Congo - Demographic and Health Survey - 2006

Publication date: 2006

Indicateurs du Millénaire, EDSC-I Congo 2005 Objectif Indicateur Valeur 1. Réduction de l’extrême pauvreté et de la faim Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans présentant une insuffisance pondérale Masculin : 14,9 % Féminin : 13,9 % Ensemble : 14,4 % 2. Assurer l’éducation primaire pour tous Taux d’alphabétisation des 15 à 24 ans 1 Masculin : 75,0 % Féminin : 66,6 % 3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes Taux d’alphabétisation des femmes de 15 à 24 ans par rapport à celui des hommes1 0,90 Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (pour 1 000 naissances vivantes) 117 pour 1 000 Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes) 75 pour 1 000 4. Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans Proportion d’enfants de 1 an vaccinés contre la rougeole Masculin : 63,7 % Féminin : 68,9 % Ensemble : 66,2 % Taux de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes) 781 pour 100 000 5. Améliorer la santé maternelle Proportion d’accouchements assistés par du personnel de santé qualifié 86,1 % Taux d’utilisation du préservatif sur le taux de prévalence des contraceptifs (une méthode moderne, femmes 15-49 en union) 70,1 % Utilisation d’un préservatif lors du dernier rapport sexuel à risque (population âgée de 15 à 24) 2 Masculin : 37,5 % Féminin : 20,0 % Population âgée de 15 à 24 ans ayant une bonne connaissance générale du VIH/sida 3 Masculin : 22,0% Féminin : 10,0 % Taux d’utilisation de la contraception (une méthode moderne, femmes 15-49 actuellement en union) 12,7 % 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies Taux de scolarisation des orphelins par rapport au taux de scolarisation des autres enfants non orphelins âgés de 10-14 ans 0,9 Proportion de la population utilisant des combustibles solides 4 Urbain : 68,3% Rural : 95,7 % Ensemble : 81,3 % Proportion de la population ayant accès de façon durable à une source d’eau meilleure5, zones urbaines et rurales Urbain : 91,2 % Rural : 21,7 % Ensemble : 58,1 % 7. Assurer un environnement durable Proportion de la population ayant accès à un meilleur système d’assainissement6, zones urbaines et rurales Urbain : 96,3 % Rural : 82,5 % Ensemble : 89,8 % 1 Correspond aux enquêtés qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et à ceux pouvant lire une phrase entière. 2 On entend par rapports sexuels à hauts risques, les rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant au cours des 12 mois précédant l’enquête. 3 Sont considérés comme ayant une bonne connaissance générale, les femmes et les hommes qui déclarent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté, qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida, et qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Au Congo, les deux idées erronées les plus courantes sont la transmission par les piqûres de moustiques et par des moyens surnaturels. 4 Charbon de bois et bois à brûler. 5 Eau de robinet, forage ou puits protégés. 6 Chasse d’eau, fosse/latrines non couvertes, fosse/latrines couvertes ou fosse/latrines ventilées améliorées. RÉPUBLIQUE DU CONGO - Unité - Travail - Progrès - ------- ENQUÊTE DÉMOGRAPHIQUE ET DE SANTÉ DU CONGO (EDSC-I) 2005 Ministère du Plan, de l’Aménagement du Territoire, de l’Intégration Économique et du NEPAD Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE), Brazzaville et ORC Macro, Calverton, Maryland Juillet 2006 Les personnes suivantes ont participé à l’analyse des données de l’EDSC-I et à la rédaction du rapport : Dominique Kimpouni (CNSEE) Gabriel Batsanga (CNSEE) Fabrice Bowamboka (CNSEE) Euloge Bikindou-Boueya (CNSEE) Michel Bitemo (DGPOP) Frédéric Nkeoua (ACBEF) Jean Pierre Massamba (Université M. Ngouabi) Bernard Barrère (ORC Macro) Monique Barrère (ORC Macro) Ce rapport présente les principaux résultats de l’Enquête Démographique et de Santé (EDSC-I) qui a été réalisée au Congo en 2005 par le Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE). Cette enquête a été financée par le Gouvernement du Congo ainsi que par le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) par le biais d’un don de l’Agence Internationale de Développement (IDA – Banque Mondiale) et a reçu un soutien matériel et financier du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). L’EDSC-I a bénéficié de l'assistance technique de ORC Macro. L'EDSC-I fait partie du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys - DHS) dont l'objectif est de collecter, analyser et diffuser des données démographiques portant en particulier sur la fécondité, la planification familiale et la santé de la mère et de l'enfant. Des informations complémentaires sur l'EDSC-I peuvent être obtenues auprès du Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE), B.P. 2031, Brazzaville, Congo (Téléphone (242) 81 59 09 ; Fax (242) 81 59 09) ; E-mail : cnsee@hotmail.com ; Internet : http://www.cnsee.org. Concernant le programme DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de ORC Macro, 11785 Beltsville Drive, Calverton, MD 20705, USA (Téléphone 301-572-0200 ; Fax 301-572-0999 ; E-mail : reports@orcmacro.com ; Internet : http://www.measuredhs.com). Citation recommandée : Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE) et ORC Macro. 2006. Enquête Démographique et de Santé du Congo 2005. Calverton, Maryland, USA : CNSEE et ORC Macro. Table des Matières | iii TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux et des graphiques . ix Préface . xvii Avant-Propos . xix Sigles et Abréviations . xxi Résumé . xxiii Carte du Congo . xxx CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE Dominique KIMPOUNI 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS .1 1.1.1 Aspects géographiques et climatiques.1 1.1.2 Contexte politique et administratif .1 1.1.3 Évolution récente de l’économie .2 1.1.4 Situation démographique .3 1.1.5 Politique de santé .4 1.1.6 Politique de population.5 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE .6 1.2.1 Cadre institutionnel.6 1.2.2 Objectifs de l’enquête.6 1.2.3 Questionnaires.7 1.2.4 Échantillonnage.9 1.2.5 Test d’hémoglobine .11 1.2.6 Déroulement des activités de l’EDSC-I .11 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET SITUATION DES ENFANTS Euloge BIKINDOU-BOUEYA 2.1 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES .13 2.1.1 Population des ménages.13 2.1.2 Condition de vie des ménages.19 2.2 SITUATION DES ENFANTS .23 2.2.1 Enregistrement des naissances à l’état civil.23 iv | Table des Matières 2.2.2 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents.24 2.2.3 Scolarisation des enfants .25 2.2.4 Travail des enfants.26 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Fabrice BOWAMBOKA 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES PERSONNES ENQUÊTÉES.29 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES.32 3.3 ALPHABÉTISATION.34 3.4 CARACTÉRISTIQUES DES COUPLES.37 3.5 EXPOSITION AUX MÉDIAS .38 3.6 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE.41 3.7 STATUT DE LA FEMME .48 3.7.1 Utilisation de revenu et contribution aux dépenses du ménage .48 3.7.2 Opinion des femmes sur la violence conjugale .50 CHAPITRE 4 FÉCONDITÉ Gabriel BATSANGA 4.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES .53 4.2 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE .54 4.3 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ .57 4.4 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE .59 4.5 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE.61 4.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE.63 4.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES.65 CHAPITRE 5 PLANIFICATION FAMILIALE Frédéric NKEOUA 5.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES .69 5.2 PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION .72 5.2.1 Utilisation de la contraception à un moment quelconque .73 5.2.2 Utilisation actuelle de la contraception.74 5.3 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE.78 5.4 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION .78 5.5 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION.80 5.5.1 Intention d’utiliser la contraception à l’avenir .80 5.5.2 Raison de non utilisation de la contraception .80 5.5.3 Méthode contraceptive future préférée .82 5.6 EXPOSITION AUX MESSAGES SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE .82 Table des Matières | v 5.7 OPINIONS ET ATTITUDES DES COUPLES VIS-A-VIS DE LA PLANIFICATION FAMILIALE.84 5.7.1 Discussions de la planification familiale avec le conjoint.84 5.7.2 Opinion face à la planification .84 CHAPITRE 6 AVORTEMENT Dominique KIMPOUNI 6.1 NOMBRE D’AVORTEMENTS SUR LA DURÉE DE VIE.87 6.2 STADE DE LA GROSSESSE AU MOMENT DE L’AVORTEMENT.88 6.3 DÉCISION DE L’AVORTEMENT .90 6.4 RAISON DE L’AVORTEMENT.91 6.5 PROCÉDURE D’AVORTEMENT .93 6.6 LIEU DE L’AVORTEMENT .95 6.7 ASSISTANCE À L’AVORTEMENT .96 6.8 COMPLICATIONS APRÈS L’AVORTEMENT.98 CHAPITRE 7 NUPTIALITÉ, ACTIVITÉ SEXUELLE ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Dominique KIMPOUNI 7.1 NUPTIALITÉ .99 7.1.1 État matrimonial.99 7.1.2 Polygamie . 101 7.1.3 Âge à la première union. 102 7.2 ACTIVITÉ SEXUELLE . 105 7.2.1 Âge aux premiers rapports sexuels. 105 7.2.2 Activité sexuelle récente. 108 7.3 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE ET MÉNOPAUSE . 111 7.3.1 Exposition au risque de grossesse . 111 7.3.2 Ménopause . 113 CHAPITRE 8 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Michel BITEMO et Monique BARRÈRE 8.1 DÉSIR D’AVOIR DES ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES. 115 8.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE. 118 8.3 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS . 121 8.4 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 124 vi | Table des Matières CHAPITRE 9 SANTÉ Monique BARRÈRE 9.1 SOINS PRÉNATALS, ACCOUCHEMENT ET VISITES POSTNATALES. 127 9.1.1 Soins prénatals . 127 9.1.2 Accouchement. 132 9.1.3 Examens postnatals . 136 9.2 VACCINATION DES ENFANTS. 137 9.3 MALADIES DES ENFANTS . 141 CHAPITRE 10 PALUDISME Monique BARRÈRE 10.1 DISPONIBILITÉ DE MOUSTIQUAIRES DANS LES MÉNAGES. 147 10.2 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES PAR LES ENFANTS ET PAR LES FEMMES ENCEINTES. 149 10.3 CHIMIOPRÉVENTION CHEZ LA FEMME ENCEINTE . 151 10.4 TRAITEMENT PRÉCOCE DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS. 153 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT MATERNEL, ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES Jean Pierre MASSAMBA et Monique BARRÈRE 11.1 ALLAITEMENT MATERNEL ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT. 157 11.2 IODATION DU SEL, VITAMINE A ET CÉCITÉ CRÉPUSCULAIRE CHEZ LES ENFANTS ET CHEZ LES FEMMES . 163 11.2.1 Consommation de sel iodé par les ménages . 163 11.2.2 Consommation de micronutriments par les enfants . 164 11.2.3 Consommation de micronutriments et cécité crépusculaire chez les femmes . 166 11.2.4 Anémie . 168 11.3 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES . 172 11.3.1 État nutritionnel des enfants . 172 11.3.2 État nutritionnel des femmes . 178 CHAPITRE 12 MORTALITÉ DES ENFANTS Monique BARRÈRE 12.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 181 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 183 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE . 184 12.4 GROUPES À HAUTS RISQUES . 188 Table des Matières | vii CHAPITRE 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Bernard BARRÈRE 13.1 COLLECTE DES DONNÉES . 191 13.2 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 192 13.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE . 194 13.4 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . 196 CHAPITRE 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) ET DU VIH/SIDA Monique BARRÈRE 14.1 CONNAISSANCE, OPINIONS ET ATTITUDES . 199 14.1.1 Connaissance des moyens de prévention et de transmission. 199 14.1.2 Stigmatisation. 207 14.1.3 Enseignement du condom aux jeunes . 210 14.1.4 Opinion au sujet de l’abstinence et de la fidélité. 210 14.2 RAPPORTS SEXUELS À HAUTS RISQUES ET UTILISATION DU CONDOM . 211 14.3 POPULATION AYANT EFFECTUÉ UN TEST DU VIH. 215 14.4 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST). 218 14.5 INJECTIONS EFFECTUÉES PAR DU PERSONNEL MÉDICAL . 219 14.6 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA ET COMPORTEMENTS SEXUELS CHEZ LES JEUNES. 221 RÉFÉRENCES .233 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 INTRODUCTION . 235 A.2 BASE DE SONDAGE . 235 A.3 ÉCHANTILLONNAGE . 235 A.4 PROBABILITÉS DE SONDAGE . 236 A.5 RÉSULTAT DES ENQUÊTES . 237 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE .241 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES. 253 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSC-I 2005 .259 ANNEXE E QUESTIONNAIRES. 263 Liste des Tableaux et des Graphiques | ix LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Page CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base .3 Tableau 1.2 Résultats de l'enquête ménage et de l'enquête individuelle .10 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET SITUATION DES ENFANTS Tableau 2.1 Population des ménages par âge, sexe et résidence.14 Tableau 2.2 Composition des ménages .15 Tableau 2.3.1 Niveau d'instruction de la population des ménages (hommes).16 Tableau 2.3.2 Niveau d'instruction de la population des ménages (femmes) .17 Tableau 2.4 Taux de fréquentation scolaire .18 Tableau 2.5 Caractéristiques des logements .20 Tableau 2.6 Biens durables possédés par les ménages .21 Tableau 2.7 Quintiles de bien-être économique .22 Tableau 2.8 Enregistrement des naissances à l'état civil.23 Tableau 2.9 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents .24 Tableau 2.10 Scolarisation des enfants de 10-14 ans orphelins ou non.25 Tableau 2.11 Travail des enfants .27 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population .14 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge.18 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés .31 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction par caractéristiques sociodémographiques : femmes .33 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction par caractéristiques sociodémographiques : hommes .34 Tableau 3.3.1 Alphabétisation : femmes.35 Tableau 3.3.2 Alphabétisation : hommes .37 Tableau 3.4 Caractéristiques différentielles des couples.38 Tableau 3.5.1 Exposition aux médias : femmes .39 Tableau 3.5.2 Exposition aux médias : hommes .40 Tableau 3.6 Travail des femmes .42 Tableau 3.7 Travail des hommes .43 Tableau 3.8 Employeur et formes de revenus des femmes.44 Tableau 3.9 Employeur et formes de revenus des hommes.45 Tableau 3.10 Type d’occupation des femmes.46 Tableau 3.11 Type d’occupation des hommes .47 Tableau 3.12 Décision de l'utilisation du revenu et contribution aux dépenses du ménage.49 x | Liste des Tableaux et des Graphiques Tableau 3.13 Opinion des femmes concernant le fait qu'un mari batte sa femme.51 Graphique 3.1 Proportion d’analphabètes parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans .36 Graphique 3.2 Caractéristiques des couples .38 CHAPITRE 4 FÉCONDITÉ Tableau 4.1 Fécondité actuelle.55 Tableau 4.2 Fécondité par caractéristiques sociodémographiques .56 Tableau 4.3 Tendance de la fécondité par âge .58 Tableau 4.4.1 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes .60 Tableau 4.4.2 Enfants nés vivants et enfants survivants des hommes.61 Tableau 4.5 Intervalle intergénésique .62 Tableau 4.6 Âge à la première naissance .64 Tableau 4.7 Âge médian à la première naissance selon certaines caractéristiques sociodémographiques .65 Tableau 4.8 Grossesse et fécondité des adolescentes.66 Graphique 4.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence .56 Graphique 4.2 Indice synthétique de fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans .57 Graphique 4.3 Taux de fécondité par âge et par période de cinq ans précédant l'EDSC-I 2005 .58 Graphique 4.4 Tendances de l'ISF pour les femmes de 15-34 ans.59 Graphique 4.5 Proportion d'adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde .67 CHAPITRE 5 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives .70 Tableau 5.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques .72 Tableau 5.3 Utilisation de la contraception à un moment quelconque .73 Tableau 5.4 Utilisation actuelle de la contraception .75 Tableau 5.5 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques .76 Tableau 5.6 Connaissance de la période féconde.78 Tableau 5.7 Source d'approvisionnement.79 Tableau 5.8 Utilisation future .80 Tableau 5.9 Raisons pour lesquelles les femmes n'ont pas l'intention d'utiliser la contraception .81 Tableau 5.10 Méthode contraceptive future préférée.82 Tableau 5.11 Exposition aux messages sur la planification familiale .83 Tableau 5.12 Discussion de la planification familiale avec le conjoint.84 Tableau 5.13 Opinion des couples face à la planification familiale .85 Graphique 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives par l’ensemble des femmes .71 Graphique 5.2 Utilisation des méthodes contraceptives modernes par les femmes en union .77 Graphique 5.3 Intention d’utiliser la contraception par les femmes en union non utilisatrices .80 Liste des Tableaux et des Graphiques | xi CHAPITRE 6 AVORTEMENT Tableau 6.1 Nombre d'avortements .88 Tableau 6.2 Stade de la grossesse au moment de l'avortement .89 Tableau 6.3 Décision de l’avortement .91 Tableau 6.4 Raisons de l'avortement .92 Tableau 6.5 Procédure d'avortement.94 Tableau 6.6 Lieu de l'avortement .95 Tableau 6.7 Assistance à l'avortement.97 Tableau 6.8 Complications après l'avortement.98 CHAPITRE 7 NUPTIALITÉ, ACTIVITÉ SEXUELLE ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Tableau 7.1 État matrimonial actuel . 100 Tableau 7.2 Nombre d'épouses et de co-épouses. 101 Tableau 7.3 Âge à la première union. 103 Tableau 7.4 Âge médian à la première union . 104 Tableau 7.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 106 Tableau 7.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels. 107 Tableau 7.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 109 Tableau 7.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 110 Tableau 7.8 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum. 112 Tableau 7.9 Durée médiane de l'insusceptibilité post-partum par caractéristiques sociodémographiques . 113 Tableau 7.10 Ménopause. 113 Graphique 7.1 Proportion de femmes et d’hommes célibataires par âge. 100 Graphique 7.2 Âge médian des femmes et des hommes à la première union . 105 Graphique 7.3 Âge médian des femmes et des hommes aux premiers rapports sexuels . 108 CHAPITRE 8 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 8.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfant vivants . 116 Tableau 8.2 Préférences en matière de fécondité selon l'âge . 117 Tableau 8.3 Désir de limiter les naissances . 114 Tableau 8.4 Besoins en matière de planification familiale. 119 Tableau 8.5 Nombre idéal d'enfants . 122 Tableau 8.6 Nombre idéal d'enfants par caractéristiques sociodémographiques . 124 Tableau 8.7 Planification de la fécondité. 125 Tableau 8.8 Taux de fécondité désirée. 126 Graphique 8.1 Femmes en union désirant des enfants supplémentaires selon le nombre d’enfants vivants . 116 Graphique 8.2 Nombre idéal moyen d'enfants des femmes et des hommes selon le nombre d’enfants vivants . 123 Graphique 8.3 Planification de la dernière naissance en fonction du rang de naissance . 125 xii | Liste des Tableaux et des Graphiques CHAPITRE 9 SANTÉ Tableau 9.1 Soins prénatals. 128 Tableau 9.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . 129 Tableau 9.3 Examens au cours des visites prénatales . 130 Tableau 9.4 Vaccination antitétanique . 132 Tableau 9.5 Lieu de l'accouchement . 133 Tableau 9.6 Assistance lors de l'accouchement. 134 Tableau 9.7 Caractéristiques de l'accouchement . 135 Tableau 9.8 Examens postnatals . 137 Tableau 9.9 Vaccinations selon les sources d'information . 138 Tableau 9.10 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 139 Tableau 9.11 Vaccinations au cours de la première année . 141 Tableau 9.12 Prévalence et traitement des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) et de la fièvre. 142 Tableau 9.13 Prévalence de la diarrhée. 143 Tableau 9.14 Connaissance des sachets de SRO. 140 Tableau 9.15 Traitement de la diarrhée. 145 Tableau 9.16 Alimentation pendant la diarrhée. 146 Graphique 9.1 Soins prénatals par du personnel formé . 129 Graphique 9.2 Pourcentage d'enfants de 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination. 140 CHAPITRE 10 PALUDISME Tableau 10.1 Possession de moustiquaires . 148 Tableau 10.2 Utilisation de moustiquaires par les enfants. 149 Tableau 10.3 Utilisation de moustiquaires par les femmes. 150 Tableau 10.4 Utilisation de traitement préventif au cours de la grossesse. 152 Tableau 10.5 Prévalence et traitement précoce de la fièvre. 154 Tableau 10.6 Différents antipaludéens et prise précoce. 156 Graphique 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages. 148 Graphique 10.2 Utilisation de moustiquaires par les femmes et par les femmes enceintes . 151 Graphique 10.3 Utilisation de traitement préventif contre le paludisme au cours de la dernière grossesse . 153 Graphique 10.4 Prévalence de la fièvre et traitement antipaludéen parmi les enfants de moins de 5 ans . 155 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT MATERNEL, ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES Tableau 11.1 Allaitement initial. 158 Tableau 11.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant. 160 Tableau 11.3 Durée médiane et fréquence de l'allaitement. 161 Tableau 11.4 Aliments reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'enquête. 162 Liste des Tableaux et des Graphiques | xiii Tableau 11.5 Sel iodé dans le ménage . 164 Tableau 11.6 Consommation de micronutriments . 165 Tableau 11.7 Consommation de micronutriments par les mères. 167 Tableau 11.8 Prévalence de l'anémie chez les enfants . 169 Tableau 11.9 Prévalence de l'anémie chez les femmes. 171 Tableau 11.10 État nutritionnel des enfants . 173 Tableau 11.11 État nutritionnel des femmes par caractéristiques sociodémographiques . 179 Graphique 11.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans selon l’âge. 175 CHAPITRE 12 MORTALITÉ DES ENFANTS Tableau 12.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans. 183 Tableau 12.2 Mortalité des enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques. 185 Tableau 12.3 Taux de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques biologiques de la mère et des enfants . 186 Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques. 189 Graphique 12.1 Tendance de la mortalité des enfants . 184 Graphique 12.2 Mortalité infanto-juvénile selon certaines caractéristiques socio- démographiques . 185 Graphique 12.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances. 191 CHAPITRE 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Tableau 13.1 Complétude de l'information sur les frères et soeurs. 193 Tableau 13.2 Indicateurs de la qualité des données sur les frères et sœurs. 194 Tableau 13.3 Estimation de la mortalité adulte par âge. 195 Tableau 13.4 Estimation directe de la mortalité maternelle. 197 Graphique 13.1 Taux de mortalité des hommes et des femmes par groupe d’âges . 196 CHAPITRE 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) ET DU VIH/SIDA Tableau 14.1 Connaissance du sida. 200 Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH. 201 Tableau 14.3.1 Idées erronées à propos du sida et connaissance « complète » du sida – femmes. 203 Tableau 14.3.2 Idées erronées à propos du sida et connaissance « complète » du sida – hommes . 204 Tableau 14.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant . 206 Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH/sida – femmes. 208 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH/sida – hommes . 