'âge actuel, Gabon 2012 Âge actuel Pourcentage ayant déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre l'âge exact de : Pourcentage n'ayant jamais eu de rapports sexuels Effectif Âge médian aux premiers rapports sexuels 15 18 20 22 25 FEMMES 15-19 16,8 na na na na 35,2 1 784 a 20-24 15,8 67,2 85,1 na na 3,8 1 637 17,1 25-29 17,6 62,9 83,3 88,6 90,5 1,1 1 485 17,1 30-34 17,5 63,9 83,2 89,2 91,9 0,7 1 211 17,0 35-39 15,9 66,8 83,4 88,0 90,6 0,2 986 17,0 40-44 18,0 69,8 87,5 91,2 92,2 0,0 746 16,9 45-49 23,5 73,3 85,9 88,5 89,1 0,0 574 16,3 20-49 17,5 66,4 84,4 na na 1,3 6 638 17,0 25-49 18,0 66,1 84,2 89,0 90,9 0,6 5 001 16,9 HOMMES 15-19 34,6 na na na na 29,0 1 012 a 20-24 29,6 75,3 90,9 na na 4,8 805 16,0 25-29 23,9 67,6 81,0 90,4 95,1 1,9 813 16,6 30-34 18,0 61,6 77,4 88,3 96,2 0,9 776 17,3 35-39 21,7 63,5 81,5 88,6 95,5 0,0 715 16,8 40-44 17,3 54,0 76,0 86,6 90,3 0,1 534 17,7 45-49 9,9 52,7 76,7 86,3 94,2 0,0 453 17,8 20-59 19,7 62,1 80,0 na na 1,3 4 642 17,1 25-59 17,6 59,4 77,7 87,9 93,8 0,6 3 837 17,3 na = Non applicable pour cause de troncature. a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre le début du groupe d'âges. État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 57 Les résultats concernant les femmes montrent que près d’une femme de 25-49 ans sur cinq (18 %) avait déjà eu ses premiers rapports sexuels avant d’atteindre l’âge exact de 15 ans. Cependant, des générations anciennes aux plus récentes, cette proportion a tendance à diminuer, passant de 24 % parmi celles âgées de 45-49 ans à l’enquête à 17 % parmi celles de 15-19 ans. En atteignant 20 ans, 84 % des femmes avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels et à 25 ans, la quasi-totalité des femmes ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels (91 %). L’âge médian aux premiers rapports sexuels pour les femmes de 25-49 ans est estimé à 16,9 ans. Des générations anciennes aux plus récentes, on remarque un léger vieillissement de cet âge, celui-ci étant passé de 16,3 ans parmi les femmes de 45-49 ans à 17,1 ans parmi celles de 20-24 ans. En outre, la comparaison de cet âge médian avec l’âge médian à la première union montre que, pour la moitié des femmes, les premiers rapports sexuels ont eu lieu 5,1 ans avant de contracter une première union. En outre, quel que soit le sous-groupe de femmes, l’âge médian aux premiers rapports sexuels est inférieur à celui de l’âge médian à la première union (Graphique 4.3) Graphique 4.3 Âges médians des femmes de 25-49 ans à la première union et aux premiers rapports sexuels 24.7 22.0 20.0 19.5 19.9 21.3 22.7 22.0 18.0 16.8 16.2 17.1 16.1 16.5 17.3 16.9 Secondaire 2nd cycle ou + Secondaire 1er cycle Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Autres villes Libreville-Port-Gentil MILIEU DE RÉSIDENCE Gabon Âge (en années) Aux premiers rapports sexuels La première union EDSG-II 2012 En ce qui concerne les hommes, on constate que l’âge médian est estimé à 17,1 ans pour ceux de 20-59 ans et à 17,3 ans pour ceux de 25-59 ans. À la différence des femmes, cet âge médian a légèrement rajeuni des générations les plus anciennes aux plus récentes, passant de 17,8 ans parmi ceux âgés de 45-49 ans à 16,0 ans parmi ceux de 15-19 ans. Le tableau 4.6 présente, pour les femmes et les hommes, les variations de l’âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques socio-économiques. Chez les femmes, c’est en milieu rural (16,1 ans), parmi celles de la région Nord (15,9 ans), de la province du Woleu-N’tem (15,7 ans) et parmi celles de niveaux d’instruction primaire et secondaire 1er cycle (respectivement 16,2 ans et 16,8 ans) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (16,0 ans) que l’âge aux premiers rapports sexuels est le plus précoce. Chez les hommes de 25-59 ans, c’est dans le milieu rural (17,0 ans), dans la région Est (16,6 ans), parmi ceux ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (16,9 ans), parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (16,8 ans) et le plus élevé (16,8 ans) que les premiers rapports sexuels sont les plus précoces. 58 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels certaines caractéristiques sociodémographiques Âge médian aux premiers rapports sexuels des femmes de 20-49 ans et de 25-49 ans et des hommes de 20-59 ans et de 25-59 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Âge des femmes Âge des hommes 20-49 25-49 20-59 25-59 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 17,3 17,3 17,2 17,4 Autres villes 16,6 16,5 17,0 17,2 Ensemble urbain 17,1 17,0 17,2 17,4 Rural 16,1 16,1 16,8 17,0 Province Libreville/Port-Gentil 17,3 17,3 17,2 17,4 Estuaire (sans Libreville) 17,0 16,9 17,3 17,6 Haut-Ogooué 16,6 16,6 16,4 16,7 Moyen-Ogooué 16,4 16,3 17,0 17,3 Ngounié 16,2 16,2 16,8 16,9 Nyanga 16,0 15,9 16,5 16,4 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 16,2 16,0 16,8 16,9 Ogooué-Ivindo 16,2 16,1 15,9 16,3 Ogooué-Lolo 16,5 16,4 16,3 16,4 Woleu-N’tem 15,7 15,7 18,0 18,2 Région Nord 15,9 15,8 17,4 17,7 Est 16,6 16,5 16,4 16,6 Ouest 16,8 16,7 17,2 17,5 Sud 16,2 16,1 16,7 16,8 Libreville/Port-Gentil 17,3 17,3 17,2 17,4 Niveau d'instruction Aucun 17,2 17,1 19,7 19,7 Primaire 16,2 16,2 17,5 17,7 Secondaire 1er cycle 16,8 16,8 16,9 17,2 Secondaire 2nd cycle ou plus 17,9 18,0 16,8 16,9 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 16,0 16,0 16,6 16,8 Second 16,5 16,5 16,9 17,4 Moyen 17,1 17,0 17,6 17,8 Quatrième 17,1 16,9 17,5 17,6 Le plus élevé 17,8 17,7 16,6 16,8 Ensemble 17,0 16,9 17,1 17,3 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE Dans les pays où la prévalence contraceptive est faible, la probabilité de tomber enceinte est étroitement liée à la fréquence des rapports sexuels. Par conséquent, les résultats concernant l’activité sexuelle permettent de mesurer le niveau d’exposition au risque de grossesse. Les données du tableau 4.7.1 montrent que 56 % des femmes âgées de 15-49 ans au moment de l’enquête avaient eu leurs derniers rapports sexuels au cours des quatre semaines ayant précédé l’enquête, 28 % au cours de la dernière année mais pas au cours du mois dernier. Pour 8 % des femmes, les derniers rapports sexuels avaient eu lieu il y a un an ou plus et 9 % des femmes n’avaient jamais eu de rapports sexuels. Les proportions de femmes sexuellement actives au cours des quatre dernières semaines augmentent rapidement avec l’âge, de 35 % à 15-19 ans à un maximum de 64 % à 35-39 ans. Au-delà de cet âge, la proportion diminue progressivement pour atteindre 55 % à 45-49 ans. À inverse, la proportion de femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels chute rapidement avec l’âge, passant de 35 % parmi les jeunes femmes de 15-19 ans à moins d’un pour cent parmi celles de 30-34 ans. Par ailleurs, l’activité sexuelle varie selon l’état matrimonial des femmes. Alors que seulement 36 % des célibataires avaient été sexuellement actives au cours des quatre semaines précédant l’enquête, cette proportion est de 72 % chez les femmes en union et de 43 % parmi celles en rupture d’union. Par contre, les résultats en fonction de la État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 59 durée de l’union ne font pas apparaître de variations très importantes. Les écarts selon le milieu de résidence sont également peu importants. Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du moment auquel ont eu lieu leurs derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Derniers rapports sexuels : N'a jamais eu de rapports sexuels Total2 Effectif de femmes Au cours des quatre dernières semaines Au cours de la dernière année1 Il y a un an ou plus Groupe d'âges 15-19 34,7 25,5 4,6 35,2 100,0 1 784 20-24 60,5 30,1 5,6 3,8 100,0 1 637 25-29 63,3 26,6 8,4 1,1 100,0 1 485 30-34 62,3 31,1 5,8 0,7 100,0 1 211 35-39 63,8 28,2 7,4 0,2 100,0 986 40-44 60,9 24,9 13,9 0,0 100,0 746 45-49 54,9 25,8 18,6 0,0 100,0 574 État matrimonial Célibataire 35,9 30,9 9,6 23,6 100,0 3 047 En union 72,0 24,3 3,4 0,0 100,0 4 475 En rupture d'union 42,8 33,5 23,3 0,0 100,0 900 Durée de l'union3 0-4 ans 73,7 23,9 2,4 0,0 100,0 1 151 5-9 ans 72,3 23,4 2,9 0,0 100,0 811 10-14 ans 68,0 27,4 4,0 0,0 100,0 565 15-19 ans 68,8 25,2 6,1 0,0 100,0 373 20-24 ans 72,5 24,2 3,2 0,0 100,0 215 25 ans+ 78,8 16,6 4,5 0,0 100,0 244 Marié plus d'une fois 71,6 25,1 3,3 0,0 100,0 1 117 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 57,7 26,0 7,0 9,0 100,0 4 974 Autres villes 52,7 30,3 8,3 8,7 100,0 2 491 Ensemble urbain 56,0 27,4 7,4 8,9 100,0 7 465 Rural 54,2 29,7 10,3 5,7 100,0 957 Province Libreville/Port-Gentil 57,7 26,0 7,0 9,0 100,0 4 974 Estuaire (sans Libreville) 55,2 27,6 8,7 8,5 100,0 876 Haut-Ogooué 51,1 32,9 7,6 8,4 100,0 729 Moyen-Ogooué 51,5 30,3 9,5 8,5 100,0 229 Ngounié 48,8 31,7 11,3 8,2 100,0 467 Nyanga 51,5 29,8 10,6 8,1 100,0 182 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 64,1 19,9 7,6 8,0 100,0 82 Ogooué-Ivindo 52,5 33,0 8,8 5,6 100,0 249 Ogooué-Lolo 49,8 31,9 8,9 8,8 100,0 248 Woleu-N’tem 59,2 27,8 7,5 5,3 100,0 386 Niveau d'instruction Aucun 61,4 25,1 11,1 1,6 100,0 373 Primaire 56,5 27,3 10,4 5,1 100,0 1 786 Secondaire 1er cycle 55,1 27,8 6,3 10,8 100,0 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 55,7 28,1 7,8 8,1 100,0 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 52,1 32,4 10,3 5,0 100,0 1 222 Second 58,3 28,1 7,1 6,3 100,0 1 621 Moyen 55,7 29,3 7,3 7,6 100,0 1 784 Quatrième 59,0 22,7 7,6 10,3 100,0 1 879 Le plus élevé 53,1 27,8 7,1 11,8 100,0 1 915 Ensemble 55,8 27,7 7,7 8,5 100,0 8 422 1 Non compris les femmes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 4 dernières semaines. 2 Y compris les manquants. 3 Non compris les femmes qui ne sont pas actuellement en union. 60 • État matrimonial et exposition au risque de grossesse Le tableau 4.7.2 présente les résultats de l’activité sexuelle récente des hommes. On constate que 61 % des hommes âgés de 15-49 ans au moment de l’enquête avaient eu leurs derniers rapports sexuels au cours des quatre semaines ayant précédé l’enquête, 25 % au cours de la dernière année mais pas au cours du mois dernier. Pour 7 % des hommes, les derniers rapports sexuels avaient eu lieu il y a un an ou plus et 7 % des hommes n’avaient jamais eu de rapports sexuels. Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes Répartition (en %) des hommes en fonction du moment auquel ont eu lieu leurs derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Derniers rapports sexuels : N'a jamais eu de rapports sexuels Total2 Effectif d'hommes Au cours des quatre dernières semaines Au cours de la dernière année1 Il y a un an ou plus Groupe d'âges 15-19 24,9 33,2 12,6 29,0 100,0 1 012 20-24 53,9 32,9 8,5 4,8 100,0 805 25-29 68,7 22,7 6,7 1,9 100,0 813 30-34 76,6 15,2 7,3 0,9 100,0 776 35-39 77,1 19,9 2,9 0,0 100,0 715 40-44 71,6 21,6 5,7 0,1 100,0 534 45-49 72,4 23,3 3,7 0,0 100,0 453 État matrimonial Célibataire 39,2 33,8 11,7 15,2 100,0 2 336 En union 80,9 15,7 3,1 0,0 100,0 2 425 En rupture d'union 65,0 27,8 7,2 0,0 100,0 347 Durée de l'union3 0-4 ans 82,3 14,8 2,9 0,0 100,0 585 5-9 ans 75,5 18,4 6,0 0,0 100,0 395 10-14 ans 76,2 17,1 6,6 0,0 100,0 277 15-19 ans 69,4 29,9 0,7 0,0 100,0 139 20-24 ans 74,2 17,3 6,3 0,0 100,0 78 25 ans+ 75,3 14,2 10,6 0,0 100,0 47 Marié plus d'une fois 86,3 12,3 0,7 0,0 100,0 904 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 62,1 24,5 8,0 5,1 100,0 3 019 Autres villes 58,2 24,5 6,5 10,7 100,0 1 458 Ensemble urbain 60,8 24,5 7,5 6,9 100,0 4 477 Rural 59,9 26,8 6,3 7,0 100,0 631 Province Libreville/Port-Gentil 62,1 24,5 8,0 5,1 100,0 3 019 Estuaire (sans Libreville) 55,6 28,9 7,0 8,5 100,0 586 Haut-Ogooué 58,3 22,9 6,6 12,2 100,0 390 Moyen-Ogooué 57,0 28,0 7,1 7,7 100,0 134 Ngounié 61,3 23,0 4,2 11,5 100,0 264 Nyanga 59,3 21,2 7,3 12,2 100,0 110 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 65,0 22,6 6,1 6,2 100,0 57 Ogooué-Ivindo 63,5 21,4 6,7 8,3 100,0 132 Ogooué-Lolo 58,3 23,4 6,5 11,1 100,0 168 Woleu-N’tem 61,1 26,3 6,6 6,0 100,0 247 Niveau d'instruction Aucun 41,2 33,4 16,5 8,3 100,0 333 Primaire 57,3 20,8 8,0 13,9 100,0 752 Secondaire 1er cycle 57,5 27,2 6,5 8,8 100,0 2 227 Secondaire 2nd cycle ou plus 69,8 21,9 6,5 1,5 100,0 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 62,1 24,1 4,8 9,0 100,0 716 Second 57,6 27,1 8,4 6,8 100,0 1 111 Moyen 61,2 24,0 9,5 5,2 100,0 1 139 Quatrième 61,4 24,8 6,6 7,1 100,0 1 064 Le plus élevé 61,8 23,9 6,4 7,4 100,0 1 077 Ensemble 15-49 60,7 24,8 7,3 6,9 100,0 5 108 50-59 68,3 24,9 6,8 0,1 100,0 546 Ensemble 15-59 61,4 24,8 7,3 6,3 100,0 5 654 État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 61 La proportion d’hommes sexuellement actifs augmente avec l’âge, elle passe de 25 % pour ceux de 15-19 ans à 77 % à 35-39 ans. Elle demeure toujours très élevée à 45-49 ans puisque, dans ce groupe d’âges, 72 % des hommes avaient eu leurs derniers rapports sexuels au cours des quatre semaines ayant précédé l’enquête. Comme chez les femmes, c’est parmi les hommes en union que la proportion de ceux qui avaient eu leurs derniers rapports sexuels au cours des quatre semaines ayant précédé l’enquête est la plus élevée (81 % contre 65 % parmi ceux en rupture d’union et 39 % parmi les célibataires). On note des variations en fonction de la durée de l’union, la proportion d’hommes dont les derniers rapports sexuels ont eu lieu au cours des quatre dernières semaines variant de 82 % pour les hommes dont la durée de l’union est de 0-4 ans à 75 % pour ceux dont la durée est de 25 ans ou plus. Fécondité • 63 FÉCONDITÉ 5 Arnaud ENGOZOGO, Serges R. MAGANGA et Flavien BE ABA’A. e chapitre présente l’analyse des données sur la fécondité collectées au cours de l’EDSG-II 2012. Les résultats obtenus ont permis d’estimer les niveaux actuels, d’en dégager les tendances et de mettre en évidence les différentiels selon certaines caractéristiques. En outre, il présente les résultats sur l’âge à la première naissance, le niveau de fécondité des adolescentes ainsi que les durées médiane et moyenne de l’aménorrhée et de l’abstinence post-partum. Étant donné qu’il s’agit d’une enquête rétrospective, les données collectées permettent d’estimer, non seulement le niveau de la fécondité sur la période actuelle, mais également les tendances passées de la fécondité au cours des 12 années précédant l’enquête. Ces informations ont été obtenues par l’intermédiaire d’une série de questions que les enquêtrices ont posées aux femmes éligibles. Au cours de l’interview, les enquêtrices devaient enregistrer le nombre total d’enfants que la femme a eus, en distinguant les garçons des filles, ceux vivant avec elle de ceux vivant ailleurs, et ceux encore en vie de ceux décédés. L’enquêtrice reconstituait ensuite avec la femme interrogée l’historique complet des naissances, de la plus ancienne à la plus récente. Elle enregistrait pour chacune d’entre elles le type de naissance (simple ou multiple), le sexe, la date de naissance et l’état de survie. Pour les enfants en vie, elle enregistrait leur âge et distinguait ceux vivant avec leur mère de ceux vivant ailleurs. Pour les enfants décédés, elle enregistrait l’âge au décès. À la fin de l’interview, l’enquêtrice devait s’assurer que le nombre d’enfants déclaré auparavant par la mère (pour chaque catégorie : vivants, décédés) était cohérent avec le nombre d’enfants obtenu à partir de l’historique des naissances. C Principaux résultats • Au terme de sa vie féconde, une femme gabonaise donne naissance à, en moyenne, 4,1 enfants. Ce nombre moyen d’enfants est nettement plus faible en milieu urbain que rural (3,9 contre 6,1) et à Libreville/Port- Gentil que dans les Autres villes (3,5 contre 4,5). • Le Taux Global de Fécondité Générale (TGFG) et le Taux brut de Natalité (TBN) sont respectivement estimés à 143 ‰ et 33 ‰. • Parmi les adolescentes de 15-19 ans, 28 % ont déjà eu une naissance ou sont enceintes pour la première fois. En milieu rural, 43 % des jeunes femmes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde contre 22 % à Libreville-Port-Gentil. • Le niveau de fécondité des adolescentes est fortement influencé par leur niveau d’instruction : la proportion de jeunes femmes déjà mère ou enceintes pour la première fois est plus de deux fois plus élevée parmi celles ayant un niveau primaire que parmi celles qui ont un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (42 % contre 20 %). 64 • Fécondité Il convient, cependant, de mentionner certaines limites inhérentes aux enquêtes rétrospectives. Il s’agit : • du sous enregistrement de naissances, en particulier l’omission d’enfants en bas âge, d’enfants qui ne vivent pas avec leur mère, d’enfants qui meurent très jeunes, quelques heures ou quelques jours seulement après la naissance, ce qui peut entraîner une sous-estimation des niveaux de fécondité ; • de l’imprécision des déclarations de date de naissance et/ou d’âge, en particulier l’attraction pour des années de naissance ou des âges ronds, qui pourrait entraîner des sous-estimations ou des surestimations de la fécondité à certains âges et/ou pour certaines périodes ; • du biais sélectif de la survie, c’est-à-dire que les femmes enquêtées sont celles qui sont survivantes. Si l’on suppose que la fécondité des femmes décédées avant l’enquête est différente de celle des survivantes, les niveaux de fécondité obtenus s’en trouveraient légèrement biaisés. Les informations peuvent également être affectées par le mauvais classement des dates de naissance d’enfants nés depuis 2007, transférées vers les années précédentes. Ces transferts d’année de naissance, que l’on retrouve dans la plupart des enquêtes de types EDS, sont parfois effectués par les enquêtrices pour éviter de poser les questions sur la santé des enfants nés depuis 2007 (section 4 et 5 du questionnaire). On constate que des transferts de naissance se sont produits de 2007 à 2006. Toutefois, ces transferts ne sont pas importants au point d’affecter de façon significative les niveaux actuels de fécondité. 5.1 NIVEAUX DE LA FÉCONDITÉ Le niveau de la fécondité est mesuré par les taux de fécondité générale par âge et l'Indice Synthétique de Fécondité (ISF) ou somme des naissances réduites. Les taux de fécondité par âge sont calculés en rapportant les naissances issues des femmes de chaque groupe d'âges à l'effectif des femmes du groupe d'âges correspondant. Quant à l'ISF, qui est un indicateur conjoncturel de fécondité, il est obtenu à partir du cumul des taux de fécondité par âge. Il correspond au nombre moyen d'enfants que mettrait au monde une femme à la fin de sa vie féconde, si les taux de fécondité du moment restaient invariables. Les taux et l’ISF ont été calculés pour la période des trois années ayant précédé l’enquête. La période de référence de trois années a été choisie afin de pouvoir fournir des indicateurs de fécondité les plus récents possibles, afin de réduire les effets des transferts possibles d'année de naissance des enfants déclarée par la mère et de disposer de suffisamment de cas en vue de réduire les erreurs de sondage. Les données recueillies montrent (Tableau 5.1 et Graphique 5.1) que les taux de fécondité par âge au Gabon suivent un schéma classique observé en général dans les pays à forte fécondité, c’est-à-dire une fécondité précoce élevée dès 15-19 ans (114 ‰), qui augmente rapidement pour atteindre un seuil maximum à 25-29 ans (187 ‰) et qui, par la suite, décroît régulièrement avec l’âge. De façon globale, au Gabon, en fin de vie féconde, chaque femme donne naissance, en moyenne, à 4,1 enfants. En outre, le taux global de fécondité générale (TGFG), c'est-à-dire le nombre annuel moyen de naissances vivantes pour 1 000 femmes en âge de procréer, et le taux brut de natalité (TBN) qui est le rapport entre le nombre de naissances vivantes et la population moyenne de l’année, sont respectivement estimés à 143 ‰ et 33 ‰. Le niveau global de fécondité cache des disparités importantes. On observe au tableau 5.1 et au graphique 5,1, qu’à tous les âges, les taux de fécondité sont plus élevés en milieu rural qu'en milieu urbain et, si les taux de fécondité du moment restaient invariables, une femme aurait, en moyenne, 6,1 enfants en milieu rural contre 3,9 enfants par femme en milieu urbain. Globalement, la comparaison des résultats entre le milieu rural et le milieu urbain d’une part et Libreville/Port-Gentil et les Autres villes d’autre part montre qu’à tous les âges, les taux de fécondité du milieu rural sont supérieurs à ceux du milieu urbain et ceux de Libreville/Port-Gentil se situent en dessous de ceux des Autres villes du Gabon. Cependant, quel que soit le milieu de résidence, c’est à 25-29 ans que le niveau de la fécondité Fécondité • 65 atteint son maximum (178 ‰ en urbain et 279 ‰ en rural). Les résultats montrent également que si la fécondité est plus précoce en milieu rural qu’en milieu urbain (199 ‰ en milieu rural et 104 ‰ en milieu urbain), on remarque des disparités au sein de l’ensemble urbain. Ainsi, comparativement à Libreville et Port-Gentil, les autres villes enregistrent une fécondité précoce plus importante (respectivement 141 ‰ contre 83 ‰). Tableau 5.1 Fécondité actuelle Taux de fécondité par âge, Indice Synthétique de Fécondité (ISF), et Taux Global de Fécondité Générale (TGFG) et Taux Brut de Natalité (TBN) pour la période des trois années ayant précédé l'enquête selon le milieu de résidence, Gabon 2012 Groupe d'âges Milieu de résidence Ensemble Libreville/ Port-Gentil Autres villes Ensemble urbain Rural 15-19 83 141 104 199 114 20-24 138 202 159 277 170 25-29 167 207 178 279 187 30-34 156 184 163 221 169 35-39 107 118 111 155 116 40-44 52 47 50 83 56 45-49 4 10 7 11 8 ISF (15-49) 3,5 4,5 3,9 6,1 4,1 TGFG 124 159 135 209 143 TBN 32,1 35,3 33,2 33,4 33,2 Notes: Les taux sont exprimés pour 1 000 femmes. Les taux pour le groupe d'âges 45-49 ans peuvent être légèrement biaisés pour cause de troncature. Les taux correspondent à la période 1-36 mois avant l'interview. ISF: Indice Synthétique de Fécondité exprimé pour une femme. TGFG: Taux Global de Fécondité Générale exprimé pour 1 000 femmes de 15-44 ans. TBN: Taux Brut de Natalité exprimé pour 1 000 individus. Graphique 5.1 Fécondité par âge selon le milieu de résidence 0 50 100 150 200 250 300 15 20 25 30 35 40 45 50 Naissances pour mille Âge de la femme Libreville-Port-Gentil Autres villes Rural Gabon EDSG II 2012 Outre les variations observées selon le milieu de résidence, on note que l'ISF au Gabon varie également de façon significative selon la province, la région de résidence, le niveau d’instruction et surtout en fonction du quintile de bien-être économique dans lequel est classé le ménage. (Tableau 5.2). 66 • Fécondité Les résultats selon la région de résidence montrent que la fécondité est plus élevée dans les régions Sud et Nord avec respectivement 5,7 et 5,6 enfants par femme. Ces régions regroupent, pour le Sud, les provinces de la Nyanga (ISF de 5,7) et de la Ngounié (ISF de 5,7) et, pour le Nord, les provinces de l’Ogooué Ivindo (ISF de 6,7) et du Woleu-N’tem (ISF 5,0). Ensuite, la région de l’Est qui se caractérise par un nombre moyen d’enfants par femme un peu plus faible que celles du Nord et du Sud regroupe les provinces du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-lolo dont l’ISF est respectivement de 4,9 et de 5,3 ; la province de l’Ouest dont l’ISF est nettement plus bas (4,3) regroupe les provinces de l’Ogooué Maritime sans Port- Gentil et celle du Moyen-Ogooué qui ont des ISF de respectivement 4,8 et de 4,9. La région qui se caractérise par le taux de fécondité le plus faible est celle constituée de Libreville/Port-Gentil avec un ISF estimé à 3,5 enfants par femme. Le tableau 5.2 met aussi en évidence l’influence du niveau d'instruction des femmes sur leur niveau de fécondité. En effet, on constate que le nombre moyen d’enfants diminue avec l’augmentation du niveau d’instruction de la femme, passant de 5,5 parmi les femmes sans instruction à 4,1 parmi celles ayant un niveau secondaire 1er cycle et à 2,8 parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques Indice Synthétique de Fécondité pour les trois années ayant précédé l'enquête, pourcentage de femmes de 15-49 ans actuellement enceintes et nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans, selon certaines caractéristiques, Gabon 2012 Caractéristique Indice synthétique de fécondité Pourcentage de femmes de 15-49 ans actuellement enceintes Nombre moyen d'enfants nés vivants des femmes de 40-49 ans Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 3,5 9,3 4,4 Autres villes 4,5 9,9 5,5 Ensemble urbain 3,9 9,5 4,8 Rural 6,1 10,8 5,8 Province Libreville/Port-Gentil 3,5 9,3 4,4 Estuaire (sans Libreville) 4,1 8,6 5,2 Haut-Ogooué 4,9 10,3 5,8 Moyen-Ogooué 4,9 8,9 5,4 Ngounié 5,7 10,9 6,0 Nyanga 5,7 10,7 6,2 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 4,8 9,8 4,6 Ogooué-Ivindo 6,7 14,0 6,6 Ogooué-Lolo 5,3 11,3 5,9 Woleu-N’tem 5,0 9,8 4,7 Région Nord 5,6 11,4 5,4 Est 5,0 10,5 5,8 Ouest 4,3 8,7 5,2 Sud 5,7 10,8 6,1 Libreville/Port-Gentil 3,5 9,3 4,4 Niveau d'instruction Aucun 5,5 11,8 5,4 Primaire 5,8 9,8 6,0 Secondaire 1er cycle 4,1 10,3 4,7 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,8 8,1 3,5 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 6,6 12,2 6,1 Second 4,6 11,5 5,4 Moyen 3,8 8,7 5,3 Quatrième 3,5 9,2 4,2 Le plus élevé 2,9 7,8 4,0 Ensemble 4,1 9,7 5,0 Note: l'Indice Synthétique de Fécondité correspond à la période 1-36 mois avant l'interview. On observe également des variations importantes du nombre moyen d’enfants par femme en fonction du niveau de bien-être économique du ménage ; en effet, dans les ménages classés dans le quintile le plus bas, les femmes ont, en moyenne, 6,6 enfants. Dans les ménages classés dans le quintile moyen, ce Fécondité • 67 nombre d’enfants est de 3,8 et il atteint un minimum de 2,9 dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé. Le tableau 5.2 fournit également le pourcentage de femmes qui se sont déclarées enceintes au moment de l’enquête. En fait, il ne s’agit pas de la proportion exacte de femmes enceintes étant donné que les enquêtées en début de grossesse et ne sachant pas si elles sont enceintes n’ont pas déclaré leur état. Au niveau national, la proportion observée de femmes enceintes est estimée à 10 %. C’est dans les sous- groupes de femmes où l’ISF est le plus élevé que l’on constate aussi la proportion la plus élevée de femmes enceintes. Il s’agit des femmes du milieu rural (11 %), des régions Nord et Sud (11 % dans chaque cas), de la province de l’Ogooué-Ivindo (14 %), de celles sans instruction (12 %) et de celles vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus bas (12 %). Au tableau 5.2 figure également le nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans : ce nombre est assimilable à la descendance finale. À l’inverse de l'ISF qui mesure la fécondité actuelle des femmes de 15-49 ans, ce nombre moyen est le résultat de la fécondité passée des femmes enquêtées qui atteignent la fin de leur vie féconde. Dans une population où la fécondité reste invariable, cette descendance tend à se rapprocher de l'ISF. Par contre, quand l'ISF est inférieur à la descendance des femmes, cela indique une tendance à la baisse de la fécondité. Au Gabon, on constate que l’ISF est légèrement inférieur à la descendance (4,1 contre 5,0), ce qui pourrait traduire une légère tendance à la baisse de la fécondité. C’est parmi les femmes des ménages classés dans le quintile le plus élevé que l’écart entre la fécondité actuelle et la fécondité cumulée est le plus important, l’ISF étant inférieur d’environ 1 enfant par rapport au nombre moyen d’enfants nés vivants des femmes de 40-49 ans (1,1). Par contre, en milieu rural, on constate la tendance inverse, l’ISF étant très légèrement supérieur à la fécondité passée des femmes de 40-49 ans ; cela pourrait suggérer qu’en milieu rural, la fécondité est restée stable. 5.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ Outre le Recensement et l’Enquête Démographique de 1960-61, des Recensements Généraux de la Population et l’Habitat (RGPH) de 1993 et de 2003, le Gabon, contrairement à d’autres pays africains, n’a réalisé que deux Enquêtes Démographiques et de Santé (EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012) au cours des douze dernières années. L’un des objectifs de l’enquête actuelle était donc de fournir une estimation actualisée du niveau de fécondité. On dispose de deux sources de données qui nous permettent de retracer les tendances de la fécondité au Gabon (Tableau 5.3.1 et Graphique 5.2). La comparaison des résultats de l'EDSG-II 2012 avec ceux de l’EDSG-I 2000 montre que, dans l’ensemble, les taux de l’EDSG-II sont inférieurs à ceux de l’EDSG-I : cette tendance à la baisse s’observe dans tous les groupes d’âges, sauf à 25-29 ans où l’on constate la tendance inverse, le taux de 2000 étant légèrement supérieur à celui de 2012. L’ISF qui était estimé à 4,3 en 2000 est passé à 4,1 en 2012, ce qui ne met pas en évidence une modification importante du niveau de la fécondité. Tableau 5.3.1 Tendance de la fécondité par âge selon différentes enquêtes Taux de fécondité par âge selon l'âge de la mère au moment de la naissance, EDSG-I 20000 et EDSG-II 2012 Âge de la mère à la naissance de l’enfant EDSG-I 20001 EDSG-II 20122 15-19 144 114 20-24 193 170 25-29 178 187 30-34 176 169 35-39 101 116 40-44 48 56 45-49 11 8 ISF (15-49) 4,3 4,1 Note: Les taux de fécondité par groupe d'âges sont exprimés pour 1000 femmes. 1 Fécondité pour les cinq années avant l’EDSG-I. 2 Fécondité pour les trois années avant l’EDSG-II. 68 • Fécondité Les courbes représentées au graphique 5.2 ont une allure globalement similaire. Elles augmentent toutes les deux de manière rapide mais le niveau de fécondité le plus élevé est atteint plus tard en 2012 qu’en 2000 (193 ‰ à 20-24 ans en 2000 contre 187 ‰ à 25-29 ans en 2012). De manière générale, entre 15-24 ans, la fécondité est plus faible en 2012 qu’en 2000. Par contre, elle reste plus élevée au-delà de 25 ans en 2012 qu’en 2000. Graphique 5.2 Tendance de la fécondité par âge 0 50 100 150 200 15 20 25 30 35 40 45 50 Naissances pour mille Âge de la femme EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 Les données collectées lors de l'enquête permettent également de retracer les tendances passées de la fécondité à partir des taux de fécondité des groupes d'âges des femmes, par périodes quinquennales avant l'enquête, selon l’âge de la mère au moment de la naissance de l’enfant (Tableau 5.3.2 et Graphique 5.3). Tableau 5.3.2 Tendance de la fécondité par âge Taux de fécondité par âge par période de cinq ans ayant précédé l'enquête, selon l'âge de la mère au moment de la naissance de l'enfant Gabon 2012 Groupe d'âges Nombre d'années ayant précédé l'enquête 0-4 5-9 10-14 15-19 15-19 115 117 135 132 20-24 168 162 188 221 25-29 183 178 180 210 30-34 161 147 185 [196] 35-39 114 130 [129] - 40-44 55 [73] - - 45-49 [9] - - - Note: Les taux de fécondité par groupe d'âges sont exprimés pour 1000 femmes. Les taux entre crochets sont tronqués. Les taux excluent le mois de l'interview. On relève que dans tous les groupes d’âges, les taux de fécondité ont régulièrement baissé de la période la plus ancienne (15-19 ans avant l’enquête) à 5-9 ans avant l’enquête pour augmenter légèrement dans la période la plus récente. Cette tendance s’observe plus particulièrement pour les groupes d’âges Fécondité • 69 20-24 ans, 25-29 ans et 30-34 ans. Ainsi par exemple, pour le groupe d’âges 30-34 ans, le taux de fécondité estimé à 185 ‰ il y a 10-14 ans, a baissé de façon régulière jusqu’à 5-9 ans avant l’enquête (147 ‰) avant d’augmenter légèrement de nouveau au cours des cinq dernières années (161 ‰). Graphique 5.3 Taux de fécondité par âge par période de 5 ans ayant précédé l'EDSG-II 2012 0 50 100 150 200 250 15 20 25 30 35 40 45 50 Naissances pour mille Âge de la femme 0-4 ans 5-9 ans 10-14 ans 15-19 ans EDSG-II 2012 Périodes avant avant l'enquête 5.3 ENFANTS VIVANTS ET ENFANTS SURVIVANTS Le tableau 5.4 présente la répartition de l’ensemble des femmes et des femmes actuellement en union en fonction du nombre total d’enfants que les femmes ont eu au cours de leur vie. Ces informations permettent de suivre les variations de la taille de la famille dans les différents groupes d’âges et de connaître le niveau de la stérilité primaire. Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes Répartition (en %) de toutes les femmes de 15-49 ans et des femmes actuellement en union de 15-49 ans par nombre d'enfants nés vivants, nombre moyen d'enfants nés vivants et nombre moyen d'enfants survivants, selon le groupe d'âges des femmes, Gabon 2012 Groupe d'âges Nombre d'enfants nés vivants Total Effectif de femmes Nombre moyen d'enfants nés vivants Nombre moyen d'enfants survivants0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10+ TOUTES LES FEMMES 15-19 77,5 18,4 3,7 0,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 784 0,27 0,25 20-24 37,3 33,1 18,8 7,6 2,7 0,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 637 1,07 1,01 25-29 17,9 25,1 25,9 16,5 9,1 4,0 0,9 0,5 0,1 0,0 0,0 100,0 1 485 1,92 1,77 30-34 7,8 15,6 21,6 20,4 13,0 10,0 6,5 3,4 1,2 0,3 0,2 100,0 1 211 2,99 2,78 35-39 5,6 11,7 13,3 18,2 20,0 12,1 9,2 5,0 2,7 0,9 1,3 100,0 986 3,67 3,44 40-44 4,1 7,6 12,3 10,4 16,7 12,7 11,9 7,9 9,4 3,4 3,5 100,0 746 4,64 4,32 45-49 2,7 8,7 10,9 7,4 12,4 11,2 9,8 10,0 6,6 8,4 11,9 100,0 574 5,42 4,81 Ensemble 29,1 19,6 15,5 10,9 8,7 5,5 3,9 2,5 1,8 1,0 1,3 100,0 8 422 2,24 2,07 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 41,5 42,0 14,4 1,9 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 241 0,77 0,73 20-24 17,3 36,3 27,8 12,7 5,0 0,8 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 711 1,54 1,45 25-29 12,2 22,7 25,4 20,2 12,7 5,1 1,2 0,5 0,0 0,0 0,0 100,0 975 2,21 2,05 30-34 3,8 13,7 19,1 22,1 14,3 12,4 8,5 4,3 1,2 0,4 0,2 100,0 855 3,34 3,12 35-39 4,6 10,3 11,8 18,7 22,5 12,0 9,8 5,6 2,8 1,0 0,9 100,0 771 3,79 3,54 40-44 3,2 7,5 12,2 7,1 17,8 12,5 14,8 7,8 9,5 3,8 3,9 100,0 549 4,82 4,50 45-49 2,3 8,2 8,0 7,2 12,9 11,8 9,6 9,1 6,9 10,6 13,3 100,0 373 5,72 5,07 Ensemble 9,7 19,0 18,6 15,4 13,4 8,2 6,2 3,6 2,5 1,6 1,8 100,0 4 475 3,13 2,90 70 • Fécondité Les résultats de l’enquête montrent, qu’en moyenne, une femme de 15-49 ans a donné naissance à 2,2 enfants et 2,1 de ces enfants sont encore en vie, ce qui indique qu’environ 5 % des enfants nés vivants sont décédés. On constate que le nombre d’enfants nés vivants augmente rapidement avec l’âge de la femme, passant de 0,3 enfants parmi les femmes de 15-19 ans à 3 enfants parmi celles de 30-34 ans et à 5,4 enfants, en moyenne, parmi celles de 45-49 ans. Comme on pouvait s’y attendre, la proportion d’enfants survivants par rapport aux enfants nés vivants augmente avec l’avancement en âge de la femme. Chez les femmes de 25-29 ans, par exemple, sur 1,92 enfants nés vivants, 1,77 sont encore en vie, soit, environ 8 % des enfants sont décédés ; à 45-49 ans, sur 5,42 enfants nés vivants, 4,81 sont encore en vie, soit, environ 11 % des enfants sont décédés. Par ailleurs, les résultats montrent que parmi l’ensemble des femmes de 15- 49 ans, 29 % n’ont jamais eu d’enfants. Parmi celles en union, cette proportion est de 10 %. La répartition des femmes selon le nombre de naissances vivantes met en évidence une fécondité très précoce. En effet, 23 % des femmes de moins de 20 ans ont déjà donné naissance à, au moins, un enfant. À 20-24 ans, cette proportion est de 63 %. Chez les femmes en union, ces proportions sont plus élevées (59 % des femmes de 15-19 ans ont déjà donné naissance à, au moins, un enfant et à 20-24 ans, cette proportion est de 83 %). Par ailleurs, la proportion de femmes en union n’ayant toujours pas d’enfant en fin de vie féconde (45-49 ans) est considérée comme un indicateur du niveau de la stérilité primaire. Estimée à 2 %, cette stérilité primaire a diminué de façon importante depuis l’EDSG-I, date à laquelle elle était estimée à 7 %. 5.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE La durée de l'intervalle qui sépare la naissance d'un enfant d’une naissance précédente a une influence sur l'état de santé de la mère et de l'enfant. Elle est également importante dans l'analyse des niveaux et différentiels de la fécondité. Il est admis que les intervalles intergénésiques courts (inférieurs à 24 mois) sont nuisibles à la santé et à l'état nutritionnel des enfants et augmentent les risques de décès de la mère et de l’enfant. En outre, les naissances trop rapprochées amoindrissent la capacité physiologique de la femme, exposant ainsi la mère aux complications pendant et après la grossesse (fausses couches, éclampsie). Le tableau 5.5 présente la répartition des naissances des cinq années ayant précédé l'enquête selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Les résultats montrent que dans 7 % des cas, les enfants sont nés moins de 18 mois après la naissance précédente et 11 % sont nés entre 18-23 mois après leur aîné. Par rapport à l’enquête précédente, ces proportions ont peu varié puisqu’elles étaient respectivement de 9 % et 13 %. Néanmoins, une forte proportion de naissances (28 %) ont eu lieu entre 24 et 35 mois après la naissance précédente, et 54 % des enfants sont nés, au moins, trois ans après leur aîné. La durée médiane de l'intervalle intergénésique est estimée à 37,6 mois, ce qui signifie que la moitié des naissances ont lieu dans un intervalle d’un peu plus de trois ans après la naissance précédente. À titre de comparaison, cet intervalle médian était de 33,9 mois à l’EDSG-I 2000. On remarque que les intervalles intergénésiques varient selon certaines caractéristiques sociodémographiques. L'âge des mères influe sur la durée d'espacement des naissances. En effet, on relève que les intervalles intergénésiques sont plus courts chez les jeunes femmes que chez les plus âgées : de 23,6 mois chez les femmes de 15-19 ans, il passe à 34,1 mois chez celles de 20-29 ans, 40,9 mois chez celles de 30-39 ans et 49,2 mois chez celles de 40-49 ans. Le pourcentage de naissances pour lesquelles l'intervalle est inférieur à 18 mois est de 13 % chez les femmes de moins de 20 ans et de 6 % chez les mères de plus de 30 ans. De même, à moins de 24 mois, cette proportion est de 41 % à 15-19 ans et de 7 % à 40-49 ans. Le sexe de l’enfant précédent a une légère influence sur la longueur de l’intervalle intergénésique, le nombre médian de mois depuis la naissance précédente variant de 36,9 mois quand la naissance précédente est un garçon à 38,3 mois quand c’est une fille. Par contre, la survie de la naissance précédente Fécondité • 71 influence de manière très nette la longueur de l’intervalle intergénésique, les naissances qui suivent des enfants décédés se produisent beaucoup plus rapidement que lorsque l'enfant précédent est toujours en vie (intervalle médian de 38,0 mois contre 32,4 mois). En outre, alors que seulement 6 % des naissances surviennent dans les 18 mois après la naissance de l’enfant précédent si ce dernier est en vie, cette proportion est de 18 % dans le cas de décès de l’enfant précédent. Tableau 5.5 Intervalle intergénésique Répartition (en %) des naissances, autres que les naissances de rang un, ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, et nombre médian de mois depuis la naissance précédente selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Mois depuis la naissance précédente Total Effectifs de naissances autres que de premier rang Nombre médian de mois depuis la naissance précédente 7-17 18-23 24-35 36-47 48-59 60+ Groupe d'âges 15-19 12,5 40,7 28,0 15,3 3,1 0,4 100,0 80 23,6 20-29 7,5 13,2 32,6 17,4 12,0 17,3 100,0 1 605 34,1 30-39 6,6 8,7 25,3 17,7 9,8 32,0 100,0 1 594 40,9 40-49 5,9 7,3 18,7 16,6 15,1 36,5 100,0 373 49,2 Sexe de l'enfant précédent Masculin 8,6 10,5 28,9 15,9 10,4 25,7 100,0 1 718 36,9 Féminin 5,6 11,9 27,0 18,7 11,8 24,9 100,0 1 934 38,3 Survie de la naissance précédente Vivante 6,3 11,1 27,7 17,6 11,4 25,8 100,0 3 426 38,0 Décédée 18,3 12,6 30,5 14,1 6,9 17,6 100,0 226 32,4 Rang de naissance 2-3 6,2 11,4 25,6 16,0 12,2 28,6 100,0 1 948 39,6 4-6 7,2 11,2 31,4 18,2 10,4 21,6 100,0 1 297 36,1 7+ 10,2 10,4 27,9 21,5 8,9 21,1 100,0 407 36,5 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 5,7 10,7 23,7 16,8 11,9 31,2 100,0 1 824 41,5 Autres villes 7,5 11,3 30,3 17,7 11,2 22,0 100,0 1 194 36,3 Ensemble urbain 6,4 10,9 26,3 17,2 11,6 27,6 100,0 3 018 38,8 Rural 9,8 12,7 35,5 18,5 9,1 14,4 100,0 634 32,4 Province Libreville/Port-Gentil 5,7 10,7 23,7 16,8 11,9 31,2 100,0 1 824 41,5 Estuaire (sans Libreville) 10,0 13,2 25,9 17,0 11,1 22,9 100,0 397 36,3 Haut-Ogooué 7,0 9,4 33,2 19,0 8,6 22,8 100,0 389 36,2 Moyen-Ogooué 8,5 14,4 29,5 16,3 9,1 22,1 100,0 113 34,9 Ngounié 6,2 9,5 37,2 19,6 13,2 14,3 100,0 248 34,7 Nyanga 10,0 11,4 33,8 15,3 9,4 20,0 100,0 111 33,3 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 6,8 14,2 27,2 17,0 15,3 19,5 100,0 47 36,9 Ogooué-Ivindo 11,2 14,5 36,2 17,1 9,2 11,8 100,0 179 31,0 Ogooué-Lolo 7,2 9,9 31,1 22,1 10,7 19,0 100,0 138 36,5 Woleu-N’tem 7,5 13,5 34,7 16,8 10,6 17,0 100,0 206 32,8 Région Nord 9,2 13,9 35,4 17,0 9,9 14,5 100,0 385 32,1 Est 7,0 9,5 32,6 19,8 9,2 21,8 100,0 527 36,4 Ouest 9,4 13,5 26,7 16,8 11,1 22,4 100,0 557 36,1 Sud 7,4 10,1 36,1 18,2 12,0 16,1 100,0 359 34,3 Libreville/Port-Gentil 5,7 10,7 23,7 16,8 11,9 31,2 100,0 1 824 41,5 Niveau d'instruction Aucun 7,3 14,7 23,6 20,8 11,9 21,9 100,0 260 36,7 Primaire 7,8 10,5 35,1 15,8 10,6 20,1 100,0 1 091 34,5 Secondaire 1er cycle 7,4 10,8 25,9 17,8 11,3 26,8 100,0 1 671 38,9 Secondaire 2nd cycle ou plus 4,5 12,2 22,5 17,7 11,5 31,6 100,0 630 40,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,2 12,9 35,6 17,8 10,1 13,5 100,0 853 32,2 Second 8,4 12,3 29,7 16,3 11,5 21,7 100,0 838 35,7 Moyen 5,2 8,9 26,0 17,3 10,7 31,9 100,0 705 41,9 Quatrième 3,5 11,7 28,6 13,8 13,4 29,0 100,0 663 39,1 Le plus élevé 6,6 9,5 15,6 22,7 10,3 35,3 100,0 592 45,3 Ensemble 7,0 11,2 27,9 17,4 11,2 25,3 100,0 3 652 37,6 Note: Les naissances de rang 1 sont exclues. L'intervalle pour les naissances multiples est le nombre de mois écoulés depuis la grossesse précédente qui a abouti à une naissance vivante. 72 • Fécondité Du point de vue du rang de naissance, on constate que la longueur de l’intervalle intergénésique diminue légèrement avec le rang de naissance. Aux rangs 2-3, 6 % des naissances se sont produites dans un intervalle inférieur à 18 mois contre 7 % pour les naissances 4-6 et 10 % pour les rangs 7 ou plus. L’intervalle médian passe de 39,6 mois pour les naissances de rangs 2-3 à 36,5 mois pour les rangs 7 ou plus. Concernant le milieu de résidence, on constate que l’intervalle intergénésique est plus long de 6,4 mois en milieu urbain qu'en milieu rural (38,8 mois contre 32,4 mois). En particulier, dans le milieu urbain, on constate un écart entre Libreville/Port-Gentil où l’intervalle est estimé à 41,5 mois et les Autres villes du pays où il est de 36,3 mois. Dans les provinces, on observe aussi des variations importantes, l'intervalle intergénésique variant d'un maximum de 41,5 mois à Libreville/Port-Gentil à un minimum de 31,0 mois dans l’Ogooué-Ivindo. Rappelons que c’est dans cette province que l’ISF est le plus élevé (6,7 enfants par femme, en moyenne) Les résultats montrent aussi que le niveau d'instruction de la mère influence la durée de l'intervalle intergénésique. En effet, sa valeur médiane passe de 34,5 mois pour les naissances dont la mère a le niveau primaire et de 36,7 mois pour celles dont la mère n’a pas d’instruction à 38,9 mois pour celles dont la mère a un niveau d'instruction secondaire 1er cycle et à un maximum de 40,0 mois pour les naissances dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Enfin, les données mettent en évidence une corrélation positive entre le niveau de bien-être économique et la longueur de l’intervalle intergénésique, celle-ci augmentant sensiblement avec le niveau de richesse du ménage (32,2 mois pour le quintile le plus bas contre 45,3 pour le quintile le plus élevé). 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Rappelons qu'après la naissance d'un enfant, l'exposition au risque de grossesse dépend, entre autres facteurs, du retour de l'ovulation et de l'abstinence sexuelle ou de l’abstinence postpartum. Le temps écoulé entre l'accouchement et le retour de l'ovulation qui constitue l'aménorrhée post-partum est estimé ici par la longueur de l'intervalle qui sépare la naissance d'un enfant et le retour des règles. La longueur de cet intervalle peut être influencée par l'intensité, la fréquence et la durée de l'allaitement au sein. L’examen de ces facteurs permet d'identifier les femmes non susceptibles d'être exposées au risque de grossesse et ainsi d'évaluer la durée de non susceptibilité. Une femme est considérée comme non susceptible d'être exposée au risque de grossesse quand elle n'a pas repris les rapports sexuels depuis la dernière naissance, ou quand elle est en aménorrhée post-partum, ce qui signifie que ses risques de tomber enceinte sont minimes, même si elle reprend les rapports sexuels sans protection contraceptive. La période de non susceptibilité se définit donc comme celle pendant laquelle une femme n'est pratiquement pas soumise au risque de grossesse par suite d'aménorrhée et/ou d'abstinence post-partum. Le tableau 5.6 qui présente les durées médiane et moyenne de l'aménorrhée, de l'abstinence et de la non-susceptibilité se rapportent aux naissances des 3 dernières années. Dans l’ensemble, 20 % des femmes ayant accouché au cours des trois années précédant l’enquête sont encore en aménorrhée post-partum. Un peu plus d’une femme sur 2 (52 %) reste en aménorrhée jusqu’à 4-5 mois, 26 % le sont encore à 8-9 mois et 11 % à 14-15 mois. La durée médiane de l’aménorrhée post-partum est estimée à 5 mois et sa valeur moyenne se situe à 7 mois. On note donc un retour des règles assez précoce par rapport aux tendances observées dans d’autres pays africains. Ce qui pourrait s’expliquer par un sevrage précoce ou bien par un allaitement au sein peu fréquent et une préférence pour l’allaitement artificiel. Fécondité • 73 Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum Pourcentage de naissances des trois années ayant précédé l'enquête dont les mères sont en aménorrhée, en abstinence et en insusceptibilité post-partum, selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance et durées médiane et moyenne Gabon 2012 Nombre de mois depuis la naissance Pourcentage de naissances pour lesquelles les mères sont : Effectif de naissances En aménorrhée En abstinence En insusceptibilité1 < 2 91,6 92,1 96,8 156 2-3 71,3 75,9 83,4 196 4-5 51,6 63,3 77,3 207 6-7 38,5 40,0 54,3 202 8-9 26,2 33,2 45,0 238 10-11 19,6 28,2 38,5 187 12-13 15,5 14,9 25,6 172 14-15 11,4 12,0 20,6 161 16-17 2,2 7,3 8,4 126 18-19 2,6 4,1 4,9 150 20-21 1,1 7,7 8,3 177 22-23 1,2 5,3 6,0 184 24-25 0,3 2,0 2,3 162 26-27 0,3 3,5 3,8 156 28-29 0,2 2,9 3,1 148 30-31 0,2 0,4 0,4 139 32-33 0,1 1,6 1,7 224 34-35 0,9 3,9 4,8 173 Total 19,8 23,5 28,8 3 159 Médiane 5,0 5,8 7,9 na Moyenne 7,0 8,3 10,0 na Note: Les calculs sont basés sur le statut au moment de l'enquête. na = Non applicable. 1 Y compris les naissances pour lesquelles les mères sont encore, soit en aménorrhée, soit en abstinence, (ou les deux), à la suite d'une naissance. Au Gabon, comme dans la plupart des pays africains, la pratique de l'abstinence post-partum est courante. Deux à trois mois après la naissance de leur dernier enfant, un peu plus de trois femmes sur quatre (76 %) n’avaient pas encore repris leurs rapports sexuels ; à 6-7 mois après la naissance, cette proportion est de 40 % et il faut attendre 16 à 17 mois après la naissance de l’enfant pour que cette proportion concerne moins d’une femme sur dix (7 %). La durée médiane de l'abstinence post-partum est estimée à 5,8 mois et sa valeur moyenne à 8,3. Pour 29 % des naissances ayant eu lieu au cours des trois dernières années ayant précédé l’enquête, les mères sont en insusceptibilité post-partum. Cette période d’insusceptibilité post-partum est légèrement plus influencée par l’abstinence post-partum que par l’aménorrhée post-partum. Les durées médianes d'aménorrhée, d'abstinence post-partum et de non susceptibilité selon certaines caractéristiques sociodémographiques des femmes sont présentées au tableau 5.7. Ainsi, on constate que l’âge des mères n’a aucune influence sur les durées de l'abstinence, de l'aménorrhée et de non susceptibilité. La durée de non susceptibilité ne varie quasiment pas entre les femmes de 15-29 ans et celles de 30-49 ans (respectivement 7,8 et 7,9). On peut seulement mentionner que chez les femmes les plus jeunes, la durée de non susceptibilité est davantage influencée par l’abstinence postpartum que par l’aménorrhée alors que chez les femmes de 30-49 ans, il n’y a pratiquement pas d’écart entre les durées d’abstinence et d’aménorrhée postpartum. 74 • Fécondité Tableau 5.7 Durée médiane de l'aménorrhée, de l'abstinence post-partum et de l'insusceptibilité post-partum Nombre médian de mois d'aménorrhée, d'abstinence et d'insusceptibilité post-partum, à la suite d'une naissance ayant eu lieu au cours des trois années ayant précédé l'enquête selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Aménorrhée postpartum Abstinence postpartum Insusceptibilité postpartum1 Âge de la mère 15-29 4,8 5,9 7,8 30-49 5,3 5,5 7,9 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 4,1 4,6 6,6 Autres villes 5,3 6,2 8,9 Ensemble urbain 4,5 5,4 7,2 Rural 8,5 9,0 12,3 Province Libreville/Port-Gentil 4,1 4,6 6,6 Estuaire (sans Libreville) 5,0 5,4 7,7 Haut-Ogooué 6,3 6,6 9,8 Moyen-Ogooué 5,6 6,3 7,2 Ngounié 6,0 9,8 12,7 Nyanga 6,4 6,3 11,0 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 4,1 4,7 6,1 Ogooué-Ivindo 10,6 9,1 11,9 Ogooué-Lolo 6,0 8,2 10,3 Woleu-N’tem 6,4 7,6 11,9 Niveau d'instruction Aucun 4,8 2,8 5,3 Primaire 7,2 8,6 11,7 Secondaire 1er cycle 4,3 5,6 7,3 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,6 5,0 6,7 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 8,5 9,2 12,1 Second 4,9 6,6 7,8 Moyen 5,1 5,4 7,5 Quatrième 3,7 3,4 6,3 Le plus élevé 2,4 5,5 6,9 Ensemble 5,0 5,8 7,9 Note: Les médianes sont basées sur le statut actuel. 1 Y compris les naissances pour lesquelles les mères sont encore, soit en aménorrhée, soit en abstinence, (ou les deux), à la suite d'une naissance Concernant le milieu de résidence, les résultats montrent que la durée de non exposition au risque de grossesse est généralement plus longue en milieu rural qu'en milieu urbain (respectivement 12,3 mois d’insusceptibilité post-partum contre 7,2). Cette durée plus longue de non exposition au risque de grossesse en milieu rural est due à des durées plus longues d’abstinence et d’aménorrhée. Sur l’ensemble des 10 régions retenues, c’est à Libreville/Port-Gentil (4,1 mois), dans l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil (4,1 mois) et dans l’Estuaire sans Libreville (5,0 mois) que la durée de l’aménorrhée post-partum est la plus courte. Le niveau d'instruction influe également sur la durée de non susceptibilité : c’est parmi les femmes ayant un niveau d’instruction primaire qu’elle est la plus longue (11,7 mois contre un minimum de 5,3 mois chez celles sans instruction). Les femmes de niveau primaire sont celles qui pratiquent le plus longtemps l’abstinence postpartum et qui ont aussi la durée la plus longue d’aménorrhée post-partum (respectivement 8,6 mois et 7,2 mois). Enfin, les résultats montrent que la durée de non susceptibilité tend globalement à diminuer avec l’augmentation du niveau de bien-être du ménage dans lequel vit la femme, de 12,1 mois à 6,9 mois. Tableau 5.8 Ménopause Pourcentage de femmes de 30-49 ans qui sont en ménopause, selon l'âge, Gabon 2012 Groupe d'âges Pourcentage en ménopause1 Effectif de femmes 30-34 0,1 1 211 35-39 0,7 986 40-41 2,9 278 42-43 3,5 315 44-45 6,8 256 46-47 16,8 249 48-49 26,7 221 Ensemble 4,1 3 517 1 Pourcentage de toutes les femmes qui ne sont ni enceintes, ni en aménorrhée postpartum et dont les dernières règles ont eu lieu 6 mois ou plus avant l'enquête. Fécondité • 75 Les femmes cessent d’être exposées au risque de grossesse lorsqu’elles atteignent la ménopause. Ici, les femmes sont considérées comme étant en ménopause lorsque, n’étant ni enceintes, ni en aménorrhée post-partum, elles n’ont pas eu de règles depuis, au moins, 6 mois avant l’enquête ou quand elles se sont déclarées en ménopause. Le pourcentage de femmes en ménopause selon leur groupe d’âges actuel est présenté au tableau 5.8. Les données montrent que 4 % des femmes en union et âgées de 30-49 ans au moment de l’enquête sont considérées comme étant en ménopause. Cette proportion varie bien évidemment avec l’âge des femmes : de moins d’un pour cent pour les femmes de 30-39 ans, elle atteint 7 % à 44-45 ans pour concerner 27 % dans le groupe d’âges 48-49 ans. 5.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE De façon générale, l’âge auquel les femmes ont leur première naissance influence de manière importante leur descendance finale, en particulier dans les pays où la pratique contraceptive reste faible. En plus des conséquences sur le plan démographique, l’âge à la première naissance peut avoir des répercussions sur la santé des mères et des enfants, en particulier quand il est trop précoce. Le tableau 5.9 présente les pourcentages de femmes ayant eu une première naissance avant d’atteindre certains âges exacts et l’âge médian à la première naissance pour les femmes de de 20-49 ans et celles de 25-49 ans. Globalement, les résultats semblent suggérer un léger vieillissement de l’âge auquel les femmes ont leur première naissance. Par exemple, parmi les femmes de 45-49 ans, 69 % étaient déjà mères avant d’avoir atteint l’âge de 20 ans alors que parmi les femmes de 20-24 ans, cette proportion n’est que de 48 %. On remarque également que parmi les femmes de 25-49 ans, 7 % ont eu leur première naissance avant d’atteindre l’âge exact de 15 ans. Cette proportion tend à diminuer des générations anciennes aux plus récentes, passant de 9 % parmi les femmes de 45-49 ans à 3 % parmi celles de 15-19 ans. Des générations anciennes aux plus récentes, l’âge médian a légèrement augmenté, passant de 18,5 ans parmi les femmes âgées de 45-49 ans à l’enquête à 20,3 ans parmi celles de 25-29 ans. Tableau 5.9 Âge à la première naissance Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance avant d'atteindre certains âges exacts, pourcentage qui n'ont jamais eu d'enfant et âge médian à la première naissance selon l'âge actuel, Gabon 2012 Âge actuel Pourcentage ayant eu une naissance avant d'atteindre l'âge exact de : Pourcentage n'ayant jamais donné naissance Effectif de femmes Âge médian à la première naissance 15 18 20 22 25 15-19 3,1 na na na na 77,5 1 784 a 20-24 4,5 27,8 47,8 na na 37,3 1 637 a 25-29 7,0 29,4 47,9 61,8 74,3 17,9 1 485 20,3 30-34 8,3 33,1 53,9 68,2 79,4 7,8 1 211 19,7 35-39 5,3 35,1 55,8 70,6 80,9 5,6 986 19,4 40-44 6,5 36,3 60,7 76,1 83,9 4,1 746 19,0 45-49 8,7 43,7 69,4 81,3 89,6 2,7 574 18,5 20-49 6,5 32,5 53,4 na na 16,2 6 638 19,6 25-49 7,1 34,1 55,3 69,5 80,0 9,2 5 001 19,5 na = Non applicable. a = Sans objet parce que moins de 50 % de femmes ont eu une naissance avant d'atteindre le début du groupe d'âges. 76 • Fécondité Le tableau 5.10 présente les variations de l’âge médian à la première naissance en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Les résultats sont présentés pour les femmes de 20-49 ans et pour celles de 25-49 ans. Tout d’abord, on constate que pour les femmes de 25-49 ans pour lesquelles on a pu calculer un âge médian quel que soit le sous-groupe, cet âge médian à la première naissance est plus tardif en milieu urbain que rural (19,6 ans contre 18,6 ans), en particulier à Libreville-Port-Gentil (20,1 ans contre 18,9 ans dans les Autres Villes). On retrouve ces mêmes variations dans les provinces puisque c’est à Libreville/Port-Gentil (20,1 ans) et à l’Estuaire sans Libreville (19,0 ans) que cet âge médian à la première naissance est le plus élevé. À l’opposé, c’est dans l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil que cet âge à la première naissance est le plus précoce (18,0). Les résultats font aussi apparaître des écarts selon le niveau d’instruction : c’est parmi les femmes ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus que l’arrivée d’un premier enfant est la plus tardive (âge médian de 22,0 ans). Contre toute attente, les femmes sans instruction ont leur premier enfant plus tard (20,7 ans) que celles ayant un niveau secondaire 1er cycle (19,0 ans) et que celles ayant un niveau primaire (18,7 ans). On constate aussi que cet âge médian à la première naissance est influencé par le niveau de bien-être économique du ménage, cet âge augmentant des ménages classés dans le quintile le plus bas à ceux classés dans le quintile le plus élevé, passant de 18,6 ans à 20,9 ans. 5.7 FÈCONDITÉ DES ADOLESCENTES Les enfants nés de jeunes mères (moins de 20 ans) courent généralement un risque plus important de décéder que ceux issus de mères plus âgées. De même, les grossesses et les accouchements précoces augmentent le risque de décéder chez les adolescentes. Les adolescentes qui constituent 21 % de l'ensemble des femmes en âge de procréer, contribuent pour 14 % (17 % à l’EDSG-I) à la fécondité totale des femmes au Gabon. Le tableau 5.11 présente, par année d'âge, les pourcentages de jeunes femmes de 15-19 ans qui ont déjà eu une naissance vivante ou qui sont enceintes d’un premier enfant. En considérant que la somme de ces deux pourcentages fournit la proportion d'adolescentes ayant commencé leur vie féconde, on constate que 28 % des jeunes femmes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde : 23 % ont déjà eu au moins un enfant et 5 % sont enceintes pour la première fois. La proportion de femmes ayant déjà commencé leur vie féconde augmente rapidement avec l’âge, de 9 % à 15 ans à 28 % à 17 ans et à 19 ans, une jeune femme sur deux est déjà mère ou enceinte d’un premier enfant. On constate que par rapport à l’EDSG-I, cette proportion a diminué, variant de 33 % à 28 (Graphique 5.4). Tableau 5.10 Âge médian à la première naissance Âge médian à la première naissance des femmes de 20- 49 ans et 25-49 ans selon certaines caractéristiques socio-économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio-économique Femmes de 20-49 Femmes de 25-49 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil - 20,1 Autres villes 19,0 18,9 Ensemble urbain 19,8 19,6 Rural 18,5 18,6 Province Libreville/Port-Gentil - 20,1 Estuaire (sans Libreville) 19,1 19,0 Haut-Ogooué 19,1 19,1 Moyen-Ogooué 18,5 18,4 Ngounié 18,6 18,5 Nyanga 18,5 18,4 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 18,1 18,0 Ogooué-Ivindo 18,7 18,7 Ogooué-Lolo 18,7 18,6 Woleu-N’tem 18,7 18,8 Niveau d'instruction Aucun - 20,7 Primaire 18,7 18,7 Secondaire 1er cycle 19,1 19,0 Secondaire 2nd cycle ou plus - 22,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,6 18,6 Second 19,0 18,9 Moyen 19,4 19,3 Quatrième 20,0 19,6 Le plus élevé - 20,9 Ensemble 19,6 19,5 a = Sans objet parce que moins de 50 % de femmes ont eu une naissance avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Fécondité • 77 Tableau 5.11 Fécondité des adolescentes Pourcentage d'adolescentes de 15-19 ans qui ont déjà eu une naissance vivante ou qui sont enceintes d'un premier enfant et pourcentage qui ont déjà commencé leur vie procréatrice, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes de 15-19 ans qui : Pourcentage ayant déjà commencé leur vie féconde Effectif de femmes de 15-19 ans Ont eu une naissance vivante Sont enceintes d'un premier enfant Âge 15 3,7 5,0 8,8 293 16 10,7 5,8 16,5 389 17 22,3 5,5 27,8 393 18 28,8 5,1 33,9 376 19 46,1 3,9 50,0 333 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 18,0 3,9 21,9 992 Autres villes 25,4 6,9 32,2 604 Ensemble urbain 20,8 5,0 25,8 1 596 Rural 37,2 5,9 43,1 188 Province Libreville/Port-Gentil 18,0 3,9 21,9 992 Estuaire (sans Libreville) 19,4 5,6 25,0 196 Haut-Ogooué 28,4 6,4 34,8 164 Moyen-Ogooué 22,9 7,8 30,7 55 Ngounié 33,7 5,0 38,8 113 Nyanga 34,7 6,9 41,6 46 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 28,5 6,1 34,6 16 Ogooué-Ivindo 33,5 9,1 42,6 62 Ogooué-Lolo 27,1 8,5 35,6 56 Woleu-N’tem 37,1 7,9 45,0 83 Région Nord 35,6 8,5 44,0 145 Est 28,1 6,9 35,0 221 Ouest 20,7 6,1 26,8 267 Sud 34,0 5,6 39,6 159 Libreville/Port-Gentil 18,0 3,9 21,9 992 Niveau d'instruction Aucun * * * 24 Primaire 35,8 5,8 41,6 275 Secondaire 1er cycle 20,4 5,3 25,7 1 216 Secondaire 2nd cycle ou plus 16,3 3,6 19,9 270 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 40,6 8,2 48,8 247 Second 30,5 9,2 39,7 340 Moyen 25,8 4,4 30,2 382 Quatrième 15,5 4,7 20,2 386 Le plus élevé 9,2 1,1 10,3 430 Ensemble 22,5 5,1 27,6 1 784 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 78 • Fécondité Graphique 5.4 Adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde 27 6 33 23 5 28 Ont eu une naissance vivante Sont enceintes d'un premier enfant Ont déjà commencé leur vie féconde Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 Les résultats par caractéristiques sociodémographiques mettent en évidence des écarts très importants. En milieu rural, 43 % des jeunes femmes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde contre 26 % en milieu urbain. Le milieu urbain n’est pas homogène puisque, cette proportion varie de 32 % dans les Autres villes à 22 % à Libreville-Port-Gentil. Au niveau des provinces, les résultats mettent en évidence un clivage entre Libreville/Port-Gentil et l’Estuaire sans Libreville où respectivement 22 % et 25 % des jeunes filles ont une fécondité précoce et le reste du pays où cette proportion varie d’un minimum de 31 % dans le moyen-Ogooué à un maximum de 45 % dans le Woleu-N’tem. Dans les régions, les résultats recoupent ceux des provinces puisque la fécondité précoce est plus fréquente au Nord (44 %) et au Sud (40 %) que dans le reste du pays. Le niveau d’instruction influence nettement le niveau de la fécondité des adolescentes, le pourcentage de jeunes femmes de 15-19 ans ayant déjà commencé leur vie féconde variant d’un maximum de 42 % parmi celles ayant un niveau primaire à 20 % parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Enfin, on relève que dans les ménages classés dans le quintile le plus bas, près d’une adolescente de 15-19 ans sur deux a déjà eu une naissance ou est enceinte d’un premier enfant (49 %) alors que dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé, cette proportion n’est que de 10 %. Préférences en matière de fécondité • 79 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 6 Nina Émeline MBOUMBA et Roland BAKITA a collecte de données sur les préférences en matière de fécondité a pour objectif d’évaluer les efforts accomplis par les couples dans le contrôle de leur fécondité et de mesurer les besoins futurs en matière de contraception, non seulement pour espacer, mais aussi pour limiter les naissances. Lors de l’EDSG-II, les questions sur les préférences en matière de fécondité ont été posées aux femmes et aux hommes actuellement en union. Ces questions concernaient le désir d’enfants, le désir de limitation des naissances, le nombre idéal d’enfants et la planification de la fécondité. Les données concernant les préférences en matière de fécondité ont montré que les attitudes et les opinions vis-à-vis de la procréation ont toujours été un sujet de controverse. Pour certains chercheurs, les réponses aux questions sur les préférences en matière de fécondité présentent certaines limites. D’une part, elles reflètent des points de vue éphémères qui peuvent être exprimés sans beaucoup de conviction ; d’autre part, elles ne tiennent pas compte de l’effet des pressions sociales ou de l’attitudes des autres membres de la famille, particulièrement de celle du mari/partenaire, qui peuvent avoir une grande influence sur les décisions en matière de reproduction ; enfin, les données sont obtenues à partir d’un échantillon de femmes de différents âges et ayant des histoires génésiques différentes. Pour les femmes jeunes et/ou en début d’union, les réponses sont liées à des objectifs à moyen ou à long terme dont la stabilité et la valeur prédictive sont incertaines. Pour les femmes âgées et/ou en fin de vie féconde, les réponses sont inévitablement influencées par leur histoire génésique. Ce chapitre s'articulera autour des points suivants: i) le désir ou non de la femme d'avoir des enfants (supplémentaires) dans un futur proche, ii) le nombre total d'enfants désirés et iii) la planification de la fécondité. 6.1 DÉSIR D’ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES On constate au tableau 6.1 que 23 % des femmes de 15-49 ans actuellement en union ne désiraient plus d’enfants ou étaient stérilisées. À l’opposé, près des deux tiers (64 %) souhaitaient un autre enfant mais, parmi ces femmes, près de la moitié (47 %) désiraient espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus et 37 % souhaitaient un enfant dans les deux ans. Les résultats selon le nombre d’enfants montrent que 91 % des femmes nullipares souhaitaient avoir un enfant et, parmi ces femmes, la grande majorité le désirait dans l’immédiat (75 %), 14 % souhaitaient attendre deux ans ou plus et 11 % étaient indécises. Parmi les femmes ayant un enfant, une proportion élevée (87 %) en souhaitait un autre mais près d’une sur deux voulait espacer cette naissance d’au moins deux ans. Il en est de même des femmes ayant trois L Principaux résultats • Près des deux tiers des femmes de 15-49 ans en union (64 %) souhaitent un autre enfant mais, parmi ces femmes, près de la moitié (47 %) désirent espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. À l’opposé, 23 % des femmes de 15-49 ans actuellement en union ne désirent plus d’enfants ou sont stérilisées. • Parmi les naissances ayant eu lieu au cours des cinq dernières années, 39 % n’étaient pas correctement planifiées : 34 % étaient souhaitées, mais plus tard, et dans 5 % des cas, la naissance n’était pas désirée. • Si toutes les naissances non désirées étaient évitées, Le nombre moyen d’enfants par femme serait de 3,2 au lieu de 4,1. 80 • Préférences en matière de fécondité enfants, parmi lesquelles 66 % souhaitaient un autre enfant mais dans la majorité des cas, dans deux ans ou plus (56 %). Globalement, les femmes qui souhaitaient un autre enfant, rapidement ou dans un délai d’au moins deux ans, diminuent avec l’âge et à l’inverse, la proportion de celles ne voulant plus d’enfants ou qui étaient stérilisées augmentent avec l’âge, passant de 5 % parmi celles qui n’ont qu’un enfant à 34 % parmi celles qui en ont quatre et à 62 % parmi celles qui en ont, au moins, six (Graphique 6.1). Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfants vivants Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans, actuellement en union, par désir d'enfants, selon le nombre d'enfants vivants, Gabon 2012 Désir d'enfants Nombre d'enfants vivants1 Ensemble 15-49 Ensemble 15-59 0 1 2 3 4 5 6+ FEMMES Veut un autre bientôt2 68,6 28,8 25,2 15,9 20,1 16,7 5,8 23,8 na Veut un autre plus tard3 12,3 43,4 38,1 37,3 26,3 20,3 9,8 29,9 na Veut un autre, NSP quand 10,3 14,9 14,3 13,1 5,5 5,1 2,2 10,3 na Indécise 3,3 4,3 6,8 11,8 9,4 7,5 11,4 7,9 na Ne veut plus d'enfant 0,0 4,3 11,4 19,4 33,8 40,9 59,8 22,6 na Stérilisée4 0,8 0,2 0,1 0,1 0,2 1,1 2,6 0,6 na S'est déclarée stérile 4,3 2,5 2,7 1,8 3,2 6,8 7,2 3,7 na Manquant 0,3 1,5 1,4 0,6 1,5 1,5 1,3 1,2 na Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 na Effectif 360 869 917 718 643 354 614 4 475 na HOMMES5 Veut un autre bientôt2 63,3 36,2 36,0 25,0 30,7 19,2 26,3 32,4 30,9 Veut un autre plus tard3 19,8 42,8 44,5 40,2 33,9 32,3 23,6 35,6 30,9 Veut un autre, NSP quand 6,7 7,9 6,0 8,7 4,2 7,0 5,3 6,6 6,6 Indécise 1,6 1,8 2,3 3,6 4,6 9,2 3,4 3,4 3,7 Ne veut plus d'enfant 2,6 7,0 9,4 19,3 23,5 29,9 38,8 18,8 24,1 Stérilisé4 0,0 0,0 0,1 0,0 0,0 0,5 0,0 0,1 0,1 S'est déclaré stérile 3,4 1,2 1,4 0,8 2,5 1,9 2,3 1,8 2,6 Manquant 2,6 3,0 0,3 2,4 0,6 0,0 0,3 1,3 1,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 180 424 469 415 311 198 427 2 425 2 892 na = Non applicable. 1 Le nombre d'enfants vivants inclut la grossesse actuelle. 2 Veut une autre naissance dans les deux ans. 3 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. 4 Y compris la stérilisation féminine et masculine. 5 Le nombre d'enfants vivants comprend un enfant supplémentaire si l'épouse de l'enquêté est enceinte (ou si une des épouses est enceinte, pour les hommes qui ont actuellement plus d'une épouse). Graphique 6.1 Désir d'enfant supplémentaire des femmes en union selon le nombre d'enfants vivants 0% 20% 40% 60% 80% 100% 0 1 2 3 4 5 6+ Nombre d'enfants vivants Stérile/ND Ne veut plus d'enfants/stérilisé Indécise Veut un autre, NSP quand Veut un autre plus tard Veut un autre bientôt EDSG-II 2012 Préférences en matière de fécondité • 81 Les résultats concernant les hommes de 15-49 ans actuellement en union montrent qu’une proportion légèrement plus faible que celle des femmes (19 % contre 23 %) ont déclaré ne plus vouloir d’enfants ou était stérilisé. À l’inverse, les trois quart (75 %) contre 64 % des femmes en désiraient davantage. En 2000, 24 % des hommes ne souhaitaient plus d’enfants ou étaient stérilisés et 64 % en voulaient davantage. Par ailleurs, et comme on l’a observé chez les femmes, la proportion d’hommes désirant avoir des enfants diminue avec le nombre d’enfants vivants au profit de ceux qui n’en veulent plus : elle passe de 87 % à la parité 1, à 74 % à la parité 3 et à un minimum de 55 % pour ceux qui ont, au moins, six enfants. Le tableau 6.2.1 présente les variations des pourcentages de femmes qui ne souhaitaient plus d’enfants en fonction du nombre d’enfants vivants et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, on constate que c’est parmi les femmes du milieu rural (28 %), celles de la province de l’Ogooué-Ivindo (30 %), celles de niveau d’instruction primaire (30 %) et celles vivant dans les ménages classés dans le quintile le plus bas (30 %) que les proportions de celles qui ne désiraient plus d’enfants sont les plus élevées. Tableau 6.2.1 Désir de limiter les naissances: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, ne voulant plus d'enfants, par nombre d'enfants vivants, selon certaines caractéristiques socio-économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio-économique Nombre d'enfants vivants1 Ensemble 0 1 2 3 4 5 6+ Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 1,2 4,4 14,2 21,4 34,7 54,2 79,2 23,0 Autres villes 0,0 3,7 6,5 14,8 36,0 35,4 48,0 21,5 Ensemble urbain 0,9 4,2 11,8 19,2 35,1 44,8 63,0 22,5 Rural 0,2 8,0 9,4 21,7 25,0 30,1 60,5 28,1 Province Libreville/Port-Gentil 1,2 4,4 14,2 21,4 34,7 54,2 79,2 23,0 Estuaire (sans Libreville) 0,0 3,9 9,6 20,4 38,6 43,0 51,0 23,2 Haut-Ogooué 0,0 5,8 1,1 16,1 38,9 24,6 44,5 21,0 Moyen-Ogooué 0,0 6,6 9,4 16,6 44,4 35,1 69,2 29,1 Ngounié 0,0 7,0 4,4 12,5 16,7 34,2 49,2 22,3 Nyanga 0,0 0,0 5,7 10,8 26,8 26,4 48,1 21,9 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 2,0 1,4 11,2 19,3 43,9 34,6 45,2 24,5 Ogooué-Ivindo 0,0 4,6 12,2 17,2 36,3 30,5 59,1 29,5 Ogooué-Lolo 0,0 7,5 14,9 16,6 25,0 31,0 57,4 24,7 Woleu-N’tem 0,0 4,9 6,9 13,8 30,4 34,4 62,3 22,7 Région Nord 0,0 4,8 8,9 15,1 32,2 33,0 60,8 25,2 Est 0,0 6,4 4,7 16,3 34,6 26,4 47,9 22,0 Ouest 0,1 4,2 9,7 19,8 40,4 41,2 54,7 24,4 Sud 0,0 5,0 4,8 11,8 19,7 32,0 48,9 22,2 Libreville/Port-Gentil 1,2 4,4 14,2 21,4 34,7 54,2 79,2 23,0 Niveau d'instruction Aucun 0,0 2,3 17,4 11,4 29,6 41,9 72,3 24,9 Primaire 0,1 5,4 6,8 25,6 27,8 35,1 60,0 29,5 Secondaire 1er cycle 0,0 6,9 13,7 15,0 35,3 45,0 62,3 22,2 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,8 1,5 9,6 28,1 39,6 53,3 67,7 18,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,2 8,3 7,8 19,2 35,1 36,8 57,9 29,9 Second 0,0 11,0 14,0 22,0 36,0 38,5 55,4 25,0 Moyen 0,0 2,6 16,0 17,0 38,3 51,9 69,1 24,3 Quatrième 0,0 0,7 6,5 12,6 28,2 44,2 60,9 16,7 Le plus élevé 3,5 4,2 12,0 27,5 32,9 39,5 78,5 22,6 Ensemble 0,8 4,6 11,6 19,5 34,0 42,0 62,4 23,2 Note: Les femmes stérilisées sont considérées comme ne voulant plus d'enfant. 1 Le nombre d'enfants vivants inclut la grossesse actuelle. 82 • Préférences en matière de fécondité Le tableau 6.2.2 présente les résultats concernant les hommes. Comme chez les femmes, il apparait que les hommes du milieu rural sont proportionnellement plus nombreux que ceux du milieu urbain à vouloir limiter leur nombre d’enfants (23 % contre 18 %). À l’opposé des femmes, on ne constate pas une influence aussi nette du niveau d’instruction et du niveau de bien-être économique sur le désir de limiter les naissances, 20 % des hommes de niveau secondaire 2nd cycle ou plus souhaitant limiter la taille de leur famille contre 18 % pour les autres. Dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé, 22 % des hommes ont déclaré vouloir limiter leur descendance contre 19 % dans ceux du second quintile et 22 % dans ceux du quintile le plus bas. Tableau 6.2.2 Désir de limiter les naissances: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans, actuellement en union, ne voulant plus d'enfants, par nombre d'enfants vivants, selon certaines caractéristiques socio-économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio-économique Nombre d'enfants vivants1 Ensemble0 1 2 3 4 5 6+ Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 2,3 7,4 7,1 17,5 24,1 37,2 38,6 17,2 Autres villes 0,7 5,0 10,8 22,7 22,2 31,3 35,8 20,3 Ensemble urbain 1,9 6,8 8,1 19,0 23,5 34,9 37,4 18,1 Rural 8,9 8,8 18,5 21,6 23,0 8,4 44,7 23,4 Province Libreville/Port-Gentil 2,3 7,4 7,1 17,5 24,1 37,2 38,6 17,2 Estuaire (sans Libreville) 7,8 11,4 25,2 36,5 19,3 25,1 49,2 27,2 Haut-Ogooué 0,0 0,0 8,9 21,7 17,9 32,4 29,2 17,9 Moyen-Ogooué 0,0 0,0 3,1 25,4 14,2 10,6 47,7 19,1 Ngounié 7,4 13,4 2,0 12,3 34,3 17,3 39,1 21,7 Nyanga 0,0 0,0 2,5 3,8 16,9 17,1 23,3 12,1 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 4,5 13,3 12,0 17,2 42,3 29,1 51,0 27,8 Ogooué-Ivindo 0,0 0,0 17,4 30,1 13,9 21,9 43,5 25,5 Ogooué-Lolo 9,2 3,9 3,1 4,9 21,6 27,4 32,2 15,7 Woleu-N’tem 0,0 3,0 13,1 21,5 34,5 8,5 35,1 18,1 Niveau d'instruction Aucun 0,0 15,7 7,5 21,5 19,8 43,6 37,6 18,0 Primaire 0,6 3,5 11,2 13,6 38,0 19,7 36,4 18,3 Secondaire 1er cycle 6,7 8,9 8,0 22,7 18,6 19,4 35,8 18,1 Secondaire 2nd cycle ou plus 0,0 3,8 10,5 17,1 26,6 48,9 42,3 20,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 11,1 7,0 8,8 18,6 29,6 18,0 43,1 22,2 Second 0,0 7,7 7,9 20,8 17,5 26,3 42,2 19,1 Moyen 0,0 10,2 8,9 10,2 20,3 13,9 46,2 14,2 Quatrième 5,8 0,0 8,9 29,5 20,7 29,6 44,6 19,0 Le plus élevé 0,0 9,8 12,7 17,2 30,4 71,7 24,1 21,8 Ensemble 15-49 2,6 7,0 9,5 19,3 23,5 30,4 38,8 18,9 50-59 15,8 7,0 30,3 45,8 42,0 48,4 61,3 51,8 Ensemble 15-59 3,2 7,0 10,2 21,1 26,1 33,8 47,9 24,2 Note: Les hommes stérilisés ou qui ont répondu, à la question sur le désir d'enfant, que leur épouse était stérilisée sont considérés comme ne voulant plus d'enfant. 1 Le nombre d'enfants vivants comprend un enfant supplémentaire si l'épouse de l'enquêté est enceinte (ou si une des épouses est enceinte, pour les hommes qui ont actuellement plus d'une épouse). 6.2 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS Cette section présente les résultats concernant le nombre idéal d’enfants désirés par les femmes et les hommes. Pour tenter de déterminer le nombre idéal d'enfants des femmes et des hommes, l'une des deux questions suivantes leur a été posée, selon leur parité au moment de l'enquête : • Aux femmes et aux hommes qui n’avaient pas d’enfant, on a demandé : « Si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans votre vie, combien voudriez-vous en avoir ? » • Aux femmes et aux hommes qui avaient des enfants, la question a été formulée ainsi : « Si vous pouviez revenir à l'époque où vous n'aviez pas d'enfant et choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans votre vie, combien auriez-vous voulu en avoir ? » Préférences en matière de fécondité • 83 Ces questions, simples en apparence, sont embarrassantes notamment pour les femmes et les hommes qui ont déjà des enfants. En effet, ils sont appelés à se prononcer sur, ce qui est pour eux, la taille idéale de la famille, indépendamment du nombre d’enfants qu’ils ont actuellement. Dans ce cas, il peut être difficile pour les enquêtés de déclarer un nombre idéal d’enfants inférieur à la taille actuelle de leur famille. Le tableau 6.3 indique que pour l’ensemble des femmes et pour celles qui sont en union, le nombre idéal moyen d’enfants est respectivement de 4,6 et 5. Dans les deux cas de figure, ce nombre idéal moyen augmente avec le nombre d’enfants vivants : dans l’ensemble des femmes, il passe de 3,9 chez les femmes sans enfant vivant à 5,4 chez celles qui en ont quatre. Notons que parmi les femmes, 31 % estiment que le nombre idéal d’enfants est de 4 enfants, ce qui est très proche de la parité actuelle (4,1) et près d’un quart considère que ce nombre est d’au moins six enfants (24 %). Tableau 6.3 Nombre idéal d'enfants par nombre d'enfants vivants Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans par nombre idéal d'enfants et nombre idéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes et des hommes et pour celles et ceux actuellement en union, selon le nombre d'enfants vivants, Gabon 2012 Nombre idéal d'enfants Nombre d'enfants vivants1 Ensemble0 1 2 3 4 5 6+ FEMMES 0 2,7 1,5 0,6 1,3 0,7 1,7 1,3 1,6 1 1,8 1,6 2,4 1,4 0,3 1,6 0,8 1,6 2 12,3 9,3 7,2 4,6 3,6 9,1 5,7 8,4 3 20,3 21,7 10,1 8,3 5,2 7,0 6,1 14,1 4 33,6 34,0 39,7 31,9 28,3 9,9 17,4 31,3 5 13,0 13,8 15,9 23,9 15,1 11,9 7,5 14,5 6+ 11,4 15,6 21,3 25,5 42,0 50,2 49,2 23,9 Réponse non numérique 4,9 2,6 2,8 3,0 4,8 8,6 12,0 4,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 2 309 1 756 1 425 929 770 451 781 8 422 Nombre idéal moyen d’enfants2 Ensemble 3,9 4,2 4,4 4,7 5,4 5,8 6,3 4,6 Effectif 2 195 1 711 1 385 901 734 412 688 8 026 Actuellement en union 4,4 4,3 4,5 4,8 5,5 5,5 6,6 5,0 Effectif 328 845 885 692 618 318 546 4 231 HOMMES3 0 1,3 0,3 1,2 0,8 0,1 1,1 0,1 0,9 1 1,7 2,3 0,2 0,0 0,7 0,9 0,7 1,2 2 14,8 6,6 4,9 4,1 6,6 6,8 1,7 9,2 3 21,9 24,6 12,6 8,9 6,3 2,1 5,3 16,5 4 24,2 26,2 28,3 29,3 14,1 10,5 17,6 23,7 5 13,3 20,9 22,3 21,3 21,6 19,5 7,9 16,7 6+ 17,6 14,6 24,0 29,9 38,6 51,4 60,7 25,8 Réponse non numérique 5,2 4,6 6,6 5,6 12,0 7,7 6,1 6,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 2 212 741 654 498 342 213 448 5 108 Nombre idéal moyen d’enfants pour les hommes de 15-49 ans2 Ensemble 4,4 4,4 5,1 5,3 5,8 6,1 8,5 5,1 Effectif 2 098 707 611 470 301 196 421 4 804 Actuellement en union 4,3 4,4 5,3 5,3 5,9 6,0 8,5 5,8 Effectif 170 402 431 395 281 182 401 2 262 Nombre idéal moyen d’enfants pour les hommes de 15-59 ans2 Ensemble 4,4 4,4 5,2 5,3 5,8 6,3 8,5 5,3 Effectif 2 107 749 642 508 353 251 688 5 298 Actuellement en union 4,2 4,4 5,3 5,3 5,8 6,3 8,5 6,0 Effectif 176 428 449 422 328 225 653 2 680 1 Le nombre d'enfants vivants inclut la grossesse actuelle pour les femmes. 