Congo - Demographic and Health Survey - 2006

Publication date: 2006

Indicateurs du Millénaire, EDSC-I Congo 2005 Objectif Indicateur Valeur 1. Réduction de l’extrême pauvreté et de la faim Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans présentant une insuffisance pondérale Masculin : 14,9 % Féminin : 13,9 % Ensemble : 14,4 % 2. Assurer l’éducation primaire pour tous Taux d’alphabétisation des 15 à 24 ans 1 Masculin : 75,0 % Féminin : 66,6 % 3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes Taux d’alphabétisation des femmes de 15 à 24 ans par rapport à celui des hommes1 0,90 Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (pour 1 000 naissances vivantes) 117 pour 1 000 Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes) 75 pour 1 000 4. Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans Proportion d’enfants de 1 an vaccinés contre la rougeole Masculin : 63,7 % Féminin : 68,9 % Ensemble : 66,2 % Taux de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes) 781 pour 100 000 5. Améliorer la santé maternelle Proportion d’accouchements assistés par du personnel de santé qualifié 86,1 % Taux d’utilisation du préservatif sur le taux de prévalence des contraceptifs (une méthode moderne, femmes 15-49 en union) 70,1 % Utilisation d’un préservatif lors du dernier rapport sexuel à risque (population âgée de 15 à 24) 2 Masculin : 37,5 % Féminin : 20,0 % Population âgée de 15 à 24 ans ayant une bonne connaissance générale du VIH/sida 3 Masculin : 22,0% Féminin : 10,0 % Taux d’utilisation de la contraception (une méthode moderne, femmes 15-49 actuellement en union) 12,7 % 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies Taux de scolarisation des orphelins par rapport au taux de scolarisation des autres enfants non orphelins âgés de 10-14 ans 0,9 Proportion de la population utilisant des combustibles solides 4 Urbain : 68,3% Rural : 95,7 % Ensemble : 81,3 % Proportion de la population ayant accès de façon durable à une source d’eau meilleure5, zones urbaines et rurales Urbain : 91,2 % Rural : 21,7 % Ensemble : 58,1 % 7. Assurer un environnement durable Proportion de la population ayant accès à un meilleur système d’assainissement6, zones urbaines et rurales Urbain : 96,3 % Rural : 82,5 % Ensemble : 89,8 % 1 Correspond aux enquêtés qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et à ceux pouvant lire une phrase entière. 2 On entend par rapports sexuels à hauts risques, les rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant au cours des 12 mois précédant l’enquête. 3 Sont considérés comme ayant une bonne connaissance générale, les femmes et les hommes qui déclarent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté, qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida, et qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Au Congo, les deux idées erronées les plus courantes sont la transmission par les piqûres de moustiques et par des moyens surnaturels. 4 Charbon de bois et bois à brûler. 5 Eau de robinet, forage ou puits protégés. 6 Chasse d’eau, fosse/latrines non couvertes, fosse/latrines couvertes ou fosse/latrines ventilées améliorées. RÉPUBLIQUE DU CONGO - Unité - Travail - Progrès - ------- ENQUÊTE DÉMOGRAPHIQUE ET DE SANTÉ DU CONGO (EDSC-I) 2005 Ministère du Plan, de l’Aménagement du Territoire, de l’Intégration Économique et du NEPAD Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE), Brazzaville et ORC Macro, Calverton, Maryland Juillet 2006 Les personnes suivantes ont participé à l’analyse des données de l’EDSC-I et à la rédaction du rapport : Dominique Kimpouni (CNSEE) Gabriel Batsanga (CNSEE) Fabrice Bowamboka (CNSEE) Euloge Bikindou-Boueya (CNSEE) Michel Bitemo (DGPOP) Frédéric Nkeoua (ACBEF) Jean Pierre Massamba (Université M. Ngouabi) Bernard Barrère (ORC Macro) Monique Barrère (ORC Macro) Ce rapport présente les principaux résultats de l’Enquête Démographique et de Santé (EDSC-I) qui a été réalisée au Congo en 2005 par le Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE). Cette enquête a été financée par le Gouvernement du Congo ainsi que par le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) par le biais d’un don de l’Agence Internationale de Développement (IDA – Banque Mondiale) et a reçu un soutien matériel et financier du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). L’EDSC-I a bénéficié de l'assistance technique de ORC Macro. L'EDSC-I fait partie du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys - DHS) dont l'objectif est de collecter, analyser et diffuser des données démographiques portant en particulier sur la fécondité, la planification familiale et la santé de la mère et de l'enfant. Des informations complémentaires sur l'EDSC-I peuvent être obtenues auprès du Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE), B.P. 2031, Brazzaville, Congo (Téléphone (242) 81 59 09 ; Fax (242) 81 59 09) ; E-mail : cnsee@hotmail.com ; Internet : http://www.cnsee.org. Concernant le programme DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de ORC Macro, 11785 Beltsville Drive, Calverton, MD 20705, USA (Téléphone 301-572-0200 ; Fax 301-572-0999 ; E-mail : reports@orcmacro.com ; Internet : http://www.measuredhs.com). Citation recommandée : Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE) et ORC Macro. 2006. Enquête Démographique et de Santé du Congo 2005. Calverton, Maryland, USA : CNSEE et ORC Macro. Table des Matières | iii TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux et des graphiques . ix Préface . xvii Avant-Propos . xix Sigles et Abréviations . xxi Résumé . xxiii Carte du Congo . xxx CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE Dominique KIMPOUNI 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS .1 1.1.1 Aspects géographiques et climatiques.1 1.1.2 Contexte politique et administratif .1 1.1.3 Évolution récente de l’économie .2 1.1.4 Situation démographique .3 1.1.5 Politique de santé .4 1.1.6 Politique de population.5 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE .6 1.2.1 Cadre institutionnel.6 1.2.2 Objectifs de l’enquête.6 1.2.3 Questionnaires.7 1.2.4 Échantillonnage.9 1.2.5 Test d’hémoglobine .11 1.2.6 Déroulement des activités de l’EDSC-I .11 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET SITUATION DES ENFANTS Euloge BIKINDOU-BOUEYA 2.1 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES .13 2.1.1 Population des ménages.13 2.1.2 Condition de vie des ménages.19 2.2 SITUATION DES ENFANTS .23 2.2.1 Enregistrement des naissances à l’état civil.23 iv | Table des Matières 2.2.2 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents.24 2.2.3 Scolarisation des enfants .25 2.2.4 Travail des enfants.26 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Fabrice BOWAMBOKA 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES PERSONNES ENQUÊTÉES.29 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES.32 3.3 ALPHABÉTISATION.34 3.4 CARACTÉRISTIQUES DES COUPLES.37 3.5 EXPOSITION AUX MÉDIAS .38 3.6 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE.41 3.7 STATUT DE LA FEMME .48 3.7.1 Utilisation de revenu et contribution aux dépenses du ménage .48 3.7.2 Opinion des femmes sur la violence conjugale .50 CHAPITRE 4 FÉCONDITÉ Gabriel BATSANGA 4.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES .53 4.2 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE .54 4.3 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ .57 4.4 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE .59 4.5 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE.61 4.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE.63 4.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES.65 CHAPITRE 5 PLANIFICATION FAMILIALE Frédéric NKEOUA 5.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES .69 5.2 PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION .72 5.2.1 Utilisation de la contraception à un moment quelconque .73 5.2.2 Utilisation actuelle de la contraception.74 5.3 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE.78 5.4 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION .78 5.5 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION.80 5.5.1 Intention d’utiliser la contraception à l’avenir .80 5.5.2 Raison de non utilisation de la contraception .80 5.5.3 Méthode contraceptive future préférée .82 5.6 EXPOSITION AUX MESSAGES SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE .82 Table des Matières | v 5.7 OPINIONS ET ATTITUDES DES COUPLES VIS-A-VIS DE LA PLANIFICATION FAMILIALE.84 5.7.1 Discussions de la planification familiale avec le conjoint.84 5.7.2 Opinion face à la planification .84 CHAPITRE 6 AVORTEMENT Dominique KIMPOUNI 6.1 NOMBRE D’AVORTEMENTS SUR LA DURÉE DE VIE.87 6.2 STADE DE LA GROSSESSE AU MOMENT DE L’AVORTEMENT.88 6.3 DÉCISION DE L’AVORTEMENT .90 6.4 RAISON DE L’AVORTEMENT.91 6.5 PROCÉDURE D’AVORTEMENT .93 6.6 LIEU DE L’AVORTEMENT .95 6.7 ASSISTANCE À L’AVORTEMENT .96 6.8 COMPLICATIONS APRÈS L’AVORTEMENT.98 CHAPITRE 7 NUPTIALITÉ, ACTIVITÉ SEXUELLE ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Dominique KIMPOUNI 7.1 NUPTIALITÉ .99 7.1.1 État matrimonial.99 7.1.2 Polygamie . 101 7.1.3 Âge à la première union. 102 7.2 ACTIVITÉ SEXUELLE . 105 7.2.1 Âge aux premiers rapports sexuels. 105 7.2.2 Activité sexuelle récente. 108 7.3 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE ET MÉNOPAUSE . 111 7.3.1 Exposition au risque de grossesse . 111 7.3.2 Ménopause . 113 CHAPITRE 8 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Michel BITEMO et Monique BARRÈRE 8.1 DÉSIR D’AVOIR DES ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES. 115 8.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE. 118 8.3 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS . 121 8.4 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 124 vi | Table des Matières CHAPITRE 9 SANTÉ Monique BARRÈRE 9.1 SOINS PRÉNATALS, ACCOUCHEMENT ET VISITES POSTNATALES. 127 9.1.1 Soins prénatals . 127 9.1.2 Accouchement. 132 9.1.3 Examens postnatals . 136 9.2 VACCINATION DES ENFANTS. 137 9.3 MALADIES DES ENFANTS . 141 CHAPITRE 10 PALUDISME Monique BARRÈRE 10.1 DISPONIBILITÉ DE MOUSTIQUAIRES DANS LES MÉNAGES. 147 10.2 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES PAR LES ENFANTS ET PAR LES FEMMES ENCEINTES. 149 10.3 CHIMIOPRÉVENTION CHEZ LA FEMME ENCEINTE . 151 10.4 TRAITEMENT PRÉCOCE DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS. 153 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT MATERNEL, ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES Jean Pierre MASSAMBA et Monique BARRÈRE 11.1 ALLAITEMENT MATERNEL ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT. 157 11.2 IODATION DU SEL, VITAMINE A ET CÉCITÉ CRÉPUSCULAIRE CHEZ LES ENFANTS ET CHEZ LES FEMMES . 163 11.2.1 Consommation de sel iodé par les ménages . 163 11.2.2 Consommation de micronutriments par les enfants . 164 11.2.3 Consommation de micronutriments et cécité crépusculaire chez les femmes . 166 11.2.4 Anémie . 168 11.3 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES . 172 11.3.1 État nutritionnel des enfants . 172 11.3.2 État nutritionnel des femmes . 178 CHAPITRE 12 MORTALITÉ DES ENFANTS Monique BARRÈRE 12.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 181 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 183 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE . 184 12.4 GROUPES À HAUTS RISQUES . 188 Table des Matières | vii CHAPITRE 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Bernard BARRÈRE 13.1 COLLECTE DES DONNÉES . 191 13.2 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 192 13.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE . 194 13.4 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . 196 CHAPITRE 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) ET DU VIH/SIDA Monique BARRÈRE 14.1 CONNAISSANCE, OPINIONS ET ATTITUDES . 199 14.1.1 Connaissance des moyens de prévention et de transmission. 199 14.1.2 Stigmatisation. 207 14.1.3 Enseignement du condom aux jeunes . 210 14.1.4 Opinion au sujet de l’abstinence et de la fidélité. 210 14.2 RAPPORTS SEXUELS À HAUTS RISQUES ET UTILISATION DU CONDOM . 211 14.3 POPULATION AYANT EFFECTUÉ UN TEST DU VIH. 215 14.4 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST). 218 14.5 INJECTIONS EFFECTUÉES PAR DU PERSONNEL MÉDICAL . 219 14.6 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA ET COMPORTEMENTS SEXUELS CHEZ LES JEUNES. 221 RÉFÉRENCES .233 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 INTRODUCTION . 235 A.2 BASE DE SONDAGE . 235 A.3 ÉCHANTILLONNAGE . 235 A.4 PROBABILITÉS DE SONDAGE . 236 A.5 RÉSULTAT DES ENQUÊTES . 237 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE .241 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES. 253 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSC-I 2005 .259 ANNEXE E QUESTIONNAIRES. 263 Liste des Tableaux et des Graphiques | ix LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Page CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base .3 Tableau 1.2 Résultats de l'enquête ménage et de l'enquête individuelle .10 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET SITUATION DES ENFANTS Tableau 2.1 Population des ménages par âge, sexe et résidence.14 Tableau 2.2 Composition des ménages .15 Tableau 2.3.1 Niveau d'instruction de la population des ménages (hommes).16 Tableau 2.3.2 Niveau d'instruction de la population des ménages (femmes) .17 Tableau 2.4 Taux de fréquentation scolaire .18 Tableau 2.5 Caractéristiques des logements .20 Tableau 2.6 Biens durables possédés par les ménages .21 Tableau 2.7 Quintiles de bien-être économique .22 Tableau 2.8 Enregistrement des naissances à l'état civil.23 Tableau 2.9 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents .24 Tableau 2.10 Scolarisation des enfants de 10-14 ans orphelins ou non.25 Tableau 2.11 Travail des enfants .27 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population .14 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge.18 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés .31 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction par caractéristiques sociodémographiques : femmes .33 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction par caractéristiques sociodémographiques : hommes .34 Tableau 3.3.1 Alphabétisation : femmes.35 Tableau 3.3.2 Alphabétisation : hommes .37 Tableau 3.4 Caractéristiques différentielles des couples.38 Tableau 3.5.1 Exposition aux médias : femmes .39 Tableau 3.5.2 Exposition aux médias : hommes .40 Tableau 3.6 Travail des femmes .42 Tableau 3.7 Travail des hommes .43 Tableau 3.8 Employeur et formes de revenus des femmes.44 Tableau 3.9 Employeur et formes de revenus des hommes.45 Tableau 3.10 Type d’occupation des femmes.46 Tableau 3.11 Type d’occupation des hommes .47 Tableau 3.12 Décision de l'utilisation du revenu et contribution aux dépenses du ménage.49 x | Liste des Tableaux et des Graphiques Tableau 3.13 Opinion des femmes concernant le fait qu'un mari batte sa femme.51 Graphique 3.1 Proportion d’analphabètes parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans .36 Graphique 3.2 Caractéristiques des couples .38 CHAPITRE 4 FÉCONDITÉ Tableau 4.1 Fécondité actuelle.55 Tableau 4.2 Fécondité par caractéristiques sociodémographiques .56 Tableau 4.3 Tendance de la fécondité par âge .58 Tableau 4.4.1 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes .60 Tableau 4.4.2 Enfants nés vivants et enfants survivants des hommes.61 Tableau 4.5 Intervalle intergénésique .62 Tableau 4.6 Âge à la première naissance .64 Tableau 4.7 Âge médian à la première naissance selon certaines caractéristiques sociodémographiques .65 Tableau 4.8 Grossesse et fécondité des adolescentes.66 Graphique 4.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence .56 Graphique 4.2 Indice synthétique de fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans .57 Graphique 4.3 Taux de fécondité par âge et par période de cinq ans précédant l'EDSC-I 2005 .58 Graphique 4.4 Tendances de l'ISF pour les femmes de 15-34 ans.59 Graphique 4.5 Proportion d'adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde .67 CHAPITRE 5 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives .70 Tableau 5.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques .72 Tableau 5.3 Utilisation de la contraception à un moment quelconque .73 Tableau 5.4 Utilisation actuelle de la contraception .75 Tableau 5.5 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques .76 Tableau 5.6 Connaissance de la période féconde.78 Tableau 5.7 Source d'approvisionnement.79 Tableau 5.8 Utilisation future .80 Tableau 5.9 Raisons pour lesquelles les femmes n'ont pas l'intention d'utiliser la contraception .81 Tableau 5.10 Méthode contraceptive future préférée.82 Tableau 5.11 Exposition aux messages sur la planification familiale .83 Tableau 5.12 Discussion de la planification familiale avec le conjoint.84 Tableau 5.13 Opinion des couples face à la planification familiale .85 Graphique 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives par l’ensemble des femmes .71 Graphique 5.2 Utilisation des méthodes contraceptives modernes par les femmes en union .77 Graphique 5.3 Intention d’utiliser la contraception par les femmes en union non utilisatrices .80 Liste des Tableaux et des Graphiques | xi CHAPITRE 6 AVORTEMENT Tableau 6.1 Nombre d'avortements .88 Tableau 6.2 Stade de la grossesse au moment de l'avortement .89 Tableau 6.3 Décision de l’avortement .91 Tableau 6.4 Raisons de l'avortement .92 Tableau 6.5 Procédure d'avortement.94 Tableau 6.6 Lieu de l'avortement .95 Tableau 6.7 Assistance à l'avortement.97 Tableau 6.8 Complications après l'avortement.98 CHAPITRE 7 NUPTIALITÉ, ACTIVITÉ SEXUELLE ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Tableau 7.1 État matrimonial actuel . 100 Tableau 7.2 Nombre d'épouses et de co-épouses. 101 Tableau 7.3 Âge à la première union. 103 Tableau 7.4 Âge médian à la première union . 104 Tableau 7.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 106 Tableau 7.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels. 107 Tableau 7.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 109 Tableau 7.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 110 Tableau 7.8 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum. 112 Tableau 7.9 Durée médiane de l'insusceptibilité post-partum par caractéristiques sociodémographiques . 113 Tableau 7.10 Ménopause. 113 Graphique 7.1 Proportion de femmes et d’hommes célibataires par âge. 100 Graphique 7.2 Âge médian des femmes et des hommes à la première union . 105 Graphique 7.3 Âge médian des femmes et des hommes aux premiers rapports sexuels . 108 CHAPITRE 8 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 8.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfant vivants . 116 Tableau 8.2 Préférences en matière de fécondité selon l'âge . 117 Tableau 8.3 Désir de limiter les naissances . 114 Tableau 8.4 Besoins en matière de planification familiale. 119 Tableau 8.5 Nombre idéal d'enfants . 122 Tableau 8.6 Nombre idéal d'enfants par caractéristiques sociodémographiques . 124 Tableau 8.7 Planification de la fécondité. 125 Tableau 8.8 Taux de fécondité désirée. 126 Graphique 8.1 Femmes en union désirant des enfants supplémentaires selon le nombre d’enfants vivants . 116 Graphique 8.2 Nombre idéal moyen d'enfants des femmes et des hommes selon le nombre d’enfants vivants . 123 Graphique 8.3 Planification de la dernière naissance en fonction du rang de naissance . 125 xii | Liste des Tableaux et des Graphiques CHAPITRE 9 SANTÉ Tableau 9.1 Soins prénatals. 128 Tableau 9.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . 129 Tableau 9.3 Examens au cours des visites prénatales . 130 Tableau 9.4 Vaccination antitétanique . 132 Tableau 9.5 Lieu de l'accouchement . 133 Tableau 9.6 Assistance lors de l'accouchement. 134 Tableau 9.7 Caractéristiques de l'accouchement . 135 Tableau 9.8 Examens postnatals . 137 Tableau 9.9 Vaccinations selon les sources d'information . 138 Tableau 9.10 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 139 Tableau 9.11 Vaccinations au cours de la première année . 141 Tableau 9.12 Prévalence et traitement des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) et de la fièvre. 142 Tableau 9.13 Prévalence de la diarrhée. 143 Tableau 9.14 Connaissance des sachets de SRO. 140 Tableau 9.15 Traitement de la diarrhée. 145 Tableau 9.16 Alimentation pendant la diarrhée. 146 Graphique 9.1 Soins prénatals par du personnel formé . 129 Graphique 9.2 Pourcentage d'enfants de 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination. 140 CHAPITRE 10 PALUDISME Tableau 10.1 Possession de moustiquaires . 148 Tableau 10.2 Utilisation de moustiquaires par les enfants. 149 Tableau 10.3 Utilisation de moustiquaires par les femmes. 150 Tableau 10.4 Utilisation de traitement préventif au cours de la grossesse. 152 Tableau 10.5 Prévalence et traitement précoce de la fièvre. 154 Tableau 10.6 Différents antipaludéens et prise précoce. 156 Graphique 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages. 148 Graphique 10.2 Utilisation de moustiquaires par les femmes et par les femmes enceintes . 151 Graphique 10.3 Utilisation de traitement préventif contre le paludisme au cours de la dernière grossesse . 153 Graphique 10.4 Prévalence de la fièvre et traitement antipaludéen parmi les enfants de moins de 5 ans . 155 CHAPITRE 11 ALLAITEMENT MATERNEL, ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES Tableau 11.1 Allaitement initial. 158 Tableau 11.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant. 160 Tableau 11.3 Durée médiane et fréquence de l'allaitement. 161 Tableau 11.4 Aliments reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'enquête. 162 Liste des Tableaux et des Graphiques | xiii Tableau 11.5 Sel iodé dans le ménage . 164 Tableau 11.6 Consommation de micronutriments . 165 Tableau 11.7 Consommation de micronutriments par les mères. 167 Tableau 11.8 Prévalence de l'anémie chez les enfants . 169 Tableau 11.9 Prévalence de l'anémie chez les femmes. 171 Tableau 11.10 État nutritionnel des enfants . 173 Tableau 11.11 État nutritionnel des femmes par caractéristiques sociodémographiques . 179 Graphique 11.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans selon l’âge. 175 CHAPITRE 12 MORTALITÉ DES ENFANTS Tableau 12.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans. 183 Tableau 12.2 Mortalité des enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques. 185 Tableau 12.3 Taux de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques biologiques de la mère et des enfants . 186 Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques. 189 Graphique 12.1 Tendance de la mortalité des enfants . 184 Graphique 12.2 Mortalité infanto-juvénile selon certaines caractéristiques socio- démographiques . 185 Graphique 12.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances. 191 CHAPITRE 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE Tableau 13.1 Complétude de l'information sur les frères et soeurs. 193 Tableau 13.2 Indicateurs de la qualité des données sur les frères et sœurs. 194 Tableau 13.3 Estimation de la mortalité adulte par âge. 195 Tableau 13.4 Estimation directe de la mortalité maternelle. 197 Graphique 13.1 Taux de mortalité des hommes et des femmes par groupe d’âges . 196 CHAPITRE 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) ET DU VIH/SIDA Tableau 14.1 Connaissance du sida. 200 Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH. 201 Tableau 14.3.1 Idées erronées à propos du sida et connaissance « complète » du sida – femmes. 203 Tableau 14.3.2 Idées erronées à propos du sida et connaissance « complète » du sida – hommes . 204 Tableau 14.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant . 206 Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH/sida – femmes. 208 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH/sida – hommes . 209 xiv | Liste des Tableaux et des Graphiques Tableau 14.6 Adultes qui pensent que l’utilisation du condom devrait être enseignée aux jeunes de 12-14 ans . 210 Tableau 14.7.1 Partenaires sexuels multiples et rapports sexuels à hauts risques au cours des derniers mois – femmes. 212 Tableau 14.7.2 Partenaires sexuels multiples et rapports sexuels à hauts risques au cours des derniers mois – hommes. 214 Tableau 14.8.1 Population ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats – femmes. 215 Tableau 14.8.2 Population ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats – hommes . 216 Tableau 14.9 Femmes enceintes conseillées et testées pour le VIH. 217 Tableau 14.10 Infection Sexuellement Transmissible (IST) et symptômes d’IST déclarés . 218 Tableau 14.11 Prévalence des injections . 220 Tableau 14.12 Connaissance « complète »du sida par les jeunes et connaissance d’un endroit où se procurer des condoms. 222 Tableau 14.13 Âge des jeunes aux premiers rapports sexuels . 224 Tableau 14.14 Utilisation du condom au cours des premiers rapports sexuels parmi les jeunes. 225 Tableau 14.15 Célibataires de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels prémaritaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prémaritaux. 226 Tableau 14.16.1 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom par les jeunes – femmes. 227 Tableau 14.16.2 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom par les jeunes – hommes . 228 Tableau 14.17 Disparité d’âges entre partenaires sexuels . 230 Tableau 14.18 Rapports sexuels après avoir bu de l’alcool . 231 Tableau 14.19 Jeunes de 15-24 ans ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats. 232 Graphique 14.1 Opinions et croyances concernant l’abstinence sexuelle et la fidélité . 211 Graphique 14.2 Recherche de conseils ou traitement pour les IST. 219 Graphique 14.3 Lieu de la dernière injection faite par du personnel médical . 221 Graphique 14.4 Abstinence, fidélité et utilisation du condom par les jeunes. 229 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition de la population par domaine et par milieu de résidence. 235 Tableau A.2 Répartition de l’échantillon entres les domaines et par milieu de résidence. 236 Tableau A.3 Résultats de l'enquête auprès des ménages et auprès des femmes . 238 Tableau A.4 Résultats de l'enquête auprès des ménages et auprès des hommes. 239 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage . 244 Tableau B.2 Erreurs d’échantillonnage - Échantillon National . 245 Tableau B.3 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Urbain . 246 Tableau B.4 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Rural . 247 Liste des Tableaux et des Graphiques | xv Tableau B.5 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Brazzaville. 248 Tableau B.6 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Pointe-Noire . 249 Tableau B.7 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Sud . 250 Tableau B.8 Erreurs d’échantillonnage – Échantillon Nord . 251 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge des ménages. 253 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 254 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés. 254 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement . 255 Tableau C.4 Naissances par année du calendrier depuis la naissance. 255 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours . 256 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois. 257 Préface | xvii PRÉFACE Le Gouvernement de la République du Congo a résolument opté pour une prise en compte effective de la composante population lors de l’élaboration des différents programmes de développement du pays. Cette volonté se manifeste par d’importants efforts consentis en faveur des grandes opérations de collecte parmi lesquelles la toute première Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-I) réalisée sur l’ensemble du territoire national en 2005. Cette enquête, dont les objectifs cadrent parfaitement avec les besoins en informations démographiques et sanitaires du Congo, fournit aux décideurs, aux planificateurs et aux organismes d’aide au développement, une batterie des données statistiques susceptibles de les orienter dans la conception et la mise en œuvre des programmes visant un développement économique et social durable. En particulier, les données de l’EDSC-I serviront à la finalisation du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP). L’Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-I) a pu se réaliser grâce à l’appui technique de ORC Macro International et au soutien financier et matériel de la Banque Mondiale (Agence Internationale de Développement - IDA) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Qu’il me soit permis de leur traduire ici les sincères remerciements et la reconnaissance du Gouvernement de la République. De même, j’adresse mes chaleureuses félicitations aux cadres nationaux qui, malgré les multiples difficultés rencontrées, ont fait preuve de courage et d’abnégation pour conduire cette enquête à bon terme. Puissent la solidarité des organismes internationaux et le dévouement des cadres nationaux soutenir une fois de plus les efforts du Gouvernement dans l’organisation et l’exécution de la deuxième Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-II) programmée en 2010. Avant-Propos | xix AVANT-PROPOS La première Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-I) a été réalisée en 2005 dans un contexte de manque de données statistiques à jour sur la population et sur la situation sanitaire. De ce fait, les résultats de cette enquête viennent actualiser les indicateurs démographiques et de santé dont la source la plus récente demeure encore le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1984 (RGPH84). Pour avoir couvert des domaines aussi variés que la fécondité, la mortalité, la santé et l’état nutritionnel des mères et des enfants, l’attitude et la pratique en matière de planification familiale et de connaissance des maladies sexuellement transmissibles dont particulièrement le VIH-SIDA, l’EDSC-1 constitue une source de données aux utilisations multiples tant pour les Autorités politico administratives que pour les partenaires au développement et les chercheurs. Une opération de telle envergure n’a pu se réaliser dans les délais que grâce à la mobilisation d’importantes ressources financières, matérielles et humaines. Aussi, voudrais-je exprimer ma gratitude à toutes les institutions et à toutes les personnes qui ont contribué d’une manière ou d’une autre au succès de cette enquête ; il s’agit particulièrement : • du Gouvernement de la République pour sa sollicitude constante ; • de la Banque Mondiale (Agence Internationale de développement) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) pour leur soutien matériel et financier ; • du Conseil National de Lutte contre le SIDA (CNLS) pour sa diligence dans la mise à disposition des moyens matériels et financiers ; • des experts de ORC Macro International pour leur appui technique ; • des autorités politiques, administratives, militaires et religieuses ainsi que des populations des zones enquêtées pour leur adhésion ; • de tout le personnel de l’EDSC-I pour sa disponibilité. Sigles et Abréviations | xxi SIGLES ET ABRÉVIATIONS ACBEF Association Congolaise pour le Bien-Être Familial AFRISTAT Observatoire Économique et Statistique d’Afrique Subsaharienne BCG Bacille de Calmette et Guérin (vaccin antituberculeux) CDC Centers for Disease Control and Prevention (Centres de Contrôle et Prévention des Maladies des États-Unis) CEEAC Communauté Économique des États d’Afrique Centrale CEMAC Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale CIPD Conférence Internationale sur la Population et le Développement CNLS Conseil National de Lutte contre le Sida CNSEE Centre National de la Statistique et des Études Économiques CSI Centre de Santé Intégré CSS Circonscription Socio Sanitaire CTS Comité Technique de Suivi DGPOP Direction Générale de la Population DHS Demographic and Health Surveys DIU Dispositif Intra Utérin DLM Direction de la Lutte contre la Maladie DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté EDS Enquête Démographique et de Santé EDSC Enquête Démographique et de Santé du Congo ET Écart-type FRPC Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance IDA Agence Internationale de Développement IMC Indice de Masse Corporelle IRA Infections Respiratoires Aiguës ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désirée IST Infection Sexuellement Transmissible MII Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide MPE Malnutrition Protéino-Énergétique NCHS National Center for Health Statistics (Centre National des Statistiques Sanitaires des États-Unis) NEPAD Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique OHADA Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé xxii | Sigles et Abréviations ONU Organisation des Nations Unies ORSTOM Office de Recherche Scientifique pour les Territoires d’Outre-Mer PCT Parti Congolais du Travail PEV Programme Élargi de Vaccination PIB Produit Intérieur Brut PNDS Programme National de Développement Sanitaire PNLS Programme National de Lutte contre le Sida PNP Politique Nationale de Population PNS Politique Nationale de Santé PPM Parts Par Million PPTE Pays Pauvres Très Endettés RDV Risque de mortalité maternelle sur la Durée de Vie RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SRO Sels de Réhydratation par voie Orale TBN Taux Brut de Natalité TDCI Troubles Dus à la Carence en Iode TGFG Taux Global de Fécondité Générale TMM Taux de Mortalité Maternelle TRO Thérapie de Réhydratation par voie Orale UA Union Africaine UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine ZD Zone de Dénombrement Résumé | xxiii RÉSUMÉ L'Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-I) est la première du genre réalisée dans ce pays. Il s’agit d’une enquête par sondage, représentative au niveau national ainsi qu’au niveau des milieux de résidence urbain et rural et des quatre domaines d’étude constitués par Brazzaville, Pointe-Noire, la région Nord et la région Sud. L’objectif global de cette première EDS est de fournir les données nécessaires à l’estimation des indicateurs démographiques et de santé, indispensables pour la mise en place de politiques et programmes dans les domaines de la population, de la santé et de la planification familiale. À cette fin, l’enquête fournit des informations détaillées sur les niveaux et les caractéristiques de la fécondité des femmes de 15-49 ans et de la mortalité des enfants de moins de 5 ans ainsi que sur la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant, la pratique de l’avortement, les soins pré et postnatals, les vaccinations, le paludisme, l'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans et des femmes de 15-49 ans. En outre, au cours de cette enquête, des données ont été collectées sur les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et sur la connaissance et les comportements vis-à-vis du VIH/sida. L’échantillon de l’EDSC-I est un échantillon aréolaire, stratifié et à 2 degrés. Au cours de l'enquête, réalisée sur le terrain du 8 juillet 2005 au 23 novembre 2005, 5 879 ménages, 7 051 femmes âgées de 15-49 ans et 3 146 hommes de 15-59 ans ont été interviewés avec succès. Réalisée grâce à l’assistance financière et matérielle du Gouvernement du Congo, du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS), par le biais d’un don de l’Agence Internationale de Développement (IDA-Banque Mondiale) et du Fonds des Nations Unis pour l’Enfance (Unicef) l’EDSC-I a été exécutée par le Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE). l’EDSC-I a bénéficié de l’assistance technique de ORC Macro, institution de coopération américaine en charge du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (DHS). CARACTÉRISTIQUES DES ENQUÊTÉS Répartition spatiale des enquêtés. Au moment de l’enquête, plus de la moitié des enquêtés vivaient en ville (57 % des femmes et 59 % des hommes). Concernant la région de résidence, les résultats montrent que Brazzaville et la région Sud concentrent environ les deux tiers des enquêtés (66 % des femmes et 65 % des hommes). À l’opposé, ils sont proportionnellement moins nombreux à Pointe-Noire (17 % des femmes et 18 % des hommes) et au Nord (17 % pour chaque sexe). Alphabétisation. Les résultats de l’enquête montrent que plus des trois quarts des femmes sont alphabétisées (78 %). Chez les hommes, cette proportion est plus élevée et atteint 90 %. De plus, les proportions de personnes alphabétisées sont plus élevées en urbain qu’en rural (89 % contre 64 % pour les femmes et 93 % contre 85 % pour les hommes). C’est à Brazzaville et à Pointe-Noire que les taux d’alphabétisation sont les plus élevés : respectivement, 92 % des femmes contre 95 % des hommes et 87 % des femmes contre 91 % des hommes. Dans les autres régions, les taux ne dépassent pas 68 % pour les femmes et 87 % pour les hommes. Niveau d’instruction. Les résultats montrent que la très grande majorité de la population congolaise a fréquenté l’école. En effet, seulement 7 % des femmes et 2 % des hommes n’ont aucune instruction. Cependant, chez les femmes, on constate des disparités importantes selon les milieux de résidence : les proportions de femmes sans aucune instruction sont élevées dans le Nord et le Sud (respectivement, 11 % et 13 %) et très faibles dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire (environ 3 %). On constate que la proportion de femmes et d’hommes sans aucune instruction diminue au fur et à mesure que le niveau de richesse du ménage s’améliore, passant, chez les femmes, de 17 % dans xxiv | Résumé les ménages les plus pauvres à 2 % dans les plus riches. Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 4 % et 2 %. État matrimonial. Plus de la moitié des femmes étaient en union au moment de l’enquête (56 %) et 36 % étaient célibataires. Les résultats mettent en évidence une proportion non négligeable de femmes divorcées ou séparées (12 %) et une faible proportion de veuves (2 %). Par ailleurs, les résultats montrent que la polygamie est une pratique assez peu répandue au Congo : seulement 15 % des femmes ont déclaré avoir une co-épouse. En ce qui concerne les hommes, 92 % se sont déclarés en union avec une seule épouse. CARACTÉRISTIQUES DES LOGEMENTS Disponibilité de l’électricité. Dans l’ensemble, un ménage sur trois (34 %) dispose de l’électricité. Cependant, en milieu urbain, cette proportion atteint 51 % alors qu’elle n’est que de 15 % en milieu rural. Provenance de l’eau utilisée pour la consommation. Globalement, on constate qu’un ménage sur deux utilise de l’eau provenant d’un robinet (50 %). Dans 20 % des cas, l’eau provient de sources mais dans la majorité des cas, il s’agit de sources non protégées (14 %). Seulement 7 % des ménages ont accès à des sources protégées. En outre, les résultats montrent que les ménages du milieu rural sont défavorisés par rapport à ceux du milieu urbain : en effet, en milieu rural, 28 % des ménages utilisent, pour leur consommation, de l’eau provenant de sources non protégées et dans 21 % des cas, de l’eau provenant d’un cours d’eau. Seuls, 8 % des ménages ruraux s’approvisionnent à un robinet contre 87 % des ménages urbains. Disponibilité de toilettes. Plus des deux tiers des ménages (69 %) ne disposent que de fosses/latrines rudimentaires. Dans la majorité des cas, il s’agit de fosses/latrines en commun (44 %). Un peu plus d’un ménage sur dix utilise des fosses/latrines améliorées et cette proportion est nettement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (20 % contre 1 %). SITUATION DES ENFANTS Enregistrement des naissances à l’état civil. L’enquête a montré que 81 % des naissances d’enfants de moins de 10 ans ont été déclarées à l’état civil. On ne constate pas de différence selon le sexe de l’enfant. Par contre, les naissances sont bien moins déclarées en milieu rural (75 %) qu’en milieu urbain (88 %). C’est à Pointe-Noire qu’on observe la proportion la plus élevée de naissances déclarées (91 %) et, dans la région Nord, la proportion la plus faible (74 %). Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents. Plus de la moitié des enfants de moins de 17 ans vivent avec leurs deux parents biologiques. À l’opposé, dans 17 % des cas, les enfants ne vivent avec aucun de leurs deux parents biologiques, que ceux-ci soient en vie, ou décédés. Seulement 9 % des enfants sont orphelins de père et ou de mère. En outre, les résultats de l’enquête montrent que, sur le plan scolaire, les enfants orphelins souffrent d’un désavantage par rapport aux autres enfants (ratio de 0,88). Travail des enfants. Au cours de la semaine ayant précédé l’enquête, 71 % des enfants de 15-17 ans ont travaillé. Dans la moitié des cas, les enfants ont travaillé moins de 4 heures par jour (49 %). Ils ont, pour la plupart (69 %), effectué des travaux domestiques. C’est dans le groupe d’âges 10-14 ans que la proportion de ceux qui ont travaillé est la plus élevée (80 %). FÉCONDITÉ Niveaux de fécondité. Avec un nombre moyen d’enfants par femme de 4,8, la fécondité des femmes congolaises demeure élevée. Ce niveau est proche de ceux observés récemment dans certains pays voisins comme le Cameroun (5,0 enfants en 2004) et le Gabon (4,3 enfants en 2000). Les résultats de l’enquête ont mis en évidence des disparités importantes selon les milieux de résidence, le niveau d’instruction et le quintile de bien-être. C’est en milieu rural (6,1 enfants), dans la région Nord (6,2 enfants), chez les femmes n’ayant aucune instruction (6,2 enfants) et parmi celles vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus pauvre (6,7 enfants) que ce niveau de fécondité est le plus élevé. À l’opposé, à Brazzaville et à Pointe-Noire, le nombre d’enfants par femme n’est respectivement que de 3,6 Résumé | xxv et 3,8. De même, parmi les femmes ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle, ce nombre moyen n’est que de 2,8 et parmi les femmes du quintile le plus riche, il est estimé à 2,9. Par ailleurs, l’âge médian à la première naissance des femmes de 20-49 ans s’établit à 19,5 ans et il varie d’un maximum de 20,0 en milieu urbain à 18,5 ans parmi celles sans instruction et à 18,6 ans dans la région Nord. Préférences en matière de fécondité. Les résultats montrent qu’une proportion élevée de femmes en union souhaitent espacer la prochaine naissance d’au moins deux ans (40 %) et qu’environ une sur cinq ne souhaite plus d’enfant. Un peu plus d’une femme sur cinq souhaite un enfant rapidement (22 %). C’est en milieu urbain (20 %), à Brazzaville (22 %), parmi les femmes sans instruction (24 %) et dans le quintile le plus riche (21 %) que la proportion de celles qui veulent limiter leur descendance est la plus élevée. Le nombre idéal d’enfants parmi les femmes et les hommes congolais demeure élevé (respectivement, 5,1 et 5,3). Ce sont les hommes de la région Nord et les femmes sans instruction qui ont déclaré le nombre idéal moyen d’enfants le plus élevé (respectivement, 6,8 et 6,3). PLANIFICATION FAMILIALE Connaissance de la contraception. La quasi-totalité des femmes ont déclaré connaître, au moins, une méthode contraceptive (98 %). La proportion de celles qui connaissent, au moins, une méthode moderne est aussi très élevée (96 %). En outre, 95 % connaissent, au moins, une méthode traditionnelle, essentiellement la continence périodique (92 %) et le retrait (73 %). La méthode moderne la plus connue est le condom masculin (94 %). De plus, dans plus des deux tiers des cas, les femmes ont déclaré connaître la pilule et les injections (respectivement, 68 % et 67 %). Les implants et le diaphragme sont les méthodes les moins fréquemment connues. Le nombre moyen de méthodes connues s’établit à 5,7 pour l’ensemble des femmes et à 6,1 parmi les seules femmes en union. Prévalence contraceptive. Parmi les femmes en union, 44 % utilisaient au moment de l’enquête, une méthode contraceptive. En ce qui concerne les méthodes modernes, la proportion est plus faible : 13 %. La méthode moderne la plus fréquemment utilisée par les femmes en union est le condom masculin (9 %). Les autres méthodes ne sont que faiblement utilisées. En outre, les résultats montrent que 32 % des femmes en union ont recours à une méthode traditionnelle pour planifier leurs naissances, essentiellement la continence périodique (24 %). La prévalence contraceptive présente de grandes disparités. C’est en milieu urbain (16 %), parmi les femmes ayant un niveau secondaire (15 % pour le 1er cycle et 19 % pour le 2nd cycle ou plus), parmi les femmes des deux quintiles les plus riches (16 % dans le quatrième et 18 % dans le plus riche) que la proportion d’utilisatrices de la contraception moderne est la plus élevée. À l’opposé, parmi les femmes sans instruction, cette proportion n’est que de 6 % seulement. Avortement. Environ une femme sur dix (11 %) a déclaré avoir avorté, au moins, une fois au cours de sa vie. Les résultats montrent que la fréquence de l’avortement varie selon le milieu de résidence, le niveau d’instruction et le niveau de bien-être du ménage dans lequel vit la femme. En effet, c’est en milieu urbain (13 % contre 8 % en rural), parmi les femmes ayant un niveau d’instruction 2nd cycle ou plus (19 % contre 7 % parmi celles sans instruction) et dans le quintile le plus riche (15 % contre 6 % dans le quintile le plus pauvre) que l’on constate la proportion la plus élevée de femmes qui ont eu recours à l’avortement. SANTÉ DE LA MÈRE Soins prénatals. Une proportion élevée de femmes a reçu des soins prénatals dispensés par du personnel formé (88 %). À Brazzaville, parmi les femmes les plus instruites et chez celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche, cette proportion excède 96 %. À l’opposé, parmi celles sans instruction, seules 67 % ont effectué une visite prénatale. Vaccination antitétanique. Les deux tiers des femmes ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête ont reçu, au moins, xxvi | Résumé une dose de vaccin antitétanique (67 %). Plus de deux femmes sur cinq ont été complètement protégées contre le tétanos néonatal en recevant au moins deux doses de vaccin. C’est dans la région Nord (59 %), parmi celles sans instruction (51 %) et dans le quintile le plus pauvre (55 %) que la proportion de femmes vaccinées est la plus faible. Protection contre le paludisme. Seule- ment 5 % des femmes enceintes se sont protégées du paludisme en dormant sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide. En outre, les résultats de l’enquête montrent que 65 % des femmes enceintes ont pris, à titre préventif, des antipaludéens. Dans la majorité des cas, les femmes ont pris de la Chloroquine/Nivaquine (61 %). Lieu et assistance à l’accouchement. La majorité des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l’enquête se sont déroulées en établissement de santé (82 %). Dans 16 % des cas, les femmes ont accouché à domicile. À Brazzaville et à Pointe-Noire, respectivement 2 et 3 % des femmes ont accouché à domicile alors que ces proportions atteignent 26 % pour la région Sud et 25 % pour la région Nord. Plus de quatre naissances sur cinq (86 %) se sont déroulées avec l’assistance de personnel formé. Cependant, parmi les femmes sans instruction et dans le quintile le plus pauvre, ces proportions sont plus faibles (respectivement, 65 % et 70 %). Soins postnatals Parmi les femmes qui ont accouché en dehors d’un établissement de santé, une proportion élevée (70 %) n’a effectué aucun suivi postnatal. À l’opposé, environ un quart des femmes ont reçu des soins postnatals au cours des deux jours qui ont suivi l’accouchement. Supplémentation en fer. Une proportion élevée de femmes (45 %) n’a pas pris de fer au cours de la grossesse. Dans 26 % des cas, les femmes en ont pris pendant une durée inférieure à deux mois, 4 % pendant deux mois et 17 % pendant trois mois ou plus. La proportion de femmes ayant bénéficié de ce complément nutritionnel varie de manière importante selon le niveau de richesse du ménage, la proportion de femmes ayant pris du fer pendant au moins 90 jours varie d’un minimum de 6 % dans le quintile le plus pauvre à un maximum de 31 % dans le quintile le plus riche. Mortalité maternelle. Le taux de mortalité maternelle pour la période 1999-2005 est estimé à 781 décès maternels pour 100 000 naissances. Au Congo, une femme court un risque d’environ 1 sur 28 de décéder pour cause maternelle pendant les âges de procréation. SANTÉ DE L’ENFANT Maladies des enfants et traitement. Parmi les enfants de moins de cinq ans, 8 % ont eu, selon la déclaration de la mère, des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë (IRA) au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. En outre, 23 % ont eu de la fièvre. Parmi ces enfants malades, 44 % ont été conduits auprès d’un prestataire de santé. Parmi les enfants ayant eu de la fièvre, moins d’un sur deux ont été traités avec des antipaludéens (48 %) et seulement 22 % avaient commencé le traitement, soit le jour où la fièvre était apparue, soit le jour suivant. Près d’un quart des enfants ont été soignés avec de la chloroquine ou de la Nivaquine mais, dans seulement 15 % des cas, ce traitement a été administré rapidement après la survenue de la fièvre. Selon les résultats de l’enquête, 14 % des enfants de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête et pour 25 % de ces enfants malades, un traitement a été recherché. Pendant les épisodes diarrhéiques, un peu plus du quart des enfants (27 %) ont reçu une SRO et/ou une solution maison. Dans 41 % des cas, on a augmenté l’apport en liquides. Globalement, 54 % des enfants ayant souffert de diarrhée ont été traités à l’aide d’une thérapie de réhydratation par voie orale. Couverture vaccinale. Parmi les enfants de 12- 23 mois, un sur deux a été complètement vacciné contre les maladies cibles du PEV (52 %) et, à l’opposé, 4 % n’ont reçu aucun de ces vaccins. La quasi-totalité des enfants a été vaccinée contre la tuberculose (90 %) avant l’âge de 12 mois. Plus des deux tiers ont reçu la troisième dose de DTCoq (68 %), 69 % la troisième dose de polio et 66 % ont été vaccinés contre la rougeole. Par contre, le vaccin Résumé | xxvii contre la fièvre jaune n’a été administré qu’à environ un tiers des enfants (32 %). Le taux de déperdition entre les doses de vaccin est élevé : pour le DTCoq, la proportion passe de 85 % pour la première dose à 68 % pour la troisième dose. En ce qui concerne le vaccin de la polio, les proportions passent de 93 % à 69 %. La couverture vaccinale est meilleure en milieu urbain qu’en milieu rural (64 % contre 41 %). De même, les écarts entre régions sont importants : c’est à Brazzaville et à Pointe Noire que les proportions d’enfants complètement vaccinés sont les plus élevées (64 % dans les deux cas) et à l’opposé, c’est dans la région Nord qu’elle est la plus faible (33 %). Le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien- être du ménage dans lequel vit l’enfant influencent de manière très nette la couverture vaccinale : ce sont les enfants dont la mère a, au moins un niveau secondaire (au moins 61 %) et ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus riche (73 %) qui sont les plus fréquemment vaccinés. Mortalité des enfants de moins de 5 ans. Au cours de la période la plus récente (2001- 2005), sur 1 000 enfants nés vivants, 75 sont décédés avant d’atteindre l’âge d’un an, et sur 1 000 enfants atteignant leur premier anniver- saire, 44 sont décédés avant d’atteindre 5 ans. Au total, un peu plus d’un enfant sur dix (117 ‰) meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans. Le niveau de mortalité des enfants de moins de cinq ans est nettement plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (136 ‰ contre 108 ‰). Dans les régions, il varie d’un minimum de 102 ‰ à Pointe-Noire à un maximum de 142 ‰ dans la région Nord. Le niveau d’instruction de la mère affecte également le risque de décéder avant cinq ans : de 68 ‰ quand la mère a un niveau au moins secondaire 2nd cycle, ce taux passe à 202 ‰ quand elle n’a aucune instruction. Les résultats ont également mis en évidence l’influence du niveau de richesse du ménage dans lequel vit l’enfant, le taux de mortalité variant de 135 ‰ dans le quintile le plus pauvre à 85 ‰ dans le quintile le plus riche. ÉTAT NUTRITIONNEL Pratique d’allaitement. Au Congo, la pratique de l’allaitement au sein est très répandue puisqu’elle concerne 94 % des enfants. Cependant, parmi les 76 % d’enfants allaités pour la première fois dans les 24 heures qui ont suivi la naissance, seulement 39 % ont été allaités dans l’heure qui a suivi la naissance. Les résultats montrent que la pratique de l’allaitement exclusif est très peu suivie et les enfants commencent à recevoir très tôt des aliments quelconques (27 % avant le début de l’allaitement). La durée médiane de l’allaitement s’établit à 17,1 mois et cette durée est plus longue en milieu rural qu’en milieu urbain (18,2 mois contre 16,1 mois). Sel iodé dans les ménages. Parmi les ménages dont le sel a été testé, 82 % utilisaient du sel adéquatement iodé. Dans 15 % des cas, le sel était iodé mais en quantité insuffisante et 3 % des ménages utilisaient du sel qui n’était pas iodé. C’est à Pointe-Noire et dans le Sud que la proportion de ménages disposant de sel correctement iodé est la plus élevée (respectivement, 86 % et 85 %). Suppléments de vitamine A. Les deux tiers des enfants de moins de cinq ans (66 %) ont reçu des compléments de vitamine A au cours des six mois ayant précédé l’enquête. En outre, 66 % des enfants de moins de trois ans vivant avec leur mère ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des sept jours ayant précédé l’enquête. Parmi les femmes ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 28 % ont déclaré qu’elles avaient reçu de la vitamine A après l’accouchement. Les résultats de l’enquête montrent aussi que 2 % des femmes sont atteintes de cécité crépusculaire. Cette prévalence varie d’un maximum de 4 % dans le Nord à 0,3 % à Pointe- Noire. Prévalence de l’anémie. Au cours de l’EDSC-I, on a procédé à un prélèvement sanguin pour effectuer un test d’anémie sur les enfants de moins de cinq ans et sur les femmes de 15-49 ans. Les résultats indiquent qu’au Congo près des deux tiers des enfants de 6-59 mois (65 %) sont atteints d’anémie : 29 % sous une forme légère, xxviii | Résumé 33 % sous une forme modérée et 2 % sous une forme sévère. La prévalence de l’anémie est particulièrement élevée parmi les enfants de 6- 23 mois. La prévalence de l’anémie chez les femmes est plus faible que celle observée chez les enfants. Cependant, plus d’une femme sur deux (57 %) souffre d’anémie : 41 % sous une forme légère, 15 % sous une forme modérée et moins de 1 % sous une forme sévère. C’est parmi les femmes des ménages du quintile le plus pauvre que la prévalence de l’anémie est la plus élevée (65 %). État nutritionnel des enfants. Les résultats de l’enquête montrent que 26 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique ; 11 % en souffrent sous sa forme sévère. La malnutrition aiguë touche 7 % des enfants de moins de cinq ans ; environ 1 % en sont affectés sous sa forme sévère. L’insuffisance pondérale concerne 14 % des enfants de moins de cinq ans et 3 % sous sa forme sévère. État nutritionnel des femmes. Au Congo, L’Indice de Masse Corporelle (IMC) moyen des femmes s’établit à 22,9. Cependant, une proportion importante de femmes (13 %) se situe en deçà du seuil critique de 18,5 et présente donc une déficience énergétique chronique. La prévalence de ce type de malnutrition est particulièrement élevée parmi les jeunes femmes de 15-19 ans (21 % contre 7 % à 40-49 ans). La proportion de femmes souffrant de déficience énergétique chronique est plus élevée en milieu rural (15 %) qu’en milieu urbain (12 %). Les résultats montrent aussi que les femmes des ménages les plus pauvres présentent plus fréquemment un état de malnutrition chronique que celles des ménages les plus riches (17 % contre 10 %). VIH/sida Connaissance. La quasi-totalité des femmes et des hommes a déclaré avoir entendu parler du VIH/sida (99 % dans les deux cas). En outre, 72 % des femmes et 84 % des hommes de 15-49 ans ont déclaré qu’on pouvait limiter les risques de contracter le VIH en utilisant des condoms. Quatre-vingt un pour cent des femmes et 87 % des hommes ont répondu qu’on pouvait éviter de contracter le VIH en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté. Globalement, 65 % des femmes et 77 % des hommes savent que ces deux moyens permettent d’éviter de contracter le VIH/sida Rejet des conceptions erronées. Seulement 15 % des femmes rejettent les deux idées erronées les plus courantes sur la transmission du VIH à savoir qu’on ne peut contracter le virus du sida ni par des piqûres de moustique, ni par des moyens surnaturels et savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir le VIH/sida. La proportion d’hommes possédant ces informations correctes est deux fois plus élevée (30 %). Attitude envers les personnes atteintes du VIH/sida. Les résultats de l’enquête montrent que 80 % des femmes et 91 % des hommes se sont déclarés prêts à s’occuper chez eux d’un parent vivant avec le VIH/sida. Plus des quatre cinquièmes des femmes (47 %) et 65 % des hommes achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le VIH/sida. En outre, 55 % des femmes et 57 % des hommes pensent qu’une enseignante vivant avec le VIH/sida devrait être autorisée à continuer d’enseigner et enfin pour 24 % des femmes et 51 % des hommes, il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille vivant avec le VIH/sida. Globalement, 7 % des femmes et 23 % des hommes ont exprimé les quatre attitudes de tolérance. Comportements à risques. Parmi les femmes, sexuellement actives au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, 38 % ont eu des rapports sexuels à hauts risques. Chez les hommes, cette proportion est plus élevée (63 %). En outre, seulement 21 % des femmes et 43 % des hommes ont utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels à hauts risques. xxx | Carte du Congo Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE 1 Dominique KIMPOUNI 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS 1.1.1 Aspects géographiques et climatiques Située en Afrique centrale, la République du Congo s’étend au sud-ouest sur 11 degrés de longi- tude est et 5 degrés de latitude sud, et au nord-est sur 18 degrés de longitude est et 4 degrés de latitude nord. Le pays couvre une superficie de 342 000 km2 et possède une façade maritime de 170 km sur l’Océan Atlantique. Il est limité au nord par la République du Cameroun et la République Centrafricaine, au sud par la République Démocratique du Congo et la République d’Angola (enclave du Cabinda), au sud-ouest par l’Océan Atlantique, à l’est par le fleuve Congo et son affluent l’Oubangui qui le séparent de la République Démocratique du Congo et à l’ouest par la République du Gabon. Le relief du Congo est essentiellement constitué du bassin sédimentaire du fleuve Congo et des roches anciennes. Le point le plus élevé est le Mont Nabemba culminant à 1 040 m dans le Département de la Sangha. Le Congo est traversé par deux types de végétation : • la forêt, qui couvre près des deux tiers du territoire national (65 %), est localisée au sud (massifs du Chaillu et du Mayombe), au nord-est (forêt inondée) et au nord-ouest (forêt exondée) ; • la savane, qui s’étend de la vallée du Niari au Plateau Central, occupe le tiers du territoire national. Située à cheval sur l’Équateur, la République du Congo a un climat chaud et humide. Le nord du pays a un climat de type équatorial avec des pluies étalées tout au long de l’année. Le sud-ouest a un climat tropical humide caractérisé par une saison sèche de trois mois tandis que la partie centrale du pays a une position intermédiaire avec un climat sub-équatorial. Le Congo bénéficie d’un réseau hydrographique important. Il est arrosé particulièrement par le fleuve Congo qui, avec un débit de 40 000 m3, est le plus puissant au monde après l’Amazone (Amérique du Sud). 1.1.2 Contexte politique et administratif Ancienne colonie française, la République du Congo est un état souverain, indépendant depuis le 15 Août 1960. Une dizaine d’années après son accession à la souveraineté nationale, la République du Congo a été appelée « République Populaire du Congo » par le régime du parti unique, le Parti Congolais du Travail (PCT), qui a dirigé le pays jusqu’à l’instauration de la démocratie pluraliste en 1992. Le retour au multipartisme, qui a restauré le nom de la « République du Congo », s’est accompagné de troubles, en 1993 puis entre 1997-1999, qui ont occasionné des préjudices au sein de la population et la destruction 2 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête d’une partie du tissu économique du pays. Toutefois, grâce aux efforts du Gouvernement de la République et au soutien multiforme des partenaires nationaux et internationaux, la paix et la sécurité sont restaurées dans la quasi-totalité du territoire national. L’actuelle constitution du pays, promulguée le 20 janvier 2002, fait du Congo un état de droit à trois pouvoirs : • Le pouvoir exécutif dirigé par un Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, élu pour 7 ans au suffrage universel ; • Le pouvoir législatif composé de deux chambres : l’Assemblée Nationale et le Sénat ; • Le pouvoir judiciaire exercé par la Cour Suprême, la Cour des Comptes et de Discipline Budgétaire, les cours d’appel et les autres juridictions nationales. Le découpage administratif du Congo subdivise le pays en douze départements à savoir : Kouilou, Niari, Bouenza, Lékoumou, Pool, Plateux, Cuvette, Cuvette-Ouest, Sangha, Likouala, Brazzaville et Pointe-Noire. Le pays compte six communes qui sont les principales villes du pays. Il s’agit de : Brazzaville (capitale politique), Pointe-Noire (capitale économique), Dolisie, Nkayi, Mossendjo et Ouesso. La langue officielle du Congo est le Français ; les langues nationales sont le Lingala et le Kituba. Le Congo est membre des institutions sous-régionales, régionales et internationales suivantes : Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC), Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), Union Africaine (UA), Organisation des Nations Unies (ONU), Observatoire Économique et Statistique d’Afrique Subsaharienne (AFRISTAT), Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). 1.1.3 Évolution récente de l’économie Au sortir des conflits armés de la période 1997-1999, le Gouvernement du Congo s’est investi dans la mise en place des bases de la relance effective de l’économie nationale en s’inscrivant dans la double dynamique (i) du sommet de Copenhague (1996) visant la réduction de moitié de la pauvreté d’ici à l’an 2015, conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et (ii) de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). En 2005, le Gouvernement de la République a créé les conditions nécessaires à l’accession du pays au point de décision conformément aux exigences du programme appuyé par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC) signé en décembre 2004 avec les Institutions de Bretton Woods. L’objectif fondamental demeure l’atteinte du point d’achèvement en 2007 grâce au Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) en cours d’élaboration, qui circonscrit parfaitement les politiques de consolidation du cadre macroéconomique et de relance des secteurs clés de l’économie nationale. C’est ainsi qu’à la fin de l’année 2005, la situation macroéconomique du Congo s’est caractérisée par : a) la consolidation de la croissance économique (6,8 % contre 4,2 % en 2004) grâce à la forte montée de la production pétrolière. Le PIB à prix courants a enregistré une hausse de 64,9 % Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 3 en 2005 contre 20,9 % l’année précédente, passant de 2307,8 milliards de FCFA en 2004 à 3 157,8 milliards de FCFA en 2005 ; b) l’amélioration des finances publiques : les recettes budgétaires ont enregistré une hausse de 61 %, s’établissant à 1247,0 milliards en 2005 contre 737,9 milliards en 2004. Par ailleurs, les dépenses budgétaires ont été engagées à hauteur de 682,8 milliards contre 636,9 milliards en 2004, soit une progression de 7,2 %. En définitive, l’exécution du budget en 2005, s’est soldée par un excédent global, base engagement hors dons de 564,1 milliards, soit 18,5 % du PIB, contre un excédent de 101,1 milliards (4,4 % du PIB) en 2004. Les dépenses d’investissement ont été arrêtées à la somme de 212,0 milliards (dont 153,1 milliards sur ressources propres) contre 189,2 milliards en 2004 ; c) le redressement des comptes extérieurs symbolisé notamment par un excédent de 216,2 milliards du solde global de la balance des paiements, grâce au réaménagement de la dette extérieure de 126,2 milliards dans le cadre des allégements obtenus après la signature du programme appuyé par la FRPC ; d) la baisse des prix à la consommation comme le montre la variation du niveau général des prix pour l’ensemble des deux seules villes (Pointe-Noire et Brazzaville) dans lesquelles les prix ont été observés : le taux d’inflation est de 2,1% en 2005 contre 3,5 % l’année précédente ; e) la consolidation de la situation monétaire comme le prouve l’accroissement de 34,4 % de la masse monétaire, qui a été portée à 443,4 milliards en 2005 contre 330,0 milliards en décembre 2004. 1.1.4 Situation démographique La connaissance de l’effectif et des caractéristiques de la population du Congo demeure très préoccupante du fait de la non réalisation des opérations de collecte d’envergure nationale. En effet, suite à l’invalidation des ésultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1996 (RGPH 96) par le Gouvernement de la République, les données démographiques actuellement disponibles à l’échelon national sont caduques puisqu’elles sont issues des Recensements Généraux de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1974 et 1984 (tableau 1.1). Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base Indicateurs RGPH 15/02/1974 RGPH 31/12/1984 RGPH 01/07/1996 Population totale 1 319 790 1 909 248 2 590 811a Taux brut de natalité (p.1 000) 41,0 45,2 * Indice Synthétique de Fécondité 7,0 6,3 * Taux brut de mortalité (p.1 000) 17,9 11,7 * Taux de mortalité infantile (p.1 000) 100,6 71,5 * Espérance de vie (eo, en années) 46,7 50,9 * a Résultats des travaux cartographiques * Non disponible 4 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête D’après les estimations des travaux cartographiques du RGPH 1996, l’effectif de la population du Congo se chiffrait à cette période à 2 590 811 habitants ; ceci correspond à un taux d’accroissement de 2,69 % dans la période 1984-1996 contre 3,45 % entre 1974 et 1984. Cette population était inégalement répartie sur le territoire national : les six communes du pays abritaient près de 57 % de la population totale du pays ; en particulier, un habitant sur trois résidait à Brazzaville. Les résultats des deux recensements menés à terme révèlent que la population du Congo est relativement jeune et à prédominance féminine. En 1984, la population âgée de moins de 15 ans représentait 45 % de la population totale contre 51 % pour les 15-59 ans et 4 % pour les personnes âgées de plus de 60 ans. Les femmes représentaient 51 % de la population totale du pays. 1.1.5 Politique de santé Abritant le siège régional de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la République du Congo se trouve prédisposée à souscrire aux déclarations et actes internationaux majeurs relatifs à la santé en Afrique. La loi n° 014-92 du 29 avril 1992 portant institutionnalisation du Programme National de Développement Sanitaire (PNDS) démontre parfaitement l’intérêt des autorités congolaises pour ce secteur vital. L’application de cette loi s’est d’abord traduite par la mise en œuvre d’un premier PNDS 1992- 1996 qui a permis un certain nombre de réalisations ayant considérablement modifié le paysage sanitaire du Congo. Il s’agit essentiellement : • du découpage du territoire national en circonscriptions socio sanitaires ; • de la mise en place, par décret n°95-3 du 04 janvier 1995, du Comité Technique de Suivi du PNDS (CTS/PNDS), cadre de développement d’une approche participative et intersectorielle dans l’analyse des problèmes de santé, la définition des stratégies et le suivi de la mise en œuvre ; • de la rationalisation de l’organisation et du fonctionnement des Centres de Santé Intégrés (CSI) ; • de l’implication des communautés dans la planification et la mise en œuvre des activités des zones de santé ; • de la formation des cadres, notamment des médecins. Ces acquis ont abouti à l’adoption, en mai 2000, d’une Politique Nationale de Santé (PNS) dont l’objectif global est d’améliorer l’état de santé des populations afin de promouvoir leur participation au développement socio-économique du pays. Le Politique Nationale de Santé (PNS) vise ainsi à : • promouvoir et protéger la santé des individus et des collectivités sur l’ensemble du territoire ; • garantir l’accessibilité des populations aux services et aux soins de santé de qualité ; • renforcer les capacités nationales de gestion du système de santé. Le Programme National de Développement Sanitaire (PNDS) 2005-2009, actuellement en cours d’exécution dans le pays, est une émanation de cette Politique Nationale de Santé (PNS). Il repose sur quatre fondements cardinaux à savoir : Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 5 • le droit de l’ensemble des Congolais à la santé ; • l’équité dans l’accès à l’offre de soins et à des prestations de qualité ; • la solidarité de l’ensemble de la nation congolaise face à la maladie et à la santé ; • l’exercice démocratique du droit à la santé : l’homme doit être acteur et bénéficiaire du développement sanitaire. Les axes prioritaires d’action du PNDS 2005-2009 sont essentiellement: • le découpage en circonscription socio sanitaire ; • la décentralisation du système de santé et le renforcement des Circonscriptions Socio Sanitaires (CSS) ; • le renforcement des programmes de lutte contre les maladies et de promotion de la santé ; • le développement des ressources humaines par le biais des formations initiale et continue des cadres ; • la réforme de la politique du médicament en mettant en place un instrument performant pour l’approvisionnement et la distribution des médicaments essentiels génériques ainsi que pour la promotion et l’usage rationnel des médicaments ; • le développement du système national d’information sanitaire visant la production d’un annuaire des statistiques sanitaires nationales, l’élaboration de la carte sanitaire nationale et la mise en place d’un observatoire de la santé ; • le renforcement de la qualité des soins et des services dans les formations sanitaires ; • la réforme du système de financement de la santé. Pour améliorer la santé de la population congolaise, le Ministère en charge de la Santé exécute 11 programmes spécifiques dont certains, comme la santé de la reproduction, la vaccination, la lutte contre le paludisme et les maladies diarrhéiques, sont intégrés dans les activités quotidiennes des CSI, tandis que d’autres, comme le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), développent des structures et des actions spécifiques de plus en plus décentralisées. 1.1.6 Politique de population L’intérêt du Gouvernement du Congo pour l’élaboration d’une Politique Nationale de Population (PNP) s’est concrètement manifesté dans le second Programme de coopération (1991-1994) signé avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). L’un des objectifs majeurs de ce programme était, en effet, de formuler une Politique Nationale de Population (PNP) et de veiller à faire une place aux questions de population dans le plan national de développement. Malheureusement, le contexte national, caractérisé par l’absence de données démographiques récentes et fiables, n’a pas, jusqu’à aujourd’hui, permis de doter le pays de ce cadre de référence nécessaire à la promotion du bien-être de la population. Toutefois, dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et conformément à la vision du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) ainsi qu’aux recommandations de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) et de la conférence de Beijing sur les femmes, le Gouvernement du Congo œuvre à l’amélioration de la qualité de vie de la population par la réduction de la pauvreté. Le Document de Stratégie de Réduction de 6 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête la Pauvreté (DSRP), en cours de finalisation, s’inscrit dans cette logique. Dans le même ordre d’idée, le troisième programme pays de coopération (2004-2008) signé le 17 mai 2004 avec l’UNFPA contribue, en particulier, à favoriser l’accès aux services de qualité en santé de la reproduction et à promouvoir l’intégration effective des questions de population et de genre dans le processus de développement. Les résultats de l’EDSC-1, complétés par ceux du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2006, devraient alimenter les réflexions relatives à l’élaboration de la politique nationale de la population. 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel La première Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-1) a été exécutée par le Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE) conformément aux dispositions de l’arrêté ministériel n° 5629 du 21 juin 2004 portant institution et organisation de cette investigation. Cette enquête faisant partie du Programme International des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys-DHS) de ORC Macro, Calverton, Maryland (U.S.A), a été réalisée avec l’appui technique de ORC Macro International grâce à l’assistance financière du Gouvernement du Congo et du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) par le biais d’un financement de l’Agence Internationale de Développement (IDA – Banque Mondiale). Le projet EDSC-1 a également bénéficié d’un soutien financier et matériel du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). La coordination de l’enquête a fait appel aux linguistes de la chaîne nationale de télévision et au personnel de la Santé pour traduire en Lingala et en Kituba, les deux langues nationales du Congo, environ 80 expressions et termes relatifs aux parties sensibles des questionnaires (en particulier, les questions sur la reproduction, l'activité sexuelle, la contraception et les maladies) de sorte qu'au cours de l'enquête, les enquêtrices et enquêteurs traduisent les questions le plus fidèlement possible. Ces lexiques ont été testés et améliorés au cours des formations et du pré-test avant leur utilisation pour l'enquête principale. 1.2.2 Objectifs de l’enquête L’objectif global de la première Enquête Démographique et de Santé du Congo (EDSC-1) est de disposer des indicateurs démographiques et de santé indispensables à la mise en place des politiques et des programmes et plus particulièrement à la finalisation du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) et au suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). De manière spécifique, cette enquête, réalisée auprès d’un échantillon national de femmes de 15- 49 ans et d’hommes de 15-59 ans, vise à atteindre un certain nombre d’objectifs dont les principaux sont : • collecter, à l’échelle nationale et par milieu de résidence, des données permettant de calculer divers indicateurs démographiques, en particulier les taux de fécondité et de mortalité infantile et juvénile ; • mesurer le niveau de mortalité maternelle au plan national ; • analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, telles que les structures du mariage et l’utilisation de la contraception ; Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 7 • identifier les catégories de femmes susceptibles d’avoir plus ou moins d’enfants et susceptibles d’utiliser la contraception ; • mesurer les taux de connaissance et de pratique contraceptive par méthode, selon diverses caractéristiques sociodémographiques des femmes et des hommes ; • analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la mortalité ; • recueillir des données détaillées sur la santé maternelle et infantile : visites prénatales, assistance à l’accouchement, allaitement, vaccinations, supplémentation en Vitamine A, prévalence et traitement de la diarrhée et d’autres maladies chez les enfants de moins de cinq ans ; • évaluer le niveau de consommation de sel iodé ; • déterminer l’état nutritionnel des mères et des enfants de moins de cinq ans au moyen des mesures anthropométriques (poids et taille) ; • recueillir des données détaillées sur la connaissance, les opinions et attitudes des femmes et des hommes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida ; • recueillir des données sur le travail des enfants. Par ailleurs, les données de l’EDSC-1, dans la mesure où elles ont été collectées selon une méthodologie similaire à celle utilisée dans de nombreux autres pays ayant participé au programme DHS, font partie de ce fait, d’une base de données utilisables et comparables au niveau international. Enfin, la réalisation de cette enquête contribue à renforcer les capacités techniques, matérielles et organisationnelles du Centre National de la Statistique et des Études Économiques (CNSEE) pour entreprendre la collecte et l’analyse de données démographiques, socio-économiques et sanitaires. 1.2.3 Questionnaires Au regard des objectifs assignés à l’enquête, trois types de questionnaires ont été utilisés pour la collecte des données : • le questionnaire ménage ; • le questionnaire individuel pour les femmes de 15-49 ans ; • le questionnaire individuel pour les hommes de 15-59 ans. Ces trois supports de collecte ont été élaborés en adaptant aux spécificités et aux besoins du Congo les questionnaires standard développés dans le cadre du programme international DHS. 1.2.3.1 Questionnaire ménage Ce support de collecte a permis: (i) de recueillir, pour chaque membre du ménage et pour chaque visiteur, un certain nombre d’informations telles que : le nom, le lien de parenté avec le chef de ménage, le sexe, la situation de résidence, l’âge, la survie et la résidence des parents (pour les personnes âgées de moins de 18 ans), le 8 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête niveau d’instruction (pour les personnes âgées de 6-24 ans) et la possession d’un acte de naissance ou l’enregistrement de la naissance à l’état civil (pour les personnes âgées de 0-9 ans) ; (ii) de collecter des informations sur le travail des enfants résidants âgés de 5-17 ans ; (iii) de recueillir des informations sur les caractéristiques des logements des ménages (approvisionnement en eau, type de toilettes, etc.) afin d’évaluer les conditions environnementales dans lesquelles vivent les personnes enquêtées ; (iv) d’enregistrer, dans un ménage sur deux, pour les femmes de 15-49 ans et les enfants âgés de moins de 6 ans, les mesures anthropométriques ( poids et taille) et ceux du niveau d’hémoglobine obtenu par test direct à partir d’un prélèvement sanguin. Cependant, le but premier du questionnaire ménage est d’établir l’éligibilité des personnes à interviewer individuellement. Il permet aussi de déterminer les populations de référence pour le calcul de certains indicateurs démographiques. 1.2.3.2 Questionnaire femme Ce questionnaire destiné aux femmes âgées de 15-49 ans comporte les neuf sections suivantes : • caractéristiques sociodémographiques des enquêtées. Cette section est consacrée aux informations sur le lieu de résidence, l’âge et la date de naissance, la scolarisation, l’alphabétisation, l’accès aux médias, la religion et l’ethnie ; • reproduction. Cette section permet de recueillir des informations sur (i) les naissances vivantes que la femme a eues durant sa vie ainsi que sur leur état de survie au moment de l’enquête, (ii) l’état de grossesse au moment de l’enquête et (iii) la connaissance de la période féconde au cours du cycle menstruel ; • planification familiale. cette section est destinée à collecter des informations sur la connaissance et l’utilisation antérieure et actuelle des diverses méthodes contraceptives disponibles dans le pays, ainsi que sur leurs sources d’approvisionnement. Elle porte également sur le lieu et la date de la stérilisation féminine, ainsi que sur les raisons de la non utilisation de la contraception ; • santé des enfants : cette section concerne les naissances ayant eu lieu au cours des cinq années précédant l’enquête. Elle est composée de deux sous sections : – grossesse, soins postnatals et allaitement : cette première sous-section est composée de deux parties. La première permet d’obtenir des informations sur la période de la grossesse, les soins prénatals incluant la vaccination antitétanique, le lieu d’accouchement et la qualification de la personne ayant assisté la femme pendant l’accouchement, le retour des règles et la reprise des rapports sexuels après la naissance de l’enfant. La deuxième partie concerne l’allaitement et les questions posées portent sur sa fréquence et sa durée, sur le type d’allaitement (maternel ou artificiel), ainsi que sur l’utilisation de différents compléments nutritionnels ; – vaccination, santé et nutrition : cette sous-section porte sur les vaccinations incluses dans le Programme Élargi de Vaccinations (PEV). Elle comporte aussi des questions sur la santé des enfants de moins de cinq ans en vue notamment d’estimer la prévalence de la fièvre, de la toux et de la diarrhée chez ces enfants au cours des deux dernières semaines précédant l’enquête ; Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 9 • mariage et activité sexuelle. Cette section permet de recueillir des informations sur l’état matrimonial, le régime de mariage (monogamie ou polygamie), l’âge aux premiers rapports sexuels ainsi que sur l’activité sexuelle ; • préférences en matière de fécondité. Dans cette section, les informations recueillies concernent le désir d’enfants supplémentaires, l’intervalle souhaité entre les naissances et l’opinion concernant la taille de la famille ; • caractéristiques du conjoint et travail de la femme. Les questions de cette section concernent : les caractéristiques socioprofessionnelles du conjoint des femmes en union, l’activité professionnelle des femmes et le pouvoir de décision concernant l’argent que gagnent ces femmes ; • VIH/sida et autres infections sexuellement transmissibles. Cette section a permis d’obtenir des informations sur la connaissance des modes de transmission et de prévention du VIH/sida et des autres Infections Sexuellement Transmissibles ; • mortalité maternelle. Dans cette section, on a enregistré des informations sur l’âge et l’état de survie des frères et sœurs de l’enquêtée. Pour les sœurs décédées à l’âge de 12 ans ou plus, des questions supplémentaires ont permis de déterminer si le décès était en rapport avec la maternité. 1.2.3.3 Questionnaire homme Destiné aux hommes âgés de 15-59 ans, ce questionnaire comprend les cinq sections suivantes : • caractéristiques sociodémographiques des enquêtés ; • reproduction ; • mariage et activité sexuelle ; • VIH/Sida et Infections Sexuellement Transmissibles ; • mortalité maternelle. 1.2.4 Échantillonnage L’échantillon de L’EDSC-I est représentatif au niveau national, et stratifié à deux degrés. Les 12 départements du pays ont été regroupés en quatre domaines1 de la manière suivante : • Brazzaville • Pointe-Noire • Sud Congo (Kouilou, Niari, Lékoumou, Bouenza, Pool) stratifié en urbain et rural • Nord Congo (Plateaux, Cuvette, Cuvette-Ouest, Sangha, Likouala) stratifié en urbain et rural. L’échantillon a été tiré indépendamment dans chaque strate. Au premier degré, 225 grappes ont été tirées, proportionnellement à leur taille, à partir de la liste des Zones de Dénombrement (ZD) établie lors du Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH) de 1996. Toutes les grappes sélectionnées ont fait l'objet d'un dénombrement exhaustif des ménages. 1 Deux autres domaines ont été constitués aux moments de la tabulation et de l’analyse ; il s’agit : - du milieu urbain, composé des six communes du pays, à savoir Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Ouesso et Mossendjo ; - et du milieu rural composé des toutes les autres localités qui ne sont pas des communes. 10 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête Au deuxième degré, des ménages ont été tirés, à probabilité égale, à partir de la liste des ménages établie lors de l'opération de dénombrement. Le nombre de ménages tirés est de 24 dans chaque grappe urbaine et 34 dans chaque grappe rurale. Au total, 6 012 ménages ont été sélectionnés pour l'enquête ménage. Tous les membres des ménages tirés ont été identifiés à l’aide du questionnaire ménage. Toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans (résidantes habituelles ou visiteuses) qui se trouvaient dans ces ménages ont été enquêtées individuellement. En outre, ces femmes, de même que tous les enfants âgés de moins de cinq ans, ont été mesurés, pesés et ont fourni un échantillon de sang pour estimer la prévalence de l’anémie. De plus, dans un ménage sur deux, tous les hommes de 15 à 59 ans (résidants habituels ou visiteurs) ont également été enquêtés individuellement. Toutes les 225 grappes sélectionnées dans l’échantillon ont pu être enquêtées. Par contre, sur les 6 012 ménages sélectionnés, 5 926 ménages ont été identifiés et trouvés au moment de l’enquête. Parmi les ménages identifiés, 5 879 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 99 % (tableau 1.2). Tableau 1.2 Résultats de l'enquête ménage et de l'enquête individuelle Nombre de ménages, nombre d'interviews et taux de réponse, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Résidence Résultat Brazzaville Pointe- Noire Autres villes Ensemble Urbain Rural Ensemble Enquête ménages Ménages sélectionnés 1 681 1 344 889 3 914 2 098 6 012 Ménages identifiés 1 673 1 329 883 3 885 2 041 5 926 Ménages enquêtés 1 648 1 322 881 3 851 2 028 5 879 Taux de réponse des ménages 98,5 99,5 99,8 99,1 99,4 99,2 Enquête individuelle femmes Nombre de femmes éligibles 2 328 1 787 1 055 5 170 2 270 7 440 Nombre de femmes éligibles enquêtées 2 165 1 684 1 029 4 878 2 173 7 051 Taux de réponse des femmes éligibles 93,0 94,2 97,5 94,4 95,7 94,8 Enquête individuelle hommes Nombre d'hommes éligibles 1 113 899 495 2 507 1 008 3 515 Nombre d'hommes éligibles enquêtés 976 774 464 2 214 932 3 146 Taux de réponse des hommes éligibles 87,7 86,1 93,7 88,3 92,5 89,5 À l’intérieur des 5 879 ménages enquêtés, 7 440 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour l’enquête individuelle et, pour 7 051 d’entre elles, l’interview a pu être menée à bien. Le taux de réponse s’établit donc à 95 % pour l’enquête auprès des femmes. Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 11 L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur deux : au total 3 515 hommes de 15-59 ans ont été identifiés dans les ménages du sous échantillon. Parmi ces hommes, 3 146 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 90 %. Quel que soit le sexe, les taux de réponse dans les « autres villes » et en milieu rural sont légèrement plus élevés que ceux obtenus à Brazzaville et Pointe-Noire. 1.2.5 Test d’hémoglobine Dans un ménage sur deux, les femmes de 15-49 ans et les enfants de moins de cinq ans étaient éligibles pour le test d’hémoglobine en vue de diagnostiquer l’anémie. Ce test était effectué en utilisant le système HemoCue. Un consentement éclairé était lu à la personne éligible ou au parent/adulte responsable de l’enfant. Ce consentement expliquait l’objectif du test, informait l’individu éligible (ou le parent/personne responsable) que les résultats seraient communiqués immédiatement à l’issue du test, et sollicitait sa permission pour le test. Avant de prélever le sang, le doigt était nettoyé avec un tampon imbibé d’alcool et séché à l’air. Ensuite, le bout du doigt (ou du talon des enfants de moins de six mois ou de moins d’un an et très maigre) était piqué avec une lancette rétractable, stérile et non réutilisable. Une goutte de sang était récupérée dans une micro cuvette et ensuite introduite dans le photomètre HemoCue qui indiquait le niveau d’hémoglobine. Ces résultats étaient enregistrés dans le Questionnaire Ménage et communiqués à la personne testée, ou au parent/adulte responsable, en expliquant la signification des résultats. Si la personne présentait une anémie sévère (un taux d’hémoglobine inférieur à 7 g/dl pour les enfants et les femmes non enceintes, et inférieur à 9 g/dl pour les femmes enceintes), l’enquêteur lui fournissait une fiche de référence pour rechercher des soins auprès des services de santé. 1.2.6 Déroulement des activités de l’EDSC-I Cartographie L'opération de cartographie et de dénombrement des ménages des 225 grappes de l'échantillon s’est effectuée sur le terrain du 25 avril au 27 mai 2005, soit en un peu plus d’un mois. Vingt et un agents cartographes et énumérateurs, préalablement formés en une semaine à Brazzaville, ont été déployés sur l’ensemble du pays : pour déterminer avec exactitude les limites des grappes, et établir ensuite leur plan de situation et faire leur croquis, indiquer les positions relatives de chaque structure occupée par les ménages et dresser la liste de ces ménages. Enquête pilote Un pré-test des questionnaires a été effectué du 10 novembre au 10 décembre 2004 : vingt agents ont été recrutés, formés et déployés en zone urbaine (Arrondissements 2 et 5 de Brazzaville), en zone semi urbaine (localité d’Ignié) et en zone rurale (village de Nkouo). Les enseignements tirés de ce pré-test ont permis de finaliser les questionnaires et les manuels d’instructions pour le personnel de collecte. Enquête principale La formation pour l'enquête principale s’est déroulée du 14 juin au 7 juillet 2005. Quatre-vingt- sept personnes ayant, au minimum, un niveau de fin d’études secondaires ont été présélectionnées pour suivre cette formation qui consistait, (i) en des exposés théoriques concernant les techniques d’interview et d’enregistrement des informations, (ii) des exercices sur la façon de remplir les questionnaires, (iii) la pratique de terrain dans les zones hors échantillon et (iv) la pratique des mesures anthropométriques et 12 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête celle du test d’anémie dans les centres de santé intégrés de Brazzaville. En outre, des spécialistes dans les domaines respectifs de la santé de la reproduction, la vaccination, la nutrition, de la protection sociale et du VIH/sida ont donné aux enquêteurs des informations complémentaires nécessaires à l’exécution de leurs futures tâches. Cette formation a été essentiellement dispensée en français avec des compléments donnés en langues nationales (lingala et kituba) en utilisant le lexique finalisé lors du pré-test. À l'issue de la formation, les 60 meilleurs candidats ont été retenus pour la collecte et répartis en dix équipes, composées chacune d'un chef d'équipe, d'une contrôleuse, de trois enquêtrices et d'un enquêteur. Les personnes sélectionnées en qualité de chefs d’équipes et contrôleuses ont suivi une formation supplémentaire de trois jours leur permettant d’assumer efficacement leurs rôles. La collecte des données sur l’ensemble du territoire national a débuté le 8 juillet 2005 et s'est achevée le 23 novembre 2005. Des missions de supervision ont été organisées régulièrement dans le but d’évaluer les conditions de travail de chaque équipe, de contrôler la qualité du travail, de résoudre les problèmes éventuels rencontrés par les équipes, de les ravitailler en matériel, de payer les salaires et de rapporter à Brazzaville les questionnaires remplis. Traitement des données La saisie des données sur micro-ordinateur a débuté le 25 juillet 2005, soit environ deux semaines après le démarrage de l'enquête sur le terrain, en utilisant le logiciel CSPro, développé conjointement par le Bureau du Recensement des États-Unis, le Programme DHS et le Serpro S.A. Quatre personnes ont été chargées de la vérification des questionnaires ainsi que de la codification des questions relatives aux catégories socioprofessionnelles et à l’ethnie. La saisie a été réalisée par seize opérateurs, assistés de quatre contrôleurs et supervisés par deux informaticiens. Tous les questionnaires ont fait l'objet d'une double saisie ce qui a permis d'éliminer du fichier les erreurs dues à la saisie. Par ailleurs, un programme de contrôle de qualité permettait de détecter, pour chaque équipe, certaines des principales erreurs de collecte. Ces informations étaient immédiatement répercutées sur les équipes de terrain lors des missions de supervision afin d'améliorer la qualité des données. À la suite de la saisie, les données ont été éditées en vue de vérifier la cohérence interne des réponses. La vérification finale a été réalisée par un informaticien et un démographe du programme DHS, utilisant une technique éprouvée au cours de dizaines d'enquêtes similaires. Analyse L’analyse des données de l’EDSC-I a été effectuée en collaboration avec ORC Macro. Sur les quatorze chapitres du rapport principal, neuf ont été rédigés par les cadres nationaux et les cinq autres par les experts de ORC Macro. Un séminaire d’harmonisation et de pré finalisation du rapport final, d’une durée de 6 jours, a été organisé à Nkayi (Département de la Bouenza). Ce séminaire, qui a regroupé les auteurs des différents chapitres (à l’exception de ceux de ORC Macro) et les personnes ressources, a permis aux participants de formuler des observations et de proposer des amendements susceptibles d’améliorer le rapport d’analyse. La finalisation du rapport principal et du rapport de synthèse de l’EDSC- I a été effectuée au siège de ORC Macro par trois cadres nationaux assistés des experts de Macro. Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 13 Euloge BIKINDOU-BOUEYA Ce chapitre traite des caractéristiques des ménages et de la situation des enfants. L’objectif est de présenter un profil de la population des ménages et certaines caractéristiques de l’environnement socioéconomique dans lequel vivent les hommes, les femmes et les enfants ciblés par l’enquête. Une telle description est essentielle dans la mesure où ces caractéristiques socioéconomiques et environnementales sont des déterminants des conditions de vie et de l’état de santé de la population. L’évaluation de ces conditions de vie a été effectuée par l’intermédiaire de certaines variables telles que l’âge, le sexe, le milieu et la région de résidence et les quintiles de bien-être économique. Les données collectées ont également permis d’évaluer certains aspects de la situation des enfants, notamment, l’enregistrement des naissances à l’état civil, l’état de survie des parents et la résidence des enfants ainsi que la scolarisation et le travail. 2.1 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2.1.1 Population des ménages 2.1.1.1 Structure par âge et sexe de la population La structure de la population des ménages est décrite ici en fonction de l’âge, du sexe et de la résidence. Les données du tableau 2.1, visualisées par la pyramide des âges (Graphique 2.1) présentent la répartition de la population par groupes d’âges quinquennaux et par sexe. Comme toutes les pyramides caractérisant une population jeune à forte fécondité et à mortalité élevée aux âges avancés, la pyramide de la population congolaise (graphique 2.1) présente une base très élargie et un sommet effilé. En outre, on constate que la structure par âge des hommes est beaucoup plus irrégulière que celle des femmes : en effet, à partir de 10-14 ans, on constate un manque d’hommes ; ce déficit est particulièrement important des groupes d’âges 20-24 ans à 30-34 ans. Le rapport de masculinité qui s’établit à 91,5 hommes pour 100 femmes traduit ce déséquilibre au détriment des hommes. La répartition de la population par milieu de résidence fait apparaître une prédominance des femmes quel que soit le milieu. Cependant, en milieu rural, ce déséquilibre est plus accentué (rapport de masculinité de 89,7 hommes pour 100 femmes en rural contre 93,1 hommes pour 100 femmes en milieu urbain). En outre, on constate qu’un peu plus d’un individu sur deux (53 %) a moins de 20 ans. La proportion des personnes âgées (60 ans et plus) est de 4,9 % dans l’ensemble. Elle est de 5 % pour les femmes et de 4,7 % pour les hommes. Cette proportion de personnes de 60 ans et plus est plus élevée en milieu rural (5,9 %) qu’en milieu urbain (4,1 %). CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET SITUATION DES ENFANTS 2 14 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants Tableau 2.1 Population des ménages par âge, sexe et résidence Répartition (en %) de la population (de fait) des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le milieu de résidence et le sexe, Congo 2005 Urbain Rural Ensemble Groupe d'âges Masculin Féminin Ensemble Masculin Féminin Ensemble Masculin Féminin Ensemble <5 15,1 14,1 14,6 20,5 17,3 18,8 17,6 15,6 16,6 5-9 12,4 11,5 11,9 15,4 14,2 14,8 13,8 12,8 13,2 10-14 12,6 12,6 12,6 14,8 12,3 13,5 13,6 12,5 13,0 15-19 11,8 11,6 11,7 9,5 9,5 9,5 10,7 10,6 10,7 20-24 9,5 11,4 10,4 5,9 8,9 7,5 7,8 10,2 9,1 25-29 8,3 9,4 8,9 6,7 7,5 7,1 7,6 8,5 8,1 30-34 7,0 7,0 7,0 5,9 6,1 6,0 6,5 6,5 6,5 35-39 5,9 6,1 6,0 5,1 5,5 5,3 5,5 5,8 5,7 40-44 5,4 4,2 4,8 3,7 3,7 3,7 4,6 4,0 4,3 45-49 3,8 2,9 3,4 3,1 3,3 3,2 3,5 3,1 3,3 50-54 2,3 3,0 2,6 2,0 3,4 2,8 2,2 3,2 2,7 55-59 2,1 2,0 2,0 1,7 2,7 2,2 1,9 2,3 2,1 60-64 1,5 1,4 1,4 2,0 2,0 2,0 1,7 1,7 1,7 65-69 1,1 1,1 1,1 1,5 1,4 1,5 1,3 1,3 1,3 70-74 0,8 0,8 0,8 1,0 1,2 1,1 0,9 1,0 0,9 75-79 0,4 0,6 0,5 0,7 0,6 0,7 0,5 0,6 0,6 80 + 0,2 0,4 0,3 0,6 0,4 0,5 0,3 0,4 0,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 7 540 8 096 15 636 6 598 7 353 13 951 14 138 15 450 29 588 EDSC-I 2005 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 80 + 75-79 70-74 65-69 60-64 55-59 50-54 45-49 40-44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 <5 Âge 02468 0 2 4 6 8 Hommes Femmes Pourcentage Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 15 2.1.1.2 Taille et composition des ménages Au Congo, la taille moyenne des ménages est de 5,2 (tableau 2.2). La valeur de cet indicateur n’a pas varié depuis 20 ans puisqu’au recensement de 1984 (RGPH 1984), elle s’établissait à 5,2. On ne constate pas non plus de différence entre milieux de résidence (5,2 en urbain contre 5,1 en rural). Cependant, on remarque que la taille des ménages est plus élevée à Brazzaville (5,3) qu’à Pointe-Noire (4,9). Tableau 2.2 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et taille du ménage, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Résidence Caractéristique Brazzaville Pointe- Noire Autres villes Ensemble Urbain Rural Ensemble Sexe du chef de ménage Masculin 75,1 79,3 78,2 76,7 76,6 76,7 Féminin 24,9 20,7 21,8 23,3 23,4 23,3 Effectif des résidants habituels 1 7,2 10,2 5,7 8,0 9,9 8,9 2 11,0 10,2 9,5 10,6 10,6 10,6 3 13,9 15,1 11,9 14,1 11,0 12,6 4 15,2 16,8 17,0 15,9 14,7 15,3 5 13,9 12,7 13,5 13,5 13,2 13,3 6 10,7 11,1 13,2 11,1 11,7 11,3 7 9,3 7,5 8,9 8,7 9,7 9,2 8 6,5 4,7 7,6 6,0 7,4 6,7 9 ou plus 12,4 11,7 12,7 12,2 11,8 12,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages 1 847 948 301 3 096 2 783 5 879 Taille moyenne 5,3 4,9 5,4 5,2 5,1 5,2 Note : Tableau basé sur la population de droit, c’est-à-dire les résidants habituels. En ce qui concerne la taille des ménages, on constate que, globalement, plus d’un ménage sur deux compte, en moyenne, au moins, 4 personnes (57 %). Ce sont les ménages de quatre individus qui sont proportionnellement les plus nombreux puisqu’ils représentent 15 % de l’ensemble des ménages. Cette proportion de ménages de quatre individus est légèrement plus élevée à Pointe-Noire (17 %) qu’à Brazzaville (15 %). La répartition des ménages par sexe du chef de ménage montre que seulement 23 % des ménages sont dirigés par une femme et que, dans 77 % des cas, c’est un homme qui est chef de ménage. La répartition selon le milieu de résidence montre que la proportion de ménages dirigés par une femme est identique en milieu urbain et en milieu rural (23 %) ; par contre, les ménages ayant, à leur tête une femme, sont plus nombreux à Brazzaville (25 %) qu’à Pointe-Noire (21 %) et que dans les Autres Villes (22 %). On constate donc qu’à l’exception de Brazzaville, les ménages dirigés par une femme représentent moins d’un quart de l’ensemble des ménages. 