Côte d'Ivoire - Demographic and Health Survey - 2001

Publication date: 2001

1998-1999Enquête Démographiqueet de Santé C ô te d’Ivo ire 1998-1999 Côte d’Ivoire Enquête D ém ographique et de Santé INDICATEURS DU SOMMET MONDIAL POUR LES ENFANTS__________________________________________________________________________________________ INDICATEURS DE BASE__________________________________________________________________________________________ Mortalité infantile Quotient de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112 Quotient de mortalité infanto-juvénile (pour 1 000 naissances vivantes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 Malnutrition des enfants Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans accusant un retard de croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans présentant une insuffisance pondérale . . . . . . . . . . . . . 21 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans émaciés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Accès à des installations sanitaires d'évacuation des excréments Pourcentage de ménages disposant de chasse d'eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Éducation de base Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant achevé l'école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Pourcentage d'hommes de 15-59 ans ayant achevé l'école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Pourcentage de filles de 6-12 ans fréquentant l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Pourcentage de garçons de 6-12 ans fréquentant l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Pourcentage de femmes de 15-49 ans alphabétisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 _______________________________________________________________________________________________________________ INDICATEURS DE SUPPORT _______________________________________________________________________________________________________________ Santé des femmes Espacement des naissances Pourcentage de naissances à moins de 24 mois de la naissance précédente . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Maternité sans risque Pourcentage de naissances dont la mère a bénéficié de consultation prénatale auprès de professionnels de la santé1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 Pourcentage de naissances dont la mère a bénéficié de consultation prénatale au cours du premier trimestre de grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Pourcentage de naissances dont la mère a été assistée par des professionnels de la santé2 au cours de l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Pourcentage de naissances ayant lieu en établissement sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Pourcentage de naissances à hauts risques3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Planification familiale Taux de prévalence contraceptive (femmes en union, en pour cent) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Pourcentage de femmes en union ayant des besoins non-satisfaits en matière de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Nutrition Nutrition des femmes de 15-49 ans Pourcentage de femmes de 15-49 ans avec un faible Indice de Masse Corporelle . . . . . . . . . . . . 8 Faible poids à la naissance Pourcentage naissances de faible poids à la naissance4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Allaitement Pourcentage d'enfants de moins de 4 mois qui sont exclusivement allaités . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Santé de l'enfant Vaccinations Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans dont la mère a reçu, au moins, une vaccination antitétanique pendant la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant été vaccinés contre la rougeole . . . . . . . . . . . . . . . . 66 Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant été complètement vaccinés (non compris la fièvre jaune) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Contrôle de la diarrhée Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans ayant eu la diarrhée durant les 2 dernières semaines et qui ont bénéficié d'une Thérapie de Réhydratation par voie Orale (TRO) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Infections respiratoires aiguës Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans ayant eu une infection respiratoire aiguë durant les 2 dernières semaines et qui ont été vu par du personnel médical . . . . . . . . . . . . 35 _______________________________________________________________________________________________________________ 1 Auprès d’un « Médecin », « Sage-femme », « Infirmière ». 2 Par un « Médecin », « Sage-femme », « Infirmière ». 3 Pour la définition des naissances à hauts risques, voir ci-après le tableau 9.4. 4 Voir les explications relatives au tableau 7.6. République de Côte d’Ivoire Enquête Démographique et de Santé Côte d’Ivoire 1998-1999 Décembre 2001 Institut National de la Statistique Abidjan, Côte d’Ivoire ORC Macro Calverton, Maryland USA Les personnes suivantes ont participé à l’analyse des données de l’EDSCI-II et à la rédaction de ce rapport : Lucien Kouassi Grâce Assi Gora Mboup Bernard Barrère El Arbi Housni Monique Barrère Ce rapport présente les principaux résultats de la 2è Enquête Démographique et de Santé (EDSCI-II) réalisée en Côte d’Ivoire en 1998-1999 par l’Institut National de la Statistique. L'enquête a bénéficié de l’appui financier de l’Agence des États Unis pour le Développement International (USAID), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et de Tulane University, par l’intermédiaire du projet Santé Familiale et Prévention du Sida (SFPS). L'assistance technique a été fournie par ORC Macro. L'EDSCI-II fait partie du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys - DHS) dont l'objectif est de collecter, d'analyser et diffuser des données démographiques portant en particulier sur la fécondité, la planification familiale et la santé de la mère et de l'enfant. Des informations comp lémentaires sur l'ED SCI-II peuvent être obtenues auprès de l’Institut National de la Statistique, B.P. V 55, Abidjan 01 , Côte d’Ivoire (Téléphone (225) 20 21 05 38; Fax (225) 20 21 63 27; e-mail : statistique@aviso.ci). Concernant le programm e DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de ORC M acro International, 11785 Beltsville Drive, Calverton, MD 20705, USA (Téléphone 301-572-0200; Télex 198116; Fax 301-572- 0999; e-mail : reports@macroint.com; Internet : http://www.measuredhs.com/). Citation recommandée: Institut National de la Statistique [Côte d’Ivoire] et ORC Macro. 2001. Enquête Démographique et de Santé, Côte d’Ivoire 1998-1999. Calverton, Maryland USA : Institut National de la Statistique et ORC Macro. Table de matières * iii TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux et des graphiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . vii Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xii Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xv Sigles et abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xvii Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xix Carte de Côte d’Ivoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xiv CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS 1.1.1 Géographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.1.2 Histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1.1.3 Économie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.1.4 Population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.1.5 Situation Sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 1.1.6 Politique de population et de santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L'ENQUÊTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1.2.1 Cadre institutionnel et objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1.2.2 Questionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 1.2.3 Échantillonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 1.2.4 Recrutement, formation et collecte des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 1.2.5 Exploitation des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES ENQUÊTÉS 2.1 ENQUÊTE MÉNAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 2.1.1 Structure par sexe et par âge de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 2.1.2 Taille et composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 2.1.3 Niveau d'instruction de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 2.1.4 Caractéristiques des logements et biens possédés par le ménage . . . . . . . 19 2.1.5 Biens possédés par le ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 2.2 ENQUÊTE INDIVIDUELLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 2.2.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . 22 2.2.2 Caractéristiques des couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 2.2.3 Accès aux média . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 2.2.4 Activité économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 iv * Table de matières Page CHAPITRE 3 FÉCONDITÉ 3.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET VARIATION DIFFÉRENTIELLE . . . . . . . . . . 34 3.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 3.3 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 3.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 3.5 ÂGE A LA PREMIÈRE NAISSANCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 3.6 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 CHAPITRE 4 PLANIFICATION FAMILIALE 4.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 4.2 UTILISATION DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 4.3 NOMBRE D'ENFANTS À LA PREMIÈRE UTILISATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 4.4 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 4.5 EFFET CONTRACEPTIF DE L’ALLAITEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 4.6 SOURCE D'APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . 64 4.7 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 4.8 SOURCES D'INFORMATION SUR LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 4.9 OPINIONS ET ATTITUDES VIS-À-VIS DE LA PLANIFICATION FAMILIALE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 CHAPITRE 5 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 5.1 ÉTAT MATRIMONIAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 5.2 POLYGAMIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 5.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION ET ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 5.3.1 Âge à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 5.3.2 Âge aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 5.4 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 6.1 DÉSIR D'AVOIR DES ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87 6.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE . . . . . . . . . . . . . . . 91 6.3 NOMBRE TOTAL D'ENFANTS DÉSIRÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 6.4 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 Table de matières * v Page CHAPITRE 7 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT 7.1 SOINS PRÉNATALS ET ACCOUCHEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 7.1.1 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 7.1.2 Accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102 7.1.3 Tendances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106 7.2 VACCINATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 7.2.1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 7.2.2 Résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 7.2.3 Tendances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 7.3 MALADIES DES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 7.3.1 Infections respiratoires et fièvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112 7.3.2 Diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 CHAPITRE 8 PRATIQUES D’ALIMENTATION ET ÉTATNUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES 8.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . . . . . . . . . . . . . . . 119 8.2 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . . . . . . . . 124 8.2.1 Indices de l'état nutritionnel des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 8.2.2 Niveaux de l'état nutritionnel des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 8.3 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 CHAPITRE 9 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS 9.1 MÉTHODOLOGIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 9.2 NIVEAUX ET TENDANCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 9.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES À HAUTS RISQUES . . . . . . . 135 CHAPITRE 10 EXCISION 10.1 CONNAISSANCE ET PRÉVALENCE DE L'EXCISION PARMI LES FEMMES ENQUÊTÉES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143 10.2 PRATIQUE DE L'EXCISION PARMI LES FILLES DES FEMMES ENQUÊTÉES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 10.3 OPINION DES FEMMES CONCERNANT L'EXCISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151 10.4 CONNAISSANCE ET OPINION DES HOMMES CONCERNANT L'EXCISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158 vi * Table de matières Page CHAPITRE 11 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ET SIDA 11.1 COMPORTEMENT SEXUEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 11.1.1 Nombre de partenaires sexuelles femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 11.1.2 Nombre de partenaires sexuelles des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165 11.1.3 Rapports sexuels et gratifications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 11.1.4 Dernière partenaire sexuelle des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168 11.2 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 11.2.1 Connaissance des IST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 11.2.2 Épisodes déclarés d’IST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 11.2.3 Comportement face aux IST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 11.3 CONNAISSANCE, PERCEPTION DU RISQUE ET PRÉVENTION DU SIDA 11.3.1 Connaissance du sida et sources d'information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174 11.3.2 Connaissance des moyens d’éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . 177 11.3.3 Perception du sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 11.3.3 Perception du risque de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184 11.3.4 Raisons de la perception des risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 11.3.5 Changement de comportement pour éviter de contracter le sida . . . . . . . 188 11.4 CONNAISSANCE ET UTILISATION DU CONDOM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191 11.4.1 Connaissance du condom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191 11.4.2 Utilisation du condom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192 RÉFÉRENCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . . . . 217 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSCI-II 1998-1999 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 223 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 227 Liste de tableaux et des graphiques * vii LISTE DE TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Page CHAPITRE 1 PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU PAYS ET MÉTHOLODOGIE DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base d’après le RGPH de 1988 et le RGPH de 1998 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Tableau 1.2 Taille et couverture de l’échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES ENQUÊTÉS Tableau 2.1 Population des ménages par âge et sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Tableau 2.2 Population (de droit) par âge selon différentes sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Tableau 2.3 Composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Tableau 2.4.1 Niveau d’instruction de la population des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Tableau 2.4.2 Niveau d’instruction de la population des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Tableau 2.5 Taux de scolarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Tableau 2.6 Caractéristiques des logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 Tableau 2.7 Biens durables possédés par le ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Tableau 2.8 Caractéristiques socio-démographiques des enquêté(e)s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Tableau 2.9 Niveau d’instruction des femmes et des hommes enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Tableau 2.10 Fréquentation scolaire et raisons de l’abandon de l’école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Tableau 2.11 Caractéristiques différentielles des couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Tableau 2.12 Accès aux média . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Tableau 2.13 Emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Tableau 2.14 Occupation des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Tableau 2.15 Occupation des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Graphique 2.2 Taux de scolarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Graphique 2.3 Caractéristiques des logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Graphique 2.4 État matrimonial (femmes de 15-49 ans et hommes de 15-59 ans) . . . . . . . . . . . . . 24 CHAPITRE 3 FÉCONDITÉ Tableau 3.1 Fécondité actuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 Tableau 3.2 Fécondité par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Tableau 3.3 Fécondité selon différentes sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Tableau 3.4 Tendances de la fécondité par âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Tableau 3.5 Tendances de la fécondité par durée de l’union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Tableau 3.6.1 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Tableau 3.6.2 Enfants nés vivants et enfants survivants des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Tableau 3.7 Intervalle intergénésique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Tableau 3.8 Âge à la première naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Tableau 3.9 Âge médian à la première naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 viii * Liste de tableaux et des graphiques Page Tableau 3.10 Fécondité des adolescentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 Graphique 3.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . 35 Graphique 3.2 Indice Synthétique de Fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans . . . . . . . . . . . 36 Graphique 3.3 Fécondité par âge selon l'EIF 1980-81, l’EDSCI-I 1994 et l’EDSCI-II 1998-99 . . 38 Graphique 3.4 Tendance de la fécondité par âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Graphique 3.5 Tendances de l’ISF pour les femmes de 15-34 ans, selon l’EDSCI-II 1994 et l’EDSCI-II 1998-99 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Graphique 3.6 Proportion d’adolescentes ayant commencé leur vie féconde selon l’EDSCI-I (1994) et l’EDSCI-II (1998-99) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 CHAPITRE 4 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 4.1 Connaissance des méthodes contraceptives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Tableau 4.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Tableau 4.3 Connaissance des méthodes contraceptives par les couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Tableau 4.4 Utilisation de la contraception à un moment quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Tableau 4.5 Utilisation actuelle de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 Tableau 4.6 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques socio-démographiques (femmes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 Tableau 4.7 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques socio-démographiques (hommes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Tableau 4.8 Nombre d’enfants à la première utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . 61 Tableau 4.9 Connaissance de la période féconde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 Tableau 4.10 Effet contraceptif de l’allaitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Tableau 4.11 Source d’approvisionnement en contraceptifs modernes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Tableau 4.12 Utilisation future de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 Tableau 4.13 Raison de non utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Tableau 4.14 Messages sur la panification familiale diffusés à la radio et à la télévision . . . . . . 69 Tableau 4.15 Messages par écrit sur la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 Tableau 4.16 Approbation de l’utilisation de la radio et de la télévision pour la diffusion de messages sur la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 Tableau 4.17 Discussion sur la planification familiale avec le conjoint . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 Graphique 4.1 Connaissance des méthodes contraceptives par l’ensemble des femmes et des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Graphique 4.2 Connaissance de la contraception moderne par les femmes, EDSCI-I 1994 et EDSCI-II 1998-99 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Graphique 4.3 Prévalence de la contraception (ensemble des femmes et des hommes) . . . . . . . . . 56 Graphique 4.4 Prévalence de la contraception EDSCI-I 1994 et EDSCI-II 1998-99 (ensemble des femmes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 Graphique 4.5 Intention d'utiliser la contraception par les femmes et les hommes actuellement en union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 Graphique 4.6 Intention d'utiliser la contraception par les femmes en union (EDSCI-I 1994 et EDSCI-II 1998-99) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 Liste de tableaux et des graphiques * ix Page CHAPITRE 5 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Tableau 5.1 État matrimonial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 Tableau 5.2 Nombre d’épouses et de co-épouses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Tableau 5.3 Âge à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Tableau 5.4 Âge médian à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Tableau 5.5 Âge aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 Tableau 5.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Tableau 5.7 Activité sexuelle récente des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 Tableau 5.8 Activité sexuelle récente des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 Tableau 5.9 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 Tableau 5.10 Durée médiane de l’insusceptibilité post-partum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 Graphique 5.1 Proportion de femmes et d’hommes célibataires selon l’âge . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 Graphique 5.2 Proportion de femmes célibataires par âge selon différentes sources . . . . . . . . . . . 75 Graphique 5.3 Proportion de femmes en union polygame parmi les femmes de 15-49 ans en union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 Graphique 5.4 Âge médian des femmes et des hommes à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Graphique 5.5 Âges médians des femmes à la première union et aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité selon le nombre d’enfants vivants . . . . . . . . . 86 Tableau 6.2 Préférences en matière de fécondité selon l’âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Tableau 6.3 Désir de limiter les naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90 Tableau 6.4 Besoins en matière de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 Tableau 6.5 Nombre idéal d’enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Tableau 6.6 Nombre idéal d’enfants par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . 95 Tableau 6.7 Planification de la fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 Tableau 6.8 Taux de fécondité désirée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 Graphique 6.1 Désir d'enfants supplémentaires des femmes en union, selon le nombre d'enfants vivants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Graphique 6.2 Nombre idéal d'enfants pour les femmes et les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 Graphique 6.3 Indice Synthétique de Fécondité et Indice Synthétique de Fécondité Désirée . . . . 98 CHAPITRE 7 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT Tableau 7.1 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 Tableau 7.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 Tableau 7.3 Vaccination antitétanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102 Tableau 7.4 Lieu de l’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103 Tableau 7.5 Assistance lors de l’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104 Tableau 7.6 Caractéristiques de l’accouchement : césarienne, poids et grosseur à la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 x * Liste de tableaux et des graphiques Page Tableau 7.7 Vaccinations selon les sources d’information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 Tableau 7.8 Vaccinations selon les caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . 109 Tableau 7.9 Vaccinations avant l’âge de 12 mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 Tableau 7.10 Prévalence et traitement des infections respiratoires aiguës et de la fièvre . . . . . . 112 Tableau 7.11 Prévalence de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114 Tableau 7.12 Connaissance du traitement de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 Tableau 7.13 Traitement de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 Graphique 7.1 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans pour lesquels la mère a bénéficié de soins prénatals pendant la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 Graphique 7.2 Soins prénatals et conditions d’accouchement (naissances des cinq dernières années) EDSCI-I 1991 et EDSCI-II 1998-99 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106 Graphique 7.3 Vaccinations des enfants de 12-23 mois selon le type de vaccin et la source d’information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 Graphique 7.4 Pourcentage d'enfants de 12-23 mois complètement vaccinés, EDSCI-I 1994 et EDSCI-II 1998-99 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110 Graphique 7.5 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans et utilisation de la TRO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 Graphique 7.6 Alimentation des enfants ayant la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 CHAPITRE 8 PRATIQUES D’ALIMENTATION ET ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES Tableau 8.1 Allaitement initial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 Tableau 8.2 Type d’allaitement selon l’âge de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 Tableau 8.3 Durée médiane et fréquence de l’allaitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 Tableau 8.4 Type d’aliments selon l’âge de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 Tableau 8.5 État nutritionnel des enfants par caractéristiques démographiques . . . . . . . . . . . . 126 Tableau 8.6 Indicateurs anthropométriques de l’état nutritionnel des femmes . . . . . . . . . . . . . 130 Tableau 8.7 Indicateurs anthropométriques des femmes selon les caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 Graphique 8.1 Pratique de l’allaitement chez les enfants de moins de 3 ans . . . . . . . . . . . . . . . . 122 Graphique 8.2 État nutritionnel des enfants de moins de 3 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127 Graphique 8.3 Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans présentant un retard de croissance . . . . 128 CHAPITRE 9 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Tableau 9.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 Tableau 9.2 Mortalité des enfants par caractéristiques de la mère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 Tableau 9.3 Mortalité des enfants par caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137 Tableau 9.4 Comportement procréateur à hauts risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 Graphique 9.1 Tendances de la mortalité infantile et juvénile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 Graphique 9.2 Mortalité infantile et mortalité juvénile selon les caractéristiques de la mère . . . . 136 Graphique 9.3 Mortalité infantile et comportement en matière de procréation . . . . . . . . . . . . . . . 137 Liste de tableaux et des graphiques * xi Page CHAPITRE 10 EXCISION Tableau 10.1 Connaissance et pratique de l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144 Tableau 10.2 Âge des enquêtées à l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146 Tableau 10.3 Femmes enquêtées selon que leur fille est excisée ou non . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148 Tableau 10.4 Pratique de l’excision parmi les filles aînées des femmes enquêtées . . . . . . . . . . 149 Tableau 10.5 Âge des filles aînées à l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151 Tableau 10.6 Opinions des femmes sur la pratique de l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152 Tableau 10.7 Opinions des femmes sur la pratique de l’excision selon certaines caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153 Tableau 10.8 Raisons pour lesquelles la pratique de l’excision devrait être maintenue (femmes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 Tableau 10.9 Raisons pour lesquelles la pratique de l’excision devrait être maintenue (hommes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 Tableau 10.10 Connaissance et opinions des hommes concernant la pratique de l’excision . . . . 159 Tableau 10.11 Raisons pour lesquelles la pratique de l’excision devrait être maintenue (selon les hommes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160 Tableau 10.12 Raisons pour lesquelles la pratique de l’excision devrait être abandonnée (selon les hommes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161 Graphique 10.1 Proportion de femmes excisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 Graphique 10.2 Proportion de femmes favorables à la continuation de la pratique de l’excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154 Graphique 10.3 Raisons pour lesquelles la pratique de l’excision devrait être maintenue . . . . . . . 156 Graphique 10.4 Raisons pour lesquelles la pratique de l’excision devrait être abandonée . . . . . . . 158 CHAPITRE 11 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ET SIDA Tableau 11.1.1 Nombre de partenaires sexuels : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164 Tableau 11.1.2 Nombre de partenaires sexuelles : hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166 Tableau 11.2 Paiement pour rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 Tableau 11.3 Dernière personne avec laquelle les hommes ont eu des rapports sexuels . . . . . . 169 Tableau 11.4 Connaissance des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) . . . . . . . . . . . . . 171 Tableau 11.5 Infections Sexuellement Transmissibles (IST) au cours des 12 derniers mois . . . 172 Tableau 11.6 Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et comportement . . . . . . . . . . . . . 173 Tableau 11.7.1 Connaissance du sida par les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175 Tableau 11.7.2 Connaissance du sida par les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176 Tableau 11.8.1 Connaissance par les femmes des moyens d’éviter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . 178 Tableau 11.8.2 Connaissance par les hommes des moyens d’éviter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 Tableau 11.9.1 Perception du sida par les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182 Tableau 11.9.2 Perception du sida par les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 Tableau 11.10 Perception du risque de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184 Tableau 11.11 Perception du risque de contracter le sida par les couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 Tableau 11.12 Raisons selon lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme nuls/minimes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187 Tableau 11.13 Raisons selon lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme modérés/importants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 188 Tableau 11.14.1 Comportement des femmes pour éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . 189 xii * Liste de tableaux et des graphiques Page Tableau 11.14.2 Comportement des hommes pour éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . 190 Tableau 11.15 Connaissance du condom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192 Tableau 11.16 Utilisation du condom par les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193 Tableau 11.17 Utilisation du condom par les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195 Graphique 11.1 Principaux moyens pour éviter de contracter le sida cités par les femmes et les hommes connaissant le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179 Graphique 11.2 Perception du risque de contracter le sida par les femmes et les hommes connaissant le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185 Graphique 11.3 Utilisation du condom à un moment quelconque comme contraceptif et/ou comme moyen de protection contre le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition de l’échantillon des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Tableau A.2 Nombre de grappes et nombre de ménages à tirer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Tableau A.3 Ah et ah . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202 Tableau A.4 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des femmes par milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 204 Tableau A.5 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des hommes par milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 205 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210 Tableau B.2 Erreurs de sondage - Échantillon national . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211 Tableau B.3 Erreurs de sondage - Urbain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 Tableau B.4 Erreurs de sondage - Rural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213 Tableau B.5 Erreurs de sondage - Abidjan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214 Tableau B.6 Erreurs de sondage - Autres villes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 217 Tableau C.2 Répartition par âge des femmes éligibles et des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . 218 Tableau C.3 Répartition par âge des hommes éligibles et des hommes enquêtés . . . . . . . . . . . . 218 Tableau C.4 Complétude de l'enregistrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219 Tableau C.5 Naissances par année de calendrier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219 Tableau C.6 Enregistrement de l’âge au décés en jours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 220 Tableau C.7 Enregistrement de l’âge au décés en mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 221 Préface * xiii PRÉFACE La deuxième Enquête Démographique et de Santé (EDSCI-II), initiée par le gouvernement de Côte d’Ivoire, fait partie de la troisième phase du programme mondial des EDS (Demographic and Health Surveys - DHS). Elle a été réalisée par l’Institut National de la Statistique (INS) avec l’appui technique de ORC Macro. Le travail sur le terrain s’est déroulé de septembre à novembre 1998 et de février à mars 1999. Le retour sur le terrain en 1999 dans environ deux cinquièmes des grappes de l’échantillon, a permis d’améliorer la qualité des données de l’enquête, surtout en milieu rural. D’une grande importance pour notre pays, cette deuxième enquête a eu pour objectifs de fournir aux décideurs, aux administrateurs de programmes et aux autres utilisateurs, des informations détaillées sur la fécondité, la santé de la mère et de l’enfant, la mortalité infantile et juvénile, la planification familiale, la nutrition, les IST/sida, les pratiques traditionnelles néfastes, etc. Après l’EDSCI-I réalisée en 1994, l’EDSCI-II vient compléter la liste des opérations socio-démographiques que la Côte d’Ivoire s’est engagée à exécuter en vue d’une bonne connaissance des caractéristiques de sa population. L’INS est disposé à tenir compte de toutes critiques et suggestions sur le présent document afin d’améliorer les études qui seraient issues d’exploitations ultérieures des données de cette enquête. La réussite de l’EDSCI-II a été le fruit d’une collaboration technique entre l’INS et ORC Macro avec le soutien financier de l’Agence des Etats Unis pour le Développement International (USAID), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et de Tulane University à travers le projet Santé Familiale et Prévention du Sida (SFPS). À toutes ces institutions, j’adresse mes sincères remerciements. Aussi, souhaiterais-je multiplier de telles collaborations conduisant à une meilleure connaissance de la population de Côte d’Ivoire. Le Directeur Général de l’INS Ibrahima Ba Remerciements * xv REMERCIEMENTS L’Enquête Démographique et de Santé (EDS) est une enquête d’envergure nationale qui a mobilisé pour sa conception et sa réalisation d’importantes ressources financières, matérielles et humaines. L’Enquête Démographique et de Santé de 1998-1999 qui est la deuxième enquête du genre n’échappe pas à cette règle. Sa réussite a dépendu en grande partie du personnel technique et d’encadrement de l’EDSCI-II (directeur technique, superviseurs, responsables régionaux, informaticiens, enquêtrices, agents de vérification et de saisie, comptables, secrétaires, cartographes, agents de reprographie). Tous, à leur niveau, ont donné le meilleur d’eux-mêmes. À toutes ces personnes, nous voudrions adresser nos remerciements les plus sincères pour leur conscience professionnelle aiguë. Nous voudrions également adresser nos remerciements les plus sincères aux autorités administratives (Préfets, Sous-Préfets, Maires et Chefs du village) pour leur implication à l’ensemble de l’opération et aux populations des zones enquêtées, pour leur disponibilité, et plus particulièrement les femmes qui ont accepté de répondre à des questions très intimes et très personnelles. C’est le lieu d’exprimer notre reconnaissance particulière à l’USAID, à l’UNICEF et à Tulane University, à travers le projet Santé Familiale et Prévention du Sida (SFPS), qui ont bien voulu financer l’EDSCI-II. Nos remerciements s’adressent également à ORC Macro pour l’assistance technique apportée pendant toutes les phases de l’enquête, de la conception à la rédaction du rapport final en passant par la formation, l’encadrement du personnel de terrain et de saisie, ainsi que l’exploitation informatique des données. Enfin, nous rendons hommage à feu Guessan Bi Kouassi, ancien Directeur Général de l’INS qui a initié les réflexions et la réalisation de l’EDSCI-II, et qui nous a quitté avant même la fin des travaux de terrain. Le Directeur Général de l’INS Ibrahima Ba Sigles et Abréviations * xvii SIGLES ET ABRÉVIATIONS AIBEF Association Ivoirienne pour le Bien-Être familial AIDS Acquired Immunodeficiency Syndrome BCG Bilié de Calmette et Guérin (vaccin anti tuberculeux) BUNAP Bureau National de Population CDC Centers for Disease Controle (Centre de contrôle des maladies, U.S.A) CNLS Comité National de Lutte contre le Sida CONAPO Conseil National de Population COREPO Conseils Régionaux de Population DHS Demographic and Health Surveys DIU Dispositif intra-utérin DPDRH Déclaration de Politique de Développement des Ressources Humaines DPNP Déclaration de Politique Nationale de Population DPTCoq Diphtérie, Tétanos, Coqueluche (vaccin) DR District de Recensement EDSCI-I Première Enquête Démographique et de Santé en Côte d’Ivoire, 1994 EDSCI-II Deuxième Enquête Démographique et de Santé en Côte d’Ivoire, 1998-99 EIF Enquête Ivoirienne sur la Fécondité EMF Enquête Mondiale Fécondité EPR Enquête Démographique à Passages Répétés ET Écart Type FIT Front Inter-Tropical (FIT) FNUAP Fonds des Nations-Unies pour la Population GPS Geography Position System IDM Indice du Développement Humain IEC Information, Éducation et Communication ILA Institut de Linguistique Appliquée IMC Indice de Masse Corporelle INS Institut National de la Statistique ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désirée IST Infections Sexuellement Transmissibles NCHS National Center for Health Statistics (Centre National des Statistiques sanitaires,U.S.A) OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisations Non Gouvernementales PAN/EPT Plan d’Action National d’Éducation pour Tous PEV Programme Élargi de Vaccination PF Planification Familiale PIB Produit Intérieur Brut PMI Protection Maternelle et Infantile xviii * Sigles et abréviations PNAF Plan National d’Action de la Femme PNDF Plan National de Développement et de la Formation PNLS Plan National de Lutte contre le Sida PNUD Programme des nations Unies pour le développement PROVIFA Promotion de la Vie familiale RGP Recensement Général de la Population RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SIDA Syndrome de l’Immuno-Déficience Acquise SFPS Santé Familiale et Prévention du Sida SRO Sels de Réhydratation par voie orale TBN Taux Brut de Natalité TGFG Taux Global de Fécondité Générale TRO Thérapie de Réhydratation par voie orale UNICEF Fonds des Nations-Unies pour l'Enfance UPS Unité Primaire de Sondage USAID U.S. Agency for International Development (Agence Américaine pour le Développement International) VIH Virus de l’Immuno-déficience Humaine ZD Zone de Dénombrement Résumé * xix RÉSUMÉ L’Enquête Démographique et de Santé en Côte d’Ivoire (EDSCI-II) a été exécutée par l’Institut National de la Statistique, avec l’assistance tech- nique de ORC Macro. Il s’agit de la deuxième enquête par sondage de ce genre réalisée au niveau national, la première ayant eu lieu en 1994. L'EDSCI-II fournit des informations détaillées sur les principaux indicateurs démographiques (fécon- dité des femmes, mortalité des jeunes enfants) et sanitaires (santé des enfants, couverture vaccinale, état nutritionnel) ainsi que sur la planification familiale (connaissance et utilisation), la pratique de l’excision, les Infections Sexuellement Trans- missibles (IST) et le sida. Au cours de l'enquête qui s’est déroulée en deux phases, de septembre à novembre 1998 et de février à mars 1999, 2 122 ménages, 3 040 femmes âgées de 15-49 ans et 886 hommes de 15-59 ans ont été interviewés avec succès, soit des taux de couverture respectifs de 98 %, 96 % et 88 %. Dans les 2 122 ménages enquêtés avec succès, 12 912 personnes résidentes de fait ont été dénombrées. Les femmes (6 678, soit 52 %) sont plus nombreuses que les hommes (6 232, soit 48 %). Les résultats concernant la taille des ménages montrent qu’environ un ménage sur huit (12 %) est composé d’une seule personne; les ménages de grande taille (6 personnes ou plus) représentent 46 % dont un peu plus de la moitié (24 %) comptent 9 personnes. La pyramide des âges de la population présente une allure caractéristique des pays à forte fécondité et forte mortalité : une base large qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on évolue vers les âges élevés. Moins d’un ménage ivoirien sur deux (48 %) possède l’électricité. En outre, les résultats mettent en évidence des disparités puisque la quasi-totalité des ménages d’Abidjan (91 %) et plus de quatre ménages du milieu urbain sur cinq (86 %) disposent de l’électricité contre seulement 23 % des ménages du milieu rural. D’autre part, les résultats font apparaître que les trois quarts des ménages ivoiriens ont accès à l’eau potable salubre. Avec 5,2 enfants par femme, la fécondité des femmes ivoiriennes demeure élevée. Cette fécondité se caractérise également par sa précocité, la moitié des femmes de 25-49 ans donnant naissance à leur premier enfant avant l’âge de 20 ans (âge médian à la première naissance de 19,0 ans). Cependant, au cours des dernières années, la fécondité semble avoir amorcé une baisse. En effet, estimé à 7,2 enfants en 1980-1981, l’ISF est passé à 5,7 à l’EDSCI-I pour atteindre 5,2 enfants en 1998-1999. L’augmentation de la prévalence contraceptive dans cette période a certainement contribué à cette baisse du niveau de la fécondité. Cependant, les écarts importants selon les milieux de résidence persistent, les femmes du milieu rural donnant naissance, en moyenne à 6 enfants contre 4 enfants par femme en milieu urbain. Les disparités selon le niveau d’instruction sont également très importantes : les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (2,3 enfants) ont, en moyenne, 3,8 enfants de moins que celles n’ayant pas d’instruction (6,1 enfants). Bien que le niveau de connaissance des méthodes contraceptives soit très élevé (92 % connaissent une méthode quelconque et 90 % une méthode moderne) et qu’il se soit réellement amélioré depuis 1994, la prévalence demeure faible : en effet, environ une femme sur cinq (21 %) utilise une méthode quelconque et seulement une sur dix une méthode moderne. Malgré cette faible prévalence, la propor- tion des utilisatrices a nettement augmenté : de 17 % en 1994 à 21 % en 1998-99 pour l’ensemble des méthodes, et de 6 % en 1994 à 10 % pour les méthodes modernes. Parmi ces méthodes, le con- dom et la pilule sont les méthodes les plus utilisées. En ce qui concerne les hommes, les résultats mettent en évidence des niveaux de connaissance (95 % pour les méthodes modernes) et d’utilisation (33 % pour l’ensemble des méthodes et 21 % pour les méthodes modernes) plus élevés que chez les femmes. En particulier, le niveau d’utilisation des méthode contraceptives modernes des hommes en union (13 %) est près de deux fois plus élevé que celui des femmes (7 %). xx * Résumé En outre, les résultats montrent que la prévalence contraceptive est plus élevée en milieu urbain (24 %) qu’en milieu rural (10 %), chez les femmes instruites (25 % parmi celles ayant un niveau primaire et 40 % parmi celles de niveau secondaire ou plus) que chez celles n’ayant pas d’instruction (8 %). On observe les mêmes variations chez les hommes. De plus, 47 % des femmes en union et 62 % des hommes en union ont déclaré ne pas avoir l’intention d’utiliser la contraception dans l’avenir. Le désir d’enfants est la raison principale avancée par les hommes (52 %) et par les femmes (40 %). Les hommes et les femmes ivoiriens restent attachés à une descendance nombreuse puisque, pour les hommes, le nombre idéal est de 6,2 (7,5 pour les hommes en union); il est de 5,4 pour les femmes (5,9 pour les femmes en union). D’autre part, parmi les femmes interrogées, six sur dix (61 %) étaient en union au moment de l’enquête. Le célibat concerne trois femmes sur dix (30 %). En outre, un peu plus d’un tiers des femmes mariées (35 %) vit en union polygame. L’entrée en première union a lieu à un âge toujours précoce : à 18,7 ans, la moitié des femmes de 25- 49 ans a déjà contracté une union et à 22 ans, cette proportion atteint 72 %. Cet âge médian à la première union est plus élevé en Abidjan (20,2 ans) et dans les Autres Villes (19,2 ans) qu’en milieu rural (18,2 ans). De même, il semble qu’un niveau d’instruction élevé retarde l’entrée en première union (22,5 ans pour les femmes de niveau secondaire contre 17,9 ans pour celles sans instruction). De plus, on constate que l’âge médian à la première union semble s’être légèrement modifié dans le sens d’un vieillissement des générations les plus anciennes aux plus jeunes. Les hommes entrent en union beaucoup plus tard que les femmes : ce n’est qu’à 25,5 ans que la moitié des hommes de 30-59 ans sont déjà entrés en union. L’activité sexuelle débute très tôt : à 16,1 ans, c’est-à-dire plus de deux ans et demi avant l’âge d’entrée en première union (18,7 ans), la moitié des femmes de 20-49 ans ont déjà eu des rapports sexuels. À l’âge de 20 ans, la grande majorité des femmes (90 %) ont déjà eu des rapports sexuels. Cet âge aux premiers rapports sexuels n’a pratiquement pas varié des générations les plus anciennes aux plus récentes. D’autre part, parmi les hommes de 25-59 ans, la moitié avait déjà eu leurs premiers rapports sexuels à 18,5 ans, soit environ 7 ans avant l’âge d’entrée en première union. Une femme en union sur cinq (21 %) et un homme en union sur cinq (20 %) ont déclaré ne plus vouloir d’enfants. Par rapport à 1994, la proportion de femmes désirant limiter sa descendance n’a pas varié (22 %). Cependant, si les femmes avaient la fécondité qu’elles désiraient, elles auraient un peu moins d’enfants qu’elles n’en ont actuellement (4,5 au lieu de 5,2). Chez les hommes, la proportion de ceux ayant déclaré ne plus vouloir d’enfants a doublé entre les deux enquêtes (10 % en 1994 contre 20 % en 1998-99). Bien que la prévalence contraceptive chez les femmes en union reste faible (15 %), plus d’un quart des femmes en union (28 %) ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale parmi lesquelles la grande majorité (20 %) souhaiterait utiliser la contraception à des fins d’espacement plutôt que de limitation des naissances (8 %). À l’heure actuelle, 35 % de la demande potentielle totale en matière de planification familiale se trouve satisfaite chez les femmes en union. Au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 84 % des naissances ont fait l’objet de consultations prénatales dispensées par des professionnels de la santé. Cette proportion n’a connu aucun changement depuis 1994. Par ailleurs, les trois quarts des naissances (75 %) ont été protégées contre le tétanos néonatal. On constate également que moins de la moitié des accouchements (47 %) se sont déroulés dans un établissement sanitaire; dans une même proportion, les accouchements ont été assistés par des professionnels de la santé. On ne constate pas de réelles améliorations des conditions d’accouche- ment depuis 1994. En ce qui concerne la couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois, on constate qu’environ un enfant sur deux (51 %) a reçu toutes les vaccinations du Programme Élargi de Vaccination (PEV). Ce niveau de vaccination s’est sensiblement amélioré depuis l’enquête de 1994 dont les résultats montraient que seulement 41 % des enfants de 12- 23 mois étaient complètement vaccinés. En ce qui Résumé * xxi concerne les différentes vaccinations, on constate que 84 % des enfants ont reçu le BCG. En outre, 61 % ont reçu les trois doses de Dtcoq et de polio. Seulement 66 % des enfants de 12-23 mois ont été vaccinés contre la rougeole. Le niveau d’instruc- tion de la mère joue un rôle important dans le niveau de la couverture vaccinale des enfants : en effet, parmi les enfants dont la mère a un niveau d’instruction secondaire ou plus, 89 % ont reçu toutes les vaccinations du PEV; parmi les enfants dont la mère a un niveau primaire, cette proportion est de seulement 63 % et parmi ceux dont la mère n’a pas d’instruction, elle n’est plus que de 41 %. Un enfant ivoirien de moins de cinq ans sur cinq (21 %) a eu un épisode diarrhéique au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. Dans près d’un cas sur quatre, ces enfants ont eu des selles liquides contenant du sang, signe de dysenterie. C’est parmi les enfants de 12-23 mois que la prévalence est la plus élevée : à ces âges, environ un enfant sur trois (35 %) a souffert de diarrhée. Parmi ces enfants, 34 % n’ont reçu ni la TRO, ni davantage de liquides. De plus, pour seulement 30 % des enfants malades, la mère est allée en consultation. De plus, parmi les enfants de moins de cinq ans, 16 % ont souffert de toux avec respiration courte et rapide. La prévalence de la toux est plus élevée chez les enfants de 6-23 mois (22 %); parmi ces enfants malades, seulement un peu plus d’un sur trois (35 %) a été mené en consultation. En outre, les résultats montrent que 36 % des enfants de moins de cinq ans ont eu la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. La quasi-totalité des enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l’enquête ont été allaités (96 %) mais parmi eux, seulement 28 % ont été mis au sein dans l’heure qui a suivi la naissance. Alors que jusqu’à l’âge de 6 mois, les enfants ne devraient recevoir rien d’autre que le lait maternel, on constate que , durant le premier mois, plus de la moitié des enfants (55 %) reçoivent une alimenta- tion de complément (liquides autres que l’eau ou solides). La durée médiane de l’allaitement s’établit à 20,5 mois. Un quart des enfants ivoiriens de moins de cinq ans (25 %) accusent un retard de croissance. La malnutrition chronique touche plus de 10 % des enfants entre six mois et un an et à partir d’un an, 29 % des enfants en sont atteints. La prévalence demeure constamment élevée puisque à 48-59 mois, 35 % des enfants souffrent de cette forme de malnutrition. De plus, les enfants du milieu rural (29 %) et ceux des Autres Villes (28 %) sont plus fréquemment touchés par le retard de croissance que ceux vivant en Abidjan (9 %). De même, la prévalence du retard de croissance est plus élevée chez les enfants dont la mère n’a pas d’instruction (28 %) que chez ceux dont la mère a un niveau primaire (21 %) et surtout que chez ceux dont la mère a un niveau secondaire (14 %). Concernant la prévalence de l’émaciation, les résultats montrent que 8 % des enfants de moins de cinq ans sont émaciés dont 1 % sous la forme sévère. Les enfants du milieu rural (9 %) sont plus fréquemment touchés que ceux du milieu urbain (6 %). Durant la période quinquennale la plus récente (1993-99), sur 1 000 naissances, 112 décèdent avant leur premier anniversaire (62 ‰ entre 0 et 1 mois et 55 ‰ entre 1 et 12 mois) ; sur 1 000 enfants âgées d’un an, 77 n’atteignent pas leur cinquième anniversaire. Finalement, sur 1 000 naissances, 181 décèdent avant leur cinquième anniversaire. Les risques de décéder présentent des écarts importants selon le milieu de résidence et certaines caractéristiques de la mère comme le niveau d’instruction. De même, le comportement procréateur de la mère influe de manière importante sur les risques de mortalité des enfants de moins de cinq ans : en particulier, les naissances précoces et des intervalles intergénésiques courts font courir aux enfants des risques de mortalité élevés. Plus de deux femmes ivoiriennes sur cinq (45 %) ont déclaré avoir été excisées. Cette pratique est plus fréquente parmi les femmes les plus âgées, celles du milieu rural, celles n’ayant pas d’instruction, les femmes de religion musulmane et celles appartenant à l’ethnie Mandé du Nord. Plus de la moitié des femmes excisées (55 %) l’ont été à un très jeune âge (0-4 ans). D’autre part, 63 % des femmes ont déclaré que l’excision est une pratique qu’il faut abandonner. Les complications médicales constituent la principale raison avancée pour justifier cette opinion. On constate également une proportion élevée d’hommes (70 %) qui se sont xxii * Résumé déclarés contre le maintien de cette pratique, les complications médicales étant comme chez les femmes la principale raison avancée pour justifier cette opinion (75 %). Par ailleurs, on constate que plus d’une femme sur cinq (22 %) et 5 % des hommes ont déclaré ne connaître aucune Infections Sexuellement Trans- missibles (IST). Par contre, en ce qui concerne le sida, les résultats mettent en évidence un niveau de connaissance élevé : en effet, la quasi-totalité des Ivoiriens (99 % des hommes et 97 % des femmes) en ont entendu parler. Environ un tiers des femmes (36 %) et des hommes (34 %) qui connaissent le sida pensent ne courir aucun risque de contracter le sida. À l’opposé, plus de la moitié des femmes (53 %) et 61 % des hommes pensent courir des risques minimes ou modérés. Cependant 26 % des femmes et 13 % des hommes n’ont pas modifié leur comportement sexuel pour éviter de contracter le sida. Près d’une femme sur quatre (24 %) et plus de la moitié des hommes (57 %) ont déclaré avoir déjà utilisé un condom dans le but d’éviter les MST/sida. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête * 1 1CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ETMÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE Ce premier chapitre consacré aux caractéristiques du pays et à la méthodologie de l’Enquête Démographique et de Santé (EDSCI-II) réalisée en 1998-1999, décrit le contexte de l’enquête et les procédures techniques suivies pour sa réalisation. 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS 1.1.1 Géographie Située en Afrique de l'Ouest entre les 4°300 et 10°300 de latitude Nord, la Côte d'Ivoire couvre une superficie de 322 600 km². Elle est limitée par le Ghana à l'est, le Libéria et la Guinée à l'ouest, le Mali et le Burkina Faso au nord et par le Golfe de Guinée au sud. Le relief de la Côte d’Ivoire est relativement peu accidenté. Il se compose de plaines au sud, de plateaux étagés au centre et au nord et de montagnes à l’ouest dont le point culminant est le Mont Nimba (1 753 mètres). Sur le plan climatique, les mouvements de deux masses d'air importantes traversent le pays : une masse d'air en provenance du nord, caractérisée par un vent sec et chaud et chargé des fines poussières de l'harmattan, de décembre à janvier et, au sud-ouest, une masse d'air venant de l'Océan Atlantique, constituée d'air humide. Le contact de ces deux masses d'air forme le Front Inter-Tropical (FIT) qui provoque des précipitations de type mousson. Les mouvements saisonniers du FIT au-dessus du territoire national, permettent de distinguer quatre principales zones climatiques à rythme et volume de précipitations variables. Ce sont : le sud avec quatre saisons dont une grande saison des pluies d'avril à juillet, une petite saison sèche de juillet à septembre, une petite saison des pluies de septembre à novembre, et une grande saison sèche de décembre à mars; • le centre, caractérisé par une saison sèche de novembre à mars et par une saison des pluies marquée par deux pluviométries maxima : l'une au mois de juin et l'autre au mois de septembre; • le nord avec deux saisons très opposées : une saison sèche très longue est une saison des pluies assez courte (juin - septembre); • le centre-ouest, au relief montagneux, se distingue par une saison des pluies très longue et une saison sèche de courte durée. Les pluviométries annuelles moyennes de ces différentes zones climatiques varient de 900 mm (au nord) à 2 300 mm (au sud). La sécheresse qui a affecté le Sahel pendant plus d’une décennie a également touché la Côte d'Ivoire aussi bien dans les zones les moins arrosées que dans celles qui bénéficient de précipitations les plus abondantes. Il s'en est suivi, avec en partie le déboisement trop rapide de la forêt, une concentration des pluies sur une période plus courte ainsi qu'une détérioration de l'alternance des saisons dans le sud. 2 * Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête En matière de température, on constate que les amplitudes diurnes les plus importantes se situent au mois de janvier. Elles sont inférieures à 10°C dans le sud forestier, avoisinent 15°C dans le centre et atteignent parfois 20°C dans le nord. La végétation du pays est déterminée par la diversité des zones climatiques et l'inégale répartition des précipitations entre le nord et le sud. La forêt et la savane, séparées par une ligne qui suit approximativement l'isohyète 1 300 mm, constituent les deux grandes zones de végétation. Située au sud du pays et couvrant les deux cinquièmes du territoire national, la zone de forêt se caractérise par un climat de type guinéen où se développe une forêt dense ombrophile et mésophile. À l'opposé, le climat de type soudanais du nord du pays favorise le développement d'une végétation de forêt clairsemées, de savanes soudanaises et de savanes pré-forestières. Concernant l'hydrographie, quatre grands fleuves arrosent le pays. Ils coulent du nord au sud avant de se jeter dans l’océan. Il s'agit du Cavally (700 km) et du Sassandra (600 km), à l'Ouest, du Bandama (1 050 km) au centre et du Comoé (1 160 km) à l'est. Sur le plan administratif, le pays est divisé en 19 régions économiques, 58 départements, 231 sous- préfectures, 197 communes et plus de 8 500 villages. La région est dirigée par le Préfet du département du chef-lieu de région, le département par un Préfet, la sous-préfecture par un Sous-Préfet, la commune par un Maire élu et le village par un chef de village. 1.1.2 Histoire Le peuplement de la Côte d’Ivoire s’est surtout effectué entre le XIIe et le XIXe siècle bien que l’occupation des terres ivoiriennes remonte à une période très lointaine. L’installation des populations actuelles s’est faite par vagues successives, suite à l’éclatement des empires voisins. Deux grandes vagues vont tour à tour converger vers la Côte d’Ivoire. La première est celle des Mandé qui vont s’installer d’Odienné à Kong. Ceux-ci, partis de l'empire du Mali par la suite de son éclatement, à la recherche de nouvelles opportunités commerciales, vont repousser les Sénoufos vers le sud. Les Mandé se répandront jusqu'au Bandama et créeront plusieurs royaumes dont ceux du Worodougou et du Nafana dans la région d'Odienné. Ils fonderont également l'empire de Kong en 1705. Au XIXe siècle les Mandé auraient refoulé vers le sud, les Yacouba et les Gouro qui s'étaient installés entre le XVIe et le XVIIe siècle pour créer un un nouvel empire qui s'étendrait sur tout le nord du pays. La deuxième vague de peuplement remonte au XVIIIe siècle, suite aux crises politiques et aux guerres de conquêtes entre les empires du Ghana, du Mali et des Songhaï. Celles-ci vont provoquer les migrations des Agni et des Baoulé vers la Côte d'Ivoire. Suivront d’autres vagues de migration Akan, comme celles des Attié, des Abbey, etc. Ces différentes vagues de migration successives et convergentes, vont mettre en présence, au XIXe siècle, environ 70 ethnies sur le territoire national. Ces ethnies peuvent être regroupées en quatre grandes aires ethno-culturelles englobant certains pays limitrophes et d'autres pays de l'Afrique de l'Ouest, comme la Sierra-Leone, la Guinée-Bissau et le Togo. Il s’agit des aires ethno-culturelles Mandé, Krou, Gur ou Voltaïque, et Akan. Après plusieurs phases d’évolution de la conquête du territoire par les Français, la Côte d’Ivoire devient, en 1946, un territoire d’Outre-Mer au sein de l’Union Française. En 1958 la Côte d’Ivoire devient une République au sein de la Communauté Française, regroupant les Territoires et les Départements d’Outre- Mer. Le 7 août 1960, la Côte d’Ivoire acquiert son indépendance. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête * 3 1.1.3 Économie Comme la plupart des pays d’Afrique au sud du Sahara, l’économie de la Côte d’Ivoire est essentiellement basée sur l’agriculture. Le cacao (1 306 000 tonnes) et le café (143 000 t) continuent d’être les principaux moteurs de la santé économique du pays. Pour ces deux produits, la Côte d’Ivoire est respectivement le premier et le cinquième producteur mondial. Cependant, afin de rendre le pays moins dépendant de ces deux cultures, des programmes de diversification de cultures pérennes et industrielles ont été initiés. Il s’agit de l’hévéa (107 000 t), du palmier à huile (1 242 200 t), de la canne à sucre (135 919 t) et du coton (360 810 t). La détérioration des cours des principales cultures d’exportation que sont le café et le cacao et la paupérisation croissante des planteurs de produits d’exportation a amené le gouvernement à encourager le développement des cultures vivrières dont les principales sont : l’igname, le manioc, la banane plantain, le riz et le maïs. Le sous-sol ivoirien renferme des ressources minières réparties dans tout le pays : or, diamant, fer, nickel, manganèse, bauxite etc. Les sources d’énergie sont très variées : bois de chauffe, soleil, eau, gaz naturel et pétrole. Depuis l’accession à l’indépendance du pays, l’expansion de l’économie repose essentiellement sur le binôme café/cacao qui représente environ 40 % des exportations. Le pays a connu deux décennies de performances économiques remarquables marquées par une croissance du produit intérieur brut (PIB) au rythme moyen de 7 % par an, résultat de la conjonction de plusieurs facteurs, notamment la stabilité politique, la stabilité et la convertibilité de la monnaie et l'ouverture sur l’extérieur avec un accroissement des exportations composés des produits primaires (essentiellement le café et le cacao), dont les cours sur le marché mondial s’étaient maintenus à un niveau élevé jusqu’en 1978. De 1980 à 1993, l’économie ivoirienne va être confrontée à de nombreux chocs extérieurs dont la chute des prix des matières premières agricoles, le renchérissement du cours du dollar et du pétrole, et la hausse des taux d’intérêt internationaux. C’est dans ce contexte qu’en janvier 1994, en accord avec les autres pays de la zone Franc, a été décidé de dévaluer le franc CFA de 50 % par rapport au franc français. Suite à la modification de la parité du franc CFA, le gouvernement ivoirien a mis en œuvre d’importantes mesures d’accompagnement dans les domaines de la réforme fiscale, de la politique budgétaire, de la politique monétaire et de la politique des revenus. Les résultats, globalement satisfaisants, ont marqué la reprise de la croissance économique tout en confortant la confiance de la communauté internationale en la Côte d’Ivoire. Cette croissance qui était de 1,8 % en 1994 est passée à 7 % en 1995. L’embellie économique ne sera que de courte durée car en 1998 l’économie va s’effondrer à nouveau. 1.1.4 Population La population de la Côte d'Ivoire connaît une évolution soutenue, caractérisée principalement par un accroissement naturel élevé, un apport migratoire important, une inégale répartition sur le territoire national et une forte propension à l'urbanisation au regard des résultats des trois recensements généraux réalisés respectivement en 1975, 1988 et 1998. Estimée à 6 709 000 habitants par le Recensement Général de la Population (RGP) de 1975, la population ivoirienne est passée à 10 815 694 habitants en 1988 (Recensement Général de la Population et de l’Habitat - RGPH 1988), et à 15 366 672 habitants en 1998 (RGPH 1998). Sur la période 1975-1988, le taux de croissance démographique s’élevait à 3,8 % contre 3,3 % sur la période 1988-1998. Si les tendances actuelles persistent, la population pourrait doubler en moins de 23 ans. 4 * Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base d’après le RGPH de 1988 et le RGPH de 1998 ___________________________________________________________________ Année ____________________ Indicateurs 1988 1998 ___________________________________________________________________ Population totale 10 815 694 15 366 672 Population urbaine (en %) 39 43 Population rurale (en %) 61 57 Femmes en âge de procréer (en %) 23,0 24,2 Taux d’accroissement annuel moyen (en %) 3,8 3,3 Taux brut de natalité (pour 1 000) 48,0 41 Indice synthétique de fécondité (enfant par femme) 6,3 5,4 Taux brut de mortalité (pour 1 000) 12,3 13,9 Espérance de vie à la naissance (en années) 55,0 50,9 ___________________________________________________________________ Sources 1988 : Abbas, 1992; Adje Koman, 1992; Djedjed et Sissoko, 1992. Source 1998 : Institut National de la Statistique, 2001. La fécondité a amorcé une baisse depuis une dizaine d’années. L’indice synthétique de fécondité (ISF) qui était de 6,3 enfants par femme en 1988, se situe aujourd’hui à 5,4 enfants par femme (tableau 1.1). Malgré cette baisse, la fécondité reste élevée et précoce. Selon le RGPH-98 les femmes de 12-19 ans contribuent pour 12 % à la fécondité totale. Quant à la mortalité, on observe une hausse du niveau général. Le taux brut de mortalité est passé de 12 ‰ à 14 ‰ au cours de la décennie 1988-1998. Cette hausse contribue à réduire l’espérance de vie à la naissance de la population qui est passée de 55,0 ans à 50,9 ans. Selon les données du RGPH-98, la Côte d’Ivoire se caractérise par une population très jeune. En effet, 43 % de la population ont moins de 15 ans et 4 % sont âgés de plus de 60 ans. Par ailleurs, on relève dans la population 51 % d'hommes et 49 % de femmes dont 21 % en âge de procréer. Par son peuplement, la Côte d'Ivoire est un carrefour de brassage d'ethnies et de diverses nationalités. Les ethnies sont regroupées en cinq grands groupes. Il s'agit des Akan (42 %), des Krou (13 %) des Mandé du Nord (17 %) des Mandé du Sud (10 %) et des Gur (18 %). Quant aux étrangers, ils représentent 26 % de la population totale en 1998. La Côte d'Ivoire demeure ainsi le premier pays d'immigration internationale d'Afrique Subsaharienne. Sur le plan spatial, la densité moyenne nationale est de 48 habitants par carré kilomètres. Les plus faibles densités sont observées dans les régions de savane du nord. Au contraire, la zone forestière a les plus fortes densités de population, en raison des activités économiques liées aux cultures perennes. La majorité de la population demeure encore dans les campagnes malgré l’évolution du taux d’urbanisation (39 % en 1988 et 43 % en 1998). 1.1.5 Situation sanitaire La situation épidémiologique montre la persistance, voire la recrudescence des grandes endémies tropicales (le paludisme, le ver de Guinée, etc.), mais aussi de la tuberculose et le développement du VIH/sida et des Infections Sexuellement Transmissibles (IST). De même, plusieurs affections à évolution chronique voient leur incidence et leur prévalence progresser : le diabète, les affections cardio-vasculaires, notamment l’hypertension artérielle et les affections psychiatriques. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête * 5 La Côte d’Ivoire consacre annuellement 8 % de son budget à la santé, hormis la contribution des organismes de la coopération bilatérale ou multilatérale, des organisations non gouvernementales (ONG), du secteur privé, des municipalités, etc. Le système sanitaire est organisé selon une pyramide distinguant les soins de santé primaire et les soins de référence. Quatre niveaux de prestations constituent la pyramide sanitaire : la case sanitaire et les niveaux primaire secondaire et tertiaire. La case sanitaire ne dispose pas de matériel ni d’équipement médical pour les prestations; son personnel est composé essentiellement d’accoucheuses traditionnelles et d’agents de santé communautaires travaillant de façon bénévole. Le niveau primaire est constitué d’un dispensaire et/ou d’une maternité. Ce niveau dispose d’un équipement standard et regroupe 987 structures sanitaires publiques. Le niveau secondaire regroupe 56 hôpitaux généraux dont le personnel est composé de médecins généralistes et/ou spécialisés, d’infirmiers, de sages-femmes et de filles et garçons de salles. Le niveau tertiaire est composé, au niveau du secteur public, de 4 Centres Hospitaliers Universitaires, 8 Centres Hospitaliers Régionaux, 7 Centres Hospitaliers Spécialisés et 2 Instituts de Formation. Dans le privé, on dénombre 25 hôpitaux et cliniques, 97 cabinets médicaux, 212 infirmeries autorisées, 82 services sanitaires d’entreprises. La carte sanitaire élaborée en 1996 par la Direction de l’Informatique et de la Planification Sanitaire indiquait un dispensaire pour 18 166 habitants, une maternité pour 14 100 femmes en âge de procréer, un médecin pour 9 430 habitants, un infirmier ou une sage-femme pour 2 570 habitants, un pharmacien pour 32 000 habitants, un chirurgien-dentiste pour 47 000 habitants et un assistant social pour 16 000 habitants. Selon la même source, la population disposait à la même date, en moyenne d’un dispensaire dans un rayon de 17 kilomètres et d’une maternité dans un rayon de 25 kilomètres. 1.1.6 Politique de population et de santé Politique de population Afin de faire face aux pressions démographiques qui pèsent sur les actions de développement, le gouvernement ivoirien a pris conscience des incidences néfastes d’une croissance démographique rapide sur les conditions de vie des populations. La détérioration des indicateurs économiques et sociaux ont agi comme révélateur des conséquences à long terme d’une population, dont la pleine croissance oppose son inertie aux efforts de développement. La prise de conscience du gouvernement s’est concrétisé par l’élaboration, en 1991, d’une Déclaration de Politique de Développement des Ressources Humaines (DPDRH) destinée à maintenir un niveau élevé des services d’éducation et de santé en situation de demande croissante. Elle s’est encore concrétisée, en mars 1997, par l’adoption d’une Déclaration de Politique Nationale de Population (DPNP) considérée comme l’une des bases de la politique économique, sociale et culturelle du gouvernement, en vue d’un développement durable. L’adoption d’une DPNP constitue un tournant décisif du gouvernement à l’égard des questions de population. Elle a permis la mise en place d’un cadre de référence appelé à générer un nombre considérable d’actions et à servir de fil conducteur à tous les acteurs. Pour la mise en œuvre rapide de cette politique de population, le gouvernement a crée un Conseil National de Population (CONAPO), un Bureau National de Population (BUNAP) pour coordonner les activités de population au niveau national et des Conseils Régionaux de Population (COREPO) pour le suivi et la coordination des activités au niveau régional. 6 * Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête Politique de santé Après une évaluation détaillée de la situation sanitaire, la Côte d’Ivoire s’est dotée, dans sa stratégie de soins de santé primaire, d’une dizaine de programmes prioritaires de santé : la santé de la reproduction et la planification familiale, la lutte contre le VIH/sida, la lutte contre le paludisme, la lutte contre la lèpre, la lutte contre l’onchcerchose, la bilharziose, la trypanosomiase, la lutte contre les ulcères à mycobactéries, le Programme Élargi de Vaccination (PEV), le programme national de santé infantile, le programme national de nutrition, l’éradication de la dracunculose (vers de guinée). Ces programmes prioritaires et d’autres constituent le Plan de Développement Sanitaire de 1996-2005 adopté par le gouvernement. Par ailleurs, le programme de santé de la reproduction vise la réduction de la mortalité maternelle et celle des adolescents d’ici à l’an 2003. Enfin, le programme national de nutrition poursuit deux objectifs : réduire la morbidité et la mortalité liée à la malnutrition protéino-énergétique chez les enfants de moins de cinq ans et réduire la morbidité et la mortalité liées aux carences nutritionnelles en fer, vitamine A chez les femmes en âge de procréer, les enfants d’âge préscolaire et scolaire. Population et éducation La Côte d’Ivoire a développé une vision élargie de l’éducation qui va au-delà du formel et qui prend en compte les enfants, les jeunes, les adultes, les handicapés et les personnes du 3è âge. Aussi, des politiques et des réformes successives ont-elles été mises en œuvre dans le but d’atteindre l’objectif principal de l’éducation universelle. C’est ainsi qu’en 1991 la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un programme de valorisation des ressources humaines. À partir de 1992, deux plans d’action nationaux ont été adoptés : il s’agit du Plan d’Action National d’Éducation pour Tous (PAN/EPT) par lequel le pays s’engage à atteindre un taux brut de scolarisation de 90 % à l’horizon 2000 et à lutter contre l’analphabétisme et le Plan National de Développement et de la Formation (PNDF) adopté en 1997 et qui couvre la période 1998-2010. Le PNDF vise les objectifs suivants : • démocratiser et décentraliser l’enseignement par le développement d’une dynamique partenariale autour de l’école; • améliorer la gestion scolaire et développer les capacités institutionnelles; • scolariser les filles; • promouvoir l’enseignement privé. Femme, Population et Développement La promotion de la femme en Côte d’Ivoire demeure une préoccupation constante du gouvernement et de la société ivoirienne. Ainsi, un Plan National d’Action de la Femme (PNAF) dont l’objectif est d’améliorer d’ici l’an 2005 le statut et les conditions de vie des femmes a été mis en place. Le PNAF comporte les programmes suivants : • la promotion économique des femmes et la lutte contre la pauvreté; • l’amélioration de la santé des femmes et des filles; • l’augmentation des niveaux de scolarisation et d’éducation des femmes; • la valorisation du statut et du rôle de la femme; • le renforcement du cadre institutionnel de promotion de la femme. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête * 7 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L'ENQUETE 1.2.1 Cadre institutionnel et objectifs La deuxième Enquête Démographique et de Santé en Côte d'Ivoire (EDSCI-II) qui fait partie de la troisième phase du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS, ou Demographic and Health Surveys - DHS) a été exécutée par l'Institut National de la Statistique (INS) avec l'assistance technique de ORC Macro qui a la charge du programme international des EDS. Elle a bénéficié du financement de l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), et d’une contribution financière du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et de Tulane University, par le biais du projet Santé Familiale et prévention du Sida (SFPS). L’EDSCI-II visait à atteindre les objectifs suivants : • fournir des données fiables et détaillées sur les facteurs démographiques, sanitaires et socio- économiques susceptibles d’influencer la situation sanitaire et démographique du pays; • recueillir des données à l'échelle nationale, permettant de calculer des indicateurs démographiques, en particulier les taux de fécondité et les taux de mortalité infanto- juvénile; • analyser les facteurs qui déterminent les niveaux et les tendances de la fécondité et de la mortalité infantile et juvénile; • mesurer le taux d'utilisation de la contraception des femmes et les hommes selon certaines caractéristiques socio-démographiques; • mesurer les niveaux des besoins non satisfaits en matière de contraception ainsi que les niveaux de la fécondité non désirée; • recueillir des données précises sur la santé de la mère et de l’enfant : vaccinations, prévalence et traitement de la diarrhée, de la fièvre et de la toux, visites prénatales et assistance à l'accouchement, allaitement maternel; • mesurer l'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans et des femmes de15-49 ans par le biais des mesures du poids et de la taille; • recueillir des données sur la connaissance, les attitudes et opinions des femmes et des hommes au sujet des IST et du sida; • fournir aux responsables et administrateurs des programmes de population en Côte d’Ivoire des données de base actualisées sur la fécondité, la mortalité, la planification familiale et la santé. De telles données ne sont pas seulement utiles pour évaluer l'impact de leurs activités, mais elles sont également importantes pour planifier de nouvelles stratégies pour l'amélioration de la santé et le bien-être de la population. Enfin l'EDSCI-II faisant partie du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS), ses résultats font partie d'une base de données utilisables au niveau mondial, par les organismes et les chercheurs qui s'intéressent aux problèmes de population et de santé. 8 * Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête 1.2.2 Questionnaires Dans le cadre de l'EDSCI-II, trois questionnaires différents ont été utilisés : • le questionnaire ménage; • le questionnaire individuel femme; • le questionnaire individuel homme. Questionnaire ménage Le questionnaire ménage permet d'enregistrer tous les membres du ménage avec certaines de leurs caractéristiques socio-démographiques : nom, lien de parenté avec le chef de ménage, sexe, âge, situation de résidence, niveau d'instruction. Il contient également des informations relatives aux conditions de vie du ménage (approvisionnement en eau, type de toilettes etc.). Le but premier du questionnaire ménage est de fournir les informations permettant de déterminer les populations de référence pour le calcul des indicateurs démographiques (natalité, fécondité) et d'identifier les femmes et les hommes éligibles pour être interviewés individuellement. Questionnaire individuel femme Le questionnaire individuel femme est utilisé pour enregistrer les informations concernant les femmes éligibles, c'est-à-dire les femmes âgées de 15-49 ans, ayant passé la nuit précédant l'interview dans le ménage sélectionné, quel que soit leur statut de résidence. En dehors de la page de couverture similaire à celle du questionnaire ménage, ce questionnaire comprend dix sections: • caractéristiques socio-démographiques des enquêtées : cette section porte sur le lieu de résidence, l'âge, la scolarisation et l'alphabétisation, l'accès aux média; • reproduction : cette section permet de recueillir des informations sur l'historique des naissances que la femme a eues au cours de sa vie, l'état de grossesse au moment de l'enquête et le désir d'avoir ou de ne pas avoir cette grossesse, la connaissance de la période féconde dans le cycle menstruel; • contraception : elle porte, entre autres, sur la connaissance des diverses méthodes contraceptives, leur utilisation et leurs sources d'approvisionnement; • grossesse et allaitement, vaccination et santé des enfants : la section a deux sous- sections. La première s'intéresse à la période de grossesse, aux soins prénatals, au lieu d'accouchement et à la qualification de la personne ayant assisté la femme à l’accouchement, au retour des règles et à la reprise des rapports sexuels après la naissance de l'enfant. Cette sous-section porte également sur la fréquence, la durée et le type d'allaitement et l'utilisation des compléments nutritionnels. La deuxième sous-section traite de la vaccination et de la santé des enfants âgés de moins de cinq ans (fréquence et traitement de la fièvre, de la toux et de la diarrhée); • mariages : cette section porte sur l'état matrimonial, le régime de mariage (monogamie ou polygamie), l'âge au mariage et l'activité sexuelle; • préférences en matière de fécondité : cette section recueille des informations sur le désir d'enfants supplémentaires, l'intervalle préféré entre les naissances et la taille idéale de la 1 Abidjan intervention, Abidjan non intervention, Autres Villes intervention, Autres Villes non intervention, et rural. L’ensemble « zones d’intervention » constitue ainsi un domaine d’études spécifique. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête * 9 famille. Elle porte également sur la non utilisation et sur l'utilisation future de la contraception, ainsi que sur la diffusion d’informations sur la planification familiale à la radio et à la télévision; • caractéristiques du conjoint et activité professionnelle de la femme : cette section permet d’obtenir des informations sur l'activité professionnelle des femmes et de connaître les caractéristiques socio-professionnelles du conjoint des femmes en union; • Sida et autres IST : cette section vise à obtenir des informations sur la connaissance des femmes sur le sida et sur les IST ainsi que sur ses modes de transmission et de prévention; • pratiques traditionnelles : cette section traite des mutilations sexuelles (excision) des femmes et de leur opinion au sujet de cette pratique; • taille et poids : cette dernière section permet de prendre les mesures anthropologiques des femmes enquêtées ainsi que celles de leurs enfants âgés de moins de cinq ans. Le questionnaire individuel homme Le questionnaire individuel homme est une forme réduite du questionnaire individuel femme. Il comporte sept sections : caractéristiques socio-démographiques, reproduction, contraception, mariage et rapports sexuels, préférences en matière de fécondité, sida et IST, et pratiques traditionnelles. Ces questionnaires ont été développés à partir des questionnaires de base du programme DHS, préalablement adaptés au contexte de la Côte d’Ivoire en tenant comte des objectifs de l’enquête. 1.2.3 Échantillonnage La deuxième EDS porte sur un échantillon national de 3 000 femmes âgées de 15 à 49 ans et d’environ 1 000 hommes de 15 à 59 ans. La base de sondage est constituée par la liste des grappes enquêtées lors de l’EDSCI-I de 1994. La base de sondage de l’EDSCI-I était elle-même constituée des Districts de Recensement (DR) tel qu’ils avaient été identifiés en 1988 au cours du Recensement Général de la Population et de l’Habitation. Les principaux domaines d'étude retenus sont Abidjan, les autres villes et le milieu rural. La ville d’Abidjan et les autres villes ont été ensuite stratifiées selon les zones d’intervention du projet Santé Familiale et Prévention du Sida (SFPS); ce qui a donné cinq strates1. Compte tenu de la taille variable de chaque strate, différents taux de sondage ont été appliqués à chacune d’entre elle et les résultats ont été pondérés au niveau national. Toutefois, l'échantillon est auto-pondéré à l'intérieur de chaque strate. L’échantillon de l’EDSCI-II est basé sur un sondage aréolaire stratifié et tiré à deux degrés. Au premier degré, 140 grappes ont été tirées au hasard à partir de la liste des grappes de l’EDSCI-I de 1994. Un dénombrement des ménages dans chacune de ces grappes a fourni une liste de ménages à partir de laquelle on a tiré, au deuxième degré, un échantillon de ménages (2 302 ménages). Toutes les femmes de 15 à 49 ans habitant ces ménages ont été enquêtées. En plus de l'échantillon de femmes, un échantillon d'hommes de 15 à 59 ans a été obtenu en sélectionnant tous les hommes dans un tiers des ménages sélectionnés. 10 * Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête Tableau 1.2 Taille et couverture de l'échantillon Effectifs des ménages, des femmes et des hommes sélectionnés, identifiés et enquêtés, et taux de réponse selon le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99______________________________________________________________ Résidence_______________ Enquête Urbain Rural Ensemble ______________________________________________________________ Enquête ménage Nombre de logements sélectionnés Nombre de ménages identifiés Nombre de ménages enquêtés Taux de réponse des ménages Enquête individuelle femme Nombre de femmes éligibles Nombre de femmes enquêtées Taux de réponse des femmes Ménages pour l'enquête homme Nombre de logements sélectionnés pour l'enquête homme Nombre de ménages identifiés Nombre de ménages enquêtés Taux de réponse des ménages pour l'enquête homme Enquête individuelle homme Nombre d'hommes éligibles Nombre d'hommes enquêtés Taux de réponse des hommes 1 562 740 2 302 1 458 710 2 168 1 421 701 2 122 97,5 98,7 97,9 2 148 1 007 3 155 2 067 973 3 040 96,2 96,6 96,4 518 247 765 488 238 726 478 235 713 98,0 98,7 98,2 687 316 1 003 584 302 886 85,0 95,6 88,3 À l'intérieur des 2 122 ménages enquêtés, 3 155 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour l'enquête individuelle et pour 3 040 d'entre elles, l'enquête a pu être menée à bien (tableau 1.2). Le taux de réponse s’établit donc à 96,4 % pour les interviews auprès des femmes. L'enquête homme a été réalisée dans un ménage sur trois : au total 1 003 hommes de 15-59 ans ont été identifiés dans les ménages de l’échantillon. Parmi ces 1 003 hommes devant être interviewés individuellement, 886 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 88,3 %, nettement inférieur à celui des femmes. 1.2.4 Recrutement, formation et collecte des données La cartographie et le dénombrement des ménages des grappes sélectionnées ont été effectués par 20 agents cartographes répartis en cinq équipes. Les agents ont été recrutés parmi les agents cartographes ayant une longue expérience. La plupart d’entre eux avaient participé à l’EDSCI-I ou à la formation de la cartographie du recensement de 1998. La formation des agents a consisté en des exposés théoriques concernant l'identification des structures et des ménages, le dénombrement des membres des ménages. La formation a également été complétée par des travaux pratiques en salle. À la fin de la formation, les agents ont subi un test de sélection et ceux qui ont été retenus ont été regroupés en équipes de 4 personnes dont un chef d’équipe et trois agents. Les travaux cartographiques sur le terrain ont eu lieu du 25 mai au 30 juillet 1998. La cartographie s’est déroulée selon un programme d’évolution des différentes équipes. Cette opération a connu beaucoup de difficultés compte tenu du manque d’autonomie de déplacements de chaque équipe. Caractéristiques du pays et méthodologie de l’enquête * 11 Concernant l’enquête principale, 90 personnes ayant déjà une expérience aux différents postes ouverts, ont été présélectionnées et formées. La formation s’est déroulée pendant trois semaines, du 22 juillet au 13 août 1998. Elle a consisté en des exposés théoriques en salle sur la méthodologie de l'enquête, les techniques d'enquête et en des exercices pratiques d'interview et de remplissage des questionnaires. La fin de cette formation a été sanctionnée par un test de sélection qui a permis de sélectionner 10 chefs d’équipe, 10 contrôleuses, 40 enquêtrices, 4 agents de saisie et 2 agents de vérification. Chaque équipe de terrain constituée comportait un chef d'équipe, chargé, entre autres, de l'enquête individuelle auprès des hommes, une contrôleuse et quatre enquêtrices. Les travaux de terrain se sont déroulés en deux phases : de septembre à novembre 1998 et de février à mars 1999. Les résultats de la première phase de collecte ayant mis en évidence certains sous-enregistrements, notamment dans des grappes rurales, la deuxième phase a consisté à reprendre l’enquête dans environ deux cinquièmes des grappes. 1.2.5 Exploitation des données L'exploitation des données englobe quatre principales activités : la vérification, la saisie l'édition des données, l'apurement et la tabulation. La vérification des données a commencé une semaine seulement après le début de la collecte, et s’est poursuivie jusqu'en avril 1999. Elle était assurée par deux personnes. Elle a consisté à contrôler l'exhaustivité de l'échantillon, par rapport aux fiches, de tous les questionnaires remplis pour en assurer la cohérence des données. La saisie a été réalisée par huit opératrices qui avaient préalablement été formées et sélectionnées en même temps que les enquêtrices. Elles ont ensuite suivi leur propre formation sur micro-ordinateurs. Afin de réduire les taux d'erreurs et améliorer la qualité des données, une opératrice a procédé à une double saisie. En vue de vérifier la cohérence interne des réponses enregistrées dans le questionnaire et corriger les éventuelles erreurs, l’équipe d’informaticiens a procédé à l'édition des données. Un programme de contrôle a été élaboré pour vérifier, grappe par grappe après saisie et édition, la cohérence interne des réponses. Quant à la tabulation, elle a consisté à développer et à exploiter les programmes de sortie des tableaux de base destinés à l'élaboration du rapport préliminaire et du rapport final. La tabulation du rapport final a été entièrement réalisée au siège de ORC Macro, à Calverton dans le Maryland. Les opérations de saisie et de contrôle ainsi que l'apurement et la tabulation des données ont été réalisés sur micro-ordinateur à l’Institut National de la Statistique (INS) au moyen du logiciel ISSA (Integrated System for Survey Analysis), développé par ORC Macro. 1 Il s'agit des personnes qui ont passé la nuit précédant l'enquête dans le ménage sélectionné, qu'elles soient membres du ménage ou non. Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 13 Tableau 2.1 Population des ménages par âge et sexe Répartition (en %) de la population (de fait) des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le milieu de résidence et le sexe, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99_______________________________________________________________________________________________________ Urbain Rural Total__________________________ __________________________ __________________________ Groupe d'âges Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble1_______________________________________________________________________________________________________ 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 ou plus Non déterminé/NSP Total Effectif 13,8 13,1 13,4 16,5 16,3 16,4 15,5 15,1 15,3 11,8 13,8 12,9 17,2 15,6 16,4 15,2 15,0 15,1 12,6 14,5 13,6 16,3 13,4 14,9 15,0 13,8 14,4 11,3 14,3 12,9 8,9 10,1 9,5 9,8 11,7 10,8 11,1 12,1 11,6 7,5 7,2 7,4 8,8 9,1 8,9 9,4 9,0 9,1 6,5 6,9 6,7 7,5 7,7 7,6 7,9 6,3 7,1 5,9 6,6 6,3 6,6 6,5 6,5 5,7 5,4 5,5 4,9 5,5 5,2 5,2 5,5 5,3 4,9 3,7 4,3 3,5 3,3 3,4 4,0 3,4 3,7 4,1 2,1 3,0 2,4 3,4 2,9 3,0 2,9 2,9 2,6 2,0 2,3 2,7 3,2 3,0 2,7 2,7 2,7 1,7 1,1 1,4 1,8 2,1 2,0 1,8 1,7 1,8 1,1 1,0 1,0 2,3 2,5 2,4 1,9 1,9 1,9 1,0 0,8 0,9 1,4 1,5 1,4 1,3 1,2 1,2 0,5 0,3 0,4 0,8 1,0 0,9 0,7 0,7 0,7 0,2 0,2 0,2 0,9 0,4 0,6 0,7 0,3 0,5 0,2 0,3 0,2 0,5 0,7 0,6 0,4 0,5 0,5 0,0 0,1 0,1 0,0 0,2 0,1 0,0 0,2 0,1 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 2 233 2 474 4 707 3 999 4 204 8 205 6 232 6 678 12 912_______________________________________________________________________________________________________ 1 L'effectif total comprend 2 cas pour lesquels le sexe est "non déclaré." 2CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGESET DES ENQUÊTÉS Le questionnaire ménage de l'EDSCI-II a permis de recueillir des informations sur les ménages et les logements, et d'identifier les femmes et les hommes éligibles pour l'interview individuelle. Ce chapitre traite des principales caractéristiques des ménages, de la population qui les compose et des personnes enquêtées. 2.1 ENQUÊTE MÉNAGE 2.1.1 Structure par sexe et par âge de la population Le tableau 2.1 présente la répartition par sexe et par âge de la population des ménages enquêtés. Dans les 2 122 ménages enquêtés avec succès, 12 912 personnes résidentes de fait1 ont été dénombrées. Les femmes (52 %) sont plus nombreuses que les hommes (48 %) ce qui donne un rapport de masculinité de 93 hommes pour 100 femmes, alors que ce rapport était de 104 hommes pour 100 femmes au RGPH de 1988 et à celui de 1998. Il semblerait donc qu’au cours de l’EDSCI-II, il y ait eu un sous-enregistrement des hommes dans les ménages enquêtés. En outre, la répartition de la population selon le milieu de résidence montre que la population ivoirienne est essentiellement rurale : 64 % des personnes recensées vivent en milieu rural contre 36 % en milieu urbain. 14 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés Tableau 2.2 Population (de droit) par âge selon différentes sources Répartition (en %) de la population par grand groupe d'âges d'après le RGPH de 1988, l'EDSCI-I de 1994 et l'EDSCI-II de 1998-99__________________________________________________ RGPH EDSCI-I EDSCI-II Groupe d'âges 1988 1994 1998-99__________________________________________________ <15 ans 15-64 65 ou plus Total 46,8 46,6 44,1 51,1 50,7 52,8 2,1 2,7 3,0 100,0 100,0 100,0 La pyramide des âges de la population présente une base large et un sommet rétréci, allure caractéristique des pays à forte fécondité et à forte mortalité (graphique 2.1). Par rapport aux données de l’enquête de 1994, on constate que la proportion de la population de 0-4 ans est passée de 17 % à 15 %. Cette diminution de la part relative des jeunes enfants dans la population résulte certainement, en partie, de la baisse de fécondité survenue au cours de ces dernières années (voir Chapitre 3 - Fécondité). Il faut également souligner la faible proportion d’hommes de 15-19 ans par rapport aux groupes d’âges plus jeunes et par rapport aux femmes du même âge. En l’absence d’autre explication, il faut envisager ici un sous- enregistrement des hommes de ce groupe d’âges. Le tableau 2.2 présente la répartition de la population par grands groupes d'âges à différentes dates. De ce tableau, il ressort que la part des jeunes de moins de 15 ans dans la population est restée stable entre 1988 et 1994 et qu’elle a ensuite légèrement diminué pour s’établir à 44 % en 1998-99. Les adultes de 15-64 ans représentent un peu plus de la moitié de la population totale (53 %) et leur part a légèrement augmenté dans la population depuis le RGPH de 1988, date à laquelle ils représentaient 51 %. De même, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus a connu une légère augmentation, passant de 2 % en 1988 à 2,7 % en 1994 et à 3,0 % en 1998-99. Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 15 Tableau 2.3 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage, taille du ménage, et pourcentage de ménages comprenant des enfants sans leurs parents, selon le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99_________________________________________________________________________________ Autres Ensemble Caractéristique Abidjan villes urbain Rural Ensemble_________________________________________________________________________________ Chef de ménage Homme Femme Nombre de membres habituels 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ou plus Total Taille moyenne 83,9 83,9 83,9 86,7 85,6 16,1 16,1 16,1 13,3 14,4 11,0 15,2 12,9 10,8 11,7 13,5 12,4 13,0 9,3 10,8 14,3 11,7 13,1 9,8 11,2 10,3 10,3 10,3 9,3 9,7 11,7 7,8 9,9 10,3 10,1 8,4 8,9 8,6 9,7 9,3 7,6 8,0 7,7 6,3 6,9 4,6 6,2 5,4 6,6 6,1 18,8 19,2 19,0 27,5 24,1 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 5,6 5,6 5,6 6,6 6,2 2.1.2 Taille et composition des ménages Les données du tableau 2.3 montrent qu'en Côte d’Ivoire, plus de quatre ménages sur cinq (86 %) sont dirigés par des hommes et que 14 % des ménages ont à leur tête une femme. Cette situation n’a guère connu de changement depuis 1994 puisque à cette date, ces proportions étaient respectivement de 85 % et de 15 %. De plus, on peut noter que les femmes chefs de ménage sont, proportionnellement, plus nombreuses en milieu urbain (16 %) qu'en milieu rural (13 %). La répartition des ménages selon leur taille fait apparaître qu'environ un ménage sur huit (12 %) est composé d'une seule personne et 42 % comptent de 2 à 5 personnes. Les ménages de grande taille (six personnes ou plus) représentent 46 % dont un peu plus de la moitié (24 %) comptent 9 personnes ou plus. C’est en milieu rural (28 %) que ces ménages de très grande taille sont les plus fréquents. En moyenne, un ménage compte 6,2 personnes et cette taille varie de 5,6 personnes par ménage en milieu urbain à 6,6 personnes en milieu rural. 