Côte d’Ivoire Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples 2011-2012

Publication date: 2013

Côte d’Ivoire Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples 2011-2012 C ôte d’Ivoire 2011-2012 Enquête D ém ographique et de Santé et à Indicateurs M ultiples RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE ENQUÊTE DÉMOGRAPHIQUE ET DE SANTÉ ET À INDICATEURS MULTIPLES (EDS-MICS) 2011-2012 Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida (MSLS) Institut National de la Statistique, Ministère d’État, Ministère du Plan et du Développement (MEMPD) Abidjan, Côte d’Ivoire MEASURE DHS, ICF International Calverton, Maryland, USA Juin 2013 EQUIPE DE REDACTION DU RAPPORT FINAL Les personnes suivantes ont participé à la rédaction du rapport principal Rosine Addih MOSSO, ENSEA Emmanuel Desiré AKA DORE, INS Hyacinthe Andoh KOUAKOU, PNSR/PF/MSLS Serge Brice ASSI, PNLP Massoma BAKAYOKO, INS Younoussa BAKAYOKO, MINISTERE DE LA FAMILLE Auguste Didier BLIBOLO, UNIVERSITE DE COCODY Patrice BOSSO, UNICEF Doria Akoisso DEZA, INS Michel GUELLA, DPSES/MSLS Jonas N’dri YAO, INS Natacha KOHEMUN, RETRO-CI/CDC Lucien KOUASSI, INS Serge Joseph LATHRO, LNSP/MSLS Guillaume Toutou KOBEHI, UNICEF Roger LOBOGNON, PEPFAR/CDC Matenin COULIBALY, ONUFEMME Mory GBANE, PNN/MSLS Evelyne N'ZI, UNICEF Gueye SALAM, PEPFAR/CDC Lazare SIKA, ENSEA Edmond Koffi YAO, INS Michelle Fatuma BUSANGU, ICF International Par ailleurs, les personnes suivantes ont contribué à la relecture dudit rapport : Michel GUELLA, DPSES/MSLS Edmond Koffi YAO, INS Michelle Fatuma BUSANGU, ICF International Bernard BARRERE, ICF International Monique BARRERE, ICF International El-Arbi HOUSNI, ICF International Jean de Dieu BIZIMANA, ICF International Ce rapport présente les résultats principaux de la troisième Enquête Démographique et de Santé (EDSCI-III), combinée à l’Enquête par Grappe à Indicateurs Multiples (MICS). L’EDS-MICS 2011-2012 a été réalisée en Côte d’Ivoire de décembre 2011 à mai 2012 par le Ministère de la Santé et de la Lutte Contre le Sida (MSLS) et l’Institut National de la Statistique (INS). D’autres institutions ont également apporté leur expertise à la réalisation de cette opération, en particulier le projet Retro-CI pour la réalisation des tests du VIH et l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI) pour la réalisation des tests du paludisme. L’EDS-MICS 2011-2012 a été réalisée avec l’appui financier de l’Etat de la Côte d’Ivoire, de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), PEPFAR, l’UNICEF, l’Union européenne, la Banque Mondiale, l’UNFPA, le Fonds Mondial et l’ONUSIDA. En outre, ICF International a fourni l’assistance technique par le biais du programme MEASURE DHS, programme financé par l’USAID et dont l’objectif est de fournir un support et une assistance technique à des pays du monde entier pour la réalisation d’enquêtes sur la population et la santé. Pour tous renseignements concernant l’EDS-MICS 2011-2012, contacter l’Institut National de la Statistique (INS), BP V 55, Abidjan, Côte d’Ivoire. Téléphone : (225) 20-21-05 38 ; Fax : 20-21-63 27 ; Email: statistiques@aviso.ci Pour obtenir des informations sur le programme MEASURE DHS, contactez ICF International, 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705, USA; Téléphone: 301-572-0200, Fax: 301-572-0999, E-mail: info@measuredhs.com, Internet: http://www.measuredhs.com . Citation recommandée : Institut National de la Statistique (INS) et ICF International. 2012. Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples de Côte d’Ivoire 2011-2012. Calverton, Maryland, USA : INS et ICF International. Table des Matières • iii TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux et des graphiques . xi Préface . xxi Remerciements . xxiii Sigles et Abréviations . xxv Indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement . xxvii Carte de la Cote d’Ivoire . xxviii CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS . 1 1.1.1 Géographie . 1 1.1.2 Économie . 2 1.1.3 Population . 3 1.1.4 Politique en matière de santé . 4 1.2. CADRE INSTITUTIONNEL ET OBJECTIFS DE L’ENQUÊTE . 5 1.2.1 Cadre institutionnel . 5 1.2.2 Objectifs . 6 1.3 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUETE . 7 1.3.1 Échantillonnage . 7 1.3.2 Questionnaires . 8 1.3.3 Tests d’hémoglobine, du paludisme et du VIH . 9 1.3.4 Formation et collecte des données . 11 1.3.5 Traitement des données . 11 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2.1 CONDITIONS DE VIE . 13 2.1.1 Caractéristiques de l’habitat . 14 2.1.2 Biens durables possédés par les ménages . 18 2.1.3 Indice de bien-être . 19 2.1.4 Lavage des mains . 21 2.2 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MENAGES . 23 2.2.1 Structure par sexe et âge de la population . 23 2.2.2 Taille et composition des ménages . 24 2.2.3 Niveau d'instruction . 25 2.2.4 Fréquentation scolaire. 27 iv • Table des Matières CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . 31 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES . 34 3.3 ALPHABÉTISATION . 36 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS . 39 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE . 42 3.6 ASSURANCE MÉDICALE . 50 3.7 CONSOMMATION DE TABAC . 52 CHAPITRE 4 NUPTIALITÉ 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL . 55 4.2 POLYGAMIE . 60 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION . 62 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . 65 4.5 ACTIVITÉS SEXUELLES RÉCENTES . 67 CHAPITRE 5 FÉCONDITÉ 5.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE . 72 5.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . 75 5.3 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE . 77 5.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE . 78 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 81 5.6 MÉNOPAUSE . 83 5.7 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . 83 5.8 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . 85 CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 6.1 DÉSIR D’AVOIR DES ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES . 88 6.2 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS . 92 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 95 Table des Matières • v CHAPITRE 7 PLANIFICATION FAMILIALE 7.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 100 7.2 UTILISATION DE LA CONTRACEPTION . 105 7.3 SOURCE D'APPROVISIONNEMENT DES METHODES MODERNES . 110 7.4 UTILISATION DES PRODUITS DU PROGRAMME DE MARKETING SOCIAL . 110 7.5 CHOIX INFORMÉ DE LA MÉTHODE . 112 7.6 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . 113 7.7 BESOINS NON SATISFAITS EN PLANIFICATION FAMILIALE . 114 7.8 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION . 119 7.9 EXPOSITION AUX MESSAGES SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE . 119 7.10 CONTACT DES NON UTILISATRICES AVEC DES PRESTATAIRES DE PLANIFICATION FAMILIALE . 121 CHAPITRE 8 MORTALITÉ DES ENFANTS 8.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 123 8.2 NIVEAUX ET TENDANCES DE LA MORTALITÉ DES ENFANTS . 125 8.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES À HAUTS RISQUES . 129 CHAPITRE 9 SANTÉ DE LA MÈRE 9.1 SOINS PRENATALS, ACCOUCHEMENT ET SOINS POSTNATALS . 135 9.1.1 Soins prénatals . 135 9.1.2 Composantes des soins prénatals . 138 9.1.3 Vaccination antitétanique . 140 9.1.4 Accouchement . 142 9.1.5 Soins postnatals . 146 9.2 PROBLEMES PERÇUS POUR L’ACCES AUX SOINS DE SANTÉ DE LA FEMME . 150 vi • Table des Matières CHAPITRE 10 SANTÉ DE L’ENFANT 10.1 POIDS À LA NAISSANCE . 153 10.2 VACCINATION DES ENFANTS . 155 10.3 MALADIES DES ENFANTS . 160 10.4 EVACUATION DES SELLES DES ENFANTS . 172 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT, ÉTAT NUTRITIONNEL ET PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE 11.1. ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS . 176 11.2. ALLAITEMENT MATERNEL ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 183 11.3 TYPE D’ALIMENTS CONSOMMÉS PAR LES JEUNES ENFANTS . 189 11.4 PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS . 194 11.5 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES ENFANTS . 196 11.6 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES . 200 11.7 ANÉMIE CHEZ LES ADULTES . 202 11.8 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES MÈRES . 205 CHAPITRE 12 PALUDISME 12.1 LUTTE ANTIVECTORIELLE . 208 12.2 TRAITEMENT PRÉVENTIF ANTIPALUDIQUE AU COURS DE LA GROSSESSE . 218 12.3 FIÈVRE ET TRAITEMENT ANTIPALUDIQUE DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 220 12.4 NIVEAU D’HÉMOGLOBINE . 223 12.5 TEST ET PREVALENCE DU PALUDISME . 224 CHAPITRE 13 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST 13.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION . 230 13.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH . 238 13.3 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH . 242 13.4 RAPPORTS SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM . 245 13.5 TEST ANTÉRIEUR DU VIH . 252 13.6 CIRCONCISION . 257 13.7 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES . 258 Table des Matières • vii 13.8 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES . 260 13.9 LES JEUNES DE 15-24 ANS ET LE VIH/SIDA. 263 CHAPITRE 14 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS 14.1 PROTOCOLE DE DÉPISTAGE DU VIH . 275 14.1.1 Collecte . 275 14.1.2 Procédures de laboratoire . 276 14.2 TAUX DE COUVERTURE DU TEST DE VIH . 278 14.3 PRÉVALENCE DU VIH . 281 14.3.1 Prévalence du VIH selon l’âge . 281 14.3.2 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . 282 14.3.3 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 285 14.3.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 288 14.3.5 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans . 290 14.3.6 Prévalence du VIH et autres facteurs de risque . 293 14.3.7 Prévalence du VIH et excision . 294 14.3.8 Prévalence du VIH parmi les couples . 296 CHAPITRE 15 STATUT DE LA FEMME 15.1 EMPLOI ET RÉMUNÉRATION . 299 15.2 DÉCISION CONCERNANT L’UTILISATION DES GAINS . 300 15.3 POSSESSION DE BIENS . 305 15.4 PARTICIPATION DANS LA PRISE DE CERTAINES DÉCISIONS . 308 15.5 OPINION SUR LA VIOLENCE CONJUGALE . 311 15.6 INDICATEURS DU POUVOIR D’ACTION DES FEMMES . 315 CHAPITRE 16 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE 16.1 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 322 16.2 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE . 323 16.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . 324 viii • Table des Matières CHAPITRE 17 EXCISION 17.1 CONNAISSANCE ET PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FEMMES ENQUÊTÉES . 328 17.2 ÂGE À L’EXCISION DES FEMMES . 331 17.3 PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FILLES DES FEMMES ENQUÊTÉES . 333 17.4 OPINIONS ET CROYANCES VIS-À-VIS DE L’EXCISION . 338 CHAPITRE 18 VIOLENCE DOMESTIQUE 18.1 METHODOLOGIE . 344 18.2 VIOLENCES PHYSIQUES ET SEXUELLES . 345 18.3 VIOLENCE CONJUGALE ENVERS LES FEMMES . 350 18.3.1 Contrôle exercé par le mari/partenaire . 351 18.3.2 Formes de violence conjugale . 352 18.3.3 Violence conjugale selon les caractéristiques de la femme et du mari . 353 18.3.4 Violence conjugale récente et premier épisode de violence . 356 18.3.5 Blessures dues à la violence conjugale . 358 18.4 VIOLENCE DES FEMMES CONTRE LEUR CONJOINT . 359 18.5 RECHERCHE D’AIDE . 362 CHAPITRE 19 SITUATION DES ENFANTS 19.1. ENREGISTREMENT DES NAISSANCES . 366 19.2. ENFANTS ORPHELINS ET RÉSIDENCE AVEC LES PARENTS . 368 19.3. ÉDUCATION DE LA PETITE ENFANCE . 372 19.4 TRAVAIL DES ENFANTS . 373 19.5 COUVERTURE EN ASSURANCE MALADIE POUR LES MOINS DE 18 ANS . 378 RÉFÉRENCES . 381 Table des Matières • ix ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 INTRODUCTION . 383 A.2 BASE DE SONDAGE . 384 A.3 STRUCTURE DE L’ÉCHANTILLON ET LA PROCÉDURE DE TIRAGE . 385 A.4 MODIFICATION DU PLAN DE SONDAGE . 387 A.5 PROBABILITÉS DE SONDAGE ET LES COEFFICIENTS DE PONDÉRATION . 387 A.6 RÉSULTATS DES INTERVIEWS ET DU TEST DU VIH. . 388 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 395 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉS . 415 ANNEXE D PERSONNEL D’EDS-MICS 2011-2012 . 425 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . 431 Liste des tableaux et des graphiques • xi LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET MÉTHOLOGIE DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base . 4 Tableau 1.2 Résultats des interviews Ménages et Individuelles . 8 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 15 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 16 Tableau 2.3 Caractéristiques du logement . 17 Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages . 19 Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique . 20 Tableau 2.6 Lavage des mains . 22 Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 23 Tableau 2.8 Composition des ménages . 24 Tableau 2.9.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femme . 25 Tableau 2.9.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Homme . 26 Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire . 28 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . 24 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge de la population de fait des ménages de 5 à 24 ans . 30 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 32 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes. 35 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes . 36 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes. 37 Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes . 38 Tableau 3.4.1 Exposition aux média: Femmes . 40 Tableau 3.4.2 Exposition aux média: Hommes . 41 Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes . 44 Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes . 45 Tableau 3.6.1 Occupation: Femmes . 47 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes . 48 Tableau 3.7 Type d'emploi: Femmes . 49 Tableau 3.8.1 Assurance médicale: Femmes . 50 Tableau 3.8.2 Assurance médicale: Hommes . 51 Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes . 53 Tableau 3.9.2 Consommation de tabac: Hommes . 54 Graphique 3.1 Proportion d’alphabétisés parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans . 39 Graphique 3.2 Emploi des femmes au cours des 12 mois précédant l’enquête . 42 xii • Liste des tableaux et des graphiques CHAPITRE 4 NUPTIALITÉ Tableau 4.1.1 État matrimonial actuel des femmes . 56 Tableau 4.1.2 État matrimonial actuel des hommes . 57 Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses . 60 Tableau 4.2.2 Nombre d'épouses . 61 Tableau 4.3 Âge à la première union . 63 Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 64 Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 65 Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 66 Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 68 Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 70 Graphique 4.1 Proportion de femmes et d'hommes célibataires par groupes d'âges . 58 Graphique 4.2 Proportion de célibataires parmi les femmes de 15-29 ans par groupes d’âges et selon l’EIF 1980-81, l’EDSCI-I 1994, l’EDSCI-II 1998-99 et l’EDS-MICS 2011-2012 . 59 Graphique 4.3 Proportion de femmes et d'hommes en union polygame selon l’EIF 1980-81, l’EDSCI-I 1994, l’EDSCI-II 1998-99 et l’EDS-MICS 2011-2012 . 62 Graphique 4.4 Âge médian à la première union des femmes de 25-49 ans . 64 Graphique 4.5 Âges médians des femmes à la première union et aux premiers rapports sexuels . 67 CHAPITRE 5 FÉCONDITÉ Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 73 Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques . 74 Tableau 5.3.1 Tendance des taux de fécondité par âge et de l’Indice Synthétique de Fécondité . 75 Tableau 5.3.2 Tendance de la fécondité par âge . 76 Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 77 Tableau 5.5 Intervalle intergénésique . 80 Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 81 Tableau 5.7 Durée médiane de l'aménorrhée, de l'abstinence post-partum et de l'insusceptibilité post-partum . 82 Tableau 5.8 Ménopause . 83 Tableau 5.9 Age à la première naissance . 84 Tableau 5.10 Age médian à la première naissance . 84 Tableau 5.11 Fécondité des adolescentes . 85 Graphique 5.1 Fécondité par âge selon le milieu de résidence . 73 Graphique 5.2 Tendance de la fécondité par âge . 76 Graphique 5.3 Taux de fécondité par âge par période de 5 ans ayant précède l'EDS-MICS 2011 . 77 Graphique 5.4 Adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde . 86 CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfants vivants . 88 Tableau 6.2.1 Désir de limiter les naissances: Femmes . 90 Tableau 6.2.2 Désir de limiter les naissances: Hommes . 91 Tableau 6.3 Nombre idéal d'enfants par nombre d'enfants vivants . 93 Tableau 6.4 Nombre idéal d'enfants par caractéristique sociodémographique . 94 Tableau 6.5 Planification de la fécondité . 95 Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée . 96 Liste des tableaux et des graphiques • xiii Graphique 6.1 Désir d'enfants supplémentaires des femmes en union, selon le nombre d'enfants vivants . 89 Graphique 6.2 Nombre idéal moyen d'enfants selon la région . 94 Graphique 6.3 Indice Synthétique de Fécondité et Indice Synthétique de Fécondité Désirée selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 97 CHAPITRE 7 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 101 Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques . 104 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon âge . 106 Tableau 7.4.1 Tendance de l’utilisation actuelle de la contraception . 107 Tableau 7.4.2 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 109 Tableau 7.5 Source d'approvisionnement des méthodes modernes . 110 Tableau 7.6 Utilisation d'une marque de pilules et de condoms d'un programme de marketing social . 111 Tableau 7.7 Choix informé de la méthode . 113 Tableau 7.8 Connaissance de la période féconde . 114 Tableau 7.9.1 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 115 Tableau 7.9.2 Besoins en matière de planification familiale de l'ensemble des femmes et de celles qui ne sont pas actuellement en union . 117 Tableau 7.10 Utilisation future de la contraception . 119 Tableau 7.11 Exposition aux messages sur la planification familiale . 120 Tableau 7.12 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale . 122 Graphique 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 102 Graphique 7.2 Connaissance de la contraception chez les hommes et les femmes en union, selon l’EDSCI-I 1994, l’EDSCI-II 1998-1999 et l’EDS-MICS 2011-12 . 103 Graphique 7.3 Utilisation des méthodes contraceptives, ensemble des femmes . 107 CHAPITRE 8 MORTALITÉ DES ENFANTS Tableau 8.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de cinq ans . 126 Tableau 8.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques . 129 Tableau 8.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques . 130 Tableau 8.4 Comportement procréateur à hauts risques . 133 Graphique 8.1 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile . 127 Graphique 8.2 Mortalité infanto-juvénile avec intervalles de confiance pour la période 0-4 ans avant l'EDSCI-I 1994, l'EDSCI-II 1998-19999, l’EIS 2005 et l'EDS-MICS 2011-2012 . 128 Graphique 8.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances . 131 CHAPITRE 9 SANTÉ DE LA MÈRE Tableau 9.1 Soins prénatals . 136 Tableau 9.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite . 138 Tableau 9.3 Composants des visites prénatales . 139 Tableau 9.4 Vaccination antitétanique . 141 xiv • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 9.5 Lieu de l'accouchement . 143 Tableau 9.6 Assistance durant l'accouchement . 144 Tableau 9.7 Soins postnatals . 146 Tableau 9.8 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère . 147 Tableau 9.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 148 Tableau 9.10 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 149 Tableau 9.11 Problèmes d'accès aux soins de santé . 150 Graphique 9.1 Proportions de femmes ayant reçu des soins prénatals par un prestataire formé selon les régions . 137 Graphique 9.2 Soins prénatals et condition d'accouchement, selon l’EDSCI-II 1998-1999 et l’EDS-MICS 2011-2012 . 145 CHAPITRE 10 SANTÉ DE L’ENFANT Tableau 10.1 Taille et poids de l'enfant à la naissance . 154 Tableau 10.2 Vaccinations par sources d'information . 156 Tableau 10.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 158 Tableau 10.4 Vaccinations au cours de la première année . 160 Tableau 10.5 Prévalence et traitement des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë (IRA) . 161 Tableau 10.6 Prévalence et traitement de la fièvre . 162 Tableau 10.7 Prévalence de la diarrhée . 165 Tableau 10.8 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides préconditionnés, . 166 Tableau 10.9 Traitement de la diarrhée . 168 Tableau 10.10 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 170 Tableau 10.11 Évacuation des selles des enfants . 172 Graphique 10.1 Vaccination des enfants de 12-23 mois par type de vaccin selon l'EDSCI-II 1998-1999 et l'EDS-MICS 2011-2012 . 157 Graphique 10.2 Proportion d'enfants de 12-23 mois complètement vaccinés par région . 159 Graphique 10.3 Prévalence de la fièvre et de la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans . 164 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT, ÉTAT NUTRITIONNEL ET PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE Tableau 11.1 État nutritionnel des enfants . 179 Tableau 11.2 Allaitement initial . 184 Tableau 11.3 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant. 185 Tableau 11.4 Durée médiane de l'allaitement . 188 Tableau 11.5 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'interview . 190 Tableau 11.6 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant . 191 Tableau 11.7 Prévalence de l'anémie chez les enfants . 195 Tableau 11.8 Présence de sel iodé dans le ménage . 196 Tableau 11.9 Consommation de micronutriments par les enfants . 197 Tableau 11.10.1 État nutritionnel des femmes . 201 Tableau 11.11.1 Prévalence de l'anémie chez les femmes . 203 Tableau 11.11.2 Prévalence de l'anémie chez les hommes . 204 Tableau 11.12 Consommation de micronutriments par les mères . 206 Liste des tableaux et des graphiques • xv Graphique 11.1 Etat nutritionnel des enfants de moins de 5 ans . 177 Graphique 11.2 Evolution de l'état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans selon MICS 2006 et EDS-MICS 2011-12 . 182 Graphique 11.3 Allaitement selon l'âge de l'enfant . 186 Graphique 11.4 IYCF indicators on breastfeeding status . 186 Graphique 11.5 Indicateurs de IYCF sur le régime alimentaire acceptable . 193 CHAPITRE 12 PALUDISME Tableau 12.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 209 Tableau 12.1a. Possession d'au moins deux moustiquaires par les ménages . 210 Tableau 12.2 Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 211 Tableau 12.3 Accès à une moustiquaire imprégnée d'insecticide (MII) . 212 Tableau 12.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 214 Tableau 12.5 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 215 Tableau 12.6 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 217 Tableau 12.7 Utilisation d'antipaludiques à titre préventif et du traitement préventif intermittent (TPIg) . 