209 xiv | Liste des Tableaux et des Graphiques Tableau 14.6 Adultes qui pensent que l’utilisation du condom devrait être enseignée aux jeunes de 12-14 ans . 210 Tableau 14.7.1 Partenaires sexuels multiples et rapports sexuels à hauts risques au cours des derniers mois – femmes. 212 Tableau 14.7.2 Partenaires sexuels multiples et rapports sexuels à hauts risques au cours des derniers mois – hommes. 214 Tableau 14.8.1 Population ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats – femmes. 215 Tableau 14.8.2 Population ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats – hommes . 216 Tableau 14.9 Femmes enceintes conseillées et testées pour le VIH. 217 Tableau 14.10 Infection Sexuellement Transmissible (IST) et symptômes d’IST déclarés . 218 Tableau 14.11 Prévalence des injections . 220 Tableau 14.12 Connaissance « complète »du sida par les jeunes et connaissance d’un endroit où se procurer des condoms. 222 Tableau 14.13 Âge des jeunes aux premiers rapports sexuels . 224 Tableau 14.14 Utilisation du condom au cours des premiers rapports sexuels parmi les jeunes. 225 Tableau 14.15 Célibataires de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels prémaritaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prémaritaux. 226 Tableau 14.16.1 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom par les jeunes – femmes. 227 Tableau 14.16.2 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom par les jeunes – hommes . 228 Tableau 14.17 Disparité d’âges entre partenaires sexuels . 230 Tableau 14.18 Rapports sexuels après avoir bu de l’alcool . 231 Tableau 14.19 Jeunes de 15-24 ans ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats. 232 Graphique 14.1 Opinions et croyances concernant l’abstinence sexuelle et la fidélité . 211 Graphique 14.2 Recherche de conseils ou traitement pour les IST. 219 Graphique 14.3 Lieu de la dernière injection faite par du personnel médical . 221 Graphique 14.4 Abstinence, fidélité et utilisation du condom par les jeunes. 229 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition de la population par domaine et par milieu de résidence. 235 Tableau A.2 Répartition de l’échantillon entres les domaines et par milieu de résidence. 236 Tableau A.3 Résultats de l'enquête auprès des ménages et auprès des femmes . 238 Tableau A.4 Résultats de l'enquête auprès des ménages et auprès des hommes. 239 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage . 244 Tableau B.2 Erreurs d’échantillonnage - Échantillon National . 245 Tableau B.3 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Urbain . 246 Tableau B.4 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Rural . 247 Liste des Tableaux et des Graphiques | xv Tableau B.5 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Brazzaville. 248 Tableau B.6 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Pointe-Noire . 249 Tableau B.7 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Sud . 250 Tableau B.8 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Nord . 251 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge des ménages. 253 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 254 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés. 254 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement . 255 Tableau C.4 Naissances par année du calendrier depuis la naissance. 255 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours . 256 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois. 257 Préface | xvii PRÉFACE Le Gouvernement de la République du Congo a résolument opté pour une prise en compte effective de la composante population lors de l’élaboration des différents programmes de développement du pays. Cette volonté se manifeste par d’importants efforts consentis en faveur des grandes opérations de collecte parmi lesquelles la toute première Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-I) réalisée sur l’ensemble du territoire national en 2005. Cette enquête, dont les objectifs cadrent parfaitement avec les besoins en informations démographiques et sanitaires du Congo, fournit aux décideurs, aux planificateurs et aux organismes d’aide au développement, une batterie des données statistiques susceptibles de les orienter dans la conception et la mise en œuvre des programmes visant un développement économique et social durable. En particulier, les données de l’EDSC-I serviront à la finalisation du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP). L’Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-I) a pu se réaliser grâce à l’appui technique de ORC Macro International et au soutien financier et matériel de la Banque Mondiale (Agence Internationale de Développement - IDA) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Qu’il me soit permis de leur traduire ici les sincères remerciements et la reconnaissance du Gouvernement de la République. De même, j’adresse mes chaleureuses félicitations aux cadres nationaux qui, malgré les multiples difficultés rencontrées, ont fait preuve de courage et d’abnégation pour conduire cette enquête à bon terme. Puissent la solidarité des organismes internationaux et le dévouement des cadres nationaux soutenir une fois de plus les efforts du Gouvernement dans l’organisation et l’exécution de la deuxième Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-II) programmée en 2010. Avant-Propos | xix AVANT-PROPOS La première Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-I) a été réalisée en 2005 dans un contexte de manque de données statistiques à jour sur la population et sur la situation sanitaire. De ce fait, les résultats de cette enquête viennent actualiser les indicateurs démographiques et de santé dont la source la plus récente demeure encore le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1984 (RGPH84). Pour avoir couvert des domaines aussi variés que la fécondité, la mortalité, la santé et l’état nutritionnel des mères et des enfants, l’attitude et la pratique en matière de planification familiale et de connaissance des maladies sexuellement transmissibles dont particulièrement le VIH-SIDA, l’EDSC-1 constitue une source de données aux utilisations multiples tant pour les Autorités politico administratives que pour les partenaires au développement et les chercheurs. Une opération de telle envergure n’a pu se réaliser dans les délais que grâce à la mobilisation d’importantes ressources financières, matérielles et humaines. Aussi, voudrais-je exprimer ma gratitude à toutes les institutions et à toutes les personnes qui ont contribué d’une manière ou d’une autre au succès de cette enquête ; il s’agit particulièrement : • du Gouvernement de la République pour sa sollicitude constante ; • de la Banque Mondiale (Agence Internationale de développement) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) pour leur soutien matériel et financier ; • du Conseil National de Lutte contre le SIDA (CNLS) pour sa diligence dans la mise à disposition des moyens matériels et financiers ; • des experts de ORC Macro International pour leur appui technique ; • des autorités politiques, administratives, militaires et religieuses ainsi que des populations des zones enquêtées pour leur adhésion ; • de tout le personnel de l’EDSC-I pour sa disponibilité. Sigles et Abréviations | xxi SIGLES ET ABRÉVIATIONS ACBEF Association Congolaise pour le Bien-Être Familial AFRISTAT Observatoire Économique et Statistique d’Afrique Subsaharienne BCG Bacille de Calmette et Guérin (vaccin antituberculeux) CDC Centers for Disease Control and Prevention (Centres de Contrôle et Prévention des Maladies des États-Unis) CEEAC Communauté Économique des États d’Afrique Centrale CEMAC Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale CIPD Conférence Internationale sur la Population et le Développement CNLS Conseil National de Lutte contre le Sida CNSEE Centre National de la Statistique et des Études Économiques CSI Centre de Santé Intégré CSS Circonscription Socio Sanitaire CTS Comité Technique de Suivi DGPOP Direction Générale de la Population DHS Demographic and Health Surveys DIU Dispositif Intra Utérin DLM Direction de la Lutte contre la Maladie DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté EDS Enquête Démographique et de Santé EDSC Enquête Démographique et de Santé du Congo ET Écart-type FRPC Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance IDA Agence Internationale de Développement IMC Indice de Masse Corporelle IRA Infections Respiratoires Aiguës ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désirée IST Infection Sexuellement Transmissible MII Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide MPE Malnutrition Protéino-Énergétique NCHS National Center for Health Statistics (Centre National des Statistiques Sanitaires des États-Unis) NEPAD Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique OHADA Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé xxii | Sigles et Abréviations ONU Organisation des Nations Unies ORSTOM Office de Recherche Scientifique pour les Territoires d’Outre-Mer PCT Parti Congolais du Travail PEV Programme Élargi de Vaccination PIB Produit Intérieur Brut PNDS Programme National de Développement Sanitaire PNLS Programme National de Lutte contre le Sida PNP Politique Nationale de Population PNS Politique Nationale de Santé PPM Parts Par Million PPTE Pays Pauvres Très Endettés RDV Risque de mortalité maternelle sur la Durée de Vie RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SRO Sels de Réhydratation par voie Orale TBN Taux Brut de Natalité TDCI Troubles Dus à la Carence en Iode TGFG Taux Global de Fécondité Générale TMM Taux de Mortalité Maternelle TRO Thérapie de Réhydratation par voie Orale UA Union Africaine UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine ZD Zone de Dénombrement Résumé | xxiii RÉSUMÉ L'Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-I) est la première du genre réalisée dans ce pays. Il s’agit d’une enquête par sondage, représentative au niveau national ainsi qu’au niveau des milieux de résidence urbain et rural et des quatre domaines d’étude constitués par Brazzaville, Pointe-Noire, la région Nord et la région Sud. L’objectif global de cette première EDS est de fournir les données nécessaires à l’estimation des indicateurs démographiques et de santé, indispensables pour la mise en place de politiques et programmes dans les domaines de la population, de la santé et de la planification familiale. À cette fin, l’enquête fournit des informations détaillées sur les niveaux et les caractéristiques de la fécondité des femmes de 15-49 ans et de la mortalité des enfants de moins de 5 ans ainsi que sur la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant, la pratique de l’avortement, les soins pré et postnatals, les vaccinations, le paludisme, l'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans et des femmes de 15-49 ans. En outre, au cours de cette enquête, des données ont été collectées sur les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et sur la connaissance et les comportements vis-à-vis du VIH/sida. L’échantillon de l’EDSC-I est un échantillon aréolaire, stratifié et à 2 degrés. Au cours de l'enquête, réalisée sur le terrain du 8 juillet 2005 au 23 novembre 2005, 5 879 ménages, 7 051 femmes âgées de 15-49 ans et 3 146 hommes de 15-59 ans ont été interviewés avec succès. Réalisée grâce à l’assistance financière et matérielle du Gouvernement du Congo, du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS), par le biais d’un don de l’Agence Internationale de Développement (IDA-Banque Mondiale) et du Fonds des Nations Unis pour l’Enfance (Unicef) l’EDSC-I a été exécutée par le Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE). l’EDSC-I a bénéficié de l’assistance technique de ORC Macro, institution de coopération américaine en charge du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (DHS). CARACTÉRISTIQUES DES ENQUÊTÉS Répartition spatiale des enquêtés. Au moment de l’enquête, plus de la moitié des enquêtés vivaient en ville (57 % des femmes et 59 % des hommes). Concernant la région de résidence, les résultats montrent que Brazzaville et la région Sud concentrent environ les deux tiers des enquêtés (66 % des femmes et 65 % des hommes). À l’opposé, ils sont proportionnellement moins nombreux à Pointe-Noire (17 % des femmes et 18 % des hommes) et au Nord (17 % pour chaque sexe). Alphabétisation. Les résultats de l’enquête montrent que plus des trois quarts des femmes sont alphabétisées (78 %). Chez les hommes, cette proportion est plus élevée et atteint 90 %. De plus, les proportions de personnes alphabétisées sont plus élevées en urbain qu’en rural (89 % contre 64 % pour les femmes et 93 % contre 85 % pour les hommes). C’est à Brazzaville et à Pointe-Noire que les taux d’alphabétisation sont les plus élevés : respectivement, 92 % des femmes contre 95 % des hommes et 87 % des femmes contre 91 % des hommes. Dans les autres régions, les taux ne dépassent pas 68 % pour les femmes et 87 % pour les hommes. Niveau d’instruction. Les résultats montrent que la très grande majorité de la population congolaise a fréquenté l’école. En effet, seulement 7 % des femmes et 2 % des hommes n’ont aucune instruction. Cependant, chez les femmes, on constate des disparités importantes selon les milieux de résidence : les proportions de femmes sans aucune instruction sont élevées dans le Nord et le Sud (respectivement, 11 % et 13 %) et très faibles dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire (environ 3 %). On constate que la proportion de femmes et d’hommes sans aucune instruction diminue au fur et à mesure que le niveau de richesse du ménage s’améliore, passant, chez les femmes, de 17 % dans xxiv | Résumé les ménages les plus pauvres à 2 % dans les plus riches. Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 4 % et 2 %. État matrimonial. Plus de la moitié des femmes étaient en union au moment de l’enquête (56 %) et 36 % étaient célibataires. Les résultats mettent en évidence une proportion non négligeable de femmes divorcées ou séparées (12 %) et une faible proportion de veuves (2 %). Par ailleurs, les résultats montrent que la polygamie est une pratique assez peu répandue au Congo : seulement 15 % des femmes ont déclaré avoir une co-épouse. En ce qui concerne les hommes, 92 % se sont déclarés en union avec une seule épouse. CARACTÉRISTIQUES DES LOGEMENTS Disponibilité de l’électricité. Dans l’ensemble, un ménage sur trois (34 %) dispose de l’électricité. Cependant, en milieu urbain, cette proportion atteint 51 % alors qu’elle n’est que de 15 % en milieu rural. Provenance de l’eau utilisée pour la consommation. Globalement, on constate qu’un ménage sur deux utilise de l’eau provenant d’un robinet (50 %). Dans 20 % des cas, l’eau provient de sources mais dans la majorité des cas, il s’agit de sources non protégées (14 %). Seulement 7 % des ménages ont accès à des sources protégées. En outre, les résultats montrent que les ménages du milieu rural sont défavorisés par rapport à ceux du milieu urbain : en effet, en milieu rural, 28 % des ménages utilisent, pour leur consommation, de l’eau provenant de sources non protégées et dans 21 % des cas, de l’eau provenant d’un cours d’eau. Seuls, 8 % des ménages ruraux s’approvisionnent à un robinet contre 87 % des ménages urbains. Disponibilité de toilettes. Plus des deux tiers des ménages (69 %) ne disposent que de fosses/latrines rudimentaires. Dans la majorité des cas, il s’agit de fosses/latrines en commun (44 %). Un peu plus d’un ménage sur dix utilise des fosses/latrines améliorées et cette proportion est nettement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (20 % contre 1 %). SITUATION DES ENFANTS Enregistrement des naissances à l’état civil. L’enquête a montré que 81 % des naissances d’enfants de moins de 10 ans ont été déclarées à l’état civil. On ne constate pas de différence selon le sexe de l’enfant. Par contre, les naissances sont bien moins déclarées en milieu rural (75 %) qu’en milieu urbain (88 %). C’est à Pointe-Noire qu’on observe la proportion la plus élevée de naissances déclarées (91 %) et, dans la région Nord, la proportion la plus faible (74 %). Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents. Plus de la moitié des enfants de moins de 17 ans vivent avec leurs deux parents biologiques. À l’opposé, dans 17 % des cas, les enfants ne vivent avec aucun de leurs deux parents biologiques, que ceux-ci soient en vie, ou décédés. Seulement 9 % des enfants sont orphelins de père et ou de mère. En outre, les résultats de l’enquête montrent que, sur le plan scolaire, les enfants orphelins souffrent d’un désavantage par rapport aux autres enfants (ratio de 0,88). Travail des enfants. Au cours de la semaine ayant précédé l’enquête, 71 % des enfants de 15-17 ans ont travaillé. Dans la moitié des cas, les enfants ont travaillé moins de 4 heures par jour (49 %). Ils ont, pour la plupart (69 %), effectué des travaux domestiques. C’est dans le groupe d’âges 10-14 ans que la proportion de ceux qui ont travaillé est la plus élevée (80 %). FÉCONDITÉ Niveaux de fécondité. Avec un nombre moyen d’enfants par femme de 4,8, la fécondité des femmes congolaises demeure élevée. Ce niveau est proche de ceux observés récemment dans certains pays voisins comme le Cameroun (5,0 enfants en 2004) et le Gabon (4,3 enfants en 2000). Les résultats de l’enquête ont mis en évidence des disparités importantes selon les milieux de résidence, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être. C’est en milieu rural (6,1 enfants), dans la région Nord (6,2 enfants), chez les femmes n’ayant aucune instruction (6,2 enfants) et parmi celles vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus pauvre (6,7 enfants) que ce niveau de fécondité est le plus élevé. À l’opposé, à Brazzaville et à Pointe-Noire, le nombre d’enfants par femme n’est respectivement que de 3,6 Résumé | xxv et 3,8. De même, parmi les femmes ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle, ce nombre moyen n’est que de 2,8 et parmi les femmes du quintile le plus riche, il est estimé à 2,9. Par ailleurs, l’âge médian à la première naissance des femmes de 20-49 ans s’établit à 19,5 ans et il varie d’un maximum de 20,0 en milieu urbain à 18,5 ans parmi celles sans instruction et à 18,6 ans dans la région Nord. Préférences en matière de fécondité. Les résultats montrent qu’une proportion élevée de femmes en union souhaitent espacer la prochaine naissance d’au moins deux ans (40 %) et qu’environ une sur cinq ne souhaite plus d’enfant. Un peu plus d’une femme sur cinq souhaite un enfant rapidement (22 %). C’est en milieu urbain (20 %), à Brazzaville (22 %), parmi les femmes sans instruction (24 %) et dans le quintile le plus riche (21 %) que la proportion de celles qui veulent limiter leur descendance est la plus élevée. Le nombre idéal d’enfants parmi les femmes et les hommes congolais demeure élevé (respectivement, 5,1 et 5,3). Ce sont les hommes de la région Nord et les femmes sans instruction qui ont déclaré le nombre idéal moyen d’enfants le plus élevé (respectivement, 6,8 et 6,3). PLANIFICATION FAMILIALE Connaissance de la contraception. La quasi-totalité des femmes ont déclaré connaître, au moins, une méthode contraceptive (98 %). La proportion de celles qui connaissent, au moins, une méthode moderne est aussi très élevée (96 %). En outre, 95 % connaissent, au moins, une méthode traditionnelle, essentiellement la continence périodique (92 %) et le retrait (73 %). La méthode moderne la plus connue est le condom masculin (94 %). De plus, dans plus des deux tiers des cas, les femmes ont déclaré connaître la pilule et les injections (respectivement, 68 % et 67 %). Les implants et le diaphragme sont les méthodes les moins fréquemment connues. Le nombre moyen de méthodes connues s’établit à 5,7 pour l’ensemble des femmes et à 6,1 parmi les seules femmes en union. Prévalence contraceptive. Parmi les femmes en union, 44 % utilisaient au moment de l’enquête, une méthode contraceptive. En ce qui concerne les méthodes modernes, la proportion est plus faible : 13 %. La méthode moderne la plus fréquemment utilisée par les femmes en union est le condom masculin (9 %). Les autres méthodes ne sont que faiblement utilisées. En outre, les résultats montrent que 32 % des femmes en union ont recours à une méthode traditionnelle pour planifier leurs naissances, essentiellement la continence périodique (24 %). La prévalence contraceptive présente de grandes disparités. C’est en milieu urbain (16 %), parmi les femmes ayant un niveau secondaire (15 % pour le 1er cycle et 19 % pour le 2nd cycle ou plus), parmi les femmes des deux quintiles les plus riches (16 % dans le quatrième et 18 % dans le plus riche) que la proportion d’utilisatrices de la contraception moderne est la plus élevée. À l’opposé, parmi les femmes sans instruction, cette proportion n’est que de 6 % seulement. Avortement. Environ une femme sur dix (11 %) a déclaré avoir avorté, au moins, une fois au cours de sa vie. Les résultats montrent que la fréquence de l’avortement varie selon le milieu de résidence, le niveau d’instruction et le niveau de bien-être du ménage dans lequel vit la femme. En effet, c’est en milieu urbain (13 % contre 8 % en rural), parmi les femmes ayant un niveau d’instruction 2nd cycle ou plus (19 % contre 7 % parmi celles sans instruction) et dans le quintile le plus riche (15 % contre 6 % dans le quintile le plus pauvre) que l’on constate la proportion la plus élevée de femmes qui ont eu recours à l’avortement. SANTÉ DE LA MÈRE Soins prénatals. Une proportion élevée de femmes a reçu des soins prénatals dispensés par du personnel formé (88 %). À Brazzaville, parmi les femmes les plus instruites et chez celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche, cette proportion excède 96 %. À l’opposé, parmi celles sans instruction, seules 67 % ont effectué une visite prénatale. Vaccination antitétanique. Les deux tiers des femmes ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête ont reçu, au moins, xxvi | Résumé une dose de vaccin antitétanique (67 %). Plus de deux femmes sur cinq ont été complètement protégées contre le tétanos néonatal en recevant au moins deux doses de vaccin. C’est dans la région Nord (59 %), parmi celles sans instruction (51 %) et dans le quintile le plus pauvre (55 %) que la proportion de femmes vaccinées est la plus faible. Protection contre le paludisme. Seule- ment 5 % des femmes enceintes se sont protégées du paludisme en dormant sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide. En outre, les résultats de l’enquête montrent que 65 % des femmes enceintes ont pris, à titre préventif, des antipaludéens. Dans la majorité des cas, les femmes ont pris de la Chloroquine/Nivaquine (61 %). Lieu et assistance à l’accouchement. La majorité des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l’enquête se sont déroulées en établissement de santé (82 %). Dans 16 % des cas, les femmes ont accouché à domicile. À Brazzaville et à Pointe-Noire, respectivement 2 et 3 % des femmes ont accouché à domicile alors que ces proportions atteignent 26 % pour la région Sud et 25 % pour la région Nord. Plus de quatre naissances sur cinq (86 %) se sont déroulées avec l’assistance de personnel formé. Cependant, parmi les femmes sans instruction et dans le quintile le plus pauvre, ces proportions sont plus faibles (respectivement, 65 % et 70 %). Soins postnatals Parmi les femmes qui ont accouché en dehors d’un établissement de santé, une proportion élevée (70 %) n’a effectué aucun suivi postnatal. À l’opposé, environ un quart des femmes ont reçu des soins postnatals au cours des deux jours qui ont suivi l’accouchement. Supplémentation en fer. Une proportion élevée de femmes (45 %) n’a pas pris de fer au cours de la grossesse. Dans 26 % des cas, les femmes en ont pris pendant une durée inférieure à deux mois, 4 % pendant deux mois et 17 % pendant trois