2.1.3 Niveau d'instruction de la population Dans le cadre de l'enquête ménage, pour chaque membre du ménage âgé de 6 ans ou plus, on a collecté des informations sur le niveau d'instruction atteint ainsi que sur la dernière classe achevée. Tout comme à l'EDSCI-I, on a distingué 3 niveaux d'instruction : le primaire, le secondaire et le supérieur. En Côte d’Ivoire, l'âge d'entrée dans le système scolaire se situe, en principe, entre 6 et 7 ans. L'entrée en secondaire a lieu, en théorie, à 12 ans et les études durent sept ans à ce niveau, pour se terminer par le Baccalauréat. Les tableaux 2.4.1 et 2.4.2 donnent, pour chaque sexe et par âge, la répartition des membres des ménages selon le niveau d'instruction atteint. 16 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés Tableau 2.4.1 Niveau d'instruction de la population des femmes Répartition (en %) de la population féminine (de fait) des ménages, âgée de six ans et plus, par niveau d'instruction atteint et nombre médian d'années d’instruction selon l'âge et le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________ Niveau d'instruction Nombre___________________________________ médian Caractéristique Aucun Primaire Secondaire Supérieur ND Total Effectif d'années___________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 6-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble1 52,9 46,5 0,0 0,0 0,6 100,0 821 0,0 42,5 51,2 5,8 0,0 0,5 100,0 925 1,6 49,7 32,6 17,3 0,1 0,2 100,0 781 0,1 46,4 33,3 17,9 2,3 0,1 100,0 605 1,9 48,6 36,2 11,3 3,8 0,1 100,0 513 0,7 62,0 24,4 11,8 1,6 0,2 100,0 434 0,0 64,3 23,4 10,7 1,2 0,4 100,0 365 0,0 65,2 21,4 12,2 0,9 0,3 100,0 230 0,0 81,0 13,7 4,6 0,3 0,4 100,0 194 0,0 89,6 5,6 2,8 0,0 2,0 100,0 182 0,0 96,9 2,7 0,4 0,0 0,0 100,0 116 0,0 94,9 1,4 0,4 0,8 2,4 100,0 128 0,0 96,6 1,7 0,3 0,2 1,2 100,0 187 0,0 33,8 41,0 21,4 3,6 0,2 100,0 1 156 3,0 52,8 32,3 13,3 0,7 1,0 100,0 943 0,0 42,4 37,1 17,7 2,3 0,5 100,0 2 099 1,7 66,4 29,6 3,4 0,1 0,5 100,0 3 394 0,0 57,2 32,5 8,9 0,9 0,5 100,0 5 493 0,0 ___________________________________________________________________________________________ 1 Y compris les "non-determinés" Au niveau de l'ensemble du pays et tous âges confondus, à partir de 6 ans, plus de deux hommes sur cinq (44 %) et plus d'une femme sur deux (57 %) sont sans instruction. Le nombre médian d'années achevées dans le système scolaire est de 1,0 pour les hommes et de 0,0 pour les femmes. Les résultats mettent donc en évidence un faible niveau d’instruction de la population ivoirienne ainsi que la persistance d’écarts entre les hommes et les femmes. Néanmoins, par rapport aux résultats de 1994, on constate une diminution de la proportion de femmes sans instruction : de 62 %, la proportion est passée à 57 %. Cette amélioration du niveau d’instruction des femmes est particulièrement perceptible dans le groupe d’âges 6-9 ans où les proportions de femmes ayant atteint un niveau primaire sont passées de 43 % en 1994 à 47 % en 1998-99. Par contre, en ce qui concerne les hommes, l’amélioration est beaucoup moins importante puisque, au niveau global, les proportions de ceux n’ayant pas d’instruction sont restées quasiment stables, passant de 45 % en 1994 à 44 % en 1998-99; concernant les proportions d’hommes ayant le niveau primaire, elles sont passées de 35 % à 36 %. Aux niveaux secondaire et supérieur, on constate une très légère diminution, quel que soit le sexe. Environ un homme sur six (16 % ) et seulement 9 % des femmes ont un niveau secondaire. Lors de la précédente enquête, les proportions étaient de 18 % chez les hommes et 8 % chez les femmes. Enfin, 3 % des hommes et moins d’1 % des femmes ont atteint un niveau d’instruction supérieure. Du point de vue de l'âge, on constate tout d'abord que c’est dans le groupe d’âges 10-14 ans que la proportion de ceux et de celles n’ayant pas d’instruction est la plus faible (27 % des hommes et 43 % des femmes). Cette proportion diminue régulièrement des générations les plus anciennes aux plus jeunes, passant de 96 % chez les hommes de 65 ans ou plus à 27 % à 10-14 ans. Chez les femmes de 65 ans ou plus, 97 % n’avaient aucune instruction, mais cette proportion diminue régulièrement pour atteindre 43 % à 10-14 ans. Cette diminution des proportions de personnes sans instruction résulte en fait d’une amélioration progressive de l’instruction au fil des générations. Cependant, à 6-9 ans, âges auxquels les enfants devraient déjà être 2 Rapport du nombre de personnes d'un groupe d'âges donné fréquentant actuellement un établissement scolaire à la population totale de ce groupe d'âges. Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 17 Tableau 2.4.2 Niveau d'instruction de la population des hommes Répartition (en %) de la population masculine (de fait) des ménages, âgée de six ans et plus, par niveau d'instruction atteint et nombre médian d'années d’instruction selon l'âge et le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99___________________________________________________________________________________________ Niveau d'instruction Nombre__________________________________ médian Caractéristique Aucun Primaire Secondaire Supérieur ND Total Effectif d'années___________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 6-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble1 44,3 54,9 0,0 0,0 0,8 100,0 791 0,0 27,0 66,6 5,7 0,0 0,7 100,0 935 2,7 34,2 36,0 29,1 0,5 0,2 100,0 608 4,3 37,2 30,0 25,9 6,4 0,4 100,0 546 4,2 36,2 25,7 30,2 7,6 0,3 100,0 470 5,3 48,0 21,9 23,1 6,1 0,9 100,0 412 1,6 45,6 22,4 25,8 5,7 0,5 100,0 321 3,2 52,1 19,5 22,9 4,5 1,0 100,0 248 0,0 50,6 16,8 23,4 8,4 0,7 100,0 187 0,0 62,9 14,8 17,9 3,7 0,7 100,0 168 0,0 72,4 16,9 5,7 1,8 3,2 100,0 113 0,0 90,7 6,9 1,4 1,0 0,0 100,0 118 0,0 96,2 1,6 1,0 0,6 0,6 100,0 186 0,0 23,4 34,0 31,8 9,9 0,8 100,0 1 073 5,3 38,2 32,7 24,7 3,1 1,4 100,0 803 2,8 29,7 33,5 28,8 7,0 1,1 100,0 1 876 4,6 51,7 38,1 9,0 0,7 0,4 100,0 3 229 0,0 43,6 36,4 16,3 3,0 0,7 100,0 5 105 1,0 ___________________________________________________________________________________________ 1 Y compris les "non-déterminés" dans le système éducatif, 44 % des garçons et 53 % des filles n’ont toujours pas d’instruction, ce qui signifie probablement qu'une partie importante des enfants entrent tardivement dans le système éducatif. Le niveau d'instruction atteint varie selon le milieu et la région de résidence. C’est dans les zones rurales que les proportions de personnes n'ayant pas d'instruction sont les plus élevées (52 %) des hommes et 66 % des femmes); dans les Autres Villes, on compte 38 % d'hommes et 53 % de femmes sans d'instruction; enfin, c’est en Abidjan que la proportion de personnes sans instruction est la plus faible : 23 % des hommes et 34 % des femmes. En outre, des questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées à toutes les personnes âgées de 6 à 24 ans. Ces questions ont permis de calculer des taux de scolarisation2 qui donnent une indication sur l’accès au système éducatif. Ces taux par sexe et par milieu de résidence selon les groupes d'âges figurent au tableau 2.5 et sont représentés au graphique 2.2. Au niveau national, le taux de scolarisation est de 50 % chez les enfants de 6-10 ans et c’est à 11-15 ans qu’il est le plus élevé (51 %), ces âges sont ceux qui correspondent, à la fois, au niveau primaire et au premier cycle du secondaire. À 16-20 ans, âges correspondant, en principe, au second cycle du secondaire, ce taux tombe à 20 % et, à 21-24 ans, il n'est plus que de 11 %. Par rapport à la précédente enquête, on constate que le taux de scolarisation à 6-15 ans a légèrement augmenté (48 % contre 50 %); par contre, entre 16 et 20 ans, il a diminué : de 23 % à 16-20 ans il est passé à 20 %. Le taux de scolarité à 21-24 ans est resté stable (11 %). 18 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés Tableau 2.5 Taux de scolarisation Proportion de la population (de fait) des ménages, âgée de 6 à 24 ans, fréquentant un établissement scolaire, par âge, selon le sexe et le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________________________ Hommes Femmes Ensemble ____________________________ ___________________________ __________________________ Groupe d'âges Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble ________________________________________________________________________________________________________ 6-10 11-15 6-15 16-20 21-24 67,0 51,2 55,4 55,3 38,4 44,3 60,2 45,0 49,7 69,4 56,1 60,3 46,1 36,9 40,8 56,1 47,2 50,5 68,2 53,3 57,7 50,8 37,8 42,7 58,2 45,9 50,1 42,9 16,2 27,6 25,7 4,7 14,5 32,9 10,0 20,3 29,3 2,4 14,8 12,1 1,6 6,7 20,2 2,0 10,7 On constate par ailleurs que le taux de scolarisation est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural et que les écarts se creusent avec l’âge. En effet, à 6-15 ans, le taux est de 58 % en milieu urbain contre 46 % en milieu rural. Entre 16 et 20 ans, en milieu urbain, un tiers des jeunes de 16-20 ans sont scolarisés contre un sur dix (10 %) en milieu rural et, à 21-24 ans, ces taux sont, respectivement, de 20 % contre 2 %. Ces disparités concernant l’accès à l’instruction s'expliquent, en grande partie, par une plus grande facilité d'accès à l'école des enfants du milieu urbain par rapport à ceux du milieu rural. Comme on pouvait s’y attendre, les taux de scolarisation des filles, quel que soit le milieu et l’âge, sont toujours inférieurs à ceux des garçons (graphique 2.2). En effet, à 6-15 ans, le taux de scolarisation des garçons est de 58 % contre 43 % chez les filles. Cet écart se creuse au fur et à mesure que l'âge (et donc, le niveau d'études) augmente : à 16-20 ans, 28 % des garçons sont toujours scolarisés contre seulement 15 % des filles et, à 21-24 ans, ce taux est de 15 % chez les garçons contre à peine 7 % chez les filles. Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 19 Tableau 2.6 Caractéristiques des logements Répartition (en %) des ménages par caractéristiques des logements, selon le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99________________________________________________________________________________ Caractéristique Autres Ensemble des logements Abidjan villes urbain Rural Ensemble________________________________________________________________________________ Électricité Non Oui ND Total Approvisionnement en eau à boire Robinet dans le logement/cour/parcelle Robinet public Puits dans le logement/cour parcelle Puits public Source Rivière/ruisseau Mare/lac/barrage Autre Total Temps nécessaire pour s'approvisionner en eau Moins de 15 minutes (en %) Type de toilettes Chasse d'eau Latrines sommaires Latrines améliorées Pas de toilettes/nature ND Total Type de sol Terre/sable Bois/palmes/bambous Carrelage Ciment Autre matériau fini ND Total Nombre de personnes par pièce utilisée pour dormir 1-2 3-4 5-6 7 ou plus ND Total Moyenne Effectif de ménages 9,2 19,7 14,0 77,5 51,7 90,6 80,2 85,9 22,5 48,2 0,1 0,1 0,1 0,0 0,1 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 70,9 45,0 59,2 6,3 27,7 27,0 11,2 19,9 24,1 22,4 1,8 33,3 16,1 26,1 22,0 0,3 9,7 4,5 31,1 20,3 0,0 0,0 0,0 9,0 5,3 0,0 0,0 0,0 2,7 1,6 0,0 0,0 0,0 0,5 0,4 0,0 0,5 0,2 0,0 0,1 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 95,1 96,4 95,7 65,6 77,8 34,4 13,0 24,7 2,1 11,3 37,1 60,2 47,5 35,7 40,5 25,3 22,2 23,9 6,7 13,7 3,1 4,3 3,6 55,3 34,4 0,1 0,3 0,2 0,1 0,2 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 0,3 1,5 0,8 34,1 20,6 0,9 0,0 0,5 0,3 0,4 18,8 9,6 14,6 2,3 7,3 76,1 88,4 81,7 62,9 70,5 3,9 0,3 2,3 0,4 1,2 0,0 0,2 0,1 0,0 0,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 55,0 63,4 58,8 60,5 59,8 37,1 29,7 33,8 33,2 33,5 7,1 3,8 5,6 4,4 4,9 0,8 2,4 1,5 1,7 1,6 0,0 0,7 0,3 0,1 0,2 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 2,7 2,5 2,6 2,6 2,6 471 389 860 1 262 2 122 2.1.4 Caractéristiques des logements et biens possédés par le ménage Lors de l'enquête ménage, on a recueilli des informations sur les caractéristiques des logements (utilisation de l'électricité, approvisionnement en eau, type de toilettes, matériau du sol, etc.) ainsi que sur la possession de certains biens en vue de mesurer le niveau socio-économique et le niveau de confort du ménage. Selon les résultats présentés au tableau 2.6 et au graphique 2.3, on constate qu’environ un ménage sur deux (48 %) dispose de l’électricité. Par rapport à l’EDSCI-I de 1994, cette proportion a nettement augmenté puisque, à cette date, l’électricité n’était disponible que pour 37 % des ménages. Cependant, cette 20 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés amélioration n’a pas permis de supprimer les écarts, toujours importants, entre les milieux de résidence, en particulier entre le milieu rural et le reste du pays. En effet, plus de quatre ménages urbains sur cinq (86 %) sont desservis par le réseau électrique contre seulement un peu plus d’un ménage rural sur cinq (23 %). En Abidjan, la quasi-totalité (91 %) des ménages disposent de l’électricité. Par ailleurs, en ce qui concerne le type d’approvisionnement en eau, les résultats montrent qu’au niveau global, plus d’un quart des ménages (28 %) disposent d’un robinet dans le logement ou dans la cour. Depuis 1994, cette proportion a augmenté puisqu’à cette date, seulement 23 % des ménages utilisaient de l’eau qui provenait d’un robinet. D’autre part, environ un ménage sur cinq (22 %) s’approvisionne à un robinet public; une même proportion de ménages dispose d’un puits dans le logement. Pour un ménage sur cinq (20 %), l’eau utilisée pour la consommation provient d’un puits public. Enfin, 7 % des ménages utilisent l’eau de surface. En outre, on constate que la principale source d'approvisionnement en eau varie fortement selon le milieu de résidence. En milieu urbain, 59 % des ménages disposent d’un robinet dans le logement et 20 % utilisent l’eau d’un robinet public; en milieu rural, ces proportions sont respectivement de 6 % et 24 %. Près d’un tiers des ménages du milieu rural, utilisent de l’eau provenant de puits publics et 12 % utilisent de l’eau de surface. En ce qui concerne le temps nécessaire pour s’approvisionner en eau, on constate que plus des trois quarts (78 %) des ménages mettent moins de 15 minutes. Cette proportion varie de 96 % en urbain à 66 % en rural. Les trois quarts des ménages ivoiriens (75 %) ne disposent pas de toilettes adéquates, puisque 41 % utilisent des installations sanitaires sommaires et 34 % ne disposent d’aucun type de toilettes. Seulement 14 % des ménages utilisent des latrines améliorées et 11 % disposent de toilettes avec chasse d'eau. Les différences entre milieux de résidence sont très importantes : en milieu rural, plus de la moitié des ménages (55 %) ne possèdent pas de toilettes; cette proportion n’est que de 4 % en milieu urbain où le type de toilettes le plus fréquent est les latrines sommaires (48 %). C’est en Abidjan que les ménages disposant de chasse d’eau sont proportionnellement les plus nombreux (34 %). Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 21 Tableau 2.7 Biens durables possédés par le ménage Pourcentage de ménages possédant certains biens de consommation durables, selon le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99______________________________________________________________________ Autres Ensemble Biens durables Abidjan villes urbain Rural Ensemble______________________________________________________________________ Radio Télévision Téléphone Réfrigérateur Réchaud/cuisinière Bicyclette Motocyclette Voiture Aucun Effectif de ménages 79,7 71,5 76,0 59,2 66,0 56,0 46,0 51,4 13,3 28,7 13,2 6,5 10,2 1,6 5,1 33,4 25,3 29,7 6,0 15,6 43,2 16,6 31,2 4,6 15,3 5,1 17,2 10,5 42,5 29,6 1,6 18,1 9,1 14,4 12,2 11,3 7,1 9,4 2,9 5,5 11,7 18,6 14,8 25,5 21,2 471 389 860 1 262 2 122 En ce qui concerne le type de sol des logements, les résultats montrent que 71 % des ménages vivent dans des logements dont le sol est en ciment. Cette proportion varie d’un minimum de 63 % en rural, où plus d‘un tiers des ménages (34 %) ont un sol en terre/sable, à un maximum de 88 % dans les Autres Villes. Le nombre de personnes qui dorment dans une même pièce fournit une indication sur le niveau de promiscuité, qui est lié à la situation socio-économique du ménage. En effet, plus le ménage est pauvre, moins il dispose d'espace pour vivre et, en cas de maladie, plus le risque de contagion dans le ménage est important. Le tableau 2.6 montre que, dans 60 % des cas, une ou deux personnes dorment dans une même pièce et que, dans 34 % des cas, trois ou quatre personnes dorment dans une même pièce. De plus, dans 5 % des ménages, on constate que cinq ou six personnes partagent la même pièce et, dans 2 % des cas, sept personnes ou plus dorment dans une même pièce. En moyenne, 2,6 personnes dorment dans une même pièce. Cet indicateur ne varie pas quel que soit le milieu de résidence et, de plus, il est demeuré constant depuis l'EDSCI-I de 1994. 2.1.5 Biens possédés par le ménage Les questions posées sur les biens de consommation durables des ménages ont porté sur la possession d'un poste radio, d'un poste téléviseur, d'un téléphone, d'un réfrigérateur et de certains moyens de transport tels que la bicyclette, la motocyclette, la voiture. Le tableau 2.7 présente les proportions de ménages possédant ces biens, selon le milieu de résidence. Tout d’abord, au niveau national, on constate que 21 % des ménages ont déclaré ne rien posséder. Cette proportion varie d’un maximum de 26 % en milieu rural à un minimum de 12 % en Abidjan. La radio est le bien le plus répandu parmi les ménages ivoiriens (66 %), aussi bien en milieu urbain (76 %) qu'en milieu rural (59 %). De plus, au niveau national, on constate que 29 % des ménages possèdent un poste téléviseur : c’est en Abidjan que cette proportion est la plus élevée (56 %) et en milieu rural qu’elle est la plus faible (13 %). Après la radio et la télévision, c’est la bicyclette qui a été le bien le plus fréquemment cité : 30 % des ménages ayant déclaré en posséder une; cette proportion est plus élevée en milieu rural que dans le reste du pays (43 %). Dans environ 16 % des cas, les ménages ont déclaré posséder un réfrigérateur mais ce bien de consommation est beaucoup plus répandu en milieu urbain qu’en milieu rural (30 % contre 6 %). Il en est de même du réchaud/cuisinière (31 % contre 5 %). Enfin la voiture et surtout le téléphone restent le privilège d’une faible proportion de ménages (respectivement 6 % et 5 %), en particulier de ménages vivant en Abidjan où 13 % ont déclaré posséder un téléphone et 11 % une voiture; par comparaison, en milieu rural, ces proportions sont respectivement de 2 % et de 3 %. 22 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés 2.2 ENQUÊTE INDIVIDUELLE L'étude des caractéristiques socio-économiques des personnes enquêtées est essentielle pour comprendre et expliquer les comportements en matière de fécondité, de contraception, d'hygiène, de nutrition et d'utilisation des services. Le questionnaire individuel a permis de recueillir quelques-unes de ces caractéristiques tels que l'âge, le milieu de résidence, le niveau d'instruction, l'état matrimonial et la religion. Cette section présente les caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés, caractéristiques qui, dans la suite de l'analyse, seront utilisées comme variables de classification de la plupart des phénomènes étudiés. Par ailleurs, cette section porte aussi sur l'accès aux média des femmes et des hommes, ce qui est d'une importance particulière pour la mise en place des programmes de planification familiale et de santé. Enfin, une section particulière sera consacrée à l'activité économique des enquêtés. 2.2.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés L'âge, variable fondamentale de l'analyse des phénomènes démographiques, est l'une des informations les plus difficiles à obtenir lorsque l’enregistrement des événements, en particulier les naissances, n’est pas généralisé. De ce fait, un soin particulier a été accordé à son estimation au moment de l'enquête individuelle. On demandait d'abord aux femmes et aux hommes leur date de naissance, puis leur âge. Lorsque la date de naissance et l'âge étaient obtenus, l'enquêtrice contrôlait la cohérence des deux informations. Dans le cas où l'enquêté ne connaissait pas sa date de naissance ou son âge, l'enquêtrice essayait d'obtenir un document officiel (carte d'identité, acte de naissance, etc.) où figure la date de naissance. Lorsqu'aucun document n'était disponible, l'enquêtrice devait estimer l'âge de la femme ou de l'homme, soit par comparaison avec l'âge d'autres membres du ménage, soit par déduction à partir de certains événements marquants (mariage, décès, etc.) de l'enquêté, ou encore en utilisant le calendrier historique. La distribution des femmes de 15-49 ans par groupe d'âges quinquennal présente une allure assez régulière (tableau 2.8), les proportions des femmes de chaque groupe d'âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l'on avance vers les âges élevés, passant de 26 % entre 15-19 ans à 14 % à 30-34 ans et à 6 % à 45-49 ans. On observe également que près des deux tiers des femmes (61 %) sont âgées de moins de 30 ans. Pour être sélectionnés en vue de l'enquête individuelle, les hommes devaient être âgés de 15 à 59 ans. Plus de la moitié des hommes enquêtés ont moins de 30 ans (53 %). La structure de cette population présente, comme pour les femmes, une allure qui se rétrécit régulièrement, passant de 20 % dans la tranche d'âges 15-19 ans à 7 % à 45-49 ans. Concernant l'état matrimonial (graphique 2.4), précisons que, dans le cadre de l’EDSCI-II, ont été considérés en union tous les hommes et toutes les femmes mariés, de façon formelle ou non, ainsi que ceux vivant en union consensuelle. Selon cette définition, on constate que la majorité des femmes (61 %) étaient en union au moment de l'enquête. À l'inverse, seulement 30 % étaient célibataires. Cette proportion est en légère augmentation par rapport à 1994 où elle n’était que de 26 %. La proportion de femmes en rupture d'union (veuves, divorcées, séparées) représente 8 % des enquêtées. Chez les hommes, on observe une répartition de même type mais avec une proportion de célibataires (47 %) beaucoup plus élevée que chez les femmes (30 %), du fait d'un âge à l'union beaucoup plus tardif chez les hommes que chez les femmes. Chez les hommes, 48 % étaient en union au moment de l’enquête. Enfin, on remarque que la proportion d'hommes en rupture d'union (5 %) est plus faible que chez les femmes (8 %); ce résultat s'explique, en partie, par la polygamie ainsi que par la facilité de remariage des hommes divorcés et veufs, surtout aux âges avancés. Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 23 Tableau 2.8 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés par âge, état matrimonial, milieu de résidence, niveau d'instruction, religion, et ethnie, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________________ Femmes Hommes ________________________________ _______________________________ Effectif Effectif Caractéristique Pourcentage ____________________ Pourcentage ___________________ socio-démographique pondéré Pondéré Non pondéré pondéré Pondéré Non pondéré ________________________________________________________________________________________________ Âge des enquêt(é)s 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 État matrimonial actuel Jamais marié En union Veuf Divorcé/séparé Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2è cycle Supérieur Religion Catholique Protestante Musulmane Traditionnelle/Autre Ethnie Akan Krou Mandé du Nord Mandé du Sud Gur Autres Ensemble 25,5 775 804 20,3 180 176 19,0 577 625 17,8 158 165 16,5 501 500 15,1 134 142 13,8 419 399 13,1 116 116 11,5 349 324 9,4 83 89 7,6 230 227 7,6 67 65 6,2 188 161 6,8 60 57 NA NA NA 5,9 52 45 NA NA NA 3,9 35 31 30,4 925 1 064 47,3 419 439 61,3 1 863 1 716 48,0 425 403 2,0 62 59 0,0 0 0 6,2 190 201 4,7 42 44 25,2 766 1 154 26,2 233 342 16,7 508 913 16,2 144 242 41,9 1 275 2 067 42,5 376 584 58,1 1 765 973 57,5 510 302 55,9 1 700 1 506 40,1 355 296 28,8 875 892 24,7 219 211 10,9 332 440 19,8 175 192 2,9 87 129 9,8 87 114 1,5 47 73 5,7 50 73 24,3 740 792 24,8 219 246 16,3 496 519 12,9 115 118 34,7 1 054 1 125 37,7 334 328 24,7 750 604 24,6 218 194 29,8 907 946 NA NA NA 11,0 335 356 NA NA NA 12,1 366 404 NA NA NA 10,3 313 251 NA NA NA 14,6 442 390 NA NA NA 22,2 676 693 NA NA NA 100,0 3 040 3 040 100,0 886 886 _________________________________________________________________________________________________ NA = Non applicable 3 La question sur l’ethnie n’a pas été posée aux homm es. 24 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés En ce qui concerne la répartition de la population selon le milieu de résidence, on constate que plus de la moitié des hommes et des femmes vivent en milieu rural (58 % dans les deux cas) et qu’Abidjan concentre environ un quart de la population. Selon les données recueillies sur la religion pratiquée, on constate que plus d’une Ivoirienne sur trois (35 %) est musulmane; chez les hommes, cette proportion est de 38 %. Les Catholiques représentent un quart de la population (24 % chez les femmes et 25 % chez les hommes). Un quart des Ivoiriens et des Ivoiriennes ont déclaré pratiquer une religion traditionnelle et enfin 16 % des femmes et 13 % des hommes sont protestants. Concernant l’ethnie3, le grand groupe le plus représenté est celui des Akans qui regroupe 30 % des femmes. Les Gur regroupent ensuite 15 %, suivi des Mandé du Nord (12 % ) des Krou (11 %) et enfin des Mandé du Sud (10 %). En ce qui concerne le niveau d'instruction, les données du tableau 2.9 montrent que 56 % des femmes de 15-49 ans et 40 % des hommes de 15-59 ans n'ont jamais fréquenté l'école. Par ailleurs, 29 % des femmes et 25 % des hommes ont un niveau primaire. Les femmes ayant un niveau d'instruction secondaire ne représentent que 14 % alors que cette proportion atteint 30 % chez les hommes. Enfin, 2 % des femmes ont un niveau d’études supérieures contre 6 % des hommes. Selon les données du tableau 2.9, on constate que la proportion des femmes sans instruction diminue au fil des générations, passant de 82 % chez les femmes de 45-49 ans à 51 % dans le groupe d'âges 15-19 ans. Corrélativement, les proportions de femmes ayant un niveau d'instruction primaire augmentent au fil des générations : de 13 % dans le groupe d’âges 45-49 ans, la proportion atteint 31 % à 15-19 ans. La proportion de femmes ayant atteint le niveau secondaire reste faible (14 %), mais cependant, elle augmente également des générations les plus anciennes aux plus jeunes, passant de 5 % chez les femmes âgées de Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 25 Tableau 2.9 Niveau d'instruction des femmes et des hommes enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes par niveau d'instruction atteint, selon le groupe d'âges et le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________________________ Niveau d'instruction des femmes Niveau d'instruction des hommes __________________________________________ _________________________________________ Secon- Supé- Secon- Supé- Caractéristique Aucun Primaire daire rieur Total Effectif Aucun Primaire daire rieur Total Effectif ________________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble 51,3 31,2 17,4 0,1 100,0 775 31,5 32,6 35,2 0,7 100,0 180 47,0 32,8 17,7 2,5 100,0 577 33,7 28,3 28,2 9,7 100,0 158 47,2 37,7 11,4 3,7 100,0 501 35,8 22,3 32,0 10,0 100,0 134 61,2 25,0 12,4 1,3 100,0 419 43,3 23,7 24,3 8,7 100,0 116 67,6 20,6 10,4 1,5 100,0 349 30,9 26,3 38,9 3,9 100,0 83 64,3 23,3 11,8 0,6 100,0 230 51,2 20,7 25,3 2,8 100,0 67 81,8 13,3 4,6 0,3 100,0 188 51,5 16,6 29,0 2,9 100,0 60 NA NA NA NA NA 0 58,2 11,9 26,1 3,8 100,0 52 NA NA NA NA NA 0 72,8 17,3 6,3 3,7 100,0 35 33,3 33,8 27,7 5,2 100,0 766 19,5 23,6 41,8 15,0 100,0 233 52,9 25,6 20,5 1,0 100,0 508 31,2 21,2 41,6 6,0 100,0 144 41,1 30,5 24,9 3,5 100,0 1 275 24,0 22,7 41,7 11,6 100,0 376 66,6 27,5 5,8 0,1 100,0 1 765 52,0 26,2 20,5 1,3 100,0 510 55,9 28,8 13,8 1,5 100,0 3 040 40,1 24,7 29,5 5,7 100,0 886 _________________________________________________________________________________________________________ NA = Non applicable 45-49 ans à 18 % chez celles de 20-24 ans. Selon le milieu de résidence, on constate que 28 % des femmes du milieu rural ont atteint le niveau d'instruction primaire, contre 31 % en milieu urbain. C’est en Abidjan que la proportion de femmes ayant un niveau secondaire est la plus élevée (28 %). Chez les hommes, 60 % ont fréquenté l'école et 25 % ont atteint le niveau d'instruction primaire. Tout comme chez les femmes, les proportions d'hommes instruits sont plus élevées parmi les jeunes générations que parmi les plus âgées; à 55-59 ans, 73 % des hommes n'ont jamais fréquenté l'école contre 32 % pour les 15-19 ans; 17 % de ceux âgés de 55-59 ans ont un niveau primaire contre 33 % parmi ceux de 15-19 ans. Par ailleurs, en milieu rural, seulement 48 % des hommes sont allés à l'école contre 76 % en milieu urbain. Le tableau 2.10 présente la répartition des femmes de 15-24 ans qui ont fréquenté l’école selon qu'elles la fréquentaient ou non au moment de l'enquête. Dans ce tableau, figure également la répartition des femmes de 15-24 ans qui ne sont plus scolarisées selon les raisons qui les ont poussées à quitter l'école. Sur l'ensemble des femmes de 15-24 ans ayant fréquenté l’école, 74 % avaient arrêté leurs études au moment de l'enquête. La raison la plus souvent citée pour expliquer l'arrêt des études est l’échec à l’examen (27 %). En outre, près d’une femme sur cinq (19 %) a déclaré qu’elle avait dû abandonner l’école parce qu’elle ne pouvait pas payer les frais scolaires. Plus d’une femme sur dix (13 %) a déclaré avoir abandonné l’école par manque d’intérêt. Quel que soit le niveau d’instruction atteint par les femmes, on constate que c’est l’échec à l’examen qui est la raison d’abandon de l’école la plus fréquemment citée. L’impossibilité de payer l’école contribue également, de manière importante, à l’abandon scolaire. Enfin, on constate qu’un quart des femmes ayant un niveau primaire incomplet ont déclaré avoir abandonné l’école par manque d’intérêt. 26 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés Tableau 2.10 Fréquentation scolaire et raisons de l'abandon de l'école Répartition (en %) des femmes de 15 à 24 ans par fréquentation scolaire et raisons de l'abandon de l'école, selon le niveau d'instruction atteint, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________ Niveau d'instruction________________________________________________ Secondaire Primaire Primaire Secondaire complet ou Fréquentation incomplet complet incomplet supérieur Ensemble ________________________________________________________________________________________ Fréquente actuellement Oui 4,1 5,8 59,7 71,1 25,6 Non 95,9 93,9 40,0 27,5 74,2 NSP/ND 0,0 0,3 0,3 1,4 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Raisons d'abandon scolaire Fréquente actuellement 4,1 5,8 59,7 71,1 25,6 Est tombée enceinte 0,3 2,3 4,9 4,2 2,5 S'est mariée 0,3 1,8 0,8 0,0 0,8 S'occupe des enfan ts 0,3 1,0 0,0 0,0 0,4 Aide sa famile 3,1 1,8 0,3 0,0 1,7 Ne pouvait payer école 23,1 21,5 12,3 8,0 18,5 Avait besoin d'argent 1,9 1,4 0,0 5,5 1,3 Préférence emploi/travailler 0,7 4,6 1,0 3,8 2,0 Assez diplômée 0,7 0,4 0,3 1,7 0,6 N'a pas réussi examen 31,8 38,9 15,0 2,1 26,8 N'aimait pas l'école 25,4 9,9 3,5 0,0 13,1 École non accessible 0,5 0,0 0,0 0,0 0,2 Problémes de santé 5,4 6,0 1,5 0,0 4,0 Autre 2,5 4,3 0,4 2,1 2,3 NSP/ND 0,0 0,3 0,3 1,4 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 253 178 220 33 684 Tableau 2.11 Caractéristiques différentielles des couples Répartition (en %) des couples par différence d'âges entre conjoints et différence de niveau d'instruction, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99____________________________________________ Différence Pourcentage Effectif____________________________________________ Âge Femme plus âgée Homme + âgé de : 0-4 ans 5-9 ans 10-14 ans 15 ans ou plus Difference d'âges moyenne 1ère femme 2e femme ou+ Ensemble des femmes Niveau d'instruction Homme et femme : aucun Femme instruite, homme non Homme instruit, femme non Homme et femme instruits Total 5,7 20 21,6 78 30,7 111 22,5 81 19,6 71 9,0 319 13,6 42 9,6 361 44,2 159 5,5 20 23,4 84 27,0 97 100,0 361 2.2.2 Caractéristiques des couples Parmi les hommes interviewés, 425 étaient en union au moment de l'enquête et, parmi ces derniers, seulement 361 ont eu leur épouse qui a également été enquêtée. Il est alors possible d'associer l'homme à sa femme et de reconstituer ainsi des couples qui, par la suite, seront étudiés du point de vue de leur convergence ou divergence d'idées en matière de planification familiale et de la dimension idéale de la famille. Il faut préciser que dans les cas où plusieurs épouses d'un même homme étaient interrogées, cet homme a été associé à chacune de ses femmes pour former autant de différents couples : c'est ainsi que 361 couples ont pu être formés. Pour cette raison, au niveau du couple, on ne compare l'homme qu'avec une seule de ses épouses. On présente ici quelques-unes des caractéristiques des 361 couples qui ont ainsi été reconstitués (tableau 2.11). Dans la quasi-totalité des couples (94 %), le mari est plus âgé que sa femme : dans 22 % des cas, la différence d'âges est de 0-4 ans, dans 31 % des cas, Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 27 Tableau 2.12 Accès aux média Pourcentage de femmes et d'hommes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision au moins une fois par jour et/ou écoutent la radio au moins une fois par jour selon certaines caractéristiques socio-démographiques (pour les femmes), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99______________________________________________________________________________ Lit un Écoute journal Regarde la la radio au moins TV au moins au moins Les Aucun une fois/ une fois/ une fois/ trois Caractéristique média semaine semaine jour média Effectif______________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 24,3 17,2 72,4 26,1 8,2 775 20,6 21,3 72,0 37,2 11,3 577 34,9 18,3 56,6 32,2 10,6 501 38,4 13,7 52,5 31,6 8,6 419 48,6 11,0 42,0 23,0 5,9 349 42,3 14,6 45,5 32,7 9,3 230 52,5 5,7 35,7 24,1 4,5 188 13,0 33,1 82,0 35,4 17,5 766 20,7 21,2 72,9 37,8 12,8 508 16,1 28,4 78,4 36,4 15,7 1 275 45,5 7,2 45,3 25,4 3,9 1 765 49,6 0,2 43,5 17,1 0,0 1 700 17,5 22,1 73,7 40,0 10,4 875 2,8 62,7 89,3 58,2 38,1 465 33,2 16,1 59,2 30,0 8,8 3 040 ______________________________________________________________________________ Ensemble des hommes 17,0 28,5 65,5 59,2 18,5 886 l'écart est de 5-9 ans et, pour un peu plus d’un couple sur cinq (23 %), l'écart est de 10 à 14 ans; enfin, dans 20 % des couples, le mari a, au moins, 15 ans de plus que sa femme. En moyenne, les maris ont 9,6 ans de plus que leurs femmes. Comme il fallait s'y attendre, l'écart d'âges entre conjoints est beaucoup moins important quand il s'agit d'une première épouse (9 ans) que lorsqu'il s'agit d'une deuxième épouse (13,6 ans). Les caractéristiques selon le niveau d'instruction montrent que dans 44 % des cas, l’homme et la femme n’ont aucun niveau d’instruction. À l'opposé, dans 27 % des cas, les deux partenaires sont instruits. Lorsqu'un seul des partenaires est instruit, c'est le plus souvent l'homme (23 %) et il est rare (6 % des cas) de trouver une femme instruite mariée à un homme sans instruction. 2.2.3 Accès aux média La réussite des programmes d'éducation et d'information concernant, en particulier, la planification familiale, la santé, ainsi que les IST et le sida dépendent en grande partie de l'accès des populations aux média. Les questions sur l’accès de la population aux moyens modernes d'information, que ce soit la presse audio-visuelle ou écrite sont donc d’une grande importance. Il faut rappeler qu'il n'est pas nécessaire de posséder un poste de radio ou de télévision pour recevoir les informations; de nombreuses personnes peuvent aller écouter la radio ou regarder la télévision chez des voisins. Les données du tableau 2.12 montrent que, dans l'ensemble, une femme sur trois (33 %) n’a pas accès aux média. Cette proportion a néanmoins diminué depuis 1994; à cette date, 42 % des femmes avaient déclaré n’avoir accès à aucun média. Cependant, plus d’une femme sur deux (59 %) regarde la télévision au moins une fois par semaine. Environ une femme sur 28 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés six (16 %) lit un journal au moins une fois par semaine et 30 % des femmes ont déclaré écouter la radio au moins une fois par jour. Chez les hommes, 17 % n'ont accès à aucun média, 29 % lisent un journal, 66 % regardent la télévision et 59 % écoutent la radio. Dans l’ensemble, seulement 9 % des femmes et 19 % des hommes écoutent la radio tous les jours, regardent la télévision et lisent le journal, au moins, une fois par semaine. Chez les femmes, l'accès aux média varie généralement avec l'âge, le milieu de résidence et le niveau d'instruction. En effet, environ une femme de 15-24 ans sur dix a accès aux trois sources d’informations, contre moins de 5 % à 45-49 ans. Par ailleurs, l'accès aux média est beaucoup plus fréquent en milieu urbain qu'en milieu rural (respectivement, 16 % et 4 % des femmes ont accès aux trois sources d’informations). Parmi les citadines, 28 % des femmes lisent un journal, 78 % regardent la télévision, au moins, une fois par semaine et 36 % écoutent la radio, au moins, une fois par jour. En milieu rural, ces proportions sont respectivement de 7 %, 45 % et 25 %. De même, plus les femmes sont instruites, plus elles ont fréquemment accès aux média. Parmi les enquêtées de niveau secondaire ou supérieur, 63 % lisent un journal, 89 % regardent la télévision, 58 % écoutent la radio et 38 % ont accès aux trois sources d’informations; à l’opposé, parmi les femmes sans instruction, 50 % n’ont accès à aucun média. 2.2.4 Activité économique L’EDSCI-II a collecté des informations relatives à l'emploi des femmes et des hommes. Selon la définition adoptée dans l'enquête, est considérée comme ayant un emploi, toute personne ayant déclaré une activité régulière ou non dans le secteur formel ou informel, avec une contrepartie financière ou non. Le tableau 2.13 donne la répartition des femmes selon qu'elles ont un emploi ou non, par caractéristiques socio- démographiques. Près d’un quart des femmes (23 %) ne travaillaient pas au moment de l'enquête : dans leur majorité (20 %) ces femmes n’avaient pas travaillé au cours des douze derniers mois; par contre une minorité (3 %) avaient occupé une activité quelconque au cours de l’année précédant l’enquête. Parmi les femmes travaillant au moment de l’enquête (77 %), environ les trois quarts (59 %) avaient travaillé toute l'année, une sur dix (10 %) était occupée à des activités saisonnières et 8 % n'occupaient qu’un emploi occasionnel. Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 29 Tableau 2.13 Emploi Répartition (en %) des femmes selon qu'elles ont ou non un emploi et selon la durée de l'emploi, par caractéristique socio-démographique, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99__________________________________________________________________________________________________ Ne travaille pas au moment de l'enquête____________________ N'a pas A travaillé travaillé Travaille au moment de l'enquête dans dans _____________________________ les 12 les 12 Saison- derniers derniers Toute nière- Occasion- Caractéristique mois mois l'année ment nellement Total1 Effectif___________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 34,1 3,3 43,9 9,9 8,7 100,0 775 27,0 4,5 48,1 11,4 8,9 100,0 577 15,0 3,4 63,1 9,8 8,7 100,0 501 12,5 2,0 63,7 11,6 10,0 100,0 419 7,0 3,5 78,5 6,4 4,6 100,0 349 7,9 1,2 79,1 5,7 6,1 100,0 230 10,1 1,0 73,9 10,2 4,8 100,0 188 34,9 5,6 47,8 3,9 7,7 100,0 766 35,2 3,2 46,8 6,4 8,2 100,0 508 35,0 4,7 47,4 4,9 7,9 100,0 1 275 9,2 2,0 67,5 13,2 8,1 100,0 1 765 11,9 2,5 66,6 12,3 6,7 100,0 1 700 21,7 4,1 56,7 7,2 10,2 100,0 875 46,9 3,3 36,1 5,0 8,7 100,0 465 20,1 3,1 59,1 9,7 8,0 100,0 3 040 ___________________________________________________________________________________________________ 1 Y compris les "non-déterminés" L'analyse des résultats met en évidence des disparités selon l'âge. Comme on pouvait s'y attendre, les jeunes femmes étaient, proportionnellement, moins nombreuses à travailler au moment de l'enquête que les femmes les plus âgées : 37 % des femmes de 15-19 ans ne travaillaient pas au moment de l’enquête, contre 18 % à 25-29 ans, et 11 % à 35-39 ans. Selon le milieu de résidence, on constate que la proportion de femmes rurales occupées au moment de l'enquête est nettement supérieure à celle des femmes du milieu urbain (89 % contre 60 %). Cependant, en milieu rural, la proportion de femmes ayant déclaré travailler saisonnièrement est beaucoup plus élevée qu’en milieu urbain (13 % contre 5 %). Par ailleurs, en urbain, près de la moitié des femmes (47 %) ont déclaré travailler toute l’année, contre 68 % en milieu rural. Du point de vue de l'instruction, c'est parmi les femmes ayant, au moins, un niveau d'instruction secondaire ou plus, que la proportion de celles ne travaillant pas au moment de l’enquête est la plus élevée (50 %). À l’opposé, ce sont les femmes sans instruction qui étaient, proportionnellement, les plus nombreuses à travailler au moment de l'enquête (86 %). Les femmes qui exercent une activité sont, dans 48 % des cas, occupées dans l'agriculture : Soit elles travaillent sur une terre familiale (32 %), soit sur leur propre terre (7 %) ou encore sur une terre louée ou appartenant à quelqu’un d’autre (4 %) (tableau 2.14). Les ventes/services (45 %) constituent le second secteur d’activité le plus important. Enfin, 4 % des femmes occupent un emploi manuel non qualifié, et seulement 3 % des femmes ont un emploi de cadre. En milieu urbain, 81 % des femmes travaillent dans le secteur des ventes et services alors qu’en milieu rural, c’est dans le secteur agricole que travaillent la majorité des femmes (68 % ). Selon le niveau d'instruction, les résultats montrent que 60 % des femmes sans niveau d’instruction ont un emploi dans l'agriculture. Quand les femmes ont, au moins, un niveau primaire, dans plus de la moitié des cas, elles travaillent dans les ventes et services (57 %). 30 * Caractéristiques des ménages et des enquêtés Tableau 2.14 Occupation des femmes Répartition (en %) des femmes ayant un emploi par type d'occupation actuelle et par catégorie de terres sur lesquelles elles travaillent, selon les caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________________ Occupation de l'enquêtée _________________________________________________________________________ Non-agricole _______________________________________ Profes- Agricole sionnel/ Effectif _______________________________ Techni- Travail de cien/ Ventes, manuel Travail femmes Propre Terre Terre Admini- Ser- non manuel ayant un Caractéristique terre familiale louée Autre stration vices qualifié qualifié Autre Total emploi __________________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 2,6 31,9 2,6 6,4 0,5 50,4 5,6 0,0 0,0 100,0 485 5,7 25,5 3,2 5,4 1,4 51,8 7,1 0,0 0,0 100,0 395 7,5 29,3 4,5 3,7 3,3 47,6 3,8 0,2 0,1 100,0 409 7,5 28,5 5,6 5,5 5,2 45,3 2,5 0,0 0,0 100,0 358 10,0 39,1 3,1 2,9 3,5 36,6 4,0 0,0 0,8 100,0 312 10,1 33,4 4,2 6,1 6,5 38,2 1,5 0,0 0,0 100,0 209 12,8 41,4 7,6 4,6 1,6 30,3 0,5 0,0 1,1 100,0 167 0,2 0,8 0,5 0,2 7,5 83,7 6,9 0,2 0,3 100,0 455 2,5 8,1 1,9 0,9 3,1 77,8 5,6 0,0 0,0 100,0 313 1,1 3,8 1,0 0,5 5,7 81,3 6,4 0,1 0,2 100,0 768 10,1 45,3 5,6 7,2 1,5 27,2 3,0 0,0 0,2 100,0 1 568 8,2 38,0 6,0 7,4 0,0 37,5 2,8 0,0 0,1 100,0 1 455 6,2 26,7 1,0 1,2 1,6 57,0 6,3 0,0 0,0 100,0 649 2,9 5,3 0,8 0,0 24,5 58,5 6,4 0,3 1,3 100,0 231 7,1 31,6 4,1 5,0 2,9 45,0 4,1 0,0 0,2 100,0 2 336 Parmi les hommes interrogés, 84 % exerçaient une activité quelconque au moment de l'enquête (tableau 2.15). Cette proportion augmente considérablement avec l'âge passant de 75 % dans la tranche d'âges 20-24 ans à 95 % à 40-44 ans. La faible proportion de jeunes dans la vie active s'explique, en grande partie, par le fait qu'ils fréquentent encore l'école. Les hommes qui travaillaient au moment de l'enquête sont, en proportion, plus nombreux en milieu rural (91 %) qu'en milieu urbain (74 %). Par ailleurs, ceux qui sont sans instruction sont plus fréquemment actifs (97 %) que ceux qui ont le niveau d’instruction primaire (90 %) et surtout que ceux de niveau secondaire ou plus (65 %). Au niveau national, on constate que 43 % des hommes actifs sont employés dans l’agriculture (contre 48 % des femmes), 13 % dans les ventes et services,18 % occupent un emploi manuel non qualifié et 9 % ont des emplois de technicien ou travaillent dans l’administration. En milieu rural, 69 % des hommes sont occupés dans l’agriculture et, comme chez les femmes, c'est dans les centres urbains que la proportion d'hommes occupés dans les ventes et services (21 %) est la plus élevée. Caractéristiques des ménages et des enquêtés * 31 Tableau 2.15 Occupation des hommes Répartition (en %) des hommes selon qu'ils ont ou non un emploi, selon le type d'occupation actuelle et par catégorie de terres sur lesquelles ils travaillent, selon les caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________________________________ Occupation de l'enquêtée _________________________________________________________________________ Non-agricole _______________________________________ Profes- Agricole sionnel/ _______________________________ Techni- Travail Effectif Ne cien/ Ventes, manuel Travail d'hommes travaille Propre Terre Terre Admini- Ser- non manuel ayant un Caractéristique pas terre familiale louée Autre stration vices qualifié qualifié Autre Total1 emploi ___________________________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 38,7 0,3 36,0 0,9 1,6 1,7 6,2 14,2 0,4 0,0 100,0 180 25,1 2,1 26,5 3,2 5,8 4,4 11,6 20,8 0,5 0,0 100,0 158 11,0 5,0 18,0 1,8 11,1 7,6 20,7 23,3 1,5 0,0 100,0 134 2,7 10,6 15,1 5,6 13,6 13,5 21,4 17,5 0,0 0,0 100,0 116 5,3 20,3 9,0 0,8 2,0 24,2 11,6 19,3 4,6 2,9 100,0 83 5,4 21,1 12,5 3,5 8,6 14,1 16,9 17,8 0,0 0,0 100,0 67 0,8 22,4 15,1 4,0 10,4 15,8 8,6 20,2 2,8 0,0 100,0 60 5,9 29,0 19,3 4,6 12,4 10,6 13,5 4,7 0,0 0,0 100,0 52 8,2 45,8 14,6 0,0 13,1 3,7 3,5 5,7 3,4 0,0 100,0 35 28,7 0,5 0,6 0,9 0,6 15,9 22,0 29,2 1,2 0,3 100,0 233 21,4 0,8 6,8 1,9 4,9 14,9 18,4 28,7 1,7 0,0 100,0 144 25,9 0,7 3,0 1,3 2,3 15,5 20,6 29,0 1,3 0,2 100,0 376 8,6 18,9 34,8 3,6 11,6 4,6 7,6 8,9 1,0 0,3 100,0 510 3,0 19,9 28,0 5,5 12,6 1,4 12,5 16,3 0,7 0,0 100,0 355 10,0 9,3 28,9 1,9 6,4 4,0 11,0 25,9 1,5 1,1 100,0 219 34,9 2,5 8,3 0,0 2,9 21,8 15,4 12,9 1,3 0,0 100,0 312 16,0 11,1 21,3 2,7 7,6 9,3 13,1 17,5 1,1 0,3 100,0 886 ________________________________________________________________________________________________________________ 1 Y compris les "non-déterminés" Fécondité * 33 3FÉCONDITÉ L'objectif de ce chapitre est de fournir des informations sur les niveaux actuels de la fécondité, sur ses tendances et sur les facteurs différentiels. La Côte d'Ivoire a réalisé plusieurs opérations de collecte d'envergure nationale dont l’un des objectifs principaux était la mesure de la fécondité. Cinq principales sources de données permettent ainsi de disposer d'informations sur la fécondité. Il s'agit de : • la synthèse des études régionales réalisées en Côte d'Ivoire de 1962 à 1965; • l'Enquête Démographique à Passages Répétés (EPR) de1978-79; • l'Enquête Ivoirienne sur la Fécondité (EIF) de 1980-81; • le Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH) de 1988; • l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) de 1994. L'EDSCI fournit des informations sur l'histoire génésique des femmes qui permettent d'estimer les niveaux et tendances de la fécondité au niveau national et selon le milieu de résidence, le niveau d'instruction et la religion des femmes. Durant l'interview, l'enquêtrice posait tout d'abord une série de questions sur le nombre total d'enfants que la femme avait eu, en distinguant les garçons des filles, ceux vivant avec leur mère de ceux vivant ailleurs, et ceux encore en vie de ceux décédés. L'enquêtrice reconstituait ensuite avec la femme interrogée, l'historique complet de ses naissances, de la plus ancienne à la plus récente, en enregistrant, pour chacune d'entre elles : le type de naissance (simple ou multiple), le sexe, la date de naissance, l'état de survie; pour les enfants encore en vie, elle enregistrait leur âge et distinguait ceux vivant avec leur mère de ceux vivant ailleurs; pour les enfants décédés, elle enregistrait l'âge au décès. Lors de l'interview, l'enquêtrice devait s'assurer que le nombre total d'enfants déclaré par la mère était cohérent avec le nombre d'enfants obtenu à partir de l'historique des naissances. Malgré de multiples contrôles, les données sur les naissances sont sujettes aux différents types d'erreurs inhérentes aux enquêtes rétrospectives. Il s'agit notamment : • du sous-enregistrement des naissances, en particulier l'omission d'enfants qui meurent très jeunes, quelques heures ou quelques jours seulement après la naissance, ce qui peut entraîner une sous-estimation des niveaux de fécondité; • de l'imprécision des déclarations des dates de naissance et/ou des âges, en particulier l'attraction pour des années de naissance ou pour des âges ronds, ce qui peut entraîner des sous-estimations ou des surestimations de la fécondité à certains âges et à certaines périodes. Une autre source de sous-estimation peut provenir du sous-enregistrement des femmes aux âges limites d'éligibilité. Ce type d’erreurs s'observe généralement dans les enquêtes concernant un groupe de populations donné, comme ici les femmes de 15-49 ans. Lors des EDS, on a parfois observé certains déplacements de dates de naissance d'enfants nés durant les cinq années ayant précédé l'enquête vers les années précédentes. Ces déplacements d'année de naissance sont souvent effectués volontairement par les enquêtrices pour éviter de poser les questions sur la santé des enfants (Section 4 du questionnaire) qui ne portent que sur les naissances des cinq dernières années (1993- 1998) et pour éviter de prendre les mesures anthropométriques de ces mêmes enfants. Ces déplacements sont plus fréquents lorsque la mère ne connaît pas avec exactitude le mois et l'année de naissance de ses enfants. 1 À l'Annexe D, le tableau D.4 fournit la distribution des naissances par année de naissance. Le "rapport de naissances annuelles" (rapport des naissances d'année x à la demi-somme des naissances des années précédentes et suivantes, soit Nx/[(Nx-1+Nx+1)/2]), rend compte des déplacements d'années de naissance. Le rapport semble indiquer un manque de naissances en 1993 (rapport = 84 ,1 < 100) et un excédent en 1992 (rapport = 127 ,3 > 100). 34 * Fécondité Tableau 3.1 Fécondité actuelle Taux de fécondité par âge, indice synthétique de fécondité (ISF), taux brut de natalité (TBN) et taux global de fécondité générale (TGFG) pour la période des trois années précédant l’enquête, selon le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 _____________________________________________________ Résidence _______________ Groupe d’âges Urbain Rural Ensemble _____________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 ISF 15-49 (pour 1 femme) ISF 15-44 (pour 1 femme) TGFG (pour 1 000) TBN (pour 1 000) 82 169 127 179 258 222 182 251 223 173 216 199 128 161 149 49 95 79 7 49 37 4,0 6,0 5,2 4,0 5,8 5,0 136 204 176 36,5 40,7 39,3 _____________________________________________________ Note : Les taux sont calculés pour la période de 1-35 mois avant l’enquête. Les taux à 45-49 ans peuvent être légèrement biaisés du fait de données incomplètes pour ce groupe d’âges. Dans le cas de l'EDSCI, ces déplacements, en particulier des naissances de 1993 vers 1992 ne sont pas très importants1. Cependant, pour éviter l'incidence de ces problèmes de transfert de dates de naissance sur les différents indices et, pour minimiser ainsi les erreurs de sondage, les niveaux de fécondité actuelle ont été calculés pour la période de trois ans précédant l'enquête. 3.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET VARIATION DIFFÉRENTIELLE Le niveau actuel de la fécondité ainsi que ses variations différentielles sont mesurés par les taux de fécondité par âge et l'Indice Synthétique de Fécondité (somme des naissances réduites). Les taux de fécondité par âge sont calculés en rapportant les naissances issues de chaque groupe d'âges à l'effectif des femmes de ce groupe. Ils constituent des mesures fiables et courantes de la fécondité. Quant à l'Indice Synthétique de Fécondité (ISF), qui est un indice de fécondité du moment, il est calculé à partir du cumul des taux de fécondité par âge. Il correspond au nombre moyen d'enfants qu'aurait une femme à la fin de sa vie féconde si elle avait, à chaque âge, la fécondité par âge d'une période considérée, ici la période de trois ans ayant précédé l'enquête. Le tableau 3.1 qui donne les taux de fécondité par âge et l'ISF par milieu de résidence permet de dire que la fécondité des femmes ivoiriennes reste parmi l'une des plus élevées de la sous-région. En effet, le taux brut de natalité (TBN) est de 39 enfants pour 1 000 naissances, le taux global de fécondité générale (TGFG) est estimé à 176 enfants pour 1 000 femmes âgées de 15-49 ans et une femme met au monde, en moyenne 5,2 enfants au cours de sa vie reproductive. Bien qu'élevé, le niveau de fécondité est en baisse. On note une baisse de 0,5 enfants entre 1994 et 1998-1999 (ISF de 5,7 en 1994). Au niveau national, le tableau 3.1 et le graphique 3.1 indiquent que le taux de fécondité générale par groupe d'âges suit le schéma classique, observé en général dans les pays à forte fécondité: la fécondité débute précocement (127 enfants pour mille femmes de 15-19 ans), atteint son maximum à 20-29 ans (223 ‰) et se maintient à des niveaux importants jusqu'à 35-39 ans (149 ‰) avant de décroître de façon significative. La fécondité des femmes qui vivent en milieu rural débute plus précocement que celles du milieu urbain; en effet, les taux sont respectivement de 169 ‰ et 82 ‰ dans le groupe d'âge 15-19 ans. De plus, quel que soit le groupe d'âges des femmes, les taux de fécondité sont plus élevés en milieu rural qu’en milieu urbain. Fécondité * 35 Le niveau de la fécondité présente des variations plus ou moins importantes selon le milieu de résidence des femmes et selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Le tableau 3.2 illustré par le graphique 3.2, montre que l’ISF du milieu rural est plus élevé que celui du milieu urbain. D'une manière générale, la fécondité d’une femme du milieu rural est supérieure de 2 enfants à celle du milieu urbain. Les ISF sont respectivement de 6,0 en milieu rural contre 4,0 en milieu urbain. Abidjan, la capitale économique, a l'ISF le plus faible (3,4 enfants par femme). La proportion de femmes actuellement enceintes et le nombre moyen d'enfants nés vivants confirment la forte fécondité en milieu rural (12 % des femmes enceintes contre 8 % en milieu urbain). En ce qui concerne les femmes qui arrivent en fin de vie féconde (40-49 ans), on constate que celles du milieu rural ont mis au monde, en moyenne, 6,7 enfants contre 5,8 en milieu urbain Les variations de l'ISF entre le milieu rural et le milieu urbain sont essentiellement dues à l'instruction qui constitue, par ailleurs, un des plus importants facteurs de différentiation de la fécondité. En effet, celle-ci diminue nettement quand le niveau d'instruction augmente. Les données du tableau 3.2 indiquent sans équivoque que plus le niveau d'instruction de la femme est élevé, plus sa fécondité est faible. Cela apparaît très nettement dans les valeurs de l'ISF qui varient de 6,1 enfants pour les femmes sans instruction à 2,3 enfants pour les femmes de niveau secondaire. L'instruction agit de manière importante sur la fécondité, en particulier, à partir du niveau secondaire car les femmes qui ont ce niveau sont celles qui, d'une part, entrent le plus tard en union et, d'autre part, utilisent le plus fréquemment les méthodes modernes de contraception (voir Chapitre 4 et 5). Les femmes sans instruction (6,1 enfants) et, dans une moindre mesure, les femmes de niveau primaire (4,7 enfants) ont des niveaux de fécondité élevés. 36 * Fécondité Tableau 3.2 Fécondité par caractéristiques socio-démographiques Indice synthétique de fécondité pour les trois années précédant l'enquête, proportion de femmes actuellement enceintes et nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans, par caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99___________________________________________________________________ Pourcentage Nombre moyen Indice de femmes d'enfants nés synthétique actuellement vivants pour les Caractéristique de fécondité1 enceintes femmes de 40-49 ans___________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Autres Ensemble 3,4 7,4 5,5 4,9 8,0 6,1 4,0 7,7 5,8 6,0 11,7 6,7 6,1 11,1 6,7 4,7 10,0 5,9 2,3 6,2 5,0 3,9 6,6 6,0 4,3 8,8 6,8 6,2 10,4 6,8 5,6 13,7 6,1 5,2 10,0 6,4 ___________________________________________________________________ 1 Indice synthétique de fécondité pour les femmes âgées de 15-49 ans Fécondité * 37 Tableau 3.3 Fécondité selon différentes sources Taux de fécondité par âge et indice synthétique de fécondité selon l'EIF (1980-81), l'EDSCI-I (1994) et l'EDSCI-II (1998-99)________________________________________________ EIF EDSCI-I EDSCI-II Groupe d’âges 1980-81 1994 1998________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 ISF 15-49 ISF 15-44 207 151 127 310 245 222 298 240 223 245 227 199 189 172 149 126 82 79 57 26 37 7,2 5,7 5,2 6,9 5,6 5,0 ________________________________________________ Note : Taux de fécondité pour 1 000 femmes. 1 Taux pour la période de trois années avant l'enquête. 2 Taux pour la période de cinq années avant l'enquête. Si on considère l'appartenance religieuse, on constate que le nombre d’enfants des femmes de religion musulmane (6,2) et de celles de religion traditionnelle (5,6) est supérieur à celui des femmes protestantes (4,3) et catholiques (3,9). Les femmes catholiques ont, en moyenne, un enfant de moins que l'ensemble des femmes et 2,3 enfants de moins que les femmes de religion musulmane. En outre, l'écart absolu entre les femmes catholiques et celles de religion traditionnelle est de 2,3 enfants. Au niveau du nombre d'enfants nés vivants des femmes de 40-49 ans, on note que ce sont les femmes musulmanes et protestantes qui ont le nombre d’enfants le plus élevé : 6,8 enfants dans les deux cas contre 6,1 pour les femmes de religion traditionnelle et 6,0 pour les catholiques. Le nombre moyen d'enfants nés vivants des femmes de 40-49 ans ou descendance atteinte est, contrairement à l'ISF qui est une mesure de la fécondité récente, le résultat de la fécondité passée des femmes. Dans l'ensemble, son niveau estimé à 6,4 est supérieur à celui de l'ISF (5,2). L'écart entre ces deux indicateurs de fécondité se vérifie quels que soient le milieu de résidence, le niveau d'instruction et la religion des femmes enquêtées; l'écart est d'autant plus important que l'ISF est faible, comme dans la ville d'Abidjan où l'ISF est estimé à 3,4 et le nombre moyen d'enfants nés vivants à 5,5. Le fait que l'ISF soit inférieur au nombre moyen d'enfants nés vivants pourrait, en l'absence d'une sous-estimation des naissances survenues sur la période précédant l'enquête, indiquer une baisse récente de la fécondité en Côte d'Ivoire, notamment à Abidjan. Le tableau 3.2 fournit également le pourcentage des femmes qui se sont déclarées enceintes au moment de l’enquête. Il faut préciser qu’il ne s’agit pas de la proportion exacte des femmes enceintes dans la mesure où les enquêtées qui sont en début de grossesse et ne se savent pas enceintes n’ont pas déclaré leur état. Estimée à 10 % au niveau national, cette proportion varie dans le même sens que l’ISF, ce qui atteste de la cohérence des données. En outre, lorsqu’on compare l’ISF de 1998-99 à celui des opérations antérieures notamment l’EDSCI-I de 1994 et l’EIF de 1980-1981, on note que la proportion des femmes enceintes a baissé entre 1980-81 et 1994, passant de 14 % à 10 % et que, par contre, elle est restée constante entre 1994 et 1998-99. 3.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ L’estimation du niveau de la fécondité a figuré pendant longtemps parmi les objectifs des opérations démographiques d’envergure nationale, réalisées en Côte d’Ivoire. Au nombre de celles-ci, on peut citer l’Enquête Ivoirienne sur la Fécondité (EIF) de 1980-81 et l’EDSCI-I de 1994. Les tendances de la fécondité sont étudiées à partir de ces trois enquêtes, en insistant surtout sur les deux opérations EDS qui suivent la même méthodologie et sont donc directement comparables. Ainsi, les niveaux de fécondité ont été mesurés directement à partir d’observations qui se rapportent à la période de cinq ans ayant précédé l’enquête pour l’EDSCI-I (période 1989-1994) et la période de trois ans avant l’EDSCI-II (période 1996-1998). Le tableau 3.3 et le graphique 3.3 présentent les taux de fécondité par âge selon les opérations citées ci-dessus. Il ressort des données que les courbes de fécondité de 1998-1999, 1994, et de 1980-1981 présentent des allures semblables avec une superposition des taux des années anciennes sur les taux récents, ce qui met en évidence une baisse des taux de fécondité par âge sur la période. 38 * Fécondité Estimé à 7,2 enfants en 1980-1981, l’ISF serait passé à 5,7 à l’EDSCI-I pour atteindre 5,2 enfants en 1998-1999. Les données disponibles mettent en évidence une baisse significative de la fécondité à tous les âges de 1980-1981 à aujourd’hui, notamment aux âges jeunes (15-30 ans) qui correspondent également aux âges où la fécondité est élevée. Entre 1980-1981 et 1998-1999, on note une baisse de la fécondité de 2 enfants par femme. La baisse la plus importante s’est opérée entre les deux EDS. L’ISF qui était de 5,7 à l’EDSCI-I (période 1989-1994) est passé à 5,2 enfants par femme à l’EDSCI-II (période 1996-1998), soit 0,5 enfants de moins en l’espace de cinq ans et demi. En outre, la fécondité maximum est atteinte à 20-24 ans d’après les trois opérations; environ 55 % de l'ISF sont réalisés entre 15 et 29 ans. La contribution de la fécondité des adolescentes (15-19 ans), bien qu'élevée, connaît une légère baisse, passant de 14 % (EIF) à 13 % à l'EDSCI-I et 12 % à l’EDSC-II. Par ailleurs, une part non moins importante de la fécondité (13 % à l'EIF, 9 % à l'EDSCI-I et 11 % à l’EDSCI-II) est le fait des femmes âgées (40 à 49 ans). Les tendances de la fécondité peuvent être examinées selon une approche interne qui étudie l'évolution de la fécondité selon la période avant l'enquête à partir des seules données de l'EDSCI-II. Ainsi, à partir de l'information sur la date de naissance des mères et de leurs enfants, on a pu estimer, pour la période des vingt dernières années, des taux de fécondité par période de cinq ans précédant l’enquête (tableau 3.4). Le graphique 3.4 qui visualise les données montre que les taux de fécondité par âge subissent de légères variations depuis 15 ans. Toutefois, les taux de fécondité pour la période la plus récente (0-4 ans avant l'enquête) sont inférieurs à ceux des trois périodes quinquennales précédentes: cela est vérifié à tous les âges. L'incidence de ces faibles taux est que l'ISF, calculé sur les femmes de 15 à 34 ans, est de 3,8 enfants par femme pour la période la plus récente, contre, respectivement 4,6 et 5,0 pour les deux périodes précédentes (graphique 3.5). Même en supposant que la fécondité de la période la plus récente soit légèrement sous- estimée au profit de la période précédente, cela dénote une baisse de la fécondité. Fécondité * 39 Tableau 3.4 Tendances de la fécondité par âge Taux de fécondité par âge par période de cinq ans précédant l’enquête, selon l’âge de la mère, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________ Périodes précédant l’enquête (en années) Groupe __________________________________ d’âges 0-4 5-9 10-14 15-19 ___________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 126 150 160 184 210 260 288 286 234 267 286 288 195 240 270 [269] 148 184 [236] - 78 [153] - - [33] - - - ___________________________________________________ Note : Taux de fécondité par groupe d’âges pour 1 000 femmes. Les taux entre crochets sont calculés sur la base de données incomplètes. Lorsqu’on compare les résultats de l’EDSCI-I à ceux de l’EDSCI-II, on constate effectivement une baisse de la fécondité dans la période de cinq ans. Les femmes qui avaient 15-29 ans en 1994 ont 20-34 ans actuellement et cette génération a un ISF (à 15-34 ans) de 3,2 enfants. 40 * Fécondité Tableau 3.5 Tendances de la fécondité par durée de l’union Taux de fécondité des femmes non-célibataires par période de cinq ans précédant l’enquête, selon la durée écoulée depuis la première union, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________ Nombre d’années Périodes précédant l’enquête (en années) depuis la première __________________________________ union 0-4 5-9 10-14 15-19___________________________________________________ 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 278 310 320 320 266 291 309 318 195 269 292 284 194 218 280 [253] 123 179 [215] - 37 [128] - - ___________________________________________________ Note : Taux de fécondité pour 1 000 femmes non-célibataires. Les taux entre crochets sont calculés sur la base de données incomplètes. Le Tableau 3.5 présente les taux de fécondité des femmes non célibataires selon la durée écoulée depuis le début du mariage et par période de cinq ans avant l’enquête. Ici encore, les taux de fécondité de la période la plus récente sont nettement inférieurs à ceux des périodes plus anciennes. Pour les mariages qui ont une durée supérieure ou égale à 10 ans, les écarts des taux de fécondité restent élevés tandis que pour les mariages récents, c’est-à-dire 0-4 ans, les écarts entre les taux de fécondité restent assez faibles. L'analyse des tendances de la fécondité, basée sur les résultats de l'EIF et des EDS, a mis en évidence le caractère très récent de la baisse des niveaux de fécondité en Côte d'Ivoire, baisse qui résulterait essentiellement de modifications du comportement reproductif des femmes ivoiriennes. Les sections et chapitres sur la nuptialité, l’exposition au risque de grossesse (chapitre 5) et la planification familiale (chapitre 4) permettront d’expliquer certains facteurs qui ont contribué à cette baisse de la fécondité. 3.3 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE On a calculé les parités moyennes par groupe d'âges, pour l'ensemble des femmes et pour les femmes actuellement en union, à partir du nombre total d'enfants que les femmes ont eu au cours de leur vie féconde (Tableau 3.6.1). On constate tout d'abord une augmentation rapide et régulière des parités avec l'âge de la femme : ainsi, pour l’ensemble des femmes, on constate qu’avec 1,3 enfants à 20-24 ans, 4 enfants à 30-34 ans, une femme donne naissance, en moyenne, à 6,6 enfants à la fin de sa vie féconde (45-49 ans). Par ailleurs, la répartition des femmes selon le nombre Fécondité * 41 Tableau 3.6.1 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes Répartition (en %) de toutes les femmes et des femmes actuellement en union par nombre d’enfants nés vivants, nombre moyen d’enfants nés vivants et nombre moyen d’enfants survivants, selon l’âge des femmes, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _____________________________________________________________________________________________________________________ Nombre Nombre Nombre d ’enfants nés vivants Effectif moyen moyen Groupe _______________________________________________________________________ de d’enfants d’enfants d’âges 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ou + Total femmes nés vivants survivants _____________________________________________________________________________________________________________________ TOUTES LES FEMMES _____________________________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble 75,3 20,3 3,7 0,5 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 775 0,3 0,3 28,8 36,3 21,1 9,2 3,5 1,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 577 1,3 1,0 11,7 18,1 19,3 24,7 16,2 5,8 3,3 0,7 0,0 0,1 0,0 100,0 501 2,5 2,1 5,9 8,6 9,4 15,5 19,3 16,5 14,8 6,8 2,3 0,9 0,0 100,0 419 4,0 3,4 3,1 5,6 8,0 6,3 10,2 15,1 16,4 14,0 11,5 7,2 2,7 100,0 349 5,4 4,4 2,5 4,2 7,0 5,9 9,2 9,6 12,3 11,8 12,6 12,3 12,6 100,0 230 6,3 5,1 2,2 2,7 8,6 9,3 4,1 7,8 7,2 14,0 15,8 11,0 17,3 100,0 188 6,6 5,2 28,1 17,4 11,4 9,8 8,2 6,4 5,8 4,4 3,6 2,6 2,3 100,0 3 040 2,8 2,3 _____________________________________________________________________________________________________________________ FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION _____________________________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble 35,8 48,3 13,0 2,0 1,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 186 0,8 0,7 11,8 38,1 28,8 14,1 5,2 2,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 349 1,7 1,4 5,5 15,1 19,9 27,8 19,8 6,2 4,6 1,0 0,0 0,2 0,0 100,0 368 2,8 2,4 3,9 5,5 8,7 14,4 22,1 17,1 16,9 7,8 2,3 1,1 0,0 100,0 339 4,3 3,6 2,4 4,7 6,0 5,6 11,1 15,6 16,6 14,3 12,2 8,5 3,2 100,0 290 5,6 4,6 2,8 2,7 6,1 4,6 8,5 9,2 13,9 12,4 13,9 12,9 13,1 100,0 188 6,5 5,3 0,5 3,0 3,8 9,7 4,1 8,9 8,2 16,5 16,4 11,0 18,0 100,0 145 6,8 5,5 8,2 17,2 14,0 13,0 11,9 8,8 8,6 6,4 5,0 3,7 3,2 100,0 1 863 3,8 3,1 de naissances met en évidence une fécondité précoce très élevée. En effet, le quart des très jeunes femmes (moins de 20 ans) ont déjà donné naissance à, au moins, un enfant, et environ une femme de 20-24 ans sur sept (14 %) a déjà mis au monde 3 enfants ou plus. En fin de vie féconde (40-49 ans), 27 % des femmes ont donné naissance à 9 enfants ou plus. Concernant les femmes actuellement en union, les résultats diffèrent de ceux relatifs à toutes les femmes, notamment aux jeunes âges. Ainsi, 64 % des femmes en union de 15-19 ans ont déjà eu au moins un enfant, contre 25 % pour toutes les femmes. Par contre, à 25-29 ans où la proportion des femmes non mariées est déjà faible (voir Chapitre 5), l’écart entre la proportion des femmes en union ayant déjà eu, au moins un enfant (95 %) et celle de l’ensemble des femmes dans la même situation (88 %) est déjà peu important. Les écarts observés aux âges avancés entre les deux catégories de femmes sont faibles et reflètent essentiellement les effets des ruptures d'union (divorce, séparation, veuvage etc.). D'une manière générale, les femmes qui restent volontairement sans enfant sont relativement rares en Afrique et, en particulier, en Côte d'Ivoire; par conséquent, le proportion des femmes les plus âgées actuellement en union et qui n'ont pas d'enfants permet d'estimer le niveau de la stérilité totale ou primaire. Parmi les femmes de 35-39 ans, âges auxquels l'arrivée d'un premier enfant est peu probable, seulement 2 % n'ont jamais eu d'enfants et peuvent être considérées comme stériles. Ce niveau faible de stérilité primaire reste voisin de celui observé lors des enquêtes EDS dans d'autres pays d'Afrique où le phénomène touche 2 à 3 % des femmes (Arnold et Blanc, 1990). Comme pour les femmes, le tableau 3.6.2 présente les données sur la fécondité totale pour l’ensemble des hommes et des hommes en union. On constate une augmentation régulière et rapide du nombre moyen d’enfants nés vivants : ainsi, de 0,3 enfants, en moyenne, à 20-24 ans, ce nombre atteint 2,5 42 * Fécondité Tableau 3.6.2 Enfants nés vivants et enfants survivants des hommes Répartition (en %) de tous les hommes et des hommes actuellement en union par nombre d’enfants nés vivants, nombre moyen d’enfants nés vivants et nombre moyen d’enfants survivants, selon l’âge des hommes, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _____________________________________________________________________________________________________________________ Nombre moyen Nombre Nombre d ’enfants nés vivants d’enfants moyen Groupe _______________________________________________________________________ Effectif nés d’enfants d’âges 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ou + Total d’hommes vivants survivants _____________________________________________________________________________________________________________________ TOUS LES HOMMES_____________________________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 Ensemble 96,7 3,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 180 0,0 0,0 73,4 20,4 5,5 0,8 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 158 0,3 0,3 55,7 19,6 12,0 8,4 3,4 0,9 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 134 0,9 0,6 18,3 20,4 14,5 19,9 11,0 7,7 2,1 2,1 1,4 2,1 0,6 100,0 116 2,5 2,1 8,4 9,2 11,9 18,5 10,1 15,6 6,1 6,1 1,4 2,0 10,7 100,0 83 4,4 3,6 10,7 2,1 6,7 10,7 13,2 9,6 20,1 1,6 3,5 1,8 20,0 100,0 67 5,8 4,8 11,2 1,7 5,2 4,8 8,6 5,3 13,3 8,4 12,4 8,0 21,2 100,0 60 6,5 5,1 0,0 6,4 3,2 7,0 2,4 0,9 7,8 6,4 9,6 21,2 35,0 100,0 52 8,8 6,5 2,1 1,4 0,0 4,1 5,4 13,0 9,7 4,9 4,9 1,4 53,1 100,0 35 9,7 7,8 46,0 11,5 6,9 7,5 4,8 4,3 4,1 2,1 2,2 2,4 8,2 100,0 886 2,7 2,2 _____________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES ACTUELLEMENT EN UNION_____________________________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 Ensemble 29,3 70,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 2 0,71 0,7 16,9 54,1 25,0 4,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 30 1,16 1,0 17,0 27,7 23,2 21,3 8,5 2,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 53 1,83 1,4 3,2 23,8 15,2 22,9 13,8 10,2 2,7 2,7 1,9 2,7 0,8 100,0 88 3,13 2,5 1,0 9,9 13,2 16,9 11,0 16,7 7,2 7,2 1,7 2,4 12,7 100,0 70 4,89 4,0 0,0 1,3 8,1 9,8 15,9 11,5 21,1 1,9 4,3 2,1 24,1 100,0 56 6,73 5,6 3,3 1,0 6,1 5,7 7,0 6,3 12,5 10,1 14,7 9,5 23,9 100,0 51 7,20 5,8 0,0 0,0 3,7 8,1 2,8 1,1 7,5 7,5 9,5 20,8 39,0 100,0 45 9,34 7,0 2,4 0,0 0,0 2,4 0,0 9,4 11,3 5,6 5,6 1,6 61,6 100,0 30 10,60 8,7 4,9 14,5 12,1 13,4 8,9 8,2 7,6 4,4 4,4 4,7 16,8 100,0 425 5,25 4,2 enfants à 30-34 ans, 5,8 enfants à 40-44 ans et pratiquement 9 enfants (8,8) à 50-54 ans. Jusqu’à 34 ans, les résultats concernant les hommes actuellement en union sont différents de ceux relatifs à l’ensemble des hommes. Au-delà de cet âge, les résultats des deux catégories tendent à se rapprocher les uns des autres. La comparaison de ces résultats à ceux des femmes en union permet de relever que chez ces dernières, le nombre moyen d’enfants augmente beaucoup plus rapidement que chez les hommes; mais, aux âges élevés, les hommes en union, par le biais des unions successives et de la polygamie (voir Chapitre 5), finissent par avoir une parité moyenne beaucoup plus élevée que celles des femmes. 3.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE L'état de santé, que ce soit celui de la mère ou celui de l’enfant, est influencé par la durée de l'intervalle qui sépare la naissance d'un enfant de la naissance précédente. Il a été démontré dans de nombreuses recherches que les intervalles intergénésiques courts (inférieurs à 24 mois) sont nuisibles à la santé et à l'état nutritionnel des enfants et augmentent leur risque de décéder (voir Chapitre 9 - Mortalité des enfants). Le tableau 3.7 présente la répartition des naissances des cinq années ayant précédé l'enquête selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, en fonction des caractéristiques socio- démographiques. On note que 6 % des naissances sont arrivées moins de 18 mois après la naissance précédente et que 10 % des enfants sont nés entre 18 mois et 24 mois après leur aîné : au total donc, dans un cas sur six (16 %), l'intervalle entre les naissances est inférieur à 24 mois. Une proportion importante des naissances (35 %) se produisent entre deux et trois ans après la naissance précédente, et environ la moitié des enfants (49 %) sont Fécondité * 43 Tableau 3.7 Intervalle intergénésique Répartition (en %) des naissances des cinq années précédant l’enquête par nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Nombre Nombre de mois écoulés depuis médian de la naissance précédente Effectif mois depuis__________________________________________ de la naissance Caractéristique 7-17 18-23 24-35 36-47 48 ou + Total naissances précédente____________________________________________________________________________________________________ Groupe d’âges 15-19 20-29 30-39 40 ou plus Rang de naissance 2-3 4-6 7 ou plus Sexe de l’enfant précédent Masculin Féminin Survie de l’enfant précédent Décédé Toujours vivant Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d’instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 19,0 16,3 42,9 21,7 0,0 100,0 42 27,7 5,7 10,1 39,3 22,0 22,8 100,0 742 33,8 6,2 10,3 33,1 22,7 27,7 100,0 737 36,1 1,7 10,0 25,0 26,3 37,1 100,0 177 42,2 5,9 10,1 34,4 19,9 29,7 100,0 728 35,8 5,9 8,5 37,9 22,6 25,1 100,0 633 35,2 5,4 14,2 32,0 29,5 18,9 100,0 337 35,3 5,5 10,5 37,2 23,3 23,5 100,0 840 34,8 6,1 10,2 33,2 22,3 28,2 100,0 858 36,2 21,2 18,1 32,1 12,0 16,5 100,0 298 26,3 2,5 8,7 35,9 25,1 27,9 100,0 1 400 36,8 2,8 6,9 30,3 22,2 37,8 100,0 244 40,9 4,6 9,3 30,5 25,3 30,2 100,0 260 38,3 3,8 8,1 30,4 23,8 33,9 100,0 504 39,0 6,7 11,2 37,2 22,3 22,5 100,0 1 194 34,1 6,5 10,4 36,4 24,4 22,4 100,0 1 165 34,8 4,1 10,9 33,8 20,7 30,5 100,0 431 36,4 5,3 7,1 28,3 13,4 45,8 100,0 102 42,3 5,8 10,3 35,2 22,8 25,9 100,0 1 698 35,5 ____________________________________________________________________________________________________ Note : Les naissances de rang 1 sont exclues. L’intervalle pour les naissances multiples est le nombre de mois écoulés depuis la grossesse précédente qui a abouti à une naissance vivante. mis au monde trois ans et plus après leur aîné. La durée médiane de l'intervalle intergénésique est de 35,5 mois; en d'autres termes, 50 % des naissances interviennent dans un intervalle de 3 ans. Ce résultat peut être sûrement mis à l’actif de la politique d’espacement des naissances prônée par les autorités, les praticiens de la santé et certaines ONG. En effet, en 1994, 50 % des naissances intervenaient dans un intervalle de 33 mois contre 36 mois actuellement. L'intervalle intergénésique varie selon les caractéristiques socio-démographiques. Du point de vue de l'âge, on observe que les intervalles intergénésiques sont légèrement plus courts chez les jeunes femmes (médiane de 27,7 mois à 15-19 ans et 33,8 mois à 20-29 ans) que chez les femmes plus âgées, en particulier celles de 40 ans ou plus (42,2 mois).Un peu plus du tiers (35 %) des jeunes filles ont des naissances dans un intervalle inférieur à 24 mois (avec une médiane de 27, 7 mois). Les intervalles intergénésiques des femmes de 20-29 ans et 30-39 ans diffèrent peu. Par contre, on note au niveau de la médiane un écart d’au moins 6 mois au moins entre les femmes de 40 ans et plus et les femmes plus jeunes. 44 * Fécondité Tableau 3.8 Âge à la première naissance Répartition (en %) des femmes par âge à la première naissance, et âge médian à la première naissance selon l’âge actuel, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________________ Âge médian Femmes Âge à la première naissance Effectif à la Âge sans _______________________________________________ de première actuel naissance <15 15-17 18-19 20-21 22-24 25 ou + Total femmes naissance ________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 75,3 5,8 15,4 3,5 a a a 100,0 775 b 28,8 7,6 27,4 20,7 12,1 3,5 a 100,0 577 19,5 11,7 8,1 28,6 19,7 16,9 10,6 4,4 100,0 501 19,2 5,9 9,2 31,5 17,2 15,5 14,6 6,2 100,0 419 19,1 3,1 13,4 29,1 19,1 20,0 8,2 7,0 100,0 349 18,9 2,5 10,5 32,1 19,8 15,7 9,2 10,3 100,0 230 18,7 2,2 12,0 27,9 16,4 14,0 10,0 17,5 100,0 188 19,2 ________________________________________________________________________________________________ a Sans objetb Non applicable : moins de 50% de femmes ont eu un enfant. Selon les données du tableau 3.7, on constate que le rang de naissance et le sexe de l’enfant n'ont pas d'incidence sur l’écart entre les naissances : l’écart entre les intervalles intergénésiques est en effet très faible. Par contre, la survie de l'enfant précédent constitue un facteur important de différenciation. En effet, lorsque l'enfant décède, dans 50 % des cas, il est suivi d'une autre naissance dans les 26 mois. Lorsque l'enfant survit, ce pourcentage n'est atteint qu'au bout de 37 mois, soit 11 mois plus tard. Ainsi, les naissances qui suivent les enfants décédés se produisent beaucoup plus rapidement que lorsque l'enfant précédent est toujours en vie: 39 % des naissances ont lieu moins de deux ans après la naissance de l'enfant précédent, si celui-ci est décédé, 11 % lorsqu'il est toujours en vie. Ce résultat pourrait s'expliquer par un effet de remplacement de l'enfant décédé. Contrairement à 1994 (ESDCI-I) où le milieu de résidence avait peu d'effet sur l'intervalle intergénésique, en 1998-1999 on observe un écart de 5 mois entre le milieu urbain (39,0 mois) et le milieu rural (34,1 mois). La ville d’Abidjan se caractérise par une forte proportion (90 %) de naissances survenant au-delà de 24 mois dont 37,8 % interviennent dans un intervalle de plus de 4 ans. En ce qui concerne le niveau d'instruction de la mère, on constate que l’intervalle entre les naissances n’est pas très différent chez les femmes qui n'ont aucune instruction (médiane de 34,8 mois) et chez celles de niveau primaire (médiane de 36,4 mois). Mais le fait d'avoir au moins un niveau d’études secondaire prolonge cet intervalle médian d’au moins six mois (médiane 42,3 mois). Par ailleurs, 46 % des femmes de niveau secondaire ou plus attendent plus de 4 ans entre leurs naissances. Lorsqu’on compare les données de 1994 à celles de 1998-1999, on observe que l’intervalle médian entre naissances a légèrement augmenté, passant de 33,2 mois à 35,5 mois. 3.5 ÂGE A LA PREMIÈRE NAISSANCE La descendance finale est influencée par l'âge auquel les femmes ont leur première naissance, notamment lorsque l'utilisation de la contraception est faible; il a également des conséquences sur l'état de santé de la mère et de l'enfant, et il peut être un facteur de risque de mortalité. Le tableau 3.8 donne la répartition des femmes par âge à leur première naissance et leur âge médian à la première naissance, selon le groupe d'âges au moment de l'enquête. Fécondité * 45 Tableau 3.9 Âge médian à la première naissance Âge médian à la première naissance (femmes de 20-49 ans) selon l’âge actuel et les caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99_________________________________________________________________________________________________ Âge actuel______________________________________________________ Âge Âge Caractéristique 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 20-49 25-49_________________________________________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d’instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 21,7 20,6 19,6 19,3 18,7 18,3 20,2 19,5 19,6 19,0 19,4 19,3 18,2 19,8 19,2 19,1 a 19,8 19,5 19,3 18,5 19,0 19,7 19,3 18,6 18,8 18,9 18,5 18,9 19,3 18,8 18,8 19,2 18,6 18,7 18,9 19,2 19,4 18,9 18,9 18,7 19,3 19,3 18,0 17,3 18,0 18,7 18,7 a 23,1 21,0 20,0 19,5 19,7 a 20,6 19,5 19,2 19,1 18,9 18,7 19,2 19,2 19,0 _________________________________________________________________________________________________ Note: L’âge médian pour la cohorte 15-19 ans ne peut être déterminé car de nombreuses femmes peuvent encore avoir une naissance avant d’atteindre 20 ans.a Non applicable : moins de 50 % de femmes ont eu un enfant. Les résultats présentés dans ce tableau montrent, une fois de plus, que la fécondité des femmes ivoiriennes est précoce. Parmi les femmes âgées de 20 à 29 ans à l'enquête, un peu plus du tiers (36 %) ont eu un premier enfant avant 18 ans, et 56 % ont eu leur premier enfant avant 20 ans. Les âges médians montrent que des générations les plus anciennes, âgées de 45-49 ans aujourd'hui, aux générations les plus récentes, aujourd'hui âgées de 25-29 ans, l'âge à la première naissance n'a pas connu de grande variation, la valeur médiane avoisinant 19 ans. L’âge médian des femmes âgées de 45-49 ans (19,2 ans) est légèrement inférieur à celui de celles de 20-24 ans (19,5 ans). Ce léger vieillissement s’observe également en comparant l’âge médian à la première naissance des femmes à l’EDSCI-1 (18,8 ans) à celui d’aujourd’hui (19,2 ans). L'âge médian à la première naissance, qui s'établit à 19,0 ans pour l'ensemble des femmes de 25-49 ans (Tableau 3.9), présente peu de variations selon les caractéristiques socio-démographiques. Ainsi, par rapport au milieu de résidence, on observe une différence de 0,5 an entre les femmes du milieu urbain et celles du milieu rural; les âges médians étant respectivement de 19,3 ans et 18,8 ans. Par ailleurs, l’écart le plus important s’observe entre la ville d’Abidjan et le milieu rural (0,7 an). Concernant le niveau d’instruction, on observe une relation positive entre l'âge médian à la première naissance et cette variable: en effet, les femmes de niveau secondaire ou plus ont leur enfant 1,7 ans plus tard que celles qui n'ont aucune instruction et 1,9 an plus tard que celles du niveau primaire (18,7 ans). On note que l'âge médian à la première naissance des femmes sans instruction (18,9 ans) est proche de celui des femmes du niveau primaire (18,7 ans). Des données précédentes ont montré que l'instruction n'agit sur la fécondité qu'à partir d'un certain niveau, notamment le niveau secondaire ou plus; car une instruction élémentaire entraîne chez certaines femmes, l'abandon de coutumes et interdits (abstinence sexuelle périodique, cérémonies d'initiation, etc.), facteurs qui sont susceptibles de retarder les premières grossesses. 3.6 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES La fécondité précoce a souvent un effet négatif sur la santé des mères et des enfants, et le risque de décéder des enfants est plus élevé lorsqu'ils naissent de femmes très jeunes (voir Chapitre 9 - Mortalité des enfants). De même, les accouchements précoces augmentent le risque de décéder chez les adolescentes. Les naissances des adolescentes contribuent pour 12 % à la fécondité totale de l'ensemble des femmes âgées de 15-49 ans. En outre, l’âge médian à la première naissance (19,0 ans pour les femmes de 25-49 ans) se situe dans cette tranche d’âges. 46 * Fécondité Tableau 3.10 Fécondité des adolescentes Pourcentage d’adolescentes de 15 à 19 ans ayant déjà eu un enfant ou étant enceintes d’un premier enfant par caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99________________________________________________________________________ Adolescentes (%) qui sont: Adolescentes (%)______________________ ayant déjà Enceintes d’un commencé leur Caractéristique Mères premier enfant vie féconde Effectif________________________________________________________________________ Âge 15 16 17 18 19 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d’instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 4,3 5,4 9,6 159 22,6 6,7 29,4 179 25,3 4,3 29,6 158 31,2 9,8 41,0 145 43,9 5,4 49,2 135 9,6 2,8 12,4 214 22,8 6,1 28,9 137 14,8 4,1 18,9 351 32,9 8,1 41,0 425 31,2 7,6 38,9 398 24,8 5,8 30,6 242 5,5 3,2 8,6 136 24,7 6,3 31,0 775 Le tableau 3.10 donne les proportions par âge détaillé entre 15 et 19 ans, des adolescentes qui ont déjà eu un ou plusieurs enfants et de celles qui sont enceintes d'un premier enfant : la somme des deux pourcentages fournit la proportion des adolescentes ayant commencé leur vie féconde. Dans l'ensemble, une adolescente sur quatre (25 %) a déjà eu au moins un enfant et 6 % étaient enceintes de leur premier enfant au moment de l'enquête. La proportion d'adolescentes ayant commencé leur vie féconde (31 %) augmente régulièrement et rapidement avec l'âge. Elle passe de 10 % à 15 ans (4 % ont eu un enfant et 6 % enceintes) à 49 % à (dont 5 % enceintes) à 19 ans. La précocité de la fécondité est beaucoup plus fréquente en milieu rural où 41 % des adolescentes ont commencé leur vie féconde, contre 19 % pour le milieu urbain. Dans les villes de Côte d’Ivoire autres qu’Abidjan, 29 % des adolescentes ont commencé leur vie féconde contre 12 % dans la ville d'Abidjan. Le niveau d'instruction est négativement associé à la précocité de la fécondité; les plus fortes proportions d'adolescentes qui sont déjà mères ou enceintes de leur premier enfant correspondent aux adolescentes qui ne sont pas instruites (39 %) ou ont seulement un niveau d’instruction primaire (31 %). Par contre, seulement 9 % d'adolescentes de niveau secondaire ou plus ont déjà eu un enfant ou sont enceintes. Fécondité * 47 Par rapport à 1994, la proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie féconde a légèrement diminué, passant de 34 % à 31 % (graphique 3.6). Quel que soit l’âge, les proportions sont plus faibles. En ce qui concerne le niveau d’instruction, on constate que la baisse a surtout eu lieu parmi les femmes instruites : en effet, au niveau primaire, les proportions sont passées de 38 % en 1994 à 31 % en 1998-99; de même, au niveau secondaire ou plus, on comptait, en 1994, 16 % d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie féconde et cette proportion n’est plus que de 9 % en 1998-99. Par contre, parmi les femmes sans instruction, on ne constate pratiquement aucun changement : 40 % contre 39 %. Planification familiale * 49 4PLANIFICATION FAMILIALE L’enquête EDSCI-II est la troisième enquête ivoirienne à l’échelle nationale qui aborde l’évolution du comportement et des attitudes de la population de Côte d’Ivoire en matière de contraception. Au-delà du niveau de connaissance des méthodes contraceptives, ce chapitre présentera, entre autres, les niveaux d’utilisation ainsi que les raisons de non utilisation de la contraception, les sources d’approvisionnement, le désir d’utilisation future, les sources d’information en matière de planification familiale. 4.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES La pratique de la contraception suppose, au préalable la connaissance d’au moins une méthode contraceptive, ainsi qu’une source d’approvisionnement. La collecte des informations relatives à la connaissance des méthodes est faite en deux étapes. Dans une première phase, l’enquêtrice note la (ou les) méthode(s) citée(s) spontanément par l’interviewée. Dans une seconde phase, et dans le cas où l’enquêtée n’a pas cité l’ensemble des méthodes contenues dans le questionnaire, l’enquêtrice devait procéder à une description des méthodes non citées et enregistrer si, oui ou non, l’interviewée en avait entendu parler. Finalement, on considère qu’une femme connaît une méthode contraceptive si elle la cite spontanément ou si elle déclare la connaître après description. Pour les besoins de l’analyse, l’ensemble des méthodes retenues dans le questionnaire sont classées en trois catégories : • les méthodes modernes, comprenant la pilule, le stérilet ou DIU (Dispositif Intra Utérin), les injections, les implants (Norplant), les méthodes vaginales (spermicides, diaphragme, mousses et gelées), le condom, la stérilisation féminine et la stérilisation masculine; • les méthodes traditionnelles, comprenant la continence périodique et le retrait. • les méthodes, dites populaires, comme les herbes, les tisanes et autres méthodes pouvant rentrer dans cette catégorie. Les résultats obtenus (tableau 4.1 et graphique 4.1) montrent que 92 % des femmes ont déclaré connaître, au moins, une méthode. Pour les méthodes modernes, 90 % des femmes ont déclaré en connaître au moins une. Les méthodes les mieux connues sont par ordre d’importance: le condom (87 %), la pilule (77 %) et les injections (70 %). À l’opposé, les méthodes les moins biens connues sont la stérilisation masculine (16 %) et les implants (5 %). Pour les méthodes traditionnelles, 62 % des femmes ont cité la continence périodique et 40 % le retrait. Une lecture plus détaillée du tableau 4.1 permet de constater que, parmi les femmes en union, 87 % ont cité, au moins, une méthode moderne et qu’elles ont cité, en moyenne, 4,6 méthodes. Les femmes sexuellement actives mais qui ne sont pas en union connaissent presque toutes, au moins, une méthode et elles ont cité, en moyenne, 6,2 méthodes. La connaissance de la contraception est relativement moins bonne chez les femmes qui n’ont jamais eu de rapports sexuels puisqu’elles n’ont déclaré connaître, en moyenne, que seulement 3,2 méthodes; néanmoins, 88 % d’entre elles ont cité, au moins, une méthode moderne. 50 * Planification familiale Tableau 4.1 Connaissance des méthodes contraceptives Pourcentages de femmes et d'hommes, de femmes et d'hommes actuellement en union, de femmes et d'hommes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs, et de femmes qui n'ont jamais eu de rapports sexuels, qui connaissent une méthode contraceptive selon les méthodes spécifiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99_______________________________________________________________________________________________ Femmes Hommes________________________________________ ____________________________ Pas en Pas en union et N'ayant union et sexuelle- jamais eu sexuelle- Méthode ment de rapports ment contraceptive Ensemble En union actives sexuels Ensemble En union actifs_______________________________________________________________________________________________ N'importe quelle méthode Méthode moderne Pilule DIU Injection Implant Méthodes vaginales Condom Stérilisation féminine Stérilisation masculine Méthode traditionnelle Continence périodique Retrait Méthode populaire Méthode traditionnelle ou populaire Nombre moyen de méthodes connues Effectif 91,5 89,1 98,5 88,4 94,5 93,1 98,2 90,0 86,9 98,5 88,2 94,5 93,1 98,2 76,8 73,5 92,2 59,7 65,5 65,7 79,1 33,6 29,6 47,0 19,2 32,3 33,6 39,8 69,5 68,6 85,2 37,9 56,7 61,1 61,5 4,6 3,5 6,6 2,1 4,4 6,1 3,1 22,7 17,7 42,6 12,7 24,3 23,8 31,8 87,4 83,1 98,4 87,6 94,5 93,1 98,2 45,2 44,4 53,9 25,4 42,8 47,7 47,1 15,9 15,1 19,6 8,2 24,5 26,7 25,5 65,7 61,8 86,4 43,1 66,3 67,3 79,1 62,2 57,8 82,9 40,9 60,6 62,4 73,6 40,2 37,3 59,7 16,0 55,5 53,0 72,3 30,4 33,8 32,5 6,7 9,0 10,1 9,9 71,5 69,2 89,1 45,1 67,1 68,5 80,1 4,9 4,6 6,2 3,2 4,7 4,8 5,4 340 1 863 362 297 886 425 173 Planification familiale * 51 Si l’on compare ces résultats à ceux obtenus lors de l’EDSCI de 1994 (graphique 4.2), on note une nette amélioration de la connaissance, quelle que soit la méthode contraceptive. Entre 1994 et 1998, la connaissance des méthodes modernes est passée de 76 % à 90 % pour toutes les femmes et de 72 % à 87 % pour les femmes en union; quant aux méthodes traditionnelles, leur niveau de connaissance est passé de 49 % à 66 % pour l’ensemble des femmes. En ce qui concerne les hommes, on constate que le niveau de connaissance est également élevé (tableau 4.1 et graphique 4.1). En effet, 95 % d’entre eux ont cité, au moins, une méthode moderne. Ce niveau de connaissance a augmenté de 7 points de pourcentage par rapport à 1994. Parmi les méthodes contraceptives modernes, celles qui sont les mieux connues sont le condom (95 %), suivi de loin par la pilule (66 %). À l’opposé et comme chez les femmes, les méthodes les moins citées sont les implants, la stérilisation masculine, le DIU et les méthodes vaginales. Pour les méthodes traditionnelles, la continence périodique vient en tête avec 61 %. En seconde position, on trouve le retrait avec 56 %. Les hommes en union au moment de l’enquête sont légèrement un peu moins informés que ceux qui ne sont pas en union et sexuellement actifs : ils ont déclaré connaître, respectivement, en moyenne, 4,8 et 5,4 méthodes. Le tableau 4.2 présente pour les hommes et les femmes en union, le niveau de connaissance des méthodes contraceptives selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Chez les femmes, du point de vue de l’âge, c’est dans le groupe 20-24 ans que l’on constate le niveau de connaissance contraceptive le plus élevé (93 %). En ce qui concerne le milieu de résidence, c’est en milieu urbain que les proportions de femmes connaissant une méthode contraceptive sont les plus élevées : 95 % contre 86 % en milieu rural. Selon le niveau d’instruction, on constate que pratiquement toutes les femmes qui ont fréquenté l’école connaissent, au moins, une méthode moderne. Le niveau de connaissance chez les femmes sans instruction est de seulement 84 %. 52 * Planification familiale Tableau 4.