Enquête Démographique et de Santé Burundi 2010

Publication date: 2011

Burundi Enquête Démographique et de Santé 2010 B urundi 2010 Enquête D ém ographique et de Santé RÉPUBLIQUE DU BURUNDI Enquête Démographique et de Santé Burundi 2010 Rapport Final Institut de Statistiques et d’Études Économiques du Burundi (ISTEEBU) Ministère des Finances et de la Planification du Développement Économique Institut National de Santé Publique (INSP) Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida ICF International Calverton, Maryland, USA Mai 2012 Because everyone counts La Deuxième Enquête Démographique et de Santé au Burundi de 2010 (EDSB-II, 2010) a été réalisée par l’Institut de Statistiques et d’Études Economiques du Burundi (ISTEEBU) et l’Institut National de Santé Publique (INSP) du Burundi. Le financement de cette enquête a été assuré par le Gouvernement du Burundi, le Département pour le Développement International (DFID) du Royaume Uni, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), la Coopération Suisse, et le Fonds des Nations Unies pour les Activités de Population (UNFPA). ICF International a fourni l’assistance technique par le biais du programme MEASURE DHS, programme financé par l’USAID et dont l’objectif est de fournir un support et une assistance technique à des pays du monde entier pour la réalisation d’enquêtes sur la population et la santé. Pour obtenir des informations supplémentaires sur l’EDSB-II, 2010, contactez l’Institut de Statistiques et d’Études Économiques du Burundi (ISTEEBU), B.P. 1156, Bujumbura, Burundi ; Téléphone : (257) 22 226 729/22 222 149, Fax : (257) 22 222 635, E-mail : isteebu@cbinf.com ; Internet : www.isteebu.org. Pour obtenir des informations sur le programme MEASURE DHS, contactez ICF International, 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705, USA ; Téléphone : 301-572-0200, Fax : 301-572-0999, E-mail : reports@measuredhs.com, Internet : http://www.measuredhs.com. Citation recommandée : Institut de Statistiques et d’Études Économiques du Burundi (ISTEEBU), Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida [Burundi] (MSPLS), et ICF International. 2012. Enquête Démographique et de Santé Burundi 2010. Bujumbura, Burundi : ISTEEBU, MSPLS, et ICF International. Table des matières • iii TABLEAU DES MATIÈRES LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES. vii PRÉFACE ET REMERCIEMENTS . xiii RÉSUMÉ . xv CARTE DU BURUNDI . xx CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE 1.1 Caractéristiques du pays. 1 1.1.1 Contexte géographique . 1 1.1.2 Démographie et économie . 2 1.2 Politique de population . 3 1.3 Politique de santé . 3 1.4 Objectifs et méthodologie de l’enquête . 4 1.4.1 Objectifs de l’enquête. 4 1.4.2 Questionnaires . 5 1.4.3 Tests Bio Marqueurs . 6 1.4.4 Échantillonnage . 6 1.4.5 Personnel et activités de l’enquête . 7 1.4.6 Traitement des données . 8 1.4.7 Exploitation des données . 8 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DE L’HABITATION, DES MÉNAGES ET DE LA POPULATION 2.1. Conditions de vie . 11 2.1.1 Provenance de l’eau de boisson . 11 2.1.2 Types de toilettes . 12 2.1.3 Caractéristiques de l’habitation . 13 2.1.4 Biens possédés par le ménage . 15 2.1.5 Indice de bien-être économique . 16 2.1.6 Lavage des mains . 16 2.2 Caractéristiques de la population . 17 2.2.1. Structure de la population par âge et sexe . 17 2.2.2. Taille et composition des ménages . 18 2.2.3. Enfants, survie des parents et résidence avec les parents . 19 2.2.4. Fréquentation scolaire des enfants et survie des parents . 21 2.2.5. Enregistrement des enfants de moins de 5 ans à l'état civil . 21 2.3 Niveau d'instruction et fréquentation scolaire . 22 2.3.1 Niveau d’instruction . 22 2.3.2 Taux de fréquentation scolaire . 24 2.4 Travail des enfants . 27 iv • Table des matières CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 31 3.2 Niveau d’instruction par caractéristiques sociodémographiques et économiques . 32 3.3 Alphabétisation . 34 3.4 Exposition aux média . 36 3.5 Activité économique . 37 3.6 Couverture médicale . 42 3.7 Consommation de tabac . 43 CHAPITRE 4 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 4.1 État matrimonial . 47 4.2 Polygamie . 48 4.3 Âge a la première union . 50 4.4 Âge aux premiers rapports sexuels . 51 4.5 Activité Sexuelle Récente . 53 CHAPITRE 5 FÉCONDITÉ 5.1 Niveaux de la fécondité . 57 5.2 Tendances de la fécondité . 60 5.3 Enfants nés vivants et enfants survivants . 60 5.4 Intervalle intergénésique . 61 5.5 Exposition au risque de grossesse . 63 5.6 Âge a la première naissance . 64 5.7 Fécondité des adolescentes . 65 CHAPITRE 6 PRÉFÈRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 6.1 Désir d’avoir des enfants. 67 6.2 Nombre idéal d'enfants . 70 6.3 Planification de la fécondité . 73 CHAPITRE 7 PLANIFICATION FAMILIALE 7.1 Connaissance de la contraception . 75 7.2 Utilisation actuelle de la contraception . 77 7.3 Sources d’approvisionnement en méthodes contraceptives modernes . 81 7.4 Choix de la méthode et information . 82 7.5 Connaissance de la période féconde . 83 7.6 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 83 7.7 Utilisation future . 85 7.8 Exposition aux messages sur la planification familiale . 85 7.9 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des agents de planification familiale . 87 CHAPITRE 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION 8.1 Soins prénatals . 89 8.2 Accouchement . 95 8.3 Examens postnatals . 97 8.4 Accès aux soins de santé . 101 CHAPITRE 9 SANTÉ DE L’ENFANT 9.1 Poids à la naissance . 103 9.2 Vaccination des enfants . 105 9.3 Maladies des enfants . 108 9.3.1 Infections respiratoires . 108 9.3.2 Fièvre . 110 Table des matières • v 9.3.3 Diarrhée . 112 9.4. Pratiques en matière d’hygiène . 119 CHAPITRE 10 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET DES ENFANTS 10.1 État nutritionnel des enfants . 122 10.2 Allaitement maternel et alimentation de complément . 127 10.3 Type d’aliments consommés par les jeunes enfants . 131 10.4 Prévalence de l’anémie des enfants . 133 10.5 Consommation de micronutriments par les enfants . 135 10.6 État nutritionnel des femmes . 138 10.7 Anémie chez les adultes . 140 10.8 Consommation de micronutriments par les mères . 142 CHAPITRE 11 PALUDISME 11.1 Moustiquaires et aspersion d’insecticide . 146 11.2 Traitement préventif antipaludique au cours de la grossesse . 151 11.3 Fièvre et traitement antipaludique des enfants de moins de 5 ans . 152 11.4 Taux d’hémoglobine . 155 CHAPITRE 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS 12.1 Méthodologie et qualité des données . 157 12.1.1 Méthodologie . 157 12.1.2 Évaluation de la qualité des données . 158 12.2 Niveaux et tendances de la mortalité des enfants de moins de 5 ans . 159 12.3 Mortalité différentielle et groupes à hauts risques . 161 12.4 Mortalité périnatale . 164 12.5 Groupes à hauts risques . 166 CHAPITRE 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE 13.1 Collecte des données . 169 13.2 Évaluation de la qualité des données . 170 13.3 Estimation de la mortalité adulte . 172 13.4 Estimation de la mortalité maternelle . 173 CHAPITRE 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST 14.1 Connaissance du VIH/SIDA, des moyens de prévention et de transmission . 176 14.2 Stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH . 182 14.3 Opinions concernant la prévention des IST et du VIH . 185 14.4 Rapports sexuels multiples et utilisation du condom . 188 14.5 Dépistage antérieur du VIH . 193 14.6 Circoncision . 197 14.7 Infections sexuellement transmissibles (IST) . 197 14.8 Prévalence des injections médicales . 199 14.9 Les jeunes de 15-24 ans et le VIH/sida . 201 CHAPITRE 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS 15.1 Protocole de dépistage du VIH . 209 15.2 Taux de couverture du dépistage du VIH . 211 15.3 Prévalence du VIH dans la population de 15-49 ans . 213 15.4 Prévalence du VIH chez les jeunes de 15-24 ans . 221 15.5 Séroprévalence du VIH parmi les couples . 222 vi • Table des matières CHAPITRE 16 STATUT DE LA FEMME 16.1 Emploi et rémunération . 225 16.2 Possession de biens . 229 16.3 Participation dans la prise de certaines décisions . 231 16.4 Opinion sur la violence conjugale . 233 16.5 Indicateurs du pouvoir d’action des femmes. 235 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 Introduction . 239 A.2 Base de sondage . 239 A.3 Échantillonnage . 240 A.4 Probabilité de sondage . 242 A.5 Résultats de l’enquête . 244 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 251 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 263 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSB-II, 2010 . 271 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . 279 Liste des tableaux et graphiques • vii LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE Tableau 1 Résultats de l'enquête ménage et de l'enquête individuelle . 7 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DE L’HABITATION, DES MÉNAGES ET DE LA POPULATION Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 12 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 13 Tableau 2.3 Caractéristiques de l’habitation . 14 Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages . 15 Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique . 16 Tableau 2.6 Lavage des mains . 17 Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 18 Tableau 2.8 Composition des ménages . 19 Tableau 2.9 Enfants, survie des parents et résidence avec les parents . 20 Tableau 2.10 Fréquentation scolaire par état de survie des parents . 21 Tableau 2.11 Enregistrement des naissances d'enfants de moins de 5 ans . 22 Tableau 2.12.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femme . 23 Tableau 2.12.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Homme . 24 Tableau 2.13 Taux de fréquentation scolaire . 26 Tableau 2.14 Travail des enfants . 29 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . 18 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge . 25 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques et économiques des enquêtés . 31 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes . 33 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes . 33 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes . 35 Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes . 35 Tableau 3.4.1 Exposition aux média: Femmes . 36 Tableau 3.4.2 Exposition aux média: Hommes . 37 Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes . 38 Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes . 39 Tableau 3.6.1 Occupation: Femmes. 40 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes . 41 Tableau 3.7 Type d'emploi: Femmes . 42 Tableau 3.8.1 Couverture médicale: Femmes . 42 Tableau 3.8.2 Couverture médicale: Hommes . 43 Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes . 44 Tableau 3.9.2 Consommation de tabac: Hommes . 45 CHAPITRE 4 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Tableau 4.1 État matrimonial actuel . 47 Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses . 49 Tableau 4.2.2 Nombre d'épouses . 49 Tableau 4.3 Âge à la première union . 50 Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 51 Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 52 viii • Liste des tableaux et graphiques Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 52 Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 53 Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 54 Graphique 4.1 Proportion de femmes et d’hommes célibataires par âge . 48 CHAPITRE 5 FÉCONDITÉ Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 58 Tableau 5.2 Fécondité par caractéristiques sociodémographiques . 59 Tableau 5.3 Tendance de la fécondité par âge . 60 Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 61 Tableau 5.5 Intervalle intergénésique . 62 Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 63 Tableau 5.7 Durée médiane de l'aménorrhée, de l'abstinence post-partum et de l'insusceptibilité post-partum . 64 Tableau 5.8 Âge à la première naissance . 65 Tableau 5.9 Âge médian à la première naissance . 65 Tableau 5.10 Grossesse et fécondité des adolescentes . 66 Graphique 5.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence . 58 Graphique 5.2 Taux de fécondité par âge et par période de 5 ans précédant l’EDSB-II . 60 CHAPITRE 6 PRÉFÈRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfants vivants . 68 Tableau 6.2.1 Désir de limiter les naissances: Femmes . 70 Tableau 6.2.2 Désir de limiter les naissances: hommes . 70 Tableau 6.3 Nombre idéal d'enfants . 71 Tableau 6.4 Nombre idéal d'enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 72 Tableau 6.5 Planification de la fécondité . 73 Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée . 74 Graphique 6.1 Préférences des femmes en matière de fécondité . 69 CHAPITRE 7 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 75 Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques . 76 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon l’âge . 78 Tableau 7.4 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 80 Tableau 7.5 Source d'approvisionnement des méthodes modernes . 82 Tableau 7.6 Choix informé de la méthode . 82 Tableau 7.7 Connaissance de la période féconde . 83 Tableau 7.8 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 84 Tableau 7.9 Utilisation future . 85 Tableau 7.10 Exposition aux messages sur la planification familiale . 86 Tableau 7.11 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des agents de planification familiale . 87 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive selon la méthode (Femmes en union) . 79 Graphique 7.2 Prévalence contraceptive moderne selon certaines caractéristiques (Femmes en union) . 81 Liste des tableaux et graphiques • ix CHAPITRE 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION Tableau 8.1 Soins prénatals . 90 Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . 91 Tableau 8.3 Composants des visites prénatales . 92 Tableau 8.4 Vaccination antitétanique . 94 Tableau 8.5 Lieu de l'accouchement . 95 Tableau 8.6 Assistance lors de l'accouchement . 96 Tableau 8.7 Soins postnatals . 97 Tableau 8.8 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals . 98 Tableau 8.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 99 Tableau 8.10 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 100 Tableau 8.11 Problèmes d'accès aux soins de santé . 101 Graphique 8.1 Soins prénatals selon le stade de la grossesse à la première visite . 91 CHAPITRE 9 SANTÉ DE L’ENFANT Tableau 9.1 Taille et poids de l'enfant à la naissance . 104 Tableau 9.2 Vaccinations par sources d'information . 105 Tableau 9.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 107 Tableau 9.4 Vaccinations au cours de la première année . 107 Tableau 9.5 Prévalence et traitement des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) . 109 Tableau 9.6 Prévalence et traitement de la fièvre . 110 Tableau 9.7 Prévalence de la diarrhée . 113 Tableau 9.8 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides préconditionnés . 115 Tableau 9.9 Traitement de la diarrhée . 116 Tableau 9.10 Pratiques alimentaires pendant la diarrhée . 118 Tableau 9.11 Évacuation des selles des enfants . 119 Graphique 9.1 Pourcentage d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés . 106 Graphique 9.2 Prévalence de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans par âge . 111 Graphique 9.3 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins 5 ans par âge . 114 CHAPITRE 10 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES ET DES ENFANTS Tableau 10.1 État nutritionnel des enfants . 123 Tableau 10.2 Début de l’allaitement . 128 Tableau 10.3 Type d’allaitement selon l'âge de l'enfant . 129 Tableau 10.4 Durée médiane de l'allaitement . 130 Tableau 10.5 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'interview . 131 Tableau 10.6 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant . 132 Tableau 10.7 Prévalence de l'anémie chez les enfants de 6-59 mois . 134 Tableau 10.8 Disponibilité de Sel iodé dans les ménages . 135 Tableau 10.9 Consommation de micronutriments par les enfants . 136 Tableau 10.10 État nutritionnel des femmes . 139 Tableau 10.11.1 Prévalence de l'anémie chez les femmes . 141 Tableau 10.11.2 Prévalence de l'anémie chez les hommes . 142 Tableau 10.12 Consommation de micronutriments par les mères . 143 Graphique 10.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans . 124 Graphique 10.2 Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans accusant un retard de croissance . 125 Graphique 10.3 Allaitement selon l’âge de l’enfant . 129 Graphique 10.4 Prévalence de l’anémie chez les enfants de 6-59 mois . 135 x • Liste des tableaux et graphiques CHAPITRE 11 PALUDISME Tableau 11.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 147 Tableau 11.2 Aspersion intradomiciliaire d'insecticide résiduel (AID) contre les moustiques . 147 Tableau 11.3 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 148 Tableau 11.4 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 149 Tableau 11.5 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 151 Tableau 11.6 Utilisation d'antipaludiques à titre préventif par les femmes au cours de la grossesse . 152 Tableau 11.7 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 153 Tableau 11.8 Type d'antipaludiques et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre . 154 Tableau 11.9 Niveau d’hémoglobine inférieur à 8,0 g/dl . 155 Graphique 11.1 Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans et de femmes enceintes ayant dormi sous une MIILDA la nuit avant l’enquête . 150 CHAPITRE 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Tableau 12.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de 5 ans . 160 Tableau 12.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques . 161 Tableau 12.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . 163 Tableau 12.4 Mortalité périnatale . 165 Tableau 12.5 Comportement procréateur à hauts risques . 166 Graphique 12.1 Quotients de mortalité infantile et juvénile par période avant l’EDSB 2010 . 160 Graphique 12.2 Quotients de mortalité infanto-juvénile selon certaines caractéristiques socio-économiques . 162 Graphique 12.3 Quotients de mortalité infantile selon certaines caractéristiques de la mère et de l’enfant . 164 CHAPITRE 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Tableau 13.1 Complétude de l'information sur les frères et sœurs . 170 Tableau 13.2 Indicateurs de la qualité des données sur les frères et sœurs . 171 Tableau 13.3 Estimation de la mortalité adulte par âge . 172 Tableau 13.4 Estimation directe de la mortalité maternelle . 174 Graphique 13.1 Taux de mortalité des femmes et des hommes par groupe d’âges (Période 0-6 ans avant l’EDSB) . 173 CHAPITRE 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS- À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST Tableau 14.1 Connaissance du sida . 176 Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH . 177 Tableau 14.3.1 Connaissance approfondie du sida : Femmes . 178 Tableau 14.3.2 Connaissance approfondie du sida : Hommes . 180 Tableau 14.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant . 181 Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH : Femmes . 183 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH: Hommes . 184 Tableau 14.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint. 186 Tableau 14.7 Adultes favorables à l'enseignement de l'utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida . 187 Tableau 14.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femmes . 189 Tableau 14.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Hommes . 190 Liste des tableaux et graphiques • xi Tableau 14.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuelles concomitantes . 192 Tableau 14.10 Rapports sexuels payants . 193 Tableau 14.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Femmes . 194 Tableau 14.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Hommes . 195 Tableau 14.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH . 196 Tableau 14.13 Circoncision . 197 Tableau 14.14 Prévalence déclarée des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et symptômes déclarés d'IST. 198 Tableau 14.15 Prévalence des injections médicales . 200 Tableau 14.16 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d'un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 201 Tableau 14.17 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes . 203 Tableau 14.18 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes . 204 Tableau 14.19 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes . 205 Tableau 14.20 Disparité d'âges entre partenaires sexuels parmi les femmes de 15-19 ans . 206 Tableau 14.21 Test du VIH récent parmi les jeunes . 207 Graphique 14.1 Recherche de traitement pour les IST . 199 CHAPITRE 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Tableau 15.1 Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence . 211 Tableau 15.2 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 213 Tableau 15.3 Prévalence du VIH selon l'âge . 214 Tableau 15.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . 215 Tableau 15.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques démographiques . 216 Tableau 15.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 218 Tableau 15.7 Prévalence du VIH selon d'autres caractéristiques . 219 Tableau 15.8 Test du VIH antérieur à l'enquête et prévalence du VIH . 219 Tableau 15.9 Prévalence du VIH et circoncision . 220 Tableau 15.10 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 221 Tableau 15.11 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 222 Tableau 15.12 Prévalence du VIH parmi les couples . 223 Graphique 15.1 Algorithme de dépistage du VIH . 210 Graphique 15.2 Prévalence du VIH par sexe et âge . 214 CHAPITRE 16 STATUT DE LA FEMME Tableau 16.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union . 225 Tableau 16.2.1 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les femmes et importance de l'argent gagné par les femmes par rapport à celui gagné par le conjoint . 226 Tableau 16.2.2 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les hommes . 227 Tableau 16.3 Contrôle`par les femmes de l'utilisation de leurs propres gains et contrôle de l'utilisation des gains du conjoint . 228 Tableau 16.4.1 Possession de biens par les femmes . 229 Tableau 16.4.2 Possession de biens par les hommes . 230 Tableau 16.5 Participation dans la prise de décision . 231 Tableau 16.6 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 232 Tableau 16.7.1 Opinion des femmes concernant le fait qu'un mari batte sa femme . 233 Tableau 16.7.2 Opinion des hommes concernant le fait qu'un mari batte sa femme: Hommes . 234 xii • Liste des tableaux et graphiques Tableau 16.8 Indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 235 Tableau 16.9 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 236 Tableau 16.10 Pouvoir d'action des femmes, nombre idéal d'enfant et besoins non satisfaits en matière de planification familiale . 236 Tableau 16.11 Soins de santé maternelle selon les indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 237 Tableau 16.12 Quotients de mortalité des enfants selon les indicateurs du statut de la femme . 