2.1.1.3 Niveau d’instruction et fréquentation scolaire Les tableaux 2.3.1 et 2.3.2 présentent la répartition des hommes et des femmes âgés de six ans et plus par niveau d’instruction atteint. 16 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants Dans l’ensemble, on constate que 7 % des hommes et 16 % des femmes n’ont aucun niveau d’instruction. Les femmes sont donc deux fois plus nombreuses que les hommes à ne pas avoir accès à l’instruction. Les individus ayant le niveau primaire sont proportionnellement les plus nombreux : en effet, 46 % des hommes et 45 % des femmes ont atteint un niveau d’instruction primaire. Au niveau primaire, on constate donc que la parité entre les sexes est pratiquement atteinte. Ce constat s’applique également au niveau secondaire 1er cycle, la proportion des femmes étant même un peu plus élevée que celle des hommes (30 % contre 28 %). Par contre, au-delà du secondaire 1er cycle, les femmes ne sont que faiblement représentées puisque la proportion de celles ayant atteint le secondaire 2ème cycle n’est que de 7 % et que seulement 2 % de la population féminine a atteint un niveau supérieur ; chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 12 % et de 6 %. Tableau 2.3.1 Niveau d'instruction de la population des ménages (hommes) Répartition (en %) de la population (de fait) des hommes des ménages, âgés de six ans et plus par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Niveau d'instruction Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire Secondaire I cycle Secondaire II cycle Supérieur Non déterminé Total Effectif Âge 6-9 6,6 45,7 28,7 11,7 6,3 1,1 100,0 3 540 10-14 6,9 45,6 27,9 12,0 6,1 1,5 100,0 2 254 15-19 5,8 44,3 29,0 11,7 7,1 2,0 100,0 1 639 20-24 5,7 47,8 26,6 12,2 6,5 1,1 100,0 1 528 25-29 7,0 44,9 27,8 12,5 5,8 2,0 100,0 1 008 30-34 7,1 42,8 29,3 14,1 5,7 0,9 100,0 587 35-39 7,8 43,7 28,0 12,2 7,7 0,7 100,0 457 40-44 4,9 43,7 30,6 12,3 7,9 0,7 100,0 254 45-49 13,5 47,6 27,7 8,2 2,7 0,4 100,0 207 50-54 9,7 50,6 25,2 8,8 4,4 1,3 100,0 149 55-59 13,3 40,4 29,3 7,3 7,6 2,0 100,0 146 60-64 13,0 48,7 24,3 10,2 3,5 0,3 100,0 192 65+ 10,9 48,0 24,1 11,8 3,6 1,5 100,0 444 Milieu de résidence Urbain 4,8 37,9 30,4 16,3 8,9 1,7 100,0 6 720 Rural 9,6 54,7 25,1 6,7 3,0 0,9 100,0 5 685 Région Brazzaville 4,6 35,9 30,4 17,4 10,6 1,0 100,0 4 033 Pointe-Noire 4,3 39,2 31,2 15,4 6,7 3,3 100,0 2 024 Sud 9,6 54,2 25,0 7,3 3,2 0,8 100,0 4 078 Nord 8,9 53,1 26,4 7,2 3,3 1,1 100,0 2 269 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 13,0 58,7 21,5 4,4 1,3 1,1 100,0 2 262 Second 9,2 55,0 26,7 6,6 2,0 0,5 100,0 2 389 Moyen 6,4 49,7 28,9 9,6 3,6 1,9 100,0 2 504 Quatrième 3,4 39,4 32,4 15,7 7,4 1,8 100,0 2 602 Le plus riche 4,0 28,0 29,6 21,4 15,6 1,3 100,0 2 647 Ensemble 7,0 45,6 28,0 11,9 6,2 1,3 100,0 12 405 Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 17 Tableau 2.3.2 Niveau d'instruction de la population des ménages (femmes) Répartition (en %) de la population (de fait) des femmes des ménages, âgées de six ans et plus par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Niveau d'instruction Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire Secondaire I cycle Secondaire II cycle Supérieur Non déterminé Total Effectif Âge 6-9 16,3 45,2 30,3 6,5 1,5 0,2 100,0 3 859 10-14 15,6 42,9 30,3 8,8 1,9 0,5 100,0 2 477 15-19 15,2 44,4 30,3 7,6 2,1 0,3 100,0 1 798 20-24 14,0 43,6 31,7 8,6 1,8 0,4 100,0 1 693 25-29 14,8 44,8 30,9 7,4 2,0 0,2 100,0 1 055 30-34 12,7 43,9 33,0 7,2 2,2 1,0 100,0 644 35-39 13,1 47,2 29,8 7,3 2,0 0,6 100,0 498 40-44 16,6 43,4 29,5 7,1 3,3 0,1 100,0 333 45-49 19,5 48,5 28,7 3,2 0,0 0,0 100,0 263 50-54 16,3 53,9 25,8 4,0 0,0 0,0 100,0 158 55-59 13,9 46,0 36,1 2,9 0,7 0,4 100,0 162 60-64 14,0 46,8 29,8 8,1 1,3 0,0 100,0 241 65+ 21,0 47,5 24,9 5,5 1,1 0,0 100,0 524 Milieu de résidence Urbain 9,4 37,7 38,2 11,2 3,1 0,5 100,0 7 316 Rural 22,5 52,8 21,4 2,9 0,2 0,1 100,0 6 390 Région Brazzaville 8,8 34,3 39,6 12,7 4,0 0,6 100,0 4 511 Pointe-Noire 8,7 41,7 37,6 10,0 1,7 0,3 100,0 2 081 Sud 22,7 51,1 22,6 3,1 0,4 0,1 100,0 4 693 Nord 20,0 54,2 22,1 3,3 0,2 0,2 100,0 2 421 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 27,1 55,2 16,3 1,3 0,0 0,1 100,0 2 671 Second 21,6 51,9 23,4 2,8 0,0 0,3 100,0 2 784 Moyen 15,4 46,6 32,3 5,0 0,5 0,3 100,0 2 699 Quatrième 8,5 39,2 40,5 9,5 1,6 0,6 100,0 2 710 Le plus riche 5,5 31,3 39,0 17,6 6,4 0,3 100,0 2 842 Ensemble 15,5 44,7 30,4 7,3 1,7 0,3 100,0 13 706 Par ailleurs, les résultats montrent que les proportions de personnes sans niveau d’instruction varient sensiblement avec l’âge, passant chez les hommes d’un maximum de 14 % à 45-49 ans à un minimum de 6 % entre 15 et 24 ans. Il est cependant curieux d’observer à 40-44 ans et à 50-54 ans de faibles proportions d’hommes sans instruction (respectivement 5 % et 10 %). Chez les femmes, les proportions de celles sans instruction varient d’un maximum de 20 % à 45-49 ans à un minimum de 16 % à 15-19 ans. À tous les âges, les proportions de femmes sans instruction sont assez élevées (contrairement aux hommes). Par exemple, à 50-54 ans de même qu’à 6-9 ans, 16 % des femmes sont sans instruction. Les résultats selon le milieu et la région de résidence font apparaître des écarts importants. Il apparaît de manière très nette que le milieu rural est moins favorisé sur le plan scolaire que le milieu urbain. En effet, les proportions d’hommes et de femmes sans niveau d’instruction ou ceux qui ont un niveau primaire sont plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain. À l’inverse, le milieu urbain compte une proportion plus élevée d’hommes et de femmes ayant atteint au moins un niveau secondaire 1er cycle. 18 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants Les niveaux d’instruction varient de manière considérable selon les quintiles de bien-être économique. D’une manière générale on remarque que plus le niveau de bien-être s’améliore, plus le niveau d’instruction s’élève. Dans les ménages du quintile le plus pauvre, 13 % des hommes et 27 % des femmes n’ont aucun niveau d’instruction contre, respectivement, 6 % et 4 % dans le quintile le plus riche. Les résultats du tableau 2.4 concernant la fréquentation scolaire font apparaître un niveau de fréquentation scolaire élevé : en effet, 84 % de la population de 6-10 ans fréquentaient l’école (graphique 2.2). À 11-15 ans, ce niveau est encore plus élevé (89 %). En outre, on constate que le niveau de fréquentation scolaire est légèrement plus élevé chez les filles (85 %) que chez les garçons (83 %) à 6-10 ans ; par contre à 11-15 ans, il est plus élevé chez les garçons (90 %) que chez les filles (87 %). Il faut noter qu’au Congo, la scolarisation est obligatoire jusqu’à 16 ans. Tableau 2.4 Taux de fréquentation scolaire Proportion de la population (de fait) des ménages, âgée de 6 à 24 ans, fréquentant un établissement scolaire, par âge, selon le sexe et le milieu de résidence, Congo 2005 Masculin Féminin Ensemble Groupe d'âges Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble 6-10 87,2 79,5 83,1 90,6 80,1 85,3 88,9 79,8 84,2 11-15 89,7 90,1 89,9 90,8 83,5 87,3 90,2 86,8 88,6 6-15 88,5 84,5 86,4 90,7 81,8 86,3 89,6 83,2 86,4 16-20 61,6 62,2 61,8 56,0 36,8 48,2 58,7 48,6 54,6 21-24 32,1 21,5 28,4 24,6 12,3 19,5 27,8 15,6 23,1 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge (Pourcentage de la population de 6-24 ans fréquentant l'école par âge et sexe) EDSC-I 2005 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Âge 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Pourcentage Hommes Femmes Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 19 Avant l’âge de 16 ans, on note qu’en urbain, le niveau de fréquentation scolaire des filles est plus élevé que celui des garçons (91 % contre 89 %) ; en rural, par contre, on constate la situation inverse (respectivement, 82 % contre 85 %). Après 16 ans, la fréquentation scolaire chez les filles est nettement plus faible que chez les garçons, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. 2.1.2 Condition de vie des ménages 2.1.2.1 Caractéristiques des logements Le tableau 2.5 présente les caractéristiques des logements telles que la disponibilité de l’électricité, la source principale d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes, le type de combustible utilisé pour la cuisine, le type de sol du logement, le type de murs du logement, le type de toit du logement et le nombre de pièces utilisées pour dormir. Ces résultats sont présentés selon le milieu de résidence des ménages. On constate que, dans l’ensemble, environ un ménage sur trois (34 %) dispose de l’électricité. Cette proportion varie de 51 % en milieu urbain à seulement 15 % en milieu rural. En outre, un ménage sur deux utilise de l’eau provenant d’un robinet, que ce robinet soit situé à l’extérieur de la parcelle (25 %), à l’intérieur de la parcelle (22 %) ou, dans très peu de cas, dans le logement (3 %). Cependant, en milieu rural, seulement 8 % des ménages s’approvisionnent à un robinet alors qu’en urbain, cette proportion concerne 87 % des ménages. De plus, dans 15 % des cas, l’eau utilisée pour la consommation provient de puits : ce sont essentiellement des forages ou des puits à pompe (6 %) et des puits publics non protégés (5 %). Pour 21 % des ménages, l’eau provient de sources ; dans la majorité des cas, il s’agit de sources non protégées (14 %). Seuls 7 % des ménages ont accès à des sources protégées. En milieu rural, 28 % des ménages utilisent de l’eau provenant de sources non protégées et, dans 21 % des cas, l’eau utilisée pour la consommation provient d’un cours d’eau. Par ailleurs, les résultats montrent que plus d’un ménage sur deux (55 %) parcourt moins de 15 minutes pour s’approvisionner en eau. Il faut environ 10 minutes à, au moins, 50 % des ménages pour effectuer ce parcours. Cependant, en milieu rural, le temps médian est dix fois plus élevé (20 mn) qu’en milieu urbain (2 mn). Si, en milieu urbain, 73 % des ménages passent moins de 15 minutes pour s’approvisionner en eau, cette proportion n’est que de 34 % en milieu rural. On constate également au tableau 2.5 que plus des deux tiers des ménages ne disposent que de fosses/latrines rudimentaires (69 %) ; dans la majorité des cas, il s’agit de fosses/latrines en commun (44 %). Un peu plus d’un ménage sur dix utilise des fosses/latrines améliorées en commun (11 %) et cette proportion est nettement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (20 % contre 1 %). Enfin, on constate que 10 % des ménages ne disposent pas de toilettes et que cette proportion varie de 18 % en milieu rural à 4 % en milieu urbain. Comme combustible de cuisine, on constate que, dans l’ensemble, un ménage sur deux (51 %) utilise du bois à brûler. Cette proportion est beaucoup plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (86 % contre 19 %). Le charbon de bois est le second combustible le plus fréquemment utilisé par les ménages (31 %). C’est en milieu urbain que son utilisation est la plus fréquente (50 % contre 10 %). Dans 9 % des cas, les ménages utilisent du gaz en bouteille pour cuisiner ; c’est surtout en milieu urbain que ce combustible est utilisé (16 % contre 1 %). À l’opposé, très peu de ménages utilisent l’électricité (3 %) et c’est en milieu urbain que cette utilisation est la plus fréquente (5 % contre 0,4 % en rural). 20 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants Tableau 2.5 Caractéristiques des logements Répartition (en %) des ménages par caractéristiques des logements, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Milieu de résidence Caractéristiques des logements Urbain Rural Ensemble Électricité Oui 50,8 14,8 33,8 Non 49,2 85,1 66,2 Source d'eau pour boire Robinet dans logement 4,6 0,5 2,6 Robinet dans parcelle 40,3 2,2 22,3 Robinet extérieur 42,0 5,4 24,6 Puits protégé dans parcelle 1,1 4,8 2,8 Forage/puits à pompe public 3,2 8,8 5,8 Puits non protégé dans parcelle 0,5 2,2 1,3 Puits non protégé public 1,0 8,8 4,7 Source protégée 3,2 11,3 7,0 Source non protégée 0,9 27,9 13,7 Rivière/fleuve/marigot 0,1 20,9 9,9 Autre 3,2 7,3 5,1 Temps nécessaire pour s'approvisionner en eau Moins de 15 minutes (%) 73,1 34,4 54,7 Temps médian pour s'approvisionner en eau (en minutes) 2 20 10 Type de toilettes Chasse d'eau pour le ménage seul 5,6 0,3 3,1 Chasse d'eau en commun 3,5 0,0 1,9 Fosse/latrines améliorées privées 5,8 1,9 3,9 Fosse/latrines améliorées en commun 19,8 1,3 11,1 Fosse/latrines rudimentaires privées 15,8 35,7 25,2 Fosse/latrines rudimentaires en commun 45,6 42,7 44,2 Pas de toilettes/nature 3,7 17,5 10,2 Type de combustible pour la cuisine Electricité 4,9 0,4 2,8 Gaz bouteille/naturel 15,6 1,0 8,7 Pétrole 8,9 1,7 5,5 Charbon de bois 49,6 9,7 30,7 Bois à brûler 18,7 86,0 50,6 Autre 2,4 1,1 1,8 Type de sol du logement Terre/sable 9,5 78,1 42,0 Bois/planches 0,1 2,9 1,4 Vinyle/Lino/Gerflex 9,4 0,3 5,1 Carrelage 7,2 0,2 3,9 Ciment 70,9 17,9 45,8 Autre 3,0 0,5 1,8 Type de murs du logement Terre battue 1,5 28,9 14,5 Bois/planches 15,8 17,7 16,7 Brique en terre non cuite 3,6 18,5 10,7 Tôle 2,3 0,6 1,5 Brique cuite 9,0 21,3 14,8 Ciment/Aglo/Parpaing 67,5 9,1 39,9 Autre 0,3 3,8 2,0 Type de toit du logement Paille/chaume/natte 0,1 40,5 19,2 Tôle 99,4 58,4 80,0 Autre 0,5 1,1 0,7 Pièces utilisées pour dormir <3 69,0 64,6 66,9 3-4 25,8 29,4 27,5 5-6 4,6 5,5 5,0 Nombre moyen de personnes par pièce 2,5 2,4 2,5 Total1 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages 3 096 2 783 5 879 1 Y compris les non déterminés Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 21 Dans l’ensemble, les ménages vivent le plus souvent dans des logements dont le sol est en ciment (46 %) ou en terre/sable (42 %). En milieu urbain, dans 71 % des cas, le sol est en ciment alors qu’en milieu rural, dans la majorité des cas (78 %), les logements ne sont pourvus que de sol en terre/sable. Dans 40 % des cas, les ménages vivent dans un logement dont les murs sont en ciment/ agglo/parpaing. Cependant, 17 % ont un logement dont les murs sont en bois/planches ; dans 15 % des cas, les murs sont en briques cuites ; quant à la terre battue, elle constitue le matériau des murs du logement de 15 % des ménages. En milieu urbain, plus des deux tiers des ménages vivent dans un logement dont les murs sont en ciment (68 %) alors qu’en milieu rural, les matériaux utilisés sont plus rudimentaires comme la terre battue (29 %), le bois et les planches (18 %) et la brique cuite (21 %). En ce qui concerne le matériau de revêtement du toit, on constate que, dans 80 % des cas, les ménages habitent dans un logement dont le toit est en tôle. Ce matériau est quasiment le seul à être utilisé en milieu urbain (99 %). En milieu rural, dans 58 % des cas, les ménages ont un logement dont le toit est recouvert de tôles et, dans 41 % des cas, il s’agit de logements dont le toit est en paille. En moyenne, le nombre de personnes par pièce pour dormir est de 2,5. En outre, il ne présente pas d’écart selon les milieux de résidence (2,5 en urbain contre 2.4 en rural). Les résultats montrent également que 67 % des ménages vivent dans un logement ayant moins de trois pièces pour dormir, et dans 28 % des cas, le logement comprend entre trois et quatre pièces. La proportion de ménages vivant dans un logement comportant moins de trois pièces est légèrement plus élevée en milieu urbain (69 %) qu’en milieu rural (65 %). 2.1.2.2 Biens de consommation durables possédés par les ménages Le tableau 2.6 montre que, dans l’ensemble, 28 % des ménages ne possèdent aucun bien de consommation durable. Cette proportion est environ deux fois et demie plus élevée en milieu rural (42 %) qu’en milieu urbain (16 %). Parmi les biens possédés, c’est la radio qui a été le plus fréquemment citée (57 %), cela aussi bien en milieu urbain (67 %) qu’en milieu rural 46 %). En outre, plus d’un tiers des ménages (34 %) ont déclaré posséder un téléphone portable et 25 % une télévision. De manière non surprenante, on constate qu’il est plus fréquent de posséder ces biens en milieu urbain qu’en milieu rural. En outre, on constate que peu de ménages possèdent un moyen de déplacement : en effet, seulement 6 % possèdent une bicyclette et 5 % une pirogue sans moteur. Cependant, en milieu urbain, 4 % des ménages ont déclaré posséder une voiture ; en milieu rural, la bicyclette (11 %) et la pirogue sans moteur (9 %) sont les deux moyens de déplacement les plus fréquemment possédés par les ménages. Tableau 2.6 Biens durables possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains biens de consommation durables, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Milieu de résidence Biens durables Urbain Rural Ensemble Radio 67,1 46,3 57,3 Télévision 43,0 5,1 25,1 Téléphone fixe 2,1 0,2 1,2 Téléphone portable 54,1 11,0 33,7 Ordinateur 2,4 0,2 1,4 Réfrigérateur 18,7 1,5 10,5 Réchaud à gaz, cuisinière 25,8 2,6 14,8 Réchaud à pétrole 30,0 10,1 20,6 Bicyclette 1,0 11,4 5,9 Mobylette/moto 1,6 1,9 1,8 Voiture/camion 4,1 0,4 2,3 Pirogue sans moteur 0,2 9,2 4,5 Pirogue hors bord 0,3 1,0 0,6 Aucun 15,8 41,5 28,0 Effectif des ménages 3 096 2 783 5 879 22 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants 2.1.2.3 Quintiles de bien-être économique Le tableau 2.7 présente la répartition des ménages selon les quintiles de bien-être économique. Avant de commenter les résultats de ce tableau, il est nécessaire de présenter la signification et l’élaboration de cet indice. L’indice de bien-être est construit à partir des données sur les biens des ménages en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages proviennent des réponses aux questions relatives à la possession par les ménages de certains biens durables (la télévision, la radio, la voiture, etc.) et celles concernant certaines caractéristiques du logement comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le type de sol du logement, le nombre de pièces utilisées pour dormir, etc. Cet indice est construit de la manière suivante : - on affecte à chacun des biens ou caractéristiques un poids (score ou coefficient) généré à partir d'une analyse en composante principale ; - les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d'écart type 1 (Gwatkin et al., 2000) ; - on attribue dans chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage ; - les ménages sont classés par ordre croissant de score total et divisés en 5 catégories d’effectifs égales appelés quintile. On établit ainsi une échelle allant de 1 (quintile le plus pauvre) à 5 (quintile le plus riche) ; - le score de chaque ménage est affecté aux individus qui le composent. Les individus sont ainsi répartis dans les différentes catégories. La répartition des ménages par quintiles de bien-être économique (tableau 2.7) montre qu’en milieu urbain, près des trois quarts des ménages (71 %) sont classés dans les deux quintiles les plus riches alors qu’en milieu rural, 78 % des ménages appartiennent aux deux quintiles les plus pauvres. De même, on constate que dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, 77 % des ménages sont des ménages riches classés dans les deux premiers quintiles et qu’à l’opposé, dans la région Sud, près d’un tiers des ménages (31 %) sont classés dans le quintile le plus pauvre. Avec un ménage sur deux classé dans le quintile le plus pauvre, c’est la région Nord qui compte le plus de ménages pauvres. Tableau 2.7 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population (de droit) des ménages par quintiles de bien-être économique, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Quintiles de bien-être économique Caractéristique sociodémographique Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche Total Effectif de la population des ménages Milieu de résidence Urbain 0,8 5,2 22,7 34,7 36,5 100,0 16 023 Rural 41,4 36,6 16,9 3,6 1,5 100,0 14 314 Région Brazzaville 0,2 2,7 18,0 37,7 41,4 100,0 9 720 Pointe-Noire 0,0 2,1 27,9 34,4 35,7 100,0 4 669 Sud 30,9 40,5 20,6 5,0 3,0 100,0 10 158 Nord 50,1 27,8 15,7 5,3 1,1 100,0 5 791 Ensemble 20,0 20,0 19,9 20,0 20,0 100,0 30 337 Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 23 2.2 SITUATION DES ENFANTS L’enfant, de par sa vulnérabilité a besoin de protection, y compris sur le plan juridique. De nombreux textes ont été ratifiés en faveur de la protection de l’enfant parmi lesquels, la Convention Relative aux Droits de l’Enfant du 20 novembre 1989, qui stipule entre autres qu’un enfant doit être enregistré à sa naissance et qu’il a, dès celle-ci, le droit à un nom, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux ; de même, la Convention recommande aux états de veiller à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre son gré. Un enfant orphelin ou un enfant qui vit loin de ses parents biologiques peut facilement être exposé à un risque accru d'appauvrissement, de discrimination, de déni des droits de propriété et des droits d'héritage, de différentes formes de sévices, de négligence et d'exploitation par le travail ou par la sexualité. 2.2.1 Enregistrement des naissances à l’état civil Comme mentionné ci-dessus, la Convention Relative aux droits de l'Enfant stipule que chaque enfant a droit à un nom, à une nationalité et à la protection contre la privation de son identité. L'enregistrement des naissances à l'état civil constitue un moyen fondamental de préserver ces droits pour les enfants. Selon les résultats du tableau 2.8, 81 % des naissances d’enfants de moins de 10 ans ont été déclarées à l’état civil. Les résultats selon l’âge semblent suggérer une diminution des déclarations des naissances des générations les plus anciennes aux plus récentes, la proportion passant de 86 % parmi les enfants âgés de 5-9 ans à 74 % parmi les plus jeunes de 0-2 ans. En d’autres termes, cela signifierait que les naissances sont de moins en moins déclarées à l’état civil, ce qui semble peu plausible. Par contre, ces résultats pourraient indiquer que certains enfants ne sont pas déclarés à l’état civil dès leur naissance, mais plus tard. Les variations constatées traduiraient donc un report de la déclaration des naissances selon l’âge et non une diminution de la couverture de l’état civil. On ne constate aucune différence significative de couverture de l’état civil selon le sexe. Par contre, les naissances sont moins bien déclarées en milieu rural (75 %) qu’en milieu urbain (88 %). De même, les naissances sont moins bien déclarées à Brazzaville (86 %), dans le Sud (78 %) et dans le Nord (74 %) qu’à Pointe-Noire (91 %). Les déclarations des naissances s’améliorent avec l’élévation du niveau de vie des populations. En effet, les naissances sont moins bien déclarées pour les enfants appartenant aux familles les plus pauvres (69 %) que pour les enfants appartenant aux familles les plus riches (91 %). Tableau 2.8 Enregistrement des naissances à l'état civil Pourcentage d’enfants de moins de dix ans dont la naissance a été déclarée à l'état civil selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de naissances déclarées Effectif d'enfants Âge 0-2 74,4 3 198 3-4 82,6 1 935 5-9 85,5 4 218 Sexe Masculin 80,8 4 696 Féminin 81,4 4 655 Milieu de résidence Urbain 87,6 4 410 Rural 75,3 4 941 Région Brazzaville 86,2 2 608 Pointe-Noire 90,7 1 285 Sud 77,7 3 415 Nord 74,3 2 044 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 68,7 2 136 Second 77,9 2 076 Moyen 84,3 1 933 Quatrième 87,9 1 685 Le plus riche 91,4 1 521 Ensemble 81,1 9 351 24 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants 2.2.2 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents Du point de vue de la situation de résidence des enfants avec leurs parents, on distingue trois catégories d’enfants : ceux qui vivent avec leurs deux parents, ceux qui vivent avec un seul des parents (avec seulement la mère ou le père), et ceux qui ne vivent avec aucun des deux parents. Par ailleurs, on distingue les enfants orphelins (de père et/ou de mère) de ceux dont les parents sont en vie. De l’examen des données du tableau 2.9, il ressort que 52 % des enfants de moins de 18 ans vivent avec leurs deux parents biologiques. Dans 24 % des cas, les enfants vivent seulement avec leur mère biologique, que leur père soit vivant ou décédé et, dans 7 % des cas, seulement avec leur père. Au total, 17 % des enfants ne vivent avec aucun de leurs parents biologiques, que ces derniers soient vivants ou décédés. Tableau 2.9 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents Répartition (en %) de la population d'enfants (de droit) de moins de 18 ans par état de survie des parents et résidence avec les parents, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Ne vit avec aucun des deux parents Vivant avec la mère seulement Vivant avec le père seulement Caractéristique sociodémographique Vivant avec ses deux parents Père en vie Père décédé Mère en vie Mère décédée Les deux sont vivants Seul le père est vivant Seule la mère est vivante Les deux sont décédés Information sur père/ mère non déclarée Total Pourcentage d’orphelins (père et/ou mère décédé) Effectif d’enfants Âge 0-2 65,6 28,3 1,3 1,1 0,1 2,5 0,5 0,0 0,1 0,5 100,0 1,9 3 029 3-5 59,7 23,8 1,7 4,0 0,4 8,9 0,7 0,2 0,2 0,3 100,0 3,3 2 641 6-9 53,7 20,0 3,0 5,9 0,9 12,0 1,5 1,5 0,9 0,6 100,0 7,8 3 206 10-14 43,5 16,4 5,2 9,3 2,0 14,6 2,2 3,4 2,3 1,1 100,0 15,1 3 938 15-17 36,4 13,1 6,7 9,1 2,2 19,1 2,3 4,9 2,7 3,6 100,0 18,8 2 034 Sexe Masculin 52,5 20,3 3,7 6,6 1,2 9,7 1,6 2,1 1,3 1,0 100,0 9,9 7 498 Féminin 51,8 20,6 3,2 5,2 1,0 12,6 1,3 1,8 1,2 1,2 100,0 8,6 7 351 Milieu de résidence Urbain 48,8 21,1 3,3 7,6 1,2 11,8 1,4 2,1 1,4 1,3 100,0 9,4 7 347 Rural 55,3 19,9 3,7 4,3 1,1 10,6 1,5 1,8 1,0 0,9 100,0 9,1 7 501 Région Brazzaville 47,6 21,0 3,4 8,0 1,2 12,7 1,2 2,2 1,2 1,5 100,0 9,2 4 372 Pointe-Noire 49,7 21,2 3,2 7,1 1,3 10,2 2,2 2,2 1,8 1,1 100,0 10,6 2 143 Sud 53,7 22,7 4,1 3,5 1,0 10,1 1,5 1,7 1,0 0,7 100,0 9,3 5 221 Nord 57,5 15,7 2,8 6,1 1,1 11,4 1,3 1,8 1,1 1,2 100,0 8,1 3 112 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 57,0 20,9 4,1 3,5 0,8 9,7 1,0 1,2 0,9 1,0 100,0 8,0 3 216 Second 53,9 21,4 3,9 4,0 1,3 10,2 2,0 1,8 0,7 0,8 100,0 9,6 3 175 Moyen 49,0 22,7 4,1 5,6 1,3 10,4 1,9 2,8 1,4 0,9 100,0 11,4 3 005 Quatrième 46,8 20,5 2,6 8,7 1,5 13,2 1,2 2,2 1,5 1,6 100,0 9,0 2 796 Le plus riche 53,2 16,3 2,4 8,5 0,9 12,8 1,2 1,8 1,8 1,2 100,0 8,0 2 655 Ensemble 0-14 54,6 21,6 3,0 5,4 0,9 9,9 1,3 1,5 1,0 0,7 100,0 7,7 12 814 Ensemble 0-17 52,1 20,5 3,5 5,9 1,1 11,2 1,5 1,9 1,2 1,1 100,0 9,2 14 849 Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 25 La proportion d’enfants vivant avec leurs deux parents diminue avec l’âge passant de 66 % à 0-2 ans à 36 % à 15-17 ans. On n’observe aucune différence selon le sexe de l’enfant. Par contre, la proportion d’enfants vivant avec leurs deux parents biologiques est beaucoup plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (55 % contre 49 %). Cette différence pourrait s’expliquer, en partie, par le fait que nombre d’enfants originaires du milieu rural sont envoyés en ville pour aller à l’école. D’autre part, on constate que 5 % des enfants de moins de 18 ans sont orphelins de père, 3 % orphelins de mère et 1 % de père et de mère. Globalement, 9 % des enfants sont orphelins de père et/ou de mère. Comme on pouvait s’y attendre, les pourcentages d’orphelins augmentent avec l’âge, passant de 2 % à 0-2 ans à 19 % à 15-17 ans. Par contre, on ne constate aucune différence significative de la proportion d’orphelins selon le sexe et le milieu de résidence et aucune tendance nette ne se dessine selon le niveau de bien-être des ménages. 2.2.3 Scolarisation des enfants Le tableau 2.10 présente le pourcentage d’enfants de 10-14 ans, orphelins ou non, fréquentant actuellement l’école, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On constate que l’état de survie des parents influence de manière sensible le niveau de fréquentation scolaire des enfants : en effet, quand les deux parents sont en vie ou que l’enfant vit avec, au moins, un des deux parents, la quasi- totalité (93 %) vont à l’école. Par contre, quand les deux parents sont décédés, seulement 82 % continuent d’aller à l’école. En outre, il semble que le décès du père affecte davantage la scolarité des enfants puisque quand, seul, celui-ci est décédé, 84 % des enfants continuent d’aller à l’école contre 91 % quand c’est la mère, seule, qui est décédée. Le ratio inférieur à 1 (0,88) traduit le désavantage dont souffrent les orphelins sur le plan scolaire par rapport aux autres enfants. Tableau 2.10 Scolarisation des enfants de 10-14 ans orphelins ou non Pourcentage d'enfants (de droit) de 10-14 ans, orphelins ou non, fréquentant actuellement l'école selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Les deux parents en vie, vivant avec au moins un parent Les deux parents en vie, ne vivant avec aucun parent Seule la mère est décédée Seul le père est décédé Les deux parents sont décédés Caractéristique sociodémographique % à l'école Effectif % à l'école Effectif % à l'école Effectif % à l'école Effectif % à l'école Effectif Ratio du pourcentage d'enfants orphelins fréquentant l'école au pourcentage de non orphelins fréquentant l'école Sexe Masculin 94,2 1 405 87,7 269 86,1 94 82,4 185 (77,8) 48 * Féminin 92,4 1 335 85,8 334 96,7 73 86,8 156 (87,1) 41 * Milieu de résidence Urbain 95,4 1 384 89,2 331 89,0 76 89,4 164 85,1 49 0,89 Rural 91,2 1 355 83,5 272 92,2 90 79,8 177 (78,4) 40 * Région Brazzaville 96,2 837 89,2 223 (88,4) 41 92,7 102 * 23 * Pointe-Noire 95,2 387 89,8 72 (90,6) 27 83,1 48 (85,9) 20 * Sud 91,9 970 84,4 194 88,7 71 78,3 132 * 27 * Nord 90,3 545 83,4 114 (99,9) 27 84,7 59 * 19 * Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 88,6 609 75,8 105 (73,0) 26 78,6 72 * 10 * Second 90,1 556 90,8 121 (98,3) 45 71,1 76 * 14 * Moyen 94,3 510 78,0 93 (96,3) 51 88,0 86 * 19 * Quatrième 96,5 519 90,2 139 (90,1) 31 93,8 62 * 19 0,83 Le plus riche 98,1 545 93,1 145 (80,6) 14 (96,7) 44 (94,6) 26 * Ensemble 93,3 2 740 86,6 603 90,7 167 84,4 340 82,1 89 0,88 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés. ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 26 | Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants 2.2.4 Travail des enfants Le tableau 2.11 présente les proportions d’enfants de 5-17 ans qui ont travaillé au cours de la semaine ayant précédé l’enquête, soit pour un membre de la famille ou pour quelqu’un d’autre, soit dans des champs ou dans des affaires familiales, ou encore qui ont effectué des travaux domestiques. Dans l’ensemble, on constate que 71 % des enfants de 5-17 ans ont travaillé au cours de la semaine précédant l’enquête. Ils ont, pour la plupart effectué des travaux domestiques (69 %). Dans 22 % des cas, ils ont travaillé dans les champs ou dans une affaire familiale et, dans seulement 3 % des cas, ils ont travaillé pour quelqu’un d’autre qu’un membre de la famille. Globalement, pratiquement un enfant sur deux a travaillé moins de 4 heures par jour (49 %). Les résultats selon l’âge montrent que c’est dans le groupe 10-14 ans que la proportion de ceux qui ont travaillé est la plus élevée (80 %). Parmi ces enfants, 27 % ont travaillé plus de quatre heures par jour. C’est aussi dans ce groupe d’âges que l’on constate la proportion la plus élevée de ceux qui ont effectué des travaux domestiques (79 %). Dans la majorité des cas, la durée du travail n’a pas excédé 4 heures par jour (75 %). En outre, on constate que les filles ont été proportionnellement plus nombreuses que les garçons à avoir travaillé au cours de la semaine ayant précédé l’enquête (76 % contre 66 %), surtout pour effectuer des travaux domestiques (76 % contre 62 %). Dans la majorité des cas, ces travaux n’ont pas duré plus de quatre heures par jour. Les proportions d’enfants ayant travaillé varient également selon le milieu de résidence. En effet, en milieu rural, 78 % des enfants ont travaillé contre 65 % en milieu urbain. Dans 75 % des cas, les enfants du milieu rural ont effectué des travaux domestiques, dont la majorité pendant une durée inférieure à quatre heures par jour (72 %). En outre, les résultats montrent que les enfants ont plus fréquemment travaillé dans les régions du Nord (74 %) et surtout du Sud (80 %) que dans les villes de Brazzaville (61 %) et de Pointe-Noire (68 %). Par ailleurs, en fonction des quintiles de bien-être, on note que les proportions d’enfants ayant travaillé diminuent du quintile le plus pauvre au plus riche passant de 78 % dans les ménages les plus pauvres à 60 % dans les plus riches. Enfin, on note que la proportion d’enfants orphelins ayant travaillé est plus élevée que celle des non orphelins (76 % contre 70 %). Plus de la moitié des orphelins ont travaillé pendant une durée hebdomadaire inférieure à quatre heures (52 %). Caractéristiques des Ménages et Situation des Enfants | 27 Tableau 2.11 Travail des enfants Pourcentage d'enfant de 5-17 ans qui, au cours de la semaine ayant précédé l'enquête, ont travaillé pour quelqu'un d'autre qu'un membre de la famille, ont travaillé dans les champs ou dans l'affaire familiale, ou ont fait des travaux domestiques, et pourcentage d’ensemble des enfants qui ont fait un travail quelconque, en fonction du nombre d'heures travaillées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Enfants qui ont travaillé pour quelqu'un d'autre qu'un membre du ménage Enfants qui ont travaillé dans les champs/ affaires de la famille Enfants qui ont fait des travaux domestiques Ensemble des enfants qui ont travaillé Caractéristique sociodémographique Payé, <4 heures/ jour Payé, 4+ heures/ jour Ensemble <4 heures/ jour 4+ heures/ jour Ensemble <4 heures/ jour 4+ heures/ jour Ensemble < 4 heures/ jour 4+ heures/ jour Ensemble Non déterminé Effectif d’enfants de 5-17 ans Âge 5-9 1,2 0,1 1,3 13,7 1,5 15,3 56,1 0,9 57,0 45,7 13,0 58,7 6,0 4 005 10-14 2,6 0,4 2,9 20,0 5,9 25,8 74,9 3,8 78,6 53,7 26,7 80,4 4,1 3 938 15-17 2,4 1,6 3,9 16,5 8,7 25,3 68,5 5,6 74,2 45,7 31,7 77,4 8,0 2 034 Sexe Masculin 2,7 0,7 3,4 16,6 4,6 21,3 60,4 2,0 62,4 46,1 19,8 65,9 5,4 5 014 Féminin 1,2 0,3 1,5 16,9 4,8 21,7 71,8 4,0 75,8 51,7 24,6 76,3 5,9 4 964 Milieu de résidence Urbain 1,3 0,4 1,7 3,3 0,6 3,9 60,5 3,2 63,7 48,3 16,4 64,7 6,3 5 058 Rural 2,7 0,6 3,3 30,6 8,9 39,6 71,7 2,8 74,5 49,4 28,2 77,6 5,0 4 920 Région Brazzaville 1,2 0,4 1,6 2,3 0,2 2,5 57,0 2,7 59,8 49,2 11,3 60,5 5,6 3 017 Pointe-Noire 1,5 0,6 2,1 3,0 0,6 3,6 63,2 3,8 66,9 44,3 24,0 68,3 8,5 1 475 Sud 2,3 0,7 3,0 29,7 11,4 41,2 72,9 3,7 76,6 44,5 35,1 79,7 3,6 3 457 Nord 2,8 0,2 3,0 26,2 2,9 29,2 69,9 1,5 71,4 59,0 15,1 74,1 7,2 2 028 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 1,7 0,5 2,2 30,3 11,4 41,7 70,9 2,8 73,7 47,4 30,4 77,8 5,0 2 077 Second 4,0 0,9 4,9 32,4 8,1 40,5 72,6 3,4 76,0 49,1 29,8 79,0 6,2 2 101 Moyen 2,0 0,8 2,8 13,3 2,8 16,1 69,0 3,0 72,0 53,9 19,7 73,6 4,7 1 985 Quatrième 0,9 0,2 1,1 3,8 0,1 3,9 60,1 3,0 63,1 50,2 13,5 63,7 5,9 1 915 Le plus riche 1,0 0,1 1,0 1,4 0,2 1,6 56,5 2,5 59,0 43,6 16,1 59,7 6,6 1 900 Orphelin (père et/ou mère décédés) Oui 4,5 1,1 5,6 20,3 4,6 24,9 70,1 2,9 73,0 52,3 23,6 75,9 4,7 1 270 Non 1,6 0,4 2,0 16,3 4,7 21,0 65,5 3,0 68,5 48,4 22,0 70,4 5,8 8 707 Ensemble 2,0 0,5 2,5 16,8 4,7 21,5 66,1 3,0 69,0 48,9 22,2 71,1 5,7 9 977 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 29 Fabrice BOWAMBOKA Ce chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques des enquêtés (femmes de 15-49 ans et hommes de 15-59 ans). Ces caractéristiques concernent essentiellement l’âge, l’état matrimonial, le milieu et la région de résidence, la religion et le niveau d’instruction des enquêtés. Au cours de l’enquête, on a également collecté des données qui ont permis d’évaluer le niveau d’alphabétisation, l’exposition aux médias ainsi que le niveau et certains aspects de l’activité économique des femmes et des hommes enquêtés. De plus, les réponses à des questions spécifiques ayant pour objet d’évaluer le niveau de contrôle qu’exercent les femmes dans leur ménage et leur pouvoir de décision concernant l’utilisation de leurs revenus sont analysées dans ce chapitre. On a aussi demandé aux femmes si elles pensaient que, dans certaines situations, un comportement violent du mari à l’égard de son épouse pouvait se justifier. Enfin, ce chapitre a également abordé les caractéristiques des couples par le biais de questions concernant l’âge et le niveau d’instruction des conjoints. Cette partie est d’une importance capitale car elle permet de comprendre et d’expliquer les comportements des populations face aux différents problèmes sociodémographiques et sanitaires, notamment les préférences en matière de fécondité, l’utilisation de méthodes contraceptives, la connaissance du VIH/sida, etc. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES PERSONNES ENQUÊTÉES Dans l’analyse des phénomènes démographiques, l’âge constitue une variable fondamentale. Cependant, la qualité des données sur l’âge reste souvent défectueuse, surtout lorsque les événements ne sont pas transcrits, en partie à cause d’un niveau élevé d’analphabétisme et de la persistance de différentes croyances dans certains sous-groupes de populations. De plus, au Congo, les crises sociopolitiques à répétition ont occasionné la perte ou la destruction des différents documents officiels non seulement dans les ménages (carte d’identité, acte de naissance, etc.) mais aussi dans les services administratifs, d’où le soin particulier accordé à l’estimation de l’âge au moment de l’interview individuelle. On a d’abord demandé aux enquêtés leur date de naissance, puis leur âge. Lorsque ces deux informations étaient collectées, l’enquêteur contrôlait leur cohérence. Dans le cas où l’enquêté ne connaissait pas sa date de naissance, l’enquêteur essayait d’obtenir un document officiel où figurait la date de naissance. Lorsque aucun document n’était disponible, l’enquêteur devait procéder à une estimation de l’âge de l’enquêté, soit par comparaison avec l’âge d’autres membres du ménage, soit par déduction à partir des événements marquants (mariage, décès, etc.) de l’enquêté, soit encore par l’utilisation d’un calendrier historique du pays. Les distributions des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans par groupe d’âges quinquennaux, figurant au tableau 3.1, présentent une allure régulière, les proportions de chaque groupe d’âges diminuant au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés. Pour les femmes, la proportion passe de 22 % à 15-19 ans à 6 % à 45-49 ans. Chez les hommes, elle varie de, respectivement, 22 % à 7 % et elle atteint un minimum de 3 % à 55-59 ans. Le tableau 3.1 présente également les résultats selon l’état matrimonial. À l’EDSC-I, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes éligibles, mariés officiellement ou non, ainsi que toutes celles ou tous ceux vivant en union consensuelle. Selon cette définition, on constate CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 30 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés que plus de la moitié des femmes (56 %) étaient en union au moment de l’enquête. À l’opposé, environ 30 % étaient célibataires, et 14 % étaient en rupture d’union (dont 2 % de veuves). En ce qui concerne les hommes, on constate qu’au moment de l’enquête, 42 % étaient célibataires. Tout comme chez les femmes, un peu plus d’un homme sur deux (51 %) vivaient en union, et seulement 7 % d’entre eux étaient en rupture d’union. Les résultats selon le milieu de résidence montrent que, quelque soit le sexe, plus de la moitié des enquêtés vivaient en ville, au moment de l’enquête (57 % des femmes et 59 % des hommes). La proportion d’hommes enquêtés vivant en milieu rural est légèrement plus faible que celle des femmes (41 % contre 43 %). Concernant la région de résidence, on constate que Brazzaville et la région Sud concentrent environ les deux tiers des enquêtés (66 % des femmes et 65 % des hommes). À l’opposé, ils sont proportionnellement moins nombreux à Pointe-Noire (17 % chez les femmes et 18 % chez les hommes) et au Nord (17 % pour chaque sexe). Concernant le niveau d’instruction, les résultats montrent que la très grande majorité de la population congolaise a fréquenté l’école, puisque seulement 7 % des femmes et 2 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction. Le tableau 3.1 présente aussi la répartition des hommes et des femmes selon le niveau du bien- être économique du ménage. On constate que, dans le quintile le plus riche, les hommes sont en proportion, un peu plus nombreux que les femmes (26 % contre 22 %). Les données sur la religion montrent que près d’un tiers des hommes et des femmes se sont déclarés de confession catholique (31 % dans les deux cas). Parmi les protestants, on compte plus de femmes (27 %) que d’hommes (19 %). Par ailleurs, on note que la catégorie « Autre » regroupe 25 % des femmes et 24 % des hommes. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que cette catégorie « Autre religion » est constituée des églises de réveil, lesquelles sont aujourd’hui en forte croissance sur toute l’étendue du territoire national. Par ailleurs, parmi les individus sans religion ou animistes, on constate que la proportion d’hommes est deux fois plus élevée que celle des femmes (respectivement 15 % contre 7 %). En ce qui concerne l’appartenance ethnique, on constate qu’environ la moitié des enquêtés sont du groupe Kongo (51 % des femmes et 50 % des hommes), suivi du groupe Tékés (16 % pour chaque sexe) et du groupe Mbosi (13 % des femmes et 14 % des hommes). Les autres groupes ethniques représentent en tout près de 13 % et, les étrangers 7 % de la population résidante. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 31 Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Âge 15-19 22,2 1 566 1 558 21,5 677 675 20-24 21,2 1 493 1 466 16,0 503 511 25-29 17,6 1 238 1 260 15,1 475 459 30-34 13,2 934 953 13,6 427 415 35-39 11,8 830 835 10,9 344 370 40-44 7,8 551 558 8,9 281 281 45-49 6,2 440 421 6,9 217 213 50-54 na na na 4,0 125 125 55-59 na na na 3,1 97 97 Etat matrimonial Célibataire 29,5 2 082 2 074 42,0 1 322 1 315 En union 56,4 3 979 3 993 50,6 1 591 1 585 Divorcé/séparé 11,9 840 837 6,8 214 229 Veuf/veuve 2,1 150 147 0,6 18 17 Milieu de résidence Urbain 56,6 3 990 4 878 59,3 1 864 2 214 Rural 43,4 3 061 2 173 40,7 1 282 932 Région Brazzaville 34,7 2 447 2 165 36,1 1 136 976 Pointe-Noire 16,9 1 189 1 684 18,2 573 774 Sud 31,7 2 233 1 864 28,5 897 751 Nord 16,8 1 182 1 338 17,2 541 645 Niveau d'instruction Aucun 7,2 511 461 1,8 57 59 Primaire 30,3 2 139 2 051 24,2 763 736 Secondaire 1er cycle 48,3 3 408 3 479 43,0 1 352 1 346 Secondaire 2nd cycle 11,5 808 865 20,9 657 674 Supérieur 2,6 186 195 10,1 317 331 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,6 1 243 1 092 17,0 534 463 Second 18,8 1 328 1 102 17,3 544 452 Moyen 19,9 1 403 1 527 18,1 569 640 Quatrième 21,3 1 502 1 694 21,6 678 763 Le plus riche 22,3 1 575 1 636 26,1 822 828 Religion Catholique 30,6 2 159 2 137 31,3 985 994 Protestant 26,7 1 881 1 822 18,5 581 565 Musulman 1,2 88 91 2,0 62 58 Kimbanguiste 1,7 119 115 1,7 53 50 Armée du Salut 2,6 182 163 1,4 45 44 Zéphirin 4,1 288 258 2,4 77 64 Adventiste 1,3 88 123 3,2 99 142 Autre 25,3 1 780 1 899 24,3 765 766 Animiste/aucune 6,6 464 443 15,2 479 463 Groupe ethnique Kongo 50,7 3 573 3 633 49,8 1 565 1 583 Tékés 16,4 1 160 1 094 16,0 502 476 Mbosi 13,0 918 891 14,2 448 450 Sangha-Likwala 4,5 318 403 5,1 159 180 Eshira 4,5 317 274 3,6 113 107 Mbétis 2,3 160 147 2,2 69 63 Autres 2,0 143 161 2,2 67 81 Étrangers (non Congolais) 6,6 462 448 7,0 222 206 Ensemble 100,0 7 051 7 051 100,0 3 146 3 146 Note : Les niveaux d'instruction correspondent au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il soit achevé ou non na = Non Applicable 32 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 fournissent les répartitions respectives des femmes et des hommes enquêtés par niveau d’instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les résultats font, tout d’abord, apparaître une faible proportion de femmes et d’hommes sans instruction (respectivement, 7 % et 2 %). Cependant, la proportion de femmes n’ayant jamais fréquenté l’école est trois fois plus élevée que celle des hommes. Les proportions de femmes ayant atteint le niveau primaire et le secondaire 1er cycle sont supérieures à celle des hommes (respectivement, 30 % contre 24 % pour le primaire et 48 % contre 43 % pour le secondaire 1er cycle) Mais au-delà, la situation s’inverse et ce sont les hommes qui sont proportionnellement les plus nombreux à avoir atteint un niveau secondaire second cycle et plus (respectivement, 21 % contre 12 % pour le niveau secondaire 2nd cycle et 10 % contre 3 % pour le niveau supérieur). Par ailleurs, on constate que, des générations les plus anciennes aux plus récentes, les proportions de femmes et d’hommes n’ayant jamais fréquenté l’école diminuent, passant de 23 % parmi les femmes de 45-49 ans à 4 % parmi celles de 15-19 ans et de 7 % parmi les hommes de 55-59 ans à 2 % parmi ceux de 15-19 ans. Par contre, au niveau des femmes et des hommes instruits, l’effet de génération est moins net : parmi les femmes âgées de 45-49 ans, 31 % avaient déjà un niveau primaire ; cette proportion a diminué au fil des générations pour augmenter de nouveau dans les jeunes générations : 33 % parmi les 20-24 ans et 38 % à 15-19 ans. Les proportions de femmes ayant atteint le niveau secondaire 1er cycle augmentent, bien que de manière irrégulière, passant d’un minimum de 29 % parmi celles de 45-49 ans à 52 % parmi celles de 15-19 ans. En ce qui concerne le second cycle, on constate des variations irrégulières qui ne permettent pas de dégager une tendance. Il en est de même des proportions de femmes ayant atteint un niveau supérieur. Chez les hommes, on constate, comme chez les femmes, une diminution des proportions de ceux sans instruction des générations anciennes aux plus récentes (7 % parmi ceux de 55-59 ans contre 2 % parmi ceux de 15-19 ans). Pour le niveau primaire, on constate la tendance inverse, la proportion de ceux ayant atteint ce niveau diminuant des générations anciennes aux plus récentes, passant de 47 % parmi ceux de 55-59 ans à 28 % parmi ceux de 20-24 ans et à 36 % parmi les plus jeunes de 15-19 ans. Chez les hommes, on note pratiquement le même schéma que celui observé chez les femmes, à l’exception des hommes âgés de 55-59 ans dont la proportion ayant le niveau primaire (47 %) est nettement supérieure à celle des hommes de 15-19 ans (36 %), la majorité de ces derniers ayant un niveau supérieur au primaire (62 %), alors que 46 % des hommes de 55-59 ans ont un niveau plus élevé que le primaire. Les résultats selon le milieu de résidence montrent que les proportions de femmes et d’hommes sans instruction sont plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain (respectivement 13 % contre 3 % et 2 % contre 1 %). Par contre, les proportions de femmes et d’hommes ayant atteint le niveau primaire sont plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain (respectivement, 44 % contre 20 % et 34 % contre 18 %). Mais, au-delà du primaire, les proportions de femmes et d’hommes instruits sont plus élevées en urbain qu’en rural, ce qui s’explique par le fait qu’en milieu rural, il est difficile de poursuivre des études au-delà du primaire à cause du manque d’infrastructures scolaires et d’enseignants : de plus, à partir du niveau secondaire 1er cycle, on constate que la proportion d’hommes est plus élevée que celle des femmes. Un âge à la première union plus précoce que celui des hommes pourrait, en partie, expliquer cet écart. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 33 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction par caractéristiques sociodémographiques : femmes Répartition (en %) des femmes enquêtées par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle Supérieur Total Effectif Âge 15-19 4,2 37,9 52,0 5,4 0,5 100,0 1 566 20-24 5,9 32,6 46,1 13,5 2,0 100,0 1 493 25-29 5,9 27,1 48,1 15,7 3,2 100,0 1 238 30-34 4,8 29,2 51,4 10,6 3,9 100,0 934 35-39 7,8 22,3 55,2 10,4 4,3 100,0 830 40-44 13,5 23,1 44,0 15,9 3,5 100,0 551 45-49 23,1 31,3 29,3 12,2 4,1 100,0 440 50-54 na na na na na na na 55-59 na na na na na na na Milieu de résidence Urbain 2,8 19,7 56,4 16,7 4,4 100,0 3 990 Rural 13,0 44,2 37,8 4,7 0,3 100,0 3 061 Région Brazzaville 1,9 15,7 58,0 18,5 5,8 100,0 2 447 Pointe-Noire 3,4 23,9 54,9 15,4 2,4 100,0 1 189 Sud 13,2 41,9 39,7 4,7 0,5 100,0 2 233 Nord 11,0 45,2 37,9 5,6 0,3 100,0 1 182 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,0 49,5 31,2 2,3 0,0 100,0 1 243 Second 11,0 42,8 42,2 4,0 0,0 100,0 1 328 Moyen 6,5 34,5 50,6 7,8 0,7 100,0 1 403 Quatrième 2,5 20,8 60,3 14,2 2,2 100,0 1 502 Le plus riche 1,6 10,1 53,6 25,7 9,1 100,0 1 575 Ensemble 7,2 30,3 48,3 11,5 2,6 100,0 7 051 Note : Les niveaux d'instruction correspondent au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il soit achevé ou non na = Non applicable Par ailleurs, on constate, surtout chez les femmes, des disparités assez importantes entre les régions de résidence. Les proportions de femmes sans niveau d’instruction sont élevées dans le Nord et dans le Sud (respectivement, 11 % et 13 %) Par contre, les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire se caractérisent par une population féminine fortement scolarisée, avec une proportion de femmes sans niveau d’instruction excédant à peine 3 %. De même, dans ces deux villes, plus de la moitié des femmes ont atteint un niveau secondaire 1er cycle (58 % et 55 %) ; Cet écart avec les autres régions persiste au- delà du secondaire 1er cycle puisqu’à Brazzaville et à Pointe-Noire, respectivement 24 % et 18 % des femmes ont atteint, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle ; dans les autres régions, ces proportions ne dépassent pas 6 %. Chez les hommes, l’écart entre Brazzaville et Pointe-Noire et les autres régions est moins net sauf en ce qui concerne le niveau secondaire 2nd cycle et plus : dans ces deux villes, respectivement, 45 % et 35 % des hommes ont atteint au moins un niveau secondaire 2nd cycle contre seulement 19 % dans le Sud et 18 % dans le Nord. 34 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction par caractéristiques sociodémographiques : hommes Répartition (en %) des hommes enquêtés par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle Supérieur Total Effectif Âge 15-19 1,7 36,1 53,3 8,4 0,5 100,0 677 20-24 0,7 27,5 41,4 24,8 5,6 100,0 503 25-29 0,8 17,9 47,5 23,5 10,3 100,0 475 30-34 2,0 19,8 42,5 21,6 14,1 100,0 427 35-39 1,4 13,8 48,6 21,3 15,0 100,0 344 40-44 1,6 10,4 37,3 34,6 16,1 100,0 281 45-49 2,1 19,3 24,8 27,9 26,0 100,0 217 50-54 8,1 36,9 22,6 21,7 10,8 100,0 125 55-59 6,8 47,2 21,7 14,4 9,9 100,0 97 Milieu de résidence Urbain 1,4 17,7 40,4 26,3 14,1 100,0 1 864 Rural 2,4 33,8 46,7 13,0 4,1 100,0 1 282 Région Brazzaville 1,4 14,8 38,9 28,5 16,5 100,0 1 136 Pointe-Noire 1,3 20,6 43,3 23,5 11,2 100,0 573 Sud 2,3 37,1 41,9 13,7 5,0 100,0 897 Nord 2,5 26,6 53,0 14,2 3,8 100,0 541 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,2 39,8 44,0 10,1 1,9 100,0 534 Second 1,7 34,4 51,5 9,0 3,5 100,0 544 Moyen 1,7 29,8 45,3 18,2 5,0 100,0 569 Quatrième 0,5 18,5 44,1 26,1 10,8 100,0 678 Le plus riche 1,5 8,4 34,1 33,4 22,6 100,0 822 Ensemble 1,8 24,2 43,0 20,9 10,1 100,0 3 146 Note : Les niveaux d'instruction correspondent au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il soit achevé ou non Les résultats selon l’indice de bien-être économique du ménage mettent en évidence une relation positive entre le niveau d’instruction et le niveau de richesse du ménage. En effet, la proportion d’hommes et de femmes sans niveau d’instruction diminue régulièrement au fur et à mesure que le niveau de richesse du ménage s’améliore : parmi les femmes, la proportion passe de 17 % dans les ménages les plus pauvres à 2 % dans les plus riches. Chez les hommes, elle passe d’un maximum de 4 % à un minimum de 2 %. 3.3 ALPHABÉTISATION Les tableaux 3.3.1 et 3.3.2 présentent les proportions de femmes et d’hommes par niveau d’alphabétisation. Au cours de l’EDSC-I, on a demandé aux enquêtés qui n’avaient aucun niveau d’instruction ou seulement un niveau primaire de lire une phrase simple, les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus étant considérés d’office comme étant alphabétisés. Après ce test, les personnes enquêtées étaient classées en trois catégories : « ne peut pas lire du tout » ; « peut lire une partie de la phrase », ou « peut lire toute la phrase ». Il ressort des résultats des tableaux 3.3.1 et 3.3.2, et du graphique 3.1 qu’un peu plus d’une femme sur cinq (21 %) et moins d’un homme sur dix (9 %) ne savent pas lire. À l’opposé, 78 % des femmes sont alphabétisées ; chez les hommes, cette proportion est plus élevée et atteint 90 %. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 35 Tableau 3.3.1 Alphabétisation : femmes Répartition (en %) des femmes enquêtées par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Primaire ou sans instruction Caractéristique sociodémographique Secondaire ou plus Lit une phrase entière Lit une partie de phrase Ne sait pas lire Autre/ ND Total Effectif Pourcentage alphabétisées1 Âge 15-19 57,9 9,6 10,5 20,9 1,1 100,0 1 566 78,0 20-24 61,5 4,2 10,9 22,7 0,7 100,0 1 493 76,7 25-29 67,0 4,0 9,5 18,6 0,9 100,0 1 238 80,5 30-34 66,0 3,6 12,9 16,2 1,3 100,0 934 82,4 35-39 70,0 3,2 8,9 17,2 0,6 100,0 830 82,1 40-44 63,4 2,9 8,7 24,2 0,7 100,0 551 75,1 45-49 45,6 6,9 9,3 36,8 1,5 100,0 440 61,8 Milieu de résidence Urbain 77,5 4,3 7,2 10,1 0,8 100,0 3 990 89,0 Rural 42,8 6,5 14,4 35,3 1,0 100,0 3 061 63,7 Région Brazzaville 82,4 3,2 6,1 7,5 0,9 100,0 2 447 91,6 Pointe-Noire 72,7 6,1 8,4 11,7 1,0 100,0 1 189 87,3 Sud 44,9 5,3 13,4 35,3 1,0 100,0 2 233 63,7 Nord 43,8 8,4 15,3 31,6 0,8 100,0 1 182 67,5 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 33,5 5,8 15,2 44,1 1,3 100,0 1 243 54,5 Second 46,2 6,0 16,4 31,0 0,5 100,0 1 328 68,5 Moyen 59,0 7,2 10,8 21,7 1,3 100,0 1 403 77,0 Quatrième 76,7 4,8 7,5 10,0 1,0 100,0 1 502 89,0 Le plus riche 88,3 2,8 3,7 4,5 0,6 100,0 1 575 94,9 Ensemble 62,4 5,2 10,3 21,1 0,9 100,0 7 051 78,0 1 Correspond aux femmes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et à celles pouvant lire une phrase entière ou une partie de phrase En comparant les données des tableaux 3.2.1 et 3.2.2 à celles des tableaux 3.3.1 et 3.3.2, on constate que la proportion des individus ne sachant pas lire est nettement supérieure à ceux qui n’ont jamais fréquenté l’école (21 % contre 7 % chez les femmes et 9 % contre 2 % chez les hommes). Ces écarts prouvent qu’une partie non négligeable de la population n’a pas fréquenté suffisamment l’école pour savoir correctement lire, ou bien, qu’ayant quitté l’école, elle a oublié ce qu’elle avait appris en redevenant analphabète. C’est ce que l’on appelle le phénomène de « l’analphabétisme de retour ». 36 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Par ailleurs, les résultats selon le milieu de résidence font apparaître des disparités : les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés sont plus élevées en urbain qu’en rural (respectivement, 89 % contre 64 % et 93 % contre 85 %). En outre, quel que soit le milieu, la proportion d’hommes alphabétisés est plus élevée que celle des femmes (93 % d’hommes contre 89 % en urbain et 85 % d’hommes contre 64 % en rural). On constate également que les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés varient sensiblement selon les régions de résidence. Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, c’est à Brazzaville et à Pointe-Noire que l’on observe les taux d’alphabétisation les plus élevés (respectivement 92 % des femmes et 95 % des hommes et 87 % des femmes et 91 % des hommes). Dans les autres régions, le taux ne dépasse pas 68 % pour les femmes et 87 % pour les hommes. Enfin, les résultats, surtout ceux concernant les femmes, mettent en évidence une corrélation positive entre l’alphabétisation et le niveau de bien-être économique du ménage. En effet, on constate que les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés augmentent des ménages les plus pauvres aux plus riches passant respectivement de 55 % à 78 % et de 95 % à 97 %. En outre, il faut souligner que dans le quintile le plus riche, la proportion de femmes alphabétisées est quasiment identique à celle des hommes (95 % contre 97 %). Graphique 3.1 Proportion d’analphabètes parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans EDSC-I 2005 21 10 35 44 31 22 10 5 9 6 14 21 12 9 5 3 CONGO RÉSIDENCE Urbain Rural QUINTILE DE BIEN-ÊTRE Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche 0 10 20 30 40 50 Pourcentage Femmes Hommes Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 37 Tableau 3.3.2 Alphabétisation : hommes Répartition (en %) des hommes enquêtés par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Primaire ou sans instruction Caractéristique sociodémographique Secondaire ou plus Lit une phrase entière Lit une partie de phrase Ne sait pas lire Autre/ ND Total Effectif Pourcentage alphabétisés1 Âge 15-19 62,2 11,8 10,9 14,0 1,1 100,0 677 84,9 20-24 71,8 4,5 10,7 11,7 1,2 100,0 503 87,1 25-29 81,3 5,0 6,9 6,3 0,5 100,0 475 93,3 30-34 78,2 5,9 7,8 7,9 0,2 100,0 427 91,9 35-39 84,9 3,8 5,6 5,2 0,5 100,0 344 94,3 40-44 88,0 2,9 4,8 4,4 0,0 100,0 281 95,6 45-49 78,6 8,9 3,2 7,8 1,5 100,0 217 90,7 50-54 55,1 20,0 12,2 12,1 0,6 100,0 125 87,3 55-59 46,0 26,7 13,0 12,8 1,6 100,0 97 85,7 Milieu de résidence Urbain 80,9 6,0 6,3 6,0 0,9 100,0 1 864 93,1 Rural 63,8 10,2 11,3 14,0 0,6 100,0 1 282 85,4 Région Brazzaville 83,8 4,6 6,1 4,7 0,8 100,0 1 136 94,5 Pointe-Noire 78,1 7,0 5,7 8,7 0,5 100,0 573 90,8 Sud 60,6 13,7 12,6 12,2 1,0 100,0 897 86,8 Nord 70,9 5,1 8,7 14,7 0,4 100,0 541 84,8 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 56,0 9,0 13,4 21,1 0,5 100,0 534 78,4 Second 63,9 12,0 11,2 11,9 0,9 100,0 544 87,2 Moyen 68,5 11,8 9,2 9,2 1,3 100,0 569 89,5 Quatrième 81,0 5,9 6,9 5,4 0,8 100,0 678 93,8 Le plus riche 90,1 2,7 3,7 3,0 0,4 100,0 822 96,5 Ensemble 73,9 7,7 8,3 9,3 0,7 100,0 3 146 90,0 1 Correspond aux hommes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et à ceux pouvant lire une phrase entière ou une partie de phrase 3.4 CARACTÉRISTIQUES DES COUPLES Au cours de l’enquête 3 146 hommes ont été interviewés et, 1 585 ont déclaré être en union, parmi lesquels 1 312 ont eu leurs épouses enquêtées. Ceci a permis de faire correspondre chaque homme à sa conjointe afin de recomposer des couples, qui par la suite, seront étudiés pour recueillir leurs différentes perceptions et opinions concernant la planification familiale ainsi que la taille idéale de la famille. Au cas où plusieurs épouses d’un même homme étaient interviewées, cet homme a été rattaché à chacune de ses conjointes pour former autant de différents couples. Ainsi, le tableau 3.4 et le graphique 3.2 présentent les résultats concernant certaines des caractéristiques des 1 312 couples qui ont été ainsi reconstitués. 38 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés En ce qui concerne l’âge, on constate que dans 95 % des couples, le mari est plus âgé que la femme. C’est seulement dans 5 % des couples que la femme est plus âgée que son mari. Dans 71 % des couples, la différence d’âges est inférieure à 10 ans : dans 35 % des cas, l’homme a entre 0 et 4 ans de plus que sa femme et dans 37 % des cas, l’écart est de 5-9 ans. Dans près d’un quart des couples (24 %), la différence d’âges est d’au moins 10 ans dont 8 % dans lesquels le mari a, au moins, 15 ans de plus que sa femme. Par ailleurs, les résultats selon le niveau d’instruction montrent que dans la quasi-totalité des couples, les deux conjoints sont instruits (91 %) ; Dans seulement 7 % des couples, l’homme est instruit et la femme ne l’est pas. 3.5 EXPOSITION AUX MÉDIAS Les médias constituent le principal canal utilisé par la stratégie Information, Éducation et Communication (IEC) pour véhiculer des messages et toucher le maximum de personnes. Les données concernant l’exposition des hommes et des femmes aux médias sont d’une grande importance car elles permettent l’élaboration des différents programmes qui contribuent à l’amélioration du bien-être social comme les programmes de développement de la planification familiale, ceux dans le domaine de la santé, et de la prévention des IST et du VIH/sida. Toutefois, il convient de noter qu’on peut aussi être exposé Tableau 3.4 Caractéristiques différentielles des couples Répartition (en %) des couples par différence d'âges entre conjoints et différence de niveau d'instruction, Congo 2005 Différence Pourcentage Effectif de couples Âge Femme plus âgée 4,9 65 Homme plus âgé de 0-4 ans 34,6 453 Homme plus âgé de 5-9 ans 36,5 478 Homme plus âgé de 10-14 ans 16,3 214 Homme plus âgé de 15 ans ou plus 7,7 101 Différence d'âge moyenne 6,8 1 312 Niveau d'instruction du couple Homme et femme, aucun * 15 Femme instruite, homme non * 9 Homme instruit, femme non 7,4 97 Homme et femme instruits 90,8 1 191 Total 100,0 1 312 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Graphique 3.2 Caractéristiques des couples EDSC-I 2005 5 35 37 16 8 1 1 7 91 DIFFÉRENCES D'ÂGES Femme plus âgée Mari 0-4 ans de plus Mari 5-9 ans de plus Mari 10-14 ans de plus Mari au moins 15 ans de plus INSTRUCTION Les deux sans instruction Femme instruite, mari non Mari instruit, femme non Mari et femme instruits 0 20 40 60 80 100 120 Pourcentage Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 39 aux médias en écoutant la radio ou en regardant la télévision chez des amis ou des voisins, sans pour autant en posséder une. Les tableaux 3.5.1 et 3.5.2 présentent les données sur l’exposition des femmes et des hommes aux médias. Selon les résultats de ces tableaux, on constate que le niveau d’exposition des femmes et des hommes aux médias reste globalement assez élevé, puisque seulement, un peu plus d’une femme sur trois (37 %) et moins d’un homme sur cinq (18 %) ne sont exposés à aucun média. Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, la radio demeure le média le plus écouté : près d’une femme sur deux (45 %) et plus des deux tiers des hommes (68 %) ont déclaré écouter la radio, au moins une fois par semaine. Avec une proportion de 38 % de femmes et 47 % d’hommes, la télévision vient en seconde position. Les proportions de femmes et d’hommes qui ont déclaré lire un journal, au moins une fois par semaine, sont plus faibles mais les hommes sont cependant deux fois plus nombreux que les femmes à lire un journal (34 % contre 16 %). Globalement, on constate que les proportions de personnes exposées aux trois médias sont faibles et d’autre part que la proportion des hommes est plus de deux fois plus élevée que celle des femmes (17 % contre 7 %). Tableau 3.5.1 Exposition aux médias : femmes Pourcentage de femmes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision, et/ou écoutent la radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Lit un journal au moins une fois par semaine Regarde la télévision au moins une fois par semaine Écoute la radio au moins une fois par semaine Exposition aux trois médias Aucun média Effectif Âge 15-19 15,2 45,7 38,4 7,7 37,3 1 566 20-24 17,5 41,7 49,1 8,9 33,7 1 493 25-29 15,4 40,2 47,3 6,6 33,9 1 238 30-34 16,2 32,8 45,9 6,5 37,9 934 35-39 17,5 31,2 47,0 7,1 39,8 830 40-44 17,2 32,1 45,5 8,7 40,9 551 45-49 16,9 24,7 42,5 4,9 43,2 440 Milieu de résidence Urbain 20,9 58,8 52,0 11,6 21,3 3 990 Rural 10,5 11,1 36,0 1,9 57,4 3 061 Région Brazzaville 22,6 62,0 51,1 12,4 19,3 2 447 Pointe-Noire 17,2 59,9 54,3 11,1 22,6 1 189 Sud 11,5 13,8 33,0 2,5 58,3 2 233 Nord 12,0 12,7 46,0 2,6 47,8 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 0,1 11,4 22,8 0,0 71,1 511 Primaire 4,2 21,0 35,9 0,9 53,2 2 139 Secondaire 1er cycle 19,4 43,8 48,2 7,7 29,7 3 408 Secondaire 2nd cycle ou plus 40,7 69,0 65,5 24,1 9,4 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 9,1 5,3 29,4 0,4 64,8 1 243 Second 9,4 9,3 36,0 1,0 56,9 1 328 Moyen 14,2 25,6 43,0 4,2 42,5 1 403 Quatrième 19,3 50,7 55,8 9,5 23,1 1 502 Le plus riche 27,2 87,5 56,6 19,2 6,4 1 575 Ensemble 16,4 38,1 45,0 7,4 37,0 7 051 40 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés L’exposition aux médias ne présente pas de variation nette selon l’âge ; par contre, les résultats selon les milieux de résidence font apparaître des écarts importants. En effet, en milieu rural, la proportion de femmes n’ayant accès à aucun média est environ deux fois et demie plus élevée que celle observée en milieu urbain (57% contre 21 %). Chez les hommes, l’écart est encore plus important (31 % contre 9 %). Cet écart entre les milieux de résidence provient essentiellement du plus faible niveau d’équipement des ménages du milieu rural par rapport à ceux du milieu urbain (46 % des ménages ruraux possèdent une radio contre 67 % des ménages urbains et seulement 5 % des ménages ruraux contre 43 % des ménages urbains possèdent une télévision) (voir Chapitre 2). Par ailleurs, le niveau d’exposition aux médias varie selon les régions de résidence des enquêtés. En effet, les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire se caractérisent par de faibles pourcentages de femmes et d’hommes n’ayant accès à aucun média : 19 % des femmes et 9 % des hommes à Brazzaville et 23 % des femmes et 6 % des hommes seulement à Pointe-Noire. Par contre, ces pourcentages d’individus n’ayant pas accès aux médias sont très élevés dans les régions du Nord et du Sud du pays : près d’une femme sur deux (48 %) et un peu plus d’un homme sur cinq (23 %) dans le Nord et, plus d’une femme sur deux (58 %) et près d’un homme sur trois (32 %) dans le Sud. Tableau 3.5.2 Exposition aux médias : hommes Pourcentage d'hommes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision, et/ou écoutent la radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Lit un journal au moins une fois par semaine Regarde la télévision au moins une fois par semaine Écoute la radio au moins une fois par semaine Exposition aux trois médias Aucun média Effectif Âge 15-19 19,8 55,4 52,0 12,0 25,4 677 20-24 33,2 53,3 61,7 16,7 17,8 503 25-29 35,7 43,6 67,5 15,0 17,8 475 30-34 33,2 49,2 70,4 17,1 16,5 427 35-39 46,0 41,1 80,4 20,1 11,2 344 40-44 47,3 40,6 81,1 21,7 8,8 281 45-49 45,0 51,2 83,4 27,7 11,3 217 50-54 35,1 27,2 75,8 16,8 19,8 125 55-59 38,1 32,3 73,7 16,8 21,3 97 Milieu de résidence Urbain 37,6 68,3 73,3 24,7 8,5 1 864 Rural 29,8 17,1 60,0 6,0 30,6 1 282 Région Brazzaville 39,0 71,9 71,7 27,9 8,8 1 136 Pointe-Noire 36,3 68,1 78,3 22,1 6,3 573 Sud 29,9 20,0 53,8 5,3 32,4 897 Nord 30,1 19,6 72,2 8,5 22,9 541 Niveau d'instruction Aucune instruction 1,0 29,9 37,3 0,0 51,7 57 Primaire 10,2 29,3 52,0 2,1 33,9 763 Secondaire 1er cycle 32,6 43,8 64,8 12,6 17,3 1 352 Secondaire 2nd cycle ou plus 57,7 67,7 86,4 36,0 2,9 974 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 24,1 7,7 52,9 2,0 39,3 534 Second 28,5 18,1 60,3 5,7 29,3 544 Moyen 29,6 38,6 67,3 10,1 16,3 569 Quatrième 38,5 59,6 75,8 21,0 9,1 678 Le plus riche 44,9 88,7 76,4 35,9 3,2 822 Ensemble 34,4 47,4 67,9 17,1 17,5 3 146 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 41 Les résultats présentés dans les tableaux 3.5.1 et 3.5.2 révèlent enfin que le niveau d’exposition aux médias est fortement influencé par le niveau d’instruction et le niveau de richesse du ménage. En effet, quelque soit le sexe, ce sont les individus les plus instruits et ceux vivant dans les ménages les plus riches qui sont les plus fréquemment exposés aux trois médias à la fois. Chez les femmes, 71 % de celles sans niveau d’instruction et 65 % de celles vivant dans les ménages les plus pauvres ne sont exposées à aucun média. Au niveau des hommes, ces pourcentages sont, respectivement, de 52 % et de 39 %. 3.6 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Au cours de l’EDSC-I, on a collecté des informations relatives à l’emploi des hommes et des femmes. On a considéré comme ayant un travail les hommes et les femmes qui ont déclaré avoir exercé, au cours des douze derniers mois ayant précédé l’enquête, une activité quelconque, rémunérée ou non, dans le secteur formel ou informel. Les tableaux 3.6 et 3.7 présentent la répartition des femmes et des hommes selon qu’ils travaillaient ou non, selon la durée du travail et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, un peu plus de deux femmes sur cinq (42 %) ne travaillaient pas au moment de l’enquête ; parmi elles, seulement 3 % avaient exercé une activité au cours des douze derniers mois ayant précédé l’enquête. Par contre, plus d’une femme sur deux (58 %) travaillait au moment de l’enquête ; parmi elles, la grande majorité (39 %) a déclaré travailler durant toute l’année. Les résultats selon les caractéristiques sociodémographiques font apparaître des disparités assez importantes. Selon l’âge, on constate une augmentation régulière de la proportion de femmes actives au moment de l’enquête, passant d’un minimum de 26 % pour les femmes de 15-19 ans à un maximum de 84 % chez celles de 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, on constate que ce sont les femmes en union (68 %) et celles en rupture d’union (66 %) qui étaient les plus actives au moment de l’enquête contre 34 % des célibataires. Par ailleurs, on constate que plus le nombre d’enfants augmente, plus la proportion de femmes actives augmente passant de 33 % pour les femmes n’ayant aucun enfant, à 74 % pour celles ayant 3-4 enfants et à un maximum de 81 % pour les femmes ayant 5 enfants ou plus. Concernant le milieu de résidence, on constate que la proportion de femmes qui travaillaient au moment de l’enquête est nettement plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (74 % contre 46 %). Du point de vue de la région de résidence, c’est à Brazzaville et à Pointe-Noire que les femmes actives au moment de l’enquête étaient proportionnellement les moins nombreuses (respectivement, 46 % et 42 % contre 73 % au Sud et 69 % au Nord). La proportion de femmes actives au moment de l’enquête varie également selon le niveau d’instruction ; en effet, les femmes sans instruction (81 %) et celles de niveau primaire (65 %) sont proportionnellement plus actives que celles de niveau secondaire ou plus (52 %). Par ailleurs, les femmes vivant dans les ménages les plus pauvres sont proportionnellement plus nombreuses (74 %) à avoir déclaré exercer une activité au moment de l’enquête que celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche (44 %). 42 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.6 Travail des femmes Répartition (en %) des femmes selon qu'elles travaillent ou non et selon la durée du travail, par certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Ne travaille pas au moment de l'enquête Travaille au moment de l'enquête Caractéristique sociodémographique N'as pas travaillé dans les 12 derniers mois A travaillé dans les 12 derniers mois Toute l'année Saisonnière/ partie de l'année De temps en temps Total1 Effectif Âge 15-19 70,7 2,8 13,0 7,3 6,0 100,0 1 566 20-24 43,0 3,6 32,8 9,2 10,9 100,0 1 493 25-29 34,6 2,6 42,3 8,8 11,3 100,0 1 238 30-34 24,4 4,2 48,1 11,4 11,4 100,0 934 35-39 21,0 2,8 55,6 7,9 12,6 100,0 830 40-44 18,3 3,4 57,9 10,3 9,6 100,0 551 45-49 13,3 2,5 66,5 8,9 8,7 100,0 440 État matrimonial Célibataire 62,8 3,3 17,9 8,5 7,2 100,0 2 082 En union 28,5 3,0 48,2 9,1 10,9 100,0 3 979 En rupture d’union 30,0 3,5 45,2 9,0 11,7 100,0 990 Nombre d'enfants vivants 0 63,0 3,5 17,0 8,1 8,1 100,0 2 031 1-2 37,4 3,3 38,7 8,9 11,4 100,0 2 539 3-4 23,0 3,0 52,9 10,0 10,7 100,0 1 509 5+ 16,7 2,3 62,9 9,2 8,7 100,0 972 Milieu de résidence Urbain 51,4 2,9 27,9 7,1 10,5 100,0 3 990 Rural 22,5 3,4 53,1 11,3 9,2 100,0 3 061 Région Brazzaville 50,2 3,2 27,6 7,1 11,7 100,0 2 447 Pointe-Noire 56,5 1,6 26,0 6,9 8,9 100,0 1 189 Sud 23,3 3,6 56,2 8,9 7,6 100,0 2 233 Nord 27,1 3,6 42,2 14,7 11,7 100,0 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 16,1 3,3 63,4 8,0 9,1 100,0 511 Primaire 32,0 2,9 46,7 8,0 10,0 100,0 2 139 Secondaire 1er cycle 44,8 3,0 32,3 9,0 10,5 100,0 3 408 Secondaire 2nd cycle ou plus 44,9 4,1 31,7 10,8 8,2 100,0 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 19,9 5,5 52,1 13,5 8,2 100,0 1 243 Second 24,1 2,0 56,4 8,4 8,8 100,0 1 328 Moyen 40,9 3,0 36,1 9,2 10,7 100,0 1 403 Quatrième 50,7 3,2 25,9 8,1 11,7 100,0 1 502 Le plus riche 53,0 2,3 28,4 6,2 9,7 100,0 1 575 Ensemble 38,8 3,1 38,8 8,9 9,9 100,0 7 051 1 Y compris les non déterminés En ce qui concerne les hommes, le tableau 3.7 montre que, dans l’ensemble, 60 % d’entre eux travaillaient au moment de l’enquête, soit une proportion légèrement supérieure à celle enregistrée chez les femmes. Comme constaté chez les femmes, la proportion d’hommes qui travaillaient augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 15 % chez les hommes de 15-19 ans à un maximum de 90 % chez ceux de 45-49 ans pour diminuer ensuite et atteindre 47 % parmi ceux âgés de 55-59 ans. Concernant l’état matrimonial, on constate que les hommes en union et ceux en rupture d’union étaient proportionnellement les plus nombreux à exercer une activité quelconque au moment de l’enquête Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 43 (respectivement, 82 % et 66 %). En rural, la proportion d’hommes actifs est supérieure à celle observée en urbain (71 % contre 53 %). Selon la région de résidence, on constate aussi des écarts. De même que chez les femmes, c’est dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire que l’on observe les proportions les plus faibles d’hommes actifs : 49 % à Brazzaville et 58 % à Pointe-Noire contre 71 % au Sud et 66 % au Nord du pays. En ce qui concerne le niveau d’instruction, on constate que les hommes sans instruction (81 %) et ceux de niveau secondaire 2e cycle ou plus (62 %) étaient, proportionnellement, plus nombreux à exercer une activité au moment de l’enquête que ceux de niveaux primaire (60 %) et secondaire 1er cycle (57 %). Enfin, les résultats selon l’indice du bien-être économique du ménage montrent que c’est dans les ménages les plus pauvres que la proportion d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête est la plus élevée (75 %) ; par comparaison, dans les ménages les plus riches, cette proportion n’est que de 51 %. Tableau 3.7 Travail des hommes Répartition (en %) des hommes selon qu'ils travaillent ou non et selon la durée du travail, par certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Ne travaille pas au moment de l'enquête Travaille au moment de l'enquête Caractéristique sociodémographique N'as pas travaillé dans les 12 derniers mois A travaillé dans les 12 derniers mois Toute l'année Saisonnière/ partie de l'année De temps en temps Total1 Effectif Âge 15-19 78,5 6,6 8,1 4,1 2,7 100,0 677 20-24 41,6 12,3 33,5 6,2 6,2 100,0 503 25-29 16,9 13,1 51,6 9,4 9,1 100,0 475 30-34 10,0 8,3 60,0 8,4 13,2 100,0 427 35-39 7,3 7,7 66,8 7,6 9,8 100,0 344 40-44 5,4 9,9 62,5 11,2 10,2 100,0 281 45-49 3,0 7,2 72,2 13,0 4,5 100,0 217 50-54 7,7 7,0 77,6 5,5 2,3 100,0 125 55-59 39,5 13,1 37,7 7,6 2,1 100,0 97 État matrimonial Célibataire 58,0 9,4 24,1 4,2 4,3 100,0 1 322 En union 9,4 8,4 63,1 10,3 8,4 100,0 1 591 En rupture d’union 17,8 16,4 41,4 8,9 15,2 100,0 233 Milieu de résidence Urbain 35,0 12,4 40,1 4,5 7,9 100,0 1 864 Rural 23,9 5,0 52,5 12,2 6,1 100,0 1 282 Région Brazzaville 38,3 12,3 35,4 5,1 8,6 100,0 1 136 Pointe-Noire 28,5 14,0 48,0 2,4 7,1 100,0 573 Sud 24,2 4,5 62,8 6,0 2,4 100,0 897 Nord 26,5 6,4 33,1 21,1 12,1 100,0 541 Niveau d'instruction Aucune instruction 14,2 4,5 71,8 8,2 1,3 100,0 57 Primaire 30,1 9,8 44,4 5,8 9,6 100,0 763 Secondaire 1er cycle 33,5 9,0 42,4 7,9 7,0 100,0 1 352 Secondaire 2nd cycle ou plus 27,5 10,0 47,9 8,5 5,9 100,0 974 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 19,4 4,8 49,3 19,7 6,0 100,0 534 Second 28,3 6,3 49,8 8,1 7,5 100,0 544 Moyen 28,7 11,2 46,5 4,6 8,9 100,0 569 Quatrième 32,9 12,7 39,4 4,8 10,2 100,0 678 Le plus riche 38,2 10,4 43,1 3,8 4,1 100,0 822 Ensemble 30,5 9,4 45,1 7,6 7,2 100,0 3 146 1 Y compris les non déterminés 44 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Les tableaux 3.8 et 3.9 présentent la répartition des femmes et des hommes qui travaillaient au moment de l’enquête par type d’employeur et de revenus selon certaines caractéristiques socio- démographiques. En ce qui concerne les femmes (tableau 3.8), les résultats montrent que, dans l’ensemble, plus de quatre femmes sur cinq (85 %) travaillaient à leur propre compte, 10 % travaillaient pour quelqu’un d’autre que la famille et seulement 4 % travaillaient pour un membre de la famille. Parmi les femmes qui travaillaient pour leur propre compte, la majorité était payée pour le travail effectué (52 %). C’est parmi les femmes du milieu urbain (70 %), parmi celles de Brazzaville et de Pointe-Noire (respectivement, 73 % et 65 %), parmi celles ayant au moins un niveau secondaire (59 %) et parmi celles des ménages des trois derniers quintiles que l’on constate les proportions les plus élevées de celles qui travaillaient pour une contrepartie financière. Par contre, en milieu rural, dans la région Nord, parmi les femmes sans instruction et dans le quintile le plus pauvre, il est plus fréquent que les femmes qui travaillent à leur compte ne reçoivent pas d’argent en échange de leur travail. Tableau 3.8 Employeur et formes de revenus des femmes Répartition (en %) des femmes qui travaillent actuellement par type d'employeur et selon qu'elles gagnent ou non de l'argent, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Type d'employeur Travaille pour un membre de la famille Travaille pour quelqu'un d'autre que la famille Travaille à son propre compte Caractéristique sociodémographique Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Pourcentage qui gagnent de l’argent1 Effectif de femmes qui travaillent Âge 15-19 2,6 12,8 3,2 7,3 41,8 31,9 47,6 416 20-24 1,6 2,9 4,0 4,1 50,1 35,1 55,9 798 25-29 1,2 1,2 6,1 3,0 54,5 32,1 62,7 777 30-34 1,0 1,8 7,0 1,4 54,7 32,7 63,7 666 35-39 1,4 0,7 6,3 2,2 59,0 30,2 66,7 633 40-44 1,2 0,7 9,9 1,3 54,6 31,2 66,1 431 45-49 1,3 1,1 12,5 0,6 46,1 36,6 61,5 370 État matrimonial Célibataire 2,0 8,8 4,9 5,4 52,1 25,5 59,3 706 En union 1,3 1,5 7,0 2,0 52,3 34,7 61,1 2 727 En rupture d’union 1,5 1,1 6,7 3,7 52,8 32,8 61,5 658 Milieu de résidence Urbain 1,5 1,9 10,9 3,9 69,9 11,0 82,9 1 825 Rural 1,4 3,3 3,1 2,0 38,2 50,3 43,2 2 266 Région Brazzaville 1,7 2,4 10,4 2,2 73,0 9,1 85,9 1 141 Pointe-Noire 0,7 0,6 13,8 6,5 65,1 13,0 79,6 498 Sud 1,8 3,5 4,2 3,2 43,8 42,6 50,3 1 633 Nord 0,7 2,7 1,6 0,9 32,8 58,3 35,8 819 Niveau d'instruction Aucune instruction 1,7 2,6 2,0 3,4 34,7 54,4 39,2 412 Primaire 1,4 4,0 1,6 2,1 46,2 43,6 49,6 1 392 Secondaire 1er cycle 1,4 1,9 6,0 3,5 59,4 26,0 67,5 1 781 Secondaire 2nd cycle ou plus 1,4 1,8 25,9 2,5 58,5 9,1 86,2 506 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 1,4 5,1 0,5 2,8 31,5 56,9 33,9 927 Second 1,5 2,4 1,7 2,2 45,9 45,3 49,5 981 Moyen 1,5 0,9 6,5 3,2 57,1 29,6 65,7 787 Quatrième 0,8 2,9 9,5 3,2 70,1 12,1 81,2 693 Le plus riche 2,0 1,7 18,5 3,2 65,8 7,5 87,0 703 Ensemble 1,4 2,7 6,6 2,9 52,3 32,8 60,9 4 091 1 Y compris les non déterminés Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 45 Au tableau 3.9, on constate que 54 % des hommes travaillaient, au moment de l’enquête, à leur propre compte, 43 % travaillaient pour quelqu’un d’autre que la famille et dans une proportion très faible (2 %), ils travaillaient pour un membre de la famille. En outre, 82 % des hommes qui travaillaient ont déclaré qu’ils gagnaient de l’argent en échange de leur travail. Cependant, en milieu urbain, à Brazzaville et à Pointe-Noire, parmi les plus instruits et parmi ceux des ménages du quintile le plus riche, cette proportion excède 90 %. À l’opposé, c’est parmi les plus jeunes de 15-19 ans (66 %), ceux de la région Nord (56 %) et parmi ceux vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre (56 %) que cette proportion est la plus faible. Tableau 3.9 Employeur et formes de revenus des hommes Répartition (en %) des hommes qui travaillent actuellement par type d'employeur et selon qu'ils gagnent ou non de l'argent, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Type d'employeur Travaille pour un membre de la famille Travaille pour quelqu'un d'autre que la famille Travaille à son propre compte Caractéristique sociodémographique Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Gagne de l'argent Ne gagne pas d'argent Pourcentage qui gagnent de l’argent1 Effectif d’homme s qui travaillent Âge 15-19 5,3 8,0 30,2 14,4 30,2 12,0 65,6 101 20-24 2,3 0,4 39,0 3,9 38,6 15,5 79,9 232 25-29 1,5 0,9 29,8 3,5 51,4 12,0 82,7 333 30-34 2,5 0,6 40,2 2,7 39,8 14,2 82,5 349 35-39 0,5 0,0 41,0 1,4 42,0 13,7 83,9 292 40-44 1,0 0,0 44,4 2,1 37,3 15,2 82,7 238 45-49 0,0 0,0 50,5 2,8 31,7 12,8 83,5 195 50-54 1,1 0,0 46,1 1,7 39,9 11,1 87,2 107 55-59 (6,8) (0,0) (20,0) (1,8) (58,2) (13,3) (84,9) 46 État matrimonial Célibataire 2,6 2,3 35,4 8,5 42,7 8,4 80,7 431 En union 1,6 0,1 39,6 1,9 40,2 15,7 81,7 1 308 En rupture d’union 0,0 1,6 47,0 0,7 41,2 9,4 88,2 153 Milieu de résidence Urbain 2,9 0,6 57,9 4,2 32,1 2,0 93,1 980 Rural 0,4 0,9 19,2 2,3 50,2 25,9 70,1 912 Région Brazzaville 4,7 0,6 56,0 4,0 31,7 2,7 92,6 561 Pointe-Noire 0,6 0,5 65,6 4,4 27,7 1,1 94,0 329 Sud 0,7 0,8 19,2 2,9 61,2 14,7 81,6 640 Nord 0,0 1,1 24,6 1,8 30,9 39,5 55,5 363 Niveau d'instruction Aucune instruction (3,0) (0,9) (15,0) (4,6) (52,6) (23,8) (70,7) 47 Primaire 0,7 1,1 25,4 5,4 46,1 20,1 72,7 459 Secondaire 1er cycle 2,0 1,1 33,5 2,5 44,7 15,6 80,2 778 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,1 0,0 58,8 2,6 31,0 5,2 92,1 609 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,6 1,0 8,0 2,3 47,3 39,1 55,9 404 Second 0,0 0,7 21,7 1,6 55,9 19,8 77,6 355 Moyen 1,4 0,9 43,6 4,1 44,9 4,2 90,8 342 Quatrième 0,8 0,4 61,8 3,2 31,8 2,0 94,4 369 Le plus riche 5,4 0,7 60,7 5,0 26,4 1,3 92,7 422 Ensemble 1,7 0,7 39,2 3,3 40,8 13,5 82,0 1 892 1 Y compris les non déterminés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés 46 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Les tableaux 3.10 et 3.11 présentent la répartition des femmes et des hommes qui travaillaient au moment de l’enquête par type d’occupation et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. En ce qui concerne les femmes, on constate que, dans l’ensemble, 42 % travaillaient dans l’agriculture, 45 % étaient employées dans les ventes et services, environ 8 % d’entre elles exerçaient une activité professionnelle ou administrative (dont 2 % travaillaient comme employées de bureau), seulement 3 % exerçaient un travail manuel non qualifié. Enfin, environ 2 % des femmes exerçaient un travail « autre » (qui pourrait être des travaux domestiques). Comme l’on pouvait s’y attendre, les femmes du milieu rural (71 %), celles sans instruction (80 %) et celles vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre (84 %) sont celles qui travaillaient le plus fréquemment dans l’agriculture. Par contre, en milieu urbain, la proportion de femmes exerçant une activité dans les ventes et services est pratiquement trois fois plus élevée (71%) qu’en milieu rural (24 %). De même, à Brazzaville et à Pointe-Noire, respectivement, 76 % et 70 % des femmes étaient occupées dans les ventes et services. Les femmes les plus instruites occupaient plus fréquemment des emplois de cadre (27 %), dans le secteur des ventes et services (49 %) et d’employées de bureau (11 %). Tableau 3.10 Type d’occupation des femmes Répartition (en %) des femmes qui travaillent actuellement par type d’occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Type d'occupation Caractéristique sociodémographique Agriculture Cadres Employées de bureau Ventes, services Manuel qualifié Manuel non qualifié Autre Total Effectif Âge 15-19 38,7 0,0 0,5 54,0 0,0 3,9 2,8 100,0 416 20-24 42,5 2,1 0,5 48,3 0,1 4,5 2,0 100,0 798 25-29 38,2 5,0 2,2 47,9 0,0 4,1 2,7 100,0 777 30-34 43,0 5,9 1,7 44,6 0,0 3,3 1,5 100,0 666 35-39 43,3 5,9 2,4 45,7 0,1 2,0 0,6 100,0 633 40-44 40,5 10,5 3,4 42,2 0,0 1,7 1,7 100,0 431 45-49 53,5 15,1 5,4 24,5 0,0 0,7 0,8 100,0 370 Milieu de résidence Urbain 6,5 9,7 4,1 71,4 0,1 5,0 3,2 100,0 1 825 Rural 71,0 2,5 0,4 23,8 0,0 1,7 0,6 100,0 2 266 Région Brazzaville 2,1 10,5 3,8 76,4 0,0 4,0 3,2 100,0 1 141 Pointe-Noire 4,1 9,4 5,5 69,8 0,2 6,9 4,1 100,0 498 Sud 74,3 3,1 0,7 19,4 0,0 2,3 0,2 100,0 1 633 Nord 57,7 1,8 0,3 37,3 0,0 1,3 1,6 100,0 819 Niveau d'instruction Aucune instruction 79,7 0,0 0,0 19,6 0,1 0,5 0,0 100,0 412 Primaire 60,3 0,4 0,1 36,1 0,0 2,1 1,0 100,0 1 392 Secondaire 1er cycle 29,8 5,0 1,6 56,7 0,0 4,8 2,0 100,0 1 781 Secondaire 2nd cycle ou plus 6,2 27,4 10,6 49,0 0,2 2,3 4,4 100,0 506 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 84,2 0,1 0,1 14,6 0,0 0,7 0,2 100,0 927 Second 67,3 1,7 0,2 28,2 0,0 1,7 1,0 100,0 981 Moyen 30,4 4,5 0,9 57,4 0,0 5,4 1,4 100,0 787 Quatrième 4,8 7,2 2,2 77,9 0,1 4,6 3,2 100,0 693 Le plus riche 2,2 18,6 8,4 62,3 0,1 4,4 4,1 100,0 703 Ensemble 42,3 5,7 2,1 45,0 0,0 3,2 1,8 100,0 4 091 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 47 Concernant les hommes (tableau 3.11), on constate que, dans l’ensemble, environ un tiers d’entre eux, soit une proportion inférieure à celle observée chez les femmes, travaillaient dans l’agriculture (34 % contre 42 %). En outre, environ un homme sur cinq (19 % dont 2 % seulement travaillaient comme employés) exerçait une fonction d’encadrement professionnel ou administratif ; une proportion d’hommes trois fois plus faible que celle des femmes (14 % contre 42 %) exerçaient une activité dans les ventes et services et moins d’un homme sur cinq (18 %) exerçait un emploi non qualifié. Enfin, à la différence des femmes, 6 % d’hommes ont déclaré exercer un emploi manuel qualifié. Tableau 3.11 Type d’occupation des hommes Répartition (en %) des hommes qui travaillent actuellement par type d’occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Type d'occupation Caractéristique sociodémographique Agriculture Cadres Employés de bureau Ventes, services Manuel qualifié Manuel non qualifié Autre Total Effectif Âge 15-19 33,8 4,1 1,1 20,9 0,8 29,6 9,8 100,0 101 20-24 32,0 3,0 0,7 21,0 6,6 27,0 9,8 100,0 232 25-29 37,9 6,3 1,0 22,7 5,2 16,5 10,4 100,0 333 30-34 29,8 14,2 2,3 12,4 6,4 21,8 13,0 100,0 349 35-39 36,7 18,9 3,4 10,7 10,2 14,0 6,1 100,0 292 40-44 30,4 24,9 2,0 13,9 6,3 14,6 8,0 100,0 238 45-49 27,5 39,5 3,7 4,7 3,9 15,3 5,4 100,0 195 50-54 41,6 29,8 5,7 1,5 4,7 13,0 3,7 100,0 107 55-59 (63,0) (15,5) (0,2) (6,8) (0,0) (11,3) (3,3) (100,0) 46 Milieu de résidence Urbain 5,6 21,9 4,0 20,5 8,3 26,1 13,7 100,0 980 Rural 64,7 10,7 0,4 7,2 3,5 10,2 3,4 100,0 912 Région Brazzaville 3,0 22,7 4,3 18,3 7,8 24,0 19,8 100,0 561 Pointe-Noire 4,5 20,6 3,5 26,8 10,5 29,8 4,5 100,0 329 Sud 63,5 9,9 0,7 8,1 3,5 11,0 3,3 100,0 640 Nord 57,2 14,8 0,6 6,6 3,3 12,5 5,0 100,0 363 Niveau d'instruction Aucune instruction (53,0) (5,1) (2,1) (20,2) (6,6) (9,1) (4,0) (100,0) 47 Primaire 53,3 3,6 0,3 13,7 3,5 21,2 4,4 100,0 459 Secondaire 1er cycle 39,0 6,9 1,0 15,1 8,5 21,9 7,6 100,0 778 Secondaire 2nd cycle ou plus 11,9 39,3 5,3 12,6 4,6 12,5 13,9 100,0 609 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 82,2 5,6 0,2 1,3 1,4 7,2 2,1 100,0 404 Second 61,5 7,8 0,4 9,7 5,2 12,9 2,6 100,0 355 Moyen 20,1 15,6 1,9 21,6 6,8 26,5 7,5 100,0 342 Quatrième 4,7 20,6 3,8 21,6 8,4 29,3 11,6 100,0 369 Le plus riche 1,8 31,4 4,7 17,4 8,2 17,6 18,8 100,0 422 Ensemble 34,1 16,5 2,2 14,1 6,0 18,4 8,7 100,0 1 892 ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés C’est bien sûr en milieu rural que la proportion d’hommes travaillant dans l’agriculture est la plus élevée (65 %). En urbain, 21 % des hommes travaillaient dans les ventes et services et 26 % exerçaient un emploi manuel non qualifié. Dans les régions Sud et Nord, une proportion élevée d’hommes étaient occupés dans l’agriculture (respectivement, 64 % et 57 %) alors qu’à Brazzaville et à Pointe-Noire, au moins un sur cinq occupait des fonctions de cadre (respectivement, 23 % et 21 %) ; en outre, dans ces deux villes, les hommes ont fréquemment déclaré travailler dans les ventes et services et en tant que travailleur manuel non qualifié. En fonction du niveau d’instruction, on constate également des disparités 48 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés dans les emplois occupés par les hommes : plus de la moitié de ceux ayant un niveau primaire travaillaient dans l’agriculture (53 %) alors que les plus instruits sont proportionnellement plus nombreux dans les emplois de cadres (39 %). Les résultats selon le quintile de bien-être montrent que des ménages les plus pauvres aux plus riches, la proportion de ceux qui travaillent dans l’agriculture diminue, passant de 82 % à 2 % ; Par contre, pour tous les autres types d’occupation, on constate la tendance inverse. 3.7 STATUT DE LA FEMME Afin de pouvoir évaluer le degré de participation des femmes dans la prise de décision sur l’utilisation de leur revenu, ainsi que leur contribution aux dépenses du ménage, l’EDSC-I, par le biais de son questionnaire individuel femme, a posé un certain nombre de questions. En outre, pour évaluer le degré d’adhésion ou de rejet de certaines normes, on a demandé aux femmes si, dans certaines circonstances, elles estimaient qu’il était justifié qu’un homme batte sa femme. 3.7.1 Utilisation de revenu et contribution aux dépenses du ménage Le tableau 3.12 présente d’une part la répartition des femmes qui travaillent selon la personne qui décide de l’utilisation de leur revenu et d’autre part la répartition des femmes qui travaillent selon la part des dépenses du ménage qui sont couvertes par leur revenu. Dans l’ensemble, trois femmes sur quatre (75 %) décident seules de l’utilisation de leur revenu. C’est parmi les femmes en union (66 %), parmi celles qui ont au moins cinq enfants (67 %), parmi celles du milieu rural (66 %), parmi celles sans instruction (66 %) et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre (63 %) que cette proportion est la plus faible. En outre, un peu plus d’une femme sur cinq (21 %) a déclaré décider conjointement avec quelqu’un d’autre de l’utilisation de l’argent. C’est dans les ménages du quintile le plus pauvre que la proportion des femmes qui décident avec quelqu’un d’autre de l’utilisation de l’argent est la plus élevée (32 %). On note également que 29 % des femmes en union décident avec quelqu’un d’autre, probablement le conjoint, de l’utilisation de leur revenu. À l’opposé, les femmes de Brazzaville (11 %), celles de Pointe-Noire (8 %) et celles appartenant aux ménages les plus aisés (12 %) sont celles qui ont le moins fréquemment déclaré décider conjointement avec quelqu’un d’autre de l’utilisation de leur revenu. Dans seulement 4 % des cas, la décision concernant l’utilisation du revenu de la femme est prise par une autre personne. Dans la région Sud, cette proportion est de 6 %. Les résultats selon la contribution des femmes aux dépenses du ménage montrent que seulement 19 % des femmes qui gagnent de l’argent couvrent la totalité des dépenses du ménage avec leurs gains. On constate que parmi les femmes de 45-49 ans, et parmi celles en rupture d’union cette proportion est beaucoup plus élevée puisqu’elles concernent plus d’un tiers des femmes (respectivement, 34 % et 35 %). Parmi les non instruites (24 %), celles de Pointe-Noire (29 %) et celles ayant au moins cinq enfants (27 %), la proportion des femmes dont le revenu couvre la totalité des dépenses du ménage est plus élevée que la moyenne nationale. À l’opposé, dans environ 13 % des cas, les femmes ne contribuent à pratiquement aucune dépenses du ménage. Cette proportion diminue régulièrement avec l’âge passant de 41 % chez les jeunes de 15-19 ans à 3 % chez les femmes de 45-49 ans. Ce sont surtout les célibataires et les femmes sans enfant qui ne prennent financièrement en charge aucune dépense du ménage (respectivement, 31 % et 35 %). Enfin, un peu plus de deux femmes sur cinq (43 %) couvrent au moins la moitié des dépenses du ménage par leurs gains. Il s’agit principalement des femmes de 45-49 ans (46 %) de celles en rupture d’union (38 %) et de celles sans instruction (50 %) ; de même, parmi celles ayant au moins cinq enfants, parmi celles de la région Sud et celles des ménages les plus pauvres, environ la moitié utilise leurs gains pour couvrir au moins la moitié des dépenses du ménage. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 49 Tableau 3.12 Décision de l'utilisation du revenu et contribution aux dépenses du ménage Répartition (en %) des femmes travaillant ou ayant travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête et qui gagnent de l'argent (y compris celles qui sont payées, en partie, en argent et, en partie, en nature), en fonction de la personne qui décide de l’utilisation de l’argent et de la proportion dépensée pour les charges du ménage, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Décision sur l'utilisation des revenus Dépenses du ménage couvertes par les gains Caractéristique sociodémographique Enquêtée toute seule Conjointe- ment avec quelqu'un d'autre1 Autre personne décide seule2 Total3 Pratique- ment aucune Moins de la moitié Au moins la moitié Toutes Total3 Effectif Âge 15-19 78,2 17,3 4,2 100,0 40,7 16,9 32,3 9,3 100,0 356 20-24 75,8 19,2 5,0 100,0 16,2 30,1 38,5 15,2 100,0 754 25-29 75,7 21,2 3,1 100,0 10,7 27,6 45,4 16,4 100,0 729 30-34 72,8 22,7 4,4 100,0 8,6 26,9 42,5 21,9 100,0 662 35-39 73,5 23,7 2,8 100,0 6,9 26,0 50,1 17,0 100,0 619 40-44 76,5 19,8 3,7 100,0 7,7 21,4 44,4 26,5 100,0 412 45-49 74,0 23,5 2,1 100,0 3,4 15,9 46,3 34,4 100,0 357 État matrimonial Célibataire 92,0 5,2 2,6 100,0 31,4 21,4 29,6 17,3 100,0 638 En union 66,0 29,4 4,6 100,0 9,1 27,4 47,5 15,9 100,0 2 625 En rupture d’union 95,6 3,2 1,2 100,0 8,0 18,4 38,4 35,3 100,0 627 Nombre d'enfants vivants 0 81,8 14,1 3,9 100,0 35,2 21,2 30,6 12,8 100,0 603 1-2 77,7 19,6 2,7 100,0 11,1 29,3 44,1 15,4 100,0 1 444 3-4 73,0 22,2 4,8 100,0 7,1 25,7 44,8 22,3 100,0 1 087 5+ 67,4 28,4 4,0 100,0 5,2 18,8 48,6 27,4 100,0 755 Milieu de résidence Urbain 86,5 11,3 2,1 100,0 15,4 29,2 36,4 19,0 100,0 1 702 Rural 66,1 28,8 5,0 100,0 10,3 21,7 48,3 19,5 100,0 2 187 Région Brazzaville 87,3 10,7 1,9 100,0 18,6 31,5 34,0 15,9 100,0 1 083 Pointe-Noire 90,3 8,2 1,5 100,0 9,6 22,3 38,9 29,2 100,0 433 Sud 65,5 28,1 6,4 100,0 9,3 22,2 49,7 18,8 100,0 1 624 Nord 69,2 28,8 1,9 100,0 12,5 23,3 44,4 19,5 100,0 749 Niveau d'instruction Aucune instruction 65,6 29,9 4,5 100,0 7,6 18,2 50,1 24,1 100,0 397 Primaire 70,3 24,9 4,6 100,0 11,1 23,0 43,5 22,2 100,0 1 331 Secondaire 1er cycle 78,1 18,6 3,3 100,0 13,6 27,7 42,9 15,8 100,0 1 662 Secondaire 2nd cycle ou plus 85,0 12,9 2,1 100,0 17,0 26,9 37,1 19,0 100,0 498 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 63,1 31,5 5,3 100,0 7,3 19,4 54,3 18,7 100,0 879 Second 68,9 25,3 5,8 100,0 11,3 20,6 47,1 20,9 100,0 945 Moyen 76,8 20,1 2,9 100,0 12,4 29,0 36,1 22,4 100,0 762 Quatrième 86,9 11,9 1,1 100,0 17,7 27,9 36,8 17,5 100,0 646 Le plus riche 86,1 11,7 2,2 100,0 16,4 31,2 36,8 15,6 100,0 657 Ensemble 75,0 21,2 3,7 100,0 12,5 25,0 43,1 19,3 100,0 3 889 1 En commun avec le conjoint ou quelqu'un d'autre 2 Y compris le conjoint 3 Y compris les non déterminés 50 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés 3.7.2 Opinion des femmes sur la violence conjugale Le tableau 3.13 présente selon certaines caractéristiques sociodémographiques, la répartition des femmes qui pensent qu’il est justifié que, dans certaines circonstances, un homme batte sa femme. Environ trois femmes sur quatre (76 %) pensent que, pour au moins une des raisons citées, il est normal qu’un homme batte sa femme. Parmi les femmes de 20-24 ans, celles de Pointe-Noire et de la région Sud, parmi celles sans instruction et parmi celles du second quintile, cette proportion est d’au moins 80 %. D’autre part, ce même tableau fournit également les résultats selon les différentes raisons mentionnées. C’est quand la femme manque de respect à son mari que les femmes ont été proportionnellement les plus nombreuses à déclarer qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme (63 %). Cependant, à Brazzaville, parmi les plus instruites et dans la région Nord, cette proportion est plus faible (respectivement, 56 %, 53 % et 51 %). À l’opposé, cette opinion est beaucoup plus fréquemment partagée par les femmes en union (65 %), celles sans instruction (70 %), celles résidant en milieu rural (65 %) et particulièrement dans le Sud du pays (73 %). Dans 59 % des cas, les femmes justifient ce comportement violent du mari quand la femme est infidèle. Ce sont toujours les mêmes sous-groupes de femmes qui estiment qu’il est justifié qu’un homme batte sa femme. En outre, pour plus d’un tiers des femmes (35 %), il est acceptable qu’un homme batte sa femme si celle-ci refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui. Parmi les femmes sans instruction, cette proportion atteint 48 %. Une femme sur deux (50 %), justifie un comportement violent du mari à l’égard de sa femme quand celle-ci néglige les travaux domestiques. Dans 52 % des cas, les femmes pensent qu’il est acceptable qu’un homme batte sa femme quand celle-ci sort sans le lui dire et, dans des proportions très proches, ce comportement du mari est jugé acceptable quand la femme ne respecte pas la famille de son mari (53 %), ou quand la femme dépense de l’argent sans son autorisation (50 %). Enfin, on constate que, plus de la moitié des femmes enquêtées (55 %) pensent que le mari a le droit de battre sa femme quand cette dernière néglige les enfants. C’est encore parmi les femmes en union (57 %), sans instruction (62 %), en milieu rural (57 %) et particulièrement parmi celles résidant dans le Sud (66 %) que cette proportion est la plus élevée. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 51 Tableau 3.13 Opinion des femmes concernant le fait qu'un mari batte sa femme Pourcentage de femmes qui pensent qu'il est justifié que, dans certaines circonstances, un mari batte sa femme, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pense qu'il est justifié qu'un mari batte sa femme quand : Caractéristique sociodémographique Elle lui est infidèle Elle sort sans le lui dire Elle refuse d'avoir des rapports sexuels avec lui Elle lui manque de respect Elle manque de respect à sa famille Elle néglige les enfants Elle néglige les travaux domestiques Elle dépense de l'argent sans son autorisation D'accord avec, au moins, une des raisons mentionnées Effectif de femmes Âge 15-19 55,6 51,2 30,4 62,8 53,9 54,5 51,0 52,4 76,2 1 566 20-24 61,5 52,8 33,2 66,1 56,4 59,1 53,2 50,9 80,0 1 493 25-29 56,5 47,8 35,2 60,0 49,1 52,5 47,3 48,9 74,2 1 238 30-34 63,4 55,5 39,2 64,3 55,9 56,7 50,9 51,2 78,9 934 35-39 58,9 51,2 36,9 62,0 51,2 51,1 48,4 48,7 73,4 830 40-44 62,5 55,9 42,8 62,8 51,2 54,7 47,6 50,5 75,1 551 45-49 54,4 45,7 34,2 53,9 47,2 46,8 42,0 40,8 62,3 440 État matrimonial Célibataire 53,5 47,7 28,7 58,9 50,4 50,6 48,1 48,1 72,5 2 082 En union 62,0 53,9 38,2 65,3 55,0 57,1 51,6 52,2 77,9 3 979 En rupture d’union 58,0 50,3 35,2 59,3 49,9 52,5 45,0 45,4 74,0 990 Nombre d'enfants vivants 0 55,7 50,4 30,1 61,6 52,0 52,5 48,7 50,3 75,0 2 031 1-2 59,4 51,8 34,9 62,8 54,6 56,4 50,9 50,9 77,4 2 539 3-4 60,1 51,1 37,7 63,5 51,3 55,2 48,8 47,4 75,5 1 509 5+ 62,5 53,9 41,1 62,5 52,8 53,0 49,9 51,2 73,3 972 Milieu de résidence Urbain 54,8 50,0 31,4 60,5 51,8 52,4 46,8 48,2 74,5 3 990 Rural 64,3 53,6 39,6 65,2 54,4 57,3 53,4 52,3 77,4 3 061 Région Brazzaville 50,1 46,3 30,5 55,9 44,7 49,2 42,6 42,6 70,5 2 447 Pointe-Noire 59,3 55,6 31,8 68,7 65,8 56,8 52,4 54,2 80,2 1 189 Sud 75,1 64,1 40,0 72,8 63,3 66,0 63,6 67,0 82,7 2 233 Nord 46,2 34,5 37,9 50,8 37,6 41,8 35,4 29,0 68,8 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 70,3 59,0 48,4 69,8 61,0 62,4 59,7 59,7 80,7 511 Primaire 61,0 52,9 36,8 63,6 54,4 56,4 50,9 51,1 77,0 2 139 Secondaire 1er cycle 58,7 51,9 34,0 63,6 53,4 55,1 50,1 50,8 76,7 3 408 Secondaire 2nd cycle ou plus 49,1 43,7 27,5 53,1 43,9 44,7 40,3 40,1 67,1 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 63,9 52,6 44,0 60,6 52,7 54,3 50,3 50,7 75,4 1 243 Second 65,6 53,4 39,1 68,1 54,8 59,9 56,4 55,7 79,7 1 328 Moyen 62,8 58,4 33,8 68,3 59,2 60,1 55,2 56,8 81,5 1 403 Quatrième 56,7 51,2 33,6 62,2 51,6 53,9 45,9 48,5 76,0 1 502 Le plus riche 48,0 43,4 26,6 54,7 47,2 46,0 42,2 40,0 67,3 1 575 Ensemble 58,9 51,5 35,0 62,6 52,9 54,6 49,7 50,0 75,7 7 051 Fécondité | 53 FÉCONDITÉ 4 Gabriel BATSANGA Malgré le rôle primordial que joue la fécondité dans la dynamique de la population, et ses répercussions sur la santé de la mère et de l’enfant, aucune étude d’envergure nationale n’a, à ce jour, été réalisée au Congo sur ce sujet. Les seules informations disponibles sont celles issues de l’enquête démographique de 1961 et des Recensements Généraux de la Population et de l’Habitat de 1974 et 1984. Au cours de ces opérations, la fécondité a été estimée par le biais de questions relatives aux naissances survenues dans le ménage au cours des douze mois ayant précédé la collecte des données, méthode qui a généralement l’inconvénient majeur de sous estimer le niveau de la fécondité. L’EDSC-I fournit une estimation relativement fiable des niveaux de fécondité et une description de ses déterminants. Cependant, une deuxième EDSC sera nécessaire pour pouvoir dégager et confirmer des tendances claires et non équivoques de la fécondité sur le long terme. 4.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES L’EDSC-I a collecté des informations auprès d’un échantillon national de femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) qui ont permis de reconstituer leur histoire génésique. Ces données permettent d’estimer les niveaux de fécondité non seulement à l’échelle nationale mais aussi pour chaque milieu et région de résidence ainsi que selon certaines variables sociodémographiques. Les informations relatives à la fécondité ont été obtenues par le biais d’une série de questions que les enquêtrices ont posées aux femmes éligibles. Au cours de l’interview, les enquêtrices devaient enregistrer avec exactitude le nombre total d’enfants que la femme avait eus, en distinguant les garçons des filles, ceux vivant avec elle de ceux vivant ailleurs, et ceux encore en vie de ceux décédés. L’enquêtrice reconstituait ensuite avec la femme interrogée l’histoire complète des naissances, de la plus ancienne à la plus récente. Elle enregistrait, pour chacune d’entre elle, le type de naissance (simple ou multiple), le sexe, la date et l’état de survie. Pour les enfants encore en vie, elle enregistrait leur âge et distinguait ceux vivant avec leur mère de ceux vivant ailleurs. Pour les enfants décédés, elle enregistrait l’âge au décès. À la fin de l’interview, l’enquêtrice devait s’assurer que le nombre total d’enfants déclarés par la mère, pour chaque catégorie (vivants, décédés, etc.) était cohérent avec celui obtenu à partir de l’historique des naissances. Malgré l’organisation mise en place pour atteindre les objectifs de l’enquête (notamment la formation et les instructions données aux agents de terrain, et à ceux chargés du traitement informatique des données) et les contrôles opérés à tous les niveaux, les données obtenues peuvent être sujettes à différents types d’erreurs. Ces erreurs sont principalement celles inhérentes aux enquêtes rétrospectives. Il s’agit notamment : - du sous enregistrement des naissances, en particulier l'omission d'enfants qui vivent ailleurs, de ceux qui meurent très jeunes, quelques heures ou quelques jours seulement après la naissance, ce qui peut entraîner une sous-estimation des niveaux de fécondité ; - de l’imprécision des déclarations de dates de naissance et/ou d’âges, en particulier l’attraction pour des années de naissance ou pour des âges ronds. Ce qui peut entraîner des sous- 54 | Fécondité estimations ou des surestimations de la fécondité à certains âges et/ou pour certaines périodes ; - du biais sélectif de survie ou effet de sélectivité, les femmes enquêtées étant celles qui sont survivantes. Si l’on suppose que la fécondité des femmes décédées avant l’enquête est différente de celle des survivantes, les niveaux de fécondité obtenus s’en trouveraient légèrement biaisés ; - des transferts de dates de naissance d’enfants nés depuis janvier 2000 vers les années précédentes. Ces transferts ont été probablement effectués par certaines enquêtrices pour éviter de poser les questions sur la santé des enfants (section 4 du questionnaire) qui ne portent que sur les enfants nés depuis janvier 2000 et pour éviter de prendre les mesures anthropométriques (poids et taille) les concernant. Ces transferts sont généralement plus fréquents lorsque l’enquêtée ne connaît pas avec exactitude le mois et l'année de naissance ou l'âge de ses enfants. Dans le cas de l’EDSC-I, il semble effectivement y avoir eu certains déplacements de naissances de l’année 2000 sur l’année 19991. Cependant la fécondité étant mesurée pour les trois dernières années (soit la période 2002 à 2005), ces transferts se situent à l’extérieur de la période de référence et ne devraient donc pas affecter les résultats. Enfin, au cours de l’enquête auprès des hommes, à l’instar de celle auprès des femmes, on a recueilli des informations sur leur fécondité totale, en leur posant une série de questions sur le nombre total d’enfants qu’ils ont eus en distinguant les garçons des filles, ceux vivant avec eux de ceux vivant ailleurs et ceux encore en vie de ceux qui sont décédés. Par contre, les enquêteurs n’avaient pas à reconstituer l’historique des naissances des hommes. 4.2 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE Le niveau actuel de la fécondité est mesuré par le taux de fécondité par âge et l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) ou somme des naissances réduites. Les taux de fécondité par âge sont obtenus en rapportant les naissances issues des femmes de chaque groupe d’âges à l’effectif des femmes correspondant. Quant à l’ISF, qui est un indicateur conjoncturel de fécondité, il est le résultat du cumul des taux de fécondité par âge entre 15 et 49 ans. Il correspond au nombre moyen d’enfants que mettrait au monde une femme au terme de sa vie génésique si elle subissait les taux de fécondité par âge observés pendant les trois années ayant précédé l’enquête, soit approximativement 2002-2005. Cette période de référence de trois ans a été choisie comme compromis entre trois critères : - fournir des indicateurs de fécondité les plus récents possibles ; - minimiser les erreurs de sondage ; - et éviter au maximum les problèmes de transfert de dates de certaines naissances. Le tableau 4.1 présente les principaux indicateurs de fécondité selon le milieu de résidence. D’une manière générale, il ressort que les taux de fécondité présentent un profil proche de ceux généralement observés dans les pays à forte fécondité. Ce profil se caractérise par une fécondité précoce relativement élevée (129 ‰ à 15-19 ans) qui augmente très rapidement pour atteindre son maximum à 20-24 ans (221 ‰) et qui se maintient longtemps à des niveaux importants (200 ‰ à 25-29 ans et 185 ‰ 1 À l'Annexe C, le tableau C.5 fournit la distribution des naissances par année de naissance. Le rapport de naissances annuelles (rapport des naissances d'année x à la demi somme des naissances des années précédentes et suivantes, soit Nx/[(Nx-1+Nx+1)/2]), rend compte des déplacements d'années de naissance. Le rapport indique un léger manque de naissances en 2000 (rapport = 94 < 100) et un excédent en 1999 (rapport = 115 > 100). Fécondité | 55 à 30-34 ans) avant de décroître assez rapidement. La fécondité des femmes résidant au Congo demeure élevée puisqu’en arrivant au terme de leur vie féconde, une femme donnerait naissance, en moyenne, à 4,8 enfants. Cet indicateur est assez proche de ceux obtenus récemment dans certains pays voisins : 5,0 enfants au Cameroun (2004) et 4,3 enfants au Gabon (2000). Les données du tableau 4.1, et du graphique 4.1 illustrant les taux de fécondité, font apparaître des disparités selon le milieu de résidence. En effet, en milieu rural, le nombre moyen d’enfants est estimé à 6,1 enfants contre 3,6 à Brazzaville, 3,8 à Pointe-Noire et 4,8 dans les autres villes. Une femme du milieu rural a donc, en moyenne, 2,5 enfants de plus qu’une femme résidant à Brazzaville et 2,3 enfants de plus qu’une femme vivant dans le milieu urbain pris dans sa globalité. En outre, c’est à tous les âges que la fécondité des femmes du milieu rural est plus élevée : en effet, les taux à 15-19 ans (168 ‰) et à 45-49 ans (38 ‰) sont beaucoup plus élevés dans le milieu rural que dans les autres milieux (respectivement 90 ‰ et 5 ‰ à Brazzaville et 118 ‰ et 0 ‰ à Pointe-Noire) ; la fécondité des femmes du milieu rural débute donc plus précocement mais s’achève aussi plus tardivement que celle des femmes du milieu urbain. Tableau 4.1 Fécondité actuelle Taux de fécondité par âge, Indice Synthétique de Fécondité (ISF), Taux Brut de Natalité (TBN) et Taux Global de Fécondité Générale (TGFG) pour la période des trois années précédant l'enquête, selon le milieu de résidence, Congo 2005 Résidence Groupe d'âges Brazzaville Pointe- Noire Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble 15-19 90 118 123 101 168 129 20-24 174 172 222 177 280 221 25-29 156 187 220 171 240 200 30-34 149 134 158 145 237 185 35-39 97 117 151 107 167 134 40-44 43 32 94 45 97 69 45-49 5 0 0 3 38 21 ISF 3,6 3,8 4,8 3,8 6,1 4,8 TGFG 127 140 169 134 212 168 TBN 32,8 36,4 39,8 34,6 46,1 40,0 Note : Les taux du groupe d'âges 45-49 ans peuvent être légèrement biaisés du fait de données incomplètes pour ce groupe d'âges. ISF : Indice Synthétique de Fécondité des femmes de 15-49 ans, exprimé pour une femme. TGFG : Taux Global de Fécondité Générale (naissances divisées par le nombre de femmes de 15-44 ans), pour 1 000 femmes. TBN : Taux Brut de Natalité pour 1 000 individus. Au tableau 4.1 figure également le Taux Brut de Natalité (TBN) ou nombre annuel moyen de naissances dans la population totale, qui est estimé à 40 ‰ pour l’ensemble du pays. Le Taux Global de Fécondité Générale (TGFG), c’est-à-dire le nombre moyen de naissances vivantes pour 1000 femmes en âge de procréer, est estimé ici à 168 ‰ pour l’ensemble du pays. Comme l’ISF, ces deux indicateurs sont plus élevés en milieu rural qu’en milieu urbain. Ainsi, avec un TGFG de 212 ‰ en milieu rural, 1 000 femmes de ce milieu donnent naissance annuellement, en moyenne, à 85 enfants de plus que leurs consœurs de Brazzaville (127 ‰), à 72 enfants de plus que les femmes de Pointe-Noire (140 ‰) et à 43 enfants de plus que celles des Autres Villes (169 ‰). De même, le TBN en milieu rural (46 ‰) est supérieur de 13 points à celui de Brazzaville (33 ‰), de 10 points à celui de Pointe-Noire (36 ‰) et de 6 points à celui des autres villes (40 ‰). 56 | Fécondité Le tableau 4.2 présente l’ISF selon certaines caractéristiques socio- démographiques, ainsi que le pour- centage de femmes enceintes au moment de l’enquête ainsi que le nombre moyen d’enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans, nombre assez proche de la descendance finale. À l’inverse de l’ISF, qui mesure la fécondité actuelle ou récente des femmes de 15-49 ans, ce nombre moyen est le résultat de la fécondité passée des femmes enquêtées qui atteignent la fin de leur vie féconde. Dans une population où la fécondité reste invariable, cette descendance tend à se rapprocher de l’ISF. Par contre, si l’ISF est inférieur au nombre moyen d’enfants par femme de 40-49 ans, cela peut indiquer une tendance à la baisse de la fécondité. Au Congo, l’ISF, estimé à 4,8 enfants par femme, est légèrement inférieur à la descendance à 40-49 ans, estimée dans l’ensemble à 5,3 enfants et pourrait donc signifier une tendance à la baisse de la fécondité. Cet écart entre la descendance et l’ISF se retrouve pour toutes les catégories de femmes (graphique 4.2). Tableau 4.2 Fécondité par caractéristiques sociodémographiques Indice synthétique de fécondité pour les trois années précédant l'enquête, pourcentage de femmes actuellement enceintes et nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Indice Synthétique de Fécondité1 Pourcentage de femmes actuellement enceintes Nombre moyen d'enfants nés vivants des femmes de 40-49 ans Milieu de résidence Urbain 3,8 7,0 4,5 Rural 6,1 12,2 6,2 Région Brazzaville 3,6 7,3 4,2 Pointe-Noire 3,8 5,8 4,8 Sud 5,9 11,1 6,1 Nord 6,2 13,3 6,4 Niveau d'instruction Aucune instruction 6,2 9,9 6,6 Primaire 6,3 10,9 6,2 Secondaire 1er cycle 4,4 8,9 4,8 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,8 6,7 3,8 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 6,7 13,1 6,7 Second 5,9 11,8 5,8 Moyen 5,2 8,6 5,7 Quatrième 3,8 7,9 4,5 Le plus riche 2,9 6,2 4,2 Ensemble 4,8 9,3 5,3 1 Femmes de 15-49 ans. Graphique 4.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence EDSC-I 2005 ) ) ) ) ) ) ) , , , , , , , + + + + + + + * * * * * * * 15 20 25 30 35 40 45 50 Âge de la femme 0 50 100 150 200 250 300 350 Pour mille Brazzaville Pointe-Noire Autres villes Rural Ensemble * + , ) Fécondité | 57 En ce qui concerne l’ISF, on constate tout d’abord qu’il n’y a pratiquement pas d’écart entre les femmes sans instruction et celles ayant un niveau primaire (respectivement, 6,2 contre 6,3). Au-delà du niveau primaire, l’ISF diminue avec l’augmentation du niveau d’instruction, passant de 4,4 enfants chez les femmes ayant un niveau secondaire 1er cycle à un minimum de 2,8 enfants chez celles qui ont, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle. Ainsi, une femme ayant un niveau d’instruction primaire a, en moyenne, 3,5 enfants de plus qu’une femme de niveau secondaire 2nd cycle ou plus et environ 2 enfants de plus qu’une femme de niveau secondaire 1er cycle. On constate également des écarts aussi importants en fonction des quintiles de bien-être, l’ISF passant d’un maximum de 6,7 enfants parmi les femmes des ménages les plus pauvres à 5,2 parmi celles des ménages du quintile moyen et à un minimum de 2,9 parmi celles des ménages du quintile le plus riche. Les femmes appartenant au quintile le plus pauvre ont donc, en moyenne, en fin de vie féconde, 3,8 enfants de plus que celles appartenant au quintile le plus riche. Le tableau 4.2 fournit également le pourcentage de femmes qui se sont déclarées enceintes au moment de l’enquête. En fait, il ne s’agit pas de la proportion exacte de femmes enceintes étant donné que les enquêtées en début de grossesse et ne sachant pas si elles sont enceintes n’ont pas déclaré leur état. Au niveau national, la proportion observée de femmes enceintes est de 9 %. La proportion de femmes enceintes suit les mêmes variations que l’ISF. Ainsi, la proportion de femmes enceintes est plus élevée dans le milieu rural (12 %) que dans le milieu urbain (7 %). Si l’on tient compte de la région de résidence, les proportions observées dans les régions Sud et Nord (respectivement 11 % et 13 %) sont nettement inférieures à celles de Brazzaville et Pointe-Noire (respectivement 7 % et 6 %). 4.3 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ Les données collectées au cours de l’enquête permettent de retracer les tendances passées de la fécondité à partir des taux de fécondité par groupe d’âges des femmes, par période quinquennale avant l’enquête. Les résultats sont présentés au tableau 4.3. Graphique 4.2 Indice synthétique de fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans EDSC-I 2005 5 4 4 6 6 6 6 4 3 5 4 5 6 6 7 6 5 4 CONGO RÉSIDENCE Brazzaville Pointe-Noire Sud Nord INSTRUCTION Aucune Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle 0 1 2 3 4 5 6 7 8 Nombre d'enfants par femme ISF Descendance 58 | Fécondité En premier lieu, il ressort du tableau 4.3 et du graphique 4.3 que le niveau de la fécondité des adolescentes (15-19 ans) est resté quasiment stationnaire au cours des vingt dernières années, le taux variant de 130 ‰ 15-19 ans avant l’enquête à 132 ‰ 5-9 ans avant l’enquête et à 131 ‰ pour la période la plus récente. Par contre, pour les groupes d’âges supérieurs, on observe une diminution des taux de la période la plus ancienne à la plus récente : en effet, à 20-24 ans, le taux de fécondité est passé de 236 ‰ à 209 ‰ et à 25-29 ans, il est passé de 213 ‰ à 202 ‰. De même, au-delà, à 30- 34 ans, les taux ont également diminué, puisque 10- 14 ans avant l’enquête, le taux était estimé à 208 ‰ contre 181 ‰ 0-4 ans avant l’enquête. Pour résumer les informations contenues dans le tableau précédent et en vue de dégager une tendance globale, on a procédé au calcul, pour chaque période, de l’ISF des femmes de 15-34 ans, âges auxquels elles ont déjà constitué l’essentiel de leur descendance. Les résultats sont présentés au graphique 4.4. Après une baisse régulière entre 1987 (année centrale de la période 15-19 ans avant l’enquête) et 1997 (année centrale de la période 5-9 ans avant l’enquête), le niveau de la fécondité semble s’être stabilisé. Tableau 4.3 Tendance de la fécondité par âge Taux de fécondité par âge et par période de cinq ans précédant l'enquête, selon l'âge de la mère au moment de la naissance de l'enfant, Congo 2005 Nombre d'années avant l'enquête Groupe d'âges 0-4 5-9 10-14 15-19 15-19 131 132 132 130 20-24 209 205 216 236 25-29 202 198 225 213 30-34 181 170 208 [244] 35-39 131 142 [149] - 40-44 64 [76] - - 45-49 [23] - - - Note: Les taux de fécondité par âges sont exprimés pour 1 000 femmes. Les taux entre crochets sont calculés sur la base de données incomplètes. Graphique 4.3 Taux de fécondité par âge et par période de cinq ans précédant l'EDSC-I 2005 EDSC-I 2005 ) )) ) $ $ $ $ $ & & & & & &# # # # # # # 15 20 25 30 35 40 45 50 Âge de la femme 0 50 100 150 200 250 300 Pour mille Périodes avant l'enquête 0-4 ans 5-9 ans 10-14 ans 15-19 ans # & $ ) Fécondité | 59 4.4 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE Lors de l’enquête, on a posé aux femmes une série de questions pour déterminer le nombre total d’enfants qu’elles ont eus au cours de leur vie génésique. Les résultats obtenus ont permis de calculer les parités moyennes par groupe d’âges, pour toutes les femmes et pour les seules femmes en union (tableau 4.4.1). On constate d’emblée une augmentation rapide et régulière de la parité avec l’âge de la femme. Pour l’ensemble des femmes, le nombre moyen d’enfants passe de 0,3 à 15-19 ans à 1,3 à 20-24 ans et atteint 5,9 à 45-49 ans, en fin de vie féconde. Par ailleurs, la répartition des femmes selon le nombre de naissances met en évidence une fécondité précoce élevée ; plus d’un cinquième des jeunes femmes âgées de moins de 20 ans (21 %) ont déjà donné naissance à, au moins, un enfant et 38 % des femmes de 20-24 ans ont déjà, au moins, deux enfants. À 45-49 ans, en fin de vie féconde, plus de la moitié des femmes (57 %) ont donné naissance à, au moins, 6 enfants et, parmi elles, un peu plus d’une femme sur dix a donné naissance à dix enfants ou plus. D’une manière générale, la fécondité des femmes en union est supérieure à celle de l’ensemble des femmes. Cependant, les résultats concernant les femmes actuellement en union diffèrent peu de ceux se rapportant à toutes les femmes, sauf aux âges les plus jeunes. En effet, on remarque que près de six femmes sur dix (57 %), actuellement en union et âgées de 15-19 ans, ont déjà, au moins, un enfant contre 21 % pour toutes les femmes. De même, à 20-24 ans, près de 89 % des femmes en union ont déjà, au moins un enfant contre 72 % pour l’ensemble des femmes. À partir de 25 ans, âge au-delà duquel la majorité des femmes sont en union, les écarts se réduisent considérablement : ainsi, à 25-29 ans, la parité moyenne des femmes en union est de 2,6 enfants, contre 2,2 pour l’ensemble des femmes. Graphique 4.4 Tendances de l'ISF pour les femmes de 15-34 ans & & & & 1987 1992 1997 2002 . Année centrale des estimations 2.5 3 3.5 4 4.5 Enfants par femme EDSC-I 2005 60 | Fécondité Tableau 4.4.1 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes Répartition (en %) de toutes les femmes et de celles actuellement en union par nombre d'enfants nés vivants, nombre moyen d'enfants nés vivants et nombre moyen d'enfants survivants, selon le groupe d'âges des femmes, Congo 2005 Nombre d'enfants nés vivants Groupe d'âges 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10+ Total Effectif Nombre d'enfants nés vivants Nombre moyen d'enfants encore en vie TOUTES LES FEMMES 15-19 79,2 17,5 3,1 0,2 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 566 0,25 0,22 20-24 28,2 33,6 25,4 10,4 2,1 0,2 0,0 0,1 0,0 0,0 0,0 100,0 1 493 1,26 1,13 25-29 12,8 19,7 25,5 24,1 11,2 5,0 0,8 0,9 0,1 0,0 0,0 100,0 1 238 2,24 1,96 30-34 4,8 10,5 17,5 21,1 20,3 14,5 7,3 2,8 1,0 0,2 0,0 100,0 934 3,36 3,02 35-39 4,5 8,8 14,1 14,9 15,9 15,5 12,0 7,6 5,3 1,1 0,2 100,0 830 4,03 3,50 40-44 1,9 8,4 9,2 11,0 12,7 15,2 13,8 11,7 9,4 4,9 1,7 100,0 551 4,88 4,29 45-49 2,4 6,1 5,4 8,4 10,1 10,7 12,6 14,4 12,5 7,2 10,4 100,0 440 5,89 4,95 Ensemble 27,3 17,9 15,6 12,4 8,6 6,5 4,4 3,3 2,3 1,0 0,8 100,0 7 051 2,38 2,09 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 42,8 44,7 11,6 1,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 257 0,71 0,64 20-24 11,5 35,9 33,4 15,3 3,5 0,3 0,0 0,2 0,0 0,0 0,0 100,0 836 1,65 1,49 25-29 8,0 14,7 25,7 28,8 14,7 6,2 0,9 1,0 0,1 0,0 0,0 100,0 848 2,55 2,21 30-34 3,5 9,0 15,2 21,8 21,4 16,4 8,1 3,1 1,3 0,2 0,0 100,0 736 3,55 3,20 35-39 3,1 5,7 13,3 13,8 15,1 17,4 14,3 9,4 6,4 1,5 0,2 100,0 606 4,38 3,84 40-44 0,8 7,4 8,3 11,2 12,9 14,4 14,0 13,2 9,5 6,2 2,2 100,0 399 5,11 4,49 45-49 2,0 5,1 4,4 7,7 8,1 10,7 13,6 15,4 14,4 7,2 11,5 100,0 298 6,17 5,23 Ensemble 8,2 17,2 19,2 17,2 12,0 9,3 6,3 4,7 3,3 1,4 1,1 100,0 3 979 3,24 2,84 D’une manière générale, les femmes qui restent volontairement sans enfant sont relativement rares en Afrique et, en particulier au Congo, où la population reste encore très pro nataliste (Voir Chapitre 8 : Préférences en matière de fécondité). Par conséquent, la parité zéro des femmes actuellement en union et âgées de 35-49 ans (âges auxquels l’arrivée d’un premier enfant est peu probable) permet d’estimer le niveau de la stérilité totale ou primaire. Au Congo, 3 % des femmes de 35-49 ans en union n’ont jamais eu d’enfant et peuvent être considérées comme stériles. Ce niveau est légèrement inférieur à celui observé dans certains pays voisins à la suite d’enquêtes similaires : 4 % au Cameroun en 2004, et 5 % au Gabon en 2000. Le tableau 4.4.2 présente les données sur la fécondité totale de l’ensemble des hommes et sur celle des hommes en union. Généralement, les informations collectées auprès des hommes sont moins précises que celles se rapportant aux femmes dans la mesure où les enquêteurs n’avaient pas à reconstituer l’historique complet des naissances des hommes. Ainsi, l’enregistrement possible des enfants dont l’homme n’est pas le père biologique pourrait entraîner une surestimation des parités ; à l’inverse, la non déclaration d’enfants décédés en bas âge engendrerait certaines sous estimations. Comme chez les femmes, on constate une augmentation régulière et rapide du nombre d’enfants nés vivants : de 0,4 enfant en moyenne à 20-24 ans, ce nombre atteint 3,5 enfants à 35-39 ans et près de 9 enfants à 55-59 ans. Il faut noter qu’avant 20 ans, comparativement aux femmes, la parité des hommes, qu’ils soient en union ou non, est négligeable. Le fait que dans la quasi-totalité des populations, la fécondité et la nuptialité soient plus précoces chez les femmes que chez les hommes expliquent ces écarts entre les hommes et les femmes. On note par ailleurs que jusqu’à 30 ans, le nombre moyen d’enfants est nettement plus élevé chez les hommes en union ; au-delà de cet âge, comme la quasi-totalité des hommes sont en union, les écarts tendent à s’estomper. Fécondité | 61 Tableau 4.4.2 Enfants nés vivants et enfants survivants des hommes Répartition (en %) de tous les hommes et de ceux actuellement en union par nombre d'enfants nés vivants, nombre moyen d'enfants nés vivants et nombre moyen d'enfants survivants, selon le groupe d'âges des hommes, Congo 2005 Nombre d'enfants nés vivants Groupe d'âges 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10+ Total Effectif Nombre d'enfants nés vivants Nombre moyen d'enfants encore en vie TOUS LES HOMMES 15-19 96,7 2,9 0,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 677 0,04 0,03 20-24 71,9 18,2 8,3 1,1 0,1 0,0 0,2 0,0 0,0 0,2 0,0 100,0 503 0,42 0,36 25-29 34,9 24,4 22,1 12,5 4,5 0,7 0,4 0,6 0,0 0,0 0,0 100,0 475 1,34 1,19 30-34 17,1 19,0 21,8 15,6 12,4 8,3 3,5 1,5 0,6 0,0 0,3 100,0 427 2,39 2,10 35-39 6,0 9,2 19,2 18,9 19,3 12,2 6,1 2,9 3,3 2,2 0,7 100,0 344 3,54 3,11 40-44 3,1 9,8 5,7 14,3 17,6 16,3 10,2 6,2 4,8 3,2 8,6 100,0 281 4,92 4,46 45-49 0,9 2,5 6,1 9,4 18,5 10,4 14,5 11,5 7,7 7,5 11,0 100,0 217 6,00 5,36 50-54 4,0 1,9 4,7 3,6 15,9 13,1 12,8 12,1 5,5 8,2 18,2 100,0 125 6,45 5,56 55-59 1,7 0,0 1,2 1,3 8,6 15,2 13,0 7,4 8,7 6,3 36,4 100,0 97 8,64 7,43 Ensemble 41,1 11,9 11,0 8,3 8,2 5,7 4,1 2,7 1,9 1,6 3,5 100,0 3 146 2,37 2,09 HOMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 * * * * * * * * * * * * 19 * * 20-24 34,3 33,0 25,8 3,8 0,6 0,0 1,2 0,0 0,0 1,3 0,0 100,0 92 1,17 1,03 25-29 13,6 25,1 29,0 21,7 8,0 1,3 0,3 1,0 0,0 0,0 0,0 100,0 257 1,96 1,73 30-34 5,2 15,3 24,1 20,1 15,8 11,3 4,9 2,2 0,8 0,0 0,4 100,0 303 2,98 2,64 35-39 1,7 5,7 19,6 21,2 19,7 14,0 7,5 3,5 3,8 2,5 0,9 100,0 282 3,91 3,43 40-44 0,6 5,9 6,5 12,5 19,4 16,9 12,0 7,1 5,2 3,8 10,1 100,0 240 5,38 4,89 45-49 0,2 2,0 4,7 9,1 19,1 10,6 15,4 11,3 8,1 7,9 11,5 100,0 204 6,18 5,52 50-54 0,9 2,3 5,6 4,3 15,2 12,1 11,4 12,6 4,4 9,8 21,3 100,0 104 6,80 5,95 55-59 0,0 0,0 1,3 1,4 8,5 15,9 13,1 8,0 9,4 5,5 37,0 100,0 90 8,70 7,45 Ensemble 6,5 11,5 16,3 14,7 14,7 10,4 7,7 5,0 3,5 3,1 6,7 100,0 1 591 4,19 3,71 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés. Si on compare ces données à celles relatives aux femmes, on observe que, chez ces dernières, le nombre moyen d’enfants nés vivants augmente plus rapidement avec l’âge que chez les hommes. Cependant, aux âges élevés, les hommes en union finissent par avoir une parité moyenne beaucoup plus élevée que celle des femmes. Ceci est imputable, en grande partie, à la multiplicité des unions chez les hommes, notamment par le biais de la polygynie. 4.5 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE La durée de l’intervalle qui sépare la naissance d’un enfant de la naissance précédente a une influence aussi bien sur le niveau de fécondité que sur l’état de santé de la mère et de l’enfant. Il est admis (Locoh, 1984) que les intervalles intergénésiques courts sont nuisibles à la santé et à l’état nutritionnel des enfants et augmentent fortement leurs risques de décéder. Par ailleurs, les naissances trop rapprochées amoindrissent la capacité physiologique de la femme ; ce faisant, elles exposent la mère aux complications durant la grossesse et à l’accouchement (fausses couches, éclampsies) et accroissent les risques de mortalité maternelle. L’étude des intervalles intergénésiques revêt donc une grande importance, non seulement pour l’analyse de la fécondité, mais aussi pour la mise en place de programmes en matière de santé de la reproduction. 62 | Fécondité Le tableau 4.5 présente la répartition des naissances, autres que celles de rang 1, survenues au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Tableau 4.5 Intervalle intergénésique Répartition (en %) des naissances, autres que les naissances de rang un, survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Intervalle intergénésique en mois Caractéristique sociodémographique 7-17 18-23 24-35 36-47 48+ Total Effectif de naissances suivant une première naissance Nombre médian de mois écoulés depuis la naissance précédente Âge 15-19 7,9 15,2 43,9 24,1 8,8 100,0 56 27,4 20-29 6,0 10,2 32,7 23,9 27,2 100,0 1 752 36,4 30-39 4,3 5,9 25,2 21,8 42,8 100,0 1 509 44,0 40-49 2,4 6,8 20,6 20,1 50,1 100,0 347 48,1 Rang de naissance 2-3 4,8 8,9 27,7 22,2 36,4 100,0 1 978 39,6 4-6 5,2 7,2 29,5 22,9 35,2 100,0 1 278 39,3 7+ 5,2 8,0 30,7 23,9 32,2 100,0 408 37,5 Sexe de la naissance précédente Masculin 4,7 9,2 28,6 22,3 35,2 100,0 1 822 39,2 Féminin 5,3 7,1 28,7 23,0 35,9 100,0 1 842 39,5 État de survie de la naissance précédente En vie 3,5 7,6 28,4 23,9 36,6 100,0 3 171 40,2 Décédée 14,9 11,7 30,2 14,6 28,7 100,0 494 33,3 Milieu de résidence Urbain 4,1 8,0 24,5 21,4 42,0 100,0 1 574 43,1 Rural 5,7 8,3 31,8 23,6 30,6 100,0 2 091 37,7 Région Brazzaville 4,8 8,1 24,3 20,9 42,0 100,0 930 43,4 Pointe-Noire 2,3 7,5 24,9 21,3 44,0 100,0 455 44,0 Sud 5,5 7,8 29,9 22,3 34,5 100,0 1 469 39,1 Nord 5,9 9,4 33,5 26,1 25,1 100,0 811 36,4 Niveau d'instruction Aucune instruction 5,2 7,6 29,7 26,7 30,7 100,0 374 38,8 Primaire 6,9 8,6 31,7 23,4 29,5 100,0 1 347 36,9 Secondaire 1er cycle 3,3 8,2 26,7 22,3 39,5 100,0 1 609 40,9 Secondaire 2nd cycle ou plus 5,2 7,0 24,6 17,1 46,0 100,0 335 45,3 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 5,9 7,3 34,3 23,5 28,9 100,0 925 36,7 Second 6,5 10,5 28,8 22,8 31,4 100,0 872 37,9 Moyen 3,1 8,4 31,0 23,6 34,0 100,0 760 39,3 Quatrième 3,1 7,4 21,4 23,1 45,0 100,0 588 45,2 Le plus riche 5,8 6,3 23,1 19,0 45,8 100,0 520 46,0 Ensemble 5,0 8,2 28,6 22,7 35,5 100,0 3 664 39,4 Note : Les naissances de rang 1 sont exclues. L'intervalle pour les naissances multiples est le nombre de mois écoulés depuis la grossesse précédente qui a abouti à une naissance vivante. Fécondité | 63 On constate que 5 % des naissances sont survenues à moins de 18 mois de la naissance précédente et que dans 8 % des cas, les enfants sont nés entre 18 et 24 mois après leur aîné : ainsi, au total, dans 13 % des cas, l’intervalle intergénésique est inférieur à deux ans. Il ressort, en outre, qu’une proportion élevée de naissances (36 %) se sont produites au moins quatre ans (48 mois) après la naissance précédente et, que dans 29 % des cas, les naissances sont survenues entre 24 et 35 mois après la naissance précédente. La durée médiane de l’intervalle intergénésique est estimée à 39,4 mois, soit approximativement trois ans et trois mois. On remarque, de manière globale, que l’intervalle intergénésique s’accroît au fur et à mesure que l’âge des femmes augmente. En effet, la médiane varie d’un minimum de 27,4 mois chez les jeunes femmes de 15-19 ans à un maximum de 48,1 mois chez les plus âgées de 40-49 ans. Parmi les jeunes femmes âgées de 15-19 ans, 23 %, soit un peu moins du quart, ont eu un enfant dans un intervalle inférieur à 2 ans. Ni le rang de naissance de l’enfant, ni son sexe ne semblent avoir une influence sensible sur l’intervalle intergénésique. En revanche, l’intervalle intergénésique est influencé par l’état de survie de l’enfant précédent puisque, lorsque celui-ci est décédé, dans 50 % des cas, il est suivi d’une autre naissance dans les 33 mois. Par contre, lorsque l’enfant précédent est toujours en vie, la médiane est de 40 mois. Ainsi, les naissances qui suivent les enfants décédés se produisent beaucoup plus rapidement que lorsque l’enfant précédent est toujours en vie : 27 % des naissances ont lieu moins de deux ans après la naissance de l’enfant précédent contre 11 % lorsqu’il est toujours en vie. Ce résultat pourrait être imputable, au moins en partie, au désir de remplacement de l’enfant décédé. On note des différences assez nettes entre le milieu urbain et le milieu rural ; les médianes respectives étant de 43,1 mois et 37,7 mois. On constate que l’intervalle intergénésique est légèrement plus long dans le Sud (39,1 mois) que dans le Nord (36,4 mois), mais il reste nettement inférieur à celui des deux grandes villes (43,4 mois à Brazzaville et 44,0 mois à Pointe-Noire). Les résultats selon le niveau d’instruction montrent que c’est parmi les femmes qui ont un niveau primaire que l’intervalle est le plus court (36,9 contre 38,8 pour celles sans instruction). Au-delà du niveau primaire, l’intervalle médian tend à s’allonger au fur et à mesure que le niveau d’instruction augmente passant de 40,9 parmi les femmes ayant un niveau secondaire 1er cycle à 45,3 parmi celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle. Il apparaît, sans équivoque, que l’intervalle intergénésique augmente avec le niveau de bien-être économique. Il varie d’un minimum de 36,7 mois parmi les femmes appartenant au quintile le plus pauvre à un maximum de 46,0 mois parmi celles dont le ménage appartient au quintile le plus riche. Ces résultats sont cohérents avec ceux obtenus à la section précédente concernant les parités, qui mettaient en évidence des niveaux de fécondité plus faibles chez les femmes les plus instruites et celles du quintile le plus riche. 4.6 ÂGE A LA PREMIÈRE NAISSANCE D’une manière générale, l’âge auquel les femmes ont eu leur première naissance exerce une influence significative sur leur descendance, en particulier lorsque le niveau d’utilisation des méthodes contraceptives est faible. Plus l’âge à la première naissance est précoce, plus la probabilité qu’une femme ait de nombreux enfants est élevée. Par ailleurs, un âge à la première naissance trop précoce peut aussi avoir des répercussions importantes sur la santé de la mère et constituer un facteur de risque accru de mortalité des enfants. Le tableau 4.6 présente la proportion de femmes ayant déjà eu une première naissance avant d’atteindre certains âges exacts et l’âge médian à la première naissance selon le groupe d’âges au moment de l’enquête. 64 | Fécondité Tableau 4.6 Âge à la première naissance Pourcentage de femmes qui ont eu une première naissance avant d'atteindre certains âges exacts et âge médian à la première naissance selon l'âge actuel, Congo 2005 Pourcentage qui ont eu une première naissance avant d'atteindre l’âge : Âge actuel 15 18 20 22 25 Pourcentage de femmes sans naissance vivante Effectif de femmes Âge médian à la première naissance 15-19 2,1 na na na na 79,2 1 566 a 20-24 3,9 29,2 54,6 na na 28,2 1 493 19,6 25-29 6,5 28,6 52,7 71,0 82,9 12,8 1 238 19,8 30-34 7,0 33,2 56,2 73,0 85,0 4,8 934 19,4 35-39 6,1 32,4 53,7 70,7 82,2 4,5 830 19,7 40-44 6,1 35,5 59,6 76,0 88,2 1,9 551 19,2 45-49 11,3 44,8 63,8 78,7 89,6 2,4 440 18,4 na = Non applicable. a = Sans objet parce que moins des 50 % de femmes ont eu une naissance avant d'atteindre le début du groupe d'âges. On constate d’emblée que, de manière générale, les femmes du Congo ont eu leur premier enfant entre 19 et 20 ans. Parmi les femmes de 20-24 ans, 29 % avaient eu leur premier enfant avant d’atteindre 18 ans et 55 % avant d’atteindre 20 ans. Ces proportions sont à peu près similaires pour les femmes des autres groupes d’âges, sauf pour celles de 45-49 ans qui avaient une fécondité nettement plus précoce (64 % avaient eu leur premier enfant avant d’atteindre 20 ans et âge médian à la première naissance de 18,4 ans). L’âge médian à la première naissance a très légèrement augmenté des générations aujourd’hui âgées de 40-44 ans à celles âgées de 25-29 ans, passant de 19,2 à 19,8 ans. Le tableau 4.7 présente l’âge médian à la première naissance selon l’âge actuel et selon différentes caractéristiques sociodémographiques de la femme. Pour l’ensemble des femmes de 25-49 ans, l’âge médian à la première naissance est légèrement plus élevé dans le milieu urbain (19,8 ans) que dans le milieu rural (19,0 ans). L’âge médian à la première naissance est plus élevé dans le Sud (19,3 ans) que dans le Nord (18,5 ans), mais reste nettement inférieur à celui de Brazzaville (20,1 ans) et à celui de Pointe-Noire (19,6 ans). À l’instar du constat fait pour l’intervalle intergénésique, l’âge médian à la première naissance augmente avec le niveau d’instruction à partir du niveau primaire, passant de 18,6 ans pour le niveau primaire à 21,8 ans pour les femmes ayant au moins le niveau secondaire 2nd cycle. Ici aussi, il apparaît sans équivoque que l’âge médian à la première naissance augmente avec le niveau de bien-être économique. Il varie d’un minimum de 18,8 ans chez les femmes appartenant au quintile le plus pauvre à un maximum de 20,3 ans chez les femmes appartenant au quintile le plus riche. Fécondité | 65 Tableau 4.7 Âge médian à la première naissance selon certaines caractéristiques sociodémographiques Âge médian à la première naissance des femmes de 20 (25)-49 ans par âge actuel, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Âge actuel Caractéristique sociodémographique 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Âge 20-49 Âge 25-49 Milieu de résidence Urbain 20,6 20,2 19,8 19,8 19,4 18,6 20,0 19,8 Rural 18,9 19,1 19,0 19,5 18,9 18,2 19,0 19,0 Région Brazzaville a 20,5 20,3 20,1 19,6 18,7 a 20,1 Pointe-Noire a 19,9 19,4 19,4 19,4 18,5 19,8 19,6 Sud 18,9 19,5 19,2 19,6 18,9 18,6 19,1 19,3 Nord 18,9 18,7 18,1 18,8 18,8 16,9 18,6 18,5 Niveau d'instruction Aucune instruction 17,8 18,2 18,4 19,6 19,5 18,5 18,5 18,8 Primaire 18,7 18,8 18,7 18,7 18,1 18,3 18,6 18,6 Secondaire 1er cycle 19,8 19,9 19,3 19,7 19,2 18,3 19,6 19,5 Secondaire 2nd cycle ou plus a 21,9 23,5 21,3 21,0 19,3 a 21,8 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 18,8 18,7 18,9 18,8 19,5 18,2 18,8 18,8 Second 19,1 19,4 18,9 19,7 18,6 18,3 19,1 19,1 Moyen 18,8 19,3 19,5 19,6 18,8 18,2 19,0 19,2 Quatrième a 20,0 19,8 19,8 19,1 19,0 19,9 19,7 Le plus riche a 20,8 20,3 20,3 20,1 18,6 a 20,3 Ensemble 19,6 19,8 19,4 19,7 19,2 18,4 19,5 19,4 a = Sans objet parce que moins de 50 % des femmes ont eu une naissance avant d'atteindre le début du groupe d'âges. 4.7 FÉCONDITE DES ADOLESCENTES La fécondité des adolescentes occupe une place importante dans l’élaboration des politiques et la mise en œuvre des stratégies et des programmes en santé de la reproduction. Plusieurs raisons justifient l’analyse des données relatives à la fécondité des adolescentes : - les enfants nés de mères très jeunes courent des risques élevés de morbidité et de mortalité ; - les mères adolescentes sont plus exposées que leurs aînées aux complications de la grossesse et moins aptes à les gérer, ce qui leur fait courir des risques accrus de complications pendant l’accouchement et de décès pour causes de maternité ; - leur entrée précoce dans la vie reproductive réduit considérablement leurs opportunités scolaires et, par conséquent, professionnelles. Le tableau 4.8 présente les proportions d’adolescentes de 15-19 ans qui ont déjà eu au moins un enfant et de celles qui sont enceintes pour la première fois. En considérant que la somme de ces deux pourcentages fournit la proportion d’adolescentes ayant commencé leur vie féconde, on constate que plus du quart des jeunes filles de 15-19 ans (27 %) ont déjà commencé leur vie féconde : 21 % sont déjà mères et 6 % sont enceintes pour la première fois. 66 | Fécondité Tableau 4.8 Grossesse et fécondité des adolescentes Pourcentage d'adolescentes de 15-19 ans ayant déjà eu un enfant ou étant enceintes d'un premier enfant, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage de femmes : Caractéristique sociodémographique Mères Enceintes d'une première naissance Pourcentage ayant déjà commencé leur vie féconde Effectif Âge 15 2,7 4,6 7,3 385 16 10,9 6,7 17,6 286 17 18,0 8,5 26,5 314 18 34,3 6,4 40,7 311 19 45,0 6,5 51,5 270 Milieu de résidence Urbain 17,5 4,0 21,6 903 Rural 25,3 9,7 35,1 663 Région Brazzaville 14,7 4,2 19,0 533 Pointe-Noire 20,3 2,5 22,8 290 Sud 24,0 8,7 32,7 474 Nord 27,9 11,2 39,1 270 Niveau d'instruction Aucune instruction 29,8 9,6 39,4 65 Primaire 24,2 7,4 31,6 594 Secondaire 1er cycle 18,9 5,9 24,7 815 Secondaire 2nd cycle ou plus 10,4 3,1 13,5 92 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 25,4 10,1 35,4 270 Second 22,3 8,8 31,1 290 Moyen 29,0 5,8 34,9 320 Quatrième 19,2 5,8 25,0 341 Le plus riche 10,2 2,9 13,0 347 Ensemble 20,8 6,4 27,3 1 566 Dès l’âge de 15 ans, 7 % des femmes ont déjà commencé leur vie féconde et cette proportion augmente régulièrement et rapidement avec l’âge (graphique 4.5). Ainsi, à 18 ans 41% des femmes ont déjà eu au moins un enfant ou sont enceintes pour la première fois et, à 19 ans, cette proportion concerne plus de la moitié des femmes (52 %) dont la grande majorité a déjà au moins un enfant. Fécondité | 67 On relève des disparités selon le milieu ou la région de résidence. Ainsi, la proportion de jeunes femmes ayant commencé leur vie féconde est plus de 50 % plus élevée en rural qu’en urbain (35 % contre 22 %). S’agissant de la région, les proportions varient d’un minimum de 19 % à Brazzaville et de 23 % à Pointe-Noire, à un maximum de 33 % dans le Sud, pour atteindre 39 % dans le Nord. Du point de vue de l’instruction, il apparaît que la proportion d’adolescentes ayant commencé leur vie féconde diminue régulièrement et rapidement avec l’augmentation du niveau d’instruction, passant de 39 % chez les jeunes sans instruction à 14 % chez celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle. On pourrait en conclure que, soit, le début précoce de la vie féconde constitue un frein à la poursuite normale de la scolarité, ou que la poursuite de la scolarité provoque un report de l’âge à la première naissance. Enfin, on constate, de façon globale une diminution des proportions avec l’augmentation du niveau de bien-être du ménage. Graphique 4.5 Proportion d'adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde 27 7 18 27 41 52 15-19 15 16 17 18 19 Âge 0 10 20 30 40 50 60 Pourcentage Mères Enceintes d'un premier enfant EDSC-I 2005 Planification Familiale | 69 PLANIFICATION FAMILIALE 5 Frédéric NKEOUA Le Congo, comme bien d’autres pays francophones d’Afrique, n’a pas encore abrogé la loi française de juillet 1920 qui proscrit l’avortement et la propagande anticonceptionnelle et qui prévoit de punir quiconque, dans un but de propagande anticonceptionnelle, aura divulgué, ou offert de révéler des procédés propres à prévenir la grossesse, ou encore faciliter l’usage de ces procédés (Journal officiel de l’Afrique Equatoriale française du 1er Octobre 1920). Par la suite, le 2è Congrès du Parti Congolais du Travail (parti unique et au pouvoir à cette époque) a adopté, en 1972, un programme d’action à long terme qui mettait l’accent sur cinq grands axes sectoriels dont la protection maternelle et infantile afin de réduire le taux extrêmement élevé de morbidité et de mortalité de la mère et de l’enfant. L’objectif de la contraception est de retarder ou d’éviter une grossesse. Son utilisation dépend, avant tout, de la connaissance par les femmes des méthodes contraceptives. Un des principaux objectifs de l’EDSC-I a été de collecter des informations sur la connaissance et l’utilisation des méthodes contraceptives chez les femmes en âge de procréer. La collecte des données a porté sur les aspects suivants : • connaissance de la contraception ; • utilisation ; • connaissance de la période féconde ; • sources d’approvisionnement de la contraception ; • utilisation future ; • raisons de la non utilisation ; • informations sur la contraception ; • opinions et attitudes vis-à-vis de la planification familiale. 5.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES Lors de l’enquête, la collecte des informations sur la connaissance des méthodes contraceptives s’est faite selon la méthodologie suivante : on a demandé à chaque enquêtée de citer spontanément les méthodes contraceptives qu’elle connaissait. Si certaines des méthodes prévues dans le questionnaire n’étaient pas citées, l’enquêtrice essayait de décrire brièvement chacune d’elles et elle enregistrait ensuite si oui ou non l’enquêtée en avait entendu parler. On considère qu’une femme connaît une méthode si elle l’a citée spontanément ou l’a reconnue après description. Pour les besoins de l’analyse, les méthodes contraceptives ont été classées en trois catégories : • les méthodes contraceptives modernes qui regroupent la stérilisation féminine et masculine, la pilule, le DIU (Dispositif Intra Utérin), l’implant, le condom masculin, le condom féminin, le diaphragme, la mousse/gelée et la pilule du lendemain ; • les méthodes traditionnelles qui incluent la méthode de l’allaitement, la continence périodique et le retrait (coït interrompu) ; 70 | Planification Familiale • les méthodes dites populaires, qui regroupent toutes celles qui ne rentrent pas dans les deux précédentes catégories (herbes, tisanes, etc.). Les résultats présentés au tableau 5.1 et au graphique 5.1 font apparaître un niveau de connaissance des méthodes contraceptives très élevé puisque 98 % des femmes ont déclaré connaître une méthode quelconque. En ce qui concerne les méthodes modernes, la proportion est de 95 %. En outre, 95 % connaissent une méthode traditionnelle, essentiellement la continence pério- dique (92 %) et le retrait (73 %). Par contre, les méthodes populaires ne sont connues que par 13 % des femmes. La méthode moderne la plus connue est le condom masculin (94 %), probablement du fait de son double avantage de prévenir les gros- sesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles dont le VIH/sida. Les résultats mon- trent aussi que plus des deux tiers des femmes ont déclaré connaître la pilule et les injections (respec- tivement, 68 % et 67 %). Dans 38 % des cas, les femmes connaissent le condom féminin, 30 % ont cité la stérilisation féminine et, dans une même proportion, la pilule du lendemain. Les implants et le diaphragme sont les méthodes les moins fré- quemment connues par les femmes (7 % dans chaque cas). Le nombre moyen de méthodes connues s’établit à 5,7. Les femmes en union ont également une très bonne connaissance des méthodes contra- ceptives puisque la quasi-majorité ont déclaré connaître une méthode quelconque (99 %) et qu’en outre, dans 96 % des cas, elles connaissent une méthode moderne. Par rapport à l’ensemble des femmes, elles sont proportionnellement un peu plus nombreuses à connaître les méthodes traditionnelles (97 % contre 95 %). En outre, une femme en union sur sept (14%) a déclaré connaître une méthode populaire. Les méthodes modernes les plus connues par les femmes en union sont les mêmes que celles citées par l’ensemble des femmes, c’est-à-dire le condom masculin (94 %), la pilule et les injections (73 % dans chaque cas), le condom féminin (38 %) et la pilule du lendemain (33 %). Parmi les méthodes traditionnelles, les plus connues sont la continence périodique (93 %) et le retrait qui a été cité un peu plus fréquemment (79 % contre 73 % pour l’ensemble des femmes). En outre, 21 % des femmes ont cité la méthode de l’allaitement. Le nombre moyen de méthodes contraceptives connues par les femmes en union est de 6,1, soit un peu plus élevé que celui concernant l’ensemble des femmes (5,7). Tableau 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives Pourcentage de femmes et de femmes actuellement en union qui connaissent une méthode contraceptive, selon les méthodes, Congo 2005 Méthode contraceptive Ensemble des femmes Actuellement en union Une méthode quelconque 97,5 98,6 Une méthode moderne 95,2 96,3 Stérilisation féminine 29,7 33,4 Stérilisation masculine 11,9 12,5 Pilule 67,5 73,3 DIU 18,2 21,1 Injections 67,2 73,0 Implants 7,4 7,9 Condom masculin 93,6 94,4 Condom féminin 38,0 37,7 Diaphragme 6,5 6,6 Mousse /gelée 10,0 11,4 Pilule du lendemain (contraception d'urgence) 30,2 33,2 Une méthode traditionnelle 94,8 96,7 Allaitement 16,7 21,4 Continence périodique 92,1 93,2 Retrait 72,5 78,9 Méthode populaire 13,3 13,7 Nombre moyen de méthodes connues 5,7 6,1 Effectif 7 051 3 979 Planification Familiale | 71 Le tableau 5.2 présente les pourcentages de femmes actuellement en union qui connaissent au moins une méthode de contraception et les pourcentages de celles qui connaissent au moins une méthode moderne, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Il ressort de ce tableau que le niveau de connaissance de méthodes contraceptives est très élevé quelle que soit la caractéristique socio- démographique et que les variations sont peu importantes. On peut néanmoins souligner que les proportions des femmes qui connaissent une méthode contraceptive moderne sont très élevées avant 35 ans (supérieures ou égales à 97 %) et qu’elles diminuent légèrement au-delà de 35 ans (inférieures à 96 %). Le milieu de résidence ne semble pas exercer une influence significative sur le niveau de connaissance des méthodes contraceptives, la proportion de femmes connaissant une méthode moderne variant d’un maximum de 100 % à Pointe-Noire à un minimum de 94 % dans le Nord. C’est en fonction du niveau d’instruction que l’on constate les écarts les plus importants, notamment entre les femmes sans instruction et les autres : en effet, seulement 83 % des femmes sans aucun niveau d’instruction ont déclaré connaître une méthode moderne contre 96 % parmi celles ayant un niveau primaire et 99 % parmi celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle. Le niveau de connaissance des méthodes contraceptives varie quelque peu avec le niveau de bien-être économique, la proportion de femmes connaissant une méthode moderne variant d’un minimum de 93 % dans le quintile le plus pauvre à 99 % dans le quatrième quintile. Graphique 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives par l’ensemble des femmes EDSC-I 2005 98 95 30 12 68 18 67 7 94 38 7 10 30 95 17 92 73 13 UNE MÉTHODE QUELCONQUE MÉTHODE MODERNE Stérilisation féminine Stérilisation masculine Pilule DIU Injections Implants Condom masculin Condom féminin Diaphragme Mousse /gelée Pilule du lendemain MÉTHODE TRADITIONNELLE Allaitement Continence périodique Retrait Méthode populaire 0 20 40 60 80 100 Pourcentage 72 | Planification Familiale Tableau 5.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes actuellement en union qui connaissent au moins une méthode de contraception et pourcentage de celles qui connaissent au moins une méthode moderne, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Connaît une méthode Connaît une méthode moderne1 Effectif Âge 15-19 98,6 98,0 257 20-24 98,6 96,5 836 25-29 99,5 97,4 848 30-34 98,9 97,7 736 35-39 98,7 95,5 606 40-44 97,9 94,2 399 45-49 95,7 92,1 298 Milieu de résidence Urbain 99,2 97,8 2 097 Rural 97,9 94,6 1 882 Région Brazzaville 99,0 97,0 1 283 Pointe-Noire 99,7 99,5 618 Sud 98,4 95,2 1 302 Nord 97,4 94,3 776 Niveau d'instruction Aucune instruction 92,1 83,4 360 Primaire 98,1 95,9 1 211 Secondaire I cycle 99,7 98,2 1 874 Secondaire II cycle ou plus 100,0 99,3 535 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 96,6 92,5 781 Second 98,0 94,3 771 Moyen 98,7 97,9 767 Quatrième 99,9 99,1 810 Le plus riche 99,5 97,3 850 Ensemble 98,6 96,3 3 979 1 Stérilisation féminine, stérilisation masculine, pilule, DIU, injections, implants, condom masculin, condom féminin, diaphragme, mousse ou gelée, et la pilule du lendemain. 5.2 PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION L’évaluation des programmes de planification familiale porte sur la demande, l’offre et l’utilisation des services de planification familiale. Dans le but d’estimer le niveau d’utilisation contraceptive à un moment quelconque, on a demandé aux femmes si elles avaient déjà utilisé une méthode pour retarder une grossesse ou éviter de tomber enceinte. Planification Familiale | 73 5.2.1 Utilisation de la contraception à un moment quelconque Le tableau 5.3 présente les résultats pour l’ensemble des femmes, des femmes actuellement en union et des femmes qui ne sont pas en union mais sexuellement actives. Pour l’ensemble des femmes, les résultats font apparaître un niveau élevé d’utilisation contraceptive à un moment quelconque : sept femmes sur huit, soit 88 % avaient déjà utilisé au moins une méthode contraceptive au moment de l’enquête ; les femmes ont déclaré avoir déjà utilisé une méthode moderne dans une proportion plus faible (59 %) ; quant aux méthodes traditionnelles, elles ont été utilisées par 85 % des femmes. Les méthodes contraceptives modernes qui ont été les plus fréquemment utilisées sont le condom masculin (50 %), la pilule du lendemain (12 %) et la pilule (11 %). Les méthodes traditionnelles les plus fréquemment utilisées ont été la continence périodique (79 %) et le retrait (54 %). La continence périodique a été utilisée par, au moins, quatre cinquièmes des femmes entre 20 et 39 ans. De même, environ deux tiers des femmes de 20-39 ans ont utilisé le retrait. Tableau 5.3 Utilisation de la contraception à un moment quelconque Pourcentage de femmes, de femmes actuellement en union et de femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives qui ont déjà utilisé une méthode contraceptive, par méthode, selon le groupe d'âges, Congo 2005 Méthode moderne Méthode traditionnelle Groupe d'âges Une méthode quelconque Une méthode moderne Stérili- sation féminine Pilule DIU Injec- tions Condom masculin Condom féminin Mousse/ gelée Pilule du lendemain Autre moderne Une méthode tradition- nelle Allaite- ment Continence périodique Retrait Autres Effectif TOUTES LES FEMMES 15-19 65,1 39,0 0,0 1,8 0,0 0,5 35,6 0,7 0,7 6,3 0,1 62,4 1,0 59,8 30,6 4,7 1 566 20-24 94,8 68,8 0,0 6,6 0,2 1,7 62,2 1,5 1,9 14,0 0,2 93,2 4,8 88,7 64,2 12,8 1 493 25-29 96,3 71,1 0,0 11,0 0,3 4,5 64,3 1,2 2,4 15,6 0,2 94,1 6,7 89,0 66,3 10,8 1 238 30-34 95,2 64,6 0,2 16,1 0,6 5,9 53,6 1,0 1,9 14,6 0,6 92,0 8,2 85,5 62,5 11,7 934 35-39 94,0 63,9 0,2 21,3 1,0 8,5 50,0 0,7 2,2 12,8 1,2 91,0 8,0 82,7 59,8 6,1 830 40-44 91,4 58,1 0,9 23,9 0,5 12,1 43,5 0,3 2,6 9,5 0,1 87,3 11,0 79,1 49,2 6,7 551 45-49 83,9 42,4 0,9 19,4 1,9 10,9 23,5 0,6 1,9 10,7 0,5 79,4 8,1 65,6 48,9 6,4 440 Ensemble 87,5 59,0 0,2 11,4 0,4 4,7 50,2 1,0 1,8 12,0 0,3 84,8 5,8 79,0 54,2 8,8 7 051 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 93,6 64,9 0,0 5,4 0,0 1,4 58,6 1,7 1,6 13,6 0,0 88,6 3,2 82,7 56,2 7,4 257 20-24 94,5 63,5 0,0 5,9 0,3 2,2 55,7 0,5 2,0 13,4 0,2 93,6 6,9 88,1 64,5 11,6 836 25-29 96,4 68,3 0,0 10,6 0,2 4,5 60,9 1,2 1,9 14,7 0,2 94,1 8,4 88,1 66,0 10,9 848 30-34 95,0 62,9 0,2 16,9 0,6 6,7 50,9 1,2 2,2 15,3 0,6 92,6 8,2 85,7 63,1 12,0 736 35-39 93,8 61,5 0,2 21,0 1,3 9,3 46,0 0,7 2,2 11,5 0,9 91,0 9,3 81,5 62,2 5,2 606 40-44 90,8 55,6 0,8 23,8 0,6 11,9 40,9 0,5 1,8 8,6 0,2 86,4 11,7 77,0 51,9 5,1 399 45-49 85,0 42,5 1,0 20,9 1,7 10,3 21,0 0,9 2,4 11,3 0,8 79,5 7,3 67,8 50,0 7,0 298 Ensemble 93,8 61,8 0,2 14,1 0,6 6,2 50,6 0,9 2,0 13,1 0,4 91,0 8,1 83,7 61,3 9,3 3 979 FEMMES PAS EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES1 Ensemble 97,9 78,6 0,0 10,2 0,0 3,4 72,3 1,6 2,1 18,1 0,4 94,0 2,7 91,4 62,8 11,6 989 1 Femmes ayant eu des rapports sexuels au cours du mois précédant l'enquête. 74 | Planification Familiale La proportion des femmes en union ayant déclaré avoir utilisé, à un moment quelconque, une méthode contraceptive, est également élevée (94 %). Cependant, les méthodes modernes ont été moins fréquemment utilisées que les méthodes traditionnelles (62 % contre 91 %). C’est entre 15-39 ans que l’utilisation passée de méthodes contraceptives modernes par les femmes en union a été la plus fréquente (entre 62 % et 68 %). À partir de 40 ans, les proportions diminuent et c’est parmi les femmes de 45-49 ans que l’utilisation passée d’une méthode moderne a été la plus faible (43 %). C’est le condom masculin qui été la méthode moderne la plus fréquemment utilisée par les femmes en union (51 %). En outre, la pilule (14 %) et la pilule du lendemain (13 %) ont été utilisées par plus d’une femme sur dix. Parmi les méthodes traditionnelles, les femmes en union ont plus fréquemment utilisé la continence périodique (84 %) et le retrait (61 %) que les autres méthodes. Les résultats sont aussi présentés pour les femmes qui ne sont pas en union et sexuellement actives. On constate que parmi ces femmes, la proportion de celles qui ont utilisé dans le passé une méthode contraceptive moderne est supérieure à celle observée chez les femmes en union (79 % contre 62 %). Le condom masculin a été la méthode moderne la plus fréquemment utilisée par ces femmes (72 %). Cependant, 94 % ont déclaré avoir déjà utilisé une méthode traditionnelle, essentiellement la continence périodique (91 %) et le retrait (63 %). 5.2.2 Utilisation actuelle de la contraception Le tableau 5.4 présente les proportions de femmes, de femmes actuellement en union et de femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives, par méthode contraceptive actuellement utilisée, selon le groupe d’âges. Parmi l’ensemble des femmes de 15-49 ans, 44 % utilisaient, au moment de l’enquête, une méthode contraceptive quelconque, 14 % une méthode moderne et 31 % une méthode contraceptive traditionnelle. Les résultats selon l’âge montrent que c’est parmi les femmes de 20-29 ans que la prévalence contraceptive est la plus élevée : en effet, dans ces groupes d’âges, plus d’une femme sur deux a déclaré utiliser actuellement une méthode (54 % à 20-24 ans et 52 % à 25-29 ans). Au-delà de cet âge, la proportion d’utilisatrices diminue pour atteindre un minimum de 20 % à 45-49 ans. Seulement 14 % des femmes utilisaient, au moment de l’enquête, une méthode contraceptive moderne. Parmi les femmes de 20-29 ans, cette proportion est plus élevée et concerne près d’une femme sur cinq (17 % à 20-24 ans et 18 % à 25-29 ans). À partir de 30 ans, la proportion d’utilisatrices diminue pour ne plus concerner que 10 % des femmes de 40-44 ans et 4 % de celles de 45-49 ans. La méthode moderne la plus utilisée est le condom masculin (10 %). Entre 20 et 29 ans, 15 % des femmes ont déclaré l’utiliser actuellement. Cependant, au-delà de cet âge, les proportions diminuent de manière importante. Les autres méthodes modernes sont très peu utilisées. Le recours à des méthodes contraceptives traditionnelles est beaucoup plus fréquent (31 %). Un quart des femmes (25 %) ont déclaré utiliser la continence périodique au moment de l’enquête. C’est parmi les femmes les plus âgées que cette méthode est la moins fréquemment utilisée (18 % à 40-44 ans et 10 % à 45-49 ans contre, au moins, 26 % entre 15 et 34 ans). La prévalence contraceptive, moderne ou traditionnelle, n’est guère plus élevée chez les femmes en union que pour l’ensemble des femmes et les variations selon l’âge ne sont pas différentes de celles observées pour l’ensemble des femmes. C’est parmi celles de 20-29 ans que l’on constate la prévalence la plus élevée (entre 49 % et 53 % pour une méthode quelconque). La méthode moderne la plus fréquemment utilisée est le condom masculin (9 %) et, parmi les méthodes traditionnelles, c’est la continence périodique (24 %). Planification Familiale | 75 Tableau 5.4 Utilisation actuelle de la contraception Répartition (en %) des femmes, des femmes actuellement en union et des femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives, par méthode contraceptive actuellement utilisée, selon le groupe d'âges, Congo 2005 Méthode moderne Méthode traditionnelle Groupe d'âges Une méthode quelconque Une méthode moderne Stérili- sation féminine Pilule DIU Injec- tions Condom masculin Autre moderne Une méthode tradition- nelle Allaite- ment Continence périodique Retrait Autres N'utilise pas actuelle- ment Total Effectif TOUTES LES FEMMES 15-19 38,4 10,5 0,0 0,5 0,0 0,1 9,8 0,2 27,9 0,2 25,9 1,0 0,7 61,6 100,0 1 566 20-24 54,3 17,4 0,0 2,1 0,1 0,3 14,9 0,1 36,9 0,6 29,9 3,1 3,3 45,7 100,0 1 493 25-29 51,9 17,6 0,0 1,6 0,0 1,0 14,8 0,1 34,3 1,2 26,6 5,5 1,0 48,1 100,0 1 238 30-34 46,5 14,2 0,2 3,5 0,0 1,3 9,2 0,0 32,3 0,4 25,5 4,2 2,2 53,5 100,0 934 35-39 42,6 12,7 0,2 3,9 0,1 1,1 7,3 0,0 29,9 1,0 23,2 4,8 0,9 57,4 100,0 830 40-44 33,1 9,8 0,9 1,7 0,1 2,6 4,4 0,2 23,3 1,0 18,3 3,1 0,9 66,9 100,0 551 45-49 19,7 4,1 0,9 1,1 0,3 0,4 1,3 0,0 15,6 0,3 10,4 3,9 1,0 80,3 100,0 440 Ensemble 44,1 13,5 0,2 2,0 0,1 0,8 10,4 0,1 30,6 0,6 24,9 3,5 1,6 55,9 100,0 7 051 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 37,2 11,1 0,0 2,2 0,0 0,3 8,6 0,0 26,1 0,4 21,5 3,6 0,6 62,8 100,0 257 20-24 48,9 14,4 0,0 1,6 0,2 0,5 12,2 0,1 34,4 0,8 26,8 4,3 2,5 51,1 100,0 836 25-29 52,7 15,7 0,0 1,8 0,0 1,3 12,4 0,1 37,0 1,7 27,0 7,2 1,1 47,3 100,0 848 30-34 44,9 13,8 0,2 3,6 0,0 1,2 8,8 0,0 31,1 0,5 24,0 4,5 2,1 55,1 100,0 736 35-39 43,5 11,6 0,2 3,7 0,2 0,8 6,8 0,0 31,9 1,3 23,3 6,4 0,9 56,5 100,0 606 40-44 35,8 9,3 0,8 1,2 0,1 2,2 4,6 0,2 26,4 1,4 20,2 4,2 0,6 64,2 100,0 399 45-49 24,7 4,1 1,0 1,1 0,4 0,6 0,9 0,0 20,7 0,5 13,3 5,3 1,5 75,3 100,0 298 Ensemble 44,3 12,7 0,2 2,3 0,1 1,0 8,9 0,1 31,6 1,0 23,8 5,3 1,5 55,7 100,0 3 979 FEMMES PAS EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES1 Ensemble 73,3 26,8 0,0 2,6 0,0 0,8 23,3 0,1 46,5 0,1 41,3 2,4 2,7 26,7 100,0 989 Note : Si plus d'une méthode est utilisée, seule la plus efficace est prise en compte dans ce tableau. 1 Femmes ayant eu des rapports sexuels au cours du mois précédant l'enquête. La prévalence contraceptive chez les femmes qui ne sont pas en union mais sexuellement actives est nettement plus élevée que celle des femmes en union (73 % contre 44 %). De même, elles sont proportionnellement deux fois plus nombreuses à utiliser les méthodes modernes que les femmes en union (27 % contre 13 %). Ces femmes se différencient également des femmes en union par un recours beaucoup plus fréquent au condom masculin (23 % contre 9 %). En outre, 47 % de ces femmes ont aussi déclaré utiliser actuellement une méthode traditionnelle, essentiellement la continence périodique (41 %). Le tableau 5.5, qui présente la prévalence contraceptive des femmes en union selon certaines caractéristiques sociodémographiques, fait apparaître d’importantes disparités, en particulier dans l’utilisation des méthodes modernes (graphique 5.2). La proportion de femmes du milieu urbain utilisant une méthode moderne est près de deux fois plus élevée que celle des femmes du milieu rural (16 % contre 9 %) ; par contre, environ la même proportion de femmes utilisent une méthode traditionnelle en urbain et en rural (respectivement, 31 % et 32 %). L’accès plus facile aux services de planification familiale peut expliquer, en partie, le recours plus fréquent aux contraceptifs modernes en milieu urbain. 76 | Planification Familiale Tableau 5.5 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques Répartition (en %) des femmes actuellement en union par méthode contraceptive actuellement utilisée, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Méthode traditionnelle Méthode moderne Caractéristique sociodémographique Une méthode quel- conque Une méthode moderne Stérili- sation féminine Pilule DIU Injec- tions Condom masculin Autre moderne Une méthode tradition- nelle Allaite- ment Conti- nence pério- dique Retrait Autres N'utilise pas actuelle- ment Total Effectif Milieu de résidence Urbain 47,0 15,7 0,1 3,5 0,1 1,5 10,4 0,1 31,3 0,5 25,7 3,4 1,7 53,0 100,0 2 097 Rural 41,2 9,2 0,4 1,0 0,1 0,4 7,3 0,0 32,0 1,7 21,7 7,4 1,3 58,8 100,0 1 882 Région Brazzaville 46,6 16,7 0,1 3,6 0,1 2,2 10,6 0,1 29,9 0,4 25,0 2,8 1,6 53,4 100,0 1 283 Pointe-Noire 49,4 15,1 0,1 3,7 0,2 0,6 10,4 0,0 34,3 0,6 27,4 4,2 2,1 50,6 100,0 618 Sud 42,7 9,8 0,3 1,5 0,1 0,2 7,5 0,1 32,9 0,2 21,1 9,9 1,6 57,3 100,0 1 302 Nord 39,1 8,9 0,5 0,3 0,0 0,7 7,4 0,0 30,2 3,8 23,1 2,7 0,6 60,9 100,0 776 Niveau d'instruction Aucune instruction 31,1 5,9 0,8 1,2 0,2 1,8 2,0 0,1 25,2 1,2 12,6 9,1 2,3 68,9 100,0 360 Primaire 42,2 8,9 0,2 1,5 0,1 0,6 6,5 0,0 33,3 1,6 23,7 6,5 1,6 57,8 100,0 1 211 Secondaire I cycle 47,0 14,5 0,2 2,7 0,1 1,0 10,4 0,1 32,5 0,9 25,5 4,7 1,4 53,0 100,0 1 874 Secondaire II cycle ou plus 48,3 19,1 0,0 3,5 0,0 1,3 14,1 0,2 29,1 0,0 25,3 2,6 1,2 51,7 100,0 535 Nombre d'enfants vivants 0 28,6 11,7 0,2 0,5 0,0 0,0 11,0 0,0 17,0 0,0 15,2 0,7 1,0 71,4 100,0 381 1-2 45,8 14,7 0,1 2,3 0,1 0,4 11,7 0,1 31,1 0,6 25,0 4,1 1,4 54,2 100,0 1 620 3-4 48,0 12,1 0,0 2,9 0,0 1,5 7,6 0,0 35,8 1,2 26,1 6,8 1,7 52,0 100,0 1 194 5+ 43,1 9,7 0,8 2,2 0,4 2,0 4,3 0,1 33,4 2,2 21,8 7,8 1,6 56,9 100,0 784 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 40,4 9,1 0,2 0,7 0,2 0,7 7,3 0,0 31,4 1,9 20,7 8,1 0,7 59,6 100,0 781 Second 37,9 6,9 0,4 0,6 0,2 0,1 5,6 0,0 31,0 1,3 21,3 6,6 1,8 62,1 100,0 771 Moyen 46,6 12,2 0,2 2,3 0,0 0,7 8,9 0,1 34,3 1,2 26,5 4,5 2,1 53,4 100,0 767 Quatrième 50,0 16,4 0,1 2,7 0,1 1,4 12,1 0,1 33,6 0,3 27,1 4,4 1,8 50,0 100,0 810 Le plus riche 46,0 17,9 0,3 4,8 0,1 2,0 10,6 0,1 28,1 0,6 23,2 3,2 1,2 54,0 100,0 850 Ensemble 44,3 12,7 0,2 2,3 0,1 1,0 8,9 0,1 31,6 1,0 23,8 5,3 1,5 55,7 100,0 3 979 Note : Si plus d'une méthode est utilisée, seule la plus efficace est prise en compte dans ce tableau. Le recours plus fréquent à la contraception moderne en milieu urbain par rapport au milieu rural se vérifie quelle que soit la méthode : la pilule (4 % contre 1 %), les injections (2 % contre 0,4 %) et le condom masculin (10 % contre 7 %). Concernant les méthodes traditionnelles, on constate que la continence périodique est une pratique plus urbaine que rurale (26 % contre 22 %) alors que le retrait est deux fois plus pratiqué en rural qu’en urbain (7 % contre 3 %). La comparaison des deux principales villes du pays révèle que la prévalence contraceptive pour une méthode quelconque est légèrement plus élevée à Pointe-Noire (49 %) qu’à Brazzaville (47 %). La prévalence contraceptive moderne est légèrement plus faible à Pointe-Noire (15 %) qu’à Brazzaville (17 %). Par contre, les méthodes traditionnelles sont davantage utilisées par les femmes de Pointe-Noire (34 %) que celles de Brazzaville (30 %). Dans les deux villes, les femmes utilisent essentiellement deux Planification Familiale | 77 méthodes modernes : le condom masculin (11 % à Brazzaville et 10 % à Pointe-Noire) et la pilule (4 % dans les deux cas). Les taux d’utilisation des méthodes contraceptives sont plus élevés dans le Sud que dans le Nord : 43 % contre 39 % pour l’ensemble des méthodes, 10 % contre 9 % pour les méthodes modernes et 33 % contre 30 % pour les méthodes contraceptives traditionnelles. Dans les deux zones géographiques, le condom masculin est la méthode moderne la plus utilisée (8 % dans le Sud contre 7 % dans le Nord). Les autres méthodes sont très faiblement utilisées. S’agissant des méthodes traditionnelles, c’est la continence périodique qui est la plus utilisée, notamment dans le Nord (23 %, contre 21 % dans le Sud). En outre, 10 % des femmes utilisent le retrait dans le Sud contre 3 % dans le Nord alors que 4 % des femmes du Nord utilisent l’allaitement contre 0,2 % dans le Sud. La prévalence contraceptive augmente avec le niveau d’instruction, aussi bien pour l’ensemble des méthodes que pour les méthodes modernes. Les taux passent de 31 % chez les femmes sans niveau d’instruction à 42 % chez celles de niveau primaire, 47 % chez les femmes ayant le niveau du secondaire 1er cycle et à 48 % parmi les femmes de niveau secondaire 2nd cycle. De plus, la prévalence contraceptive moderne est plus de trois fois plus élevée chez les femmes les plus instruites par rapport à celles sans instruction (19 % contre 6 %). Par contre, à l’exception des femmes sans instruction (25 %), les taux d’utilisation des méthodes traditionnelles ne présentent que peu de variation selon le niveau d’instruction. L’utilisation des méthodes contraceptives varie avec la parité. À l’exception des femmes nullipares (29 %), plus de deux femmes sur cinq utilisent une méthode de contraception. La prévalence contraceptive moderne passe de 12 % chez les nullipares à 15 % chez les femmes ayant un enfant, puis diminue jusqu’à 10 % chez celles ayant, au moins, cinq enfants. Il faut noter néanmoins que les femmes sans enfant et celles ayant 1-2 enfants utilisent essentiellement le condom (respectivement, 11 % et 12 %), alors que les femmes ayant 3 enfants et plus utilisent davantage la pilule et les injections. Concernant les méthodes traditionnelles, on note que la prévalence est relativement faible parmi les femmes nullipares (17 %) et qu’elle concerne environ un tiers des femmes à partir de la parité un. Graphique 5.2 Utilisation des méthodes contraceptives modernes par les femmes en union EDSC-I 2005 13 17 15 10 9 6 9 15 19 CONGO RÉGION Brazzaville Pointe-Noire Sud Nord NIVEAU D'INSTRUCTION Aucune instruction Primaire Secondaire I cycle Secondaire II cycle ou plus 0 5 10 15 20 Pourcentage 78 | Planification Familiale La prévalence de la contraception moderne augmente avec le niveau de bien-être du ménage dans lequel vit la femme. On note en effet que la proportion des femmes des ménages les plus riches qui utilisent la contraception moderne (18 %) est le double de celle des femmes des ménages les plus pauvres (9 %). 5.3 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE Les analyses précédentes ont montré que la continence périodique est une méthode très connue par les femmes au Congo : 92 % chez l’ensemble des femmes et 93 % chez les femmes actuellement en union (tableau 5.1). Elle sont respectivement 79 % et 84 % à l’avoir pratiquée à un moment quelconque (tableau 5.3) et respectivement 25 % et 24 % à l’utiliser au moment de l’enquête. Cependant, l’efficacité de l’utilisation de la méthode dépend largement de la connaissance par les utilisatrices de la période de fertilité au cours du cycle menstruel. Pour mesurer ce niveau de connaissance, on a demandé à toutes les femmes si elles pensaient qu’au cours du cycle menstruel, il y avait une période pendant laquelle elles avaient plus de chance de tomber enceintes. Si la réponse était oui, on leur demandait à quel moment du cycle se situait cette période. Les différentes réponses possibles étaient : « au milieu du cycle », « juste avant le début des règles », « juste après la fin des règles », « pendant les règles », « pas de moment précis », et « ne sait pas ». Le tableau 5.6 montre que, dans l’en- semble, 1 % seulement des femmes connaissent exactement la période féconde, 23 % en ont une connaissance douteuse, tandis que 76 % ne connaissent pas la période féconde, la majorité d’entre elles (60 %) la situant pendant les règles. Les utilisatrices de la continence périodique ne connaissent pas mieux la période fertile que l’ensemble des femmes, puisque 75 % d’entre elles ne savent pas du tout la situer. Compte tenu du fait que la continence périodique est largement utilisée par les femmes au Congo, des actions d’éducation sont nécessaires pour permettre une utilisation efficace de cette méthode. 5.4 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION Des questions ont été posées aux utilisatrices actuelles de la contraception moderne en vue de déterminer où elles s’étaient procurées leur méthode de planification familiale. L’information sur la connaissance des sources d’approvisionnement de la contraception représente un bon indicateur d’évaluation de la contribution des secteurs publics et privés dans la distribution ou la vente des produits contraceptifs. Elle peut également contribuer à redéfinir la stratégie de distribution de la contraception. Tableau 5.6 Connaissance de la période féconde Répartition (en %) des femmes qui utilisent la continence périodique, des femmes qui n'utilisent pas la continence périodique et de l'ensemble des femmes selon leur connaissance de la période féconde au cours du cycle menstruel, Congo 2005 Connaissance de la période féconde Utilisatrices de la continence périodique Non utilisatrices de la continence périodique Toutes les femmes Connaissance Au milieu du cycle 1,1 1,0 1,0 Connaissance douteuse Juste avant le début des règles 1,1 1,4 1,3 Juste après la fin des règles 23,3 21,3 21,8 Ne connaît pas Pendant ses règles 68,8 56,9 59,9 Pas de moment précis 2,4 6,1 5,2 Autre 1,1 1,1 1,1 NSP 2,3 12,2 9,7 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 758 5 293 7 051 Planification Familiale | 79 Le tableau 5.7 montre qu’au Congo, seulement 22 % des utilisatrices actuelles de la contraception s’adressent au secteur public pour se procurer leurs méthodes, essentiellement auprès des hôpitaux (16 %), les centres et postes de santé ne contribuant qu’à hauteur de 6 % dans la distribution des méthodes. Le secteur privé couvre 26 % des besoins des femmes en matière de contraception, essentiel- lement les pharmacies (22 %). Quant aux autres sources (vendeurs ambulants, boutiques, marchés, boîtes de nuits, etc.) elles couvrent plus de la moitié des besoins en contraceptifs (52 %). Tableau 5.7 Source d'approvisionnement Répartition (en %) des utilisatrices actuelles de méthodes contraceptives modernes par source d'approvisionnement la plus récente, selon les méthodes, Congo 2005 Source d'approvisionnement Pilule Injections Condom masculin Total1 Secteur public 53,4 78,6 10,3 22,0 Hôpital 31,4 61,4 7,8 15,7 Centre/poste de santé 22,0 17,2 2,5 6,3 Secteur médical privé 16,0 19,7 29,2 26,4 Clinique/cabinet privé 5,1 8,7 0,9 2,1 ACBEF 4,1 11,1 1,3 2,3 Pharmacie 6,8 0,0 27,1 22,0 Autre source 30,6 1,6 60,5 51,6 Vendeur ambulant 6,5 0,0 6,7 6,1 Boutique/marché/boite de nuit 5,4 0,0 23,5 19,1 Autre 12,5 0,0 18,1 15,8 ND 6,2 1,6 12,1 10,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 138 56 736 952 1 Le total comprend 12 femmes stérilisées, 4 utilisatrices du DIU, 1 utilisatrice des implants, 3 du condom féminin et 2 utilisatrices de mousse/gelée Les utilisatrices de pilules s’approvisionnent le plus fréquemment auprès du secteur public (53 %), notamment dans les hôpitaux (31 %) et les centres ou postes de santé (22 %). Le secteur médical privé couvre 16 % des besoins des utilisatrices de pilules, notamment les pharmacies (7 %), les cliniques et cabinets privés (5 %) et l’ACBEF (4 %). Le recours aux autres sources d’approvisionnement de la pilule est également fréquent (31 %). En ce qui concerne les produits injectables, on note que 79 % des utilisatrices se les procurent auprès du secteur public, notamment dans les hôpitaux (61 %) et les centres et postes de santé (17 %). Dans 20 % des cas, les femmes se sont adressées au secteur médical privé, notamment l’ACBEF (11 %). S’agissant des condoms masculins on note que, près des deux tiers des utilisatrices se sont procurées cette méthode auprès des autres sources (61 %), essentiellement les boutiques, marchés et boîtes de nuits (24 %). Plus d’un quart des utilisatrices de condoms, se sont procurées les condoms auprès du secteur médical privé (29 %), essentiellement les pharmacies (27 %). Le secteur public n’intervient que dans 10 % des cas. 80 | Planification Familiale 5.5 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION Les femmes en union qui n’utilisent pas de méthodes contraceptives peuvent éventuellement envisager d’en utiliser une dans le futur. Aussi, a-t-on demandé aux femmes actuellement en union si elles avaient l’intention d’utiliser une méthode dans l’avenir. Pour toutes celles qui n’envisagent pas d’en utiliser une, la connaissance de leurs raisons est indispensable pour réorienter la stratégie de marketing de la planification familiale. 5.5.1 Intention d’utiliser la contraception à l’avenir On a demandé aux non utilisatrices de méthodes actuellement en union, si elles avaient l’intention d’en utiliser une dans l’avenir. Le tableau 5.8 et le graphique 5.3 montrent que dans l’ensemble, une femme sur deux (50 %) a l’intention d’utiliser une méthode contraceptive dans le futur, contre 41 % de femmes qui n’en ont nullement l’intention et 8 % qui sont indécises. Selon le nombre d’enfants, on constate que 29 % des femmes nullipares ont déclaré avoir l’intention d’utiliser une méthode contra- ceptive dans le futur. Cette proportion atteint 55 % chez les femmes ayant un enfant et elle diminue ensuite légèrement avec le nombre d’enfants pour atteindre 50 % chez les femmes ayant 4 enfants ou plus. Tableau 5.8 Utilisation future Répartition (en %) des femmes actuellement en union n'utilisant pas actuellement de méthode, par nombre d'enfants vivants et selon l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir, Congo 2005 Nombre d'enfants vivants1 Intention 0 1 2 3 4+ Ensemble A l'intention d'utiliser 29,1 55,2 53,5 52,3 49,5 50,3 Pas sûre 10,8 9,1 9,1 7,6 5,9 7,8 N'a pas l'intention d'utiliser 58,8 35,5 37,3 40,1 43,2 41,2 ND 1,4 0,3 0,1 0,0 1,5 0,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 169 410 459 407 773 2 218 1 Y compris la grossesse actuelle Graphique 5.3 Intention d’utiliser la contraception par les femmes en union non utilisatrices EDSC-I 2005 A l'intention d'utiliser 50% N'a pas l'intention d'utiliser 41% Pas sûre 9% Planification Familiale | 81 5.5.2 Raison de non utilisation de la contraception Aux femmes non utilisatrices de la contraception qui ont déclaré ne pas avoir l’intention de l’utiliser dans le futur, on a demandé quelle en était la raison. Dans 54 % des cas, les femmes ont cité des raisons relatives à la fécondité : la sous fécondité/stérilité (30 %) et le désir d’avoir autant d’enfants que possible (13 %) (tableau 5.9). Une femme sur cinq (20 %) a évoqué l’opposition à l’utilisation de la planification familiale, celle-ci pouvant être motivée par les interdits religieux (2 %), par l’opposition de la femme elle-même (14 %) ou de son conjoint (4 %). Le manque de connaissance a été évoqué dans 5 % des cas : 3 % pour la méconnaissance des méthodes et 2 % pour la méconnaissance d’une source d’approvisionnement. Les raisons liées aux méthodes elles-mêmes ont été évoquées dans 18 % des cas, en l’occurrence les problèmes de santé (8 %) et la peur des effets secondaires (8 %). Tableau 5.9 Raisons pour lesquelles les femmes n'ont pas l'intention d'utiliser la contraception Répartition (en %) des femmes actuellement en union qui n'utilisent pas actuellement une méthode contraceptive et qui n'ont pas l'intention d'en utiliser une dans l'avenir, selon la principale raison pour laquelle elles n'ont pas l'intention d'utiliser la contraception, Congo 2005 Âge Raison 15-29 30+ Ensemble des femmes Raisons relatives à la fécondité 33,0 63,1 54,4 Rapports sexuels peu fréquents/pas de rapports 4,5 6,6 6,0 Ménopause/hystérectomie 0,0 8,4 6,0 Sous-féconde/stérilité 15,9 35,2 29,6 Veut autant d'enfants que possible 12,6 12,8 12,8 Opposition à l'utilisation 30,6 16,0 20,2 Enquêtée opposée 18,6 12,3 14,1 Mari/conjoint opposé 6,1 3,0 3,9 Autres personnes opposées 0,6 0,0 0,2 Interdits religieux 5,3 0,7 2,0 Manque de connaissance 6,7 4,6 5,2 Ne connaît aucune méthode 2,8 2,9 2,9 Ne connaît aucune source 4,0 1,7 2,3 Raisons relatives à la méthode 28,0 14,0 18,0 Problèmes de santé 10,1 7,5 8,2 Peur des effets secondaires 14,6 5,0 7,8 Trop chère 1,5 0,6 0,9 Inconvénients à l'utilisation 1,1 0,5 0,7 Interfère avec le processus normal du corps 0,7 0,3 0,4 Autre 1,1 1,3 1,3 NSP 0,2 0,7 0,6 Manquant 0,4 0,3 0,4 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif 264 649 913 La répartition des raisons évoquées varie selon l’âge. Les femmes de 15-29 ans ont moins cité les raisons relatives à la fécondité que les femmes de 30 ans et plus (33 % contre 63 %). Il en est de même des raisons liées à la sous fécondité/stérilité (16 % contre 35 %). Les femmes jeunes (15-29 ans) et les autres ont cité, dans les mêmes proportions (13 %), le désir d’avoir autant d’enfants que possible. Par contre, l’opposition à l’utilisation de la contraception a été citée, dans 31 % des cas, par les femmes de 15-29 ans contre seulement 16 % des femmes de plus de 30 ans. 82 | Planification Familiale Les raisons relatives à la méthode ont été deux fois plus fréquemment citées par les femmes de 15-29 ans (28 %) que par celles de 30 ans et plus (14 %), en particulier, la peur des effets secondaires est beaucoup plus fréquente chez les jeunes que chez les femmes plus âgées (15 % contre 5 %). 5.5.3 Méthode contraceptive future préférée Afin d’évaluer la demande potentielle des différents types de méthodes contraceptives, on a demandé aux femmes actuellement en union ayant l’intention d’utiliser la contraception dans le futur, de spécifier la méthode de leur choix. Le tableau 5.10 montre que les méthodes contraceptives modernes (59 %) ont été plus fréquemment citées que les méthodes dites traditionnelles (40 %). S’agissant des méthodes modernes, on note que, quel que soit l’âge, trois méthodes ont été plus fréquemment citées que les autres : les injections (23 % chez les femmes jeunes et 31 % chez les femmes adultes), le condom (respectivement 17 % et 16 %) et la pilule (respectivement 15 % et 11 %). Cependant, la continence périodique reste la méthode traditionnelle préférée (33 % pour les jeunes et 30 % pour les femmes de 30 ans et plus) 5.6 EXPOSITION AUX MESSAGES SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE Les médias peuvent se révéler un bon support pour la diffusion d’informations relatives à la planification familiale en général et aux méthodes de contraception en particulier. À ce titre, on a demandé aux femmes si, au cours des derniers mois ayant précédé l’enquête, elles avaient entendu à la radio, ou vu à la télévision, dans un journal ou une revue, un message sur la planification familiale. Les résultats du tableau 5.11 indiquent que 74 % de femmes n’ont entendu ni vu aucun message sur la planification familiale au cours des derniers mois précédant l’enquête. Près d’une femme sur cinq (21 %) a déclaré avoir entendu un message sur la planification familiale à la radio, 15 % à la télévision et 6 % de femmes ont lu un message dans un journal ou un magazine. Comme on pouvait s’y attendre, les résultats mettent en évidence des disparités importantes selon les caractéristiques sociodémographiques des femmes. On note que c’est aux âges les plus jeunes (15-19 ans) que les femmes ont été les moins exposées aux messages sur la planification familiale (84 %). L’accès à l’information sur la planification familiale semble être lié au milieu de résidence. En effet, dans l’ensemble, la proportion de femmes qui n’ont pas été exposées à l’information sur la planification familiale est plus importante en milieu rural qu’en milieu urbain (86 % contre 65 %). De même, la proportion de femmes qui n’ont pas reçu d’information sur la planification familiale est nettement plus importante dans le Nord (88 %) et le Sud (83 %) que dans les villes de Pointe-Noire (72 %) et Brazzaville (61 %). Tableau 5.10 Méthode contraceptive future préférée Répartition (en %) des femmes actuellement en union qui n'utilisent pas actuellement une méthode mais qui ont l'intention d'en utiliser une dans l'avenir, par âge et selon la méthode préférée, Congo 2005 Âge Méthode 15-29 30+ Ensemble des femmes Stérilisation féminine 0,3 0,9 0,6 Pilule 15,1 10,8 13,3 DIU 0,9 1,1 1,0 Injections 22,9 30,9 26,4 Implants 1,0 1,0 1,0 Condom 17,4 15,5 16,6 Continence périodique 33,3 30,0 31,9 Retrait 2,8 3,3 3,0 Autres 4,5 5,6 4,9 Pas sûre 1,6 0,9 1,3 ND 0,1 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif 634 482 1 116 Planification Familiale | 83 Tableau 5.11 Exposition aux messages sur la planification familiale Pourcentage de femmes qui, au cours des derniers mois ayant précédé l'enquête, ont, soit entendu à la radio, soit vu à la télévision ou dans un journal ou une revue, un message sur la planification familiale selon certaines caractéristiques socio- démographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Radio Télévision Journaux/ magazines Aucun des trois medias Effectif de femmes Âge 15-19 11,7 9,1 3,5 84,1 1 566 20-24 21,0 14,0 5,5 74,7 1 493 25-29 21,8 18,3 7,3 71,7 1 238 30-34 27,7 18,7 7,0 66,6 934 35-39 25,9 18,3 9,2 67,8 830 40-44 27,9 19,4 9,4 67,8 551 45-49 21,6 15,5 7,7 75,5 440 Milieu de résidence Urbain 28,4 23,8 8,7 64,5 3 990 Rural 11,6 4,3 3,5 86,1 3 061 Région Brazzaville 30,6 28,9 9,2 60,5 2 447 Pointe-Noire 24,8 16,6 6,5 71,6 1 189 Sud 14,2 5,9 6,0 82,5 2 233 Nord 10,9 3,5 1,7 87,7 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 5,5 1,9 0,5 93,7 511 Primaire 10,6 5,1 1,3 87,8 2 139 Secondaire I cycle 23,4 17,2 6,8 70,7 3 408 Secondaire II cycle ou plus 44,0 37,6 19,4 44,7 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 8,0 1,9 2,3 90,7 1 243 Second 12,8 4,3 3,2 85,7 1 328 Moyen 18,5 9,9 4,6 78,5 1 403 Quatrième 28,4 18,5 7,6 65,6 1 502 Le plus riche 33,8 37,0 13,1 54,4 1 575 Ensemble 21,1 15,3 6,4 73,9 7 051 L’exposition à l’information sur la planification familiale est très influencée par le niveau d’instruction. En effet, plus le niveau d’instruction augmente, plus les femmes sont exposées à l’information : 94 % des femmes sans instruction n’ont eu connaissance d’aucun message sur la planification familiale. Parmi les femmes les plus instruites, cette proportion n’est que de 45 %. De même, l’accès à l’information sur la planification familiale est influencé par le niveau de bien-être économique du ménage de la femme. En effet, on note que, quel que soit le type de canal d’information utilisé, les proportions de femmes ayant déclaré avoir entendu ou vu un message augmentent avec le niveau de bien-être économique du ménage de la femme. Dans le quintile le plus pauvre, 91 % des femmes n’ont été exposées à aucun des trois médias contre 54 % dans le quintile plus riche. 84 | Planification Familiale 5.7 OPINIONS ET ATTITUDES DES COUPLES VIS-A-VIS DE LA PLANIFICATION FAMILIALE La pratique de la contraception par les femmes dépend non seulement des opinions des femmes elles-mêmes mais aussi de celles des hommes. Au Congo, comme dans beaucoup d’autres pays, les hommes jouent encore un rôle prépondérant dans la prise de certaines grandes décisions, notamment celles concernant la taille de la famille. Les discussions avec le conjoint constituent donc une étape importante dans la prise de décision concernant la pratique de la planification familiale. 5.7.1 Discussions de la planification familiale avec le conjoint Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes en union connaissant une méthode contraceptive, le nombre de fois qu’elles avaient discuté de la planification familiale avec leur conjoint. L’examen du tableau 5.12 montre que la discussion sur la planification familiale n’est pas une chose courante entre conjoints. En effet, plus d’une femme sur deux (51 %) a déclaré n’avoir jamais eu de discussions avec son conjoint, 28 % des femmes ont reconnu avoir eu une ou deux discussions et 21 % en ont eu au moins trois. Ce sont les femmes jeunes de 15-19 ans (56 %), celles de 40-44 ans (56 %) et celles de 45-49 ans (65 %) qui sont proportionnellement les plus nombreuses à n’avoir jamais eu de discussions avec leur conjoint sur la planification familiale. Tableau 5.12 Discussion de la planification familiale avec le conjoint Répartition (en %) des femmes actuellement en union connaissant une méthode contraceptive, en fonction du nombre de fois qu'elles ont discuté de planification familiale avec leur conjoint au cours de l'année passée, selon l'âge actuel, Congo 2005 Nombre de fois que la femme a discuté de la PF avec son conjoint : Âge actuel Jamais Une ou deux fois Trois fois ou plus ND Total Effectif 15-19 55,5 21,8 20,8 1,9 100,0 254 20-24 47,4 30,4 21,4 0,9 100,0 824 25-29 45,8 30,5 22,7 1,0 100,0 843 30-34 48,1 27,9 22,9 1,1 100,0 728 35-39 51,6 28,6 19,3 0,4 100,0 598 40-44 56,3 22,6 20,6 0,5 100,0 390 45-49 65,0 21,1 13,5 0,4 100,0 285 Ensemble 50,5 27,7 21,0 0,9 100,0 3 923 5.7.2 Opinion face à la planification Lors de l'enquête, on a posé les questions suivantes aux femmes : • diriez-vous que vous approuvez ou désapprouvez les couples qui utilisent une méthode pour éviter une grossesse ? +, et • pensez-vous que votre mari/partenaire approuve ou désapprouve les couples qui utilisent une méthode pour éviter une grossesse ? Planification Familiale | 85 Ces questions permettent de déterminer le niveau d’approbation de la contraception par les femmes et leur perception de l’opinion de leur conjoint (tableau 5.13). On constate tout d’abord que plus des deux tiers des enquêtées (69 %) approuvent la planification des naissances et qu’à l’opposé, 24 % la désapprouvent. En outre, les résultats montrent que, dans 32 % des cas, la femme pense que son mari a la même opinion qu’elle : dans 28 % des cas, la femme approuve et pense que son mari approuve, et dans 4 % des cas seulement, la femme désapprouve et pense que son mari désapprouve également. Cependant, une proportion importe de femmes, qu’elles approuvent ou non la planification familiale, ne connaissent pas l’opinion de leur mari (57 %), résultat non étonnant lorsqu’on sait que plus de la moitié des femmes n’ont jamais discuté de la planification familiale avec leur conjoint. Tableau 5.13 Opinion des couples face à la planification familiale Répartition (en %) des femmes actuellement en union qui connaissent une méthode contraceptive, en fonction du fait qu'elles approuvent, ou non, la planification familiale et en fonction de leur perception de l'opinion de leur conjoint concernant la planification familiale selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Enquêtée approuve la planification familiale Enquêtée désapprouve la planification familiale Caractéristique sociodémographique Mari approuve Mari désapprouve Opinion du mari non connue Mari approuve Mari désapprouve Opinion du mari non connue Enquêtée pas sûre1 Total Effectif Âge 15-19 23,7 2,0 46,3 3,5 2,6 13,2 8,7 100,0 254 20-24 32,0 2,2 36,5 1,0 4,0 17,7 6,7 100,0 824 25-29 32,3 3,8 32,6 2,4 5,1 16,7 7,0 100,0 843 30-34 29,5 2,9 39,2 1,7 3,4 17,0 6,3 100,0 728 35-39 27,3 2,2 41,1 1,1 3,7 18,0 6,6 100,0 598 40-44 21,6 2,0 43,9 1,0 2,6 22,7 6,1 100,0 390 45-49 18,5 0,5 39,5 0,5 2,2 27,4 11,4 100,0 285 Milieu de résidence Urbain 30,2 2,9 36,7 2,1 4,1 17,8 6,1 100,0 2 080 Rural 26,2 2,0 40,4 1,0 3,3 18,9 8,2 100,0 1 843 Région Brazzaville 27,1 3,1 34,6 2,5 5,2 21,8 5,6 100,0 1 270 Pointe-Noire 38,6 2,6 39,2 1,5 2,4 9,8 6,0 100,0 616 Sud 28,0 1,7 42,5 1,3 1,8 16,0 8,6 100,0 1 281 Nord 22,5 2,7 37,5 0,7 5,4 23,2 7,9 100,0 756 Niveau d'instruction Aucune instruction 19,1 1,8 34,5 1,8 1,8 24,2 16,8 100,0 331 Primaire 25,5 1,9 38,3 1,2 4,3 20,0 8,8 100,0 1 188 Secondaire I cycle 30,6 2,7 38,7 1,7 3,6 17,5 5,3 100,0 1 869 Secondaire II cycle ou plus 32,5 3,6 40,7 1,8 4,0 13,9 3,6 100,0 535 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 23,7 2,0 37,9 1,4 4,4 22,0 8,7 100,0 754 Second 24,9 2,7 43,3 0,8 2,0 17,6 8,8 100,0 756 Moyen 29,8 2,8 38,2 1,9 3,4 16,7 7,2 100,0 758 Quatrième 32,2 2,8 35,7 1,6 4,2 18,3 5,3 100,0 809 Le plus riche 30,6 2,2 37,6 2,2 4,5 17,2 5,8 100,0 846 Ensemble 28,3 2,5 38,5 1,6 3,7 18,3 7,1 100,0 3 923 1 Y compris les non déterminés. 86 | Planification Familiale De manière globale, on constate que plus les femmes sont âgées, moins elles approuvent la planification familiale et moins elles pensent que leur mari approuve. Aucune tendance nette ne se dégage selon le milieu ou la région de résidence. Par contre, on constate que plus les femmes sont instruites, plus elles approuvent la contraception (55 % parmi celles sans instruction, contre 77 % parmi celles ayant au moins un niveau secondaire 2nd cycle) et plus elles pensent que leur mari approuve. (19 % parmi celles sans instruction, contre 33 % parmi celles ayant au moins un niveau secondaire 2nd cycle). On constate le même type de tendance selon le quintile de bien-être puisque plus le ménage dans lequel vit la femme est riche, plus elle approuve la contraception, la proportion passant d’un minimum 64 % dans le quintile le plus pauvre à un maximum de 70 % dans le quintile le plus riche. De même, plus le ménage dans lequel vit la femme est riche, plus elle pense que son mari approuve la planification familiale, la proportion variant de 24 % à 32 % pour le quatrième quintile et à 31 % dans le cinquième. Avortement | 87 Dominique KIMPOUNI L’avortement est une pratique non marginale au Congo. Sa mesure est cependant rendue difficile par un certain nombre de considérations qui entourent cet acte. Condamné par la quasi-totalité des religions, objet d’une législation particulièrement restrictive, l’avortement se pratique généralement de façon clandestine et ne saurait, de ce fait, se prêter à un enregistrement exhaustif. Cependant, pour contribuer à une meilleure connaissance de cette pratique au Congo, des questions sur l’avortement ont été intégrées dans le questionnaire de l’EDSC-I, précisément dans la section relative à la reproduction. Les données collectées sont analysées dans ce chapitre qui se propose d’apporter un éclairage sur la fréquence de l’avortement, le stade de la grossesse au moment de l’avortement, la personne qui a pris la décision d’avorter, les raisons qui ont motivé cette décision, la procédure, le lieu, le type d’assistance ainsi que les complications dues à l’avortement. 