219 Tableau 12.8 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 220 Tableau 12.9 Type d'antipaludiques et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre . 222 Tableau 12.10 Hémoglobine < 8,0 g/dl . 223 Tableau 12.11 Couverture des tests du paludisme auprès des enfants et des femmes enceintes . 225 Tableau 12.12 Prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants . 226 Tableau 12.13 Prévalence de la parasitémie palustre chez les femmes enceintes . 227 Graphique 12.1 Possession, accès et utilisation des Moustiquaires Imprégnées d'Insecticide (MII) . 210 Graphique 12.2 Pourcentages de la population de fait ayant dormi sous une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide à Longue Durée d'Action (MIILDA) la nuit avant l'interview . 213 Graphique 12.3 Pourcentages d'enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide à Longue Durée d'Action (MIILDA) la nuit dernière . 216 Graphique 12.4 Pourcentages de femmes enceintes ayant dormi sous une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide à Longue Durée d'Action (MIILDA) la nuit avant l'interview . 218 CHAPITRE 13 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST Tableau 13.1 Connaissance du sida . 230 Tableau 13.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH . 232 Tableau 13.3.1 Connaissance approfondie du sida : Femmes . 234 Tableau 13.3.2 Connaissance approfondie du sida : Hommes . 235 Tableau 13.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant . 237 Tableau 13.5.1 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes . 239 Tableau 13.5.2 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida: Hommes . 241 Tableau 13.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 242 Tableau 13.7 Adultes favorables à l'enseignement de l'utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida . 244 xvi • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 13.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femmes . 246 Tableau 13.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Hommes . 247 Tableau 13.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants . 250 Table 13.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants . 251 Tableau 13.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Femmes . 253 Tableau 13.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Hommes . 254 Tableau 13.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH . 256 Tableau 13.13 Circoncision . 257 Tableau 13.14 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d'IST . 259 Tableau 13.15 Prévalence des injections médicales . 261 Tableau 13.16 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d'un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 264 Tableau 13.17 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes . 265 Tableau 13.18 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes . 267 Tableau 13.19.1 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Femmes . 268 Tableau 13.19.2 Partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Hommes . 269 Tableau 13.20 Disparité d'âges entre partenaires sexuels parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans . 270 Tableau 13.21 Test du VIH récent parmi les jeunes . 271 Graphique 13.1 Principaux indicateurs de la connaissance du sida . 238 Graphique 13.2 Recherche de traitement ou conseils pour IST par les femmes et les hommes . 260 Graphique 13.3 de l'âge aux premiers rapports sexuels . 266 CHAPITRE 14 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Tableau 14.1 Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence . 279 Tableau 14.2 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 280 Tableau 14.3 Prévalence du VIH selon l'âge . 281 Tableau 14.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . 283 Tableau 14.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 286 Tableau 14.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 289 Tableau 14.7 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 291 Tableau 14.8 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 293 Tableau 14.9 Prévalence du VIH selon d'autres caractéristiques. 294 Tableau 14.10 Test du VIH antérieur à l'enquête et prévalence du VIH . 294 Tableau 14.11 Prévalence du VIH et excision . 295 Tableau 14.12 Prévalence du VIH parmi les couples . 297 Graphique 14.1 Algorithme séquentiel de dépistage du VIH par les tests ELISA . 276 Graphique 14.2 Prévalence du VIH selon l'âge . 282 Graphique 14.3 Évolution de la prévalence du VIH par ethnie . 284 Graphique 14.4 Évolution de la prévalence du VIH par région . 285 Graphique 14.5 Prévalence du VIH selon l'état matrimonial . 287 Graphique 14.6 Prévalence du VIH selon le nombre de partenaires sur la durée de vie . 290 Liste des tableaux et des graphiques • xvii Graphique 14.7 Prévalence du VIH par sexe et âge chez les jeunes de 15-24 ans . 292 CHAPITRE 15 STATUT DE LA FEMME Tableau 15.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union . 300 Tableau 15.2.1 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les femmes et importance de l'argent gagné par les femmes par rapport à celui gagné par le conjoint. . 301 Tableau 15.2.2 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les hommes . 303 Tableau 15.3 Contrôle`par les femmes de l'utilisation de leurs propres gains et contrôle de l'utilisation des gains du conjoint . 304 Tableau 15.4.1 Possession de biens par la femme . 306 Tableau 15.4.2 Possession de biens par les hommes . 307 Tableau 15.5 Participation dans la prise de décision . 308 Tableau 15.6.1 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 310 Tableau 15.6.2 Participation des hommes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 311 Tableau 15.7.1 Opinion des femmes concernant le fait qu'un mari batte sa femme . 312 Tableau 15.7.2 Opinion des hommes concernant le fait qu'un mari batte sa femme . 314 Tableau 15.8 Indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 315 Tableau 15.9 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 316 Tableau 15.10 Pouvoir d'action des femmes, nombre idéal d'enfant et besoins non satisfaits en matière de planification familiale . 317 Tableau 15.11 Soins de santé maternelle selon les indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 318 Tableau 15.12 Quotients de mortalité des enfants selon les indicateurs du statut de la femme . 319 Graphique 15.1 Répartition des femmes actuellement en union selon le nombre des décisions auxquelles elles participent . 309 CHAPITRE 16 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Tableau 16.1 Estimation de la mortalité adulte par âge . 323 Tableau 16.2 Probabilité de mortalité des adultes . 324 Tableau 16.3 Mortalité maternelle . 324 Graphique 16.1 Rapport de mortalité maternelle avec intervalles de confiance pour la période 0-6 ans avant l'EDSCI-I 1994, l'EIS 2005 et l'EDSCI-III 2011-2012 . 325 CHAPITRE 17 EXCISION Tableau 17.1 Connaissance de l’excision . 328 Tableau 17.2 Pratique de l’excision . 329 Tableau 17.3 Âge à l’excision . 332 Tableau 17.4 Prévalence de l’excision et âge à l’excision : Filles 0-14 ans . 333 Tableau 17.5 Excision des filles de 0-14 selon les caractéristiques sociodémographiques de la mère . 335 Tableau 17.6 Infibulation parmi les filles excisées âgées de 0-14 ans. 337 Tableau 17.7 Personne qui a procédé à l’excision et type d’excision parmi les filles excisées de 0-14 ans et les femmes de 15-49 ans . 338 xviii • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 17.8 Opinions des femmes et des hommes sur l’excision, en tant que nécessité religieuse . 339 Tableau 17.9 Opinions des femmes et des hommes sur le maintien ou non de cette pratique . 341 Graphique 17.1 Pourcentage de femmes excisées selon l'ethnie . 330 Graphique 17.2 Pourcentage de femmes de 15-49 ans et de filles de 0-14 ans excisées selon l'âge . 334 Graphique 17.3 Pourcentage de jeunes filles de moins de 15 ans excisées selon l'ethnie . 336 CHAPITRE 18 VIOLENCE DOMESTIQUE Tableau 18.1 Violence physique . 346 Tableau 18.2 Auteurs des violences physiques . 347 Tableau 18.3 Violence sexuelle . 348 Tableau 18.4 Violence sous différentes formes . 349 Tableau 18.5 Violence pendant la grossesse . 350 Tableau 18.6 Contrôle exercé par le mari/partenaire . 351 Tableau 18.7 Formes de violence conjugale . 352 Tableau 18.8 Violence conjugale selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 354 Tableau 18.9 Violence conjugale selon les caractéristiques du mari/partenaire et les indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 355 Tableau 18.10 Fréquence de la violence conjugale . 357 Tableau 18.11 Violence domestique selon la durée de l’union. . 358 Tableau 18.12 Blessures dues à la violence conjugale . 359 Tableau 18.13 Violence des femmes contre leur conjoint . 360 Tableau 18.14 Violence des femmes contre leur conjoint selon les caractéristiques sociodémographiques . 361 Tableau 18.15 Recherche d’aide . 363 CHAPITRE 19 SITUATION DES ENFANTS Tableau 19.1.1 Enregistrement des naissances d'enfants de moins de 18 ans a l'état civil . 366 Tableau 19.1.2 Enregistrement des naissances d'enfants de moins de 0-4 ans a l'Ttat civil . 368 Tableau 19.2 Orphelins dans les ménages . 369 Tableau 19.3 Enfants de moins de 18 ans et résidence avec les parents . 370 Tableau 19.4 Fréquentation scolaire par état de survie des parents . 371 Tableau 19.5 Fréquentation préscolaire et en 1ère année du primaire . 372 Tableau 19.6 Travail des enfants . 374 Tableau 19.7 Travail des enfants et fréquentation scolaire . 377 Tableau 19.8 Couverture en assurance maladie pour les moins de 18 ans . 378 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition de DR par région statistique et selon le milieu de résidence . 384 Tableau A.2 Répartition de population par région statistique et selon le milieu de résidence . 384 Tableau A.3 Répartition de l’échantillon grappe et de l’échantillon ménage par région statistique et selon le milieu de résidence . 385 Tableau A.4 Nombres attendus de femmes et d’hommes enquêtés avec succès par région statistique et selon le milieu de résidence . 386 Tableau A.5 Nombres attendus de femmes et d’hommes éligibles pour le test de VIH par région statistique et selon le milieu de résidence . 386 Tableau A.6 Résultats de l'enquête . 389 Tableau A.7 Résultats de l'enquête: Hommes . 390 Liste des tableaux et des graphiques • xix Tableau A.8 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Femmes . 391 Tableau A.9 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Hommes . 392 Tableau A.10 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel: Femmes . 393 Tableau A.11 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel: Hommes . 394 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Liste des variables sélectionnées pour le calcul des erreurs de sondage, EDS Côte d’Ivoire 2011-2012 . 398 Tableau B.2 Erreurs de sondage: Échantillon Total, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 399 Tableau B.3 Erreurs de sondage: Échantillon Urbain, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 400 Tableau B.4 Erreurs de sondage: Échantillon Rural, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 401 Tableau B.5 Erreurs de sondage: Échantillon Centre, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 402 Tableau B.6 Erreurs de sondage: Échantillon Centre-Est, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 403 Tableau B.7 Erreurs de sondage: Échantillon Centre-Nord, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 404 Tableau B.8 Erreurs de sondage: Échantillon Centre-Ouest, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 405 Tableau B.9 Erreurs de sondage: Échantillon Nord, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 406 Tableau B.10 Erreurs de sondage: Échantillon Nord-est, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 407 Tableau B.11 Erreurs de sondage: Échantillon Nord-Ouest, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 408 Tableau B.12 Erreurs de sondage: Échantillon Ouest, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 409 Tableau B.13 Erreurs de sondage: Échantillon Sud sans Abidjan, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 410 Tableau B.14 Erreurs de sondage: Échantillon Sud-ouest, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 411 Tableau B.15 Erreurs de sondage: Échantillon Ville d'Abidjan, Côte d'Ivoire 2011-2012 . 412 Tableau B.16 Erreurs de sondage pour les taux de mortalité adulte et les taux de mortalité maternelle, Côte d’Ivoire 2011-2012 . 413 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉS Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 415 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 416 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés . 416 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement . 417 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 418 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours . 419 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois . 420 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants . 421 Tableau C.8 Complétude de l'information sur les frères et sœurs . 423 Tableau C.9 Taille de la fratrie et rapport de masculinité des frères et sœurs . 423 Préface • xxi PRÉFACE a Côte d’Ivoire, sortant d’une décennie de crise, avec ses conséquences multiformes, notamment sur le système de santé, avait besoin d’informations fiables et à jour, pour orienter la politique gouvernementale en matière de santé. C’est pourquoi je voudrais saluer la publication de cette 3ème Enquête Démographique et de Santé (EDS), treize ans après la dernière du genre datant de 1998-1999. Il me plait de saluer la collaboration du Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida (MSLS) avec ses partenaires, qui a permis la réalisation de l’Enquête Démographique et de Santé à Indicateurs Multiples en couplant l’EDS classique avec l’Enquête sur les Indicateurs du sida (EIS), l’Enquête sur les Indicateurs du Paludisme (EIP) et l’Enquête à Indicateurs Multiples (MICS). Baptisée «EDS-MICS 2011-2012», cette enquête permettra non seulement d’actualiser les indicateurs démographiques et de santé, mais également de constituer une base d’indicateurs pour l’évaluation des principaux programmes de développement et plans stratégiques tels que le Plan National de Développement (PND) 2012-2015, le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2012-2015, le Plan Stratégique National de Lutte contre le sida (PSN) 2012-2015 et la Feuille de Route de la Réduction de la Mortalité Maternelle et Néonatale. La mise en œuvre réussie de cette enquête a bénéficié de la collaboration technique de l’Institut National de la Statistique (INS), de l’ICF International et des experts nationaux des ministères, parties prenantes de l’enquête. Les résultats obtenus qui permettent de fournir des indicateurs pertinents pour nos programmes de développement en général et particulièrement pour les programmes de santé sont encourageants et témoignent des efforts du Gouvernement et de ses partenaires à améliorer significativement l’accès des populations à la santé. En effet, les résultats de cette enquête indiquent une augmentation des accouchements assistés par du personnel de santé qualifié, une baisse du taux de mortalité des enfants ainsi que de la séroprévalence du VIH/sida par rapport à leurs niveaux antérieurs, une fécondité précoce et élevée corroborée par un faible taux d’utilisation des moyens de contraception. De même, en dépit des progrès accomplis au fil des années, encore 44 % des ménages ne disposent toujours pas d’électricité, on note un taux net de scolarisation primaire d’environ 64 % etc. J’ai demandé que des analyses thématiques approfondies soient conduites pour mieux éclairer les décisions et la mise en œuvre de programmes adaptés. En attendant, je voudrais lancer un appel à l’ensemble des acteurs et partenaires pour une poursuite et une intensification des efforts à engager afin de traduire en actions la politique de santé et les recommandations pertinentes qu’inspirent ces résultats. Je saisis cette occasion pour réitérer les remerciements du Gouvernement aux partenaires au développement qui ont contribué de façon décisive à la réalisation de cette importante enquête. J’exprime en particulier ma gratitude au Gouvernement américain à travers le PEPFAR au travers ses agences USAID et CDC, l’Union Européenne, l’UNICEF, l’UNFPA, la Banque Mondiale, le Fonds Mondial et l’ONUSIDA. Je félicite l’INS, l’ICF International, les experts nationaux et l’ensemble des enquêteurs dont le dévouement et la compétence ont permis d’obtenir ces résultats. L xxii • Préface J’associe à ces remerciements les responsables des structures décentralisées et déconcentrées, les autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, les organisations de la société civile et les populations pour leur implication, leur franche collaboration et leur adhésion à cette enquête. Enfin, je voudrais appeler à une mobilisation générale de tous les acteurs pour qu’ensemble nous relevions les défis vers l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le Développement, en cette année 2013 que SEM Alassane Ouattara a bien voulu dédier à la santé. La Ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida Dr Raymonde GOUDOU COFFIE Remerciements • xxiii REMERCIEMENTS Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS) réalisée en 2011-2012 par le Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida, en collaboration avec l’Institut National de la Statistique (INS) et avec l’appui technique de l’ICF International, intervient dans un contexte post-crise où le besoin en informations actuelles et fiables est d’une nécessité indéniable pour une meilleure planification des actions de relance du développement social, culturel et économique du pays. Cette opération est à la fois la troisième EDS, la quatrième MICS et la deuxième Enquête sur les Indicateurs du Sida (EIS), dont les résultats ont été largement utilisés. L’EDS-MICS 2011-2012 est donc une enquête qui renseigne sur les indicateurs de population et des caractéristiques des ménages, de santé en général, de santé de la mère et de l’enfant, de mortalité infantile et maternelle, sur le statut de la femme ainsi que sur les IST et le VIH/sida. Elle permet ainsi à notre pays, non seulement d’évaluer les progrès accomplis vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), les objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants (SME), et les plans cadres de développement, mais aussi d’améliorer la planification des actions en faveur de la population en général, et des enfants et des femmes, en particulier. La présentation de ce rapport poursuit un double objectif : (i) mettre à la disposition des responsables et administrateurs des programmes de population, de santé et de développement social en général, des informations utiles pour la planification de leurs interventions et, (ii) fournir aux personnes ressources impliquées dans l'élaboration des rapports nationaux sur le MDE+5 et sur les OMD, des informations actualisées sur la situation des enfants, des jeunes et des femmes en Côte d'Ivoire. L’enquête EDS-MICS a porté sur un échantillon national de 10 413 ménages sélectionnés de façon aléatoire de sorte à fournir une représentativité adéquate du milieu urbain et du milieu rural, ainsi que des onze domaines d’étude correspondant aux dix anciennes régions administratives et à la ville d’Abidjan. Tous les indicateurs produits à partir de cette étude sont donc interprétables au niveau national, du milieu de résidence et de chacun des onze domaines d’étude. Les préparatifs de cette enquête ont débuté depuis 2009 et son exécution était prévue pour l’année 2010. C’est finalement en décembre 2011 que la collecte des données sur toute l’étendue du territoire national a démarré pour s’achever en mai 2012, dans un environnement caractérisé par une certaine méfiance après la crise post-électorale. Malgré les difficultés rencontrées, l’enquête s’est globalement bien déroulée, et les résultats obtenus sont satisfaisants et décrivent bien la situation du pays. C’est pourquoi, il nous paraît nécessaire d'adresser nos remerciements à toutes les personnes physiques et morales qui ont apporté leur concours et l’assistance nécessaires pour mener à terme cette opération. Nos remerciements s’adressent particulièrement aux autorités administratives et coutumières des localités sélectionnées pour l’enquête (Préfets, Sous-Préfets, Maires et Chefs traditionnels), aux populations des zones enquêtées, à l’Equipe technique, aux Superviseurs, aux Enquêteurs/Enquêtrices, aux Agents de codification et aux Agents de saisie. Nos remerciements s’adressent également à l’ICF International qui a apporté son appui technique en mettant à disposition des outils standards de collecte et du personnel pour la formation, la collecte, le traitement des données, l’analyse et la diffusion des résultats. L’ xxiv • Remerciements Nous remercions en outre l’USAID, le Fonds Mondial, l’Union Européenne, l’UNICEF, le PEPFAR, l’UNFPA, la Banque Mondiale et l’ONUSIDA qui ont apporté leur appui technique et financier à la réalisation de l'enquête. Enfin, nous exprimons notre gratitude au Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement et à la Ministre de la Santé et de la lutte contre le Sida pour la confiance et leur implication personnelle à l’exécution du projet par la mise à disposition d’une contribution opérationnelle du Gouvernement. Sigles et abréviations • xxv SIGLES ET ABRÉVIATIONS ANJE : Alimentation du nourrisson et du Jeune Enfant APO : Accord Politique d’Ouagadougou AUPC : Programme d’Assistance d’Urgence Post-Crise BAD : Banque Africaine de Développement BCG : Bacille de Calmette et Guérin (Tuberculose) CACE : Centre d’actions communautaires pour l’enfance CAO5 : Cadre d’Accélération de l’OMD5 CDC : Center for Deseases Control CDE : Convention relative aux Droits de l’Enfant CDV : Conseil et Dépistage Volontaire CP : Cours préparatoires CPPE : Centre de protection de la petite enfance CSPro : Census and Survey Processing (logiciel) CTA : Combinaison thérapeutique à base d’artémisinine DBS : Dried Blood Spots DHS : Demographic and Health Surveys DIPE : Direction de l’Information, de la Planification et de l’Evaluation DIU : Dispositif intra-utérin DPSES : Direction de la Planification et du Suivi-Evaluation du Sida DR : District de Recensement DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté DTCHépB : Diphtérie Tétanos Coqueluche Hépatite B EDS : Enquête Démographique et de Santé EDS-MICS : Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples EEP : Ensemble d’estimation et de projection EIS : Enquête sur les Indicateurs du Sida ELISA : Enzygnost Integral et Vironostika HIV Ag/Ab EMRC : Etude multicentrique sur les valeurs de reference pour la croissance EPT : Education pour tous FDR-RMMNI : Feuille de Route 2008-2015 pour la Réduction de la Mortalité Maternelle et Infantile FMI : Fonds Monétaire Internationsl GE : Goutte épaisse IHP+ : International Health Partnership INS : Institut National de la Statistique IPCI : Institut Pasteur de Côte d’Ivoire IRA : Infections respiratoires aiguës IST : Infections sexuellement transmissibles LNSP : Laboratoire national de la santé publique MAL : Méthode de l’aménorrhée lactationnelle MAMA : Méthode d’allaitement maternel et de l’aménorrhée MDE : Initiative un Monde Digne des Enfants MEMPD : Ministère d’Etat, Ministère du Plan et du Développement MGF : Mutilations Génitales Féminines MICS : Multiple Indicators Cluster Survey (Enquête par grappe à Indicateurs Multiples) MII : Moustiquaire imprégnée aux insecticides MILDA : Moustiquaire imprégnée à longue durée d’action MSLS : Ministère de la Santé et de la Lute contre le Sida NCHS : National Center for Health Statistics OIT : Organisation Internationale du Travail OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement xxvi • Sigles et abréviations OMS : Organisation mondiale de la santé ONU : Organisation des Nations Unies ONUDI : Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel ONUSIDA : Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA PCE : Personne en charge de l’enfant de moins de cinq ans PEPFAR : United States President's Emergency Plan for AIDS Relief PEV : Programme élargi de vaccination PIB : Produit intérieur brut PNAF : Plan National d’Actions pour la Femme PNAT : Plan National de l’Aménagement du Territoire PND : Plan National de Développement PNDS : Plan National de Développement Santaire PNLP : Programme National de Lutte contre le Paludisme PNN : Programme National de Nutrition PNP : Politique Nationale de Population PNS : Politique Nationale de Santé PNSR-PF : Programme National de la Santé de la Reproduction et de la Planification Familiale PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement POLIO : Poliomyélite PPTE : Initiative Pays Pauvres Très Endettés PPT : Probabilité proportionnelle à la taille PSN : Plan stratégique national de lutte contre le sida PTME : Prévention de la transmission mère-enfant RGPH : Recensement général de la population et de l’habitation RDV : Risque de mortalité maternelle sur la durée de vie reproductive RVO : Réhydratation par voie orale SIDA : Syndrome immunodéficitaire acquis SP : Sulfadoxine Pyriméthamine SPSS Statistical Package for Social Sciences (logiciel) SRO : Sels de réhydratation orale SSTE : Système de suivi du travail de l’enfant – Certification Cacao TDR : Test de diagnostic rapide du paludisme TNF : Taux net de fréquentation TPI : Traitement préventif intermittent de l’infection au paludisme TRO : Thérapie de réhydratation par voie orale UE : Union Europénne UNFPA : Fonds des Nations Unies pour la population UNGASS : Session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’enfance USAID : United States Agency for International Development VCT : Voluntary Counseling and Testing VIH : Virus de l’immunodéficience humaine Indicateurs des objectifs du millénaire pour le développement • xxvii Indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement Indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement, Côte d’Ivoire 2011-2012 Indicateur Sexe Ensemble Féminin Masculin 1. Éliminer l’extrême pauvreté et la faim 1.8 Prévalence de l’insuffisance pondérale parmi les enfants de moins de cinq ans 12,2 17,8 14,9 2. Assurer l’éducation primaire pour tous 2.1 Taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire1 64,4 71,8 68,1 2.3 Taux d’alphabétisation dans la population des 15-24 ans2 43,9 66,6 55,3 3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes 3.1a Ratio filles/garçons dans l’enseignement primaire3 na na 0,9 3.1b Ratio filles/garçons dans l’enseignement secondaire3 na na 0,7 4. Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans 4.1 Taux de mortalité infanto-juvénile4 98 ‰ 133 ‰ 108 ‰ 4.2 Taux de mortalité infantile4 61‰ 90 ‰ 68‰ 4.3 Pourcentage d’enfants d’un an vaccinés contre la rougeole 63,4% 65,5% 64,5% 5. Améliorer la santé maternelle 5.1 Taux de mortalité maternelle5 614 na na 5.2 Pourcentage de naissances dont l’accouchement a été assisté par un prestataire de santé formé6 na na 59,4 % 5.3 Taux de prévalence contraceptive7 18,2% na na 5.4 Taux de fécondité des adolescentes8 129,0 ‰ na na 5.5 Couverture en soins prénatals 5.5a Au moins une visite prénatale 90,6% na na 5.5b Quatre visites prénatales ou plus 44,2% na na 5.6 Besoins non satisfaits en matière de planification familiale 27,1% na na 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies 6.1 Prévalence du VIH dans la population des 15-24 ans 2,2 %a 0,3 % 1,3 % 6.2 Utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels à risques9 38,4 %a 59,0 % 48,7 %b 6.3 Proportion de la population de 15-24 ans ayant une connaissance « approfondie » du VIH/sida10 19,7% a 26,4 % 23,1 %b 6.4 Ratio du pourcentage d’orphelins qui fréquentent l’école au pourcentage des non orphelins de 10-14 ans qui fréquentent l’école 0,52 0,88 O,66 6.7 Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans dormant sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) 36,3 % 38,0 % 37,2 % 6.8 Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans dont la fièvre a été traitée avec des antipaludéens appropriés11 16,0 % 19,1 % 17,5 % Urbain Rural Ensemble 7. Assurer un environnement durable 7.8 Proportion de la population utilisant une source d’eau améliorée12 92,4 % 67,2 % 78,4 % 7.9 Proportion de la population utilisant des installations sanitaires améliorées13 38,8 % 8,2 % 21,9 % na = Non applicable. 1 Le taux est basé sur la fréquentation déclarée, non l’inscription, au niveau primaire parmi les enfants d'âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans). Le taux comprend aussi les enfants d'âge de fréquentation du niveau primaire qui fréquent le niveau secondaire. Il s’agit d’une mesure indirecte de l’indicateur 2.1 des OMD : Taux net total de scolarisation dans le primaire. 2 Correspond aux enquêtés qui ont fréquenté l’école secondaire ou le supérieur, ou qui peuvent lire une phrase ou une partie de phrase. 3 Basé sur la fréquentation nette déclaré, non l’inscription, parmi les 6-11 ans pour le primaire, 12-18 ans pour le secondaire et 19-24 ans pour le tertiaire. 4 Exprimé en termes de décès pour 1 000 naissances vivantes. La mortalité par sexe fait référence à la période de 10 ans précédant l’enquête. La mortalité pour les deux sexes ensemble fait référence à la période de 5 ans précédant l’enquête. 5 Exprimé en termes de décès maternels pour 100 000 naissances au cours des 7 ans précédant l’enquête. 6 Parmi les naissances des cinq années précédant l’enquête. 7 Pourcentage de femmes actuellement en union qui utilisent une méthode contraceptive quelconque. 8 Équivaut au taux de fécondité par âge pour les femmes de 15-19 ans for la période de 3 ans précédant l’enquête, exprimé en termes de naissances pour 1 000 femmes de 15-19 ans. 9 Des rapports sexuels à hauts risques sont des rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant. Exprimé en pourcentage de femmes et d’hommes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois. 10 Sont considérées comme ayant une connaissance "approfondie", les personnes qui savent que l'utilisation régulière du condom au cours des rapports sexuels et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, celles qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et celles qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du sida. 11 Pourcentage d’enfants de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête et qui ont reçu n’importe quel médicament antipaludéen. 12 Pourcentage de la population de droit dont la source principale d’eau de boisson est un robinet dans le logement/cours, un robinet public/fontaine, un puits à pompe/forage, un puits creusé protégé, une source d’eau protégée, la collecte d’eau de pluie, ou l’eau en bouteille. 13 Pourcentage de la population de droit dont le ménage a une chasse d’eau, fosse d’aisance auto-aérée, ou une fausse d’aisance avec dalle et ne partage pas cette installation avec d’autres ménages. a Limité aux hommes dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête auprès des hommes. b Le total est calculé comme une simple moyenne arithmétique des pourcentages des colonnes des hommes et des femmes. xxviii • Carte du Côte d’Ivoire Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête • 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1 e présent chapitre est consacré à la présentation des caractéristiques géographiques, économiques, démographiques et sanitaires de la Côte d’Ivoire ainsi qu’à la méthodologie de l’Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS). 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS 1.1.1 Géographie La Côte d’Ivoire est située en Afrique de l’Ouest entre les 4°30’ et 10°30’ de latitude Nord. Elle s’étend sur une superficie de 322 462 km² et fait frontière avec le Golfe de Guinée au Sud, le Ghana à l’Est, le Libéria et la Guinée à l’Ouest, le Mali et le Burkina Faso au Nord. Le relief relativement peu accidenté est composé de plaines au Sud, de plateaux étagés au Centre et au Nord et de montagnes à l’Ouest dont le point culminant est le Mont Nimba (1 753 mètres). Deux masses d'air importantes traversent le pays : une masse d'air en provenance du Nord, caractérisée par un vent sec et chaud et chargé de fines poussières de l’harmattan, de décembre à janvier et, une masse d'air venant de l'Océan Atlantique au Sud, constituée d'air humide. Le contact de ces deux masses d'air forme le Front Inter-Tropical (FIT) qui provoque des précipitations de type mousson. Les mouvements saisonniers du FIT au-dessus du territoire national, permettent de distinguer quatre principales zones climatiques à rythme et volume de précipitations variables. Ce sont : • le Sud avec quatre saisons dont une grande saison des pluies d’avril à juillet, une petite saison sèche de juillet à septembre, une petite saison des pluies de septembre à novembre, et une grande saison sèche de décembre à mars ; • le Centre, caractérisé par une saison sèche de novembre à mars et par une saison des pluies marquée par deux pluviométries maxima : l'une au mois de juin et l'autre au mois de septembre; • le Nord avec deux saisons très opposées : une saison sèche très longue et une saison des pluies assez courte (juin - septembre); • le Centre-Ouest, au relief montagneux, se distingue par une saison des pluies très longue et une saison sèche de courte durée. Les pluviométries annuelles moyennes de ces différentes zones climatiques varient de 900 mm (au Nord) à 2 300 mm (au Sud). Les changements climatiques qui affectent le monde entier n’ont pas épargné la Côte d’Ivoire. Il en résulte une perturbation dans l’alternance des saisons. Ainsi, on peut retrouver maintenant de fortes pluies en décembre et l’harmattan ne dure plus que quelque semaines. La sécheresse qui a affecté le Sahel pendant plus d’une décennie a également touché la Côte d'Ivoire aussi bien dans les zones les moins arrosées que dans celles qui bénéficient de précipitations les plus L 2 • Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête abondantes, causée en partie par le déboisement trop rapide de la forêt. Il s'en est suivi une concentration des pluies sur une période plus courte ainsi qu'une détérioration de l'alternance des saisons dans le Sud. En matière de température, les amplitudes diurnes les plus importantes se situent au mois de janvier. Elles sont inférieures à 10°C dans le Sud forestier, avoisinent 15°C dans le Centre et atteignent parfois 20°C dans le Nord. Les températures oscillent autour de 28°C en moyenne, avec des taux d’humidité atmosphérique de 80 % à 90 % au Sud et de 60 % à 70 % au Nord. La végétation du pays est déterminée par la diversité des zones climatiques et l'inégale répartition des précipitations entre le Nord et le Sud. La forêt et la savane, séparées par une ligne qui suit approximativement l'isohyète 1 300 mm, constituent les deux grandes zones de végétation. Située au Sud du pays et couvrant les deux cinquièmes du territoire national, la zone de forêt dense est subdivisée en forêts hygrophiles et forêts mésophiles. A l'opposé, le Nord du pays a une végétation de forêt clairsemée et de savanes arborées ou boisées. Au total, le pays est couvert par quatre types de climats, à savoir : • le climat généralement chaud et humide, constitue une transition entre l'équatorial (le long des côtes) et le tropical (semi-aride à l'extrême Nord) ; • le climat subéquatorial, caractérisé par des températures de faibles amplitudes de (25°C à 30°C) et des précipitations abondantes, qui atteignent à Abidjan 1 766 mm ; • le climat tropical de savane humide, couvre le Nord de la zone forestière et le Sud de la région des savanes ; • le climat de savane sec, concerne principalement la zone des savanes qui est caractérisée par la présence intermittente entre les mois de décembre et février d'un vent frais et sec, l'harmattan. Quatre grands fleuves arrosent le pays. Ils coulent du Nord au Sud avant de se jeter dans l’Océan Atlantique. Il s'agit du Cavally (700 km) à l’extrême-Ouest, du Sassandra (600 km) à l'Ouest, du Bandama (1 050 km) au Centre et du Comoé (1 160 km) à l'Est. Sur le plan administratif1, le pays est divisé en 14 districts dont deux autonomes (Abidjan et Yamoussoukro), 31 régions, 108 départements, 510 sous-préfectures et 197 communes. Au niveau déconcentré, la région est dirigée par un Préfet de région, le département par un Préfet de département et la sous-préfecture par un Sous-préfet. Au niveau décentralisé, le District est dirigé par un Gouverneur, la région par un Président de Conseil régional et la Commune par un Maire. 1.1.2 Économie Dès son accession à l’indépendance, la Côte d’Ivoire a opté pour une stratégie de développement basée sur trois axes que sont : (i) le libéralisme économique comme projet de société et forme d’organisation de l’activité économique ; (ii) la promotion de l’agriculture, en particulier les cultures de rente comme moteur de la croissance et (iii) l’ouverture sur l’extérieur comme soutien à la croissance. Cette stratégie de développement accordait une primauté à l’Etat comme promoteur et régulateur de l’activité économique. Ensuite, dans l’optique de favoriser l’éclosion d’un secteur privé dynamique, l’Etat a adopté différents codes d’investissement et mis en place des structures de soutien à l’entrepreneuriat et à la mobilisation de l’épargne domestique à travers la création d’une série d’organismes de financement et d’épargne. 1 Selon le Décret n°2011-262 du 28 septembre 2011. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête • 3 L’économie ivoirienne repose principalement sur l’agriculture qui est basée essentiellement sur le binôme Café-Cacao. La Côte d’Ivoire est 1er producteur mondial de cacao (41% de la production mondiale) et 3e producteur mondial de café. La Côte d’Ivoire produit également le coton, le palmier à huile, l’ananas, la banane, l’anacarde. L’agriculture contribue à 22 % du PIB et constitue la source de revenus des deux tiers des ménages. Elle procure environ 75 % des recettes d’exportation non pétrolière et occupe 46 % de la population active. Le pays développe également des cultures vivrières, notamment le riz, la banane plantain, le manioc, l’igname, le maïs, qui contribuent pour plus de 17 % au PIB. Il produit le gaz et le pétrole qui contribuent pour environ 6 % au PIB. L’analyse des profils de revenus indique cependant une détérioration des conditions de vie des ménages depuis les années 90. Le taux de pauvreté en 2008 atteint 49 % au niveau national, avec une forte prédominance de la pauvreté rurale (62 %) contre 29 % en milieu urbain. En 1993, ces taux étaient de 32 % au niveau national, 42 % en milieu rural et 19 % en milieu urbain. Les crises sociopolitiques successives que le pays a connues, ont sapé les bases de l’économie et l’ont replongé dans une phase de croissance négative. L’économie n’a renoué avec la croissance qu’à partir de 2004. Cette reprise s’est consolidée d’une part avec la conclusion d’un programme d’Assistance d’Urgence Post- Conflit (AUPC) du FMI et d’autre part, avec l’apurement des arriérés de paiement envers la Banque Mondiale et le groupe de la BAD, après l’Accord Politique d’Ouagadougou (APO) de 2007. Cet environnement favorable a permis la réalisation d’un taux de croissance de 1,6 % en 2007 et 2,3 % en 2008. L’amélioration du cadre macroéconomique et l’apaisement du climat social ont conduit à la conclusion d’un programme triennal appuyé par la Facilité Elargie de Crédit couvrant la période 2009-2011. La reprise effective de la coopération financière et l’atteinte du point de décision de l’Initiative PPTE ont permis d’enregistrer un taux de croissance du PIB réel de 3,8 % en 2009 et environ 6 % en 2012. Parallèlement, le PIB par tête a connu une croissance très faible de 0,24 % en moyenne par an sur la période 2004 - 2010. Malgré un début de diversification de son économie, la Côte d’Ivoire a continué à être fortement tributaire des matières premières. Avec les crises successives et une certaine opacité dans la gestion des ressources publiques, le pays n’a donc pas pu bénéficier de l’amélioration significative des termes de l’échange depuis le début des années 2000 et ses indices de développement pour la plupart se sont retrouvés en dessous de la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne. Ainsi, la Côte d’Ivoire se retrouve en 2011 au 169ème rang sur 183 pays dans le classement de la Banque Mondiale en ce qui concerne le climat des affaires et dans le groupe des 30 pays dans le monde qui se situent au bas de l’échelle en ce qui concerne la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. La valeur ajoutée manufacturière par habitant a diminué au cours des dernières décades d’après les indices de l’ONUDI. Enfin, le pays se retrouve 170ème sur 187 pays en ce qui concerne l’Indice de Développement Humain du PNUD. 1.1.3 Population La population de la Côte d’Ivoire est estimée à 22,6 millions d’habitants en 2011, d’après les projections de l’Institut National de la Statistique (INS) sur la base des données du Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH) de 1998. Le taux de croissance démographique annuel est estimé à 2,6 % en 2011. La population ivoirienne est constituée d’une soixantaine d’ethnies regroupées en cinq grands groupes ethniques, à savoir : les Akan, les Krou, les Mandé du Sud, les Mandé du Nord et les Gur. 4 • Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base Indicateurs Année 1998 2011 Population totale 15 366 672 22 594 234 Population urbaine (en %) 42,5 51,4 Population rurale (en %) 57,5 48,6 Femmes en âge de procréer 3 685 805 5 433 314 Taux d’accroissement annuel (en %) 3,3 2,6 Taux brut de natalité (pour 1000) 40,6 35,7 Indice synthétique de fécondité (enfant par femme) 5,4 4,8 Taux brut de mortalité (pour 1000) 14,2 12,9 Espérance de vie à la naissance (en année) 50,9 53,1 Source : INS, Projections de population à partir du RGPH 1998, 2001 Conscient de la place et du rôle de la population dans le processus de développement, le Gouvernement a adopté en mars 1997 une politique de population afin de mieux prendre en compte les variables démographiques dans la planification du développement. La Politique Nationale de Population (PNP), dont l’horizon est 2025, s’inscrit dans la vision selon laquelle la population est la principale ressource du pays. Elle doit jouir d’une bonne santé, être compétente, psychologiquement équilibrée, dotée d’un sens civique aigu, acteur de son propre développement, vivant dans la cohésion et en harmonie avec son milieu, respectueuse des droits des hommes, des femmes, des enfants et ceux des catégories sociales les plus vulnérables. Le but poursuivi par la PNP est d’améliorer le niveau de vie des populations et de la qualité des ressources humaines dans la perspective d’un développement humain durable. Il s’agit entre autres, de maîtriser la croissance de la population, gérer les migrations pour en faire une opportunité, valoriser le capital humain, assurer le cadre de vie des populations et la protection de l’environnement et promouvoir l’équité du genre. La mise en œuvre de la PNP traduite en programme d’actions pour la période 2002-2006 a été contrariée par un environnement sociopolitique et économique très défavorable : crise politico-militaire, insuffisance d’information sociodémographique, insuffisance de stratégies de suivi/évaluation et de coordination des politiques de population. En raison des nouvelles priorités, la PNP a été actualisée en 2012 en prenant en compte les différentes politiques et programmes de développement national, entre autres la Stratégie Nationale de Développement basée sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Plan National de Développement (PND), le Plan National d’Action pour la Femme (PNAF), la Politique Nationale de Santé (PNS) et la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire (PNAT). 1.1.4 Politique en matière de santé Le Gouvernement, à travers le Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida a élaboré la Politique Nationale de Santé (PNS) et le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2012-2015. Ces documents tiennent compte des défis à relever par la Côte d’Ivoire en matière de santé et dans la perspective de l’accélération de l’atteinte des OMD. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête • 5 Le PNDS 2012-2015 traduit la volonté du Gouvernement et de ses partenaires d’apporter des réponses urgentes et efficaces aux problèmes sanitaires du pays caractérisés surtout par des niveaux encore élevés des taux de morbidité et de mortalité touchant en particulier la femme et l’enfant. Le PNDS 2012-2015 vise globalement à améliorer l’état de santé et le bien être des populations. De façon spécifique, il vise à : • renforcer la gouvernance du secteur et le leadership du Ministère en charge de la santé ; • améliorer l’offre et l’utilisation des services de santé ; • améliorer la santé maternelle et celle des enfants de moins de cinq ans ; • renforcer la lutte contre la maladie et les infections nosocomiales ; • renforcer la prévention, la promotion de la santé et la médecine de proximité. Consciente de l'importance de la santé dans le processus de développement et dans la relance de la croissance du pays, la Côte d’Ivoire en a fait une de ses priorités. Ainsi, l'élaboration d'un document de politique marque un nouveau départ dans le développement du système de santé. Suite aux crises successives, la situation sanitaire qui était préoccupante s’est aggravée avec une morbidité et une mortalité élevées avec une recrudescence de maladies à potentiel épidémique, compromettant ainsi l’atteinte des OMD. La Côte d’Ivoire, en adhérant au Partenariat International pour la Santé (IHP+), a fait le choix d'accélérer l'avancée vers les OMD liés à la santé et d'améliorer ainsi la santé des populations. Dans ce contexte, le Gouvernement a adopté une PNS fondée sur des valeurs et des principes de base, visant à influencer les décisions et les actions à long terme pour l’amélioration de la santé et le bien-être des populations. 