2 Les moyennes sont calculées en excluant les femmes et les hommes ayant donné des réponses non numériques. 3 Le nombre d'enfants vivants comprend un enfant supplémentaire si l'épouse de l'enquêté est enceinte (ou si l'une des épouses est enceinte pour les hommes qui ont plusieurs épouses). 84 • Préférences en matière de fécondité Chez les hommes, le nombre idéal moyen est légèrement supérieur à celui déclaré par les femmes : 5,1 pour l’ensemble des hommes et 5,8 pour ceux en union. Pour près d’un quart des hommes (24 %), le nombre idéal d’enfants est de 4 et, pour un peu plus d’un quart des hommes (26 %), ce nombre est de 6 ou plus. Si l’on compare ces résultats avec ceux de l’EDSG-I 2000, le nombre idéal moyen d’enfants déclaré par les femmes n’a pas varié de façon significative : il était de 4,9 pour l'ensemble des femmes et atteignait 5,4 pour les femmes en union. Par contre, chez les hommes, on remarque que ce nombre est en légère diminution : il était de 5,8 pour l’ensemble des hommes et s’établissait à 6,8 chez les hommes en union. Le tableau 6.4 présente, pour les femmes, les variations du nombre idéal d’enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les résultats selon l’âge montrent que pour les femmes de 45-49 ans, ce nombre idéal de 6,3 alors qu’il n’est plus que 3,8 chez celles de 15-19 ans. Tableau 6.4 Nombre idéal d'enfants par caractéristique sociodémographique Nombre idéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes de 15-49 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Nombre moyen Effectif de femmes1 Groupe d'âges 15-19 3,8 1 721 20-24 4,2 1 584 25-29 4,5 1 434 30-34 4,9 1 149 35-39 5,0 931 40-44 5,4 695 45-49 6,3 512 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 4,4 4 788 Autres villes 4,8 2 338 Ensemble urbain 4,5 7 125 Rural 5,3 901 Province Libreville/Port-Gentil 4,4 4 788 Estuaire (sans Libreville) 4,7 860 Haut-Ogooué 4,7 644 Moyen-Ogooué 4,8 212 Ngounié 5,1 448 Nyanga 5,0 168 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 4,4 80 Ogooué-Ivindo 5,3 221 Ogooué-Lolo 4,9 230 Woleu-N’tem 5,6 374 Région Nord 5,5 595 Est 4,7 874 Ouest 4,7 1 153 Sud 5,1 617 Libreville/Port-Gentil 4,4 4 788 Niveau d'instruction Aucun 5,1 311 Primaire 5,4 1 637 Secondaire 1er cycle 4,5 3 961 Secondaire 2nd cycle ou plus 4,1 2 116 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,4 1 125 Second 4,8 1 529 Moyen 4,5 1 706 Quatrième 4,4 1 796 Le plus élevé 4,2 1 870 Ensemble 4,6 8 026 1 Effectif de femmes ayant donné une réponse numérique. Préférences en matière de fécondité • 85 Par ailleurs, on relève que, pour les femmes du milieu urbain, la taille idéale de la famille est 4,5 enfants contre 5,3 en milieu rural. Dans les provinces, on constate que c’est dans le Woleu-N’tem que le nombre idéal d’enfants est le plus élevé (5,6) contre un minimum de 4,4 à Libreville/Port-Gentil et dans l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil (4,4). Le nombre idéal d’enfants varie également selon le niveau d’instruction : il est de 5,1 pour les femmes n’ayant aucune instruction et de 4,1 pour celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Enfin, c’est dans le quintile le plus riche que l’on observe le nombre idéal d’enfants le plus faible (4,2) alors qu’il est de 5,4 dans le quintile le plus bas. 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ Au cours de l'enquête, pour chaque naissance ayant eu lieu au cours des cinq dernières années et pour la grossesse actuelle (pour les femmes enceintes), on a demandé à la mère si elle voulait être enceinte à ce moment-là, plus tard, ou s'il s'agissait d'une grossesse non désirée. Les réponses à ces questions permettent de mesurer le niveau de réussite des couples dans le contrôle de leur fécondité et d’évaluer l’importance des grossesses non désirées. En interprétant ces données, il faut garder à l’esprit que de telles questions exigent de la femme un effort de concentration pour se souvenir avec exactitude de ses désirs à un ou plusieurs moments précis des cinq dernières années et qu’en outre, il existe un risque de rationalisation dans la mesure où, souvent, une grossesse non désirée peut aboutir à la naissance d’un enfant auquel on s'est attaché. Les résultats présentés au tableau 6.5 montrent que la quasi-totalité des naissances étaient voulue (93 %) proportion quasi identique à celle de la première enquête. La plupart des naissances (59 %) ont eu lieu au moment voulu et 34 % étaient souhaitées plus tard. Par contre, dans 5 % des cas, les naissances n’étaient pas désirées. Cette proportion augmente avec le rang de naissance, variant de 2 % pour les naissances de rang 1 à 4 % pour celles de rang 3 et à 12 % pour celles de rang 4 ou plus. Parmi ces naissances de rang 4 ou plus, 43 % n’étaient pas correctement planifiées contre 33 % de celles de rang 2 et 36 % de celles de rang 3. Il apparaît donc que les naissances les mieux planifiées sont celles de rang 2 contrairement à 2000 où c’étaient celles de rang 4 ou plus. Tableau 6.5 Planification de la fécondité Répartition (en %) des naissances de femmes de 15-49 ans ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l'enquête (y compris les grossesses actuelles) par planification de la grossesse selon le rang de naissance et l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, Gabon 2012 Rang de naissance et âge de la mère à la naissance de l'enfant Planification de la naissance Total Effectif de naissances Voulue au moment Voulue plus tard Non désirée Manquant Rang de naissance 1 57,4 38,7 2,0 1,9 100,0 1 683 2 64,7 31,3 1,7 2,2 100,0 1 295 3 62,9 32,3 3,7 1,0 100,0 1 007 4+ 55,3 31,3 11,7 1,7 100,0 1 952 Âge de la mère à la naissance de l'enfant <20 46,2 48,9 2,8 2,1 100,0 1 172 20-24 57,8 37,9 2,5 1,8 100,0 1 529 25-29 66,5 27,8 3,8 1,9 100,0 1 437 30-34 63,8 26,4 8,7 1,1 100,0 1 030 35-39 63,9 24,4 10,2 1,5 100,0 540 40-44 59,8 18,2 19,4 2,6 100,0 214 45-49 (42,7) (3,2) (54,1) (0,0) 100,0 15 Ensemble 59,2 33,6 5,4 1,8 100,0 5 936 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 86 • Préférences en matière de fécondité L’âge de la mère influe également sur la planification des naissances. En effet, la proportion de naissances non désirées augmente avec l’âge de la mère, d’un minimum de 3 % à moins de 20 ans à 19 % à 40-44 ans. Une autre manière de mesurer la fécondité non désirée consiste à comparer le taux de fécondité et le taux de fécondité désiré. Le calcul de l’ISFD est analogue à celui de l’ISF présenté au chapitre 5, les naissances considérées comme non désirées étant éliminées du numérateur. La comparaison du taux de fécondité avec celui de la fécondité désirée met en évidence l’impact démographique potentiel de la prévention des naissances non désirées. Les femmes qui n’ont pas donné de réponse numérique sont considérées comme ayant souhaité leurs enfants. En outre, en théorie, l’ISFD devrait être un meilleur indice de la fécondité désirée que la réponse à la question sur le nombre idéal d’enfants. Cet indice est plus proche de la réalité, car les réponses des femmes enquêtées tiennent probablement compte de la répartition selon le sexe des enfants déjà nés et de considérations de survie. Les réponses à la question sur le nombre total d’enfants désirés, se réfèrent aux enfants encore en vie et peuvent laisser supposer une répartition idéale des deux sexes. La comparaison des deux taux est présentée au tableau 6.6 selon certaines caractéristiques socio-économiques des femmes. En outre, il faut souligner une autre différence entre les deux mesures : l’ISFD prend la fécondité observée comme point de départ et par conséquent, il ne peut jamais être supérieur à l’ISF, contrairement au nombre idéal d’enfants désirés qui peut être supérieur au nombre d’enfants déjà nés. Si toutes les naissances non désirées étaient évitées, l'ISF des femmes au Gabon serait de 3,2 enfants au lieu de 4,1 enfants, soit un écart de 0,9 entre la fécondité réelle et la fécondité désirée. Ce qui était pratiquement la même situation au moment de l’EDSG-I où l’ISFD était de 3,5 et l'ISF de 4,3. De façon générale, on constate que l’ISFD varie de la même façon que l’ISF. Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et Indice Synthétique de Fécondité (ISF) pour les trois années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio-économique Taux de fécondité désiré Taux de fécondité Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 2,9 3,5 Autres villes 3,4 4,5 Ensemble urbain 3,0 3,9 Rural 4,6 6,1 Province Libreville/Port-Gentil 2,9 3,5 Estuaire (sans Libreville) 2,9 4,1 Haut-Ogooué 3,5 4,9 Moyen-Ogooué 3,8 4,9 Ngounié 4,5 5,7 Nyanga 4,0 5,7 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 3,5 4,8 Ogooué-Ivindo 4,4 6,7 Ogooué-Lolo 4,1 5,3 Woleu-N’tem 4,0 5,0 Région Nord 4,2 5,6 Est 3,7 5,0 Ouest 3,1 4,3 Sud 4,3 5,7 Libreville/Port-Gentil 2,9 3,5 Niveau d'instruction Aucun 3,5 5,5 Primaire 4,3 5,8 Secondaire 1er cycle 3,3 4,1 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,4 2,8 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,6 6,6 Second 3,5 4,6 Moyen 3,1 3,8 Quatrième 2,8 3,5 Le plus élevé 2,4 2,9 Ensemble 3,2 4,1 Note: L'ISFD et l'ISF sont basés sur les naissances des femmes de 15-49 ans durant la période 1-36 mois avant l'enquête. L'ISF est le même que celui présenté au Tableau 5.2. Préférences en matière de fécondité • 87 En effet, c’est en milieu urbain que l’ISFD est le plus faible (3,0 enfants), en particulier à Libreville/Port-Gentil (2,9 enfants contre 3,4 dans les Autres villes). • Au niveau des provinces, l’ISFD varie d’un minimum de 2,9 enfants par femme à l’Estuaire sans Libreville et à Libreville/Port-Gentil à un maximum de 4,5 enfants dans la Ngounié. • Selon la région, il varie d’un minimum de 2,9 enfants par femme dans la région de Libreville/Port-Gentil à un maximum de 4,3 enfants dans le Sud. • Les femmes de niveau d'instruction secondaire 2nd cycle ou plus ont un ISFD moins élevé (2,4 enfants) que celui des femmes de niveau primaire (4, 3 enfants). • L’ISF est plus élevé dans les ménages du quintile le plus bas (4,6) que dans les ménages du quintile le plus élevé (2,4). Planification familiale • 89 PLANIFICATION FAMILIALE 7 Daniel EDJO MVE et Wilfried MENDAME MVE enquête Démographique et de Santé réalisée en 2000 a été la première enquête d’envergure nationale à collecter des données sur la planification familiale au Gabon. Les résultats de cette opération ont permis aux partenaires au développement de mettre en place des programmes et au Gouvernement des politiques dans ce secteur. Plus de 10 ans après, les données collectées au cours de l’EDSG 2012 permettent de faire le point sur la situation concernant la planification familiale au Gabon. À trois ans de l'échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) fixés par les Nations unies, il semble que l’objectif visant à garantir l'accès à « la médecine procréative universelle d'ici à 2015 », c’est-à-dire l'accès à la contraception pour toutes les femmes, ne soit pas en passe d’être réalisé. En effet, selon le rapport 2010 de l'ONU, « le taux annuel d'augmentation de la prévalence contraceptive était plus bas entre 2000 et 2007 que pendant les années 1990, dans presque toutes les régions ». Dans ce domaine, « le financement peu élevé de la planification familiale représente un échec majeur par rapport aux engagements pris pour améliorer la santé procréative des femmes ». L'aide à la planification familiale, en pourcentage de l'aide globale, a fortement diminué entre 2000 et 2008, passant de 8,2 % à 3,2 %. Enfin, les pays africains eux-mêmes montrent peu d'empressement à lancer des politiques de contrôle des naissances (Brigitte PERRUCA, 2010). Cependant, l’atteinte de cet objectif conditionne pratiquement tous les autres, compte tenu de la croissance démographique élevée que l’on observe dans la plupart des pays africains. C’est le cas du Gabon qui, à cause de sa faible population comparativement à ses potentialités économiques, est resté officiellement pronataliste marquant ainsi la différence avec la plupart des pays africains désormais engagés sur la voie de la réduction des naissances. Cette situation a conduit les pouvoirs publics à adopter, au cours des quatre dernières décennies, des mesures tendant à encourager les ménages à faire plus d’enfants. L’ordonnance du 4 octobre 19691 qui interdisait l’usage des contraceptifs et la pratique de l’avortement fût la pièce maitresse de la politique nataliste au Gabon. Cependant, 1 L’ordonnance n°64/69 du 4 octobre 1969 interdisant l’utilisation des contraceptifs au Gabon. L’ Principaux résultats • Environ un tiers des femmes de 15-49 ans utilisaient, au moment de l’enquête, une méthode de contraception quelconque (34 %). Dans 24 % des cas, les femmes utilisaient une méthode moderne et dans 10 % des cas, une méthode traditionnelle. • Par rapport à la précédente enquête, on constate que le pourcentage d’utilisatrices de méthodes modernes a augmenté de manière importante, variant de 12 % à 19 % parmi les femmes en union. • C’est parmi les femmes du milieu rural (11 %), celles sans instruction (10 %), celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (12 %) et parmi celles des provinces de la Ngounié et de l’Ogooué-Ivindo (11 % dans chaque cas) que l’utilisation des méthodes modernes est la plus faible. • La moitié des femmes (50 %) ont une connaissance exacte de la période féconde. 90 • Planification familiale l’objectif visé, c’est-à-dire la croissance démographique de la population, n’a pas été atteint et, au contraire, on assista à une recrudescence des avortements clandestins et des interruptions de grossesses qui ont contribué à la généralisation de la stérilité secondaire et qui ont eu des répercussions négatives sur la santé de la mère et une incidence négative sur la natalité. Aussi, le Gouvernement a-t-il pris conscience de la nécessité de mettre en place une politique en matière de santé de la reproduction (SR). L’ordonnance du 14 janvier 19952 portant orientation de la politique de la santé en République gabonaise place la planification familiale comme une des actions prioritaires de la politique de la santé. Ainsi, avec l’appui du Système des Nations Unies, plusieurs projets ont été mis en place dont celui initié en 1999 relatif à l’Appui à la Santé de la Reproduction (ASR). La sensibilisation des populations sur la Planification Familiale figure parmi les principaux objectifs de ce projet. En 2000, le Gouvernement a adopté la Loi N° 001/08/20003 qui libéralise l’utilisation de la contraception, l’information et l’éducation en matière de planification familiale. Aussi, depuis 2007, en dehors de l’action accrue menée par le Mouvement Gabonais pour le Bien- être Familial (MGBEF) et l’Association pour l’Éducation des Femmes (AEF), le Réseau National sur la Promotion de la Santé Sexuelle et de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes (RENAPS AJ) collabore avec l’UNFPA Gabon. Selon l’accord de partenariat avec l’UNFPA, le réseau intervient dans le domaine de la SR et de la lutte contre le VIH/SIDA chez les adolescents et les jeunes, notamment par le renforcement de leurs capacités et l’amélioration de leurs connaissances dans ces domaines. De même, dans le cadre général de la lutte contre le SIDA, en appui au Programme National de Lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles et le SIDA (PLIST/SIDA), la Direction Générale de la Prévention du SIDA (DGPS) a été créée avec pour objectif majeur de mener des actions de prévention et de sensibilisation dans le domaine des IST/SIDA avec le soutien de plusieurs ONG spécialisées. Une des priorités, à moyen terme, est d’accroître de façon significative l’utilisation des préservatifs. L’objectif de ce chapitre est de présenter les données sur la planification familiale collectées au cours de l’EDSG 2012. Les résultats obtenus permettront d’évaluer le niveau de connaissance des méthodes contraceptives par les femmes et les hommes et le niveau de leur utilisation au moment de l’enquête. Ce chapitre présente également les informations concernant les sources d’approvisionnement des méthodes, l’utilisation future, ainsi que les besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Ces données sont importantes pour la mise en place de programmes de planification familiale ou pour évaluer ou réorienter les actions déjà en cours. 7.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION La connaissance des méthodes contraceptives ainsi que les lieux où se les procurer sont les conditions préalables pour une bonne utilisation de la contraception. Les différentes méthodes contraceptives retenues dans le questionnaire sont classées en deux grandes catégories : • les méthodes modernes, comprenant la stérilisation féminine, la stérilisation masculine, la pilule, le DIU ou stérilet, les injectables, les implants, le condom masculin, le condom féminin et la pilule du lendemain ; • les méthodes traditionnelles, comprenant la méthode du rythme, le retrait et autres. Au cours de l’EDSG 2012, la collecte des informations concernant la connaissance des méthodes contraceptives a été effectuée de la façon suivante : après avoir informé la personne enquêtée de l’existence de méthodes ou moyens qu’un couple pouvait utiliser pour retarder ou éviter une grossesse, 2 L’ordonnance N°001/95 portant orientation de la politique de la santé en République gabonaise en son article 11 place la planification familiale comme une action prioritaire de la politique de santé au Gabon. 3 Elle abroge toutes les dispositions antérieures contraires, notamment l’ordonnance n°64/69 du 4 octobre 1969 sur l’utilisation des contraceptifs. Planification familiale • 91 l’enquêtrice demandait à l’enquêté si elle/il avait entendu parler de chaque méthode après l’avoir citée et décrite. Globalement, le niveau de connaissance contraceptive est très élevé au Gabon. Ainsi on constate au tableau 7.1 que, dans l’ensemble, la quasi-totalité des femmes et des hommes ont déclaré avoir entendu parler d’une méthode de contraception. Par rapport à la précédente enquête où ces niveaux étaient déjà très élevés, on constate que ces proportions ont légèrement augmenté, de 96 % à 99 % pour toutes les femmes et de 98 % à 99 % pour tous les hommes. On constate que les méthodes modernes sont mieux connues que les méthodes traditionnelles, quel que soit le sexe et l’état matrimonial. Dans l’ensemble, 98 % des femmes et 99 % des hommes ont déclaré en connaître, au moins une, alors que pour les méthodes traditionnelles, ces proportions sont respectivement de 87 % et 84 %, proportions très proches de la précédente enquête. On ne constate pratiquement pas d’écart de connaissance entre les femmes en union et les femmes non en union et sexuellement actives (98 % contre 100 %). Cependant, en moyenne, les femmes non en union sexuellement actives connaissent 7,2 méthodes contre 6,8 pour les femmes en union. En 2000, ces nombres moyens étaient respectivement de 7,0 et de 6,3. Chez les hommes, on ne constate pas non plus d’écart important entre le niveau de connaissance des hommes en union et celui des hommes non en union et sexuellement actifs. Le nombre moyen de méthodes connues par les hommes en union est de 6,8 contre 6,3 chez ceux non en union et sexuellement actifs. Au tableau 7.1, figurent également, les niveaux de connaissance par méthode spécifique. On constate que, parmi les méthodes modernes, le condom masculin est la méthode la plus connue par les femmes et les hommes, quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartiennent, suivi de la pilule et du condom féminin. La pilule du lendemain, le DIU, la stérilisation masculine et les implants sont les méthodes les moins fréquemment connues. En outre, 87 % des femmes et 84 % des hommes connaissent une méthode traditionnelle. Ce sont les femmes non en union sexuellement actives (93 %) et les hommes en union (90 %) qui sont proportionnellement les plus nombreux à connaître une méthode de ce type. Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives Pourcentage d'hommes et de femmes de 15-49 ans, d'hommes et de femmes actuellement en union et d'hommes et de femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs qui ont entendu parler d'une méthode contraceptive, selon la méthode, Gabon 2012 Méthode Femmes Hommes Ensemble des femmes Femmes actuellement en union Femmes non en union sexuellement actives1 Ensemble des hommes Hommes actuellement en union Hommes non en union sexuellement actifs1 N'importe quelle méthode 98,5 97,8 99,8 99,3 99,5 99,8 Une méthode moderne 98,4 97,6 99,8 99,2 99,5 99,8 Stérilisation féminine 52,0 53,3 54,4 50,4 57,2 50,0 Stérilisation masculine 21,9 21,7 25,8 30,3 33,2 31,7 Pilule 90,6 91,1 93,4 80,2 86,2 82,4 DIU 36,2 35,7 35,5 24,0 27,1 23,9 Injectables 59,6 64,8 59,1 49,3 58,5 49,8 Implants 19,7 22,3 17,4 11,9 14,8 9,6 Condom masculin 97,5 96,4 99,8 99,0 99,2 99,7 Condom féminin 81,7 80,4 87,4 78,6 83,5 79,8 Pilule du lendemain 48,7 48,0 59,4 37,2 43,4 40,4 Une méthode traditionnelle 86,6 86,3 92,5 83,9 90,3 86,1 Rythme 80,6 79,9 86,4 73,7 81,4 74,3 Retrait 76,2 79,3 84,1 76,7 84,8 79,9 Autre 11,7 11,3 12,5 5,7 7,3 5,5 Nombre moyen de méthodes connues par les enquêté(e)s de 15-49 ans 6,8 6,8 7,2 6,2 6,8 6,3 Effectif d'enquêté(e)s 8 422 4 475 1 479 5 108 2 425 1 141 Nombre moyen de méthodes connues par les hommes de 15-59 ans na na na 6,2 6,7 6,3 Effectif d'hommes na na na 5 654 2 892 1 169 na = Non applicable 1 A eu ses derniers rapports sexuels dans les 30 jours ayant précédé l'enquête. 92 • Planification familiale Les résultats du tableau 7.2 ne font apparaître aucune variation importante de la connaissance d’au moins une méthode contraceptive, qu’elle soit moderne ou traditionnelle, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques et selon le sexe. La connaissance des méthodes contraceptives est quasiment généralisée et homogène au Gabon. Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans, actuellement en union, qui ont entendu parler d'au moins une méthode contraceptive et pourcentage qui ont entendu parler d'au moins une méthode moderne, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Ont entendu parler d'une méthode Ont entendu parler d'une méthode moderne1 Effectif de femmes Ont entendu parler d'une méthode Ont entendu parler d'une méthode moderne1 Effectif d’hommes Groupe d'âges 15-19 96,1 95,7 241 97,7 97,7 14 20-24 98,1 98,0 711 99,4 99,4 135 25-29 97,7 97,3 975 99,7 99,6 359 30-34 97,7 97,5 855 99,6 99,6 514 35-39 98,4 98,3 771 99,7 99,7 557 40-44 99,1 99,1 549 99,4 99,4 451 45-49 95,6 95,4 373 99,2 99,0 396 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 97,6 97,5 2 587 100,0 100,0 1 446 Autres villes 98,6 98,5 1 297 98,9 98,8 645 Ensemble urbain 97,9 97,8 3 884 99,7 99,6 2 091 Rural 96,8 96,1 591 98,6 98,4 334 Province Libreville/Port-Gentil 97,6 97,5 2 587 100,0 100,0 1 446 Estuaire (sans Libreville) 99,2 99,2 484 99,5 99,5 269 Haut-Ogooué 98,0 97,8 343 100,0 100,0 173 Moyen-Ogooué 99,0 98,5 121 100,0 100,0 52 Ngounié 97,0 96,1 240 99,6 99,6 119 Nyanga 99,6 99,6 109 100,0 100,0 50 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 98,2 97,9 51 100,0 100,0 32 Ogooué-Ivindo 94,2 93,3 146 90,0 87,9 64 Ogooué-Lolo 98,9 98,9 137 98,8 98,8 75 Woleu-N’tem 97,7 97,3 257 98,3 98,3 146 Niveau d'instruction Aucun 84,6 84,2 315 98,4 98,4 229 Primaire 96,9 96,6 1 114 97,8 97,4 331 Secondaire 1er cycle 99,4 99,3 2 007 99,9 99,9 905 Secondaire 2nd cycle ou plus 99,7 99,4 1 038 100,0 100,0 960 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 95,7 95,1 693 97,5 97,3 343 Second 97,4 97,3 881 99,6 99,6 512 Moyen 97,2 97,2 983 99,9 99,8 565 Quatrième 98,6 98,3 1 015 99,9 99,9 548 Le plus élevé 99,5 99,5 903 100,0 100,0 456 Ensemble 15-49 97,8 97,6 4 475 99,5 99,5 2 425 50-59 na na na 98,9 95,7 467 Ensemble 15-59 na na na 99,4 98,9 2 892 na = Not applicable 1 Stérilisation féminine, stérilisation masculine, pilule, DIU, injectables, implants, condom masculin, condom féminin et pilule du lendemain. 7.2 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes si elles utilisaient une méthode contraceptive. Ces données ont permis d’estimer la prévalence contraceptive globale et par méthode spécifique pour l’ensemble des femmes de 15-49 ans, pour les femmes en union de 15-49 ans et pour celles de 15-49 ans non en union et sexuellement actives. On constate au tableau 7.3 que 34 % des femmes de 15-49 ans utilisaient, au moment de l’enquête, une méthode de contraception. Dans 24 % des cas, les femmes utilisaient une méthode moderne et dans 10 % des cas, une méthode traditionnelle. Chez les femmes en union, on remarque que leur taux d’utilisation des méthodes modernes est un peu plus faible (19 % contre 24 %) et que leur taux d’utilisation des méthodes traditionnelles est un peu plus élevé (12 % contre 10 %). Planification familiale • 93 Tendances Par rapport à la précédente enquête, on constate que le pourcentage d’utilisatrices de méthodes modernes a augmenté de manière importante, variant de 14 % à 24 % parmi toutes les femmes et de 12 % à 19 % parmi les femmes en union (Graphique 7.1). Par contre, en ce qui concerne les méthodes traditionnelles, on constate la tendance inverse, le pourcentage d’utilisatrices étant passé de 19 % à 10 % chez toutes les femmes et de 19 % à 12 % chez les femmes en union. Les résultats selon la méthode spécifique montrent que l’utilisation du condom masculin, méthode moderne qui était déjà la plus utilisée en 2000 a augmenté, variant de 8 % à 19 % pour l’ensemble des femmes et de 5 % à 12 % chez les femmes en union. Le niveau d’utilisation de la pilule, par contre, est resté quasiment stable entre les deux enquêtes, variant de 5 % à 6 % parmi les femmes en union. Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon l’âge Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, des femmes actuellement en union et des femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives, par méthode contraceptive actuellement utilisée selon le groupe d'âges, Gabon 2012 Groupe d'âges N'im- porte quelle méthode Une méthode moderne Méthode moderne Une méthode tradition- nelle Méthode traditionnelle N'utilise pas actuelle- ment Total Effectif de femmes Stérili- sation féminine Pilule Injecta- bles Condom masculin Autre Rythme Retrait Autre TOUTES LES FEMMES 15-19 30,1 24,2 0,0 0,9 0,0 22,5 0,8 6,0 4,6 1,0 0,3 69,9 100,0 1 784 20-24 41,8 33,2 0,0 2,9 0,1 29,8 0,4 8,6 6,8 1,5 0,2 58,2 100,0 1 637 25-29 36,2 24,8 0,3 5,0 0,2 17,9 1,4 11,4 8,8 2,4 0,2 63,8 100,0 1 485 30-34 36,1 26,0 0,0 6,8 0,5 17,1 1,5 10,1 8,3 1,5 0,3 63,9 100,0 1 211 35-39 30,9 18,3 0,2 6,9 0,2 10,5 0,4 12,6 9,5 2,9 0,2 69,1 100,0 986 40-44 29,5 16,7 1,4 4,7 0,2 8,5 1,9 12,8 10,0 1,9 0,9 70,5 100,0 746 45-49 19,0 9,5 2,4 0,8 0,6 5,0 0,8 9,4 8,2 0,9 0,4 81,0 100,0 574 Ensemble 33,6 24,0 0,4 3,9 0,2 18,5 1,0 9,7 7,6 1,7 0,3 66,4 100,0 8 422 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 24,9 15,6 0,0 2,4 0,0 13,2 0,0 9,4 4,7 4,7 0,0 75,1 100,0 241 20-24 33,9 23,4 0,0 4,2 0,2 18,7 0,2 10,5 8,5 1,7 0,2 66,1 100,0 711 25-29 35,4 21,7 0,3 5,3 0,3 15,1 0,7 13,7 11,0 2,7 0,0 64,6 100,0 975 30-34 35,4 24,5 0,1 8,6 0,7 13,4 1,7 10,9 9,0 1,8 0,1 64,6 100,0 855 35-39 29,4 17,5 0,0 7,8 0,3 9,2 0,2 11,9 8,6 3,2 0,1 70,6 100,0 771 40-44 26,0 12,8 1,8 5,4 0,3 4,3 1,0 13,1 10,5 1,6 1,0 74,0 100,0 549 45-49 20,4 10,4 3,6 1,2 0,9 3,6 1,2 10,1 8,1 1,3 0,6 79,6 100,0 373 Ensemble 31,1 19,4 0,6 5,7 0,4 12,0 0,8 11,7 9,1 2,3 0,3 68,9 100,0 4 475 FEMMES NON EN UNION SEXUELLEMENT ACTIVES1 15-19 61,8 52,7 0,0 1,9 0,0 49,8 1,0 9,1 8,4 0,7 0,0 38,2 100,0 439 20-24 59,7 49,6 0,0 3,5 0,0 45,9 0,2 10,1 7,4 2,7 0,0 40,3 100,0 458 25-29 51,7 42,9 0,5 3,4 0,0 37,9 1,1 8,8 7,0 1,8 0,0 48,3 100,0 230 30-34 49,1 34,0 0,0 2,5 0,0 31,3 0,2 15,1 13,3 1,6 0,2 50,9 100,0 166 35-39 46,4 25,0 1,4 0,0 0,0 22,9 0,7 21,4 15,4 6,0 0,0 53,6 100,0 75 40-44 66,5 44,1 0,0 5,9 0,0 38,2 0,0 22,5 22,5 0,0 0,0 33,5 100,0 68 45-49 (12,4) (8,7) (0,0) (0,0) (0,0) (8,6) (0,1) (3,7) (3,7) (0,0) (0,0) (87,6) 100,0 43 Ensemble 56,2 45,0 0,1 2,7 0,0 41,6 0,6 11,1 9,3 1,8 0,0 43,8 100,0 1 479 Note: Si plus d'une méthode a été utilisée, seule la plus efficace est prise en compte dans ce tableau. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. na = Non applicable. 1 Femmes ayant eu des rapports sexuels au cours des 30 jours ayant précédé l'enquête. 94 • Planification familiale Graphique 7.1 Prévalence contraceptive (femmes en union), EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 0 2 9 12 2 12 6 19 31 2 2 16 19 2 5 5 12 33 Autre tradit. Retrait Continence périodique Une méthode traditionnelle Autre moderne Condom Pilule Une méthode moderne N'importe quelle méthode Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 Par ailleurs, on remarque que le taux d’utilisation des méthodes contraceptives est nettement plus élevé chez les femmes non en union sexuellement actives que chez les autres. Parmi ces femmes, plus de la moitié utilisait au moment de l’enquête une méthode contraceptive quelconque, dont la grande majorité une méthode moderne. Environ une sur dix utilisait une méthode traditionnelle. Parmi les méthodes modernes, c’est essentiellement le condom masculin qui est utilisé (42 %) ; seulement 3 % utilisaient la pilule. Parmi les méthodes traditionnelles, c’est la méthode du rythme qui est la plus fréquemment utilisée (9 %). Par rapport à 2000, on note une augmentation de la prévalence contraceptive moderne dans cette catégorie de femmes, celle-ci étant passée de 31 % à 45 %. Par contre, comme chez lez femme sen union, le niveau d’utilisation des méthodes traditionnelles a diminué, variant de 27 % à 11 %. Les résultats selon l’âge montrent que la prévalence contraceptive augmente avec l’âge jusqu’à 20-24 ans où elle atteint son maximum (42%) et baisse progressivement jusqu’à 45-49 ans où on enregistre son niveau le plus faible (19 %). On retrouve globalement cette tendance quelle que soit la catégorie de femmes. Par contre, en ce qui concerne les méthodes traditionnelles, on constate une augmentation de leur utilisation avec l’âge de la femme, variant de 9 % à 20-24 ans à 13 % à 40-44 ans pour l’ensemble des femmes et de respectivement 11 % à 13 % pour les femmes en union. Chez les femmes non en union sexuellement actives, la proportion d’utilisatrices de méthodes traditionnelles passe de 10 % à 20-24 ans à 23 % à 40-44 ans. Le tableau 7.4 présente les variations de la prévalence contraceptive des femmes en union selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les variations sont importantes. En effet, en dehors des femmes sans instruction dont le niveau d’utilisation actuelle de la contraception est le plus faible (14 %), c’est en milieu rural (21 %), dans les provinces du Woleu-N’tem, de l’Ogooué-Ivindo et de l’Ogooué-Lolo (respectivement 23 %, 24 % et 25 %), dans les régions du Nord et du Sud (respectivement 23 % et 26 %) et dans les deux premiers quintiles (21 % dans le plus bas et 29 % dans le second) que les prévalences sont les plus faibles. À l’opposé, les prévalences les plus élevées sont observées chez les femmes ayant 3-4 enfants (36 %), parmi celles qui résident dans les villes autres que Libreville et Port-Gentil (34 %), parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (43 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (36 %). Planification familiale • 95 Tableau 7.4 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques Répartition (en %) des femmes actuellement en union de 15-49 ans par méthode contraceptive actuellement utilisée, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique N'im- porte quelle méthode Une méthode moderne Méthode moderne Une méthode tradition- nelle Méthode traditionnelle N'utilise pas actuelle- ment Total Effectif de femmes Stérili- sation féminine Pilule Injecta- bles Condom masculin Autre Rythme Retrait Autre Nombre d'enfants vivants 0 18,5 11,0 0,6 0,4 0,0 10,1 0,0 7,5 5,5 1,8 0,1 81,5 100,0 501 1-2 30,6 20,6 0,2 5,0 0,2 14,8 0,5 10,0 7,5 2,4 0,1 69,4 100,0 1 770 3-4 35,9 22,1 0,1 7,9 0,3 13,0 0,8 13,8 11,8 1,6 0,3 64,1 100,0 1 271 5+ 32,5 17,9 2,1 6,9 1,2 6,1 1,5 14,6 10,6 3,4 0,6 67,5 100,0 933 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 32,1 22,5 0,7 7,9 0,2 12,8 0,9 9,6 7,4 2,1 0,1 67,9 100,0 2 587 Autres villes 33,8 16,9 0,4 3,1 0,8 12,0 0,7 16,9 13,5 3,0 0,4 66,2 100,0 1 297 Ensemble urbain 32,7 20,7 0,6 6,3 0,4 12,5 0,8 12,0 9,4 2,4 0,2 67,3 100,0 3 884 Rural 21,1 11,3 0,5 1,7 0,3 8,3 0,5 9,8 7,2 2,1 0,5 78,9 100,0 591 Province Libreville/Port-Gentil 32,1 22,5 0,7 7,9 0,2 12,8 0,9 9,6 7,4 2,1 0,1 67,9 100,0 2 587 Estuaire (sans Libreville) 34,5 16,2 0,4 3,0 0,0 11,9 1,0 18,3 14,3 3,8 0,2 65,5 100,0 484 Haut-Ogooué 35,7 18,2 0,0 3,0 1,7 12,6 0,9 17,5 14,8 2,2 0,4 64,3 100,0 343 Moyen-Ogooué 30,3 18,1 0,7 3,8 1,7 11,4 0,4 12,2 8,6 3,1 0,5 69,7 100,0 121 Ngounié 25,4 11,3 1,6 2,2 0,9 6,5 0,1 14,1 12,8 1,1 0,2 74,6 100,0 240 Nyanga 27,8 15,9 0,1 2,8 0,4 12,0 0,6 11,9 8,5 3,4 0,0 72,2 100,0 109 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 34,1 22,1 0,0 7,3 0,2 14,4 0,2 12,0 8,3 3,5 0,2 65,9 100,0 51 Ogooué-Ivindo 24,2 11,2 0,5 2,3 0,4 7,6 0,5 13,0 9,5 2,3 1,2 75,8 100,0 146 Ogooué-Lolo 24,6 12,9 0,3 1,5 0,3 10,7 0,1 11,7 9,0 2,7 0,0 75,4 100,0 137 Woleu-N’tem 22,9 13,2 0,2 1,4 0,2 10,8 0,6 9,7 6,4 2,3 1,0 77,1 100,0 257 Région Nord 23,4 12,5 0,3 1,7 0,3 9,6 0,6 10,9 7,5 2,3 1,1 76,6 100,0 403 Est 32,5 16,7 0,1 2,6 1,3 12,1 0,6 15,8 13,2 2,4 0,3 67,5 100,0 480 Ouest 33,7 17,0 0,5 3,5 0,3 12,0 0,8 16,7 12,8 3,6 0,3 66,3 100,0 656 Sud 26,2 12,7 1,1 2,4 0,7 8,2 0,3 13,4 11,5 1,9 0,1 73,8 100,0 350 Libreville/Port-Gentil 32,1 22,5 0,7 7,9 0,2 12,8 0,9 9,6 7,4 2,1 0,1 67,9 100,0 2 587 Niveau d'instruction Aucun 14,0 10,1 0,4 5,2 1,7 2,4 0,6 3,8 2,0 1,4 0,5 86,0 100,0 315 Primaire 21,8 12,9 0,9 3,9 0,5 7,5 0,2 8,9 6,8 2,0 0,2 78,2 100,0 1 114 Secondaire 1er cycle 32,9 20,5 0,2 5,3 0,2 13,3 1,4 12,4 10,1 2,2 0,1 67,1 100,0 2 007 Secondaire 2nd cycle ou plus 43,0 27,2 1,2 8,5 0,3 17,1 0,1 15,8 12,0 3,3 0,5 57,0 100,0 1 038 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 21,3 11,9 0,7 1,6 0,3 8,7 0,5 9,4 7,2 1,7 0,5 78,7 100,0 693 Second 29,3 18,8 0,5 5,0 0,6 11,9 0,8 10,5 8,4 1,9 0,2 70,7 100,0 881 Moyen 31,7 20,2 0,8 4,0 0,4 14,2 0,9 11,4 9,1 2,2 0,2 68,3 100,0 983 Quatrième 34,5 22,1 0,0 7,4 0,3 13,5 0,9 12,4 9,0 3,3 0,0 65,5 100,0 1 015 Le plus élevé 36,2 21,9 1,0 9,5 0,5 10,3 0,6 14,3 11,6 2,2 0,5 63,8 100,0 903 Ensemble 31,1 19,4 0,6 5,7 0,4 12,0 0,8 11,7 9,1 2,3 0,3 68,9 100,0 4 475 Note: Si plus d'une méthode a été utilisée, seule la plus efficace est prise en compte dans ce tableau. Les variations de la prévalence contraceptive moderne ne sont pas très différentes de la prévalence toutes méthodes confondues. C’est parmi les femmes du milieu rural (11 %), celles sans instruction (10 %), celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (12 %) et parmi celles des provinces de la Ngounié et de l’Ogooué-Ivindo (11 % dans chaque cas) que l’utilisation des méthodes modernes est la plus faible. 7.3 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT EN MÉTHODES CONTRACEPTIVES MODERNES Au cours de l’EDSG-II, pour évaluer la contribution des secteurs public et privé dans la distribution ou la vente des différentes méthodes de contraception, on a demandé aux femmes actuellement utilisatrices de méthodes modernes de contraception d’indiquer l’endroit où elles avaient obtenu leur méthode. Les données du tableau 7.5 montrent que plus de la moitié des femmes (52 %) qui utilisent actuellement des méthodes modernes les obtiennent auprès du secteur médical privé, essentiellement dans les pharmacies privées (49 %). Dans un quart des cas, (25 %), les utilisatrices actuelles de méthodes modernes se les procurent auprès d’autres sources d’approvisionnement, en majorité les amis ou parents (17 %). Le secteur public n’intervient que dans 15 % des cas. Quant au secteur parapublic, il ne joue qu’un rôle mineur dans l’approvisionnement en méthodes contraceptives modernes (1 %). 96 • Planification familiale Tableau 7.5 Source d'approvisionnement des méthodes modernes Répartition (en %) des utilisatrices actuelles de méthodes contraceptives modernes âgées de 15-49 ans par source d'approvisionnement la plus récente, en fonction de la méthode, Gabon 2012 Source d'approvisionnement Pilule Condom masculin Ensemble Secteur public 27,7 10,0 14,7 Hôpital/centre médical/centre de santé 10,8 2,4 5,4 Infirmerie militaire 3,2 0,0 0,6 Centre de SMI 2,5 0,0 0,6 Centre de planning familial 1,3 0,4 0,5 Dispensaire 0,2 0,1 0,1 Pharmacie de l'hôpital/centre de santé 2,1 4,5 3,9 Autre public 7,6 2,6 3,6 Secteur parapublic 1,3 0,0 0,6 Hôpital de la CNSS 0,3 0,0 0,2 Centre médico-social CNSS 0,0 0,0 0,2 Pharmacie de la CNSS 1,0 0,0 0,2 Secteur médical privé 64,4 50,7 52,1 Clinique privée 4,8 1,6 2,6 Cabinet médecin privé 0,6 0,0 0,2 Pharmacie privée 58,8 49,0 49,3 Autre médical privé 0,1 0,0 0,1 Autre source 2,6 30,5 24,8 Mouvement Gabonais de Bien-Être Familial 0,5 0,5 0,5 Boutique/marché 0,8 8,6 7,0 Ami/parents 1,2 21,4 17,3 Autre 0,0 3,8 3,1 Manquant 4,1 4,9 4,7 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 327 1 557 1 951 En fonction de la méthode, les résultats montrent que les utilisatrices de condoms se sont procurées leur méthode dans les pharmacies privées (49 %) et auprès de parents et d’amis (21 %). Le secteur public ne joue pas un rôle très important dans l’approvisionnement en condoms (10 %). En ce qui concerne la pilule, on note que l’approvisionnement est assuré, en majorité, par les pharmacies privées (59 %) et, dans une moindre mesure, par les cliniques privées (5 %). Le rôle du secteur public est plus important que celui du secteur privé pour l’approvisionnement en pilules que pour celui des condoms : 11 % des femmes se sont procurées les pilules à l’hôpital/Centre de santé médical/Centre de santé et 8 % dans d’autres établissements du secteur public. Quelle que soit la méthode, le rôle du secteur parapublic est marginal. 7.4 CHOIX DE LA MÉTHODE ET INFORMATION Permettre aux femmes qui veulent utiliser une méthode contraceptive de faire un choix informé compte parmi les éléments les plus importants de tout programme de planification familiale. Pour cette raison, on a demandé aux utilisatrices actuelles de la pilule si elles avaient été informées des effets secondaires de la méthode, sur ce qu’il fallait faire si ces effets secondaires se manifestaient et enfin si elles avaient été informées de l’existence d’autres méthodes. Les résultats sont présentés au tableau 7.6. Parmi les utilisatrices actuelles de la pilule dont la dernière période d’utilisation a commencé au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 46 % ont été informées des effets secondaires ou des problèmes liés à cette méthode. Plus d’un tiers des utilisatrices (38 %) ont été informées sur ce qu’il fallait faire si ces problèmes se manifestaient et seulement un peu plus d’un quart (26 %) ont été informées par un agent de santé ou de planification familiale de l’existence d’autres méthodes modernes qu’elles pourraient utiliser. En fonction de la source initiale de la méthode, on constate que c’est dans le secteur public que les femmes ont obtenu le plus d’informations. Planification familiale • 97 Tableau 7.6 Choix informé de la méthode Parmi les utilisatrices actuelles de la pilule, âgées de 15-49 ans, dont la dernière période d'utilisation de la pilule a commencé au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant été informé de possibles effets secondaires ou sur des problèmes liés à la pilule; pourcentage ayant été informé sur ce qu'il fallait faire en cas d'effets secondaires et pourcentage ayant été informé de l'existence d'autres méthodes, selon la source initiale de la méthode, Gabon 2012 Source initiale de la méthode1 Parmi les utilisatrices actuelles de la pilule dont la dernière période d'utilisation a commencé au cours des cinq années ayant précédé l'enquête : Pourcentage ayant été informé des effets secondaires ou des problèmes de la pilule Pourcentage ayant été informé sur ce qu'il fallait faire en cas d'effets secondaires Pourcentage ayant été informé par un agent de santé ou de planification familiale d'autres méthodes qui pouvaient être utilisées Effectif de femmes Secteur public 59,4 48,5 33,6 127 Secteur parapublic * * * 0 Secteur médical privé 41,2 33,8 17,6 140 Autre source * * * 9 Autre * * * 1 Manquant * * * 13 Ensemble 46,2 37,8 25,9 290 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Source au moment où a commencé l'épisode d'utilisation de la méthode actuelle. 7.5 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE L’efficacité de l’utilisation de certaines méthodes de contraception, notamment la méthode du rythme, suppose, au préalable, la connaissance du cycle menstruel. Au cours de l’enquête, on a donc demandé aux femmes si elles savaient qu’il existait une période plus propice à la grossesse et, si oui, quand elle se situait. Les réponses sont regroupées en trois catégories dans le tableau 7.7. • Connaissance exacte : « Entre deux périodes de règles » (au milieu du cycle) ; • Connaissance douteuse : « Juste avant le début des règles » ou « Juste après la fin des règles ». Ces réponses sont vagues, mais elles peuvent correspondre à la période de fécondité ; • Méconnaissance : « Durant les règles», « Pas de moment précis », « Autre » et « Ne sait pas ». Tableau 7.7 Connaissance de la période féconde Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par connaissance de la période féconde au cours du cycle menstruel selon l'utilisation actuelle de la méthode du rythme, Gabon 2012 Connaissance de la période féconde Utilisatrices de la méthode du rythme Non utilisatrices de la méthode du rythme Ensemble des femmes Juste avant le début des règles 2,5 2,3 2,3 Durant les règles 0,1 0,5 0,5 Juste après la fin des règles 24,9 25,8 25,7 Au milieu du cycle/entre deux périodes de règles 60,2 49,6 50,4 Autre 1,2 0,2 0,2 Pas de moment précis 3,9 8,0 7,7 Ne sait pas 7,2 13,5 13,0 Manquant 0,0 0,2 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 640 7 782 8 422 98 • Planification familiale Parmi toutes les femmes, on constate que la moitié (50 %) a une connaissance exacte de la période féconde, 29 % en ont une connaissance douteuse et dans 21 % des cas, les femmes ne savent pas situer correctement cette période. Parmi les femmes qui pratiquent la méthode du rythme, 60 % ont une connaissance précise de la période la plus propice pour tomber enceinte, mais 28 % en ont une connaissance douteuse et 12 % d’entre elles n’en ont aucune idée ou ont une idée erronée. On constate que par rapport à la précédente enquête, la proportion de femmes connaissant de manière correcte la période féconde a augmenté, passant de 36 % à 50 %. Il en est de même parmi les femmes qui pratiquent la méthode du rythme puisque la proportion de celles qui ont une connaissance correcte de la période féconde est passée de 49 % à 60 %. 7.6 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE DES FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION Le tableau 7.8.1 présente les estimations des besoins non satisfaits et satisfaits en matière de contraception pour les femmes de 15-49 ans en union, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Précisons tout d’abord que la définition des besoins non satisfaits en matière de planification familiale a été révisée pour rendre comparable, dans le temps et entre les pays enquêtés, les estimations de cet indicateur. Les estimations des besoins non satisfaits présentées au tableau 7.8.1 ont été recalculées en utilisant la définition révisée des besoins non satisfaits et elles peuvent donc être légèrement différentes par rapport aux valeurs publiées dans les rapports finals des enquêtes précédentes. Selon la nouvelle définition : • La demande totale équivaut à la somme des besoins non satisfaits et des besoins satisfaits. • Le pourcentage de demande satisfaite équivaut aux besoins satisfaits divisés par la demande totale. • Les méthodes modernes comprennent la stérilisation féminine et masculine, la pilule, le DIU, les injectables, les implants, le condom masculin et féminin. Les résultats montrent que parmi les femmes de 15-49 ans en union, 27 % ont des besoins non satisfaits en matière de contraception, dans 19 % des cas, ces besoins en matière de planification familiale sont non satisfaits pour espacer et dans 8 % des cas pour limiter. À l’opposé, 31 % des femmes en union ont des besoins satisfaits, ce sont celles qui utilisent actuellement une méthode. L’utilisation d’une méthode contraceptive est davantage orientée vers l’espacement des naissances que vers leur limitation (23 % contre 8 %). Globalement, la demande totale en planification familiale pour les femmes en union est estimée à 58 % et dans 54 % des cas, cette demande est satisfaite. Pour les seules méthodes modernes, le niveau de satisfaction total est estimé à 34 %. Parmi les femmes ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus, cette demande est satisfaite dans 45 % des cas. Parmi celles de Libreville/Port-Gentil et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus élevé, cette proportion est de 39 %. Par contre, en milieu rural (21 %), parmi celles sans instruction (21 %) et parmi celles des ménages classés dans le quintile le plus bas (22 %), le niveau de satisfaction pour des services de planification familiale est plus faible. Planification familiale • 99 Tableau 7.8.1 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union Pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de demande totale en planification familiale et pourcentage de demande selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Besoins non satisfaits en matière de planification familiale Besoins satisfaits en matière de planification familiale (utilisation actuelle) Demande totale en planification familiale1 Pour- centage de demande satisfaite2 Pour- centage de demande satisfaite par des méthodes modernes3 Effectif de femmes Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Groupe d'âges 15-19 38,8 2,5 41,4 23,2 1,7 24,9 62,0 4,3 66,3 37,6 23,5 241 20-24 26,0 3,8 29,8 30,8 3,1 33,9 56,8 6,9 63,7 53,2 36,7 711 25-29 22,9 3,4 26,2 31,1 4,3 35,4 53,9 7,7 61,6 57,4 35,3 975 30-34 20,7 7,5 28,2 27,9 7,5 35,4 48,6 14,9 63,6 55,7 38,5 855 35-39 14,2 10,1 24,3 18,6 10,7 29,4 32,8 20,9 53,7 54,7 32,6 771 40-44 7,8 15,6 23,5 7,2 18,8 26,0 15,0 34,4 49,4 52,5 25,9 549 45-49 2,0 13,8 15,8 6,2 14,3 20,4 8,2 28,1 36,3 56,3 28,6 373 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 17,6 7,8 25,4 23,5 8,6 32,1 41,1 16,4 57,5 55,8 39,1 2 587 Autres villes 19,9 6,2 26,1 25,5 8,3 33,8 45,4 14,5 59,8 56,5 28,3 1 297 Ensemble urbain 18,3 7,3 25,6 24,2 8,5 32,7 42,5 15,8 58,3 56,1 35,4 3 884 Rural 21,4 10,6 32,0 14,0 7,1 21,1 35,4 17,7 53,0 39,7 21,3 591 Province Libreville/Port-Gentil 17,6 7,8 25,4 23,5 8,6 32,1 41,1 16,4 57,5 55,8 39,1 2 587 Estuaire (sans Libreville) 18,7 7,5 26,3 25,8 8,8 34,5 44,5 16,3 60,8 56,8 26,7 484 Haut-Ogooué 19,4 6,2 25,6 26,5 9,2 35,7 45,9 15,4 61,3 58,2 29,7 343 Moyen-Ogooué 22,0 9,3 31,2 19,8 10,5 30,3 41,8 19,8 61,6 49,3 29,4 121 Ngounié 21,4 7,2 28,6 17,8 7,6 25,4 39,2 14,9 54,0 47,1 20,9 240 Nyanga 22,4 8,6 31,0 21,2 6,7 27,8 43,6 15,3 58,8 47,3 27,0 109 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 16,7 12,0 28,7 27,6 6,5 34,1 44,3 18,5 62,8 54,3 35,2 51 Ogooué-Ivindo 20,7 9,3 30,0 15,0 9,2 24,2 35,7 18,5 54,2 44,6 20,7 146 Ogooué-Lolo 25,5 7,3 32,8 16,9 7,8 24,6 42,4 15,0 57,4 42,9 22,6 137 Woleu-N’tem 19,7 6,8 26,6 19,1 3,8 22,9 38,8 10,6 49,5 46,3 26,7 257 Niveau d'instruction Aucun 26,2 8,6 34,8 7,9 6,1 14,0 34,1 14,6 48,7 28,7 20,8 315 Primaire 18,5 10,1 28,7 14,1 7,7 21,8 32,7 17,9 50,5 43,2 25,6 1 114 Secondaire 1er cycle 20,6 8,0 28,6 25,2 7,7 32,9 45,8 15,7 61,4 53,5 33,3 2 007 Secondaire 2nd cycle ou plus 13,1 4,4 17,5 32,3 10,7 43,0 45,4 15,1 60,5 71,1 45,0 1 038 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 21,9 10,8 32,7 13,5 7,8 21,3 35,3 18,7 54,0 39,4 22,0 693 Second 20,9 9,0 29,9 21,9 7,4 29,3 42,8 16,4 59,2 49,4 31,7 881 Moyen 18,1 9,5 27,6 25,0 6,7 31,7 43,1 16,2 59,3 53,4 34,1 983 Quatrième 19,3 4,0 23,3 26,5 8,0 34,5 45,8 12,0 57,8 59,6 38,2 1 015 Le plus élevé 14,2 6,3 20,5 24,5 11,7 36,2 38,7 18,0 56,7 63,9 38,6 903 Ensemble 18,7 7,7 26,5 22,9 8,3 31,1 41,6 16,0 57,6 54,1 33,7 4 475 Note : Les valeurs figurant dans ce tableau sont basées sur la définition révisée des besoins non satisfaits en matière de planification familiale décrite dans Bradley et al. 2012. 1 La demande totale est la somme des besoins satisfaits et non satisfaits. 2 Le pourcentage de demande satisfaite équivaut aux besoins satisfaits divisés par la demande totale. 3 Les méthodes modernes comprennent la stérilisation féminine, stérilisation masculine, pilule, DIU, injectables, implants, condom masculin, et le condom féminin. Le tableau 7.8.2 présente les mêmes informations pour l’ensemble des femmes de 15-49 ans. Globalement, 21 % ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale : 16 % pour espacer leurs naissances et 5 % pour les limiter. Par ailleurs, 34 % des femmes ont des besoins satisfaits : là encore, l’utilisation est davantage orientée vers l’espacement que vers la limitation des naissances (27 % contre 6 %). Globalement, la demande totale en planification familiale pour les femmes de 15-49 ans est estimée à 54 % des cas et cette demande est satisfaite dans 62 % des cas. Pour les seules méthodes modernes, le niveau de satisfaction total est estimé à 44 %. Ce pourcentage de demande satisfaite pour des services de planification familiale présente les mêmes variations que celles déjà constatées parmi les femmes en union. En effet, c’est parmi les femmes du milieu rural (28 %), celles sans instruction (23 %) et parmi celles des ménages classés dans le quintile le plus bas (29 %) que ce niveau de demande satisfaite est le plus faible. On peut également mentionner que dans le Woleu-N’tem, la demande pour des services de planification familiale n’est satisfaite que dans 28 % des cas contre 51 % des cas à Libreville/Port- Gentil. 100 • Planification familiale Tableau 7.8.2 Besoins en matière de planification familiale de l'ensemble des femmes Pourcentage de toutes les femmes de 15-49 ans ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de celles dont les besoins sont satisfaits, pourcentage de demande totale en planification familiale et pourcentage en planification familiale qui est satisfaite, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Besoins non satisfaits en matière de planification familiale Besoins satisfaits en matière de planification familiale (utilisation actuelle) Demande totale en planification familiale1 Pourcen- tage de demande satisfaite2 Pourcen- tage de demande satisfaite par des méthodes modernes3 Effectif de femmes Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Groupe d'âges 15-19 16,3 0,9 17,2 28,2 1,9 30,1 44,5 2,8 47,3 63,7 51,1 1 784 20-24 20,1 2,6 22,7 38,5 3,3 41,8 58,6 5,9 64,5 64,8 51,5 1 637 25-29 20,1 2,9 23,0 31,2 5,1 36,2 51,3 8,0 59,2 61,2 41,9 1 485 30-34 17,2 6,1 23,3 30,0 6,1 36,1 47,2 12,2 59,4 60,8 43,7 1 211 35-39 12,1 9,3 21,4 21,6 9,3 30,9 33,7 18,7 52,4 59,0 34,9 986 40-44 6,5 12,5 19,0 11,4 18,1 29,5 17,9 30,6 48,5 60,9 34,5 746 45-49 2,2 10,1 12,3 5,7 13,3 19,0 7,8 23,4 31,2 60,8 30,5 574 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 14,0 4,9 18,9 29,5 6,8 36,3 43,4 11,7 55,2 65,8 50,5 4 974 Autres villes 17,0 4,1 21,1 26,4 6,2 32,6 43,4 10,3 53,7 60,7 37,5 2 491 Ensemble urbain 15,0 4,6 19,6 28,4 6,6 35,0 43,4 11,2 54,7 64,1 46,2 7 465 Rural 19,7 7,5 27,2 17,4 5,1 22,5 37,1 12,6 49,6 45,3 27,7 957 Province Libreville/Port-Gentil 14,0 4,9 18,9 29,5 6,8 36,3 43,4 11,7 55,2 65,8 50,5 4 974 Estuaire (sans Libreville) 16,6 4,7 21,4 27,1 6,3 33,4 43,7 11,0 54,7 61,0 34,1 876 Haut-Ogooué 17,2 4,3 21,5 29,3 6,1 35,4 46,5 10,3 56,8 62,2 39,8 729 Moyen-Ogooué 17,7 7,1 24,8 20,8 6,7 27,5 38,5 13,8 52,3 52,6 36,4 229 Ngounié 17,2 4,4 21,6 20,9 4,6 25,5 38,0 9,1 47,1 54,1 32,8 467 Nyanga 19,8 5,2 25,0 21,8 7,0 28,8 41,6 12,1 53,7 53,5 35,7 182 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 13,5 8,3 21,8 29,5 6,5 36,1 43,0 14,8 57,9 62,4 48,1 82 Ogooué-Ivindo 21,2 5,8 27,0 19,5 8,4 27,9 40,7 14,2 54,9 50,8 31,5 249 Ogooué-Lolo 20,7 4,5 25,2 19,3 6,6 25,9 40,0 11,2 51,1 50,6 31,8 248 Woleu-N’tem 18,0 5,7 23,7 17,5 2,8 20,3 35,5 8,6 44,0 46,2 28,1 386 Niveau d'instruction Aucun 24,3 7,5 31,8 9,3 5,2 14,4 33,5 12,7 46,2 31,2 22,7 373 Primaire 16,8 7,9 24,7 14,8 7,3 22,1 31,6 15,2 46,9 47,3 31,4 1 786 Secondaire 1er cycle 17,0 4,7 21,7 28,1 5,9 33,9 45,1 10,6 55,7 61,0 43,2 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 10,1 2,6 12,7 38,8 7,0 45,7 48,9 9,5 58,4 78,3 57,6 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 20,6 7,5 28,1 17,0 5,8 22,8 37,6 13,2 50,9 44,8 29,0 1 222 Second 18,6 5,8 24,4 24,5 6,3 30,8 43,1 12,0 55,2 55,8 39,6 1 621 Moyen 15,2 6,5 21,7 28,9 4,9 33,8 44,1 11,4 55,5 61,0 40,2 1 784 Quatrième 14,9 2,7 17,6 29,0 6,4 35,5 43,9 9,2 53,1 66,8 50,5 1 879 Le plus élevé 10,6 3,4 14,1 32,5 8,4 40,8 43,1 11,8 54,9 74,4 55,2 1 915 Ensemble 15,5 5,0 20,5 27,2 6,4 33,6 42,7 11,4 54,1 62,1 44,3 8 422 Note : Les valeurs figurant dans ce tableau sont basées sur la définition révisée des besoins non satisfaits en matière de planification familiale décrite dans Bradley et al. 2012. 1 La demande totale est la somme des besoins satisfaits et non satisfaits. 2 Le pourcentage de demande satisfaite équivaut aux besoins satisfaits divisés par la demande totale. 3 Les méthodes modernes comprennent la stérilisation féminine, stérilisation masculine, pilule, DIU, injectables, implants, condom masculin, et le condom féminin. 7.7 UTILISATION FUTURE Au cours de l’enquête, on a posé des questions aux femmes en union non utilisatrices de la contraception sur leur intention concernant une utilisation future. Le tableau 7.9 présente la répartition de ces femmes par intention d’utiliser une méthode dans l’avenir selon le nombre d’enfants vivants. Si près de la moitié des femmes en union et non utilisatrices de méthodes contraceptives (48 %) ont déclaré qu’elles n’avaient pas l’intention d’en utiliser une dans l’avenir, 41 % ont cependant déclaré qu’elles en avaient l’intention et 8 % n’avaient pas encore pris de décision. Les intentions des femmes actuellement en union qui n’utilisent pas de méthode varient selon le nombre d’enfants, 56 % de femmes sans enfant n’ayant pas l’intention d’utiliser une méthode contraceptive contre 48 % parmi celles en ayant deux et 40 % parmi celles ayant trois enfants. Planification familiale • 101 Tableau 7.9 Utilisation future de la contraception Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union qui n'utilisent pas actuellement de méthode, par nombre d'enfants vivants et selon l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir, Gabon 2012 Intention Nombre d'enfants vivants1 Ensemble 0 1 2 3 4+ A l'intention d'utiliser 33,0 40,3 43,0 47,2 39,4 41,0 Pas sûre 9,4 9,3 7,3 9,7 7,7 8,4 N'a pas l'intention d'utiliser 55,8 49,8 47,6 40,4 49,7 48,4 Manquant 1,8 0,6 2,2 2,7 3,2 2,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 267 596 649 479 1 090 3 081 1 Y compris la grossesse actuelle 7.8 EXPOSITION AUX MESSAGES SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE L’utilisation des média est indispensable pour sensibiliser la population aux problèmes concernant la planification familiale. Pour évaluer l’impact des média sur la population, on a demandé aux femmes si elles avaient entendu à la radio ou à la télévision ou lu dans un journal ou un magazine un message sur la planification familiale au cours des derniers mois ayant précédé l’enquête. Le tableau 7.10 montre que, dans l’ensemble, 49 % de femmes n’avaient reçu aucun message sur la planification familiale par le biais des cinq média. C’est surtout par le biais de la télévision et de la causerie que les femmes ont reçu des messages sur la planification familiale (respectivement 38 % et 33 %). Les proportions de femmes qui ont entendu ce type de messages à la radio ou qui en ont lu dans les journaux ou sur des affiches sont plus faibles (respectivement 20 %, 21 % et 19 %). Tableau 7.10 Exposition aux messages sur la planification familiale Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, au cours des derniers mois ayant précédé l'enquête, ont, soit entendu à la radio, soit vu à la télévision ou dans un journal ou un magazine ou sur une affiche, ou entendu au cours d'une causerie, un message sur la planification familiale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Radio Télévision Journaux/ magazines Affiche Causerie Aucun des cinq média Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 12,6 24,9 12,5 12,4 26,5 59,8 1 784 20-24 16,4 39,8 20,2 19,5 36,5 46,9 1 637 25-29 19,9 40,9 24,1 19,3 34,0 46,9 1 485 30-34 24,3 47,5 25,3 21,1 37,9 39,4 1 211 35-39 28,4 41,5 25,7 20,7 30,6 46,0 986 40-44 28,9 42,2 26,8 24,1 34,4 42,8 746 45-49 17,3 28,0 21,1 16,5 27,0 59,3 574 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 23,2 45,8 25,7 21,5 35,2 41,5 4 974 Autres villes 16,4 28,7 15,9 16,3 31,9 56,0 2 491 Ensemble urbain 20,9 40,1 22,5 19,8 34,1 46,3 7 465 Rural 12,0 17,5 11,8 8,7 21,2 69,2 957 Province Libreville/Port-Gentil 23,2 45,8 25,7 21,5 35,2 41,5 4 974 Estuaire (sans Libreville) 15,8 29,9 23,6 18,2 31,5 51,6 876 Haut-Ogooué 19,8 26,0 13,0 12,7 26,0 64,6 729 Moyen-Ogooué 8,7 19,8 7,5 5,7 21,8 68,2 229 Ngounié 13,7 28,3 15,7 15,1 47,4 47,3 467 Nyanga 13,9 25,7 12,7 20,1 29,8 56,2 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 12,3 24,2 11,2 8,6 18,6 65,9 82 Ogooué-Ivindo 19,1 24,6 15,2 16,4 28,4 64,1 249 Ogooué-Lolo 18,0 33,6 11,7 21,7 32,4 52,1 248 Woleu-N’tem 7,6 10,9 5,1 4,1 10,3 81,2 386 Niveau d'instruction Aucun 6,1 21,1 2,2 1,3 14,4 73,9 373 Primaire 13,3 23,2 8,7 10,6 22,4 64,9 1 786 Secondaire 1er cycle 19,4 37,0 21,1 18,6 31,6 50,7 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 28,7 53,2 35,1 28,0 46,1 28,1 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,3 15,8 7,7 8,7 20,6 71,5 1 222 Second 13,9 27,0 13,9 13,6 25,8 59,7 1 621 Moyen 22,0 42,6 23,3 19,4 33,1 46,2 1 784 Quatrième 21,7 43,1 24,3 21,3 36,5 43,5 1 879 Le plus élevé 27,4 50,3 31,3 25,6 41,7 33,3 1 915 Ensemble 19,9 37,6 21,3 18,5 32,6 48,9 8 422 102 • Planification familiale Globalement, les résultats montrent que les messages sur la planification familiale ont plus fréquemment atteints les femmes des zones urbaines, celles qui ont de l’instruction et celles des ménages classés dans le quintile le plus élevé. Par contre, en milieu rural, 69 % des femmes n’ont reçu aucun message sur la planification familiale. Parmi les femmes sans instruction, cette proportion est de 74 % et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus bas, elle est de 72 %. 7.9 CONTACT DES NON-UTILISATRICES DE LA CONTRACEPTION AVEC DES AGENTS DE PLANIFICATION FAMILIALE Au cours de l’enquête, on a collecté des informations pour savoir si les femmes non utilisatrices de méthodes contraceptives avaient visité un établissement sanitaire au cours des 12 derniers mois et si elles y avaient parlé de planification familiale. Les résultats présentés au tableau 7.11 montrent que 56 % ont visité un établissement sanitaire mais n’y ont pas parlé de planification familiale. Seulement 9 % en ont parlé au cours de leur visite. Cette proportion varie dans les différents sous-groupes de femmes. On constate, par exemple, que si 11 % des femmes ayant un niveau secondaire 2nd cycle ont visité un établissement sanitaire au cours des 12 derniers mois et parlé de planification familiale, cette proportion n’est que de 5 % parmi celles sans instruction. De même, cette proportion varie d’un minimum de 4 % dans le Woleu-N’tem à un maximum de 15 % dans la Nyanga. Tableau 7.11 Contact des non-utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale Parmi les femmes de 15-49 ans qui n'utilisent pas de méthode contraceptive, pourcentage de celles qui, au cours des 12 derniers mois, ont visité un établissement de santé et parlé de planification familiale et pourcentage qui ont visité un établissement de santé mais qui n'ont pas parlé de planification familiale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes qui ont visité un établissement de santé au cours des 12 derniers mois et qui : Effectif de femmes Ont parlé de planification familiale N'ont pas parlé de planification familiale Groupe d'âges 15-19 4,6 43,5 1 246 20-24 9,2 60,3 953 25-29 12,1 58,2 947 30-34 12,5 58,7 774 35-39 9,3 60,7 681 40-44 9,0 60,1 526 45-49 3,5 59,6 465 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 9,0 54,3 3 169 Autres villes 8,5 58,9 1 680 Ensemble urbain 8,8 55,9 4 850 Rural 7,3 56,2 742 Province Libreville/Port-Gentil 9,0 54,3 3 169 Estuaire (sans Libreville) 5,6 60,8 584 Haut-Ogooué 7,7 65,1 471 Moyen-Ogooué 10,0 46,6 166 Ngounié 12,8 64,8 348 Nyanga 15,3 51,8 130 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 4,7 59,7 52 Ogooué-Ivindo 10,5 48,9 179 Ogooué-Lolo 8,2 53,3 184 Woleu-N’tem 3,6 51,3 307 Niveau d'instruction Aucun 5,2 49,2 319 Primaire 8,5 54,9 1 391 Secondaire 1er cycle 8,0 55,1 2 705 Secondaire 2nd cycle ou plus 11,3 61,0 1 176 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 9,2 55,5 943 Second 8,1 55,8 1 122 Moyen 8,7 51,6 1 181 Quatrième 8,6 55,7 1 213 Le plus élevé 8,7 61,2 1 133 Ensemble 8,6 55,9 5 591 Avortement • 103 AVORTEMENT 8 Jean-Noël BIYOGO OBAME, Thomas Daquin BIVEGHE et Patricia Ghislaine ETOME ar définition, l’avortement est l’interruption avant son terme du processus de gestation. L’avortement peut être spontané et il est communément désigné sous le terme de fausse couche. Il peut aussi être provoqué par intervention humaine pour des raisons médicales qui peuvent concerner autant le fœtus que la mère ou il peut être provoqué sans raison médicale. Précisons que l’EDSG-II comme l’EDSG-I s’est intéressée uniquement aux avortements provoqués, qu’elle qu’en soit la raison. Rappelons qu’au Gabon, l’interruption volontaire de la grossesse est un acte légalement interdit. Cependant, les résultats de l’EDSG-I réalisée en 2000 ont mis en évidence une proportion non négligeable de femmes ayant déclaré avoir avorté, au moins, une fois au cours de leur vie, ce qui montre qu’au Gabon, la pratique de l’avortement n’est pas une pratique marginale. Dans la mesure où, au Gabon, l’avortement reste interdit, il faut considérer les niveaux obtenus comme des valeurs minimales, probablement sous-estimées. Les données collectées lors de l’EDSG-II concernant l’avortement provoqué parmi les femmes de 15-49 ans sont comparables à celles collectées lors de la première enquête effectuée en 2000 et permettent donc d’évaluer l’évolution de cette pratique et d’en avoir une meilleure connaissance. Les questions, intégrées dans le questionnaire femme, plus précisément dans la section relative à la reproduction, ont permis de recueillir des données sur la fréquence de l’avortement, l’âge au premier avortement, le stade de la grossesse au moment du dernier avortement, la personne qui a pris la décision d’avorter, les raisons qui ont motivé cette décision, la procédure, le lieu, le type d’assistance, le coût ainsi que les complications ayant suivi la procédure. Précisons enfin que, pour les femmes qui avaient avorté plusieurs fois, les questions sur les conditions d’avortement portaient sur le dernier avortement, ayant eu lieu après 2007. 8.1 NOMBRE D’AVORTEMENTS SUR LA DURÉE DE VIE Le tableau 8.1 présente la répartition de l’ensemble des femmes de 15-49 ans par nombre d’avortements qu’elles ont eus au cours de leur vie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les résultats montrent que, parmi l’ensemble des femmes de 15-49 ans, 23 % (contre 15 % en 2000) (Graphique 8.1) ont déclaré avoir eu recours à l’avortement, au moins une fois, dans leur vie. Parmi ces femmes, pratiquement la moitié (12 % par rapport à 23 %) n’ont avorté qu’une seule fois, un quart y a eu recours deux fois et 5 % de l’ensemble des femmes ont avorté, au moins, trois fois au cours de leur vie. P Principaux résultats • Près d’un quart des femmes (23 %) ont eu recours à l’avortement au moins une fois dans leur vie. • Près de la moitié des femmes (48 %) ont eu leur dernier avortement entre 2-4 mois de grossesse. • Près d’un quart des femmes (23 %) ont interrompu leur grossesse pour des raisons économique et le manque d’argent. • Un peu plus de la moitié des femmes (51 %) ont avorté à la maison. 104 • Avortement Graphique 8.1 Proportion de femmes ayant déclaré avoir avorté au cours de leur vie, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 15 19 11 17 9 23 24 23 24 18 Gabon Libreville/ Port-Gentil Autres villes Ensemble urbain Rural Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 On note que la proportion de femmes ayant eu recours à l’avortement au cours de leur vie augmente jusqu’à 30-34 ans puis se stabilise et varie ensuite très peu. De manière parallèle, la proportion de femmes ayant déjà avorté augmente avec le nombre d’enfants vivants, jusqu’à la parité trois : en effet, de 11 % parmi les nullipares, la proportion augmente pour atteindre un maximum de 31 % à la parité trois puis reste stable. On constate également des écarts selon la résidence et les provinces. En effet, c’est en milieu rural que la proportion de femmes qui ont avorté, au moins, une fois dans leur vie est la plus faible (18 % contre 24 % en milieu urbain). Par contre, on n’observe pratiquement aucun écart entre les villes de Libreville/Port-Gentil et les autres villes (respectivement 24 % contre 23 %). Dans les provinces, les résultats montrent que la proportion de femmes ayant avorté, au moins une fois, au cours de leur vie varie d’un maximum de 28 % dans l’Estuaire sans Libreville à un minimum de 12 % dans l’Ogooué Maritime. Les résultats montrent aussi que le recours à l’avortement varie avec le niveau d’instruction et le niveau de vie du ménage de la femme. En effet, si parmi les femmes sans instruction, 10 % ont avorté au cours de leur vie, cette proportion passe à 20 % quand la femme a un niveau primaire et atteint 29 % quand elle a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. De même, 17 % des femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas ont déjà avorté contre 26 % parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. Avortement • 105 Tableau 8.1 Nombre d'avortements Répartition (en %) de l'ensemble des femmes par nombre d'avortements qu'elles ont eus au cours de leur vie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Nombre d'avortements Total Effectif de femmes Aucun 1 2 3 4 ou plus Groupe d'âges 15-19 94,8 4,8 0,3 0,1 0,0 100,0 1 784 20-24 78,9 13,8 4,3 2,0 1,0 100,0 1 637 25-29 72,9 15,0 7,7 2,6 1,8 100,0 1 485 30-34 68,9 15,6 7,9 4,1 3,5 100,0 1 211 35-39 70,4 12,9 8,3 4,6 3,8 100,0 986 40-44 66,8 14,0 8,2 8,0 2,9 100,0 746 45-49 70,3 6,3 10,5 7,9 4,9 100,0 574 Nombre d'enfants vivants 0 89,2 7,9 1,7 0,7 0,6 100,0 2 556 1 77,1 13,2 5,4 2,6 1,7 100,0 1 713 2 70,3 15,0 8,1 3,9 2,6 100,0 1 364 3 68,6 14,5 8,2 5,6 3,1 100,0 888 4 70,2 12,7 9,6 4,4 3,1 100,0 706 5 70,6 12,4 9,6 4,8 2,7 100,0 455 6+ 68,5 11,1 8,2 7,9 4,4 100,0 739 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 75,9 11,8 6,2 3,7 2,4 100,0 4 974 Autres villes 77,5 12,5 5,8 2,5 1,6 100,0 2 491 Ensemble urbain 76,4 12,0 6,1 3,3 2,1 100,0 7 465 Rural 82,4 9,9 3,7 2,6 1,4 100,0 957 Province Libreville/Port-Gentil 75,9 11,8 6,2 3,7 2,4 100,0 4 974 Estuaire (sans Libreville) 71,9 15,6 6,8 4,2 1,5 100,0 876 Haut-Ogooué 78,9 12,1 5,1 1,9 1,9 100,0 729 Moyen-Ogooué 75,5 13,9 6,7 1,6 2,3 100,0 229 Ngounié 80,9 11,5 4,5 2,0 1,1 100,0 467 Nyanga 85,1 8,6 4,4 1,3 0,6 100,0 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 87,9 6,9 2,5 2,1 0,6 100,0 82 Ogooué-Ivindo 83,7 7,9 4,6 1,9 2,0 100,0 249 Ogooué-Lolo 81,8 9,9 4,6 2,6 1,0 100,0 248 Woleu-N’tem 84,4 7,7 3,7 2,4 1,8 100,0 386 Région Nord 84,1 7,8 4,1 2,2 1,9 100,0 635 Est 79,6 11,6 5,0 2,1 1,7 100,0 977 Ouest 73,7 14,7 6,5 3,5 1,6 100,0 1 187 Sud 82,1 10,7 4,4 1,8 1,0 100,0 650 Libreville/Port-Gentil 75,9 11,8 6,2 3,7 2,4 100,0 4 974 Niveau d'instruction Aucun 90,5 3,9 5,4 0,2 0,0 100,0 373 Primaire 80,0 9,8 5,0 3,3 1,9 100,0 1 786 Secondaire 1er cycle 77,9 11,3 5,6 3,3 1,9 100,0 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 70,9 15,7 7,0 3,6 2,8 100,0 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 83,2 9,4 4,1 2,0 1,4 100,0 1 222 Second 78,7 11,3 5,8 2,3 1,8 100,0 1 621 Moyen 75,8 12,4 6,0 4,1 1,6 100,0 1 784 Quatrième 76,1 11,2 6,5 4,0 2,2 100,0 1 879 Le plus élevé 74,1 13,6 6,1 3,3 3,0 100,0 1 915 Ensemble 77,1 11,8 5,8 3,3 2,0 100,0 8 422 8.2 ÂGE AU PREMIER AVORTEMENT Le tableau 8.2 présente la répartition de l’ensemble des femmes par âge au premier avortement. D’une manière générale, on constate, comme en 2000, que c’est principalement entre 15-24 ans qu’a eu lieu le premier avortement (16 % contre 9 % en 2000). Très peu de femmes ont avorté avant l’âge de 15 ans (moins de 1 %) et après 30 ans (3 %). 106 • Avortement Tableau 8.2 Âge au premier avortement Répartition (en %) de ces femmes selon l'âge au premier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes qui n'ont jamais avorté Âge au premier avortement Total Effectif de femmes <15 15-19 20-24 25-29 30-34 35 ou plus Non déterminé Groupe d'âges 15-19 94,8 0,4 4,7 na na na na 0,2 100,0 1 784 20-24 78,9 0,4 12,7 8,0 na na na 0,0 100,0 1 637 25-29 72,9 0,4 7,1 13,7 5,1 na na 0,8 100,0 1 485 30-34 68,9 0,4 9,2 10,4 7,3 3,5 na 0,4 100,0 1 211 35-39 70,4 0,4 6,9 9,7 5,1 5,7 1,8 0,1 100,0 986 40-44 66,8 0,4 5,6 9,9 5,3 5,1 5,9 1,0 100,0 746 45-49 70,3 0,6 5,0 9,0 3,0 4,1 7,0 0,9 100,0 574 Nombre d'enfants vivants 0-1 84,4 0,5 7,6 5,8 1,3 0,2 0,0 0,1 100,0 4 269 2-4 69,8 0,3 8,7 11,7 4,8 2,8 1,4 0,5 100,0 2 959 5 ou plus 69,3 0,5 5,4 7,1 6,1 5,7 5,1 0,8 100,0 1 194 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 75,9 0,5 8,2 8,8 3,2 1,9 1,1 0,5 100,0 4 974 Autres villes 77,5 0,3 7,8 7,7 3,3 1,9 1,2 0,2 100,0 2 491 Ensemble urbain 76,4 0,4 8,0 8,5 3,2 1,9 1,1 0,4 100,0 7 465 Rural 82,4 0,2 4,9 5,1 3,3 2,2 1,7 0,1 100,0 957 Province Libreville/Port-Gentil 75,9 0,5 8,2 8,8 3,2 1,9 1,1 0,5 100,0 4 974 Estuaire (sans Libreville) 71,9 0,4 10,2 8,5 5,0 2,0 1,6 0,3 100,0 876 Haut-Ogooué 78,9 0,1 5,7 8,6 2,6 2,4 1,5 0,1 100,0 729 Moyen-Ogooué 75,5 0,4 9,9 6,4 3,9 2,1 1,3 0,4 100,0 229 Ngounié 80,9 0,1 6,6 6,4 2,4 2,1 1,4 0,0 100,0 467 Nyanga 85,1 0,4 3,4 6,5 2,4 1,6 0,6 0,0 100,0 182 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 87,9 0,6 4,6 2,6 0,9 1,8 1,7 0,0 100,0 82 Ogooué-Ivindo 83,7 0,4 5,9 4,9 2,9 0,9 1,2 0,1 100,0 249 Ogooué-Lolo 81,8 0,4 3,5 6,1 4,2 2,6 0,9 0,4 100,0 248 Woleu-N’tem 84,4 0,1 6,0 4,7 2,2 1,3 1,3 0,0 100,0 386 Niveau d'instruction Aucun 90,5 0,1 1,3 4,1 1,8 0,4 0,6 1,2 100,0 373 Primaire 80,0 0,5 6,0 5,1 2,9 2,8 2,5 0,2 100,0 1 786 Secondaire 1er cycle 77,9 0,5 7,7 7,9 2,9 1,6 1,0 0,5 100,0 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 70,9 0,2 10,2 11,7 4,4 1,9 0,6 0,1 100,0 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 83,2 0,3 5,2 5,1 3,0 1,7 1,6 0,1 100,0 1 222 Second 78,7 0,7 6,7 7,9 3,0 1,8 1,1 0,1 100,0 1 621 Moyen 75,8 0,8 6,8 9,0 2,8 2,6 1,6 0,6 100,0 1 784 Quatrième 76,1 0,1 9,0 8,2 4,3 1,2 0,9 0,2 100,0 1 879 Le plus élevé 74,1 0,2 9,6 9,2 3,0 2,2 1,0 0,8 100,0 1 915 Ensemble 77,1 0,4 7,7 8,1 3,2 1,9 1,2 0,4 100,0 8 422 na = Non applicable pour cause de troncature. Les résultats selon les autres caractéristiques sociodémographiques ne font pas apparaître de variations très importantes. Tout au plus peut-on souligner que la proportion de femmes ayant avorté pour la première fois à un âge très jeune (15-19 ans) augmente avec le niveau d’instruction et le niveau de bien- être du ménage, variant respectivement de 1 % parmi les femmes sans instruction à 10 % parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus et de 5 % parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 10 % parmi celles dont il est classé dans le plus élevé. On remarque également que dans la province de l’Estuaire sans Libreville, 10 % des femmes ont avorté pour la première fois à 15-19 ans contre un minimum de 3 % dans la province de la Nyanga. Des questions plus détaillées sur l’avortement ont été posées sur le dernier avortement ayant eu lieu depuis l’année 2007, c’est-à-dire au cours des cinq années ayant précédé l’enquête. Cette démarche répond au double souci de disposer d’informations sur la pratique récente de l’avortement et d’éviter d’interroger les femmes sur des événements lointains dont elles se souviennent difficilement. Avortement • 107 8.3 STADE DE LA GROSSESSE AU MOMENT DE L’AVORTEMENT Le tableau 8.3 présente la répartition des femmes qui ont avorté au moins une fois au cours des cinq dernières années selon le stade de la grossesse au moment de leur dernier avortement. Globalement, on constate que 12 % des femmes ont déclaré avoir avorté, au moins, une fois au cours des cinq années ayant précédé l’enquête. Faible à 15-19 ans, cette proportion augmente de manière importante pour concerner près d’une femme sur cinq dans les groupes d’âges 20-24 ans et 25-29 ans (18 %) et 14 % à 30-34 ans. Au-delà, la proportion de femmes ayant récemment avorté diminue pour atteindre un minimum de 3 % parmi les femmes de 45-49 ans. Les résultats selon le nombre d’enfants vivants montrent que la proportion de femmes ayant avorté depuis 2007 est plus importante à des parités faibles qu’à des parités élevées: 11 % à la parité 0-1 et 14 % à la parité 2-4 contre 9 % à la parité cinq ou plus. Tableau 8.3 Stade de la grossesse au moment de l'avortement Pourcentage de femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2007 et répartition (en %) de ces femmes selon le stade de la grossesse au moment de leur dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes ayant avorté depuis 2007 Effectif de femmes Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2007 Moins de de 2 mois 2-4 mois 5 mois ou plus Non déterminé Groupe d'âges 15-19 5,2 1 784 48,3 36,7 8,6 6,3 100,0 93 20-24 18,2 1 637 50,2 44,9 3,2 1,7 100,0 298 25-29 17,6 1 485 47,3 49,8 0,6 2,3 100,0 261 30-34 14,2 1 211 40,1 53,2 2,5 4,3 100,0 172 35-39 9,2 986 52,9 39,2 2,4 5,5 100,0 91 40-44 7,0 746 38,8 58,6 1,4 1,2 100,0 52 45-49 2,9 574 * * * * 100,0 17 Nombre d'enfants vivants 0-1 10,7 4 269 48,9 44,7 2,8 3,6 100,0 457 2-4 14,1 2 959 46,9 47,3 2,8 3,0 100,0 416 5 ou plus 9,2 1 194 34,3 62,0 2,7 1,0 100,0 110 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 11,5 4 974 48,2 46,0 2,1 3,6 100,0 574 Autres villes 12,5 2 491 46,6 47,9 3,3 2,2 100,0 311 Ensemble urbain 11,9 7 465 47,7 46,7 2,5 3,1 100,0 885 Rural 10,2 957 34,9 57,0 5,4 2,7 100,0 98 Province Libreville/Port-Gentil 11,5 4 974 48,2 46,0 2,1 3,6 100,0 574 Estuaire (sans Libreville) 16,1 876 40,8 48,9 5,5 4,8 100,0 141 Haut-Ogooué 12,1 729 53,3 43,3 2,7 0,7 100,0 88 Moyen-Ogooué 13,0 229 44,7 54,1 1,2 0,0 100,0 30 Ngounié 9,7 467 44,0 52,8 3,2 0,0 100,0 46 Nyanga 7,9 182 (44,6) (51,3) (1,9) (2,1) 100,0 14 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 7,6 82 (29,8) (63,5) (5,4) (1,3) 100,0 6 Ogooué-Ivindo 9,3 249 28,9 64,8 5,5 0,9 100,0 23 Ogooué-Lolo 10,2 248 50,2 42,1 2,0 5,7 100,0 25 Woleu-N’tem 9,4 386 38,4 57,9 3,7 0,0 100,0 36 Niveau d'instruction Aucun 6,1 373 * * * * 100,0 23 Primaire 8,6 1 786 38,8 56,3 1,3 3,6 100,0 153 Secondaire 1er cycle 12,1 4 094 43,4 48,7 4,3 3,5 100,0 495 Secondaire 2nd cycle ou plus 14,4 2 168 53,6 43,0 1,0 2,4 100,0 312 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,9 1 222 43,5 51,5 3,3 1,7 100,0 133 Second 12,7 1 621 36,4 57,2 6,1 0,3 100,0 207 Moyen 12,1 1 784 46,4 48,9 1,9 2,7 100,0 216 Quatrième 11,2 1 879 45,5 48,0 3,1 3,4 100,0 210 Le plus élevé 11,4 1 915 58,4 35,0 0,0 6,7 100,0 218 Ensemble 11,7 8 422 46,4 47,7 2,8 3,1 100,0 983 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 108 • Avortement La proportion de femmes ayant avorté au cours des cinq dernières années ne varie qu’assez peu selon le milieu de résidence. Par contre, dans les provinces, cette proportion varie d’un maximum de 16 % dans l’Estuaire sans Libreville à un minimum de 8 % dans la Nyanga et dans l’Ogooué Maritime sans Port- Gentil. Par ailleurs, les résultats montrent que cette proportion augmente avec l’amélioration du niveau d’instruction et le niveau du bien-être économique du ménage. Les résultats selon le stade de la grossesse au moment du dernier avortement montrent que, dans la quasi-totalité des cas, les femmes ont avorté au cours des quatre premiers mois de la grossesse (46 % à moins de 2 mois et 48 % à 2-4 mois). Dans seulement 3 % des cas, la grossesse a été interrompue à un stade tardif (3 % à cinq mois ou plus) ; cependant, dans le groupe d’âges 15-19 ans, cette proportion atteint 9 % et dans la province de l’Estuaire sans Libreville, elle concerne 6 % des femmes. Il faut aussi souligner que la proportion de femmes ayant avorté à un stade avancé de la grossesse est plus élevée en milieu rural qu’urbain (5 % contre 3 %), parmi les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire 1er cycle que les autres (4 % contre 1 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le second quintile (6 % contre 2 % dans les ménages du quintile moyen et 0 % dans ceux du plus élevé). 