6.1 NOMBRE D’AVORTEMENTS SUR LA DURÉE DE VIE Le tableau 6.1 présente la répartition de l’ensemble des femmes par nombre d’avortements qu’elles ont eus au cours de leur vie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Près de neuf femmes sur dix (89 %) ont déclaré n’avoir jamais eu recours à l’avortement au cours de leur vie. Cette proportion est néanmoins sujette à caution du fait du caractère illégal de l’avortement et de la réprobation sociale qui entoure cet acte, certaines femmes n’ayant probablement pas osé déclarer avoir eu recours à cette pratique. Le pourcentage des femmes ayant déclaré avoir eu recours à l’avortement, au moins une fois dans leur vie (11 %), est donc à considérer avec une certaine réserve car il est probablement sous-estimé. Parmi les 11 % de femmes ayant déclaré avoir avorté, un peu plus de la moitié (6 %) ont déclaré ne l’avoir pratiqué qu’une seule fois. Par contre, 1 % des femmes ont déclaré avoir eu recours à l’avortement 4 fois ou plus au cours de leur vie. Comme on pouvait s’y attendre, la proportion de femmes ayant eu recours à l’avortement au cours de leur vie croît régulièrement avec l’âge : si à 15-19 ans, seulement une femme sur cent (1 %) a déjà pratiqué l’avortement, cette proportion atteint 22 % dans la tranche d’âges 45-49 ans. De même, la proportion de femmes ayant eu recours à l’avortement augmente avec le nombre d’enfants vivants ; en effet, le nombre d’enfants vivants augmente avec l’âge de la femme qui est donc exposé plus longtemps au risque d’avorter, et plus une femme a d’enfants vivants, plus elle est susceptible de pratiquer l’avortement. La pratique de l’avortement varie de manière sensible selon le milieu de résidence. Les résultats indiquent que la fréquence de l’avortement est plus élevée en milieu urbain (13 %) qu’en milieu rural (8 %), cependant on constate également de fortes variations entre régions. Les femmes de Pointe-Noire pratiquent beaucoup plus l’avortement que celles de Brazzaville (18 % contre 12 %) et celles du Sud beaucoup plus que celles du Nord (10 % contre 5 %). AVORTEMENT 6 88 | Avortement Tableau 6.1 Nombre d'avortements Répartition (en %) de l'ensemble des femmes par nombre d'avortements qu'elles ont eus au cours de leur vie selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Nombre d'avortements Caractéristique sociodémographique Aucun 1 2 3 4 ou plus Total1 Effectif Âge 15-19 99,1 0,4 0,6 0,0 0,0 100,0 1 566 20-24 93,5 3,7 1,6 0,7 0,3 100,0 1 493 25-29 86,5 6,9 3,8 2,1 0,3 100,0 1 238 30-34 84,6 9,0 4,1 1,2 0,7 100,0 934 35-39 79,9 11,5 3,0 3,1 1,8 100,0 830 40-44 79,4 10,7 4,6 3,1 1,4 100,0 551 45-49 77,6 14,6 4,3 1,0 1,9 100,0 440 Nombre d'enfants vivants 0 96,3 1,9 1,3 0,5 0,1 100,0 2 031 1 88,8 5,7 3,2 1,4 0,7 100,0 1 392 2 85,5 7,7 3,7 1,9 0,6 100,0 1 147 3 84,4 9,8 3,6 1,2 0,8 100,0 919 4 83,3 9,2 3,3 2,5 1,4 100,0 590 5 83,0 8,7 3,2 3,2 1,3 100,0 398 6+ 83,9 11,1 1,9 1,1 1,1 100,0 574 Milieu de résidence Urbain 86,5 7,1 3,6 1,7 0,8 100,0 3 990 Rural 91,5 5,5 1,5 0,9 0,5 100,0 3 061 Région Brazzaville 88,1 6,3 2,8 1,6 0,7 100,0 2 447 Pointe-Noire 82,3 9,2 5,3 2,0 1,1 100,0 1 189 Sud 89,5 6,9 1,9 1,0 0,5 100,0 2 233 Nord 94,6 2,6 1,2 0,9 0,4 100,0 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 92,9 5,4 0,6 0,3 0,6 100,0 511 Primaire 92,0 4,3 2,3 0,8 0,3 100,0 2 139 Secondaire 1er cycle 88,1 6,7 2,7 1,5 0,7 100,0 3 408 Secondaire 2nd cycle ou plus 81,3 10,3 4,5 2,5 1,2 100,0 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 94,0 3,8 1,0 0,3 0,5 100,0 1 243 Second 90,4 6,9 1,4 0,9 0,2 100,0 1 328 Moyen 89,0 5,6 2,9 1,6 0,5 100,0 1 403 Quatrième 86,7 7,2 3,1 1,4 0,9 100,0 1 502 Le plus riche 84,5 7,8 4,4 2,2 0,9 100,0 1 575 Ensemble 88,6 6,4 2,7 1,3 0,6 100,0 7 051 1 Y compris les non déterminés. Enfin, on constate que le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage influent sur la pratique l’avortement. Les femmes les plus instruites et celles des ménages les plus riches ont plus fréquemment déclaré avoir avorté. En effet, 7 % des femmes sans instruction ont déclaré avoir avorté, contre 19 % de celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. De même, 6 % des femmes appartenant aux ménages les plus pauvres contre 15 % de celles vivant dans les ménages les plus riches ont eu recours à l’avortement. Ces différences doivent néanmoins être interprétées avec prudence car elles pourraient représenter beaucoup plus des différences d’attitudes face à l’avortement que des différences réelles de pratique, certaines femmes déclarant plus facilement que d’autres avoir avorté. 6.2 STADE DE LA GROSSESSE AU MOMENT DE L’AVORTEMENT Des questions plus détaillées sur l’avortement ont été posées sur le dernier avortement ayant eu lieu depuis l’année 2000. Cette démarche répond au double souci de disposer d’informations sur la Avortement | 89 pratique récente de l’avortement et d’éviter d’interroger les femmes sur des événements lointains dont elles se souviennent difficilement. Près d’une femme sur dix (9 %) a déclaré avoir avorté, au moins, une fois au cours des cinq dernières années (tableau 6.2) Cette fréquence de l’avortement au cours de la période récente est particulièrement élevée chez les femmes de 20-29 ans (14 %) et chez celles de 30-34 ans (11 %). En examinant le pourcentage de femmes ayant avorté depuis 2000 selon les autres caractéristiques socio- démographiques, on retrouve les tendances observées précédemment et l’influence des mêmes variables telles que le milieu de résidence, le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage. En effet, on constate que la proportion de femmes ayant avorté est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (11 % contre 7 %), à Pointe-Noire qu’à Brazzaville (17 % contre 9 %), au Sud du pays qu’au Nord (8 % contre 5 %) et qu’elle a tendance à augmenter au fur et à mesure que s’élève le niveau d’instruction ou le niveau de bien-être économique du ménage. Tableau 6.2 Stade de la grossesse au moment de l'avortement Pourcentage de femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2000 et répartition (en %) de ces femmes selon le stade de la grossesse au moment de leur dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes ayant avorté depuis 2000 Effectif de femmes Moins de 2 mois 2-4 mois 5 mois ou plus Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2000 Âge 15-19 5,7 1 566 36,9 57,3 5,8 100,0 89 20-24 13,8 1 493 33,6 64,0 2,4 100,0 205 25-29 14,0 1 238 36,0 62,1 1,9 100,0 173 30-34 10,8 934 28,0 68,5 3,5 100,0 101 35-39 6,6 830 23,5 74,0 2,5 100,0 55 40-44 3,1 551 * * * * 17 45-49 1,4 440 * * * * 6 Nombre d'enfants vivants 0-1 9,7 3 423 37,8 58,9 3,2 100,0 332 2-4 10,0 2 656 27,1 70,6 2,2 100,0 266 5 ou plus 5,0 972 28,1 68,5 3,4 100,0 48 Milieu de résidence Urbain 11,1 3 990 35,5 61,3 3,2 100,0 442 Rural 6,7 3 061 26,6 71,4 2,0 100,0 204 Région Brazzaville 8,7 2 447 30,1 63,7 6,2 100,0 212 Pointe-Noire 16,6 1 189 40,3 59,2 0,5 100,0 198 Sud 8,1 2 233 28,2 70,0 1,8 100,0 180 Nord 4,8 1 182 30,4 67,9 1,8 100,0 57 Niveau d'instruction Aucune instruction 2,9 511 * * * * 15 Primaire 7,9 2 139 34,3 62,9 2,8 100,0 169 Secondaire 1er cycle 10,4 3 408 29,5 67,0 3,5 100,0 355 Secondaire 2nd cycle ou plus 10,8 994 44,0 55,2 0,8 100,0 107 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,8 1 243 34,2 65,8 0,0 100,0 60 Second 6,9 1 328 34,2 64,1 1,7 100,0 91 Moyen 10,2 1 403 24,0 72,5 3,5 100,0 143 Quatrième 10,9 1 502 34,1 62,1 3,8 100,0 163 Le plus riche 12,0 1 575 36,9 60,2 2,9 100,0 189 Ensemble 9,2 7 051 32,7 64,5 2,8 100,0 646 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés 90 | Avortement La répartition des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2000 selon le stade de la grossesse au moment de leur dernier avortement révèle que la majorité des femmes ont avorté entre 2 et 4 mois de grossesse (65 %). Pour le tiers des femmes (33 %), l’avortement a eu lieu à un stade très précoce (moins de 2 mois) alors que seulement 3 % des femmes ont pris le risque d’avorter au moment où la grossesse était à un stade très avancé (5 mois ou plus). De façon générale, la distribution des femmes selon le stade de la grossesse au moment de l’avortement ne présente de tendances régulières ni selon l’âge des femmes, ni selon leur nombre d’enfants vivants, ni selon le niveau d’instruction ou le bien-être du ménage. Cependant, on peut souligner que les femmes du milieu urbain ont eu recours à l’avortement à un stade de la grossesse plus précoce que celles du milieu rural (36 % contre 27 % à moins de 2 mois). 6.3 DÉCISION DE L’AVORTEMENT Aux femmes qui ont déclaré avoir eu recours, au moins une fois, à un avortement au cours des cinq dernières années, on a demandé de préciser qui avait pris la décision d’avorter (tableau 6.3). Dans plus des trois quarts des cas (77 %) la décision d’avorter a été prise par l’enquêtée elle-même. Cependant dans 12 % des cas, c’est le mari/partenaire qui a décidé de l’avortement et, dans 7 % des cas, c’est un parent ou ami. C’est seulement dans 4 % des cas qu’un professionnel de la santé a recommandé l’interruption de la grossesse. Le type de personne ayant pris la décision de l’avortement varie avec l’âge de la femme. En effet, on constate que chez les femmes les plus jeunes, dans 16 % des cas, la décision d’avorter a été prise par quelqu’un autre que l’enquêtée, que le mari ou qu’un professionnel de la santé. En outre, c’est dans ce groupe d’âges que la proportion de femmes ayant décidé elles-mêmes est la plus faible (64 %). Entre 15 et 34 ans, plus l’âge des enquêtées augmente, plus ces dernières ont tendance à prendre elles-mêmes la décision d’avorter. Chez les femmes plus âgées (35-39 ans), on constate que le mari/partenaire et le professionnel de la santé ont décidé de l’avortement dans des proportions relativement importantes (respectivement 18 % et 10 %), cela peut-être pour des raisons de santé. Parmi les femmes de niveau primaire, tout comme parmi celles des ménages les plus pauvres, dans un cas sur cinq la décision d’avorter a été prise par le mari. Mis à part ce constat, les résultats ne permettent pas de conclure à une influence du niveau d’instruction ou du bien-être économique sur la décision d’avorter. Par contre, il ressort que les femmes du milieu urbain sont proportionnellement plus nombreuses à avoir pris elles-mêmes la décision d’avorter (80 %) que celles du milieu rural (71 %). De même, on note que c’est à Pointe-Noire que la proportion de femmes ayant pris elles-mêmes la décision d’avorter est la plus élevée (86 %) et, à l’opposé, c’est dans le Nord qu’elle est la plus faible (64 %). Avortement | 91 Tableau 6.3 Décision de l’avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2000 selon le type de personne qui les a poussées ou forcées à subir leur avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Décision de l'avortement Caractéristique sociodémographique L'enquêtée a décidé elle- même Mari/ partenaire Professionnel de la santé Parents/ amis/ autre Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2000 Âge 15-19 63,6 13,7 6,7 16,0 100,0 89 20-24 78,6 10,9 1,7 8,8 100,0 205 25-29 78,5 13,7 2,2 5,6 100,0 173 30-34 88,1 5,4 5,4 1,0 100,0 101 35-39 72,4 17,6 9,8 0,3 100,0 55 40-49 (73,5) (6,1) (14,4) (6,1) 100,0 23 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 80,2 13,4 1,0 5,5 100,0 211 2-4 mois 77,7 10,5 4,4 7,4 100,0 417 5 mois ou plus * * * * * 18 Nombre d'enfants vivants 0-1 73,7 11,6 4,0 10,7 100,0 332 2-4 80,6 12,2 3,8 3,3 100,0 266 5 ou plus 83,7 7,5 8,6 0,3 100,0 48 Milieu de résidence Urbain 80,1 9,1 4,5 6,4 100,0 442 Rural 71,2 17,0 3,7 8,0 100,0 204 Région Brazzaville 75,8 11,5 6,6 6,1 100,0 212 Pointe-Noire 85,6 6,0 2,0 6,4 100,0 198 Sud 74,0 14,8 4,3 6,9 100,0 180 Nord 64,1 20,8 3,2 11,9 100,0 57 Niveau d'instruction Aucune instruction * * * * * 15 Primaire 71,8 20,2 2,5 5,5 100,0 169 Secondaire 1er cycle 79,3 8,9 3,6 8,1 100,0 355 Secondaire 2nd cycle ou plus 76,9 7,4 9,7 6,0 100,0 107 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 70,8 19,3 4,0 5,9 100,0 60 Second 71,6 12,7 4,9 10,7 100,0 91 Moyen 78,6 13,6 1,9 6,0 100,0 143 Quatrième 83,1 7,2 4,3 5,4 100,0 163 Le plus riche 76,1 10,9 5,8 7,3 100,0 189 Ensemble 77,3 11,6 4,3 6,9 100,0 646 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 6.4 RAISON DE L’AVORTEMENT Les femmes ont été aussi interrogées sur la raison principale pour laquelle elles ont avorté la dernière fois : les réponses fournies sont présentées au tableau 6.4. 92 | Avortement Tableau 6.4 Raisons de l'avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2000 selon la raison principale pour laquelle elles ont avorté la dernière fois, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Raison principale du dernier avortement Caractéristique sociodémographique Problème santé Trop jeune pour avoir un enfant Trop d'enfants/ naissances trop rapprochées Peur des parents Mari/ partenaire ne voulait pas l'enfant Pour continuer scolarité/ de travailler Difficultés économiques, manque d'argent Autre Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2000 Âge 15-19 6,4 23,4 9,0 17,2 7,2 16,8 11,3 8,8 100,0 89 20-24 2,7 9,8 21,5 6,9 12,5 18,5 14,8 13,3 100,0 205 25-29 5,9 2,0 26,4 3,4 11,8 6,6 20,5 23,5 100,0 173 30-34 7,3 0,0 34,6 1,4 13,4 0,8 16,2 26,3 100,0 101 35-39 11,9 0,8 24,8 0,0 20,7 2,1 12,1 27,6 100,0 55 40-49 (11,6) (0,0) (10,6) (0,0) (29,2) (0,0) (34,3) (14,3) 100,0 23 Nombre d'enfants vivants 0-1 5,8 13,5 12,2 9,8 12,5 16,0 14,6 15,5 100,0 332 2-4 5,2 0,0 34,3 1,6 12,6 4,9 17,9 23,5 100,0 266 5 ou plus 10,6 0,0 35,3 0,0 18,3 0,0 21,9 13,8 100,0 48 Décision de l'avortement Enquêtée elle-même 2,3 6,9 24,6 5,8 12,7 10,0 17,0 20,8 100,0 500 Quelqu'un d'autre 18,1 7,0 17,8 5,2 14,0 11,2 15,0 11,7 100,0 147 Milieu de résidence Urbain 6,3 8,2 20,8 5,7 10,0 12,2 17,3 19,6 100,0 442 Rural 5,1 4,2 27,9 5,8 19,6 5,9 14,7 16,8 100,0 204 Région Brazzaville 7,1 12,5 20,8 5,6 9,8 10,7 18,0 15,4 100,0 212 Pointe-Noire 4,9 3,6 21,0 4,7 9,7 12,9 17,9 25,3 100,0 198 Sud 5,9 2,3 30,2 8,1 17,8 8,4 11,2 16,1 100,0 180 Nord 5,3 12,3 15,6 1,5 20,9 5,0 23,4 16,0 100,0 57 Niveau d'instruction Aucune instruction * * * * * * * * * 15 Primaire 4,0 7,5 23,8 5,5 22,9 0,0 20,6 15,7 100,0 169 Secondaire 1er cycle 5,1 6,3 23,5 5,3 10,2 11,6 15,4 22,6 100,0 355 Secondaire 2nd cycle ou plus 12,3 8,0 16,2 8,2 7,9 23,4 12,6 11,4 100,0 107 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,8 1,3 29,8 1,1 14,7 6,0 15,2 27,0 100,0 60 Second 4,6 1,8 18,7 1,9 27,3 9,0 20,0 16,6 100,0 91 Moyen 3,9 9,3 23,3 9,7 14,1 3,9 20,2 15,5 100,0 143 Quatrième 5,5 6,8 20,7 5,4 12,0 12,8 18,3 18,4 100,0 163 Le plus riche 8,7 9,5 24,8 6,2 5,5 14,8 10,9 19,7 100,0 189 Ensemble 5,9 6,9 23,0 5,7 13,0 10,3 16,5 18,7 100,0 646 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. On note que le « nombre trop élevé d’enfants ou les naissances trop rapprochées » explique la décision d’avorter dans 23 % des cas ; en outre, 13 % des femmes ont déclaré avoir avorté parce que le mari ne voulait plus d’enfants. Par ailleurs, 17 % des femmes ont avorté à cause de « difficultés économiques ou de manque d’argent » et 10 % pour pouvoir continuer de travailler ou pour poursuivre la scolarité. Enfin, il faut noter la proportion relativement élevée de femmes ayant cité d’autres raisons (19 %). Avortement | 93 L’examen de la raison principale d’avorter selon les caractéristiques sociodémographiques des femmes dégage des tendances qui ne surprennent pas. C’est ainsi que près d’un quart des jeunes femmes de 15-19 ans ont plus fréquemment interrompu leur grossesse parce qu’elles estimaient qu’elles étaient trop jeunes pour avoir un enfant (23 %) ou parce que, dans 17 % des cas, elles souhaitaient poursuivre leur scolarité, ou encore par peur des parents (17 %). La raison concernant le nombre élevé d’enfants et les naissances trop rapprochées a été citée par plus d’un tiers des femmes de 30-34 ans (35 %). Les problèmes de santé ont été particulièrement évoqués par les femmes de 35-39 ans (12 %) et celles ayant cinq enfants ou plus (11 %). Enfin, la poursuite de la scolarité ou de l’activité professionnelle a été évoquée plus fréquemment par les femmes du milieu urbain (12 %), celles de niveau secondaire 2nd cycle ou plus (23 %) et celles des quintiles de bien-être les plus riches (13 % et plus) que par les autres catégories de femmes. Les femmes ayant décidé elles-mêmes d’avorter ont, généralement, justifié leur acte par le « nombre trop élevé d’enfants ou les naissances trop rapprochées » (25 %) ou par le fait que le « mari/partenaire ne voulait pas de l’enfant » (13 %). Quand la décision d’avorter a été prise par quelqu’un d’autre, les raisons évoquées le plus fréquemment sont les « problèmes de santé » (18 %), le « nombre trop élevé d’enfants » (18 %), et les « difficultés économiques ou le manque d’argent » (15 %). En milieu rural, les raisons justifiant l’avortement les plus fréquemment citées sont le « nombre trop élevé d’enfants » (28 %), le « mari/partenaire ne voulant pas de l’enfant » (20 %) et les « difficultés économiques ou le manque d’argent » (15 %). En milieu urbain, où ces trois dernières raisons ont été citées moins fréquemment (respectivement 21 %, 10 % et 17 %), « le désir de poursuivre la scolarité ou de continuer à travailler » a été avancé par 12 % des femmes. 6.5 PROCÉDURE D’AVORTEMENT Le tableau 6.5 présente la répartition des femmes ayant avorté au cours des cinq dernières années par procédure d’avortement selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Pour une bonne interprétation des données de ce tableau, il convient de noter qu’une même femme pouvant avoir utilisé plusieurs méthodes pour avorter, le total des pourcentages peut donc excéder 100 %. Les femmes interrogées ont, en majorité, utilisé une méthode moderne d’avortement qui nécessite un environnement médical. En effet, deux femmes sur trois (66 %) ont utilisé la méthode de la dilatation et du curetage. Les autres femmes ont principalement eu recours aux comprimés (21 %), à l’aspiration (9 %) ou aux injections (9 %). Enfin, dans 7 % des cas, les femmes ont avorté au moyen de plantes et de décoction. La proportion de femmes ayant utilisé la dilatation et le curetage augmente avec l’âge, le niveau d’instruction ainsi qu’avec le stade de la grossesse, alors que le recours aux injections et aux comprimés diminue. Concernant le milieu de résidence, on constate que la proportion de femmes ayant utilisé des méthodes autres que la dilatation/curetage et l’aspiration, à savoir les injections, comprimés, et les plantes/décoctions, est nettement plus importante en zone rurale qu’en zone urbaine. En particulier, les plantes/décoctions ont été citées par 15 % des femmes rurales contre seulement 4 % des femmes urbaines. La difficulté d’accès aux infrastructures sanitaires adéquates par les femmes vivant en zone rurale pourrait, en partie, expliquer ces écarts. 94 | Avortement Tableau 6.5 Procédure d'avortement Parmi les femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2000, pourcentage de celles ayant utilisé différents moyens ou procédures pour leur dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Procédure d'avortement Caractéristique sociodémographique Dilatation et curetage Aspiration Injections Comprimés Plantes/ décoctions Effectif de femmes ayant avorté depuis 2000 Âge 15-19 52,7 9,8 17,0 28,2 14,0 89 20-24 60,7 13,2 8,7 25,0 6,6 205 25-29 68,4 7,3 7,1 19,3 6,4 173 30-34 76,7 4,0 5,8 19,6 4,5 101 35-39 78,1 3,3 7,4 12,7 4,7 55 40-49 (79,0) (4,9) (0,0) (4,0) (10,2) 23 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 59,8 8,0 6,3 26,8 2,7 211 2-4 mois 70,6 9,3 8,3 17,7 9,3 417 5 mois ou plus * * * * * 18 Milieu de résidence Urbain 67,2 11,7 7,6 18,3 3,7 442 Rural 64,1 1,9 10,5 27,7 14,8 204 Région Brazzaville 58,4 15,2 11,7 24,8 6,7 212 Pointe-Noire 75,9 8,0 3,7 12,9 0,2 198 Sud 72,0 3,7 7,1 16,4 6,9 180 Nord 43,6 1,7 18,2 52,8 34,4 57 Niveau d'instruction Aucune instruction * * * * * 15 Primaire 65,0 3,1 14,9 27,0 13,7 169 Secondaire 1er cycle 66,9 9,2 6,7 20,9 4,5 355 Secondaire 2nd cycle ou plus 67,9 16,4 5,5 14,0 1,6 107 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 65,5 2,6 10,7 13,8 13,6 60 Second 58,3 2,4 11,0 34,8 22,0 91 Moyen 68,5 7,8 10,2 23,5 4,8 143 Quatrième 65,4 4,2 8,8 27,0 3,9 163 Le plus riche 69,3 18,0 5,2 10,5 2,7 189 Ensemble 66,2 8,6 8,5 21,3 7,2 646 Note : une même femme ayant pu utiliser plusieurs procédures/moyens, le total des pourcentages peut excéder 100 %. * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. Du point de vue de la région de résidence, le tableau 6.5 met en évidence des différences importantes. Ainsi la proportion de femmes ayant utilisé la dilatation/curetage n’est que de 44 % dans le Nord et de 58 % à Brazzaville, alors qu’elle atteint 72 % dans le Sud et 76 % à Pointe-Noire. À l’inverse, le recours aux comprimés est beaucoup plus fréquent à Brazzaville (25 %) et surtout dans le Nord (53 %) que dans le Sud (16 %) et qu’à Pointe-Noire (13 %). Enfin, il ressort du tableau 6.5 que ce sont les femmes des ménages les plus pauvres qui ont le plus tendance à recourir aux « plantes/décoctions » (14 % pour le quintiles de bien-être le plus pauvre et 22 % pour le second quintile), alors que moins de 5 % des femmes des trois autres quintiles ont eu recours à cette méthode. Avortement | 95 6.6 LIEU DE L’AVORTEMENT Les résultats concernant le lieu où s’est produit le dernier avortement sont présentés au tableau 6.6. Malgré le caractère illégal de l’avortement, dans 77 % des cas, le dernier avortement a eu lieu en milieu médical, plus précisément dans un établissement de santé privé (41 %) ou dans un établissement de santé public (36 %). Seulement 18 % des femmes interrogées ont déclaré avoir avorté à leur domicile. Il apparaît, en outre, que plus l’âge des enquêtées augmente, plus le recours à un établissement de santé est fréquent, passant de 71 % pour les 15-19 ans à 84 % pour les 30-34 ans. Cependant, à 35-39 ans, cette proportion diminue légèrement (76 %). Tableau 6.6 Lieu de l'avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2000 selon le lieu où s'est produit le dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Lieu du dernier avortement Caractéristique sociodémographique Établissement de santé public Établissement de santé privé Maison de l'enquêtée Autre Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2000 Âge 15-19 23,5 47,8 22,6 6,1 100,0 89 20-24 29,4 46,3 19,5 4,9 100,0 205 25-29 36,4 44,3 16,9 2,4 100,0 173 30-34 48,7 35,2 13,6 2,6 100,0 101 35-39 50,5 25,6 17,3 6,6 100,0 55 40-49 (61,4) (12,9) (16,8) (8,9) 100,0 23 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 36,2 36,4 23,3 4,1 100,0 211 2-4 mois 36,1 44,4 15,2 4,4 100,0 417 5 mois ou plus * * * * * 18 Procédure d'avortement Dilatation et curetage 47,4 49,8 0,2 2,6 100,0 428 Aspiration 32,0 68,0 0,0 0,0 100,0 52 Injections 19,7 29,4 31,3 19,6 100,0 48 Comprimés 3,8 3,5 87,7 5,0 100,0 93 Plantes/décoctions * * * * * 25 Milieu de résidence Urbain 33,3 48,3 14,8 3,6 100,0 442 Rural 43,1 26,2 24,9 5,9 100,0 204 Région Brazzaville 27,3 48,9 18,7 5,0 100,0 212 Pointe-Noire 38,2 48,2 12,0 1,6 100,0 198 Sud 41,2 35,6 18,9 4,3 100,0 180 Nord 48,8 6,6 33,4 11,2 100,0 57 Niveau d'instruction Aucune instruction * * * * * 15 Primaire 40,2 33,2 20,8 5,9 100,0 169 Secondaire I cycle 36,4 42,5 17,9 3,1 100,0 355 Secondaire II cycle ou plus 32,2 53,9 10,1 3,9 100,0 107 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 46,4 24,3 20,9 8,4 100,0 60 Second 41,1 20,8 30,8 7,3 100,0 91 Moyen 35,2 43,7 16,7 4,4 100,0 143 Quatrième 34,2 42,3 20,2 3,3 100,0 163 Le plus riche 33,7 53,9 10,0 2,4 100,0 189 Ensemble 36,4 41,3 18,0 4,3 100,0 646 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 96 | Avortement En ce qui concerne le stade de la grossesse, les données du tableau 6.6 montrent que les femmes ont avorté à domicile plus fréquemment pour les grossesses de moins de 2 mois (23 %) que pour celles de 2-4 mois (15 %). Les femmes ayant utilisé la dilatation/curetage ou l’aspiration ont généralement avorté en milieu médical (respectivement 97 % et 100 %) tandis que celles qui ont utilisé des comprimés ont principalement avorté à domicile (88 %). De même, il n’est pas surprenant que les femmes de l’urbain aient avorté plus fréquemment en milieu médical (82 %) que celles du rural (69 %). À contrario, ces dernières ont avorté plus fréquemment à domicile que les femmes du milieu urbain (25 % contre 15 %). L’un des résultats les plus marquants de la répartition des femmes par lieu du dernier avortement selon la région de résidence est la disparité entre le Nord et le Sud, particulièrement en ce qui concerne les proportions d’avortements dans un établissement de santé privé (36 % au Sud contre 7 % au Nord) et à la maison (19 % au Sud et 33 % au Nord). Des écarts sont également à signaler entre les proportions de femmes de Brazzaville et celles de Pointe-Noire ayant avorté dans un établissement public (respective- ment, 27 % et 38 %) et à la maison (respectivement 19 % et 12 %). Les données du tableau 6.6 indiquent également que les femmes les plus instruites et celles des ménages les plus riches ont plus tendance que les autres à avorter dans un établissement privé. En effet, on peut observer que, plus le niveau d’instruction s’élève ou plus le ménage est riche, plus la fréquence des avortements dans un établissement de santé privé augmente alors que, parallèlement, les proportions d’avortements en établissement public et à domicile diminuent. 6.7 ASSISTANCE A L’AVORTEMENT Aux femmes ayant déclaré avoir avorté au moins une fois au cours des cinq dernières années, on a également posé la question suivante : « Qui vous a assisté au moment du dernier avortement ? ». Les réponses fournies sont présentées au tableau 6.7 qui donne la répartition des femmes interrogées par type d’assistance lors de l’avortement selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Le tableau 6.7 montre que 77 % des femmes ayant avorté depuis 2000 ont, au cours du dernier avortement, été assistées par un professionnel de la santé, plus précisément par un médecin (59 %) ou par d’autre personnel de santé (18 %). On compte tout de même une femme sur sept (15 %) qui a avorté toute seule, sans assistance quelconque, et 3 % de femmes pour lesquelles quelqu’un d’autre que du personnel de santé était présent au moment du dernier avortement. La proportion de femmes ayant avorté sans aucune aide diminue avec l’âge, passant de 16 % dans le groupe d’âges 15-19 ans à 13% à 35-39 ans ; inversement, la proportion totale de femmes assistées par un professionnel de la santé (médecin ou autre personnel de santé) augmente avec l’âge des enquêtées. On observe aussi que l’avortement sans assistance est plus fréquent pour les grossesses de moins de 2 mois (20 %) que pour celles de 2-4 mois (13 %). Les résultats montrent que parmi les femmes ayant avorté au moyen d’injections ou de comprimés, une proportion élevée a avorté sans aucune assistance (respectivement 34 % et 68 %). À l’inverse, la quasi-totalité des avortements par dilatation/curetage (97 %) ou par aspiration (93 %) se sont effectués avec l’assistance d’un professionnel de la santé (médecin ou autre personnel de santé). L’assistance par un médecin est beaucoup plus fréquente pour les femmes du milieu urbain (69 %) que pour celles du milieu rural (36 %), ces dernières étant beaucoup plus fréquemment assistées par du personnel de santé autre que les médecins (33 % contre 12 % en urbain). Avortement | 97 Tableau 6.7 Assistance à l'avortement Répartition (en %) des femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2000 par type d'assistance lors du dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Assistance au dernier avortement Caractéristique sociodémographique Médecin Autre personnel de santé Amis, parents Autre Personne Total Effectif de femmes ayant avorté depuis 2000 Âge 15-19 46,3 20,4 8,8 8,6 15,9 100,0 89 20-24 60,1 13,5 7,4 2,9 16,1 100,0 205 25-29 64,0 17,1 2,9 1,6 14,3 100,0 173 30-34 57,1 27,4 2,2 1,4 12,0 100,0 101 35-39 61,7 19,2 0,2 6,2 12,8 100,0 55 40-49 (58,3) (20,3) (0,0) (4,5) (16,8) 100,0 23 Stade de la grossesse au moment du dernier avortement Moins de 2 mois 59,2 14,2 3,9 2,5 20,2 100,0 211 2-4 mois 59,7 19,2 5,1 3,5 12,5 100,0 417 5 mois ou plus * * * * * * 18 Procédure d'avortement Dilatation et curetage 77,1 20,2 0,7 1,5 0,4 100,0 428 Aspiration 75,6 17,5 6,9 0,0 0,0 100,0 52 Injections 13,2 31,2 9,2 12,2 34,2 100,0 48 Comprimés 4,0 5,5 14,4 7,7 68,4 100,0 93 Plantes/décoctions * * * * * * 25 Milieu de résidence Urbain 69,4 11,5 4,1 1,8 13,1 100,0 442 Rural 35,9 33,0 6,0 6,9 18,1 100,0 204 Région Brazzaville 62,8 11,9 5,8 2,3 17,3 100,0 212 Pointe-Noire 80,6 6,0 2,3 1,5 9,6 100,0 198 Sud 38,3 40,3 2,2 3,2 15,9 100,0 180 Nord 33,9 15,4 17,1 15,0 18,5 100,0 57 Niveau d'instruction Aucune instruction * * * * * * 15 Primaire 47,1 25,4 7,4 3,8 16,3 100,0 169 Secondaire 1er cycle 59,9 18,8 3,8 3,1 14,4 100,0 355 Secondaire 2nd cycle ou plus 78,3 4,5 3,1 4,4 9,7 100,0 107 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 33,2 35,1 4,1 8,5 19,1 100,0 60 Second 34,9 30,9 5,7 5,3 23,2 100,0 91 Moyen 57,5 19,9 5,4 3,0 14,3 100,0 143 Quatrième 63,2 12,9 6,2 0,5 17,2 100,0 163 Le plus riche 75,9 10,4 2,6 3,8 7,3 100,0 189 Ensemble 58,9 18,3 4,7 3,4 14,7 100,0 646 Note : si différentes personnes ont assisté l'avortement, seule la plus qualifiée est prise en compte dans ce tableau, * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 98 | Avortement Des écarts assez significatifs se dégagent entre Pointe-Noire et Brazzaville : la première ville citée se caractérise par une plus grande fréquence d’assistance par un professionnel de la santé (87 % contre 75 %) et, à l’inverse, par une plus faible proportion d’avortements sans aucune assistance (10 % contre 17 %). Par ailleurs, les femmes du Sud ont plus avorté avec l’assistance d’un professionnel de la santé (79 %) que celles du Nord (49 %) ; ces dernières ont, par contre, plus fréquemment avorté avec l’assistance de parents ou amis (17 % contre 2 % au Sud) ou sans assistance du tout (19 % contre 16 % au Sud). En outre, il ressort des résultats du tableau 6.7 que, au fur et à mesure que s’élève le niveau d’instruction des femmes, la proportion de celles ayant bénéficié de l’assistance d’un professionnel de la santé (médecin ou autre personnel de santé) augmente, tandis que celle des femmes ayant avorté sans aucune assistance diminue. De même, on note que l’assistance par du personnel de santé augmente avec l’amélioration du niveau de bien-être économique des ménages. 6.8 COMPLICATIONS APRÈS L’AVORTEMENT Interrogées sur les complications qu’elles auraient eues à la suite du dernier avortement, les femmes ayant avorté, au moins une fois, depuis 2000, ont fourni les réponses résumées au tableau 6.8. Moins d’une femme sur cinq (18 %) a déclaré avoir eu des complications après l’avortement. Ces complications semblent plus fréquentes parmi les femmes ayant pratiqué l’avortement par injections (28 %) ou au moyen de comprimés (21 %) que parmi celles ayant utilisé l’aspiration (16 %) ou la dilatation et curetage (14 %). En d’autres termes, en se référant aux relations établies plus haut entre le lieu de l’avortement, la procédure de l’avortement et l’assistance à l’avortement, on peut dire que ce sont les femmes ayant avorté à domicile et celles ayant avorté sans assistance d’un professionnel de la santé (médecin ou autre personnel de santé) qui semblent plus exposées aux complications après l’avortement. Les résultats du tableau 6.8 semblent indiquer que les complications après avortement sont légèrement plus fréquentes chez les femmes les plus jeunes et les plus âgées. En effet, la proportion de femmes ayant déclaré avoir eu des complications après l’avortement baisse progressivement de 20 % parmi celles de 15-19 ans à 13 % chez celles de 30-34 ans avant de remonter à 24 % chez les femmes de 35-39 ans. Tableau 6.8 Complications après l'avortement Proportion de femmes qui ont avorté au moins une fois depuis 2000 et qui ont déclaré avoir eu des complications après le dernier avortement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Proportion ayant déclaré avoir eu des complications Effectif de femmes ayant avorté depuis 2000 Âge 15-19 19,5 89 20-24 19,2 205 25-29 15,9 173 30-34 12,5 101 35-39 23,5 55 40-49 * 23 Procédure d'avortement Dilatation et curetage 13,7 428 Aspiration 16,1 52 Injections 27,6 48 Comprimés 20,9 93 Plantes/décoctions * 25 Ensemble 17,5 646 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse | 99 Dominique KIMPOUNI Ce chapitre est consacré à l’examen de deux des principaux facteurs qui, en dehors de la contraception, jouent un rôle déterminant sur l’exposition au risque de grossesse et donc sur le niveau de la fécondité. Il s’agit de la nuptialité et de l’activité sexuelle. 7.1 NUPTIALITÉ En République du Congo, la procréation est généralement considérée comme la principale finalité du mariage. De ce fait, le mariage ou plus généralement l'union, même s’il n’est pas le cadre exclusif des rapports sexuels, constitue le cadre privilégié d’exposition des femmes au risque de grossesse. Dans le cadre de l'EDSC-I, toutes les femmes et tous les hommes cohabitant régulièrement sont considérés comme étant mariés ou plus exactement en union, qu’ils soient en union légale ou non, formelle ou non. Entrent donc dans cette catégorie, aussi bien les mariages civils, religieux et coutumiers que les unions de fait. Ainsi, dans cette analyse, le terme union désigne l'ensemble des femmes et des hommes qui se sont déclarés mariés ou vivant avec un(e) partenaire. Les hommes et les femmes qui ne sont ni en union, ni veufs/veuves, ni séparé(e)s ou divorcé(e)s, constituent le groupe des célibataires. 7.1.1 État matrimonial La répartition des femmes et des hommes selon leur état matrimonial au moment de l'enquête est présentée au tableau 7.1. De manière globale, sur 7 051 femmes âgées de 15 à 49 ans interrogées, plus de la moitié (56 %) étaient en union au moment de l’enquête tandis que 30 % étaient célibataires. On constate par ailleurs une proportion non négligeable de femmes divorcées/séparées (12 %) et une faible proportion de veuves (2 %). Le graphique 7.1 montre que, comme on l’observe généralement dans toutes les populations, les proportions de femmes célibataires diminuent rapidement avec l’âge. Elles chutent, en effet, de 80 % à 15-19 ans à 17 % à 25-29 ans puis à 2 % à 45-49 ans, traduisant ainsi le caractère presque universel de l’union chez les femmes congolaises. Parallèlement, la proportion de femmes en union augmente avec l’âge. Elle passe de 16 % à 15-19 ans à 56 % à 20-24 ans, pour atteindre son maximum à 30-34 ans (79 %). La diminution des proportions de femmes en union observée à partir de 35 ans est la conséquence de l’augmentation de la proportion des femmes en rupture d’union (divorcées, séparées et veuves) qui atteint 31 % à 45-49 ans alors qu’elle n’était que de 15 % à 30-34 ans. Le tableau 7.1 et le graphique 7.1 mettent en évidence des différences importantes entre les structures matrimoniales des hommes et des femmes. On constate que, si la proportion des hommes en union (51 %) est inférieure à celle des femmes (57 %), celle des hommes célibataires (42 %) est par contre nettement supérieure à celle des femmes (30 %). Tout comme chez les femmes, mais de façon moins rapide, la proportion d’hommes célibataires diminue avec l’âge. À 15-19 ans, la quasi-totalité des hommes (97 %) sont célibataires et plus du tiers (36 %) le sont toujours à 25-29 ans. Au-delà de 35 ans, le célibat des hommes décroît considérablement, passant de 17 % à 30-34 ans à 2 % à 55-59 ans. À l’inverse, la proportion d’hommes en union passe de 18 % à 20-24 ans à 93 % à 55-59 ans. Le graphique 7.1 montre qu’à tous les âges avant 40 ans, la proportion d’hommes célibataires est supérieure à celle des femmes. Ainsi, comme les femmes, la quasi-totalité des hommes finissent par se marier, mais ils le font plus tardivement que les femmes. NUPTIALITÉ, ACTIVITÉ SEXUELLE ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 7 100 | Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse Tableau 7.1 État matrimonial actuel Répartition (en %) des femmes et des hommes par état matrimonial actuel, selon l'âge, Congo 2005 État matrimonial Groupe d'âges Célibataire En union Divorcé(e)/ Séparé(e) Veuf/ veuve Total Effectif FEMMES 15-19 80,1 16,4 3,5 0,0 100,0 1 566 20-24 32,4 56,0 11,3 0,3 100,0 1 493 25-29 16,7 68,5 13,4 1,4 100,0 1 238 30-34 5,8 78,9 14,1 1,2 100,0 934 35-39 6,7 73,0 16,6 3,7 100,0 830 40-44 3,7 72,4 18,2 5,7 100,0 551 45-49 1,6 67,8 18,3 12,3 100,0 440 Ensemble 29,5 56,4 11,9 2,1 100,0 7 051 HOMMES 15-19 97,1 2,7 0,1 0,0 100,0 677 20-24 73,4 18,4 7,9 0,4 100,0 503 25-29 36,3 54,1 9,6 0,0 100,0 475 30-34 16,8 70,9 11,5 0,7 100,0 427 35-39 7,9 82,1 9,4 0,6 100,0 344 40-44 3,6 85,1 8,9 2,4 100,0 281 45-49 2,0 94,1 3,7 0,2 100,0 217 50-54 6,6 83,4 7,3 2,7 100,0 125 55-59 1,7 93,0 4,5 0,8 100,0 97 Ensemble 42,0 50,6 6,8 0,6 100,0 3 146 Graphique 7.1 Proportion de femmes et d’hommes célibataires par âge 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Groupe d'âges 0 20 40 60 80 100 Pourcentage Femmes Hommes EDSC-I 2005 Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse | 101 7.1.2 Polygamie Les données collectées permettent de distinguer, parmi les femmes et les hommes en union, ceux qui vivent en union monogame de ceux qui vivent en union polygame. Il convient de préciser que les dispositions légales en la matière (Code de la Famille Congolaise) autorisent les hommes congolais à se marier officiellement à un maximum de quatre femmes. Malgré cela, la polygamie reste une pratique assez peu répandue au Congo puisqu’elle ne concerne que 15 % des femmes en union (tableau 7.2). Tableau 7.2 Nombre d'épouses et de co-épouses Répartition (en %) des femmes et des hommes actuellement en union par nombre d'épouses ou de co-épouses, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique Pas de co- épouse A des co- épouses ND Total Effectif Une épouse Deux épouses ou plus Total Effectif Âge actuel 15-19 86,1 10,3 3,6 100,0 257 * * * 19 20-24 86,9 7,8 5,3 100,0 836 94,6 5,4 100,0 92 25-29 81,7 13,4 4,9 100,0 848 95,5 4,5 100,0 257 30-34 81,3 14,4 4,3 100,0 736 95,8 4,2 100,0 303 35-39 76,5 19,6 4,0 100,0 606 95,4 4,6 100,0 282 40-44 74,0 21,2 4,8 100,0 399 84,5 15,5 100,0 240 45-49 69,5 28,3 2,1 100,0 298 87,9 12,1 100,0 204 50-54 na na na na na 87,0 13,0 100,0 104 55-59 na na na na na 86,5 13,5 100,0 90 Milieu de résidence Urbain 80,9 12,0 7,1 100,0 2 097 93,7 6,3 100,0 854 Rural 80,1 18,5 1,5 100,0 1 882 89,7 10,3 100,0 737 Région Brazzaville 80,3 11,8 7,9 100,0 1 283 93,6 6,4 100,0 539 Pointe-Noire 83,5 11,1 5,4 100,0 618 93,3 6,7 100,0 239 Sud 81,2 16,2 2,6 100,0 1 302 90,5 9,5 100,0 485 Nord 77,4 21,7 0,9 100,0 776 89,8 10,2 100,0 329 Niveau d'instruction Aucune instruction 72,3 25,5 2,1 100,0 360 (88,7) (11,3) 100,0 34 Primaire 79,0 16,9 4,1 100,0 1 211 91,9 8,1 100,0 318 Secondaire I cycle 82,5 12,9 4,6 100,0 1 874 91,5 8,5 100,0 667 Secondaire II cycle ou plus 82,6 11,3 6,0 100,0 535 92,4 7,6 100,0 572 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 79,5 19,1 1,4 100,0 781 89,0 11,0 100,0 322 Second 81,1 16,0 2,9 100,0 771 91,1 8,9 100,0 303 Moyen 77,7 17,9 4,4 100,0 767 92,6 7,4 100,0 282 Quatrième 81,9 10,7 7,4 100,0 810 92,3 7,7 100,0 326 Le plus riche 82,1 12,2 5,8 100,0 850 94,0 6,0 100,0 358 Ensemble 80,5 15,1 4,4 100,0 3 979 91,8 8,2 100,0 1 591 na = Non applicable * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 102 | Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse Globalement, la proportion de femmes ayant au moins une co-épouse augmente régulièrement avec l’âge, passant de 10 % à 15-19 ans à 28 % à 45-49 ans. En outre, on note que les femmes du milieu rural sont plus fréquemment en union polygame (19 %) que celles du milieu urbain (12 %). Par ailleurs, si les proportions de femmes en union polygame sont pratiquement identiques à Brazzaville et Pointe-Noire (respectivement 12 % et 11 %), les femmes du Nord sont beaucoup plus fréquemment en union polygame que celles du Sud du pays (22 % contre 16 %). Le niveau d’instruction des femmes semble en étroite relation avec la fréquence de la polygamie. En effet, au fur et à mesure que le niveau d’instruction augmente, la proportion de femmes en union polygame diminue : d’un maximum de 26 % parmi les femmes sans instruction, cette proportion passe à 17 % parmi celles ayant un niveau d’instruction primaire et atteint un minimum de 11 % parmi les plus instruites. Les proportions de femmes en union polygame selon l’indice de bien-être économique du ménage ne varient pas de façon régulière ; cependant, la tendance générale semble indiquer que plus le ménage est riche, plus la fréquence de la polygamie diminue. En effet, la proportion de femmes en union polygame passe d’un maximum de 19 % dans les ménages les plus pauvres, à un minimum de 11-12 % dans les ménages les plus riches. En ce qui concerne les hommes, les résultats du tableau 7.2 montrent que 92 % se sont déclarés en union avec une seule épouse tandis que 8 % le sont avec deux épouses ou plus. Ainsi le taux de polygamie, qui est le rapport des hommes en union polygame à l’ensemble des hommes mariés, se situe à 8 %. Comme chez les femmes, la fréquence de la polygamie chez les hommes semble influencée par l’âge. En effet, la polygamie n’est presque pas pratiquée avant 40 ans, où on compte seulement un polygame pour vingt hommes en union ; au-delà de 40 ans, les proportions d’hommes polygames deviennent plus importantes, variant entre 12 % et 16 %. La polygamie est plus fréquente en milieu rural (10 %) qu’en milieu urbain (6 %). En outre, la pratique de la polygamie est presque aussi courante à Brazzaville (6 %) qu’à Pointe-Noire (7 %) ; de même, la différence entre le Sud et le Nord est négligeable. La proportion de polygames ne varie pas selon le niveau d’instruction (autour de 8 % quel que soit le niveau), sauf pour les hommes sans instruction parmi lesquels 11 % sont polygames. Les résultats selon le quintile de bien-être économique tendent globalement à montrer que la polygamie est légèrement plus fréquente au sein des ménages les plus pauvres. 7.1.3 Âge à la première union L’étude du calendrier de la primo nuptialité revêt un intérêt particulier du fait, notamment, de la relation étroite existant entre l'âge à la première union et le début de la vie féconde. Cette analyse se base sur les données des tableaux 7.3 et 7.4 qui présentent les proportions de femmes et d’hommes déjà en union avant d’atteindre différents âges, ainsi que les âges médians à la première union en fonction de l'âge actuel. Bien que l’article 128 du Code de la Famille fixe l’âge minimum au mariage civil à 18 ans pour les filles et à 21 ans pour les garçons, on constate néanmoins qu’au Congo les femmes entrent en union à un âge relativement précoce. Il s’agit très vraisemblablement des mariages coutumiers ou des unions libres. En effet, 30 % des femmes âgées de 25-49 ans au moment de l’enquête ont déclaré avoir déjà été en union avant d’atteindre l’âge de 18 ans tandis qu’un peu plus de trois femmes sur cinq (61 %) étaient en union avant 22 ans et plus des trois quarts des femmes (76 %) l’étaient avant 25 ans (tableau 7.3). La précocité de la nuptialité est confirmée par l’âge médian d’entrée en première union des femmes de 25-49 ans qui est estimé à 20,4 ans. Toutefois, il semble se dégager une tendance au vieillissement du calendrier de la primo nuptialité des femmes. En effet, on remarque que, globalement, la proportion des femmes qui entrent en union avant l’âge de 18 ans diminue des générations les plus anciennes aux plus récentes : elle est de 41 % pour les femmes actuellement âgées de 45-49 ans contre 31 % pour celles de 20-24 ans. Cependant, l’âge médian d’entrée en union ne présente aucune tendance nette au vieillissement, variant de façon irrégulière entre 20 et 21 ans pour les femmes de moins de 45 ans. Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse | 103 Tableau 7.3 Âge à la première union Pourcentage de femmes qui étaient déjà en union avant d'atteindre les âges exacts 15, 18, 20, 22 et 25 ans, et pourcentage d'hommes qui étaient déjà en union avant d'atteindre les âges exacts 18, 20, 22 25, 28 et 30 ans, et âge médian à la première union, selon l'âge actuel, Congo 2005 FEMMES Pourcentage en première union avant d'atteindre l'âge exact de : Âge actuel 15 18 20 22 25 Pourcentage de célibataires Effectif Âge médian à la 1ère union 15-19 3,7 na na na na 80,1 1 566 a 20-24 5,9 30,8 50,4 na na 32,4 1 493 20,0 25-29 6,5 23,6 41,2 58,3 76,8 16,7 1 238 21,0 30-34 8,2 32,7 49,5 60,7 77,1 5,8 934 20,1 35-39 7,9 28,6 45,3 58,0 71,7 6,7 830 20,7 40-44 9,6 34,5 51,0 63,7 74,2 3,7 551 19,9 45-49 13,2 41,0 58,1 71,2 81,0 1,6 440 19,1 20-49 7,7 30,3 48,1 na na 15,1 5,485 20,3 25-49 8,4 30,2 47,2 60,9 75,9 8,6 3 991 20,4 HOMMES Pourcentage en première union avant d'atteindre l'âge exact de : Âge actuel 18 20 22 25 28 30 Pourcentage de célibataires Effectif Âge médian à la 1ère union 20-24 8,1 15,3 na na na na 73,4 503 a 25-29 6,2 13,3 26,6 51,0 na na 36,3 475 24,9 30-34 6,5 15,7 26,8 43,2 63,5 75,8 16,8 427 26,2 35-39 5,5 13,9 24,8 45,1 63,5 72,5 7,9 344 25,9 40-44 4,9 13,3 23,1 41,4 58,8 69,5 3,6 281 25,9 45-49 3,2 7,9 14,0 34,9 57,1 67,9 2,0 217 27,3 50-54 0,0 7,4 13,4 27,7 54,6 64,8 6,6 125 27,5 55-59 6,8 19,6 32,7 51,9 62,2 67,4 1,7 97 24,6 30-59 5,0 13,3 23,1 41,4 60,8 71,2 8,3 1 491 26,3 na = Non applicable a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes se sont mariés pour la première fois avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Les données sur les hommes montrent que ces derniers entrent en première union à un âge beaucoup plus tardif que les femmes : leur âge médian est de 26,3 ans, soit 5,9 ans plus vieux que celui des femmes (20,4 ans). En effet, parmi les hommes de 30-59 ans, seulement 13 % étaient en union avant 20 ans et un peu moins du quart (23 %) l’était avant 22 ans. Comme chez les femmes, l’âge médian à la première union ne varie pas de manière régulière d’une génération à une autre. Au tableau 7.4 présentant l’âge médian des femmes et des hommes en fonction de leurs caractéristiques sociodémographiques, il apparaît que le calendrier de la primo nuptialité des femmes congolaises ne varie que légèrement en fonction du milieu de résidence (graphique 7.2). Les femmes du milieu urbain entrent plus tard en union (21,0 ans) que celles du milieu rural (19,5 ans). Les âges médians des femmes à la première union sont très proches à Brazzaville (21,3 ans) et Pointe-Noire (20,9 ans), mais ils y sont nettement plus élevés que dans le Sud (19,8 ans) et surtout dans le Nord (19,0 ans). Le niveau d’instruction atteint par les femmes est étroitement lié au calendrier de la primo nuptialité : plus le niveau 104 | Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse d’instruction est élevé, plus l’âge d’entrée en union est tardif. C’est ainsi que les femmes les plus instruites (âge médian de 23,2 ans) se marient près de cinq ans plus tard que celles sans instruction (âge médian de 18,3 ans). En ce qui concerne le niveau de bien-être du ménage, on constate que ce sont les femmes vivant dans les ménages les plus pauvres qui entrent le plus rapidement en union (19,4 ans contre 21,9 ans pour les ménages les plus riches). Comme chez les femmes, l’âge médian à la première union est plus précoce pour les hommes du milieu rural (25,7 ans contre 26,9 ans en milieu urbain). Par contre, les écarts sont plus significatifs entre Brazzaville (27,4 ans) et Pointe-Noire (26,1 ans) ainsi qu’entre la zone Nord (24,5 ans) et la zone Sud (26,3 ans). Les âges médians des hommes à la première union ne font pas réellement apparaître de tendance en fonction du niveau d’instruction. Quant aux résultats selon les quintiles de bien-être du ménage, ils montrent que les hommes vivant dans les ménages les plus riches entrent plus tardivement en union (âge médian 28,0 ans) que ceux des ménages les plus pauvres (âge médian 24,7 ans). Tableau 7.4 Âge médian à la première union Âge médian à la première union des femmes de 25-49 ans et des hommes de 30-59 ans par âge actuel (pour les femmes) et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Âge actuel (femmes) Caractéristique sociodémographique 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Femmes de 25-49 ans Hommes de 30-59 ans Milieu de résidence Urbain a 21,6 21,1 21,5 20,0 19,5 21,0 26,9 Rural 18,9 20,1 19,0 19,8 19,5 18,4 19,5 25,7 Région Brazzaville a 21,9 21,3 21,7 20,3 19,8 21,3 27,4 Pointe-Noire a 21,3 21,0 21,4 19,9 18,7 20,9 26,1 Sud 19,3 20,5 19,4 19,8 20,1 18,9 19,8 26,3 Nord 18,6 19,8 18,6 19,7 18,8 16,5 19,0 24,5 Niveau d'instruction Aucune instruction 17,1 17,8 19,4 18,6 20,0 17,2 18,3 * Primaire 18,8 19,8 18,7 19,2 18,2 18,1 19,0 25,1 Secondaire I cycle a 21,3 20,1 20,8 19,3 19,9 20,6 25,7 Secondaire II cycle ou plus a 23,0 23,4 23,5 23,5 21,8 23,2 27,4 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 18,7 19,7 18,9 19,9 20,7 17,5 19,4 24,7 Second 19,3 20,6 19,0 19,6 18,7 18,5 19,5 25,7 Moyen 19,4 21,0 20,5 19,9 19,2 19,6 20,2 26,0 Quatrième a 21,5 20,3 21,4 18,7 19,5 20,6 26,4 Le plus riche a 21,7 22,5 22,6 22,3 19,7 21,9 28,0 Ensemble 20,0 21,0 20,1 20,7 19,9 19,1 20,4 26,3 a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes se sont mariées pour la première fois avant d'atteindre le début du groupe d'âges. * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse | 105 7.2 ACTIVITÉ SEXUELLE 7.2.1 Âge aux premiers rapports sexuels Même si, au Congo, le mariage peut être considéré comme le cadre privilégié des rapports sexuels, il n’en constitue pas le cadre exclusif, les relations sexuelles avant le premier mariage étant très fréquentes. Au même titre que l'âge à la première union, l’âge aux premiers rapports sexuels est un déterminant de la fécondité qu’il convient d’examiner. C’est dans cette optique qu’on a demandé aux personnes enquêtées l'âge auquel elles avaient eu, pour la première fois, des rapports sexuels. Le tableau 7.5 présente, en fonction de l’âge actuel, les proportions de femmes et d’hommes ayant déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre certains âges exacts ainsi que leur âge médian aux premiers rapports sexuels. L’âge des femmes congolaises aux premiers rapports sexuels est relativement précoce. Près d’un tiers des femmes de 25-49 ans avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant leur quinzième anniversaire (31 %). Cette proportion atteint 82 % à 18 ans, et la quasi-totalité des femmes de 25-49 ans (98 %) avaient eu leurs premiers rapports sexuels avant l’âge de 22 ans. L’âge médian aux premiers rapports sexuels, estimé à 15,9 ans chez les femmes de 20-49 ans, est de 4,6 ans plus précoce que l’âge d’entrée en première union (20,4 ans). Ce résultat est confirmé par les proportions de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels (tableau 7.5) qui, à tous les groupes d’âges actuels, sont plus élevées que celles des femmes déjà en union au même âge (tableau 7.3). Ainsi les rapports sexuels prénuptiaux sont très fréquents au Congo. Il faut, par ailleurs, remarquer que l’âge médian aux premiers rapports sexuels demeure presque constant (de l’ordre de 15,8 ans) des générations les plus anciennes aux plus récentes, sauf pour les femmes les plus jeunes chez lesquelles on note un léger vieillissement (16,2 ans). Graphique 7.2 Âge médian des femmes et des hommes à la première union Note : Femmes de 25-49 ans; hommes de 30-59 ans EDSC-I 2005 CONGO RÉSIDENCE Brazzaville Pointe-Noire Sud Nord INSTRUCTION Aucune Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle ou + QUINTILE DE BIEN-ÊTRE Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche 15 17 19 21 23 25 27 29 Âge (année) Femmes Hommes 106 | Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse Tableau 7.5 Âge aux premiers rapports sexuels Pourcentage de femmes et d’hommes ayant déjà eu des rapports sexuels avant d'atteindre les âges exacts 15, 18, 20, 22 et 25 ans, et âge médian aux premiers rapports sexuels, selon l'âge actuel, Congo 2005 Pourcentage ayant eu les premiers rapports sexuels avant d'atteindre l'âge exact de: Âge actuel 15 18 20 22 25 Pourcentage n'ayant jamais eu de rapports sexuels Effectif Âge médian aux 1ers rapports sexuels FEMMES 15-19 23,5 na na na na 35,7 1 566 a 20-24 23,5 80,9 95,4 na na 1,5 1 493 16,2 25-29 28,7 82,4 93,7 98,3 99,0 0,6 1 238 15,9 30-34 35,0 82,6 94,0 97,2 98,9 0,1 934 15,7 35-39 29,8 82,2 95,9 98,5 98,9 0,1 830 15,8 40-44 29,4 78,2 93,3 96,9 97,7 0,1 551 15,9 45-49 34,2 83,6 93,4 97,1 98,5 0,3 440 15,8 Femmes 20-49 29,0 81,7 94,5 na na 0,6 5,485 15,9 Femmes 25-49 31,1 82,0 94,1 97,8 98,7 0,3 3 991 15,8 HOMMES 15-19 25,3 na na na na 33,3 677 a 20-24 29,0 74,3 91,1 na na 3,4 503 16,3 25-29 26,4 75,6 89,9 96,0 98,4 1,0 475 16,2 30-34 25,8 73,6 90,6 94,8 98,0 0,9 427 16,2 35-39 20,2 65,4 82,0 91,6 96,3 0,0 344 17,1 40-44 18,2 66,5 85,4 90,9 97,3 0,0 281 16,7 45-49 13,1 60,7 80,2 88,5 93,4 0,0 217 17,5 50-54 8,8 36,9 62,9 84.4 91,8 0,0 125 18,9 55-59 9,0 46,4 69,4 84,4 91,8 0,6 97 18,2 Hommes 20-59 22,3 68,1 85,6 na na 1,1 2 469 16,7 Hommes 25-59 20,6 66,5 84,2 92,2 96,5 0,5 1 966 16,9 na = Non applicable a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre le début du groupe d'âges. La précocité des rapports sexuels est loin d’être l’apanage des femmes : en effet, un homme sur cinq (21 %) a eu ses premiers rapports sexuels avant d’atteindre l’âge de 15 ans ; cette proportion atteint 67 % à l’âge de 18 ans et, à 25 ans, 97 % des hommes ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels. Ces proportions sont toutefois plus faibles que celles observées chez les femmes. De manière globale, alors que les résultats concernant les femmes ne mettent en évidence aucune modification de l’âge aux premiers rapports sexuels, il semble que chez les hommes, cet âge se soit très légèrement modifié dans le sens d’un rajeunissement ; en effet, l’âge médian des hommes aux premiers rapports sexuels diminue au fil des générations ; de 18,2 ans chez les hommes âgés de 55-59 ans, il passe à 16,3 ans chez ceux de 20- 24 ans. Le tableau 7.6 et le graphique 7.3 présentent l’âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques pour les femmes et pour les hommes. En ce qui concerne les femmes, les informations de ce tableau tendent à montrer que l’âge médian aux premiers rapports sexuels ne varie pas de manière sensible selon le milieu de résidence : il est légèrement plus avancé en Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse | 107 milieu urbain (16,3 ans) qu’en milieu rural (15,6 ans). De même, les écarts d’âges médians entre Brazzaville (16,4 ans) et Pointe-Noire (16,2 ans), tout comme ceux entre le Nord (15,2 ans) et le Sud (15,8 ans) du pays sont relativement faibles. Il découle aussi du tableau 7.6 que, comme pour l’entrée en première union, plus les femmes ont un niveau d’instruction élevé, plus l’âge aux premiers rapports sexuels est tardif : de 15,1 ans pour les femmes sans instruction, cet âge médian passe à 15,4 ans pour les femmes ayant un niveau d’instruction primaire et à 17,0 ans pour celles ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus. Par ailleurs, le niveau de bien-être économique du ménage semble influencer l’âge des femmes aux premiers rapports sexuels : leur âge médian augmente du quintile le plus pauvre (15,4 ans) au plus riche (16,6 ans). Au sein de la population masculine, on observe la même tendance que chez les femmes en ce qui concerne le milieu de résidence dont l’influence sur le calendrier des premiers rapports sexuels est négligeable. Par contre, la tendance qui se dégage chez les femmes à propos du niveau d’instruction est moins perceptible chez les hommes : leur âge médian aux premiers rapports sexuels varie de 16,6 ans pour ceux de niveau primaire à 16,5 ans pour ceux du secondaire 1er cycle, et à 17,0 ans pour le secondaire 2nd cycle ou plus. Globalement, les hommes des ménages les plus riches ont leurs premiers rapports sexuels un peu plus tardivement que ceux des ménages les plus pauvres. Tableau 7.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels Âge médian aux premiers rapports sexuels des femmes de 20-49 ans, et des hommes de 20-59 ans par âge actuel (pour les femmes) et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Âge actuel (femmes) Caractéristique sociodémographique 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Femmes de 20-49 ans Hommes de 20-59 ans Milieu de résidence Urbain 16,5 16,2 16,2 16,1 16,1 16,2 16,3 16,9 Rural 15,8 15,5 15,2 15,5 15,7 15,4 15,6 16,4 Région Brazzaville 16,6 16,4 16,4 16,4 16,1 16,3 16,4 17,1 Pointe-Noire 16,5 16,0 15,9 16,0 16,4 16,1 16,2 16,7 Sud 16,0 15,7 15,5 15,7 15,8 15,9 15,8 16,4 Nord 15,5 15,4 14,9 15,2 15,4 13,5 15,2 16,4 Niveau d'instruction Aucune instruction 15,2 14,5 15,5 15,4 15,5 14,9 15,1 * Primaire 15,6 15,4 15,1 15,4 15,5 15,4 15,4 16,6 Secondaire I cycle 16,4 16,1 15,8 15,9 15,9 16,3 16,1 16,5 Secondaire II cycle ou plus 17,4 16,7 17,2 17,1 16,9 16,6 17,0 17,0 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 15,5 15,3 15,1 15,4 15,6 15,6 15,4 16,2 Second 15,9 15,7 15,4 15,6 15,8 15,4 15,7 16,6 Moyen 16,1 15,7 15,7 15,7 15,7 15,8 15,8 16,7 Quatrième 16,4 16,1 16,3 16,1 16,0 15,7 16,2 17,1 Le plus riche 17,0 16,5 16,3 16,5 16,4 16,4 16,6 16,9 Ensemble 16,2 15,9 15,7 15,8 15,9 15,8 15,9 16,7 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés 108 | Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse 7.2.2 Activité sexuelle récente En l'absence d’une pratique contraceptive régulière, la fréquence des rapports sexuels augmente les risques de conception et constitue donc un déterminant direct de la fécondité. Lors de l’enquête, on a posé la question suivante à toutes les femmes et à tous les hommes, sans tenir compte de leur état matrimonial : « Quand avez-vous eu vos derniers rapports sexuels ? » Les réponses des femmes sont présentées au tableau 7.7.1. On constate que plus de la moitié des femmes (55 %) sont considérées comme sexuellement actives au moment de l'enquête dans la mesure où elles ont déclaré avoir eu, au moins une fois, des rapports sexuels durant les quatre semaines ayant précédé l'enquête. Dans 25 % des cas, les femmes ont eu leurs derniers rapports sexuels au cours de la dernière année et pour 8 % des femmes, les derniers rapports sexuels ont eu lieu il y a plus d’une année. Seulement 8 % des femmes âgées de 15-49 ans n’ont jamais eu de rapport sexuel. La proportion de femmes sexuellement actives au moment de l’enquête augmente avec l’âge, passant d’un minimum de 33 % à 15-19 ans à un maximum de 62 % à 40-44 ans, puis décroît après 45 ans (53 %). Les données du tableau révèlent aussi que l’activité sexuelle récente des femmes varie selon leurs caractéristiques sociodémographiques. L’examen des données en fonction de l’état matrimonial confirme les résultats présentés précédemment selon lesquels l’union n’est pas le cadre exclusif de l’activité sexuelle mais en demeure le cadre privilégié. En effet, parmi les femmes en union, 72 % ont déclaré avoir été sexuellement actives au cours des quatre dernières semaines ; cette proportion, deux fois plus faible parmi les femmes célibataires (34 %), n’est que de 29 % chez les femmes en rupture d’union. En outre, l’activité sexuelle des femmes mariées une seule fois n’est que très peu influencée par la durée de l’union : la proportion de femmes sexuellement actives se situe autour de 70 % pour les durées de mariage inférieures à 20 ans et elle plafonne à 77 % au-delà de cet âge. Par ailleurs, la mobilité conjugale ne semble pas influencer la fréquence des rapports sexuels dans la mesure où les femmes qui ont été en union une fois et celles qui ont été en union plus d’une fois présentent pratiquement le même comportement. Graphique 7.3 Âge médian des femmes et des hommes aux premiers rapports sexuels Note : Femmes de 20-49 ans; hommes de 20-59 ans EDSC-I 2005 CONGO RÉSIDENCE Brazzaville Pointe-Noire Sud Nord INSTRUCTION Aucune Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle ou + QUINTILE DE BIEN-ÊTRE Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche 14 15 16 17 18 Âge (année) Femmes Hommes Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse | 109 Tableau 7.7.1 Activité sexuelle récente des femmes Répartition (en %) des femmes par activité sexuelle récente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Derniers rapports sexuels : Caractéristique sociodémographique Au cours des 4 dernières semaines Au cours de la dernière année1 Il y a une année ou plus ND N'a jamais eu de rapports sexuels Total Effectif Âge actuel 15-19 32,5 25,8 3,9 2,1 35,7 100,0 1 566 20-24 61,1 28,0 5,1 4,2 1,5 100,0 1 493 25-29 61,4 26,9 6,4 4,6 0,6 100,0 1 238 30-34 61,7 27,3 7,1 3,8 0,1 100,0 934 35-39 61,7 24,5 10,6 3,1 0,1 100,0 830 40-44 62,2 16,8 17,3 3,6 0,1 100,0 551 45-49 53,3 17,2 27,9 1,3 0,3 100,0 440 État matrimonial Célibataire 33,5 27,1 8,8 2,2 28,5 100,0 2 082 En union 71,8 21,4 3,2 3,6 0,0 100,0 3 979 Divorcée, séparée, veuve 29,4 37,0 28,2 5,4 0,0 100,0 990 Durée du mariage des femmes mariées une seule fois2 0-4 ans 69,7 23,9 1,9 4,5 0,0 100,0 990 5-9 ans 70,9 22,7 2,8 3,6 0,0 100,0 851 10-14 ans 70,4 22,4 3,1 4,1 0,0 100,0 466 15-19 ans 71,6 23,3 2,8 2,3 0,0 100,0 359 20-24 ans 76,6 14,5 4,9 4,0 0,0 100,0 228 25 ans ou plus 76,0 12,8 9,0 2,2 0,0 100,0 218 Mariée plus d'une fois 73,8 19,9 3,3 3,0 0,0 100,0 867 Milieu de résidence Urbain 56,0 24,2 8,4 2,2 9,1 100,0 3 990 Rural 52,7 26,6 8,3 4,9 7,5 100,0 3 061 Région Brazzaville 54,6 24,5 9,4 2,2 9,3 100,0 2 447 Pointe-Noire 59,1 23,2 6,6 1,6 9,4 100,0 1 189 Sud 51,9 27,6 8,1 4,5 7,9 100,0 2 233 Nord 54,9 24,3 8,4 5,7 6,7 100,0 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 57,9 19,7 14,1 4,2 4,0 100,0 511 Primaire 52,8 25,7 6,5 4,5 10,5 100,0 2 139 Secondaire I cycle 53,3 26,4 7,8 3,2 9,3 100,0 3 408 Secondaire II cycle ou plus 60,7 23,4 11,1 1,6 3,2 100,0 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 51,6 25,9 9,7 6,2 6,5 100,0 1 243 Second 50,9 27,1 8,0 5,2 8,8 100,0 1 328 Moyen 54,1 26,8 7,9 2,8 8,3 100,0 1 403 Quatrième 57,8 24,8 8,0 2,0 7,4 100,0 1 502 Le plus riche 57,3 22,2 8,2 1,5 10,7 100,0 1 575 Ensemble 54,6 25,3 8,3 3,4 8,4 100,0 7 051 1 Non compris les femmes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 4 dernières semaines. 2 Non compris les femmes qui ne sont pas actuellement en union. Du point de vue du milieu de résidence, on remarque que la proportion de femmes sexuellement actives est un peu plus élevée en milieu urbain (56 %) qu’en milieu rural (53 %). Les résultats selon le niveau d’instruction ne permettent pas de mettre en évidence une influence de cette variable sur la fréquence de l’activité sexuelle des femmes : la proportion de femmes sexuellement active oscille de 58 % pour les femmes qui n'ont aucun niveau d'instruction à 53 % pour celles de niveau primaire ou 110 | Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse secondaire 1er cycle puis à 61 % pour les plus instruites. De manière globale, on constate que c’est au sein des ménages les plus riches que la proportion des femmes ayant déclaré avoir été sexuellement actives au cours des quatre dernières semaines est la plus élevée (57 % contre 52 % pour les ménages les plus pauvres). Les informations sur l’activité sexuelle des hommes sont présentées au tableau 7.7.2. Plus de trois hommes sur cinq (62 %) ont déclaré avoir eu des rapports sexuels au cours des quatre dernières semaines : les hommes se révèlent ainsi plus sexuellement actifs que les femmes. Tableau 7.7.2 Activité sexuelle récente des hommes Répartition (en %) des hommes par activité sexuelle récente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Derniers rapports sexuels : Caractéristique sociodémographique Au cours des 4 dernières semaines Au cours de la dernière année1 Il y a une année ou plus N'a jamais eu de rapports sexuels2 Total Effectif Âge 15-19 33,4 24,0 9,3 33,3 100,0 677 20-24 51,5 36,3 8,6 3,4 100,0 503 25-29 69,0 25,5 4,5 1,0 100,0 475 30-34 70,5 22,3 6,2 0,9 100,0 427 35-39 75,7 20,1 4,2 0,0 100,0 344 40-44 79,2 17,3 3,5 0,0 100,0 281 45-49 81,4 16,6 1,9 0,0 100,0 217 50-54 74,0 21,9 4,1 0,0 100,0 125 55-59 73,0 14,5 11,9 0,6 100,0 97 État matrimonial Célibataire 40,1 29,6 11,1 19,0 100,0 1 322 En union 80,5 17,7 1,8 0,0 100,0 1 591 Divorcé, séparé, veuf 53,9 36,3 9,9 0,0 100,0 233 Durée du mariage des hommes mariés une seule fois3 0-4 ans 78,6 20,2 1,1 0,0 100,0 338 5-9 ans 77,0 22,1 0,9 0,0 100,0 253 10-14 ans 83,0 14,2 2,9 0,0 100,0 174 15-19 ans 82,0 15,1 2,9 0,0 100,0 155 20-24 ans 82,7 15,3 2,0 0,0 100,0 114 25 ans ou plus 80,3 12,8 6,9 0,0 100,0 96 Marié plus d'une fois 82,9 15,9 1,3 0,0 100,0 591 Milieu de résidence Urbain 59,5 24,7 7,0 8,7 100,0 1 864 Rural 64,6 23,1 5,3 7,0 100,0 1 282 Région Brazzaville 59,9 24,2 7,3 8,5 100,0 1 136 Pointe-Noire 59,4 25,1 6,8 8,7 100,0 573 Sud 65,9 21,7 5,3 7,0 100,0 897 Nord 60,2 26,5 5,5 7,7 100,0 541 Niveau d'instruction Aucune instruction 51,5 22,7 14,6 11,1 100,0 57 Primaire 58,0 21,5 5,7 14,8 100,0 763 Secondaire I cycle 59,7 25,1 6,7 8,5 100,0 1 352 Secondaire II cycle ou plus 67,7 24,5 5,8 1,9 100,0 974 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 61,5 25,8 6,0 6,7 100,0 534 Second 65,6 20,2 7,0 7,2 100,0 544 Moyen 61,4 26,9 3,4 8,4 100,0 569 Quatrième 62,3 24,0 5,5 8,3 100,0 678 Le plus riche 58,6 23,5 8,9 8,9 100,0 822 Ensemble 61,6 24,0 6,3 8,0 100,0 3 146 1 Non compris les hommes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 4 dernières semaines. 2 Y compris les non déterminés. 3 Non compris les hommes qui ne sont pas actuellement en union. Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse | 111 Avant 50 ans, la proportion d’hommes sexuellement actifs au moment de l’enquête augmente avec l’âge, passant d’un minimum de 33 % parmi les 15-19 ans à 81 % pour les 45-49 ans. Après 50 ans, cette proportion diminue pour atteindre 73 %. Même si l’activité sexuelle est nettement plus fréquente chez les hommes mariés (81 %), on constate néanmoins que deux hommes célibataires sur cinq (40 %) ont déclaré avoir été sexuellement actifs ; cette proportion est de 54 % chez les hommes en rupture d’union. De même que chez les femmes, les données du tableau 7.7.2 font apparaître certaines variations selon le milieu de résidence : 65 % des hommes du milieu rural ont été sexuellement actifs contre 60 % en milieu urbain. Si les hommes de Brazzaville et ceux de Pointe-Noire présentent un comportement similaire, les hommes du Nord sont, par contre, moins sexuellement actifs (60 %) que ceux du Sud (66 %). Il semble que le niveau d’instruction exerce une influence sur l’activité sexuelle des hommes. La proportion d’hommes sexuellement actifs augmente au fur et à mesure que s’accroît le niveau d’instruction : elle passe ainsi de 52 % chez les hommes n’ayant aucune instruction à 68 % chez ceux qui ont le niveau d’instruction le plus élevé. Cependant, l’activité sexuelle des hommes ne semble pas liée à la richesse de leur ménage c’est tout au moins l’impression qui se dégage de l’évolution irrégulière de la proportion des hommes sexuellement actifs en fonction des quintiles de bien-être économique du ménage. 7.3 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE ET MÉNOPAUSE 7.3.1 Exposition au risque de grossesse Après la naissance d'un enfant, l'exposition au risque de grossesse dépend, entre autres facteurs, du retour de l'ovulation et de l'abstinence sexuelle ou abstinence post-partum. Le temps écoulé entre l'accouchement et le retour de l'ovulation qui constitue l'aménorrhée post-partum est estimé ici par la longueur de l'intervalle qui sépare la naissance d'un enfant et le retour des règles. Notons que la longueur de cet intervalle peut être influencée par l'intensité, la fréquence et la durée de l'allaitement au sein. L’examen de ces facteurs permet d'identifier les femmes non susceptibles d'être exposées au risque de grossesse et d'évaluer la durée de la non susceptibilité. Une femme est considérée comme non susceptible d'être exposée au risque de grossesse quand elle n'a pas repris les rapports sexuels depuis la dernière naissance, ou quand elle est en aménorrhée post-partum, ce qui signifie que ses risques de tomber enceinte sont minimes si elle reprend les rapports sexuels sans protection contraceptive. La période de non susceptibilité se définit donc comme celle pendant laquelle une femme n'est pratiquement pas soumise au risque de grossesse par suite d'aménorrhée et/ou d'abstinence post-partum. Les données du tableau 7.8 concernent les naissances des trois dernières années dont les mères sont encore en aménorrhée ou en abstinence post-partum et donc non susceptibles d'être exposées au risque de grossesse. Le tableau 7.8 comporte également les durées médiane et moyenne de l'aménorrhée, de l'abstinence et de la non susceptibilité. La proportion de femmes dont le retour de l'ovulation ne s'est pas encore produit est estimée à 31 % parmi les femmes ayant accouché au cours des trois années précédant l’enquête. Jusqu’à 5 mois, trois femmes sur quatre (75 %) sont toujours en aménorrhée post-partum, un peu plus de la moitié des femmes (52 %) le sont encore à 9 mois et 9 % à 21 mois. Au-delà de 25 mois, la proportion de femmes dont le retour de l'ovulation ne s'est pas encore produit, est de l’ordre de 1 %. La durée médiane de l’aménorrhée post-partum est estimée à 9,3 mois et sa valeur moyenne se situe à 10,8 mois. La durée, l'intensité et la fréquence de l'allaitement qui agissent sur le retour de l'ovulation (voir Chapitre 11, Allaitement maternel), expliqueraient, en partie, ces durées relativement longues. 112 | Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse Au Congo, l'abstinence post- partum semble se pratiquer sur une longue période. Près de trois femmes sur cinq (59 %) n’avaient pas encore repris leurs rapports sexuels 5 mois après la naissance de leur dernier enfant. À partir du sixième mois, cette proportion diminue rapide- ment pour atteindre 15 % à 19 mois et 1 % à 33 mois. La durée médiane de l'abstinence post-partum s’établit à 5,9 mois et sa valeur moyenne à 9,3 mois. Pour 38 % des naissances surve- nues au cours des trois dernières années ayant précédé l’enquête, les mères sont en insusceptibilité post-partum. Cette période d’insusceptibilité dure en moyenne 13,3 mois. Et pour 50 % des naissances, les mères ne sont pas susceptibles de tomber enceinte pendant 11,8 mois. Le tableau 7.9 présente les durées médianes d’aménorrhée, d’abstinence post-partum et de non susceptibilité selon certaines caractéristiques sociodémogra- phiques des femmes. Il en découle que les durées d’aménorrhée et de l’abstinence post-partum des femmes les plus jeunes (moins de 30 ans) sont légèrement inférieures à celles de leurs aînées. Par contre, il n’y a pratiquement pas d’écart avec l’âge (0,3 mois) en ce qui concerne l’insusceptibilité. En raison notamment de leur plus fort attachement aux coutumes, les femmes du milieu rural présentent des durées médianes d’aménorrhée, d’abstinence post-partum et de non susceptibilité plus longues que celles du milieu urbain. En comparant les valeurs de Brazzaville à celles de Pointe-Noire on ne constate pas d’écart significatif. Par contre, les femmes du Nord du pays ont des durées d’aménorrhée plus courtes que celles du Sud (8,7 mois contre 11,6 mois) et, à l’opposé, elles restent plus longtemps en abstinence post-partum que celles du Sud (8,4 mois contre 6,0 mois). Globalement, la durée d’insusceptibilité post partum est plus longue dans le Nord que dans le Sud (15,5 contre 12,2 mois). On observe que les durées médianes d’aménorrhée, d’abstinence post-partum et de non susceptibilité ont tendance à baisser au fur et à mesure que le niveau d’instruction des femmes s’élève. De même, les résultats du tableau 7.9 révèlent que plus le niveau de bien-être économique du ménage s’accroît, plus les durées médianes d’aménorrhée, d’abstinence post-partum et de non susceptibilité se raccourcissent. Tableau 7.8 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum Pourcentage de naissances survenues au cours des trois années ayant précédé l'enquête dont les mères sont en aménorrhée, en abstinence et en insusceptibilité post-partum, selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance et durées médiane et moyenne, Congo 2005 Pourcentage de naissances pour lesquelles la mère est : Nombre de mois depuis la naissance En aménorrhée En abstinence En insusceptibilité post-partum Effectif de naissances < 2 99,4 97,6 99,6 147 2-3 84,0 70,7 90,9 229 4-5 75,1 58,5 84,0 197 6-7 60,8 42,9 70,4 214 8-9 51,9 36,6 61,6 168 10-11 41,7 30,6 51,7 140 12-13 41,3 28,6 55,2 145 14-15 23,4 18,7 36,5 190 16-17 18,2 15,6 29,1 139 18-19 10,9 14,8 20,3 175 20-21 9,1 8,0 15,2 146 22-23 3,0 6,1 8,6 180 24-25 5,3 8,0 11,2 182 26-27 1,4 4,9 5,6 208 28-29 0,4 4,4 4,4 185 30-31 0,5 5,5 5,5 151 32-33 0,6 0,9 1,4 130 34-35 1,1 1,1 1,1 131 Ensemble 30,9 26,4 38,0 3 056 Médiane en mois 9,3 5,9 11,8 na Moyenne en mois 10,8 9,3 13,3 na Note : Les calculs sont basés sur le statut au moment de l'enquête. na = Non applicable Nuptialité, Activité Sexuelle et Exposition au Risque de Grossesse | 113 Tableau 7.9 Durée médiane de l'insusceptibilité post-partum par caractéristiques socio- démographiques Durées médianes (en mois) d'aménorrhée, d'abstinence et d'insusceptibilité post-partum selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Aménorrhée post-partum Abstinence post-partum Insusceptibilité post-partum Effectif de naissances Âge 15-29 8,8 5,6 11,9 1 996 30+ 10,0 6,3 11,6 1 060 Milieu de résidence Urbain 7,2 4,9 8,3 1 402 Rural 11,4 6,6 14,0 1 654 Région Brazzaville 7,4 4,5 8,2 814 Pointe-Noire 6,8 5,4 8,0 435 Sud 11,6 6,0 12,2 1 148 Nord 8,7 8,4 15,5 659 Niveau d'instruction Aucune instruction 12,2 6,9 14,6 248 Primaire 10,7 7,0 12,0 1 149 Secondaire 1er cycle 8,3 5,3 13,3 1 380 Secondaire 2nd cycle ou plus 4,7 4,3 7,1 279 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 11,6 11,0 16,2 722 Second 12,1 5,8 14,0 699 Moyen 9,2 5,4 11,8 669 Quatrième 7,5 5,4 8,8 542 Le plus riche 6,4 3,9 7,1 424 Ensemble 9,3 5,9 11,8 3 056 Note : Les médianes sont basées sur le statut actuel. 7.3.2 Ménopause D’après les résultats du tableau 7.10, seulement 7 % des femmes de 30-49 ans étaient en ménopause au moment de l’enquête : soit parce qu’elles se sont déclarées elles-mêmes en ménopause, soit parce qu’elles n’étaient ni enceintes, ni en aménorrhée post-partum, mais n’avaient pas eu de règles pendant au moins six mois avant l'enquête. On remarque, sans surprise, que la proportion des femmes en ménopause augmente avec l'âge. Très faible jusqu’à 41 ans, où elle ne dépasse pas 3 %, cette proportion est de l’ordre de 12 % dans la tranche d’âges 42-45 ans avant de passer à 32 % à 46-47 ans et d’atteindre 44 % à 48-49 ans. Ainsi, aux âges où généralement les femmes peuvent encore être fécondes, une proportion non négligeable d’entre elles se sont déclarées ou sont considérées comme étant en ménopause : 11 % à 42-43 ans, 12 % à 44-45 ans et 32 % à 46-47 ans. Tableau 7.10 Ménopause Pourcentage de femmes de 30-49 ans en ménopause selon l'âge, Congo 2005 Âge Pourcentage de femmes en ménopause1 Effectif de femmes 30-34 1,2 934 35-39 0,7 830 40-41 2,9 265 42-43 11,4 208 44-45 12,4 180 46-47 32,3 189 48-49 44,1 148 Ensemble 7,1 2 754 1 Pourcentage de femmes qui ne sont ni enceintes, ni en aménorrhée postpartum et dont les dernières règles ont eu lieu 6 mois ou plus avant l'enquête. Préférences en Matière de Fécondité | 115 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 8 Michel BITEMO et Monique BARRÈRE Les questions sur les préférences en matière de fécondité ont pour objectif d’évaluer les efforts accomplis par les couples dans le contrôle de leur fécondité et de mesurer les besoins futurs du Congo en matière de contraception, non seulement, pour espacer, mais aussi pour limiter les naissances. À l’EDSC-I, ce sujet a été abordé par le biais de questions relatives au nombre idéal d’enfants, au désir de la femme d'avoir ou non des enfants supplémentaires dans l'avenir, au délai d'attente avant d'avoir le prochain enfant, et enfin à la planification des naissances récentes. Les données sur les attitudes et les opinions vis-à-vis de la procréation ont toujours été un sujet de controverse. Pour certains chercheurs, les réponses aux questions sur les préférences en matière de fécondité présentent certaines limitations. D’une part, elles reflètent des points de vue éphémères qui peuvent être exprimés sans beaucoup de conviction ; d’autre part, elles ne tiennent pas compte de l’effet des pressions sociales ou des attitudes des autres membres de la famille, particulièrement de celle du mari, qui peuvent avoir une grande influence sur les décisions en matière de reproduction ; enfin, les données sont obtenues à partir d’un échantillon de femmes de différents âges et ayant des histoires génésiques différentes. Pour les femmes jeunes et/ou en début d’union, les réponses sont liées à des objectifs à moyen ou long terme dont la stabilité et la valeur prédictive sont incertaines. Pour les femmes âgées et/ou en fin de vie féconde, les réponses sont inévitablement influencées par leur histoire génésique. Malgré les problèmes d’interprétation concernant l’analyse des données sur les préférences en matière de fécondité, les résultats présentés dans ce chapitre peuvent aider à expliquer les facteurs qui affectent la fécondité au Congo, où la prévalence contraceptive est relativement forte alors que les niveaux de la fécondité restent élevés. 8.1 DÉSIR D’AVOIR DES ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES Au cours de l’EDSC-I, une série de questions a été posée aux femmes pour obtenir des informations sur leur attitude quant au désir d’enfants. Le désir d'avoir ou non des enfants (supplémentaires) dans l'avenir dépend généralement du nombre d'enfants actuellement en vie du couple et de l'âge de la femme. Il ressort des tableaux 8.1 et 8.2 que ces deux variables sont déterminantes dans l'analyse du désir d'enfants. D'après le tableau 8.1, il apparaît que près d’une femme sur cinq (19 %)1 a déclaré qu'elle ne désirait plus d'enfant tandis que plus des deux tiers des femmes (70 %) ont répondu vouloir des (d'autres) enfants. Il faut noter que parmi les femmes qui désirent avoir des enfants (supplémentaires) dans l'avenir, la majorité (40 %) voudrait espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus, et 22 % voudraient avoir un enfant rapidement (dans les deux ans). Au total, 59 % des femmes en union, celles ne voulant plus d'enfant (19 %), plus celles désirant espacer la prochaine naissance d'au moins deux ans (40 %) peuvent être considérées comme candidates potentielles à l'utilisation de la planification familiale. 1 Y compris les femmes stérilisées. 116 | Préférences en Matière de Fécondité Tableau 8.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfant vivants Répartition (en %) des femmes actuellement en union par nombre d'enfants vivants, selon le désir d'enfants supplémentaires, Congo 2005 Nombre d'enfants vivants1 Désir d'enfants 0 1 2 3 4 5 6+ Total Veut un autre bientôt2 63,8 25,4 22,1 20,4 16,1 12,7 5,3 21,7 Veut un autre plus tard3 12,9 52,6 55,3 46,1 34,4 28,6 10,8 39,6 Veut un autre, NSP quand 12,2 12,2 8,3 10,1 8,3 5,9 5,1 9,1 Indécise 1,9 1,9 3,7 6,3 8,8 6,8 6,7 5,0 Ne veut plus d'enfant 0,5 4,3 6,8 12,4 26,6 36,9 61,9 18,9 Stérilisée 0,3 0,2 0,0 0,0 0,1 1,1 0,6 0,2 S'est déclarée stérile 7,7 3,0 3,6 4,5 5,5 7,9 9,0 5,2 ND 0,5 0,3 0,1 0,2 0,2 0,2 0,6 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 278 755 856 747 525 323 496 3 979 1 Y compris la grossesse actuelle. 2 Veut une autre naissance dans les deux ans. 3 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. Comme il fallait s'y attendre, les proportions de femmes qui ne veulent plus d'enfant augmentent selon le nombre d'enfants survivants : elles passent de moins de 1 % chez les nullipares à 5 % chez celles qui en ont un et à 63 % chez celles qui en ont six ou plus. Ces femmes ne désirant plus d'enfants ont, en principe, atteint leur descendance souhaitée. Les nullipares se distinguent par leur très forte proportion (89 %) à souhaiter avoir un enfant et la majorité d'entre elles le souhaitent dans l'immédiat : 64 % désirent un enfant dans les deux années à venir, 13 % le souhaitent après deux ans, et 12 % désirent en avoir un, sans savoir à quel moment précis (graphique 8.1). Chez les femmes ayant un enfant, le désir d'en avoir un autre reste encore très élevé (90 %) mais, contrairement aux nullipares, la majorité de ces femmes souhaitent avoir l'enfant supplémentaire dans un intervalle de plus de deux ans (53 %). On notera qu'ensuite, au fur et à mesure que la parité augmente, les proportions de femmes désirant un autre enfant diminuent très rapidement, au profit des femmes qui n’en veulent plus : les proportions passent de 90 % chez celles ayant un enfant à 77 % chez celles ayant 3 enfants et à 21 % chez celles en ayant 6 ou plus. Graphique 8.1 Graphique 8.1 Femmes en union désirant des enfants supplémentaires selon le nombre d’enfants vivants EDSC-I 2005 0 1 2 3 4 5 6 + Nombre d'enfants vivants 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Pourcentage Veut un enfant bientôt Veut un enfant plus tard Veut NSP quand Préférences en Matière de Fécondité | 117 On constate au tableau 8.2 qu'il existe une forte relation entre les préférences en matière de fécondité et l'âge actuel des femmes. Tout comme pour la parité, la proportion de femmes actuellement en union voulant un autre enfant diminue avec l'âge : elle passe de 89 % à 15-19 ans à 15 % à 45-49 ans. Inversement, le désir de ne plus avoir d'enfants augmente avec l'âge : la proportion passe de 5 % chez les femmes de 15-19 ans actuellement en union à 26 % chez celles âgées de 35-39 ans, pour atteindre 55 % chez les femmes de 45-49 ans. Avant 35 ans, la majorité des femmes qui souhaitent un (autre) enfant veulent attendre plus de deux ans. Par contre, après cet âge, et comme l’on pouvait s’y attendre, les femmes qui désirent avoir un autre enfant le veulent rapidement, c’est-à-dire dans les deux ans à venir. Tableau 8.2 Préférences en matière de fécondité selon l'âge Répartition (en %) des femmes actuellement en union par désir d'enfants supplémentaires selon l'âge, Congo 2005 Âge Désir d'enfants 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble Veut un autre bientôt1 9,6 15,0 23,4 26,4 30,8 25,0 11,2 21,7 Veut un autre plus tard2 64,0 64,3 51,5 40,2 19,6 5,5 0,5 39,6 Veut un autre, NSP quand 15,7 11,6 9,6 8,7 8,9 3,7 3,3 9,1 Indécise 2,5 3,1 4,6 5,2 8,6 6,5 3,8 5,0 Ne veut plus d'enfant 4,9 4,6 9,1 16,4 25,9 46,6 53,6 18,9 Stérilisée 0,0 0,0 0,0 0,2 0,2 0,8 1,0 0,2 S'est déclarée stérile 3,0 1,0 1,7 2,9 5,2 11,8 26,0 5,2 ND 0,4 0,4 0,1 0,0 0,7 0,0 0,5 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 257 836 848 736 606 399 298 3 979 1 Veut une autre naissance dans les deux ans. 2 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. Le tableau 8.3 présente la répartition des femmes en union qui ne veulent plus d'enfant (y compris les femmes stérilisées), selon le nombre d'enfants vivants et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les femmes du milieu urbain sont proportionnellement un peu plus nombreuses que celles du rural à souhaiter ne plus avoir d’enfants (20 % contre 18 %). Cependant ce résultat doit être interprété avec prudence puisque, à parité égale, les femmes du milieu urbain sont proportionnellement toujours beaucoup plus nombreuses que celles du rural à désirer limiter leur descendance. Du point de vue de la région, il est surprenant de constater, non seulement, que c’est à Pointe-Noire et dans le Sud que, globalement, la proportion de femmes ne désirant plus d’enfants est la plus faible, mais encore que cette proportion est identique dans ces deux régions (17 % dans les deux cas). Il faut néanmoins rappeler que le niveau de fécondité varie fortement entre ces deux régions (ISF de 3,8 enfants par femme à Pointe-Noire contre 5,9 dans le Sud) et si on examine en détail les proportions de femmes ne voulant plus d’enfants selon le nombre d’enfants vivants, on note de très fortes variations entre les deux régions : ainsi, dans le Sud, seulement 15 % des femmes qui ont déjà quatre enfants n’en souhaitent pas d’autres, contre 36 % à Pointe-Noire. Selon le niveau d’instruction, on constate que ce sont les femmes sans instruction qui désirent le plus fréquemment limiter leurs naissances (24 % contre 18 % à 20 % pour les autres niveaux d’instruction). Cependant, là encore, ce résultat doit être interprété avec prudence puisque, à parité égale, on constate une augmentation régulière de la proportion de femmes ne voulant plus d’enfants avec l’augmentation du niveau d’instruction. Enfin, que ce soit pour l’ensemble des femmes ou à parité égale, on n’observe pas de variation régulière de la proportion de celles ne voulant plus d’enfants selon le niveau de bien-être économique du ménage. 118 | Préférences en Matière de Fécondité Tableau 8.3 Désir de limiter les naissances Pourcentage de femmes actuellement en union ne voulant plus d'enfants par nombre d'enfants vivants, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Nombre d'enfants vivants1 Caractéristique sociodémographique 0 1 2 3 4 5 6+ Ensemble Milieu de résidence Urbain 0,5 4,3 8,7 17,6 36,5 46,1 71,3 20,0 Rural 1,7 4,7 4,1 7,2 17,6 32,3 57,1 18,1 Région Brazzaville 0,7 5,1 11,9 19,9 40,6 49,0 77,0 21,5 Pointe-Noire 0,0 2,6 3,5 13,4 35,8 45,5 62,5 17,1 Sud 0,0 5,2 2,4 6,8 14,9 31,0 56,4 17,2 Nord 3,6 4,0 6,5 9,3 21,8 35,5 60,7 19,9 Niveau d'instruction Aucune instruction 0,0 3,9 10,9 4,1 20,0 29,8 62,4 23,9 Primaire 0,0 4,3 4,8 11,3 20,0 34,2 59,5 19,0 Secondaire I cycle 0,7 3,8 5,3 15,0 30,0 41,8 60,4 18,1 Secondaire II cycle ou plus 2,3 7,5 13,5 13,6 33,9 45,0 86,2 19,6 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,0 5,7 5,3 7,0 12,3 36,7 50,2 17,4 Second 0,0 7,2 3,4 7,9 18,7 30,2 60,5 18,5 Moyen 0,0 1,8 6,8 12,2 24,9 35,7 69,2 20,0 Quatrième 0,0 2,4 7,2 13,5 40,3 51,8 72,2 18,8 Le plus riche 2,8 6,6 10,0 21,4 37,7 43,3 70,8 20,8 Ensemble 0,9 4,5 6,8 12,4 26,7 37,9 62,5 19,1 Note : Les femmes stérilisées sont considérées comme ne voulant plus d'enfant. 1 Y compris la grossesse actuelle. 8.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE Les femmes actuellement en union non utilisatrices de la contraception et qui ont déclaré ne plus vouloir d'enfants (elles souhaitent limiter leurs naissances) ou qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus avant la naissance de l'enfant suivant (elles souhaitent espacer leurs naissances), sont considérées comme ayant des besoins non satisfaits en matière de contraception2. Les femmes ayant des besoins non satisfaits et celles utilisant actuellement la contraception constituent la demande potentielle totale en planification familiale. Le tableau 8.4 présente une estimation des besoins non satisfaits et satisfaits en matière de contraception selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Étant donné que le niveau d'utilisa- tion actuelle de la contraception est élevé chez les femmes en union (44 %, voir Chapitre 5 - Planification familiale), les besoins non satisfaits en matière de planification familiale sont relativement faibles puisqu’ils ne concernent que seulement 16 % d’entre elles. Parmi ces femmes, la majorité (13 %) aurait besoin d'utiliser la contraception comme moyen d’espacement des naissances plutôt que comme moyen de limitation 3 %). Ce résultat est cohérent avec le niveau d’utilisation actuelle de la contraception, puisque, parmi les utilisatrices (44 %), la grande majorité utilisent une méthode pour espacer leurs naissances (35 % contre 9 % pour limiter les naissances). 2 La définition complète des besoins non satisfaits figure en note du tableau 8.4. Préférences en Matière de Fécondité | 119 Tableau 8.4 Besoins en matière de planification familiale Pourcentage de femmes actuellement en union, de femmes qui ne sont pas en union et de l’ensemble des femmes ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de celles dont les besoins sont satisfaits et pourcentage de demande potentielle totale de services de planification familiale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques (pour les femmes en union), Congo 2005 Besoins non satisfaits en matière de planification familiale1 Besoins en PF satisfaits (utilisation actuelle) 2: Demande potentielle totale en planification familiale3 Caractéristique sociodémographique Pour l'espacement Pour la limitation Total Pour l'espacement Pour la limitation Total Pour l'espacement Pour la limitation Total Pourcentage de demande satisfaite Effectif Âge 15-19 28,6 0,5 29,1 35,0 2,2 37,2 63,6 2,7 66,3 56,1 257 20-24 20,0 0,6 20,6 47,0 1,9 48,9 67,0 2,5 69,5 70,3 836 25-29 13,3 1,4 14,7 47,9 4,9 52,7 61,2 6,3 67,4 78,2 848 30-34 12,1 5,3 17,4 37,3 7,7 44,9 49,4 12,9 62,4 72,1 736 35-39 9,0 4,8 13,8 29,0 14,5 43,5 38,0 19,3 57,3 75,9 606 40-44 3,6 8,4 12,0 12,9 22,8 35,8 16,5 31,3 47,8 74,9 399 45-49 1,5 2,3 3,8 3,7 21,0 24,7 5,2 23,3 28,5 86,7 298 Milieu de résidence Urbain 12,1 3,3 15,4 36,3 10,7 47,0 48,4 14,0 62,4 75,3 2 097 Rural 13,9 3,1 17,0 34,0 7,2 41,2 47,9 10,3 58,2 70,8 1 882 Région Brazzaville 12,1 3,5 15,6 34,9 11,7 46,6 46,9 15,2 62,1 74,9 1 283 Pointe-Noire 12,3 2,9 15,2 40,0 9,4 49,4 52,3 12,3 64,6 76,5 618 Sud 12,9 2,8 15,7 34,9 7,8 42,7 47,8 10,6 58,4 73,1 1 302 Nord 15,1 3,6 18,7 32,6 6,5 39,1 47,6 10,1 57,8 67,7 776 Niveau d'instruction Aucune instruction 11,1 3,7 14,8 23,5 7,6 31,1 34,6 11,3 45,9 67,7 360 Primaire 15,8 3,0 18,9 33,4 8,8 42,2 49,2 11,8 61,1 69,1 1 211 Secondaire I cycle 12,6 3,4 15,9 37,5 9,5 47,0 50,1 12,9 62,9 74,7 1 874 Secondaire II cycle ou plus 9,1 2,6 11,7 39,2 9,1 48,3 48,3 11,6 59,9 80,5 535 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,2 2,8 20,0 34,2 6,2 40,4 51,4 9,0 60,4 66,9 781 Second 14,4 4,6 19,0 31,2 6,7 37,9 45,6 11,3 56,9 66,6 771 Moyen 13,9 2,5 16,4 36,4 10,2 46,6 50,3 12,8 63,0 73,9 767 Quatrième 12,0 2,7 14,6 39,1 11,0 50,0 51,1 13,6 64,7 77,4 810 Le plus riche 7,8 3,4 11,2 35,1 10,9 46,0 42,9 14,3 57,2 80,4 850 Ensemble des femmes en union 13,0 3,2 16,2 35,2 9,1 44,3 48,2 12,3 60,4 73,3 3 979 Ensemble des femmes qui ne sont pas en union 2,2 0,2 2,4 39,1 4,8 43,9 41,4 5,0 46,3 94,7 3 072 Ensemble des femmes 8,3 1,9 10,2 36,9 7,2 44,1 45,2 9,1 54,3 81,3 7 051 1 Les besoins non satisfaits pour espacer concernent les femmes enceintes dont la grossesse ne s'est pas produite au moment voulu, les femmes en aménorrhée dont la dernière naissance ne s'est pas produite au moment voulu et les femmes qui ne sont ni enceintes ni en aménorrhée, qui n'utilisent pas de méthode contraceptive et qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus avant leur prochaine naissance. Sont également incluses dans les besoins non satisfaits pour espacer, les femmes qui ne sont pas sûres de vouloir un autre enfant ou qui veulent un autre enfant mais ne savent pas à quel moment elles veulent avoir cet enfant à moins qu'elles déclarent que ce ne serait pas un problème si elles apprenaient qu'elles étaient enceintes dans les semaines à venir. Les besoins non satisfaits pour limiter concernent les femmes enceintes dont la grossesse n'était pas voulue, les femmes en aménorrhée dont la dernière naissance n'était pas voulue et les femmes qui ne sont ni enceintes ni en aménorrhée, qui n'utilisent pas de méthode contraceptive et qui ont déclaré ne plus vouloir d'enfants. Sont exclues les femmes qui sont enceintes ou en aménorrhée et qui sont tombées enceintes alors qu'elles utilisaient une méthode (ces femmes ont besoin d'une meilleure méthode de contraception). 2 L'utilisation pour espacer concerne les femmes qui utilisent actuellement une méthode contraceptive et qui ont déclaré vouloir un autre enfant ou qui ne sont pas sûres d'en vouloir un autre. L'utilisation pour limiter concerne les femmes qui utilisent actuellement une méthode contraceptive et qui ont déclaré ne plus vouloir d'enfants. Il faut noter que les méthodes spécifiques utilisées ne sont pas prises en compte ici. 3 Les non utilisatrices qui sont enceintes ou en aménorrhée et les femmes dont la grossesse était le résultat de l'échec d'une méthode de contraception ne sont pas incluses dans la catégories des besoins non satisfaits, mais sont incluses dans la demande totale en contraception (puisqu'elles seraient en train d'utiliser si leur méthode n'avait pas échoué). 120 | Préférences en Matière de Fécondité Si les femmes en union ayant des besoins non satisfaits en matière de contraception satisfaisaient ces besoins, c'est-à-dire si elles utilisaient effectivement la contraception, la prévalence contraceptive pourrait atteindre 60 %, c’est-à-dire 36 % plus élevée que ce qu’elle est actuellement. Cette demande potentielle totale en planification familiale aurait pour objectif essentiel l’espacement des naissances (48 %, contre 12 % pour la limitation). Selon les résultats de l’enquête, chez les femmes en union, 73 % de la demande potentielle totale en planification familiale se trouve satisfaite au Congo. L'analyse différentielle des besoins en matière de planification familiale montre de légères variations des besoins selon l'âge des femmes. C'est à 15-19 ans et 20-24 ans que les besoins non satisfaits sont les plus élevés (respectivement 29 % et 21 %), mais c’est à 20-24 ans et 25-29 ans que la demande potentielle est la plus importante (respectivement, 70 % et 67 %). En outre, on peut noter que jusqu'à 40 ans, la demande potentielle totale est essentiellement orientée vers l'espacement des naissances, au-delà de cet âge, elle concerne davantage la limitation des naissances. On n’observe que peu de différences par milieu de résidence puisque les besoins non satisfaits concernent 15 % des femmes du milieu urbain et 17 % de celles du milieu rural. En outre, en milieu urbain, la demande potentielle en matière de planification familiale atteint 62 % contre 58 % en rural. Les besoins non satisfaits concernent plus particulièrement les femmes du Nord (19 % contre 16 % et moins dans les autres régions) et 68 % seulement de la demande en contraception est satisfaite dans cette région contre, au moins, 73 % ailleurs. En ce qui concerne le niveau d'instruction, on constate que la demande totale concerne au moins 60 % des femmes ayant un niveau primaire ou plus, contre 46 % de celles sans instruction. De plus, dans plus de 80 % des cas, cette demande est satisfaite pour les femmes ayant, au moins, un niveau d'instruction secondaire 2nd cycle alors qu'elle n'est satisfaite que dans 69 % des cas pour les femmes de niveau primaire et, dans 68 % des cas, pour les femmes sans instruction. Les besoins non satisfaits sont d’autant moins importants que la femme vit dans un ménage du quintile de bien-être élevé, passant de 20 % pour le quintile le plus pauvre à 11 % pour le plus riche. De même, le pourcentage de demande potentielle satisfaite augmente avec le niveau de bien-être, passant de 67 % pour le quintile le plus pauvre à 80 % pour le plus riche. Les résultats du tableau 8.4 montrent également que les besoins non satisfaits en planification familiale (toutes catégories confondues) concernent 16 % des femmes en union contre 2 % des femmes qui ne sont pas en union. En outre, 44 % des femmes qui ne sont pas en union utilisent actuellement une méthode de contraception. Pour ces femmes, comme leurs besoins non satisfaits sont très faibles (2 %), la demande potentielle totale en matière de planification familiale serait peu différente de l’utilisation contraceptive actuelle et s’établirait à 46 % (contre 60 % pour les femmes en union) : par conséquent, 95 % de leurs besoins sont actuellement satisfaits (contre 73 % pour les femmes en union). Préférences en Matière de Fécondité | 121 8.3 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS Le comportement reproductif d'une femme peut être influencé par ce qui est, pour elle ou pour son mari, le nombre idéal d'enfants. Pour essayer de connaître ce nombre idéal, on a posé à tous les enquêtés l'une des deux questions suivantes, selon leur situation au moment de l'enquête : ƒ Aux femmes et aux hommes sans enfant : « Si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans votre vie, combien voudriez-vous en avoir ? » ƒ Aux femmes et aux hommes ayant des enfants : « Si vous pouviez revenir à l'époque ou vous n'aviez pas d'enfant et choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans votre vie, combien auriez-vous voulu en avoir ? » Ces questions, simples en apparence, peuvent être embarrassantes, en particulier pour les femmes et les hommes ayant déjà des enfants, parce qu'ils doivent se prononcer sur le nombre d'enfants qu'ils souhaiteraient avoir, dans l'absolu, indépendamment du nombre d'enfants qu'ils ont déjà. Or il peut être difficile pour une femme ou un homme de déclarer un nombre idéal d'enfants inférieur à la taille actuelle de sa famille. Il ressort du tableau 8.5 que, pour les femmes congolaises, le nombre idéal d'enfants est, en moyenne, de 5,1 et il est légèrement supérieur si on se limite aux seules femmes en union (5,4). Le nombre idéal pour les hommes est légèrement supérieur à celui donné par les femmes : 5,3 pour l'ensemble des hommes et 5,9 pour les hommes en union. Si l'on examine la distribution des tailles idéales déclarées, il apparaît que pratiquement aucune femme et aucun homme n’envisage la vie sans enfant ou avec un seul enfant (moins de 1 %) et une très faible proportion d’enquêtés pensent qu’une famille peut se constituer de deux enfants seulement (3 % des femmes et 5 % des hommes). Une famille de trois enfants constitue l’idéal pour seulement 12 % des femmes et 14 % des hommes. Selon le tableau 8.5 et le graphique 8.2, tant pour les femmes que pour les hommes, on constate que le nombre idéal moyen d’enfants augmente avec le nombre d’enfants en vie. Pour les femmes en union, ce nombre moyen passe de 4,7 pour les femmes n’ayant aucun enfant en vie à 6,9 pour celles qui ont 6 enfants ou plus, tandis que, pour les hommes en union, cette moyenne passe de 4,4 enfants pour ceux sans enfant à 8,0 pour les hommes ayant 6 enfants et plus. Il est difficile de savoir si ces variations résultent d'une modification réelle de l'idéal allant dans le sens d'une famille de taille plus réduite chez les femmes et les hommes des générations les plus récentes (et à parité faible), ou s'il s'agit, au contraire, d'une évolution de l'idéal de la femme et de l’homme dans le sens de la hausse au fur et à mesure qu'ils vieillissent et que se constitue leur descendance. 