238 Graphique 16.1 Nombre de décisions auxquelles les femmes actuellement en union ont participé . 231 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition des ménages par province et par type de résidence . 240 Tableau A.2 Répartition et taille moyenne des ZD par province et par type de résidence . 240 Tableau A.3 Allocation de l’échantillon des grappes et de l’échantillon des ménages par province et par milieu de résidence . 241 Tableau A.4 Nombre attendu de femmes et d'hommes enquêtés avec succès par province et par type de résidence . 242 Tableau A.5 Nombre de femmes et d'hommes éligibles pour le test du VIH par province et par type de résidence . 242 Tableau A.6 Résultats de l'enquête . 244 Tableau A.7 Résultats de l'enquête . 245 Tableau A.8 Couverture du test du VIH parmi les femmes enquêtées selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 246 Tableau A.9 Couverture du test du VIH parmi les hommes enquêtés selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 247 Tableau A.10 Couverture du test du VIH parmi les femmes enquêtées selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 248 Tableau A.11 Couverture du test du VIH parmi les hommes enquêtés selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 249 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage, EDSB-II, Burundi 2010 . 253 Tableau B.2 Erreurs de sondage: Échantillon national, EDSB 2010 . 254 Tableau B.3 Erreurs de sondage: Échantillon urbain, EDSB 2010 . 255 Tableau B.4 Erreurs de sondage: Échantillon rural, EDSB 2010 . 256 Tableau B.5 Erreurs de sondage: Échantillon Bujumbura, EDSB 2010 . 257 Tableau B.6 Erreurs de sondage: Échantillon Nord, EDSB 2010 . 258 Tableau B.7 Erreurs de sondage: Echantillon Centre-Est, EDSB 2010 . 259 Tableau B.8 Erreurs de sondage: Echantillon Ouest, EDSB 2010 . 260 Tableau B.9 Erreurs de sondage: Echantillon Sud, EDSB 2010 . 261 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 263 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées. 264 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés. 264 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement . 265 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 266 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours . 267 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois . 268 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants . 269 Tableau C.8 Enregistrement des naissances de trente ans et moins . 270 Préface et Remerciements • xiii PRÉFACE ET REMERCIEMENTS e Burundi a réalisé sa deuxième enquête démographique et de santé en 2010. Dénommée, EDSB-II, 2010, elle a été exécutée par l’Institut de Statistiques et d’Etudes Economiques (ISTEEBU) du Ministère des Finances et de la Planification du Développement Economique et l’Institut National de Santé Publique (INSP) du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida avec l’assistance technique de ICF International, en charge du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS). En plus du Gouvernement, cette enquête a été accomplie avec l’appui financier du Département pour le Développement International (DFID) du Royaume Uni, de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), de la Coopération Suisse et du Fonds des Nations Unies pour les Activités de Population (UNFPA). Le présent rapport présente les résultats définitifs de l’EDSB-II, 2010, et constitue un précieux instrument de travail à la disposition des tous les acteurs au développement, des chercheurs et autres utilisateurs pour l’évaluation et la mise en œuvre des programmes de population et de santé en vue d’améliorer davantage la qualité de vie de la population burundaise. De surcroît, avec les données de cette EDSB-II, 2010, le Burundi vient de renforcer et d’enrichir ses bases de données socio-économiques. Les résultats obtenus et publiés sont prometteurs. Les progrès enregistrés reflètent les efforts fournis par le Gouvernement du Burundi en étroite collaboration avec ses partenaires au développement. En effet, des améliorations sont constatées notamment au niveau de la santé de la mère et de l’enfant, de la mortalité des enfants de moins de cinq ans, de la planification familiale, du paludisme, du VIH/SIDA et d’autres indicateurs. Le souhait du Gouvernement est que les informations contenues dans ce rapport comblent les attentes des acteurs du secteur de la santé pour une prise de décisions pertinentes visant à renforcer les actions déjà entreprises. Pour mener à bon port cette EDSB-II, 2010, outre les ressources matérielles et financières apportées par différents partenaires, un Comité de Pilotage et un Comité Technique comprenant des représentants de toutes les institutions intéressées et concernées par cette enquête furent constitués en vue de l’orienter, le coordonner et d’en assurer le suivi. À ce titre, nous voudrions féliciter ces comités pour la qualité du travail fait et saluer l’engagement des hommes et des femmes qui ont accepté de répondre aux très nombreuses questions qui leur ont été posées et ce, malgré leurs multiples occupations. Leur disponibilité et leur adhésion ont permis le succès de cette enquête. Nous voudrions également remercier tous les partenaires au développement qui ont apporté leur soutien technique et financier à la réalisation de cette enquête, notamment le Département pour le Développement International (DFID) du Royaume Uni, l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), l’ICF International, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), la Coopération Suisse et le Fonds des Nations Unies pour les Activités de Population (UNFPA). Nous saisissons cette occasion pour remercier les autorités administratives provinciales, communales et collinaires pour leur assistance aux équipes chargées de la collecte des données sur le terrain. L xiv • Préface et Remerciements Que tous ceux qui ont participé à la réalisation de cette enquête, les partenaires financiers, l’ISTEEBU, l’INSP, ICF International, les autorités administratives, la population ciblée par l’enquête – femmes et hommes – et les différentes équipes de cartographes, d’enquêteurs ainsi que tout le personnel technique qui les a encadrés et supervisés trouvent ici l’expression de la gratitude de Burundi. Résumé • xv RÉSUMÉ La deuxième enquête Démographique et de Santé du Burundi (EDSB-II, 2010) a concerné dans l’ensemble, 9 389 femmes de 15-49 ans et 4 280 hommes de 15-59 ans. Réalisée longtemps après celle de 1987, l’EDSB-II a pour objectif de fournir des informations détaillées sur la fécondité, la planification familiale, la santé maternelle et infantile, l’état nutritionnel des femmes et des enfants, le paludisme et d’apprécier certains indicateurs d’évaluation du statut de la femme au Burundi. Enfin, on a posé des questions pour évaluer la connaissance du VIH/sida, de ses moyens de prévention et de ses modes de transmission. Dans la moitié des ménages sélectionnés, un prélèvement de sang capillaire a été réalisé auprès des femmes de 15-49 ans, des enfants de 6-59 mois et des hommes de 15-59 ans pour mesurer le niveau d`hémoglobine et évaluer la prévalence de l`anémie. En outre, des prélèvements sanguins ont été effectués sur toutes les femmes de 15-49 ans et sur tous les hommes de 15-59 ans, qui avaient, au préalable, donné leur consentement, pour estimer la prévalence du VIH au niveau national. FÉCONDITÉ Le niveau de la fécondité des femmes burundaises demeure élevé puisque chaque femme donne naissance, en moyenne, à 6,4 enfants durant sa vie féconde. Ce nombre moyen d’enfants varie de façon importante selon le milieu et la région de résidence. En effet, le niveau de fécondité des femmes du milieu rural est nettement supérieur à celui des femmes du milieu urbain (6,6 contre 4,8 enfants). Les écarts selon les régions sont également très importants puisque ce nombre moyen d’enfants par femme varie d’un minimum de 4,2 enfants à Bujumbura Mairie à un maximum de 7,1 enfants par femme dans la région Ouest. Les résultats ont aussi montré que le niveau de la fécondité diminue avec l’augmentation du niveau d’instruction de la femme et avec l’amélioration du niveau de bien-être du ménage dans lequel elle vit, passant de 6,8 enfants, en moyenne, pour les femmes sans instruction à 4,4 enfants parmi les femmes ayant un niveau d’instruction, au moins, secondaire et de 6,2 parmi les femmes vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre à 5,7 parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche. PLANIFICATION FAMILIALE Bien que la quasi-totalité des femmes (97 %) et des hommes (98 %) connaissent une méthode contraceptive, seulement 13 % des femmes de 15- 49 ans utilisaient, au moment de l’enquête, une méthode de contraception. Dans 11 % des cas, les femmes utilisaient une méthode moderne, surtout les injectables (6 %), et dans 2 % des cas, une méthode traditionnelle. C’est parmi les femmes du milieu urbain (35 %), celles de Bujumbura Mairie (37 %), celles ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (41 %) et celles qui vivent dans un ménage classé dans le quintile le plus riche (33 %) que la prévalence contraceptive est la plus élevée. À la question de savoir si elles souhaitaient avoir un autre enfant, un tiers des femmes (32 %) ont répondu qu’elles n’en désiraient plus. Selon les résultats, 31 % des femmes ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Si ces femmes pouvaient satisfaire ces besoins en matière de contraception, le taux d’utilisation contraceptive pourrait atteindre 54 %. Âge à la première union L’âge à la première union compte parmi les facteurs les plus importants qui influencent le niveau de la fécondité. Les résultats de l’enquête ont permis d’estimer l’âge médian des femmes de 25-49 ans et des hommes de 25-59 ans à la première union. Pour les femmes, cet âge est estimé à 20,3 ans et il n’a pratiquement pas changé des générations anciennes aux plus récentes. Les hommes entrent en première union à un âge plus tardif que les femmes (âge médian de 24,1 ans), soit 3,8 ans plus tard que les femmes. Cet âge xvi • Résumé médian des hommes n’a pas non plus subi de modifications importantes. Les femmes contractent leur première union à un âge plus tardif en milieu urbain (22,5) qu’en milieu rural (20,2) et à Bujumbura mairie (23,2) par rapport au reste du pays. Chez les hommes, les écarts sont très faibles. SANTE DES ENFANTS Couverture vaccinale Les informations collectées pour tous les enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l’enquête ont permis d’évaluer la couverture vaccinale, d’estimer la prévalence des infections respiratoires aigües, de la fièvre et de la diarrhée ainsi que la proportion d’enfants malades qui ont reçu un traitement. Les résultats montrent que 79 % des enfants ont été complètement vaccinés selon le calendrier recommandé, c’est-à-dire avant l’âge de 12 mois. La quasi-totalité des enfants ont reçu le BCG (99 %), la première dose de Pentavalent (99 %) et la première dose de polio (98 %). Cependant, les résultats mettent en évidence une diminution des proportions d’enfants vaccinés avec le nombre de doses, ce qui traduit des taux de déperdition non négligeables entre les doses. La couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois est assez homogène (autour de 80 %). Il faut cependant signaler que dans la région Centre-Est (77 %) et parmi les enfants vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus pauvre (78 %), la proportion d’enfants complètement vaccinés est plus faible qu’ailleurs. Maladies des enfants et traitements Parmi les enfants de moins de cinq ans, 17 % avaient présenté des signes d’Infections Respiratoires Aiguës (IRA) au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. La prévalence de ces IRA est particulièrement élevée parmi les enfants de 6-11 mois et de 12-23 mois puisque respectivement 23 % et 21 % d’entre eux avaient présenté ces symptômes dans les deux semaines avant l’enquête. Les écarts sont également importants entre régions puisque la prévalence des IRA varie d’un maximum de 21 % dans la région Nord à un minimum de 13 % dans la région Ouest. Pour près de la moitié des enfants ayant présenté des symptômes d’IRA, aucune recherche de traitement ou de conseils dans un établissement de santé ou auprès d’un prestataire de santé n’a été effectuée (45 %). Au niveau national, 30 % des enfants avaient eu de la fièvre durant les deux semaines ayant précédé l’enquête. La prévalence de la fièvre varie de manière importante avec l’âge de l’enfant. C’est dans le groupe d’âges 6-11 mois que la proportion d’enfants ayant eu de la fièvre est la plus élevée (40 %). Les variations régionales sont aussi très importantes puisque la prévalence de la fièvre varie de 22 % à Bujumbura Mairie à 39 % dans la région Nord. Parmi les enfants ayant eu de la fièvre, 62 % avaient bénéficié de conseils ou de traitements auprès d’un prestataire de santé. Un quart des enfants de moins de cinq ans a eu, au moins, un épisode de diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête (25 %). Les résultats mettent en évidence des variations importantes de la prévalence de la diarrhée. C’est surtout parmi les enfants de 6-11 mois (48 %) et dans la région Nord (30 %) que cette prévalence de la diarrhée est la plus élevée. Pour 43 % des enfants ayant eu la diarrhée, aucune recherche de conseils ou de traitement n’a été effectuée. Bien qu’une proportion élevée de femmes aient déclaré connaître les Sels de Réhydratation par voie orale (SRO), seulement 38 % des enfants ayant eu la diarrhée ont reçu ces SRO ou des liquides préconditionnés pour traiter la diarrhée. ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS Près de six enfants de moins de 5 ans sur dix (58 %) accusent un retard de croissance ou malnutrition chronique : 31 % sous la forme modérée et 27 % sous la forme sévère. Cette forte prévalence du retard de croissance qui constitue d’après les normes de l’OMS un problème très sérieux de santé publique, présente des écarts importants en fonction de l’âge. Dans le groupe d’âges 24-59 mois, plus de six enfants sur six sont touchés par ce type de malnutrition. La prévalence du retard de croissance est nettement plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (60 % contre 38 %). Dans les régions, la proportion d’enfants Résumé • xvii affectés par le retard de croissance varie de 28 % à Bujumbura Mairie contre 62 % dans les régions Nord et Centre-Est qui détiennent les niveaux les plus élevés. Pratiques alimentaires des enfants L’allaitement des enfants est une pratique largement répandue au Burundi et la durée moyenne de l’allaitement estimée à 24,8 mois est relativement longue. Cependant, les recommandations concernant l’alimentation optimale du jeune enfant ne sont pas suivies puisqu’à 4-5 mois, seulement un peu plus de la moitié des enfants (53 %) sont exclusivement allaités. Dans près de la moitié des cas, les enfants reçoivent, en plus du lait maternel, de l’eau seulement (28 %), des liquides non lactés (6 %), et dans certains cas des aliments de complément (9 %). À partir de l’âge de 6 mois, l’allaitement seul n’est plus suffisant et il est recommandé, pour répondre à des besoins nutritionnels croissants, de donner au jeune enfant des aliments de complément adéquats et riches en nutriments tout en continuant de l’allaiter jusqu’à l’âge de deux ans ou plus. Les résultats montrent qu’à l’âge de 6-8 mois, 30 % des enfants ne sont pas nourris conformément à ces recommandations. Supplémentation en vitamine A et en fer des enfants Parmi tous les enfants de 6-59 mois, 81 % avaient reçu, au cours des six mois ayant précédé l’enquête, des suppléments de vitamine A. Les résultats montrent que la proportion d’enfants ayant bénéficié de supplémentation en vitamine A est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (89 % contre 80 %). Les résultats selon les régions montrent que c’est à Bujumbura Mairie (93 %) que la proportion d’enfants ayant reçu ces suppléments est la plus élevée et dans la région de l’Ouest qu’elle est la plus faible (72 %). Seulement 10 % des enfants de 6-59 mois avaient reçu, au cours des 7 derniers jours, des suppléments de fer. C’est dans la région Nord que cette proportion est la plus faible (3 %). Niveaux d’anémie des enfants Au cours de l’enquête, un prélèvement de sang capillaire auprès des enfants de 6-59 mois a été effectué pour mesurer le niveau d`hémoglobine et évaluer la prévalence de l`anémie. Les résultats montrent que 45 % des enfants de 6-59 mois sont atteints d’anémie : 23 % le sont sous la forme légère, 21 % sous la forme modérée et 1 % sous la forme sévère. Ce niveau d’anémie présente des écarts importants en fonction de la région : en effet, dans la région Ouest, plus de la moitié des enfants (51 %) sont anémiques contre un minimum de 39 % à Bujumbura Mairie. SANTE MATERNELLE Soins prénatals Bien que la quasi-totalité des femmes aient reçu des soins prénatals dispensés par un prestataire de santé (99 %), essentiellement un infirmier ou une sage-femme (94 %), seulement 33 % effectuent le nombre recommandé de visites (au moins 4) et 21 % effectuent leur première visite prénatale à un stade précoce de la grossesse, c’est-à-dire à moins de 4 mois de grossesse et 32 % à 6-7 mois de grossesse, ce qui compromet l’efficacité des soins prénatals. Composants des visites prénatales L’efficacité des soins prénatals dépend du type d’examens effectués pendant les consultations ainsi que des conseils qui sont prodigués aux femmes. Les résultats montrent qu’au cours des visites prénatales, les femmes ne bénéficient pas des examens essentiels et des conseils les plus importants qui garantissent un bon déroulement de la grossesse. En effet, seulement 36 % des femmes ont été informées des signes de complication de la grossesse, moins d’une femme sur deux a eu sa tension artérielle vérifiée et pour seulement 9 % des femmes, un prélèvement d’urine a été effectué. Couverture antitétanique La vaccination antitétanique pendant la grossesse fait partie des interventions essentielles recommandées par les programmes de santé maternelle et infantile, afin d’améliorer les chances de survie des femmes et de leurs nouveau-nés. Parmi les enfants les plus jeunes nés au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 86 % ont été protégés contre le tétanos néonatal, soit du fait des vaccinations reçues au cours de la grossesse, soit du fait de vaccinations reçues avant cette grossesse. xviii • Résumé CONDITIONS D’ACCOUCHEMENT Lieu d’accouchement Plus d’un tiers des femmes ont accouché à la maison (36 %). À l’opposé, pour 60 % des femmes, l’accouchement s’est déroulé dans un établissement de santé, principalement dans le secteur public (55 %). Assistance à l’accouchement Les résultats montrent que 60 % des naissances se sont déroulées avec l’assistance d’un prestataire de santé, dans la quasi-totalité des cas, ce sont les infirmiers/sages-femmes (94 %) qui ont fourni l’assistance. Pour environ une femme sur cinq (21 %), l’accouchement s’est déroulé avec l’assistance d’une accoucheuse traditionnelle. La proportion de femmes ayant accouché avec l’assistance de prestataire de santé varie de manière importante selon le milieu et la région de résidence, de 88 % en milieu urbain à 58 % en milieu rural et de 90 % à Bujumbura Mairie à 55 % dans les régions Nord et Centre-Est. Soins postnatals Plus des deux tiers des femmes (68 %) n’ont reçu aucun soin postnatal. Cette proportion varie selon les caractéristiques sociodémographiques et économiques des femmes. Cette proportion concerne 56 % des femmes du milieu urbain contre 69 % en milieu rural, 53 % à Bujumbura Mairie contre 74 % au Centre-Est, 46 % chez les femmes ayant le niveau au moins secondaire contre 73 % chez celles qui n’ont aucun niveau d’instruction et 57 % des femmes des ménages du quintile le plus riche contre 76 % de celles des ménages du quintile le plus pauvre. ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES Pour évaluer l’état nutritionnel des femmes, on utilise entre autres, l’Indice de Masse Corporelle (IMC). Selon les résultats de l’enquête, celui-ci est estimé à 21,1 kg/m2. La majorité des femmes ont un IMC normal, compris entre 18,5 et 24,9 kg/m2. Par contre, 16 % des femmes ont un IMC inférieur à 18,5 kg/m2, ce qui dénote un état de déficience énergétique chronique : 11 % présentent une maigreur légère et 5 % une maigreur modérée ou sévère. Niveaux d’anémie Les résultats des tests d’hémoglobine réalisés auprès des femmes ont permis d’estimer la prévalence de l’anémie. Globalement, 19 % sont anémiques : 15 % sous forme légère et 3 % sous forme modérée. Des écarts importants sont observés entre les régions : en effet, c’est dans l’Ouest que la prévalence est la plus élevée (23 %) ; à l’opposé, c’est à Bujumbura Mairie et dans la région Sud que son niveau est le plus faible (respectivement, 16 % et 15 %). SUPPLEMENTATION EN MICRONUTRIMENTS Plus d’un tiers des femmes (36 %) ont reçu une dose de vitamine A dans les deux mois qui ont suivi la naissance de leur dernier-né. Ce sont les femmes de Bujumbura Mairie et de la région Ouest qui en ont reçu le moins fréquemment (respectivement 29 % et 25 %, contre un maximum de 51 % dans le Sud). La supplémentation en fer pour les femmes fait partie des mesures les plus efficaces pour couvrir leurs besoins très élevés pendant la grossesse. Dans 27 % des cas, les femmes n’ont pas pris de fer au cours de leur dernière grossesse. À l’opposé, 71 % ont pris du fer, en comprimés ou sous forme de sirop. Cependant la grande majorité des femmes (56 %) n’en a pris que pendant moins de 60 jours et seulement 7 % en ont pris pendant au moins 90 jours. L’administration de vermifuges pendant la grossesse présente de nombreux bénéfices pour l’issue de la grossesse et la survie de l’enfant. Au Burundi, près d’un tiers des femmes (31 %) ont pris des vermifuges au cours de la grossesse de leur dernière naissance. Cependant, dans la région Ouest, seulement 16 % des femmes en ont reçu. Iodation du sel L’iode est aussi un nutriment important. Au cours de l’enquête, le sel utilisé par les ménages a été testé pour détecter la présence d`iode. Parmi les ménages dont le sel a été testé, la quasi-totalité (96 %) avait du sel iodé. Néanmoins, cette proportion est très inférieure à la moyenne nationale dans la région Ouest (82 %). Résumé • xix VIH/SIDA Connaissance du VIH/sida Bien que la quasi-totalité des femmes et des hommes de 15-49 ans aient déjà entendu parler du VIH/sida, seulement 45 % des femmes et 47 % des hommes ont une connaissance « approfondie » des moyens de prévention et de transmission du VIH. Prévalence du VIH L’estimation de la prévalence du VIH au niveau national, à savoir aussi bien les hommes que les femmes de 15-49 ans constitue un des objectifs les plus importants de cette enquête. Les résultats indiquent que 1,4 % des personnes de 15-49 ans sont séropositives. Le taux de séroprévalence chez les femmes de 15-49 ans, estimé à 1,7 %, est supérieur à celui observé chez les hommes du même groupe d’âges (1,0 %). Le taux de séroprévalence est quatre fois plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (4,1 % contre 1,0 %). Les résultats selon les régions de résidence mettent en évidence une prévalence du VIH plus élevée à Bujumbura Mairie que dans le reste du pays (3,7 % contre un minimum de 0,9 % dans la région Sud). STATUT DE LA FEMME Le pouvoir de décision concernant l'utilisation du revenu de la femme est considéré comme l’un des indicateurs directs du statut de la femme. Les résultats montrent qu’au Burundi, la majorité des femmes qui travaillent et qui sont rémunérées en argent décident seules ou avec leur conjoint de la façon dont sont dépensés leurs gains. Des questions ont été également posées pour évaluer le rôle et le niveau d’implication des femmes dans les prises de décision au niveau du ménage. Trois sujets ont été retenus : les décisions concernant les soins de santé de la femme, les achats importants pour le ménage et les visites à la famille ou parents de la femme Dans la majorité des cas, les décisions concernant les soins de santé de la femme et les visites à sa famille sont prises conjointement par le couple. Seulement 14 % des femmes décident, en dernier ressort, pour leurs propres soins de santé et 12 % en ce qui concerne les visites à leur famille. En ce qui concerne les achats importants du ménage, seulement 50 % des femmes ont déclaré qu’elles décidaient en commun avec leur conjoint et 42 % ont déclaré que la décision était prise principalement par le conjoint. xx • Carte du Burundi Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE 1 e chapitre est consacré, dans un premier temps, aux principales caractéristiques géographiques, économiques et démographiques du Burundi et, dans un second temps, à la méthodologie de la Deuxième Enquête Démographique et de Santé réalisée dans le pays en 2010 (EDSB-II, 2010). 