1.2. CADRE INSTITUTIONNEL ET OBJECTIFS DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel La troisième Enquête Démographique et de Santé en Côte d’Ivoire (EDSCI-III) combinée à l’Enquête par Grappe à Indicateurs Multiples (MICS) a été réalisée par le Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida (MSLS) en collaboration avec l’Institut National de la Statistique (INS). L’EDS-MICS 2011-2012 a bénéficié de l’assistance technique du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys - MEASURE DHS) d’ICF International, dont l’objectif est de collecter, analyser et diffuser des données démographiques et de santé portant en particulier sur la fécondité, la planification familiale, la santé et la nutrition de la mère et de l’enfant, et le VIH/sida. L’enquête a été financée par l’Etat de Côte d’Ivoire, l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), l’UNICEF, l’UNFPA, l’Union Européenne, la Banque Mondiale, le Fonds Mondial et l’ONUSIDA. Pour sa mise en œuvre, un Comité de pilotage et un Comité technique ont été créés. Le Comité de pilotage est composé des représentants des organismes nationaux et internationaux, intervenant dans les domaines de la santé, de la population, du VIH/sida et des IST. Ce comité donne les grandes orientations et est informé régulièrement de l’avancement du projet par le Comité technique. 6 • Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête Le Comité technique a fait le suivi régulier de tous les aspects techniques et administratifs de l’enquête, en particulier le plan de travail de L’EDS-MICS 2011-2012 et les protocoles des tests de parasitémie et de dépistage du VIH ainsi que le contenu final des questionnaires. Certains organismes et institutions ont eu des responsabilités spécifiques. Il s’agit notamment : • du Projet Rétro-CI, le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), le Programme National de Nutrition (PNN) et le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) qui ont été responsables de la formation des enquêteurs en prélèvements sanguins et de l’encadrement du personnel de terrain. Le Projet Rétro-CI a aussi été responsable de l’analyse des échantillons sanguins pour le VIH. • de l’Institut Pasteur qui a été responsable de l’analyse des échantillons sanguins pour le paludisme. 1.2.2 Objectifs L’objectif général de L’EDS-MICS 2011-2012 était de collecter les données nécessaires à l’actualisation des indicateurs démographiques et de santé, notamment les indicateurs du sida et du paludisme. Les objectifs spécifiques de L’EDS-MICS 2011-2012 étaient de : • recueillir des données à l'échelle nationale qui permettent de calculer des indicateurs démographiques essentiels, plus particulièrement les taux de fécondité, de mortalité maternelle et de mortalité infantile et infanto-juvénile et d’analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent le niveau et la tendance de la fécondité et de la mortalité infanto-juvénile ; • mesurer les niveaux de connaissance et de pratique contraceptive des femmes par méthode et les préférences en matière de fécondité ; • recueillir des données sur la santé familiale : vaccination, prévalence et traitement de la diarrhée, des Infections des Voies Respiratoires Aiguës (IRA) et de la fièvre et/ou de convulsions chez les enfants de moins de cinq ans, visites prénatales et assistance à l'accouchement ; • recueillir des données sur la prévention et sur le traitement du paludisme ; • réaliser des mesures anthropométriques pour évaluer l’état nutritionnel des femmes et des enfants ; • réaliser un test d’anémie auprès des enfants de moins de cinq ans, des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans ; • recueillir des données sur les connaissances, les attitudes et les pratiques des femmes et des hommes relatives aux IST et au sida ; • estimer la prévalence du VIH dans la population des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans ; • estimer la prévalence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ; • recueillir des données sur la pratique de l’excision ; Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête • 7 1.3 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUETE Ce sous chapitre traite de l’échantillonnage, des différents types de questionnaires utilisés et les tests effectués au cours de l’EDS-MICS 2011-2012. 1.3.1 Échantillonnage L’EDS-MICS 2011-2012 vise la population des individus qui résident dans les ménages ordinaires de l’ensemble du pays. Un échantillon national de 10 413 ménages a été sélectionné. L’échantillon était stratifié de façon à fournir une représentation adéquate des milieux urbain et rural ainsi que des onze domaines d’étude, correspondant aux dix anciennes régions administratives et à la ville d’Abidjan, pour lesquels on dispose d’une estimation pour tous les indicateurs clés. L’échantillon de L’EDS-MICS 2011-2012 était un échantillon aréolaire stratifié à deux degrés. Au premier degré, des grappes ou districts de recensement (DR) ont été tirés sur l’ensemble du territoire national à partir de la liste des DR du Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH) de 1998. Compte tenu de l’ancienneté de cette base, une mise à jour complète des grappes, a été effectuée. Cette actualisation a permis d'obtenir une liste complète de ménages résidant dans la grappe et cette liste a servi de base de sondage pour tirer les ménages au deuxième degré. Globalement, 352 grappes, dont 161 en milieu urbain et 191 en milieu rural, ont été sélectionnées en procédant à un tirage systématique à probabilité proportionnelle à la taille ; la taille du DR étant le nombre de ménages. Au deuxième degré de tirage et selon le milieu de résidence, un nombre fixe de ménages a été tiré dans chaque grappe dénombrée par un tirage systématique à probabilité égale. Le nombre moyen de ménages tirés dans une grappe est de 27 en milieu urbain et de 32 en milieu rural. Toutes les femmes âgées de 15-49 ans vivant habituellement dans les ménages sélectionnés, ou présentes la nuit précédant l’enquête, étaient éligibles pour être enquêtées. De plus, dans un sous-échantillon d’un ménage sur deux, tous les hommes de 15-59 ans ont également été enquêtés. Dans ce sous-échantillon, toutes les femmes et tous les hommes éligibles pour l’enquête individuelle étaient aussi éligibles pour le test du VIH. En outre, dans ce sous-échantillon de ménages, il était proposé à toutes les femmes et tous les hommes éligibles pour l’enquête ainsi que pour tous les enfants de 6-59 mois, un test d’anémie. En plus, dans ce sous- échantillon de ménages, toutes les femmes éligibles pour l’enquête ainsi que tous les enfants de moins de 5 ans étaient éligibles pour être mesurés et pesés afin de déterminer leur état nutritionnel. Enfin, dans les ménages du même sous-échantillon, tous les enfants de moins de cinq ans et toutes les femmes enceintes étaient éligibles pour le test de parasitémie. Le tableau 1.2 récapitule les résultats de la collecte. Il apparaît que sur les 352 grappes sélectionnées dans le cadre de l’EDS-MICS 2011-2012, 351 ont pu être enquêtées, un étant inaccessible. Au total, 10 413 ménages ont été sélectionnés et, parmi eux, 9 873 ménages occupés ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi ces 9 873 ménages, 9 686 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 98 % (tableau 1). Le taux de réponse des ménages est légèrement plus élevé en milieu rural (99 %) qu’en milieu urbain (97 %). Dans les 9 686 ménages enquêtés, 10 848 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour l’enquête individuelle, et pour 10 060 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès, soit un taux de réponse de 93 %. L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur deux : 5 677 hommes étaient éligibles et 5 135 ont été interviewés (taux de réponses de 91 %). Les taux de réponse observés en milieu rural sont sensiblement plus élevés que ceux obtenus en milieu urbain tant chez les femmes (95 % contre 91 %) que chez les hommes (94 % contre 86 %). 8 • Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête Tableau 1.2 Résultats des interviews Ménages et Individuelles Effectif de ménages, nombre d'interviews et taux de réponse par milieu de résidence (non pondéré), Côte d’Ivoire 2011-2012 Résultat Milieu de résidence Région EnsembleUrbain Rural Centre Centre- Est Centre- Nord Centre- Ouest Nord Nord- Est Nord- Ouest Ouest Sud Sud- Ouest Ville d'Abidjan Interviews Ménages Ménages sélectionnés 4 341 6 072 814 953 1 072 937 873 920 920 878 808 1 022 1 216 10 413 Ménages occupés 4 127 5 746 783 878 1 007 876 816 882 891 833 777 955 1 175 9 873 Ménages interviewés 4 013 5 673 770 866 991 858 795 872 878 819 758 942 1 137 9 686 Taux de réponse des ménages1 97,2 98,7 98,3 98,6 98,4 97,9 97,4 98,9 98,5 98,3 97,6 98,6 96,8 98,1 Interviews des femmes de 15-49 ans Effectif de femmes éligibles 5 070 5 778 801 920 1 094 913 883 802 1 209 889 798 881 1 658 10 848 Effectif de femmes éligibles interviewées 4 595 5 465 778 855 1 054 842 844 774 1 136 824 716 837 1 400 10 060 Taux de réponse des femmes éligibles2 90,6 94,6 97,1 92,9 96,3 92,2 95,6 96,5 94,0 92,7 89,7 95,0 84,4 92,7 Interviews des hommes de 15-59 ans Effectif d'hommes éligibles 2 619 3 058 361 531 527 501 408 406 583 540 444 484 892 5 677 Effectif d'hommes éligibles interviewés 2 258 2 877 353 496 474 455 393 391 546 494 388 458 687 5 135 Taux de réponse des hommes éligibles2 86,2 94,1 97,8 93,4 89,9 90,8 96,3 96,3 93,7 91,5 87,4 94,6 77,0 90,5 1 Ménages enquêtés/ménages identifiés. 2 Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles. Cependant, quel que soit le milieu de résidence, les taux de réponse des ménages, des femmes et des hommes sont nettement supérieurs à ceux de l’enquête sur les indicateurs du sida (EIS 2005), utilisés dans la conception du plan de sondage, ce qui dénote la bonne qualité des opérations de collecte. 1.3.2 Questionnaires Trois questionnaires ont été utilisés au cours de L’EDS-MICS 2011-2012: le questionnaire ménage, le questionnaire femme et le questionnaire homme. Le contenu de ces documents est basé sur les questionnaires modèles développés par le programme MEASURE DHS, auxquels ont été rajoutés certains modules développés par l’UNICEF dans le cadre des Enquêtes par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS). Des réunions regroupant des experts du Gouvernement et des partenaires au développement ont été organisées pour adapter les questionnaires de base en tenant compte des besoins des utilisateurs et des problèmes pertinents en matière de population et de santé. Le questionnaire ménage a été utilisé pour lister tous les membres habituels et les visiteurs des ménages sélectionnés. Un des objectifs essentiels du Questionnaire Ménage était d’identifier les femmes et les hommes éligibles pour des interviews individuelles. Des informations de base sur les caractéristiques de chaque personne ont été collectées, y compris le lien avec le chef de ménage, l’âge, le sexe, la survie des parents, l’éducation scolaire et préscolaire, le travail des enfants, la déclaration à l’état civil. Le questionnaire ménage a également permis de collecter des informations sur les caractéristiques du ménage, comme la principale source d’eau de boisson, le type de toilettes, le type de matériaux du sol et du toit du logement, la possession de certains biens durables, la possession et l’utilisation de moustiquaires et le type de sel utilisé dans le ménage. Ce questionnaire a également été utilisé pour enregistrer les résultats des mesures anthropométriques (poids et taille), les tests d’hémoglobine (Hb), du paludisme des personnes éligibles. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête • 9 Le questionnaire individuel femme a été utilisé pour enregistrer les informations concernant les femmes éligibles, c’est-à-dire les femmes en âge de procréer (15-49 ans). Il comprend les treize (13) sections suivantes: • caractéristiques sociodémographiques de l’enquêtée ; • reproduction; • contraception ; • grossesse et soins postnatals ; • vaccination des enfants, santé et nutrition ; • mariage et activité sexuelle ; • préférence en matière de fécondité ; • caractéristiques du conjoint et travail de la femme ; • VIH / sida ; • autres problèmes de santé ; • excision / mutilations génitales féminines ; • relations dans le ménage ; • mortalité maternelle. Le questionnaire individuel homme comprend les huit (8) sections suivantes : • caractéristiques socio-démographiques de l’enquêté ; • reproduction ; • contraception ; • mariage et activité sexuelle ; • préférence en matière de fécondité ; • emploi et rôle des sexes ; • VIH-sida ; • autres problèmes de santé. 1.3.3 Tests d’hémoglobine, du paludisme et du VIH Dans un ménage sur deux, les femmes de 15-49 ans et les hommes de 15-59 ans étaient éligibles pour le test du VIH et d’hémoglobine. Dans ce même sous-échantillon, les enfants de 6-59 mois étaient éligibles pour le test d’hémoglobine et du paludisme. En outre, dans ce même sous-échantillon, les femmes enceintes de 15-49 ans étaient aussi éligibles pour le test du paludisme. Les protocoles pour les tests d’hémoglobine, du VIH et du paludisme ont été approuvés par le Comité National d’Éthique des Sciences de la Vie et de la Santé (CNESVS), par le Comité d’Éthique (Institutional Review Board) d’ICF International, et par le Comité d’éthique de CDC à Atlanta. 1.3.3.1 Test d’hémoglobine Le test d’hémoglobine est la principale méthode utilisée pour diagnostiquer l’anémie. Ce test a été effectué à la fois sur les enfants de 6-59 mois, les femmes de 15-49 ans et les hommes de 15-59 ans issus des ménages sélectionnés, en utilisant le système HemoCue. Après lecture et obtention du consentement éclairé, l’enquêteur piquait le bout du doigt avec une lancette rétractable, stérile et non réutilisable. Une goutte de sang était récupérée dans une micro-cuvette et ensuite introduite dans le photomètre HemoCue qui indiquait le niveau d’hémoglobine. Ce résultat, enregistré dans le questionnaire ménage, était communiqué à la personne testée, ou au parent/adulte responsable, en lui expliquant la signification du résultat. Si la personne présentait 10 • Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête une anémie sévère (un niveau d’hémoglobine <7 g/dl), l’enquêteur lui fournissait une fiche de référence pour rechercher des soins auprès d’un service de santé. 1.3.3.2 Test du paludisme Le paludisme est une maladie infectieuse due à un parasite du genre Plasmodium, transmis lors de la piqûre d’un moustique femelle du genre Anophèles. Pour savoir la prévalence de cette pandémie, des prélèvements de sang ont été effectués auprès des femmes enceintes et des enfants de 6-59 mois des ménages sélectionnés. Deux tests de parasitémie palustre ont été faits : le test de diagnostic rapide (TDR) et la goutte épaisse (GE). Après lecture et obtention du consentement éclairé, l’enquêteur collectait une goutte de sang (généralement de la même piqûre faite pour le test d’hémoglobine) sur la bandelette du TDR. Les résultats du test de diagnostic rapide obtenu au bout de 15minutes environ étaient communiqués immédiatement aux participants après avoir été enregistrés dans le questionnaire ménage. S’il s’agit d’un paludisme simple chez l’enfant, il lui était offert sur le champ un traitement (Combinaison Thérapeutique d'Artémisinine, ou CTA, à base d’Artésunate et d’Amodiaquine) tout en expliquant aux parents les contre-indications et les effets secondaires potentiels du traitement. Par ailleurs, un échantillon de gouttes de sang a été prélevé sur une lame porte-objet pour confectionner la goutte épaisse qui a été analysée à l’unité de Paludologie du département de Parasitologie et Mycologie de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI). La lame était étiquetée par un code qui était aussi collé dans le questionnaire pour faciliter la correspondance. 1.3.3.3 Test du VIH Le test du VIH a été effectué dans le sous-échantillon des ménages sélectionné pour l’enquête homme. Des prélèvements de sang ont été réalisés auprès de tous les hommes de 15-59 ans et de toutes les femmes de 15-49 ans qui acceptaient volontairement de se soumettre au test du VIH. Le protocole pour dépister le VIH est basé sur le protocole anonyme-lié développé par le programme DHS. Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu ne peut être lié à l’échantillon de sang. Étant donné que les tests du VIH sont strictement anonymes, il n’est pas possible d’informer les enquêtés des résultats de leur test. Par contre, au moment de la collecte, on a établi la liste des membres du ménage désireux de connaître leur statut sérologique à VIH pour le transmettre à l’équipe mobile de VCT (Conseil et Test Volontaire) qui leur offraient conseils, test gratuit et les résultats. Après lecture et obtention du consentement éclairé, l’enquêteur prélevait des gouttes de sang capillaire sur un papier filtre. Une étiquette contenant un code à barres était alors collée sur le papier filtre. On a ensuite collé une deuxième étiquette avec le même code à barres sur le questionnaire ménage, sur la ligne correspondant à la personne éligible. Les gouttes de sang sur papier filtre étaient séchées pendant 24 heures dans une boîte de séchage contenant un dessicatif pour absorber l’humidité. Le lendemain, chaque échantillon séché était placé dans un petit sac en plastique imperméable et à fermeture hermétique. Les sacs en plastique individuels ont été ainsi conservés jusqu’à leur acheminement à la coordination de l’enquête à l’INS à Abidjan pour enregistrement, vérification et transfert au Projet Retro-CI. Le Projet Retro-CI enregistrait à son tour les prélèvements avant de les stocker à basse température. Lorsque la saisie des questionnaires a été terminée à l’INS, le fichier de données de l’enquête a été vérifié, apuré, et les coefficients de pondération ont été appliqués. Après vérification que le fichier de données était dans son format final, les résultats préliminaires ont été générés et tous les identifiants permettant de retrouver un individu (plus précisément les numéros de ménage et de grappe) ont été brouillés et remplacés par des numéros générés aléatoirement. Tous les identifiants originaux ont été détruits du fichier de données. Par Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête • 11 ailleurs, les questionnaires contenant ces identifiants ont également été détruits. Ce n’est qu’à ce stade que le Projet Retro-CI a été autorisé à commencer l’analyse des prélèvements de sang. 1.3.4 Formation et collecte des données Toutes les procédures de collecte de L’EDS-MICS 2011-2012 ont été pré-testées. Une vingtaine d’agents a été recrutée et formée pendant quatre semaines sur le remplissage des questionnaires et les procédures de tests. La formation a comporté une phase théorique et une phase pratique en salle. Les activités de terrain du pré-test se sont déroulées dans un quartier précaire, un quartier populaire, un quartier résidentiel et un village à Abidjan et ses environs en dehors de l’échantillon. Le taux élevé d’acceptation des prélèvements sanguins au cours du pré-test a montré que la réalisation des tests pendant l’enquête proprement dite était possible. Les leçons tirées de cette enquête pilote ont été valorisées dans la finalisation des documents techniques de l’enquête. Pour l’enquête proprement dite, l’INS a recruté 144 candidats qui ont tous reçu une formation complète sur tous les volets de l’enquête du 24 octobre au 10 novembre 2011. À l’issue d’un test pratique, les 111 meilleurs agents ont été retenus. Ceux-ci ont bénéficié d’une formation sur les prélèvements de sang et, parmi eux, 54 femmes ont participé à une session pratique de prélèvements de sang du 16 au 18 novembre 2011 dans 10 structures de santé. À l’issue de la formation, 3 superviseurs permanents, 18 agents chargés des prélèvements et des prises des mesures anthropométriques, 18 contrôleuses, 18 chefs d’équipes hommes, 18 enquêteurs et 36 enquêtrices ont été retenus. Ces agents de terrain étaient repartis en 18 équipes. Les enquêteurs menaient à la fois les interviews ménages et des interviews individuelles hommes, tandis que les enquêtrices se chargeaient des interviews auprès des femmes. Les contrôleuses vérifiaient la qualité du travail effectué par les enquêtrices et les chefs d’équipe faisaient autant pour le travail des enquêteurs, en plus de leurs responsabilités de gestion des équipes. La collecte des données a démarré le 5 décembre 2011 dans les grappes de la ville d’Abidjan avant le déploiement des équipes dans les autres régions. Cette approche a permis d’assurer un suivi rapproché des équipes. Ensuite, les équipes ont été déployées dans leurs zones respectives de travail, à l’intérieur du pays, en fonction de leurs connaissances linguistiques pour faciliter la communication. La collecte s’est complètement achevée le 11 mai 2012. 1.3.5 Traitement des données Le traitement des données a consisté en la codification, la saisie, l’édition des données et l’apurement du fichier. Ces tâches ont été effectuées, du 13 janvier au 13 juillet 2012, par 11 agents de codification et 32 agents de saisie. Ils ont été supervisés par un membre de l’équipe technique, un informaticien de l’INS et deux informaticiens d’ICF International. 12 • Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête La codification a consisté à corriger les erreurs de réponses et de compléter les questionnaires en ajoutant les codes aux variables non pré-codées. Les questionnaires vérifiés et codifiés faisaient l’objet d’une double saisie de sorte à minimiser les erreurs de saisie. Concernant la saisie des données faite sur le logiciel CSPro, elle a débuté environ trois semaines après le début de la collecte de sorte à pouvoir rattraper certaines erreurs de réponses sur le terrain. Un programme de contrôle de qualité a permis de détecter pour chaque équipe et même, le cas échéant, pour chaque agent enquêteur, les principales erreurs de collecte. Ces informations étaient communiquées aux équipes de terrain lors des missions de supervision afin d'améliorer la qualité des données. Après correction des erreurs issues de la double saisie, un rapport d’édition par grappe était produit. Ce rapport était un condensé des incohérences entre les variables d’un même questionnaire ou à l’intérieur d’un même ménage. L’apurement final du fichier, dernière étape de traitement, n’est intervenu qu’après la correction de toutes les erreurs éditées. Caractéristiques des ménages • 13 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 e chapitre a pour objectif de présenter les conditions de vie des ménages à travers le type d’eau de boisson utilisé, le type des toilettes, les caractéristiques des logements, les biens possédés, le niveau de bien-être et le lavage des mains. Il présente également les caractéristiques sociodémographiques de la population des ménages comme la structure par âge et sexe, la composition des ménages, le niveau d’instruction et la fréquentation scolaire. En effet, les caractéristiques des populations et les conditions de vie des ménages peuvent être des déterminants de l’état de santé de la population en général. 