122 | Préférences en Matière de Fécondité Tableau 8.5 Nombre idéal d'enfants Répartition (en %) des femmes et des hommes par nombre idéal d'enfants et nombre idéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes et pour l'ensemble des hommes et pour celles/ceux actuellement en union, selon le nombre d'enfants vivants, Congo 2005 Nombre d'enfants vivants1 Nombre idéal d'enfants 0 1 2 3 4 5 6+ Ensemble FEMMES 0 0,8 0,1 0,2 0,1 0,0 0,0 0,8 0,3 1 0,5 0,3 0,3 0,1 0,1 0,3 0,4 0,3 2 6,0 3,4 3,8 1,3 0,8 0,7 1,5 3,3 3 20,1 18,2 8,8 7,1 3,4 1,8 2,0 11,9 4 24,9 25,5 25,8 16,7 15,9 6,8 8,9 20,8 5 20,1 24,4 25,1 31,0 21,3 18,1 9,7 22,4 6+ 16,6 18,7 25,5 32,4 48,0 58,0 56,4 29,3 Réponse non numérique 11,1 9,5 10,4 11,2 10,5 14,3 20,3 11,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 839 1 436 1 171 955 638 417 594 7 051 Nombre idéal moyen d'enfants pour2: Toutes les femmes 4,4 4,6 4,9 5,4 5,7 6,5 6,8 5,1 Effectif 1 635 1 300 1 049 848 571 358 473 6 234 Femmes actuellement en union 4,7 4,6 5,0 5,5 5,7 6,5 6,9 5,4 Effectif 243 682 768 668 468 272 393 3 493 HOMMES 0 0,0 0,0 0,5 0,0 0,2 0,3 0,5 0,1 1 1,1 0,1 0,2 0,0 1,1 0,0 0,4 0,6 2 7,8 5,2 2,3 0,5 1,3 1,8 3,6 4,9 3 19,1 20,1 8,9 9,2 2,6 6,1 7,1 13,9 4 20,0 22,1 22,8 15,0 11,5 9,2 6,8 17,4 5 20,1 20,9 31,5 30,1 16,3 22,5 10,3 21,2 6+ 19,8 19,5 25,6 28,4 51,2 48,6 48,3 28,3 Réponse non numérique 12,1 12,0 8,1 16,9 15,8 11,5 22,9 13,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 332 410 359 286 243 168 346 3 146 Nombre idéal moyen d'enfants pour2: Tous les hommes 4,6 4,7 5,2 5,7 6,2 6,2 7,9 5,3 Effectif 1 171 361 330 238 205 149 267 2 721 Hommes actuellement en union 4,4 4,6 5,3 5,6 6,2 6,3 8,0 5,9 Effectif 96 195 258 210 189 141 257 1 347 1 Y compris la grossesse actuelle pour les femmes. 2 Les moyennes sont calculées en excluant les femmes et les hommes ayant donné des réponses non numériques. Préférences en Matière de Fécondité | 123 Quelles que soient les caractéristiques étudiées, la taille idéale de la famille tend à augmenter avec l'âge (tableau 8.6), de la même manière qu'elle augmente avec la parité : elle passe de 4,4 enfants pour les femmes de 15-19 ans à 6,5 pour les femmes de 45-49 ans. Là encore, il est difficile de conclure si ces variations résultent d'une modification réelle de l'idéal allant dans le sens d'une famille de taille légèrement plus réduite chez les femmes des générations les plus récentes ou, au contraire, d'une évolution de l'idéal de la femme dans le sens de la hausse au fur et à mesure qu'elle vieillit. L'analyse différentielle de la taille idéale de la famille fait apparaître une tendance similaire d'augmentation selon l'âge, quelles que soient les caractéristiques étudiées. De plus, pour l'ensemble des femmes et l'ensemble des hommes, le nombre idéal moyen d'enfants présente des variations importantes selon les différentes caractéristiques sociodémographiques. Que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, ce nombre idéal est plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (respectivement, 6,2 et 5,6 contre 4,7 pour chaque sexe). De même, on note des écarts importants selon les régions de résidence. On retrouve ici le clivage déjà observé entre les deux villes et le Nord et le Sud : en effet, le nombre idéal d’enfants pour les femmes et pour les hommes de Brazzaville et de Pointe-Noire est très proche (respectivement, 4,7 et 4,6 pour chaque sexe) et il est nettement plus faible que dans les deux autres régions. Ce sont les hommes du Nord qui ont déclaré le nombre idéal d’enfants le plus élevé (6,8 contre 5,7 pour ceux du Sud). On constate également que le nombre idéal d'enfants est d'autant moins important que le niveau d'instruction augmente : il passe de 6,3 enfants chez les femmes sans instruction à 5,4 chez les femmes de niveau primaire et à 4,6 chez celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. On constate la même tendance chez les hommes mais ce sont ceux ayant un niveau primaire qui souhaitent le nombre d’enfants le plus élevé (5,9). Parmi les plus instruits, ce nombre est de 4,9 enfants. Les résultats selon le niveau de bien-être du ménage montrent que des ménages les plus pauvres aux plus riches, le nombre idéal d’enfants diminue, passant de 5,7 chez les femmes et 6,4 chez les hommes à, respectivement, 4,5 et 4,6. Graphique 8.2 Nombre idéal moyen d'enfants des femmes et des hommes selon le nombre d’enfants vivants EDSC-I 2005 4.6 4.7 5.2 5.7 6.2 6.2 7.9 0 1 2 3 4 5 6+ Nombre d'enfants vivants 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Nombre idéal d'enfants Femmes Hommes 4.4 4.6 4.9 5.4 5.7 6.5 6.8 124 | Préférences en Matière de Fécondité Tableau 8.6 Nombre idéal d'enfants par caractéristiques sociodémographiques Nombre idéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes et l'ensemble des hommes, par âge (pour les femmes) et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Âge (femmes) Caractéristique sociodémographique 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 Ensemble des femmes Ensemble des hommes Milieu de résidence Urbain 4,1 4,3 4,7 5,0 5,3 5,7 6,1 4,7 4,7 Rural 4,8 5,0 5,7 5,9 6,2 6,5 7,0 5,6 6,2 Région Brazzaville 4,1 4,3 4,7 5,1 5,1 5,6 6,0 4,7 4,7 Pointe-Noire 4,0 4,3 4,5 4,6 5,3 5,5 5,9 4,6 4,6 Sud 4,6 4,7 5,3 5,7 6,1 6,6 7,2 5,4 5,7 Nord 5,0 5,4 6,0 6,2 6,6 6,3 6,9 5,8 6,8 Niveau d'instruction Aucune instruction 5,2 5,2 6,9 5,2 6,6 6,9 7,6 6,3 5,7 Primaire 4,6 5,0 5,5 6,2 6,4 6,7 6,7 5,4 5,9 Secondaire I cycle 4,2 4,5 4,9 5,2 5,6 5,8 6,3 4,9 5,4 Secondaire II cycle ou plus 3,9 4,2 4,5 4,6 4,9 5,2 5,5 4,6 4,9 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,9 5,0 5,6 6,1 6,3 6,6 7,7 5,7 6,4 Second 4,8 5,1 5,7 5,8 6,3 6,4 7,6 5,7 6,0 Moyen 4,3 4,5 5,2 5,4 5,8 6,8 6,0 5,1 5,4 Quatrième 4,1 4,4 4,7 5,1 5,3 5,6 5,9 4,7 4,8 Le plus riche 3,9 4,2 4,5 4,8 5,0 5,2 6,0 4,5 4,6 Ensemble 4,4 4,6 5,1 5,4 5,7 6,0 6,5 5,1 5,3 8.4 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ Lors de l'EDSC-I, on a posé aux femmes des questions relatives à chaque enfant né au cours des cinq dernières années et relatives, éventuellement, à la grossesse actuelle : ces questions avaient pour objectif de déterminer si, lorsque la femme s'est trouvée enceinte, elle souhaitait être enceinte à ce moment-là, plus tard, ou s'il s'agissait d'une grossesse non désirée. Les réponses à ces questions permettent de mesurer le degré de réussite des couples dans le contrôle de leur fécondité. Les résultats du tableau 8.7 montrent que, dans l’ensemble, les deux tiers des naissances des cinq dernières années se sont produites au moment voulu (66 %) ; dans 29 % des cas, elles étaient désirées mais plus tard et seulement 4 % des naissances n’étaient pas souhaitées. Préférences en Matière de Fécondité | 125 Tableau 8.7 Planification de la fécondité Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête (y compris les grossesses actuelles) par statut de la grossesse, selon le rang de naissance et l'âge de la mère à la naissance, Congo 2005 Planification de la fécondité Rang de naissance et âge de la mère à la naissance Voulue au moment Voulue plus tard Non désirée Total1 Nombre de naissances Rang de naissance 1 58,9 37,7 2,9 100,0 1 436 2 66,7 30,7 2,0 100,0 1 268 3 70,3 26,0 3,3 100,0 977 4+ 68,7 22,9 7,7 100,0 1 923 Âge à la naissance <20 51,8 44,1 3,5 100,0 1 132 20-24 65,0 32,3 2,3 100,0 1 576 25-29 70,7 25,4 3,1 100,0 1 241 30-34 73,3 20,5 5,6 100,0 936 35-39 73,9 16,5 9,0 100,0 507 40-44 71,4 12,2 16,2 100,0 187 45-49 * * * * 24 Ensemble 66,0 29,0 4,4 100,0 5 603 1 Y compris les non déterminés * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Les résultats selon le rang de naissance représentés au graphique 8.3 montrent que ce sont les naissances de rang 1 qui ont été les moins bien planifiées : en effet, seulement 59 % se sont produites au moment voulu et 38 % étaient souhaitées plus tard. Il semble que les naissances de rangs 3 et 4 ou plus soient plus fréquemment survenues au moment voulu (respectivement, 70 % et 69 %) même si on note que c’est à ces rangs que les proportions de naissances qui n’étaient pas désirées sont les plus élevées (respectivement, 3 % et 8 %). Graphique 8.3 Planification de la dernière naissance en fonction du rang de naissance EDSC-I 2005 38 31 26 23 3 2 3 8 1 2 3 4+ Rang de naissance 0 10 20 30 40 50 60 70 80 Pourcentage Dernière naissance Voulue au moment Voulue plus tard Non désirée 59 67 70 69 126 | Préférences en Matière de Fécondité Les résultats selon l’âge de la mère montrent que ce sont les naissances des femmes les plus jeunes (moins de 20 ans) qui ont été les moins bien planifiées : en effet, seulement 52 % se sont produites au moment voulu et dans 44 % des cas, les femmes auraient souhaité être enceintes plus tard. Par comparaison, parmi les naissances survenues à 30-39 ans, près des trois quarts (73 %) se sont produites au moment désiré. En outre, on observe que la proportion de naissances non désirées augmente à partir de 30-34 ans et que c’est parmi les naissances survenues à 40-44 ans que la proportion de celles qui n’étaient pas désirées est la plus élevée (16 % contre 6 % à 30-34 ans). Le tableau 8.8 présente une comparaison entre l'Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et l'Indice Synthétique de Fécondité actuelle (ISF). Le calcul de l'ISFD est analogue au calcul de l'ISF, mis à part que les naissances considérées comme non désirées sont éliminées du numérateur. Si toutes les naissances non désirées étaient évitées, l'ISF des femmes congolaises serait de 4,4 enfants au lieu de 4,8 enfants. Ce niveau de fécondité désirée, qui est très proche du niveau observé, expliquerait le faible niveau des besoins non satisfaits et la faible demande potentielle en planification familiale pour la limitation des naissances. En outre, quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques des femmes, l'ISFD est toujours inférieur à l'ISF observé, mais l’écart entre les deux indicateurs est toujours faible. Tableau 8.8 Taux de fécondité désirée Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et Indice Synthétique de Fécondité (ISF) pour les trois années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques socio- démographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Indice Synthétique de Fécondité Désirée Indice Synthétique de Fécondité Résidence Urbain 3,5 3,8 Rural 5,7 6,1 Région Brazzaville 3,3 3,6 Pointe-Noire 3,4 3,8 Sud 5,4 5,9 Nord 5,8 6,2 Niveau d'instruction Aucune instruction 5,9 6,2 Primaire 5,7 6,3 Secondaire I cycle 4,0 4,4 Secondaire II cycle ou plus 2,5 2,8 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 6,1 6,7 Second 5,4 5,9 Moyen 4,8 5,2 Quatrième 3,6 3,8 Le plus riche 2,8 2,9 Ensemble 4,4 4,8 Note : L'ISFD et l'ISF sont basés sur les naissances des femmes de 15-49 ans durant la période 1-36 mois avant l'enquête, L'ISF est le même que celui présenté dans le tableau 4,2. Santé | 127 Monique BARRÈRE Au cours de l'EDSC-I, on a collecté de nombreuses informations sur la santé des mères et de leurs enfants nés au cours des cinq années qui ont précédé l'enquête. Ces informations concernent les soins pré et postnatals, les conditions d'accouchement et les caractéristiques des nouveau-nés, la couverture vaccinale, la prévalence et le traitement des principales maladies des enfants, en particulier les infections respiratoires, la fièvre et la diarrhée. Les résultats, présentés dans ce chapitre, permettent d'identifier les problèmes les plus importants en matière de santé maternelle et infantile et, d’une manière générale, en santé de la reproduction. 9.1 SOINS PRÉNATALS, ACCOUCHEMENT ET VISITES POSTNATALES 9.1.1 Soins prénatals Le suivi des femmes enceintes au cours des consultations prénatales permet de prévenir les risques et les complications lors de l’accouchement. Au cours de l’EDSC-I, pour la naissance vivante la plus récente survenue au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, on a demandé aux femmes si, durant la grossesse, elles avaient effectué une consultation prénatale. Les données du tableau 9.1 présentent la répartition des femmes qui se sont rendues en consultation prénatale. On constate qu’au Congo, une proportion élevée de femmes ont reçu des soins prénatals dispensés par du personnel formé (88 %). De plus, quelle que soit la caractéristique sociodémographique, cette proportion reste élevée. Tout au plus, peut-on souligner que parmi les femmes de Brazzaville, parmi les plus instruites et parmi celles du quintile le plus riche, la proportion excède 96 % et qu’à l’opposé, parmi celles sans instruction, elle n’est que de 67 % (graphique 9.1). Ces consultations prénatales ont été dispensées dans la majorité des cas par des sages-femmes (64 %) et dans 14 % des cas par des infirmières, les médecins n’étant intervenus que dans 8 % des cas seulement. Cependant, à Brazzaville, parmi les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire du second cycle ou plus et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche, la proportion de dernières naissances ayant bénéficié de soins prénatals, dispensés par un médecin, est plus élevée que la moyenne (respective- ment, 12 %, 17 % et 16 % contre une moyenne de 8 %). Pour être efficaces, les soins prénatals doivent être effectués à un stade précoce de la grossesse et surtout, ils doivent se poursuivre avec une certaine régularité jusqu’à l’accouchement. L’organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande, au moins, quatre visites prénatales, à intervalles réguliers tout au long de la grossesse. Le tableau 9.2 présente les données concernant le nombre de visites prénatales effectuées par les femmes enceintes et le stade de la grossesse à la première visite. Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 75 % ont effectué les quatre visites recommandées et cette proportion est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (82 % contre 68 %). Dans seulement 11 % des cas, les femmes n’ont effectué que 2 à 3 visites et une proportion extrêmement faible n’en a effectué qu’une (1 %). En ce qui concerne le stade de la grossesse à la première visite, on constate que, dans près de la moitié des cas (47 %), la première visite s’est déroulée à moins de quatre mois de grossesse. En outre, cette proportion varie légèrement entre les milieux de résidence (50 % en milieu urbain contre 44 % en milieu rural). Le tableau 9.2 présente également le nombre médian de mois de grossesse à la première visite prénatale : celui-ci s’établit à 3,9 pour l’ensemble du pays et il est identique dans les deux milieux de résidence (3,9). SANTÉ 9 128 | Santé Tableau 9.1 Soins prénatals Répartition (en %) des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par type de personne consultée durant la grossesse pour la naissance la plus récente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Médecin Sage- femme Infirmière Matrone/aide- soignante/ agent de santé communautaire Ensemble du personnel formé1 Autres personnes/ ND Personne Total Effectif de femmes Âge à la naissance <20 6,4 63,3 16,8 2,8 89,3 0,2 10,5 100,0 675 20-34 8,8 65,1 12,4 2,0 88,3 0,3 11,5 100,0 2 379 35-49 6,8 61,7 14,2 3,5 86,1 0,0 13,9 100,0 514 Rang de naissance 1 8,8 70,3 12,6 1,8 93,5 0,4 6,1 100,0 876 2-3 8,5 65,9 12,5 2,0 88,9 0,2 10,9 100,0 1 461 4-5 8,3 60,3 14,3 3,5 86,4 0,2 13,3 100,0 716 6+ 4,9 54,8 16,6 3,1 79,4 0,0 20,6 100,0 515 Milieu de résidence Urbain 10,2 80,7 3,1 0,6 94,7 0,2 5,2 100,0 1 745 Rural 6,0 48,5 23,4 4,0 81,9 0,3 17,8 100,0 1 822 Région Brazzaville 11,6 82,7 2,4 0,3 96,9 0,1 3,0 100,0 1 033 Pointe-Noire 9,8 80,7 1,7 0,1 92,4 0,1 7,5 100,0 525 Sud 4,7 49,1 23,6 4,4 81,8 0,4 17,8 100,0 1 302 Nord 7,6 52,9 20,0 3,4 83,9 0,2 15,9 100,0 708 Niveau d'instruction Aucune instruction 3,0 44,6 17,0 2,3 66,9 0,6 32,6 100,0 292 Primaire 6,2 54,2 20,0 3,2 83,6 0,1 16,3 100,0 1 222 Secondaire 1er cycle 8,2 72,6 10,1 2,1 93,0 0,2 6,8 100,0 1 675 Secondaire 2nd cycle ou plus 17,1 74,9 5,0 0,8 97,9 0,5 1,6 100,0 380 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,9 41,5 27,2 3,3 76,9 0,4 22,7 100,0 799 Second 5,1 52,6 23,3 3,3 84,4 0,3 15,3 100,0 750 Moyen 9,0 69,9 7,2 3,9 89,9 0,1 10,0 100,0 753 Quatrième 7,6 83,9 2,9 0,5 94,8 0,0 5,2 100,0 689 Le plus riche 15,5 80,1 2,6 0,3 98,4 0,3 1,3 100,0 576 Ensemble 8,0 64,3 13,5 2,4 88,2 0,2 11,6 100,0 3 568 Note : Si plus d'un prestataire de soins prénatals a été déclaré, seul le prestataire le plus qualifié est pris en compte dans ce tableau. 1 Médecin, infirmière, sage-femme, matrone, aide soignante ou agent de santé communautaire Santé | 129 Tableau 9.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse Répartition (en %) des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, selon le nombre de visites prénatales pour la naissance la plus récente et selon le stade de la grossesse au moment de la première visite, par milieu de résidence, Congo 2005 Résidence Urbain Rural Total Nombre de visites prénatales Aucune 5,2 17,8 11,6 1 0,6 1,8 1,2 2-3 10,7 11,8 11,2 4+ 82,2 67,6 74,7 NSP/ND 1,4 1,1 1,2 Total 100,0 100,0 100,0 Mois de grossesse à la 1ère visite prénatale Pas de soin prénatal 5,2 17,8 11,6 <4 49,6 43,7 46,6 4-5 36,9 29,8 33,3 6-7 8,0 8,2 8,1 8+ 0,2 0,6 0,4 NSP/ND 0,1 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Nombre médian de mois de grossesse à la 1ère visite 3,9 3,9 3,9 Effectif de femmes 1 745 1 822 3 568 Graphique 9.1 Soins prénatals par du personnel formé EDSC-I 2005 88 95 82 97 92 82 84 67 84 93 98 CO NG O Ur ba in Ru ral Br az za vil le Po int e-N oir e Su d No rd Au cu ne in str uc tio n Pri ma ire Se co nd air e 1 er cy cle Se co nd air e 2 nd cy cle + 0 20 40 60 80 100 Pourcentage Note : le personnel formé comprend médecin, infirmière, sage-femme, matrone, aide- soignante ou agent de santé communautaire. 130 | Santé Types de soins prénatals L’efficacité des soins prénatals dépend non seulement du type d’examens effectués pendant les consultations mais aussi des conseils qui sont prodigués aux femmes. Au cours de l’EDSC-I, on a donc collecté des données sur cet aspect important du suivi prénatal en demandant aux femmes si, au cours des visites prénatales, elles avaient été informées sur les signes révélateurs de complications de la grossesse et si certains examens médicaux avaient été effectués. En outre, on a cherché à savoir si les femmes avaient reçu des compléments nutritionnels comme du fer et si elles s’étaient protégées contre le paludisme en prenant des antipaludéens. Ces résultats sont présentés au tableau 9.3 selon certaines caractéristiques sociodémographiques des femmes. Tableau 9.3 Examens au cours des visites prénatales Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête et ayant bénéficié de soins prénatals pour la naissance la plus récente, pourcentage qui ont effectué certains examens au cours des visites prénatales et, parmi les femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage de celles qui ont reçu des compléments de fer, sous forme de comprimés ou de sirop, et pourcentage de celles qui ont pris des médicaments antipaludéens au cours de la grossesse la plus récente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Parmi les femmes ayant reçu des soins prénatals, pourcentage : Caractéristique sociodémographique Informées des signes de complications de grossesse Poids mesuré Taille mesurée Tension artérielle mesurée Urine prélevée Sang prélevé Toucher vaginal Effectif de naissances dont la mère a reçu des soins prénatals Pourcentage ayant reçu du fer en comprimés ou en sirop Pourcentage ayant reçu des antipaludéens Effectif de femmes Âge à la naissance <20 38,8 96,9 93,4 90,5 93,6 92,0 98,3 604 50,7 64,2 675 20-34 39,6 98,0 94,0 95,2 95,1 93,7 98,5 2 107 54,4 65,9 2 379 35-49 44,6 97,3 92,2 96,0 93,2 92,3 97,5 442 48,4 60,8 514 Rang de naissance 1 39,9 98,2 94,7 93,6 96,0 95,0 98,6 823 62,3 70,0 876 2-3 39,9 97,6 93,8 94,6 94,4 93,0 98,6 1 301 52,5 65,6 1 461 4-5 39,7 98,1 92,8 95,1 95,0 92,1 98,3 620 51,2 62,5 716 6+ 42,2 96,5 92,2 94,4 91,5 91,4 97,2 409 39,9 57,3 515 Milieu de résidence Urbain 41,5 99,1 97,2 98,2 98,9 97,6 99,4 1 655 67,7 79,1 1 745 Rural 38,7 96,2 89,6 90,2 89,8 88,3 97,2 1 498 38,5 51,2 1 822 Région Brazzaville 40,8 99,5 97,4 98,7 99,0 97,7 99,7 1 002 74,8 83,3 1 033 Pointe-Noire 45,4 98,8 98,2 98,1 99,2 98,5 99,6 486 61,5 78,4 525 Sud 42,4 96,2 92,4 91,5 91,4 89,9 96,5 1 070 39,4 46,4 1 302 Nord 31,0 96,4 85,6 89,6 89,0 87,1 98,4 596 39,2 61,9 708 Niveau d'instruction Aucune instruction 31,8 95,6 89,9 94,6 92,0 89,6 96,2 197 28,6 44,3 292 Primaire 39,1 96,0 91,1 89,8 89,9 88,5 96,9 1 022 42,7 56,0 1 222 Secondaire 1er cycle 41,2 98,6 95,4 96,4 96,7 95,2 99,2 1 561 60,2 70,6 1 675 Secondaire 2nd cycle ou plus 43,4 99,6 95,1 98,7 99,6 99,0 100,0 374 71,5 83,8 380 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 34,5 95,1 86,7 87,7 86,8 84,2 95,1 617 35,5 48,7 799 Second 44,0 95,9 91,7 92,0 90,4 89,1 98,0 636 44,2 52,9 750 Moyen 39,6 99,0 95,7 95,5 97,2 96,6 99,4 678 53,7 67,8 753 Quatrième 42,5 99,2 96,8 97,8 99,3 97,8 99,8 653 66,4 79,9 689 Le plus riche 40,1 99,1 97,1 99,3 99,1 98,0 99,5 569 70,7 80,9 576 Ensemble 40,2 97,7 93,6 94,4 94,6 93,2 98,3 3 153 52,8 64,8 3 568 Santé | 131 En premier lieu, on constate que parmi les femmes ayant bénéficié de soins prénatals, la proportion de celles ayant été informées des signes de complication de la grossesse n’est pas très élevée puisque seulement 40 % ont déclaré avoir reçu ce type d’informations. On note certains écarts en fonction des caractéristiques des femmes, la proportion variant d’un maximum de 45 % à Pointe-Noire et parmi les femmes de 35-49 ans à un minimum de 32 % parmi les femmes sans instruction et de 31 % dans la région Nord. Par contre, la quasi-totalité des femmes ont effectué tous les examens qui étaient cités, cela quelle que soit la caractéristique sociodémographique. Parmi les femmes ayant bénéficié de soins prénatals, 98 % ont été pesées, 94 % mesurées, dans 94 % des cas, on a mesuré leur tension, 95 % ont eu un examen d’urine, 93 % un examen de sang, et dans 98 % des cas, un toucher vaginal a été effectué au cours des visites prénatales. En outre, les résultats montrent que 53 % des femmes ont déclaré avoir reçu du fer, sous forme de comprimés ou de sirop. Cependant, il faut souligner que parmi les femmes du quintile le plus pauvre, parmi celles sans instruction et parmi celles du milieu rural, cette proportion est plus faible (respectivement, 36 %, 29 % et 39 %). Enfin, la dernière information présentée dans ce tableau concerne la proportion de femmes ayant pris des antipaludéens. Environ les deux tiers des femmes ont déclaré avoir pris des antipaludéens, à titre préventif, au cours de la grossesse (65 %). Parmi les femmes du quintile le plus riche, parmi celles d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus et parmi celles de Brazzaville, cette proportion excède 80 %. Vaccination antitétanique Le tétanos néonatal est une cause importante de décès des nouveau-nés dans la plupart des pays en développement. L’injection antitétanique faite à la mère pendant la grossesse permet, non seulement de la protéger mais aussi de protéger l’enfant contre cette maladie. Pour une protection complète, une femme enceinte devrait recevoir deux doses de vaccin pendant la grossesse ; cependant, si elle a déjà été vaccinée, par exemple au cours d’une grossesse précédente, une seule dose est nécessaire. Les données présentées au tableau 9.4 montrent que 67 % des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête ont reçu une dose ou plus de vaccin antitétanique. Celles qui ont reçu deux doses ou plus (46 %) sont, elles et leur enfant, complètement protégés ; celles qui n’ont reçu qu’une seule dose (22 %) ne sont protégées que si elles ont été vaccinées précédemment. On constate que le niveau de la couverture vaccinale antitétanique diminue régulièrement avec l’âge de la mère à la naissance de l’enfant et avec le rang de naissance de l’enfant : en effet, à moins de 20 ans, 72 % des mères ont reçu une dose ou plus de vaccin contre 68 % à 20-34 ans et contre 62 % à 35-49 ans. En fonction du rang de naissance, la proportion varie d’un maximum de 78 % pour le rang 1 à un minimum de 54 % pour le rang 6 et plus. Les résultats montrent aussi que c’est parmi les femmes du milieu urbain (75 %), parmi celles de Brazzaville (81 %), parmi les plus instruites (81 %) et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche (79 %) que le niveau de la couverture vaccinale est le plus élevé. À l’opposé, dans la région Nord (59 %), parmi celles sans instruction (51 %) et parmi celles du quintile le plus pauvre (55 %), cette proportion de femmes vaccinées est bien plus faible. 132 | Santé Tableau 9.4 Vaccination antitétanique Répartition (en %) des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par nombre d'injections antitétaniques reçues durant la grossesse pour la naissance la plus récente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Aucune Une injection Deux injections ou plus Ne sait pas/ND Total Effectif de femmes Âge à la naissance <20 26,0 19,3 52,3 2,4 100,0 675 20-34 30,3 23,1 44,4 2,2 100,0 2 379 35-49 36,8 19,5 42,5 1,2 100,0 514 Rang de naissance 1 18,7 18,5 59,6 3,2 100,0 876 2-3 29,5 23,6 44,7 2,1 100,0 1 461 4-5 36,3 23,4 39,0 1,4 100,0 716 6+ 44,5 20,2 34,0 1,2 100,0 515 Milieu de résidence Urbain 22,6 22,4 52,3 2,7 100,0 1 745 Rural 37,9 21,3 39,2 1,5 100,0 1 822 Région Brazzaville 16,8 22,4 58,2 2,7 100,0 1 033 Pointe-Noire 30,7 19,5 47,0 2,8 100,0 525 Sud 36,1 23,3 38,7 1,8 100,0 1 302 Nord 39,7 20,0 39,1 1,2 100,0 708 Niveau d'instruction Aucune instruction 47,5 18,7 32,1 1,7 100,0 292 Primaire 35,9 21,0 41,2 1,9 100,0 1 222 Secondaire 1er cycle 26,5 23,0 48,3 2,3 100,0 1 675 Secondaire 2nd cycle ou plus 17,1 21,8 58,8 2,4 100,0 380 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 44,1 19,0 35,9 1,0 100,0 799 Second 33,8 23,6 41,6 1,0 100,0 750 Moyen 29,1 22,3 46,6 2,1 100,0 753 Quatrième 22,8 20,3 52,9 4,0 100,0 689 Le plus riche 17,9 24,7 54,5 2,9 100,0 576 Ensemble 30,4 21,8 45,6 2,1 100,0 3 568 9.1.2 Accouchement Lieu d’accouchement Parmi les naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, la majorité se sont déroulées en établissement de santé (82 %), principalement dans le secteur public (75 %) (tableau 9.5). Dans seulement 16 % des cas, les femmes ont accouché à domicile. On constate que la proportion de femmes qui ont accouché à domicile augmente avec l’âge de la femme : d’un minimum de 13 % à moins de 20 ans, la proportion passe à 17 % à 20-34 ans et à un maximum de 21 % à 35-49 ans. La même tendance s’observe avec le rang de naissance de l’enfant : de 11 % pour le rang 1, la proportion augmente régulièrement pour atteindre 26 % pour le rang 6 ou plus. Les résultats montrent aussi que les femmes du milieu rural accouchent plus fréquemment à domicile que celles du milieu urbain (27 % contre 4 %). On observe des écarts importants selon la région de résidence puisque seulement 2 % des femmes de Brazzaville et 3 % de celles de Pointe-Noire ont accouché à la maison alors que ces proportions atteignent 26 % pour la région Sud et 25 % pour la région Nord. Le niveau d’instruction et le niveau de bien-être du ménage influent également sur le lieu d’accouchement de la femme, les plus instruites et celles des ménages les plus riches accouchant moins fréquemment à la maison que les autres. Santé | 133 Tableau 9.5 Lieu de l'accouchement Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par lieu d'accouchement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Établissement de santé Caractéristique sociodémographique Secteur public Secteur privé Maison Autre/ ND Effectifs de naissances Âge de la mère à la naissance de l'enfant <20 78,0 7,5 13,3 1,2 1 009 20-34 74,7 7,4 16,5 1,4 3 320 35-49 71,9 5,6 20,8 1,7 619 Rang de naissance 1 81,3 7,2 10,6 0,9 1 271 2-3 75,2 8,1 14,9 1,8 1 991 4-5 72,4 6,3 19,9 1,4 994 6+ 66,8 5,6 26,0 1,5 693 Milieu de résidence Urbain 83,5 11,0 4,2 1,3 2 258 Rural 67,9 3,9 26,6 1,5 2 691 Région Brazzaville 83,9 12,3 2,3 1,5 1 323 Pointe-Noire 84,8 11,2 2,9 1,1 680 Sud 66,2 5,9 26,2 1,7 1 887 Nord 73,4 0,4 25,2 1,0 1 058 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 57,1 4,1 37,2 1,5 443 Primaire 68,7 7,3 22,2 1,9 1 796 Secondaire 1er cycle 81,3 7,1 10,3 1,2 2 225 Secondaire 2nd cycle ou plus 86,1 9,8 3,6 0,5 485 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 60,6 3,8 34,0 1,6 1 182 Second 68,4 5,5 24,5 1,7 1 119 Moyen 80,6 9,4 9,0 1,1 1 060 Quatrième 84,9 10,4 3,3 1,5 856 Le plus riche 88,9 8,2 1,6 1,3 732 Ensemble 75,0 7,2 16,4 1,4 4 948 Assistance à l’accouchement Les résultats du tableau 9.6 montrent qu’une proportion élevée de naissances s’est déroulée avec l’assistance de personnel formé (86 %). En outre, cette proportion est élevée quelle que soit la caractéristique sociodémographique de la mère. Tout au plus, peut-on souligner que, parmi les femmes sans instruction (65 %) et parmi celles du quintile le plus pauvre (70 %), cette proportion est nettement plus faible qu’ailleurs. Dans la majorité des cas (58 %), les femmes accouchent avec l’assistance d’une sage-femme, les infirmières interviennent dans 15 % des cas et seulement 10 % accouchent avec l’assistance d’un médecin. 134 | Santé Tableau 9.6 Assistance lors de l'accouchement Répartition (en %) des naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par type d'assistance durant l'accouchement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Médecin Sage- femme Infirmière Matrone/ aide- soignante Ensemble du personnel formé1 Parents, amis Autre/ ND Personne Total Effectif de naissances Âge de la mère à la naissance de l'enfant <20 9,5 59,7 17,8 2,9 90,0 6,1 3,0 0,9 100,0 1 009 20-34 10,1 58,9 14,1 2,5 85,7 8,7 4,2 1,4 100,0 3 320 35-49 9,3 52,5 17,1 3,4 82,4 8,4 5,5 3,7 100,0 619 Rang de naissance 1 13,0 62,7 14,7 2,6 93,0 4,6 1,9 0,6 100,0 1 271 2-3 9,4 63,1 12,4 1,7 86,6 8,3 3,9 1,2 100,0 1 991 4-5 8,6 52,2 17,9 3,6 82,3 10,5 5,1 2,1 100,0 994 6+ 7,4 45,2 20,4 4,4 77,5 10,8 7,8 3,9 100,0 693 Résidence Urbain 15,3 76,8 4,3 0,5 96,8 1,4 1,2 0,6 100,0 2 258 Rural 5,4 42,8 24,4 4,6 77,2 13,7 6,6 2,4 100,0 2 691 Région Brazzaville 17,1 76,6 3,7 0,2 97,7 0,8 1,0 0,5 100,0 1 323 Pointe-Noire 15,5 78,9 3,4 0,2 98,0 1,1 0,3 0,5 100,0 680 Sud 3,6 45,2 25,6 5,3 79,7 11,4 5,8 3,2 100,0 1 887 Nord 8,5 45,5 18,7 2,9 75,6 15,9 7,6 0,8 100,0 1 058 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 6,7 37,8 16,0 4,1 64,6 23,0 7,2 5,2 100,0 443 Primaire 7,7 49,0 20,1 3,7 80,4 11,5 6,6 1,5 100,0 1 796 Secondaire 1er cycle 10,0 67,8 12,7 2,0 92,5 4,1 2,2 1,2 100,0 2 225 Secondaire 2nd cycle ou plus 20,6 68,0 7,9 1,0 97,6 0,1 1,6 0,7 100,0 485 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,0 35,9 24,8 5,0 69,8 18,2 8,5 3,6 100,0 1 182 Second 5,1 48,0 23,2 3,4 79,6 12,0 6,6 1,7 100,0 1 119 Moyen 12,0 65,3 13,7 2,7 93,7 3,9 1,5 0,9 100,0 1 060 Quatrième 13,2 79,7 3,7 1,0 97,6 0,8 0,9 0,7 100,0 856 Le plus riche 19,9 75,1 3,1 0,1 98,1 0,6 1,0 0,3 100,0 732 Ensemble 9,9 58,3 15,2 2,7 86,1 8,1 4,1 1,6 100,0 4 948 Note : Si l'enquêtée déclare que plus d'une personne a assisté l'accouchement, seule la personne la plus qualifiée est prise en compte dans ce tableau. 1 Médecin, infirmière, sage-femme, matrone, aide-soignante ou agent de santé communautaire. Accouchement et caractéristiques du nouveau-né Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes qui avaient eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, si l’accouchement avait eu lieu par césarienne et quels étaient le poids et la grosseur de l’enfant à la naissance. Dans 3 % des cas, l’accouchement a eu lieu par césarienne (tableau 9.7). Le recours à cette intervention, bien que très faible, est plus fréquent dans la région de Brazzaville (6 %), parmi les femmes ayant un niveau secondaire du second cycle ou plus (7 %) et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche (6 %). On ne constate pas d’écart significatif en fonction de l’âge de la femme. De même, les proportions de femmes ayant accouché par césarienne varient de manière irrégulière avec le rang de naissance de l’enfant : comme on pouvait s’y attendre, le recours à la césarienne est néanmoins légèrement plus fréquent pour les naissances de rang 1 que pour celles de rangs suivants (4 % contre 3 % et moins). Santé | 135 Tableau 9.7 Caractéristiques de l'accouchement Pourcentage de naissances survenues au cours des cinq années ayant précédé l'enquête qui ont eu lieu par césarienne, répartition (en %) du poids de l'enfant à la naissance et répartition (en %) de la grosseur de l’enfant à la naissance estimée par la mère, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Poids de l'enfant à la naissance1 Grosseur de l'enfant à la naissance Caractéristique sociodémographique Accouche- ment par césarienne, Non pesé Moins de 2,5 kg 2,5 kg ou plus NSP/ ND Total Très petit Plus petit que la moyenne Moyen ou plus gros que la moyenne NSP/ ND Total Effectif de naissances Âge de la mère à la naissance de l'enfant <20 3,8 9,4 13,4 74,6 2,6 100,0 3,5 8,7 82,8 5,0 100,0 1 009 20-34 3,1 13,3 9,8 75,1 1,8 100,0 2,5 6,5 86,0 5,0 100,0 3 320 35-49 2,8 16,2 8,9 72,1 2,8 100,0 2,7 8,4 83,1 5,8 100,0 619 Rang de naissance 1 4,3 7,4 13,0 77,5 2,2 100,0 3,5 8,9 84,7 3,0 100,0 1 271 2-3 3,1 11,7 9,5 76,8 2,0 100,0 2,4 5,7 86,8 5,1 100,0 1 991 4-5 1,9 16,6 7,6 73,8 2,0 100,0 1,5 5,8 86,2 6,5 100,0 994 6+ 3,3 21,0 12,3 64,2 2,6 100,0 4,3 10,3 78,4 7,0 100,0 693 Milieu de résidence Urbain 4,4 1,6 11,5 85,2 1,7 100,0 2,9 6,8 89,1 1,3 100,0 2 258 Rural 2,2 22,3 9,5 65,7 2,4 100,0 2,6 7,6 81,5 8,3 100,0 2 691 Région Brazzaville 5,6 0,8 12,0 85,3 1,9 100,0 3,2 6,7 89,0 1,1 100,0 1 323 Pointe-Noire 2,9 0,8 10,1 88,1 1,0 100,0 2,1 5,8 91,3 0,7 100,0 680 Sud 2,0 19,2 10,9 67,2 2,6 100,0 2,6 8,8 81,6 7,0 100,0 1 887 Nord 2,6 24,3 7,7 65,8 2,1 100,0 3,0 5,8 81,8 9,4 100,0 1 058 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 4,8 33,5 8,7 52,8 5,1 100,0 2,4 9,5 76,0 12,0 100,0 443 Primaire 2,5 18,4 11,3 67,4 2,9 100,0 3,1 7,5 80,9 8,5 100,0 1 796 Secondaire 1er cycle 2,7 6,9 10,5 81,5 1,1 100,0 2,6 6,3 89,1 2,0 100,0 2 225 Secondaire 2nd cycle ou plus 6,7 0,9 8,3 90,0 0,8 100,0 2,3 8,0 89,2 0,6 100,0 485 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 1,6 32,8 9,5 55,4 2,3 100,0 2,6 8,8 76,4 12,2 100,0 1 182 Second 2,6 17,3 9,0 70,2 3,4 100,0 1,9 6,8 84,6 6,7 100,0 1 119 Moyen 2,8 4,6 12,7 81,3 1,4 100,0 3,4 7,0 87,6 2,0 100,0 1 060 Quatrième 4,3 0,5 10,3 87,5 1,7 100,0 3,2 4,9 91,0 0,9 100,0 856 Le plus riche 6,1 0,3 10,8 87,7 1,2 100,0 2,7 8,1 88,3 0,8 100,0 732 Ensemble 3,2 12,9 10,4 74,6 2,1 100,0 2,8 7,2 84,9 5,1 100,0 4 948 1 D’après le carnet de santé ou les déclarations de la mère. Le tableau 9.7 présente également les résultats concernant le poids des enfants à la naissance. Dans la grande majorité des cas (87 %), l’enfant a été pesé à la naissance et, d’après les déclarations de la mère ou les carnets de santé, on connaît le poids des enfants à la naissance dans 85 % des cas : 75 % d’enfants avaient un poids égal ou supérieur à 2 500 grammes et 10 % étaient de faible poids, c’est-à-dire moins de 2 500 grammes. Comme les proportions d’enfants pour lesquels on dispose d’un poids à la naissance varient fortement selon les caractéristiques des femmes (on dispose du poids pour 97 % des enfants de l’urbain contre 75 % des enfants du milieu rural), il est difficile de comparer les proportions d’enfants de faible poids entre les différentes sous populations. 136 | Santé En outre, dans 85 % des cas, les mères ont déclaré que leur enfant était, à la naissance, moyen ou plus gros que la moyenne. Cette proportion est élevée quelle que soit la caractéristique socio- démographique. Selon la perception de la mère, dans seulement 3 % des cas, les enfants étaient très petits quand ils sont nés : cette proportion ne varie qu’assez peu selon les différentes caractéristiques et ne dépasse 4 % que pour les enfants de rang 6 ou plus. 9.1.3 Examens postnatals Une proportion importante de décès maternels et de décès de nouveau-nés qui surviennent dans la période néonatale se produisent dans les 48 heures qui suivent l’accouchement. C’est pour cette raison que les programmes de maternité sans risque ont mis un accent particulier sur l’importance des examens postnatals, en recommandant que toutes les femmes effectuent une visite postnatale dans les deux jours qui suivent l’accouchement. Au cours de l’EDSC-I, on a donc demandé aux femmes dont la dernière naissance s’était déroulée en dehors d’un établissement sanitaire si, après l’accouchement, elles avaient effectué un examen postnatal et, combien de temps après l’accouchement avait eu lieu cet examen. Les résultats sont présentés au tableau 9.8. On constate que parmi les femmes qui ont accouché en dehors d’un établissement sanitaire, une proportion élevée (70 %) n’a effectué aucun suivi postnatal. Par contre, 29 % des femmes dont la dernière naissance s’était déroulée en dehors d’un établissement de santé ont effectué un examen postnatal ; dans la majorité des cas (24 %), ces femmes se sont rendues en consultation postnatale, conformément aux recommandations, dans les deux jours qui ont suivi leur accouchement. La proportion de femmes qui ont effectué un suivi postnatal rapidement après l’accouchement varie sensiblement en fonction des caractéristiques sociodémographiques. Tout d’abord, on observe une diminution de cette proportion avec l’âge de la femme et avec le rang de naissance de l’enfant. En effet, d’un maximum de 29 % à moins de 20 ans, la proportion de femmes ayant effectué un suivi postnatal diminue régulièrement pour atteindre un minimum de 16 % à 35-49 ans. On observe la même tendance en fonction du rang de naissance, la proportion variant d’un maximum de 30 % pour le rang 1 à un minimum de 14 % pour le rang 6 et plus. Le suivi postnatal est plus fréquent parmi les femmes du milieu urbain et parmi celles de la région Sud (respectivement, 53 % et 25 %) que parmi celles du milieu rural et de la région Nord (respectivement, 19 % et 11 %). On constate également des écarts en fonction du niveau d’instruction, la proportion de femmes qui se sont rendues en consultation postnatale augmentant avec le niveau d’instruction des femmes : de 6 % parmi les femmes sans instruction, la proportion passe à 23 % parmi celles ayant un niveau primaire et à 34 % parmi celles ayant un niveau d’instruction secondaire 1er cycle. Enfin, les résultats selon les quintiles de bien-être montrent que des ménages les plus pauvres aux plus riches, la proportion de femmes ayant bénéficié de soins postnatals dans les deux jours ayant suivi l’accouchement augmente, passant de 15 % à 36 % pour le quatrième quintile. Santé | 137 Tableau 9.8 Examens postnatals Répartition (en %) des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête et qui n’ont pas accouché dans un établissement de santé, en fonction du moment où les examens postnatals ont été effectués pour la naissance la plus récente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Temps écoulé avant le premier examen postnatal Caractéristique sociodémographique 0-2 jours après accouchement 3-6 jours après accouchement 7 ou plus après accouchement Aucune visite postnatale Total1 Effectif de femmes Âge de la mère à la naissance de l'enfant <20 29,4 0,0 11,4 57,1 100,0 90 20-34 25,1 1,4 2,8 69,9 100,0 380 35-49 15,7 0,0 2,5 81,7 100,0 111 Rang de naissance 1 29,6 0,0 9,9 58,3 100,0 83 2-3 28,0 2,4 4,2 64,2 100,0 225 4-5 24,4 0,0 3,7 71,9 100,0 136 6+ 13,7 0,0 0,9 85,4 100,0 138 Milieu de résidence Urbain 52,7 0,9 4,2 39,9 100,0 84 Rural 19,1 0,9 4,1 75,3 100,0 497 Région Brazzaville (53,7) (0,0) (1,0) (39,6) 100,0 33 Pointe-Noire (68,7) (0,0) (0,0) (31,3) 100,0 18 Sud 25,3 1,5 5,2 68,0 100,0 362 Nord 10,6 0,0 2,8 84,9 100,0 169 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 6,2 1,3 3,9 88,7 100,0 114 Primaire 23,0 0,1 3,9 71,7 100,0 261 Secondaire 1er cycle 33,9 2,0 4,6 58,8 100,0 197 Secondaire 2nd cycle ou plus * * * * * 10 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 14,7 1,7 1,3 82,2 100,0 274 Second 26,3 0,0 8,7 63,6 100,0 195 Moyen 35,8 0,0 3,2 61,0 100,0 73 Quatrième (52,5) (2,5) (3,3) (36,1) 100,0 26 Le plus riche * * * * * 13 Ensemble 24,0 0,9 4,1 70,2 100,0 581 1 Y compris les non déterminés ( ) Basé sur trop peu de cas non pondérés * Basé sur un faible nombre de cas non pondérés 9.2 VACCINATION DES ENFANTS Au cours de l’EDSC-I, on a collecté, pour tous les enfants de moins de cinq ans, des informations sur la vaccination qui permettent d’évaluer le Programme Élargi de Vaccination du Congo. Conformément aux recommandations de l’OMS, auxquelles a souscrit le Congo, un enfant est complètement vacciné lorsqu’il a reçu le BCG (protection contre la tuberculose), le vaccin contre la rougeole et trois doses de vaccin contre la polio ainsi que trois doses de DTCoq (contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche). En outre, une première dose de vaccin contre la polio (polio 0) est donnée à la naissance. D’après le calendrier vaccinal, tous ces vaccins doivent être administrés avant l’âge d’un an. La collecte des données sur la vaccination a été faite de deux manières différentes. Lorsque la mère disposait d’un carnet de vaccination, les enquêtrices recopiaient les informations qui y étaient 138 | Santé inscrites. Dans le cas où la mère ne disposait pas d’un tel document (soit elle ne l’avait jamais eu, soit il n'était pas disponible au moment de l'enquête, soit elle l’avait perdu), on lui demandait si son enfant avait reçu le BCG (caractérisé par la cicatrice que laisse généralement la vaccination), le vaccin contre la polio, c’est-à-dire des gouttes dans la bouche (y compris le nombre de doses), le DTCoq, administré par injection, en principe, en même temps que la polio (y compris le nombre de doses), et le vaccin contre la rougeole. Que ce soit à partir des carnets ou à partir des déclarations de la mère, on a également collecté des données sur la vaccination contre la fièvre jaune bien que ce vaccin ne soit pas encore introduit dans le PEV de routine du Congo. Le tableau 9.9 présente les résultats sur la couverture vaccinale selon les différentes sources d’information pour les enfants de 12-23 mois, c’est-à-dire, ceux qui, d’après les recommandations de l’OMS, ont atteint l’âge où ils devraient avoir reçu la totalité des vaccins requis. Notons tout d’abord que dans 60 % des cas, la couverture vaccinale a été évaluée à partir des carnets de vaccination (tableau 9.10). Selon les deux sources d’information (carnets et déclaration de la mère), on constate que la quasi-totalité des enfants de 12-23 mois avaient été vaccinés contre la tuberculose (90 %) et pratiquement tous avaient reçu ce vaccin avant l’âge de 12 mois. En ce qui concerne les autres vaccins, les proportions sont un peu plus faibles : en effet, 68 % ont reçu la troisième dose de DTCoq, 69 % la troisième dose de polio et 66 % ont reçu le vaccin contre la rougeole. Le vaccin contre la fièvre jaune n’a été administré qu’à moins d’un tiers des enfants (32 %). En outre, il faut souligner la diminution de la couverture vaccinale en fonction du nombre de doses de vaccin : pour le DTCoq, la proportion passe de 85 % pour la première dose à 78 % pour la deuxième dose et à 68 % pour la troisième. Le taux de déperdition1 pour ce vaccin est de 20 % entre la première et la troisième dose. En ce qui concerne la polio, le taux de déperdition est encore plus élevé puisqu’il est de 26 %. Globalement, parmi les enfants de 12-23 mois, un peu plus d’un sur deux a été complètement vacciné contre les maladies cibles du PEV (52 %). À l’opposé, seulement 4 % des enfants n’ont reçu aucun de ces vaccins. Les autres enfants (44 %) n’ont été que partiellement vaccinés. Il faut noter par ailleurs que près des trois-quarts des enfants (73 %) ont reçu le vaccin de la polio (Polio 0) à la naissance et qu’environ un tiers des enfants (32 %) ont été vaccinés contre la fièvre jaune. Tableau 9.9 Vaccinations selon les sources d'information Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu certains vaccins déterminés, quel que soit l'âge à la vaccination, et pourcentage de ceux qui ont été vaccinés avant l'âge de 12 mois, selon que l'information provienne d'un carnet de vaccination ou des déclarations de la mère, Congo 2005 DTCoq Polio Source d’information BCG 1 2 3 01 1 2 3 Rougeole Tous les vaccins sans fièvre jaune2 Aucune vaccina- tion Fièvre jaune Tous les vaccins avec fièvre jaune Effectif d'enfants Vacciné à n'importe quel âge avant l'enquête Carnet de vaccination 59,3 58,8 56,3 51,9 58,4 58,9 56,3 51,4 46,6 43,0 0,0 20,6 19,6 899 Déclaration de la mère 30,7 26,5 21,7 16,5 14,6 34,5 28,5 17,8 19,6 9,2 4,3 11,2 5,8 899 Les deux sources 90,0 85,3 78,0 68,4 73,0 93,4 84,8 69,1 66,2 52,1 4,3 31,8 25,5 899 Vacciné avant l'âge de 12 mois3 89,6 83,6 76,1 65,8 72,7 91,8 82,8 66,4 57,9 46,0 5,5 26,2 20,3 899 1 Polio 0 est le vaccin contre la polio donné à la naissance. 2 BCG, rougeole, les trois doses de DTCoq et les trois doses de polio (non compris la dose de polio donnée à la naissance). 3 Pour les enfants dont l'information est basée sur la déclaration de la mère, la proportion de vaccinations reçues durant la première année est supposée être la même que celle observée pour les enfants ayant un carnet de vaccination. 1 Le taux de déperdition pour le DTCoq, par exemple, est la proportion d’enfants qui, ayant reçu la première dose du vaccin, ne reçoivent pas la troisième. Santé | 139 Les résultats du tableau 9.10 qui présentent la couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois selon les caractéristiques sociodémographiques de la mère et de l’enfant font apparaître de fortes disparités. Tout d’abord, on constate que la couverture vaccinale des enfants de rang 6 et plus est beaucoup plus faible que celle des enfants de rangs précédents : 36 % contre 57 % pour le rang 1 et 61 % pour les rangs 4 et 5. En milieu rural, la proportion d’enfants complètement vaccinés est nettement plus faible qu’en urbain (41 % contre 64 %). Dans les régions, on note que c’est dans le Nord que la proportion d’enfants ayant reçu tous les vaccins du PEV est la plus faible (33 %) alors que dans les régions de Brazzaville et de Pointe-Noire, elle est pratiquement deux fois plus élevée (64 % dans les deux cas) (graphique 9.2). On constate également que le niveau de la couverture vaccinale des enfants varie avec le niveau d’instruction de la mère : ce sont les enfants dont la mère n’a aucune instruction qui ont été proportionnellement les moins bien protégés contre les maladies cibles du PEV (27 % contre au moins 61 % quand la mère a un niveau secondaire). Enfin, les résultats selon les quintiles de bien-être montrent très nettement une augmentation de la couverture vaccinale des enfants avec l’amélioration du niveau de vie du ménage, la proportion d’enfants complètement vaccinés passant d’un minimum de 29 % dans le quintile le plus pauvre à un maximum de 73 % dans le plus riche. Tableau 9.10 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu certains vaccins déterminés (selon le carnet de vaccination ou les déclarations de la mère) et pourcentage pour lesquels un carnet de vaccination a été présenté à l'enquêtrice, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 DTCoq Polio Caractéristique sociodémographique BCG 1 2 3 01 1 2 3 Rougeole Tous les vaccins sans fièvre jaune2 Aucune vaccina- tion Fièvre jaune Tous les vaccins avec fièvre jaune Pourcentage avec carnet de vaccination montré Effectif d'enfants Sexe Masculin 88,8 83,4 76,7 67,5 71,8 92,3 83,5 70,0 63,7 51,3 4,3 31,4 26,0 60,2 475 Féminin 91,3 87,4 79,5 69,3 74,3 94,6 86,2 68,1 68,9 53,0 4,3 32,4 24,9 59,2 423 Rang de naissance 1 95,5 90,8 84,8 74,6 76,5 97,4 89,7 74,1 71,9 57,1 0,5 35,3 28,2 65,1 226 2-3 88,6 83,9 78,6 67,2 74,5 92,4 84,7 68,2 62,9 50,1 5,1 29,6 23,9 59,6 345 4-5 87,1 81,0 75,1 70,8 71,1 91,4 84,5 73,7 71,3 61,0 6,2 36,0 32,2 62,3 197 6+ 88,3 85,8 69,2 56,8 65,8 92,1 76,8 55,9 57,2 35,6 6,1 25,4 14,5 47,2 130 Milieu de résidence Urbain 97,6 93,9 90,2 82,6 86,0 95,9 89,8 78,8 76,2 63,9 1,8 41,7 35,7 72,6 438 Rural 82,8 77,1 66,4 54,8 60,7 91,0 80,0 59,9 56,7 41,0 6,7 22,4 15,8 47,6 461 Région Brazzaville 98,4 95,0 91,6 82,9 85,9 96,5 90,6 77,9 78,1 63,7 1,1 45,8 38,3 75,3 257 Pointe-Noire 96,6 91,9 88,8 81,6 86,0 95,8 90,2 80,9 71,2 63,5 2,4 42,4 38,2 66,9 134 Sud 86,0 82,4 71,7 63,0 68,3 93,6 84,8 69,6 61,9 48,8 4,4 22,6 17,5 55,6 334 Nord 80,2 71,4 61,9 47,0 52,9 86,5 72,0 46,2 53,0 32,8 10,3 20,8 12,0 39,4 174 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 69,9 68,4 51,4 36,6 43,7 86,7 72,5 46,7 43,6 27,3 10,7 16,3 9,9 41,6 66 Primaire 87,6 79,7 70,9 59,2 67,8 90,7 78,9 62,3 58,4 43,0 5,0 24,8 18,5 51,7 344 Secondaire 1er cycle 93,6 90,1 84,9 75,9 77,9 95,8 89,7 75,9 72,5 60,5 3,2 36,0 30,2 66,2 405 Secondaire 2nd cycle ou plus 98,3 98,3 95,9 95,0 93,9 98,1 95,0 82,0 85,9 69,1 1,7 53,0 43,9 76,5 83 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 75,1 68,1 56,2 42,0 49,8 88,0 75,4 50,1 48,5 29,1 9,5 15,2 4,9 37,3 191 Second 85,4 80,7 71,9 62,4 65,8 90,1 80,4 63,4 61,9 44,7 6,7 22,2 16,1 53,2 208 Moyen 95,6 91,0 85,1 75,0 79,4 96,6 90,0 75,2 67,5 60,6 2,1 35,6 33,6 64,3 200 Quatrième 98,4 92,9 87,8 80,9 87,5 95,5 87,3 77,6 76,3 61,8 1,1 36,9 31,5 74,5 175 Le plus riche 99,7 99,7 97,0 90,7 90,0 99,1 94,4 86,4 84,3 73,0 0,3 60,4 51,3 77,3 123 Ensemble 90,0 85,3 78,0 68,4 73,0 93,4 84,8 69,1 66,2 52,1 4,3 31,8 25,5 59,8 899 1 Polio 0 est le vaccin contre la polio donné à la naissance. 2 BCG, rougeole, les trois doses de DTCoq et les trois doses de polio (non compris la dose de polio donnée à la naissance). 140 | Santé Au cours de l’enquête, les données sur la vaccination ayant été collectées pour tous les enfants de moins de cinq ans, il a donc été possible d’évaluer rétrospectivement les tendances de la couverture vaccinale avant l’âge de douze mois pour les quatre années ayant précédé l’enquête à partir des données concernant les enfants de 12-23, 24-35, 36-47 et 48-59 mois. Au tableau 9.11, sont présentés les taux de couverture vaccinale d’après le carnet de vaccination ou les déclarations de la mère pour les enfants de ces différents groupes d’âges. On y trouve également les proportions d’enfants de chaque groupe d’âges pour lesquels un carnet de vaccination a été montré à l’enquêtrice. Pour l’ensemble des enfants de 1-4 ans, un carnet de vaccination a été présenté à l’enquêtrice dans 50 % des cas et cette proportion varie de 60 % pour les enfants âgés de 12-23 mois à l’enquête à 44 % pour ceux âgés de 36-59 mois. Cette variation peut être le signe d’une amélioration de la couverture vaccinale des enfants, mais elle pourrait également résulter du simple fait que, les enfants étant plus âgés, les cartes de vaccinations ont été plus fréquemment perdues. Parmi les enfants de 1-4 ans, 88 % ont reçu le vaccin du BCG avant l’âge de 12 mois, 65 % la troisième dose de DTCoq et dans aussi 66 % des cas, ils ont reçu la troisième dose de polio. En outre, 21 % ont été vaccinés contre la fièvre jaune. Dans 58 % des cas, les enfants ont été vaccinés contre la rougeole et globalement, 43 % ont été vaccinés contre toutes les maladies cibles du PEV avant l’âge de 12 mois. À l’opposé, 8 % des enfants de 1 à 4 ans n’ont reçu aucun de ces vaccins. Les résultats montrent que plus les enfants sont âgés, plus les taux de couverture vaccinale sont faibles, passant de 46 % pour tous les vaccins chez les enfants de 12-23 mois à 37 % chez ceux de 48-59 mois. Parallèlement, 8 % des enfants de 48-59 mois n’ont reçu aucune vaccination avant l’âge de 12 mois contre 6 % de ceux de 12-23 mois. Ces variations peuvent provenir, en partie, de problèmes de mémoire des enquêtées, celles-ci ne se souvenant plus très bien des vaccinations données aux enfants les plus âgés. Cependant, les changements constatés correspondent aussi, très certainement, à une amélioration réelle de la couverture vaccinale des années 2002 à 2005. Graphique 9.2 Pourcentage d'enfants de 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination Note : Informations selon la carte de vaccination ou les déclarations de la mère. EDSC-I 2005 Congo RÉGION Brazzaville Pointe-Noire Sud Nord INSTRUCTION Aucune Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle 01020304050607080 0 10 20 30 40 50 60 70 80 Tous vaccins du PEV Aucune vaccination Pourcentage Santé | 141 Tableau 9.11 Vaccinations au cours de la première année Pourcentage d'enfants âgés de moins de 5 ans au moment de l'enquête ayant reçu certains vaccins déterminés avant l'âge de 12 mois, et pourcentage de ceux pour lesquels un carnet de vaccination a été présenté à l'enquêtrice, selon l'âge actuel de l'enfant, Congo 2005 DTCoq Polio Âge actuel BCG 1 2 3 01 1 2 3 Rougeole Tous les vaccins sans fièvre jaune2 Aucune vaccina- tion Fièvre jaune Tous les vaccins avec fièvre jaune Pourcentage avec carnet de vaccination montré Effectif d'enfants 12-23 89,6 83,6 76,1 65,8 72,7 91,8 82,8 66,4 57,9 46,0 5,5 26,2 20,3 59,8 899 24-35 87,4 83,9 76,6 65,6 66,6 89,7 83,7 66,9 60,5 45,1 7,8 18,0 13,1 50,3 931 36-47 84,5 81,3 73,8 64,7 62,8 86,7 81,0 64,3 59,1 43,0 9,2 19,2 14,1 44,1 847 48-59 88,0 81,9 75,1 65,3 62,2 87,6 81,1 64,5 53,2 37,3 8,4 15,4 11,7 44,1 789 Ensemble 87,5 82,8 75,6 65,4 66,3 89,2 82,3 65,6 58,2 43,2 7,6 20,6 15,3 49,8 3 465 Note : L'information a été obtenue du carnet de vaccination ou, s'il n' y a pas de carnet, elle provient de la déclaration de la mère. Pour les enfants dont l'information est basée sur la déclaration de la mère, la proportion de vaccinations reçues durant la première année est supposée être la même que celle observée pour les enfants avec un carnet de vaccination. 1 Polio 0 est le vaccin contre la polio donné à la naissance. 2 BCG, rougeole, les trois doses de DTCoq et les trois doses de polio (non compris la dose de polio donnée à la naissance). 9.3 MALADIES DES ENFANTS Infections respiratoires et fièvre Les infections respiratoires aiguës (IRA) et, particulièrement la pneumonie constituent l’une des premières causes de mortalité des enfants dans les pays en développement. Pour évaluer la prévalence de ces infections parmi les enfants, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient souffert de la toux pendant les deux semaines ayant précédé l’enquête et, si oui, on demandait alors si la toux avait été accompagnée d’une respiration courte et rapide. Par ailleurs, la fièvre pouvant être l’un des principaux symptômes de nombreuses maladies, dont le paludisme et la rougeole qui provoquent de nombreux décès en Afrique, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient eu de la fièvre durant les deux semaines ayant précédé l'interview. En outre, pour les enfants ayant présenté ces symptômes d’IRA et ayant eu de la fièvre, on a cherché à connaître le pourcentage de ceux pour lesquels on avait recherché un traitement ou des conseils. Les résultats sont présentés au tableau 9.12. Parmi les enfants de moins de cinq ans, on constate que 8 % ont présenté des symptômes d’IRA. Parmi ceux de 6-23 mois (11 %), parmi ceux de Brazzaville (10 %) et parmi ceux du quatrième quintile (11 %), cette proportion est un peu plus élevée. Les résultats selon les autres caractéristiques sociodémographiques ne font pas apparaître d’écarts significatifs. Au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête, près d’un quart des enfants avaient eu de la fièvre (23 %). On constate que cette prévalence de la fièvre varie surtout en fonction de l’âge de l’enfant et du milieu de résidence. En effet, comme pour les IRA, c’est entre 6 et 23 mois que la prévalence de la fièvre est la plus élevée (au moins 32 % contre 16 % à 48-59 mois). Dans les régions, les résultats montrent que dans le Nord, 30 % des enfants ont eu de la fièvre contre un minimum de 20 % à Pointe- Noire. 142 | Santé Tableau 9.12 Prévalence et traitement des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) et de la fièvre Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans qui ont souffert de la toux avec une respiration courte et rapide (symptômes d'IRA) et pourcentage de ceux qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines qui ont précédé l'enquête et, parmi les enfants ayant eu des symptômes d'IRA et/ou de la fièvre, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils et/ou un traitement auprès d'un établissement sanitaire ou d'un prestataire de santé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'enfants avec des symptômes d'IRA Pourcentage d'enfants avec de la fièvre Effectif d'enfants Pourcentage lesquels on a recherché un traitement1 Effectif d'enfants ayant eu des symptômes d’IRA et/ou de fièvre Âge des enfants en mois <6 7,0 16,7 550 39,4 112 6-11 10,5 35,1 500 48,2 202 12-23 10,9 31,8 899 48,4 324 24-35 7,2 22,1 931 41,3 230 36-47 6,9 19,6 847 39,9 193 48-59 3,3 15,8 789 40,4 136 Sexe Masculin 7,9 25,4 2 295 44,7 663 Féminin 7,2 21,0 2 221 42,8 534 Milieu de résidence Urbain 8,4 21,2 2 105 51,2 534 Rural 6,8 25,0 2 411 37,9 663 Région Brazzaville 9,7 22,2 1 233 56,6 328 Pointe-Noire 6,1 19,8 637 46,6 147 Sud 6,3 21,4 1 698 36,2 414 Nord 8,2 30,3 949 39,2 308 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 4,5 23,3 388 44,4 97 Primaire 8,5 26,2 1 605 38,0 466 Secondaire 1er cycle 7,5 21,4 2 060 46,3 514 Secondaire 2nd cycle ou plus 6,9 21,1 463 55,9 120 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 7,0 23,9 1 068 38,1 289 Second 6,6 23,9 997 39,7 260 Moyen 7,0 23,7 970 41,3 254 Quatrième 10,7 23,6 793 50,4 232 Le plus riche 7,1 20,4 687 55,6 162 Ensemble 7,6 23,2 4 515 43,9 1 197 IRA = Infection respiratoire aiguë 1 Non compris les pharmacies, boutiques et les guérisseurs traditionnels. Par ailleurs, pour seulement 44 % des enfants ayant présenté des symptômes d’IRA et/ou de fièvre, on a recherché un traitement ou des conseils. Les résultats selon l’âge montrent que c’est pour les enfants de 6-23 mois, chez qui la prévalence de la fièvre et des IRA est la plus élevée, que des traitements ont été le plus fréquemment recherchés (48 %). En outre, on constate que le milieu de résidence, le niveau d’instruction de la mère et le niveau de richesse du ménage dans lequel vit l’enfant influencent la recherche de traitement, les enfants pour lesquels on a le plus fréquemment recherché un traitement étant les enfants du milieu urbain (51 % contre 38 % en rural), ceux de Brazzaville (57 % contre 39 % dans le Nord), ceux dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (56 % contre 44 % pour ceux dont la Santé | 143 mère n’a pas d’instruction) et ceux vivant dans un ménage du quintile le plus riche (56 % contre 38 % dans le plus pauvre). Prévalence de la diarrhée De par leurs conséquences, notamment la déshydratation et la malnutrition, les maladies diarrhéiques constituent, directement ou indirecte- ment, une des principales causes de décès des jeunes enfants dans les pays en développement. Pour lutter contre les effets de la déshydratation, l'OMS recommande la généralisation du Traitement de Réhydratation par voie Orale (TRO), en conseillant l'utilisation soit d'une solution préparée à partir du contenu de sachets de Sels de Réhydratation par voie Orale (SRO), soit d'une solution préparée à la maison avec de l'eau, du sucre et du sel, soit encore l’augmentation de la quantité de liquides. Afin de mesurer la prévalence des maladies diarrhéiques chez les enfants de moins de cinq ans, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'interview. On a également cherché à identifier les enfants pour lesquels on avait recherché un traitement ou des conseils et quel type de traitement avait été utilisé. De plus, en ce qui concerne le traitement de la diarrhée, on a demandé aux mères si elles connaissaient les SRO et si, durant les épisodes diarrhéiques, elles les avaient utilisés et si elles avaient utilisé une solution d'eau sucrée et salée. Il apparaît au tableau 9.13 que, selon les déclarations des mères, 14 % des enfants ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. La prévalence de la diarrhée est particulièrement élevée chez les jeunes enfants de 6-23 mois (environ 25 %). Ces âges de forte prévalence sont aussi les âges auxquels les enfants commencent à recevoir des aliments autres que le lait maternel et à être sevrés. Ils correspondent aussi aux âges auxquels les enfants commencent à explorer leur environnement, ce qui les expose davantage à la contamination par des agents pathogènes. Les résultats selon le sexe de l’enfant et le milieu de résidence ne font pas apparaître d’écarts. Dans les régions, on constate des écarts peu importants, la prévalence variant d’un maximum de 16 % dans la région de Brazzaville à un minimum de 11 % dans celle de Pointe-Noire. La prévalence de la diarrhée ne semble être influencée ni par le niveau d’instruction de la mère, ni par le Tableau 9.13 Prévalence de la diarrhée Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Diarrhée au cours des deux semaines avant l'enquête Effectif d'enfants Âge des enfants en mois <6 8,3 550 6-11 26,0 500 12-23 25,1 899 24-35 13,1 931 36-47 6,6 847 48-59 5,0 789 Sexe Masculin 13,9 2 295 Féminin 13,5 2 221 Milieu de résidence Urbain 14,0 2 105 Rural 13,4 2 411 Région Brazzaville 15,6 1 233 Pointe-Noire 11,2 637 Sud 12,6 1 698 Nord 14,8 949 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 13,8 388 Primaire 15,0 1 605 Secondaire 1er cycle 13,4 2 060 Secondaire 2nd cycle ou plus 10,2 463 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 14,6 1 068 Second 13,0 997 Moyen 13,7 970 Quatrième 15,1 793 Le plus riche 11,6 687 Source d'eau à boire Robinet 13,7 1 947 Puits protégé 10,7 474 Puits non protégé 12,9 312 Eau de surface 14,4 1 535 Autre/ND 16,1 247 Ensemble 13,7 4 515 144 | Santé niveau de bien-être du ménage. Les résultats selon la source d’eau à boire ne font pas non plus apparaître d’écarts significatifs. Connaissance des sachets de SRO Parmi les femmes ayant eu des enfants dans les cinq années précédant l'enquête, 56 % ont déclaré connaître les sachets de Sel de Réhydratation par voie Orale ou SRO (tableau 9.14). Le niveau de connaissance des sachets de SRO varie de manière importante selon les caractéristiques socio- démographiques des mères. En effet, selon l’âge, on constate que cette proportion varie d’un minimum de 40 % parmi les plus jeunes de 15-19 ans et de 49 % parmi celles de 20-29 ans à 67 % parmi les plus âgées de 40-49 ans. En milieu urbain, la proportion de femmes qui connaissent les SRO est plus élevée qu’en rural (63 % contre 50 %) ; de même, les résultats selon les régions montrent que c’est à Brazzaville que les femmes sont, proportionnellement, les plus nombreuses à déclarer connaître les SRO (68 %); à l’opposé, dans la région Nord, seulement 49 % ont déclaré les connaître. Enfin, on note que le fait de connaître ces sachets de SRO est lié au niveau d’instruction et au niveau de bien-être du ménage, les femmes les plus instruites et celles des ménages du quintile le plus riche ayant déclaré plus fréquemment que les autres connaître ces moyens de réhydratation. Selon les résultats du tableau 9.15, on constate que l’on a recherché des conseils ou un traitement pour seulement 25 % des enfants atteints de diarrhée. Si on considère les résultats selon l’âge, on note que les enfants de 36-47 mois sont ceux pour lesquels on a recherché le moins fréquemment un traitement et ceux de 6-11 mois ceux pour lesquels un traitement a été recherché le plus fréquemment (respectivement, 16 % et 32 %). Cet écart reflète probablement l’écart de prévalence de la diarrhée entre ces deux groupes d’âges, les enfants de 6-11 mois étant les plus touchés et ceux de 36-47 mois les moins concernés par ce problème (prévalence de 26 % contre 7 %). Il apparaît que l’on a recherché un traitement plus fréquemment pour les garçons que pour les filles (29 % contre 20 %) alors que l’on n’a pas constaté d’écart de prévalence de la diarrhée entre les sexes. En outre, les résultats montrent qu’un traitement a été recherché plus fréquemment pour les enfants dont la mère a un niveau d’instruction secondaire second cycle ou plus (41 %). Tableau 9.14 Connaissance des sachets de SRO Pourcentage de femmes ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l'enquête qui connaissent les sachets de SRO pour le traitement de la diarrhée, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes connaissant les sachets de SRO Effectif de femmes Âge 15-19 40,3 322 20-29 49,2 1 003 30-39 59,4 1 509 40-49 67,1 734 Milieu de résidence Urbain 62,6 1 745 Rural 50,4 1 822 Région Brazzaville 67,8 1 033 Pointe-Noire 56,3 525 Sud 51,5 1 302 Nord 48,8 708 Niveau d'instruction Aucune instruction 43,0 292 Primaire 48,2 1 222 Secondaire 1er cycle 61,4 1 675 Secondaire 2nd cycle ou plus 70,7 380 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 48,5 799 Second 50,9 750 Moyen 56,2 753 Quatrième 64,4 689 Le plus riche 65,1 576 Ensemble 56,4 3 568 SRO = Sels de Réhydratation Orale Santé | 145 Tableau 9.15 Traitement de la diarrhée Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'établissement sanitaire ou d'un prestataire de santé, pourcentage de ceux qui ont suivi une Thérapie de Réhydratation par voie Orale (TRO) et pourcentage à qui on a donné d'autres traitements, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Thérapie de Réhydratation Orale (TRO) Autres traitements Caractéristique sociodémographique Pourcentage pour lesquels on a cherché un traitement1 Sachets de SRO Solution maison SRO ou solution maison Apport en liquides augmenté SRO, solution maison, ou apport en liquides augmenté Comprimés ou sirop Injection/ perfusion Remède maison/ autre Aucun traitement Effectif d'enfants Âge des enfants en mois <6 29,1 23,2 30,4 39,9 32,3 51,8 31,4 0,0 9,5 31,4 46 6-11 32,4 20,8 21,1 30,1 43,3 54,8 33,4 2,1 15,0 26,3 130 12-23 24,0 19,6 21,4 29,3 44,4 59,0 34,9 0,4 14,7 19,3 226 24-35 20,4 10,7 15,0 18,4 36,3 44,4 40,0 0,0 10,7 31,4 122 36-47 16,3 18,3 5,6 20,3 32,0 45,7 25,1 0,0 11,4 33,5 56 48-59 (24,7) (18,2) (15,3) (24,7) (45,0) (58,3) (22,8) (0,0) (14,7) (33,5) 39 Sexe Masculin 29,3 18,8 20,0 28,6 41,0 55,4 35,4 1,2 15,4 21,7 319 Féminin 20,0 17,5 17,7 25,3 40,2 51,5 31,7 0,0 11,0 31,0 299 Milieu de résidence Urbain 22,4 21,9 23,6 32,3 36,0 53,1 32,1 0,9 13,8 26,8 295 Rural 26,9 14,8 14,6 22,1 44,8 53,8 35,0 0,4 12,8 25,7 324 Région Brazzaville 25,9 28,9 28,7 39,2 37,8 58,2 29,0 1,4 12,1 27,7 192 Pointe-Noire 11,3 8,9 8,2 14,7 31,7 38,8 39,0 0,0 23,5 26,1 71 Sud 26,8 15,2 18,9 26,5 52,6 64,1 41,3 0,5 10,5 18,1 215 Nord 27,0 12,6 10,8 17,3 30,6 38,2 25,7 0,0 13,9 36,8 140 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 31,5 14,3 6,3 18,4 33,5 43,5 43,4 0,0 12,3 27,1 54 Primaire 22,8 14,8 15,2 22,6 41,4 53,3 33,1 0,5 14,8 23,9 241 Secondaire 1er cycle 22,5 21,7 24,3 33,0 41,0 56,4 30,7 0,6 10,9 27,5 276 Secondaire 2nd cycle ou plus 40,6 19,3 20,2 24,2 42,7 48,9 42,9 2,0 20,6 29,2 47 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 24,6 12,9 15,8 23,1 42,2 53,5 28,8 0,7 12,2 28,2 156 Second 25,7 20,6 13,8 24,7 43,7 53,8 38,3 0,0 12,4 24,1 130 Moyen 25,0 16,2 21,1 25,6 37,2 49,3 41,8 1,2 11,9 24,4 133 Quatrième 22,2 24,9 29,8 38,7 36,5 57,1 29,5 0,0 16,3 25,5 120 Le plus riche 27,1 17,6 13,2 23,2 44,3 54,3 28,4 1,2 14,5 30,1 80 Ensemble 24,8 18,2 18,9 27,0 40,6 53,5 33,7 0,6 13,3 26,2 618 Note : La TRO comprend la solution préparée à partir des Sels de Réhydratation Orale (SRO), les Solutions Maison Recommandées, ou l'augmentation de la quantité de liquides. 1 Non compris les pharmacies, boutiques et les guérisseurs traditionnels. ( ) Basé sur trop peu de cas non pondérés Pendant les épisodes diarrhéiques, un peu plus du quart des enfants (27 %) a reçu une SRO et/ou une solution maison. Plus précisément, 18 % des enfants ont reçu des sachets de SRO et 19 % ont reçu une solution maison. Pour 41 % des enfants malades, on a augmenté l’apport en liquides. Globalement, 54 % des enfants ont bénéficié d’une Thérapie de Réhydratation Orale, soit sous forme de SRO, ou de solution sucrée salée, ou encore par l’augmentation des liquides. Par ailleurs, 34 % des enfants ont reçu des comprimés ou sirop et 13 % des remèdes traditionnels. À l’opposé, 26 % des enfants n’ont reçu aucun traitement. 146 | Santé Au cours des épisodes diarrhéiques, il est recommandé de donner plus de liquides et d’aliments à l’enfant. Au tableau 9.16, on constate que 41 % des enfants ayant eu la diarrhée ont reçu plus de liquides que d’habitude lorsqu’ils étaient malades, 29 % ont reçu la même quantité et, à l’opposé, 14 % en ont reçu un peu moins et dans 16 % des cas, on a donné aux enfants malades beaucoup moins de liquides que d’habitude ou pas de liquide du tout. En ce qui concerne les aliments, on constate que dans 7 % des cas, les rations alimentaires ont été augmentées ; dans 42 % des cas, elles n’ont pas changé mais pour 29 % des enfants, elles ont été diminuées, et dans 9 % des cas, l’alimentation a été très réduite, et complètement stoppée dans 10 % des cas. Ces pratiques alimentaires ne sont pas adaptées à l’état de faiblesse dans lequel se trouvent des enfants malades et, par conséquent, elles constituent, un facteur de risque accru de malnutrition et de mortalité. Tableau 9.16 Alimentation pendant la diarrhée Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête selon les quantités de liquides et d'aliments données comparées aux rations habituelles, Congo 2005 Alimentation des enfants pendant la diarrhée Pourcentage Quantité de liquide donnée Comme d'habitude 29,3 Plus que d'habitude 40,6 Un peu moins 13,6 Beaucoup moins 14,7 Rien 1,2 NSP/ND 100,0 Total1 Quantité de nourriture donnée Comme d'habitude 41,9 Plus que d'habitude 7,3 Un peu moins 29,0 Beaucoup moins 9,0 Rien 10,4 Ne mange pas encore 2,4 Total 100,0 Effectif d'enfants 618 1 Y compris les non déterminés Paludisme | 147 Monique BARRÈRE Les conclusions du premier rapport mondial sur le paludisme de l’OMS, de l’Unicef et de tous les partenaires du projet « Faire Reculer le paludisme » qui ont été rendues publiques en mai 2005, ont mis en évidence les progrès réalisés depuis l’an 2000 en matière de traitement et de prévention du paludisme. Cependant, le paludisme reste un problème d’ampleur mondiale et les programmes de généralisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide et d’introduction des dernières associations médicamenteuses à base d’artémisinine doivent être poursuivis pour réduire la charge de cette maladie qui provoque encore un million de décès chaque année, la plupart en Afrique. En effet, l’Afrique subsaharienne qui ne compte que 8 % de la population mondiale fournit 85 à 90 % des cas de paludisme (200 à 280 millions de cas dont 90 % dus au plasmodium falciparum). Les enfants de moins de cinq ans, payent le plus lourd tribut à cette maladie. En plus des pertes en vies humaines, le paludisme coûte cher en dépenses de santé publique. Au Congo, les données statistiques de la Direction de la Lutte contre la Maladie (DLM) ont montré que le paludisme était le premier motif de consultation dans les établissements sanitaires et l’une des principales causes de décès dans le pays. Il s’agit donc d’un problème de santé majeur. Pour cette raison, au cours de cette première Enquête Démographique et de Santé, il s’est avéré important de collecter des données concernant les moyens de protection contre le paludisme utilisés par la population congolaise. 10.1 DISPONIBILITÉ DE MOUSTIQUAIRES DANS LES MÉNAGES La moustiquaire imprégnée d’insecticide reste l’un des moyens de prévention les plus efficaces. La lutte anti vectorielle, basée sur l’utilisation à grande échelle de moustiquaires imprégnées, est actuellement une composante majeure du Programme National de Lutte contre le Paludisme au Congo (Talani, 2003). Les données collectées au cours de l’EDSC-I ont permis d’évaluer les proportions de ménages disposant d’une moustiquaire, traitée ou non, de ceux disposant d’une moustiquaire imprégnée et de ceux disposant d’une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII). Les définitions concernant ces différents types de moustiquaires figurent au bas du tableau 10.1. On constate en premier lieu qu’environ les trois quarts des ménages congolais possèdent, au moins, une moustiquaire, qu’elle ait été traitée ou non (76 %). Ce sont les ménages qui résident à Pointe-Noire (85 %) et à Brazzaville (81 %) et ceux des deux quintiles les plus riches (83 % et 85 %) qui possèdent le plus fréquemment, au moins, une moustiquaire. Par contre, dans les ménages du milieu rural (68 %), dans ceux de la région Sud (65 %) et dans ceux du quintile le plus pauvre (63 %), cette proportion est plus faible (graphique 10.1). En outre, 46 % des ménages possèdent plus d’une moustiquaire et le nombre moyen de moustiquaires s’établit à 1,5. En ce qui concerne, les moustiquaires imprégnées, les résultats montrent que seulement 9 % des ménages en possèdent, au moins, une. À Brazzaville et parmi les ménages du quintile le plus riche, cette proportion est légèrement plus élevée que la moyenne nationale (respectivement, 13 % et 15 %). Le nombre moyen de moustiquaires imprégnées par ménage est très faible (0,2 %). Les résultats montrent également que seulement 8 % des ménages possèdent, au moins, une MII ; cependant, parmi ceux de Brazzaville et ceux du quintile le plus riche, ces proportions sont respectivement de 11 % et 13 %. Le nombre moyen de MII par ménage est, lui aussi, extrêmement faible (0,1). PALUDISME 10 148 | Paludisme Tableau 10.1 Possession de moustiquaires Pourcentage de ménages possédant au moins une moustiquaire, pourcentage de ceux en possédant plus d'une et nombre moyen de moustiquaires par ménage, pourcentage de ménages qui possèdent au moins une moustiquaire imprégnée, pourcentage de ceux en possédant plus d'une et nombre moyen de moustiquaires imprégnées par ménage, pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée d'insecticide (MII), pourcentage de ceux en possédant plus d'une et nombre moyen de MII par ménage, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 N’importe quel type de moustiquaire Moustiquaire imprégnée1 Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) 2 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages en ayant au moins une Pourcentage de ménages en ayant plus d'une Nombre moyen par ménage Pourcentage de ménages en ayant au moins une Pourcentage de ménages en ayant plus d'une Nombre moyen par ménage Pourcentage de ménages en ayant au moins une Pourcentage de ménages en ayant plus d'une Nombre moyen par ménage Effectif de ménages Milieu de résidence Urbain 82,0 51,7 1,7 9,4 4,5 0,2 8,0 3,7 0,1 3 096 Rural 68,3 38,7 1,3 8,9 4,0 0,1 8,0 3,5 0,1 2 783 Région Brazzaville 80,7 52,8 1,8 12,5 6,3 0,2 10,7 5,2 0,2 1 847 Pointe-Noire 85,1 50,7 1,7 5,2 2,0 0,1 4,4 1,6 0,1 948 Sud 65,3 34,7 1,2 7,7 2,6 0,1 7,4 2,6 0,1 1 970 Nord 76,9 48,5 1,6 9,7 5,8 0,2 7,9 4,5 0,1 1 114 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 62,8 33,1 1,1 5,9 2,6 0,1 5,5 2,3 0,1 1 228 Second 71,7 39,9 1,4 7,8 4,2 0,1 7,4 3,9 0,1 1 133 Moyen 75,6 44,9 1,5 8,3 3,2 0,1 6,7 2,6 0,1 1 173 Quatrième 83,3 49,4 1,7 8,7 3,4 0,1 7,8 2,7 0,1 1 212 Le plus riche 84,8 61,4 2,0 15,4 8,1 0,3 13,0 6,7 0,2 1 133 Ensemble 75,5 45,6 1,5 9,2 4,3 0,2 8,0 3,6 0,1 5 879 1 Une moustiquaire imprégnée est une moustiquaire qui était imprégnée à l’achat ou qui a été imprégnée d’insecticide à n’importe quel moment par la suite. 2 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est, soit une moustiquaire imprégnée à vie permanente, soit une moustiquaire imprégnée mais obtenue il y a moins de 12 mois, soit une moustiquaire qui a été imprégnée d’insecticide il y a moins de 12 mois. Graphique 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages EDSC-I 2005 76 81 85 65 77 63 72 76 83 85 9 13 5 8 10 6 8 8 9 15 CO NG O Br az za vil le Po int e-N oir e Su d No rd Le pl us pa uv re Se co nd M oy en Qu atr ièm e Le pl us ric he 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Pourcentage Au moins une moustiquaire Au moins une moustiquaire imprégnée Paludisme | 149 10.2 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES PAR LES ENFANTS ET PAR LES FEMMES ENCEINTES Aux ménages ayant déclaré posséder une moustiquaire, on a demandé qui avait dormi sous cette moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. Les résultats sont présentés pour l’ensemble des femmes et pour deux groupes de population particulièrement vulnérables au paludisme : les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le tableau 10.2 présente les résultats concernant les enfants de moins de cinq ans. Environ les deux tiers des enfants (68 %) avaient dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. Les résultats selon l’âge montrent que ce sont les enfants les plus âgés, c’est-à-dire ceux de 4 ans, qui avaient dormi le moins fréquemment sous une moustiquaire (62 %) ; à l’opposé, à moins d’un an, la proportion est de 70 %. On constate que la proportion de garçons ayant dormi sous une moustiquaire est un peu plus élevée que celle des filles (69 % contre 66 %). Les résultats selon le milieu de résidence font apparaître un écart important puisqu’en urbain, la proportion est de 77 % contre seulement 60 % en rural. Dans les régions, on constate également des écarts, la proportion d’enfants ayant dormi sous une moustiquaire variant d’un maximum de 80 % à Pointe-Noire à un minimum de 57 % dans le Sud. Les résultats sont également présentés en fonction du quintile de bien-être du ménage et ils montrent que ce sont les enfants qui vivent dans un ménage des deux quintiles les plus riches qui avaient dormi le plus fréquemment sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête (82 % dans le quatrième quintile et 79 % dans le quintile Tableau 10.2 Utilisation des moustiquaires par les enfants Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans dans les ménages qui ont dormi sous une moustiquaire (traitée ou non) la nuit ayant précédé l'enquête, pourcentage qui ont dormi sous une moustiquaire imprégnée et pourcentage qui ont dormi sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide (MII), selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l'enquête Pourcentage qui ont dormi sous une moustiquaire imprégnée la nuit précédant l'enquête Pourcentage qui ont dormi sous une MII la nuit précédant l'enquête Effectifs d'enfants Âge en années <1 70,4 7,1 6,2 1 068 1 68,5 6,0 5,5 893 2 68,8 9,1 7,9 886 3 66,5 7,4 5,8 796 4 61,7 5,9 4,9 696 Sexe Masculin 69,2 7,1 6,2 2 213 Féminin 65,8 7,1 6,0 2 127 Milieu de résidence Urbain 76,8 6,8 6,0 1 983 Rural 59,7 7,4 6,2 2 357 Région Brazzaville 75,5 9,2 8,0 1 159 Pointe-Noire 80,0 4,1 3,9 590 Sud 56,7 5,2 4,9 1 677 Nord 69,4 10,1 7,4 914 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 55,4 5,1 4,4 1 039 Second 63,2 6,6 6,3 990 Moyen 66,6 7,8 6,2 916 Quatrième 81,9 6,5 5,4 742 Le plus riche 78,5 10,9 9,3 653 Ensemble 67,6 7,1 6,1 4 340 150 | Paludisme le plus riche). D’autre part, on constate que les proportions d’enfants ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée et sous une MII sont faibles puisqu’elles concernent moins d’un enfant sur dix (respectivement 7 % et 6 %). C’est encore dans le quintile le plus riche que l’on constate les proportions les plus élevées (respectivement, 11 % et 9 %). Il faut souligner que dans la région Nord, 10 % des enfants de moins de cinq ans ont dormi sous une moustiquaire imprégnée au cours de la nuit ayant précédé l’enquête. À Pointe-Noire, cette proportion n’est que de 4 %. Le tableau 10.3 et le graphique 10.2 présentent les mêmes résultats pour l’ensemble des femmes de 15-49 ans et pour les femmes enceintes. On constate que 67 % des femmes avaient dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. Cette proportion varie selon les caractéristiques des femmes. En effet, en milieu urbain, elle est de 73 % contre 60 % en milieu rural. Dans les régions, c’est à Pointe- Noire qu’elle est la plus élevée (75 %). On ne constate pas d’écart entre Brazzaville et la région Nord (72 % dans les deux cas); par contre, dans la région Sud, seulement 56 % des femmes avaient dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. De même, le niveau d’instruction fait apparaître des écarts de niveau d’utilisation, la proportion variant d’un minimum de 61 % parmi les femmes sans instruction à un maximum de 70 % parmi celles ayant atteint, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle. Les résultats selon les quintiles de bien-être économique mettent en évidence un écart important entre le quintile le plus pauvre et les deux plus riches : en effet, seulement 53 % des femmes vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre avaient utilisé une moustiquaire ; dans les deux quintiles les plus riches, ces proportions sont de 75 % pour le quatrième quintile et de 74 % pour le plus riche. Tableau 10.3 Utilisation des moustiquaires par les femmes Pourcentage de toutes les femmes et des femmes enceintes âgées de 15-49 ans qui ont dormi sous une moustiquaire, pourcentage qui ont dormi sous une moustiquaire imprégnée et pourcentage qui ont dormi sous une MII la nuit ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Ensemble des femmes Femmes enceintes Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l'enquête Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée la nuit précédant l'enquête Pourcentage ayant dormi sous une MII la nuit précédant l'enquête Effectif Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l'enquête Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée la nuit précédant l'enquête Pourcentage ayant dormi sous une MII la nuit précédant l'enquête Effectif Milieu de résidence Urbain 72,6 7,0 5,8 3 997 70,3 4,3 3,6 282 Rural 59,9 7,1 6,4 3 141 59,0 5,3 4,7 383 Région Brazzaville 72,0 9,3 7,7 2 431 64,1 3,9 3,2 179 Pointe-Noire 74,6 3,6 3,0 1 197 79,1 5,5 5,5 70 Sud 55,7 5,1 4,9 2 321 54,8 5,5 4,4 258 Nord 71,6 9,5 8,0 1 188 71,4 4,5 4,5 159 Niveau d'instruction Aucune instruction 60,5 6,8 6,7 326 (68,5) (4,4) (4,4) 30 Primaire 63,2 6,0 5,3 2 017 59,8 3,2 2,6 211 Secondaire 1er cycle 68,7 6,9 6,0 3 306 65,5 6,0 5,7 319 Secondaire 2nd cycle ou plus 70,1 8,5 7,0 1 489 65,5 4,9 3,1 104 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 53,1 4,1 3,6 1 272 61,1 5,5 4,8 166 Second 63,4 5,8 5,5 1 366 64,4 4,6 4,6 160 Moyen 67,1 7,3 6,3 1 423 61,2 4,5 3,0 123 Quatrième 74,9 6,9 5,8 1 505 65,4 3,8 3,8 119 Le plus riche 73,9 10,2 8,5 1 571 68,7 6,0 4,8 98 Ensemble 67,0 7,0 6,1 7 138 63,8 4,9 4,2 665 ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. Paludisme | 151 En outre, on constate que seulement 7 % des femmes ont dormi sous une moustiquaire imprégnée la nuit ayant précédé l’enquête : à Brazzaville (9 %), dans la région Nord (10 %), parmi les plus instruites (9 %) et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche (10 %), cette proportion est légèrement plus élevée que la moyenne. En ce qui concerne l’utilisation d’une MII la nuit ayant précédé l’enquête, la proportion est également très faible (6 %). Les résultats du tableau 10.3 présentent aussi les proportions de femmes enceintes ayant dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête. On constate que, bien que les femmes enceintes soient plus vulnérables à l’infection paludique, il ne semble pas qu’au Congo, elles se soient davantage protégées du paludisme en dormant sous une moustiquaire. En effet, 64 % des femmes enceintes contre 67 % pour l’ensemble des femmes avaient dormi sous une moustiquaire, traitée ou non, la nuit ayant précédé l’enquête. C’est seulement à Pointe-Noire (79 % contre 75 %) et dans le quintile le plus pauvre (61 % contre 53 %) que l’on constate que la proportion de femmes enceintes ayant dormi sous moustiquaire est un peu plus élevée que celle observée pour l’ensemble des femmes. Les résultats concernant les moustiquaires imprégnées et les MII ne font pas, non plus, apparaître une utilisation plus fréquente des moustiquaires par les femmes enceintes par rapport à l’ensemble des femmes : 5 % des femmes enceintes ont dormi sous une moustiquaire imprégnée la nuit ayant précédé l’enquête contre 7 % pour l’ensemble des femmes. Pour la MII, ces proportions sont respectivement de 4 % et 6 %. Dans la région de Pointe-Noire et dans le quintile le plus pauvre, on constate que la proportion de femmes enceintes qui se sont protégées du paludisme en dormant sous une moustiquaire qui a été imprégnée, quel que soit le moment de l’imprégnation, est légèrement plus élevée que celle observée pour l’ensemble des femmes. 10.3 CHIMIOPRÉVENTION CHEZ LA FEMME ENCEINTE Pour réduire la charge du paludisme pendant la grossesse, il est recommandé que les femmes enceintes non seulement dorment sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide mais aussi prennent, à titre préventif, des antipaludéens au cours de la grossesse. Au cours de l’EDSC-I, on a donc demandé à toutes les femmes qui avaient eu une naissance pendant les cinq dernières années si durant la grossesse la Graphique 10.2 Utilisation des moustiquaires par les femmes et par les femmes enceintes EDSC-I 2005 67 72 75 56 72 53 63 67 75 74 64 64 79 55 71 61 64 61 65 69 CO NG O Br az za vil le Po int e-N oir e Su d No rd Le pl us pa uv re Se co nd Mo ye n Qu atr ièm e Le pl us ric he 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Pourcentage Femmes qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l'enquête Femmes enceintes ayant dormi sous une moustiquaire la nuit ayant préçédé l'enquête 152 | Paludisme plus récente, elles avaient pris des antipaludéens et, dans le cas d’une réponse positive, de quels antipaludéens il s’agissait. On constate au tableau 10.4 et au graphique 10.3 que près des deux tiers des femmes ont déclaré avoir pris des antipaludéens pour prévenir le paludisme (65 %). Dans la région de Brazzaville (83 %), parmi les femmes les plus instruites (84 %) et dans le quintile le plus riche (81 %), cette proportion est beaucoup plus élevée et concerne, au moins, les quatre cinquièmes des femmes. À l’opposé, dans la région Sud (46 %), dans le quintile le plus pauvre (49 %) et parmi les femmes sans instruction (44 %), moins d’une femme sur deux s’est protégée du paludisme en prenant des antipaludéens. Dans la majorité des cas, les femmes qui ont pris des antipaludéens à titre préventif ont pris de la Chloroquine/Nivaquine (61 %) ; dans 16 % des cas, c’est, soit de l’Amodiaquine, de la Flavoquine ou du Camoquin qui a été utilisé et enfin, une faible proportion a pris de la SP Fansidar/Maloxine (3 %). Tableau 10.4 Utilisation de traitement préventif au cours de la grossesse Parmi les femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance au cours des 5 années ayant précédé l'enquête, pourcentage de celles qui ont pris des antipaludéens pour prévenir le paludisme au cours de la dernière grossesse, et parmi ces dernières, pourcentage qui ont pris certains antipaludéens selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes qui ont pris des antipaludéens Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes enceintes ayant pris des antipaludéens préventifs au cours de la grossesse Effectif de femmes Pourcentage ayant pris de l'Amodiaquine/ Flavoquine/ Camoquin Pourcentage ayant pris du SP Fansidar/ Maloxine Pourcentage ayant pris de la Chloroquine/ Nivaquine Effectif de femmes ayant pris des antipaludéens Milieu de résidence Urbain 79,1 1 745 20,1 3,0 57,2 1 381 Rural 51,2 1 822 9,8 3,2 65,8 933 Région Brazzaville 83,3 1 033 14,1 3,6 67,2 860 Pointe-Noire 78,4 525 34,6 1,7 35,9 412 Sud 46,4 1 302 8,7 3,6 67,1 603 Nord 61,9 708 12,1 2,8 62,3 438 Niveau d'instruction Aucune instruction 44,3 292 8,4 0,0 67,1 129 Primaire 56,0 1 222 11,4 2,2 60,4 684 Secondaire 1er cycle 70,6 1 675 17,5 4,0 60,8 1 182 Secondaire 2nd cycle ou plus 83,8 380 23,1 3,0 58,3 318 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 48,7 799 11,5 3,2 62,5 389 Second 52,9 750 8,0 3,7 67,8 397 Moyen 67,8 753 15,1 2,3 63,2 511 Quatrième 79,9 689 17,4 3,1 57,8 551 Le plus riche 80,9 576 25,6 3,5 53,7 466 Ensemble 64,8 3 568 15,9 3,1 60,7 2 313 Paludisme | 153 10.4 TRAITEMENT PRÉCOCE DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Au cours de l’EDSC-I, en plus des questions concernant la disponibilité des moustiquaires dans les ménages, leur utilisation et le traitement antipaludéen préventif au cours de la grossesse, on a demandé si les enfants de moins de cinq ans avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. Si la réponse était positive, on posait alors une série de questions sur le traitement de la fièvre : ces questions portaient sur la prise de médicaments antipaludéens et sur le moment où le traitement antipaludéen avait été administré pour la première fois. Les résultats sont présentés aux tableaux 10.5 et 10.6. En premier lieu, les résultats du tableau 10.5 montrent que près d’un quart des enfants avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête (23 %). Les proportions selon l’âge varient d’un maximum de 32 % à 12-23 mois à un minimum de 16 % à 48-59 mois. Les enfants du milieu rural ont été proportionnellement un peu plus nombreux que ceux du milieu urbain à avoir eu de la fièvre (25 % contre 21 %). Les résultats selon les régions font apparaître une prévalence de la fièvre plus élevée dans la région Nord (30 %) et, à l’opposé, un niveau plus faible à Pointe-Noire (20 %). On peut également souligner que la prévalence de la fièvre parmi les enfants de moins de cinq ans varie légèrement selon le niveau d’instruction de la mère puisque 26 % des enfants dont la mère a un niveau primaire ont eu de la fièvre contre un minimum de 21 % quand la mère a, au moins, un niveau d’instruction secondaire. Enfin, selon les quintiles de bien-être du ménage, la prévalence de la fièvre varie très légèrement, essentiellement entre le quintile le plus riche et les autres quintiles (20 % contre 24 %). Graphique 10.3 Utilisation de traitement préventif contre le paludisme au cours de la dernière grossesse EDSC-I 2005 65 83 78 46 62 44 56 71 84 49 53 68 80 81 CONGO RÉGION Brazzaville Pointe-Noire Sud Nord INSTRUCTION Aucune instruction Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle+ QUINTILE DE BIEN-ETRE Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Pourcentage 154 | Paludisme Tableau 10.5 Prévalence et traitement précoce de la fièvre Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête et, parmi ces enfants, pourcentage de ceux qui ont pris des antipaludéens, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Enfants ayant eu de la fièvre Enfants de moins de cinq ans Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant eu de la fièvre Effectif d’enfants Pourcentage ayant pris un antipaludéen Pourcentage ayant pris des antipaludéens le même jour/jour suivant Effectif d'enfants avec la fièvre Âge (en mois) <12 25,5 1 050 45,4 21,6 268 12-23 31,8 899 51,0 21,7 286 24-35 22,1 931 51,7 22,6 206 36-47 19,6 847 46,7 23,6 166 48-59 15,8 789 42,0 21,1 125 Milieu de résidence Urbain 21,2 2 105 42,0 20,4 447 Rural 25,0 2 411 52,4 23,3 603 Région Brazzaville 22,2 1 233 47,1 22,0 274 Pointe-Noire 19,8 637 32,7 16,5 126 Sud 21,4 1 698 51,0 28,4 362 Nord 30,3 949 51,5 16,6 288 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 23,3 388 56,7 16,8 91 Primaire 26,2 1 605 47,9 21,7 420 Secondaire 1er cycle 21,4 2 060 43,2 22,5 441 Secondaire 2nd cycle ou plus 21,1 463 61,6 26,4 98 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 23,9 1 068 51,7 25,2 255 Second 23,9 997 47,8 18,0 238 Moyen 23,7 970 52,6 26,2 230 Quatrième 23,6 793 41,6 19,8 187 Le plus riche 20,4 687 42,3 19,6 140 Ensemble 23,2 4 515 48,0 22,1 1 050 Parmi ces enfants ayant eu de la fièvre, moins d’un sur deux a été traité avec des antipaludéens (48 %) et seulement 22 % avaient commencé le traitement soit le jour ou la fièvre était apparue, soit le jour suivant (graphique 10.4). En outre, les résultats montrent que ce ne sont pas les enfants chez qui la prévalence de la fièvre était la plus élevée qui ont été les plus nombreux à commencer le traitement rapidement après la survenue de la fièvre. En effet, l’âge ne fait pas apparaître d’écarts importants alors que la prévalence était nettement plus élevée à 12-23 mois qu’aux autres âges. Il en est de même de la région Nord où 30 % des enfants avaient eu de la fièvre et où seulement 17 % contre 28 % dans le Sud ont été traités rapidement. Il faut aussi noter la faible proportion d’enfants rapidement traités parmi ceux dont la mère n’a aucune instruction (17 % contre au moins 22 % quand la mère est instruite). D’autre part, c’est dans le quintile moyen et dans le plus pauvre que l’on constate les proportions les plus élevées d’enfants ayant été traités rapidement (respectivement, 26 % et 25 %). Paludisme | 155 Les résultats du tableau 10.6 présentent les proportions d’enfants qui ont eu de la fièvre et qui ont été traités à l’aide de différents antipaludéens pris, d’une part, à un moment quelconque et, d’autre part, pris le jour de l’apparition de la fièvre ou le jour suivant. On constate que près d’un quart des enfants ont été soignés avec de la Chloroquine ou de la Nivaquine (24 %) mais, dans seulement 15 % des cas, ce traitement a été administré rapidement après la survenue de la fièvre. Ce sont les enfants de la région Sud (21 %) et ceux du quintile le plus pauvre (21 %) qui ont été proportionnellement les plus nombreux à avoir reçu cet antipaludéen de manière précoce. Les autres antipaludéens n’ont été utilisés que dans de faibles proportions : entre 5 % pour la Quinine/Quinimax et 7 % pour l’Arsumax/Arinate/Artesiane. Cependant, on note que ce dernier médicament a été donné dans 16 % des cas aux enfants malades du quintile le plus riche, à 11 % de ceux du quatrième quintile et dans une proportion de 12 % à Brazzaville. Les autres antipaludéens n’ont été donnés de manière précoce que pour une faible proportion d’enfants. Graphique 10.4 Prévalence de la fièvre et traitement antipaludéen parmi les enfants de moins de 5 ans EDSC-I 2005 23 48 22 Prévalence de la fièvre Enfants avec fièvre et antipaludéens Enfants avec fièvre et antipaludéens précoces 0 10 20 30 40 50 60 Pourcentage 156 | Paludisme Tableau 10.6 Différents antipaludéens et prise précoce Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête, pourcentage de ceux qui ont pris certains antipaludéens et pourcentage de ceux qui ont pris certains antipaludéens le même jour ou le jour suivant l'apparition de la fièvre selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage d’enfants qui ont pris : Pourcentage d’enfants qui ont pris, le même jour ou le jour suivant : Caractéristique sociodémographique SP/ Fansidar Chloro- quine/ Nivaquine Amodia- quine/ Flavoquine/ Camoquin Quinine/ Quinimax Arsumax/ Arinate/ Artesiane Autre anti- paludéen SP/ Fansidar Chloro- quine/ Nivaquine Amodia- quine/ Flavoquine/ Camoquin Quinine/ Quinimax Arsumax/ Arinate/ Artesiane Effectif d’enfants avec la fièvre Âge (en mois) <12 0,4 27,7 5,4 4,1 3,1 9,2 0,0 17,3 3,7 1,4 1,8 268 12-23 0,0 22,8 6,3 4,4 10,1 8,3 0,0 13,9 2,6 2,6 2,6 286 24-35 3,2 20,6 8,5 4,4 8,4 8,2 1,5 13,9 5,4 0,8 2,5 206 36-47 0,6 25,1 3,7 9,2 4,7 8,0 0,0 16,0 2,0 7,3 0,4 166 48-59 0,4 21,0 6,3 4,9 6,7 4,4 0,0 12,0 5,3 3,7 1,0 125 Milieu de résidence Urbain 1,2 18,7 8,5 2,4 9,9 4,0 0,7 12,0 4,8 1,1 3,0 447 Rural 0,6 27,5 4,3 7,2 4,3 11,0 0,0 16,9 2,8 4,1 1,0 603 Région Brazzaville 1,8 20,5 11,7 1,8 12,0 3,9 1,1 12,7 5,8 0,7 3,6 274 Pointe-Noire 0,0 12,9 3,7 2,6 8,5 5,0 0,0 8,5 3,3 2,2 2,5 126 Sud 0,6 27,5 5,2 9,1 1,1 8,7 0,0 20,8 3,8 3,9 0,6 362 Nord 0,7 27,0 3,0 4,4 8,0 12,4 0,0 12,2 1,6 3,6 1,5 288 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 1,7 28,9 3,4 2,5 5,1 17,3 0,0 12,6 1,6 2,5 0,0 91 Primaire 0,4 29,4 5,0 4,9 3,0 7,9 0,0 17,2 2,4 2,2 0,5 420 Secondaire 1er cycle 0,6 18,5 6,3 6,7 6,4 6,8 0,0 13,6 4,2 3,7 2,8 441 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,6 18,6 12,5 1,5 25,6 5,2 3,0 12,5 8,4 1,5 5,5 98 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 1,2 34,5 2,9 6,7 0,8 7,8 0,0 21,3 1,2 4,6 0,0 255 Second 0,5 20,4 3,9 8,4 2,0 13,8 0,0 11,7 3,4 3,3 0,6 238 Moyen 0,2 26,2 8,7 4,5 9,6 8,2 0,0 16,7 5,1 2,9 2,5 230 Quatrième 2,1 19,5 6,3 3,5 10,5 3,4 1,6 11,8 4,1 1,7 2,4 187 Le plus riche 0,4 11,7 11,1 0,0 15,6 4,6 0,0 9,7 5,6 0,0 5,4 140 Ensemble 0,9 23,8 6,1 5,1 6,7 8,0 0,3 14,9 3,7 2,8 1,8 1 050 Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 157 Jean Pierre MASSAMBA et Monique BARRÈRE Le Congo a adhéré aux directives de l’OMS recommandant aux mères d’allaiter exclusivement au sein leurs enfants pendant les six premiers mois de la vie. En effet, il est reconnu que le lait maternel contient l’essentiel des nutriments nécessaires à la croissance de l’enfant et que, par son intermédiaire, l’enfant reçoit les anticorps de la mère. Cependant, à partir de six mois, l’allaitement seul ne suffit plus pour garantir la meilleure croissance des enfants, et il est recommandé que soient introduits des aliments solides ou semi solides de complément dans l’alimentation des enfants. Les pratiques d’allaitement et d’alimentation du jeune enfant, qui sont analysées dans la première partie de ce chapitre, sont très importantes car, mal suivies, elles peuvent constituer des facteurs de risque accrus de malnutrition protéino-énergétique (MPE) chez les nourrissons. La deuxième partie est consacrée aux carences en micronutriments : elle porte en particulier sur la prévalence de l’anémie dans la population des enfants et des femmes, sur la consommation de vitamine A, de sel iodé et de compléments en fer. Enfin, la dernière partie est consacrée aux résultats concernant les mesures anthropométriques des enfants et des femmes (taille et poids), à partir desquelles a été évalué leur état nutritionnel. 