mois ou plus. La proportion de femmes ayant bénéficié de ce complément nutritionnel varie de manière importante selon le niveau de richesse du ménage, la proportion de femmes ayant pris du fer pendant au moins 90 jours varie d’un minimum de 6 % dans le quintile le plus pauvre à un maximum de 31 % dans le quintile le plus riche. Mortalité maternelle. Le taux de mortalité maternelle pour la période 1999-2005 est estimé à 781 décès maternels pour 100 000 naissances. Au Congo, une femme court un risque d’environ 1 sur 28 de décéder pour cause maternelle pendant les âges de procréation. SANTÉ DE L’ENFANT Maladies des enfants et traitement. Parmi les enfants de moins de cinq ans, 8 % ont eu, selon la déclaration de la mère, des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë (IRA) au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. En outre, 23 % ont eu de la fièvre. Parmi ces enfants malades, 44 % ont été conduits auprès d’un prestataire de santé. Parmi les enfants ayant eu de la fièvre, moins d’un sur deux ont été traités avec des antipaludéens (48 %) et seulement 22 % avaient commencé le traitement, soit le jour où la fièvre était apparue, soit le jour suivant. Près d’un quart des enfants ont été soignés avec de la chloroquine ou de la Nivaquine mais, dans seulement 15 % des cas, ce traitement a été administré rapidement après la survenue de la fièvre. Selon les résultats de l’enquête, 14 % des enfants de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête et pour 25 % de ces enfants malades, un traitement a été recherché. Pendant les épisodes diarrhéiques, un peu plus du quart des enfants (27 %) ont reçu une SRO et/ou une solution maison. Dans 41 % des cas, on a augmenté l’apport en liquides. Globalement, 54 % des enfants ayant souffert de diarrhée ont été traités à l’aide d’une thérapie de réhydratation par voie orale. Couverture vaccinale. Parmi les enfants de 12- 23 mois, un sur deux a été complètement vacciné contre les maladies cibles du PEV (52 %) et, à l’opposé, 4 % n’ont reçu aucun de ces vaccins. La quasi-totalité des enfants a été vaccinée contre la tuberculose (90 %) avant l’âge de 12 mois. Plus des deux tiers ont reçu la troisième dose de DTCoq (68 %), 69 % la troisième dose de polio et 66 % ont été vaccinés contre la rougeole. Par contre, le vaccin Résumé | xxvii contre la fièvre jaune n’a été administré qu’à environ un tiers des enfants (32 %). Le taux de déperdition entre les doses de vaccin est élevé : pour le DTCoq, la proportion passe de 85 % pour la première dose à 68 % pour la troisième dose. En ce qui concerne le vaccin de la polio, les proportions passent de 93 % à 69 %. La couverture vaccinale est meilleure en milieu urbain qu’en milieu rural (64 % contre 41 %). De même, les écarts entre régions sont importants : c’est à Brazzaville et à Pointe Noire que les proportions d’enfants complètement vaccinés sont les plus élevées (64 % dans les deux cas) et à l’opposé, c’est dans la région Nord qu’elle est la plus faible (33 %). Le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien- être du ménage dans lequel vit l’enfant influencent de manière très nette la couverture vaccinale : ce sont les enfants dont la mère a, au moins un niveau secondaire (au moins 61 %) et ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus riche (73 %) qui sont les plus fréquemment vaccinés. Mortalité des enfants de moins de 5 ans. Au cours de la période la plus récente (2001- 2005), sur 1 000 enfants nés vivants, 75 sont décédés avant d’atteindre l’âge d’un an, et sur 1 000 enfants atteignant leur premier anniver- saire, 44 sont décédés avant d’atteindre 5 ans. Au total, un peu plus d’un enfant sur dix (117 ‰) meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans. Le niveau de mortalité des enfants de moins de cinq ans est nettement plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (136 ‰ contre 108 ‰). Dans les régions, il varie d’un minimum de 102 ‰ à Pointe-Noire à un maximum de 142 ‰ dans la région Nord. Le niveau d’instruction de la mère affecte également le risque de décéder avant cinq ans : de 68 ‰ quand la mère a un niveau au moins secondaire 2nd cycle, ce taux passe à 202 ‰ quand elle n’a aucune instruction. Les résultats ont également mis en évidence l’influence du niveau de richesse du ménage dans lequel vit l’enfant, le taux de mortalité variant de 135 ‰ dans le quintile le plus pauvre à 85 ‰ dans le quintile le plus riche. ÉTAT NUTRITIONNEL Pratique d’allaitement. Au Congo, la pratique de l’allaitement au sein est très répandue puisqu’elle concerne 94 % des enfants. Cependant, parmi les 76 % d’enfants allaités pour la première fois dans les 24 heures qui ont suivi la naissance, seulement 39 % ont été allaités dans l’heure qui a suivi la naissance. Les résultats montrent que la pratique de l’allaitement exclusif est très peu suivie et les enfants commencent à recevoir très tôt des aliments quelconques (27 % avant le début de l’allaitement). La durée médiane de l’allaitement s’établit à 17,1 mois et cette durée est plus longue en milieu rural qu’en milieu urbain (18,2 mois contre 16,1 mois). Sel iodé dans les ménages. Parmi les ménages dont le sel a été testé, 82 % utilisaient du sel adéquatement iodé. Dans 15 % des cas, le sel était iodé mais en quantité insuffisante et 3 % des ménages utilisaient du sel qui n’était pas iodé. C’est à Pointe-Noire et dans le Sud que la proportion de ménages disposant de sel correctement iodé est la plus élevée (respectivement, 86 % et 85 %). Suppléments de vitamine A. Les deux tiers des enfants de moins de cinq ans (66 %) ont reçu des compléments de vitamine A au cours des six mois ayant précédé l’enquête. En outre, 66 % des enfants de moins de trois ans vivant avec leur mère ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des sept jours ayant précédé l’enquête. Parmi les femmes ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 28 % ont déclaré qu’elles avaient reçu de la vitamine A après l’accouchement. Les résultats de l’enquête montrent aussi que 2 % des femmes sont atteintes de cécité crépusculaire. Cette prévalence varie d’un maximum de 4 % dans le Nord à 0,3 % à Pointe- Noire. Prévalence de l’anémie. Au cours de l’EDSC-I, on a procédé à un prélèvement sanguin pour effectuer un test d’anémie sur les enfants de moins de cinq ans et sur les femmes de 15-49 ans. Les résultats indiquent qu’au Congo près des deux tiers des enfants de 6-59 mois (65 %) sont atteints d’anémie : 29 % sous une forme légère, xxviii | Résumé 33 % sous une forme modérée et 2 % sous une forme sévère. La prévalence de l’anémie est particulièrement élevée parmi les enfants de 6- 23 mois. La prévalence de l’anémie chez les femmes est plus faible que celle observée chez les enfants. Cependant, plus d’une femme sur deux (57 %) souffre d’anémie : 41 % sous une forme légère, 15 % sous une forme modérée et moins de 1 % sous une forme sévère. C’est parmi les femmes des ménages du quintile le plus pauvre que la prévalence de l’anémie est la plus élevée (65 %). État nutritionnel des enfants. Les résultats de l’enquête montrent que 26 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique ; 11 % en souffrent sous sa forme sévère. La malnutrition aiguë touche 7 % des enfants de moins de cinq ans ; environ 1 % en sont affectés sous sa forme sévère. L’insuffisance pondérale concerne 14 % des enfants de moins de cinq ans et 3 % sous sa forme sévère. État nutritionnel des femmes. Au Congo, L’Indice de Masse Corporelle (IMC) moyen des femmes s’établit à 22,9. Cependant, une proportion importante de femmes (13 %) se situe en deçà du seuil critique de 18,5 et présente donc une déficience énergétique chronique. La prévalence de ce type de malnutrition est particulièrement élevée parmi les jeunes femmes de 15-19 ans (21 % contre 7 % à 40-49 ans). La proportion de femmes souffrant de déficience énergétique chronique est plus élevée en milieu rural (15 %) qu’en milieu urbain (12 %). Les résultats montrent aussi que les femmes des ménages les plus pauvres présentent plus fréquemment un état de malnutrition chronique que celles des ménages les plus riches (17 % contre 10 %). VIH/sida Connaissance. La quasi-totalité des femmes et des hommes a déclaré avoir entendu parler du VIH/sida (99 % dans les deux cas). En outre, 72 % des femmes et 84 % des hommes de 15-49 ans ont déclaré qu’on pouvait limiter les risques de contracter le VIH en utilisant des condoms. Quatre-vingt un pour cent des femmes et 87 % des hommes ont répondu qu’on pouvait éviter de contracter le VIH en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté. Globalement, 65 % des femmes et 77 % des hommes savent que ces deux moyens permettent d’éviter de contracter le VIH/sida Rejet des conceptions erronées. Seulement 15 % des femmes rejettent les deux idées erronées les plus courantes sur la transmission du VIH à savoir qu’on ne peut contracter le virus du sida ni par des piqûres de moustique, ni par des moyens surnaturels et savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir le VIH/sida. La proportion d’hommes possédant ces informations correctes est deux fois plus élevée (30 %). Attitude envers les personnes atteintes du VIH/sida. Les résultats de l’enquête montrent que 80 % des femmes et 91 % des hommes se sont déclarés prêts à s’occuper chez eux d’un parent vivant avec le VIH/sida. Plus des quatre cinquièmes des femmes (47 %) et 65 % des hommes achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le VIH/sida. En outre, 55 % des femmes et 57 % des hommes pensent qu’une enseignante vivant avec le VIH/sida devrait être autorisée à continuer d’enseigner et enfin pour 24 % des femmes et 51 % des hommes, il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille vivant avec le VIH/sida. Globalement, 7 % des femmes et 23 % des hommes ont exprimé les quatre attitudes de tolérance. Comportements à risques. Parmi les femmes, sexuellement actives au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, 38 % ont eu des rapports sexuels à hauts risques. Chez les hommes, cette proportion est plus élevée (63 %). En outre, seulement 21 % des femmes et 43 % des hommes ont utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels à hauts risques. xxx | Carte du Congo Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE 1 Dominique KIMPOUNI 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS 1.1.1 Aspects géographiques et climatiques Située en Afrique centrale, la République du Congo s’étend au sud-ouest sur 11 degrés de longi- tude est et 5 degrés de latitude sud, et au nord-est sur 18 degrés de longitude est et 4 degrés de latitude nord. Le pays couvre une superficie de 342 000 km2 et possède une façade maritime de 170 km sur l’Océan Atlantique. Il est limité au nord par la République du Cameroun et la République Centrafricaine, au sud par la République Démocratique du Congo et la République d’Angola (enclave du Cabinda), au sud-ouest par l’Océan Atlantique, à l’est par le fleuve Congo et son affluent l’Oubangui qui le séparent de la République Démocratique du Congo et à l’ouest par la République du Gabon. Le relief du Congo est essentiellement constitué du bassin sédimentaire du fleuve Congo et des roches anciennes. Le point le plus élevé est le Mont Nabemba culminant à 1 040 m dans le Département de la Sangha. Le Congo est traversé par deux types de végétation : • la forêt, qui couvre près des deux tiers du territoire national (65 %), est localisée au sud (massifs du Chaillu et du Mayombe), au nord-est (forêt inondée) et au nord-ouest (forêt exondée) ; • la savane, qui s’étend de la vallée du Niari au Plateau Central, occupe le tiers du territoire national. Située à cheval sur l’Équateur, la République du Congo a un climat chaud et humide. Le nord du pays a un climat de type équatorial avec des pluies étalées tout au long de l’année. Le sud-ouest a un climat tropical humide caractérisé par une saison sèche de trois mois tandis que la partie centrale du pays a une position intermédiaire avec un climat sub-équatorial. Le Congo bénéficie d’un réseau hydrographique important. Il est arrosé particulièrement par le fleuve Congo qui, avec un débit de 40 000 m3, est le plus puissant au monde après l’Amazone (Amérique du Sud). 1.1.2 Contexte politique et administratif Ancienne colonie française, la République du Congo est un état souverain, indépendant depuis le 15 Août 1960. Une dizaine d’années après son accession à la souveraineté nationale, la République du Congo a été appelée « République Populaire du Congo » par le régime du parti unique, le Parti Congolais du Travail (PCT), qui a dirigé le pays jusqu’à l’instauration de la démocratie pluraliste en 1992. Le retour au multipartisme, qui a restauré le nom de la « République du Congo », s’est accompagné de troubles, en 1993 puis entre 1997-1999, qui ont occasionné des préjudices au sein de la population et la destruction 2 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête d’une partie du tissu économique du pays. Toutefois, grâce aux efforts du Gouvernement de la République et au soutien multiforme des partenaires nationaux et internationaux, la paix et la sécurité sont restaurées dans la quasi-totalité du territoire national. L’actuelle constitution du pays, promulguée le 20 janvier 2002, fait du Congo un état de droit à trois pouvoirs : • Le pouvoir exécutif dirigé par un Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, élu pour 7 ans au suffrage universel ; • Le pouvoir législatif composé de deux chambres : l’Assemblée Nationale et le Sénat ; • Le pouvoir judiciaire exercé par la Cour Suprême, la Cour des Comptes et de Discipline Budgétaire, les cours d’appel et les autres juridictions nationales. Le découpage administratif du Congo subdivise le pays en douze départements à savoir : Kouilou, Niari, Bouenza, Lékoumou, Pool, Plateux, Cuvette, Cuvette-Ouest, Sangha, Likouala, Brazzaville et Pointe-Noire. Le pays compte six communes qui sont les principales villes du pays. Il s’agit de : Brazzaville (capitale politique), Pointe-Noire (capitale économique), Dolisie, Nkayi, Mossendjo et Ouesso. La langue officielle du Congo est le Français ; les langues nationales sont le Lingala et le Kituba. Le Congo est membre des institutions sous-régionales, régionales et internationales suivantes : Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC), Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), Union Africaine (UA), Organisation des Nations Unies (ONU), Observatoire Économique et Statistique d’Afrique Subsaharienne (AFRISTAT), Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). 1.1.3 Évolution récente de l’économie Au sortir des conflits armés de la période 1997-1999, le Gouvernement du Congo s’est investi dans la mise en place des bases de la relance effective de l’économie nationale en s’inscrivant dans la double dynamique (i) du sommet de Copenhague (1996) visant la réduction de moitié de la pauvreté d’ici à l’an 2015, conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et (ii) de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). En 2005, le Gouvernement de la République a créé les conditions nécessaires à l’accession du pays au point de décision conformément aux exigences du programme appuyé par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC) signé en décembre 2004 avec les Institutions de Bretton Woods. L’objectif fondamental demeure l’atteinte du point d’achèvement en 2007 grâce au Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) en cours d’élaboration, qui circonscrit parfaitement les politiques de consolidation du cadre macroéconomique et de relance des secteurs clés de l’économie nationale. C’est ainsi qu’à la fin de l’année 2005, la situation macroéconomique du Congo s’est caractérisée par : a) la consolidation de la croissance économique (6,8 % contre 4,2 % en 2004) grâce à la forte montée de la production pétrolière. Le PIB à prix courants a enregistré une hausse de 64,9 % Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 3 en 2005 contre 20,9 % l’année précédente, passant de 2307,8 milliards de FCFA en 2004 à 3 157,8 milliards de FCFA en 2005 ; b) l’amélioration des finances publiques : les recettes budgétaires ont enregistré une hausse de 61 %, s’établissant à 1247,0 milliards en 2005 contre 737,9 milliards en 2004. Par ailleurs, les dépenses budgétaires ont été engagées à hauteur de 682,8 milliards contre 636,9 milliards en 2004, soit une progression de 7,2 %. En définitive, l’exécution du budget en 2005, s’est soldée par un excédent global, base engagement hors dons de 564,1 milliards, soit 18,5 % du PIB, contre un excédent de 101,1 milliards (4,4 % du PIB) en 2004. Les dépenses d’investissement ont été arrêtées à la somme de 212,0 milliards (dont 153,1 milliards sur ressources propres) contre 189,2 milliards en 2004 ; c) le redressement des comptes extérieurs symbolisé notamment par un excédent de 216,2 milliards du solde global de la balance des paiements, grâce au réaménagement de la dette extérieure de 126,2 milliards dans le cadre des allégements obtenus après la signature du programme appuyé par la FRPC ; d) la baisse des prix à la consommation comme le montre la variation du niveau général des prix pour l’ensemble des deux seules villes (Pointe-Noire et Brazzaville) dans lesquelles les prix ont été observés : le taux d’inflation est de 2,1% en 2005 contre 3,5 % l’année précédente ; e) la consolidation de la situation monétaire comme le prouve l’accroissement de 34,4 % de la masse monétaire, qui a été portée à 443,4 milliards en 2005 contre 330,0 milliards en décembre 2004. 1.1.4 Situation démographique La connaissance de l’effectif et des caractéristiques de la population du Congo demeure très préoccupante du fait de la non réalisation des opérations de collecte d’envergure nationale. En effet, suite à l’invalidation des ésultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1996 (RGPH 96) par le Gouvernement de la République, les données démographiques actuellement disponibles à l’échelon national sont caduques puisqu’elles sont issues des Recensements Généraux de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1974 et 1984 (tableau 1.1). Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base Indicateurs RGPH 15/02/1974 RGPH 31/12/1984 RGPH 01/07/1996 Population totale 1 319 790 1 909 248 2 590 811a Taux brut de natalité (p.1 000) 41,0 45,2 * Indice Synthétique de Fécondité 7,0 6,3 * Taux brut de mortalité (p.1 000) 17,9 11,7 * Taux de mortalité infantile (p.1 000) 100,6 71,5 * Espérance de vie (eo, en années) 46,7 50,9 * a Résultats des travaux cartographiques * Non disponible 4 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête D’après les estimations des travaux cartographiques du RGPH 1996, l’effectif de la population du Congo se chiffrait à cette période à 2 590 811 habitants ; ceci correspond à un taux d’accroissement de 2,69 % dans la période 1984-1996 contre 3,45 % entre 1974 et 1984. Cette population était inégalement répartie sur le territoire national : les six communes du pays abritaient près de 57 % de la population totale du pays ; en particulier, un habitant sur trois résidait à Brazzaville. Les résultats des deux recensements menés à terme révèlent que la population du Congo est relativement jeune et à prédominance féminine. En 1984, la population âgée de moins de 15 ans représentait 45 % de la population totale contre 51 % pour les 15-59 ans et 4 % pour les personnes âgées de plus de 60 ans. Les femmes représentaient 51 % de la population totale du pays. 1.1.5 Politique de santé Abritant le siège régional de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la République du Congo se trouve prédisposée à souscrire aux déclarations et actes internationaux majeurs relatifs à la santé en Afrique. La loi n° 014-92 du 29 avril 1992 portant institutionnalisation du Programme National de Développement Sanitaire (PNDS) démontre parfaitement l’intérêt des autorités congolaises pour ce secteur vital. L’application de cette loi s’est d’abord traduite par la mise en œuvre d’un premier PNDS 1992- 1996 qui a permis un certain nombre de réalisations ayant considérablement modifié le paysage sanitaire du Congo. Il s’agit essentiellement : • du découpage du territoire national en circonscriptions socio sanitaires ; • de la mise en place, par décret n°95-3 du 04 janvier 1995, du Comité Technique de Suivi du PNDS (CTS/PNDS), cadre de développement d’une approche participative et intersectorielle dans l’analyse des problèmes de santé, la définition des stratégies et le suivi de la mise en œuvre ; • de la rationalisation de l’organisation et du fonctionnement des Centres de Santé Intégrés (CSI) ; • de l’implication des communautés dans la planification et la mise en œuvre des activités des zones de santé ; • de la formation des cadres, notamment des médecins. Ces acquis ont abouti à l’adoption, en mai 2000, d’une Politique Nationale de Santé (PNS) dont l’objectif global est d’améliorer l’état de santé des populations afin de promouvoir leur participation au développement socio-économique du pays. Le Politique Nationale de Santé (PNS) vise ainsi à : • promouvoir et protéger la santé des individus et des collectivités sur l’ensemble du territoire ; • garantir l’accessibilité des populations aux services et aux soins de santé de qualité ; • renforcer les capacités nationales de gestion du système de santé. Le Programme National de Développement Sanitaire (PNDS) 2005-2009, actuellement en cours d’exécution dans le pays, est une émanation de cette Politique Nationale de Santé (PNS). Il repose sur quatre fondements cardinaux à savoir : Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 5 • le droit de l’ensemble des Congolais à la santé ; • l’équité dans l’accès à l’offre de soins et à des prestations de qualité ; • la solidarité de l’ensemble de la nation congolaise face à la maladie et à la santé ; • l’exercice démocratique du droit à la santé : l’homme doit être acteur et bénéficiaire du développement sanitaire. Les axes prioritaires d’action du PNDS 2005-2009 sont essentiellement: • le découpage en circonscription socio sanitaire ; • la décentralisation du système de santé et le renforcement des Circonscriptions Socio Sanitaires (CSS) ; • le renforcement des programmes de lutte contre les maladies et de promotion de la santé ; • le développement des ressources humaines par le biais des formations initiale et continue des cadres ; • la réforme de la politique du médicament en mettant en place un instrument performant pour l’approvisionnement et la distribution des médicaments essentiels génériques ainsi que pour la promotion et l’usage rationnel des médicaments ; • le développement du système national d’information sanitaire visant la production d’un annuaire des statistiques sanitaires nationales, l’élaboration de la carte sanitaire nationale et la mise en place d’un observatoire de la santé ; • le renforcement de la qualité des soins et des services dans les formations sanitaires ; • la réforme du système de financement de la santé. Pour améliorer la santé de la population congolaise, le Ministère en charge de la Santé exécute 11 programmes spécifiques dont certains, comme la santé de la reproduction, la vaccination, la lutte contre le paludisme et les maladies diarrhéiques, sont intégrés dans les activités quotidiennes des CSI, tandis que d’autres, comme le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), développent des structures et des actions spécifiques de plus en plus décentralisées. 