2.1 CONDITIONS DE VIE Comme dans la plupart des enquêtes EDS, l’EDS-MICS 2011-2012 s’est intéressée à certaines caractéristiques de l’habitat à savoir : la source d'approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes utilisées par le ménage, l’accès à l’électricité, le matériau de revêtement du sol, le nombre de pièces du logement et le type de combustible utilisé pour la cuisine. Le questionnaire ménage a aussi recueilli des informations sur la possession d’un certain nombre d’équipements modernes (radio, télévision, téléphone portable ou fixe, réfrigérateur, cuisinière, ordinateur, etc.) et de moyens de transport (bicyclette, motocyclette, véhicule). Il a également permis de collecter des informations sur l’endroit utilisé pour cuisiner, la fréquence à laquelle l’on fume dans le logement et l’endroit utilisé le plus souvent par les membres du ménage pour se laver les mains. Ces informations permettent aussi de calculer un score de bien être pour chaque ménage et donc de constituer des groupes homogènes selon le niveau de bien-être socio-économique. C Principaux résultats • Au niveau national, 78 % de la population des ménages s’approvisionnent en eau de boisson à une source améliorée ; cette proportion est nettement plus élevée en milieu urbain (92 %) qu’en milieu rural (67 %). • L’accès à des installations sanitaires améliorées, qui est un Objectif du Millénaire pour le Développement, reste limité en Côte d’Ivoire : globalement, 53 % de ménages (78 % en milieu rural et 23 % en milieu urbain) ne disposent pas de toilettes améliorées. • En dépit des progrès accomplis au fil des années, 44 % des ménages (71 % en milieu rural et 12 % en milieu urbain) ne disposent toujours pas d’électricité. • Un ménage compte, en moyenne 5,1 personnes ; et près de la moitié de la population (44 %) a moins de 15 ans. • Près d’une femme sur deux (51 %) et un peu plus d’un homme sur trois (36 %) n’ont aucun niveau d’instruction. • Le taux net de scolarisation primaire est de 68 % et le taux net de scolarisation secondaire, de 29 %. 14 • Caractéristiques des ménages 2.1.1 Caractéristiques de l’habitat 2.1.1.1 Eau de boisson La classification en source « améliorée » et « non améliorée » des sources différentes d’approvisionnement en eau de boisson des ménages est celle proposée par le Programme commun OMS/UNICEF1 de surveillance de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement. Les sources dites améliorées sont adéquates à la consommation humaine et couvrent aussi bien l’adduction en eau potable (robinet), l’hydraulique villageoise (pompe publique) que les autres sources d’eau protégées (puits protégés, eau en bouteille, etc.). Les résultats présentés dans le tableau 2.1 montrent qu’au niveau national, 78 % de la population s’approvisionnent en eau de boisson à une source améliorée. Cette proportion est nettement plus élevée en milieu urbain (92 %) qu’en milieu rural (67 %). En milieu urbain, les principales sources améliorées d’approvisionnement en eau de boisson des populations sont les robinets se trouvant dans leurs logements, cours ou concessions (63 %), les puits creusés protégés (17 %) et les robinets publics ou fontaines (10 %). Par contre, en milieu rural, les principales sources améliorées d’approvisionnement en eau des populations sont les puits à pompe ou forage (21 %), les robinets publics ou fontaines (20 %) et les puits protégés (18 %). On relève qu’en milieu rural, une proportion importante de la population s’approvisionne en eau à des puits non protégés (19 %) ou à des eaux de surface (9 %). Le temps mis pour s’approvisionner en eau de boisson est l’un des indicateurs de la proximité des points d’eau des logements. Au niveau national, 44 % des ménages ont de l’eau sur place avec une forte disparité entre le milieu urbain (74 %) et le milieu rural (19 %). Par ailleurs, en milieu urbain, 18 % des ménages mettent moins de 30 minutes pour s’approvisionner en eau contre 55 % en milieu rural. En outre, 7 % des ménages urbains mettent plus de 30 minutes pour se ravitailler en eau tandis que cette proportion est de 25 % en milieu rural. Le traitement de l’eau de boisson par les ménages, quelle que soit la source de provenance, n’est pas une pratique courante en Côte d’Ivoire aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. En effet, 90 % des ménages ne traitent pas l’eau avant de la consommer (88 % en milieu urbain et 91 % en milieu rural). Il faut relever néanmoins que 7 % des ménages utilisent une méthode appropriée pour traiter l’eau (8 % en milieu urbain contre 6 % en milieu rural). 1 www.wssinfo.org/definitions-methods/watsan-categories/ Caractéristiques des ménages • 15 Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l'eau pour boire, le temps pour s'approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l'eau, selon le milieu de résidence, Côte d’Ivoire 2011-2012 Caractéristique Ménage Population Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Source d'approvisionnement en eau de boisson1 Source améliorée 92,0 67,0 78,3 92,4 67,2 78,4 Robinet dans logement/cour/concession 61,4 6,7 31,5 62,9 7,0 32,0 Robinet public/fontaine 10,6 20,8 16,2 10,4 20,2 15,8 Puits à pompe/ forage 1,6 20,6 12,0 1,6 21,0 12,4 Puits creusé protégé 17,6 17,9 17,8 16,9 18,1 17,6 Source d'eau protégée 0,4 0,8 0,6 0,4 0,7 0,6 Eau en bouteille 0,5 0,2 0,3 0,2 0,1 0,1 Source non améliorée 6,7 32,5 20,8 6,6 32,5 20,9 Puits creusé non protégé 5,8 19,2 13,2 5,7 19,1 13,1 Source d'eau non protégée 0,6 4,5 2,7 0,6 4,4 2,7 Eau de surface 0,3 8,8 4,9 0,3 9,0 5,1 Autres sources 1,3 0,4 0,8 1,0 0,2 0,6 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant pour boire l'eau d'une source améliorée 92,0 67,0 78,3 92,4 67,2 78,4 Temps de trajet pour s'approvisionner en eau de boisson Eau sur place 74,1 19,4 44,2 74,9 20,8 45,0 Moins de 30 minutes 18,4 55,4 38,6 16,9 52,9 36,8 30 minutes ou plus 7,0 24,6 16,6 7,7 25,9 17,8 NSP/manquant 0,6 0,6 0,6 0,5 0,4 0,4 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l'eau2 Ébullition 0,5 0,2 0,3 0,6 0,2 0,4 Ajout d'eau de Javel/chlore 5,6 3,9 4,7 6,5 3,6 4,9 Passée à travers un linge 2,2 1,7 1,9 2,5 1,8 2,1 Céramique, sable ou autre filtre 0,5 0,3 0,4 0,5 0,5 0,5 Autre 4,1 3,7 3,9 4,4 3,6 4,0 Aucun traitement 88,0 90,8 89,5 86,5 90,9 88,9 Pourcentage utilisant une méthode de traitement approprié3 8,1 6,0 6,9 9,4 6,1 7,6 Effectif 4 393 5 293 9 686 21 979 27 247 49 226 1 Le total comprend 9 ménages qui n’ont pas fourni d’information sur leur source d'approvisionnement en eau de boisson. 2 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 3 Les méthodes appropriées pour le traitement de l'eau comprennent l'ébullition, l'ajout de chlore, l'utilisation d'un linge pour passer l'eau, le filtrage et la désinfection solaire. 2.1.1.2 Type de toilettes Le tableau 2.2 présente la proportion de ménages et de la population des ménages ayant accès à des installations d’assainissement améliorées. Comme pour l’eau de boisson, les types de lieux d’aisances utilisés sont classés en « améliorés » ou non, selon la classification du Programme commun OMS/UNICEF de surveillance de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement. Au niveau national, moins d’un ménage sur cinq (18 %) utilise des toilettes améliorées et non partagées, essentiellement des toilettes avec chasse d’eau (13 %) et des fosses d’aisance avec dalles (5 %). Par ailleurs, 29 % des ménages utilisent des toilettes qui pourraient être considérées comme améliorées si elles n’étaient pas partagées avec d’autres ménages. Enfin, 19 % des ménages utilisent des fosses d’aisances sans dalle ou des trous ouverts et 33 % ne disposent d’aucun type de toilettes et font leurs besoins dans la nature. 16 • Caractéristiques des ménages Globalement, 53 % des ménages ne disposent pas de toilettes améliorées. Les différences entre les milieux de résidence sont très marquées : 78 % des ménages du milieu rural ne disposent pas de toilette améliorées contre 24 % en milieu urbain. Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines, selon le milieu de résidence, Côte d’Ivoire 2011-2012 Type de toilettes/latrines Ménage Population Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées Chasse d'eau/chasse manuelle connectée à un système d'égout 9,4 0,2 4,4 11,6 0,2 5,3 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 14,2 1,8 7,4 16,8 1,9 8,5 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse d'aisances 1,4 0,2 0,8 1,8 0,3 1,0 Fosses d'aisances avec dalle 6,4 4,5 5,3 8,3 5,8 6,9 Autres 0,2 0,0 0,1 0,3 0,0 0,2 Total 31,6 6,8 18,0 38,8 8,2 21,9 Toilettes partagées1 Chasse d'eau/chasse manuelle connectée à un système d'égout 4,0 0,3 2,0 3,4 0,2 1,6 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 8,0 1,0 4,2 6,8 0,8 3,5 Chasse d'eau/chasse manuelle relié à une fosse d'aisances 4,4 0,3 2,2 4,2 0,5 2,1 Fosse d'aisances avec dalle 27,1 13,6 19,7 23,3 12,7 17,5 Autres 0,9 0,2 0,5 0,6 0,1 0,4 Total 44,4 15,4 28,5 38,3 14,3 25,0 Toilettes non améliorées Fosse d'aisances sans dalle/trou ouvert 16,9 21,4 19,4 15,9 20,7 18,5 Pas de toilettes/nature 5,6 55,9 33,1 5,8 56,5 33,8 Autre 0,6 0,1 0,3 0,5 0,1 0,2 Manquant 0,9 0,3 0,6 0,7 0,2 0,4 Total 24,0 77,9 53,4 22,8 77,5 53,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 4 393 5 293 9 686 21 979 27 247 49 226 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme "améliorées" si elles n'étaient pas partagées par deux ménages ou plus. 2.1.1.3 Caractéristiques du logement Le tableau 2.3 présente certaines caractéristiques du logement, comme l’accès à l’électricité, les matériaux de revêtement du sol, le nombre de pièces utilisées pour dormir, le type de combustible utilisé pour la cuisine et la fréquence à laquelle on fume dans le logement. Dans l’ensemble, on constate que 56 % des ménages enquêtés (sensiblement au même niveau qu’en 2005 : 59 % à l’EIS) disposent de l’électricité avec de fortes disparités selon le milieu de résidence (88 % en milieu urbain contre 29 % en milieu rural). Au niveau des régions, c’est la ville d’Abidjan qui renferme le plus de ménages (96 %) disposant d’électricité suivie de la région du Centre-Est (61 %) et du Sud (60 %). A l’opposé, les régions du Nord et du Sud-Ouest sont les plus défavorisées pour ce qui est de l’accès à l’électricité (respectivement 31 % et 33 %). Concernant les matériaux de revêtement du sol, on constate que sept ménages sur dix (70 %) vivent dans des logements dont le sol est recouvert de ciment. Bien que cette proportion soit élevée dans les deux milieux, elle est plus importante en milieu urbain (77 %) qu’en milieu rural (64 %). Au niveau des régions, cette proportion varie de 55 % dans la région de l’Ouest à 81 % dans la région du Sud. Par ailleurs, on note que 20 % des ménages ont des logements dont le sol est recouvert de terre, de sable ou de bouse ; on rencontre le plus fréquemment de tels matériaux de recouvrement du sol dans les ménages du milieu rural (34 %) et des régions de l’Ouest (42 %), du Nord-Ouest (41 %) et du Nord (37 %). En outre, la ville d’Abidjan est la seule zone où 25 % des ménages vivent dans des logements dont le sol est revêtu de carreaux. Dans toutes les autres régions, cette proportion ne dépasse pas 10 %. C ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es • 1 7 Ta bl ea u 2. 3 C ar ac té ris tiq ue s du lo ge m en t R ép ar tit io n (e n % ) d es m én ag es e n fo nc tio n de c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s du lo ge m en t e t p ou rc en ta ge u til is an t d es c om bu st ib le s so lid es p ou r c ui si ne r; ré pa rti tio n (e n% ) d es m én ag es e n fo nc tio n de la fr éq ue nc e à la qu el le o n fu m e da ns le lo ge m en t, se lo n le m ilie u de ré si de nc e et la ré gi on , C ôt e d’ Iv oi re 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue du lo ge m en t M ili eu d e ré si de nc e R ég io n E ns em bl e U rb ai n R ur al V ill e d' A bi dj an C en tre C en tre - E st C en tre - N or d C en tre - O ue st N or d N or d- Es t N or d- O ue st O ue st Su d S ud - O ue st Él ec tr ic ité O ui 88 ,1 29 ,0 96 ,1 41 ,2 60 ,5 55 ,8 47 ,7 30 ,7 39 ,5 39 ,3 45 ,8 60 ,1 32 ,6 55 ,8 N on 11 ,8 70 ,8 3, 9 58 ,7 39 ,4 44 ,2 52 ,2 69 ,1 60 ,4 60 ,7 54 ,2 39 ,5 67 ,2 44 ,1 E ns em bl e 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 M at ér ia u de re vê te m en t d u so l Te rr e/ sa bl e/ bo us e 2, 6 33 ,6 0, 4 24 ,6 22 ,1 11 ,6 16 ,7 37 ,2 28 ,7 41 ,0 42 ,3 11 ,1 28 ,1 19 ,5 C ar re la ge 16 ,6 1, 5 25 ,1 3, 7 8, 7 9, 6 5, 8 2, 6 3, 2 2, 1 1, 4 6, 1 1, 5 8, 3 C im en t 76 ,8 64 ,2 68 ,7 69 ,9 66 ,1 76 ,9 76 ,8 59 ,9 66 ,9 56 ,1 55 ,1 81 ,0 68 ,7 69 ,9 M oq ue tte 2, 7 0, 1 3, 8 1, 6 0, 3 0, 7 0, 4 0, 0 0, 5 0, 6 1, 2 0, 9 0, 3 1, 3 A ut re 1, 1 0, 5 1, 5 0, 2 2, 7 1, 1 0, 2 0, 1 0, 7 0, 1 0, 0 0, 5 1, 4 0, 8 E ns em bl e 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 Pi èc es u til is ée s po ur d or m ir U ne 42 ,4 36 ,6 42 ,5 38 ,6 52 ,1 29 ,2 33 ,4 38 ,2 53 ,9 24 ,7 30 ,0 44 ,9 46 ,4 39 ,2 D eu x 29 ,1 29 ,4 30 ,3 28 ,7 25 ,3 34 ,8 27 ,9 28 ,6 26 ,2 30 ,0 33 ,3 26 ,7 27 ,4 29 ,2 Tr oi s ou p lu s 24 ,3 33 ,2 20 ,1 32 ,5 20 ,5 35 ,3 37 ,9 30 ,6 19 ,7 44 ,4 35 ,5 25 ,9 25 ,2 29 ,2 M an qu an t 4, 2 0, 8 7, 1 0, 3 2, 1 0, 6 0, 8 2, 6 0, 2 0, 9 1, 2 2, 5 1, 1 2, 4 E ns em bl e 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 En dr oi t p ou r c ui si ne r D an s la m ai so n 21 ,0 1, 9 40 ,4 4, 9 4, 6 4, 7 2, 7 4, 7 0, 7 0, 6 2, 4 5, 3 4, 7 10 ,5 D an s un b ât im en t s ép ar é 23 ,1 45 ,1 15 ,1 38 ,6 42 ,0 34 ,2 45 ,1 48 ,0 29 ,1 48 ,5 45 ,5 28 ,2 45 ,0 35 ,1 A l' ex té rie ur 48 ,4 46 ,0 37 ,8 51 ,5 46 ,5 56 ,4 46 ,1 41 ,6 58 ,2 45 ,8 46 ,8 56 ,8 39 ,0 47 ,1 P as d e re pa s pr ép ar é da ns le m én a g e 7, 2 6, 6 6, 1 4, 6 7, 0 4, 4 5, 7 5, 3 11 ,6 4, 8 5, 2 9, 2 11 ,2 6, 9 A ut re 0, 2 0, 3 0, 3 0, 4 0, 0 0, 2 0, 5 0, 2 0, 3 0, 2 0, 1 0, 1 0, 1 0, 2 E ns em bl e 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 C om bu st ib le u til is é po ur c ui si ne r G P L/ ga z na tu re l/b io ga z 31 ,8 0, 9 64 ,1 4, 3 6, 6 3, 6 4, 5 0, 6 2, 2 0, 2 0, 3 8, 4 2, 0 14 ,9 C ha rb on d e bo is 32 ,8 5, 4 25 ,1 16 ,2 20 ,7 33 ,7 11 ,9 15 ,8 6, 9 8, 5 10 ,2 21 ,7 13 ,1 17 ,8 B oi s 27 ,6 86 ,9 3, 8 74 ,4 65 ,7 58 ,0 77 ,9 78 ,0 77 ,9 86 ,3 84 ,3 60 ,3 73 ,7 60 ,0 A ut re c om bu st ib le 0, 5 0, 1 0, 8 0, 6 0, 1 0, 2 0, 0 0, 2 1, 3 0, 1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 3 P as d e re pa s pr ép ar é da ns le m én ag e 7, 2 6, 6 6, 1 4, 6 7, 0 4, 4 5, 7 5, 3 11 ,6 4, 8 5, 2 9, 2 11 ,2 6, 9 E ns em bl e 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 P ou rc en ta ge u til is an t u n co m bu st ib le s ol id e po ur c ui si ne r1 60 ,7 92 ,3 29 ,5 90 ,6 86 ,4 91 ,7 89 ,8 93 ,7 86 ,1 94 ,9 94 ,5 82 ,0 86 ,8 78 ,0 Fr éq ue nc e à la qu el le o n fu m e da ns le lo ge m en t To us le s jo ur s 19 ,4 23 ,8 20 ,2 19 ,2 19 ,3 18 ,6 23 ,6 24 ,0 14 ,9 26 ,9 31 ,4 17 ,1 24 ,0 21 ,8 U ne fo is p ar s em ai ne 2, 6 3, 2 2, 1 1, 3 2, 9 2, 9 1, 1 1, 4 2, 8 3, 9 6, 7 4, 7 2, 0 2, 9 U ne fo is p ar m oi s 0, 6 0, 4 0, 4 0, 1 0, 0 0, 6 0, 2 0, 7 0, 2 1, 2 1, 1 0, 6 0, 0 0, 5 M oi ns d 'u ne fo is p ar m oi s 0, 8 0, 4 1, 3 0, 0 0, 4 0, 4 0, 1 0, 2 0, 5 1, 0 0, 9 0, 9 0, 0 0, 6 Ja m ai s 76 ,6 72 ,1 76 ,0 79 ,4 77 ,5 77 ,5 74 ,9 73 ,5 81 ,6 66 ,8 59 ,9 76 ,5 73 ,9 74 ,1 To ta l 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 10 0, 0 E ffe ct if 4 39 3 5 29 3 1 79 5 67 7 27 4 73 1 1 42 1 51 1 46 7 32 7 1 07 1 1 47 3 93 8 9 68 6 N ot e : L ’e ns em bl e in cl ut 4 m én ag es p ou r l es qu el le s on n ’a p as d ’in fo rm at io n. G P L = G az p ro pa ne li qu éf ié . 1 I nc lu t C ha rb on d e bo is , B oi s, P ai lle /b ra nc ha ge s/ he rb e, R és id us a gr ic ol es e t B ou se . Caractéristiques des ménages • 17 18 • Caractéristiques des ménages S’agissant du nombre de pièces utilisées pour dormir, 39 % des ménages utilisent une pièce pour dormir tandis que 29 % utilisent deux pièces. De plus, près de trois ménages sur dix (29 %) utilisent trois pièces ou plus. La proportion de ménages disposant d’une seule pièce pour dormir est de 42 % en milieu urbain et 37 % en milieu rural. Au niveau des régions, c’est dans le Nord-Est et le Centre-Est qu’on observe les proportions les plus élevées des ménages qui utilisent une pièce pour dormir (respectivement 54 % et 52 %). Quant à l’endroit utilisé pour cuisiner, 47 % des ménages cuisinent à l’extérieur (48 % en milieu urbain et 46 % en milieu rural), 35 % dans un bâtiment séparé du logement principal et 11 % des ménages cuisinent dans la maison. La séparation de la cuisine du logement principal est observée plus fréquemment dans les ménages du milieu rural (45 %) que dans ceux du milieu urbain (23 %) contrairement aux cuisines qui se trouvent à l’intérieur de la maison (21 % en milieu urbain et 2 % en milieu rural). Dans la ville d’Abidjan, quatre ménages sur dix (40 %) cuisinent à l’intérieur de la maison alors que dans toutes les autres régions, cette proportion ne dépasse pas 6 %. Que ce soit en milieu urbain comme en milieu rural, 7 % des ménages ne préparent pas de repas dans le ménage. Cette proportion atteint 12 % et 11 % respectivement dans les régions du Nord-Est et du Sud-Ouest. En ce qui concerne le type de combustible utilisé pour la cuisine, 78 % des ménages utilisent un combustible solide, principalement le bois de chauffe (60 %) et cela s’observe plus fréquemment dans les régions du Nord-Ouest (86 %) et de l’Ouest (84 %). Le gaz domestique et le charbon de bois sont plus fréquemment utilisés en milieu urbain (respectivement 32 % et 33 %), alors qu’en milieu rural, c’est majoritairement le bois de chauffe (87 %) qui est le plus fréquemment utilisé. Dans la ville d’Abidjan, 64 % des ménages cuisinent leur repas principalement au gaz domestique et 30 % utilisent les combustibles solides notamment le charbon de bois (25 %). Quant à la fréquence d’exposition des membres du ménage à la fumée de la cigarette, les résultats indiquent qu’on ne fume jamais dans environ trois quarts des ménages (74 %). Par contre, dans 22 % des ménages, on fume tous les jours dans le logement, avec une proportion relativement un peu plus élevée en milieu rural (24 %) qu’en milieu urbain (19 %). Selon les régions, la proportion des ménages dans lesquels on fume tous les jours varie entre 15 % dans la région du Nord-Est et 31 % dans la région de l’Ouest. 2.1.2 Biens durables possédés par les ménages L’enquête a permis d’apprécier le niveau de vie des ménages à travers la possession de certains biens de consommation durables (téléphone, radio, télévision, etc.), de moyens de déplacement (bicyclette, voiture, motocyclette, scooter), de terres agricoles et/ou d’animaux de ferme. Il ressort des données du tableau 2.4 que le téléphone portable est le bien le plus possédé (81 %) suivi de la radio (55 %) et de la télévision (43 %). Les ménages du milieu urbain possèdent davantage ces biens (respectivement 93 % ; 60 % et 70 %) que ceux du milieu rural (respectivement 71 % ; 50 % et 21 %). Les taux de possession en biens d’équipement des ménages sont généralement beaucoup plus élevés à Abidjan que dans l’ensemble du pays. En effet, 7 % des ménages de la ville d’Abidjan possèdent un téléphone fixe, 29 % un réfrigérateur, 47 % un réchaud et 13 % un ordinateur contre respectivement 2 %,11 %, 13 % et 4 % au niveau national. Concernant les moyens de transport, la bicyclette est le bien le plus possédé par les ménages (39 %) ; suivi de la motocyclette ou scooter (19 %). Seulement 3 % des ménages ont une voiture ou un camion. La bicyclette et la motocyclette ou scooter sont le moyen de locomotion les plus fréquents dans les ménages du milieu rural (respectivement 57 % et 22 % contre 18% et 16 % des ménages du milieu urbain). À l’opposé, la voiture ou camion est plus utilisée par les ménages du milieu urbain (6 % contre 1 % des ménages du milieu Caractéristiques des ménages • 19 rural). À Abidjan, 8 % des ménages sont propriétaires d’un véhicule alors que cette proportion varie entre 1 % et 3 % dans les autres régions. Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence et la région, Côte d’Ivoire 2011-2012 Possession Milieu de résidence Région EnsembleUrbain Rural Ville d'Abidjan Centre Centre- Est Centre- Nord Centre- Ouest Nord Nord- Est Nord- Ouest Ouest Sud Sud- Ouest Équipements possédés par le ménage Radio 59,8 50,3 62,2 47,2 62,2 58,8 56,5 50,5 52,9 52,9 45,0 56,9 48,2 54,6 Télévision 69,8 21,0 82,1 26,7 41,2 45,0 39,1 24,0 22,8 24,9 26,4 44,0 30,6 43,2 Téléphone portable 92,6 71,0 96,1 69,0 83,0 78,9 85,1 62,3 64,0 77,6 64,8 87,4 82,0 80,8 Téléphone fixe 4,2 0,2 6,8 0,9 3,1 0,8 1,5 0,7 1,7 0,6 0,1 0,6 1,1 2,0 Réfrigérateur 20,8 3,5 29,1 4,8 7,6 12,0 6,4 7,7 3,7 5,3 6,6 11,2 3,7 11,3 Machine à laver 0,6 0,0 0,9 0,3 0,1 0,2 0,1 0,4 0,1 0,0 0,0 0,1 0,2 0,3 Réchaud ou cuisinière 27,0 1,9 47,1 2,2 7,9 8,2 5,7 1,8 2,7 1,4 1,6 13,7 2,2 13,3 Ordinateur 7,8 0,3 12,6 1,2 1,9 2,9 2,7 1,8 1,4 0,9 0,7 1,9 1,0 3,7 Moyens de transport Bicyclette 18,0 56,8 5,6 52,8 40,1 35,3 58,3 64,8 49,2 69,5 35,3 38,4 43,5 39,2 Motocyclette/scooter 16,1 22,0 2,8 16,5 22,2 29,1 23,8 58,4 18,7 48,7 13,7 14,6 20,5 19,3 Voiture/camion 6,4 0,8 8,2 1,2 1,9 2,5 3,1 1,7 1,5 1,4 2,2 2,7 1,8 3,3 Autre 0,4 2,7 0,2 0,2 0,0 0,2 0,0 22,7 0,1 10,8 0,0 0,2 0,1 1,6 Possession de terres agricoles 25,2 77,6 14,1 64,4 52,6 51,7 66,3 70,7 80,1 84,7 71,1 48,7 61,1 53,9 Possession d'animaux de ferme1 9,9 42,8 4,6 28,8 34,7 28,5 33,6 52,6 46,6 54,4 34,5 17,8 36,5 27,8 Effectif 4 393 5 293 1 795 677 274 731 1 421 511 467 327 1 071 1 473 938 9 686 1 Bétail, vaches, taureaux, chevaux, ânes, chèvres, moutons, porcs ou volailles. On observe enfin que 54 % des ménages possèdent des terres agricoles. Cette proportion est de 78 % en milieu rural contre 25 % en milieu urbain. Les ménages de la ville d’Abidjan sont moins pourvus en terres agricoles (14 %) par rapport aux autres régions où cette proportion varie de 49 % dans le Sud à 85 % dans le Nord-Ouest. Par ailleurs, 28 % de l’ensemble des ménages possèdent des animaux de ferme. Cette proportion est plus importante en milieu rural (43 %) qu’en milieu urbain (10 %) et, est de loin la plus faible à Abidjan (5 %). 2.1.3 Indice de bien-être Les enquêtes EDS ne collectent pas de données sur les revenus et la consommation des ménages qui sont généralement utilisées pour mesurer la situation économique des populations. Par contre, elles collectent des informations sur le logement et ses caractéristiques et sur la possession ou l’accès des ménages à certains biens et services qui sont utilisées comme une approximation du niveau de bien-être économique des ménages. L'indice de bien-être économique est construit en utilisant les données sur les caractéristiques des logements et les possessions des ménages, grâce à une analyse en composantes principales. L’indice est construit en trois étapes : • Dans la première étape, un sous-ensemble de biens ou de caractéristiques communs aux deux milieux urbain et rural est utilisé pour créer des partitions de richesse pour les ménages de ces deux domaines. Toute modalité d’une variable qualitative de ce sous-ensemble est transformée en variable dichotomique (0 ou 1). Une analyse en composante principale est réalisée avec l’ensemble des variables (dichotomiques ou non) du sous-ensemble pour générer un poids (score ou coefficient) commun pour chaque ménage. 