11.1 ALLAITEMENT MATERNEL ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT Compte tenu de l’importance des pratiques d’allaitement, on a donc demandé aux mères si elles avaient allaité leurs enfants nés dans les cinq années ayant précédé l’enquête et, plus précisément, à quel moment elles avaient commencé à les allaiter, pendant combien de temps elles les avaient allaités, quelle était la fréquence de l’allaitement, à quel âge avaient été introduits des aliments de complément et enfin de quel type d’aliments il s’agissait. On a également demandé aux mères si elles avaient utilisé un biberon. Le tableau 11.1 présente les proportions d’enfants selon le moment où ils ont commencé à être allaités ainsi que la proportion de ceux qui ont reçu des aliments avant d’être allaités. Au Congo, la pratique de l’allaitement est très répandue puisque la quasi-totalité des enfants, soit 94 %, ont été allaités. En outre, quelle que soit la caractéristique sociodémographique, la proportion d’enfants allaités est très élevée. On observe néanmoins certaines variations. En milieu urbain, les enfants sont un peu moins fréquemment allaités qu’en milieu rural (92 % contre 96 %) ; de même, l’allaitement est légèrement moins pratiqué dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire que dans les régions Sud et Nord (respectivement 91 % et 92 % contre 95 % et 96 %). Il semble également que les enfants vivant dans un ménage des deux quintiles les plus riches aient été moins fréquemment allaités que ceux qui vivent dans un ménage des deux quintiles les plus pauvres (92 % contre au moins 95 %). En ce qui concerne le niveau d’instruction, on ne constate pas d’écart important : seule la proportion d’enfants allaités dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus est légèrement inférieure à celle des autres enfants (92 % contre 94 %). Par contre, le type d’assistance à l’accouchement influe sur la pratique de l’allaitement puisque la proportion d’enfants allaités varie d’un maximum de 99 % quand la mère a accouché sans aucune assistance à 97 % quand l’accouchement a été assisté par une accoucheuse traditionnelle et à un minimum de 93 % quand la mère a accouché avec l’assistance d’un professionnel de la santé. ALLAITEMENT MATERNEL, ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES 11 158 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes Tableau 11.1 Allaitement initial Pourcentage d'enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l'enquête qui ont été allaités et, parmi les enfants qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités dans l'heure qui a suivi la naissance, pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités le jour de la naissance et pourcentage de ceux ayant reçu des aliments avant d'être allaités, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant été allaité au sein Effectif d'enfants Pourcentage allaité dans l'heure suivant la naissance Pourcentage allaité durant le jour suivant la naissance1 Pourcentage ayant reçu des aliments avant le début de l'allaitement2 Effectif d'enfants allaités Sexe Masculin 94,0 2 514 38,2 75,3 27,4 2 363 Féminin 93,4 2 434 39,3 76,7 27,2 2 273 Milieu de résidence Urbain 91,6 2 258 44,0 79,4 23,5 2 068 Rural 95,5 2 691 34,5 73,3 30,4 2 568 Région Brazzaville 91,0 1 323 45,5 78,4 21,4 1 204 Pointe-Noire 91,8 680 45,3 83,2 29,5 624 Sud 94,7 1 887 33,8 75,4 27,2 1 788 Nord 96,4 1 058 35,4 69,9 33,1 1 020 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 94,1 443 39,4 77,2 26,6 417 Primaire 93,9 1 796 37,2 74,7 26,6 1 686 Secondaire 1er cycle 93,7 2 225 40,8 76,7 27,6 2 086 Secondaire 2nd cycle ou plus 92,2 485 34,6 76,4 29,2 447 Assistance à l'accouchement Professionnel de la santé 3 93,2 4 262 39,5 76,8 26,3 3 970 Accoucheuse traditionnelle/autre 96,7 607 33,8 72,3 33,4 587 Personne 99,2 79 38,2 63,2 30,7 79 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 95,7 1 182 29,9 71,8 30,4 1 131 Second 95,4 1 119 40,3 72,2 26,8 1 068 Moyen 92,5 1 060 40,9 79,1 28,8 980 Quatrième 91,9 856 44,0 80,2 23,9 786 Le plus riche 91,6 732 42,0 79,7 24,7 671 Ensemble 93,7 4 948 38,7 76,0 27,3 4 636 Note: Le tableau est basée sur tous les enfants nés dans les cinq ans ayant précédé l'enquête, qu'ils soient vivants ou décédés au moment de l'enquête. 1 Y compris les enfants allaités dans l'heure qui a suivi la naissance. 2 Les enfants ayant reçu quelque chose d’autre que le lait maternel au cours des trois premiers jours avant que la mère commence à allaiter de manière régulière. 3 Médecin, infirmière, sage-femme, matrone, agent de santé, aide soignante. Début de l’allaitement maternel Bien que l’allaitement maternel soit une pratique très courante, on constate néanmoins qu’au Congo, seulement 39 % des enfants ont été allaités dans l’heure qui a suivi leur naissance et que globalement 76 % ont été mis au sein pour la première fois au cours des 24 heures qui ont suivi leur naissance. Par conséquent, une proportion élevée d’enfants n’ont pas reçu le colostrum qui contient les anticorps de la mère, essentiels pour la prévention des infections. De plus, quand le nouveau-né n’est pas allaité dans les 24 heures qui suivent la naissance, il reçoit généralement à la place du lait maternel, divers liquides pouvant le mettre en contact avec des agents pathogènes. Le début de l’allaitement varie selon les caractéristiques sociodémographiques. Bien que la proportion d’enfants allaités soit légèrement plus faible en milieu urbain qu’en milieu rural, on constate que c’est en urbain que les enfants ont été plus fréquemment allaités dans l’heure qui a suivi la naissance Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 159 (44 % contre 35 %) et globalement 79 % des enfants du milieu urbain contre 73 % en milieu rural ont été allaité 24 heures après leur naissance. On constate le même type de résultats selon les régions : dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire qui se caractérisent par une pratique de l’allaitement plus faible que dans les autres régions, la proportion d’enfants allaités immédiatement après leur naissance y est cependant plus élevée que dans le Sud et le Nord (respectivement, 46 % et 45 % contre 34 % et 35 %). Globalement, dans les deux villes, la proportion d’enfants allaités dans les 24 heures ayant suivi la naissance est de 78 % à Brazzaville et 83 % à Pointe-Noire contre 75 % dans le Sud et seulement 70 % dans le Nord. Aucune tendance nette n’apparaît selon le niveau d’instruction de la mère. Par contre, les résultats montrent que c’est parmi les enfants dont la mère a bénéficié d’une assistance à l’accouchement par du personnel de santé que la proportion de ceux qui ont été allaités immédiatement après la naissance est la plus élevée (40 % contre seulement 34 % parmi ceux dont la mère a accouché avec l’assistance d’une accoucheuse traditionnelle). Enfin, selon les quintiles de bien-être, on note que les enfants vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre ont été proportionnellement moins nombreux à être allaités immédiatement après la naissance (30 % contre au moins 40 % dans les autres quintiles) ; globalement, c’est dans les trois quintiles les plus riches que les enfants ont le plus fréquemment reçu le lait maternel dans les 24 heures qui ont suivi leur naissance (79 % et plus). Dans 27 % des cas, les enfants ont reçu des aliments quelconques avant le début de l’allaitement, en particulier de l’eau et de l’eau sucrée. Ces enfants sont essentiellement ceux qui n’ont pas été allaités dans les 24 heures suivant la naissance et, par conséquent, on retrouve ici le même type de variation selon les caractéristiques sociodémographiques que pour la pratique de l’allaitement dans les 24 heures après la naissance. Allaitement exclusif et alimentation de complément L’OMS et l’UNICEF recommandent que les enfants soient exclusivement nourris au sein jusqu’à six mois. L’introduction trop précoce d’aliments de complément n’est pas recommandée car elle expose les enfants aux agents pathogènes et augmente ainsi leur risque de contracter des maladies infectieuses, en particulier la diarrhée. De plus, elle diminue la prise de lait par l'enfant, et donc la succion, ce qui réduit la production de lait. Enfin, dans les populations économiquement pauvres, les aliments de complément sont souvent pauvres du point de vue nutritionnel. Par contre, à partir de six mois, l’allaitement au sein doit être complété par l’introduction d’autres aliments appropriés pour satisfaire les besoins alimentaires de l’enfant et lui permettre la meilleure croissance possible. Les informations sur l'alimentation de complément ont été obtenues en demandant à la mère si son enfant était allaité et quel type d'aliments (solides ou liquides) il avait reçu au cours des dernières 24 heures. Bien que les questions sur l'allaitement aient été posées pour tous les enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, celles sur les compléments nutritionnels n'ont été posées qu'à propos des enfants derniers-nés. De plus, les résultats ne sont présentés que pour les enfants de moins de trois ans, dans la mesure où pratiquement tous les enfants sont sevrés au-delà de cet âge. On constate au tableau 11.2 que la pratique de l'allaitement exclusif est peu répandue. Dès les premiers jours qui suivent la naissance, il est très fréquent que le nourrisson reçoive autre chose que le lait maternel : à moins de 2 mois, 50 % des enfants ont reçu de l'eau seulement en plus du lait maternel, 5 % ont reçu des liquides à base d’eau ou de jus et 6 % ont déjà reçu des aliments de complément. Parmi les enfants de moins de 2 mois, seulement un tiers (34 %) a été exclusivement nourri au sein. Dans l’ensemble, seulement 19 % des enfants de moins de 6 mois ont été exclusivement allaités au sein. En d’autres termes, la grande majorité des jeunes enfants (81 %) ne sont pas allaités comme le recommandent l’OMS et l’Unicef. 160 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes Tableau 11.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant Répartition (en %) des enfants derniers-nés de moins de trois ans vivant avec leur mère par type d'allaitement, et pourcentage d'enfants de moins de trois ans utilisant le biberon, selon l'âge de l'enfant en mois, Congo 2005 Allaitement et : Âge en mois Pas allaité au sein (pas actuellement allaité) Allaitement au sein exclusif Eau seulement Liquides à base d'eau, jus Autre lait Aliments de complément Total Effectif d'enfants derniers nés Pourcentage utilisant biberon1 Effectif d'enfants <2 0,0 33,7 50,4 4,7 4,9 6,3 100,0 142 6,0 143 2-3 2,1 17,9 45,2 7,3 5,3 22,1 100,0 216 10,1 216 4-5 3,1 9,6 14,8 15,3 4,5 52,6 100,0 187 11,6 191 6-7 4,6 2,7 6,3 7,1 2,8 76,5 100,0 197 5,4 200 8-9 7,1 3,7 5,6 1,7 1,7 80,2 100,0 162 3,6 164 10-11 16,0 5,2 3,6 0,4 0,0 74,8 100,0 135 3,7 136 12-15 18,4 0,9 1,1 0,8 3,0 75,8 100,0 308 5,7 318 16-19 43,9 1,0 0,9 0,7 1,0 52,5 100,0 262 3,3 275 20-23 78,7 0,0 0,0 0,2 0,0 21,1 100,0 271 2,9 306 24-27 92,6 0,0 0,0 0,0 0,0 7,4 100,0 307 2,3 374 28-31 96,2 0,0 0,0 0,0 0,0 3,8 100,0 236 3,7 316 32-35 97,1 0,0 0,0 0,0 0,0 2,9 100,0 149 1,7 240 <6 1,9 19,1 36,1 9,4 4,9 28,5 100,0 545 9,6 550 6-9 5,7 3,2 6,0 4,7 2,3 78,1 100,0 359 4,6 364 Note : Le statut de l'allaitement fait référence à la période des dernières 24 heures (hier et la nuit dernière), Les enfants classés dans la catégorie « allaitement et eau seulement » ne reçoivent aucun complément. Les catégories « non allaités », « allaités exclusivement », « allaités et eau seulement », « liquides à base d'eau/jus », « autre lait », et « aliments de complément » (solides et semi solides) sont hiérarchiquement et mutuellement exclusives et la somme des pourcentages égale 100 %. Ainsi les enfants allaités qui reçoivent des liquides à base de jus et qui ne reçoivent pas d'aliments de complément sont classés dans la catégorie « liquides à base d'eau, jus » même s'ils reçoivent également de l'eau. Tout enfant qui reçoit des aliments de complément est classé dans cette catégorie tant qu'il est toujours allaité. 1 Basé sur tous les enfants de moins de trois ans. L’allaitement maternel doit être poursuivi jusqu’à l’âge de 2 ans. Cependant, à partir de l’âge de 6 mois, le lait maternel seul ne suffit plus pour couvrir les besoins nutritionnels de l’enfant. Il doit être complété par l’introduction d’aliments de complément adaptés pour permettre une croissance normale et un développement harmonieux de l’enfant. Les résultats de l’enquête montrent que 22 % des enfants de 6- 9 mois n’ont pas reçu d’aliments de complément et ne sont donc pas nourris de façon appropriée. L’utilisation du biberon n’est pas recommandée chez les jeunes enfants car elle est le plus souvent associée à une augmentation des risques de maladies, en particulier des maladies diarrhéiques. Le tableau 11.2 montre qu’au Congo, les mères utilisent fréquemment le biberon. Ainsi, 6 % des enfants de moins de 2 mois avaient été nourris au biberon au cours des 24 heures ayant précédé l’interview. Cette proportion est de 10 % à 2-3 mois et de 12 % à 4-5 mois. Durée et fréquence de l’allaitement maternel La durée médiane de l’allaitement est calculée pour les enfants derniers-nés âgés de moins de trois ans. Les résultats du tableau 11.3 indiquent qu’au Congo, la moitié des enfants sont allaités pendant une période de 17,1 mois, les durées médianes de l'allaitement exclusif (0,6 mois) ou d’allaitement prédominant, c’est-à-dire lait maternel et eau seulement (3,5 mois) sont très courtes. On ne constate pas d’écart dans la durée d'allaitement selon le sexe de l’enfant. Par contre, les enfants sont allaités plus longtemps en milieu rural (médiane de 18,2 mois) que dans le milieu urbain (16,1 mois) et dans les régions Sud et Nord (respectivement, 18,5 mois et 17,3 mois) qu’à Brazzaville et qu’à Pointe-Noire (respectivement, 16,0 et 15,9 mois). La durée médiane d’allaitement diminue avec l’augmentation du niveau d’instruction de la mère, passant de 19,5 mois pour les enfants de mère sans niveau d'instruction à 17,5 mois pour les enfants de mère de niveau d'instruction primaire et à 15,0 mois pour ceux dont la mère Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 161 a au moins un niveau d'instruction secondaire 2nd cycle. Enfin, on constate que la durée médiane de l’allaitement diminue au fur et à mesure que le niveau de vie du ménage dans lequel vit la mère augmente. Elle passe de 17,9 mois pour les enfants des ménages les plus pauvres à 15,5 mois pour ceux des ménages les plus riches. En outre, le tableau 11.3 montre que 91 % des enfants de moins de 6 mois qui ont été allaités l’ont été six fois ou plus au cours des 24 heures ayant précédé l’interview. Le nombre d’allaitements est plus élevé pendant le jour que pendant la nuit (6,7 contre 4,5 fois en moyenne). En outre, on constate que la proportion d'enfants qui ont été allaités 6 fois ou plus au cours des dernières 24 heures est plus faible parmi ceux dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (85 %) et parmi ceux qui vivent dans un ménage du quintile le plus riche (85 %) que parmi les autres. Tableau 11.3 Durée médiane et fréquence de l'allaitement Durée médiane de l'allaitement, de l'allaitement exclusif et de l'allaitement prédominant (allaitement et eau) des enfants nés au cours des trois années ayant précédé l'enquête, pourcentage d'enfants allaités de moins de six mois vivant avec leur mère et qui ont été allaités six fois ou plus au cours des vingt-quatre heures ayant précédé l'enquête et nombre moyen d'allaitements (de jour et de nuit), selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Durée médiane de l'allaitement au sein (en mois)1 Enfants de moins de six mois allaités au sein2 Caractéristiques sociodémographiques Allaitement au sein Allaitement exclusif au sein Allaitement au sein prédominant3 Effectif d'enfants Pourcentage allaité 6 fois ou plus dans les dernières 24 heures Nombre moyen d’allaitement par jour Nombre moyen d’allaitement par nuit Effectif d'enfants Sexe Masculin 17,0 0,6 3,6 1 583 92,1 6,8 4,5 267 Féminin 17,2 0,5 3,4 1 535 90,5 6,7 4,5 258 Milieu de résidence Urbain 16,1 0,6 4,2 1 425 89,4 6,3 4,1 248 Rural 18,2 0,5 3,3 1 694 93,1 7,1 4,9 277 Région Brazzaville 16,0 0,7 4,8 829 88,3 5,7 3,8 144 Pointe-Noire 15,9 0,5 3,2 438 89,1 7,2 4,5 77 Sud 18,5 0,5 3,4 1 175 92,7 7,3 5,0 206 Nord 17,3 0,5 2,8 676 94,6 6,7 4,5 98 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 19,5 0,4 4,0 259 100,0 (8,1) (5,4) 43 Primaire 17,5 0,5 3,4 1 178 89,0 7,0 4,5 187 Secondaire 1er cycle 17,1 0,6 3,8 1 399 92,6 6,5 4,4 255 Secondaire 2nd cycle ou plus 15,0 1,8 2,5 283 84,9 (6,1) (4,7) 41 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 17,9 0,5 2,4 740 88,8 6,9 5,2 110 Second 17,7 0,5 3,8 714 95,9 7,5 4,8 133 Moyen 17,8 0,5 4,0 681 92,1 6,5 4,3 111 Quatrième 15,7 0,7 4,3 551 91,9 6,5 3,9 94 Le plus riche 15,5 0,7 3,4 432 85,3 5,8 4,1 78 Ensemble 17,1 0,6 3,5 3 119 91,3 6,7 4,5 525 Moyenne 17,0 2,1 5,0 na na na na na Note : Les durées moyennes et médianes sont basées sur le statut d'allaitement au moment de l'enquête. 1 On suppose que les enfants derniers-nés et les naissances précédentes qui ne vivent pas actuellement avec leur mère ne sont pas allaités actuellement. 2 Sont exclus les enfants dont la réponse sur le nombre d'allaitements n'est pas valable. 3 Soit exclusivement allaité, soit reçoit le lait maternel et de l'eau, des liquides à base d'eau, et/ou des jus seulement (les autres types de lait sont exclus). ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. na = Non applicable 162 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes Type d’aliments de complément Le tableau 11.4 présente les pourcentages d’enfants derniers-nés de moins de 3 ans qui ont reçu certains aliments particuliers le jour ou la nuit ayant précédé l’enquête. Les résultats concernent les enfants qui vivent avec leur mère et ils sont présentés pour les enfants allaités et pour ceux qui ne le sont pas. On constate en premier lieu que l’introduction d’aliments solides ou semi solides a lieu très tôt, bien avant 6 mois. En effet, à 2-3 mois, plus d’un cinquième des enfants allaités (23 %) ont déjà reçu de la nourriture solide ou semi solide, en particulier des aliments à base de céréales (18 %) ; à 4-5 mois, ces proportions sont, respectivement, de 54 % et 44 %. Globalement, parmi les enfants allaités de moins de 6 mois, 11 % ont reçu du lait autre que le lait maternel ou des produits laitiers, 12 % ont reçu d’autres liquides, 17 % des aliments pour bébé et 29 % de la nourriture solide ou semi solide, essentiellement des aliments à base de céréales (24 %). Tableau 11.4 Aliments reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'enquête Pourcentage d'enfants derniers-nés de moins de trois ans vivant avec leur mère, qui ont reçu certains aliments déterminés le jour ou la nuit ayant précédé l'enquête, en fonction du fait qu'ils sont, ou non, allaités, selon l'âge en mois, Congo 2005 Âge en mois Aliments pour bébé Autre lait/ fromage/ yaourt Autres liquides1 Nourriture à base de céréales Fruits/ légumes2 Nourriture à base de racines, de tubercules Nourriture à base de légumineuses Viande/ volaille/ poisson/ coquillage/ oeufs Nourriture à base d'huile/ graisse ou beurre Fruits et légumes riches en vitamine A Nourriture solide ou semi solide quelconque Effectif d’enfants ENFANTS ALLAITÉS <2 0,8 5,7 6,8 5,0 1,3 1,3 0,0 0,0 1,3 1,3 6,3 142 2-3 12,9 8,5 6,4 18,3 5,7 5,4 2,8 4,5 4,3 4,5 22,6 211 4-5 32,9 18,8 21,1 44,0 17,0 12,2 0,0 12,5 4,2 10,9 54,3 181 6-7 21,7 27,5 35,0 43,0 60,3 40,6 7,7 48,7 26,6 29,4 80,1 188 8-9 17,6 53,4 43,5 48,9 62,4 47,1 7,5 47,2 39,1 39,5 86,3 151 10-11 10,4 37,7 45,0 48,2 66,9 49,2 18,0 58,3 47,2 42,5 89,1 113 12-15 16,3 42,4 40,9 48,7 75,0 55,9 16,7 62,3 47,1 48,4 92,9 252 16-19 12,3 28,2 35,4 50,3 68,8 65,8 21,7 57,6 42,9 50,6 93,5 147 20-23 (0,8) (33,0) (30,2) (62,4) (87,3) (79,5) (19,9) (62,5) (43,0) (65,2) (99,1) 58 < 6 mois 16,5 11,2 11,5 23,5 8,4 6,6 1,1 6,0 3,5 5,9 29,0 534 6-9 19,9 39,0 38,8 45,6 61,2 43,5 7,6 48,0 32,2 33,9 82,9 339 ENFANTS NON ALLAITÉS 12-15 14,5 54,1 36,7 63,4 64,6 46,9 20,2 51,3 39,5 43,5 89,9 57 16-19 9,5 55,6 42,0 53,2 68,0 55,9 12,3 59,9 49,8 40,9 90,5 115 20-23 10,5 47,2 53,6 56,1 74,1 64,7 17,0 64,0 47,8 47,4 97,4 214 24-35 7,0 40,4 42,3 50,8 75,4 62,7 17,6 62,6 46,3 50,5 93,4 655 Note : Le statut d'allaitement et les aliments consommés font référence à la période des dernières 24 heures (hier et la nuit dernière), 1 Non compris l'eau. 2 Y compris les fruits et légumes riches en vitamine A. ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. Par contre, à 6-7 mois, âges auxquels le lait maternel seul ne suffit plus, 20 % des enfants ne reçoivent pas une alimentation solide ou semi solide en plus du lait maternel et, par conséquent, ne sont pas nourris de manière adéquate. Moins d’un enfant de 6-7 mois sur deux reçoit de la viande, de la volaille ou du poisson et 29 % seulement des aliments riches en vitamine A. Dans seulement 22 % des cas, on a donné à ces enfants des aliments pour bébé et, dans 28 % des cas, du lait autre que le lait maternel ou des produits laitiers. Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 163 11.2 IODATION DU SEL, VITAMINE A ET CÉCITÉ CRÉPUSCULAIRE CHEZ LES ENFANTS ET CHEZ LES FEMMES La carence en vitamines et en certains nutriments essentiels comme le calcium, l’iode, le fer et le zinc peut être à l’origine de maladies. Par exemple, les carences en vitamine A peuvent entraîner la cécité crépusculaire, celle de l’iode le goitre et le crétinisme, et un apport insuffisant en fer est souvent à l’origine de l’anémie. Ces carences ont aussi des conséquences moins visibles, notamment l’affaiblis- sement du système immunitaire. 11.2.1 Consommation de sel iodé par les ménages La carence en iode peut être à l’origine de troubles importants dans le développement de l’enfant dont le crétinisme est la manifestation la plus extrême. Chez l’adulte, l’apparition d’un goitre est souvent associée à cette carence. En outre, la carence en ce micronutriment représente aussi une menace pour la santé des femmes enceintes car elle accroît les risques d’avortements spontanés, de stérilité, de mortinatalité. L’OMS recommande l’iodation universelle du sel, c’est-à-dire l’utilisation de sel iodé pour l’alimentation humaine afin de prévenir et de combattre la carence en iode. Lors de l’EDSC-I, les enquêteurs ont demandé, dans chaque ménage, un peu de sel utilisé pour la cuisine. Ce sel a été testé au moyen d’un “kit” pour déterminer sa teneur en iode. Le test permet de savoir si le sel n’est pas du tout iodé ou s’il est iodé à plus ou moins 15 parties par million (ppm). Le sel qui contient au moins 15 ppm d’iode est considéré comme suffisamment iodé. On note tout d’abord au tableau 11.5 que le sel a été testé dans 88 % des ménages, et que 11 % des ménages ne disposaient pas de sel lors du passage des enquêteurs. Parmi les ménages dont le sel a été testé, 82 % utilisaient du sel adéquatement iodé (15 ppm d’iode ou plus). Dans 15 % des cas, le sel était iodé mais insuffisamment et 3 % des ménages utilisaient du sel qui n’était pas iodé. La proportion de ménages disposant de sel adéquatement iodé ne présente pas d’écart selon le milieu de résidence (82 % en urbain et en rural). Par contre, on constate des variations entre les régions : c’est à Pointe-Noire et dans le Sud que cette proportion est la plus élevée (respectivement, 86 % et 85 %, contre 79 % à Brazzaville et 78 % dans le Nord). En fonction des quintiles de bien-être, on constate également des écarts, la proportion de ménages disposant de sel adéquatement iodé variant d’un minimum de 80 % dans les ménages les plus pauvres à un maximum de 84 % dans ceux du quintile moyen et 83 % dans les ménages les plus riches. 164 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes Tableau 11.5 Sel iodé dans le ménage Pourcentage de ménages dont le sel a été testé, pourcentage de ménages ne disposant pas de sel et répartition (en %) des ménages dont le sel a été testé pour la présence d'iode selon la teneur en iode (parts par million), selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages dont le sel a été testé Pourcentage de ménages ne disposant pas de sel Effectif de ménages Sel non iodé (0 ppm) Contenu en iode inadéquat (<15 ppm) Contenu en iode adéquat (15+ ppm) Total Effectif de ménages dont le sel a été testé Milieu de résidence Urbain 86,9 10,5 3 096 2,3 16,0 81,7 100,0 2 690 Rural 88,3 10,5 2 783 3,5 14,2 82,3 100,0 2 459 Région Brazzaville 86,9 9,8 1 847 2,1 18,5 79,4 100,0 1 604 Pointe-Noire 86,3 11,9 948 2,5 11,9 85,7 100,0 818 Sud 88,0 10,9 1 970 2,6 12,5 84,9 100,0 1 734 Nord 89,1 9,9 1 114 5,0 17,0 78,1 100,0 993 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 85,9 13,0 1 228 4,2 16,2 79,6 100,0 1 055 Second 89,4 9,4 1 133 3,7 14,6 81,7 100,0 1 013 Moyen 86,8 11,9 1 173 2,5 13,2 84,3 100,0 1 018 Quatrième 86,8 9,7 1 212 2,2 16,8 81,1 100,0 1 052 Le plus riche 89,2 8,4 1 133 2,0 14,8 83,3 100,0 1 011 Ensemble 87,6 10,5 5 879 2,9 15,1 82,0 100,0 5 149 11.2.2 Consommation de micronutriments par les enfants Les carences en micronutriments et en vitamines, en particulier en vitamine A, constituent, dans de nombreux pays en développement, un problème de santé publique. La carence en vitamine A peut affecter les défenses immunitaires et elle est responsable de la cécité crépusculaire ; la carence en fer est cause d’anémie. Toutefois, ces carences peuvent être évitées par des compléments nutritionnels et par l’enrichissement des aliments. L’UNICEF et l’OMS recommandent à tous les pays dans lesquels la carence en vitamine A est un problème de santé publique, de mettre en place un programme de contrôle de la vitamine A. Le tableau 11.6 présente le pourcentage d’enfants derniers-nés âgés de moins de 3 ans qui ont reçu des aliments riches en vitamine A au cours des sept jours précédant l’interview. Il présente aussi le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans qui ont reçu des compléments de vitamine A (en gélule ou ampoule) au cours des 6 derniers mois ayant précédé l’enquête. Dans l’ensemble, les deux tiers des enfants derniers-nés de moins de trois ans (66 %) ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des sept jours ayant précédé l’interview. La consommation d’aliments riches en vitamine A augmente avec l’âge : à partir de 10 mois, plus des trois- quarts des enfants (78 %) ont reçu ce type d’aliments. Par rapport au milieu de résidence, on observe que la proportion d’enfants ayant consommé des aliments riches en vitamine A est légèrement plus élevée en milieu rural (68 %) qu’en milieu urbain (63 %). Sur le plan régional, la proportion d’enfants qui ont reçu ce type d’aliments varie d’un minimum de 60 % à Pointe-Noire, à 64 % à Brazzaville et à un maximum de 68 % dans le Nord et le Sud. Par contre, aucune tendance nette ne se dégage selon le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être du ménage. Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 165 Tableau 11.6 Consommation de micronutriments Pourcentage d’enfants derniers-nés de moins de trois ans et vivant avec leur mère qui ont reçu des aliments riches en vitamine A au cours des sept jours ayant précédé l'enquête et, parmi les enfants de moins de cinq ans, pourcentage qui ont reçu des compléments de vitamine A au cours des six mois ayant précédé l'enquête et pourcentage vivant dans des ménages utilisant du sel correctement iodé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant consommé des fruits et/ou des légumes riches en vitamine A Effectif d'enfants derniers nés de moins de trois ans Pourcentage ayant reçu des compléments de vitamine A Pourcentage vivant dans des ménages disposant de sel correctement iodé1 Effectif d'enfants de moins de cinq ans Âge de l'enfant en mois <6 9,7 545 41,5 71,3 550 6-9 59,2 359 71,0 72,2 364 10-11 77,5 135 74,0 76,1 136 12-23 85,7 842 67,8 73,7 899 24-35 86,5 691 69,8 72,3 931 36-47 na na 69,8 74,7 847 48-59 na na 66,2 70,4 789 Sexe Masculin 66,1 1 321 66,0 72,9 2 295 Féminin 65,2 1 252 65,1 72,5 2 221 Milieu de résidence Urbain 62,9 1 202 71,0 72,2 2 105 Rural 68,1 1 371 60,8 73,1 2 411 Région Brazzaville 63,6 702 72,1 71,5 1 233 Pointe-Noire 59,7 370 70,1 73,5 637 Sud 68,3 953 65,4 73,8 1 698 Nord 67,8 547 54,2 71,7 949 Niveau d'instruction de la mère Aucune instruction 68,9 205 48,9 72,8 388 Primaire 66,2 936 62,9 71,2 1 605 Secondaire 1er cycle 64,4 1 186 69,4 72,2 2 060 Secondaire 2nd cycle ou plus 67,3 246 71,4 79,6 463 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 69,1 600 59,4 68,9 1 068 Second 64,8 581 61,6 71,6 997 Moyen 68,1 558 67,6 75,6 970 Quatrième 65,5 465 68,7 73,3 793 Le plus riche 58,0 368 74,4 75,4 687 Ensemble 65,7 2 572 65,5 72,7 4 515 na = Non applicable 1 Sel contenant 15 ppm d'iode ou plus. Non compris les enfants qui vivent dans des ménages dont le sel n'a pas été testé. Deux tiers des enfants de moins de cinq ans (66 %) ont reçu des compléments de vitamine A (en gélule ou ampoule) au cours des six derniers mois ayant précédé l’enquête. Cette proportion varie de manière importante selon les caractéristiques sociodémographiques. Les enfants de 10-11 mois sont proportionnellement les plus nombreux à en avoir reçu (74 %). On note aussi des écarts entre les milieux de résidence, les enfants du milieu urbain étant proportionnellement plus nombreux à avoir reçu ces compléments que ceux du milieu rural (71 % contre 61 %). De même, les résultats montrent que c’est dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire qu’il est plus fréquent de donner ces compléments aux enfants (respectivement 72 % et 70 % contre 65 % dans le Sud et 54 % dans le Nord). Les résultats selon le niveau d’instruction montrent que les enfants dont la mère a un niveau d’instruction au moins 166 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes secondaire (69 % pour le 1er cycle et 71 % pour le 2nd cycle ou plus) sont ceux qui ont reçu le plus fréquemment ces suppléments de vitamine A et qu’à l’opposé, ceux dont la mère n’a aucune instruction sont ceux qui en ont reçu le moins fréquemment (49 %). En ce qui concerne le bien-être économique, on constate que la proportion d’enfants ayant reçu des compléments de vitamine A augmente au fur et à mesure que le niveau de vie du ménage s’élève (59 % parmi les plus pauvres contre 74 % parmi les plus riches). On constate par ailleurs que 73 % des enfants de moins de cinq ans vivent dans des ménages disposant de sel correctement iodé. Cette proportion est légèrement plus élevée en rural qu’en urbain (73 % contre 72 %) et à Pointe-Noire et dans le Sud (74 % dans les deux cas) qu’à Brazzaville et dans le Nord (72 % dans les deux cas). 11.2.3 Consommation de micronutriments et cécité crépusculaire chez les femmes Lors de l’enquête, on a également demandé aux mères ayant eu une naissance au cours des cinq dernières années si elles avaient reçu de la vitamine A au cours des deux premiers mois qui ont suivi l’accouchement. À cette question, 28 % des mères ont répondu qu’elles avaient effectivement reçu de la vitamine A après l’accouchement (tableau 11.7). On constate que cette proportion est plus élevée chez les jeunes femmes de 15-19 ans (34 %) que chez les femmes plus âgées et parmi les femmes ayant un seul enfant (33 %) que chez celles ayant deux enfants ou plus. Selon le milieu de résidence, on note qu'en milieu urbain, près de deux femmes sur cinq (38 %) ont reçu de la vitamine A mais qu’en milieu rural, cette proportion n’est que de 19 %. Au niveau régional, on constate des écarts importants, la ville de Brazzaville se caractérisant par la proportion la plus élevée de femmes ayant reçu de la vitamine A (46 %) et, à l’opposé, la région Sud par la proportion la plus faible (15 %). Par contre, il n’y a pratiquement pas d’écart entre Pointe-Noire et la région Nord (respectivement 29 % et 28 %). On note également que les femmes ayant au moins un niveau d’instruction secondaire (32 % pour le 1er cycle et 41 % pour le 2nd cycle ou plus) sont proportionnellement plus nombreuses à avoir reçu ce type de supplément que celles ayant un niveau d’instruction primaire (22 %) et que celles sans d'instruction (13 %). Par ailleurs, cette proportion augmente avec le niveau de bien être économique : elle passe de 20 % chez les femmes des ménages les plus pauvres à, au moins, 40 % parmi celles des deux quintiles les plus riches. L’une des manifestations cliniques de la carence en vitamine A est la cécité crépusculaire. Au cours de l’enquête, on a donc demandé aux femmes si, pendant leur dernière grossesse, elles avaient souffert de cécité crépusculaire, c’est-à-dire de problèmes de vue au crépuscule ou au cours de la nuit. Les résultats présentés au tableau 11.7 indiquent que 8 % des femmes, ayant eu un enfant au cours des cinq dernières années, ont déclaré que, pendant leur grossesse, elles avaient eu des difficultés pour voir au crépuscule. Cependant, une proportion importante de femmes ont déclaré avoir eu également des difficultés pour voir pendant la journée. On a donc calculé une prévalence « ajustée » de la cécité crépusculaire en éliminant de la cécité crépusculaire « déclarée » les femmes ayant également déclaré avoir eu des problèmes de vue pendant la journée. La prévalence de la cécité crépusculaire ainsi « ajustée » passe à moins de 2 %. Les proportions de femmes considérées donc comme étant atteintes de cécité crépusculaire ne varient pratiquement pas selon l’âge ; par contre, les résultats montrent que la prévalence augmente légèrement avec le nombre d’enfants, passant de 1 % parmi celles n’ayant qu’un enfant à 2 % parmi celles en ayant au moins 6. Les femmes atteintes de cécité crépusculaires sont proportionnellement plus nombreuses en milieu rural qu’en milieu urbain (2 % contre 1 %). De même, dans les régions, la prévalence varie d’un maximum de 4 % dans le Nord à un minimum de 0,3 % à Pointe-Noire. Il semble également que les femmes sans aucune instruction souffrent davantage de cécité crépusculaire que les autres femmes (4 % contre 2 % parmi celles ayant un niveau primaire et 1 % parmi les plus instruites). Les variations entre les quintiles de bien-être sont irrégulières ; cependant dans le second quintile, la prévalence atteint 3 % alors qu’elle est négligeable dans le quintile le plus riche (0,1 %). Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 167 Tableau 11.7 Consommation de micronutriments par les mères Pourcentage de femmes ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l'enquête qui ont reçu une dose de vitamine A dans les deux mois qui ont suivi l'accouchement, pourcentage de celles qui ont souffert de cécité crépusculaire au cours de la grossesse, et répartition des femmes ayant eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l'enquête selon le nombre de jours qu’elles ont pris des complément en fer sous forme de comprimés ou de sirop au cours de la grossesse, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Compléments de fer au cours de la grossesse (en nombre de jours) Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant reçu de la vitamine A postpartum1 Pourcentage ayant souffert de cécité crépusculaire (déclarée) Pourcentage ayant souffert de cécité crépusculaire (ajustée2) Aucun <60 60-89 90+ NSP/ND Total Effectif Âge 15-19 33,5 5,4 1,3 46,1 26,6 3,3 13,3 10,7 100,0 322 20-29 27,6 8,3 1,5 43,7 27,6 4,1 17,7 6,9 100,0 1 856 30-39 28,7 8,0 1,6 46,8 22,2 4,2 18,5 8,3 100,0 1 121 40-49 24,9 8,4 1,4 50,9 24,5 3,8 10,4 10,3 100,0 268 Effectif d'enfants nés vivants 1 33,3 6,7 0,9 35,4 28,1 5,6 22,2 8,7 100,0 876 2-3 28,6 8,0 1,4 46,0 25,8 4,1 16,8 7,3 100,0 1 461 4-5 26,4 8,9 1,7 47,0 24,8 3,4 15,9 9,0 100,0 716 6+ 21,4 8,9 2,2 58,7 21,6 2,1 10,4 7,1 100,0 515 Milieu de résidence Urbain 38,0 8,2 0,8 30,4 28,4 5,9 26,0 9,3 100,0 1 745 Rural 19,0 7,7 2,1 59,9 22,8 2,2 8,4 6,6 100,0 1 822 Région Brazzaville 45,6 7,8 1,1 24,2 29,3 6,4 31,7 8,3 100,0 1 033 Pointe-Noire 28,5 9,5 0,3 35,8 26,5 5,3 21,5 10,9 100,0 525 Sud 14,6 8,1 0,9 58,2 23,9 2,2 7,3 8,3 100,0 1 302 Nord 28,0 6,9 3,9 60,1 22,3 3,0 10,1 4,5 100,0 708 Niveau d'instruction Aucune instruction 13,2 9,0 4,3 68,9 14,5 1,4 5,5 9,7 100,0 292 Primaire 22,2 8,5 2,0 54,7 22,2 3,6 12,0 7,6 100,0 1 222 Secondaire 1er cycle 32,4 7,4 0,7 38,6 29,3 3,8 19,9 8,4 100,0 1 675 Secondaire 2nd cycle ou plus 41,4 7,7 1,0 27,8 28,2 8,6 29,5 5,8 100,0 380 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 19,5 8,8 1,5 62,1 22,3 2,3 6,2 7,2 100,0 799 Second 17,2 7,9 3,3 54,9 23,8 3,5 11,5 6,3 100,0 750 Moyen 27,7 7,3 0,5 44,9 27,2 3,5 17,4 7,0 100,0 753 Quatrième 41,4 9,6 1,7 31,9 28,9 5,5 23,6 10,1 100,0 689 Le plus riche 40,0 5,9 0,1 27,1 26,2 6,0 31,0 9,7 100,0 576 Ensemble 28,3 8,0 1,5 45,4 25,5 4,0 17,0 7,9 100,0 3 568 Note : Pour les femmes ayant eu plusieurs naissances vivantes dans les cinq dernières années, les données concernent la naissance la plus récente. 1 Au cours des deux premiers mois après l'accouchement. 2 Femmes ayant déclaré souffrir de cécité crépusculaire mais qui n’ont pas déclaré avoir de difficulté pour voir pendant le jour. Le tableau 11.7 fournit également les proportions de femmes ayant pris des comprimés de fer au cours de la grossesse. Dans l’ensemble, plus de deux femmes sur cinq (45 %) n’ont pas pris de fer pendant la grossesse, alors que 26 % des femmes en ont pris pendant une durée inférieure à deux mois, 4 % pendant deux mois et 17 % pendant trois mois ou plus. L’âge ne fait pas apparaître de tendance régulière. Par contre, la proportion de femmes n’ayant pas pris de fer augmente avec le nombre d’enfants, passant de 35 % pour les femmes ayant un enfant à 59 % chez celles en ayant six ou plus. La supplémentation en fer présente de fortes disparités selon le milieu de résidence, la proportion de femmes ayant déclaré ne pas avoir reçu de complément de fer étant de 30 % en urbain contre 60 % en rural. Les écarts observés dans les régions sont également importants : 60 % des femmes du Nord et 58 % de celles du Sud n’ont pas reçu de fer, contre 36 % des femmes de Pointe-Noire et seulement 24 % de celles de Brazzaville. C’est parmi les femmes les plus instruites que l’on observe les proportions les plus élevées de celles qui ont pris ces suppléments pendant au moins 90 jours (30 % contre à peine 6 % parmi celles sans 168 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes instruction). La consommation de supplément de fer semble étroitement liée au niveau de bien-être économique du ménage, la proportion de femmes en ayant pris pendant 90 jours ou plus passant de 6 % dans le quintile le plus pauvre à 24 % dans le quatrième quintile et à un maximum de 31 % dans le plus riche. 11.2.4 Anémie Le manque de fer est la forme de carence en micronutriments la plus répandue dans le monde et elle affecte plus de 3,5 milliards d’individus dans les pays en développement (ACC/SCN, 2000). L’anémie est une affection caractérisée par une réduction du nombre de globules rouges et un affaiblissement de la concentration de l’hémoglobine dans le sang. L’anémie est souvent la conséquence d’une déficience alimentaire en fer, en vitamine B12 ou en d’autres nutriments. Bien que l’anémie puisse être causée par des parasitoses, des hémorragies, des maladies chroniques, ou encore par le paludisme, elle est due le plus souvent à une déficience alimentaire, dont à la base, un manque de fer (De Maeyer et al., 1989 ; Yip, 1994). Au cours de l’EDSC-I, on a procédé à un prélèvement de sang réalisé de la manière suivante : a) du sang capillaire était prélevé au moyen d’une piqûre au doigt faite à l’aide d’une petite lame rétractable ; b) on laissait alors tomber une goutte de sang sur une cuvette miniature que l’on plaçait ensuite dans un hémoglobinomètre portatif (HemoCue), appareil qui, en moins d’une minute, pouvait donner une mesure exacte du niveau (en grammes) d’hémoglobine par décilitre de sang ; c) cette valeur était enfin enregistrée dans le questionnaire. L’anémie peut être classée en trois niveaux selon la concentration de l’hémoglobine dans le sang ; cette classification a été développée par des chercheurs de l’OMS (De Maeyer et al., 1989). Ainsi, pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, l’anémie est considérée comme sévère si le niveau d’hémoglobine par décilitre de sang est inférieur à 7,0 g/dl, elle est modérée si cette valeur se situe entre 7,0 et 9,9 g/dl et enfin, elle est qualifiée de légère si le niveau se situe entre 10,0 et 11,9 g/dl. Pour les femmes non enceintes, l’anémie est considérée comme légère si le niveau d’hémoglobine se situe entre 10,0 et 11,9 g/dl. Prévalence de l’anémie chez les enfants Les résultats du tableau 11.8 indiquent qu’au Congo près des deux tiers des enfants de 6-59 mois (65 %) sont atteints d’anémie : 29 % sous une forme légère, 33 % sous une forme modérée et 2 % sous une forme sévère. En ce qui concerne l’âge de l’enfant, on note que c’est entre 6 et 23 mois que les enfants sont les plus touchés par l’anémie (entre 70 % et 74 %) et qu’à 10-11 mois, la proportion d’enfants présentant une anémie sévère est élevée (6 %). La prévalence de l’anémie ne varie pas de manière importante selon le sexe et le rang de naissance et aucune tendance nette ne se dégage selon l’âge de la mère à la naissance de l’enfant. Par contre, les enfants dont l’intervalle avec la naissance précédente est d’au moins 48 mois sont moins affectés par l’anémie que les premières naissances et ceux qui sont nés moins de 24 mois après leur aîné (63 % contre, respectivement, 68 % et 67 %). Par ailleurs, on note que la prévalence de l’anémie est un peu plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (66 % contre 63 %). Au niveau des régions, les résultats font apparaître un niveau élevé d’anémie à Pointe-Noire (70 %) alors que c’est à Brazzaville qu’il est le plus faible (59 %). Paradoxalement, on constate que les enfants dont la mère vit dans le ménage sont plus fréquemment anémiés que ceux dont la mère ne vit pas dans le ménage (55 % contre 66 % quand la mère a été enquêtée et 71 % quand elle n’a pas été enquêtée, mais vit dans le ménage). Enfin, les résultats font apparaître une prévalence de l’anémie plus faible parmi les enfants vivant dans un ménage du quintile le plus riche que parmi les autres (54 % contre au moins 65 % dans les autres quintiles). Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 169 Tableau 11.8 Prévalence de l'anémie chez les enfants Pourcentage d'enfants de 6-59 mois anémiés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage d'enfants anémiés Caractéristique sociodémographique Anémie légère (10,0- 10,9 g/dl) Anémie modérée (7,0-9,9 g/dl) Anémie sévère (en dessous de 7,0 g/dl) Ensemble (toutes les formes d’anémie) Effectif d’enfants Âge de l'enfant en mois 6-9 21,1 46,4 4,1 71,6 207 10-11 28,4 40,0 6,0 74,3 72 12-23 28,3 37,4 3,8 69,5 415 24-35 31,4 35,0 1,0 67,4 478 36-47 28,5 31,2 2,5 62,3 463 48-59 31,2 22,7 0,6 54,5 419 Sexe Masculin 27,5 35,3 2,6 65,4 1 024 Féminin 30,4 31,6 2,1 64,0 1 030 Rang de naissance1, 2 1 30,6 35,4 2,3 68,3 415 2-3 29,5 31,5 2,5 63,5 718 4-5 25,8 36,7 2,9 65,4 376 6+ 29,2 36,8 0,8 66,7 287 Âge de la mère3 15-19 27,5 34,9 1,8 64,2 470 20-24 31,6 35,7 3,0 70,2 542 25-29 26,9 33,8 1,9 62,7 380 30-34 28,4 33,2 3,0 64,5 315 35-49 29,5 27,9 1,8 59,2 347 Intervalle intergénésique en mois1 Première naissance 30,7 35,3 2,3 68,2 420 <24 20,1 44,2 2,1 66,5 159 24-47 30,0 32,3 3,0 65,3 728 48+ 28,8 33,3 1,1 63,2 489 Milieu de résidence Urbain 28,8 31,9 1,9 62,5 910 Rural 29,1 34,7 2,7 66,4 1 145 Région Brazzaville 29,0 27,6 1,9 58,6 555 Pointe-Noire 27,7 40,2 1,8 69,7 251 Sud 30,7 34,7 2,2 67,6 788 Nord 26,5 34,6 3,3 64,4 459 Niveau d'instruction de la mère3 Aucune instruction 30,9 34,8 2,6 68,3 174 Primaire 28,6 36,4 2,5 67,5 698 Secondaire 1er cycle 29,5 33,1 2,2 64,8 955 Secondaire 2nd cycle ou plus (25,5) (16,4) (0,0) (41,9) 34 Suite. 170 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes Tableau 11.8—Suite Pourcentage d'enfants de 6-59 mois anémiés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage d'enfants anémiés Caractéristique sociodémographique Anémie légère (10,0- 10,9 g/dl) Anémie modérée (7,0-9,9 g/dl) Anémie sévère (en dessous de 7,0 g/dl) Ensemble (toutes les formes d’anémie) Effectif d’enfants Situation de la mère Mère enquêtée 28,9 34,3 2,2 65,5 1 796 Mère non enquêtée mais dans le ménage 36,5 30,0 4,4 71,0 66 Mère non enquêtée, pas dans le ménage4 26,2 26,3 2,3 54,8 193 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 26,9 37,3 2,6 66,7 545 Second 29,8 36,0 2,4 68,2 433 Moyen 28,7 34,2 2,6 65,4 438 Quatrième 31,8 31,2 2,3 65,3 330 Le plus riche 28,6 24,5 1,3 54,4 308 Ensemble 28,9 33,4 2,3 64,7 2 054 Note : Le tableau est basé sur les enfants qui ont dormi dans le ménage la nuit précédant l'enquête. 1 Non compris les enfants dont la mère n'a pas été enquêtée. 2 Les premières naissances multiples (jumeaux ou triplets, etc,) sont considérées comme première naissance car elles n'ont pas d'intervalle intergénésique précédent. 3 Pour les femmes qui n'ont pas été enquêtées, les informations proviennent du questionnaire ménage, non compris les enfants dont la mère n'est pas listée dans le ménage. 4 Y compris les enfants dont la mère est décédée. ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. Prévalence de l’anémie chez les femmes Le tableau 11.9 présente les résultats des tests d’anémie pour les femmes. Plus d’une femme sur deux (57 %) sont atteintes d’anémie : 41 % sous une forme légère, 15 % sous une forme modérée et moins de 1 % sous une forme sévère. La prévalence de l’anémie ne présente pas de tendance nette selon l’âge de la femme et le nombre d’enfants vivants. La grossesse et l’allaitement semblent affecter la prévalence de l’anémie de manière significative puisque 70 % des femmes enceintes et 60 % de celles qui allaitent sont anémiées, contre 54 % de celles qui ne sont pas enceintes et qui n’allaitent pas. La prévalence de l’anémie varie sensiblement selon le milieu de résidence. Elle est plus élevée en rural qu’en urbain (60 % contre 54 %). Au niveau des régions, c’est dans le Nord qu’elle est le plus élevée (67 %) ; on constate également qu’elle est plus élevée à Pointe-Noire qu’à Brazzaville (62 % contre 50 %). Du point de vue du niveau d’instruction, les résultats montrent que ce sont les femmes ayant un niveau primaire qui sont les plus affectées (61 %) et, à l’opposé, c’est parmi les plus instruites que la prévalence est la plus faible (52 %). L’anémie concerne presque une femme sur deux dans les ménages du quintile le plus riche (49 %) alors que, dans les plus pauvres, cette proportion atteint 65 %. Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 171 Tableau 11.9 Prévalence de l'anémie chez les femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans anémiées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage de femmes anémiées Caractéristique sociodémographique Anémie légère Anémie modérée Anémie sévère Ensemble (toutes les formes d’anémie) Effectif de femmes Âge 15-19 42,3 13,6 0,5 56,5 720 20-24 44,1 15,8 0,3 60,2 691 25-29 41,2 16,4 0,7 58,3 559 30-34 38,4 13,2 0,7 52,4 425 35-39 43,2 15,7 2,0 61,0 385 40-44 35,2 16,7 1,2 53,1 268 45-49 39,2 11,9 0,5 51,7 219 Enfants nés vivants Aucun enfant 40,5 13,9 0,8 55,1 859 1 41,4 14,8 0,2 56,4 573 2-3 43,1 15,7 1,0 59,8 904 4-5 38,9 15,4 1,2 55,5 533 6+ 42,1 14,7 0,4 57,3 396 État de la femme Enceinte 30,3 38,0 1,5 69,8 323 Allaite au sein 47,6 12,4 0,2 60,1 716 Ni l'un, ni l'autre 40,9 12,3 0,8 54,1 2 227 Milieu de résidence Urbain 39,8 13,6 0,7 54,1 1 779 Rural 43,1 16,5 0,9 60,4 1 487 Région Brazzaville 39,0 10,6 0,8 50,4 1 091 Pointe-Noire 40,9 20,1 0,6 61,7 532 Sud 41,6 13,9 0,8 56,3 1 091 Nord 45,8 20,1 0,8 66,7 552 Niveau d'instruction Aucune instruction 44,4 13,3 0,2 57,9 237 Primaire 42,3 17,6 0,6 60,5 1 025 Secondaire 1er cycle 41,7 13,5 0,8 56,1 1 564 Secondaire 2nd cycle ou plus 36,1 14,1 1,3 51,5 440 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 45,4 19,0 0,3 64,8 635 Second 41,0 12,6 0,8 54,4 624 Moyen 41,3 15,5 1,4 58,3 627 Quatrième 42,2 16,7 1,1 60,0 645 Le plus riche 37,3 11,1 0,2 48,6 735 Ensemble 41,3 14,9 0,8 57,0 3 266 Note : Le tableau est basé sur les femmes qui ont dormi dans le ménage la nuit précédant l'enquête, Les femmes avec un taux d'hémoglobine <7,0 g/dl ont une anémie sévère, celles avec un taux de 7,0-9,9 g/dl ont une anémie modérée, et les femmes enceintes avec un taux de 10,0-10,9 g/dl et les femmes non enceintes avec un taux de 10,0-11,9 g/dl ont une anémie légère. 172 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes 11.3 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES 11.3.1 État nutritionnel des enfants Méthodologie L’état nutritionnel résulte, à la fois, de l’histoire nutritionnelle (ancienne et récente) de l’enfant et des maladies ou infections qu’il a pu avoir. Cet état influe à son tour sur le risque qu’a l’enfant de contracter des maladies. En effet, un enfant mal nourri est en situation de faiblesse physique qui favorise les infections qui, à leur tour, influent sur ses risques de décéder. L’état nutritionnel est évalué au moyen d’indices anthropométriques calculés à partir de l’âge et des mesures de la taille1 et du poids de l’enfant prises au cours de l’enquête. Le poids et la taille permettent de calculer les trois indices suivants : la taille par rapport à l’âge (taille-pour-âge), le poids par rapport à la taille (poids-pour-taille) et le poids par rapport à l’âge (poids-pour-âge). Selon les recommandations de l’OMS, l’état nutritionnel des enfants mesurés pendant l’enquête est comparé à celui d’une population de référence internationale, connu sous le nom de standard NCHS/CDC/OMS2. Cette référence internationale a été établie à partir de l’observation d’enfants américains de moins de cinq ans en bonne santé et elle est utilisable pour tous les enfants de cet âge dans la mesure où, quel que soit le groupe de population, ils suivent un modèle de croissance à peu près similaire. Les données de la population de référence internationale ont été normalisées pour suivre une distribution normale où la médiane et la moyenne sont identiques. Pour les différents indices étudiés, on compare la situation des enfants dans l’enquête avec le standard de référence internationale, en calculant la proportion d'enfants observés qui se situent à moins de deux et à moins de trois écarts-type en dessous de la médiane de la population de référence. Au cours de l’enquête, tous les enfants de moins de cinq ans présents dans les ménages enquêtés devaient être pesés et mesurés. Sur les 4 917 enfants répondant à ces critères, on dispose de données valides sur l’âge, le poids et la taille dans 91 % des cas. Les résultats sur l’état nutritionnel portent donc sur 4 472 enfants. Le tableau 11.10 présente les pourcentages d’enfants souffrant de malnutrition selon les trois indices anthropométriques et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Parmi les 4 472 enfants pour lesquels l’état nutritionnel est présenté, 4 009 vivaient dans le même ménage que leur mère et leur mère a été enquêtée. Pour ces derniers, l’état nutritionnel a été analysé selon certaines caractéristiques disponibles à partir du questionnaire individuel femme, comme le rang de naissance, l’intervalle intergénésique et le niveau d’instruction de la mère. Par ailleurs, pour 463 enfants (soit 10 % des 4 472 enfants qui font l’objet de cette analyse), la mère n’a pas été enquêtée : dans 140 cas, la mère n’a pas été enquêtée pour diverses raisons (par exemple, elle était absente ou malade au moment de l’enquête) mais elle vivait dans le même ménage que son enfant et, dans 323 cas, elle n’a pas été enquêtée parce qu’elle vivait ailleurs ou était décédée. Cette dernière catégorie présente un intérêt particulier. En effet, on peut supposer que les conditions de vie de ces enfants dont la mère ne vit pas dans le ménage diffèrent de celles des enfants vivant avec leur mère dans le même ménage. 1 Les enfants de moins de 24 mois ont été mesurés en position couchée, alors que ceux de 24 mois et plus ont été mesurés en position debout. Cependant, pour faciliter la compréhension du texte, le même terme « taille » sera utilisé ici pour tous les enfants, quelle que soit la façon dont ils ont été mesurés. 2 NCHS : National Center for Health Statistics (Centre National des Statistiques Sanitaires) des États-Unis ; CDC : Centers for Disease Control and Prevention (Centres de Contrôle et Prévention des Maladies) des États-Unis ; OMS : Organisation Mondiale de la Santé. Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 173 Tableau 11.10 État nutritionnel des enfants Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans considérés comme atteints de malnutrition selon les trois indices anthropométriques de l'état nutritionnel (taille-pour-âge, poids-pour-taille et poids-pour-âge), selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Taille-pour-âge Poids-pour-taille Poids-pour-âge Caractéristique sociodémographique Pourcentage en dessous de -3 ET Pourcentage en dessous de -2 ET1 Pourcentage en dessous de -3 ET Pourcentage en dessous de -2 ET1 Pourcentage en dessous de -3 ET Pourcentage en dessous de -2 ET1 Effectif d’enfants Âge de l'enfant en mois <6 1,5 4,7 1,0 6,0 0,5 1,9 470 6-9 3,0 10,2 1,0 6,2 1,1 9,2 359 10-11 3,2 17,4 0,0 9,1 3,9 15,1 136 12-23 16,1 34,3 1,5 9,5 3,1 21,7 858 24-35 11,0 28,1 0,6 6,3 3,9 14,9 959 36-47 13,9 30,1 0,7 5,8 3,5 16,1 910 48-59 11,5 30,9 0,6 4,4 1,7 13,4 780 Sexe Masculin 12,3 27,6 1,0 7,0 2,2 14,9 2 279 Féminin 9,3 24,3 0,7 6,0 3,2 13,9 2 194 Rang de naissance2 1 11,9 27,1 0,8 6,5 2,7 16,0 950 2-3 8,7 23,2 1,0 7,4 2,6 13,0 1 627 4-5 9,6 25,2 1,0 6,2 1,5 12,7 851 6+ 13,5 28,2 0,2 5,2 4,5 19,4 581 Âge de la mère4 15-19 10,2 26,0 0,9 5,8 2,3 14,7 1 051 20-24 13,2 28,5 1,0 7,3 3,5 17,7 1 176 25-29 9,8 24,4 0,6 7,1 2,6 12,9 914 30-34 8,3 22,4 1,0 6,5 2,1 10,8 689 35-49 11,5 27,4 0,6 5,6 2,8 13,9 643 Intervalle intergénésique en mois2 , 3 Première naissance 12,0 27,2 0,8 6,6 2,7 16,1 960 <24 13,0 30,1 0,8 5,9 2,8 17,6 388 24-47 11,5 27,0 1,1 6,6 3,4 15,2 1 546 48+ 6,3 19,6 0,5 6,8 1,6 11,3 1 115 Grosseur à la naissance2 Très petit 24,1 40,8 3,0 9,2 5,2 37,9 85 Petit 14,4 35,7 0,6 4,4 6,8 25,8 250 Moyen ou très gros 9,2 23,6 0,8 6,8 2,0 12,8 3 477 Non déterminé 17,9 34,4 0,3 5,8 8,9 21,7 183 Milieu de résidence Urbain 9,2 22,1 0,8 6,3 1,5 9,6 2 045 Rural 12,1 29,2 0,9 6,8 3,7 18,4 2 427 Région Brazzaville 11,7 23,7 0,4 4,8 1,3 8,9 1 218 Pointe-Noire 5,0 19,2 0,8 7,6 1,4 7,9 592 Sud 11,5 27,6 1,2 8,1 4,3 21,3 1 723 Nord 11,9 30,3 0,9 5,3 2,4 12,9 940 Niveau d'instruction de la mère4 Aucune instruction 19,4 33,9 0,4 5,7 7,8 21,5 385 Primaire 12,2 29,3 1,0 7,1 3,1 18,9 1 502 Secondaire 1er cycle 7,7 21,2 0,8 6,3 1,5 10,7 2 193 Secondaire 2nd cycle ou plus 5,6 22,0 0,7 9,5 0,1 8,0 66 Suite. 174 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes Tableau 11.10 —Suite Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans considérés comme atteints de malnutrition selon les trois indices anthropométriques de l'état nutritionnel (taille-pour-âge, poids-pour-taille et poids-pour-âge), selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Taille-pour-âge Poids-pour-taille Poids-pour-âge Caractéristique sociodémographique Pourcentage en dessous de -3 ET Pourcentage en dessous de -2 ET1 Pourcentage en dessous de -3 ET Pourcentage en dessous de -2 ET1 Pourcentage en dessous de -3 ET Pourcentage en dessous de -2 ET1 Effectif d’enfants Situation de la mère Mère enquêtée 10,3 25,3 0,8 6,6 2,7 14,6 4 009 Mère non enquêtée mais dans le ménage 13,1 27,6 1,3 6,3 2,3 16,3 140 Mère non enquêtée, pas dans le ménage 5 15,5 34,1 1,0 5,6 3,5 11,4 323 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 13,5 31,9 0,5 5,6 4,9 19,3 1 041 Second 9,9 27,2 1,9 9,3 3,1 18,6 1 034 Moyen 11,3 24,6 0,5 5,8 2,5 14,2 927 Quatrième 10,8 23,7 0,6 6,6 1,3 10,5 780 Le plus riche 7,3 19,7 0,6 4,7 0,6 5,3 690 Ensemble 10,8 26,0 0,9 6,5 2,7 14,4 4 472 Note : Le tableau est basé sur les enfants qui ont dormi dans le ménage la nuit précédant l'enquête. Chaque indice est exprimé en terme de nombre d'unités d'écart type (ET) par rapport à la médiane de la Population de Référence Internationale du NCHS/CDC/OMS. Le tableau présente les pourcentages d'enfants qui se situent à moins de -3 ET ou à moins de -2 ET de la médiane de la population de référence. 1 Y compris les enfants qui se situent en dessous de -3 ET de la médiane de la population de référence. 2 Non compris les enfants dont la mère n'a pas été enquêtée. 3 Les premières naissances multiples (jumeaux ou triplets, etc.) sont considérées comme première naissance car elles n'ont pas d'intervalle intergénésique précédent. 4 Pour les femmes qui n'ont pas été enquêtées, les informations proviennent du questionnaire ménage. Non compris les enfants dont la mère n'est pas listée dans le ménage. 5 Y compris les enfants dont la mère est décédée. Retard de croissance La malnutrition chronique qui se manifeste par une taille trop petite pour l’âge se traduit par un retard de croissance. Cette situation est généralement la conséquence d’une alimentation inadéquate et/ou de maladies survenues pendant une période relativement longue ou qui se sont manifestées à plusieurs reprises. De plus, on considère qu’après l’âge de deux ans, « …il y a peu de chance pour qu’une intervention quelle qu’elle soit, puisse améliorer la croissance. » (Delpeuch, 1991). Ainsi, le retard de croissance staturale acquis dès les plus jeunes âges ne se rattrape pratiquement plus. La taille-pour-âge est révélatrice de la qualité de l’environnement et, d’une manière générale, du niveau de développement socioéconomique d’une population. L’enfant qui a une taille insuffisante pour son âge peut, cependant, avoir un poids en correspondance avec sa taille réelle ; pour cette raison, cette forme de malnutrition n’est pas toujours « visible » dans une population : un enfant de trois ans présentant cette forme de malnutrition peut ressembler à un enfant de deux ans bien nourri. L’indice taille-pour-âge, qui rend compte de la taille d’un enfant par rapport à son âge, est donc une mesure des effets à long terme de la malnutrition et il ne varie que très peu en fonction de la saison au cours de laquelle les enfants sont mesurés. Selon les résultats du tableau 11.10 concernant l'indice taille-pour-âge, on constate que 26 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique (la taille-pour-âge se situe à moins de 2 écarts-type en dessous de la médiane taille-pour-âge de la population de référence) : 15 % en souffrent sous une forme modérée et 11 % sous une forme sévère (<-3 écarts-type). Ces proportions sont beaucoup Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 175 plus élevées que celles que l'on s'attend à trouver dans une population en bonne santé et bien nourrie, à savoir 2,3 % à moins 2 écarts-type et 0,1 % à moins 3 écarts-type. Selon l'âge, on observe des variations importantes de la prévalence de la malnutrition chronique, qu’elle soit modérée ou sévère (graphique 11.1). La proportion d'enfants accusant un retard de croissance augmente très régulièrement et très rapidement avec l'âge jusqu’à 12-23 mois, passant d’un minimum de 5 % à moins de 6 mois à un maximum de 34 % à 12-23 mois ; au-delà de cet âge, la proportion d’enfants atteints de malnutrition chronique diminue très légèrement mais concerne cependant encore 31 % des enfants de 48-59 mois. La forme sévère de ce type de malnutrition touche 2 % des enfants de 6 mois et 3 % de ceux de 6-9 mois pour atteindre un maximum de 16 % chez les enfants de 12-23 mois. La situation de ces enfants est particulièrement préoccupante car après deux ans, le retard de croissance staturale n'est plus rattrapable. Effectivement, à partir de 24 mois, au moins 11 % des enfants accusent un retard de croissance sévère. On constate que la proportion de garçons présentant ce type de malnutrition est légèrement plus élevée que celle observée parmi les filles (12 % contre 9 %). Le rang de naissance ne semble pas avoir une influence très nette sur le niveau du retard de croissance; tout au plus peut-on souligner que la prévalence est légèrement plus élevée parmi les enfants de rang 1 et de rang 6 ou plus que parmi les autres (respectivement, 27 % et 28 %). Par contre, la prévalence de la malnutrition chronique semble être affectée par l’intervalle intergénésique, la proportion d’enfants atteints de ce type de malnutrition passant de 30 % quand l’intervalle est inférieur à 2 ans à 20 % quand il est d’au moins 48 mois. Le niveau de la malnutrition chronique varie aussi en fonction de la grosseur de l’enfant à la naissance. Plus l’enfant est petit, plus la prévalence de la malnutrition est élevée : 41 % et 36 % pour les enfants très petits et petits à la naissance contre 24 % pour ceux moyens ou très gros. Les résultats montrent aussi que la prévalence du retard de croissance présente de fortes variations en fonction du milieu et des régions de résidence : elle est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (29 % contre 22 %) ; en outre, les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire se caractérisent par des niveaux plus faibles que les régions Nord et Sud (respectivement, 24 % et 19 % contre 28 % et Graphique 11.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans selon l’âge EDSC-I 2005 ( ( ((( (( ( ( ( ( (( (( ( (((((((((( ( ( ((( ( ((( (((((( ( (( ((( ( (((((((((((( ) ) ) )))))) ))) )))) ))))))))))))))))))))))))))))) )))))))))))))))# # #### ## # # ## ## # # # # ###### # # # ## # ##### ##### # # ### # # ### ########## 0 3 6 9 12 15 18 21 24 27 30 33 36 39 42 45 48 51 54 57 Âge en mois 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Pourcentage Retard de croissance Émaciation Insuffisance pondérale 176 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes 30 %). Sous la forme sévère, la proportion d'enfants atteints de retard de croissance varie de 9 % en milieu urbain à 12 % en milieu rural. Par contre, la prévalence de la malnutrition chronique sous la forme sévère est identique à Brazzaville et dans les régions Nord et Sud (12 % dans les trois cas). Le niveau d'instruction de la mère semble influencer de manière importante la prévalence du retard de croissance : plus d’un tiers des enfants dont la mère n'a aucune instruction accuse un retard de croissance (34 %) contre 29 % quand la mère a un niveau primaire et 22 % ou moins quand elle a un niveau secondaire ou plus. Cet écart est également important pour la malnutrition chronique sévère (19 % pour les enfants dont la mère est sans instruction contre 6 % pour les enfants de mère de niveau secondaire 2nd cycle ou plus). Ce résultat révèle, une fois de plus, la nécessité d’éduquer les femmes, car avec l’acquisition d’une certaine instruction, elles acquièrent également une meilleure connaissance des règles d’hygiène et des principes de base en matière de nutrition des enfants. Toutefois, il convient de noter que ces écarts peuvent aussi résulter de disparités socioéconomiques entre les femmes instruites et celles qui ne le sont pas : en effet, les femmes n’ayant pas d’instruction vivent plus fréquemment dans des conditions précaires, caractérisées par une quantité de nourriture disponible parfois limitée et non diversifiée et par des conditions de logement parfois insalubres. C'est cette conjonction de facteurs, et non le seul niveau d'instruction, qui expliquerait la forte prévalence de la malnutrition chronique parmi les enfants des femmes sans instruction. Effectivement, on constate que le niveau de vie du ménage affecte le niveau de malnutrition chronique parmi les enfants. En effet, la prévalence du retard de croissance diminue au fur et à mesure que le niveau de vie du ménage s’élève (32 % dans le quintile le plus pauvre contre 20 % dans le plus riche). Les proportions d’enfants atteints de retard de croissance sous la forme sévère suivent la même tendance (14 % parmi ceux des ménages les plus pauvres contre 7 % parmi ceux des ménages les plus riches). Comme on pouvait s’y attendre, les enfants qui ne vivent pas avec leur mère sont plus fréquemment atteints de malnutrition chronique que les autres (34 % contre 28 % des enfants dont la mère n’a pas été enquêtée mais vit dans le ménage et 25 % de ceux dont la mère a été enquêtée). Émaciation Au tableau 11.10 figurent également les résultats concernant les proportions d'enfants atteints de malnutrition aiguë, exprimée par l'indice poids-pour-taille. Cet indice, qui donne une mesure de la masse du corps en relation avec la taille, reflète la situation nutritionnelle actuelle (au moment de l'enquête). Il peut donc être fortement influencé par la saison pendant laquelle s'est effectuée la collecte des données. En effet, la plupart des facteurs susceptibles de causer un déséquilibre entre le poids et la taille de l'enfant, qu’il s’agisse des maladies (rougeole, diarrhée, etc.) ou des déficits alimentaires (sécheresse, périodes de soudure) sont très sensibles à la saison. Ce type de malnutrition est la conséquence d'une alimentation insuffisante durant la période récente ayant précédé l'observation ou d'une perte de poids consécutive à une maladie (diarrhée sévère par exemple). Un enfant souffrant de cette forme de malnutrition est maigre ou émacié. Les enfants dont le poids-pour-taille se situe à moins de deux écarts-type en dessous de la médiane poids-pour-taille de la population de référence sont considérés comme étant atteints de malnutrition aiguë, et à moins de trois écarts-type, on parle de malnutrition aiguë sévère. Au Congo, 7 % d’enfants de moins de cinq ans sont atteints de malnutrition aiguë : 6 % en souffrent sous une forme modérée et 1 % sous une forme sévère (<-3 écarts-type). Ces proportions sont, en partie, les résultats de pratiques inappropriées d’alimentation et de nutrition des enfants. La proportion d’enfants atteints d’émaciation, quoique relativement faible, est nettement plus élevée que celle que l’on s’attend à trouver dans une population en bonne santé et bien nourrie (2,3 % à moins de deux écarts-type et 0,1 % à moins de trois écarts-type. Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 177 Les enfants âgés de 10-23 mois sont ceux qui souffrent le plus de malnutrition aiguë, en particulier ceux du groupe d'âges 12-23 mois (8 % et 2 % sous la forme sévère) (graphique 11.1). En effet, c’est à 12-23 mois que la majorité des enfants sont sevrés (la durée médiane de l’allaitement est de 17,1 mois) et, très certainement, les aliments de sevrage ne sont pas suffisants pour couvrir les besoins nutritionnels à ces âges, ce qui provoque des carences, une plus grande fragilité face aux infections et à la malnutrition. Par ailleurs, ce groupe d’âges correspond également au stade de développement des enfants où ils commencent à explorer leur environnement immédiat et à porter n’importe quel objet à leur bouche : ils sont ainsi particulièrement exposés aux agents pathogènes comme en dénote la forte prévalence de la diarrhée dans ce groupe d’âges (voir Chapitre 9 - Santé de la mère et de l’enfant). Le fait qu’après le 2è anniversaire, les proportions d’enfants émaciés diminuent n’est pas nécessairement le signe d’une amélioration de l’état nutritionnel des enfants à partir de cet âge. Cela peut aussi être la conséquence d’une forte mortalité des enfants les plus atteints, seuls les enfants les moins touchés survivant après leur 2è anniversaire. Les garçons semblent légèrement plus atteints de malnutrition aiguë que les filles (7 % contre 6 %). Par ailleurs, la prévalence de l’émaciation diminue régulièrement avec le rang de naissance, passant de 7 % pour les enfants de rang 1 à 2 à 5 % pour ceux de rang 6 ou plus. À l’inverse, sauf pour les enfants dont la mère a 15-19 ans, la proportion d’enfants émaciés diminue avec l’âge de la mère à la naissance de l’enfant, passant de 7 % pour les enfants dont la mère a 20-24 ans à 6 % pour ceux dont la mère a 35-49 ans. On ne constate pas de différence significative entre le milieu urbain et le milieu rural, par contre, on constate que les enfants vivant à Pointe-Noire et dans le Sud (8 % dans les deux cas) sont plus fréquemment atteints de malnutrition aiguë que ceux qui vivent à Brazzaville et dans le Nord (5 % dans les deux cas). De manière paradoxale, la prévalence de l’émaciation est près de deux fois plus élevée parmi les enfants dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus que parmi ceux dont la mère n’a pas d’instruction (10 % contre 6 %). Enfin, il faut noter que les enfants qui vivent avec leur mère sont presque autant affectés que ceux dont la mère n’est pas dans le ménage (7 % contre 6 %). Enfin, sauf pour les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres, les résultats mettent en évidence une tendance à la baisse de la prévalence de la malnutrition aiguë en fonction du niveau de bien-être du ménage, passant de 9 % dans le deuxième quintile à 5 % dans le quintile le plus riche. Insuffisance pondérale Le tableau 11.10 et le graphique 11.1 présentent enfin l'état nutritionnel des enfants mesuré au moyen de l'indice poids-pour-âge. Cet indicateur est un indice qui reflète, à la fois et sans les différencier, les deux formes précédentes de malnutrition, chronique et aiguë. C’est donc un indice combiné (puisqu’un faible poids-pour-âge peut être provoqué par la maigreur comme par le retard de croissance) qui traduit une insuffisance pondérale chez les enfants. C’est la mesure utilisée le plus souvent par les services de santé pour suivre les progrès nutritionnels et la croissance des enfants. Cependant, son utilisation reste limitée car il ne permet pas de distinguer les déficiences alimentaires de longue durée (retard de croissance) de celles qui sont récentes (émaciation). Comme le poids-pour-taille, cet indice est sensible aux variations saisonnières et sa valeur est limitée quand il n'existe qu'une seule mesure dans le temps. Il est présenté ici essentiellement pour permettre des comparaisons avec les résultats des études ou des suivis nutritionnels des enfants qui utilisent cette mesure. Les enfants dont le poids-pour-âge se situe à moins de deux écarts-type en dessous de la médiane poids-pour-âge de la population de référence sont considérés comme souffrant d'insuffisance pondérale, à moins de trois écarts-type, on parle d'insuffisance pondérale sévère. Au Congo, environ un enfant de moins de cinq ans sur sept (14 %) souffre d'insuffisance pondérale : 11 % sous la forme modérée et 3 % sous la forme sévère. Une fois encore, la situation reste 178 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes préoccupante, puisque ces proportions sont nettement supérieures à celles que l'on s'attend à trouver dans une population en bonne santé et bien nourrie (respectivement 2,3 % et 0,1 %). On constate des disparités importantes du niveau de la prévalence en fonction des caractéristiques sociodémographiques. Les variations selon l'âge sont proches de celles du retard de croissance. Comme pour les deux autres indices, cette forme de malnutrition déjà existante aux jeunes âges (2 % à moins de six mois et 9 % entre 6 et 9 mois) augmente très rapidement pour toucher plus d’un enfant de 12 -23 mois sur cinq (22 %). Il n’y a pas de différence significative selon le sexe (15 % pour les garçons et 14 % pour les filles) et les résultats font apparaître une prévalence de l’insuffisance pondérale un peu plus élevée parmi les enfants de rang 1 (16 %) et de rang 6 et plus (19 %) que parmi les autres. Les enfants dont l’intervalle intergénésique est inférieur à 24 mois présentent plus fréquemment que les autres une insuffisance pondérale (18 % contre 11 % quand l’intervalle est de 48 mois ou plus). En milieu rural, on constate que près d’un enfant sur cinq (18 %) est atteint de cette forme de malnutrition contre 10 % en urbain. La prévalence varie également selon la région, la proportion d’enfants présentant une insuffisance pondérale variant de 9 % à Brazzaville et 8 % à Pointe Noire à 13 % dans le Nord et à un maximum de 21 % dans le Sud. Comme pour la malnutrition chronique, la prévalence de l’insuffisance pondérale varie de manière importante en fonction du niveau d’instruction de la mère puisque parmi les enfants dont la mère n’a aucune instruction, 22 % présentent une insuffisance pondérale contre seulement 8 % des enfants dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Enfin, la proportion d’enfants souffrant d’insuffisance pondérale diminue régulièrement avec le niveau de bien-être du ménage, 19 % des enfants présentant une insuffisance pondérale dans les ménages les plus pauvres contre 5 % dans les ménages les plus riches. 11.3.2 État nutritionnel des femmes L’état nutritionnel des femmes de 15-49 ans est un des déterminants du bon déroulement des grossesses ainsi que de leur issue ; par conséquent il est aussi un déterminant de la mortalité maternelle. Il influence aussi la morbidité et la mortalité des jeunes enfants. L’état nutritionnel des mères est conditionné, à la fois, par la balance énergétique, leur état de santé et le temps écoulé depuis la dernière naissance. Il existe donc une relation étroite entre d’une part les niveaux de fécondité et de mortalité et d’autre part l’état nutritionnel des mères. Pour ces raisons, l’évaluation de l’état nutritionnel des femmes en âge de procréer est particulièrement utile puisqu’il permet d’identifier des groupes à haut risque. Bien que la taille puisse varier dans les populations à cause de facteurs génétiques, elle est néanmoins un indicateur indirect du statut socioéconomique de la mère dans la mesure où une petite taille peut résulter d’une malnutrition chronique durant l’enfance. En outre, d’un point de vue anatomique, la taille des mères étant associée à la largeur du bassin, les femmes de petites tailles sont plus susceptibles d’avoir des complications pendant la grossesse et surtout pendant l’accouchement. Elles sont aussi plus susceptibles que les autres de concevoir des enfants de faible poids. Bien que la taille critique en deçà de laquelle une femme peut être considérée à risque varie selon les populations, on admet généralement que cette taille se situe entre 140 et 150 centimètres. Dans le cadre de l’EDSC-I, pour déterminer l’état nutritionnel des femmes, on a relevé le poids et la taille de toutes les femmes de 15-49 ans. Selon les résultats du tableau 11.11, on constate que la proportion de femmes dont la taille se situe en dessous de l’intervalle mentionné est relativement faible (5 %), néanmoins cette proportion varie de manière importante en fonction des caractéristiques sociodémographiques. Il est difficile d’interpréter la forte proportion de jeunes femmes de petite taille (7 %) dans la mesure où une partie d’entre elles n’ont pas encore fini leur croissance. Par contre, on constate que les femmes de petite taille sont, proportionnellement, nettement plus nombreuses en rural qu’en urbain (6 % contre 4 %). De même, les proportions de femmes en dessous de 145 cm varient d’un minimum de 2 % à Pointe-Noire à 4 % à Brazzaville et à 6 % dans le Nord et le Sud. Par ailleurs, les Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes | 179 proportions de femmes de petite taille diminuent avec l’augmentation du niveau d’instruction et du niveau de bien-être économique du ménage. En effet, 9 % des femmes sans instruction sont de petite taille contre seulement 2 % de celles ayant un niveau d’instruction 2nd cycle ou plus, et cette proportion est de 7 % dans le quintile le plus pauvre contre 2 % dans le plus riche. Le faible poids d’une femme avant une grossesse est un facteur de risque important pour le déroulement et l’issue de la grossesse. Cependant, le poids étant très variable selon la taille, il est préférable d’utiliser un indicateur tenant compte de cette relation. L’Indice de Masse Corporelle (IMC) ou encore Indice de Quételet, est le plus souvent utilisé pour exprimer la relation poids/taille3. Il permet de mettre en évidence le manque ou l’excès de poids en contrôlant la taille et, en outre, il présente l’avantage de ne pas nécessiter l’utilisation de tables de référence comme c’est le cas pour le poids-pour-taille. Les femmes dont l’IMC se situe à moins de 18,5 sont considérées comme atteintes de déficience énergétique chronique. À l’opposé, un IMC supérieur à 25 indique un surpoids. Au Congo, la valeur moyenne de l’IMC est de 22,9 : on constate qu’une proportion relativement importante de femmes (13 %) se situent en deçà du seuil critique de 18,5 et sont donc atteintes de déficience énergétique chronique dont 9 % sous une forme légère et 4 % sous une forme modérée ou sévère. Tableau 11.11 État nutritionnel des femmes par caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes dont la taille est inférieure à 145 centimètres, Indice de Masse Corporelle (IMC) moyen et pourcentage de femmes ayant un niveau d'IMC déterminé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Taille Indice de Masse Corporelle1 (kg/m2) Caractéristique sociodémographique Pourcentage en dessous de 145 cm Effectif Moyenne de l'IMC 18,5- 24,9 (normal) <18,5 (maigre) 17,0-18,4 (maigreur légère) <17 (maigreur modérée ou sévère) ≥25,0 (gros ou obèse) 25,0- 29,9 (gros) ≥30,0 (obèse) Effectif de femmes Âge 15-19 6,8 1 521 21,0 69,0 21,3 15,2 6,1 9,7 8,6 1,2 1 365 20-29 4,7 2 670 22,4 67,2 12,1 8,1 4,0 20,7 15,5 5,2 2 277 30-39 3,3 1 719 23,9 52,9 11,0 7,2 3,8 36,1 25,3 10,8 1 499 40-49 4,4 969 24,9 49,1 7,4 5,5 1,9 43,5 26,6 17,0 934 Milieu de résidence Urbain 3,7 3 857 23,5 57,1 12,2 8,2 4,0 30,7 20,3 10,4 3 517 Rural 6,1 3 022 22,0 67,0 14,5 10,3 4,3 18,5 15,1 3,4 2 558 Région Brazzaville 4,3 2 342 23,9 53,9 11,2 7,2 4,0 34,9 22,4 12,5 2 129 Pointe-Noire 1,7 1 168 22,8 61,8 13,0 9,3 3,6 25,2 17,4 7,9 1 084 Sud 6,4 2 207 21,9 66,4 16,0 11,7 4,3 17,6 14,6 3,1 1 882 Nord 5,9 1 162 22,3 66,8 12,3 7,7 4,6 20,9 16,3 4,6 980 Niveau d'instruction Aucune instruction 8,5 495 22,7 64,4 13,0 9,8 3,2 22,6 15,9 6,7 433 Primaire 6,2 2 094 22,3 63,6 15,1 10,6 4,5 21,4 16,2 5,2 1 806 Secondaire 1er cycle 4,2 3 333 22,9 61,3 13,0 9,0 4,1 25,7 18,3 7,3 2 956 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,0 958 24,0 54,9 9,8 5,8 4,0 35,3 22,3 13,0 880 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 7,1 1 226 21,3 70,7 17,3 11,7 5,6 12,0 10,1 1,8 1 031 Second 5,9 1 308 21,9 68,6 15,2 10,9 4,3 16,2 12,9 3,3 1 105 Moyen 4,7 1 378 22,8 62,3 12,3 8,8 3,5 25,4 20,0 5,5 1 229 Quatrième 4,5 1 444 23,3 57,2 12,4 7,7 4,7 30,5 21,6 8,9 1 304 Le plus riche 2,2 1 523 24,4 51,5 10,1 7,1 2,9 38,4 23,1 15,3 1 407 Ensemble 4,8 6 879 22,9 61,3 13,2 9,0 4,1 25,6 18,1 7,5 6 075 1 Non compris les femmes enceintes et les femmes ayant eu un enfant dans les deux derniers mois, 3 L’IMC est calculé en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres (kg/m2). 180 | Allaitement Maternel, État Nutritionnel des Enfants et des Femmes D’une manière générale, l’IMC moyen des femmes varie assez peu selon les caractéristiques sociodémographiques. Cependant, des disparités importantes apparaissent lorsqu’il s’agit de la proportion se situant en deçà du seuil critique de 18,5. C’est parmi les femmes les plus jeunes (15-19 ans) que le niveau de la déficience énergétique chronique est le plus élevé (21 %, contre seulement 7 % à 40-49 ans). La prévalence de la déficience énergétique chronique est plus élevée en milieu rural (15 %) qu’en milieu urbain (12 %). Dans les régions, le niveau de déficience énergétique varie d’un minimum de 11 % à Brazzaville à un maximum de 16 % dans le Sud. On constate également des écarts importants selon le niveau d’instruction, la proportion de femmes dont l’IMC se situe en deçà de 18,5 variant d’un maximum de 15 % pour le niveau primaire à un minimum de 10 % au niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Le niveau de vie du ménage affecte également la prévalence de la malnutrition chronique chez les femmes. Les femmes appartenant aux ménages les plus pauvres (17 %) présentent plus fréquemment un état de déficience énergétique que celles des ménages les plus riches (10 %). À l’opposé, il ressort du tableau 11.11 que plus d’un quart des femmes (26 %) ont un indice de masse corporel élevé (25 ou plus) et entrent dans la catégorie des femmes présentant une surcharge pondérale : plus d’un tiers d’entre elles (8 %) peuvent être considérées comme obèses (IMC de 30 ou plus). La proportion de femmes présentant un surpoids varie également selon les caractéristiques sociodémographiques. Selon l’âge, on constate que le surpoids touche plus fréquemment les femmes âgées que les jeunes : 10 % des jeunes de 15 à 19 ans ont un IMC supérieur ou égal à 25 contre 36 % chez les femmes de 30-34 ans et 44 % pour les femmes âgées de 40-49 ans. L’obésité (IMC supérieur à 30) commence à être plus fréquente à partir de 30 ans : 11 % des femmes de 30-39 ans et 17 % de celles de 40-49 ans. De manière plus générale, on constate que le problème de surpoids est plus répandu en milieu urbain qu’en milieu rural (31 % contre 19 %), à Brazzaville que dans les autres régions (35 % contre un minimum de 18 % dans le Sud), parmi les femmes les plus instruites (35 % contre 21 % parmi celles de niveau primaire) et parmi celles des ménages du quintile le plus riche (38 % contre 12 % parmi les ménages les plus pauvres). Mortalité des Enfants | 181 Monique BARRÈRE Les niveaux, tendances et caractéristiques de la mortalité des enfants sont fonction des conditions sanitaires, environnementales, socioéconomiques et culturelles qui prévalent dans une population et dans ses diverses couches sociales. C'est pourquoi, le niveau de mortalité des enfants est souvent considéré comme un des meilleurs indicateurs du niveau de développement d'un pays. La connaissance de la mortalité des enfants est donc indispensable, non seulement, aux spécialistes des questions de population, mais aussi aux responsables de mise en place des programmes de santé et de développement socioéconomique. C'est dans ce contexte que s'inscrit l'un des principaux objectifs de l'EDSC-I : collecter des informations sur la mortalité des enfants selon les caractéristiques socioéconomiques et démographiques des enfants et de leur mère. 12.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES Les indicateurs de mortalité présentés dans ce chapitre sont calculés à partir d'informations sur l'historique des naissances recueillies dans le questionnaire femme. Dans la Section 2 du questionnaire, l'enquêtrice enregistre toutes les naissances de la femme, en précisant le sexe, l'âge et l'état de survie. Pour les enfants décédés, l'enquêtrice enregistre également l'âge au décès. L'estimation de la mortalité à partir de l'historique des naissances présente, à la fois, des limites d'ordre méthodologique et des risques d'erreurs d'enregistrement. En premier lieu, dans ce type d'approche rétrospective, on collecte des informations sur le passé (ici, la mortalité des enfants) auprès de personnes vivantes au moment de l'enquête (ici, les femmes de 15-49 ans). On n'a donc aucune information sur la survie ou le décès d'enfants dont la mère est décédée : dans le cas où ces enfants, orphelins de mère, seraient en nombre important1 et où leur mortalité serait différente de celle des enfants dont la mère survit (ce qui est certainement le cas), les niveaux de mortalité s'en trouveraient affectés. En outre, en limitant la collecte des données aux seules femmes de 15-49 ans, les informations découlant de l'historique des naissances ne sont pas complètement représentatives des différents intervalles de la période passée. Si, pour les cinq années précédant l'enquête, la presque totalité des naissances (et de la mortalité infanto-juvénile qui peut s'ensuivre) sont issues des femmes de 15-49 ans à l'enquête, il n'en est pas de même pour les intervalles plus anciens : pour la période 10-14 ans avant l'enquête, par exemple, nous ne disposons d'aucune information sur les naissances issues de femmes de 40-49 ans à cette époque. Du point de vue de la collecte proprement dite, comme cela a été précisé au Chapitre 4 (Fécondité), la validité des données peut être affectée par : 1) le sous enregistrement des événements, en particulier l'omission d'enfants qui meurent très jeunes, quelques heures ou jours après la naissance pouvant induire une sous-estimation de la mortalité ; en outre, si ce sous enregistrement était d'autant plus important que la période de référence est éloignée de la date de l'enquête, les tendances observées des niveaux de mortalité s'en trouveraient affectées. Une technique d'évaluation succincte du sous enregistrement des décès des très jeunes enfants consiste à calculer la proportion d'enfants décédés entre 0 et 6 jours par rapport aux décès 1 Selon les résultats de l'enquête ménage, moins de 1 % des enfants de moins de 5 ans survivants et identifiés dans les ménages étaient orphelins de mère. MORTALITÉ DES ENFANTS 12 182 | Mortalité des Enfants survenus au cours du premier mois. Comme, généralement, la mortalité diminue rapidement au cours de l'enfance, on s'attend à ce que cette proportion augmente avec une diminution de la mortalité d'ensemble des enfants et une proportion inférieure à environ 60 % indiquerait un sous enregistrement important des décès précoces. Dans le cas de l'EDSC-I, les proportions varient de 73 % à 69 % selon la période avant l'enquête (tableau C.6 en Annexe C), ce qui semble indiquer qu'il n'y a pas eu de sous enregistrement des décès précoces. Une faible proportion de mortalité néonatale par rapport à la mortalité infantile peut également être utilisée pour estimer l'importance de la sous déclaration des décès de jeunes enfants. Comme on peut le constater au tableau C.7 (Annexe C), selon la période quinquennale considérée, les proportions se situent à un niveau à peu près acceptable, variant de 44 % à 52 % (47 % pour la période la plus récente), et ne mettent pas en évidence de sous-estimation importante des décès. 2) les déplacements différentiels de dates de naissance des enfants, selon qu'ils sont vivants ou décédés. Ces déplacements qui n'affectent pas les niveaux de mortalité de l'ensemble de la période rétrospective considérée, peuvent entraîner une sous-estimation de la mortalité d'un intervalle (par exemple, 0-4 ans avant l'enquête), et par conséquent une surestimation de la mortalité de l'intervalle précédant (par exemple, 5-9 ans avant l'enquête). Dans le cas de l’EDSC-I, il semble effectivement y avoir eu des transferts de naissances de 2000 sur celles de 19992. Cependant, les niveaux de mortalité étant calculés par période quinquennale, soit 2001-2005 pour la plus récente, et 1996-2000 pour la période précédente, ils ne devraient pas être affectés de façon significative par ces transferts, qui se produisent à l'intérieur des intervalles de référence. 3) l'imprécision des déclarations d'âge au décès, en particulier, l'attraction de 12 mois comme âge au décès3, en transformant une partie des décès de jeunes enfants (moins de 12 mois) en décès d'enfants plus âgés (12 à 59 mois) pouvant engendrer une sous-estimation de la mortalité infantile et, par contrecoup, une surestimation de la mortalité juvénile, la mortalité globale des moins de cinq ans n'étant que très peu affectée. À l'Annexe C, les tableaux C.6 et C.7 fournissent la distribution des décès par âge au décès (jours, mois et années). On remarquera que, pour la période 0-4 ans avant l'enquête, à peu près le même nombre d'enfants seraient morts à 12 mois (15 décès) qu'à 11 mois, ce qui ne semble pas indiquer d’attraction particulière pour 12 mois. Par contre, cette attraction semble évidente pour les périodes précédentes au cours desquelles à peu près autant d’enfants seraient morts à 12 mois qu'aux âges 10, 11, 13 et 14 mois encadrants : cependant, cette attraction est trop négligeable sur l’ensemble des décès à moins d’un an pour affecter réellement les niveaux de mortalité infantile et de mortalité juvénile. Finalement, les limites méthodologiques, inhérentes à l'historique des naissances et, comme nous venons de le voir, les risques d'erreurs ou d'imprécisions de collecte n'induisent généralement qu'une très faible marge d'erreur dans les mesures des événements récents (Sullivan et al., 1990) : dans le cadre de cette analyse, on n'a donc procédé à aucun ajustement des données. 2 À l'Annexe C, le tableau C.5 fournit la distribution des naissances par année de naissance. Le rapport de naissances annuelles (rapport des naissances d'année x à la demi-somme des naissances des années précédente et suivante, soit Nx/[(Nx-1+Nx+1)/2]), rend compte des déplacements d'années de naissance. Le rapport semble indiquer un manque de naissances en 2000 (rapport = 93,9 < 100) et un excédent en 1999 (rapport = 115,0 > 100). Ces déplacements semblent plus prononcés pour les enfants décédés, nés en sous nombre en 2000 (rapport = 89,0 < 100) et en surnombre en 1999 (rapport = 134,0 > 100). 3 Pour essayer de minimiser l'attraction de certains âges (en particulier, un an) les enquêtrices devaient enregistrer en jours, les décès de moins d'un mois, en mois, les décès de moins de deux ans, et, en années, les décès survenus à deux ans et plus. Mortalité des Enfants | 183 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES À partir des informations recueillies sur l'historique des naissances, on calcule les indicateurs suivants : quotient de mortalité néonatale (NN) : probabilité de décéder avant d'atteindre un mois ; quotient de mortalité post-néonatale (PNN) : probabilité de décéder après la période néonatale, mais avant le premier anniversaire ; quotient de mortalité infantile (1q0) : probabilité de décéder avant le premier anniversaire ; quotient de mortalité juvénile(4q1) : probabilité de décéder après le premier et avant le cinquième anniversaire ; quotient de mortalité infanto-juvénile (5q0) : probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire. Le tableau 12.1 présente les différents quotients pour les périodes allant de 1991 à 2005. Pour la période la plus récente, allant de 2001 à 2005, le risque de mortalité infantile est évalué à 75 décès pour 1 000 naissances vivantes ; le risque de mortalité juvénile s'établit quant à lui à 44 ‰. Globalement, le risque de mortalité infanto-juvénile, c'est-à-dire le risque de mortalité avant l'âge de cinq ans, est de 117 ‰. En d'autres termes, au Congo, un peu plus d’un enfant sur dix meurt avant d'atteindre l'âge de cinq ans. Si l’on se réfère au schéma des tables-types de mortalité, la mortalité néonatale devrait être largement supérieure à la mortalité post-néonatale, or la structure par âge de la mortalité des enfants, se caractérise ici par une surmortalité aux âges post-néonatals. On observe en effet que, pour la période 0-4 ans avant l’enquête, le risque de mortalité néonatale (durant le premier mois) est inférieur à la mortalité post-néonatale (33 ‰ contre 43 ‰). Comme ce type « d’anomalie » se retrouve, d’après les résultats des enquêtes DHS, dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, on ne peut pas l’imputer à la seule qualité des données. Il est donc permis de penser que l’existence de facteurs d’ordre socioéconomique et culturel, mais aussi d’ordre écologique explique cette spécificité de l’Afrique subsaharienne. Les facteurs socioéconomiques et culturels responsables de cette situation peuvent être recherchés dans les pratiques d’allaitement et d’alimentation des enfants, l’efficacité des systèmes de santé et de protection infantile et la situation économique générale du pays. Tableau 12.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans Quotient (pour mille) de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile par périodes de cinq ans précédant l'enquête, Congo 2005 Nombre d'années précédant l'enquête Période Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité Infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) 0-4 2001-2005 33 43 75 44 117 5-9 1996-2000 38 49 87 48 131 10-14 1991-1995 29 36 65 39 101 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale 184 | Mortalité des Enfants Les données du tableau 12.1, représentées au graphique 12.1 permettent de retracer l'évolution de la mortalité infantile et juvénile au cours des 15 dernières années. Il apparaît que la mortalité des enfants aurait augmenté de façon importante entre 1991-1995 et 1996-2000, la mortalité infanto-juvénile passant de 101 ‰ à 131 ‰, soit une augmentation de 30 %, pour diminuer au cours de la période la plus récente (117 ‰) sans pour autant retrouver le niveau de 1991-1995. Cette augmentation de la mortalité au cours de la période 1996- 2000 est très certainement la conséquence des années de guerre (1997 et 1998). Cependant, le fait que le niveau de mortalité de la période la plus récente se situe au-dessus de ce qu’il était il y a 10-14 ans pourrait laisser envisager que la mortalité de la période 1991-1995 a été légèrement sous-estimée. Si cette hypothèse se confirmait, cela signifierait que l’augmentation de la mortalité observée entre les périodes 1991-1995 et 1996-2000 aurait été moins importante qu’il n’apparaît ici. Une analyse plus approfondie des résultats serait nécessaire pour confirmer cette hypothèse. 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE Le tableau 12.2 présente les différents quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère, pour la période de dix ans précédant l'enquête (1996-2005). La référence à une période de dix ans est utilisée ici pour pouvoir disposer, pour chaque sous-groupe de population, d'un nombre d'événements suffisants et réduire ainsi l’intervalle de confiance de chaque probabilité. Le graphique 12.2 illustre les niveaux de mortalité infanto-juvénile selon la résidence, le niveau d'instruction de la mère et le quintile de bien-être économique. Le niveau de mortalité des enfants avant l’âge de cinq ans est nettement plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (136 ‰ contre 108 ‰). Cette surmortalité en milieu rural est particulièrement importante au cours de la première année puisque le taux de mortalité infantile des enfants du milieu rural (93 ‰) est 40 % plus élevé que celui du milieu urbain (66 ‰). Par contre, le niveau de mortalité juvénile est peu différent selon le milieu de résidence. On retrouve des écarts de même type selon la région, avec une mortalité infantile nettement plus élevée dans le Nord (99 ‰) et le Sud (86 ‰) qu’à Brazzaville (69 ‰) et Pointe-Noire (60 ‰) ; là encore les niveaux de mortalité juvénile diffèrent peu. Graphique 12.1 Tendance de la mortalité des enfants EDSC-I 2005 65 39 101 87 48 131 75 44 117 Mortalité infantile Mortalité juvénile Mortalité infanto-juvénile 0 20 40 60 80 100 120 140 160 Décès pour 1 000 Périodes avant l'enquête 1991-1995 1996-2000 2001-2005 Mortalité des Enfants | 185 Tableau 12.2 Mortalité des enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques Quotient (pour mille) de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période de 10 ans précédant l'enquête selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité Infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) Milieu de résidence Urbain 36 31 66 44 108 Rural 35 58 93 48 136 Région Brazzaville 42 27 69 43 109 Pointe-Noire 25 35 60 45 102 Sud 25 61 86 48 130 Nord 50 49 99 48 142 Niveau d'instruction Aucune instruction 54 80 134 78 202 Primaire 42 53 95 43 134 Secondaire 1er cycle 28 38 66 46 109 Secondaire 2nd cycle ou plus 25 19 44 25 68 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 34 57 91 48 135 Second 35 61 96 38 130 Moyen 29 45 74 60 130 Quatrième 41 35 76 52 124 Le plus riche 37 19 56 30 85 Ensemble 35 46 81 46 123 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale Graphique 12.2 Mortalité infanto-juvénile selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSC-I 2005 123 109 102 130 142 202 134 109 68 135 130 130 124 85 CONGO RÉGION Brazzaville Pointe-Noire Sud Nord INSTRUCTION DE LA MÈRE Aucune Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle + QUINTILE DE BIEN-ETRE Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche 0 40 80 120 160 200 Décès pour 1 000 Note : Quotients pour la période de 10 ans avant l’enquête 186 | Mortalité des Enfants Les niveaux de mortalité diminuent de façon extrêmement importante avec l’augmentation du niveau d’instruction de la mère. Ainsi, lorsque la mère est sans instruction, un enfant sur cinq décède avant l’âge de cinq ans (202 ‰), lorsque la mère a un niveau secondaire 1er cycle, c’est un enfant sur neuf qui décède (109 ‰) et un enfant sur 15 (68 ‰) lorsque la mère a fait des études secondaire 2nd cycle ou supérieures. Ces écarts importants se retrouvent ici aussi pour la mortalité infantile et la mortalité juvénile. Des variations des niveaux de mortalité du même type s’observent, mais avec de moindres écarts, selon le niveau de bien-être économique. La mortalité infanto-juvénile qui est peu différente entre les enfants des ménages les plus pauvres (135 ‰) et ceux des ménages de quintiles intermédiaires (130 l pour les second et troisième quintiles et 124 ‰ pour le quatrième quintile), est nettement inférieure pour les enfants vivant dans les ménages les plus riches (85 ‰). Si les niveaux de mortalité infantile baissent de façon assez régulière avec l’augmentation du niveau de bien-être des ménages, passant d’un maximum de 91 ‰ pour les enfants des ménages les plus pauvres à un minimum de 56 ‰ pour les enfants des ménages les plus riches, les niveaux de mortalité juvénile varient de façon beaucoup plus irrégulière. Néanmoins, c’est pour les enfants des ménages les plus riches que le risque de décéder entre un et cinq ans est le plus faible (30 ‰). Le tableau 12.3 présente les quotients de mortalité pour la période de dix ans précédant l'enquête selon certaines caractéristiques biologiques des mères et des enfants. Entre la naissance et le cinquième anniversaire, la mortalité des enfants de sexe masculin est, comme dans la majorité des populations, légèrement plus élevée que celle des enfants de sexe féminin : sur 1 000 garçons à la naissance, 129 n'atteignent pas le cinquième anniver- saire, alors que ce quotient est de 117 ‰ pour les filles. Cette différence de mortalité entre les sexes s’observe autant durant la première année (83 ‰ pour les garçons contre 78 ‰ pour les filles) (graphique 12.3) qu’entre un an et cinq ans (49 ‰ pour les garçons contre 43 ‰ pour les filles). Par ailleurs, on constate que les bébés petits ou très petits à la naissance (y compris les prématurés) ont une mortalité beaucoup plus élevée que les bébés moyens ou gros. Sur 1 000 enfants de petite ou très petite taille à la naissance, 121 n'atteignent pas la fin du premier mois d'existence, et 198 n'atteignent pas leur premier annivers- aire contre, respectivement, 20 et 56 chez les enfants moyens ou gros à la naissance. Tableau 12.3 Taux de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques biologiques de la mère et des enfants Quotient de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période de 10 ans précédant l'enquête selon certaines caractéristiques démographiques de la mère et des enfants, Congo 2005 Caractéristique démographique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité Infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) Sexe de l'enfant Masculin 39 45 83 49 129 Féminin 32 46 78 43 117 Âge de la mère à la naissance <20 38 55 93 57 145 20-29 34 37 71 43 111 30-39 36 55 91 42 129 40-49 * (49) (80) (47) (123) Rang de naissance 1 39 44 82 47 125 2-3 28 40 68 46 111 4-6 39 46 86 41 124 7+ 43 78 121 61 175 Intervalle avec la naissance précédente2 <2 années 50 69 119 66 177 2 années 34 44 78 35 110 3 années 30 43 73 47 117 4+ années 26 38 65 44 106 Grosseur à la naissance3 Petit ou très petit (121) (77) (198) na na Moyen ou gros 20 37 56 na na NSP/ND 68 78 146 - - 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. 