8.4 DÉCISION DE L’AVORTEMENT Aux femmes qui ont déclaré avoir avorté, au moins, une fois au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, on a demandé qui avait pris la décision d’avorter. Les résultats sont présentés au tableau 8.4. On constate que la majorité des femmes (80 %) ont pris elles-mêmes la décision d’avorter. Dans 8 % des cas, c’est le mari/partenaire qui a décidé. En outre, pour 4 % des femmes, la décision d’avorter a été prise par un professionnel de la santé et enfin, 8 % des femmes ont déclaré que la décision d’avorter avait été prise par une autre personne comme des parents ou des amis. Les résultats selon l’âge montrent que, sauf pour les jeunes femmes de 15-19 ans pour lesquelles, dans un quart des cas, la décision d’avorter a été prise par des parents ou amis, les femmes ont décidé, en majorité elles-mêmes d’avorter, cela quel que soit leur âge. On peut remarquer aussi que parmi celles de 40-44 ans, le rôle des professionnels de la santé dans la décision d’avorter est plus important (17 %) que dans les autres groupes âges (7 % et moins). En outre, on constate que quand l’avortement a eu lieu à un stade tardif de la grossesse, le rôle du mari /partenaire et celui des parents/amis est plus important que quand l’avortement a eu lieu à un stade précoce : à 5 mois ou plus de grossesse, c’est le mari/partenaire qui a pris la décision dans 16 % des cas et les parents ou amis dans 15 % des cas. Le rôle du mari/partenaire ou des parents/amis dans la décision d’avorter est également plus important quand la femme vit dans un ménage classé dans le quintile le plus élevé puisque seulement 70 % de ces femmes contre 86 % dans les ménages du second quintile ont pris elles-mêmes la décision d’avorter ; en outre, dans les ménages du quintile le plu élevé, c’est le mari/partenaire qui a décidé dans 16 % des cas contre 5 % dans les ménages du quintile le plus bas. Avortement • 109 Tableau 8.4 Décision de l'avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2007 selon le type de personne qui les a poussées ou forcées à subir leur avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique L'enquêtée a décidé elle-même L'enquêtée a été poussée/ forcée à avorter par : Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2007 Mari/ partenaire Professionnel de la santé Parents/ amis/autre Groupe d'âges 15-19 66,9 8,6 0,0 24,5 100,0 93 20-24 80,2 10,9 2,7 6,2 100,0 298 25-29 80,1 6,6 6,7 6,6 100,0 261 30-34 84,3 7,0 3,0 5,7 100,0 172 35-39 80,4 6,3 3,1 10,2 100,0 91 40-44 74,7 4,3 16,6 4,4 100,0 52 45-49 * * * * 100,0 17 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 84,1 8,6 1,4 5,9 100,0 456 2-4 mois 80,3 6,1 7,6 6,0 100,0 469 5 mois ou plus 67,5 15,7 1,7 15,1 100,0 28 Nombre d'enfants vivants 0-1 74,9 10,4 4,2 10,5 100,0 457 2-4 83,2 6,0 3,8 7,0 100,0 416 5 ou plus 85,4 4,9 6,5 3,3 100,0 110 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 75,1 9,8 6,0 9,1 100,0 574 Autres villes 85,9 6,1 2,0 6,0 100,0 311 Ensemble urbain 78,9 8,5 4,6 8,0 100,0 885 Rural 85,7 2,2 1,9 10,2 100,0 98 Province Libreville/Port-Gentil 75,1 9,8 6,0 9,1 100,0 574 Estuaire (sans Libreville) 84,7 4,2 0,0 11,1 100,0 141 Haut-Ogooué 79,5 10,7 5,6 4,2 100,0 88 Moyen-Ogooué 94,5 4,3 0,0 1,2 100,0 30 Ngounié 89,6 1,3 0,0 9,1 100,0 46 Nyanga (90,2) (2,8) (2,8) (4,2) 100,0 14 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) (74,6) (10,3) (10,8) (4,3) 100,0 6 Ogooué-Ivindo 88,1 5,7 1,1 5,1 100,0 23 Ogooué-Lolo 87,5 3,5 3,4 5,6 100,0 25 Woleu-N’tem 91,2 2,2 2,5 4,1 100,0 36 Niveau d'instruction Aucun * * * * 100,0 23 Primaire 80,0 9,8 1,8 8,4 100,0 153 Secondaire 1er cycle 79,8 7,1 3,1 10,0 100,0 495 Secondaire 2nd cycle ou plus 79,4 7,8 7,1 5,8 100,0 312 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 83,0 4,8 3,2 8,9 100,0 133 Second 86,1 3,6 4,4 5,9 100,0 207 Moyen 85,0 9,1 1,4 4,5 100,0 216 Quatrième 75,5 4,7 9,6 10,3 100,0 210 Le plus élevé 69,8 15,8 2,7 11,7 100,0 218 Ensemble 79,6 7,9 4,3 8,2 100,0 983 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 8.5 RAISON DE L’AVORTEMENT On a demandé aux femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2007 la raison principale pour laquelle elles avaient avorté la dernière fois. Les résultats sont présentés au tableau 8.5. Les données recueillies montrent que les difficultés économiques et le manque d’argent ont constitué, pour près d’une femme sur quatre (23 %), la raison principale d’avoir interrompu la grossesse. En outre, 16 % des femmes ont pris la décision d’avorter parce qu’elles souhaitaient continuer leurs études ou pouvoir travailler et, dans 15 % des cas, parce que le mari ou partenaire ne voulait pas de l’enfant. Enfin, 12 % des femmes ont cité comme raison principale le nombre trop élevé d’enfants et les naissances trop rapprochées. Les raisons citées par les femmes diffèrent en fonction de l’âge. On peut, par exemple, souligner que ce sont les femmes les plus jeunes qui ont le plus fréquemment cité un âge trop jeune pour avoir un enfant (22 % contre 8 % à 20-24 ans ), la peur des parents (28 % contre 5 % à 20-24 ans) ou 110 • Avortement encore le souhait de poursuivre des études ou de travailler (25 % contre 17 % à 35-39 ans). Par contre, les problèmes de santé ont été plus fréquemment cités par les femmes à partir de 30-34 ans (15 %). Les difficultés économiques ont davantage influencé la décision d’avorter des femmes sans instruction que de celles ayant un niveau secondaire ou plus (33 % contre 12 %). Les résultats selon le niveau de bien-être du ménage montrent aussi que seulement 13 % des femmes du quintile le plus élevé ont interrompu leur grossesse pour des motifs économiques alors que cette proportion est de 32 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile moyen. Tableau 8.5 Raisons de l'avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2006 selon la raison principale pour laquelle elles ont avorté la dernière fois, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Raison principale du dernier avortement Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2007 Problème santé Trop jeune pour avoir un enfant Déjà trop d'enfants Trop d'enfants/ nais- sances trop rappro- chées Peur des parents Mari/ partenaire ne voulait pas l'enfant Pour continuer scolarité/ de travailler Difficultés écono- miques, manque d'argent Autre/Non déterminé Groupe d'âges 15-19 0,3 22,0 0,0 10,2 27,6 5,7 24,7 8,0 1,5 100,0 93 20-24 5,5 7,7 2,9 10,9 5,4 16,7 18,9 21,4 10,7 100,0 298 25-29 7,3 1,8 4,3 15,3 0,8 21,3 14,1 27,9 7,2 100,0 261 30-34 14,7 0,0 3,4 12,5 0,2 9,5 16,8 25,8 17,0 100,0 172 35-39 19,4 1,4 10,9 16,4 0,0 9,0 8,9 22,8 11,3 100,0 91 40-44 23,0 0,0 17,8 2,0 0,0 20,2 0,0 19,5 17,4 100,0 52 45-49 * * * * * * * * * 100,0 17 Nombre d'enfants vivants 0-1 6,4 9,4 0,0 7,9 9,2 17,7 22,1 18,1 9,3 100,0 457 2-4 10,5 1,2 7,2 16,8 0,4 12,6 12,1 27,1 12,1 100,0 416 5 ou plus 18,5 1,3 19,0 13,1 0,4 11,9 1,5 26,1 8,1 100,0 110 Décision de l'avortement Enquêtée elle-même 5,7 4,4 6,4 14,0 5,0 14,2 16,7 26,0 7,6 100,0 782 Quelqu'un d'autre 24,1 7,7 0,6 5,5 2,5 17,4 11,0 10,3 20,9 100,0 201 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 11,5 6,2 4,4 10,4 4,6 16,3 16,9 21,3 8,5 100,0 574 Autres villes 5,6 3,9 6,9 13,9 4,3 11,7 14,1 26,0 13,7 100,0 311 Ensemble urbain 9,4 5,4 5,3 11,6 4,5 14,7 15,9 23,0 10,3 100,0 885 Rural 10,4 1,7 4,3 18,0 4,5 16,6 12,5 21,1 10,8 100,0 98 Province Libreville/Port-Gentil 11,5 6,2 4,4 10,4 4,6 16,3 16,9 21,3 8,5 100,0 574 Estuaire (sans Libreville) 4,7 3,0 5,2 9,5 5,6 8,7 18,5 29,8 15,0 100,0 141 Haut-Ogooué 10,2 1,2 0,5 23,6 3,3 16,0 11,5 21,5 12,2 100,0 88 Moyen-Ogooué 2,0 5,8 9,5 13,0 1,4 13,8 13,0 26,7 14,7 100,0 30 Ngounié 4,2 7,6 5,8 12,5 4,4 16,4 13,9 19,9 15,2 100,0 46 Nyanga (5,5) (3,9) (5,8) (9,4) (13,9) (10,0) (0,0) (43,6) (7,9) 100,0 14 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) (14,6) (13,7) (15,5) (18,4) (0,0) (6,1) (9,0) (18,5) (4,3) 100,0 6 Ogooué-Ivindo 5,8 3,0 13,5 13,8 1,0 10,7 14,3 26,9 11,0 100,0 23 Ogooué-Lolo 3,4 4,3 10,1 18,9 6,2 15,9 7,7 17,8 15,8 100,0 25 Woleu-N’tem 15,0 0,0 13,6 18,6 1,7 18,3 11,3 15,7 5,7 100,0 36 Niveau d'instruction Aucun * * * * * * * * * 100,0 23 Primaire 6,2 1,6 6,9 12,6 2,2 16,7 5,7 33,3 14,6 100,0 153 Secondaire 1er cycle 7,0 5,8 4,0 11,9 6,8 12,4 15,1 27,3 9,6 100,0 495 Secondaire 2nd cycle ou plus 14,6 5,8 5,9 13,3 2,2 15,7 21,3 11,8 9,4 100,0 312 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,8 4,9 6,6 15,3 2,1 14,5 10,3 26,8 8,8 100,0 133 Second 7,5 5,3 6,1 11,0 5,2 16,5 13,5 28,5 6,5 100,0 207 Moyen 4,2 2,0 3,9 13,8 5,9 12,8 14,5 32,1 10,6 100,0 216 Quatrième 12,3 3,5 6,5 10,4 3,0 19,9 18,0 15,2 11,2 100,0 210 Le plus élevé 13,2 9,4 3,4 11,8 5,3 10,8 19,3 12,9 13,9 100,0 218 Ensemble 9,5 5,0 5,2 12,2 4,5 14,9 15,6 22,8 10,3 100,0 983 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Avortement • 111 8.6 PROCÉDURE D’AVORTEMENT Aux femmes qui ont déclaré avoir avorté au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, on leur a demandé quelle procédure avait été utilisée lors du dernier avortement. Précisons que les femmes ont pu utiliser plusieurs procédures en même temps. Les résultats sont présentés au tableau 8.6. Tableau 8.6 Procédure d'avortement Parmi les femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2007, pourcentage de celles ayant utilisé différents moyens ou procédures pour leur dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Procédure d'avortement Effectif de femmes ayant avorté depuis 2007 Dilatation et curetage Aspiration Sonde Injections Comprimés Plantes/ décoctions/ Autre Groupe d'âges 15-19 38,5 3,9 0,5 13,9 41,2 6,4 93 20-24 41,2 1,2 0,0 8,9 47,3 11,1 298 25-29 46,4 1,2 0,5 10,3 40,9 10,4 261 30-34 49,8 0,0 0,3 3,4 35,0 13,5 172 35-39 39,1 0,0 0,4 12,6 36,5 15,7 91 40-44 46,0 3,3 1,9 1,4 32,9 17,7 52 45-49 * * * * * * 17 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 42,8 0,2 0,4 11,3 41,7 8,8 456 2-4 mois 47,1 2,3 0,4 7,0 41,8 14,4 469 5 mois ou plus 30,7 2,2 0,0 6,3 58,5 27,2 28 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 52,5 1,4 0,0 8,7 38,0 6,4 574 Autres villes 31,3 1,4 0,8 9,0 47,4 17,1 311 Ensemble urbain 45,0 1,4 0,3 8,8 41,3 10,2 885 Rural 32,9 0,1 1,4 8,3 39,8 26,2 98 Province Libreville/Port-Gentil 52,5 1,4 0,0 8,7 38,0 6,4 574 Estuaire (sans Libreville) 32,9 0,0 0,0 10,6 46,0 12,3 141 Haut-Ogooué 33,7 3,2 1,1 7,5 49,0 12,0 88 Moyen-Ogooué 35,9 0,0 2,7 6,7 39,2 28,7 30 Ngounié 17,0 0,0 0,7 4,4 58,2 27,1 46 Nyanga (24,4) (0,0) (0,0) (10,0) (34,5) (34,5) 14 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) (42,8) (3,1) (0,0) (12,4) (23,4) (25,5) 6 Ogooué-Ivindo 34,9 0,4 0,0 8,3 24,7 38,5 23 Ogooué-Lolo 24,9 0,0 0,0 5,9 42,3 34,4 25 Woleu-N’tem 41,1 3,4 4,4 13,8 49,2 16,4 36 Niveau d'instruction Aucun * * * * * * 23 Primaire 32,7 0,8 0,2 5,3 42,9 20,9 153 Secondaire 1er cycle 36,2 1,1 0,4 8,5 48,0 13,2 495 Secondaire 2nd cycle ou plus 58,7 1,0 0,4 10,7 29,4 5,6 312 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 26,5 0,9 1,3 5,7 43,7 28,3 133 Second 31,3 2,0 0,3 12,3 50,6 15,8 207 Moyen 35,6 0,1 0,4 14,7 43,6 10,4 216 Quatrième 54,8 1,2 0,2 4,1 41,3 7,0 210 Le plus élevé 64,0 1,9 0,0 5,8 28,0 3,8 218 Ensemble 43,8 1,2 0,4 8,8 41,1 11,8 983 Note : une même femme ayant pu utiliser plusieurs procédures/moyens, le total des pourcentages peut excéder 100 %. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Globalement, on constate que les femmes ont principalement utilisé deux méthodes : la dilatation et curetage (44 %) et les comprimés (41 %). Dans 12 % des cas, les femmes ont utilisé des plantes/décoctions, en particulier, les femmes du milieu rural (26 %), dans l’Ogooué-Ivindo (39 %), celles sans instruction (21 %) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (28 %). La dilatation et curetage sont des procédures plus fréquemment utilisées par les femmes ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (59 %) et par celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (64 %). Quand l’avortement a eu lieu à un stade tardif de la grossesse, on constate que les femmes ont surtout utilisé des comprimés (59 %) et des décoctions (26 %). 112 • Avortement 8.7 LIEU OU A ÉTÉ EFFECTUÉ L’AVORTEMENT On a demandé aux femmes qui avaient avorté, au moins une fois, depuis 2007 où avait eu lieu le dernier avortement et qui les avait assistées pour avorter. Les résultats sont présentés aux tableaux 8.7 et 8.8. Tableau 8.7 Lieu de l'avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2007 selon le lieu où a été effectué le dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Lieu du dernier avortement Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2007 Établissement de santé public Établissement de santé parapublic Établissement de santé privé Maison de l'enquêtée Autre maison/ autre/Non déterminé Groupe d'âges 15-19 10,5 0,0 36,5 44,3 8,7 100,0 93 20-24 19,5 1,9 24,4 46,2 7,9 100,0 298 25-29 11,9 1,5 38,7 44,2 3,8 100,0 261 30-34 22,9 0,0 30,3 41,2 5,6 100,0 172 35-39 22,9 1,0 28,9 39,9 7,3 100,0 91 40-44 9,3 0,0 32,3 53,4 5,0 100,0 52 45-49 * * * * * 100,0 17 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 17,7 0,9 32,9 44,2 4,4 100,0 456 2-4 mois 16,8 1,4 31,9 45,9 4,0 100,0 469 5 mois ou plus 25,6 0,0 6,2 65,3 3,0 100,0 28 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 16,8 1,1 41,8 34,4 5,8 100,0 574 Autres villes 16,6 1,2 16,4 59,3 6,5 100,0 311 Ensemble urbain 16,7 1,1 32,9 43,2 6,1 100,0 885 Rural 18,7 0,5 16,7 57,0 7,0 100,0 98 Province Libreville/Port-Gentil 16,8 1,1 41,8 34,4 5,8 100,0 574 Estuaire (sans Libreville) 8,9 2,3 25,3 57,2 6,4 100,0 141 Haut-Ogooué 19,0 0,0 17,2 56,1 7,7 100,0 88 Moyen-Ogooué 26,2 0,7 12,1 57,3 3,8 100,0 30 Ngounié 11,1 0,0 5,6 74,6 8,7 100,0 46 Nyanga (23,4) (0,0) (11,0) (51,9) (13,8) 100,0 14 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) (36,3) (0,0) (5,9) (50,3) (7,5) 100,0 6 Ogooué-Ivindo 25,6 3,5 8,2 61,8 0,9 100,0 23 Ogooué-Lolo 20,4 0,0 1,1 67,3 11,3 100,0 25 Woleu-N’tem 30,9 0,0 17,7 49,1 2,2 100,0 36 Niveau d'instruction Aucun * * * * * 100,0 23 Primaire 14,1 0,3 18,7 57,2 9,8 100,0 153 Secondaire 1er cycle 13,1 1,2 24,0 55,0 6,7 100,0 495 Secondaire 2nd cycle ou plus 21,9 1,3 48,3 24,4 4,0 100,0 312 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 16,1 0,0 13,3 66,8 3,8 100,0 133 Second 13,3 0,3 24,5 56,8 5,2 100,0 207 Moyen 13,4 2,8 26,2 53,7 3,8 100,0 216 Quatrième 21,9 0,0 36,3 35,0 6,7 100,0 210 Le plus élevé 19,6 1,7 48,7 19,6 10,3 100,0 218 Ensemble 16,9 1,1 31,2 44,6 6,2 100,0 983 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Avortement • 113 Dans environ la moitié des cas (51 %), le dernier avortement a eu lieu dans la maison de l’enquêtée (45 %) ou dans une autre maison (6 %). En outre, bien que l’avortement soit illégal, dans 49 % des cas, il a eu lieu dans un établissement de santé, qu’il soit public (17 %), parapublic (1 %) ou privé (31 %). Parmi les femmes de 15-25 ans et parmi celles de 40-44 ans, plus de la moitié ont avorté dans leur propre maison ou dans une autre maison. On remarque que près des deux-tiers des femmes ayant avorté à un stade tardif de la grossesse ont avorté dans leur maison (65 %). Il en est de même des femmes du milieu rural (57 %), de celles sans instruction (57 %), de celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (67 %) et de celles de la province de la Ngounié (83 %). À l’opposé, 48 % des femmes ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus et 49 % de celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé ont avorté dans un établissement de santé privé. 8.8 ASSISTANCE À L’AVORTEMENT En ce qui concerne l’assistance à l’avortement, les résultats du tableau 8.8 montrent que 46 % des femmes ont déclaré avoir avorté avec l’assistance de personnel de santé, 37 % par un médecin et 9 % par une sage-femme ou une infirmière. À l’opposé, près d’un tiers des femmes ont avorté sans aucune assistance (31 %). Ces conditions précaires ont concerné plus d’une femme sur deux dont l’avortement a eu lieu à cinq mois ou plus de grossesse (51 %), 42 % des femmes du milieu rural, 57 % de celles de la province de l’Ogooué-Lolo, 43 % de celles sans instruction et 53 % de celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas. Par contre, 45% des femmes de Libreville/Port-Gentil, 54 % de celles ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus et 55 % de celles des ménages du quintile le plus élevé ont été assistées par un médecin au cours de leur dernier avortement. Tableau 8.8 Assistance à l'avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2007 par type d'assistance lors du dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Assistance au dernier avortement Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2007 Médecin Sage-femme/ Assistante/ Infirmière Amis/ parents Autre Personne Non déterminé Groupe d'âges 15-19 36,6 4,8 27,3 5,6 25,2 0,4 100,0 93 20-24 36,9 8,3 20,8 0,6 32,0 1,4 100,0 298 25-29 40,0 7,6 16,0 3,8 29,6 3,0 100,0 261 30-34 37,5 14,1 13,7 0,0 30,4 4,3 100,0 172 35-39 38,2 6,3 10,5 6,3 32,4 6,3 100,0 91 40-44 23,5 10,6 18,0 3,4 41,2 3,3 100,0 52 45-49 * * * * * * 100,0 17 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 37,4 10,2 15,7 2,7 32,9 1,0 100,0 456 2-4 mois 38,1 7,5 21,6 2,6 29,8 0,3 100,0 469 5 mois ou plus 26,3 11,1 9,2 1,0 51,0 1,5 100,0 28 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 45,3 7,7 17,0 1,6 25,5 2,9 100,0 574 Autres villes 25,1 9,3 20,3 3,8 38,5 3,0 100,0 311 Ensemble urbain 38,2 8,3 18,1 2,4 30,1 2,9 100,0 885 Rural 24,9 12,0 15,9 4,1 41,8 1,3 100,0 98 Province Libreville/Port-Gentil 45,3 7,7 17,0 1,6 25,5 2,9 100,0 574 Estuaire (sans Libreville) 26,8 11,5 22,1 4,4 31,4 3,8 100,0 141 Haut-Ogooué 29,1 5,5 18,4 7,0 37,0 3,0 100,0 88 Moyen-Ogooué 24,8 8,9 21,0 3,7 41,6 0,0 100,0 30 Ngounié 11,3 11,5 21,0 1,6 54,6 0,0 100,0 46 Nyanga (32,1) (3,3) (14,2) (3,9) (44,4) (2,1) 100,0 14 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) (25,0) (19,1) (11,1) (0,0) (43,5) (1,3) 100,0 6 Ogooué-Ivindo 26,4 7,1 16,6 2,1 44,0 3,9 100,0 23 Ogooué-Lolo 18,8 2,2 14,8 3,2 56,5 4,6 100,0 25 Woleu-N’tem 26,5 22,2 14,5 0,0 36,9 0,0 100,0 36 Niveau d'instruction Aucun * * * * * * 100,0 23 Primaire 24,2 8,4 16,3 3,7 42,7 4,6 100,0 153 Secondaire 1er cycle 28,7 7,3 21,7 3,7 36,4 2,2 100,0 495 Secondaire 2nd cycle ou plus 54,3 9,3 13,8 0,3 19,3 3,0 100,0 312 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 23,0 5,7 13,9 3,1 52,8 1,5 100,0 133 Second 23,2 5,7 35,6 2,1 32,7 0,7 100,0 207 Moyen 31,4 12,8 14,3 2,5 36,1 2,9 100,0 216 Quatrième 45,6 8,6 13,9 2,5 25,9 3,4 100,0 210 Le plus élevé 55,4 9,2 11,0 2,7 16,9 4,8 100,0 218 Ensemble 36,9 8,7 17,9 2,5 31,2 2,8 100,0 983 Note : si différentes personnes ont assisté l'avortement, seule la plus qualifiée est prise en compte dans ce tableau. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 114 • Avortement 8.9 COMPLICATIONS APRÈS L’AVORTEMENT La pratique de l’avortement comporte des risques pour la santé de la femme. Lors de la collecte des données de l’EDSG-II, on a demandé aux femmes si, après leur dernier avortement, elles avaient eu des complications. Les résultats sont présentés au tableau 8.9. Environ une femme sur cinq ayant avorté au moins une fois depuis 2007 a déclaré avoir eu des complications après son dernier avortement (21 %). Les variations selon l’âge sont irrégulières et aucune tendance n’apparaît. Les résultats montrent cependant que c’est à 20-24 ans que la proportion de femmes ayant eu des complications est la plus élevée (32 %). On remarque aussi qu’environ un quart des jeunes femmes de 15-19 ans (26 %) et de celles de 40-44 ans (23 %) ont déclaré avoir eu des complications. En outre, les résultats mettent en évidence l’influence du stade de la grossesse au moment de l’avortement puisque 17 % des femmes ayant avorté à moins de 2 mois de grossesse ont eu des complications contre 27 % quand l’avortement a eu lieu à 2-4 mois de grossesse. 8.10 COÛT DE L’AVORTEMENT Aux femmes qui ont déclaré avoir avorté, au moins une fois, depuis 2007, on leur a également demandé combien avait coûté l’avortement. La question sur le coût concernait le dernier avortement. Les résultats sont présentés au tableau 8.10 en Francs CFA. Globalement, on constate que pour près d’une femme sur deux, le coût du dernier avortement se situe entre 10 000 FCFA et moins de 100 000 FCFA (49 %). Près d’une femme sur cinq a payé 100 000 FCFA ou plus pour le dernier avortement. À l’opposé, pour 9 % des femmes, le dernier avortement a coûté moins de 10 000 FCFA et 12 % des femmes n’ont rien payé. Parmi les femmes dont le dernier avortement a été effectué dans un établissement de santé public, près des deux-tiers (63 %) ont payé entre 10 000 FCFA et moins de 100 000 FCFA, la majorité ayant payé entre 50 000 et moins de 100 000 FCFA. Parmi celles qui ont avorté dans un établissement de santé privé, 41 % ont payé entre 50 000 et moins de 100 000 FCFA. Par contre, parmi les femmes qui ont avorté la dernière fois dans un établissement de santé parapublic, 54 % ont payé 100 000 FCFA et plus. À ces disparités entre type d’établissements de santé s’ajoutent des disparités en fonction des caractéristiques socio-économiques des femmes. En effet, en milieu urbain, 26 % des femmes ont payé entre 50 000 et moins de 100 000 FCFA pour leur dernier avortement contre 19 % en milieu rural où 29 % des femmes n’ont rien payé. Les résultats selon le niveau d’instruction montrent que parmi les femmes ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus, 57 % ont dépensé entre 50 000 et moins de 100 000 FCFA pour le dernier avortement. Parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé, cette proportion est de 59 %. Par contre, parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas, 31 % n’ont rien payé pour le dernier avortement. Tableau 8.9 Complications après l'avortement Proportion de femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2007 et qui ont déclaré avoir eu des complications après le dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique démographique Proportion ayant déclaré avoir eu des complications Effectif de femmes ayant avorté depuis 2007 Groupe d'âges 15-19 26,3 93 20-24 31,9 298 25-29 17,1 261 30-34 9,3 172 35-39 16,9 91 40-44 22,8 52 45-49 * 17 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 16,6 456 2-4 mois 27,4 469 5 mois ou plus (19,4) 28 Ensemble 21,3 983 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Avortement • 115 Tableau 8.10 Coût de l'avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2007 par coût du dernier avortement (en FCFA), selon certaines caractéristiques socio- économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio-économique Coût du dernier avortement (en FCFA) Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2007 0 <10000 10000- <25000 25000- <50000 50000- <100000 100000- <200000 200000 ou + NSP/ Manquant Lieu de l'avortement Établissement de santé public 7,0 0,6 1,7 10,0 51,6 19,6 3,3 6,1 100,0 167 Établissement de santé parapublic 0,0 0,0 3,9 36,3 5,8 30,5 23,5 0,0 100,0 10 Établissement de santé privé 2,1 0,0 2,7 3,8 40,6 31,6 8,1 11,2 100,0 307 Autre 20,7 17,0 21,8 16,8 7,4 2,5 0,9 12,9 100,0 499 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 6,9 7,2 10,7 11,3 29,3 18,3 4,4 12,0 100,0 574 Autres villes 17,2 11,8 15,7 13,1 19,7 9,8 2,4 10,4 100,0 311 Ensemble urbain 10,5 8,8 12,4 11,9 25,9 15,3 3,7 11,4 100,0 885 Rural 28,9 8,3 10,4 10,8 19,0 10,3 4,4 7,9 100,0 98 Province Libreville/Port-Gentil 6,9 7,2 10,7 11,3 29,3 18,3 4,4 12,0 100,0 574 Estuaire (sans Libreville) 14,7 9,4 11,3 14,3 19,3 11,5 4,7 14,8 100,0 141 Haut-Ogooué 21,2 7,8 12,1 11,6 27,3 11,3 1,7 7,0 100,0 88 Moyen-Ogooué 19,6 17,5 15,1 10,2 13,7 9,0 4,2 10,8 100,0 30 Ngounié 23,6 20,4 23,7 8,8 9,6 7,4 0,0 6,5 100,0 46 Nyanga (17,5) (13,0) (18,8) (12,2) (13,5) (8,9) (6,5) (9,5) 100,0 14 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) (14,6) (10,7) (7,1) (4,8) (22,2) (16,1) (7,1) (17,3) 100,0 6 Ogooué-Ivindo 34,4 8,6 14,5 11,4 21,4 6,5 0,0 3,2 100,0 23 Ogooué-Lolo 27,8 15,7 14,2 13,7 12,8 6,6 1,1 8,0 100,0 25 Woleu-N’tem 20,1 4,6 19,7 15,8 24,3 8,3 2,2 5,0 100,0 36 Niveau d'instruction Aucun * * * * * * * * 100,0 23 Primaire 24,1 12,3 15,9 11,3 23,1 4,3 0,8 8,2 100,0 153 Secondaire 1er cycle 12,0 10,8 14,5 14,7 20,9 10,7 3,4 12,9 100,0 495 Secondaire 2nd cycle ou plus 7,8 4,2 7,4 8,1 34,1 23,2 5,8 9,4 100,0 312 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 31,4 11,2 15,8 7,5 14,3 12,1 1,8 5,9 100,0 133 Second 10,6 17,3 14,4 18,2 17,0 15,3 1,9 5,3 100,0 207 Moyen 13,0 7,6 15,9 12,6 31,8 7,0 2,1 10,0 100,0 216 Quatrième 9,3 6,0 9,0 11,5 22,4 15,7 6,1 20,0 100,0 210 Le plus élevé 4,6 2,8 7,4 7,9 36,0 22,8 6,4 12,1 100,0 218 Ensemble 12,4 8,7 12,2 11,8 25,2 14,8 3,8 11,1 100,0 983 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Santé de la reproduction • 117 SANTÉ DE LA REPRODUCTION 9 Dr. Diarra Aichata SAKO et Koubi Pélagie a santé de la mère et de l’enfant est l’une des priorités du Gouvernement Gabonais, qui pour l’améliorer a adhéré à différentes initiatives internationales. C’est ainsi qu’en 1994, à l’instar d’autres États membres de la région africaine, le Gabon s’est engagé à mettre en œuvre les recommandations de la Conférence Internationale du Caire sur la Population et le Développement (CIPD) et à appliquer le concept nouveau de la Santé de la Reproduction. Par Santé de la Reproduction, on entend « le bien-être général tant physique que mental et social de la personne humaine pour ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement et non pas l’absence de maladies ou d’infirmités » (CIPD, 1994). En outre, pour définir ses orientations politiques dans le domaine de la Santé de la Reproduction, le Gabon a développé une politique nationale (2001-2010) qui s’inscrit dans le cadre du PNDS. Dans ce contexte, les données collectées au cours de l’EDSG-II permettent d’une part d'identifier les problèmes actuels les plus importants en matière de santé maternelle et d’autre part, dans la mesure où ils sont comparables avec l’enquête précédente, d’évaluer l’impact des politiques et des programmes mis en place dans ce domaine entre 2000 et 2012. Dans ce chapitre les résultats se structurent autour de quatre points essentiels : • les soins prénatals ; • les conditions d’accouchement ; • les soins postnatals ; • les problèmes d’accès des femmes aux soins de santé. 9.1 SOINS PRÉNATALS ET VACCINATION ANTITÉTANIQUE 9.1.1 Soins prénatals Le suivi précoce des femmes enceintes permet de détecter et de traiter les problèmes de santé afin de prévenir les complications qui peuvent survenir lors de l’accouchement et qui sont susceptibles de mettre en danger la vie du couple mère-enfant. À cet effet, l’Organisation Mondiale de la Santé L Principaux résultats • La quasi-totalité des femmes ont reçu des soins prénatals par du personnel formé. Ce sont les femmes de l’Ogooué-Ivindo (81 %) et du Woleu-N’tem (88 %) qui ont le moins bénéficié d’un suivi prénatal pendant leur grossesse. • La proportion de femmes ayant effectué au moins quatre visites prénatales est passée de 63 % en 2000 à 78 % en 2012. Durant la même période, la proportion de femmes dont l’accouchement a été assisté par du personnel formé est passée de 87 % à 90 %. • Dans l’ensemble, 59 % des femmes ont reçu des soins postnatals dans les 48 heures suivant la naissance, conformément aux recommandations. • Le taux de satisfaction des services d’accouchement par les mères est passé de 91 % en 2 000 à 89 % en 2012. 118 • Santé de la reproduction recommande, au moins, quatre consultations prénatales pour garantir un suivi correct de l’évolution de la grossesse. Ces visites donnent l'occasion d'immuniser la future mère contre le tétanos, de lui prodiguer des conseils et de lui donner des suppléments nutritionnels en cas de besoin. Le tableau 9.1 présente la répartition des femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années ayant précédé l’enquête, par type de prestataire de santé vu durant la grossesse pour la naissance la plus récente et le pourcentage de naissances les plus récentes pour lesquelles la mère a consulté un professionnel de la santé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les prestataires de santé considérés comme du personnel qualifié, figurent au bas du tableau 9.1. Tableau 9.1 Soins prénatals Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des 5 années ayant précédé l'enquête par type de prestataire vu durant la grossesse pour la naissance la plus récente, et pourcentage de naissances les plus récentes pour lesquelles la mère a consulté un professionnel de la santé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Prestataire de soins prénatals Pas de soins prénatals Total Pourcentage ayant reçu des soins prénatals par un prestataire formé1 Effectif de femmes Médecin Sage- femme Infirmière/ Infirmière- Assistante Autre Manquant Age de la mère à la naissance <20 16,7 74,2 4,3 0,4 0,6 3,8 100,0 95,3 712 20-34 25,0 68,6 1,3 0,5 0,9 3,6 100,0 95,0 2 461 35-49 29,4 62,4 0,6 0,6 1,9 5,1 100,0 92,4 529 Rang de naissance 1 24,5 68,7 3,0 0,3 0,4 3,1 100,0 96,2 1 057 2-3 23,3 71,1 1,4 0,4 0,8 3,0 100,0 95,8 1 400 4-5 29,8 61,2 1,1 1,0 2,3 4,6 100,0 92,2 730 6+ 16,9 73,5 1,3 0,9 1,0 6,4 100,0 91,7 514 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 33,9 60,9 1,5 0,2 1,3 2,2 100,0 96,2 2 027 Autres villes 13,4 80,3 2,2 0,7 0,6 2,9 100,0 95,9 1 154 Ensemble urbain 26,4 67,9 1,7 0,4 1,0 2,4 100,0 96,1 3 181 Rural 9,5 74,2 2,1 1,3 0,7 12,2 100,0 85,7 521 Province Libreville/Port-Gentil 33,9 60,9 1,5 0,2 1,3 2,2 100,0 96,2 2 027 Estuaire (sans Libreville) 18,8 75,0 1,3 0,7 0,9 3,2 100,0 95,2 368 Haut-Ogooué 11,0 84,2 2,1 0,6 0,8 1,3 100,0 97,3 372 Moyen-Ogooué 17,3 75,6 1,1 0,8 0,5 4,8 100,0 93,9 105 Ngounié 4,8 82,5 4,1 1,9 0,3 6,4 100,0 91,4 235 Nyanga 10,9 76,7 3,7 0,6 0,0 8,1 100,0 91,4 95 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 13,5 79,3 3,5 1,1 0,1 2,4 100,0 96,4 41 Ogooué-Ivindo 3,4 74,4 3,0 1,5 0,8 16,9 100,0 80,9 145 Ogooué-Lolo 12,1 79,7 2,0 1,5 0,8 3,9 100,0 93,8 124 Woleu-N’tem 14,8 72,6 0,8 0,0 0,4 11,3 100,0 88,2 189 Région Nord 9,9 73,4 1,7 0,6 0,6 13,7 100,0 85,0 334 Est 11,2 83,1 2,1 0,8 0,8 2,0 100,0 96,4 497 Ouest 18,1 75,5 1,4 0,7 0,7 3,5 100,0 95,0 514 Sud 6,6 80,8 4,0 1,5 0,2 6,9 100,0 91,4 330 Libreville/Port-Gentil 33,9 60,9 1,5 0,2 1,3 2,2 100,0 96,2 2 027 Niveau d'instruction Aucun 22,2 65,5 0,1 0,0 4,0 8,1 100,0 87,8 244 Primaire 12,4 75,4 1,9 1,4 0,5 8,3 100,0 89,8 900 Secondaire 1er cycle 21,4 73,2 2,1 0,4 0,5 2,5 100,0 96,7 1 755 Secondaire 2nd cycle ou plus 43,5 52,9 1,4 0,0 1,8 0,3 100,0 97,8 802 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 6,0 76,3 3,3 1,8 0,9 11,6 100,0 85,7 704 Second 16,0 77,8 1,5 0,4 0,1 4,2 100,0 95,3 812 Moyen 22,4 72,6 1,9 0,2 1,1 1,7 100,0 97,0 803 Quatrième 28,7 67,8 1,4 0,1 0,9 1,0 100,0 97,9 735 Le plus élevé 50,4 45,9 0,8 0,1 2,2 0,7 100,0 97,1 648 Ensemble 24,1 68,8 1,8 0,5 1,0 3,8 100,0 94,7 3 702 Note: Si plus d'un prestataire de soins prénatals a été déclaré, seul le prestataire le plus qualifié est pris en compte dans ce tableau. 1 Les médecins, les sages-femmes, les infirmières, et les infirmières assistantes sont considérés ici comme des prestataires formés pour les soins prénatals. Santé de la reproduction • 119 Dans l’ensemble, parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, plus de neuf sur dix (95 %) ont reçu des soins prénatals par un professionnel de la santé (médecins, sages-femmes, infirmières et infirmières assistantes). Ces consultations ont été principalement effectuées par des sages-femmes (69 %) et des médecins (24 %). Très peu de consultations ont été faites par les infirmières et infirmières assistantes (2 %). On note que pour 4 % des naissances, les femmes n’ont pas effectué de soins prénatals. Par rapport à la précédente enquête, on ne note pas de modification de la couverture en soins prénatals (Graphique 9.1) Graphique 9.1 Soins prénatals par du personnel formé, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 94 98 86 96 94 86 95 96 85 96 95 91 Gabon Libreville/ Port-Gentil Nord Est Ouest Sud Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 Bien que la proportion de naissances pour lesquelles les femmes ont reçu des soins prénatals soit élevée quelle que soit la catégorie sociodémographique, on relève certains écarts. C’est ainsi qu’en milieu urbain, les femmes (96 %) ont plus fréquemment consulté un professionnel de santé que celles du milieu rural (86 %). De même, dans les provinces, on constate que dans l’Ogooué-Ivindo et le Woleu-N’tem, respectivement 81 % et 88 % des naissances ont bénéficié d’un suivi prénatal par un prestataire de santé qualifié alors que dans les autres provinces, cette proportion dépasse les 90 %, avec un maximum de 97 % dans le Haut-Ogooué. Le suivi prénatal est influencé par le niveau d’instruction des femmes. En effet, les femmes sans niveau d’instruction (88 %) ou ayant un niveau d’instruction primaire (90 %) ont moins fréquemment bénéficié de soins prénatals au cours de la grossesse de leur dernier-né que celles de niveau secondaire 1er cycle et 2nd cycle ou plus (respectivement 97 % et 98 %). On constate également que le niveau de bien-être du ménage dans lequel vit la femme influence le suivi prénatal, la proportion de naissances pour lesquelles la mère a consulté un prestataire de santé qualifié variant de 86 % dans les ménages classés dans le quintile le plus bas à 98 % dans ceux du quatrième quintile et 97 % dans ceux du quintile le plus élevé. Nombre de visites prénatales Pour être efficaces, les soins prénatals doivent être effectués à un stade précoce de la grossesse (depuis la 16ème semaine de la grossesse) et continuer de manière régulière jusqu'à l'accouchement. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande, au moins, quatre visites prénatales tout au long de la grossesse. 120 • Santé de la reproduction Le tableau 9.2 présente les données concernant le nombre de visites effectuées par les femmes enceintes, le stade de la grossesse à la première visite et le nombre médian de mois de grossesse à la première visite prénatale (pour les femmes ayant reçu des soins prénatals). Tableau 9.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 5 années ayant précédé l'enquête, selon le nombre de visites prénatales et selon le stade de la grossesse au moment de la première visite pour la naissance la plus récente; Parmi les femmes ayant effectué des visites prénatales, nombre médian de mois de grossesse à la première visite, par milieu de résidence, Gabon 2012 Visite prénatale Milieu de résidence Ensemble Libreville/ Port-Gentil Autres villes Ensemble urbain Rural Nombre de consultations prénatales Aucune 3,5 3,1 3,4 12,7 4,7 1 0,0 0,9 0,3 1,9 0,5 2-3 11,8 16,9 13,6 26,0 15,3 4+ 83,0 76,9 80,8 58,2 77,6 Ne sait pas/manquant 1,7 2,2 1,9 1,2 1,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de mois de grossesse à la première consultation prénatale Aucune consultation prénatale 3,5 3,1 3,4 12,7 4,7 <4 70,8 58,7 66,4 46,3 63,6 4-5 21,0 30,4 24,4 31,2 25,3 6-7 4,2 7,1 5,3 9,1 5,8 8+ 0,3 0,2 0,3 0,5 0,3 Ne sait pas/manquant 0,2 0,5 0,3 0,1 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 2 027 1 154 3 181 521 3 702 Nombre médian de mois de grossesse à la première visite prénatale (pour les femmes ayant reçu des soins prénatals) 3,4 3,8 3,6 3,9 3,6 Effectif de femmes ayant reçu des soins prénatals 1 956 1 117 3 074 455 3 528 On note que 78 % des femmes ont effectué, au moins, quatre visites prénatales, ce qui est en accord avec les recommandations de l'OMS. Dans 15 % des cas, les mères ont effectué 2-3 visites et moins d’un pour cent (0,5 %) n’en ont effectué qu’une seule. Les écarts entre milieux de résidence sont importants puisqu’en milieu urbain, 81 % des femmes ont effectué les quatre visites recommandées contre seulement 58 % en milieu rural. Dans le milieu urbain, on note un écart entre Libreville/Port-Gentil où 83 % des femmes ayant eu une naissance au cours des cinq dernières années ont effectué les quatre visites prénatales recommandées contre 77 % dans les Autres villes. En ce qui concerne le stade de la grossesse auquel a eu lieu la première visite, on constate que dans plus de six cas sur dix (64 %), la première visite a eu lieu avant le quatrième mois de la grossesse. Cependant, en milieu rural, cette proportion concerne seulement moins d’une femme sur deux (46 %), alors qu’elle atteint 66 % en milieu urbain. C’est à Libreville/Port-Gentil que la proportion de femmes qui ont effectué leur première visite avant le quatrième mois de la grossesse est la plus élevée (71 %) ; dans les autres villes, cette proportion n’est que de 59 %. Les résultats révèlent par ailleurs que 25 % des femmes enceintes ont effectué leur première visite entre 4-5 mois et dans 6 % des cas, la première visite n’a eu lieu qu’après le sixième mois de grossesse. Le nombre médian de mois de grossesse à la première visite est estimé à 3,6 et il varie selon le milieu de résidence, de 3,9 en milieu rural à 3,6 en milieu urbain. La comparaison de ces résultats avec ceux de l’EDSG-I montre que la proportion de femmes ayant effectué, au moins, les quatre visites prénatales recommandées a augmenté, passant de 63 % à 78 % (Graphique 9.2). Santé de la reproduction • 121 Composantes des visites prénatales La qualité des soins prénatals est fonction non seulement du type d’examen effectué, du type de prestataire mais aussi des conseils que reçoivent les femmes pendant les consultations. Au cours de l’EDSG-II, on a donc demandé aux femmes si, au cours des visites prénatales, elles avaient été informées sur les signes de complications de la grossesse, si certains examens (la prise du poids et de la taille, la vérification de la tension artérielle) avaient été effectués, si on avait procédé à des prélèvements d’urine et de sang, au toucher vaginal et à l’examen de la conjonctive et des muqueuses. En outre, on a demandé aux femmes qui avaient eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête si elles avaient reçu du fer et des médicaments contre les parasites intestinaux. Ces résultats sont présentés au tableau 9.3 selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, on constate que, parmi les femmes qui ont reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente, près d’une sur deux (48 %) a été informée sur les signes de complication de la grossesse. Dans la quasi-totalité des cas, les femmes ont été pesées (99 %) et mesurées (92 %), leur tension artérielle a été vérifiée (99 %); on a effectué un prélèvement d’urine (96 %), un prélèvement sanguin (98 %) ainsi qu’un toucher vaginal (99 %). Par contre, l’examen de la conjonctive et des muqueuses a été moins fréquent puisque il n’a été effectué que sur 85 % des femmes. Globalement, 40 % des femmes ont été informées des signes de complication qui peuvent survenir au cours de la grossesse et ont bénéficié des sept examens. Cette proportion ne varie pas de manière importante selon les caractéristiques sociodémographiques. C’est dans les provinces de la Nyanga (29 %) et du Woleu-N’tem (25 %) que la proportion de femmes qui ont effectué tous les examens et qui ont été informées des signes de complication de la grossesse sont les plus faibles. À titre de comparaison, cette proportion est de 43 % à Libreville/Port-Gentil. Graphique 9.2 Nombre de visites prénatales, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 4 2 28 63 25 1 15 78 2 Pas de visite 1 2-3 4 ou plus NSP/Manquant Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 12 2 • S an té d e la re pr od uc tio n Ta bl ea u 9. 3 C om po sa nt s de s vi si te s pr én at al es P ar m i l es fe m m es d e 15 -4 9 an s ay an t e u un e na is sa nc e vi va nt e au c ou rs d es 5 a nn ée s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e, p ou rc en ta ge a ya nt p ris d es s up pl ém en ts d e fe r, so us fo rm e de c om pr im és o u de s iro p, e t d es m éd ic am en ts c on tre le s pa ra si te s in te st in au x au c ou rs d e la g ro ss es se la p lu s ré ce nt e et p ar m i l es fe m m es a ya nt re çu d es s oi ns p ré na ta ls p ou r l a na is sa nc e la p lu s ré ce nt e de s 5 de rn iè re s an né es , p ou rc en ta ge a ya nt e ffe ct ué c er ta in s ex am en s pr én at al s, se lo n ce rta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ar m i l es fe m m es a ya nt e u un e na is sa nc e vi va nt e au c ou rs d es 5 a nn ée s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e, p ou rc en ta ge q ui , du ra nt la g ro ss es se la p lu s ré ce nt e, o nt p ris : P ar m i l es fe m m es a ya nt re çu d es s oi ns p ré na ta ls p ou r la n ai ss an ce la p lu s ré ce nt e de s 5 de rn iè re s an né es , p ou rc en ta ge q ui : D u fe r s ou s fo rm e de co m pr im és ou d e si ro p D es m éd ic am en ts co nt re le s pa ra si te s in te st in au x E ffe ct if de fe m m es O nt é té in fo rm ée s de s si gn es d e co m pl ic at io n de la gr os se ss e O nt é té pe sé es O nt é té m es ur ée s O nt e u le ur te ns io n ar té rie lle vé rif ié e O nt e u un pr él èv em en t d' ur in e O nt e u un pr él èv em en t de s an g O nt e u un to uc he r V ag in al E xa m en d e la co nj on ct iv e et m uq ue us es O nt é té in fo rm ée s de s si gn es d e co m pl ic at io n de la gr os se ss e et o nt bé né fic ié d es s ep t ex am en s E ffe ct if de fe m m es A ge d e la m èr e à la n ai ss an ce <2 0 86 ,3 60 ,4 71 2 40 ,9 97 ,2 89 ,0 96 ,6 92 ,8 95 ,8 98 ,0 84 ,7 34 ,2 68 4 20 -3 4 89 ,9 72 ,5 2 46 1 48 ,9 99 ,2 92 ,1 98 ,9 96 ,7 98 ,0 99 ,6 84 ,3 40 ,0 2 35 2 35 -4 9 87 ,1 76 ,4 52 9 51 ,6 99 ,3 94 ,3 99 ,2 96 ,8 98 ,2 99 ,1 89 ,3 44 ,8 49 2 R an g de n ai ss an ce 1 91 ,5 66 ,5 1 05 7 47 ,8 98 ,1 89 ,9 97 ,7 95 ,3 97 ,8 98 ,8 83 ,1 39 ,2 1 02 2 2- 3 89 ,5 72 ,8 1 40 0 46 ,5 98 ,9 92 ,6 98 ,7 95 ,6 97 ,4 99 ,3 83 ,5 37 ,8 1 35 0 4- 5 86 ,8 72 ,2 73 0 49 ,6 99 ,5 90 ,7 98 ,9 97 ,2 98 ,2 99 ,3 87 ,3 41 ,1 68 1 6+ 84 ,5 71 ,7 51 4 48 ,0 99 ,3 95 ,5 99 ,0 96 ,7 96 ,9 99 ,4 90 ,8 42 ,9 47 6 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 91 ,6 78 ,9 2 02 7 52 ,3 99 ,3 90 ,9 99 ,4 97 ,4 99 ,0 99 ,6 83 ,0 43 ,3 1 95 6 A ut re s vi lle s 89 ,3 64 ,5 1 15 4 41 ,8 98 ,4 93 ,7 97 ,8 94 ,5 96 ,1 98 ,7 87 ,8 34 ,3 1 11 7 E ns em bl e ur ba in 90 ,8 73 ,7 3 18 1 48 ,5 99 ,0 91 ,9 98 ,8 96 ,4 98 ,0 99 ,3 84 ,8 40 ,0 3 07 4 R ur al 77 ,1 52 ,8 52 1 42 ,5 98 ,2 91 ,5 96 ,6 93 ,4 95 ,0 98 ,5 87 ,3 36 ,2 45 5 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P o r t-G en til 91 ,6 78 ,9 2 02 7 52 ,3 99 ,3 90 ,9 99 ,4 97 ,4 99 ,0 99 ,6 83 ,0 43 ,3 1 95 6 E st ua ire (s an s Li br ev ille ) 91 ,9 71 ,9 36 8 40 ,9 99 ,2 93 ,4 97 ,9 93 ,2 97 ,3 99 ,0 83 ,9 31 ,5 35 4 H au t-O go ou é 88 ,9 57 ,4 37 2 39 ,9 98 ,1 93 ,1 98 ,2 96 ,1 97 ,6 99 ,0 90 ,2 36 ,0 36 6 M o y en -O go ou é 88 ,1 54 ,2 10 5 38 ,3 98 ,0 92 ,5 98 ,4 94 ,6 96 ,3 95 ,7 70 ,1 25 ,8 10 0 N go un ié 84 ,1 52 ,1 23 5 53 ,7 96 ,9 89 ,5 95 ,7 89 ,8 93 ,0 97 ,0 89 ,2 46 ,7 21 9 N ya ng a 84 ,5 64 ,0 95 33 ,8 99 ,1 96 ,6 96 ,6 94 ,3 95 ,3 99 ,1 95 ,1 28 ,7 88 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t- G en til ) 85 ,7 70 ,1 41 40 ,2 99 ,1 97 ,1 99 ,6 95 ,6 96 ,8 99 ,6 84 ,3 26 ,7 40 O go ou é- Iv in do 67 ,6 61 ,4 14 5 47 ,2 97 ,9 91 ,4 97 ,0 97 ,0 96 ,1 99 ,0 94 ,3 41 ,1 12 0 O go ou é- Lo lo 87 ,7 49 ,4 12 4 49 ,8 98 ,0 95 ,0 97 ,6 97 ,3 96 ,2 99 ,8 79 ,2 42 ,1 11 8 W ol eu -N ’te m 79 ,7 64 ,5 18 9 31 ,1 99 ,4 94 ,2 96 ,6 92 ,5 91 ,7 99 ,2 96 ,4 25 ,2 16 7 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un 80 ,9 71 ,2 24 4 46 ,8 99 ,2 92 ,8 98 ,3 96 ,5 96 ,9 99 ,3 85 ,9 37 ,3 21 4 P rim ai re 81 ,9 63 ,3 90 0 43 ,6 98 ,5 93 ,2 96 ,9 93 ,3 94 ,9 97 ,7 85 ,2 36 ,9 82 2 S ec on da ire 1 er c yc le 90 ,7 72 ,0 1 75 5 45 ,9 99 ,1 93 ,0 99 ,0 96 ,7 98 ,2 99 ,6 86 ,3 39 ,0 1 70 7 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 94 ,9 76 ,2 80 2 56 ,1 98 ,7 87 ,8 99 ,2 97 ,0 99 ,2 99 ,8 82 ,2 44 ,1 78 5 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 76 ,9 53 ,7 70 4 42 ,5 97 ,0 91 ,4 95 ,8 92 ,2 93 ,0 98 ,2 87 ,1 35 ,0 61 9 S ec on d 89 ,2 70 ,5 81 2 43 ,6 99 ,1 91 ,5 99 ,2 96 ,1 98 ,3 99 ,2 86 ,2 37 ,5 77 8 M o y en 91 ,7 75 ,1 80 3 45 ,5 99 ,4 94 ,2 98 ,4 96 ,7 97 ,7 98 ,7 87 ,0 39 ,3 78 1 Q ua tri èm e 93 ,7 78 ,0 73 5 52 ,3 99 ,0 93 ,4 99 ,6 97 ,2 99 ,0 10 0, 0 83 ,0 41 ,9 72 0 Le p lu s él ev é 92 ,3 75 ,9 64 8 55 ,3 99 ,5 87 ,9 99 ,2 97 ,2 99 ,5 99 ,8 81 ,8 44 ,1 63 0 E ns em bl e 88 ,8 70 ,7 3 70 2 47 ,7 98 ,9 91 ,8 98 ,5 96 ,0 97 ,6 99 ,2 85 ,1 39 ,5 3 52 8 122 • Santé de la reproduction Santé de la reproduction • 123 9.1.2 Vaccination antitétanique Le tétanos est l’une des maladies les plus graves et constitue une cause majeure de mortalité chez le nouveau-né dans de nombreux pays en voie de développement. La vaccination antitétanique (l’anatoxine antitétanique) faite à la femme enceinte permet de la protéger ainsi que son nouveau-né contre le tétanos néonatal. Pour assurer une protection complète contre cette pathologie, il est recommandé d’administrer à la femme enceinte, au moins deux injections de vaccin antitétanique à intervalle d’un mois en moyenne. Toutefois, si la mère a déjà été vaccinée lors des grossesses précédentes, les doses à administrer peuvent varier. Il s’agit d’au moins, deux injections (la dernière ayant été effectuée au cours des trois années ayant précédé la dernière naissance vivante) ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des cinq années ayant précédé la dernière naissance vivante) ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au cours des dix années ayant précédé la dernière naissance vivante) ou encore, au moins, cinq injections à n'importe quel moment avant la dernière naissance vivante. Les résultats du tableau 9.4, qui portent sur les femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, indiquent que 68 % ont reçu, au moins, deux doses de vaccin antitétanique au cours de leur dernière grossesse. Dans 78 % des cas, la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal, soit du fait des vaccinations reçues au cours de cette grossesse, soit du fait de vaccinations reçues avant cette grossesse. Tableau 9.4 Vaccination antitétanique Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant reçu, au moins, deux injections antitétaniques au cours de la grossesse pour la naissance vivante la plus récente et pourcentage dont la dernière naissance vivante a été protégée contre le tétanos néonatal, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant reçu deux injections ou plus durant la dernière grossesse Pourcentage dont la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal1 Effectif de mères Age de la mère à la naissance <20 60,9 67,7 712 20-34 71,6 81,6 2 461 35-49 62,6 77,6 529 Rang de naissance 1 68,4 73,1 1 057 2-3 72,1 81,9 1 400 4-5 67,0 80,4 730 6+ 59,3 76,4 514 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 69,5 78,8 2 027 Autres villes 69,5 79,9 1 154 Ensemble urbain 69,5 79,2 3 181 Rural 60,5 72,8 521 Province Libreville/Port-Gentil 69,5 78,8 2 027 Estuaire (sans Libreville) 70,9 80,6 368 Haut-Ogooué 74,9 80,4 372 Moyen-Ogooué 66,8 78,1 105 Ngounié 49,4 68,2 235 Nyanga 65,6 82,3 95 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 68,1 84,3 41 Ogooué-Ivindo 55,4 69,5 145 Ogooué-Lolo 79,8 85,6 124 Woleu-N’tem 63,8 75,9 189 Niveau d'instruction Aucun 71,0 79,6 244 Primaire 59,8 71,7 900 Secondaire 1er cycle 70,9 80,5 1 755 Secondaire 2nd cycle ou plus 71,1 80,5 802 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 58,9 71,0 704 Second 71,1 80,6 812 Moyen 67,9 77,4 803 Quatrième 75,7 84,1 735 Le plus élevé 66,9 78,1 648 Ensemble 68,2 78,3 3 702 1 Y compris les mères ayant reçu deux injections au cours de la grossesse de leur dernière naissance ou, au moins, deux injections (la dernière ayant été effectuée au cours des trois années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des cinq années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au cours des dix années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, cinq injections à n'importe quel moment avant la dernière naissance. 124 • Santé de la reproduction La couverture vaccinale ne présente pas de disparités très importantes. On peut cependant souligner que les naissances de femmes très jeunes (moins de 20 ans à la naissance de l’enfant) sont moins bien protégées que celles dont la mère était plus âgée : par exemple, 68 % des naissances dont la mère avait moins de 20 ans à la naissance de l’enfant ont été protégées contre le tétanos néonatal contre 82 % quand la mère avait 20-34 ans à la naissance et 78 % quand elle avait 35-49 ans. Dans les provinces, ce sont les naissances de la Ngounié qui sont les moins bien protégées (68 % contre un maximum de 81 % dans l’Estuaire sans Libreville et 80 % dans le Haut-Ogooué). Les variations selon le niveau de bien-être économique du ménage sont irrégulières et ne font pas apparaître de tendance. C’est néanmoins dans les ménages classés dans le quintile le plus bas que la proportion de naissances protégées contre le tétanos est la plus faible (71 % contre un maximum de 84 % dans les ménages du quatrième quintile). 9.2 ACCOUCHEMENT Selon les normes et les procédures en SR, l’accouchement doit avoir lieu dans un établissement de santé agréé ayant un personnel qualifié et disposant d’un plateau technique approprié. Lieu de l’accouchement D’une manière générale, les résultats du tableau 9.5 montrent que 90 % des naissances ont eu lieu dans un établissement sanitaire, en majorité un hôpital du secteur public (57 %). Dans 22 % des cas, l’accouchement a eu lieu dans un établissement du secteur privé et 7 % des naissances se sont déroulées à la maison. Les résultats selon les caractéristiques sociodémographiques des femmes font apparaître des écarts importants mais ils mettent surtout en évidence l’influence du suivi prénatal sur le lieu d’accouchement : en effet, si seulement pour 3 % des femmes qui ont effectué les quatre visites prénatales, la naissance a eu lieu à la maison, cette proportion est de 51 % chez celles qui n’ont eu aucun suivi prénatal. On remarque également qu’en milieu rural, pour 27 % des femmes, la naissance s’est déroulée à la maison contre 3 % en milieu urbain. C’est dans les Autres villes que la proportion de femmes qui ont accouché dans un hôpital du secteur public est la plus élevée (67 %). À Libreville/Port-Gentil, plus d’un tiers des femmes ont accouché dans un établissement du secteur privé (35 %). Le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage influencent également de manière importante le lieu d’accouchement, la proportion de femmes ayant accouché à la maison étant de 11 % parmi celles sans instruction et de 16 % parmi celles de niveau primaire contre 1 % parmi celles ayant un niveau 2nd cycle ou plus. Dans les ménages du quintile le plus bas, 23 % des femmes ont accouché à la maison contre moins d’un pour cent parmi celles des ménages du quintile le plus élevé. Santé de la reproduction • 125 Tableau 9.5 Lieu de l'accouchement Répartition (en %) des naissances vivantes survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par lieu d'accouchement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Établissement de santé Maison Autre Manquant Total Pourcentage dont l'accouche- ment s'est déroulé dans un établisse- ment de santé Effectif de nais- sances Hôpital public Autre public Secteur parapublic Secteur privé Âge de la mère à la naissance <20 59,7 10,4 1,1 17,8 7,7 0,8 2,5 100,0 89,0 1 043 20-34 56,4 8,2 2,2 24,1 6,6 0,7 1,8 100,0 90,9 3 417 35-49 55,7 10,1 2,8 20,0 8,8 0,7 1,8 100,0 88,7 662 Rang de naissance 1 58,4 8,0 1,3 24,7 4,5 0,7 2,4 100,0 92,4 1 453 2-3 56,6 9,0 2,1 23,1 6,4 0,9 1,9 100,0 90,8 1 965 4-5 54,9 8,7 3,0 23,8 7,7 0,3 1,5 100,0 90,5 1 009 6+ 58,2 10,5 2,4 12,7 13,8 1,1 1,4 100,0 83,7 695 Visite prénatale1 Aucune 19,0 8,9 1,6 7,3 50,9 0,6 11,7 100,0 36,8 173 1-3 62,8 10,0 0,5 15,3 10,7 0,7 0,0 100,0 88,6 588 4+ 59,2 8,7 2,5 26,3 2,5 0,8 0,1 100,0 96,7 2 874 Ne sait pas/manquant 54,9 5,3 3,7 33,7 2,4 0,0 0,0 100,0 97,6 66 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 52,4 5,2 3,1 34,5 1,6 0,8 2,4 100,0 95,2 2 685 Autres villes 66,8 13,5 0,8 10,7 6,1 0,6 1,4 100,0 91,8 1 633 Ensemble urbain 57,9 8,3 2,3 25,5 3,3 0,7 2,0 100,0 93,9 4 318 Rural 52,4 11,7 1,2 5,1 27,4 0,9 1,3 100,0 70,3 804 Province Libreville/Port-Gentil 52,4 5,2 3,1 34,5 1,6 0,8 2,4 100,0 95,2 2 685 Estuaire (sans Libreville) 57,4 8,9 1,7 20,7 7,5 0,5 3,3 100,0 88,7 525 Haut-Ogooué 62,0 25,5 0,2 6,8 4,0 0,7 0,9 100,0 94,5 533 Moyen-Ogooué 69,1 5,1 8,3 2,4 10,3 1,2 3,5 100,0 84,9 150 Ngounié 52,2 20,8 0,0 11,5 14,0 1,3 0,3 100,0 84,4 342 Nyanga 74,2 10,2 0,1 1,8 12,2 1,1 0,4 100,0 86,3 144 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 64,8 18,5 0,9 9,9 4,7 0,0 1,2 100,0 94,1 59 Ogooué-Ivindo 56,8 1,7 0,1 1,1 38,7 0,6 1,0 100,0 59,6 231 Ogooué-Lolo 75,0 10,3 0,0 1,8 11,3 0,4 1,2 100,0 87,1 179 Woleu-N’tem 68,5 1,5 0,0 5,4 24,3 0,2 0,2 100,0 75,4 274 Région Nord 63,1 1,6 0,1 3,4 30,9 0,4 0,6 100,0 68,2 505 Est 65,3 21,7 0,2 5,5 5,8 0,6 0,9 100,0 92,6 712 Ouest 60,4 8,9 3,0 16,1 7,9 0,6 3,2 100,0 88,4 734 Sud 58,7 17,6 0,0 8,6 13,5 1,2 0,3 100,0 85,0 486 Libreville/Port-Gentil 52,4 5,2 3,1 34,5 1,6 0,8 2,4 100,0 95,2 2 685 Niveau d'instruction de la mère Aucun 35,7 6,9 1,1 40,7 10,9 2,2 2,5 100,0 84,5 332 Primaire 55,1 11,6 1,6 13,9 15,6 1,1 1,2 100,0 82,2 1 354 Secondaire 1er cycle 60,8 9,6 2,3 20,3 4,4 0,6 2,1 100,0 93,0 2 405 Secondaire 2nd cycle ou plus 57,4 4,2 2,6 32,0 1,2 0,3 2,4 100,0 96,2 1 032 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 53,1 16,1 0,9 5,4 22,5 0,9 1,1 100,0 75,5 1 094 Second 63,6 9,7 1,5 17,6 5,5 0,8 1,3 100,0 92,4 1 152 Moyen 63,5 6,7 2,4 21,6 2,7 1,1 2,1 100,0 94,1 1 063 Quatrième 54,8 5,7 3,4 30,8 2,3 0,6 2,3 100,0 94,7 980 Le plus élevé 47,3 4,5 2,5 42,0 0,5 0,1 3,1 100,0 96,3 833 Ensemble 57,0 8,9 2,1 22,3 7,1 0,7 1,9 100,0 90,2 5 122 1 Concerne seulement la naissance la plus récente survenue au cours des cinq années ayant précédé l'enquête. Satisfaction des services d’accouchement Lors de l’EDSG II, on a demandé aux femmes qui avaient accouché dans un établissement sanitaire au cours des cinq dernières années, si elles avaient été satisfaites des services reçus dans cet établissement, et dans le cas d’une réponse négative, la raison pour laquelle elles n’étaient pas satisfaites. Dans l’ensemble, les résultats montrent que 11 % des femmes qui ont accouché dans les structures sanitaires ont déclaré ne pas avoir été satisfaites des services reçus lors de l’accouchement (Tableau 9.6). Cette proportion est plus élevée en milieu urbain (12 %) qu’en milieu rural (8 %). Selon le type d’établissement, on remarque que la proportion de femmes qui n’ont pas été satisfaites est plus élevée parmi celles ayant accouché dans les structures sanitaires du secteur parapublic (21 %) ; parmi les femmes 126 • Santé de la reproduction dont l’accouchement s’est déroulé dans un établissement du secteur public, 13 % ont déclaré qu’elles n’avaient pas été satisfaites des services. Ce sont les femmes qui ont accouché dans un établissement du secteur privé qui ont été, proportionnellement, les moins nombreuses à déclarer n’être pas satisfaites des services d’accouchement qu’elles ont reçus (6 %). Les résultats selon la raison de non satisfaction montrent que le manque d’amabilité du personnel a été la raison la plus fréquemment citée (27 %). Dans les Autres villes, en milieu rural et parmi les femmes ayant accouché dans le secteur public, 30 % des femmes ont cité cette raison. En outre, 15 % ont cité le manque d’hygiène et c’est à Libreville/Port-Gentil que cette proportion est la plus élevée (18 %). Par rapport à 2000, on constate que le taux de satisfaction des mères à l’accouchement a peu varié, celui-ci étant passé de 91 % en 2000 à 89 % en 2012. Tableau 9.6 Satisfaction des services d'accouchement Pourcentage de femmes ayant accouché dans un établissement sanitaire pour la naissance vivante la plus récente qui n'ont pas été satisfaites des services reçus, et répartition (en %) des femmes non satisfaites selon la raison principale de non satisfaction, selon le type d'établissement et le milieu de résidence, Gabon 2012 Milieu de résidence Type d'établissement Ensemble Libreville/ Port-Gentil Autres villes Ensemble urbain Rural Public Parapublic Privé Pourcentage de femmes non satisfaites 11,3 11,8 11,5 8,0 12,5 20,8 6,3 11,1 Effectif de femmes ayant accouché dans un établissement sanitaire 1 971 1 074 3 045 383 2 466 80 881 3 427 Raison principale de non satisfaction Difficilement accessible/ trop loin 0,0 1,2 0,4 9,0 1,4 * * 1,1 Trop cher 3,2 9,8 5,6 4,1 4,3 * * 5,5 Temps attente trop long 9,4 6,4 8,3 5,5 10,0 * * 8,1 Mauvais équipement 8,1 11,0 9,1 8,7 9,4 * * 9,1 Médicament essentiel non disponible 1,2 10,7 4,7 9,4 6,0 * * 5,0 Manque d'hygiène 17,9 10,0 15,0 15,5 13,7 * * 15,1 Manque de confidentialité/ d'intimité 0,0 0,5 0,2 0,0 0,2 * * 0,2 Manque de personnel 2,9 2,2 2,7 0,8 1,9 * * 2,5 Personnel pas qualifié 12,0 4,6 9,3 3,0 8,0 * * 8,8 Personnel pas aimable 25,0 29,5 26,6 29,9 30,4 * * 26,9 Autre 19,0 10,8 16,0 14,2 12,6 * * 15,9 Ne sait pas/manquant 1,2 3,4 2,0 0,0 2,3 * * 1,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes non satisfaites 223 127 350 30 308 17 56 380 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée Le tableau 9.7 présente la répartition des femmes n’ayant pas accouché dans une structure sanitaire pour la naissance vivante la plus récente par raison pour laquelle elles n’ont pas accouché en établissement sanitaire selon le milieu de résidence. Parmi ces raisons, la difficulté d’accès et l’éloignement des structures sanitaires est la raison qui a été la plus fréquemment déclarée par les femmes (31 % des cas). Cette proportion est plus particulièrement élevée en milieu rural (39 %). Dans 20 % des cas, les femmes ont déclaré qu’elles n’avaient pas eu le temps d’arriver ; en milieu urbain (26 %), en particulier dans les Autres villes (33 %), cette proportion est plus élevée. Enfin, on remarque que 12 % des femmes ont cité le coût trop élevé des services en établissement sanitaire. Santé de la reproduction • 127 Tableau 9.7 Raison de ne pas accoucher en établissement sanitaire Répartition (en %) des femmes n'ayant pas accouché dans un établissement sanitaire pour la naissance vivante la plus récente selon la raison principale pour laquelle elles n'ont pas accouché en établissement sanitaire selon le milieu de résidence, Gabon 2012 Raison Milieu de résidence Ensemble Libreville/ Port-Gentil Autres villes Ensemble urbain Rural Difficilement accessible/trop loin * 21,5 20,5 38,9 30,5 Trop cher * 6,4 5,8 17,9 12,3 Temps attente trop long * 2,3 1,5 1,9 1,7 Médicament essentiel non disponible * 0,0 0,0 0,8 0,5 Manque de confidentialité/d'intimité * 0,8 0,5 0,0 0,2 Manque de personnel * 0,8 0,5 0,9 0,7 Personnel pas qualifié * 0,0 0,0 0,2 0,1 Personnel pas aimable * 0,0 0,0 0,2 0,1 Préfère maison * 8,8 9,3 9,3 9,3 Pas eu temps d'arriver * 33,0 26,0 14,8 19,9 Autre * 23,0 24,8 12,3 18,0 Ne sait pas/manquant * 3,5 11,1 3,0 6,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes n'ayant pas accouché dans un établissement sanitaire 41 74 115 136 252 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Assistance durant l’accouchement Le tableau 9.8 présente les résultats concernant l’assistance à l’accouchement pour les naissances ayant eu lieu au cours des cinq dernières années. On constate que la quasi-totalité des naissances se sont déroulées avec l’assistance d’un prestataire de santé qualifié, en majorité une sage-femme (68 %) et, dans une moindre mesure, un médecin (19 %). Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques ne sont pas très importantes. On peut toutefois souligner que quand l’accouchement a eu lieu ailleurs que dans un établissement sanitaire, la proportion de naissances qui se sont déroulées avec l’assistance d’un prestataire de santé qualifié est beaucoup plus faible que quand elles ont eu lieu dans un établissement sanitaire (76 % contre 98 %). Globalement, les résultats montrent que ce sont les femmes qui ont accouché à la maison qui ont le moins fréquemment bénéficié d’une assistance par un prestataire de santé qualifié, comme par exemple, les femmes du milieu rural (70 % contre 94 % à Libreville/Port-Gentil), celles de la province de l’Ogooué-Ivindo (60 % contre 95 % dans le Haut-Ogooué), les femmes de la région Nord (69 % contre 93 % dans l’Est) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (76 % contre 95 % dans ceux du quatrième quintile et ceux du quintile le plus élevé). La comparaison des résultats avec ceux de l’EDSG-I montrent que la proportion de naissances qui se sont déroulées avec l’assistance de prestataire de santé formé a augmenté, passant de 87 % à 90 % (Graphique 9.3). 12 8 • S an té d e la re pr od uc tio n Ta bl ea u 9. 8 A ss is ta nc e du ra nt l' ac co uc he m en t R ép ar tit io n (e n % ) d es n ai ss an ce s vi va nt es a ya nt e u lie u au c ou rs d es c in q an né es a ya nt p ré cé dé l' en qu êt e pa r t yp e d' as si st an ce d ur an t l 'a cc ou ch em en t, po ur ce nt ag e de n ai ss an ce s as si st ée s pa r u n pr of es si on ne l d e sa nt é et po ur ce nt ag e de n ai ss an ce s ay an t n éc es si té u ne c és ar ie nn e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P er so nn e ay an t a ss is té l' ac co uc he m en t : P ou rc en ta ge d on t l'a cc ou ch em en t a ét é as si st é pa r u n pr es ta ta ire fo rm é1 P ou rc en ta ge ac co uc hé p ar cé sa rie nn e E ffe ct if de na is sa nc es M éd ec in S ag e- fe m m e In fir m iè re / In fir m iè re A ss is ta nt e M at ro ne A cc ou ch eu se tra di tio nn el le A m i/ pa re nt / vo is in / A ut re P er so nn e N e sa it pa s/ M an qu an t To ta l A ge d e la m èr e à la n ai ss an ce <2 0 13 ,5 71 ,9 3, 4 0, 9 2, 6 5, 5 0, 1 2, 1 10 0, 0 89 ,7 8, 2 1 04 3 20 -3 4 19 ,6 68 ,6 1, 8 0, 6 2, 3 5, 2 0, 4 1, 5 10 0, 0 90 ,6 10 ,5 3 41 7 35 -4 9 22 ,3 62 ,2 1, 8 1, 0 3, 3 7, 7 0, 9 1, 0 10 0, 0 87 ,2 10 ,1 66 2 R an g de n ai ss an ce 1 18 ,0 70 ,4 2, 2 0, 7 1, 3 4, 9 0, 2 2, 3 10 0, 0 91 ,3 12 ,7 1 45 3 2- 3 19 ,5 68 ,7 2, 1 0, 6 2, 1 5, 3 0, 3 1, 3 10 0, 0 90 ,9 10 ,1 1 96 5 4- 5 20 ,7 67 ,2 1, 6 0, 5 3, 1 5, 1 0, 6 1, 2 10 0, 0 90 ,0 7, 8 1 00 9 6+ 14 ,9 65 ,4 3, 0 1, 1 5, 1 8, 3 0, 8 1, 3 10 0, 0 84 ,5 7, 2 69 5 Li eu d 'a cc ou ch em en t É ta bl is se m en t d e sa nt é 14 ,4 80 ,7 2, 5 0, 8 0, 0 1, 5 0, 1 0, 0 10 0, 0 98 ,4 8, 3 3 47 9 A ill eu rs 29 ,3 44 ,5 1, 6 0, 5 8, 2 15 ,0 0, 9 0, 0 10 0, 0 75 ,9 14 ,4 1 54 5 M an qu an t 2, 5 9, 6 0, 0 0, 0 0, 7 1, 7 5, 4 80 ,1 10 0, 0 12 ,1 0, 0 98 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 26 ,2 66 ,5 1, 2 0, 4 0, 5 3, 2 0, 2 1, 9 10 0, 0 94 ,3 13 ,7 2 68 5 A ut re s vi lle s 10 ,9 77 ,5 3, 2 1, 0 1, 3 4, 4 0, 6 1, 1 10 0, 0 92 ,6 5, 9 1 63 3 E ns em bl e ur ba in 20 ,4 70 ,7 1, 9 0, 6 0, 8 3, 6 0, 3 1, 6 10 0, 0 93 ,6 10 ,7 4 31 8 R ur al 9, 4 56 ,5 3, 3 1, 0 11 ,6 15 ,9 0, 9 1, 3 10 0, 0 70 ,3 5, 9 80 4 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 26 ,2 66 ,5 1, 2 0, 4 0, 5 3, 2 0, 2 1, 9 10 0, 0 94 ,3 13 ,7 2 68 5 E st ua ire (s an s Li br ev ille ) 16 ,7 71 ,0 1, 5 0, 1 2, 2 5, 6 0, 7 2, 2 10 0, 0 89 ,3 9, 9 52 5 H au t-O go ou é 8, 3 82 ,9 2, 8 1, 3 1, 3 2, 1 0, 4 0, 9 10 0, 0 95 ,4 4, 9 53 3 M o y en -O go ou é 13 ,2 69 ,4 1, 8 0, 8 4, 4 5, 6 1, 5 3, 4 10 0, 0 85 ,1 4, 1 15 0 N go un ié 9, 4 69 ,0 5, 0 1, 6 1, 1 12 ,8 0, 7 0, 3 10 0, 0 85 ,1 5, 0 34 2 N ya ng a 6, 4 68 ,9 9, 7 2, 3 3, 1 7, 5 1, 8 0, 4 10 0, 0 87 ,2 4, 0 14 4 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t-G en til ) 14 ,6 67 ,1 8, 6 4, 4 0, 9 2, 1 1, 0 1, 2 10 0, 0 94 ,7 5, 1 59 O go ou é- Iv in do 5, 7 50 ,9 1, 8 1, 0 19 ,3 19 ,8 0, 3 1, 1 10 0, 0 59 ,5 4, 9 23 1 O go ou é- Lo lo 9, 9 71 ,8 2, 8 1, 3 3, 9 8, 6 0, 6 1, 1 10 0, 0 85 ,8 6, 8 17 9 W ol eu -N ’te m 7, 4 66 ,0 2, 8 0, 0 10 ,8 12 ,2 0, 8 0, 2 10 0, 0 76 ,1 3, 6 27 4 R ég io n N or d 6, 6 59 ,1 2, 3 0, 5 14 ,7 15 ,7 0, 5 0, 6 10 0, 0 68 ,5 4, 2 50 5 E st 8, 7 80 ,1 2, 8 1, 3 2, 0 3, 7 0, 4 0, 9 10 0, 0 93 ,0 5, 4 71 2 O ue st 15 ,8 70 ,3 2, 1 0, 6 2, 5 5, 3 0, 8 2, 4 10 0, 0 88 ,9 8, 3 73 4 S ud 8, 5 68 ,9 6, 4 1, 8 1, 7 11 ,2 1, 0 0, 3 10 0, 0 85 ,7 4, 7 48 6 Li br ev ill e/ P or t-G en til 26 ,2 66 ,5 1, 2 0, 4 0, 5 3, 2 0, 2 1, 9 10 0, 0 94 ,3 13 ,7 2 68 5 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 20 ,9 64 ,5 1, 0 0, 0 4, 1 6, 8 0, 1 2, 4 10 0, 0 86 ,5 11 ,6 33 2 P rim ai re 12 ,1 65 ,8 3, 3 0, 9 6, 2 10 ,1 0, 9 0, 9 10 0, 0 82 ,0 7, 6 1 35 4 S ec on da ire 1 er c yc le 17 ,0 73 ,0 2, 0 0, 9 1, 3 3, 7 0, 3 1, 9 10 0, 0 92 ,8 9, 0 2 40 5 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 30 ,6 62 ,6 1, 5 0, 2 0, 0 3, 4 0, 3 1, 4 10 0, 0 94 ,9 14 ,9 1 03 2 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 7, 3 63 ,2 3, 9 1, 2 8, 3 14 ,1 0, 9 1, 1 10 0, 0 75 ,6 3, 9 1 09 4 S ec on d 16 ,7 71 ,1 3, 2 0, 8 2, 2 4, 5 0, 1 1, 3 10 0, 0 91 ,8 8, 3 1 15 2 M o y en 16 ,7 74 ,7 1, 6 0, 8 1, 1 3, 1 0, 6 1, 4 10 0, 0 93 ,8 9, 3 1 06 3 Q ua tri èm e 19 ,1 74 ,6 1, 3 0, 2 0, 1 2, 3 0, 0 2, 3 10 0, 0 95 ,2 10 ,6 98 0 Le p lu s él ev é 38 ,5 56 ,4 0, 1 0, 2 0, 0 2, 6 0, 3 1, 9 10 0, 0 95 ,2 20 ,3 83 3 E ns em bl e 18 ,7 68 ,4 2, 2 0, 7 2, 5 5, 5 0, 4 1, 6 10 0, 0 90 ,0 10 ,0 5 12 2 N ot e: S i l 'e nq uê té e a dé cl ar é qu e pl us d 'u ne p er so nn e av ai t a ss is té l' ac co uc he m en t, se ul e la p er so nn e la p lu s qu al ifi ée e st p ris e en c om pt e da ns c e ta bl ea u. 1 L es m éd ec in s, le s sa ge s- fe m m es , l es in fir m iè re s, le s in fir m iè re s as si st an te s et le s m at ro ne s so nt c on si dé ré s co m m e de s pr es ta ta ire s fo rm és p ou r l ’a ss is ta nc e à l’a cc ou ch em en t. 128 • Santé de la reproduction Santé de la reproduction • 129 Graphique 9.3 Assistance à l'accouchement par du personnel formé, EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 87 94 70 94 83 78 90 94 69 93 89 86 Gabon Libreville/ Port-Gentil Nord Est Ouest Sud Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 Au cours de l’enquête, on a aussi demandé aux femmes qui avaient eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, si l’accouchement avait eu lieu par césarienne. Une femme sur dix a accouché par césarienne (10 %). On note que c’est parmi les femmes vivant dans les ménages du quintile le plus élevé (20 %) et parmi celles de niveau secondaire 2nd cycle ou plus (15 %) et parmi celles de Libreville/Port Gentil (14 %) que cette intervention a été la plus fréquente. Les variations selon l’âge de la femme ne sont pas importantes, par contre, on note une diminution de la pratique de la césarienne en fonction du rang des naissances, la proportion variant de 13 % pour les rangs 1 à 7 % pour les rangs six et plus. 9.3 SOINS POSTNATALS Une proportion importante de décès maternels et de décès de nouveau-nés qui surviennent dans la période néonatale se produisent dans les 48 heures qui suivent l’accouchement. Pour cette raison, il est recommandé que toutes les femmes effectuent une visite postnatale dans les deux jours qui suivent l’accouchement et que les nouveau-nés reçoivent des soins postnatals. Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère Les résultats du tableau 9.9 montrent que 30 % des femmes qui ont eu une naissance au cours des deux dernières années n’ont pas reçu de soins postnatals. En milieu rural, cette proportion atteint 48 % et dans la province du Woleu-N’tem, elle concerne un peu plus des deux tiers des femmes (68 %). À l’opposé, 59 % des femmes ont reçu des soins postnatals dans les délais recommandés, c’est-à-dire dans les deux jours après la naissance. Dans la Nyanga, cette proportion atteint 74 % et dans l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil, 70 %. On remarque aussi que les femmes instruites ont plus fréquemment reçu des soins postnatals dans les délais recommandés que celles sans instruction et que celles ayant un niveau primaire (respectivement 51 % et 52 % contre 61 % parmi celles ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus). Dans les ménages du quintile le plus bas, 47 % des femmes ont reçu des soins postnatals dans les deux jours qui ont suivi la naissance contre 65 % parmi les femmes des ménages du quatrième quintile. 130 • Santé de la reproduction Tableau 9.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l'enquête, répartition (en %) par durée écoulée entre l’accouchement et le moment où la mère a reçu les premiers soins postnatals pour la dernière naissance vivante et pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l'enquête qui ont reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Durée écoulée entre l'accouchement et le moment où la mère a reçu ses premiers soins postnatals Pas de soins postnatals1 Total Pourcentage de femmes ayant reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Effectif de femmes Moins de 4 heures 4-23 heures 1-2 jours 3-6 jours 7-41 jours Ne sait pas/ Manquant Age de la mère à la naissance <20 21,8 8,3 25,5 3,5 4,7 5,3 30,8 100,0 55,6 414 20-34 24,6 9,4 25,5 2,5 4,1 5,0 28,9 100,0 59,4 1 398 35-49 26,1 7,8 26,9 2,1 2,8 2,4 31,9 100,0 60,8 290 Rang de naissance 1 24,7 9,4 27,1 3,6 4,5 6,0 24,8 100,0 61,1 580 2-3 22,7 7,8 26,4 2,0 4,9 5,8 30,5 100,0 56,8 802 4-5 24,3 11,8 24,3 3,9 2,9 4,1 28,8 100,0 60,4 423 6+ 27,3 7,4 22,9 0,9 2,5 0,5 38,5 100,0 57,6 296 Lieu d'accouchement Établissement de santé 24,0 9,7 26,9 2,4 4,6 4,4 27,9 100,0 60,6 1 414 Ailleurs 25,0 7,6 23,5 3,2 2,9 5,4 32,4 100,0 56,1 677 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 23,1 10,5 29,6 3,0 4,5 6,3 22,9 100,0 63,2 1 088 Autres villes 26,2 8,4 24,3 2,1 4,0 3,3 31,7 100,0 58,9 684 Ensemble urbain 24,3 9,7 27,6 2,7 4,3 5,2 26,3 100,0 61,5 1 772 Rural 23,7 5,2 15,4 2,7 2,4 2,4 48,1 100,0 44,4 330 Province Libreville/Port-Gentil 23,1 10,5 29,6 3,0 4,5 6,3 22,9 100,0 63,2 1 088 Estuaire (sans Libreville) 28,3 7,4 27,7 2,5 4,0 1,8 28,4 100,0 63,4 204 Haut-Ogooué 13,0 0,6 24,3 3,4 7,0 9,8 41,9 100,0 37,9 223 Moyen-Ogooué 29,0 10,2 29,8 2,9 2,7 1,2 24,1 100,0 69,0 63 Ngounié 45,0 12,8 13,7 1,7 0,9 0,6 25,3 100,0 71,5 152 Nyanga 34,0 9,7 30,3 1,3 0,5 0,7 23,6 100,0 73,9 62 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 11,2 12,6 46,5 6,2 5,4 1,4 16,6 100,0 70,4 24 Ogooué-Ivindo 10,7 11,1 17,7 3,4 4,4 0,1 52,7 100,0 39,5 91 Ogooué-Lolo 30,7 12,6 14,7 0,6 1,9 3,5 36,0 100,0 58,0 75 Woleu-N’tem 23,2 3,1 8,2 0,5 1,2 0,0 63,9 100,0 34,5 120 Niveau d'instruction Aucun 21,6 10,2 19,5 2,0 5,6 8,8 32,3 100,0 51,3 123 Primaire 23,4 7,1 21,8 3,0 2,2 4,6 37,8 100,0 52,4 543 Secondaire 1er cycle 25,9 9,0 27,7 2,8 3,5 4,1 27,1 100,0 62,5 1 034 Secondaire 2nd cycle ou plus 21,9 11,0 27,6 2,1 7,5 5,4 24,5 100,0 60,5 401 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 22,1 6,5 17,9 2,2 1,8 4,0 45,5 100,0 46,5 449 Second 25,2 10,2 25,0 3,8 3,0 3,3 29,6 100,0 60,4 454 Moyen 24,9 8,2 29,8 2,8 5,7 5,4 23,1 100,0 63,0 473 Quatrième 26,5 10,7 27,4 1,4 5,9 6,0 22,1 100,0 64,6 407 Le plus élevé 21,9 9,6 29,2 3,2 3,9 5,2 27,0 100,0 60,7 320 Ensemble2 24,2 9,0 25,7 2,7 4,0 4,7 29,7 100,0 58,8 2 102 1 Y compris les femmes qui ont eu une visite postnatale après 41 jours. 2 Y compris 11 femmes pour lesquelles le lieu d’accouchement est manquant. En 2003, pour amener le maximum de femmes a consulté le plus tôt possible après l’accouchement, le Gabon a adopté la « politique des trois six ». Elle consiste à amener la femme a effectué trois consultations postnatales ; il est conseillé d’effectuer la première visite moins de sept heures heure après l’accouchement, la seconde visite entre sept heures et six jours après l’accouchement et la troisième visite entre sept jours et six semaines suivant l’accouchement. Cependant, les questions posées au cours de l’EDSG-II ne permettent pas d’évaluer la « politique des trois six » : en effet on n’a pas demandé combien de visites postnatales avait effectué la mère. On sait seulement si la mère a eu des soins postnatals et, si oui, à quel moment après l’accouchement a eu lieu la (première) visite postnatale. Santé de la reproduction • 131 Le graphique 9.4 montre que 29 % des mères ont reçu des soins postnatals moins de sept heures après l’accouchement, comme recommandé au Gabon pour le moment de la première visite ; cependant on ne sait pas si ces femmes ont eu d’autres visites postnatales. À supposer que toutes ces femmes aient eu deux autres visites et qu’elles aient eu lieu selon le calendrier des « trois six », cela signifierait que, au maximum, seulement 29 % des femmes ont suivi les recommandations du Gabon en matière de suivi postnatal. Graphique 9.4 Durée écoulée entre l'accouchement et les premiers soins postnatals de la mère Moins de 7 heures 29% Entre 7 heures et 6 jours 32% Entre 7 et 41 jours 4% Ne sait pas 5% Pas de soins postnatals 30% EDSG-II 2012 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère Le tableau 9.10 présente les résultats selon le type de prestataire qui a dispensé les soins postnatals. Il en ressort que les soins postnatals sont, en majorité, dispensés par les sages-femmes (32 %) et les médecins (22 %). Ceci est conforme aux recommandations de la politique du pays (document des Normes en Santé de la Reproduction au Gabon-Ministère de la Santé-OMS/2007) qui exige que les médecins et les sages-femmes soient les personnels habilités à offrir les soins postnatals à la mère. Comme pour les infirmières et les infirmières assistantes (5 %), le rôle des matrones dans la prestation de soins postnatals est négligeable (moins de 1 % des cas). 132 • Santé de la reproduction Tableau 9.10 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l'enquête, répartition (en %) par type de prestataire ayant dispensé les premiers soins postnatals à la mère dans les deux jours après la dernière naissance vivante, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère : Pas de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Total Effectif de femmes Médecin Sage- femme infirmière/ Infirmière assistante Matrone Age de la mère à la naissance <20 16,5 33,2 5,7 0,2 44,4 100,0 414 20-34 22,3 32,0 4,7 0,4 40,6 100,0 1 398 35-49 30,0 26,4 4,1 0,3 39,2 100,0 290 Rang de naissance 1 21,5 33,7 5,8 0,2 38,9 100,0 580 2-3 19,7 33,4 3,5 0,2 43,2 100,0 802 4-5 28,7 25,3 5,6 0,9 39,6 100,0 423 6+ 21,2 30,9 5,3 0,2 42,4 100,0 296 Lieu d'accouchement Établissement de santé 19,7 34,5 6,0 0,4 39,4 100,0 1 414 Ailleurs 27,9 25,6 2,5 0,1 43,9 100,0 677 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 27,7 30,7 4,9 0,0 36,8 100,0 1 088 Autres villes 18,1 36,0 4,2 0,6 41,1 100,0 684 Ensemble urbain 24,0 32,7 4,6 0,2 38,5 100,0 1 772 Rural 12,9 24,7 5,8 0,9 55,6 100,0 330 Province Libreville/Port-Gentil 27,7 30,7 4,9 0,0 36,8 100,0 1 088 Estuaire (sans Libreville) 25,7 32,5 4,7 0,4 36,6 100,0 204 Haut-Ogooué 13,9 23,4 0,3 0,2 62,1 100,0 223 Moyen-Ogooué 27,0 37,7 2,7 1,6 31,0 100,0 63 Ngounié 14,1 45,4 11,6 0,4 28,5 100,0 152 Nyanga 11,6 53,1 7,2 2,0 26,1 100,0 62 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 11,1 42,0 11,1 6,3 29,6 100,0 24 Ogooué-Ivindo 6,3 26,8 5,9 0,4 60,5 100,0 91 Ogooué-Lolo 24,6 25,5 6,5 1,4 42,0 100,0 75 Woleu-N’tem 8,6 25,2 0,6 0,0 65,5 100,0 120 Niveau d'instruction Aucun 9,7 40,9 0,8 0,0 48,7 100,0 123 Primaire 14,7 31,0 6,2 0,4 47,6 100,0 543 Secondaire 1er cycle 23,4 34,2 4,4 0,5 37,5 100,0 1 034 Secondaire 2nd cycle ou plus 33,1 22,2 5,2 0,0 39,5 100,0 401 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 12,3 28,1 5,5 0,6 53,5 100,0 449 Second 20,8 33,4 5,7 0,4 39,6 100,0 454 Moyen 23,3 37,4 2,1 0,2 37,0 100,0 473 Quatrième 23,0 33,3 8,1 0,3 35,4 100,0 407 Le plus élevé 35,8 22,4 2,5 0,1 39,3 100,0 320 Ensemble2 22,2 31,5 4,8 0,3 41,2 100,0 2 102 1 Y compris les femmes qui ont eu une visite postnatale après 41 jours. 2 Y compris 11 femmes pour lesquelles le lieu d’accouchement est manquant. Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né Les tableaux 9.11 et 9.12 présentent les proportions de dernières naissances ayant eu lieu au cours des deux années ayant précédé l’enquête et qui ont reçu des soins postnatals. On constate que 71 % des naissances n’ont reçu aucun soin postnatal ou seulement des soins tardifs, après la première semaine. Cette proportion est très élevée quelle que soit la caractéristique sociodémographique et économique. Dans seulement 25 % des cas, l’état de santé du nouveau-né a été examiné, selon les recommandations, dans les deux jours qui ont suivi sa naissance. Tout d’abord on constate que le lieu d’accouchement n’influence pas la couverture en soins postnatals : en effet, quand la naissance s’est déroulée dans un établissement de santé, 25 % ont eu des soins postnatals contre 26 % quand la naissance a eu lieu ailleurs. Par contre, la proportion de naissances dont l’état de santé a été examiné dans les délais recommandés varie selon les autres caractéristiques sociodémographiques. Les résultats montrent que la couverture en soins postnatals est plus faible pour les rangs six ou plus que pour les autres (15 % contre 26 % pour le rang 1 et 28 % pour Santé de la reproduction • 133 les rangs 4-5), en milieu rural qu’en milieu urbain (15 % contre 27 %), dans la Ngounié (9 %) que dans les autres provinces, en particulier dans la Nyanga où elle atteint 69 %, et dans les ménages classés dans le quintile le plus bas que dans les autres (18 % contre 24 % dans ceux du quintile moyen et un maximum de 39 % dans ceux du quintile le plus élevé). Tableau 9.11 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né Répartition en %) des dernières naissances ayant eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête par durée écoulée entre l'accouchement et le moment où ont été donnés les premiers soins postnatals au nouveau-né et pourcentage de naissances ayant reçu des soins postnatals dans les deux jours qui ont suivi la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Durée écoulée entre l'accouchement et le moment où le nouveau-né a reçu ses premiers soins postnatals Pas de soins postnatals1 Total Pourcentage de naissances ayant reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Effectif de nais- sances Moins d'une heure 1-3 heures 4-23 heures 1-2 jours 3-6 jours Ne sait pas/ manquant Âge de la mère à la naissance <20 2,4 4,4 4,7 10,4 4,5 0,7 72,9 100,0 22,0 414 20-34 3,7 7,3 1,4 13,3 3,5 1,5 69,2 100,0 25,7 1 398 35-49 2,5 10,9 1,3 10,3 1,7 0,1 73,2 100,0 25,0 290 Rang de naissance 1 4,4 7,6 3,6 10,6 3,6 0,4 69,8 100,0 26,3 580 2-3 2,3 5,9 1,2 16,1 4,7 1,8 68,0 100,0 25,4 802 4-5 3,8 11,2 1,1 11,6 1,9 1,7 68,7 100,0 27,7 423 6+ 3,1 4,4 2,7 6,5 2,0 0,2 81,1 100,0 16,7 296 Lieu d'accouchement Établissement de santé 3,4 6,9 2,5 11,8 3,7 1,0 70,7 100,0 24,6 1 414 Ailleurs 3,1 8,2 1,1 13,5 2,9 1,5 69,7 100,0 25,9 677 Manquant 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0 0,0 11 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 2,6 8,0 2,1 14,8 3,4 1,3 67,9 100,0 27,4 1 088 Autres villes 4,6 7,7 2,1 11,1 3,6 1,2 69,7 100,0 25,5 684 Ensemble urbain 3,4 7,9 2,1 13,4 3,5 1,3 68,6 100,0 26,7 1 772 Rural 2,8 4,0 1,8 6,7 3,3 0,6 80,7 100,0 15,4 330 Province Libreville/Port-Gentil 2,6 8,0 2,1 14,8 3,4 1,3 67,9 100,0 27,4 1 088 Estuaire (sans Libreville) 3,6 8,8 1,2 17,1 2,8 2,4 64,1 100,0 30,8 204 Haut-Ogooué 0,3 9,6 0,0 10,9 5,2 0,7 73,3 100,0 20,8 223 Moyen-Ogooué 9,7 3,2 6,7 9,0 1,6 2,0 67,9 100,0 28,6 63 Ngounié 1,6 2,5 1,1 3,6 4,4 0,0 86,8 100,0 8,8 152 Nyanga 25,8 16,0 6,4 20,9 1,3 1,2 28,5 100,0 69,0 62 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 0,0 0,5 3,7 10,0 2,6 2,0 81,3 100,0 14,1 24 Ogooué-Ivindo 0,0 0,6 0,9 4,9 3,8 0,3 89,4 100,0 6,5 91 Ogooué-Lolo 3,4 7,9 5,1 3,9 3,5 0,5 75,6 100,0 20,3 75 Woleu-N’tem 4,7 3,3 2,2 4,0 2,7 0,6 82,4 100,0 14,3 120 Niveau d'instruction de la mère Aucun 4,8 8,9 4,3 9,2 1,8 0,0 71,1 100,0 27,2 123 Primaire 3,1 7,6 1,6 8,3 3,0 1,4 75,0 100,0 20,6 543 Secondaire 1er cycle 3,3 6,6 2,1 14,6 4,0 1,0 68,5 100,0 26,6 1 034 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,1 8,0 2,0 12,6 3,2 1,7 69,4 100,0 25,7 401 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,0 4,8 1,9 6,8 3,9 0,5 78,1 100,0 17,5 449 Second 3,6 7,5 4,1 12,4 1,6 2,1 68,7 100,0 27,6 454 Moyen 2,2 5,0 0,8 12,6 3,9 0,6 74,8 100,0 20,6 473 Quatrième 5,3 4,4 2,0 12,4 3,3 2,4 70,3 100,0 24,1 407 Le plus élevé 0,9 17,4 1,2 19,2 5,1 0,0 56,2 100,0 38,7 320 Ensemble2 3,3 7,3 2,0 12,3 3,5 1,2 70,5 100,0 24,9 2 102 1 Y compris les nouveau-nés ayant reçu des soins postnatals après la première semaine. 2 Y compris 11 naissances pour lesquelles le lieu d’accouchement est manquant. 