20 • Caractéristiques des ménages • Dans une deuxième étape, des poids (score ou coefficient) distincts sont produits pour les ménages du milieu urbain et ceux du milieu rural en utilisant des indicateurs spécifiques à chaque milieu. • La troisième étape combine les scores communs et scores spécifiques à chaque milieu afin de produire un indice de bien-être à l'échelle nationale en utilisant une régression sur les scores factoriels communs. Les scores qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d'écart type 1 (Gwatkin et al., 2000). On attribue à chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage. Cette procédure en trois étapes permet une plus grande adaptabilité de l'indice de bien-être aux milieux urbain et rural2. Le score d’un ménage est affecté à tous ses membres et la population est alors subdivisée en quintile (cinq catégories d’effectif égal si l’on classe la population par ordre croissant de score). On établit ainsi une échelle allant de 1 (quintile le plus pauvre) à 5 (quintile le plus riche). Le tableau 2.5 présente la répartition de la population par quintile de bien-être économique selon le milieu et la région de résidence. Alors que plus de trois quarts (77 %) de la population urbaine se classent dans les deux quintiles de bien-être économique les plus hauts (riches et plus riches), seulement 10 % de celle du milieu rural sont classées dans ces deux quintiles ; la plupart de la population rurale (71 %) étant classée dans les deux quintiles les plus bas (plus pauvres et pauvres). On constate une disparité importante entre la ville d’Abidjan et les autres régions d’enquête. Dans la ville d’Abidjan, environ 91 % de la population est située dans les hauts quintiles de bien-être (riches et plus riches). C’est dans les régions de l’Ouest et du Nord-Est que les proportions de population classée dans les deux quintiles les plus pauvres sont les plus élevées (respectivement 67 % et 69 %). Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon le milieu de résidence et la région, Côte d’Ivoire 2011-2012 Milieu de résidence/région Quintile de bien-être économique Total Effectif de population Coefficient de Gini Le plus pauvre Pauvre Moyen Riche Le plus riche Milieu de résidence Urbain 0,0 1,8 21,2 33,0 43,9 100,0 21 979 24,4 Rural 36,1 34,7 19,0 9,5 0,7 100,0 27 247 33,8 Région Centre 28,7 26,9 20,9 12,6 10,9 100,0 3 576 43,0 Centre-Est 15,5 27,7 22,1 18,4 16,3 100,0 1 226 33,1 Centre-Nord 12,8 19,1 28,6 19,5 20,0 100,0 3 955 32,5 Centre-Ouest 23,8 24,7 21,3 15,3 15,0 100,0 7 429 38,0 Nord 15,8 12,0 35,9 19,5 16,7 100,0 2 620 28,1 Nord-Est 34,5 34,7 14,0 9,8 6,9 100,0 2 114 42,2 Nord-Ouest 20,4 18,4 34,0 18,0 9,2 100,0 2 275 31,8 Ouest 40,8 26,4 14,2 11,1 7,5 100,0 5 733 44,8 Sud 16,0 28,2 21,2 20,9 13,8 100,0 7 054 33,3 Sud-Ouest 31,6 24,1 23,7 15,0 5,7 100,0 4 043 37,8 Ville d'Abidjan 0,0 0,2 9,1 37,2 53,5 100,0 9 200 23,7 Ensemble 20,0 20,0 20,0 20,0 20,0 100,0 49 226 36,0 2 Néanmoins les améliorations méthodologiques apportées à la construction de l’indice ne modifient pas considérablement le classement des ménages par quintile par rapport à celui effectué lors des précédentes enquêtes (Rutstein, 2008). Caractéristiques des ménages • 21 2.1.4 Lavage des mains Une bonne hygiène nécessite la prise en compte du lavage des mains à des moments précis, surtout après les selles, avant de préparer à manger ou de donner à manger aux enfants. Lors de l’enquête EDS-MICS 2011-2012, l’enquêteur a demandé au répondant au questionnaire ménage de lui présenter le lieu où les membres du ménage se lavent le plus souvent les mains. Si l’endroit lui est montré, il observe l’existence du savon ou d’autres produits nettoyants et de l’eau. Le tableau 2.6 présente les résultats selon le milieu de résidence, les régions et l’indice de bien-être économique. Dans plus de la moitié des ménages (52 %), l’enquêteur a pu observer l’endroit où les membres du ménage se lavent les mains. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain (62 %) qu’en milieu rural (44 %). Selon la région, elle est la plus élevée à Abidjan (69 %) et est la plus faible dans la région du Nord (17 %). Elle augmente avec le quintile de bien-être économique, allant de 44 % parmi les ménages du quintile le plus pauvre à 70 % parmi ceux du quintile le plus riche. On note, par ailleurs, que parmi les ménages dans lesquels un endroit pour se laver les mains a été observé, 48 % ne disposent pas de savon ni d’eau ; cette proportion est de 37 % en milieu urbain et 61 % en milieu rural. Un quart des ménages (25 %) disposent d’eau et de savon à l’endroit indiqué pour se laver les mains ; cette disponibilité de l’eau et du savon étant plus fréquente en milieu urbain (36 %) qu’en milieu rural (12 %). La ville d’Abidjan (48 %) et la région Centre (45 %) ont les plus fortes proportions des ménages qui disposent de l’eau et du savon à l’endroit pour se laver; tandis que la région de l’Ouest (4 %) et celle du Nord- Est (12 %) ont les plus faibles proportions. Cette proportion augmente avec le bien-être des ménages, passant de 10 % chez les ménages les plus pauvres à 57 % chez les ménages les plus riches. 22 • C ar ac té ris tiq ue s de s m én ag es Ta bl ea u 2. 6 L av ag e de s m ai ns P ou rc en ta ge d e m én ag es d an s le sq ue ls l' en dr oi t u til is é le p lu s so uv en t p ou r s e la ve r l es m ai ns a é té o bs er vé e t, pa rm i c es m én ag es , r ép ar tit io n (e n % ) p ar d is po ni bi lit é de l' ea u, d u sa vo n et d 'a ut re s pr od ui ts n et to ya nt s, C ôt e d’ Iv oi re 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ou rc en ta ge de m én ag es da ns le sq ue ls l'e nd ro it po ur se la ve r l es m ai ns a é té ob se rv é E ffe ct if de m én ag es P ar m i l es m én ag es d an s le sq ue ls l' en dr oi t p ou r s e la ve r l es m ai ns a é té o bs er vé E ffe ct if de m én ag es d an s le sq ue ls l'e nd ro it po ur se la ve r l es m ai ns a é té ob se rv é S av on et e au 1 E au e t p ro du it ne tto ya nt 2 au tre q ue le sa vo n se ul em en t E au se ul em en t S av on m ai s pa s d' ea u3 Pr od ui ts ne tto ya nt s au tre s qu e le sa vo n se ul em en t2 P as d 'e au , n i sa vo n, n i a ut re pr od ui t ne tto ya nt M an qu an t To ta l M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 62 ,1 4 39 3 35 ,6 0, 6 21 ,3 4, 8 0, 6 36 ,9 0, 2 10 0, 0 2 72 7 R ur al 43 ,6 5 29 3 12 ,4 0, 5 18 ,9 5, 1 2, 0 60 ,8 0, 2 10 0, 0 2 30 9 R ég io n C en tre 44 ,7 67 7 45 ,3 0, 0 8, 0 1, 0 0, 2 45 ,4 0, 0 10 0, 0 30 3 C en tre -E st 29 ,8 27 4 26 ,4 0, 0 11 ,9 5, 8 1, 1 54 ,2 0, 7 10 0, 0 82 C en tre -N or d 37 ,5 73 1 18 ,6 0, 9 31 ,2 0, 7 0, 0 48 ,7 0, 0 10 0, 0 27 4 C en tre -O ue st 55 ,0 1 42 1 20 ,1 0, 5 38 ,9 5, 6 3, 5 31 ,5 0, 0 10 0, 0 78 2 N or d 17 ,2 51 1 21 ,2 0, 0 25 ,8 1, 2 0, 0 48 ,9 3, 0 10 0, 0 88 N or d- E st 46 ,0 46 7 11 ,5 1, 2 11 ,9 2, 1 1, 1 71 ,7 0, 4 10 0, 0 21 5 N or d- O ue st 38 ,5 32 7 14 ,4 4, 4 28 ,9 0, 8 7, 8 43 ,2 0, 5 10 0, 0 12 6 O ue st 59 ,0 1 07 1 4, 1 1, 2 13 ,4 4, 5 2, 1 74 ,7 0, 0 10 0, 0 63 2 S ud 51 ,0 1 47 3 17 ,8 0, 7 19 ,7 5, 7 0, 4 55 ,7 0, 0 10 0, 0 75 1 S ud -O ue st 58 ,3 93 8 14 ,9 0, 5 10 ,3 9, 8 0, 7 63 ,7 0, 1 10 0, 0 54 7 V ille d 'A bi dj an 68 ,9 1 79 5 47 ,5 0, 0 17 ,9 5, 2 0, 0 29 ,1 0, 3 10 0, 0 1 23 7 Q ui nt ile d e bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 43 ,9 2 20 4 9, 7 0, 4 19 ,2 4, 6 2, 7 63 ,5 0, 0 10 0, 0 96 7 P au vr e 47 ,0 1 94 0 11 ,0 0, 6 20 ,1 4, 8 1, 7 61 ,5 0, 2 10 0, 0 91 1 M oy en 45 ,0 1 94 5 11 ,5 0, 7 24 ,7 5, 9 1, 3 55 ,8 0, 2 10 0, 0 87 6 R ic he 58 ,2 1 93 5 27 ,2 0, 6 20 ,4 5, 6 0, 6 45 ,3 0, 4 10 0, 0 1 12 7 Le p lu s ric he 69 ,5 1 66 2 57 ,0 0, 6 17 ,6 3, 9 0, 2 20 ,6 0, 1 10 0, 0 1 15 4 E ns em bl e 52 ,0 9 68 6 25 ,0 0, 6 20 ,2 4, 9 1, 2 47 ,9 0, 2 10 0, 0 5 03 6 1 P ar " sa vo n” , o n en te nd ic i l e sa vo n ou u n dé te rg en t e n m or ce au , s ou s fo rm e liq ui de , e n po ud re o u so us fo rm e de p ât e. C et te c ol on ne in cl ut le s m én ag es p os sé da nt d u sa vo n et d e l'e au s eu le m en t a in si qu e ce ux q ui p os sè de nt d u sa vo n et d e l'e au e t u n au tre d ét er ge nt . 2 L es p ro du its n et to ya nt s au tre s qu e le s av on in cl ue nt d es p ro du its d is po ni bl es lo ca le m en t c om m e la c en dr e, la b ou e ou d u sa bl e. 3 Y c om pr is le s m én ag es d is po sa nt d e sa vo n se ul em en t a in si q ue c eu x qu i d is po se nt d e sa vo n et d 'a ut re s pr od ui ts n et to ya nt s. 22 • Caractéristiques des ménages Caractéristiques des ménages • 23 2.2 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MENAGES Comme dans la plupart des enquêtes ménages, L’EDS-MICS 2011-2012 a collecté des informations sociodémographiques sur l’ensemble des membres du ménage. Il s’agissait en particulier des informations sur le sexe, l’âge, le niveau d’instruction, la fréquentation scolaire des enfants et la couverture en assurance maladie des moins de 18 ans. 2.2.1 Structure par sexe et âge de la population Le tableau 2.7 présente la répartition par âge et par sexe de la population de fait des ménages enquêtés selon le milieu de résidence. Parmi les 48 084 personnes recensées dans les ménages enquêtés, 23 899 sont des hommes et 24 185 des femmes, soit un rapport de masculinité de 99 hommes pour 100 femmes. En milieu urbain, le rapport de masculinité est de 97 hommes pour 100 femmes alors qu’en milieu rural, la distribution entre les hommes et les femmes est parfaitement égalitaire (100 hommes pour 100 femmes). Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence Répartition (en %) de la population de fait des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le sexe et le milieu de résidence, Côte d’Ivoire 2011-2012 Groupe d'âges Urbain Rural Ensemble Masculin Féminin Ensemble Masculin Féminin Ensemble Masculin Féminin Ensemble <5 13,4 13,1 13,3 18,1 18,4 18,2 16,0 16,0 16,0 5-9 12,4 12,6 12,5 17,6 16,7 17,1 15,3 14,8 15,1 10-14 12,6 13,9 13,3 13,6 12,3 12,9 13,2 13,0 13,1 15-19 11,5 12,0 11,7 6,8 6,6 6,7 8,9 9,1 9,0 20-24 10,5 10,5 10,5 6,7 7,2 7,0 8,4 8,7 8,5 25-29 8,9 9,9 9,4 6,3 7,5 6,9 7,5 8,6 8,0 30-34 7,4 7,3 7,3 6,5 6,7 6,6 6,9 7,0 6,9 35-39 5,6 5,3 5,5 5,0 4,9 5,0 5,3 5,1 5,2 40-44 4,8 3,5 4,1 4,5 4,1 4,3 4,6 3,8 4,2 45-49 3,6 2,8 3,2 3,1 2,9 3,0 3,3 2,9 3,1 50-54 2,7 3,2 3,0 3,0 4,1 3,5 2,9 3,7 3,3 55-59 2,0 1,9 2,0 2,0 2,6 2,3 2,0 2,3 2,2 60-64 2,2 1,4 1,8 2,4 2,2 2,3 2,3 1,8 2,1 65-69 1,0 0,9 1,0 1,5 1,4 1,5 1,3 1,2 1,3 70-74 0,6 0,8 0,7 1,4 1,1 1,3 1,0 1,0 1,0 75-79 0,4 0,3 0,3 0,6 0,6 0,6 0,5 0,4 0,5 80 + 0,3 0,4 0,4 0,8 0,8 0,8 0,6 0,6 0,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 10 584 10 901 21 485 13 315 13 284 26 599 23 899 24 185 48 084 La pyramide des âges présente une base élargie qui se rétrécit rapidement et régulièrement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés (Graphique 2.1). Cette forme de la pyramide des âges est caractéristique des populations jeunes, à forte fécondité et à mortalité élevée, avec 44 % de la population qui ont moins de 15 ans et seulement 6 % âgés de 60 ans ou plus. 24 • Caractéristiques des ménages Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 2.2.2 Taille et composition des ménages Le tableau 2.8 présente la répartition des ménages par le sexe du chef de ménage et la taille du ménage et selon le milieu de résidence et la région. Dans l’ensemble, la grande majorité des ménages (82 %) ont un homme à leur tête et seulement 18 % des ménages sont dirigés par une femme. La proportion des ménages ayant une femme comme chef est plus importante en milieu urbain (21 %) qu’en milieu rural (15 %). Ce type de ménages s’observe le plus fréquemment dans la région du Centre (28 %) et le moins fréquemment dans celle du Nord-Ouest (6 %). Tableau 2.8 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage; taille moyenne du ménage; selon le milieu de résidence et la région, Côte d’Ivoire 2011-2012 Caractéristique Milieu de résidence Région EnsembleUrbain Rural Ville d'Abidjan Centre Centre- Est Centre- Nord Centre- Ouest Nord Nord- Est Nord- Ouest Ouest Sud Sud- Ouest Chef de ménage Homme 78,8 84,7 80,9 72,5 79,0 78,7 85,1 81,7 68,9 94,1 83,4 84,0 87,5 82,0 Femme 21,2 15,3 19,1 27,5 21,0 21,3 14,9 18,3 31,1 5,9 16,6 16,0 12,5 18,0 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 0 0,1 0,0 0,0 0,1 0,2 0,0 0,2 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 0,0 0,1 1 12,4 12,3 9,8 14,6 16,4 10,3 10,1 12,6 16,9 8,8 10,1 14,7 17,2 12,4 2 12,9 10,7 11,3 12,4 13,2 10,3 10,9 11,0 14,8 6,3 10,6 14,1 12,2 11,7 3 13,7 11,9 14,9 10,3 17,2 12,1 12,0 11,7 11,7 8,2 11,0 11,7 16,5 12,7 4 13,5 14,1 13,4 13,4 12,7 13,3 15,7 15,2 13,5 9,5 14,6 13,0 14,0 13,8 5 11,2 13,0 13,1 11,6 10,9 10,8 12,9 10,5 11,9 10,5 13,6 12,3 11,2 12,2 6 9,6 10,9 9,9 9,0 9,4 10,4 10,4 12,0 10,8 10,2 10,3 10,4 11,0 10,3 7 7,3 7,6 8,1 6,3 5,2 10,6 7,0 7,2 6,5 9,6 9,1 6,6 5,3 7,4 8 5,7 5,2 5,9 6,9 5,2 6,2 5,4 4,6 3,4 6,4 6,0 4,2 5,2 5,4 9+ 13,7 14,1 13,6 15,2 9,5 16,0 15,3 15,3 10,4 30,4 14,6 12,9 7,4 13,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne des ménages 5,0 5,1 5,3 4,5 5,4 5,2 5,1 4,5 7,0 5,4 4,8 4,3 5,1 5,1 Effectif de ménages 4 393 5 293 1 795 677 274 731 1 421 511 467 327 1 071 1 473 938 9 686 Note: Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c'est-à-dire les résidents habituels. 8 6 4 2 0 2 4 6 8 <5 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 + Percent Age Homme Femme EDS-MICS 2011-2012 8 6 4 2 Caractéristiques des ménages • 25 Globalement, la taille moyenne des ménages est de 5,1 personnes. Cette moyenne est de 5 personnes en milieu urbain et de 5,1 en milieu rural. En outre, au niveau des régions, la taille des ménages varie de 4,3 personnes dans la région du Sud à 7,0 personnes dans la région du Nord-Est. 2.2.3 Niveau d'instruction Dans le cadre de l’enquête ménage, des informations relatives au niveau d’instruction atteint et à la dernière classe achevée à ce niveau ont été collectées pour les personnes âgées de 3 ans et plus. L’instruction de la population est un élément important dans la formulation des campagnes de communication de masse. En outre, le niveau d’instruction des adultes influe sur leur comportement procréateur, le recours à la contraception moderne, le comportement en matière de santé, d’hygiène et de nutrition et la scolarisation des enfants du ménage. Les résultats sur le niveau d’instruction sont contenus dans les tableaux 2.9.1 et 2.9.2 pour les femmes et les hommes de 6 ans et plus. Tableau 2.9.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femme Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d'âges3 6-9 34,6 65,0 0,0 0,1 0,0 0,0 0,3 100,0 2 834 0,1 10-14 29,7 52,8 6,4 10,8 0,0 0,0 0,3 100,0 3 153 2,5 15-19 40,0 20,8 8,7 29,5 0,8 0,1 0,1 100,0 2 192 3,2 20-24 48,3 17,5 7,2 16,7 5,4 4,5 0,4 100,0 2 109 1,4 25-29 55,3 15,3 10,6 10,5 3,4 4,7 0,1 100,0 2 071 0,0 30-34 59,8 15,4 8,8 9,9 1,9 3,8 0,3 100,0 1 683 0,0 35-39 59,5 12,7 11,6 10,6 2,7 2,4 0,5 100,0 1 223 0,0 40-44 59,8 11,9 13,8 10,4 2,2 1,8 0,1 100,0 921 0,0 45-49 67,0 9,5 11,4 10,2 0,5 1,2 0,2 100,0 694 0,0 50-59 78,4 7,9 5,9 6,1 0,5 0,5 0,8 100,0 1 441 0,0 60-69 89,5 3,5 2,4 1,9 0,4 0,0 2,3 100,0 735 0,0 70+ 95,7 1,0 0,5 0,6 0,3 0,1 1,8 100,0 493 0,0 Milieu de résidence Urbain 40,3 25,3 8,7 19,0 2,8 3,4 0,5 100,0 9 174 2,1 Rural 60,5 29,5 5,5 3,7 0,4 0,1 0,4 100,0 10 384 0,0 Région Centre 56,4 27,4 4,4 9,7 1,0 0,7 0,4 100,0 1 526 0,0 Centre-Est 48,5 27,9 8,7 11,5 1,8 1,2 0,4 100,0 484 0,0 Centre-Nord 58,8 23,9 5,5 9,6 1,3 0,9 0,0 100,0 1 622 0,0 Centre-Ouest 51,8 30,2 7,3 8,2 1,5 0,5 0,6 100,0 2 859 0,0 Nord 71,6 16,7 3,5 6,4 0,5 0,6 0,7 100,0 1 078 0,0 Nord-Est 60,3 27,1 4,3 7,3 0,5 0,2 0,3 100,0 875 0,0 Nord-Ouest 72,7 20,9 2,8 3,0 0,3 0,1 0,3 100,0 850 0,0 Ouest 51,9 34,9 6,1 6,7 0,2 0,1 0,1 100,0 2 177 0,0 Sud 44,1 32,4 9,4 11,0 1,7 1,1 0,3 100,0 2 730 0,8 Sud-Ouest 58,4 25,6 6,6 8,1 0,9 0,3 0,2 100,0 1 482 0,0 Ville d'Abidjan 34,4 24,8 9,7 20,8 3,6 5,9 0,9 100,0 3 875 3,3 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 66,5 27,2 3,8 2,0 0,0 0,0 0,6 100,0 3 669 0,0 Pauvre 55,5 32,1 6,9 4,8 0,4 0,2 0,1 100,0 3 874 0,0 Moyen 59,5 26,6 5,3 7,3 0,8 0,2 0,4 100,0 3 790 0,0 Riche 47,0 27,3 9,8 13,4 1,4 0,8 0,3 100,0 3 887 0,3 Le plus riche 30,2 24,8 8,8 24,6 4,6 6,3 0,7 100,0 4 338 4,1 Ensemble 51,0 27,5 7,0 10,9 1,5 1,6 0,4 100,0 19 559 0,0 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 8 membres des ménages dont l’âge est indéterminé. 26 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.9.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Homme Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d'âges3 6-9 31,7 68,0 0,1 0,1 0,0 0,0 0,1 100,0 2 919 0,2 10-14 18,0 62,2 7,2 12,4 0,1 0,0 0,1 100,0 3 145 3,2 15-19 23,9 20,5 8,6 44,9 1,2 0,3 0,6 100,0 2 116 5,5 20-24 30,5 18,0 7,0 29,4 9,4 5,4 0,3 100,0 1 998 5,2 25-29 38,1 16,8 8,6 17,5 7,3 11,4 0,3 100,0 1 784 3,8 30-34 42,1 13,8 13,0 15,3 4,8 10,1 0,8 100,0 1 652 3,2 35-39 40,5 12,5 13,0 19,5 4,6 8,9 1,0 100,0 1 269 4,1 40-44 43,1 11,0 13,7 19,9 4,6 6,9 0,7 100,0 1 105 3,6 45-49 47,4 10,4 10,3 19,7 5,8 5,4 0,9 100,0 787 2,0 50-59 52,5 10,7 9,8 15,7 5,0 5,4 0,8 100,0 1 177 0,0 60-69 68,0 6,6 8,8 10,5 2,8 2,7 0,6 100,0 871 0,0 70+ 85,8 4,7 3,1 4,5 0,2 0,6 1,1 100,0 504 0,0 Milieu de résidence Urbain 26,8 24,2 7,8 26,9 5,9 7,7 0,8 100,0 8 922 4,7 Rural 44,2 35,3 8,0 9,8 1,4 1,2 0,2 100,0 10 417 0,4 Région Centre 40,7 32,1 6,4 15,2 2,4 2,9 0,2 100,0 1 367 1,3 Centre-Est 38,5 25,8 8,9 20,7 3,1 2,6 0,5 100,0 499 2,3 Centre-Nord 40,2 30,8 7,4 15,9 2,5 3,0 0,2 100,0 1 523 1,1 Centre-Ouest 36,3 33,4 10,1 15,1 3,1 1,8 0,1 100,0 2 938 1,6 Nord 61,6 20,3 3,4 10,3 1,8 1,9 0,6 100,0 932 0,0 Nord-Est 46,4 32,7 6,8 11,2 1,2 1,3 0,3 100,0 787 0,0 Nord-Ouest 56,8 28,7 5,2 7,7 1,0 0,5 0,1 100,0 868 0,0 Ouest 34,0 38,3 8,4 17,1 1,3 0,9 0,1 100,0 2 176 2,2 Sud 29,1 32,6 8,7 20,1 4,3 4,5 0,6 100,0 2 948 3,2 Sud-Ouest 43,3 30,6 7,6 13,9 2,7 1,9 0,1 100,0 1 560 0,7 Ville d'Abidjan 23,0 22,7 7,9 26,3 6,8 11,8 1,3 100,0 3 742 5,4 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 50,7 33,6 7,7 7,1 0,6 0,1 0,2 100,0 3 732 0,0 Pauvre 38,9 38,3 8,7 11,7 1,5 0,8 0,1 100,0 3 793 1,3 Moyen 43,4 29,9 7,5 15,3 2,1 1,5 0,3 100,0 3 819 0,8 Riche 32,5 27,9 8,4 22,9 3,9 3,7 0,8 100,0 4 052 3,0 Le plus riche 16,5 21,7 7,2 30,3 8,9 14,5 1,0 100,0 3 944 6,7 Ensemble 36,2 30,2 7,9 17,7 3,4 4,2 0,5 100,0 19 339 2,1 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 11 membres des ménages dont l’âge est indéterminé. Dans l’ensemble, près d’une femme sur deux (51 %) et un peu plus d’un homme sur trois (36 %) n’ont aucun niveau d’instruction. On note également que quel que soit le niveau atteint, les hommes sont plus instruits que les femmes : 33 % des hommes ont au minimum le niveau primaire complet contre 21 % des femmes. Par ailleurs des proportions beaucoup plus faibles sont enregistrées au niveau secondaire : 8 % des hommes ont au minimum le niveau d’étude secondaire complet contre à peine 3 % des femmes. L’analyse des résultats selon l’âge montre qu’il y a une amélioration du niveau d’instruction des générations les plus anciennes aux plus récentes. En effet, la proportion d’hommes sans aucune instruction passe de 86 % chez ceux âgés de 70 ans et plus, à 32 % chez ceux de 6-9 ans. Chez les femmes, ces proportions sont respectivement de 96 % et de 35 %. La proportion élevée de non instruits parmi les jeunes de 6-9 ans s’explique en partie, par le fait qu’une grande partie d’entre eux n’a pas encore intégré le système scolaire bien que l’âge officiel d’entrée à l’école soit déjà atteint (âge fixé à 6 ans). En outre, on constate que dans les classes d’âge jeunes, l’écart entre la proportion des jeunes filles ayant atteint le niveau primaire et celui des jeunes garçons est relativement moins important. Ainsi, 65 % des jeunes filles de 6-9 ans ont atteint le niveau primaire contre 68 % chez les garçons. Chez les 10-14 ans, les proportions sont respectivement de 59 % et de 69 %. En s’intéressant au niveau secondaire, on note que l’écart est encore plus prononcé entre les Caractéristiques des ménages • 27 deux sexes. En effet, 30 % des jeunes filles de 15-19 ans ont atteint le niveau secondaire alors que cette proportion est de 46 % chez les jeunes garçons du même groupe d’âge. Le faible écart entre la proportion des jeunes filles ayant atteint le niveau primaire et celui des jeunes garçons serait l’effet des programmes particuliers pour la scolarisation de la jeune fille. Les résultats selon le milieu de résidence montrent qu’il existe des disparités. En milieu rural, 61 % des femmes et 44 % des hommes sont sans instruction alors qu’en milieu urbain les proportions sont respectivement de 40 % et de 27 %. En outre, les données indiquent qu’il n’y a pas d’écarts notables entre les proportions des femmes ayant atteint un niveau primaire selon le milieu de résidence : 34 % en milieu urbain contre 35 % en milieu rural. Par contre, chez les hommes, on constate des écarts importants selon le milieu : 43 % de ceux résidant en milieu rural ont atteint le niveau primaire contre 32 % en milieu urbain. Par ailleurs, les hommes résidant en milieu urbain sont proportionnellement plus nombreux que ceux du milieu rural à avoir atteint le niveau secondaire ou plus (41 % contre 12 %). Il en est de même pour les femmes résidant en milieu urbain comparativement à celle du milieu rural : en milieu urbain 25 % ont atteint le niveau secondaire ou plus contre 4 % en milieu rural. Les tableaux 2.9.1 et 2.9.2 fournissent aussi les résultats selon les régions. La ville d’Abidjan et la région du Sud apparaissent comme les régions où la proportion de la population non instruite est la moins élevée. En effet, 34 % des femmes et 23 % des hommes à Abidjan sont sans instruction ; ces proportions sont respectivement de 44 % et de 29 % dans la région du Sud. En revanche, les régions du Nord et Nord-Ouest (respectivement 73 et 72 % des hommes et 61 et 57 % des femmes) présentent les proportions les plus élevées des personnes sans aucune instruction. En outre, plus le niveau de bien-être économique est élevé, plus les proportions de personnes sans niveau d’instruction sont faibles. Chez les hommes, elles passent de 51 % dans le quintile le plus pauvre à 17 % dans le plus riche contre respectivement 67 % et 30 % chez les femmes. 2.2.4 Fréquentation scolaire Le principal indicateur du niveau d’accès de la population au système éducatif est le niveau de fréquentation scolaire des personnes en âge d’aller à l’école. Le taux net de scolarisation mesure la fréquentation scolaire parmi les enfants d’âge officiel scolaire, c’est-à-dire 6-11 ans pour le niveau primaire et 12-18 ans pour le niveau secondaire global. Le taux brut de scolarisation mesure la fréquentation scolaire parmi les jeunes de n’importe quel âge compris entre 6 et 24 ans. Il équivaut au pourcentage de la population de 6-24 ans qui fréquente un niveau donné par rapport à la population d’âge scolaire officiel pour ce niveau. Pour un niveau d’étude donné, le taux brut est pratiquement toujours plus élevé que le taux net du fait que des enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de ce niveau sont inclus dans son calcul. Un taux net de 100 % signifierait que tous les enfants ayant l’âge officiel d’un niveau d’étude donné fréquentent ce niveau ; le taux brut peut être supérieur à 100 % si un nombre significatif d’enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge requis de fréquentation d’un niveau scolaire fréquentent ce niveau. La différence entre ces deux taux traduit la fréquentation scolaire par des enfants trop jeunes ou trop âgés pour un niveau scolaire donné. Au cours de l’EDS-MICS 2011-2012, des questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 3 à 24 ans, ce qui a permis de calculer les taux nets et bruts de fréquentation scolaire, par sexe et niveau d’instruction, selon le milieu et la région de résidence et le quintile de bien-être économique (Tableau 2.10). 