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques socio-démographiques Pourcentage de femmes et d'hommes actuellement en union qui connaissent au moins une méthode de contraception, par caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________ Femmes Hommes ___________________________________ ___________________________________ Connaît Connaît Connaît Connaît une méthode une méthode Caractéristique méthode moderne Effectif méthode moderne Effectif __________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 84,8 82,5 186 * * 2 93,3 92,6 349 94,4 94,4 30 91,2 90,2 368 95,9 95,9 53 89,5 87,8 339 98,1 98,1 88 89,9 88,6 290 99,3 99,3 70 88,3 82,5 188 100,0 100,0 56 77,7 71,2 145 87,2 87,2 51 NA NA NA 77,6 77,6 45 NA NA NA 77,5 77,5 30 96,1 96,1 340 100,0 100,0 89 92,9 91,6 298 96,4 96,4 66 94,6 94,0 638 98,5 98,5 154 86,2 83,3 1 225 90,0 90,0 270 83,7 80,4 1 224 86,2 86,2 198 99,2 99,2 475 97,6 97,6 91 100,0 100,0 164 100,0 100,0 136 89,1 86,9 1 863 93,1 93,1 425 __________________________________________________________________________________________________ * Basé sur trop peu de cas NA = Non applicable Chez les hommes, le niveau de connaissance des méthodes contraceptives est quasi général pour les moins de 45 ans. Par ailleurs, et comme pour les femmes, on note que le niveau d’instruction influence le niveau de connaissance contraceptive : en effet, 86 % des hommes qui n’ont pas d’instruction ont déclaré connaître une méthode contre une proportion de 98 % parmi ceux ayant un niveau primaire et 100 % parmi ceux de niveau secondaire ou plus. Le tableau 4.3 présente les données concernant la connaissance des méthodes contraceptives par les couples. Dans une bonne majorité de couples, les deux conjoints connaissent, au moins, une méthode moderne (81 %). Parmi les méthodes les mieux connues, le condom vient en tête avec 76 %, suivi de la pilule (55 %) et des injections (47 %). Les autres méthodes sont peu connues : la stérilisation féminine n’est connue que par un couple sur cinq (22 %), 18 % ont cité le DIU, 7 % les méthodes vaginales, 5 % la stérilisation masculine et moins d’1 % ont déclaré connaître les implants. Dans le cas de discordance entre les femmes et leur partenaire, on relève que le plus souvent c’est le mari qui connaît la contraception et non sa femme. Planification familiale * 53 Tableau 4.3 Connaissance des méthodes contraceptives par les couples Répartition (en %) des couples par connaissance de la contraception, selon les méthodes contraceptives spécifiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _________________________________________________________________________________ L'homme La femme L'homme et connaît, connaît, Aucun des la femme la femme l'homme deux ne Méthode connaissent non non connaît Total _________________________________________________________________________________ N'importe quelle méthode Méthode moderne Pilule DIU Injection Implant Méthodes vaginales Condom Stérilisation féminine Stérilisation masculine Méthode traditionnelle Continence périodique Retrait Méthode populaire Méthode traditionnelle ou populaire 81,4 7,2 5,5 6,0 100,0 79,8 8,8 5,0 6,5 100,0 54,7 8,8 15,3 21,2 100,0 18,3 13,5 13,2 54,9 100,0 47,4 12,0 20,1 20,5 100,0 0,4 4,5 2,4 92,7 100,0 6,6 14,5 10,5 68,4 100,0 75,7 12,8 5,0 6,5 100,0 21,8 21,3 21,8 35,2 100,0 4,6 17,9 9,8 67,7 100,0 49,0 14,5 12,5 23,9 100,0 44,5 15,5 13,7 26,3 100,0 26,0 21,8 11,1 41,1 100,0 2,8 6,1 28,8 62,3 100,0 52,2 12,3 13,7 21,8 100,0 _________________________________________________________________________________ Note : Ce tableau porte sur les 361 couples identifiés 4.2 UTILISATION DE LA CONTRACEPTION Afin de mesurer le niveau de la pratique de la contraception à un moment quelconque de la vie des personnes enquêtées, une question sur l’utilisation a été posée à toutes celles et à tous ceux qui ont déclaré connaître une méthode contraceptive. Les pourcentages de femmes et d’hommes ayant utilisé un moyen contraceptif au cours de leur vie sont présentés au tableau 4.4. Pour l’ensemble des femmes interviewées, 46 % ont déjà utilisé, au moins, une méthode contraceptive à un moment quelconque de leur vie. Par comparaison, ce pourcentage s’élevait à 35 % en 1994. La prise en compte des méthodes selon la catégorie (moderne-traditionnelle), montre que l’utilisation passée s’élève à 33 % (24 % en 1994) pour les méthodes modernes et à 36 % (27 % en 1994) pour les méthodes traditionnelles et/ou populaires. En ce qui concerne les méthodes modernes, les méthodes les plus fréquemment utilisées ont été le condom (23 % contre 14 % en 1994) et la pilule (14 %) alors que, parmi les méthodes traditionnelles, c’est la continence périodique qui a été la plus utilisée (29 %). Les autres méthodes modernes (DIU, injections, méthodes vaginales, stérilisation féminine), ont été peu utilisées (moins de 1 % à 4 % au maximum). Selon l’âge, on constate que c’est dans le groupe d’âges 25-29 ans que la proportion de femmes ayant utilisé la contraception à un moment quelconque est la plus fréquente (61 %). 54 * Planification familiale Tableau 4.4 Utilisation de la contraception à un moment quelconque Pourcentages de femmes et d'hommes, de femmes et d'hommes actuellement en union et de femmes et d'hommes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs, qui ont déjà utilisé une méthode contraceptive, par méthode spécifique, selon l'âge (pour les femmes), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99____________________________________________________________________________________________________________________ Méthodes N'im- N'im- Méthodes modernes N'im- traditionnelles N'im- porte N'im- porte __________________________________________________ porte ______________ porte quelle porte quelle quelle Contin. quelle méth. Groupe quelle méthode Pi- Injec- Vagi- Con- Stéril. méthode pério- méthode trad. Effec- d'âges méth. moderne lule DIU tion nales dom fémin. Autre tradit. dique Retrait pop. ou pop. tif____________________________________________________________________________________________________________________ TOUTES LES FEMMES____________________________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble 34,5 26,0 3,7 0,1 0,8 0,7 24,2 0,0 0,0 26,0 24,1 7,6 1,9 27,1 775 58,6 43,7 15,1 0,3 2,5 2,1 38,4 0,0 0,0 43,6 38,8 17,3 9,7 46,5 577 60,7 42,6 21,0 1,5 6,1 4,1 29,7 0,0 0,3 42,5 37,8 17,9 11,7 47,6 501 48,0 33,7 21,1 2,6 6,1 3,2 18,1 0,2 0,1 33,7 30,6 14,7 8,5 37,0 419 40,5 25,7 18,0 0,4 4,6 1,6 12,2 0,0 0,2 25,7 24,3 8,0 10,6 31,6 349 41,1 30,0 20,1 3,0 10,7 2,1 8,3 1,1 0,0 22,7 20,8 7,9 9,9 27,0 230 25,6 11,8 6,0 0,7 3,1 0,7 5,4 1,0 0,0 15,0 13,6 1,9 5,8 20,1 188 45,9 32,6 14,2 1,0 4,1 2,1 23,2 0,2 0,1 32,2 29,2 11,8 7,8 35,6 3 040 ____________________________________________________________________________________________________________________ FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION____________________________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble 33,9 21,2 2,5 0,2 1,0 0,4 19,8 0,0 0,0 21,6 21,0 5,6 3,1 24,3 186 45,8 29,6 10,1 0,4 3,1 1,7 23,6 0,0 0,0 33,0 28,8 13,6 9,2 35,9 349 53,0 34,9 16,1 2,0 6,4 3,9 22,9 0,0 0,0 37,1 32,5 15,2 12,4 41,8 368 43,7 28,3 20,0 2,9 6,2 2,6 11,5 0,0 0,0 30,3 28,1 11,9 8,2 33,0 339 38,5 23,0 16,2 0,5 5,5 1,5 10,6 0,0 0,0 25,1 23,5 6,8 10,4 30,6 290 36,8 27,2 19,0 3,7 11,1 1,6 5,6 0,0 0,0 21,0 18,7 8,4 8,5 24,8 188 21,7 8,6 5,2 0,9 2,0 1,0 3,0 1,3 0,0 10,8 9,1 2,1 5,8 16,3 145 41,7 26,7 13,8 1,5 5,2 2,1 15,4 0,1 0,0 28,0 25,2 10,3 8,9 31,9 1 863 ____________________________________________________________________________________________________________________ FEMMES NON EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES____________________________________________________________________________________________________________________ Ensemble 78,5 65,7 25,4 0,3 3,2 3,0 55,6 0,0 0,0 57,8 53,4 22,8 9,5 62,4 362____________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES____________________________________________________________________________________________________________________ Ensemble 57,3 50,5 12,7 1,2 2,9 2,3 47,7 0,1 0,1 36,3 32,0 15,6 3,1 37,7 886 Ensemble en union 55,5 44,9 13,5 2,1 4,1 1,9 40,7 0,0 0,2 37,6 33,9 15,7 3,5 39,8 425 Non en union et sexuel- lement actifs 83,1 80,1 20,9 0,4 4,0 4,7 76,9 0,0 0,0 57,8 49,7 27,0 2,8 59,2 173 Chez les femmes en union, la pratique passée est un peu moins élevée (42 %) que chez l’ensemble des femmes (46 %). Cette différence (constatée déjà lors de l’enquête de 1994) vient du fait que les femmes qui ne sont pas mariées mais qui sont sexuellement actives ont un taux d’utilisation (passée) extrêmement élevé (79 %). Parmi celles-ci, l’utilisation des méthodes modernes atteint 66 %, et le recours au condom 56 %. Les données du même tableau montre également que 57 % des hommes (pratiquement le même pourcentage que pour ceux qui sont en union) ont déjà utilisé la contraception. Par rapport à 1994, ce pourcentage a augmenté de seulement deux points de pourcentage (55 % en 1994). À l’inverse des femmes, la pratique des méthodes modernes (45 % des hommes en union) est plus importante que celles des méthodes traditionnelles et/ou populaires (40 %). Planification familiale * 55 Tableau 4.5 Utilisation actuelle de la contraception Pourcentages de femmes et d'hommes, et de femmes et d'hommes actuellement en union et de femmes et d'hommes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs, qui utilisent actuellement une méthode contraceptive, par méthode spécifique, selon l'âge (pour les femmes), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99____________________________________________________________________________________________________________________ Méthodes N'im- Méthodes modernes N'im- traditionnelles N'im- N'im- porte ___________________________________________ porte ______________ porte N'utilise porte quelle quelle Contin. quelle pas Groupe quelle méthode Pi- Injec- Con- Stéril. méthode pério- méthode actuelle- Effec- d'âges méth. moderne lule DIU tion dom fémin. Autre tradit. dique Retrait pop. ment Total tif____________________________________________________________________________________________________________________ TOUTES LES FEMMES____________________________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble 18,9 8,1 1,5 0,0 0,6 6,0 0,0 0,0 10,4 10,0 0,4 0,5 81,1 100,0 775 27,8 13,4 4,7 0,2 0,8 7,7 0,0 0,0 13,1 12,8 0,3 1,2 72,2 100,0 577 25,5 12,4 5,3 0,1 1,6 4,9 0,0 0,4 11,8 11,3 0,5 1,3 74,5 100,0 501 18,9 9,8 4,4 1,2 1,3 2,6 0,2 0,1 7,2 7,2 0,0 1,8 81,1 100,0 419 13,9 6,7 4,5 0,0 1,0 1,0 0,0 0,2 6,0 6,0 0,0 1,2 86,1 100,0 349 21,0 10,5 3,7 0,9 3,2 1,3 1,1 0,2 8,8 8,3 0,5 1,7 79,0 100,0 230 9,6 4,3 2,4 0,0 1,0 0,0 1,0 0,0 4,4 4,0 0,4 1,0 90,4 100,0 188 20,7 9,8 3,7 0,3 1,1 4,4 0,2 0,1 9,7 9,4 0,3 1,2 79,3 100,0 3 040 ____________________________________________________________________________________________________________________ FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION____________________________________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble 10,7 4,3 1,4 0,0 0,7 2,2 0,0 0,0 5,4 4,4 1,0 1,0 89,3 100,0 186 13,9 7,0 3,6 0,2 0,2 2,9 0,0 0,0 5,6 5,3 0,3 1,3 86,1 100,0 349 18,4 8,1 3,3 0,2 1,8 2,6 0,0 0,2 8,8 8,1 0,7 1,5 81,6 100,0 368 15,6 8,7 4,3 1,3 1,4 1,7 0,0 0,0 6,0 6,0 0,0 1,0 84,4 100,0 339 13,1 5,9 4,0 0,0 1,2 0,7 0,0 0,0 6,0 6,0 0,0 1,3 86,9 100,0 290 21,5 10,0 3,9 1,1 4,0 1,0 0,0 0,0 9,6 8,9 0,7 1,9 78,5 100,0 188 8,3 5,3 2,7 0,0 1,3 0,0 1,3 0,0 3,1 2,6 0,5 0,0 91,7 100,0 145 15,0 7,3 3,5 0,4 1,4 1,8 0,1 0,0 6,6 6,2 0,4 1,2 85,0 100,0 1 863 ____________________________________________________________________________________________________________________ FEMMES NON EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES____________________________________________________________________________________________________________________ Ensemble 56,0 26,7 8,9 0,2 1,5 16,0 0,0 0,0 27,6 27,2 0,4 1,8 44,0 100,0 362____________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES____________________________________________________________________________________________________________________ Ensemble 32,9 21,4 3,4 0,1 0,8 17,1 0,0 0,0 10,8 9,9 1,0 0,7 67,1 100,0 886 Ensemble en union 27,5 13,1 4,3 0,2 1,4 7,1 0,0 0,0 13,2 11,7 1,5 1,2 72,5 100,0 425 Non en union et sexuel- lement actifs 64,0 49,3 5,6 0,0 0,0 43,7 0,0 0,0 14,7 13,9 0,8 0,0 36,0 100,0 173 Alors que le tableau 4.4 fournissaient des données sur l’utilisation de la contraception à un moment quelconque de la vie des personnes interviewées, le tableau 4.5 ci-dessous fournit, quant à lui, les pourcentages (ou taux de prévalence contraceptive) des femmes et des hommes qui utilisaient effectivement une méthode au moment de l’enquête (graphique 4.3). Cet indicateur, largement utilisé, permet d’évaluer l’impact des programmes de planification familiale. Parmi les femmes âgées de 15 à 49 ans, 21 % utilisaient une méthode contraceptive au moment de l’enquête; par comparaison, ce pourcentage était de 17 % en 1994, soit une augmentation de 24 %. Par ailleurs, la prévalence contraceptive moderne est estimée à 10 % contre 6 % en 1994. Parmi ces méthodes, le condom et la pilule sont les méthodes les plus fréquemment utilisées (4 %). 56 * Planification familiale Parmi les méthodes traditionnelles et/ou populaires, la continence périodique est la plus utilisée avec 9 %. On ne constate pratiquement pas d’écart de pratique entre les deux catégories de méthodes (modernes- traditionnelles). Chez les femmes en union, seulement 15 % utilisaient une méthode quelconque au moment de l'enquête : 7 % utilisaient une méthode moderne et 8 % une méthode traditionnelle ou populaire. La méthode moderne la plus utilisée est la pilule (4 %). Parmi les méthodes traditionnelles, les femmes en union utilisent presque exclusivement la continence périodique (6 %). Comme on l’a déjà souligné lors de la dernière enquête et contrairement à ce que l'on observe dans de nombreux autres pays, en Côte d'Ivoire, la prévalence de la contraception est plus élevée parmi l'ensemble des femmes que parmi les femmes en union. L'écart de prévalence contraceptive entre ces deux catégories de femmes s'explique ici par une prévalence de la contraception très élevée chez les femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives. En effet, parmi les femmes qui ne sont pas en union mais sexuellement actives, plus de la moitié (56 %) pratiquent la contraception. Celles-ci utilisent aussi bien les méthodes modernes que traditionnelles (approximativement 27 % de chaque catégorie). Pour les méthodes traditionnelles c’est, presque exclusivement, la continence périodique qui est utilisée (27 %); pour les méthodes modernes, le condom est utilisé par 16 % des femmes (contre 11 % en 1994) et la pilule par 9 %. Cette pratique les différencie complètement des femmes en union. Les données selon l'âge (tableau 4.5) font apparaître que, parmi toutes les femmes, le niveau maximum de prévalence se situe à 20-24 ans (28 %); il diminue ensuite avec l'âge pour passer à 14 % à 35- 39 ans et atteint son minimum à 45-49 ans, âges auxquels 10 % seulement de l'ensemble des femmes utilisent une méthode contraceptive. Concernant les méthodes modernes utilisées, on constate que le condom est surtout utilisé par les femmes les plus jeunes (moins de 25 ans), alors que les femmes plus âgées utilisent plus fréquemment la pilule ou les injections. Planification familiale * 57 Les résultats de l'enquête montrent que le niveau d'utilisation de la contraception reste relativement modeste, en particulier celui de la contraception moderne, ce qui explique, en grande partie, le maintien à un niveau relativement élevé de la fécondité. Cependant, il faut noter que la prévalence contraceptive a connu une augmentation relativement importante au cours des dernières années. En effet, de 1980-1981 à 1994, la prévalence contraceptive des femmes en union est passée de 3 % à 11 %; et, de 11 % à 15 % entre 1994 et 1998-99. Pour l’ensemble de la période 1980-81 à 1998-99, l’utilisation des seules méthodes modernes est passée de moins de 1 % à 7 %. En ce qui concerne les hommes, un sur trois a déclaré utiliser une méthode de contraception. Ce niveau d’utilisation est beaucoup plus élevé que chez les femmes (33 % contre 21 %) du fait, essentiellement, d'une utilisation beaucoup plus importante du condom (17 % contre 4 %). Comme chez les femmes, l'utilisation actuelle de la contraception est plus élevée parmi l'ensemble des hommes (33 %) que parmi les hommes en union (28 %). En ce qui concerne la prévalence contraceptive moderne, l'écart est plus important : 21 % de l'ensemble des hommes utilisent une méthode moderne contre 13 % de ceux qui sont en union. Le condom est la méthode moderne la plus fréquemment utilisée, mais on constate un écart important selon l’état matrimonial : en effet, l’ensemble des hommes utilisent le condom plus fréquemment que les hommes en union (17 % contre 7 %). En ce qui concerne les méthodes traditionnelles, elles sont utilisées par 11 % de l'ensemble des hommes et 13 % de ceux qui sont en union. Dans l’un et l’autre cas, il s'agit essentiellement de la continence périodique. Les renseignements recueillis permettent aussi l'analyse de la prévalence contraceptive selon certaines caractéristiques socio-démographiques telles que le milieu de résidence, le niveau d'instruction, la religion et le nombre d'enfants vivants. Les tableaux 4.6 et 4.7 présentent ces résultats, respectivement, pour les femmes et les hommes en union. 58 * Planification familiale Ta bl ea u 4. 6 U til is at io n ac tu el le d e la c on tra ce pt io n pa r c ar ac té ris tiq ue s s oc io -d ém og ra ph iq ue s ( fe m m es ) R ep ar tit io n (e n % ) d es fe m m es a ct ue lle m en t e n un io n pa r m ét ho de a ct ue lle m en t u til is ée , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s, so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ M ét ho de s M ét ho de s m od er ne s N 'im - tra di tio nn el le s N 'im po rte __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ po rte __ __ __ __ __ __ __ __ N 'im po rte N 'u til is e N 'im po rte qu el le qu el le C on tin . qu el le pa s Ef fe ct if qu el le m ét ho de St ér il. m ét ho de pé rio - m ét ho de ac tu el le - de C ar ac té ris tiq ue m ét ho de m od er ne Pi lu le D IU In je ct io n C on do m fé m in . A ut re tra di t. di qu e R et ra it po p. m en t To ta l fe m m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us R el ig io n C at ho liq ue P ro te st an te M us ul m an e A ut re s N o. d 'e nf an ts v iv an ts A uc un 1 2 3 4 o u pl us En se m bl e de s f em m es 27 ,1 11 ,6 6, 7 1, 0 1, 8 2, 0 0, 0 0, 2 13 ,7 12 ,7 1, 0 1, 8 72 ,9 10 0, 0 34 0 20 ,9 13 ,2 8, 0 0, 3 1, 9 3, 0 0, 0 0, 0 6, 5 6, 3 0, 2 1, 2 79 ,1 10 0, 0 29 8 24 ,2 12 ,4 7, 3 0, 7 1, 8 2, 4 0, 0 0, 1 10 ,3 9, 7 0, 6 1, 5 75 ,8 10 0, 0 63 8 10 ,2 4, 6 1, 5 0, 3 1, 2 1, 5 0, 1 0, 0 4, 6 4, 3 0, 3 1, 0 89 ,8 10 0, 0 1 22 5 7, 7 4, 4 1, 9 0, 3 1, 1 1, 0 0, 1 0, 0 2, 1 1, 9 0, 1 1, 2 92 ,3 10 0, 0 1 22 4 25 ,2 10 ,4 5, 2 0, 2 2, 0 2, 9 0, 0 0, 1 13 ,5 12 ,6 0, 9 1, 2 74 ,8 10 0, 0 47 5 40 ,3 19 ,6 10 ,3 2, 3 2, 2 4, 8 0, 0 0, 0 19 ,9 19 ,1 0, 8 0, 8 59 ,7 10 0, 0 16 4 27 ,5 13 ,6 6, 6 0, 6 2, 9 3, 5 0, 0 0, 0 12 ,5 12 ,0 0, 5 1, 4 72 ,5 10 0, 0 38 2 23 ,4 8, 3 4, 3 0, 0 1, 9 2, 1 0, 0 0, 0 14 ,0 13 ,0 1, 0 1, 1 76 ,6 10 0, 0 25 1 8, 3 5, 2 2, 4 0, 5 0, 9 1, 3 0, 0 0, 1 2, 6 2, 5 0, 1 0, 6 91 ,7 10 0, 0 76 1 11 ,2 4, 9 2, 2 0, 4 0, 7 1, 2 0, 4 0, 0 4, 2 3, 7 0, 5 2, 1 88 ,8 10 0, 0 46 9 12 ,0 4, 5 2, 5 0, 0 0, 0 2, 0 0, 0 0, 0 6, 4 6, 4 0, 0 1, 2 88 ,0 10 0, 0 21 3 11 ,7 5, 1 2, 3 0, 0 0, 9 1, 7 0, 0 0, 2 6, 1 5, 3 0, 8 0, 4 88 ,3 10 0, 0 36 3 18 ,6 9, 6 4, 4 0, 2 0, 6 4, 4 0, 0 0, 0 7, 8 7, 8 0, 0 1, 2 81 ,4 10 0, 0 30 2 13 ,0 6, 0 2, 6 0, 3 2, 1 1, 0 0, 0 0, 0 5, 8 4, 8 1, 0 1, 3 87 ,0 10 0, 0 25 2 16 ,7 8, 6 4, 3 0, 9 2, 1 1, 1 0, 2 0, 0 6, 6 6, 3 0, 3 1, 6 83 ,3 10 0, 0 73 3 15 ,0 7, 3 3, 5 0, 4 1, 4 1, 8 0, 1 0, 0 6, 6 6, 2 0, 4 1, 2 85 ,0 10 0, 0 1 86 3 Planification familiale * 59 Ta bl ea u 4. 7 U til is at io n ac tu el le d e la c on tra ce pt io n pa r c ar ac té ris tiq ue s s oc io -d ém og ra ph iq ue s ( ho m m es ) R ep ar tit io n (e n % ) d es h om m es a ct ue lle m en t e n un io n pa r m ét ho de a ct ue lle m en t u til is ée , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s, so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ M ét ho de s M ét ho de s m od er ne s N 'im - tra di tio nn el le s N 'im po rte __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ po rte __ __ __ __ __ __ __ __ N 'im po rte N 'u til is e N 'im po rte qu el le qu el le C on tin . qu el le pa s qu el le m ét ho de m ét ho de pé rio - m ét ho de ac tu el le - Ef fe ct if C ar ac té ris tiq ue m ét ho de m od er ne Pi lu le D IU In je ct io n C on do m tra di t. di qu e R et ra it po p. m en t To ta l d' ho m m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us R el ig io n C at ho liq ue P ro te st an te M us ul m an e A ut re s N o. d 'e nf an ts v iv an ts A uc un 1 2 3 4 o u pl us En se m bl e de s h om m es 38 ,3 21 ,0 6, 1 0, 8 2, 5 11 ,5 17 ,3 15 ,9 1, 4 0, 0 61 ,7 10 0, 0 89 41 ,2 22 ,7 12 ,1 0, 0 3, 3 7, 3 18 ,5 16 ,0 2, 5 0, 0 58 ,8 10 0, 0 66 39 ,5 21 ,7 8, 6 0, 5 2, 9 9, 8 17 ,8 15 ,9 1, 9 0, 0 60 ,5 10 0, 0 15 4 20 ,6 8, 1 1, 9 0, 0 0, 6 5, 6 10 ,6 9, 4 1, 3 1, 9 79 ,4 10 0, 0 27 0 10 ,1 3, 4 0, 7 0, 0 0, 9 1, 7 5, 0 5, 0 0, 0 1, 7 89 ,9 10 0, 0 19 8 26 ,1 15 ,7 4, 3 0, 0 1, 7 9, 7 10 ,4 7, 9 2, 4 0, 0 73 ,9 10 0, 0 91 53 ,8 25 ,4 9, 6 0, 5 2, 1 13 ,2 27 ,2 24 ,2 3, 0 1, 2 46 ,2 10 0, 0 13 6 45 ,6 19 ,8 4, 5 0, 7 1, 1 13 ,4 25 ,8 23 ,6 2, 2 0, 0 54 ,4 10 0, 0 98 30 ,4 18 ,2 3, 9 0, 0 3, 7 10 ,6 12 ,2 10 ,9 1, 2 0, 0 69 ,6 10 0, 0 45 19 ,1 10 ,9 5, 0 0, 0 1, 7 4, 3 6, 0 5, 3 0, 8 2, 1 80 ,9 10 0, 0 15 9 22 ,9 8, 6 3, 5 0, 0 0, 6 4, 5 12 ,9 11 ,0 1, 9 1, 4 77 ,1 10 0, 0 12 3 28 ,3 12 ,4 1, 7 0, 0 0, 0 10 ,7 15 ,9 15 ,9 0, 0 0, 0 71 ,7 10 0, 0 34 33 ,5 12 ,1 0, 9 0, 0 0, 7 10 ,5 19 ,2 19 ,2 0, 0 2, 1 66 ,5 10 0, 0 79 17 ,6 13 ,1 5, 9 0, 0 0, 0 7, 2 4, 5 3, 3 1, 2 0, 0 82 ,4 10 0, 0 57 25 ,5 12 ,9 3, 2 0, 0 2, 4 7, 3 9, 0 5, 2 3, 8 3, 7 74 ,5 10 0, 0 46 28 ,3 13 ,6 5, 9 0, 3 2, 1 5, 2 13 ,9 12 ,0 1, 9 0, 8 71 ,7 10 0, 0 20 8 27 ,5 13 ,1 4, 3 0, 2 1, 4 7, 1 13 ,2 11 ,7 1, 5 1, 2 72 ,5 10 0, 0 42 5 60 * Planification familiale Pour les femmes en union, la prévalence contraceptive diffère d’un milieu de résidence à l’autre : en milieu rural, seulement 10 % des femmes utilisent une méthode contre 24 % en milieu urbain. On retrouve des écarts aussi importants en ce qui concerne les méthodes modernes, la prévalence variant de 5 % en milieu rural à 12 % en milieu urbain (graphique 4.5). Abidjan se distingue par la proportion d'utilisatrices la plus élevée : 27 % pour l'ensemble des méthodes. Pour les méthodes modernes, on ne relève pas de différence notoire entre Abidjan et les Autres Villes. La prévalence de la contraception, qu'elle soit moderne ou traditionnelle, augmente de façon très importante avec le niveau d'instruction : 8 % des femmes sans instruction utilisent une méthode quelconque et 4 % seulement une méthode moderne. Chez les femmes ayant un niveau d'instruction primaire, la prévalence est trois fois plus élevée et atteint 25 %, dont 10 % pour les méthodes modernes, essentiellement la pilule (5 %). C'est chez les femmes les plus instruites que la prévalence contraceptive est la plus élevée, deux femmes sur cinq (40 %) utilisant une méthode : 20 % utilisent une méthode moderne (10 % pour la pilule) et 20 % une méthode traditionnelle, presque exclusivement la continence périodique (19 %). Pour cette catégorie de femmes et par comparaison avec 1994, on constate que la contraception moderne a gagné 6 points de pourcentage au détriment de la contraception traditionnelle qui en a perdu 6. Concernant la religion, on constate enfin que l'utilisation de la contraception, tant moderne que traditionnelle, est plus importante chez les femmes catholiques (28 %) et protestantes (23 %) que chez les autres. Par rapport à 1994, la situation s’est relativement améliorée pour les catholiques et les protestantes contrairement aux musulmanes dont le taux est resté plus ou moins au même niveau. Concernant le nombre d’enfants, c’est chez les nullipares et les primipares que la prévalence est la plus faible (12 %), bien que ce niveau d’utilisation soit relativement élevé pour des femmes sans enfant ou n’ayant seulement qu’un enfant. Pour les autres parités, elle ne varie que très peu: aucun taux ne s’écarte sensiblement de la moyenne nationale. La valeur maximale (19 %) est observée chez les femmes ayant deux enfants. Lorsqu'on se limite aux seules méthodes modernes, les taux vont du simple (5 % pour les femmes sans enfant) au double (10 % pour celles qui en ont deux). Planification familiale * 61 Table 4.8 Nombre d'enfants à la première utilisation de la contraception Répartition (en %) des femmes non-célibataires par nombre d'enfants vivants lors de la première utilisation de la contraception et nombre médian d'enfants à la première utilisation, selon l'âge actuel, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Jamais utilisé Nombre d'enfants à la première utilisation de la contraception Effectif Groupe contra- _____________________________________________________ de d'âges ception 0 1 2 3 4+ ND Total femmes Médiane1 ____________________________________________________________________________________________________ 15-19 65,5 26,3 5,7 2,5 0,0 0,0 0,0 100,0 197 0,0 20-24 52,5 24,3 17,8 4,4 1,0 0,0 0,1 100,0 371 0,0 25-29 43,3 16,0 20,0 12,1 5,1 3,5 0,0 100,0 415 0,6 30-34 53,8 10,3 10,6 9,7 5,7 9,7 0,2 100,0 386 1,2 35-39 60,4 6,7 5,6 6,8 4,0 16,5 0,0 100,0 332 2,2 40-44 59,6 4,4 4,1 6,8 4,5 20,7 0,0 100,0 228 3,4 45-49 74,6 1,3 5,9 4,1 1,0 12,1 1,0 100,0 186 2,9 Ensemble 56,1 13,4 11,3 7,3 3,4 8,3 0,1 100,0 2 115 0,8 ____________________________________________________________________________________________________ 1 Pour les femmes non célibataires qui ont déjà utilisé la contraception Comme chez les femmes, l'utilisation de la contraception est beaucoup plus élevée chez les hommes en union vivant en milieu urbain (40 %) que chez ceux vivant en milieu rural (21 %) (tableau 4.7 et graphique 4.5). On peut, en outre, noter qu'en milieu rural, l'utilisation des méthodes traditionnelles (11 %) dépasse le niveau d’utilisation des méthodes modernes (8 %), alors qu'en milieu urbain, les méthodes modernes (22 %) sont plus fréquemment utilisées que les méthodes traditionnelles (18 %). De même que chez les femmes, le niveau d'instruction joue de façon sensible sur le niveau de prévalence contraceptive : alors que seulement 10 % des hommes sans instruction utilisent la contraception, parmi ceux de niveau secondaire ou plus, plus d’un homme sur deux (54 %) utilise une méthode dont un peu moins de la moitié une méthode moderne (25 %). Parmi ces méthodes, la moitié des hommes utilisent le condom (13 %). 4.3 NOMBRE D'ENFANTS À LA PREMIÈRE UTILISATION L'utilisation de la contraception pour la première fois peut, en fonction de la parité atteinte, répondre à des objectifs différents : retard de la première naissance si l'utilisation commence lorsque la femme n'a pas encore d'enfant, espacement des naissances si la contraception débute à des parités faibles, ou encore limitation de la descendance lorsque la contraception commence à des parités élevées, c'est-à-dire lorsque le nombre d'enfants désiré est déjà atteint. Le tableau 4.8 présente par groupe d'âges, la répartition des femmes non célibataires selon le nombre d'enfants qu'elles avaient au moment où elles ont utilisé la contraception pour la première fois. Parmi ces femmes ayant déjà utilisé la contraception (44 %), trois sur dix (30 %) ont commencé à l'utiliser alors qu'elles n'avaient pas d'enfant, c'est-à-dire pour retarder la venue du premier enfant, 50 % ont commencé alors qu'elles étaient à des parités relativement faibles (1 à 3 enfants) et 19 % ont commencé à des parités élevées (4 enfants et plus), certainement pour limiter leur descendance. La proportion de femmes ayant utilisé la contraception alors qu'elles étaient nullipares augmente fortement des générations les plus anciennes (1 % à 45-49 ans) aux générations les plus jeunes (24 % à 20-24 ans et 26 % à 15-19 ans). On note aussi une certaine tendance à la hausse pour les femmes qui ont commencé à pratiquer la contraception après la naissance du premier enfant : en effet, les proportions passent de 6 % à 45-49 ans à 20 % à 25-29 ans. De même, on remarque que le nombre médian d'enfants à la première 62 * Planification familiale Tableau 4.9 Connaissance de la période féconde Répartition (en %) des femmes selon leur connaissance de la période féconde au cours du cycle menstruel, pour toutes les femmes et pour celles pratiquant la continence périodique, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99________________________________________________ Utilisatrices Connaissance de la Ensemble de la période continence des féconde périodique femmes________________________________________________ Connaissance Au milieu du cycle Connaissance douteuse Juste après les règles Juste avant les règles Ne connaît pas Pendant les règles À n'importe quel moment Ne sait pas Total Effectif de femmes 78,4 36,3 15,9 17,9 0,6 1,3 0,0 0,3 3,1 11,7 1,9 32,6 100,0 100,0 286 3 040 utilisation passe de 3,4 pour les femmes âgées de 40 à 44 ans à 0,6 pour celles de 25-29 ans. Ces résultats semblent suggérer qu'un changement de comportement se dessine, les jeunes générations ayant plus tendance que les anciennes à retarder la venue du premier enfant et/ou à commencer à espacer leurs naissances dès que des parités très faibles sont atteintes. 4.4 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE L'efficacité de l'utilisation de certaines méthodes de contraception, en particulier de la continence périodique, dépend de la connaissance exacte de la période de fécondabilité au cours du cycle menstruel. Pour mesurer le niveau de connaissance des femmes, on leur a demandé si elles pensaient, qu'au cours du cycle, il existait une période pendant laquelle elles avaient plus de chance de tomber enceinte et, si oui, à quel moment du cycle se situait cette période. Compte tenu des très nombreuses nuances que peuvent comporter les réponses à cette dernière question, on a essayé de regrouper les réponses en trois grandes catégories (tableau 4.9) : C connaissance “milieu du cycle”; C connaissance douteuse “juste après la fin des règles”, “juste avant le début des règles”. Ces réponses sont trop vagues pour pouvoir être considérées comme exactes mais, selon l'idée que se font les femmes du “juste après” et du “juste avant”, elles peuvent correspondre à la période de fécondabilité; C méconnaissance “pendant les règles”, “n'importe quand”, “autre” ou “ne sait pas ”. Plus de quatre femmes sur dix (45 %) n'ont aucune idée de l'existence d'une période particu- lière ou ne savent pas situer correctement cette période, 19 % ont une connaissance douteuse et seulement un peu plus du tiers des enquêtées (36 %) ont une connaissance précise de la période à laquelle la femme a le plus de chance de tomber enceinte. Par contre, la connaissance des femmes ayant déjà utilisé la continence périodique comme méthode de contraception est nettement meilleure puisque 78 % d'entre elles ont su situer correcte- ment la période de fécondabilité. Néanmoins, on constate que 17 % de ces femmes n'en ont qu'une connaissance douteuse et 5 % ne savent pas situer la période au cours de laquelle elles doivent s'abstenir de rapports sexuels pour éviter de tomber enceinte. Pour ces femmes, la pratique de la continence périodique est donc vouée à l'échec. Ce résultat mérite d'être souligné dans la mesure où la continence périodique a été largement utilisée en Côte d'Ivoire (25 % des femmes en union) et correspondait encore, au moment de l'enquête, à la première méthode de contraception utilisée, avec un taux de prévalence de 6 % chez les femmes en union, soit 41 % de l’ensemble des utilisatrices actuelles. Une éducation des femmes pour améliorer la connaissance de leur cycle améliorerait donc très nettement l'efficacité de cette méthode. Planification familiale * 63 4.5 EFFET CONTRACEPTIF DE L’ALLAITEMENT L’allaitement maternel, en agissant sur la durée de l’aménorrhée post-partum, influe sur le risque de tomber enceinte et a donc un impact sur le niveau de la fécondité. Cependant pour être efficace, l’utilisation de l’allaitement comme méthode de contraception (Méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée) dépend de plusieurs critères : le femme doit effectivement être en aménorrhée post partum (pas de règles depuis la dernière naissance) et elle doit exclusivement, ou presque, allaiter un enfant de moins de 6 mois. Si un seul de ces critères n’est pas rempli, le risque de tomber enceinte augmente considérablement. Dans le cadre de l’enquête, on a demandé aux femmes si elles pensaient que l’allaitement influence le risque de tomber enceinte. En cas de réponse positive, on demandait alors aux femmes si l’allaitement augmente ou diminue le risque de grossesse et enfin, si elles avaient déjà compté sur l’allaitement pour éviter de tomber enceinte. On constate qu’en Côte d’Ivoire, les femmes ne connaissent pas bien les effets de l’allaitement sur le risque de concevoir (tableau 4.10). En effet, un tiers des femmes (33 %) pensent que le fait d’allaiter un enfant ne joue pas sur le risque de tomber enceinte, 30 % pensent que les risques sont augmentés, 13 % n’ont pas pu se prononcer, 14 % ont déclaré que cela dépendait de la façon dont il était pratiqué et, enfin, seulement 10 % des femmes pensent qu’allaiter un enfant diminue le risque de tomber enceinte. Par ailleurs, on constate qu’à peine 4 % des femmes ont compté sur l’allaitement pour éviter une grossesse et, au moment de l’enquête, 1 % des femmes utilisaient cette méthode pour retarder leur prochaine grossesse. En fait au moment de l’enquête, 3 % des femmes en union répondaient effectivement aux critères de la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée, c’est à dire qu’elles étaient en aménorrhée post- partum et qu’elles avaient un enfant de moins de 6 mois qu’elles allaitaient exclusivement ou avec seulement de l’eau en complément. 64 * Planification familiale Tableau 4.10 Effet contraceptif de l'allaitement Répartition (en %) des femmes actuellement en union selon leur perception du rôle de l'allaitement sur le risque de tomber enceinte, pourcentages de femmes actuellement en union qui ont déjà compté et de celles qui comptent actuellement sur l'allaitement pour éviter de tomber enceinte, et pourcentage de celles qui répondent aux critères de la méthode de l'allaitement maternel et de l'aménorhée, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________________________ Risque de grossesse et allaitement _______________________________________________________ Répond aux Allaite- Utilise critères ment Allaite- A déjà actuelle- de l'al- n'a pas Allaite- ment utilisé ment laitement d'effet ment aug- diminue l'allaite- l'allaite- maternel sur le mente le le risque ment pour ment pour et de Effectif risque de risque de de Cela éviter une éviter une l'amé- de Caractéristique grossesse grossesse grossesse dépend NSP Total1 grossesse grossesse norrhée2 femmes ________________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 28,4 27,2 6,2 8,9 28,9 100,0 1,7 0,0 7,1 186 33,4 29,6 9,6 12,9 14,5 100,0 4,4 1,4 2,8 349 33,0 33,7 9,8 13,4 10,1 100,0 5,0 1,3 2,6 368 35,6 33,1 10,0 12,1 9,2 100,0 2,9 1,3 3,0 339 32,8 27,1 15,2 14,7 10,2 100,0 5,0 1,4 2,6 290 33,1 28,7 10,0 16,4 11,7 100,0 6,6 1,2 0,6 188 32,2 27,0 9,1 18,3 13,3 100,0 3,6 0,3 0,0 145 45,6 17,6 12,9 9,4 14,3 100,0 8,0 3,1 2,2 340 32,5 29,5 9,1 11,7 17,2 100,0 4,6 2,1 2,5 298 39,5 23,1 11,1 10,5 15,6 100,0 6,4 2,7 2,4 638 29,6 33,8 9,8 15,1 11,7 100,0 3,1 0,3 3,0 1 225 35,2 27,6 9,1 12,6 15,6 100,0 3,9 1,3 3,4 1 224 27,3 37,2 11,1 15,1 9,0 100,0 4,6 0,6 1,9 475 33,1 28,7 16,5 15,6 6,0 100,0 5,5 1,3 0,4 164 33,0 30,1 10,2 13,5 13,1 100,0 4,2 1,1 2,8 1 863 ________________________________________________________________________________________________________ 1 Y compris les non-déterminés 2 La mère allaite exclusivement ou allaite en donnant seulement de l'eau en plus du sein; l'enfant est âgé de moins de 6 mois; la mère est en période d'aménorrhée. 4.6 SOURCE D'APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION Pour évaluer la contribution des secteurs public et privé dans la distribution ou la vente des différentes méthodes de contraception, on a demandé aux utilisatrices d'indiquer l'endroit où elles obtiennent leur méthode. Le tableau 4.11 indique que la majorité des femmes utilisatrices de la contraception s'approvisionnent auprès du secteur médical privé (36 %), essentiellement dans les pharmacies (27 %) et dans les centres de planification familiale (7 %); le secteur public, avec 31 % des utilisatrices, se situe pratiquement au même niveau que les autres sources à caractère non médical (32 %). Parmi les utilisatrices de la pilule, 43 % des femmes s'adressent au secteur médical privé, dont 32 % dans les pharmacies et 9 % dans les centres de planification familiale. Le secteur public contribue pour 45 % à l'approvisionnement en pilule. Pour les injections, qui nécessitent la présence d'un personnel médical, les femmes s'adressent en majorité au secteur public (75 %). Planification familiale * 65 Tableau 4.11 Source d'approvisionnement en contraceptifs modernes Répartition (en %) des utilisatrices actuelles de méthodes contraceptives modernes par source d'approvisionnement la plus récente, selon les méthodes spécifiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _____________________________________________________________________ Source Injec- d'approvisionnement Pilule tion Condom Ensemble1 _____________________________________________________________________ Secteur public Hôpital Centre de santé Dispensaire Autre public Secteur médical privé Cabinet de médecin Clinique Centre de PF Pharmacie Autre médical privé Autre secteur privé Boutique/marché Bar/kiosque/circuit commercial informel Connaissances/parents Autres Total2 Effectif de femmes2 45,4 75,3 1,0 30,8 17,1 31,9 0,5 13,4 22,3 41,8 0,5 14,9 4,5 1,6 0,0 1,9 1,6 0,0 0,0 0,6 42,7 24,7 34,5 35,8 0,4 0,0 0,0 0,8 0,5 5,2 0,0 0,8 9,1 14,3 3,4 7,0 32,3 5,2 31,2 27,1 0,4 0,0 0,0 0,2 11,9 0,0 62,1 32,2 7,3 0,0 31,5 16,8 2,7 0,0 2,2 2,0 1,8 0,0 20,4 9,8 0,0 0,0 8,0 3,6 100,0 100,0 100,0 100,0 112 35 133 299 _____________________________________________________________________ 1 Y compris 9 utilisatrices du DIU, 1 utilisatrice de méthodes vaginales, 2 utilisatrices du Norplant, 5 femmes et 1 homme stérilisés. 2 Y compris les "non déterminés" Près des deux tiers des femmes se procurent les condoms dans le secteur privé non médical (62 %) et, en particulier, dans les boutiques (32 %). Par ailleurs, 35 % des utilisatrices du condom s’approvisionnent auprès du secteur médical privé, essentiellement les pharmacies (31 %). Le secteur public n'intervient pratiquement pas dans l'approvisionnement en condom (1 %). La faible contribution des structures publiques dans l'approvisionnement en méthodes de planification familiale s'explique par le fait que la politique favorisant la vulgarisation des méthodes de contraception est très récente. Il faut noter surtout la part prépondérante que commence à prendre certaines ONG (AIBEF, PROVIFA, etc.) dans la planification familiale. L'AIBEF, pionnier de la planification familiale en Côte d'Ivoire, a ouvert ses premières cliniques en 1986. Elle fournit des services dans ses propres cliniques qui ont vu leur nombre se multiplier et s'est vue confier l'assistance et la gestion techniques des centres de planification familiale du Ministère de la Santé. Elle reste la principale structure de diffusion et de vulgarisation des méthodes de planification familiale. 4.7 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION On a demandé aux femmes et aux hommes qui n'utilisaient pas la contraception au moment de l'enquête, s'ils avaient l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir. Le tableau 4.12 et le graphique 4.6, fournissent la distribution des femmes et des hommes en union selon l'intention d'utiliser une méthode de contraception dans le futur. 66 * Planification familiale Tableau 4.12 Utilisation future de la contraception Répartition (en %) des femmes et des hommes actuellement en union n'utilisant pas actuellement une méthode contra- ceptive, par intention d'utiliser une méthode dans l'avenir, selon le nombre d'enfants vivants (pour les femmes), EDSCI- II Côte d’Ivoire 1998-99___________________________________________________________________________________________ Femmes_____________________________________________________ Intention Nombre d'enfants vivants1 Ensemble d'utiliser __________________________________________ des dans le futur 0 1 2 3 4 ou + Ensemble hommes___________________________________________________________________________________________ Intention d'utiliser dans les 12 prochains mois Intention d'utiliser plus tard Intention NSP quand N'est pas sûr(e) d'utiliser N'a pas l'intention d'utiliser ND Total Effectif 7,5 27,4 29,3 34,3 34,4 29,9 21,0 22,0 19,4 21,1 11,3 11,3 15,4 9,6 1,0 1,3 0,3 1,1 1,1 1,0 1,1 7,0 8,6 7,1 5,3 5,4 6,5 5,9 62,5 43,3 42,3 47,7 47,7 47,2 61,5 0,0 0,0 0,0 0,3 0,0 0,0 0,9 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 137 310 264 232 641 1 583 308 ___________________________________________________________________________________________ 1 Y compris la grossesse actuelle. Près de la moitié des femmes en union qui n'utilisaient pas une méthode contraceptive au moment de l'enquête (47 %), n'ont pas l'intention de le faire dans l'avenir. Par contre, pratiquement le même pourcentage de femmes (46 %) a l'intention de l'utiliser dans le futur, dont 30 % dans un avenir très proche (dans les 12 mois suivant l'interview). Par ailleurs, on constate que la proportion des femmes qui déclarent avoir l'intention d'utiliser une méthode de planification familiale augmente avec le nombre d’enfants : de 31 % chez les nullipares à environ une femme sur deux pour les autres parités. Planification familiale * 67 Si l’on compare ces résultats à ceux obtenus en 1994, on note une nette amélioration entre ces deux dates. Le graphique 4.6 illustre l’intention d’utiliser la contraception dans le futur chez les femmes en union. On peut y relever la variation de la proportion des femmes qui avaient déclaré vouloir utiliser une méthode de contraception entre les deux enquêtes (36 % en 1994 contre 46 % en 1998). Parmi les hommes qui n'utilisent pas la contraception, une forte majorité (62 %) n'ont pas l'intention de le faire dans l'avenir. Un peu moins du tiers des hommes (32 %) ont manifesté leur intention de pratiquer une méthode dans le futur, dont 21 % dans un avenir très proche (dans les 12 mois suivant l’enquête). Par ailleurs, on constate, contrairement aux femmes, que la proportion des hommes qui déclarent avoir l'intention d'utiliser une méthode de planification familiale passe de 8 % pour les hommes sans enfant (données non présentées) à 46 % pour ceux ayant un enfant pour diminuer par la suite et atteindre 23 % chez ceux ayant 4 enfants ou plus. Aux femmes et aux hommes non utilisateurs de la contraception et qui ont déclaré ne pas avoir l'intention de l'utiliser dans l'avenir, on a demandé quelle en était la raison. Les données du tableau 4.13 indiquent que, comme en 1994 mais dans une moindre proportion, le désir d'avoir des enfants est la raison la plus fréquemment évoquée par les femmes (40 % des femmes), suivie de raisons relatives à des convictions personnelles (opposition à la planification familiale, religion) ou aux convictions du partenaire (5 %) et des raisons relatives à la stérilité, à la ménopause ou à la fréquence des rapports sexuels (17 %). La méconnaissance des méthodes et des sources d’approvisionnement sont également des raisons invoquées par 13 % des femmes. Les raisons invoquées par les jeunes femmes et celles de 30 ans et plus diffèrent assez peu sauf, bien entendu, dans le cas des raisons relatives à la stérilité, à la ménopause ou à la fréquence des rapports sexuels qui sont citées par 25 % des femmes de 30 ans et plus, contre 5 % des femmes de moins de 30 ans. Corrélativement, le désir d'avoir des enfants est cité beaucoup plus fréquemment par les jeunes femmes que par les femmes plus âgées (48 % contre 35 %). Chez les hommes, comme chez les femmes, le désir d'enfants est la raison de non utilisation de la contraception la plus fréquemment citée mais dans une proportion plus importante (52 %). Par ailleurs, 7 % d'hommes ont cité la religion, alors que 3 % seulement des femmes l'avaient mentionnée. En outre, on constate que la religion est mentionnée plus fréquemment par les hommes de moins de 30 ans que par les hommes plus âgés. Enfin, l’opposition à la planification familiale est avancée par une proportion non négligeable des hommes (16 %). 68 * Planification familiale Tableau 4.13 Raison de non-utilisation de la contraception Répartition (en %) des femmes et des hommes en union n'utilisant pas actuellement une méthode contraceptive et n'ayant pas l'intention d'en utiliser une dans l'avenir, selon la principale raison pour laquelle elles/ils n'ont pas l'intention d'utiliser la contraception, selon l'âge, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99__________________________________________________________________________________ Femmes Hommes_________________________ _________________________ Raison de Âge Tous Âge Tous non-utilisation _______________ les _______________ les de la contraception 15-29 30-49 âges 15-29 30-59 âges__________________________________________________________________________________ Veut des enfants Ne connaît aucune méthode Ne connaît aucune source Pas accessible/Trop loin/Trop cher Rapports sexuels peu fréquents Ménopausée/hystérectomie Sous-féconde/stérile Problèmes pour la santé Peur des effets secondaires Pas pratique à utiliser Enquêté(e) opposé(e) Mari/conjoint opposé(e) Autres personnes opposées Interdits religieux Taboux culturels C’est à la femme d’utiliser Autres Ne sait pas Total Effectif 48,3 34,8 39,8 57,2 51,5 52,3 10,0 7,3 8,3 0,0 3,4 2,9 4,6 4,0 4,2 0,0 2,9 2,5 0,0 0,4 0,2 2,7 0,0 0,4 0,5 1,8 1,3 6,3 1,9 2,5 0,0 10,9 6,9 0,0 9,8 8,4 4,1 12,2 9,2 0,0 4,0 3,4 1,3 2,6 2,1 0,0 0,0 0,0 3,5 1,3 2,1 0,0 3,3 2,9 3,3 2,7 2,9 0,0 0,0 0,0 10,5 13,4 12,3 21,1 15,2 16,0 7,1 3,1 4,6 0,0 0,0 0,0 0,9 0,2 0,5 0,0 0,0 0,0 2,1 3,6 3,1 9,0 6,5 6,9 0,8 0,4 0,6 0,0 0,0 0,0 NA NA NA 1,8 0,4 0,6 1,8 0,4 0,9 1,8 0,9 1,0 1,2 0,8 0,9 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 274 474 748 27 163 189 _______________________________________________________________________________________ NA = Non applicable 4.8 SOURCES D'INFORMATION SUR LA CONTRACEPTION Les média peuvent se révéler très utiles en tant que support pour la diffusion d'informations sur la planification familiale en général et sur les différentes méthodes de contraception. Pour cette raison, on a demandé à l'ensemble des femmes si elles avaient entendu un message quelconque sur la planification familiale à la radio ou à la télévision durant le mois ayant précédé l'enquête. Les résultats du tableau 4.14 permettent de constater que, durant le mois précédant l'enquête, six femmes sur dix (60 %) n'ont entendu aucun message, ni à la radio ni à la télévision (contre près de neuf femmes sur dix en 1994). Moins d’une femme sur dix (8 %) a déclaré avoir entendu un message sur la planification familiale à la télévision au cours du mois précédant l'enquête, 13 % ont entendu un message à la radio et 19 % ont entendu un message à la radio et à la télévision. En ce qui concerne les hommes, on ne constate pas de différence qui mérite d’être relevée. Rappelons ici que six femmes sur dix ont déclaré regarder la télévision et que trois sur dix ont déclaré écouter la radio, au moins une fois par semaine (voir Chapitre 2). Planification familiale * 69 Tableau 4.14 Messages sur la planification familiale diffusés à la radio et à la télévision Répartition (en %) des femmes et des hommes selon qu'ils ont ou non entendu ou vu un message sur la planification familiale à la radio et/ou à la télévision, au cours du mois précédant l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99________________________________________________________________________ À la À la À la radio télé. radio seule- seule- et à la Caractéristique Aucun ment ment télé. Total Effectif________________________________________________________________________ FEMMES________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 62,9 10,0 8,4 18,5 100,0 775 49,4 16,2 10,6 23,8 100,0 577 52,6 17,8 8,0 21,6 100,0 501 61,0 12,1 6,8 20,1 100,0 419 68,6 12,0 5,7 13,6 100,0 349 65,3 13,6 6,1 15,0 100,0 230 75,1 11,1 6,2 7,6 100,0 188 48,4 8,9 15,2 27,6 100,0 766 40,8 13,4 12,8 33,0 100,0 508 45,4 10,7 14,2 29,7 100,0 1 275 70,5 15,2 3,4 10,8 100,0 1 765 75,1 10,0 6,3 8,5 100,0 1 700 49,4 18,8 7,3 24,5 100,0 875 24,6 15,0 15,0 45,3 100,0 465 60,0 13,3 7,9 18,7 100,0 3 040 ________________________________________________________________________ HOMMES________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des hommes 61,5 12,2 9,3 16,9 100,0 180 52,4 17,1 7,4 23,1 100,0 158 52,0 19,9 3,9 24,1 100,0 134 55,5 13,4 6,1 25,1 100,0 116 51,9 19,9 3,4 24,8 100,0 83 61,1 15,8 2,8 20,3 100,0 67 55,7 20,0 6,9 17,4 100,0 60 71,9 3,2 0,0 24,9 100,0 52 74,8 13,4 0,0 11,8 100,0 35 34,9 21,6 8,0 35,5 100,0 233 45,3 15,7 7,5 31,5 100,0 144 38,9 19,3 7,8 34,0 100,0 376 71,2 12,6 4,0 12,3 100,0 510 81,0 8,5 1,8 8,8 100,0 355 54,2 16,0 6,4 23,4 100,0 219 33,0 23,0 9,4 34,6 100,0 312 57,5 15,4 5,6 21,5 100,0 886 Comme cela était prévisible, les résultats mettent en évidence des disparités importantes selon les caractéristiques des femmes (tableau 4.14) : les femmes du milieu urbain et les femmes les plus instruites sont celles qui ont le plus accès à l'information. Néanmoins, même parmi les femmes d'Abidjan et celles ayant au moins, un niveau primaire, on constate des proportions relativement faibles de femmes ayant entendu des messages puisqu’une résidente d’Abidjan sur deux (48 %) et une femme de niveau secondaire ou plus sur quatre (25 %) n'avaient entendu aucun message. 70 * Planification familiale Tableau 4.15 Messages par écrit sur la planification familiale Répartition (en %) des femmes selon qu'elles ont reçu, ou non, un message par écrit sur la planification familiale dans le mois précédant l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99_________________________________________________________________________ Message sur la planification familiale______________________________________ Une des Journaux/ Prospectus/ Caractéristique sources Magazines Affiches Brochures Effectif _________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 12,5 7,5 8,1 4,5 775 16,3 11,3 11,2 5,5 577 16,4 10,0 9,1 6,7 501 12,2 8,4 6,4 5,2 419 8,5 6,3 5,9 3,6 349 9,9 6,4 4,8 5,8 230 5,5 4,3 1,2 1,8 188 27,5 19,2 17,5 10,5 766 14,6 10,9 8,9 5,7 508 22,4 15,9 14,1 8,6 1 275 5,8 2,9 3,1 2,4 1 765 1,5 0,3 0,8 0,9 1 700 14,2 8,0 8,2 4,8 875 51,0 38,5 32,0 20,2 465 12,7 8,3 7,7 5,0 3 040 Pour les hommes (tableau 4.14), comme pour les femmes, ce sont aussi les plus instruits et ceux résidant en milieu urbain qui ont le plus accès à l’information. Par ailleurs, selon les résultats du tableau 4.15, on constate que les messages par écrit touchent une faible proportion de femmes. Environ une femme sur dix (13 %) a reçu un message soit par l’intermédiaire de journaux, soit par l’intermédiaire d’affiches, ou bien de brochures. 4.9 OPINIONS ET ATTITUDES VIS-À-VIS DE LA PLANIFICATION FAMILIALE Les opinions et attitudes des femmes vis-à-vis de la planification familiale constituent un élément décisif pour la pratique de la contraception. L'enquête s'est donc penchée sur les opinions et les attitudes des femmes concernant la planification familiale, ainsi que sur celle de leur conjoint, tant il est vrai qu'en la matière, le rôle joué par l'époux peut influencer grandement la décision de la femme. Pour cela, on s'est intéressé aux sujets suivants : C l'opinion des femmes et des hommes sur la diffusion d'informations relatives à la contraception; C la discussion éventuelle sur la contraception avec le conjoint; Plus des trois quarts des femmes (80 %) sont favorables à l'utilisation des média pour la diffusion d'informations relatives à la contraception, 12 % la désapprouvent et 8 % n'ont pas d'opinion sur le sujet (tableau 4.16). Quant aux hommes, ils approuvent l’utilisation des média dans la même proportion que les femmes; 8 % y sont défavorables. Planification familiale * 71 Tableau 4.16 Approbation de l'utilisation de la radio et de la télévision pour la diffusion de messages sur la planification familiale Répartition (en %) des femmes et des hommes selon qu'elles/ils approuvent ou non la diffusion de messages sur la planification familiale à la radio ou à la télévision, selon l'âge et certaines caractéristiques socio-démographiques (pour les femmes), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________________________________________________ Désappro- Appro- Ne sait Caractéristique bation bation pas Total Effectif _______________________________________________________________________ FEMMES _______________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 9,9 80,2 9,9 100,0 775 8,3 88,4 3,3 100,0 577 8,0 86,9 5,1 100,0 501 9,7 82,7 7,7 100,0 419 17,7 70,5 11,9 100,0 349 18,1 71,3 10,6 100,0 230 26,8 60,5 12,8 100,0 188 5,8 88,5 5,6 100,0 766 8,6 84,1 7,3 100,0 508 6,9 86,8 6,2 100,0 1 275 15,3 75,4 9,2 100,0 1 765 18,1 68,6 13,3 100,0 1 700 4,9 93,4 1,8 100,0 875 1,8 97,9 0,3 100,0 465 11,8 80,2 8,0 100,0 3 040 _______________________________________________________________________ HOMMES _______________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des hommes 9,5 89,3 1,2 100,0 233 6,9 84,0 9,1 100,0 144 8,5 87,3 4,2 100,0 376 8,3 75,2 16,6 100,0 510 14,6 65,5 19,9 100,0 355 7,2 82,8 10,0 100,0 219 2,1 95,4 2,5 100,0 312 8,4 80,3 11,3 100,0 886 On constate que les proportions de femmes qui désapprouvent l'utilisation des média sont assez faibles avant 35 ans (8 % à 10 %), doublent entre 35 et 44 ans pour atteindre 27 % à 45-49 ans. Selon le milieu de résidence, les citadines approuvent plus fréquemment (87 %) que les femmes du milieu rural (75 %). Enfin, la quasi-totalité des femmes les plus instruites (98 %) approuvent plus fréquemment que les autres, et en particulier que celles sans instruction (69 %), la diffusion des informations sur la planification familiale. Les résultats concernant les hommes mettent en évidence les mêmes disparités. Par ailleurs, il ressort des résultats présentés au tableau 4.17 qu'au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête, 51 % des femmes en union et connaissant une méthode contraceptive, n'avaient jamais discuté de planification familiale avec leur conjoint. Environ une femme sur deux (49 %) a déclaré avoir abordé le sujet avec son conjoint : 26 % d'entre elles en ont discuté une ou deux fois seulement tandis que 24 % en ont souvent parlé (plus de deux fois) au cours des douze derniers mois avant l'enquête. 72 * Planification familiale Tableau 4.17 Discussion de la planification familiale avec le conjoint Répartition (en %) des femmes actuellement en union connaissant une méthode contraceptive par nombre de fois qu'elles ont discuté de la planification familiale avec leur conjoint au cours de l'année ayant précédé l'enquête, selon l'âge actuel, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ______________________________________________________________________ Nombre de discussions sur la planification familiale ___________________________ Effectif Une ou Trois fois de Groupe d'âges Jamais deux fois ou plus Total1 femmes ______________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble 56,7 25,8 17,5 100,0 157 48,7 28,5 22,7 100,0 325 42,5 29,2 28,3 100,0 335 46,8 23,5 29,1 100,0 303 52,1 23,6 24,3 100,0 260 54,4 26,0 19,6 100,0 166 72,3 18,4 9,4 100,0 111 50,5 25,8 23,6 100,0 1 658 ______________________________________________________________________ 1 Y compris les "non-déterminés" Les femmes qui ont discuté, au moins, une fois de planification familiale avec leur partenaire sont celles de 20-34 ans (plus d’une femme sur deux). À partir de 35 ans, la proportion baisse progressivement pour ne concerner que 28 % des femmes à 45-49 ans. Ainsi, les femmes et les hommes qui semblent avoir des attitudes et comportements assez différents en matière de planification familiale abordent assez peu souvent cette question au cours de leurs discussions. Nuptialité et exposition au risque de grossesse * 73 Tableau 5.1 État matrimonial Répartition (en %) des femmes et des hommes par état matrimonial actuel, selon l'âge, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99_________________________________________________________________________ Vivant Groupe Céliba- avec Veuve/ Séparé(e)/ d'âges taire Marié(e) quelqu’un Veuf Divorcée Total Effectif_________________________________________________________________________ FEMMES_________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Tous âges 74,6 16,3 7,6 0,0 1,5 100,0 775 35,8 40,9 19,5 0,1 3,8 100,0 577 17,3 52,9 20,4 0,7 8,7 100,0 501 7,7 66,2 14,7 3,4 8,0 100,0 419 4,9 69,9 13,0 2,8 9,3 100,0 349 1,2 71,0 10,7 6,8 10,4 100,0 230 0,7 71,5 5,6 9,5 12,7 100,0 188 30,4 47,6 13,7 2,0 6,2 100,0 3 040 _________________________________________________________________________ HOMMES_________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 Tous âges 98,3 1,3 0,0 0,0 0,4 100,0 180 79,1 13,8 5,1 0,0 2,0 100,0 158 54,2 21,5 18,0 0,0 6,3 100,0 134 19,4 51,3 23,9 0,0 5,4 100,0 116 11,0 59,7 24,3 0,0 5,0 100,0 83 10,7 59,8 23,5 0,0 6,1 100,0 67 10,5 58,8 25,2 0,0 5,6 100,0 60 0,0 76,3 10,0 0,0 13,7 100,0 52 0,0 70,4 15,8 0,0 13,8 100,0 35 47,3 34,2 13,8 0,0 4,7 100,0 886 5NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Le comportement procréateur des femmes est affecté par plusieurs facteurs appelés déterminants proches de la fécondité. Ce chapitre porte sur ces facteurs qui, en dehors de la contraception, jouent un rôle déterminant sur l'exposition au risque de grossesse et donc sur le niveau de la fécondité : il s'agit de la nuptialité, de l'activité sexuelle, de l'aménorrhée et de l'abstinence post-partum. 5.1 ÉTAT MATRIMONIAL En Côte d’Ivoire, comme dans la plupart des sociétés africaines, le mariage, bien qu'il ne soit pas le cadre exclusif des rapports sexuels, constitue le cadre privilégié de la procréation. Les normes qui le régissent varient, toutefois, d'une population, voire d'un groupe, à un autre. Les diversités culturelles, économiques et structurelles dans une société déterminent les variations de l'âge auquel débute la formation des unions; elles définissent notamment l'intensité de la nuptialité. Le tableau 5.1 et le graphique 5.1 présentent la répartition des femmes et des hommes selon leur état matrimonial au moment de l'enquête. Rappelons que dans le cadre de l'EDSCI-II, on a considéré comme étant marié, ou plus exactement en union, toutes les femmes et tous les hommes cohabitant régulièrement, que l'union soit légale ou non, formelle ou non. Entrent donc dans cette catégorie, aussi bien les mariages civils, religieux et coutumiers que les unions de fait. Ainsi, dans le cadre de ce rapport, le terme union désigne l'ensemble des femmes et des hommes qui se sont déclarés mariés ou vivant avec un(e) partenaire. 74 * Nuptialité et exposition au risque de grossesse Les résultats du tableau 5.1 et du graphique 5.1 montrent que, parmi les femmes interrogées, six sur dix (61 %) étaient en union au moment de l'enquête. Le célibat concerne trois femmes sur dix (30 %) et les femmes en rupture d'union représentent une part relativement importante de la population (8 %), essentiellement du fait d'une proportion non négligeable de divorcées ou séparées (6 %). Ces données mettent en évidence une diminution rapide des proportions de femmes célibataires avec l'âge. De 75 % à 15-19 ans, la proportion passe à 36 % à 20-24 ans. À partir de 30 ans, cette proportion devient très faible : 8 % dans le groupe d'âges 30-34 ans, et moins de 1 % des femmes restent célibataires au-delà de 40 ans. Corrélativement, on constate que la proportion de femmes en union augmente avec l'âge jusqu'à 35-39 ans (83 %), puis diminue légèrement du fait de l'augmentation de la proportion des femmes en rupture d'union (veuvage, divorce et séparation) qui atteint 17 % à 40-44 ans et 22 % à 45-49 ans. Par ailleurs, au graphique 5.2, figurent les proportions de femmes célibataires par âge, selon différentes sources : l'EIF (Enquête Ivoirienne sur la Fécondité) de 1980-1981, l'EDSCI-I de 1994 et l’EDSCI-II de 1998-99. Si la quasi-totalité des femmes finissent par entrer en union, on relève, néanmoins, que les proportions de célibataires aux jeunes âges ont augmenté de manière sensible entre 1980-81 et 1998- 99 : en effet, en 1980-81, seulement 44 % des jeunes femmes de 15-19 ans étaient encore célibataires; en 1994, cette proportion était de 72 % et, en 1998-99, les trois quarts des femmes de 15-19 ans sont encore célibataires (75 %); à 20-24 ans, 36 % des femmes ne se sont encore jamais mariées à l’EDSCI-II, contre 30 % d'après l'EDSCI-I, et 10 % seulement d'après l'EIF. Conséquence de cette augmentation de femmes célibataires, les proportions de femmes en union sont plus faibles à l’EDSCI-II qu’à l'EDSCI-I et à l'EIF. Cette diminution de la part des femmes en union est un facteur important qui explique très certainement, en partie, la baisse de la fécondité observée ces dernières années en Côte d'Ivoire. Nuptialité et exposition au risque de grossesse * 75 Parmi les hommes de 15-59 ans (tableau 5.1 et graphique 5.1), on compte 47 % de célibataires. À l'opposé, 48 % des hommes sont en union et 5 % sont en rupture d'union. Les proportions d'hommes célibataires décroissent beaucoup moins rapidement avec l'âge que chez les femmes : de 98 % à 15-19 ans, elles tombent seulement à 79 % dans le groupe d'âges 20-24 ans et à 54 % dans le groupe 25-29 ans. Le célibat n'est pas rare à 30-34 ans, où un homme sur cinq (19 %) ne s'est encore jamais marié, alors qu'à cet âge seulement 8 % des femmes n'ont jamais été en union. 5.2 POLYGAMIE Parmi les femmes en union, on a distingué celles qui vivent en union monogame de celles qui ont déclaré que leur mari ou conjoint avait une ou plusieurs épouses. Le tableau 5.2 présente la proportion de femmes selon le nombre de co-épouses et la proportion d’hommes selon le nombre de femmes, par caractéristiques socio-démographiques. La polygamie est une pratique très répandue en Côte d'Ivoire puisqu'elle concerne 35 % des femmes. Cette proportion augmente régulièrement avec l'âge pour atteindre plus de la moitié des femmes de 45-49 ans (54 %). Il faut souligner que dès l'âge de 15-19 ans, pratiquement une femme en union sur quatre vit en union polygame (24 %). Par ailleurs, on constate que la polygamie est une pratique beaucoup plus répandue en milieu rural (40 %) qu'en milieu urbain (25 %) (graphique 5.3). Abidjan se caractérise par la proportion la plus faible de femmes en union polygame (23 %). Le niveau d'instruction des femmes semble jouer un rôle déterminant sur le type d'union : les femmes sans instruction sont beaucoup plus impliquées dans les unions polygames (41 %) que celles ayant un niveau d'instruction primaire (27 %) et secondaire ou plus (13 %). Comme il fallait s'y attendre, ce sont les femmes de religion traditionnelle (37 %) et musulmane (43 %) qui sont le plus fréquemment en union polygame. 76 * Nuptialité et exposition au risque de grossesse Tableau 5.2 Nombre d'épouses et de co-épouses Répartition (en %) des femmes et des hommes actuellement en union par nombre d'épouses ou de co-épouses, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99_____________________________________________________________________________________________________ Femmes Hommes___________________________________ ___________________________________ Nombre de co-épouses Effectif Nombre de femmes Pas de _________________ de __________________ Effectif Caractéristique co-épouse 1 2 ou+ ND Total femmes 1 2 3 ou + Total d'hommes_____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Autres Ensemble 76,5 17,5 6,0 0,0 100,0 186 * * * 100,0 2 73,0 24,4 2,6 0,0 100,0 349 94,4 5,6 0,0 100,0 30 72,5 21,2 5,8 0,5 100,0 368 100,0 0,0 0,0 100,0 53 63,9 25,6 9,9 0,5 100,0 339 87,6 12,4 0,0 100,0 88 56,2 30,0 13,3 0,5 100,0 290 89,0 11,0 0,0 100,0 70 53,5 26,2 20,0 0,3 100,0 188 81,5 12,4 6,0 100,0 56 46,4 40,3 13,3 0,0 100,0 145 77,8 21,3 1,0 100,0 51 NA NA NA NA NA NA 62,3 26,5 11,2 100,0 45 NA NA NA NA NA NA 56,3 41,8 1,9 100,0 30 77,4 16,0 6,1 0,4 100,0 340 90,9 8,5 0,6 100,0 89 71,7 19,2 8,9 0,2 100,0 298 90,1 9,1 0,7 100,0 66 74,7 17,5 7,4 0,3 100,0 638 90,6 8,8 0,7 100,0 154 59,9 29,8 10,1 0,3 100,0 1 225 78,8 18,1 3,1 100,0 270 58,8 29,1 11,8 0,3 100,0 1 224 76,0 20,3 3,7 100,0 198 73,2 21,7 5,0 0,1 100,0 475 90,8 7,4 1,8 100,0 91 87,0 10,2 2,0 0,8 100,0 164 88,1 11,5 0,4 100,0 136 74,4 18,9 6,4 0,4 100,0 382 88,4 11,1 0,5 100,0 98 79,9 16,6 3,2 0,2 100,0 251 92,5 3,7 3,7 100,0 45 56,6 31,3 11,9 0,2 100,0 761 74,3 23,3 2,5 100,0 159 62,9 26,5 10,2 0,4 100,0 469 86,7 10,6 2,7 100,0 123 65,0 25,6 9,2 0,3 100,0 1 863 83,0 14,7 2,2 100,0 425 _______________________________________________________________________________________________________ * Basé sur trop peu de cas NA = Non applicable Chez les hommes (tableau 5.2), le taux de polygamie atteint 17 % et, comme chez les femmes, il augmente régulièrement avec l'âge. On constate également que, chez les hommes, ce type d'union est plus fréquent en milieu rural (21 %) qu'en milieu urbain (9 %) et chez les hommes sans instruction (24 %) que chez ceux ayant fréquenté l'école (11 %). Comme chez les femmes, les hommes de religion traditionnelle (13 %) et musulmane (26 %) sont plus fréquemment polygames que les autres. Par ailleurs, la grande majorité (74 %) des femmes en union polygame (soit 26 % de l'ensemble des femmes en union) n'a qu'une seule co-épouse (tableau 5.2) et 26 % ont deux co-épouses ou plus (9 % des femmes en union). En outre, il apparaît que les femmes qui sont le plus fréquemment en union polygame sont aussi celles qui ont le plus fréquemment plus d'une co-épouse. Ainsi, 43 % des femmes de 40-44 ans en union polygame ont plus d'une co-épouse contre 26 % de celles de 15-19 ans. De même, 29 % des femmes sans instruction en union polygame ont plus d'une co-épouse contre 12 % de celles ayant une instruction secondaire ou supérieure. Parmi les hommes polygames, seulement 13 % (soit 2 % de l'ensemble des hommes en union) ont trois épouses ou plus (tableau 5.2). Tout comme chez les femmes, chez les hommes, le nombre d'épouses tend à augmenter avec l'âge, et c'est à partir de 40-44 ans qu’on trouve plus fréquemment qu’aux autres âges des hommes en union polygame avec trois épouses ou plus. Nuptialité et exposition au risque de grossesse * 77 5.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION ET ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS 5.3.1 Âge à la première union Compte tenu de la relation généralement observée entre l'âge à la première union et le début de la vie féconde, il est important d'étudier le calendrier de la primo-nuptialité. Le tableau 5.3 présente les proportions de femmes et d'hommes déjà entrés en union à différents âges, ainsi que les âges médians à la première union en fonction de l'âge actuel des enquêtés. Les femmes ivoiriennes entrent en union relativement tôt puisque, parmi les femmes âgées de 25-49 ans, 44 % étaient déjà mariées en atteignant l’âge de 18 ans et près des trois quarts (72 %) l’étaient déjà en atteignant 22 ans. L’âge médian à la première union pour les femmes de 25-49 ans est de 18,7 ans. Par ailleurs, le calendrier de la primo-nuptialité semble se modifier selon les générations et cela de façon assez nette entre les femmes de 30-34 ans et celles de 25-29 ans : en effet, parmi les femmes de 30-34 ans à l’enquête, 64 % étaient déjà entrées en union en atteignant 20 ans, contre 52 % des femmes de 25-29 ans et seulement 50 % de celles de 20-24 ans. De même, en atteignant 22 ans, 74 % des femmes âgées de 30-34 ans n’étaient plus célibataires contre seulement 63 % des femmes de 25-29 ans. Entre ces deux groupes de générations, l'âge médian à la première union est passé de 18,4 ans à 19,7 ans, soit un vieillissement de 1,3 ans. Contrairement aux femmes, les hommes se marient relativement tard en Côte d'Ivoire (tableau 5.3). À 20 ans exacts, seulement 17 % des hommes de 30-59 ans ont déjà été mariés et, à 28 ans, environ six hommes sur dix (64 %) ont déjà contracté une union. Parmi les hommes de 30-59 ans, l'âge médian au premier mariage s'établit à 25,5 ans, c'est-à-dire environ 7 ans plus vieux que pour les femmes (18,7 ans). Rappelons, à ce propos, qu'au niveau des 361 couples qui ont pu être recomposés à partir des informations collectées au niveau de l'enquête femme et de l'enquête homme, dans 42 % des cas, l'homme a, au moins, 10 ans de plus que sa femme (voir Chapitre 2 - Caractéristiques des ménages et des enquêtés), ce qui est cohérent avec le résultat trouvé ici. 78 * Nuptialité et exposition au risque de grossesse Tableau 5.3 Âge à la première union Pourcentage de femmes qui étaient déjà en première union aux âges exacts 15, 18, 20, 22 et 25 ans, pourcentage d'hommes qui étaient déjà en première union aux âges 20, 22, 25, 28 et 30 ans, et âge médian à la première union, par âge actuel, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _________________________________________________________________________________________ FEMMES _________________________________________________________________________________________ Pour- Âge Pourcentage déjà en première union à l'âge exact de : centage médian Groupe _________________________________________ jamais à la l ere d'âges 15 18 20 22 25 en union Effectif union _________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 20-49 25-49 7,4 a a a a 74,6 775 b 9,5 33,2 49,5 a a 35,8 577 b 12,6 37,4 52,4 63,1 78,3 17,3 501 19,7 17,2 46,1 64,4 73,5 82,8 7,7 419 18,4 14,3 44,1 64,4 75,5 85,4 4,9 349 18,6 16,6 49,7 66,1 78,3 88,9 1,2 230 18,0 18,1 44,9 62,6 73,3 84,3 0,7 188 18,5 13,8 40,9 58,0 68,9 78,2 15,3 2 265 19,0 15,3 43,5 60,9 71,5 83,0 8,3 1 687 18,7 _________________________________________________________________________________________ HOMMES _________________________________________________________________________________________ Pour- Âge Pourcentage déjà en première union à l'âge exact de : centage médian Groupe _________________________________________ jamais à la lere d'âges 20 22 25 28 30 en union Effectif union _________________________________________________________________________________________ 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 30-59 11,0 25,2 39,5 63,7 72,3 19,4 116 26,3 15,6 26,8 45,2 68,1 74,8 11,0 83 25,3 18,2 32,8 54,1 69,8 74,8 10,7 67 24,6 14,5 21,3 40,0 51,8 62,1 10,5 60 27,6 27,5 44,0 58,8 69,9 77,2 0,0 52 22,8 29,2 36,1 43,0 58,2 74,8 0,0 35 25,5 17,2 29,5 45,8 64,2 72,5 10,9 414 25,5 _________________________________________________________________________________________ a Sans objetb Non calculé parce que moins de 50 % des femmes du groupe d'âges x, x+4 sont en union à l'âge x. Chez les femmes et les hommes, l'âge médian au premier mariage varie de façon sensible en fonction du milieu de résidence et des autres caractéristiques socio-démographiques. Le tableau 5.4 et le graphique 5.4 indiquent que c’est en milieu rural que l'âge médian au premier mariage (18,2 ans) est le plus faible; il est inférieur d'un an à celui des femmes vivant dans les Autres Villes (19.2 ans), et de deux ans à celui des femmes d'Abidjan (20,2 ans). De plus, la tendance au vieillissement de l'âge d'entrée en première union est particulièrement nette chez les femmes urbaines : dans les générations anciennes âgées de 45-49 ans à l'enquête, l'âge médian à la première union estimé à 18,5 ans, est le même que celui des femmes rurales du même âge, alors qu'il est de 21,7 ans pour les femmes urbaines des générations les plus récentes âgées de 25-29 ans à l'enquête; par contre, pour les femmes rurales de 25-29 ans, l'âge d'entrée en union est resté pratiquement inchangé (18,7 ans). Le niveau d'instruction atteint par les femmes est certainement le facteur qui influence le plus directement le calendrier de la primo-nuptialité : plus le niveau d'instruction est élevé, plus l'âge d'entrée en union est tardif. C'est ainsi que les femmes ayant une instruction secondaire ou plus (âge médian de 22,5 ans) se marient trois ans plus tard que les femmes ayant une instruction primaire (19,3 ans) et près de 4 ans et demi plus tard que les femmes sans instruction (17,9 ans). Nuptialité et exposition au risque de grossesse * 79 Tableau 5.4 Âge médian à la première union Âge médian à la première union des femmes de 25-49 ans et des hommes de 30-59 ans, par âge actuel, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________ Femmes Hommes Groupe d'âges de de ___________________________________________________________ 25-49 30-59 Caractéristique 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50+ ans ans __________________________________________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes a 22,9 20,1 18,9 19,1 18,3 NA 20,2 27,2 a 20,3 18,5 19,7 18,8 18,6 NA 19,2 26,3 a 21,7 19,5 19,1 19,0 18,5 NA 19,8 26,8 18,6 18,7 17,9 18,5 17,8 18,5 NA 18,2 25,0 18,6 18,1 17,5 18,1 17,8 18,2 NA 17,9 25,8 a 20,1 18,7 19,6 18,0 18,4 NA 19,3 24,7 a a 22,4 22,1 20,2 21,2 NA 22,5 26,2 a 19,7 18,4 18,6 18,0 18,5 NA 18,7 NA __________________________________________________________________________________________________ Ensemble des hommes a a 26,3 25,3 24,6 27,6 24,6 NA 25,5__________________________________________________________________________________________________ Note : L'âge médian n'est pas calculé pour les femmes et les hommes de 15-19 ans parce que certains d'entre eux peuvent encore entrer en union avant d'atteindre 20 ans.a Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes du groupe d'âges x, x+4 sont en union à l'âge x. NA = Non applicable 80 * Nuptialité et exposition au risque de grossesse Tableau 5.5 Âge aux premiers rapports sexuels Pourcentage de femmes et d’hommes ayant eu leurs premiers rapports sexuels aux âges exacts 15, 18, 20, 22 et 25 ans, pourcentage de femmes et d’hommes n'ayant jamais eu de rapports sexuels et âge médian aux premiers rapports sexuels, par âge actuel, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________ Pourcentage Âge Pourcentage ayant déjà n'ayant médian eu des rapports sexuels à l'âge exact de : jamais eu aux 1ers Groupe ___________________________________________ de rapports rapports d'âges 15 18 20 22 25 sexuels Effectif sexuels __________________________________________________________________________________________ FEMMES __________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 20-49 25-49 22,1 a a a a 35,9 775 b 24,4 74,8 92,1 a a 2,6 577 b 25,8 74,4 90,5 95,0 98,0 0,8 501 16,2 32,2 76,3 90,8 95,6 97,7 0,0 419 15,9 27,1 74,4 88,0 91,5 94,4 0,0 349 16,3 27,3 74,6 87,3 93,1 96,1 0,0 230 16,0 26,6 62,3 81,1 85,4 91,7 0,0 188 16,3 27,0 73,9 89,5 93,9 96,3 0,8 2 265 16,1 28,0 73,6 88,6 93,1 96,2 0,2 1 687 16,1 __________________________________________________________________________________________ HOMMES __________________________________________________________________________________________ 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 25-59 13,8 a a a a 44,3 180 b 18,3 54,2 82,9 a a 11,2 158 17,5 21,8 56,7 75,4 83,8 89,3 6,5 134 17,3 6,0 40,0 59,5 80,9 91,9 2,1 116 18,7 6,2 42,4 76,6 90,8 96,3 0,0 83 18,3 9,6 33,2 54,0 79,0 87,2 0,0 67 19,5 10,5 34,6 56,4 77,2 88,1 0,0 60 18,9 9,1 32,5 45,9 68,8 84,7 0,0 52 20,2 2,0 31,3 58,5 72,3 73,7 0,0 35 18,9 10,9 41,7 63,6 80,8 89,1 2,0 548 18,5 __________________________________________________________________________________________ a Sans objet b Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes du groupe d'âges x, x+4 ont eu des rapports sexuels à l'âge x. En ce qui concerne les hommes, l'âge à la première union est toujours nettement supérieur à celui des femmes et il suit des variations légèrement différentes selon certaines caractéristiques socio- démographiques. Du point de vue du milieu de résidence, comme pour les femmes, ce sont les hommes d'Abidjan (médiane de 27,2 ans) qui se marient le plus tardivement. Par contre, à la différence des femmes, les hommes sans instruction (médiane de 25,8 ans) se marient légèrement plus tard que ceux ayant une instruction primaire (24,7 ans); les hommes ayant un niveau d’instruction secondaire sont ceux qui se marient le plus tard (26,2 ans). 5.3.2 Âge aux premiers rapports sexuels En tant que déterminant de la fécondité, l'âge aux premiers rapports sexuels est tout aussi important que l'âge à la première union, les rapports sexuels n'ayant pas toujours lieu dans le cadre de l'union. Pour cette raison, on a demandé aux femmes l'âge auquel elles ont eu, pour la première fois, des rapports sexuels. Au tableau 5.5, figurent les proportions de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels à différents âges et l'âge médian aux premiers rapports sexuels. En atteignant 15 ans, environ trois femmes sur dix de 25-49 ans Nuptialité et exposition au risque de grossesse * 81 Tableau 5.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels Âge médian aux premiers rapports sexuels des femmes de 25-49 ans et des hommes de 25-59 ans, par âge actuel, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________ Femmes Hommes Groupe d'âges des femmes de de___________________________________________________________ 25-49 25-59 Caractéristique 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50+ ans ans__________________________________________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 17,0 17,0 15,8 16,3 16,1 16,4 NA 16,5 17,8 16,4 16,0 16,2 16,2 15,8 16,4 NA 16,1 18,0 16,8 16,6 16,1 16,2 15,9 16,4 NA 16,3 17,9 15,7 16,0 15,8 16,3 16,1 16,1 NA 16,0 19,2 15,9 16,1 15,9 16,5 16,5 16,3 NA 16,2 20,1 15,9 16,0 15,5 15,8 15,3 15,7 NA 15,7 18,5 17,3 17,3 17,3 16,4 16,2 17,7 NA 17,0 17,5 16,2 16,2 15,9 16,3 16,0 16,3 NA 16,1 NA __________________________________________________________________________________________________ Ensemble des hommes a 17,3 18,7 18,3 19,5 18,9 19,9 NA 18,5__________________________________________________________________________________________________ Note : L'âge médian n'est pas calculé pour les femmes et les hommes de 15-19 ans parce que certains d'entre eux peuvent encore avoir leurs premiers rapports avant d'atteindre 20 ans.a Non calculé parce que moins de 50 % des hommes du groupe d'âges x, x+4 ont eu des rapports sexuels à l'âge x. NA = Non applicable (28 %) ont déjà eu des rapports sexuels. Cette proportion passe à 74 % à 18 ans, et la quasi-totalité des femmes de 25-49 ans (93 %) ont eu leurs premiers rapports sexuels avant l'âge de 22 ans. L'âge médian aux premiers rapports sexuels, estimé à 16,1 ans chez les femmes de 25-49 ans, est très précoce : il est inférieur d'un peu plus de deux ans et demi à l'âge médian à la première union (18,7 ans). En outre, on ne constate que très peu de modifications de l'âge aux premiers rapports sexuels dans les générations. En ce qui concerne les hommes, l’âge aux premiers rapports sexuels a été estimé à 18,5 ans (pour les hommes de 25 à 59 ans), soit 2,4 ans de plus que l’âge médian estimé pour les femmes (tableau 5.5). Cependant, à la différence des femmes pour lesquelles l’écart constaté entre l’âge aux premiers rapports sexuels (16,1) et l’âge d’entrée en première union (18,7) n’est, relativement, pas très important (2,6 ans), l’âge médian aux premiers rapports sexuels chez les hommes (18,5) est inférieur de près de 7 ans à celui de la première union (25,5 ans). De même que chez les femmes, les modifications selon l’âge ne sont pas importantes mais sembleraient néanmoins indiquer une tendance à un léger rajeunissement de l’âge aux premiers rapports sexuels des hommes Selon les différentes caractéristiques socio-démographiques, les données du tableau 5.6 font apparaître les mêmes différences entre les âges aux premiers rapports sexuels que celles observées pour les âges à la première union (graphique 5.5); cependant les écarts restent ici très faibles entre les différents groupes de femmes. Les femmes du milieu rural (16 ans contre 16,3 ans en milieu urbain), celles ayant un niveau d’instruction primaire (15,7 ans contre 17,0 ans chez celles ayant un niveau secondaire ou plus) ont les rapports sexuels les plus précoces. Contrairement à l'âge à la première union pour lequel une tendance assez nette au vieillissement se dessinait pour certains groupes de femmes (en particulier, les femmes urbaines et celles les plus instruites), aucune modification de même type n'apparaît ici. En ce qui concerne les hommes, on constate, à la différence des femmes, que ce sont ceux du milieu rural (19,2 ans contre 17,9 ans en urbain) et ceux n’ayant aucun niveau d’instruction (20,1 ans contre 17,5 ans pour ceux de niveau secondaire ou plus) qui ont leurs premiers rapports sexuels le plus tard. 82 * Nuptialité et exposition au risque de grossesse 5.4 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE En l’absence de contraception, la fréquence des rapports sexuels est un facteur déterminant de l'exposition au risque de grossesse, en particulier, dans une société où la prévalence de la contraception moderne reste faible, comme c'est le cas en Côte d'Ivoire. À l'EDSCI-II, on a posé la question suivante à toutes les femmes, sans tenir compte de leur état matrimonial : “ Il y a combien de temps que vous avez eu votre denier rapport sexuel ?” Parmi toutes les femmes, 10 % n’avaient jamais eu de rapports sexuels et un peu moins de la moitié (48 %) sont considérées comme sexuellement actives au moment de l'enquête, car elles ont déclaré avoir eu, au moins une fois, des rapports sexuels durant les quatre semaines ayant précédé l'interview (tableau 5.7). D’autre part, les femmes sexuellement inactives sont considérées comme étant en abstinence, soit à la suite d'une naissance (abstinence post-partum : 19 %) soit pour d'autres raisons (abstinence prolongée : 23 %). Quelle que soit la raison de l'abstinence, elle dure depuis moins de deux ans pour la majorité des femmes. La proportion des femmes sexuellement actives varie assez peu selon l'âge : entre 53 % et 58 % de 20 à 44 ans. Cette proportion passe à 44 % chez les femmes de 45-49 ans qui sont, dans 50 % de cas, en abstinence non post-partum. Parmi les femmes en union, les proportions de femmes sexuellement actives varient d’un minimum de 38 % après 30 ans de mariage à un maximum de 61 % après 10-14 ans de mariage. Il faut aussi souligner que parmi les femmes qui ne se sont pas déclarées en union, 31 % ont déclaré avoir eu des rapports sexuels dans les quatre semaines ayant précédé l'enquête. Ces résultats confirment l'hypothèse avancée précédemment que l'union n'est pas le cadre exclusif de l'activité sexuelle. Le milieu de résidence fait apparaître certains écarts entre les proportions de femmes sexuellement actives : à Abidjan, les femmes sont moins actives sexuellement (44 %) qu’en milieu rural et dans les Autres Villes (49 % dans chaque cas). La proportion de femmes en abstinence post-partum est beaucoup plus importante en milieu rural (24 %) qu'en milieu urbain (12 %) ce qui s'explique en grande partie par les différences importantes de fécondité entre ces deux milieux de résidence. Les résultats selon le niveau d'instruction mettent en Nuptialité et exposition au risque de grossesse * 83 Tableau 5.7 Activité sexuelle récente des femmes Répartition (en %) des femmes par activité sexuelle dans les quatre semaines précédant l'enquête et par durée d'abstinence (post-partum ou non), selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Non sexuellement active Sexuelle- dans les 4 dernières semaines ment _________________________________________ active En abstinence En abstinence N'a jamais dans les 4 (post-partum) (non-post-partum) eu de Effectif dernières ________________ _______________________ rapports de Caractéristique semaines 0-1 an 2 ans ou + 0-1 an 2 ans ou + ND sexuels Total femmes____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Durée de mariage (en années) Jamais mariée 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30+ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Méthode contraceptive utilisée Aucune Pilule Continence périodique Autre Ensemble des femmes1 32,3 13,1 0,2 17,0 1,0 0,5 35,9 100,0 775 52,5 20,8 1,2 20,5 2,0 0,3 2,6 100,0 577 53,0 20,3 0,9 22,2 1,8 1,0 0,8 100,0 501 57,6 21,6 3,2 15,1 2,6 0,0 0,0 100,0 419 54,8 19,0 4,5 18,1 3,0 0,6 0,0 100,0 349 52,8 11,2 3,7 23,6 8,7 0,0 0,0 100,0 230 43,5 3,9 2,4 30,6 19,0 0,7 0,0 100,0 188 30,7 7,3 0,4 25,7 3,7 0,0 32,2 100,0 925 58,0 27,6 0,8 12,0 0,4 1,2 0,0 100,0 516 54,5 23,7 2,5 18,4 0,5 0,5 0,0 100,0 402 61,1 19,4 2,5 15,3 1,0 0,7 0,0 100,0 362 51,0 27,2 4,7 13,6 2,7 0,6 0,0 100,0 331 52,8 14,5 3,6 22,2 6,8 0,0 0,0 100,0 263 57,5 4,2 1,4 27,2 8,9 0,8 0,0 100,0 166 37,5 4,8 0,0 29,4 28,3 0,0 0,0 100,0 75 44,4 8,4 0,6 28,0 3,9 0,5 14,2 100,0 766 49,1 14,9 1,0 20,8 4,0 0,1 10,0 100,0 508 46,3 11,0 0,8 25,1 4,0 0,4 12,5 100,0 1 275 49,0 21,2 2,6 15,8 3,1 0,5 7,8 100,0 1 765 46,6 22,5 2,4 16,0 3,5 0,5 8,4 100,0 1 700 52,8 12,7 1,2 20,2 3,0 0,4 9,7 100,0 875 43,1 4,3 0,8 32,3 4,1 0,3 15,1 100,0 465 42,8 20,8 2,1 17,5 4,0 0,5 12,3 100,0 2 411 76,8 2,6 0,4 20,2 0,0 0,0 0,0 100,0 112 65,3 2,1 0,2 30,3 1,9 0,2 0,0 100,0 286 65,7 1,4 0,8 29,5 1,7 0,8 0,0 100,0 216 47,9 16,9 1,8 19,7 3,5 0,4 9,8 100,0 3 040 _____________________________________________________________________________________________________ 1 Y compris 9 utilisatrices du DIU et 6 femmes stérilisées évidence des proportions très différentes de femmes en abstinence post-partum : 5 % chez les femmes de niveau secondaire ou plus, 14 % chez celles de niveau primaire et 25 % chez celles sans instruction. Enfin, on constate que l'activité sexuelle est associée à l'utilisation de la contraception. Les femmes utilisatrices de la contraception moderne, en particulier la pilule sont, proportionnellement, beaucoup plus nombreuses à avoir eu des rapports sexuels dans les quatre semaines ayant précédé l'enquête (77 %) que celles utilisatrices de méthodes traditionnelles, comme la continence périodique (65 %) et surtout que celles qui n'utilisent pas la contraception (43 %). À l'inverse, chez les femmes utilisatrices de la contraception, une très faible proportion se trouve en abstinence post-partum. 84 * Nuptialité et exposition au risque de grossesse Tableau 5.8 Activité sexuelle récente des hommes Répartition (en %) des hommes par activité sexuelle dans les quatre semaines précédant l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99____________________________________________________________________________________ Sexuellement Non sexuelle- actif ment actif N'a jamais dans les 4 dans les 4 eu de dernières dernières rapports Effectif Caractéristique semaines semaines sexuels Total d'hommes____________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 État matrimonial Jamais en union En union polygame En union monogame Union rompue Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucune Primaire Secondaire ou plus Ensemble des hommes 28,1 27,6 44,3 100,0 180 45,5 43,3 11,2 100,0 158 56,5 37,0 6,5 100,0 134 57,0 41,0 2,1 100,0 116 71,4 28,6 0,0 100,0 83 68,4 31,6 0,0 100,0 67 66,6 33,4 0,0 100,0 60 49,1 50,9 0,0 100,0 52 63,9 36,1 0,0 100,0 35 36,9 37,3 25,8 100,0 419 77,7 22,3 0,0 100,0 72 65,0 35,0 0,0 100,0 353 43,0 57,0 0,0 100,0 42 52,4 39,3 8,3 100,0 233 53,0 33,2 13,8 100,0 144 52,6 37,0 10,4 100,0 376 51,0 35,4 13,6 100,0 510 44,4 41,5 14,2 100,0 355 50,8 35,3 13,9 100,0 219 60,7 30,5 8,8 100,0 312 51,7 36,1 12,2 100,0 886 Le tableau 5.8 présente les résultats concernant l’activité sexuelle des hommes. On y relève, qu’au moment de l’enquête, 12 % des hommes de 15 à 59 ans n’avaient jamais eu de rapports sexuels, 52 % avaient eu des rapports durant les quatre semaines précédant l’interview et un peu plus du tiers des hommes étaient sexuellement inactifs (36 %). On constate ici les mêmes types de variations par âge que celles notées pour les femmes. Par contre, on constate que seulement 26 % des hommes célibataires n’avaient jamais eu de rapports sexuels et que 37 % étaient sexuellement actifs. En outre on peut noter que les hommes polygames ont plus fréquemment des rapports sexuels que les hommes monogames (78 % contre 65 %). On n’observe aucun écart notoire selon le milieu de résidence; par contre, il semblerait qu’il y ait une relation entre le niveau d’instruction et l’activité sexuelle : ceux de niveau secondaire ou plus ayant une activité sexuelle récente plus fréquente (61 %) que ceux de niveau primaire (51 %) et notamment ceux sans instruction (44 %). 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Après la naissance d'un enfant, l'exposition au risque de grossesse dépend, entre autres facteurs, du retour de l'ovulation et de l'abstinence sexuelle, ou abstinence post-partum. Le temps écoulé entre l'accouchement et le retour de l'ovulation constitue l’aménorrhée post-partum, qui est estimée ici par la longueur de l'intervalle qui sépare la naissance d'un enfant et le retour des règles. Par ailleurs, sa durée peut être influencée par la durée, l'intensité et la fréquence de l'allaitement au sein. La combinaison de ces 1 La moyenne prévalence/incidence est calculée, pour l'aménorrhée par exemple, en divisant le nombre d'enfants dont les mères sont encore en aménorrhée au moment de l'enquête (prévalence) par le nombre moyen de naissances par mois (incidence), estimé à partir des naissances d'une période de 36 mois pour éviter les problèmes de saisonnalité et d'erreurs possibles de période de référence. Nuptialité et exposition au risque de grossesse * 85 Tableau 5.9 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum Pourcentage de naissances dont les mères sont en aménorrhée, en abstinence et en insusceptibilité post-partum, par nombre de mois écoulés depuis la naissance, et durées médiane et moyenne, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99__________________________________________________________________________________ Pourcentage de naissances dont les mères sont en : Nombre de _____________________________________________ Effectif mois depuis Aménorrhée Abstinence Insusceptibilité de la naissance post-partum post-partum post-partum naissances__________________________________________________________________________________ < 2 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 24-25 26-27 28-29 30-31 32-33 34-35 Ensemble Médiane Moyenne Prévalence/incidence 97,0 96,1 100,0 58 86,7 86,0 93,5 66 76,2 72,5 81,8 67 73,0 66,2 84,2 91 54,3 70,4 79,7 83 53,7 43,1 72,9 72 44,7 49,9 69,0 98 33,3 47,7 58,7 81 25,2 61,9 66,3 71 24,9 37,8 44,7 72 27,0 39,9 47,1 76 14,4 22,3 28,4 89 2,3 13,2 15,5 79 0,0 8,2 8,2 85 0,0 6,1 6,1 71 4,0 5,1 9,2 62 2,4 5,5 5,5 74 0,0 2,5 2,5 72 33,7 40,2 48,3 1 369 10,6 11,8 18,9 - 12,6 15,0 17,7 - 12,0 14,3 17,1 - facteurs, examinés successivement dans cette section, permet d'identifier les femmes non-susceptibles d'être exposées au risque de grossesse et d'évaluer la durée de la non-susceptibilité. Une femme est considérée comme non-susceptible d'être exposée au risque de grossesse quand elle n'a pas repris les rapports sexuels depuis la dernière naissance (elle ne peut pas tomber enceinte), ou quand elle est en aménorrhée post-partum, ce qui signifie que ses risques de tomber enceinte sont minimes si elle reprend ses relations sexuelles sans couverture contraceptive. La non-susceptibilité se définit comme la période pendant laquelle une femme n'est pratiquement pas soumise au risque de grossesse par suite d'aménorrhée et/ou d'abstinence post-partum. Les données du tableau 5.9 se rapportent aux naissances des 3 dernières années pour lesquelles les mères sont encore en aménorrhée, en abstinence post-partum et donc non-susceptibles d'être exposées au risque de grossesse, selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance. Cette distribution de la proportion de naissances selon le mois écoulé depuis la naissance est analogue à la série des survivants (Sx) d'une table de mortalité. Figurent également au tableau 5.9 les durées médiane et moyenne de l'aménorrhée, de l'abstinence et de la non-susceptibilité, ainsi que la moyenne prévalence/incidence1. 86 * Nuptialité et exposition au risque de grossesse Tableau 5.10 Durée médiane de l'insusceptibilité post-partum Durées médianes (en mois) d'aménorrhée, d'abstinence et d'insusceptibilité post-partum, par caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99________________________________________________________________________________ Effectif Aménorrhée Abstinence Insusceptibilité de Caractéristique post-partum post-partum post-partum naissances________________________________________________________________________________ Groupe d'âges < 30 30 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 10,6 10,9 18,0 857 10,7 19,4 21,3 512 7,9 9,1 12,4 229 10,3 10,9 14,7 220 9,3 10,1 13,9 449 12,5 18,9 20,2 920 11,8 19,3 20,5 883 6,4 7,0 15,5 388 9,9 10,0 12,8 97 10,6 11,8 18,9 1 369 En Côte d'Ivoire, près de trois femmes sur quatre (73 %) restent en aménorrhée pour au moins 7 mois, et un tiers des femmes (33 %) pour, au moins, 15 mois. Au-delà de 21 mois, la proportion de femmes dont les règles n'ont pas encore repris est inférieure à 15 %, et au-delà de 25 mois, cette proportion devient négligeable. La moitié des femmes qui ont accouché ont leur retour de règles après 10,6 mois et, en moyenne, l'aménorrhée dure 12,6 mois. Cette longue durée d'aménorrhée est certainement fonction de la durée, de l'intensité et de la fréquence de l'allaitement qui agissent sur le retour de l'ovulation. L'abstinence post-partum est largement pratiquée en Côte d'Ivoire et pour une période relativement longue. En effet, une femme sur deux (50 %) s'abstient de rapports sexuels pour, au moins, 13 mois, plus d’une femme sur trois (38 %) pour, au moins, 19 mois, et 13 % des femmes restent en abstinence post- partum pour, au moins, 25 mois. La durée médiane de l'abstinence post-partum est tout juste inférieure à 1 an (11,8 mois), ce qui est légèrement inférieur à la valeur moyenne (15 mois). La période de non-susceptibilité dure, en moyenne, 17,7 mois et la moitié des femmes qui viennent d'accoucher ne courent pratiquement pas de risque de tomber enceinte pendant 18,9 mois. Cette longue période résulte de la combinaison d'une longue durée d'aménorrhée et d'une longue durée d'abstinence post- partum. Le tableau 5.10 présente les durées médianes d'aménorrhée, d'abstinence post-partum et de non- susceptibilité selon certaines caractéristiques socio-culturelles et démographiques des femmes. On constate tout d'abord que la durée d'aménorrhée ne présente aucune différence selon l’âge, alors que la durée d'abstinence des femmes les plus jeunes est pratiquement deux fois moins longue que celles des femmes de 30 ans et plus. La durée de non -susceptibilité présente, elle, une différence de 3,3 mois entre ces deux groupes de femmes. Le milieu de résidence influe aussi sur toutes les durées; l'aménorrhée et l'abstinence post-partum durent plus longtemps chez les femmes du milieu rural (respectivement, 12,5 mois et 18,9 mois) que chez celles du milieu urbain (respectivement 9,3 mois et 10,1 mois). De plus, Abidjan se caractérise par des durées d'aménorrhée (7,9 mois) et d'abstinence post-partum (9,1 mois) plus courtes que dans les Autres Villes (respectivement, 10,3 mois et 10,9 mois). Bien entendu, la durée de non-susceptibilité présente les mêmes caractéristiques. S'agissant du niveau d'instruction, les durées d'aménorrhée et d'abstinence sont nettement plus élevées chez les femmes sans instruction que chez celles ayant fréquenté l’école : la durée de non-susceptibilité (12,8 mois pour le niveau secondaire ou plus et 15,5 mois pour le niveau primaire contre 20,5 mois pour les femmes sans instruction) sont d'autant plus courtes que le niveau d'instruction est élevé. Préférences en matière de fécondité * 87 6PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ L'EDSCI-II a abordé le sujet des préférences en matière de fécondité par le biais de questions concernant le désir d'avoir des enfants supplémentaires, le délai d'attente avant d'avoir le prochain enfant et la taille de la famille. L'objectif de ces questions est de mesurer les besoins en matière de services de contraception aussi bien pour espacer que pour limiter les naissances. Il faut rappeler que les données sur les attitudes et les opinions vis-à-vis de la procréation ont toujours été un sujet de controverse. En fait, il y a des limites quand on utilise les informations de ce type d'investigation car, de telles informations sont recueillies à partir d'un échantillon de femmes qui en sont à différents moments de leur vie féconde. Pour les femmes en début de mariage, les réponses sont liées à des objectifs à long terme dont la stabilité et la valeur prédictive sont inconnues. Pour les femmes en fin de vie féconde, les réponses sont influencées par leur passé. Par ailleurs, certains chercheurs pensent que les réponses aux questions sur les préférences en matière de fécondité reflètent, d'une part, des points de vue éphémères qui sont exprimés sans beaucoup de conviction et, qui, d'autre part, ne tiennent pas compte de l'effet des pressions sociales ou des attitudes des autres membres de la famille, particulièrement du mari, qui peuvent avoir une grande influence sur les décisions en matière de reproduction. Malgré les problèmes d'interprétation concernant l'analyse des données sur les préférences en matière de fécondité, les résultats de ce chapitre peuvent permettre de mieux comprendre les forces qui affectent la fécondité dans un pays comme la Côte d'Ivoire où la prévalence contraceptive est encore faible et où la natalité et la fécondité restent parmi les plus élevées dans le monde. 