134 • Santé de la reproduction En 2003, pour amener le plus possible de mères a consulté le plus tôt possible pour faire examiner l’état de santé de leur nouveau-né après la naissance, le Gabon a adopté la « politique des trois six ». Son objectif est que le nouveau-né reçoive trois consultations postnatales, la première moins de sept heures après la naissance, la seconde entre sept heures et six jours et la troisième entre sept jours et six semaines. Cependant, les mêmes commentaires que ceux effectués pour les mères s’appliquent pour les nouveau-nés. En effet, les questions posées au cours de l’EDSG-II ne permettent pas d’évaluer la « politique des trois six » : en effet on n’a pas demandé combien de visites postnatales avaient été effectuées pour le nouveau- né. On sait seulement si le nouveau-né a été amené en consultation pour y recevoir des soins post-natals et, si oui, à quel moment après l’accouchement a eu lieu la (première) visite postnatale. Le graphique 9.5 montre que 12 % des nouveau-nés ont reçu des soins postnatals moins de sept heures après l’accouchement, conformément aux recommandations du Gabon concernant le moment de la première visite ; cependant on ne sait pas si ces nouveau-nés ont eu d’autres visites postnatales. À supposer que tous ces nouveau-nés aient eu deux autres visites et qu’elles aient eu lieu selon le calendrier des « trois six », cela signifierait qu’au maximum, seulement 12 % des nouveau-nés ont reçu des soins postnatals conformément aux recommandations du Gabon en matière de suivi postnatal. Graphique 9.5 Durée écoulée entre l'accouchement et les premiers soins postnatals du nouveau-né Moins de 7 heures 12% Entre 7 heures et 6 jours 17% Entre 7 et 41 jours 21% Ne sait pas 1% Pas de soins postnatals 49% EDSG-II 2012 Types de prestataires qui ont dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Les résultats présentés selon le type de prestataire qui a dispensé les soins postnatals aux nouveau- nés montrent que 75 % des nouveau-nés n’ont pas bénéficié de soins postnatals dans les deux premiers jours après leur naissance (Tableau 9.12). Seul un nouveau-né sur quatre (25 %) a reçu les soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance qui est la période où le risque de mortalité néonatale est élevé. Ces soins ont été majoritairement dispensés par les médecins (12 %) et les sages-femmes (11 %). Le rôle des infirmières et les infirmières assistantes (1 %), et surtout celui des matrones (0,2 %) dans la prestation des soins postnatals aux nouveau-nés est négligeable. Santé de la reproduction • 135 Tableau 9.12 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Répartition (en %) des dernières naissances survenues au cours des deux années ayant précédé l'enquête par type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né dans les deux premiers jours après la dernière naissance vivante, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Pas de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Total Effectif de naissances Médecin Sage-femme infirmière/ Infirmière assistante Matrone Âge de la mère à la naissance <20 9,2 11,0 1,5 0,3 78,0 100,0 414 20-34 12,3 11,8 1,4 0,2 74,3 100,0 1 398 35-49 15,1 9,1 0,7 0,1 75,0 100,0 290 Rang de naissance 1 14,4 10,7 1,1 0,1 73,7 100,0 580 2-3 12,1 12,4 0,7 0,2 74,6 100,0 802 4-5 14,0 10,7 2,8 0,2 72,3 100,0 423 6+ 4,9 10,2 1,4 0,2 83,3 100,0 296 Lieu d'accouchement Établissement de santé 11,3 11,2 1,8 0,3 75,4 100,0 1 414 Ailleurs 14,0 11,5 0,4 0,0 74,1 100,0 677 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 17,8 8,7 0,9 0,0 72,6 100,0 1 088 Autres villes 6,1 17,0 2,0 0,4 74,5 100,0 684 Ensemble urbain 13,3 11,9 1,3 0,1 73,3 100,0 1 772 Rural 5,6 7,7 1,6 0,4 84,6 100,0 330 Province Libreville/Port-Gentil 17,8 8,7 0,9 0,0 72,6 100,0 1 088 Estuaire (sans Libreville) 14,3 13,7 2,8 0,0 69,2 100,0 204 Haut-Ogooué 2,7 17,1 0,9 0,2 79,2 100,0 223 Moyen-Ogooué 12,1 14,1 1,5 0,8 71,4 100,0 63 Ngounié 2,1 4,8 1,5 0,5 91,2 100,0 152 Nyanga 8,8 48,3 9,5 2,4 31,0 100,0 62 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 12,1 1,2 0,8 0,0 85,9 100,0 24 Ogooué-Ivindo 1,2 4,2 0,8 0,3 93,5 100,0 91 Ogooué-Lolo 3,6 14,5 1,7 0,5 79,7 100,0 75 Woleu-N’tem 2,0 12,3 0,0 0,0 85,7 100,0 120 Niveau d'instruction de la mère Aucun 1,6 25,0 0,6 0,0 72,8 100,0 123 Primaire 8,0 11,5 1,1 0,1 79,4 100,0 543 Secondaire 1er cycle 14,2 10,5 1,6 0,3 73,4 100,0 1 034 Secondaire 2nd cycle ou plus 15,5 8,8 1,2 0,2 74,3 100,0 401 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,9 11,2 2,0 0,4 82,5 100,0 449 Second 14,1 12,4 0,9 0,3 72,4 100,0 454 Moyen 9,7 9,9 0,9 0,2 79,4 100,0 473 Quatrième 12,6 9,9 1,5 0,1 75,9 100,0 407 Le plus élevé 23,7 13,6 1,4 0,0 61,3 100,0 320 Ensemble1 12,1 11,3 1,3 0,2 75,1 100,0 2 102 1 Y compris 11 naissances pour lesquelles le lieu d’accouchement est manquant. 9.4 PROBLÈMES D’ACCÈS DES FEMMES AUX SOINS DE SANTÉ Au cours de l’EDSG-II, on a demandé aux femmes si certains problèmes, qui étaient cités, pouvaient constituer un obstacle pour qu’elles se fassent soigner ou pour qu’elles reçoivent un avis médical. Les résultats figurent au tableau 9.13. Dans l’ensemble, plus de huit femmes sur dix (82 %) ont cité, au moins, un problème qui pourrait limiter leur accès aux soins de santé. Parmi les problèmes cités, c’est le manque d’argent pour le traitement qui constitue l’obstacle aux soins de santé le plus fréquemment mentionné par les femmes (70 %). Ce sont les jeunes de 15-19 ans, les célibataires, les femmes n’ayant pas travaillé au cours des douze derniers mois, celles du milieu rural, celles de la province du Woleu-N’tem, les femmes de niveau d’instruction primaire et celles vivant dans les ménages classés dans le quintile le plus bas qui ont le plus fréquemment cité cette raison. Outre cette raison, les femmes ont cité dans 55 % des cas la distance au service de santé. Cette proportion est de 77 % dans la province du Haut-Ogooué et de 74 % dans 136 • Santé de la reproduction l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil. Enfin, il faut souligner que pour 45 % des femmes, obtenir la permission d’aller se faire soigner peut constituer un problème qui limite leur accès aux soins de santé. Tableau 9.13 Problèmes d'accès aux soins de santé Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont déclaré qu'elles rencontrent des problèmes importants d'accès aux soins de santé pour elles-mêmes quand elles sont malades par type de problèmes rencontrés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Problèmes d'accès aux soins de santé Avoir la permission d'aller se faire soigner Avoir l'argent pour le traitement Distance au service de santé Ne pas pouvoir y aller seule Ne pas vouloir y aller seule Au moins un des problèmes rencontrés pour l'accès aux soins de santé Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 46,4 72,6 53,0 40,7 40,2 84,3 1 784 20-34 44,2 69,9 55,1 36,2 31,0 82,2 4 333 35-49 44,0 69,7 54,7 35,1 29,3 79,7 2 306 Nombre d'enfants vivants 0 44,4 68,6 51,3 38,0 37,0 81,6 2 556 1-2 42,8 69,7 54,5 36,4 31,0 82,1 3 077 3-4 46,1 71,4 56,7 37,1 31,4 82,0 1 594 5+ 47,6 75,1 58,7 35,1 28,2 82,2 1 194 État matrimonial Célibataire 44,7 72,6 52,8 38,8 37,3 83,5 3 047 En union 45,9 68,6 56,1 36,6 30,4 81,0 4 475 En rupture d'union 37,8 72,1 52,5 31,2 26,4 81,6 900 Emploi au cours des 12 derniers mois N'a pas travaillé 48,2 73,4 57,1 40,4 37,0 84,5 4 265 A travaillé pour de l'argent 41,1 66,1 50,3 32,5 27,0 78,4 3 574 A travaillé sans contrepartie financière 40,8 76,8 62,1 37,7 33,3 85,3 569 Manquant 16,4 21,5 60,7 16,4 12,1 60,7 14 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 45,1 67,4 50,8 38,6 33,7 81,0 4 974 Autres villes 43,6 73,8 57,9 33,4 30,5 82,5 2 491 Ensemble urbain 44,6 69,5 53,2 36,8 32,6 81,5 7 465 Rural 44,6 77,5 65,3 36,8 31,5 85,4 957 Province Libreville/Port-Gentil 45,1 67,4 50,8 38,6 33,7 81,0 4 974 Estuaire (sans Libreville) 38,6 66,2 46,9 27,8 25,7 78,1 876 Haut-Ogooué 67,2 85,9 76,9 50,0 43,0 92,2 729 Moyen-Ogooué 9,9 45,8 29,0 20,3 22,2 57,0 229 Ngounié 22,2 67,2 48,7 31,0 21,1 78,6 467 Nyanga 31,5 72,9 52,8 27,7 24,6 80,5 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 60,8 85,6 73,5 38,7 35,3 88,7 82 Ogooué-Ivindo 49,6 83,6 66,3 35,7 25,9 87,9 249 Ogooué-Lolo 50,2 75,0 64,6 41,9 34,8 84,2 248 Woleu-N’tem 52,4 92,5 82,9 28,5 38,6 96,7 386 Niveau d'instruction Aucun 54,1 65,7 51,0 45,6 42,0 80,7 373 Primaire 47,3 78,6 62,9 38,8 32,7 85,9 1 786 Secondaire 1er cycle 46,7 73,1 55,8 37,6 33,8 83,6 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 36,7 59,6 45,9 32,2 28,3 75,7 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 41,3 82,4 67,3 35,4 30,6 88,4 1 222 Second 46,8 73,1 56,8 35,9 31,3 83,6 1 621 Moyen 53,2 77,3 58,9 36,0 31,4 85,3 1 784 Quatrième 47,9 69,4 53,6 41,3 38,1 81,9 1 879 Le plus élevé 33,6 55,2 41,4 34,8 30,2 73,4 1 915 Ensemble 44,6 70,4 54,6 36,8 32,5 81,9 8 422 Santé de l’enfant • 137 SANTÉ DE L’ENFANT 10 Rosine ANGUE ELLA et Nicole NTSAME ONDO haque année, des millions d’enfants meurent de causes évitables. Par conséquent, la stratégie mondiale pour la santé de l’enfant définie par l’OMS en 2010 préconise de faire davantage d’efforts pour réduire le poids des maladies qui tuent les enfants en prenant des mesures nécessaires, aussi bien pour prévenir que pour traiter les maladies qui demeurent les principales causes de mortalité infantile dans le monde. Cette volonté est affirmée par les Etats membres de l’Organisation. Au Gabon, le Plan National de Développement Sanitaire (2011-2015) adopté en conseil des Ministres en mai 2011 préconise la réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans de 92 pour 1000 naissances vivantes à 30 pour 1000 naissances vivantes d’ici 2015. L’EDSG-II a collecté des données détaillées sur la santé pour tous les enfants nés au cours des cinq années qui ont précédé l’enquête. Ces données concernent les caractéristiques des nouveau-nés, la couverture vaccinale, la prévalence et le traitement des principales maladies de l’enfant que sont les infections respiratoires, la fièvre et la diarrhée. Les résultats, présentés dans ce chapitre fournissent des informations sur les problèmes importants en matière de santé des enfants et constituent un outil important pour la prise de décision dans le domaine de l’évaluation et de la planification des politiques et programmes de santé. 10.1 POIDS À LA NAISSANCE Au cours de l’EDSG-II, on a enregistré dans le questionnaire, soit à partir du carnet de santé quand il était disponible, soit à partir de la déclaration de la mère, le poids à la naissance de tous les enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l’enquête. Étant donné qu’il peut être difficile de connaître le poids à la naissance pour tous les enfants, on a demandé aussi aux mères de fournir une estimation de la grosseur de leur enfant à la naissance. Bien que subjective, cette estimation peut être considérée comme une mesure indirecte de la taille de l’enfant. Le tableau 10.1 présente les résultats concernant le poids et la grosseur de l’enfant à la naissance selon certaines caractéristiques sociodémographiques. C Principaux résultats • Près d’un tiers des enfants (32 %) ont reçu les vaccins du BCG, du DTCoq, de la polio et de la rougeole. Dans la majorité des cas, ces vaccins ont été administrés avent l’âge de 12 mois. • Si l’on tient compte de tous les vaccins recommandés par le PEV du Gabon, la proportion d’enfants complètement vaccinés est de 26 % et la majorité avait reçu tous les vaccins avant l’âge d’un an. • Pour un peu plus des deux tiers d’enfants ayant présenté des symptômes d’IRA (68 %), des conseils ou un traitement ont été recherchés dans un établissement de santé, auprès d’un prestataire de santé ou dans une pharmacie. • Un enfant sur cinq ayant eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête n’a reçu aucun traitement. Dans la province du Moyen-Ogooué, cette proportion atteint 25 % et, dans celle de l’Ogooué- Lolo, elle concerne près d’un tiers des enfants (32 %). 138 • Santé de l’enfant Tableau 10.1 Taille et poids de l'enfant à la naissance Pourcentage de naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l'enquête et dont le poids à la naissance a été déclaré ; parmi ces naissances, répartition (en %) par poids à la naissance ; et répartition (en %) de toutes les naissances vivantes ayant eu lieu au cours des 5 années ayant précédé l'enquête par grosseur de l'enfant à la naissance estimée par la mère, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de toutes les naissances dont le poids à la naissance a été déclaré1 Répartition (%) des naissances dont le poids à la naissance a été déclaré1 Total Effectif de naissances dont le poids a été déclaré Répartition (en %) de toutes les naissances vivantes par grosseur de l'enfant à la naissance Total Effectif de toutes les naissances vivantes Moins de 2,5 kg 2,5 kg ou plus Très petit Plus petit que la moyenne Moyen ou plus gros que la moyenne Ne sait pas/ manquant Âge de la mère à la naissance <20 89,9 16,7 83,3 100,0 938 7,2 10,2 77,9 4,8 100,0 1 043 20-34 91,0 12,9 87,1 100,0 3 109 8,1 8,8 78,4 4,6 100,0 3 417 35-49 90,5 15,7 84,3 100,0 599 5,8 10,6 78,9 4,8 100,0 662 Rang de naissance 1 90,8 13,4 86,6 100,0 1 319 7,3 8,3 79,2 5,2 100,0 1 453 2-3 92,2 13,9 86,1 100,0 1 811 8,6 9,2 78,1 4,1 100,0 1 965 4-5 91,1 14,6 85,4 100,0 919 7,6 10,6 78,0 3,8 100,0 1 009 6+ 85,8 14,7 85,3 100,0 597 5,5 9,9 78,1 6,5 100,0 695 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 95,3 12,2 87,8 100,0 2 558 8,8 7,9 79,7 3,6 100,0 2 685 Autres villes 91,9 16,2 83,8 100,0 1 501 6,7 11,4 78,3 3,5 100,0 1 633 Ensemble urbain 94,0 13,7 86,3 100,0 4 059 8,0 9,2 79,2 3,6 100,0 4 318 Rural 73,0 16,1 83,9 100,0 587 5,5 9,9 74,0 10,6 100,0 804 Province Libreville/Port-Gentil 95,3 12,2 87,8 100,0 2 558 8,8 7,9 79,7 3,6 100,0 2 685 Estuaire (sans Libreville) 89,8 17,0 83,0 100,0 472 6,7 8,5 79,5 5,3 100,0 525 Haut-Ogooué 96,5 16,4 83,6 100,0 515 8,1 10,5 79,1 2,3 100,0 533 Moyen-Ogooué 87,0 13,7 86,3 100,0 130 7,8 11,1 74,3 6,7 100,0 150 Ngounié 85,0 17,1 82,9 100,0 290 3,5 11,7 82,9 1,9 100,0 342 Nyanga 86,9 19,5 80,5 100,0 125 5,4 2,9 88,0 3,7 100,0 144 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 96,6 17,7 82,3 100,0 57 9,1 10,7 78,4 1,8 100,0 59 Ogooué-Ivindo 59,1 13,9 86,1 100,0 137 5,2 10,7 66,3 17,9 100,0 231 Ogooué-Lolo 88,7 16,6 83,4 100,0 159 5,2 12,8 80,2 1,8 100,0 179 Woleu-N’tem 74,2 12,5 87,5 100,0 203 6,3 18,6 62,3 12,7 100,0 274 Niveau d'instruction de la mère Aucun 81,6 16,2 83,8 100,0 271 6,6 9,6 76,5 7,4 100,0 332 Primaire 83,4 15,8 84,2 100,0 1 129 5,8 11,0 76,7 6,5 100,0 1 354 Secondaire 1er cycle 93,1 12,7 87,3 100,0 2 240 6,9 9,4 79,3 4,4 100,0 2 405 Secondaire 2nd cycle ou plus 97,5 14,3 85,7 100,0 1 007 11,9 7,0 79,0 2,1 100,0 1 032 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 76,8 18,5 81,5 100,0 840 5,4 11,3 75,5 7,8 100,0 1 094 Second 91,8 14,8 85,2 100,0 1 058 7,5 10,7 76,7 5,2 100,0 1 152 Moyen 94,5 10,8 89,2 100,0 1 004 5,6 9,7 81,1 3,6 100,0 1 063 Quatrième 94,8 14,5 85,5 100,0 929 9,6 6,0 80,5 3,9 100,0 980 Le plus élevé 97,9 11,7 88,3 100,0 815 11,0 8,1 78,5 2,4 100,0 833 Ensemble 90,7 14,0 86,0 100,0 4 646 7,6 9,3 78,4 4,7 100,0 5 122 1 Basé sur un enregistrement écrit ou la déclaration de la mère. On constate que le pourcentage d’enfants pour lesquels on dispose d’informations sur le poids à la naissance est très élevé (91 %). Bien que cette proportion soit élevée dans tous les sous-groupes d’enfants, on relève néanmoins certaines variations : en effet, si, en milieu urbain, 94 % des enfants ont été pesés à la naissance, cette proportion n’est que de 73 % en milieu rural. Les résultats selon la province montrent qu’à Libreville/Port-Gentil (95 %), dans l’Estuaire sans Libreville (90 %), dans le Haut Ogooué (97 %) et dans l’Ogooué maritime sans Port-Gentil (97 %), le poids à la naissance est connu pour une grande majorité d’enfants. À l’opposé, dans le Woleu-N’tem et l’Ogooué-Ivindo, respectivement 74 % et 59 % des enfants ont été pesés à la naissance. De même, on dispose d’informations sur le poids à la naissance pour la quasi- totalité des enfants dont la mère a un niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle (98 %) contre 82 % pour ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction. Dans les ménages classés dans le quintile le plus bas, on connaît le poids à la naissance pour seulement 77 % des enfants alors que dans les autres ménages, cette information est disponible pour la quasi-totalité des enfants (au moins 92 %). Parmi les naissances dont le poids est connu, 14 % étaient de faible poids à la naissance (moins de 2,5 kg). À l’opposé, dans 86 % des cas, les enfants pesaient, au moins, 2,5 kg. Santé de l’enfant • 139 Par ailleurs, selon l’estimation des mères, 78 % des enfants étaient moyens ou plus gros que la moyenne à la naissance, 9 % étaient plus petits que la moyenne et dans 8 % de cas, les enfants étaient très petits. Quelle que soit la caractéristique considérée, la proportion d’enfants dont le poids à la naissance était considéré comme moyen ou plus gros que la moyenne est toujours supérieure à 70 %. Toutefois, dans les provinces du Woleu-N’tem et de l’Ogooué-Ivindo, cette proportion est plus faible (respectivement 62 % et 66 %). C’est aussi dans ces provinces que les indicateurs de malnutrition et de mortalité des enfants sont les plus élevés. 10.2 VACCINATION DES ENFANTS Dans le cadre du Programme Élargi de Vaccination (PEV) mis en œuvre par le ministère de la Santé et conformément aux recommandations de l’OMS, un enfant est considéré comme complètement vacciné s’il a reçu le vaccin du BCG contre la tuberculose, trois doses de Pentavalent (DTC-Hep B-Hib) contre la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche, l’Hépatite B et les Infections à Haemophilus Influenzae type B (Hib – méningite) quatre doses du vaccin contre la polio (VPO), le vaccin contre la rougeole (VAR) et le vaccin contre la fièvre jaune (VAA). D’après le calendrier vaccinal, toutes ces vaccinations doivent avoir été administrées à l’enfant avant son premier anniversaire. En avril 2010, le PEV du Gabon a introduit le vaccin combiné contre la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche, l’Hépatite B et le Hib sous forme de Pentavalent. Avant cette date, la vaccination contre la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche, se faisait par l’administration du DTCoq. Par ailleurs, en 2004, le PEV avait introduit un vaccin contre l’Hépatite B. Malgré l’introduction du Pentavalent en 2010, le vaccin classique du DTCoq (Diphtérie, Tétanos, Coqueluche) continue d’être partiellement utilisé. Par ailleurs, le secteur privé utilise également le Tetracoq (DTCoq et polio), le Pentaxim ou le Pentacoq (DTCoq, polio et Hib) et l’Euvax (vaccin contre l’Hépatite B). Lors de l’EDSG-II, les informations sur la vaccination ont été recueillies de deux manières : soit elles étaient relevées à partir des carnets de vaccination (ce qui permet d’établir avec justesse la couverture vaccinale ainsi que le calendrier des vaccinations quand les carnets sont correctement remplis), soit enregistrées à partir des réponses données par la mère lorsque le carnet de l’enfant n’était pas disponible. Les résultats présentés ici ne concernent que les enfants de 12-23 mois, âges auxquels ils devraient avoir reçu tous les vaccins du PEV. Précisons que les enfants ayant reçu le Tetracoq ont été comptabilisés ici comme étant vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (équivalent du DTCoq) et la polio. Par contre, les carnets de vaccination ne précisant pas nécessairement quel type de « Penta » avait été utilisé, le questionnaire n’a pas pu faire la distinction entre Pentavalent, Pentacoq et Pentaxim. Au moment de l’analyse, il a donc fallu décider comment comptabiliser ces vaccins : tous les enfants ayant reçu un vaccin « Penta » ont été considérés comme ayant reçu le Pentavalent, c’est-à-dire qu’ils ont été comptabilisés comme ayant reçu le DTCoq, l’Hépatite et le Hib. Il faut donc garder à l’esprit que la couverture vaccinale présentée ici sous- estime la polio (qui n’est pas inclus dans le Pentavalent, mais est inclus dans le Pentacoq et le Pentaxim) et donc la couverture vaccinale complète du PEV mais, par contre, surestime la couverture de l’Hépatite (inclus dans le Pentavalent, mais pas dans le Pentaxim et Pentacoq). Les tableaux 10.2 et 10.3 présentent, selon les différentes sources d’information, les résultats sur la couverture vaccinale des enfants de12-23 mois. Si l’on considère les vaccins de base (BCG, DTCoq, polio et rougeole), selon les deux sources d’informations, 32 % des enfants de 12-23 mois ont été complètement vaccinés : 27 % selon le carnet de vaccination et 5 % selon la déclaration de la mère. La proportion d’enfants qui n’ont reçu aucun de ces vaccins est de 4 %. La proportion de ceux qui n’ont été que partiellement vaccinés est donc de 64 %. Dans 28 % des cas, les enfants ont été complètement vaccinés selon le calendrier recommandé, c’est-à-dire avant l’âge de 12 mois. 14 0 • S an té d e l’e nf an t Ta bl ea u 10 .2 V ac ci na tio ns p ar s ou rc es d 'in fo rm at io n P ou rc en ta ge d 'e nf an ts d e 12 -2 3 m oi s ay an t r eç u ce rta in s va cc in s, à n 'im po rte q ue l m om en t a va nt l' en qu êt e se lo n la s ou rc e d' in fo rm at io n (c ar ne t d e va cc in at io n ou d éc la ra tio n de la m èr e) e t p ou rc en ta ge a ya nt é té v ac ci né s av an t l 'â ge d e 12 m oi s, G ab on 2 01 2 S ou rc e d' in fo rm at io n B C G D TC oq 1 P ol io 2 R ou - ge ol e To us le s va c- ci ns 4 A uc un va cc in Fi èv re Ja un e To us le s va cc in s av ec la fiè vr e ja un e H ép at ite 5 H ib 5 To us le s va cc in s av ec la fiè vr e ja un e, l’h ép at ite et le H ib E ffe ct if d' en fa nt s 1 2 3 0 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 Va cc in é à n' im po rt e qu el m om en t a va nt l' en qu êt e C ar ne t d e va cc in at io n 72 ,5 71 ,5 68 ,5 62 ,1 54 ,6 52 ,6 40 ,4 34 ,2 58 ,4 26 ,9 0, 0 53 ,6 24 ,7 66 ,5 62 ,1 55 ,2 63 ,4 59 ,0 52 ,9 23 ,1 70 2 D éc la ra tio n de la m èr e 19 ,0 16 ,9 15 ,8 12 ,9 14 ,9 17 ,2 14 ,0 7, 8 15 ,9 4, 7 4, 3 14 ,3 4, 4 15 ,0 12 ,6 9, 3 11 ,9 10 ,2 6, 8 3, 1 23 3 Le s de ux s ou rc es 91 ,5 88 ,4 84 ,3 75 ,0 69 ,5 69 ,8 54 ,4 42 ,0 74 ,3 31 ,6 4, 3 67 ,9 29 ,1 81 ,4 74 ,7 64 ,5 75 ,2 69 ,2 59 ,8 26 ,2 93 5 V ac ci né a va nt l' âg e de 12 m oi s6 90 ,2 87 ,3 83 ,8 73 ,4 68 ,7 66 ,9 54 ,0 41 ,0 67 ,8 28 ,1 11 ,7 62 ,2 26 ,4 80 ,3 74 ,1 62 ,2 74 ,1 68 ,7 58 ,2 23 ,2 93 5 1 Y c om pr is le P en ta va le nt , l e P en ta co q, le P en ta xi m e t l e Te tra co q. 2 Y c om pr is le T et ra co q, m ai s N O N c om pr is le P en ta co q et le P en ta xi m . 3 P ol io 0 e st le v ac ci n co nt re la p ol io d on né à la n ai ss an ce . 4 B C G , r ou ge ol e, le s tro is d os es d e D TC oq e t l es tr oi s do se s de p ol io (n on -c om pr is la d os e de p ol io d on né e à la n ai ss an ce ). 5 Y c om pr is le P en ta va le nt , l e P en ta co q et le P en ta xi m . 6 P ou r l es e nf an ts d on t l 'in fo rm at io n es t b as ée s ur la d éc la ra tio n de la m èr e, o n su pp os e qu e la p ro po rti on d e va cc in s ef fe ct ué s au c ou rs d e la p re m iè re a nn ée e st la m êm e qu e ce lle d es e nf an ts d on t l 'in fo rm at io n pr ov ie nt d 'u n ca rn et d e va cc in at io n. 140 • Santé de l’enfant Santé de l’enfant • 141 Les résultats selon les différents vaccins montrent que 92 % des enfants sont vaccinés contre le BCG (donné en principe à la naissance) et, dans pratiquement tous les cas (90 %), les enfants l’avaient reçu avant l’âge de 12 mois. Les trois quarts des enfants ont reçu les trois doses de DTCoq ou de Tetracoq ou de « Penta » (75 %) et 73 % les avaient reçues avant l’âge de 12 mois. Concernant la polio, on constate, de manière surprenante, que la couverture vaccinale est nettement plus faible que celle du DTCoq : en effet, parmi les enfants de 12-23 mois, 75 % ont reçu la troisième dose de DTCoq contre 42 % pour la troisième dose de polio. Avant l’âge de 12 mois, ces proportions sont respectivement de 73 % et de 41 %. Le fait que les enfants ayant reçu le Pentacoq ou le Pentaxim n’aient pas pu être comptabilisés pour la polio explique certainement, en partie, ce faible niveau de couverture vaccinale pour la polio. De plus, comme le vaccin contre la polio se donne, en principe, au même moment que le DTCoq ou Pentavalent, il semble que, dans certains carnets de vaccination, la polio n’est pas été mentionnée, étant sous-entendu que si l’enfant a reçu le DTCoq ou le Pentavalent, il a « automatiquement » reçu le vaccin contre la polio. Cependant rien ne prouve que ce soit toujours le cas (par exemple, en cas de rupture de stock du vaccin contre la polio) et, par conséquent, les données présentées ici pour la polio n’ont pas été ajustées et reflètent exactement ce qui est inscrit sur le carnet. En outre, les trois quarts des enfants (74 %) ont été vaccinés contre la rougeole ; dans 68 % des cas, le vaccin a été administré avant l’âge de 12 mois. On constate aussi que plus des deux tiers des enfants de 12-23 mois ont été vaccinés contre la fièvre jaune (68 %) ; dans la quasi-totalité des cas, ils l’ont été avant l’âge de 12 mois (62 %). Dans 54 % des cas, cette information est basée sur le carnet de vaccination de l’enfant et, dans seulement 14 % des cas, sur la seule déclaration de la mère. Le tableau 10.2 présente aussi les résultats concernant la vaccination contre l’hépatite B (soit comme vaccin individuel ou sous forme de « Penta ») et le Hib (sous forme de « Penta »). Six enfants de 12-23 mois sur dix ont reçu le Hib (60 %) et, dans près de la totalité des cas (58 %), ils l’avaient reçu, comme recommandé, avant l’âge de 12 mois. Ces informations sont basées dans 53 % des cas sur le carnet de vaccination et, dans seulement 7 % des cas, sur la déclaration de la mère. En outre, on constate que 65 % des enfants ont été vaccinés contre l’hépatite. Avant l’âge de 12 mois, la proportion est de 62 %. Si l’on prend en compte tous les vaccins recommandés par le PEV du Gabon, la proportion d’enfants complètement vaccinés est de 26 % et la grande majorité avait reçu tous les vaccins avant l’âge d’un an. Les résultats montrent que, pour tous les vaccins, les proportions d’enfants vaccinés diminuent avec le nombre de doses et les taux de déperdition entre la première et la troisième dose1 sont loin d’être négligeables : (15 % pour le DTCoq, 40 % pour la polio et 20 % pour le Hib). En ce qui concerne l’hépatite, le taux de déperdition entre la première et la troisième dose est de 21 %. Le tableau 10.3 présente la couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère et de l’enfant. Les données présentées dans ce tableau montrent que la couverture vaccinale n’est pas homogène et qu’elle varie en fonction des caractéristiques sociodémographiques des enfants. La couverture vaccinale augmente avec le rang de naissance, pour les vaccins de base (BCG, Diphtérie, Tétanos, Coqueluche et rougeole), la proportion d’enfants complètement vaccinés passant de 27 % pour les enfants de rang un à 37 % pour ceux de rangs six ou plus. Par ailleurs, on n’observe pas de différence significative de couverture vaccinale entre les enfants de sexe féminin (33 %) et ceux de sexe masculin (31 %). 1 Le taux de déperdition est la proportion d’enfants qui, ayant reçu une dose de vaccin, ne reçoivent pas la suivante. 14 2 • S an té d e l’e nf an t Ta bl ea u 10 .3 V ac ci na tio ns s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s P ou rc en ta ge d 'e nf an ts d e 12 -2 3 m oi s ay an t r eç u ce rta in s va cc in s à n' im po rte q ue l m om en t a va nt l' en qu êt e (s el on le c ar ne t d e va cc in at io n ou la d éc la ra tio n de la m èr e) e t p ou rc en ta ge p ou r l es qu el s un c ar ne t d e va cc in at io n a ét é pr és en té à l' en qu êt ric e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue B C G D TC oq 1 P ol io 2 R ou - ge ol e To us le s va c- ci ns 4 A uc un va cc in Fi èv re Ja un e To us le s va cc in s av ec la fiè vr e ja un e H ép at ite 5 H ib 5 To us le s va cc in s av ec la fiè vr e ja un e, l’h ép at ite et le H ib P ou r- ce nt ag e av ec u n ca rn et d e va cc in at io n pr és en té à l'e nq uê tri ce E ffe ct if d' en fa nt s 1 2 3 0 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 Se xe M as cu lin 90 ,7 89 ,1 84 ,8 75 ,6 70 ,1 68 ,5 55 ,6 40 ,9 76 ,2 30 ,7 6, 2 70 ,2 28 ,8 81 ,8 74 ,4 64 ,4 77 ,2 70 ,5 60 ,7 26 ,1 73 ,2 49 1 Fé m in in 92 ,4 87 ,7 83 ,9 74 ,4 68 ,9 71 ,3 53 ,1 43 ,3 72 ,3 32 ,6 2, 1 65 ,4 29 ,4 81 ,0 75 ,0 64 ,5 73 ,0 67 ,8 58 ,7 26 ,3 77 ,2 44 4 R an g de n ai ss an ce 1 86 ,1 86 ,9 84 ,8 73 ,1 70 ,0 65 ,3 48 ,6 37 ,9 68 ,7 26 ,8 8, 7 62 ,3 24 ,1 78 ,7 74 ,5 59 ,9 73 ,9 68 ,4 54 ,1 21 ,1 71 ,1 23 0 2- 3 93 ,0 91 ,2 87 ,6 78 ,1 69 ,7 73 ,2 53 ,8 38 ,3 76 ,0 28 ,6 1, 7 69 ,6 26 ,0 83 ,7 77 ,4 67 ,6 78 ,2 73 ,7 63 ,7 23 ,1 80 ,9 36 6 4- 5 92 ,8 89 ,0 80 ,7 73 ,1 69 ,2 68 ,1 61 ,7 49 ,6 76 ,6 39 ,0 4, 8 69 ,8 36 ,2 81 ,8 70 ,4 62 ,6 70 ,9 61 ,0 56 ,0 33 ,6 68 ,4 21 0 6+ 94 ,9 82 ,3 80 ,0 72 ,5 68 ,7 70 ,9 54 ,5 47 ,7 76 ,1 36 ,6 2, 7 70 ,3 35 ,0 79 ,2 74 ,2 66 ,7 76 ,1 71 ,4 64 ,8 31 ,9 76 ,3 12 9 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 91 ,5 90 ,4 87 ,3 77 ,3 67 ,8 62 ,1 42 ,8 31 ,4 72 ,4 21 ,7 4, 0 68 ,4 21 ,0 81 ,2 74 ,1 62 ,8 72 ,5 66 ,3 56 ,0 18 ,4 76 ,7 46 5 A ut re s vi lle s 93 ,9 88 ,9 84 ,7 76 ,8 77 ,0 80 ,4 69 ,9 56 ,6 76 ,1 45 ,3 3, 3 68 ,5 40 ,7 84 ,8 79 ,8 71 ,4 80 ,2 75 ,5 68 ,0 37 ,4 74 ,2 31 3 E ns em bl e ur ba in 92 ,5 89 ,8 86 ,3 77 ,1 71 ,5 69 ,5 53 ,7 41 ,5 73 ,9 31 ,2 3, 7 68 ,5 28 ,9 82 ,6 76 ,4 66 ,3 75 ,6 70 ,0 60 ,8 26 ,0 75 ,7 77 7 R ur al 86 ,8 81 ,7 74 ,9 64 ,5 59 ,8 71 ,4 58 ,0 44 ,6 76 ,5 33 ,6 6, 9 65 ,4 29 ,7 75 ,4 66 ,4 55 ,6 73 ,5 65 ,6 54 ,5 27 ,0 72 ,0 15 8 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 91 ,5 90 ,4 87 ,3 77 ,3 67 ,8 62 ,1 42 ,8 31 ,4 72 ,4 21 ,7 4, 0 68 ,4 21 ,0 81 ,2 74 ,1 62 ,8 72 ,5 66 ,3 56 ,0 18 ,4 76 ,7 46 5 E st ua ire (s an s Li br ev ille ) 90 ,9 89 ,8 84 ,0 70 ,0 64 ,4 80 ,2 68 ,4 54 ,1 69 ,4 35 ,8 5, 2 63 ,5 32 ,9 81 ,8 70 ,2 61 ,9 79 ,0 69 ,7 59 ,4 31 ,4 72 ,6 88 H au t-O go ou é 98 ,4 90 ,8 87 ,4 81 ,0 89 ,8 90 ,5 84 ,4 68 ,1 86 ,1 61 ,1 1, 2 74 ,3 53 ,8 89 ,5 86 ,8 76 ,2 85 ,1 82 ,3 76 ,1 49 ,6 81 ,5 10 4 M o y en -O go ou é 92 ,1 77 ,3 70 ,3 60 ,8 67 ,6 44 ,4 29 ,2 23 ,2 70 ,8 14 ,1 5, 8 66 ,3 13 ,2 66 ,9 59 ,4 47 ,5 61 ,0 50 ,6 42 ,2 9, 2 80 ,6 33 N go un ié 95 ,4 93 ,4 88 ,1 83 ,4 71 ,2 81 ,3 67 ,5 54 ,2 80 ,5 43 ,4 1, 8 73 ,0 39 ,7 88 ,8 85 ,3 78 ,2 88 ,1 83 ,6 74 ,9 37 ,4 78 ,0 76 N ya ng a 94 ,6 91 ,6 85 ,7 74 ,0 57 ,7 82 ,7 71 ,2 53 ,4 78 ,9 42 ,2 2, 1 70 ,5 38 ,4 87 ,4 80 ,0 68 ,3 85 ,5 77 ,7 62 ,6 35 ,8 69 ,2 32 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t-G en til ) 91 ,7 93 ,6 90 ,3 84 ,7 74 ,2 63 ,6 38 ,9 32 ,5 87 ,4 30 ,6 5, 0 84 ,3 27 ,9 69 ,6 66 ,3 54 ,0 61 ,6 57 ,5 48 ,9 17 ,3 71 ,2 13 O go ou é- Iv in do 81 ,1 76 ,8 70 ,9 62 ,0 64 ,2 79 ,8 71 ,0 59 ,1 68 ,0 40 ,3 8, 6 48 ,9 34 ,0 73 ,4 65 ,1 55 ,9 69 ,0 61 ,4 50 ,5 28 ,4 59 ,2 46 O go ou é- Lo lo 90 ,7 86 ,3 82 ,2 70 ,5 74 ,2 77 ,1 58 ,3 46 ,0 63 ,7 38 ,1 5, 3 56 ,4 33 ,1 85 ,0 76 ,9 66 ,3 78 ,0 73 ,3 64 ,2 33 ,1 76 ,0 31 W ol eu -N ’te m 79 ,5 70 ,3 64 ,9 58 ,0 59 ,2 57 ,9 47 ,5 36 ,2 75 ,3 29 ,5 11 ,3 70 ,7 26 ,7 67 ,9 62 ,6 56 ,8 63 ,5 61 ,1 56 ,0 24 ,8 61 ,3 47 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 90 ,4 92 ,1 86 ,0 76 ,8 53 ,2 77 ,0 57 ,5 52 ,1 73 ,3 32 ,3 3, 7 71 ,4 30 ,7 79 ,5 61 ,6 53 ,8 72 ,1 53 ,9 46 ,7 27 ,8 72 ,2 57 P rim ai re 86 ,9 83 ,5 76 ,7 68 ,8 64 ,2 70 ,1 56 ,8 44 ,1 73 ,5 36 ,0 6, 9 62 ,7 33 ,0 77 ,4 69 ,3 61 ,3 72 ,7 64 ,6 56 ,7 29 ,2 71 ,8 25 3 S ec on da ire 1 er c yc le 93 ,1 88 ,6 85 ,9 75 ,9 71 ,0 68 ,1 54 ,2 41 ,9 75 ,9 29 ,9 2, 9 70 ,8 27 ,7 82 ,7 76 ,1 64 ,9 77 ,2 72 ,0 61 ,4 25 ,8 75 ,5 47 4 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 94 ,5 94 ,8 91 ,5 81 ,9 80 ,0 71 ,8 49 ,7 35 ,2 71 ,3 29 ,4 4, 3 66 ,2 26 ,4 84 ,7 84 ,3 72 ,7 74 ,4 74 ,1 64 ,6 21 ,6 80 ,4 15 0 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 88 ,3 81 ,9 75 ,6 65 ,9 60 ,1 77 ,5 62 ,8 47 ,6 73 ,2 35 ,1 6, 3 60 ,7 30 ,0 75 ,4 67 ,7 58 ,6 73 ,0 66 ,0 56 ,2 28 ,0 67 ,9 22 6 S ec on d 91 ,9 87 ,8 86 ,5 78 ,1 78 ,4 79 ,6 68 ,2 53 ,9 71 ,9 44 ,0 3, 4 68 ,5 42 ,0 79 ,9 77 ,3 67 ,7 74 ,5 72 ,4 64 ,7 37 ,9 73 ,6 19 7 M oy en 90 ,1 90 ,9 86 ,0 72 ,1 66 ,3 62 ,3 42 ,4 32 ,1 78 ,0 21 ,4 2, 4 74 ,6 18 ,2 86 ,1 74 ,0 63 ,1 84 ,1 74 ,2 60 ,2 15 ,6 78 ,6 20 6 Q ua tri èm e 93 ,2 92 ,4 92 ,0 88 ,2 73 ,0 58 ,9 52 ,0 41 ,8 84 ,5 37 ,4 6, 7 77 ,3 36 ,4 86 ,1 80 ,8 71 ,9 70 ,3 64 ,9 60 ,2 32 ,3 78 ,8 17 1 Le p lu s él ev é 96 ,3 91 ,5 83 ,4 73 ,5 72 ,7 68 ,0 41 ,7 30 ,9 61 ,5 16 ,1 1, 9 57 ,3 16 ,1 80 ,5 75 ,7 62 ,4 72 ,7 67 ,7 57 ,3 14 ,7 78 ,9 13 5 E ns em bl e 91 ,5 88 ,4 84 ,3 75 ,0 69 ,5 69 ,8 54 ,4 42 ,0 74 ,3 31 ,6 4, 3 67 ,9 29 ,1 81 ,4 74 ,7 64 ,5 75 ,2 69 ,2 59 ,8 26 ,2 75 ,1 93 5 1 Y c om pr is le P en ta va le nt , l e P en ta co q, le P en ta xi m e t l e Te tra co q. 2 Y c om pr is le T et ra co q, m ai s N O N c om pr is le P en ta co q et le P en ta xi m . 3 P ol io 0 e st le v ac ci n co nt re la p ol io d on né à la n ai ss an ce . 4 B C G , r ou ge ol e, le s tro is d os es d e D TC oq e t l es tr oi s do se s de p ol io (n on -c om pr is la d os e de p ol io d on né e à la n ai ss an ce ). 5 Y c om pr is le P en ta va le nt , l e P en ta co q et le P en ta xi m . 142 • Santé de l’enfant Santé de l’enfant • 143 Les résultats selon le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être du ménage montrent, de manière surprenante, que c’est parmi les enfants dont la mère a, au moins, un niveau d’instruction secondaire et parmi ceux dont le ménage appartient au quintile le plus élevé que la couverture vaccinale est la plus faible : en effet, la proportion d’enfants complètement vaccinés varie de 30 % pour le secondaire 1er cycle et 29 % pour le 2nd cycle ou plus à 36 % parmi les enfants dont la mère a seulement un niveau primaire. De même, dans les ménages du quintile le plus élevé, la proportion d’enfants complètement vaccinés est environ deux fois plus faible que dans les ménages du quintile le plus bas (16 % contre 35 %). Les résultats selon le milieu de résidence montrent aussi que, curieusement, c’est à Libreville/Port-Gentil que la proportion d’enfants complètement vaccinés est la plus faible (22 %) et qu’à l’opposé, c’est dans les Autres villes qu’elle est la plus élevée (45 %). Ces résultats sont dus essentiellement à des variations similaires de couverture vaccinale contre la polio. Si l’on suppose que les enfants des ménages des quintiles les plus élevés, qui sont aussi ceux des femmes les plus instruites et vivant à Libreville/Port-Gentil, sont plus fréquemment vaccinés dans le secteur privé que dans le secteur public et reçoivent donc plus fréquemment le Pentacoq ou le Pentaxim que le Pentavalent, la non prise en compte du Pentacoq ou du Pentaxim dans la couverture vaccinale contre la polio affecte beaucoup plus ces enfants que les autres. En d’autres termes, la couverture vaccinale contre la polio et la couverture vaccinale complète serait plus sous-estimée pour ces enfants que pour les autres. Les variations entre provinces sont importantes, la proportion d’enfants complètement vaccinés variant d’un maximum de 61 % dans le Haut-Ogooué à seulement 14 % dans le Moyen-Ogooué. Encore une fois ces écarts importants sont dus essentiellement à de fortes variations de la couverture du vaccin contre la polio. Tendances Par rapport à l’EDSG de 2000, on note que la couverture vaccinale s’est améliorée, la proportion d’enfants complétement vaccinés étant passée de 17 % à 32 % (Graphique 10.1). Cependant malgré cette amélioration, il reste à fournir des efforts importants pour réaliser l’objectif du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) qui vise une couverture vaccinale d’au moins 90 % d’ici 2015 au niveau national pour tous les antigènes. 144 • Santé de l’enfant Graphique 10.1 Couverture vaccinale (enfants de 12-23 mois), EDSG-I 2000 et EDSG-II 2012 4 32 74 42 70 75 88 92 4 17 55 28 84 38 69 89 Aucun vaccin Tous les vaccins Rougeole Polio3 Polio1 DTCoq3 DTCoq1 BCG Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 Les données collectées sur la vaccination des enfants de moins de cinq ans ont permis d’évaluer rétrospectivement les tendances de la couverture vaccinale avant l’âge de 12 mois pour les quatre années ayant précédé l’enquête, concernant les enfants de 12-23 mois, 24-35 mois, 36-47 mois et 48-59 mois au moment de l’enquête. Le tableau 10.4 présente les taux de couverture vaccinale d’après le carnet de vaccination ou les déclarations de la mère pour les enfants de ces groupes d’âges. Le tableau présente aussi les pourcentages d’enfants pour lesquels un carnet de vaccination a été montré à l’enquêtrice. Pour 65 % des enfants de 1-4 ans, un carnet de vaccination a été montré à l’enquêtrice. Cette proportion diminue avec l’âge de l’enfant, de 75 % parmi ceux de 12-23 mois à 57 % pour ceux de 48-59 mois. Cette variation semblerait indiquer une amélioration de la couverture vaccinale des enfants (les enfants ont de plus en plus fréquemment de carnet), mais ceci pourrait aussi simplement résulter du fait que plus les enfants sont âgés, moins les carnets de vaccinations sont disponibles (ils ont été perdus). Pour l’ensemble des enfants de 12-59 mois, on constate que 88 % ont reçu le BCG avant l’âge de 12 mois, 65 % la troisième dose de DTCoq, 39 % la troisième dose de polio et 59 % ont été vaccinés contre la rougeole. Globalement, 24 % ont été vaccinés contre toutes ces maladies avant l’âge de 12 mois et, à l’opposé, 16 % n’ont reçu aucun de ces vaccins. En outre, 56 % des enfants de 12-59 mois ont été vaccinés contre la fièvre jaune avant l’âge de 12 mois, 54 % contre l’hépatite et 36 % contre le Hib. S an té d e l’e nf an t • 14 5 Ta bl ea u 10 .4 V ac ci na tio ns a u co ur s de la p re m iè re a nn ée P ou rc en ta ge d 'e nf an ts â gé s de 1 2- 59 m oi s au m om en t d e l'e nq uê te q ui o nt re çu c er ta in s va cc in s av an t l 'â ge d e 12 m oi s et p ou rc en ta ge d e ce ux p ou r l es qu el s un c ar ne t d e va cc in at io n a ét é pr és en té à l' en qu êt ric e, s el on l'â ge a ct ue l d e l'e nf an t, G ab on 2 01 2  ge e n m oi s BC G D TC oq 1 P ol io 2 R ou - ge ol e To us le s va c- ci ns 4 A uc un va cc in Fi èv re Ja un e To us le s va cc in s av ec la fiè vr e ja un e H ép at ite 5 H ib 5 To us le s va cc in s av ec la fiè vr e ja un e, l’h ép at ite et le H ib P ou rc en - ta ge a ve c un c ar ne t de va cc in at io n pr és en té à l'e nq uê tri ce E ffe ct if d' en fa nt s 1 2 3 03 1 2 3 1 2 3 1 2 3 12 -2 3 90 ,2 87 ,3 83 ,8 73 ,4 68 ,7 66 ,9 54 ,0 41 ,0 67 ,8 28 ,1 11 ,7 62 ,2 26 ,4 80 ,3 74 ,1 62 ,2 74 ,1 68 ,7 58 ,2 23 ,2 75 ,1 93 5 24 -3 5 88 ,1 79 ,6 73 ,8 60 ,2 64 ,5 68 ,3 54 ,9 38 ,9 57 ,0 21 ,6 12 ,5 54 ,3 19 ,5 75 ,1 66 ,8 51 ,0 57 ,3 46 ,6 33 ,6 11 ,5 66 ,7 98 8 36 -4 7 88 ,9 80 ,3 75 ,3 66 ,1 67 ,1 69 ,9 59 ,1 40 ,6 52 ,6 23 ,6 13 ,2 51 ,9 21 ,4 72 ,1 63 ,8 49 ,8 45 ,2 37 ,2 26 ,5 12 ,0 60 ,4 95 6 48 -5 9 85 ,3 76 ,7 70 ,3 59 ,9 62 ,6 63 ,6 50 ,5 35 ,5 54 ,9 20 ,5 31 ,2 53 ,4 20 ,2 69 ,3 63 ,3 52 ,3 32 ,1 28 ,1 20 ,6 9, 2 57 ,3 81 9 E ns em bl e 88 ,3 81 ,2 76 ,1 65 ,2 65 ,9 67 ,5 54 ,9 39 ,4 58 ,8 24 ,1 16 ,1 56 ,1 22 ,5 74 ,5 67 ,2 54 ,0 53 ,7 46 ,3 35 ,8 14 ,1 65 ,1 3 69 9 N ot e: L 'in fo rm at io n pr ov ie nt d u ca rn et d e va cc in at io n ou , s 'il n' y a pa s de c ar ne t, el le p ro vi en t d e la d éc la ra tio n de la m èr e. P ou r l es e nf an ts d on t l 'in fo rm at io n es t b as ée s ur la d éc la ra tio n de la m èr e, o n su pp os e qu e la pr op or tio n de v ac ci na tio ns re çu es d ur an t l a pr em iè re a nn ée e st la m êm e qu e ce lle o bs er vé e po ur le s en fa nt s po ur le sq ue ls o n di sp os e d' un c ar ne t d e va cc in at io n. 1 Y c om pr is le P en ta va le nt , l e P en ta co q, le P en ta xi m e t l e Te tra co q. 2 Y c om pr is le T et ra co q, m ai s N O N c om pr is le P en ta co q et le P en ta xi m . 3 P ol io 0 e st le v ac ci n co nt re la p ol io d on né à la n ai ss an ce . 4 B C G , r ou ge ol e, le s tro is d os es d e D TC oq e t l es tr oi s do se s de p ol io (n on -c om pr is la d os e de p ol io d on né e à la n ai ss an ce ). 5 Y c om pr is le P en ta va le nt , l e P en ta co q et le P en ta xi m . Santé de l’enfant • 145 146 • Santé de l’enfant Comme les enfants les plus âgés ont moins fréquemment de carnet que les plus jeunes, les données sur la couverture vaccinale qui les concernent sont moins fiables que pour les plus jeunes car beaucoup plus fréquemment basées sur la mémoire de la mère. Il faut donc être très prudent dans l’interprétation des variations de la couverture vaccinale. Néanmoins, ces résultats mettent en évidence une légère amélioration du taux de vaccination complet de base avant l’âge d’un an, celui-ci étant passé de 21 % pour les enfants les plus âgés (48-59 mois) à 28 % parmi les plus jeunes (12-23 mois). Cette tendance à l’amélioration s’observe quel que soit l’antigène et est particulièrement importante pour le Hib, ce qui s’explique par son introduction récente dans le PEV. 10.3 MALADIES DES ENFANTS La lutte contre les maladies des enfants figure au premier plan des préoccupations de l’État. Infections respiratoires aiguës Les infections respiratoires aiguës (IRA), et particulièrement la pneumonie, constituent l’une des premières causes de mortalité des enfants dans les pays en développement. Pour évaluer la prévalence de ces infections parmi les enfants, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient souffert de la toux pendant les deux semaines ayant précédé l’enquête et, si oui, on demandait alors si la toux avait été accompagnée d’une respiration courte et rapide. En outre, pour les enfants ayant présenté ces symptômes d’IRA on a cherché à connaître le pourcentage de ceux pour lesquels on avait recherché des soins ainsi que le pourcentage de ceux qui avaient reçu un traitement. Les résultats sont présentés au tableau 10.5. Précisons que les résultats sur la prévalence des IRA ne sont pas strictement comparables avec ceux de l’EDSG-I, car la prévalence des IRA varie avec la saison et les informations collectées par les EDS ne sont représentatives que pour la période de référence, c'est-à-dire les deux semaines qui précèdent l’enquête. Les résultats du tableau 10.5 sur la prévalence et le traitement des symptômes d’infections respiratoires aigües (IRA) montrent que parmi les enfants de moins de cinq ans, 8 % avaient souffert d’infections respiratoires aigües au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. Cette proportion varie selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On constate tout d’abord des variations selon l’âge de l’enfant : d’un minimum de 4 % parmi les moins de six mois, la prévalence augmente pour concerner un maximum de 10 % d’enfants à 6-11 mois et à 12-23 mois. Au-delà, la prévalence diminue pour concerner 6 % des enfants. (Graphique 10.2). On constate aussi des écarts selon la province, la proportion d’enfants ayant présenté des symptômes d’IRA variant d’un maximum de 17 % dans la Nyanga à un minimum de 1 % dans l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil. Il faut aussi souligner que dans le Woleu- N’tem, 10 % des enfants ont souffert d’IRA. Les résultats selon le niveau d’instruction de la mère montrent que la prévalence des IRA est plus élevée chez les enfants dont la mère est instruite que chez ceux dont elle n’a aucune instruction (7 % pour ceux dont la mère a un niveau primaire et 10 % pour ceux dont elle a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus contre 1 % pour ceux dont elle n’a aucune instruction). Santé de l’enfant • 147 Tableau 10.5 Prévalence et traitement des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë (IRA) Parmi les enfants de moins de cinq ans, pourcentage de ceux qui ont présenté des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë au cours des deux semaines ayant précédé l'interview; Parmi ces enfants, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé et pourcentage qui ont reçu des antibiotiques comme traitement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants de moins de cinq ans : Parmi les enfants de moins de cinq ans avec des symptômes d'IRA : Pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé ou d’une pharmacie2 Pourcentage ayant pris des antibiotiques Effectif d'enfants Pourcentage avec des symptômes d'IRA1 Effectif d'enfants Âge en mois <6 3,9 543 (75,9) (28,1) 21 6-11 10,0 607 69,5 53,6 61 12-23 10,4 935 67,5 55,4 98 24-35 7,8 988 59,4 40,6 77 36-47 8,9 956 74,5 46,7 86 48-59 6,2 819 63,7 67,3 51 Sexe Masculin 8,5 2 488 72,2 55,3 212 Féminin 7,7 2 361 62,4 44,6 181 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 7,8 2 547 75,9 56,5 198 Autres villes 8,6 1 548 62,7 44,4 134 Ensemble urbain 8,1 4 094 70,6 51,6 332 Rural 8,1 754 52,2 43,7 61 Province Libreville/Port-Gentil 7,8 2 547 75,9 56,5 198 Estuaire (sans Libreville) 9,6 487 (61,5) (48,3) 47 Haut-Ogooué 5,7 507 (75,6) (73,9) 29 Moyen-Ogooué 5,5 147 (80,3) (75,3) 8 Ngounié 8,3 326 62,7 15,2 27 Nyanga 17,0 139 54,1 37,8 24 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 1,3 56 * * 1 Ogooué-Ivindo 10,7 214 39,0 43,6 23 Ogooué-Lolo 6,7 171 (41,8) (52,3) 11 Woleu-N’tem 10,0 255 (57,5) (25,5) 26 Niveau d'instruction de la mère Aucun 1,4 306 38,9 * 4 Primaire 7,0 1 275 58,5 38,4 90 Secondaire 1er cycle 8,8 2 274 67,9 52,4 200 Secondaire 2nd cycle ou plus 9,9 993 77,0 59,3 99 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 8,6 1 037 48,1 40,6 89 Second 7,2 1 085 77,9 47,8 78 Moyen 8,6 1 007 66,1 54,8 86 Quatrième 6,9 924 (84,0) (52,0) 64 Le plus élevé 9,5 795 (68,3) (58,1) 75 Ensemble 8,1 4 848 67,7 50,4 393 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Les symptômes d'IRA (toux accompagnée d'une respiration courte et rapide associée à des problèmes de congestion dans la poitrine et/ou à des difficultés respiratoires associées à des problèmes de congestion dans la poitrine) sont considérés comme une mesure indirecte de la pneumonie. 2 Non compris les boutiques et les praticiens traditionnels. 148 • Santé de l’enfant Graphique 10.2 Prévalence des IRA, de la fièvre et de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge 6 9 8 10 10 4 8 16 23 26 29 32 13 24 8 11 17 27 25 6 16 48-59 36-47 24-35 12-23 6-11 <6 Âge en mois ENSEMBLE Pourcentage Diarrhée Fièvre IRA EDSG-II 2012 Pour un peu plus des deux tiers d’enfants ayant présenté des symptômes d’IRA (68 %), des conseils ou un traitement ont été recherchés dans un établissement de santé, auprès d’un prestataire de santé ou dans une pharmacie. Les enfants de 36-47 mois sont ceux pour lesquels on a le plus fréquemment recherché des conseils ou un traitement (75 %). Dans le groupe d’âges 24-35 mois, seulement 59 % ont bénéficié de conseils ou de traitements quand ils étaient malades. La proportion d’enfants malades pour lesquels une recherche de soins ou de traitement a été effectuée est plus élevée pour les garçons que pour les filles (72 % contre 62 %) et en milieu urbain qu’en milieu rural (71 % contre 52 %). En outre, on constate des écarts importants selon le niveau d’instruction de la mère et le niveau socioéconomique du ménage : en effet, si pour 77 % des enfants dont la mère a un niveau d’instruction, une démarche pour rechercher des soins ou des conseils a été effectuée, cette proportion n’est que de 39 % pour ceux dont la mère n’a aucune instruction. De même, pour moins de la moitié des enfants des ménages classés dans le quintile le plus bas (48 %), on a recherché un traitement ou des conseils contre 78 % pour ceux des ménages du second quintile et 66 % pour ceux des ménages du quintile moyen. Le tableau 10.5 présente aussi les proportions d’enfants qui ont présenté des symptômes d’IRA et qui ont pris des antibiotiques. Un enfant sur deux (50 %) a été traité avec des antibiotiques. Les variations selon l’âge sont irrégulières. Cependant, c’est parmi ceux de 48-59 mois que la proportion est la plus élevée (67 %). En outre, le recours aux antibiotiques a été plus important pour les garçons que pour les filles (55 % contre 45 %), pour les enfants du milieu urbain que pour ceux du milieu rural (52 % contre 44 %) et pour ceux dont la mère a un niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle que pour les autres (59 % contre 38 % pour ceux dont la mère a un niveau primaire). Santé de l’enfant • 149 Fièvre Parmi les enfants de moins de cinq ans, 24 % ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête (Tableau 10.6). D’un minimum de 13 % à moins de six mois, la prévalence augmente pour toucher près d’un tiers des enfants dans le groupe d’âges 6-11mois (32 %). Elle diminue ensuite tout en restant à des niveaux relativement élevés puisqu’elle concerne encore 23 % des enfants à 36-47 mois. À 48-59 mois, environ un enfant sur six (16 %) a eu de la fièvre au cours des deux semaines qui ont précédé l’enquête (Graphique 10.2). Tableau 10.6 Prévalence et traitement de la fièvre Parmi les enfants de moins de cinq ans, pourcentage de ceux qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l'interview; Parmi ces enfants, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé, pourcentage qui ont pris des antipaludiques et pourcentage qui ont pris des antibiotiques comme traitement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants de moins de cinq ans : Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre : Pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé ou d’une pharmacie1 Pourcentage ayant pris des antipaludiques Pourcentage ayant pris des antibiotiques Effectif d'enfants Pourcentage ayant eu de la fièvre Effectif d'enfants Age en mois <6 13,3 543 62,3 15,2 33,1 72 6-11 32,1 607 66,8 17,3 53,2 194 12-23 29,3 935 70,2 26,1 52,5 274 24-35 25,6 988 62,4 28,3 52,7 253 36-47 23,1 956 72,2 28,2 45,5 221 48-59 16,2 819 65,1 35,8 55,7 132 Sexe Masculin 25,4 2 488 70,0 30,0 50,1 633 Féminin 21,8 2 361 63,8 20,9 50,9 515 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 24,4 2 547 75,4 30,7 55,7 620 Autres villes 22,7 1 548 59,2 20,0 47,2 351 Ensemble urbain 23,7 4 094 69,6 26,9 52,6 971 Rural 23,4 754 54,3 20,8 38,7 176 Province Libreville/Port-Gentil 24,4 2 547 75,4 30,7 55,7 620 Estuaire (sans Libreville) 27,3 487 60,2 21,2 47,6 133 Haut-Ogooué 18,2 507 64,7 20,1 48,9 92 Moyen-Ogooué 20,1 147 63,3 11,6 57,0 30 Ngounié 22,3 326 58,0 21,2 31,3 73 Nyanga 23,9 139 64,1 30,3 42,2 33 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 14,2 56 69,8 25,9 59,6 8 Ogooué-Ivindo 27,1 214 39,8 17,2 45,7 58 Ogooué-Lolo 25,4 171 49,9 19,1 44,6 43 Woleu-N’tem 22,4 255 54,6 19,3 36,9 57 Niveau d'instruction de la mère Aucun 17,0 306 83,9 14,8 53,5 52 Primaire 27,4 1 275 60,2 25,6 40,8 349 Secondaire 1er cycle 21,6 2 274 66,8 27,0 48,7 492 Secondaire 2nd cycle ou plus 25,7 993 74,1 26,6 66,6 255 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 22,2 1 037 51,0 18,9 37,3 231 Second 25,2 1 085 63,0 20,9 44,0 274 Moyen 23,8 1 007 73,3 30,5 59,9 240 Quatrième 24,6 924 69,3 32,8 55,4 227 Le plus élevé 22,2 795 84,0 28,0 58,5 177 Ensemble 23,7 4 848 67,2 25,9 50,5 1 147 1 Non compris les boutiques et les praticiens traditionnels. 150 • Santé de l’enfant On ne note pas d’écart important de la prévalence de la fièvre entre les milieux de résidence. Par contre, dans les provinces, les variations sont plus importantes : la prévalence varie d’un minimum de 14 % dans l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil à un maximum de 27 % dans l’Estuaire sans Libreville. Les résultats mettent aussi en évidence des écarts entre les enfants dont la mère est instruite et ceux dont elle n’a aucune instruction : 17 % des enfants dont la mère est sans instruction ont eu de la fièvre contre 27 % parmi ceux dont la mère a un niveau primaire et 26 % quand la mère a un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus. On a demandé aux mères dont les enfants avaient eu de la fièvre si des conseils ou un traitement avaient été recherchés dans un établissement de santé, auprès d’un prestataire de santé ou dans une pharmacie. Au niveau national, on constate que dans 67 % des cas, une telle démarche a été effectuée. Les résultats selon l’âge montrent que, globalement, la proportion d’enfants pour lesquels on a recherché un traitement ou des conseils augmente avec l’âge de l’enfant jusqu’à 36-47 mois, passant de 62 % à moins de 6 mois à 72 %. On note que les enfants pour lesquels on a le plus fréquemment effectué une recherche de traitement ou de conseils sont les garçons (70 % contre 64 % pour les filles), les enfants du milieu urbain (70 % contre 54 % en rural), en particulier à Libreville/Port-Gentil (75 % contre 59 % dans les Autres villes), les enfants dont la mère n’a aucune instruction (84 % contre 60 % pour ceux dont elle a le niveau primaire) et les enfants des ménages classés dans le quintile le plus élevé (84 % contre 51 % dans les ménages du quintile le plus bas). Dans les provinces, il faut souligner que pour seulement 40 % des enfants de l’Ogooué-Ivindo, on a recherché un traitement ou des conseils pour soigner les enfants fiévreux. En outre, parmi les enfants ayant eu de la fièvre, 51 % ont été traités avec des antibiotiques. L’utilisation d’antibiotiques n’est pas très fréquente pour les enfants de moins de six mois, 33 % ayant été soignés avec ce type de médicaments contre 56 % dans le groupe d’âges 48-59 mois. Les antibiotiques ont été plus fréquemment donnés aux enfants du milieu urbain (53 %) qu’à ceux du milieu rural (39 %). De même, ceux de la province du Moyen Ogooué et de Libreville/Port-Gentil (respectivement 57 % et 56 %) ont été plus fréquemment traités avec des antibiotiques que ceux des provinces de la Ngounié (31 %) et du Woleu-N’tem (37 %). Par ailleurs, plus des deux tiers d’enfants dont la mère a un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (67 %) ont été traités avec des antibiotiques. Cette proportion n’est que de 41 % parmi les enfants dont la mère a un niveau d’instruction primaire. Enfin, on note que c’est dans les ménages du quintile le plus bas que la proportion d’enfants dont la fièvre a été traitée avec des antibiotiques est la plus faible (37 %). En outre, quand ils ont eu de la fièvre, 26 % des enfants ont été traités avec des antipaludiques. D’un minimum de 15 % parmi les enfants de moins de 6 mois, cette proportion augmente pour atteindre son niveau le plus élevé chez ceux de 48-59 mois (36 %). C’est en milieu urbain (27 % contre 21 % en milieu rural), à Libreville/Port-Gentil et dans la province de la Nyanga (respectivement, 31 % et 30 % contre un minimum de 12 % dans le Moyen Ogooué), parmi les enfants dont la mère a un niveau d’instruction au moins secondaire (27 % contre 15 % quand la mère n’a aucun niveau d’instruction) et parmi ceux dont le ménage appartient au quintile moyen (31 % contre 19 % pour ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas) que le recours aux antipaludiques pour traiter la fièvre a été le plus fréquent. Notons aussi que la proportion de garçons dont la fièvre a été traitée avec des antipaludiques est plus élevée que celle des filles (30 % contre 21 %). Diarrhée Bien qu’à l’heure actuelle, il existe des traitements efficaces et peu coûteux, la diarrhée demeure une des principales causes de décès des jeunes enfants dans les pays en développement. Les cas de diarrhée provoquent des pertes significatives de liquides et une dénutrition qui peut entraîner la mort. Les Sels de Réhydratation par voie Orale (SRO), les liquides préconditionnés ainsi que les solutions préparées à la Santé de l’enfant • 151 maison avec de l’eau, du sucre et du sel permettent d’éviter la déshydratation et de reconstituer les pertes hydriques. Au cours de l’enquête, les enquêtrices ont demandé aux mères si leurs enfants de moins de 5 ans avaient eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête, afin de mesurer la prévalence des maladies diarrhéiques. En ce qui concerne le traitement de la diarrhée, elles ont demandé aux mères si elles connaissaient les SRO et si, durant les épisodes diarrhéiques, elles avaient utilisé des sachets de SRO et/ou des liquides préconditionnés et/ou une solution d’eau sucrée et salée. Prévalence De l’examen des données du tableau 10.7, il ressort qu’un enfant sur 6 (16 %) a eu, au moins, un épisode de diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête et qu’en outre, dans 1 % des cas, il y avait du sang dans les selles. Les résultats montrent que dans le groupe d’âges 6-23 mois, environ un quart des enfants ont eu la diarrhée (25 % à 6-11 mois et 27 % à 12-23 mois). Au-delà, la prévalence tend à diminuer pour concerner un minimum de 8 % d’enfants dans le groupe d’âges 48-59 mois. Contre toute attente, on note que la prévalence de la diarrhée est quasiment identique, que l’eau de consommation provienne d’une source améliorée ou non améliorée (respectivement 16 % contre 17 %). Par contre, la prévalence de la diarrhée est plus faible dans les ménages disposant d’installations sanitaires améliorées et non partagées que dans les autres (12 % contre 19 % quand les toilettes sont améliorées mais partagées et 20 % quand elles ne sont pas améliorées). Les résultats selon le milieu de résidence ne font pas apparaître de variations très importantes (16 % en urbain contre 17 % en rural). Dans les provinces, par contre, la prévalence de la diarrhée varie d’un maximum de 22 % dans l’Ogooué-Ivindo à un minimum de 12 % dans la Ngounié. Tableau 10.7 Prévalence de la diarrhée Parmi les enfants de moins de cinq ans, pourcentage de ceux qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l'interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête : Effectif d'enfants Toute diarrhée Diarrhée avec sang Age en mois <6 5,6 0,4 543 6-11 24,9 2,0 607 12-23 26,9 2,5 935 24-35 16,9 1,2 988 36-47 11,0 0,2 956 48-59 7,5 0,4 819 Sexe Masculin 15,8 1,2 2 488 Féminin 15,9 1,1 2 361 Provenance de l'eau de consommation1 Source améliorée 15,7 1,1 4 311 Non améliorée 16,9 1,3 523 Type d'installation sanitaire2 Améliorée, non partagée 12,0 0,8 1 546 Partagée3 19,0 0,9 1 365 Non améliorée 16,7 1,6 1 921 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 14,5 0,3 2 547 Autres villes 17,3 2,3 1 548 Ensemble urbain 15,6 1,1 4 094 Rural 17,2 1,4 754 Province Libreville/Port-Gentil 14,5 0,3 2 547 Estuaire (sans Libreville) 18,1 2,2 487 Haut-Ogooué 18,5 2,3 507 Moyen-Ogooué 17,7 3,1 147 Ngounié 12,2 2,0 326 Nyanga 17,7 2,2 139 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 12,9 1,0 56 Ogooué-Ivindo 21,6 2,2 214 Ogooué-Lolo 18,4 1,1 171 Woleu-N’tem 15,5 1,0 255 Niveau d'instruction de la mère Aucun 10,4 0,6 306 Primaire 16,1 2,0 1 275 Secondaire 1er cycle 17,2 0,9 2 274 Secondaire 2nd cycle ou plus 14,0 0,7 993 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 17,1 1,7 1 037 Second 16,2 1,4 1 085 Moyen 19,5 1,1 1 007 Quatrième 16,0 1,0 924 Le plus élevé 8,9 0,2 795 Ensemble4 15,8 1,1 4 848 1 Se reporter au tableau 2.1 pour la définition des catégories. 2 Se reporter au tableau 2.2 pour la définition des catégories. 3 Types d'installations sanitaires qui seraient considérées comme "améliorées" si elles n'étaient pas partagées par deux ménages ou plus. 4 Y compris 14 enfants pour lesquels la provenance de l’eau est manquante et q7 enfants pour lesquels le type de toilettes est manquant. 152 • Santé de l’enfant Les résultats selon le niveau d’instruction de la mère montrent que la prévalence de la diarrhée est plus faible chez les enfants dont la mère n’a aucune instruction que chez les autres (10 % contre un maximum de 17 % chez ceux dont la mère a un niveau secondaire 1er cycle). En fonction du niveau de bien-être économique du ménage, la proportion d’enfants ayant eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête varie de 20 % dans les ménages du quintile moyen à 9 % dans ceux du quintile le plus élevé. Traitement et alimentation pendant la diarrhée Le tableau 10.8 présente, pour les enfants de moins de 5 ans qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête, le pourcentage de ceux pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d’un établissement, d’un prestataire de santé ou d’une pharmacie et les pourcentages de ceux ayant reçu différents traitements quand ils étaient malades. Pour la moitié des enfants malades (50 %), un traitement ou des conseils ont été recherchés pour traiter la diarrhée. Cependant quand la diarrhée était accompagnée de sang, la proportion atteint 63 %. Ce sont les enfants de moins de six mois qui ont le plus bénéficié de recherche de conseils et de traitements quand ils avaient la diarrhée (66 %). Sur le plan géographique, les résultats montrent que c’est en milieu rural (47 %) et dans la province de l’Ogooué-Lolo (37 %) que la proportion d’enfants pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement est la plus faible. Enfin, on note que pour seulement 22 % des enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction, un traitement ou des conseils ont été recherchés alors que cette proportion atteint 55 % quand la mère a un niveau primaire et 51 % quand elle a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. En fonction du niveau de bien-être du ménage dans lequel vit l’enfant, on constate que la proportion pour lesquels des conseils ou un traitement ont été recherchés varie d’un minimum de 46 % dans le quintile le plus bas à un maximum de 54 % dans le plus élevé. Pour traiter la diarrhée, les résultats montrent que dans seulement 26 % des cas, on a donné aux enfants malades des liquides de sachets SRO ou une Solution Maison Recommandée. Dans 20 % des cas, les enfants ont reçu une Solution Maison Recommandée et, globalement, 37 % ont reçu l’une et/ou l’autre forme de TRO. Par ailleurs, dans 46 % des cas, les enfants malades ont reçu davantage de liquides. Globalement, en cas d’épisode diarrhéique, 64 % des enfants ont bénéficié d’une TRO et/ou ont reçu davantage de liquides. En outre, d’autres traitements ont été donnés pour guérir l’enfant : il s’agit dans, 29 % des cas, de comprimés ou de sirop et dans 21 % des cas de remèdes maison. Le recours à des injections et à des solutions intraveineuses est marginal pour traiter la diarrhée (respectivement 0,4 % et 1 %). Il faut souligner que 20 % des enfants malades n’ont reçu aucun traitement. Dans la province du Moyen-Ogooué, cette proportion atteint 25 % et dans celle de l’Ogooué-Lolo, elle concerne près d’un tiers des enfants (32 %). Le tableau 10.9 présente les résultats concernant les pratiques alimentaires suivies pendant la diarrhée de l’enfant. Au cours des épisodes diarrhéiques, il est recommandé de donner plus de liquides et d’aliments à l’enfant. Cependant, les résultats montrent que 30 % des enfants ayant eu la diarrhée ont reçu la même quantité de liquides et que dans 9 % des cas, ils en ont reçu beaucoup moins. Pour seulement un peu plus de deux enfants malades sur cinq (46 %), on a suivi les recommandations en augmentant les quantités de liquides. En ce qui concerne les aliments, on constate que 11 % des enfants ont vu leurs rations alimentaires augmenter et 40 % ont conservé leur alimentation. Par contre, pour 43 % des enfants malades, on a réduit les quantités de nourriture. S an té d e l’e nf an t • 15 3 Ta bl ea u 10 .8 T ra ite m en t d e la d ia rrh ée P ar m i l es e nf an ts d e m oi ns d e ci nq a ns a ya nt e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x se m ai ne s ay an t p ré cé dé l' in te rv ie w , p ou rc en ta ge p ou r l es qu el s on a re ch er ch é de s co ns ei ls o u un tr ai te m en t a up rè s d' un é ta bl is se m en t o u d' un p re st at ai re de s an té ; P ou rc en ta ge à q ui o n a do nn é un e Th ér ap ie d e R éh yd ra ta tio n pa r v oi e O ra le (T R O ), po ur ce nt ag e à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es , p ou rc en ta ge à q ui o n a do nn é un e TR O o u da va nt ag e de li qu id es e t p ou rc en ta ge d' en fa nt s à qu i o n a ad m in is tré d 'a ut re s tra ite m en ts , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ou rc en ta ge d 'e nf an ts a ve c di ar rh ée p ou r l es qu el s on a re ch er ch é de s co ns ei ls o u un tr ai te m en t a up rè s d' un ét ab lis se m en t o u d' un pr es ta ta ire d e sa nt é, o u d’ un e ph ar m ac ie 1 Th ér ap ie d e R éh yd ra ta tio n pa r v oi e O ra le (T R O ) Li qu id es au gm en té s TR O o u liq ui de s au gm en té s A ut re s tra ite m en ts : A uc un tra ite m en t E ffe ct if d' en fa nt s av ec la di ar rh ée Li qu id e de sa ch et s SR O S ol ut io n M ai so n R ec om m an dé e (S M R ) S oi t S R O ou S M R C om pr im és ou s iro p In je ct io n S ol ut io n in tra ve in eu se R em èd e m ai so n/ A ut re A ge e n m oi s <6 66 ,0 29 ,2 4, 5 31 ,2 44 ,4 48 ,3 18 ,4 1, 1 1, 1 12 ,7 (2 8, 5) 30 6- 11 50 ,8 18 ,2 12 ,2 25 ,4 38 ,0 54 ,7 35 ,6 1, 6 0, 2 18 ,0 20 ,6 15 1 12 -2 3 50 ,6 34 ,1 21 ,8 43 ,2 50 ,1 71 ,1 31 ,5 0, 0 0, 7 23 ,7 15 ,6 25 2 24 -3 5 48 ,0 23 ,6 26 ,1 44 ,1 46 ,4 63 ,7 20 ,4 0, 1 0, 7 20 ,8 20 ,7 16 7 36 -4 7 45 ,6 22 ,7 16 ,3 27 ,5 47 ,2 60 ,4 27 ,9 0, 3 4, 4 20 ,1 26 ,9 10 5 48 -5 9 46 ,8 24 ,3 29 ,0 44 ,1 50 ,5 74 ,2 27 ,7 0, 0 0, 0 22 ,3 16 ,5 62 Se xe M as cu lin 47 ,8 22 ,3 20 ,8 33 ,7 47 ,3 62 ,3 28 ,3 0, 1 1, 6 25 ,3 18 ,1 39 3 Fé m in in 51 ,7 30 ,2 19 ,1 41 ,2 45 ,3 66 ,1 28 ,9 0, 7 0, 6 16 ,2 21 ,7 37 5 Ty pe d e di ar rh ée P as d e pr és en ce d e sa ng 48 ,6 25 ,9 20 ,3 37 ,2 46 ,0 63 ,5 28 ,7 0, 4 1, 1 19 ,6 20 ,6 71 2 P ré se nc e de s an g 63 ,4 29 ,4 16 ,4 38 ,7 49 ,9 71 ,9 26 ,2 0, 3 0, 3 37 ,9 9, 2 55 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 49 ,6 29 ,6 24 ,4 43 ,7 44 ,0 64 ,6 30 ,7 0, 7 1, 3 13 ,9 19 ,8 37 0 A ut re s vi lle s 50 ,9 23 ,6 15 ,7 32 ,4 46 ,3 62 ,3 24 ,7 0, 3 0, 9 27 ,2 21 ,9 26 7 E ns em bl e ur ba in 50 ,2 27 ,1 20 ,7 39 ,0 45 ,0 63 ,7 28 ,2 0, 5 1, 1 19 ,5 20 ,6 63 7 R ur al 47 ,4 21 ,4 16 ,4 29 ,3 52 ,8 66 ,5 30 ,6 0, 0 0, 9 27 ,7 15 ,7 13 0 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 49 ,6 29 ,6 24 ,4 43 ,7 44 ,0 64 ,6 30 ,7 0, 7 1, 3 13 ,9 19 ,8 37 0 E st ua ire (s an s Li br ev ille ) 61 ,1 21 ,3 13 ,5 30 ,2 59 ,9 73 ,4 21 ,2 0, 0 0, 0 32 ,3 15 ,6 88 H au t-O go ou é 47 ,4 18 ,1 23 ,1 32 ,9 42 ,0 61 ,6 20 ,9 0, 0 0, 0 37 ,9 22 ,8 94 M o y en -O go ou é 49 ,5 25 ,1 14 ,5 32 ,3 43 ,0 62 ,9 38 ,9 0, 0 0, 0 14 ,8 24 ,5 26 N go un ié 57 ,7 36 ,8 22 ,5 42 ,3 53 ,9 72 ,3 15 ,5 0, 0 0, 9 24 ,6 16 ,6 40 N ya ng a 45 ,2 26 ,0 17 ,9 35 ,8 70 ,1 77 ,3 21 ,5 2, 4 2, 4 16 ,4 16 ,2 25 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t-G en til ) 55 ,4 17 ,1 11 ,8 28 ,9 17 ,9 39 ,3 45 ,2 0, 0 2, 5 35 ,3 (9 ,2 ) 7 O go ou é- Iv in do 40 ,7 28 ,0 15 ,1 32 ,3 49 ,6 60 ,4 36 ,6 0, 3 0, 8 15 ,7 23 ,5 46 O go ou é- Lo lo 37 ,2 18 ,5 6, 5 22 ,6 30 ,9 48 ,1 29 ,2 0, 0 3, 3 23 ,5 31 ,7 31 W ol eu -N ’te m 44 ,9 19 ,3 6, 1 22 ,8 40 ,9 51 ,0 41 ,2 0, 0 2, 9 24 ,5 13 ,3 40 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 22 ,2 7, 4 19 ,4 26 ,0 25 ,0 44 ,7 33 ,6 7, 7 0, 3 19 ,4 (2 7, 0) 32 P rim ai re 55 ,0 23 ,1 23 ,9 34 ,5 47 ,8 65 ,9 27 ,7 0, 2 0, 7 23 ,6 19 ,6 20 5 S ec on da ire 1 er c yc le 48 ,7 25 ,3 14 ,9 36 ,1 46 ,9 63 ,4 26 ,7 0, 1 0, 5 19 ,8 21 ,1 39 2 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 51 ,0 37 ,3 28 ,7 47 ,6 47 ,4 68 ,2 33 ,9 0, 0 3, 3 20 ,3 14 ,9 13 9 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 45 ,6 23 ,8 15 ,9 30 ,8 48 ,6 63 ,8 26 ,3 0, 2 1, 0 26 ,1 22 ,4 17 7 S ec on d 48 ,9 21 ,0 28 ,0 39 ,8 52 ,4 64 ,8 28 ,9 0, 0 0, 1 20 ,4 20 ,0 17 6 M o y en 49 ,6 20 ,3 13 ,0 29 ,6 46 ,0 63 ,8 27 ,6 0, 0 2, 0 18 ,2 19 ,5 19 6 Q ua tri èm e 53 ,4 46 ,4 20 ,6 50 ,6 34 ,8 66 ,3 37 ,6 1, 9 0, 2 18 ,4 15 ,2 14 8 Le p lu s él ev é 54 ,2 18 ,5 28 ,1 41 ,4 50 ,4 59 ,9 17 ,5 0, 0 2, 8 21 ,7 23 ,3 71 E ns em bl e 49 ,7 26 ,1 20 ,0 37 ,3 46 ,3 64 ,1 28 ,6 0, 4 1, 1 20 ,9 19 ,8 76 7 N ot e: L a TR O c om pr en d le li qu id e pr ép ar é à pa rti r d es s ac he ts d e S el s de R éh yd ra ta tio n O ra le (S R O ), le li qu id e et le s S ol ut io ns M ai so n R ec om m an dé es (S M R ). 1 N on c om pr is le s bo ut iq ue s et le s pr at ic ie ns tr ad iti on ne ls . Santé de l’enfant • 153 15 4 • S an té d e l’e nf an t 154 • Santé de l’enfant Ta bl ea u 10 .9 P ra tiq ue s al im en ta ire s du ra nt la d ia rr hé e R ép ar tit io n (e n % ) d es e nf an ts d e m oi ns d e ci nq a ns a ya nt e u la d ia rrh ée a u co ur s de s de ux s em ai ne s ay an t p ré cé dé l' in te rv ie w p ar q ua nt ité d e liq ui de s et d 'a lim en ts d on né e pa r r ap po rt au x qu an tit és h ab itu el le s, p ou rc en ta ge d 'e nf an ts à q ui o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es e t q ui o nt c on tin ué à s 'a lim en te r p en da nt l' ép is od e di ar rh éi qu e et p ou rc en ta ge d 'e nf an ts q ui o nt c on tin ué à s 'a lim en te r e t q ui o nt é té tr ai té s au m oy en d 'u ne T R O e t/o u à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es d ur an t l es é pi so de s di ar rh éi qu es , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Q ua nt ité d e liq ui de s do nn ée Q ua nt ité d e no ur rit ur e do nn ée P ou rc en ta ge à qu i o n a do nn é da va nt ag e de liq ui de s et q ui on t c on tin ué à s' al im en te r1 P ou rc en ta ge q ui o nt co nt in ué à s 'a lim en te r et q ui o nt é té tr ai té s av ec u ne T R O e t/o u à qu i o n a do nn é da va nt ag e de liq ui de s1 E ffe ct if d' en fa nt s av ec la di ar rh ée D av an - ta ge M êm e qu e d' ha bi tu de U n pe u m oi ns B ea uc ou p m oi ns A uc un e N e sa it pa s/ m an qu an t To ta l D av an - ta ge M êm e qu e d' ha bi tu de U n pe u m oi ns B ea u- co up m oi ns A uc un e N e m an ge pa s en co re N e sa it pa s/ m an qu an t To ta l A ge e n m oi s <6 44 ,4 38 ,2 16 ,4 1, 0 0, 0 0, 0 10 0, 0 7, 4 42 ,9 19 ,6 10 ,3 1, 0 18 ,8 0, 0 10 0, 0 15 ,3 (1 9, 2) 30 6- 11 38 ,0 23 ,9 19 ,4 17 ,9 0, 2 0, 6 10 0, 0 13 ,7 40 ,1 25 ,8 17 ,3 1, 5 0, 9 0, 6 10 0, 0 30 ,9 40 ,0 15 1 12 -2 3 50 ,1 24 ,0 15 ,5 9, 9 0, 4 0, 0 10 0, 0 10 ,6 32 ,5 39 ,6 9, 9 5, 1 0, 2 2, 0 10 0, 0 43 ,0 58 ,6 25 2 24 -3 5 46 ,4 39 ,4 6, 7 6, 5 1, 0 0, 0 10 0, 0 14 ,1 49 ,8 22 ,9 8, 7 2, 0 0, 0 2, 5 10 0, 0 42 ,6 58 ,2 16 7 36 -4 7 47 ,2 33 ,8 15 ,6 1, 9 0, 2 1, 2 10 0, 0 7, 4 34 ,0 36 ,1 16 ,1 1, 9 0, 0 4, 6 10 0, 0 30 ,9 44 ,1 10 5 48 -5 9 50 ,5 28 ,8 11 ,2 8, 5 1, 0 0, 0 10 0, 0 6, 6 53 ,8 31 ,2 0, 6 2, 1 0, 0 5, 7 10 0, 0 42 ,7 65 ,8 62 Se xe M as cu lin 47 ,3 28 ,8 13 ,9 9, 3 0, 4 0, 3 10 0, 0 10 ,3 42 ,1 30 ,4 11 ,4 2, 0 0, 2 3, 6 10 0, 0 40 ,7 53 ,4 39 3 Fé m in in 45 ,3 30 ,5 14 ,2 9, 0 0, 7 0, 3 10 0, 0 11 ,9 38 ,0 32 ,2 11 ,0 3, 8 1, 9 1, 2 10 0, 0 34 ,8 50 ,3 37 5 Ty pe d e di ar rh ée P as d e pr és en ce d e sa ng 46 ,0 30 ,9 13 ,1 9, 1 0, 6 0, 3 10 0, 0 11 ,4 40 ,9 30 ,2 11 ,1 2, 8 1, 0 2, 6 10 0, 0 37 ,8 51 ,5 71 2 P ré se nc e de s an g 49 ,9 14 ,1 26 ,4 9, 6 0, 0 0, 0 10 0, 0 6, 6 29 ,8 46 ,4 12 ,0 3, 7 1, 0 0, 5 10 0, 0 37 ,3 57 ,9 55 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 44 ,0 30 ,9 13 ,5 11 ,6 0, 0 0, 0 10 0, 0 8, 5 41 ,1 28 ,3 13 ,9 3, 1 1, 2 3, 9 10 0, 0 33 ,8 49 ,4 37 0 A ut re s vi lle s 46 ,3 28 ,2 16 ,5 7, 1 1, 0 0, 8 10 0, 0 13 ,1 36 ,0 37 ,1 8, 6 2, 8 0, 8 1, 6 10 0, 0 40 ,0 53 ,3 26 7 E ns em bl e ur ba in 45 ,0 29 ,7 14 ,8 9, 7 0, 4 0, 4 10 0, 0 10 ,4 38 ,9 32 ,0 11 ,7 3, 0 1, 0 2, 9 10 0, 0 36 ,4 51 ,1 63 7 R ur al 52 ,8 29 ,2 10 ,5 6, 6 0, 9 0, 0 10 0, 0 14 ,2 45 ,7 27 ,9 9, 1 2, 3 0, 8 0, 0 10 0, 0 44 ,5 56 ,1 13 0 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 44 ,0 30 ,9 13 ,5 11 ,6 0, 0 0, 0 10 0, 0 8, 5 41 ,1 28 ,3 13 ,9 3, 1 1, 2 3, 9 10 0, 0 33 ,8 49 ,4 37 0 E st ua ire (s an s Li br ev ill e) 59 ,9 18 ,9 14 ,2 5, 9 0, 0 1, 1 10 0, 0 17 ,9 31 ,7 38 ,9 7, 8 2, 5 0, 0 1, 1 10 0, 0 53 ,6 62 ,0 88 H au t-O go ou é 42 ,0 28 ,1 17 ,7 10 ,8 0, 0 1, 4 10 0, 0 11 ,8 37 ,4 37 ,1 7, 0 3, 4 0, 0 3, 2 10 0, 0 37 ,7 56 ,5 94 M oy en -O go ou é 43 ,0 36 ,6 10 ,7 8, 9 0, 9 0, 0 10 0, 0 9, 9 33 ,0 37 ,8 11 ,2 4, 8 2, 2 1, 1 10 0, 0 37 ,8 49 ,7 26 N go un ié 53 ,9 27 ,8 11 ,8 6, 5 0, 0 0, 0 10 0, 0 12 ,4 38 ,7 33 ,6 13 ,4 0, 0 1, 9 0, 0 10 0, 0 42 ,4 58 ,5 40 N ya ng a 70 ,1 13 ,5 15 ,9 0, 5 0, 0 0, 0 10 0, 0 15 ,7 27 ,7 41 ,3 8, 0 2, 5 4, 9 0, 0 10 0, 0 56 ,9 63 ,6 25 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t-G en til ) 17 ,9 53 ,4 16 ,2 12 ,4 0, 0 0, 0 10 0, 0 7, 9 57 ,7 24 ,0 6, 0 4, 4 0, 0 0, 0 10 0, 0 16 ,3 (3 7, 7) 7 O go ou é- Iv in do 49 ,6 32 ,6 12 ,3 4, 7 0, 8 0, 0 10 0, 0 20 ,5 45 ,7 14 ,8 13 ,3 5, 6 0, 0 0, 0 10 0, 0 37 ,2 45 ,6 46 O go ou é- Lo lo 30 ,9 42 ,1 14 ,2 3, 8 9, 0 0, 0 10 0, 0 4, 8 58 ,2 26 ,9 10 ,1 0, 0 0, 0 0, 0 10 0, 0 25 ,1 41 ,4 31 W ol eu -N ’te m 40 ,9 35 ,9 14 ,9 6, 9 1, 4 0, 0 10 0, 0 9, 4 45 ,5 39 ,6 3, 1 0, 8 1, 6 0, 0 10 0, 0 37 ,7 47 ,8 40 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 25 ,0 44 ,7 10 ,5 19 ,8 0, 0 0, 0 10 0, 0 4, 9 66 ,8 6, 4 22 ,0 0, 0 0, 0 0, 0 10 0, 0 19 ,6 (3 1, 2) 32 P rim ai re 47 ,8 26 ,6 18 ,9 5, 2 1, 5 0, 0 10 0, 0 15 ,1 40 ,0 31 ,6 7, 9 4, 4 0, 4 0, 4 10 0, 0 40 ,5 55 ,3 20 5 S ec on da ire 1 er c yc le 46 ,9 31 ,4 10 ,6 10 ,9 0, 2 0, 0 10 0, 0 10 ,0 36 ,7 31 ,2 13 ,5 2, 9 1, 7 3, 9 10 0, 0 36 ,6 48 ,9 39 2 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 47 ,4 25 ,9 17 ,3 7, 6 0, 2 1, 6 10 0, 0 9, 5 43 ,7 36 ,8 7, 2 1, 3 0, 0 1, 6 10 0, 0 41 ,3 60 ,2 13 9 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 48 ,6 29 ,6 14 ,6 5, 5 0, 9 0, 7 10 0, 0 14 ,4 36 ,2 31 ,8 12 ,8 2, 5 1, 1 1, 2 10 0, 0 40 ,5 53 ,4 17 7 S ec on d 52 ,4 29 ,4 10 ,4 6, 7 1, 2 0, 0 10 0, 0 8, 7 39 ,6 31 ,8 11 ,3 3, 4 2, 9 2, 2 10 0, 0 39 ,4 46 ,5 17 6 M oy en 46 ,0 27 ,9 14 ,7 11 ,0 0, 0 0, 5 10 0, 0 11 ,5 43 ,0 30 ,4 12 ,0 2, 5 0, 0 0, 6 10 0, 0 37 ,8 52 ,8 19 6 Q ua tri èm e 34 ,8 31 ,0 16 ,5 17 ,5 0, 3 0, 0 10 0, 0 7, 5 43 ,5 33 ,1 11 ,9 3, 5 0, 4 0, 0 10 0, 0 31 ,2 56 ,0 14 8 Le p lu s él ev é 50 ,4 32 ,8 14 ,8 2, 0 0, 0 0, 0 10 0, 0 15 ,1 35 ,9 27 ,6 3, 3 2, 3 0, 0 15 ,8 10 0, 0 40 ,9 50 ,4 71 E ns em bl e 46 ,3 29 ,7 14 ,1 9, 2 0, 5 0, 3 10 0, 0 11 ,1 40 ,1 31 ,3 11 ,2 2, 9 1, 0 2, 4 10 0, 0 37 ,8 51 ,9 76 7 1 C 'e st -à -d ire le s en fa nt s do nt le s qu an tit és d e no ur rit ur e on t é té a ug m en té es , c eu x po ur q ui e lle s so nt re st ée s id en tiq ue s ou c eu x qu i e n on t r eç u un p eu m oi ns p en da nt le s ép is od es d ia rr hé iq ue s. Santé de l’enfant • 155 Globalement, seulement 38 % d’enfants ont, à la fois, reçu davantage de liquides et ont continué à être alimentés normalement (c’est-à-dire ont reçu plus d’aliments, la même quantité ou juste un peu moins). Pendant la diarrhée, 51 % ont continué à être alimentés normalement et ont reçu davantage de liquides et/ou ont bénéficié d’une TRO, conformément aux directives internationales. 10.4 CONNAISSANCE DES SACHETS DE SRO Le tableau 10.10 présente les proportions de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et qui connaissent les sachets de SRO. Dans l’ensemble, on constate que 39 % des femmes de 15-49 ans connaissent les sachets de SRO. L’analyse des caractéristiques sociodémographiques révèle que le niveau de connaissance augmente avec l’âge des femmes, d’un minimum de 28 % à 15-19 ans à un maximum de 49 % à 35-49 ans. Le niveau de connaissance des SRO est plus élevé en milieu urbain (40 %) qu’en milieu rural (35 %). En outre, les disparités sont importantes entre les provinces, la proportion de femmes qui connaissent les SRO passant d’un minimum de 23 % dans le Woleu- Ntem à un maximum de 64 % dans la Ngounié. Enfin, on note que les femmes de niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (44 %) et celles des ménages du quatrième quintile (46 %) sont proportionnellement plus nombreuses que les autres à connaître les SRO. Tableau 10.10 Connaissance des sachets de SRO Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l'enquête et qui connaissent les sachets de SRO pour le traitement de la diarrhée selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes qui connaissent les sachets de SRO Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 27,8 395 20-24 33,6 870 25-34 40,0 1 659 35-49 48,6 778 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 39,9 2 027 Autres villes 39,3 1 154 Ensemble urbain 39,6 3 181 Rural 35,2 521 Province Libreville/Port-Gentil 39,9 2 027 Estuaire (sans Libreville) 31,3 368 Haut-Ogooué 34,1 372 Moyen-Ogooué 42,6 105 Ngounié 63,5 235 Nyanga 29,8 95 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 37,2 41 Ogooué-Ivindo 31,4 145 Ogooué-Lolo 54,6 124 Woleu-N’tem 22,9 189 Région Nord 26,6 334 Est 39,2 497 Ouest 34,1 514 Sud 53,8 330 Libreville/Port-Gentil 39,9 2 027 Niveau d'instruction Aucun 27,0 244 Primaire 36,9 900 Secondaire 1er cycle 39,4 1 755 Secondaire 2nd cycle ou plus 44,2 802 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 37,3 704 Second 34,5 812 Moyen 37,8 803 Quatrième 45,7 735 Le plus élevé 40,5 648 Ensemble 39,0 3 702 SRO = Sels de Réhydratation Orale. État nutritionnel des femmes et des enfants • 157 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET DES ENFANTS 11 Nicole NTSAME ONDO et Jeannine Laure BAKENDA vec des taux de malnutrition aiguë et chronique élevés, la situation nutritionnelle des enfants et des femmes reste préoccupante dans la plupart des pays en développement. Ces niveaux de malnutrition élevés sont, en grande partie, la conséquence de maladies, d’apports alimentaires inadéquats et de troubles dus à des carences en micronutriments. Cependant, des réponses efficaces existent et des stratégies mises en place au niveau des états comme, par exemple, l’iodation du sel, ont un impact sur la réduction des niveaux de malnutrition. De même, les programmes de supplémentation en fer ont eu, pour conséquence, une diminution de la prévalence de l’anémie chez les femmes et les enfants. Les programmes de supplémentation en vitamine A ont contribué à faire diminuer la prévalence de la cécité nocturne. Les recommandations en faveur de l’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois suivi de l’introduction, dans les délais appropriés, d’aliments de compléments adéquats pour un bon déroulement de la croissance ont été réaffirmées par l’OMS et l’UNICEF. Le Gabon a adhéré aux directives de l’OMS recommandant aux mères d’allaiter exclusivement leurs enfants pendant les six premiers mois de la vie. Les données collectées au cours de l’enquête ont permis, d’une part, d’évaluer l’état nutritionnel des enfants et des femmes ainsi que les pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant et, d’autre part, d’estimer la prévalence de l’anémie chez les enfants, les femmes et les hommes. Ces données sont essentielles à l’élaboration, la mise en place et le suivi de la politique d’amélioration de la situation nutritionnelle des femmes et des enfants. A Principaux résultats • Dix-sept pour cent des enfants de moins de cinq ans accusent un retard de croissance. L’émaciation touche 3 % des enfants de moins de cinq ans et 6 % présentent une insuffisance pondérale. • La quasi-totalité des enfants gabonais sont allaités (90 %) mais dans 41 % des cas, les enfants ont reçu des aliments avant l’allaitement. La pratique de l’allaitement exclusif est peu répandue, seulement 6 % des enfants de moins de six mois sont exclusivement allaités. • À partir de l’âge de six mois, seulement 57 % des enfants gabonais sont nourris conformément aux recommandations, c’est à-dire qu’ils reçoivent des aliments de complément tout en continuant d’être allaités. • Parmi les enfants de 6-59 mois, 60 % sont anémiques. • Parmi les femmes de 15-49 ans, 61 % sont anémiques ; parmi les hommes, cette proportion est beaucoup plus faible (26 %). • 7 % des femmes ont un IMC inférieur à 18,5 kg/m2 ; ce qui dénote un état de déficience énergétique chronique : 6 % présentent une maigreur légère mais 2 % une maigreur modérée ou sévère. 