1.1.6 Politique de population L’intérêt du Gouvernement du Congo pour l’élaboration d’une Politique Nationale de Population (PNP) s’est concrètement manifesté dans le second Programme de coopération (1991-1994) signé avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). L’un des objectifs majeurs de ce programme était, en effet, de formuler une Politique Nationale de Population (PNP) et de veiller à faire une place aux questions de population dans le plan national de développement. Malheureusement, le contexte national, caractérisé par l’absence de données démographiques récentes et fiables, n’a pas, jusqu’à aujourd’hui, permis de doter le pays de ce cadre de référence nécessaire à la promotion du bien-être de la population. Toutefois, dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et conformément à la vision du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) ainsi qu’aux recommandations de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) et de la conférence de Beijing sur les femmes, le Gouvernement du Congo œuvre à l’amélioration de la qualité de vie de la population par la réduction de la pauvreté. Le Document de Stratégie de Réduction de 6 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête la Pauvreté (DSRP), en cours de finalisation, s’inscrit dans cette logique. Dans le même ordre d’idée, le troisième programme pays de coopération (2004-2008) signé le 17 mai 2004 avec l’UNFPA contribue, en particulier, à favoriser l’accès aux services de qualité en santé de la reproduction et à promouvoir l’intégration effective des questions de population et de genre dans le processus de développement. Les résultats de l’EDSC-1, complétés par ceux du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2006, devraient alimenter les réflexions relatives à l’élaboration de la politique nationale de la population. 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel La première Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-1) a été exécutée par le Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE) conformément aux dispositions de l’arrêté ministériel n° 5629 du 21 juin 2004 portant institution et organisation de cette investigation. Cette enquête faisant partie du Programme International des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys-DHS) de ORC Macro, Calverton, Maryland (U.S.A), a été réalisée avec l’appui technique de ORC Macro International grâce à l’assistance financière du Gouvernement du Congo et du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) par le biais d’un financement de l’Agence Internationale de Développement (IDA – Banque Mondiale). Le projet EDSC-1 a également bénéficié d’un soutien financier et matériel du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). La coordination de l’enquête a fait appel aux linguistes de la chaîne nationale de télévision et au personnel de la Santé pour traduire en Lingala et en Kituba, les deux langues nationales du Congo, environ 80 expressions et termes relatifs aux parties sensibles des questionnaires (en particulier, les questions sur la reproduction, l'activité sexuelle, la contraception et les maladies) de sorte qu'au cours de l'enquête, les enquêtrices et enquêteurs traduisent les questions le plus fidèlement possible. Ces lexiques ont été testés et améliorés au cours des formations et du pré-test avant leur utilisation pour l'enquête principale. 1.2.2 Objectifs de l’enquête L’objectif global de la première Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-1) est de disposer des indicateurs démographiques et de santé indispensables à la mise en place des politiques et des programmes et plus particulièrement à la finalisation du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) et au suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). De manière spécifique, cette enquête, réalisée auprès d’un échantillon national de femmes de 15- 49 ans et d’hommes de 15-59 ans, vise à atteindre un certain nombre d’objectifs dont les principaux sont : • collecter, à l’échelle nationale et par milieu de résidence, des données permettant de calculer divers indicateurs démographiques, en particulier les taux de fécondité et de mortalité infantile et juvénile ; • mesurer le niveau de mortalité maternelle au plan national ; • analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, telles que les structures du mariage et l’utilisation de la contraception ; Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 7 • identifier les catégories de femmes susceptibles d’avoir plus ou moins d’enfants et susceptibles d’utiliser la contraception ; • mesurer les taux de connaissance et de pratique contraceptive par méthode, selon diverses caractéristiques sociodémographiques des femmes et des hommes ; • analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la mortalité ; • recueillir des données détaillées sur la santé maternelle et infantile : visites prénatales, assistance à l’accouchement, allaitement, vaccinations, supplémentation en Vitamine A, prévalence et traitement de la diarrhée et d’autres maladies chez les enfants de moins de cinq ans ; • évaluer le niveau de consommation de sel iodé ; • déterminer l’état nutritionnel des mères et des enfants de moins de cinq ans au moyen des mesures anthropométriques (poids et taille) ; • recueillir des données détaillées sur la connaissance, les opinions et attitudes des femmes et des hommes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida ; • recueillir des données sur le travail des enfants. Par ailleurs, les données de l’EDSC-1, dans la mesure où elles ont été collectées selon une méthodologie similaire à celle utilisée dans de nombreux autres pays ayant participé au programme DHS, font partie de ce fait, d’une base de données utilisables et comparables au niveau international. Enfin, la réalisation de cette enquête contribue à renforcer les capacités techniques, matérielles et organisationnelles du Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE) pour entreprendre la collecte et l’analyse de données démographiques, socio-économiques et sanitaires. 1.2.3 Questionnaires Au regard des objectifs assignés à l’enquête, trois types de questionnaires ont été utilisés pour la collecte des données : • le questionnaire ménage ; • le questionnaire individuel pour les femmes de 15-49 ans ; • le questionnaire individuel pour les hommes de 15-59 ans. Ces trois supports de collecte ont été élaborés en adaptant aux spécificités et aux besoins du Congo les questionnaires standard développés dans le cadre du programme international DHS. 1.2.3.1 Questionnaire ménage Ce support de collecte a permis: (i) de recueillir, pour chaque membre du ménage et pour chaque visiteur, un certain nombre d’informations telles que : le nom, le lien de parenté avec le chef de ménage, le sexe, la situation de résidence, l’âge, la survie et la résidence des parents (pour les personnes âgées de moins de 18 ans), le 8 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête niveau d’instruction (pour les personnes âgées de 6-24 ans) et la possession d’un acte de naissance ou l’enregistrement de la naissance à l’état civil (pour les personnes âgées de 0-9 ans) ; (ii) de collecter des informations sur le travail des enfants résidants âgés de 5-17 ans ; (iii) de recueillir des informations sur les caractéristiques des logements des ménages (approvisionnement en eau, type de toilettes, etc.) afin d’évaluer les conditions environnementales dans lesquelles vivent les personnes enquêtées ; (iv) d’enregistrer, dans un ménage sur deux, pour les femmes de 15-49 ans et les enfants âgés de moins de 6 ans, les mesures anthropométriques ( poids et taille) et ceux du niveau d’hémoglobine obtenu par test direct à partir d’un prélèvement sanguin. Cependant, le but premier du questionnaire ménage est d’établir l’éligibilité des personnes à interviewer individuellement. Il permet aussi de déterminer les populations de référence pour le calcul de certains indicateurs démographiques. 1.2.3.2 Questionnaire femme Ce questionnaire destiné aux femmes âgées de 15-49 ans comporte les neuf sections suivantes : • caractéristiques sociodémographiques des enquêtées. Cette section est consacrée aux informations sur le lieu de résidence, l’âge et la date de naissance, la scolarisation, l’alphabétisation, l’accès aux médias, la religion et l’ethnie ; • reproduction. Cette section permet de recueillir des informations sur (i) les naissances vivantes que la femme a eues durant sa vie ainsi que sur leur état de survie au moment de l’enquête, (ii) l’état de grossesse au moment de l’enquête et (iii) la connaissance de la période féconde au cours du cycle menstruel ; • planification familiale. cette section est destinée à collecter des informations sur la connaissance et l’utilisation antérieure et actuelle des diverses méthodes contraceptives disponibles dans le pays, ainsi que sur leurs sources d’approvisionnement. Elle porte également sur le lieu et la date de la stérilisation féminine, ainsi que sur les raisons de la non utilisation de la contraception ; • santé des enfants : cette section concerne les naissances ayant eu lieu au cours des cinq années précédant l’enquête. Elle est composée de deux sous sections : – grossesse, soins postnatals et allaitement : cette première sous-section est composée de deux parties. La première permet d’obtenir des informations sur la période de la grossesse, les soins prénatals incluant la vaccination antitétanique, le lieu d’accouchement et la qualification de la personne ayant assisté la femme pendant l’accouchement, le retour des règles et la reprise des rapports sexuels après la naissance de l’enfant. La deuxième partie concerne l’allaitement et les questions posées portent sur sa fréquence et sa durée, sur le type d’allaitement (maternel ou artificiel), ainsi que sur l’utilisation de différents compléments nutritionnels ; – vaccination, santé et nutrition : cette sous-section porte sur les vaccinations incluses dans le Programme Élargi de Vaccinations (PEV). Elle comporte aussi des questions sur la santé des enfants de moins de cinq ans en vue notamment d’estimer la prévalence de la fièvre, de la toux et de la diarrhée chez ces enfants au cours des deux dernières semaines précédant l’enquête ; Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 9 • mariage et activité sexuelle. Cette section permet de recueillir des informations sur l’état matrimonial, le régime de mariage (monogamie ou polygamie), l’âge aux premiers rapports sexuels ainsi que sur l’activité sexuelle ; • préférences en matière de fécondité. Dans cette section, les informations recueillies concernent le désir d’enfants supplémentaires, l’intervalle souhaité entre les naissances et l’opinion concernant la taille de la famille ; • caractéristiques du conjoint et travail de la femme. Les questions de cette section concernent : les caractéristiques socioprofessionnelles du conjoint des femmes en union, l’activité professionnelle des femmes et le pouvoir de décision concernant l’argent que gagnent ces femmes ; • VIH/sida et autres infections sexuellement transmissibles. Cette section a permis d’obtenir des informations sur la connaissance des modes de transmission et de prévention du VIH/sida et des autres Infections Sexuellement Transmissibles ; • mortalité maternelle. Dans cette section, on a enregistré des informations sur l’âge et l’état de survie des frères et sœurs de l’enquêtée. Pour les sœurs décédées à l’âge de 12 ans ou plus, des questions supplémentaires ont permis de déterminer si le décès était en rapport avec la maternité. 1.2.3.3 Questionnaire homme Destiné aux hommes âgés de 15-59 ans, ce questionnaire comprend les cinq sections suivantes : • caractéristiques sociodémographiques des enquêtés ; • reproduction ; • mariage et activité sexuelle ; • VIH/Sida et Infections Sexuellement Transmissibles ; • mortalité maternelle. 1.2.4 Échantillonnage L’échantillon de L’EDSC-I est représentatif au niveau national, et stratifié à deux degrés. Les 12 départements du pays ont été regroupés en quatre domaines1 de la manière suivante : • Brazzaville • Pointe-Noire • Sud Congo (Kouilou, Niari, Lékoumou, Bouenza, Pool) stratifié en urbain et rural • Nord Congo (Plateaux, Cuvette, Cuvette-Ouest, Sangha, Likouala) stratifié en urbain et rural. L’échantillon a été tiré indépendamment dans chaque strate. Au premier degré, 225 grappes ont été tirées, proportionnellement à leur taille, à partir de la liste des Zones de Dénombrement (ZD) établie lors du Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH) de 1996. Toutes les grappes sélectionnées ont fait l'objet d'un dénombrement exhaustif des ménages. 1 Deux autres domaines ont été constitués aux moments de la tabulation et de l’analyse ; il s’agit : - du milieu urbain, composé des six communes du pays, à savoir Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Ouesso et Mossendjo ; - et du milieu rural composé des toutes les autres localités qui ne sont pas des communes. 10 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête Au deuxième degré, des ménages ont été tirés, à probabilité égale, à partir de la liste des ménages établie lors de l'opération de dénombrement. Le nombre de ménages tirés est de 24 dans chaque grappe urbaine et 34 dans chaque grappe rurale. Au total, 6 012 ménages ont été sélectionnés pour l'enquête ménage. Tous les membres des ménages tirés ont été identifiés à l’aide du questionnaire ménage. Toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans (résidantes habituelles ou visiteuses) qui se trouvaient dans ces ménages ont été enquêtées individuellement. En outre, ces femmes, de même que tous les enfants âgés de moins de cinq ans, ont été mesurés, pesés et ont fourni un échantillon de sang pour estimer la prévalence de l’anémie. De plus, dans un ménage sur deux, tous les hommes de 15 à 59 ans (résidants habituels ou visiteurs) ont également été enquêtés individuellement. Toutes les 225 grappes sélectionnées dans l’échantillon ont pu être enquêtées. Par contre, sur les 6 012 ménages sélectionnés, 5 926 ménages ont été identifiés et trouvés au moment de l’enquête. Parmi les ménages identifiés, 5 879 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 99 % (tableau 1.2). Tableau 1.2 Résultats de l'enquête ménage et de l'enquête individuelle Nombre de ménages, nombre d'interviews et taux de réponse, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Résidence Résultat Brazzaville Pointe- Noire Autres villes Ensemble Urbain Rural Ensemble Enquête ménages Ménages sélectionnés 1 681 1 344 889 3 914 2 098 6 012 Ménages identifiés 1 673 1 329 883 3 885 2 041 5 926 Ménages enquêtés 1 648 1 322 881 3 851 2 028 5 879 Taux de réponse des ménages 98,5 99,5 99,8 99,1 99,4 99,2 Enquête individuelle femmes Nombre de femmes éligibles 2 328 1 787 1 055 5 170 2 270 7 440 Nombre de femmes éligibles enquêtées 2 165 1 684 1 029 4 878 2 173 7 051 Taux de réponse des femmes éligibles 93,0 94,2 97,5 94,4 95,7 94,8 Enquête individuelle hommes Nombre d'hommes éligibles 1 113 899 495 2 507 1 008 3 515 Nombre d'hommes éligibles enquêtés 976 774 464 2 214 932 3 146 Taux de réponse des hommes éligibles 87,7 86,1 93,7 88,3 92,5 89,5 À l’intérieur des 5 879 ménages enquêtés, 7 440 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour l’enquête individuelle et, pour 7 051 d’entre elles, l’interview a pu être menée à bien. Le taux de réponse s’établit donc à 95 % pour l’enquête auprès des femmes. Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 11 L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur deux : au total 3 515 hommes de 15-59 ans ont été identifiés dans les ménages du sous échantillon. Parmi ces hommes, 3 146 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 90 %. Quel que soit le sexe, les taux de réponse dans les « autres villes » et en milieu rural sont légèrement plus élevés que ceux obtenus à Brazzaville et Pointe-Noire. 1.2.5 Test d’hémoglobine Dans un ménage sur deux, les femmes de 15-49 ans et les enfants de moins de cinq ans étaient éligibles pour le test d’hémoglobine en vue de diagnostiquer l’anémie. Ce test était effectué en utilisant le système HemoCue. Un consentement éclairé était lu à la personne éligible ou au parent/adulte responsable de l’enfant. Ce consentement expliquait l’objectif du test, informait l’individu éligible (ou le parent/personne responsable) que les résultats seraient communiqués immédiatement à l’issue du test, et sollicitait sa permission pour le test. Avant de prélever le sang, le doigt était nettoyé avec un tampon imbibé d’alcool et séché à l’air. Ensuite, le bout du doigt (ou du talon des enfants de moins de six mois ou de moins d’un an et très maigre) était piqué avec une lancette rétractable, stérile et non réutilisable. Une goutte de sang était récupérée dans une micro cuvette et ensuite introduite dans le photomètre HemoCue qui indiquait le niveau d’hémoglobine. Ces résultats étaient enregistrés dans le Questionnaire Ménage et communiqués à la personne testée, ou au parent/adulte responsable, en expliquant la signification des résultats. Si la personne présentait une anémie sévère (un taux d’hémoglobine inférieur à 7 g/dl pour les enfants et les femmes non enceintes, et inférieur à 9 g/dl pour les femmes enceintes), l’enquêteur lui fournissait une fiche de référence pour rechercher des soins auprès des services de santé. 1.2.6 Déroulement des activités de l’EDSC-I Cartographie L'opération de cartographie et de dénombrement des ménages des 225 grappes de l'échantillon s’est effectuée sur le terrain du 25 avril au 27 mai 2005, soit en un peu plus d’un mois. Vingt et un agents cartographes et énumérateurs, préalablement formés en une semaine à Brazzaville, ont été déployés sur l’ensemble du pays : pour déterminer avec exactitude les limites des grappes, et établir ensuite leur plan de situation et faire leur croquis, indiquer les positions relatives de chaque structure occupée par les ménages et dresser la liste de ces ménages. Enquête pilote Un pré-test des questionnaires a été effectué du 10 novembre au 10 décembre 2004 : vingt agents ont été recrutés, formés et déployés en zone urbaine (Arrondissements 2 et 5 de Brazzaville), en zone semi urbaine (localité d’Ignié) et en zone rurale (village de Nkouo). Les enseignements tirés de ce pré-test ont permis de finaliser les questionnaires et les manuels d’instructions pour le personnel de collecte. Enquête principale La formation pour l'enquête principale s’est déroulée du 14 juin au 7 juillet 2005. Quatre-vingt- sept personnes ayant, au minimum, un niveau de fin d’études secondaires ont été présélectionnées pour suivre cette formation qui consistait, (i) en des exposés théoriques concernant les techniques d’interview et d’enregistrement des informations, (ii) des exercices sur la façon de remplir les questionnaires, (iii) la pratique de terrain dans les zones hors échantillon et (iv) la pratique des mesures anthropométriques et 12 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête celle du test d’anémie dans les centres de santé intégrés de Brazzaville. En outre, des spécialistes dans les domaines respectifs de la santé de la reproduction, la vaccination, la nutrition, de la protection sociale et du VIH/sida ont donné aux enquêteurs des informations complémentaires nécessaires à l’exécution de leurs futures tâches. Cette formation a été essentiellement dispensée en français avec des compléments donnés en langues nationales (lingala et kituba) en utilisant le lexique finalisé lors du pré-test. À l'issue de la formation, les 60 meilleurs candidats ont été retenus pour la collecte et répartis en dix équipes, composées chacune d'un chef d'équipe, d'une contrôleuse, de trois enquêtrices et d'un enquêteur. Les personnes sélectionnées en qualité de chefs d’équipes et contrôleuses ont suivi une formation supplémentaire de trois jours leur permettant d’assumer efficacement leurs rôles. La collecte des données sur l’ensemble du territoire national a débuté le 8 juillet 2005 et s'est achevée le 23 novembre 2005. Des missions de supervision ont été organisées régulièrement dans le but d’évaluer les conditions de travail de chaque équipe, de contrôler la qualité du travail, de résoudre les problèmes éventuels rencontrés par les équipes, de les ravitailler en matériel, de payer les salaires et de rapporter à Brazzaville les questionnaires remplis. Traitement des données La saisie des données sur micro-ordinateur a débuté le 25 juillet 2005, soit environ deux semaines après le démarrage de l'enquête sur le terrain, en utilisant le logiciel CSPro, développé conjointement par le Bureau du Recensement des États-Unis, le Programme DHS et le Serpro S.A. Quatre personnes ont été chargées de la vérification des questionnaires ainsi que de la codification des questions relatives aux catégories socioprofessionnelles et à l’ethnie. La saisie a été réalisée par seize opérateurs, assistés de quatre contrôleurs et supervisés par deux informaticiens. Tous les questionnaires ont fait l'objet d'une double saisie ce qui a permis d'éliminer du fichier les erreurs dues à la saisie. Par ailleurs, un programme de contrôle de qualité permettait de détecter, pour chaque équipe, certaines des principales erreurs de collecte. Ces informations étaient immédiatement répercutées sur les équipes de terrain lors des missions de supervision afin d'améliorer la qualité des données. À la suite de la saisie, les données ont été éditées en vue de vérifier la cohérence interne des réponses. La vérification finale a été réalisée par un informaticien et un démographe du programme DHS, utilisant une technique éprouvée au cours de dizaines d'enquêtes similaires. Analyse L’analyse des données de l’EDSC-I a été effectuée en collaboration avec ORC Macro. Sur les quatorze chapitres du rapport principal, neuf ont été rédigés par les cadres nationaux et les cinq autres par les experts de ORC Macro. Un séminaire d’harmonisation et de pré finalisation du rapport final, d’une durée de 6 jours, a été organisé à Nkayi (Département de la Bouenza). Ce séminaire, qui a regroupé les auteurs des différents chapitres (à l’exception de ceux de ORC Macro) et les personnes ressources, a permis aux participants de formuler des observations et de proposer des amendements susceptibles d’améliorer le rapport d’analyse. La finalisation du rapport principal et du rapport de synthèse de l’EDSC- I a été effectuée au siège de ORC Macro par trois cadres nationaux assistés des experts de Macro. Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 13 Euloge BIKINDOU-BOUEYA Ce chapitre traite des caractéristiques des ménages et de la situation des enfants. L’objectif est de présenter un profil de la population des ménages et certaines caractéristiques de l’environnement socioéconomique dans lequel vivent les hommes, les femmes et les enfants ciblés par l’enquête. Une telle description est essentielle dans la mesure où ces caractéristiques socioéconomiques et environnementales sont des déterminants des conditions de vie et de l’état de santé de la population. L’évaluation de ces conditions de vie a été effectuée par l’intermédiaire de certaines variables telles que l’âge, le sexe, le milieu et la région de résidence et les quintiles de bien-être économique. Les données collectées ont également permis d’évaluer certains aspects de la situation des enfants, notamment, l’enregistrement des naissances à l’état civil, l’état de survie des parents et la résidence des enfants ainsi que la scolarisation et le travail. 