28 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d'études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Masculin Féminin Ensemble Indice de parité entre les genres3 Masculin Féminin Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Milieu de résidence Urbain 77,8 69,3 73,4 0,89 110,2 95,7 102,7 0,87 Rural 68,2 61,1 64,8 0,90 96,7 83,5 90,3 0,86 Région Centre 65,9 62,3 64,0 0,95 100,0 86,0 92,7 0,86 Centre-Est 69,1 65,2 67,2 0,94 100,1 99,2 99,7 0,99 Centre-Nord 72,1 66,8 69,6 0,93 98,3 90,5 94,6 0,92 Centre-Ouest 68,8 63,1 66,1 0,92 101,5 87,7 94,9 0,86 Nord 50,8 49,9 50,3 0,98 65,5 61,0 63,2 0,93 Nord-Est 64,9 66,4 65,6 1,02 89,1 93,7 91,2 1,05 Nord-Ouest 58,5 52,6 55,7 0,90 85,0 65,8 75,9 0,77 Ouest 76,1 64,7 70,3 0,85 110,8 87,7 99,1 0,79 Sud 81,5 72,3 77,1 0,89 117,2 102,5 110,1 0,87 Sud-Ouest 72,9 54,1 62,9 0,74 101,2 73,0 86,1 0,72 Ville d'Abidjan 80,4 73,1 76,8 0,91 107,3 100,6 104,0 0,94 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 60,5 53,8 57,2 0,89 89,5 71,1 80,4 0,80 Pauvre 72,7 67,6 70,3 0,93 100,6 91,8 96,4 0,91 Moyen 65,5 61,1 63,3 0,93 97,1 87,0 92,1 0,90 Riche 79,1 63,9 71,7 0,81 108,9 93,6 101,4 0,86 Le plus riche 84,0 76,8 80,1 0,91 116,5 100,0 107,7 0,86 Ensemble 71,8 64,4 68,1 0,90 101,8 88,4 95,2 0,87 NIVEAU SECONDAIRE Milieu de résidence Urbain 53,8 39,3 46,2 0,73 92,1 61,2 75,8 0,66 Rural 11,4 5,6 8,7 0,49 18,8 7,7 13,6 0,41 Région Centre 33,9 22,0 28,4 0,65 55,0 42,2 49,0 0,77 Centre-Est 37,6 19,8 28,9 0,53 67,7 37,9 53,1 0,56 Centre-Nord 31,4 25,9 28,7 0,82 56,2 39,8 48,2 0,71 Centre-Ouest 30,9 16,4 23,7 0,53 54,1 27,2 40,8 0,50 Nord 20,1 16,5 18,1 0,82 41,8 28,2 34,1 0,67 Nord-Est 25,9 21,9 23,9 0,85 40,1 33,0 36,6 0,82 Nord-Ouest 16,3 8,3 12,8 0,51 26,0 14,6 21,1 0,56 Ouest 22,9 12,9 18,4 0,56 39,0 18,2 29,6 0,47 Sud 37,5 28,7 33,3 0,76 61,7 42,0 52,3 0,68 Sud-Ouest 28,0 16,6 22,5 0,59 41,7 21,0 31,7 0,50 Ville d'Abidjan 52,1 41,3 45,6 0,79 90,9 61,0 73,0 0,67 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 7,1 3,2 5,4 0,45 10,6 4,6 8,0 0,43 Pauvre 16,5 6,1 11,4 0,37 24,1 8,3 16,3 0,35 Moyen 30,2 15,5 23,2 0,51 50,8 25,8 38,9 0,51 Riche 41,2 29,1 35,0 0,71 67,4 43,4 55,2 0,64 Le plus riche 63,9 49,1 55,3 0,77 116,6 75,8 93,1 0,65 Ensemble 33,1 24,6 28,8 0,74 56,3 37,8 47,0 0,67 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans) qui fréquente l'école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau secondaire (12-17 ans) qui fréquente l'école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d'élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d'élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S'il y a pour un niveau donné un nombre important d'élèves plus âgés ou plus jeunes que l'âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L'indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau primaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. L'indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau secondaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. Caractéristiques des ménages • 29 Le taux brut de scolarisation au primaire est estimé à 95 % au niveau national. Il est de 102 % chez les garçons et de 88 % chez les filles. Il est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (103 % contre 90 %). C’est dans les régions du Nord (63 %), du Nord-Ouest (76 %) et du Sud-Ouest (86 %) que l’on note les taux bruts de scolarisation les plus faibles. Le taux net de scolarisation primaire est quant à lui de 68 % au niveau national. La différence entre le taux brut et le taux net de scolarisation (27 points) s’expliquerait par le retard de scolarisation pris par les enfants. En effet, bien que l’âge officiel d’entrée au primaire soit de 6 ans, les enfants s’y font inscrire à l’âge de 7 ans, voire 8 ans. Le taux net de scolarisation primaire est plus élevé pour les garçons (72 %) que pour les filles (64 %) et il est plus élevé en milieu urbain (73 %) qu’en milieu rural (65 %). Au niveau des régions, c’est au Nord (50 %) et au Nord-Ouest (56 %) qu’il est le plus faible. Au niveau secondaire, c’est-à-dire chez les enfants âgés de 12 à 18 ans, le taux brut de scolarisation est de 47 % au niveau national, soit moins de la moitié du taux brut de scolarisation primaire. Il est de 56 % chez les garçons et de 38 % chez les filles. Le taux brut de scolarisation secondaire atteint 76 % en milieu urbain alors qu’il n’est que de 14 % en milieu rural. La grande différence entre milieu urbain et milieu rural pourrait s’expliquer par le fait que la plupart des collèges et lycées sont construits dans les villes. Au niveau des régions, c’est dans la région du Nord-Ouest (21 %) que le taux brut de scolarisation secondaire est le plus faible. Le taux net de scolarisation secondaire est de 29 % au niveau national. Il est de 33 % chez les garçons et de 25 % chez les filles. On note une grande différence entre les milieux urbain (46 %) et rural (9 %). Par ailleurs, le taux net de scolarisation secondaire augmente sensiblement avec le niveau de bien-être économique du ménage : passant de 5 % chez les plus pauvres à 35 % chez les riches puis à 55 % chez les plus riches. Au niveau des régions, la ville d’Abidjan se démarque nettement avec le taux le plus élevé (46 %) contrairement à la région du Nord-Ouest (13 %) où il est le plus faible. Le tableau 2.10 présente également l’indice de parité de genre qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire des filles et celui des garçons. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart de fréquentation scolaire entre les sexes est important. Un indice égal à 1 indique l’égalité totale. En Côte d’Ivoire, au niveau primaire, l’indice est estimé à 0,90 pour le taux net et à 0,87 pour le taux brut ; au niveau secondaire, il est respectivement de 0,74 et 0,67. Au niveau primaire, l’indice de parité de genre pour le taux net est légèrement plus élevé en milieu rural (0,90) qu’en milieu urbain (0,89). Par contre au niveau secondaire, il est nettement plus élevé en milieu urbain (0,73) qu’en milieu rural (0,49). Selon les régions, au niveau primaire, cet indice est supérieur à 1 dans la région du Nord-Est (1,0). Au niveau secondaire, il est inférieur à 1 dans toutes les régions. Selon l’âge (graphique 2.2), le taux de fréquentation scolaire augmente avec l’âge jusqu’à 11 ans, avant de décroitre jusqu’à son plus faible niveau l’âge de 24 ans. Cela est une caractéristique du système éducatif ivoirien qui est marqué par une forte déperdition tout au long des différents cycles scolaires et des retards de scolarisation. Selon le sexe, quel que soit l’âge, le taux de scolarisation des garçons est plus élevé que celui des filles. 30 • Caractéristiques des ménages Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge de la population de fait des ménages de 5 à 24 ans 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Pourcentage Âge (années) Homme Femme EDSCI-MICS III 2011-2012 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 31 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 e chapitre présente les caractéristiques sociodémographiques des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans enquêtés. L’enquête a en effet permis de recueillir diverses informations telles que l’âge, le milieu de résidence, l’état matrimonial, le niveau d’instruction et l’alphabétisation. D’autres informations concernant l’accès aux médias, l’activité économique, l’assurance médicale et la consommation de tabac ont été également collectées. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Le tableau 3.1 présente la répartition des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, à savoir l’âge, l’état matrimonial, le milieu et la région de résidence, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique. Comme cela a été déjà expliqué dans le plan de sondage (voir Annexe A), certaines régions ont été, selon le cas, suréchantillonnées ou sous-échantillonnées de façon à disposer pour chaque région d’un nombre de cas suffisant pour pouvoir estimer des résultats avec un niveau de précision acceptable. Les résultats ont ensuite été pondérés pour redonner à chaque région son poids réel dans la population d’ensemble de Côte d’Ivoire. Le tableau 3.1 présente, pour chaque catégorie, le nombre de cas non pondérés, c’est-à-dire le nombre de personnes effectivement interviewées dans chaque catégorie, et le nombre de cas pondérés, c’est-à-dire le nombre de cas de chaque catégorie selon le poids réel de cette catégorie au niveau national. Dans le reste de ce chapitre et de tout le rapport, tous les effectifs présentés sont des effectifs pondérés. C Principaux résultats • Plus de la moitié des femmes (53 %) et un tiers des hommes (34 %) de 15 à 49 ans sont sans instruction. C’est dans la région du Nord-Ouest que l’on observe la proportion la plus élevée de femmes sans niveau d’instruction (83 %) ; la proportion la plus élevée des hommes sans niveau d’instruction se trouve dans la région du Nord (62 %). • Les femmes sont moins alphabétisées (38 %) que les hommes (61 %). Le taux d’alphabétisation varie aussi de manière importante selon le milieu de résidence : 53 % des femmes et 76 % des hommes sont alphabétisés en milieu urbain contre respectivement 21 % et 45 % en milieu rural. • L’exposition des populations-cibles aux médias (presse audiovisuelle et écrite) n’est pas encore généralisée : 46 % des femmes et 25 % des hommes ne sont exposés à aucun média. • Un peu plus de sept femmes sur dix (71 %) et plus de huit hommes sur dix (85 %) ont exercé une activité économique au cours des 12 derniers mois ayant précédé l’enquête ; parmi eux, près d’un tiers des femmes (31 %) et de la moitié des hommes (46 %) travaillaient dans l’agriculture. • La presque totalité des femmes (97 %) et des hommes (93 %) ne disposent d’aucune assurance médicale. 32 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Groupe d'âges 15-19 20,1 2 023 1 997 18,8 873 924 20-24 19,4 1 953 1 987 18,7 867 887 25-29 19,1 1 922 1 862 16,7 774 758 30-34 15,0 1 508 1 478 15,8 734 687 35-39 11,2 1 129 1 142 11,9 553 539 40-44 8,5 852 887 10,0 462 444 45-49 6,7 672 707 8,1 374 383 Religion Musulmane 40,2 4 044 4 312 42,0 1 948 2 049 Catholique 19,4 1 947 2 014 17,9 830 824 Méthodiste 2,5 249 208 1,9 88 78 Evangélique 19,3 1 946 1 719 11,4 528 461 Autre religion chrétienne 4,5 455 352 6,0 276 234 Animiste ou sans religion 12,8 1 283 1 322 18,6 861 878 Autres religions/ND 1,4 137 133 2,3 105 98 Ethnie Akan 32,1 3 234 3 033 29,9 1 388 1 362 Krou 9,8 988 777 10,9 505 376 Mandé du nord 12,4 1 243 1 570 13,9 643 743 Mandé du sud 9,0 908 757 8,5 396 322 Voltaïque/Gur 15,0 1 505 1 941 13,6 630 818 Autres nationalités 21,2 2 128 1 916 23,0 1 065 979 ND/NSP 0,5 54 66 0,2 10 22 État matrimonial Célibataire 30,2 3 038 2 949 46,9 2 176 2 226 Marié 39,3 3 955 4 354 27,2 1 259 1 363 Vivant ensemble 23,4 2 353 2 099 21,4 992 853 Divorcé/séparé 4,9 490 433 4,0 185 159 Veuf 2,2 223 225 0,5 24 21 Milieu de résidence Urbain 51,4 5 170 4 595 51,6 2 394 2 091 Rural 48,6 4 890 5 465 48,4 2 242 2 531 Région Centre 6,3 636 778 5,4 251 321 Centre-Est 2,5 250 855 2,8 128 463 Centre-Nord 7,5 751 1 054 6,8 314 430 Centre-Ouest 13,7 1 379 842 14,0 650 406 Nord 5,0 506 844 4,4 202 343 Nord-Est 3,9 392 774 3,8 177 354 Nord-Ouest 4,2 426 1 136 3,8 176 473 Ouest 10,6 1 069 824 11,5 534 446 Sud 13,8 1 392 716 14,7 681 349 Sud-Ouest 8,1 819 837 7,7 355 396 Ville d'Abidjan 24,3 2 440 1 400 25,2 1 170 641 Niveau d'instruction Aucun 53,2 5 351 5 744 34,3 1 591 1 733 Primaire 25,4 2 552 2 347 26,7 1 238 1 198 Secondaire et plus 21,4 2 157 1 969 39,0 1 808 1 691 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 17,2 1 727 1 782 19,1 886 890 Pauvre 17,7 1 780 1 906 17,1 794 880 Moyen 19,0 1 910 2 100 17,2 800 883 Riche 21,1 2 123 2 003 23,1 1 071 955 Le plus riche 25,1 2 520 2 269 23,4 1 086 1 014 Ensemble 15-49 100,0 10 060 10 060 100,0 4 636 4 622 50-59 na na na na 499 513 Ensemble 15-59 na na na na 5 135 5 135 Note: Le niveau d'instruction correspond au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il ait été achevé ou non. na = Non applicable Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 33 Les femmes âgées de 15-49 ans, c’est-à-dire celles en âge de procréer, et les hommes de 15-59 ans constituent des populations-cibles de l’EDS-MICS 2011-2012. Cependant, dans ce chapitre et dans les suivants, par souci de comparaison, les résultats portent sur les hommes et les femmes de la même tranche d’âges (15-49 ans). En général, les résultats concernant les hommes de 50-59 ans constituent une catégorie à part, présentés au bas des tableaux. Âge L’âge, variable fondamentale dans l’analyse des phénomènes démographiques, est l’une des informations les plus difficiles à obtenir de façon précise. L’enregistrement écrit des événements (notamment des faits d’état civil) n’est pas encore ancré dans les habitudes de certaines populations, comme c’est le cas en Côte d’Ivoire. De ce fait, un soin particulier a été accordé à son estimation au moment de l’enquête individuelle. Le tableau 3.1 montre que les répartitions des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-49 ans par groupe d’âges quinquennaux présentent une allure assez régulière, les proportions de chaque groupe d’âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés. Chez les femmes, elles passent de 20 % pour les 15-19 ans à 7 % pour la tranche d’âges 45-49 ans. Chez les hommes, les proportions varient de 19 % pour les 15-19 ans à 8 % pour les 45-49 ans. Religion En ce qui concerne la religion, les résultats montrent que la majorité des enquêtés se sont déclarés de religion musulmane (40 % des femmes et 42 % des hommes). Chez les femmes, les confessions catholiques et évangéliques viennent en position (19 % dans les deux cas) et, en troisième position, viennent les animistes ou sans religion (13 %). Chez les hommes, ce sont les animistes ou sans religion (19 %) qui viennent en deuxième position, suivis de la religion catholique (18 %) et de la religion évangélique (11 %). Les autres religions ne sont pratiquées que par 6 % ou moins des femmes ou des hommes. Ethnie Quant à la répartition de la population selon l’ethnie, on constate que les principaux groupes sont: les Akan (32 % des femmes et 30 % des hommes), les voltaïque/Gür (15 % des femmes et 14 % des hommes) et les Mandé du Nord (12 % des femmes et 14 % des hommes). Ensuite viennent les Krou (10 % des femmes et 11 % des hommes), puis les Mandé du Sud (9 % des femmes et 9 % des hommes). Les étrangers représentent au moins le cinquième des enquêtés (21 % des femmes et 23 % des hommes). État matrimonial Les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes éligibles de l’échantillon. Dans le cadre de l’EDS-MICS 2011- 2012, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes mariés officiellement ainsi que tous ceux et toutes celles vivant en union consensuelle. Selon cette définition, trois femmes sur dix (30 %) étaient célibataires au moment de l’enquête, environ deux femmes sur trois (63 %) étaient en union et 7 % étaient en rupture d’union (divorcées, séparées ou veuves). Du fait d’une entrée en union beaucoup plus tardive, la répartition des hommes par état matrimonial est très différente de celle des femmes. Au moment de l’enquête, environ un homme sur deux (47 %) était célibataire, 49 % étaient en union et 5 % en rupture d’union. 34 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Milieu et région de résidence Les résultats selon le milieu de résidence montrent que la majorité des enquêtés (51 % des femmes et 52 % des hommes) résidaient en milieu urbain au moment de l’enquête. Environ un quart des personnes interviewées vivaient dans la ville d’Abidjan. La répartition des enquêtés selon la région reflète bien le poids démographique respectif de chaque région. Elle ne fait pas apparaitre d’écarts importants entre les hommes et les femmes. Niveau d’instruction La distribution selon le niveau d’instruction montre que globalement les hommes sont plus instruits que les femmes. En effet, 53 % des femmes de 15-49 ans contre 34 % des hommes du même groupe d’âge n’ont aucun niveau d’instruction. Au niveau primaire, les proportions sont pratiquement les mêmes (25 % des femmes et 27 % des hommes). Cependant la proportion des hommes ayant atteint le niveau secondaire (39 %) est presque le double de celle des femmes (21 %). Niveau de bien-être Au moment de l’enquête, environ près de deux femmes (17 %) et deux hommes (19 %) sur dix vivaient dans un ménage du quintile le plus pauvre. À l’opposé, un quart des femmes (25 %) et des hommes (23 %) vivaient dans un ménage le plus riche. 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 présentent la répartition des femmes et des hommes enquêtés selon le plus haut niveau d’instruction atteint, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, comme cela a été mentionné précédemment, les hommes ont un niveau d’instruction plus élevé que les femmes. Les enquêtés n’ayant aucun niveau d’instruction sont proportionnellement plus nombreux parmi les femmes (53 %) que parmi les hommes (34 %). Quel que soit le sexe, le niveau d’instruction s’améliore des générations les plus anciennes aux générations les plus récentes. En effet, la proportion des femmes sans niveau d’instruction diminue avec l’âge, passant de 71 % parmi celles de 45-49 ans à 39 % parmi celles de 15-19 ans. Inversement, la proportion de celles ayant un niveau secondaire complet ou supérieur passe de 12 % parmi les femmes de 20-24 ans à 1 % parmi celles de 45-49 ans. Cet effet de génération apparait aussi parmi les hommes. En effet, la proportion des hommes qui sont sans instruction passe de 48 % parmi le groupe d’âge de 45-49 ans à 22 % parmi les jeunes de 15-19 ans. Le niveau d’instruction des enquêtés varie en fonction du milieu de résidence. En effet, 41 % des femmes vivant en milieu urbain n’ont pas de niveau d’instruction contre 66 % dans le milieu rural. Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 25 % et 44 %. De même, 10 % des femmes et 23 % des hommes vivant dans le milieu urbain ont atteint un niveau secondaire complet ou supérieur. Ces proportions sont respectivement de 1 % et 5 % en milieu rural. Les résultats selon la région de résidence mettent également en évidence de fortes disparités. La proportion de femmes et d’hommes sans niveau d’instruction est la plus élevée dans les régions du Nord-Ouest (respectivement 83 % et 58 %) et du Nord (respectivement 75 % et 62 %), et la plus basse dans la ville d’Abidjan (respectivement 37 % et 22 %). Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 35 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011- 2012 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d'instruction atteint Total Nombre médian d'années achevées Effectif de femmes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d'âges 15-24 43,7 19,3 7,0 23,2 4,3 2,4 100,0 2,6 3 976 15-19 38,8 19,8 7,4 31,9 1,9 0,2 100,0 3,6 2 023 20-24 48,8 18,7 6,6 14,2 6,8 4,8 100,0 1,0 1 953 25-29 54,0 16,0 10,2 12,2 2,6 4,9 100,0 a 1 922 30-34 61,3 16,0 7,7 10,9 1,5 2,7 100,0 a 1 508 35-39 59,9 14,1 11,4 10,1 2,3 2,1 100,0 a 1 129 40-44 58,3 13,1 13,9 11,8 1,2 1,8 100,0 a 852 45-49 70,8 9,0 10,0 8,9 0,5 0,7 100,0 a 672 Milieu de résidence Urbain 40,8 14,6 9,8 24,8 4,9 5,1 100,0 3,8 5 170 Rural 66,3 18,2 8,2 6,4 0,7 0,2 100,0 a 4 890 Région Centre 56,5 17,1 4,7 19,2 0,4 2,0 100,0 a 636 Centre-Est 48,9 17,5 10,0 17,7 3,4 2,5 100,0 0,9 250 Centre-Nord 63,0 10,9 7,6 14,3 2,7 1,6 100,0 a 751 Centre-Ouest 56,7 17,0 9,5 12,6 3,0 1,2 100,0 a 1 379 Nord 75,4 7,8 4,0 10,1 1,8 1,0 100,0 a 506 Nord-Est 62,6 15,5 7,4 12,9 1,3 0,3 100,0 a 392 Nord-Ouest 82,8 8,0 4,1 4,2 0,6 0,2 100,0 a 426 Ouest 54,8 23,9 9,2 11,3 0,6 0,2 100,0 a 1 069 Sud 48,4 18,5 11,7 17,0 3,0 1,3 100,0 0,9 1 392 Sud-Ouest 61,7 15,1 9,9 11,0 1,7 0,6 100,0 a 819 Ville d'Abidjan 35,6 16,7 10,4 23,8 5,4 8,0 100,0 4,6 2 440 Religion Musulmane 70,4 9,5 5,6 10,9 1,8 1,8 100,0 a 4 044 Catholique 31,2 20,3 10,2 26,6 5,7 6,0 100,0 4,8 1 947 Méthodiste 37,0 23,9 13,8 20,5 2,6 2,2 100,0 3,6 249 Evangélique 36,3 21,9 14,0 20,3 3,9 3,5 100,0 4,0 1 946 Autre religion chrétienne 43,4 23,8 15,2 14,5 1,8 1,2 100,0 2,4 455 Animiste ou sans religion 65,1 19,7 7,0 7,4 0,4 0,4 100,0 a 1 283 Autres religions/ND 46,6 14,1 12,5 23,3 2,1 1,5 100,0 2,0 137 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 73,4 17,8 5,7 3,0 0,1 0,0 100,0 a 1 727 Pauvre 58,1 21,6 10,7 8,7 0,6 0,4 100,0 a 1 780 Moyen 65,4 13,8 6,3 12,5 1,7 0,4 100,0 a 1 910 Riche 49,6 16,0 12,3 18,5 2,5 1,2 100,0 0,1 2 123 Le plus riche 29,7 14,0 9,4 30,1 7,5 9,4 100,0 5,6 2 520 Ensemble 53,2 16,4 9,0 15,9 2,8 2,7 100,0 a 10 060 a = sans objet parce que moins de 50 % des hommes n’ont aucune éducation formelle. 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. En ce qui concerne la religion, les résultats montrent que, quel que soit le sexe, la proportion des personnes sans niveau d’instruction est plus élevée chez les musulmans (70 % des femmes et 51 % des hommes) suivis des animistes ou sans religion (65 % des femmes et 33 % des hommes). Les catholiques (31 % des femmes et 16 % des hommes), les méthodistes (37 % des femmes et 13 % des hommes) et les évangéliques (36 % des femmes et 11 % des hommes) ont les plus faibles proportions de personnes sans niveau d’instruction. Les résultats montrent aussi que les proportions de femmes et d’hommes sans instruction diminuent des ménages les plus pauvres aux ménages les plus riches : passant de 73 % chez les femmes des ménages du quintile le plus pauvre à 30 % chez celles du quintile le plus riche et de 50 % chez les hommes du quintile le plus pauvre à 15 % chez ceux du quintile le plus riche. 36 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011- 2012 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d'instruction atteint Total Nombre médian d'années achevées Effectif d'hommes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d'âges 15-24 23,9 17,8 8,7 36,9 8,6 4,0 100,0 5,8 1 740 15-19 21,6 18,2 10,3 46,3 2,9 0,6 100,0 5,8 873 20-24 26,2 17,5 7,1 27,4 14,3 7,5 100,0 5,8 867 25-29 37,6 17,6 11,5 15,9 7,5 9,9 100,0 3,7 774 30-34 40,0 17,2 11,5 15,2 6,9 9,3 100,0 3,0 734 35-39 38,5 9,1 15,8 20,0 8,1 8,5 100,0 5,1 553 40-44 43,1 12,8 15,0 17,8 6,1 5,2 100,0 3,2 462 45-49 47,7 8,3 11,1 23,8 3,2 5,8 100,0 2,2 374 Milieu de résidence Urbain 25,2 9,8 9,6 32,6 12,0 10,8 100,0 7,4 2 394 Rural 44,1 21,3 13,1 16,8 2,5 2,1 100,0 1,9 2 242 Région Centre 40,8 14,7 11,7 19,8 6,4 6,7 100,0 3,2 251 Centre-Est 35,5 8,5 14,1 29,9 7,1 4,9 100,0 5,4 128 Centre-Nord 39,8 14,5 8,5 24,2 7,4 5,6 100,0 4,2 314 Centre-Ouest 35,4 16,4 13,9 22,2 8,0 4,2 100,0 4,5 650 Nord 62,3 9,9 4,9 15,8 4,0 3,1 100,0 a 202 Nord-Est 44,5 14,9 13,3 20,0 3,8 3,5 100,0 2,3 177 Nord-Ouest 58,4 17,2 7,6 13,5 1,8 1,4 100,0 a 176 Ouest 33,3 24,8 16,2 22,4 1,9 1,4 100,0 4,1 534 Sud 30,0 14,4 10,5 31,0 7,7 6,4 100,0 5,5 681 Sud-Ouest 41,1 21,7 8,5 20,9 5,1 2,6 100,0 2,0 355 Ville d'Abidjan 21,6 11,1 10,7 30,3 12,3 14,1 100,0 8,1 1 170 Religion Musulmane 51,3 13,5 9,3 19,0 3,4 3,5 100,0 a 1 948 Catholique 16,0 13,8 13,2 32,3 12,2 12,5 100,0 8,3 830 Méthodiste 12,8 14,6 15,1 32,5 13,2 11,8 100,0 8,2 88 Evangélique 11,4 13,5 12,1 34,8 14,5 13,5 100,0 9,2 528 Autre religion chrétienne 26,8 14,2 14,5 32,8 8,0 3,6 100,0 5,6 276 Animiste ou sans religion 33,3 23,4 12,1 21,9 6,2 3,1 100,0 4,1 861 Autres religions/ND 25,2 10,5 11,9 25,9 10,8 15,7 100,0 6,7 105 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 49,9 25,1 12,2 11,4 1,4 0,0 100,0 0,0 886 Pauvre 37,8 21,5 15,5 20,2 3,0 2,0 100,0 3,4 794 Moyen 42,7 13,6 11,8 25,4 4,8 1,7 100,0 3,3 800 Riche 32,2 12,4 9,4 31,5 8,3 6,3 100,0 5,5 1 071 Le plus riche 14,9 7,3 9,0 32,7 16,6 19,4 100,0 9,7 1 086 Ensemble 15-49 34,3 15,4 11,3 25,0 7,4 6,6 100,0 5,0 4 636 50-59 51,0 12,0 10,6 18,5 4,1 3,9 100,0 a 499 Ensemble 15-59 35,9 15,1 11,2 24,3 7,1 6,4 100,0 4,8 5 135 a = sans objet parce que moins de 50 % des hommes n’ont aucune éducation formelle. 