158 • État nutritionnel des femmes et des enfants Ce chapitre s’articule autour des sept points suivants : • l’état nutritionnel des enfants, évalué à partir des mesures anthropométriques (taille, poids et âge); • les pratiques d’allaitement et d’alimentation de complément des enfants ; • les types d’aliments consommés par les jeunes enfants ; • la prévalence de l’anémie des enfants ; • la consommation de micronutriments par les enfants ; • l’état nutritionnel des femmes ; • l’anémie chez les adultes ; • la consommation de micronutriments par les mères. 11.1. ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS Méthodologie L’évaluation de l’état nutritionnel des enfants est basée sur le concept selon lequel, dans une population bien nourrie, les répartitions des mensurations des enfants, pour un âge donné, se rapprochent d’une distribution normale. Il est, en outre, généralement admis, que le potentiel génétique de croissance des enfants, pour un âge donné, est le même dans la plupart des populations, indépendamment de leur origine. Sur cette base, à la fin des années 1970, l’OMS a recommandé que l'état nutritionnel des enfants soit mesuré à partir de la comparaison avec celui d'une population de référence internationale, connu sous le nom de standard NCHS/CDC/OMS (Centre national des statistiques sanitaires des États-Unis/Centre de contrôle des maladies des États-Unis/Organisation Mondiale de la Santé). Cette référence internationale a été établie à partir de l'observation d'enfants américains de moins de cinq ans en bonne santé. En 1993, l’OMS a entrepris un examen exhaustif de l’utilisation et de l’interprétation des indicateurs anthropométriques basés sur cette population de référence. Cet examen a permis de conclure que les données de référence du NCHS/OMS concernant la croissance, ne représentaient pas suffisamment bien la croissance au cours de la petite enfance et que de nouvelles courbes de croissance étaient nécessaires. L’Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé cette recommandation en 1994. Pour donner suite à celle-ci, l’OMS a entrepris une étude multicentrique sur les valeurs de référence pour la croissance (EMRC) entre 1997 et 2003 afin d’établir de nouvelles courbes permettant d’évaluer la croissance et le développement des enfants du monde entier. Les résultats présentés dans ce chapitre sont basés sur ces nouvelles normes de croissance et, par conséquent, ils ne sont pas directement comparables à ceux basés sur les références du NCHS/CDC utilisées lors de l’EDSG 2000 mais l’annexe C7 présente, à des fins de comparaison, les résultats basés sur les références du NCHS/CDC utilisées lors de l’enquête précédente. L’état nutritionnel des enfants est évalué sur la base de mesures anthropométriques. Les mesures du poids et de la taille ont été enregistrées pour les enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l’EDSG-II. Ces données sur le poids et la taille permettent de calculer les trois indices suivants : la taille par rapport à l’âge (taille-pour-âge), le poids par rapport à la taille (poids-pour-taille) et le poids par rapport à l’âge (poids-pour-âge). Ces indices sont exprimés en termes de nombre d’unités d’écart type par rapport à la médiane des Normes OMS de la croissance de l’enfant adoptées en 2006. Les enfants qui se situent à moins de deux écarts types en dessous de la médiane de la population de référence, sont considérés comme mal nourris, tandis que ceux qui se situent à moins de trois écarts type en dessous de la médiane sont considérés comme étant sévèrement mal nourris. État nutritionnel des femmes et des enfants • 159 Au cours de l’enquête, tous les enfants de moins de cinq ans présents dans les ménages enquêtés devaient être mesurés, soit 4214 enfants. Les résultats sur l’état nutritionnel portent sur 3856 enfants soit environ 92 % des enfants éligibles. La différence correspond à des enfants dont le poids et/ou la taille sont manquants, et/ou à des enfants dont les mesures de la taille et/du poids étaient manifestement erronées et/ou dont l’âge était trop imprécis. Parmi les 4 591 enfants pour lesquels l’état nutritionnel est présenté, 3 205 vivaient dans le même ménage que leur mère et leur mère a été enquêtée. Pour ces derniers, l’état nutritionnel a été analysé selon certaines caractéristiques disponibles à partir du questionnaire individuel femme, comme le rang de naissance et l’intervalle intergénésique. Pour les 650 enfants dont la mère n’a pas été enquêtée, dans 98 cas, elle était absente ou malade au moment de l’enquête mais vivait dans le même ménage que son enfant et, dans 552 cas, elle vivait ailleurs ou était décédée. Taille pour âge Cet indice permet d’identifier le retard de croissance qui correspond à une inadéquation de la croissance en taille par rapport à l’âge. Il résulte d’une alimentation inadéquate pendant une longue durée ou d’une malnutrition chronique et/ou peut aussi être la conséquence d’épisodes répétés de maladies. On considère qu’après l’âge de deux ans, le retard de croissance staturale acquis dès les plus jeunes âges est difficilement rattrapable. La taille-pour-âge est révélatrice de la qualité de l’environnement et, d’une manière générale, du niveau de développement socio-économique d’une population. Le retard de croissance est défini comme une taille-pour-âge inférieure à-2 écarts-type de la médiane des standard OMS ; -3 écarts-type correspond à un retard de croissance sévère. Le tableau 11.1 présente les pourcentages d’enfants accusant un retard de croissance ou souffrant de malnutrition chronique. Au Gabon, 17 % des enfants accusent un retard de croissance : 11 % sous la forme modérée et 6 % sous la forme sévère. On constate des écarts non négligeables en fonction des variables sociodémographiques. Tout d’abord, la prévalence du retard de croissance augmente très rapidement avec l’âge : d’un minimum de 9 % à 6-8 mois, la proportion d’enfants accusant un retard de croissance passe à 14 % dans le groupe d’âges 9-11 mois et atteint un maximum de 24 % à 18-23 mois. Elle diminue légèrement au-delà de cet âge, son niveau demeurant néanmoins toujours modérément élevé à 24-35 mois (21 %). Dans le groupe d’âges 48-59 mois, 16 % des enfants de moins de cinq ans sont atteints de malnutrition chronique (Graphique 11.1). Les résultats selon le sexe font apparaître une prévalence du retard de croissance un peu plus élevée chez les garçons que chez les filles (19 % contre 14 %). La prévalence de la malnutrition chronique varie en fonction de l’intervalle intergénésique. Bien qu’irrégulière, on note que la proportion d’enfants accusant ce type de malnutrition diminue avec l’augmentation de l’intervalle entre les naissances, variant de 18 % quand l’intervalle avec la naissance précédente est inférieur à 24 mois, à 20 % quand cet intervalle est de 24-47 mois et à 11 % quand il est de 48 mois ou plus. On constate aussi que les enfants dont la taille à la naissance était très petite ou petite sont plus affectés par ce type de malnutrition que ceux qui étaient moyens ou plus gros (33 % et 21 % contre 14 %). L’état nutritionnel de la mère influence aussi la prévalence de la malnutrition chronique chez l’enfant. Cependant, on constate, de manière inattendue, que c’est quand la mère a un IMC normal que la prévalence du retard de croissance est la plus élevée (20 %). À l’opposé, c’est quand elle présente une surcharge pondérale que la proportion d’enfants souffrant de malnutrition chronique est la plus faible (12 %). 16 0 • É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es e t d es e nf an ts Ta bl ea u 11 .1 É ta t n ut rit io nn el d es e nf an ts P ou rc en ta ge d 'e nf an ts d e m oi ns d e ci nq a ns c on si dé ré s co m m e at te in ts d e m al nu tri tio n se lo n le s tro is in di ce s an th ro po m ét riq ue s de m es ur e de l' ét at n ut rit io nn el : la ta ill e en fo nc tio n de l' âg e, le p oi ds e n fo nc tio n de la ta ill e et le p oi ds e n fo nc tio n de l' âg e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Ta ille -p ou r-A ge 1 P oi ds -p ou r- Ta ill e P oi ds -p ou r- A ge E ffe ct if d' en fa nt s P ou rc en ta ge en d es so us de -3 E T P ou rc en ta ge en d es so us de -2 E T2 S co re ce nt ré ré du it m oy en (E T) P ou rc en ta ge en d es so us de -3 E T P ou rc en ta ge en d es so us de -2 E T2 P ou rc en ta ge au -d es su s de + 2 ET S co re ce nt ré ré du it m oy en (E T) P ou rc en ta ge en d es so us de -3 E T P ou rc en ta ge en d es so us de -2 E T2 P ou rc en ta ge au -d es su s de + 2 ET S co re ce nt ré ré du it m oy en (E T) A ge e n m oi s <6 4, 7 9, 8 -0 ,2 1, 9 5, 5 11 ,9 0, 3 1, 0 6, 8 4, 3 -0 ,0 34 7 6- 8 1, 8 8, 9 -0 ,1 1, 6 4, 9 13 ,2 0, 4 2, 1 3, 3 7, 2 0, 1 25 4 9- 11 4, 6 14 ,3 -0 ,5 0, 6 3, 3 8, 2 0, 2 0, 7 8, 8 6, 8 -0 ,1 25 5 12 -1 7 6, 1 16 ,7 -0 ,7 2, 0 3, 7 9, 6 0, 2 1, 3 6, 1 1, 8 -0 ,2 36 8 18 -2 3 7, 3 23 ,6 -1 ,0 0, 7 1, 3 7, 6 0, 3 0, 6 5, 3 2, 4 -0 ,2 37 3 24 -3 5 7, 2 21 ,2 -0 ,9 1, 2 3, 2 8, 3 0, 3 1, 4 5, 2 2, 2 -0 ,2 75 6 36 -4 7 6, 1 15 ,4 -0 ,7 1, 5 2, 7 3, 5 0, 1 0, 9 7, 5 0, 8 -0 ,4 80 1 48 -5 9 4, 6 15 ,7 -0 ,8 0, 2 3, 1 4, 9 0, 0 1, 5 5, 0 1, 3 -0 ,4 70 0 Se xe M as cu lin 6, 1 19 ,0 -0 ,8 1, 2 3, 4 8, 7 0, 2 1, 8 7, 6 3, 0 -0 ,2 1 97 2 Fé m in in 5, 2 13 ,9 -0 ,6 1, 2 3, 2 5, 9 0, 2 0, 6 4, 4 2, 1 -0 ,2 1 88 4 In te rv al le in te rg én és iq ue e n m oi s 3 P re m iè re n ai ss an ce 4 5, 6 14 ,8 -0 ,7 0, 8 3, 4 9, 6 0, 3 1, 7 7, 1 3, 2 -0 ,2 84 1 <2 4 5, 6 18 ,0 -0 ,8 0, 5 2, 7 8, 9 0, 3 1, 8 6, 0 4, 4 -0 ,2 40 2 24 -4 7 7, 2 20 ,0 -0 ,8 1, 2 3, 7 7, 6 0, 2 1, 5 6, 4 1, 2 -0 ,3 1 07 7 48 + 3, 1 11 ,3 -0 ,4 1, 8 3, 8 4, 7 0, 1 0, 4 4, 1 2, 6 -0 ,2 88 6 G ro ss eu r à la n ai ss an ce 3 Tr ès p et it 11 ,9 33 ,1 -1 ,3 2, 0 5, 0 5, 6 -0 ,2 4, 0 19 ,6 0, 0 -0 ,9 20 5 P et it 7, 2 20 ,5 -1 ,0 0, 8 2, 6 6, 6 0, 0 1, 4 7, 4 0, 6 -0 ,5 30 9 M oy en o u pl us g ro s qu e la m oy en ne 4, 6 13 ,7 -0 ,6 1, 2 3, 5 7, 6 0, 3 1, 1 4, 6 2, 8 -0 ,1 2 57 9 In te rv ie w d e la m èr e In te rv ie w ée 5, 5 16 ,0 -0 ,7 1, 2 3, 5 7, 5 0, 2 1, 3 5, 9 2, 5 -0 ,2 3 20 5 M èr e no n in te rv ie w ée m ai s vi va nt d an s le m én ag e 5, 7 15 ,1 -0 ,7 0, 0 0, 2 3, 9 0, 2 1, 1 4, 0 0, 0 -0 ,3 98 M èr e no n in te rv ie w ée e t ne v iv an t pa s da ns le m én ag e5 6, 9 19 ,8 -0 ,7 1, 2 2, 3 7, 1 0, 1 0, 6 6, 9 3, 2 -0 ,3 55 2 Ét at n ut rit io nn el d e la m èr e6 M ai gr e (B M I< 18 .5 ) 6, 3 16 ,0 -1 ,0 2, 2 7, 5 1, 3 -0 ,2 2, 8 10 ,2 0, 6 -0 ,7 15 3 N or m al (B M I 1 8. 5- 24 .9 ) 6, 5 19 ,5 -0 ,8 1, 5 4, 1 6, 7 0, 1 1, 7 7, 9 1, 8 -0 ,4 1 57 2 E n su rp oi ds /o bè se (B M I > = 25 ) 4, 3 12 ,1 -0 ,5 0, 7 2, 5 8, 6 0, 4 0, 8 3, 4 3, 3 0, 0 1 52 7 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 3, 2 10 ,6 -0 ,4 1, 2 2, 9 8, 4 0, 3 0, 7 4, 4 3, 2 -0 ,0 1 97 6 A ut re s vi lle s 7, 7 19 ,6 -0 ,9 1, 0 3, 8 6, 1 0, 1 1, 6 7, 1 1, 8 -0 ,4 1 23 8 E ns em bl e ur ba in 4, 9 14 ,1 -0 ,6 1, 1 3, 3 7, 5 0, 2 1, 1 5, 5 2, 7 -0 ,2 3 21 4 R ur al 9, 4 28 ,5 -1 ,2 1, 3 3, 3 6, 7 0, 2 1, 9 8, 7 1, 8 -0 ,5 64 2 À s ui vr e… 160 • État nutritionnel des femmes et des enfants É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es e t d es e nf an ts • 1 61 Ta bl ea u 11 .1 — Su ite P ou rc en ta ge d 'e nf an ts d e m oi ns d e ci nq a ns c on si dé ré s co m m e at te in ts d e m al nu tri tio n se lo n le s tro is in di ce s an th ro po m ét riq ue s de m es ur e de l' ét at n ut rit io nn el : la ta ill e en fo nc tio n de l' âg e, le p oi ds e n fo nc tio n de la ta ill e et le p oi ds e n fo nc tio n de l' âg e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Ta ille -p ou r-A ge 1 P oi ds -p ou r- Ta ill e P oi ds -p ou r- A ge E ffe ct if d' en fa nt s P ou rc en ta ge en d es so us de -3 E T P ou rc en ta ge en d es so us de -2 E T2 S co re ce nt ré ré du it m oy en (E T) P ou rc en ta ge en d es so us de -3 E T P ou rc en ta ge en d es so us de -2 E T2 P ou rc en ta ge au -d es su s de + 2 ET S co re ce nt ré ré du it m oy en (E T) P ou rc en ta ge en d es so us de -3 E T P ou rc en ta ge en d es so us de -2 E T2 P ou rc en ta ge au -d es su s de + 2 ET S co re ce nt ré ré du it m oy en (E T) Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 3, 2 10 ,6 -0 ,4 1, 2 2, 9 8, 4 0, 3 0, 7 4, 4 3, 2 -0 ,0 1 97 6 E st ua ire (s an s Li br ev ill e) 4, 8 14 ,7 -0 ,8 0, 9 2, 8 4, 1 0, 3 1, 3 4, 1 1, 1 -0 ,3 37 2 H au t-O go ou é 9, 1 21 ,9 -1 ,1 0, 8 4, 3 9, 1 0, 2 1, 4 7, 3 2, 0 -0 ,5 44 4 M oy en -O go ou é 9, 3 25 ,8 -1 ,1 0, 5 4, 1 3, 3 0, 1 3, 2 12 ,5 0, 9 -0 ,6 13 0 N go un ié 8, 7 27 ,2 -1 ,2 1, 2 3, 5 4, 4 -0 ,0 1, 8 9, 5 1, 0 -0 ,7 26 8 N ya ng a 7, 6 22 ,2 -1 ,0 1, 7 4, 9 1, 8 -0 ,2 2, 6 10 ,4 1, 1 -0 ,7 10 7 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t-G en til ) 8, 9 23 ,8 -0 ,9 1, 7 3, 3 8, 4 0, 2 1, 3 9, 6 3, 0 -0 ,4 48 O go ou é- Iv in do 14 ,5 34 ,5 -1 ,4 2, 0 4, 2 6, 4 0, 2 3, 3 11 ,5 2, 2 -0 ,7 17 0 O go ou é- Lo lo 9, 3 27 ,0 -1 ,0 1, 2 5, 0 3, 6 0, 1 1, 1 8, 8 1, 9 -0 ,5 12 8 W ol eu -N ’te m 6, 3 18 ,3 -0 ,8 1, 0 1, 5 11 ,6 0, 4 0, 4 3, 8 3, 8 -0 ,1 21 4 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e7 A uc un 2, 7 14 ,6 -0 ,5 1, 6 2, 9 8, 2 0, 2 1, 9 5, 2 6, 7 -0 ,1 22 5 P rim ai re 8, 6 23 ,4 -1 ,1 1, 0 3, 6 5, 7 0, 1 1, 6 7, 8 0, 9 -0 ,6 89 8 S ec on da ire 1 er cy cl e 4, 7 14 ,1 -0 ,6 1, 1 3, 3 7, 9 0, 3 1, 1 5, 3 2, 5 -0 ,1 1 95 5 S ec on da ire 2 nd cy cl e ou p lu s 2, 1 2, 8 -0 ,1 1, 6 4, 7 8, 9 0, 2 1, 5 3, 3 3, 7 0, 1 22 2 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 11 ,1 29 ,9 -1 ,3 1, 2 4, 3 5, 9 0, 1 2, 8 10 ,4 1, 6 -0 ,6 85 4 S ec on d 5, 9 18 ,8 -0 ,7 0, 5 2, 2 8, 3 0, 2 0, 2 6, 2 1, 6 -0 ,3 85 6 M oy en 3, 0 12 ,3 -0 ,7 1, 0 2, 9 6, 6 0, 2 0, 6 4, 9 2, 8 -0 ,2 77 8 Q ua tri èm e 3, 6 11 ,9 -0 ,5 1, 9 4, 2 9, 0 0, 2 1, 5 5, 4 3, 8 -0 ,1 73 1 Le p lu s él ev é 3, 7 5, 8 -0 ,2 1, 2 2, 8 7, 0 0, 3 0, 6 1, 9 3, 3 0, 1 63 7 E ns em bl e8 5, 7 16 ,5 (0 ,7 ) 1, 2 3, 3 7, 4 0, 2 1, 2 6, 0 2, 5 (0 ,2 ) 3 85 6 N ot e: L e ta bl ea u es t b as é su r le s en fa nt s qu i o nt p as sé d an s le m én ag e la n ui t a ya nt p ré cé dé l' in te rv ie w . C ha qu e in di ce e st e xp rim é en te rm e d' un ité s d' éc ar t t yp e (E T) p ar r ap po rt à la m éd ia ne d es N or m es O M S d e la cr oi ss an ce d e l'e nf an t a do pt ée s en 2 00 6. L es in di ce s pr és en té s da ns c e ta bl ea u ne s on t P AS c om pa ra bl es à c eu x ba sé s su r le s no rm es N C H S /C D C /O M S d e 19 77 u til is ée s pr éc éd em m en t. Le ta bl ea u es t b as é su r le s en fa nt s do nt le s da te s de n ai ss an ce (m oi s et a nn ée ) e t l es m es ur es d u po id s et d e la ta ill e so nt v al ab le s. 1 L es e nf an ts d e m oi ns d e 2 an s so nt m es ur és e n po si tio n al lo ng ée d e m êm e qu e, d an s qu el qu es c as , l es e nf an ts d on t l 'â ge e st in co nn u et q ui m es ur en t m oi ns d e 85 c m ; l es a ut re s en fa nt s so nt m es ur és e n po si tio n de bo ut . 2 Y c om pr is le s en fa nt s qu i s e si tu en t e n- de ss ou s de -3 E T de la m éd ia ne d es N or m es O M S d e la c ro is sa nc e de l' en fa nt . 3 N on c om pr is le s en fa nt s do nt la m èr e n' a pa s ét é in te rv ie w ée . 4 L es p re m iè re s na is sa nc es m ul tip le s (ju m ea ux , t rip lé s, e tc .) so nt c om pt ée s co m m e pr em iè re n ai ss an ce p ar ce q u' el le s n' on t p as d 'in te rv al le a ve c la n ai ss an ce p ré cé de nt e. 5 Y c om pr is le s en fa nt s do nt la m èr e es t d éc éd ée . 6 N on c om pr is le s en fa nt s do nt la m èr e n' a pa s ét é pe sé e et m es ur ée . L 'é ta t n ut rit io nn el d e la m èr e, b as é su r l 'IM C (I nd ic e de M as se C or po re lle ), es t p ré se nt é au ta bl ea u 11 .1 0. 7 P ou r l es fe m m es q ui n 'o nt p as é té in te rv ie w ée s, l' in fo rm at io n pr ov ie nt d u qu es tio nn ai re M én ag e. N on c om pr is le s en fa nt s do nt la m èr e n' es t p as li st ée d an s le q ue st io nn ai re M én ag e. 8 Y c om pr is 1 12 e nf an ts p ou r l es qu el s la g ro ss eu r à la n ai ss an ce e st m an qu an te e t 3 e nf an ts p ou r l es qu el s le n iv ea u d’ in st ru ct io n de la m èr e es t m an qu an t. État nutritionnel des femmes et des enfants • 161 162 • État nutritionnel des femmes et des enfants Les résultats du tableau 11.1 mettent aussi en évidence des écarts d’ordre géographique. En effet, la prévalence de la malnutrition chronique est deux fois plus élevée en milieu rural qu’urbain (29 % contre 14 %). En ce qui concerne la prévalence sous la forme sévère, on constate qu’elle est aussi pratiquement deux fois plus élevée en milieu rural qu’urbain (9 % contre 5 %). Dans les provinces, la prévalence varie d’un minimum de 11 % à Libreville/Port-Gentil à un maximum de 35 % dans l’Ogooué-Ivindo. Selon la classification de l’OMS, le niveau du retard de croissance peut être considéré comme étant faiblement élevé à Libreville/Port-Gentil, dans l’Estuaire sans Libreville et dans le Woleu-N’tem (prévalence < 20 %). Par contre, dans l’Ogooué-Ivindo, son niveau est considéré comme étant élevé (prévalence comprise entre 30-39 %). On note également des variations de la prévalence du retard de croissance en fonction du niveau d’instruction de la mère, la proportion d’enfants souffrant de ce type de malnutrition étant cinq fois plus élevée parmi ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction que parmi ceux dont elle a un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (15 % contre 3 %). Enfin, les résultats montrent que dans les ménages du quintile le plus bas, 30 % des enfants de moins de cinq ans sont accusent un retard de croissance contre 6 % dans les ménages du quintile le plus élevé. Concernant la malnutrition chronique sous la forme sévère, ces proportions sont respectivement de 11 % et 4 %. Graphique 11.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans 0 5 10 15 20 25 30 0 3 6 9 12 15 18 21 24 27 30 33 36 39 42 45 48 51 54 57 Pourcentage Âge en mois Retard de croissance Insuffisance pondérale Émaciation EDSG-II 2012 Poids-pour-taille Le tableau 11.1 présente également les proportions d’enfants atteints de malnutrition aiguë, exprimée par l’indice poids-pour-taille. Cet indice qui donne une mesure de la masse du corps en relation avec la taille reflète la situation nutritionnelle actuelle, c’est-à-dire au moment de l’enquête. Il peut donc être fortement influencé par la saison pendant laquelle a eu lieu la collecte des données. Ce type de malnutrition est souvent la conséquence d’une alimentation insuffisante durant la période ayant précédé l’observation et/ou d’une perte de poids consécutive à une maladie (diarrhée sévère, par exemple). Un enfant souffrant de cette forme de malnutrition est maigre ou émacié. Les enfants dont le poids-pour-taille se situe à-2 écarts-type en dessous de la médiane des normes OMS de la croissance de l’enfant sont considérés comme souffrant d’émaciation ou de malnutrition aiguë. Ceux se situant à moins de -3 écarts- type souffrent d’émaciation sévère ou de malnutrition aiguë sévère. État nutritionnel des femmes et des enfants • 163 Au Gabon, 3 % des enfants de moins de cinq ans sont émaciés ou atteints de malnutrition aigüe : 2 % en souffrent sous la forme modérée et 1 % sous la forme sévère. Cette proportion d’enfants émaciés, que l’on peut qualifier de faible, est néanmoins légèrement plus élevée que celle que l’on s’attend à trouver dans la population de référence (2,27 % à moins de deux écarts-type et 0,13 % à moins de trois écarts- type). Comme la prévalence du retard de croissance, la prévalence de l’émaciation varie de manière importante selon les caractéristiques sociodémographiques. Les résultats selon l’âge montrent que de 6 % à moins de six mois, la prévalence diminue jusqu’à 18-23 mois où l’émaciation touche seulement 1 % des enfants. Au-delà de cet âge, elle augmente et à 48-59 mois, 3 % des enfants souffrent de malnutrition aiguë (Graphique 11.1). Les résultats selon l’intervalle intergénésique et la grosseur de l’enfant à la naissance ne font pas apparaitre d’écarts très importants. Par contre, l’état nutritionnel de la mère influence le niveau de la malnutrition aiguë des enfants : quand la mère est maigre, 8 % des enfants sont émaciés contre 4 % quand l’IMC de la mère est normal et 3 % quand elle accuse une surcharge pondérale. De plus, les résultats montrent que 7 % des enfants de moins de cinq ans présentent un excès pondéral par rapport à leur taille. C’est parmi les enfants de 6-8 mois que cette proportion est la plus élevée (13 %). Poids-pour âge Le troisième indice anthropométrique présenté au tableau 11.1. est le poids-pour-âge qui permet d’identifier l’insuffisance pondérale. Il s’agit d’un indice combiné car un déficit de poids par rapport à l’âge peut être provoqué par la maigreur comme par une taille trop petite. Les enfants dont le poids-pour âge se situe en dessous de-2 écarts-type en dessous de la médiane des normes OMS de la croissance de l’enfant sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale. Ceux se situant en dessous de -3 écarts-type souffrent d’insuffisance pondérale sévère. En cas de poids trop élevé, (l’indice se situe à +2 écarts-type), on parle d’excès pondéral. L’indice Poids-pour-âge est utilisé le plus souvent par les services de santé pour suivre les progrès nutritionnels et la croissance des enfants. Cependant, son utilisation reste limitée, car il ne permet pas de distinguer les déficiences alimentaires antérieures, traduites par le retard de croissance, des déficiences actuelles ou récentes révélées par l’émaciation. Comme le poids-pour-taille, cet indice est sensible aux variations saisonnières et sa valeur est limitée quand il n’existe qu’une seule mesure dans le temps. Il est présenté ici essentiellement pour permettre des comparaisons avec les résultats des études ou du suivi nutritionnel des enfants qui utilisent cette mesure. Au Gabon, 6 % des enfants de moins de cinq ans souffrent d’insuffisance pondérale : 5 % sous la forme modérée et 1 % sous la forme sévère. En termes de santé publique, ce niveau est considéré comme étant faiblement élevé. Les résultats montrent que ce sont les enfants considérés comme petits à la naissance qui sont les plus concernés par l’insuffisance pondérale : en effet, 20 % sont trop maigres par rapport à leur âge. On relève également que l’état nutritionnel de la mère influence le niveau de la prévalence de l’insuffisance pondérale puisque 10 % des enfants dont la mère est maigre présentent une insuffisance pondérale contre 3 % quand la mère présente un surpoids. Les garçons sont deux fois plus affectés que les filles (8 % contre 4 %). En milieu rural, 9 % des enfants de moins de cinq ans sont trop maigres par rapport à leur âge contre 6 % en milieu urbain. Dans les provinces, on constate que c’est dans le Moyen-Ogooué que le niveau de l’insuffisance pondérale est le plus élevé (13 %). 164 • État nutritionnel des femmes et des enfants À ces variations, s’ajoutent encore des variations socio-économiques. En effet, la prévalence de l’insuffisance pondérale diminue globalement avec l’augmentation du niveau d’instruction de la mère, variant d’un maximum de 8 % chez les enfants dont la mère a un niveau primaire à 3 % chez ceux dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus . Enfin, la proportion d’enfants souffrant d’insuffisance pondérale diminue avec l’augmentation du niveau de bien-être du ménage : de 10 % dans les ménages du quintile le plus bas à 2 % dans les ménages du quintile le plus élevé. L’excès pondéral ne touche, en moyenne, que 3 % d’enfants de moins de cinq ans. Son taux le plus élevé est enregistré chez les enfants de 6-11 mois et chez ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction (7 % dans les deux cas). Tendances Le graphique 11.2 présente les tendances de l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans évalué au moyen des indicateurs anthropométriques à partir des données de l’EDSG-I 2000 et de l’EDSG- II 2012, basés sur la population de références du NCHS/WHO/CDC. Globalement, les résultats montrent une légère amélioration de l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans au Gabon. En particulier, on constate que la prévalence du retard de croissance a diminué, variant de 21 % en 2000 à 14 % en 2012. Dans la même période, la prévalence de l’insuffisance pondérale diminuait, passant de 12 % à 8 %. Par contre, la prévalence de la malnutrition aiguë est restée stable (3 %). Graphique 11.2 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans selon l'EDSG-I 2000 et l'EDSG-II 2012 (Référence Internationale du NCHS/CDC/OMS) 21 3 12 14 3 8 Retard de croissance Émaciation Insuffisance pondérale Pourcentage EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 11.2. ALLAITEMENT MATERNEL ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT Le manque d’accès à la nourriture n’est pas la seule cause de la malnutrition. Les pratiques alimentaires constituent également un des facteurs déterminants de l’état nutritionnel des enfants. Parmi ces pratiques, celles concernant l’allaitement revêtent une importance particulière. En effet, de par ses propriétés particulières (il est stérile et il transmet les anticorps d’origine immunitaire de la mère et tous les éléments nutritifs nécessaires aux enfants dans les premiers mois d’existence), le lait maternel évite les carences nutritionnelles et limite l’apparition de la diarrhée et d’autres maladies. D’autre part, par son intensité et sa fréquence, l’allaitement maternel exclusif prolonge l’infécondité post-partum et affecte, par conséquent, l’intervalle intergénésique, ce qui influe sur le niveau de la fécondité et, donc, sur l’état de santé des enfants et des mères. État nutritionnel des femmes et des enfants • 165 Début de l’allaitement Pour évaluer la pratique de l’allaitement maternel au Gabon, on a d’abord demandé aux femmes si elles avaient allaité leur enfant. Les résultats du tableau 11.2 montrent que dans la quasi-totalité des cas (90 %), les enfants derniers-nés au cours des deux dernières années ont été allaités. En outre, quelle que soit la caractéristique sociodémographique, les proportions d’enfants allaités restent très élevées. On a ensuite demandé aux femmes quand l’enfant avait été mis au sein pour la première fois et si des aliments lui avaient été donné avant le début de l’allaitement. Les résultats montrent que la majorité des enfants n’ont pas été allaités rapidement après la naissance. En effet, 70 % des enfants ont été allaités dans les 24 heures qui ont suivi leur naissance et 32 % dans l’heure après leur naissance. Cependant, bien que l’allaitement soit une pratique généralisée, on constate que dans 41 % des cas, les enfants allaités ont reçu des aliments avant l’allaitement. Dans certains sous-groupes, cette proportion est beaucoup plus élevée. Par exemple, dans la province du Woleu-N’tem (55 %), quand la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (50 %) et dans les ménages du quintile le plus élevé (54 %), au moins un enfant sur deux a reçu des aliments avant d’être allaité. Le tableau 11.2 présente aussi les proportions d’enfants qui ont reçu le colostrum. Dans l’ensemble, 82 % des nouveau-nés ont reçu le colostrum et cette proportion ne varie que très peu dans les différents sous-groupes d’enfants. Tableau 11.2 Allaitement initial Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête, pourcentage de ceux qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités dans l'heure qui a suivi la naissance et pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités le jour qui a suivi la naissance et pourcentage ayant reçu le colostrum et, parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête et qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments avant d'être allaités, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête : Parmi les enfants derniers- nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux dernières années et qui ont été allaités : Pourcentage ayant été allaité Pourcentage ayant commencé à être allaité dans l'heure qui a suivi la naissance Pourcentage ayant commencé à être allaité le jour qui a suivi la naissance1 Pourcentage ayant reçu le colostrum Effectif d'enfants derniers-nés Pourcentage ayant reçu des aliments avant d'être allaités2 Effectif d'enfants derniers-nés allaités Sexe Masculin 90,5 33,4 69,0 81,9 1 097 42,7 993 Féminin 90,1 31,2 71,2 82,1 1 005 39,8 905 Lieu de l'accouchement Établissement de santé 89,6 32,1 71,6 82,5 1 414 42,1 1 267 Maison 96,5 46,8 80,2 89,1 145 31,5 140 Autre 90,2 29,6 64,5 80,4 532 43,1 480 Manquant 100,0 0,0 0,0 0,0 11 0,0 11 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 88,6 33,0 64,6 79,6 1 088 45,0 964 Autres villes 90,8 31,4 76,7 84,3 684 37,5 621 Ensemble urbain 89,4 32,4 69,3 81,4 1 772 42,1 1 585 Rural 95,0 32,0 74,3 85,2 330 37,3 313 Province Libreville/Port-Gentil 88,6 33,0 64,6 79,6 1 088 45,0 964 Estuaire (sans Libreville) 88,3 28,0 67,5 82,7 204 38,8 180 Haut-Ogooué 92,4 28,6 78,8 85,8 223 29,4 206 Moyen-Ogooué 94,8 58,0 79,9 86,4 63 40,2 59 Ngounié 96,2 17,3 78,1 87,0 152 43,6 146 Nyanga 94,6 23,7 85,6 87,9 62 32,6 59 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 90,9 45,4 77,9 84,1 24 32,1 22 Ogooué-Ivindo 95,9 50,4 82,5 84,7 91 31,4 87 Ogooué-Lolo 94,6 42,4 79,8 80,5 75 29,6 71 Woleu-N’tem 86,3 28,0 67,0 82,3 120 55,1 103 À suivre… 166 • État nutritionnel des femmes et des enfants Tableau 11.2—Suite Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête, pourcentage de ceux qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités dans l'heure qui a suivi la naissance et pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités le jour qui a suivi la naissance et pourcentage ayant reçu le colostrum et, parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête et qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments avant d'être allaités, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête : Parmi les enfants derniers- nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux dernières années et qui ont été allaités : Pourcentage ayant été allaité Pourcentage ayant commencé à être allaité dans l'heure qui a suivi la naissance Pourcentage ayant commencé à être allaité le jour qui a suivi la naissance1 Pourcentage ayant reçu le colostrum Effectif d'enfants derniers-nés Pourcentage ayant reçu des aliments avant d'être allaités2 Effectif d'enfants derniers-nés allaités Région Nord 90,5 37,7 73,7 83,3 211 44,3 191 Est 93,0 32,1 79,0 84,5 299 29,5 278 Ouest 89,9 35,9 71,0 83,6 290 38,5 261 Sud 95,7 19,1 80,3 87,3 214 40,4 205 Libreville/Port-Gentil 88,6 33,0 64,6 79,6 1 088 45,0 964 Niveau d'instruction de la mère Aucun 93,5 34,4 74,1 88,6 123 20,5 115 Primaire 91,8 32,5 73,4 83,8 543 33,7 499 Secondaire 1er cycle 89,4 34,1 70,0 81,3 1 034 44,7 925 Secondaire 2nd cycle ou plus 89,6 27,1 64,4 79,2 401 49,7 360 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 95,2 32,9 77,5 85,9 449 33,6 427 Second 91,3 34,0 74,1 82,8 454 39,2 415 Moyen 90,2 34,8 72,3 80,1 473 40,9 426 Quatrième 86,3 32,1 62,3 81,1 407 43,6 351 Le plus élevé 87,3 26,0 60,4 79,1 320 54,1 279 Ensemble3 90,3 32,3 70,0 82,0 2 102 41,3 1 898 Note: Le tableau est basé sur les enfants derniers-nés, nés au cours des deux années ayant précédé l'enquête, qu'ils soient en vie ou décédés au moment de l'enquête. 1 Y compris les enfants qui ont commencé à être allaités dans l'heure qui a suivi la naissance. 2 C'est-à-dire les enfants qui ont reçu autre chose que le lait maternel pendant les trois premiers jours. 3 Y compris 11 enfants derniers nés pour lesquels le lieu de l’accouchement est manquant. Type d’allaitement et introduction de l’alimentation de complément L’OMS et l’Unicef ont élaboré conjointement des directives pour une stratégie mondiale concernant l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant qui réaffirment, entre autres, que l’allaitement maternel est le mode d’alimentation le plus approprié pour garantir aux jeunes enfants la meilleure croissance possible. Pour cela, le nourrisson doit être allaité exclusivement au sein pendant les six premiers mois de son existence. Le Gabon, par l’intermédiaire du Ministère de la Santé soutient ces recommandations et préconise l’allaitement exclusif. Pour cela, une politique et un comité national d’allaitement, matérialisé par l’existence de trois hôpitaux “amis des bébés” pour éduquer les mamans sur les avantages de l’allaitement exclusif ont été mis en place. En outre, la Cible 15.l relative aux objectifs du PNDS préconise que d’ici 2015, au moins 20 % des femmes pratiquent l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois. Au cours de l’enquête, des questions ont été posées concernant les jeunes enfants qui vivaient avec leur mère pour savoir s’ils étaient allaités et s’ils recevaient des aliments ou des liquides. On a aussi demandé si le biberon était utilisé. Les résultats sont présentés au tableau 11.3 pour les enfants de moins de deux ans. En ce qui concerne l’allaitement exclusif, on constate que cette pratique est peu répandue (Graphique 11.3). En effet, seulement 6 % des enfants de moins de six mois sont exclusivement allaités, comme le recommandent les directives nationales et internationales. État nutritionnel des femmes et des enfants • 167 Tableau 11.3 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant Répartition (en %) des enfants derniers-nés de moins de deux ans vivant avec leur mère par type d'allaitement et pourcentage actuellement allaités ; pourcentage de l'ensemble des enfants de moins de deux ans utilisant un biberon, selon l'âge de l'enfant en mois, Gabon 2012 Âge en mois Non allaités Type d'allaitement Total Pour- centage actuelle- ment allaités Effectif des enfants derniers-nés de moins de deux ans vivant avec leur mère Pourcentage utilisant un biberon Effectif d'enfants de moins de deux ans Exclusive- ment allaités Allaités et eau seulement Allaités et liquides non lactés1 Allaités et autres laits Allaités et aliments de complé- ment 0-1 6,7 10,9 21,7 2,8 55,0 3,0 100,0 93,3 149 66,5 153 2-3 8,5 4,4 18,5 1,7 57,9 9,0 100,0 91,5 186 62,8 190 4-5 19,4 3,8 13,4 1,6 30,4 31,5 100,0 80,6 196 64,0 200 6-8 27,8 0,1 2,4 0,8 10,3 58,5 100,0 72,2 294 62,3 305 9-11 37,9 1,5 1,9 0,4 1,8 56,4 100,0 62,1 294 46,0 302 12-17 59,8 0,1 1,1 0,7 1,3 37,0 100,0 40,2 404 24,4 444 18-23 93,8 0,0 0,1 0,0 0,0 6,1 100,0 6,2 421 17,9 491 0-3 7,7 7,3 19,9 2,2 56,6 6,3 100,0 92,3 335 64,4 343 0-5 12,0 6,0 17,5 2,0 46,9 15,6 100,0 88,0 531 64,3 543 6-9 32,3 0,1 2,1 0,6 7,5 57,3 100,0 67,7 416 59,2 430 12-15 54,6 0,1 1,4 1,0 1,7 41,2 100,0 45,4 293 23,9 317 12-23 77,2 0,0 0,6 0,4 0,6 21,2 100,0 22,8 825 21,0 935 20-23 96,1 0,0 0,0 0,0 0,0 3,9 100,0 3,9 287 16,5 341 Note: Les données sur l'allaitement se rapportent à une période de 24 heures (hier et la nuit dernière). Les enfants classés dans la catégorie « Allaitement et eau seulement » ne reçoivent aucun complément liquide ou solide. Les catégories « Non allaités », « Allaités exclusivement », « Allaités et eau seulement », « Liquides non lactés », « Autres laits », et « Aliments de complément » (solides et semi solides) sont hiérarchiques et mutuellement exclusives et la somme des pourcentages égale 100 %. Ainsi, les enfants qui sont allaités et qui reçoivent des liquides non lactés et qui ne reçoivent pas d'autres laits et qui ne reçoivent pas d'aliments de complément sont classés dans la catégorie « Liquides non lactés » même s'ils reçoivent également de l'eau. Tout enfant qui reçoit des aliments de complément est classé dans cette catégorie tant qu'il est toujours allaité. 1 Les liquides non lactés comprennent les jus, les boissons à base de jus, les bouillons et les autres liquides. Graphique 11.3 Allaitement selon l'âge de l'enfant 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 <2 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 Pourcentage Âge en mois Exclusivement allaités Allaités et eau seulement Allaités et autres laits Allaités et liquides non lactés Allaités et aliments de complément Non allaités EDSG-II 2012 168 • État nutritionnel des femmes et des enfants À partir de l’âge de six mois, l’allaitement seul n’est plus suffisant et il est recommandé, pour répondre à des besoins nutritionnels croissants, de donner au jeune enfant des aliments de complément adéquats et riches en nutriments tout en continuant de l’allaiter jusqu’à l’âge de deux ans ou plus. Les résultats montrent qu’à partir de l’âge de six mois, seulement 57 % des enfants gabonais reçoivent des aliments de complément tout en continuant d’être allaités. Dans ce groupe d’âges, 43 % des enfants ne sont pas nourris conformément aux recommandations : soit ils ne sont plus allaités (32 %), soit ils reçoivent uniquement le sein (0,1 %), soit, en plus du lait maternel, ils ne reçoivent que de l’eau, d’autres laits ou d’autres liquides (10 %). Dans le groupe d’âges 9-11 mois, 44 % des enfants n’étaient pas encore nourris avec des aliments solides ou semi solides. L’utilisation du biberon n’est pas recommandée chez les jeunes enfants. En effet, en raison de la difficulté à bien stériliser le biberon, son utilisation augmente les risques de maladies, en particulier des maladies diarrhéiques. De plus, si l’enfant utilise le biberon, il a tendance à moins téter ce qui a pour conséquence de réduire la production de lait. Au Gabon, l’utilisation du biberon est cependant très répandue. Environ un enfant de 12-23 mois sur cinq avait pris le biberon. Cette proportion est de 67 % parmi ceux de moins de deux mois. Durée médiane et fréquence de l’allaitement À partir des données collectées, on a calculé, pour les naissances ayant eu lieu au cours des trois années ayant précédé l’enquête, les durées médiane et moyenne de l`allaitement par type d’allaitement, exclusif ou prédominant (Tableau 11.4). La durée médiane de l’allaitement est estimée à 11,3 mois et sa durée moyenne à 11,5 mois. En ce qui concerne l’allaitement exclusif, la durée médiane est estimée à seulement 0,4 mois et la durée moyenne à 1,1 mois, soit nettement moins que la durée recommandée de 6 mois. Quant á l’allaitement prédominant, les durées sont respectivement de 0,6 mois et de 2,3 mois. Les résultats montrent que la durée de l’allaitement est nettement plus longue en milieu rural qu’urbain (médiane de 15,1 mois contre 10,4 mois). La durée médiane de l’allaitement varie selon la province de résidence. Cette durée est plus longue dans les provinces de l’Ogooué-Ivindo (16,2 mois) et de la Ngounié (15,0 mois) que dans celle de l’Estuaire sans Libreville (9,3 mois). Les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction sont allaités plus longtemps (14,2 mois) que ceux dont la mère a un niveau secondaire ou plus (8,8 mois). Les résultats selon les quintiles de bien- être font aussi apparaître des variations. En effet, on note que dans les ménages du quintile le plus pauvre, la durée médiane de l’allaitement est estimée à 14,3 mois contre 11,0 mois dans le quintile moyen et un minimum de 8,2 mois dans le quintile le plus élevé. Par ailleurs, on constate que la durée d’allaitement exclusif ne varie pratiquement pas en fonction des caractéristiques sociodémographiques. Il en est de même pour la durée médiane de l’allaitement prédominant. État nutritionnel des femmes et des enfants • 169 Tableau 11.4 Durée médiane de l'allaitement Durée médiane de l'allaitement, de l'allaitement exclusif et de l'allaitement prédominant des enfants nés au cours des trois années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Durée médiane (en mois) de l'allaitement parmi les enfants nés au cours des trois dernières années1 Allaitement Allaitement exclusif Allaitement prédominant2 Sexe Masculin 10,4 0,4 0,6 Féminin 12,3 0,4 0,5 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 9,7 0,4 0,5 Autres villes 11,8 0,4 0,6 Ensemble urbain 10,4 0,4 0,5 Rural 15,1 0,4 0,9 Province Libreville/Port-Gentil 9,7 0,4 0,5 Estuaire (sans Libreville) 9,3 0,5 0,5 Haut-Ogooué 13,5 0,4 1,7 Moyen-Ogooué 12,4 0,5 0,5 Ngounié 15,0 0,4 0,6 Nyanga 13,7 0,4 0,7 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 12,5 0,5 0,6 Ogooué-Ivindo 16,2 0,4 2,7 Ogooué-Lolo 13,0 0,4 0,6 Woleu-N’tem 13,2 0,5 0,5 Niveau d'instruction de la mère Aucun 14,2 0,4 0,6 Primaire 14,2 0,4 0,7 Secondaire 1er cycle 10,3 0,4 0,5 Secondaire 2nd cycle ou plus 8,8 0,4 0,6 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 14,3 0,4 0,8 Second 11,9 0,4 0,7 Moyen 11,0 0,4 0,4 Quatrième 9,5 0,6 1,6 Le plus élevé 8,2 0,4 0,4 Ensemble 11,3 0,4 0,6 Moyenne pour tous les enfants 11,5 1,1 2,3 Note: Les durées moyenne et médiane sont basées sur les répartitions, au moment de l'enquête, des proportions de naissances par mois depuis la naissance. Y compris les enfants vivants et décédés au moment de l'enquête. 1 On suppose que les enfants qui ne sont pas des derniers-nés et les enfants derniers- nés qui ne vivent pas actuellement avec leur mère ne sont pas actuellement allaités. 2 Soit exclusivement allaités ou qui ont reçu le lait maternel et de l'eau seulement, et/ou des liquides non lactés seulement. 11.3 TYPE D’ALIMENTS CONSOMMÉS PAR LES JEUNES ENFANTS Afin de s’assurer que les besoins en nutriments des jeunes enfants soient satisfaits et pour atteindre un état de santé optimal, les pratiques alimentaires appropriées doivent reposer sur la diversification de l’alimentation. Ainsi des fruits et légumes riches en Vitamine A devraient être consommés quotidiennement. De même, la consommation de viande, volaille, poisson ou d’œufs devrait aussi être quotidienne ou aussi fréquente que possible. Les corps gras jouent également un rôle important dans l'alimentation des nourrissons et des jeunes enfants. Par contre, la consommation excessive de boissons sucrées et de jus doit être limitée car, en dehors de leur apport énergétique, ils contiennent peu d’éléments nutritifs et diminuent l'appétit de l'enfant pour des aliments plus nutritifs. Le tableau 11.5 est basé sur l'information fournie par la mère sur les aliments et les liquides consommés, pendant la période des 24 heures ayant précédé l'enquête, par le plus jeune enfant de moins de deux ans vivant avec elle. 17 0 • É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es e t d es e nf an ts Ta bl ea u 11 .5 A lim en ts e t l iq ui de s re çu s pa r l es e nf an ts le jo ur o u la n ui t a ya nt p ré cé dé l' in te rv ie w Po ur ce nt ag e d' en fa nt s de rn ie rs -n és d e m oi ns d e de ux a ns v iv an t a ve c le ur m èr e, p ar ty pe d 'a lim en ts c on so m m és le jo ur o u la n ui t a ya nt p ré cé dé l' in te rv ie w , s el on q u' ils s on t, ou n on , a lla ité s et s el on l' âg e, G ab on 2 01 2 Âg e en m oi s Li qu id es Al im en ts s ol id es o u se m i s ol id es A lim en ts so lid es ou s em i- so lid es Ef fe ct if d' en fa nt s La it en po ud re po ur e nf an t Au tre s la its 1 Au tre s liq ui de s2 A lim en ts en ric hi s po ur bé bé s A lim en ts à ba se d e cé ré al es 3 Fr ui ts e t lé gu m es ric he s en vi ta m in e A4 Au tre s fru its et lé gu m es A lim en ts à ba se d e ra ci ne s et d e tu be rc ul es A lim en ts à ba se d e lé gu m i- ne us es e t de n oi x Vi an de , po is so n, vo la ill e Œ uf s Fr om ag e, ya ou rt, au tre s pr od ui ts la iti er s EN FA N TS A LL AI TÉ S 0- 1 60 ,3 8, 7 4, 9 2, 1 0, 5 0, 0 0, 8 0, 3 0, 0 0, 8 0, 5 0, 0 3, 2 13 9 2- 3 65 ,8 9, 4 4, 8 4, 8 1, 9 2, 3 1, 0 1, 6 0, 0 0, 4 0, 7 0, 1 9, 8 17 1 4- 5 58 ,7 10 ,4 18 ,0 25 ,4 13 ,2 4, 4 5, 7 4, 6 0, 6 5, 3 1, 1 11 ,4 39 ,0 15 8 6- 8 52 ,7 17 ,4 24 ,9 34 ,0 31 ,7 23 ,0 8, 4 18 ,8 1, 9 21 ,8 8, 1 28 ,6 81 ,1 21 2 9- 11 32 ,9 34 ,2 50 ,9 38 ,8 57 ,7 45 ,2 14 ,8 28 ,8 8, 7 44 ,9 25 ,0 46 ,1 90 ,9 18 3 12 -1 7 12 ,2 26 ,3 36 ,0 21 ,9 55 ,7 39 ,4 11 ,9 42 ,4 7, 5 55 ,4 12 ,2 39 ,6 92 ,1 16 2 18 -2 3 10 ,3 23 ,5 31 ,5 9, 0 43 ,0 36 ,2 3, 6 22 ,6 7, 9 49 ,4 12 ,8 33 ,5 98 ,1 26 6- 23 33 ,3 25 ,4 36 ,5 31 ,0 47 ,0 35 ,1 11 ,2 28 ,7 5, 8 39 ,7 14 ,8 37 ,4 88 ,0 58 3 En se m bl e 46 ,0 18 ,4 24 ,4 22 ,1 28 ,5 20 ,5 7, 3 16 ,9 3, 3 23 ,0 8, 5 22 ,5 56 ,7 1 05 0 EN FA N TS N O N A LL AI TÉ S 0- 1 * * * * * * * * * * * * * 10 2- 3 * * * * * * * * * * * * * 16 4- 5 (9 2, 6) (3 2, 5) (1 9, 4) (4 6, 9) (1 3, 8) (2 ,1 ) (0 ,0 ) (1 ,5 ) (0 ,0 ) (0 ,5 ) (0 ,0 ) (4 ,6 ) (5 2, 6) 38 6- 8 74 ,0 33 ,1 42 ,0 63 ,9 55 ,7 28 ,4 5, 0 17 ,8 8, 3 34 ,2 8, 2 40 ,1 85 ,7 82 9- 11 63 ,8 39 ,1 37 ,2 53 ,3 35 ,0 34 ,0 24 ,1 18 ,2 0, 7 39 ,9 14 ,2 42 ,4 89 ,0 11 2 12 -1 7 38 ,2 50 ,0 49 ,6 35 ,6 59 ,0 42 ,4 27 ,0 34 ,3 7, 9 63 ,4 21 ,9 53 ,9 98 ,4 24 1 18 -2 3 17 ,4 49 ,6 53 ,5 17 ,3 54 ,5 44 ,3 20 ,3 39 ,9 9, 6 67 ,7 18 ,7 32 ,7 93 ,6 39 5 6- 23 35 ,3 46 ,7 49 ,1 32 ,1 53 ,3 40 ,8 21 ,2 33 ,2 7, 8 59 ,4 18 ,0 40 ,9 93 ,6 83 0 En se m bl e 39 ,2 44 ,8 46 ,5 31 ,8 50 ,8 38 ,3 20 ,1 31 ,2 7, 2 56 ,0 16 ,8 38 ,2 90 ,5 89 3 N ot e: L es d on né es s ur l' al la ite m en t et s ur le s al im en ts c on so m m és s e ra pp or te nt à la p ér io de d e « 24 h eu re s » (h ie r et la n ui t de rn iè re ). Le s va le ur s en tre p ar en th ès es s on t ba sé es s ur 2 5- 49 c as n on po nd ér és . U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . 1 I nc lu t l e la it d' an im al , q u' il so it fra is , e n bo îte , o u en p ou dr e. 2 N 'in cl ut p as l' ea u pl at e. In cl ut le s ju s, le s bo is so ns à b as e de ju s, le s bo ui llo ns o u d' au tre s liq ui de s no n la ct és . 3 I nc lu t l es a lim en ts e nr ic hi s po ur b éb és . 4 In cl ut le s pa ta te s do uc es , c itr ou ill es , c ar ot te s, c ou rg es o u au tre s tu be rc ul es ja un es o u or an ge s à l'in té rie ur , l es lé gu m es à fe ui lle s ve rt fo nc é (c om m e le s fe ui lle s de m an io c, a m ar an te , é pi na rd , t ar o) , l es m an gu es , l es p ap ay es ,l es o ra ng es . 170 • État nutritionnel des femmes et des enfants État nutritionnel des femmes et des enfants • 171 Comme attendu, la proportion d'enfants qui ont consommé des aliments ou des liquides inclus dans les différents groupes présentés dans le tableau augmente, globalement, avec l'âge de l'enfant. Les enfants qui sont encore allaités sont également moins susceptibles de consommer les divers types d'aliments que les enfants qui ne sont pas allaités. Par exemple, dans le groupe d’âges 6-23 mois, seulement 47 % des enfants allaités ont consommé des aliments à base de céréales, 35 % des fruits et légumes riches en vitamine A et 40 % de la viande, du poisson ou de la volaille. Parmi les non allaités, ces proportions sont respectivement de 53 %, 41 % et 59 %. 11.4 PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS Au cours de l’enquête, un prélèvement de sang capillaire a été effectué auprès des femmes de 15- 49 ans, des enfants de 6-59 mois et des hommes de 15-49 ans pour mesurer le niveau d’hémoglobine et évaluer la prévalence de l’anémie. Le niveau d’hémoglobine dans le sang est mesuré à l’aide d’un hémoglobinomètre portatif ou Hemocue. Le résultat est exprimé en gramme d’hémoglobine par décilitre. La classification des niveaux d’anémie retenue est celle de l’OMS. Pour les enfants, l’anémie est considérée comme sévère si le niveau d’hémoglobine par décilitre de sang est inférieur à 7,0 g/dl. Elle est modérée si cette valeur se situe entre 7,0 et 9,9 g/dl et qualifiée de légère si le niveau se situe entre 10,0 et 10,9g/dl. Le tableau 11.6 présente les proportions d’enfants anémiques en fonction de la gravité de l’anémie et selon certaines caractéristiques sociodémographiques et économiques. Au Gabon, 60 % des enfants de 6-59 mois sont atteints d’anémie : 30 % le sont sous la forme légère, 28 % sous la forme modérée et 2 % souffrent d’anémie sévère. Bien que les proportions d’enfants anémiques soient élevées quelle que soit la caractéristique sociodémographique et économique, on constate néanmoins des variations. En effet, la prévalence de l’anémie diminue, de manière sensible avec l’âge, passant d’un maximum de 74 % à 12-17 mois à 49 % parmi ceux de 48-59 mois. Les résultats concernant l’anémie modérée font apparaître la même tendance selon l’âge : de 36 % pour les enfants de 9-11 mois, la prévalence de l’anémie modérée diminue pour atteindre 28 % parmi les enfants de 48-59 mois. Par contre, l’écart entre les sexes est faible (61 % pour les garçons contre 59 % chez les filles). En outre, on observe des différences selon le milieu et la province de résidence. La prévalence de l’anémie est légèrement plus élevée en milieu rural qu’urbain (65 % contre 59 %). Dans les provinces, elle varie d’un maximum de 72 % dans l’Ogooué-Ivindo à un minimum de 51 % dans le Haut-Ogooué. Il faut remarquer qu’avec une prévalence de 70 %, la province de l’Estuaire sans Libreville se situe à un niveau nettement plus élevée que la moyenne nationale. Les résultats en fonction du niveau d’instruction de la mère font apparaître une prévalence plus élevée parmi les enfants dont la mère a un niveau primaire que parmi les autres (67 % contre 55 % parmi ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction et 55 % parmi ceux dont elle a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus). On constate enfin que la prévalence de l’anémie diminue des ménages classés dans le quintile le plus bas à ceux classés dans le quintile le plus élevé, passant de 65 % à 53 %. 172 • État nutritionnel des femmes et des enfants Tableau 11.6 Prévalence de l'anémie chez les enfants Pourcentage d'enfants de 6-59 mois considérés comme étant atteints d'anémie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Anémie selon le niveau d'hémoglobine Anémie (<11,0 g/dl) Anémie légère (10,0-10,9 g/dl) Anémie modérée (7,0-9,9 g/dl) Anémie sévère (< 7,0 g/dl) Effectif d'enfants Âge en mois 6-8 69,4 32,5 36,9 0,1 227 9-11 73,1 35,7 37,0 0,5 260 12-17 74,3 33,6 37,8 2,9 378 18-23 72,0 30,7 38,2 3,0 379 24-35 59,7 29,6 28,2 1,9 754 36-47 52,9 27,4 22,9 2,6 832 48-59 48,5 27,6 18,9 2,0 741 Sexe Masculin 61,0 27,8 30,6 2,6 1 831 Féminin 59,4 31,9 25,9 1,5 1 739 Interview de la mère Interviewée 61,2 30,2 29,1 1,9 2 882 Mère non interviewée mais vivant dans le ménage 59,7 29,5 26,0 4,2 93 Mère non interviewée et ne vivant pas dans le ménage1 55,9 28,3 25,0 2,6 595 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 58,8 30,5 25,9 2,5 1 824 Autres villes 60,2 30,0 28,5 1,7 1 159 Ensemble urbain 59,4 30,3 26,9 2,2 2 983 Rural 64,6 27,3 35,6 1,7 587 Province Libreville/Port-Gentil 58,8 30,5 25,9 2,5 1 824 Estuaire (sans Libreville) 70,4 32,9 34,4 3,0 342 Haut-Ogooué 50,6 28,2 21,8 0,7 420 Moyen-Ogooué 67,1 34,1 31,1 1,9 122 Ngounié 62,3 25,9 35,3 1,1 244 Nyanga 69,8 26,4 41,4 2,0 100 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 62,0 35,0 26,5 0,5 48 Ogooué-Ivindo 72,3 30,3 38,6 3,4 156 Ogooué-Lolo 52,4 28,3 23,8 0,3 129 Woleu-N’tem 59,3 24,8 32,8 1,7 187 Niveau d'instruction de la mère2 Aucun 54,9 24,5 29,4 1,0 215 Primaire 67,2 30,1 35,4 1,8 830 Secondaire 1er cycle 59,7 30,9 26,4 2,3 1 741 Secondaire 2nd cycle ou plus 54,8 29,7 24,0 1,1 186 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 64,7 26,0 36,5 2,2 800 Second 63,2 29,7 31,7 1,9 794 Moyen 59,0 27,1 30,1 1,8 725 Quatrième 58,5 34,7 21,5 2,3 673 Le plus élevé 53,4 33,0 18,1 2,3 578 ` Ensemble3 60,2 29,8 28,3 2,1 3 570 Note: Le tableau est basé sur les enfants qui ont passé dans le ménage la nuit ayant précédé l'interview et qui ont été testés pour l'anémie. 1 Y compris les enfants dont la mère est décédée. 2 Pour les femmes qui n'ont pas été enquêtées, les informations proviennent du questionnaire Ménage. Non compris les enfants dont la mère n'est pas listée dans le ménage. 3 Y compris 3 enfants pour lesquels le niveau d’instruction de la mère est manquant. 11.5 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES ENFANTS Disponibilité de sel iodé dans les ménages La carence en iode est à l’origine de troubles importants du développement cognitif et moteur de l’enfant et le crétinisme en est la manifestation la plus grave. Chez la femme enceinte, l’iode est également un nutriment essentiel au bon développement du fœtus, notamment au niveau du cerveau. L’OMS recommande l’iodation universelle du sel de table, intervention simple à mettre en place et peu onéreuse. État nutritionnel des femmes et des enfants • 173 Au Gabon, le manuel de formation des sages-femmes élaboré par le ministère de la Santé publique pour l’éducation de la femme enceinte met un accent particulier sur la connaissance des besoins alimentaires équilibrés chez la mère et l’enfant, notamment sur l’utilisation du sel iodé. Au cours de l’enquête, le sel utilisé par les ménages a été testé pour détecter la présence d`iode. Les résultats sont présentés au tableau 11.7. Tableau 11.7 Présence de sel iodé dans le ménage Parmi tous les ménages, pourcentage dont le sel a été testé pour la présence d'iode et pourcentage ne disposant pas de sel ; parmi les ménages dont le sel a été testé, pourcentage de ceux dont le sel était iodé selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les ménages, pourcentage : Parmi les ménages dont le sel a été testé : Dont le sel a été testé Ne disposant pas de sel Effectif de ménages Pourcentage disposant de sel iodé Effectif de ménages Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 87,6 12,4 5 579 96,6 4 888 Autres villes 91,1 8,9 2 564 98,8 2 336 Ensemble urbain 88,7 11,3 8 143 97,3 7 223 Rural 92,6 7,4 1 612 98,7 1 493 Province Libreville/Port-Gentil 87,6 12,4 5 579 96,6 4 888 Estuaire (sans Libreville) 90,6 9,4 971 98,8 880 Haut-Ogooué 93,1 6,9 787 98,3 732 Moyen-Ogooué 91,9 8,1 340 98,3 312 Ngounié 93,6 6,4 532 99,8 498 Nyanga 91,1 8,9 246 99,5 224 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 93,5 6,5 131 98,1 122 Ogooué-Ivindo 92,7 7,3 248 97,0 230 Ogooué-Lolo 90,3 9,7 317 98,8 286 Woleu-N’tem 89,9 10,1 604 99,2 543 Région Nord 90,7 9,3 852 98,6 773 Est 92,3 7,7 1 104 98,4 1 019 Ouest 91,2 8,8 1 442 98,6 1 315 Sud 92,8 7,2 778 99,7 722 Libreville/Port-Gentil 87,6 12,4 5 579 96,6 4 888 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 89,0 11,0 1 975 98,8 1 758 Second 84,9 15,1 2 057 96,9 1 747 Moyen 86,3 13,7 2 018 97,9 1 742 Quatrième 90,1 9,9 1 962 96,2 1 767 Le plus élevé 97,6 2,4 1 744 98,1 1 702 Ensemble 89,3 10,7 9 755 97,6 8 716 On constate tout d’abord que le sel a été testé dans 89 % des ménages. À l’opposé, dans 11 % des cas, les ménages ne disposaient pas de sel lors du passage des enquêteurs. Parmi les ménages dont le sel a été testé, la quasi-totalité avait du sel iodé (98 %). On ne note pas de variations importantes de cette proportion. Consommation de micronutriments par les jeunes enfants En plus de l’iode, un apport suffisant en d’autres nutriments essentiels, que ce soit par la consommation d’aliments appropriés ou par une supplémentation en micronutriments, est essentiel à un bon état nutritionnel et à un bon développement de l’enfant. Parmi d’autres, la vitamine A et le fer jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire et leur carence entraîne chez les enfants un affaiblissement de leurs capacités de résistance pour lutter contre les maladies et augmente leur risque de mortalité. Au cours de l’enquête, on a collecté des données concernant la consommation d’aliments riches en vitamine A et en fer par les enfants de 6-23 mois. Précisons que ces données ne portent que sur les plus jeunes enfants de 6-23 mois qui vivent avec leur mère (Tableau 11.8). En outre, le tableau 11.8 présente les résultats concernant la supplémentation en vitamine A et en fer des enfants de 6-59 mois. 174 • État nutritionnel des femmes et des enfants Tableau 11.8 Consommation de micronutriments par les enfants Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments riches en vitamine A et des aliments riches en fer durant le jour ou la nuit ayant précédé l'interview ; parmi tous les enfants de 6-59 mois pourcentage de ceux à qui on a donné des compléments de vitamine A au cours des six mois ayant précédé l'enquête, pourcentage de ceux à qui on a donné des suppléments de fer au cours des sept derniers jours et pourcentage à qui on a donné des vermifuges au cours des six mois ayant précédé l'enquête ; parmi tous les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé, pourcentage de ceux vivant dans un ménage avec du sel iodé selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère : Parmi tous les enfants de 6-59 mois : Parmi les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé pour la présence d'iode Pourcentage qui ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des dernières 24 heures1 Pourcentage qui ont consommé des aliments riches en fer au cours des dernières 24 heures2 Effectif d'enfants Pourcentage à qui on a donné des suppléments de vitamine A au cours des 6 derniers mois Pourcentage à qui on a donné des suppléments de fer au cours des 7 derniers jours Pourcentage à qui on a donné des vermifuges au cours des 6 derniers mois3 Effectif d'enfants Pourcentage vivant dans un ménage disposant de sel iodé4 Effectif d'enfants Âge en mois 6-8 38,1 30,4 294 39,0 15,0 25,5 305 96,6 284 9-11 64,2 49,8 294 55,9 14,6 52,5 302 96,1 280 12-17 77,0 66,2 404 59,3 18,5 76,1 444 98,4 424 18-23 81,9 70,9 421 57,0 24,8 80,1 491 96,1 467 24-35 na na na 52,8 19,3 78,7 988 99,1 921 36-47 na na na 55,4 24,3 78,0 956 95,8 925 48-59 na na na 53,0 20,0 75,7 819 98,1 779 Sexe Masculin 68,0 58,8 721 51,3 20,5 73,4 2 208 97,3 2 076 Féminin 67,4 54,6 692 56,4 20,4 71,1 2 097 97,4 2 004 Allaitement Allaité 58,6 46,6 583 53,3 14,2 48,2 604 97,1 565 Non allaité 73,9 63,6 824 55,0 21,9 77,6 3 562 97,5 3 381 Âge de la mère à la naissance 15-19 71,4 60,6 190 43,9 20,2 63,4 347 98,1 317 20-29 64,7 54,4 697 54,3 21,9 72,2 2 127 96,6 2 001 30-39 71,2 57,8 436 53,9 19,4 74,7 1 494 98,0 1 447 40-49 66,2 61,5 89 60,7 16,3 71,3 338 98,5 314 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 66,5 58,7 740 44,7 22,8 75,5 2 279 95,8 2 167 Autres villes 69,2 55,5 444 65,2 18,6 71,7 1 358 99,2 1 276 Ensemble urbain 67,5 57,5 1 184 52,3 21,2 74,1 3 637 97,1 3 443 Rural 69,0 52,7 229 61,8 16,2 62,6 669 99,0 636 Province Libreville/Port-Gentil 66,5 58,7 740 44,7 22,8 75,5 2 279 95,8 2 167 Estuaire (sans Libreville) 74,3 64,3 133 60,9 21,1 72,8 433 99,4 403 Haut-Ogooué 73,0 58,6 146 72,1 13,0 72,9 443 98,9 422 Moyen-Ogooué 63,6 47,2 46 48,5 21,1 57,6 132 99,6 121 Ngounié 60,8 41,9 105 63,5 15,6 61,7 287 99,7 274 Nyanga 64,7 48,1 44 70,7 29,1 65,7 124 99,4 119 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 72,6 68,6 19 67,1 17,1 73,6 52 97,1 49 Ogooué-Ivindo 66,5 50,9 61 72,8 12,9 68,5 188 98,1 175 Ogooué-Lolo 74,4 48,4 49 74,1 30,6 75,6 148 98,0 142 Woleu-N’tem 67,6 59,3 69 45,5 11,1 63,9 218 100,0 207 Niveau d'instruction de la mère Aucun 56,2 42,2 83 51,3 27,0 68,4 275 96,6 260 Primaire 71,9 60,0 376 57,1 20,6 66,9 1 139 98,4 1 084 Secondaire 1er cycle 67,6 56,5 690 54,9 20,5 72,9 2 002 97,0 1 873 Secondaire 2nd cycle ou plus 65,8 57,3 264 47,8 18,3 79,0 890 97,1 862 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 72,8 53,1 305 62,9 17,1 61,5 919 98,9 840 Second 67,4 58,1 293 54,9 20,7 73,2 961 97,9 921 Moyen 68,5 60,9 320 48,2 25,4 76,0 884 97,1 844 Quatrième 65,9 56,6 296 54,6 22,1 78,1 840 96,2 789 Le plus élevé 61,9 53,6 199 46,5 16,3 73,5 702 96,6 684 Ensemble5 67,7 56,7 1 413 53,8 20,5 72,3 4 306 97,4 4 079 Note: Les informations sur les suppléments de vitamine A sont basées sur la déclaration de la mère et le carnet de vaccination (quand il est disponible). Les informations sur les suppléments de fer et sur les vermifuges sont basées sur la déclaration de la mère. na = Non applicable. 1 Y compris la viande (et les abats), le poisson, la volaille, les œufs, les patates douces, citrouilles, carottes, courges ou autres tubercules jaunes ou oranges à l'intérieur, les légumes à feuilles vert foncé (comme les feuilles de manioc, amarante, épinard, taro), les mangues, les papayes, les oranges 2 Y compris la viande (abats inclus), le poisson, les volailles et œufs. 3 Les vermifuges pour les parasites intestinaux sont couramment donnés pour traiter les helminthes et les schistosomiases. 4 Sont exclus les enfants vivant dans un ménage dont le sel n'a pas été testé. 5 Y compris 6 enfants de 6-23 mois, 139 enfants de 6-59 mois et 134 enfants vivant dans un ménage où le sel a été testé et pour lesquels le statut de l’allaitement est manquant. État nutritionnel des femmes et des enfants • 175 Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois, 68 % avaient consommé des aliments riches en vitamine A au cours des 24 heures ayant précédé l’enquête. Cette consommation augmente de manière importante avec l`âge passant de 38 % à 6-8 mois à 64 % à 9-11 mois et à 82 % à 18-23 mois. En plus des écarts selon l’âge, on constate des variations selon les autres caractéristiques sociodémographiques. Tout d’abord, on remarque que les enfants non allaités ont plus fréquemment consommé des aliments riches en vitamine A (74 %) que ceux qui sont encore allaités (59 %). Les résultats selon les provinces montrent que la consommation d’aliments contenant de la vitamine A est moins fréquente dans la province de la Ngounié (61 %) que dans les provinces de l’Estuaire sans Libreville et de l’Ogooué-Lolo (74 % dans les deux cas). En outre, la consommation de ce type d’aliments est plus fréquente parmi les enfants dont la mère a un niveau d’instruction primaire (72 % contre un minimum de 56 % parmi ceux dont elle n’a aucune instruction) et parmi ceux des ménages du quintile le plus bas que dans les autres (73 % contre un minimum de 62 % dans les ménages du quintile le plus élevé). Un peu plus de deux enfants de 6-23 mois sur quatre (57 %) avaient consommé au cours des dernières 24 heures des aliments riches en fer. On retrouve ici les mêmes variations selon l’âge que celles observées pour la consommation d’aliments contenant de la vitamine A. En effet, ce type d’aliments a été plus fréquemment donné aux enfants de 12 mois et plus qu’aux plus jeunes (66 % et 71 % à partir de 12 mois contre 30 % à 6-8 mois). De même, les enfants non allaités en ont consommé plus fréquemment que ceux qui étaient encore allaités (64 % contre 47 %). Par contre, la consommation d’aliments riches en fer est un peu plus fréquente en milieu urbain que rural (58 % contre 53 %) et dans les provinces de l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil et de l’Estuaire sans Libreville (respectivement 69 % et 64 %) que dans les autres, en particulier dans le Woleu-N’tem et le Haut-Ogooué où seulement 59 % des enfants avaient consommé ce type d’aliments. De même que pour la consommation d’aliments riches en vitamine A, on note que c’est parmi les enfants dont la mère a un niveau d’instruction primaire que la proportion de ceux qui ont consommé des aliments riches en fer est la plus élevée (60 % contre un minimum de 42 % chez ceux dont la mère n’a aucune instruction). En ce qui concerne la supplémentation en vitamine A, les résultats de l’enquête montrent que parmi tous les enfants de 6-59 mois, 54 % avaient reçu, au cours des six mois ayant précédé l’interview, des suppléments de vitamine A. C’est parmi les enfants dont la mère avait 40-49 ans à leur naissance (61 %), parmi ceux des Autres villes (65 %), parmi ceux de la province de l’Ogooué-Lolo (74 %), parmi ceux dont la mère a un niveau d’instruction primaire (57 %) et parmi ceux des ménages du quintile le plus bas (63 %) que l’on enregistre les proportions les plus élevées de ceux qui ont reçu ce complément nutritionnel. Une faible proportion d’enfants de 6-59 mois avait reçu, au cours des sept jours ayant précédé l’interview, des suppléments de fer (21 %). Les enfants de 6-8 mois et ceux de 9-11 mois sont ceux qui en ont le moins fréquemment reçu (15 % dans les deux cas). En outre, il faut souligner que ce sont les enfants du milieu urbain (21 % contre 16 % en rural), en particulier ceux de Libreville/Port-Gentil (23 % contre 19 % dans les Autres villes), ceux des provinces de l'Ogooué-Lolo et de la Nyanga (respectivement 31 % et 29 % contre un minimum de 11 % dans la province du Woleu-N’tem), ceux dont les mères n’ont aucun niveau d’instruction (27 %) et ceux des ménages du quintile moyen (25 %) qui ont le plus fréquemment reçu des suppléments de fer. Le tableau 11.8 présente également les proportions d’enfants de 6-59 mois à qui on a donné des vermifuges au cours des six derniers mois. L’administration de vermifuges aux enfants permet de tuer les vers intestinaux présents dans l’organisme. Ces parasites sont sources de malnutrition et peuvent causer de l’anémie. 176 • État nutritionnel des femmes et des enfants Selon les résultats de l’EDSG II, on constate que 72 % des enfants de 6-59 mois ont reçu des vermifuges au cours des six mois ayant précédé l’enquête. Faible dans le groupe 6-8 mois (26 %), la proportion augmente à partir de 9 mois et atteint un maximum de 80 % à 18-23 mois. Par ailleurs, l’administration de vermifuges est plus fréquente quand les enfants ne sont pas allaités que quand ils le sont (78 % contre 48 %) et quand la mère avait 30-39 ans à la naissance de l’enfant (75 % contre 63 % à 15-19 ans). On remarque aussi que la proportion d’enfants à qui on a donné des vermifuges augmente avec le niveau d’instruction de la mère : 68 % quand la mère n’a aucune instruction à 79 % lorsqu’elle a le niveau secondaire 2nd cycle ou plus. En outre, les résultats selon le niveau de bien-être économique mettent en évidence un écart entre les enfants des ménages du quintile le plus bas où seulement 62 % ont été traités avec des vermifuges contre environ les trois quarts dans les autres ménages. Les variations géographiques montrent que c’est en milieu rural (63 %) et dans la province de la Ngounié (62 %) que les vermifuges pour traiter les enfants ont été les moins fréquemment utilisés. 11.6 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES L’état nutritionnel des femmes de 15-49 ans est un des déterminants de la mortalité maternelle, du bon déroulement des grossesses ainsi que de leur issue. L’état nutritionnel des mères est conditionné à la fois par la balance énergétique, leur état de santé et le temps écoulé depuis la dernière naissance. Il existe donc une relation étroite entre les niveaux de fécondité et de morbidité. L’état nutritionnel et l’état de santé du nourrisson et du jeune enfant sont indissociables de l’état nutritionnel de la mère. Pour ces raisons, l’évaluation de l’état nutritionnel des femmes en âge de procréer est particulièrement utile puisqu’elle permet d’identifier les groupes à hauts risques. Bien que la taille puisse varier dans les populations à cause de facteurs génétiques, elle reflète, en partie, l’effet du niveau socio-économique de la femme dans la mesure où une petite taille peut résulter d’une malnutrition chronique durant l’enfance. En outre, la taille étant associée à la largeur du bassin, les femmes de petites tailles courent des risques accrus de complications pendant la grossesse et surtout pendant l’accouchement. Bien que la taille critique en deçà de laquelle une femme peut être considérée à risque varie selon les populations, on admet généralement que cette taille se situe entre 140 et 150 centimètres. Une taille inférieure à 145 centimètres est considérée comme un facteur de risque obstétrical (WFPHA, 1983). Par ailleurs, le faible poids d’une femme avant une grossesse est un facteur de risque important pour le déroulement et l’issue de la grossesse. Cependant, le poids étant très variable selon la taille, il est préférable d’utiliser un indicateur tenant compte de cette relation. Au cours de l’enquête, les femmes de 15-49 ans ont été pesées et mesurées. Ces mesures du poids et de la taille ont permis de déterminer l’Indice de Masse Corporelle (IMC), lequel est calculé en divisant le poids (en kilos) par le carré de la taille en mètres (kg/m2). Pour indiquer une déficience énergétique chronique, on utilise généralement comme seuil la valeur de 18,5 kg/m2. À l’opposé, pour indiquer un surpoids, le seuil retenu est de 25 kg/m2 ou plus. Précisons que les femmes enceintes et celles qui ont eu une naissance dans les deux mois qui ont précédé l’enquête sont exclues du calcul de l’indice. Les résultats sont présentés au tableau 11.9. Au Gabon, 1 % des femmes de 15-49 ans ont une taille inférieure à 145 centimètres, considérée ici comme seuil critique. Le tableau présente aussi l’IMC moyen des femmes. Celui-ci est estimé à 25,3 kg/m2. Environ une femme sur deux (49 %) a un IMC normal, compris entre 18,5 et 24,9 kg/m2. Par contre, 7 % des femmes ont un IMC inférieur à 18,5 kg/m2 ; ce qui dénote un état de déficience énergétique chronique : 6 % présentent une maigreur légère mais 2 % une maigreur modérée ou sévère. É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es e t d es e nf an ts • 1 77 Ta bl ea u 11 .9 É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es Pa rm i l es fe m m es d e 15 -4 9 an s, p ou rc en ta ge a ya nt u ne ta ille in fé rie ur e à 14 5 cm , u n In di ce d e M as se C or po re lle (I M C ) m oy en e t p ou rc en ta ge s ay an t d es n iv ea ux s pé ci fiq ue s d' IM C s el on c er ta in es ca ra ct ér is tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Ta ill e In di ce d e M as se C or po re lle 1 Po ur ce nt ag e en d es so us de 1 45 c m Ef fe ct if de fe m m es In di ce d e M as se C or po re lle m oy en (I M C ) 18 ,5 -2 4, 9 (n or m al ) <1 8, 5 (T ot al m ai gr e) 17 ,0 -1 8, 4 (M ai gr eu r lé gè re ) <1 7 (M ai gr eu r m od ér ée e t sé vè re ) >= 25 ,0 (T ot al en s ur po id s ou o bè se ) 25 ,0 -2 9, 9 (S ur po id s) >= 30 ,0 (O bè se ) Ef fe ct if de fe m m es G ro up e d' âg es 15 -1 9 1, 5 1 14 6 21 ,8 67 ,1 16 ,9 13 ,3 3, 6 16 ,0 12 ,7 3, 3 1 02 5 20 -2 9 0, 8 1 93 1 24 ,4 56 ,1 7, 1 5, 3 1, 8 36 ,8 24 ,0 12 ,7 1 58 5 30 -3 9 0, 9 1 47 0 27 ,0 36 ,1 3, 1 2, 2 0, 9 60 ,8 33 ,3 27 ,5 1 30 1 40 -4 9 0, 6 87 1 28 ,3 32 ,1 1, 8 1, 3 0, 4 66 ,1 31 ,3 34 ,8 84 7 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 0, 6 3 15 5 25 ,9 44 ,0 6, 8 5, 4 1, 4 49 ,2 27 ,2 22 ,0 2 78 1 A ut re s vi lle s 1, 2 1 63 3 24 ,6 54 ,4 7, 6 5, 5 2, 1 38 ,0 23 ,2 14 ,8 1 43 0 En se m bl e ur ba in 0, 8 4 78 8 25 ,4 47 ,5 7, 1 5, 5 1, 6 45 ,4 25 ,9 19 ,6 4 21 1 R ur al 2, 2 62 9 23 ,9 58 ,1 8, 0 5, 5 2, 5 33 ,9 22 ,1 11 ,8 54 7 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 0, 6 3 15 5 25 ,9 44 ,0 6, 8 5, 4 1, 4 49 ,2 27 ,2 22 ,0 2 78 1 Es tu ai re (s an s Li br ev ill e) 0, 0 54 5 25 ,1 51 ,3 6, 0 4, 5 1, 5 42 ,8 25 ,6 17 ,1 48 1 H au t-O go ou é 0, 4 48 4 24 ,3 52 ,9 9, 0 6, 7 2, 3 38 ,1 24 ,2 13 ,9 42 6 M oy en -O go ou é 1, 9 15 1 24 ,5 47 ,7 12 ,3 9, 8 2, 6 39 ,9 22 ,9 17 ,0 13 7 N go un ié 2, 8 31 5 23 ,0 64 ,9 9, 7 6, 6 3, 2 25 ,3 16 ,5 8, 9 26 4 N ya ng a 1, 8 12 4 23 ,9 62 ,1 7, 1 5, 9 1, 2 30 ,8 18 ,7 12 ,1 11 0 O go ou é M ar iti m e (s an s Po rt- G en til ) 3, 2 55 25 ,7 49 ,5 6, 7 3, 1 3, 6 43 ,8 22 ,9 20 ,9 48 O go ou é- Iv in do 5, 2 16 7 23 ,7 62 ,5 7, 8 5, 1 2, 6 29 ,7 19 ,6 10 ,1 13 8 O go ou é- Lo lo 2, 9 16 3 23 ,9 57 ,7 7, 5 5, 3 2, 2 34 ,7 23 ,4 11 ,4 14 1 W ol eu -N ’te m 1, 2 25 9 25 ,2 54 ,6 4, 6 2, 7 2, 0 40 ,8 25 ,6 15 ,2 23 0 R ég io n N or d 2, 8 42 6 24 ,6 57 ,6 5, 8 3, 6 2, 2 36 ,6 23 ,3 13 ,3 36 9 Es t 1, 0 64 6 24 ,2 54 ,1 8, 6 6, 3 2, 3 37 ,2 24 ,0 13 ,2 56 7 O ue st 0, 6 75 1 25 ,1 50 ,4 7, 3 5, 5 1, 9 42 ,3 24 ,9 17 ,4 66 6 Su d 2, 5 43 9 23 ,3 64 ,1 9, 0 6, 4 2, 6 26 ,9 17 ,1 9, 8 37 4 Li br ev ill e/ P or t-G en til 0, 6 3 15 5 25 ,9 44 ,0 6, 8 5, 4 1, 4 49 ,2 27 ,2 22 ,0 2 78 1 N iv ea u d' in st ru ct io n Au cu n 1, 9 26 7 27 ,0 40 ,0 2, 4 2, 4 0, 0 57 ,6 29 ,0 28 ,5 21 8 Pr im ai re 1, 8 1 18 7 25 ,5 49 ,9 4, 9 3, 2 1, 7 45 ,2 25 ,6 19 ,6 1 04 6 Se co nd ai re 1 er cy cl e 0, 9 2 66 2 25 ,0 50 ,6 8, 6 6, 7 1, 9 40 ,8 23 ,1 17 ,7 2 33 0 Se co nd ai re 2 nd cy cl e ou p lu s 0, 0 1 30 1 25 ,3 45 ,6 7, 1 5, 5 1, 6 47 ,3 29 ,2 18 ,0 1 16 3 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 3, 3 80 2 23 ,7 62 ,4 8, 3 5, 8 2, 6 29 ,3 19 ,8 9, 5 68 3 Se co nd 0, 4 1 02 2 24 ,6 53 ,5 6, 6 5, 4 1, 2 39 ,9 24 ,4 15 ,4 88 3 M o y en 0, 1 1 21 0 25 ,5 46 ,2 7, 1 5, 7 1, 5 46 ,7 28 ,2 18 ,4 1 06 8 Q ua tri èm e 0, 7 1 19 9 26 ,0 45 ,8 5, 5 3, 9 1, 6 48 ,7 25 ,2 23 ,5 1 06 0 Le p lu s él ev é 1, 0 1 18 5 25 ,8 41 ,4 8, 6 6, 7 1, 9 50 ,0 27 ,3 22 ,7 1 06 2 En se m bl e 1, 0 5 41 7 25 ,3 48 ,7 7, 2 5, 5 1, 7 44 ,1 25 ,4 18 ,7 4 75 7 N ot e: L 'In di ce d e m as se C or po re lle (I M C ) e st le ra tio d u po id s en k ilo gr am m es p ar ra pp or t a u ca rré d e la ta ille e n m èt re s (k g/ m 2) . 1 S on t e xc lu es le s fe m m es e nc ei nt es e t l es fe m m es a ya nt e u un e na is sa nc e da ns le s de ux m oi s pr éc éd en ts . État nutritionnel des femmes et des enfants • 177 178 • État nutritionnel des femmes et des enfants Les résultats mettent en évidence des variations selon certaines caractéristiques sociodémographiques et économiques. Tout d’abord, on note que 17 % des jeunes femmes de 15-19 ans ont un IMC inférieur à 18,5 et qu’elles présentent donc un état de maigreur : dans la majorité des cas (13 %), il s’agit de maigreur légère mais dans 4% des cas, il s’agit de maigreur modérée et sévère. Dans le Moyen Ogooué, la maigreur concerne 12 % des femmes : 10 % le sont sous la forme légère mais 3 % le sont sous la forme modérée et sévère. À l’opposé, au niveau global, 44 % des femmes ont un IMC supérieur ou égal à 25, ce qui traduit un surpoids ou un état d’obésité : dans 25 % des cas, les femmes présentent un excès pondéral et, dans 19 % des cas, il s’agit d’obésité (IMC de 30 ou plus). C’est parmi les femmes de 40-49 ans (66 %), parmi celles sans instruction (58 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (50 %) que l’on enregistre les proportions les plus élevées de femmes présentant un surpoids ou qui sont obèses. 11.7 ANÉMIE CHEZ LES ADULTES La classification des niveaux d’anémie retenue est celle de l’OMS. Pour les femmes enceintes, l’anémie est considérée comme : • sévère si le taux d’hémoglobine est inférieur à 7,0 g/dl. • modérée si cette valeur se situe entre 7,0 et 9,9 g/dl • légère si le niveau se situe entre 10,0 et 10,9g/dl. Par contre, pour les femmes non enceintes, l’anémie sera considérée comme légère si le taux d’hémoglobine se situe entre 10,0 et 11,9 g/dl Pour les hommes, bien que le niveau d’hémoglobine inférieur à 13 g/dl soit le seuil reconnu internationalement, en particulier par l’OMS, pour déterminer la présence d’anémie, il n’existe pas de seuils internationalement reconnus pour classifier l’anémie selon sa gravité. Anémie chez les femmes Le tableau 11.10 présente les proportions de femmes qui sont anémiques par gravité de l’anémie selon certaines caractéristiques sociodémographiques. En moyenne, au Gabon, l’anémie touche environ six femmes sur dix (61 %) : 41 % des femmes en sont affectées sous la formé légère, 18 % sous la forme modérée et 1 % en souffrent sous la forme sévère. Dans certains sous-groupes de femmes, la prévalence de l’anémie est plus élevée que celle observée au niveau global. On note, par exemple, une prévalence de 72 % dans l’Estuaire sans Libreville. C’est parmi les femmes sans aucune instruction (48 %) et parmi celles de la province du Woleu-N’tem que l’on enregistre la prévalence de l’anémie la plus faible (51 %). État nutritionnel des femmes et des enfants • 179 Tableau 11.10 Prévalence de l'anémie chez les femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans considérées comme étant atteintes d'anémie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Non enceinte Anémie selon le niveau d'hémoglobine Anémie <12,0 g/dl Légère 10,0-11,9 g/dl Modérée 7,0-9,9 g/dl / Sévère < 7,0 g/dl Effectif de femmes Enceinte <11,0 g/dl) 10,0-10,9 g/dl) 7,0-9,9 g/dl) <7,0 g/dl) Groupe d'âges 15-19 63,5 43,3 19,6 0,7 1 126 20-29 60,2 41,6 18,0 0,6 1 894 30-39 58,5 41,2 16,6 0,7 1 409 40-49 60,9 38,2 20,8 1,9 838 Effectif d'enfants nés vivants 0 62,9 43,8 18,4 0,6 1 434 1 59,6 38,0 20,2 1,4 1 032 2-3 59,8 40,7 18,4 0,7 1 421 4-5 59,2 40,5 17,8 0,9 758 6+ 60,3 43,6 16,1 0,6 623 Grossesse/allaitement Enceinte 57,7 23,7 33,3 0,6 534 Allaite 49,6 39,1 9,9 0,7 725 Ni l'un, ni l'autre 63,0 44,1 18,0 0,9 4 008 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 61,5 42,3 18,8 0,4 3 031 Autres villes 60,3 40,6 18,0 1,7 1 616 Ensemble urbain 61,1 41,7 18,5 0,9 4 647 Rural 56,9 38,2 17,8 0,8 620 Province Libreville/Port-Gentil 61,5 42,3 18,8 0,4 3 031 Estuaire (sans Libreville) 71,5 41,0 27,7 2,9 522 Haut-Ogooué 56,8 37,2 17,7 1,9 483 Moyen-Ogooué 60,9 45,9 13,7 1,3 150 Ngounié 52,5 39,0 13,2 0,3 314 Nyanga 63,8 46,8 15,8 1,2 124 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 62,8 47,0 15,6 0,2 55 Ogooué-Ivindo 51,7 38,2 13,4 0,1 166 Ogooué-Lolo 56,0 39,4 15,0 1,6 163 Woleu-N’tem 51,0 37,2 13,3 0,5 260 Niveau d'instruction Aucun 47,6 38,2 9,4 0,0 270 Primaire 58,8 40,2 17,8 0,8 1 169 Secondaire 1er cycle 63,5 42,7 19,7 1,0 2 592 Secondaire 2nd cycle ou plus 59,0 40,1 18,1 0,7 1 236 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 54,1 38,2 15,2 0,7 800 Second 62,1 38,4 22,3 1,4 1 015 Moyen 61,7 43,2 18,1 0,4 1 181 Quatrième 64,4 43,5 19,7 1,2 1 164 Le plus élevé 58,6 41,9 16,2 0,5 1 108 Ensemble 60,6 41,3 18,4 0,9 5 267 Note: La prévalence de l'anémie est ajustée en fonction du fait de fumer ou non en utilisant les formules du CDC, (CDC 1998). Anémie chez les hommes Le tableau 11.11 présente les résultats du test d’hémoglobine pour les hommes de 15-49 ans. Un peu plus d’un homme sur quatre est atteint d’anémie (26 %). Cette prévalence est nettement inférieure à celle observée chez les femmes (61 %). 