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS 1.1.1 Contexte géographique Le Burundi, pays enclavé au cœur de l’Afrique, fait partie de l'Afrique Centrale par son histoire et se rattache à l'Afrique Orientale par son relief et son climat. Il est situé à 3 800 km de la Méditerranée, 3 500 km du Cap, 2 200 km de l'Océan Atlantique et 1 200 km de l'Océan Indien. Il se trouve entre 2°45' et 4°26' de latitude Sud, 28°50' et 30°53' de longitude Est. Sa superficie est de 27 834 km2 dont 25 950 km2 de terres émergées. Sans accès à la mer, il borde en revanche le lac Tanganyika (32 600 km² dont 2 634 km² appartiennent au Burundi), dans l’axe du Grand-rift occidental. Il est frontalier avec la République Démocratique du Congo à l'Ouest, la Tanzanie au Sud et à l’Est et le Rwanda au Nord. Du point de vue géomorphologique, le relief actuel du Burundi est le résultat d’un ensemble de mouvements tectoniques qui ont profondément modifié la surface de l’Afrique Orientale à partir de la 2ème moitié du Tertiaire et qui se poursuivent d’ailleurs encore aujourd’hui. Ces mouvements tectoniques ont eu pour effet, de soulever, de casser et de basculer la surface des plateaux centraux du Burundi légèrement vers l’Est, pendant qu’à l’Ouest se formait le fossé du Lac Tanganyika et les versants qui lui sont adjacents. Le fossé du Lac Tanganyika fait partie du système des rift-valleys résultant de ces mouvements tectoniques. Le rift, unique au Nord de l’Ethiopie et au Sud du Malawi, est double au Centre : le rift oriental traverse le Kenya et la Tanzanie, tandis que le rift occidental parcourt le Burundi. C’est dans ce fossé que se succèdent, du Sud vers le Nord, les lacs Tanganyika, Kivu, Edouard et Albert. Tous ces mouvements tectoniques expliquent la présence sur un territoire aussi limité que celui du Burundi, d’un ensemble géomorphologique assez diversifié. Quatre domaines morphologiques peuvent être distingués : • L’Ouest du Burundi avec la plaine de l’Imbo, est constitué au Nord, par de vastes étendues drainées par la Rusizi et au Sud par la mince plaine côtière le long du lac Tanganyika. Les limites de la plaine de l’Imbo sont situées entre 774 m d’altitude (le niveau moyen du lac Tanganyika) et l’isohyète de 1 000 m. • Les hautes terres constituées de la Crête Congo-Nil, important soulèvement montagneux pouvant atteindre 2 600 m d’altitude et formant la ligne de partage des eaux du Nil et du Congo, ainsi que de sa retombée occidentale, un immense abrupt au relief très accidenté avec une altitude allant de 1 000 à 1 900 m. C'est sur cette crête qu'on trouve les plus hauts sommets du pays: Heha (2 670 m), Teza (2 655 m) et Twinyoni (2 652 m). • Le plateau central couvrant la plus grande partie du pays et caractérisé par de nombreuses collines arrondies qui forment entre elles des vallées à fond plat favorisant la formation des marécages. L’altitude des sommets des collines descend lentement de l’Ouest vers l’Est, de 2 000 m vers 1 700 m d’altitude. • Les dépressions du Kumoso situées à l'Est du Burundi à des altitudes comprises entre 1 200 m et 1 400 m et celles du Bugesera localisées au Nord-Est du Burundi et faisant frontière avec le Rwanda et caractérisées par de vastes vallées marécageuses avec un relief peu élevé compris entre 1 200 m et 1 500 m d’altitude. C 2 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête Du point de vue géo-climatique, le dessin topographique du Burundi s’accompagne de la variation du climat sur différentes altitudes, ce qui confère au pays une diversité géo-climatique importante. En effet, les altitudes supérieures à 2 000 m matérialisées par la Crête Congo-Nil, sont plus arrosées avec des précipitations moyennes comprises entre 1 400 mm et 1 600 mm et des températures moyennes annuelles oscillant autour de 15°C avec des minima descendant parfois jusqu’à 0°C. Ces conditions climatiques (pluviosité élevée et températures basses) font de ce milieu en zone tropicales de montagne, un lieu privilégié par la formation de forêts ombrophiles. Les plateaux centraux, dont l’altitude oscille entre 1 500 et 2 000 m, reçoivent environ 1 200 mm de précipitations annuelles pour 18 à 20°C de températures moyennes. Les altitudes inférieures à 1 400 m représentent la plaine de l’Imbo et les dépressions du Kumoso et du Bugesera, et leurs précipitations moyennes annuelles restent inférieures à 1200mm et même souvent inférieures à 1 000 mm comme dans l’Imbo avec des minima d’environ 500 mm Les températures moyennes annuelles y sont supérieures à 20°C. Du point de vue hydrologique, la combinaison à la fois des terres fermes et des milieux aquatiques est à l’origine d’une diversité des écosystèmes terrestres et aquatiques, riches en flore et en faune. Tout le réseau hydrologique du pays est réparti en deux grands bassins hydrographiques : • le bassin du Nil qui comprend d’une part la Ruvubu et ses affluents et d’autre part la Kanyaru affluent de la Kagera. L’espace délimité entre les 2 dernières constitue la dépression du Bugesera au fond duquel se trouve un ensemble de lacs (dénommés Lacs du Nord). Le cours supérieur de la Kagera se jette dans le lac Victoria puis dans le Nil. • le bassin du Congo constitué de 2 sous-bassins : le sous-bassin situé à l’ouest de la crête Congo- Nil, est formé par la Rusizi et ses affluents et par le lac Tanganyika et le sous-bassin situé à l’est et comprenant la Maragarazi et ses affluents. Collectées par le lac Tanganyika, les eaux de ce bassin se déversent dans le fleuve Congo par la Lukuga. Le Burundi est également riche en complexes pédologiques qui déterminent la potentialité culturale de chaque type de sol. Les différentes composantes pédologiques jouent un rôle important dans la distribution de la végétation au Burundi. 1.1.2 Démographie et économie Démographie Le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2008 (RGPH-2008) a dénombré 8 053 574 habitants dont 51 % de sexe féminin et 49 % de sexe masculin, soit un rapport de masculinité de 97 %. Avec un taux d’accroissement annuel de 2,4 % et une taille moyenne de 4,7 personnes par ménage, la population compte un pourcentage important d’enfants et de jeunes gens et une faible proportion de personnes âgées. Les jeunes de moins de 15 ans constituent 44 % de la population totale. Avec une densité de l’ordre de 310 habitants au km², la population est inégalement répartie sur le territoire national, présentant ainsi un déséquilibre entre les provinces, variant entre 116,5 et 474,7 respectivement pour les provinces de Cankuzo et de Kayanza. Selon la même source, seuls 10 % de la population résident en milieu urbain. Économie Le Burundi est un des pays les plus pauvres du monde. Essentiellement agricole, il sort d’une longue période de crise sociopolitique et se trouve actuellement en période de développement. Du point de vue macroéconomique, le rapport de l’économie burundaise de 2010 montre que l’agriculture contribue à hauteur de 43 % du Produit intérieur brut (PIB), le secteur secondaire à 16 % du PIB, le tertiaire à 35% du PIB et les impôts et taxes à 6 %. Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 3 Le café constitue la principale source de devises pour le pays, mais il reste soumis aux conditions climatiques et aux cours internationaux. Le thé et le coton constituent aussi des sources de devises du pays. Les secteurs secondaire et tertiaire ne sont pas très développés, mais les efforts du gouvernement font que le peu de ressources disponibles dans ce domaine contribuent d'une certaine façon au développement socio-économique du pays. La croissance économique a repris timidement depuis 2001. Avec un taux d’inflation de 7 %, la croissance est de 4 % en 2010. Le Burundi reste néanmoins fortement dépendant du financement extérieur qui représente 24 % du PIB en 2010. Il bénéficie de l’initiative PPTE pour l’allégement de sa dette depuis juillet 2005 et a atteint son point d’achèvement en janvier 2009. Le pays fait face à un défi majeur qui est la réduction de la pauvreté. En effet, en 2006, selon le rapport de l’enquête QUIBB, 67 % des burundais vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Selon le rapport des comptes de la nation de 2008, le PIB par habitant est estimé à 199 USD, classant ainsi le Burundi parmi les pays les moins avancés. Les problèmes d’accès au financement et à l’approvisionnement en énergie électrique freinent le développement des entreprises, tandis que les difficultés inhérentes au transport handicapent les échanges commerciaux. 1.2 POLITIQUE DE POPULATION En matière de population, la Vision Burundi 2025 prévoit de mettre en place, entre autres politiques, une politique démographique volontariste et agressive, dont le but est de réduire le taux de croissance démographique de 2,4 % de 2008 à 2,0 % à l’horizon 2025. Il s’agit de mettre en œuvre une politique de réduction de la fécondité, dans la mesure où la réduction de la mortalité qui est un objectif universel figurant dans tous les plans de développement nationaux, s’impose au Burundi en raison du niveau encore élevé des indicateurs y afférents et de l’engagement du pays dans la réalisation des OMD. 1.3 POLITIQUE DE SANTÉ Le Gouvernement du Burundi par le biais du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA, s'est engagé à améliorer la santé de la population en renforçant la qualité des services de santé et en assurant l'accès au traitement grâce aux réformes sanitaires en cours. À l'issue des États Généraux de la santé tenus en 2004, une Politique Nationale de Santé (2005-2015) et un Plan National de Développement Sanitaire (PNDS 2006-2010) ont été élaborés. Actuellement, le Gouvernement du Burundi vient de se doter d’un deuxième PNDS 2011-2015. Ces documents tiennent compte des souscriptions du Burundi aux Déclarations et Actes Internationaux en matière de santé dont la Déclaration d'Alma-Ata sur les Soins de Santé Primaires, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la Stratégie Sanitaire du Nouveau Partenariat Africain pour l'Aide au Développement (NEPAD) et le Sommet d'Abuja sur le Paludisme. Pour répondre aux défis majeurs du système de santé, le nouveau PNDS, de même que le premier, met un accent particulier sur les objectifs suivants : • la réduction du rapport de mortalité maternelle et le taux de mortalité néo-natale ; • la réduction du taux de mortalité infanto juvénile ; • le contrôle de la morbidité liée aux maladies transmissibles et non transmissibles. Pour atteindre ces objectifs, une série de réformes sont en train d'être mises en œuvre, à savoir: • la mise en autonomie de gestion des hôpitaux ; • la décentralisation du système de santé à travers la mise en place des districts sanitaires ; • la contractualisation basée sur la performance des services de santé ; • la mise en place d'un panier commun de financement ; • l'élaboration des comptes nationaux de la santé. 4 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête 1.4 OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE La deuxième Enquête Démographique et de Santé au Burundi, a été réalisée vingt-trois années après celle de 1987. Elle a été conduite par l’Institut de Statistiques et d’Études Économiques du Burundi (ISTEEBU) en collaboration avec l’Institut National de Santé Publique (INSP), sous le pilotage conjoint du Ministère des Finances et de la Planification du Développement et du ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le sida. L’EDSB-II, 2010, a bénéficié de l’assistance technique d’ICF International, institution de coopération américaine par le biais du programme MEASURE en charge, entre autres, des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS). Son financement a été assuré par le Gouvernement du Burundi, le Département pour le Développement International (DFID) du Royaume-Uni, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour les Activités de Population (UNFPA), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Coopération Suisse. 1.4.1 Objectifs de l’enquête L’objectif général de l’EDSB-II, 2010 est d’actualiser les indicateurs démographiques et de santé et ceux du VIH. Les objectifs spécifiques de l’EDSB-II sont de : • recueillir des données à l'échelle nationale qui permettent de calculer des indicateurs démographiques essentiels, plus particulièrement les taux de fécondité et de mortalité infantile et infanto-juvénile ; • analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent le niveau et la tendance de la fécondité et de la mortalité maternelle et infanto-juvénile ; • mesurer les niveaux de connaissance et de pratique contraceptive des femmes par méthode et les préférences en matière de fécondité ; • recueillir des données sur la santé familiale : vaccination, prévalence et traitement de la diarrhée, des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) et de la fièvre et/ou de convulsions chez les enfants de moins de cinq ans, visites prénatales et assistance à l'accouchement ; • recueillir des données sur la prévention, la prévalence et le traitement du paludisme, en particulier la disponibilité et l’utilisation des MII/MIILDA, connaître les types de traitement du paludisme et les délais de prise en charge, quantifier l’utilisation du traitement préventif intermittent (TPI); • recueillir des données sur les pratiques nutritionnelles des enfants, y compris l’allaitement, et dans la moitié des ménages de l’enquête, prendre des mesures anthropométriques pour évaluer l’état nutritionnel des femmes et des enfants et réaliser un test d’anémie auprès des enfants de 6-59 mois, des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans ; • recueillir des données sur la connaissance et les attitudes des femmes et des hommes au sujet des Infections Sexuellement transmissibles (IST) et du sida et évaluer les modifications récentes de comportement; • effectuer le dépistage anonyme du VIH auprès des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans afin d’estimer la prévalence du VIH dans la population adulte. • recueillir des données sur le niveau et les pratiques de l’enregistrement à l’état civil des enfants de 0 à 17 ans ; • recueillir des données sur le travail des enfants de 5-14 ans ; • estimer la mortalité maternelle à partir des données sur les sœurs de la femme enquêtée. L'ensemble des informations collectées constitue une base de données qui facilitera la mise en place et le suivi de politiques et de programmes dans le domaine de la population et de la santé et, plus globalement, de Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 5 politiques visant à l’amélioration des conditions de vie de la population du Burundi. Par ailleurs, les données ayant été collectées selon une méthodologie similaire à celle utilisée dans de nombreux autres pays ayant participé au programme EDS, font partie, de ce fait, d'une base de données utilisables et comparables au niveau international. 1.4.2 Questionnaires Trois questionnaires ont été utilisés au cours de l’EDSB-II, 2010 : le « questionnaire ménage » le « questionnaire femme » et le « questionnaire homme ». Les contenus de ces questionnaires sont basés sur les questionnaires modèles développés par le programme MEASURE DHS. Les premières réunions techniques qui se sont tenues dès février 2010 ont permis aux agences gouvernementales et aussi à des organisations locales et internationales, d’apporter leur contribution à l’élaboration des questionnaires. Sur la base de ces discussions, les questionnaires modèles MEASURE DHS ont été modifiés pour refléter les besoins des utilisateurs et les problèmes pertinents qui se posent dans les domaines de la population, de la planification familiale, de l’anémie, du paludisme, du VIH/Sida et dans d’autres domaines de la santé au Burundi. Ces questionnaires ont été traduits du français en kirundi. Les questionnaires ont été finalisés après l’enquête pilote de mai 2010. Le questionnaire ménage a été utilisé pour établir la liste de tous les membres habituels du ménage et des visiteurs dans les ménages sélectionnés. De plus, des informations sur les caractéristiques de chaque personne listée, telles que l’âge, le sexe, le niveau d’instruction et le lien de parenté avec le chef de ménage ont été collectées. L’objectif principal du Questionnaire Ménage est d’identifier les femmes et les hommes qui seront éligibles pour l’Enquête Individuelle. Il a aussi été utilisé pour identifier les femmes, les hommes et les enfants éligibles pour les tests d’anémie et du VIH ainsi que les mesures anthropométriques. Le questionnaire ménage a également permis de collecter des informations sur les caractéristiques du logement telles que la source d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, les matériaux de revêtement du sol du logement, la source principale d’énergie utilisée pour cuisiner, la possession de divers biens durables ainsi que celle de moustiquaires. Le questionnaire femme a été utilisé pour collecter les informations des femmes en âge de reproduction (15-49 ans). Des questions ont été posées sur les sujets suivants : • Section 1 : Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêtée ; • Section 2 : Reproduction ; • Section 3 : Contraception ; • Section 4 : Grossesse et soins postnatals ; • Section 5 : Vaccinations des enfants, santé et nutrition ; • Section 6 : Mariage et activité sexuelle ; • Section 7 : Préférences en matière de fécondité ; • Section 8 : Caractéristiques du mari et travail de la femme ; • Section 9 : VIH/Sida ; • Section 10 : Autre problèmes de santé ; • Section 11 : Mortalité maternelle. Le questionnaire individuel homme a été administré à tous les hommes de 15-59 ans vivant dans un sous échantillon d’un ménage sur deux. Le questionnaire Homme a permis de collecter les mêmes informations que le Questionnaire Femme, à la seule différence qu’il ne comporte pas d’historique des naissances ou des questions sur la santé maternelle et infantile ou la nutrition. Le questionnaire comprend les sections suivantes. • Section 1 : Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêté ; • Section 2 : Reproduction ; • Section 3 : Contraception ; • Section 4 : Mariage et activité sexuelle ; • Section 5 : Préférences en matière de fécondité ; 6 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • Section 6 : Emploi et rôle des sexes ; • Section 7 : VIH/Sida ; • Section 8 : Autre problèmes de santé. 1.4.3 Tests Bio Marqueurs Test d’hémoglobine La mesure du niveau d’hémoglobine est la principale méthode de diagnostic de l’anémie. Au Burundi, le test a été effectué en utilisant le système HemoCue. Une déclaration de consentement informé a été lue à l’enquêté éligible ou au parent ou adulte responsable dans le cas des enfants (6-59 mois) et des adolescents (15- 17 ans). Cette déclaration de consentement a pour objectif d’expliquer le but du test, d’informer les personnes à tester ainsi que celles en charge des enfants et des adolescents que les résultats seront disponibles à la fin du test. Elle a également pour objectif de demander l’autorisation d’effectuer le test. Les résultats du test sont enregistrés dans le questionnaire ménage et communiqués à la personne qui a subi le test ou au parent ou adulte responsable s’il s’agit d’un enfant/adolescent en expliquant la signification des résultats. À chaque personne dont le résultat du test a mis en évidence un niveau d’anémie sévère (niveau d’hémoglobine inférieur à 7 g/dl en général ou moins de 9 g/dl pour les femmes enceintes), une fiche de référence a été fournie pour lui permettre d’obtenir des soins dans les structures sanitaires les plus proches. Test du VIH Dans 50 % des ménages sélectionnés, tous les hommes de 15-59 ans et toutes les femmes de 15-49 ans étaient éligibles pour le test du VIH. Les prélèvements de sang étaient effectués auprès de tous les hommes de 15-59 ans et toutes les femmes de 15-49 ans éligibles qui acceptaient volontairement de se soumettre au test, tout en sachant que les résultats ne leur seront pas communiqués de façon individuelle. Que les membres des ménages éligibles aient accepté ou non d’être testés pour le VIH, un dépliant leur a été remis pour obtenir, s’ils le souhaitaient, des conseils et un test gratuits auprès du Centre de Dépistage Volontaire (CDV) le plus proche. La méthodologie suivie pour dépister le VIH est basée sur le protocole « anonyme-lié », développé par le projet EDS et approuvé par le Comité d’Ethique (Institutional Review Board) d’ICF International. Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu ne peut être lié à l’échantillon de sang. Après examen et amendement, le Comité National d'Ethique pour la protection des êtres humains participants à la recherche biomédicale et comportementale au Burundi a approuvé ledit protocole ainsi que la déclaration du consentement éclairé et volontaire du test. Les échantillons de sang ont été acheminés à l’ISTEEBU pour enregistrement avant d’être envoyés à l’INSP qui les a testés selon l’algorithme présenté au chapitre 15 concernant la prévalence du VIH. 1.4.4 Échantillonnage L’EDSB-II, 2010 est une enquête portant sur un échantillon total de 9 024 ménages ordinaires. Cet échantillon a été stratifié de manière à être représentatif par milieu de résidence (urbain-rural) et par région. Il permet également d’obtenir, pour certains indicateurs, une représentativité par province. Toutefois, les résultats de ce rapport présentent les indicateurs désagrégés par milieu de résidence et par région. Pour l’EDSB-II, 2010, les régions, au nombre de cinq, sont les regroupements de provinces correspondant aux régions sanitaire. Le Nord comprend Kayanza, Kirundo, Muyinga et Ngozi; le Centre-Est comprend Cankuzo, Gitega, Karusi, Muramvya et Ruyigi; l’Ouest comprend Bubanza, Bujumbura et Cibitoke; le Sud comprend Bururi, Makamba, Mwaro et Rutana ; et enfin Bujumbura Mairie forme une région à part, compte tenu de sa spécificité urbaine. La méthode d’échantillonnage utilisée est une stratification à deux degrés (voir annexe A : plan de sondage). Chaque province est subdivisée en parties urbaine et rurale pour former les strates d’échantillonnage. Au total, 33 strates ont été formées étant donné que Bujumbura Mairie n’a pas de partie rurale. Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 7 Les Unités Primaires de Sondage (UPS) correspondent aux Zones de Dénombrement (ZD) du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2008 (RGPH-2008). Ces UPS ont servi de base de sondage pour sélectionner 376 grappes1 (301 rurales et 75 urbaines) qui ont été tirées avec une probabilité proportionnelle à la taille des ZD. Toutes les 376 grappes ont été enquêtées. Cependant, une allocation strictement proportionnelle de l’échantillon n’aurait permis d’obtenir qu’un très faible nombre de ménages urbains dans certaines zones. Il s’est donc avéré nécessaire de suréchantillonner légèrement les zones urbaines de manière à pouvoir disposer d’un nombre adéquat de cas pour produire des estimations suffisamment précises dans ces zones. Les unités secondaires sont les ménages des UPS tirés qui sont au nombre de 24 par grappe. Des taux de pondération ont été utilisés pour assurer la représentativité actuelle de l’échantillon aux niveaux national, régional et par milieu de résidence. Dans le plan de sondage, toutes les femmes de 15-49 ans qui étaient, soit des résidentes habituelles des ménages sélectionnés, soit des visiteuses ayant passé la nuit précédant le jour de l’interview dans le ménage, étaient éligibles pour l’enquête femme. Au total, un effectif de 9 525 femmes était attendu. En outre, dans 50 % des ménages sélectionnés, tous les hommes de 15-59 ans qui étaient, soit des résidents habituels des ménages sélectionnés, soit des visiteurs ayant passé la nuit précédant le jour de l’interview dans le ménage étaient éligibles. Au total, un effectif de 3 834 hommes était attendu. L’EDSB-II, 2010 a collecté les données bio marqueurs dans 50 % des ménages sélectionnés. Dans ces ménages, toutes les femmes de 15-49 ans, tous les hommes de 15-59 ans, et tous les enfants 6-59 mois étaient éligibles pour le test d’anémie. Toutes les femmes de 15-49 ans et tous les enfants de moins de 5 ans étaient éligibles pour les mesures anthropométriques (la taille et le poids). Toutes les femmes de 15-49 ans et tous les hommes de 15-59 ans étaient éligibles pour le test du VIH. Le tableau 1 ci-après présente les effectifs des ménages, des femmes et des hommes sélectionnés, identifiés et enquêtés et le taux de réponse. Tableau 1 Résultats de l'enquête ménage et de l'enquête individuelle Effectifs de ménages, de femmes et d'hommes sélectionnés, identifiés et enquêtés et taux de réponses, Burundi 2010 Résultat Milieu de résidence Ensemble Urbain Rural Enquête ménage Ménages sélectionnés 1 801 7 229 9 030 Ménages identifiés 1 707 6 970 8 677 Ménages enquêtés 1 673 6 923 8 596 Taux de réponse des ménages1 98,0 99,3 99,1 Enquête individuelle femme Effectif de femmes éligibles 2 183 7 554 9 737 Effectif de femmes éligibles enquêtées 2 109 7 280 9 389 Taux de réponse des femmes éligibles2 96,6 96,4 96,4 Enquête individuelle homme Effectif d'hommes éligibles 1 348 3 244 4 592 Effectif d'hommes éligibles enquêtés 1 265 3 015 4 280 Taux de réponse des hommes éligibles2 93,8 92,9 93,2 1 Ménages enquêtés / Ménages identifiés 2 Femmes ou hommes enquêtées /Femmes ou hommes éligibles 1.4.5 Personnel et activités de l’enquête Les cadres de l’ISTEEBU, les personnes ressources du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte Contre le Sida et les consultants d’ICF International ont assuré la formation du personnel d’enquête. 1 Pour l’EDSB-II, 2010, la « grappe » équivaut à l’UPS. 8 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête Les activités de collecte se sont déroulées en 3 étapes principales : le dénombrement des grappes à enquêter, l’enquête pilote et l’enquête principale. Pour chacune de ces étapes, une formation a été dispensée aux personnes recrutées. L’enquête pilote a été effectuée dans trois ZD, dont une urbaine et deux rurales. Aucune de ces zones ne fait partie de l’échantillon principal. L’objectif de cet exercice était de tester l’acceptabilité du prélèvement de sang et des questionnaires ménage, femme et homme et d’estimer le temps nécessaire au prélèvement de sang et au remplissage de chaque type de questionnaire. La formation du personnel de terrain a duré trois semaines. L’enquête pilote qui a eu lieu du 12 avril au 19 mai 2010 (y compris la formation), a permis de réviser et de finaliser les questionnaires ainsi que les autres documents méthodologiques de l’enquête. Elle a vu la participation de 6 superviseurs, 3 chefs d’équipes, 3 contrôleuses, 12 agents enquêteurs et 6 agents de santé. Après une formation de cinq jours, le dénombrement des ménages dans les grappes sélectionnées pour l’enquête a été réalisé du 18 avril au 7 juin 2010. Le personnel de dénombrement était composé de 4 superviseurs, 12 contrôleurs, 34 agents énumérateurs et 34 agents cartographes. Le personnel de terrain sélectionné pour l’enquête principale a été formé sur une période de quatre semaines, y compris la formation pour les tests des biomarqueurs. À l’issue de la formation, un test a été organisé à l’endroit des agents enquêteurs et de santé. Un effectif de 135 personnes a été retenu (54 enquêtrices pour l’enquête femme, 18 enquêteurs pour l’enquête homme, 18 agents de santé, 18 contrôleuses, 18 chefs d’équipe, 6 superviseurs et 3 coordinateurs). La collecte des données s’est déroulée du 29 août 2010 au 30 janvier 2011 avec 18 équipes. Chaque équipe était composée d'un chef d’équipe, d’une contrôleuse, de trois enquêtrices, d’un enquêteur, d’un agent de santé et d’un chauffeur. 1.4.6 Traitement des données La saisie des données a débuté le 9 octobre 2010, six semaines après le début des opérations de collecte des données sur le terrain. Les travaux de saisie des données ont été effectués par une équipe de 15 opérateurs, 4 agents de recodification, 3 éditeurs, 2 superviseurs et 1 coordinateur, tous formés par ICF International pendant huit jours. Les questionnaires ont été régulièrement envoyés du terrain, puis transmis à l’équipe de saisie à l’ISTEEBU. Les données ont été saisies en utilisant CSPro, un programme informatique développé conjointement par le Bureau du Recensement des États-Unis, le programme MEASURE DHS d’ICF International et la société Serpro. Tous les questionnaires ont fait l’objet d’une double saisie dans le but d’éliminer le plus d’erreurs de saisie possible des fichiers. En outre, un programme de contrôle de qualité a permis de détecter des erreurs de collecte de chaque équipe. Ces informations ont été communiquées aux équipes de terrain au cours des visites de supervision pour améliorer la qualité des données. À la suite de la saisie, les données ont été éditées en vue de vérifier la cohérence interne des réponses. La vérification finale a été réalisée par les éditeurs, les superviseurs de saisie en collaboration avec les superviseurs de terrain et l’assistance de l’informaticien d’ICF International. La saisie et la vérification de la cohérence interne des réponses ont été achevées le 27 février 2011. 1.4.7 Exploitation des données L’exploitation des données de l’EDSB-II 2010 s’est déroulée en 3 étapes : la vérification, la saisie et l’édition/apurement. La vérification a consisté à un contrôle d’exhaustivité de l’échantillon par rapport aux fiches de terrain et à un contrôle sommaire de la cohérence des données. Ce travail, exécuté par deux agents de vérification sous l’autorité d’un superviseur, a commencé une semaine après le début de la collecte et a été mené parallèlement aux travaux de terrain. Cette vérification a permis d’améliorer la qualité des données recueillies. Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 9 Les opérations de saisie des données ont été réalisées à l’ISTEEBU au moyen du programme développé par ICF International. Pour évaluer la qualité des données et réduire le taux d’erreurs lors de la saisie, toutes les grappes ont été saisies deux fois, et par deux agents différents. L’édition/apurement a consisté en la vérification et à la correction des erreurs de saisie et de cohérences internes des données. Dans un premier temps, l’édition s’est faite grappe par grappe. Dans un second temps, l’édition finale des données a consisté en la correction des incohérences à l’intérieur d’un même questionnaire après fusion des fichiers de toutes les grappes. Enfin, un programme d’apurement a été exécuté pour affiner la correction des erreurs non détectées au niveau de l’édition. Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 11 CARACTÉRISTIQUES DE L’HABITATION, DES MÉNAGES ET DE LA POPULATION 2 objectif de ce chapitre est de présenter un état des lieux des conditions dans lesquelles vivent les ménages ciblés par l’EDSB-II, 2010 ainsi qu’un profil démographique et socio-économique de la population de ces ménages. La première partie est consacrée à la présentation des résultats concernant certaines caractéristiques des logements (matériaux de revêtement du sol, du toit et des murs extérieurs), le type d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes, la disponibilité de l’électricité et la possession de biens durables. La deuxième partie est consacrée à la présentation de certaines caractéristiques démographiques des ménages et de la population (âge et sexe, taille du ménage, sexe du chef de ménage) et de certaines caractéristiques socio-économiques (milieu de résidence, présence d’orphelins dans le ménage, placement d’enfants dans les ménages, enregistrement à l’état civil, niveau d’instruction, fréquentation scolaire et travail des enfants). 2.1. CONDITIONS DE VIE Les données collectées sur certaines caractéristiques de l’habitation sont présentées pour les ménages et pour l’ensemble de la population de droit1 de ces ménages en fonction du milieu de résidence. 2.1.1 Provenance de l’eau de boisson Le Sommet Mondial pour l’Enfance (2006) a adopté une définition standardisée de l’eau salubre qui a été retenue dans l’EDSB-II, 2010. L’eau est considérée comme salubre lorsqu’elle provient de : • robinets installés à l’intérieur ou à l’extérieur de l’habitation; • bornes fontaines ou robinets publics; • puits/forages équipés de pompes; • puits creusés protégés et • sources protégées. Le tableau 2.1 présente les données sur la provenance de l’eau consommée par les ménages. Au niveau national, 75 % des ménages boivent de l’eau provenant d’une source améliorée dont 44% pour les sources protégées et 23% pour les robinets publics ou bornes fontaines. Parmi les 23 % des ménages qui consomment de l’eau en provenance d’une source non amélioré, 14% utilisent une source non protégée et 8% l’eau de surface. La proportion de ménages qui consomment de l’eau salubre est plus élevée en milieu urbain que rural (85 % contre 74 %). En milieu urbain, dans 42 % des cas, les ménages disposent d’un robinet installé à l’intérieur ou à l’extérieur du logement (dans la cour/parcelle) et 34 % s’approvisionnent à un robinet public/ borne fontaine. Par contre, en milieu rural, ces proportions ne sont respectivement que de 1 % et 22 %. Un quart des ménages du milieu rural boivent de l’eau provenant d’une source non améliorée (25 %), dont 15% provenant d’une source non protégée. 1 Population de droit = résidents présents + résidents absents L’ 12 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l'eau pour boire, le temps pour s'approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l'eau, selon le milieu de résidence, Burundi 2010 Caractéristiques Ménages Population Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Source d'approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 85,0 74,3 75,2 86,2 74,3 75,5 Robinet dans logement/concession 42,2 1,1 4,8 45,3 1,4 5,7 Robinet public/fontaine 33,6 22,4 23,4 31,7 23,2 24,1 Puits à pompe/ forage 0,1 0,3 0,3 0,1 0,3 0,3 Puits creusé protégé 1,3 2,7 2,6 1,5 2,5 2,4 Source d'eau protégée 7,4 47,8 44,1 7,1 46,9 43,0 Eau en bouteille 0,5 0,0 0,0 0,5 0,0 0,0 Source non améliorée 4,5 25,3 23,4 4,6 25,2 23,1 Puits creusé non protégée 0,1 0,9 0,8 0,1 0,8 0,8 Source d'eau non protégée 3,5 15,2 14,2 3,8 15,0 13,9 Camion-citerne/charrette avec petite citerne 0,2 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 Eau de surface 0,8 9,2 8,4 0,6 9,3 8,5 Autre 10,4 0,5 1,4 9,2 0,5 1,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Temps de trajet pour s'approvisionner en eau de boisson Eau sur place 42,6 1,2 5,0 45,7 1,5 5,9 Moins de 30 minutes 40,9 45,8 45,3 37,8 46,3 45,4 30 minutes ou plus 16,2 51,6 48,4 16,1 51,0 47,5 NSP/manquant 0,4 1,4 1,3 0,5 1,2 1,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l'eau1 Ébullition 9,9 3,1 3,7 10,6 3,1 3,8 Ajout d'eau de Javel/chlore 0,2 0,1 0,1 0,2 0,1 0,1 Passée à travers un linge 0,7 0,4 0,4 0,8 0,5 0,6 Céramique, sable ou autre filtre 0,3 0,0 0,0 0,4 0,0 0,1 Autre 2,4 1,6 1,6 2,5 1,7 1,8 Aucun traitement 88,9 95,7 95,1 88,0 95,5 94,8 Pourcentage utilisant une méthode de traitement approprié2 10,3 3,3 3,9 11,2 3,4 4,2 Effectif 779 7 817 8 596 4 048 37 096 41 145 1 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 2 Les méthodes appropriées pour le traitement de l'eau comprennent l'ébullition, l'ajout de chlore, l'utilisation d'un linge pour passer l'eau, le filtrage et la désinfection solaire. Ce tableau présente également les résultats selon le temps de trajet pour s’approvisionner en eau de boisson. Globalement, dans seulement 5 % des cas, les ménages disposent d’eau sur place et dans 48 % des cas, il faut 30 minutes ou plus pour s’approvisionner en eau de boisson. Des disparités en fonction du milieu de résidence sont observées, les ménages du milieu rural ayant moins facilement accès à de l’eau salubre que les ménages urbains (1 % des ménages du milieu rural disposent de l’eau sur place contre 43 % en milieu urbain). En outre, pour plus d’un ménage rural sur deux (52 %), le temps de trajet est évalué à 30 minutes ou plus alors qu’en milieu urbain, cette proportion n’est que de 16 %. Concernant le traitement de l’eau de boisson, 4 % des ménages utilisent un moyen approprié pour traiter l’eau (10 % en milieu urbain et 3 % en milieu rural). Quel que soit le milieu de résidence, la principale méthode utilisée pour traiter l’eau est l’ébullition (10 % en milieu urbain et 3 % en milieu rural). 2.1.2 Types de toilettes L’amélioration de l’approvisionnement en eau, de l’accès à des installations sanitaires adéquates et la promotion de pratiques d’hygiène constituent des actions importantes pour l’atteinte de certains objectifs du Millénaire pour le Développement. Les résultats du tableau 2.2 montrent que 60 % des ménages burundais utilisent des toilettes non améliorées dont 56 % sont des latrines sans dalle/trou ouvert. Le niveau d’utilisation des toilettes non améliorées est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (64 % contre 27 %). Près d’un tiers des ménages (31 %) utilise des toilettes améliorées non partagées dont 29 % sont des fosses d’aisance avec dalle. Il n’y a pas de variation importante par milieu de résidence pour les toilettes améliorées non partagées (32 % en milieu rural contre 31 % en milieu urbain). En outre, moins d’un ménage sur dix (8 %) dispose Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 13 d’installations sanitaires partagées et cette proportion est beaucoup plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (43 % contre 5 %). Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines, selon le milieu de résidence, Burundi 2010 Type de toilettes/latrines Ménages Population Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées Chasse d'eau/chasse manuelle connectée à un système d'égout 3,1 0,0 0,3 3,5 0,0 0,4 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 14,9 0,1 1,4 19,7 0,1 2,0 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse d'aisances 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Fosse d'aisances améliorée auto-aérée 0,2 0,4 0,4 0,2 0,4 0,4 Fosse d'aisances avec dalle 12,3 31,0 29,3 14,4 33,6 31,7 Toilettes partagées1 Chasse d'eau/chasse manuelle connectée à un système d'égout 4,5 0,0 0,4 3,5 0,0 0,3 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 2,9 0,0 0,3 2,3 0,0 0,2 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse d'aisances 0,7 0,0 0,1 0,7 0,0 0,1 Fosse d'aisances améliorée auto-aérée 0,7 0,1 0,1 0,6 0,1 0,1 Fosse d'aisances avec dalle 33,9 4,5 7,1 29,2 4,0 6,5 Toilettes non améliorées Chasse d'eau/chasse manuelle non reliée aux égouts/fosse septique/fosses d'aisances 0,1 0,0 0,0 0,2 0,0 0,1 Fosses d'aisances sans dalle/trou ouvert 24,7 59,0 55,9 24,1 58,0 54,7 Pas de toilettes/nature 1,9 4,2 4,0 1,6 3,0 2,9 Autre 0,0 0,2 0,2 0,0 0,2 0,2 Manquant 0,1 0,5 0,5 0,1 0,4 0,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 779 7 817 8 596 4 048 37 096 41 145 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme "améliorées" si elles n'étaient pas partagées. 2.1.3 Caractéristiques de l’habitation Le tableau 2.3 présente certaines caractéristiques de l’habitation. En ce qui concerne l’électricité, les résultats montrent que seulement 5 % des ménages burundais disposent de l'électricité. Cette proportion varie de manière importante selon le milieu de résidence (49 % en milieu urbain à 1 % en milieu rural). Pour le revêtement du sol des logements, 88 % des ménages burundais vivent dans un logement dont le sol est recouvert de terre/sable. Ce type de revêtement est beaucoup plus fréquent en milieu rural qu’en milieu urbain (93 % contre 37 %). Dans 9 % des cas, les ménages vivent dans un logement dont le sol est couvert de ciment. Cette proportion concerne 57 % des ménages du milieu urbain et seulement 4 % de ceux du milieu rural. Les résultats de l’enquête montrent que 37 % des ménages ont des maisons couvertes de tôles, 29 % de tuiles locales comme de chaume/palme/feuille. Des disparités s’observent selon le milieu de résidence. En effet, 5% des ménages urbains ont des maisons couvertes de chaume/palme/feuille contre 32% en milieu rural. 86% des ménages urbains ont des maisons couvertes de tôles contre 33% du milieu rural. 14 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages Tableau 2.3 Caractéristiques de l’habitation Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement, et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner; Répartition (en%)des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, Burundi 2010-11 Caractéristiques du logement Résidence Ensemble Urbain Rural Électricité Oui 49,0 1,0 5,3 Non 50,7 98,9 94,6 Total 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du sol Terre, sable 36,6 93,0 87,9 Bouse 0,3 1,1 1,0 Carrelage 4,6 1,0 1,3 Ciment 57,4 4,3 9,1 Autre 1,1 0,5 0,6 Total1 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du toit Chaume/Palme/Feuilles 4,9 31,6 29,2 Tuiles locales 5,7 31,7 29,3 Tôle 86,1 32,5 37,4 Mottes de terre, palmes, bambous 0,0 0,2 0,2 Autres 3,2 3,7 3,7 Pas de toit 0,0 0,3 0,3 Total1 100,0 100,0 100,0 Type de murs extérieurs Adobe non recouvert 14,3 39,5 37,2 Adobe recouvert 39,8 29,1 30,1 Bambou avec boue/Pierres avec boue 0,2 0,3 0,2 Briques 19,7 7,0 8,1 Terre 0,4 6,2 5,7 Ciment/Bloc de ciment 18,0 1,3 2,8 Autres 7,6 16,5 15,7 Pas de mur 0,0 0,2 0,2 Total1 100,0 100,0 100,0 Pièces utilisées pour dormir Une 30,2 20,3 21,2 Deux 35,3 41,1 40,6 Trois ou plus 34,4 38,0 37,6 Total1 100,0 100,0 100,0 Endroit pour cuisiner Dans la maison 16,9 58,6 54,8 Dans un bâtiment séparé 38,2 35,2 35,5 A l'extérieur 37,1 4,9 7,8 Autre 0,3 0,2 0,2 Manquant 7,5 1,1 1,7 Total 100,0 100,0 100,0 Combustible utilisé pour cuisiner Charbon de bois 70,0 2,2 8,3 Bois 20,0 91,2 84,7 Paille/branchages /herbe 1,1 5,9 5,5 Autre 1,3 0,1 0,2 Pas de repas préparé dans le ménage 7,5 0,5 1,2 Manquant 0,0 0,1 0,1 Total1 99,8 100,0 100,0 Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner2 91,2 99,4 98,6 Fréquence à laquelle on fume dans le logement Tous les jours 13,6 28,7 27,3 Une fois par semaine 2,6 3,4 3,3 Une fois par mois 1,3 1,1 1,2 Moins d'une fois par mois 2,1 2,5 2,5 Jamais 80,3 64,2 65,7 Total1 100,0 100,0 100,0 Effectif 779,4 7 816,6 8 596,0 1 Y compris les manquants. 2 Inclut Charbon de bois, Bois et Paille/branchages/herbe. Concernant les matériaux des murs extérieurs, plus des deux tiers (67 %) des ménages utilisent des briques adobes dont 37 % non recouvertes. Pour les briques adobes non recouvertes, cette proportion varie de 14 % en milieu urbain à 39 % en milieu rural. Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 15 Selon le nombre de pièces utilisées pour dormir, 21%, 41 % et 38% des ménages utilisent respectivement une, deux et trois pièces ou plus. Près d’un ménage sur trois (30%) en milieu urbain utilise une pièce pour dormir contre un ménage sur cinq (20%) en milieu rural. Quant à l’endroit utilisé pour cuisiner, 55 % des ménages cuisinent à l’intérieur de la maison alors que 36 % des ménages font leur cuisine dans un bâtiment séparé et 8 % à l’extérieur. La proportion de ménages cuisinant à l’extérieur est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (37 % contre 5 %) contrairement à ceux qui cuisinent à l’intérieur (59 % en milieu rural contre 17 % en milieu urbain). Le type de combustible utilisé par le ménage pour cuisiner permet d’apprécier le niveau de pollution à l’intérieur du logement, Au niveau global, la plupart des ménages (85 %) utilisent du bois. Cette proportion varie de manière importante entre les deux milieux de résidence (91 % en milieu rural et 20 % en milieu urbain). En milieu urbain, la proportion de ménages qui utilisent du charbon de bois pour cuisiner est plus élevée qu’en milieu rural (70 % contre 2 % en milieu rural). Dans l'ensemble, la quasi-totalité des ménages (99 %) utilisent des combustibles solides pour cuisiner. Les résultats de l’enquête donnent également une information qui peut être utilisée pour évaluer la qualité de l’air à l’intérieur du logement et l’exposition passive au tabac. Dans les deux-tiers des ménages (66 %), personne ne fume dans le logement. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (80 % contre 64 %). 2.1.4 Biens possédés par le ménage Le niveau de vie des ménages a été apprécié par la possession de certains biens de consommation. Le tableau 2.4 montre que 51 % des ménages possèdent une radio et 18 % un téléphone portable. Dans l’ensemble, les ménages du milieu urbain sont mieux équipés que ceux du milieu rural : 35 % des ménages urbains possèdent une télévision contre moins de 1 % dans le milieu rural, 73 % ont un téléphone portable contre 13 % dans le milieu rural et 18 % ont un réfrigérateur contre moins de 1 % dans le milieu rural. Concernant le moyen de locomotion, c’est la bicyclette qui est la plus répandue (21 %), cela quel que soit le milieu de résidence (21 % en milieu rural contre 20 % en milieu urbain). 