2.1 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2.1.1 Population des ménages 2.1.1.1 Structure par âge et sexe de la population La structure de la population des ménages est décrite ici en fonction de l’âge, du sexe et de la résidence. Les données du tableau 2.1, visualisées par la pyramide des âges (Graphique 2.1) présentent la répartition de la population par groupes d’âges quinquennaux et par sexe. Comme toutes les pyramides caractérisant une population jeune à forte fécondité et à mortalité élevée aux âges avancés, la pyramide de la population congolaise (graphique 2.1) présente une base très élargie et un sommet effilé. En outre, on constate que la structure par âge des hommes est beaucoup plus irrégulière que celle des femmes : en effet, à partir de 10-14 ans, on constate un manque d’hommes ; ce déficit est particulièrement important des groupes d’âges 20-24 ans à 30-34 ans. Le rapport de masculinité qui s’établit à 91,5 hommes pour 100 femmes traduit ce déséquilibre au détriment des hommes. La répartition de la population par milieu de résidence fait apparaître une prédominance des femmes quel que soit le milieu. Cependant, en milieu rural, ce déséquilibre est plus accentué (rapport de masculinité de 89,7 hommes pour 100 femmes en rural contre 93,1 hommes pour 100 femmes en milieu urbain). En outre, on constate qu’un peu plus d’un individu sur deux (53 %) a moins de 20 ans. La proportion des personnes âgées (60 ans et plus) est de 4,9 % dans l’ensemble. Elle est de 5 % pour les femmes et de 4,7 % pour les hommes. Cette proportion de personnes de 60 ans et plus est plus élevée en milieu rural (5,9 %) qu’en milieu urbain (4,1 %). CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET SITUATION DES ENFANTS 2 14 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants Tableau 2.1 Population des ménages par âge, sexe et résidence Répartition (en %) de la population (de fait) des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le milieu de résidence et le sexe, Congo 2005 Urbain Rural Ensemble Groupe d'âges Masculin Féminin Ensemble Masculin Féminin Ensemble Masculin Féminin Ensemble <5 15,1 14,1 14,6 20,5 17,3 18,8 17,6 15,6 16,6 5-9 12,4 11,5 11,9 15,4 14,2 14,8 13,8 12,8 13,2 10-14 12,6 12,6 12,6 14,8 12,3 13,5 13,6 12,5 13,0 15-19 11,8 11,6 11,7 9,5 9,5 9,5 10,7 10,6 10,7 20-24 9,5 11,4 10,4 5,9 8,9 7,5 7,8 10,2 9,1 25-29 8,3 9,4 8,9 6,7 7,5 7,1 7,6 8,5 8,1 30-34 7,0 7,0 7,0 5,9 6,1 6,0 6,5 6,5 6,5 35-39 5,9 6,1 6,0 5,1 5,5 5,3 5,5 5,8 5,7 40-44 5,4 4,2 4,8 3,7 3,7 3,7 4,6 4,0 4,3 45-49 3,8 2,9 3,4 3,1 3,3 3,2 3,5 3,1 3,3 50-54 2,3 3,0 2,6 2,0 3,4 2,8 2,2 3,2 2,7 55-59 2,1 2,0 2,0 1,7 2,7 2,2 1,9 2,3 2,1 60-64 1,5 1,4 1,4 2,0 2,0 2,0 1,7 1,7 1,7 65-69 1,1 1,1 1,1 1,5 1,4 1,5 1,3 1,3 1,3 70-74 0,8 0,8 0,8 1,0 1,2 1,1 0,9 1,0 0,9 75-79 0,4 0,6 0,5 0,7 0,6 0,7 0,5 0,6 0,6 80 + 0,2 0,4 0,3 0,6 0,4 0,5 0,3 0,4 0,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 7 540 8 096 15 636 6 598 7 353 13 951 14 138 15 450 29 588 EDSC-I 2005 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 80 + 75-79 70-74 65-69 60-64 55-59 50-54 45-49 40-44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 <5 Âge 02468 0 2 4 6 8 Hommes Femmes Pourcentage Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 15 2.1.1.2 Taille et composition des ménages Au Congo, la taille moyenne des ménages est de 5,2 (tableau 2.2). La valeur de cet indicateur n’a pas varié depuis 20 ans puisqu’au recensement de 1984 (RGPH 1984), elle s’établissait à 5,2. On ne constate pas non plus de différence entre milieux de résidence (5,2 en urbain contre 5,1 en rural). Cependant, on remarque que la taille des ménages est plus élevée à Brazzaville (5,3) qu’à Pointe-Noire (4,9). Tableau 2.2 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et taille du ménage, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Résidence Caractéristique Brazzaville Pointe- Noire Autres villes Ensemble Urbain Rural Ensemble Sexe du chef de ménage Masculin 75,1 79,3 78,2 76,7 76,6 76,7 Féminin 24,9 20,7 21,8 23,3 23,4 23,3 Effectif des résidants habituels 1 7,2 10,2 5,7 8,0 9,9 8,9 2 11,0 10,2 9,5 10,6 10,6 10,6 3 13,9 15,1 11,9 14,1 11,0 12,6 4 15,2 16,8 17,0 15,9 14,7 15,3 5 13,9 12,7 13,5 13,5 13,2 13,3 6 10,7 11,1 13,2 11,1 11,7 11,3 7 9,3 7,5 8,9 8,7 9,7 9,2 8 6,5 4,7 7,6 6,0 7,4 6,7 9 ou plus 12,4 11,7 12,7 12,2 11,8 12,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages 1 847 948 301 3 096 2 783 5 879 Taille moyenne 5,3 4,9 5,4 5,2 5,1 5,2 Note : Tableau basé sur la population de droit, c’est-à-dire les résidants habituels. En ce qui concerne la taille des ménages, on constate que, globalement, plus d’un ménage sur deux compte, en moyenne, au moins, 4 personnes (57 %). Ce sont les ménages de quatre individus qui sont proportionnellement les plus nombreux puisqu’ils représentent 15 % de l’ensemble des ménages. Cette proportion de ménages de quatre individus est légèrement plus élevée à Pointe-Noire (17 %) qu’à Brazzaville (15 %). La répartition des ménages par sexe du chef de ménage montre que seulement 23 % des ménages sont dirigés par une femme et que, dans 77 % des cas, c’est un homme qui est chef de ménage. La répartition selon le milieu de résidence montre que la proportion de ménages dirigés par une femme est identique en milieu urbain et en milieu rural (23 %) ; par contre, les ménages ayant, à leur tête une femme, sont plus nombreux à Brazzaville (25 %) qu’à Pointe-Noire (21 %) et que dans les Autres Villes (22 %). On constate donc qu’à l’exception de Brazzaville, les ménages dirigés par une femme représentent moins d’un quart de l’ensemble des ménages. 2.1.1.3 Niveau d’instruction et fréquentation scolaire Les tableaux 2.3.1 et 2.3.2 présentent la répartition des hommes et des femmes âgés de six ans et plus par niveau d’instruction atteint. 16 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants Dans l’ensemble, on constate que 7 % des hommes et 16 % des femmes n’ont aucun niveau d’instruction. Les femmes sont donc deux fois plus nombreuses que les hommes à ne pas avoir accès à l’instruction. Les individus ayant le niveau primaire sont proportionnellement les plus nombreux : en effet, 46 % des hommes et 45 % des femmes ont atteint un niveau d’instruction primaire. Au niveau primaire, on constate donc que la parité entre les sexes est pratiquement atteinte. Ce constat s’applique également au niveau secondaire 1er cycle, la proportion des femmes étant même un peu plus élevée que celle des hommes (30 % contre 28 %). Par contre, au-delà du secondaire 1er cycle, les femmes ne sont que faiblement représentées puisque la proportion de celles ayant atteint le secondaire 2ème cycle n’est que de 7 % et que seulement 2 % de la population féminine a atteint un niveau supérieur ; chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 12 % et de 6 %. Tableau 2.3.1 Niveau d'instruction de la population des ménages (hommes) Répartition (en %) de la population (de fait) des hommes des ménages, âgés de six ans et plus par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Niveau d'instruction Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire Secondaire I cycle Secondaire II cycle Supérieur Non déterminé Total Effectif Âge 6-9 6,6 45,7 28,7 11,7 6,3 1,1 100,0 3 540 10-14 6,9 45,6 27,9 12,0 6,1 1,5 100,0 2 254 15-19 5,8 44,3 29,0 11,7 7,1 2,0 100,0 1 639 20-24 5,7 47,8 26,6 12,2 6,5 1,1 100,0 1 528 25-29 7,0 44,9 27,8 12,5 5,8 2,0 100,0 1 008 30-34 7,1 42,8 29,3 14,1 5,7 0,9 100,0 587 35-39 7,8 43,7 28,0 12,2 7,7 0,7 100,0 457 40-44 4,9 43,7 30,6 12,3 7,9 0,7 100,0 254 45-49 13,5 47,6 27,7 8,2 2,7 0,4 100,0 207 50-54 9,7 50,6 25,2 8,8 4,4 1,3 100,0 149 55-59 13,3 40,4 29,3 7,3 7,6 2,0 100,0 146 60-64 13,0 48,7 24,3 10,2 3,5 0,3 100,0 192 65+ 10,9 48,0 24,1 11,8 3,6 1,5 100,0 444 Milieu de résidence Urbain 4,8 37,9 30,4 16,3 8,9 1,7 100,0 6 720 Rural 9,6 54,7 25,1 6,7 3,0 0,9 100,0 5 685 Région Brazzaville 4,6 35,9 30,4 17,4 10,6 1,0 100,0 4 033 Pointe-Noire 4,3 39,2 31,2 15,4 6,7 3,3 100,0 2 024 Sud 9,6 54,2 25,0 7,3 3,2 0,8 100,0 4 078 Nord 8,9 53,1 26,4 7,2 3,3 1,1 100,0 2 269 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 13,0 58,7 21,5 4,4 1,3 1,1 100,0 2 262 Second 9,2 55,0 26,7 6,6 2,0 0,5 100,0 2 389 Moyen 6,4 49,7 28,9 9,6 3,6 1,9 100,0 2 504 Quatrième 3,4 39,4 32,4 15,7 7,4 1,8 100,0 2 602 Le plus riche 4,0 28,0 29,6 21,4 15,6 1,3 100,0 2 647 Ensemble 7,0 45,6 28,0 11,9 6,2 1,3 100,0 12 405 Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 17 Tableau 2.3.2 Niveau d'instruction de la population des ménages (femmes) Répartition (en %) de la population (de fait) des femmes des ménages, âgées de six ans et plus par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Niveau d'instruction Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire Secondaire I cycle Secondaire II cycle Supérieur Non déterminé Total Effectif Âge 6-9 16,3 45,2 30,3 6,5 1,5 0,2 100,0 3 859 10-14 15,6 42,9 30,3 8,8 1,9 0,5 100,0 2 477 15-19 15,2 44,4 30,3 7,6 2,1 0,3 100,0 1 798 20-24 14,0 43,6 31,7 8,6 1,8 0,4 100,0 1 693 25-29 14,8 44,8 30,9 7,4 2,0 0,2 100,0 1 055 30-34 12,7 43,9 33,0 7,2 2,2 1,0 100,0 644 35-39 13,1 47,2 29,8 7,3 2,0 0,6 100,0 498 40-44 16,6 43,4 29,5 7,1 3,3 0,1 100,0 333 45-49 19,5 48,5 28,7 3,2 0,0 0,0 100,0 263 50-54 16,3 53,9 25,8 4,0 0,0 0,0 100,0 158 55-59 13,9 46,0 36,1 2,9 0,7 0,4 100,0 162 60-64 14,0 46,8 29,8 8,1 1,3 0,0 100,0 241 65+ 21,0 47,5 24,9 5,5 1,1 0,0 100,0 524 Milieu de résidence Urbain 9,4 37,7 38,2 11,2 3,1 0,5 100,0 7 316 Rural 22,5 52,8 21,4 2,9 0,2 0,1 100,0 6 390 Région Brazzaville 8,8 34,3 39,6 12,7 4,0 0,6 100,0 4 511 Pointe-Noire 8,7 41,7 37,6 10,0 1,7 0,3 100,0 2 081 Sud 22,7 51,1 22,6 3,1 0,4 0,1 100,0 4 693 Nord 20,0 54,2 22,1 3,3 0,2 0,2 100,0 2 421 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 27,1 55,2 16,3 1,3 0,0 0,1 100,0 2 671 Second 21,6 51,9 23,4 2,8 0,0 0,3 100,0 2 784 Moyen 15,4 46,6 32,3 5,0 0,5 0,3 100,0 2 699 Quatrième 8,5 39,2 40,5 9,5 1,6 0,6 100,0 2 710 Le plus riche 5,5 31,3 39,0 17,6 6,4 0,3 100,0 2 842 Ensemble 15,5 44,7 30,4 7,3 1,7 0,3 100,0 13 706 Par ailleurs, les résultats montrent que les proportions de personnes sans niveau d’instruction varient sensiblement avec l’âge, passant chez les hommes d’un maximum de 14 % à 45-49 ans à un minimum de 6 % entre 15 et 24 ans. Il est cependant curieux d’observer à 40-44 ans et à 50-54 ans de faibles proportions d’hommes sans instruction (respectivement 5 % et 10 %). Chez les femmes, les proportions de celles sans instruction varient d’un maximum de 20 % à 45-49 ans à un minimum de 16 % à 15-19 ans. À tous les âges, les proportions de femmes sans instruction sont assez élevées (contrairement aux hommes). Par exemple, à 50-54 ans de même qu’à 6-9 ans, 16 % des femmes sont sans instruction. Les résultats selon le milieu et la région de résidence font apparaître des écarts importants. Il apparaît de manière très nette que le milieu rural est moins favorisé sur le plan scolaire que le milieu urbain. En effet, les proportions d’hommes et de femmes sans niveau d’instruction ou ceux qui ont un niveau primaire sont plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain. À l’inverse, le milieu urbain compte une proportion plus élevée d’hommes et de femmes ayant atteint au moins un niveau secondaire 1er cycle. 18 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants Les niveaux d’instruction varient de manière considérable selon les quintiles de bien-être économique. D’une manière générale on remarque que plus le niveau de bien-être s’améliore, plus le niveau d’instruction s’élève. Dans les ménages du quintile le plus pauvre, 13 % des hommes et 27 % des femmes n’ont aucun niveau d’instruction contre, respectivement, 6 % et 4 % dans le quintile le plus riche. Les résultats du tableau 2.4 concernant la fréquentation scolaire font apparaître un niveau de fréquentation scolaire élevé : en effet, 84 % de la population de 6-10 ans fréquentaient l’école (graphique 2.2). À 11-15 ans, ce niveau est encore plus élevé (89 %). En outre, on constate que le niveau de fréquentation scolaire est légèrement plus élevé chez les filles (85 %) que chez les garçons (83 %) à 6-10 ans ; par contre à 11-15 ans, il est plus élevé chez les garçons (90 %) que chez les filles (87 %). Il faut noter qu’au Congo, la scolarisation est obligatoire jusqu’à 16 ans. Tableau 2.4 Taux de fréquentation scolaire Proportion de la population (de fait) des ménages, âgée de 6 à 24 ans, fréquentant un établissement scolaire, par âge, selon le sexe et le milieu de résidence, Congo 2005 Masculin Féminin Ensemble Groupe d'âges Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble 6-10 87,2 79,5 83,1 90,6 80,1 85,3 88,9 79,8 84,2 11-15 89,7 90,1 89,9 90,8 83,5 87,3 90,2 86,8 88,6 6-15 88,5 84,5 86,4 90,7 81,8 86,3 89,6 83,2 86,4 16-20 61,6 62,2 61,8 56,0 36,8 48,2 58,7 48,6 54,6 21-24 32,1 21,5 28,4 24,6 12,3 19,5 27,8 15,6 23,1 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge (Pourcentage de la population de 6-24 ans fréquentant l'école par âge et sexe) EDSC-I 2005 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Âge 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Pourcentage Hommes Femmes Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 19 Avant l’âge de 16 ans, on note qu’en urbain, le niveau de fréquentation scolaire des filles est plus élevé que celui des garçons (91 % contre 89 %) ; en rural, par contre, on constate la situation inverse (respectivement, 82 % contre 85 %). Après 16 ans, la fréquentation scolaire chez les filles est nettement plus faible que chez les garçons, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. 2.1.2 Condition de vie des ménages 2.1.2.1 Caractéristiques des logements Le tableau 2.5 présente les caractéristiques des logements telles que la disponibilité de l’électricité, la source principale d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes, le type de combustible utilisé pour la cuisine, le type de sol du logement, le type de murs du logement, le type de toit du logement et le nombre de pièces utilisées pour dormir. Ces résultats sont présentés selon le milieu de résidence des ménages. On constate que, dans l’ensemble, environ un ménage sur trois (34 %) dispose de l’électricité. Cette proportion varie de 51 % en milieu urbain à seulement 15 % en milieu rural. En outre, un ménage sur deux utilise de l’eau provenant d’un robinet, que ce robinet soit situé à l’extérieur de la parcelle (25 %), à l’intérieur de la parcelle (22 %) ou, dans très peu de cas, dans le logement (3 %). Cependant, en milieu rural, seulement 8 % des ménages s’approvisionnent à un robinet alors qu’en urbain, cette proportion concerne 87 % des ménages. De plus, dans 15 % des cas, l’eau utilisée pour la consommation provient de puits : ce sont essentiellement des forages ou des puits à pompe (6 %) et des puits publics non protégés (5 %). Pour 21 % des ménages, l’eau provient de sources ; dans la majorité des cas, il s’agit de sources non protégées (14 %). Seuls 7 % des ménages ont accès à des sources protégées. En milieu rural, 28 % des ménages utilisent de l’eau provenant de sources non protégées et, dans 21 % des cas, l’eau utilisée pour la consommation provient d’un cours d’eau. Par ailleurs, les résultats montrent que plus d’un ménage sur deux (55 %) parcourt moins de 15 minutes pour s’approvisionner en eau. Il faut environ 10 minutes à, au moins, 50 % des ménages pour effectuer ce parcours. Cependant, en milieu rural, le temps médian est dix fois plus élevé (20 mn) qu’en milieu urbain (2 mn). Si, en milieu urbain, 73 % des ménages passent moins de 15 minutes pour s’approvisionner en eau, cette proportion n’est que de 34 % en milieu rural. On constate également au tableau 2.5 que plus des deux tiers des ménages ne disposent que de fosses/latrines rudimentaires (69 %) ; dans la majorité des cas, il s’agit de fosses/latrines en commun (44 %). Un peu plus d’un ménage sur dix utilise des fosses/latrines améliorées en commun (11 %) et cette proportion est nettement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (20 % contre 1 %). Enfin, on constate que 10 % des ménages ne disposent pas de toilettes et que cette proportion varie de 18 % en milieu rural à 4 % en milieu urbain. Comme combustible de cuisine, on constate que, dans l’ensemble, un ménage sur deux (51 %) utilise du bois à brûler. Cette proportion est beaucoup plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (86 % contre 19 %). Le charbon de bois est le second combustible le plus fréquemment utilisé par les ménages (31 %). C’est en milieu urbain que son utilisation est la plus fréquente (50 % contre 10 %). Dans 9 % des cas, les ménages utilisent du gaz en bouteille pour cuisiner ; c’est surtout en milieu urbain que ce combustible est utilisé (16 % contre 1 %). À l’opposé, très peu de ménages utilisent l’électricité (3 %) et c’est en milieu urbain que cette utilisation est la plus fréquente (5 % contre 0,4 % en rural). 20 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants Tableau 2.5 Caractéristiques des logements Répartition (en %) des ménages par caractéristiques des logements, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Milieu de résidence Caractéristiques des logements Urbain Rural Ensemble Électricité Oui 50,8 14,8 33,8 Non 49,2 85,1 66,2 Source d'eau pour boire Robinet dans logement 4,6 0,5 2,6 Robinet dans parcelle 40,3 2,2 22,3 Robinet extérieur 42,0 5,4 24,6 Puits protégé dans parcelle 1,1 4,8 2,8 Forage/puits à pompe public 3,2 8,8 5,8 Puits non protégé dans parcelle 0,5 2,2 1,3 Puits non protégé public 1,0 8,8 4,7 Source protégée 3,2 11,3 7,0 Source non protégée 0,9 27,9 13,7 Rivière/fleuve/marigot 0,1 20,9 9,9 Autre 3,2 7,3 5,1 Temps nécessaire pour s'approvisionner en eau Moins de 15 minutes (%) 73,1 34,4 54,7 Temps médian pour s'approvisionner en eau (en minutes) 2 20 10 Type de toilettes Chasse d'eau pour le ménage seul 5,6 0,3 3,1 Chasse d'eau en commun 3,5 0,0 1,9 Fosse/latrines améliorées privées 5,8 1,9 3,9 Fosse/latrines améliorées en commun 19,8 1,3 11,1 Fosse/latrines rudimentaires privées 15,8 35,7 25,2 Fosse/latrines rudimentaires en commun 45,6 42,7 44,2 Pas de toilettes/nature 3,7 17,5 10,2 Type de combustible pour la cuisine Electricité 4,9 0,4 2,8 Gaz bouteille/naturel 15,6 1,0 8,7 Pétrole 8,9 1,7 5,5 Charbon de bois 49,6 9,7 30,7 Bois à brûler 18,7 86,0 50,6 Autre 2,4 1,1 1,8 Type de sol du logement Terre/sable 9,5 78,1 42,0 Bois/planches 0,1 2,9 1,4 Vinyle/Lino/Gerflex 9,4 0,3 5,1 Carrelage 7,2 0,2 3,9 Ciment 70,9 17,9 45,8 Autre 3,0 0,5 1,8 Type de murs du logement Terre battue 1,5 28,9 14,5 Bois/planches 15,8 17,7 16,7 Brique en terre non cuite 3,6 18,5 10,7 Tôle 2,3 0,6 1,5 Brique cuite 9,0 21,3 14,8 Ciment/Aglo/Parpaing 67,5 9,1 39,9 Autre 0,3 3,8 2,0 Type de toit du logement Paille/chaume/natte 0,1 40,5 19,2 Tôle 99,4 58,4 80,0 Autre 0,5 1,1 0,7 Pièces utilisées pour dormir <3 69,0 64,6 66,9 3-4 25,8 29,4 27,5 5-6 4,6 5,5 5,0 Nombre moyen de personnes par pièce 2,5 2,4 2,5 Total1 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages 3 096 2 783 5 879 1 Y compris les non déterminés Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 21 Dans l’ensemble, les ménages vivent le plus souvent dans des logements dont le sol est en ciment (46 %) ou en terre/sable (42 %). En milieu urbain, dans 71 % des cas, le sol est en ciment alors qu’en milieu rural, dans la majorité des cas (78 %), les logements ne sont pourvus que de sol en terre/sable. Dans 40 % des cas, les ménages vivent dans un logement dont les murs sont en ciment/ agglo/parpaing. Cependant, 17 % ont un logement dont les murs sont en bois/planches ; dans 15 % des cas, les murs sont en briques cuites ; quant à la terre battue, elle constitue le matériau des murs du logement de 15 % des ménages. En milieu urbain, plus des deux tiers des ménages vivent dans un logement dont les murs sont en ciment (68 %) alors qu’en milieu rural, les matériaux utilisés sont plus rudimentaires comme la terre battue (29 %), le bois et les planches (18 %) et la brique cuite (21 %). En ce qui concerne le matériau de revêtement du toit, on constate que, dans 80 % des cas, les ménages habitent dans un logement dont le toit est en tôle. Ce matériau est quasiment le seul à être utilisé en milieu urbain (99 %). En milieu rural, dans 58 % des cas, les ménages ont un logement dont le toit est recouvert de tôles et, dans 41 % des cas, il s’agit de logements dont le toit est en paille. En moyenne, le nombre de personnes par pièce pour dormir est de 2,5. En outre, il ne présente pas d’écart selon les milieux de résidence (2,5 en urbain contre 2.4 en rural). Les résultats montrent également que 67 % des ménages vivent dans un logement ayant moins de trois pièces pour dormir, et dans 28 % des cas, le logement comprend entre trois et quatre pièces. La proportion de ménages vivant dans un logement comportant moins de trois pièces est légèrement plus élevée en milieu urbain (69 %) qu’en milieu rural (65 %). 2.1.2.2 Biens de consommation durables possédés par les ménages Le tableau 2.6 montre que, dans l’ensemble, 28 % des ménages ne possèdent aucun bien de consommation durable. Cette proportion est environ deux fois et demie plus élevée en milieu rural (42 %) qu’en milieu urbain (16 %). Parmi les biens possédés, c’est la radio qui a été le plus fréquemment citée (57 %), cela aussi bien en milieu urbain (67 %) qu’en milieu rural 46 %). En outre, plus d’un tiers des ménages (34 %) ont déclaré posséder un téléphone portable et 25 % une télévision. De manière non surprenante, on constate qu’il est plus fréquent de posséder ces biens en milieu urbain qu’en milieu rural. En outre, on constate que peu de ménages possèdent un moyen de déplacement : en effet, seulement 6 % possèdent une bicyclette et 5 % une pirogue sans moteur. Cependant, en milieu urbain, 4 % des ménages ont déclaré posséder une voiture ; en milieu rural, la bicyclette (11 %) et la pirogue sans moteur (9 %) sont les deux moyens de déplacement les plus fréquemment possédés par les ménages. Tableau 2.6 Biens durables possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains biens de consommation durables, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Milieu de résidence Biens durables Urbain Rural Ensemble Radio 67,1 46,3 57,3 Télévision 43,0 5,1 25,1 Téléphone fixe 2,1 0,2 1,2 Téléphone portable 54,1 11,0 33,7 Ordinateur 2,4 0,2 1,4 Réfrigérateur 18,7 1,5 10,5 Réchaud à gaz, cuisinière 25,8 2,6 14,8 Réchaud à pétrole 30,0 10,1 20,6 Bicyclette 1,0 11,4 5,9 Mobylette/moto 1,6 1,9 1,8 Voiture/camion 4,1 0,4 2,3 Pirogue sans moteur 0,2 9,2 4,5 Pirogue hors bord 0,3 1,0 0,6 Aucun 15,8 41,5 28,0 Effectif des ménages 3 096 2 783 5 879 22 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants 2.1.2.3 Quintiles de bien-être économique Le tableau 2.7 présente la répartition des ménages selon les quintiles de bien-être économique. Avant de commenter les résultats de ce tableau, il est nécessaire de présenter la signification et l’élaboration de cet indice. L’indice de bien-être est construit à partir des données sur les biens des ménages en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages proviennent des réponses aux questions relatives à la possession par les ménages de certains biens durables (la télévision, la radio, la voiture, etc.) et celles concernant certaines caractéristiques du logement comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le type de sol du logement, le nombre de pièces utilisées pour dormir, etc. Cet indice est construit de la manière suivante : - on affecte à chacun des biens ou caractéristiques un poids (score ou coefficient) généré à partir d'une analyse en composante principale ; - les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d'écart type 1 (Gwatkin et al., 2000) ; - on attribue dans chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage ; - les ménages sont classés par ordre croissant de score total et divisés en 5 catégories d’effectifs égales appelés quintile. On établit ainsi une échelle allant de 1 (quintile le plus pauvre) à 5 (quintile le plus riche) ; - le score de chaque ménage est affecté aux individus qui le composent. Les individus sont ainsi répartis dans les différentes catégories. La répartition des ménages par quintiles de bien-être économique (tableau 2.7) montre qu’en milieu urbain, près des trois quarts des ménages (71 %) sont classés dans les deux quintiles les plus riches alors qu’en milieu rural, 78 % des ménages appartiennent aux deux quintiles les plus pauvres. De même, on constate que dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, 77 % des ménages sont des ménages riches classés dans les deux premiers quintiles et qu’à l’opposé, dans la région Sud, près d’un tiers des ménages (31 %) sont classés dans le quintile le plus pauvre. Avec un ménage sur deux classé dans le quintile le plus pauvre, c’est la région Nord qui compte le plus de ménages pauvres. Tableau 2.7 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population (de droit) des ménages par quintiles de bien-être économique, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Quintiles de bien-être économique Caractéristique sociodémographique Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche Total Effectif de la population des ménages Milieu de résidence Urbain 0,8 5,2 22,7 34,7 36,5 100,0 16 023 Rural 41,4 36,6 16,9 3,6 1,5 100,0 14 314 Région Brazzaville 0,2 2,7 18,0 37,7 41,4 100,0 9 720 Pointe-Noire 0,0 2,1 27,9 34,4 35,7 100,0 4 669 Sud 30,9 40,5 20,6 5,0 3,0 100,0 10 158 Nord 50,1 27,8 15,7 5,3 1,1 100,0 5 791 Ensemble 20,0 20,0 19,9 20,0 20,0 100,0 30 337 Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 23 2.2 SITUATION DES ENFANTS L’enfant, de par sa vulnérabilité a besoin de protection, y compris sur le plan juridique. De nombreux textes ont été ratifiés en faveur de la protection de l’enfant parmi lesquels, la Convention Relative aux Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989, qui stipule entre autres qu’un enfant doit être enregistré à sa naissance et qu’il a, dès celle-ci, le droit à un nom, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux ; de même, la Convention recommande aux états de veiller à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre son gré. Un enfant orphelin ou un enfant qui vit loin de ses parents biologiques peut facilement être exposé à un risque accru d'appauvrissement, de discrimination, de déni des droits de propriété et des droits d'héritage, de différentes formes de sévices, de négligence et d'exploitation par le travail ou par la sexualité. 