180 • État nutritionnel des femmes et des enfants Tableau 11.11 Prévalence de l'anémie chez les hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans considérés comme étant atteints d'anémie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Anémie selon le niveau d'hémoglobine Anémie < 13,0 g/dl) Légère 12,0-12,9 g/dl Modérée 9,0-11,9 g/dl Sévère < 9,0 g/dl) Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 42,0 18,9 21,7 1,4 968 20-29 20,4 9,1 10,5 0,7 1 546 30-39 19,8 11,2 8,0 0,6 1 416 40-49 27,8 16,7 9,2 1,9 931 Consommation de tabac/cigarettes Fume cigarettes/tabac 26,9 14,7 11,3 0,9 1 128 Ne fume pas 25,7 12,7 11,9 1,1 3 731 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 26,5 13,3 12,0 1,3 2 844 Autres villes 24,0 12,0 11,4 0,7 1 412 Ensemble urbain 25,7 12,8 11,8 1,1 4 255 Rural 27,7 15,0 11,8 0,8 604 Province Libreville/Port-Gentil 26,5 13,3 12,0 1,3 2 844 Estuaire (sans Libreville) 29,9 11,4 17,5 1,0 537 Haut-Ogooué 18,3 11,4 6,9 0,0 381 Moyen-Ogooué 24,8 12,7 11,6 0,5 133 Ngounié 26,1 16,4 8,7 0,9 261 Nyanga 29,4 14,5 14,6 0,2 108 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 32,3 15,6 16,6 0,2 57 Ogooué-Ivindo 25,8 13,7 10,7 1,3 130 Ogooué-Lolo 26,5 16,0 9,9 0,7 165 Woleu-N’tem 19,4 11,2 7,3 1,0 243 Niveau d'instruction Aucun 18,9 11,4 5,4 2,1 306 Primaire 33,1 15,2 16,8 1,0 719 Secondaire 1er cycle 29,2 15,0 12,8 1,3 2 148 Secondaire 2nd cycle ou plus 20,1 10,1 9,5 0,5 1 686 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 27,7 15,1 11,6 1,1 706 Second 28,9 14,2 13,9 0,8 1 061 Moyen 28,2 14,7 11,8 1,6 1 075 Quatrième 22,4 10,5 10,8 1,2 1 008 Le plus élevé 22,8 11,6 10,6 0,5 1 010 Ensemble 15-49 25,9 13,1 11,8 1,1 4 860 50-59 33,8 17,1 16,0 0,8 527 Ensemble 15-59 26,7 13,5 12,2 1,0 5 387 Note: La prévalence est ajustée en fonction du fait de fumer ou non en utilisant les formules du CDC, (CDC 1998). En fonction de l’âge, on constate que ce sont les plus jeunes de 15-19 ans et les plus âgés de 40-49 ans qui sont les plus fréquemment atteints d’anémie (respectivement 42 % et 28 %). En outre, c’est en milieu rural (28 % contre 26 % en urbain), dans les provinces de l’Ogooué- Maritime sans Port-Gentil (32 %) et chez les hommes de niveau primaire (33 %) que la prévalence de l’anémie est la plus élevée. 11.8 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES MÈRES Une alimentation équilibrée en micronutriments, en particulier, l’iode, le fer, la vitamine A est non seulement essentielle pour le développement de l’enfant mais aussi pour la santé des femmes. Au Gabon, comme pour l’iodation du sel, le manuel de formation des sages-femmes pour l’éducation de la femme enceinte accorde une importance particulière à la connaissance des besoins spécifiques en vitamine A couverts par les aliments de protection tels que l’huile de palme rouge, les mangues, papayes, citrouilles, tomates, légumes verts foncés, patates douces jaunes, pommes de terre, les variétés de tubercules jaunes, choux rouges, betteraves, carottes, goyaves et ananas. État nutritionnel des femmes et des enfants • 181 Au cours de l’EDSG II, on a posé des questions aux femmes pour savoir si leur consommation de micronutriments était adéquate. Les résultats sont présentés au tableau 11.12. Précisons que les données portent sur les femmes de 15-49 ans qui ont eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête. Le premier indicateur présenté au tableau 11.12 concerne les femmes qui ont reçu une dose de vitamine A après l’accouchement. Dans 44 % des cas, les femmes ont reçu une dose de vitamine A dans les deux mois qui ont suivi la naissance de leur dernier-né. Cependant, en milieu rural cette proportion n’est que de seulement 35 % et de 32 % dans le Woleu-N’tem alors qu’elle atteint 61 % dans la Nyanga. Le deuxième indicateur est le pourcentage de femmes enceintes qui ont reçu des suppléments de fer. L’administration de suppléments de fer aux femmes enceintes fait partie des mesures les plus efficaces pour couvrir leurs besoins en fer très élevés pendant la grossesse. Cependant, dans 9 % des cas, les femmes n’ont pas pris de fer au cours de leur dernière grossesse. À l’opposé, 21 % ont pris du fer, en comprimés ou sous forme de sirop pendant moins de 60 jours, 6 % pendant 60 à 89 jours et 57 % en ont pris pendant, au moins, 90 jours. La consommation de vermifuges pendant la grossesse présente de nombreux bénéfices pour l’issue de la grossesse et la survie de l’enfant. Au Gabon, un peu plus de sept femmes sur dix (71 %) ont pris des vermifuges au cours de la grossesse de leur dernière naissance. Parmi les femmes de Libreville/Port-Gentil, cette proportion atteint 79 % contre seulement 53 % en milieu rural. On note un écart important entre les femmes des ménages du quintile le plus bas où seulement 54 % ont pris des vermifuges pendant leur dernière grossesse et celles des ménages du quatrième quintile dans lesquels 78 % ont suivi ce type de traitement. Le dernier indicateur présenté au tableau 11.11 est le pourcentage de femmes qui vivent dans un ménage disposant de sel iodé. La quasi-totalité des femmes (97 %) ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et dont le sel du ménage a été testé vivent dans un ménage qui dispose de sel iodé. 18 2 • É ta t n ut rit io nn el d es fe m m es e t d es e nf an ts Ta bl ea u 11 .1 2 C on so m m at io n de m ic ro nu tri m en ts p ar le s m èr es P ar m i l es fe m m es d e 15 -4 9 an s ay an t e u un e nf an t a u co ur s de s 5 an né es a ya nt p ré cé dé l' en qu êt e, p ou rc en ta ge a ya nt re çu u ne d os e de v ita m in e A d an s le s de ux p re m ie rs m oi s qu i o nt s ui vi la n ai ss an ce d u de rn ie r e nf an t ; p ar m i le s m èr es d e 15 -4 9 an s, p ou rc en ta ge q ui , d ur an t l a gr os se ss e du d er ni er s en fa nt n é au c ou rs d es 5 a nn ée s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e, o nt p ris d es s up pl ém en ts d e fe r s ou s fo rm e de c om pr im és o u de s iro p pe nd an t u n no m br e dé te rm in é de jo ur s et p ou rc en ta ge a ya nt p ris d es v er m ifu ge s ; p ar m i l es fe m m es d e 15 -4 9 an s ay an t e u un e nf an t a u co ur s de s 5 an né es a ya nt p ré cé dé l' en qu êt e et q ui v iv en t d an s un m én ag e do nt le s el a é té te st é po ur la pr és en ce d 'io de , p ou rc en ta ge v iv an t d an s un m én ag e di sp os an t d e, s el io dé , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ou rc en ta ge a ya nt re çu u ne d os e de vi ta m in e A po st -p ar tu m 1 N om br e de jo ur s pe nd an t l es qu el s le s fe m m es o nt p ris d u fe r en c om pr im és o u si ro p, d ur an t l a gr os se ss e du d er ni er -n é P ou rc en ta ge d e fe m m es a ya nt p ris de s ve rm ifu ge s du ra nt la g ro ss es se du d er ni er -n é E ffe ct if de fe m m es P ar m i l es fe m m es a ya nt e u un en fa nt a u co ur s de s 5 an né es ay an t p ré cé dé l' en qu êt e et q ui vi ve nt d an s un m én ag e do nt le s el a ét é te st é po ur l' io de : A uc un <6 0 60 -8 9 90 + N e sa it pa s/ m an qu an t To ta l P ou rc en ta ge v iv an t da ns u n m én ag e av ec d u se l i od é2 E ffe ct if de fe m m es G ro up e d' âg es 15 -1 9 42 ,6 17 ,5 22 ,4 5, 7 48 ,3 6, 0 10 0, 0 54 ,3 39 5 97 ,5 36 7 20 -2 9 44 ,5 8, 5 20 ,9 6, 5 57 ,0 7, 2 10 0, 0 70 ,2 1 79 8 96 ,6 1 69 8 30 -3 9 45 ,0 8, 0 18 ,8 4, 6 60 ,0 8, 6 10 0, 0 75 ,7 1 21 4 97 ,9 1 17 8 40 -4 9 40 ,1 10 ,1 24 ,5 5, 7 54 ,2 5, 6 10 0, 0 75 ,8 29 6 98 ,6 27 9 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 50 ,6 5, 8 16 ,0 5, 1 63 ,5 9, 6 10 0, 0 78 ,9 2 02 7 95 ,9 1 93 6 A ut re s vi lle s 36 ,9 10 ,3 26 ,0 6, 5 52 ,5 4, 7 10 0, 0 64 ,5 1 15 4 99 ,1 1 09 0 E ns em bl e ur ba in 45 ,6 7, 4 19 ,7 5, 6 59 ,5 7, 8 10 0, 0 73 ,7 3 18 1 97 ,1 3 02 6 R ur al 35 ,1 21 ,7 26 ,8 6, 2 40 ,4 4, 8 10 0, 0 52 ,8 52 1 98 ,8 49 6 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 50 ,6 5, 8 16 ,0 5, 1 63 ,5 9, 6 10 0, 0 78 ,9 2 02 7 95 ,9 1 93 6 E st ua ire (s an s Li br ev ille ) 40 ,6 7, 1 21 ,0 6, 3 55 ,9 9, 8 10 0, 0 71 ,9 36 8 99 ,0 34 4 H au t-O go ou é 31 ,1 10 ,7 21 ,9 5, 4 60 ,6 1, 5 10 0, 0 57 ,4 37 2 98 ,8 35 4 M o y en -O go ou é 57 ,8 10 ,7 25 ,0 4, 9 47 ,5 11 ,9 10 0, 0 54 ,2 10 5 99 ,0 98 N go un ié 26 ,1 15 ,6 40 ,9 8, 9 33 ,4 1, 3 10 0, 0 52 ,1 23 5 99 ,8 22 4 N ya ng a 61 ,0 15 ,5 25 ,4 6, 1 51 ,9 1, 0 10 0, 0 64 ,0 95 99 ,2 92 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t-G en til ) 37 ,9 14 ,1 17 ,7 5, 7 58 ,0 4, 5 10 0, 0 70 ,1 41 96 ,6 39 O go ou é- Iv in do 45 ,5 31 ,9 39 ,4 5, 7 21 ,1 1, 8 10 0, 0 61 ,4 14 5 98 ,2 13 6 O go ou é- Lo lo 16 ,4 10 ,9 27 ,9 7, 3 48 ,4 5, 4 10 0, 0 49 ,4 12 4 97 ,9 11 9 W ol eu -N ’te m 32 ,0 20 ,1 19 ,1 6, 7 49 ,1 5, 0 10 0, 0 64 ,5 18 9 10 0, 0 18 0 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un 50 ,9 11 ,4 19 ,8 5, 1 50 ,0 13 ,7 10 0, 0 71 ,2 24 4 97 ,6 23 2 P rim ai re 38 ,4 16 ,7 28 ,5 6, 4 43 ,2 5, 2 10 0, 0 63 ,3 90 0 98 ,4 86 2 S ec on da ire 1 er c yc le 45 ,0 8, 2 19 ,2 4, 9 61 ,4 6, 3 10 0, 0 72 ,0 1 75 5 97 ,2 1 65 2 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 46 ,6 3, 3 15 ,3 6, 9 64 ,1 10 ,4 10 0, 0 76 ,2 80 2 96 ,3 77 5 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 31 ,6 21 ,9 31 ,0 6, 1 37 ,7 3, 3 10 0, 0 53 ,7 70 4 99 ,0 64 8 S ec on d 42 ,0 9, 4 20 ,3 5, 4 59 ,2 5, 7 10 0, 0 70 ,5 81 2 97 ,2 77 4 M o y en 47 ,4 6, 7 21 ,2 6, 0 58 ,2 7, 9 10 0, 0 75 ,1 80 3 97 ,5 76 9 Q ua tri èm e 51 ,4 4, 2 16 ,4 6, 6 64 ,6 8, 3 10 0, 0 78 ,0 73 5 96 ,2 70 2 Le p lu s él ev é 48 ,1 5, 2 14 ,2 4, 2 64 ,0 12 ,4 10 0, 0 75 ,9 64 8 96 ,7 62 8 E ns em bl e 44 ,1 9, 4 20 ,7 5, 7 56 ,8 7, 4 10 0, 0 70 ,7 3 70 2 97 ,3 3 52 2 1 D an s le s de ux p re m ie rs m oi s ap rè s l'a cc ou ch em en t d e la d er ni èr e na is sa nc e. 2 N on c om pr is le s fe m m es d es m én ag es d an s le sq ue ls le s el n 'a p as é té te st é po ur la p ré se nc e d' io de . 182 • État nutritionnel des femmes et des enfants Paludisme • 183 PALUDISME 12 Noël MOUSSAVOU e paludisme est dû à un parasite, le plasmodium, transmis par des moustiques qui en sont porteurs. Le plus grand fardeau de cette maladie est supporté par l’Afrique : selon le rapport 2011 de l’OMS, en 2010, 81 % des épisodes palustres et 91 % des décès imputables au paludisme concernaient l’Afrique. Dans le monde, les populations les plus vulnérables au paludisme sont les enfants de moins de 5 ans ainsi que les femmes enceintes. En 2010, 86 % des décès imputables au paludisme concernaient les enfants de moins de 5 ans. Toutefois, depuis 2000, des progrès majeurs ont été enregistrés : • dans le monde, l’incidence estimée du paludisme a diminué de 17 % et les taux de mortalité imputables au paludisme ont baissé de 25 % ; • dans la région Afrique de l’OMS cette baisse est de 33 %. Ces résultats positifs sont la conséquence d’une action soutenue pour éliminer les décès dus au paludisme d’ici 2015. Ces progrès importants ont été accomplis grâce à la distribution massive de moustiquaires imprégnées d’insecticide, au développement des programmes de pulvérisation Intradomiciliaire d’insecticide à effet rémanent et à une plus grande utilisation des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine. L Principaux résultats • Seulement un ménage sur deux possède, au moins, une moustiquaire (imprégnée ou non) (49 %) et, dans seulement un tiers des cas (33%), les ménages possèdent une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MILDA). • Plus de la moitié des personnes (56 %) vivant au Gabon ont passé la nuit ayant précédé l’interview dans un ménage ne possédant aucune MII. Au Gabon, seulement 27 % des personnes ont accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide. • Concernant l’utilisation des moustiquaires par les enfants, les résultats montrent que seulement un enfant de moins de cinq ans sur deux (50 %) avait dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. Parmi les femmes enceintes, cette proportion est de seulement 38 %. • Au Gabon, la pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) ne fait pas partie des actions de prévention mises en place dans le cadre du PNLP. C’est à juste titre que seulement 4 % des ménages en ont bénéficié. • Environ les deux tiers des femmes enceintes ont pris, à titre préventif, au cours de leur dernière grossesse, des antipaludiques (67 %). Seulement 3 % des femmes ont bénéficié d’un Traitement Préventif Intermittent au cours de la dernière grossesse. Au Gabon, les femmes ne se protègent pas de manière adéquate contre le paludisme pendant la grossesse. 184 • Paludisme 12.1 SITUATION ET STRATÉGIE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME AU GABON Au Gabon, le paludisme est stable, c'est à dire à transmission permanente et continue. Il reste la première cause de morbidité tous âges confondus. Il représente la principale cause de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Des études avancent un taux de morbidité qui varie entre 31 % et 71 % dans le pays. Par rapport à cette maladie, le Plan National de Développement Sanitaire 2011 – 2015 (PNDS) fixe les objectifs suivants : • Cible 4 : D’ici 2015, réduire d’au moins 50 % la mortalité et la morbidité liées au paludisme. • Cible 17: au moins 80 % des cas de paludisme déclarés reçoivent un traitement correct dans les 24 heures. • Cible 18 : au moins 80 % de la population (femmes enceintes et enfants de moins de 5 ans) dorment sous une MIILDA ; • Cible 19 : D’ici 2015, au moins 80 % des femmes enceintes reçoivent le TPI ; Les informations collectées au cours de l’EDSG 2012 permettent d’évaluer les interventions qui ont été menées au Gabon dans le cadre de la lutte contre le paludisme et de mettre en lumière les progrès et les efforts qu’il reste à accomplir pour renforcer le système de prévention. 12.2 LUTTE ANTIVECTORIELLE La prophylaxie du paludisme repose surtout sur un ensemble de précautions visant à limiter les risques d’infections et sur la prise préventive de certains médicaments. La moustiquaire imprégnée d’insecticide et la pulvérisation d’insecticide intradomiciliaire comptent parmi les moyens de prévention les plus efficaces. Possession de moustiquaires Les données collectées au cours de l’EDSG 2012 ont permis d’évaluer les proportions de ménages disposant de moustiquaires, traitées ou non, de ceux disposant de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide (MII) et de ceux disposant d’une Moustiquaire Imprégnée d’insecticide à Longue Durée d’Action (MIILDA). Une MIILDA est une moustiquaire qui a été imprégnée d’insecticide industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire. Une MII est soit une MIILDA, soit une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, soit une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. Au Gabon, près d’un ménage sur deux (49 %) possède une moustiquaire (imprégnée ou non), 36 % des ménages possèdent au moins une MII et 33 % au moins une MIILDA. Dans une majorité de cas, les moustiquaires sont des MIILDA. (Tableau 12.1). La proportion de ménages disposant d’au moins une moustiquaire est plus élevée en milieu rural (67 %) qu’en milieu urbain (45 %) (Graphique 12.1). Libreville/Port-Gentil (39%) et le Woleu-N’tem (46 %) se caractérisent par les proportions les plus faibles de ménages possédant, au moins, une moustiquaire. À l’opposé, la Nyanga (76 %) est la province où cette proportion est la plus élevée suivie de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié (69 % chacune) et de l’Ogooué-Ivindo (68 %). La proportion de ménages possédant, au moins, une moustiquaire baisse considérablement à mesure que le niveau de bien-être économique du ménage augmente, variant d’un maximum de 66 % dans le quintile le plus bas à 26 % dans le plus élevé. En moyenne, les ménages possèdent moins d’une moustiquaire (0,9). P al ud is m e • 1 85 Ta bl ea u 12 .1 P os se ss io n de m ou st iq ua ire s pa r l es m én ag es Po ur ce nt ag e de m én ag es q ui p os sè de nt a u m oi ns u ne m ou st iq ua ire e t p ou rc en ta ge d e ce ux q ui e n po ss èd en t p lu s d' un e (im pr ég né e ou n on ); po ur ce nt ag e qu i p os sè de a u m oi ns u ne m ou st iq ua ire p ré im pr ég né e d' in se ct ic id e (M II) ; po ur ce nt ag e qu i p os sè de u ne m ou st iq ua ire im pr ég né e d' in se ct ic id e à lo ng ue d ur ée d 'a ct io n (M IIL D A) e t n om br e m oy en d e m ou st iq ua ire s de M II et d e M IIL D A pa r m én ag es ; et p ou rc en ta ge d e m én ag es q ui p os sè de nt a u m oi ns u ne m ou st iq ua ire , u ne M II et u ne M IIL D A po ur d eu x pe rs on ne s qu i o nt p as sé la n ui t d er ni èr e da ns le m én ag e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci o- éc on om iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci o- éc on om iq ue Po ur ce nt ag e de m én ag es a ve c, a u m oi ns , u ne m ou st iq ua ire N om br e m oy en d e m ou st iq ua ire s pa r m én ag e Ef fe ct if de m én ag es Po ur ce nt ag e de m én ag es a ve c, a u m oi ns , un e m ou st iq ua ire p ou r d eu x pe rs on ne s qu i on t p as sé la n ui t d er ni èr e da ns le m én ag e1 Ef fe ct if de m én ag es a ve c au m oi ns , u ne pe rs on ne q ui a pa ss é la n ui t de rn iè re d an s le m én ag e N 'im po rte qu el ty pe d e m ou st iq ua ire M ou st iq ua ire pr éi m pr ég né e d' in se ct ic id e (M II) 2 M ou st iq ua ire im pr ég né e d' in se ct ic id e à lo ng ue d ur ée d' ac tio n (M IIL D A) N 'im po rte qu el ty pe d e m ou st iq ua ire M ou st iq ua ire pr éi m pr ég né e d' in se ct ic id e (M II) 2 M ou st iq ua ire im pr ég né e d' in se ct ic id e à lo ng ue d ur ée d' ac tio n (M IIL D A) N 'im po rte qu el ty pe d e m ou st iq ua ire M ou st iq ua ire pr éi m pr ég né e d' in se ct ic id e (M II) 2 M ou st iq ua ire im pr ég né e d' in se ct ic id e à lo ng ue d ur ée d' ac tio n (M IIL D A) M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 38 ,5 30 ,8 27 ,7 0, 7 0, 5 0, 4 5 57 9 16 ,1 10 ,6 9, 4 5 53 7 A ut re s vi lle s 59 ,3 43 ,8 40 ,5 1, 2 0, 8 0, 8 2 56 4 26 ,9 17 ,2 15 ,5 2 55 3 En se m bl e ur ba in 45 ,1 34 ,9 31 ,7 0, 8 0, 6 0, 5 8 14 3 19 ,5 12 ,7 11 ,3 8 09 0 R ur al 67 ,2 42 ,5 39 ,8 1, 3 0, 7 0, 7 1 61 2 43 ,4 23 ,6 21 ,6 1 60 2 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 38 ,5 30 ,8 27 ,7 0, 7 0, 5 0, 4 5 57 9 16 ,1 10 ,6 9, 4 5 53 7 Es tu ai re (s an s Li br ev ill e) 61 ,5 42 ,1 39 ,1 1, 2 0, 8 0, 7 97 1 34 ,6 21 ,0 18 ,9 96 5 H au t-O go ou é 60 ,4 45 ,2 42 ,6 1, 2 0, 8 0, 8 78 7 25 ,8 15 ,3 14 ,0 78 4 M oy en -O go ou é 65 ,9 40 ,1 38 ,3 1, 2 0, 7 0, 7 34 0 39 ,8 19 ,4 18 ,6 33 9 N go un ié 69 ,3 39 ,8 35 ,0 1, 5 0, 8 0, 7 53 2 36 ,1 17 ,5 15 ,1 52 9 N ya ng a 75 ,6 47 ,2 42 ,9 1, 6 0, 9 0, 8 24 6 46 ,1 23 ,1 19 ,2 24 4 O go ou é M ar iti m e (s an s Po rt- G en til ) 65 ,0 53 ,9 50 ,5 1, 2 1, 0 0, 9 13 1 43 ,4 33 ,2 30 ,4 13 1 O go ou é- Iv in do 68 ,2 60 ,1 57 ,8 1, 4 1, 1 1, 1 24 8 27 ,0 21 ,7 20 ,9 24 7 O go ou é- Lo lo 69 ,4 41 ,1 37 ,8 1, 4 0, 8 0, 7 31 7 38 ,0 18 ,6 16 ,6 31 4 W ol eu -N ’te m 45 ,9 37 ,7 35 ,7 0, 8 0, 6 0, 6 60 4 27 ,7 20 ,9 19 ,4 60 2 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 65 ,7 42 ,4 39 ,5 1, 2 0, 7 0, 7 1 97 5 38 ,7 21 ,3 19 ,3 1 96 3 Se co nd 56 ,4 42 ,1 39 ,3 1, 0 0, 7 0, 7 2 05 7 27 ,8 16 ,8 15 ,3 2 04 1 M oy en 49 ,1 37 ,2 33 ,6 0, 9 0, 6 0, 6 2 01 8 22 ,6 14 ,0 12 ,8 2 01 0 Q ua tri èm e 43 ,3 35 ,6 32 ,8 0, 8 0, 6 0, 6 1 96 2 16 ,7 12 ,9 11 ,4 1 94 5 Le p lu s él ev é 26 ,0 21 ,4 18 ,1 0, 5 0, 4 0, 3 1 74 4 9, 7 6, 4 5, 2 1 73 3 En se m bl e 48 ,7 36 ,1 33 ,1 0, 9 0, 6 0, 6 9 75 5 23 ,5 14 ,5 13 ,0 9 69 2 1 M em br es d e fa it de s m én ag es . 2 U ne M ou st iq ua ire Im pr ég né e d' In se ct ic id e (M II) e st (1 ) u ne m ou st iq ua ire q ui a é té im pr ég né e in du st rie lle m en t p ar le fa br ic an t e t q ui n e né ce ss ite p as d e tra ite m en t s up pl ém en ta ire (M IIL D A) o u (2 ) u ne m ou st iq ua ire pr éi m pr ég né e ob te nu e il y a m oi ns d e 12 m oi s, o u (3 ) u ne m ou st iq ua ire q ui a é té tr em pé e da ns u n in se ct ic id e il y a m oi ns d e 12 m oi s. Paludisme • 185 186 • Paludisme Graphique 12.1 Possession de moustiquaires par les ménages 39 59 67 49 31 44 43 36 28 41 40 33 Libreville-Port-Gentil Autres villes Rural Gabon Pourcentage Au moins une moustiquaire de n'importe quel type Au moins une MII Au moins une MIILDA EDSG-II 2012 Le tableau 12.1 présente par ailleurs la proportion de ménages ayant déclaré posséder au moins une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII) et la proportion de ceux qui possèdent une moustiquaire MIILDA. Les résultats indiquent que seulement 36 % des ménages ont déclaré posséder, au moins, une MII. En majorité, les MII sont des MIILDA (33 %). Les résultats selon les provinces montrent que la Ngounié, la Nyanga et l’Ogooué-Lolo qui se caractérisent par les taux de possession de moustiquaires les plus élevés détiennent, par contre, les taux de possession de moustiquaires imprégnées d’insecticide les plus faibles : en effet, dans la Nyanga par exemple, 76 % des ménages ont, au moins, une moustiquaire mais dans seulement 62 % des cas, la moustiquaire est une MII. Dans la Ngounié, ces proportions sont respectivement de 69 % et 57 % et dans l’Ogooué-Lolo de 69 % et 59 %. Par comparaison, dans le Woleu-N’tem, seulement 46 % des ménages possèdent une moustiquaire mais dans 82 % des cas, la moustiquaire est une MII. Ce résultat suggère qu’il existe soit un problème de résistance au produit, soit un problème de disponibilité du produit dans ces provinces. Le dernier point abordé dans le tableau 12.1 concerne le pourcentage de ménages ayant, au moins, une moustiquaire pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans le ménage. Afin d’atteindre une couverture universelle, l’OMS recommande que chaque ménage possède, au moins, une moustiquaire imprégnée pour deux personnes. Au niveau global, moins d’un ménage sur cinq possède, au moins, une moustiquaire (imprégnée ou non) pour deux personnes (24 %). Cette proportion varie considérablement selon le milieu de résidence. Les ménages ruraux (43 % contre 20 % en urbain) sont proportionnellement plus nombreux à posséder, au moins, une moustiquaire pour deux personnes. Au niveau des provinces, c’est dans la Nyanga (46 %), l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil (43 %) et dans le Moyen Ogooué (40 %) que l’on note les proportions les plus élevées de ménages possédant, au moins, une moustiquaire pour deux personnes. En ce qui concerne le niveau de bien-être économique du ménage, on constate que la proportion de ménages possédant, au moins, une moustiquaire pour deux personnes diminue à mesure que le niveau de vie du ménage augmente, passant de 39 % dans les ménages du quintile le plus bas à 10 % dans ceux du plus élevé. Paludisme • 187 Les résultats au niveau des MIILDA suivent la même tendance. Seulement trois ménages sur vingt possèdent une MII (15 %) et un peu plus d’un ménage sur dix (13 %) possède une MILDA pour deux personnes. D’une manière générale, le Gabon est loin d’atteindre les niveaux de couverture nécessaire pour assurer la protection de sa population contre le paludisme. Les résultats semblent montrer une résistance à l’utilisation des moustiquaires à mesure que le niveau de vie du ménage augmente. Les différences observées entre le milieu rural et le milieu urbain n’étant que le reflet de la différence de niveau de vie entre les zones géographiques. Libreville/Port-Gentil, les deux plus grandes agglomérations ont les plus faibles proportions de possession des moustiquaires quel que soit l’indicateur considéré. C’est également le cas pour les ménages les plus aisés. Les populations qui le peuvent préfèrent utiliser le ventilateur ou le climatiseur pour se protéger contre les moustiques. Pulvérisation d’Insecticide Intradomiciliaire La pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) est une technique de lutte antivectorielle qui consiste à pulvériser une suspension d’insecticide sur les murs intérieurs des habitations en utilisant des insecticides à effet rémanent agréés par l’OMS. Cette stratégie constitue encore une des principales stratégies de lutte antivectorielle pour réduire ou interrompre la transmission du paludisme dans tous les contextes épidémiologiques. Toutefois, au Gabon, l’aspect environnemental n’est pris en compte que dans les campagnes de sensibilisation qui visent la destruction des gites larvaires. La PID ne fait pas partie des actions de prévention mise en place dans le cadre du PNLP. Le tableau 12.2 montre, à juste titre, que cette stratégie est quasi inexistante au Gabon : moins d’un ménage sur dix (4 %) a bénéficié d’une PID au cours des 12 derniers mois. Contrairement à la moustiquaire, la PID est une stratégie de prévention utilisée dans des ménages aisés, la proportion de ménages ayant bénéficié d’une PID au cours des 12 derniers mois étant de 10 % dans les ménages du quintile le plus élevé contre moins d’un pour cent dans les ménages du quintile le plus bas. Tableau 12.2 Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques Pourcentage de ménages ayant reçu la visite de quelqu'un qui a pulvérisé d'insecticide les murs intérieurs du logement contre les moustiques (PID) au cours des 12 derniers mois et pourcentage de ménages avec, au moins, une MII et/ou ayant bénéficié d'une PID au cours des 12 derniers mois, selon certaines caractéristiques socio-économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio-économique Pourcentage de ménages ayant bénéficié d'une PID1 au cours des 12 derniers mois Pourcentage de ménages avec au moins une MII2 et/ou ayant bénéficié d'une PID au cours des 12 derniers mois Effectif de ménages Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 5,6 34,6 5 579 Autres villes 2,9 45,6 2 564 Ensemble urbain 4,8 38,1 8 143 Rural 1,5 43,3 1 612 Province Libreville/Port-Gentil 5,6 34,6 5 579 Estuaire (sans Libreville) 3,1 44,6 971 Haut-Ogooué 3,6 47,0 787 Moyen-Ogooué 1,1 40,8 340 Ngounié 1,3 40,3 532 Nyanga 0,8 47,9 246 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 1,4 54,7 131 Ogooué-Ivindo 1,2 60,9 248 Ogooué-Lolo 6,7 44,8 317 Woleu-N’tem 0,3 37,8 604 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,5 42,7 1 975 Second 2,7 43,5 2 057 Moyen 3,1 39,6 2 018 Quatrième 5,7 38,0 1 962 Le plus élevé 10,0 29,6 1 744 Ensemble 4,2 38,9 9 755 1 La pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 2 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 188 • Paludisme Accès à une MII dans le ménage Le pourcentage de la population de fait des ménages qui aurait pu dormir sous une MII, si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum donne la proportion de la population ayant accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide dans les ménages. Il s’agit d’un indicateur important. En effet, la différence entre cet indicateur et l’utilisation des moustiquaires permet de mieux identifier les facteurs qui empêchent l’utilisation des moustiquaires imprégnées au sein de la population : s’agit-il d’un problème d’acceptation des moustiquaires imprégnées, d’un problème d’accès aux moustiquaires imprégnées ou des deux. Ce sont des informations importantes pour l’orientation des programmes. Le tableau 12.3 présente la répartition de la population de fait des ménages par nombre de MII possédée par le ménage, selon le nombre de personnes qui ont passé la nuit avant l’interview dans le ménage. Ce tableau montre qu’au Gabon, les populations ont un très faible accès aux moustiquaires imprégnées d’insecticides. En effet, plus de la moitié des personnes (56 %) ont passé la nuit ayant précédé l’interview dans un ménage ne possédant aucune moustiquaire imprégnée d’insecticides. Moins d’une personne sur cinq (18 %) l’a passée dans un ménage ayant une seule MII et 14 % dans un ménage ayant deux MII. Seulement 10 % des personnes ont dormi dans un ménage possédant trois MII. À peine 1 % des personnes ont passé la nuit dans un ménage ayant quatre moustiquaires imprégnées d’insecticide. Dans l’ensemble, au Gabon, un peu plus d’une personne sur quatre (27 %) a accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide. Tableau 12.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII) Répartition (en %) de la population de fait des ménages par nombre de MII possédée par le ménage, selon le nombre de personnes qui ont passé la nuit avant l'interview dans le ménage, Gabon 2012 Nombre de MII Nombre de personnes qui ont passé la nuit avant l'enquête dans le ménage Ensemble1 2 3 4 5 6 7 8+ 0 80,4 74,8 64,0 58,1 51,1 53,2 49,6 48,8 55,9 1 18,0 18,9 23,9 21,0 19,9 17,7 13,5 14,8 17,7 2 1,3 4,9 9,4 14,8 20,5 18,1 18,6 14,5 14,1 3 0,3 1,2 2,7 5,9 7,8 10,0 15,8 16,9 10,2 4 0,0 0,1 0,1 0,2 0,5 0,5 0,8 2,2 0,9 5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,2 0,0 0,3 1,6 0,6 6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 1,4 1,1 0,5 7+ 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,5 0,0 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 2 176 3 073 3 762 4 477 4 906 4 686 3 853 13 021 39 955 Pourcentage ayant accès à une MII1 19,6 25,2 28,1 31,4 32,9 29,0 30,5 22,5 26,9 1 Pourcentage de la population de fait des ménages qui aurait pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum. À mesure que le nombre de personnes ayant passé la nuit dans le ménage augmente, l’accès à une moustiquaire imprégnée devrait baisser. Au Gabon, la baisse n’est observée qu’à partir de six personnes et plus. En effet, la proportion de personnes qui auraient pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum passe de 20 % pour les personnes qui ont dormi dans les ménages où une seule personne a passé la nuit précédant l’enquête à 33 % pour celles qui ont dormi dans les ménages où cinq personnes ont passé la nuit précédant l’enquête, puis à 29 % quand ce nombre de personnes est de six. Ce résultat inattendu peut s’expliquer par la typologie des ménages « possesseurs » du plus grand nombre de moustiquaires imprégnées. Les ménages les plus pauvres, ayant souvent plus de membres, sont plus nombreux à utiliser les moustiquaires que les ménages aisés qui peuvent s’offrir un climatiseur ou un ventilateur. Cependant, au-delà d’une certaine taille, le nombre de moustiquaires à acquérir n’est plus aisément accessible. Le coût de la moustiquaire imprégnée devient un obstacle à son accès. Paludisme • 189 Utilisation des moustiquaires par les ménages Aux ménages ayant déclaré posséder une moustiquaire, on a demandé si quelqu’un avait dormi sous la moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. Les résultats sont présentés pour la population des ménages et pour deux groupes de population particulièrement vulnérables au paludisme : les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le tableau 12.4 montre que, globalement, 38 % des membres des ménages avaient dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou pas) la nuit précédant l’enquête. Tableau 12.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages Pourcentage de la population de fait des ménages qui, la nuit ayant précédé l'enquête, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée d'action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d'insecticide(PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi la population de fait des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit ayant précédé l'interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Population des ménages Population des ménages avec, au moins, une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire quelconque la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d'une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif Groupe d'âges <5 50,3 38,8 35,7 41,5 6 086 71,6 3 301 5-14 36,8 26,5 23,9 29,8 9 812 56,0 4 635 15-34 30,8 22,6 20,3 26,8 13 440 55,3 5 491 35-39 38,1 25,9 23,8 29,8 5 850 64,3 2 360 50+ 43,0 24,2 22,4 28,0 4 757 62,5 1 844 Sexe Masculin 33,8 23,7 21,5 27,7 19 318 57,1 8 027 Féminin 41,5 29,5 26,9 32,9 20 636 63,3 9 605 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 30,9 23,1 20,4 27,8 21 465 59,2 8 380 Autres villes 43,9 31,0 28,8 34,1 12 225 61,2 6 193 Ensemble urbain 35,6 26,0 23,5 30,1 33 690 60,1 14 573 Rural 49,3 30,5 28,8 31,8 6 264 62,5 3 059 Province Libreville/Port-Gentil 30,9 23,1 20,4 27,8 21 465 59,2 8 380 Estuaire (sans Libreville) 44,9 29,6 27,7 33,8 4 246 63,5 1 975 Haut-Ogooué 42,2 30,2 28,4 33,2 3 714 57,1 1 967 Moyen-Ogooué 49,4 30,4 29,0 31,5 1 317 63,7 628 Ngounié 51,1 29,4 26,6 30,2 2 509 62,1 1 189 Nyanga 58,5 37,1 33,1 38,4 1 084 67,8 593 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 55,0 44,9 40,7 45,7 476 75,3 284 Ogooué-Ivindo 48,7 40,4 39,1 41,0 1 444 62,6 933 Ogooué-Lolo 50,2 28,9 26,9 36,5 1 449 61,3 683 Woleu-N’tem 32,3 25,3 24,2 25,4 2 252 57,0 1 001 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 48,8 31,8 29,9 32,1 7 963 62,8 4 025 Second 48,6 34,8 32,2 36,8 7 935 64,9 4 255 Moyen 42,9 29,9 26,5 31,8 7 920 61,7 3 837 Quatrième 33,1 25,9 23,6 29,6 8 019 60,9 3 407 Le plus élevé 15,9 11,6 9,6 21,6 8 118 44,5 2 108 Ensemble3 37,8 26,7 24,3 30,4 39 955 60,5 17 632 1 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 La pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 3 Y compris 9 personnes pour lesquelles l’âge est manquant. 190 • Paludisme Les variations sont importantes en fonction de l’âge, du sexe, du milieu de résidence, de la province et du niveau du bien-être économique du ménage. Par rapport à l’âge, on note que l’utilisation de la moustiquaire est plus fréquente pour les enfants de moins de 5 ans (50 %) et des personnes de 50 ans ou plus (43 %). En outre, on remarque que les femmes (42 %) sont proportionnellement plus nombreuses à utiliser une moustiquaire que les hommes (34 %). Au niveau du milieu de résidence, les résultats montrent que les populations rurales (49%) sont proportionnellement plus nombreuses à utiliser une moustiquaire que celles du milieu urbain (36 %). Dans les provinces, les proportions d’utilisateurs varient d’un maximum de 59 % dans la Nyanga à un minimum de 32 % dans le Woleu-N’tem et de 31 % à Libreville/Port-Gentil. Enfin, on remarque aussi que la proportion de membres des ménages ayant dormi sous une moustiquaire diminue avec l’amélioration du statut socio-économique du ménage, passant de 49 % dans les ménages du quintile le plus bas à 16 % dans ceux du quintile le plus élevé . On constate les mêmes tendances en ce qui concerne l’utilisation des MII et des MILDA. Globalement, 27 % des membres des ménages avaient dormi la nuit précédant l’enquête sous une MII et 24 % sous une MILDA. Les résultats présentés dans ce tableau montrent également que 30 % des personnes ont dormi sous une MII la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d'une PID au cours des 12 derniers mois. L’écart entre les ménages pauvres et les ménages riches se réduit. Il apparaît que, pour les personnes aisées, la PID est une autre alternative à l’utilisation des MII. En outre, 61 % des personnes vivant dans un ménage possédant au moins une MII, ont dormi sous une MII la nuit précédant l’enquête. L’utilisation d’une MII par la population dans les ménages possédant au moins une MII est près de deux fois plus élevée que dans la population générale. Ceci implique que la possession d’une moustiquaire imprégnée contribue à augmenter la probabilité d’en utiliser une. Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques des enquêtés restent identiques à celles qui ont été observées au niveau de l’ensemble des ménages. Selon le tableau 12.1, 36 % des ménages possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticides. Quant au tableau 12.3, il montre que 27 % des personnes ont accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticides. Au niveau du tableau 12.4, il ressort que 27 % des personnes ont passé la nuit dernière sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide. La comparaison de la proportion des ménages ayant, au moins, une moustiquaire imprégnée (36 %) à celle de la population ayant accès à une moustiquaire imprégnée (27 %) permet de constater qu’au Gabon, la couverture de la population en moustiquaires imprégnées est plus faible qu’elle n’apparait au niveau des ménages, les ménages n’ayant pas suffisamment de moustiquaires imprégnées pour répondre aux besoins de leurs membres. Par contre, la proportion de personnes qui ont accès à une moustiquaire imprégnée et celle des personnes qui en utilisent sont égales (27 %). Ce résultat montre que les personnes qui ont accès aux moustiquaires imprégnées les utilisent. La faible utilisation des MII au Gabon est davantage un problème d’accessibilité qu’un problème d’acceptation. Utilisation des moustiquaires par les enfants de moins de 5 ans Le tableau 12.5 présente les résultats concernant les enfants de moins de 5 ans. Un enfant sur deux avait dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête (50 %). On note des variations importantes selon l’âge de l’enfant, son sexe, son milieu et sa province de résidence et le quintile de bien- être économique du ménage dans lequel il vit. La proportion d’enfants ayant dormi sous une moustiquaire baisse à mesure que l’âge de l’enfant augmente. En effet, près des deux tiers d’enfants de moins de un an (63 %) ont dormi sous une moustiquaire contre à peine deux enfants sur cinq parmi ceux de quatre ans (43 %). Un peu plus d’une fille sur deux (53 %) a dormi sous une moustiquaire contre seulement 48 % des garçons. Les enfants du milieu rural (53 %) ont été proportionnellement plus nombreux que les enfants Paludisme • 191 urbains (50 %) à dormir sous une moustiquaire (Graphique 12.2). Dans la Nyanga (68 %), l’Ogooué- Maritime sans Port-Gentil (64 %) et la Ngounié (60 %), plus de trois enfants sur cinq ont passé la nuit ayant précédé l’enquête sous une moustiquaire, contre seulement deux enfants sur cinq dans le Woleu- N’tem (40 %). Enfin, comme dans la population générale, c’est dans les ménages du quintile économique le plus élevé que l’on constate l’utilisation la plus faible des moustiquaires, la proportion d’enfants de moins de cinq ans qui ont dormi la nuit ayant précédé l’enquête sous une moustiquaire variant de 30 % à 61 % dans ceux du second quintile. Tableau 12.5 Utilisation des moustiquaires par les enfants Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans qui, la nuit ayant précédé l'enquête, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée d'action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d'insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi les enfants de moins de 5 ans des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Enfants de moins de 5 ans dans tous les ménages Enfants de moins de cinq dans les ménages avec au moins une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire quelconque la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d'une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif d'enfants Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire MII1 la nuit dernière Effectif d'enfants Age (en années) <1 62,6 47,1 41,5 49,3 1 394 81,3 807 1 50,7 40,3 38,8 42,9 1 159 72,7 644 2 49,1 38,7 35,3 40,5 1 204 70,0 666 3 43,9 34,1 31,7 38,0 1 216 67,0 619 4 42,9 32,2 30,2 35,0 1 113 63,4 565 Sexe Masculin 47,8 36,9 34,1 39,3 3 120 70,4 1 638 Féminin 53,0 40,8 37,5 43,8 2 966 72,8 1 664 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 45,5 36,6 32,6 39,8 3 124 72,5 1 580 Autres villes 56,6 42,8 40,7 45,3 1 989 72,5 1 176 Ensemble urbain 49,8 39,0 35,8 41,9 5 113 72,5 2 755 Rural 53,0 37,7 35,7 39,1 972 67,2 546 Province Libreville/Port-Gentil 45,5 36,6 32,6 39,8 3 124 72,5 1 580 Estuaire (sans Libreville) 54,1 39,4 37,6 43,1 625 72,7 339 Haut-Ogooué 57,7 46,4 44,1 48,7 667 73,0 424 Moyen-Ogooué 55,4 38,2 35,7 39,4 197 69,5 109 Ngounié 60,3 40,6 37,9 41,1 408 73,4 226 Nyanga 67,7 47,1 44,7 47,8 175 73,5 112 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 64,1 55,5 50,4 55,7 73 79,6 51 Ogooué-Ivindo 55,3 47,1 45,7 47,7 262 68,5 181 Ogooué-Lolo 54,0 31,6 29,4 38,6 220 64,5 108 Woleu-N’tem 40,0 31,9 30,6 32,1 334 61,3 174 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 54,8 40,7 38,8 40,9 1 331 68,1 795 Second 60,8 47,5 44,7 49,3 1 375 77,0 848 Moyen 55,1 39,2 33,6 41,2 1 202 71,3 661 Quatrième 45,3 39,2 36,9 41,8 1 181 71,0 652 Le plus élevé 30,1 23,6 20,4 31,3 997 68,1 346 Ensemble 50,3 38,8 35,7 41,5 6 086 71,6 3 301 Note : Le tableau est basé sur les enfants ayant passé la nuit précédant l'interview dans le ménage. 1 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 La pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 192 • Paludisme Graphique 12.2 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une moustiquaire la nuit avant l'enquête 46 57 53 50 37 43 38 39 33 41 36 36 Libreville/Port-Gentil Autres villes Rural Gabon Pourcentage Moustiquaire quelconque MII MIILDA EDSG-II 2012 Les résultats concernant l’utilisation d’une MII ou d’une MILDA font apparaître, globalement, les mêmes variations que celles observées pour l’utilisation d’une moustiquaire imprégnée ou non. Comme pour la population générale, la possession d’une MII contribue à favoriser l’utilisation d’une moustiquaire par les enfants. En effet, dans les ménages possédant une MII, 72 % des enfants de moins de 5 ans ont dormi sous une MII la nuit précédant l’enquête contre seulement 50 % dans tous les ménages. 12.2.1. Utilisation de moustiquaires par les femmes enceintes Le tableau 12.6 présente l’utilisation des moustiquaires pour les femmes enceintes selon chaque type de moustiquaire utilisée, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, 38 % des femmes de 15-49 ans enceintes ont dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. Cette proportion varie de manière importante selon les différentes caractéristiques des femmes. Elle est plus forte en milieu rural (52 %) qu’en milieu urbain (35 %). Par ailleurs, c’est dans les provinces de l’Ogooué-Ivindo (57 %), l’Ogooué-Lolo (53 %), la Nyanga (53 %) et de l’Ogooué-Maritime sans Port- Gentil (52 %) que l’utilisation de la moustiquaire a été la plus fréquente. À l’opposé, dans le Woleu-N’tem (39 %), le Moyen-Ogooué (39 %) et le Haut-Ogooué (38 %), moins de quatre femmes enceintes sur dix avaient dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. Le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage confirment l’idée selon laquelle, l’utilisation d’une moustiquaire est une alternative au climatiseur ou au ventilateur utilisée par les ménages les plus aisés. Les tendances sont les mêmes pour ce qui concerne l’utilisation d’une MII ou d’une MILDA. En outre, les résultats montrent que dans les ménages possédant une MII, 64 % des femmes enceintes ont dormi sous ce type de moustiquaire la nuit précédant l’enquête contre 29 % dans tous les ménages. Paludisme • 193 Tableau 12.6 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes de 15-49 ans qui, la nuit ayant précédé l'interview, ont dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée d'action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d'insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi les femmes enceintes de 15-49 ans des ménages avec au moins, une MII, pourcentage ayant dormi sous une MII la nuit ayant précédé l'interview, selon certaines caractéristiques socio-économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio- économique Parmi les femmes enceintes de 15-49 ans dans tous les ménages: Parmi les femmes enceintes de 15-49 ans dans les ménages avec au moins une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire quelconque la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d'une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif de femmes Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 30,4 25,2 23,7 29,1 533 60,1 224 Autres villes 44,8 31,9 30,4 34,2 286 64,7 141 Ensemble urbain 35,4 27,6 26,1 30,9 819 61,9 365 Rural 51,7 36,3 33,2 36,7 119 75,0 57 Province Libreville/Port-Gentil 30,4 25,2 23,7 29,1 533 60,1 224 Estuaire (sans Libreville) 50,1 36,4 36,4 36,4 85 (75,8) 41 Haut-Ogooué 38,2 26,2 24,7 30,4 87 (58,5) 39 Moyen-Ogooué 38,9 26,1 23,9 26,1 24 (49,4) 13 Ngounié 50,6 26,7 21,8 26,7 59 (61,1) 26 Nyanga 52,6 37,2 34,0 37,2 23 (82,8) 10 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 52,0 46,7 44,3 46,7 9 (67,3) 7 Ogooué-Ivindo 56,9 46,2 44,7 46,2 41 75,6 25 Ogooué-Lolo 53,1 36,6 34,2 47,1 32 (65,9) 18 Woleu-N’tem 38,7 33,9 31,8 33,9 44 (73,2) 20 Niveau d'instruction Aucun (46,1) (36,7) (31,5) (36,7) 51 * 26 Primaire 43,2 31,5 27,1 33,2 201 63,8 100 Secondaire 1er cycle 34,0 26,2 25,5 28,1 591 60,0 258 Secondaire 2nd cycle ou plus (42,1) (33,4) (33,4) (47,5) 95 * 38 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 51,1 35,8 33,4 35,9 173 73,2 85 Second 47,5 37,9 34,1 38,9 216 72,6 113 Moyen 48,7 36,7 36,7 36,7 178 74,7 88 Quatrième 17,9 17,5 17,3 20,5 199 (47,9) 73 Le plus élevé 22,1 14,4 12,5 25,7 172 (38,2) 65 Ensemble 37,5 28,7 27,0 31,6 938 63,7 422 Note : Le tableau est basé sur les femmes ayant passé la nuit précédant l'interview dans le ménage. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 La pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 12.3 TRAITEMENT PRÉVENTIF ANTIPALUDÉEN AU COURS DE LA GROSSESSE Afin de réduire la charge du paludisme pendant la grossesse, il est recommandé que les femmes enceintes non seulement dorment sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide mais aussi prennent, à titre préventif, des antipaludéens au cours de la grossesse et, plus particulièrement, de la Sulfadoxine Pyriméthamine (SP/Fansidar). Au cours de l’EDSG 2012, on a demandé à toutes les femmes qui avaient eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l’enquête si durant la grossesse la plus récente, elles avaient pris des antipaludéens à titre préventif et, dans le cas d’une réponse positive, de quels antipaludéens il s’agissait. 194 • Paludisme Au tableau 12.7, on relève que 67 % des femmes enceintes ont pris des médicaments antipaludéens, à titre préventif, au cours de leur dernière grossesse. Tableau 12.7 Utilisation d'antipaludiques à titre préventif et du traitement préventif intermittent (TPIg) Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l'enquête qui, au cours de la dernière grossesse, ont pris des antipaludiques à titre préventif; pourcentage ayant pris une dose de SP/Fansidar et pourcentage ayant bénéficié d'un traitement préventif intermittent (TPIg)1, selon certaines caractéristiques socio-économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio-économique Pourcentage ayant pris un antipaludique SP/Fansidar Traitement préventif i intermittent (TPIg)1 Effectif de femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années Pourcentage ayant pris 2 doses ou plus de SP/Fansidar Pourcentage ayant pris 2 doses ou plus de SP/Fansidar et qui en ont reçu au moins une au cours d'une visite prénatale Pourcentage ayant pris de la SP/Fansidar Pourcentage ayant reçu de la SP/Fansidar au cours d'une visite prénatale Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 70,5 4,6 4,6 2,0 2,0 1 088 Autres villes 66,3 7,3 6,9 4,2 4,0 684 Ensemble urbain 68,9 5,6 5,5 2,9 2,8 1 772 Rural 55,4 3,4 3,0 2,2 2,0 330 Province Libreville/Port-Gentil 70,5 4,6 4,6 2,0 2,0 1 088 Estuaire (sans Libreville) 70,3 6,1 5,8 2,4 2,1 204 Haut-Ogooué 61,3 6,1 4,9 3,3 2,8 223 Moyen-Ogooué 62,9 4,3 4,3 3,8 3,8 63 Ngounié 51,8 5,8 5,8 4,9 4,9 152 Nyanga 47,9 4,2 4,2 2,4 2,4 62 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 73,5 12,4 12,4 8,4 8,4 24 Ogooué-Ivindo 58,9 4,5 3,8 4,0 3,3 91 Ogooué-Lolo 70,1 18,4 18,1 9,6 9,3 75 Woleu-N’tem 70,1 0,0 0,0 0,0 0,0 120 Niveau d'instruction Aucun 61,8 4,3 4,3 4,1 4,1 123 Primaire 56,4 4,5 4,2 3,2 2,9 543 Secondaire 1er cycle 70,4 6,0 5,8 2,5 2,4 1 285 Secondaire 2nd cycle ou plus 77,5 2,4 2,4 2,4 2,4 151 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 54,8 5,6 5,4 3,4 3,2 449 Second 64,6 4,9 4,4 2,7 2,5 454 Moyen 72,7 5,0 4,8 2,0 1,8 473 Quatrième 73,7 5,9 5,9 3,6 3,6 407 Le plus élevé 69,1 4,8 4,8 2,0 2,0 320 Ensemble 66,8 5,3 5,1 2,8 2,6 2 102 1 TPIg: Le traitement préventif intermittent durant la grossesse est un traitement préventif de deux doses ou plus de SP/Fansidar. On note des écarts importants selon le milieu et la province de résidence, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique du ménage. Près de sept femmes sur dix en milieu urbain (69 %) contre un peu plus de la moitié de celles du milieu rural (55 %) ont pris des médicaments antipaludéens à titre préventif au cours de leur dernière grossesse. Le pourcentage de femmes ayant eu recours à des antipaludéens est de 74 % dans la province de l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil, alors qu’il n’est que de 48 % dans celle de la Nyanga. Le pourcentage de femmes ayant pris des médicaments antipaludéens, à titre préventif, augmente selon le niveau d’instruction : il varie de 56 % chez les femmes ayant un niveau primaire à 78 % chez celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Il augmente aussi avec le niveau de bien-être économique : de 55 % dans les ménages du quintile le plus bas, il atteint un maximum de 74 % dans ceux du quatrième quintile. Les questions concernant le type d’antipaludéen que les femmes ont pris au cours de la dernière grossesse, ont permis d’identifier celles qui ont suivi un traitement préventif intermittent (TPI) au Fansidar. Le pourcentage de femmes ayant pris de la SP/Fansidar est très faible (5 %) mais dans la quasi-majorité des cas, la dose a été prise au cours d’une visite prénatale (5 %). Le pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un TPI au cours de la dernière grossesse est encore plus faible. À peine trois femmes sur cent (3 %) ont bénéficié d’un tel traitement. L’essentiel de ces doses a été reçue au cours d’une visite prénatale (3 %). Paludisme • 195 En conclusion, les résultats montrent qu’au Gabon, les femmes ne se protègent pas de manière adéquate contre le paludisme pendant la grossesse. 12.4 FIÈVRE ET TRAITEMENT ANTIPALUDÉEN DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Au cours de l’EDSG 2012, en plus des questions concernant la disponibilité des moustiquaires dans les ménages, leur utilisation et le traitement antipaludéen préventif au cours de la grossesse, on a également demandé si les enfants de moins de 5 ans avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. Si la réponse était positive, on posait alors une série de questions sur le traitement de la fièvre : ces questions portaient sur la prise de médicaments antipaludéens et sur le moment où le traitement antipaludéen avait été administré pour la première fois. Les résultats sont présentés au tableau 12.8. Les résultats de ce tableau font apparaître que parmi les enfants de moins de cinq ans, 24 % d’entre eux avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. La prévalence de la fièvre varie selon l’âge, la province de résidence de l’enfant et le niveau d’instruction de la mère. En effet, c’est dans le groupe d’âges 12-23 mois que la proportion d’enfants ayant eu de la fièvre est la plus élevée (29 %). Au-delà, la proportion diminue avec l’âge passant à 23 % chez les 36-47 mois et à 16 % chez ceux de 48-59 mois. La prévalence de la fièvre est plus élevée dans les provinces de l’Estuaire sans Libreville (27 %), de l’Ogooué-Ivindo (27 %) et de l’Ogooué-Lolo (25 %) que dans les autres. C’est dans l’Ogooué- Maritime sans Port-Gentil que l’on constate la prévalence la plus faible (14 %). En fonction du niveau d’instruction, les résultats montrent que la prévalence des enfants dont la mère n’a pas été à l’école (17 %) est la plus faible. Par contre, c’est parmi les enfants dont la mère a atteint, au moins, le secondaire 2nd cycle que la prévalence est la plus élevée (32 %). Ce dernier résultat peut sembler contradictoire. En effet, on s’attendrait à ce que la prévalence de la fièvre diminue avec le niveau d’instruction de la mère. Cependant, la prévalence élevée chez les enfants des femmes instruites peut être la conséquence du fait que ces femmes s’alarment plus rapidement que les autres en cas de fièvre. Parmi les enfants ayant souffert de la fièvre, un traitement médical a été recherché auprès d’un professionnel de santé ou dans un établissement de santé ou une pharmacie pour 67 % des cas. Les enfants du milieu rural (54 %), ceux des provinces de l’Ogooué-Ivindo (40 %), de l’Ogooué-Lolo (50 %), du Woleu-N’tem (55 %), et ceux dont la mère a un niveau primaire (60 %) sont ceux pour lesquels on a le moins fréquemment recherché des soins en cas de fièvre. La décision de recherche d’un traitement diffère considérablement selon le sexe de l’enfant. On a moins fréquemment recherché un traitement quand l’enfant fiévreux était une fille (64 %) que lorsque c’était un garçon (70 %). Par ailleurs, parmi les enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview, les résultats montrent que, dans 15 % des cas, un prélèvement de sang capillaire a été effectué au doigt ou au talon pour effectuer un test du paludisme. Parmi les enfants de 36-47 mois, cette proportion est de 24 % et parmi ceux dont la mère n’a aucune instruction, elle concerne 27 % des enfants. Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre au cours des 2 semaines précédant l'interview, 26 % ont pris un antipaludique quelconque et dans plus de la moitié des cas, le médicament a été pris de façon précoce (16 %), c’est-à-dire le même jour ou le jour suivant l'apparition de la fièvre. La proportion de ceux qui ont pris le traitement le plus adapté (CTA) le même jour ou le jour suivant l’apparition de la fièvre est beaucoup plus faible (4 %). Type d’antipaludique et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre Pour les enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre, le tableau 12.9 présente les proportions de ceux qui ont pris différents types d’antipaludiques, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. 19 6 • P al ud is m e Ta bl ea u 12 .8 P ré va le nc e, d ia gn os tic e t t ra ite m en t p ré co ce d e la fi èv re c he z le s en fa nt s P ou rc en ta ge d 'e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s qu i o nt e u de la fi èv re a u co ur s de s de ux s em ai ne s ay an t p ré cé dé l' in te rv ie w ; p ar m i c es e nf an ts , p ou rc en ta ge p ou r l es qu el s on a re ch er ch é de s co ns ei ls o u un tr ai te m en t a up rè s d' un é ta bl is se m en t o u d' un p re st at ai re d e sa nt é ou d 'u ne p ha rm ac ie , p ou rc en ta ge à q ui o n a pr él ev é du s an g au d oi gt o u au ta lo n, p ou rc en ta ge a ya nt b én éf ic ié d 'u ne c om bi na is on th ér ap eu tiq ue à b as e d' ar té m is in in e (C TA ), po ur ce nt ag e ay an t b én éf ic ié d 'u ne C TA le jo ur m êm e ou le jo ur s ui va nt le d éb ut d e la fi èv re , p ou rc en ta ge a ya nt p ris d es a nt ip al ud iq ue s, e t p ou rc en ta ge le s ay an t p ris le jo ur m êm e ou le jo ur s ui va nt le d éb ut d e la fiè vr e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, P ay s, 2 01 1 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ar m i l es e nf an ts d e m oi ns d e ci nq a ns : P ar m i l es e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s ay an t e u de la fi èv re : P ou rc en ta ge p ou r le sq ue ls o n a re ch er ch é de s co ns ei ls o u un tra ite m en t a up rè s d' un é ta bl is se m en t ou d 'u n pr es ta ta ire de s an té o u d' un e ph ar m ac ie 1 P ou rc en ta ge à q ui on a p ré le vé d u sa ng a u do ig t o u au ta lo n po ur ê tre te st é P ou rc en ta ge ay an t p ris un e C TA P ou rc en ta ge a ya nt pr is u ne C TA le jo ur m êm e ou le jo ur su iv an t l e dé bu t de la fi èv re P ou rc en ta ge ay an t p ris d es an tip al ud iq ue s P ou rc en ta ge a ya nt pr is d es an tip al ud iq ue s le jo ur m êm e ou le jo ur su iv an t l e dé bu t de la fi èv re E ffe ct if d' en fa nt s P ou rc en ta ge a ya nt eu d e la fi èv re a u co ur s de s de ux se m ai ne s ay an t pr éc éd é l'in te rv ie w E ffe ct if d' en fa nt s A ge (e n m oi s) <1 2 23 ,2 1 14 9 65 ,6 8, 5 3, 1 1, 8 16 ,7 8, 9 26 7 12 -2 3 29 ,3 93 5 70 ,2 14 ,6 9, 6 6, 7 26 ,1 17 ,0 27 4 24 -3 5 25 ,6 98 8 62 ,4 11 ,8 12 ,1 3, 0 28 ,3 14 ,8 25 3 36 -4 7 23 ,1 95 6 72 ,2 24 ,4 10 ,1 6, 2 28 ,2 19 ,0 22 1 48 -5 9 16 ,2 81 9 65 ,1 15 ,4 9, 7 4, 5 35 ,8 21 ,1 13 2 Se xe M as cu lin 25 ,4 2 48 8 70 ,0 12 ,5 9, 3 5, 1 30 ,0 17 ,8 63 3 Fé m in in 21 ,8 2 36 1 63 ,8 17 ,1 8, 2 3, 4 20 ,9 12 ,7 51 5 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 24 ,4 2 54 7 75 ,4 14 ,7 10 ,7 4, 9 30 ,7 18 ,0 62 0 A ut re s vi lle s 22 ,7 1 54 8 59 ,2 13 ,8 5, 5 2, 5 20 ,0 11 ,9 35 1 E ns em bl e ur ba in 23 ,7 4 09 4 69 ,6 14 ,4 8, 9 4, 1 26 ,9 15 ,8 97 1 R ur al 23 ,4 75 4 54 ,3 15 ,5 8, 3 6, 1 20 ,8 13 ,7 17 6 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 24 ,4 2 54 7 75 ,4 14 ,7 10 ,7 4, 9 30 ,7 18 ,0 62 0 E st ua ire (s an s Li br ev ille ) 27 ,3 48 7 60 ,2 12 ,4 10 ,4 6, 6 21 ,2 12 ,8 13 3 H au t-O go ou é 18 ,2 50 7 64 ,7 13 ,5 7, 5 2, 5 20 ,1 11 ,7 92 M o y en -O go ou é 20 ,1 14 7 63 ,3 14 ,4 0, 8 0, 8 11 ,6 9, 1 30 N go un ié 22 ,3 32 6 58 ,0 21 ,7 4, 0 3, 2 21 ,2 11 ,9 73 N ya ng a 23 ,9 13 9 64 ,1 10 ,4 2, 7 0, 8 30 ,3 24 ,9 33 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t-G en til ) 14 ,2 56 69 ,8 0, 0 0, 0 0, 0 25 ,9 25 ,1 8 O go ou é- Iv in do 27 ,1 21 4 39 ,8 12 ,5 2, 8 2, 0 17 ,2 11 ,7 58 O go ou é- Lo lo 25 ,4 17 1 49 ,9 16 ,3 2, 9 0, 0 19 ,1 7, 8 43 W ol eu -N ’te m 22 ,4 25 5 54 ,6 15 ,6 11 ,0 8, 0 19 ,3 10 ,9 57 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 17 ,0 30 6 83 ,9 27 ,0 11 ,4 4, 5 14 ,8 7, 9 52 P rim ai re 27 ,4 1 27 5 60 ,2 14 ,3 7, 2 4, 4 25 ,6 14 ,8 34 9 S ec on da ire 1 er cy cl e 21 ,7 2 90 9 68 ,7 13 ,7 8, 6 4, 3 25 ,2 15 ,9 63 3 S ec on da ire 2 nd cy cl e ou p lu s 31 ,9 35 8 (7 2, 7) (1 3, 9) (1 3, 7) (5 ,0 ) (3 6, 1) (1 8, 9) 11 4 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 22 ,2 1 03 7 51 ,0 16 ,8 3, 3 2, 5 18 ,9 10 ,2 23 1 S ec on d 25 ,2 1 08 5 63 ,0 10 ,8 6, 2 2, 5 20 ,9 10 ,1 27 4 M oy en 23 ,8 1 00 7 73 ,3 16 ,6 8, 0 3, 7 30 ,5 19 ,1 24 0 Q ua tri èm e 24 ,6 92 4 69 ,3 11 ,1 13 ,5 4, 1 32 ,8 19 ,1 22 7 Le p lu s él ev é 22 ,2 79 5 84 ,0 19 ,0 14 ,8 11 ,1 28 ,0 21 ,1 17 7 E ns em bl e 23 ,7 4 84 8 67 ,2 14 ,5 8, 8 4, 4 25 ,9 15 ,5 1 14 7 N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. 1 N on c om pr is le s m ar ch és , b ou tiq ue s et g ué ris se ur s tra di tio nn el s. 196 • Paludisme P al ud is m e • 1 97 Ta bl ea u 12 .9 T yp e d' an tip al ud iq ue s et m om en t d e le ur p ris e pa r l es e nf an ts a ya nt e u de la fi èv re P ar m i l es e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s qu i o nt e u de la fi èv re a u co ur s de s de ux s em ai ne s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e et q ui o nt p ris d es a nt ip al ud iq ue s, p ou rc en ta ge a ya nt p ris d es a nt ip al ud iq ue s sp éc ifi qu es e t p ou rc en ta ge q ui o nt p ris ch aq ue ty pe d 'a nt ip al ud iq ue le jo ur m êm e ou le jo ur s ui va nt le d éb ut d e la fi èv re , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ou rc en ta ge d 'e nf an ts a ya nt p ris : P ou rc en ta ge d 'e nf an ts a ya nt p ris l' an tip al ud iq ue le jo ur m êm e ou le jo ur s ui va nt : E ffe ct if d' en fa nt s ay an t e u de la fi èv re et a ya nt pr is d es an ti- pa lu di qu es A rs uc am C oa rte m Q ui ni ne Q ui ni m ax SP / Fa ns id ar C hl or o- qu in e A m od ia - qu in e/ Fl av o- qu in e/ C am oq ui n/ M al ox in e/ N iv aq ui ne A ut re a nt i- pa lu di qu e A rs uc am C oa rte m Q ui ni ne Q ui ni m ax SP / Fa ns id ar C hl or o- qu in e A m o- di aq ui ne A ut re a nt i- pa lu di qu e A ge (e n m oi s) <1 2 (1 ,8 ) (1 7, 0) (1 ,7 ) (2 ,3 ) (0 ,5 ) (3 ,0 ) (1 7, 4) (5 6, 4) (1 ,8 ) (8 ,7 ) (0 ,8 ) (1 ,1 ) (0 ,5 ) (1 ,0 ) (3 ,6 ) (3 5, 5) 45 12 -2 3 19 ,8 18 ,4 6, 4 0, 0 2, 9 3, 0 20 ,6 36 ,0 19 ,1 6, 6 2, 5 0, 0 0, 7 3, 0 14 ,7 22 ,4 72 24 -3 5 0, 7 42 ,2 2, 5 4, 0 2, 5 0, 5 22 ,8 30 ,4 0, 7 9, 9 1, 4 1, 5 0, 0 0, 5 12 ,5 26 ,6 72 36 -4 7 5, 3 30 ,4 5, 0 1, 2 6, 9 0, 0 33 ,3 24 ,5 1, 3 20 ,6 3, 6 0, 0 6, 9 0, 0 20 ,0 16 ,5 62 48 -5 9 (9 ,6 ) (1 7, 6) (2 ,5 ) (0 ,0 ) (1 ,3 ) (2 ,7 ) (3 8, 4) (3 3, 5) (9 ,0 ) (3 ,5 ) (0 ,4 ) (0 ,0 ) (1 ,3 ) (2 ,1 ) (1 8, 1) (2 9, 0) 47 Se xe M as cu lin 9, 5 21 ,9 3, 2 0, 3 0, 8 1, 3 26 ,9 38 ,5 8, 2 8, 9 1, 0 0, 3 0, 8 0, 7 11 ,2 29 ,2 19 0 Fé m in in 4, 9 34 ,2 4, 9 3, 9 6, 9 2, 4 24 ,7 28 ,6 4, 2 12 ,3 3, 5 1, 0 3, 8 2, 4 19 ,3 18 ,2 10 8 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 7, 3 27 ,7 0, 0 0, 0 2, 0 0, 0 29 ,6 35 ,1 6, 0 10 ,1 0, 0 0, 0 2, 0 0, 0 13 ,6 26 ,9 19 1 A ut re s vi lle s 5, 2 22 ,3 8, 6 5, 5 5, 7 5, 1 23 ,9 32 ,7 5, 2 7, 3 6, 7 1, 8 0, 9 4, 2 17 ,2 20 ,0 70 E ns em bl e ur ba in 6, 7 26 ,3 2, 3 1, 5 3, 0 1, 4 28 ,0 34 ,5 5, 8 9, 3 1, 8 0, 5 1, 7 1, 1 14 ,6 25 ,1 26 1 R ur al 15 ,8 26 ,7 14 ,5 2, 2 3, 3 4, 2 12 ,7 38 ,1 13 ,5 15 ,8 2, 4 0, 7 3, 3 2, 7 10 ,7 26 ,3 37 E ns em bl e 7, 8 26 ,3 3, 8 1, 6 3, 0 1, 7 26 ,1 34 ,9 6, 7 10 ,2 1, 9 0, 5 1, 9 1, 3 14 ,1 25 ,2 29 8 N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. C TA = C om bi na is on T hé ra pe ut iq ue à b as e d' A rté m is in in e. Paludisme • 197 198 • Paludisme L’analyse des résultats montre que le Coartem (26 %) et l’Amodiaquine (26 %) sont les deux antipaludiques les plus fréquemment utilisés pour traiter la fièvre chez les enfants de moins de cinq ans ; dans près de deux cas sur cinq, le Coartem a été donné rapidement (10 % par rapport à 26 %). En outre, l’Arsucam a été donné à 8 % d’enfants et dans la majorité des cas, il a été donné rapidement après la survenue de la fièvre (7 %). Précisons qu’au Gabon, l’antipaludéen recommandé en première intention est Arsucam. Coartem est recommandé en seconde intention. 12.5 NIVEAU D’HÉMOGLOBINE Un niveau d’hémoglobine inférieur à 8,0 g/dl est considéré comme un indicateur indirect du paludisme. Au niveau national, 5 % des enfants de 6-59 mois ont un taux d’hémoglobine inférieur à 8,0 g/dl (Tableau 12.10). Cette proportion est un peu plus élevée chez les enfants de 12-17 mois (environ 9 %), chez ceux du milieu rural par rapport à ceux du milieu urbain (6 % contre 5 %) et dans la province de l’Ogooué-Ivindo (11 %). C’est dans l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil que cette proportion est la plus faible (2 %). Tableau 12.10 Hémoglobine < 8,0 g/dl Pourcentage d'enfants de 6-59 mois dont le niveau d'hémoglobine est inférieur à 8,0 g/dl, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Niveau d'hémoglobine < 8.0 g/dl Effectif d'enfants Age (en mois) 6-8 3,9 227 9-11 2,3 260 12-17 8,8 378 18-23 5,3 379 24-35 5,4 754 36-47 5,4 832 48-59 3,5 741 Sexe Masculin 5,7 1 831 Féminin 4,3 1 739 Interview de la mère Interviewée 4,7 2 882 Non interviewée et pas présente dans le ménage1 6,5 688 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 4,4 1 824 Autres villes 5,5 1 159 Ensemble urbain 4,8 2 983 Rural 6,0 587 Province Libreville/Port-Gentil 4,4 1 824 Estuaire (sans Libreville) 8,9 342 Haut-Ogooué 3,6 420 Moyen-Ogooué 4,2 122 Ngounié 4,4 244 Nyanga 6,9 100 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 1,9 48 Ogooué-Ivindo 10,8 156 Ogooué-Lolo 4,9 129 Woleu-N’tem 3,6 187 Niveau d'instruction de la mère2 Aucun 7,2 213 Primaire 5,2 794 Secondaire 1er cycle 4,0 1 699 Secondaire 2nd cycle ou plus 5,5 176 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 7,1 800 Second 6,3 794 Moyen 3,0 725 Quatrième 3,5 673 Le plus élevé 4,6 578 Ensemble 5,0 3 570 Note: Le tableau est basé sur les enfants qui ont passé dans le ménage la nuit ayant précédé l'interview. L'hémoglobine est mesurée en grammes par décilitre (g/dl). 1 Y compris les enfants dont la mère est décédée. 2 Pour les femmes qui n'ont pas été interviewées, l'information provient du Questionnaire Ménage. Non compris les enfants dont la mère n'est pas listée dans le ménage. En outre, quand la mère n’a pas d’instruction et quand l’enfant vit dans un ménage classé dans le quintile le plus bas (7 % dans chaque cas), la proportion d’enfants ayant un niveau d’hémoglobine inférieur à 8,0 g/dl est plus élevée par rapport à ceux dont la mère a un niveau au moins secondaire et par rapport à ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus riche (5 % chacun). Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 199 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS 13 Noël Moussavou e chapitre est consacré à l’examen des résultats concernant les niveaux, les tendances et les variations de la mortalité infantile et juvénile. Les niveaux, tendances et caractéristiques de la mortalité des enfants sont fonction des conditions sanitaires, environnementales, socio- économiques et culturelles qui prévalent dans une population et dans ses diverses couches sociales. C'est pourquoi, le niveau de mortalité des enfants est souvent considéré comme un des meilleurs indicateurs du niveau de développement d'un pays. La connaissance de la mortalité des enfants est donc indispensable, non seulement aux spécialistes des questions de population, mais aussi aux responsables de mise en place des programmes de santé et de développement socio-économique. C'est dans cette perspective que s'inscrit l'un des principaux objectifs de l'EDSG-II : collecter des informations sur la mortalité des enfants selon les caractéristiques socio-économiques et démographiques de la mère. 13.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES 13.1.1 Méthodologie Les indicateurs de mortalité présentés dans ce chapitre sont calculés à partir d'informations sur l'historique des naissances recueillies dans le questionnaire femme. L'enquêtrice devait enregistrer toutes les naissances de la femme, en précisant le sexe, la date de naissance, l'âge et l'état de survie ainsi que l’âge C Principaux résultats • Au Gabon, entre 1988 et 2010, la mortalité infanto-juvénile a baissé, passant de 84‰ à 65 ‰, soit une baisse de 13 %. Ce résultat est consécutif à la baisse conjuguée de la mortalité post-néonatale et de la mortalité juvénile qui ont respectivement baissé de 42 % et de 55 % passant de 26 ‰ à 15 ‰ et de 33 ‰ à 15 ‰. Toutefois, ces niveaux restent encore trop élevés au regard des objectifs du pays en la matière. • L’analyse par région montre que par rapport à 2000, les quotients de mortalité ont tous baissé dans les régions Libreville/Port-Gentil, Nord et Sud. Dans l’Ouest, le quotient de mortalité néonatale a augmenté. À l’Est, les quotients de mortalité néonatale et juvénile ont augmenté. Dans l’ensemble, le niveau de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé dans toutes les régions, sauf dans celle de l’Est. • En ce qui concerne le comportement procréateur des femmes gabonaises, il apparaît qu’en l'absence de toute mesure de régulation de la fécondité, environ 72 % des enfants à naitre appartiendraient à une quelconque catégorie à haut risque (simple ou multiple). Cette dernière proportion est supérieure à celle observée chez les enfants déjà nés (51 %). La planification familiale et les programmes de santé maternelle et infantile sont indispensables pour contribuer à la réduction de la mortalité des enfants liée à la reproduction. Les efforts pour assurer un meilleur suivi des grossesses, notamment quand il s’agit d’une première naissance, pour réduire la fécondité précoce et pour un meilleur espacement des naissances s’avèrent nécessaires et doivent être poursuivis. 200 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans au décès pour les enfants décédés (au jour près pour les décès de moins d’un mois, au mois près pour ceux de moins de deux ans, et en années pour les décès survenus à deux ans ou plus). Ces informations ont permis de calculer les différents quotients de mortalité des enfants : • quotient de mortalité néonatale (NN) : probabilité de décéder avant d'atteindre un mois ; • quotient de mortalité post-néonatale (PNN) : probabilité de décéder après la période néonatale, mais avant le premier anniversaire ; • quotient de mortalité infantile (1q0) : probabilité de décéder avant le premier anniversaire ; • quotient de mortalité juvénile (4q1) : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire ; • quotient de mortalité infanto-juvénile (5q0) : probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire. Pour le calcul de ces quotients, l'EDSG-II a utilisé la méthode directe d'estimation, basée sur la durée réellement vécue par les enfants dans la période considérée. 13.1.2 Évaluation de la qualité des données L'estimation de la mortalité à partir de l'historique des naissances présente, à la fois, des limites d'ordre méthodologique et des risques d'erreurs d'enregistrement. En premier lieu, dans ce type d'approche rétrospective, on collecte des informations sur le passé (ici, la mortalité des enfants) auprès de personnes vivantes au moment de l'enquête (ici, les femmes de 15-49 ans). On adopte généralement l'hypothèse selon laquelle la mortalité des mères n'a aucun lien avec celle de leurs enfants, hypothèse qui n'est pas toujours vérifiée surtout lorsque les enfants sont nés de femmes mortes en couches ou des suites de l'accouchement. Dans ce type d'enquêtes, on n’a donc aucune information sur la survie ou le décès d'enfants dont la mère n'est pas actuellement en vie : dans le cas où ces enfants, « orphelins de mère », seraient en nombre important1 et où leur mortalité serait différente des enfants dont la mère survit (ce qui est certainement le cas), les niveaux de mortalité s'en trouveraient affectés. En outre, en limitant la collecte des données aux seules femmes de 15-49 ans, les informations découlant de l'historique des naissances ne sont pas complètement représentatives des différents intervalles de la période passée. Si, pour les cinq années précédant l'enquête, la presque totalité des naissances (et de la mortalité infanto-juvénile qui peut s'ensuivre) sont issues de femmes de 15-49 ans à l'enquête, il n'en est pas de même pour les intervalles plus anciens : pour la période 10-14 ans avant l'enquête, par exemple, nous ne disposons d'aucune information sur les naissances issues de femmes âgées de 40-49 ans à cette époque. Du point de vue de la collecte proprement dite, la validité des données peut être affectée par : 1) le sous-enregistrement des événements, causé en particulier par l'omission d'enfants qui meurent très jeunes, quelques heures ou jours après la naissance, peut induire une sous-estimation de la mortalité ; en outre, si ce sous-enregistrement était d'autant plus important que la période de référence est éloignée de la date de l'enquête, les tendances observées des niveaux de mortalité s'en trouveraient affectées. Une technique d'évaluation succincte du sous-enregistrement des décès des très jeunes enfants consiste à calculer la proportion d'enfants décédés entre 0 et 6 jours par rapport aux décès survenus au cours du premier mois. Comme, généralement, la mortalité diminue rapidement au cours de l'enfance, on s'attend à ce que cette proportion augmente avec une diminution de la mortalité d'ensemble des enfants et une proportion inférieure à 60 % indiquerait un sous-enregistrement important des décès précoces. Dans le 1 Selon les résultats de l’enquête ménage, moins de 1 % des enfants de moins de 5 ans survivants et identifiés dans les ménages étaient orphelins de mère (voir chapitre 19 – Situation des enfants). Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 201 cas de l'EDSG-II, les proportions varient entre 73 %, pour la période récente (0-4 ans avant l'enquête) et 78 % (5-9 ans et 10-14 ans avant l’enquête). Ces résultats semblent indiquer qu'il n'y a pas eu de sous- enregistrement important des décès précoces. Une faible proportion de mortalité néonatale par rapport à la mortalité infantile est également utilisée pour estimer l'importance de la sous-déclaration des décès de jeunes enfants. On constate au tableau C.6 que, dans les trois périodes quinquennales considérées, ces proportions varient de 53 % à 67 %. Dans l’ensemble, les tableaux C.5 et C.6 ne mettent pas en évidence de sous-enregistrement important des décès précoces. 2) les déplacements différentiels de dates de naissance des enfants, selon qu'ils sont vivants ou décédés. Ces déplacements qui n'affectent pas les niveaux de mortalité de l'ensemble de la période rétrospective considérée, peuvent entraîner une sous-estimation de la mortalité d'un intervalle (par exemple, 0-4 ans avant l'enquête), et par conséquent une surestimation de la mortalité de l'intervalle précédant (par exemple, 5-9 ans avant l'enquête). À l'Annexe C, le tableau C.4 fournit la distribution des naissances, selon leur état de survie, par année de naissance. Le « rapport de naissances annuelles » semble indiquer un déficit de naissances en 2005 (rapport 93 < 100) et surtout en 2010 et 2007 (rapport 86 < 100). Ce tableau semble également indiquer un surplus des naissances en 2009, 2008 (rapport 106 > 100), 2006 (108 > 100) et surtout 2006 (rapport 113 > 100). Cependant, les niveaux de mortalité étant calculés par période quinquennale, soit 2007-2012 pour la période récente, et 2002-2007 pour la période précédente, ils ne devraient pas être affectés de façon significative par ces transferts, qui se produisent dans leur majorité à l'intérieur de l'intervalle de référence. 3) l'imprécision des déclarations d'âge au décès, résultant, en particulier, de l'attraction de 12 mois comme âge au décès, en transformant une partie des décès de jeunes enfants (moins de 12 mois) en décès d'enfants plus âgés (12 à 59 mois), peut engendrer une sous-estimation de la mortalité infantile et une surestimation de la mortalité juvénile, la mortalité globale des moins de cinq ans n'étant pas affectée. À l'Annexe C, les tableaux C.5 et C.6 fournissent la distribution des décès par âge au décès (jours et mois). On constate que, pour l'ensemble de la période 0-19 ans avant l'enquête, il y aurait eu quasiment autant d'enfants morts à 12 mois (61 décès) qu'aux âges 9, 10 et 11 mois (62 décès) : l'attraction pour l'âge au décès 12 mois est assez importante, mais trop négligeable pour affecter réellement les niveaux de mortalité infantile et de mortalité juvénile. Par rapport à ces problèmes de collecte, Sullivan et al. (1990) ont montré que les limites méthodologiques inhérentes à l’historique des naissances et les risques d’erreurs ou d’imprécisions de collecte n’induisent, en général, qu’une très faible marge d’erreur dans les mesures des événements récents. On n'a donc procédé à aucun ajustement des données et les résultats sur les tendances de la mortalité peuvent être considérés comme valables pour les dernières années avant l’enquête. 13.2 NIVEAUX ET TENDANCES Le tableau 13.1 présente les différents quotients de mortalité (néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile) pour la période allant de 1997 à 2012 selon trois périodes quinquennales. Durant la période la plus récente (0-4 ans avant l'enquête), le risque de mortalité néonatale est évalué à 26 décès pour 1000 naissances vivantes, tandis que celui de la mortalité post-néonatale se situe à 16 ‰. Le risque de décéder entre la naissance et le premier anniversaire est évalué à 43 ‰ et celui de la mortalité juvénile s’établit à 23 ‰. Globalement, le risque de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire est de 65 ‰. En d’autres termes, au Gabon, plus de six enfants nés vivants sur cent meurent avant l’âge de cinq ans. 202 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Tableau 13.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de 5 ans Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile par période de cinq ans ayant précédé l'enquête, Gabon 2012 Nombre d'années ayant précédé l'enquête Période Mortalité néonatale (NN) Mortalité post-néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) 0-4 2007-2012 26 16 43 23 65 5-9 2002-2007 24 19 43 19 62 10-14 1997-2002 25 19 44 15 58 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Selon l’OMS, « Environ 43 % des décès d’enfants de moins de cinq ans surviennent pendant la période néonatale » (OMS, 2012). Au Gabon, pour la période la plus récente 2007-2012, la mortalité néonatale (26 ‰) représente 40 % de la mortalité des moins de cinq ans (65 ‰). Pour la période 1997- 2002, la mortalité néonatale est estimée à 25 ‰ et représente 42 % de la mortalité des moins de cinq ans (58 ‰). Quelle que soit la période quinquennale considérée, le risque de mourir durant le premier mois est supérieur à celui de mourir entre le premier et le douzième mois et, le quotient de mortalité infantile est nettement supérieur au quotient de mortalité juvénile. La structure par âge de la mortalité des enfants semble suivre le schéma classique des tables types de mortalité. Au Gabon, on n’observe ni de surmortalité aux âges post-néonatals, ni entre 1 et 5 ans comme on l’a observée dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. Le graphique 13.1 permet de retracer l’évolution de la mortalité infanto-juvénile à partir des résultats de l’EDSG-I et ceux de l’EDSG-II. Selon l’EDSG-I de 2000, 10-14 ans avant l’enquête, période centrée autour de l’année 1988, le quotient de mortalité infanto-juvénile s’élevait à 84 ‰. En 2012, le quotient de mortalité infanto-juvénile pour la période la plus récente (0-4 ans avant l’enquête, période centrée autour de l’année 2010), s’élève à 65 ‰. Ainsi, entre 1988 et 2010, la mortalité infanto-juvénile a baissé d’environ 23 %. Cette baisse est consécutive à celle conjuguée de la mortalité post-néonatale et de la mortalité juvénile. En effet, durant cette période, le quotient de mortalité post-néonatale est passé de 26 ‰ à 16 ‰, soit une baisse de 38 %. La mortalité juvénile est passée 33 ‰ à 23 ‰, soit une baisse de 30 %. La mortalité néonatale quant à elle est restée stable (26‰). La stagnation du quotient de mortalité néonatale réduit l’ampleur de la baisse de la mortalité infanto-juvénile et ne permet pas d’atteindre les objectifs de la Feuille De Route (FDR) à savoir : • Réduire le taux de mortalité néonatale à 24 ‰ d’ici 2011 et à 15 ‰ d’ici 2015 ; • Réduire le taux de mortalité infanto juvénile à 61 ‰ d’ici 2011 et à 30 ‰ d’ici 2015. Si on considère seulement les tendances de la mortalité selon les données rétrospectives de l’EDSG-II, il semblerait que la mortalité infantile n’ait pas changé au cours des 15 dernières années et que la mortalité juvénile et infanto-juvénile aurait même augmenté. Bien que l’évaluation de la qualité des données n’a pas permis de déceler de sous-enregistrement évident des décès, il est probable que cette « tendance à l’augmentation » résulte plutôt d’une sous-déclaration des décès, d’autant plus importante que l’on recule dans le temps. C’est pour cette raison qu’il est préférable de considérer les variations de la mortalité sur le long terme, comme on l’a fait ci-dessus, en comparant les résultats de l’EDSG-I et ceux de l’EDSG-II. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 203 Graphique 13.1 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile 52 65 57 44 43 43 0 20 40 60 80 100 Décès pour mille Année centrale des estimations Mortalité infantile 33 31 33 15 19 23 0 20 40 60 80 100 Décès pour mille Année centrale des estimations Mortalité juvénile 84 94 84 58 62 65 0 20 40 60 80 100 Décès pour mille Année centrale des estimations EDSG-I 2000 EDSG-II 2012 Mortalité infanto-juvénile 204 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans 13.