10 % des ménages urbains possèdent une voiture ou une camionnette. Le tableau montre également que 86 % des ménages possèdent des terres arables et 59 % des animaux de ferme. Ces proportions sont plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain (respectivement 90% et 62% contre 43% et 25%). Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport, de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence, Burundi 2010 Possession Résidence Ensemble Urbain Rural Biens possédés par le ménage Radio 72,8 48,7 50,9 Télévision 35,0 0,5 3,7 Téléphone portable 72,5 13,0 18,4 Téléphone fixe 10,9 0,1 1,0 Réfrigérateur 18,0 0,4 2,0 Moyens de transport Bicyclette 19,5 20,6 20,5 Charrette tirée par un animal 0,1 0,0 0,0 Motocyclette/scooter 4,4 0,7 1,1 Voiture/camion 9,6 0,1 0,9 Bateau à moteur 0,1 0,1 0,1 Possession de terre agricole 43,1 90,0 85,8 Possession d'animaux de ferme1 25,3 61,9 58,6 Effectif 779 7 817 8 596 1 Bétail, vaches, taureaux, chevaux, ânes, chèvres, moutons, porcs, volailles ou lapins 16 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages 2.1.5 Indice de bien-être économique L’indice de bien-être économique est construit à partir des données sur les biens des ménages et en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages proviennent du questionnaire ménage sur la possession de certains biens de consommation et sur certaines caractéristiques de l’habitation comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau de revêtement du sol, le nombre de personnes par pièce utilisée pour dormir et le combustible utilisé pour cuisiner. Un poids (score ou coefficient) généré à partir d’une analyse en composante principale est affecté à chacun de ces biens et caractéristiques. Les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin, Rutstein, Johnson, Pande et Wagstaff, 2000). À chaque ménage est ensuite attribué un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage. Les individus sont classés par ordre croissant en fonction du score total du ménage dans lequel ils résident. L’échantillon est ensuite divisé en quintile de population, chaque quintile correspondant à un niveau allant de 1 (le plus pauvre) à 5 (le plus riche). Le tableau 2.5 présente la répartition de la population par quintile de bien-être économique selon le milieu de résidence et la région. Les résultats montrent que c’est dans le milieu urbain et, en particulier à Bujumbura Mairie, que la proportion des ménages les plus riches est la plus élevée (respectivement 85 % et 97 %). À l’opposé, c’est en milieu rural et dans le Centre-Est que cette proportion est la plus faible (respectivement 13 % et 11%). Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon le milieu de résidence et la région, Burundi 2010 Milieu de résidence/région Quintiles de bien-être économique Total Effectif de population Coefficient de Gini Le plus pauvre Pauvre Moyen Riche Le plus riche Résidence Urbain 3,4 2,8 3,5 5,5 84,8 100,0 4 048 12,3 Rural 21,8 21,9 21,8 21,6 12,9 100,0 37 096 0,5 Région Bujumbura Mairie 0,2 0,4 0,8 2,1 96,5 100,0 2 688 8,4 Nord 27,7 20,7 18,9 19,3 13,4 100,0 11 838 0,2 Centre-Est 21,9 24,9 24,0 17,9 11,3 100,0 10 034 1,0 Ouest 19,8 21,6 21,1 22,3 15,2 100,0 7 426 1,8 Sud 13,9 18,1 21,9 26,6 19,5 100,0 9 159 2,2 Ensemble 20,0 20,0 20,0 20,0 20,0 100,0 41 145 5,0 2.1.6 Lavage des mains Au cours de l’enquête, l’enquêteur a demandé à voir l’endroit où les membres du ménage se lavaient les mains ainsi que les produits nettoyants utilisés. Le tableau 2.6 présente les résultats selon le milieu de résidence, les régions et l’indice de bien-être économique. Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 17 Tableau 2.6 Lavage des mains Pourcentage de ménages dans lesquels l'endroit utilisé le plus souvent pour se laver les mains a été observé et, parmi ces ménages, répartition (en %) par disponibilité de l'eau, de savon et d'autres produits nettoyants, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Pourcentage de ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages Parmi les ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Savon et eau1 Eau et produit nettoyant2 autre que le savon seulement Eau seulement Savon mais pas d'eau3 Produits nettoyants autres que le savon seulement2 Pas d'eau, ni savon, ni autre produit nettoyant Total4 Résidence Urbain 93,7 779 21,5 1,0 15,0 1,5 3,0 58,0 100,0 730 Rural 91,9 7 817 3,9 0,3 5,6 0,4 6,2 83,4 100,0 7 181 Région Bujumbura-Mairie 95,0 521 24,2 1,0 17,8 1,5 1,3 54,1 100,0 495 Nord 86,9 2 641 1,4 0,2 2,6 0,3 10,4 85,0 100,0 2 294 Centre-Est 95,7 2 162 4,1 0,6 9,0 0,6 10,1 75,4 100,0 2 069 Ouest 91,1 1 480 6,9 0,1 4,5 0,5 0,5 87,4 100,0 1 348 Sud 95,2 1 792 6,4 0,1 6,7 0,5 0,4 85,4 100,0 1 706 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 86,4 2 092 2,3 0,0 5,0 0,2 4,3 88,1 100,0 1 807 Pauvre 91,8 1 747 3,0 0,3 6,4 0,3 6,8 82,9 100,0 1 603 Moyen 94,1 1 681 3,8 0,5 6,0 0,3 8,4 80,9 100,0 1 583 Riche 95,6 1 557 4,6 0,3 4,2 0,8 6,6 83,2 100,0 1 489 Le plus riche 94,1 1 520 15,4 0,7 11,1 1,2 3,4 68,2 100,0 1 430 Ensemble 92,0 8 596 5,5 0,3 6,4 0,5 5,9 81,1 100,0 7 911 1 Par "savon", on entend ici le savon ou un détergent en morceau, sous forme liquide, en poudre ou sous forme de pâte. Cette colonne inclut les ménages possédant du savon et de l'eau seulement ainsi que ceux qui possèdent du savon et de l'eau et un autre détergent. 2 Les produits nettoyants autres que le savon incluent la cendre, la boue ou du sable. 3 Y compris les ménages disposant de savon seulement ainsi que ceux qui disposent de savon et d'autres produits nettoyants. 4 Y compris les manquants. Dans la quasi-totalité des cas (92 %), l’enquêteur a pu observer l’endroit où les membres du ménage se lavent les mains. Dans la majorité des ménages où l’endroit pour se laver les mains a été observé, il n’y avait ni eau, ni savon et ni un quelconque produit nettoyant (81%). Cette proportion est plus faible en milieu urbain (58%), à Bujumbura Mairie (54 %) et dans les ménages du quintile le plus riche (68 %). Parmi les ménages observés, 6 % disposaient d’eau seulement et 6 % de savon et d’eau. C’est en milieu urbain (22 %), à Bujumbura Mairie (24 %) et dans les ménages les plus riches (15 %) que la présence d’eau et de savon a été le plus observée. 2.2 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION Au cours de l’enquête ménage, des informations démographiques et socio-économiques ont été recueillies sur tous les résidents habituels des ménages et sur tous les visiteurs qui ont passé la nuit ayant précédé l’enquête dans le ménage. 2.2.1. Structure de la population par âge et sexe Les résultats présentés dans le tableau 2.7 montrent que parmi les 40 159 personnes recensées dans les ménages enquêtés, 18 836 sont des hommes et 21 323 des femmes, soit un rapport de masculinité de 88 %. Ce rapport de masculinité est plus faible que celui obtenu lors d’autres opérations statistiques comme le RGPH 2008. Selon le milieu de résidence, les résultats montrent que le milieu rural compte plus de femmes que d’hommes (rapport de masculinité de 86 hommes pour 100 femmes) alors qu’en milieu urbain, les femmes sont légèrement moins nombreuses que les hommes (rapport de masculinité de 107 hommes pour 100 femmes). La population burundaise se caractérise par sa jeunesse puisque plus des deux tiers ont moins de 25 ans (67 %) et près de la moitié a moins de 15 ans (47 %). Les 65 ans et plus ne représentent que 3 % de la population. En outre, les résultats montrent que, dans la majorité des cas, la population burundaise vit en milieu rural (90 %). 18 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence Répartition (en %) de la population de fait des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le sexe et le milieu de résidence Burundi 2010 Groupe d'âges Urbain Rural Ensemble Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme <5 15,7 16,2 15,9 20,8 17,5 19,0 20,2 17,4 18,7 5-9 12,0 12,9 12,4 16,3 15,1 15,7 15,9 14,9 15,3 10-14 10,0 11,8 10,9 14,0 13,1 13,5 13,6 13,0 13,3 15-19 12,1 14,5 13,3 10,7 11,2 11,0 10,9 11,5 11,2 20-24 13,3 11,3 12,3 7,4 8,5 8,0 8,0 8,7 8,4 25-29 9,1 9,5 9,3 6,0 7,3 6,7 6,4 7,5 7,0 30-34 8,4 6,7 7,6 4,3 4,8 4,5 4,7 5,0 4,8 35-39 5,5 4,8 5,2 3,9 5,0 4,5 4,1 5,0 4,5 40-44 4,2 2,9 3,6 3,4 3,5 3,4 3,5 3,5 3,5 45-49 2,8 2,8 2,8 3,3 3,4 3,4 3,3 3,3 3,3 50-54 3,0 2,4 2,7 3,2 3,3 3,3 3,2 3,3 3,2 55-59 1,8 1,3 1,6 2,2 2,4 2,3 2,1 2,3 2,2 60-64 0,8 0,8 0,8 1,6 1,6 1,6 1,5 1,5 1,5 65-69 0,4 0,6 0,5 1,0 1,1 1,1 0,9 1,1 1,0 70-74 0,3 0,6 0,5 0,9 1,1 1,0 0,8 1,0 0,9 75-79 0,2 0,3 0,3 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 80 + 0,2 0,5 0,3 0,6 0,7 0,7 0,6 0,7 0,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 2 058 1 926 3 983 16 779 19 397 36 176 18 836 21 323 40 159 La pyramide des âges de la population (graphique 2.1) présente une allure régulière, caractéristique des pays à forte fécondité et forte mortalité. En effet, sa base est élargie et se rétrécit rapidement avec l’âge. -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 <5 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80-84 85+ Pourcentage Âge Homme Femmes 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population EDSB-II 2010 2.2.2. Taille et composition des ménages Dans l’ensemble, les résultats du tableau 2.8 indiquent que près des trois quarts des ménages burundais sont dirigés par un homme (73 %). À l’opposé, dans 27 % des cas, c’est une femme qui est chef de ménage. Selon le milieu de résidence, les ménages dirigés par une femme sont un peu plus élevés en milieu rural (27 %) qu’en milieu urbain (22 %). Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 19 Par rapport à la taille des ménages, on note qu’un ménage burundais compte, en moyenne, 4,8 personnes. Cette moyenne est légèrement plus élevée en milieu urbain (5,2) qu’en milieu rural (4,7). Plus de deux ménages sur cinq (44 %) comprennent 2 à 4 personnes. La proportion de ménages de grande taille (9 personnes et plus) est pratiquement deux fois plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (11 % contre 6 %). Le tableau présente également les proportions de ménages qui comprennent des enfants de moins de 18 ans orphelins ou qui vivent sans leurs parents, selon le milieu de résidence. Ainsi, 26 % des ménages comptent des enfants orphelins ou vivant sans leurs parents et cette proportion est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (36 % contre 25 %). Dans 17 % des cas, les ménages comprennent des enfants vivant sans leurs parents et cette proportion est aussi plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (29 % contre 16 %). La proportion de ménages qui comptent des orphelins simples (un seul parent décédé) s’élève à 15 % et varie peu selon les milieux de résidence. Enfin, 4 % des ménages comptent des orphelins doubles (les deux parents décédés) et cette proportion est deux fois plus élevée en milieu urbain qu’en milieu (6 % contre 3 %). Tableau 2.8 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage; taille moyenne du ménage; pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents, selon le milieu de résidence, Burundi 2010 Caractéristique Résidence Ensemble Urbain Rural Chef de ménage Homme 78,1 72,7 73,2 Femme 21,9 27,3 26,8 Total 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 1 6,7 5,6 5,7 2 10,7 10,7 10,7 3 12,7 17,1 16,7 4 13,5 16,5 16,2 5 14,4 15,5 15,4 6 13,0 12,6 12,6 7 9,9 9,6 9,7 8 7,7 6,5 6,7 9+ 11,4 5,9 6,4 Total 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne du ménage 5,2 4,7 4,8 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents Enfants vivant sans leurs parents1 29,2 15,7 17,0 Orphelin double 6,0 3,3 3,6 Orphelin simple2 17,0 15,3 15,4 Enfant orphelin et/ou vivant sans leurs parents 35,9 25,2 26,1 Effectif de ménages 779 7 817 8 596 Note: Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c'est-à- dire les résidents habituels. 1 Les enfants vivant sans leurs parents sont les enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage dans lequel il n'y a ni leur père, ni leur mère. 2 Comprend les enfants dont l'un des parents est décédé et dont l'état de survie de l'autre est inconnu. 2.2.3. Enfants, survie des parents et résidence avec les parents Le tableau 2.9 qui présente les résultats concernant les enfants de moins de 18 ans et la résidence de ces enfants avec leurs parents montre que 68 % des enfants de moins de 18 ans vivent avec leurs deux parents biologiques. Dans 19 % des cas, ces enfants vivent uniquement avec leur mère biologique, que le père soit en vie ou décédé. Dans 3 % des cas, ils vivent seulement avec leur père biologique, que la mère soit en vie ou décédée. Dans 8 % des cas, les enfants de moins de 18 ans 20 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages ne vivent avec aucun des deux parents biologiques, que ceux-ci soient en vie ou décédés. Les résultats montrent que la proportion d’enfants vivant avec leurs deux parents diminue avec l’âge de l’enfant, passant de 81 % parmi ceux de moins de 2 ans à 51 % parmi ceux de 15-17 ans. Selon le sexe de l’enfant, on observe que la proportion de garçons vivant avec leurs deux parents est légèrement plus élevée que celle des filles (70 % contre 67 %). Selon le milieu et la région de résidence, les résultats montrent qu’en milieu urbain (16%) et à Bujumbura Mairie (17 %), les proportions d’enfants vivant sans aucun de leurs parents sont plus élevées qu’ailleurs. Parmi les enfants de moins de 18 ans, 13 % sont orphelins. Ces enfants ont soit perdu leur père, soit leur mère ou les deux. Comme attendu, la proportion d’orphelins augmente rapidement avec l’âge de l’enfant, passant de 2 % à moins de 2 ans à 31 % chez les enfants de 15-17 ans. Cette proportion varie peu selon les différentes caractéristiques socio-économiques. Néanmoins, elle est légèrement plus élevée à Bujumbura Mairie (17 %) et parmi les ménages du quintile le plus pauvre (18 %) que dans les autres catégories. Tableau 2.9 Enfants survie des parents et résidence avec les parents Répartition (en %) de la population de droit des enfants de moins de 18 ans par état de survie des parents et résidence avec les parents, pourcentage d'enfants ne vivant pas avec un parent biologique et pourcentage d'enfants ayant un ou leurs deux parents décédés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographiqu e et économique Vit avec les deux parents Vit avec la mère mais pas avec le père Vit avec le père mais pas avec la mère Ne vit avec aucun des deux parents Total Pour- centage ne vivant avec aucun parent biologique Pour- centage avec un ou les deux parents décédés1 Effectif d'enfants Père en vie Père décédé Mère en vie Mère décédée Les deux sont vivants Seul le père est vivant Seule la mère est vivante Les deux décédés Information manquante sur père/ mère Groupe d’âges 0-4 78,7 15,7 2,3 0,5 0,2 1,8 0,3 0,1 0,2 0,2 100,0 2,4 3,1 7 600 <2 80,8 17,0 1,5 0,1 0,1 0,2 0,2 0,0 0,0 0,2 100,0 0,4 1,8 3 057 2-4 77,3 14,8 2,8 0,9 0,4 2,9 0,3 0,2 0,3 0,2 100,0 3,8 4,0 4 543 5-9 70,5 12,3 5,7 1,5 1,5 5,3 0,7 1,1 1,1 0,3 100,0 8,2 10,2 6 239 10-14 59,9 9,1 10,8 2,0 3,1 6,8 2,0 2,7 3,1 0,6 100,0 14,6 21,8 5 398 15-17 51,0 7,5 14,5 1,5 4,4 7,2 2,4 3,6 6,5 1,5 100,0 19,6 31,4 2 862 Sexe Masculin 69,5 11,8 6,8 1,5 1,9 3,8 0,9 1,4 1,9 0,4 100,0 8,1 13,0 10 795 Féminin 67,0 12,2 7,0 1,1 1,8 5,5 1,2 1,6 2,0 0,5 100,0 10,3 13,6 11 304 Résidence Urbain 60,1 12,2 6,2 3,2 1,3 8,8 1,4 3,0 3,0 0,9 100,0 16,2 14,9 1 891 Rural 69,0 12,0 7,0 1,1 1,9 4,3 1,1 1,3 1,9 0,4 100,0 8,6 13,2 20 208 Région Bujumbura Mairie 58,2 11,6 7,1 3,8 1,2 9,2 1,6 3,0 3,4 0,8 100,0 17,3 16,5 1 172 Nord 67,9 10,7 8,3 1,6 1,8 4,2 1,3 1,5 2,1 0,5 100,0 9,2 15,1 6 361 Centre-Est 70,6 12,4 5,6 1,1 2,2 4,3 0,8 1,0 1,5 0,6 100,0 7,6 11,2 5 389 Ouest 69,8 10,6 6,0 1,1 2,1 4,0 1,2 2,0 2,6 0,4 100,0 9,9 14,0 4 169 Sud 67,0 14,5 7,3 0,7 1,5 5,3 0,9 1,1 1,3 0,4 100,0 8,6 12,1 5 009 Quintiles de bien- être économique Le plus pauvre 59,4 14,9 11,2 1,2 2,3 5,7 1,3 1,3 2,0 0,6 100,0 10,3 18,2 4 360 Pauvre 69,4 11,6 7,6 0,9 2,5 3,7 0,8 1,1 1,8 0,6 100,0 7,5 13,9 4 534 Moyen 72,1 11,1 6,7 1,1 1,5 3,2 0,9 1,3 1,6 0,5 100,0 7,0 12,0 4 542 Riche 73,7 10,8 4,6 1,0 2,0 3,2 1,0 1,2 2,1 0,3 100,0 7,5 10,9 4 518 Le plus riche 65,9 11,9 4,4 2,2 0,8 7,9 1,5 2,5 2,4 0,5 100,0 14,4 11,6 4 146 Ensemble <15 70,8 12,7 5,8 1,3 1,5 4,3 0,9 1,2 1,3 0,3 100,0 7,7 10,6 19 237 Ensemble <18 68,2 12,0 6,9 1,3 1,8 4,7 1,1 1,5 2,0 0,5 100,0 9,3 13,3 22 099 Note: Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c'est-à-dire les résidents habituels. 1 Inclut les enfants dont le père est décédé, la mère est décédée, les deux parents sont décédés et ceux dont un seul parent est décédé mais dont l'information sur l'état de survie de l'autre parent est manquante. Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 21 2.2.4. Fréquentation scolaire des enfants et survie des parents Le tableau 2.10 présente la répartition des enfants de 10-14 ans qui fréquentent l’école selon l’état de survie de leurs parents. Globalement, quand les deux parents sont en vie et que l’enfant vit avec, au moins, l’un des deux parents, 91 % vont à l’école. Par contre, quand les deux parents sont décédés, la proportion d’enfants qui vont à l’école est plus faible (75 %). Le décès des parents affecte autant la fréquentation scolaire des garçons que celle des filles (respectivement, 72 % et 77 %). Tableau 2.10 Fréquentation scolaire par état de survie des parents Parmi les enfants de 10-14 ans (population de droit), pourcentage de ceux qui fréquentent l'école par état de survie des parents, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Pourcentage d'enfants qui fréquentent l'école par état de survie des parents Les deux parents décédés Effectif Les deux parents sont en vie et vivant avec, au moins, l'un des deux parents Effectif Sexe Masculin 72,2 80 92,1 1 900 Féminin 76,9 88 90,0 1 933 Résidence Urbain 76,0 21 96,2 286 Rural 74,5 147 90,6 3 547 Région Bujumbura Mairie (72,6) 14 97,7 173 Nord (73,1) 56 88,9 1 035 Centre-Est (71,2) 33 89,8 980 Ouest (74,7) 37 91,1 645 Sud (82,8) 28 93,3 998 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre (70,4) 36 83,5 620 Pauvre (68,9) 36 87,8 779 Moyen (89,9) 26 91,6 844 Riche (71,9) 37 93,7 854 Le plus riche 76,8 34 97,0 736 Ensemble 74,7 168 91,0 3 832 Note: Le tableau n'est basé que sur les enfants qui vivent habituellement dans le ménage. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 2.2.5. Enregistrement des enfants de moins de 5 ans à l'état civil Au Burundi, dans le cadre de la promulgation du code des personnes et de la famille de 1980, l’enregistrement des naissances, comme d’autres faits d’état civil, a été rendu obligatoire. Lors de l’enquête, cette information a été collectée pour toute personne née à partir de 19802. Compte de la politique de gratuité des soins de santé instaurée en 2007 pour les enfants de moins de 5 ans, il est intéressant d’analyser les résultats pour cette catégorie d’enfants. Le tableau 2.11 présente les proportions d’enfants de moins de 5 ans dont la naissance a été déclarée à l'état civil. Dans les trois quarts des cas (75 %), les naissances d’enfants de moins de 5 ans ont été déclarées à l'état civil. Les résultats selon l’âge montrent une diminution des déclarations des naissances des générations les plus anciennes aux plus récentes passant de 79 % pour les enfants de 2-4 ans, dont 21 % n’ayant pas d’acte de naissance, à 70 % parmi les plus jeunes de moins de 2 ans. Cette tendance s’expliquerait par le fait que certains enfants ne sont pas déclarés à l’état civil dès leur naissance mais plus tard. Dans 56 % des cas, les enfants de moins de cinq ans disposaient d’un acte de naissance. Il n’y a pas de différence entre les garçons et les filles. Par contre, des variations s’observent selon le milieu de résidence et la région. En effet, c’est en milieu urbain (72 %) et à Bujumbura Mairie (78 %) que les proportions d’enfants possédant un acte de naissance sont les plus élevées. A l’opposé, dans la région Sud, seulement 50 % en possèdent un. Les résultats selon le quintile de bien-être économique montrent que la proportion d’enfants possédant un acte de naissance augmente avec l’amélioration du niveau de vie du ménage, variant de 44 % dans les ménages du quintile le plus pauvre à 74 % dans ceux du quintile le plus riche. 2 Le tableau C8 qui présente ces données figure en annexe C 22 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages Tableau 2.11 Enregistrement des naissances d'enfants de moins de cinq ans Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans (de droit) dont la naissance a été enregistrée à l'état civil selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristiques sociodémographiques et économique Enfants dont la naissance a été enregistrée Effectif d'enfants Pourcentage ayant un acte de naissance Pourcentage n'ayant pas d'acte de naissance Pourcentage dont la naissance a été enregistrée Âge <2 54,7 15,2 70,0 3 057 2-4 57,4 21,2 78,7 4 543 Sexe Masculin 57,0 18,4 75,4 3 849 Féminin 55,7 19,2 74,9 3 751 Résidence Urbain 72,4 14,2 86,6 641 Rural 54,9 19,2 74,1 6 959 Région Bujumbura Mairie 77,8 9,0 86,8 388 Nord 54,2 14,9 69,0 2 227 Centre-Est 56,5 23,8 80,3 1 910 Ouest 60,9 13,7 74,6 1 504 Sud 49,6 25,6 75,2 1 571 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 43,5 20,3 63,8 1 526 Pauvre 51,0 21,5 72,5 1 573 Moyen 55,0 19,0 74,0 1 605 Riche 60,1 20,2 80,3 1 524 Le plus riche 74,2 12,3 86,5 1 373 Ensemble 56,4 18,8 75,2 7 600 2.3. NIVEAU D'INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE 2.3.1 Niveau d’instruction De par son influence positive sur les comportements en général et en matière de santé en particulier telles que la recherche de soins médicaux et la vaccination des enfants ou encore l’utilisation de méthodes contraceptives, le niveau d’instruction des membres d’un ménage compte parmi les caractéristiques les plus importantes qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie. Dans le cadre de l’enquête ménage, des données ont été collectées sur le niveau d’instruction atteint et la dernière classe achevée pour chaque membre du ménage âgé de 5 ans et plus. Les résultats sur le niveau d’instruction sont présentés aux tableaux 2.12.1 et 2.12.2 pour les femmes et les hommes de 6 ans et plus. La comparaison des deux tableaux met en évidence l’écart existant entre les femmes et les hommes. En effet, 43 % des femmes contre 31 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction et le nombre médian d’années scolaires achevées est estimé à 0,5 chez les femmes contre 1,8 chez les hommes. De plus, bien que les résultats selon l’âge fassent apparaître, chez les femmes comme chez les hommes, une amélioration de la scolarisation des générations anciennes aux plus récentes, il existe toujours un écart entre les sexes. Les résultats mettent aussi en évidence chez les femmes comme chez les hommes, des variations importantes selon le milieu de résidence et les régions. En effet, les proportions de femmes et d’hommes sans niveau d’instruction sont nettement plus faibles en milieu urbain (respectivement 19% et 13%) qu’en milieu rural (respectivement 45% et 33%) et à Bujumbura Mairie (respectivement 14% et 10%) que dans les autres régions. Dans la région Nord, près d’une femme sur deux (49 %) n’a aucun niveau d’instruction contre 37 % chez les hommes. Enfin, des variations importantes se dégagent selon le statut économique du ménage puisque du quintile le plus pauvre au plus riche les proportions de femmes et d’hommes sans instruction diminuent, passant respectivement de 58 % à 21 % et de 46 % à 13 %. Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 23 Les résultats selon le niveau d’instruction atteint montrent que seulement 9 % des femmes et 11 % des hommes ont achevé le niveau primaire avec succès. Que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, cette proportion varie selon le milieu de résidence : 16% en milieu urbain à 11% en milieu rural chez les hommes et respectivement 12% et 9% chez les femmes. Les proportions de ceux et celles qui ont atteint le niveau secondaire sont respectivement de 10% (dont 3% pour le 2ème cycle) et 7% (dont 2% pour le 2ème cycle). Au niveau du supérieur, les propositions sont très faibles : 1,3% pour les hommes et 0,5% pour les femmes. Que ce soit au secondaire et au supérieur, c’est en milieu urbain et, plus particulièrement, à Bujumbura Mairie et dans le quintile le plus riche que ces proportions sont les plus élevées. Tableau 2.12.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femme Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire premier cycle Secondaire second cycle2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d’âges 6-9 38,4 61,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 100,0 2 545 0,0 10-14 6,8 88,4 3,2 1,5 0,0 0,0 0,1 100,0 2 769 2,3 15-19 22,1 42,9 18,3 15,1 1,1 0,0 0,5 100,0 2 449 4,1 20-24 41,9 26,9 14,1 10,4 5,6 0,7 0,5 100,0 1 862 2,2 25-29 42,9 31,3 14,4 3,2 5,8 1,8 0,6 100,0 1 607 1,6 30-34 40,1 27,1 22,6 3,8 4,2 1,8 0,5 100,0 1 058 3,3 35-39 65,3 13,7 13,1 2,9 2,9 1,1 0,9 100,0 1 057 0,0 40-44 75,3 10,2 10,6 1,1 2,0 0,5 0,4 100,0 736 0,0 45-49 79,1 11,8 5,9 1,0 0,8 0,7 0,8 100,0 711 0,0 50-54 80,1 11,9 4,5 1,0 0,9 0,4 1,2 100,0 695 0,0 55-59 82,8 9,8 4,2 1,5 0,9 0,3 0,5 100,0 484 0,0 60-64 85,2 9,7 3,2 0,7 1,0 0,1 0,1 100,0 328 0,0 65+ 92,0 5,3 1,6 0,6 0,0 0,0 0,6 100,0 677 0,0 Ne sait pas/manquant 100,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 0,0 Résidence Urbain 18,9 36,1 11,8 14,6 13,1 5,2 0,3 100,0 1 564 4,3 Rural 45,2 40,8 9,2 3,5 0,8 0,0 0,5 100,0 15 415 0,2 Région Bujumbura Mairie 14,4 34,7 11,5 16,6 14,9 7,4 0,4 100,0 1 027 5,1 Nord 48,5 38,9 8,5 2,9 0,9 0,0 0,3 100,0 5 010 0,0 Centre-Est 42,3 42,3 10,6 2,9 1,1 0,1 0,6 100,0 4 225 0,6 Ouest 46,2 39,0 10,0 3,1 0,9 0,1 0,7 100,0 2 906 0,0 Sud 40,9 42,5 8,3 6,1 1,6 0,1 0,5 100,0 3 810 0,8 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 57,9 35,0 5,1 1,4 0,1 0,0 0,5 100,0 3 670 0,0 Pauvre 49,2 40,8 7,6 1,7 0,1 0,0 0,6 100,0 3 485 0,0 Moyen 44,6 41,6 10,0 3,3 0,2 0,0 0,4 100,0 3 313 0,3 Riche 38,5 44,4 11,5 4,1 0,9 0,0 0,5 100,0 3 290 1,0 Le plus riche 21,2 40,4 13,8 12,6 9,1 2,7 0,3 100,0 3 220 3,5 Ensemble 42,8 40,3 9,4 4,5 2,0 0,5 0,5 100,0 16 979 0,5 1A achevé 6 classes du niveau primaire. 2 Le secondaire 1er cycle dure 4 années. Le secondaire second cycle dure entre 2 et 4 années selon les disciplines. 24 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages 2.3.2 Taux de fréquentation scolaire Le principal indicateur du niveau d’accès de la population au système éducatif est le niveau de fréquentation scolaire des personnes en âge d’aller à l’école. Au cours de l’enquête, des questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 5 à 24 ans. Le graphique 2.2 qui présente les taux de fréquentation scolaire par âge détaillé et par sexe montre que le taux de scolarisation des filles et des garçons augmente globalement jusqu’à l’âge de 11 ans. En outre, le taux de fréquentation scolaire des filles est plus élevé que celui des garçons jusqu'à l'âge de 8 ans, âge à partir duquel la tendance s’inverse jusqu'à l'âge de 24 ans. Tableau 2.12.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Homme Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010-11 Caractéristique sociodémographique et économique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire premier cycle Secondaire second cycle Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d’âges 6-9 39,2 60,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,5 100,0 2 315 0,0 10-14 5,5 90,1 2,7 1,6 0,0 0,0 0,0 100,0 2 553 2,2 15-19 11,5 49,5 17,8 19,1 1,6 0,0 0,5 100,0 2 051 4,4 20-24 24,0 27,2 15,0 21,1 10,2 1,9 0,6 100,0 1 511 4,8 25-29 31,8 33,7 16,8 6,4 8,0 2,7 0,5 100,0 1 197 3,3 30-34 28,1 26,1 27,8 6,2 6,5 4,9 0,6 100,0 888 4,6 35-39 46,1 20,6 21,8 4,0 3,9 3,3 0,3 100,0 765 2,2 40-44 60,9 14,1 13,3 3,9 3,3 3,1 1,4 100,0 652 0,0 45-49 57,9 23,8 11,0 1,8 2,8 1,9 0,8 100,0 620 0,0 50-54 56,4 24,2 11,6 3,5 1,9 1,9 0,3 100,0 599 0,0 55-59 54,2 25,6 11,5 4,4 1,5 1,2 1,6 100,0 402 0,0 60-64 58,1 27,4 8,9 2,1 1,8 0,7 1,0 100,0 281 0,0 65+ 68,4 23,0 3,7 2,5 0,9 0,4 1,1 100,0 518 0,0 Ne sait pas/manquant 100,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 0,0 Résidence Urbain 13,2 35,0 15,8 14,0 11,2 9,7 1,0 100,0 1 680 5,1 Rural 33,4 47,5 10,5 6,1 2,0 0,1 0,5 100,0 12 673 1,4 Région Bujumbura 10,2 32,8 16,3 15,3 12,4 11,9 1,2 100,0 1 180 5,4 Nord 36,7 46,5 9,6 5,0 1,8 0,2 0,2 100,0 4 015 1,1 Centre-Est 34,5 47,1 10,8 4,8 1,9 0,3 0,6 100,0 3 401 1,1 Ouest 31,8 47,1 12,1 6,2 1,9 0,4 0,5 100,0 2 539 1,7 Sud 27,5 48,2 10,5 9,5 3,2 0,4 0,7 100,0 3 219 2,1 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 46,4 43,3 6,6 2,9 0,4 0,0 0,4 100,0 2 570 0,0 Pauvre 39,1 48,0 8,3 3,8 0,1 0,0 0,6 100,0 2 680 0,7 Moyen 32,7 49,9 10,8 5,3 0,9 0,0 0,4 100,0 2 882 1,4 Riche 28,3 48,1 13,6 7,3 2,1 0,1 0,6 100,0 2 988 2,1 Le plus riche 13,4 41,0 14,8 14,2 10,3 5,6 0,6 100,0 3 234 4,4 Ensemble 31,1 46,0 11,1 7,0 3,0 1,3 0,5 100,0 14 353 1,8 1A achevé 6 classes du niveau primaire. 2 Le secondaire 1er cycle dure 4 années. Le secondaire second cycle dure entre 2 et 4 années selon les disciplines. Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 25 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge EDSB-II 2010 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Âge 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 P ou rc e n ta ge Femmes Hommes Le tableau 2.13 présente deux indicateurs de la fréquentation scolaire : le taux net et le taux brut de fréquentation scolaire. Plus précisément, ces deux indicateurs ont pour objectif de mesurer le niveau général de participation à un niveau donné d’études. Ces taux sont présentés pour le niveau primaire et le niveau secondaire, par sexe, selon le milieu et la région de résidence et selon l’indice de bien-être économique. 26 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages Tableau 2.13 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d'études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Résidence Urbain 82,9 84,9 84,0 1,02 138,8 132,9 135,7 0,96 Rural 71,9 72,8 72,4 1,01 133,0 128,8 130,8 0,97 Région Bujumbura Mairie 86,5 85,5 85,9 0,99 146,1 126,1 135,2 0,86 Nord 69,7 69,9 69,8 1,00 135,0 121,7 127,7 0,90 Centre-Est 70,1 74,4 72,3 1,06 129,9 140,6 135,3 1,08 Ouest 72,5 72,6 72,5 1,00 124,1 119,1 121,5 0,96 Sud 76,7 76,3 76,5 0,99 140,2 135,7 137,9 0,97 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 62,3 64,9 63,7 1,04 118,6 114,1 116,2 0,96 Pauvre 69,0 66,7 67,7 0,97 123,6 120,4 121,9 0,97 Moyen 71,8 75,9 73,9 1,06 139,8 133,6 136,7 0,96 Riche 75,6 76,7 76,2 1,01 137,8 139,4 138,6 1,01 Le plus riche 85,6 85,7 85,7 1,00 146,9 139,1 142,8 0,95 Ensemble 72,8 73,8 73,3 1,01 133,4 129,1 131,2 0,97 NIVEAU SECONDAIRE Résidence Urbain 27,9 30,4 29,2 1,09 63,4 62,3 62,8 0,98 Rural 10,9 9,1 9,9 0,84 27,9 16,3 21,8 0,59 Région Bujumbura-Mairie 30,3 36,3 33,3 1,20 71,7 73,4 72,6 1,02 Nord 8,1 9,7 8,9 1,19 21,4 14,6 17,9 0,68 Centre-Est 9,6 5,9 7,6 0,62 23,4 13,4 18,0 0,58 Ouest 11,0 7,8 9,3 0,71 27,5 14,6 20,7 0,53 Sud 17,0 14,2 15,5 0,83 42,5 26,4 34,1 0,62 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 5,6 4,9 5,2 0,87 11,6 6,3 8,7 0,54 Pauvre 8,4 5,7 6,9 0,68 18,3 8,7 13,0 0,48 Moyen 11,0 8,3 9,6 0,76 25,6 14,3 19,8 0,56 Riche 12,1 8,6 10,3 0,72 33,9 19,5 26,5 0,57 Le plus riche 24,3 27,4 25,9 1,13 62,7 53,6 58,0 0,85 Ensemble 12,7 11,2 11,9 0,89 31,6 21,0 26,0 0,66 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau primaire (7-12 ans) qui fréquente l'école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau secondaire (13-18 ans) qui fréquente l'école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d'élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d'élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S'il y a pour un niveau donné un nombre important d'élèves plus âgés ou plus jeunes que l'âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L'indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TBF au niveau primaire des filles sur le TBF des garçons. L'indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TBF au niveau secondaire des filles sur le TBF des garçons. Le taux brut de fréquentation scolaire rend compte du niveau général de fréquentation pour un niveau d’instruction donné. Au Burundi, ce taux brut au niveau primaire est de 131 %. Cette valeur élevée indique un degré élevé de participation à l’enseignement primaire, que les élèves appartiennent au groupe d’âges officiels ou non. Quand le taux brut pour un niveau dépasse 100 %, cela signifie que des enfants trop jeunes ou trop âgés fréquente ce niveau, ce qui semble être le cas au Burundi. Un léger écart existe entre les filles et les garçons (133 % contre 129 %) ainsi qu’entre le milieu rural et le milieu urbain (136 % contre 131 %). Dans les régions, les écarts sont importants, d’un minimum de 122 % dans la région Ouest à un maximum de 138 % dans la région Sud. Les résultats selon les quintiles de bien-être économique montrent que c’est dans les ménages les plus pauvres que le taux brut de fréquentation scolaire est le plus faible et que c’est dans les ménages les plus riches qu’il est le plus élevé (116 % contre 143 %). Au niveau secondaire, le taux brut de fréquentation est beaucoup plus faible (26 %) et traduit une faible fréquentation de ce niveau. Comme au primaire, il existe également un léger écart entre les sexes et ce, au Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 27 détriment des filles (32 % pour les garçons contre 21 % pour les filles). Par contre, les résultats selon le milieu de résidence font apparaître des disparités importantes. En effet, ce taux est beaucoup plus faible en milieu rural qu’en milieu urbain (22 % contre 63 %). Selon les régions, des différences importantes se dégagent des résultats avec un taux brut de 18 % au Centre-Est et au Nord contre 34 % au Sud et 73 % à Bujumbura Mairie. Selon les quintiles de bien-être économique, les résultats montrent que la fréquentation scolaire augmente avec le niveau du bien-être passant d’un minimum de 9 % dans le plus pauvre à 58 % dans le plus riche. Le taux net est « une mesure plus précise de l’étendue de la participation à un niveau scolaire des enfants appartenant au groupe officiellement en âge de fréquenter ce niveau » (UNESCO). On constate au tableau 2.13 que le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau primaire est de 73 %, ce qui signifie que 73 % de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire, fréquente l’école primaire. Il n’y a quasiment pas d’écart entre les garçons et les filles. Ce taux est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (84% contre 72 %), dans la ville de Bujumbura-Mairie que dans les autres régions (86 % contre un minimum de 70 % dans la région Nord). Les résultats selon les quintiles de bien-être économique montrent que dans les ménages les plus pauvres, environ un enfant d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire sur six fréquente le niveau primaire (64 %) contre près de neuf sur dix dans le quintile le plus riche (86 %). Pour le niveau secondaire qui concerne la population âgée de 13-18 ans, le taux net de fréquentation scolaire s’établit à 12 %. Cela signifie qu’un peu plus d’un enfant ayant l’âge officiel du niveau secondaire sur dix fréquente effectivement ce niveau. Ce taux est nettement plus faible en milieu rural qu’en milieu urbain (10 % contre 29 %). Selon les régions, le taux net pour le secondaire varie d'un maximum de 33 % à Bujumbura Mairie à un minimum de 6 % dans la région Centre-Est. En outre, les résultats selon les quintiles font apparaître les mêmes variations que celles déjà constatées pour le taux net de fréquentation au niveau primaire : le taux net de fréquentation scolaire au niveau secondaire passe de 5 % dans les ménages les plus pauvres à 26 % dans les plus riches. Le tableau 2.13 présente également l’indice de parité de genre qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire des filles et celui des garçons. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart de fréquentation scolaire entre les sexes est important. Un indice égal à 1 indique l’égalité totale. Au Burundi, l’indice estimé à 0,97 pour le niveau primaire montre qu’à ce niveau il y a pratiquement autant de filles que de garçons qui fréquentent ce niveau. En outre, cette constatation se vérifie quelle que soit la caractéristique socio- économique. On peut néanmoins souligner que c’est à Bujumbura Mairie que l’indice de parité entre les genres est le plus faible (0,86). Par contre, au niveau secondaire, l’indice de parité égal à 0,66 signifie que beaucoup moins de filles que de garçons fréquentent ce niveau. Le graphique 2.2 qui présente les taux de fréquentation scolaire par âge détaillé et par sexe, met en évidence les écarts de scolarisation entre les garçons et les filles, écart qui augmente avec l’âge et, par conséquent, par niveau d’étude. Dans toutes les régions, à l’exception de la ville de Bujumbura Mairie, l’indice de parité entre les genres est inférieur à l’unité. À Bujumbura Mairie, l’indice légèrement supérieur à 1 signifie que les filles sont aussi nombreuses ou légèrement plus nombreuses que les garçons au niveau secondaire. 2.4 TRAVAIL DES ENFANTS Selon la Convention relative aux droits de l’Enfant, « l’enfant a le droit d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social » (Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, 1989). Toutes les dispositions doivent être prises pour que les enfants ne soient pas exposés à des risques, qu’ils ne soient pas exploités et qu’ils ne tombent pas dans un cycle de pauvreté et de privation. De plus, même si certaines activités sont considérées parfois comme faisant partie du processus d’éducation (par exemple, la participation aux tâches ménagères), il n’en reste pas moins que les enfants qui travaillent, y compris dans les activités domestiques, ont moins de chance d’être scolarisés et plus de chance d’abandonner l’école. 28 • Caractéristiques des logements et de la population des ménages Au cours de l’EDSB-II, 2010, des informations sur le travail des enfants ont été collectées dans le cadre de l’enquête ménage pour tous les enfants âgés de 5 à 14 ans. Le tableau 2.14 présente le pourcentage d'enfants de 5-14 ans qui, au cours de la semaine ayant précédé l'enquête, ont travaillé, en fonction du nombre d'heures travaillées. L’enquête révèle que la quasi-totalité des enfants de 5-14 ans (99,7 %) ont effectué un travail quelconque, dont la grande majorité (67 %) ont travaillé pendant 4 heures ou plus par jour : 80 % des enfants sont allés chercher de l’eau ou du bois ; 60 % ont effectué des travaux domestiques ; 21 % ont travaillé sur les terres ou dans les affaires de la famille et 7 % ont travaillé pour un employeur en dehors de la famille. Pour 47 % des enfants, le travail consistant à aller chercher de l’eau ou du bois a pris 4 heures ou plus par jour. Bien que la proportion d’enfants de 10-14 ans soit plus élevée que celle des 5-9 ans, ce type de travail a concerné les trois quarts des jeunes enfants de 5-9 ans. On note aussi que les filles sont plus fréquemment sollicitées que les garçons pour ce genre de travail (82 % contre 77 %), tout comme les enfants du milieu rural par rapport à ceux du milieu urbain (83 % contre 48 %). Les tâches domestiques ont occupé 60 % des enfants au total dont 39 % pendant 4 heures ou plus par jour. Les jeunes enfants de 5-9 ans sont moins concernés par cette activité que ceux de 10-14 ans (48 % contre 74 %) ; par contre les filles sont plus concernées que les garçons (67 % contre 52 %). Environ un enfant sur cinq (21 %) a travaillé sur les terres ou dans les affaires de la famille et dans la majorité des cas (17 %) pendant 4 heures ou plus par jour. Pour ce type de travail, les enfants de 10-14 ans sont plus fréquemment mis à contribution que les plus jeunes (32 % contre 12 % ); de même, il est plus courant que ce travail soit effectué par les enfants du milieu rural que du milieu urbain (22 % contre 11 %). Enfin, 7 % des enfants ont travaillé pour quelqu’un d’autre qu’un membre du ménage, plus de la moitié (4 %) ayant travaillé pendant quatre heures ou plus par jour, et la grande majorité (5 %) n’a reçu aucun salaire pour son travail. Ce sont les enfants les plus âgés (9 % à 10-14 ans contre 6 % pour ceux de 5-9 ans), ceux du milieu rural (8 %) contre 5 % en milieu urbain et surtout ceux de la région Nord (11 % contre un minimum de 3 % dans la région Ouest), qui ont le plus travaillé à l’extérieur du ménage. C ar ac té ris tiq ue s de s lo ge m en ts e t d e la p op ul at io n de s m én ag es • 2 9 Ta bl ea u 2. 14 T ra va il de s en fa nt s P ou rc en ta ge d 'e nf an t d e 5- 14 a ns , r és id an t d an s le m én ag e, q ui , a u co ur s de la s em ai ne a ya nt p ré cé dé l' en qu êt e, o nt tr av ai llé p ou r q ue lq u' un d 'a ut re q u' un m em br e de la fa m ill e, o nt c he rc hé d e l’e au o u du b oi s, o nt tr av ai llé da ns le s ch am ps o u l'a ffa ire d e la fa m ille , o u on t f ai t d es tr av au x do m es tiq ue s, e n fo nc tio n du n om br e d' he ur es tr av ai llé es , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, B ur un di 2 01 0 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue E nf an ts q ui o nt tr av ai llé p ou r q ue lq u' un d 'a ut re qu 'u n m em br e du m én ag e E nf an ts q ui o nt c he rc hé d e l'e au /d u bo is p ou r l a fa m ille E nf an ts q ui o nt tr av ai llé s ur le s te rr es /d an s le s af fa ire s de la fa m ill e E nf an ts q ui o nt fa it de s tra va ux d om es tiq ue s E ns em bl e E ffe ct if d’ en fa nt s P ay é, < 4 he ur es / jo ur P ay é, 4 + he ur es / jo ur N on pa yé , < 4 he ur es / jo ur N on pa yé , 4 + he ur es / jo ur E ns em bl e1 < 4 he ur es / jo ur 4+ he ur es / jo ur E ns em bl e1 < 4 he ur es / jo ur 4+ he ur es / jo ur E ns em bl e1 < 4 he ur es / jo ur 4+ he ur es / jo ur E ns em bl e1 < 4 he ur es / jo ur 4+ he ur es / jo ur E ns em bl e1 G ro up e d’ âg es 5- 9 0, 8 0, 6 2, 9 1, 7 6, 0 36 ,3 37 ,9 74 ,3 3, 3 8, 6 11 ,9 19 ,5 28 ,3 47 ,8 44 ,6 55 ,3 99 ,9 6 23 9 10 -1 4 0, 7 3, 1 2, 2 2, 9 8, 8 29 ,6 56 ,6 86 ,2 5, 2 27 ,3 32 ,4 23 ,2 50 ,6 73 ,7 18 ,2 81 ,4 99 ,6 5 39 8 Se xe M as cu lin 0, 8 2, 0 2, 2 1, 8 6, 8 35 ,0 42 ,2 77 ,2 4, 0 17 ,1 21 ,1 20 ,1 31 ,8 51 ,9 36 ,5 63 ,3 99 ,8 5 61 4 Fé m in in 0, 7 1, 5 2, 9 2, 7 7, 8 31 ,6 50 ,7 82 ,3 4, 4 17 ,4 21 ,8 22 ,2 45 ,0 67 ,2 28 ,5 71 ,2 99 ,7 6 02 3 R és id en ce U rb ai n 1, 0 0, 9 2, 0 1, 1 5, 1 25 ,9 22 ,3 48 ,3 3, 5 7, 9 11 ,4 27 ,6 31 ,1 58 ,7 56 ,1 43 ,8 99 ,8 93 6 R ur al 0, 8 1, 8 2, 6 2, 4 7, 5 33 ,9 48 ,7 82 ,6 4, 2 18 ,1 22 ,3 20 ,6 39 ,3 59 ,9 30 ,3 69 ,5 99 ,7 10 7 01 R ég io n B uj um bu ra M ai rie 1, 0 0, 3 2, 1 0, 7 4, 1 22 ,2 15 ,0 37 ,2 3, 2 4, 5 7, 7 30 ,8 26 ,1 56 ,8 64 ,9 35 ,0 99 ,8 57 1 N or d 1, 6 2, 2 4, 2 3, 0 11 ,0 37 ,6 42 ,1 79 ,7 2, 9 16 ,9 19 ,9 22 ,4 36 ,0 58 ,4 38 ,0 61 ,7 99 ,7 3 35 1 C en tre -E st 0, 2 1, 5 3, 1 3, 6 8, 5 23 ,3 63 ,7 86 ,9 4, 9 20 ,6 25 ,5 15 ,5 48 ,3 63 ,7 18 ,1 81 ,4 99 ,6 2 77 5 O ue st 0, 5 1, 7 0, 9 0, 4 3, 4 40 ,1 39 ,0 79 ,0 4, 3 12 ,4 16 ,7 27 ,4 39 ,8 67 ,2 36 ,2 63 ,7 10 0, 0 2 19 5 S ud 0, 6 1, 6 1, 5 1, 8 5, 5 34 ,7 47 ,5 82 ,2 5, 0 21 ,0 25 ,9 18 ,6 33 ,9 52 ,4 30 ,0 69 ,8 99 ,8 2 74 5 O rp he lin (p èr e et /o u m èr e dé cé dé s) O ui , o rp he lin 0, 6 4, 4 1, 9 1, 2 8, 2 34 ,8 49 ,9 84 ,7 3, 2 21 ,2 24 ,4 22 ,0 46 ,8 68 ,8 26 ,4 73 ,2 99 ,6 65 3 N on 0, 8 1, 6 2, 6 2, 3 7, 3 33 ,2 46 ,3 79 ,5 4, 2 17 ,0 21 ,2 21 ,2 38 ,1 59 ,3 32 ,7 67 ,0 99 ,8 10 9 67 M an qu an t 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 6, 2 74 ,8 81 ,0 12 ,2 28 ,4 40 ,7 3, 7 59 ,0 62 ,7 18 ,2 81 ,8 10 0, 0 17 E ns em bl e 0, 8 1, 7 2, 6 2, 3 7, 3 33 ,2 46 ,6 79 ,8 4, 2 17 ,3 21 ,4 21 ,2 38 ,6 59 ,8 32 ,3 67 ,4 99 ,7 11 6 37 1 N on c om pr is le s e nf an ts p ou r l es qu el s le n om br e d’ he ur es tr av ai llé es e st m an qu an t. Caractéristiques des logements et de la population des ménages • 29 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés • 31 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS 3 e chapitre présente les caractéristiques démographiques et socio-économiques des enquêtés telles que l’âge, le milieu de résidence et la région, l’état matrimonial, la religion, le niveau d’instruction ainsi que l’emploi. Ces caractéristiques sont présentées pour les 9 389 femmes de 15-49 ans et 4 280 hommes de 15-59 ans qui ont été interviewés individuellement. Ces informations sont particulièrement utiles pour la compréhension et l’interprétation des facteurs qui affectent les niveaux et tendances de certains phénomènes démographiques (fécondité, nuptialité et mortalité) et de certains comportements en matière de santé (santé de la reproduction, nutrition, etc.). Ce chapitre présente également les résultats concernant l’alphabétisation, l’exposition aux média, l’activité économique des hommes et des femmes ainsi que leur couverture médicale. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Les résultats présentés dans le tableau 3.1 montrent que la répartition des femmes et des hommes de 15-49 ans par groupes d’âges quinquennaux présentent une allure assez régulière comme cela a été au chapitre précédent pour tous les membres du ménage. Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques et économiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Femme Homme Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Groupe d’âges 15-19 25,1 2 359 2 377 24,8 932 932 20-24 19,5 1 832 1 854 19,5 732 783 25-29 17,1 1 608 1 591 15,5 584 588 30-34 11,3 1 064 1 084 11,8 442 472 35-39 11,4 1 067 1 054 10,3 388 387 40-44 7,9 745 738 9,3 349 346 45-49 7,6 714 691 8,8 331 307 Religion Catholique 61,8 5 799 5 691 63,9 2 401 2 421 Protestant 31,4 2 950 2 963 26,4 991 981 Musulman 2,2 203 324 3,0 114 171 Adventiste 2,1 198 180 2,5 93 84 Témoins de Jéhovah 0,2 19 25 0,3 12 15 Traditionnel/Autres 0,8 77 70 0,6 23 23 Sans religion 1,4 133 127 3,3 123 117 Manquant 0,1 9 9 0,1 3 3 État matrimonial Célibataire 33,2 3 121 3 285 43,9 1 652 1 779 Marié 40,0 3 760 3 674 40,8 1 535 1 493 Vivant ensemble 17,7 1 661 1 587 13,9 522 492 Divorcé/séparé 4,6 436 431 1,0 38 39 Veuf 4,4 411 412 0,3 13 12 Résidence Urbain 10,7 1 002 2 109 15,4 578 1 169 Rural 89,3 8 387 7 280 84,6 3 181 2 646 Région Bujumbura Mairie 7,3 683 1 212 11,4 430 722 Nord 28,8 2 700 1 982 28,7 1 078 776 Centre-Est 25,3 2 374 2 578 21,7 816 901 Ouest 16,9 1 586 1 489 16,9 637 593 Sud 21,8 2 046 2 128 21,2 798 823 Niveau d'instruction Aucun 44,8 4 211 3 836 28,3 1 066 955 Primaire 43,1 4 042 3 946 50,3 1 891 1 864 Secondaire ou plus 12,1 1 136 1 607 21,4 803 996 Suite… C 32 • Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Tableau 3.1—suite Caractéristique sociodémographique et économique Femme Homme Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 20,2 1 898 1 693 16,0 600 536 Pauvre 20,3 1 910 1 724 18,6 700 616 Moyen 19,7 1 854 1 634 19,1 717 603 Riche 19,3 1 811 1 592 20,5 772 654 Le plus riche 20,4 1 916 2 746 25,8 970 1 406 Ensemble 15-49 100,0 9 389 9 389 100,0 3 760 3 815 50-59 na na na na 520 465 Ensemble 15-59 na na na na 4 280 4 280 Note : Le niveau d’instruction correspond au plus haut niveau d’instruction atteint, qu’il ait été achevé ou non. na = non applicable. Les résultats montrent que les Burundais sont de religion chrétienne, en majorité catholique, (62 % des femmes et 64 % des hommes). En outre, 31 % des femmes et 26 % des hommes sont protestants. Les autres religions ne sont que très faiblement représentées. En ce qui concerne l’état matrimonial, 58 % des femmes sont étaient en union au moment de l’enquête : 40 % étaient mariées et 18 % vivaient en union consensuelle. Chez les hommes, 54 % vivaient en union : 41 % étaient mariés et 14 % vivaient en union consensuelle. En outre, un tiers des femmes (33 %) étaient célibataires au moment de l’enquête contre 44 % chez les hommes. La proportion de femmes en rupture d’union (veuve, divorcée, séparée) est beaucoup plus élevée que celle des hommes (9 % contre 1 %). Les résultats selon le milieu de résidence montrent que la majorité de la population burundaise (89 % des femmes et 85 % des hommes) vit en milieu rural. Globalement, le milieu urbain regroupe 11 % des femmes et 15 % des hommes. Du point de vue des régions, c’est le Nord qui compte les proportions les plus élevées de femmes et d’hommes (29 % dans les deux cas), suivi du Centre-Est (25 % des femmes et 22 % des hommes). À l’opposé, c’est Bujumbura Mairie qui détient les proportions les plus faibles de femmes et d’hommes (7 % et 11 %). Le tableau 3.1 présente également la répartition des hommes et des femmes selon l’indice de bien-être économique du ménage. Les résultats montrent que 16 % des hommes contre 20 % des femmes vivent dans un ménage classé dans le quintile le plus pauvre. A l’opposé, 26 % des hommes contre 20 % des femmes vivent dans un ménage du quintile le plus riche. 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES ET ÉCONOMIQUES Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 présentent la répartition des femmes et des hommes selon le plus haut niveau d’instruction atteint en fonction de certaines caractéristiques démographiques et économiques. Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés • 33 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire premier cycle Secondaire second cycle Supérieur Total Nombre médian d'années complétées Effectif de femmes Groupe d’âges 15-24 30,7 36,9 14,8 14,1 3,2 0,3 100,0 3,5 4 191 15-19 21,2 43,7 16,7 17,3 1,1 0,0 100,0 4,2 2 359 20-24 42,9 28,1 12,4 9,9 6,0 0,8 100,0 1,7 1 832 25-29 41,9 33,1 14,2 3,2 5,7 2,0 100,0 1,8 1 608 30-34 39,8 29,4 21,3 3,9 3,8 1,9 100,0 3,2 1 064 35-39 65,2 15,6 12,1 2,8 3,4 0,9 100,0 a 1 067 40-44 75,9 12,1 8,2 1,6 1,7 0,4 100,0 a 745 45-49 79,6 12,6 5,5 1,0 0,9 0,5 100,0 a 714 Résidence Urbain 15,7 23,2 14,3 20,1 18,9 7,7 100,0 5,7 1 002 Rural 48,3 29,9 13,8 6,3 1,6 0,1 100,0 0,5 8 387 Région Bujumbura 11,0 22,7 13,7 20,9 20,9 10,8 100,0 6,1 683 Nord 51,0 30,4 11,4 5,4 1,8 0,0 100,0 a 2 700 Centre-Est 43,4 32,8 16,6 5,2 1,9 0,1 100,0 1,9 2 374 Ouest 53,7 23,3 14,7 6,7 1,5 0,1 100,0 a 1 586 Sud 42,8 29,9 13,5 10,5 3,0 0,2 100,0 2,1 2 046 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 60,0 28,1 9,0 2,7 0,2 0,0 100,0 a 1 898 Pauvre 55,8 29,7 10,8 3,6 0,1 0,0 100,0 a 1 910 Moyen 48,3 31,4 14,0 5,9 0,3 0,0 100,0 0,4 1 854 Riche 42,3 31,3 17,7 7,1 1,5 0,0 100,0 2,3 1 811 Le plus riche 17,9 25,5 18,1 19,4 14,7 4,3 100,0 5,3 1 916 Ensemble 44,8 29,2 13,9 7,8 3,4 0,9 100,0 1,6 9 389 Note : a = non calculé parce que moins de 50 % des femmes ont fréquenté l’école. 1A achevé 6 classes du niveau primaire. 2 Le secondaire 1er cycle dure 4 années. Le secondaire second cycle dure entre 2 et 4 années selon les disciplines. Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire premier cycle Secondaire second cycle Supérieur Total Nombre médian d'années complétées Effectif d'hommes Groupe d’âges 15-24 14,1 39,0 16,2 23,5 6,1 1,2 100,0 4,8 1 664 15-19 7,9 47,5 19,2 23,8 1,5 0,1 100,0 4,7 932 20-24 22,0 28,2 12,3 23,1 12,0 2,5 100,0 5,0 732 25-29 29,2 39,2 13,8 6,3 8,9 2,7 100,0 3,0 584 30-34 24,8 25,4 28,5 7,7 7,8 5,9 100,0 5,0 442 35-39 41,1 23,8 24,6 4,0 2,7 3,8 100,0 2,9 388 40-44 58,6 17,7 15,3 3,6 2,2 2,5 100,0 a 349 45-49 56,5 26,0 10,5 1,7 4,1 1,2 100,0 a 331 Résidence Urbain 10,3 24,1 17,4 20,4 14,0 13,8 100,0 5,8 578 Rural 31,6 34,3 17,6 11,8 4,4 0,3 100,0 3,4 3 181 Région Bujumbura 8,6 22,4 17,1 22,1 14,7 15,1 100,0 6,0 430 Nord 34,1 35,6 16,8 9,4 3,7 0,4 100,0 3,0 1 078 Centre-Est 33,4 35,0 16,8 9,6 3,9 1,2 100,0 2,9 816 Ouest 30,6 34,5 17,4 12,2 4,8 0,5 100,0 3,6 637 Sud 24,2 30,7 19,6 17,8 6,8 0,8 100,0 4,6 798 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 45,7 36,6 11,1 6,0 0,7 0,0 100,0 0,9 600 Pauvre 38,6 37,6 16,1 6,7 0,8 0,2 100,0 2,1 700 Moyen 31,6 36,0 18,4 11,9 2,1 0,0 100,0 3,3 717 Riche 25,1 33,7 20,4 15,6 5,1 0,1 100,0 4,3 772 Le plus riche 10,4 23,8 19,7 21,2 16,0 8,9 100,0 5,7 970 Ensemble 15-49 28,3 32,7 17,5 13,2 5,8 2,4 100,0 3,9 3 760 50-59 54,2 27,4 10,7 4,0 1,3 2,3 100,0 a 520 Ensemble 15-59 31,5 32,1 16,7 12,0 5,3 2,3 100,0 3,6 4 280 Note : a = non calculé parce que moins de 50 % des hommes ont fréquenté l’école. 1A achevé 6 classes du niveau primaire. 2 Le secondaire 1er cycle dure 4 années. Le secondaire second cycle dure entre 2 et 4 années selon les disciplines. 34 • Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Les résultats mettent en évidence des écarts importants entre les femmes et les hommes. Dans l’ensemble, 45 % des femmes de 15-49 ans n’ont aucune instruction contre 28 % chez les hommes. Le nombre médian d’années achevées par les femmes est estimé à 1,6 et celui des hommes à 3,9, soit environ 2 années de plus pour les hommes. En outre, le tableau montre que 14 % des femmes et 18 % des hommes ont un niveau primaire complet. Les proportions de femmes et d’hommes qui ont dépassé le niveau primaire sont très faibles. Cependant, des générations les plus anciennes aux plus récentes, on note une nette amélioration du niveau d’instruction. À 20-24 ans, 43 % des femmes n’ont aucun niveau d’instruction alors que cette proportion est de 80 % parmi celles âgées de 45-49 ans. Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 22 % et de 57 %. Il faut cependant souligner que malgré l’amélioration du niveau d’instruction, les écarts entre les femmes et les hommes persistent, cela au détriment des femmes. En effet, si à 15-24 ans, 14 % des hommes sont encore sans instruction, cette proportion s’élève à 31 % chez les femmes et le nombre médian d’années achevées dans ce groupe d’âges pour les hommes est estimé à 4,8 contre seulement 3,5 pour les femmes. Les résultats selon le milieu de résidence et la région font apparaître des écarts importants. En milieu rural, près d’une femme sur deux (48 %) et près d’un tiers des hommes n’ont aucun niveau d’instruction, alors qu’en milieu urbain, ces proportions sont respectivement de 16 % et 10 %. Les résultats selon les régions mettent en évidence un écart important entre Bujumbura Mairie et les autres régions du pays. Dans les régions Ouest et Nord, plus de la moitié des femmes sont sans instruction (respectivement 54 % et 51 %) contre seulement 16 % à Bujumbura Mairie. Concernant les hommes, le même clivage est observé. En effet, à Bujumbura Mairie, moins d’un homme sur dix (9 %) n’a aucune instruction contre au moins un tiers dans les régions Nord, Centre-Est, Ouest et 24 % dans la région Sud. Les résultats selon le niveau de bien-être économique du ménage montrent que les proportions de femmes et d’hommes sans niveau d’instruction diminuent des ménages du quintile le plus pauvre aux ménages du quintile le plus riche. Parmi les ménages du quintile le plus pauvre, 60 % des femmes et 46 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction, alors que dans les ménages du quintile le plus riche, ces proportions ne sont que de 18 % pour les femmes et 10 % pour les hommes. Il est néanmoins intéressant de souligner que même dans le quintile le plus riche, près d’une femme sur cinq n’a aucun niveau d’instruction (18 %) contre 10 % des hommes. 3.3 ALPHABÉTISATION Étant donné qu’une proportion élevée de la population de 15-49 ans n’a aucune instruction (45 % des femmes et 28 % des hommes) et que dans 29 % des cas pour les femmes et 33 % pour les hommes, le cycle primaire n’a pas été achevé, il est important d’apprécier la capacité à lire de la population afin de mesurer son degré d’accessibilité à l’information. Pour obtenir les informations sur le niveau d’alphabétisation des enquêtés, les enquêteurs ont demandé à ceux qui avaient déclaré ne pas avoir fréquenté l’école et à ceux qui avaient seulement le niveau primaire de lire une phrase qui leur était présentée. Cela a permis de classer les enquêtés selon trois critères : peut lire la phrase entière, peut lire certaines parties de la phrase et ne peut pas lire du tout. Il ressort des tableaux 3.3.1 et 3.3.2 que parmi les femmes de 15-49 ans, 62 % sont alphabétisées contre 79 % des hommes du même âge. Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés • 35 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Secondaire ou supérieur Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif de femmes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêtée/ Aveugle/ malvoyant/ Manquant Groupe d’âges 15-24 17,6 46,1 5,4 30,6 0,3 100,0 69,1 4 191 15-19 18,4 51,6 4,5 25,1 0,5 100,0 74,5 2 359 20-24 16,6 39,1 6,6 37,6 0,1 100,0 62,3 1 832 25-29 10,9 45,5 6,4 37,1 0,1 100,0 62,8 1 608 30-34 9,5 51,9 5,4 32,6 0,5 100,0 66,9 1 064 35-39 7,0 41,4 8,0 43,4 0,2 100,0 56,4 1 067 40-44 3,8 33,5 5,9 55,8 1,1 100,0 43,1 745 45-49 2,4 24,1 6,0 66,4 1,0 100,0 32,5 714 Résidence Urbain 46,8 32,8 3,4 16,5 0,5 100,0 83,1 1 002 Rural 8,0 44,7 6,3 40,7 0,4 100,0 58,9 8 387 Région Bujumbura Mairie 52,5 30,7 3,3 13,1 0,4 100,0 86,5 683 Nord 7,2 44,8 4,7 42,5 0,8 100,0 56,7 2 700 Centre-Est 7,2 49,0 6,1 37,6 0,1 100,0 62,3 2 374 Ouest 8,3 35,0 6,6 50,0 0,2 100,0 49,8 1 586 Sud 13,8 46,0 7,9 32,0 0,3 100,0 67,6 2 046 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 2,9 36,9 6,2 53,9 0,2 100,0 45,9 1 898 Pauvre 3,7 42,3 6,9 46,3 0,8 100,0 52,9 1 910 Moyen 6,3 46,5 6,8 40,2 0,3 100,0 59,5 1 854 Riche 8,7 51,0 6,1 33,8 0,5 100,0 65,7 1 811 Le plus riche 38,5 41,0 3,9 16,2 0,3 100,0 83,4 1 916 Ensemble 12,1 43,4 6,0 38,1 0,4 100,0 61,5 9 389 1 C'est-à-dire les femmes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et celles qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage d'hommes alphabétisés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Secondaire ou supérieur Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif d'hommes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l’enquêté/ Aveugle/ malvoyant Groupe d’âges 15-24 30,7 48,8 4,8 15,6 0,1 100,0 84,3 1 664 15-19 25,3 57,9 4,5 12,3 0,0 100,0 87,7 932 20-24 37,6 37,2 5,1 19,9 0,1 100,0 79,9 732 25-29 17,8 50,6 7,3 24,2 0,0 100,0 75,8 584 30-34 21,3 58,0 1,8 18,6 0,3 100,0 81,1 442 35-39 10,5 58,4 7,3 23,3 0,5 100,0 76,2 388 40-44 8,4 55,3 4,5 31,8 0,0 100,0 68,2 349 45-49 7,0 52,0 10,8 30,2 0,0 100,0 69,8 331 Résidence Urbain 48,2 39,8 2,4 9,5 0,1 100,0 90,4 578 Rural 16,5 54,3 6,1 23,0 0,2 100,0 76,9 3 181 Région Bujumbura Mairie 51,9 38,3 2,1 7,6 0,2 100,0 92,2 430 Nord 13,5 54,1 7,8 24,6 0,0 100,0 75,4 1 078 Centre-Est 14,7 54,5 7,0 23,6 0,2 100,0 76,2 816 Ouest 17,5 56,5 4,0 22,0 0,0 100,0 78,0 637 Sud 25,4 50,6 4,2 19,5 0,3 100,0 80,3 798 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 6,7 50,4 8,0 34,7 0,2 100,0 65,1 600 Pauvre 7,7 56,5 7,5 28,3 0,0 100,0 71,7 700 Moyen 14,1 57,3 5,5 23,1 0,0 100,0 76,9 717 Riche 20,8 56,0 5,7 17,2 0,4 100,0 82,4 772 Le plus riche 46,1 42,8 2,6 8,4 0,1 100,0 91,6 970 Ensemble 15-49 21,4 52,0 5,6 20,9 0,1 100,0 79,0 3 760 50-59 7,6 46,7 7,3 37,5 0,9 100,0 61,6 520 Ensemble 15-59 19,7 51,4 5,8 22,9 0,3 100,0 76,9 4 280 1 C'est-à-dire les hommes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et ceux qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. 36 • Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Les résultats montrent que le taux d’alphabétisation des femmes augmente des générations les plus anciennes vers les plus récentes passant de 33 % parmi celles de 45-49 ans à 75 % parmi les plus jeunes de 15- 19 ans. En outre, ce taux d’alphabétisation est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (83 % contre 59 %) et à Bujumbura Mairie que dans les autres régions (87 % contre un minimum de 50 % dans la région Ouest). Les résultats selon les quintiles de bien-être économique montrent que ce taux augmente avec l’amélioration du statut économique du ménage variant d’un minimum de 46 % dans le quintile le plus pauvre à un maximum de 83 % dans le plus riche. Chez les hommes, la proportion de ceux qui sont alphabétisés augmente également des générations anciennes aux plus récentes passant de 70 % chez ceux âgés de 45-49 ans à 88 % chez ceux de 15-19 ans. En outre, comme chez les femmes, la proportion d’hommes alphabétisés est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (90% contre 77%), à Bujumbura Mairie (92%) par rapport aux autres régions (80% au Sud à 75% au Nord) et dans les ménages du quintile le plus riche (92%). 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIA Les tableaux 3.4.1 et 3.4.2 présentent les données sur l’exposition des femmes et des hommes aux média (la presse audiovisuelle ou écrite). Ces données sont particulièrement importantes pour la mise en place des programmes d’éducation et de diffusion d’informations dans tous les domaines, notamment dans ceux de la santé et de la planification familiale. Les résultats permettent de constater qu’une proportion nettement plus élevée de femmes que d’hommes (39 % contre 20 %) n’est exposée à aucun média (journal, radio ou télévision). Ils permettent également de constater un écart important entre le milieu urbain et le milieu rural : 19 % des femmes urbaines ne sont exposées à aucun média contre 41 % des femmes du milieu rural. Chez les hommes du milieu urbain, ce pourcentage est de 6 % contre 23 % en milieu rural. Tableau 3.4.1 Exposition aux média: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 23,5 9,4 63,2 2,7 30,6 2 359 20-24 11,4 7,6 57,0 2,4 40,3 1 832 25-29 11,0 6,9 55,7 2,5 41,5 1 608 30-34 8,3 6,7 58,5 2,2 39,1 1 064 35-39 6,5 5,0 52,2 1,4 45,5 1 067 40-44 6,9 4,3 55,6 1,5 42,6 745 45-49 4,6 4,7 57,7 0,9 40,6 714 Résidence Urbain 24,5 49,4 73,8 15,4 18,8 1 002 Rural 11,2 2,0 56,0 0,6 41,1 8 387 Région Bujumbura Mairie 27,0 60,5 75,6 19,1 15,4 683 Nord 13,6 2,9 54,9 1,0 41,6 2 700 Centre-Est 9,5 2,5 57,5 0,9 40,1 2 374 Ouest 8,8 2,5 55,3 0,8 42,7 1 586 Sud 13,1 3,6 58,4 0,6 38,0 2 046 Niveau d'instruction Aucun 2,4 1,6 48,1 0,0 50,6 4 211 Primaire 16,3 5,2 62,0 1,1 33,5 4 042 Secondaire ou plus 37,3 34,2 79,6 14,1 13,4 1 136 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 7,4 0,9 27,9 0,3 68,3 1 898 Pauvre 7,6 1,2 50,6 0,2 46,7 1 910 Moyen 10,0 0,8 61,8 0,3 36,0 1 854 Riche 14,1 1,2 70,4 0,3 26,3 1 811 Le plus riche 23,8 30,6 79,3 9,7 15,9 1 916 Ensemble 12,6 7,1 57,9 2,2 38,7 9 389 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés • 37 Tableau 3.4.2 Exposition aux média: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif d'hommes Groupe d’âges 15-19 28,3 18,1 77,2 6,4 17,0 932 20-24 26,5 21,6 78,4 10,4 18,5 732 25-29 18,5 15,2 75,3 5,2 22,1 584 30-34 27,1 18,4 79,8 9,1 17,4 442 35-39 13,6 11,0 72,4 4,5 25,7 388 40-44 14,6 12,5 76,5 5,2 22,8 349 45-49 12,7 9,9 78,2 5,0 21,0 331 Résidence Urbain 33,8 64,9 92,3 27,9 5,6 578 Rural 20,0 7,6 74,2 3,0 22,5 3 181 Région Bujumbura Mairie 38,1 72,3 93,8 33,0 3,8 430 Nord 27,9 9,9 73,2 4,9 22,1 1 078 Centre-Est 17,0 9,8 76,2 3,6 22,1 816 Ouest 20,6 11,7 77,8 3,3 19,5 637 Sud 12,1 5,6 73,1 1,7 23,8 798 Niveau d'instruction Aucun 4,7 5,0 68,4 0,4 29,9 1 066 Primaire 18,7 13,4 75,8 3,3 21,1 1 891 Secondaire ou plus 53,3 38,6 91,1 24,0 3,9 803 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 16,4 4,0 50,3 1,5 44,3 600 Pauvre 14,0 4,3 68,6 0,9 28,5 700 Moyen 18,0 5,9 74,9 1,8 21,6 717 Riche 23,1 9,0 87,3 3,7 10,0 772 Le plus riche 33,7 46,4 92,8 20,8 5,3 970 Ensemble 15-49 22,1 16,4 77,0 6,9 19,9 3 760 50-59 13,5 9,7 75,9 4,1 22,8 520 Ensemble 15-59 21,1 15,6 76,9 6,5 20,3 4 280 Les résultats selon les différents média montrent que c’est la radio qui est la plus fréquemment écoutée (58 % des femmes et 77 % des hommes). Seulement 13 % des femmes et 22 % des hommes lisent un journal au moins une fois par semaine et 7 % des femmes et 16 % des hommes regardent la télévision. Globalement, seulement 2 % des femmes et 7 % des hommes sont exposés aux trois média. Les résultats selon les régions mettent en évidence l’écart existant entre Bujumbura Mairie et les autres régions. En effet, à Bujumbura Mairie, 33 % des hommes et 19 % des femmes écoutent habituellement la radio, la télévision et lisent un journal au moins une fois par semaine. Dans les autres régions, les proportions n’excèdent pas 5 % chez les hommes et 1 % chez les femmes. L’utilisation des média est fortement influencée par le niveau d’instruction. Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, la proportion de ceux qui sont exposés aux trois média augmente avec le niveau d’instruction. En effet, pratiquement aucun de ceux et celles sans instruction ne sont exposés aux trois média contre respectivement 24 % et 14% au niveau secondaire. Le même type de relation en fonction des quintiles de bien-être est observée puisque du quintile le plus pauvre au plus riche, les proportions d’hommes et de femmes exposés aux trois média augmentent, variant pour les femmes de moins de 1% dans le quintile le plus pauvre à 10 % dans le plus riche et pour les hommes respectivement de 2 % à 21 %. 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Lors de l’enquête, des questions relatives à l’emploi ont été posées aux hommes et aux femmes. Ces questions ont permis d’identifier les hommes et les femmes qui travaillaient au moment de l’enquête, c’est-à- dire au cours des sept jours qui avaient précédé l’enquête, et ceux qui avaient effectué un travail quelconque, à un certain moment, au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. À ceux et celles qui travaillaient au moment de l’enquête ou qui avaient effectué un travail au cours des 12 mois précédant l’enquête, une série de questions a été posée sur le travail effectué. Des questions ont été posées aux femmes sur la régularité de l’emploi et sur le type de rémunération selon le type d’emploi. Le 38 • Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés tableau 3.5.1 présente les données relatives au travail des femmes. Parmi les femmes enquêtées, 83 % avaient effectué un travail quelconque au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête ; la grande majorité (73 %) avait travaillé au cours des sept derniers jours avant l’enquête. Le pourcentage de femmes ayant travaillé récemment augmente avec l’âge passant d’un minimum de 53 % chez celles de 15-19 ans à un maximum de 85 % chez celles de 35-39 ans. Selon l’état matrimonial, les résultats montrent que ce sont les femmes en rupture d’union (84 %) qui sont proportionnellement les plus nombreuses à avoir travaillé récemment contre 82 % de celles en union. Par ailleurs, 56 % des femmes célibataires avaient travaillé récemment. Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du fait qu'elles travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total Effectif de femmes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d’âges 15-19 52,9 10,6 36,4 100,0 2 359 20-24 74,3 8,6 17,1 100,0 1 832 25-29 79,8 9,6 10,7 100,0 1 608 30-34 83,7 7,8 8,5 100,0 1 064 35-39 84,6 8,2 7,2 100,0 1 067 40-44 82,5 10,2 7,3 100,0 745 45-49 83,5 7,0 9,5 100,0 714 État matrimonial Célibataire 56,1 9,4 34,5 100,0 3 121 Mariée ou vivant ensemble 81,7 9,1 9,2 100,0 5 421 Divorcée/séparée/veuve 84,4 8,7 7,0 100,0 847 Nombre d'enfants vivants 0 58,2 9,5 32,3 100,0 3 386 1-2 80,4 9,5 10,1 100,0 2 279 3-4 81,9 9,8 8,3 100,0 1 900 5+ 84,2 7,5 8,4 100,0 1 823 Résidence Urbain 60,5 9,2 30,2 100,0 1 002 Rural 75,0 9,1 15,9 100,0 8 387 Région Bujumbura Mairie 54,2 10,4 35,3 100,0 683 Nord 77,8 11,2 11,0 100,0 2 700 Centre-Est 67,5 5,7 26,7 100,0 2 374 Ouest 74,5 12,5 13,0 100,0 1 586 Sud 80,1 7,4 12,5 100,0 2 046 Niveau d'instruction Aucun 83,2 9,4 7,4 100,0 4 211 Primaire 70,2 9,0 20,8 100,0 4 042 Secondaire ou plus 48,6 9,1 42,2 100,0 1 136 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 77,7 10,4 11,8 100,0 1 898 Pauvre 76,8 9,0 14,2 100,0 1 910 Moyen 74,4 8,6 17,0 100,0 1 854 Riche 74,4 8,2 17,4 100,0 1 811 Le plus riche 63,9 9,5 26,5 100,0 1 916 Ensemble 73,4 9,2 17,4 100,0 9 389 1 "Travaille actuellement" concerne les femmes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris celles qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absentes parce qu'elles étaient en congé, malades, en vacances ou pour d'autres raisons. Les données selon le milieu de résidence font apparaître un écart entre le milieu urbain (61 %) et le milieu rural (75 %). De même, selon les régions, la proportion de femmes ayant eu une activité au cours des sept derniers jours varie fortement. Elle passe de 54% à Bujumbura Mairie, de 67% au Centre-Est à 80% au Sud. En outre, les proportions de femmes actives diminuent avec le niveau d’instruction passant d’un maximum de 83 % parmi celles sans instruction à un minimum de 49 % parmi celles ayant un niveau secondaire et plus. Enfin, les résultats selon les quintiles de bien-être montrent que c’est dans le quintile le plus riche que la proportion de femmes actives est la plus faible (64 %) contre un maximum de 78 % dans le quintile le plus pauvre. Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés • 39 Les résultats du tableau 3.5.2 concernant les hommes de 15-49 ans montrent que 87% avaient effectué un travail quelconque au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête : la quasi-majorité (86 %) avait travaillé au cours des sept derniers jours avant l’enquête. À l’opposé, 13 % des hommes n’avaient pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Le pourcentage d’hommes qui avaient travaillé récemment augmente avec l’âge : de 63 % chez ceux de 15-19 ans à 81 % à 20-24 ans et au-delà de cet âge. La quasi-totalité des hommes était récemment en activité. Selon l’état matrimonial, les résultats montrent, comme chez les femmes, que les hommes en union et ceux en rupture d’union étaient proportionnellement les plus nombreux à travailler au cours des sept jours qui précédaient l’enquête (respectivement 99 % et 94 %). Par rapport au milieu de résidence, on note que la proportion d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête est légèrement plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (87 % contre 80 %). Les résultats montrent également que la quasi-totalité des hommes sans niveau d’instruction (plus de 99 %) exerçaient une activité contre 88 % de ceux qui ont un niveau d’instruction primaire et seulement 62 % de ceux ayant un niveau secondaire et plus. Enfin, comme chez les femmes, la proportion d’hommes actifs diminue du quintile le plus pauvre au quintile le plus riche passant de 90 % à 80 %. Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du fait qu'ils travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total Effectif d'hommes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d’âges 15-19 62,7 2,1 35,2 100,0 932 20-24 80,7 2,0 17,3 100,0 732 25-29 96,5 0,4 3,1 100,0 584 30-34 97,9 0,4 1,7 100,0 442 35-39 98,6 0,1 1,2 100,0 388 40-44 99,7 0,1 0,2 100,0 349 45-49 98,6 0,0 1,4 100,0 331 État matrimonial Célibataire 68,9 2,1 29,0 100,0 1 652 Marié ou vivant ensemble 99,4 0,2 0,4 100,0 2 057 Divorcé/séparé/veuf 93,7 0,0 6,3 100,0 51 Nombre d'enfants vivants 0 71,2 1,9 26,9 100,0 1 781 1-2 98,7 0,4 0,9 100,0 730 3-4 99,6 0,2 0,1 100,0 620 5+ 99,2 0,0 0,7 100,0 628 Résidence Urbain 80,4 1,8 17,8 100,0 578 Rural 86,9 0,9 12,2 100,0 3 181 Région Bujumbura Mairie 78,5 1,6 19,9 100,0 430 Nord 84,4 0,8 14,8 100,0 1 078 Centre-Est 91,1 0,5 8,4 100,0 816 Ouest 90,3 2,1 7,6 100,0 637 Sud 83,1 0,8 16,0 100,0 798 Niveau d'instruction Aucun 99,5 0,0 0,4 100,0 1 066 Primaire 88,2 0,9 10,8 100,0 1 891 Secondaire ou plus 62,3 2,6 35,1 100,0 803 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 89,6 1,3 9,1 100,0 600 Pauvre 89,2 0,5 10,3 100,0 700 Moyen 87,9 0,6 11,5 100,0 717 Riche 85,5 1,3 13,1 100,0 772 Le plus riche 80,0 1,4 18,5 100,0 970 Ensemble 15-49 85,9 1,0 13,1 100,0 3 760 50-59 98,0 0,8 1,2 100,0 520 Ensemble 15-59 87,4 1,0 11,6 100,0 4 280 1 "Travaille actuellement" concerne les hommes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris ceux qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absents parce qu'ils étaient en congé, malades, en vacances ou pour d'autres raisons. 40 • Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Les tableaux 3.6.1 et 3.6.2 présentent les résultats concernant le type d’occupation des femmes et des hommes de 15-49 ans au cours des 12 mois qui précédaient l’enquête. La majorité des femmes (89 %) qui travaillaient au cours des 12 derniers mois travaillaient dans l’agriculture. Cette proportion est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (94 % contre 31 %) où 28 % des femmes sont employées dans les ventes et services, 13 % comme employée de maison et 12 % comme cadre/technicienne. La quasi-totalité des femmes qui n’ont aucun niveau d’instruction travaillent dans l’agriculture (97 %) contre seulement 41 % de celles ayant un niveau secondaire ou plus. Les résultats selon les quintiles de bien-être économique montrent que dans les ménages les plus riches, seulement 56 % des femmes ont un emploi dans l’agriculture contre la quasi-totalité dans les autres quintiles. Chez les hommes, près des deux-tiers (63 %) travaillaient dans l’agriculture et les variations selon les caractéristiques sociodémographiques sont pratiquement identiques à celles constatées chez les femmes. Tableau 3.6.1 Occupation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Cadre/ technicien ne/ direction Employée Ventes et services Main- d’œuvre qualifiée Main- d’œuvre non qualifiée Employée de maison Agriculture Manquant Total Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 0,2 0,0 3,1 1,0 0,0 5,3 81,1 9,4 100,0 1 499 20-24 0,6 0,1 4,5 0,8 0,0 1,4 89,6 3,0 100,0 1 520 25-29 3,0 0,6 4,9 1,1 0,0 0,3 88,7 1,3 100,0 1 436 30-34 4,5 0,8 4,5 0,7 0,0 0,1 89,1 0,4 100,0 973 35-39 3,2 0,8 3,4 0,4 0,0 0,2 91,7 0,4 100,0 990 40-44 2,1 0,7 3,3 0,3 0,0 0,0 93,2 0,3 100,0 691 45-49 1,2 0,5 3,0 0,5 0,1 0,2 94,1 0,5 100,0 646 État matrimonial Célibataire 1,6 0,4 3,6 1,1 0,0 4,7 79,3 9,4 100,0 2 042 Mariée ou vivant ensemble 2,3 0,5 3,8 0,6 0,0 0,2 92,3 0,4 100,0 4 924 Divorcée/séparée/veuve 0,9 0,4 6,0 0,9 0,1 0,5 90,6 0,5 100,0 788 Nombre d'enfants vivants 0 1,9 0,4 3,4 1,0 0,0 4,1 81,0 8,2 100,0 2 293 1-2 2,2 0,4 4,0 1,0 0,0 0,6 90,8 0,9 100,0 2 049 3-4 2,5 0,6 4,7 0,6 0,1 0,1 91,1 0,2 100,0 1 742 5+ 1,3 0,3 3,9 0,1 0,0 0,0 94,1 0,3 100,0 1 671 Résidence Urbain 12,0 4,0 28,1 2,8 0,2 13,1 31,1 8,8 100,0 699 Rural 1,0 0,1 1,5 0,5 0,0 0,2 94,4 2,2 100,0 7 055 Région Bujumbura Mairie 11,7 4,6 35,5 3,0 0,1 17,1 16,0 11,9 100,0 442 Nord 1,2 0,2 1,8 0,8 0,0 0,5 91,8 3,7 100,0 2 402 Centre-Est 1,9 0,3 1,3 0,7 0,0 0,5 91,6 3,7 100,0 1 740 Ouest 1,0 0,1 3,3 0,4 0,0 0,2 94,9 0,0 100,0 1 380 Sud 1,5 0,1 2,1 0,4 0,0 0,5 94,7 0,6 100,0 1 790 Niveau d'instruction Aucun 0,1 0,0 1,8 0,6 0,0 0,7 96,7 0,2 100,0 3 899 Primaire 0,2 0,1 4,8 0,7 0,0 2,4 88,7 3,1 100,0 3 200 Secondaire ou plus 22,0 4,8 12,2 1,8 0,1 1,1 40,8 17,2 100,0 656 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 0,8 1,2 0,0 0,0 96,3 1,7 100,0 1 674 Pauvre 0,1 0,0 1,1 0,2 0,0 0,0 96,5 2,1 100,0 1 639 Moyen 0,0 0,0 1,7 0,4 0,0 0,0 96,5 1,4 100,0 1 538 Riche 0,5 0,0 1,4 0,6 0,0 0,2 94,5 2,8 100,0 1 496 Le plus riche 10,3 2,4 16,2 1,4 0,1 7,5 55,8 6,3 100,0 1 407 Ensemble 2,0 0,4 3,9 0,7 0,0 1,4 88,7 2,8 100,0 7 754 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés • 41 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Cadre/ technicien/ direction Employé Ventes et services Main- d’œuvre qualifiée Main- d’œuvre non qualifiée Employé de maison Agriculture Manquant Total Effectif d'hommes Groupe d’âges 15-19 0,0 0,2 8,0 9,6 0,6 9,0 57,4 15,3 100,0 605 20-24 1,6 0,1 12,0 9,8 1,1 7,6 59,2 8,5 100,0 605 25-29 3,0 0,2 14,8 11,9 0,1 3,9 63,4 2,6 100,0 566 30-34 10,7 0,9 12,7 12,1 1,8 1,5 58,6 1,7 100,0 435 35-39 5,0 1,6 12,0 12,5 0,7 1,2 66,2 0,8 100,0 384 40-44 5,1 1,3 9,4 9,9 1,2 0,5 70,8 1,8 100,0 348 45-49 3,4 0,9 5,7 10,4 0,9 2,4 75,4 0,9 100,0 326 État matrimonial Célibataire 4,1 0,4 11,1 10,4 0,8 9,7 50,3 13,2 100,0 1 173 Marié ou vivant ensemble 3,6 0,8 10,8 11,1 0,8 1,4 70,4 1,1 100,0 2 049 Divorcé/séparé/veuf (0,0) (0,0) (13,0) (7,9) (6,5) (1,7) (68,6) (2,3) 100,0 47 Résidence Urbain 11,1 2,4 31,6 14,4 0,4 14,4 15,3 10,5 100,0 475 Rural 2,5 0,3 7,4 10,2 1,0 2,7 71,3 4,6 100,0 2 794 Région Bujumbura Mairie 9,2 2,5 34,1 15,7 0,1 16,4 10,0 12,0 100,0 345 Nord 2,7 0,2 8,4 7,5 0,5 1,2 70,7 8,8 100,0 919 Centre-Est 3,1 0,4 6,9 7,2 0,3 2,6 74,2 5,3 100,0 747 Ouest 2,5 0,3 8,8 15,8 2,6 5,0 63,7 1,2 100,0 588 Sud 4,1 0,8 8,8 12,6 0,9 3,9 67,6 1,3 100,0 670 Niveau d'instruction Aucun 0,0 0,3 5,4 7,1 0,9 2,8 83,6 0,0 100,0 1 061 Primaire 0,7 0,4 12,8 13,4 0,9 5,1 62,2 4,6 100,0 1 686 Secondaire ou plus 21,1 2,1 16,1 10,3 0,7 5,5 24,9 19,3 100,0 522 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,3 3,5 9,1 1,1 0,4 80,8 4,8 100,0 545 Pauvre 0,0 0,1 4,4 7,5 0,9 1,9 81,2 4,1 100,0 628 Moyen 0,5 0,4 7,7 9,8 2,1 1,9 73,5 4,1 100,0 634 Riche 2,2 0,4 9,3 11,7 0,3 3,9 67,7 4,5 100,0 671 Le plus riche 13,1 1,7 25,3 14,8 0,2 11,5 24,5 8,8 100,0 790 Ensemble 15-49 3,7 0,6 10,9 10,8 0,9 4,4 63,2 5,5 100,0 3 269 50-59 4,5 1,4 6,4 9,9 0,3 1,8 74,1 1,6 100,0 514 Ensemble 15-59 3,8 0,7 10,3 10,7 0,8 4,0 64,7 4,9 100,0 3 783 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Le tableau 3.7 présente la répartition des femmes ayant eu un emploi au cours des 12 derniers mois selon certaines caractéristiques de l’emploi. Dans l’ensemble, 71 % des femmes travaillaient à leur propre compte, 70 % travaillaient toute l’année et dans 83 % des cas, les femmes n’ont pas été payées pour le travail effectué. Seulement 13 % ont exercé un travail qui a été rémunéré en argent. La comparaison des résultats entre le travail agricole et non agricole montre que les conditions de travail sont différentes. Tout d’abord, 87 % des femmes qui travaillaient dans le domaine agricole n’ont pas été payées contre 38 % quand le travail effectué n’était pas dans l’agriculture. En outre, 60 % des femmes travaillant ailleurs que dans l’agriculture ont été payées en argent contre seulement 8 % quand le travail est agricole. Les résultats selon le type d’employeur font également apparaître des différences entre les femmes travaillant dans les domaines agricole et non agricole. Ainsi, dans le domaine non agricole, 55 % des femmes travaillaient à leur propre compte contre 72 % des femmes occupées dans le domaine agricole. Parmi les femmes ayant un emploi non agricole, 73 % occupaient un emploi à l’année contre 69 % parmi celles qui travaillaient dans le domaine agricole. Parmi ces dernières, 14 % ont un emploi saisonnier contre 7 % parmi celles qui exerçaient un emploi ailleurs que dans l’agriculture. 42 • Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Tableau 3.7 Type d'emploi: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête en fonction du type de rémunération, du type d'employeur et de la régularité de l'emploi, selon le secteur agricole et non-agricole, Burundi 2010 Caractéristiques de l'emploi Travail agricole Travail non agricole Manquant Ensemble Type de revenu Argent seulement 7,9 59,9 12,6 12,5 Argent et en nature 3,6 1,4 0,0 3,3 En nature seulement 1,4 0,8 0,6 1,4 Pas rémunérée 87,0 37,7 86,8 82,8 Total1 100,0 100,0 100,0 100,0 Type d'employeur Employée par un membre de la famille 17,4 7,1 3,6 16,1 Employée par quelqu'un qui n'est pas membre de la famille 10,7 37,9 6,5 12,9 Travaille à son propre compte 71,9 55,0 89,9 71,0 Total1 100,0 100,0 100,0 100,0 Régularité de l'emploi Toute l'année 69,0 72,9 73,4 69,5 Saisonnier 13,6 6,7 6,6 12,8 Occasionnel 17,4 20,1 19,7 17,7 Total1 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes ayant eu un emploi au cours des 12 derniers mois 6 877 661 216 7 754 Note : Le total comprend les femmes dont l'information sur le type d'emploi est manquante et qui ne sont pas présentées séparément. 1 Y compris les manquants. 3.6 COUVERTURE MÉDICALE Au cours de l’enquête, des questions ont été posées pour savoir si les enquêtés avaient une assurance médicale et, dans le cas d’une réponse positive, on a cherché à connaître le type d’assurance. Les résultats sont présentés aux tableaux 3.8.1 pour les femmes et 3.8.2 pour les hommes. Tableau 3.8.1 Couverture médicale: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par type d'assurance médicale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristiques sociodémographiques et économiques Mutuelle de la fonction publique Carte d'assurance maladie (CAM) Mutualités religieuses Mutualités privées Autre Aucune Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 3,2 3,3 0,6 0,4 0,2 92,5 2 359 20-24 3,1 4,9 0,5 0,2 0,1 91,1 1 832 25-29 6,6 4,0 0,8 0,3 0,0 88,2 1 608 30-34 7,5 5,6 1,0 0,2 0,0 85,9 1 064 35-39 6,0 4,0 1,4 0,1 0,0 88,5 1 067 40-44 5,3 5,8 1,7 0,5 0,0 86,8 745 45-49 3,8 5,3 1,1 0,5 0,0 89,4 714 Résidence Urbain 17,1 7,3 3,4 0,1 0,1 72,3 1 002 Rural 3,3 4,1 0,6 0,3 0,1 91,7 8 387 Région Bujumbura Mairie 16,5 6,5 4,0 0,1 0,1 73,1 683 Nord 3,6 4,9 1,1 0,3 0,2 90,1 2 700 Centre-Est 4,0 5,6 0,4 0,6 0,0 89,4 2 374 Ouest 2,0 3,0 0,5 0,0 0,0 94,3 1 586 Sud 5,6 2,8 0,5 0,1 0,1 91,1 2 046 Niveau d'instruction Aucun 1,2 3,3 0,7 0,2 0,0 94,6 4 211 Primaire 4,1 5,5 0,6 0,4 0,2 89,2 4 042 Secondaire ou plus 20,4 4,5 2,7 0,1 0,1 72,5 1 136 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,2 3,4 0,7 0,3 0,2 95,2 1 898 Pauvre 0,7 3,3 0,7 0,1 0,0 95,2 1 910 Moyen 1,9 3,7 0,3 0,3 0,1 93,7 1 854 Riche 2,8 5,9 0,3 0,5 0,0 90,6 1 811 Le plus riche 18,2 5,9 2,4 0,1 0,0 73,6 1 916 Ensemble 4,8 4,4 0,9 0,3 0,1 89,6 9 389 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés • 43 Tableau 3.8.2 Couverture médicale: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par type d'assurance médicale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Mutuelle de la fonction publique Carte d'assurance maladie (CAM) Mutualités religieuses Mutualités privées Autre Aucune Effectif d'hommes Groupe d’âges 15-19 3,5 4,2 0,4 1,0 0,1 90,7 932 20-24 2,1 3,0 0,1 0,4 0,3 94,1 732 25-29 2,4 6,9 0,0 1,2 0,2 89,6 584 30-34 9,0 4,2 0,5 1,1 0,2 85,0 442 35-39 5,7 8,2 0,6 2,3 0,4 82,8 388 40-44 4,7 6,8 0,6 3,5 0,3 84,8 349 45-49 6,0 6,3 0,7 1,9 0,2 85,0 331 Résidence Urbain 13,0 4,8 0,1 4,4 0,5 77,4 578 Rural 2,7 5,3 0,4 0,8 0,2 90,7 3 181 Région Bujumbura Mairie 11,7 3,8 0,0 4,4 0,4 79,7 430 Nord 3,0 7,6 0,0 0,7 0,0 88,7 1 078 Centre-Est 3,7 5,9 1,1 1,8 0,2 87,4 816 Ouest 2,7 4,7 0,0 0,5 0,4 91,7 637 Sud 3,9 2,4 0,5 0,9 0,3 92,3 798 Niveau d'instruction Aucun 0,4 4,7 0,6 0,5 0,2 93,5 1 066 Primaire 1,8 5,9 0,2 1,1 0,2 90,9 1 891 Secondaire ou plus 15,3 4,4 0,2 3,2 0,2 76,9 803 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,1 4,5 0,0 0,2 0,5 94,6 600 Pauvre 0,2 3,3 0,8 1,3 0,2 94,2 700 Moyen 0,5 6,9 0,0 0,6 0,1 92,0 717 Riche 2,4 6,8 1,0 0,6 0,0 89,4 772 Le plus riche 14,1 4,6 0,0 3,4 0,3 77,9 970 Ensemble 15-49 4,3 5,2 0,4 1,4 0,2 88,7 3 760 50-59 7,6 7,3 0,4 1,9 0,2 82,8 520 Ensemble 15-59 4,7 5,5 0,4 1,4 0,2 87,9 4 280 La quasi-totalité des femmes (90%) et des hommes (89%) de 15-49 ans a déclaré ne pas avoir d’assurance médicale et ces proportions sont élevées quelle que soit la caractéristique sociodémographique. Par ailleurs, en milieu urbain, à Bujumbura Mairie, parmi ceux et celles ayant un niveau secondaire ou plus et parmi ceux et celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche, la proportion de ceux qui n’ont aucune couverture médicale est un peu plus faible qu’ailleurs. De plus, le type d’assurance le plus fréquent est une mutuelle de la fonction publique (5 % chez les femmes et 4 % chez les hommes) et une carte d’assurance maladie (4 % chez les femmes et 5 % chez les hommes). 3.7 CONSOMMATION DE TABAC Au cours de l’enquête, il a été demandé aux femmes et aux hommes s’ils fumaient des cigarettes ou s’ils consommaient du tabac sous une autre forme. Le tableau 3.9.1 présente les résultats pour les femmes. Ainsi, la quasi-totalité des femmes ne consomment aucun tabac (90 %) et cette proportion reste élevée quelle que soit la caractéristique sociodémographique ou économique. En outre, la consommation de tabac diminue des générations anciennes aux plus récentes, puisque à 45-49 ans, 73 % ne consommaient pas de tabac contre 95 % à 20-24 ans. La consommation de tabac est légèrement plus fréquente en milieu rural (11 %), au Nord (17 %), chez les femmes sans instruction (18 %) et parmi celles des ménages du quintile le plus pauvre (18 %). 44 • Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Enfin, on note que le fait d’être enceinte ou d’allaiter n’influence pas la consommation de tabac puisque les résultats montrent que 92 % des femmes enceintes et 87 % de celles qui allaitent ne consomment pas de tabac contre 91 % quand les femmes ne sont pas enceintes et n’allaitent pas. Par ailleurs, les résultats montrent que très peu de femmes (moins de 1 %) fument des cigarettes, 4 % consomment de l’ubugoro et 6 % consomment de l’umusogoto. Les résultats selon l’âge montrent que la consommation de l’umusogoto tend à diminuer des générations anciennes aux plus récentes, 20 % des femmes de 45-49 ans consommant ce type de tabac contre 6 % à 30-34 ans et 2 % à 20-24 ans. De même, la consommation de ce type de tabac est plus répandue en milieu rural qu’en milieu urbain (7 % contre 1 %) et dans les régions Nord et Centre-Est (9 % dans les deux cas) qu’à Bujumbura Mairie (moins de 1 %). Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui fument des cigarettes ou qui consomment du tabac sous d'autres formes, selon certaines caractéristiques sociodémographiques et selon qu'elles sont enceintes et qu'elles allaitent, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographique et économique Consommation de tabac Ne consomme pas de tabac Effectif de femmes Cigarettes Ubugoro Umusogoto Autre tabac Groupe d’âges 15-19 0,1 1,1 0,2 0,0 98,7 2 359 20-24 0,2 2,8 1,7 0,2 95,3 1 832 25-29 0,5 3,7 4,1 0,3 91,7 1 608 30-34 0,9 4,4 6,3 0,2 88,6 1 064 35-39 1,1 5,6 14,1 0,7 79,5 1 067 40-44 1,6 6,1 16,3 0,2 76,8 745 45-49 2,5 5,4 19,6 1,4 73,1 714 Maternité, Allaitement Enceinte 0,2 3,1 4,6 0,6 91,8 981 Allaite (non enceinte) 0,7 5,1 7,4 0,4 87,1 3 364 Ni l'un, ni l'autre 0,8 2,4 5,7 0,3 91,3 5 044 Résidence Urbain 0,9 0,8 0,7 0,0 97,6 1 002 Rural 0,6 3,8 6,8 0,4 88,9 8 387 Région Bujumbura Mairie 0,9 0,2 0,2 0,0 98,7 683 Nord 1,0 7,0 9,2 0,3 83,1 2 700 Centre-Est 0,3 2,4 9,2 0,7 87,9 2 374 Ouest 0,9 4,3 2,9 0,0 92,5 1 586 Sud 0,5 0,6 3,3 0,2 95,9 2 046 Niveau d'instruction Aucun 1,1 5,9 11,1 0,6 82,3 4 211 Primaire 0,4 1,9 2,8 0,1 95,0 4 042 Secondaire ou plus 0,3 0,3 0,0 0,0 99,4 1 136 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 1,1 5,5 12,3 0,6 81,8 1 898 Pauvre 0,5 4,8 8,4 0,4 86,3 1 910 Moyen 0,5 3,8 5,5 0,4 90,2 1 854 Riche 0,5 2,6 4,1 0,2 92,9 1 811 Le plus riche 0,8 0,6 0,7 0,1 97,9 1 916 Ensemble 0,7 3,5 6,2 0,3 89,8 9 389 Les résultats du tableau 3.9.2 relatifs aux hommes montrent que 82 % ne consomment pas de tabac. Par contre, 8 % des hommes de 15-49 ans consomment de l’umusogoto. La consommation d’umusogoto est plus fréquente chez les hommes les plus âgés (27 % à 45-49 ans) que chez les plus jeunes (2 % à 20-24 ans et moins de 1% à 15-19 ans), en milieu rural qu’en milieu urbain (10 % contre 2 %), dans les régions Nord (11%) et Centre-Est (15 %) qu’à Bujumbura Mairie (1 %). Enfin, les résultats selon les quintiles de bien-être économique montrent qu’il est plus fréquent de consommer de l’Umusogoto dans les ménages des quintiles les plus pauvres (15 % dans le quintile le plus pauvre et 13 % dans le pauvre) que dans les plus riches (2 % dans le quintile le plus riche). En outre, 12 % des hommes de 15-49 ans fument des cigarettes. Le tableau 3.9.2 présente également la répartition des hommes qui fument des cigarettes selon le nombre de cigarettes fumées dans les dernières 24 heures. Les résultats montrent qu’environ les deux-tiers avaient fumé entre 1 et 5 cigarettes. Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés • 45 Tableau 3.9.2 Consommation de tabac: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui fument des cigarettes ou qui consomment du tabac sous d'autres formes, et répartition (en %) des fumeurs de cigarettes par nombre de cigarettes fumées au cours des 24 heures ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Burundi 2010 Caractéristique sociodémographi que et économique Consommation de tabac Ne consomme pas de tabac Effectif d'hommes Nombre de cigarettes dans les dernières 24 heures Total Nombre de fumeurs de cigarettesCigarettes Ubugoro Umusogoto Autre tabac 0 1-2 3-5 6-9 10+ Ne sait pas/ Manquant Groupe d’âges 15-19 2,6 0,0 0,5 0,1 97,1 932 (2,6) (34,7) (47,8) (8,9) (3,3) (2,7) 100,0 25 20-24 12,3 0,0 2,4 0,0 86,7 732 7,4 27,5 40,5 9,5 12,7 2,5 100,0 90 25-29 15,2 0,2 4,0 0,3 82,7 584 6,4 22,1 38,3 18,5 14,7 0,0 100,0 89 30-34 19,4 0,0 9,9 0,0 76,3 442 6,9 28,1 35,2 15,7 10,3 3,9 100,0 86 35-39 14,1 0,5 16,9 0,0 73,3 388 13,4 33,4 30,2 7,5 15,5 0,0 100,0 55 40-44 11,9 0,8 20,3 0,0 71,7 349 (3,9) (35,7) (44,8) (6,9) (8,8) (0,0) 100,0 42 45-49 16,3 0,8 26,5 0,0 60,2 331 (12,0) (30,3) (38,0) (10,6) (7,1) (2,1) 100,0 54 Résidence Urbain 12,6 0,0 1,8 0,1 86,5 578 4,6 18,4 34,5 17,6 25,0 0,0 100,0 73 Rural 11,5 0,3 9,5 0,1 81,6 3 181 8,4 30,8 39,0 11,0 8,7 2,0 100,0 367 Région Bujumbura Mairie 12,3 0,0 1,1 0,1 87,4 430 5,1 18,8 35,9 20,9 19,3 0,0 100,0 53 Nord 12,7 0,2 11,1 0,0 79,3 1 078 5,1 39,3 39,1 10,5 5,9 0,0 100,0 137 Centre-Est 16,0 0,0 14,5 0,0 74,4 816 15,9 18,9 35,0 13,3 13,0 4,0 100,0 131 Ouest 7,9 0,3 4,9 0,4 88,6 637 0,0 16,7 51,4 9,9 22,0 0,0 100,0 50 Sud 8,7 0,6 5,0 0,0 86,9 798 5,5 42,9 34,9 8,1 5,4 3,2 100,0 69 Niveau d'instruction Aucun 16,9 0,3 17,7 0,0 69,0 1 066 9,6 26,2 42,9 10,6 9,8 0,9 100,0 180 Primaire 11,2 0,3 6,4 0,1 84,9 1 891 6,3 31,4 35,7 12,8 11,7 2,2 100,0 211 Secondaire ou plus 6,1 0,0 0,4 0,1 93,9 803 7,6 27,0 32,3 15,1 15,8 2,2 100,0 49 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 15,1 0,2 15,1 0,0 73,9 600 10,6 29,4 51,9 1,1 7,1 0,0 100,0 91 Pauvre 15,2 0,2 12,8 0,2 75,2 700 8,5 37,3 32,6 9,3 7,9 4,4 100,0 107 Moyen 10,9 0,6 9,7 0,2 81,4 717 9,0 23,5 42,0 11,8 11,5 2,1 100,0 78 Riche 9,0 0,0 5,8 0,0 88,2 772 6,3 35,8 27,5 16,8 12,2 1,5 100,0 70 Le plus riche 9,8 0,2 1,9 0,1 88,7 970 4,4 17,9 36,4 22,7 18,6 0,0 100,0 95 Ensemble 15-49 11,7 0,2 8,3 0,1 82,3 3 760 7,8 28,8 38,2 12,1 11,4 1,7 100,0 440 50-59 13,8 0,9 38,5 0,3 53,0 520 23,5 27,7 34,8 3,6 10,4 0,0 100,0 72 Ensemble 15-59 12,0 0,3 12,0 0,1 78,8 4 280 10,0 28,6 37,8 10,9 11,2 1,4 100,0 512 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. État matrimonial et exposition au risque de grossesse • 47 ÉTAT MATRIMONIAL ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 4 e comportement procréateur des femmes est affecté par plusieurs facteurs appelés déterminants proches de la fécondité. Ce chapitre porte sur deux facteurs, la nuptialité et l’activité sexuelle qui, en dehors de la contraception, jouent un rôle déterminant sur l’exposition au risque de grossesse et donc sur le niveau de la fécondité. 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL Le tableau 4.1 présente la répartition des femmes et des hommes de 15-49 ans selon leur état matrimonial au moment de l'enquête. Près de six femmes sur dix (58 %) étaient en union au moment de l'enquête dont 40 % étaient mariées et 18 % vivaient en union consensuelle. Un tiers des femmes était célibataire (33 %). La proportion de femmes en rupture d’union était de 9 % dont 4 % étaient veuves et 5 % divorcées ou séparées. Tableau 4.1 État matrimonial actuel Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans par état matrimonial actuel, selon le groupe d’âges, Burundi 2010 Groupe d'âges État matrimonial Total Pourcentage d'enquêtés actuellement en union Effectif d'enquêtés Célibataire Marié Union consensuel le Divorcé Séparé Veuf FEMME 15-19 90,2 2,8 5,8 0,1 1,1 0,1 100,0 8,5 2 359 20-24 35,0 36,9 23,4 0,4 4,0 0,3 100,0 60,4 1 832 25-29 13,5 54,6 24,2 0,4 5,5 1,9 100,0 78,7 1 608 30-34 6,3 60,2 23,9 0,4 5,8 3,5 100,0 84,1 1 064 35-39 3,1 60,7 22,6 1,1 5,5 7,1 100,0 83,3 1 067 40-44 3,0 61,6 14,2 1,2 5,1 15,0 100,0 75,8 745 45-49 1,8 55,1 15,0 1,2 5,8 21,1 100,0 70,1 714 Ensemble 33,2 40,0 17,7 0,5 4,1 4,4 100,0 57,7 9 389 HOMME 15-19 98,4 0,2 1,2 0,2 0,0 0,0 100,0 1,4 932 20-24 71,0 17,1 11,4 0,1 0,5 0,0 100,0 28,5 732 25-29 22,2 55,7 20,9 0,0 1,1 0,0 100,0 76,6 584 30-34 12,2 64,2 22,5 0,2 0,7 0,3 100,0 86,6 442 35-39 4,2 70,1 22,8 0,0 1,7 1,2 100,0 92,9 388 40-44 2,8 76,6 18,4 0,5 1,4 0,3 100,0 95,0 349 45-49 1,4 78,3 16,1 0,0 2,4 1,7 100,0 94,4 331 Ensemble 15-49 43,9 40,8 13,9 0,1 0,9 0,3 100,0 54,7 3 7

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