6.1 DÉSIR D'AVOIR DES ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES À l'EDSCI II, une série de questions a été posée pour obtenir des informations sur les attitudes quant au désir d'avoir des enfants supplémentaires. Les résultats sont présentés au tableau 6.1 et au graphique 6.1 pour les femmes actuellement en union selon le nombre d'enfants vivants au moment de l'enquête. Plus d'une femme sur cinq (21 %) a répondu qu'elle ne désirait plus d'enfants tandis que près de sept femmes sur dix (71 %) en voulaient davantage. Il faut noter que parmi les femmes qui ont déclaré qu'elles désiraient avoir des enfants supplémentaires dans l'avenir, la majorité (39 %) souhaite espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. Au total 60 % des femmes—celles ne voulant plus d'enfants (21%) plus celles désirant espacer pour une période d'au moins deux ans (39 %)—peuvent être considérées comme des candidates potentielles à la planification familiale. Comme il fallait s'y attendre, la proportion des femmes qui ne veulent plus d'enfants augmente régulièrement selon le nombre d'enfants survivants (tableau 6.1 et graphique 6.1) : il passe de 1 % chez les femmes qui ont un enfant à 14 % chez celles qui ont 3 enfants et à 59 % chez les femmes qui en ont 6 ou plus. À l'inverse, la proportion des femmes qui désirent d'autres enfants diminue avec la taille de la famille passant de 92 % pour les nullipares à 78 % chez celles ayant 3 enfants et à 30 % chez les femmes ayant 6 enfants ou plus. 88 * Préférences en matière de fécondité Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité selon le nombre d'enfants vivants Répartition (en %) des femmes et des hommes actuellement en union par désir d'enfants supplémentaires, selon le nombre d'enfants vivants, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________________ Nombre d'enfants vivants1 Désir _______________________________________________________________ d'enfants 0 1 2 3 4 5 6 ou + Ensemble ___________________________________________________________________________________________________ FEMMES ___________________________________________________________________________________________________ Veut un autre Veut un autre bientôt2 Veut un autre plus tard3 Veut un autre, NSP quand Indécise Ne veut plus d'enfants Stérilisée S'est déclarée stérile Non déterminé Total Effectif de femmes 84,6 36,2 27,7 26,1 20,4 19,1 9,8 28,9 4,2 53,3 58,4 48,1 41,5 30,7 19,8 39,1 3,6 4,3 4,3 4,1 3,8 3,0 0,0 3,2 0,7 1,0 1,2 3,4 5,4 9,5 4,6 3,5 1,1 1,2 4,2 13,8 24,3 35,0 58,9 20,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,5 0,1 5,4 4,0 4,2 4,4 4,5 2,7 6,4 4,6 0,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 162 352 320 265 213 199 351 1 863 ___________________________________________________________________________________________________ HOMMES ___________________________________________________________________________________________________ Veut un autre Veut un autre bientôt2 Veut un autre plus tard3 Veut un autre NSP quand Indécis Ne veut plus d'enfants Homme/femme déclaré stérile Non déterminé Total Effectif d'hommes 70,9 49,0 30,9 32,1 32,3 19,9 24,2 34,8 27,4 46,1 40,2 44,4 28,8 38,4 24,8 35,1 0,0 1,3 5,0 1,2 3,4 5,4 3,4 2,9 0,0 0,6 5,6 0,0 10,5 4,3 5,5 4,0 1,7 1,2 17,0 20,8 17,3 21,4 41,7 20,3 0,0 1,8 1,2 1,5 7,7 9,1 0,4 2,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,6 0,0 0,2 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 34 79 57 46 50 45 113 425 ___________________________________________________________________________________________________ 1 Pour les femmes, y compris la grossesse actuelle 2 Veut un autre dans les deux ans 3 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus On observe que le désir des femmes et des hommes en matière d’enfants est identique sauf aux parités élevées. Dans l’ensemble, 73 % des hommes veulent un enfant contre 20 % qui n’en désirent plus. Comme chez les femmes, le désir d’avoir des enfants baisse lorsque le nombre d’enfants augmente : 98 % chez les hommes sans enfants, 78 % chez ceux qui ont 3 enfants et 52 % chez ceux qui ont 6 enfants ou plus. À partir de 5 enfants ou plus on note des divergences entre les hommes et les femmes. La proportion d’hommes voulant davantage d’enfants est supérieure à celle des femmes (64 % contre 53 %). Préférences en matière de fécondité * 89 Tableau 6.2 Préférences en matière de fécondité selon l'âge Répartition (en %) des femmes actuellement en union par désir d'enfants supplémentaires, selon l'âge, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________________ Âge de la femme Ensemble Désir _______________________________________________________________ des d'enfants 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 femmes___________________________________________________________________________________________________ Veut un autre Veut un autre bientôt1 Veut un autre plus tard2 Veut un autre, NSP quand Indécise Ne veut plus d'enfants Stérilisée S'est déclarée stérile Total Effectif de femmes 33,7 30,8 30,7 32,1 29,5 23,0 12,7 28,9 57,2 57,5 52,9 33,7 25,4 15,6 6,7 39,1 5,1 4,9 2,2 4,8 2,0 1,7 0,0 3,2 0,9 1,3 1,9 4,5 6,4 4,8 5,5 3,5 2,8 4,9 11,8 23,4 32,7 43,1 43,9 20,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,3 0,1 0,2 0,5 0,4 1,5 4,0 11,7 29,9 4,6 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 186 349 368 339 290 188 145 1 863 ___________________________________________________________________________________________________ 1 Veut un autre enfant dans les deux ans 2 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus Par ailleurs, le Tableau 6.2 montre qu'il existe une forte relation entre les préférences en matière de fécondité et l'âge de la femme. Tout comme pour la parité, la proportion de femmes actuellement en union voulant un autre enfant diminue avec l'âge : elle passe de 96 % à 15-19 ans à 19 % à 45-49 ans. Inversement, le désir de ne plus avoir d'enfants augmente selon l'âge : la proportion passe de 3 % chez les femmes de 15- 19 ans actuellement en union à 44 % chez celles âgées de 45-49 ans. 90 * Préférences en matière de fécondité Tableau 6.3 Désir de limiter les naissances Pourcentage de femmes et d'hommes actuellement en union ne voulant plus d'enfants par nombre d'enfants vivants et selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________________ Nombre d'enfants vivants1 _______________________________________________________________ Caractéristique 0 1 2 3 4 5 6 ou + Ensemble ___________________________________________________________________________________________________ FEMMES ___________________________________________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 0,0 2,0 12,3 22,3 30,5 52,3 62,8 24,4 0,0 1,6 7,5 15,8 23,1 43,5 67,1 21,4 0,0 1,8 9,8 19,6 27,3 48,5 64,9 23,0 2,0 0,8 0,9 11,1 22,8 28,4 57,2 19,6 1,9 0,2 1,8 11,7 22,1 28,4 54,3 20,1 0,0 3,3 4,4 13,7 26,2 48,4 74,6 20,5 0,0 1,7 14,6 33,2 35,1 81,1 83,6 25,9 1,1 1,2 4,2 13,8 24,3 35,0 59,5 20,7 ___________________________________________________________________________________________________ HOMMES ___________________________________________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des hommes 7,1 0,0 20,4 30,9 18,9 54,6 47,0 28,1 0,0 9,3 31,3 34,5 20,6 21,8 42,4 26,7 4,8 3,9 25,3 32,4 19,9 44,5 45,0 27,5 0,0 0,0 10,5 12,5 15,8 6,2 40,0 16,3 0,0 0,0 11,0 11,8 19,8 8,0 21,1 11,7 5,6 0,0 0,0 14,4 8,9 0,0 50,5 12,2 0,0 5,0 32,4 38,7 21,1 45,9 66,8 38,4 1,7 1,2 17,0 20,8 17,3 21,4 41,7 20,3 ___________________________________________________________________________________________________ Note: Les femmes/hommes stérilisés sont considérés comme ne voulant plus d'enfant. 1 Pour les femmes, y compris la grossesse actuelle. Le tableau 6.3 présente les pourcentages de femmes et d’hommes en union qui ne veulent plus d’enfants, selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Dans l’ensemble, on constate qu’une femme en union sur cinq (21 %) ne veut plus avoir d’enfants. Aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural, on constate que le pourcentage de femmes ne désirant plus d'enfants augmente régulièrement avec le nombre d'enfants survivants. Cependant, pour l'ensemble des femmes en union, le pourcentage de celles ne désirant plus d'enfants est légèrement plus élevé en milieu urbain (23 %) qu'en milieu rural (20 %). Les femmes d'Abidjan sont proportionnellement les plus nombreuses à vouloir limité leurs naissances (24 %). L'instruction a une faible influence sur le désir des femmes et des hommes d’avoir un enfant supplémentaire. On observe peu d’écarts entre les femmes sans instruction et celles qui ont un niveau primaire (respectivement 20 % et 21 %). Par contre, si on compare ces femmes avec celles ayant un niveau secondaire (26 %), l’écart est plus important. Ces résultats peuvent laisser supposer que d'une manière générale, les femmes qui n'ont pas d’instruction et celles qui ont un niveau d’instruction primaire ont des comportements procréateurs semblables. Préférences en matière de fécondité * 91 La proportion des hommes en union qui ne veulent plus d’enfants est pratiquement identique à celle des femmes (20 % contre 21 %). Selon les caractéristiques socio-démographiques, on observe les mêmes tendances pour les deux sexes, mais avec des écarts plus importants chez les hommes. Ainsi, en milieu rural, 16 % des hommes souhaitent ne plus avoir d’enfants contre 28 % de ceux qui vivent en milieu urbain. Chez les hommes, le niveau d’instruction influence de manière importante le désir de ne plus avoir d'enfants, l’écart étant particulièrement élevé entre ceux n’ayant pas d’instruction ou ceux ayant un niveau primaire, et ceux ayant un niveau secondaire : 12 % de ceux n’ayant pas d’instruction et de ceux ayant un niveau primaire ont déclaré ne plus vouloir d’enfants contre 38 % de ceux ayant atteint un niveau d’instruction secondaire ou supérieur. 6.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE Le tableau 6.4 présente trois types d'informations : • les pourcentages de femmes ayant des besoins non-satisfaits en matière de contraception; • les pourcentages de celles dont les besoins sont satisfaits (ou prévalence contraceptive); • les pourcentages de demande potentielle totale de services de planification familiale, selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Les femmes qui ont des besoins non-satisfaits en matière de contraception sont celles qui ont déclaré ne plus vouloir d'enfants (limiter leurs naissances) ou qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus avant la prochaine naissance (espacer leurs naissances), et qui n'utilisent pas la contraception. Les femmes ayant des besoins non-satisfaits et celles utilisant actuellement la contraception constituent la demande totale en planification familiale. Alors que la prévalence contraceptive des femmes en union atteint 15 %, on constate que les besoins non-satisfaits en matière de planification familiale sont pratiquement deux fois plus importants puisque près de trois femmes en union sur dix (28 %) en ont exprimé le besoin. Parmi ces femmes, la très grande majorité (20 %) aurait besoin d’utiliser la contraception pour espacer les naissances et 8 % seulement l’utiliseraient comme moyen de limitation des naissances. Ainsi, si les femmes en union ayant des besoins non-satisfaits en matière de planification familiale arrivaient à utiliser effectivement la contraception, la prévalence contraceptive pourrait atteindre 43 %, soit pratiquement trois fois plus que son niveau actuel. En 1994, les besoins exprimés en matière de contraception s’élevaient à 55 %. Cette demande potentielle totale (pourcentage des besoins non-satisfaits auxquels s’ajoute le pourcentage des utilisatrices actuelles) serait constituée par 30 % de demande pour espacer et 13 % pour limiter. Actuellement, seulement 35 % de la demande totale pour les services de contraception se trouve satisfaite en Côte d’Ivoire chez les femmes en union. Pour les femmes qui ne sont pas en union, mais dont la demande potentielle totale (36 %) est relativement proche de leur niveau d’utilisation actuelle (30 %), la demande en planification familiale est satisfaite dans 82 % des cas. Compte tenu du fait que la situation des femmes en union diffère totalement de celle des femmes qui ne sont pas en union, les résultats concernant l’ensemble des femmes reflètent leurs propres particularités. Alors que 21 % des femmes utilisent actuellement la contraception, 20 % ont des besoins non-satisfaits : globalement, la demande potentielle totale en matière de planification familiale pourrait atteindre 40 % si toutes les femmes arrivaient à satisfaire leurs besoins. Actuellement, 51 % seulement de la demande en planification familiale est satisfaite. En outre, en ce qui concerne l’ensemble 92 * Préférences en matière de fécondité Tableau 6.4 Besoins en matière de planification familiale Pourcentage de femmes actuellement en union ayant des besoins non-satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de celles dont les besoins sont satisfaits et pourcentage de demande potentielle totale de services de planification familiale par caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _________________________________________________________________________________________________________ Besoins en Besoins en planification Demande potentielle planification familiale familiale satisfaits totale en planifica- Pourcentage non-satisfaits1 pour: (utilisation actuelle)2 pour: tion familiale3pour: de _____________________ ______________________ _____________________ demande Caractéristique Espacer Limiter Total Espacer Limiter Total Espacer Limiter Total satisfaite Effectif _________________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes en union 22,2 0,2 22,4 10,7 0,0 10,7 32,9 0,2 33,1 32,4 186 32,9 2,1 35,0 13,5 0,4 13,9 46,4 2,5 48,9 28,4 349 23,8 4,0 27,8 15,8 2,6 18,4 39,5 6,6 46,2 39,8 368 21,0 8,8 29,8 11,2 4,5 15,6 32,1 13,3 45,4 34,5 339 14,6 17,4 32,0 5,6 7,6 13,1 20,2 25,0 45,1 29,1 290 3,7 14,6 18,3 4,5 17,0 21,5 8,2 31,6 39,8 54,1 188 6,7 8,2 14,9 0,0 8,3 8,3 6,7 16,5 23,2 35,8 145 15,9 8,6 24,5 18,4 8,7 27,1 34,3 17,3 51,6 52,4 340 22,4 6,1 28,6 14,4 6,5 20,9 36,9 12,6 49,5 42,2 298 19,0 7,5 26,4 16,5 7,6 24,2 35,5 15,1 50,6 47,8 638 20,6 7,7 28,3 6,7 3,6 10,2 27,3 11,3 38,5 26,5 1 225 20,8 8,0 28,8 4,6 3,1 7,7 25,3 11,1 36,5 21,0 1 224 20,6 6,5 27,2 18,6 6,6 25,2 39,2 13,1 52,3 48,1 475 12,9 7,6 20,5 26,1 14,2 40,3 39,0 21,8 60,8 66,2 164 20,0 7,6 27,7 10,0 5,0 15,0 30,1 12,6 42,7 35,2 1 863 _________________________________________________________________________________________________________ Ensemble des femmes qui ne sont pas en union Ensemble des femmes 6,3 0,4 6,7 27,6 2,1 29,7 33,9 2,5 36,4 81,6 1 177 14,7 4,8 19,5 16,8 3,8 20,7 31,6 8,7 40,2 51,4 3 040 _________________________________________________________________________________________________________ 1 Les besoins non-satisfaits pour espacer concernent les femmes enceintes dont la grossesse ne s'est pas produite au moment voulu, les femmes en aménorrhée dont la dernière naissance ne s'est pas produite au moment voulu, et les femmes qui ne sont ni enceintes ni en aménorrhée, qui n'utilisent pas de méthode contraceptive et qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus avant leur prochaine naissance. Sont également incluses dans les besoins non-satisfaits pour espacer, les femmes qui ne sont pas sûres de vouloir un autre enfant ou qui veulent un autre enfant mais ne savent pas à quel moment elles veulent avoir cet enfant. Les besoins non-satisfaits pour limiter concernent les femmes enceintes dont la grossesse n'était pas voulue, les femmes en aménorrhée dont la dernière naissance n'était pas voulue, et les femmes qui ne sont ni enceintes ni en aménorrhée, qui n'utilisent pas de méthode contraceptive et qui ont déclaré ne plus vouloir d'enfants. Sont également exclues les femmes qui sont en ménopause ou en période d'infécondabilité. 2 L'utilisation pour espacer concerne les femmes qui utilisent actuellement une méthode contraceptive et qui ont déclaré vouloir un autre enfant ou qui ne sont pas sûres d’en vouloir un autre. L'utilisation pour limiter concerne les femmes qui utilisent actuellement une méthode contraceptive et qui ont déclaré ne plus vouloir d'enfants. Il faut noter que les méthodes spécifiques utilisées ne sont pas prises en compte ici. 3 Besoins non-satisfaits et utilisation actuelle des femmes, qu’il s’agisse de l’utilisation actuelle ou des besoins non-satisfaits, et donc de la demande potentielle totale, il faut noter qu’avant tout, la contraception est orientée vers l’espacement des naissances. Ainsi, parmi les 40 % des femmes susceptibles d’utiliser la contraception, 32 % le feraient dans le but d’espacer leurs naissances contre seulement 9 % pour les limiter. Les besoins en matière de planification familiale diffèrent selon les caractéristiques socio- démographiques. Les besoins les plus élevés se situent dans les tranches d’âges 20-24 ans et 35-39 ans (respectivement, 35 % et 32 %). Dans les autres groupes d'âges, les proportions sont comprises entre 15 % et 30 %. Jusqu'à 34 ans, plus de la moitié des femmes en union qui ont des besoins en planification familiale non-satisfaits, souhaitent utiliser la contraception pour espacer leurs naissances. Ce n’est qu’après 35 ans Préférences en matière de fécondité * 93 qu'elles souhaiteraient utiliser la contraception pour limiter leur descendance. Entre 40 et 49 ans, la plupart des femmes en union ont atteint le nombre d'enfants désirés, ce qui explique la demande élevée pour limiter les naissances. Concernant le milieu de résidence, les résultats montrent que les besoins non-satisfaits, l’utilisation et donc la demande potentielle totale sont beaucoup plus faibles en milieu rural qu’en milieu urbain. Les proportions de besoins non-satisfaits sont de 28 % en milieu rural contre 26 % en milieu urbain, avec 25 % à Abidjan). La demande totale est de 39 % en milieu rural contre 51 % en milieu urbain. Quel que soit le milieu de résidence des femmes, les besoins pour l’espacement des naissances sont plus importants que les besoins pour la limitation des naissances. Concernant le niveau d'instruction, on observe que les besoins non-satisfaits des femmes sans instruction (29 %) et de celles de niveau primaire (27 %) sont plus importants que ceux des femmes de niveau secondaire ou supérieur (21 %). On constate que, non seulement, les femmes de niveau secondaire ont des besoins non-satisfaits plus faibles que les autres femmes, mais également qu’elles utilisent plus fréquemment les méthodes de planification familiale (40 %) que celles de niveau primaire (25 %) et que celles n'ayant aucune instruction (8 %). Ainsi, plus le niveau d'instruction augmente, plus la proportion des utilisatrices de la contraception est importante. De même, la demande potentielle augmente de façon significative avec le niveau d'instruction. Celle-ci est de seulement 37 % chez les femmes sans instruction contre 61 % chez celles ayant un niveau secondaire ou supérieur. Par ailleurs, chez les femmes de niveau secondaire ou supérieur, les deux tiers (66 %) de cette demande se trouvent satisfaits contre, respectivement, 48 % pour les femmes de niveau primaire et 21 % pour celles sans instruction. 6.3 NOMBRE TOTAL D'ENFANTS DÉSIRÉS Au cours de l'EDSCI-II, on a posé à toutes les femmes et à tous les hommes, quel que soit leur état matrimonial, une question sur la taille idéale de la famille: • aux femmes qui n'ont pas d'enfants, la question suivante a été posée : « Si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans toute votre vie, combien voudriez-vous en avoir? » • aux femmes qui ont des enfants, la question a été ainsi libellée : « Si vous pouviez recommencer à partir de l'époque où vous n'aviez pas d'enfants, et si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans toute votre vie, combien voudriez-vous en avoir ? » Ici, on s'intéresse à l'information sur le nombre idéal d'enfants désirés, information difficile à obtenir, parce qu'il s'agit pour la femme de répondre à une question hypothétique, à savoir le nombre d'enfants qu'elle souhaite avoir dans l'absolu, indépendamment de la taille actuelle de sa famille. Les résultats du tableau 6.5 font apparaître que les femmes sont attachées à une famille nombreuse, le nombre idéal moyen d'enfants étant estimé à 5,4 pour l'ensemble des femmes et à 5,9 chez les femmes en union au moment de l'enquête. Quant aux hommes, on constate que le nombre d’enfants désirés est supérieur à celui des femmes (6,2 pour l'ensemble et 7,5 pour les hommes en union). Quoiqu'en diminution (8,4 chez les femmes en union à l'Enquête Ivoirienne sur la Fécondité de 1980-81), le nombre idéal moyen d'enfants par femme demeure tout de même élevé et reste assez proche de l'indice synthétique de fécondité (ISF) obtenu au niveau national (5,2 enfants). 94 * Préférences en matière de fécondité Tableau 6.5 Nombre idéal d'enfants Répartition (en %) des femmes et des hommes par nombre idéal d'enfants et nombre idéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes et l'ensemble des hommes et pour celles/ceux actuellement en union selon le nombre d'enfants vivants, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99____________________________________________________________________________________________________ Nombre d'enfants vivants1_______________________________________________________________ Nombre idéal d'enfants 0 1 2 3 4 5 6 ou + Ensemble____________________________________________________________________________________________________ FEMMES____________________________________________________________________________________________________ 0 1 2 3 4 5 6 ou plus Réponses non-numériques Total Effectif de femmes Nombre idéal moyen2 Ensemble des femmes Femmes en union 0,1 0,2 0,6 0,0 0,0 0,0 0,1 0,2 0,4 0,6 0,3 0,2 0,0 0,3 0,0 0,3 10,7 4,5 2,8 1,9 1,4 2,4 2,8 5,2 18,9 19,6 10,8 4,5 5,7 5,5 3,0 12,3 33,3 32,0 34,0 18,7 21,1 13,0 16,5 27,0 18,0 20,3 22,0 34,4 20,0 12,1 10,8 19,5 17,5 22,1 28,8 38,9 48,8 63,6 64,7 34,3 1,0 0,6 0,5 1,3 3,0 3,1 2,1 1,4 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 863 577 419 316 240 231 394 3 040 4,3 4,7 5,2 5,7 5,9 6,9 7,3 5,4 4,9 5,0 5,3 5,8 5,9 6,9 7,3 5,9 ____________________________________________________________________________________________________ HOMMES____________________________________________________________________________________________________ 0 1 2 3 4 5 6 ou plus Réponses non-numériques Total Effectif des hommes Nombre idéal moyen2 Ensemble des hommes Hommes en union - En union monogame - En union polygame 0,8 0,0 0,0 0,0 0,0 1,6 0,0 0,4 0,5 1,5 2,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,6 9,9 4,2 2,4 8,7 3,7 2,9 4,2 7,0 19,2 19,2 17,9 8,7 5,6 12,5 6,5 15,6 23,7 26,3 18,6 13,9 6,7 4,1 13,4 19,7 18,0 21,4 22,1 21,5 19,0 6,4 7,1 17,0 25,2 25,5 32,7 46,2 61,4 64,1 60,9 36,0 2,7 1,9 4,0 0,9 3,7 8,5 8,0 3,6 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 430 116 71 55 51 45 119 886 5,2 5,2 5,4 6,6 7,5 9,4 10,0 6,2 6,6 5,4 5,6 6,3 7,4 9,4 10,2 7,5 6,8 5,3 5,3 6,2 7,5 8,0 8,7 6,8 * * * * * * 12,9 11,6 ____________________________________________________________________________________________________ 1 Pour les femmes, y compris la grossesse actuelle 2 Les moyennes sont calculées en excluant les femmes et les hommes ayant donné des réponses non-numériques. * Basé sur trop peu de cas À partir du tableau 6.5, on note que plus du tiers des femmes (34 %) et des hommes (36 %) souhaiteraient avoir plus de 6 enfants, ce qui est en accord avec le niveau encore élevé de la fécondité actuelle. Il existe une relation entre la taille actuelle de la famille et le nombre d'enfants désirés, les femmes n’ayant pas d'enfants souhaitant en avoir 4,3 et celles en ayant 5 désirant en avoir 6,9. (tableau 6.5). Au-delà d’un enfant, la taille idéale des femmes en union est identique à celle de l’ensemble des femmes. On note que, quel que soit le nombre d’enfants vivants, les hommes souhaitent toujours avoir plus d’enfants que les femmes. Préférences en matière de fécondité * 95 Tableau 6.6 Nombre idéal d'enfants par caractéristiques socio-démographiques Nombre idéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes et l'ensemble des hommes, par âge et selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99____________________________________________________________________________________________ Âge actuel____________________________________________________________ Caractéristique 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50 + Ensemble____________________________________________________________________________________________ FEMMES____________________________________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 4,0 3,8 4,2 4,8 5,6 6,0 6,6 NA 4,5 4,2 4,4 4,5 5,0 5,7 6,2 6,2 NA 4,8 4,1 4,0 4,3 4,9 5,6 6,1 6,5 NA 4,6 4,9 5,1 5,4 6,0 7,1 7,6 8,1 NA 5,9 5,0 5,1 5,4 6,1 7,1 7,5 8,0 NA 6,0 4,2 4,5 4,9 5,3 6,2 6,5 6,5 NA 4,9 3,6 3,6 3,6 4,0 4,6 5,5 4,6 NA 3,9 4,5 4,6 4,9 5,6 6,6 7,0 7,7 NA 5,4 ____________________________________________________________________________________________ HOMMES____________________________________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 3,8 4,4 3,7 5,7 4,0 5,7 6,5 7,6 4,7 4,0 4,2 3,8 3,9 3,9 4,2 9,5 10,8 4,7 3,9 4,4 3,8 5,0 4,0 5,0 7,4 8,8 4,7 6,0 6,5 6,4 7,3 7,7 8,4 8,6 10,4 7,4 6,0 7,8 7,6 7,1 8,9 8,7 9,6 11,8 8,3 5,2 4,8 4,2 5,8 4,6 6,7 6,4 8,1 5,3 4,3 3,9 3,9 5,6 4,8 4,7 6,9 6,0 4,6 5,1 5,5 5,2 6,3 6,0 7,1 8,2 9,9 6,2 ____________________________________________________________________________________________ NA = Non applicable Lorsqu’on met en relation la taille idéale de la famille et les caractéristiques socio-démographiques, on constate quelques variations (tableau 6.6). Ainsi, la taille idéale de la famille diffère selon l’âge. Les générations les plus jeunes déclarent un nombre idéal d'enfants moins élevé que les générations les plus âgées. Les femmes âgées de 15 à 19 ans souhaiteraient avoir 4,5 enfants contre 6,6 pour les femmes de 35-39 ans et 7,7 pour celles qui ont 45-49 ans. On constate la même tendance chez les hommes où ceux qui ont 15- 19 ans désirent avoir 5,1 enfants contre 8,2 enfants pour ceux de 45-49 ans. On constate également que, quelles que soient les caractéristiques, la taille idéale de la famille augmente avec l’âge. Le milieu de résidence et l’instruction influencent également la taille idéale de la famille. Les femmes et les hommes qui vivent en milieu rural ont pour idéal une famille plus nombreuse que ceux du milieu urbain (graphique 6.2). En milieu rural, le nombre idéal d’enfants des femmes et des hommes est, respectivement, de 5,9 et 7,4 enfants, contre 4,6 et 4,7 en milieu urbain. Comme on le constate, en milieu urbain, les hommes et les femmes ont le même nombre idéal d’enfants. On note également que plus le niveau d’instruction est élevé, moins les hommes et les femmes souhaitent avoir beaucoup d’enfants. Ainsi les femmes de niveau secondaire ou plus ont déclaré une taille idéale de 3,9 enfants contre 6,0 pour celles qui sont sans instruction et 4,9 enfants pour celles de niveau primaire. Chez les hommes, on observe la même tendance avec 4,6 enfants pour les hommes de niveau secondaire ou supérieur et 8,3 enfants pour ceux qui sont sans instruction. 96 * Préférences en matière de fécondité 6.4 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ Au cours de l'EDSCI-II, on a posé aux femmes des questions permettant de mesurer le degré de réussite des couples dans le contrôle de leur fécondité. Ces questions, relatives à chaque enfant né au cours des cinq dernières années et à la grossesse actuelle (s'il y en a une), ont pour objectif de déterminer si, lorsque la femme s'est trouvée enceinte, elle souhaitait être enceinte à ce moment-là, plus tard, ou s'il s'agissait d'une grossesse non désirée. Les questions sur la planification de la fécondité exigent de la femme un effort de concentration pour se souvenir avec exactitude de ses préférences en matière de fécondité à un ou plusieurs moments précis des cinq dernières années. En outre, il existe un risque de rationalisation dans la mesure où une grossesse non désirée peut être déclarée comme étant désirée, surtout lorsqu'elle a abouti à un enfant auquel on s'est attaché. Les tableau 6.7 donne la répartition des naissances des cinq dernières années par type de planification selon le rang de naissance et l'âge de la mère à la naissance. Sur 2 528 naissances des cinq dernières années (y compris la grossesse actuelle), 95 % étaient désirées, la majorité des naissances (71 %) s’étant produite au moment voulu et près du quart des naissances (24 %) étant désirées plus tard. Par contre, 5 % des naissances survenues n'étaient pas désirées. Les naissances de rang 2 semblent mieux planifiées que les naissances de rang 1. Ainsi 32 % des naissances de rang 1 étaient voulues plus tard contre 23 % des naissances de rang 2. Les grossesses non désirées augmentent avec l'âge de la mère et le rang de naissance. Les naissances des femmes dont l'âge est compris entre 20 et 34 ans sont les mieux planifiées. Par contre, un tiers des mères (34 %) âgées de moins de 19 ans aurait souhaité plus tard la naissance de leur enfant. Préférences en matière de fécondité * 97 Tableau 6.7 Planification de la fécondité Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête (y compris la grossesse actuelle) par type de planification, selon le rang de naissance et l'âge de la mère à la naissance, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _____________________________________________________________________________ Statut de la naissance: Rang de ______________________________________ Effectif naissance et Voulue Voulue Non Non des âge de la mère au moment plus tard désirée déterminé Total naissances _____________________________________________________________________________ Rang de naissance 1 2 3 4 ou plus Âge de la mère < 20 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble 66,6 32,1 0,5 0,7 100,0 588 75,4 23,2 0,7 0,7 100,0 452 71,0 27,0 1,5 0,5 100,0 383 70,8 18,6 10,1 0,6 100,0 1 105 64,5 34,2 0,6 0,7 100,0 520 69,9 28,5 1,1 0,5 100,0 652 75,8 19,8 3,7 0,7 100,0 589 73,3 18,7 7,5 0,6 100,0 412 68,8 14,7 15,5 1,0 100,0 243 72,1 7,6 20,3 0,0 100,0 88 67,3 13,1 19,6 0,0 100,0 24 70,7 23,8 4,9 0,6 100,0 2 528 Tableau 6.8 Taux de fécondité désirée Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et Indice Synthétique de Fécondité (ISF), par caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99______________________________________________ Caractéristique ISFD ISF______________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des femmes 3,0 3,4 4,2 4,9 3,4 4,0 5,2 6,0 5,4 6,1 3,9 4,7 1,9 2,3 4,5 5,2 _______________________________________________ Note : L'ISF est le même que celui présenté au tableau 3.2. Le tableau 6.8 présente un autre indicateur de la fécondité désirée. Cet indicateur exprime le niveau de fécondité qui, théoriquement, devrait être atteint si toutes les naissances non désirées étaient évitées. Le calcul des taux de fécondité désirée se fait de la même manière que le calcul des taux de fécondité par âge présentés dans le Chapitre 3, en éliminant du numérateur les naissances classées comme non désirées. Le cumul des taux de fécondité désirée par âge donne l'Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) qui est analogue à l'Indice Synthétique de Fécondité (ISF). La comparaison de l’IFS et de l’ISFD met en évidence l'impact démographique potentiel de la prévention des naissances non souhaitées. 98 * Préférences en matière de fécondité Le tableau 6.8 et le graphique 6.3 présentent les niveaux de l'ISFD et l'ISF. Si toutes les naissances non désirées avaient été évitées, l'ISF des femmes ivoiriennes serait de 4,5 enfants au lieu de 5,2. Ce niveau de fécondité désirée, inférieur de 13 % à la fécondité réelle, met en évidence l'importance des besoins en matière de planification familiale qu'il reste à satisfaire. On observe que, quelles que soient les caractéristiques socio-démographiques des enquêtées, l'ISFD est toujours inférieur à l'ISF. Si les naissances non désirées étaient évitées, l’ISFD du milieu rural serait égal à l’ISF actuel de l’ensemble du pays. Santé de la mère et de l’enfant * 99 7SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT L'un des objectifs de l'EDSCI-II est d'évaluer l’état de santé des mères et de leurs enfants. À cet effet, des données sur les soins prénatals, les conditions d'accouchement, la couverture vaccinale, la prévalence et le traitement des infections respiratoires et de la diarrhée ont été recueillies. Ces données ont été collectées pour toutes les naissances vivantes qui se sont produites durant les cinq années ayant précédé l'enquête. L'analyse de ces données permet d'évaluer les politiques et les programmes de santé et d'identifier les groupes les plus vulnérables pour la planification des programmes de santé en Côte d’Ivoire. 7.1 SOINS PRÉNATALS ET ACCOUCHEMENT 7.1.1 Soins prénatals Le suivi prénatal, effectué correctement, est une condition nécessaire au bon déroulement des grossesses ; de même, les consultations au cours de la grossesse constituent la meilleure prévention contre la morbidité et la mortalité de la mère et de l’enfant. Pendant l’enquête, pour chaque naissance survenue au cours des cinq dernières années, on a demandé aux femmes si, au cours de la grossesse, elles avaient été en consultation prénatale. On a également enregistré le nombre de visites prénatales effectuées et la durée de grossesse au moment de la première visite, ainsi que le nombre d’injections antitétaniques reçues. Le tableau 7.1 présente la répartition des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l’enquête en fonction du type de visite prénatale et de certaines caractéristiques socio- démographiques comme l’âge, le rang de naissance, le lieu de résidence et le niveau d’instruction. Dans le cas où une femme a consulté plusieurs types de personnes pendant la grossesse, par exemple, un professionnel de la santé et une accoucheuse traditionnelle, seule la personne la plus qualifiée est prise en compte dans le tableau. À la lecture du tableau, nous constatons que 84 % des naissances ont fait l’objet d’un suivi auprès de professionnels de la santé, à savoir médecins, sages-femmes, infirmières, contre 14% qui n’ont bénéficié d’aucune consultation prénatale. On note également que la grande majorité des consultations (79%) a été faite par les sages-femmes et infirmières. Seulement 5% ont été pratiquées par un médecin. Mais cette pratique n’est pas homogène quand on étudie les résultats selon les différentes caractéristiques socio-démographiques, en particulier le niveau d’instruction et le milieu de résidence. (tableau 7.1 et graphique 7.1). En effet, le niveau d’instruction met en évidence des écarts importants. Plus le niveau d’instruction est élevé, plus la fréquence des soins prénatals est élevée. Ainsi, pour pratiquement toutes les naissances issues des mères ayant un niveau secondaire ou plus (99,7 %), le suivi de la grossesse a été effectué par des professionnels de la santé. Cette proportion est de 92 % pour naissances issues de mères de niveau primaire et atteint seulement 79 % pour les mères sans instruction. En outre, le niveau d’instruction influe sur le choix du personnel de santé : plus la femme est instruite, plus elle a recours à un personnel qualifié et spécialisé. Parmi les naissances de femmes ayant un niveau secondaire, 20 % ont bénéficié d’un suivi prénatal effectué par un médecin. À l’opposé, le suivi de 3 % seulement des naissances de femmes n’ayant aucune instruction été effectué par un médecin. 100 * Santé de la mère et de l’enfant Tableau 7.1 Soins prénatals Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, par type de personne consultée par la mère durant la grossesse, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _____________________________________________________________________________________________________ Matrone/ En- Accou- Infirmière/ semble cheuse Guérisseur Effectif Sage- personnel tradition- traditionel de Caractéristique Médecin femme formé nelle Autre Personne Total naissances _____________________________________________________________________________________________________ Âge de la mère à la naissance < 20 20-34 35 ou plus Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des naissances 5,8 80,3 86,1 0,8 1,6 11,5 100,0 457 4,6 80,4 85,0 0,1 1,1 13,7 100,0 1 469 5,7 72,0 77,6 0,0 1,2 21,1 100,0 298 7,0 78,5 85,4 0,8 1,7 12,0 100,0 524 6,4 82,0 88,4 0,1 0,4 11,0 100,0 730 2,8 81,4 84,2 0,1 2,3 13,3 100,0 468 2,9 74,1 77,0 0,0 0,8 22,2 100,0 502 9,9 86,8 96,8 0,4 0,0 2,8 100,0 360 11,2 83,8 95,1 0,1 0,0 4,8 100,0 349 10,6 85,4 95,9 0,3 0,0 3,8 100,0 709 2,4 76,4 78,8 0,2 1,8 19,2 100,0 1 515 2,8 76,3 79,2 0,1 1,7 19,0 100,0 1 450 6,1 86,1 92,2 0,4 0,6 6,8 100,0 611 20,3 79,4 99,7 0,3 0,0 0,0 100,0 163 5,0 79,3 84,3 0,2 1,3 14,3 100,0 2 224 _____________________________________________________________________________________________________ Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. Si différentes personnes ont été consultées, seule la plus qualifiée a été prise en compte dans ce tableau. Santé de la mère et de l’enfant * 101 Tableau 7.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, par nombre de visites prénatales durant la grossesse et par stade de la grossesse au moment de la première visite, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99__________________________________ Ensemble Visite des prénatale naissances__________________________________ Nombre de visites 0 1 2-3 4 ou plus NSP/ND Total Nombre médian de visites1 Stade de la grossesse à la première visite Pas de visite Moins de 6 mois 6-7 mois 8 mois ou plus NSP/ND Total Nombre médian de mois de grossesse à la première visite1 Effectif de naissances 14,3 10,7 37,5 35,6 1,9 100,0 2,7 14,3 58,5 22,6 3,9 0,8 100,0 5,0 2 224 __________________________________ Note : Les données concernent les nais- sances de la période 0-59 mois précédant l'enquête.1 Les médianes sont calculées pour les naissances ayant donné lieu à des visites prénatales, Le milieu de résidence influence de manière importante le suivi de la grossesse. On note que seulement 4 % des naissances de femmes résidentes en milieu urbain n’ont fait l’objet d’aucun suivi contre 19 % en milieu rural. Cette situation pourrait s’expliquer par la répartition inégale des infrastructures et du personnel de santé entre la ville et la campagne, les établissements et le personnel de santé étant concentrés dans les villes au détriment des campagnes. D’autre part, il faut noter que le bon suivi d’une grossesse dépend également du nombre de consultations prénatales effectuées durant la grossesse. Selon l’OMS une femme enceinte doit effectuer, au moins, 4 consultations prénatales. Les visites débutent dès les premiers mois et doivent se poursuivre régulièrement jusqu’à l’accouchement. Le tableau 7.2 présente les résultats sur le nombre de visites prénatales effectuées et la durée de grossesse à la première visite. Selon ces résultats, on constate qu’un peu plus d’une naissance sur trois survenue au cours des cinq dernières années (36 %) ont bénéficié d’un suivi régulier de 4 visites ou plus. Une assez forte proportion (48 %) a fait l’objet d’un suivi moyen, mais insuffisant : un peu plus d’un tiers des naissances (38 %) ont donné lieu à 2-3 visites tandis que 11 % n’ont été précédées que d’une seule visite. Une naissance sur sept n’a fait l’objet d’aucune visite prénatale. Le nombre médian de visite s’établit à 2,7. Concernant la durée de la grossesse à la première consultation, on constate au tableau 7.2 que, dans 59 % des cas, les visites ont été précoces. Elles ont, en effet, été effectuées avant la fin des deux premiers trimestres de la grossesse (à moins de 6 mois). Par contre, pour 27 % des naissances; les mères se sont présentées tardivement aux consultations, c’est-à-dire après la fin du deuxième trimestre de la grossesse. Dans 23 % de cas, le suivi prénatal a commencé à 6-7 mois et pour 4 % des naissances la première visite n’a eu lieu qu’à 8 mois de grossesse. La durée médiane de la grossesse à la première visite se situe à 5,0 mois. À ce niveau, il est important de souligner que le stade de la grossesse auquel a lieu la première consultation détermine plus ou moins le nombre de visite durant la grossesse. Les consultations tardives annulent la possibilité de multiplier les visites comme le recommande l'OMS. La vaccination est un élément central dans le dispositif des soins maternels et infantiles. Les données présentées au tableau 7.3 concernent les naissances survenues durant les cinq dernières années pour lesquelles la mère a reçu une vaccination antitétanique pendant la grossesse. Il est recommandé à toutes les femmes en âge de procréer et, particulièrement aux femmes enceintes, de se faire vacciner contre le tétanos. La femme enceinte se protégera, ainsi que son enfant, en recevant 2 doses de vaccin antitétanique. La première dose sera administrée dès les trois premiers mois de la grossesse et la seconde, 4 semaines après la première. 102 * Santé de la mère et de l’enfant Tableau 7.3 Vaccination antitétanique Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, par nombre d'injections antitétaniques reçues par la mère pendant la grossesse, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________ Nombre d'injections antitétaniques _____________________________________________ Effectif NSP/ de Caractéristique 0 1 2 ou + ND Total naissances ________________________________________________________________________________________ Âge de la mère à la naissance < 20 20-34 35 ou plus Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des naissances 19,8 20,0 59,3 0,9 100,0 457 24,2 20,4 54,7 0,7 100,0 1 469 31,7 24,0 43,8 0,5 100,0 298 20,3 16,9 62,7 0,1 100,0 524 19,3 24,6 54,3 1,7 100,0 730 28,5 19,4 51,7 0,4 100,0 468 31,8 20,6 47,5 0,1 100,0 502 15,3 23,1 60,4 1,2 100,0 360 10,5 20,8 67,3 1,4 100,0 349 13,0 22,0 63,8 1,3 100,0 709 29,6 20,2 49,7 0,5 100,0 1 515 29,4 21,7 48,4 0,5 100,0 1 450 16,6 19,8 62,5 1,2 100,0 611 7,7 16,5 75,0 0,8 100,0 163 24,3 20,8 54,2 0,7 100,0 2 224 ________________________________________________________________________________________ Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. Au tableau 7.3, on constate que 75 % des naissances ont été protégées par une ou deux doses de vaccin reçues par la mère durant sa grossesse. Cependant, seulement 54 % ont été protégées par deux doses de vaccin antitétanique; le reste, soit 21 %, n’a reçu qu’une dose, ce qui est insuffisant, à moins que la femme n’ait déjà été vaccinée récemment, par exemple, pendant une grossesse précédente. Un quart des naissances (24 %) n’ont bénéficié d’aucune protection contre le tétanos, proportion qui demeure élevée. Les caractéristiques socio-démographiques mettent en évidence des inégalités dans la couverture vaccinale antitétanique. Les naissances les mieux protégées sont celles des femmes de moins de 20 ans. Ainsi, l’âge de la femme est un déterminant important pour une protection efficace de la grossesse. Il en est de même pour le rang de naissance, le milieu de résidence et le niveau d’instruction. En effet, ce sont les naissances de rang 1 (63 %), celles des femmes vivant en milieu urbain (64 %) et celles des femmes ayant au moins le niveau d’instruction secondaire (75 %) qui sont les mieux protégées. À l'inverse, ce sont les naissances des femmes de 35 ans ou plus (32 %), celles des femmes n’ayant pas d’instruction (29 %) et les naissances des femmes résidant en milieu rural (30 %) qui sont les moins bien protégées. 7.1.2 Accouchement Dans l'ensemble, plus de la moitié des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête (53 %) se sont déroulées à la maison tandis que, dans 47 % des cas, les femmes ont accouché dans une formation sanitaire. Les résultats du tableau 7.4 permettent également de constater que les caractéristiques socio-démographiques influencent le lieu d'accouchement. Santé de la mère et de l’enfant * 103 Tableau 7.4 Lieu de l'accouchement Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par lieu d'accouchement, selon certaines caractéristiques socio-démograp- hiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99________________________________________________________________ Établis- Effectif sement À la de Caractéristique sanitaire maison ND Total naissances________________________________________________________________ Âge de la mère à la naissance < 20 20-34 35 ou plus Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Visites prénatales Aucune 1 à 3 4 ou plus NSP/ND Ensemble des naissances 49,8 50,0 0,1 100,0 457 47,2 52,7 0,1 100,0 1 469 42,8 56,8 0,4 100,0 298 57,6 42,4 0,0 100,0 524 48,9 50,7 0,3 100,0 730 38,9 61,1 0,0 100,0 468 41,2 58,5 0,3 100,0 502 82,4 17,2 0,3 100,0 360 74,9 24,9 0,2 100,0 349 78,7 21,0 0,3 100,0 709 32,3 67,5 0,1 100,0 1 515 37,8 62,1 0,2 100,0 1 450 59,5 40,4 0,1 100,0 611 84,0 15,6 0,4 100,0 163 3,7 96,3 0,0 100,0 317 43,1 56,9 0,1 100,0 1 072 71,0 28,6 0,4 100,0 792 28,9 71,1 0,0 100,0 43 47,1 52,7 0,2 100,0 2 224 ________________________________________________________________ Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. En premier lieu, les résultats de tableau 7.4 font apparaître que plus les femmes fréquentent régulièrement les établissements de santé pour leur suivi prénatal, plus elles y accouchent. Ainsi, 71 % des naissances qui ont fait l’objet d'au moins 4 visites prénatales ont eu lieu dans un établissement sanitaire. À l'opposé, 96 % des naissances pour lesquelles il n’y a eu aucun suivi prénatal ont eu lieu à la maison. En outre, on constate que la proportion des accouchements qui se sont déroulés dans un établissement sanitaire diminue avec l'âge de la mère. En effet, 50 % des naissances de mère de moins de 20 ans, contre 47 % de celles dont la mère a entre 20 et 34 ans et 43 % de celles dont la mère est âgée de 35 ans ou plus, ont eu lieu dans un établissement sanitaire. De même, il existe une relation entre la fréquence des accouchements dans des établissements sanitaires et le rang de naissance. Les données montrent que, plus le rang de naissance augmente, moins les mères accouchent dans une formation sanitaire ; de 58 % pour le rang 1, la proportion passe à 41 % pour le rang 6 et plus. Concernant le lieu de résidence, on observe que les femmes qui vivent en milieu urbain (79 %), plus particulièrement à Abidjan (82 %) ont plus tendance à accoucher dans un établissement de santé que celles qui vivent en rural (32 %). Ces données témoignent de l'insuffisance numérique des établissements sanitaires et du personnel de santé en zone rurale. Souvent, les longues distances à parcourir pour atteindre un centre de santé, parfois sans moyen de transport, obligent les femmes à accoucher à domicile. 104 * Santé de la mère et de l’enfant Tableau 7.5 Assistance lors de l'accouchement Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par type d'assistance lors de l'accouchement, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _________________________________________________________________________________________________________________ Accou- Infirmière/ Ensemble cheuse Effectif Sage- personnel tradition- Parents/ de Caractéristique Médecin femme formé Matrone nelle Autres Personne Total naissances _________________________________________________________________________________________________________________ Âge de la mère à la naissance < 20 20-34 35 ou plus Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Visites prénatales Aucune 1 à 3 4 ou plus NSP/ND Ensemble des naissances 3,4 46,9 50,3 3,5 12,4 29,7 4,1 100,0 457 2,6 44,8 47,4 3,6 14,7 28,8 5,5 100,0 1 469 2,6 37,7 40,3 2,1 18,2 33,0 6,4 100,0 298 4,8 53,6 58,3 3,0 11,1 24,7 2,9 100,0 524 3,0 46,6 49,6 2,6 14,1 29,0 4,7 100,0 730 1,2 37,6 38,8 4,6 17,9 30,4 8,3 100,0 468 1,9 37,5 39,4 3,7 16,4 34,6 6,0 100,0 502 8,1 74,3 82,4 1,3 1,9 13,3 1,1 100,0 360 4,3 71,4 75,6 1,4 3,8 17,1 2,1 100,0 349 6,2 72,9 79,1 1,4 2,8 15,1 1,6 100,0 709 1,2 30,9 32,1 4,3 20,2 36,3 7,1 100,0 1 515 1,4 36,5 37,8 4,0 17,0 34,5 6,7 100,0 1 450 3,4 55,9 59,2 1,9 12,1 23,2 3,5 100,0 611 13,3 70,3 83,6 3,3 4,2 8,9 0,0 100,0 163 0,4 3,5 3,9 3,6 24,8 57,4 10,3 100,0 317 1,8 41,3 43,1 3,8 16,6 30,6 5,9 100,0 1 072 5,2 65,3 70,5 1,9 7,2 18,1 2,3 100,0 792 0,0 33,2 33,2 17,0 29,7 11,7 8,5 100,0 43 2,8 44,3 47,1 3,4 14,7 29,6 5,3 100,0 2 224 _________________________________________________________________________________________________________________ Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. Si différentes personnes ont assisté l'accouchement, seule la plus qualifiée a été prise en compte dans ce tableau. Concernant le niveau d'instruction, il ressort qu'une importante proportion de naissances issues de femmes de niveau secondaire ou plus (84 %) se sont déroulées dans une formation sanitaire. Cette proportion tombe à 60 % pour les mères ayant un niveau primaire et à 38 % seulement pour celles qui n'ont aucune instruction. En ce qui concerne l’assistance à l’accouchement (tableau 7.5), on constate que, dans 47 % des cas, les naissances se sont déroulées avec l’assistance de professionnels de la santé, principalement des sages- femmes et infirmières (44 %) et, dans 3 % des cas, c’est le médecin qui a assisté l’accouchement. À l’opposé, on constate qu’une forte proportion de naissances se sont déroulées avec l'assistance d’accoucheuses traditionnelles (15 %), ou d'amis ou parents (30 %). Par ailleurs, 5 % des naissances se sont déroulées sans la moindre aide. Lorsqu’on prend en compte les caractéristiques socio-démographiques, on observe des variations différentielles. Ainsi, les naissances assistées le plus fréquemment par un professionnel de la santé sont les naissances de rang 1 (58 %), celles de mère de moins de 20 ans (50 %), celles de mères résidant en ville (79 %) et, particulièrement, à Abidjan (82 %), celles dont la mère a atteint un niveau secondaire ou plus (84 %) et enfin les naissances qui ont bénéficié d’au moins 4 visites prénatales (71 %). À l’opposé, on constate qu’une forte proportion de naissances qui n’avaient bénéficié d’aucun suivi prénatal se sont déroulées avec l'assistance d’accoucheuses traditionnelles (25 %) et d'amis ou parents (57 %). Santé de la mère et de l’enfant * 105 Tableau 7.6 Caractéristiques de l'accouchement : naissances multiples, césariennes, poids et grosseur à la naissance Parmi les naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage de naissances multiples, pourcentage de césariennes, répartition (en %) des naissances par poids et par grosseur (estimée par la mère) de l'enfant à la naissance, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________________________ Poids à la naissance Grosseur à la naissance Pour- _______________________________ _____________________________________ centage Plus Effectif de petit Moyen de césa- 2,5 kg NSP/ Très que la ou NSP/ nais- Caractéristique riennes <2,5 kg ou + ND Total petit moyenne gros ND Total sances ________________________________________________________________________________________________________ Âge de la mère à la naissance Moins de 20 20-34 35 ou plus Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 3,6 14,2 42,6 43,2 100,0 10,0 10,9 78,8 0,2 100,0 457 2,4 7,3 46,9 45,8 100,0 7,1 8,1 84,2 0,6 100,0 1 469 0,9 5,3 41,9 52,8 100,0 3,7 9,7 86,6 0,0 100,0 298 3,9 14,7 48,3 37,0 100,0 9,8 11,5 78,2 0,5 100,0 524 3,2 7,7 49,9 42,4 100,0 8,1 8,8 82,3 0,8 100,0 730 1,3 6,2 43,0 50,8 100,0 5,7 7,1 87,2 0,0 100,0 468 1,0 5,1 37,7 57,2 100,0 4,8 8,1 87,0 0,1 100,0 502 5,2 12,1 76,2 11,7 100,0 7,1 10,7 80,9 1,3 100,0 360 5,3 14,9 68,9 16,2 100,0 8,7 11,0 80,0 0,3 100,0 349 5,2 13,5 72,6 13,9 100,0 7,9 10,9 80,5 0,8 100,0 709 1,2 6,1 32,6 61,3 100,0 6,9 8,0 84,8 0,2 100,0 1 515 1,9 6,6 36,8 56,6 100,0 6,4 8,2 84,9 0,6 100,0 1 450 2,8 10,8 57,0 32,2 100,0 9,1 10,1 80,6 0,2 100,0 611 6,5 15,9 77,9 6,2 100,0 7,9 10,8 81,3 0,0 100,0 163 2,5 8,4 45,3 46,2 100,0 7,2 8,9 83,4 0,4 100,0 2 224 ________________________________________________________________________________________________________ Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. En outre, les résultats montrent également que parmi les femmes âgée de 35 ans ou plus, parmi celles sans instruction, et parmi celles résidant en milieu rural plus de la moitié des naissances ont été assistées de façon traditionnelle, c’est-à-dire par une accoucheuse traditionnelle, une matrone ou des parents/amis respectivement, 53 %, 56 % et 61 %). Une faible proportion de naissances (moins de 3 %) ont eu lieu par césarienne (tableau 7.6). Cette proportion témoigne de la faiblesse de l’assistance des médecins durant les accouchements, ces derniers n’intervenant que dans les cas d’accouchements comportant des complications. Comme il fallait s’y attendre, les césariennes qui nécessitent un environnement hospitalier sont plus fréquemment pratiquées en milieu urbain (5 %) qu’en milieu rural (1 %) et parmi les femmes de niveau d’instruction secondaire ou plus (7 %), dont la majorité vivent en milieu urbain. Les résultats du tableau 7.6 portent également sur les caractéristiques des enfants nés au cours des cinq dernières années, à savoir le poids et la grosseur à la naissance. Le poids à la naissance des enfants est obtenu à partir de deux sources : le carnet de santé et la déclaration de la mère. 106 * Santé de la mère et de l’enfant À partir, des carnets de santé ou des déclarations de la mère, on ne connaît le poids à la naissance des enfants que dans 54 % des cas. (tableau 7.6). La majorité des enfants (45 %) pesaient 2,5 kg ou plus à la naissance tandis que 8 % avaient un poids inférieur à 2,5 kg. Il faut noter que les proportions d’enfants pour lesquels on dispose de poids à la naissance sont très variables selon les caractéristiques socio- démographiques : par exemple elles varient de 43 % pour les enfants de femmes sans instruction à 94 % pour les enfants de femmes d’instruction secondaire ou plus. De ce fait, la comparaison des poids des enfants selon les caractéristiques socio-démographique n’a que peu de sens. À la question : « Quand votre enfant est né, était-il très gros, plus gros que la moyenne, moyen, plus petit que la moyenne ou très petit ? », dans 83 % des cas, les mères ont répondu qu’elles estimaient que leur enfant était moyen ou gros ; dans 7 % des cas, elle ont déclaré qu’il était très petit et dans 9 % des cas, qu’il était plus petit que la moyenne. 7.1.3 Tendances Il faut rappeler ici que les informations collectées en 1994 portaient sur les enfants de moins de trois ans; pour les rendre comparables à celles de l’enquête de 1998, qui a porté sur les enfants de moins de cinq ans, il a fallu recalculer tous les indicateurs de 1998 pour la même tranche d’âges. La comparaison des résultats de l’EDSCI-I de 1994 et de l’EDSCI-II de 1998-99 (graphique 7.2) permet de constater qu’aucun changement ne s’est produit, entre 1994 et 1998-99, en ce qui concerne les soins prénatals. En effet, le pourcentage de naissances pour lesquelles la mère a bénéficié de consultation prénatale auprès de personnel médical et le pourcentage de naissances pour lesquelles la mère a reçu, au moins, une dose de vaccin antitétanique n’ont pratiquement pas connu d’augmentation. Signalons cependant qu’en ce qui concerne les conditions d’accouchement, les proportions de femmes ayant accouché dans un établissement sanitaire ont très légèrement augmenté par rapport à 1994. Santé de la mère et de l’enfant * 107 Tableau 7.7 Vaccinations selon les sources d'information Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu chaque vaccination spécifique, quel que soit l'âge à la vaccination, selon que l'information provienne d'une carte de vaccination ou de la déclaration de la mère, et pourcentage de ceux qui ont été vaccinés avant l'âge de 12 mois, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99___________________________________________________________________________________________________ DTCoq Polio____________ __________________ Rou- Effectif Source d'information BCG 1 2 3 0 1 2 3 geole Toutes1 Aucune d'enfants___________________________________________________________________________________________________ Vaccinés à n'importe quel âge avant l'enquête Selon la carte de vaccination Selon la déclaration de la mère Selon les deux sources Vaccinés avant l'âge de 12 mois 69,9 68,6 62,7 53,7 5,8 69,8 62,7 53,5 57,2 47,4 0,0 322 13,8 14,3 11,1 7,2 3,5 16,4 12,0 7,1 9,0 3,3 8,7 117 83,7 82,9 73,8 60,9 9,3 86,3 74,7 60,6 66,2 50,7 8,7 439 82,0 79,7 70,2 54,9 9,3 82,5 71,5 54,6 51,3 40,4 10,4 439 ___________________________________________________________________________________________________ Note : On suppose que le taux de couverture du DTCoq pour les enfants sans carnet de vaccination est le même que celui de la polio quand la mère a déclaré que l'enfant avait été vacciné contre la polio. Chez les enfants pour lesquels l'information est basée sur la déclaration de la mère, on a supposé que la proportion de vaccins reçus durant leur première année était la même que chez ceux ayant une carte de vaccination. 1 Enfants complètement vaccinés (c'est-à-dire ceux qui ont reçu le BCG, la rougeole, les trois doses de DTCoq et de polio, non compris polio 0). 72 VACCINATION 7.2.1 Présentation Au cours de l'enquête, pour tous les enfants nés au cours des cinq dernières années ayant précédé l'enquête, on a enregistré les informations pouvant permettre une évaluation de la couverture vaccinale du Programme Élargi de Vaccination (PEV). Conformément aux recommandations de l'OMS, suivies par le PEV de Côte d’Ivoire, un enfant est complètement vacciné lorsqu'il a reçu le BCG (protection contre la tuberculose), le vaccin contre la rougeole et trois doses de vaccin contre la polio et le DTCoq (diphtérie, tétanos et coqueluche). En outre, depuis quelques années, une première dose de vaccin contre la polio (Polio 0) est donnée à la naissance. Il est vital que l’enfant reçoive la série complète des vaccins avant son premier anniversaire. Le tableau suivant présente le calendrier des vaccins du PEV. 7.2.2 Résultats Les résultats de l’EDSCI-II permettent d'évaluer la couverture vaccinale du Programme Élargi de Vaccination (PEV). Les questions sur la vaccination ont été collectées à partir de deux sources : le carnet de vaccination de l'enfant et les déclarations de la mère, quand le carnet n'était pas disponible ou n'existait pas. Le tableau 7.7 présente les résultats concernant la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois. À ces âges, l'enfant doit avoir reçu la série complète des vaccins du PEV. Calendrier du PEV Âge Type de vaccins Naissance Tuberculose (Polio 0) 6 semaines 1ère dose Diphtérie, Coqueluche, Tétanos, Polio 10 semaines 2è dose Diphtérie, Coqueluche, Tétanos, Polio 14 semaines 3è dose Diphtérie, Coqueluche, Tétanos, Polio 9 mois Rougeole 1 Le taux de déperdition est la proportion d'enfants qui, ayant reçu la première dose du DTCoq, ne reçoivent pas la troisième. 108 * Santé de la mère et de l’enfant Selon les deux sources d'information, un enfant de 12 à 23 mois sur deux (51 %) a reçu tous les vaccins du PEV et, dans 40 % des cas, les vaccins ont tous été administrés avant le premier anniversaire. Cependant, selon le carnet de vaccination (information indiscutable) on constate que moins de la moitié des enfants (47 %) a été complètement vaccinée. De plus, au graphique 7.3, on note que la couverture vaccinale présente une importante variation non seulement selon le type de vaccin mais aussi selon le nombre de doses reçues. Concernant le type de vaccin, on constate que si le BCG est administré dans 84 % des cas, la rougeole, par contre, ne l’est que dans 66 % des cas seulement. En ce qui concerne les doses de polio et de DTCoq, les résultats montrent que des écarts importants se creusent entre la première et la troisième dose : par exemple, concernant le Dtcoq, 83 % des enfants ont reçu la première dose, 74 % la seconde et seulement 61 % la troisième dose. On constate ainsi une très importante déperdition de la couverture vaccinale du DTCoq : le taux de déperdition1 entre la première et la troisième dose de ce vaccin est de 27 %. De même pour le vaccin antipolio, on passe de 86 % pour la première dose à 75 % pour la seconde et à 61 % pour la troisième dose. Par ailleurs, 9 % des enfants n'ont été protégés par aucune vaccination. Cependant cette proportion a sensiblement diminué depuis 1994, date à laquelle on avait enregistré 17 % d’enfants n’ayant reçu aucune vaccination. Par ailleurs, les résultats selon les caractéristiques socio-démographiques font apparaître des disparités importantes dans la couverture vaccinale du PEV (tableau 7.8). En effet, on constate que les proportions d’enfants complètement vaccinés sont plus élevées chez les enfants de rang 1 (57 %) que chez ceux de rang 6 ou plus (37 %). En ce qui concerne le sexe, on constate que la proportion de filles vaccinées contre toutes les maladies du PEV est similaire à celle des garçons. Cependant, la proportion de garçons n’ayant reçu aucune de ces vaccinations est près de trois fois plus élevée que celle des filles. Cet écart laisse supposer que la couverture vaccinale des garçons est probablement moins complète que celle des filles. Santé de la mère et de l’enfant * 109 Tableau 7.8 Vaccinations selon les caractéristiques socio-démographiques Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu chaque vaccination spécifique (selon la carte de vaccination ou les déclarations de la mère) et pourcentage de ceux pour lesquels une carte de vaccination a été présentée à l'enquêtrice, par caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________________________ Pour- centage avec DTCoq Polio carte de ____________ __________________ Rou- vacci- Effectif Caractéristique BCG 1 2 3 0 1 2 3 geole Toutes1 Aucune nation d'enfants ________________________________________________________________________________________________________ Sexe Masculin Féminin Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des enfants 79,6 81,7 72,7 60,2 9,9 85,8 75,8 60,8 64,5 50,7 12,3 68,6 223 88,0 84,1 74,8 61,5 8,6 86,8 73,5 60,4 67,9 50,6 4,9 78,3 216 85,3 88,7 76,4 65,5 7,3 91,4 78,1 64,8 72,9 57,3 6,4 74,3 109 84,4 81,5 74,8 66,8 3,7 83,3 76,5 68,3 69,4 56,9 7,9 78,2 141 83,1 80,2 72,3 53,6 17,1 83,8 72,3 53,6 65,2 46,4 10,8 70,6 101 81,4 80,9 70,5 54,0 11,8 87,6 70,3 51,1 53,7 37,2 10,3 67,7 88 98,1 92,6 90,7 80,7 17,6 93,5 85,1 79,8 84,3 73,3 1,0 84,2 73 90,2 90,6 87,2 75,8 9,4 90,2 85,5 75,1 79,5 65,7 4,4 83,5 67 94,3 91,6 89,0 78,3 13,6 91,9 85,3 77,5 82,0 69,6 2,6 83,9 140 78,8 78,8 66,7 52,7 7,3 83,6 69,7 52,7 58,8 41,8 11,5 68,5 299 77,2 77,6 67,3 52,2 8,8 82,2 69,5 52,0 57,8 41,0 11,9 68,2 284 94,4 90,5 81,5 71,4 8,2 92,0 79,7 71,4 77,9 62,7 3,5 79,2 122 100,0 100,0 100,0 96,3 17,6 100,0 100,0 94,2 94,6 88,9 0,0 96,3 34 83,7 82,9 73,8 60,9 9,3 86,3 74,7 60,6 66,2 50,7 8,7 73,4 439 ________________________________________________________________________________________________________ Note : On suppose que le taux de couverture du DTCoq pour les enfants sans carte de vaccination est le même que celui de la polio quand la mère a déclaré que l'enfant avait été vacciné contre la polio. 1 Enfants complètement vaccinés (c'est-à-dire ceux qui ont reçu le BCG, la rougeole, les trois doses de DTCoq et de polio, non compris polio 0). Les différences entre milieux de résidence sont très importantes (tableau 7.8 et graphique 7.4) : 98 % des enfants d’Abidjan ont reçu le BCG contre 90 % dans les Autres Villes et seulement 79 % en milieu rural; en ce qui concerne les autres vaccinations, on observe les mêmes tendance : les enfants vivant en Abidjan sont beaucoup mieux protégés par les vaccinations du PEV, 73 % ayant reçu l’ensemble des vaccinations contre seulement 42 % de ceux vivant en milieu rural. Il convient de souligner également que la diminution de la couverture vaccinale avec les doses est beaucoup plus importante en milieu rural qu'en Abidjan. Dans la capitale, les taux de déperdition entre la première et la troisième dose sont de 15 % pour la polio et de 13 % pour le DTCoq, alors qu'en milieu rural ces taux atteignent, respectivement, 37 % et 33 %. L'éloignement des centres de soins mais aussi le fait que les centres de santé ruraux connaissent souvent des ruptures de stock de vaccins expliquent très certainement ces écarts dans la couverture vaccinale et dans la déperdition de la vaccination. En outre, le taux de couverture vaccinale du PEV présente une variation importante selon le niveau d'instruction des mères. Les proportions d’enfants vaccinés augmentent quand le niveau d'instruction de la mère s'élève : de 41 % d'enfants complètement vaccinés quand la mère est sans instruction, cette proportion passe à 63 % quand la mère a un niveau primaire et atteint 89 % quand la mère a un niveau secondaire ou plus. 110 * Santé de la mère et de l’enfant Les données ayant été collectées pour tous les enfants de moins de cinq ans, on peut évaluer rétrospectivement les tendances de la couverture vaccinale avant l’âge de 12 mois pour les quatre années ayant précédé l’enquête à partir des données concernant les enfants de 12-23 mois, 24-35 mois, 36-47 mois et 48-59 mois au moment de l’enquête. Le tableau 7.9 présente ces taux de couverture vaccinale d’après le carnet de vaccination montré par la mère lors de l’interview. Pour l’ensemble des enfants de 1-4 ans, un carnet de vaccination a été présenté à l’enquêtrice dans 64 % des cas et cette proportion varie de 73 % pour les enfants âgés de 12-23 mois à l’enquête à 54 % pour ceux âgés de 48-59 mois. Cette variation correspond probablement à une meilleure couverture vaccinale des enfants. Pour l’ensemble des enfants de 1-4 ans, 77 % ont reçu le vaccin du BCG avant l’âge de 12 mois, 76 % la première dose de DTCoq, 79 % la première dose de polio, 46 % ont été vaccinés contre la rougeole et un tiers (34 %) ont été protégés contre toutes les maladies du PEV. À l’opposé, 15 % des enfants de 1-4 ans n’ont reçu aucune de ces vaccinations. Les taux de couverture sont quasiment identiques pour les enfants de 24-35 mois et 36-47 mois. Ils sont légèrement plus faibles pour ceux âgés de 48-59 mois. Par contre, on constate une réelle amélioration des taux chez les enfants les plus jeunes, âgés de 12-23 mois à l’enquête : en effet, si 19 % des enfants de 48-59 mois n’ont reçu aucune des vaccinations recommandées, cette proportion tombe à 10 % pour les enfants de 12-23 mois. Parallèlement, 29 % des enfants de 48-59 mois ont été complètement vaccinés contre 40 % de ceux de 12-23 mois. Ces variations peuvent provenir, en partie, de problèmes de mémoire des enquêtées, celles-ci ne se souvenant plus très bien des vaccinations données aux enfants les plus âgés. Cependant, l’ensemble des changements constatés semble trop important pour être attribués uniquement à une amélioration des déclarations; ils correspondent aussi, très certainement à une amélioration de la couverture vaccinale des années 1994-95 à 1998-99. Santé de la mère et de l’enfant * 111 Tableau 7.9 Vaccinations avant l'âge de 12 mois Pourcentage d'enfants âgés de 1 à 4 ans pour lesquels un carnet de vaccination a été présenté à l'enquêtrice, et pourcentage de ceux qui ont reçu, avant l'âge de 12 mois, le BCG, le DTCoq, les vaccins contre la polio, et contre la rougeole, par âge actuel de l'enfant, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ______________________________________________________________________ Âge actuel de l'enfant en mois Enfants ___________________________________ 12-59 Vaccination 12-23 24-35 36-47 48-59 mois ______________________________________________________________________ Carnet de vaccination montré à l'enquêtrice 73,4 64,1 62,5 53,7 64,0 Pourcentage d'enfants vaccinés avant l'âge de 12 mois1 BCG 82,0 73,8 79,5 72,1 77,1 DTCoq 1 79,7 75,3 76,8 72,7 76,3 DTCoq 2 70,2 66,8 67,7 58,8 66,1 DTCoq 3 54,9 48,0 50,0 44,1 49,6 Polio 0 9,3 11,1 9,4 10,1 10,0 Polio 1 82,5 77,4 78,7 77,9 79,3 Polio 2 71,5 64,8 68,5 61,4 66,8 Polio 3 54,6 47,8 48,0 42,3 48,6 Rougeole 51,3 46,6 44,8 40,8 46,2 Toutes les vaccinations2 40,4 33,0 32,7 28,6 34,1 Aucune 10,4 15,9 16,8 19,1 15,3 Effectif d'enfants 439 371 338 350 1 498 ________________________________________________________________________ 1 L'information a été obtenue, soit à partir du carnet de vaccination, soit à partir des déclarations de la mère quand il n'y avait pas d'enregistrement écrit. On suppose que chez les enfants pour lesquels l'information est basée sur la déclaration de la mère, la proportion de vaccins reçus durant la première année est la même que chez ceux ayant un carnet. 2 Enfants complètement vaccinés (c'est-à-dire ceux qui ont reçu le BCG, la rougeole et trois doses de DTCoq et de polio). 7.2.3 Tendances Comparée aux résultats de l’EDSCI-I, la couverture vaccinale des enfants s’est sensiblement améliorée : en 1994, 41 % des enfants avaient reçu toutes les vaccinations du PEV; cette proportion est de 51 % en 1998-99, soit une augmentation de 24 %. Parallèlement, en 1994, 17 % des enfants de 12-23 mois n’avaient reçu aucun de ces vaccins contre 9 % lors de la deuxième enquête, soit une diminution de près de 50 % de la proportion d’enfants non vaccinés (graphique 7.4). 7.3 MALADIES DES ENFANTS Les infections respiratoires, la fièvre et les maladies diarrhéiques sont parmi les principales causes de décès des enfants des pays en développement. Pour évaluer la prévalence de ces maladies et déterminer l’importance des différents type de soins dans leur traitement, on a posé aux mères d’enfants nés au cours des cinq dernières années un certain nombre de questions. 112 * Santé de la mère et de l’enfant Tableau 7.10 Prévalence et traitement des infections respiratoires aiguës et de la fièvre Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre et pourcentage de ceux qui ont souffert de toux et de respiration courte et rapide au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________ Infections respiratoires aiguës (IRA) ___________________________ Pourcentage d'enfants Parmi avec toux les enfants Pourcentage et respira- avec IRA, d'enfants tion courte % menés en ayant eu Effectif Caractéristique et rapide consultation la fièvre d'enfants____________________________________________________________________________________ Âge de l'enfant < 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois Sexe Masculin Féminin Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des enfants 9,1 * 23,0 176 22,2 30,5 48,5 234 21,4 41,3 44,5 439 17,4 32,3 39,2 371 9,8 37,6 25,3 338 14,8 25,5 31,4 350 15,7 35,6 33,7 929 16,9 34,3 38,5 980 19,3 35,9 36,2 448 15,4 37,3 34,7 628 14,4 33,6 35,7 406 16,4 31,3 38,7 427 14,8 53,2 30,6 324 14,4 48,7 33,0 307 14,6 51,0 31,8 631 17,2 28,1 38,4 1 277 15,7 28,3 37,1 1 238 17,6 43,4 35,9 520 16,8 54,2 29,4 151 16,3 34,9 36,2 1 909 ____________________________________________________________________________________ Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. * Basé sur trop peu de cas 7.3.1 Infections respiratoires et fièvre Infections respiratoires aiguës (IRA) Les infections respiratoires aiguës (IRA) et, en particulier, la pneumonie constituent l'une des principales causes de décès d'enfants dans les pays en développement. Pour évaluer la prévalence de ces maladies, on a demandé aux mères si leurs enfants nés au cours des cinq dernières années avaient souffert de toux et de respiration courte et rapide pendant les deux semaines ayant précédé l'enquête. Bien qu'insuffisante pour établir un véritable diagnostic, la présence de ces deux symptômes n'en demeure pas moins, dans de nombreux cas, révélatrice d'infections respiratoires aiguës et même de pneumonie. Les soins précoces pouvant éviter des complications des infections respiratoires et même le décès, on a également demandé aux mères si l'enfant malade avait été conduit en consultation dans un établissement sanitaire. Selon le tableau 7.10, près d'un enfant sur cinq (16 %) a souffert de toux accompagnée de respiration courte et rapide. En examinant le niveau de prévalence pour différents groupes d'âges, on s'aperçoit qu'il subit des variations. Le groupe d'âges le plus touché est celui des enfants de 6 à 23 mois (22 %). À l’opposé, les enfants les moins affectés sont les moins de 6 mois (9 %) et ceux âgés de 36-47 mois (10 %). Santé de la mère et de l’enfant * 113 Par contre, la prévalence des IRA ne varie pas de manière significative selon les autres variables socio-démographiques. Selon le milieu de résidence, les proportions d’enfants ayant souffert d’infections respiratoires varient d’un maximum de 17 % en rural à un minimum de 14 % dans les Autres Villes. À Abidjan, la prévalence est estimée à 15 %. Cette situation est différente de celle de 1994 où Abidjan se caractérisait par une proportion d'enfants souffrant d’infections respiratoires (20 %) plus élevée qu'en zone rurale (13 %). En ce qui concerne le niveau d’instruction de la mère, les résultats montrent que la prévalence varie de 18 % chez les enfants dont la mère a un niveau primaire à 16 % chez ceux dont la mère n’a pas d’instruction. Concernant le rang de naissance, on constate que la prévalence est un peu plus élevée pour les enfants de rang 1 que pour les autres (19 % contre environ 15 % pour les autres rangs). Quant au sexe de l'enfant, il ne semble pas constituer un facteur de différenciation de la prévalence des infections respiratoires (16 % pour les garçons et 17 % pour les filles). Il faut noter que les cas d'infections respiratoires n'ont pas tous faits l'objet de consultation pour conseil ou traitement. C'est seulement dans 35 % des cas que les parents ont conduit l’enfant malade en consultation auprès de personnel de santé. Concernant l'âge, ce sont les enfants de 12-23 mois, qui sont parmi les plus affectés, qui sont les plus fréquemment conduits dans un établissement de santé lors de leur maladie (41 %). Ni le sexe ni le rang de naissance de l'enfant ne font apparaître des différences significatives en ce qui concerne le recours au conseil ou traitement. Par contre, le milieu de résidence et le niveau d'instruction des mères mettent en évidence des écarts importants dans la fréquence des consultations. Les enfants malades conduits le plus fréquemment en consultation sont ceux du milieu urbain (51 %), surtout ceux d’Abidjan (53 %), et ceux dont les mères sont les plus instruites (54 %). À l 'opposé, un enfant malade du milieu rural sur quatre (28 %) a été mené en consultation, de même qu’un enfant de mère sans instruction sur quatre (28 %). Fièvre La fièvre n'est pas toujours un signe de maladie grave. Cependant, un enfant qui a de la fièvre peut souffrir de paludisme ou d'autres maladies graves. Pendant l'enquête, on a demandé si les enfants de moins de cinq ans avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines qui ont précédé l'enquête (tableau 7.10). Plus d'un tiers (36 %) des enfants ont eu de la fièvre. La prévalence de la fièvre varie d’un minimum de 23 % à moins de 6 mois à un maximum de 49 % à 6-11 mois. Ainsi, la prévalence de la fièvre tout comme celle des infections respiratoires présentent des écarts selon l'âge. Remarquons que les garçons sont proportionnelle- ment moins nombreux (34 %) que les filles (39 %) a avoir eu de la fièvre. Par ailleurs, du point de vue du milieu de résidence, les résultats montrent que la fièvre touche, proportionnellement, moins d'enfants en milieu urbain (32 %) qu'en milieu rural (38 %). D'autre part, la prévalence de la fièvre baisse lorsque le niveau d'instruction de la mère augmente : de 37 % pour les enfants de mère sans instruction, il passe à 36 % pour ceux dont la mère a un niveau primaire et à 29 % pour ceux dont la mère a un niveau secondaire ou plus. 7.3.2 Diarrhée De par leurs conséquences, notamment la déshydratation et la sous-nutrition, les maladies diarrhéiques constituent, directement ou indirectement, une des principales causes de décès des jeunes enfants dans les pays en développement. Suivant les recommandations de l'OMS, pour lutter contre les effets de la déshydratation, la Côte d’Ivoire s'est engagée dans un programme de Traitement de Réhydratation par voie Orale (TRO), en conseillant l'utilisation soit d'une solution préparée à partir du contenu de sachets de Sels de Réhydratation par voie Orale (SRO), soit d'une solution préparée à la maison avec de l'eau, du sucre et du sel. 114 * Santé de la mère et de l’enfant Tableau 7.11 Prévalence de la diarrhée Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans ayant eu la diarrhée et pourcentage de ceux ayant eu la diarrhée avec présence de sang dans les selles durant les deux semaines ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99___________________________________________________ Diarrhée durant les 2 semaines précédant l'enquête___________________ Avec sang Toute dans Effectif Caractéristique diarrhée selles d'enfants___________________________________________________ Âge de l'enfant (mois) < 6 6-11 12-23 24-35 36-47 48-59 Sexe Masculin Féminin Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des enfants 10,3 0,3 176 30,3 4,6 234 34,5 6,2 439 21,0 6,7 371 13,4 4,5 338 12,5 2,4 350 22,2 4,2 929 20,5 4,9 980 22,7 5,3 448 19,4 2,8 628 22,8 5,1 406 21,5 5,8 427 19,0 3,1 324 14,7 2,7 307 16,9 2,9 631 23,6 5,4 1 277 22,1 5,3 1 238 20,2 3,8 520 19,4 0,9 151 21,4 4,6 1 909 ___________________________________________________ Note : Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. L’EDSCI-II a permis de déterminer la prévalence des maladies diarrhéiques chez les enfants de moins de 5 ans. Au cours de l'enquête, à chaque femme ayant eu des naissances vivantes depuis 1993, on a demandé : « Votre enfant a-t-il eu la diarrhée les deux dernières semaines? » En cas de réponse positive, on cherchait à savoir si elle avait utilisé une TRO durant les épisodes diarrhéiques. À la lecture du tableau 7.11, on note qu'au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête, environ un enfant sur cinq (21 %) a souffert de diarrhée : dans près d’un cas sur quatre (5 %) ces enfants ont eu des selles liquides contenant du sang, signe de dysenterie. Les résultats en fonction de l'âge montrent que ce sont les nourrissons de moins de 6 mois qui sont les moins touchés par la diarrhée (10 %). À l’opposé, c'est chez les enfants de 12 à 23 mois qu'on enregistre la prévalence la plus élevée (35 %), suivis de ceux de 6 à 11 mois parmi lesquels on compte 30 % de cas. Pour expliquer ces écarts selon l’âge, il faut rappeler que c'est à ce stade du développement que les enfants reçoivent d'autres aliments en plus du lait maternel, ce qui les met en contact avec des agents pathogènes. De plus, il ressort que la prévalence de la diarrhée selon le sexe et le rang de naissance de l'enfant ne varie pas de manière sensible. Par contre, en fonction du milieu de résidence, on constate que la prévalence varie d’un minimum de 15 % dans le Autres Villes à un maximum de 24 % en milieu rural (graphique 7.5). Les résultats selon le niveau d’instruction de la mère ne font pas apparaître d’écarts significatifs, la prévalence variant de 19 % pour les enfants dont la mère a un niveau secondaire ou plus à 20 % pour ceux dont la mère a un niveau primaire et à 22 % pour ceux dont la mère n’a pas d’instruction. Il semble donc que les femmes instruites qui sont censées mieux connaître les mesures d'hygiène et les conditions de sevrage, ne connaissent pas réellement ces pratiques ou ne les appliquent pas. Santé de la mère et de l’enfant * 115 Tableau 7.12 Connaissance du traitement de la diarrhée Pourcentage de mères ayant eu des naissances au cours des cinq années ayant précédé l'enquête qui connaissent les sachets de SRO et les pratiques alimentaires adéquates durant les épisodes diarrhéiques, selon les caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________ Liquides donnés Nourriture donnée Entendu pendant la diarrhée pendant la diarrhée parler des _________________________ __________________________ Effectif sachets Même NSP/ Même NSP/ de Caractéristique de SRO Moins quantité Plus ND Moins quantité Plus ND mères __________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 42,0 35,4 13,6 44,5 6,4 40,6 27,7 26,1 5,6 191 57,1 21,7 6,7 69,2 2,4 41,9 22,1 32,9 3,0 365 64,5 25,1 6,5 66,3 2,1 42,2 29,0 25,4 3,4 374 61,0 28,8 6,3 61,7 3,2 50,1 25,5 21,6 2,9 299 55,5 26,6 7,9 63,5 2,0 37,3 38,8 21,9 2,0 343 73,6 11,1 2,8 82,6 3,5 33,8 28,7 30,0 7,5 279 47,8 18,4 7,4 70,3 4,0 36,9 20,6 38,9 3,6 252 61,4 14,5 5,0 76,8 3,7 35,3 24,9 34,2 5,7 531 55,4 32,8 9,1 55,7 2,4 46,0 30,7 21,4 1,9 1 041 49,7 33,5 8,9 54,1 3,5 46,1 28,4 22,7 2,8 991 68,0 17,5 6,4 74,1 1,9 37,6 29,5 29,1 3,7 447 78,6 5,6 3,2 90,1 1,0 30,8 28,0 37,0 4,2 135 57,4 26,6 7,7 62,8 2,9 42,4 28,7 25,7 3,2 1 572 Le niveau de connaissance des SRO (tableau 7.12) n'est pas très élevé en Côte d'Ivoire (57 %), néanmoins il s’est amélioré depuis 1994 (45 %). La connaissance des SRO est meilleure à Abidjan (74 %) et chez les femmes ayant, au moins, un niveau d’instruction secondaire (79 %) que chez les femmes du milieu rural et que chez celles n’ayant pas d’instruction (respectivement, 55 % et 50 %). 116 * Santé de la mère et de l’enfant Par ailleurs, on a demandé aux mères d’enfants de moins de cinq comment, d’après elles, il fallait nourrir son enfant pendant les épisodes diarrhéiques. Près de deux femmes sur trois (63 %) ont déclaré qu’il fallait augmenter les quantités de liquides, ce qui permet de compenser les pertes hydriques lors des épisodes diarrhéiques. Cependant, une proportion importante de femmes (27 %) ont déclaré qu’il fallait réduire la quantité de liquides quand l’enfant était malade et près d’une femme sur dix (8 %) a déclaré qu’il ne fallait pas modifier la quantité de liquides donnés. En ce qui concerne la quantité de nourriture, on constate que plus de deux femmes sur cinq (42 %) considèrent qu’il faut la diminuer, alors qu’un quart (26 %) pensent qu’il faut l’augmenter; en outre, 29 % des femmes pensent qu’il ne faut apporter aucun changement dans la quantité de nourriture donnée. Globalement, les femmes vivant en milieu rural et celles qui n’ont pas d’instruction sont celles qui connaissent le moins bien les comportements alimentaires appropriés à adopter durant les épisodes diarrhéiques. Les résultats du tableau 7.13 concernant le traitement de la diarrhée montrent que, dans seulement 30 % des cas, la mère a demandé conseil ou un traitement ou encore a conduit son enfant malade en consultation. Cette constatation appelle une interrogation fondamentale. Quels sont les critères qui poussent les mères à consulter pour les cas de diarrhée? Les facteurs d'ordre culturel se révéleraient peut-être d'un poids décisif, le choix des soins à administrer à un enfant souffrant de diarrhée dépendant de la conception que la mère a de cette maladie. En outre, les thérapies traditionnelles pourraient occuper une grande place dans le traitement des affections diarrhéiques. Par ailleurs, on constate que la proportion d'enfants malades conduits en consultation varie selon les caractéristiques socio-démographiques. Les enfants de 12-23 mois qui sont les plus touchés sont ceux qui sont conduits le plus fréquemment en consultation (39 %). D'autre part, par rapport aux garçons (27 %), les filles sont également plus fréquemment menées en consultation (33 %). Les enfants du milieu urbain (40 %) bénéficient plus fréquemment que ceux du milieu rural (27 %) de consultations lors d’épisodes diarrhéiques. Par contre, selon le niveau d’instruction de la mère, on ne remarque pas d’écart dans les proportions d’enfants menés en établissement sanitaire : quel que soit le niveau de la mère, environ 30 % des enfants ont été conduits dans un établissement sanitaire pour y recevoir des soins. Pendant les épisodes diarrhéiques, plus d’un quart des enfants (29 %) a reçu une SRO ou une solution maison (tableau 7.13) : plus précisément, 24 % ont reçu des sachets de SRO et/ou 13 % ont reçu une solution maison. Plus de la moitié des enfants (55 %) ont reçu davantage de liquides lorsqu’ils avaient la diarrhée ; par contre, dans un peu plus d’un cas sur trois (34 %) les enfants malades n’ont reçu aucune forme de TRO ni davantage de liquides. Ce sont les enfants vivant en Abidjan (69 %) et ceux dont la mère a un niveau d’instruction secondaire ou plus (77 %) qui ont reçu le plus fréquemment des quantités accrues de liquides pendant la diarrhée. Par contre, seulement 52 % des enfants du milieu rural et 48 % de ceux dont la mère n’a pas d’instruction ont reçu davantage de liquides quand ils avaient la diarrhée. D’autres types de traitement ont été parfois utilisés durant les épisodes diarrhéiques (tableau 7.13). Ainsi, près d’un tiers des enfants (32 %) ont été soignés avec des remèdes traditionnels. Ce type de traitement est particulièrement fréquent parmi les enfants de 36-47 mois (54 %), en milieu rural (35 %) et chez ceux dont la mère n’a aucune instruction (31 %). En outre, une même proportion (31 %) a été soignée à l’aide de remèdes modernes. Santé de la mère et de l’enfant * 117 Tableau 7.13 Traitement de la diarrhée Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans ayant eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête pour lesquels la mère a consulté un établissement sanitaire ou du personnel de santé, pourcentage de ceux ayant suivi une thérapie de réhydratation par voie orale (TRO), pourcentage de ceux qui ont reçu davantage de liquides, pourcentage de ceux qui n'ont reçu ni TRO ni davantage de liquides, et pourcentage de ceux ayant reçu d'autres traitements, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________________ Réhydratation orale ________________________________________ N'ayant Pourcentage Ayant reçu Autres Effectif pour Solution reçu ni TRO, traitements reçus d'en- lequel Sachets préparée SRO/ davan- ni davan- ________________ fants la mère de à la solution tage de tage de Remèdes Remèdes Rien/ avec Caractéristique a consulté SRO maison maison liquides liquides modernes tradit. NSP/ND diarrhée ________________________________________________________________________________________________ Âge de l'enfant < 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois Sexe Masculin Féminin Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des enfants avec diarrhée * * * * * * * * * 18 24,5 22,8 5,6 28,4 47,8 44,3 27,1 24,2 20,5 71 38,9 26,9 17,5 34,5 62,3 27,0 37,7 31,7 12,6 152 30,2 17,8 9,8 20,3 46,0 42,0 28,7 28,8 24,7 78 13,6 23,7 10,6 26,2 68,3 23,1 31,9 53,6 5,0 45 29,5 30,2 13,4 31,2 52,5 35,1 21,2 31,0 26,3 44 26,8 25,3 11,8 30,3 56,9 35,1 27,6 34,3 19,7 207 33,2 21,8 13,6 27,4 53,8 32,7 34,9 30,2 15,0 201 27,9 20,3 11,5 29,4 45,7 41,1 27,2 30,8 24,2 101 35,9 33,6 21,8 39,9 54,3 30,0 35,1 31,9 12,5 122 29,8 26,5 10,8 30,0 57,5 31,7 34,5 28,4 12,2 93 24,7 11,0 3,9 12,5 65,5 33,6 27,0 38,5 21,7 92 39,5 35,1 13,6 43,1 68,7 18,5 36,7 22,8 4,5 62 40,2 16,6 16,1 29,1 57,3 32,2 34,7 27,7 18,6 45 39,8 27,3 14,6 37,2 63,9 24,3 35,9 24,8 10,4 107 26,5 22,3 12,0 25,9 52,4 37,3 29,5 34,9 19,9 301 30,1 20,8 9,0 23,8 47,9 40,5 32,4 31,2 21,5 273 29,7 29,5 16,5 36,7 68,8 21,6 29,8 36,2 10,8 105 30,0 28,9 33,4 47,5 77,4 16,4 24,6 28,0 3,9 29 30,0 23,6 12,7 28,9 55,4 33,9 31,2 32,3 17,4 408 ________________________________________________________________________________________________ Note : La TRO comprend la solution préparée à partir des sachets de Sels de Réhydratation par voie orale (SRO) et/ou le liquide recommandé et préparé à la maison. Les données concernent les naissances de la période 0-59 mois précédant l'enquête. * Basé sur trop peu de cas 118 * Santé de la mère et de l’enfant Le graphique 7.6 présente les résultats concernant l’alimentation des enfants de moins de trois ans durant les épisodes diarrhéiques. Dans 55 % des cas, les enfants ont reçu un supplément de liquides pendant leur épisode diarrhéique; par contre, 24 % des enfants ont reçu la même quantité de liquides et 19 % en ont reçu moins qu'en période normale. Par ailleurs, 32 % des enfants qui ont eu la diarrhée ont continué d'être nourris de la même façon pendant les épisodes diarrhéiques; dans 16 % des cas seulement la quantité de nourriture a été augmentée et, pour 52 % des enfants, l'alimentation a été réduite ou stoppée. Ces résultats démontrent que les mères devraient être beaucoup mieux informées sur la nécessité d'augmenter les quantités de liquides et d'aliments à donner aux enfants durant les épisodes diarrhéiques de façon à éviter les risques de déshydratation et d'affaiblissement et, ainsi, de réduire la mortalité qui peut en résulter. 1 Un autre facteur qui détermine l'état nutritionnel des enfants est la morbidité. Alimentation et état nutritionnnel * 119 8PRATIQUES D’ALIMENTATION ET ÉTATNUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES L'EDSCI-II a collecté des informations relatives aux pratiques d'alimentation des enfants âgés de moins de cinq ans (allaitement au sein, alimentation de complément et utilisation du biberon). Des informations relatives à l'état nutritionnel des enfants et des femmes de 15-49 ans ont également été collectées. Ce chapitre a pour but d’analyser ces données et d’évaluer l’état nutritionnel des enfants et des femmes à partir des indicateurs anthropométriques 8.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT Les pratiques alimentaires jouent un rôle primordial dans l'état nutritionnel des enfants1. Le lait maternel contient tous les éléments nutritifs indispensables au bon développement et à la croissance de l'enfant durant ses premiers mois d'existence. Comme il est hygiénique et transmet les anticorps de la mère, il limite la prévalence des maladies, en particulier, de la diarrhée. L'allaitement, par son intensité et sa fréquence, peut aussi prolonger l'aménorrhée post-partum et, par contrecoup, l'intervalle entre naissances. Lors de l'EDSCI-II, des questions ont été posées sur les pratiques d'alimentation des enfants nés dans les cinq années ayant précédé l'enquête. L'enquêtrice a demandé aux femmes : • si les enfants étaient allaités au moment de l'enquête; • quelle était la fréquence de l'allaitement; • quels étaient les aliments de complément qu'ils avaient reçus durant les dernières 24 heures. Le tableau 8.1 indique que la presque totalité des enfants ivoiriens nés dans les cinq années ayant précédé l'enquête (96 %) ont été allaités, et cette pratique est quasi uniforme quelles que soient les caractéristiques socio-démographiques des femmes. Cependant, malgré le caractère quasi universel de cette pratique, près de cinq femmes sur dix (47 %) ne donnent pas le sein le premier jour. Seulement 53 % ont été mis au sein pour la première fois durant leur premier jour d'existence et seulement 28 % l'ont été durant la première heure suivant la naissance. Le non respect de l’allaitement dès le premier jour de naissance de l’enfant concerne aussi bien les garçons que les filles : seulement 55 % des enfants de sexe masculin sont allaités dès le premier jour de naissance contre 52 % des filles. Le fait de ne pas allaiter l'enfant dès sa naissance peut avoir un effet néfaste sur sa santé car c'est lors des premiers allaitements, dans les vingt- quatre heures suivant la naissance, que l'enfant bénéficie du colostrum qui contient les anticorps de la mère et qui sont essentiels pour lui éviter de nombreuses maladies. De plus, si le nouveau-né n'est pas allaité dans les vingt-quatre heures, il reçoit, à la place, divers liquides qui risquent de le mettre en contact avec des agents pathogènes. En milieu rural, seulement 48 % des enfants ont été allaités durant les premières vingt-quatre heures et moins du quart (24 %) le sont durant la première heure. La situation est, cependant, meilleure en milieu urbain avec près des deux tiers des enfants (65 %) qui ont été allaités durant le premier jour suivant la naissance et, dans plus du tiers des cas (37 %), dans la première heure. Ce respect de la pratique de l’allaitement dès le premier jour de naissance est particulièrement important dans les villes autres que la capitale (73 % contre 57 %). 120 * Alimentation et état nutritionnnel Tableau 8.1 Allaitement initial Pourcentage d'enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l'enquête qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités dans l'heure qui a suivi la naissance et pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités le jour de la naissance, selon les caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________________________________________________ Début de l'allaitement _______________________ Dans Durant Pourcentage l'heure le jour ayant été suivant la suivant la Effectif Caractéristique allaités naissance naissance1 d'enfants _______________________________________________________________________ Sexe de l'enfant Masculin Féminin Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou + Assistance à l'accouchement Personnel de santé Accoucheuse formée/ matrone Accoucheuse traditionnelle Amis/Parents Personne Lieu d'accouchement Établissement sanitaire À la maison Autre Ensemble 95,8 26,5 54,6 1 111 96,9 28,8 52,2 1 113 96,0 31,9 57,3 360 93,4 41,4 72,9 349 94,7 36,5 64,8 709 97,1 23,7 48,2 1 515 96,8 29,9 54,1 1 450 94,8 22,6 52,7 611 97,8 26,9 49,8 163 95,6 31,5 59,3 1 047 97,6 10,0 26,5 75 97,8 26,6 48,1 327 96,2 22,5 49,2 653 99,0 36,6 56,8 118 95,7 31,5 59,2 1 048 96,9 24,3 48,3 1 172 96,4 27,7 53,4 2 224 _______________________________________________________________________ Note : Le tableau est basé sur tous les enfants nés dans les 5 années ayant précédé l'enquête, qu'ils soient vivants ou décèdés au moment de l'enquête. 1 Y compris les enfants allaités dans l'heure qui a suivi la naissance. 2 Y compris les non déterminés Il est surprenant que les femmes instruites respectent moins fréquemment que les autres la pratique de l’allaitement dès le premier jour de naissance de l’enfant. En effet, les enfants de mère n'ayant pas d'instruction commencent à être allaités moins tardivement que ceux dont la mère a une instruction : le pourcentage d’enfants allaités dès le premier jour varie de 54 % chez les enfants dont la mère est sans instruction à 50 % chez les enfants dont la mère a un niveau d'instruction secondaire ou plus. Par ailleurs, on note que lorsque la mère a accouché avec l'assistance de personnel médical, dans 59 % des cas, l'enfant a reçu le sein durant les premières vingt-quatre heures; cette proportion est de 48 % lorsque la mère a été assistée par une accoucheuse traditionnelle et de 49 % quand elle a accouché avec l'aide de parents ou amis. Enfin, lorsque les femmes accouchent dans une formation sanitaire, les enfants sont plus fréquemment mis au sein le premier jour (59 %) que lorsque l'accouchement a eu lieu à la maison (48 %). Alimentation et état nutritionnnel * 121 Tableau 8.