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES À HAUTS RISQUES Le tableau 13.2 présente les différents quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère pour la période de dix ans précédant l'enquête (2002- 2012). La référence à une période de dix ans est utilisée ici pour pouvoir disposer, pour chaque sous- groupe de population, d'un nombre de cas suffisamment important pour permettre le calcul des différentes probabilités. Le graphique 13.2 illustre les niveaux de mortalité infanto-juvénile selon le milieu et la province de résidence de la mère. Tableau 13.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période des dix années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-économiques, Gabon 2012 Caractéristique socio-économique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 26 15 42 15 56 Autres villes 25 18 43 26 68 Ensemble urbain 26 16 42 19 61 Rural 23 24 47 31 77 Province Libreville/Port-Gentil 26 15 42 15 56 Estuaire (sans Libreville) 36 18 54 25 77 Haut-Ogooué 17 15 32 31 62 Moyen-Ogooué 12 15 27 10 37 Ngounié 20 29 48 30 77 Nyanga 10 25 36 25 60 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 21 11 31 24 55 Ogooué-Ivindo 36 33 69 41 107 Ogooué-Lolo 23 13 36 20 55 Woleu-N’tem 27 21 48 28 74 Région Nord 31 26 57 33 88 Est 18 15 33 28 60 Ouest 30 17 47 22 68 Sud 17 28 45 29 72 Libreville/Port-Gentil 26 15 42 15 56 Niveau d'instruction de la mère Aucun 21 18 39 33 70 Primaire 25 18 42 24 66 Secondaire 1er cycle 30 18 48 22 69 Secondaire 2nd cycle ou plus 18 16 34 10 44 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 21 22 43 34 75 Second 27 19 46 21 65 Moyen 29 12 41 24 64 Quatrième 29 15 44 14 58 Le plus élevé 20 21 40 10 50 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 205 Graphique 13.2 Mortalité infanto-juvénile selon le milieu de résidence et la province 56 68 61 77 77 62 37 77 60 55 107 55 74 MILIEU DE RÉSIDENCE Libreville-Port-Gentil Autres villes Ensemble urbain Rural PROVINCE Estuaire (sans Libreville) Haut-Ogooué Moyen-Ogooué Ngounié Nyanga Ogooué Maritime (sans P.-Gentil) Ogooué-Ivindo Ogooué-Lolo Woleu-N'tem Décès pour 1 000 naissances EDSG-II 2012 Contrairement à ce qui avait été observé en 2000, le risque de décéder avant l’âge de cinq ans diminue avec le niveau de développement de la localité de résidence. Par rapport aux enfants de Libreville/Port-Gentil, les deux grands centres urbains du Gabon, les enfants du milieu rural ont un risque de décéder avant l’âge de cinq ans de 38 % plus élevé (56 ‰ à Libreville/Port-Gentil contre 77 ‰ en milieu rural). Par rapport aux enfants des autres villes du pays, cette surmortalité en milieu rural se réduit à 12 % (68‰ dans les autres villes contre 77‰ en milieu rural). Comme pour la mortalité infanto-juvénile, la mortalité juvénile est fortement liée au niveau de développement de la localité. Alors qu’en milieu rural près de cinq enfants nés vivants sur cent meurent entre un an et cinq ans, en milieu urbain, ce nombre est inférieur à deux. Par contre, la mortalité néonatale est légèrement plus élevée en milieu urbain (26 ‰) qu’en milieu rural (23 ‰). Par rapport aux objectifs nationaux contenus dans la FDR, en milieu urbain, en général, et à Libreville/Port-Gentil en particulier, les objectifs ont été atteints pour ce qui est de la mortalité infanto- juvénile. En effet, le quotient de mortalité infanto-juvénile de Libreville/Port-Gentil (56 ‰) est légèrement inférieur à l’objectif fixé pour 2011 (61 ‰). Du fait du poids démographique de ces deux villes, le quotient de mortalité infanto-juvénile de l’ensemble urbain (61 ‰) égale l’objectif fixé par la FDR en 2011. Au niveau de la mortalité néonatale le quotient de Libreville/Port-Gentil (26 ‰) est légèrement plus élevé que l’objectif de la FDR (24 ‰). Dans le milieu rural, les quotients de mortalité restent encore trop élevés et loin des objectifs de la FDR. L’examen des quotients de mortalité par province montre que l’Ogooué-Ivindo (107 ‰) a le plus fort quotient de mortalité infanto-juvénile. Dans cette province, près de onze enfants nés vivants sur cent meurent avant d’avoir cinq ans. Le risque de décéder avant l’âge de cinq ans y est 39 % plus élevé que celui observé en milieu rural. Par ailleurs, l’Estuaire sans Libreville (77 ‰), la Ngounié (77 ‰) et le Woleu-N’tem (74 ‰) ont aussi des quotients de mortalité infanto-juvénile voisins à ceux observés en milieu rural. Par contre, dans le Moyen-Ogooué, moins de quatre enfants nés vivants sur cent meurent avant d’avoir cinq ans (37 ‰) : c’est le plus faible risque de décéder observé dans le pays. Ce risque est 34 % plus faible que celui observé à Libreville/Port-Gentil. 206 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Au niveau de la mortalité infanto-juvénile, le Moyen-Ogooué, l’Ogooué Maritime, l’Ogooué-Lolo et la Nyanga ont des niveaux de mortalité plus faibles que ceux fixés dans la FDR pour l’année 2011. La province du Haut-Ogooué a un quotient de mortalité infanto-juvénile quasiment égal à celui fixé dans la FDR. Les autres provinces ont des niveaux de mortalité infanto-juvénile bien au-delà de ceux fixés par la FDR. Au niveau de la mortalité néonatale, la Nyanga et le Moyen-Ogooué ont des quotients meilleurs que celui fixé dans la FDR pour 2015. Le Haut-Ogooué (17 ‰), la Ngounié (20 ‰), l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil (21 ‰) et l’Ogooué-Lolo (23 ‰) ont des quotients de mortalité néonatale meilleurs que l’objectif de la FDR pour 2011. L’analyse par région présente l’intérêt de pouvoir suivre l’évolution des différents quotients de mortalité entre les deux enquêtes. Par rapport à 2000, les quotients de 2012 permettent de faire les constats suivants : • Les quotients de mortalité ont tous baissé dans les régions Libreville/Port-Gentil, Nord et Sud. À Libreville/Port-Gentil, tous les quotients ont baissé d’au moins 33 %. Dans cette région, c’est la mortalité juvénile qui a connu la plus forte baisse (50 %). Au Nord, tous les quotients ont baissé d’au moins 20 %. Dans cette région, c’est la mortalité post-néonatale qui a connu la plus forte baisse, passant de 43 ‰ à 26 ‰. Au Sud, c’est la mortalité néonatale qui a le plus baissé (de 27 ‰ à 17 ‰); • Dans l’Ouest, le quotient de mortalité néonatale a augmenté mais, globalement, la mortalité avant cinq ans a baissée, passant de 94 ‰ à 68 ‰. • Dans l’Est, le quotient de mortalité infanto-juvénile a légèrement augmenté (de 52 ‰ à 60 ‰) essentiellement du fait d’une augmentation de la mortalité juvénile (de 18 ‰ à 28 ‰). Dans l’ensemble, le niveau de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé dans toutes les régions, sauf dans celle de l’Est. La plus forte baisse est observée à Libreville/Port-Gentil (41 %). Les régions Nord (28 %) et Ouest (27 %) viennent ensuite. Malgré l’importante baisse de la mortalité infanto- juvénile observée dans le Nord, cette région conserve le risque de décéder avant l’âge de cinq ans le plus élevé (88 ‰). Par contre, la très forte baisse observée au niveau de Libreville/Port-Gentil, fait de cette région celle où le risque de décéder avant d’avoir cinq ans (56 ‰) est le plus faible. En ce qui concerne l’instruction, comme on pouvait s’y attendre, dans l’ensemble les quotients de mortalité des enfants de moins de cinq ans baissent à mesure que le niveau d’instruction de la mère s’améliore. C’est notamment le cas pour le quotient de mortalité juvénile. En effet, les enfants des femmes les plus instruites (10 ‰) ont un quotient de mortalité trois fois plus faible que celui des enfants des femmes sans instruction (33 ‰), et plus de deux fois plus faible que ceux des enfants des autres femmes. Toutefois, au niveau de la mortalité néonatale, les enfants des femmes ayant un niveau secondaire 1er cycle sont ceux qui ont le plus fort quotient de mortalité (30 ‰). Le tableau 13.2 traite également des différentiels de mortalité suivant le quintile de bien-être économique du ménage. D’une manière générale, la mortalité des enfants de moins de cinq ans baisse à mesure que le niveau de bien-être du ménage augmente. Les écarts les plus forts sont observés au niveau de la mortalité juvénile. L’accouchement dans de bonnes conditions et des soins postnatals efficaces sont essentiels pour éviter ces décès. Les informations sur l’accouchement présentées au chapitre 9 montrent que, l’Ogooué- Ivindo a la plus faible proportion de femmes qui accouchent dans un établissement sanitaire, la plus faible proportion de femmes assistées par un personnel qualifié et la plus faible proportion d’enfants ayant reçu les soins postnatals dans les deux jours qui ont suivi leur accouchement. C’est également cette province qui a le quotient de mortalité néonatale le plus élevé. À l’opposé, les femmes vivant dans les ménages appartenant au quintile de bien-être économique le plus élevé sont proportionnellement plus nombreuses à accoucher dans les structures médicales, à être assistées par un personnel qualifié et leurs enfants sont Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 207 proportionnellement plus nombreux à bénéficier de soins dans les deux jours qui suivent leur naissance. Les enfants de ces femmes ont les plus faibles quotients de mortalité néonatale. Dans une certaine mesure, les résultats obtenus au niveau de la mortalité des moins de cinq ans sont en adéquation avec l’environnement sanitaire des enfants. Le tableau 13.3 présente les quotients de mortalité pour la période de dix ans précédant l'enquête selon certaines caractéristiques biologiques des mères et des enfants. Tableau 13.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période des dix années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques démographiques, Gabon 2012 Caractéristique démographique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) Sexe de l'enfant Masculin 27 19 46 26 71 Féminin 24 16 40 17 56 Âge de la mère à la naissance de l'enfant <20 30 24 54 22 74 20-29 26 17 43 20 63 30-39 21 11 32 19 50 40-49 (14) (34) (48) * * Rang de naissance 1 36 17 54 21 74 2-3 19 17 36 20 55 4-6 19 17 36 20 55 7+ 37 25 61 32 92 Intervalle avec la naissance précédente 2 <2 années 48 40 88 41 125 2 années 12 9 21 16 37 3 années 13 19 32 21 53 4 années+ 16 12 28 14 41 Taille à la naissance3 Petit/très petit 55 25 80 na na Moyen ou gros 13 13 27 na na Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 250-499 personnes/mois d’exposition non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 250 personnes/mois d’exposition non pondérés et qu’elle a été supprimée. na = Non applicable. 1 Calculé par différence entre les quotients de mortalité infantile et néonatale. 2 Non compris les naissances de rang 1. 3 Quotients pour la période des cinq années avant l'enquête. S’agissant du sexe, quel que soit l’âge au décès considéré, il meurt plus de garçons que de filles entre 0 et 5 ans. Cette tendance est différente de celle observée en 2000. Selon l’EDSG-I, il décédait plus de garçons que de filles (74‰ contre 49‰) avant un an alors qu’entre un et cinq ans, la mortalité des filles et des garçons était quasiment identique (33 ‰ contre 32 ‰). Par rapport aux différentiels de mortalité par sexe, la surmortalité masculine croît avec l’âge au décès. En effet, alors que la mortalité infantile masculine n’est que légèrement supérieure à la mortalité infantile féminine (46 ‰ contre 40 ‰), la mortalité juvénile masculine est supérieure de 35 % à la mortalité juvénile féminine. C’est un résultat différent de ce qui a été observé en 2000, où la surmortalité masculine baissait avec l’âge au décès. Ce résultat est également différent de ce qui est généralement observé en Afrique. En moyenne, en Afrique, la surmortalité masculine a tendance à reculer avec l’âge au décès (Garenne, 2002). Trois caractéristiques décrivant les niveaux de mortalité et présentées au tableau 13.3 et au graphique 13.3 concernent le comportement procréateur, à savoir l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, le rang de naissance et l'intervalle avec la naissance précédente. 208 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Graphique 13.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances 27 80 28 32 21 88 61 36 36 54 32 43 54 46 Moyen ou gros Petit/très petit Taille à la naissance 4 ou + 3 2 <2 Intervalle Intergenésique 7+ 4-6 2-3 1 Rang de naissance 30-39 20-29 <20 Age de la mère Féminin Masculin Sexe Décès pour 1 000 naissances EDSG-II 2012 S’agissant de l’âge de la mère à la naissance de l’enfant, entre 15-39 ans, quel que soit l’âge au décès considéré, les quotients de mortalité baissent avec l’âge de la mère. Dans tous les cas, ce sont les enfants nés de mères en début de vie reproductive (moins de 20 ans) qui ont les risques de décès les plus élevés. Pour ce qui est de la mortalité post-néonatale, les enfants de ces femmes ont un risque de décéder (24 ‰) plus de deux fois élevés que celui des enfants dont les mères sont âgées de 30-39 ans (11 ‰). Les écarts au niveau de la mortalité juvénile sont plus faibles. Quel que soit l’âge au décès, les quotients de mortalité des enfants suivant le rang de naissance suivent une courbe en U. Les enfants de rang 1 et 7 ou plus ont des quotients de mortalité plus élevés que ceux des enfants de rang 2 à 6. Les quotients de mortalité sont élevés pour les rangs 1, puis baissent pour les rangs 2-3 et 4-6, et remontent ensuite brusquement pour les enfants de rangs les plus élevés (7 ou plus). Cette situation est observée au niveau de la mortalité : • néonatale, passant de 36 ‰ pour le rang 1 à 19 ‰ pour les rangs 2-3 et 4-6, avant de remonter à 37 ‰ pour les rangs 7 ou plus ; et • juvénile, passant de 22 ‰ pour le rang 1 à 20 ‰ pour les rangs 2-3 et 4-6, avant de remonter à 32 ‰ pour les rangs 7 ou plus. Au niveau de la mortalité post-néonatale, les quotients de mortalité suivant le rang de naissance de l’enfant ne varient pas des rangs 1 à 6 pour augmenter pour les rangs 7 ou plus. Les enfants nés moins de deux ans après la naissance précédente ont des quotients de mortalité beaucoup plus élevés que les autres, quel que soit l’âge au décès. Pour les enfants nés deux ans ou plus après la naissance précédente, les quotients de mortalité ne varient pas de façon régulière. Globalement, la mortalité infanto-juvénile est d’au moins 58 % plus élevée lorsque les naissances surviennent moins de 24 mois après la naissance précédente (125 ‰) par rapport aux naissances dont les intervalles sont d’au moins 24 mois (au plus 53 ‰). Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 209 On relève enfin que les bébés petits ou très petits (y compris les prématurés) ont une mortalité néonatale (55 ‰) au moins quatre fois plus élevée que les bébés moyens ou gros à la naissance (13 ‰). Cet écart se réduit au cours de la période post-néonatale, mais reste encore très important. En effet, les bébés petits ou très petits ont encore un risque de mourir entre le premier mois d’existence et le premier anniversaire (25 ‰) près de deux fois plus élevé que celui des bébés moyens ou gros (13 ‰). Des études menées dans le milieu hospitalier en Afrique ont identifié plusieurs facteurs de risque de faible poids à la naissance, parmi lesquels : • L’âge de la mère à la naissance de l’enfant. Les enfants des mères adolescentes ou de 30 ans et plus ont un risque plus élevé d’avoir un faible poids que celles des autres femmes. • la primiparité et la grande multiparité ; • l’intervalle intergénésique de moins de 24 mois, • l’absence de suivi prénatal. « Un meilleur suivi de grossesse (plus de trois consultations prénatales ou au moins une échographie obstétricale) était associé à un taux bas de petit poids à la naissance » (Mabiala-Babela et al., 2007). Le tableau 13.4 présente une classification des naissances des cinq dernières années selon les catégories à hauts risques auxquelles elles correspondent : • les naissances de rang 1 qui présentent un risque élevé de mortalité, mais qui sont inévitables sauf lorsqu'elles sont issues de jeunes mères (âgées de moins de 18 ans). On a donc isolé les naissances de rang 1 et de mères de 18 ans ou plus ; • les naissances issues de mères appartenant à une seule catégorie à haut risque : âge de procréation précoce (moins de 18 ans) ou tardif (35 ans ou plus), intervalle intergénésique court (moins de 24 mois) et rang élevé de naissance (supérieur à 3); • les naissances correspondant à une combinaison de catégories de risque selon l'âge de la mère à la naissance, l'intervalle avec la naissance précédente et le rang de naissance ; • et, enfin, les naissances ne correspondant à aucune catégorie à haut risque définie ci-dessus. Au regard du tableau 13.4, il ressort que 30 % des naissances des cinq années ayant précédé l'enquête sont issues des mères n’appartenant à aucune catégorie à haut risque identifié, 19 % correspondent à des risques élevés parce qu'elles sont de rang 1, mais sont inévitables, environ 34 % correspondent à d’autres catégories à haut risque unique et 17 % à des catégories à hauts risques multiples. Pour évaluer le risque supplémentaire de décéder que font courir aux enfants certains comportements procréateurs des mères, des « ratios de risque » ont été calculés, en prenant comme référence les naissances n'appartenant à aucune catégorie à haut risque. Le ratio de risque est donc le rapport de la proportion d'enfants décédés dans chaque catégorie à haut risque, à la proportion d'enfants décédés dans la catégorie sans risque. Un enfant appartenant à une catégorie quelconque à haut risque unique (non compris les enfants de rang 1) court un risque de décéder 1,29 fois supérieur à un enfant n'appartenant à aucune catégorie à haut risque. La fécondité précoce apparaît comme un facteur de risque élevé, puisque les enfants issus de mères adolescentes et qui représentent 9 % de l’ensemble des naissances ont un risque de décéder 1,34 fois plus élevé que la catégorie de référence. Dans l’ensemble, ce sont les enfants appartenant à la catégorie de hauts risques multiples qui sont les plus exposés, puisque leur mortalité est de 1,94 fois plus élevée que celle des enfants n'appartenant à aucune catégorie à risque. 210 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Tableau 13.4 Comportement procréateur à hauts risques Répartition (en %) des enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par catégorie de hauts risques de mortalité ratio de risque et répartition (en %) des femmes actuellement en union par catégorie de hauts risques si elles concevaient un enfant au moment de l'enquête, Gabon 2012 Catégories de risques Naissances des cinq années ayant précédé l'enquête Pourcentage de femmes actuellement en union1 Pourcentage de naissances Ratio de risques Dans aucune catégorie à hauts risques 29,6 1,00 20,8 a Catégorie à risque inévitable Naissances de rang 1, âge entre 18 et 34 ans 19,4 1,73 7,6 Catégorie à haut risque unique Âge de la mère <18 9,1 1,34 0,9 Âge de la mère >34 1,9 1,67 9,0 Intervalle intergénésique <24 mois 5,9 2,23 8,7 Rang de naissance >3 17,4 0,91 13,7 Sous-total 34,2 1,29 32,2 Catégorie à hauts risques multiples Âge <18 et intervalle intergénésique <24 mois2 0,8 1,88 0,4 Âge >34 et intervalle intergénésique <24 mois 0,1 4,32 0,5 Âge >34 et rang de naissance >3 9,6 0,90 25,7 Âge >34 et intervalle intergénésique <24 mois et rang de naissance >3 1,4 5,46 4,1 Intervalle intergénésique <24 mois et rang de naissance >3 4,9 2,93 8,8 Sous-total 16,7 1,94 39,4 Dans une des catégories de hauts risques évitables 51,0 1,50 71,6 Total 100,0 - 100,0 Effectif de naissances/femmes 5 122 - 4 475 Note : Le rapport de risque est le rapport de la proportion d'enfants décédés, parmi les enfants appartenant à chaque catégorie à hauts risques, à la proportion d'enfants décédés parmi les enfants n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques. na = Non applicable. 1 Les femmes sont classées dans les catégories à hauts risques selon le statut qu'elles auraient à la naissance de l'enfant si l'enfant était conçu au moment de l'enquête: âge actuel inférieur à 17 ans et 3 mois ou supérieur à 34 ans et 2 mois, ou la dernière naissance a eu lieu dans les 15 derniers mois, ou la dernière naissance était de rang 3 ou plus. 2 Y compris la catégorie:Âge < 18 ans et RG > 3. a Y compris les femmes stérilisées. Le scénario le pire est celui relatif aux enfants issus de mères âgées de plus de 34 ans, qui suivent leur aîné de moins de 2 ans et qui sont de rang 4 ou plus : ces enfants courent un risque de décéder 5,46 fois plus élevé que ceux appartenant à la catégorie sans risque. Les enfants qui suivent leurs aînés de moins de 24 mois et sont de rang 4 ou plus courent également un risque de décéder très important qui est 2,93 fois plus élevé que ceux appartenant à la catégorie sans risque. Ces résultats démontrent qu'un meilleur espacement des naissances n'a pas pour seule conséquence une réduction des niveaux de la fécondité, mais aussi une amélioration des chances de survie des enfants. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 211 À partir de cette analyse du comportement procréateur à haut risque, on a essayé de déterminer la proportion de femmes actuellement en union qui, potentiellement, pourraient avoir un tel comportement. Pour cela, à partir de l'âge actuel des femmes, de l'intervalle écoulé depuis leur dernière naissance et du rang de leur dernière naissance, on détermine dans quelle catégorie se situerait la prochaine naissance, si chaque femme concevait un enfant au moment de l'enquête. Il s'agit donc d'une simulation ayant pour objectif de déterminer quelles proportions des futures naissances entreraient dans les catégories à risque, en l'absence de tout comportement régulateur de la fécondité. Il apparaît (tableau 13.5) qu’environ 21 % des enfants à naître seraient alors des enfants n'appartenant à aucune catégorie à haut risque et que 72 % des enfants appartiendraient à une quelconque catégorie à haut risque (simple ou multiple). Cette dernière proportion est supérieure à celle observée chez les enfants déjà nés (51 %). Cette simulation démontre une fois de plus la nécessité de mettre en place des mécanismes régulateurs de la fécondité dans le but de réduire les hauts risques de mortalité encourus par les jeunes enfants. Ainsi, la planification familiale et les programmes de santé maternelle et infantile seraient indispensables pour la réduction de la mortalité des enfants liée à la reproduction, en se concentrant sur les actions suivantes : un effort pour le meilleur suivi des grossesses, notamment la première naissance, une réduction de la fécondité précoce, et un meilleur espacement des naissances. Mortalité adulte et mortalité maternelle • 213 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE 14 Bernard BARRÈRE es taux de mortalité des adultes et de mortalité maternelle sont des indicateurs clés de l'état de santé d'une population et des indicateurs de développement. L'estimation de ces taux de mortalité exige la déclaration complète et exacte des décès d'adultes et de décès maternels. Ces estimations pourraient être obtenues grâce à l'état civil, mais cette source d'information étant incomplète au Gabon, le module de mortalité maternelle inclus dans l’EDSG-II a permis de collecter les données nécessaires à l’estimation de ces indicateurs. Ce chapitre présente les résultats basés sur les données recueillies sur l’historique des frères et sœurs des enquêtées dans le module de survie des frères et sœurs (« Module de mortalité maternelle ») du questionnaire individuel femme de l’EDSG-II. En plus des taux de mortalité des femmes et des hommes de 15-49 ans par groupe d'âges quinquennal, ce chapitre présente une mesure résumée de la mortalité adulte (35q15) qui correspond à la probabilité de mourir entre les âges exacts 15 et 50. Pour suivre l'évolution des probabilités de décès des adultes, le quotient 35q15 a également été calculé pour l’EDSG-I de 2000. Le terme « mortalité maternelle » utilisé dans ce chapitre (et dans l’EDS précédente), correspond à la notion de « mortalité liée à la grossesse » telle que définie dans la dernière Classification Internationale des Maladies (CIM-10). Selon la CIM-10, un décès lié à la grossesse est défini comme étant le décès d'une femme pendant la grossesse ou dans les 42 jours suivant la fin de la grossesse, quelle que soit la cause du décès (OMS, 2004). Conformément à cette définition, le module de survie des frères et sœurs utilisé dans les enquêtes EDS ne collecte des informations que sur le moment où le décès s’est produit et non sur la cause du décès. Cependant, les données recueillies ne portent pas exactement sur les 42 jours suivant la fin de la grossesse, mais sur une période de deux mois. 14.1 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Au cours de l’EDSG-II, pour obtenir l’historique des frères et sœurs, l’enquêtrice a d'abord demandé à chaque femme interrogée la liste de tous les enfants nés de sa mère biologique, à commencer L Principaux résultats • Les niveaux de mortalité adulte ont baissé depuis 2000 chez les femmes et chez les hommes et cette baisse est statistiquement significative. • Entre 15 et 50 ans, les hommes courent un risque de décéder d’un sur six et les femmes d’un sur sept. • Les décès maternels représentent 11 % de tous les décès de femmes de 15-49 ans. • Les femmes courent un risque de 1 sur 77 de décéder de cause maternelle pendant les âges de procréation. • Le rapport de mortalité maternelle est estimé à 316 décès pour 100 000 naissances vivantes au cours de la période de sept ans précédant l'enquête. • La mortalité maternelle a baissé de façon significative depuis 2000 (316 décès pour 100 000 naissances contre 519 en 2000). 214 • Mortalité adulte et mortalité maternelle par le premier-né. L'enquêtrice demandait ensuite si chacun de ces frères et sœurs était toujours vivant. Elle demandait alors l’âge actuel de chaque frère et sœur vivant et, pour les frères et sœurs décédés, l'âge au décès et le nombre d'années écoulées depuis le décès. Quand une enquêtée ne pouvait pas fournir d’information précise sur l'âge au moment du décès et/ou sur le nombre d’années écoulées depuis le décès, une réponse approximative était acceptée. Pour les sœurs décédées à l'âge de 12 ans ou plus, l’enquêtrice posait la ou les questions supplémentaires suivantes afin de déterminer si le décès était « maternel » : • « [NOM DE LA SOEUR] était-elle enceinte quand elle est décédée ? » Dans le cas d'une réponse négative, on demandait alors : • « Est-ce que [NOM DE LA SOEUR] est décédée au cours d’un accouchement ? » Dans le cas d'une réponse négative à cette deuxième question, on demandait ensuite : • « Est-ce que [NOM DE LA SOEUR] est décédée dans les deux mois suivant la fin d'une grossesse ou d’un accouchement ? ». Ces questions sont structurées pour encourager l’enquêtée à déclarer tout décès lié à une grossesse, quelle qu'en soit l'issue. L'ensemble de ces décès est considéré comme des décès maternels. Le tableau C.8 à l'Annexe C montre qu’au cours de l’EDSG-II un total de 47 441 frères et sœurs ont été enregistrées dans le module de mortalité maternelle. L’état de survie n’est manquant que pour 36 frères et sœurs (0,1 %). Parmi les frères et sœurs survivants, l’âge actuel n'a pas été déterminé dans 498 cas, soit 1,2 %. Pour 92 % des frères et sœurs décédés, à la fois l'âge au moment du décès et le nombre d’années depuis le décès ont été déclarés. À l’opposé, dans 2,9 % des cas, à la fois l'âge au décès et le nombre d’années depuis le décès étaient manquants. Globalement, le rapport de masculinité à la naissance (nombre de frères par rapport à 100 sœurs) est de 100,7 (Tableau C.9, Annexe C). Ce niveau est plus faible que les données internationales dont les estimations se situent entre 102 et 106, quelles que soient les populations. Il semble donc qu’au cours de l’EDSG-II il y ait eu une légère sous-déclaration des frères par rapport aux sœurs, ce qui peut avoir un effet sur la mortalité des hommes adultes, mais ne devrait pas influencer les niveaux de mortalité maternelle. Selon l’âge de l’enquêtée, les rapports de masculinité varient de façon irrégulières (de 97 à 105) mais, compte tenu de la variabilité bien connue du rapport de masculinité dans les petits échantillons, il n’est pas possible d’en déduire une tendance à la sous-déclaration d’un sexe par rapport à l’autre. La taille moyenne de la fratrie (y compris l'enquêtée) est de 6,6 pour l’ensemble des enquêtées, ce qui est supérieur à la parité finale des femmes du Gabon1. Cependant, on constate que la taille de la fratrie diminue régulièrement avec la diminution de l’âge des enquêtées (ou de l’année de naissance des enquêtées). Compte tenu du fait que la fécondité semble être restée stable depuis 2000, l’évolution des tailles moyennes qui va dans le sens de la baisse avec la diminution de l’âge des enquêtées pourrait indiquer un sous-enregistrement des frères et/ou sœurs d’autant plus important que l’âge de l’enquêtée diminue. Pour déterminer si un décès peut être considéré comme « maternel », pour toutes les sœurs décédées entre 15 et 50 ans, on pose les trois questions mentionnées plus haut. Si ces questions n’ont pas été posées ou si aucune réponse n’a été obtenue à ces questions, il n’est pas possible de déterminer si un décès est maternel. Au Tableau C.10, Annexe C, on constate que pour les 478 sœurs décédées à 15-49 ans au cours de la période de 0-6 ans avant l’enquête retenue ici pour l’analyse, ces informations sont manquantes pour 13 % des sœurs. Si certaines de ces sœurs étaient mortes de causes maternelles, le niveau de mortalité maternelle présenté plus loin s’en trouverait donc très légèrement sous-estimé. 1 Le nombre moyen d’enfants nés vivants pour les femmes en fin de vie féconde est estimé à 5,4 (femmes de 45-49 ans) (voir tableau 5.4 au Chapitre 5). Mortalité adulte et mortalité maternelle • 215 Les remarques qui viennent d’être faites sur la qualité des données ne devraient pas avoir un impact important sur les estimations des niveaux de mortalité adulte et de mortalité maternelle. Cependant, compte tenu de ces remarques, ces estimations devraient être considérées plus comme des ordres de grandeurs que des mesures précises. 14.2 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE Une façon d'évaluer la qualité des données utilisées pour estimer la mortalité maternelle consiste à évaluer d’abord la vraisemblance et la fiabilité des estimations de la mortalité des adultes. En effet, si les taux de mortalité générale des adultes ne sont pas fiables, les taux fondés sur le sous-ensemble des décès maternels le seront encore moins. En outre, les niveaux et tendances de la mortalité générale des adultes ont des implications importantes du point de vue des programmes de santé, en particulier, en ce qui concerne l'impact potentiel de l'épidémie de sida, d'autres maladies infectieuses, et de maladies non transmissibles. L'estimation directe de la mortalité adulte utilise les âges déclarés au décès et le nombre d’années écoulées depuis le décès des frères et sœurs des enquêtées. Les taux de mortalité sont calculés en divisant le nombre de décès dans chaque groupe d'âges des femmes et des hommes par le total des personnes-années d'exposition au risque de décéder dans ce groupe d'âges pendant une période déterminée ayant précédé l'enquête. Pour disposer d’un nombre suffisamment important de décès d'adultes pour produire une estimation fiable, les taux sont calculés pour la période de sept ans ayant précédé l'enquête (environ 2005-2012). Néanmoins, les taux de mortalité par âge obtenus de cette manière restent soumis à des variations d'échantillonnage considérables. Le tableau 14.1 présente les taux de mortalité par âge pour les femmes et les hommes de 15-49 ans pour la période 0- 6 ans ayant précédé l'enquête. Globalement, les niveaux de mortalité adulte sont légèrement plus élevés chez les hommes que chez les femmes (respectivement 4,2 et 3,9 décès pour 1 000). Les variations par âge de la mortalité des femmes et des hommes doivent être interprétées avec prudence du fait des intervalles de confiance très importants de ces taux (voir tableau B.17 en Annexe B). Néanmoins, comme on pouvait s’y attendre, les taux de mortalité suivent une tendance générale à la hausse avec l’âge, passant d’environ 2 ‰ à 15-19 ans à 8 ‰ chez les femmes de 45- 49 ans et chez les hommes de 2 ‰ à 15-19 ans à 11 ‰ à 45-49 ans. Le tableau 14.2 présente une mesure synthétique du risque de décéder entre les âges exacts 15 et 50 (35q15). Selon l’EDSG-II, les femmes courent un risque de décéder de 148 ‰ entre 15 et 50 ans ; la probabilité de décéder des hommes (171 ‰) est nettement supérieure à celle des femmes. En d’autres termes, au Gabon, entre 15 et 50 ans, les femmes courent un risque de décéder d’environ un sur sept et les hommes d’environ un sur six. Les estimations de 35q15 selon les données de l’EDSG-I de 2000 montraient aussi que le risque de décéder des hommes était plus élevé que celui des femmes (214 ‰ contre 183 ‰). Cependant, au cours de la période de 12 ans qui sépare l’EDSG-I de 2000 et l’EDSG-II de 2012, la Tableau 14.1 Taux de mortalité des adultes Estimation directe de la mortalité des femmes et des hommes par groupe d'âges, pour la période 0-6 ans avant l'enquête, Gabon 2012 Groupe d’âges Décès Années d’exposition Taux de mortalité1 FEMMES 15-19 43 20,286 2.14 20-24 46 22,411 2.05 25-29 97 19,993 4.87 30-34 70 16,456 4.23 35-39 64 12,673 5.05 40-44 43 8,278 5.18 45-49 40 4,744 8.43 15-49 403 104,841 3.94 a HOMMES 15-19 45 19,532 2.30 20-24 44 21,603 2.05 25-29 51 19,086 2.67 30-34 72 15,702 4.58 35-39 67 12,202 5.47 40-44 77 8,161 9.39 45-49 59 5,291 11.09 15-49 414 101,577 4.24 a 1 Pour 1 000 personnes a Taux standardisés par âge Tableau 14.2 Quotient de mortalité adulte Probabilité de décéder des femmes et des hommes entre les âges de 15 et 50 ans pour la période 0-6 ans précédant l’EDSG-I 2000 et l’EDSG-II 2012 Enquête Femmes 35q151 Hommes 35q151 EDSG-I 2000 183 214 EDSG-II 2012 148 171 1 Probabilité de décéder entre les âges exacts de 15 et 50 ans, exprimé pour 1 000 personnes- années d’exposition 216 • Mortalité adulte et mortalité maternelle probabilité de décéder entre 15 et 50 ans a nettement baissé pour les hommes (de 214 ‰ à 171 ‰) et pour les femmes (de 183 ‰ à 148 ‰). Comme le montre le tableau B.15 en Annexe B, les intervalles de confiance de ces estimations se chevauchent légèrement, cependant la baisse de la mortalité adulte observée est statistiquement significative pour les hommes comme pour les femmes. 14.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE La mortalité maternelle au Gabon et dans d'autres pays en développement peut être estimée à l'aide de deux procédures : la méthode des sœurs (Graham et al, 1989.) et une méthode d’estimation directe qui est une variante de la méthode des sœurs (Rutenberg et Sullivan, 1991). C’est la procédure d'estimation directe qui est appliquée ici. Le tableau 14.3 présente les estimations directes de mortalité maternelle pour la période de sept ans précédant l'enquête. Le taux de mortalité maternelle chez les femmes de 15-49 ans est de 0,4 décès maternels pour 1 000 femmes-années d'exposition. Par groupes d'âge quinquennaux, c’est chez les femmes de 15-19 ans et de 35-39 ans que le taux de mortalité maternelle est le plus élevé (respectivement 0,7 ‰ et 0,6 ‰), suivi par celui à 25-29 ans (0,5 ‰) et, c’est à 45-49 ans, qu’il est le plus faible (0,2 ‰). Cependant, là encore, les variations par âge de la mortalité maternelle doivent être interprétées avec prudence du fait des intervalles de confiance très importants de ces taux (voir Tableau B.15 en Annexe B). Tableau 14.3 Mortalité maternelle Estimation directe des taux de mortalité maternelle pour la période 0-6 avant l’enquête, par groupe d’âges quinquennal, Gabon 2012 Groupe d’âges Pourcentage de décès de femmes qui sont maternels Décès maternels Années d’exposition Taux de mortalité maternelle1 15-19 33.8 15 20,286 0.72 20-24 10.2 5 22,411 0.21 25-29 9.3 9 19,993 0.45 30-34 4.1 3 16,456 0.17 35-39 11.9 8 12,673 0.60 40-44 7.0 3 8,278 0.36 45-49 1.9 1 4,744 0.16 15-49 10.6 43 104,841 0.41a Taux Global de Fécondité Générale (TGFG)2 130a Rapport de mortalité maternelle (RMM)3 316 Risque de mortalité maternelle sur la durée de vie (RDV)4 0,013 1 Exprimé pour 1 000 femmes-années d’exposition. 2 Exprimé pour 1 000 femmes de 15-49 ans. 3 Exprimé pour 100 000 naissances, calculé comme suit : [Taux de mortalité maternelle 15-49 ans standardisé par âge x 100 / TGFG standardisé par âge]. 4 Calculé à partir de la formule suivante : 1-(1-RMM) ISF, où l’ISF est l’indice synthétique de fécondité pour la période 0-6 ans avant l’enquête (estimé à 4,2 enfants par femme). a Taux standardisés par âge. Selon l’EDSG-II, les décès maternels représentent 11 % de tous les décès de femmes de 15-49 ans, comparativement à 19 % selon l’EDSG-I de 2000. Le pourcentage de décès de femmes qui sont « maternels » varie selon l'âge de façon irrégulière, passant d’un minimum de 2 % chez les femmes de 45-49 ans à un maximum de 34 % à 15-19 ans. Cette forte proportion de décès maternels à 15-19 ans est assez inhabituelle puisque les niveaux de fécondité dans ce groupe d’âges sont relativement faibles. Le taux de mortalité maternelle peut être converti en rapport de mortalité maternelle (nombre de décès maternels pour 100 000 naissances vivantes) en le divisant par le taux global de fécondité générale pour la période correspondante, soit 130 ‰. Exprimé de cette manière, on met davantage en relief le risque obstétrical de la grossesse et de la maternité. Le rapport de mortalité maternelle est estimé à 316 décès pour 100 000 naissances vivantes au cours de la période de sept ans précédant l'enquête, soit environ 2005-2012. En d'autres termes, au Gabon, pour 1 000 naissances vivantes au cours des sept années Mortalité adulte et mortalité maternelle • 217 précédant l’EDSG-II, un peu plus de trois femmes (3,2) sont décédées pendant la grossesse, pendant l'accouchement, ou dans les deux mois suivant l'accouchement. Un autre indicateur, le risque de mortalité maternelle sur la durée de vie2 (RDV), est calculé à partir du rapport de mortalité maternelle (Tableau 14.3). Cet indicateur exprime le risque pour une femme de décéder de cause maternelle durant les âges de procréation. Ce risque est estimé à 0,01 pour la période 0-6 ans avant l’enquête. Autrement dit, aujourd’hui au Gabon, les femmes courent un risque de 1 sur 77 de décéder de cause maternelle pendant les âges de procréation. Le rapport de mortalité maternelle estimé à l’EDSG-II est nettement inférieur à celui estimé 12 ans plus tôt à l’EDSG-I de 2000 (316 pour 100 000 naissances contre 519 pour 100 000 naissances). Comme le montre le Graphique 14.1, les intervalles de ces estimations se chevauchent, cependant la baisse de la mortalité maternelle observée est statistiquement significative. Graphique 14.1 Rapport de mortalité maternelle avec intervalles de confiance pour la période 0-6 ans avant l'EDSG-I 2000 et l'EDSG-II 2012 710 454 327 178 519 316 0-6 ans avant l'EDSG-I 2000 (1993-2000) 0-6 ans avant l'EDSG-II 2012 (2005-2012) Décès maternels pour 100 000 naissances vivantes 2 La formule de calcul de cette probabilité figure en note du tableau 14.3. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 219 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST 15 Jean-Noël BIYOGO OBAME et Florence BIKOMA e syndrome de l’immunodéficience acquise (Sida) se caractérise par l’apparition d’un ensemble de signes consécutifs à l’effondrement du système immunitaire du corps humain. Le sida est la phase ultime de l’infection par le VIH. Celui-ci se transmet essentiellement par voie sexuelle, au contact du sang contaminé ou de la mère à l’enfant. Dans son dernier rapport mondial, l’ONUSIDA constate que « la croissance globale de l’épidémie de sida semble s’être stabilisée » (ONUSIDA, 2010). Cette tendance est attribuée à une combinaison de nombreux facteurs, dont l’évolution naturelle des épidémies de VIH, l’élargissement et l’intensification des programmes d’accès aux traitements et aux soins ; de même, les efforts déployés en matière de prévention ont porté leurs fruits et expliquent, en partie, ces résultats récents. La mise en place de programmes de prévention efficaces qui ciblent les groupes de population les plus vulnérables demeure donc une priorité. Au Gabon, depuis l’apparition du VIH/sida en 1983, le sida a été considéré comme une des maladies prioritaires et le gouvernement a pris de nombreuses initiatives dont la directive sur la gratuité totale du traitement antirétroviral à toute personne infectée par le VIH/sida. Ces actions visent à organiser la riposte contre la pandémie sous la coordination de la Direction Générale de la Prévention du Sida. Les données collectées au cours de l’EDSG-II concernant le niveau de connaissance de la maladie, de ses moyens de prévention et de transmission, les attitudes et les comportements des femmes et des hommes vis-à-vis du VIH/sida peuvent se révéler très utiles pour renforcer les programmes de prévention ou pour évaluer les résultats des interventions en cours. L Principaux résultats • La quasi-totalité des femmes et des hommes ont entendu parler du VIH/sida. • Dans l’ensemble, 28 % des femmes et 34 % des hommes de 15-49 ans ont une connaissance considérée comme « approfondie » du sida. • Les trois quarts des femmes (76 %) et la moitié des hommes (51 %) de 15-49 ans connaissent, à la fois, la possibilité de transmission par l’allaitement et l’existence de médicament qui peut réduire les risques de transmission maternelle au cours de la grossesse. • Les hommes se montreraient plus tolérants que les femmes dans certaines situations envers les personnes malades du sida (33 % contre 21 %). • Un tiers des femmes (33 %) et près d’un quart des hommes (23 %) ont reçu le résultat du dernier test du VIH effectué au cours des 12 derniers mois. • Parmi les jeunes de 15-24 ans, 30 % des femmes et 36 % des hommes de 15-24 ans ont une connaissance «approfondie» du VIH/sida. • Parmi les jeunes femmes de 15-24 ans, 36 % ont effectué un test du VIH au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et ont reçu le résultat du dernier test. Chez les hommes de 15-24 ans, cette proportion est plus faible (14 %). 220 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST 15.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION La connaissance par la population du VIH/sida et de ses moyens de prévention est une étape indispensable dans le processus de lutte contre la propagation de ce virus. Au cours de l’EDSG-II, des questions ont été posées pour évaluer cette connaissance dans la population gabonaise. On a demandé aux enquêtés s’ils avaient entendu parler du sida et s’ils connaissaient les moyens pouvant permettre de réduire les risques de contracter le virus. Les informations collectées sont présentées aux tableaux 15.1 et 15.2. Les données du tableau 15.1 montrent que la quasi-totalité des femmes (99 %) et des hommes (près de 100 %) de 15-49 ans ont entendu parler du sida. Cette connaissance du sida est généralisée et homogène, car, quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques, plus de neuf enquêtés sur dix ont déclaré avoir entendu parler du VIH/sida. Comparées aux données recueillies à L’EDSG I de 2000, on constate que les proportions de femmes et d’hommes qui connaissent l’existence du VIH/sida ont légèrement augmenté, passant chez les femmes de 98 % à 99 % et chez les hommes de 99 % à presque 100 %. Ceci est le fruit de l’intensification des efforts du ministère de la Santé par l’intermédiaire de la Direction Générale de la Prévention du Sida (DGPS), en partenariat avec le Programme National de Lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles (PLIST), les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et les partenaires internationaux travaillant dans ce domaine. Tableau 15.1 Connaissance du sida Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes A entendu parler du sida Effectif de femmes A entendu parler du sida Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 99,3 3 421 99,4 1 817 15-19 99,3 1 784 99,0 1 012 20-24 99,3 1 637 99,8 805 25-29 98,7 1 485 99,8 813 30-39 99,1 2 197 99,7 1 490 40-49 99,1 1 319 99,7 987 État matrimonial Célibataire 99,4 3 047 99,4 2 336 A déjà eu des rapports sexuels 99,5 2 328 99,8 1 977 N'a jamais eu de rapports sexuels 99,0 719 97,2 359 En union 98,8 4 475 99,7 2 425 En rupture d'union 99,9 900 99,9 347 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 99,4 4 974 100,0 3 019 Autres villes 99,3 2 491 99,4 1 458 Ensemble urbain 99,4 7 465 99,8 4 477 Rural 97,0 957 98,1 631 Province Libreville/Port-Gentil 99,4 4 974 100,0 3 019 Estuaire (sans Libreville) 99,7 876 99,0 586 Haut-Ogooué 99,4 729 99,5 390 Moyen-Ogooué 98,8 229 99,9 134 Ngounié 97,3 467 99,4 264 Nyanga 99,4 182 100,0 110 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 99,6 82 99,6 57 Ogooué-Ivindo 95,1 249 95,0 132 Ogooué-Lolo 99,5 248 99,3 168 Woleu-N’tem 97,8 386 98,9 247 Région Nord 96,8 635 97,6 379 Est 99,4 977 99,4 558 Ouest 99,5 1 187 99,2 777 Sud 97,9 650 99,6 374 Libreville/Port-Gentil 99,4 4 974 100,0 3 019 À suivre… Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 221 Tableau 15.1—Suite Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes A entendu parler du sida Effectif de femmes A entendu parler du sida Effectif d'hommes Niveau d'instruction Aucun 92,7 373 98,0 333 Primaire 97,8 1 786 98,7 752 Secondaire 1er cycle 99,9 4 094 99,8 2 227 Secondaire 2nd cycle ou plus 100,0 2 168 100,0 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 97,2 1 222 98,2 716 Second 99,2 1 621 99,8 1 111 Moyen 99,4 1 784 99,7 1 139 Quatrième 99,2 1 879 99,8 1 064 Le plus élevé 100,0 1 915 100,0 1 077 Ensemble 15-49 99,1 8 422 99,6 5 108 50-59 na na 99,4 546 Ensemble 15-59 na na 99,6 5 654 na = Non applicable Connaissance des moyens de prévention du VIH La connaissance par la population des moyens de prévention est indispensable si l’on veut lutter efficacement contre la propagation du virus qui cause le sida. La limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté ainsi que l’utilisation du condom à chaque rapport sexuel comptent parmi les principaux moyens de prévention de l’infection par le VIH. Le tableau 15.2 indique que 81 % des femmes et 88 % des hommes de 15-49 ans ont déclaré qu’on pouvait limiter les risques de contracter le VIH en utilisant des condoms. En outre, à la question de savoir si la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettait d’éviter de contracter le VIH, 85 % des femmes et 88 % des hommes ont répondu de manière positive. Globalement, 74 % des femmes et 80 % des hommes connaissent ces deux moyens de prévention. Bien que l’on note certaines variations en fonction des caractéristiques sociodémographiques, notamment un niveau de connaissance plus faible chez les femmes sans aucun niveau d’instruction (43 %), la connaissance de ces deux moyens de prévention est répandue dans tous les sous-groupes de population. En outre, pour évaluer le niveau de connaissance correcte des femmes et des hommes concernant la transmission et la prévention du virus, au cours de l’enquête, on leur a soumis une série de propositions. À partir des résultats obtenus pour chaque proposition, on a élaboré un indicateur qui fournit ce que l’on considère ici comme la connaissance « approfondie » du sida. Les résultats sont présentés aux tableaux 15.3.1 et 15.3.2. 222 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 15.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui, en réponse à une question déterminée, ont déclaré que l'on pouvait réduire les risques de contracter le virus du sida en utilisant des condoms à chaque rapport sexuel, et en se limitant à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté et qui n'a pas d'autres partenaires selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Utilisant des condoms1 Limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté2 Utilisant des condoms et limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté1,2 Effectif de femmes Utilisant des condoms1 Limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté2 Utilisant des condoms et limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté1,2 Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 81,4 83,2 73,8 3 421 88,6 85,4 79,7 1 817 15-19 79,9 81,9 72,4 1 784 89,1 85,2 79,9 1 012 20-24 83,0 84,7 75,3 1 637 88,0 85,7 79,4 805 25-29 77,8 83,9 72,0 1 485 88,7 89,8 80,8 813 30-39 82,7 86,3 77,0 2 197 88,9 89,5 81,9 1 490 40-49 77,5 85,7 72,5 1 319 84,7 88,6 77,3 987 État matrimonial Célibataire 81,4 84,1 74,4 3 047 89,0 86,0 80,0 2 336 A déjà eu des rapports sexuels 81,3 85,1 74,9 2 328 90,2 87,4 81,4 1 977 N'a jamais eu de rapports sexuels 81,8 80,7 72,7 719 82,1 78,0 72,4 359 En union 80,0 84,8 74,4 4 475 87,4 90,9 81,0 2 425 En rupture d'union 79,7 85,0 71,7 900 85,3 80,3 73,7 347 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 82,5 87,8 77,7 4 974 89,3 86,9 80,1 3 019 Autres villes 81,0 82,9 72,7 2 491 86,9 90,3 80,9 1 458 Ensemble urbain 82,0 86,1 76,0 7 465 88,5 88,0 80,4 4 477 Rural 68,6 72,1 59,3 957 84,0 87,4 77,8 631 Province Libreville/Port-Gentil 82,5 87,8 77,7 4 974 89,3 86,9 80,1 3 019 Estuaire (sans Libreville) 81,8 85,4 74,7 876 90,4 90,9 83,9 586 Haut-Ogooué 84,9 81,8 73,4 729 79,2 86,9 72,6 390 Moyen-Ogooué 77,0 82,2 72,0 229 92,9 91,1 86,7 134 Ngounié 68,7 72,6 61,2 467 90,0 94,2 86,7 264 Nyanga 77,1 83,2 70,0 182 93,7 95,9 91,7 110 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 88,3 95,1 85,2 82 90,4 87,3 79,6 57 Ogooué-Ivindo 68,8 73,7 60,5 249 67,0 71,1 54,7 132 Ogooué-Lolo 73,7 74,9 63,3 248 92,4 93,0 87,5 168 Woleu-N’tem 71,0 74,1 60,4 386 79,9 88,8 74,5 247 Région Nord 70,1 73,9 60,5 635 75,4 82,6 67,6 379 Est 82,0 80,1 70,8 977 83,2 88,7 77,1 558 Ouest 81,3 85,4 74,9 1 187 90,8 90,6 84,1 777 Sud 71,1 75,5 63,7 650 91,1 94,7 88,2 374 Libreville/Port-Gentil 82,5 87,8 77,7 4 974 89,3 86,9 80,1 3 019 Niveau d'instruction Aucun 54,3 57,8 43,0 373 74,1 82,0 66,8 333 Primaire 72,4 75,5 63,0 1 786 82,8 81,4 72,3 752 Secondaire 1er cycle 83,2 87,0 77,3 4 094 89,9 90,4 82,7 2 227 Secondaire 2nd cycle ou plus 86,5 92,1 82,5 2 168 90,4 88,7 82,5 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 70,7 71,9 60,3 1 222 82,4 87,6 76,9 716 Second 80,0 82,6 72,3 1 621 84,3 84,9 75,8 1 111 Moyen 79,8 87,1 75,0 1 784 90,1 87,9 80,8 1 139 Quatrième 82,1 85,5 76,3 1 879 90,4 87,8 81,2 1 064 Le plus élevé 86,3 91,0 81,5 1 915 90,9 91,5 84,7 1 077 Ensemble 15-49 80,5 84,6 74,1 8 422 88,0 87,9 80,1 5 108 50-59 na na na na 85,1 87,9 77,7 546 Ensemble 15-59 na na na na 87,7 87,9 79,8 5 654 na = Non applicable 1 En utilisant des condoms au cours de chaque rapport sexuel. 2 Un partenaire qui n'a pas d'autre partenaire. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 223 Tableau 15.3.1 Connaissance « approfondie » du sida : Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant déclaré qu'une personne paraissant en bonne santé pouvait avoir le virus du sida et qui, en réponse à des questions déterminées, rejettent, de manière correcte, les idées locales erronées sur la transmission ou la prévention du virus du sida et pourcentage ayant une connaissance considérée comme « approfondie » du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes qui déclarent que : Pourcentage sachant qu'une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejetant les deux idées locales erronées les plus courantes1 Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida2 Effectif de femmes Une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida Le virus du sida ne peut être transmis par les piqûres de moustiques Le virus sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels Une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d'une personne qui a le virus du sida Groupe d'âges 15-24 87,1 70,2 50,0 90,8 36,7 29,8 3 421 15-19 85,6 70,1 53,4 91,3 37,0 28,8 1 784 20-24 88,8 70,2 46,2 90,2 36,5 30,9 1 637 25-29 88,0 66,8 47,5 89,6 35,2 29,0 1 485 30-39 88,8 63,6 44,8 87,3 33,0 28,1 2 197 40-49 86,7 56,3 36,1 81,0 25,6 20,9 1 319 État matrimonial Célibataire 88,6 72,7 51,2 91,0 38,9 32,0 3 047 A déjà eu des rapports sexuels 89,1 71,5 49,5 91,0 37,9 31,9 2 328 N'a jamais eu de rapports sexuels 86,8 76,5 56,7 91,1 42,4 32,4 719 En union 86,3 61,6 43,8 86,1 31,3 26,0 4 475 En rupture d'union 91,3 62,5 39,2 88,7 28,7 22,7 900 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 89,6 69,4 49,9 89,5 37,5 31,6 4 974 Autres villes 87,3 64,5 43,4 88,9 31,5 25,5 2 491 Ensemble urbain 88,9 67,8 47,7 89,3 35,5 29,6 7 465 Rural 78,2 49,3 32,7 79,1 20,4 14,2 957 Province Libreville/Port-Gentil 89,6 69,4 49,9 89,5 37,5 31,6 4 974 Estuaire (sans Libreville) 91,2 74,7 46,6 90,7 37,7 29,7 876 Haut-Ogooué 85,9 56,2 36,5 88,6 24,0 19,4 729 Moyen-Ogooué 75,8 62,1 42,3 87,0 26,4 20,3 229 Ngounié 79,7 56,7 36,8 81,9 23,7 18,0 467 Nyanga 85,9 58,1 40,1 84,4 28,1 23,8 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 92,3 63,0 43,1 86,8 34,3 31,0 82 Ogooué-Ivindo 80,4 39,0 33,6 71,5 17,8 13,7 249 Ogooué-Lolo 85,9 60,1 42,1 88,1 29,8 22,8 248 Woleu-N’tem 79,7 52,6 39,9 85,3 27,1 20,7 386 Niveau d'instruction Aucun 62,4 34,5 36,9 64,0 11,8 6,7 373 Primaire 79,3 45,4 31,1 77,2 16,5 12,5 1 786 Secondaire 1er cycle 89,6 65,6 45,2 90,8 32,5 26,8 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 95,2 87,9 61,5 96,2 54,1 46,1 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 75,9 44,2 28,0 76,9 14,6 10,6 1 222 Second 85,5 58,4 36,5 87,7 24,4 19,9 1 621 Moyen 90,8 65,5 47,4 89,3 33,7 27,7 1 784 Quatrième 89,8 72,7 51,5 89,0 39,9 32,7 1 879 Le plus élevé 91,9 78,8 58,9 93,8 47,9 40,8 1 915 Ensemble 87,7 65,7 46,0 88,1 33,8 27,8 8 422 1 Les deux idées erronées les plus fréquemment citées : a) Le virus du sida peut être transmis par des piqures de moustiques et b) le virus du sida peut être transmis par des moyens surnaturels 2 Sont considérées comme ayant une connaissance « approfondie », les femmes qui savent que l'utilisation régulière du condom au cours des rapports sexuels et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, celles qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et celles qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. Le tableau 15.3.1 montre que près de neuf femmes sur dix (88 %) savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut néanmoins avoir été infectée par le virus qui cause le sida. En outre, près de sept femmes sur dix (66 %) savent que le sida ne peut pas être transmis par les moustiques. Pour moins de la moitié des femmes (46 %), le sida ne se transmet pas par des moyens surnaturels, et environ neuf femmes sur dix (88 %), ont répondu qu’une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’une personne qui a contracté le virus du sida. 224 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Globalement, seulement un tiers des femmes (34 %) savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes, à savoir la transmission par les piqûres de moustiques et par les moyens surnaturels. Dans l’ensemble, seulement un peu plus d’un quart de femmes (28 %) ont une connaissance considérée comme « approfondie » du sida. En d’autres termes, ces femmes savent qu'on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n'est pas infecté ; de plus, elles rejettent les idées erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida et elles savent qu'une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Ce niveau de connaissance « approfondie » varie de manière assez importante selon toutes les caractéristiques sociodémographiques des femmes. Tout d’abord, on remarque que dans le groupe d’âges 40-49 ans, la proportion de femmes qui possèdent les informations correctes est plus faible que parmi les plus jeunes (21 % contre 30 % à 15-24 ans et 31 % à 20-24 ans). En fonction du statut matrimonial, on note que ce sont les célibataires qui ont le niveau de connaissance le plus élevé (32 %), et les femmes en rupture d’union sont celles qui connaissent le moins bien la maladie (23 %). Ce niveau de connaissance « approfondie » est particulièrement faible parmi les femmes du milieu rural (14 %) alors qu’en milieu urbain, en particulier à Libreville/Port-Gentil, les proportions des femmes bien informées sont respectivement de 30 % et 32 %. Les résultats selon les provinces font apparaître une très faible proportion de femmes ayant une connaissance considérée comme « approfondie » di sida dans les provinces de l’Ogooué-Ivindo (14 %), de la Ngounié (18 %) et du Haut-Ogooué (19 %). C’est en fonction du niveau d’instruction et du niveau de vie du ménage que les écarts sont les plus importants. En effet, la proportion des femmes ayant une connaissance complète varie de 7 % chez celles sans niveau d’instruction à 46 % chez celles ayant un niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle. Enfin, la proportion de femmes correctement informées varie d’un minimum de 11 % dans les ménages du quintile le plus bas à un maximum de 41 % dans les ménages du quintile le plus élevé. Le tableau 15.3.2 qui présente les mêmes informations pour les hommes de 15-49 ans montre que les hommes sont proportionnellement plus nombreux que les femmes à avoir une connaissance correcte de la transmission du VIH/sida : environ neuf hommes sur dix (89 %) savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut néanmoins avoir le virus du sida, plus de six hommes sur dix (64 %) savent que le sida ne peut pas être transmis par les piqûres de moustiques et, dans une proportion très proche (61 %), ils rejettent l’idée que le virus du sida peut être transmis par des moyens surnaturels ; en outre, plus de huit hommes sur dix (82 %) savent qu’une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’une personne qui a le virus du sida. Globalement, 41 % rejettent les idées erronées les plus courantes et savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Un tiers des hommes (34 %) ont une connaissance « approfondie » du VIH/sida, soit une proportion plus élevée que celle des femmes (28 %). En outre, les résultats font apparaitre les mêmes variations que celles déjà observées chez les femmes. En effet, c’est parmi les plus âgés que l’on constate la proportion la plus faible de ceux qui ont une connaissance correcte des moyens de transmission (29 % contre 38 % à 20-24 ans). Les célibataires sont proportionnellement plus nombreux à connaître les moyens corrects de prévention contre le virus du sida que les autres (38 % contre 31 % parmi ceux en rupture d’union). De même, c’est en milieu urbain (36 %), à Libreville/Port-Gentil (38 %), chez les plus instruits (48 %) et chez ceux vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus élevé (54 %) que les proportions d’hommes qui connaissent le plus fréquemment les informations correctes sur la transmission du virus du sida sont les plus élevées. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 225 Tableau 15.3.2 Connaissance « approfondie » du sida : Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans ayant déclaré qu'une personne paraissant en bonne santé pouvait avoir le virus du sida et qui, en réponse à des questions déterminées, rejettent, de manière correcte, les idées locales erronées sur la transmission ou la prévention du virus du sida et pourcentage ayant une connaissance considérée comme approfondie du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'hommes qui déclarent que : Pourcentage sachant qu'une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejetant les deux idées locales erronées les plus courantes1 Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida2 Effectif d'hommes Une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida Le virus du sida ne peut être transmis par les piqûres de moustiques Le virus sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels Une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d'une personne qui a le virus du sida Groupe d'âges 15-24 86,6 66,7 64,0 83,0 43,5 36,1 1 817 15-19 83,7 64,4 66,5 83,6 42,7 34,8 1 012 20-24 90,1 69,4 60,8 82,2 44,6 37,7 805 25-29 90,8 67,5 63,2 82,2 42,6 37,2 813 30-39 92,2 61,1 60,4 80,6 40,3 34,4 1 490 40-49 85,4 58,3 56,4 80,5 35,5 29,0 987 État matrimonial Célibataire 87,2 68,1 65,2 81,9 44,9 37,7 2 336 A déjà eu des rapports sexuels 90,0 68,6 65,3 82,8 45,8 39,0 1 977 N'a jamais eu de rapports sexuels 71,9 65,4 64,7 77,2 39,8 30,9 359 En union 89,4 59,8 58,5 80,9 37,6 31,7 2 425 En rupture d'union 93,1 59,2 55,6 85,1 37,1 30,6 347 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 91,9 67,5 65,4 80,0 45,4 38,0 3 019 Autres villes 87,0 63,1 58,8 87,2 38,3 32,6 1 458 Ensemble urbain 90,3 66,1 63,3 82,3 43,1 36,2 4 477 Rural 76,9 45,7 47,6 77,1 25,2 21,2 631 Province Libreville/Port-Gentil 91,9 67,5 65,4 80,0 45,4 38,0 3 019 Estuaire (sans Libreville) 84,8 59,6 53,8 85,6 34,7 29,6 586 Haut-Ogooué 86,4 60,0 60,7 86,9 37,1 28,2 390 Moyen-Ogooué 86,9 60,6 55,7 80,8 38,6 35,9 134 Ngounié 83,9 59,9 54,6 89,7 36,3 33,4 264 Nyanga 92,5 67,1 66,8 88,0 48,2 45,8 110 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 92,9 59,5 55,3 73,9 36,9 30,4 57 Ogooué-Ivindo 74,3 52,7 44,6 72,5 24,5 17,5 132 Ogooué-Lolo 82,2 50,9 49,7 83,8 27,7 24,2 168 Woleu-N’tem 77,2 49,8 56,5 79,2 28,2 23,5 247 Niveau d'instruction Aucun 76,2 38,3 58,6 60,5 24,7 16,9 333 Primaire 76,0 42,4 45,6 70,6 20,0 15,8 752 Secondaire 1er cycle 89,6 64,1 59,0 82,5 38,3 32,6 2 227 Secondaire 2nd cycle ou plus 95,1 76,4 71,4 89,1 55,9 47,7 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 77,6 44,7 46,7 77,8 22,3 19,1 716 Second 86,8 57,5 54,2 82,1 32,1 23,9 1 111 Moyen 92,1 63,3 63,6 78,7 42,1 34,9 1 139 Quatrième 90,7 65,3 62,4 79,1 41,2 35,5 1 064 Le plus élevé 92,2 81,0 75,0 89,4 60,8 53,6 1 077 Ensemble 15-49 88,6 63,6 61,3 81,7 40,9 34,4 5 108 50-59 84,8 53,1 53,6 81,4 30,9 25,9 546 Ensemble 15-59 88,3 62,5 60,6 81,6 39,9 33,6 5 654 1 Les deux idées erronées les plus fréquemment citées: a) Le virus du sida peut être transmis par des piqures de moustiques et b) le virus du sida peut être transmis par des moyens surnaturels. 2 Sont considérés comme ayant une connaissance « approfondie » , les hommes qui savent que l'utilisation régulière du condom au cours des rapports sexuels et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, ceux qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et ceux qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant La transmission du virus du sida de la mère à l’enfant peut survenir au cours de la grossesse ou pendant l’accouchement. En outre, l’allaitement présente aussi un risque de transmission du virus. Il existe à l’heure actuelle des traitements qui préviennent ce type de transmission du virus. Au Gabon, il existe un programme de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Au cours de l’enquête, on a demandé à tous les enquêtés s’ils connaissaient les moyens de transmission de la mère à l’enfant. On leur a, en outre, demandé s’ils savaient que ce risque de transmission maternelle du VIH pouvait être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse. Les résultats sont présentés au tableau 15.4. 22 6 • C on na is sa nc e, a tti tu de s et c om po rte m en ts V IS -à -V IS d u V IH /S ID A e t d es IS T Ta bl ea u 15 .4 C on na is sa nc e de la p ré ve nt io n de la tr an sm is si on d u VI H d e la m èr e à l'e nf an t P ou rc en ta ge d e fe m m es e t d 'h om m es d e 15 -4 9 an s qu i s av en t q ue le V IH p eu t ê tre tr an sm is d e la m èr e à l'e nf an t p ar l' al la ite m en t e t q ue le ri sq ue d e tra ns m is si on m at er ne lle d u V IH à l' en fa nt p eu t ê tre ré du it pa r l a pr is e de m éd ic am en ts sp éc ia ux p ar la m èr e du ra nt la g ro ss es se , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Fe m m es H om m es Le V IH p eu t êt re tr an sm is pe nd an t l a gr os se ss e Le V IH p eu t êt re tr an sm is pe nd an t l'a cc ou ch em en t Le V IH p eu t êt re tr an sm is en a lla ita nt Le ri sq ue d e TM E p eu t ê tre ré du it pa r l a pr is e de m éd ic am en ts sp éc ia ux p ar la m èr e pe nd an t la g ro ss es se Le V IH p eu t êt re tr an sm is e n al la ita nt e t l e ris qu e de T M E pe ut ê tre ré du it pa r l a pr is e de m éd ic am en ts sp éc ia ux p ar la m èr e pe nd an t la g ro ss es se E ffe ct if de fe m m es Le V IH p eu t êt re tr an sm is pe nd an t l a gr os se ss e Le V IH p eu t êt re tr an sm is pe nd an t l'a cc ou ch em en t Le V IH p eu t êt re tr an sm is en a lla ita nt Le ri sq ue d e TM E p eu t ê tre ré du it pa r l a pr is e de m éd ic am en ts sp éc ia ux p ar la m èr e pe nd an t la g ro ss es se Le V IH p eu t êt re tr an sm is e n al la ita nt e t l e ris qu e de T M E pe ut ê tre ré du it pa r l a pr is e de m éd ic am en ts sp éc ia ux p ar la m èr e pe nd an t la g ro ss es se E ffe ct if d' ho m m es G ro up e d' âg es 15 -2 4 79 ,4 72 ,8 81 ,3 83 ,7 73 ,2 3 42 1 76 ,8 63 ,7 68 ,6 65 ,8 50 ,7 1 81 7 15 -1 9 76 ,6 66 ,6 78 ,2 82 ,5 70 ,4 1 78 4 77 ,1 60 ,5 70 ,9 63 ,7 50 ,5 1 01 2 20 -2 4 82 ,5 79 ,6 84 ,7 84 ,9 76 ,3 1 63 7 76 ,4 67 ,6 65 ,8 68 ,4 51 ,0 80 5 25 -2 9 82 ,2 83 ,6 85 ,4 86 ,3 78 ,6 1 48 5 78 ,8 61 ,9 60 ,4 69 ,5 44 ,8 81 3 30 -3 9 79 ,7 85 ,0 86 ,0 86 ,5 78 ,9 2 19 7 79 ,3 70 ,6 67 ,8 71 ,5 52 ,4 1 49 0 40 -4 9 80 ,2 82 ,0 85 ,0 79 ,3 73 ,0 1 31 9 79 ,3 72 ,2 66 ,5 68 ,9 51 ,9 98 7 Ét at m at rim on ia l C él ib at ai re 79 ,1 75 ,1 82 ,1 85 ,2 74 ,8 3 04 7 76 ,8 63 ,1 66 ,1 65 ,6 48 ,3 2 33 6 A d éj à eu d es ra pp or ts s ex ue ls 81 ,1 77 ,8 84 ,0 86 ,8 77 ,2 2 32 8 78 ,2 65 ,5 67 ,0 67 ,9 50 ,3 1 97 7 N 'a ja m ai s eu d e ra pp or ts s ex ue ls 72 ,5 66 ,3 75 ,7 80 ,0 66 ,9 71 9 69 ,5 49 ,5 60 ,8 52 ,5 37 ,3 35 9 E n un io n 80 ,4 81 ,2 85 ,0 83 ,2 76 ,1 4 47 5 79 ,5 70 ,4 68 ,0 72 ,1 53 ,1 2 42 5 E n ru pt ur e d' un io n 82 ,1 84 ,5 83 ,5 85 ,6 76 ,2 90 0 80 ,6 71 ,0 61 ,7 65 ,7 47 ,3 34 7 A ct ue lle m en t e nc ei nt e E nc ei nt e 79 ,5 76 ,8 81 ,7 83 ,6 75 ,1 81 4 na na na na na na N on e nc ei nt e ou p as s ûr e 80 ,2 79 ,6 84 ,0 84 ,2 75 ,7 7 60 8 na na na na na na M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 79 ,4 80 ,0 83 ,1 86 ,8 76 ,1 4 97 4 77 ,8 64 ,6 63 ,1 69 ,8 48 ,4 3 01 9 A ut re s vi lle s 82 ,3 79 ,9 86 ,1 83 ,6 77 ,6 2 49 1 81 ,5 73 ,8 72 ,8 69 ,7 55 ,2 1 45 8 E ns em bl e ur ba in 80 ,4 80 ,0 84 ,1 85 ,7 76 ,6 7 46 5 79 ,0 67 ,6 66 ,3 69 ,7 50 ,6 4 47 7 R ur al 78 ,0 74 ,3 81 ,4 72 ,0 68 ,1 95 7 73 ,5 63 ,4 69 ,2 61 ,1 49 ,7 63 1 Pr ov in ce Li br ev ill e/ P or t-G en til 79 ,4 80 ,0 83 ,1 86 ,8 76 ,1 4 97 4 77 ,8 64 ,6 63 ,1 69 ,8 48 ,4 3 01 9 E st ua ire (s an s Li br ev ille ) 82 ,6 79 ,6 85 ,1 84 ,4 77 ,8 87 6 78 ,2 68 ,4 66 ,7 72 ,2 54 ,9 58 6 H au t-O go ou é 86 ,0 82 ,9 86 ,8 84 ,0 78 ,0 72 9 75 ,9 65 ,4 70 ,1 68 ,8 51 ,7 39 0 M o y en -O go ou é 79 ,7 77 ,1 83 ,6 80 ,3 75 ,0 22 9 79 ,0 65 ,5 70 ,7 80 ,8 64 ,1 13 4 N go un ié 78 ,6 75 ,9 85 ,1 74 ,6 70 ,5 46 7 78 ,6 73 ,2 76 ,8 52 ,8 46 ,6 26 4 N ya ng a 83 ,7 76 ,8 81 ,7 79 ,5 72 ,9 18 2 84 ,1 78 ,7 73 ,4 68 ,6 52 ,0 11 0 O go ou é M ar iti m e (s an s P or t-G en til ) 86 ,0 78 ,0 89 ,7 92 ,6 85 ,9 82 84 ,3 71 ,3 79 ,8 69 ,5 56 ,7 57 O go ou é- Iv in do 72 ,4 69 ,6 71 ,7 72 ,2 65 ,6 24 9 77 ,0 66 ,7 63 ,6 56 ,2 46 ,7 13 2 O go ou é- Lo lo 80 ,0 78 ,3 87 ,3 79 ,5 75 ,1 24 8 82 ,5 77 ,4 73 ,0 63 ,4 53 ,3 16 8 W ol eu -N ’te m 76 ,3 76 ,9 87 ,9 75 ,3 73 ,1 38 6 82 ,5 78 ,0 82 ,2 67 ,2 59 ,0 24 7 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un 62 ,3 61 ,4 69 ,6 55 ,6 51 ,9 37 3 66 ,4 52 ,4 61 ,7 43 ,6 34 ,5 33 3 P rim ai re 76 ,9 74 ,4 79 ,4 73 ,5 66 ,4 1 78 6 70 ,7 61 ,1 63 ,4 49 ,8 38 ,3 75 2 S ec on da ire 1 er c yc le 82 ,2 79 ,5 86 ,2 87 ,9 79 ,4 4 09 4 80 ,2 64 ,6 68 ,7 70 ,1 52 ,4 2 22 7 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 81 ,9 86 ,2 85 ,4 90 ,8 80 ,3 2 16 8 81 ,5 75 ,3 66 ,5 79 ,4 56 ,1 1 79 5 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 77 ,9 73 ,0 79 ,7 70 ,5 65 ,6 1 22 2 74 ,5 66 ,8 73 ,0 59 ,3 51 ,3 71 6 S ec on d 81 ,2 78 ,0 86 ,9 81 ,9 76 ,3 1 62 1 77 ,8 65 ,9 62 ,2 65 ,9 46 ,1 1 11 1 M oy en 79 ,7 79 ,7 86 ,0 86 ,0 77 ,4 1 78 4 79 ,6 63 ,3 68 ,5 68 ,8 49 ,3 1 13 9 Q ua tri èm e 79 ,2 80 ,6 82 ,5 87 ,5 77 ,7 1 87 9 81 ,0 67 ,2 66 ,2 69 ,2 50 ,4 1 06 4 Le p lu s él ev é 81 ,8 82 ,9 83 ,0 89 ,8 77 ,8 1 91 5 77 ,6 72 ,3 65 ,5 77 ,0 55 ,9 1 07 7 E ns em bl e 15 -4 9 80 ,1 79 ,3 83 ,8 84 ,2 75 ,6 8 42 2 78 ,4 67 ,1 66 ,7 68 ,7 50 ,5 5 10 8 50 -5 9 na na na na na na 79 ,5 69 ,7 70 ,4 65 ,0 52 ,9 54 6 E ns em bl e 15 -5 9 na na na na na na 78 ,5 67 ,3 67 ,0 68 ,3 50 ,7 5 65 4 na = N on a pp lic ab le 226 • Connaissance, attitudes et comportements VIS-à-VIS du VIH/SIDA et des IST Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 227 Dans une proportion très proche, les femmes et les hommes (80 % contre 78 %) savent que le virus du sida peut être transmis de la mère à l’enfant pendant la grossesse. En outre, la proportion de femmes qui connaissent la transmission par l’allaitement est plus élevée que celles qui connaissent la possibilité de transmission par l’accouchement (84 % contre 79 %). Par contre, les hommes connaissent, dans une même proportion, les deux moyens de transmission que sont l’accouchement et l’allaitement (67 % dans les deux cas). De plus, 84 % des femmes mais seulement 69 % des hommes savent que le risque de transmission materno-fœtale peut être réduit par la prise de médicaments par la mère pendant la grossesse. Globalement, les trois quarts des femmes (76 %) et la moitié des hommes (51 %) de 15-49 ans connaissent, à la fois, la possibilité de transmission par l’allaitement et l’existence d’un médicament qui peut réduire les risques de transmission maternelle au cours de la grossesse. Les résultats montrent également que la connaissance de la transmission du virus en allaitant et de l’existence de médicaments qui peuvent réduire le risque de transmission verticale est surtout influencée, chez les femmes comme chez les hommes, par le niveau d’instruction. En effet, 80 % des femmes et 56 % des hommes ayant un niveau, au moins, secondaire 2nd cycle connaissent ces deux éléments de la transmission maternelle contre, respectivement, 52 % et 35 % parmi ceux sans instruction. 15.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH La stigmatisation et la discrimination représentent des obstacles majeurs à l’accès universel aux programmes de prévention et de traitement. Pour évaluer le niveau de stigmatisation à l’égard des personnes malades du sida, on a demandé aux femmes et aux hommes qui avaient entendu parler de la maladie quelle attitude ils adopteraient s’ils se trouvaient confrontés à certaines situations impliquant des personnes vivant avec le VIH/sida. Plus précisément, on leur a demandé s’ils seraient prêts à prendre soin chez eux d’un parent ayant contracté le VIH, s’ils achèteraient des légumes frais chez un commerçant vivant avec le VIH, s’ils pensaient qu’une enseignante ayant contracté le VIH mais qui n’est pas malade devrait être autorisée à continuer à travailler et enfin s’ils pensaient qu’il fallait garder secret l’état d’un membre de la famille ayant contracté le VIH. À partir de ces résultats, on a défini un indicateur qui évalue le niveau global de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH. Les résultats sont présentés au tableau 15.5.1 pour les femmes et 15.5.2 pour les hommes. Le tableau 15.5.1 montre que près de neuf femmes sur dix (89 %) ont déclaré qu’elles seraient prêtes à s’occuper chez elles d’un membre de la famille ayant le sida. Sept femmes sur dix (72 %) ont déclaré qu’elles achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le VIH ; pour près de huit femmes sur dix (79 %) une enseignante vivant avec le VIH et qui n’est pas malade devrait être autorisée à continuer d’enseigner ; enfin, on constate que près de 4 femmes sur dix (38 %) pensent qu’il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille vivant avec le VIH. Globalement, seulement deux femmes de 15-49 ans sur dix (21 %) se montreraient tolérantes si elles se trouvaient confrontés aux quatre situations citées. Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques sont importantes. Il semble que les femmes qui vivent en milieu urbain (22 % contre 17 % en milieu rural) et celles qui ont un niveau d’instruction, au moins, secondaire 2nd cycle (23 % contre 13 % pour celles sans instruction) se montreraient plus tolérantes que les autres si elles se trouvaient confrontées aux quatre situations citées. Les résultats selon les provinces montrent que c’est dans le Woleu-N’tem que la proportion de femmes qui feraient preuve de tolérance dans les quatre situations citées est la plus élevée (33 % contre 22 % et moins dans les autres provinces). 228 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 15.5.1 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes Parmi les femmes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, pourcentage exprimant, dans des situations déterminées, des attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes qui : Pourcentage exprimant les quatre attitudes de tolérance Effectif de femmes ayant entendu parler du sida Seraient prêtes à s'occuper à la maison d'un parent ayant le sida Achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le virus du sida Pensent qu'une enseignante vivant avec le virus du sida mais qui n'est pas malade devrait être autorisée à continuer d'enseigner Pensent qu'il n'est pas nécessaire de garder secret l'état d'un membre de la famille ayant le virus du sida Groupe d'âges 15-24 86,7 69,8 79,7 37,2 20,5 3 397 15-19 85,5 65,8 79,0 38,7 20,4 1 771 20-24 88,0 74,2 80,4 35,5 20,5 1 626 25-29 90,7 75,7 79,6 35,9 22,1 1 466 30-39 89,6 73,5 77,7 38,8 21,4 2 178 40-49 90,7 67,6 75,6 40,3 20,8 1 308 État matrimonial Célibataire 89,1 72,7 82,1 37,3 21,2 3 028 A déjà eu des rapports sexuels 89,3 73,5 81,6 36,6 20,2 2 316 N'a jamais eu de rapports sexuels 88,4 70,3 83,7 39,8 24,5 712 En union 88,0 70,7 76,4 38,0 20,6 4 421 En rupture d'union 91,6 71,1 76,8 38,9 23,0 899 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 89,7 72,9 80,8 38,6 22,3 4 946 Autres villes 88,9 72,5 78,9 35,5 20,2 2 474 Ensemble urbain 89,4 72,8 80,2 37,6 21,6 7 420 Rural 83,6 60,8 65,3 40,1 16,5 928 Province Libreville/Port-Gentil 89,7 72,9 80,8 38,6 22,3 4 946 Estuaire (sans Libreville) 92,1 75,5 80,8 34,7 20,9 873 Haut-Ogooué 86,3 71,6 77,0 28,2 14,1 724 Moyen-Ogooué 84,6 64,9 69,1 30,0 13,9 226 Ngounié 83,4 63,1 70,6 45,1 21,3 455 Nyanga 85,8 56,6 70,4 44,5 19,7 181 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 84,2 77,1 77,8 39,8 19,8 82 Ogooué-Ivindo 82,6 52,1 62,8 34,1 11,4 237 Ogooué-Lolo 89,8 74,9 74,9 32,1 15,9 247 Woleu-N’tem 88,6 72,2 77,2 52,1 32,5 377 Région Nord 86,3 64,4 71,7 45,1 24,3 614 Est 87,2 72,4 76,5 29,2 14,5 972 Ouest 90,1 73,6 78,3 34,2 19,5 1 181 Sud 84,1 61,2 70,6 44,9 20,8 636 Libreville/Port-Gentil 89,7 72,9 80,8 38,6 22,3 4 946 Niveau d'instruction Aucun 70,6 51,0 53,0 40,3 13,0 346 Primaire 83,5 57,2 65,0 39,2 15,8 1 747 Secondaire 1er cycle 90,8 73,1 80,8 37,8 22,9 4 088 Secondaire 2nd cycle ou plus 92,0 83,0 89,2 36,5 23,2 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 81,9 54,5 61,9 42,4 16,3 1 187 Second 89,5 68,7 76,1 35,9 21,1 1 608 Moyen 90,4 72,1 80,2 38,4 23,2 1 774 Quatrième 90,7 77,8 82,1 39,3 22,8 1 864 Le plus élevé 89,1 77,6 85,8 34,9 20,3 1 915 Ensemble 88,8 71,5 78,5 37,9 21,1 8 348 Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 229 Tableau 15.5.2 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida: Hommes Parmi les hommes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, pourcentage exprimant des attitudes de tolérance, dans des situations déterminées, à l'égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'hommes qui : Pourcentage exprimant les quatre attitudes de tolérance Effectif d'hommes ayant entendu parler du sida Seraient prêts à s'occuper à la maison d'un parent ayant le sida Achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le virus du sida Pensent qu'une enseignante vivant avec le virus du sida mais qui n'est pas malade devrait être autorisée à continuer d'enseigner Pensent qu'il n'est pas nécessaire de garder secret l'état d'un membre de la famille ayant le virus du sida Groupe d'âges 15-24 87,8 69,1 76,9 49,0 27,7 1 806 15-19 87,3 65,3 75,2 47,7 24,5 1 002 20-24 88,4 74,0 79,1 50,7 31,7 803 25-29 86,9 72,1 79,0 57,5 37,6 811 30-39 90,7 73,2 80,2 56,7 34,5 1 486 40-49 87,7 73,5 79,3 55,9 35,7 984 État matrimonial Célibataire 87,2 70,4 78,4 52,0 31,7 2 323 A déjà eu des rapports sexuels 88,9 73,1 80,7 52,7 34,0 1 974 N'a jamais eu de rapports sexuels 77,7 55,5 65,4 48,0 18,9 349 En union 89,0 72,2 77,9 55,6 33,4 2 418 En rupture d'union 93,2 76,6 86,2 55,5 35,8 346 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 87,3 73,2 81,5 51,5 32,5 3 019 Autres villes 91,9 72,7 78,4 57,0 36,5 1 450 Ensemble urbain 88,8 73,0 80,5 53,2 33,8 4 469 Rural 86,2 61,8 65,2 59,1 25,7 619 Province Libreville/Port-Gentil 87,3 73,2 81,5 51,5 32,5 3 019 Estuaire (sans Libreville) 94,5 68,0 80,1 53,2 32,0 580 Haut-Ogooué 85,7 76,0 72,3 62,9 39,6 388 Moyen-Ogooué 86,2 73,7 73,6 61,2 38,4 134 Ngounié 93,9 76,9 83,9 57,8 37,8 263 Nyanga 81,7 64,8 67,6 59,2 26,1 110 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 93,8 75,1 73,8 38,5 22,3 56 Ogooué-Ivindo 88,9 50,1 53,0 47,5 17,7 125 Ogooué-Lolo 89,2 66,0 71,5 61,6 32,0 167 Woleu-N’tem 89,9 65,1 71,1 63,6 32,9 245 Région Nord 89,5 60,0 65,0 58,1 27,8 370 Est 86,8 73,0 72,1 62,5 37,3 555 Ouest 93,0 69,5 78,5 53,5 32,4 771 Sud 90,3 73,3 79,1 58,2 34,4 373 Libreville/Port-Gentil 87,3 73,2 81,5 51,5 32,5 3 019 Niveau d'instruction Aucun 79,3 38,1 59,2 48,3 13,2 326 Primaire 78,3 56,2 60,7 52,7 23,4 742 Secondaire 1er cycle 89,5 71,5 78,7 53,9 31,2 2 224 Secondaire 2nd cycle ou plus 93,1 84,4 89,6 55,6 42,3 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 85,2 62,3 65,5 60,0 27,5 703 Second 87,9 67,8 75,6 57,9 30,5 1 109 Moyen 84,9 71,1 75,9 48,1 28,2 1 136 Quatrième 90,4 71,1 81,9 54,2 33,8 1 062 Le plus élevé 93,0 83,0 90,1 51,9 42,5 1 077 Ensemble 15-49 88,5 71,7 78,7 54,0 32,8 5 087 50-59 90,3 67,3 75,2 56,9 27,0 543 Ensemble 15-59 88,6 71,2 78,3 54,2 32,2 5 631 Le tableau 15.5.2 présente les mêmes informations concernant les hommes. Globalement, 33 % des hommes de 15-49 ans contre 21 % des femmes ont exprimé les quatre attitudes de tolérance. En outre, c’est dans les villes autres que Libreville/Port-Gentil (37 % contre 26 % en rural), chez les hommes les plus instruits (42 % contre 13 % chez ceux sans niveau d’instruction) et chez ceux des ménages classés dans le quintile le plus élevé (43 % contre 28 % dans les ménages classés dans le quintile le plus bas) que ces comportements tolérants sont les plus répandus. Enfin, à la différence des femmes, on constate que c’est dans la province du Haut-Ogooué que la proportion d’hommes qui se comporteraient de manière tolérante dans les quatre situations citées est la plus élevée (40 % contre 14 % pour les femmes). 