2.2.1 Enregistrement des naissances à l’état civil Comme mentionné ci-dessus, la Convention Relative aux droits de l'Enfant stipule que chaque enfant a droit à un nom, à une nationalité et à la protection contre la privation de son identité. L'enregistrement des naissances à l'état civil constitue un moyen fondamental de préserver ces droits pour les enfants. Selon les résultats du tableau 2.8, 81 % des naissances d’enfants de moins de 10 ans ont été déclarées à l’état civil. Les résultats selon l’âge semblent suggérer une diminution des déclarations des naissances des générations les plus anciennes aux plus récentes, la proportion passant de 86 % parmi les enfants âgés de 5-9 ans à 74 % parmi les plus jeunes de 0-2 ans. En d’autres termes, cela signifierait que les naissances sont de moins en moins déclarées à l’état civil, ce qui semble peu plausible. Par contre, ces résultats pourraient indiquer que certains enfants ne sont pas déclarés à l’état civil dès leur naissance, mais plus tard. Les variations constatées traduiraient donc un report de la déclaration des naissances selon l’âge et non une diminution de la couverture de l’état civil. On ne constate aucune différence significative de couverture de l’état civil selon le sexe. Par contre, les naissances sont moins bien déclarées en milieu rural (75 %) qu’en milieu urbain (88 %). De même, les naissances sont moins bien déclarées à Brazzaville (86 %), dans le Sud (78 %) et dans le Nord (74 %) qu’à Pointe-Noire (91 %). Les déclarations des naissances s’améliorent avec l’élévation du niveau de vie des populations. En effet, les naissances sont moins bien déclarées pour les enfants appartenant aux familles les plus pauvres (69 %) que pour les enfants appartenant aux familles les plus riches (91 %). Tableau 2.8 Enregistrement des naissances à l'état civil Pourcentage d’enfants de moins de dix ans dont la naissance a été déclarée à l'état civil selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de naissances déclarées Effectif d'enfants Âge 0-2 74,4 3 198 3-4 82,6 1 935 5-9 85,5 4 218 Sexe Masculin 80,8 4 696 Féminin 81,4 4 655 Milieu de résidence Urbain 87,6 4 410 Rural 75,3 4 941 Région Brazzaville 86,2 2 608 Pointe-Noire 90,7 1 285 Sud 77,7 3 415 Nord 74,3 2 044 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 68,7 2 136 Second 77,9 2 076 Moyen 84,3 1 933 Quatrième 87,9 1 685 Le plus riche 91,4 1 521 Ensemble 81,1 9 351 24 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants 2.2.2 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents Du point de vue de la situation de résidence des enfants avec leurs parents, on distingue trois catégories d’enfants : ceux qui vivent avec leurs deux parents, ceux qui vivent avec un seul des parents (avec seulement la mère ou le père), et ceux qui ne vivent avec aucun des deux parents. Par ailleurs, on distingue les enfants orphelins (de père et/ou de mère) de ceux dont les parents sont en vie. De l’examen des données du tableau 2.9, il ressort que 52 % des enfants de moins de 18 ans vivent avec leurs deux parents biologiques. Dans 24 % des cas, les enfants vivent seulement avec leur mère biologique, que leur père soit vivant ou décédé et, dans 7 % des cas, seulement avec leur père. Au total, 17 % des enfants ne vivent avec aucun de leurs parents biologiques, que ces derniers soient vivants ou décédés. Tableau 2.9 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents Répartition (en %) de la population d'enfants (de droit) de moins de 18 ans par état de survie des parents et résidence avec les parents, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Ne vit avec aucun des deux parents Vivant avec la mère seulement Vivant avec le père seulement Caractéristique sociodémographique Vivant avec ses deux parents Père en vie Père décédé Mère en vie Mère décédée Les deux sont vivants Seul le père est vivant Seule la mère est vivante Les deux sont décédés Information sur père/ mère non déclarée Total Pourcentage d’orphelins (père et/ou mère décédé) Effectif d’enfants Âge 0-2 65,6 28,3 1,3 1,1 0,1 2,5 0,5 0,0 0,1 0,5 100,0 1,9 3 029 3-5 59,7 23,8 1,7 4,0 0,4 8,9 0,7 0,2 0,2 0,3 100,0 3,3 2 641 6-9 53,7 20,0 3,0 5,9 0,9 12,0 1,5 1,5 0,9 0,6 100,0 7,8 3 206 10-14 43,5 16,4 5,2 9,3 2,0 14,6 2,2 3,4 2,3 1,1 100,0 15,1 3 938 15-17 36,4 13,1 6,7 9,1 2,2 19,1 2,3 4,9 2,7 3,6 100,0 18,8 2 034 Sexe Masculin 52,5 20,3 3,7 6,6 1,2 9,7 1,6 2,1 1,3 1,0 100,0 9,9 7 498 Féminin 51,8 20,6 3,2 5,2 1,0 12,6 1,3 1,8 1,2 1,2 100,0 8,6 7 351 Milieu de résidence Urbain 48,8 21,1 3,3 7,6 1,2 11,8 1,4 2,1 1,4 1,3 100,0 9,4 7 347 Rural 55,3 19,9 3,7 4,3 1,1 10,6 1,5 1,8 1,0 0,9 100,0 9,1 7 501 Région Brazzaville 47,6 21,0 3,4 8,0 1,2 12,7 1,2 2,2 1,2 1,5 100,0 9,2 4 372 Pointe-Noire 49,7 21,2 3,2 7,1 1,3 10,2 2,2 2,2 1,8 1,1 100,0 10,6 2 143 Sud 53,7 22,7 4,1 3,5 1,0 10,1 1,5 1,7 1,0 0,7 100,0 9,3 5 221 Nord 57,5 15,7 2,8 6,1 1,1 11,4 1,3 1,8 1,1 1,2 100,0 8,1 3 112 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 57,0 20,9 4,1 3,5 0,8 9,7 1,0 1,2 0,9 1,0 100,0 8,0 3 216 Second 53,9 21,4 3,9 4,0 1,3 10,2 2,0 1,8 0,7 0,8 100,0 9,6 3 175 Moyen 49,0 22,7 4,1 5,6 1,3 10,4 1,9 2,8 1,4 0,9 100,0 11,4 3 005 Quatrième 46,8 20,5 2,6 8,7 1,5 13,2 1,2 2,2 1,5 1,6 100,0 9,0 2 796 Le plus riche 53,2 16,3 2,4 8,5 0,9 12,8 1,2 1,8 1,8 1,2 100,0 8,0 2 655 Ensemble 0-14 54,6 21,6 3,0 5,4 0,9 9,9 1,3 1,5 1,0 0,7 100,0 7,7 12 814 Ensemble 0-17 52,1 20,5 3,5 5,9 1,1 11,2 1,5 1,9 1,2 1,1 100,0 9,2 14 849 Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 25 La proportion d’enfants vivant avec leurs deux parents diminue avec l’âge passant de 66 % à 0-2 ans à 36 % à 15-17 ans. On n’observe aucune différence selon le sexe de l’enfant. Par contre, la proportion d’enfants vivant avec leurs deux parents biologiques est beaucoup plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (55 % contre 49 %). Cette différence pourrait s’expliquer, en partie, par le fait que nombre d’enfants originaires du milieu rural sont envoyés en ville pour aller à l’école. D’autre part, on constate que 5 % des enfants de moins de 18 ans sont orphelins de père, 3 % orphelins de mère et 1 % de père et de mère. Globalement, 9 % des enfants sont orphelins de père et/ou de mère. Comme on pouvait s’y attendre, les pourcentages d’orphelins augmentent avec l’âge, passant de 2 % à 0-2 ans à 19 % à 15-17 ans. Par contre, on ne constate aucune différence significative de la proportion d’orphelins selon le sexe et le milieu de résidence et aucune tendance nette ne se dessine selon le niveau de bien-être des ménages. 2.2.3 Scolarisation des enfants Le tableau 2.10 présente le pourcentage d’enfants de 10-14 ans, orphelins ou non, fréquentant actuellement l’école, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On constate que l’état de survie des parents influence de manière sensible le niveau de fréquentation scolaire des enfants : en effet, quand les deux parents sont en vie ou que l’enfant vit avec, au moins, un des deux parents, la quasi- totalité (93 %) vont à l’école. Par contre, quand les deux parents sont décédés, seulement 82 % continuent d’aller à l’école. En outre, il semble que le décès du père affecte davantage la scolarité des enfants puisque quand, seul, celui-ci est décédé, 84 % des enfants continuent d’aller à l’école contre 91 % quand c’est la mère, seule, qui est décédée. Le ratio inférieur à 1 (0,88) traduit le désavantage dont souffrent les orphelins sur le plan scolaire par rapport aux autres enfants. Tableau 2.10 Scolarisation des enfants de 10-14 ans orphelins ou non Pourcentage d'enfants (de droit) de 10-14 ans, orphelins ou non, fréquentant actuellement l'école selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Les deux parents en vie, vivant avec au moins un parent Les deux parents en vie, ne vivant avec aucun parent Seule la mère est décédée Seul le père est décédé Les deux parents sont décédés Caractéristique sociodémographique % à l'école Effectif % à l'école Effectif % à l'école Effectif % à l'école Effectif % à l'école Effectif Ratio du pourcentage d'enfants orphelins fréquentant l'école au pourcentage de non orphelins fréquentant l'école Sexe Masculin 94,2 1 405 87,7 269 86,1 94 82,4 185 (77,8) 48 * Féminin 92,4 1 335 85,8 334 96,7 73 86,8 156 (87,1) 41 * Milieu de résidence Urbain 95,4 1 384 89,2 331 89,0 76 89,4 164 85,1 49 0,89 Rural 91,2 1 355 83,5 272 92,2 90 79,8 177 (78,4) 40 * Région Brazzaville 96,2 837 89,2 223 (88,4) 41 92,7 102 * 23 * Pointe-Noire 95,2 387 89,8 72 (90,6) 27 83,1 48 (85,9) 20 * Sud 91,9 970 84,4 194 88,7 71 78,3 132 * 27 * Nord 90,3 545 83,4 114 (99,9) 27 84,7 59 * 19 * Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 88,6 609 75,8 105 (73,0) 26 78,6 72 * 10 * Second 90,1 556 90,8 121 (98,3) 45 71,1 76 * 14 * Moyen 94,3 510 78,0 93 (96,3) 51 88,0 86 * 19 * Quatrième 96,5 519 90,2 139 (90,1) 31 93,8 62 * 19 0,83 Le plus riche 98,1 545 93,1 145 (80,6) 14 (96,7) 44 (94,6) 26 * Ensemble 93,3 2 740 86,6 603 90,7 167 84,4 340 82,1 89 0,88 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés. ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 26 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants 2.2.4 Travail des enfants Le tableau 2.11 présente les proportions d’enfants de 5-17 ans qui ont travaillé au cours de la semaine ayant précédé l’enquête, soit pour un membre de la famille ou pour quelqu’un d’autre, soit dans des champs ou dans des affaires familiales, ou encore qui ont effectué des travaux domestiques. Dans l’ensemble, on constate que 71 % des enfants de 5-17 ans ont travaillé au cours de la semaine précédant l’enquête. Ils ont, pour la plupart effectué des travaux domestiques (69 %). Dans 22 % des cas, ils ont travaillé dans les champs ou dans une affaire familiale et, dans seulement 3 % des cas, ils ont travaillé pour quelqu’un d’autre qu’un membre de la famille. Globalement, pratiquement un enfant sur deux a travaillé moins de 4 heures par jour (49 %). Les résultats selon l’âge montrent que c’est dans le groupe 10-14 ans que la proportion de ceux qui ont travaillé est la plus élevée (80 %). Parmi ces enfants, 27 % ont travaillé plus de quatre heures par jour. C’est aussi dans ce groupe d’âges que l’on constate la proportion la plus élevée de ceux qui ont effectué des travaux domestiques (79 %). Dans la majorité des cas, la durée du travail n’a pas excédé 4 heures par jour (75 %). En outre, on constate que les filles ont été proportionnellement plus nombreuses que les garçons à avoir travaillé au cours de la semaine ayant précédé l’enquête (76 % contre 66 %), surtout pour effectuer des travaux domestiques (76 % contre 62 %). Dans la majorité des cas, ces travaux n’ont pas duré plus de quatre heures par jour. Les proportions d’enfants ayant travaillé varient également selon le milieu de résidence. En effet, en milieu rural, 78 % des enfants ont travaillé contre 65 % en milieu urbain. Dans 75 % des cas, les enfants du milieu rural ont effectué des travaux domestiques, dont la majorité pendant une durée inférieure à quatre heures par jour (72 %). En outre, les résultats montrent que les enfants ont plus fréquemment travaillé dans les régions du Nord (74 %) et surtout du Sud (80 %) que dans les villes de Brazzaville (61 %) et de Pointe-Noire (68 %). Par ailleurs, en fonction des quintiles de bien-être, on note que les proportions d’enfants ayant travaillé diminuent du quintile le plus pauvre au plus riche passant de 78 % dans les ménages les plus pauvres à 60 % dans les plus riches. Enfin, on note que la proportion d’enfants orphelins ayant travaillé est plus élevée que celle des non orphelins (76 % contre 70 %). Plus de la moitié des orphelins ont travaillé pendant une durée hebdomadaire inférieure à quatre heures (52 %). Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 27 Tableau 2.11 Travail des enfants Pourcentage d'enfant de 5-17 ans qui, au cours de la semaine ayant précédé l'enquête, ont travaillé pour quelqu'un d'autre qu'un membre de la famille, ont travaillé dans les champs ou dans l'affaire familiale, ou ont fait des travaux domestiques, et pourcentage d’ensemble des enfants qui ont fait un travail quelconque, en fonction du nombre d'heures travaillées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Enfants qui ont travaillé pour quelqu'un d'autre qu'un membre du ménage Enfants qui ont travaillé dans les champs/ affaires de la famille Enfants qui ont fait des travaux domestiques Ensemble des enfants qui ont travaillé Caractéristique sociodémographique Payé, <4 heures/ jour Payé, 4+ heures/ jour Ensemble <4 heures/ jour 4+ heures/ jour Ensemble <4 heures/ jour 4+ heures/ jour Ensemble < 4 heures/ jour 4+ heures/ jour Ensemble Non déterminé Effectif d’enfants de 5-17 ans Âge 5-9 1,2 0,1 1,3 13,7 1,5 15,3 56,1 0,9 57,0 45,7 13,0 58,7 6,0 4 005 10-14 2,6 0,4 2,9 20,0 5,9 25,8 74,9 3,8 78,6 53,7 26,7 80,4 4,1 3 938 15-17 2,4 1,6 3,9 16,5 8,7 25,3 68,5 5,6 74,2 45,7 31,7 77,4 8,0 2 034 Sexe Masculin 2,7 0,7 3,4 16,6 4,6 21,3 60,4 2,0 62,4 46,1 19,8 65,9 5,4 5 014 Féminin 1,2 0,3 1,5 16,9 4,8 21,7 71,8 4,0 75,8 51,7 24,6 76,3 5,9 4 964 Milieu de résidence Urbain 1,3 0,4 1,7 3,3 0,6 3,9 60,5 3,2 63,7 48,3 16,4 64,7 6,3 5 058 Rural 2,7 0,6 3,3 30,6 8,9 39,6 71,7 2,8 74,5 49,4 28,2 77,6 5,0 4 920 Région Brazzaville 1,2 0,4 1,6 2,3 0,2 2,5 57,0 2,7 59,8 49,2 11,3 60,5 5,6 3 017 Pointe-Noire 1,5 0,6 2,1 3,0 0,6 3,6 63,2 3,8 66,9 44,3 24,0 68,3 8,5 1 475 Sud 2,3 0,7 3,0 29,7 11,4 41,2 72,9 3,7 76,6 44,5 35,1 79,7 3,6 3 457 Nord 2,8 0,2 3,0 26,2 2,9 29,2 69,9 1,5 71,4 59,0 15,1 74,1 7,2 2 028 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 1,7 0,5 2,2 30,3 11,4 41,7 70,9 2,8 73,7 47,4 30,4 77,8 5,0 2 077 Second 4,0 0,9 4,9 32,4 8,1 40,5 72,6 3,4 76,0 49,1 29,8 79,0 6,2 2 101 Moyen 2,0 0,8 2,8 13,3 2,8 16,1 69,0 3,0 72,0 53,9 19,7 73,6 4,7 1 985 Quatrième 0,9 0,2 1,1 3,8 0,1 3,9 60,1 3,0 63,1 50,2 13,5 63,7 5,9 1 915 Le plus riche 1,0 0,1 1,0 1,4 0,2 1,6 56,5 2,5 59,0 43,6 16,1 59,7 6,6 1 900 Orphelin (père et/ou mère décédés) Oui 4,5 1,1 5,6 20,3 4,6 24,9 70,1 2,9 73,0 52,3 23,6 75,9 4,7 1 270 Non 1,6 0,4 2,0 16,3 4,7 21,0 65,5 3,0 68,5 48,4 22,0 70,4 5,8 8 707 Ensemble 2,0 0,5 2,5 16,8 4,7 21,5 66,1 3,0 69,0 48,9 22,2 71,1 5,7 9 977 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 29 Fabrice BOWAMBOKA Ce chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques des enquêtés (femmes de 15-49 ans et hommes de 15-59 ans). Ces caractéristiques concernent essentiellement l’âge, l’état matrimonial, le milieu et la région de résidence, la religion et le niveau d’instruction des enquêtés. Au cours de l’enquête, on a également collecté des données qui ont permis d’évaluer le niveau d’alphabétisation, l’exposition aux médias ainsi que le niveau et certains aspects de l’activité économique des femmes et des hommes enquêtés. De plus, les réponses à des questions spécifiques ayant pour objet d’évaluer le niveau de contrôle qu’exercent les femmes dans leur ménage et leur pouvoir de décision concernant l’utilisation de leurs revenus sont analysées dans ce chapitre. On a aussi demandé aux femmes si elles pensaient que, dans certaines situations, un comportement violent du mari à l’égard de son épouse pouvait se justifier. Enfin, ce chapitre a également abordé les caractéristiques des couples par le biais de questions concernant l’âge et le niveau d’instruction des conjoints. Cette partie est d’une importance capitale car elle permet de comprendre et d’expliquer les comportements des populations face aux différents problèmes sociodémographiques et sanitaires, notamment les préférences en matière de fécondité, l’utilisation de méthodes contraceptives, la connaissance du VIH/sida, etc. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES PERSONNES ENQUÊTÉES Dans l’analyse des phénomènes démographiques, l’âge constitue une variable fondamentale. Cependant, la qualité des données sur l’âge reste souvent défectueuse, surtout lorsque les événements ne sont pas transcrits, en partie à cause d’un niveau élevé d’analphabétisme et de la persistance de différentes croyances dans certains sous-groupes de populations. De plus, au Congo, les crises sociopolitiques à répétition ont occasionné la perte ou la destruction des différents documents officiels non seulement dans les ménages (carte d’identité, acte de naissance, etc.) mais aussi dans les services administratifs, d’où le soin particulier accordé à l’estimation de l’âge au moment de l’interview individuelle. On a d’abord demandé aux enquêtés leur date de naissance, puis leur âge. Lorsque ces deux informations étaient collectées, l’enquêteur contrôlait leur cohérence. Dans le cas où l’enquêté ne connaissait pas sa date de naissance, l’enquêteur essayait d’obtenir un document officiel où figurait la date de naissance. Lorsque aucun document n’était disponible, l’enquêteur devait procéder à une estimation de l’âge de l’enquêté, soit par comparaison avec l’âge d’autres membres du ménage, soit par déduction à partir des événements marquants (mariage, décès, etc.) de l’enquêté, soit encore par l’utilisation d’un calendrier historique du pays. Les distributions des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans par groupe d’âges quinquennaux, figurant au tableau 3.1, présentent une allure régulière, les proportions de chaque groupe d’âges diminuant au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés. Pour les femmes, la proportion passe de 22 % à 15-19 ans à 6 % à 45-49 ans. Chez les hommes, elle varie de, respectivement, 22 % à 7 % et elle atteint un minimum de 3 % à 55-59 ans. Le tableau 3.1 présente également les résultats selon l’état matrimonial. À l’EDSC-I, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes éligibles, mariés officiellement ou non, ainsi que toutes celles ou tous ceux vivant en union consensuelle. Selon cette définition, on constate CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 30 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés que plus de la moitié des femmes (56 %) étaient en union au moment de l’enquête. À l’opposé, environ 30 % étaient célibataires, et 14 % étaient en rupture d’union (dont 2 % de veuves). En ce qui concerne les hommes, on constate qu’au moment de l’enquête, 42 % étaient célibataires. Tout comme chez les femmes, un peu plus d’un homme sur deux (51 %) vivaient en union, et seulement 7 % d’entre eux étaient en rupture d’union. Les résultats selon le milieu de résidence montrent que, quelque soit le sexe, plus de la moitié des enquêtés vivaient en ville, au moment de l’enquête (57 % des femmes et 59 % des hommes). La proportion d’hommes enquêtés vivant en milieu rural est légèrement plus faible que celle des femmes (41 % contre 43 %). Concernant la région de résidence, on constate que Brazzaville et la région Sud concentrent environ les deux tiers des enquêtés (66 % des femmes et 65 % des hommes). À l’opposé, ils sont proportionnellement moins nombreux à Pointe-Noire (17 % chez les femmes et 18 % chez les hommes) et au Nord (17 % pour chaque sexe). Concernant le niveau d’instruction, les résultats montrent que la très grande majorité de la population congolaise a fréquenté l’école, puisque seulement 7 % des femmes et 2 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction. Le tableau 3.1 présente aussi la répartition des hommes et des femmes selon le niveau du bien- être économique du ménage. On constate que, dans le quintile le plus riche, les hommes sont en proportion, un peu plus nombreux que les femmes (26 % contre 22 %). Les données sur la religion montrent que près d’un tiers des hommes et des femmes se sont déclarés de confession catholique (31 % dans les deux cas). Parmi les protestants, on compte plus de femmes (27 %) que d’hommes (19 %). Par ailleurs, on note que la catégorie « Autre » regroupe 25 % des femmes et 24 % des hommes. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que cette catégorie « Autre religion » est constituée des églises de réveil, lesquelles sont aujourd’hui en forte croissance sur toute l’étendue du territoire national. Par ailleurs, parmi les individus sans religion ou animistes, on constate que la proportion d’hommes est deux fois plus élevée que celle des femmes (respectivement 15 % contre 7 %). En ce qui concerne l’appartenance ethnique, on constate qu’environ la moitié des enquêtés sont du groupe Kongo (51 % des femmes et 50 % des hommes), suivi du groupe Tékés (16 % pour chaque sexe) et du groupe Mbosi (13 % des femmes et 14 % des hommes). Les autres groupes ethniques représentent en tout près de 13 % et, les étrangers 7 % de la population résidante. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 31 Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Âge 15-19 22,2 1 566 1 558 21,5 677 675 20-24 21,2 1 493 1 466 16,0 503 511 25-29 17,6 1 238 1 260 15,1 475 459 30-34 13,2 934 953 13,6 427 415 35-39 11,8 830 835 10,9 344 370 40-44 7,8 551 558 8,9 281 281 45-49 6,2 440 421 6,9 217 213 50-54 na na na 4,0 125 125 55-59 na na na 3,1 97 97 Etat matrimonial Célibataire 29,5 2 082 2 074 42,0 1 322 1 315 En union 56,4 3 979 3 993 50,6 1 591 1 585 Divorcé/séparé 11,9 840 837 6,8 214 229 Veuf/veuve 2,1 150 147 0,6 18 17 Milieu de résidence Urbain 56,6 3 990 4 878 59,3 1 864 2 214 Rural 43,4 3 061 2 173 40,7 1 282 932 Région Brazzaville 34,7 2 447 2 165 36,1 1 136 976 Pointe-Noire 16,9 1 189 1 684 18,2 573 774 Sud 31,7 2 233 1 864 28,5 897 751 Nord 16,8 1 182 1 338 17,2 541 645 Niveau d'instruction Aucun 7,2 511 461 1,8 57 59 Primaire 30,3 2 139 2 051 24,2 763 736 Secondaire 1er cycle 48,3 3 408 3 479 43,0 1 352 1 346 Secondaire 2nd cycle 11,5 808 865 20,9 657 674 Supérieur 2,6 186 195 10,1 317 331 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,6 1 243 1 092 17,0 534 463 Second 18,8 1 328 1 102 17,3 544 452 Moyen 19,9 1 403 1 527 18,1 569 640 Quatrième 21,3 1 502 1 694 21,6 678 763 Le plus riche 22,3 1 575 1 636 26,1 822 828 Religion Catholique 30,6 2 159 2 137 31,3 985 994 Protestant 26,7 1 881 1 822 18,5 581 565 Musulman 1,2 88 91 2,0 62 58 Kimbanguiste 1,7 119 115 1,7 53 50 Armée du Salut 2,6 182 163 1,4 45 44 Zéphirin 4,1 288 258 2,4 77 64 Adventiste 1,3 88 123 3,2 99 142 Autre 25,3 1 780 1 899 24,3 765 766 Animiste/aucune 6,6 464 443 15,2 479 463 Groupe ethnique Kongo 50,7 3 573 3 633 49,8 1 565 1 583 Tékés 16,4 1 160 1 094 16,0 502 476 Mbosi 13,0 918 891 14,2 448 450 Sangha-Likwala 4,5 318 403 5,1 159 180 Eshira 4,5 317 274 3,6 113 107 Mbétis 2,3 160 147 2,2 69 63 Autres 2,0 143 161 2,2 67 81 Étrangers (non Congolais) 6,6 462 448 7,0 222 206 Ensemble 100,0 7 051 7 051 100,0 3 146 3 146 Note : Les niveaux d'instruction correspondent au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il soit achevé ou non na = Non Applicable 32 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 fournissent les répartitions respectives des femmes et des hommes enquêtés par niveau d’instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les résultats font, tout d’abord, apparaître une faible proportion de femmes et d’hommes sans instruction (respectivement, 7 % et 2 %). Cependant, la proportion de femmes n’ayant jamais fréquenté l’école est trois fois plus élevée que celle des hommes. Les proportions de femmes ayant atteint le niveau primaire et le secondaire 1er cycle sont supérieures à celle des hommes (respectivement, 30 % contre 24 % pour le primaire et 48 % contre 43 % pour le secondaire 1er cycle) Mais au-delà, la situation s’inverse et ce sont les hommes qui sont proportionnellement les plus nombreux à avoir atteint un niveau secondaire second cycle et plus (respectivement, 21 % contre 12 % pour le niveau secondaire 2nd cycle et 10 % contre 3 % pour le niveau supérieur). Par ailleurs, on constate que, des générations les plus anciennes aux plus récentes, les proportions de femmes et d’hommes n’ayant jamais fréquenté l’école diminuent, passant de 23 % parmi les femmes de 45-49 ans à 4 % parmi celles de 15-19 ans et de 7 % parmi les hommes de 55-59 ans à 2 % parmi ceux de 15-19 ans. Par contre, au niveau des femmes et des hommes instruits, l’effet de génération est moins net : parmi les femmes âgées de 45-49 ans, 31 % avaient déjà un niveau primaire ; cette proportion a diminué au fil des générations pour augmenter de nouveau dans les jeunes générations : 33 % parmi les 20-24 ans et 38 % à 15-19 ans. Les proportions de femmes ayant atteint le niveau secondaire 1er cycle augmentent, bien que de manière irrégulière, passant d’un minimum de 29 % parmi celles de 45-49 ans à 52 % parmi celles de 15-19 ans. En ce qui concerne le second cycle, on constate des variations irrégulières qui ne permettent pas de dégager une tendance. Il en est de même des proportions de femmes ayant atteint un niveau supérieur. Chez les hommes, on constate, comme chez les femmes, une diminution des proportions de ceux sans instruction des générations anciennes aux plus récentes (7 % parmi ceux de 55-59 ans contre 2 % parmi ceux de 15-19 ans). Pour le niveau primaire, on constate la tendance inverse, la proportion de ceux ayant atteint ce niveau diminuant des générations anciennes aux plus récentes, passant de 47 % parmi ceux de 55-59 ans à 28 % parmi ceux de 20-24 ans et à 36 % parmi les plus jeunes de 15-19 ans. Chez les hommes, on note pratiquement le même schéma que celui observé chez les femmes, à l’exception des hommes âgés de 55-59 ans dont la proportion ayant le niveau primaire (47 %) est nettement supérieure à celle des hommes de 15-19 ans (36 %), la majorité de ces derniers ayant un niveau supérieur au primaire (62 %), alors que 46 % des hommes de 55-59 ans ont un niveau plus élevé que le primaire. Les résultats selon le milieu de résidence montrent que les proportions de femmes et d’hommes sans instruction sont plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain (respectivement 13 % contre 3 % et 2 % contre 1 %). Par contre, les proportions de femmes et d’hommes ayant atteint le niveau primaire sont plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain (respectivement, 44 % contre 20 % et 34 % contre 18 %). Mais, au-delà du primaire, les proportions de femmes et d’hommes instruits sont plus élevées en urbain qu’en rural, ce qui s’explique par le fait qu’en milieu rural, il est difficile de poursuivre des études au-delà du primaire à cause du manque d’infrastructures scolaires et d’enseignants : de plus, à partir du niveau secondaire 1er cycle, on constate que la proportion d’hommes est plus élevée que celle des femmes. Un âge à la première union plus précoce que celui des hommes pourrait, en partie, expliquer cet écart. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 33 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction par caractéristiques sociodémographiques : femmes Répartition (en %) des femmes enquêtées par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle Supérieur Total Effectif Âge 15-19 4,2 37,9 52,0 5,4 0,5 100,0 1 566 20-24 5,9 32,6 46,1 13,5 2,0 100,0 1 493 25-29 5,9 27,1 48,1 15,7 3,2 100,0 1 238 30-34 4,8 29,2 51,4 10,6 3,9 100,0 934 35-39 7,8 22,3 55,2 10,4 4,3 100,0 830 40-44 13,5 23,1 44,0 15,9 3,5 100,0 551 45-49 23,1 31,3 29,3 12,2 4,1 100,0 440 50-54 na na na na na na na 55-59 na na na na na na na Milieu de résidence Urbain 2,8 19,7 56,4 16,7 4,4 100,0 3 990 Rural 13,0 44,2 37,8 4,7 0,3 100,0 3 061 Région Brazzaville 1,9 15,7 58,0 18,5 5,8 100,0 2 447 Pointe-Noire 3,4 23,9 54,9 15,4 2,4 100,0 1 189 Sud 13,2 41,9 39,7 4,7 0,5 100,0 2 233 Nord 11,0 45,2 37,9 5,6 0,3 100,0 1 182 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,0 49,5 31,2 2,3 0,0 100,0 1 243 Second 11,0 42,8 42,2 4,0 0,0 100,0 1 328 Moyen 6,5 34,5 50,6 7,8 0,7 100,0 1 403 Quatrième 2,5 20,8 60,3 14,2 2,2 100,0 1 502 Le plus riche 1,6 10,1 53,6 25,7 9,1 100,0 1 575 Ensemble 7,2 30,3 48,3 11,5 2,6 100,0 7 051 Note : Les niveaux d'instruction correspondent au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il soit achevé ou non na = Non applicable Par ailleurs, on constate, surtout chez les femmes, des disparités assez importantes entre les régions de résidence. Les proportions de femmes sans niveau d’instruction sont élevées dans le Nord et dans le Sud (respectivement, 11 % et 13 %) Par contre, les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire se caractérisent par une population féminine fortement scolarisée, avec une proportion de femmes sans niveau d’instruction excédant à peine 3 %. De même, dans ces deux villes, plus de la moitié des femmes ont atteint un niveau secondaire 1er cycle (58 % et 55 %) ; Cet écart avec les autres régions persiste au- delà du secondaire 1er cycle puisqu’à Brazzaville et à Pointe-Noire, respectivement 24 % et 18 % des femmes ont atteint, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle ; dans les autres régions, ces proportions ne dépassent pas 6 %. Chez les hommes, l’écart entre Brazzaville et Pointe-Noire et les autres régions est moins net sauf en ce qui concerne le niveau secondaire 2nd cycle et plus : dans ces deux villes, respectivement, 45 % et 35 % des hommes ont atteint au moins un niveau secondaire 2nd cycle contre seulement 19 % dans le Sud et 18 % dans le Nord. 34 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction par caractéristiques sociodémographiques : hommes Répartition (en %) des hommes enquêtés par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle Supérieur Total Effectif Âge 15-19 1,7 36,1 53,3 8,4 0,5 100,0 677 20-24 0,7 27,5 41,4 24,8 5,6 100,0 503 25-29 0,8 17,9 47,5 23,5 10,3 100,0 475 30-34 2,0 19,8 42,5 21,6 14,1 100,0 427 35-39 1,4 13,8 48,6 21,3 15,0 100,0 344 40-44 1,6 10,4 37,3 34,6 16,1 100,0 281 45-49 2,1 19,3 24,8 27,9 26,0 100,0 217 50-54 8,1 36,9 22,6 21,7 10,8 100,0 125 55-59 6,8 47,2 21,7 14,4 9,9 100,0 97 Milieu de résidence Urbain 1,4 17,7 40,4 26,3 14,1 100,0 1 864 Rural 2,4 33,8 46,7 13,0 4,1 100,0 1 282 Région Brazzaville 1,4 14,8 38,9 28,5 16,5 100,0 1 136 Pointe-Noire 1,3 20,6 43,3 23,5 11,2 100,0 573 Sud 2,3 37,1 41,9 13,7 5,0 100,0 897 Nord 2,5 26,6 53,0 14,2 3,8 100,0 541 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,2 39,8 44,0 10,1 1,9 100,0 534 Second 1,7 34,4 51,5 9,0 3,5 100,0 544 Moyen 1,7 29,8 45,3 18,2 5,0 100,0 569 Quatrième 0,5 18,5 44,1 26,1 10,8 100,0 678 Le plus riche 1,5 8,4 34,1 33,4 22,6 100,0 822 Ensemble 1,8 24,2 43,0 20,9 10,1 100,0 3 146 Note : Les niveaux d'instruction correspondent au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il soit achevé ou non Les résultats selon l’indice de bien-être économique du ménage mettent en évidence une relation positive entre le niveau d’instruction et le niveau de richesse du ménage. En effet, la proportion d’hommes et de femmes sans niveau d’instruction diminue régulièrement au fur et à mesure que le niveau de richesse du ménage s’améliore : parmi les femmes, la proportion passe de 17 % dans les ménages les plus pauvres à 2 % dans les plus riches. Chez les hommes, elle passe d’un maximum de 4 % à un minimum de 2 %. 3.3 ALPHABÉTISATION Les tableaux 3.3.1 et 3.3.2 présentent les proportions de femmes et d’hommes par niveau d’alphabétisation. Au cours de l’EDSC-I, on a demandé aux enquêtés qui n’avaient aucun niveau d’instruction ou seulement un niveau primaire de lire une phrase simple, les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus étant considérés d’office comme étant alphabétisés. Après ce test, les personnes enquêtées étaient classées en trois catégories : « ne peut pas lire du tout » ; « peut lire une partie de la phrase », ou « peut lire toute la phrase ». Il ressort des résultats des tableaux 3.3.1 et 3.3.2, et du graphique 3.1 qu’un peu plus d’une femme sur cinq (21 %) et moins d’un homme sur dix (9 %) ne savent pas lire. À l’opposé, 78 % des femmes sont alphabétisées ; chez les hommes, cette proportion est plus élevée et atteint 90 %. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 35 Tableau 3.3.1 Alphabétisation : femmes Répartition (en %) des femmes enquêtées par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Primaire ou sans instruction Caractéristique sociodémographique Secondaire ou plus Lit une phrase entière Lit une partie de phrase Ne sait pas lire Autre/ ND Total Effectif Pourcentage alphabétisées1 Âge 15-19 57,9 9,6 10,5 20,9 1,1 100,0 1 566 78,0 20-24 61,5 4,2 10,9 22,7 0,7 100,0 1 493 76,7 25-29 67,0 4,0 9,5 18,6 0,9 100,0 1 238 80,5 30-34 66,0 3,6 12,9 16,2 1,3 100,0 934 82,4 35-39 70,0 3,2 8,9 17,2 0,6 100,0 830 82,1 40-44 63,4 2,9 8,7 24,2 0,7 100,0 551 75,1 45-49 45,6 6,9 9,3 36,8 1,5 100,0 440 61,8 Milieu de résidence Urbain 77,5 4,3 7,2 10,1 0,8 100,0 3 990 89,0 Rural 42,8 6,5 14,4 35,3 1,0 100,0 3 061 63,7 Région Brazzaville 82,4 3,2 6,1 7,5 0,9 100,0 2 447 91,6 Pointe-Noire 72,7 6,1 8,4 11,7 1,0 100,0 1 189 87,3 Sud 44,9 5,3 13,4 35,3 1,0 100,0 2 233 63,7 Nord 43,8 8,4 15,3 31,6 0,8 100,0 1 182 67,5 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 33,5 5,8 15,2 44,1 1,3 100,0 1 243 54,5 Second 46,2 6,0 16,4 31,0 0,5 100,0 1 328 68,5 Moyen 59,0 7,2 10,8 21,7 1,3 100,0 1 403 77,0 Quatrième 76,7 4,8 7,5 10,0 1,0 100,0 1 502 89,0 Le plus riche 88,3 2,8 3,7 4,5 0,6 100,0 1 575 94,9 Ensemble 62,4 5,2 10,3 21,1 0,9 100,0 7 051 78,0 1 Correspond aux femmes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et à celles pouvant lire une phrase entière ou une partie de phrase En comparant les données des tableaux 3.2.1 et 3.2.2 à celles des tableaux 3.3.1 et 3.3.2, on constate que la proportion des individus ne sachant pas lire est nettement supérieure à ceux qui n’ont jamais fréquenté l’école (21 % contre 7 % chez les femmes et 9 % contre 2 % chez les hommes). Ces écarts prouvent qu’une partie non négligeable de la population n’a pas fréquenté suffisamment l’école pour savoir correctement lire, ou bien, qu’ayant quitté l’école, elle a oublié ce qu’elle avait appris en redevenant analphabète. C’est ce que l’on appelle le phénomène de « l’analphabétisme de retour ». 36 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Par ailleurs, les résultats selon le milieu de résidence font apparaître des disparités : les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés sont plus élevées en urbain qu’en rural (respectivement, 89 % contre 64 % et 93 % contre 85 %). En outre, quel que soit le milieu, la proportion d’hommes alphabétisés est plus élevée que celle des femmes (93 % d’hommes contre 89 % en urbain et 85 % d’hommes contre 64 % en rural). On constate également que les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés varient sensiblement selon les régions de résidence. Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, c’est à Brazzaville et à Pointe-Noire que l’on observe les taux d’alphabétisation les plus élevés (respectivement 92 % des femmes et 95 % des hommes et 87 % des femmes et 91 % des hommes). Dans les autres régions, le taux ne dépasse pas 68 % pour les femmes et 87 % pour les hommes. Enfin, les résultats, surtout ceux concernant les femmes, mettent en évidence une corrélation positive entre l’alphabétisation et le niveau de bien-être économique du ménage. En effet, on constate que les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés augmentent des ménages les plus pauvres aux plus riches passant respectivement de 55 % à 78 % et de 95 % à 97 %. En outre, il faut souligner que dans le quintile le plus riche, la proportion de femmes alphabétisées est quasiment identique à celle des hommes (95 % contre 97 %). Graphique 3.1 Proportion d’analphabètes parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans EDSC-I 2005 21 10 35 44 31 22 10 5 9 6 14 21 12 9 5 3 CONGO RÉSIDENCE Urbain Rural QUINTILE DE BIEN-ÊTRE Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche 0 10 20 30 40 50 Pourcentage Femmes Hommes Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 37 Tableau 3.3.2 Alphabétisation : hommes Répartition (en %) des hommes enquêtés par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Primaire ou sans instruction Caractéristique sociodémographique Secondaire ou plus Lit une phrase entière Lit une partie de phrase Ne sait pas lire Autre/ ND Total Effectif Pourcentage alphabétisés1 Âge 15-19 62,2 11,8 10,9 14,0 1,1 100,0 677 84,9 20-24 71,8 4,5 10,7 11,7 1,2 100,0 503 87,1 25-29 81,3 5,0 6,9 6,3 0,5 100,0 475 93,3 30-34 78,2 5,9 7,8 7,9 0,2 100,0 427 91,9 35-39 84,9 3,8 5,6 5,2 0,5 100,0 344 94,3 40-44 88,0 2,9 4,8 4,4 0,0 100,0 281 95,6 45-49 78,6 8,9 3,2 7,8 1,5 100,0 217 90,7 50-54 55,1 20,0 12,2 12,1 0,6 100,0 125 87,3 55-59 46,0 26,7 13,0 12,8 1,6 100,0 97 85,7 Milieu de résidence Urbain 80,9 6,0 6,3 6,0 0,9 100,0 1 864 93,1 Rural 63,8 10,2 11,3 14,0 0,6 100,0 1 282 85,4 Région Brazzaville 83,8 4,6 6,1 4,7 0,8 100,0 1 136 94,5 Pointe-Noire 78,1 7,0 5,7 8,7 0,5 100,0 573 90,8 Sud 60,6 13,7 12,6 12,2 1,0 100,0 897 86,8 Nord 70,9 5,1 8,7 14,7 0,4 100,0 541 84,8 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 56,0 9,0 13,4 21,1 0,5 100,0 534 78,4 Second 63,9 12,0 11,2 11,9 0,9 100,0 544 87,2 Moyen 68,5 11,8 9,2 9,2 1,3 100,0 569 89,5 Quatrième 81,0 5,9 6,9 5,4 0,8 100,0 678 93,8 Le plus riche 90,1 2,7 3,7 3,0 0,4 100,0 822 96,5 Ensemble 73,9 7,7 8,3 9,3 0,7 100,0 3 146 90,0 1 Correspond aux hommes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et à ceux pouvant lire une phrase entière ou une partie de phrase 3.4 CARACTÉRISTIQUES DES COUPLES Au cours de l’enquête 3 146 hommes ont été interviewés et, 1 585 ont déclaré être en union, parmi lesquels 1 312 ont eu leurs épouses enquêtées. Ceci a permis de faire correspondre chaque homme à sa conjointe afin de recomposer des couples, qui par la suite, seront étudiés pour recueillir leurs différentes perceptions et opinions concernant la planification familiale ainsi que la taille idéale de la famille. Au cas où plusieurs épouses d’un même homme étaient interviewées, cet homme a été rattaché à chacune de ses conjointes pour former autant de différents couples. Ainsi, le tableau 3.4 et le graphique 3.2 présentent les résultats concernant certaines des caractéristiques des 1 312 couples qui ont été ainsi reconstitués. 38 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés En ce qui concerne l’âge, on constate que dans 95 % des couples, le mari est plus âgé que la femme. C’est seulement dans 5 % des couples que la femme est plus âgée que son mari. Dans 71 % des couples, la différence d’âges est inférieure à 10 ans : dans 35 % des cas, l’homme a entre 0 et 4 ans de plus que sa femme et dans 37 % des cas, l’écart est de 5-9 ans. Dans près d’un quart des couples (24 %), la différence d’âges est d’au moins 10 ans dont 8 % dans lesquels le mari a, au moins, 15 ans de plus que sa femme. Par ailleurs, les résultats selon le niveau d’instruction montrent que dans la quasi-totalité des couples, les deux conjoints sont instruits (91 %) ; Dans seulement 7 % des couples, l’homme est instruit et la femme ne l’est pas. 3.5 EXPOSITION AUX MÉDIAS Les médias constituent le principal canal utilisé par la stratégie Information, Éducation et Communication (IEC) pour véhiculer des messages et toucher le maximum de personnes. Les données concernant l’exposition des hommes et des femmes aux médias sont d’une grande importance car elles permettent l’élaboration des différents programmes qui contribuent à l’amélioration du bien-être social comme les programmes de développement de la planification familiale, ceux dans le domaine de la santé, et de la prévention des IST et du VIH/sida. Toutefois, il convient de noter qu’on peut aussi être exposé Tableau 3.4 Caractéristiques différentielles des couples Répartition (en %) des couples par différence d'âges entre conjoints et différence de niveau d'instruction, Congo 2005 Différence Pourcentage Effectif de couples Âge Femme plus âgée 4,9 65 Homme plus âgé de 0-4 ans 34,6 453 Homme plus âgé de 5-9 ans 36,5 478 Homme plus âgé de 10-14 ans 16,3 214 Homme plus âgé de 15 ans ou plus 7,7 101 Différence d'âge moyenne 6,8 1 312 Niveau d'instruction du couple Homme et femme, aucun * 15 Femme instruite, homme non * 9 Homme instruit, femme non 7,4 97 Homme et femme instruits 90,8 1 191 Total 100,0 1 312 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Graphique 3.2 Caractéristiques des couples EDSC-I 2005 5 35 37 16 8 1 1 7 91 DIFFÉRENCES D'ÂGES Femme plus âgée Mari 0-4 ans de plus Mari 5-9 ans de plus Mari 10-14 ans de plus Mari au moins 15 ans de plus INSTRUCTION Les deux sans instruction Femme instruite, mari non Mari instruit, femme non Mari et femme instruits 0 20 40 60 80 100 120 Pourcentage Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 39 aux médias en écoutant la radio ou en regardant la télévision chez des amis ou des voisins, sans pour autant en posséder une. Les tableaux 3.5.1 et 3.5.2 présentent les données sur l’exposition des femmes et des hommes aux médias. Selon les résultats de ces tableaux, on constate que le niveau d’exposition des femmes et des hommes aux médias reste globalement assez élevé, puisque seulement, un peu plus d’une femme sur trois (37 %) et moins d’un homme sur cinq (18 %) ne sont exposés à aucun média. Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, la radio demeure le média le plus écouté : près d’une femme sur deux (45 %) et plus des deux tiers des hommes (68 %) ont déclaré écouter la radio, au moins une fois par semaine. Avec une proportion de 38 % de femmes et 47 % d’hommes, la télévision vient en seconde position. Les proportions de femmes et d’hommes qui ont déclaré lire un journal, au moins une fois par semaine, sont plus faibles mais les hommes sont cependant deux fois plus nombreux que les femmes à lire un journal (34 % contre 16 %). Globalement, on constate que les proportions de personnes exposées aux trois médias sont faibles et d’autre part que la proportion des hommes est plus de deux fois plus élevée que celle des femmes (17 % contre 7 %). Tableau 3.5.1 Exposition aux médias : femmes Pourcentage de femmes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision, et/ou écoutent la radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Lit un journal au moins une fois par semaine Regarde la télévision au moins une fois par semaine Écoute la radio au moins une fois par semaine Exposition aux trois médias Aucun média Effectif Âge 15-19 15,2 45,7 38,4 7,7 37,3 1 566 20-24 17,5 41,7 49,1 8,9 33,7 1 493 25-29 15,4 40,2 47,3 6,6 33,9 1 238 30-34 16,2 32,8 45,9 6,5 37,9 934 35-39 17,5 31,2 47,0 7,1 39,8 830 40-44 17,2 32,1 45,5 8,7 40,9 551 45-49 16,9 24,7 42,5 4,9 43,2 440 Milieu de résidence Urbain 20,9 58,8 52,0 11,6 21,3 3 990 Rural 10,5 11,1 36,0 1,9 57,4 3 061 Région Brazzaville 22,6 62,0 51,1 12,4 19,3 2 447 Pointe-Noire 17,2 59,9 54,3 11,1 22,6 1 189 Sud 11,5 13,8 33,0 2,5 58,3 2 233 Nord 12,0 12,7 46,0 2,6 47,8 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 0,1 11,4 22,8 0,0 71,1 511 Primaire 4,2 21,0 35,9 0,9 53,2 2 139 Secondaire 1er cycle 19,4 43,8 48,2 7,7 29,7 3 408 Secondaire 2nd cycle ou plus 40,7 69,0 65,5 24,1 9,4 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 9,1 5,3 29,4 0,4 64,8 1 243 Second 9,4 9,3 36,0 1,0 56,9 1 328 Moyen 14,2 25,6 43,0 4,2 42,5 1 403 Quatrième 19,3 50,7 55,8 9,5 23,1 1 502 Le plus riche 27,2 87,5 56,6 19,2 6,4 1 575 Ensemble 16,4 38,1 45,0 7,4 37,0 7 051 40 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés L’exposition aux médias ne présente pas de variation nette selon l’âge ; par contre, les résultats selon les milieux de résidence font apparaître des écarts importants. En effet, en milieu rural, la proportion de femmes n’ayant accès à aucun média est environ deux fois et demie plus élevée que celle observée en milieu urbain (57% contre 21 %). Chez les hommes, l’écart est encore plus important (31 % contre 9 %). Cet écart entre les milieux de résidence provient essentiellement du plus faible niveau d’équipement des ménages du milieu rural par rapport à ceux du milieu urbain (46 % des ménages ruraux possèdent une radio contre 67 % des ménages urbains et seulement 5 % des ménages ruraux contre 43 % des ménages urbains possèdent une télévision) (voir Chapitre 2). Par ailleurs, le niveau d’exposition aux médias varie selon les régions de résidence des enquêtés. En effet, les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire se caractérisent par de faibles pourcentages de femmes et d’hommes n’ayant accès à aucun média : 19 % des femmes et 9 % des hommes à Brazzaville et 23 % des femmes et 6 % des hommes seulement à Pointe-Noire. Par contre, ces pourcentages d’individus n’ayant pas accès aux médias sont très élevés dans les régions du Nord et du Sud du pays : près d’une femme sur deux (48 %) et un peu plus d’un homme sur cinq (23 %) dans le Nord et, plus d’une femme sur deux (58 %) et près d’un homme sur trois (32 %) dans le Sud. Tableau 3.5.2 Exposition aux médias : hommes Pourcentage d'hommes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision, et/ou écoutent la radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Lit un journal au moins une fois par semaine Regarde la télévision au moins une fois par semaine Écoute la radio au moins une fois par semaine Exposition aux trois médias Aucun média Effectif Âge 15-19 19,8 55,4 52,0 12,0 25,4 677 20-24 33,2 53,3 61,7 16,7 17,8 503 25-29 35,7 43,6 67,5 15,0 17,8 475 30-34 33,2 49,2 70,4 17,1 16,5 427 35-39 46,0 41,1 80,4 20,1 11,2 344 40-44 47,3 40,6 81,1 21,7 8,8 281 45-49 45,0 51,2 83,4 27,7 11,3 217 50-54 35,1 27,2 75,8 16,8 19,8 125 55-59 38,1 32,3 73,7 16,8 21,3 97 Milieu de résidence Urbain 37,6 68,3 73,3 24,7 8,5 1 864 Rural 29,8 17,1 60,0 6,0 30,6 1 282 Région Brazzaville 39,0 71,9 71,7 27,9 8,8 1 136 Pointe-Noire 36,3 68,1 78,3 22,1 6,3 573 Sud 29,9 20,0 53,8 5,3 32,4 897 Nord 30,1 19,6 72,2 8,5 22,9 541 Niveau d'instruction Aucune instruction 1,0 29,9 37,3 0,0 51,7 57 Primaire 10,2 29,3 52,0 2,1 33,9 763 Secondaire 1er cycle 32,6 43,8 64,8 12,6 17,3 1 352 Secondaire 2nd cycle ou plus 57,7 67,7 86,4 36,0 2,9 974 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 24,1 7,7 52,9 2,0 39,3 534 Second 28,5 18,1 60,3 5,7 29,3 544 Moyen 29,6 38,6 67,3 10,1 16,3 569 Quatrième 38,5 59,6 75,8 21,0 9,1 678 Le plus riche 44,9 88,7 76,4 35,9 3,2 822 Ensemble 34,4 47,4 67,9 17,1 17,5 3 146 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 41 Les résultats présentés dans les tableaux 3.5.1 et 3.5.2 révèlent enfin que le niveau d’exposition aux médias est fortement influencé par le niveau d’instruction et le niveau de richesse du ménage. En effet, quelque soit le sexe, ce sont les individus les plus instruits et ceux vivant dans les ménages les plus riches qui sont les plus fréquemment exposés aux trois médias à la fois. Chez les femmes, 71 % de celles sans niveau d’instruction et 65 % de celles vivant dans les ménages les plus pauvres ne sont exposées à aucun média. Au niveau des hommes, ces pourcentages sont, respectivement, de 52 % et de 39 %. 