2 Non compris les naissances de rang 1. 3 Quotients pour la période de cinq ans avant l’enquête. na = Non applicable. ( ) basé sur 250-499 personnes/mois d’exposition * basé sur moins de 250 personnes/mois d’exposition Mortalité des Enfants | 187 Les trois autres caractéristiques décrivant les niveaux de mortalité et présentées au tableau 12.3 et au graphique 12.3 concernent le comportement procréateur, à savoir l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, le rang de naissance et l'intervalle par rapport à la naissance précédente. En ce qui concerne l'âge de la mère, les risques de décéder les plus faibles concernent les enfants nés de mère en milieu de vie reproductive (20-29 ans) : le risque de décéder avant l'âge d'un an est de 31 % plus élevé pour un enfant né d'une mère âgée de moins de 20 ans (93 ‰) que pour un enfant né d'une mère appartenant au groupe d'âges 20-29 ans (71 ‰). De même, le risque de décéder avant l'âge d'un an est de 28 % plus élevé pour un enfant né d'une mère âgée de 30-39 ans (91 ‰) que pour un enfant né d'une mère appartenant au groupe d'âges 20-29 ans (71 ‰). Selon le rang de naissance, les quotients de mortalité infantile sont, comme il fallait s'y attendre, élevés pour le rang un (82 ‰) ; ils baissent nettement pour les rangs suivants (68 ‰ pour les rangs 2-3) pour remonter ensuite pour les enfants de rangs les plus élevés (86 ‰ pour les rangs 4 à 6) et 121 ‰ pour les rangs 7 ou plus). La durée de l'intervalle intergénésique apparaît comme étant le facteur qui influe le plus nettement sur les niveaux de mortalité infantile. Les intervalles de moins de deux ans, qui réduisent chez la femme le degré de récupération de ses capacités physiologiques, entraînent une mortalité néonatale et post-néonatale (respectivement 50 ‰ et 69 ‰) environ deux fois plus élevée que celles estimées pour les naissances qui suivent leur aîné de 4 ans ou plus (respectivement 26 ‰ et 38 ‰). Globalement, lorsque l’intervalle intergénésique est de moins de 2 ans, environ un enfant sur huit décède avant l’âge d’un an (119 ‰), contre un enfant sur 15 (65 ‰) lorsque l’intervalle est de quatre ans ou plus. La mortalité différentielle selon ces trois caractéristiques met en évidence les risques importants que fait courir aux enfants une fécondité élevée, caractérisée par des naissances précoces et tardives, des rangs élevés et des intervalles intergénésiques très courts. Graphique 12.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances EDSC-I 2005 49 43 57 43 42 47 47 46 41 61 66 35 47 44 SEXE Masculin Féminin ÂGE DE LA MÈRE Moins de 20 ans 20-29 ans 30-39 ans 40-49 ans RANG DE NAISSANCE 1 2-3 4-6 7 ou + INT. INTERGÉNÉSIQUE < 2 ans 2 3 4 ou + 0 20 40 60 80 Décès pour 1 000 naissances Quotients pour la période de 10 ans avant l’enquête 188 | Mortalité des Enfants 12.4 GROUPES A HAUTS RISQUES Le tableau 12.4 présente une classification des naissances des cinq dernières années selon les catégories à hauts risques auxquelles elles correspondent : - les naissances de rang 1 qui présentent un risque élevé de mortalité, mais qui sont inévitables sauf lorsqu'elles sont issues de mères jeune ou âgée (âgées de moins de 18 ans ou de 35 ans ou plus). On a donc isolé les naissances de rang 1 et de mères de 18 ans ou plus ; - les naissances issues de mères appartenant à une seule catégorie à hauts risques : âge de procréation précoce (moins de 18 ans) ou tardif (35 ans ou plus), intervalle intergénésique court (moins de 24 mois) et rang élevé de naissance (supérieur à 3) ; - les naissances correspondant à une combinaison de catégories de risques selon l'âge de la mère à la naissance, l'intervalle intergénésique et le rang de naissance ; et - les naissances ne correspondant à aucune catégorie à hauts risques définie ci-dessus. Il ressort du tableau 12.4 que 33 % des naissances des cinq années ayant précédé l'enquête ne correspondent à aucune catégorie à hauts risques identifiée, 18 % correspondent à des risques élevés parce qu'elles sont de rang un, mais sont inévitables, 34 % correspondent à des catégories à haut risque unique et 15 % correspondent à des catégories à hauts risques multiples. Pour évaluer le risque supplémentaire de décéder que font courir aux enfants certains comportements procréateurs des mères, des ratios de risques ont été calculés, en prenant comme référence les naissances n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques. Le ratio de risques est donc le rapport de la proportion d'enfants décédés appartenant à chaque catégorie à hauts risques, à la proportion d'enfants décédés appartenant à la catégorie sans risque. Les naissances de rang 1 ne sont pas évitables mais, même lorsqu'elles n'interviennent pas à un âge trop précoce ou trop tardif, c'est-à-dire avant 18 ans ou à 35 ans ou plus, elles apparaissent ici comme étant des naissances à risques puisque le risque de décéder pour un enfant de rang 1 et dont la mère a 18-34 ans est supérieur de 18 % à la catégorie de référence. Un enfant appartenant à une catégorie quelconque à haut risque unique (non compris les enfants de rang 1 et de mère de 18-34 ans) court un risque de décéder 1,18 fois supérieur à un enfant n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques. La fécondité précoce apparaît ici comme étant un facteur important de risques puisque les enfants issus de ces jeunes femmes courent un risque 1,54 fois plus important de décéder que les enfants de la catégorie de référence. De même, un enfant né rapidement après son aîné (moins de 24 mois après) court un risque de décéder de 1,34 fois plus important que la catégorie de référence. Mais ce sont les enfants appartenant à la catégorie de hauts risques multiples qui sont les plus exposés, puisque leur mortalité est de 1,32 fois plus élevée que celle des enfants n'appartenant à aucune catégorie à risque ; les enfants de rang supérieur à 3 et avec un intervalle intergénésique court et dont la mère a plus de 34 ans sont particulièrement exposés (risque de 2,38 plus élevé que la catégorie de référence). Ces résultats démontrent qu'un meilleur espacement des naissances n'a pas pour seule conséquence une réduction des niveaux de la fécondité, mais aussi une amélioration des chances de survie des enfants. Mortalité des Enfants | 189 Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques Répartition (en %) des enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, rapport de risques et répartition (en %) des femmes actuellement en union à risque de concevoir un enfant à hauts risques de mortalité selon les catégories à hauts risques de mortalité, Congo 2005 Naissances des 5 années précédant l'enquête Catégories à hauts risques Pourcentage de naissances Ratio de risques Pourcentage de femmes en union1 Dans aucune catégorie à haut risque 33,1 1,00 21,0a Haut risque inévitable Naissances de premier rang entre 18 et 34 ans 17,7 1,18 6,7 Un seul haut risque Âge des mères <18 8,3 1,54 0,9 Âge des mères >34 1,2 0,66 6,2 Intervalle intergénésique <24 mois 5,1 1,34 9,6 Rang de naissance >3 19,5 1,02 16,0 Ensemble des hauts risques uniques 34,2 1,18 32,6 Hauts risques multiples Âge <18 & Intervalle intergénésique <24 mois2 0,3 * 0,4 Âge >34 & Intervalle intergénésique <24 0,0 * 0,1 Âge >34 & Rang de naissance >3 10,3 1,25 23,7 Âge >34 & Intervalle intergénésique <24 mois et rang >3 1,0 2,38 4,6 Intervalle intergénésique <24 mois et rang de naissance >3 3,3 1,20 10,9 Ensemble des hauts risques multiples 14,9 1,32 39,8 Ensemble des hauts risques 49,1 1,22 72,3 Total 100,0 na 100,0 Effectif 4 948 na 3 979 Note : Le rapport de risque est le rapport de la proportion d'enfants décédés parmi les enfants appartenant à chaque catégorie à hauts risques, à la proportion d'enfants décédés parmi les enfants n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques. na = Non applicable 1 Les femmes sont classées dans les catégories à hauts risques selon le statut qu'elles auraient à la naissance de l'enfant si l'enfant était conçu au moment de l'enquête : âge actuel inférieur à 17 ans et 3 mois ou supérieur à 34 ans et 2 mois, ou la dernière naissance a eu lieu dans les 15 derniers mois, ou la dernière naissance était de rang 3 ou plus. 2 Y compris la catégorie: âge < 18 ans et RG > 3. a Y compris les femmes stérilisées. * Ratios basés sur trop peu de cas. À partir de cette analyse du comportement procréateur à haut risque, on a essayé de déterminer la proportion de femmes actuellement en union qui, potentiellement, pourraient avoir un tel comportement. Pour cela, à partir de l'âge actuel des femmes, de l'intervalle écoulé depuis leur dernière naissance et du rang de leur dernière naissance, on détermine dans quelle catégorie se situerait la prochaine naissance, si chaque femme concevait un enfant au moment de l'enquête. Il s'agit donc d'une simulation ayant pour objectif de déterminer quelles proportions des futures naissances entreraient dans les catégories à risques, en l'absence de tout comportement régulateur de la fécondité. Il apparaît (tableau 12.4) que 21 % des enfants à naître seraient alors des enfants n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques et que 72 % des enfants appartiendraient à une des catégories à hauts risques (simple ou multiple). Cette dernière proportion est nettement supérieure à celle observée parmi les enfants déjà nés (49 %). Cette simulation démontre une fois de plus la nécessité de mettre en place des mécanismes régulateurs de la fécondité dans le but de réduire les hauts risques de mortalité encourus par les jeunes enfants. Mortalité Adulte et Mortalité Maternelle | 191 Bernard BARRÉRE La mortalité maternelle est constituée des décès liés à la grossesse, à l’accouchement et à ses suites. C’est le domaine de la santé où l’on note les écarts les plus importants entre les pays en développement et les pays industrialisés. Selon un rapport de l’OMS, sur les 529 000 décès maternels survenus en 2000, 95 % se sont produits en Afrique et en Asie contre seulement 4 % en Amérique Latine et dans les Caraïbes et moins de 1 % dans les régions plus développées. Dans les pays développés, le rapport de mortalité maternelle se situe, en moyenne, autour de 27 décès pour 100 000 naissances vivantes ; dans les pays en développement, il est estimé à 480 décès pour 100 000 naissances vivantes. Alors que les taux de mortalité infantile sont, en moyenne, sept fois plus élevés dans les pays en développement, les taux de mortalité maternelle le sont 18 fois plus. Les causes de ces décès sont connues et ont été identifiées : il s’agit essentiellement du dépistage tardif des complications de la grossesse, de l’arrivée tardive au centre de santé pour accoucher ou de l’administration tardive de soins appropriés. Ces décès pourraient donc être évités si les femmes avaient accès à des soins prénatals durant la grossesse, aux soins d’urgence en cas de complications et si les accouchements étaient assistés par une personne qualifiée. 13.1 COLLECTE DES DONNÉES Les données nécessaires à l’estimation de la mortalité adulte et de la mortalité maternelle ont été collectées auprès des femmes de 15 à 49 ans. Le questionnaire utilisé pour la collecte des données est présenté en Annexe E (Section 9 du Questionnaire Femme). En premier lieu, on a demandé à chaque femme enquêtée la liste de tous ses frères et sœurs, c'est-à-dire tous les enfants que sa mère a mis au monde, en commençant par le premier-né. On a demandé ensuite aux enquêtées l'état de survie de chacun d’entre eux. Pour ceux qui étaient encore en vie, on a demandé leur âge actuel. Pour les décédés, on a collecté deux informations : le nombre d'années écoulées depuis le décès et l'âge au décès. Les enquêtrices étaient autorisées à accepter des estimations dans les cas où l’enquêtée n’était pas en mesure de fournir des réponses précises sur l'âge ou sur le nombre d'années écoulées depuis le décès1. Pour les soeurs décédées, trois questions supplémentaires étaient posées à l’enquêtée pour déterminer si le décès était en rapport avec la maternité : - « Est-ce que [NOM DE LA SOEUR] est décédée pendant un accouchement ? » Dans le cas d'une réponse négative, on demandait alors : - « Est-ce que [NOM DE LA SOEUR] est décédée dans les deux mois suivant la fin d'une grossesse ou d’un accouchement ? » Dans le cas d'une réponse négative à cette deuxième question, on demandait alors : 1 À titre expérimental, les mêmes données ont également été collectées auprès des hommes (Section 5 du Questionnaire Homme). En combinant les données obtenues auprès des femmes et des hommes, l’objectif était d’augmenter le nombre de cas et ainsi d’obtenir une estimation plus précise de la mortalité maternelle. Comme beaucoup d’experts dans le domaine le soupçonnaient, l’analyse des données obtenues auprès des hommes a révélé que beaucoup d’entre eux n’avaient pas été capables de répondre aux questions sur le décès des sœurs en relation avec la grossesse et l’accouchement. De ce fait, les résultats de l’enquête homme sous-estiment complètement les niveaux de mortalité maternelle et ils ne seront donc pas présentés ici. MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE 13 192 | Mortalité Adulte et Mortalité Maternelle - « Est-ce que [NOM DE LA SOEUR] était enceinte quand elle est décédée ? » Ces questions sont structurées pour encourager l’enquêtée à déclarer tout décès relié à une grossesse, quelle qu'en soit l'issue et, en particulier, une grossesse ayant donné lieu à un avortement provoqué, alors qu'on ne pose aucune question directe à propos de ce type d'événement. L'ensemble de ces décès sont considérés comme des décès maternels. 13.2 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES L'estimation du niveau de mortalité des adultes nécessite des données exactes sur deux composantes : le nombre de frères et sœurs de l'enquêtée et le nombre de ceux qui sont décédés. Pour l'estimation du niveau de mortalité maternelle, il faut également connaître le nombre de soeurs décédées et dont le décès est lié à la maternité. En plus de ces trois composantes, l'estimation directe de la mortalité nécessite des données exactes sur l'âge au décès et sur le nombre d'années écoulées depuis le décès des frères et sœurs. Ces informations requièrent des précisions que les enquêtées peuvent ne pas connaître. Il n'existe pas de procédure clairement définie pour établir la complétude des données recueillies par une enquête rétrospective sur la survie des frères et des sœurs. Néanmoins, différents tests permettent d’évaluer la qualité des données. Le tableau 13.1 fournit le nombre de frères et sœurs déclaré par l'enquêtée et la complétude des données déclarées sur l'âge, l'âge au décès et le nombre d'années écoulées depuis le décès. D’après le tableau 13.1, l’information concernant l’état de survie n’est manquante que pour un seul des 40 753 frères ou sœurs déclarés. Des données complètes ont été recueillies pour presque toute la fratrie2 de l’enquêtée, quel que soit l’état de survie. Pour la quasi-totalité des frères et sœurs survivants (99,4 %), un âge a été déclaré ou estimé et les informations apparaissent aussi complètes pour les frères que pour les sœurs (99,4 % dans les deux cas). Pour les membres décédés de la fratrie, on dispose, dans la très grande majorité des cas des informations (97,3 %), à la fois, sur l’âge au décès et sur le nombre d’années écoulées depuis le décès. Le nombre de cas pour lesquels les données déclarées ou estimées sont manquantes (âge au décès et /ou année écoulée depuis le décès) ne varie pas selon le sexe (2,8 % pour les sœurs et 2,5 % pour les frères). Ces pourcentages témoignent d’une bonne qualité des données. Plutôt que d'exclure des analyses suivantes les frères et sœurs pour lesquels certaines données sont manquantes, on a utilisé les informations concernant le rang de naissance des frères et sœurs en conjonction avec d'autres informations pour imputer une valeur aux données manquantes3. Les données sur la survie des frères et sœurs, y compris les cas avec des valeurs imputées, ont été utilisées dans le calcul direct des taux de mortalité des adultes et des taux de mortalité pour cause maternelle. 2 Le terme fratrie utilisé ici fait référence à l’ensemble des frères et sœurs de la personne enquêtée, issus de la même mère. 3 L'imputation est basée sur l'hypothèse selon laquelle l'ordre des frères et sœurs est correct. Premièrement, on a calculé une date de naissance pour chaque frère et sœur survivants dont on connaît l'âge et pour chaque frère et sœur décédés pour lesquels on avait des informations complètes sur l'âge au décès et sur le nombre d'années écoulées depuis le décès. Pour les frères et sœurs pour lesquels ces données sont manquantes, on a imputé une date de naissance à l'intérieur de l'intervalle délimité par les dates de naissance des frères et sœurs "encadrants". Pour les frères et sœurs survivants, on a calculé un âge à partir de la date de naissance imputée. Dans le cas de frères et de sœurs décédés, si l'on disposait soit de l'âge au décès, soit du nombre d'années écoulées depuis le décès, cette information a été combinée avec la date de naissance attribuée pour fournir l'information manquante. Si aucune des deux informations n'était disponible, la distribution de l'âge au décès des frères et sœurs dont on connaissait seulement l'âge au décès mais pas le nombre d'années écoulées depuis le décès a été utilisée comme base pour l'imputation de l'âge au décès. Mortalité Adulte et Mortalité Maternelle | 193 Tableau 13.1 Complétude de l'information sur les frères et soeurs Effectif des frères et soeurs déclarés par les enquêtées et complétude des données déclarées concernant l'état de survie, l'âge au décès et le nombre d'années écoulées depuis le décès, Congo 2005 Sœurs Frères Ensemble Frères et sœurs selon différentes variables Effectif % Effectif % Effectif % Ensemble des frères et soeurs 20 351 100,0 20 402 100,0 40 753 100,0 Survivants 16 736 82,2 16 352 80,2 33 089 81,2 Décédés 3 614 17,8 4 049 19,8 7 663 18,8 ND/Manquant 0 0,0 1 0,0 1 0,0 Ensemble des survivants 16 736 100,0 16 352 100,0 33 089 100,0 Âge déclaré 16 637 99,4 16 253 99,4 32 890 99,4 ND/Manquant 99 0,6 100 0,6 199 0,6 Ensemble des décédés 3 614 100,0 4 049 100,0 7 663 100,0 Âge et nombre d’années déclarés 3 513 97,2 3 946 97,4 7 459 97,3 Âge au décès manquant 27 0,7 12 0,3 39 0,5 Nombre d’années manquantes 14 0,4 30 0,7 43 0,6 Âge et nombre d’années manquants 60 1,7 61 1,5 121 1,6 Le nombre d'informations manquantes en ce qui concerne les dates n'est qu'un indicateur de la qualité d'ensemble des données. La complétude des informations de base, à savoir l'omission possible de frères ou de sœurs, est beaucoup plus importante. Le tableau 13.2 présente les résultats d’un certain nombre de tests supplémentaires qui permettent d'évaluer la complétude des données. Au niveau théorique, on s’attend à ce que, en moyenne, la date de naissance des enquêtées se situe au milieu des dates de naissance de la fratrie. Par conséquent, si l'année de naissance médiane des frères et sœurs était plus tardive que celle des enquêtées, cela signifierait que les enquêtées ont systématiquement omis des frères et sœurs plus âgés, peut-être parce que certains d'entre eux étaient décédés avant qu'elles ne soient nées. Les frères et sœurs plus âgés étant plus susceptibles de décéder avant les plus jeunes, leur omission pourrait entraîner une légère sous-estimation de la mortalité d'ensemble. Au tableau 13.2, l'année médiane de naissance des frères et sœurs est inférieure de trois ans à celle des enquêtées (1975 contre 1978)4, ce qui ne devrait pas affecter les niveaux de mortalité. Le rapport de masculinité à la naissance (nombre d’hommes par rapport aux femmes) est de 100,3, niveau légèrement plus faible que les données internationales dont les estimations varient peu autour de 105, quelles que soient les populations, ce qui pourrait dénoter une légère sous-déclaration des frères. Selon l’année de naissance de l’enquêtée, le rapport de masculinité varie de façon irrégulière (de 95 à 106) et les niveaux les plus faibles correspondent aux enquêtées nées entre 1960 et 1970, ce qui pourrait indiquer que la possible sous-déclaration des frères concerne surtout les frères les plus âgés (ou qui seraient les plus âgés s’ils étaient toujours vivants) (tableau 13.2). 4 On notera que la distribution des années de naissance des frères et soeurs ne suit pas celle des enquêtées : en effet, alors que les années de naissance des enquêtées se répartissent sur 36 ans (1955-1990), celles des frères et soeurs portent sur 77 ans. 194 | Mortalité Adulte et Mortalité Maternelle La taille moyenne de la fratrie (y compris l'enquêtée) est de 6,8, ce qui est nettement supérieur à la parité finale des femmes du Congo5. Cependant, on constate que la taille de la fratrie diminue régulièrement avec l'augmentation de l’année de naissance des enquêtées, ce qui résulte certainement de la baisse récente de la fécondité au Congo. Pour les enquêtées nées le plus récemment (1985 ou plus tard) la parité moyenne (6,1 pour les femmes nées en 1985-1989 et 5,9 pour celles nées en 1990) est quasiment identique à la parité actuelle (5,9 enfants nés vivants pour les femmes de 45-49 ans). L’évolution des tailles moyennes qui va dans le sens de la baisse avec l’augmentation des années de naissance indique, comme les résultats précédents, qu’aucune omission importante de frères et sœurs les plus âgés (et les plus susceptibles d’être décédés) n’a été commise par les enquêtrices. Avec ce type de données, peut se poser un autre problème : celui de l'attraction pour certaines valeurs préférentielles, valeurs utilisées par les enquêtées qui ne connaissent pas avec précision l'âge exact au décès et/ou le nombre exact d'années écoulées depuis le décès, mais qui peuvent en fournir une estimation. Ainsi les décès déclarés aux âges se terminant par 0 ou 5 (15 ans, 20 ans, 25 ans, etc.) et les décès s’étant produits depuis un nombre d’années se terminant également par 0 ou 5 (le décès a eu lieu il y a 5 ans, 10 ans, 15 ans, etc.) sont surreprésentés. Pour limiter les effets de ce phénomène, on a procédé à des estimations de mortalité pour une période dont les limites ont été fixées de façon à minimiser les transferts d'événements entre années. En outre, la période de référence doit être suffisamment longue pour pouvoir disposer d'un nombre de cas de décès maternels (qui restent, malgré tout, relativement rares) suffisants pour une estimation fiable du niveau de la mortalité maternelle. À l'inverse, la période de référence doit être suffisamment courte pour rendre compte de la situation actuelle de la mortalité. Pour respecter ces différentes contraintes, une période de 7 années (c'est-à-dire 0-6 années avant l'enquête) a été retenue pour les estimations de mortalité adulte et de mortalité maternelle. 13.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE Les estimations de la mortalité masculine et féminine adulte par âge pour la période de 0-6 ans avant l'enquête, calculées directement d'après les déclarations sur la survie des frères et des sœurs, sont présentées au tableau 13.3. Les décès de frères et soeurs survenus pendant cette période de référence dans les différents groupes d’âges ne sont pas très importants : les taux par âge, basés sur des événements relativement peu nombreux, sont, de ce fait, sujets aux variations d'échantillonnage. 5 Le nombre moyen d’enfants nés vivants pour les femmes en fin de vie féconde est estimé à 5,9 (femmes de 45-49 ans) (voir tableau 4.4 au Chapitre 4). Tableau 13.2 Indicateurs de la qualité des données sur les frères et sœurs Répartition (en %) des enquêtées et des frères et sœurs selon l'année de naissance, l’année de naissance médiane, le rapport de masculinité à la naissance et l'évolution de la taille moyenne de la fratrie selon l'année de naissance de l'enquêtée, Congo 2005 Répartition en % Année de naissance Enquêtées Frères/Sœurs Avant 1955 0,0 3,6 1955-59 5,1 4,5 1960-64 7,5 7,6 1965-69 11,0 11,5 1970-74 13,2 13,7 1975-79 16,9 16,3 1980-84 20,4 14,6 1985 ou plus tard 26,0 28,2 Total 100,0 100,0 Intervalle 1955-1990 1929-2005 Médiane 1978 1975 Effectif 7 051 40 753 Année de naissance de l’enquêtée Taille moyenne de la fratrie Rapport de masculinité Avant 1960 6,9 99,4 1960-64 7,1 96,8 1965-69 7,3 94,9 1970-74 7,3 100,4 1975-79 7,1 97,0 1980-84 6,6 102,2 1985-89 6,1 106,1 1990 ou plus tard 5,9 102,8 Ensemble 6,8 100,3 Mortalité Adulte et Mortalité Maternelle | 195 Tableau 13.3 Estimation de la mortalité adulte par âge Estimation directe de la mortalité par âge à partir des données concernant l’état de survie des frères et sœurs des femmes enquêtées, par sexe, pour la période 0-6 ans avant l’enquête, Congo 2005 Période 1999-2005 (0-6 ans avant l’enquête) Groupe d’âges Décès Années d’exposition Taux (‰) SEXE FÉMININ 15-19 40 17 088 2,34 20-24 97 19 779 4,92 25-29 110 18 451 5,98 30-34 143 14 751 9,71 35-39 98 10 837 9,01 40-44 81 6 380 12,65 45-49 25 3 519 7,12 15-49 594 90 805 6,39 a SEXE MASCULIN 15-19 75 16 563 4,53 20-24 93 19 028 4,90 25-29 93 18 662 5,01 30-34 105 14 577 7,18 35-39 116 10 211 11,36 40-44 69 5 880 11,67 45-49 42 3 003 13,99 15-49 593 87 924 6,99a a Taux standardisés par âge Le niveau de mortalité global des adultes de 15-49 ans pour la période la plus récente (0-6 ans avant l’enquête, soit la période 1999-2005) est élevé : 6,4 ‰ pour l'ensemble des femmes et 7,0 ‰ pour l'ensemble des hommes, soit une surmortalité masculine de 9 % (tableau 13.3). Comme les décès à ces âges restent relativement rares et comme les données sont celles d'un échantillon, les taux ne varient pas de façon régulière selon l'âge. Néanmoins, on observe chez les hommes comme chez les femmes une augmentation assez régulière des taux par âge (graphique 13.1). Chez les hommes, les taux passent d’un minimum de 4,5 ‰ à 15-19 ans à un maximum de 14,0 ‰ à 45-49 ans. Chez les femmes, les taux varient de 2,3 ‰ à 15-19 ans à 12,7 ‰ à 40-44 ans. On constate une surmortalité masculine aux âges les plus jeunes et les plus élevés, et une surmortalité féminine aux âges intermédiaires (25-34 ans), âges de forte fécondité. 196 | Mortalité Adulte et Mortalité Maternelle 13.4 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE L'estimation directe de la mortalité maternelle, obtenue à partir des déclarations sur la survie des soeurs, est présentée au tableau 13.4. Les décès maternels sont au nombre de 114 pour la période 1999- 2005. Étant donné le nombre peu important d'événements et, de ce fait, les variations aléatoires des taux par âge, la méthode retenue est l'estimation d'un taux unique de mortalité pour cause maternelle correspondant à l’ensemble des âges de procréation. Ce taux mesure à la fois le risque associé à chaque grossesse, ou risque obstétrical, et la fréquence d’exposition à ce risque. L'estimation d'ensemble du taux de mortalité pour cause maternelle, exprimée pour mille femmes-années d'exposition, est de 1,2, ce qui signifie que 1,2 femmes sur mille décèdent de causes en relation avec la grossesse, l’accouchement ou les suites de l’accouchement. Le taux de mortalité pour cause maternelle peut être converti en taux de mortalité maternelle (parfois appelé rapport de mortalité maternelle), exprimé pour 100 000 naissances vivantes, en le divisant par le taux global de fécondité générale pour la période donnée (tableau 13.4). Exprimé de cette manière, on met davantage en relief le risque obstétrical de la grossesse et de la maternité. Le taux de mortalité maternelle (TMM) est estimé à 781 décès maternels pour 100 000 naissances pour la période 1999-2005. Un autre indicateur, le risque de mortalité maternelle sur la durée de vie (RDV) est calculé à partir du taux de mortalité maternelle6 (tableau 13.4). Cet indicateur tient compte à la fois de la probabilité de tomber enceinte et de la probabilité de décéder à la suite de cette grossesse pendant toute la période féconde d’une femme. Ce risque est de l’ordre de 0,036 pour la période 1999-2005. Autrement dit, au Congo, une femme court un risque d’environ 1 sur 28 de décéder pour cause maternelle pendant les âges de procréation. 6 La formule de calcul de cette probabilité figure en note du tableau 13.4. Graphique 13.1 Taux de mortalité des hommes et des femmes par groupe d’âges EDSC-I 2005 & & & & & & & ' ' ' ' ' ' ' 15 20 25 30 35 40 45 50 Âges 0 2 4 6 8 10 12 14 16 Décès pour 1 000 Femmes Hommes' & Note : Période 0-6 ans avant l’enquête Mortalité Adulte et Mortalité Maternelle | 197 Tableau 13.4 Estimation directe de la mortalité maternelle Estimation directe de la mortalité maternelle à partir des données concernant l’état de survie des sœurs des femmes enquêtées pour la période 0-6 ans avant l’enquête, Congo 2005 Période 1999-2005 (0-6 ans avant l’enquête) Groupe d’âges Décès maternels Années d’exposition Taux pour cause maternelle (‰) Proportion de décès maternels 15-19 10 17 088 0,59 0,25 20-24 32 19 779 1,60 0,32 25-29 26 18 451 1,39 0,23 30-34 19 14 751 1,30 0,13 35-39 17 10 837 1,59 0,18 40-44 10 6 380 1,62 0,13 45-49 0 3 519 0,09 0,01 15-49 114 90 805 1,20a 0,19 Taux Global de Fécondité Générale (TGFG ‰) 154a Taux de mortalité maternelle (TMM)1 781 Risque de mortalité maternelle sur la durée de vie (RDV)2 0,036 1 Pour 100 000 naissances. Calculé comme suit : (Taux de mortalité par cause maternelle 15-49 ans)/TGFG. 2 Par femme. Calculé à partir de la formule suivante : (1-RDV) = (1-TMM/100 000) ISF, où l’ISF est l’indice synthétique de fécondité. Pour la période 0-6 ans avant l’enquête, l’ISF est estimé à 4,7 enfants par femme. a Taux standardisés par âge Les proportions de décès imputables aux causes maternelles (tableau 13.4), par groupe d'âges, pour la période 1999-2005 laissent apparaître de fortes variations qui atteignent leur maximum à 20-24 ans où près d’un décès de femme sur trois (32 %) est dû à des causes maternelles. À la différence des autres mesures de la mortalité présentées précédemment, ces proportions ne peuvent être affectées par des sous-déclarations dans la mesure où l’on peut supposer que les sous-déclarations éventuelles n'affectent pas davantage les décès par cause maternelle que les autres décès. Ainsi, pour l'ensemble des décès de femmes en âge de procréation (15-49 ans), presque un décès sur cinq (19 %) serait dû à des causes maternelles. IST et VIH/sida | 199 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) ET DU VIH/SIDA 14 Monique BARRÈRE Le rapport de l’OMS/ONUSIDA de 2006 indique que malgré des résultats encourageants obtenus dans certains pays grâce au rôle essentiel qu’ont joué des programmes soutenus de prévention du VIH dans la baisse des infections, il n’en reste pas moins que l’Afrique reste « l’épicentre mondial de la pandémie » (ONUSIDA, 2006). Au Congo, les premiers cas de VIH/sida ont été observés dès 1983 et la prévalence est estimée à 5,3 % en 2006 (ONUSIDA, 2006). Dès 1985, la création d’un comité scientifique de diagnostic et de lutte contre l’infection à VIH a constitué la première étape d’une stratégie globale de riposte. La mise en place, en 1987, d’un Programme National de Lutte a constitué la deuxième étape. Ce programme a permis la mise en œuvre d’un plan d’urgence à court terme, suivi de deux phases de plans à moyen terme (1989-1991 et 1996-98) financés par l’OMS. Au cours de cette première Enquête Démographique et de Santé, des données ont été collectées sur la connaissance par la population des moyens de transmission et de prévention du VIH, sur la stigmatisation ainsi que sur les facteurs de risque, en particulier le comportement sexuel. Les résultats sont présentés dans ce chapitre. 14.1 CONNAISSANCE, OPINIONS ET ATTITUDES Le niveau de connaissance que la population a d’une maladie conditionne bien souvent son attitude et son comportement vis-à-vis de cette maladie. Pour cette raison, l’EDSC-I a collecté des informations qui ont permis de déterminer le niveau de connaissance du VIH/sida dans la population enquêtée. Les informations présentées au tableau 14.1 montrent que la quasi-totalité des femmes et des hommes ont déclaré avoir entendu parler du VIH/sida. En outre, ce niveau de connaissance est homogène car, quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques, pratiquement tous les enquêtés ont déclaré avoir entendu parler du VIH/sida. 14.1.1 Connaissance des moyens de prévention et de transmission La connaissance par la population des moyens de prévention est indispensable si l’on veut lutter efficacement contre la propagation du virus qui cause le sida. Le tableau 14.2 indique que 72 % des femmes et 84 % des hommes de 15-49 ans ont déclaré qu’on pouvait limiter les risques de contracter le VIH en utilisant des condoms. En outre, à la question de savoir si la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permet d’éviter de contracter le VIH, 81 % des femmes et 87 % des hommes ont répondu de manière positive. Globalement, 65 % des femmes et 77 % des hommes savent que ces deux moyens permettent d’éviter le sida. Signalons aussi que pour 76 % des femmes et 83 % des hommes, l’abstinence sexuelle est un moyen de prévention du VIH/sida. 200 | IST et VIH/sida Tableau 14.1 Connaissance du sida Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique A entendu parler du sida Effectif A entendu parler du sida Effectif Groupe d’âges 15-24 99,4 3 060 97,8 1 180 15-19 99,2 1 566 96,5 677 20-24 99,5 1 493 99,7 503 25-29 99,2 1 238 99,7 475 30-39 99,3 1 764 99,6 770 40-49 99,0 990 99,6 499 État matrimonial Célibataire 99,3 2 082 98,0 1 312 A déjà eu des rapports sexuels 99,6 1 488 99,3 1 061 N'a jamais eu de rapports sexuels 98,4 594 92,6 251 En union 99,2 3 979 99,6 1 397 Divorcé(e)/séparé(e)/veuf/veuve 99,7 990 99,8 215 Milieu de résidence Urbain 99,7 3 990 99,5 1 739 Rural 98,7 3 061 98,1 1 185 Région Brazzaville 99,8 2 447 99,5 1 049 Pointe-Noire 99,9 1 189 99,4 545 Sud 98,9 2 233 99,4 816 Nord 98,3 1 182 96,4 513 Niveau d'instruction Aucune instruction 97,4 511 (93,9) 41 Primaire 98,7 2 139 96,9 671 Secondaire 1er cycle 99,7 3 408 99,5 1 303 Secondaire 2nd cycle ou plus 100,0 994 99,8 910 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 98,3 1 243 97,5 495 Second 98,5 1 328 99,2 504 Moyen 99,4 1 403 98,3 522 Quatrième 99,9 1 502 99,8 635 Le plus riche 100,0 1 575 99,3 769 Ensemble 15-49 99,3 7 051 98,9 2 924 Ensemble 15-59 na na 98,7 3 146 na = Non applicable ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. IST et VIH/sida | 201 Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui, en réponse à une question déterminée, déclarent qu'on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n'est pas infecté, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique Utiliser des condoms1 Limiter les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté Utiliser des condoms et limiter les rapports sexuels à un seul partenaire non infecté S'abstenir de rapports sexuels Effectif de femmes Utiliser des condoms1 Limiter les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté Utiliser des condoms et limiter les rapports sexuels à un seul partenaire non infecté S'abstenir de rapports sexuels Effectif d'hommes Groupe d’âges 15-24 69,9 77,8 61,6 72,9 3 060 81,8 80,0 72,6 77,0 1 180 15-19 67,1 75,0 58,2 72,0 1 566 77,5 75,5 68,0 72,4 677 20-24 72,8 80,8 65,2 73,8 1 493 87,5 85,9 78,9 83,0 503 25-29 76,6 83,8 69,9 78,6 1 238 87,5 88,8 79,7 85,2 475 30-39 72,8 83,7 66,7 77,6 1 764 85,6 92,1 81,3 86,5 770 40-49 71,8 82,1 66,9 76,4 990 83,3 91,1 80,1 88,7 499 État matrimonial Célibataire 69,6 78,1 62,2 73,8 2 082 82,5 81,2 73,7 79,0 1 312 A déjà eu des rapports sexuels 74,2 81,7 67,3 76,0 1 488 86,4 84,5 77,5 81,8 1 061 N'a jamais eu de rapports sexuels 58,2 69,2 49,4 68,3 594 65,8 67,4 57,7 67,0 251 En union 73,0 82,4 66,2 76,6 3 979 85,3 91,8 81,3 86,0 1 397 Divorcé(e)/séparé(e)/veuf/ veuve 73,6 81,2 66,7 75,1 990 84,7 84,3 73,8 85,6 215 Milieu de résidence Urbain 75,3 83,7 68,8 76,4 3 990 84,0 88,2 77,6 82,1 1 739 Rural 67,9 77,4 60,2 74,5 3 061 83,9 83,9 76,9 83,9 1 185 Région Brazzaville 73,4 82,9 66,5 72,7 2 447 82,8 88,1 75,9 79,4 1 049 Pointe-Noire 80,4 86,7 74,1 83,7 1 189 88,1 91,6 83,9 88,5 545 Sud 69,7 77,5 63,4 72,1 2 233 81,6 79,4 71,7 83,0 816 Nord 65,6 77,7 56,2 79,9 1 182 85,7 89,2 82,3 83,4 513 Niveau d'instruction Aucune instruction 48,6 71,1 42,7 68,6 511 (64,6) (72,1) (46,8) (72,2) 41 Primaire 66,5 76,3 58,3 70,5 2 139 74,9 75,8 65,3 76,6 671 Secondaire 1er cycle 76,4 83,4 69,9 77,1 3 408 86,5 89,0 80,8 81,7 1 303 Secondaire 2nd cycle ou plus 81,5 87,6 74,8 84,8 994 87,9 91,5 82,6 89,5 910 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 62,9 74,5 55,3 70,1 1 243 83,1 84,7 76,6 84,3 495 Second 67,0 75,6 59,5 73,5 1 328 85,0 81,7 75,7 83,9 504 Moyen 74,6 83,0 67,7 78,3 1 403 81,0 85,0 74,7 83,4 522 Quatrième 75,5 84,3 68,7 77,2 1 502 84,6 89,0 79,5 82,9 635 Le plus riche 78,0 85,6 71,7 77,6 1 575 85,3 89,6 78,8 80,7 769 Ensemble 15-49 72,1 80,9 65,1 75,6 7 051 84,0 86,5 77,3 82,8 2 924 Ensemble 15-59 na na na na na 83,6 86,5 77,2 82,7 3 146 1 Chaque fois qu’ils ont des rapports sexuels. na = Non applicable ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 202 | IST et VIH/sida Les résultats concernant les femmes montrent que la connaissance du condom et de la fidélité comme moyen de prévention varie avec les caractéristiques sociodémographiques. Tout d’abord, on constate que c’est dans le groupe d’âges 25-29 ans que la proportion de celles qui ont cité ces deux moyens est la plus élevée et qu’à l’opposé, les plus jeunes de 15-19 ans sont celles qui sont les moins informées (respectivement, 70 % contre 58 %). Les données selon l’état matrimonial mettent en évidence un écart de connaissance entre les femmes célibataires n’ayant jamais eu de rapports sexuels et les autres (49 % contre au moins 66 % pour les autres catégories). On constate également que les femmes du milieu urbain sont mieux informées que celles du milieu rural (69 % contre 60 %). Les résultats selon les régions montrent que dans le Nord, seulement 56 % des femmes connaissent ces deux moyens de prévention alors que dans les autres régions, la proportion varie de 74 % à Pointe-Noire, à 67 % à Brazzaville et à 63 % dans la région Sud. Il faut enfin souligner l’influence du niveau d’instruction et du niveau de bien-être du ménage sur la connaissance de ces deux moyens puisque seulement 43 % des femmes sans instruction et 55 % de celles vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre connaissent ces moyens de prévention contre 75 % des plus instruites et 72 % des plus riches. Chez les hommes, les écarts de connaissance concernant ces deux moyens de prévention du VIH/sida sont plus faibles. Cependant, comme chez les femmes, ce sont les plus jeunes de 15-19 ans (68 %) et les célibataires n’ayant jamais eu de rapports sexuels (58 %) qui sont les moins bien informés. À la différence des femmes, il n’y a quasiment pas d’écart en fonction du milieu de résidence et, dans les régions, c’est dans le Sud qu’ils sont proportionnellement les moins nombreux à avoir cité le condom et la fidélité comme moyen de prévention pour éviter de contracter le virus du sida (72 %). En outre, de même que chez les femmes, on constate que ce sont les hommes les plus instruits qui connaissent le plus fréquemment ces deux moyens de prévention. Par contre, les écarts selon le quintile de bien-être sont très faibles. Les conceptions erronées sur l’infection du VIH conditionnent les attitudes et les comportements vis-à-vis de cette infection. Au cours de l’enquête, une série de propositions ont été soumises aux enquêtés pour mesurer leur niveau de connaissance correcte concernant la transmission et la prévention du virus. Les résultats sont présentés aux tableaux 14.3.1 pour les femmes et 14.3.2 pour les hommes. Une proportion élevée de femmes (79 %) savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida. De même, 71 % ont répondu qu’une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’un malade du sida. Par contre, en ce qui concerne les autres propositions, on constate que les proportions de femmes ayant répondu correctement sont bien plus faibles : en effet, 53 % des femmes savent que le sida ne peut se transmettre par les moustiques et surtout, seulement 27 % savent que le sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels. Globalement, une faible proportion de femmes (15 %) rejettent les deux idées erronées les plus courantes sur la transmission, à savoir qu’on ne peut contracter le virus du sida, ni par des piqûres de moustiques, ni par des moyens surnaturels, et savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida. L’avant-dernière colonne du tableau présente les proportions de femmes qui ont une connaissance considérée comme complète du VIH/sida. En d’autres termes, elles savent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté. De plus, elles rejettent les idées erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida, et elles savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Environ une femme sur dix (11 %) peut être considérée comme ayant une bonne connaissance générale concernant le sida. IST et VIH/sida | 203 Tableau 14.3.1 Idées erronées à propos du sida et connaissance « complète » du sida - femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, en réponse à une question déterminée, rejettent des idées locales erronées à propos de la transmission ou de la prévention du sida et qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida, et pourcentage qui ont une connaissance « complète »du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage de femmes qui savent que : Caractéristique sociodémographique Une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida Le sida ne peut pas être transmis par les moustiques Le sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels Une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’une personne infectée Pourcentage rejetant les 2 idées erronées les plus courantes1 et sachant qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le sida Pourcentage ayant une connaissance complète du sida2 Effectif de femmes Groupe d’âges 15-24 75,5 52,4 28,6 71,2 14,6 10,0 3 060 15-19 70,7 51,8 30,8 69,5 15,2 10,2 1 566 20-24 80,5 53,0 26,2 73,0 14,0 9,8 1 493 25-29 85,0 52,2 24,8 75,7 15,3 11,2 1 238 30-39 80,8 52,4 26,0 68,9 14,9 11,2 1 764 40-49 76,4 53,8 29,5 69,4 18,6 13,8 990 État matrimonial Célibataire 77,3 54,8 30,7 71,5 16,8 11,6 2 082 A déjà eu des rapports sexuels 82,6 55,1 29,7 73,9 17,4 12,6 1 488 N'a jamais eu de rapports sexuels 64,0 53,9 32,9 65,7 15,4 9,2 594 En union 78,8 51,0 26,7 71,2 14,9 10,9 3 979 Divorcée/séparée/veuve 80,4 53,9 23,1 70,3 14,1 10,5 990 Milieu de résidence Urbain 86,5 57,9 25,7 76,9 16,3 11,6 3 990 Rural 68,3 45,5 29,6 63,7 14,2 10,3 3 061 Région Brazzaville 85,3 61,7 28,9 78,8 19,1 13,5 2 447 Pointe-Noire 90,5 52,5 17,8 74,9 10,6 7,7 1 189 Sud 68,3 44,5 28,2 64,1 12,6 9,3 2 233 Nord 72,0 48,8 32,3 65,1 17,6 12,7 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 52,3 36,0 25,8 49,7 7,7 4,8 511 Primaire 68,5 41,5 25,6 59,1 9,9 6,6 2 139 Secondaire 1er cycle 84,3 55,8 26,3 77,7 16,0 11,7 3 408 Secondaire 2nd cycle ou plus 94,4 73,7 36,0 85,9 28,6 21,5 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 62,0 45,4 31,6 57,0 14,3 9,9 1 243 Second 70,1 43,3 25,1 66,1 11,4 7,0 1 328 Moyen 81,1 47,2 25,0 72,1 12,7 9,8 1 403 Quatrième 86,3 55,9 23,8 76,7 14,8 10,7 1 502 Le plus riche 89,3 67,5 31,5 80,6 22,5 16,8 1 575 Ensemble 15-49 78,6 52,5 27,4 71,2 15,4 11,0 7 051 1 Les deux idées erronées les plus courantes sont la transmission par les piqûres de moustiques et les moyens surnaturels. 2 Sont considérées comme ayant une connaissance « complète », les femmes qui déclarent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté, qui rejettent les idées locales erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida, et qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. 204 | IST et VIH/sida Tableau 14.3.2 Idées erronées à propos du sida et connaissance « complète » du sida - hommes Pourcentage d’hommes de 15-49 ans qui, en réponse à une question déterminée, rejettent des idées locales erronées à propos de la transmission ou de la prévention du sida et qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida, et pourcentage qui ont une connaissance « complète »du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage d’hommes qui savent que : Caractéristique sociodémographique Une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida Le sida ne peut pas être transmis par les moustiques Le sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels Une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’une personne infectée Pourcentage rejetant les 2 idées erronées les plus courantes1 et sachant qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le sida Pourcentage ayant une connaissance complète du sida2 Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 75,9 58,0 50,5 77,6 27,3 22,0 1 180 15-19 70,7 58,2 50,9 75,0 26,3 20,6 677 20-24 82,9 57,6 50,0 81,0 28,7 23,8 503 25-29 86,7 58,5 53,5 83,2 33,7 29,6 475 30-39 87,3 57,7 51,3 78,8 30,5 26,7 770 40-49 88,7 52,8 54,7 79,6 33,2 27,8 499 État matrimonial Célibataire 78,1 62,5 53,0 79,0 31,3 25,7 1 312 A déjà eu des rapports sexuels 81,9 63,4 53,5 80,4 32,5 27,0 1 061 N'a jamais eu de rapports sexuels 62,0 58,6 51,3 73,4 26,0 20,2 251 En union 87,2 51,7 51,7 79,1 29,5 25,6 1 397 Divorcé/séparé/veuf 83,4 59,6 46,3 80,0 28,2 23,0 215 Milieu de résidence Urbain 87,7 61,7 50,4 83,6 32,8 27,6 1 739 Rural 75,6 50,3 54,2 72,6 26,3 22,3 1 185 Région Brazzaville 88,7 64,9 51,3 84,1 35,4 29,4 1 049 Pointe-Noire 89,4 55,7 46,7 82,5 28,4 25,9 545 Sud 76,9 55,6 54,4 78,0 29,1 22,5 816 Nord 73,3 45,1 54,7 67,2 23,2 21,5 513 Niveau d'instruction Aucune instruction (59,3) (43,2) (48,3) (38,1) (19,0) (12,0) 41 Primaire 70,1 41,0 42,8 65,6 16,8 13,6 671 Secondaire 1er cycle 82,2 53,4 50,5 79,8 26,1 22,4 1 303 Secondaire 2nd cycle ou plus 94,3 74,9 60,8 90,1 46,5 39,1 910 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 70,6 48,1 54,4 65,6 26,4 21,5 495 Second 78,1 51,1 49,7 76,4 22,9 18,6 504 Moyen 80,8 53,0 49,5 79,6 25,7 22,7 522 Quatrième 86,5 58,7 50,2 82,9 31,4 26,1 635 Le plus riche 92,1 68,4 54,8 86,4 39,5 33,8 769 Ensemble 15-49 82,8 57,1 51,9 79,2 30,2 25,4 2 924 Ensemble 15-59 82,6 56,1 51,9 78,5 30,0 25,0 3 146 1 Les deux idées erronées les plus courantes sont la transmission par les piqûres de moustiques et les moyens surnaturels. 2 Sont considérés comme ayant une connaissance « complète », les hommes qui déclarent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté, qui rejettent les idées locales erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida, et qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. IST et VIH/sida | 205 C’est essentiellement en fonction du niveau d’instruction, du quintile de bien-être du ménage et de la région de résidence que l’on constate les écarts de connaissance les plus importants ; en effet, la proportion de femmes bien informées varie d’un minimum de 5 % parmi celles sans instruction à un maximum de 22 % parmi celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle. De même, dans les trois premiers quintiles, moins d’une femme sur dix a une connaissance complète du sida alors que dans le plus riche, cette proportion est de 17 %. De plus, c’est à Brazzaville et dans le Nord que l’on compte les proportions les plus élevées de femmes disposant des informations correctes (respectivement, 14 % et 13 %) alors qu’à Pointe-Noire et dans le Sud, ces proportions ne sont, respectivement, que de 8 % et 9 %. Le tableau 14.3.2 présente les résultats concernant les hommes. On constate que, dans l’ensemble, les hommes sont proportionnellement plus nombreux que les femmes à avoir une connaissance correcte du VIH/sida : 83 % des hommes savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir le VIH/sida. D’autre part, 79 % rejettent l’idée selon laquelle le sida peut se transmettre en partageant les repas d’une personne infectée. Comme chez les femmes, les proportions de ceux qui savent que le sida ne peut pas être transmis par les moustiques et qui rejettent l’idée erronée selon laquelle le VIH/sida peut se transmettre par des moyens surnaturels sont plus faibles (respectivement, 56 % et 52 %). Globalement, 30 % contre 15 % chez les femmes rejettent les idées erronées les plus courantes et savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir le VIH/sida. En outre, la proportion d’hommes de 15-49 ans ayant une connaissance du sida considérée comme complète est plus de deux fois plus élevée que celle observée parmi les femmes (25 % contre 11 %). À la différence des femmes, on constate que les proportions d’hommes qui disposent des informations correctes varient de manière plus nette avec les caractéristiques sociodémographiques. Tout d’abord, en fonction de l’âge, on constate que la proportion d’hommes bien informés est plus élevée parmi ceux âgés de 25-49 ans que parmi les plus jeunes de 15-24 ans (28 % contre 22 %). On observe également que la proportion d’hommes ayant une connaissance « complète » varie d’un maximum de 27 % parmi les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels à un minimum de 20 % chez les célibataires qui n’ont jamais eu de rapports sexuels. On note également, une proportion d’hommes bien informés plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (28 % contre 22 %). Par ailleurs, on constate, comme chez les femmes, que c’est à Brazzaville que la proportion disposant des informations correctes est la plus élevée (29 %, contre 22 % dans le Nord). Enfin on constate, comme chez les femmes, que c’est en fonction du niveau d’instruction et du quintile de bien-être que la connaissance « complète » du VIH/sida varie le plus ; en effet, parmi les hommes ayant un niveau primaire et parmi ceux du quintile le plus pauvre, les proportions sont respectivement de 14 % et 22 % contre 39 % parmi les plus instruits et 34 % parmi ceux vivant dans un ménage du quintile le plus riche. D’autre part, au cours de l’enquête, on a demandé à tous les enquêtés s’ils savaient si le virus qui cause le sida pouvait être transmis de la mère à son enfant au moment de l’allaitement et si les risques de transmission maternelle pouvaient être réduits au moment de la grossesse par la prise de certains médicaments. Les résultats sont présentés au tableau 14.4. 206 | IST et VIH/sida Tableau 14.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant par l’allaitement et que le risque de transmission maternelle du VIH à l’enfant peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes qui savent que : Hommes qui savent que : Caractéristique sociodémographique Le VIH peut être transmis en allaitant Le risque de transmission maternelle du VIH à l’enfant peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse Le VIH peut être transmis en allaitant et le risque de transmission maternelle peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux durant la grossesse Effectif de femmes Le VIH peut être transmis en allaitant Le risque de transmission maternelle du VIH à l’enfant peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse Le VIH peut être transmis en allaitant et le risque de transmission maternelle peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux durant la grossesse Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 41,7 24,6 14,9 3 060 42,5 21,9 12,1 1 180 15-19 38,2 20,2 11,6 1 566 39,4 20,7 11,3 677 20-24 45,4 29,3 18,5 1 493 46,6 23,5 13,1 503 25-29 48,2 31,1 19,8 1 238 40,2 26,5 14,5 475 30-39 51,3 26,5 18,1 1 764 46,4 27,6 14,9 770 40-49 47,6 30,1 19,5 990 47,4 29,6 14,4 499 État matrimonial Célibataire 42,4 26,6 16,0 2 082 42,2 22,8 12,4 1 312 A déjà eu des rapports sexuels 46,3 29,7 18,2 1 488 44,1 24,8 13,4 1 061 N'a jamais eu de rapports sexuels 32,6 19,1 10,5 594 33,9 14,6 7,9 251 En union 47,3 27,0 17,7 3 979 45,1 27,0 14,1 1 397 Divorcé(e)/Séparé(e)/veuf/veuve 49,0 27,8 17,9 990 47,4 31,1 17,8 215 Actuellement enceinte Oui 43,3 25,8 16,5 655 na na na na Non/pas sûre 46,4 27,1 17,3 6 396 na na na na Milieu de résidence Urbain 47,7 36,2 22,6 3 990 43,2 31,9 16,2 1 739 Rural 43,9 15,0 10,2 3 061 45,1 15,9 9,7 1 185 Région Brazzaville 45,5 34,4 20,6 2 447 37,4 32,9 15,1 1 049 Pointe-Noire 52,9 45,6 30,4 1 189 51,1 36,9 21,8 545 Sud 43,1 13,9 8,3 2 233 45,6 10,9 6,8 816 Nord 46,1 17,9 13,8 1 182 47,2 21,0 12,7 513 Niveau d'instruction Aucune instruction 37,2 11,3 7,6 511 (36,9) (11,3) (7,4) 41 Primaire 40,0 16,9 10,5 2 139 38,7 12,9 7,4 671 Secondaire 1er cycle 48,3 28,4 18,1 3 408 46,6 22,1 13,5 1 303 Secondaire 2nd cycle ou plus 56,2 52,1 33,7 994 44,4 40,1 18,6 910 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 43,6 12,1 8,8 1 243 47,1 14,1 8,5 495 Second 41,0 13,6 8,8 1 328 40,0 9,6 5,9 504 Moyen 46,6 25,0 15,9 1 403 42,4 22,6 13,4 522 Quatrième 47,1 33,0 21,2 1 502 45,5 31,6 16,2 635 Le plus riche 50,8 46,3 28,3 1 575 44,3 40,0 19,9 769 Ensemble 15-49 46,1 27,0 17,2 7 051 44,0 25,4 13,6 2 924 Ensemble 15-59 na na na na 44,1 25,5 13,4 3 146 na = Non applicable ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. IST et VIH/sida | 207 Que ce soit chez les femmes ou les hommes, moins d’une personne sur deux connaît la transmission du VIH de la mère à l’enfant au cours de l’allaitement (46 % des femmes et 44 % des hommes). En outre, un peu plus du quart des femmes a déclaré qu’en prenant certains médicaments, une femme pouvait réduire le risque de transmission du virus au cours de la grossesse (27 %). Chez les hommes, cette proportion est très proche (25 %). Globalement, une proportion légèrement plus élevée de femmes que d’hommes connaissent ces deux aspects de la transmission maternelle (17 % contre 14 %). En milieu urbain, 23 % des femmes et 16 % des hommes connaissent ces deux aspects de la transmission maternelle contre seulement 10 % pour les deux sexes en milieu rural. Les écarts en fonction du niveau d’instruction sont plus importants puisque 8 % des femmes sans instruction contre 34 % de celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle possèdent ces informations ; chez les hommes, ces proportions sont de 7 % pour le niveau primaire contre 19 % pour ceux de niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Enfin, on constate que dans les trois quintiles les plus riches, les proportions de femmes et d’hommes qui possèdent ces informations sont bien plus élevées que dans les deux premiers quintiles. 14.1.2 Stigmatisation Le comportement que les gens adopteraient dans différentes situations face à des personnes atteintes par le VIH/sida est révélateur du niveau de perception du risque de transmission du virus qui peut se traduire, dans la vie courante, par une stigmatisation à l’égard des personnes infectées par ce virus. Au cours de l’EDSC-I, des questions ont été posées aux enquêtés pour savoir comment ils se comporteraient dans certaines circonstances face à des personnes ayant contracté la maladie. Plus précisément, on a cherché à savoir si les enquêtés seraient prêts à prendre soin chez eux d’un parent vivant avec le VIH/sida, s’ils achèteraient des légumes frais chez un commerçant vivant avec le VIH/sida, s’ils pensaient qu’une enseignante séropositive devrait être autorisée à continuer à travailler et enfin s’ils souhaiteraient garder secret l’état d’un membre de la famille vivant avec le VIH/sida. Les résultats sont présentés, pour les femmes au tableau 14.5.1 et au tableau 14.5.2 pour les hommes. On constate qu’une proportion très faible de femmes (7 %) se comporterait de manière tolérante dans les quatre situations précédemment citées. Les variations en fonction des caractéristiques sont peu importantes. Cependant, il faut souligner que c’est parmi les femmes les plus instruites qui sont aussi celles qui sont les plus correctement informées que l’on constate la proportion la plus élevée de celles qui se montreraient, le cas échéant, les plus tolérantes à l’égard des malades du sida (12 %). On peut noter, en outre, que la proportion de femmes tolérantes augmente avec l’âge, passant de 5 % à 15-19 ans à 10 % à 45-49 ans. La proportion d’hommes qui ferait preuve de tolérance dans les quatre situations citées est nettement plus élevée que celle constatée chez les femmes (22 % contre 7 %). En outre, à la différence des femmes, on constate des variations en fonction des caractéristiques sociodémographiques. C’est parmi les hommes les plus âgés (entre 27 et 28 % à partir de 30 ans), ceux qui sont en union (25 %) et en rupture d’union (27 %), ceux du milieu urbain (24 %), ceux de Pointe-Noire (27 %), ceux du quintile le plus riche (28 %) et surtout parmi les plus instruits (34 %) que l’on observe les proportions les plus élevées de ceux qui se comporteraient de la manière la plus tolérante s’ils se trouvaient confrontés aux quatre situations mentionnées. 208 | IST et VIH/sida Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH/sida – femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant entendu parler du VIH/sida exprimant des attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH/sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage de femmes qui : Caractéristique sociodémographique Seraient prêtes à s’occuper chez elles d’un parent vivant avec le VIH/sida Achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le VIH/sida Pensent qu’une enseignante vivant avec le VIH/sida devrait être autorisée à continuer d’enseigner Pensent qu’il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille vivant avec le VIH/sida Pourcentage exprimant les quatre attitudes de tolérance Effectif de femmes ayant entendu parler du VIH/sida Groupe d’âges 15-24 75,5 43,4 51,6 22,0 4,9 3 040 15-19 74,1 38,8 49,0 21,3 4,7 1 554 20-24 77,0 48,2 54,4 22,6 5,1 1 486 25-29 82,1 51,7 57,1 23,6 7,9 1 228 30-39 83,0 49,7 55,9 26,7 7,3 1 751 40-49 85,5 49,1 61,5 25,8 9,8 981 État matrimonial Célibataire 77,3 46,2 52,6 21,5 5,5 2 067 A déjà eu des rapports sexuels 79,0 49,3 54,9 21,8 6,0 1 482 N'a jamais eu de rapports sexuels 73,0 38,2 46,6 20,7 4,2 585 En union 80,5 46,4 55,2 25,7 7,2 3 946 Divorcée/séparée/ veuve 83,2 52,6 59,7 22,2 7,4 987 Milieu de résidence Urbain 85,0 56,1 59,1 18,7 6,9 3 980 Rural 73,3 35,6 49,7 30,9 6,5 3 020 Région Brazzaville 86,2 55,2 57,9 17,9 6,9 2 442 Pointe-Noire 85,8 61,0 60,0 17,9 7,3 1 188 Sud 74,0 40,5 53,7 32,4 6,5 2 209 Nord 71,9 29,4 46,6 27,0 6,2 1 161 Niveau d'instruction Aucune instruction 66,8 23,6 37,9 33,5 3,7 498 Primaire 72,1 31,4 45,2 26,6 4,0 2 111 Secondaire 1er cycle 83,3 53,8 58,7 22,0 7,4 3 398 Secondaire 2nd cycle ou plus 91,8 70,4 71,9 20,5 11,7 994 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 70,0 30,0 48,1 36,5 5,6 1 222 Second 74,3 39,4 52,0 27,3 6,3 1 308 Moyen 79,5 45,0 54,1 21,5 5,8 1 395 Quatrième 85,1 54,6 56,1 18,7 6,9 1 501 Le plus riche 87,9 62,1 62,8 18,8 8,6 1 575 Ensemble 15-49 79,9 47,2 55,0 24,0 6,7 7 000 IST et VIH/sida | 209 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH/sida – hommes Pourcentage d’hommes de 15-49 ans ayant entendu parler du VIH/sida exprimant des attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH/sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage d’hommes qui : Caractéristique sociodémographique Seraient prêts à s’occuper chez eux d’un parent vivant avec le VIH/sida Achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le VIH/sida Pensent qu’une enseignante vivant avec le VIH/sida devrait être autorisée à continuer d’enseigner Pensent qu’il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille vivant avec le VIH/sida Pourcentage exprimant les quatre attitudes de tolérance Effectif d’hommes ayant entendu parler du VIH/sida Groupe d’âges 15-24 87,9 59,6 51,1 44,1 16,6 1 154 15-19 86,2 54,9 48,5 41,6 13,1 653 20-24 90,1 65,8 54,5 47,3 21,2 501 25-29 92,4 70,9 55,9 49,6 22,8 474 30-39 92,1 68,1 61,1 57,3 27,0 767 40-49 94,7 66,5 62,7 57,7 27,5 496 État matrimonial Célibataire 90,3 63,6 54,8 44,0 18,7 1 287 A déjà eu des rapports sexuels 90,8 67,8 56,6 45,6 20,2 1 054 N'a jamais eu de rapports sexuels 87,8 44,9 46,5 36,6 11,7 233 En union 91,4 65,3 57,1 56,0 24,8 1 391 Divorcé(e)/Séparé(e)/Veuf/ Veuve 91,6 70,4 63,6 58,5 27,0 214 Milieu de résidence Urbain 90,8 66,1 61,7 51,4 24,1 1 729 Rural 91,1 63,1 48,8 50,0 19,5 1 163 Région Brazzaville 93,0 70,8 63,7 45,0 22,9 1 043 Pointe-Noire 88,3 58,3 59,6 62,6 27,1 542 Sud 89,0 66,1 45,6 51,0 18,2 811 Nord 92,6 57,8 55,8 49,8 22,3 495 Niveau d'instruction Aucune instruction (88,6) (30,2) (38,1) (48,2) (6,8) 38 Primaire 86,6 55,2 41,4 45,5 15,3 650 Secondaire 1er cycle 89,2 61,5 52,5 51,1 18,2 1 296 Secondaire 2nd cycle ou plus 96,7 78,2 73,8 54,4 33,7 908 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 89,5 57,7 42,4 50,5 18,5 482 Second 90,3 63,1 51,6 50,8 20,7 500 Moyen 89,3 64,5 51,9 52,7 19,5 513 Quatrième 89,0 66,3 58,6 51,0 21,9 633 Le plus riche 94,9 69,8 70,1 49,6 27,8 763 Ensemble 15-49 90,9 64,9 56,5 50,8 22,3 2 892 Ensemble 15-59 91,0 64,6 56,9 51,2 22,5 3 106 ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 210 | IST et VIH/sida 14.1.3 Enseignement du condom aux jeunes La promotion de comportements sexuels sans risque fait partie des mesures destinées à contrôler l’épidémie. Le condom étant l’un des moyens de prévention efficace contre la transmis- sion du virus qui cause le sida, au cours de l’EDSC-I, on a posé une série de questions sur l’utilisation du condom. On a également demandé aux enquêtés s’ils pensaient qu’il était souhaitable d’enseigner l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans. Les résultats à cette question sont présentés au tableau 14.6. Globalement, la proportion d’hommes qui pensent que l’utilisation du condom devrait être enseignée aux jeunes est un peu plus élevée que celle des femmes (86 % contre 79 %). Parmi les femmes, on constate que ce sont les célibataires (82 %), celles du milieu urbain (86 %), celles de Brazzaville (86 %), les plus instruites (87 %) et celles vivant dans un ménage des deux derniers quintiles (86 % et 87 %) qui se sont prononcées le plus fréquemment en faveur de cette mesure. Les hommes sont davantage favorables à cette mesure et on ne constate que peu d’écarts entre les différentes catégories. 14.1.4 Opinion au sujet de l’abstinence et de la fidélité La perception et l’opinion au sujet de l’abstinence et de la fidélité ont été recueillies par le biais de questions posées aux femmes et aux hommes et dont les réponses sont présentées au graphique 14.1. D’après les résultats, on constate que les femmes sont, propor- tionnellement, un peu plus nombreuses que les hommes à penser qu’il est souhaitable que les hommes et les femmes attendent d’être mariés pour avoir des rapports sexuels. Dans pratiquement une même proportion, les femmes et les hommes pensent que les hommes et les femmes mariés ne devraient avoir des rapports sexuels qu’avec leur conjoint. Par contre, les femmes et les hommes ont la même opinion concernant la fidélité présumée des personnes qu’ils connaissent. Dans une très faible proportion, ils pensent que les hommes qu’ils connaissent sont fidèles (10 % des femmes et 11 % des hommes) et, par contre, dans une proportion un peu plus élevée, ils pensent que les femmes qu’ils connaissent sont fidèles (17 % des femmes et 14 % des hommes). Tableau 14.6 Adultes qui pensent que l’utilisation du condom devrait être enseignée aux jeunes de 12-14 ans Pourcentage de femmes et d’hommes de 18-49 ans ayant entendu parler du VIH/sida qui pensent que l’utilisation du condom devrait être enseignée aux jeunes de 12-14 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Groupe d’âges 18-24 79,1 2 074 88,3 754 18-19 81,9 581 88,5 251 20-24 77,9 1 493 88,2 503 25-29 80,9 1 238 88,7 475 30-39 78,7 1 764 84,7 770 40-49 77,1 990 79,7 499 État matrimonial Célibataire 81,7 1 202 88,7 894 En union 77,8 3 893 83,9 1 389 Divorcé(e)/Séparé(e)/Veuf/ Veuve 80,6 970 82,8 215 Milieu de résidence Urbain 85,9 3 443 84,7 1 479 Rural 69,9 2 623 86,7 1 019 Région Brazzaville 86,2 2 126 84,4 905 Pointe-Noire 87,7 1 007 84,2 458 Sud 71,2 1 937 88,7 685 Nord 69,9 996 84,3 450 Niveau d'instruction Aucune instruction 56,5 473 (48,2) 35 Primaire 72,5 1 748 84,0 495 Secondaire 1er cycle 83,9 2 880 86,9 1 079 Secondaire 2nd cycle ou plus 87,2 964 86,2 888 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 69,1 1 066 85,4 430 Second 68,9 1 131 89,4 429 Moyen 80,7 1 220 83,7 438 Quatrième 86,1 1 294 86,3 548 Le plus riche 86,9 1 355 83,7 652 Ensemble 18-49 79,0 6 066 85,5 2 498 Ensemble 18-59 na na 85,1 2 720 na = Non applicable ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. IST et VIH/sida | 211 Il existe donc un écart extrêmement important entre ce que les enquêtés considèrent comme le comportement « idéal » et ce qu’ils pensent être la réalité. Ainsi, 87 % des femmes pensent que les femmes mariées devraient être fidèles à leur mari alors que seulement 17 % pensent que la plupart des femmes qu’elles connaissent le sont effectivement. 14.2 RAPPORTS SEXUELS À HAUTS RISQUES ET UTILISATION DU CONDOM Les changements de comportement pour prévenir l’infection par le VIH sont essentiels pour parvenir à infléchir l’épidémie. Au cours de l’EDSC-I, on a posé aux enquêtés une série de questions sur leurs rapports sexuels au cours des 12 derniers mois et sur l’utilisation du condom au cours de ces rapports sexuels. Selon le type de partenaire sexuel déclaré par la personne interrogée, on a déterminé si ces rapports devaient être considérés à hauts risques. Sont considérés comme à hauts risques des rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant. Le tableau 14.7.1 présente les proportions de femmes qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête ainsi que les proportions de celles qui ont utilisé un condom au cours de ces rapports sexuels. On constate que 38 % des femmes ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois. Par définition, tous les célibataires ayant des rapports sexuels ont des rapports à hauts risques, puisque leurs partenaires sont non maritaux et non cohabitants. Parmi les femmes de 15-19 ans, cette proportion atteint 79 %, du fait qu’à cet âge, la majorité des femmes sont souvent encore célibataires. D’autre part, au delà de 20 ans, on constate que les proportions de femmes ayant eu des rapports sexuels à risques diminuent avec l’avancement en âge, passant de 46 % à 20-24 ans à 17 % à 40-49 ans. On note qu’en milieu urbain, la proportion de femmes ayant eu des rapports sexuels à hauts risques est plus élevée qu’en milieu rural (43 % contre 33 %). Les résultats selon la région montrent que les rapports sexuels à risques sont plus fréquents à Brazzaville et à Pointe-Noire (respectivement, 42 % et 45 %) que dans les deux autres régions. Enfin, Les femmes les plus instruites ont eu plus fréquemment que les autres des rapports sexuels à hauts risques (45 % contre 21 % chez les sans instruction). Graphique 14.1 Opinions et croyances concernant l’abstinence sexuelle et la fidélité EDSC-I 2005 53 56 86 87 10 17 41 43 83 87 11 14 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Pourcentage Femmes Hommes Les jeunes hommes devraient attendre d'être mariés pour avoir des rapports sexuels Les jeunes femmes devraient attendre d'être mariées pour avoir des rapports sexuels Les hommes mariés ne devraient avoir des rapports sexuels qu'avec leur femme La plupart des hommes mariés que je connais n'ont des rapports sexuels qu'avec leur femme Les femmes mariées ne devraient avoir des rapports sexuels qu'avec leur mari La plupart des femmes mariées que je connais n'ont des rapports sexuels qu'avec leur mari 212 | IST et VIH/sida Tableau 14.7.1 Partenaires sexuels multiples et rapports sexuels à hauts risques au cours des derniers mois – femmes Parmi les femmes de 15-49 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et, parmi ces femmes, pourcentage ayant déclaré avoir utilisé un condom la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant, et nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes sexuellement actives au cours des 12 derniers mois Femmes ayant eu des rapports sexuels à hauts risques1 au cours des 12 derniers mois Femmes ayant eu des rapports sexuels Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant eu au moins 2 partenaires au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant eu des rapports sexuels à hauts risques1 au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels à hauts risques1 Effectif de femmes Nombre moyens de partenaires sexuels sur la durée de vie Effectif de femmes Groupe d’âges 15-24 13,2 59,6 2 266 20,0 1 350 3,4 2 453 15-19 17,6 79,4 915 19,5 727 2,7 1 000 20-24 10,3 46,1 1 350 20,7 623 4,0 1 454 25-29 7,8 31,9 1 112 27,2 354 5,0 1 192 30-39 4,9 22,7 1 573 21,2 357 4,7 1 675 40-49 1,2 17,2 762 14,5 131 4,3 930 État matrimonial Célibataire 18,7 99,8 1 259 21,0 1 257 3,7 1 469 En union 3,8 7,3 3 788 24,7 276 4,1 3 841 Divorcée/Séparée/Veuve 14,1 99,2 665 19,7 660 5,3 940 Milieu de résidence Urbain 9,5 42,7 3 240 25,0 1 383 4,3 3 472 Rural 6,7 32,7 2 473 14,3 809 4,1 2 778 Région Brazzaville 8,2 42,2 1 958 24,1 826 4,2 2 100 Pointe-Noire 12,9 45,2 985 28,5 445 4,6 1 050 Sud 6,6 34,4 1 820 15,6 626 4,0 2 033 Nord 6,9 31,0 951 12,7 295 4,3 1 067 Niveau d'instruction Aucune instruction 5,3 21,1 411 9,0 87 3,5 485 Primaire 9,1 37,5 1 704 10,9 639 4,0 1 881 Secondaire 1er cycle 8,2 39,5 2 763 23,8 1 090 4,4 2 979 Secondaire 2nd cycle ou plus 8,2 45,1 835 32,9 377 4,4 906 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 6,0 30,5 977 13,9 298 3,8 1 139 Second 7,8 35,1 1 076 14,7 378 4,0 1 192 Moyen 9,5 41,9 1 147 14,3 481 4,6 1 258 Quatrième 9,7 43,0 1 254 26,1 539 4,4 1 340 Le plus riche 8,0 39,4 1 259 31,1 496 4,1 1 321 Ensemble 15-49 8,3 38,4 5 713 21,0 2 192 4,2 6 250 1 Rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant IST et VIH/sida | 213 Parmi les femmes ayant eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois, seulement 21 % ont utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels à hauts risques. Parmi les femmes du milieu urbain (25 %), celles de Pointe-Noire (29 %) et les plus instruites (33 %), cette proportion est plus élevée que la moyenne. C’est aussi parmi ces femmes que les proportions de celles qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques sont les plus élevées. Par contre, parmi les célibataires et celles en rupture d’union, catégories dans lesquelles la quasi-totalité des femmes ont eu des rapports sexuels à hauts risques, on ne constate pas ce type de relation. La dernière colonne du tableau 14.7 présente le nombre moyen de partenaires sexuels des femmes sur la durée de vie : celui-ci s’établit à 4,2 et c’est chez les femmes en rupture d’union qu’il est le plus élevé (5,3). Le tableau 14.7.2 présente les proportions d’hommes qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête ainsi que les proportions de ceux qui ont utilisé un condom au cours de ces rapports sexuels. On constate qu’une proportion d’hommes nettement plus élevée que celle des femmes (63 % contre 38 %) ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois. Parmi ces hommes, 43 % ont déclaré avoir utilisé un condom lors de ces rapports sexuels à hauts risques. Comme chez les femmes, c’est parmi les jeunes de 15-19 ans, les célibataires et ceux en rupture d’union que l’on constate les proportions les plus élevées de ceux qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois. À l’opposé, parmi ceux de 40-49 ans et ceux en union, les proportions sont beaucoup plus faibles. Ces rapports sexuels à hauts risques ont été aussi plus fréquents en milieu urbain que rural (67 % contre 57 %), parmi les hommes de Pointe-Noire que dans les autres régions (71 % contre un minimum de 54 % dans le Sud). Moins d’un homme sur deux a déclaré avoir utilisé un condom lors des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois (43 %). Dans certains sous-groupes caractérisés par une fréquence plus élevée de rapports sexuels à hauts risques, on constate également une utilisation plus élevée du condom : c’est le cas des hommes du milieu urbain (49 % contre 33 % en rural), de ceux de Brazzaville et de Pointe-Noire (respectivement, 50 % et 47 % contre 29 % dans le Sud) et de ceux qui vivent dans un ménage des deux derniers quintiles (50 % pour le quatrième et 53 % pour le plus riche). Par contre, les résultats selon l’état matrimonial montrent que c’est parmi les hommes en union et non parmi les célibataires et ceux en rupture d’union que le recours au condom a été le plus fréquent (56 % contre 37 % parmi les célibataires et 39 % parmi ceux en rupture d’union). Enfin la dernière colonne du tableau indique que les hommes de 15-49 ans ont eu, en moyenne, 12,8 partenaires sexuelles au cours de leur vie contre 4,2 pour les femmes. Ce nombre moyen ne présente que peu de variations sauf pour les plus jeunes et les célibataires chez lesquels, comme cela va de soi, ce nombre est plus faible. 214 | IST et VIH/sida Tableau 14.7.2 Partenaires sexuels multiples et rapports sexuels à hauts risques au cours des derniers mois – hommes Parmi les hommes de 15-49 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, pourcentage de ceux qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et, parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré avoir utilisé un condom la dernière fois qu’ils ont eu des rapports sexuels avec une partenaire non maritale et non cohabitante, et nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Hommes sexuellement actifs au cours des 12 derniers mois Hommes ayant eu des rapports sexuels à hauts risques1 au cours des 12 derniers mois Hommes ayant eu des rapports sexuels Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant eu au moins 2 partenaires au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant eu des rapports sexuels à hauts risques1 au cours des 12 derniers mois Effectif d’hommes Pourcentage ayant utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels à hauts risques1 Effectif d’hommes Nombre moyens de partenaires sexuelles sur la durée de vie Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 28,3 93,8 830 37,5 778 7,0 907 15-19 21,8 98,6 389 32,5 384 4,8 444 20-24 34,1 89,5 441 42,3 395 9,1 463 25-29 27,6 65,7 449 41,4 295 13,3 432 30-39 28,2 45,7 725 53,5 332 15,8 687 40-49 28,8 31,9 485 49,3 154 20,1 431 État matrimonial Célibataire 26,1 100,0 918 37,0 918 8,2 1 022 En union 29,3 32,5 1 376 56,2 447 15,7 1 239 Divorcé/séparé/veuf 30,8 100,0 195 39,2 195 18,7 196 Milieu de résidence Urbain 29,6 66,8 1 456 48,8 973 12,6 1 448 Rural 26,3 56,8 1 033 32,9 587 13,2 1 010 Région Brazzaville 25,4 65,6 877 50,1 576 11,1 853 Pointe-Noire 41,2 71,4 458 47,3 327 15,6 467 Sud 19,4 53,5 712 29,3 381 13,4 742 Nord 34,8 62,4 442 40,9 276 12,2 395 Niveau d'instruction Aucune instruction (15,1) (46,4) 31 * 14 (8,9) 34 Primaire 23,7 66,5 521 24,6 346 10,2 537 Secondaire 1er cycle 30,1 63,2 1 101 43,3 696 12,3 1 098 Secondaire 2nd cycle ou plus 29,1 60,1 837 55,3 503 15,5 790 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 28,2 57,7 432 26,4 249 12,3 419 Second 22,3 52,7 430 40,0 226 11,9 450 Moyen 26,2 61,2 458 34,3 280 13,5 438 Quatrième 34,1 68,5 546 49,7 374 11,9 535 Le plus riche 28,8 68,9 624 53,3 430 14,2 616 Ensemble 15-49 28,3 62,7 2 489 42,8 1 560 12,8 2 458 Ensemble 15-59 27,5 59,8 2 694 42,9 1 610 13,0 2 636 1 Rapports sexuels avec une partenaire non maritale et non cohabitante. * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. IST et VIH/sida | 215 14.3 POPULATION AYANT EFFECTUÉ UN TEST DU VIH La connaissance du statut sérologique peut contribuer à limiter la propagation de l’épidémie car elle permet aux personnes de se protéger et de protéger leur partenaire. Au cours de l’EDSC-I, on a demandé aux enquêtés s’ils avaient effectué un test du VIH et s’ils avaient obtenu les résultats. Le tableau 14.8.1 montre que 89 % des femmes enquêtées n’ont jamais été testées, et à l’opposé, dans seulement 10 % des cas, les femmes ont effectué un test et ont reçu les résultats. La proportion de femmes ayant effectué un test du VIH et ayant eu connaissance des résultats au cours des 12 derniers mois n’est que de 3 %. Tableau 14.8.1 Population ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats – femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans selon qu’elles ont effectué ou non un test du VIH et selon qu’elles ont reçu ou non les résultats du test, et proportion de femmes de 15-49 ans ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats au cours des 12 derniers mois, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 A effectué un test Caractéristique sociodémographique A reçu les résultats N’a pas reçu les résultats N’a jamais été testée Total1 A été testée et a reçu les résultats dans les 12 derniers mois Effectif de femmes Groupe d’âges 15-24 5,8 0,9 92,6 100,0 2,8 3 060 15-19 3,1 0,4 96,1 100,0 1,4 1 566 20-24 8,7 1,3 89,0 100,0 4,3 1 493 25-29 11,7 1,3 85,7 100,0 3,5 1 238 30-39 13,2 0,2 85,3 100,0 3,6 1 764 40-49 11,7 1,1 86,4 100,0 3,6 990 État matrimonial Célibataire 5,9 0,5 93,2 100,0 2,5 2 082 A déjà eu des rapports sexuels 8,0 0,5 90,9 100,0 3,5 1 488 N'a jamais eu de rapports sexuels 0,6 0,3 99,1 100,0 0,2 594 En union 10,9 1,0 86,8 100,0 4,0 3 979 Divorcée/Séparée/Veuve 11,7 0,8 86,8 100,0 1,8 990 Milieu de résidence Urbain 13,7 0,9 84,5 100,0 4,5 3 990 Rural 4,1 0,7 94,2 100,0 1,6 3 061 Région Brazzaville 13,0 1,0 84,9 100,0 4,5 2 447 Pointe-Noire 16,8 0,8 81,8 100,0 4,8 1 189 Sud 5,0 0,6 93,7 100,0 2,2 2 233 Nord 3,4 0,8 94,0 100,0 1,1 1 182 Niveau d'instruction Aucune instruction 3,3 0,5 96,1 100,0 1,1 511 Primaire 4,1 0,6 94,1 100,0 1,8 2 139 Secondaire 1er cycle 9,5 0,9 88,6 100,0 3,0 3 408 Secondaire 2nd cycle ou plus 24,5 1,1 73,8 100,0 8,3 994 Quintiles de bien-être economique Le plus pauvre 3,0 0,3 95,7 100,0 1,0 1 243 Second 3,7 1,3 93,6 100,0 1,5 1 328 Moyen 7,8 0,7 90,8 100,0 3,3 1 403 Quatrième 11,3 0,8 86,7 100,0 2,6 1 502 Le plus riche 19,5 1,0 79,0 100,0 7,1 1 575 Ensemble 15-49 9,5 0,8 88,7 100,0 3,2 7 051 1 Y compris les non déterminés. 216 | IST et VIH/sida Tableau 14.8.2 Population ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats – hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans selon qu’ils ont effectué ou non un test du VIH et selon qu’ils ont reçu ou non les résultats du test, et proportion d’hommes de 15-49 ans ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats au cours des 12 derniers mois, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 A effectué un test Caractéristique sociodémographique A reçu les résultats N’a pas reçu les résultats N’a jamais été testé Total1 A été testé et a reçu les résultats dans les 12 derniers mois Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-24 4,1 0,5 93,2 100,0 2,1 1 180 15-19 1,6 0,3 94,6 100,0 0,3 677 20-24 7,5 0,9 91,3 100,0 4,6 503 25-29 10,4 0,2 89,1 100,0 3,0 475 30-39 14,8 2,1 82,8 100,0 3,6 770 40-49 19,7 2,4 77,5 100,0 4,5 499 État matrimonial Célibataire 5,9 0,4 91,8 100,0 2,7 1 312 A déjà eu des rapports sexuels 7,2 0,5 91,7 100,0 3,3 1 061 N'a jamais eu de rapports sexuels 0,3 0,0 92,3 100,0 0,3 251 En union 14,7 1,9 82,9 100,0 3,1 1 397 Divorcé/séparé/veuf 12,5 1,3 85,9 100,0 5,0 215 Milieu de résidence Urbain 13,8 1,2 84,4 100,0 4,2 1 739 Rural 5,8 1,2 91,1 100,0 1,4 1 185 Région Brazzaville 14,0 1,7 83,7 100,0 4,6 1 049 Pointe-Noire 13,9 0,3 85,2 100,0 4,0 545 Sud 5,4 0,4 93,6 100,0 1,0 816 Nord 8,3 2,3 85,7 100,0 2,3 513 Niveau d'instruction Aucune instruction (12,2) (0,0) (81,7) 100,0 (3,3) 41 Primaire 4,2 0,4 92,2 100,0 1,2 671 Secondaire 1er cycle 6,1 1,2 92,2 100,0 1,9 1 303 Secondaire 2nd cycle ou plus 21,6 1,8 76,4 100,0 6,1 910 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 4,0 1,2 92,3 100,0 0,6 495 Second 4,0 0,7 94,4 100,0 1,3 504 Moyen 9,1 1,2 88,0 100,0 2,0 522 Quatrième 11,6 0,8 87,4 100,0 4,0 635 Le plus riche 19,4 1,8 78,1 100,0 5,7 769 Ensemble 15-49 10,6 1,2 87,1 100,0 3,1 2 924 Ensemble 15-59 10,9 1,2 86,6 100,0 3,1 3 146 1 Y compris les non déterminés. ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. Parmi les femmes ayant au moins un niveau secondaire 2nd cycle et parmi celles vivant dans un ménage du quintile le plus riche, la proportion de celles ayant effectué un test et obtenu les résultats au cours des 12 derniers mois est plus de deux fois plus élevée que la moyenne (respectivement, 8 % et 7 % contre 3 %). En outre, on peut souligner qu’en milieu urbain, 5 % des femmes ont effectué un test et ont eu connaissance des résultats au cours des 12 derniers mois contre seulement 2 % en milieu rural. On constate également des écarts entre les régions, cette proportion étant de 5 % à Brazzaville et à Pointe- Noire et de seulement 2 % dans le Sud et de 1 % dans le Nord. IST et VIH/sida | 217 Le tableau 14.8.2 concerne la connaissance du statut sérologique chez les hommes. Comme chez les femmes, la proportion d’hommes n’ayant jamais effectué un test du VIH est élevée (87 %) et seulement 11 % ont effectué un test et ont reçu les résultats. La proportion de ceux qui ont effectué un test et qui ont reçu les résultats au cours des 12 derniers mois est très faible et pratiquement identique à celle des femmes (3 %). En outre, les résultats montrent que c’est dans les mêmes sous-groupes de population que les femmes que l’on observe les proportions les plus élevées d’hommes qui ont effectué un test et qui en ont reçu les résultats. On a posé aux femmes qui avaient eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l’enquête une série de questions pour savoir si, au cours d’une visite prénatale, elles avaient reçu des conseils concernant le VIH/sida, si elles avaient effectué volontairement un test et enfin si elles avaient reçu ou non les résultats de ce test. Les réponses à ces questions sont présentées au tableau 14.9. Seulement 17 % des femmes ont déclaré avoir reçu des conseils sur le VIH/sida au cours d’une visite prénatale, c’est-à-dire qu’on leur a parlé de la transmission mère-enfant, des moyens de prévention du VIH/sida et de l’importance d’effectuer un test du VIH. Dans 8 % des cas, les femmes ont effectué volontairement un test du VIH et ont eu connaissance des résultats. Globalement, seulement 5 % des femmes ont reçu des conseils, ont effectué un test et en ont reçu les résultats au cours de visites prénatales. Dans certains groupes de femmes, cette proportion est beaucoup plus élevée : chez les femmes du milieu urbain (9 %), celles résidant à Pointe-Noire (16 %) et parmi celles ayant, au moins, un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle (12 %). Tableau 14.9 Femmes enceintes conseillées et testées pour le VIH Parmi les femmes ayant eu une naissance au cours des 2 années ayant précédé l’enquête, pourcentage qui ont reçu des conseils, à qui on a proposé le test du VIH au cours d’une visite prénatale pour la naissance la plus récente, qui ont accepté de se faire tester et qui ont reçu les résultats du test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 A effectué volontairement un test du VIH au cours d’une visite prénatale 2 Caractéristique sociodémographique A reçu des conseils sur le VIH/sida durant une visite prénatale1 A reçu les résultats N’a pas reçu les résultats Pourcentage qui a reçu des conseils, a été testé et a reçu les résultats Effectif de femmes qui ont eu une naissance au cours des 2 dernières années3 Groupe d’âges 15-19 17,5 5,0 0,9 3,4 252 20-24 14,9 7,9 0,7 4,5 626 25-29 18,2 7,6 1,3 5,6 464 30-39 17,8 7,9 0,2 5,0 553 40-49 15,0 8,3 3,6 5,6 122 Milieu de résidence Urbain 23,5 13,9 1,3 8,6 922 Rural 11,2 2,1 0,5 1,6 1 095 Région Brazzaville 22,2 10,6 1,5 5,6 533 Pointe-Noire 29,0 22,6 1,4 15,9 289 Sud 7,8 3,2 0,5 2,4 784 Nord 18,4 1,0 0,4 0,6 411 Niveau d'instruction Aucune instruction 11,6 3,4 0,0 1,7 152 Primaire 11,8 4,4 0,5 3,0 763 Secondaire 1er cycle 18,3 8,6 1,2 5,5 928 Secondaire 2nd cycle ou plus 35,0 18,7 1,7 11,8 173 Ensemble 15-49 ans 16,8 7,5 0,9 4,8 2 017 1 On considère ici qu’une femme a reçu des conseils lorsque, au cours des visites prénatales, quelqu’un lui a parlé de 1) la transmission du virus du sida de la mère à son bébé, 2) des moyens d’éviter de contracter le VIH, et 3) de l’importance d’effectuer un test. 2 Seules sont comptabilisées ici les femmes à qui on a proposé le test. Celles qui ont réclamé le test ne sont pas prises en compte. 3 Le dénominateur inclut les femmes qui n’ont pas bénéficié de soins prénatals pour leur dernière naissance au cours des deux dernières années. 218 | IST et VIH/sida 14.4 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) On a essayé de déterminer si les femmes et les hommes qui avaient déclaré avoir eu des rapports sexuels avaient eu une IST ou présenté des symptômes d’IST au cours des 12 derniers mois. Chez les femmes, 4 % ont déclaré avoir eu une IST. Par ailleurs, 16 % des femmes ont déclaré avoir eu des pertes vaginales anormales et 8 % un ulcère génital. Globalement, une femme sur cinq (20 %) peut être considérée comme ayant eu une IST et/ou un ou des symptômes révélateurs d’IST. Chez les hommes, 6 % ont déclaré avoir eu une IST, 6 % ont eu un écoulement du pénis et 7 % un ulcère génital. Globalement, 10 % des hommes peuvent être considérés comme ayant eu une IST et/ou un ou des symptômes révélateurs d’IST (tableau 14.10). Tableau 14.10 Infection Sexuellement Transmissible (IST) et symptômes d’IST déclarés Parmi les femmes et les hommes de 15-49 ayant déjà eu des rapports sexuels, pourcentage ayant déclaré avoir eu une IST et/ou des symptômes d’IST au cours des 12 derniers mois, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Pourcentage de femmes ayant déclaré avoir eu, au cours des 12 derniers mois : Pourcentage d’hommes ayant déclaré avoir eu, au cours des 12 derniers mois : Caractéristique sociodémographique Une IST Des pertes vaginales anormales/ malodorantes Une plaie/ ulcère génital Une IST/ perte/ plaie/ ulcère Effectif de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels Une IST Des écoule- ments du pénis Une plaie/ ulcère génital Une IST/ perte/ plaie/ ulcère Effectif d’hommes ayant déjà eu des rapports sexuels Groupe d’âges 15-24 3,9 15,5 8,1 19,2 2 477 4,9 5,3 5,5 9,8 937 15-19 3,6 14,2 7,5 17,7 1 007 3,6 4,3 5,0 9,3 452 20-24 4,1 16,4 8,5 20,2 1 470 6,1 6,2 6,0 10,4 485 25-29 4,0 17,2 7,8 20,6 1 230 6,6 5,3 8,7 12,8 471 30-39 4,5 17,8 9,1 21,6 1 761 6,9 7,5 7,4 10,8 766 40-49 3,1 13,3 7,6 17,0 989 4,1 3,8 4,6 6,6 499 État matrimonial Célibataire 3,9 16,2 8,0 19,7 1 488 6,0 6,3 7,1 10,9 1 061 En union 3,8 15,7 7,8 19,4 3 979 5,5 4,9 5,7 8,9 1 397 Divorcé(e)/séparé(e)/veuf/ veuve 4,6 17,5 10,2 21,5 990 4,6 7,3 8,2 13,2 215 Milieu de résidence Urbain 4,6 14,9 7,7 18,6 3 625 3,5 4,1 4,8 8,5 1 577 Rural 3,1 17,6 9,0 21,3 2 831 8,7 7,9 8,9 12,3 1 096 Région Brazzaville 4,7 12,7 8,6 16,4 2 221 3,5 4,4 5,1 9,4 952 Pointe-Noire 3,8 18,3 6,2 21,8 1 076 2,7 2,7 3,6 6,6 496 Sud 4,9 18,5 8,1 23,3 2 057 11,1 10,2 10,3 12,4 753 Nord 0,9 16,2 9,7 18,0 1 103 4,3 4,1 6,0 11,2 472 Niveau d'instruction Aucune instruction 2,8 15,6 8,0 19,3 490 (0,0) (0,0) (0,0) (0,0) 34 Primaire 3,7 17,3 8,3 21,2 1 914 6,6 7,2 7,9 11,2 559 Secondaire 1er cycle 4,5 16,1 8,8 20,2 3 091 6,5 6,8 7,2 11,8 1 188 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,5 14,0 6,4 16,0 962 4,1 3,4 4,8 7,4 892 Ensemble 15-49 4,0 16,1 8,2 19,8 6 457 5,6 5,6 6,5 10,0 2 673 Ensemble 15-59 na na na na na 5,5 5,6 6,2 9,6 2 894 na = Non applicable ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. IST et VIH/sida | 219 Parmi ceux ayant déclaré avoir eu une IST et/ou des symptômes associés aux IST au cours des 12 derniers mois, 68 % des femmes et 81 % des hommes ont déclaré avoir recherché des conseils ou un traitement (graphique 14.2). Dans un peu plus de la moitié des cas (55 %), les hommes et les femmes malades se sont adressés à un établissement sanitaire ou à un professionnel de la santé pour recevoir un traitement ou des conseils. En outre, 14 % des femmes et 22 % des hommes ont recherché des conseils auprès d’un pharmacien ou d’un vendeur ambulant. 14.5 INJECTIONS EFFECTUÉES PAR DU PERSONNEL MÉDICAL Bien que la transmission du VIH/sida se fasse essentiellement par voie sexuelle, le risque de contamination par le biais d’un équipement médical non stérile n’est pas à négliger. Au cours de l’EDSC-I, on a donc demandé aux enquêtés si, au cours des six derniers mois, ils avaient eu une injection effectuée par du personnel médical et d’où provenaient la seringue et l’aiguille utilisées. Les résultats sont présentés au tableau 14.11. Vingt pour cent des femmes et des hommes ont déclaré avoir reçu au moins une injection effectuée par du personnel médical au cours des six derniers mois. Chez les femmes comme chez les hommes, cette proportion varie surtout en fonction du niveau d’instruction et du quintile de bien-être : en effet, parmi les femmes sans instruction, 14 % ont déclaré avoir effectué au moins une injection au cours des six derniers mois contre 23 % parmi celles ayant au moins un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ; chez les hommes, ces proportions sont de 16 % pour le primaire et de 22 % parmi les plus instruits. Selon les quintiles, la proportion varie d’un minimum de 17 % dans le plus pauvre à un maximum de 20 et 21 % dans les deux derniers quintiles pour les femmes ; chez les hommes, elle varie de 17 % dans le plus pauvre à 21 % dans le plus riche. En outre, dans la quasi-totalité des cas (94 % pour les femmes et 97 % pour les hommes), les femmes et les hommes ont déclaré que lors de la dernière injection, l’aiguille et la seringue avaient été extraites d’un emballage neuf et non ouvert. Graphique 14.2 Recherche de conseils ou traitement pour les IST EDSC-I 2005 55 14 6 32 55 22 13 19 Établissement sanitaire/ professionnel de la santé Pharmacie/vendeur ambulant/marché Autres sources Pas de recherche de conseils/traitement 0 10 20 30 40 50 60 70 Pourcentage Femmes Hommes Note : La somme des pourcentages peut dépasser 100 % car une même personne peut rechercher des conseils auprès de différentes 220 | IST et VIH/sida Tableau 14.11 Prévalence des injections Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui ont reçu au moins une injection effectuée par du personnel médical au cours des 6 derniers mois, nombre moyen d’injections effectuées par du personnel médical au cours des 6 derniers mois et, parmi ceux qui ont reçu une injection effectuée par du personnel médical, pourcentage pour lesquels la personne qui a effectué la piqûre a pris la seringue et l’aiguille d’un emballage neuf et qui n’était pas ouvert, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant reçu une injection effectuée par du personnel médical au cours des 6 derniers mois Nombre moyen d’injections effectuées par du personnel médical au cours des 6 derniers mois Effectif de femmes La dernière fois, la seringue et l’aiguille ont été prises d’un emballage neuf et qui n’était pas ouvert Effectif ayant reçu une injection effectuée par du personnel médical au cours des 6 derniers mois Pourcentage ayant reçu une injection effectuée par du personnel médical au cours des 6 derniers mois Nombre moyen d’injections effectuées par du personnel médical au cours des 6 derniers mois Effectif d’hommes La dernière fois, la seringue et l’aiguille ont été prises d’un emballage neuf et qui n’était pas ouvert Effectif ayant reçu une injection effectuée par du personnel médical au cours des 6 derniers mois Groupe d’âges 15-24 17,2 5,7 3 060 94,3 525 17,4 4,6 1 180 97,0 205 15-19 16,0 5,5 1 566 92,2 250 15,5 4,0 677 97,3 105 20-24 18,4 5,9 1 493 96,2 275 20,0 5,3 503 96,7 101 25-29 21,0 6,1 1 238 92,6 260 22,1 7,1 475 92,2 105 30-39 22,1 7,9 1 764 93,8 390 19,9 6,0 770 99,1 153 40-49 22,3 9,5 990 95,7 221 22,8 9,6 499 98,8 114 Milieu de résidence Urbain 20,6 6,7 3 990 96,7 823 20,3 6,5 1 739 95,7 353 Rural 18,7 7,4 3 061 90,2 573 18,9 6,2 1 185 99,1 225 Région Brazzaville 19,4 6,1 2 447 95,6 474 20,5 6,2 1 049 95,2 215 Pointe-Noire 21,6 7,9 1 189 98,8 257 21,3 6,9 545 95,8 116 Sud 22,7 7,3 2 233 93,8 506 18,5 7,4 816 99,0 151 Nord 13,5 7,0 1 182 82,9 160 18,7 4,8 513 99,5 96 Niveau d'instruction Aucune instruction 14,0 9,2 511 85,0 72 15,3 5,2 41 88,8 6 Primaire 17,1 5,9 2 139 92,6 365 16,1 5,0 671 96,9 108 Secondaire 1er cycle 21,6 7,4 3 408 94,4 734 20,3 6,8 1 303 96,4 265 Secondaire 2nd cycle ou plus 22,6 6,6 994 98,2 225 21,8 6,7 910 98,1 198 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 16,5 8,5 1 243 93,7 205 16,6 5,4 495 98,2 82 Second 21,3 6,4 1 328 89,1 283 21,0 7,4 504 99,2 106 Moyen 19,7 7,6 1 403 93,9 277 20,2 6,6 522 93,9 106 Quatrième 20,3 6,9 1 502 96,1 305 18,7 7,4 635 96,8 119 Le plus riche 20,7 6,1 1 575 96,8 326 21,4 5,4 769 97,2 165 Ensemble 15-49 19,8 7,0 7 051 94,1 1 396 19,7 6,4 2 924 97,0 577 Ensemble 15-59 na na na na na 19,5 6,5 3 146 97,2 612 na = Non applicable IST et VIH/sida | 221 Le nombre moyen d’injections s’établit à 7,0 pour les femmes et à 6,4 pour les hommes au cours des six derniers mois. Le graphique 14.3 présente les proportions de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui ont reçu une injection effectuée par du personnel médical au cours des six derniers mois précédant l’enquête selon la source de la dernière injection. On constate que c’est le secteur public (58 % pour les femmes et 42 % pour les hommes), essentiellement l’hôpital (48 % pour les femmes et 32 % pour les hommes), qui constitue l’endroit principal où ont été effectuées les dernières injections. En outre, dans environ 26 % des cas, les femmes se sont adressées au secteur médical privé ; la proportion d’hommes correspondante est un peu plus élevée (38 %). 14.6 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA ET COMPORTEMENTS SEXUELS CHEZ LES JEUNES Les jeunes de 15-24 ans constituent une population à risque dans la mesure où, à cette période de la vie, les relations sexuelles sont généralement instables et le multipartenariat fréquent. Au cours de l’EDSC-I, il a donc paru important d’évaluer dans cette population, non seulement, la connaissance correcte des moyens de transmission et de prévention du VIH/sida mais aussi certains aspects du comportement sexuel comme l’utilisation du condom et la fréquence des rapports sexuels à risques. Globalement, il ressort des résultats du tableau 14.12 que seulement 10 % des jeunes femmes ont une connaissance « complète » du VIH/sida. C’est surtout en fonction du niveau d’instruction et du quintile de bien-être que ce niveau de connaissance diffère : en effet, si 20 % de celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle possèdent les informations correctes concernant la transmission du VIH/sida et rejettent les idées erronées locales les plus courantes, parmi celles sans instruction et celles de niveau primaire, ces proportions ne sont que de, respectivement, 6 % et 5 %. De même, si seulement 7 % des jeunes femmes du second quintile ont une connaissance complète du sida, on constate que cette proportion est deux fois plus élevée dans le quintile le plus riche (14 %). Graphique 14.3 Lieu de la dernière injection faite par du personnel médical EDSC-I 2005 58 48 10 26 15 11 0 14 3 42 32 10 38 17 20 1 14 6 ENSEMBLE SECTEUR PUBLIC Hôpital Centre de Santé/SMI/Poste de santé ENSEMBLE SECTEUR MÉDICAL PRIVÉ Clinique Cabinet médecin privé/soins infirmier Autre privé MAISON Autre endroit/ND 0 10 20 30 40 50 60 70 Pourcentage Femmes Hommes 222 | IST et VIH/sida Tableau 14.12 Connaissance « complète » du sida par les jeunes et connaissance d’un endroit où se procurer des condoms Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans ayant une connaissance « complète » du sida et qui connaissent au moins un endroit où se procurer des condoms, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes 15-24 Hommes 15-24 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant une connaissance complète du sida1 Pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms2 Effectif de femmes Pourcentage ayant une connaissance complète du sida1 Pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms2 Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 10,2 64,6 1 566 20,6 83,7 677 15-17 9,3 57,8 985 21,2 79,9 426 18-19 11,8 76,2 581 19,6 90,1 251 20-24 9,8 78,7 1 493 23,8 92,4 503 20-22 11,3 78,7 966 22,5 92,5 320 23-24 7,0 78,7 527 26,1 92,2 182 État matrimonial Célibataire 10,9 68,1 1 738 22,7 86,9 1 026 A déjà eu des rapports sexuels 11,7 79,2 1 156 23,3 92,7 784 N'a jamais eu des rapports sexuels 9,3 46,0 582 20,9 68,2 243 Non célibataire 8,8 76,0 1 321 17,0 90,8 153 Milieu de résidence Urbain 10,2 78,0 1 768 23,1 91,4 721 Rural 9,7 62,6 1 291 20,2 81,2 459 Région Brazzaville 11,9 78,5 1 078 23,8 91,4 430 Pointe-Noire 7,0 81,4 532 21,9 92,7 227 Sud 8,5 59,6 930 20,4 81,1 332 Nord 11,9 68,1 520 20,6 82,9 192 Niveau d'instruction Aucune instruction 6,1 41,0 153 * * 15 Primaire 5,4 60,7 1 081 12,9 78,6 383 Secondaire 1er cycle 11,7 77,6 1 503 22,5 90,2 569 Secondaire 2nd cycle ou plus 19,7 93,6 323 36,9 97,3 213 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 10,1 57,9 546 20,3 77,1 185 Second 7,2 63,2 557 16,8 82,0 215 Moyen 8,5 74,6 624 17,5 88,7 211 Quatrième 9,2 77,8 672 21,6 91,1 248 Le plus riche 14,4 80,5 661 29,6 93,2 322 Ensemble 15-24 10,0 71,5 3 060 22,0 87,4 1 180 1 Sont considérés comme ayant une connaissance « complète », les jeunes qui déclarent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n’est pas infecté, qui rejettent les idées locales erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida, et qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Les différents éléments de la connaissance « complète »sont présentés aux tableaux 14.2 14.3.1 et 14.3.2. 