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant Répartition (en %) des enfants survivants par type d'allaitement, selon l'âge de l'enfant en mois, EDSCI- II Côte d’Ivoire 1998-99 ______________________________________________________________________________ Situation face à l'allaitement __________________________________________ Allaite- Allaitement, Allaite- ment aliments et Effectif Âge Non ment et eau autres d'enfants en mois allaité seul seulement liquides Total vivants ______________________________________________________________________________ 0-1 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 24-25 26-27 28-29 30-31 32-33 34-35 Moins de 4 mois 4 à 6 mois 7 à 9 mois 0,0 3,3 41,9 54,8 100,0 54 0,0 3,9 39,4 56,7 100,0 64 4,3 3,1 23,7 69,0 100,0 59 2,8 0,0 16,5 80,7 100,0 89 0,0 0,0 7,6 92,4 100,0 78 3,1 0,0 10,9 86,0 100,0 67 3,2 0,5 2,1 94,1 100,0 86 8,9 0,0 2,8 88,3 100,0 73 20,6 0,0 4,8 74,7 100,0 67 37,5 0,0 0,7 61,8 100,0 66 40,1 0,0 3,4 56,5 100,0 73 51,7 0,0 0,0 48,3 100,0 74 70,7 0,0 0,0 29,3 100,0 69 87,7 0,0 0,0 12,3 100,0 76 89,4 0,0 0,0 10,6 100,0 56 96,4 0,0 0,0 3,6 100,0 50 93,4 0,0 0,0 6,6 100,0 55 91,7 0,0 0,0 8,3 100,0 66 0,0 3,7 40,5 55,8 100,0 118 4,2 1,8 21,6 72,4 100,0 102 0,6 0,0 10,1 89,4 100,0 124 ______________________________________________________________________________ Note : La situation face à l'allaitement fait référence aux dernières 24 heures. Les enfants classés dans la catégorie « Allaitement et eau seulement » ne reçoivent pas d'autres compléments. Le tableau 8.2 (illustré par le graphique 8.1) présente les données sur la pratique de l'allaitement des enfants de moins de trois ans au moment de l'enquête. À 1 mois, tous les enfants sont allaités et, dans pratiquement plus de 95 % des cas, cette pratique continue pendant la première année d'existence. Après l’âge d’un an, l'allaitement diminue régulièrement avec l'âge de l'enfant, mais il faut attendre 22-23 mois pour que plus de la moitié des enfants (52 %) ne soient plus allaités. Le tableau 8.2 indique également que l'allaitement exclusif (l'enfant reçoit uniquement le lait maternel) est faiblement pratiqué en Côte d’Ivoire, puisque seulement 3 % des bébés âgés de 0-1 mois reçoivent exclusivement le sein. Malgré les recommandations de l'OMS et de l’UNICEF selon lesquelles, jusqu'à 4-5 mois, les enfants doivent uniquement être nourris au sein, on remarque que même chez les enfants de 0-1 mois, la pratique de l’allaitement exclusif est insignifiante. En fait, durant le premier mois, plus de la moitié des enfants (55 %) reçoivent une alimentation de complément (liquides autres que l’eau ou solides); cette proportion passe à 57 % chez ceux âgés de 2 à 3 mois, et concerne les deux tiers des enfants âgés de 4 à 5 mois (69 %). À partir d’un an et demi, on note qu'une proportion importante d'enfants reçoivent uniquement des aliments de substitution, c'est-à-dire qu'ils sont sevrés : de 9 % à 14-15 mois, cette proportion passe à 21 % à 16-17 mois et à plus de la moitié (52) % à 22-23 mois. 122 * Alimentation et état nutritionnnel Le tableau 8.3 présente les durées d'allaitement selon que l'enfant est exclusivement allaité ou reçoit d'autres aliments. Si on se limite aux enfants recevant uniquement le sein, la durée médiane de l'allaitement est de 0,4 mois. Si l'on considère l'ensemble des enfants allaités, la durée médiane est estimée à 20,5 mois et elle varie selon les caractéristiques socio-démographiques. Son niveau, estimé, à 21,6 mois en milieu rural, est supérieur à celui obtenu dans la capitale (15,9 mois) et dans les Autres Villes (19,6 mois). L'association entre la durée d'allaitement et le niveau d'instruction de la mère semble être étroite, puisque la durée médiane varie de 22,6 mois chez les femmes sans instruction à 17,3 mois chez celles ayant un niveau d’instruction primaire puis à 14 mois chez celles ayant, au moins, un niveau d’instruction secondaire. Le tableau 8.3 présente aussi une information sur la fréquence de l'allaitement des enfants de moins de six mois. Au cours des dernières vingt-quatre heures ayant précédé l'enquête, 94 % des enfants de moins de six mois ont été allaités six fois ou plus. Par rapport aux caractéristiques socio-démographiques, les différences sont négligeables. Alimentation et état nutritionnnel * 123 Tableau 8.3 Durée médiane et fréquence de l'allaitement Durée médiane de l'allaitement, de l'allaitement exclusif et de l'allaitement et eau, et pourcentage d'enfants de moins de 6 mois qui ont été allaités six fois ou plus au cours des vingt-quatre heures ayant précédé l'interview, selon les caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________________ Durées médianes d'allaitement _________________________________________________ Enfants de moins de 6 mois Allaitement __________________________ seul ou Pourcentage allaité allaitement 6 fois ou + dans Ensemble de Allaitement et eau Effectif les dernières Effectif Caractéristique l'allaitement seul seulement d'enfants 24 heures d'enfants ___________________________________________________________________________________________________ Sexe de l'enfant Masculin Féminin Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou+ Assistance à l'accouchement Personnel de santé Accoucheuse formée/ matrone Accoucheuse traditionnelle Amis/Parents Personne Ensemble Moyenne Moyenne prévalence/incidence 19,5 0,4 0,6 702 92,9 82 22,0 0,4 0,7 686 94,8 95 15,9 0,4 0,5 232 87,6 31 19,6 0,4 0,7 227 90,8 34 17,6 0,4 0,6 459 89,3 66 21,6 0,4 0,7 929 96,7 111 22,6 0,4 1,0 896 95,4 118 17,3 0,4 0,5 392 90,7 49 14,0 0,4 0,8 99 * 9 18,2 0,4 0,6 663 91,2 93 5,4 0,4 4,9 50 * 6 23,4 0,4 1,6 196 * 23 22,3 0,4 0,6 404 95,2 52 20,7 0,4 0,8 74 * 3 20,5 0,4 0,7 1 388 93,9 176 20,2 0,9 3,5 NA NA NA 19,8 0,2 2,7 NA NA NA ___________________________________________________________________________________________________ Note : Les médianes et les moyennes sont basées sur le statut d'allaitement au moment de l'enquête. NA = Non applicable L'introduction précoce d'une alimentation de complément a des implications particulièrement importantes sur l'état de santé et l'état nutritionnel des enfants. En marge de l'allaitement, cette pratique expose les nouveau-nés aux agents pathogènes, surtout aux maladies diarrhéiques. Par ailleurs, en recevant autre chose que le sein, les enfants sont en partie rassasiés et, compte tenu de la capacité limitée de leur estomac, ils ont tendance à moins téter, ce qui peut réduire la production de lait maternel. Cette pratique peut donc entraîner également le ralentissement de la fréquence de l'allaitement maternel qui, en diminuant la durée de l'aménorrhée post-partum, augmente le risque pour la femme de retomber enceinte. Le tableau 8.4 fournit des informations sur les types d'aliments reçus par les enfants allaités âgés de moins de trois ans durant les dernières vingt quatre heures. Au cours du premier mois, seulement 3 % des enfants sont exclusivement allaités; dès 0-1 mois, différents types d'aliments sont donnés au bébé : 50 % des enfants reçoivent d'autres liquides. Après le premier mois (entre 2 et 3 mois), 41 % des enfants reçoivent d’autres liquides et 11 % reçoivent des aliments solides. À 4-5 mois, ces proportions sont respectivement de 55 % et 32 %. On note, par contre, que les femmes ivoiriennes utilisent très peu le biberon (3 %) : son niveau d'utilisation le plus élevé est observé chez les enfants de 2-3 mois (7 %). 124 * Alimentation et état nutritionnnel Tableau 8.4 Type d'aliments selon l'âge de l'enfant Pourcentage d'enfants de moins de 36 mois par type d'aliments reçus au cours des vingt-quatre heures ayant précédé l'interview et pourcentage de ceux utilisant un biberon, selon l'âge en mois, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _____________________________________________________________________ Aliments de complément _______________________________ Lait Prépara- Pourcentage Âge maternel tion pour Autre Autres Autres utilise Effectif en mois seul bébé lait liquides solides biberon d'enfants _____________________________________________________________________ 0-1 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-23 24-29 30-35 0-3 4-6 7-9 Ensemble 3,3 5,5 1,3 50,2 1,3 3,6 54 3,9 13,9 6,1 41,4 10,7 6,8 64 3,2 23,8 13,4 54,6 32,1 4,5 56 0,0 39,1 11,5 43,3 52,5 6,8 87 0,0 21,3 8,7 54,3 78,2 4,7 78 0,0 23,9 4,7 33,9 72,9 1,1 65 0,5 25,9 10,5 59,4 86,5 2,1 83 0,0 9,4 11,3 47,6 89,8 1,0 67 0,0 9,4 6,0 58,9 79,1 0,0 53 0,0 14,6 11,0 46,1 90,0 0,6 121 0,0 10,3 19,3 59,6 94,9 0,0 35 * * * * * * 11 3,7 10,0 3,9 45,4 6,4 5,3 118 1,9 25,9 10,9 48,4 36,7 5,9 98 0,0 31,3 11,1 51,3 72,0 5,2 123 0,9 18,8 9,2 49,7 65,4 2,9 774 _______________________________________________________________________ Note : Le statut d'allaitement fait réfèrence aux dernières 24 heures. La somme des pourcentages par type d'aliments reçus par un enfant peut dépasser 100 % car un enfant peut recevoir plusieurs types d'aliments. * Basé sur trop peu de cas 8.2 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Un des objectifs de l'EDSCI-II est d'évaluer l'état nutritionnel des jeunes enfants, état résultant, à la fois, de l'histoire nutritionnelle (ancienne et récente) de l'enfant et des maladies ou infections qu'il a pu avoir. Par ailleurs, l'état nutritionnel influe, à son tour, sur la probabilité qu'a l'enfant de contracter des maladies : un enfant atteint de malnutrition chronique ou aiguë est en situation de faiblesse physique qui favorise les infections. L'état nutritionnel est évalué au moyen d'indices anthropométriques. À partir du poids, de la taille et de l'âge de l'enfant mesurés au moment de l'enquête, trois indices sont calculés : la taille par rapport à l'âge (taille-pour-âge), le poids par rapport à la taille (poids-pour-taille) et le poids par rapport à l'âge (poids-pour- âge). 2 La référence a été établie par NCHS/CDC/WHO à partir de l'observation d'enfants américains de moins de cinq ans en bonne santé, cette référence internationale est applicable pour tous les enfants de cet âge dans la mesure où, quel que soit le groupe de population, ils suivent un modèle de croissance similaire. Les données de la population de référence internationale on t été normalisées pour suivre une distribution normale où la médiane et la moyenne sont identiques. Pour les différents indices étudiés, la comparaison de la situation dans l'enquête avec le standard international est effectuée en mesurant la proportion d'enfants observés qui se situent à moins de deux et à moins de trois écarts-type en dessous de la médiane de la population de référence. Alimentation et état nutritionnnel * 125 8.2.1 Indices de l'état nutritionnel des enfants Suivant les recommandations de l'OMS, l'état nutritionnel des enfants enquêtés est comparé à celui de la population de référence internationale2. Dans une population en bonne santé et bien nourrie, on s'attend à ce que seulement 2,3 % des enfants se situent à moins deux écarts-type (malnutrition modérée), dont 0,1 % à moins trois écarts-type (malnutrition sévère), en-dessous de la médiane pour chacun des trois indices de nutrition. L'indice taille-pour-âge est un indice de malnutrition chronique : une taille trop petite pour un âge donné est la manifestation d'un retard de croissance. La taille-pour-âge est, en effet, une mesure des effets à long terme de la malnutrition et ne varie que très peu en fonction de la saison de la collecte des données. Un enfant qui a reçu une alimentation inadéquate et/ou qui a été malade pendant une longue période ou encore de façon répétée, peut accuser un retard de croissance staturale. Cependant, son poids a pu rester en correspondance avec sa taille réelle, donnant ainsi un indice poids-pour-taille normal : c'est pourquoi cette forme de malnutrition n'est pas toujours visible dans une population. Un enfant de trois ans présentant cette forme de malnutrition peut ressembler à un enfant de deux ans bien nourri. Les enfants pour lesquels la taille- pour-âge se situe à moins de deux écarts-type en dessous de la médiane taille-pour-âge de la population de référence sont considérés comme petits pour leur âge et atteints de retard de croissance, ceux pour lesquels la taille-pour-âge se situe à moins de trois écarts-type en dessous de la médiane taille-pour-âge de la population de référence sont considérés comme atteints de retard de croissance sévère. Les enfants dont le poids-pour-taille se situe à moins deux écarts-type en dessous de la médiane poids-pour-taille de la population de référence sont considérés comme souffrant d'émaciation, ceux se situant à moins trois écarts-type souffrent d'émaciation sévère. L'indice poids-pour-taille reflète, en effet, la situation nutritionnelle actuelle (au moment de l'enquête). Cette forme de malnutrition est la conséquence d'une alimentation insuffisante durant la période ayant précédé l'observation ou peut-être le résultat de maladies provoquant une perte de poids (diarrhée sévère, anorexie associée à une maladie, par exemple) : un enfant souffrant de cette forme de malnutrition est maigre ou émacié. L'indice poids-pour-taille reflète donc une situation actuelle qui n'est pas nécessairement une situation de longue durée. Cette forme de malnutrition aiguë peut être influencée par la saison pendant laquelle s'est effectuée la collecte des données, étant donné que la plupart des facteurs susceptibles de causer un déséquilibre entre le poids et la taille de l'enfant (épidémie, sécheresse, période de soudure, etc.) sont très sensibles à la saison. Le troisième indice, le poids-pour-âge, est la combinaison des indices taille-pour-âge et poids-pour- taille. Les enfants dont le poids-pour-âge se situe à moins de deux écarts-type en dessous de la médiane poids-pour-âge de la population de référence sont considérés comme souffrant d'insuffisance pondérale, ceux se situant à moins trois écarts-type souffrent d'insuffisance pondérale sévère. Au cours de l'enquête, tous les enfants de moins de cinq ans des femmes éligibles, devaient être pesés et mesurés : 1 909 enfants âgés de moins cinq ans répondaient à ces critères. Cependant, les résultats présentés dans ce rapport ne concernent que 85 % de ces enfants. Sont exclus des résultats : 7 % d'enfants pour lesquels le poids et/ou la taille n'ont pas été mesurés parce que l'enfant était malade ou absent au moment de l'enquête, ou encore parce qu'il a refusé; 4 % d'enfants pour lesquels le poids et/ou la taille sont 126 * Alimentation et état nutritionnnel Tableau 8.5 État nutritionnel des enfants par caractéristiques socio-démographiques Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans considérés comme atteints de malnutrition par caractéristiques socio- démographiques selon les trois indices anthropométriques de l'état nutritionnel: taille-pour-âge, poids-pour-taille et poids-pour-âge, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99____________________________________________________________________________________________ Taille-pour-âge Poids-pour-taille Poids-pour-âge __________________ __________________ __________________ Inférieur Inférieur Inférieur Inférieur Inférieur Inférieur Caractéristique à -3ET à -2 ET1 à -3 ET à -2 ET1 à -3 ET à -2 ET1 Effectif ____________________________________________________________________________________________ Âge de l'enfant (mois) < 6 6-11 12-23 24-35 36-47 48-59 Sexe de l'enfant Masculin Féminin Rang de naissance 1 2-3 4-5 6 ou plus Intervalle entre naissances Première naissance <24 mois 24-47 mois 48 mois ou plus Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction de la mère Aucun Primaire Secondaire ou + Ensemble des enfants 1,5 8,2 0,5 1,7 0,0 2,9 147 3,2 13,0 0,5 11,1 2,5 14,9 225 11,4 29,1 1,3 15,4 5,9 29,7 417 9,2 25,2 0,7 6,9 4,3 23,7 311 13,4 29,1 0,5 1,0 5,0 18,9 281 14,9 35,0 0,2 4,3 7,3 22,8 250 9,3 23,8 0,6 7,9 3,7 18,7 796 10,3 26,5 0,8 7,6 5,6 23,6 834 9,4 24,2 0,2 8,0 4,0 19,4 359 11,0 26,8 0,5 7,7 4,7 22,4 527 10,4 24,2 1,6 5,3 5,3 20,3 362 8,2 24,7 0,6 10,0 4,5 22,1 382 9,4 24,2 0,2 8,0 4,0 19,4 359 18,0 36,7 1,0 10,6 10,0 28,4 177 9,4 26,8 0,4 7,7 4,4 22,7 744 7,0 16,9 1,6 6,2 3,2 16,1 349 2,1 9,2 0,5 5,8 1,7 10,7 278 11,3 27,9 1,7 7,0 2,3 16,1 260 6,6 18,3 1,1 6,4 2,0 13,3 538 11,5 28,6 0,5 8,5 6,0 25,1 1 092 11,8 28,3 0,7 7,9 5,5 23,5 1 054 5,8 21,1 0,6 8,5 3,4 18,3 446 7,7 14,2 1,4 4,1 2,5 12,1 130 9,8 25,2 0,7 7,8 4,7 21,2 1 630 ____________________________________________________________________________________________ Note : Chaque indice est exprimé en terme de nombre d'unités d'écart type (ET) par rapport à la médiane de la Population de Référence Internationale du NCHS/CDC/OMS. Les enfants sont atteints de malnutrition s'ils se trouvent à moins de -2 ET (-2 ET et -3 ET) de la médiane de la population de référence. 1 Les enfants qui se situent en-dessous de -3 ET sont inclus dans cette catégorie. manifestement invraisemblables (du fait d'erreurs de report, ou encore d'erreurs de mesure, particulièrement délicates chez les enfants les plus jeunes); et enfin 4 % d'enfants pour lesquels l'âge en mois est inconnu ou incomplet. 8.2.2 Niveaux de l'état nutritionnel des enfants Le tableau 8.5 présente les pourcentages d'enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition selon les trois indices présentés ci-dessus et selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Alimentation et état nutritionnnel * 127 Retard de croissance : taille-pour-âge Le tableau 8.5 fournit des informations sur l'indice taille-pour-âge. En Côte d’Ivoire, un quart des enfants (25 %) souffrent d'un retard de croissance, et 10 % présentent un retard de croissance sévère. Ces niveaux sont respectivement 10 et 100 fois plus élevés que ceux que l’on s’attend à trouver dans une population où les enfants sont en bonne santé. Durant les deux premières années de vie, le retard de croissance augmente avec l'âge de l'enfant (graphique 8.2) : les enfants de moins de six mois sont les moins touchés (8 %); entre six mois et un an, plus du dixième des enfants (13 %) souffrent de cette forme de malnutrition; à partir de 1 an, la proportion d'enfants atteints devient extrêmement élevée (29 %). À partir de 2 ans, le pourcentage demeure constamment élevé (25 % des enfants âgés de 24-35 mois) et s’accroît à nouveau pour atteindre 35 % des enfants de 48-59 mois. À partir de cet âge, les retards de croissance staturale acquis ne sont plus rattrapables. Par ailleurs, le retard de croissance semble être un peu plus fréquent chez les filles que chez les garçons (27 % contre 24 %). Du point de vue du rang de naissance de l'enfant, la prévalence du retard de croissance varie peu : 24 % chez les enfants de rang 1 à 27 % chez les enfants de rang 2-3. Cependant la malnutrition chronique touche plus les enfants qui suivent leur aîné à moins de 24 mois (37 %) que ceux qui le suivent à 24-47 mois (27 %). Chez les enfants qui suivent leur aîné à moins de 24 mois, la malnutrition chronique est également importante sous sa forme sévère (18 % contre 9 % chez ceux qui suivent leur aîné à 24-47 mois). Au niveau du milieu de résidence, le retard de croissance est nettement plus important en milieu rural (29 %) et dans les Autres Villes (28 %) que dans la capitale (9 %) (graphique 8.3). L' instruction semble contribuer à une réduction du retard de croissance qui, estimé à 28 % lorsque la mère est sans instruction, passe à 21 % lorsque la mère a un niveau d'instruction primaire, et à 14 % lorsqu'elle a le niveau secondaire ou plus. 128 * Alimentation et état nutritionnnel Émaciation Le tableau 8.5 fournit également les proportions d'enfants atteints d'émaciation ou de malnutrition aiguë, exprimée au moyen de l'indice poids-pour-taille. Dans l'ensemble, 8 % des enfants sont émaciés, dont 1 % sous une forme sévère : ces proportions sont respectivement 3 fois et 10 fois plus élevées que celles attendues dans une population en bonne santé et bien nourrie. Du point de vue de l'âge (graphique 8.2), ce sont les enfants de 6-11 mois (11 %), et surtout ceux de 12-23 mois (15 %) qui sont les plus atteints. Ce groupe d'âges correspond au stade du développement où les enfants sont particulièrement exposés aux agents pathogènes comme l'indique la forte prévalence de la diarrhée dans ces groupes d'âges (voir Chapitre 7 - Santé de la mère et de l'enfant). Par ailleurs, selon le sexe de l’enfant, les variations de l’émaciation sont faibles. Selon le rang de naissance, les variations sont irrégulières. Par contre, selon l’intervalle entre naissance, il semble que les enfants suivant leur aîné à moins de 24 mois sont plus émaciés que ceux suivant leur aîné à 24-47 mois (11 % contre 8 %). La malnutrition aiguë est un peu moins forte en milieu urbain (6 %) qu'en milieu rural où elle touche 9 % des enfants. De même, les enfants dont la mère a, au moins, le niveau d’instruction secondaire se trouvent toujours dans une meilleure situation (4 % contre 8 % lorsque la mère n’est pas instruite). Cette fois-ci, les enfants dont la mère a seulement le niveau d’instruction primaire sont aussi touchés par la malnutrition aiguë (9 %) que ceux dont la mère n’est pas instruite. Alimentation et état nutritionnnel * 129 Insuffisance pondérale Le poids-pour-âge est un indice qui reflète, chez l'enfant, les effets combinés du retard de croissance et de l'émaciation. C'est la mesure la plus souvent utilisée par les services de santé pour le suivi de la croissance pondérale, mais sa valeur en tant qu'indice est limitée quand il n'existe qu'une seule mesure dans le temps. Il est présenté ici essentiellement pour permettre des comparaisons avec les résultats des études ou des suivis nutritionnels des enfants qui utilisent cette mesure. Comme le poids-pour-taille, le poids-pour- âge est sensible aux variations saisonnières. Plus du cinquième des enfants de mois de cinq ans (21 %) présentent une insuffisance pondérale, dont 5 % sous une forme sévère (tableau 8.5). Comme l'état nutritionnel mesuré au moyen de cet indice rend compte à la fois, des formes chroniques et aiguës de la malnutrition, les variations du poids-pour-âge selon les différentes caractéristiques socio-démographiques suivent les mêmes tendances que celles observées pour le poids-pour-taille et surtout celles observées pour la taille-pour-âge. On remarque que l’insuffisance pondérale touche plus fréquemment les filles que les garçons (24 % contre 19 %). Du point de vue du rang de naissance de l'enfant, l’insuffisance pondérale semble moins concerner les naissances de rang 1 (19 %) que les naissances de rang supérieur (22 % chez celles de rang 2 ou 3). Par contre, l’insuffisance pondérale touche plus les enfants qui suivent leur aîné à moins de 24 mois (28 %) que ceux qui le suivent à 24-47 mois (23 %). Le pourcentage d'enfants qui souffrent d'insuffisance pondérale atteint 25 % en milieu rural contre 16 % dans les Autres Villes et 11 % dans la capitale. Lorsque la mère est sans instruction, l'insuffisance pondérale est estimée à 24 %; celle-ci atteint 18 % chez les enfants dont la mère a un niveau d'instruction primaire, et 12 % chez les enfants dont la mère a un niveau d'instruction secondaire ou plus. 8.3 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES L'état nutritionnel des femmes est un des déterminants de la mortalité maternelle, du bon déroulement des grossesses ainsi que de leur issue. Il influence aussi la morbidité et la mortalité des jeunes enfants. Plusieurs indices peuvent être utilisés pour mesurer l'état nutritionnel des femmes (Krasovec et Anderson, 1991). Dans le cadre de l'EDSCI-II, on a collecté des données sur le poids et la taille de toutes les femmes de 15-49 ans. Le même équipement utilisé pour la prise des mesures du poids et de la taille des enfants a été utilisé pour les femmes. La toise utilisée pour la mesure de la taille était équipée d'une extension capable de mesurer les adultes, tandis qu'un pèse-personne digital d'une précision de ± 100 grammes était utilisé pour obtenir le poids des femmes et des enfants. Le tableau 8.6 donne la répartition, la moyenne et l'écart-type de trois indices anthropométriques concernant les femmes : il s'agit de la taille, du poids et de l'indice de masse corporelle (IMC). Ce dernier indice est calculé à partir de la taille et du poids. Bien que la taille puisse varier dans les populations à cause de facteurs génétiques, il existe une association entre la taille et le statut socio-économique. En outre, d'un point de vue anatomique, la largeur du bassin est fonction de la taille des femmes : les femmes de petites tailles sont donc plus susceptibles d'avoir des complications pendant la grossesse et surtout pendant l'accouchement. Elles sont aussi plus susceptibles de concevoir des enfants de faible poids. Bien que la taille critique en-deçà de laquelle une femme peut être considérée à risque varie selon les populations, on admet généralement que cette taille se situe entre 140 et 150 centimètres. Les résultats du tableau 8.6 montrent que la taille des femmes ivoiriennes 130 * Alimentation et état nutritionnnel Tableau 8.6 Indicateurs anthro- pométriques de l'état nutritionnel des femmes Distribution (en %), moyenne et écart type de la taille, du poids et de l'Indice de Masse Corporelle (IMC) pour les femmes de 15-49 ans, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________ Indicateur Total _______________________________ Taille des femmes (cm) 135,0-139,9 140,0-144,9 145,0-149,9 150,0-154,9 155,0-159,9 160,0-164,9 165,0-169,9 170,0-174,9 175,0-179,9 >= 180,0 ND Total Effectif de femmes Taille moyenne Écart type Poids des femmes (kg) 35,0-39,9 40,0-49,9 50,0-59,9 60,0-69,9 >= 70,0 ND Total Effectif de femmes Poids moyen Écart type IMC des femmes (kg/m2) 12,0-15,9 (Sévère) 16,0-16,9 (Modéré) 17,0-18,4 (Léger) 18,5-20,4 (Normal) 20,5-22,9 (Normal) 23,0-24,9 (Normal) 25,0-26,9 (Surpoids) 27,0-28,9 (Surpoids) 29,0-29,9 (Surpoids) >= 30,0 (Obèse) ND Total Effectif de femmes IMC moyen Écart type 0,1 1,0 5,5 16,8 31,0 27,1 12,9 4,1 0,6 0,0 0,9 100,0 3 040 159,2 6,2 1,1 21,9 45,3 19,8 10,8 1,0 100,0 3 040 57,4 10,8 0,6 1,9 5,7 22,2 32,9 16,5 8,2 5,0 1,3 4,7 1,0 100,0 3 040 22,6 3,9 âgées de 15-49 ans, se situe nettement au-dessus de l'intervalle mentionné : elle est, en moyenne, de 159,2 centimètres (écart-type de 6,2 centimètres). Seulement 1 % des femmes ont une taille inférieure à 145 centimètres et 6 % ont une taille comprise entre 145 centimètres et 150 centimètres; enfin, 93 % des femmes ont une taille supérieure à 150 centimètres. Le faible poids des femmes est un facteur de risque important pour le déroulement et l'issue de la grossesse. Le poids moyen des femmes ivoiriennes âgées de 15-49 ans ayant eu un enfant durant les cinq dernières années est de 57,4 kilos; 23 % d'entre elles ont un poids inférieur à 50 kilos et 11 % ont un poids égal ou supérieur à 70 kilos. Cependant, le poids étant très variable selon la taille, il est préférable de s'intéresser à un indice tenant compte de cette relation. L'Indice de Masse Corporelle (IMC) ou encore indice de Quételet est le plus souvent utilisé pour exprimer la relation poids/taille : il permet de mettre en évidence le manque ou l'excès de poids en contrôlant la taille et, en outre, il présente l'avantage de ne pas nécessiter l'utilisation de tables de référence comme c'est le cas pour le poids- pour-taille. L'IMC est calculé en divisant le poids (en kilos) par le carré de la taille, et s'exprime donc en kg/m2. Pour indiquer une déficience énergétique chronique, on utilise généralement comme seuil la valeur 18,5. À l'opposé, pour indiquer un surpoids, le seuil récemment établi (James et al., 1988) est de 25 ou plus. La valeur moyenne de l'IMC chez les femmes ivoiriennes de 15-49 ans non enceintes est de 22,6; 8 % des femmes ont un indice se situant en-deçà du seuil critique et présentent donc une déficience énergétique chronique. Par contre, 20 % des femmes ont un indice très élevé (25 ou plus) et entrent sans équivoque dans la catégorie des surpoids. Le tableau 8.7 présente les tailles moyennes et les pour- centages de femmes dont la taille est inférieure à 145 centimètres, les IMC moyens et les pourcentages de femmes dont l'IMC est inférieur à 18,5, selon certaines caractéristiques socio-démographiques. La taille moyenne varie peu selon l’âge des femmes (158,2 cm chez les femmes de 15-19 ans contre un peu plus de 159 cm chez les femmes plus âgées). De même, l’IMC moyen varie peu selon l’âge des femmes. Toutefois, lorsqu'on considère le seuil critique de 18,5, les différences deviennent importantes. Chez les femmes de 15-19 ans, 12 % ont un indice inférieur a 18,5 contre moins de 8 % chez les femmes de 20-35 ans. Alimentation et état nutritionnnel * 131 Tableau 8.7 Indicateurs anthropométriques des femmes par caractéristiques socio- démographiques Taille moyenne et pourcentages de femmes de 15-49 ans dont la taille est inférieure à 145 centimètres, Indice de M asse Corporelle (IMC) moyen et pourcentages de celles dont l'IMC est inférieur à 18,5, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _____________________________________________________________________________ Taille Poids-pour-taille1 ___________________________ __________________________ Pour- Effectif Pour- Effectif centage de IMC centage de Caractéristique Moyenne <145 cm femmes moyen <18,5 femmes _____________________________________________________________________________ Âge de la femme 15-19 20-24 25-29 30-34 35-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou + Ensemble 158,2 2,0 762 21,6 11,7 762 159,7 0,1 575 22,2 7,1 575 159,6 0,6 501 22,8 5,0 500 159,7 2,2 415 23,0 7,5 415 159,1 0,8 759 23,5 8,1 759 160,1 0,6 761 23,8 6,4 761 159,8 0,7 503 23,2 6,5 502 160,0 0,7 1 264 23,6 6,4 1 263 158,6 1,5 1 749 21,9 9,5 1 749 158,9 1,3 1 685 22,2 9,4 1 685 159,0 1,0 866 23,0 6,0 866 160,4 0,8 462 23,3 8,2 461 159,2 1,1 3 013 22,6 8,2 3 012 _____________________________________________________________________________ 1 Sont exclues les femmes enceintes et celles ayant eu un enfant dans les deux mois ayant précédé l'enquête. Au niveau du milieu de résidence, on note que les femmes de la capitale ont une taille un peu plus élevée (160,1 cm) que celle des femmes des Autres Villes (159,8 cm) ou du milieu rural (158,6 cm). Elles ont également un IMC plus élevé (23,8 contre 23,2 dans les Autres Villes et 21,9 en milieu rural). Selon le niveau d'instruction, l'IMC moyen varie de 22,2 lorsque la femme n’est pas instruite à 23,3 lorsqu’elle a le niveau d’instruction secondaire. Mortalité des enfants de moins de cinq ans * 133 9MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Le niveau de mortalité des enfants est considéré parmi les meilleurs indicateurs du niveau de développement d'une population. Il est, en effet, l’une des composantes de l'indice du développement humain (IDH) élaboré par les Nations Unies. Les résultats fournis par l'EDSCI-II seront utiles pour la mise en place des programmes de santé et de développement socio-économique. Ces résultats concernent les niveaux, tendances et caractéristiques de la mortalité des enfants selon la résidence et l'instruction des mères, le suivi des grossesses et l'assistance à l'accouchement, et selon certaines caractéristiques du comportement reproductif (l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, le rang de naissance et l'intervalle entre naissances). 9.1 MÉTHODOLOGIE Les indicateurs de mortalité présentés dans ce chapitre sont calculés à partir d'informations sur l'historique des naissances recueillies dans le questionnaire individuel. Comme indiqué au Chapitre 3, l'enquêtrice demandait à la femme de fournir la liste de ses naissances en précisant le sexe, l'âge, l'état de survie et, en cas de décès, l'âge au décès (au jour près pour les décès de moins d’un mois, au mois près pour ceux de moins de deux ans, et en années pour les décès survenus à deux ans ou plus). Les indicateurs suivants sont calculés à partir de ces informations : quotient de mortalité néonatale (NN) : mesure à la naissance, la probabilité de décéder avant d'atteindre un mois exact; quotient de mortalité post-néonatale (PNN) : mesure, chez les enfants âgés d'un mois exact, la probabilité de décéder avant d'atteindre le douzième mois exact; quotient de mortalité infantile (1q0) : mesure, à la naissance, la probabilité de décéder avant d'atteindre le premier anniversaire (le terme taux de mortalité infantile sera aussi utilisé pour désigner le quotient de mortalité infantile); quotient de mortalité juvénile (4q1) : mesure, chez les enfants âgés d'un an exact, la probabilité de décéder avant d'atteindre le cinquième anniversaire; quotient de mortalité infanto-juvénile (5q0) : mesure, à la naissance, la probabilité de décéder avant d'atteindre le cinquième anniversaire. L'estimation de la mortalité à partir de l'historique des naissances présente, à la fois, des limites d'ordre méthodologique et des risques d'erreurs d'enregistrement. La collecte des informations auprès de personnes vivantes au moment de l'enquête (ici les femmes de 15-49 ans), ne donne aucune information sur la survie ou le décès d'enfants dont la mère est actuellement décédée. Dans le cas où ces enfants, orphelins de mère, seraient en nombre important et où leur mortalité serait différente des enfants dont la mère est en vie (ce qui est certainement le cas), les niveaux de mortalité s'en trouveraient affectés. Toutefois, en limitant la collecte des données aux seules femmes de 15-49 ans, les informations découlant de l'historique des naissances ne sont pas complètement représentatives des différents intervalles de la période passée. Si, pour les cinq années précédant l'enquête, la presque totalité des naissances (et de la mortalité infanto-juvénile qui peut s'ensuivre) sont issues de femmes de 15-49 ans à l'enquête, il n'en est pas de même pour les intervalles plus anciens : pour la période 10-14 ans avant l'enquête, aucune information sur les naissances issues des femmes de 40-49 ans à cette époque n'est disponible. 134 * Mortalité des enfants de moins de cinq ans Tableau 9.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto- juvénile par périodes de 5 ans précédant l'enquête, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _____________________________________________________________ Nombre Mortalité Mortalité d'années Mortalité post- Mortalité Mortalité infanto- précédant néonatale néonatale infantile juvénile juvénile l'enquête (NN) (PNN) (1q0) (4q1) (5q0)_____________________________________________________________ 0-4 62,2 49,9 112,2 77,2 180,7 5-9 48,7 62,1 110,8 63,6 167,4 10-14 43,8 41,1 84,9 52,4 132,9 15-19 46,0 47,8 93,8 71,2 158,4 20-24 74,7 74,2 148,9 74,2 212,0 Du point de vue de la collecte proprement dite, la validité des données peut être affectée par : • le sous-enregistrement des événements, en particulier l'omission d'enfants qui meurent très jeunes, quelques heures ou jours après la naissance; • les déplacements différentiels des dates de naissance des enfants, selon qu'ils sont vivants ou décédés; • l'imprécision des déclarations d'âge au décès, en particulier l'attraction des 12 mois comme âge au décès, en transformant une partie des décès de jeunes enfants (moins de 12 mois) en décès d'enfants plus âgés (12 à 59 mois), peut, à la fois, engendrer une sous-estimation de la mortalité infantile et une surestimation de la mortalité juvénile, sans pour autant modifier le niveau de la mortalité infanto-juvénile. Par rapport à ces problèmes de collecte, Sullivan et al. (1990) ont montré que les limites méthodologiques inhérentes à l'historique des naissances et les risques d'erreurs ou d'imprécisions de collecte n'induisent en général qu'une très faible marge d'erreur dans les mesures des événements récents. Dans le cadre de ce rapport, on n'a donc procédé à aucun ajustement qui nécessiterait, au préalable, une évaluation détaillée de la qualité des données de l'historique des naissances. Étant donné que plus la période de référence est éloignée de la date de l'enquête, plus le risque d'imprécision est important, pour les périodes anciennes, les changements survenus dans les niveaux de mortalité doivent être interprétés avec prudence. 9.2 NIVEAUX ET TENDANCES Le tableau 9.1 présente les différents quotients de mortalité (néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile) pour les vingt-cinq dernières années, selon cinq périodes quinquennales. Durant la période quinquennale la plus récente, 1993-99, sur 1 000 naissances, 112 décèdent avant leur premier anniversaire (62 ‰ entre 0 et 1 mois et 50 ‰ entre 1 et 12 mois); sur 1 000 enfants âgés d'un an, 77 n’atteignent pas leur cinquième anniversaire. Globalement, sur 1 000 naissances, 181 décèdent avant leur cinquième anniversaire. Mortalité des enfants de moins de cinq ans * 135 Comparé au niveau atteint par les autres pays du projet SFPS, le niveau de mortalité infantile observé en Côte d’Ivoire (112 ‰) est plus élevé que celui observé au Cameroun et au Togo où, au cours de la même période, il est respectivement de 77 ‰ et de 80 ‰. Durant la première année de vie de l’enfant, la situation de la Côte d’Ivoire est proche de celle du Burkina Faso (105 ‰) et meilleure que celle du Niger où sur 1000 naissances 123 ‰ décèdent avant d'atteindre l'âge d'un an. Sur la période des 20 dernières années, les variations de la mortalité des enfants de moins de cinq ans étaient irrégulières aussi bien pour la période infantile que pour la période juvénile (graphique 9.1). 9.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES À HAUTS RISQUES Le tableau 9.2 présente les différents quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-démographiques de la mère, pour la période des 10 ans précédant l'enquête (1998- 1999). La référence à une période de dix années est utilisée ici pour pouvoir disposer, dans chaque sous- groupe de population, d'un nombre d'événements statistiquement suffisant pour le calcul des différentes probabilités. Le graphique 9.2 illustre les niveaux de mortalité infanto-juvénile selon les différentes caractéristiques de la mère, à savoir le milieu de résidence et le niveau d'instruction. Les risques de décéder avant l'âge de cinq ans présentent des écarts importants selon le milieu de résidence. La mortalité infantile est nettement moins élevée en milieu urbain (85 ‰) qu'en milieu rural (124 ‰). En outre, on peut noter que la mortalité post-néonatale des enfants du milieu urbain est plus d’une fois et demie inférieure à celle des enfants du milieu rural (38 ‰ contre 64 ‰); en ce qui concerne la mortalité néonatale, les différences sont moins importantes (47 ‰ contre 60 ‰). De même, après le premier anniversaire, les différences de mortalité selon le milieu de résidence sont importantes : en milieu urbain, sur 1 000 naissances survivantes au premier anniversaire, 44 décèdent avant le cinquième anniversaire. En milieu rural 83 n'atteignent pas le cinquième anniversaire. Dans l'ensemble, la mortalité infanto-juvénile est moins élevée en milieu urbain (125 ‰) qu'en milieu rural (197 ‰). Cette mortalité est particulièrement moins importante à Abidjan que dans les Autres Villes (118 ‰ contre 133 ‰). L'amélioration des conditions sanitaires et l'accessibilité aux services de santé dans les zones urbaines, surtout à Abidjan, expliqueraient ces différences de mortalité. 136 * Mortalité des enfants de moins de cinq ans Tableau 9.2 Mortalité des enfants par caractéristiques de la mère Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période de 10 ans précédant l'enquête, par caractéristiques socio-démographiques de la mère, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________ Mortalité Mortalité Mortalité post- Mortalité Mortalité infanto- néonatale néonatale infantile juvénile juvénile Caractéristique (NN) (PNN) (1q0) (4q1) (5q0)________________________________________________________________________ Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction de la mère Aucun Primaire Secondaire ou plus Soins prénatals et assistance à l'accouchement1 Ni l'un ni l'autre L'un ou l'autre Les deux Ensemble 46,6 33,4 80,0 41,5 118,2 46,3 43,4 89,8 47,4 132,9 46,5 38,2 84,7 44,3 125,2 59,8 64,0 123,9 83,2 196,8 61,2 62,3 123,5 78,9 192,7 47,2 47,5 94,7 64,7 153,2 34,6 27,2 61,8 18,9 79,4 88,5 77,0 165,4 NA NA 68,2 44,2 112,5 NA NA 48,4 45,1 93,4 NA NA 55,6 55,9 111,5 70,7 174,3 ________________________________________________________________________ 1 Quotients pour la période de cinq ans précédant l'enquête NA = Non applicable Mortalité des enfants de moins de cinq ans * 137 Selon le niveau d'instruction de la mère, on constate que la mortalité néonatale varie pratiquement dans les mêmes proportions que la mortalité post-néonatale. Sur 1 000 naissances survivantes au premier mois, on note que la mortalité des enfants dont la mère n'a aucun niveau d'instruction est plus d’une fois et demie supérieure à celle des enfants dont la mère a, au moins, un niveau d’instruction secondaire (61 ‰ contre 35 ‰). On note un écart plus important pour les décès survenus entre le premier et le douzième mois avec des taux de mortalité respectifs de 62 ‰ et 27 ‰. Un enfant dont la mère est sans instruction a une probabilité de mourir avant le premier anniversaire deux fois supérieure à celle d'un enfant dont la mère a le niveau d'instruction secondaire ou plus (124 ‰ contre 62 ‰). Cette différence de mortalité devient encore plus importante pour la période juvénile (79 ‰ contre 19 ‰). Finalement, la probabilité de mourir avant cinq ans est de 193 ‰ pour les enfants dont la mère n'a aucune instruction et de 79 ‰ lorsque celle-ci a atteint, au moins, le niveau secondaire. Chez les enfants de femmes ayant le niveau d'instruction primaire, on observe une situation intermédiaire, plus proche de celle des enfants dont la mère est sans instruction : les niveaux de mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile sont, respectivement, de 95 ‰, 65 ‰ et 153 ‰. Les meilleures conditions de vie, d'hygiène et d'alimentation, mais surtout le recours plus important des femmes instruites aux services de santé (leurs enfants sont plus vaccinés que les enfants dont la mère est sans instruction) pourraient expliquer l'essentiel de ces différences de mortalité (voir Chapitre 7 - Santé de la mère et de l'enfant). Comme l'indique le tableau 9.2, lorsque la mère n'a fait aucune visite prénatale pendant sa grossesse et n'a pas été assistée par du personnel médical lors de l'accouchement, son enfant court un risque de décéder de 165 ‰ avant d'atteindre son premier anniversaire, contre 93 ‰ pour un enfant dont la mère a été en consultation prénatale et a été assistée lors de l'accouchement. De manière générale, les femmes qui ont le meilleur suivi pendant la grossesse et qui accouchent dans les meilleures conditions sont aussi les femmes les plus instruites ou celles qui résident dans les zones urbaines (voir Chapitre 7 - Santé de la mère et de l'enfant). Les résultats présentés ci-dessus permettent ainsi de conclure que l'environnement socio-économique des mères apparaît comme un facteur déterminant de la mortalité des enfants. Le tableau 9.3 et le graphique 9.3 présentent également les quotients de mortalité pour la période de dix ans précédant l'enquête selon certaines caractéristiques biologiques des mères et des enfants. Entre la naissance et le cinquième anniversaire, la mortalité des enfants de sexe masculin est, comme dans la majorité des populations, nettement plus élevée que celle des enfants de sexe féminin : à la naissance, sur 1 000 garçons, 203 n'atteignent pas le cinquième anniversaire contre 146 pour 1 000 filles. Cet écart se produit aussi bien durant le premier mois d'existence (65 ‰ contre 47 ‰) qu’au niveau post-néonatal (66 ‰ contre 46 ‰). En somme, durant la période infantile, sur 1 000 naissances de sexe masculin, 130 décèdent avant le premier anniversaire contre 93 sur 1 000 naissances de sexe féminin. Au niveau juvénile, les écarts sont aussi importants (83 ‰ contre 58 ‰). Au moment de l'enquête, on a demandé à la mère de fournir une évaluation de la grosseur de son enfant à la naissance (est-ce qu'à la naissance, l'enfant était très petit ou petit, moyen ou gros). Ainsi, le tableau 9.3 fournit les niveaux de mortalité selon la grosseur de l'enfant à la naissance. Il apparaît que les bébés petits ou très petits (dont les prématurés) ont une mortalité avant un an beaucoup plus élevée que les bébés moyens ou gros (161 ‰ contre 102 ‰). La probabilité de décéder durant le premier mois est près de deux fois plus élevée chez les enfants très petits ou petits que parmi les enfants moyens ou gros (103 ‰ contre 54 ‰). Après avoir passé le seuil critique des 30 premiers jours, les différences de mortalité les deux catégories d'enfants se réduisent (58 ‰ contre 48 ‰) Les trois autres caractéristiques présentés au tableau 9.3 et au graphique 9.3 concernent le comportement procréateur (âge de la mère à la naissance de l'enfant, rang de naissance et intervalle entre naissances). 138 * Mortalité des enfants de moins de cinq ans Tableau 9.3 Mortalité des enfants par caractéristiques démographiques de la mère et des enfants Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période de 10 ans précédant l'enquête, par caractéristiques démographiques de la mère et des enfants, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99_______________________________________________________________________ Mortalité Mortalité Mortalité post- Mortalité Mortalité infanto- Caractéristique néonatale néonatale infantile juvénile juvénile démographique (NN) (PNN) (1q0) (4q1) (5q0)_______________________________________________________________________ Sexe Masculin Feminin Âge de la mère à la naissance Moins de 20 ans 20-29 ans 30-39 ans 40-49 ans Rang de naissance 1 2-3 4-6 7 ou plus Intervalle avec la naissance précédente Moins de 2 ans 2-3 ans 4 ans ou plus Taille à la naissance1 Très petit ou petit Moyen ou gros Ensemble 64,6 65,7 130,3 83,1 202,6 46,6 46,0 92,5 58,4 145,5 72,9 72,5 145,4 77,2 211,4 48,5 53,8 102,3 56,5 153,0 56,1 47,7 103,8 90,7 185,1 51,2 48,0 99,2 113,5 201,4 63,3 72,2 135,5 59,4 186,9 50,7 45,0 95,7 70,7 159,6 51,6 53,7 105,2 67,1 165,3 62,3 59,0 121,3 94,6 204,5 80,6 80,4 161,0 105,2 249,3 50,6 50,5 101,1 68,1 162,3 29,1 19,3 48,3 53,3 99,1 103,3 57,7 161,0 NA NA 54,0 48,0 102,0 NA NA 55,6 55,9 111,5 70,7 174,3 _______________________________________________________________________ 1 Quotients pour la période de cinq ans précédant l'enquête NA = Non applicable Mortalité des enfants de moins de cinq ans * 139 Du point de vue de l'âge de la mère, les risques de décéder les plus élevés sont observés chez les enfants nés de mères âgées de moins de 20 ans : en ce qui concerne la mortalité infantile, le taux correspondant est de 145 ‰ contre 102 ‰ pour les enfants de mère âgée de 20-29 ans. Aussi bien sur la période néonatale que post-néonatale, les enfants nés de mère adolescente (moins de 20 ans) courent un risque plus élevé de décéder que les autres (respectivement 73 ‰ pour les deux périodes contre respectivement 49 ‰ et 54 ‰ chez les enfants nés de mère âgée de 20-29 ans). Au niveau de la période juvénile, on observe également une surmortalité chez les enfants nés de mère adolescente (77 ‰ contre 57 ‰ chez les enfants nés de mère âgée de 20-29 ans). Selon le rang de naissance, les quotients de mortalité infantile très élevés pour le rang 1 (136 ‰), baissent nettement pour les rangs suivants (96 ‰ pour les rangs 2-3), pour augmenter à nouveau et de manière importante pour les enfants de rangs les plus élevés (121 ‰ pour les rangs 7 ou plus). Par contre lorsqu’on considère la mortalité juvénile, les enfants de rang 1 ne courent pas un risque significativement plus élevé que les autres (59 ‰ contre 71 ‰ chez les enfants de rangs 2 ou 3 et 95 ‰ chez les enfants de rang 7 ou plus). Par ailleurs, la durée de l'intervalle intergénésique apparaît comme étant le facteur qui influe le plus nettement sur les niveaux de mortalité des enfants. Les intervalles très courts, qui sont supposés réduire chez la femme le degré de récupération des capacités physiologiques, entraînent une mortalité néonatale (81 ‰) nettement plus élevée que celle estimée pour les naissances qui suivent leur aîné de 2-3 ans ou 4 ans ou plus (respectivement, 51 ‰ et 29 ‰). Les différences de mortalité post-néonatale sont également prononcées (80 ‰ lorsque l'intervalle est inférieur à 24 mois, contre 50 ‰ lorsqu'il est entre 2-3 ans et 19 ‰ lorsqu'il est supérieur ou égal à 4 ans). Globalement, la mortalité infantile, estimée à 161 pour 1 000 naissances survenues à moins de 24 mois de leur aîné, passe à 101 ‰ et à 48 ‰, lorsque les naissances surviennent, respectivement, 2-3 ans et 4 ans ou plus après leur aîné. Après le premier anniversaire, les différences de mortalité se réduisent (105 ‰ contre, respectivement, 68 ‰ et 53 ‰). La mortalité différentielle selon ces trois dernières caractéristiques met en évidence les risques importants que fait courir aux enfants une fécondité élevée, caractérisée surtout par des naissances précoces et des intervalles intergénésiques courts. Le tableau 9.4 présente une classification des naissances des cinq dernières années selon les catégories à hauts risques auxquelles elles correspondent : • les naissances de rang 1, qui présentent un risque plus élevé de mortalité; • les naissances issues de mères appartenant à une autre catégorie à haut risque unique : âge de procréation précoce (moins de 18 ans) ou tardif (après 34 ans), intervalle intergénésique court (moins de 24 mois) et rang élevé de naissance (supérieur à 4); • les naissances correspondant à une combinaison de catégories de risque selon l'intervalle de naissance et le rang de naissance, selon l'âge et le rang, et selon ces trois caractéristiques; et, enfin, • les naissances ne correspondant à aucune catégorie à hauts risques définies ci-dessus. À la lecture du tableau 9.4, il ressort que 35 % des naissances des cinq années ayant précédé l'enquête ne correspondent à aucune catégorie à haut risque identifié, 14 % correspondent à des risques élevés mais inévitables parce qu'elles sont de rang 1, 34 % correspondent à d'autres catégories à haut risque unique et 17 % correspondent à des catégories à hauts risques multiples. Dans l'ensemble, la moitié des enfants courent un risque de décéder plus élevé parce qu'ils sont nés de mère trop jeune (moins de 18 ans) 140 * Mortalité des enfants de moins de cinq ans Tableau 9.4 Comportement procréateur à hauts risques Répartition (en %) des enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, rapport de risque, et répartition (en %) des femmes actuellement en union, à risque de concevoir un enfant à hauts risques de mortalité, selon les catégories à hauts risques de mortalité, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _________________________________________________________________________________ Naissances dans les 5 dernières années Pourcentage_______________________ de femmes Pourcentage Rapport actuellement Catégories à hauts risques de naissances de risque en union1_________________________________________________________________________________ Dans aucune catégorie à haut risque Haut risque inévitable Rang (RG) 1 et âge >=18 ans Un seul haut risque Âge < 18 ans Âge > 34 ans Intervalle intergénésique (IN) < 24 mois RG > 4 Ensemble des hauts risques simples Hauts risques multiples Âge < 18 et IN < 24 Âge > 34 et RG > 4 IN < 24 et RG > 4 Âge > 34 et IN < 24 et RG > 4 Ensemble des hauts risques multiples Ensemble des catégories à risques Total Effectif 35,0 1,00 24,6a 14,1 0,93 6,3 10,7 1,60 1,9 1,5 * 5,8 6,2 (1,89) 12,5 16,0 0,94 11,8 34,4 1,28 32,0 0,7 * 1,1 10,4 0,96 23,8 3,9 (2,15) 7,0 1,5 * 5,1 16,5 1,35 37,2 50,9 1,30 69,2 100,0 NA 100,0 2 224 NA 1 863 _________________________________________________________________________________ Note : Le rapport de risque est le rapport de la proportion d'enfants décédés dans les 5 dernières années dans chaque catégorie à risque, à la proportion d'enfants décédés dans aucune catégorie à haut risque. * Les ratios sont basés sur trop peu de cas et ont été supprimés. ( ) Basés sur moins de 200 cas. 1 Les femmes sont classées dans les catégories à hauts risques selon le statut qu'elles auraient à la naissance de l'enfant, si l'enfant était conçu au moment de l'enquête : âge inférieur à 17 ans et 3 mois ou plus âgé que 34 ans et 2 mois, la dernière naissance a eu lieu dans les 15 derniers mois, et la dernière naissance était de rang 6 ou plus.a Y compris les femmes stérilisées NA = Non applicable ou trop âgée (35 ans ou plus), ou ils sont de rang élevé (cinq ou plus) ou ils sont nés à moins de 24 mois après leur aîné. Pour évaluer le risque supplémentaire de décéder que font courir aux enfants certains comportements procréateurs des mères, on a calculé des rapports de risque, en prenant comme référence les naissances n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques. Le rapport de risque est donc le rapport de la proportion d'enfants décédés dans chaque catégorie à hauts risques, à la proportion d'enfants décédés dans la catégorie sans haut risque. Un enfant appartenant à une catégorie quelconque de haut risque unique (34 % des enfants) court un risque de décéder 1,3 fois supérieur à un enfant n'appartenant à aucune catégorie à haut risque (35 % des enfants). Considérés isolément, les intervalles intergénésiques courts (inférieurs à 24 mois) font courir aux enfants (6 % des enfants) un risque de mortalité près de 1,9 fois plus importants que pour la catégorie de référence. Les enfants nés de mère trop jeune (moins de 18 ans) courent un risque 1,6 fois plus élevé qu’un Mortalité des enfants de moins de cinq ans * 141 enfant appartenant à la catégorie de référence. Les enfants appartenant à la catégorie de hauts risques multiples (17 %) sont également exposés, puisque leur mortalité est de 1,4 fois plus élevée que celle des enfants n'appartenant à aucune catégorie à risque. Les enfants de rang supérieur à 4 et avec un intervalle intergénésique court (4 % des enfants) sont particulièrement exposés avec un rapport de risque de 2,2. À partir de cette analyse relative à la santé reproductive des mères, on a procédé à l'estimation de la proportion de femmes actuellement en union qui, potentiellement, pourraient avoir une naissance à haut risque. À partir de l'âge actuel des femmes, de l'intervalle écoulé depuis leur dernière naissance et du rang de celle-ci, on détermine dans quelle catégorie se trouverait la prochaine naissance, si chaque femme concevait un enfant au moment de l'enquête. Il s'agit donc d'une simulation ayant pour objectif de déterminer, en l'absence de tout comportement régulateur de la fécondité, la proportion des futures naissances qui appartiendraient aux catégories à hauts risques évitables. Au regard du tableau 9.4, cette proportion est estimée à 69 %. Elle est nettement supérieure à celle estimée chez les enfants nés durant les cinq dernières années (51 %). Ainsi, la planification familiale et les programmes de santé maternelle et infantile seraient indispensables pour la réduction de la mortalité des enfants liée à la reproduction, en se concentrant sur les actions suivantes : un effort pour un meilleur suivi des grossesses, notamment pour la première naissance, une réduction de la fécondité précoce, et un meilleur espacement des naissances. 1 Bien que le terme excision corresponde à une form e d’ablation bien spécifique, dans la suite de ce rapport, ce terme sera également utilisé pour désigner, de façon générique, les différentes formes que peut prendre cette pratique. Excision * 143 10EXCISION La pratique de l’excision, qui consiste en l’ablation d’une partie des organes génitaux externes de la femme, est une coutume assez répandue en Afrique. Plusieurs formes peuvent être pratiquées : l’ablation du clitoris (clitoridectomie), l’ablation du clitoris et d’une partie des petites lèvres (excision1) et l’ablation du clitoris et des grandes et petites lèvres, avec suture du sexe de la femme (infibulation). L’excision est le plus souvent pratiquée par des exciseuses traditionnelles, dans des conditions d’hygiène généralement désastreuses. Au-delà des risques d’infections, des hémorragies, des douleurs et du traumatisme psychologique au moment de la procédure, cette pratique peut avoir, à long terme, des répercussions désastreuses sur la vie des femmes : problèmes pour uriner, douleurs et risques d’infection au moment des règles et des rapports sexuels, complications au cours de l’accouchement. Compte tenu du manque de données statistiques fiables sur cette pratique, l‘EDSCI-II a collecté des informations sur la connaissance de l'excision, sa prévalence parmi les femmes enquêtées et le type d’excision pratiquée, ainsi que sur l’âge des femmes au moment de l'excision et sur le type de personne ayant procédé à l'excision. Des informations ont également été collectées sur l'excision de la fille aînée (si la femme en a une) pour déterminer dans quelle mesure cette pratique se perpétue d’une génération de femmes à l’autre. En outre, des questions ont aussi été posées pour déterminer si les enquêtées étaient ou non favorables à la poursuite de cette pratique. Enfin, au cours de l’enquête auprès des hommes, on a également déterminé leur niveau de connaissance de l’excision et leur opinion vis-à-vis de cette pratique. 10.1 CONNAISSANCE ET PRÉVALENCE DE L'EXCISION PARMI LES FEMMES ENQUÊTÉES L’excision est une pratique bien connue en Côte d’Ivoire puisque 95 % des femmes enquêtées ont déclaré en avoir entendu parler (tableau 10.1). Bien que le niveau de connaissance soit très élevé parmi toutes les catégories de femmes (au moins 91 %), les femmes de religion musulmane (98 %), celles ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (98 %), et celles des groupes ethniques Mandé du Nord (98 %) et Mandé du Sud (près de 100 %) sont celles ayant le plus fréquemment déclaré connaître l’excision. Plus de deux femmes de Côte d’Ivoire sur cinq (45 %) ont déclaré avoir été excisées et cette prévalence présente des variations assez importantes selon la plupart des caractéristiques socio- démographiques (tableau 10.1) . Du point de vue de l’âge des enquêtées, on ne constate qu’assez peu d’écart avec, néanmoins, une prévalence légèrement plus faible chez les femmes de moins de 30 ans (42 %) que chez les femmes de 30 ans ou plus (environ 49 %). Ceci pourrait être le signe d’un recul de la pratique de l’excision dans les générations les plus récentes. Les femmes d’Abidjan (34 %) ont déclaré avoir été excisées moins fréquemment que les femmes du milieu rural et que celles des Autres Villes (48 % dans les deux cas). En ce qui concerne l’instruction (tableau 10.1 et graphique 10.1), les résultats montrent que les femmes qui n’ont pas fréquenté l’école sont beaucoup plus fréquemment excisées (61 %) que celles ayant un niveau d’instruction primaire (27 %) et que celles de niveau secondaire ou plus (17 %). 144 * Excision Tableau 10.1 Connaissance et pratique de l'excision Proportion de femmes connaissant l'excision, proportion de femmes excisées, et répartition (en %) des femmes excisées par type d'excision, selon certaines caractéristiques socio-démographiques des enquêtées, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Type d'excision Proportion ____________________________________________ de femmes Proportion Effectif Effectif connaissant de femmes de Autre/ de femmes Caractéristique l'excision excisées femmes Infibulation ND Total excisées ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 93,9 41,2 775 2,1 97,9 100,0 320 20-24 95,1 42,7 577 2,8 97,2 100,0 247 25-29 95,3 42,4 501 2,1 97,9 100,0 213 30-34 95,9 49,0 419 1,3 98,7 100,0 205 35-39 93,8 44,5 349 2,0 98,0 100,0 155 40-44 95,0 51,4 230 2,8 97,2 100,0 118 45-49 95,5 51,0 188 4,1 95,9 100,0 96 Milieu de résidence Abidjan 95,6 33,5 766 4,3 95,7 100,0 257 Autres villes 94,1 47,7 508 6,0 94,0 100,0 242 Ensemble urbain 95,0 39,1 1 275 5,1 94,9 100,0 499 Rural 94,7 48,4 1 765 0,6 99,4 100,0 855 Niveau d'instruction Aucun 94,6 60,9 1 700 2,5 97,5 100,0 1 035 Primaire 93,7 27,4 875 1,0 99,0 100,0 240 Secondaire ou plus 97,6 16,9 465 3,8 96,2 100,0 79 Religion Catholique 93,3 19,0 740 1,7 98,3 100,0 141 Protestante 93,4 13,3 496 1,7 98,3 100,0 66 Musulmane 97,6 78,7 1 054 2,7 97,3 100,0 830 Traditionnelle/Autre 93,3 42,2 750 1,5 98,5 100,0 317 Ethnie Akan 91,3 2,0 907 * * 100,0 18 Krou 94,0 13,4 335 1,5 98,5 100,0 45 Mandé du Nord 98,4 74,6 366 1,2 98,8 100,0 273 Mandé du Sud 99,6 69,6 313 2,0 98,0 100,0 218 Gur 95,1 66,5 442 1,7 98,3 100,0 294 Autres 95,5 74,7 676 3,3 96,7 100,0 505 Ensemble 94,8 44,5 3 040 2,3 97,7 100,0 1 354 ____________________________________________________________________________________________________ * Basé sur trop peu de cas Du point de vue de la religion, la pratique de l’excision est particulièrement importante parmi les femmes musulmanes (79 %) et, dans une moindre mesure, parmi les femmes de religion traditionnelle (42 %), alors que moins d’un cinquième des femmes de religion chrétienne sont excisées (19 % pour les catholiques et 13 % pour les protestantes). De même, les femmes des groupes ethniques Mandé du Nord (75 %), Mandé du Sud (70 %) et Gur (67 %) sont beaucoup plus fréquemment excisées que les femmes des groupes ethniques peu islamisés comme les Krou (13 %) et les Akan (2 %). Excision * 145 Au cours d’une enquête telle que l’EDSCI-II, il est très difficile d’obtenir des informations fiables permettant de différencier avec certitude les femmes ayant subi une clitoridectomie de celles ayant subi une excision proprement dite. Par contre, pour essayer d’identifier les femmes ayant subi la forme la plus radicale d’excision, à savoir une infibulation, on a posé aux enquêtées les deux questions suivantes : « Au moment où vous avez-subi ce type de pratique, vous a-t-on fermé, totalement ou en partie, la zone du vagin par une couture? » « Au moment de vos premières règles, ou au moment de votre mariage, la zone du vagin a-t- elle dû être ouverte en faisant une incision? » Il apparaît au tableau 10.2 que 2 % des femmes excisées ont répondu par l’affirmative à l’une de ces questions ou aux deux et auraient donc subi une infibulation. De plus, il semble que la pratique de l’infibulation soit légèrement plus fréquente parmi les femmes les plus âgées (4 % à 45-49 ans), celles résidant dans les Autres Villes (6 %) et en milieu urbain (5 %), celles de niveau secondaire ou plus (4 %), celles de religion musulmane (3 %) et les femmes appartenant à “d’autres ethnies” (3 %) que parmi les autres groupes de femmes. Selon le tableau 10.2, plus de la moitié des femmes (55 %) ont déclaré avoir été excisées avant leur 5è anniversaire ou encore “dans la petite enfance” et, au total, 80 % des femmes excisées l’ont été au cours de leurs dix premières années. Cependant, une proportion non négligeable de femmes (8 %) ont été excisées très tardivement, à 15 ans ou plus. Par ailleurs, la distribution des femmes selon l’âge à l’excision présente de fortes variations selon les différentes caractéristiques socio-démographiques. Tout d’abord, on constate que parmi les jeunes générations, l’excision est pratiquée à un âge plus jeune que parmi les générations les plus anciennes : ainsi, 72 % des femmes excisées de 20-24 ans l’ont été avant l’âge de 9 ans et seulement 8 % d’entre elles à l’âge de 15 ans ou plus; par contre, seulement 58 % des femmes âgées de 45-49 ans à l’enquête ont été excisées avant l’âge de 9 ans et 21 % d’entre elles à 15 ans ou plus. 146 * Excision Tableau 10.2 Âge des enquêtées à l'excision Répartition (en %) des femmes excisées par âge à l'excision, selon certaines caractéristiques socio-démographiques des enquêtées, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Âge à l'excision (en années) ____________________________________________________________ 0-4 ou Effectif dans la de petite femmes Caractéristique enfance 5-8 9-10 11-12 13-14 15 ou + NSP/ND Total excisées ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 63,1 12,6 8,6 3,2 5,1 5,5 1,0 100,0 320 20-24 53,5 18,7 8,6 4,0 6,1 7,8 1,3 100,0 247 25-29 53,9 16,9 11,0 6,7 3,1 6,9 1,5 100,0 213 30-34 59,6 12,3 14,9 3,3 3,2 3,9 2,9 100,0 205 35-39 47,4 11,0 16,3 6,8 8,6 9,5 0,4 100,0 155 40-44 46,4 11,5 13,8 12,8 2,3 12,8 0,4 100,0 118 45-49 45,4 12,2 11,1 7,6 1,2 20,7 1,9 100,0 96 Milieu de résidence Abidjan 56,7 11,8 10,7 7,3 4,4 8,4 0,8 100,0 257 Autres villes 54,5 12,7 11,4 5,6 5,8 7,7 2,3 100,0 242 Ensemble urbain 55,5 12,2 11,0 6,5 5,1 8,1 1,5 100,0 499 Rural 54,8 15,1 11,7 4,9 4,2 8,1 1,3 100,0 855 Niveau d'instruction Aucun 58,9 14,0 10,7 4,9 3,9 6,4 1,4 100,0 1 035 Primaire 41,4 15,1 14,6 7,5 5,8 14,9 0,7 100,0 240 Secondaire ou plus 47,7 11,7 12,1 7,1 9,1 9,0 3,2 100,0 79 Religion Catholique 49,5 9,1 13,2 10,4 6,4 10,5 1,0 100,0 141 Protestante 41,8 13,6 15,9 6,2 6,7 14,7 1,0 100,0 66 Musulmane 59,1 14,7 10,7 5,0 4,0 4,8 1,7 100,0 830 Traditionnelle/Autre 49,7 14,6 11,8 4,2 4,8 14,1 0,7 100,0 317 Ethnie Akan * * * * * * * * 18 Krou 6,1 9,1 5,6 16,3 8,4 54,4 0,0 100,0 45 Mandé du Nord 46,1 13,0 12,1 7,9 8,5 9,8 2,5 100,0 273 Mandé du Sud 38,5 12,9 16,4 8,1 7,4 16,3 0,3 100,0 218 Gur 61,8 17,2 12,9 2,6 1,9 2,7 0,8 100,0 294 Autres 67,3 13,9 8,7 3,8 2,1 2,5 1,6 100,0 505 Ensemble 55,0 14,0 11,4 5,5 4,5 8,1 1,4 100,0 1 354 ____________________________________________________________________________________________________ * Basé sur trop peu de cas Par ailleurs, il apparaît que l’excision est essentiellement pratiquée à de jeunes âges parmi les femmes de religion musulmane (74 % avant l’âge de 9 ans et seulement 9 % à 13 ans ou plus), celles d’ethnie Gur (79 % avant l’âge de 9 ans et seulement 5 % à 13 ans ou plus) et celles appartenant à d’autres ethnies (81 % avant l’âge de 9 ans et seulement 5 % à 13 ans ou plus). Par contre, l’excision semble être pratiquée plus fréquemment au moment de la puberté chez les femmes de religion catholique (17 % à 13 ans ou plus), protestante (21 % à 13 ans ou plus) ou de religion traditionnelle (19 % à 13 ans ou plus) ainsi que chez les femmes d’ethnie Mandé du Sud (24 % à 13 ans ou plus). Ces variations résultent certainement du fait que, dans les diverses sous-populations, l’excision est pratiquée pour des raisons différentes et correspond à des rites différents. Excision * 147 Dans la presque-totalité des cas et quelles que soient les caractéristiques socio-démographiques des femmes, l’excision a été pratiquée par des praticiens traditionnels (93 %) (données non présentées) et dans des conditions d’asepsie et d’hygiène généralement désastreuses : il s’agit soit d’une accoucheuse traditionnelle, soit d’une “exciseuse”, soit encore d’une “vieille femme”. Ce n’est que dans moins d’1 % des cas (0,4 %) que l’excision a été pratiquée par du personnel médical (médecin, infirmière ou sage-femme). 10.2 PRATIQUE DE L'EXCISION PARMI LES FILLES DES FEMMES ENQUÊTÉES Lors de l’interview, on a demandé aux femmes qui connaissaient l’excision et qui avaient, au moins, une fille vivante, si leur fille aînée avait été excisée. Comme certaines filles des femmes enquêtées étaient trop jeunes au moment de l’enquête pour avoir déjà été excisées, on a également demandé aux femmes dont la fille n’était pas excisée si elles avaient l’intention de la faire exciser. Parmi l’ensemble des enquêtées, 48 % ne connaissaient pas l’excision et/ou n’avaient pas de fille vivante au moment de l’enquête (tableau 10.3). Par ailleurs, 14 % des enquêtées avaient fait exciser leur fille aînée, 9 % avaient l’intention de la faire exciser et 29 % n’avaient pas l’intention de la faire exciser. Compte tenu du fait que, pour chaque sous-catégorie de femmes présentée au tableau 10.3, les différences dans les répartitions sont largement dépendantes de la proportion de femmes connaissant l’excision et/ou ayant une fille vivante, ces données sont à interpréter avec prudence. Ainsi, le fait que la proportion de femmes ayant une fille excisée augmente régulièrement avec l’âge des femmes enquêtées résulte essentiellement du fait que plus les enquêtées sont âgées, plus la proportion de celles connaissant l’excision et ayant une fille aînée est importante. Malgré ces réserves, il est évident que la proportion de femmes ayant une fille excisée ou ayant l’intention de la faire excisée reste beaucoup plus importante parmi les femmes de religion musulmane (40 %) et celles de religion traditionnelle (24 %) que chez les femmes chrétiennes (8 % chez les catholiques et 5 % chez les protestantes). Il en est de même du point de vue ethnique : la proportion de femmes ayant une fille excisée ou ayant l’intention de la faire exciser reste beaucoup plus importante parmi les femmes des ethnies Mandé du Nord, Mandé du Sud, Gur et “autres” que parmi les femmes des ethnies Krou ou Akan. On retrouve donc ici les mêmes différentiels que ceux observés du point de vue de l’excision des femmes enquêtées (tableau 10.1). 148 * Excision Tableau 10.3 Femmes enquêtées selon que leur fille aînée est excisée ou non Répartition (en %) des femmes enquêtée selon qu'elles connaissent ou non l'excision, selon qu'elles ont ou non une fille et selon que leur fille aînée a été ou non excisée, selon certaines caractéristiques socio-démographiques des enquêtées, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ L'enquêté n'a pas sa fille aînée excisée et : ______________________________ L'enquêtée A N'a pas n'a pas de L'enquêtée l'intention l'intention fille vivante a sa fille de la de la et/ou ne Effectif aînée faire faire NSP connaît pas de femmes Caractéristique excisée exciser exciser l'intention l'excision Total enquêtées ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Traditionnelle/Autre Ethnie Akan Krou Mandé du Nord Mandé du Sud Gur Autres Ensemble 0,4 5,1 4,6 0,6 89,2 100,0 775 3,1 12,7 22,8 1,2 60,2 100,0 577 11,0 13,2 37,0 1,3 37,6 100,0 501 21,3 10,5 43,9 1,3 23,0 100,0 419 27,3 7,4 46,1 1,4 17,9 100,0 349 33,3 7,0 45,3 1,6 12,9 100,0 230 39,7 5,3 38,0 1,7 15,3 100,0 188 8,2 4,0 27,7 1,0 59,1 100,0 766 13,5 8,0 25,1 1,5 51,8 100,0 508 10,4 5,6 26,7 1,2 56,2 100,0 1 275 15,8 11,5 30,2 1,1 41,3 100,0 1 765 21,6 13,0 24,1 1,3 40,0 100,0 1 700 4,4 5,4 36,9 1,1 52,3 100,0 875 1,3 1,3 30,5 0,9 66,0 100,0 465 3,8 4,3 37,7 0,9 53,3 100,0 740 2,9 2,0 42,8 0,4 51,9 100,0 496 25,7 14,6 14,0 1,3 44,2 100,0 1 054 13,1 10,6 31,3 1,7 43,3 100,0 750 0,4 1,5 44,1 0,7 53,3 100,0 907 1,8 3,8 48,3 0,7 45,4 100,0 335 21,5 16,4 15,9 1,6 44,5 100,0 366 13,5 16,4 25,6 3,9 40,6 100,0 313 24,5 8,7 17,6 0,4 48,6 100,0 442 25,5 14,5 14,0 1,0 45,0 100,0 676 13,5 9,0 28,7 1,2 47,5 100,0 3 040 Excision * 149 Tableau 10.4 Pratique de l'excision parmi les filles aînées des femme enquêtées Répartition (en %) des filles aînées des femmes enquêtées connaissant l'excision selon qu'elles sont excisées ou non selon certaines caractéristiques socio-démographiques des enquêtées, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99____________________________________________________________________________________________________ Fille non excisée et :_________________________________________ La mère La mère n'a pas n'a pas La mère a l'intention l'intention l'intention de la faire de la faire de la exciser exciser et La mère Effectif Fille faire mais sera ne sera pas NSP de filles Caractéristique excisée exciser excisée excisée l'intention Total aînées____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Traditionnelle/Autre Ethnie Akan Krou Mandé du Nord Mandé du Sud Gur Autres Ensemble 3,8 47,2 7,5 35,6 5,9 100,0 84 7,8 31,9 7,0 50,3 3,0 100,0 230 17,6 21,1 3,5 55,8 2,0 100,0 313 27,7 13,6 1,9 55,1 1,7 100,0 322 33,2 9,0 3,3 52,8 1,7 100,0 287 38,2 8,0 1,9 50,0 1,8 100,0 201 46,8 6,3 1,0 43,9 2,0 100,0 159 20,1 9,8 4,3 63,4 2,4 100,0 314 28,1 16,7 4,9 47,2 3,1 100,0 245 23,6 12,8 4,6 56,3 2,7 100,0 559 27,0 19,6 2,8 48,7 1,9 100,0 1 036 36,0 21,7 2,4 37,7 2,1 100,0 1 019 9,3 11,2 5,7 71,6 2,2 100,0 418 3,9 3,9 4,0 85,6 2,6 100,0 158 8,1 9,2 3,3 77,5 1,9 100,0 345 6,0 4,1 3,1 85,9 0,9 100,0 239 46,2 26,3 3,6 21,5 2,4 100,0 586 23,1 18,6 3,4 51,8 3,0 100,0 425 0,8 3,3 1,6 92,8 1,5 100,0 424 3,2 7,0 5,5 83,0 1,4 100,0 183 38,8 29,5 4,9 23,8 2,9 100,0 203 22,7 27,6 6,7 36,5 6,5 100,0 186 47,8 17,0 2,7 31,7 0,8 100,0 227 46,3 26,4 2,5 23,0 1,8 100,0 372 25,8 17,2 3,4 51,4 2,2 100,0 1 595 D’après le tableau 10.3, parmi les femmes enquêtées, 52 % (soit 1 595) connaissaient l’excision et avaient, au moins, une fille vivante. On dispose donc d’information sur la pratique de l’excision pour 1 595 filles aînées (tableau 10.4) : dans 26 % des cas, la fille aînée était excisée au moment de l’enquête; dans 17 % des cas, la fille n’était pas excisée mais la mère avait l’intention de faire pratiquer l’excision; dans 3 % des cas, la fille n’était pas excisée et la mère n’avait pas l’intention de faire pratiquer l’excision mais la mère pensait que sa fille serait néanmoins excisée du fait des pressions de la famille ou de l’entourage; enfin, dans 51 % des cas, la fille n’était pas excisée, la mère n’avait pas l’intention de la faire exciser et pensait qu’elle ne le serait effectivement pas. On peut donc considérer qu’au total, 46 % des filles sont ou seront excisées. Cette prévalence de l’excision parmi les filles aînées est très proche de celle calculée pour l’ensemble des femmes enquêtés (45 %), ce qui semblerait être le signe d’une stabilité de la pratique de l’excision parmi les jeunes générations. 150 * Excision Du point de vue des caractéristiques socio-démographiques des femmes, on retrouve les mêmes écarts que précédemment. Par rapport aux autres catégories de filles, la pratique de l’excision est plus fréquente parmi les filles aînées des femmes du milieu rural (49 % sont ou seront excisées), celles des enquêtées sans instruction (60 % sont ou seront excisées), les filles des femmes musulmane et de religion traditionnelle (respectivement, 76 % et 45 % sont ou seront excisées), et celles des femmes d’ethnies Mandé du Nord (73 %), Gur (68 %), Mandé du Sud (57 %) et d’autres ethnies (75 %). Comme pour les femmes enquêtées, dans la presque totalité des cas, l’excision des filles a été pratiquée par des praticiens traditionnels (98 %) (données non présentées). Ainsi, aucune évolution ne semble se dessiner ni dans la fréquence de l’excision, ni dans les conditions d’asepsie et d’hygiène dans lesquelles elle est pratiquée. Parmi les femmes ayant fait exciser leur fille aînée, 83 % ont déclaré que personne n’avait fait d’objection à ce que la fille soit excisée (données non présentées). Cependant, dans 7 % des cas, l’enquêtée elle-même a fait des objections à l’excision de sa fille et, dans 8 % des cas, l’enquêtée a déclaré que son mari avait fait (lui seul ou avec elle) des objections à l’excision de sa fille. Ce résultat démontre une fois de plus que, dans une certaine mesure, l’excision continue d’être pratiquée contre le souhait des parents, simplement pour répondre aux contraintes sociales et pour satisfaire les pressions de l’entourage. Au tableau 10.5, figurent les données concernant l’âge à l’excision des filles aînées des femmes enquêtées. Il faut tout d’abord préciser que ces données ne concernent que les filles qui ont déjà été excisées. Les filles qui ne sont pas encore excisées parce qu’elles sont trop jeunes n’apparaissent pas ici : la distribution est donc, en partie, biaisée puisque les âges élevés à l’excision sont sous-représentés. Par conséquent cette distribution ne peut être, en aucun cas, comparée à celle relative à l’âge à l’excision des enquêtées. Néanmoins, on constate que pour 49 % des filles déjà excisées, l’excision a eu lieu entre 0 et 5 ans et qu’au total, 78 % des filles ont été excisées avant l’âge de 9 ans. Par ailleurs, les distributions par âge ne présentent aucune variation significative selon les différentes caractéristiques socio-démographiques, sauf dans le cas des filles dont la mère appartient au groupe ethnique Mandé du Sud qui semblent être excisées un peu plus tardivement que les autres : 15 % seulement le sont à 0-4 ans, 33 % à 5-8 et 38 % à 9-12 ans. Excision * 151 Tableau 10.5 Âge des filles aînées à l'excision Répartition (en %) des filles aînées excisées par âge à l'excision, selon certaines caractéristiques socio-démographiques des enquêtées, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Effectif Âge à l'excision (en années) de filles ____________________________________________________________ aînées Caractéristique 0-4 5-8 9-10 11-12 13-14 15 ou + NSP/ND Total excisées ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Traditionnelle/Autre Ethnie Akan Krou Mandé du Nord Mandé du Sud Gur Autres Ensemble * * * * * * * * 3 * * * * * * * * 18 82,1 13,9 0,0 0,0 0,0 0,0 4,1 100,0 55 58,0 22,8 11,7 2,7 2,8 0,0 2,0 100,0 89 34,7 33,5 15,5 4,5 5,3 0,7 5,7 100,0 95 41,1 30,7 12,2 0,6 0,7 7,0 7,7 100,0 77 26,6 48,3 10,1 3,2 4,3 3,4 4,3 100,0 74 55,6 25,5 4,4 2,9 3,1 3,1 5,5 100,0 63 49,3 28,6 12,2 0,7 3,0 2,6 3,6 100,0 69 52,3 27,1 8,5 1,7 3,0 2,9 4,5 100,0 132 46,7 30,5 11,0 2,6 2,6 1,9 4,5 100,0 279 49,3 29,3 11,0 2,3 2,0 1,5 4,6 100,0 366 42,5 32,6 2,9 1,5 8,2 9,3 2,9 100,0 39 * * * * * * * * 6 43,4 30,9 9,7 2,5 11,0 0,0 2,5 100,0 28 * * * * * * * * 14 51,0 27,8 10,7 1,7 2,4 2,1 4,4 100,0 271 44,8 32,8 10,6 3,7 1,8 0,0 6,2 100,0 98 * * * * * * * * 3 * * * * * * * * 6 37,1 35,6 10,7 0,6 5,5 5,5 5,2 100,0 79 14,5 33,3 29,0 8,6 4,3 4,3 5,9 100,0 42 51,9 33,5 6,9 0,0 1,7 0,0 6,1 100,0 109 60,4 23,6 8,0 2,8 1,2 0,7 3,2 100,0 172 48,5 29,4 10,2 2,3 2,7 2,2 4,5 100,0 411 ____________________________________________________________________________________________________ * Basé sur trop peu de cas 10.3 OPINION DES FEMMES CONCERNANT L'EXCISION On a demandé à toutes les femmes connaissant l’excision, leur opinion sur la poursuite ou l’abandon de cette pratique. Le tableau 10.6 montre que pratiquement un tiers des femmes connaissant l’excision pense qu'il faut maintenir cette pratique (30 %), alors que les deux tiers environ (63 %) pensent qu’il faut l’abandonner et que 7 % sont sans opinion ou n’ont pas su se prononcer. 152 * Excision Tableau 10.6 Opinions des femmes sur la pratique de l'excision Répartition (en %) des femmes connaissant l'excision selon leur opinion concernant la continuation ou l'abandon de l'excision, selon qu'elles sont excisées ou non et selon que leur fille aînée est excisée ou non, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________ Effectif Abandon Continua- Sans de femmes de tion de opinion/ connaissant l'excision l'excision NSP Total l'excision ____________________________________________________________________________ Enquêtée Excisée 35,5 57,4 7,1 100,0 1 354 Non excisée 87,9 5,7 6,4 100,0 1 528 Fille aînée Pas de fille 68,8 25,0 6,2 100,0 1 287 Fille aînée excisée 26,9 67,2 6,0 100,0 411 Non excisée, mais a l'intention 17,2 75,9 6,9 100,0 275 Non excisée, et pas l'intention ou NSP 85,9 6,3 7,8 100,0 909 Ensemble des femmes connaissant l'excision 63,3 30,0 6,7 100,0 2 882 L’opinion des femmes enquêtées varie selon qu'elles-mêmes et que leurs filles sont ou non excisées. En ce qui concerne les femmes excisées, 57 % sont favorables à la poursuite de l’excision et 36 % pensent que cette pratique devrait être abandonnée. De même, 67 % des femmes ayant fait exciser leurs filles et 76 % de celles ayant l’intention de les faire exciser sont favorable à la poursuite de cette pratique. Cependant, il faut noter que 27 % des femmes ayant fait exciser leurs filles et 17 % de celles ayant l’intention de les faire exciser pensent néanmoins que cette pratique devrait être abandonnée. Ainsi, une partie non négligeable des mères ivoiriennes font ou ont l’intention de faire exciser leurs filles alors qu’elles n’y sont pas favorables : elles le font certainement pour répondre aux contraintes sociales et pour satisfaire les pressions de l’entourage. Comme l’on pouvait s’y attendre, la grande majorité des femmes non excisées (88 %) pensent que l'excision est une pratique qui devrait être abandonnée; 6 % seulement pensent qu’elle devrait être maintenue. De même, les femmes qui n’ont pas fait et qui n’ont pas l’intention de faire exciser leurs filles pensent, dans leur grande majorité (86 %), qu'il faudrait arrêter cette pratique. Le tableau 10.7 fournit les proportions de femmes qui pensent que la pratique de l’excision devrait continuer selon les différentes caractéristiques socio-démographiques. On constate tout d’abord que les proportions de femmes connaissant l’excision et qui sont favorables à son maintien diminuent régulièrement des âges les plus élevés aux âges les plus jeunes : ainsi, 40 % des femmes de 45-49 ans sont favorables à la poursuite de l’excision contre 30 % des femmes de 30-34 ans et 27 % seulement des femmes de 15-19 ans. Par ailleurs, on constate que les proportions les plus importantes de femmes favorables à la poursuite de l’excision correspondent aux catégories de femmes qui sont le plus fréquemment excisées (graphique 10.2) : il s’agit des femmes du milieu rural (35 %), de celles sans instruction (45 %), de celles de religion musulmane et de religion traditionnelle (respectivement, 50 % et 34 %) et des femmes des ethnies Mandé du Nord, Mandé du Sud et Gur (respectivement, 43 % et 36 % et 43 %) et de celles des autres ethnies (51 %). Excision * 153 Tableau 10.7 Opinions des femmes sur la pratique de l'excision selon certaines caractéristiques socio-démographiques Proportion des femmes excisées, de femmes non-excisées et de l'ensemble des femmes connaissant l'excision qui pensent que la pratique de l'excision devrait être maintenue, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Ensemble connaissant Femmes excisées Femmes non excisées l'excision _______________________ _______________________ _______________________ Proportion Proportion Proportion qui qui qui pensent que pensent que pensent que l'excision l'excision l'excision devrait devrait devrait Caractéristique continuer Effectif continuer Effectif continuer Effectif ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Traditionnelle/Autre Ethnie Akan Krou Mandé du Nord Mandé du Sud Gur Autres Ensemble 54,0 320 6,7 409 27,4 728 57,9 247 4,7 302 28,6 549 54,4 213 4,2 265 26,6 478 55,8 205 4,0 196 30,4 401 65,9 155 6,5 172 34,7 327 56,8 118 5,4 100 33,2 219 64,3 96 11,7 84 39,8 179 42,5 257 2,9 476 16,8 733 59,8 242 2,5 236 31,6 478 50,9 499 2,8 712 22,6 1 211 61,1 855 8,2 817 35,3 1 671 64,2 1 035 9,6 572 44,7 1 607 41,4 240 4,9 581 15,5 820 17,1 79 0,9 376 3,7 454 38,0 141 3,8 549 10,8 690 36,3 66 4,7 397 9,2 463 60,1 830 5,8 199 49,6 1 029 63,3 317 9,4 383 33,8 700 * 18 5,7 810 6,4 829 47,1 45 4,8 270 10,8 315 53,6 273 11,2 87 43,3 360 51,4 218 0,0 94 35,9 312 57,1 294 10,6 126 43,1 421 63,9 505 3,3 141 50,7 646 57,4 1 354 5,7 1 528 30,0 2 882 ____________________________________________________________________________________________________ * Basé sur trop peu de cas 154 * Excision Parmi les femmes connaissant l’excision et favorables à son maintien, 68 % ont cité le respect de la tradition et des coutumes pour expliquer leur opinion; 36 % pensent que lorsqu’une femme est excisée, elle a de meilleures chances de se marier; 17 % ont avancé des questions d’hygiène pour justifier le maintien de l’excision; 15 % pensent que le fait d’être excisée préserve la virginité de la femme et évite les comportements immoraux; pour 11 % des femmes, ce sont des raisons religieuses qui expliquent leur opinion en faveur du maintien de l’excision; et 5 % des enquêtées pensent qu’une femme excisée procure plus de satisfaction sexuelle à son mari (tableau 10.8 et graphique 10.3). Les raisons invoquées pour justifier la poursuite de la pratique de l’excision varient de façon assez importante selon les différentes caractéristiques socio-démographiques. On constate par exemple que les raisons d’ordre religieux ont surtout été avancées par les femmes des Autres Villes (21 %), celles de religion musulmane (17 %) et les femmes appartenant à “d’autres ethnies” (20 %). Par ailleurs, ce sont les femmes des Autres Villes (42 %), celles du groupe ethnique Mandé du Sud (42 %) et les femmes appartenant à “d’autres ethnies” (43 %) qui ont le plus fréquemment déclaré que la pratique de l’excision devait être maintenue car une femme excisée a de meilleures chances de se marier. Enfin, ce sont surtout les femmes des Autres Villes (28 %), celles de religion protestante (33 %) et les femmes Mandé du Sud (26 %) qui pensent que la pratique de l’excision doit continuer car le fait d’être excisée préserve la virginité de la femme et évite les comportements immoraux. Excision * 155 Tableau 10.8 Raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être maintenue (selon les femmes) Proportion des femmes ayant invoqué différentes raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être maintenue, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Effectif Raisons invoquées pour la continuation de la pratique de l'excision de femmes ____________________________________________________________________________ favorables Meilleure Plus Préserve à la Coutume chance grand virginité/ continua- et Nécessité de plaisir évite l'im- tion de Caractéristique tradition religieuse Hygiène mariage du mari moralité Autre NSP/ND l'excision ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Traditionnelle/Autre Ethnie Akan Krou Mandé du Nord Mandé du Sud Gur Autres Ensemble 67,8 11,3 16,8 30,3 4,3 13,7 1,0 0,9 200 59,3 11,0 16,8 45,2 6,1 22,6 0,9 1,5 157 70,0 10,6 14,9 30,5 3,2 9,5 0,8 3,4 127 60,7 12,0 19,1 38,3 6,1 11,7 0,6 0,0 122 84,9 8,0 8,9 31,1 4,4 18,2 3,2 0,0 114 72,5 14,2 22,8 40,6 8,1 13,7 2,5 0,0 73 69,3 10,0 21,3 37,7 5,1 13,5 0,0 0,0 71 70,8 14,3 12,4 26,7 3,3 11,5 1,0 1,0 123 46,1 20,9 22,8 42,2 4,9 28,4 2,6 1,2 151 57,2 17,9 18,2 35,2 4,2 20,8 1,9 1,1 274 73,5 7,7 16,0 36,0 5,5 12,3 0,9 0,9 590 69,2 11,3 16,3 36,3 6,1 13,7 1,4 1,1 719 63,4 9,7 19,3 33,3 0,4 23,1 0,4 0,4 127 * * * * * * * * 17 71,3 3,6 15,6 38,0 4,0 19,0 0,9 0,0 74 72,6 0,0 16,3 32,9 4,2 32,7 0,0 0,0 43 62,0 17,4 19,6 36,5 5,9 14,9 1,6 1,3 510 80,3 1,4 10,8 34,0 3,8 10,7 0,8 0,8 236 95,7 0,0 6,1 18,5 3,4 8,6 0,0 0,0 53 77,6 2,0 19,0 36,2 2,0 20,3 0,0 0,0 34 74,2 12,5 6,8 26,8 5,1 11,5 1,8 1,2 156 59,0 2,2 18,3 42,4 0,0 26,2 0,0 0,0 112 83,2 4,3 12,8 30,4 6,6 5,1 3,2 1,0 181 55,2 19,5 24,5 43,4 6,6 18,8 0,6 1,5 328 68,4 10,9 16,7 35,8 5,1 15,0 1,2 1,0 864 ___________________________________________________________________________________________________ * Basé sur trop peu de cas 156 * Excision Le tableau 10.9 et le graphique 10.4 présentent les différentes raisons avancées par les femmes pour justifier leur opinion selon laquelle la pratique de l’excision devrait être, au contraire, abandonnée : plus des deux tiers des femmes (67 %) ont cité les complications médicales qui peuvent résulter de l’excision. Le fait que cette pratique soit contraire à la dignité de la femme est un argument cité par 29 % des femmes. Plus d’une femme sur cinq (21 %) a déclaré que le fait d’être excisée empêchait la satisfaction sexuelle; 10 % des enquêtées sont favorables à l’abandon de l’excision du fait de leur propre expérience douloureuse; enfin, 7 % des femmes ont déclaré que la pratique de l’excision allait à l’encontre de la religion. Du point de vue des différentes caractéristiques socio-démographiques, on constate de fortes variations dans les proportions de femmes ayant cité leur propre expérience douloureuse comme raison pour justifier l’abandon de l’excision. Les femmes ayant le plus fréquemment avancé cette raison sont celles sans instruction (16 % contre 8 % et moins pour les femmes ayant fréquenté l’école), celles de religion musulmane (23 % contre 10 % et moins pour les femmes des autres religions), et les femmes “d’autres ethnies” (23 %) et d’ethnies Gur (21 %), Mandé du Nord (19 %) et Mandé du Sud (16 %), contre 6 % chez les Krou et 1 % chez les Akan. Excision * 157 Tableau 10.9 Raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être abandonnée (selon les femmes) Proportion des femmes ayant invoqué différentes raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être abandonnée, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Raisons invoquées pour l'abandon de la pratique de l'excision Effectif ________________________________________________________________________ de femmes Contre Compli- Expérience Contre la Empêche favorables à la cations doulou- dignité de satisfaction l'abandon de Caractéristique religion médicales reuse la femme sexuelle Autre NSP/ND l'excision ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Traditionnelle/Autre Ethnie Akan Krou Mandé du Nord Mandé du Sud Gur Autres Ensemble 5,2 69,5 7,6 27,0 15,4 3,6 4,2 475 7,2 65,8 8,7 25,8 25,3 4,9 0,5 370 5,0 64,2 13,1 29,7 22,1 3,9 1,5 325 5,9 70,9 13,2 24,1 22,0 2,5 0,9 253 16,5 66,5 10,7 37,9 20,8 4,7 0,0 185 0,9 64,2 14,6 30,0 26,4 8,9 0,6 124 14,0 66,9 7,7 39,2 10,7 4,3 2,0 93 6,1 69,6 8,1 28,7 27,6 6,2 1,5 572 1,6 70,0 9,9 24,1 31,0 6,1 0,4 308 4,6 69,8 8,7 27,0 28,8 6,1 1,1 881 9,2 64,8 11,9 30,4 12,9 2,5 2,3 943 8,0 61,2 15,6 32,3 14,3 4,1 2,2 732 7,4 67,2 7,8 27,3 19,8 2,6 1,6 660 4,7 77,3 5,4 25,2 32,4 7,1 1,1 432 10,5 65,6 6,2 29,8 22,8 4,8 1,7 585 8,1 68,8 3,2 29,7 20,4 2,0 0,5 397 3,1 67,1 23,0 22,3 18,1 7,2 2,2 429 5,0 68,1 10,1 33,2 20,2 2,7 2,5 413 10,9 67,6 1,2 39,6 22,2 2,9 1,3 723 5,0 66,9 5,5 32,6 26,3 3,9 0,5 274 5,3 66,7 18,5 22,7 20,5 8,3 2,8 168 0,0 75,1 15,6 8,9 18,8 1,9 0,8 183 6,2 59,9 21,0 21,5 18,3 7,9 4,6 211 4,8 67,3 23,1 18,5 13,4 4,4 1,9 265 7,0 67,2 10,4 28,8 20,6 4,3 1,7 1 824 158 * Excision 10.4 CONNAISSANCE ET OPINION DES HOMMES CONCERNANT L'EXCISION Lors de l’enquête auprès des hommes, on leur a également demandé s’ils connaissaient la pratique de l’excision et ce qu’ils en pensaient (tableau 10.10). La grande majorité des hommes enquêtés (93 %) ont déclaré connaître cette pratique, soit à peu près la même proportion que les femmes (95 %). Les hommes vivant en milieu urbain (94 %), ceux ayant, au moins, un niveau d’instruction secondaire (96 %) et ceux de religion chrétienne (96 %) ont un niveau de connaissance légèrement supérieur à la moyenne. En ce qui concerne l’opinion des hommes connaissant l’excision, 70 % (contre 63 % des femmes) pensent qu’il faut abandonner cette pratique et 23 % (contre 30 % des femmes) considèrent que la pratique de l’excision devrait être maintenue. Comme chez les femmes, cette dernière opinion est plus particulièrement répandue chez les hommes résidant en milieu rural (28 %), chez ceux qui ne sont jamais allés à l’école (37 %), chez ceux de religion musulmane (34 %) et ceux de religion traditionnelle (27 %). Excision * 159 Tableau 10.10 Connaissance et opinion des hommes concernant la pratique de l'excision Proportion d'hommes connaissant l'excision et proportion d'hommes connaissant l'excision selon leur opinion concernant la continuation ou l'abandon de cette pratique, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Opinion concernant la pratique de l'excision _______________________________ Effectif Proportion Continua- Sans d'hommes connaissant Effectif Abandon de tion de opinion/ connaissant Caractéristique l'excision d'hommes l'excision l'excision NSP Total l'excision ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-59 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Religion Catholique Protestante Musulmane Traditionnelle/Autre Ensemble 84,0 180 72,1 14,2 13,7 100,0 151 92,3 158 66,8 30,5 2,6 100,0 146 94,6 134 77,6 17,2 5,1 100,0 127 95,6 116 75,7 19,5 4,8 100,0 111 98,6 83 71,0 18,8 10,2 100,0 82 88,6 67 69,6 20,2 10,2 100,0 60 100,0 148 60,8 32,7 6,4 100,0 148 95,2 233 76,9 16,0 7,1 100,0 221 91,6 144 80,4 13,8 5,8 100,0 132 93,8 376 78,2 15,2 6,6 100,0 353 92,4 510 64,2 28,0 7,9 100,0 471 92,4 355 52,2 37,4 10,4 100,0 328 89,4 219 74,9 20,8 4,3 100,0 196 96,1 312 86,8 7,2 6,0 100,0 300 95,5 219 84,5 9,0 6,5 100,0 210 95,8 115 80,5 8,8 10,7 100,0 110 92,5 334 60,6 33,9 5,6 100,0 309 89,6 218 64,3 26,7 9,1 100,0 196 93,0 886 70,2 22,5 7,3 100,0 824 Au tableau 10.11, figurent les raisons avancées par les hommes pour justifier leur opinion en faveur de la poursuite de la pratique de l’excision. Les résultats sont très voisins de ceux concernant les femmes (graphique 10.3) : 54 % des hommes favorables au maintien de l’excision ont cité le respect de la tradition et des coutumes pour expliquer leur position; 13 % pensent que le fait d’être excisé préserve la virginité de la femme et évite les comportements immoraux; 11 % pensent que lorsqu’une femme est excisée, elle a de meilleures chances de se marier; 9 % ont avancé des questions d’hygiène pour justifier le maintien de l’excision; 5% des enquêtés pensent qu’une femme doit être excisée pour que le mari en retire plus de satisfaction sexuelle; et, pour 2 % des hommes, ce sont des raisons religieuses qui expliquent leur position en faveur du maintien de l’excision. 160 * Excision Tableau 10.11 Raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être maintenue (selon les hommes) Proportion d'hommes ayant invoqué différentes raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être maintenue, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Effectif Raisons invoquées pour la continuation de la pratique de l'excision d'hommes __________________________________________________________________________ favorables Plus Préserve à la Coutume Meilleurs grand virginité/ continua- et Nécessité chance de plaisir de évite im- NSP/ tion de Caractéristique tradition religieuse Hygiène mariage l'homme moralité Autre ND l'excision ____________________________________________________________________________________________________ Milieu de résidence Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire ou plus Religion Chrétienne Musulmane Traditionnelle/Autre Ensemble 62,0 4,8 4,9 9,5 6,0 13,3 4,6 0,0 54 51,3 1,3 10,3 11,5 3,8 12,8 10,3 1,3 132 52,9 2,0 10,8 10,2 3,4 11,1 8,8 1,4 123 57,4 3,0 4,6 12,3 6,5 16,6 8,2 0,0 62 58,7 2,5 14,4 4,2 0,0 14,4 0,0 0,0 28 53,0 3,4 8,3 15,9 5,6 15,3 9,7 0,0 105 54,8 0,0 6,5 4,6 4,6 7,4 11,0 3,2 52 54,4 2,3 8,7 10,9 4,5 12,9 8,6 0,9 185 Le tableau 10.12 présente les différentes raisons avancées par les hommes pour justifier leur opinion selon laquelle la pratique de l’excision devrait être abandonnée. Là encore les résultats sont très voisins de ceux concernant les femmes (graphique 10.4) : les trois quarts des hommes (75 %) ont cité les complications médicales qui peuvent résulter de l’excision; pour 31 % des hommes le fait qu’une femme soit excisée empêche la satisfaction sexuelle; le fait que cette pratique soit contraire à la dignité de la femme est un argument cité par 16 % des hommes. Enfin, 5 % des enquêtés sont favorables à l’abandon de l’excision du fait du caractère douloureux de la pratique et 3 % des hommes ont déclaré que la pratique de l’excision allait à l’encontre de la religion. Excision * 161 Tableau 10.12 Raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être abandonnée (selon les hommes) Proportion d'hommes ayant invoqué différentes raisons pour lesquelles la pratique de l'excision devrait être abandonnée, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Effectif Raisons invoquées pour l'abandon de la pratique de l'excision d'hommes ______________________________________________________________________ favorables Expérience à la Contre Compli- douloureuse Contre la Empêche abandon la cations de la dignité de satisfaction de Caractéristique religion médicales femme la femme sexuelle Autre NSP/ND l'excision ____________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-59 Milieu de résidence Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire ou plus Religion Chrétienne Musulmane Traditionnelle/Autre Ensemble 3,7 80,3 5,7 15,2 17,0 2,4 0,0 109 0,0 73,2 3,7 17,0 39,8 4,2 1,0 97 0,0 69,0 2,3 9,8 38,5 4,9 0,0 98 1,7 74,4 4,6 16,3 35,7 2,8 0,0 84 2,9 76,6 3,7 16,3 37,0 2,9 0,0 58 5,8 71,2 5,2 22,2 38,0 4,1 0,0 41 5,4 76,2 8,1 17,3 21,3 5,3 0,8 90 1,5 73,8 2,0 13,9 38,9 3,7 0,6 276 3,4 75,4 7,3 17,3 24,6 3,9 0,0 302 4,2 74,8 6,2 13,5 16,5 3,9 0,0 172 1,8 74,6 4,2 16,6 37,7 3,8 0,4 407 2,5 79,6 5,0 17,4 34,4 2,3 0,2 265 3,2 71,8 3,9 15,1 24,3 5,0 0,3 187 1,3 68,5 5,6 12,9 35,7 5,2 0,6 126 2,5 74,7 4,8 15,7 31,4 3,8 0,3 578 Infections sexuellement transmissibles et sida * 163 11INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ET SIDA Les dernières estimations de le programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) font état de 5,3 millions de nouveaux cas d’infections par le VIH dans le monde et de 3 millions de personnes qui sont mortes du sida au cours de l’année 2000. L’Afrique au Sud du Sahara est la région du monde la plus touchée par l’épidémie : en effet, environ les trois quarts des décès dus au sida depuis le début de l’épidémie s’y seraient produits (Piot, 2001). Ces chiffres illustrent bien l’importance de cette épidémie sur ce continent. De plus, la Côte d'Ivoire est l’un des pays les plus touchés d’Afrique de l’Ouest. Aussi, avec l'appui des institutions internationales (OMS, FNUAP, etc.), en 1987, la Côte d'Ivoire a mis en place une structure spécialisée, le Comité National de Lutte Contre le Sida (CNLS), chargé de la prévention, de la prise en charge psychosociale et du dépistage volontaire des personnes atteintes. Comme dans la plupart des pays africains, en Côte d’Ivoire, la transmission du sida se fait essentiellement par voie sexuelle. Les hommes et les femmes interrogés lors de l’EDSCI-II sont, ou seront très prochainement, sexuellement actifs et sont donc concernés au premier plan par les campagnes d’information lancées à travers le pays. Dans le but d’évaluer l’impact du programme ivoirien, des questions sur la connaissance des modes de transmission et de protection des IST et du sida en particulier, ainsi que des questions sur les comportements sexuels ont été posées lors de l’EDSCI-II. Les informations ainsi collectées sont essentielles à l’ajustement des programmes en place, ainsi qu’à l’organisation de nouvelles campagnes d’information, d’éducation et de communication sur le sida. Quatre domaines principaux ont été abordés pendant l'enquête, à savoir : • le comportement sexuel; • la connaissance, la prévalence et le comportement vis-à-vis des IST; • la connaissance, la perception du risque et la prévention du sida; • la connaissance et l'utilisation du condom en tant que moyen de protection. 11.1 COMPORTEMENT SEXUEL L'étude du comportement de la population face au sida doit tenir compte de plusieurs éléments déterminants dans la propagation du virus. Dans ce cadre, l'adoption d'un comportement sexuel sans risque est essentielle à la protection de l'individu et de ses partenaires face au sida. Des informations portant sur le nombre de partenaires sexuels, les rapports avec des partenaires occasionnels et les relations qui s'accompagnent d'une gratification aident à répondre à certaines questions fondamentales sur le comportement sexuel de la population et permettent de disposer d'informations essentielles à la mise en place de programmes d'information et d'éducation. 