3.6 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Au cours de l’EDSC-I, on a collecté des informations relatives à l’emploi des hommes et des femmes. On a considéré comme ayant un travail les hommes et les femmes qui ont déclaré avoir exercé, au cours des douze derniers mois ayant précédé l’enquête, une activité quelconque, rémunérée ou non, dans le secteur formel ou informel. Les tableaux 3.6 et 3.7 présentent la répartition des femmes et des hommes selon qu’ils travaillaient ou non, selon la durée du travail et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, un peu plus de deux femmes sur cinq (42 %) ne travaillaient pas au moment de l’enquête ; parmi elles, seulement 3 % avaient exercé une activité au cours des douze derniers mois ayant précédé l’enquête. Par contre, plus d’une femme sur deux (58 %) travaillait au moment de l’enquête ; parmi elles, la grande majorité (39 %) a déclaré travailler durant toute l’année. Les résultats selon les caractéristiques sociodémographiques font apparaître des disparités assez importantes. Selon l’âge, on constate une augmentation régulière de la proportion de femmes actives au moment de l’enquête, passant d’un minimum de 26 % pour les femmes de 15-19 ans à un maximum de 84 % chez celles de 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, on constate que ce sont les femmes en union (68 %) et celles en rupture d’union (66 %) qui étaient les plus actives au moment de l’enquête contre 34 % des célibataires. Par ailleurs, on constate que plus le nombre d’enfants augmente, plus la proportion de femmes actives augmente passant de 33 % pour les femmes n’ayant aucun enfant, à 74 % pour celles ayant 3-4 enfants et à un maximum de 81 % pour les femmes ayant 5 enfants ou plus. Concernant le milieu de résidence, on constate que la proportion de femmes qui travaillaient au moment de l’enquête est nettement plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (74 % contre 46 %). Du point de vue de la région de résidence, c’est à Brazzaville et à Pointe-Noire que les femmes actives au moment de l’enquête étaient proportionnellement les moins nombreuses (respectivement, 46 % et 42 % contre 73 % au Sud et 69 % au Nord). La proportion de femmes actives au moment de l’enquête varie également selon le niveau d’instruction ; en effet, les femmes sans instruction (81 %) et celles de niveau primaire (65 %) sont proportionnellement plus actives que celles de niveau secondaire ou plus (52 %). Par ailleurs, les femmes vivant dans les ménages les plus pauvres sont proportionnellement plus nombreuses (74 %) à avoir déclaré exercer une activité au moment de l’enquête que celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche (44 %). 42 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.6 Travail des femmes Répartition (en %) des femmes selon qu'elles travaillent ou non et selon la durée du travail, par certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Ne travaille pas au moment de l'enquête Travaille au moment de l'enquête Caractéristique sociodémographique N'as pas travaillé dans les 12 derniers mois A travaillé dans les 12 derniers mois Toute l'année Saisonnière/ partie de l'année De temps en temps Total1 Effectif Âge 15-19 70,7 2,8 13,0 7,3 6,0 100,0 1 566 20-24 43,0 3,6 32,8 9,2 10,9 100,0 1 493 25-29 34,6 2,6 42,3 8,8 11,3 100,0 1 238 30-34 24,4 4,2 48,1 11,4 11,4 100,0 934 35-39 21,0 2,8 55,6 7,9 12,6 100,0 830 40-44 18,3 3,4 57,9 10,3 9,6 100,0 551 45-49 13,3 2,5 66,5 8,9 8,7 100,0 440 État matrimonial Célibataire 62,8 3,3 17,9 8,5 7,2 100,0 2 082 En union 28,5 3,0 48,2 9,1 10,9 100,0 3 979 En rupture d’union 30,0 3,5 45,2 9,0 11,7 100,0 990 Nombre d'enfants vivants 0 63,0 3,5 17,0 8,1 8,1 100,0 2 031 1-2 37,4 3,3 38,7 8,9 11,4 100,0 2 539 3-4 23,0 3,0 52,9 10,0 10,7 100,0 1 509 5+ 16,7 2,3 62,9 9,2 8,7 100,0 972 Milieu de résidence Urbain 51,4 2,9 27,9 7,1 10,5 100,0 3 990 Rural 22,5 3,4 53,1 11,3 9,2 100,0 3 061 Région Brazzaville 50,2 3,2 27,6 7,1 11,7 100,0 2 447 Pointe-Noire 56,5 1,6 26,0 6,9 8,9 100,0 1 189 Sud 23,3 3,6 56,2 8,9 7,6 100,0 2 233 Nord 27,1 3,6 42,2 14,7 11,7 100,0 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 16,1 3,3 63,4 8,0 9,1 100,0 511 Primaire 32,0 2,9 46,7 8,0 10,0 100,0 2 139 Secondaire 1er cycle 44,8 3,0 32,3 9,0 10,5 100,0 3 408 Secondaire 2nd cycle ou plus 44,9 4,1 31,7 10,8 8,2 100,0 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 19,9 5,5 52,1 13,5 8,2 100,0 1 243 Second 24,1 2,0 56,4 8,4 8,8 100,0 1 328 Moyen 40,9 3,0 36,1 9,2 10,7 100,0 1 403 Quatrième 50,7 3,2 25,9 8,1 11,7 100,0 1 502 Le plus riche 53,0 2,3 28,4 6,2 9,7 100,0 1 575 Ensemble 38,8 3,1 38,8 8,9 9,9 100,0 7 051 1 Y compris les non déterminés En ce qui concerne les hommes, le tableau 3.7 montre que, dans l’ensemble, 60 % d’entre eux travaillaient au moment de l’enquête, soit une proportion légèrement supérieure à celle enregistrée chez les femmes. Comme constaté chez les femmes, la proportion d’hommes qui travaillaient augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 15 % chez les hommes de 15-19 ans à un maximum de 90 % chez ceux de 45-49 ans pour diminuer ensuite et atteindre 47 % parmi ceux âgés de 55-59 ans. Concernant l’état matrimonial, on constate que les hommes en union et ceux en rupture d’union étaient proportionnellement les plus nombreux à exercer une activité quelconque au moment de l’enquête Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 43 (respectivement, 82 % et 66 %). En rural, la proportion d’hommes actifs est supérieure à celle observée en urbain (71 % contre 53 %). Selon la région de résidence, on constate aussi des écarts. De même que chez les femmes, c’est dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire que l’on observe les proportions les plus faibles d’hommes actifs : 49 % à Brazzaville et 58 % à Pointe-Noire contre 71 % au Sud et 66 % au Nord du pays. En ce qui concerne le niveau d’instruction, on constate que les hommes sans instruction (81 %) et ceux de niveau secondaire 2e cycle ou plus (62 %) étaient, proportionnellement, plus nombreux à exercer une activité au moment de l’enquête que ceux de niveaux primaire (60 %) et secondaire 1er cycle (57 %). Enfin, les résultats selon l’indice du bien-être économique du ménage montrent que c’est dans les ménages les plus pauvres que la proportion d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête est la plus élevée (75 %) ; par comparaison, dans les ménages les plus riches, cette proportion n’est que de 51 %. Tableau 3.7 Travail des hommes Répartition (en %) des hommes selon qu'ils travaillent ou non et selon la durée du travail, par certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Ne travaille pas au moment de l'enquête Travaille au moment de l'enquête Caractéristique sociodémographique N'as pas travaillé dans les 12 derniers mois A travaillé dans les 12 derniers mois Toute l'année Saisonnière/ partie de l'année De temps en temps Total1 Effectif Âge 15-19 78,5 6,6 8,1 4,1 2,7 100,0 677 20-24 41,6 12,3 33,5 6,2 6,2 100,0 503 25-29 16,9 13,1 51,6 9,4 9,1 100,0 475 30-34 10,0 8,3 60,0 8,4 13,2 100,0 427 35-39 7,3 7,7 66,8 7,6 9,8 100,0 344 40-44 5,4 9,9 62,5 11,2 10,2 100,0 281 45-49 3,0 7,2 72,2 13,0 4,5 100,0 217 50-54 7,7 7,0 77,6 5,5 2,3 100,0 125 55-59 39,5 13,1 37,7 7,6 2,1 100,0 97 État matrimonial Célibataire 58,0 9,4 24,1 4,2 4,3 100,0 1 322 En union 9,4 8,4 63,1 10,3 8,4 100,0 1 591 En rupture d’union 17,8 16,4 41,4 8,9 15,2 100,0 233 Milieu de résidence Urbain 35,0 12,4 40,1 4,5 7,9 100,0 1 864 Rural 23,9 5,0 52,5 12,2 6,1 100,0 1 282 Région Brazzaville 38,3 12,3 35,4 5,1 8,6 100,0 1 136 Pointe-Noire 28,5 14,0 48,0 2,4 7,1 100,0 573 Sud 24,2 4,5 62,8 6,0 2,4 100,0 897 Nord 26,5 6,4 33,1 21,1 12,1 100,0 541 Niveau d'instruction Aucune instruction 14,2 4,5 71,8 8,2 1,3 100,0 57 Primaire 30,1 9,8 44,4 5,8 9,6 100,0 763 Secondaire 1er cycle 33,5 9,0 42,4 7,9 7,0 100,0 1 352 Secondaire 2nd cycle ou plus 27,5 10,0 47,9 8,5 5,9 100,0 974 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 19,4 4,8 49,3 19,7 6,0 100,0 534 Second 28,3 6,3 49,8 8,1 7,5 100,0 544 Moyen 28,7 11,2 46,5 4,6 8,9 100,0 569 Quatrième 32,9 12,7 39,4 4,8 10,2 100,0 678 Le plus riche 38,2 10,4 43,1 3,8 4,1 100,0 822 Ensemble 30,5 9,4 45,1 7,6 7,2 100,0 3 146 1 Y compris les non déterminés 44 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Les tableaux 3.8 et 3.9 présentent la répartition des femmes et des hommes qui travaillaient au moment de l’enquête par type d’employeur et de revenus selon certaines caractéristiques socio- démographiques. En ce qui concerne les femmes (tableau 3.8), les résultats montrent que, dans l’ensemble, plus de quatre femmes sur cinq (85 %) travaillaient à leur propre compte, 10 % travaillaient pour quelqu’un d’autre que la famille et seulement 4 % travaillaient pour un membre de la famille. Parmi les femmes qui travaillaient pour leur propre compte, la majorité était payée pour le travail effectué (52 %). C’est parmi les femmes du milieu urbain (70 %), parmi celles de Brazzaville et de Pointe-Noire (respectivement, 73 % et 65 %), parmi celles ayant au moins un niveau secondaire (59 %) et parmi celles des ménages des trois derniers quintiles que l’on constate les proportions les plus élevées de celles qui travaillaient pour une contrepartie financière. Par contre, en milieu rural, dans la région Nord, parmi les femmes sans instruction et dans le quintile le plus pauvre, il est plus fréquent que les femmes qui travaillent à leur compte ne reçoivent pas d’argent en échange de leur travail. Tableau 3.8 Employeur et formes de revenus des femmes Répartition (en %) des femmes qui travaillent actuellement par type d'employeur et selon qu'elles gagnent ou non de l'argent, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Type d'employeur Travaille pour un membre de la famille Travaille pour quelqu'un d'autre que la famille Travaille à son propre compte Caractéristique sociodémographique Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Pourcentage qui gagnent de l’argent1 Effectif de femmes qui travaillent Âge 15-19 2,6 12,8 3,2 7,3 41,8 31,9 47,6 416 20-24 1,6 2,9 4,0 4,1 50,1 35,1 55,9 798 25-29 1,2 1,2 6,1 3,0 54,5 32,1 62,7 777 30-34 1,0 1,8 7,0 1,4 54,7 32,7 63,7 666 35-39 1,4 0,7 6,3 2,2 59,0 30,2 66,7 633 40-44 1,2 0,7 9,9 1,3 54,6 31,2 66,1 431 45-49 1,3 1,1 12,5 0,6 46,1 36,6 61,5 370 État matrimonial Célibataire 2,0 8,8 4,9 5,4 52,1 25,5 59,3 706 En union 1,3 1,5 7,0 2,0 52,3 34,7 61,1 2 727 En rupture d’union 1,5 1,1 6,7 3,7 52,8 32,8 61,5 658 Milieu de résidence Urbain 1,5 1,9 10,9 3,9 69,9 11,0 82,9 1 825 Rural 1,4 3,3 3,1 2,0 38,2 50,3 43,2 2 266 Région Brazzaville 1,7 2,4 10,4 2,2 73,0 9,1 85,9 1 141 Pointe-Noire 0,7 0,6 13,8 6,5 65,1 13,0 79,6 498 Sud 1,8 3,5 4,2 3,2 43,8 42,6 50,3 1 633 Nord 0,7 2,7 1,6 0,9 32,8 58,3 35,8 819 Niveau d'instruction Aucune instruction 1,7 2,6 2,0 3,4 34,7 54,4 39,2 412 Primaire 1,4 4,0 1,6 2,1 46,2 43,6 49,6 1 392 Secondaire 1er cycle 1,4 1,9 6,0 3,5 59,4 26,0 67,5 1 781 Secondaire 2nd cycle ou plus 1,4 1,8 25,9 2,5 58,5 9,1 86,2 506 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 1,4 5,1 0,5 2,8 31,5 56,9 33,9 927 Second 1,5 2,4 1,7 2,2 45,9 45,3 49,5 981 Moyen 1,5 0,9 6,5 3,2 57,1 29,6 65,7 787 Quatrième 0,8 2,9 9,5 3,2 70,1 12,1 81,2 693 Le plus riche 2,0 1,7 18,5 3,2 65,8 7,5 87,0 703 Ensemble 1,4 2,7 6,6 2,9 52,3 32,8 60,9 4 091 1 Y compris les non déterminés Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 45 Au tableau 3.9, on constate que 54 % des hommes travaillaient, au moment de l’enquête, à leur propre compte, 43 % travaillaient pour quelqu’un d’autre que la famille et dans une proportion très faible (2 %), ils travaillaient pour un membre de la famille. En outre, 82 % des hommes qui travaillaient ont déclaré qu’ils gagnaient de l’argent en échange de leur travail. Cependant, en milieu urbain, à Brazzaville et à Pointe-Noire, parmi les plus instruits et parmi ceux des ménages du quintile le plus riche, cette proportion excède 90 %. À l’opposé, c’est parmi les plus jeunes de 15-19 ans (66 %), ceux de la région Nord (56 %) et parmi ceux vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre (56 %) que cette proportion est la plus faible. Tableau 3.9 Employeur et formes de revenus des hommes Répartition (en %) des hommes qui travaillent actuellement par type d'employeur et selon qu'ils gagnent ou non de l'argent, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Type d'employeur Travaille pour un membre de la famille Travaille pour quelqu'un d'autre que la famille Travaille à son propre compte Caractéristique sociodémographique Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Pourcentage qui gagnent de l’argent1 Effectif d’homme s qui travaillent Âge 15-19 5,3 8,0 30,2 14,4 30,2 12,0 65,6 101 20-24 2,3 0,4 39,0 3,9 38,6 15,5 79,9 232 25-29 1,5 0,9 29,8 3,5 51,4 12,0 82,7 333 30-34 2,5 0,6 40,2 2,7 39,8 14,2 82,5 349 35-39 0,5 0,0 41,0 1,4 42,0 13,7 83,9 292 40-44 1,0 0,0 44,4 2,1 37,3 15,2 82,7 238 45-49 0,0 0,0 50,5 2,8 31,7 12,8 83,5 195 50-54 1,1 0,0 46,1 1,7 39,9 11,1 87,2 107 55-59 (6,8) (0,0) (20,0) (1,8) (58,2) (13,3) (84,9) 46 État matrimonial Célibataire 2,6 2,3 35,4 8,5 42,7 8,4 80,7 431 En union 1,6 0,1 39,6 1,9 40,2 15,7 81,7 1 308 En rupture d’union 0,0 1,6 47,0 0,7 41,2 9,4 88,2 153 Milieu de résidence Urbain 2,9 0,6 57,9 4,2 32,1 2,0 93,1 980 Rural 0,4 0,9 19,2 2,3 50,2 25,9 70,1 912 Région Brazzaville 4,7 0,6 56,0 4,0 31,7 2,7 92,6 561 Pointe-Noire 0,6 0,5 65,6 4,4 27,7 1,1 94,0 329 Sud 0,7 0,8 19,2 2,9 61,2 14,7 81,6 640 Nord 0,0 1,1 24,6 1,8 30,9 39,5 55,5 363 Niveau d'instruction Aucune instruction (3,0) (0,9) (15,0) (4,6) (52,6) (23,8) (70,7) 47 Primaire 0,7 1,1 25,4 5,4 46,1 20,1 72,7 459 Secondaire 1er cycle 2,0 1,1 33,5 2,5 44,7 15,6 80,2 778 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,1 0,0 58,8 2,6 31,0 5,2 92,1 609 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,6 1,0 8,0 2,3 47,3 39,1 55,9 404 Second 0,0 0,7 21,7 1,6 55,9 19,8 77,6 355 Moyen 1,4 0,9 43,6 4,1 44,9 4,2 90,8 342 Quatrième 0,8 0,4 61,8 3,2 31,8 2,0 94,4 369 Le plus riche 5,4 0,7 60,7 5,0 26,4 1,3 92,7 422 Ensemble 1,7 0,7 39,2 3,3 40,8 13,5 82,0 1 892 1 Y compris les non déterminés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés 46 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Les tableaux 3.10 et 3.11 présentent la répartition des femmes et des hommes qui travaillaient au moment de l’enquête par type d’occupation et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. En ce qui concerne les femmes, on constate que, dans l’ensemble, 42 % travaillaient dans l’agriculture, 45 % étaient employées dans les ventes et services, environ 8 % d’entre elles exerçaient une activité professionnelle ou administrative (dont 2 % travaillaient comme employées de bureau), seulement 3 % exerçaient un travail manuel non qualifié. Enfin, environ 2 % des femmes exerçaient un travail « autre » (qui pourrait être des travaux domestiques). Comme l’on pouvait s’y attendre, les femmes du milieu rural (71 %), celles sans instruction (80 %) et celles vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre (84 %) sont celles qui travaillaient le plus fréquemment dans l’agriculture. Par contre, en milieu urbain, la proportion de femmes exerçant une activité dans les ventes et services est pratiquement trois fois plus élevée (71%) qu’en milieu rural (24 %). De même, à Brazzaville et à Pointe-Noire, respectivement, 76 % et 70 % des femmes étaient occupées dans les ventes et services. Les femmes les plus instruites occupaient plus fréquemment des emplois de cadre (27 %), dans le secteur des ventes et services (49 %) et d’employées de bureau (11 %). Tableau 3.10 Type d’occupation des femmes Répartition (en %) des femmes qui travaillent actuellement par type d’occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Type d'occupation Caractéristique sociodémographique Agriculture Cadres Employées de bureau Ventes, services Manuel qualifié Manuel non qualifié Autre Total Effectif Âge 15-19 38,7 0,0 0,5 54,0 0,0 3,9 2,8 100,0 416 20-24 42,5 2,1 0,5 48,3 0,1 4,5 2,0 100,0 798 25-29 38,2 5,0 2,2 47,9 0,0 4,1 2,7 100,0 777 30-34 43,0 5,9 1,7 44,6 0,0 3,3 1,5 100,0 666 35-39 43,3 5,9 2,4 45,7 0,1 2,0 0,6 100,0 633 40-44 40,5 10,5 3,4 42,2 0,0 1,7 1,7 100,0 431 45-49 53,5 15,1 5,4 24,5 0,0 0,7 0,8 100,0 370 Milieu de résidence Urbain 6,5 9,7 4,1 71,4 0,1 5,0 3,2 100,0 1 825 Rural 71,0 2,5 0,4 23,8 0,0 1,7 0,6 100,0 2 266 Région Brazzaville 2,1 10,5 3,8 76,4 0,0 4,0 3,2 100,0 1 141 Pointe-Noire 4,1 9,4 5,5 69,8 0,2 6,9 4,1 100,0 498 Sud 74,3 3,1 0,7 19,4 0,0 2,3 0,2 100,0 1 633 Nord 57,7 1,8 0,3 37,3 0,0 1,3 1,6 100,0 819 Niveau d'instruction Aucune instruction 79,7 0,0 0,0 19,6 0,1 0,5 0,0 100,0 412 Primaire 60,3 0,4 0,1 36,1 0,0 2,1 1,0 100,0 1 392 Secondaire 1er cycle 29,8 5,0 1,6 56,7 0,0 4,8 2,0 100,0 1 781 Secondaire 2nd cycle ou plus 6,2 27,4 10,6 49,0 0,2 2,3 4,4 100,0 506 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 84,2 0,1 0,1 14,6 0,0 0,7 0,2 100,0 927 Second 67,3 1,7 0,2 28,2 0,0 1,7 1,0 100,0 981 Moyen 30,4 4,5 0,9 57,4 0,0 5,4 1,4 100,0 787 Quatrième 4,8 7,2 2,2 77,9 0,1 4,6 3,2 100,0 693 Le plus riche 2,2 18,6 8,4 62,3 0,1 4,4 4,1 100,0 703 Ensemble 42,3 5,7 2,1 45,0 0,0 3,2 1,8 100,0 4 091 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 47 Concernant les hommes (tableau 3.11), on constate que, dans l’ensemble, environ un tiers d’entre eux, soit une proportion inférieure à celle observée chez les femmes, travaillaient dans l’agriculture (34 % contre 42 %). En outre, environ un homme sur cinq (19 % dont 2 % seulement travaillaient comme employés) exerçait une fonction d’encadrement professionnel ou administratif ; une proportion d’hommes trois fois plus faible que celle des femmes (14 % contre 42 %) exerçaient une activité dans les ventes et services et moins d’un homme sur cinq (18 %) exerçait un emploi non qualifié. Enfin, à la différence des femmes, 6 % d’hommes ont déclaré exercer un emploi manuel qualifié. Tableau 3.11 Type d’occupation des hommes Répartition (en %) des hommes qui travaillent actuellement par type d’occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Type d'occupation Caractéristique sociodémographique Agriculture Cadres Employés de bureau Ventes, services Manuel qualifié Manuel non qualifié Autre Total Effectif Âge 15-19 33,8 4,1 1,1 20,9 0,8 29,6 9,8 100,0 101 20-24 32,0 3,0 0,7 21,0 6,6 27,0 9,8 100,0 232 25-29 37,9 6,3 1,0 22,7 5,2 16,5 10,4 100,0 333 30-34 29,8 14,2 2,3 12,4 6,4 21,8 13,0 100,0 349 35-39 36,7 18,9 3,4 10,7 10,2 14,0 6,1 100,0 292 40-44 30,4 24,9 2,0 13,9 6,3 14,6 8,0 100,0 238 45-49 27,5 39,5 3,7 4,7 3,9 15,3 5,4 100,0 195 50-54 41,6 29,8 5,7 1,5 4,7 13,0 3,7 100,0 107 55-59 (63,0) (15,5) (0,2) (6,8) (0,0) (11,3) (3,3) (100,0) 46 Milieu de résidence Urbain 5,6 21,9 4,0 20,5 8,3 26,1 13,7 100,0 980 Rural 64,7 10,7 0,4 7,2 3,5 10,2 3,4 100,0 912 Région Brazzaville 3,0 22,7 4,3 18,3 7,8 24,0 19,8 100,0 561 Pointe-Noire 4,5 20,6 3,5 26,8 10,5 29,8 4,5 100,0 329 Sud 63,5 9,9 0,7 8,1 3,5 11,0 3,3 100,0 640 Nord 57,2 14,8 0,6 6,6 3,3 12,5 5,0 100,0 363 Niveau d'instruction Aucune instruction (53,0) (5,1) (2,1) (20,2) (6,6) (9,1) (4,0) (100,0) 47 Primaire 53,3 3,6 0,3 13,7 3,5 21,2 4,4 100,0 459 Secondaire 1er cycle 39,0 6,9 1,0 15,1 8,5 21,9 7,6 100,0 778 Secondaire 2nd cycle ou plus 11,9 39,3 5,3 12,6 4,6 12,5 13,9 100,0 609 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 82,2 5,6 0,2 1,3 1,4 7,2 2,1 100,0 404 Second 61,5 7,8 0,4 9,7 5,2 12,9 2,6 100,0 355 Moyen 20,1 15,6 1,9 21,6 6,8 26,5 7,5 100,0 342 Quatrième 4,7 20,6 3,8 21,6 8,4 29,3 11,6 100,0 369 Le plus riche 1,8 31,4 4,7 17,4 8,2 17,6 18,8 100,0 422 Ensemble 34,1 16,5 2,2 14,1 6,0 18,4 8,7 100,0 1 892 ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés C’est bien sûr en milieu rural que la proportion d’hommes travaillant dans l’agriculture est la plus élevée (65 %). En urbain, 21 % des hommes travaillaient dans les ventes et services et 26 % exerçaient un emploi manuel non qualifié. Dans les régions Sud et Nord, une proportion élevée d’hommes étaient occupés dans l’agriculture (respectivement, 64 % et 57 %) alors qu’à Brazzaville et à Pointe-Noire, au moins un sur cinq occupait des fonctions de cadre (respectivement, 23 % et 21 %) ; en outre, dans ces deux villes, les hommes ont fréquemment déclaré travailler dans les ventes et services et en tant que travailleur manuel non qualifié. En fonction du niveau d’instruction, on constate également des disparités 48 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés dans les emplois occupés par les hommes : plus de la moitié de ceux ayant un niveau primaire travaillaient dans l’agriculture (53 %) alors que les plus instruits sont proportionnellement plus nombreux dans les emplois de cadres (39 %). Les résultats selon le quintile de bien-être montrent que des ménages les plus pauvres aux plus riches, la proportion de ceux qui travaillent dans l’agriculture diminue, passant de 82 % à 2 % ; Par contre, pour tous les autres types d’occupation, on constate la tendance inverse. 3.7 STATUT DE LA FEMME Afin de pouvoir évaluer le degré de participation des femmes dans la prise de décision sur l’utilisation de leur revenu, ainsi que leur contribution aux dépenses du ménage, l’EDSC-I, par le biais de son questionnaire individuel femme, a posé un certain nombre de questions. En outre, pour évaluer le degré d’adhésion ou de rejet de certaines normes, on a demandé aux femmes si, dans certaines circonstances, elles estimaient qu’il était justifié qu’un homme batte sa femme. 3.7.1 Utilisation de revenu et contribution aux dépenses du ménage Le tableau 3.12 présente d’une part la répartition des femmes qui travaillent selon la personne qui décide de l’utilisation de leur revenu et d’autre part la répartition des femmes qui travaillent selon la part des dépenses du ménage qui sont couvertes par leur revenu. Dans l’ensemble, trois femmes sur quatre (75 %) décident seules de l’utilisation de leur revenu. C’est parmi les femmes en union (66 %), parmi celles qui ont au moins cinq enfants (67 %), parmi celles du milieu rural (66 %), parmi celles sans instruction (66 %) et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre (63 %) que cette proportion est la plus faible. En outre, un peu plus d’une femme sur cinq (21 %) a déclaré décider conjointement avec quelqu’un d’autre de l’utilisation de l’argent. C’est dans les ménages du quintile le plus pauvre que la proportion des femmes qui décident avec quelqu’un d’autre de l’utilisation de l’argent est la plus élevée (32 %). On note également que 29 % des femmes en union décident avec quelqu’un d’autre, probablement le conjoint, de l’utilisation de leur revenu. À l’opposé, les femmes de Brazzaville (11 %), celles de Pointe-Noire (8 %) et celles appartenant aux ménages les plus aisés (12 %) sont celles qui ont le moins fréquemment déclaré décider conjointement avec quelqu’un d’autre de l’utilisation de leur revenu. Dans seulement 4 % des cas, la décision concernant l’utilisation du revenu de la femme est prise par une autre personne. Dans la région Sud, cette proportion e

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