230 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST 15.3 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH Négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint Les femmes sont plus exposées que les hommes au risque de contracter le VIH. Cette vulnérabilité physiologique et biologique face au virus du sida est d’autant plus grave que, pour la majorité des femmes, l’accès à l’information, à l’instruction et aux services de santé de la reproduction est limité, ce qui peut, entre autres, avoir pour conséquence d’entamer leur capacité de négociation au moment des rapports sexuels. Au cours de l’enquête, on a donc demandé aux femmes et aux hommes s’ils pensaient que, dans un couple où le mari/partenaire avait, soit des relations sexuelles avec une autre femme, soit une IST, la femme pouvait, soit refuser d’avoir des rapports sexuels avec lui, soit lui demander d’utiliser un condom. Les résultats sont présentés pour les femmes et les hommes au tableau 15.6. Tableau 15.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui pensent qu'il est justifié qu'une femme refuse d'avoir des rapports sexuels avec son conjoint quand elle sait qu'il a des relations sexuelles avec d'autres femmes et pourcentage qui pensent qu'il est justifié qu'une femme qui sait que son conjoint a une infection sexuellement transmissible (IST) demande à utiliser un condom au cours des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Refuse d'avoir des rapports sexuels avec son conjoint si elle sait qu'il a des relations sexuelles avec d'autres femmes Demande à son conjoint d'utiliser un condom au cours des rapports sexuels si elle sait qu'il a une IST Effectif de femmes Refuse d'avoir des rapports sexuels avec son conjoint si elle sait qu'il a des relations sexuelles avec d'autres femmes Demande à son conjoint d'utiliser un condom au cours des rapports sexuels si elle sait qu'il a une IST Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 69,5 93,3 3 421 67,3 92,3 1 817 15-19 71,2 92,4 1 784 66,6 91,7 1 012 20-24 67,6 94,4 1 637 68,1 93,0 805 25-29 72,4 92,3 1 485 75,0 95,8 813 30-39 69,0 93,7 2 197 71,3 94,3 1 490 40-49 71,8 90,3 1 319 69,7 92,4 987 État matrimonial Célibataire 71,7 93,5 3 047 69,9 92,6 2 336 A déjà eu des rapports sexuels 71,2 94,7 2 328 71,7 95,2 1 977 N'a jamais eu de rapports sexuels 73,2 89,4 719 60,0 78,8 359 En union 68,7 91,9 4 475 69,9 94,3 2 425 En rupture d'union 72,7 94,8 900 74,2 93,0 347 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 74,0 94,2 4 974 72,3 93,0 3 019 Autres villes 65,9 91,6 2 491 67,8 95,2 1 458 Ensemble urbain 71,3 93,3 7 465 70,8 93,7 4 477 Rural 62,0 88,6 957 65,5 91,3 631 Province Libreville/Port-Gentil 74,0 94,2 4 974 72,3 93,0 3 019 Estuaire (sans Libreville) 71,5 94,4 876 76,1 94,4 586 Haut-Ogooué 54,4 86,1 729 55,2 94,3 390 Moyen-Ogooué 61,5 83,2 229 73,0 93,7 134 Ngounié 68,0 95,1 467 66,5 96,2 264 Nyanga 77,0 92,2 182 62,0 98,2 110 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 79,6 96,9 82 74,3 96,7 57 Ogooué-Ivindo 53,1 85,1 249 64,4 83,0 132 Ogooué-Lolo 70,7 90,6 248 53,9 96,0 168 Woleu-N’tem 62,2 92,0 386 72,9 92,4 247 Niveau d'instruction Aucun 45,8 66,8 373 62,3 84,0 333 Primaire 62,8 89,2 1 786 60,9 88,2 752 Secondaire 1er cycle 71,3 94,5 4 094 70,1 93,9 2 227 Secondaire 2nd cycle ou plus 78,4 97,0 2 168 75,6 96,8 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 62,4 86,4 1 222 62,7 92,3 716 Second 66,3 92,5 1 621 64,8 91,4 1 111 Moyen 71,4 93,5 1 784 74,0 93,4 1 139 Quatrième 70,7 92,6 1 879 69,8 93,7 1 064 Le plus élevé 76,9 96,5 1 915 76,8 96,0 1 077 Ensemble 15-49 70,2 92,8 8 422 70,2 93,4 5 108 50-59 na na na 66,6 91,8 546 Ensemble 15-59 na na na 69,8 93,3 5 654 na = Non applicable. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 231 Dans une même proportion (70 %), les femmes et les hommes pensent qu’il est justifié qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son conjoint quand elle sait qu’il a des rapports sexuels avec d’autres femmes. Les femmes du milieu urbain (71% contre 62 % en rural), celles de Libreville/Port- Gentil (74 % contre un minimum de 53 % dans la province de l’Ogooué Ivindo), celles ayant un niveau au moins secondaire 2nd cycle (78 % contre 46 % chez les femmes sans instruction) et celles vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus élevé (77 % contre 62 % dans le plus bas) sont celles qui ont le plus fréquemment exprimé cette opinion. En ce qui concerne les hommes, on ne note pas de variations importantes de cette proportion en fonction des caractéristiques sociodémographiques. De même, les écarts avec les femmes sont très faibles. Quelle que soit la catégorie sociodémographique, la proportion d’hommes pour lesquels il est justifié qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari/partenaire quand elle sait qu’il a des rapports sexuels avec d’autres femmes est presque toujours la même que celles des femmes. Par ailleurs, 93 % des femmes et des hommes pensent qu’il est normal qu’une femme demande à son mari/partenaire qui a une IST d’utiliser un condom au cours des rapports sexuels. Globalement, on constate que les femmes qui pensent le plus fréquemment qu’il est justifié que, dans cette situation, une femme cherche à se protéger appartiennent aux mêmes catégories que celles qui pensent qu’il est justifié de se protéger quand leur mari/partenaire a des rapports sexuels avec d’autres femmes. En outre, les résultats montrent que, dans ce type de situation, il y a convergence d’opinion entre les femmes et les hommes. Enseignement de l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans Le tableau 15.7 présente les proportions de femmes et d’hommes de 18-49 ans qui pensent que l’on devrait enseigner l’utilisation du condom, en tant que moyen de prévention du VIH, aux jeunes de 12- 14 ans. Globalement, les résultats montrent que les hommes et les femmes sont, à proportion égale (84 %), favorables à l’enseignement de l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans. Chez les femmes, on ne note pas de variations significatives en fonction de l’âge. Tout au plus peut-on souligner que dans le groupe d’âges 40-49 ans la proportion de femmes favorables à cette mesure est plus faible que chez les femmes plus jeunes (81 % contre un maximum de 88 % chez les 18-19 ans). En milieu urbain, 84 % des femmes sont favorables à cet enseignement contre 79 % en rural. Dans les provinces, la proportion en accord avec cette mesure de prévention varie d’un maximum de 91 % dans l’Ogooué-Lolo à un minimum de 69 % dans l’Ogooué-Ivindo. En outre, si 87 % des femmes ayant un niveau d’instruction au moins secondaire se sont déclarées en faveur de cette mesure de prévention, cette proportion n’est que de 53 % chez celles sans instruction. Chez les hommes, les variations sont très faibles. Cependant, on remarque que c’est chez les hommes sans niveau d’instruction que la proportion de ceux qui sont favorables à cette mesure préventive est la plus faible (58 %). 232 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 15.7 Adultes favorables à l'enseignement de l'utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida Pourcentage de femmes et d'hommes de 18-49 ans qui pensent que l'on devrait enseigner aux jeunes de 12-14 ans l'utilisation du condom comme moyen de prévention du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Pourcentage favorable Effectif Pourcentage favorable Effectif Groupe d'âges 18-24 85,8 2 346 87,7 1 207 18-19 88,3 709 89,5 402 20-24 84,7 1 637 86,8 805 25-29 81,9 1 485 81,6 813 30-39 84,0 2 197 83,7 1 490 40-49 80,5 1 319 80,8 987 État matrimonial Célibataire 85,0 2 059 84,5 1 727 En union 82,3 4 391 83,5 2 424 En rupture d'union 86,1 897 81,7 347 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 82,6 4 390 82,7 2 774 Autres villes 87,2 2 115 86,3 1 176 Ensemble urbain 84,1 6 505 83,8 3 950 Rural 78,7 842 83,3 547 Province Libreville/Port-Gentil 82,6 4 390 82,7 2 774 Estuaire (sans Libreville) 87,7 754 81,0 486 Haut-Ogooué 86,8 628 88,4 314 Moyen-Ogooué 85,2 194 89,0 113 Ngounié 79,8 396 87,7 208 Nyanga 84,2 156 82,5 91 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 86,8 72 85,8 48 Ogooué-Ivindo 69,2 211 83,9 105 Ogooué-Lolo 90,9 214 88,2 137 Woleu-N’tem 86,2 333 86,2 220 Niveau d'instruction Aucun 52,9 363 58,2 328 Primaire 78,6 1 600 77,3 583 Secondaire 1er cycle 87,2 3 332 87,2 1 810 Secondaire 2nd cycle ou plus 86,7 2 052 87,0 1 776 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 77,6 1 064 85,9 595 Second 86,7 1 419 84,6 955 Moyen 82,3 1 573 83,0 1 053 Quatrième 82,5 1 648 77,9 958 Le plus élevé 86,8 1 642 88,2 936 Ensemble 18-49 83,5 7 347 83,7 4 497 50-59 na na 81,0 546 Ensemble 18-59 na na 83,4 5 044 na = Non applicable. 15.4 RAPPORTS SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM Étant donné que la transmission du virus du sida se fait essentiellement par voie sexuelle, il est admis que l’infléchissement de la pandémie du sida passe nécessairement par un changement de comportement sexuel des hommes et des femmes. Pour évaluer l’exposition au risque de contracter le virus du sida, au cours de l’EDSG-II, des questions ont été posées sur le nombre de partenaires sexuels au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom Le multipartenariat dans les rapports sexuels accroît le risque d’IST et, en particulier, le risque de contracter le VIH. Ce risque est d’autant plus important que l’utilisation du condom comme moyen de prévention est faible. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 233 On constate au tableau 15.8.1 qu’une femme sur 10 (10 %) a déclaré avoir eu, au moins, deux partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois. Les rapports sexuels avec des partenaires multiples sont plus fréquents parmi les jeunes de 20-24 ans (16 % contre 6 % pour les 40-49 ans). Les femmes célibataires et surtout celles en rupture d’union ont plus fréquemment déclaré que les autres avoir eu plusieurs partenaires sexuels (respectivement 12 % et 17 % contre 8 % pour les femmes en union). En outre, c’est parmi les femmes de Libreville/Port-Gentil (11 % contre 9 % dans les autres villes), parmi celles qui sont instruites (12 % pour les femmes de niveau au moins secondaire 2nd cycle contre 1 % pour celles sans niveau d’instruction) que cette pratique est la plus répandue. D’après les déclarations des femmes, le nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie est de 5,1. Il atteint un maximum de 8,2 parmi les femmes en rupture d’union. En outre, on note que dans certaines provinces telles que la Ngounié (6,0), l’Ogooué-Ivindo (6,4) et l’Ogooué-Lolo (6,5), ce nombre moyen est un peu plus élevé que la moyenne nationale (5,1). Tableau 15.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femmes Parmi toutes les femmes de 15-49 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois; parmi ces femmes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels; nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie pour les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi toutes les femmes Parmi les femmes ayant eu deux partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois Parmi les femmes qui ont déjà eu des rapports sexuels1 : Pourcentage ayant eu deux partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé durant les derniers rapports sexuels Effectif de femmes Nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie Effectif de femmes Groupe d'âges 15-24 12,4 3 421 55,7 423 3,7 2 663 15-19 9,4 1 784 58,3 167 2,5 1 133 20-24 15,6 1 637 54,0 256 4,6 1 529 25-29 11,4 1 485 31,1 169 5,1 1 400 30-39 8,5 2 197 37,6 187 6,4 2 007 40-49 5,5 1 319 23,1 73 5,7 1 150 État matrimonial Célibataire 11,9 3 047 59,9 361 4,3 2 241 En union 7,6 4 475 23,9 342 4,9 4 165 En rupture d'union 16,5 900 52,2 149 8,2 814 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 10,5 4 974 43,2 522 4,8 4 252 Autres villes 9,4 2 491 49,6 235 5,3 2 124 Ensemble urbain 10,1 7 465 45,2 757 5,0 6 376 Rural 9,9 957 35,5 95 5,5 844 Province Libreville/Port-Gentil 10,5 4 974 43,2 522 4,8 4 252 Estuaire (sans Libreville) 9,7 876 46,4 85 4,9 760 Haut-Ogooué 10,0 729 57,5 73 4,9 632 Moyen-Ogooué 9,5 229 47,2 22 5,3 180 Ngounié 14,4 467 35,2 67 6,0 424 Nyanga 4,2 182 (54,8) 8 5,9 159 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 2,3 82 * 2 4,9 72 Ogooué-Ivindo 6,8 249 46,1 17 6,4 231 Ogooué-Lolo 8,1 248 56,0 20 6,5 211 Woleu-N’tem 9,6 386 30,7 37 4,9 298 Niveau d'instruction Aucun 1,3 373 * 5 2,5 345 Primaire 10,2 1 786 34,8 182 5,5 1 558 Secondaire 1er cycle 10,0 4 094 43,4 409 5,2 3 434 Secondaire 2nd cycle ou plus 11,8 2 168 51,8 256 4,8 1 883 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 10,1 1 222 37,7 123 5,7 1 078 Second 11,8 1 621 39,7 192 5,2 1 421 Moyen 10,8 1 784 35,9 192 4,5 1 566 Quatrième 8,9 1 879 51,7 168 5,1 1 568 Le plus élevé 9,2 1 915 55,0 177 5,0 1 588 Ensemble 10,1 8 422 44,1 852 5,1 7 220 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Les moyennes sont calculées en excluant les enquêtées qui ont donné des réponses non numériques. 234 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Les résultats présentés au tableau 15.8.2 montrent que la proportion d’hommes de 15-49 ans ayant déclaré avoir eu, au moins, deux partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois est pratiquement trois fois plus élevée que celle des femmes (29 % contre 10 %).Comme on pouvait s’y attendre, la proportion d’hommes ayant eu des partenaires multiples est particulièrement élevée parmi les polygames (77 %). On constate par ailleurs que la proportion d’hommes ayant eu plusieurs partenaires augmente avec l’âge, de 15 % à 15-19 ans à 35 % à 30-39 ans; les variations selon le niveau d’instruction sont importantes, d’un minimum de 10 % parmi les hommes sans niveau d’instruction à un maximum de 36 % parmi ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Les écarts selon le niveau de bien-être économique du ménage ne sont, par contre, pas très importants. Tableau 15.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Hommes Parmi tous les hommes de 15-49 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d'une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois; parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels; nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie pour les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les hommes Parmi les hommes ayant eudeux partenaires sexuelles ou plus au cours des 12 derniers mois Parmi les hommes qui ont déjà eu des rapports sexuels1 : Pourcentage ayant eu deux partenaires sexuelles ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif d'hommes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé durant les derniers rapports sexuels Effectif d'hommes Nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 22,7 1 817 76,5 413 7,7 1 412 15-19 14,9 1 012 77,3 151 5,1 695 20-24 32,5 805 76,1 262 10,3 717 25-29 33,1 813 48,3 269 14,4 658 30-39 35,2 1 490 41,5 525 19,6 1 150 40-49 27,8 987 33,7 275 24,6 706 État matrimonial Célibataire 22,3 2 336 75,7 521 9,5 1 767 En union 34,0 2 425 31,4 825 19,7 1 909 En rupture d'union 39,2 347 75,7 136 23,0 251 Type d'union Union polygame 76,6 177 23,4 135 21,8 142 Union non polygame 30,7 2 248 33,0 690 19,6 1 767 Non actuellement en union 24,5 2 683 75,7 657 11,2 2 018 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 27,8 3 019 50,2 839 14,5 2 249 Autres villes 31,0 1 458 55,2 451 16,4 1 184 Ensemble urbain 28,8 4 477 52,0 1 291 15,1 3 433 Rural 30,3 631 44,8 191 16,7 494 Province Libreville/Port-Gentil 27,8 3 019 50,2 839 14,5 2 249 Estuaire (sans Libreville) 27,1 586 43,8 159 16,4 479 Haut-Ogooué 34,5 390 62,4 135 16,6 320 Moyen-Ogooué 24,7 134 56,1 33 16,3 116 Ngounié 36,0 264 57,2 95 16,6 233 Nyanga 32,3 110 53,0 36 19,3 90 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 32,9 57 51,8 19 13,7 31 Ogooué-Ivindo 22,9 132 42,8 30 13,9 101 Ogooué-Lolo 38,4 168 52,5 65 24,6 149 Woleu-N’tem 29,1 247 45,8 72 9,3 157 Niveau d'instruction Aucun 9,6 333 (35,7) 32 6,6 236 Primaire 20,8 752 50,3 156 12,7 537 Secondaire 1er cycle 28,8 2 227 56,5 641 13,7 1 724 Secondaire 2nd cycle ou plus 36,4 1 795 46,6 653 19,8 1 430 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 27,4 716 45,5 196 17,4 573 Second 28,7 1 111 52,1 319 15,4 865 Moyen 28,9 1 139 57,2 329 12,1 863 Quatrième 28,7 1 064 48,5 305 13,7 786 Le plus élevé 30,9 1 077 49,6 333 18,7 839 Ensemble 15-49 29,0 5 108 51,1 1 482 15,3 3 927 50-59 24,3 546 22,1 133 26,1 349 Ensemble 15-59 28,6 5 654 48,7 1 615 16,2 4 276 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Les moyennes sont calculées en excluant les enquêtés qui ont donné des réponses non numériques. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 235 Aux enquêtés ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels avec au moins deux partenaires au cours des 12 derniers mois, on a demandé si un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels. On constate que 44 % des femmes ont déclaré avoir utilisé des condoms au cours de leurs derniers rapports sexuels. Parmi les jeunes femmes de 15-19 ans, cette proportion est de 58 %. On remarque que ce sont les célibataires (60 %), les femmes vivant dans les villes autres que Libreville/Port-Gentil (50 %), celles vivant dans la province du Haut-Ogooué (58 %,), les femmes de niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle (52 %) et celles des ménages les plus riches (55 %) qui ont le plus fréquemment utilisé des condoms au cours de leurs derniers rapports sexuels. Proportionnellement, les hommes ayant utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels des 12 derniers mois sont plus nombreux que chez les femmes (51 % contre 44 %). L’utilisation de condoms est plus fréquente parmi les jeunes (77 % à 15-24 ans), parmi les célibataires et les hommes en rupture d’union (76 % dans les deux cas) et parmi les hommes vivant dans la province du Haut-Ogooué (62 %). Le nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie est de 15,3 chez les hommes de 15-49 ans, contre 5,1 chez les femmes. Comme attendu, ce nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie augmente avec l’âge, passant d’un minimum de 7,7 chez les 15-19 ans à un maximum de 24,6 chez les 40-49 ans. Ce nombre moyen de partenaires sexuelles est particulièrement élevé chez les hommes en rupture d’union (23,0 contre 9,5 chez les célibataires). Par ailleurs, il tend à augmenter avec le niveau d’instruction, variant de 6,6 parmi ceux sans instruction à 19,8 parmi ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Les variations selon les quintiles de bien-être économique sont, par contre, irrégulières. Les résultats selon la province montrent que c’est dans l’Ogooué-Lolo que ce nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie est le plus élevée (24,6 contre un minimum de 9,3 dans le Woleu-N’tem). Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants Les partenaires sexuels multiples peuvent être sériels, il s’agit alors de relations sexuelles « monogames », au cours de périodes plus ou moins longues, avec plusieurs partenaires qui se succèdent, ou concomitants, il s’agit alors de relations sexuelles avec plusieurs partenaires, au cours des périodes plus ou moins longues qui se chevauchent. Deux partenaires sexuels sont considérés comme concomitants quand la date des premiers rapports sexuels avec le partenaire le plus récent se situe avant la date des derniers rapports sexuels avec le partenaire précédent. Si le fait d’avoir des partenaires sexuels multiples augmente le risque de contracter le VIH, des rapports sexuels avec des partenaires concomitants sont, en théorie, des rapports qui comportent un risque accru d’infection. En effet, ce type de relation crée de larges réseaux sexuels, c’est-à-dire des groupes de personnes indirectement liées entre elles à travers les rapports sexuels, ce qui augmente les risques de chaque membre du groupe de contracter le VIH et de le propager. Au cours de l’EDSG-II, on a collecté des informations sur le moment auquel ont eu lieu les premiers rapports sexuels et le moment auquel ont eu lieu les rapports sexuels les plus récents avec chaque partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois. À partir de ces informations, on a déterminé si la personne avait eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires au cours d’une même période, c’est-à- dire si elle avait eu des partenaires sexuels concomitants. Deux indicateurs mesurent le partenariat sexuel concomitant : la prévalence ponctuelle et la prévalence cumulative. La prévalence ponctuelle des partenaires sexuels concomitants est définie comme la proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans ayant eu des rapports sexuels avec des partenaires sexuels concomitants à un moment précis (six mois avant l’enquête). La prévalence cumulative des partenaires sexuels concomitants est définie comme la proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui ont eu des partenaires sexuels concomitants à n’importe quel moment au cours des 12 derniers mois. Par ailleurs, en ce qui concerne les hommes qui vivent en union polygame, les relations sexuelles avec les 236 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST différentes épouses au cours d’une même période sont, par définition, considérées comme des relations concomitantes par les deux indicateurs. La prévalence ponctuelle est toujours plus faible que la prévalence cumulée parce que la prévalence ponctuelle ne porte que sur les relations en cours un jour précis et non sur une année entière, les relations sexuelles de courte durée ont donc peu de chances d’être comptabilisées, alors que toute relation concomitante, quelle que soit sa durée, est comptabilisée dans la prévalence cumulative. Les résultats du tableau 15.9 montrent que 3 % des femmes de 15-49 ans ont eu des partenaires sexuels concomitants six mois avant l’enquête (prévalence ponctuelle) et moins de 7 % ont eu des partenaires sexuels concomitants à n’importe quel moment au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête (prévalence cumulée). Cependant, parmi les femmes qui avaient eu des relations sexuelles avec des partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois, il s’agissait, dans 65 % des cas, de partenaires sexuels concomitants. On remarque, en outre, que cette proportion augmente avec l’âge, passant de 55 % à 15-19 ans à 66 % à 20-24 ans et à un maximum de 74 % à 40-49 ans. On note également qu’elle est nettement plus élevée chez les femmes en union que chez les autres (73 % contre un minimum de 60 % parmi les célibataires) et en milieu rural qu’urbain (69 % contre 64 %). C’est à Libreville/Port-Gentil que cette proportion est la plus faible (62 %). Tableau 15.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants Pourcentage de toutes les femmes et de tous les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuels concomitants six mois avant l'interview (prévalence ponctuelle1), et pourcentage de toutes les femmes et de tous les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuels concomitants au cours des 12 mois ayant précédé l'interview (prévalence cumulée2) et, parmi les femmes et les hommes ayant eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 mois ayant précédé l'interview, pourcentage ayant eu des partenaires sexuels concomitants, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les enquêtés Parmi tous les enquêtés ayant eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Prévalence ponctuelle des partenaires sexuels concomitants1 Prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants2 Effectif d’enquêtés Pourcentage ayant eu des partenaires sexuels concomitants2 Effectif d’enquêtés FEMMES Groupe d'âges 15-24 3,5 7,6 3 421 61,7 423 15-19 2,1 5,1 1 784 54,6 167 20-24 4,9 10,4 1 637 66,3 256 25-29 3,6 7,2 1 485 63,7 169 30-39 2,6 5,8 2 197 68,3 187 40-49 2,1 4,1 1 319 74,2 73 État matrimonial Célibataire 3,2 7,1 3 047 60,0 361 En union 2,6 5,6 4 475 72,7 342 En rupture d'union 4,4 9,4 900 57,1 149 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 3,1 6,5 4 974 62,3 522 Autres villes 3,0 6,4 2 491 67,8 235 Ensemble urbain 3,1 6,5 7 465 64,0 757 Rural 2,9 6,9 957 69,3 95 Ensemble 15-49 3,0 6,5 8 422 64,6 852 À suivre… Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 237 Tableau 15.9—Suite Pourcentage de toutes les femmes et de tous les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuels concomitants six mois avant l'interview (prévalence ponctuelle1), et pourcentage de toutes les femmes et de tous les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuels concomitants au cours des 12 mois ayant précédé l'interview (prévalence cumulée2) et, parmi les femmes et les hommes ayant eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 mois ayant précédé l'interview, pourcentage ayant eu des partenaires sexuels concomitants, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les enquêtés Parmi tous les enquêtés ayant eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Prévalence ponctuelle des partenaires sexuels concomitants1 Prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants2 Effectif d’enquêtés Pourcentage ayant eu des partenaires sexuels concomitants2 Effectif d’enquêtés HOMMES Groupe d'âges 15-24 4,7 14,5 1 817 64,0 413 15-19 2,2 7,8 1 012 52,0 151 20-24 7,9 23,1 805 71,0 262 25-29 8,7 26,7 813 80,5 269 30-39 11,2 26,8 1 490 76,1 525 40-49 14,7 23,9 987 86,0 275 État matrimonial Célibataire 4,7 14,2 2 336 63,5 521 En union 13,5 28,6 2 425 84,0 825 En rupture d'union 8,8 26,9 347 68,6 136 Type d'union Union polygame 45,2 66,2 177 86,4 135 Union non polygame 11,0 25,6 2 248 83,5 690 Non actuellement en union 5,3 15,8 2 683 64,6 657 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 8,2 21,0 3 019 75,7 839 Autres villes 10,9 23,1 1 458 74,6 451 Ensemble urbain 9,0 21,7 4 477 75,3 1 291 Rural 10,3 23,0 631 76,0 191 Ensemble 15-49 9,2 21,9 5 108 75,4 1 482 50-59 11,3 22,4 546 92,2 133 Ensemble 15-59 9,4 21,9 5 654 76,8 1 615 Note: Deux partenaires sexuels sont considérés comme étant concomitants si la date des rapports sexuels les plus récents avec le partenaire précédent se situe après la date des derniers rapports sexuels avec le dernier partenaire. 1 Le pourcentage d'enquêtés qui ont eu deux partenaires sexuels (ou plus) qui étaient concomitants à un moment précis, six mois avant l'enquête. 2 Le pourcentage d'enquêtés qui ont eu deux partenaires sexuels (ou plus) qui étaient concomitants à n'importe quel moment au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. Rapports sexuels payants Les rapports sexuels payants sont considérés comme des rapports sexuels à hauts risques dans la mesure où ce sont des rapports avec des femmes qui ont un nombre élevé de partenaires. Au cours de l’EDSG-II, on a demandé aux hommes s’il leur était déjà arrivé de payer pour des rapports sexuels, si cela était arrivé au cours des 12 derniers mois et si, au cours de ces rapports sexuels, ils avaient utilisé un condom. Les résultats sont présentés au tableau 15.10. 238 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 15.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels payants; pourcentage d'hommes ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois et, parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels payants, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les hommes Parmi les hommes qui ont eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant déjà eu des rapports sexuels payants Pourcentage ayant eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois Effectif d'hommes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels payants Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 6,3 3,1 1 817 85,7 57 15-19 2,9 2,3 1 012 * 23 20-24 10,5 4,2 805 (90,8) 34 25-29 14,7 4,2 813 (80,6) 34 30-39 19,7 5,9 1 490 85,8 87 40-49 22,3 6,4 987 77,7 63 État matrimonial Célibataire 8,3 4,2 2 336 84,3 99 En union 18,0 4,1 2 425 82,0 100 En rupture d'union 33,6 12,1 347 (81,8) 42 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 15,1 4,9 3 019 (84,6) 147 Autres villes 13,6 4,5 1 458 84,5 66 Ensemble urbain 14,6 4,7 4 477 84,6 212 Rural 14,9 4,5 631 70,7 29 Province Libreville/Port-Gentil 15,1 4,9 3 019 (84,6) 147 Estuaire (sans Libreville) 15,0 4,7 586 * 28 Haut-Ogooué 12,9 3,1 390 * 12 Moyen-Ogooué 13,6 4,2 134 * 6 Ngounié 18,3 1,8 264 * 5 Nyanga 16,2 1,8 110 * 2 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 15,0 7,3 57 * 4 Ogooué-Ivindo 3,4 2,2 132 * 3 Ogooué-Lolo 27,2 17,6 168 73,8 30 Woleu-N’tem 4,5 2,2 247 * 5 Niveau d'instruction Aucun 14,1 5,4 333 * 18 Primaire 15,5 7,9 752 82,6 59 Secondaire 1er cycle 13,7 4,4 2 227 90,5 99 Secondaire 2nd cycle ou plus 15,5 3,6 1 795 72,3 65 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 17,6 6,3 716 69,0 45 Second 17,4 5,6 1 111 95,9 62 Moyen 12,8 5,0 1 139 (85,0) 57 Quatrième 13,0 3,6 1 064 (77,5) 38 Le plus élevé 13,3 3,6 1 077 * 38 Ensemble 15-49 14,6 4,7 5 108 82,9 241 50-59 23,0 4,9 546 70,7 27 Ensemble 15-59 15,4 4,7 5 654 81,7 268 Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Parmi les hommes de 15-49 ans, 15 % ont déclaré avoir déjà eu des rapports sexuels payants et 5 % en avaient eu récemment, au cours des 12 derniers mois. Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques sont très faibles ; c’est parmi les hommes en rupture d’union (12 % contre 4 % pour ceux en union), dans la province de l’Ogooué-Lolo (18 % contre moins de 2 % dans la Ngounié et dans la Nyanga), parmi les hommes de niveau d’instruction primaire (8 % contre 4 % pour ceux de niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle) et chez les hommes vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus bas (6 % contre 4 % dans les deux derniers quintiles) que cette pratique est la plus répandue. En outre, les résultats montrent que plus de huit hommes sur dix (83 %) ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 239 15.5 TEST ANTÉRIEUR DU VIH Test du VIH pour l’ensemble des enquêtés La connaissance du statut sérologique peut contribuer à limiter la pandémie car elle permet aux personnes de se protéger et de protéger leurs partenaires. Au cours de l’EDSG-II, on a demandé aux enquêtés s’ils avaient déjà effectué un test de dépistage du VIH et s’ils avaient reçu, ou non, les résultats de leurs tests. Les résultats sont présentés aux tableaux 15.11.1 et 15.11.2 Les résultats présentés au tableau 15.11.1 montrent que 89 % des femmes ont déclaré savoir où se rendre pour faire un test du VIH. Cette proportion est élevée dans tous les sous-groupes de femmes. On peut cependant souligner qu’elle est un peu plus faible parmi les femmes du milieu rural (80 %), celles de l’Ogooué-Ivindo (72 %), parmi celles sans instruction (71 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (78 %). Bien que 89 % des femmes aient déclaré connaître un endroit pour effectuer un test du VIH, on constate néanmoins que 31 % n’ont jamais effectué de test de dépistage. Par contre, dans 67 % des cas, les femmes en ont effectué un et en ont reçu le résultat et seulement 2 % ont effectué un test mais sans avoir reçu le résultat. C’est parmi les femmes de 25-29 ans (81 %) et parmi celles de 30-39 ans (82 %) que l’on note les proportions les plus élevées de femmes qui ont effectué un test et qui en connaissent le résultat Le tableau 15.11.1 présente aussi les proportions de femmes qui ont reçu le résultat du dernier test effectué au cours des 12 derniers mois. Un tiers des femmes (33 %) connaissent leur statut sérologique récent. Ce sont les femmes de 20-24 ans (40 %) et celles de 25-29 ans (42 %), les femmes en union (38 %), celles de la province de l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil (48 %), celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle (42 %) qui connaissent le plus fréquemment leur statut sérologique récent. Le tableau 15.11.2 présente les mêmes résultats pour les hommes. Dans une proportion un peu plus faible que celle des femmes (84 % contre 89 %), les hommes de 15-49 ans connaissent un endroit où effectuer un test du VIH. En outre, les résultats montrent que 50 % des hommes n’ont jamais effectué de test, proportion plus élevée que celle des femmes (31 %). Moins d’un homme sur deux (48 %) a effectué un test du VIH et a eu connaissance du résultat. Dans 3 % des cas, ils ont effectué un test mais n’en connaissent pas le résultat. C’est parmi les hommes les plus âgés (66 % à 30-39 ans et 63 % à 40-49 ans), ceux en union (64 %) et ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (69 %) que l’on constate la proportion la plus élevée de ceux qui ont déjà fait un test et reçu le résultat. Dans 23 % des cas, soit une proportion plus faible que celle des femmes (33 %), les hommes ont reçu le résultat du dernier test du VIH effectué au cours des 12 derniers mois. Cependant, dans certains sous-groupes, cette proportion est bien plus élevée et atteint, par exemple 39 % dans l’Ogooué-Maritime sans Port-Gentil, 34 % parmi ceux de niveau secondaire 2nd cycle ou plus et 34 % parmi ceux des ménages du quintile le plus élevé. 240 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 15.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui savent où se rendre pour effectuer un test du VIH ; répartition (en %) des femmes de 15-49 ans selon qu'elles ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu'elles ont reçu, ou non, les résultats du dernier test ; pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant déjà effectué un test du VIH et pourcentage de celles ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu les résultats du dernier test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Pays, 2011 Caractéristique sociodémographique Pourcentage sachant où se rendre pour effectuer un test du VIH Répartition (en %) des femmes selon qu'elles ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu'elles ont reçu, ou non, les résultats du dernier test Total Pourcentage ayant déjà effectué un test Pourcentage ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif de femmes1 A effectué un test et a reçu le résultat A effectué un test mais n'a pas reçu le résultat N'a jamais effectué de test1 Groupe d'âges 15-24 84,6 50,9 2,2 46,9 100,0 53,1 29,9 3 421 15-19 77,0 31,3 1,8 66,9 100,0 33,1 20,4 1 784 20-24 92,9 72,3 2,6 25,1 100,0 74,9 40,2 1 637 25-29 92,7 81,3 1,5 17,2 100,0 82,8 41,7 1 485 30-39 93,6 81,8 1,8 16,4 100,0 83,6 37,6 2 197 40-49 88,8 69,4 2,8 27,7 100,0 72,3 26,0 1 319 État matrimonial Célibataire 84,8 48,3 1,9 49,7 100,0 50,3 26,7 3 047 A déjà eu des rapports sexuels 88,4 60,3 2,5 37,3 100,0 62,7 32,5 2 328 N'a jamais eu de rapports sexuels 73,0 9,8 0,2 90,0 100,0 10,0 8,0 719 En union 90,8 77,8 2,0 20,2 100,0 79,8 37,7 4 475 En rupture d'union 94,2 78,6 2,9 18,5 100,0 81,5 34,4 900 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 90,5 70,2 1,8 28,0 100,0 72,0 35,1 4 974 Autres villes 89,6 64,9 2,4 32,7 100,0 67,3 32,9 2 491 Ensemble urbain 90,2 68,4 2,0 29,5 100,0 70,5 34,3 7 465 Rural 79,8 57,9 2,4 39,8 100,0 60,2 25,8 957 Province Libreville/Port-Gentil 90,5 70,2 1,8 28,0 100,0 72,0 35,1 4 974 Estuaire (sans Libreville) 90,4 69,1 3,1 27,8 100,0 72,2 31,7 876 Haut-Ogooué 87,9 65,9 2,0 32,1 100,0 67,9 32,3 729 Moyen-Ogooué 89,9 67,2 2,2 30,7 100,0 69,3 27,7 229 Ngounié 84,2 59,2 1,2 39,7 100,0 60,3 32,8 467 Nyanga 87,7 55,7 4,1 40,2 100,0 59,8 26,4 182 Ogooué Maritime (sans Port-Gentil) 95,6 78,6 2,3 19,0 100,0 81,0 48,0 82 Ogooué-Ivindo 72,3 45,1 3,3 51,6 100,0 48,4 20,3 249 Ogooué-Lolo 87,1 66,3 1,3 32,4 100,0 67,6 33,1 248 Woleu-N’tem 85,5 55,0 2,4 42,6 100,0 57,4 29,9 386 Région Nord 80,3 51,1 2,8 46,1 100,0 53,9 26,2 635 Est 87,7 66,0 1,8 32,2 100,0 67,8 32,5 977 Ouest 90,7 69,4 2,9 27,8 100,0 72,2 32,0 1 187 Sud 85,2 58,2 2,0 39,8 100,0 60,2 31,0 650 Libreville/Port-Gentil 90,5 70,2 1,8 28,0 100,0 72,0 35,1 4 974 Niveau d'instruction Aucun 71,2 55,5 2,2 42,4 100,0 57,6 24,2 373 Primaire 79,7 59,0 1,8 39,2 100,0 60,8 28,3 1 786 Secondaire 1er cycle 90,0 66,2 2,0 31,8 100,0 68,2 32,0 4 094 Secondaire 2nd cycle ou plus 97,8 77,9 2,4 19,7 100,0 80,3 41,7 2 168 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 77,8 55,1 1,8 43,1 100,0 56,9 25,7 1 222 Second 89,5 68,0 2,0 29,9 100,0 70,1 32,8 1 621 Moyen 88,7 67,7 2,3 30,0 100,0 70,0 35,7 1 784 Quatrième 91,2 71,4 1,6 27,0 100,0 73,0 35,2 1 879 Le plus élevé 93,9 69,8 2,5 27,8 100,0 72,2 34,8 1 915 Ensemble 89,0 67,2 2,1 30,7 100,0 69,3 33,4 8 422 1 Y compris : Ne sait pas/Manquant. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 241 Tableau 15.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui savent où se rendre pour effectuer un test du VIH ; répartition (en %) des hommes de 15-49 ans selon qu'ils ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu'ils ont reçu, ou non, les résultats du dernier test ; pourcentage d'hommes de 15-49 ans ayant déjà effectué un test du VIH et pourcentage de ceux ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu les résultats du dernier test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage sachant où se rendre pour effectuer un test du VIH Répartition (en %) des hommes selon qu'ils ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu'ils ont reçu, ou non, les résultats du dernier test Total Pourcentage ayant déjà effectué un test Pourcentage ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif d'hommes1 A effectué un test et a reçu le résultat A effectué un test mais n'a pas reçu le résultat N'a jamais effectué de test1 Groupe d'âges 15-24 72,6 22,1 2,4 75,5 100,0 24,5 12,1 1 817 15-19 65,4 11,4 1,9 86,7 100,0 13,3 6,1 1 012 20-24 81,6 35,5 3,1 61,4 100,0 38,6 19,7 805 25-29 89,6 54,8 5,1 40,1 100,0 59,9 25,6 813 30-39 92,0 65,5 1,6 32,9 100,0 67,1 28,7 1 490 40-49 89,1 63,0 2,7 34,3 100,0 65,7 30,6 987 État matrimonial Célibataire 76,5 30,1 2,5 67,4 100,0 32,6 14,8 2 336 A déjà eu des rapports sexuels 81,5 34,4 2,8 62,8 100,0 37,2 16,8 1 977 N'a jamais eu de rapports sexuels 48,5 6,0 1,1 92,8 100,0 7,2 3,8 359 En union 90,6 63,6 2,8 33,6 100,0 66,4 29,2 2 425 En rupture d'union 91,1 57,9 2,7 39,5 100,0 60,5 30,5 347 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 86,7 53,8 3,0 43,2 100,0 56,8 25,1 3 019 Autres villes 83,1 41,6 2,0 56,4 100,0 43,6 21,4 1 458 Ensemble urbain 85,5 49,8 2,7 47,5 100,0 52,5 23,9 4 477 Rural 74,7 33,9 2,7 63,4 100,0 36,6 14,1 631 Province Libreville/Port-Gentil 86,7 53,8 3,0 43,2 100,0 56,8 25,1 3 019 Estuaire (sans Libreville) 76,8 39,1 1,7 59,2 100,0 40,8 16,6 586 Haut-Ogooué 81,8 39,7 2,3 58,0 100,0 42,0 19,8 390 Moyen-Ogooué 79,9 40,9 2,3 56,8 100,0 43,2 21,3 134 Ngounié 82,0 38,2 1,8 60,1 100,0 39,9 20,5 264 Nyanga 89,1 34,3 5,2 60,5 100,0 39,5 15,1 110 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 90,7 57,4 2,1 40,5 100,0 59,5 38,8 57 Ogooué-Ivindo 79,1 31,8 0,7 67,5 100,0 32,5 18,0 132 Ogooué-Lolo 91,9 38,4 3,5 58,1 100,0 41,9 19,8 168 Woleu-N’tem 73,3 41,8 2,5 55,7 100,0 44,3 19,3 247 Région Nord 75,3 38,4 1,9 59,8 100,0 40,2 18,8 379 Est 84,8 39,3 2,7 58,0 100,0 42,0 19,8 558 Ouest 78,4 40,8 1,8 57,4 100,0 42,6 19,0 777 Sud 84,1 37,0 2,8 60,2 100,0 39,8 18,9 374 Libreville/Port-Gentil 86,7 53,8 3,0 43,2 100,0 56,8 25,1 3 019 Niveau d'instruction Aucun 59,9 31,0 3,5 65,4 100,0 34,6 7,4 333 Primaire 68,1 27,2 3,3 69,5 100,0 30,5 9,9 752 Secondaire 1er cycle 83,8 40,1 2,6 57,3 100,0 42,7 19,8 2 227 Secondaire 2nd cycle ou plus 95,8 69,3 2,3 28,4 100,0 71,6 34,4 1 795 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 74,6 27,3 3,0 69,7 100,0 30,3 10,6 716 Second 78,4 39,4 1,8 58,8 100,0 41,2 17,7 1 111 Moyen 85,8 52,5 3,2 44,4 100,0 55,6 23,8 1 139 Quatrième 88,3 54,8 2,4 42,8 100,0 57,2 23,8 1 064 Le plus élevé 90,7 58,5 3,1 38,4 100,0 61,6 33,5 1 077 Ensemble 15-49 84,2 47,9 2,7 49,5 100,0 50,5 22,7 5 108 50-59 85,0 59,7 2,9 37,4 100,0 62,6 20,3 546 Ensemble 15-59 84,3 49,0 2,7 48,3 100,0 51,7 22,5 5 654 1 Y compris : Ne sait pas/Manquant. 242 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Test du VIH pour les femmes enceintes Pour les femmes ayant eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l'enquête, le tableau 15.12 présente les proportions de celles qui, pour leur naissance la plus récente, ont reçu des conseils sur le VIH et qui ont effectué un test du VIH durant une visite prénatale et la proportion de celles qui ont effectué un test du VIH au moment de l’accouchement. Tableau 15.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH avant le test, pourcentage ayant effectué un test du VIH pendant une visite prénatale pour la naissance la plus récente selon qu'elles ont reçu ou non le résultat du test et qu'elles ont reçu ou non des conseils après le test; pourcentage ayant effectué un test du VIH au moment de l'accouchement pour la naissance la plus récente selon qu'elles ont reçu ou non le résultat du test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH au cours d'une visite prénatale1 Pourcentage ayant effectué un test du VIH durant une visite prénatale et qui : Pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH, ayant effectué un test du VIH au cours d'une visite prénatale et ayant reçu le résultat Pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours d'une visite prénatale ou au moment de l'accouchement et qui:2 Effectif de femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années3 Ont reçu le résultat et des conseils après le test Ont reçu le résultat et n'ont pas reçu des conseils après le test N'ont pas reçu le résultat du test Ont reçu le résultat N'ont pas reçu le résultat Groupe d'âges 15-24 52,6 52,8 21,8 1,8 48,3 76,0 2,3 855 15-19 49,9 47,6 24,1 2,0 45,4 73,1 2,0 314 20-24 54,2 55,8 20,5 1,7 50,0 77,6 2,5 542 25-29 61,6 57,5 21,9 2,0 56,1 80,0 2,5 510 30-39 60,4 58,6 20,6 1,8 56,6 79,9 2,2 618 40-49 58,6 59,7 13,9 1,8 55,2 73,8 1,8 118 État matrimonial Célibataire 54,7 50,8 24,7 1,3 50,9 77,2 1,8 490 A déjà eu des rapports sexuels 54,7 50,8 24,8 1,2 50,9 77,3 1,7 489 N'a jamais eu de rapports sexuels 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 0,0 100,0 1 En union 57,6 57,1 19,9 1,8 53,1 77,7 2,3 1 478 En rupture d'union 65,8 63,0 20,3 4,4 60,1 83,5 4,4 134 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 58,1 56,4 23,4 1,8 55,7 80,9 2,6 1 088 Autres villes 60,7 58,9 20,7 2,2 54,7 80,3 2,2 684 Ensemble urbain 59,1 57,3 22,4 1,9 55,3 80,7 2,5 1 772 Rural 48,3 49,0 13,8 1,4 40,6 63,5 1,5 330 Province Libreville/Port-Gentil 58,1 56,4 23,4 1,8 55,7 80,9 2,6 1 088 Estuaire (sans Libreville) 59,3 61,7 22,4 1,8 54,1 84,4 1,8 204 Haut-Ogooué 65,1 48,1 32,2 2,5 56,8 81,6 2,6 223 Moyen-Ogooué 52,0 57,1 13,6 2,3 50,5 72,7 2,3 63 Ngounié 57,0 65,2 7,0 0,3 51,4 72,8 0,3 152 Nyanga 64,7 66,9 7,7 3,3 55,9 75,6 3,3 62 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 71,3 69,8 14,2 2,6 65,8 84,7 2,6 24 Ogooué-Ivindo 51,6 43,5 7,1 2,1 40,7 50,9 2,1 91 Ogooué-Lolo 55,8 56,6 17,6 1,1 47,3 75,3 1,1 75 Woleu-N’tem 35,7 46,5 18,8 2,3 32,1 65,3 2,3 120 Niveau d'instruction Aucun 41,8 41,0 22,9 0,5 39,1 65,8 0,8 123 Primaire 53,5 52,2 17,3 1,6 47,0 70,5 2,1 543 Secondaire 1er cycle 61,1 60,3 18,7 1,9 56,9 80,1 2,6 1 034 Secondaire 2nd cycle ou plus 57,9 54,8 31,5 2,5 55,6 86,3 2,5 401 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 46,5 49,9 11,9 1,9 38,4 62,6 2,0 449 Second 63,1 58,0 19,4 2,1 57,5 80,1 2,1 454 Moyen 57,2 58,0 22,0 1,3 54,7 80,7 1,3 473 Quatrième 62,5 61,3 26,9 1,4 60,4 88,2 3,2 407 Le plus élevé 58,5 52,2 27,2 2,7 55,3 79,4 3,4 320 Ensemble 15-49 57,4 56,0 21,0 1,8 53,0 78,0 2,3 2 102 1 Des conseils sur le VIH avant le test signifie ici que quelqu'un a parlé à l'enquêtée des trois sujets suivants: 1) la transmission du virus du sida de la mère au bébé, 2) la prévention du virus et 3) effectuer un test du VIH. 2 La question sur le test au moment de l'accouchement n'est posée qu'aux femmes qui n'ont pas effectué de test pendant une visite prénatale. 3 Sont incluses dans le dénominateur les femmes qui n'ont pas reçu de soins prénatals pour leur dernière naissance ayant eu lieu au cours des deux dernières années. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 243 Dans l’ensemble, les résultats montrent que plus de la moitié des femmes (57 %) ont reçu des conseils sur le VIH au cours d’une visite prénatale, c’est-à-dire qu’on leur a parlé de la transmission mère- enfant et de l’importance du test du VIH/sida. Dans 56 % des cas, les femmes ont effectué un test du VIH durant une visite prénatale, ont eu connaissance du résultat du test et ont reçu des conseils après le test ; 21 % des femmes ont effectué un test du VIH durant une visite prénatale, en ont reçu le résultat mais pas de conseils après le test et, enfin, 2 % des femmes ont effectué un test du VIH et n’en ont pas reçu le résultat. Globalement, au cours d’une visite prénatale, plus de la moitié des femmes enceintes (53 %) ont, à la fois, reçu des conseils sur le VIH/sida et effectué un test dont elles ont eu connaissance des résultats. Les femmes qui ont le plus fréquemment bénéficié de conseils et qui ont reçu les résultats du test du VIH sont celles du milieu urbain (55 % contre 41 % en rural), celles qui ont, au moins, un niveau secondaire (57 % pour le 1er cycle et 56 % pour le 2nd cycle ou plus contre 39 % parmi celles sans instruction) et celles qui vivent dans un ménage classé dans le quatrième quintile (60 % contre 38 % dans les ménages du quintile le plus bas). En outre, on constate au tableau 15.12 que près de huit femmes sur dix (78 %) ont effectué un test du VIH au moment de l’accouchement et en ont reçu le résultat. Cependant, cette proportion élevée cache des disparités. En effet, parmi les femmes sans instruction, seulement 66 % ont effectué un test du VIH au moment de l’accouchement et en ont reçu le résultat ; parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas, cette proportion est de 63 % et dans l’Ogooué-Ivindo, elle concerne seulement 51 % des femmes. 15.6. INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Les IST pouvant favoriser la transmission du virus du sida, la prévention et la lutte contre ces infections constituent une priorité. Au cours de l’enquête, pour établir une prévalence déclarée des IST, on a demandé aux enquêtés ayant déjà eu des rapports sexuels s’ils avaient eu, au cours des 12 mois précédant l’enquête, une IST ou des symptômes associés à des IST. Les résultats sont présentés au tableau 15.13 pour les femmes et les hommes selon les caractéristiques sociodémographiques. Les résultats montrent que 8 % des femmes ayant déjà eu des rapports sexuels ont déclaré avoir eu une IST au cours des 12 derniers mois. Par ailleurs, certaines femmes ont déclaré avoir eu des symptômes qui peuvent être révélateurs d’IST : deux femmes sur dix (21 %) ont déclaré avoir eu des pertes vaginales anormales et malodorantes et près d’une femme sur dix (7 %) une plaie ou ulcère génital. Globalement, près de trois femmes sur dix (26 %) sont considérées comme ayant eu une IST et/ou un des symptômes révélateurs d’IST. Rappelons néanmoins que cette prévalence étant basée sur les seules déclarations des enquêtées, elle doit être prise comme un ordre de grandeur et non comme une estimation précise. C’est dans les groupes d’âges 20-24 ans et 25-29 ans (respectivement 30 % et 29 %), celles en union (27 %), celles de l’Estuaire sans Libreville (29 %) et celles qui sont instruites (26 % pour les niveaux primaire et secondaire 1er cycle et 29 % pour le secondaire 2nd cycle ou plus contre 16 % pour celles sans instruction) que cette prévalence déclarée est la plus élevée. La prévalence déclarée est plus faible chez les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels : 5 % ont déclaré avoir eu une IST, 5 % ont déclaré avoir eu des écoulements du pénis et 3 % des plaies ou ulcères génitaux. Si on tient compte des symptômes, la prévalence des IST atteint 9 %. Contrairement aux femmes, c’est chez les hommes en rupture d’union que la prévalence déclarée est la plus élevée (14 %). Parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans ayant déclaré avoir eu une IST et/ou des symptômes associés aux IST au cours des 12 derniers mois, on constate que 58 % des femmes et 51 % des hommes ont consulté un professionnel de santé pour des conseils ou un traitement (Graphique 15.1). Dans 14 % des cas pour les femmes et 28 % des cas pour les hommes, des conseils ou un traitement ont été recherchés auprès d’une pharmacie/boutique et 3 % des femmes et 4 % des hommes ont recherché un traitement ou des conseils auprès d’une autre source non médicale. À l’opposé, 29 % des femmes et 19 % des hommes n’ont recherché aucun conseil ou traitement pour leur IST. 244 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 15.13 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d'IST Parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels, pourcentage ayant déclaré avoir eu une IST et/ou des symptômes d'IST au cours des 12 derniers mois selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Une IST Pertes vaginales anormales et malodo- rantes Plaie/ ulcère génital IST/ pertes/ plaie ou ulcère Effectif de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels Une IST Écoule- ment du pénis Plaie/ ulcère génital IST/ écoule- ment/ plaie ou ulcère Effectif d’hommes ayant déjà eu des rapports sexuels Groupe d'âges 15-24 6,4 20,9 7,2 27,0 2 730 4,4 4,0 2,1 6,7 1 483 15-19 4,4 17,5 6,5 22,4 1 155 3,1 2,1 0,6 4,0 717 20-24 7,8 23,4 7,8 30,3 1 575 5,6 5,7 3,6 9,3 767 25-29 8,7 23,2 8,7 28,8 1 461 4,6 5,1 3,5 9,3 794 30-39 9,0 21,8 6,3 26,2 2 183 6,9 6,3 5,4 12,5 1 482 40-49 7,1 16,2 6,6 20,8 1 317 3,7 2,6 2,0 4,7 987 État matrimonial Célibataire 6,4 18,5 6,3 24,2 2 328 4,0 4,1 1,6 6,5 1 977 A déjà eu des rapports sexuels 6,4 18,5 6,3 24,2 2 328 4,0 4,1 1,6 6,5 1 977 En union 8,1 21,9 7,6 27,0 4 463 5,4 4,8 4,4 9,3 2 423 En rupture d'union 8,8 21,3 6,9 26,0 900 9,3 6,2 5,9 14,2 347 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 8,5 22,2 6,5 27,2 4 520 5,4 5,3 4,5 9,9 2 861 Autres villes 6,5 19,4 8,5 25,1 2 271 4,3 3,4 1,5 5,9 1 301 Ensemble urbain 7,8 21,3 7,1 26,5 6 791 5,1 4,7 3,5 8,6 4 162 Rural 6,6 17,2 7,0 22,6 901 5,2 3,9 2,2 7,7 585 Province Libreville/Port-Gentil 8,5 22,2 6,5 27,2 4 520 5,4 5,3 4,5 9,9 2 861 Estuaire (sans Libreville) 7,1 21,4 11,9 29,2 799 3,4 2,3 0,6 5,0 535 Haut-Ogooué 6,7 14,5 4,8 20,0 666 4,1 2,8 0,6 5,1 342 Moyen-Ogooué 4,0 14,2 3,3 17,0 209 6,9 8,1 2,6 11,4 124 Ngounié 6,1 22,1 7,9 27,6 429 4,8 3,4 1,6 5,8 234 Nyanga 4,4 15,2 5,6 20,0 168 2,6 1,2 1,1 3,8 97 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 7,5 15,1 4,0 19,3 75 5,0 4,2 1,7 5,6 53 Ogooué-Ivindo 4,4 20,1 6,5 23,2 235 7,5 5,6 3,4 8,7 121 Ogooué-Lolo 11,9 20,8 16,2 28,0 226 4,8 3,5 3,4 8,0 148 Woleu-N’tem 5,5 19,9 6,6 23,7 365 5,2 4,9 3,7 9,0 233 Région Nord 5,1 20,0 6,6 23,5 599 6,0 5,1 3,6 8,9 353 Est 8,0 16,1 7,7 22,0 892 4,3 3,0 1,4 6,0 490 Ouest 6,6 19,6 9,7 26,2 1 084 4,2 3,5 1,0 6,2 712 Sud 5,6 20,2 7,2 25,5 597 4,2 2,7 1,5 5,2 330 Libreville/Port-Gentil 8,5 22,2 6,5 27,2 4 520 5,4 5,3 4,5 9,9 2 861 Niveau d'instruction Aucun 5,6 12,1 5,9 15,6 363 3,1 4,1 1,7 4,5 305 Primaire 7,3 19,7 8,9 25,5 1 694 4,3 3,0 2,7 7,5 647 Secondaire 1er cycle 7,5 20,5 6,7 25,9 3 648 4,8 4,2 3,3 7,7 2 026 Secondaire 2nd cycle ou plus 8,7 23,9 6,7 28,6 1 986 6,0 5,6 3,9 10,5 1 768 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 6,2 18,5 7,7 24,1 1 159 5,5 4,6 3,8 9,2 651 Second 8,1 20,2 8,2 26,8 1 519 4,4 4,3 2,5 7,4 1 035 Moyen 7,1 22,7 8,0 27,8 1 644 5,0 4,3 5,5 9,6 1 076 Quatrième 8,9 22,5 6,0 26,4 1 680 6,1 5,5 2,8 8,9 988 Le plus élevé 7,6 19,3 6,0 24,6 1 690 4,6 4,2 2,1 7,7 996 Ensemble 15-49 7,7 20,8 7,1 26,0 7 692 5,1 4,6 3,4 8,5 4 746 50-59 na na na na na 2,1 0,9 3,1 5,0 546 Ensemble 15-59 na na na na na 4,8 4,2 3,3 8,2 5 292 na = Non applicable. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 245 Graphique 15.1 Recherche de conseils ou de traitement pour les IST 58 51 14 28 3 4 29 19 Femme Homme Pourcentage Conseil auprès d'un professionnel de santé Conseil auprès d'une pharmacie/boutique Conseil auprès d'autres sources Pas de conseils pas de traitement 15.7 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES Des injections faites sans respect des normes d’asepsie peuvent être source de contamination. Il est donc important de savoir dans quelle mesure la population reçoit des injections par du personnel de santé, effectuées selon les normes recommandées. En plus des questions pour estimer la proportion de la population ayant reçu des injections médicales, on a demandé comment se présentaient l’aiguille et la seringue utilisées lors de la dernière injection. Les résultats sont présentés au tableau 15.14 pour les femmes et les hommes de 15-49 ans. Globalement, 35 % des femmes et 29 % des hommes ont reçu une injection médicale effectuée par du personnel de santé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Dans la Nyanga, dans l’Ogooué Maritime sans Port-Gentil et dans le Woleu-N’tem, cette proportion atteint chez les femmes, respectivement, 43 %, 41 % et 45%. Le nombre moyen d’injections reçues par les femmes s’établit à 1,3 et chez les hommes à 1,1. Dans la quasi-totalité des cas, les femmes (97 %) et les hommes (98 %) ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois ont déclaré que la dernière injection avait été faite avec une seringue et une aiguille prises d’un emballage neuf et qui n’avait pas été ouvert. De plus, on ne note aucune différence significative selon les caractéristiques sociodémographiques. 246 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 15.14 Prévalence des injections médicales Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui ont reçu, au moins, une injection médicale au cours des 12 derniers mois, nombre moyen d'injections médicales par personne au cours des 12 derniers mois et parmi ceux et celles qui ont reçu une injection médicale, pourcentage des dernières injections médicales pour lesquelles la seringue et l'aiguille provenaient d'un emballage neuf non ouvert, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Pour- centage ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois Nombre moyen d'injections médicales par personne au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes La dernière fois, la seringue et l'aiguille prove- naient d'un emballage neuf, non ouvert Effectif de femmes ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois Pourcenta ge ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois Nombre moyen d'injections médicales par personne au cours des 12 derniers mois Effectif d'hommes La dernière fois, la seringue et l'aiguille prove- naient d'un emballage neuf, non ouvert Effectif d'hommes ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois Groupe d'âges 15-24 33,7 1,0 3 421 96,7 1 153 20,0 0,5 1 817 98,5 363 15-19 29,6 0,8 1 784 95,9 527 17,1 0,5 1 012 97,8 173 20-24 38,2 1,1 1 637 97,3 626 23,6 0,5 805 99,0 190 25-29 39,6 1,5 1 485 98,0 588 24,2 0,7 813 98,3 196 30-39 35,1 1,3 2 197 95,9 772 38,0 1,8 1 490 99,2 567 40-49 35,3 1,6 1 319 96,7 465 34,2 1,3 987 97,2 337 État matrimonial Célibataire 29,5 0,9 3 047 96,2 899 21,5 0,7 2 336 98,2 503 A déjà eu des rapports sexuels 32,2 1,0 2 328 96,0 749 22,3 0,8 1 977 98,1 441 N'a jamais eu de rapports sexuels 21,0 0,7 719 97,1 151 17,1 0,3 359 98,8 62 En union 39,4 1,4 4 475 96,7 1 765 35,3 1,4 2 425 98,4 855 En rupture d'union 34,8 1,6 900 98,6 314 30,5 1,2 347 99,9 106 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 35,6 1,3 4 974 96,7 1 770 28,2 1,0 3 019 98,4 851 Autres villes 34,4 1,2 2 491 96,9 857 30,1 1,2 1 458 98,6 438 Ensemble urbain 35,2 1,3 7 465 96,8 2 627 28,8 1,1 4 477 98,4 1 289 Rural 36,7 1,3 957 96,6 351 27,6 1,0 631 98,4 174 Province Libreville/Port-Gentil 35,6 1,3 4 974 96,7 1 770 28,2 1,0 3 019 98,4 851 Estuaire (sans Libreville) 35,2 1,2 876 95,4 308 25,9 0,9 586 98,4 152 Haut-Ogooué 31,4 1,1 729 95,5 228 36,3 1,5 390 98,2 142 Moyen-Ogooué 32,2 0,9 229 98,6 74 30,7 1,0 134 98,0 41 Ngounié 36,4 1,0 467 97,4 170 34,7 1,0 264 99,3 92 Nyanga 43,0 1,2 182 94,3 78 26,8 0,9 110 100,0 29 Ogooué Maritime (sans Port- Gentil) 41,3 1,1 82 98,4 34 26,5 1,7 57 97,9 15 Ogooué-Ivindo 27,2 0,8 249 98,0 68 25,7 1,0 132 98,5 34 Ogooué-Lolo 29,3 1,0 248 98,1 73 24,1 1,3 168 99,6 41 Woleu-N’tem 45,4 2,5 386 99,7 175 27,4 1,4 247 98,1 68 Niveau d'instruction Aucun 27,5 0,8 373 97,3 102 31,0 0,8 333 95,7 103 Primaire 32,9 1,0 1 786 96,5 588 20,9 0,8 752 98,3 157 Secondaire 1er cycle 35,5 1,4 4 094 97,2 1 452 29,6 1,1 2 227 97,9 660 Secondaire 2nd cycle ou plus 38,5 1,4 2 168 96,0 835 30,3 1,2 1 795 99,7 543 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 33,3 1,1 1 222 97,0 407 27,8 1,1 716 98,7 199 Second 34,1 1,0 1 621 96,5 553 27,6 1,0 1 111 99,0 306 Moyen 34,8 1,4 1 784 98,6 620 26,6 1,0 1 139 98,3 303 Quatrième 37,0 1,2 1 879 96,7 695 35,7 1,4 1 064 97,1 380 Le plus élevé 36,7 1,5 1 915 95,2 703 25,5 0,9 1 077 99,7 275 Ensemble 15-49 35,4 1,3 8 422 96,7 2 978 28,7 1,1 5 108 98,4 1 464 50-59 na na na na na 33,7 1,5 546 98,0 184 Ensemble 15-59 na na na na na 29,1 1,1 5 654 98,4 1 648 Note : Les injections médicales sont celles données par un médecin, un infirmier, un pharmacien, un dentiste ou n'importe quel autre personnel de santé. na = Non applicable Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 247 15.8 LES JEUNES DE 15-24 ANS ET LE VIH/SIDA Les données collectées sur le VIH/sida et les comportements sexuels ont permis de calculer des indicateurs spécifiques à la population des jeunes de 15-24 ans. Au cours de l’EDSG-II, des questions ont été posées pour évaluer, dans cette population, la connaissance complète des moyens de transmission et de prévention du VIH/sida ainsi que les types de comportements sexuels. Connaissance « approfondie » du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer un condom Dans l’ensemble, 30 % des femmes et 36 % des hommes de 15-24 ans ont une connaissance considérée comme «approfondie» du VIH/sida (Tableau 15.15). En d’autres termes, ces jeunes savent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle qui n’est pas infecté. De plus, ils rejettent les idées erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida (transmission par les moustiques et les moyens surnaturels) et ils savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut, néanmoins, avoir contracté le virus du sida1. Tableau 15.15 Connaissance « approfondie » du VIH/sida et connaissance d'un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 15-24 ans ayant une connaissance « approfondie » du sida et pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida1 Pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms1 Effectif d'enquêtés Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida1 Pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms1 Effectif d'enquêtés Groupe d'âges 15-19 28,8 80,3 1 784 34,8 90,9 1 012 15-17 26,8 76,1 1 075 32,1 86,4 610 18-19 31,9 86,7 709 38,8 97,7 402 20-24 30,9 89,1 1 637 37,7 94,2 805 20-22 28,9 88,0 1 051 36,9 95,6 504 23-24 34,6 91,1 586 39,1 92,0 301 État matrimonial Célibataire 32,1 85,4 2 320 37,3 92,1 1 644 A déjà eu des rapports sexuels 31,8 91,9 1 629 38,5 97,0 1 310 N'a jamais eu de rapports sexuels 32,6 69,8 691 32,8 72,8 334 En union/rupture d’union 25,1 82,9 1 101 24,0 95,4 174 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 34,1 86,8 1 964 41,9 94,1 914 Autres villes 27,2 84,8 1 099 32,7 93,0 676 Ensemble urbain 31,6 86,0 3 063 38,0 93,6 1 590 Rural 14,6 71,8 358 22,8 83,6 227 Niveau d'instruction Aucun 11,3 38,3 76 13,5 47,4 49 Primaire 12,9 64,3 494 14,9 83,0 308 Secondaire 1er cycle 27,5 86,0 2 000 36,6 94,7 1 016 Secondaire 2nd cycle ou plus 46,8 97,0 851 51,9 98,6 444 Ensemble 29,8 84,6 3 421 36,1 92,4 1 817 1 Sont considérés comme ayant une connaissance « approfondie », les femmes et les hommes qui savent que l'utilisation régulière du condom au cours des rapports sexuels et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, ceux qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et ceux qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. Les éléments de la connaissance complète sont présentés aux tableaux 15.2, 15.3.1 et 15.3.2. 2 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. 1 Cette définition est la même que celle utilisée pour l’ensemble de la population (voir tableaux 15.3.1 et 15.3.2). 248 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST On remarque que ce niveau de connaissance « approfondie » du sida augmente, globalement, avec l’âge, passant chez les femmes de 27 % à 15-17 ans à 35 % à 23-24 ans et chez les hommes de 32 % à 39 % dans les mêmes groupes d’âges. En outre, on constate que c’est parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes de Libreville/Port-Gentil (respectivement 34 % et 42 %) et parmi celles et ceux qui ont, au moins, un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle (respectivement, 47 % et 52 %) que la proportion de ceux qui ont une connaissance considérée comme « approfondie » du sida est la plus élevée. Les rapports sexuels non protégés constituent un facteur de propagation du VIH/sida. L’utilisation de condoms est l’un des seuls moyens efficaces pour prévenir la contamination par voie sexuelle. On a donc demandé aux enquêtés s’ils connaissaient un endroit où ils pouvaient se procurer des préservatifs. Les résultats du tableau 15.15 montrent que 85 % des femmes de 15-24 ans connaissent un endroit où se procurer des condoms. Cette proportion est plus élevée chez les jeunes hommes (92 %). On observe des variations importantes, cela aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La connaissance d’un endroit où se procurer des condoms varie entre le milieu urbain (86 % chez les femmes et 94 % chez les hommes) et le milieu rural (respectivement 72 % et 84 %) et augmente avec le niveau d’instruction : 38 % des jeunes femmes et 47 % des jeunes hommes sans niveau d’instruction savent où se procurer des préservatifs contre, respectivement, 97 % et 99 % de ceux de niveau, au moins, secondaire 2nd cycle. Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes et utilisation du condom L'âge aux premiers rapports sexuels des jeunes de 15-24 ans revêt une grande importance en matière de prévention du VIH. Le tableau 15.16 présente les proportions d’hommes et de femmes âgés de 15-24 ans qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre leur 15è anniversaire et la proportion de jeunes de 18-24 ans qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, près de deux femmes sur dix (16 %) avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre l’âge de 15 ans exacts. Ce sont les jeunes femmes en union ou qui l’ont été (25 %), celles du milieu rural (26 %) et celles sans instruction (29 %) qui ont le plus fréquemment eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts. En outre, près de sept femmes sur dix (68 %) avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts. Là encore, cette proportion est plus élevée chez les femmes en union ou l’ayant été (79 % contre 60 % pour les célibataires), et en milieu rural qu’en milieu urbain (81 % contre 67 %). Parmi les hommes de 15-24 ans, environ un tiers (32 %) avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts, soit une proportion deux fois plus élevée que chez les femmes. Les variations ne sont pas très importantes. Huit hommes de 18-24 ans sur dix (80 %) avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts. Comme chez les femmes, cette proportion est plus élevée chez ceux qui sont ou qui ont été en union que chez ceux qui sont célibataires (84 % contre 79 %). Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 249 Tableau 15.16 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avant l'âge de 15 ans et pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 18-24 ans ayant eu des rapports sexuels avant l'âge de 18 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d'atteindre 15 ans exacts Effectif de femmes (15-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d'atteindre 18 ans exacts Effectif de femmes (18-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d'atteindre 15 ans exacts Effectif d’hommes (15-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d'atteindre 18 ans exacts Effectif d’hommes (18-24 ans) Groupe d'âges 15-19 16,8 1 784 na na 34,6 1 012 na na 15-17 18,1 1 075 na na 31,7 610 na na 18-19 14,8 709 71,0 709 39,0 402 89,6 402 20-24 15,8 1 637 67,2 1 637 29,6 805 75,3 805 20-22 16,7 1 051 67,6 1 051 29,4 504 75,9 504 23-24 14,2 586 66,4 586 30,0 301 74,5 301 État matrimonial Célibataire 12,1 2 320 60,3 1 332 32,4 1 644 79,4 1 034 En union/rupture d’union 25,2 1 101 78,9 1 014 32,3 174 84,1 173 Connaît une source de condom1 Oui 16,3 2 892 69,3 2 074 34,3 1 679 81,6 1 151 Non 16,5 528 60,9 272 9,6 139 48,9 56 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 13,2 1 964 64,6 1 380 34,2 914 79,7 669 Autres villes 18,9 1 099 71,2 723 29,8 676 80,2 394 Ensemble urbain 15,2 3 063 66,9 2 103 32,3 1 590 79,9 1 063 Rural 25,8 358 80,9 243 33,0 227 81,7 144 Niveau d'instruction Aucun 29,2 76 62,2 66 (17,4) 49 (43,3) 44 Primaire 28,1 494 78,6 307 29,7 308 71,4 140 Secondaire 1er cycle 16,1 2 000 71,5 1 238 35,5 1 016 86,8 599 Secondaire 2nd cycle ou plus 8,9 851 59,3 735 28,9 444 77,2 424 Ensemble 16,3 3 421 68,3 2 346 32,4 1 817 80,1 1 207 na = Non applicable. Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que "amis", "famille" et "maison" n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom Le tableau 15.17 présente les proportions de jeunes célibataires des deux sexes, âgés de 15-24 ans, qui n’ont jamais eu de rapports sexuels et les proportions de ceux qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et, parmi ceux-ci, les proportions de ceux qui ont utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On constate que 30 % des femmes célibataires de 15-24 ans n’avaient jamais eu de rapports sexuels et dans 64 % des cas, les femmes ont déclaré avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois. La proportion de jeunes femmes célibataires qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois augmente avec l’âge, passant de 43 % à 15-17 ans à 87 % à 23-24 ans. Cette proportion est aussi plus élevée parmi celles ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus que parmi les autres (71 % contre 63 % pour le secondaire 1er cycle et 56 % pour le primaire). Parmi les femmes célibataires ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, 63 % avaient utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. C’est parmi les femmes les plus instruites que cette proportion est la plus élevée (70 %). Les résultats concernant les hommes montrent que deux célibataires de 15-24 ans sur dix (20 %) n’avaient jamais eu de rapports sexuels. Environ les deux tiers (68 %) ont déclaré avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois. Cette proportion est nettement plus élevée chez les jeunes hommes de 20-22 ans (85 %) et parmi ceux de niveau d’instruction, au moins, secondaire 2nd cycle (80 %) que parmi les autres. Parmi ces célibataires ayant eu des rapports sexuels prénuptiaux au cours des 12 derniers mois, près de huit sur dix (78 %) avaient utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. C’est en milieu rural que l’utilisation de condoms au cours des derniers rapports sexuels a été la moins fréquente (62 %). 25 0 • C on na is sa nc e, a tti tu de s et c om po rte m en ts V IS -à -V IS d u V IH /S ID A e t d es IS T Ta bl ea u 15 .1 7 R ap po rts s ex ue ls p ré nu pt ia ux e t u til is at io n du c on do m a u co ur s de s ra pp or ts s ex ue ls p ré nu pt ia ux p ar m i l es je un es P ar m i l es fe m m es e t l es h om m es c él ib at ai re s de 1 5- 24 a ns , p ou rc en ta ge q ui n 'o nt ja m ai s eu d e ra pp or ts s ex ue ls , p ou rc en ta ge q ui o nt e u de s ra pp or ts s ex ue ls a u co ur s de s 12 d er ni er s m oi s et , p ar m i c eu x qu i o nt e u de s ra pp or ts s ex ue ls p ré nu pt ia ux a u co ur s de s 12 d er ni er s m oi s, p ou rc en ta ge a ya nt u til is é un c on do m a u co ur s de s de rn ie rs ra pp or ts s ex ue ls , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, G ab on 2 01 2 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Fe m m es H om m es P ou rc en ta ge n' ay an t j am ai s eu d e ra pp or ts se xu el s P ou rc en ta ge ay an t e u de s ra pp or ts s ex ue ls au c ou rs d es 1 2 de rn ie rs m oi s E ffe ct if de fe m m es cé lib at ai re s P ou rc en ta ge ay an t d éc la ré qu 'u n co nd om av ai t é té u til is é au c ou rs d es de rn ie rs ra pp or ts se xu el s E ffe ct if de fe m m es P ou rc en ta ge n' ay an t j am ai s eu d e ra pp or ts se xu el s P ou rc en ta ge ay an t e u de s ra pp or ts s ex ue ls au c ou rs d es 1 2 de rn ie rs m oi s E ffe ct if d’ ho m m es cé lib at ai re s P ou rc en ta ge ay an t d éc la ré qu 'u n co nd om av ai t é té u til is é au c ou rs d es de rn ie rs ra pp or ts se xu el s E ffe ct if d’ ho m m es G ro up e d' âg es 15 -1 9 41 ,5 53 ,7 1 51 6 63 ,9 81 4 29 ,6 57 ,6 99 7 78 ,1 57 4 15 -1 7 52 ,6 43 ,4 98 8 66 ,9 42 9 44 ,8 45 ,1 61 0 76 ,8 27 5 18 -1 9 20 ,9 72 ,9 52 8 60 ,6 38 5 5, 8 77 ,2 38 8 79 ,3 29 9 20 -2 4 7, 6 84 ,2 80 4 61 ,1 67 7 5, 9 83 ,9 64 6 78 ,3 54 2 20 -2 2 7, 8 83 ,1 55 4 61 ,9 46 1 4, 3 84 ,8 44 0 80 ,0 37 3 23 -2 4 7, 2 86 ,5 24 9 59 ,4 21 6 9, 4 82 ,1 20 7 74 ,5 17 0 C on na ît un e so ur ce d e co nd om 1 O ui 24 ,4 70 ,0 1 98 0 63 ,7 1 38 5 16 ,1 71 ,5 1 51 3 78 ,4 1 08 2 N on 61 ,3 31 ,1 34 0 48 ,5 10 6 69 ,6 26 ,4 13 1 73 ,3 34 M ili eu d e ré si de nc e Li br ev ill e/ P or t-G en til 31 ,0 64 ,4 1 36 7 65 ,5 88 0 17 ,1 68 ,6 82 9 79 ,5 56 9 A ut re s vi lle s 28 ,5 64 ,3 74 8 61 ,8 48 1 23 ,9 66 ,5 62 3 81 ,7 41 4 E ns em bl e ur ba in 30 ,1 64 ,4 2 11 5 64 ,2 1 36 1 20 ,0 67 ,7 1 45 2 80 ,4 98 3 R ur al 26 ,5 63 ,3 20 5 46 ,3 13 0 22 ,6 69 ,7 19 2 61 ,9 13 4 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un * * 20 * 13 (4 1, 5) (4 9, 6) 42 * 21 P rim ai re 30 ,2 55 ,9 29 7 45 ,2 16 6 36 ,1 51 ,0 27 4 70 ,6 14 0 S ec on da ire 1 er c yc le 32 ,8 62 ,9 1 35 1 62 ,7 85 0 20 ,8 68 ,7 92 6 81 ,4 63 6 S ec on da ire 2 nd cy cl e ou p lu s 23 ,4 70 ,9 65 1 70 ,0 46 2 6, 3 79 ,6 40 2 74 ,4 32 0 E ns em bl e 29 ,8 64 ,3 2 32 0 62 ,7 1 49 1 20 ,3 67 ,9 1 64 4 78 ,2 1 11 6 N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . D an s ce ta bl ea u, le s ré po ns es te lle s qu e « am is » , « fa m ill e » et « m ai so n » n' on t p as é té p ris es e n co m pt e co m m e so ur ce d 'a pp ro vi si on ne m en t d u co nd om . 250 • Connaissance, attitudes et comportements VIS-à-VIS du VIH/SIDA et des IST Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 251 Partenaires sexuels multiples Le tableau 15.18.1 présente les proportions de femmes de 15-24 ans qui ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Plus d’une jeune femme sur dix (12 %) a eu des rapports sexuels à risque au cours des 12 derniers mois. Cette proportion est légèrement plus élevée chez les femmes en union que chez les célibataires (14 % contre 12 %) et parmi les femmes de niveau au moins secondaire 2nd cycle que parmi les autres (17 % contre 12 % chez celles de niveau primaire et 0,3 % chez celles sans instruction). Tableau 15.18.1 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Femmes Parmi l'ensemble des jeunes femmes de 15-24 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois et, parmi ces femmes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi toutes les femmes de 15-24 ans Parmi les femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire au cours des 12 derniers mois : Pourcentage ayant eu deux partenaires ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 9,4 1 784 58,3 167 15-17 6,8 1 075 66,5 73 18-19 13,3 709 52,0 94 20-24 15,6 1 637 54,0 256 20-22 16,8 1 051 56,2 176 23-24 13,6 586 49,2 80 État matrimonial Célibataire 11,8 2 320 62,0 273 En union 13,6 1 101 44,3 150 Connaît une source de condom1 Oui 13,5 2 892 55,8 391 Non 6,1 528 (55,4) 32 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 13,0 1 964 53,3 255 Autres villes 11,3 1 099 61,9 125 Ensemble urbain 12,4 3 063 56,1 380 Rural 12,2 358 52,3 44 Niveau d'instruction Aucun 0,3 76 * 0 Primaire 11,9 494 51,3 59 Secondaire 1er cycle 11,2 2 000 52,8 224 Secondaire 2nd cycle ou plus 16,5 851 62,1 141 Ensemble 15-24 12,4 3 421 55,7 423 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. Parmi les jeunes femmes ayant eu des rapports sexuels à risques, plus de la moitié (56 %) ont déclaré avoir utilisé un condom. C’est parmi les jeunes filles de 15-17 ans (67 %), les célibataires (62 %), et celles de niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (62 %) que la proportion de celles qui ont utilisé des condom est la plus élevée. 252 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Le tableau 15.18.2 présente les mêmes informations pour les jeunes célibataires de 15-24 ans. La proportion d’hommes ayant eu, au moins, deux partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois est pratiquement deux fois plus élevée que celle des femmes (23 % contre 12 %). En outre, près de huit hommes sur dix ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels à risques (77 %). Ce sont les hommes de 23-24 ans (37 %), ceux en union (36 %) et ceux de niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle (34 %) qui ont eu le plus fréquemment des rapports sexuels à risque. C’est parmi les jeunes de 20-22 ans (80 %), les célibataires (79 %), ceux du milieu urbain (79 %) et ceux de niveau d’instruction secondaire 1er cycle (79 %) qui ont le plus fréquemment utilisé des condoms au cours des derniers rapports sexuels. Tableau 15.18.2 Partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Hommes Parmi l'ensemble des jeunes hommes de 15-24 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d'une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois; parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les hommes de 15-24 ans Parmi les hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avec plus d'une partenaire au cours des 12 derniers mois : Pourcentage ayant eu deux partenaires ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif d'hommes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 14,9 1 012 77,3 151 15-17 8,2 610 76,8 50 18-19 25,2 402 77,6 101 20-24 32,5 805 76,1 262 20-22 30,0 504 80,3 151 23-24 36,7 301 70,4 110 État matrimonial Célibataire 21,3 1 644 78,6 351 En union 35,8 174 65,1 62 Connaît une source de condom1 Oui 24,4 1 679 76,7 409 Non 2,5 139 * 4 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 21,4 914 78,7 196 Autres villes 24,2 676 78,5 164 Ensemble urbain 22,6 1 590 78,6 360 Rural 23,3 227 62,5 53 Niveau d'instruction Aucun (0,8) 49 * 0 Primaire 15,0 308 73,4 46 Secondaire 1er cycle 21,0 1 016 78,9 214 Secondaire 2nd cycle ou plus 34,4 444 74,3 153 Ensemble 15-24 22,7 1 817 76,5 413 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. Disparités d’âges entre partenaires sexuels Le tableau 15.19 porte sur les jeunes femmes et les hommes de 15-19 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire plus âgé d’au moins dix ans. Dans 23 % des cas, les femmes de 15-19 ans ont eu des rapports sexuels avec un partenaire plus âgé qu’elle d’au moins dix ans. Ce sont les femmes en union (43 %), celles de Libreville/Port-Gentil (27 %) et celles de niveau d’instruction primaire (25 %) qui ont le plus fréquemment déclaré avoir eu, au cours des 12 derniers mois, des rapports sexuels avec un partenaire qui avait au moins 10 ans de plus qu’elle. Par contre, chez les hommes, le phénomène est quasi inexistant (0,1 %). Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 253 Tableau 15.19 Disparité d'âges entre partenaires sexuels parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans Parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec un partenaire qui était plus âgé qu'eux d'au moins 10 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Femmes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Hommes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec un partenaire plus âgé qu'elles d'au moins dix ans Effectif de femmes Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec une partenaire plus âgée qu'eux d'au moins dix ans Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-17 17,3 512 0,0 276 18-19 27,2 561 0,2 313 État matrimonial Célibataire 16,0 814 0,1 574 En union 42,7 259 (0,0) 15 Milieu de résidence Libreville/Port-Gentil 26,6 581 0,0 262 Autres villes 17,2 374 0,2 245 Ensemble urbain 22,9 954 0,1 507 Rural 18,7 119 0,4 83 Niveau d'instruction Aucun * 18 * 3 Primaire 25,1 156 0,0 97 Secondaire 1er cycle 21,3 740 0,2 422 Secondaire 2nd cycle ou plus 18,3 159 0,0 67 Ensemble 22,5 1 073 0,1 589 Test du VIH récent parmi les jeunes Le tableau 15.20 présente les proportions de jeunes femmes et de jeunes hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, qui ont effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et qui en ont reçu le résultat. Parmi les jeunes femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, un peu plus d’un tiers (36 %) ont déclaré avoir effectué un test du VIH au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et en avoir reçu le résultat. Cette proportion est plus élevée parmi les jeunes femmes de 23-24 ans (45 %), celles en union (45 %) et celles qui résident à Libreville/Port-Gentil (38 %). On remarque, en fonction du niveau d’instruction, que la proportion de femmes qui ont déclaré avoir effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et reçu les résultats du dernier test est quasiment identique chez celles sans instruction et chez celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (respectivement 42 % et 41 %). Les résultats concernant les hommes montrent qu’une proportion plus faible que chez les femmes (14 % contre 36 %) a effectué un test du VIH au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et a reçu le résultat du dernier test. En outre, les résultats selon les caractéristiques sociodémographiques font apparaître les mêmes variations que celles déjà observées chez les femmes. Par contre, les résultats selon le niveau d’instruction montrent que la proportion d’hommes connaissant leur statut sérologique récent augmente avec le niveau d’instruction, passant d’un minimum de 3 % chez ceux sans instruction à un maximum de 27 % chez les plus instruits. 254 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 15.20 Test du VIH récent parmi les jeunes Parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et ayant reçu les résultats du dernier test selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Gabon 2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois : Parmi les hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois : Pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif de femmes Pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 28,3 1 073 7,8 589 15-17 23,7 512 7,6 276 18-19 32,4 561 7,9 313 20-24 41,4 1 483 18,4 699 20-22 39,1 945 15,1 436 23-24 45,4 538 23,9 263 État matrimonial Célibataire 29,7 1 491 13,2 1 116 En union 44,5 1 065 15,4 171 Connaît une source de