11.1.1 Nombre de partenaires sexuels des femmes Le tableau 11.1.1 présente la répartition des femmes selon le nombre de partenaires sexuels qu’elles ont eus au cours des 12 derniers mois. La majorité des femmes en union (85 %) ont eu un seul partenaire, probablement leur époux, au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête. Environ 2 % ont déclaré avoir eu, au moins, deux partenaires. À l’opposé, 13 % des femmes en union ont déclaré n’avoir eu aucun partenaire sexuel (ni même leur mari) au cours des 12 derniers mois. Ce comportement est assez homogène quelles que soient les caractéristiques socio-démographiques des femmes qui ont eu, en moyenne, 0,9 partenaire au cours des 12 derniers mois. Cependant, on peut noter que les proportions les plus élevées de femmes n’ayant eu 164 * Infections sexuellement transmissibles et sida Ta bl ea u 11 .1 .1 N om br e de p ar te na ire s s ex ue ls : fe m m es R ép ar tit io n (e n % ) de s fe m m es p ar n om br e de p er so nn es a ve c qu i e lle s on t e u de s ra pp or ts s ex ue ls d an s le s 12 m oi s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ Fe m m es e n un io n Fe m m es e n un io n Fe m m es q ui n e so nt p as e n un io n __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ N om br e de p ar te na ire s N om br e de p ar te na ire s Ef fe ct if Ef fe ct if (y c om pr is le c on jo in t) N om br e (n on c om pr is le c on jo in t) N om br e de N om br e de p ar te na ire s N om br e de fe m m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ m oy en __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ m oy en fe m m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ m oy en qu i n e de p ar - de p ar - en de p ar - so nt p as C ar ac té ris tiq ue 0 1 2- 3 4+ To ta l1 te na ire s 0 1 2- 3 To ta l1 te na ire s un io n 0 1 2- 3 4+ To ta l1 te na ire s en u ni on __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 D ur ée d e l'u ni on (e n an né es ) C él ib at ai re 0- 4 5- 9 10 -1 4 15 o u + M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s fe m m es 9, 5 85 ,7 3, 8 0, 0 10 0, 0 1, 0 96 ,2 2, 5 1, 3 10 0, 0 0, 1 18 6 57 ,0 35 ,7 7, 2 0, 1 10 0, 0 0, 5 59 0 11 ,3 85 ,9 2, 8 0, 0 10 0, 0 0, 9 97 ,2 2, 4 0, 4 10 0, 0 0, 1 34 9 26 ,3 59 ,4 12 ,7 0, 5 10 0, 0 0, 9 22 9 11 ,2 87 ,2 1, 4 0, 1 10 0, 0 0, 9 98 ,5 1, 4 0, 1 10 0, 0 0, 2 36 8 27 ,0 63 ,7 7, 4 0, 5 10 0, 0 0, 8 13 4 14 ,1 84 ,2 1, 3 0, 3 10 0, 0 0, 9 98 ,2 1, 2 0, 6 10 0, 0 0, 1 62 8 37 ,0 54 ,3 7, 4 1, 3 10 0, 0 1, 1 13 9 16 ,9 81 ,7 1, 1 0, 0 10 0, 0 0, 8 98 ,9 1, 1 0, 0 10 0, 0 0, 1 33 3 53 ,3 40 ,4 2, 4 0, 0 10 0, 0 0, 5 85 N A N A N A N A N A N A N A N A N A N A N A 0 46 ,1 45 ,0 7, 9 0, 4 10 0, 0 0, 7 92 5 9, 7 86 ,5 3, 3 0, 1 10 0, 0 0, 9 96 ,7 2, 7 0, 6 10 0, 0 0, 1 49 0 43 ,6 39 ,6 14 ,2 2, 7 10 0, 0 0, 8 26 10 ,9 86 ,7 2, 4 0, 0 10 0, 0 0, 9 97 ,4 2, 2 0, 4 10 0, 0 0, 2 36 0 35 ,9 46 ,3 17 ,9 0, 0 10 0, 0 0, 9 42 12 ,8 85 ,4 1, 8 0, 0 10 0, 0 0, 9 98 ,2 1, 8 0, 0 10 0, 0 0, 2 30 6 24 ,4 66 ,4 9, 2 0, 0 10 0, 0 0, 9 55 16 ,6 82 ,3 0, 5 0, 3 10 0, 0 0, 8 99 ,1 0, 4 0, 5 10 0, 0 0, 1 70 6 48 ,6 45 ,7 3, 2 0, 0 10 0, 0 0, 5 12 9 6, 8 90 ,8 1, 8 0, 0 10 0, 0 1, 0 97 ,8 1, 8 0, 4 10 0, 0 0, 2 34 0 39 ,7 50 ,4 9, 3 0, 5 10 0, 0 0, 7 42 6 7, 5 90 ,9 1, 3 0, 2 10 0, 0 0, 9 98 ,6 1, 1 0, 4 10 0, 0 0, 1 29 8 47 ,9 41 ,5 9, 4 0, 3 10 0, 0 0, 6 21 0 7, 1 90 ,8 1, 6 0, 1 10 0, 0 0, 9 98 ,1 1, 5 0, 4 10 0, 0 0, 2 63 8 42 ,4 47 ,5 9, 3 0, 4 10 0, 0 0, 7 63 6 16 ,1 81 ,6 1, 9 0, 1 10 0, 0 0, 9 97 ,9 1, 6 0, 4 10 0, 0 0, 1 1 22 5 48 ,0 44 ,3 6, 4 0, 3 10 0, 0 0, 7 54 1 16 ,4 81 ,7 1, 4 0, 1 10 0, 0 0, 9 98 ,4 1, 2 0, 4 10 0, 0 0, 0 1 22 4 54 ,9 38 ,8 5, 8 0, 4 10 0, 0 0, 6 47 5 8, 0 89 ,2 2, 9 0, 0 10 0, 0 1, 0 97 ,0 2, 5 0, 5 10 0, 0 0, 1 47 5 37 ,8 51 ,0 10 ,3 0, 3 10 0, 0 0, 8 40 0 2, 5 95 ,3 1, 5 0, 3 10 0, 0 1, 0 97 ,8 1, 5 0, 7 10 0, 0 0, 8 16 4 38 ,9 50 ,6 8, 3 0, 5 10 0, 0 0, 7 30 2 13 ,1 84 ,8 1, 8 0, 1 10 0, 0 0, 9 98 ,0 1, 6 0, 4 10 0, 0 0, 1 1 86 3 45 ,0 46 ,0 8, 0 0, 4 10 0, 0 0, 7 1 17 7 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ 1 Y c om pr is le s " no n- dé te rm in és " N A = N on a pp lic ab le Infections sexuellement transmissibles et sida * 165 aucun partenaire au cours des 12 derniers mois correspondent aux femmes de 40-49 ans et à celles dont le mariage a duré 15 ans ou plus (17 % dans les deux cas), ainsi qu’aux femmes du milieu rural et à celles sans instruction (16 % dans les deux cas). Lorsque l’on examine ces données sans tenir compte du mari, on constate que seulement 2 % des femmes en union ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec un ou plusieurs hommes au cours des 12 derniers mois. Cette proportion ne varie pratiquement pas selon les caractéristiques socio démographiques. En ce qui concerne les femmes qui ne sont pas en union, plus de deux sur cinq (45 %) n’ont jamais eu de partenaire sexuel ou n’en ont pas eu au cours des 12 derniers mois. Environ la même proportion de femmes (46 %) ont déclaré en avoir eu un et la proportion de femmes ayant eu deux partenaires ou plus dépasse légèrement 8 %. On notera que les proportions les plus élevées de femmes qui ne sont pas en union et qui n’ont pas eu de partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois concernent les femmes de 15-19 ans (57 %) et celles de 45-49 ans (53 %), les femmes du milieu rural (48 %) et celles des Autres Villes (48 %), et surtout les femmes sans instruction (55 %). 11.1.2 Nombre de partenaires sexuelles des hommes Le tableau 11.1.2 présente la répartition des hommes selon le nombre de partenaires sexuelles qu’ils ont eues au cours des 12 derniers mois. La majorité des hommes en union (69 %) n’ont eu qu’une seule partenaire, très probablement leur épouse, au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête. À l’opposé, 23 % des hommes en union ont eu 2 partenaires ou plus (y compris les co-épouses pour les hommes polygames). En moyenne, les hommes ont eu 1,4 partenaires différentes au cours des 12 derniers mois et cette moyenne présente d’assez fortes variations, passant d’un minimum de 1,0 chez les hommes de 50-59 ans et chez les hommes sans instruction à 1,5 en milieu urbain et à un maximum de 1,9 chez les hommes de niveau secondaire ou plus et à 2,2 chez les hommes de 25-29 ans. Lorsque l’on examine ces données sans tenir compte de l’épouse ou des épouses, on constate que 24 % des hommes en union ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec une ou plusieurs femmes au cours des 12 derniers mois : ce comportement est légèrement plus fréquent en milieu urbain où 28 % des hommes sont concernés qu’en milieu rural où seulement 23 % ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec une ou plusieurs autres femmes que leur(s) épouse(s). On constate de fortes différences de comportement selon le niveau d’instruction : parmi les hommes ayant un niveau secondaire ou plus, deux sur cinq (40 %) ont déclaré avoir eu des relations sexuelles avec d’autres femmes que leur(s) épouse(s) alors que cette proportion est seulement de 12 % chez les hommes qui n’ont aucun niveau d’instruction. Pour ce qui est des hommes qui ne sont pas en union, essentiellement des célibataires, environ un tiers (34 %) n'ont jamais eu de partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois, un peu moins d’un homme sur trois (30 %) n’a eu qu’une seule partenaire et un tiers des hommes (34 %) ont eu, au moins, deux partenaires. Chez les hommes qui ne sont pas en union, le nombre moyen de partenaires, estimé à 1,6, augmente jusqu’à 40 ans, passant de 0,9 femme, en moyenne, à 15-19 ans à 2,4 à 30-39 ans. Par ailleurs, les hommes vivant dans les Autres Villes et en milieu rural ont, en moyenne, moins de partenaires sexuelles (1,5) que ceux vivant en Abidjan (1,8). Comme pour les hommes en union, on constate que les hommes qui ont un niveau d’instruction au moins secondaire ont eu, en moyenne, au cours de la période considérée, près de deux fois plus de partenaires que ceux qui n’ont pas d’instruction (1,9 contre 1,2). 166 * Infections sexuellement transmissibles et sida Ta bl ea u 11 .1 .2 N om br e de p ar te na ire s s ex ue lle s : h om m es R ép ar tit io n (e n % ) de s ho m m es p ar n om br e de p er so nn es a ve c qu i i ls o nt e u de s ra pp or ts s ex ue ls d an s le s 12 m oi s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ H om m es e n un io n H om m es e n un io n H om m es q ui n e so nt p as e n un io n __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ Ef fe ct if N om br e de p ar te na ire s N om br e N om br e de p ar te na ire s Ef fe ct if N om br e de p ar te na ire s N om br e qu i n e (y c om pr is l' (le s) é po us e( s) ) m oy en (n on c om pr is l' (le s) é po us e( s) ) d' ho m - __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ m oy en so nt __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ de p ar - __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ m es e n de p ar - pa s e n C ar ac té ris tiq ue 0 1 2- 3 4+ To ta l1 te na ire s 0 1 2- 3 4+ To ta l1 un io n 0 1 2- 3 4+ To ta l1 te na ire s un io n __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 5 0- 59 D ur ée d e l'u ni on (e n an né es ) C él ib at ai re 0- 4 5- 9 10 -1 4 15 o u + M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s h om m es 1 * * * * * * * * * * * 2 49 ,2 26 ,9 18 ,0 4, 7 10 0, 0 0, 9 17 7 0, 0 72 ,5 20 ,0 7, 5 10 0, 0 1, 4 64 ,5 28 ,0 7, 5 0, 0 10 0, 0 30 24 ,4 32 ,2 23 ,1 18 ,7 10 0, 0 2, 1 12 8 4, 3 51 ,8 39 ,0 4, 1 10 0, 0 2, 2 56 ,0 21 ,2 17 ,7 4, 1 10 0, 0 53 21 ,1 21 ,7 31 ,0 18 ,8 10 0, 0 2, 2 81 7, 9 70 ,0 15 ,2 5, 7 10 0, 0 1, 4 75 ,8 13 ,4 6, 5 3, 4 10 0, 0 15 7 21 ,1 25 ,8 23 ,1 22 ,2 10 0, 0 2, 4 42 4, 5 69 ,9 21 ,1 3, 4 10 0, 0 1, 4 74 ,6 18 ,2 4, 8 2, 0 10 0, 0 10 7 * * * * * * 21 11 ,8 79 ,5 4, 1 2, 3 10 0, 0 1, 0 91 ,3 4, 1 2, 3 0, 0 10 0, 0 75 * * * * * * 12 N A N A N A N A N A N A N A N A N A N A N A 0 34 ,8 28 ,9 23 ,0 11 ,8 10 0, 0 1, 6 41 9 4, 1 64 ,7 26 ,6 4, 1 10 0, 0 1, 5 66 ,3 19 ,6 13 ,2 0, 5 10 0, 0 96 * * * * * * 7 12 ,4 63 ,5 15 ,4 6, 5 10 0, 0 1, 7 75 ,4 12 ,1 4, 7 5, 7 10 0, 0 79 * * * * * * 8 4, 7 61 ,2 23 ,4 7, 1 10 0, 0 1, 5 65 ,2 19 ,1 10 ,4 3, 3 10 0, 0 72 * * * * * * 9 6, 3 77 ,7 13 ,1 2, 6 10 0, 0 1, 2 82 ,8 12 ,9 2, 8 1, 2 10 0, 0 17 7 * * * * * * 18 2, 2 70 ,8 17 ,8 7, 5 10 0, 0 1, 5 72 ,4 11 ,7 14 ,2 0, 8 10 0, 0 89 23 ,0 29 ,7 31 ,5 12 ,3 10 0, 0 1, 8 14 4 4, 3 64 ,5 22 ,5 5, 5 10 0, 0 1, 5 68 ,7 21 ,4 4, 0 3, 3 10 0, 0 66 35 ,7 29 ,0 20 ,8 10 ,0 10 0, 0 1, 5 78 3, 1 68 ,1 19 ,8 6, 7 10 0, 0 1, 5 70 ,9 15 ,8 9, 9 1, 9 10 0, 0 15 4 27 ,5 29 ,4 27 ,7 11 ,5 10 0, 0 1, 7 22 2 8, 8 70 ,0 17 ,5 3, 1 10 0, 0 1, 4 76 ,9 15 ,0 5, 0 2, 5 10 0, 0 27 0 39 ,4 29 ,6 15 ,5 13 ,4 10 0, 0 1, 5 24 0 9, 9 79 ,0 8, 2 1, 2 10 0, 0 1, 0 86 ,2 9, 0 2, 9 0, 4 10 0, 0 19 8 48 ,6 26 ,8 13 ,2 9, 1 10 0, 0 1, 2 15 8 9, 0 65 ,3 19 ,4 5, 8 10 0, 0 1, 4 72 ,9 16 ,6 5, 8 4, 2 10 0, 0 91 30 ,2 29 ,2 24 ,3 12 ,6 10 0, 0 1, 8 12 7 0, 5 58 ,0 32 ,3 8, 2 10 0, 0 1, 9 59 ,0 23 ,6 13 ,1 3, 7 10 0, 0 13 6 22 ,9 32 ,2 26 ,6 15 ,3 10 0, 0 1, 9 17 6 6, 7 69 ,3 18 ,3 4, 4 10 0, 0 1, 4 74 ,7 15 ,3 6, 8 2, 3 10 0, 0 42 5 33 ,7 29 ,5 21 ,4 12 ,5 10 0, 0 1, 6 4 62 5 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ 1 Y c om pr is le s " no n- dé te rm in és " * B as é su r t ro p pe u de c as N A = N on a pp lic ab le Infections sexuellement transmissibles et sida * 167 Tableau 11.2 Paiement pour rapports sexuels Parmi les femmes et les hommes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de ceux qui ont donné ou reçu de l'argent, des cadeaux ou des faveurs pour des rapports sexuels selon l'état matrimonial et selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________________________________________________ En union Pas en union Ensemble _____________ _____________ _____________ Caractéristique % Effectif % Effectif % Effectif ____________________________________________________________________ FEMMES _____________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-39 40-49 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 2,9 186 7,2 312 5,6 497 0,9 349 7,8 214 3,5 562 1,4 368 6,5 130 2,7 497 0,6 628 4,6 139 1,4 767 1,2 333 3,2 85 1,6 418 1,0 340 8,0 317 4,4 658 1,4 298 7,1 159 3,4 458 1,2 638 7,7 477 4,0 1 115 1,2 1 225 5,0 403 2,1 1 627 0,8 1 224 5,9 333 1,9 1 557 2,1 475 8,2 315 4,5 790 1,8 164 4,7 231 3,5 395 1,2 1 863 6,4 880 2,9 2 743 ____________________________________________________________________ HOMMES ____________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-39 40-49 50-59 Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble * 2 3,9 98 3,8 100 1,9 30 3,9 110 3,5 140 7,4 53 10,6 72 9,2 125 4,4 157 17,7 40 7,1 197 3,4 107 * 21 4,1 128 3,2 75 * 12 6,6 87 6,1 89 7,1 124 6,7 213 3,0 66 3,7 58 3,3 124 4,8 154 6,0 183 5,4 337 3,8 270 9,9 170 6,1 441 2,0 198 11,7 107 5,4 305 5,3 91 6,5 97 6,0 188 6,4 136 6,0 149 6,2 285 4,1 425 7,9 353 5,8 778 ____________________________________________________________________ * Basé sur trop peu de cas 11.1.3 Rapports sexuels et gratifications On a demandé aux femmes et aux hommes ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, s’ils avaient reçu ou donné de l’argent, des cadeaux ou des faveurs en échange de rapports sexuels (tableau 11.2). 168 * Infections sexuellement transmissibles et sida Environ 3 % des femmes ont déclaré avoir reçu de l’argent, des cadeaux ou des faveurs en échange de rapports sexuels. Ce type de relation est beaucoup plus fréquent chez les femmes qui ne sont pas en union (6 %) que chez les femmes en union (1 %). En outre, on constate que, dans l’ensemble, c’est chez les femmes les plus jeunes (6 % à 15-19 ans), celles d’Abidjan (4 % ) et celles ayant fréquenté l’école (5 % chez celles ayant le niveau primaire et 4 % chez celles ayant le niveau secondaire ou plus) que ce type de comportement est le plus fréquent. Environ 6 % des hommes ont déclaré avoir donné de l’argent, des cadeaux ou des faveurs en échange de rapports sexuels. Comme chez les femmes, ce type de relation est plus fréquent chez les hommes qui ne sont pas en union (8 %) que chez les hommes en union (4 %). En outre, ces relations sont également plus fréquentes parmi les hommes d’âges intermédiaires (9 % à 25-29 ans) que parmi les plus jeunes (4 % à 15-19 ans) ou les plus âgés (4 % à 40-49 ans). Selon le milieu de résidence, on constate que, chez les hommes en union, la proportion d’hommes ayant déclaré avoir eu ce type de relations est de 6 % à Abidjan contre 3 % dans les Autres Villes et 4 % en milieu rural; par contre, chez les hommes qui ne sont pas en union, ce sont ceux du milieu rural qui ont le plus fréquemment déclaré pratiquer ce type de relations (10 % contre 6 % en milieu urbain). Enfin, en ce qui concerne le niveau d’instruction, on constate que, parmi les hommes qui ne sont pas en union, ce sont ceux qui n’ont pas d’instruction qui ont déclaré le plus fréquemment avoir pratiqué ce genre de relations : 12 % contre seulement 6 % chez les hommes de niveau d’instruction, au moins, primaire. 11.1.4 Dernière partenaire sexuelle des hommes À chaque homme, on a demandé avec quelle personne il avait eu ses derniers rapports sexuels, à savoir, son épouse ou l’une de ses épouses, une partenaire régulière, une personne qu’il avait payée ou quelqu’un d’autre (tableau 11.3). Deux hommes sur cinq (41 %) ont déclaré avoir eu leurs derniers rapports sexuels avec leur épouse, 33 % avec une partenaire régulière, 1 % avec une personne payée et 23 % avec une personne de rencontre. Ici aussi, le comportement des hommes est très différent selon que l’homme est en union ou non. En ce qui concerne les hommes en union, la grande majorité (74 %) ont déclaré que leurs derniers rapports avaient eu lieu avec leur épouse (ou une de leurs épouses), 13 % ont eu leurs derniers rapports avec une partenaire régulière et, pour 12 % des hommes en union, les derniers rapports ont eu lieu avec une personne de rencontre ou une prostituée. Par contre, pour plus de deux hommes qui ne sont pas en union sur trois (36 %), les derniers rapports sexuels ont eu lieu avec une personne de rencontre ou une prostituée et près des deux tiers (57 %) ont déclaré avoir eu leurs derniers rapports sexuels avec une partenaire régulière. En ce qui concerne les hommes en union, on peut noter que les proportions de ceux qui ont eu leurs derniers rapports sexuels avec des personnes de rencontre sont nettement plus élevées en milieu urbain (17 %) et parmi les hommes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (21 %) que parmi les hommes du milieu rural (9 %) et ceux sans instruction (4 %). Chez les hommes qui ne sont pas en union, ces proportions sont de 32 % en milieu urbain et 31 % chez ceux ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus contre 41 % en milieu rural et 40 % chez les hommes sans instruction. Ainsi, globalement, on peut dire que, parmi les hommes en union, ceux du milieu urbain et ceux qui sont instruits ont plus fréquemment que les autres des comportements sexuels à risque alors que, parmi les hommes qui ne sont pas en union, ce sont ceux du milieu rural et ceux sans instruction qui courent les risques les plus grands. Infections sexuellement transmissibles et sida * 169 Ta bl ea u 11 .3 D er ni èr e pe rs on ne a ve c la qu el le le s h om m es o nt e u de s r ap po rts se xu el s R ép ar tit io n (e n % ) d es h om m es q ui o nt d éj à eu d es ra pp or ts s ex ue ls s el on le ty pe d e pe rs on ne a ve c qu i i ls o nt e u le ur s de rn ie rs ra pp or ts s ex ue ls , p ar c ar ac té ris tiq ue s so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ H om m es e n un io n H om m es q ui n e so nt p as e n un io n En se m bl e de s h om m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ Pa rte - Pa rte - Pa rte - na ire Q ue l- Q ue l- na ire Q ue l- Q ue l- na ire Q ue l- Q ue l- ré gu - qu 'u n qu 'u n Ef fe c- ré gu - qu 'u n qu 'u n Ef fe c- ré gu - qu 'u n qu 'u n Ef fe c- C ar ac té ris tiq ue Ép ou se (s ) liè re pa yé d' au tre To ta l1 tif liè re pa yé d' au tre To ta l tif Ép ou se (s ) liè re pa yé d' au tre To ta l tif __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 5 0- 59 M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s h om m es 29 ,3 70 ,7 0, 0 0, 0 10 0, 0 2 63 ,8 0, 7 32 ,3 10 0, 0 98 0, 7 64 ,0 0, 7 31 ,5 10 0, 0 10 0 62 ,8 23 ,5 0, 0 12 ,0 10 0, 0 30 58 ,9 0, 0 37 ,6 10 0, 0 11 0 13 ,4 51 ,4 0, 0 32 ,2 10 0, 0 14 0 54 ,7 25 ,0 0, 0 19 ,0 10 0, 0 53 55 ,6 2, 3 37 ,1 10 0, 0 72 23 ,1 42 ,6 1, 3 29 ,4 10 0, 0 12 5 75 ,3 10 ,1 1, 1 13 ,0 10 0, 0 15 7 42 ,3 4, 2 48 ,1 10 0, 0 40 60 ,1 16 ,6 1, 7 20 ,1 10 0, 0 19 7 74 ,6 12 ,7 0, 0 12 ,8 10 0, 0 10 7 * * * * 21 62 ,3 19 ,4 1, 3 16 ,4 10 0, 0 12 8 91 ,3 5, 9 0, 0 2, 9 10 0, 0 75 * * * * 12 78 ,7 9, 5 3, 9 3, 6 10 0, 0 87 72 ,4 10 ,6 0, 0 17 ,0 10 0, 0 89 66 ,8 0, 6 28 ,6 10 0, 0 12 4 30 ,2 43 ,4 0, 3 23 ,8 10 0, 0 21 3 65 ,9 14 ,1 0, 0 17 ,1 10 0, 0 66 52 ,0 0, 0 38 ,7 10 0, 0 58 34 ,9 32 ,0 0, 0 27 ,3 10 0, 0 12 4 69 ,6 12 ,1 0, 0 17 ,0 10 0, 0 15 4 62 ,1 0, 4 31 ,8 10 0, 0 18 3 31 ,9 39 ,2 0, 2 25 ,1 10 0, 0 33 7 76 ,9 13 ,8 0, 6 8, 8 10 0, 0 27 0 50 ,5 5, 0 40 ,6 10 0, 0 17 0 47 ,1 28 ,0 2, 3 21 ,1 10 0, 0 44 1 86 ,2 9, 5 0, 0 4, 3 10 0, 0 19 8 49 ,6 6, 3 39 ,6 10 0, 0 10 7 55 ,9 23 ,6 2, 2 16 ,7 10 0, 0 30 5 72 ,9 12 ,9 0, 0 14 ,1 10 0, 0 91 55 ,8 1, 7 39 ,5 10 0, 0 97 35 ,4 35 ,0 0, 9 27 ,2 10 0, 0 18 8 57 ,6 18 ,6 1, 2 21 ,1 10 0, 0 13 6 61 ,9 0, 5 31 ,2 10 0, 0 14 9 27 ,5 41 ,3 0, 8 26 ,4 10 0, 0 28 5 74 ,2 13 ,1 0, 4 11 ,8 10 0, 0 42 5 56 ,5 2, 6 36 ,1 10 0, 0 35 3 40 ,5 32 ,8 1, 4 22 ,8 10 0, 0 77 8 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ 1 Y c om pr is le s " no n- dé te rm in és " 170 * Infections sexuellement transmissibles et sida 11.2 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Dans la mesure où les infections sexuellement transmissibles favorisent la transmission du virus du sida, la prévention et la lutte contre ces infections constituent une priorité en Afrique. Aussi, l’EDSC-II a cherché à évaluer les niveaux de connaissance et de prévalence des IST, au sein de la population ivoirienne. 11.2.1 Connaissance des IST Pour estimer le niveau de connaissance des IST par les femmes et les hommes enquêtés, on leur a demandé s’ils avaient déjà entendu parler de maladies qui « peuvent se transmettre sexuellement » et, si oui, quelles maladies de ce genre ils connaissaient. Malgré les campagnes d’information en place dans le pays, on constate que la connaissance des IST n’est pas très répandue en Côte d’Ivoire puisque 22 % des femmes et 5 % des hommes ne connaissent pas ce type d’infections (tableau 11.4). Chez les femmes, parmi les IST, c’est le sida qui a été cité le plus souvent (76 % en ont entendu parler); plus d’une femme sur trois (36 %) a cité la blennorragie et 23 % des femmes ont déclaré connaître la syphilis. En ce qui concerne les hommes, on constate que le niveau de connaissance est beaucoup plus élevé que celui des femmes. En effet, 88 % des hommes ont cité le sida, 65 % la blennorragie et 33 % la syphilis. Le milieu de résidence fait apparaître des écarts importants dans la connaissance des IST. Quel que soit le sexe, c’est en milieu rural que le niveau de connaissance est le plus faible (6 % des hommes et 31 % des femmes n’y connaissent aucune IST); à l’opposé, c’est en Abidjan que le niveau de connaissance des IST est le plus élevé puisque seulement 1 % des hommes et 8 % des femmes n’y ont jamais entendu parler de ce type d’infection. On constate également que le niveau de connaissance des IST est lié au niveau d'instruction. En effet, 10 % des hommes sans instruction ne connaissent pas les IST, contre 2 % des hommes qui ont un niveau d’instruction primaire et moins de 1 % de ceux de niveau secondaire ou plus. Chez les femmes, ces pourcentages sont, respectivement, de 35 %, 9 % et 2 %. On retrouve les mêmes écarts en ce qui concerne le niveau de connaissance du sida en tant qu’IST : 82 % pour les hommes qui n'ont pas d'instruction et 92 % pour ceux qui ont fréquenté l’école. Chez les femmes, 64 % de celles sans instruction ont cité le sida comme IST, contre 89 % de celles qui ont le niveau d’instruction primaire et 96 % de celles qui ont, au moins, un niveau d’instruction secondaire. Infections sexuellement transmissibles et sida * 171 Ta bl ea u 11 .4 C on na is sa nc e de s I nf ec tio ns S ex ue lle m en t T ra ns m is si bl es (I ST ) Po ur ce nt ag e d e f em m es et d 'h om m es q ui co nn ai ss en t c er ta in es In fe ct io ns S ex ue lle m en t T ra ns m is si bl es (I ST ), pa r I ST sp éc ifi qu e e t s el on ce rta in es ca ra ct ér is tiq ue s s oc io -d ém og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ Fe m m es H om m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ C on dy - D ou le ur s N e C on dy - D ou le ur N e B le n- lo m e/ da ns co nn aî t B le n- lo m e/ da ns co nn aî t Sy ph i- no r- Tu m eu r Éc ou le - U lc ér a- le b as - au cu ne Ef fe c- Sy ph i- no r- Tu m eu r Éc ou le - U lc ér a- le b as - au cu ne Ef fe c- C ar ac té ris tiq ue lis ra gi e Si da gé ni ta le m en t/ tio n ve nt re A ut re IS T tif lis ra gi e Si da gé ni ta le m en t/ tio n ve nt re A ut re IS T tif __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 5 0- 59 É ta t m at ri m on ia l A ct ue l. en u ni on U ni on ro m pu e C él ib at ai re - A e u de s r ap . s ex ue ls - N 'a ja m ai s e u d e ra p. se x. M ile u de r és id en ce A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e 16 ,6 29 ,4 76 ,7 1, 2 0, 9 1, 0 4, 6 0, 7 22 ,0 77 5 23 ,6 47 ,2 88 ,7 2, 9 0, 4 0, 8 3, 2 1, 2 4, 9 18 0 28 ,2 44 ,0 80 ,4 1, 8 2, 3 1, 5 7, 0 0, 7 17 ,4 57 7 37 ,3 72 ,1 89 ,3 2, 5 0, 5 1, 3 2, 1 0, 0 3, 2 15 8 27 ,1 46 ,8 79 ,4 2, 4 3, 1 1, 3 6, 3 0, 9 18 ,4 50 1 41 ,0 76 ,0 92 ,3 2, 0 2, 2 4, 7 1, 6 0, 4 1, 3 13 4 24 ,2 33 ,4 74 ,1 2, 2 2, 4 0, 5 8, 7 0, 1 24 ,2 76 7 36 ,2 71 ,9 91 ,1 3, 0 2, 2 4, 0 3, 7 2, 2 3, 1 20 0 19 ,7 30 ,6 67 ,7 1, 5 0, 3 0, 3 6, 5 0, 6 29 ,3 41 8 33 ,8 63 ,7 84 ,2 2, 3 2, 4 0, 6 1, 7 0, 0 5, 4 12 8 N A N A N A N A N A N A N A N A N A N A 20 ,1 52 ,4 74 ,7 1, 4 1, 5 0, 8 4, 1 5, 5 13 ,2 87 19 ,6 30 ,6 71 ,4 1, 4 1, 7 0, 8 6, 6 0, 4 26 ,7 1 86 3 33 ,9 66 ,1 87 ,0 3, 1 2, 1 2, 4 3, 0 2, 3 4, 8 42 5 32 ,4 53 ,0 85 ,1 2, 5 2, 8 0, 4 10 ,0 1, 2 12 ,2 25 2 30 ,8 63 ,5 89 ,3 0, 0 0, 0 5, 7 2, 9 1, 7 5, 7 42 26 ,9 42 ,9 82 ,6 2, 4 1, 8 1, 4 5, 8 0, 8 15 ,4 92 5 31 ,6 62 ,9 88 ,6 2, 1 1, 0 1, 5 2, 5 0, 3 4, 2 41 9 33 ,4 52 ,9 85 ,0 3, 0 2, 6 1, 6 7, 2 1, 1 12 ,5 62 7 35 ,6 71 ,5 88 ,8 1, 6 1, 1 1, 8 2, 9 0, 0 2, 8 31 1 13 ,3 21 ,9 77 ,4 1, 3 0, 2 1, 0 2, 8 0, 4 21 ,5 29 7 20 ,1 38 ,1 87 ,9 3, 5 0, 7 0, 7 1, 6 1, 3 8, 4 10 8 32 ,6 49 ,1 89 ,2 2, 9 3, 4 2, 8 7, 7 1, 2 7, 6 76 6 39 ,8 76 ,0 94 ,0 3, 2 3, 6 5, 1 2, 1 1, 4 0, 9 23 3 23 ,0 38 ,7 83 ,8 1, 8 2, 3 0, 7 7, 0 0, 9 14 ,2 50 8 49 ,9 73 ,6 86 ,6 4, 2 2, 2 0, 3 1, 8 2, 5 4, 2 14 4 28 ,8 44 ,9 87 ,1 2, 5 2, 9 2, 0 7, 4 1, 1 10 ,2 1 27 5 43 ,6 75 ,1 91 ,2 3, 6 3, 0 3, 3 2, 0 1, 8 2, 2 37 6 18 ,6 29 ,9 67 ,9 1, 3 1, 0 0, 2 6, 1 0, 2 30 ,6 1 76 5 24 ,5 56 ,6 85 ,4 1, 7 0, 3 1, 3 3, 3 1, 0 6, 3 51 0 10 ,7 17 ,8 63 ,9 1, 0 0, 5 0, 3 5, 3 0, 2 34 ,5 1 70 0 15 ,1 44 ,5 81 ,9 0, 7 0, 7 0, 0 3, 2 1, 3 9, 5 35 5 29 ,3 51 ,1 88 ,7 0, 9 2, 6 1, 0 8, 4 0, 6 8, 8 87 5 28 ,3 64 ,8 91 ,8 0, 0 1, 5 1, 1 2, 3 0, 6 2, 4 21 9 55 ,2 75 ,5 96 ,0 6, 7 5, 4 3, 3 8, 2 1, 7 1, 7 46 5 55 ,6 87 ,0 91 ,9 6, 3 2, 4 5, 4 2, 5 1, 9 0, 5 31 2 22 ,9 36 ,2 76 ,0 1, 8 1, 8 0, 9 6, 6 0, 6 22 ,1 3 04 0 32 ,6 64 ,5 87 ,9 2, 5 1, 5 2, 2 2, 8 1, 3 4, 5 88 6 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ N A = N on a pp lic ab le 172 * Infections sexuellement transmissibles et sida Ta bl ea u 11 .5 I nf ec tio ns S ex ue lle m en t T ra ns m is si bl es (I ST ) a u co ur s d es 1 2 de rn ie rs m oi s Po ur ce nt ag e de fe m m es e t d 'h om m es q ui o nt d éc la ré a vo ir eu u ne /d es In fe ct io ns S ex ue lle m en t T ra ns m is si bl es (I ST ) a u co ur s d es 1 2 m oi s a ya nt p ré cé dé l' en qu êt e pa r I ST sp éc ifi qu e et se lo n ce rta in es c ar ac té ris tiq ue s s oc io -d ém og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ Fe m m es H om m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ C on dy - D ou le ur s N 'im po rte lo m e/ da ns le N 'im po rte Éc ou le - qu el le B le n- Tu m eu r Éc ou le - U lc ér - ba s- qu el le B le n- m en t U lc èr e C ar ac té ris tiq ue IS T Sy ph ili s no rr ag ie gé ni ta le m en t at io n ve nt re A ut re Ef fe ct if IS T Sy ph ili s no rr ag ie du p én is gé ni ta l A ut re Ef fe ct if __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 5 0- 59 É ta t m at ri m on ia l A ct ue l. en u ni on U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e 0, 3 0, 0 0, 1 0, 0 0, 0 0, 0 0, 2 0, 0 77 5 3, 6 0, 4 0, 0 2, 2 1, 7 0, 0 18 0 2, 6 0, 0 0, 8 0, 0 0, 0 0, 4 1, 7 0, 0 57 7 6, 4 1, 8 2, 7 3, 7 2, 0 0, 0 15 8 2, 6 0, 7 1, 1 0, 2 0, 3 0, 1 0, 1 0, 4 50 1 7, 7 2, 7 5, 0 2, 5 1, 3 0, 0 13 4 1, 8 0, 3 0, 4 0, 2 0, 1 0, 0 0, 8 0, 0 76 7 2, 2 0, 8 0, 9 0, 5 0, 7 0, 3 20 0 0, 9 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 7 0, 0 41 8 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 12 8 N A N A N A N A N A N A N A N A N A 1, 9 0, 0 1, 9 1, 9 0, 0 0, 0 87 1, 6 0, 3 0, 5 0, 0 0, 1 0, 1 0, 7 0, 0 1 86 3 2, 1 0, 8 1, 0 1, 4 0, 3 0, 0 42 5 4, 4 0, 0 1, 0 1, 1 0, 2 0, 7 1, 4 0, 7 25 2 8, 7 7, 3 1, 3 1, 3 0, 0 1, 3 42 0, 8 0, 0 0, 3 0, 0 0, 0 0, 0 0, 5 0, 0 92 5 4, 9 0, 6 2, 3 2, 2 1, 9 0, 0 41 9 1, 2 0, 0 0, 7 0, 0 0, 1 0, 1 0, 4 0, 0 76 6 3, 4 0, 6 1, 6 1, 9 0, 9 0, 2 23 3 2, 3 0, 1 0, 2 0, 2 0, 3 0, 1 1, 3 0, 0 50 8 4, 5 1, 7 0, 3 2, 1 1, 5 0, 0 14 4 1, 6 0, 0 0, 5 0, 1 0, 2 0, 1 0, 7 0, 0 1 27 5 3, 8 1, 0 1, 1 2, 0 1, 1 0, 1 37 6 1, 5 0, 3 0, 5 0, 1 0, 0 0, 1 0, 6 0, 1 1 76 5 3, 6 1, 0 2, 0 1, 7 1, 0 0, 0 51 0 0, 9 0, 2 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 5 0, 0 1 70 0 2, 4 1, 3 1, 0 1, 6 0, 5 0, 0 35 5 2, 8 0, 3 0, 9 0, 0 0, 2 0, 4 1, 3 0, 2 87 5 3, 8 0, 9 1, 0 1, 9 1, 0 0, 0 21 9 1, 9 0, 0 0, 8 0, 6 0, 1 0, 0 0, 3 0, 0 46 5 5, 2 0, 8 2, 8 1, 9 1, 8 0, 2 31 2 1, 6 0, 2 0, 5 0, 1 0, 1 0, 1 0, 7 0, 1 3 04 0 3, 7 1, 0 1, 6 1, 8 1, 1 0, 1 88 6 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ N ot e : B as é su r l es d éc la ra tio ns d es p er so nn es e nq uê té es . N A = N on a pp lic ab le 11.2.2 Épisodes déclarés d’IST Infections sexuellement transmissibles et sida * 173 Tableau 11.6 Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et comportement Parmi les femmes et les hommes qui ont déclaré avoir eu une/des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête, pourcentage de celles/ceux qui ont cherché des conseils ou un traitement, pourcentage de celles/ceux qui ont informé leur(s) partenaire(s) et pourcentage de celles/ceux ayant pris des mesures spécifiques pour éviter d'infecter leur partenaire, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________________________________________________________________________________________ % qui ont cherché conseils/traite- Mesures prises pour éviter d'infecter le(s) partenaire(s) ment auprès _________________________________________________________________ d'un service % qui ont A évité A A pris Aucune de santé ou informé les utilisé des mesure : Effectif professionnel leur(s) rapports des médica- partenaire Aucune avec Caractéristique de la santé partenaire(s) sexuels condoms ments Autres dèjà infecté mesure IST _______________________________________________________________________________________________________________ FEMMES _______________________________________________________________________________________________________________ Ensemble 96,2 96,4 21,3 3,8 61,7 3,8 8,1 19,4 48 ________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES ________________________________________________________________________________________________________________ Ensemble 83,5 54,8 39,2 11,2 31,8 0,0 6,8 23,3 33 11.2.2 Épisodes déclarés d’IST Lors de l'EDSC-II, on a demandé aux femmes et hommes qui avaient déjà eu des rapports sexuels s'ils avaient eu une IST au cours des 12 derniers mois et, si la réponse était positive, quelle IST ils avaient eue. Cependant, étant donné que certaines personnes peuvent avoir des IST et ne pas le savoir ou ne pas reconnaître qu'il s'agit d'une IST, et étant donné que certaines personnes avouent difficilement avoir eu de telles maladies, surtout au cours d'une enquête, il faut considérer les valeurs présentées ici comme des ordres de grandeur minimale. Elles ne peuvent pas être considérées comme des mesures véritables de la prévalence des IST. Par ailleurs, au cours de l'enquête auprès des hommes, après leur avoir demandé s'ils avaient eu une IST et, si oui, laquelle, on leur a demandé si, au cours des 12 derniers mois, ils avaient eu un écoulement urétral et/ou un ulcère génital. On verra ci-dessous qu'un certain nombre d'hommes ont déclaré la présence de ces symptômes alors qu'ils n'avaient pas déclaré avoir eu d’IST, ce qui démontre que la simple question sur les IST sous-estime la prévalence de ces maladies. Au cours de l’enquête auprès des femmes, on leur a également demandé si elles avaient eu un écoulement et/ou des ulcères génitaux et/ou des douleurs dans le bas ventre. Comme chez les hommes, un certain nombre de femmes ont déclaré la présence de ces symptômes alors qu'elles n'avaient pas déclaré avoir eu d’IST. Cependant, chez les femmes, du fait de la difficulté à distinguer ces symptômes d'autres manifestations non associées à des IST, en particulier en ce qui concerne les douleurs dans le bas ventre, il se peut que ces questions supplémentaires aient eu pour effet de surestimer la prévalence des IST. Au tableau 11.5, figurent les proportions de femmes et d'hommes ayant déclaré avoir eu une IST (ou un symptôme d’IST) au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. Chez les femmes, 2 % auraient eu, au moins, un épisode d’IST et, dans la plupart des cas, il s’agit d’une blennorragie (0,5 %). Proportionnellement, les hommes ont été près de deux fois plus nombreux que les femmes à déclarer avoir eu une IST au cours des 12 derniers mois (4 %); comme chez les femmes, la blennorragie est l’IST qui a été le plus fréquemment déclarée (près de 2 %); par ailleurs, 1 % des hommes ont déclaré avoir eu la syphilis. 11.2.3 Comportement face aux IST Afin de mieux cerner le comportement des enquêtés atteints d’IST et de connaître les mesures qu’ils avaient prises pour éviter d'infecter leur partenaire, on leur a posé une série de questions dont les réponses sont présentées au tableau 11.6. 1 Au tableau 11.4, on a constaté que 76 % des femmes et 88 % des hommes avaient cité spontanément le sida comme une IST. Aux enquêté(e)s qui n'avaient pas cité spontanément le sida comme IST, on a alors demandé spécifiquement s'ils connaissaient ou avaient déjà entendu parler de cette maladie. La combinaison des réponses à ces deux questions a permis de déterminer le n iveau de connaissance total du sida présenté ici. 174 * Infections sexuellement transmissibles et sida En ce qui concerne les femmes atteintes d’IST, 96 % ont recherché des conseils et/ou des traitements. Par ailleurs, 96 % des femmes ont déclaré avoir informé leur partenaire de leur état et, à la question « Avez-vous fait quelque chose pour éviter d’infecter votre partenaire? » 8 % des femmes ont répondu que leur partenaire était déjà infecté et 19 % ont déclaré n’avoir pris aucune mesure. Par ailleurs, 62 % des enquêtées ont répondu avoir pris des médicaments et 21 % s’être abstenues de rapports sexuels. Globalement, il semble que les femmes aient eu un comportement plus responsable que les hommes face à ces maladies. En effet, au cours de leur maladie, si 84 % des hommes ont recherché un traitement, seulement 55 % d’entre eux, contre 96 % des femmes, ont informé leur partenaire de leur état. Près d’un homme malade sur quatre (23 %) n’a rien fait pour éviter d’infecter sa partenaire; par contre, dans 39 % des cas, les hommes ont évité d’avoir des rapports sexuels et, dans 11 % des cas, ils ont utilisé un condom. Par ailleurs, 32 % des hommes ont déclaré avoir pris des médicaments. 11.3 CONNAISSANCE, PERCEPTION DU RISQUE ET PRÉVENTION DU SIDA 11.3.1 Connaissance du sida et sources d'information La population ivoirienne est relativement bien informée de l’existence du sida et le niveau de connaissance s’est légèrement amélioré au cours des dernières années. En effet, 99 % des hommes et 97 % des femmes ont déclaré connaître ou avoir entendu parler de cette maladie1 (tableaux 11.7.1 et 11.7.2) contre 96 % des hommes et 93 % des femmes d’après l’EDSC-I de 1994. Chez les hommes, le niveau de connaissance ne varie pratiquement pas selon les caractéristiques socio-démographiques alors que, chez les femmes, on constate de légers écarts selon le milieu de résidence et le niveau d’instruction. En effet, la presque totalité des femmes du milieu urbain (plus de 99 %) connaissent ou ont entendu parler du sida contre 95 % des femmes du milieu rural. De même, les femmes qui ont fréquenté l’école connaissent toutes le sida (100 %), alors que cette proportion n’est que de 94 % chez celles qui n’ont pas d’instruction. Chez les femmes, les principales sources d'information sur le sida sont, par ordre d'importance, les amis et parents (61 %), la télévision (60 %), la radio (57 %), et les agents de santé (17 %). Les femmes ont cité, en moyenne, 2,3 sources différentes d'information, et ce sont les femmes ayant un niveau secondaire ou plus et celles vivant en Abidjan qui ont cité le plus de sources d'information (respectivement, en moyenne, 3,3 et 2,7 sources). Chez les hommes, les trois principales sources d'information sont, par ordre d'importance, la radio (74 %), la télévision (64 %), les amis et parents (51 %). Les agents de santé n’ont été cités que par 11 % des hommes, soit légèrement moins fréquemment que par les femmes (17 %). De même, pour 24 % des hommes, les journaux et les magazines sont une source d’information; à titre de comparaison, seulement 9 % de femmes les avaient cités. On peut signaler également que 24 % des jeunes garçons de 15-19 ans ont cité l’école comme source d’information; seulement 14 % des jeunes filles de ce groupe d’âges l’avaient citée. Globalement, les hommes ont cité un peu plus de sources d'information que les femmes (moyenne de 2,5 contre 2,3) et, comme chez ces dernières, ce sont les hommes du milieu urbain et ceux de niveau d’instruction secondaire ou plus qui ont cité le plus de sources d'information (respectivement, moyenne de 2,6 et 3,2). Infections sexuellement transmissibles et sida * 175 Ta bl ea u 11 .7 .1 C on na is sa nc e du si da p ar le s f em m es Po ur ce nt ag e de f em m es q ui c on na is se nt l e si da e t po ur ce nt ag e de c el le s qu i on t en te nd u pa rle r du s id a se lo n le s pr in ci pa le s so ur ce s d' in fo rm at io n, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ So ur ce s d 'in fo rm at io n su r l e si da __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ N om br e C on na ît Jo ur na ux / D ép li- A ge nt C on fé re nc e Li eu m oy en le M ag a- an ts / de M os qu ée / de Th eâ tre A m is de de C ar ac té ris tiq ue si da R ad io TV zi ne s A ffi ch es sa nt é Ég lis e Éc ol e qu ar tie r po pu la ire pa re nt s tra va il A ut re s Ef fe ct if so ur ce s __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 É ta t m at ri m on ia l A ct ue l. en u ni on U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s f em m es 96 ,8 51 ,6 64 ,3 9, 1 1, 8 10 ,1 0, 6 14 ,0 0, 8 1, 5 60 ,5 1, 1 0, 6 77 5 2, 2 99 ,0 63 ,3 70 ,0 13 ,3 3, 7 20 ,6 0, 9 9, 7 2, 4 0, 6 57 ,7 1, 8 0, 1 57 7 2, 5 97 ,7 62 ,9 61 ,6 11 ,0 2, 6 21 ,4 1, 1 4, 1 1, 6 2, 0 59 ,5 2, 6 0, 2 50 1 2, 4 95 ,4 57 ,2 55 ,1 7, 1 1, 9 19 ,0 1, 5 0, 9 2, 7 1, 6 64 ,6 1, 7 0, 1 76 7 2, 2 94 ,3 50 ,4 45 ,7 6, 2 2, 0 15 ,3 0, 3 0, 6 1, 4 0, 8 62 ,8 2, 2 0, 7 41 8 2, 0 95 ,8 55 ,9 53 ,5 5, 4 1, 8 17 ,8 0, 7 1, 7 1, 6 1, 0 63 ,6 1, 7 0, 2 1 86 3 2, 1 98 ,4 61 ,5 59 ,2 11 ,4 2, 0 18 ,1 0, 8 0, 5 2, 4 2, 3 65 ,9 2, 7 0, 7 25 2 2, 3 97 ,9 57 ,8 73 ,4 16 ,7 3, 5 14 ,9 1, 3 17 ,4 2, 1 1, 8 55 ,0 1, 6 0, 5 92 5 2, 5 99 ,6 61 ,7 79 ,9 21 ,6 4, 6 23 ,1 2, 2 12 ,6 3, 3 2, 7 54 ,9 3, 9 0, 4 76 6 2, 7 98 ,5 58 ,7 73 ,8 12 ,5 2, 1 14 ,6 1, 1 9, 0 2, 3 0, 8 52 ,8 2, 6 0, 6 50 8 2, 3 99 ,2 60 ,5 77 ,5 18 ,0 3, 6 19 ,7 1, 8 11 ,2 2, 9 2, 0 54 ,0 3, 4 0, 5 1 27 5 2, 6 94 ,9 54 ,4 47 ,5 3, 1 1, 4 14 ,9 0, 3 3, 0 1, 0 0, 9 66 ,3 0, 6 0, 2 1 76 5 2, 0 94 ,0 43 ,2 45 ,1 0, 3 0, 6 12 ,0 0, 7 0, 1 1, 2 1, 1 68 ,4 1, 3 0, 3 1 70 0 1, 9 10 0, 0 72 ,9 74 ,5 8, 6 1, 5 21 ,3 0, 7 3, 3 1, 6 1, 2 60 ,3 1, 3 0, 5 87 5 2, 5 10 0, 0 77 ,2 87 ,4 43 ,7 10 ,3 26 ,7 2, 1 35 ,3 4, 5 2, 6 36 ,3 4, 2 0, 2 46 5 3, 3 96 ,7 56 ,9 60 ,1 9, 3 2, 4 16 ,9 0, 9 6, 4 1, 8 1, 4 61 ,2 1, 8 0, 3 3 04 0 2, 3 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ N ot e : L e no m br e m oy en d e so ur ce s e st b as é su r l es e nq uê té es q ui c on na is se nt le si da . 176 * Infections sexuellement transmissibles et sida Ta bl ea u 11 .7 .2 C on na is sa nc e du si da p ar le s h om m es Po ur ce nt ag e d' ho m m es q ui c on na is se nt l e si da e t po ur ce nt ag e de c eu x qu i on t en te nd u pa rle r du s id a se lo n le s pr in ci pa le s so ur ce s d' in fo rm at io n, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ So ur ce s d 'in fo rm at io n su r l e si da __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ N om br e C on na ît Jo ur na ux / D ép li- A ge nt C on fé re nc e Li eu m oy en le M ag a- an ts / de M os qu ée / de Th eâ tre A m is de de C ar ac té ris tiq ue si da R ad io TV zi ne s A ffi ch es sa nt é Ég lis e Éc ol e qu ar tie r po pu la ire pa re nt s tra va il A ut re s Ef fe ct if so ur ce s __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 5 0- 59 É ta t m at ri m on ia l A ct ue l. en u ni on U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s h om m es 99 ,1 62 ,9 69 ,7 17 ,4 3, 1 6, 0 1, 3 23 ,9 1, 3 0, 8 47 ,0 0, 0 1, 6 18 0 2, 4 98 ,9 73 ,9 69 ,7 28 ,0 4, 7 10 ,7 0, 9 16 ,0 2, 2 0, 7 52 ,6 2, 0 2, 0 15 8 2, 7 10 0, 0 80 ,7 74 ,6 32 ,5 7, 0 10 ,4 2, 3 7, 9 3, 0 1, 3 53 ,9 1, 7 2, 6 13 4 2, 8 10 0, 0 76 ,5 61 ,7 28 ,6 6, 9 15 ,2 0, 4 3, 8 3, 4 2, 7 51 ,3 6, 7 1, 4 20 0 2, 6 99 ,5 78 ,2 59 ,3 22 ,7 6, 0 12 ,2 0, 6 1, 1 3, 0 1, 0 53 ,4 9, 1 4, 0 12 8 2, 5 98 ,1 69 ,7 34 ,6 13 ,1 6, 7 7, 0 0, 8 0, 8 4, 2 1, 4 47 ,3 2, 3 2, 5 87 1, 9 99 ,0 77 ,5 56 ,7 22 ,9 5, 0 13 ,1 0, 6 3, 1 2, 8 1, 3 50 ,3 5, 8 2, 1 42 5 2, 4 10 0, 0 78 ,7 61 ,0 29 ,6 12 ,7 5, 7 1, 7 4, 0 3, 0 1, 2 55 ,3 3, 4 5, 7 42 2, 6 99 ,6 68 ,9 71 ,1 25 ,4 5, 5 8, 5 1, 4 17 ,5 2, 6 1, 5 51 ,2 1, 5 2, 0 41 9 2, 6 10 0, 0 73 ,1 67 ,0 35 ,8 5, 9 10 ,9 2, 1 13 ,0 2, 3 2, 6 41 ,9 6, 9 1, 7 23 3 2, 6 99 ,5 68 ,1 70 ,6 30 ,5 7, 4 9, 8 0, 5 17 ,1 7, 3 3, 0 32 ,6 3, 2 6, 2 14 4 2, 6 99 ,8 71 ,2 68 ,3 33 ,8 6, 5 10 ,5 1, 5 14 ,6 4, 2 2, 7 38 ,4 5, 5 3, 4 37 6 2, 6 99 ,0 75 ,2 60 ,3 17 ,5 5, 0 10 ,6 0, 7 6, 6 1, 7 0, 3 60 ,3 2, 3 1, 3 51 0 2, 4 98 ,9 62 ,5 44 ,2 3, 3 1, 7 4, 6 0, 7 0, 0 1, 6 1, 3 63 ,6 3, 2 1, 3 35 5 1, 9 99 ,2 83 ,9 72 ,5 21 ,1 4, 6 8, 0 1, 4 3, 3 1, 0 1, 1 52 ,4 2, 0 1, 2 21 9 2, 5 10 0, 0 78 ,7 79 ,7 50 ,8 10 ,8 19 ,1 1, 1 26 ,1 5, 2 1, 5 35 ,5 5, 4 3, 9 31 2 3, 2 99 ,3 73 ,5 63 ,7 24 ,4 5, 6 10 ,6 1, 0 10 ,0 2, 7 1, 4 51 ,0 3, 7 2, 2 88 6 2, 5 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ N ot e : L e no m br e m oy en d e so ur ce s e st b as é su r l es e nq uê té s q ui c on na is se nt le si da . 2 Il s’agit des personnes qui n’ont cité que des moyens tels que: “piqûres de moustiques”, “manger ou boire dans la même vaisselle qu’un sidéen”, “en embrassant”, etc. Infections sexuellement transmissibles et sida * 177 11.3.2 Connaissance des moyens d’éviter de contracter le sida On a demandé aux femmes et aux hommes connaissant le sida, si elles/ils connaissaient des moyens d’éviter de le contracter. Les enquêté(e)s pouvaient citer plusieurs moyens de prévention. Selon les résultats du tableau 11.8.1, on constate tout d’abord que 1 % des femmes pensent que rien ne peut être fait pour éviter de contracter le sida; par ailleurs, 4 % des femmes ne connaissent aucun moyen de prévention et 3 % n’ont cité que des moyens erronés2. Dans l’ensemble, on peut donc dire que la très grande majorité des femmes ayant entendu parler du sida connaissent, au moins, un moyen de prévention correct contre cette maladie. Parmi les moyens connus, n’avoir qu’un seul partenaire et utiliser le condom sont les plus fréquemment cités (respectivement, 69 % et 46 %) (graphique 11.1). De plus, 12 % des femmes ont déclaré qu’il fallait s’abstenir de relations sexuelles et, dans 4 % des cas, éviter les prostituées constitue un moyen d’éviter la maladie. Par ailleurs, 43 % des femmes ont déclaré qu’éviter d’utiliser des instruments tranchants souillés était un moyen d’éviter le sida. Enfin, éviter les transfusions et les injections est considéré comme un moyen d’éviter le sida par, respectivement, 10 % et 8 % des femmes qui connaissent le sida. Les proportions de femmes connaissant, au moins, un moyen d’éviter le sida ne varient qu’assez peu selon les différentes caractéristiques socio-démographiques. Par contre, les différents moyens cités varient fortement selon ces mêmes caractéristiques, en particulier selon le milieu de résidence et le niveau d’instruction. En ce qui concerne les divers moyens cités, on constate que les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus ont cité le condom plus fréquemment que les autres (83 % contre 62 % pour celles ayant un niveau primaire et 28 % pour celles sans niveau d’instruction); de même, 64 % des femmes d’Abidjan ont cité le condom contre 50 % des femmes des Autres Villes et seulement 38 % des femmes du milieu rural. Par contre, ce sont les femmes sans instruction et celles du milieu rural qui ont cité le plus souvent le fait de n’avoir qu’un seul partenaire : respectivement, 76 % et 79 %, contre 51 % de femmes ayant un niveau d’instruction secondaire et 54 % des femmes d’Abidjan. 178 * Infections sexuellement transmissibles et sida Ta bl ea u 11 .8 .1 C on na is sa nc e pa r l es fe m m es d es m oy en s d 'év ite r d e co nt ra ct er le si da Pa rm i l es fe m m es qu i c on na is se nt le si da , p ou rc en ta ge de ce lle s q ui co nn ai ss en t d iff ér en ts m oy en s d 'év ite r d e c on tra ct er le si da se lo n l es ca ra ct ér is tiq ue s s oc io -d ém og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ C he rc he pr ot ec - Év ite r Po ur - Év ite r Év ite r tio n de s le s ce nt ag e Ef fe ct if N e S' ab st en ir U til is er A vo ir Év ite r le s Év ite r Év ite r le s gu ér is in st ru - N e ay an t d e de fe m m es pe ut de ra p- le s un se ul le s ra pp or ts le s le s Év ite r pi qu re s se ur s m en ts co nn aî t m au va is es co nn ai s- êt re po rts co n- pa rte - pr os ti- ho m o- tra ns - in je c- d' em - de m ou s- tra di - tra nc ha nt s A ut re s au cu n in fo r- sa nt C ar ac té ris tiq ue év ité se xu el s do m s na ire tu ée s se xu el s fu si on s tio ns br as se r tiq ue s tio nn el s so ui llé s m oy en s m oy en m at io ns le si da __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 É ta t m at ri m on ia l A ct ue lle m en t e n un io n U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s f em m es 1, 3 18 ,8 53 ,6 56 ,1 3, 9 0, 3 8, 8 5, 0 0, 2 0, 7 0, 2 40 ,8 0, 7 5, 3 1, 8 75 0 0, 6 11 ,1 55 ,3 67 ,7 4, 3 0, 4 11 ,9 9, 8 0, 6 0, 3 1, 0 47 ,4 1, 5 2, 9 3, 3 57 2 0, 7 10 ,0 48 ,9 70 ,8 4, 0 0, 4 11 ,5 8, 0 0, 4 0, 2 0, 4 44 ,8 1, 3 2, 7 2, 0 49 0 0, 5 9, 7 37 ,9 76 ,6 5, 1 0, 8 9, 6 9, 3 0, 6 0, 4 0, 5 40 ,8 1, 1 4, 7 2, 5 73 2 1, 6 9, 5 32 ,5 75 ,2 4, 1 0, 6 9, 3 7, 8 1, 2 0, 7 0, 2 42 ,9 2, 5 6, 4 4, 7 39 4 0, 8 7, 9 35 ,2 77 ,1 5, 0 0, 4 8, 1 7, 7 0, 6 0, 4 0, 6 39 ,2 1, 4 4, 9 3, 0 1 78 5 1, 5 10 ,3 58 ,5 66 ,1 3, 2 1, 0 13 ,6 8, 1 0, 0 0, 4 0, 2 48 ,5 0, 8 4, 6 1, 2 24 8 1, 0 21 ,6 65 ,2 52 ,2 3, 2 0, 4 13 ,2 8, 2 0, 5 0, 5 0, 2 49 ,1 1, 2 3, 4 2, 4 90 5 0, 6 20 ,2 63 ,9 53 ,8 4, 5 1, 5 15 ,8 8, 3 0, 8 0, 4 0, 3 49 ,4 2, 0 3, 9 3, 5 76 3 1, 9 17 ,9 49 ,5 56 ,5 3, 3 0, 3 12 ,3 15 ,2 0, 5 1, 1 1, 1 45 ,2 1, 9 8, 1 4, 4 50 1 1, 1 19 ,3 58 ,2 54 ,9 4, 0 1, 0 14 ,4 11 ,0 0, 7 0, 6 0, 7 47 ,8 2, 0 5, 5 3, 8 1 26 4 0, 8 7, 0 37 ,5 78 ,8 4, 6 0, 1 6, 9 5, 5 0, 4 0, 3 0, 3 39 ,4 0, 8 3, 6 1, 8 1 67 5 1, 2 10 ,4 27 ,5 75 ,9 4, 4 0, 2 6, 3 5, 3 0, 4 0, 6 0, 5 32 ,7 0, 9 6, 8 2, 4 1 59 8 0, 8 10 ,0 61 ,6 64 ,0 3, 8 0, 7 9, 9 8, 3 0, 7 0, 1 0, 5 50 ,2 1, 2 2, 0 2, 5 87 5 0, 2 23 ,1 82 ,6 51 ,4 4, 9 1, 1 23 ,9 16 ,1 0, 5 0, 7 0, 1 64 ,7 2, 8 0, 5 4, 0 46 5 0, 9 12 ,3 46 ,4 68 ,5 4, 3 0, 5 10 ,1 7, 9 0, 5 0, 5 0, 5 43 ,0 1, 3 4, 4 2, 7 2 93 8 Infections sexuellement transmissibles et sida * 179 Par rapport aux femmes, les hommes ont été proportionnellement plus nombreux à déclarer qu’on ne pouvait éviter le sida (2 % contre 1 % chez les femmes) (tableau 11.8.2). Les résultats sur la connaissance des moyens d’éviter le sida mettent aussi en évidence un moins bon niveau d’information; en effet, 6 % des hommes ont été incapables de citer un moyen de prévention du sida alors que, chez les femmes, cette proportion est de 4 %. De même, la proportion de déclarations de moyens de prévention erronés est légèrement plus élevée chez les hommes que chez les femmes (4 % contre 3 %). Pour près de deux hommes sur trois (65 %), l’utilisation du condom constitue un moyen d’éviter de contracter le sida (graphique 11.1). N’avoir qu’une seule partenaire a été cité par un peu moins d’un homme sur deux (46 %), et s’abstenir de relations sexuelles par environ un homme sur cinq (19 %); par ailleurs, 6 % des hommes ont indiqué que le fait de ne pas fréquenter les prostituées constituait un moyen d’éviter le sida. Enfin, pour près d’un tiers des hommes (30 %), le fait d’éviter d’utiliser des instruments tranchants (lames, couteaux, etc.) souillés constitue un moyen d’éviter de contracter le sida; à titre de comparaison, 43 % des femmes ont donné la même réponse. Comme chez les femmes, ce sont les hommes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus qui ont un meilleur niveau de connaissance des moyens de prévention du sida. Ainsi, 4 % des hommes sans instruction pensent qu’on ne peut rien faire pour éviter de contracter le sida contre 1 % de ceux ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus. De même, 12 % des hommes sans instruction n’ont pu citer aucun moyen de prévention contre 1 % des hommes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus. Comme chez les femmes, on constate, chez les hommes, des variations de la connaissance des divers moyens d’éviter le sida selon les caractéristiques socio-démographiques. Chez les hommes ayant le niveau d’instruction secondaire ou plus, le condom a été cité dans 86 % des cas; chez ceux ayant un niveau d’instruction primaire, cette proportion est de 75 % et, chez ceux sans instruction, elle n’est plus que de deux hommes sur cinq (41 %). De même, en milieu rural, moins des deux tiers des hommes (57 %) ont mentionné l’utilisation du condom comme moyen de protection, contre 67 % dans les Autres Villes et 81 % en Abidjan. 180 * Infections sexuellement transmissibles et sida Ta bl ea u 11 .8 .2 C on na is sa nc e pa r l es h om m es d es m oy en s d 'év ite r d e co nt ra ct er le si da Pa rm i l es ho m m es qu i c on na is se nt le si da , p ou rc en ta ge de ce ux qu i c on na is se nt di ff ér en ts m oy en s d 'év ite r d e c on tra ct er le si da se lo n l es ca ra ct ér ist iq ue s s oc io -d ém og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ C he rc he r pr ot ec - Év ite r Po ur - Év ite r Év ite r tio n de s le s ce nt ag e Ef fe ct if N e S' ab st en ir U til is er A vo ir Év ite r le s Év ite r Év ite r le s gu ér is in st ru - N e ay an t d e d' ho m m es pe ut de ra p- le s un se ul le s ra pp or ts le s le s Év ite r pi qu re s se ur s m en ts co nn aî t m au va is es co nn ai s- êt re po rts co n- pa rte - pr os ti- ho m o- tra ns - in je c- d' em - de m ou s- tra di - tra nc ha nt s A ut re s au cu n in fo r- sa nt C ar ac té ris tiq ue év ité se xu el s do m s na ire tu ée s se xu el s fu si on s tio ns br as se r tiq ue s tio nn el s so ui llé s m oy en s m oy en m at io ns le si da __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 5 0- 59 É ta t m at ri m on ia l A ct ue lle m en t e n un io n U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s h om m es 0, 8 19 ,4 73 ,0 27 ,9 1, 3 0, 9 5, 0 4, 3 1, 3 0, 0 0, 4 24 ,3 2, 0 6, 3 3, 4 17 8 2, 0 18 ,2 80 ,3 45 ,2 5, 7 0, 0 6, 7 9, 4 2, 2 1, 4 0, 0 33 ,7 0, 5 4, 1 4, 0 15 6 1, 4 21 ,5 79 ,6 44 ,7 4, 0 0, 0 4, 1 4, 7 0, 0 0, 0 0, 0 35 ,4 1, 5 2, 3 1, 5 13 4 2, 5 19 ,5 61 ,6 53 ,0 7, 8 0, 4 5, 9 5, 7 0, 8 0, 0 0, 3 36 ,5 2, 4 5, 3 2, 7 20 0 2, 4 14 ,3 54 ,0 51 ,5 7, 5 0, 0 9, 0 4, 2 2, 7 0, 0 0, 0 27 ,9 2, 1 8, 1 4, 7 12 7 4, 8 18 ,1 23 ,2 59 ,4 16 ,7 1, 9 1, 7 0, 8 2, 0 0, 0 2, 5 13 ,8 3, 2 11 ,9 7, 7 85 1, 9 15 ,4 54 ,4 56 ,6 8, 5 0, 4 5, 2 4, 7 1, 6 0, 0 0, 7 29 ,4 2, 1 5, 1 4, 0 42 0 5, 7 21 ,3 65 ,3 34 ,1 3, 4 1, 7 3, 0 7, 4 0, 0 0, 0 0, 0 27 ,6 6, 3 10 ,7 6, 3 42 2, 0 21 ,6 76 ,0 35 ,9 4, 6 0, 4 6, 3 5, 5 1, 4 0, 5 0, 2 30 ,6 1, 2 6, 2 3, 1 41 8 0, 6 17 ,6 81 ,0 34 ,8 9, 6 0, 8 8, 1 7, 3 0, 3 0, 0 0, 5 40 ,1 3, 6 2, 7 4, 1 23 3 6, 1 25 ,9 67 ,4 30 ,9 6, 0 0, 3 12 ,0 7, 2 0, 0 0, 3 0, 3 30 ,4 2, 2 10 ,7 2, 9 14 3 2, 7 20 ,8 75 ,8 33 ,3 8, 2 0, 6 9, 6 7, 3 0, 2 0, 1 0, 5 36 ,4 3, 0 5, 7 3, 6 37 6 1, 7 17 ,1 57 ,2 54 ,8 5, 0 0, 3 2, 7 3, 7 2, 3 0, 3 0, 3 25 ,1 1, 0 6, 0 3, 7 50 5 3, 9 18 ,3 40 ,9 52 ,9 7, 3 0, 0 1, 7 2, 3 0, 0 0, 0 0, 0 14 ,6 0, 6 11 ,7 0, 6 35 1 0, 5 11 ,5 75 ,1 39 ,1 4, 3 0, 0 1, 8 2, 4 1, 6 0, 8 0, 8 30 ,2 0, 8 2, 9 3, 9 21 7 1, 2 24 ,1 85 ,5 42 ,1 6, 8 1, 3 12 ,7 10 ,4 2, 9 0, 2 0, 6 46 ,9 4, 0 1, 4 6, 9 31 2 2, 1 18 ,6 65 ,1 45 ,7 6, 4 0, 5 5, 6 5, 2 1, 4 0, 2 0, 4 29 ,9 1, 9 5, 9 3, 7 88 0 Infections sexuellement transmissibles et sida * 181 11.3.3 Perception du sida Une série de questions sur la perception du sida a également été posée à toutes les personnes ayant déclaré avoir entendu parler du sida. En ce qui concerne les femmes (tableau 11.9.1), on note que pour seulement deux sur trois (65 %), une personne apparemment en bonne santé peut être infectée par le VIH. Là encore, les femmes urbaines (76 %) et les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (95 %) sont celles qui sont le mieux informées; en milieu rural et chez les femmes sans instruction, les proportions sont respectivement de 57 % et de 52 %. Un peu plus de deux femmes sur trois (68 %) pensent que le sida est une maladie presque toujours mortelle. Ce sont toujours les femmes urbaines (74 %) et celles ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (72 %) qui sont les mieux informées; en milieu rural et parmi les femmes sans instruction, ces proportions sont respectivement de 63 % et de 66 %. La grande majorité des femmes pensent que le sida ne peut être guéri (88 %). Cette opinion est légèrement plus fréquente parmi les femmes ayant fréquenté l’école (89 %) que parmi celles qui n’ont pas d’instruction (87 %). L’opinion des femmes ne diffère que très peu selon le milieu de résidence. En ce qui concerne la transmission mère/enfant, on remarque que plus des trois quarts des femmes (78 %) savent que la mère peut transmettre le virus à son enfant. Ici, le niveau d’instruction et le milieu de résidence font apparaître des écarts importants dans la connaissance de ce mode de transmission. Ce sont les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus et celles vivant en milieu urbain qui ont déclaré le plus fréquemment connaître la possibilité de transmission du virus de la mère à l’enfant : 95 % des femmes de niveau d’instruction secondaire ou plus contre 86 % de celles ayant un niveau primaire et 70 % de celles n’ayant pas d’instruction. En ce qui concerne le milieu de résidence, on constate que 82 % des femmes du milieu urbain contre 76 % en milieu rural savent que le virus peut se transmettre de la mère à l’enfant. Un tiers des femmes (33 %) ont déclaré connaître ou avoir connu quelqu’un qui a le sida ou qui est décédé du sida. Cette proportion varie d’un minimum de 25 % chez les femmes d’Abidjan à un maximum de 38 % en milieu rural. Les résultats ne font pas apparaître d’écarts réellement importants entre les femmes et les hommes. Chez ces derniers, 68 % pensent que quelqu'un, apparemment en bonne santé, peut néanmoins être infecté par le VIH et cette connaissance varie par caractéristique socio-démographique selon les mêmes critères que pour les femmes, à savoir que les hommes vivant en milieu urbain (83 %) et ceux ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (93 %) sont les mieux informés (tableau 11.9.2). En outre, 75 % des hommes pensent que le sida est presque toujours mortel et 84 % pensent qu’il est incurable. La transmission du sida de la mère à l’enfant n’est connue que par 70 % des hommes, proportion inférieure à celle des femmes (78 %); la connaissance de ce mode de transmission est nettement plus répandue chez les hommes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (90 %) et chez ceux résidant en milieu urbain (79 %), que parmi les hommes sans instruction (50 %) et ceux du milieu rural (63 %). Enfin, la proportion d’hommes ayant déclaré connaître ou avoir connu quelqu’un atteint ou décédé du sida est pratiquement identique à la proportion de femmes (29 % contre 33 %). 182 * Infections sexuellement transmissibles et sida Ta bl ea u 11 .9 .1 P er ce pt io n du si da p ar le s f em m es R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es q ui c on na is se nt le si da se lo n le ur o pi ni on su r l 'ap pa re nc e de s m al ad es , s ur la lé ta lit é du si da , s ur la p os si bi lit é de g ué ris on d u si da e t s el on le ur c on na is sa nc e de la tr an sm is si on d u si da m èr e/ en fa nt et p ou rc en ta ge d e f em m es co nn ai ss an t q ue lq u' un ay an t l e s id a o u m or t d u si da , p ar ca ra ct ér is tiq ue s s oc io -d ém og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d ’I vo ire 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ Po ur ce nt ag e co nn ai ss an t Pe rs on ne q ui p ar aî t e n bo nn e Pe rs on ne a ve c le si da un e Ef fe ct if sa nt é pe ut a vo ir le si da Le si da e st m or te l pe ut ê tre g ué rie Tr an sm is si on m èr e/ en fa nt pe rs on ne de fe m m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ ay an t l e co nn ai s- Pr es qu e Pr es qu e si da /m or te sa nt C ar ac té ris tiq ue N on O ui N SP To ta l ja m ai s Pa rf oi s to uj ou rs N SP To ta l N on O ui N SP To ta l N on O ui N SP To ta l du si da le si da __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 É ta t m at ri m on ia l A ct ue lle m en t en u ni on U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s f em m es 24 ,7 62 ,7 12 ,6 10 0, 0 4, 6 22 ,7 68 ,0 4, 8 10 0, 0 87 ,9 5, 9 5, 9 10 0, 0 8, 7 74 ,6 16 ,1 10 0, 0 29 ,5 75 0 18 ,8 70 ,0 11 ,2 10 0, 0 5, 2 24 ,1 68 ,0 2, 7 10 0, 0 90 ,9 5, 2 4, 0 10 0, 0 7, 0 81 ,2 11 ,3 10 0, 0 30 ,4 57 2 17 ,5 72 ,3 10 ,2 10 0, 0 4, 9 24 ,8 67 ,0 3, 3 10 0, 0 88 ,3 5, 8 5, 4 10 0, 0 7, 3 80 ,6 11 ,8 10 0, 0 37 ,4 49 0 19 ,3 64 ,8 15 ,8 10 0, 0 5, 2 20 ,7 69 ,2 4, 8 10 0, 0 87 ,5 3, 7 8, 7 10 0, 0 7, 1 77 ,9 14 ,5 10 0, 0 33 ,7 73 2 25 ,4 55 ,6 18 ,9 10 0, 0 5, 3 22 ,9 66 ,1 5, 7 10 0, 0 85 ,6 5, 5 8, 8 10 0, 0 4, 6 79 ,9 15 ,0 10 0, 0 35 ,1 39 4 18 ,1 73 ,1 8, 8 10 0, 0 3, 6 21 ,5 72 ,0 3, 0 10 0, 0 89 ,1 6, 7 4, 0 10 0, 0 7, 9 80 ,0 11 ,6 10 0, 0 28 ,2 90 5 22 ,9 60 ,4 16 ,7 10 0, 0 6, 2 24 ,1 64 ,8 5, 0 10 0, 0 87 ,4 4, 3 8, 1 10 0, 0 7, 3 76 ,7 15 ,5 10 0, 0 34 ,1 1 78 5 18 ,9 72 ,2 8, 8 10 0, 0 1, 9 19 ,1 75 ,2 3, 8 10 0, 0 90 ,3 5, 2 4, 4 10 0, 0 3, 8 84 ,9 11 ,3 10 0, 0 39 ,8 24 8 12 ,6 76 ,9 10 ,5 10 0, 0 1, 6 23 ,4 71 ,5 3, 5 10 0, 0 86 ,1 8, 5 5, 0 10 0, 0 5, 9 82 ,3 11 ,0 10 0, 0 24 ,8 76 3 13 ,0 75 ,4 11 ,6 10 0, 0 5, 5 10 ,4 78 ,2 5, 9 10 0, 0 87 ,0 5, 6 6, 9 10 0, 0 6, 3 80 ,5 11 ,7 10 0, 0 27 ,8 50 1 12 ,8 76 ,3 10 ,9 10 0, 0 3, 1 18 ,3 74 ,1 4, 4 10 0, 0 86 ,5 7, 3 5, 7 10 0, 0 6, 1 81 ,6 11 ,2 10 0, 0 26 ,0 1 26 4 27 ,4 57 ,0 15 ,6 10 0, 0 6, 4 26 ,3 63 ,2 4, 1 10 0, 0 89 ,4 3, 5 7, 2 10 0, 0 8, 0 76 ,1 15 ,9 10 0, 0 37 ,9 1 67 5 26 ,8 51 ,9 21 ,4 10 0, 0 5, 8 21 ,6 65 ,9 6, 7 10 0, 0 87 ,4 3, 3 9, 2 10 0, 0 8, 6 69 ,6 21 ,4 10 0, 0 28 ,3 1 59 8 20 ,0 74 ,1 5, 9 10 0, 0 4, 1 24 ,6 69 ,6 1, 7 10 0, 0 89 ,3 7, 0 3, 4 10 0, 0 6, 8 85 ,6 7, 1 10 0, 0 39 ,6 87 5 3, 9 94 ,9 1, 3 10 0, 0 3, 9 24 ,0 71 ,5 0, 7 10 0, 0 88 ,6 8, 0 3, 2 10 0, 0 2, 9 95 ,3 1, 0 10 0, 0 35 ,4 46 5 21 ,1 65 ,3 13 ,6 10 0, 0 5, 0 22 ,9 67 ,9 4, 3 10 0, 0 88 ,1 5, 1 6, 5 10 0, 0 7, 2 78 ,4 13 ,9 10 0, 0 32 ,8 2 93 8 Infections sexuellement transmissibles et sida * 183 Ta bl ea u 11 .9 .2 P er ce pt io n du si da p ar le s h om m es R ép ar tit io n (e n % ) d es h om m es q ui c on na is se nt le si da se lo n le ur o pi ni on su r l 'ap pa re nc e de s m al ad es , s ur la lé ta lit é du si da , s ur la p os si bi lit é de g ué ris on d u si da e t s el on le ur c on na is sa nc e de la tr an sm is si on du si da m èr e/ en fa nt et po ur ce nt ag e d 'h om m es co nn ai ss an t q ue lq u' un ay an t l e s id a o u m or t d u s id a, pa r c ar ac té ris tiq ue s s oc io -d ém og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d ’I vo ire 19 98 -9 9 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ Po ur ce nt ag e co nn ai ss an t Pe rs on ne q ui p ar aî t e n bo nn e Pe rs on ne a ve c le si da un e Ef fe ct if sa nt é pe ut a vo ir le si da Le si da e st m or te l pe ut ê tre g ué rie Tr an sm is si on m èr e/ en fa nt pe rs on ne d' ho m m es __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ ay an t l e co nn ai s- Pr es qu e Pr es qu e si da /m or te sa nt C ar ac té ris tiq ue N on O ui N SP To ta l ja m ai s Pa rf oi s to uj ou rs N SP To ta l N on O ui N SP To ta l N on O ui N SP To ta l du si da le si da __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 5 0- 59 É ta t m at ri m on ia l A ct ue lle m en t en u ni on U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s h om m es 17 ,7 67 ,7 14 ,5 10 0, 0 2, 1 19 ,1 75 ,2 3, 5 10 0, 0 84 ,9 10 ,2 5, 0 10 0, 0 14 ,6 62 ,8 22 ,6 10 0, 0 22 ,8 17 8 20 ,9 67 ,4 11 ,7 10 0, 0 2, 8 21 ,3 73 ,8 2, 2 10 0, 0 90 ,4 6, 5 2, 7 10 0, 0 10 ,7 70 ,3 19 ,0 10 0, 0 31 ,7 15 6 11 ,8 76 ,2 11 ,4 10 0, 0 1, 3 23 ,0 69 ,8 4, 3 10 0, 0 79 ,1 11 ,5 9, 3 10 0, 0 11 ,9 79 ,4 8, 6 10 0, 0 31 ,0 13 4 15 ,4 71 ,8 12 ,8 10 0, 0 0, 6 21 ,7 75 ,9 1, 8 10 0, 0 86 ,0 9, 8 4, 2 10 0, 0 6, 8 79 ,0 14 ,2 10 0, 0 29 ,7 20 0 21 ,8 64 ,8 13 ,4 10 0, 0 3, 4 16 ,1 77 ,7 2, 3 10 0, 0 84 ,2 12 ,4 3, 4 10 0, 0 11 ,1 64 ,7 24 ,2 10 0, 0 33 ,8 12 7 25 ,0 51 ,2 23 ,8 10 0, 0 0, 8 13 ,8 75 ,8 9, 6 10 0, 0 75 ,7 9, 2 15 ,2 10 0, 0 15 ,8 51 ,5 32 ,6 10 0, 0 22 ,7 85 11 ,4 74 ,4 14 ,2 10 0, 0 4, 0 28 ,0 60 ,6 7, 3 10 0, 0 74 ,7 11 ,1 14 ,2 10 0, 0 3, 4 65 ,5 31 ,2 10 0, 0 37 ,3 42 15 ,7 70 ,0 14 ,1 10 0, 0 2, 5 21 ,7 72 ,1 3, 2 10 0, 0 86 ,0 9, 5 4, 3 10 0, 0 13 ,4 68 ,2 18 ,4 10 0, 0 24 ,9 41 8 21 ,2 65 ,1 13 ,6 10 0, 0 0, 9 16 ,9 78 ,7 3, 3 10 0, 0 83 ,5 10 ,0 6, 5 10 0, 0 10 ,1 71 ,2 18 ,7 10 0, 0 31 ,7 42 0 10 ,8 82 ,4 6, 5 10 0, 0 0, 9 33 ,1 63 ,8 1, 8 10 0, 0 83 ,0 12 ,6 4, 2 10 0, 0 8, 8 79 ,1 12 ,1 10 0, 0 26 ,7 23 3 6, 9 84 ,2 8, 9 10 0, 0 6, 2 27 ,4 62 ,2 3, 8 10 0, 0 79 ,2 13 ,0 7, 8 10 0, 0 7, 1 78 ,5 14 ,4 10 0, 0 31 ,0 14 3 9, 3 83 ,1 7, 4 10 0, 0 2, 9 30 ,9 63 ,2 2, 6 10 0, 0 81 ,5 12 ,7 5, 6 10 0, 0 8, 2 78 ,9 13 ,0 10 0, 0 28 ,3 37 6 24 ,7 56 ,5 18 ,7 10 0, 0 1, 0 11 ,4 83 ,3 4, 0 10 0, 0 86 ,3 7, 7 6, 0 10 0, 0 13 ,7 62 ,5 23 ,7 10 0, 0 29 ,1 50 5 29 ,1 42 ,7 28 ,2 10 0, 0 0, 4 12 ,8 80 ,7 5, 3 10 0, 0 85 ,2 5, 1 9, 7 10 0, 0 15 ,4 49 ,6 35 ,0 10 0, 0 25 ,3 35 1 18 ,2 72 ,4 9, 4 10 0, 0 0, 7 17 ,3 78 ,2 3, 9 10 0, 0 85 ,0 10 ,6 4, 1 10 0, 0 13 ,6 71 ,8 14 ,6 10 0, 0 24 ,9 21 7 5, 8 93 ,1 0, 9 10 0, 0 4, 2 29 ,2 65 ,5 1, 0 10 0, 0 82 ,7 14 ,6 2, 6 10 0, 0 5, 2 90 ,3 4, 5 10 0, 0 35 ,4 31 2 18 ,2 67 ,9 13 ,9 10 0, 0 1, 8 19 ,7 74 ,7 3, 4 10 0, 0 84 ,3 9, 8 5, 8 10 0, 0 11 ,4 69 ,5 19 ,1 10 0, 0 28 ,8 88 0 184 * Infections sexuellement transmissibles et sida Tableau 11.10 Perception du risque de contracter le sida Répartition (en %) des femmes et des hommes connaissant le sida par perception du risque de contracter le sida, par caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________________________________________________________________________________________ Femmes Hommes ____________________________________________________________________________________________ Risque de contracter le sida Risque de contracter le sida _________________________________ Effectif ___________________________ Impor- A le de Impor- Effectif Caractéristique Aucun Minime Modéré tant sida Total1 femmes Aucun Minime Modéré tant Total1 d'hommes _______________________________________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-39 40-49 50-59 État matrimonial Actuel. en union Union rompue Célibataire Nombre de parte- naires dans les 12 derniers mois 0 1 2-3 4 + Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble1 43,8 39,2 9,7 7,3 0,0 100,0 750 51,2 40,8 4,0 3,0 100,0 178 29,5 42,9 13,9 13,3 0,1 100,0 572 26,9 56,3 9,9 6,9 100,0 156 32,1 38,9 17,2 11,8 0,0 100,0 490 27,2 50,5 13,2 9,0 100,0 134 32,8 39,9 14,3 12,9 0,2 100,0 732 30,5 56,0 7,6 5,9 100,0 200 41,4 37,5 10,3 10,4 0,3 100,0 394 29,7 58,2 7,2 4,9 100,0 127 NA NA NA NA NA NA NA 35,2 61,3 2,0 1,5 100,0 85 35,8 40,2 13,6 10,3 0,2 100,0 1 785 31,5 57,6 6,0 4,9 100,0 420 35,5 36,5 14,5 13,2 0,0 100,0 248 27,4 38,3 19,9 14,4 100,0 42 36,6 39,9 11,5 11,9 0,0 100,0 905 36,9 49,9 7,8 5,0 100,0 418 40,0 39,3 11,6 8,9 0,1 100,0 2 261 42,7 52,7 2,0 2,3 100,0 467 23,0 42,5 16,2 18,0 0,0 100,0 567 25,7 58,4 10,2 5,8 100,0 201 21,4 33,6 26,7 18,2 0,0 100,0 98 19,2 56,1 14,8 10,0 100,0 127 * * * * * * 4 22,1 39,7 20,6 17,6 100,0 67 31,9 37,1 13,9 16,9 0,0 100,0 763 28,0 56,2 9,5 6,3 100,0 233 21,0 55,1 10,9 12,4 0,6 100,0 501 27,4 53,0 8,5 11,2 100,0 143 27,6 44,2 12,7 15,1 0,3 100,0 1 264 27,7 55,0 9,1 8,2 100,0 376 42,4 36,5 13,2 7,9 0,0 100,0 1 675 38,5 51,5 6,4 3,3 100,0 505 41,5 39,1 11,6 7,7 0,2 100,0 1 598 44,3 46,7 6,2 2,3 100,0 351 31,6 42,5 12,7 13,1 0,1 100,0 875 31,2 57,6 8,4 2,8 100,0 217 25,3 37,5 18,4 18,6 0,0 100,0 465 24,0 56,9 8,5 10,7 100,0 312 36,0 39,8 13,0 11,0 0,1 100,0 2 938 33,9 53,0 7,5 5,4 100,0 880 _________________________________________________________________________________________________________ 1 Y compris les "non-déterminés" * Basé sur trop peu de cas NA = Non applicable 11.3.3 Perception du risque de contracter le sida Globalement, les trois quarts des Ivoiriennes (76 %) pensent ne pas courir de risques ou seulement des risques faibles de contracter le sida, et environ un quart (24 %) se considèrent à risque moyen ou important (tableau 11.10 et graphique 11.2). Infections sexuellement transmissibles et sida * 185 Cette perception du risque de contracter le sida varie de manière significative selon les caractéristiques socio-démographiques : ce sont les femmes qui ont eu 2-3 partenaires différents (en tout ou en plus du mari) dans les 12 derniers mois qui considèrent le plus fréquemment qu’elles courent des risques modérés ou importants de contracter le sida (45 %). Les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus pensent aussi plus fréquemment que les autres que leur risque de contracter le sida est important ou modéré (37 % contre 26 % pour celles ayant un niveau d’instruction primaire et 19 % pour celles n’ayant pas d’instruction). De même, le statut matrimonial influence la perception du risque de contracter le sida, les femmes en rupture d’union se considérant plus fréquemment à risques de le contracter puisque 28 % d’entre elles, contre 24 % des femmes en union et 23 % des célibataires ont déclaré courir des risques modérés ou importants. Selon l’âge, on constate que ce sont les femmes les plus jeunes et les plus âgées qui considèrent qu’elles courent le moins fréquemment des risques importants ou modérés (respectivement, 17 % et 21 %, contre environ 26 % ou plus pour les autres groupes d’âges). Enfin, selon les résultats par milieu de résidence, on constate que les femmes ont une perception différente du risque de contracter le sida : en milieu rural, 42 % des femmes n’estiment courir aucun risque et, à l’opposé, 8 % considèrent qu’elles ont des risques importants de le contracter; dans les Autres Villes, la moitié des femmes pensent courir des risques minimes (55 %) et c’est en Abidjan que la proportion de femmes se considérant à risques importants est la plus élevée (17 %). Chez les hommes, la proportion de ceux pensant ne courir aucun risque est très proche de celle des femmes (34 % contre 36 %); par contre, les hommes sont, proportionnellement, plus nombreux que les femmes à penser courir des risques minimes (53 % contre 40 %) et moins nombreux à se considérer à risque modéré (8 % contre 13 %) ou importants (5 % contre 11 %) (tableau 11.10 et graphique 11.2). Concernant la perception du risque de contracter le sida, on retrouve, chez les hommes, les mêmes types de variations selon les caractéristiques socio-démographiques que celles observées chez les femmes. Les hommes qui pensent le plus fréquemment courir des risques modérés ou importants de contracter le sida sont ceux en union rompue (34 %), ceux ayant eu 2 ou 3 partenaires ou, au moins, 4 au cours des 12 derniers mois (respectivement, 25 % et 38 %), ceux du milieu urbain (17 %) et les hommes ayant, au moins, un niveau d’instruction secondaire (19 %). 186 * Infections sexuellement transmissibles et sida Tableau 11.11 Perception du risque de contracter le sida par les couples Répartition (en %) des couples qui ont entendu parler du sida selon la perception de l'homme et de la femme du risque de contracter le sida, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________ Nombre de couples dans Risque de contracter le sida selon l'homme lesquels les 2 __________________________________________ conjoints Risque de contracter connaissent le sida selon la femme Aucun Minime Modéré Important Ensemble le sida ___________________________________________________________________________________________ Aucun Minime Modéré Important Ensemble Nombre de couples dans lesquels les 2 conjoints connaissent le sida 18,7 15,3 1,2 1,7 37,0 126 7,4 29,8 1,2 2,8 41,2 140 3,2 8,5 0,9 0,5 13,1 45 2,1 4,2 1,6 0,8 8,7 30 31,5 57,9 4,9 5,8 100,0 - 107 197 17 20 - 340 Dans un couple sur deux, les deux conjoints ont la même perception du risque qu'ils courent de contracter le sida : dans 19 % des cas, l'homme et la femme pensent ne courir aucun risque, dans 30 % des cas, ils pensent courir des risques minimes et moins d’ 1 % pensent courir des risques modérés ou importants (tableau 11.11). Dans les autres couples (50 %) la perception de la femme et celle de l'homme divergent nettement. Ainsi, dans les couples où l'homme pense ne courir aucun risque (32 %), la femme pense courir des risques minimes dans environ un cas sur cinq (7 % par rapport à 32 %), et dans 16 % des cas (5 % par rapport à 32 %) elle pense courir des risques modérés ou importants. À l’opposé, dans 37 % des couples où la femme pense ne courir aucun risque, l’homme pense courir des risques minimes dans 41 % des cas (15 % par rapport à 37 %) et, dans 8 % des cas, il pense courir des risques modérés ou importants (3 % par rapport à 37 %). 11.3.4 Raisons de la perception des risques Parmi les femmes qui pensent ne courir aucun risque, ou seulement un risque minime de contracter le sida, trois sur quatre (76 %) ont donné, comme raison principale, leur nombre limité de partenaires et, pour 17 % des femmes, l’abstinence sexuelle explique leur perception du risque (tableau 11.12). Les autres raisons, telles que l’utilisation du condom (9 %), le fait que le conjoint n’a pas d’autres partenaires (3 %) ou le fait d’éviter les transfusions (5 %), ne sont avancées que par une minorité de femmes. Les raisons avancées diffèrent nettement selon le statut matrimonial de la femme. Bien entendu, les femmes en union ont invoqué en grande majorité le nombre limité de partenaires (95 %) et très peu ont donné comme raison l’abstinence sexuelle. Par contre, cette raison a été fréquemment avancée par les femmes célibataires et celles en rupture d’union (respectivement, 43 % et 36 %). Pour les hommes, c’est également le nombre limité de partenaires qui a été citée comme raison principale pour justifier leur perception de faible risque de contracter le sida (57 %). De plus, pour 32 % des hommes, le fait d’utiliser le condom explique pourquoi ils considèrent ne courir aucun risque ou seulement des risques minimes. Par ailleurs, 20 % des hommes ont déclaré que l’abstinence sexuelle constituait la raison principale de leur perception et, pour une proportion beaucoup plus faible, 4 %, c’est le fait de ne pas fréquenter de prostituées qui explique cette perception. Infections sexuellement transmissibles et sida * 187 Tableau 11.12 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme nuls/minimes Parmi les femmes et les hommes qui pensent ne courir aucun risque ou courir des risques minimes de contracter le sida, raisons de la perception de ces risques, selon l'état matrimonial, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________________________ Un seul/ Évite S'abstient nombre (Conjoint) les de Utilise limité n'a pas Évite les rapports Pas de État rapports le de parte- autre par- prosti- homo- trans- Pas d'in- matrimonial sexuels condom naires tenaire tuées sexuels fusion jections Autres Effectif ___________________________________________________________________________________________________________ Femmes Célibataire Actuel. en union Union rompue Ensemble des femmes Hommes Célibataire Actuel. en union Union rompue Ensemble des hommes 43,0 17,7 45,1 1,4 0,0 0,8 6,1 3,0 39,0 693 0,8 3,1 94,8 4,3 0,0 0,4 4,4 3,5 31,1 1 357 36,3 14,1 52,2 0,0 0,0 0,0 5,0 5,0 35,3 179 16,8 8,5 75,9 3,1 0,0 0,5 5,0 3,5 33,9 2 228 35,6 43,1 32,5 1,9 2,8 0,0 2,3 1,7 20,8 363 3,6 20,4 81,1 9,5 3,0 0,5 1,1 1,4 22,8 375 29,6 39,4 38,1 2,6 19,1 0,0 0,0 0,0 6,1 28 19,7 31,9 56,5 5,6 3,5 0,2 1,6 1,5 21,2 765 Tout comme les femmes, les hommes ont avancé des raisons différentes selon leur statut matrimonial. Les célibataires et les hommes en union rompue ont plus fréquemment que les hommes en union justifié leur perception du risque nul ou minime par la pratique de l’abstinence sexuelle (respectivement, 36 % et 30 %, contre 4 % pour ceux en union). De même, les célibataires et les hommes en union rompu ont très fréquemment expliqué leur perception par l’utilisation du condom (respectivement, 43 % et 39 %, contre 20 % chez les hommes en union). Parmi les raisons pour lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme modérés/importants (tableau 11.13), les femmes citent, en premier lieu, le fait que le conjoint a d’autres partenaires (65 %) et le fait d’avoir eu, elles-mêmes, plusieurs partenaires (10 %); les autres raisons fréquemment citées sont le fait de ne pas utiliser le condom (23 %) et le fait d’avoir eu des transfusions (12 %) ainsi que des injections (6 %). Par ailleurs, les raisons avancées diffèrent selon le statut matrimonial de l’enquêtée : parmi les femmes en union, la grande majorité (78 %) ont avancé le fait que leur conjoint avait d’autres partenaires, alors que 28 % des célibataires et 37 % des femmes en union rompue justifient leur perception par le fait qu’elles n’utilisent pas le condom. Parmi les hommes qui considèrent courir des risques modérés ou importants de contracter le sida, près de la moitié (48 %) ont avancé le fait d’avoir plusieurs partenaires. Une proportion plus faible d’hommes (26 %) ont justifié leur perception par la non utilisation du condom. Si on analyse les réponses en fonction du statut matrimonial, on constate que, quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartiennent, le fait d’avoir plusieurs partenaires est l’argument qui est avancé le plus fréquemment. Par ailleurs, la non- utilisation du condom est une raison beaucoup plus fréquemment avancée par les hommes célibataires (28 %) que par les hommes en union (20 %). 188 * Infections sexuellement transmissibles et sida Tableau 11.13 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme modérés/importants Parmi les femmes et les hommes qui pensent avoir des risques modérés/importants de contracter le sida, raisons de la perception de ces risques, selon l'état matrimonial, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________________________ Plus d'un/ N'utilise nombreux Conjoint Fréquente État pas le partenaires a d'autres les A des A des matrimonial condom sexuels partenaires prostituées transfusions injections Autres Effectif _____________________________________________________________________________________________________ Femmes Célibataire Actuel. en union Union rompue Ensemble des femmes Hommes Célibataire Actuel. en union Union rompue Ensemble des hommes 27,9 10,9 44,1 0,0 20,3 10,6 38,0 212 18,9 8,8 77,5 0,0 7,2 3,6 23,7 425 37,0 13,9 51,6 0,0 11,6 8,0 18,2 69 23,3 10,0 64,9 0,0 11,6 6,1 27,5 706 27,7 40,3 6,5 3,2 5,1 7,7 40,9 53 19,6 53,6 4,7 0,0 6,8 3,1 41,2 46 * * * * * * * 14 25,6 47,8 4,9 3,0 5,7 6,1 37,7 114 11.3.5 Changement de comportement pour éviter de contracter le sida Malgré les risques que peuvent faire courir certains comportements, un quart des femmes (26 %) ont déclaré ne rien avoir changé à leur comportement sexuel depuis qu’elles ont entendu parler du sida (tableau 11.14.1). Par contre, on constate que près de la moitié des femmes (46 %) ont limité à un le nombre de leur partenaire. Par ailleurs, 20 % des femmes ont demandé à leur partenaire d’être fidèle et 9 % ont commencé à utiliser le condom pour limiter les risques de contracter le sida. Enfin, 24 % des femmes ont déclaré avoir évité d’utiliser des instruments souillés pour éviter de contracter le sida. Les changements de comportements varient fortement selon les caractéristiques socio- démographiques des femmes. On constate, en premier lieu que le changement de comportement est lié à la perception du risque de contracter le sida : en effet, 80 % des femmes qui pensent que le sida est toujours mortel et qui considèrent courir des risques importants de le contracter ont changé de comportement, contre 67 % de celles qui estiment que leurs risques sont modérés et 70 % de celles qui se considèrent sans risque ou à risque faible. On constate par ailleurs que les femmes qui ont changé le plus fréquemment leur comportement sexuel sont les célibataires (81 %), celles vivant dans les Autres Villes (84 %) et les femmes de niveau d'instruction secondaire ou plus (85 %). À l’opposé, les femmes qui ont déclaré le plus fréquemment ne pas avoir changé de comportement sont les femmes de 40-49 ans (31 %), celles en union (30 %), celles du milieu rural (29 %) et les femmes sans instruction (33 %). Les hommes ont été proportionnellement plus nombreux que les femmes à modifier leur comportement depuis qu’ils ont entendu parler du sida : 87 % des hommes contre 74 % des femmes ont adopté un comportement sécuritaire (tableau 11.14.2). Par ordre d'importance, 35 % ont limité leurs rapports sexuels à une partenaire, 33 % ont commencé à utiliser le condom et 16 % ont considéré que limiter le nombre de leurs partenaires était un moyen de limiter les risques de contracter le sida. En outre, pour 2 % des hommes, la non fréquentation des prostituées a constitué un changement de comportement. Enfin, 15 % des hommes (contre 24 % des femmes) ont déclaré avoir évité d’utiliser des instruments souillés pour éviter de contracter le sida. Infections sexuellement transmissibles et sida * 189 Ta bl ea u 11 .1 4. 1 C om po rte m en t d es fe m m es p ou r é vi te r d e co nt ra ct er le si da Po ur ce nt ag e de f em m es p ar c ha ng em en t d e co m po rte m en t p ou r év ite r de c on tra ct er le s id a se lo n la p er ce pt io n du r is qu e de c on tra ct er le s id a et le s ca ra ct ér is tiq ue s so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ C ha ng em en t d u co m po rte m en t s ex ue l __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ Pa s d e A é vi té ch an ge - N 'a pa s A d' ut ili se r m en t d e co m m en cé A A A li m ité A li m ité de m an dé a u de s A ut re s A ut re s co m po r- le s ar rê té le s co m m en cé à ra pp or ts le n om br e pa rte na ire in st ru m en ts ch an ge - ch an ge - N iv ea u de ri sq ue / te m en t ra pp or ts ra pp or ts ut ili se r à 1 se ul de p ar te - d' êt re tra nc ha nt s m en ts m en ts n on C ar ac té ris tiq ue se xu el se xu el s se xu el s le c on do m pa rte na ire na ire s fid èl e so ui llé s se xu el s se xu el s Ef fe ct if __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ _ N iv ea u de r is qu e P en se q ue le si da e st to uj ou rs m or te l - P as d e ris qu e/ ris qu e m in im e - R is qu e m od ér é - R is qu e im po rta nt /a le si da P en se q ue le si da n 'es t p as to uj ou rs m or te l - P as d e ris qu e/ ris qu e m in im e - R is qu e m od ér é - R is qu e im po rta nt /a le si da G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 É ta t m at ri m on ia l A ct ue l. en u ni on U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s f em m es 1 30 ,4 9, 7 2, 9 7, 8 40 ,4 1, 6 16 ,5 21 ,0 0, 1 32 ,6 1 47 7 33 ,1 2, 7 0, 7 11 ,2 42 ,9 4, 2 19 ,5 29 ,6 0, 7 35 ,4 27 7 19 ,5 3, 5 3, 1 12 ,3 45 ,5 4, 7 25 ,3 25 ,6 0, 2 27 ,7 24 0 18 ,5 9, 7 3, 8 7, 3 55 ,2 1, 5 23 ,2 26 ,6 0, 2 21 ,5 75 1 17 ,3 4, 5 1, 1 8, 5 60 ,4 5, 2 22 ,0 37 ,0 0, 0 14 ,0 10 6 12 ,8 1, 4 1, 7 10 ,1 66 ,8 6, 5 30 ,3 23 ,5 0, 0 18 ,5 87 22 ,7 29 ,2 2, 5 10 ,4 33 ,7 2, 3 11 ,2 21 ,5 0, 1 27 ,6 75 0 19 ,3 2, 1 2, 4 13 ,8 55 ,3 3, 1 23 ,2 25 ,2 0, 2 24 ,7 57 2 27 ,2 0, 5 1, 6 9, 8 51 ,2 2, 7 25 ,9 24 ,2 0, 1 28 ,3 49 0 29 ,8 0, 3 2, 8 4, 9 49 ,5 1, 7 22 ,7 25 ,3 0, 0 30 ,9 73 2 31 ,4 0, 5 5, 7 2, 0 45 ,7 1, 9 18 ,5 26 ,1 0, 7 31 ,7 39 4 29 ,9 0, 1 0, 2 3, 3 52 ,9 1, 8 25 ,6 23 ,8 0, 2 30 ,7 1 78 5 22 ,1 0, 9 15 ,8 15 ,5 43 ,1 4, 2 12 ,7 25 ,0 0, 0 25 ,4 24 8 18 ,5 25 ,9 4, 5 16 ,8 34 ,4 2, 9 10 ,5 25 ,0 0, 2 25 ,1 90 5 24 ,0 11 ,0 3, 0 16 ,8 33 ,4 4, 1 22 ,6 26 ,0 0, 3 29 ,8 76 3 16 ,2 9, 7 3, 7 9, 6 53 ,2 1, 9 25 ,2 23 ,6 0, 3 21 ,2 50 1 20 ,9 10 ,5 3, 3 14 ,0 41 ,3 3, 2 23 ,6 25 ,1 0, 3 26 ,4 1 26 4 29 ,4 6, 3 2, 5 4, 3 50 ,2 1, 6 17 ,0 23 ,6 0, 1 30 ,1 1 67 5 33 ,4 6, 7 2, 3 2, 6 43 ,5 1, 6 19 ,0 19 ,7 0, 3 34 ,3 1 59 8 17 ,6 8, 2 2, 9 11 ,7 53 ,0 3, 3 20 ,7 27 ,8 0, 2 21 ,5 87 5 14 ,7 12 ,7 4, 5 22 ,6 43 ,6 3, 0 21 ,1 33 ,2 0, 0 21 ,8 46 5 25 ,7 8, 1 2, 8 8, 5 46 ,3 2, 3 19 ,8 24 ,2 0, 2 28 ,5 2 93 8 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ 1 Y c om pr is le s " no n- dé te rm in és " 190 * Infections sexuellement transmissibles et sida Ta bl ea u 11 .1 4. 2 C om po rte m en t d es h om m es p ou r é vi te r d e co nt ra ct er le si da Po ur ce nt ag e d' ho m m es p ar c ha ng em en t de c om po rte m en t po ur é vi te r de c on tra ct er l e si da s el on l a pe rc ep tio n du r is qu e de c on tra ct er l e si da e t le s ca ra ct ér is tiq ue s so ci o- dé m og ra ph iq ue s, ED SC I- II C ôt e d’ Iv oi re 1 99 8- 99 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ C ha ng em en t d u co m po rte m en t s ex ue l __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ Pa s d e Év ite ch an ge - N 'a pa s A d' ut ili se r m en t d e co m m en cé A A A li m ité A li m ité de m an dé a u de s A ut re s A ut re s co m po r- le s ar rê té le s co m m en cé à ra pp or ts le n om br e pa rte na ire Év ite in st ru m en ts ch an ge - ch an ge - N iv ea u de ri sq ue / te m en t ra pp or ts ra pp or ts ut ili se r à 1 se ul de p ar te - d' êt re le s tra nc ha nt s m en ts m en ts n on C ar ac té ris tiq ue se xu el se xu el s se xu el s le c on do m pa rte na ire na ire s fid èl e pr os tit ué es so ui llé s se xu el s se xu el s Ef fe ct if __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ N iv ea u de r is qu e P en se q ue le si da e st to uj ou rs m or te l - P as d e ris qu e/ ris qu e m in im e - R is qu e m od ér é - R is qu e im po rta nt /a le si da P en se q ue le si da n 'es t p as to uj ou rs m or te l - P as d e ris qu e/ ris qu e m in im e - R is qu e m od ér é - R is qu e im po rta nt /a le si da G ro up e d' âg es 1 5- 19 2 0- 24 2 5- 29 3 0- 39 4 0- 49 5 0- 59 É ta t m at ri m on ia l A ct ue l. en u ni on U ni on ro m pu e C él ib at ai re M ili eu d e ré si de nc e A bi dj an A ut re s v ill es E ns em bl e ur ba in R ur al N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un P rim ai re S ec on da ire o u pl us En se m bl e de s h om m es 1 13 ,2 11 ,8 3, 9 29 ,7 36 ,6 14 ,4 5, 7 2, 1 14 ,4 0, 1 15 ,1 57 9 18 ,7 0, 9 0, 9 46 ,4 21 ,8 16 ,1 10 ,0 4, 6 12 ,9 0, 0 23 ,4 53 5, 3 5, 8 2, 0 42 ,2 13 ,7 48 ,2 5, 8 0, 0 10 ,7 0, 0 8, 2 24 14 ,0 14 ,1 4, 2 35 ,8 39 ,3 11 ,6 3, 4 2, 1 17 ,3 0, 3 21 ,8 18 6 * * * * * * * * * * * 14 * * * * * * * * * * * 23 9, 1 38 ,6 3, 1 30 ,4 20 ,5 5, 7 1, 7 0, 0 13 ,5 0, 0 16 ,1 17 8 7, 9 11 ,0 3, 3 50 ,6 27 ,7 19 ,0 7, 3 2, 5 17 ,8 0, 0 8, 5 15 6 6, 3 6, 5 6, 3 52 ,3 26 ,5 20 ,4 3, 9 4, 3 16 ,9 0, 0 9, 4 13 4 12 ,9 1, 7 4, 6 28 ,7 49 ,9 16 ,4 6, 2 0, 9 14 ,9 0, 0 16 ,4 20 0 15 ,4 0, 0 2, 9 19 ,3 50 ,6 18 ,3 8, 0 3, 0 16 ,5 0, 4 17 ,5 12 7 37 ,7 0, 8 3, 1 7, 3 33 ,1 15 ,2 7, 4 4, 3 8, 9 0, 7 40 ,8 85 17 ,8 0, 2 2, 2 24 ,7 46 ,3 18 ,4 8, 0 2, 0 15 ,4 0, 2 20 ,0 42 0 8, 0 1, 7 9, 9 42 ,4 35 ,2 15 ,9 0, 0 7, 4 6, 9 0, 0 9, 7 42 8, 7 23 ,2 5, 1 40 ,6 23 ,5 12 ,4 3, 6 1, 7 15 ,6 0, 0 13 ,4 41 8 8, 6 8, 3 4, 3 39 ,9 38 ,6 16 ,2 3, 4 2, 9 16 ,9 0, 2 12 ,0 23 3 4, 6 14 ,1 9, 0 40 ,9 32 ,0 16 ,8 4, 9 3, 7 15 ,8 0, 3 9, 5 14 3 7, 1 10 ,5 6, 1 40 ,2 36 ,1 16 ,4 4, 0 3, 2 16 ,5 0, 3 11 ,0 37 6 17 ,4 11 ,7 2, 3 27 ,8 34 ,1 14 ,7 6, 7 1, 3 14 ,0 0, 0 20 ,4 50 5 22 ,3 12 ,2 2, 5 18 ,0 34 ,7 11 ,8 7, 1 2, 5 9, 2 0, 0 26 ,0 35 1 7, 5 12 ,6 4, 8 43 ,4 34 ,1 13 ,1 2, 7 1, 3 11 ,5 0, 2 11 ,7 21 7 6, 3 9, 1 5, 0 42 ,9 35 ,8 21 ,1 5, 7 2, 3 24 ,2 0, 2 8, 8 31 2 13 ,0 11 ,2 3, 9 33 ,1 34 ,9 15 ,5 5, 5 2, 1 15 ,1 0, 1 16 ,4 88 0 __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ 1 Y c om pr is le s " no n- dé te rm in és " * B as é su r t ro p pe u de c as Infections sexuellement transmissibles et sida * 191 Comme chez les femmes, la perception du risque de contracter le sida influence l’adoption d’un comportement sécuritaire : les hommes qui pensent que le sida est toujours mortel et qui considèrent qu’ils courent des risques importants sont ceux qui ont le plus fréquemment modifié leurs habitudes (95 %); cette proportion est de 81 % pour ceux qui considèrent courir un risque modéré et de 87 % pour ceux dont le risque est perçu comme nul ou faible. En ce qui concerne l’âge, on constate que la tendance à modifier son comportement pour limiter les risques de contracter le sida diminue au fur et à mesure que l’âge augmente : en effet, à 20-24 ans, seulement 8 % des hommes ont déclaré ne pas avoir changé de comportement, contre 13 % à 30-39 ans et 38 % à 50-59 ans. Le statut matrimonial influence aussi la décision de modifier son comportement : les célibataires et ceux en union rompue sont ceux qui ont le plus fréquemment opté pour un comportement sécuritaire (respectivement 91 % et 92 % contre 82 % chez ceux qui sont en union). Le milieu de résidence fait également apparaître des écarts importants : les proportions d’hommes n’ayant pas changé de comportement varient de 5 % dans les Autres Villes à 9 % en Abidjan et à 17 % en milieu rural. Enfin, selon leur niveau d’instruction, ce sont les hommes les plus instruits qui ont le plus fréquemment changé de comportement (94 %) et, à l’opposé, ce sont ceux ayant le moins d’instruction qui ont le moins fréquemment apporté une modification à leur comportement (78 %). 11.4 CONNAISSANCE ET UTILISATION DU CONDOM Le condom est, jusqu'à aujourd'hui, le seul moyen de protection contre le sida. De ce fait, il était très important de savoir dans quelle mesure les hommes et les femmes connaissaient ce moyen de protection et quel était son niveau d’utilisation. À la différence du Chapitre 4 (Planification familiale), c’est de l’évaluation de la connaissance et de l’utilisation du condom en tant que moyen de protection contre les IST, et non plus seulement en tant que contraceptif, dont il est question dans cette section. Les niveaux de connaissance et d’utilisation présentés ici différent donc de ceux donnés précédemment. 11.4.1 Connaissance du condom À la question concernant la connaissance de moyens contraceptifs spécifiques, 87 % de l’ensemble des femmes avaient cité le condom (voir Chapitre 4 - Planification familiale). Selon les résultats du tableau 11.15, on constate que 90 % des femmes qui connaissent le sida et qui ont déjà eu des rapports sexuels connaissent le condom, que ce soit en tant que moyen contraceptif et/ou comme protection contre les IST/sida. On remarque par ailleurs quelques différences de niveau de connaissance selon les caractéristiques socio-démographiques. En effet, selon l’âge, les femmes les plus âgées (40-49 ans) sont celles qui connaissent le moins bien le condom (80 % contre 95 % à 20-24 ans); en revanche, les célibataires (98 %), les femmes d’Abidjan (98 %) et celles qui ont, au moins, un niveau d’instruction secondaire (près de 100 %) connaissent beaucoup plus fréquemment le condom que les autres, notamment que celles n’ayant pas d’instruction (83 %). On constate que 96 % des hommes qui connaissent le sida et qui ont déjà eu des rapports sexuels connaissent le condom en tant que moyen contraceptif et/ou comme protection contre les IST/sida. Selon l’âge, le niveau de connaissance du condom varie d'un minimum de 80 % chez les hommes de 50-59 ans à 100 % chez ceux de 15-19 ans; la connaissance du condom est meilleure chez les célibataires (99 % contre 95 % chez ceux en union), chez ceux vivant en milieu urbain (99 %, contre 94 % en rural) et chez ceux ayant un niveau secondaire ou plus (près de 100 % contre 92 % chez ceux sans instruction). 192 * Infections sexuellement transmissibles et sida Tableau 11.15 Connaissance du condom Pourcentage de femmes et d'hommes qui connaissent le condom selon certaines caractéristiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________________________________ Femmes qui Effectif Hommes qui connaissent de connaissent Effectif Caractéristique le condom femmes1 le condom d'hommes1 __________________________________________________________________________________ Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-39 40-49 50-59 État matrimonial actuel En union En rupture d'union Célibataire Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble 91,2 483 100,0 100 94,7 557 98,8 139 92,4 486 96,4 125 90,1 732 99,4 197 79,6 394 97,3 127 NA NA 80,2 85 86,7 1 785 95,0 420 94,5 248 96,0 42 98,4 619 98,5 311 97,8 654 100,0 213 93,0 450 98,1 123 95,8 1 104 99,3 336 86,0 1 548 94,2 437 82,6 1 467 91,8 301 99,2 790 98,8 188 100,0 395 99,8 285 90,1 2 652 96,4 774 __________________________________________________________________________________ 1 Femmes et hommes qui connaissent le sida et qui ont déjà eu des rapports sexuels. NA = Non applicable 11.4.2 Utilisation du condom Parmi les femmes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, 31% ont déclaré avoir utilisé un condom à un moment quelconque (tableau 11.16) : les femmes qui l’ont utilisé seulement en tant que moyen de protection contre les IST sont, en proportion, légèrement moins nombreuses que celles qui y ont eu recours pour planifier les naissances ou pour planifier leurs naissances et pour se protéger contre les IST/sida (respectivement, 24 % contre 28 % et 31 %). Chez les femmes, l'utilisation du condom, quelle qu’en soit la raison, varie fortement selon la perception du risque de contracter le sida. Ainsi, 29 % des femmes se considérant sans risque ou à risque faible ont déjà utilisé le condom contre 41 % des femmes qui se considèrent à risque important. Le taux d'utilisation varie aussi fortement selon l'état matrimonial : près des deux tiers des célibataires (63 %) ont déclaré avoir utilisé le condom contre 49 % des femmes dont l’union a été rompue et 20 % des femmes en union (graphique 11.3). En Abidjan, la proportion d’utilisatrices à un moment quelconque est de 50 %; à l’opposé, en milieu rural, seulement 21 % des femmes ont déclaré l’avoir utilisé. Enfin, 71 % des femmes ayant un niveau secondaire ou plus ont utilisé un condom, contre 45 % des femmes de niveau d’instruction primaire et seulement 12 % des femmes sans instruction. Infections sexuellement transmissibles et sida * 193 Tableau 11.16 Utilisation du condom par les femmes Parmi les femmes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui ont déjà utilisé le condom selon la raison de l'utilisation, pourcentage de celles qui l'ont utilisé au cours des derniers rapports avec leur conjoint, pourcentage de celles qui l'ont utilisé au cours des derniers rapports avec quelqu'un d'autre que leur conjoint et pourcentage de celles qui l'ont utilisé au cours des derniers rapports quel que soit le partenaire, selon la perception des risques de contracter le sida et selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________________________________________________________________________________________ Pourcentage de femmes qui Utilisation du condom lors des derniers rapports sexuels avec: ont déjà utilisé le condom _____________________________________________________ _____________________________ Quelqu'un d 'autre N'importe quel Niveau Comme Pour éviter L'une ou Conjoint que le conjoint type de partenaire de risque/ contra- IST/ l'autre _______________ _______________ _______________ caractéristique ceptif sida raison Effectif1 % Effectif2 % Effectif3 % Effectif1 _______________________________________________________________________________________________________________ Niveau de risque Pense que le sida est toujours mortel - Pas de risque/ risque minime - Risque modéré - Risque important/ a le sida Pense que le sida n'est pas toujours mortel - Pas de risque/ risque minime - Risque modéré - Risque important/ a le sida Groupes d'âges 15-19 20-24 25-29 30-39 40-49 État matrimonial Actuelle. en union En rupture d'union Célibataire Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Effectif des femmes4 26,7 22,1 29,2 1 047 3,2 755 1,2 302 2,5 1 047 30,7 24,6 33,0 235 1,2 149 0,0 87 0,8 235 35,9 33,0 40,8 213 2,1 118 0,7 100 1,5 213 25,1 20,8 27,8 544 1,9 417 1,9 132 1,9 544 43,7 31,5 46,5 87 5,4 65 0,0 32 4,0 87 30,8 21,6 32,6 75 3,3 56 * 22 2,5 75 39,5 37,7 43,1 410 2,1 164 0,3 253 1,0 410 42,1 34,8 44,9 474 4,8 304 1,0 179 3,5 474 32,3 25,3 35,7 417 4,9 320 0,7 103 3,9 417 17,4 12,1 19,5 601 1,4 512 3,7 99 1,5 601 8,6 6,5 10,8 300 0,4 261 0,0 43 0,4 300 17,6 11,7 19,7 1 562 2,7 1 560 18,3 37 3,0 1 562 43,0 40,3 49,0 150 NA 0 0,0 150 0,0 150 58,6 56,0 62,7 490 NA 0 0,0 490 0,0 490 44,4 39,3 49,7 570 4,3 312 0,5 265 2,6 570 32,8 29,0 36,4 381 3,9 271 1,6 113 3,3 381 39,7 35,2 44,3 951 4,1 582 0,8 378 2,9 951 19,9 14,6 21,3 1 252 1,9 978 1,2 299 1,6 1 252 10,4 8,0 11,5 1 173 1,4 965 1,3 226 1,2 1 173 41,3 33,3 45,3 686 4,3 437 1,5 263 3,3 686 64,2 56,9 70,6 343 6,3 158 0,0 188 2,9 343 28,4 23,5 31,2 2 202 2,7 1 560 1,0 677 2,1 2 202 ________________________________________________________________________________________________________________ 1 Effectif de femmes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois. 2 Effectif de femmes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec leur conjoint. 3 Effectif de femmes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 dern iers mois avec quelqu'un d'autre que le conjoint (y compris les femmes non en union). 4 Y compris les "non-déterminés" * Basé sur trop peu de cas NA = Non applicable 194 * Infections sexuellement transmissibles et sida Toujours selon les résultats du tableau 11.16, on constate que très peu de femmes ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de leur dernier rapport sexuel ayant eu lieu dans les 12 derniers mois (2 %). Du point de vue des caractéristiques socio-démographiques, on ne constate que peu d’écarts. Cependant, on peut noter qu’au cours des derniers rapports sexuels, les femmes du milieu urbain (3 %) et celles de niveau secondaire ou plus (3 %) ont un peu plus fréquemment utilisé le condom que les autres. Par ailleurs, parmi les femmes en union, seulement 3 % ont utilisé un condom au cours de leur dernier rapport avec leur conjoint, mais lorsqu’elles ont eu des rapports avec quelqu’un d’autre que le conjoint au cours des 12 derniers mois, cette proportion atteint 18 %. Parmi les hommes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, 60 % ont déclaré avoir déjà utilisé le condom à un moment quelconque (tableau 11.17) : 57 % l’ont utilisé comme contraceptif et également 57 % comme protection contre les IST/sida. Dans l'ensemble, la proportion d’hommes ayant utilisé le condom est nettement plus importante que celle des femmes (60 % contre 31 %) (graphique 11.3). Comme chez les femmes, l’utilisation du condom est plus fréquente chez les hommes les plus jeunes (81 % à 20-24 ans, contre 59 % et moins à partir de 30 ans), chez les célibataires (79 % contre 72 % chez les hommes dont l’union a été rompue et 46 % chez ceux en union), chez ceux vivant en Abidjan (77 %, contre 49 % en milieu rural) et, enfin, chez ceux ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus (79 %, contre seulement 34 % chez ceux sans instruction). La proportion d’hommes qui ont utilisé un condom, quelle qu’en soit la raison et quel que soit le type de partenaire, au cours de leur dernier rapport sexuel ayant eu lieu dans les 12 derniers mois, est faible (8 %). Ce sont les hommes en union (14 %), ceux des Autres Villes (12 %) et ceux ayant un niveau secondaire ou plus (13 %) qui ont le plus fréquemment utilisé un condom. Quand leur dernier rapport sexuel a eu lieu avec leur épouse, 3 % des hommes ont déclaré avoir utilisé un condom. Quand le dernier rapport sexuel a eu lieu avec une partenaire régulière, autre que l’épouse, ou avec quelqu’un d’autre, le niveau d’utilisation est beaucoup plus important qu’avec l’épouse (respectivement, 7 % et 18 % contre 3 %). En outre, chez les hommes en union, comme chez les femmes, on note des niveaux très différents d’utilisation selon le type de partenaire : les hommes en union utilisent beaucoup plus fréquemment le condom avec une partenaire régulière (30 %) ou des personnes de rencontre (60 %) qu’avec leur épouse (3 %). Infections sexuellement transmissibles et sida * 195 Tableau 11.17 Utilisation du condom par les hommes Parmi les hommes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de ceux qui ont déjà utilisé le condom selon la raison de l'utilisation, pourcentage de ceux qui l'ont utilisé au cours des derniers rapports avec leur conjointe, pourcentage de ceux qui l'ont utilisé au cours des derniers rapports avec quelqu'un d'autre que leur conjointe et pourcentage de ceux qui l'ont utilisé au cours des derniers rapports quel que soit le partenaire, selon la perception des risques de contracter le sida et selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _________________________________________________________________________________________________________________ Pourcentage d'hommes qui ont déjà utilisé des condoms Utilisation au cours des derniers rapports sexuels avec : ______________________________ _________________________________________________________ N'importe Pour Partenaire Quelqu'un quel type Niveau Comme éviter Épouse(s) regulière d'autre de partenaire de risque/ contra- IST/ En- _____________ ____________ ____________ ___________ caractéristique ceptif sida semble Effectif1 % Effectif2 % Effectif3 % Effectif4 % Effectif1 _________________________________________________________________________________________________________________ Niveau de risque Pense que le sida est toujours mortel - Pas de risque/ risque minime - Risque modéré - Risque important/ a le sida Pense que le sida n'est pas toujours mortel - Pas de risque/ risque minime - Risque modéré - Risque important/ a le sida Groupe d'âges 15-19 20-24 25-29 30-39 40-49 50-59 État matrimonial Actuel. en union En rupture d'union Célibataire Milieu de résidence Abidjan Autres villes Ensemble urbain Rural Niveau d'instruction Aucun Primaire Secondaire ou plus Ensemble des hommes5 52,7 54,3 55,9 446 2,8 205 8,6 138 17,6 102 8,0 446 60,0 56,2 62,7 52 * 7 7,1 27 * 18 6,9 52 * * * 22 * 4 * 10 * 8 * 22 65,5 60,5 67,4 142 0,8 61 3,7 45 24,3 35 7,6 142 * * * 14 * 1 * 7 * 6 * 14 * * * 21 * 3 * 11 * 8 * 21 69,2 70,2 71,0 93 * 1 0,0 61 0,0 31 0,0 93 79,9 79,2 81,1 125 * 17 7,0 68 9,0 40 6,7 125 71,5 73,5 78,7 114 5,8 27 5,7 50 20,4 38 10,6 114 55,8 53,2 58,7 178 4,8 106 19,8 32 29,4 40 13,0 178 34,3 36,4 38,1 118 0,7 73 * 22 * 22 9,5 118 18,4 19,9 20,9 69 0,0 58 * 4 * 7 0,8 69 42,8 42,8 46,4 391 2,5 281 29,5 56 59,6 54 14,2 391 66,8 71,9 71,9 33 NA 0 * 12 * 20 0,0 33 76,6 76,3 79,0 273 NA 0 0,0 170 0,0 103 0,0 273 73,3 72,4 76,8 197 4,4 62 4,6 87 16,8 48 7,5 197 68,7 69,7 70,6 112 6,7 39 11,0 37 19,2 36 12,1 112 71,6 71,4 74,5 309 5,3 101 6,5 124 17,8 84 9,2 309 45,7 46,1 49,1 388 0,9 181 7,4 115 18,2 93 7,0 388 31,9 33,2 34,2 255 0,3 146 6,4 64 9,4 44 3,4 255 67,7 67,4 69,9 172 4,1 58 5,3 64 11,0 50 6,6 172 74,2 73,6 79,0 270 5,4 77 8,2 110 26,8 83 13,1 270 57,2 57,3 60,4 697 2,5 281 6,9 238 18,0 177 8,0 697 _________________________________________________________________________________________________________________ 1 Effectif d'hommes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois. 2 Effectif d'hommes qui connaissent le sida et qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec leur(s) épouse(s). 