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3.3 ALPHABÉTISATION Au cours de l’enquête, outre les questions posées sur la dernière classe achevée par les enquêtés, il a été demandé à ceux qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à ceux qui avaient déclaré n’avoir atteint que le niveau primaire, de lire une phrase rédigée en français préparée à l’avance et détenue par les agents enquêteurs. Trois modalités étaient retenues : « peut lire toute la phrase », « peut lire une partie de la phrase », ou, « ne peut pas lire du tout ». Les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus, considérés d’office comme étant alphabétisés n’étaient pas concernés par cette question. Les résultats sont présentés aux tableaux 3.3.1 pour les femmes et 3.3.2 pour les hommes, ainsi qu’au graphique 3.1. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 37 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Niveau secondaire ou plus Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif de femmes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêté/ Aveugle/ Malvoyant/ Manquant Groupe d'âges 15-24 30,0 10,1 3,9 55,8 0,3 100,0 43,9 3 976 15-19 34,0 9,8 3,6 52,5 0,2 100,0 47,3 2 023 20-24 25,8 10,5 4,1 59,2 0,4 100,0 40,5 1 953 25-29 19,8 15,2 2,9 61,9 0,2 100,0 37,8 1 922 30-34 15,1 14,2 3,4 67,2 0,1 100,0 32,7 1 508 35-39 14,5 15,9 2,9 66,2 0,5 100,0 33,3 1 129 40-44 14,8 14,5 4,7 65,3 0,6 100,0 34,0 852 45-49 10,2 10,3 3,0 75,3 1,3 100,0 23,4 672 Milieu de résidence Urbain 34,8 14,0 4,5 46,4 0,2 100,0 53,3 5 170 Rural 7,3 11,4 2,4 78,4 0,4 100,0 21,1 4 890 Région Centre 21,6 11,5 5,1 61,7 0,2 100,0 38,2 636 Centre-Est 23,7 12,1 6,6 57,3 0,3 100,0 42,4 250 Centre-Nord 18,6 10,5 4,7 66,3 0,0 100,0 33,7 751 Centre-Ouest 16,8 10,9 2,0 70,3 0,0 100,0 29,7 1 379 Nord 12,8 6,2 0,9 79,7 0,3 100,0 20,0 506 Nord-Est 14,5 9,6 4,2 71,4 0,4 100,0 28,2 392 Nord-Ouest 5,1 5,0 1,6 88,1 0,2 100,0 11,7 426 Ouest 12,1 12,3 1,4 72,6 1,7 100,0 25,8 1 069 Sud 21,4 14,6 2,2 61,8 0,0 100,0 38,2 1 392 Sud-Ouest 13,3 15,6 2,3 68,4 0,4 100,0 31,2 819 Ville d'Abidjan 37,3 16,2 6,1 40,0 0,4 100,0 59,6 2 440 Religion Musulmane 14,5 8,6 2,8 73,9 0,2 100,0 25,9 4 044 Catholique 38,4 15,5 5,4 40,5 0,2 100,0 59,2 1 947 Méthodiste 25,3 17,0 2,2 55,5 0,0 100,0 44,5 249 Evangélique 27,7 20,1 4,0 47,8 0,3 100,0 51,8 1 946 Autre religion chrétienne 17,6 18,1 4,6 58,8 1,0 100,0 40,2 455 Animiste ou sans religion 8,2 7,6 1,9 81,6 0,7 100,0 17,7 1 283 Autres religions/ND 26,9 12,7 5,0 54,6 0,8 100,0 44,6 137 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 3,1 9,2 1,8 85,5 0,3 100,0 14,2 1 727 Pauvre 9,7 13,9 3,4 72,3 0,8 100,0 27,0 1 780 Moyen 14,6 9,0 2,9 73,1 0,2 100,0 26,5 1 910 Riche 22,1 15,7 4,4 57,5 0,3 100,0 42,2 2 123 Le plus riche 46,9 14,6 4,4 33,8 0,2 100,0 66,0 2 520 Ensemble 21,4 12,7 3,5 62,0 0,4 100,0 37,7 10 060 1 C'est-à-dire les femmes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et celles qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Parmi les femmes, 21 % ont un niveau d’instruction secondaire ou supérieur, 13 % ont pu lire une phrase entière et 4 % une partie de phrase : au total, près de quatre femmes sur dix (38 %) sont considérées comme alphabétisées. Parmi les hommes, 39 % ont un niveau d’instruction secondaire ou supérieur, 16 % ont pu lire une phrase entière et 6 % une partie de phrase : au total, 61 % des hommes sont considérés comme alphabétisés. Il convient de relever que la proportion de femmes analphabètes est plus élevée que celle des hommes (62 % contre 39 %). Par ailleurs, les proportions d’analphabètes diminuent au fil des générations et restent plus élevées parmi les femmes que parmi les hommes : ainsi à 45-49 ans, 47 % des hommes contre 75 % des femmes sont considérés comme analphabètes ; à 15-19 ans, ces proportions sont respectivement de 32 % et 53 %. 38 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés En comparant les tableaux 3.2.1 et 3.3.1, on remarque que la proportion de femmes qui ne savent pas du tout lire est supérieure à la proportion de celles qui n’ont jamais fréquenté l’école (62 % contre 53 %). Cette différence révèle qu’une partie non négligeable de la population féminine qui a fréquenté l’école ne l’a pas fait suffisamment au point de savoir lire et écrire, ou bien qu’après avoir quitté l’école, elle est redevenue analphabète en ayant oublié ce qu’elle avait appris. En rapprochant les tableaux 3.2.2 et 3.3.2, on observe le même phénomène chez les hommes puisque la proportion d’hommes qui ne savent pas du tout lire (39 %) est plus élevée que celle des hommes n’ayant jamais fréquenté l’école (34 %). Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage d'hommes alphabétisés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011- 2012 Caractéristique sociodémographique Niveau secondaire ou plus Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif d'hommes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêté/ Aveugle/ Malvoyant/ Manquant Groupe d'âges 15-24 49,5 11,3 5,8 33,0 0,4 100,0 66,6 1 740 15-19 49,9 11,4 6,3 31,6 0,8 100,0 67,6 873 20-24 49,2 11,2 5,2 34,4 0,1 100,0 65,5 867 25-29 33,2 18,4 6,1 41,7 0,5 100,0 57,8 774 30-34 31,3 19,3 7,8 41,6 0,0 100,0 58,4 734 35-39 36,5 20,8 4,5 38,1 0,0 100,0 61,8 553 40-44 29,1 20,6 4,2 45,9 0,3 100,0 53,8 462 45-49 32,8 14,5 4,2 47,0 1,5 100,0 51,6 374 Milieu de résidence Urbain 55,4 14,9 5,5 23,8 0,3 100,0 75,8 2 394 Rural 21,5 17,3 5,9 54,9 0,5 100,0 44,7 2 242 Région Centre 32,8 16,9 8,5 41,8 0,0 100,0 58,2 251 Centre-Est 41,9 16,6 4,0 37,1 0,5 100,0 62,4 128 Centre-Nord 37,1 15,8 6,9 39,5 0,7 100,0 59,9 314 Centre-Ouest 34,4 15,1 5,9 44,1 0,6 100,0 55,3 650 Nord 22,9 6,2 2,7 67,9 0,3 100,0 31,8 202 Nord-Est 27,3 13,5 6,4 52,6 0,1 100,0 47,2 177 Nord-Ouest 16,8 11,3 5,3 66,0 0,7 100,0 33,4 176 Ouest 25,7 18,6 5,2 50,2 0,3 100,0 49,5 534 Sud 45,1 14,8 4,9 34,4 0,8 100,0 64,8 681 Sud-Ouest 28,6 17,2 3,2 51,1 0,0 100,0 48,9 355 Ville d'Abidjan 56,6 18,5 6,9 17,8 0,2 100,0 82,0 1 170 Religion Musulmane 25,9 15,4 7,8 50,7 0,2 100,0 49,2 1 948 Catholique 57,0 17,0 3,8 21,8 0,5 100,0 77,8 830 Méthodiste 57,6 19,6 1,1 21,8 0,0 100,0 78,2 88 Evangélique 62,9 18,5 3,5 14,3 0,7 100,0 84,9 528 Autre religion chrétienne 44,4 20,2 4,6 30,2 0,7 100,0 69,1 276 Animiste ou sans religion 31,2 13,9 4,9 49,3 0,6 100,0 50,1 861 Autres religions/ND 52,4 12,7 6,0 28,4 0,6 100,0 71,1 105 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 12,8 15,8 6,1 65,1 0,2 100,0 34,7 886 Pauvre 25,2 22,6 6,1 45,6 0,6 100,0 53,9 794 Moyen 32,0 15,4 5,8 46,4 0,4 100,0 53,1 800 Riche 46,0 15,7 6,2 31,8 0,3 100,0 68,0 1 071 Le plus riche 68,7 12,3 4,5 13,8 0,7 100,0 85,6 1 086 Ensemble 15-49 39,0 16,1 5,7 38,8 0,4 100,0 60,8 4 636 50-59 26,4 15,8 3,2 52,9 1,6 100,0 45,5 499 Ensemble 15-59 37,8 16,0 5,5 40,2 0,6 100,0 59,3 5 135 1 C'est-à-dire les hommes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 39 Les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés varient sensiblement selon le milieu de résidence. En milieu urbain, 53 % des femmes et 76 % des hommes sont alphabétisés contre respectivement 21 % et 45 % en milieu rural (Graphique 3.1). Abidjan se distingue des autres villes par des taux d’alphabétisation plus élevés (60 % chez les femmes et 82 % chez les hommes). L’examen des résultats met également en évidence que les régions du Nord du pays enregistrent les proportions les plus faibles de personnes alphabétisées : le Nord (20 % des femmes et 32 % des hommes) et le Nord-Ouest (respectivement, 12 % et 33 %). On note enfin que la proportion de personnes alphabétisées augmente avec le niveau de bien-être du ménage. Le taux d’alphabétisation passe de 14 % chez les femmes vivant dans les ménages classé dans le quintile le plus pauvre à 66 % chez celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus riche. Cette proportion varie de 35 % chez les hommes des ménages les plus pauvres à 86 % chez ceux des ménages les plus riches. Graphique 3.1 Proportion d’alphabétisés parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans EDS-MICS 2011-2012 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS Les données relatives à l’exposition des femmes et des hommes aux médias sont particulièrement importantes pour la mise en place des programmes d’éducation et de diffusion d’informations dans tous les domaines, notamment la santé et la planification familiale. Précisons d’emblée, qu'il n'est pas nécessaire que le ménage possède une radio, un téléviseur ou achète un journal pour y avoir accès, de nombreuses personnes pouvant écouter la radio ou regarder la télévision chez des amis ou des voisins. Les tableaux 3.4.1 et 3.4.2 présentent les données sur l’exposition des femmes et des hommes aux médias. 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Le plus riche Riche Moyen Pauvre Le plus pauvre Quintile de bien-être économique Urbain Rural Milieu de résidence Côte d’Ivoire Homme Femme 40 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Les résultats montrent que les femmes sont moins exposées aux medias que les hommes. En effet, près de la moitié des femmes (46 %) ne sont exposées à aucun media contre 25 % des hommes. De tous les médias, la télévision est celui qui est le plus regardé : près de la moitié des femmes (48 %) et près de six hommes sur dix (59 %) ont déclaré regarder la télévision au moins une fois par semaine. La radio vient en seconde position : elle est écoutée au moins une fois par semaine par une femme sur quatre (26 %) et par plus de la moitié des hommes (53 %). On note également que les hommes ont déclaré plus fréquemment que les femmes qu’ils lisent des journaux : seulement 9 % des femmes contre 19 % des hommes ont déclaré lire un journal au moins une fois par semaine. Les proportions de ceux et celles qui ont été exposés à la fois aux trois médias sont très faibles : seulement 6 % des femmes et 14 % des hommes. Tableau 3.4.1 Exposition aux média: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011- 2012 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 10,1 56,4 23,6 4,9 37,8 2 023 20-24 12,4 52,1 26,9 7,9 42,0 1 953 25-29 10,7 48,5 28,5 6,8 43,9 1 922 30-34 7,1 44,0 27,0 4,9 48,9 1 508 35-39 6,7 41,7 24,8 4,4 50,3 1 129 40-44 7,5 37,7 22,6 4,9 55,0 852 45-49 3,6 34,4 25,4 2,6 55,0 672 Milieu de résidence Urbain 15,7 69,1 34,3 10,1 25,0 5 170 Rural 2,2 24,6 16,8 0,9 67,0 4 890 Région Centre 8,2 49,1 30,8 5,5 42,2 636 Centre-Est 8,3 41,3 31,9 4,4 46,1 250 Centre-Nord 5,9 50,0 16,3 4,0 47,1 751 Centre-Ouest 7,3 36,2 21,8 4,0 56,6 1 379 Nord 5,0 27,6 22,4 2,9 65,0 506 Nord-Est 5,4 32,6 28,1 3,4 56,2 392 Nord-Ouest 1,2 18,2 10,7 0,6 77,3 426 Ouest 2,4 32,3 15,5 0,9 60,7 1 069 Sud 6,9 46,3 24,9 4,1 45,4 1 392 Sud-Ouest 4,3 37,1 17,6 2,1 56,6 819 Ville d'Abidjan 20,3 75,8 39,9 13,1 17,7 2 440 Niveau d'instruction Aucun 0,1 34,3 16,2 0,1 60,1 5 351 Primaire 7,4 51,0 27,9 3,7 40,3 2 552 Secondaire et plus 33,7 76,0 47,3 21,6 15,1 2 157 Religion Musulmane 6,4 50,6 23,1 4,2 44,5 4 044 Catholique 16,1 55,2 34,5 10,1 35,7 1 947 Méthodiste 10,0 43,7 28,7 7,6 49,2 249 Evangélique 12,7 49,8 27,9 7,4 41,9 1 946 Autre religion chrétienne 8,9 44,8 30,0 4,1 44,9 455 Animiste ou sans religion 2,1 23,8 15,5 1,3 68,8 1 283 Autres religions/ND 5,7 50,4 32,3 3,1 37,3 137 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 0,9 12,4 11,3 0,3 79,8 1 727 Pauvre 2,4 29,2 19,1 1,1 61,4 1 780 Moyen 6,1 36,2 20,0 3,4 56,2 1 910 Riche 9,9 63,5 32,8 5,5 30,2 2 123 Le plus riche 21,4 79,6 39,1 14,2 15,3 2 520 Ensemble 9,2 47,5 25,8 5,6 45,5 10 060 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 41 Tableau 3.4.2 Exposition aux média: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011- 2012 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 14,4 63,5 37,5 10,0 27,5 873 20-24 20,5 64,4 50,5 16,8 23,8 867 25-29 18,3 56,0 51,4 13,7 26,4 774 30-34 19,6 58,1 57,3 15,2 24,4 734 35-39 24,9 60,1 64,6 17,5 20,3 553 40-44 21,1 52,0 62,7 17,2 25,4 462 45-49 15,4 46,7 60,5 9,6 29,8 374 Milieu de résidence Urbain 29,2 78,6 57,1 22,7 13,4 2 394 Rural 8,2 37,3 48,6 5,3 37,9 2 242 Région Centre 4,4 38,5 27,2 2,4 43,4 251 Centre-Est 22,1 60,6 69,5 15,1 14,3 128 Centre-Nord 5,6 51,2 39,7 4,9 36,2 314 Centre-Ouest 23,0 56,8 64,9 19,2 23,3 650 Nord 7,9 38,8 49,5 6,5 40,9 202 Nord-Est 6,6 42,6 38,5 4,1 39,7 177 Nord-Ouest 5,7 39,1 41,0 4,2 42,1 176 Ouest 4,2 46,5 52,8 2,5 30,4 534 Sud 19,4 59,4 56,2 13,2 21,8 681 Sud-Ouest 9,5 40,0 41,1 6,2 41,3 355 Ville d'Abidjan 38,4 85,4 60,0 29,4 8,0 1 170 Niveau d'instruction Aucun 1,6 41,5 41,9 1,1 40,0 1 591 Primaire 12,3 53,6 51,2 8,8 27,3 1 238 Secondaire et plus 39,0 77,2 63,9 29,7 10,9 1 808 Religion Musulmane 14,7 60,8 50,7 10,9 25,0 1 948 Catholique 27,0 66,0 58,7 19,8 18,3 830 Méthodiste 31,2 66,5 57,0 26,4 17,8 88 Evangélique 32,2 72,9 62,9 26,7 12,6 528 Autre religion chrétienne 20,1 50,6 60,7 13,3 22,9 276 Animiste ou sans religion 10,4 39,9 44,5 7,3 40,3 861 Autres religions/ND 26,3 57,4 46,3 21,9 37,1 105 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 4,3 22,8 43,7 2,6 47,7 886 Pauvre 11,3 45,6 53,1 7,5 31,8 794 Moyen 10,3 45,2 45,7 6,0 32,8 800 Riche 22,5 79,2 56,8 17,9 13,8 1 071 Le plus riche 39,6 87,0 61,9 31,3 7,9 1 086 Ensemble 15-49 19,0 58,6 53,0 14,3 25,2 4 636 50-59 18,0 45,6 58,8 12,9 29,9 499 Ensemble 15-59 18,9 57,4 53,5 14,2 25,7 5 135 Les résultats selon l’âge montrent que les jeunes femmes sont plus exposées aux médias que les femmes les plus âgées. En effet, les proportions de femmes qui ne sont exposées à aucun média varient de 38 % chez celles de 15-19 ans à 55 % chez les femmes de 45-49 ans. Chez les hommes, aucune tendance générale ne se dégage. En milieu rural, les femmes qui ne sont exposées à aucun média sont proportionnellement plus nombreuses qu’en milieu urbain (67 % contre 25 %). Chez les hommes, on aussi observe des écarts importantes d’exposition aux médias, la proportion de ceux qui n’ont accès à aucun média variant de 38 % en rural à 13 % en urbain. 42 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Les résultats selon la région mettent également en évidence des disparités : la proportion de femmes n’ayant accès à aucun média est faible dans la ville d’Abidjan (18 %). Elle est, par contre, très élevée dans les régions du Nord-Ouest (77 %), du Nord (65 %) et de l’Ouest (61 %). Chez les hommes, la proportion de ceux n’ayant aucun accès aux médias varie d’un minimum de 8 % à Abidjan à un maximum de 43 % dans la région du Centre. En outre, le niveau d’instruction semble influencer de manière significative le niveau d’exposition aux médias. Que ce soit chez les femmes que chez les hommes, l’exposition aux trois médias augmente considérablement avec le niveau d’instruction : de 4 % à 22 % chez les femmes et de 9 % à 30 % chez les hommes lorsqu’on passe du niveau primaire au niveau secondaire ou plus. Par ailleurs, il convient de relever que 60 % des femmes et 40 % des hommes sans niveau d’instruction ne sont exposés à aucun média. De même que pour le niveau d’instruction, on note une relation positive entre le niveau de bien-être du ménage et l’exposition aux médias. Les hommes et les femmes vivant dans les ménages les plus riches sont les plus fréquemment exposés aux trois médias (14 % des femmes et 31 % des hommes, contre seulement moins de 1 % des femmes et 3 % des hommes vivant dans les ménages les plus pauvres). 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Lors de l’EDS-MICS 2011-2012, des questions relatives à l’emploi ont été posées aux hommes et aux femmes. Etaient considérés comme ayant un travail, les hommes et les femmes qui ont déclaré avoir eu au cours des douze mois précédant l’enquête, une activité rémunérée ou non, indépendamment du secteur d’activité. Les résultats sont présentés dans les tableaux 3.5.1 et 3.5.2. Dans l’ensemble, près de trois femmes sur dix (29 %) n’ont pas travaillé au cours des 12 derniers mois ayant précédé l’enquête ; une faible proportion (4 %) ne travaillait pas au moment de l’enquête mais avait eu une activité au cours des 12 derniers mois. À l’opposé, deux tiers des femmes (67 %) exerçaient une activité au moment de l’enquête (graphique 3.2). Graphique 3.2 Emploi des femmes au cours des 12 mois précédant l’enquête Travaille actuellement 67% Ne travaille pas actuellement mais l'a fait au cours de 12 mois ayant précédé l'enquête 4% Ne travaille pas actuellement 29% EDS-MICS 2011-2012 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 43 Le pourcentage de femmes qui travaillaient au moment de l’enquête augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 45 % à 15-19 ans à un maximum de 82 % à 45-49 ans. Selon l’état matrimonial, les résultats montrent que les femmes en rupture d’union (76 %) et celles en union (73 %) étaient proportionnellement plus nombreuses à travailler au moment de l’enquête par rapport aux femmes célibataires (53 %). Par ailleurs, on note que le nombre d’enfants influencerait également l’activité des femmes. En effet plus le nombre d’enfants augmente, plus la proportion de femmes exerçant une activité augmente: de 52 % quand celles-ci n’ont pas d’enfant, la proportion passe à 79 % quand elles en ont 5 ou plus. Les données selon le milieu de résidence montrent que la proportion de femmes qui travaillaient au moment de l’enquête est la plus élevée en milieu rural (72 %) qu’en milieu urbain (62 %). Selon la région, la proportion de femmes ayant une activité varie de 63 % dans le Sud-Ouest et la ville d’Abidjan à un maximum de 76 % au Centre-Est. Selon le niveau d’instruction, les femmes sans niveau d’instruction (73 %) et celles ayant un niveau primaire (71 %) sont proportionnellement plus nombreuses à exercer une activité que celles ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (48 %). De même, les femmes des ménages pauvres (74 %) et celles des plus pauvres (73 %) sont proportionnellement plus nombreuses à avoir une activité que celles des ménages les plus riches (60 %). 44 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du fait qu'elles travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011-2012 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total Effectif de femmes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d'âges 15-19 45,2 3,8 50,9 100,0 2 023 20-24 60,2 5,5 34,1 100,0 1 953 25-29 71,0 3,9 25,1 100,0 1 922 30-34 76,1 3,7 20,1 100,0 1 508 35-39 80,1 2,7 17,1 100,0 1 129 40-44 80,7 2,7 16,6 100,0 852 45-49 82,1 4,1 13,7 100,0 672 État matrimonial Célibataire 53,3 4,4 42,1 100,0 3 038 En union 72,7 3,5 23,8 100,0 6 309 En rupture d'union 75,6 6,2 18,2 100,0 713 Nombre d'enfants vivants 0 51,5 4,8 43,6 100,0 2 818 1-2 68,2 3,8 28,0 100,0 3 283 3-4 75,4 3,6 21,0 100,0 2 145 5+ 79,4 3,4 17,1 100,0 1 814 Milieu de résidence Urbain 62,3 4,4 33,2 100,0 5 170 Rural 72,1 3,4 24,4 100,0 4 890 Région Centre 71,0 3,8 25,1 100,0 636 Centre-Est 76,0 2,3 21,6 100,0 250 Centre-Nord 65,5 0,6 33,9 100,0 751 Centre-Ouest 69,0 1,8 29,2 100,0 1 379 Nord 67,3 5,7 27,0 100,0 506 Nord-Est 72,8 1,3 25,9 100,0 392 Nord-Ouest 69,1 3,8 27,1 100,0 426 Ouest 65,4 8,2 26,4 100,0 1 069 Sud 71,0 2,0 27,0 100,0 1 392 Sud-Ouest 63,1 2,3 34,4 100,0 819 Ville d'Abidjan 63,1 6,3 30,6 100,0 2 440 Niveau d'instruction Aucun 73,2 3,5 23,3 100,0 5 351 Primaire 70,6 3,7 25,7 100,0 2 552 Secondaire et plus 47,8 5,4 46,7 100,0 2 157 Religion Musulmane 67,8 3,9 28,4 100,0 4 044 Catholique 65,6 4,1 30,3 100,0 1 947 Méthodiste 65,9 3,1 31,1 100,0 249 Evangélique 65,9 3,8 30,2 100,0 1 946 Autre religion chrétienne 62,6 5,6 31,8 100,0 455 Animiste ou sans religion 71,2 3,3 25,3 100,0 1 283 Autres religions/ND 65,0 7,4 27,4 100,0 137 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 72,8 3,9 23,1 100,0 1 727 Pauvre 73,7 2,8 23,5 100,0 1 780 Moyen 68,1 3,2 28,6 100,0 1 910 Riche 64,9 4,7 30,5 100,0 2 123 Le plus riche 59,5 4,8 35,6 100,0 2 520 Ensemble 67,1 4,0 28,9 100,0 10 060 1 "Travaille actuellement" concerne les femmes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris celles qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absentes parce qu'elles étaient en congé, malades, en vacances ou pour d'autres raisons. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 45 Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du fait qu'ils travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Côte d’Ivoire 2011- 2012 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total Effectif d'hommes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d'âges 15-19 50,3 4,5 45,1 100,0 873 20-24 73,6 4,2 22,2 100,0 867 25-29 89,1 4,8 6,0 100,0 774 30-34 95,7 2,2 1,8 100,0 734 35-39 95,9 1,4 2,6 100,0 553 40-44 98,5 0,7 0,8 100,0 462 45-49 96,0 2,4 1,6 100,0 374 État matrimonial Célibataire 65,9 4,7 29,4 100,0 2 176 En union 97,0 1,9 1,0 100,0 2 251 En rupture d'union 93,3 1,9 4,8 100,0 208 Nombre d'enfants vivants 0 67,0 4,7 28,2 100,0 2 208 1-2 95,3 1,8 3,0 100,0 1 130 3-4 96,3 1,5 1,9 100,0 703 5+ 97,3 2,6 0,1 100,0 596 Milieu de résidence Urbain 72,5 4,4 23,1 100,0 2 394 Rural 92,7 2,0 5,2 100,0 2 242 Région Centre 80,2 3,7 16,1 100,0 251 Centre-Est 82,4 2,9 14,7 100,0 128 Centre-Nord 76,0 0,4 23,5 100,0 314 Centre-Ouest 82,8 2,6 14,6 100,0 650 Nord 89,4 1,6 9,0 100,0 202 Nord-Est 83,9 1,3 14,8 100,0 177 Nord-Ouest 90,1 1,1 8,8 100,0 176 Ouest 88,1 1,2 10,4 100,0 534 Sud 81,7 4,6 13,7 100,0 681 Sud-Ouest 91,8 0,4 7,8 100,0 355 Ville d'Abidjan 76,1 6,2 17,7 100,0 1 170 Niveau d'instruction Aucun 96,5 1,8 1,6 100,0 1 591 Primaire 89,7 3,7 6,6 100,0 1 238 Secondaire et plus 64,5 4,2 31,1 100,0 1 808 Religion Musulmane 87,1 3,3 9,6 100,0 1 948 Catholique 75,1 3,2 21,4 100,0 830 Méthodiste 82,7 0,2 17,1 100,0 88 Evangélique 75,2 3,4 21,4 100,0 528 Autre religion chrétienne 80,8 1,4 17,9 100,0 276 Animiste ou sans religion 83,6 4,0 12,3 100,0 861 Autres religions/ND 76,9 3,1 20,0 100,0 105 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 94,6 2,5 2,8 100,0 886 Pauvre 91,8 1,5 6,7 100,0 794 Moyen 78,2 3,5 18,2 100,0 800 Riche 79,8 4,8 15,2 100,0 1 071 Le plus riche 70,5 3,4 26,2 100,0 1 086 Ensemble 15-49 82,2 3,2 14,5 100,0 4 636 50-59 94,1 1,7 4,1 100,0 499 Ensemble 15-59 83,4 3,1 13,5 100,0 5 135 1 "Travaille actuellement" concerne les hommes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris ceux qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absents parce qu'ils étaient en congé, malades, en vacances ou pour d'autres raisons. 46 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Les résultats concernant les hommes montrent que 82 % d’entre eux exerçaient une activité quelconque au moment de l’enquête. Comme chez les femmes, mais de manière plus irrégulière, le pourcentage d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête augmente avec l’âge, passant de 50 % à 15-19 ans

View the publication

You are currently offline. Some pages or content may fail to load.