3 Effectif d'hommes qui connaissent le sida et dont les derniers rapports sexuels extra conjugaux au cours des 12 derniers mois ont eu lieu avec une partenaire régulière. 4 Effectif d'hommes qui connaissent le sida et dont les derniers rapports sexuels extra conjugaux au cours des 12 derniers mois ont eu lieu avec une personne de rencontre ou quelqu 'un payé ou quelqu'un d'autre (exclu l(es)'épouses et partenaire régulière). 5 Y compris les "non-déterminés" * Basé sur trop peu de cas NA = Non applicable Références * 197 RÉFÉRENCES Abbas, Sanoussi. 1992. Fécondité. In Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH 1988) - Analyse des résultats définitifs. Volume 3, Tome 1. Abidjan : Institut National de la Statistique. Abbas, Sanoussi et Roger Bamssié. 1992. Perspectives démographiques de la Côte d*Ivoire 1988-2028. In Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH 1988) - Analyse des résultats définitifs. Volume 3, Tome 5. Abidjan : Institut National de la Statistique. Adje Koman, Georges. 1992. Structure de la Population par sexe et âge. In Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH 1988) - Analyse des résultats définitifs. Volume 3, Tome 1. Abidjan : Institut National de la Statistique. Antoine, Philippe, Claude Herry, Koffi N'Guessan et Pierre Kopilov. 1982. Enquête Démographique à Passages Répétés 1978-79. Résultats définitifs. Abidjan : Direction de la Statistique, Ministère du Plan et de l'Industrie. Arnold, Fred et Ann K. Blanc. 1990. Fertility levels and trends. 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Waterlow. 1988. Definition of chronic energy deficiency in adults. European Journal of Clinical Nutrition 42 : 969-981. Krasovek, Katherine et Mary-Ann Anderson. 1991. Maternal nutrition and pregnancy outcomes : Anthropometric assessment. Pan American Health Organization (PAHO) Scientific Publication No. 529. Washington, D.C. : PAHO. Piot, Peter. 2001. Discours aux Nations Unies, Conseil de Sécurité, New York, 19 janvier 2001. Sombo, N’Cho, Lucien Kouassi, Albert Kouamé Koffi, Juan Schoemaker, Monique Barrère, Bernard Barrère, et Prosper Poukouta. 1995. Enquête Démographique et de Santé, Côte d’Ivoire 1994. Calverton, Maryland, USA : Institut National de la Statistique et Macro International Inc. Sullivan, Jeremiah M., George T.Bicego, et Shea Oscar Rutstein. 1990. Assessment of the quality of data for the direct estimate of infant and child mortality in the Demographic and Health Surveys. In An assessment Of DHS-I data quality, 113-137. DHS Methodological Reports No.1. Columbia, Maryland : Institute for Resource development /Macro Systems Inc. Annexe A * 199 PLAN DE SONDAGE ANNEXE A A.1 Introduction La Deuxième Enquête Démographique et de Santé en Côte d'Ivoire (EDSCI-II) a prévu un échantillon national de 3 000 femmes âgées de 15 à 49 ans et d’environ 1 000 hommes de 15 à 59 ans. Trois principaux domaines d'étude ont été identifiés pour l'EDSCI-II : la ville d'Abidjan, les autres villes ivoiriennes et les milieux ruraux. En outre, l’EDSCI-II a permis d’obtenir certains indicateurs pour les zones d’intervention ainsi que les zones de non-intervention du programme Santé Familiale et de Prévention du Sida (SFPS) qui couvre la ville d’Abidjan et certaines autres villes. A.2 Base de sondage La base de sondage de l’EDSCI-II était la liste des grappes enquêtées lors de l’EDSCI-I. Une grappe de l’EDSCI-I correspondait généralement à un district de recensement (DR) tel qu’il a été identifié en 1987 pour le Recensement Général de la Population de 1988. Dans les cas de DR qui dépassaient 300 ménages en 1988 ou de DR auquels ont été rattachés des campements, la grappe correspondait à une partie de DR suite à une segmentation, soit pour réduire la taille du DR, soit pour exclure des campements jugés trop éloignés du DR en question. Pour une description du plan de sondage et de la base de sondage de l’EDSCI-I, voir Annexe B du rapport Enquête Démographique et de Santé en Côte d’Ivoire, 1995. L’utilisation des grappes communes aux deux enquêtes a plusieurs avantages : (1) on pourrait réduire les variances quand il s’agit des comparaisons des indicateurs entre les deux enquêtes et (2) on peut profiter des matériels cartographiques de la dernière enquête. A.3 Caractéristiques générales de l’échantillon L'échantillon de l'EDSCI-II a été basé sur un sondage aréolaire stratifié et tiré à deux degrés : au premier degré, on a tiré le nombre de grappes dans chaque strate à partir des grappes de l’EDSCI-I. Un dénombrement des ménages dans chacune de ces grappes a fourni une liste de ménages à partir de laquelle on a tiré, au deuxième degré, un échantillon de ménages. Tous les membres de ces ménages ont été dénombrés à l'aide d'un questionnaire ménage et chaque femme âgée de 15 à 49 ans identifiée enquêtée avec un questionnaire femme plus détaillé. Dans un tiers des ménages tirés, tous les hommes de 12-59 ont identifiés et enquêtés avec un questionnaire homme. A.4 Répartition de l’échantillon Pour avoir au moins 1 000 femmes de 15-49 ans (nombre minimal de femmes nécessaire pour des estimations fiables de fécondité et mortalité) dans chaque principal domaine d’étude identifié (Abidjan, Autres villes, Rural) et dans l’ensemble des zones d’intervention, on a défini cinq strates d’échantillonnage suivantes : (1) Zones d’intervention d’Abidjan (Abidjan-I), (2) zones de non-intervention d’Abidjan (Abidjan-NI), (3) zones d’intervention des autres villes (Villes-I), (4) zones de non-intervention des autres villes (Villes-NI) et (5) les milieux ruraux (Rural). 200 * Annexe A Tableau A.1 Répartition de l’échantillon de femmes ______________________________________________________________________ Population Répartition Échantillon Échantillon estimée de la de femmes proportionnel Strate en 1997 a population 15-49 ans de femmes _______________________________________________________________________ Côte d’Ivoire 14 568 897 100,0 % 3 000 3 000 Abidjan-I 2 649 870 18,2 % 800 546 Abidjan-NI 500 237 3,4 % 200 103 Villes-I 1 087 346 7,5 % 500 224 Villes-NI 1 608 828 11,0 % 500 331 Rural 8 722 616 59,9 % 1 000 1 796 ______________________________________________________________________ a Population de 1988, projetée jusqu’en 1997 avec les taux de croissance suivants : 5,6 % pour la ville d’Abidjan et 3 % pour le reste du pays. Tableau A.2 Nombre de grappes et nombre de ménages à tirer _________________________________________________________ Nombre Échantillon Nombre de ménages Strate de femmes de grappes à tirer ________________________________________________________ Côte d’Ivoire 3 000 140 2 256 Abidjan-I 800 40 602 Abidjan-NI 200 10 150 Villes-I 500 25 376 Villes-NI 500 25 376 Rural 1 000 40 752 Le tableau A.1 donne la répartition de l'échantillon adopté. La dernière colonne donne l’échantillon de femmes si l’on avait réparti l’échantillon cible de 3 000 proportionnellement aux cinq strates. En comparant l’échantillon proportionnel à l’échantillon proposé, on a vu que les milieux ruraux ont été sous- échantillonnés alors que l’on a sur-échantilloné toutes les strates urbaines. Des taux de pondération au niveau des strates ont été nécessaires pour l’analyse des résultats au niveau national. Initialement, un échantillon de 500 femmes a été proposé pour chacune des strates urbaines. Cependant, comme les zones d’intervention de la ville d’Abidjan représentent plus de 80 % de la population de la ville, on a décidé de répartir l’échantillon de 1 000 femmes à peu près proportionnellement aux zones d’intervention et de non-intervention pour ne pas biaiser les résultats en faveur des zones de non-intervention. Le tableau A.2 donne le nombre de grappes et le nombre de ménages à tirer dans chaque strate pour arriver au nombre cible de femmes. Annexe A * 201 Le nombre de grappes à tirer dépend du nombre de femmes à enquêter dans chaque grappe. Comme pour l’EDSCI-I, on a décidé de cibler 20 femmes en moyenne dans chaque strate d’Abidjan et des villes. Cependant, pour les milieux ruraux, comme on a un échantillon plus petit de seulement 1 000 femmes, on a décidé de cibler 25 femmes (au lieu de 35) par grappe. Le nombre de grappes à tirer est égal au nombre cible de femmes dans la strate divisé par le nombre cible de femmes par grappe. On a abouti à un nombre total de 140 grappes. Le nombre de ménages à tirer pour arriver à l’échantillon cible de femmes est calculé de la manière suivante : D'après l’EDSCI-I de 1994, il y avait 1,4 femmes âgées de 15 à 49 ans par ménage. Le taux global de réponse était de 95 %. En utilisant ces deux paramètres dans l’équation ci-dessus, on a prévu un tirage d’environ 2 256 ménages, ou en moyenne 15 ménages par grappe urbaine et 19 ménages par grappe rurale. L'enquête homme a porté sur un tiers des ménages sélectionnés pour l'enquête principale. Selon les calculs suivants, basés sur les résultats de l’EDSCI-I, on devrait enquêter environ 1 000 hommes de 15 À 59 ans : Nombre de ménages tirés pour l'enquête principale : 2 256 Nombre de ménages tirés pour l'enquête-homme (1/3) : 752 Nombre d'hommes 15-59 trouvés (1,6 hommes/ménages) : 1 203 Nombre total d'hommes enquêtés (93%) : 1 119 Le tirage des ménages pour l'enquête homme a été effectué au même moment que le tirage des ménages pour l'enquête femme, de façon systématique et avec une probabilité égale à un ménage sur trois. A.5 Stratification et tirage de grappes A l’intérieur de chaque strate, on a suivi la stratification implicite adoptée pour l’EDSCI-I. Dans chaque strate d’Abidjan, les grappes étaient dans l’ordre des communes. Dans les autres strates, villes et rurales, les grappes étaient stratifiées par zone forêt et savane et puis par ordre de département et de sous- préfecture. Il faut noter que, pour l’EDSCI-I, les zones forêt et savane étaient des strates explicites d’échantillonnage alors que pour l’EDSCI-II, elles forment des strates implicites, c’est-à-dire que, pendant le tirage des grappes de l’EDSCI-II, on a simplement retenu l’ordre des grappes telles qu’elles étaient pour l’EDSCI-I sans séparer les strates forêt et savane. Le tirage systématique des grappes a été fait indépendamment dans chaque strate et à partir du fichier de grappes de l’EDSCI-I, avec des probabilités égales (comme les grappes de l’EDSCI-I ont été tirées avec des probabilités proportionnelles à la taille). Le pas de tirage des grappes a été calculé de la manière suivante : 1 Voir Enquête Démographique et de Santé en Côte d’Ivoire, 1995, Annexe B. 202 * Annexe A Tableau A.3 Ah et ah__________________ _________________________________________________________ Nombre de grappes Strate Ah ah voulu________________________________________________________ Côte d’Ivoire 246 138 140 Abidjan-I 43 40 40 Abidjan-NI 9 9 10 Villes-I 45 24 25 Villes-NI 49 25 25 Rural 100 40 40 où Ah est le nombre de grappes qui existent dans l’EDSCI-I pour la strate h et ah est le nombre de grappes à tirer dans la strate h. A.6 Probabilités de sondage Les probabilités de sondage ont été calculées séparément pour chaque strate et pour les deux degrés de sondage. On utilise les notations suivantes : p1 : probabilité de sondage au 1er degré (grappes) p2 : probabilité de sondage au 2e degré (ménages) Soient : Phi la probabilité de tirage de la grappe i de la strate h d’après l’EDSCI-I1, Ah le nombre de grappes qui existent dans la strate h d’après l’EDSCI-I, et ah le nombre de grappes à tirer dans la strate h pour l’EDSCI-II. La probabilité d'inclusion de la grappe dans l'échantillon de l’EDSCI-II a été calculée de la manière suivante : Le tableau A.3 donne le nombre de grappes d’après l’EDSCI-I (Ah) et le nombre de grappes à tirer pour l’EDSCI-II (ah) par strate : Dans le cas des zones de non-intervention d’Abidjan, on a dû tirer une grappe supplémentaire à partir de la base de sondage originelle. Par contre, pour les zones de non-intervention des autres villes on a tiré seulement 24 grappes à partir des 45 grappes de l’EDSCI-I et on est revenu à la base de sondage originelle pour tirer une grappe dans la ville de Sakassou, comme cette ville ne tombait pas dans l’échantillon de l’EDSCI-I. Par conséquent, des 140 grappes de l’EDSCI-II, 138 grappes sont les mêmes que celles de l’EDSCI-I et on a tiré 2 nouvelles grappes. Annexe A * 203 Au deuxième degré, on a tiré un nombre bhi de ménages à partir des Mhi' ménages nouvellement dénombrés par l'équipe EDS dans la grappe. On a donc : Afin que l'échantillon soit auto-pondéré à l'intérieur de chaque strate, la probabilité globale p1hi . p2hi doit être la même pour chaque ménage à l'intérieur de la strate. Cela implique que : où fh est le taux de sondage de la strate. Le tirage des ménages a été fait de façon systématique et avec des probabilités égales. Le pas de tirage a été calculé de la manière suivante : A.7 Taux de pondération A cause de la répartition non-proportionnelle de l'échantillon parmi les strates, des taux de pondération au niveau des strates ont nécessaires pour assurer la représentativité actuelle de l'échantillon au niveau national. Les taux de pondération des strates ont été calculés de la manière suivante : où f est le taux global de sondage et fh est le taux de sondage de la strate. Ces taux de pondération d’après le plan de sondage ont ensuite ajustés pour les taux de réponse des strates et normalisés de façon que le nombre total de cas pondérés soit égal au nombre total de cas non-pondérés. A.8 Résultats des enquêtes Les tableaux A.4 et A.5 donnent les résultats détaillés des enquêtes ménage, femme et homme selon le milieu de résidence. À la suite du classement des ménages selon les différents codes résultats, le taux de réponse pour l’enquête ménage est calculé de la façon suivante : De la même manière, le taux de réponse des femmes et celui des hommes sont calculés comme suit : 204 * Annexe A Tableau A.4 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des femmes par milieu de résidence Répartition (en %) des ménages et des femmes éligibles dans l’échantillon de l’EDSCI-II par résultat de l’enquête, taux de réponse des ménages et des femmes, et taux de réponse global selon le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________ Résultat Autres Ensemble des interviews Abidjan villes urbain Rural Total___________________________________________________________________________ Ménages sélectionnés Rempli (1) Ménage présent mais pas d’enquêté disponible (2) Refus de répondre (3) Logement non trouvé (4) Ménage absent (5) Logement vide/Pas de logement (6) Logement détruit (7) Total Effectif de ménages Taux de réponse Femmes éligibles Entièrement rempli (a) Pas à la maison (b) Refus de répondre (c) Partiellement rempli (d) Incapacité (e) Total Effectif de femmes Taux de réponse des femmes Taux de réponse global des femmes 92,8 89,2 91,0 94,7 92,2 0,9 0,9 0,9 0,8 0,9 1,3 0,8 1,0 0,3 0,8 0,5 0,4 0,4 0,1 0,3 1,6 5,0 3,3 0,8 2,5 2,1 3,5 2,8 2,2 2,6 0,8 0,3 0,5 1,1 0,7 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 768 793 1 561 740 2 302 97,1 97,8 97,5 98,7 97,9 96,4 96,0 96,2 96,6 96,4 1,8 1,6 1,7 0,5 1,3 1,3 0,9 1,2 0,9 1,1 0,3 0,6 0,4 0,3 0,4 0,2 0,8 0,5 1,7 0,9 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1 197 951 2 148 1 007 3 155 96,4 96,0 96,2 96,6 96,4 93,6 93,9 93,8 95,4 94,3 Le taux de réponse global des femmes est le produit du taux de réponse des enquêtes ménage et du taux de réponse des femmes. Le taux de réponse global des hommes est le produit du taux de réponse des ménages sélectionnés pour l’enquête homme et du taux de réponse des hommes. Annexe A * 205 Tableau A.5 Résultats des enquêtes auprès des ménages et des hommes par milieu de résidence Répartition (en %) des ménages sélectionés pour l’enquête homme et des hommes éligibles dans l’échantillon de l’EDSCI-II par résultat de l’enquête, taux de réponse des ménages et des hommes, et taux de réponse global selon le milieu de résidence, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________ Résultat Autres Ensemble des interviews Abidjan villes urbain Rural Total ___________________________________________________________________________ Ménages sélectionnés Rempli (1) Ménage présent mais pas d’enquêté disponible (2) Refus de répondre (3) Logement non trouvé (4) Ménage absent (5) Logement vide/Pas de logement (6) Logement détruit (7) Total Effectif de ménages Taux de réponse Hommes éligibles Entièrement rempli (a) Pas à la maison (b) Refus de répondre (c) Partiellement rempli (d) Incapacité (e) Total Effectif des hommes Taux de réponse des hommes Taux de réponse global des hommes 95,3 89,4 92,3 95,1 93,2 0,8 0,8 0,8 1,2 0,9 0,8 0,8 0,8 0,0 0,5 0,4 0,4 0,4 0,0 0,3 0,8 5,7 3,3 0,4 2,4 1,2 3,0 2,1 2,0 2,1 0,8 0,0 0,4 1,2 0,7 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 255 263 518 247 765 98,0 97,9 98,0 98,7 98,2 85,7 84,0 85,0 95,6 88,3 10,5 13,9 11,9 3,8 9,4 2,5 1,7 2,2 0,3 1,6 0,5 0,0 0,3 0,0 0,2 0,8 0,3 0,6 0,3 0,5 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 399 288 687 316 1 003 85,7 84,0 85,0 95,6 88,3 84,0 82,3 83,3 94,4 86,8 Annexe B * 207 ERREURS DE SONDAGE ANNEXE B Les estimations obtenues à partir d'une enquête par sondage sont sujettes à deux types d'erreurs: les erreurs de mesure et les erreurs de sondage. Les erreurs de mesure sont celles associées à la mise en oeuvre de la collecte et de l'exploitation des données telles que l'omission de ménages sélectionnés, la mauvaise interprétation des questions de la part de l'enquêtrice ou de l'enquêtée, ou les erreurs de saisie des données. Bien que tout le possible ait été fait pour minimiser ce type d'erreur pendant la mise en oeuvre de l'EDSCI-II, il est difficile d'éviter et d'évaluer toutes les erreurs de mesure. Par contre, les erreurs de sondage peuvent être évaluées statistiquement. Les estimations qui figurent dans ce rapport ont été obtenues à partir d'un échantillon de 3 040 femmes âgées de 15 à 49 ans. Si l'enquête avait été effectuée auprès d'un autre échantillon de femmes, il y a tout lieu de penser que les fréquences des réponses auraient été très peu différentes de celles présentées ici. C'est l'incertitude de cette assomption que reflète l'erreur de sondage; celle-ci permet donc de mesurer le degré de variation des réponses d’un échantillon à un autre. L'erreur-type (ET) est un indice particulièrement utile pour mesurer l'erreur de sondage d'un paramètre (moyenne, proportion ou taux). Elle est estimée à partir de la variance des réponses dans l'échantillon même : l'erreur-type est la racine carrée de la variance. Si l'échantillon de femmes avait été tiré d'après un plan de sondage aléatoire simple, il aurait été possible d'utiliser des formules simples pour calculer les erreurs de sondage. Cependant, l'échantillon de l'EDSCI-II étant un échantillon stratifié et tiré à deux degrés, des formules plus complexes ont été utilisées. Le module « erreurs de sondage » du logiciel ISSA a été utilisé pour calculer les erreurs de sondage suivant la méthodologie statistique appropriée. Ce module utilise la méthode de linéarisation (Taylor) pour des estimations telles que les moyennes ou proportions, et la méthode de Jackknife pour des estimations plus complexes tels que l'indice synthétique de fécondité et les quotients de mortalité. La méthode de linéarisation traite chaque proportion ou moyenne comme étant une estimation de ratio, r=y/x, avec y la valeur du paramètre pour l'échantillon total, et x le nombre total de cas dans l'ensemble (ou sous-ensemble) de l'échantillon. La variance de r est estimée par : dans laquelle où h représente la strate qui va de 1 à H, mh est le nombre total de grappes tirées dans la strate h, yhi est la somme des valeurs pondérées du paramètre y dans la grappe i de la strate h, xhi est la somme des nombres pondérés de cas dans la grappe i de la strate h, et f est le taux global de sondage qui est négligeable. 208 * Annexe B La méthode de Jackknife dérive les estimations des taux complexes à partir de chacun des sous- échantillons de l'échantillon principal, et calcule les variances de ces estimations avec des formules simples. Chaque sous-échantillon exclut une grappe dans les calculs des estimations. Ainsi, des sous-échantillons pseudo-indépendants ont été créés. Dans l'EDSCI-II, il y a 140 grappes non-vides. Par conséquent, 140 sous- échantillons ont été créés. La variance d'un taux r est calculé de la façon suivante : dans laquelle où r est l'estimation calculée à partir de l'échantillon principal de 140 grappes, r(i) est l'estimation calculée à partir de l'échantillon réduit de 139 grappes (i ème grappe exclue), k est le nombre total de grappes. Il existe un deuxième indice très utile qui est la racine carrée de l'effet du plan de sondage (REPS) ou effet de grappe : c'est le rapport de l'erreur-type observée sur l'erreur-type qu'on aurait obtenue si un sondage aléatoire simple avait été utilisé. Cet indice révèle dans quelle mesure le plan de sondage qui a été choisi se rapproche d'un échantillon aléatoire simple de même taille : la valeur 1 de la REPS indique que le plan de sondage est aussi efficace qu'un échantillon aléatoire simple, alors qu'une valeur supérieure à 1 indique un accroissement de l'erreur de sondage dû à un plan de sondage plus complexe et moins efficace au point de vue statistique. Le logiciel calcule aussi l'erreur relative et l'intervalle de confiance pour chaque estimation. Les erreurs de sondage pour l’EDSCI-II ont été calculées pour certaines des variables les plus intéressantes. Les résultats sont présentés dans cet annexe pour l'ensemble du pays, l’ensemble du milieu urbain, le milieu rural, la capitale Abidjan, et les autres villes. Pour chaque variable, le type de statistique (moyenne, proportion ou taux) et la population de base sont présentés dans le tableau B.1. Les tableaux B.2 à B.6 présentent la valeur de la statistique (M), l'erreur-type (ET), le nombre de cas non-pondérés (N) et pondérés (N'), la racine carrée de l'effet du plan de sondage (REPS), l'erreur relative (ET/M), et l'intervalle de confiance à 95 % (M±2ET) pour chaque variable. L’effet du plan de sondage (REPS) est non-défini quand l'écart-type sous l'échantillon aléatoire simple est zéro (quand l'estimation est proche de 0 ou 1). Dans le cas de l'indice synthétique de fécondité, le nombre de cas non-pondérés n'est pas pertinent, car la valeur non- pondérée de femmes-années d'exposition au risque de grossesse n'est pas connue. L'intervalle de confiance est interpreté de la manière suivante : pour la variable Enfants survivants, l’EDSCI-II a donné un nombre moyen d'enfants nés vivants de 2,288 pour l'ensemble des femmes, auquel correspond une erreur-type de 0,062 enfant. Dans 95% des échantillons de taille et caractéristique identiques, la valeur réelle du nombre moyen d'enfants survivants se trouve entre 2,288 - 2 × 0,062 et 2,288 + 2 × 0,062, soit 2,164 et 2,411. Les erreurs de sondage ont été analysées pour l'échantillon national de femmes et pour deux groupes d'estimations : (1) moyennes et proportions, et (2) taux démographiques. Les erreurs relatives (ET/M) des moyennes et proportions se situent entre 1,7 % et 100 % avec une moyenne de 11,6 %. Les erreurs relatives les plus élevées sont généralement celles des très faibles estimations (par exemple, parmi les femmes actuellement en union qui Utilisent la stérilisation féminine). Si on enlève les estimations de très faible valeur (moins de 10 %), la moyenne tombe à 5,2 %. Ainsi, en général, les erreurs relatives de la plupart des Annexe B * 209 estimations pour l'ensemble du pays sont faibles, sauf dans le cas de très faibles proportions. L'erreur relative de l'indice de fécondité est assez faible 4,7 %. Cependant, pour les taux de mortalité, l'erreur relative moyenne est un peu plus élevé 11,3 %. Il existe des différences entre les erreurs relatives au niveau des sous-échantillons. Par exemple, pour la variable Femmes actuellement en union connaissant une méthode moderne de contraception, l'erreur relative pour l’échantillon de femmes est respectivement de 2,1 %, 0,9 % et 3,4 % pour l'ensemble du pays, l’ensemble du milieu urbain, et le milieu rural. Pour l'échantillon national de femmes, la moyenne de la racine carrée de l'effet du plan de sondage (REPS) calculée pour l'ensemble des estimations est de 1,6 ce qui veut dire que, par rapport à un échantillon aléatoire simple, l’erreur de sondage est multipliée en moyenne par un facteur de 1,6 parce qu’on utilise un plan de sondage complexe (par grappes et à plusieurs degrés). 210 * Annexe B Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 ___________________________________________________________________________________________________ Variable Estimation Population de base___________________________________________________________________________________________________ FEMMES___________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain Proportion Toutes les femmes 15-49 Sans instruction Proportion Toutes les femmes 15-49 Instruction post-primaire ou plus Proportion Toutes les femmes 15-49 Jamais mariée (en union) Proportion Toutes les femmes 15-49 Actuellement mariée (en union) Proportion Toutes les femmes 15-49 Enfants nés vivants Moyenne Toutes les femmes 15-49 Enfants nés vivants des femmes 40-49 Moyenne Femmes 40-49 Enfants survivants Moyenne Toutes les femmes 15-49 Connaît une méthode contraceptive Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Connaît une méthode moderne Proportion Femmes actuellement en union 15-49 A utilisé une méthode Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement une méthode Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement une méthode moderne Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement la pilule Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement le DIU Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement les injections Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement le condom Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement la stérilisation féminine Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise la continence périodique Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Utilise actuellement le retrait Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Ne veut plus d'enfants Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Veut retarder d'au moins 2 ans Proportion Femmes actuellement en union 15-49 Taille de famille idéale Moyenne Toutes les femmes 15-49 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antitétanique Proportion Naissances, 5 dernières années Assistance médicale à l'accouchement Proportion Naissances, 5 dernières années Diarrhée dans les 2 dernières semaines Proportion Enfants de moins de 5 ans A reçu traitement SRO Proportion Enfants de moins de 5 ans, avec diarrhée les 2 dernières semaines A consulté du personnel médical Proportion Enfants de moins de 5 ans, avec diarrhée les 2 dernières semaines Ayant une carte de santé Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination BCG Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination DTC (3 doses) Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination polio (3 doses) Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination rougeole Proportion Enfants âgés 12-23 mois Vacciné contre toutes les maladies Proportion Enfants âgés 12-23 mois Poids pour taille Proportion Enfants de moins de 5 ans Taille pour âge Proportion Enfants de moins de 5 ans Poids pour âge Proportion Enfants de moins de 5 ans Indice synthétique de fécondité (3 ans) Taux Femmes-années d'exposition au risque de grossesse Quotient de mortalité néonatale (10 ans)1 Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité infantile (10 ans)1 Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité juvénile (10 ans)1 Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité infanto-juvénile (10 ans)1 Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans)1 Taux Nombre d'enfants exposés au décès___________________________________________________________________________________________________ HOMMES___________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain Proportion Tous les hommes 15-54 Sans instruction Proportion Tous les hommes 15-54 Instruction post-primaire ou plus Proportion Tous les hommes 15-54 Jamais mariée (en union) Proportion Tous les hommes 15-54 Actuellement mariée (en union) Proportion Tous les hommes 15-54 Connaît une méthode contraceptive Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Connaît une méthode moderne Proportion Hommes actuellement en union 15-54 A utilisé une méthode Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise actuellement une méthode Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise actuellement une méthode moderne Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise actuellement la pilule Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise actuellement le DIU Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise actuellement les injections Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise actuellement le condom Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise actuellement la stérilisation féminine Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise la continence périodique Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Utilise actuellement le retrait Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Ne veut plus d'enfants Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Veut retarder d'au moins 2 ans Proportion Hommes actuellement en union 15-54 Taille de famille idéale Moyenne Tous les hommes 15-54___________________________________________________________________________________________________ 1 5 ans pour le total Annexe B * 211 Tableau B.2 Erreurs de sondage - Échantillon national, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________________ Population de base_________________ Effet Intervalle Erreur Non Pondé- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative ________________ Variable (M) (ET) (N) (NN) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET__________________________________________________________________________________________________________ FEMMES__________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 0,419 0,022 3040 3040 2,431 0,052 0,376 0,463 Sans instruction 0,559 0,022 3040 3040 2,485 0,040 0,514 0,604 Instruction post-primaire ou plus 0,153 0,012 3040 3040 1,776 0,076 0,130 0,176 Jamais mariée (en union) 0,304 0,017 3040 3040 2,052 0,056 0,270 0,338 Actuellement mariée (en union) 0,613 0,019 3040 3040 2,190 0,032 0,574 0,652 Enfants nés vivants 2,770 0,083 3040 3040 1,603 0,030 2,605 2,935 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,385 0,175 388 418 1,146 0,027 6,036 6,735 Enfants survivants 2,288 0,062 3040 3040 1,431 0,027 2,164 2,411 Connaît une méthode contraceptive 0,891 0,015 1716 1863 1,956 0,017 0,862 0,920 Connaît une méthode moderne 0,869 0,019 1716 1863 2,289 0,021 0,832 0,907 A utilisé une méthode 0,417 0,022 1716 1863 1,843 0,053 0,373 0,461 Utilise actuellement une méthode 0,150 0,012 1716 1863 1,341 0,077 0,127 0,173 Utilise actuellement une méthode moderne 0,073 0,007 1716 1863 1,171 0,101 0,058 0,087 Utilise actuellement la pilule 0,035 0,005 1716 1863 1,223 0,156 0,024 0,046 Utilise actuellement le DIU 0,004 0,002 1716 1863 1,439 0,534 0,000 0,009 Utilise actuellement les injections 0,014 0,003 1716 1863 0,905 0,183 0,009 0,019 Utilise actuellement le condom 0,018 0,004 1716 1863 1,275 0,227 0,010 0,026 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,001 0,001 1716 1863 1,300 1,005 0,000 0,003 Utilise la continence périodique 0,062 0,007 1716 1863 1,267 0,119 0,047 0,076 Utilise actuellement le retrait 0,004 0,002 1716 1863 1,092 0,417 0,001 0,007 Ne veut plus d'enfants 0,206 0,012 1716 1863 1,266 0,060 0,182 0,231 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,391 0,013 1716 1863 1,123 0,034 0,364 0,417 Taille de famille idéale 5,365 0,095 2980 2998 2,069 0,018 5,176 5,554 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antitétanique 0,747 0,040 1996 2231 3,719 0,054 0,667 0,828 Assistance médicale à l'accouchement 0,469 0,035 1996 2231 2,784 0,074 0,400 0,539 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,214 0,014 1732 1909 1,432 0,066 0,186 0,242 A reçu traitement SRO 0,236 0,024 336 408 1,069 0,102 0,188 0,284 A consulté du personnel médical 0,300 0,030 336 408 1,240 0,099 0,241 0,359 Ayant une carte de santé 0,738 0,025 390 439 1,204 0,034 0,687 0,789 A reçu vaccination BCG 0,837 0,026 390 439 1,477 0,031 0,785 0,889 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,609 0,036 390 439 1,542 0,060 0,536 0,681 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,606 0,034 390 439 1,440 0,056 0,538 0,674 A reçu vaccination rougeole 0,658 0,034 390 439 1,499 0,052 0,589 0,726 Vacciné contre toutes les maladies 0,507 0,037 390 439 1,535 0,073 0,433 0,581 Poids pour taille 0,078 0,009 1476 1629 1,287 0,111 0,060 0,095 Taille pour âge 0,252 0,015 1476 1629 1,329 0,060 0,222 0,282 Poids pour âge 0,212 0,016 1476 1629 1,508 0,076 0,180 0,244 Indice synthétique de fécondité (3 ans) 5,207 0,244 NA 8316 1,760 0,047 4,720 5,694 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 62,044 7,321 2041 2282 1,345 0,118 47,402 76,685 Quotient de mortalité infantile (10 ans)1 112,329 10,099 2049 2292 1,419 0,090 92,131 132,527 Quotient de mortalité juvénile (10 ans)1 76,770 8,958 2083 2340 1,437 0,117 58,853 94,686 Quotient de mortalité infanto-juvénile (10 ans)1 180,476 14,599 2091 2350 1,662 0,081 151,278 209,673 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans)1 50,286 8,071 2049 2292 1,678 0,160 34,144 66,427________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES________________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 0,425 0,022 886 886 1,348 0,053 0,380 0,469 Sans instruction 0,401 0,031 886 886 1,881 0,077 0,339 0,463 Instruction post-primaire ou plus 0,352 0,028 886 886 1,756 0,080 0,296 0,409 Jamais mariée (en union) 0,473 0,018 886 886 1,101 0,039 0,436 0,510 Actuellement mariée (en union) 0,479 0,019 886 886 1,117 0,039 0,442 0,517 Connaît une méthode contraceptive 0,931 0,020 403 425 1,612 0,022 0,890 0,972 Connaît une méthode moderne 0,931 0,020 403 425 1,612 0,022 0,890 0,972 A utilisé une méthode 0,555 0,041 403 425 1,664 0,074 0,473 0,638 Utilise actuellement une méthode 0,275 0,030 403 425 1,341 0,109 0,215 0,335 Utilise actuellement une méthode moderne 0,131 0,018 403 425 1,081 0,139 0,094 0,167 Utilise actuellement la pilule 0,043 0,009 403 425 0,921 0,216 0,025 0,062 Utilise actuellement le DIU 0,002 0,002 403 425 0,822 0,999 0,000 0,005 Utilise actuellement les injections 0,014 0,006 403 425 0,943 0,389 0,003 0,026 Utilise actuellement le condom 0,071 0,014 403 425 1,062 0,191 0,044 0,099 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 403 425 NA NA 0,000 0,000 Utilise la continence périodique 0,117 0,021 403 425 1,315 0,180 0,075 0,160 Utilise actuellement le retrait 0,015 0,006 403 425 1,067 0,433 0,002 0,028 Ne veut plus d'enfants 0,203 0,028 403 425 1,386 0,137 0,148 0,259 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,351 0,034 403 425 1,446 0,098 0,282 0,420 Taille de famille idéale 6,247 0,340 850 854 1,959 0,054 5,568 6,927________________________________________________________________________________________________________________ NA = Non applicable 1 Les quotients de mortalité ont été calculés pour la période 0-4 ans précédant l'enquête. 212 * Annexe B Tableau B.3 Erreurs de sondage - Urbain, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________________ Population de base_________________ Effet Intervalle Erreur Non Pondé- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative ________________ Variable (M) (ET) (N) (NN) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET__________________________________________________________________________________________________________ FEMMES__________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 1,000 0,000 2067 1275 NA 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,411 0,020 2067 1275 1,841 0,048 0,371 0,451 Instruction post-primaire ou plus 0,284 0,018 2067 1275 1,776 0,062 0,249 0,319 Jamais mariée (en union) 0,411 0,019 2067 1275 1,740 0,046 0,373 0,449 Actuellement mariée (en union) 0,501 0,018 2067 1275 1,662 0,037 0,464 0,537 Enfants nés vivants 2,108 0,079 2067 1275 1,401 0,037 1,951 2,266 Enfants nés vivants des femmes 40-49 5,794 0,180 236 142 0,945 0,031 5,434 6,155 Enfants survivants 1,833 0,066 2067 1275 1,328 0,036 1,701 1,965 Connaît une méthode contraceptive 0,946 0,008 1041 638 1,126 0,008 0,931 0,962 Connaît une méthode moderne 0,940 0,008 1041 638 1,090 0,009 0,924 0,956 A utilisé une méthode 0,564 0,022 1041 638 1,428 0,039 0,521 0,608 Utilise actuellement une méthode 0,242 0,016 1041 638 1,238 0,068 0,209 0,275 Utilise actuellement une méthode moderne 0,124 0,012 1041 638 1,138 0,094 0,100 0,147 Utilise actuellement la pilule 0,073 0,009 1041 638 1,108 0,122 0,055 0,091 Utilise actuellement le DIU 0,007 0,003 1041 638 1,358 0,515 0,000 0,013 Utilise actuellement les injections 0,018 0,004 1041 638 0,919 0,209 0,011 0,026 Utilise actuellement le condom 0,024 0,004 1041 638 0,892 0,175 0,016 0,033 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 1041 638 NA NA 0,000 0,000 Utilise la continence périodique 0,097 0,009 1041 638 1,007 0,095 0,079 0,116 Utilise actuellement le retrait 0,006 0,002 1041 638 1,016 0,408 0,001 0,011 Ne veut plus d'enfants 0,230 0,014 1041 638 1,084 0,062 0,202 0,258 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,367 0,017 1041 638 1,141 0,046 0,333 0,401 Taille de famille idéale 4,577 0,058 2013 1244 1,290 0,013 4,461 4,692 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antitétanique 0,858 0,011 1157 709 0,996 0,013 0,835 0,880 Assistance médicale à l'accouchement 0,791 0,020 1157 709 1,495 0,026 0,750 0,831 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,169 0,015 1028 631 1,209 0,088 0,139 0,199 A reçu traitement SRO 0,273 0,031 170 107 0,872 0,114 0,211 0,335 A consulté du personnel médical 0,398 0,036 170 107 0,919 0,090 0,326 0,470 Ayant une carte de santé 0,839 0,024 225 140 0,967 0,028 0,791 0,886 A reçu vaccination BCG 0,943 0,014 225 140 0,934 0,015 0,914 0,972 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,783 0,027 225 140 0,997 0,035 0,728 0,838 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,775 0,030 225 140 1,085 0,039 0,715 0,836 A reçu vaccination rougeole 0,820 0,027 225 140 1,053 0,033 0,766 0,874 Vacciné contre toutes les maladies 0,696 0,035 225 140 1,121 0,050 0,627 0,765 Poids pour taille 0,064 0,008 874 537 0,983 0,133 0,047 0,081 Taille pour âge 0,183 0,017 874 537 1,212 0,091 0,150 0,216 Poids pour âge 0,133 0,012 874 537 1,013 0,092 0,108 0,157 Indice synthétique de fécondité (3 ans) 4,020 0,192 NA 3480 1,195 0,048 3,636 4,403 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 46,492 5,289 2291 1401 1,038 0,114 35,915 57,070 Quotient de mortalité infantile (10 ans)1 84,705 7,545 2294 1403 1,169 0,089 69,615 99,796 Quotient de mortalité juvénile (10 ans)1 44,308 4,795 2306 1410 0,994 0,108 34,717 53,899 Quotient de mortalité infanto-juvénile (10 ans)1 125,260 8,342 2309 1412 1,098 0,067 108,577 141,944 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans)1 38,213 4,255 2294 1403 1,051 0,111 29,704 46,722________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES________________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 1,000 0,000 584 376 NA 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,240 0,029 584 376 1,643 0,121 0,182 0,298 Instruction post-primaire ou plus 0,533 0,034 584 376 1,646 0,064 0,465 0,601 Jamais mariée (en union) 0,536 0,022 584 376 1,067 0,041 0,492 0,580 Actuellement mariée (en union) 0,411 0,021 584 376 1,031 0,051 0,368 0,453 Connaît une méthode contraceptive 0,985 0,006 243 154 0,806 0,006 0,972 0,997 Connaît une méthode moderne 0,985 0,006 243 154 0,806 0,006 0,972 0,997 A utilisé une méthode 0,739 0,032 243 154 1,118 0,043 0,676 0,802 Utilise actuellement une méthode 0,395 0,043 243 154 1,353 0,108 0,310 0,480 Utilise actuellement une méthode moderne 0,217 0,033 243 154 1,241 0,151 0,151 0,283 Utilise actuellement la pilule 0,086 0,017 243 154 0,964 0,202 0,052 0,121 Utilise actuellement le DIU 0,005 0,005 243 154 1,054 0,994 0,000 0,014 Utilise actuellement les injections 0,029 0,011 243 154 1,038 0,389 0,006 0,051 Utilise actuellement le condom 0,098 0,020 243 154 1,057 0,207 0,057 0,138 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 243 154 NA NA 0,000 0,000 Utilise la continence périodique 0,159 0,029 243 154 1,218 0,180 0,102 0,216 Utilise actuellement le retrait 0,019 0,008 243 154 0,943 0,435 0,002 0,036 Ne veut plus d'enfants 0,275 0,032 243 154 1,130 0,118 0,210 0,340 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,298 0,034 243 154 1,160 0,114 0,230 0,366 Taille de famille idéale 4,718 0,185 557 359 1,175 0,039 4,349 5,087________________________________________________________________________________________________________________ NA = Non applicable 1 Les quotients de mortalité ont été calculés pour la période 0-4 ans précédant l'enquête. Annexe B * 213 Tableau B.4 Erreurs de sondage - Rural, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________________ Population de base_________________ Effet Intervalle Erreur Non Pondé- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative ________________ Variable (M) (ET) (N) (NN) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET__________________________________________________________________________________________________________ FEMMES__________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 0,000 0,000 973 1765 NA NA 0,000 0,000 Sans instruction 0,666 0,037 973 1765 2,425 0,055 0,593 0,739 Instruction post-primaire ou plus 0,059 0,014 973 1765 1,910 0,246 0,030 0,087 Jamais mariée (en union) 0,227 0,026 973 1765 1,961 0,116 0,174 0,280 Actuellement mariée (en union) 0,694 0,031 973 1765 2,090 0,045 0,632 0,756 Enfants nés vivants 3,248 0,131 973 1765 1,389 0,040 2,986 3,509 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,691 0,254 152 276 1,040 0,038 6,184 7,198 Enfants survivants 2,616 0,092 973 1765 1,180 0,035 2,432 2,799 Connaît une méthode contraceptive 0,862 0,022 675 1225 1,681 0,026 0,818 0,907 Connaît une méthode moderne 0,833 0,028 675 1225 1,961 0,034 0,776 0,889 A utilisé une méthode 0,341 0,031 675 1225 1,724 0,092 0,278 0,404 Utilise actuellement une méthode 0,102 0,014 675 1225 1,223 0,140 0,074 0,131 Utilise actuellement une méthode moderne 0,046 0,009 675 1225 1,117 0,196 0,028 0,064 Utilise actuellement la pilule 0,015 0,006 675 1225 1,363 0,428 0,002 0,027 Utilise actuellement le DIU 0,003 0,003 675 1225 1,405 0,993 0,000 0,009 Utilise actuellement les injections 0,012 0,003 675 1225 0,810 0,285 0,005 0,019 Utilise actuellement le condom 0,015 0,006 675 1225 1,253 0,394 0,003 0,026 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,001 0,001 675 1225 1,009 1,009 0,000 0,004 Utilise la continence périodique 0,043 0,010 675 1225 1,255 0,228 0,023 0,063 Utilise actuellement le retrait 0,003 0,002 675 1225 1,031 0,729 0,000 0,007 Ne veut plus d'enfants 0,194 0,017 675 1225 1,130 0,089 0,160 0,228 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,403 0,018 675 1225 0,968 0,045 0,366 0,440 Taille de famille idéale 5,923 0,160 967 1755 1,882 0,027 5,603 6,244 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antitétanique 0,696 0,058 839 1522 3,054 0,083 0,580 0,812 Assistance médicale à l'accouchement 0,319 0,045 839 1522 2,415 0,141 0,230 0,409 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,236 0,020 704 1277 1,189 0,085 0,196 0,276 A reçu traitement SRO 0,223 0,031 166 301 0,875 0,138 0,162 0,284 A consulté du personnel médical 0,265 0,037 166 301 1,021 0,139 0,191 0,339 Ayant une carte de santé 0,691 0,035 165 299 0,975 0,051 0,621 0,761 A reçu vaccination BCG 0,788 0,037 165 299 1,164 0,047 0,714 0,862 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,527 0,052 165 299 1,326 0,098 0,423 0,631 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,527 0,048 165 299 1,223 0,091 0,432 0,623 A reçu vaccination rougeole 0,582 0,048 165 299 1,250 0,083 0,485 0,679 Vacciné contre toutes les maladies 0,418 0,052 165 299 1,343 0,124 0,315 0,522 Poids pour taille 0,085 0,012 602 1092 1,056 0,142 0,061 0,109 Taille pour âge 0,286 0,021 602 1092 1,066 0,073 0,244 0,327 Poids pour âge 0,251 0,023 602 1092 1,235 0,092 0,205 0,297 Indice synthétique de fécondité (3 ans) 6,029 0,355 NA 4835 1,501 0,059 5,320 6,739 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 59,765 6,318 1677 3043 0,953 0,106 47,129 72,400 Quotient de mortalité infantile (10 ans)1 123,822 11,456 1682 3052 1,238 0,093 100,910 146,735 Quotient de mortalité juvénile (10 ans)1 83,145 10,571 1695 3075 1,293 0,127 62,003 104,287 Quotient de mortalité infanto-juvénile (10 ans)1 196,672 16,325 1700 3084 1,446 0,083 164,022 229,322 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans)1 64,058 8,924 1682 3052 1,301 0,139 46,210 81,905________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES________________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 0,000 0,000 302 510 NA NA 0,000 0,000 Sans instruction 0,520 0,050 302 510 1,752 0,097 0,419 0,621 Instruction post-primaire ou plus 0,219 0,041 302 510 1,738 0,189 0,136 0,301 Jamais mariée (en union) 0,427 0,026 302 510 0,918 0,061 0,375 0,479 Actuellement mariée (en union) 0,530 0,028 302 510 0,965 0,052 0,474 0,585 Connaît une méthode contraceptive 0,900 0,032 160 270 1,338 0,035 0,836 0,964 Connaît une méthode moderne 0,900 0,032 160 270 1,338 0,035 0,836 0,964 A utilisé une méthode 0,450 0,060 160 270 1,516 0,133 0,330 0,570 Utilise actuellement une méthode 0,206 0,038 160 270 1,195 0,186 0,130 0,283 Utilise actuellement une méthode moderne 0,081 0,021 160 270 0,960 0,256 0,040 0,123 Utilise actuellement la pilule 0,019 0,011 160 270 0,980 0,562 0,000 0,040 Utilise actuellement le DIU 0,000 0,000 160 270 NA NA 0,000 0,000 Utilise actuellement les injections 0,006 0,006 160 270 0,979 0,979 0,000 0,018 Utilise actuellement le condom 0,056 0,018 160 270 0,980 0,318 0,020 0,092 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 160 270 NA NA 0,000 0,000 Utilise la continence périodique 0,094 0,029 160 270 1,239 0,305 0,036 0,151 Utilise actuellement le retrait 0,013 0,009 160 270 1,011 0,713 0,000 0,030 Ne veut plus d'enfants 0,163 0,039 160 270 1,331 0,240 0,085 0,240 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,381 0,051 160 270 1,316 0,133 0,280 0,483 Taille de famille idéale 7,358 0,587 293 495 1,796 0,080 6,184 8,533________________________________________________________________________________________________________________ NA = Non applicable 1 Les quotients de mortalité ont été calculés pour la période 0-4 ans précédant l'enquête. 214 * Annexe B Tableau B.5 Erreurs de sondage - Abidjan, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________________ Population de base_________________ Effet Intervalle Erreur Non Pondé- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative ________________ Variable (M) (ET) (N) (NN) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET__________________________________________________________________________________________________________ FEMMES__________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 1,000 0,000 1154 766 NA 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,333 0,023 1154 766 1,676 0,070 0,286 0,379 Instruction post-primaire ou plus 0,329 0,026 1154 766 1,912 0,080 0,276 0,382 Jamais mariée (en union) 0,470 0,028 1154 766 1,916 0,060 0,414 0,526 Actuellement mariée (en union) 0,444 0,027 1154 766 1,842 0,061 0,390 0,498 Enfants nés vivants 1,850 0,107 1154 766 1,508 0,058 1,637 2,064 Enfants nés vivants des femmes 40-49 5,503 0,263 115 76 1,013 0,048 4,977 6,029 Enfants survivants 1,618 0,086 1154 766 1,378 0,053 1,446 1,791 Connaît une méthode contraceptive 0,961 0,010 510 340 1,190 0,011 0,941 0,982 Connaît une méthode moderne 0,961 0,010 510 340 1,190 0,011 0,941 0,982 A utilisé une méthode 0,626 0,032 510 340 1,481 0,051 0,562 0,689 Utilise actuellement une méthode 0,271 0,025 510 340 1,264 0,092 0,221 0,320 Utilise actuellement une méthode moderne 0,116 0,018 510 340 1,269 0,155 0,080 0,152 Utilise actuellement la pilule 0,067 0,014 510 340 1,231 0,204 0,040 0,094 Utilise actuellement le DIU 0,010 0,006 510 340 1,417 0,632 0,000 0,022 Utilise actuellement les injections 0,018 0,005 510 340 0,881 0,292 0,007 0,028 Utilise actuellement le condom 0,020 0,006 510 340 0,894 0,278 0,009 0,031 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 510 340 NA NA 0,000 0,000 Utilise la continence périodique 0,127 0,014 510 340 0,959 0,111 0,099 0,155 Utilise actuellement le retrait 0,010 0,004 510 340 0,985 0,439 0,001 0,018 Ne veut plus d'enfants 0,244 0,020 510 340 1,047 0,082 0,204 0,283 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,327 0,024 510 340 1,172 0,075 0,278 0,375 Taille de famille idéale 4,458 0,079 1136 755 1,354 0,018 4,300 4,616 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antitétanique 0,835 0,018 537 360 1,000 0,021 0,800 0,871 Assistance médicale à l'accouchement 0,824 0,029 537 360 1,582 0,035 0,767 0,882 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,190 0,024 483 324 1,319 0,128 0,142 0,239 A reçu traitement SRO 0,351 0,035 92 62 0,683 0,101 0,280 0,422 A consulté du personnel médical 0,395 0,052 92 62 0,983 0,131 0,292 0,499 Ayant une carte de santé 0,842 0,036 108 73 1,020 0,042 0,770 0,913 A reçu vaccination BCG 0,981 0,013 108 73 0,979 0,013 0,955 1,000 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,807 0,033 108 73 0,869 0,041 0,741 0,873 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,798 0,042 108 73 1,078 0,052 0,714 0,881 A reçu vaccination rougeole 0,843 0,040 108 73 1,134 0,047 0,764 0,923 Vacciné contre toutes les maladies 0,733 0,049 108 73 1,150 0,067 0,635 0,831 Poids pour taille 0,058 0,012 415 278 1,081 0,210 0,034 0,082 Taille pour âge 0,092 0,015 415 278 1,011 0,158 0,063 0,121 Poids pour âge 0,107 0,015 415 278 0,973 0,145 0,076 0,138 Indice synthétique de fécondité (3 ans) 3,447 0,236 NA 2093 1,239 0,069 2,974 3,920 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 46,604 6,839 1083 725 0,913 0,147 32,926 60,281 Quotient de mortalité infantile (10 ans)1 79,947 10,871 1084 725 1,218 0,136 58,205 101,689 Quotient de mortalité juvénile (10 ans)1 41,554 6,537 1089 729 1,002 0,157 28,481 54,627 Quotient de mortalité infanto-juvénile (10 ans)1 118,179 13,038 1090 729 1,195 0,110 92,102 144,256 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans)1 33,343 6,455 1084 725 1,206 0,194 20,432 46,253________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES________________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 1,000 0,000 342 233 NA 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,195 0,033 342 233 1,553 0,171 0,129 0,262 Instruction post-primaire ou plus 0,568 0,048 342 233 1,808 0,085 0,471 0,665 Jamais mariée (en union) 0,576 0,028 342 233 1,046 0,049 0,520 0,632 Actuellement mariée (en union) 0,382 0,026 342 233 0,980 0,067 0,331 0,434 Connaît une méthode contraceptive 1,000 0,000 131 89 NA 0,000 1,000 1,000 Connaît une méthode moderne 1,000 0,000 131 89 NA 0,000 1,000 1,000 A utilisé une méthode 0,724 0,041 131 89 1,052 0,057 0,642 0,807 Utilise actuellement une méthode 0,383 0,063 131 89 1,482 0,165 0,256 0,509 Utilise actuellement une méthode moderne 0,210 0,046 131 89 1,302 0,222 0,117 0,303 Utilise actuellement la pilule 0,061 0,019 131 89 0,894 0,308 0,023 0,098 Utilise actuellement le DIU 0,008 0,008 131 89 1,015 0,989 0,000 0,024 Utilise actuellement les injections 0,025 0,015 131 89 1,068 0,581 0,000 0,055 Utilise actuellement le condom 0,115 0,030 131 89 1,061 0,258 0,056 0,175 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 131 89 NA NA 0,000 0,000 Utilise la continence périodique 0,159 0,039 131 89 1,223 0,247 0,080 0,237 Utilise actuellement le retrait 0,014 0,010 131 89 0,973 0,706 0,000 0,035 Ne veut plus d'enfants 0,281 0,048 131 89 1,209 0,170 0,185 0,376 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,275 0,049 131 89 1,241 0,177 0,178 0,372 Taille de famille idéale 4,726 0,228 328 223 1,203 0,048 4,270 5,183________________________________________________________________________________________________________________ NA = Non applicable 1 Les quotients de mortalité ont été calculés pour la période 0-4 ans précédant l'enquête. Annexe B * 215 Tableau B.6 Erreurs de sondage - Autres villes, EDSCI-II Côte d'Ivoire 1998-99 __________________________________________________________________________________________________________ Population de base_________________ Effet Intervalle Erreur Non Pondé- de Erreur de confiance Valeur type pondérée rée grappe relative ________________ Variable (M) (ET) (N) (NN) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET__________________________________________________________________________________________________________ FEMMES__________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 1,000 0,000 913 508 NA 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,529 0,030 913 508 1,808 0,057 0,469 0,588 Instruction post-primaire ou plus 0,216 0,020 913 508 1,449 0,091 0,176 0,255 Jamais mariée (en union) 0,322 0,018 913 508 1,163 0,056 0,286 0,358 Actuellement mariée (en union) 0,587 0,020 913 508 1,203 0,033 0,547 0,626 Enfants nés vivants 2,497 0,093 913 508 1,028 0,037 2,311 2,683 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,124 0,238 121 67 0,855 0,039 5,648 6,600 Enfants survivants 2,157 0,084 913 508 1,049 0,039 1,990 2,324 Connaît une méthode contraceptive 0,929 0,013 531 298 1,156 0,014 0,903 0,955 Connaît une méthode moderne 0,916 0,013 531 298 1,090 0,014 0,890 0,943 A utilisé une méthode 0,494 0,029 531 298 1,322 0,058 0,437 0,552 Utilise actuellement une méthode 0,209 0,021 531 298 1,185 0,100 0,167 0,251 Utilise actuellement une méthode moderne 0,132 0,014 531 298 0,953 0,106 0,104 0,160 Utilise actuellement la pilule 0,080 0,011 531 298 0,958 0,141 0,058 0,103 Utilise actuellement le DIU 0,003 0,002 531 298 0,909 0,717 0,000 0,007 Utilise actuellement les injections 0,019 0,006 531 298 0,962 0,301 0,008 0,030 Utilise actuellement le condom 0,030 0,007 531 298 0,893 0,222 0,016 0,043 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 531 298 NA NA 0,000 0,000 Utilise la continence périodique 0,063 0,012 531 298 1,165 0,195 0,039 0,088 Utilise actuellement le retrait 0,002 0,002 531 298 0,901 1,006 0,000 0,005 Ne veut plus d'enfants 0,214 0,021 531 298 1,160 0,096 0,173 0,256 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,414 0,025 531 298 1,155 0,060 0,364 0,463 Taille de famille idéale 4,760 0,076 877 489 1,100 0,016 4,608 4,912 Naissances pour lesquelles la mère a reçu une injection antitétanique 0,881 0,013 620 349 0,914 0,014 0,856 0,906 Assistance médicale à l'accouchement 0,756 0,028 620 349 1,427 0,037 0,700 0,813 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,147 0,015 545 307 0,951 0,105 0,116 0,178 A reçu traitement SRO 0,166 0,048 78 45 1,066 0,287 0,071 0,261 A consulté du personnel médical 0,402 0,047 78 45 0,812 0,118 0,307 0,497 Ayant une carte de santé 0,835 0,031 117 67 0,902 0,037 0,774 0,896 A reçu vaccination BCG 0,902 0,026 117 67 0,968 0,029 0,850 0,955 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,758 0,043 117 67 1,096 0,057 0,671 0,844 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,751 0,043 117 67 1,074 0,057 0,666 0,836 A reçu vaccination rougeole 0,795 0,034 117 67 0,925 0,043 0,726 0,863 Vacciné contre toutes les maladies 0,657 0,047 117 67 1,065 0,071 0,564 0,750 Poids pour taille 0,070 0,012 459 259 0,915 0,168 0,046 0,094 Taille pour âge 0,280 0,026 459 259 1,213 0,094 0,227 0,333 Poids pour âge 0,161 0,019 459 259 1,070 0,119 0,123 0,199 Indice synthétique de fécondité (3 ans) 4,890 0,266 NA 1387 1,055 0,054 4,358 5,422 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 46,374 8,361 1208 677 1,219 0,180 29,652 63,096 Quotient de mortalité infantile (10 ans)1 89,829 10,830 1210 678 1,184 0,121 68,170 111,488 Quotient de mortalité juvénile (10 ans)1 47,365 7,386 1217 682 1,044 0,156 32,593 62,137 Quotient de mortalité infanto-juvénile (10 ans)1 132,939 10,881 1219 683 1,063 0,082 111,177 154,701 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans)1 43,455 5,748 1210 678 0,970 0,132 31,959 54,951________________________________________________________________________________________________________________ HOMMES________________________________________________________________________________________________________________ Milieu urbain 1,000 0,000 242 144 NA 0,000 1,000 1,000 Sans instruction 0,312 0,054 242 144 1,802 0,172 0,204 0,420 Instruction post-primaire ou plus 0,476 0,043 242 144 1,324 0,090 0,391 0,561 Jamais mariée (en union) 0,471 0,036 242 144 1,131 0,077 0,399 0,544 Actuellement mariée (en union) 0,456 0,036 242 144 1,117 0,079 0,384 0,528 Connaît une méthode contraceptive 0,964 0,015 112 66 0,841 0,015 0,934 0,994 Connaît une méthode moderne 0,964 0,015 112 66 0,841 0,015 0,934 0,994 A utilisé une méthode 0,759 0,048 112 66 1,186 0,063 0,663 0,855 Utilise actuellement une méthode 0,412 0,051 112 66 1,097 0,124 0,310 0,515 Utilise actuellement une méthode moderne 0,227 0,045 112 66 1,142 0,200 0,136 0,318 Utilise actuellement la pilule 0,121 0,032 112 66 1,042 0,267 0,056 0,185 Utilise actuellement le DIU 0,000 0,000 112 66 NA NA 0,000 0,000 Utilise actuellement les injections 0,033 0,017 112 66 1,014 0,522 0,000 0,067 Utilise actuellement le condom 0,073 0,024 112 66 0,986 0,333 0,024 0,122 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 112 66 NA NA 0,000 0,000 Utilise la continence périodique 0,160 0,042 112 66 1,196 0,260 0,076 0,243 Utilise actuellement le retrait 0,025 0,014 112 66 0,907 0,532 0,000 0,053 Ne veut plus d'enfants 0,267 0,041 112 66 0,972 0,153 0,185 0,348 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,329 0,046 112 66 1,028 0,139 0,237 0,421 Taille de famille idéale 4,704 0,312 229 136 1,145 0,066 4,079 5,329________________________________________________________________________________________________________________ NA = Non applicable 1 Les quotients de mortalité ont été calculés pour la période 0-4 ans précédant l'enquête. Annexe C * 217 Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages Répartition de la population (de fait) des ménages par année d'âge, selon le sexe (pondéré), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ________________________________________________________________________________________ Hommes Femmes Hommes Femmes ______________ ______________ _____________ ______________ Âge Effectif % Effectif % Âge Effectif % Effectif % ________________________________________________________________________________________ <1 215 3,4 216 3,2 37 59 0,9 81 1,2 1 202 3,2 209 3,1 38 54 0,9 62 0,9 2 189 3,0 197 2,9 39 62 1,0 67 1,0 3 200 3,2 178 2,7 40 61 1,0 64 1,0 4 164 2,6 207 3,1 41 36 0,6 47 0,7 5 158 2,5 178 2,7 42 67 1,1 37 0,6 6 220 3,5 220 3,3 43 42 0,7 43 0,6 7 198 3,2 199 3,0 44 42 0,7 38 0,6 8 205 3,3 203 3,0 45 54 0,9 48 0,7 9 168 2,7 199 3,0 46 42 0,7 34 0,5 10 213 3,4 238 3,6 47 29 0,5 30 0,4 11 177 2,8 154 2,3 48 36 0,6 54 0,8 12 203 3,3 170 2,5 49 27 0,4 27 0,4 13 181 2,9 201 3,0 50 54 0,9 37 0,6 14 161 2,6 161 2,4 51 23 0,4 37 0,6 15 111 1,8 158 2,4 52 24 0,4 50 0,7 16 106 1,7 181 2,7 53 35 0,6 33 0,5 17 111 1,8 160 2,4 54 32 0,5 24 0,4 18 146 2,3 143 2,1 55 23 0,4 26 0,4 19 135 2,2 139 2,1 56 23 0,4 30 0,5 20 121 1,9 156 2,3 57 20 0,3 22 0,3 21 94 1,5 93 1,4 58 26 0,4 17 0,3 22 122 2,0 117 1,8 59 21 0,3 22 0,3 23 90 1,4 129 1,9 60 45 0,7 56 0,8 24 119 1,9 108 1,6 61 18 0,3 17 0,3 25 107 1,7 137 2,0 62 21 0,3 24 0,4 26 118 1,9 114 1,7 63 17 0,3 17 0,3 27 70 1,1 97 1,5 64 17 0,3 14 0,2 28 94 1,5 88 1,3 65 19 0,3 28 0,4 29 81 1,3 78 1,2 66 16 0,2 4 0,1 30 107 1,7 129 1,9 67 18 0,3 18 0,3 31 67 1,1 73 1,1 68 12 0,2 12 0,2 32 96 1,5 70 1,1 69 14 0,2 20 0,3 33 67 1,1 99 1,5 70+ 107 1,7 106 1,6 34 76 1,2 63 0,9 NSP/ND 2 0,0 11 0,2 35 84 1,4 97 1,5 36 62 1,0 58 0,9 Total 6 232 100,0 6,678 100,0 ________________________________________________________________________________________ Note : La population de fait comprend tous les résidents et les non-résidents qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l'enquête. CTABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LAQUALITÉ DES DONNÉES ANNEXE 218 * Annexe C Tableau C.2 Répartition par âge des femmes éligibles et des femmes enquêtées Répartition (en %) par groupe d'âges quinquennal de la population (de fait) des femmes de 10-54 ans dans l'enquête ménage et des femmes de 15-49 ans enquêtées, et pourcentage de femmes éligibles qui ont été enquêtées (pondéré), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________________________________________________ Femmes dans l'enquête ménage Femmes enquêtées Pourcentage Groupe _________________ _________________ enquêtées d'âges Effectif % Effectif % (pondéré) _______________________________________________________________________ 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 15-49 925 NA NA NA NA 781 25,0 765 25,4 97,9 605 19,4 575 19,1 95,2 513 16,4 496 16,5 96,7 434 13,9 418 13,9 96,5 365 11,7 349 11,6 95,4 230 7,4 225 7,5 97,7 194 6,2 185 6,2 95,7 182 NA NA NA NA 3 122 NA 3 014 NA 96,5 _______________________________________________________________________ Note : La population de fait comprend tous les résidents et les non-résidents qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l'enquête. Dans ce tableau, les pondérations utilisées sont celles de l'enquête ménage. NA = Non applicable Tableau C.3 Répartition par âge des hommes éligibles et des hommes enquêtés Répartition (en %) par groupe d'âges quinquennal de la population (de fait) des hommes de 10-64 ans dans l'enquête ménage et des hommes de 15-59 ans enquêtés, et pourcentage d'hommes éligibles qui ont été enquêtés (pondéré), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 _______________________________________________________________________ Hommes dans l'enquête ménage Hommes enquêtés Pourcentage Groupe _________________ _________________ enquêtés d'âges Effectif % Effectif % (pondéré) _______________________________________________________________________ 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 15-59 329 NA NA NA NA 199 20,1 185 20,5 92,9 172 17,4 157 17,4 91,2 146 14,7 137 15,1 93,4 128 12,9 118 13,0 92,4 99 10,0 87 9,6 87,9 79 8,0 68 7,5 86,4 72 7,3 63 6,9 86,7 58 5,8 55 6,0 94,7 38 3,8 35 3,9 92,5 39 NA NA NA NA 991 NA 905 NA 87,8 _______________________________________________________________________ Note: La population de fait comprend tous les résidents et les non-résidents qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l'enquête. Dans ce tableau, les pondérations utilisées sont celles de l'enquête ménage. NA = Non applicable Annexe C * 219 Tableau C.4 Complétude de l'enregistrement Pourcentage d'informations manquantes pour certaines questions démographiques et de santé, EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99____________________________________________________________________________________ Pourcentages d'informations Type d'information Groupe de référence manquantes Effectif____________________________________________________________________________________ Date de naissance Naissances des 15 dernières années Mois seulement Mois et année Âge au décès Naissances des 15 dernières années Âge/Date de la 1ère union1 Femmes non-célibataires Niveau d'instruction Toutes les femmes Poids à la naissance Naissances des 0-59 derniers mois Anthropométrie2 Enfants vivants de 0-59 mois Taille Poids Taille et poids Diarrhée dans les 2 dernières semaines Enfants vivants de 0-59 mois 15,7 6 078 0,0 6 078 0,3 973 0,1 2 115 0,0 3 040 5,2 1 262 7,1 1 909 6,9 1 909 7,1 1 909 5,6 1 909 ____________________________________________________________________________________ 1 Sans information pour l'âge et l'année 2 Enfant non mesuré Tableau C.5 Naissances par année de calendrier Répartition des naissances par année de calendrier pour les enfants survivants (S), décédés (D) et l'ensemble des enfants (E), pourcentage de ceux ayant une date de naissance complète, rapport de masculinité à la naissance et rapport de naissances annuelles (pondéré), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99__________________________________________________________________________________________________ Pourcentage avec Rapport de Rapport de Effectifs une date de masculinité naissances de naissances naissance complète1 à la naissance2 annuelles3________________ ________________ ________________ ________________ Années S D E S D E S D E S D E__________________________________________________________________________________________________ 99 98 97 96 95 94 93 92 91 90 95-99 90-94 85-89 80-84 < 80 Ensemble 53 4 56 100,0 100,0 100,0 55,1 0,0 49,8 NA NA NA 404 37 440 99,1 96,3 98,9 100,7 143,9 103,7 [165,9] [125,1] [161,5] 434 55 489 96,3 79,8 94,5 106,1 127,1 108,3 111,3 91,3 108,7 376 84 460 94,2 67,9 89,4 106,2 175,6 116,2 93,6 118,2 97,4 369 87 456 88,5 75,8 86,1 96,3 149,3 104,6 105,3 119,9 107,8 324 61 386 91,2 71,1 88,0 71,5 121,3 77,9 94,1 84,1 92,3 321 59 379 85,8 76,0 84,3 88,8 127,4 93,9 84,6 81,1 84,1 434 83 517 83,3 68,8 81,0 103,5 111,7 104,8 127,3 127,5 127,3 361 72 433 80,5 67,8 78,4 89,4 143,8 96,7 94,3 84,6 92,5 331 87 418 83,4 71,8 81,0 88,7 130,5 96,1 NA NA NA 1 635 267 1 902 94,9 77,3 92,4 100,4 146,0 105,8 NA NA NA 1 771 362 2 133 84,7 70,9 82,3 88,8 126,2 94,2 NA NA NA 1 524 309 1 833 80,8 66,4 78,4 107,8 140,8 112,7 NA NA NA 1 060 204 1 264 74,8 64,3 73,1 87,0 134,9 93,4 NA NA NA 964 324 1 289 72,1 55,1 67,8 107,3 118,9 110,1 NA NA NA 6 954 1 467 8 421 83,0 66,7 80,1 97,6 132,1 102,8 NA NA NA __________________________________________________________________________________________________ 1 Mois et année de naissance déclarés 2 Nm/Nf)x100, où Nm est le nombre de naissances masculines et Nf le nombre de naissances féminines3 [2Nx/(Nx-1+Nx+1)]x100, où Nx est le nombre de naissances de l'année x [ ] Ces rapports ont été calculés à partir des données de 1999 qui ne corespondent pas à une année complète. NA = Non applicable 220 * Annexe C Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en jours Répartition des décès survenus, d'après les déclarations, à moins de 1 mois, selon l'âge au décès en jours, et pourcentage de décès néonatals survenus, d'après les déclarations, aux âges de 0-6 jours, par période de cinq ans précédant l'enquête (pondéré), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________ Années précédant l'enquête Âge au décès __________________________________ Total en jours 0-4 5-9 10-14 15-19 0-19 ____________________________________________________________ <1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 18 20 21 25 27 28 31+ Ensemble 0-30 % néonatal précoce1 15 20 14 12 62 27 17 9 13 67 17 10 4 3 35 9 8 4 10 31 6 2 0 4 12 5 8 3 2 17 4 0 8 1 13 21 21 16 7 65 4 3 5 0 12 0 1 0 0 1 2 1 0 1 4 0 0 2 0 2 0 1 0 0 1 2 1 0 0 3 10 4 3 0 18 4 2 2 1 8 2 0 2 0 4 0 0 0 1 1 0 0 0 2 2 3 3 0 0 6 2 2 0 0 4 2 0 0 0 2 0 1 0 0 1 0 2 0 0 2 136 105 72 57 370 62,5 62,7 57,0 78,9 64,0 ____________________________________________________________ 1 0-6 jours/0-30 jours Annexe C * 221 Tableau C.7 Enregistrement de l'âge au décès en mois Répartition des décès survenus, d'après les déclarations, à moins de deux ans, selon l'âge au décès en mois, et pourcentage de décès survenus, d'après les déclarations, à moins de 1 mois, par période de cinq ans précédant l'enquête (pondéré), EDSCI-II Côte d’Ivoire 1998-99 ____________________________________________________________ Années précédant l'enquête Âge au décès _________________________________ Total en mois 0-4 5-9 10-14 15-19 0-19 ____________________________________________________________ <1 mois1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 ou + 1 an2 Ensemble 0-11 % néonatal3 136 105 72 57 370 14 17 21 5 58 16 12 17 7 53 13 12 7 12 44 9 15 10 6 40 5 18 3 11 37 6 15 5 3 29 7 12 2 6 28 12 9 6 1 27 5 4 8 2 19 3 7 2 3 14 10 4 2 2 18 13 17 13 6 49 1 9 1 4 15 5 5 3 0 13 3 3 2 2 10 1 1 0 0 3 5 2 1 2 9 4 2 7 0 13 1 1 0 0 2 4 2 1 1 7 4 0 2 0 5 0 0 2 0 2 2 0 0 2 4 2 0 0 2 4 2 8 3 1 14 236 232 156 114 737 57,5 45,2 46,3 50,1 50,1 ____________________________________________________________ 1 Y compris les décès survenus à moins de 1 mois, déclarés en jours 2 Âge au décès déclaré est 1 an au lieu de 12 mois 3 (Moins de 1 mois/moins de 1 an) × 100 Annexe D * 223 PERSONNEL DE L’EDSCI-II 1998-1999 ANNEXE D Directeur National Ibrahima Ba Directeur Général de l’Institut National de la Statistique Direction Technique N’Cho Sombo, Statisticien Démographe Supervision Technique Lucien Kouassi, Démographe Pacôme Shaw, Statisticien Albert Koffi Kouamé, Démographe Grâce Assi, Sociologue Yvette Attéméné, Statisticienne Ernest Tra Bi Irié, Statisticien Traitement Informatique Marie France Niangoran, Informaticienne Charles Apotiki Koffi, Statisticien Secrétariat et Comptabilité Mariam Doumbia, épouse Traoré Maurice Koffi Yao Cartographie Etienne Ahonzo, Statisticien Badou Essoh, Démographe Chefs d’équipe et agents cartographes Théodule Kpazaï François Ahoty Achy Ibrahima Doumbia Vincent Brou Aka Bosson Jérôme Tiémélé Athanase Kokou Doumassi Hué Bi Gohi Noël Yao N’Douffou Kouame Camille Yapi Monnet Denis Tizié Bi Boli Sosthène Zunon Baron Valentin Kouamé Kouakou Gervais Gbobouo Achy Atchiahi Joseph Bli Bi Trazie Adrien Yao Koffi Honoré Lago Degui Patrice Sioto Teh Patrice Datté Kouame Jean Gonhi 224 * Annexe D Chefs d’équipe Athanase Doumassi Patrice Angan Konan Degnaté Noël Guei Raymond Woli Mamadou Diabaté Servais Gbobouo Thierry Ya Bi Lalle Olivier Patrice Abou Shaw Luc Aka Hugues Gooré Koffi Contrôleuses Djénéba Diaby Françoise Bakayoko Elisabeth Amoin Loukou Solange Mahie Félicienne Nguessan Bassa Marie-Laure Yallet Chantal Adjoua Kouakou Hawa Keita Léontine Mahan Troh Célestine Atsé N’de Enquêtrices Agathe Goudale Jérémie Mahan Bedi Ahoua Jacqueline Ehouman José Marie N'da Ayaba Afoutou Joséphine Attouho Kouassi Camara Siao Karine Roseline Issatou Bouraïma Cécile Whouassia Digbeu Khadidja Touré Cécile Lou Zokou Léontine Mahan Troh Célestine Atsé N’Dé Léontine Yanle Chantal Marie N’Guessan Léontine Aya Allangba Chantal Adjoua Kouakou Lucie Adjoua N’Da Chantal Sene Lou Kouassi Maphata Diomandé Christianne Poma Kouakou Marleyne Adèle Koffi Clarisse Anney Mathilde Appie Kimou Dominique Adiouw Essoh Mathilde Perpétue Lattroh Eugénie Adjoua Konan Modeste Singa Gueu Bongaï Félicité Adouya Brou Nguessan Olga Adjoua Konan Félicité Tanombra Kassi Odile Kenan Sin Flore Marina Awa Datté Rébecca Guihounou Germaine Aya Zimin Stella Affoua Amalaman Gisèle Marie Appo N’Cho Tingana Pauline Namaro Coulibaly Hélène Apo Lolo Yvette Affoué Kouamé Hélène Konan Jeanne Comoé Vérificateurs Adoni Tano Jacques Koffi Kouakou Opérateurs de saisie Célestine Kouamé Célestine Attahoua Kra Thérèse Yobouet Konan Valentine Oulédé Kla Aïcha Camara Sylvie Gbohikon Evelyne Ahou Kouadio Marie Dibo Annexe D * 225 Chauffeurs Ahmed Camara Fulbert Kouadio Dansébiro Sahodé Assamoi Ahoua ORC Macro Assistance technique Bernard Barrère, Responsable de projet Gora Mboup, Responsable de pays El Arbi Housni, Formation, collecte et analyse Thanh Lê, Sondage Mamadou Thiam, Sondage Victor Canales, Traitement des données Jeanne Cushing, Traitement des données Monique Barrère, Analyse Daniel Vadnais, Communication Kaye Mitchell, Production du rapport principal Celia Khan, Conception de la couverture Sidney Moore, Édition Annexe E * 227 QUESTIONNAIRES ANNEXE E Trois questionnaires ont été utilisés au cours de l’EDSCI-II : le questionnaire ménage, le questionnaire individuel femme, et le questionnaire individuel homme. Ces trois questionnaires figurent ci-après. ENQUETE DEMOGRAPHIQUE ET DE SANTE - II QUESTIONNAIRE MENAGE INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 788888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888889 : IDENTIFICATION : <==============================================================>==============================================? : @ A===>===B : : DEPARTEMENT__________________________________________________@DEPARTEMENT.@ @ @ : : @ E===F===G : : SOUS-PREFECTURE______________________________________________@SOUS-PREFECTURE.@ @ @ : : @ A===F===F===G : : DISTRICT DE RECENSEMENT______________________________________@DISTRICT DE RECENSEMENT.@ @ @ @ : : @ E===F===F===G : : N˚ DE LA GRAPPE.@N˚ DE LA GRAPPE.@ @ @ @ : : @ E===F===F===G : : N˚ DE LA STRUCTURE.@N˚ DE LA STRUCTURE.@ @ @ @ : : @ I===F===F===G : : N˚ DU MENAGE.@N˚ DU MENAGE.@ @ @ : : @ I===F===G : : ABIDJAN / AUTRES VILLES / RURAL.@ABIDJAN =1, AUTRES VILLES =2, RURAL =3.@ @ : : @ E===G : : ZONE D'INTERVENTION.@ZONE D'INTERVENTION.OUI=1, NON=2.@ @ : : @ I===R : : NOM DU CHEF DE MENAGE _______________________________________@ : : @ : <==============================================================S==============================================? : A===B : : MENAGE SELECTIONNE POUR UNE ENQUETE HOMME? (OUI = 1, NON = 2).@ @ : : I===R : W8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888X 788888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888889 : VISITES D'ENQUETEUR : <=========================Y===================Y===================Y===================Y=======================? : : 1 : 2 : 3 : VISITE FINALE : <=========================Z===================Z===================Z===================Z=======================? : : : : : A===>===B : : DATE : _________________ : _________________ : _________________ :JOUR @ @ @ : : : : : : E===F===G : : : : : :MOIS @ @ @ : : : : : : A===>===F===F===G : : : : : :ANNEE@ 1 @ 9 @ @ @ : : : : : : I===S===F===F===G : : NON DE L'ENQUETEUR : _________________ : _________________ : _________________ :NOM @ @ @ : : : : : : I===F===G : : RESULTAT* : _________________ : _________________ : _________________ :RESULTAT @ @ : : : : : : I===R : <=========================Z===================Z===================Z===================Z=======================? : PROCHAINE DATE : _________________ : _________________ :▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒: NBRE. TOTAL A===B : : VISITE: : : :▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒: DE VISITES @ @ : : HEURE : _________________ : _________________ :▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒: I===R : <=========================_===================_===================_===================? TOTAL DANS A===>===B : : * CODES RESULTAT: : LE MENAGE @ @ @ : : 1 REMPLI : I===S===R : : 2 PAS DE MEMBRE DU MENAGE A LA MAISON OU PAS : TOTAL DE A===>===B : : D'ENQUETE COMPETENT AU MOMENT DE LA VISITE : FEMMES @ @ @ : : 3 MENAGE TOTALEMENT ABSENT POUR UNE LONGUE PERIODE : ELIGIBLES I===S===R : : 4 DIFFERE : A===>===B : : 5 REFUSE : TOT.D'HOMMES@ @ @ : : 6 LOGEMENT VIDE OU PAS DE LOGEMENT A L'ADRESSE : ELIGIBLES I===S===R : : 7 LOGEMENT DETRUIT : : : 8 LOGEMENT NON TROUVE : N˚ DE LIGNE A===>===B : : : DE L'ENQUE- @ @ @ : : 9 AUTRE _______________________________________ : TE POUR LE I===S===R : : (préciser) : QUEST. MENAGE : W8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888l88888888888888888888888X 788888888888888888888888888888888888888m88888888888888888888888888888888888888m888888888888888m8888888888888889 : CONTROLEUSE : CHEF D'EQUIPE : CONTROLE : SAISI : : : : BUREAU : PAR : : NOM _____________________A==>==>==B : NOM ___________________A==>==>==B : A===>===B : A===>===B : : @ @ @ @ : @ @ @ @ : @ @ @ : @ @ @ : : DATE _____________________I==S==S==R : DATE ___________________I==S==S==R : I===S===R : I===S===R : W88888888888888888888888888888888888888l88888888888888888888888888888888888888l888888888888888l888888888888888X Maintenant nous voudrions des renseignements sur les personnes qui vivent habituellement dans votre ménage ou qui habitent chez vous actuellement. ▐▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▐ ▐ N˚ ▐ RESIDENTS HABITUELS▐ LIEN AVEC▐ RESIDENCE ▐ SEXE ▐ AGE ▐ EDUCATION ▐ ELIGI- ▐ ELIGI- ▐ ▐Li- ▐ ET VISITEURS ▐ CHEF DE ▐ ▐ ▐ ▐=============================▐ BILITE ▐ BILITE ▐ ▐ gne▐ ▐ MENAGE* ▐ ▐ ▐ ▐ SI AGE DE 6 ANS OU PLUS ▐ FEMMES ▐ HOMMES ▐ ▐====▐====================▐==========▐===============▐======▐========▐=============================▐========▐========▐ ▐ ▐ S'il vous plaît, ▐Quel est ▐ (NOM) ▐ (NOM) ▐ (NOM)▐ Quel ▐ (NOM) @SI A FREQUENTE ECOLE ▐ENTOURER▐ENTOURER▐ ▐ ▐ donnez-moi le nom ▐le lien de▐ vit-il▐ a-t-il▐ est- ▐ âge a ▐ a-t-il@=====================▐ LE ▐ LE ▐ ▐ ▐ des personnes qui ▐parenté de▐ /elle ▐ /elle ▐ il de▐ (NOM)? ▐ /elle @ Quel est le@ SI AGE ▐ NUMERO ▐ NUMERO ▐ ▐ ▐ vivent habituelle- ▐(NOM) avec▐ ici ▐ dormi ▐ sexe ▐ ▐ fré- @ plus haut @DE MOINS▐DE LIGNE▐DE LIGNE▐ ▐ ▐ ment dans votre ▐le chef de▐ d'ha- ▐ ici la▐ mas- ▐ ▐ quenté@ niveau @ DE ▐ DES ▐ DES ▐ ▐ ▐ ménage et des ▐ménage? ▐bitude?▐ nuit ▐ culin▐ ▐ l'éco-@ d'études @ 25 ANS ▐ FEMMES ▐ HOMMES ▐ ▐ ▐ invités qui ont ▐ ▐ ▐ der- ▐ ou ▐ ▐ le? @ que (NOM) @========▐ DE ▐ DE ▐ ▐ ▐ passé la nuit der- ▐ ▐ ▐ nière?▐ fémi-▐ ▐ @ a atteint? @ (NOM) ▐ 15-49 ▐ 15-59 ▐ ▐ ▐ nière ici, ▐ ▐ ▐ ▐ nin? ▐ ▐ @ @ va-t-il▐ ANS ▐ ANS ▐ ▐ ▐ en commençant par ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ @ Quel est @ /elle ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ le chef de ménage. ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ SI 95 ▐ SI @ la dernière@encore à▐ ▐(SI UNE ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ANS ▐ "NON" @ classe que @l'école?▐ ▐ENQUETE ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ OU + ▐PASSER @ (NOM) a @ ▐ ▐ HOMME ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ NOTER ▐A Q.15 @ achevé à ce@ ▐ ▐ EST ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ '95' ▐ @ niveau?** @ ▐ ▐ PREVUE ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ @ @ ▐ ▐DANS CE ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ @ @ ▐ ▐MENAGE) ▐ ▐(1) ▐ (2) ▐ (3) ▐ (4) ▐ (5) ▐ (6) ▐ (7) ▐ (8) @ (9) @ (10) ▐ (15) ▐ (15A) ▐ ▐▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀@▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀@▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▐ ▐ ▐ ▐ ▐OUI NON▐OUI NON▐ H F ▐ EN ANS.▐OUI NON@NIVEAU CLAS.@ OUI NON▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 01 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 01 ▐ 01 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 02 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 02 ▐ 02 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 03 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 03 ▐ 03 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 04 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 04 ▐ 04 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 05 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 05 ▐ 05 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 06 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 06 ▐ 06 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 07 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 07 ▐ 07 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 08 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 08 ▐ 08 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 09 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 09 ▐ 09 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 10 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 10 ▐ 10 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 11 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 11 ▐ 11 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 12 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 12 ▐ 12 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 13 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 13 ▐ 13 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▐ ▐ N˚ ▐ RESIDENTS HABITUELS▐ LIEN AVEC▐ RESIDENCE ▐ SEXE ▐ AGE ▐ EDUCATION ▐ ELIGI- ▐ ELIGI- ▐ ▐Li- ▐ ET VISITEURS ▐ CHEF DE ▐ ▐ ▐ ▐=============================▐ BILITE ▐ BILITE ▐ ▐ gne▐ ▐ MENAGE* ▐ ▐ ▐ ▐ SI AGE DE 6 ANS OU PLUS ▐ FEMMES ▐ HOMMES ▐ ▐====▐====================▐==========▐===============▐======▐========▐=============================▐========▐========▐ ▐ ▐ S'il vous plaît, ▐Quel est ▐ (NOM) ▐ (NOM) ▐ (NOM)▐ Quel ▐ (NOM) @SI A FREQUENTE ECOLE ▐ENTOURER▐ENTOURER▐ ▐ ▐ donnez-moi le nom ▐le lien de▐ vit-il▐ a-t-il▐ est- ▐ âge a ▐ a-t-il@=====================▐ LE ▐ LE ▐ ▐ ▐ des personnes qui ▐parenté de▐ /elle ▐ /elle ▐ il de▐ (NOM)? ▐ /elle @ Quel est le@ SI AGE ▐ NUMERO ▐ NUMERO ▐ ▐ ▐ vivent habituelle- ▐(NOM) avec▐ ici ▐ dormi ▐ sexe ▐ ▐ fré- @ plus haut @DE MOINS▐DE LIGNE▐DE LIGNE▐ ▐ ▐ ment dans votre ▐le chef de▐ d'ha- ▐ ici la▐ mas- ▐ ▐ quenté@ niveau @ DE ▐ DES ▐ DES ▐ ▐ ▐ ménage et des ▐ménage? ▐bitude?▐ nuit ▐ culin▐ ▐ l'éco-@ d'études @ 25 ANS ▐ FEMMES ▐ HOMMES ▐ ▐ ▐ invités qui ont ▐ ▐ ▐ der- ▐ ou ▐ ▐ le? @ que (NOM) @========▐ DE ▐ DE ▐ ▐ ▐ passé la nuit der- ▐ ▐ ▐ nière?▐ fémi-▐ ▐ @ a atteint? @ (NOM) ▐ 15-49 ▐ 15-59 ▐ ▐ ▐ nière ici, ▐ ▐ ▐ ▐ nin? ▐ ▐ @ @ va-t-il▐ ANS ▐ ANS ▐ ▐ ▐ en commençant par ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ @ Quel est @ /elle ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ le chef de ménage. ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ SI 95 ▐ SI @ la dernière@encore à▐ ▐(SI UNE ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ANS ▐ "NON" @ classe que @l'école?▐ ▐ENQUETE ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ OU + ▐PASSER @ (NOM) a @ ▐ ▐ HOMME ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ NOTER ▐A Q.15 @ achevé à ce@ ▐ ▐ EST ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ '95' ▐ @ niveau?** @ ▐ ▐ PREVUE ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ @ @ ▐ ▐DANS CE ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ @ @ ▐ ▐MENAGE) ▐ ▐(1) ▐ (2) ▐ (3) ▐ (4) ▐ (5) ▐ (6) ▐ (7) ▐ (8) @ (9) @ (10) ▐ (15) ▐ (15A) ▐ ▐▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀@▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀@▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▐▀▀▀▀▀▀▀▀▐ ▐ ▐ ▐ ▐OUI NON▐OUI NON▐ H F ▐ EN ANS.▐OUI NON@NIVEAU CLAS.@ OUI NON▐ ▐ ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 14 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 14 ▐ 14 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 15 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 15 ▐ 15 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 16 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 16 ▐ 16 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 17 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 17 ▐ 17 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐====▐====================▐==========▐=======▐=======▐======▐========▐=======F============F========▐========▐========▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B ▐ ▐ ▐ ▐ A==>==B▐ @A==B A==B@ ▐ ▐ ▐ ▐ 18 ▐ ▐ @ @ @ ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ 1 2 ▐ @ @ @▐ 1 2 @@ @ @ @@ 1 2 ▐ 18 ▐ 18 ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R ▐ ▐ ▐ ▐ I==S==R▐ @I==R I==R@ ▐ ▐ ▐ ▐▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▐ ▐ A==B ▐ ▐ COCHER ICI SI UNE AUTRE FEUILLE EST UTILISEE I==R ▐ ▐ ▐ ▐▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▐ ▐ Juste pour être sûr que j'ai une liste complète: ▐ ▐ INSCRIRE CHACUN(E) ▐ ▐ 1) Y a-t-il d'autres personnes telles que des petits enfants ou des A==B DANS LE A==B ▐ ▐ nourrissons que nous n'avons pas portés sur la liste? OUI I==S=== LE TABLEAU NON I==R ▐ ▐ ▐ ▐ 2) De plus, y-a-t-il d'autres personnes qui ne sont peut-être INSCRIRE CHACUN(E) ▐ ▐ pas membres de votre famille tels que des domestiques, A==B DANS LE A==B ▐ ▐ des locataires ou des amis qui vivent habituellement ici? OUI I==S=== LE TABLEAU NON I==R ▐ ▐ ▐ ▐ 3) Avez-vous des invités ou des visiteurs temporaires qui sont INSCRIRE CHACUN(E) ▐ ▐ chez vous ou d'autres personnes qui ont dormi ici la nuit A==B DANS LE A==B ▐ ▐ et qui n'ont pas été listées? OUI I==S=== LE TABLEAU NON I==R ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ * CODES POUR Q.3 : LIEN DE PARENTE AVEC LE CHEF DE MENAGE 01= CHEF DE MENAGE 06= PERE OU MERE 11= NEVEU OU NIECE 02= EPOUSE OU EPOUX 07= BEAU-PERE OU BELLE-MERE 12= COUSIN OU COUSINE 03= FILS OU FILLE 08= FRERE OU SOEUR 13= AUTRE PARENT 04= GENDRE OU BELLE-FILLE 09= ENFANT ADOPTE/EN GARDE 14= SANS PARENTE 05= PETIT-FILS OU -FILLE 10= ENFANTS DU CONJOINT 98= NE SAIT PAS ** A======>==============>=========================>==========================>========================>=======B CODE @NIVEAU@ PRIMAIRE = 1 @SECONDAIRE 1er CYCLE = 2 @ SECONDAIRE 2è CYCLE = 3 @ SUPERIEUR = 4 @NSP = 8@ POUR @======@==============@=========================@==========================@========================@=======R Q.9 @CLASSE@ CP1 = 1 @ 6ème = 1 @ 2nd = 1 @ 1ere année = 1 @ @ @ CP2 = 2 @ 5ème = 2 @ 1ère = 2 @ 2eme année = 2 @ @ @ CE1 = 3 @ 4ème = 3 @ Terminale = 3 @ 3eme année = 3 @ @ @ CE2 = 4 @ 3ème = 4 @ NSP = 8 @ 4eme année = 4 @ @ @ CM1 = 5 @ NSP = 8 @ @ 5eme année ou + = 5 @ @ @ CM2 = 6 @ @ @ NSP = 8 @ @ @ NSP = 8 E=========================S==========================S========================R I======S==============R PASSER N˚ ▐ QUESTIONS ET FILTRES : CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ : EAU DU ROBINET ▐ 16 ▐ D'où provient principalement l'eau que : ROBINET DANS LE ▐ ▐ boivent les membres de votre ménage? : LOGEMENT/COUR/PARCELLE.12 ====18 ▐ : ROBINET PUBLIC.13 ▐ ▐ : EAU DE PUITS ▐ ▐ : PUITS DANS LE ▐ ▐ : LOGEMENT/COUR/PARCELLE.21 ====18 ▐ : PUITS PUBLIC.22 ▐ ▐ : EAU DE SURFACE ▐ ▐ : SOURCE.31 ▐ ▐ : RIVIERE/RUISSEAU.32 ▐ ▐ : MARE/LAC.33 ▐ ▐ : BARRAGE.34 ▐ ▐ : EAU DE PLUIE.41 ==B ▐ : CAMION CITERNE.51 ==S=18 ▐ : ▐ ▐ : AUTRE___________________________96 ▐ ▐ : (PRECISER) ▐ ============================================================================================== 17 ▐ Combien de temps faut-il pour aller là-bas, : A==>==>==B ▐ ▐ prendre de l'eau et revenir? : MINUTES.@ @ @ @ ▐ ▐ : I==S==S==R ▐ ▐ : SUR PLACE.996 ▐ ============================================================================================== ▐ : CHASSE D'EAU.11 ▐ 18 ▐ Quel genre de toilettes avez-vous dans votre: LATRINES ▐ ▐ ménage? : LATRINES SOMMAIRES.21 ▐ ▐ : LATRINES AMELIOREES.22 ▐ ▐ : PAS DE TOILETTES/NATURE.31 ▐ ▐ : AUTRE___________________________96 ▐ ▐ : (PRECISER) ▐ ============================================================================================== 19 ▐ Dans votre ménage, avez-vous? : OUI NON ▐ ▐ L'électricité? : ELECTRICITE.1 2 ▐ ▐ Une radio? : RADIO.1 2 ▐ ▐ Une télévision? : TELEVISION.1 2 ▐ ▐ Le téléphone? : TELEPHONE.1 2 ▐ ▐ Un réfrigérateur? : REFRIGERATEUR.1 2 ▐ ▐ Un réchaud/cuisinière à gaz/électrique : RECHAUD/CUISINIERE.1 2 ▐ ============================================================================================== 20 ▐ Dans votre ménage, combien de pièces : A==>==B ▐ ▐ utilisez-vous pour dormir? : PIECES.@ @ @ ▐ ▐ : I==S==R ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 21 ▐ PRINCIPAL MATERIAU DU PLANCHER : PLANCHER NATUREL ▐ █ █ ▐ : TERRE/SABLE.11 ▐ █ █ ▐ : PLANCHER SOMMAIRE ▐ █ █ ▐ ENREGISTRER L'OBSERVATION : BOIS/PALMES/BAMBOUS.21 ▐ █ █ ▐ : PLANCHER FINI ▐ █ █ ▐ : CIMENT.31 ▐ █ █ ▐ : CARRELAGE.32 ▐ █ █ ▐ : AUTRE FINI.33 ▐ █ █ ▐ : ▐ █ █ ▐ : AUTRE_________________________ 96 ▐ █ █ ▐ : (PRECISER) ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 22 ▐ Y-a-t-il quelqu'un de votre ménage qui : OUI NON ▐ ▐ possède: : ▐ ▐ : ▐ ▐ Une bicyclette/vélo? : BICYCLETTE/VELO.1 2 ▐ ▐ Une mobylette/motocyclette? : MOBYLETTE/MOTOCYCLETTE.1 2 ▐ ▐ Une voiture? : VOITURE.1 2 ▐ ▐ : ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ENQUETE DEMOGRAPHIQUE ET DE SANTE - II QUESTIONNAIRE FEMME INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 89999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999: ; IDENTIFICATION ; <==============================================================>==============================================? ; @ A===>===B ; ; DEPARTEMENT__________________________________________________@DEPARTEMENT.@ @ @ ; ; @ E===F===G ; ; SOUS-PREFECTURE______________________________________________@SOUS-PREFECTURE.@ @ @ ; ; @ A===F===F===G ; ; DISTRICT DE RECENSEMENT______________________________________@DISTRICT DE RECENSEMENT.@ @ @ @ ; ; @ E===F===F===G ; ; N˚ DE LA GRAPPE.@N˚ DE LA GRAPPE.@ @ @ @ ; ; @ E===F===F===G ; ; N˚ DE LA STRUCTURE.@N˚ DE LA STRUCTURE.@ @ @ @ ; ; @ I===F===F===G ; ; N˚ DU MENAGE.@N˚ DU MENAGE.@ @ @ ; ; @ I===F===G ; ; ABIDJAN / AUTRES VILLES / RURAL.@ABIDJAN =1, AUTRES VILLES =2, RURAL =3.@ @ ; ; @ E===G ; ; ZONE D'INTERVENTION.@ZONE D'INTERVENTION.OUI=1, NON=2.@ @ ; ; @ A===F===G ; ; NOM DE LA FEMME _____________________________________________@N˚ DE LIGNE DE LA FEMME.@ @ @ ; ; @ I===R===S ; T9999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999U 89999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999: ; VISITES D'ENQUETRICE ; <=========================V===================V===================V===================V=======================? ; ; 1 ; 2 ; 3 ; VISITE FINALE ; <=========================W===================W===================W===================W=======================? ; ; ; ; ; A===>===B ; ; DATE ; _________________ ; _________________ ; _________________ ;JOUR @ @ @ ; ; ; ; ; ; E===F===G ; ; ; ; ; ;MOIS @ @ @ ; ; ; ; ; ; A===>===F===F===G ; ; ; ; ; ;ANNEE@ 1 @ 9 @ @ @ ; ; ; ; ; ; I===F===F===F===G ; ; NON DE L'ENQUETRICE ; _________________ ; _________________ ; _________________ ;NOM @ @ @ @ ; ; ; ; ; ; I===R===F===G ; ; RESULTAT* ; _________________ ; _________________ ; _________________ ;RESULTAT @ @ ; ; ; ; ; ; I===S ; <=========================W===================W===================W===================W=======================? ; PROCHAINE DATE ; _________________ ; _________________ ;▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒; NBRE. TOTAL A===B ; ; VISITE: ; ; ;▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒; DE VISITES @ @ ; ; HEURE ; _________________ ; _________________ ;▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒; I===S ; <=========================\===================\===================\===================\=======================? ; *CODES RESULTAT ; ; 1 REMPLI 4 REFUSE 7 AUTRE ________________ ; ; 2 PAS A LA MAISON 5 PARTIELLEMENT REMPLI (préciser) ; ; 3 DIFFERE 6 INCAPACITE ; T9999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999U 89999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999: ; A===B ; ; LANGUE DE L'INTERVIEW**_______________________________________________________________________________@ @ ; ; E===G ; ; INTERPRETE:.OUI = 1 / NON = 2 .@ @ ; ; I===S ; <=============================================================================================================? ; **CODES LANGUE: ; ; 1 FRANÇAIS / 2 DIOULA / 3 BAOULE / 6 AUTRES ; T9999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999U 899999999999999999999999999999999999999l99999999999999999999999999999999999999l999999999999999l999999999999999: ; CONTROLEUSE ; CHEF D'EQUIPE ; CONTROLE ; SAISI ; ; ; ; BUREAU ; PAR ; ; NOM _____________________A==>==>==B ; NOM ___________________A==>==>==B ; A===>===B ; A===>===B ; ; @ @ @ @ ; @ @ @ @ ; @ @ @ ; @ @ @ ; ; DATE _____________________I==R==R==S ; DATE ___________________I==R==R==S ; I===R===S ; I===R===S ; T99999999999999999999999999999999999999m99999999999999999999999999999999999999m999999999999999m999999999999999U SECTION 1. CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES DES ENQUETEES N˚ ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ PASSER █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ ▐ ; A==>==B ▐ █ █ 101 ▐ ENREGISTRER L'HEURE ; HEURE.@ @ @ ▐ █ █ ▐ ; E==F==G ▐ █ █ ▐ ; MINUTES.@ @ @ ▐ █ █ ▐ ; I==R==S ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 105 ▐ En quel mois et quelle année êtes-vous née? ; A==>==B ▐ ▐ ; MOIS.@ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ ; NSP MOIS.98 ▐ ▐ ; A==>==>==>==B ▐ ▐ ; ANNEE.@ @ @ @ @ ▐ ▐ ; I==R==R==R==S ▐ ▐ ; NSP ANNEE.9998 ▐ =========================================================================================================== 106 ▐ Quel âge aviez-vous à votre dernier anniversaire? ; A==>==B ▐ ▐ ; AGE EN ANNEES REVOLUES.@ @ @ ▐ ▐ COMPARER ET CORRIGER 105 ET/OU 106 SI INCOHERENTS ; I==R==S ▐ =========================================================================================================== 106A▐ Comprenez-vous le français? ; OUI.1 ▐ ▐ ; NON.2 ▐ =========================================================================================================== 107 ▐ Avez-vous fréquenté l'école? ; OUI.1 ▐ ▐ ; NON.2 ===…114 =========================================================================================================== 108 ▐ Quel est le plus haut niveau d'études que vous avez ; PRIMAIRE.1 ▐ ▐ atteint: primaire, secondaire premier cycle, secondaire ; SECONDAIRE 1er CYCLE.2 ▐ ▐ deuxième cycle ou supérieur? ; SECONDAIRE 2eme CYCLE.3 ▐ ▐ ; SUPERIEUR.4 ▐ =========================================================================================================== 109 ▐ Quelle est la dernière (année/classe) que vous avez achevé; A==B ▐ ▐ à ce niveau?* ; ANNEE.@ @ ▐ ▐ ; I==S ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 110 ▐ VERIFIER 106: ▐ █ █ ▐ AGEE DE 29 ANS A==B AGEE DE 30 A==B ▐ █ █ ▐ OU MOINS I>=S ANS OU PLUS I==R==============================================…111A █ █ ▐ @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 111 ▐ Est-ce que vous allez à l'école actuellement? ; OUI.1 ===…113 ▐ ; NON.2 ▐ =========================================================================================================== 111A▐ A quel âge avez-vous arrêté d'aller à l'école? ; A==>==B ▐ ▐ ; AGE.@ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ =========================================================================================================== 112 ▐ Quelle est la raison principale pour laquelle vous avez ; TOMBEE ENCEINTE.01 ▐ ▐ arrêté d'aller à l'école? ; S'EST MARIEE.02 ▐ ▐ ; GARDE DES ENFANTS +JEUNES.03 ▐ ▐ ; FAMILLE AVAIT BESOIN D'AIDE ▐ ▐ ; AUX CHAMPS OU AU TRAVAIL.04 ▐ ▐ ; POUVAIT PAS PAYER LES FRAIS.05 ▐ ▐ ; DEVAIT GAGNER DE L'ARGENT.06 ▐ ▐ ; PREFERENCE POUR EMPLOI/POUR ▐ ▐ ; ALLER TRAVAILLER.07 ▐ ▐ ; SUFFISAMMENT SCOLARISEE.08 ▐ ▐ ; ECHEC A L'ECOLE.09 ▐ ▐ ; N'AIME PAS L'ECOLE.10 ▐ ▐ ; ECOLE INACCESSIBLE/TROP LOIN.11 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE__________________________96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.98 ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ A=======>==============>=====================>=====================>========================B * CODES @NIVEAU @ PRIMAIRE @SECONDAIRE 1er CYCLE @ SECONDAIRE 2è CYCLE @ SUPERIEUR @ POUR @=======@==============@=====================@=====================@========================S Q.109 @CLASSE @ CP1 = 1 @ 6ème = 1 @ 2nd = 1 @ 1ere année = 1 @ @ @ CP2 = 2 @ 5ème = 2 @ 1ère = 2 @ 2eme année = 2 @ @ @ CE1 = 3 @ 4ème = 3 @ Terminale = 3 @ 3eme année = 3 @ @ @ CE2 = 4 @ 3ème = 4 @ NSP = 8 @ 4eme année = 4 @ @ @ CM1 = 5 @ NSP = 8 @ @ 5eme année ou + = 5 @ @ @ CM2 = 6 @ @ @ NSP = 8 @ @ @ NSP = 8 E=====================R=====================R========================S I=======R==============S 2 PASSER N˚ ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 113 ▐ VERIFIER 108: ▐ █ █ ▐ A==B SECONDAIRE A==B ▐ █ █ ▐ PRIMAIRE I>=S OU SUPERIEUR I==R==============================================…114A █ █ ▐ @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 114 ▐ Pouvez-vous lire et comprendre une lettre ou un journal ; FACILEMENT.1 ▐ ▐ facilement, avec difficulté ou pas du tout ? ; DIFFICILEMENT.2 ▐ ▐ ; PAS DU TOUT.3 ===…115A =========================================================================================================== 114A▐ Avez-vous l'habitude de lire un journal ou un magazine, ; OUI.1 ▐ ▐ au moins une fois par mois? ; NON.2 ===…115A =========================================================================================================== 115 ▐ Avez-vous l'habitude de lire un journal ou un magazine, ; OUI.1 ▐ ▐ au moins une fois par semaine? ; NON.2 ▐ =========================================================================================================== 115A▐ Avez-vous l'habitude d'écouter la radio? ; OUI.1 ▐ ▐ ; NON.2 ===…116G =========================================================================================================== 116 ▐ Avez-vous l'habitude d'écouter la radio chaque jour? ; OUI.1 ===…116B ▐ ; NON.2 ▐ =========================================================================================================== 116A▐ Quels jours de la semaine avez-vous l'habitude d'écouter ; LUNDI.A ▐ ▐ la radio? ; MARDI.B ▐ ▐ ; MERCREDI.D ▐ ▐ ; JEUDI.E ▐ ▐ ENREGISTRER TOUTES LES REPONSES DONNEES. ; VENDREDI.F ▐ ▐ SI LA REPONSE EST "ÇA DEPEND", "N'IMPORTE" OU "NSP", VOUS ; SAMEDI.G ▐ ▐ NE DEVEZ ENCERCLER QU'UN SEUL CODE. ; DIMANCHE.H ▐ ▐ ; ÇA DEPEND/N'IMPORTE.X ▐ ▐ ; NSP.Z ▐ =========================================================================================================== 116B▐ A quelles heures avez-vous l'habitude d'écouter la radio? ; AVANT 8 HEURES.A ▐ ▐ ; DE 8 A 12 HEURES.B ▐ ▐ ; DE 12 A 14 HEURES.C ▐ ▐ ; DE 14 A 18 HEURES.D ▐ ▐ ENREGISTRER TOUTES LES REPONSES DONNEES. ; DE 18 A 20 HEURES.E ▐ ▐ SI LA REPONSE EST "TOUTE LA JOURNEE", "ÇA DEPEND", ; AU DELA DE 20 HEURES.F ▐ ▐ "N'IMPORTE" OU "NSP", VOUS NE DEVEZ ENCERCLER QU'UN ; TOUTE LA JOURNEE.G ▐ ▐ SEUL CODE. ; ÇA DEPEND/N'IMPORTE.X ▐ ▐ ; NSP.Z ▐ =========================================================================================================== 116C▐ Quel genre d'émission radio avez-vous l'habitude ; VARIETE MUSICALE.A ▐ ▐ d'écouter? ; SPORT.B ▐ ▐ ; JOURNAL PARLE.D ▐ ▐ ; REPORTAGE.E ▐ ▐ ; EMISSION SUR LA SANTE.F ▐ ▐ INSISTER POUR OBTENIR LE GENRE D'EMISSION. ; ▐ ▐ ENREGISTRER TOUTES LES EMISSIONS ECOUTEES. ; AUTRE__________________________ X ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 116D▐ Avez-vous déjà eu l'occasion d'écouter le feuilleton-radio; OUI.1 ▐ ▐ "Yamba Songo"? ; NON.2 ===…116G =========================================================================================================== 116E▐ Ce feuilleton est-il, selon vous, à caractère éducatif ou ; EDUCATIF.1 ▐ ▐ s'agit-il d'un feuilleton de divertissement? ; DIVERTISSEMENT.2 ===…116G ▐ ; LES DEUX.3 ▐ ▐ ; NSP.8 ===…116G =========================================================================================================== 116F▐ Selon vous, de quels problèmes parle le feuilleton ; PLANIFICATION FAMILIALE/ ▐ ▐ "Yamba Songo"? ; CONTRACEPTION.A ▐ ▐ ; SIDA/VIH.B ▐ ▐ ; MALADIE SEXUEL. TRANSMISSIBLE.C ▐ ▐ ENREGISTRER TOUTES LES REPONSES DONNEES. ; TRAITEMENT DIARRHEE/SRO.D ▐ ▐ SI LA REPONSE EST "NSP", VOUS NE DEVEZ ENCERCLER QUE CE ; PROBLEMES DE SANTE.E ▐ ▐ CODE. ; ▐ ▐ ; AUTRE___________________________X ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.Z ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 3 PASSER N˚ ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 116G▐ Avez-vous l'habitude de regarder la télévision? ; OUI.1 ▐ ▐ ; NON.2 ===…118 =========================================================================================================== 117 ▐ Avez-vous l'habitude de regarder la télévision au moins ; OUI.1 ▐ ▐ une fois par semaine? ; NON.2 ▐ =========================================================================================================== 117A▐ Quels jours de la semaine avez-vous l'habitude de regarder; LUNDI.A ▐ ▐ la télévision? ; MARDI.B ▐ ▐ ; MERCREDI.D ▐ ▐ ; JEUDI.E ▐ ▐ ENREGISTRER TOUTES LES REPONSES DONNEES. ; VENDREDI.F ▐ ▐ SI LA REPONSE EST "TOUS LES JOURS", "ÇA DEPEND", ; SAMEDI.G ▐ ▐ "N'IMPORTE" OU "NSP", VOUS NE DEVEZ ENCERCLER QU'UN SEUL ; DIMANCHE.H ▐ ▐ CODE. ; TOUS LES JOURS.I ▐ ▐ ; ÇA DEPEND/N'IMPORTE.X ▐ ▐ ; NSP.Z ▐ =========================================================================================================== 117B▐ A quelles heures avez-vous l'habitude de regarder la ; LE MATIN.A ▐ ▐ télévision? ; DE 8 A 12 HEURES.B ▐ ▐ ; DE 12 A 14 HEURES.C ▐ ▐ ; DE 14 A 18 HEURES.D ▐ ▐ ENREGISTRER TOUTES LES REPONSES DONNEES. ; DE 18 A 20 HEURES.E ▐ ▐ SI LA REPONSE EST "TOUTE LA JOURNEE", "ÇA DEPEND", ; AU DELA DE 20 HEURES.F ▐ ▐ "N'IMPORTE" OU "NSP", VOUS NE DEVEZ ENCERCLER QU'UN ; TOUTE LA JOURNEE.G ▐ ▐ SEUL CODE. ; ÇA DEPEND/N'IMPORTE.X ▐ ▐ ; NSP.Z ▐ =========================================================================================================== 117C▐ Quel genre d'émission avez-vous l'habitude de regarder? ; VARIETE MUSICALE.A ▐ ▐ ; SPORT.B ▐ ▐ ; FILM/FEUILLETON.C ▐ ▐ ; JOURNAL TELEVISE.D ▐ ▐ ; REPORTAGE.E ▐ ▐ ; EMISSION SUR LA SANTE.F ▐ ▐ INSISTER POUR OBTENIR LE GENRE D'EMISSION. ; ▐ ▐ ENREGISTRER TOUTES LES EMISSIONS REGARDEES. ; AUTRE__________________________ X ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 118 ▐ Quelle est votre religion? ; CATHOLIQUE.1 ▐ ▐ ; PROTESTANTE.2 ▐ ▐ ; MUSULMANE.3 ▐ ▐ ; TRADITIONNELLE.4 ▐ ▐ ; SANS RELIGION/AUCUNE.5 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE__________________________ 6 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 119 ▐ Quelle est votre ethnie? ; A==>==B ▐ ▐ ; @ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ ; ___________________ ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; ___________________ ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; ___________________ ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; ___________________ ▐ ▐ ; ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 4 SECTION 2. REPRODUCTION PASSER N˚ ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 201 ▐ Maintenant je voudrais vous parler de toutes les nais- ; OUI.1 ▐ ▐ sances que vous avez eues dans votre vie. ; ▐ ▐ Avez-vous donné naissance à des enfants? ; NON.2 ===…206 =========================================================================================================== 202 ▐ Avez-vous des fils ou des filles à qui vous avez donné ; OUI.1 ▐ ▐ naissance et qui vivent actuellement avec vous? ; ▐ ▐ ; NON.2 ===…204 =========================================================================================================== ▐ ; A==>==B ▐ 203 ▐ Combien de fils vivent avec vous? ; FILS A LA MAISON.@ @ @ ▐ ▐ ; E==F==G ▐ ▐ Combien de filles vivent avec vous? ; FILLES A LA MAISON.@ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ SI "AUCUN", NOTER '00' ; ▐ =========================================================================================================== 204 ▐ Avez-vous des fils ou des filles à qui vous avez donné ; OUI.1 ▐ ▐ naissance, qui sont toujours en vie mais qui ne vivent pas; ▐ ▐ avec vous? ; NON.2 ===…206 =========================================================================================================== ▐ ; A==>==B ▐ 205 ▐ Combien de fils sont vivants mais ne vivent pas avec ; FILS AILLEURS.@ @ @ ▐ ▐ vous? ; E==F==G ▐ ▐ Combien de filles sont vivantes mais ne vivent pas avec ; FILLES AILLEURS.@ @ @ ▐ ▐ vous? ; I==R==S ▐ ▐ SI "AUCUN", NOTER '00' ; ▐ =========================================================================================================== 206 ▐ Avez-vous donné naissance à un fils ou une fille qui est ; ▐ ▐ né vivant mais qui est décédé par la suite? ; ▐ ▐ ; OUI.1 ▐ ▐ SI NON, ; NON.2 ===…208 ▐ INSISTER: Aucun enfant qui a crié ou qui a donné un ; ▐ ▐ signe de vie mais qui n'a survécu que ; ▐ ▐ quelques heures ou quelques jours? ; ▐ =========================================================================================================== ▐ ; A==>==B ▐ 207 ▐ Combien de vos fils sont décédés? ; FILS DECEDE.@ @ @ ▐ ▐ ; E==F==G ▐ ▐ Combien de vos filles sont décédées? ; FILLE DECEDEE.@ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ SI "AUCUN", NOTER '00' ; ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 208 ▐ FAITES LA SOMME DE Q. 203, 205 ET 207, ET NOTER LE TOTAL. ; A==>==B ▐ █ █ ▐ ; TOTAL.@ @ @ ▐ █ █ ▐ SI "AUCUN", NOTER '00' ; I==R==S ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 209 ▐ VERIFIER 208: ; ▐ ▐ ; ▐ ▐ Je voudrais être sûre d'avoir bien compris : vous avez eu ; ▐ ▐ au TOTAL ____ naissances durant votre vie. Est-ce bien ; ▐ ▐ exact? ; ▐ ▐ ; ▐ ▐ A==B A==B INSISTER ET ; ▐ ▐ OUI I>=S NON I==R==… CORRIGER ; ▐ ▐ @ 201-208 COMME; ▐ ▐ @ IL SE DOIT. ; ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 210 ▐ VERIFIER 208: ▐ █ █ ▐ ▐ █ █ ▐ AU MOINS UNE A==B AUCUNE A==B ▐ █ █ ▐ NAISSANCE I>=S NAISSANCE I==R===============================================…227 █ █ ▐ @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 5 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ 211 Maintenant je voudrais faire la liste de toutes vos naissances, qu'elles soient encore en vie ou non, en █ commençant par la première naissance que vous avez eue. █ NOTER LE NOM DE TOUTES LES NAISSANCES A 212. NOTER LES JUMEAUX ET TRIPLES SUR DES LIGNES SEPAREES. █ 999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999999█ 212 @ 213 █ 214 @ 215 @ 216 @ 217 @ 218 @ 219 @ 220 @221 █ @ █ @ @ @SI VIVANT:@SI VIVANT@ SI DECEDE: @ @ █ @ █ @ @ @ @ @ @SOUSTRAIRE@Y-a-t-il█ Quel nom a été@ Parmi █ (NOM) @ En quel mois @ (NOM) @ Quel âge @ (NOM) @ Quel âge avait @L'ANNEE DE@eu d'au-█ donné à votre @ ces █ est-ce @ et quelle @ est-il/@ avait @ vit-il/ @(NOM) quand il/elle@NAISSANCE @ tres █ (premier/ @ nais- █ un gar- @ année est @ elle @ (NOM) à @ elle @ est mort(e)? @DE (NOM) @naissan-█ suivant) @ sances, █ çon ou @ né(e) (NOM)? @toujours@ son @ avec @ @DE L'ANNEE@ces vi- █ enfant? @ y avait █ une @ @en vie? @ dernier @ vous? @SI "1 AN",INSISTER:@DE NAIS- @ vantes █ @ -il des █ fille? @ INSISTER: @ @ anniver- @ @ Quel âge avait @SANCE PRE-@ entre █ @ jumeaux?█ @ Quelle est sa @ @ saire? @ @ (NOM) en mois? @ CEDENTE. @(NOM DE █ @ █ @ date de nais- @ @ @ @ @ @LA NAIS-█ @ █ @ sance? @ @ NOTER @ @NOTER EN JOURS SI @LA DIFFE- @SANCE █ @ █ @ OU: En quelle @ @ L'AGE EN @ @MOINS D'1 MOIS; @RENCE EST-@PRECE- █ @ █ @ saison est-il/@ @ ANNEES @ @EN MOIS SI MOINS @ELLE DE 4 @DENTE) █ @ █ @ elle né(e)? @ @ REVOLUES @ @DE 2 ANS; OU EN @ANS OU @ et █ (NOM) @ █ @ @ @ @ @ ANNEES. @ PLUS? @(NOM)? █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ 01@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒@▒▒▒▒▒▒▒ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒@▒▒▒▒▒▒▒ █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒@▒▒▒▒▒▒▒ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒@▒▒▒▒▒▒▒ █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒@▒▒▒▒▒▒▒ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ENFANT…S@ ANNEES.3 @ @ @ @▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒@▒▒▒▒▒▒▒ █ @ █ @ @ 219@ @SUIVANT) @ I==R==S @▒▒▒▒▒▒▒▒▒▒@▒▒▒▒▒▒▒ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 02@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 03@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 04@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 05@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 06@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 07@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ========================================================================================================================= 6 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ 212 @ 213 █ 214 @ 215 @ 216 @ 217 @ 218 @ 219 @ 220 @221 █ @ █ @ @ @SI VIVANT:@SI VIVANT@ SI DECEDE: @ @ █ @ █ @ @ @ @ @ @SOUSTRAIRE@Y-a-t-il█ Quel nom a été@ Parmi █ (NOM) @ En quel mois @ (NOM) @ Quel âge @ (NOM) @ Quel âge avait @L'ANNEE DE@eu d'au-█ donné à votre @ ces █ est-ce @ et quelle @ est-il/@ avait @ vit-il/ @(NOM) quand il/elle@NAISSANCE @ tres █ enfant @ nais- █ un gar- @ année est @ elle @ (NOM) à @ elle @ est mort(e)? @DE (NOM) @naissan-█ suivant? @ sances, █ çon ou @ né(e) (NOM)? @toujours@ son @ avec @ @DE L'ANNEE@ces vi- █ @ y avait █ une @ @en vie/ @ dernier @ vous? @SI "1 AN",INSISTER:@DE NAIS- @ vantes █ @ -il des █ fille? @ INSISTER: @ @ anniver- @ @ Quel âge avait @SANCE PRE-@ entre █ @ jumeaux?█ @ Quelle est sa @ @ saire? @ @ (NOM) en mois? @ CEDENTE. @(NOM DE █ @ █ @ date de nais- @ @ @ @ @ @LA NAIS-█ @ █ @ sance? @ @ NOTER @ @NOTER EN JOURS SI @LA DIFFE- @SANCE █ @ █ @ OU: En quelle @ @ L'AGE EN @ @MOINS D'1 MOIS; @RENCE EST-@PRECE- █ @ █ @ saison est-il/@ @ ANNEES @ @EN MOIS SI MOINS @ELLE DE 4 @DENTE) █ @ █ @ elle né(e)? @ @ REVOLUES @ @DE 2 ANS; OU EN @ANS OU @ et █ (NOM) @ █ @ @ @ @ @ ANNEES. @ PLUS? @(NOM)? █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ 08@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 09@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 10@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ ==============@=========█===============================================================================================█ 11@ @ █ @ A==>==B@ @ @ @ A==>==B @ @ █ ==S @ SIMP.1 █ GARÇ.1 @MOIS.@ @ @@ OUI.1 @ AGE EN @ OUI.1B@ JOURS.1 @ @ @ @ OUI.1 @ OUI.1 █ @ █ @ A==>==F==F==G@ @ ANNEES @ @@ E==F==G @ @ █ @ MULT.2 █ FILL.2 @AN@ @ @ @ @@ NON.2 @ A==>==B @ NON.2G@ MOIS.2 @ @ @ @ NON.2 @ NON.2 █ @ █ @ I==R==R==R==S@ @ @ @ @ @ @ @@ E==F==G @ @ @ █ @ █ @ @ … @ I==R==S @(ALLEZ …S@ ANNEES.3 @ @ @ @(NAIS. …S @ █ @ █ @ @ 219@ @ A 220) @ I==R==S @SUIVANTE) @ █ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 222 ▐ SOUSTRAIRE L'ANNEE DE NAISSANCE DU DERNIER ENFANT DE L'ANNEE DE L'INTERVIEW. @ OUI.1 ==…PASSER A 223 █ █ ▐ @ █ █ ▐ LA DIFFERENCE EST-ELLE DE 4 ANS OU PLUS? @ NON.2 ==…PASSER A 224 █ █ =====================================================================================================================█ █ 223 ▐ Avez-vous eu d'autres naissances vivantes depuis la naissance de (NOM DERNIERE NAISSANCE)? @ OUI.1 █ █ ▐ @ NON.2 █ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 224 ▐ COMPARER 208 AVEC LE NOMBRE DE NAISSANCES ENREGISTREES DANS LE TABLEAU CI-DESSUS ET NOTER: █ █ ▐ █ █ ▐ LES NOMBRES A==B LES NOMBRES A==B █ █ ▐ SONT LES MEMES I>=S SONT DIFFERENTSI==R=… (VERIFIER ET CORRIGER) █ █ ▐ @ █ █ ▐ … A===B █ █ ▐ VERIFIER: POUR CHAQUE NAISSANCE: L'ANNEE DE NAISSANCE EST ENREGISTREE @ @ █ █ ▐ E===G █ █ ▐ POUR CHAQUE ENFANT VIVANT: L'AGE ACTUEL EST ENREGISTRE @ @ █ █ ▐ E===G █ █ ▐ POUR CHAQUE ENFANT DECEDE: L'AGE AU DECES EST ENREGISTRE @ @ █ █ ▐ E===G █ █ ▐ POUR L'AGE AU DECES 12 MOIS ou 1 AN : VERIFIER POUR DETERMINER LE NOMBRE @ @ █ █ ▐ EXACT DE MOIS. I===S █ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 225 ▐ VERIFIER 215 ET ENTRER LE NOMBRE DE NAISSANCES VIVANTES DEPUIS JANVIER 1993. A==B █ █ ▐ S'IL N'Y EN A PAS, NOTER '0'. @ @ █ █ ▐ I==S █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 7 PASSER N˚ ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 227 ▐ Etes-vous enceinte en ce moment? ; OUI.1 ▐ ▐ ; NON.2 ==B ▐ ; PAS SURE.8 ==R…236 ▐ ; ▐ =========================================================================================================== 228 ▐ De combien de mois êtes-vous enceinte? ; A==>==B ▐ ▐ ; MOIS.@ @ @ ▐ ▐ NOTER LE NOMBRE DE MOIS REVOLUS ; I==R==S ▐ =========================================================================================================== 229 ▐ Au moment où vous êtes tombée enceinte, vouliez-vous tom- ; A CE MOMENT-LA.1 ▐ ▐ ber enceinte Dà ce moment-là, vouliez-vous attendre ; PLUS TARD.2 ▐ ▐ plus tard, ou vouliez-vous ne plus avoir d'enfant? ; NE PLUS AVOIR D'ENFANT.3 ▐ ▐ ; ▐ =========================================================================================================== 236 ▐ Quand vos dernières règles ont-elles commencé? ; A==>==B ▐ ▐ ; JOURS.1 @ @ @ ▐ ▐ ; E==F==G ▐ ▐ _____________________________________ ; SEMAINES.2 @ @ @ ▐ ▐ (INSCRIRE LA DATE, SI ELLE EST DONNEE) ; E==F==G ▐ ▐ ; MOIS.3 @ @ @ ▐ ▐ ; E==F==G ▐ ▐ ; ANNEES.4 @ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ ; EN MENOPAUSE.994 ▐ ▐ ; AVANT LA DERNIERE NAISSANCE.995 ▐ ▐ ; JAMAIS EU DE REGLES.996 ▐ =========================================================================================================== 237 ▐ Entre le premier jour des règles d'une femme et le premier; OUI.1 ▐ ▐ jour de ses règles suivantes, y-a-t-il des moments où ; NON.2 ==B ▐ elle a plus de chances de tomber enceinte que d'autres? ; NSP.8 ==R…300 ▐ ; ▐ =========================================================================================================== 238 ▐ A quels moments du cycle menstruel, une femme a-t-elle ; DURANT SES REGLES.01 ▐ ▐ le plus de chances de tomber enceinte? ; JUSTE APRES LA FIN DES ▐ ▐ ; REGLES.02 ▐ ▐ ; AU MILIEU DU CYCLE.03 ▐ ▐ ; JUSTE AVANT DEBUT DES REGLES.04 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.98 ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 8 SECTION 3. CONTRACEPTION █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █300▐ Maintenant, je voudrais vous parler de la planification familiale - les différents moyens ou méthodes qu'un █ █ ▐ couple peut utiliser pour retarder la survenue d'une grossesse ou éviter de tomber enceinte. █ █ ▐ █ █ ▐ ENCERCLER LE CODE '1' DANS 301 POUR CHAQUE METHODE MENTIONNEE D'UNE MANIERE SPONTANEE. █ █ ▐ PUIS CONTINUER A LA COLONNE 302 EN LISANT LE NOM ET LA DESCRIPTION DE CHAQUE METHODE NON MENTIONNEE SPONTANEMENT.█ █ ▐ ENCERCLER LE CODE '2' SI LA METHODE EST RECONNUE, ET LE CODE '3' SI ELLE N'EST PAS RECONNUE. █ █ ▐ PUIS, POUR CHAQUE METHODE AYANT LE CODE '1' OU '2' ENCERCLE A 301 OU A 302, POSER 303. █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 301 Quels sont les moyens ou méthodes dont vous avez entendu @302 Avez-vous déjà enten- @ 303 Avez-vous déjà ▐ parler? @ du parler de (METHODE)?@ utilisé (METHODE)? ▐ @ @ @ ▐ @OUI @ OUI @ ▐ @SPONTANE@ DESCRIPTION NON @ ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 01@ PILULE Les femmes peuvent prendre une pilule @ @ OUI.1 ▐ ==S tous les jours. @ 1 2 @ ▐ @ 3=B @ NON.2 ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 02@ DIU Les femmes peuvent avoir un stérilet @ @ OUI.1 ▐ ==S que le médecin ou l'infirmière leur place @ 1 2 @ ▐ dans l'utérus. @ 3=B @ NON.2 ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 03@ INJECTION Les femmes peuvent avoir une injec- @ @ OUI.1 ▐ ==S tion par un médecin ou une infirmière pour évi- @ 1 2 @ ▐ ter de tomber enceinte pendant plusieurs mois. @ 3=B @ NON.2 ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 04@ IMPLANT Les femmes se font insérer sous la peau @ @ OUI.1 ▐ ==S du bras plusieurs petits bâtonnets qui empêchent@ 1 2 @ ▐ de tomber enceinte pendant plusieurs années. @ 3=B @ NON.2 ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 05@ DIAPHRAGME, MOUSSE, GELEE Les femmes peuvent @ @ OUI.1 ▐ ==S se mettre à l'intérieur une éponge, un @ @ ▐ suppositoire, un diaphragme, de la gelée ou @ 1 2 @ NON.2 ▐ de la crème avant d'avoir des rapports sexuels. @ 3=B @ ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 06@ CONDOM (CAPOTE ANGLAISE) Les hommes peuvent @ @ OUI.1 ▐ ==S se mettre une capote en caoutchouc au pénis @ 1 2 @ ▐ avant les rapports sexuels. @ 3=B @ NON.2 ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 07@ STERILISATION FEMININE @ @ Avez-vous eu une opéra- ▐ ==S Les femmes peuvent subir une opération pour ne @ @ tion pour éviter d'avoir ▐ plus avoir d'enfants. @ @ d'autres enfants? ▐ @ 1 2 @ OUI.1 ▐ @ 3=B @ NON.2 ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 08@ STERILISATION MASCULINE @ @ Avez-vous déjà vécu avec ▐ ==S Les hommes peuvent subir une opération pour ne @ @ un homme qui avait eu ▐ plus avoir d'enfants. @ @ une opération pour évi- ▐ @ @ ter d'avoir des enfants? ▐ @ @ OUI.1 ▐ @ 1 2 @ ▐ @ 3=B @ NON/NSP.2 ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 09@ RYTHME, CONTINENCE PERIODIQUE Chaque mois qu'une@ @ ▐ ==S femme est sexuellement active, elle peut éviter @ @ OUI.1 ▐ d'avoir des rapports sexuels les jours du mois @ @ ▐ pendant lesquels elle est plus susceptible de @ 1 2 @ NON.2 ▐ tomber enceinte. @ 3=B @ ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 10@ RETRAIT Les hommes peuvent faire attention et @ @ OUI.1 ▐ ==S se retirer avant l'éjaculation. @ 1 2 @ ▐ @ 3=B @ NON.2 ▐ ================================================F================================ … E===========================▐ 11@ Avez-vous entendu parler d'autres moyens ou @ @ ▐ ==S méthodes que les femmes ou les hommes peuvent @ 1 3=B @ ▐ utiliser pour éviter une grossesse? @ @ @ ▐ @ @ @ ▐ @ _____________________ @ @ OUI.1 ▐ @ (PRECISER) @ @ NON.2 ▐ @ @ @ ▐ @ _____________________ @ @ OUI.1 ▐ @ (PRECISER) @ @ NON.2 ▐ @ @ @ ▐ @ @ @ ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █304▐ VERIFIER 303: AUCUN "OUI" A==B AU MOINS UN "OUI" A==B █ █ ▐ (N'A JAMAIS UTILISE) I>=S (A UTILISE) I==R=====================… PASSER A 309 █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 9 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 305 ▐ Avez-vous déjà utilisé un moyen quelconque ou essayé ; OUI.1 ▐ ▐ quelque chose pour retarder la survenue d'une grossesse ; ▐ ▐ ou éviter de tomber enceinte? ; NON.2 ===…331 ============================================================================================================ 307 ▐ Qu'avez-vous fait ou utilisé? ; ▐ ▐ CORRIGER 303 ET 304 (ET 302 SI NECESSAIRE). ; ▐ ============================================================================================================ 309 ▐ Maintenant, je voudrais vous parler du moment où pour la ; A==>==B ▐ ▐ première fois, vous avez fait quelque chose ou utilisé ; NOMBRE D'ENFANTS.@ @ @ ▐ ▐ une méthode pour éviter de tomber enceinte. ; I==R==S ▐ ▐ ; ▐ ▐ Combien d'enfants vivants aviez-vous à ce moment-là? ; ▐ ▐ SI AUCUN ENREGISTRER '00' ; ▐ ============================================================================================================ 310 ▐ Au moment où vous avez commencé à utiliser la planifica- ; VOULAIT ENFANT PLUS TARD.1 ▐ ▐ tion familiale pour la première fois, était-ce parce que ; NE VOULAIT PLUS D'ENFANT.2 ▐ ▐ vous vouliez avoir un autre enfant, mais vous le vouliez ; ▐ ▐ plus tard, ou parce que vous ne vouliez plus avoir ; AUTRE__________________________ 6 ▐ ▐ d'enfant? ; (PRECISER) ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 311 ▐ VERIFIER 303: ▐ █ █ ▐ FEMME NON A==B FEMME A==B ▐ █ █ ▐ STERILISEE I>=S STERILISEE I==R==============================================…314A █ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 312 ▐ VERIFIER 227: ▐ █ █ ▐ PAS ENCEINTE A==B ENCEINTE A==B ▐ █ █ ▐ OU PAS SURE I>=S I==R===============================================…332 █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 313 ▐ En ce moment, faites-vous quelque chose ou utilisez-vous ; OUI.1 ▐ ▐ une méthode pour éviter de tomber enceinte? ; NON.2 ===…331 ============================================================================================================ 314 ▐ Quelle méthode utilisez-vous? ; PILULE.01 ▐ ▐ ; DIU.02 =B ▐ ; INJECTION.03 @ ▐ ; IMPLANT.04 E=…325A ▐ ; DIAPHRAGME/MOUSSE/GELEE.05 @ ▐ ; CONDOM.06 =S 314A▐ ENCERCLER '07' POUR STERILISATION FEMININE ; STERILISATION FEMININE.07 =B ▐ ; STERILISATION MASCULINE.08 =R=…317A ▐ ; CONTINENCE PERIODIQUE.09 ===…322A ▐ ; RETRAIT.10 =B ▐ ; E=…325A ▐ ; AUTRE_________________________ 96 =S ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 314B▐ Pourquoi utilisez-vous la pilule plutôt qu'une autre ; COUT/MOINS CHER.01 ▐ ▐ méthode? ; PLUS DISPONIBLE.02 ▐ ▐ ; M'A ETE PRESCRIT.03 ▐ ▐ ; PLUS EFFICACE.04 ▐ ▐ ; PAS EFFETS SECONDAIRES.05 ▐ ▐ ; ÇA ME CONVIENT.06 ▐ ▐ ; SEULE METHODE CONNUE.07 ▐ ▐ ; METHODE REVERSIBLE.08 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 315 ▐ Puis-je voir la boîte de pilules que vous utilisez en ; LO FEMENAL.01=B ▐ ce moment? ; OVRETTE.02 @ ▐ ; CONFIANCE.03 @ ▐ ; NOVELL-DUO.04 @ ▐ ; @ ▐ ; AUTRE__________________________ 96=R=…317 ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ SI LE PAQUET EST MONTRE, ENCERCLER LE CODE CORRESPONDANT ; BOITE NON VUE.98 ▐ =========================================================================================================== 316 ▐ Connaissez-vous le nom de la marque de pilules que vous ; LO FEMENAL.01 ▐ ▐ utilisez en ce moment? ; OVRETTE.02 ▐ ▐ ; CONFIANCE.03 ▐ ▐ ; NOVELL-DUO.04 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE__________________________ 96 ▐ ▐ NOTER LE NOM DE LA MARQUE ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.98 ▐ =========================================================================================================== 10 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 317 ▐ Combien vous coûte une boîte (cycle) de pilules? ; A==>==>==>==B ▐ ▐ ; COUT.@ @ @ @ @=B ▐ ; I==R==R==R==S @ ▐ ; GRATUIT.9996 E=…326 ▐ ; NSP.9998 =S =========================================================================================================== 317A▐ Pourquoi avez-vous eu (vous ou votre conjoint/partenaire) ; COUT/MOINS CHER.01 ▐ ▐ une opération pour ne plus avoir d'enfants plutôt que ; PLUS DISPONIBLE.02 ▐ ▐ que d'utiliser une autre méthode? ; M'A ETE PRESCRIT.03 ▐ ▐ ; PLUS EFFICACE.04 ▐ ▐ ; PAS EFFETS SECONDAIRES.05 ▐ ▐ ; ÇA ME CONVIENT.06 ▐ ▐ ; SEULE METHODE CONNUE.07 ▐ ▐ ; METHODE DEFINITIVE.08 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 318 ▐ Où a eu lieu l'opération pour ne plus avoir d'enfant? ; SECTEUR PUBLIC ▐ ▐ ; HOPITAL.11 ▐ ▐ S'IL S'AGIT D'UN HOPITAL, D'UN CENTRE DE SANTE OU ; CENTRE DE SANTE/PMI.12 ▐ ▐ D'UNE CLINIQUE, ECRIRE LE NOM DE L'ENDROIT. INSISTER ; ▐ ▐ POUR DETERMINER LE TYPE DE SERVICE ET ENCERCLER ; AUTRE PUBLIC__________________16 ▐ ▐ LE CODE APPROPRIE. ; (PRECISER) ▐ ▐ ; SECTEUR MEDICAL PRIVE ▐ ▐ ; DOCTEUR PRIVE.21 ▐ ▐ ___________________________________ ; CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.22 ▐ ▐ (NOM DE L'ENDROIT) ; CENTRE DE PF.23 ▐ ▐ ; AUTRE MED.PRIV._______________26 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE__________________________96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.98 ▐ =========================================================================================================== 319 ▐ Regrettez-vous d'avoir eu (ou que votre mari ait eu) une ; OUI.1 ▐ ▐ opération pour ne plus avoir d'enfants? ; NON.2 ===…321 =========================================================================================================== 320 ▐ Pourquoi regrettez-vous l'opération? ; ENQUETEE VEUT AUTRE ENFANT.01 ▐ ▐ ; MARI/CONJOINT VEUT ENFANT.02 ▐ ▐ ; EFFETS SECONDAIRES.03 ▐ ▐ ; ENFANT DECEDE.04 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 321 ▐ En quel mois et quelle année la stérilisation a-t-elle ; A==>==B ▐ ▐ eu lieu? ; MOIS.@ @ @=B ▐ ; A==>==F==F==G E=…327 ▐ ; ANNEE.@ @ @ @ @=S ▐ ; I==R==R==R==S ▐ =========================================================================================================== 322A▐ Pourquoi utilisez-vous la continence périodique plutôt ; COUT/NE COUTE RIEN.01 ▐ ▐ qu'une autre méthode? ; PAS PROBLEME DE DISPONIBILITE.02 ▐ ▐ ; M'A ETE PRESCRIT.03 ▐ ▐ ; PLUS EFFICACE.04 ▐ ▐ ; PAS EFFETS SECONDAIRES.05 ▐ ▐ ; ÇA ME CONVIENT.06 ▐ ▐ ; SEULE METHODE CONNUE.07 ▐ ▐ ; METHODE REVERSIBLE.08 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 323 ▐ Comment déterminez-vous les jours de votre cycle mensuel ; BASEE SUR LE CALENDRIER.01 ▐ ▐ pendant lesquels vous ne devez pas avoir de relations ; BASEE SUR TEMPERATURE CORPS.02 ▐ ▐ sexuelles? ; BASEE SUR MUCUS CERVICAL ▐ ▐ ; (METHODE BILLINGS).03 ▐ ▐ ; BASEE SUR TEMPERATURE DU CORPS ▐ ▐ ; ET MUCUS CERVICAL.04 ▐ ▐ ; PAS DE SYSTEME SPECIFIQUE.05 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 11 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 325A▐ Pourquoi utilisez-vous (METHODE CITEE A Q.314) plutôt ; COUT/PAS CHER/COUTE RIEN.01 ▐ ▐ qu'une autre méthode? ; PAS PROBLEME DE DISPONIBILITE.02 ▐ ▐ ; M'A ETE PRESCRIT.03 ▐ ▐ ; PLUS EFFICACE.04 ▐ ▐ ; PAS EFFETS SECONDAIRES.05 ▐ ▐ ; ÇA ME CONVIENT.06 ▐ ▐ ; SEULE METHODE CONNUE.07 ▐ ▐ ; METHODE REVERSIBLE.08 ▐ ▐ ; PROTEGE CONTRE SIDA/MST.09 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 326 ▐ Depuis combien de mois utilisez-vous (METHODE) de façon ; A==>==B ▐ ▐ continue? ; MOIS.@ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ SI MOINS DE 1 MOIS, NOTER '00'. ; 8 ANS OU PLUS.96 ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 327 ▐ VERIFIER 314: ; PILULE.01 ▐ █ █ ▐ ; DIU.02 ▐ █ █ ▐ ENCERCLER LE CODE DE LA METHODE: ; INJECTION.03 ▐ █ █ ▐ ; IMPLANT.04 ▐ █ █ ▐ ; DIAPHRAGME/MOUSSE/GELEE.05 ▐ █ █ ▐ ; CONDOM.06 ▐ █ █ ▐ ; STERILISATION FEMININE.07 =B █ █ ▐ ; STERILISATION MASCULINE.08 =R=…329A█ █ ▐ ; CONTINENCE PERIODIQUE.09 =B █ █ ▐ ; RETRAIT.10 @ █ █ ▐ ; E=…332 █ █ ▐ ; AUTRE METHODE.96 =S █ █ ▐ ; ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 328 ▐ Où avez-vous obtenu (METHODE) la dernière fois? ; SECTEUR PUBLIC ▐ ▐ ; HOPITAL.11 ▐ ▐ ; CENTRE DE SANTE/PMI.12 ▐ ▐ ; DISPENSAIRE.13 ▐ ▐ S'IL S'AGIT D'UN HOPITAL, D'UN CENTRE DE SANTE OU ; POSTE MEDICAL.14 ▐ ▐ D'UNE CLINIQUE, ECRIRE LE NOM DE L'ENDROIT. INSISTER ; ▐ ▐ POUR DETERMINER LE TYPE DE SERVICE ET ENCERCLER ; AUTRE PUBLIC__________________16 ▐ ▐ LE CODE APPROPRIE. ; (PRECISER) ▐ ▐ ; SECTEUR MEDICAL PRIVE ▐ ▐ ; DOCTEUR PRIVE.21 ▐ ▐ ___________________________________ ; CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.22 ▐ ▐ (NOM DE L'ENDROIT) ; CENTRE DE PF.23 ▐ ▐ ; PHARMACIE/DEPOT PHARMACEUT.24 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE MEDICAL ▐ ▐ ; PRIVE_______________________26 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE SECTEUR PRIVE ▐ ▐ ; BOUTIQUE/MARCHE.31 ▐ ▐ ; BAR/BOITE DE NUIT.32 ▐ ▐ ; KIOSQUE.33 ▐ ▐ ; CIRCUIT COMMERCIAL INFORMEL.34 ▐ ▐ ; EGLISE/TEMPLE.35 ▐ ▐ ; CONNAISSANCES/PARENTS.36 ▐ ▐ ; GUERISSEUR TRADITIONNEL.37 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 329 ▐ Connaissez-vous un autre endroit où vous auriez pu vous ; ▐ ▐ procurer (METHODE) la dernière fois? ; OUI.1 ▐ ▐ ; NON.2 ===…334 329A▐ Au moment de la stérilisation, connaissiez-vous un autre ; ▐ ▐ endroit où vous auriez pu subir cette même opération? ; ▐ =========================================================================================================== 12 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 329B▐ Les gens choisissent l'endroit où se procurer des services; ACCESSIBILITE ▐ ▐ de planification familiale, pour différentes raisons. ; PLUS PROCHE DOMICILE.A ▐ ▐ ; PLUS PROCHE MARCHE/TRAVAIL.B ▐ ▐ Quelles sont les raisons pour lesquelles vous êtes ; TRANSPORT DISPONIBLE.C ▐ ▐ allée à (NOM DE L'ENDROIT CITE A Q.328 OU Q.318) ; ▐ ▐ plutôt qu'à l'autre endroit que vous connaissez? ; RAISONS RELATIVES AU SERVICE ▐ ▐ ; PERSONNEL PLUS COMPETENT/ ▐ ▐ ; AIMABLE.D ▐ ▐ ENREGISTRER TOUT CE QUI EST MENTIONNE ; PLUS PROPRE.E ▐ ▐ SI LA REPONSE EST "NSP" VOUS NE DEVEZ ENCERCLER ; OFFRE PLUS D'INTIMITE.F ▐ ▐ QUE CE CODE. ; ATTENTE MOINS LONGUE.G ▐ ▐ ; TEMPS D'OUVERTURE PLUS LONG.H ▐ ▐ ; MEME ETABLISSEMENT OFFRE ▐ ▐ Autres raisons? ; D'AUTRES SERVICES.I ▐ ▐ ; DISPONIBILITE DE LA METHODE ▐ ▐ ; A TOUS MOMENTS.J ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; COUTS PLUS FAIBLES/MOINS CHER.K ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; VOULAIT ANONYMAT.L ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE___________________________X ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.Z ▐ =========================================================================================================== 330 ▐ ENQUETRICE: ; ACCESSIBILITE ▐ ▐ -SI VOUS N'AVEZ ENCERCLE QU'UN SEUL CODE A Q.329B, ; PLUS PROCHE DOMICILE.11 =B ▐ ENCERCLER ICI LE CODE CORRESPONDANT A LA MEME REPONSE ; PLUS PROCHE MARCHE/TRAVAIL.12 @ ▐ ET PASSER A Q.334. ; TRANSPORT DISPONIBLE.13 @ ▐ -SI VOUS AVEZ ENCERCLE PLUSIEURS CODES A Q.329B, ; @ ▐ POSER LA QUESTION SUIVANTE ET ENCERCLER LA REPONSE. ; RAISONS RELATIVES AU SERVICE @ ▐ ; PERSONNEL PLUS COMPETENT/ @ ▐ ; AIMABLE.21 @ ▐ Parmi les raisons que vous m'avez données, quelle est la ; PLUS PROPRE.22 @ ▐ raison principale? ; OFFRE PLUS D'INTIMITE.23 @ ▐ ; ATTENTE MOINS LONGUE.24 @ ▐ ; TEMPS D'OUVERTURE PLUS LONG.25 E=…334 ▐ ; MEME ETABLISSEMENT OFFRE @ ▐ ; D'AUTRES SERVICES.26 @ ▐ ; DISPONIBILITE DE LA METHODE @ ▐ ; A TOUS MOMENTS.27 @ ▐ ; @ ▐ ; COUTS PLUS FAIBLES/MOINS CHER.31 @ ▐ ; @ ▐ ; VOULAIT ANONYMAT.41 @ ▐ ; @ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 @ ▐ ; (PRECISER) @ ▐ ; NSP.98 =S █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 331 ▐ VERIFIER 227: ▐ █ █ ▐ ▐ █ █ ▐ PAS ENCEINTE A==B ENCEINTE A==B ▐ █ █ ▐ OU PAS SURE I>=S I==R===============================================…332 █ █ ▐ @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 13 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 331A▐ Quelle est la principale raison pour laquelle vous ; NON MARIEE.11 ▐ ▐ n'utilisez pas une méthode pour éviter une grossesse? ; ▐ ▐ ; RAISONS LIEES A LA FECONDITE ▐ ▐ ; PAS DE RAPPORTS SEXUELS.21 ▐ ▐ ; RAP. SEX. PEU FREQUENTS.22 ▐ ▐ ; MENOPAUSEE/HYSTERECTOMIE.23 ▐ ▐ ; SOUS-FECONDE/STERILE.24 ▐ ▐ ; POST-PARTUM/ALLAITEMENT.25 ▐ ▐ ; VEUT DES (D'AUTRES) ENFANTS.26 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; OPPOSITION A L'UTILISATION ▐ ▐ ; ENQUETEE OPPOSEE.31 ▐ ▐ ; MARI/CONJOINT OPPOSE.32 ▐ ▐ ; AUTRES PERS. OPPOSEES.33 ▐ ▐ ; INTERDITS RELIGIEUX.34 ▐ ▐ ; TABOUS CULTURELS.35 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; MANQUE DE CONNAISSANCE ▐ ▐ ; NE CONNAIT AUCUNE METHODE.41 ▐ ▐ ; NE CONNAIT AUCUNE SOURCE.42 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; RAISONS LIEES AUX METHODES ▐ ▐ ; PROBLEMES DE SANTE.51 ▐ ▐ ; PEUR DES EFFETS SECONDAIRES.52 ▐ ▐ ; PAS ACCESSIBLE/TROP LOIN.53 ▐ ▐ ; TROP CHERE.54 ▐ ▐ ; PAS PRATIQUE A UTILISER.55 ▐ ▐ ; INTERFERE AVEC LE PROCESSUS ▐ ▐ ; NORMAL DU CORPS.56 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________ 96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.98 ▐ =========================================================================================================== 332 ▐ Connaissez-vous un endroit où vous pouvez vous procurer ; OUI.1 ▐ ▐ une méthode de planification familiale? ; NON.2 ===…334 =========================================================================================================== 333 ▐ Où est-ce? ; SECTEUR PUBLIC ▐ ▐ ; HOPITAL.11 ▐ ▐ S'IL S'AGIT D'UN HOPITAL, D'UN CENTRE DE SANTE OU ; CENTRE DE SANTE/PMI.12 ▐ ▐ D'UNE CLINIQUE, ECRIRE LE NOM DE L'ENDROIT. INSISTER ; DISPENSAIRE.13 ▐ ▐ POUR DETERMINER LE TYPE DE SERVICE ET ENCERCLER ; POSTE MEDICAL.14 ▐ ▐ LE CODE APPROPRIE. ; ▐ ▐ ; AUTRE PUBLIC__________________16 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; SECTEUR MEDICAL PRIVE ▐ ▐ ___________________________________ ; DOCTEUR PRIVE.21 ▐ ▐ (NOM DE L'ENDROIT) ; CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.22 ▐ ▐ ; CENTRE DE PF.23 ▐ ▐ ; PHARMACIE/DEPOT PHARMACEUT.24 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE MEDICAL ▐ ▐ ; PRIVE_______________________26 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE SECTEUR PRIVE ▐ ▐ ; BOUTIQUE/MARCHE.31 ▐ ▐ ; BAR/BOITE DE NUIT.32 ▐ ▐ ; KIOSQUE.33 ▐ ▐ ; CIRCUIT COMMERCIAL INFORMEL.34 ▐ ▐ ; EGLISE/TEMPLE.35 ▐ ▐ ; CONNAISSANCES/PARENTS.36 ▐ ▐ ; GUERISSEUR TRADITIONNEL.37 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 334 ▐ Avez-vous reçu la visite d'un agent qui vous a parlé de la; OUI.1 ▐ ▐ planification familiale au cours des 12 derniers mois? ; NON.2 ▐ ▐ ; ▐ =========================================================================================================== 335 ▐ Avez-vous été dans un établissement de santé pour ; OUI.1 ▐ ▐ n'importe quelle raison au cours des 12 derniers mois? ; NON.2 ===…337 ▐ ; ▐ =========================================================================================================== 14 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 336 ▐ Est-ce que quelqu'un de l'établissement de santé vous a ; OUI.1 ▐ ▐ parlé des méthodes de planification familiale? ; NON.2 ▐ ▐ ; ▐ =========================================================================================================== 337 ▐ Pensez-vous que le fait d'allaiter peut influencer les ; OUI.1 ▐ ▐ chances d'une femme de tomber enceinte? ; NON.2 ===…401 ▐ ; NSP.8 ▐ =========================================================================================================== 338 ▐ Pensez-vous que l'allaitement augmente ou diminue les ; AUGMENTE.1 ===…401 ▐ chances d'une femme de tomber enceinte? ; DIMINUE.2 ▐ ▐ ; ÇA DEPEND.3 ▐ ▐ ; NSP.8 ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 339 ▐ VERIFIER 210: ▐ █ █ ▐ ▐ █ █ ▐ UNE OU PLUSIEURSA==B AUCUNE A==B ▐ █ █ ▐ NAISSANCES I>=S NAISSANCE I==R===============================================…401 █ █ ▐ @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 340 ▐ Avez-vous déjà compté sur l'allaitement comme un moyen ; OUI.1 ▐ ▐ d'éviter de tomber enceinte? ; NON.2 ===…401 ▐ ; ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 341 ▐ VERIFIER 227 ET 311: ▐ █ █ ▐ ▐ █ █ ▐ ENCEINTE OU ▐ █ █ ▐ PAS ENCEINTE OU PAS SURE STERILISEE A==B ▐ █ █ ▐ ET A==B I==R==================================…401 █ █ ▐ NON STERILISEE I>=S ▐ █ █ ▐ @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 342 ▐ Comptez-vous actuellement sur l'allaitement pour ; OUI.1 ▐ ▐ éviter de tomber enceinte? ; NON.2 ▐ ▐ ; ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 15 SECTION 4A. GROSSESSES ET ALLAITEMENT █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ █ 401 ▐ VERIFIER 225 : █ ▐ UNE OU PLUSIEURS NAISSANCES A==B AUCUNE NAISSANCE A==B █ ▐ DEPUIS JANV.1993 I>=S DEPUIS JANVIER 1993 I==R==… (PASSER A 465) ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 402 ▐ INSCRIRE LE NOM, LE N˚ DE LIGNE ET L'ETAT DE SURVIE DE CHAQUE NAISSANCE DEPUIS JANVIER 1993 DANS LE TABLEAU. ▐ POSER LES QUESTIONS A PROPOS DE TOUTES CES NAISSANCES. COMMENCER PAR LA DERNIERE NAISSANCE. (S'IL Y A PLUS DE TROIS ▐ NAISSANCES, UTILISEZ UN QUESTIONNAIRE SUPPLEMENTAIRE). ▐ ▐ Maintenant, je voudrais vous poser quelques questions à propos de la santé des enfants que vous avez eus durant les ▐ cinq dernières années. (Nous parlerons d'un enfant à la fois) ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 403 ▐ VOIR SECTION 2: N˚ DE LIGNE @ A==>==B @ A==>==B @ A==>==B ▐ DE LA Q. 212 @ @ @ @ @ @ @ @ @ @ @ @ ▐ @ I==R==S @ I==R==S @ I==R==S ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 404 ▐ @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ SELON Q. 212 @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ A=B A=B @ A=B A=B @ A=B A=B ▐ ET Q. 216 @ VIVANTI>S DECEDEI>S @ VIVANT I>S DECEDEI>S @ VIVANT I>S DECEDEI>S ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀ 405 ▐ Au moment où vous êtes tombée @ A CE MOMENT-LA.1B@ A CE MOMENT-LA.1B@ A CE MOMENT-LA.1B ▐ enceinte de (NOM), vouliez-vous@ (PASSER A 407)…=====S@ (PASSER A 407)…=====S@ (PASSER A 407)…=====S ▐ tomber enceinte, @ @ @ ▐ Dà ce moment-là, vouliez-vous @ PLUS TARD.2 @ PLUS TARD.2 @ PLUS TARD.2 ▐ attendre plus tard, ou vouliez-@ @ @ ▐ vous ne plus (pas) avoir @ NE VOULAIT PLUS.3B@ NE VOULAIT PLUS.3B@ NE VOULAIT PLUS.3B ▐ d'enfants? @ (PASSER A 407)…=====S@ (PASSER A 407)…=====S@ (PASSER A 407)…=====S ============================================================================================================================= 406 ▐ Combien de temps auriez-vous @ A==>==B@ A==>==B@ A==>==B ▐ voulu attendre? @ MOIS.1 @ @ @@ MOIS.1 @ @ @@ MOIS.1 @ @ @ ▐ @ E==F==G@ E==F==G@ E==F==G ▐ @ ANNEES.2 @ @ @@ ANNEES.2 @ @ @@ ANNEES.2 @ @ @ ▐ @ I==R==S@ I==R==S@ I==R==S ▐ @ NSP.998 @ NSP.998 @ NSP.998 ============================================================================================================================= 407 ▐ Quand vous étiez enceinte de @PROFESSIONNEL DE SANTE @PROFESSIONNEL DE SANTE @PROFESSIONNEL DE SANTE ▐ (NOM), avez-vous vu quelqu'un @ MEDECIN.A @ MEDECIN.A @ MEDECIN.A ▐ pour des soins prénatals au @ INFIRMIERE.B @ INFIRMIERE.B @ INFIRMIERE.B ▐ sujet de cette grossesse ? @ SAGE-FEMME.C @ SAGE-FEMME.C @ SAGE-FEMME.C ▐ @AUTRE PERSONNE @AUTRE PERSONNE @AUTRE PERSONNE ▐ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ ▐SI OUI: Qui avez-vous consulté? @ MATRONE.E @ MATRONE.E @ MATRONE.E ▐ Quelqu'un d'autre? @ ACCOUCHEUSE @ ACCOUCHEUSE @ ACCOUCHEUSE ▐ @ TRADITIONNELLE.F @ TRADITIONNELLE.F @ TRADITIONNELLE.F ▐INSISTER POUR OBTENIR LE TYPE @ GUERISSEUR TRADITION.G @ GUERISSEUR TRADITION.G @ GUERISSEUR TRADITION.G ▐DE PERSONNE. ENREGISTRER @ @ @ ▐TOUTES LES PERSONNES CITEES. @AUTRE_____________________X @AUTRE_____________________X @AUTRE_____________________X ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ▐ @PERSONNE.YB@PERSONNE.YB@PERSONNE.YB ▐ @ (PASSER A 410)…======S@ (PASSER A 410)…======S@ (PASSER A 410)…======S ============================================================================================================================= 408 ▐ De combien de mois étiez-vous @ A==>==B @ A==>==B @ A==>==B ▐ enceinte lors de votre @ MOIS.@ @ @ @ MOIS.@ @ @ @ MOIS.@ @ @ ▐ première consultation @ I==R==S @ I==R==S @ I==R==S ▐ prénatale? @ @ @ ▐ DEMANDER A VOIR LE @ NSP.98 @ NSP.98 @ NSP.98 ▐ CARNET DE SANTE @ @ @ ============================================================================================================================= 409 ▐ Combien de fois avez-vous été @ A==>==B @ A==>==B @ A==>==B ▐ en consultation prénatale @ NOMBRE DE FOIS.@ @ @ @ NOMBRE DE FOIS.@ @ @ @ NOMBRE DE FOIS.@ @ @ ▐ durant cette grossesse? @ I==R==S @ I==R==S @ I==R==S ▐ @ NSP.98 @ NSP.98 @ NSP.98 ============================================================================================================================= 410 ▐ Quand vous étiez enceinte de @ @ @ ▐ (NOM) vous a-t-on fait une @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ injection dans le bras ou la @ @ @ ▐ fesse pour éviter au bébé @ NON.2B @ NON.2B @ NON.2B ▐ d'attraper le tétanos, c'est-à-@ (PASSER A 412)…=====G @ (PASSER A 412)…=====G @ (PASSER A 412)…=====G ▐ dire d'avoir des convulsions @ @ @ @ @ @ ▐ après la naissance? @ NSP.8S @ NSP.8S @ NSP.8S ============================================================================================================================= 411 ▐ Pendant cette grossesse, com- @ A==B @ A==B @ A==B ▐ bien de fois avez-vous eu @ NOMBRE.@ @ @ NOMBRE.@ @ @ NOMBRE.@ @ ▐ cette injection? @ I==S @ I==S @ I==S ▐ @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ============================================================================================================================= 1 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ @ @ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 412 ▐ Où avez-vous accouché @DOMICILE @DOMICILE @DOMICILE ▐ de (NOM)? @ VOTRE DOMICILE.11 @ VOTRE DOMICILE.11 @ VOTRE DOMICILE.11 ▐ @ AUTRE DOMICILE.12 @ AUTRE DOMICILE.12 @ AUTRE DOMICILE.12 ▐ @SECTEUR PUBLIC @SECTEUR PUBLIC @SECTEUR PUBLIC ▐ @ HOPITAL.21 @ HOPITAL.21 @ HOPITAL.21 ▐ @ MATERNITE.22 @ MATERNITE.22 @ MATERNITE.22 ▐ @ CENTRE DE SANTE/PMI.23 @ CENTRE DE SANTE/PMI.23 @ CENTRE DE SANTE/PMI.23 ▐ @SECTEUR PRIVE @SECTEUR PRIVE @SECTEUR PRIVE ▐ @ HOPITAL PRIVE/CLINIQUE.31 @ HOPITAL PRIVE/CLINIQUE.31 @ HOPITAL PRIVE/CLINIQUE.31 ▐ @ @ @ ▐ @AUTRE____________________96 @AUTRE____________________96 @AUTRE____________________96 ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ============================================================================================================================= 413 ▐ Qui vous a assisté pendant @PROFESSIONNEL DE SANTE @PROFESSIONNEL DE SANTE @PROFESSIONNEL DE SANTE ▐ l'accouchement de (NOM)? @ MEDECIN.A @ MEDECIN.A @ MEDECIN.A ▐ @ INFIRMIERE.B @ INFIRMIERE.B @ INFIRMIERE.B ▐ @ SAGE-FEMME.C @ SAGE-FEMME.C @ SAGE-FEMME.C ▐ Quelqu'un d'autre? @AUTRE PERSONNE @AUTRE PERSONNE @AUTRE PERSONNE ▐ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ ▐ @ MATRONE.E @ MATRONE.E @ MATRONE.E ▐ INSISTER POUR OBTENIR LE TYPE @ ACCOUCHEUSE @ ACCOUCHEUSE @ ACCOUCHEUSE ▐ DE PERSONNE. ENREGISTRER @ TRADITIONNELLE.F @ TRADITIONNELLE.F @ TRADITIONNELLE.F ▐ TOUTES LES PERSONNES CITEES. @ AMI/PARENTS/VOISINS.G @ AMI/PARENTS/VOISINS.G @ AMI/PARENTS/VOISINS.G ▐ @ @ @ ▐ @AUTRE_____________________X @AUTRE_____________________X @AUTRE_____________________X ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ▐ @PERSONNE.Y @PERSONNE.Y @PERSONNE.Y ============================================================================================================================= 415 ▐ Avez-vous accouché de (NOM) @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ par césarienne? @ @ @ ▐ @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ============================================================================================================================= 416 ▐ Quand (NOM) est né(e), @ @ @ ▐ était-il/elle: @ @ @ ▐ très gros(se), @ TRES GROS.1 @ TRES GROS.1 @ TRES GROS.1 ▐ plus gros(se) que la moyenne, @ PLUS GROS QUE @ PLUS GROS QUE @ PLUS GROS QUE ▐ @ LA MOYENNE.2 @ LA MOYENNE.2 @ LA MOYENNE.2 ▐ moyen(ne), @ MOYEN.3 @ MOYEN.3 @ MOYEN.3 ▐ plus petit(e) que la moyenne, @ PLUS PETIT QUE @ PLUS PETIT QUE @ PLUS PETIT QUE ▐ @ LA MOYENNE.4 @ LA MOYENNE.4 @ LA MOYENNE.4 ▐ ou très petit(e)? @ TRES PETIT.5 @ TRES PETIT.5 @ TRES PETIT.5 ▐ @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ============================================================================================================================= 417 ▐ (NOM) a-t-il/elle été @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ pesé à la naissance? @ @ @ ▐ @ NON.2B@ NON.2B@ NON.2B ▐ @ (PASSER A 418A)…==S@ (PASSER A 418A)…==S@ (PASSER A 418A)…==S ============================================================================================================================= 418 ▐ Combien pesait (NOM)? @ GRAMMES DU A==>==>==>==B@ GRAMMES DU A==>==>==>==B@ GRAMMES DU A==>==>==>==B ▐ @ CARNET.1 @ @ @ @ @@ CARNET.1 @ @ @ @ @@ CARNET.1 @ @ @ @ @ ▐ ENREGISTRER LE POIDS PORTE @ I==R==R==R==S@ I==R==R==R==S@ I==R==R==R==S ▐ SUR LE CARNET DE SANTE, @ GRAMMES DE A==>==>==>==B@ GRAMMES DE A==>==>==>==B@ GRAMMES DE A==>==>==>==B ▐ SI DISPONIBLE @ MEMOIRE.2 @ @ @ @ @@ MEMOIRE.2 @ @ @ @ @@ MEMOIRE.2 @ @ @ @ @ ▐ @ I==R==R==R==S@ I==R==R==R==S@ I==R==R==R==S ▐ @ NSP.99998 @ NSP.99998 @ NSP.99998 ============================================================================================================================= 418A ▐ Au cours du premier mois et @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ demi qui a suivi la naissance @ @ @ ▐ de (NOM), avez-vous consulté @ NON.2B@ NON.2B@ NON.2B ▐ quelqu'un pour contrôler votre @ (PASSER A 419) …==S@ (PASSER A 420) …==S@ (PASSER A 420) …==S ▐ état de santé ou celui du bébé?@ @ @ ============================================================================================================================= 418B ▐ Combien de jours après l'accou-@ A==>==B@ A==>==B@ A==>==B ▐ chement a eu lieu la première @JOURS AP. ACCOUCH.1 @ @ @@JOURS AP. ACCOUCH.1 @ @ @@JOURS AP. ACCOUCH.1 @ @ @ ▐ consultation? @ E==F==G@ E==F==G@ E==F==G ▐ @SEMAINES AP. ACC.2 @0 @ @@SEMAINES AP. ACC.2 @0 @ @@SEMAINES AP. ACC.2 @0 @ @ ▐ @ I==R==S@ I==R==S@ I==R==S ▐ @ NSP.998 @ NSP.998 @ NSP.998 ============================================================================================================================= 1 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ @ @ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 418C ▐ Au cours de cette consultation,@PROFESSIONNEL DE SANTE @PROFESSIONNEL DE SANTE @PROFESSIONNEL DE SANTE ▐ qui a contrôlé votre état de @ MEDECIN.01 @ MEDECIN.01 @ MEDECIN.01 ▐ santé ou celui du bébé? @ INFIRMIERE.02 @ INFIRMIERE.02 @ INFIRMIERE.02 ▐ @ SAGE-FEMME.03 @ SAGE-FEMME.03 @ SAGE-FEMME.03 ▐ @AUTRE PERSONNE @AUTRE PERSONNE @AUTRE PERSONNE ▐ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ @ ACCOUCHEUSE FORMEE/ ▐ @ MATRONE.04 @ MATRONE.04 @ MATRONE.04 ▐ @ ACCOUCHEUSE @ ACCOUCHEUSE @ ACCOUCHEUSE ▐ @ TRADITIONNELLE.05 @ TRADITIONNELLE.05 @ TRADITIONNELLE.05 ▐ @ GUERISSEUR TRADITION.06 @ GUERISSEUR TRADITION.06 @ GUERISSEUR TRADITION.06 ▐ @ @ @ ▐ @AUTRE____________________96 @AUTRE____________________96 @AUTRE____________________96 ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ============================================================================================================================= 418D ▐ Où a eu lieu cette première @DOMICILE @DOMICILE @DOMICILE ▐ consultation? @ VOTRE DOMICILE.11 @ VOTRE DOMICILE.11 @ VOTRE DOMICILE.11 ▐ @ AUTRE DOMICILE.12 @ AUTRE DOMICILE.12 @ AUTRE DOMICILE.12 ▐ @SECTEUR PUBLIC @SECTEUR PUBLIC @SECTEUR PUBLIC ▐ @ HOPITAL.21 @ HOPITAL.21 @ HOPITAL.21 ▐ @ MATERNITE.22 @ MATERNITE.22 @ MATERNITE.22 ▐ @ CENTRE DE SANTE/PMI.23 @ CENTRE DE SANTE/PMI.23 @ CENTRE DE SANTE/PMI.23 ▐ @SECTEUR PRIVE @SECTEUR PRIVE @SECTEUR PRIVE ▐ @ HOPITAL PRIVE/CLINIQUE.31 @ HOPITAL PRIVE/CLINIQUE.31 @ HOPITAL PRIVE/CLINIQUE.31 ▐ @ @ @ ▐ @AUTRE____________________96 @AUTRE____________________96 @AUTRE____________________96 ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ============================================================================================================================= 418E ▐ Au cours de cette visite, est- @ @ @ ▐ ce que la personne que vous @ OUI .1 @ OUI .1 @ OUI .1 ▐ avez consultée vous a donné des@ @ @ ▐ informations ou conseils sur @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ▐ la planification familiale? @ @ @ ============================================================================================================================= 419 ▐ Vos règles sont-elles revenues @ OUI .1B@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ depuis la naissance de (NOM)? @ (PASSER A 421) …=====S@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ @ NON.2B@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ @ (PASSER A 422) …=====S@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ============================================================================================================================= 420 ▐ Vos règles sont-elles revenues @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ OUI .1 @ OUI .1 ▐ entre la naissance de (NOM) et @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ @ ▐ votre grossesse suivante? @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ NON.2B@ NON.2B ▐ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ (PASSER A 424) …=====S@ (PASSER A 424) …=====S ============================================================================================================================= 421 ▐ Pendant combien de mois après @ A==>==B @ A==>==B @ A==>==B ▐ la naissance de (NOM) @ MOIS.@ @ @ @ MOIS.@ @ @ @ MOIS.@ @ @ ▐ n'avez-vous pas eu de règles? @ I==R==S @ I==R==S @ I==R==S ▐ @ NSP.98 @ NSP.98 @ NSP.98 █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ █ 422 ▐ VOIR 227: @ PAS ENCEINTE @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ ENCEINTE OU A=B @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ FEMME ENCEINTE? @ A=B PAS SURE I>S @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ I>S … @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ @ (PASSER A 424)@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 423 ▐ Avez-vous repris les rapports @ OUI.1 @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ sexuels depuis la naissance @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ de (NOM)? @ NON.2B@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ @ (PASSER A 425) …=====S@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ============================================================================================================================= 424 ▐ Pendant combien de mois après @ A==>==B @ A==>==B @ A==>==B ▐ la naissance de (NOM) @ MOIS.@ @ @ @ MOIS.@ @ @ @ MOIS.@ @ @ ▐ n'avez-vous pas eu @ I==R==S @ I==R==S @ I==R==S ▐ de rapports sexuels? @ NSP.98 @ NSP.98 @ NSP.98 ============================================================================================================================= 425 ▐ Avez-vous allaité (NOM)? @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ @ NON.2B@ NON.2B@ NON.2B ▐ @ (PASSER A 431) …=====S@ (PASSER A 431) …=====S@ (PASSER A 431) …=====S ============================================================================================================================= 1 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ @ @ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 426 ▐ Combien de temps après sa @ @ @ ▐ naissance avez-vous mis (NOM) @ IMMEDIATEMENT.000 @ IMMEDIATEMENT.000 @ IMMEDIATEMENT.000==B ▐ au sein pour la première fois? @ A==>==B@ A==>==B@ A==>==B @ ▐ @ HEURES.1 @ @ @@ HEURES.1 @ @ @@ HEURES.1 @ @ E=G ▐ SI MOINS DE 1 HEURE, @ E==F==G@ E==F==G@ E==F==G @ ▐ INSCRIRE '00' HEURE. @ JOURS.2 @ @ @@ JOURS.2 @ @ @@ JOURS.2 @ @ E=G ▐ SI MOINS DE 24 HEURES, @ I==R==S@ I==R==S@ I==R==S @ ▐ INSCRIRE DES HEURES. @ @ @ @ ▐ AUTREMENT, INSCRIRE DES JOURS. @ @ @ (PASSER A 429) …=====S █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ █ 427 ▐ VOIR 404: @ VIVANT DECEDE @ VIVANT DECEDE @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ A=B A=B @ A=B A=B @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ ENFANT VIVANT? @ I>S I>S @ I>S I>S @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ @ … @ @ … @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ @ (PASSER A 429)@ @ (PASSER A 429)@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 428 ▐ Allaitez-vous encore (NOM)? @ OUI.1B@ OUI.1B@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ @ (PASSER A 432)…======S@ (PASSER A 432)…======S@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ @ NON.2 @ NON.2 @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ============================================================================================================================= 429 ▐ Pendant combien de mois @ A==>==B @ A==>==B @ A==>==B ▐ avez-vous allaité (NOM)? @ MOIS.@ @ @ @ MOIS.@ @ @ @ MOIS.@ @ @ ▐ @ I==R==S @ I==R==S @ I==R==S ▐ @ NSP.98 @ NSP.98 @ NSP.98 ============================================================================================================================= 430 ▐ Pourquoi avez-vous arrêté @ MERE MALADE/FAIBLE.01 @ MERE MALADE/FAIBLE.01 @ MERE MALADE/FAIBLE.01 ▐ d'allaiter (NOM)? @ ENFANT MALADE/FAIBLE.02 @ ENFANT MALADE/FAIBLE.02 @ ENFANT MALADE/FAIBLE.02 ▐ @ ENFANT DECEDE.03 @ ENFANT DECEDE.03 @ ENFANT DECEDE.03 ▐ @ PROBLEME DE SEIN.04 @ PROBLEME DE SEIN.04 @ PROBLEME DE SEIN.04 ▐ @ LAIT INSUFFISANT.05 @ LAIT INSUFFISANT.05 @ LAIT INSUFFISANT.05 ▐ @ MERE TRAVAILLE.06 @ MERE TRAVAILLE.06 @ MERE TRAVAILLE.06 ▐ @ ENFANT A REFUSE.07 @ ENFANT A REFUSE.07 @ ENFANT A REFUSE.07 ▐ @ AGE DU SEVRAGE.08 @ AGE DU SEVRAGE.08 @ AGE DU SEVRAGE.08 ▐ @ TOMBEE ENCEINTE.09 @ TOMBEE ENCEINTE.09 @ TOMBEE ENCEINTE.09 ▐ @ A COMMENCE A UTILISER @ A COMMENCE A UTILISER @ A COMMENCE A UTILISER ▐ @ LA CONTRACEPTION.10 @ LA CONTRACEPTION.10 @ LA CONTRACEPTION.10 ▐ @ @ @ ▐ @ AUTRE __________________96 @ AUTRE __________________96 @ AUTRE __________________96 ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ █ 431 ▐ VOIR 404: @ VIVANT DECEDE @ VIVANT DECEDE @ VIVANT DECEDE █ ▐ @ A=B A=B @ A=B A=B @ A=B A=B █ ▐ ENFANT VIVANT? @ I>S I>S @ I>S I>S @ I>S I>S █ ▐ @ … … @ … … @ … … █ ▐ @(PASSER RETOURNER A 405 @(PASSER RETOURNER A 405 @(PASSER RETOURNER A 405 █ ▐ @ A 434) DANS LA COLONNE @ A 434) DANS LA COLONNE @ A 434) DANS LA COLONNE █ ▐ @ SUIVANTE OU SI @ SUIVANTE OU SI @ SUIVANTE OU SI █ ▐ @ PLUS DE NAISSANCE@ PLUS DE NAISSANCE@ PLUS DE NAISSANCE █ ▐ @ PASSER A 440) @ PASSER A 440) @ PASSER A 440) ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 432 ▐ Combien de fois avez-vous @ NOMBRE A==>==B @ NOMBRE A==>==B @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ allaité (NOM) la nuit dernière @ D'ALLAITEMENTS @ @ @ @ D'ALLAITEMENTS @ @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ entre le coucher et lever du @ DE NUIT I==R==S @ DE NUIT I==R==S @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ soleil? @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ SI REPONSE NON-NUMERIQUE, IN- @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ SISTER POUR EVALUER LE NOMBRE @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ============================================================================================================================= 433 ▐ Combien de fois avez-vous @ NOMBRE A==>==B @ NOMBRE A==>==B @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ allaité (NOM) hier, pendant @ D'ALLAITEMENTS @ @ @ @ D'ALLAITEMENTS @ @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ les heures de la journée? @ DE JOUR I==R==S @ DE JOUR I==R==S @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ SI REPONSE NON-NUMERIQUE, IN- @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ SISTER POUR EVALUER LE NOMBRE @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ============================================================================================================================= 1 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ @ @ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 434 ▐ (NOM) a-t-il/elle bu quelque @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ chose au biberon, hier ou @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ▐ la nuit dernière? @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ▐ @ @ @ ============================================================================================================================= 435 ▐ Est-ce que (NOM) a reçu, à @ @ @ ▐ n'importe quel moment, hier @ @ @ ▐ ou la nuit dernière, un des @ @ @ ▐ aliments ou boissons suivants: @ OUI NON NSP@ OUI NON NSP@ OUI NON NSP ▐ @ @ @ ▐ Eau? @EAU .1 2 8 @EAU .1 2 8 @EAU .1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Eau sucrée? @EAU SUCREE.1 2 8 @EAU SUCREE.1 2 8 @EAU SUCREE.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Jus? @JUS.1 2 8 @JUS.1 2 8 @JUS.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Tisane? @TISANE.1 2 8 @TISANE.1 2 8 @TISANE.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Lait en boîte pour bébé? @LAIT BOITE/BEBE.1 2 8 @LAIT BOITE/BEBE.1 2 8 @LAIT BOITE/BEBE.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Lait en boîte ou en poudre? @LAIT BOITE/POUDRE.1 2 8 @LAIT BOITE/POUDRE.1 2 8 @LAIT BOITE/POUDRE.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Lait d'animal/lait frais? @LAIT D'ANIMAL/FRAIS.1 2 8 @LAIT D'ANIMAL/FRAIS.1 2 8 @LAIT D'ANIMAL/FRAIS.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Préparation pour bébé? @PREPARATION BEBE.1 2 8 @PREPARATION BEBE.1 2 8 @PREPARATION BEBE.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ N'importe quel autre liquide? @AUTRES LIQUIDES.1 2 8 @AUTRES LIQUIDES.1 2 8 @AUTRES LIQUIDES.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Aliment soilde ou en bouillie? @SOLIDE/BOUILLIE.1 2 8 @SOLIDE/BOUILLIE.1 2 8 @SOLIDE/BOUILLIE.1 2 8 ▐ @ @ @ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ █ 439 ▐ @ RETOURNER A 405 DANS LA @ RETOURNER A 405 DANS LA @ RETOURNER A 405 DANS LA █ ▐ @ COLONNE SUIVANTE OU, SI @ COLONNE SUIVANTE OU, SI @ COLONNE SUIVANTE OU, SI █ ▐ @ PLUS DE NAISSANCE, @ PLUS DE NAISSANCE, @ PLUS DE NAISSANCE, █ ▐ @ ALLER A 440. @ ALLER A 440. @ ALLER A 440. ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 20 SECTION 4B. VACCINATION ET SANTE ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 440 ▐ NOTER LE NOM ET LE N˚ DE LIGNE DE CHAQUE NAISSANCE DEPUIS JANVIER 1993 DANS LE TABLEAU. ▐ POSER LES QUESTIONS A PROPOS DE TOUTES CES NAISSANCES. COMMENCER PAR LA DERNIERE NAISSANCE. (S'IL Y A PLUS DE TROIS ▐ NAISSANCES, UTILISEZ UN QUESTIONNAIRE SUPPLEMENTAIRE). ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 441 ▐ VOIR SECTION 2: @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ N˚ DE LIGNE @ A==>==B @ A==>==B @ A==>==B ▐ DE LA Q. 212 @ @ @ @ @ @ @ @ @ @ @ @ ▐ @ I==R==S @ I==R==S @ I==R==S ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 442 ▐ @ @ @ ▐ SELON Q. 212 @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ A=B A=B @ A=B A=B @ A=B A=B ▐ ET Q. 216 @ VIVANTI>S DECEDEI>S @ VIVANTI>S DECEDEI>S @ VIVANTI>S DECEDEI>S ▐ @ @ … @ @ … @ @ … ▐ @ @ ALLER A 442 @ @ ALLER A 442 @ @ ALLER A 442 ▐ @ @ DANS COLONNE @ @ DANS COLONNE @ @ DANS COLONNE ▐ @ @ SUIVANTE OU, SI@ @ SUIVANTE OU, SI@ @ SUIVANTE OU, SI ▐ @ @ PLUS DE NAISS. @ @ PLUS DE NAISS. @ @ PLUS DE NAISS. ▐ @ @ ALLER A 465 @ @ ALLER A 465 @ @ ALLER A 465 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 443 ▐ Avez-vous un carnet où les @ OUI, VUE.1B @ OUI, VUE.1B @ OUI, VUE.1B ▐ vaccinations de (NOM) @ (PASSER A 445) …=====S @ (PASSER A 445) …=====S @ (PASSER A 445) …=====S ▐ sont inscrites? @ OUI, NON VUE.2B @ OUI, NON VUE.2B @ OUI, NON VUE.2B ▐ SI OUI: Puis-je la voir, @ (PASSER A 447) …=====S @ (PASSER A 447) …=====S @ (PASSER A 447) …=====S ▐ s'il vous plaît? @ PAS DE CARNET.3 @ PAS DE CARNET.3 @ PAS DE CARNET.3 ============================================================================================================================= 444 ▐ Avez-vous déjà eu un carnet @ OUI.1B @ OUI.1B @ OUI.1B ▐ de vaccination pour (NOM)? @ (PASSER A 447) …=====G @ (PASSER A 447) …=====G @ (PASSER A 447) …=====G ▐ @ NON.2S @ NON.2S @ NON.2S =========================>=================================================================================================== 445 ▐(1)COPIER LES DATES@ ; JOUR MOIS ANNEE ; JOUR MOIS ANNEE ; JOUR MOIS ANNEE ▐ DE VACCINATIONS @ ; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B ▐ POUR CHAQUE @BCG ;BCG@ @ ; @ ; @ @ @ @;BCG@ @ ; @ ; @ @ @ @;BCG@ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ VACCIN A PARTIR @ ; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S ▐ DU CARNET. @ ; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B ▐ @POLIO 0 ;P0 @ @ ; @ ; @ @ @ @;P0 @ @ ; @ ; @ @ @ @;P0 @ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ @ (à naiss.) ; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G ▐ @POLIO 1 ;P1 @ @ ; @ ; @ @ @ @;P1 @ @ ; @ ; @ @ @ @;P1 @ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐(2)INSCRIRE '44' @ ; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G ▐ DANS LA COLONNE @POLIO 2 ;P2 @ @ ; @ ; @ @ @ @;P2 @ @ ; @ ; @ @ @ @;P2 @ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ 'JOUR', SI LE @ ; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G ▐ CARNET @POLIO 3 ;P3 @ @ ; @ ; @ @ @ @;P3 @ @ ; @ ; @ @ @ @;P3 @ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ INDIQUE QU'UNE @ ; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S ▐ VACCINATION A @ ; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B ▐ ETE FAITE, MAIS @DTCoq 1 ;D1 @ @ ; @ ; @ @ @ @;D1 @ @ ; @ ; @ @ @ @;D1 @ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ LA DATE N'A PAS @ ; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G ▐ ETE REPORTEE. @DTCoq 2 ;D2 @ @ ; @ ; @ @ @ @;D2 @ @ ; @ ; @ @ @ @;D2 @ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ @ ; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G; E==F==W==F==W==F==F==F==G ▐ @DTCoq 3 ;D3 @ @ ; @ ; @ @ @ @;D3 @ @ ; @ ; @ @ @ @;D3 @ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ @ ; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S ▐ @ ; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B ▐ @ROUGEOLE ;ROU@ @ ; @ ; @ @ @ @;ROU@ @ ; @ ; @ @ @ @;ROU@ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ @ ; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S ▐ @ ; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B; A==>==V==>==V==>==>==>==B ▐ @FIEVRE JAUNE;F.J@ @ ; @ ; @ @ @ @;F.J@ @ ; @ ; @ @ @ @;F.J@ @ ; @ ; @ @ @ @ ▐ @ ; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S; I==R==\==R==\==R==R==R==S ============================================================================================================================= 446 ▐ (NOM) a-t-il reçu des vaccina- @ OUI.1B @ OUI.1B @ OUI.1B ▐ tions qui ne sont pas inscrites@ (INSISTER SUR LE TYPE …=S @ (INSISTER SUR LE TYPE …=S @ (INSISTER SUR LE TYPE …=S ▐ sur ce carnet? @ DE VACCIN ET INSCRIRE @ DE VACCIN ET INSCRIRE @ DE VACCIN ET INSCRIRE ▐ @ '66' DANS LA COLONNE @ '66' DANS LA COLONNE @ '66' DANS LA COLONNE ▐ @ CORRESPONDANT AU JOUR @ CORRESPONDANT AU JOUR @ CORRESPONDANT AU JOUR ▐ ENREGISTRER 'OUI' SEULEMENT @A Q.445, PUIS PASSER A 449) @A Q.445, PUIS PASSER A 449) @A Q.445, PUIS PASSER A 449) ▐ SI L'ENQUETEE MENTIONNE LE(S) @ @ @ ▐ VACCIN(S) DU BCG, POLIO 0-3, @ NON.2=B @ NON.2=B @ NON.2=B ▐ DTCoq 1-3, ROUGEOLE ET/OU @ @ @ @ @ @ ▐ FIEVRE JAUNE. @ NSP.8=G @ NSP.8=G @ NSP.8=G ▐ @ (PASSER A 449) …===S @ (PASSER A 449) …===S @ (PASSER A 449) …===S ============================================================================================================================= 2 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ @ @ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 447 ▐ (NOM) a-t-il/elle reçu @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ des vaccinations pour lui @ NON.2B @ NON.2B @ NON.2B ▐ éviter d'attraper des maladies?@ (PASSER A 449) …==G @ (PASSER A 449) …==G @ (PASSER A 449) …==G ▐ @ NSP.8S @ NSP.8S @ NSP.8S ============================================================================================================================= 448 ▐ S'il vous plaît, dites-moi si @ @ @ ▐ (NOM) a reçu une des @ @ @ ▐ vaccinations suivantes: @ @ @ ▐ @ @ @ 448A ▐ La vaccination du BCG contre @ @ @ ▐ la tuberculose, c'est-à-dire @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ une injection à l'avant-bras @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ▐gauche qui laisse une cicatrice?@ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ▐ @ @ @ 448B ▐ Le vaccin contre la polio, @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ c'est-à-dire des gouttes @ NON.2B @ NON.2B @ NON.2B ▐ dans la bouche? @ (PASSER A 448E) …==G @ (PASSER A 448E) …==G @ (PASSER A 448E) …==G ▐ @ NSP.8S @ NSP.8S @ NSP.8S ▐ @ A===B@ A===B@ A===B 448C ▐ Combien de fois? @ NOMBRE DE FOIS.@ @@ NOMBRE DE FOIS.@ @@ NOMBRE DE FOIS.@ @ ▐ @ I===S@ I===S@ I===S 448D ▐ Quand est-ce que le premier @ @ @ ▐ vaccin contre la polio a été @ JUSTE APRES NAISSANCE.1 @ JUSTE APRES NAISSANCE.1 @ JUSTE APRES NAISSANCE.1 ▐ donné, juste après la naissan- @ PLUS TARD.2 @ PLUS TARD.2 @ PLUS TARD.2 ▐ ce ou plus tard? @ @ @ ▐ @ @ @ 448E ▐ Le vaccin du DTCoq, c'est-à- @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ dire une injection faite géné- @ NON.2B @ NON.2B @ NON.2B ▐ ralement en même temps que l'on@ (PASSER A 448G) …==G @ (PASSER A 448G) …==G @ (PASSER A 448G) …==G ▐ donne les gouttes contre la @ NSP.8S @ NSP.8S @ NSP.8S ▐ polio? @ @ @ ▐ @ A===B@ A===B@ A===B 448F ▐ Combien de fois? @ NOMBRE DE FOIS.@ @@ NOMBRE DE FOIS.@ @@ NOMBRE DE FOIS.@ @ ▐ @ I===S@ I===S@ I===S ▐ @ @ @ 448G ▐ Une injection contre la @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ rougeole? @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ▐ @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ▐ @ @ @ 448H ▐ Une injection contre la @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ fièvre jaune? @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ▐ @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ============================================================================================================================= 449 ▐ (NOM) a-t-il/elle eu de la @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ fièvre à un moment quelconque @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ▐ dans les 2 dernières semaines? @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ============================================================================================================================= 450 ▐ (NOM) a-t-il/elle souffert de @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ la toux à un moment quelconque @ NON.2B @ NON.2B @ NON.2B ▐ dans les 2 dernières semaines? @ (PASSER A 454) …======G @ (PASSER A 454) …======G @ (PASSER A 454) …======G ▐ @ NSP.8S @ NSP.8S @ NSP.8S ============================================================================================================================= 451 ▐ Quand (NOM) était malade avec @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ la toux, respirait-il/elle @ @ @ ▐ plus rapidement que d'habitude @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ▐ avec un souffle court et @ @ @ ▐ rapide? @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ============================================================================================================================= 452 ▐ Avez-vous demandé des conseils @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ ou un traitement pour la toux? @ NON.2B @ NON.2B @ NON.2B ▐ @ (PASSER A 454) …======S @ (PASSER A 454) …======S @ (PASSER A 454) …======S ============================================================================================================================= 2 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ @ @ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 453 ▐ Où avez-vous demandé des @SECTEUR PUBLIC @SECTEUR PUBLIC @SECTEUR PUBLIC ▐ conseils ou un traitement? @ HOPITAL.A @ HOPITAL.A @ HOPITAL.A ▐ @ CENTRE DE SANTE/PMI.B @ CENTRE DE SANTE/PMI.B @ CENTRE DE SANTE/PMI.B ▐ Quelque part ailleurs? @ DISPENSAIRE.C @ DISPENSAIRE.C @ DISPENSAIRE.C ▐ @ POSTE MEDICAL.D @ POSTE MEDICAL.D @ POSTE MEDICAL.D ▐ @ @ @ ▐ ENREGISTRER TOUT CE QUI @ AUTRE PUBLIC_____________E @ AUTRE PUBLIC_____________E @ AUTRE PUBLIC_____________E ▐ EST MENTIONNE @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ▐ @SECTEUR MEDICAL PRIVE @SECTEUR MEDICAL PRIVE @SECTEUR MEDICAL PRIVE ▐ @ DOCTEUR PRIVE.F @ DOCTEUR PRIVE.F @ DOCTEUR PRIVE.F ▐ @ CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.G @ CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.G @ CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.G ▐ @ PHARMACIE/DEPOT PHARMAC.H @ PHARMACIE/DEPOT PHARMAC.H @ PHARMACIE/DEPOT PHARMAC.H ▐ @ @ @ ▐ @ AUTRE MEDICAL @ AUTRE MEDICAL @ AUTRE MEDICAL ▐ @ PRIVE__________________I @ PRIVE__________________I @ PRIVE__________________I ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ▐ @ @ @ ▐ @AUTRE SECTEUR PRIVE @AUTRE SECTEUR PRIVE @AUTRE SECTEUR PRIVE ▐ @ GUERISSEUR TRADITIONNEL.J @ GUERISSEUR TRADITIONNEL.J @ GUERISSEUR TRADITIONNEL.J ▐ @ @ @ ▐ @ AUTRE____________________X @ AUTRE____________________X @ AUTRE____________________X ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ============================================================================================================================ 454 ▐ (NOM) a-t-il/elle eu la @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ diarrhée durant les deux @ NON.2B@ NON.2B@ NON.2B ▐ dernières semaines? @ (PASSER A 464) …======G@ (PASSER A 464) …======G@ (PASSER A 464) …======G ▐ @ NSP.8S@ NSP.8S@ NSP.8S ============================================================================================================================= 455 ▐ Est-ce qu'il y avait du sang @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ dans les selles? @ NON.2 @ NON.2 @ NON.2 ▐ @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ============================================================================================================================= 456 ▐ Le pire jour de la diarrhée, @ NOMBRE DE A==>==B@ NOMBRE DE A==>==B@ NOMBRE DE A==>==B ▐ combien de selles (NOM) @ SELLES. @ @ @@ SELLES. @ @ @@ SELLES. @ @ @ ▐ a-t-il/elle eu? @ I==R==S@ I==R==S@ I==R==S ▐ @ NSP.98 @ NSP.98 @ NSP.98 ============================================================================================================================= 457 ▐ (NOM) a-t-il/elle reçu la même @ MEME.1 @ MEME.1 @ MEME.1 ▐ quantité de liquide qu'avant la@ PLUS.2 @ PLUS.2 @ PLUS.2 ▐ diarrhée, plus, ou moins? @ MOINS.3 @ MOINS.3 @ MOINS.3 ▐ @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 ============================================================================================================================= 458 ▐ (NOM) a-t-il/elle reçu la même @ MEME.1 @ MEME.1 @ MEME.1 =B ▐ quantité de nourriture qu'avant@ PLUS.2 @ PLUS.2 @ PLUS.2 =G ▐ la diarrhée, plus, ou moins? @ MOINS.3 @ MOINS.3 @ MOINS.3 =G ▐ @ NSP.8 @ NSP.8 @ NSP.8 =G ▐ @ @ @ (PASSER A 459)…======S █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ █ 458A ▐ VOIR 428: @ 'OUI' 'NON'A 428 OU @ 'OUI' 'NON'A 428 OU @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ A 428 428 NON POSEE @ A 428 428 NON POSEE @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ A=B A=B @ A=B A=B @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ ENFANT ALLAITE? @ I>S I>S @ I>S I>S @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ @ … @ @ … @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ █ ▐ @ @ (PASSER A 459)@ @ (PASSER A 459)@ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 458B ▐ (NOM) a-t-il/elle reçu la même @ MEME.1 @ MEME.1 @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ quantité de lait maternel @ PLUS.2 @ PLUS.2 @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ qu'avant la diarrhée, plus, ou @ MOINS.3 @ MOINS.3 @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ▐ moins? @ @ @ ░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░░ ============================================================================================================================= 2 ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ @ DERNIERE NAISSANCE @ AVANT-DERNIERE NAISS. @ AV. AVANT-DERNIERE NAISS. ▐ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ @ NOM _____________________ ▐ @ @ @ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 459 ▐ Quand (NOM) avait la diarrhée, @ @ @ ▐ lui a-t-on donné à boire l'une @ @ @ ▐ des choses suivantes: @ @ @ ▐ @ @ @ ▐ Un liquide préparé à partir @ @ @ ▐ d'un sachet de SRO comme @ OUI NON NSP@ OUI NON NSP@ OUI NON NSP ▐ celui-ci? @ @ @ ▐ MONTRER LE SACHET DE SRO @SACHET SRO.1 2 8 @SACHET SRO.1 2 8 @SACHET SRO.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Solution maison eau/sel/sucre? @SOL. EAU/SEL/SUCRE.1 2 8 @SOL. EAU/SEL/SUCRE.1 2 8 @SOL. EAU/SEL/SUCRE.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Une bouillie légère? @BOUILLIE LEGERE.1 2 8 @BOUILLIE LEGERE.1 2 8 @BOUILLIE LEGERE.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Soupe? @SOUPE.1 2 8 @SOUPE.1 2 8 @SOUPE.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Lait ou préparation pour bébé? @LAIT/PREPARATION.1 2 8 @LAIT/PREPARATION.1 2 8 @LAIT/PREPARATION.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Boisson base de yaourt? @BOISSON YAOURT.1 2 8 @BOISSON YAOURT.1 2 8 @BOISSON YAOURT.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ Eau? @EAU.1 2 8 @EAU.1 2 8 @EAU.1 2 8 ▐ @ @ @ ▐ N'importe quel autre liquide? @AUTRES LIQUIDES.1 2 8 @AUTRES LIQUIDES.1 2 8 @AUTRES LIQUIDES.1 2 8 ▐ @ @ @ ============================================================================================================================= 460 ▐ Est-ce que quelque chose @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ d'autre a été donné pour @ NON.2B@ NON.2B@ NON.2B ▐ traiter la diarrhée? @ (PASSER A 462) …=====G@ (PASSER A 462) …=====G@ (PASSER A 462) …=====G ▐ @ NSP.8S@ NSP.8S@ NSP.8S ============================================================================================================================= 461 ▐ Qu'est-ce qui a été donné @ COMPRIME OU SIROP.A @ COMPRIME OU SIROP.A @ COMPRIME OU SIROP.A ▐ pour traiter la diarrhée? @ INJECTION .B @ INJECTION .B @ INJECTION .B ▐ @ INTRAVEINEUSE/PERFUSION.C @ INTRAVEINEUSE/PERFUSION.C @ INTRAVEINEUSE/PERFUSION.C ▐ Quelque chose d'autre? @ REMEDE-MAISON/ @ REMEDE-MAISON/ @ REMEDE-MAISON/ ▐ @ PLANTES MEDICINALES.D @ PLANTES MEDICINALES.D @ PLANTES MEDICINALES.D ▐ @ @ @ ▐ INSCRIRE TOUT CE QUI EST CITE @ AUTRE ___________________X @ AUTRE ___________________X @ AUTRE ___________________X ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ============================================================================================================================= 462 ▐ Avez-vous demandé des conseils @ OUI.1 @ OUI.1 @ OUI.1 ▐ ou un traitement pour la @ NON.2B@ NON.2B@ NON.2B ▐ diarrhée? @ (PASSER A 464) …======S@ (PASSER A 464) …======S@ (PASSER A 464) …======S ============================================================================================================================= 463 ▐ Où avez-vous demandé des @SECTEUR PUBLIC @SECTEUR PUBLIC @SECTEUR PUBLIC ▐ conseils ou un traitement? @ HOPITAL.A @ HOPITAL.A @ HOPITAL.A ▐ @ CENTRE DE SANTE/PMI.B @ CENTRE DE SANTE/PMI.B @ CENTRE DE SANTE/PMI.B ▐ Quelque part ailleurs? @ DISPENSAIRE.C @ DISPENSAIRE.C @ DISPENSAIRE.C ▐ @ POSTE MEDICAL.D @ POSTE MEDICAL.D @ POSTE MEDICAL.D ▐ @ @ @ ▐ ENREGISTRER TOUT CE QUI @ AUTRE PUBLIC_____________E @ AUTRE PUBLIC_____________E @ AUTRE PUBLIC_____________E ▐ EST MENTIONNE @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ▐ @SECTEUR MEDICAL PRIVE @SECTEUR MEDICAL PRIVE @SECTEUR MEDICAL PRIVE ▐ @ DOCTEUR PRIVE.F @ DOCTEUR PRIVE.F @ DOCTEUR PRIVE.F ▐ @ CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.G @ CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.G @ CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.G ▐ @ PHARMACIE/DEPOT PHARMAC.H @ PHARMACIE/DEPOT PHARMAC.H @ PHARMACIE/DEPOT PHARMAC.H ▐ @ @ @ ▐ @ AUTRE MEDICAL @ AUTRE MEDICAL @ AUTRE MEDICAL ▐ @ PRIVE__________________I @ PRIVE__________________I @ PRIVE__________________I ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) ▐ @ @ @ ▐ @AUTRE SECTEUR PRIVE @AUTRE SECTEUR PRIVE @AUTRE SECTEUR PRIVE ▐ @ GUERISSEUR TRADITIONNEL.J @ GUERISSEUR TRADITIONNEL.J @ GUERISSEUR TRADITIONNEL.J ▐ @ @ @ ▐ @ AUTRE____________________X @ AUTRE____________________X @ AUTRE____________________X ▐ @ (PRECISER) @ (PRECISER) @ (PRECISER) █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ █ 464 ▐ @ RETOURNER A 442 DANS LA @ RETOURNER A 442 DANS LA @ RETOURNER A 442 DANS LA █ ▐ @ COLONNE SUIVANTE OU, SI @ COLONNE SUIVANTE OU, SI @ COLONNE SUIVANTE OU, SI █ ▐ @ PLUS DE NAISSANCE, @ PLUS DE NAISSANCE, @ PLUS DE NAISSANCE, █ ▐ @ ALLER A 465. @ ALLER A 465. @ ALLER A 465. ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 2 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 465 ▐ Quand un enfant a la diarrhée, est-ce-qu'on devrait lui ; MOINS DE LIQUIDES.1 ▐ ▐ donner à boire moins de liquides que d'habitude, ; ENVIRON LA MEME QUANTITE.2 ▐ ▐ la même quantité, ou plus de liquides que d'habitude? ; PLUS DE LIQUIDES.3 ▐ ▐ ; NSP.8 ▐ =========================================================================================================== 466 ▐ Quand un enfant a la diarrhée, est-ce-qu'on devrait lui ; MOINS A MANGER.1 ▐ ▐ donner à manger moins que d'habitude, la même quantité, ; ENVIRON LA MEME QUANTITE.2 ▐ ▐ ou plus que d'habitude? ; PLUS A MANGER.3 ▐ ▐ ; NSP.8 ▐ =========================================================================================================== 467 ▐ Quand un enfant a la diarrhée, quels sont les symptômes ; SELLES LIQUIDES REPETEES.A ▐ ▐ qui vous indiquent qu'il/elle devrait être emmené(e) dans ; DES SELLES LIQUIDES.B ▐ ▐ un établissement sanitaire ou auprès de personnel de ; VOMISSEMENTS REPETES.C ▐ ▐ santé? ; DES VOMISSEMENTS.D ▐ ▐ ; SANG DANS LES SELLES.E ▐ ▐ ; FIEVRE.F ▐ ▐ Quelqu'autre symptôme? ; SOIF IMPORTANTE.G ▐ ▐ ; NE MANGE PAS/NE BOIT PAS BIEN.H ▐ ▐ ; DEVIENT PLUS MALADE/ ▐ ▐ ENREGISTRER TOUT CE QUI EST MENTIONNE. ; TRES MALADE.I ▐ ▐ ; NE VA PAS MIEUX.J ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE___________________________ X ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.Z ▐ =========================================================================================================== 468 ▐ Quand un enfant souffre de la toux, quels sont les ; RESPIRATION RAPIDE.A ▐ ▐ symptômes qui vous indiquent qu'il/elle devrait être ; DIFFICULTE A RESPIRER.B ▐ ▐ emmené(e) dans un établissement sanitaire ou auprès de ; RESPIRATION BRUYANTE.C ▐ ▐ personnel de santé? ; FIEVRE.D ▐ ▐ ; INCAPABLE DE BOIRE.E ▐ ▐ ; NE MANGE PAS/NE BOIT PAS BIEN.F ▐ ▐ Quelqu'autre symptôme? ; DEVIENT PLUS MALADE/ ▐ ▐ ; TRES MALADE.G ▐ ▐ ; NE VA PAS MIEUX.H ▐ ▐ ENREGISTRER TOUT CE QUI EST MENTIONNE. ; ▐ ▐ ; AUTRE___________________________ X ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.Z ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 469 ▐ VERIFIER 459, TOUTES LES COLONNES: ▐ █ █ ▐ AU MOINS ▐ █ █ ▐ AUCUN ENFANT A==B UN ENFANT A A==B ▐ █ █ ▐ N'A RECU DES SRO I>=S RECU DES SRO I==R==============================================…472 █ █ ▐ OU 459 NON POSEE @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 470 ▐ Avez-vous déjà entendu parler d'un produit spécial appelé ; OUI.1 ▐ ▐ SRO que l'on peut obtenir pour traiter la diarrhée? ; ▐ ▐ ; NON.2 ===…477 ============================================================================================================== 471 ▐ Avez-vous déjà utilisé ce produit? ; OUI.1 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; NON.2 ===…473 ============================================================================================================== 472 ▐ Où avez-vous obtenu le SRO la dernière fois? ; SECTEUR PUBLIC ▐ ▐ ; HOPITAL.11 ▐ ▐ ; CENTRE DE SANTE/PMI.12 ▐ ▐ ; DISPENSAIRE.13 ▐ ▐ S'IL S'AGIT D'UN HOPITAL, D'UN CENTRE DE SANTE OU ; POSTE MEDICAL.14 ▐ ▐ D'UNE CLINIQUE, ECRIRE LE NOM DE L'ENDROIT. INSISTER ; ▐ ▐ POUR DETERMINER LE TYPE DE SERVICE ET ENCERCLER ; AUTRE PUBLIC__________________16 ▐ ▐ LE CODE APPROPRIE. ; (PRECISER) ▐ ▐ ; SECTEUR MEDICAL PRIVE ▐ ▐ ; DOCTEUR PRIVE.21 ▐ ▐ ___________________________________ ; CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.22 ▐ ▐ (NOM DE L'ENDROIT) ; PHARMACIE.23 ▐ ▐ ; DEPOT PHARMACEUTIQUE.24 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE MEDICAL PRIVE____________26 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE SECTEUR PRIVE ▐ ▐ ; BOUTIQUE/MARCHE.31 ▐ ▐ ; CIRCUIT COMMERCIAL INFORMEL.32 ▐ ▐ ; CONNAISSANCES/PARENTS.33 ▐ ▐ ; GUERISSEUR TRADITIONNEL.34 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ============================================================================================================= 25 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 473 ▐ Avez-vous actuellement un sachet de SRO chez vous? ; OUI.1 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; NON.2 ===…477 ============================================================================================================= 474 ▐ Puis-je voir le sachet de SRO que vous avez? ; ORASEL.1 =B ▐ ; UNICEF.2 @ ▐ ; SANS MARQUE.3 @ ▐ ; @ ▐ ; AUTRE___________________________ 6 =R=…476 ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ SI LE SACHET EST MONTRE, ENCERCLER LE CODE CORRESPONDANT ; SACHET NON VUE.8 ▐ =========================================================================================================== 475 ▐ Connaissez-vous le nom de la marque du sachet de SRO que ; ORASEL.1 ▐ ▐ vous avez en ce moment? ; UNICEF.2 ▐ ▐ ; SANS MARQUE.3 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE___________________________ 6 ▐ ▐ NOTER LE NOM DE LA MARQUE ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.8 ▐ =========================================================================================================== 476 ▐ Combien vous a coûté le sachet de SRO que vous avez en ; A==>==>==B ▐ ▐ ce moment? ; COUT.@ @ @ @ ▐ ▐ ; I==R==R==S ▐ ▐ ; GRATUIT.996 ▐ ▐ ; NSP.998 ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 477 ▐ VERIFIER 459, TOUTES LES COLONNES: ▐ █ █ ▐ AU MOINS ▐ █ █ ▐ AUCUN ENFANT A==B UN ENFANT A A==B ▐ █ █ ▐ N'A RECU DE I>=S RECU SOLUTIONI==R==============================================…501 █ █ ▐ SOLUTION SEL/SUCRE @ SEL/SUCRE ▐ █ █ ▐ OU 459 NON POSEE @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ … ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 478 ▐ Avez-vous déjà entendu parler d'une solution de sel, de ; OUI.1 ▐ ▐ sucre et d'eau que l'on prépare à la maison et que l'on ; ▐ ▐ donne aux enfants pour traiter la diarrhée? ; NON.2 ===…501 ============================================================================================================== 479 ▐ Avez-vous déjà préparé cette solution? ; OUI.1 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; NON.2 ▐ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 26 …&dDSECTION 5. MARIAGE…&d@ PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 501 ▐ AUTRES PERSONNES PRESENTES A CE MOMENT ; OUI NON ▐ █ █ ▐ ; ENFANT MOINS DE 10 ANS.1 2 ▐ █ █ ▐ ; MARI/CONJOINT.1 2 ▐ █ █ ▐ ; AUTRES HOMMES.1 2 ▐ █ █ ▐ ; AUTRES FEMMES.1 2 ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 502 ▐ Etes-vous actuellement mariée ou vivez-vous actuellement ; OUI, ACTUELLEMENT MARIEE.1 ==B ▐ avec un homme? ; OUI, VIT AVEC UN HOMME.2 ==R…507 ▐ ; MARIAGE NON CONSOMME.3 ===…515F ▐ ; NON, PAS EN UNION.4 ▐ =========================================================================================================== 503 ▐ Avez-vous actuellement un partenaire sexuel régulier, ; PARTENAIRE SEXUEL REGULIER.1 ▐ ▐ un partenaire sexuel occasionnel ou pas de partenaire ; PARTENAIRE SEXUEL OCCASIONNEL.2 ▐ ▐ sexuel du tout? ; PAS DE PARTENAIRE SEXUEL.3 ▐ =========================================================================================================== 504 ▐ Avez-vous déjà été mariée ou avez-vous déjà vécu avec ; OUI, A ETE MARIEE.1 ▐ ▐ un homme? ; OUI, A VECU AVEC UN HOMME.2 ===…511 ▐ ; NON.3 ===…515F =========================================================================================================== 506 ▐ Quelle est votre situation matrimoniale actuelle: ; VEUVE.1 =B ▐ êtes-vous veuve, divorcée ou séparée? ; DIVORCEE.2 E=…511 ▐ ; SEPAREE.3 =S =========================================================================================================== 507 ▐ Est-ce que votre mari/conjoint vit avec vous, ou ; VIT AVEC ELLE.1 ▐ ▐ vit-il ailleurs? ; VIT AILLEURS.2 ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ ▐ ▐ █ █ 507A▐ NOTER LE NUMERO DE LIGNE DE SON MARI SELON LE QUESTIONNAIRE A==>==B ▐ █ █ ▐ MENAGE. S'IL NE FIGURE PAS DANS LE MENAGE, NOTER '00'. @ @ @ ▐ █ █ ▐ I==R==S ▐ █ █ ▐ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 508 ▐ Est-ce-que votre mari/conjoint a d'autres épouses, ; OUI.1 ▐ ▐ en plus de vous-même? ; NON.2 ===…511 =========================================================================================================== 509 ▐ Combien d'autres femmes a-t-il? ; A==>==B ▐ ▐ ; NOMBRE.@ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ ; NSP.98 ===…511 =========================================================================================================== 510 ▐ Etes-vous la première, la seconde,.épouse? ; A==>==B ▐ ▐ ; RANG.@ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ =========================================================================================================== 511 ▐ Avez-vous été mariée ou avez-vous vécu avec un homme, une ; UNE FOIS.1 ===…512 ▐ fois ou plus d'une fois? ; PLUS D'UNE FOIS.2 ▐ =========================================================================================================== 511A▐ Combien de temps s'est-il écoulé entre la fin de votre ; ▐ ▐ avant-dernière union et le début de votre dernière union ; ▐ ▐ (de votre union actuelle)? ; A==>==B ▐ ▐ ; DUREE EN ANNEES REVOLUES.@ @ @ ▐ ▐ SI MOINS D'UN AN, ENREGISTRER '00'. ; I==R==S ▐ ▐ ; ▐ =========================================================================================================== 512 ▐ VERIFIER 511: ; A==>==B ▐ ▐ ; MOIS.@ @ @ ▐ ▐ MARIEE/A VECU AVEC A==B MARIEE/A VECU AVEC UNA==B ; I==R==S ▐ ▐ UN HOMME SEULEMENT I>=S HOMME PLUS D'UNE FOISI>=S ; NSP MOIS.98 ▐ ▐ UNE FOIS @ @ ; ▐ ▐ A=====================S A====================S ; A==>==>==>==B ▐ ▐ … … ; ANNEE.@ @ @ @ E===…514A ▐ En quel mois et quelle Maintenant nous allons ; I==R==R==R==S ▐ ▐ année, avez-vous com- parler de votre premier ; NSP ANNEE.9998 ▐ ▐ mencé à vivre avec votre mari/conjoint. En quel mois; ▐ ▐ mari/conjoint? et quelle année, avez-vous ; ▐ ▐ commencé à vivre avec lui? ; ▐ =========================================================================================================== 513 ▐ Quel âge aviez-vous quand vous avez commencé à vivre ; A==>==B ▐ ▐ avec lui? ; AGE.@ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ =========================================================================================================== 27 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 514A▐ VERIFIER 502: ▐ █ █ ▐ ACTUELLEMENT MARIEEA==B A==B ▐ █ █ ▐ OU I>=S PAS EN UNION I==R=================… 515F █ █ ▐ VIT AVEC UN HOMME @ ▐ █ █ ▐ @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ v ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ ; A==>==B ▐ 515 ▐ Maintenant, je voudrais vous poser quelques questions sur ; NOMBRE DE JOURS.1 @ @ @ ▐ ▐ votre activité sexuelle afin de mieux comprendre certains ; E==F==G ▐ ▐ problèmes en rapport avec la planification familiale. ; NOMBRE DE SEMAINES.2 @ @ @ ▐ ▐ ; E==F==G ▐ ▐ Il y a combien de temps que vous avez eu votre dernier ; NOMBRE DE MOIS.3 @ @ @ ▐ ▐ rapport sexuel avec (votre mari/l'homme avec qui vous ; E==F==G ▐ ▐ vivez)? ; NOMBRE D'ANNEES.4 @ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ SI "JAMAIS EU DE RAPPORTS", RETOURNER A Q.502, ENCERCLER ; AVANT LA DERNIERE NAISSANCE.996 ▐ ▐ LE CODE 3 (MARIAGE NON CONSOMME) ET SUIVRE LES NOUVELLES ; ▐ ▐ INSTRUCTIONS DE PASSAGE A PARTIR DE Q.502. ; ▐ ============================================================================================================ 515A▐ VERIFIER 301 ET 302: ; ▐ ▐ A==B NE CONNAIT A==B ; ▐ ▐ CONNAIT LE CONDOM I>=S PAS LE CONDOM I>=S ; ▐ ▐ A=====================S A====================S ; OUI.1 ▐ ▐ … … ; ▐ ▐ Lors de votre dernier Certains hommes utilisent ; NON.2 ==B ▐ rapport sexuel avec un condom (capote anglaise); E=…515B ▐ (votre mari/l'homme c'est-à-dire qu'ils se met-; NSP.8 ==S ▐ avec qui vous vivez) tent une capote en caout- ; ▐ ▐ un condom a-t-il été chouc au pénis durant les ; ▐ ▐ utilisé? rapports sexuels. ; ▐ ▐ Lors de votre dernier ; ▐ ▐ rapport sexuel avec (votre ; ▐ ▐ mari/l'homme avec qui vous ; ▐ ▐ vivez) un condom a-t-il été; ▐ ▐ utilisé? ; ▐ ============================================================================================================ 515AA▐ Lors de ce dernier rapport sexuel, qui a proposé ; ENQUETEE ELLE-MEME.1 ▐ ▐ d'utiliser le condom? ; MARI/CONJOINT.2 ▐ ▐ ; LES DEUX.3 ▐ ============================================================================================================ 515B▐ Avez-vous eu des rapports sexuels avec quelqu'un d'autre ; OUI.1 ▐ ▐ que (votre mari/l'homme avec qui vous vivez) au cours ; ▐ ▐ des 12 derniers mois? ; NON.2 ===… 517 =========================================================================================================== 515C▐ Quand avez-vous eu, pour la dernière fois, des rapports ; A==>==B ▐ ▐ sexuels avec quelqu'un d'autre que (votre mari/l'homme ; NOMBRE DE JOURS.1 @ @ @ ▐ ▐ avec qui vous vivez)? ; E==F==G ▐ ▐ ; NOMBRE DE SEMAINES.2 @ @ @ ▐ ▐ ; E==F==G ▐ ▐ ; NOMBRE DE MOIS.3 @ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ ; AVANT LA DERNIERE NAISSANCE.996 ▐ ============================================================================================================ 515CA▐ La dernière fois que vous avez eu des rapports sexuels ; PARTENAIRE REGULIER.1 ▐ ▐ avec quelqu'un d'autre que votre mari/homme avec qui vous ; ▐ ▐ vivez, était-ce avec un partenaire régulier, une ; CONNAISSANCE.2 ▐ ▐ connaissance, pour de l'argent, ou avec quelqu'un d'autre?; ▐ ▐ ; POUR DE L'ARGENT.3 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; QUELQU'UN D'AUTRE.4 ▐ ============================================================================================================ 515D▐ Un condom a-t-il été utilisé à cette occasion? ; OUI.1 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; NON.2 ==B ▐ ; E=…515E ▐ ; NSP.8 ==S ============================================================================================================ 515DA▐ Lors de ce dernier rapport sexuel, qui a proposé ; ENQUETEE ELLE-MEME.1 ▐ ▐ d'utiliser le condom? ; PARTENAIRE.2 ▐ ▐ ; LES DEUX.3 ▐ ============================================================================================================ 515E▐ Au cours des 12 derniers mois, avec combien de ; A==>==B ▐ ▐ personnes différentes autres que (votre mari/l'homme ; NOMBRE DE PERSONNES.@ @ @=B ▐ avec qui vous vivez) avez-vous eu des rapports sexuels? ; I==R==S E=… 517 ▐ ; NSP.98 =S ============================================================================================================ 28 No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐PASSER ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 515F▐ Maintenant, je voudrais vous poser quelques questions sur ; JAMAIS.000 ===… 608 ▐ votre activité sexuelle afin de mieux comprendre certains ; A==>==B ▐ ▐ problèmes en rapport avec la planification familiale. ; NOMBRE DE JOURS.1 @ @ @ ▐ ▐ ; E==F==G ▐ ▐ Il y a combien de temps que vous avez eu votre dernier ; NOMBRE DE SEMAINES.2 @ @ @ ▐ ▐ rapport sexuel (si vous en avez déjà eu)? ; E==F==G ▐ ▐ ; NOMBRE DE MOIS.3 @ @ @ ▐ ▐ ; E==F==G ▐ ▐ ; NOMBRE D'ANNEES.4 @ @ @ ▐ ▐ ; I==R==S ▐ ▐ ; AVANT LA DERNIERE NAISSANCE.996 ▐ ============================================================================================================ 515FA▐ La dernière fois que vous avez eu des rapports sexuels, ; PARTENAIRE REGULIER.1 ▐ ▐ était-ce avec un partenaire régulier, une connaissance, ; CONNAISSANCE.2 ▐ ▐ pour de l'argent, ou avec quelqu'un d'autre? ; POUR DE L'ARGENT.3 ▐ ▐ ; QUELQU'UN D'AUTRE.4 ▐ ============================================================================================================ 515G▐ VERIFIER 301 ET 302: ; ▐ ▐ A==B NE CONNAIT A==B ; ▐ ▐ CONNAIT LE CONDOM I>=S PAS LE CONDOM I>=S ; ▐ ▐ A=====================S A====================S ; ▐ ▐ … … ; ▐ ▐ Lors de votre dernier Certains hommes utilisent ; ▐ ▐ rapport sexuel, un condom un condom (capote anglaise); ▐ ▐ a-t-il été utilisé? c'est-à-dire qu'ils se met-; OUI.1 ▐ ▐ tent une capote en caout- ; ▐ ▐ chouc au pénis durant les ; NON.2 ==B ▐ rapports sexuels. ; E=…515H ▐ Lors de votre dernier ; NSP.8 ==S ▐ rapport sexuel, un condom ; ▐ ▐ a-t-il été utilisé? ; ▐ ============================================================================================================ 515GA▐ Lors de ce dernier rapport sexuel, qui a proposé ; ENQUETEE ELLE-MEME.1 ▐ ▐ d'utiliser le condom? ; PARTENAIRE.2 ▐ ▐ ; LES DEUX.3 ▐ █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 515H▐ VERIFIER 515F: ▐ █ █ ▐ MOINS DE 12 MOIS A==B 12 MOIS OU PLUS A==B ▐ █ █ ▐ DEPUIS LES DERNIERS I>=S DEPUIS LES DERNIERS I==R==============… 517 █ █ ▐ RAPPORTS SEXUELS @ RAPPORTS SEXUELS ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ v ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ ▐ ; A==>==B ▐ 515I▐ Au cours des 12 derniers mois, avec combien de personnes ; NOMBRE DE PERSONNES.@ @ @ ▐ ▐ différentes avez-vous eu des rapports sexuels? ; I==R==S ▐ ▐ ; NSP.98 ▐ ============================================================================================================ 517 ▐ Connaissez-vous un endroit où vous pouvez vous procurer ; OUI.1 ▐ ▐ des condoms? ; NON.2 ===… 518A ============================================================================================================ 518 ▐ Où est-ce? ; SECTEUR PUBLIC ▐ ▐ ; HOPITAL.11 ▐ ▐ S'IL S'AGIT D'UN HOPITAL, D'UN CENTRE DE SANTE OU ; CENTRE DE SANTE/PMI.12 ▐ ▐ D'UNE CLINIQUE, ECRIRE LE NOM DE L'ENDROIT. INSISTER ; DISPENSAIRE.13 ▐ ▐ POUR DETERMINER LE TYPE DE SERVICE ET ENCERCLER ; POSTE MEDICAL.14 ▐ ▐ LE CODE APPROPRIE. ; ▐ ▐ ; AUTRE PUBLIC__________________16 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; SECTEUR MEDICAL PRIVE ▐ ▐ ___________________________________ ; DOCTEUR PRIVE.21 ▐ ▐ (NOM DE L'ENDROIT) ; CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.22 ▐ ▐ ; CENTRE DE PF.23 ▐ ▐ ; PHARMACIE/DEPOT PHARMACEUT.24 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE MEDICAL ▐ ▐ ; PRIVE_______________________26 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE SECTEUR PRIVE ▐ ▐ ; BOUTIQUE/MARCHE.31 ▐ ▐ ; BAR/BOITE DE NUIT.32 ▐ ▐ ; KIOSQUE.33 ▐ ▐ ; CIRCUIT COMMERCIAL INFORMEL.34 ▐ ▐ ; EGLISE/TEMPLE.35 ▐ ▐ ; CONNAISSANCES/PARENTS.36 ▐ ▐ ; GUERISSEUR TRADITIONNEL.37 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE_________________________96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ============================================================================================================ 29 PASSER No. ▐ QUESTIONS ET FILTRES ; CODES ▐ A █▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀█ █ 518A▐ VERIFIER 515A, 515D ET 515G ▐ █ █ ▐ A==B A==B ▐ █ █ ▐ AU MOINS 1 'OUI' I>=S AUCUN 'OUI' I==R==============… 519 █ █ ▐ @ ▐ █ ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ v ▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀▀ 518B▐ Où avez-vous obtenu les condoms la dernière fois? ; SECTEUR PUBLIC ▐ ▐ ; HOPITAL.11 ▐ ▐ S'IL S'AGIT D'UN HOPITAL, D'UN CENTRE DE SANTE OU ; CENTRE DE SANTE/PMI.12 ▐ ▐ D'UNE CLINIQUE, ECRIRE LE NOM DE L'ENDROIT. INSISTER ; DISPENSAIRE.13 ▐ ▐ POUR DETERMINER LE TYPE DE SERVICE ET ENCERCLER ; POSTE MEDICAL.14 ▐ ▐ LE CODE APPROPRIE. ; ▐ ▐ ; AUTRE PUBLIC__________________16 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; SECTEUR MEDICAL PRIVE ▐ ▐ ___________________________________ ; DOCTEUR PRIVE.21 ▐ ▐ (NOM DE L'ENDROIT) ; CLINIQUE/HOPITAL PRIVE.22 ▐ ▐ ; CENTRE DE PF.23 ▐ ▐ ; PHARMACIE/DEPOT PHARMACEUT.24 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE MEDICAL ▐ ▐ ; PRIVE_______________________26 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE SECTEUR PRIVE ▐ ▐ ; BOUTIQUE/MARCHE.31 ▐ ▐ ; BAR/BOITE DE NUIT.32 ▐ ▐ ; KIOSQUE.33 ▐ ▐ ; CIRCUIT COMMERCIAL INFORMEL.34 ▐ ▐ ; EGLISE/TEMPLE.35 ▐ ▐ ; CONNAISSANCES/PARENTS.36 ▐ ▐ ; GUERISSEUR TRADITIONNEL.37 ▐ ▐ ; ▐ ; PARTENAIRE AVAIT LE CONDOM.41 ===…519 ▐ ; ▐ ; AUTRE_________________________96 ▐ ▐ ; (PRECISER) ▐ =========================================================================================================== 518C▐ Connaissez-vous le nom de la marque des condoms que vous ; PRUDENCE.01 ▐ ▐ avez utilisé la dernière fois? ; PRUDENCE NOUVEAU.02 ▐ ▐ ; PROMESSE.03 ▐ ▐ ; PROTECTOR.04 ▐ ▐ ; GOLD CIRCLE.05 ▐ ▐ ; COOL.06 ▐ ▐ ; ▐ ▐ ; AUTRE___________________________96 ▐ ▐ NOTER LE NOM DE LA MARQUE ; (PRECISER) ▐ ▐ ; NSP.98 ▐ =========================================================================================================== 518D▐ La dernière fois que vous avez acheté des condoms, combien; A==>==B ▐ ▐ en avez-vous acheté? ; NOMBRE DE CONDOMS.@ @ @ ▐