2 Dans ce tableau, les catégories suivantes ne sont pas considérées comme des sources d’approvisionnement en condom : amis, membre de la famille et maison. * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Les résultats montrent que la proportion de jeunes hommes ayant une connaissance complète du VIH/sida est environ deux fois plus élevée que celle observée chez les femmes (22 % contre 10 %). Les variations entre caractéristiques sociodémographiques sont un peu plus nettes que chez les femmes mais c’est aussi en fonction du niveau d’instruction et du quintile de bien-être que cette connaissance diffère le plus puisque parmi ceux ayant un niveau primaire, 13 % peuvent être considérés comme ayant une connaissance « complète » du VIH/sida contre 37 % parmi ceux ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd IST et VIH/sida | 223 cycle. On note également qu’à l’exception du quintile le plus pauvre, la proportion de jeunes hommes ayant une connaissance complète du sida augmente, passant de 17 % dans le second à 30 % dans le plus riche. On constate également au tableau 14.12 que 72 % des jeunes femmes de 15-24 ans connaissent un endroit où se procurer des condoms. Cependant, parmi celles de 15-17 ans (58 %), celles sans instruction (41 %) et celles des ménages du quintile le plus pauvre (58 %), cette proportion est plus faible. En ce qui concerne les hommes, on note que la proportion de ceux qui connaissent un endroit pour se procurer des condoms est plus élevée que celle observée pour les femmes (87 % contre 72 %). Dans certains sous-groupes, la quasi-totalité des hommes savent où se procurer des condoms. Dans les catégories où les proportions sont les plus faibles comme les jeunes hommes de 15-17 ans, ceux de la région Sud, ceux ayant un niveau primaire et ceux du quintile le plus pauvre, les proportions avoisinent ou excèdent 80 %. En tant que déterminant de l’activité sexuelle, l’âge aux premiers rapports sexuels des jeunes de 15-24 ans est tout aussi important en matière de prévention du VIH/sida que les autres variables. Pour cette raison, le tableau 14.13 présente les proportions d’hommes et de femmes âgés de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels et qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans et 18 ans exacts. Environ un quart des femmes (24 %) avaient déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts. Avant d’atteindre l’âge de 18 ans exact, 81 % des femmes de 18-24 ans avaient déjà eu des rapports sexuels. Chez les hommes, une proportion légèrement plus élevée que celle des femmes avaient déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre l’âge de 15 ans (27 %). La proportion de ceux qui ont eu des rapports sexuels pour la première fois avant atteindre l’âge exact de 18 ans est de 78 %. 224 | IST et VIH/sida Tableau 14.13 Âge des jeunes aux premiers rapports sexuels Pourcentage de femmes et d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre l’âge exact de 15 ans et pourcentage de femmes et d’hommes âgés de 18-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre l’âge exact de 18 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique Pourcentage qui ont déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre l’âge exact de 15 ans Effectif de femmes de 15-24 ans Pourcentage qui ont déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre l’âge exact de 18 ans Effectif de femmes de 18-24 ans Pourcentage qui ont déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre l’âge exact de 15 ans Effectif d’hommes de 15-24 ans Pourcentage qui ont déjà eu des rapports sexuels avant d’atteindre l’âge exact de 18 ans Effectif d’hommes de 18-24 ans Groupe d’âges 15-19 23,5 1 566 81,6 581 25,3 677 84,0 251 15-17 22,9 985 na na 20,7 426 na na 18-19 24,5 581 81,6 581 33,2 251 84,0 251 20-24 23,5 1 493 80,9 1 493 29,0 503 74,3 503 20-22 22,7 966 81,1 966 28,6 320 76,4 320 23-24 24,8 527 80,5 527 29,7 182 70,5 182 État matrimonial Célibataire 16,8 1 738 71,9 859 25,3 1 026 76,7 607 Non célibataire 32,2 1 321 87,6 1 215 37,9 153 81,0 146 Milieu de résidence Urbain 19,2 1 768 77,0 1 221 26,0 721 73,4 461 Rural 29,3 1 291 87,0 853 28,3 459 84,1 293 Région Brazzaville 18,1 1 078 75,8 756 21,7 430 70,8 285 Pointe-Noire 21,5 532 77,4 351 32,8 227 75,5 139 Sud 22,4 930 87,1 634 27,3 332 82,0 201 Nord 38,6 520 85,5 334 30,8 192 87,8 128 Niveau d'instruction Aucune instruction 37,4 153 88,1 115 * 15 * 9 Primaire 29,4 1 081 90,0 690 25,1 383 82,1 207 Secondaire 1er cycle 19,8 1 503 79,7 975 27,7 569 78,3 346 Secondaire 2nd cycle ou plus 14,3 323 61,8 293 29,4 213 71,5 191 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 31,5 546 87,0 369 32,1 185 85,4 120 Second 24,2 557 85,5 359 27,0 215 82,0 140 Moyen 26,6 624 86,7 441 30,4 211 82,0 126 Quatrième 21,0 672 79,8 464 25,5 248 77,8 161 Le plus riche 15,7 661 68,3 442 22,7 322 66,8 206 Ensemble 15-24 23,5 3 060 81,1 2 074 26,9 1 180 77,5 754 na = Non applicable * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Le tableau 14.14 présente les résultats concernant l’utilisation du condom au cours des premiers rapports sexuels parmi les jeunes de 15-24 ans. On constate tout d’abord que la proportion d’hommes ayant utilisé un condom au cours de leurs premiers rapports sexuels est un peu plus élevée que celle des femmes (21 % contre 14 %). Ce sont les femmes et les hommes les plus instruits (respectivement, 24 % et 27 %), celles et ceux qui vivent en milieu urbain (18 % et 27 %), et surtout ceux qui vivent dans un ménage du quintile le plus riche (23 % et 32 %) qui ont déclaré le plus fréquemment avoir utilisé un condom au cours de leurs premiers rapports sexuels. En fonction de l’âge, aucune tendance ne se dégage et les variations sont plutôt irrégulières mais on peut souligner que l’utilisation d’un condom aux premiers rapports sexuels a été plus fréquente parmi les femmes et les hommes de 15-17 ans (respectivement, 16 % et 23 %). À l’opposé, ce sont celles et ceux de 23-24 ans qui ont le moins fréquemment déclaré avoir eu recours au condom lors de leurs premiers rapports sexuels (respectivement, 11 % et 16 %). IST et VIH/sida | 225 Tableau 14.14 Utilisation des condoms au cours des premiers rapports sexuels parmi les jeunes Pourcentage de jeunes âgés de 15-24 ans qui ont utilisé un condom au cours des premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique A utilisé un condom au cours des premiers rapports sexuels Effectif de femmes ayant eu des rapports sexuels A utilisé un condom au cours des premiers rapports sexuels Effectif d’hommes ayant eu des rapports sexuels Groupe d’âges 15-19 15,2 1 007 21,5 452 15-17 16,3 496 23,4 225 18-19 14,2 511 19,7 227 20-24 12,5 1 470 19,5 485 20-22 13,2 947 21,5 309 23-24 11,4 524 16,0 176 État matrimonial Célibataire 15,9 1 156 21,7 784 Non célibataire 11,7 1 321 14,4 153 Milieu de résidence Urbain 17,6 1 413 27,2 567 Rural 8,4 1 064 10,2 370 Région Brazzaville 17,7 857 27,2 339 Pointe-Noire 17,8 424 29,6 179 Sud 9,2 755 12,0 269 Nord 9,3 441 9,7 150 Niveau d'instruction Aucune instruction 5,6 133 * 10 Primaire 8,9 859 14,5 276 Secondaire 1er cycle 15,5 1 194 21,4 455 Secondaire 2nd cycle ou plus 23,8 291 27,2 196 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 10,6 465 7,0 150 Second 8,8 441 8,9 177 Moyen 10,7 508 23,5 164 Quatrième 14,4 563 24,6 194 Le plus riche 22,9 499 31,5 251 Ensemble 15-24 13,6 2 477 20,5 937 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Le tableau 14.15 présente les proportions de jeunes célibataires de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels et ceux qui ont utilisé des condoms au cours des derniers rapports sexuels. Parmi les jeunes femmes célibataires, 59 % ont déclaré avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois. Parmi elles, 21 % ont utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. Parmi les jeunes hommes célibataires de 15-24 ans, une proportion plus élevée a déclaré avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois (66 %) et, parmi eux, 36 % ont utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. C’est parmi les jeunes femmes célibataires de 20-24 ans et parmi les plus 226 | IST et VIH/sida instruites que l’on constate les proportions les plus élevées de celles qui ont déclaré avoir eu des rapports sexuels au cours des douze derniers mois (respectivement, 84 % et 76 %) ; ce sont aussi les jeunes célibataires les plus instruites qui ont utilisé le plus fréquemment un condom aux derniers rapports sexuels (34 %). En ce qui concerne les jeunes hommes, on constate que c’est à 20-24 ans (85 %), parmi les plus instruits (78 %) et parmi ceux de la région Sud que les proportions de ceux qui ont eu des rapports sexuels sont les plus élevées. À part la région Sud, c’est aussi dans ces catégories que l’utilisation du condom a été la plus fréquente (respectivement, 42 % et 53 %). Tableau 14.15 Célibataires de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels prémaritaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prémaritaux Parmi les jeunes célibataires de 15-24 ans, pourcentage n’ayant jamais eu des rapports sexuels, pourcentage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois et, parmi ces derniers, pourcentage ayant utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes Hommes Caractéristique sociodémographique N’a jamais eu des rapports sexuels Ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Effectif de célibataires de 15-24 ans Ayant utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels Effectif de 15-24 ans sexuelle- ment actives au cours des 12 derniers mois N’a jamais eu des rapports sexuels Ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Effectif de célibataires de 15-24 ans Ayant utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels Effectif de 15-24 ans sexuelle- ment actifs au cours des 12 derniers mois Groupe d’âges 15-19 44,6 49,8 1 254 19,8 625 34,3 56,2 658 31,3 369 15-17 55,7 41,2 879 21,7 362 48,1 43,6 419 24,9 183 18-19 18,6 70,0 375 17,1 262 10,1 78,2 239 37,5 187 20-24 4,7 83,7 484 23,0 405 4,6 84,6 369 42,3 312 20-22 5,2 83,6 372 23,0 311 4,3 85,7 253 44,8 217 23-24 3,2 83,8 112 22,9 94 5,4 82,0 115 36,5 95 Milieu de résidence Urbain 32,9 60,6 1 079 25,1 654 24,1 64,6 636 44,7 411 Rural 34,4 56,9 659 14,0 375 22,8 69,3 391 23,6 271 Région Brazzaville 34,8 59,7 634 25,1 379 24,6 64,2 369 45,9 237 Pointe-Noire 31,0 61,4 349 27,2 215 23,1 65,1 206 44,2 134 Sud 33,5 57,4 520 16,1 299 21,6 71,7 293 22,6 210 Nord 33,8 58,8 234 11,1 138 26,0 63,2 159 31,9 100 Niveau d'instruction Aucune instruction (38,8) (54,7) 52 * 29 * * 11 * 3 Primaire 38,4 54,4 576 10,8 313 31,3 62,8 339 20,0 213 Secondaire 1er cycle 34,6 58,5 891 23,8 521 23,0 65,6 497 40,1 326 Secondaire 2nd cycle ou plus 14,6 76,2 219 34,2 167 9,7 77,5 179 53,0 138 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 31,9 57,3 254 12,4 146 23,3 68,4 150 19,4 103 Second 38,4 54,1 300 18,2 162 20,7 68,6 183 30,0 125 Moyen 33,8 59,5 341 9,5 203 25,0 69,4 185 29,8 128 Quatrième 28,6 64,7 379 23,7 245 23,9 68,0 222 44,2 151 Le plus riche 34,9 59,0 463 33,4 273 24,6 60,7 286 48,8 174 Ensemble 15-24 33,5 59,2 1 738 21,0 1 030 23,6 66,4 1 026 36,3 681 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. Le tableau 14.16.1 présente les proportions de jeunes femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels à hauts risques et les proportions de celles qui ont utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels à hauts risques. Dans l’ensemble, 60 % des jeunes femmes ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Parmi ces femmes, 20 % ont utilisé des condoms au cours de ces derniers rapports sexuels. Les résultats montrent que la fréquence de ces rapports sexuels à risques est associée au niveau d’instruction, 76 % des jeunes femmes les plus instruites ayant eu des rapports sexuels à hauts risques contre 30 % parmi celles sans instruction. Le niveau socio- IST et VIH/sida | 227 économique du ménage semble influencer la fréquence de ces rapports sexuels puisque des ménages les plus pauvres aux plus riches, la proportion de femmes ayant déclaré avoir de tels rapports sexuels augmente, passant d’un minimum de 48 % à 71 %. Enfin, on constate des écarts selon le milieu et la région de résidence : ce sont les jeunes femmes du milieu urbain et celles de Pointe-Noire (respectivement, 65 % et 72 %) qui ont eu le plus fréquemment des rapports sexuels à risques. Les résultats concernant l’utilisation du condom montrent que c’est parmi les femmes qui ont eu le plus fréquemment des rapports sexuels à risques que l’utilisation du condom a été aussi la plus fréquente. Tableau 14.16.1 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom par les jeunes – femmes Parmi les jeunes femmes de 15-24 ans sexuellement actives, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant (rapports à hauts risques) au cours des 12 derniers mois et, parmi celles-ci, pourcentage qui ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels à hauts risques, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes de 15-24 ans sexuellement actives les 12 derniers mois Femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports à hauts risques au cours des 12 derniers mois Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant eu des rapports à hauts risques au cours des 12 derniers mois1 Effectif de femmes Pourcentage ayant utilisé un condom au cours des rapports à hauts risques Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 79,4 915 19,5 727 15-17 85,8 458 21,6 393 18-19 73,0 457 16,9 334 20-24 46,1 1 350 20,7 623 20-22 51,9 875 21,0 454 23-24 35,5 475 19,8 169 État matrimonial Célibataire 100,0 1 030 21,0 1 028 Non célibataire 26,0 1 236 16,7 321 Milieu de résidence Urbain 65,1 1 303 23,9 849 Rural 52,0 963 13,5 501 Région Brazzaville 62,5 792 22,9 495 Pointe-Noire 71,8 387 27,3 278 Sud 55,7 691 15,4 385 Nord 48,4 396 11,4 192 Niveau d'instruction Aucune instruction 30,1 122 (5,9) 37 Primaire 55,7 791 10,3 440 Secondaire 1er cycle 61,8 1 090 23,5 674 Secondaire 2nd cycle ou plus 75,8 262 32,3 199 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 47,9 408 12,5 195 Second 52,4 409 17,5 214 Moyen 61,5 470 10,7 289 Quatrième 62,7 521 23,1 327 Le plus riche 70,8 458 31,4 324 Ensemble 15-24 59,6 2 266 20,0 1 350 1 Rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant. ( ) Basé sur 25-49 cas non pondérés. 228 | IST et VIH/sida Le tableau 14.16.2 présente les mêmes informations que le tableau précédent mais celles-ci concernent les hommes. La quasi-totalité des hommes ont eu des rapports sexuels à risques (94 %) et, à l’exception des non célibataires et de ceux de 23-24 ans, la proportion excède partout 90 %. Parmi ces hommes, seulement 38 % ont utilisé un condom au cours de ces rapports sexuels à risques. Parmi ceux de niveau primaire, ceux du quintile le plus pauvre et ceux de la région Sud, environ un cinquième ont utilisé un condom alors plus de 90 % d’entre eux ont déclaré avoir eu des rapports sexuels à hauts risques. C’est parmi les plus instruits que la proportion ayant utilisé un condom est la plus élevée (53 %). Tableau 14.16.2 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom par les jeunes – hommes Parmi les jeunes hommes de 15-24 ans sexuellement actifs, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec une partenaire non maritale et non cohabitante (rapports à hauts risques) au cours des 12 derniers mois et, parmi ceux-ci, pourcentage qui ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels à hauts risques, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Hommes de 15-24 ans sexuellement actifs les 12 derniers mois Hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports à hauts risques au cours des 12 derniers mois Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant eu des rapports à hauts risques au cours des 12 derniers mois1 Effectif d’hommes Pourcentage ayant utilisé un condom au cours des rapports à hauts risques Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 98,6 389 32,5 384 15-17 99,4 190 26,1 189 18-19 97,9 199 38,7 195 20-24 89,5 441 42,3 395 20-22 92,1 282 44,1 260 23-24 84,8 159 38,8 135 État matrimonial Célibataire 100,0 681 36,3 681 Non célibataire 65,2 149 45,6 97 Milieu de résidence Urbain 95,4 493 45,2 470 Rural 91,4 337 25,6 308 Région Brazzaville 94,9 295 47,9 280 Pointe-Noire 96,5 154 41,7 149 Sud 92,1 247 22,8 228 Nord 91,2 133 35,7 121 Niveau d'instruction Aucune instruction * 7 * 4 Primaire 93,3 256 22,4 238 Secondaire 1er cycle 93,4 394 40,6 369 Secondaire 2nd cycle ou plus 96,6 173 52,7 167 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 90,8 138 19,5 125 Second 90,5 156 35,0 141 Moyen 90,6 153 31,1 139 Quatrième 97,7 175 43,8 171 Le plus riche 97,2 208 49,3 202 Ensemble 15-24 93,8 830 37,5 778 1 Rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant. * Basé sur moins de 25 cas non pondérés. IST et VIH/sida | 229 Le graphique 14.4 présente les proportions de jeunes hommes et de jeunes femmes selon la catégorie de risque de contracter le VIH à laquelle ils appartiennent. Parmi les jeunes de 15-24 ans, 19 % des femmes et 21 % des hommes n’ont pratiquement couru aucun risque de contracter le VIH/sida puisqu’ils n’ont jamais eu de rapports sexuels. Cette proportion est beaucoup plus élevée chez les plus jeunes de 15-19 ans que chez les plus âgés (36 % chez les femmes et 33 % chez les hommes). Moins de 10 % des femmes et des hommes n’ont pas couru de risques récemment puisqu’ils n’ont pas eu de rapports sexuels au cours des douze derniers mois (respectivement, 7 % et 9 %). Par ailleurs, dans 9 % des cas pour les femmes et dans 17 % des cas pour les hommes, les jeunes n’ont pas couru de risque de contracter le virus car ils ont eu un seul partenaire et ont utilisé un condom. Par contre, les autres groupes de femmes (65 %) et d’hommes (53 %) ont couru des risques de contracter le VIH soit, parce qu’ils ont eu un seul partenaire mais n’ont pas utilisé de condom (55 % des femmes et 33 % des hommes), soit parce qu’ils ont eu plusieurs partenaires, même s’ils ont utilisé un condom aux derniers rapports sexuels (3 % des femmes et 9 % des hommes), soit encore parce qu’ils ont eu plusieurs partenaires et n’ont jamais utilisé de condom (7 % des femmes et 11 % des hommes) : ce dernier groupe constitue le groupe le plus à risques. La fait pour une femme d’avoir des rapports sexuels avec un homme beaucoup plus âgé qu’elle et qui a donc plus de chances d’être infecté, augmente son risque de contracter le VIH. Les résultats du tableau 14.17 montrent que, parmi les femmes âgées de 15-19 ans qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, une très faible proportion (1 %) ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec un homme plus âgé d’au moins 10 ans. Parmi les femmes de 18-19 ans, cette proportion est un peu plus élevée que parmi celles de 15-17 ans. EDSC-I 2005 15-19 20-24 15-24 15-19 20-24 15-24 0% 20% 40% 60% 80% 100% Pourcentage Jamais de rapports sexuels Rapports sex. mais pas dans les 12 mois Un seul partenaire dans les 12 mois et condom la dernière fois Un seul partenaire dans les 12 mois mais pas de condom Plus d'un partenaire dans les 12 mois et condom la dernière fois Plus d'un partenaire dans les 12 mois mais pas de condom Graphique 14.4 Abstinence, fidélité et utilisation du condom par les jeunes Femmes Hommes 230 | IST et VIH/sida Tableau 14.17 Disparité d’âges entre partenaires sexuels Parmi les femmes âgées de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant eu des rapports sexuels à hauts risques avec un homme plus âgé qu’elles de 10 ans ou plus, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant eu des rapports à hauts risques 1 avec un homme plus âgé qu’elles de 10 ans ou plus Effectif de femmes de 15-19 ans ayant eu des rapports à hauts risques1 au cours des 12 derniers mois Groupe d’âges 15-17 0,4 393 18-19 2,3 334 État matrimonial Célibataire 0,7 623 Non célibataire 4,4 104 Milieu de résidence Urbain 1,3 434 Rural 1,2 293 Région Brazzaville 1,9 250 Pointe-Noire 0,7 143 Sud 0,4 206 Nord 2,0 129 Niveau d'instruction Aucune instruction * 26 Primaire 2,4 260 Secondaire 1er cycle 0,7 382 Secondaire 2nd cycle ou plus 0,0 59 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,9 127 Second 1,9 114 Moyen 1,1 143 Quatrième 1,1 184 Le plus riche 1,4 160 Ensemble 15-19 1,3 727 1 Rapports sexuels avec un partenaire non marital et non cohabitant. * Basé sur moins de 25 cas non pondérés. Il est reconnu que la consommation excessive d’alcool perturbe le jugement et contribue à augmenter la pratique de comportements à risques. Par ailleurs, c’est généralement à des âges jeunes que ces comportements à risques sous l’effet de l’alcool sont les plus fréquents. Au cours de l’EDSC-I, on a donc demandé aux enquêtés de 15-24 ans si, au cours des 12 derniers mois, ils avaient eu des rapports sexuels alors qu’ils étaient ivres. Deux pour cent des femmes et 4 % des hommes ont répondu de manière positive à cette question (tableau 14.18). En outre, 5 % des femmes et 4 % des hommes ont déclaré avoir eu des rapports sexuels en étant ivre ou avec un partenaire ivre. IST et VIH/sida | 231 Tableau 14.18 Rapports sexuels après avoir bu de l’alcool Pourcentage de jeunes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois en étant ivre, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes 15-24 ans Hommes 15-24 ans Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois en étant ivre Pourcentage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois en étant ivre ou avec un partenaire qui était ivre Effectif de femmes Pourcentage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois en étant ivre Pourcentage ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois en étant ivre ou avec une partenaire qui était ivre Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 1,6 2,6 1 566 3,0 3,0 677 15-17 1,0 1,9 985 1,5 1,5 426 18-19 2,6 3,7 581 5,5 5,5 251 20-24 2,9 6,5 1 493 5,1 5,4 503 20-22 2,6 6,4 966 4,5 5,0 320 23-24 3,3 6,6 527 6,2 6,2 182 État matrimonial Célibataire 2,8 3,8 1 738 3,1 3,2 1 026 Non célibataire 1,5 5,4 1 321 9,3 9,8 153 Milieu de résidence Urbain 2,4 4,6 1 768 3,3 3,6 721 Rural 2,0 4,4 1 291 4,7 4,7 459 Région Brazzaville 2,2 4,4 1 078 3,7 4,0 430 Pointe-Noire 2,9 4,9 532 2,3 2,7 227 Sud 2,0 4,6 930 3,7 3,7 332 Nord 1,9 4,2 520 6,2 6,2 192 Niveau d'instruction Aucune instruction 0,0 1,8 153 * * 15 Primaire 2,7 5,4 1 081 3,8 4,1 383 Secondaire 1er cycle 1,8 3,9 1 503 4,2 4,2 569 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,4 5,6 323 3,3 3,7 213 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 1,4 3,8 546 4,6 4,6 185 Second 2,7 4,3 557 4,9 4,9 215 Moyen 2,7 5,4 624 4,5 5,0 211 Quatrième 2,5 4,9 672 2,2 2,5 248 Le plus riche 1,8 3,9 661 3,7 3,7 322 Ensemble 15-24 2,2 4,5 3 060 3,9 4,0 1 180 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés. 232 | IST et VIH/sida Les résultats précédents ont montré qu’un certain nombre de jeunes sont sexuellement actifs et ont des rapports sexuels souvent à hauts risques. Il est donc important de savoir dans quelle mesure les jeunes effectuent un test du VIH et cherchent à en connaître le résultat. On constate au tableau 14.19 que seulement 3 % des jeunes femmes de 15-24 ans et 2 % des jeunes hommes ont effectué un test du VIH et ont reçu les résultats dans les 12 derniers mois. Quelles que soient les caractéristiques socio- démographiques, cette proportion reste faible ; cependant, elle est beaucoup plus élevée chez les jeunes femmes et les jeunes hommes les plus instruits (respectivement, 6 % et 7 %), ceux du milieu urbain (respectivement, 4 % et 3 %) et ceux vivant dans un ménage du quintile le plus riche (respectivement, 5 % et 4 %). Tableau 14.19 Jeunes de 15-24 ans ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats Parmi les jeunes de 15-24 ans sexuellement actifs, pourcentage ayant effectué un test du VIH et ayant reçu les résultats au cours des 12 derniers mois, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Congo 2005 Femmes 15-24 ans Hommes 15-24 ans Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant effectué un test et ayant reçu les résultats dans les 12 derniers mois Effectif de femmes ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant effectué un test et ayant reçu les résultats dans les 12 derniers mois Effectif d’hommes ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Groupe d’âges 15-19 1,3 1 607 0,3 697 15-17 0,9 1 004 0,3 432 18-19 2,0 603 0,2 265 20-24 4,1 1 590 4,4 530 20-22 4,5 1 028 4,4 336 23-24 3,4 562 4,4 194 État matrimonial Jamais marié(e) 2,0 1 805 2,1 1 059 A déjà été marié 3,6 1 392 1,6 168 Résidence Urbain 3,8 1 849 2,8 746 Rural 1,1 1 348 0,8 481 Région Brazzaville 3,6 1 125 3,6 447 Pointe-Noire 4,8 558 1,3 233 Sud 1,7 972 1,7 344 Nord 0,3 542 0,1 204 Niveau d'instruction Aucune instruction 1,2 156 * 15 Primaire 1,5 1 139 0,7 398 Secondaire I cycle 2,9 1 561 1,0 593 Secondaire II cycle ou plus 6,3 341 6,9 221 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 0,6 567 0,0 194 Second 1,3 580 0,9 225 Moyen 3,2 658 1,7 221 Quatrième 2,9 705 2,3 254 Le plus riche 4,9 687 4,0 333 Ensemble 15-24 2,7 3 197 2,0 1 227 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés. 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L’EDSC-I a pour principal objectif de recueillir des informations sur la fécondité, la connaissance et l’utilisation des méthodes contraceptives, la mortalité infanto juvénile, et la connaissance et les attitudes concernant les infections sexuellement transmissibles et le sida. Elle vise un échantillon représentatif national d’environ 6 000 femmes âgées de 15 à 49 ans. De plus, dans un sous échantillon d’un ménage sélectionné sur deux, on a sélectionné les hommes pour l’enquête auprès des hommes. Dans les ménages de ce sous échantillon, tous les hommes âgés de 15 à 59 ans étaient éligibles pour être enquêtés. Les résultats de l’enquête seront présentés pour : l’ensemble du pays, le milieu urbain et le milieu rural, la capitale Brazzaville, Pointe-Noire, le Sud et le Nord. A.2 BASE DE SONDAGE Le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) effectué au Congo date de 1996. Compte tenu de l’ancienneté de la liste des zones de dénombrement (ZD) créées lors de cette opération de collecte, une mise à jour complète de cette base a été effectuée au cours des mois d’avril et de mai 2005. Cette mise à jour a consisté en des opérations de cartographie et de dénombrement de ménages sur toutes les ZD tant urbaines que rurales, pour éventuellement procéder à des regroupements ou à des segmentations. En tenant compte des changements importants survenus à la périphérie des grandes villes comme Brazzaville et Pointe-Noire, une telle mise à jour a été nécessaire pour assurer la représentation dans l’échantillon des ZD situées à la périphérie et qui étaient relativement vides au moment du RGPH 1996 et qui sont maintenant habitées. Le triage de l’échantillon des ZD a été effectué à partir de cette nouvelle liste de ZD. À défaut d’une base de sondage plus récente, le plan de sondage a été conçu en utilisant la répartition de la population obtenue au RGPH 1996 sous l’hypothèse que la répartition de la population est relativement stable. Le tableau A.1 présente la répartition de la population par domaine et par milieu de résidence. Tableau A.1 Répartition de la population par domaine et par milieu de résidence Répartition de la Population Domaine Urbain Rural Total % Domaine Brazzaville 853 413 100,0% 0 0,0% 853 413 33,0% Pointe-Noire 454 827 100,0% 0 0,0% 454 827 17,6% Sud 142 834 16,8% 708 762 83,2% 851 596 33,0% Nord 17 592 4,1% 406 758 95,9% 424 350 16,4% Congo 1 468 666 56,8% 1 115 520 43,2% 2 584 186 100,0% Source : RGPH 1996 A.3 ÉCHANTILLONNAGE L’échantillon de l’EDSCI-2005 est un échantillon aréolaire, stratifié et tiré à 2 degrés. L’unité primaire de sondage est la ZD telle que définie pour le recensement de 1996. Chaque région a été scindée 236 | Annexe A – Plan de Sondage en parties urbaine et rurale pour former les strates d’échantillonnage et l’échantillon a été tiré indépendamment dans chaque strate. Au premier degré, 225 ZD ont été tirées avec une probabilité proportionnelle à la taille, la taille étant le nombre de ménages dans la ZD. Un dénombrement des ménages dans chaque ZD sélectionnée a permis d’obtenir une liste de ménages qui a servi à sélectionner des ménages au deuxième degré. À l’issue du dénombrement, les tailles des ZD obtenues ont été jugées suffisantes pour ne pas nécessiter de segmentation. Au second degré, dans chacune des ZD sélectionnées au premier degré, un nombre fixe de ménages a été tiré de manière systématique, à probabilité égale, à partir des listes nouvellement établies au moment du dénombrement. Dans une ZD urbaine, le nombre de ménages sélectionnés est de 24, dans une ZD rurale, il est de 34. Au total, 6 020 ménages ont été sélectionnés pour l’enquête auprès des femmes. Parmi les ménages sélectionnés pour l’enquête auprès des femmes, un ménage sur deux a été retenu pour l’enquête auprès des hommes. Le nombre de ménages sélectionnés pour l’enquête homme est de 3010. Dans ces ménages, tous les hommes âgés de 15 à 59 ans ont été interrogés. Le tableau A.2 présente la répartition de l’échantillon entre les domaines et par milieu de résidence. Au total, 225 ZD ont été sélectionnées, dont 163 dans le milieu urbain et 62 dans le milieu rural. Pour les ménages, 6 020 ont été sélectionnés au total, dont 3 912 dans le milieu urbain et 2 108 dans le milieu rural. Tableau A.2 Répartition de l’échantillon entres les domaines et par milieu de résidence ZD sélectionnées Ménages sélectionnés Domaine Urbain Rural Total Urbain Rural Total Brazzaville 70 0 70 1 680 0 1 680 Pointe-Noire 56 0 56 1 344 0 1 344 Sud 22 34 56 528 1 156 1 684 Nord 15 28 43 360 952 1 312 Congo 163 62 225 3 912 2 108 6 020 A.4 PROBABILITÉS DE SONDAGE Les probabilités de sondage ont été calculées pour chaque degré de tirage et dans chaque strate. Pour chaque strate h, les notations sont les suivantes : P1hi : probabilité de sondage au premier degré de la ZD i. P2hi : probabilité de sondage au deuxième degré des ménages dans la ZD i. Soient ah le nombre de grappes tirées dans la strate h, Mhi le nombre de ménages de la ZD i, Mh le nombre total de ménages de la strate h. Au premier degré, la probabilité d'inclusion de cette grappe i dans l'échantillon est obtenue par : h hih hi M Ma P ×=1 Annexe A – Plan de Sondage | 237 Au deuxième degré, un nombre bhi de ménages a été tiré à partir des Lhi ménages nouvellement dénombrés dans la grappe i de la strate h lors de l’opération de mise à jour des cartes. Donc : hi hi hi L bP =2 Étant donné la répartition non proportionnelle de l’échantillon parmi les strates, des taux de pondération ont été utilisés pour assurer la représentativité actuelle de l’échantillon au niveau national. Le taux de pondération pour les individus dans la strate h a été calculé en utilisant la formule suivante : hihi hi PP W 21 1= A.5 RÉSULTATS DES ENQUÊTES Les tableaux A.3 et A.4 présentent les résultats détaillés des enquêtes ménages, femmes et hommes selon le milieu de résidence. À la suite du classement des ménages selon les différents codes résultats (voir tableaux A.3 et A.4 pour la signification des codes), le taux de réponse pour l’enquête ménage a été calculé de la façon suivante : )5()4()3()2()1( )1(*100 ++++ De la même manière, le taux de réponse des femmes et celui des hommes ont été calculés de la manière suivante : )()()()()()()( )(*100 gfedcba a ++++++ Le taux de réponse global des femmes est le produit du taux de réponse des enquêtes ménage et du taux de réponse des femmes. Le taux de réponse global des hommes est le produit du taux de réponse des ménages sélectionnés pour l’enquête homme et du taux de réponse des hommes. 238 | Annexe A – Plan de Sondage Tableau A.3 Résultats de l'enquête auprès des ménages et auprès des femmes Répartition (en %) des ménages et des femmes éligibles par résultat de l'enquête ménage et individuelle, taux de réponse des ménages et des femmes éligibles et taux de réponse global, selon la région et le milieu de résidence, Congo 2005 Résidence Région Résultat des interviews Urbain Rural Brazzaville Pointe- Noire Sud Nord Ensemble Ménages sélectionnés Remplis (1) 98,4 96,7 98,0 98,4 96,6 98,4 97,8 Ménage présent mais pas d'enquêté disponible (2) 0,4 0,4 0,7 0,3 0,3 0,3 0,4 Différé (3) 0,1 0,0 0,2 0,0 0,0 0,1 0,1 Refusé (4) 0,3 0,1 0,4 0,2 0,1 0,2 0,2 Logement non trouvé (5) 0,2 0,0 0,3 0,0 0,1 0,0 0,1 Ménage absent (6) 0,1 1,5 0,1 0,2 1,6 0,5 0,6 Logement vide/pas de logement à l'adresse (7) 0,4 0,9 0,4 0,8 1,0 0,2 0,6 Logement détruit (8) 0,2 0,2 0,1 0,1 0,4 0,3 0,2 Autre (9) 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages sélectionnés 3 914 2 098 1 681 1 344 1 673 1 314 6 012 Taux de réponse des ménages1 99,1 99,4 98,5 99,5 99,5 99,5 99,2 Femmes éligibles Rempli (a) 94,4 95,7 93,0 94,2 97,2 95,0 94,8 Pas à la maison (b) 2,4 0,9 2,9 2,3 1,0 1,1 1,9 Différé (c) 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Refusé (d) 1,4 1,6 1,6 1,7 0,6 2,2 1,5 Partiellement rempli (e) 0,3 0,4 0,3 0,4 0,2 0,4 0,3 Incapacité (f) 0,5 0,8 0,6 0,4 0,8 0,5 0,6 Autre (g) 1,0 0,6 1,5 0,9 0,2 0,9 0,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 5 170 2 270 2 328 1 787 1 917 1 408 7 440 Taux de réponse des femmes2 94,4 95,7 93,0 94,2 97,2 95,0 94,8 Taux de réponse global3 93,5 95,1 91,6 93,7 96,8 94,5 94,0 1 A la suite du classement des ménages selon les différents codes résultat, le taux de réponse pour l'enquête ménage (TRM) est calculé comme suit : 100 * (1) _______________________________ (1) + (2) + (3) + (4) + (5) 2 A la suite du classement des femmes éligibles selon les différents codes résultat, le taux de réponse pour l'enquête femme (TRF) est calculé comme suit : 100 * (a) ___________________________________ (a) + (b) + (c) + (d) + (e) + (f) + (g) 3 Le taux de réponse global (TRG) est calculé comme suit : TRG = TRM * TRF/100 Annexe A – Plan de Sondage | 239 Tableau A.4 Résultats de l'enquête auprès des ménages et auprès des hommes Répartition (en %) des ménages sélectionnés pour l’enquête homme et des hommes éligibles par résultat de l'enquête ménage et individuelle, taux de réponse des ménages et des hommes éligibles et taux de réponse global, selon la région et le milieu de résidence, Congo 2005 Résidence Région Résultat des interviews Urbain Rural Brazzaville Pointe- Noire Sud Nord Total Ménages sélectionnés Remplis (1) 98,2 97,0 97,7 98,4 97,0 98,2 97,8 Ménage présent mais pas d'enquêté disponible (2) 0,3 0,4 0,6 0,0 0,2 0,3 0,3 Différé (3) 0,1 0,1 0,2 0,0 0,0 0,2 0,1 Refusé (4) 0,3 0,0 0,4 0,3 0,1 0,0 0,2 Logement non trouvé (5) 0,3 0,1 0,5 0,0 0,2 0,0 0,2 Ménage absent (6) 0,1 1,2 0,0 0,3 1,1 0,6 0,5 Logement vide/pas de logement à l'adresse (7) 0,6 0,7 0,5 1,0 0,7 0,2 0,6 Logement détruit (8) 0,3 0,4 0,1 0,0 0,6 0,5 0,3 Autre (9) 0,0 0,1 0,0 0,0 0,0 0,2 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de ménages sélectionnés 1 958 1 049 842 672 835 658 3 007 Taux de réponse des ménages1 99,1 99,4 98,3 99,7 99,4 99,5 99,2 Hommes éligibles Rempli (a) 88,3 92,5 87,7 86,1 93,2 92,5 89,5 Pas à la maison (b) 6,1 3,1 6,1 7,8 3,1 3,0 5,2 Différé (c) 0,0 0,0 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 Refusé (d) 1,5 1,1 1,6 1,4 1,5 0,9 1,4 Partiellement rempli (e) 0,3 0,2 0,1 0,6 0,1 0,3 0,3 Incapacité (f) 0,9 0,5 1,3 0,6 1,0 0,1 0,8 Autre (g) 2,8 2,7 3,1 3,6 1,1 3,2 2,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif d’hommes 2 507 1 008 1 113 899 806 697 3 515 Taux de réponse des hommes2 88,3 92,5 87,7 86,1 93,2 92,5 89,5 Taux de réponse global3 87,5 91,9 86,2 85,8 92,6 92,0 88,8 1 A la suite du classement des ménages selon les différents codes résultat, le taux de réponse pour l'enquête ménage (TRM) est calculé comme suit : 100 * (1) _______________________________ (1) + (2) + (3) + (4) + (5) 2 A la suite du classement des hommes éligibles selon les différents codes résultat, le taux de réponse pour l'enquête homme (TRH) est calculé comme suit : 100 * (a) ___________________________________ (a) + (b) + (c) + (d) + (e) + (f) + (g) 3 Le taux de réponse global (TRG) est calculé comme suit : TRG = TRM * TRH/100 Annexe B – Erreurs de Sondage | 241 ERREURS DE SONDAGE ANNEXE B Les estimations obtenues à partir d'une enquête par sondage sont sujettes à deux types d'erreurs : les erreurs de mesure et les erreurs d’échantillonnage. Les erreurs de mesure sont celles associées à la mise en oeuvre de la collecte et de l'exploitation des données telles que l'omission de ménages sélectionnés, la mauvaise interprétation des questions de la part de l'enquêtrice ou de l'enquêtée, ou les erreurs de saisie des données. Bien que tout le possible ait été fait pour minimiser ce type d'erreur pendant la mise en oeuvre de l’EDSC-I 2005, il est difficile d'éviter et d'évaluer toutes les erreurs de mesure. Par contre, les erreurs d’échantillonnage peuvent être évaluées statistiquement. L’échantillon sélectionné pour l’EDSC-I n’est qu’un parmi un grand nombre d’échantillons de même taille qui pourraient être sélectionnés dans la même population avec le même plan de sondage. Chacun de ces échantillons peut produire des résultats peu différents de ceux obtenus avec l’échantillon actuellement choisi. L’erreur d’échantillonnage est une mesure de cette variabilité entre tous les échantillons possibles. Bien que cette variabilité ne peut pas être mesurée exactement, elle peut cependant être estimée à partir des données collectées. L'erreur-type (ET) est un indice particulièrement utile pour mesurer l'erreur d’échantillonnage d'un paramètre (moyenne, proportion ou taux), elle est la racine carrée de la variance du paramètre. L’erreur-type peut être utilisée pour calculer des intervalles de confiance dans lesquels nous considérons que se trouve la vraie valeur du paramètre avec un certain niveau de confiance. Par exemple, la vraie valeur d’un paramètre se trouve dans les limites de sa valeur estimée plus ou moins deux fois de son erreur-type, avec un niveau de confiance de 95 %. Si l'échantillon avait été tiré d'après un plan de sondage aléatoire simple, il aurait été possible d'utiliser des formules simples pour calculer les erreurs d’échantillonnage. Cependant, l'échantillon de l’EDSC-I étant un échantillon stratifié et tiré à deux degrés, des formules plus complexes ont été utilisées. Le module « erreurs d’échantillonnage » du logiciel ISSA a été utilisé pour calculer les erreurs d’échantillonnage suivant la méthodologie statistique appropriée. Ce module utilise la méthode de linéarisation (Taylor) pour des estimations telles que les moyennes ou proportions, et la méthode de Jackknife pour des estimations plus complexes tels que l'Indice Synthétique de Fécondité et les quotients de mortalité. La méthode de linéarisation traite chaque proportion ou moyenne comme étant une estimation de ratio, r =y/x, avec y la valeur du paramètre pour l'échantillon total, et x le nombre total de cas dans l'ensemble (ou sous-ensemble) de l'échantillon. La variance de r est estimée par: ∑ ∑ = = ⎥⎥⎦ ⎤ ⎢⎢⎣ ⎡ ⎟⎟⎠ ⎞ ⎜⎜⎝ ⎛ −− −== H h h h m i hi h h m zz m m x frvarrET h 1 2 1 2 2 2 1 1)()( dans laquelle hihihi rxyz −= , et hhh rxyz −= 242 | Annexe B – Erreurs de Sondage où h représente la strate qui va de 1 à H, mh est le nombre total de grappes tirées dans la strate h, yhi est la somme des valeurs pondérées du paramètre y dans la grappe i de la strate h, xhi est la somme des nombres pondérés de cas dans la grappe i de la strate h, et f est le taux global de sondage qui est négligeable. La méthode de Jackknife dérive les estimations des taux complexes à partir de chacun des sous échantillons de l'échantillon principal, et calcule les variances de ces estimations avec des formules simples. Chaque sous échantillon exclut une grappe dans les calculs des estimations. Ainsi, des sous échantillons pseudo indépendants ont été créés. Dans l’EDSC-I, il y a 225 grappes non vides. Par conséquent, 225 sous échantillons ont été créés. La variance d'un taux r est calculée de la façon suivante : ET r var r k k r r i k i 2 1 21 1 ( ) ( ) ( ) ( )= = − −=∑ dans laquelle )()1( ii rkkrr −−= où r est l'estimation calculée à partir de l'échantillon principal de 225 grappes, r ( i ) est l'estimation calculée à partir de l'échantillon réduit de 224 grappes (i ème grappe exclue), k est le nombre total de grappes. Il existe un deuxième indice très utile qui est la racine carrée de l'effet du plan de sondage (REPS) ou effet de grappe : c'est le rapport de l'erreur type observée sur l'erreur type qu'on aurait obtenue si un sondage aléatoire simple avait été utilisé. Cet indice révèle dans quelle mesure le plan de sondage qui a été choisi se rapproche d'un échantillon aléatoire simple de même taille : la valeur 1 de la REPS indique que le plan de sondage est aussi efficace qu'un échantillon aléatoire simple, alors qu'une valeur supérieure à 1 indique un accroissement de l'erreur d’échantillonnage dû à un plan de sondage plus complexe et moins efficace au point de vue statistique. Le logiciel calcule aussi l'erreur relative et l'intervalle de confiance pour chaque estimation. Les erreurs d’échantillonnage pour l’EDSC-I ont été calculées pour certaines des variables les plus intéressantes. Les résultats de l’enquête sont présentés dans cette annexe pour le Congo, pour le milieu urbain et le milieu rural, pour la capitale Brazzaville, pour Pointe-Noire, et pour le Sud et le Nord. Pour chaque variable, le type de statistique (moyenne, proportion ou taux) et la population de base sont présentés dans le tableau B.1. Les tableaux B.2 à B.8 présentent la valeur de la statistique (M), l'erreur type (ET), le nombre de cas non pondérés (N) et pondérés (N'), la racine carrée de l'effet du plan de sondage (REPS), l'erreur relative (ET/M), et l'intervalle de confiance à 95 % (M±2ET) pour chaque variable. L’effet du plan de sondage (REPS) est non défini quand l'écart type sous l'échantillon aléatoire simple est zéro (quand l'estimation est proche de 0 ou 1). Dans le cas de l'Indice Synthétique de Fécondité, le nombre de cas non pondérés n'est pas pertinent, car la valeur non pondérée de femmes-années d'exposition au risque de grossesse n'est pas connue. L'intervalle de confiance est interprété de la manière suivante : pour la variable Enfants nés vivants, l’EDSC-I a fourni un nombre moyen d'enfants nés vivants de 2,382 pour l'ensemble des femmes, auquel correspond une erreur type de 0,043 enfants. Dans 95 % des échantillons de taille et caractéristique identiques, la valeur réelle du nombre moyen d'enfants nés vivants des femmes âgées de 15 à 49 ans se situe entre 2,382 - 2×0,043 et 2,382 + 2×0,043, soit 2,297 et 2,468. Annexe B – Erreurs de Sondage | 243 Les erreurs d’échantillonnage ont été analysées pour l'échantillon national de femmes et pour deux groupes d'estimations : (1) moyennes et proportions, et (2) taux démographiques. Les erreurs relatives (ET/M) des moyennes et proportions se situent entre 0,3 % et 52,7 % avec une moyenne de 5,4 %. Les erreurs relatives les plus élevées sont généralement celles des estimations de très faible valeur (par exemple, parmi les femmes actuellement en union qui Utilise actuellement la stérilisation féminine). Si on enlève les estimations de très faible valeur (moins de 10 %), la moyenne tombe à 34,5 %. Ainsi, en général, les erreurs relatives de la plupart des estimations pour l'ensemble du pays sont faibles, sauf dans les cas de très faibles proportions. L'erreur relative de l'Indice Synthétique de Fécondité est assez faible 3,3 %. Cependant, pour les taux de mortalité, l'erreur relative moyenne est plus élevée 9,4 %. Il existe des différences entre les erreurs relatives au niveau des sous échantillons. Par exemple, pour la variable Enfants nés vivants des femmes âgées de 40 à 49 ans, l'erreur relative pour l’échantillon de femmes est respectivement de 2,4 %, 2,7 % et 3,8 % pour l'ensemble du pays, l’ensemble du milieu urbain et la capitale Brazzaville. Pour l'échantillon national de femmes, la moyenne de la racine carrée de l'effet du plan de sondage (REPS) calculée pour l'ensemble des estimations est de 1,64, ce qui veut dire que, par rapport à un échantillon aléatoire simple, l’erreur d’échantillonnage est multipliée, en moyenne, par un facteur de 1,64 parce qu’on utilise un plan de sondage complexe (par grappes et à plusieurs degrés) et moins efficace. 244 | Annexe B – Erreurs de Sondage Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs d’échantillonnage, EDS Congo 2005 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Variable Estimation Population de base –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FEMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain Proportion Toutes les femmes 15-49 Alphabétisées Proportion Toutes les femmes 15-49 Sans instruction Proportion Toutes les femmes 15-49 Instruction primaire Proportion Toutes les femmes 15-49 Instruction secondaire ou plus Proportion Toutes les femmes 15-49 Jamais mariée (en union) Proportion Toutes les femmes 15-49 Actuellement mariée (en union) Proportion Toutes les femmes 15-49 Mariée (en union) avant 20 ans Proportion Femmes 20-49 Actuellement enceinte Proportion Toutes les femmes 15-49 Enfants nés vivants Moyenne Toutes les femmes 15-49 Enfants nés vivants des femmes 40-49 Moyenne Femmes 40-49 Enfants survivants Moyenne Toutes les femmes 15-49 Connaît une méthode contraceptive Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 A utilisé une méthode Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement une méthode Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement la pilule Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement le DIU Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement le condom Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement la continence périodique Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise une source du secteur public Proportion Utilisatrices de méthodes modernes Ne veut plus d'enfants Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Veut retarder d'au moins 2 ans Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Nombre d’enfants idéal Moyenne Toutes les femmes 15-49 Mères ayant reçu une injection antitétanique Proportion Dernière naissances dans les 5 dernières années Mères ayant reçu assistance médicale à l'accouchement Proportion Naissances dans les 5 dernières années Diarrhée dans les 2 dernières semaines Proportion Enfants de moins de 5 ans A reçu traitement SRO Proportion Enfants avec diarrhée les 2 dernières semaines A consulté du personnel médical Proportion Enfants avec diarrhée les 2 dernières semaines Ayant une carte de santé, vue Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination BCG Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination DTC (3 doses) Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination polio (3 doses) Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination rougeole Proportion Enfants âgés 12-23 mois Vacciné contre toutes les maladies Proportion Enfants âgés 12-23 mois Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 Proportion Toutes les femmes 15-49 Indice Synthétique de Fécondité (derniers 3 ans) Taux Femmes-années d'exposition au risque de grossesse Quotient de mortalité néonatale¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité infantile¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité juvénile¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité infanto juvénile¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité post-néonatale¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Taux de mortalité maternelle (0-6 ans)² Taux Nombre de naissances dans les 7 dernières années –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– HOMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain Proportion Tous les hommes 15-59 Alphabétisé Proportion Tous les hommes 15-59 Sans instruction Proportion Tous les hommes 15-59 Instruction primaire Proportion Tous les hommes 15-59 Instruction secondaire ou plus Proportion Tous les hommes 15-59 Jamais marié (en union) Proportion Tous les hommes 15-59 Actuellement marié (en union) Proportion Tous les hommes 15-59 Nombre idéal d’enfants Moyenne Tous les hommes 15-59 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– ¹ Derniers 5 ans pour le taux national, et derniers 10 ans pour les taux par milieu de résidence et région. ² Le ratio de mortalité maternelle n’est calculé que pour l’échantillon national Annexe B – Erreurs de Sondage | 245 Tableau B.2 Erreurs d’échantillonnage, Echantillon National, EDS Congo 2005 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Population de base ––––––––––––––––– Intervalle Erreur Non Effet de Erreur de confiance Valeur type pondérée Pondérée grappe relative –––––––––––––– Variable (M) (ET) (N) (N�) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FEMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 0,566 0,025 7051 7051 4,213 0,044 0,516 0,616 Alphabétisée 0,780 0,010 7051 7051 1,955 0,012 0,761 0,799 Sans instruction 0,072 0,007 7051 7051 2,399 0,102 0,058 0,087 Instruction primaire 0,303 0,010 7051 7051 1,814 0,033 0,283 0,323 Instruction secondaire ou plus 0,624 0,013 7051 7051 2,332 0,022 0,597 0,651 Jamais mariée (en union) 0,295 0,010 7051 7051 1,870 0,034 0,275 0,316 Actuellement mariée (en union) 0,564 0,012 7051 7051 1,949 0,020 0,541 0,587 Mariée avant l'âge de 20 ans 0,481 0,012 5493 5485 1,772 0,025 0,457 0,505 Actuellement enceinte 0,093 0,005 7051 7051 1,359 0,051 0,083 0,102 Enfants nés vivants 2,382 0,043 7051 7051 1,508 0,018 2,297 2,468 Enfants nés vivants des femmes 40-49 5,330 0,126 979 990 1,457 0,024 5,079 5,581 Enfants survivants 2,087 0,037 7051 7051 1,497 0,018 2,013 2,161 Connaît une méthode contraceptive 0,986 0,003 3993 3979 1,365 0,003 0,981 0,991 A utilisé une méthode 0,938 0,006 3993 3979 1,573 0,006 0,926 0,950 Utilise actuellement une méthode 0,443 0,012 3993 3979 1,498 0,027 0,419 0,466 Utilise actuellement la pilule 0,023 0,003 3993 3979 1,136 0,117 0,018 0,028 Utilise actuellement le DIU 0,001 0,001 3993 3979 1,077 0,527 0,000 0,002 Utilise actuellement le condom 0,089 0,006 3993 3979 1,366 0,069 0,077 0,102 Utilise actuellement la continence périodique 0,238 0,010 3993 3979 1,418 0,040 0,219 0,257 Utilise une source du secteur public 0,220 0,017 977 952 1,276 0,077 0,186 0,254 Ne veut plus d'enfants 0,191 0,008 3993 3979 1,308 0,043 0,175 0,207 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,396 0,011 3993 3979 1,374 0,027 0,375 0,418 Nombre idéal d'enfants 5,088 0,044 6231 6234 1,788 0,009 5,000 5,176 Mères ayant reçu injection antitétanique 0,675 0,014 3540 3568 1,732 0,020 0,648 0,702 Mères ayant reçu assistance médicale à l'accouchement 0,834 0,015 4835 4948 2,280 0,018 0,805 0,864 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,137 0,008 4435 4515 1,439 0,055 0,122 0,152 A reçu le traitement SRO 0,182 0,017 627 618 1,099 0,095 0,147 0,216 A consulté du personnel médical 0,248 0,018 627 618 1,024 0,074 0,211 0,285 Ayant une carte de santé, vue 0,598 0,023 901 899 1,390 0,038 0,552 0,643 A reçu vaccination BCG 0,900 0,015 901 899 1,532 0,017 0,869 0,931 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,684 0,026 901 899 1,636 0,037 0,633 0,735 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,691 0,022 901 899 1,433 0,032 0,647 0,736 A reçu vaccination rougeole 0,662 0,024 901 899 1,496 0,036 0,614 0,709 Vacciné contre toutes les maladies 0,521 0,027 901 899 1,635 0,052 0,467 0,576 Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 0,132 0,008 6128 6075 1,946 0,064 0,115 0,149 Indice Synthétique de Fécondité (3 ans) 4,798 0,157 na 20336 1,742 0,033 4,484 5,112 Quotient de mortalité néonatale (0-4 ans) 32,743 3,249 4859 4966 1,158 0,099 26,244 39,242 Quotient de mortalité post-néonatale (0-4 ans) 42,707 6,050 4870 4981 2,016 0,142 30,608 54,807 Quotient de mortalité infantile (0-4 ans) 75,451 6,669 4874 4984 1,633 0,088 62,112 88,789 Quotient de mortalité juvénile (0-4 ans) 44,499 3,731 4927 5029 1,146 0,084 37,186 51,811 Quotient de mortalité infanto juvénile (0-4 ans) 116,592 6,765 4946 5051 1,364 0,058 103,332 129,852 Taux de mortalité maternelle (0-6 ans) 781 146 na na na 0,186 490 1073 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– HOMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 0,593 0,024 3146 3146 2,769 0,041 0,544 0,641 Alphabétisé 0,900 0,008 3146 3146 1,576 0,009 0,883 0,917 Sans instruction 0,018 0,003 3146 3146 1,296 0,169 0,012 0,024 Instruction primaire 0,242 0,011 3146 3146 1,502 0,047 0,219 0,265 Instruction secondaire ou plus 0,739 0,012 3146 3146 1,590 0,017 0,714 0,764 Jamais marié (en union) 0,420 0,012 3146 3146 1,352 0,028 0,397 0,444 Actuellement marié (en union) 0,506 0,011 3146 3146 1,224 0,022 0,484 0,528 Nombre d'enfants idéal 5,316 0,084 2681 2721 1,507 0,016 5,148 5,485 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– na = Non applicable 246 | Annexe B – Erreurs de Sondage Tableau B.3 Erreurs d’échantillonnage, Echantillon Urbain, EDS Congo 2005 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Population de base ––––––––––––––––– Intervalle Erreur Non Effet de Erreur de confiance Valeur type pondérée Pondérée grappe relative –––––––––––––– Variable (M) (ET) (N) (N�) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FEMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 1,000 0,000 4878 3990 na 0,000 1,000 1,000 Alphabétisée 0,890 0,006 4878 3990 1,356 0,007 0,878 0,902 Sans instruction 0,028 0,003 4878 3990 1,144 0,096 0,023 0,034 Instruction primaire 0,197 0,008 4878 3990 1,413 0,041 0,181 0,213 Instruction secondaire ou plus 0,775 0,009 4878 3990 1,512 0,012 0,757 0,793 Jamais mariée (en union) 0,326 0,008 4878 3990 1,176 0,024 0,310 0,342 Actuellement mariée (en union) 0,526 0,010 4878 3990 1,347 0,018 0,506 0,545 Mariée avant l'âge de 20 ans 0,424 0,013 3775 3087 1,588 0,030 0,398 0,449 Actuellement enceinte 0,070 0,005 4878 3990 1,241 0,065 0,061 0,080 Enfants nés vivants 1,965 0,033 4878 3990 1,131 0,017 1,899 2,032 Enfants nés vivants des femmes 40-49 4,539 0,120 642 526 1,309 0,027 4,298 4,780 Enfants survivants 1,762 0,030 4878 3990 1,116 0,017 1,702 1,821 Connaît une méthode contraceptive 0,992 0,003 2599 2097 1,571 0,003 0,986 0,997 A utilisé une méthode 0,946 0,008 2599 2097 1,700 0,008 0,930 0,961 Utilise actuellement une méthode 0,470 0,014 2599 2097 1,404 0,029 0,442 0,497 Utilise actuellement la pilule 0,035 0,004 2599 2097 1,230 0,127 0,026 0,044 Utilise actuellement le DIU 0,001 0,001 2599 2097 1,148 0,611 0,000 0,003 Utilise actuellement le condom 0,104 0,008 2599 2097 1,288 0,074 0,089 0,119 Utilise actuellement la continence périodique 0,257 0,011 2599 2097 1,233 0,041 0,235 0,278 Utilise une source du secteur public 0,218 0,018 773 644 1,220 0,083 0,182 0,254 Ne veut plus d'enfants 0,200 0,011 2599 2097 1,391 0,055 0,178 0,221 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,367 0,013 2599 2097 1,405 0,036 0,340 0,394 Nombre idéal d'enfants 4,714 0,037 4420 3638 1,387 0,008 4,639 4,789 Mères ayant reçu injection antitétanique 0,747 0,012 2211 1745 1,304 0,016 0,723 0,772 Mères ayant reçu assistance médicale à l'accouchement 0,963 0,004 2877 2258 1,081 0,004 0,955 0,972 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,140 0,008 2678 2105 1,145 0,057 0,124 0,156 A reçu le traitement SRO 0,219 0,024 362 295 1,094 0,111 0,170 0,268 A consulté du personnel médical 0,224 0,022 362 295 0,960 0,096 0,181 0,268 Ayant une carte de santé, vue 0,726 0,016 562 438 0,808 0,022 0,694 0,757 A reçu vaccination BCG 0,976 0,007 562 438 1,036 0,007 0,962 0,989 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,826 0,020 562 438 1,218 0,024 0,786 0,867 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,788 0,020 562 438 1,129 0,025 0,748 0,828 A reçu vaccination rougeole 0,762 0,025 562 438 1,348 0,033 0,712 0,811 Vacciné contre toutes les maladies 0,639 0,028 562 438 1,359 0,044 0,582 0,695 Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 0,122 0,007 4302 3517 1,471 0,060 0,107 0,137 Indice Synthétique de Fécondité (3 ans) 3,754 0,109 na 11094 1,265 0,029 3,536 3,973 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 35,590 3,185 5255 4092 1,097 0,090 29,219 41,961 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans) 30,735 3,053 5265 4101 1,187 0,099 24,629 36,841 Quotient de mortalité infantile (10 ans) 66,325 4,149 5267 4102 1,090 0,063 58,028 74,622 Quotient de mortalité juvénile (10 ans) 44,461 4,109 5280 4110 1,252 0,092 36,242 52,680 Quotient de mortalité infanto juvénile (10 ans) 107,837 6,320 5294 4121 1,332 0,059 95,197 120,477 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– HOMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 1,000 0,000 2214 1864 na 0,000 1,000 1,000 Alphabétisé 0,931 0,007 2214 1864 1,243 0,007 0,918 0,945 Sans instruction 0,014 0,003 2214 1864 1,141 0,202 0,008 0,020 Instruction primaire 0,177 0,012 2214 1864 1,422 0,065 0,154 0,200 Instruction secondaire ou plus 0,809 0,012 2214 1864 1,415 0,015 0,785 0,833 Jamais marié (en union) 0,450 0,014 2214 1864 1,365 0,032 0,421 0,479 Actuellement marié (en union) 0,458 0,013 2214 1864 1,204 0,028 0,433 0,484 Nombre idéal d'enfants 4,734 0,068 1921 1622 1,137 0,014 4,597 4,870 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– na = Non applicable Annexe B – Erreurs de Sondage | 247 Tableau B.4 Erreurs d’échantillonnage, Echantillon Rural, EDS Congo 2005 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Population de base ––––––––––––––––– Intervalle Erreur Non Effet de Erreur de confiance Valeur type pondérée Pondérée grappe relative –––––––––––––– Variable (M) (ET) (N) (N�) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FEMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 0,000 0,000 2173 3061 na na 0,000 0,000 Alphabétisée 0,637 0,021 2173 3061 1,988 0,032 0,596 0,678 Sans instruction 0,130 0,016 2173 3061 2,269 0,126 0,097 0,163 Instruction primaire 0,442 0,018 2173 3061 1,648 0,040 0,407 0,477 Instruction secondaire ou plus 0,428 0,025 2173 3061 2,378 0,059 0,377 0,478 Jamais mariée (en union) 0,255 0,022 2173 3061 2,392 0,088 0,210 0,300 Actuellement mariée (en union) 0,615 0,025 2173 3061 2,412 0,041 0,565 0,665 Mariée avant l'âge de 20 ans 0,555 0,021 1718 2398 1,716 0,037 0,513 0,596 Actuellement enceinte 0,122 0,008 2173 3061 1,128 0,065 0,106 0,138 Enfants nés vivants 2,926 0,091 2173 3061 1,620 0,031 2,744 3,109 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,226 0,195 337 464 1,279 0,031 5,835 6,617 Enfants survivants 2,511 0,079 2173 3061 1,628 0,031 2,354 2,668 Connaît une méthode contraceptive 0,979 0,005 1394 1882 1,203 0,005 0,970 0,989 A utilisé une méthode 0,929 0,010 1394 1882 1,403 0,010 0,909 0,948 Utilise actuellement une méthode 0,412 0,019 1394 1882 1,429 0,046 0,375 0,450 Utilise actuellement la pilule 0,010 0,003 1394 1882 1,104 0,298 0,004 0,016 Utilise actuellement le DIU 0,001 0,001 1394 1882 0,996 1,012 0,000 0,002 Utilise actuellement le condom 0,073 0,010 1394 1882 1,363 0,130 0,054 0,092 Utilise actuellement la continence périodique 0,217 0,016 1394 1882 1,446 0,074 0,185 0,249 Utilise une source du secteur public 0,224 0,036 204 309 1,234 0,161 0,152 0,296 Ne veut plus d'enfants 0,181 0,012 1394 1882 1,167 0,066 0,157 0,206 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,429 0,016 1394 1882 1,217 0,038 0,396 0,461 Nombre idéal d'enfants 5,611 0,084 1811 2596 1,761 0,015 5,443 5,779 Mères ayant reçu injection antitétanique 0,606 0,024 1329 1822 1,733 0,039 0,558 0,653 Mères ayant reçu assistance médicale à l'accouchement 0,726 0,026 1958 2691 2,052 0,035 0,674 0,777 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,134 0,012 1757 2411 1,441 0,091 0,110 0,159 A reçu le traitement SRO 0,148 0,024 265 324 1,035 0,165 0,099 0,196 A consulté du personnel médical 0,269 0,028 265 324 0,927 0,105 0,213 0,326 Ayant une carte de santé, vue 0,476 0,041 339 461 1,491 0,087 0,394 0,558 A reçu vaccination BCG 0,828 0,029 339 461 1,394 0,035 0,770 0,886 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,548 0,048 339 461 1,735 0,088 0,452 0,644 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,599 0,039 339 461 1,423 0,065 0,521 0,677 A reçu vaccination rougeole 0,567 0,041 339 461 1,500 0,073 0,485 0,649 Vacciné contre toutes les maladies 0,410 0,048 339 461 1,767 0,117 0,314 0,506 Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 0,145 0,017 1826 2558 2,117 0,121 0,110 0,180 Indice synthétique de fécondité (3 ans) 6,138 0,211 na 8436 1,392 0,034 5,715 6,560 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 34,745 4,266 3546 4826 1,157 0,123 26,213 43,276 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans) 58,152 8,180 3549 4832 1,799 0,141 41,793 74,511 Quotient de mortalité infantile (10 ans) 92,896 8,364 3551 4834 1,472 0,090 76,169 109,623 Quotient de mortalité juvénile (10 ans) 47,553 3,994 3566 4852 0,980 0,084 39,565 55,542 Quotient de mortalité infanto juvénile (10 ans) 136,032 8,984 3573 4861 1,338 0,066 118,065 154,000 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– HOMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 0,000 0,000 932 1282 na na 0,000 0,000 Alphabétisé 0,854 0,018 932 1282 1,565 0,021 0,817 0,890 Sans instruction 0,024 0,006 932 1282 1,279 0,267 0,011 0,037 Instruction primaire 0,338 0,023 932 1282 1,493 0,069 0,291 0,384 Instruction secondaire ou plus 0,638 0,026 932 1282 1,658 0,041 0,586 0,690 Jamais marié (en union) 0,378 0,021 932 1282 1,293 0,054 0,336 0,419 Actuellement marié (en union) 0,575 0,019 932 1282 1,198 0,034 0,536 0,614 Nombre idéal d'enfants 6,177 0,168 760 1098 1,513 0,027 5,841 6,513 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– na = Non applicable 248 | Annexe B – Erreurs de Sondage Tableau B.5 Erreurs d’échantillonnage, Echantillon Brazzaville, EDS Congo 2005 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Population de base ––––––––––––––––– Intervalle Erreur Non Effet de Erreur de confiance Valeur type pondérée Pondérée grappe relative –––––––––––––– Variable (M) (ET) (N) (N�) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FEMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 1,000 0,000 2165 2447 na 0,000 1,000 1,000 Alphabétisée 0,916 0,008 2165 2447 1,275 0,008 0,901 0,931 Sans instruction 0,019 0,003 2165 2447 1,169 0,181 0,012 0,026 Instruction primaire 0,157 0,011 2165 2447 1,344 0,067 0,136 0,178 Instruction secondaire ou plus 0,824 0,012 2165 2447 1,417 0,014 0,800 0,847 Jamais mariée (en union) 0,321 0,010 2165 2447 0,997 0,031 0,301 0,341 Actuellement mariée (en union) 0,524 0,013 2165 2447 1,193 0,024 0,499 0,550 Mariée avant l'âge de 20 ans 0,419 0,018 1692 1915 1,522 0,044 0,383 0,456 Actuellement enceinte 0,073 0,007 2165 2447 1,167 0,089 0,060 0,086 Enfants nés vivants 1,883 0,044 2165 2447 1,040 0,024 1,794 1,972 Enfants nés vivants des femmes 40-49 4,240 0,161 312 343 1,276 0,038 3,918 4,562 Enfants survivants 1,692 0,039 2165 2447 1,017 0,023 1,613 1,771 Connaît une méthode contraceptive 0,990 0,004 1127 1283 1,465 0,004 0,981 0,999 A utilisé une méthode 0,935 0,012 1127 1283 1,573 0,012 0,912 0,958 Utilise actuellement une méthode 0,466 0,020 1127 1283 1,320 0,042 0,426 0,505 Utilise actuellement la pilule 0,036 0,007 1127 1283 1,186 0,182 0,023 0,050 Utilise actuellement le DIU 0,001 0,001 1127 1283 1,096 1,005 0,000 0,003 Utilise actuellement le condom 0,106 0,011 1127 1283 1,179 0,102 0,085 0,128 Utilise actuellement la continence périodique 0,250 0,014 1127 1283 1,101 0,057 0,222 0,279 Utilise une source du secteur public 0,261 0,025 360 405 1,088 0,097 0,210 0,311 Ne veut plus d'enfants 0,215 0,016 1127 1283 1,316 0,075 0,183 0,247 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,376 0,019 1127 1283 1,324 0,051 0,338 0,414 Nombre idéal d'enfants 4,723 0,052 2036 2301 1,300 0,011 4,619 4,827 Mères ayant reçu injection antitétanique 0,805 0,016 903 1033 1,217 0,020 0,773 0,837 Mères ayant reçu assistance médicale à l'accouchement 0,974 0,005 1161 1323 0,921 0,005 0,965 0,983 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,156 0,011 1081 1233 1,036 0,073 0,133 0,179 A reçu le traitement SRO 0,289 0,036 180 192 1,008 0,124 0,217 0,361 A consulté du personnel médical 0,259 0,029 180 192 0,844 0,111 0,202 0,317 Ayant une carte de santé, vue 0,753 0,020 226 257 0,702 0,027 0,712 0,794 A reçu vaccination BCG 0,984 0,008 226 257 1,015 0,009 0,967 1,000 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,829 0,027 226 257 1,067 0,033 0,775 0,883 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,779 0,026 226 257 0,951 0,034 0,726 0,832 A reçu vaccination rougeole 0,781 0,039 226 257 1,411 0,049 0,704 0,858 Vacciné contre toutes les maladies 0,637 0,044 226 257 1,369 0,069 0,549 0,724 Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 0,112 0,011 1879 2129 1,500 0,097 0,090 0,134 Indice Synthétique de Fécondité (3 ans) 3,570 0,145 na 6830 1,156 0,041 3,280 3,859 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 41,724 4,639 2125 2403 0,946 0,111 32,445 51,003 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans) 27,252 3,567 2129 2407 0,947 0,131 20,118 34,385 Quotient de mortalité infantile (10 ans) 68,975 5,604 2130 2408 0,920 0,081 57,767 80,184 Quotient de mortalité juvénile (10 ans) 42,829 6,091 2133 2411 1,183 0,142 30,648 55,010 Quotient de mortalité infanto juvénile (10 ans) 108,850 8,960 2139 2417 1,209 0,082 90,931 126,770 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– HOMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 1,000 0,000 976 1136 na 0,000 1,000 1,000 Alphabétisé 0,945 0,007 976 1136 0,916 0,007 0,932 0,958 Sans instruction 0,014 0,004 976 1136 1,051 0,283 0,006 0,022 Instruction primaire 0,148 0,015 976 1136 1,301 0,100 0,118 0,177 Instruction secondaire ou plus 0,838 0,014 976 1136 1,224 0,017 0,809 0,867 Jamais marié (en union) 0,438 0,019 976 1136 1,198 0,043 0,400 0,476 Actuellement marié (en union) 0,474 0,015 976 1136 0,907 0,031 0,445 0,503 Nombre idéal d'enfants 4,686 0,089 836 981 1,124 0,019 4,508 4,865 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– na = Non applicable Annexe B – Erreurs de Sondage | 249 Tableau B.6 Erreurs d’échantillonnage, Echantillon Pointe-Noire, EDS Congo 2005 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Population de base ––––––––––––––––– Intervalle Erreur Non Effet de Erreur de confiance Valeur type pondérée Pondérée grappe relative –––––––––––––– Variable (M) (ET) (N) (N�) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FEMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 1,000 0,000 1684 1189 na 0,000 1,000 1,000 Alphabétisée 0,873 0,010 1684 1189 1,198 0,011 0,853 0,892 Sans instruction 0,034 0,004 1684 1189 1,001 0,130 0,025 0,043 Instruction primaire 0,239 0,012 1684 1189 1,191 0,052 0,214 0,264 Instruction secondaire ou plus 0,727 0,014 1684 1189 1,249 0,019 0,700 0,754 Jamais mariée (en union) 0,339 0,016 1684 1189 1,394 0,047 0,307 0,371 Actuellement mariée (en union) 0,520 0,018 1684 1189 1,465 0,034 0,484 0,556 Mariée avant l'âge de 20 ans 0,407 0,018 1287 899 1,300 0,044 0,371 0,442 Actuellement enceinte 0,058 0,006 1684 1189 1,056 0,103 0,046 0,071 Enfants nés vivants 1,980 0,053 1684 1189 1,047 0,027 1,874 2,086 Enfants nés vivants des femmes 40-49 4,764 0,121 198 136 0,719 0,025 4,521 5,007 Enfants survivants 1,773 0,046 1684 1189 1,010 0,026 1,681 1,865 Connaît une méthode contraceptive 0,997 0,002 876 618 1,208 0,002 0,992 1,000 A utilisé une méthode 0,967 0,007 876 618 1,181 0,007 0,952 0,981 Utilise actuellement une méthode 0,494 0,021 876 618 1,243 0,043 0,452 0,536 Utilise actuellement la pilule 0,037 0,006 876 618 0,905 0,157 0,025 0,048 Utilise actuellement le DIU 0,002 0,002 876 618 1,050 0,721 0,000 0,006 Utilise actuellement le condom 0,104 0,013 876 618 1,242 0,123 0,079 0,130 Utilise actuellement la continence périodique 0,274 0,019 876 618 1,258 0,069 0,236 0,312 Utilise une source du secteur public 0,139 0,026 268 191 1,218 0,185 0,088 0,191 Ne veut plus d'enfants 0,171 0,016 876 618 1,271 0,095 0,139 0,203 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,353 0,021 876 618 1,279 0,058 0,312 0,395 Nombre idéal d'enfants 4,568 0,056 1436 1008 1,275 0,012 4,455 4,681 Mères ayant reçu injection antitétanique 0,665 0,021 742 525 1,214 0,032 0,623 0,707 Mères ayant reçu assistance médicale à l'accouchement 0,979 0,004 957 680 0,927 0,005 0,970 0,988 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,112 0,013 901 637 1,184 0,113 0,086 0,137 A reçu le traitement SRO 0,089 0,023 104 71 0,817 0,261 0,043 0,136 A consulté du personnel médical 0,113 0,028 104 71 0,864 0,246 0,057 0,169 Ayant une carte de santé, vue 0,669 0,024 192 134 0,698 0,037 0,620 0,717 A reçu vaccination BCG 0,966 0,014 192 134 1,049 0,014 0,938 0,993 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,816 0,036 192 134 1,289 0,045 0,743 0,889 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,809 0,038 192 134 1,328 0,047 0,733 0,885 A reçu vaccination rougeole 0,712 0,032 192 134 0,974 0,045 0,648 0,776 Vacciné contre toutes les maladies 0,635 0,035 192 134 0,988 0,055 0,565 0,705 Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 0,130 0,008 1534 1084 0,960 0,064 0,113 0,146 Indice Synthétique de Fécondité (3 ans) 3,794 0,158 na 3270 1,060 0,042 3,479 4,109 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 25,143 4,025 1750 1227 1,036 0,160 17,093 33,193 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans) 34,644 6,935 1754 1230 1,516 0,200 20,774 48,515 Quotient de mortalité infantile (10 ans) 59,788 7,694 1755 1231 1,299 0,129 44,400 75,175 Quotient de mortalité juvénile (10 ans) 45,360 6,045 1757 1233 1,159 0,133 33,271 57,449 Quotient de mortalité infanto juvénile (10 ans) 102,435 10,441 1763 1236 1,386 0,102 81,553 123,318 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– HOMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 1,000 0,000 774 573 na 0,000 1,000 1,000 Alphabétisé 0,908 0,016 774 573 1,557 0,018 0,875 0,940 Sans instruction 0,013 0,005 774 573 1,131 0,356 0,004 0,022 Instruction primaire 0,206 0,018 774 573 1,243 0,088 0,170 0,242 Instruction secondaire ou plus 0,781 0,021 774 573 1,388 0,026 0,739 0,822 Jamais marié (en union) 0,468 0,027 774 573 1,488 0,057 0,414 0,521 Actuellement marié (en union) 0,417 0,028 774 573 1,595 0,068 0,360 0,473 Nombre idéal d'enfants 4,574 0,117 674 499 1,005 0,026 4,339 4,809 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– na = Non applicable 250 | Annexe B – Erreurs de Sondage Tableau B.7 Erreurs d’échantillonnage, Echantillon Sud, EDS Congo 2005 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Population de base ––––––––––––––––– Intervalle Erreur Non Effet de Erreur de confiance Valeur type pondérée Pondérée grappe relative –––––––––––––– Variable (M) (ET) (N) (N�) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FEMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 0,151 0,019 1864 2233 2,346 0,129 0,112 0,189 Alphabétisée 0,637 0,019 1864 2233 1,694 0,030 0,599 0,675 Sans instruction 0,132 0,016 1864 2233 1,998 0,119 0,101 0,163 Instruction primaire 0,419 0,019 1864 2233 1,621 0,044 0,382 0,456 Instruction secondaire ou plus 0,449 0,024 1864 2233 2,100 0,054 0,401 0,498 Jamais mariée (en union) 0,275 0,019 1864 2233 1,815 0,068 0,237 0,312 Actuellement mariée (en union) 0,583 0,023 1864 2233 2,056 0,040 0,536 0,630 Mariée avant l'âge de 20 ans 0,526 0,016 1471 1759 1,252 0,031 0,493 0,558 Actuellement enceinte 0,111 0,008 1864 2233 1,074 0,070 0,096 0,127 Enfants nés vivants 2,880 0,099 1864 2233 1,629 0,034 2,683 3,078 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,138 0,235 283 355 1,468 0,038 5,668 6,608 Enfants survivants 2,485 0,090 1864 2233 1,723 0,036 2,305 2,665 Connaît une méthode contraceptive 0,984 0,004 1108 1302 0,981 0,004 0,976 0,991 A utilisé une méthode 0,934 0,010 1108 1302 1,401 0,011 0,913 0,955 Utilise actuellement une méthode 0,427 0,021 1108 1302 1,418 0,049 0,385 0,469 Utilise actuellement la pilule 0,015 0,004 1108 1302 1,085 0,264 0,007 0,023 Utilise actuellement le DIU 0,001 0,001 1108 1302 1,072 1,016 0,000 0,003 Utilise actuellement le condom 0,075 0,009 1108 1302 1,191 0,126 0,056 0,094 Utilise actuellement la continence périodique 0,211 0,015 1108 1302 1,212 0,070 0,182 0,241 Utilise une source du secteur public 0,197 0,035 209 248 1,271 0,178 0,127 0,267 Ne veut plus d'enfants 0,172 0,015 1108 1302 1,285 0,085 0,143 0,201 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,379 0,016 1108 1302 1,096 0,042 0,347 0,411 Nombre idéal d'enfants 5,443 0,072 1621 1906 1,433 0,013 5,299 5,587 Mères ayant reçu injection antitétanique 0,621 0,025 1091 1302 1,725 0,041 0,570 0,672 Mères ayant reçu assistance médicale à l'accouchement 0,744 0,030 1553 1887 2,270 0,040 0,684 0,804 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,126 0,011 1415 1698 1,226 0,087 0,104 0,148 A reçu le traitement SRO 0,152 0,030 188 215 1,095 0,195 0,093 0,211 A consulté du personnel médical 0,268 0,036 188 215 1,045 0,134 0,196 0,340 Ayant une carte de santé, vue 0,556 0,046 273 334 1,555 0,083 0,463 0,648 A reçu vaccination BCG 0,860 0,031 273 334 1,472 0,036 0,798 0,921 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,630 0,055 273 334 1,873 0,087 0,520 0,739 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,696 0,039 273 334 1,417 0,057 0,617 0,775 A reçu vaccination rougeole 0,619 0,046 273 334 1,578 0,074 0,527 0,710 Vacciné contre toutes les maladies 0,488 0,058 273 334 1,936 0,119 0,372 0,604 Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 0,160 0,018 1583 1882 1,942 0,112 0,124 0,196 Indice Synthétique de Fécondité (3 ans) 5,894 0,256 na 6180 1,443 0,043 5,383 6,406 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 25,343 4,533 2775 3359 1,394 0,179 16,276 34,409 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans) 60,670 11,510 2781 3367 2,328 0,190 37,649 83,690 Quotient de mortalité infantile (10 ans) 86,012 11,772 2781 3367 2,022 0,137 62,469 109,556 Quotient de mortalité juvénile (10 ans) 47,981 4,857 2793 3381 1,125 0,101 38,266 57,695 Quotient de mortalité infanto juvénile (10 ans) 129,866 12,394 2799 3388 1,753 0,095 105,078 154,654 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– HOMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 0,163 0,024 751 897 1,785 0,148 0,115 0,211 Alphabétisé 0,868 0,021 751 897 1,686 0,024 0,827 0,910 Sans instruction 0,023 0,007 751 897 1,239 0,295 0,009 0,037 Instruction primaire 0,371 0,028 751 897 1,579 0,075 0,316 0,427 Instruction secondaire ou plus 0,606 0,031 751 897 1,714 0,051 0,544 0,667 Jamais marié (en union) 0,425 0,020 751 897 1,082 0,046 0,385 0,464 Actuellement marié (en union) 0,540 0,018 751 897 0,996 0,034 0,504 0,576 Nombre idéal d'enfants 5,722 0,157 643 799 1,585 0,027 5,409 6,036 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– na = Non applicable Annexe B – Erreurs de Sondage | 251 Tableau B.8 Erreurs d’échantillonnage, Echantillon Nord, EDS Congo 2005 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Population de base ––––––––––––––––– Intervalle Erreur Non Effet de Erreur de confiance Valeur type pondérée Pondérée grappe relative –––––––––––––– Variable (M) (ET) (N) (N�) (REPS) (ET/M) M-2ET M+2ET –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FEMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 0,015 0,003 1338 1182 0,803 0,176 0,010 0,021 Alphabétisée 0,675 0,036 1338 1182 2,843 0,054 0,603 0,748 Sans instruction 0,110 0,030 1338 1182 3,510 0,274 0,050 0,170 Instruction primaire 0,452 0,028 1338 1182 2,068 0,062 0,396 0,509 Instruction secondaire ou plus 0,438 0,046 1338 1182 3,362 0,104 0,347 0,529 Jamais mariée (en union) 0,236 0,046 1338 1182 3,980 0,196 0,144 0,329 Actuellement mariée (en union) 0,657 0,047 1338 1182 3,630 0,072 0,563 0,751 Mariée avant l'âge de 20 ans 0,598 0,044 1043 912 2,908 0,074 0,510 0,686 Actuellement enceinte 0,133 0,014 1338 1182 1,539 0,107 0,105 0,162 Enfants nés vivants 2,881 0,138 1338 1182 1,946 0,048 2,604 3,158 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,376 0,239 186 157 1,117 0,038 5,897 6,854 Enfants survivants 2,467 0,107 1338 1182 1,769 0,044 2,252 2,682 Connaît une méthode contraceptive 0,974 0,010 882 776 1,790 0,010 0,955 0,993 A utilisé une méthode 0,924 0,016 882 776 1,826 0,018 0,892 0,957 Utilise actuellement une méthode 0,391 0,028 882 776 1,703 0,072 0,335 0,447 Utilise actuellement la pilule 0,003 0,002 882 776 1,156 0,707 0,000 0,007 Utilise actuellement le DIU 0,000 0,000 882 776 na na 0,000 0,000 Utilise actuellement le condom 0,074 0,017 882 776 1,923 0,229 0,040 0,108 Utilise actuellement la continence périodique 0,231 0,031 882 776 2,207 0,136 0,169 0,294 Utilise une source du secteur public 0,262 0,063 140 108 1,698 0,242 0,135 0,388 Ne veut plus d'enfants 0,199 0,018 882 776 1,312 0,089 0,163 0,234 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,493 0,022 882 776 1,304 0,045 0,449 0,537 Nombre idéal d'enfants 5,762 0,165 1138 1020 2,723 0,029 5,432 6,092 Mères ayant reçu injection antitétanique 0,592 0,038 804 708 2,183 0,064 0,516 0,667 Mères ayant reçu assistance médicale à l'accouchement 0,727 0,038 1164 1058 2,346 0,052 0,652 0,802 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,148 0,025 1038 949 2,213 0,170 0,098 0,198 A reçu le traitement SRO 0,126 0,033 155 140 1,246 0,260 0,061 0,192 A consulté du personnel médical 0,270 0,038 155 140 1,032 0,142 0,193 0,346 Ayant une carte de santé, vue 0,394 0,064 210 174 1,808 0,161 0,267 0,521 A reçu vaccination BCG 0,802 0,047 210 174 1,657 0,059 0,708 0,896 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,470 0,057 210 174 1,586 0,121 0,356 0,584 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,462 0,051 210 174 1,435 0,111 0,359 0,565 A reçu vaccination rougeole 0,530 0,059 210 174 1,633 0,110 0,413 0,647 Vacciné contre toutes les maladies 0,328 0,046 210 174 1,375 0,142 0,235 0,421 Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 0,123 0,028 1132 980 2,873 0,230 0,066 0,180 Indice Synthétique de Fécondité (3 ans) 6,225 0,329 na 3245 1,793 0,053 5,567 6,883 Quotient de mortalité néonatale (10 ans) 50,282 6,259 2151 1930 1,089 0,124 37,764 62,801 Quotient de mortalité post-néonatale (10 ans) 49,147 5,070 2150 1928 0,912 0,103 39,006 59,288 Quotient de mortalité infantile (10 ans) 99,430 7,106 2152 1930 0,932 0,071 85,218 113,642 Quotient de mortalité juvénile (10 ans) 47,599 6,179 2163 1938 1,138 0,130 35,241 59,957 Quotient de mortalité infanto juvénile (10 ans) 142,296 8,577 2166 1941 0,972 0,060 125,142 159,450 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– HOMMES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Milieu urbain 0,018 0,003 645 541 0,630 0,184 0,011 0,024 Alphabétisé 0,848 0,027 645 541 1,896 0,032 0,795 0,902 Sans instruction 0,025 0,011 645 541 1,733 0,427 0,004 0,046 Instruction primaire 0,266 0,030 645 541 1,697 0,111 0,207 0,325 Instruction secondaire ou plus 0,709 0,033 645 541 1,841 0,046 0,644 0,775 Jamais marié (en union) 0,326 0,038 645 541 2,041 0,116 0,251 0,401 Actuellement marié (en union) 0,609 0,038 645 541 1,987 0,063 0,532 0,685 Nombre idéal d'enfants 6,817 0,275 528 442 1,671 0,040 6,267 7,367 –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– na = Non applicable Annexe C - Tableau pour l’Évaluation de la Qualité des Données | 253 TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES ANNEXE C Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages Répartition de la population (de fait) des ménages par année d'âge selon le sexe (pondéré), Congo 2005 Femmes Hommes Femmes Hommes Âge Effectif Pourcent Effectif Pourcent Âge Effectif Pourcent Effectif Pourcent 0 561 4,0 564 3,7 36 124 0,9 207 1,3 1 486 3,4 454 2,9 37 154 1,1 194 1,3 2 517 3,7 498 3,2 38 146 1,0 142 0,9 3 501 3,5 458 3,0 39 152 1,1 128 0,8 4 425 3,0 440 2,8 40 171 1,2 160 1,0 5 370 2,6 416 2,7 41 99 0,7 136 0,9 6 390 2,8 397 2,6 42 163 1,2 137 0,9 7 384 2,7 327 2,1 43 116 0,8 96 0,6 8 416 2,9 429 2,8 44 101 0,7 82 0,5 9 390 2,8 401 2,6 45 136 1,0 119 0,8 10 380 2,7 366 2,4 46 90 0,6 105 0,7 11 352 2,5 369 2,4 47 100 0,7 94 0,6 12 405 2,9 411 2,7 48 94 0,7 78 0,5 13 403 2,8 395 2,6 49 75 0,5 82 0,5 14 384 2,7 384 2,5 50 74 0,5 135 0,9 15 351 2,5 386 2,5 51 49 0,3 84 0,5 16 319 2,3 307 2,0 52 66 0,5 103 0,7 17 280 2,0 315 2,0 53 65 0,5 96 0,6 18 314 2,2 343 2,2 54 51 0,4 77 0,5 19 252 1,8 292 1,9 55 76 0,5 110 0,7 20 279 2,0 367 2,4 56 48 0,3 65 0,4 21 180 1,3 282 1,8 57 48 0,3 63 0,4 22 252 1,8 365 2,4 58 49 0,3 75 0,5 23 224 1,6 298 1,9 59 44 0,3 45 0,3 24 168 1,2 265 1,7 60 69 0,5 91 0,6 25 263 1,9 311 2,0 61 48 0,3 46 0,3 26 203 1,4 221 1,4 62 47 0,3 53 0,3 27 180 1,3 242 1,6 63 41 0,3 43 0,3 28 236 1,7 308 2,0 64 38 0,3 23 0,1 29 188 1,3 230 1,5 65 62 0,4 68 0,4 30 250 1,8 245 1,6 66 40 0,3 33 0,2 31 176 1,2 202 1,3 67 21 0,1 26 0,2 32 195 1,4 205 1,3 68 29 0,2 31 0,2 33 174 1,2 195 1,3 69 34 0,2 37 0,2 34 119 0,8 165 1,1 70+ 249 1,8 304 2,0 35 201 1,4 227 1,5 Total 14 138 100,0 15 450 100,0 Note : La population de fait comprend tous les résidants et les non résidants qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l’enquête. 254 | Annexe C - Tableau pour l’Évaluation de la Qualité des Données Tableau C.2 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées Répartition (en %) par groupe d'âges quinquennal de la population (de fait) des femmes de 10-54 ans dans l'enquête ménage et des femmes de 15-49 ans enquêtées, et pourcentage de femmes éligibles qui ont été enquêtées (pondéré), Congo 2005 Femmes enquêtés âgés de 15-49 Groupe d'âges Population de femmes âgées de 10-54 ans dans les ménages Effectif Pourcentage Pourcentage de femmes éligibles enquêtées 10-14 1 925 na na na 15-19 1 643 1 580 22,1 96,2 20-24 1 578 1 494 20,9 94,7 25-29 1 313 1 264 17,7 96,3 30-34 1 012 948 13,3 93,6 25-39 899 840 11,8 93,4 40-44 612 567 7,9 92,7 45-49 477 448 6,3 93,9 50-54 495 na na na 15-49 7 533 7 141 100,0 94,8 Note : La population de fait comprend tous les résidants et les non résidants qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l'enquête. Dans ce tableau, les pondérations utilisées sont celles de l'enquête ménage. L'âge est basé sur le tableau de ménage. na = Non applicable. Tableau C.3 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés Répartition (en %) par groupe d'âges quinquennal de la population (de fait) des hommes de 10-64 ans dans l'enquête ménage et des hommes de 15-59 ans enquêtés, et pourcentage des hommes éligibles qui ont été enquêtés (pondéré), Congo 2005 Hommes enquêtés âgés de 15-59 Groupe d'âges Population d’hommes âgés de 10-64 ans dans les ménages Effectif Pourcentage Pourcentage d'hommes éligibles enquêtés 10-14 1 038 na na na 15-19 704 649 21,1 92,1 20-24 571 492 16,0 86,1 25-29 522 469 15,2 89,9 30-34 457 423 13,7 92,6 25-39 362 333 10,8 92,2 40-44 322 275 8,9 85,5 45-49 250 217 7,0 86,5 50-54 147 126 4,1 86,0 55-59 108 95 3,1 88,1 60-64 124 na na na 15-59 3 443 3 080 100,0 89,4 Note : La population de fait comprend tous les résidants et les non résidants qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l'enquête. Dans ce tableau, les pondérations utilisées sont celles de l'enquête ménage. L'âge est basé sur le tableau de ménage. na = Non applicable. Annexe C - Tableau pour l’Évaluation de la Qualité des Données | 255 Tableau C.4 Complétude de l'enregistrement Pourcentage d'informations manquantes pour certaines questions démographiques et de santé, Congo 2005 Type d'information Groupe de référence Pourcentage ayant des informations manquantes Nombre de cas Date de naissance Naissances des 15 dernières années Mois uniquement 2,6 12 131 Mois et année 0,0 12 131 Âge au décès Naissances des 15 dernières années 0,1 1 398 Âge/date de première union1 Femmes non célibataires 0,4 4 969 Taille ou poids Enfants de 0-59 mois (du questionnaire ménage) 3,6 4 917 Anémie chez les enfants Enfants de 6-59 mois (du questionnaire ménage) 7,7 2 227 Anémie chez les femmes Toutes les femmes (du questionnaire ménage) 10,5 3 765 1 Sans information pour l'âge et l'année. Tableau C.5 Naissances par année de naissance Nombre de naissances, pourcentage de naissances avec une date de naissance complète, rapport de masculinité à la naissance et rapport de naissances annuelles pour les enfants Survivants (S), les enfants Décédés (D) et l'Ensemble des enfants (E) (pondéré), selon l'année de calendrier, Congo 2005 Effectif de naissances Pourcentage ayant une date de naissance complète1 Rapport de masculinité à la naissance2 Rapport de naissances annuelles3 Années S D E S D E S D E S D E 2005 813 48 862 100,0 96,9 99,8 100,1 66,2 97,8 na na na 2004 860 78 938 99,8 95,1 99,4 108,3 122,5 109,4 na na na 2003 987 91 1,077 99,5 97,8 99,3 104,0 99,3 103,6 115,2 100,2 113,8 2002 853 103 956 99,5 94,2 99,0 113,4 142,9 116,2 94,8 115,5 96,6 2001 813 88 901 99,2 96,0 98,9 95,1 86,2 94,2 101,5 86,4 99,8 2000 748 101 849 99,2 89,2 98,0 83,3 92,7 84,3 94,6 89,0 93,9 1999 769 138 907 98,0 87,4 96,4 112,4 116,6 113,1 112,1 134,0 115,0 1998 624 105 729 97,8 84,8 95,9 107,2 114,6 108,2 82,2 81,1 82,1 1997 749 122 870 97,4 88,7 96,2 93,4 144,8 99,3 123,2 120,7 122,9 1996 591 97 687 97,2 96,9 97,2 98,2 151,2 104,2 86,4 86,5 86,4 2001-2005 4 325 408 4 733 99,6 95,9 99,3 104,1 104,7 104,2 na na na 1996-2000 3 481 562 4 043 98,0 89,2 96,7 98,1 122,1 101,2 na na na 1991-1995 2 809 409 3 218 97,2 86,5 95,8 100,9 113,6 102,4 na na na 1986-1990 2 005 272 2 277 97,1 83,1 95,4 97,8 113,8 99,6 na na na < 1986 2 095 432 2 527 94,5 83,1 92,5 102,1 94,9 100,9 na na na Ensemble 14 715 2 084 16 798 97,7 87,9 96,5 100,9 109,8 102,0 na na na 1 Année et mois de naissance déclarés. 2 (Nm/Nf)x100, où Nm est le nombre de naissances masculines et Nf le nombre de naissances féminines. 3 [2Nx/(Nx-1+Nx+1)]x100, où Nx est le nombre de naissance de l'année x. na = Non applicable 256 | Annexe C - Tableau pour l’Évaluation de la Qualité des Données Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en jours Répartition des décès survenus, d'après les déclarations, à moins de 1 mois, selon l'âge au décès en jours, et pourcentage de décès néonatals survenus, d'après les déclarations, aux âges de 0-6 jours, par période de cinq ans précédant l'enquête, Congo 2005 Nombre d'années avant l'enquête Âge au décès en jours 0-4 5-9 10-14 15-19 Total 0-19 <1 47 46 27 20 139 1 23 24 19 6 72 2 20 11 6 9 46 3 12 12 8 4 36 4 10 5 2 1 18 5 2 6 1 3 13 6 4 9 0 0 14 7 12 6 5 6 28 8 0 5 4 0 9 9 5 5 0 2 12 10 1 2 0 0 3 11 1 2 0 0 3 12 2 0 0 1 3 14 11 9 8 4 33 15 0 2 1 0 3 16 0 1 0 0 1 17 1 0 0 0 1 18 0 0 0 4 4 20 2 0 0 1 3 21 5 6 9 1 22 22 2 1 0 0 3 23 0 1 0 0 2 24 0 1 0 0 1 25 0 0 1 0 1 30 3 6 0 0 9 Total 0-30 163 160 93 61 477 Pourcentage néonatal précoce1 72,5 70,8 68,7 68,8 70,7 1 0-6 jours / 0-30 jours Annexe C - Tableau pour l’Évaluation de la Qualité des Données | 257 Tableau C.7 Enregistrement de l'âge au décès en mois Répartition des décès survenus, d'après les déclarations, à moins de deux ans, selon l'âge au décès en mois, et pourcentage de décès survenus, d'après les déclarations, à moins de 1 mois, par période de cinq ans précédant l'enquête, Congo 2005 Nombre d'années avant l'enquête Âge au décès en mois 0-4 5-9 10-14 15-19 Total 0-19 <1 mois1 163 160 93 61 477 1 21 16 15 5 57 2 24 27 11 9 71 3 26 27 12 13 78 4 11 19 8 2 39 5 11 14 11 3 39 6 14 18 11 9 53 7 15 16 6 0 37 8 13 17 12 9 51 9 19 23 20 5 67 10 11 10 7 1 29 11 15 3 5 1 24 12 15 17 15 20 67 13 7 5 4 3 19 14 4 3 4 0 10 15 3 5 5 3 16 16 7 5 2 3 16 17 2 3 1 2 8 18 4 13 5 6 27 19 2 1 0 5 8 20 2 2 2 0 5 21 3 0 0 1 3 22 5 2 0 0 7 23 0 1 2 0 3 Déclaré à 1 an 4 13 1 1 19 Total 0-11 343 350 211 118 1 023 Pourcentage néonatal2 47,4 45,7 44,2 51,7 46,7 1 Y compris les décès survenus à mois d'un mois, déclarés en jours. 2 Moins d'un mois / moins d'un an. Annexe D - Personnel de l’EDSC-I 2005 | 259 PERSONNEL DE L’EDSC-I 2005 ANNEXE D Directeur national Samuel AMBAPOUR Directeur Général du Centre National de la Statistique et des Études Économiques Directeur national adjoint Damase BODZONGO Directeur Général de la Santé Directeur technique Dominique KIMPOUNI Directeur de la Coordination et de l’Harmonisation Statistiques Gestionnaire Administratif et Financier Antomy Ludovic OTSESSA Personnel d’encadrement Collecte des données Gabriel BATSANGA (CNSEE) Jean Claude LOUKAKA (DGS) Obambi GUECKO (CNSEE) Tony MALÉLA (CNSEE) Alfred Didier GANGA (CNSEE) Fabrice BOWAMBOKA(CNSEE) Léonard NABASSEMBA (CNSEE) Eliane MANGOULBI (CNSEE) Joseph NGOMA (CNSEE) Odette BADENGUA (DGS) Augustin MIZÉLÉ (CNSEE) Exploitation des données Léonard NABASSEMBA (CNSEE) Rey Juvey KABOUDOUSSIEVINI (CNSEE) Christophe MASSAMBA (CNSEE) Martin IPANDZA (CNSEE) Pierre KOUBA (CNSEE) Daniel MBONGO (CNSEE) Gabriel KIABIKA (CNSEE) Administration François KOULINGANI (appui administratif et financier) Barthélémy NKOUNKA (appui administratif) Secrétariat Marie NTSIAGNIA Cathérine NGOMBO DEBY 260 | Annexe D - Personnel de l’EDSC-I 2005 Cartographes et énumérateurs Fortuné Duc ABONKELE Fidèle OREYILA Delphin MABANDZA Lucien NGOANA AVEDANG Raymond KOMBO Eugène TATI Gabriel MPAKA Sylvie LOUBAKI Josette YAMBOT Valentine OLESSONGO Raymond OUAYA-OUAYA Viviane MONGO Igor LENDOUMA MBONGO André LOMBE Basile MOUNKASSA GANGOYE Anselme PAKOU Raymond MBOUNGOU Fred OBAKA Edmond BINIAKOUNOU Fernand Jean Jacques GANGA Jean Philippe MOUANDA Clotaire Urbain BATANTOU Jean Pierre NKOUKA Apollinaire MAYELA Joseph NGOUALA Jérôme BOKONDA Alexis MALONGA Etienne BAFOUANA Pré-test Espérance MPOU NGANGOUBA Doria G. MAMBONDZA LINDOLO Solange NGOULOUBI NKOUE Criss Hermann MIETTE Claver Rocil OTOUNA Blaise Guy NKOUNKOU Gertrude NIANGUI MAVOUNGOU Sabine MAPEMBE Amélia Victoire KOUBA Seydrice Archéda TOUDI Anselme MAMBOULOU Christ Odphi Athis SITA Marcel MANKOU Geneviève KATOUDI Mireille M. MILONGO NDOUNDOU Julsya MILANDOU MASSENGO Darcy OYANKET Flore Judith OKOUYA Hippolyte Armel GANDJI KOUENE Arsène Rufin MALONGA Enquête principale Chefs d’équipe Contrôleuses Guy Blaise NKOUNKOU Rocil Claver OTOUNA Emmanuel MOUBE Athis SITA Chris MIETTE Gaston MATONDO Joseph VOUIDIBIO Anselme MAMBALOU GANDJI KOUENE Victor MBEMBA MONDAKO MAKONDZO Judith OKOUYA MPOU-NGANGOUBA Alzire ITOUA Grâce MASSENGO Archéda TOUDI Darcy OYANKET MILONGO NDOUNDOU Flore NZAOU Hortense SOLOKA Enquêteurs/Enquêtrices Léa AKONO YESSO GANVOULI VICTOIRE KOUBA Léonard KIMBAKALA Bernadette NGANGOULA Didière MBALOULA Céline BAHONA Julien NKOUNKOU Lucile Edith OSSOLO Josia MONDZOMBA PEMBE SATOU Gomez ELENGA Sabine MAPEMBE Edith GOMA Aurnellia NTSIMBA Marcel MANKOU BONDO ELENGA Dénise NDOULOU Danielle PAMBOU Dieudonné KONGA Fulbertine SABOU MIAKAKOLELA NIANGUI MAVOUNGOU Geneviève KATOUDI Aimé Aubert GANGA Doria LINDOLO Inès MASSAMBA M’BAH-GOLO KANGA Rufin MALONGA Diala TOUMBOU Eméline NDANDOU Christelle DIATA MIAMBAZILA MAMBOU BISSANGAMANA SAMBA Elie MIERE Reine TSEKE MAKELE Roger NIT Yvette LIKIBI BIKIE Natacha OYENDZE NGOULOUBI NKOUE Fred MBANI Annexe D - Personnel de l’EDSC-I 2005 | 261 Saisie des données Eméline MOULENVO Aubierge Nina BIDOUNGA Stéphanie BIKOUNDA Simplice EBALE Galbert Jean ITOUA Eden MOUKO KENGUE Née Hermine OUMBABOUA LIBALI Hauvey AKIABIELE EUKIAM Ghislène BOUKOUNGOU PEMBE Henri Serge MAVOUNGOU Léocadie MAZAMA Cathy GOUAMAS Honorine MPASSI Daniel NTOUNGOULOU PHILIPPE TCHISSAMBOU Fulbertine AZALI Codification et contrôle des dossiers Flavien MBANDZA Hugues BOUDIMBOU Nestor BADIENGUISSA Victor MBATA Personnel d’appui Norbert ATSOUTSOULA (agent de bureau) Joseph MBALOULA (agent de bureau) Gaston KINGANI (agent de bureau) Fidèle MALONGA (électricien/sentinelle) Chauffeurs Victor NGAKA Christophe NKAZI Aimé Innocent NKAYA Bernard BOUTANDOU Jean Louis AKOUANGUE Paul OSSENDE Nicaise MBONGOLO Célestin NKOUMOU Yves OSSEBI Isaac MAKITA Gaston SEMBE Marius MPIKA PERSONNEL DE ORC Macro Bernard BARRÈRE Responsable du projet Ruilin REN Sondage Paul Roger LIBITÉ Formation et supervision El Arbi HOUSNI Édition des données Victor CANALÉS Traitement de données Monique BARRERE Analyse Daniel VADNAIS Dissémination John CHANG Dissémination Erica NYBRO Dissémination Kaye MITCHELL Production du rapport Sidney MOORE Édition Annexe E - Questionnaires | 263 QUESTIONNAIRES ANNEXE E IDENTIFICATION NOM DE LA LOCALITÉ NOM DU CHEF DE MÉNAGE/No DE MÉNAGE . . . . . . . . . . . . NUMÉRO DE STRUCTURE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . DÉPARTEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . COMMUNE/DISTRICT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ARRONDISSEMENT/COMMUNAUTÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . URBAIN/RURAL (URBAIN=1, RURAL=2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . BRAZZAVILLE, POINTE NOIRE, DOLISIE, NKAYI, AUTRES VILLES, RURAL (BRAZZAVILLE=1, POINTE NOIRE=2, DOLISIE/NKAYI=3, AUTRES VILLES=4, RURAL=5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . MÉNAGE SÉLECTIONNÉ POUR UNE ENQUÊTE HOMME ET LE TEST D'ANÉMIE? SÉLCTIONNÉ: OUI=1, NON=2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VISITES D'ENQUÊTEUR/ENQUÊTRICE VISITE FINALE DATE JOUR MOIS ANNÉE NOM DE L'ENQUÊTEUR/TRICE CODE ENQUÊT. RÉSULTAT* RÉSULTAT PROCHAINE DATE VISITE NOMBRE TOTAL HEURE DE VISITES CODES RÉSULTAT TOTAL DANS LE 1 REMPLI MÉNAGE 2 PAS DE MEMBRE DU MÉNAGE À LA MAISON OU PAS D'ENQUÊTÉ COMPÉTENT AU MOMENT DE LA VISITE TOTAL FEMMES 3 MÉNAGE TOTALEMENT ABSENT POUR UNE LONGUE PÉRIODE ÉLIGIBLES 4 DIFFÉRÉ 5 REFUSÉ TOTAL HOMMES 6 LOGEMENT VIDE OU PAS DE LOGEMENT À L'ADRESSE ÉLIGIBLES 7 LOGEMENT DÉTRUIT 8 LOGEMENT NON TROUVÉ No DE LIGNE DE L'ENQUÊTÉ[E] 9 AUTRE POUR QUESTIONNAIRE MÉNAGE CHEF D'ÉQUIPE: CONTROLEUSE CONTRÔLE BUREAU SAISI PAR NOM NOM DATE DATE NUMÉRO DE GRAPPE (EDSC) ………………………………………………………………………. 2 0 ÉTUDES ÉCONOMIQUES (CNSEE) 0 (PRÉCISER) ENQUÊTE DÉMOGRAPHIQUE ET DE SANTÉ AU CONGO (EDSC-I) 1 2 3 RÉPUBLIQUE DU CONGO ET DE L'INTÉGRATION ÉCONOMIQUE (MPATIE) QUESTIONNAIRE MÉNAGE CENTRE NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DESMINISTÈRE DU PLAN, DE L'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE 265Annexe E — Questionnaires | Nous voudrions maintenant des informations sur les personnes qui vivent habituellement dans votre ménage ou qui vivent chez vous actuellement. No RESIDENTS RÉSIDENCE LI- HABITUELS ET VOIR GNE VISITEURS COUVERTURE: S'il vous plaît, donnez- Quel est le (NOM) (NOM) (NOM) Quel âge EN- Est-ce que SI EN VIE Est-ce que SI EN VIE moi le nom des per- lien de est-il de vit-il/elle a-t-il/elle a (NOM)? TOU- la mère le père sonnes qui vivent parenté de sexe ici passé la RER biologique Est-ce que biologique Est-ce que habituellement dans (NOM) masculin habituel- nuit LE No EN- EN- de (NOM) la mère de (NOM) le père votre ménage et des avec le ou lement? dernière SI MOINS DE TOU- TOU- est toujours biologique est toujours biologique visiteurs qui ont chef de féminin? ici? D'UN AN LIGNE RER RER en vie? de (NOM) en vie? de (NOM) passé la nuit dernière ménage?* INSCRIRE DE No DE No DE vit dans ce vit dans ce ici, en commençant 00' TOU- LIGNE LIGNE ménage? ménage? par le chef de TES DE DE ménage SI 95 ANS LES TOUS TOUS SI OUI: SI OUI: OU PLUS FEM- HOM- EN- Quel est Quel est INSCRIRE MES MES FANTS son nom? son nom? 95' DE DE DE INSCRIRE INSCRIRE 15-49 15-59 MOINS No DE No DE ANS ANS DE LIGNE DE LIGNE DU 6 ANS LA MÈRE PÈRE (1) (2) (7) (8) (9) (9a) H F OUI NON OUI NON O N NSP O N NSP 01 1 2 1 2 1 2 01 01 01 1 2 8 1 2 8 02 1 2 1 2 1 2 02 02 02 1 2 8 1 2 8 03 1 2 1 2 1 2 03 03 03 1 2 8 1 2 8 04 1 2 1 2 1 2 04 04 04 1 2 8 1 2 8 05 1 2 1 2 1 2 05 05 05 1 2 8 1 2 8 06 1 2 1 2 1 2 06 06 06 1 2 8 1 2 8 07 1 2 1 2 1 2 07 07 07 1 2 8 1 2 8 08 1 2 1 2 1 2 08 08 08 1 2 8 1 2 8 09 1 2 1 2 1 2 09 09 09 1 2 8 1 2 8 10 1 2 1 2 1 2 10 10 10 1 2 8 1 2 8 * CODES POUR Q. 3 **CODES POUR Q.10 À Q.13 RELATION AU CHEF DE MÉNAGE CES QUESTIONS CONCERNENT LES 01 = CHEF DE MÉNAGE 08 = FRÈRE OU SOEUR PARENTS BIOLOGIQUES DE L'ENFANT 02 = MARI/CONCUBIN OU FEMME/CONCUBINE 09 = CO-ÉPOUSE AUX Q. 11 ET 13, NOTER '00'SI LE PARENT 03 = FILS OU FILLE 10 = AUTRES PARENTS N'EST PAS LISTÉ DANS LE TABLEAU MÉNAGE. 04 = GENDRE OU BELLE-FILLE 11 = ENFANTS ADOPTÉS/EN 05 = PETIT-FILS OU PETITE-FILLE GARDE 06 = PÈRE OU MÈRE 12 = ENFANTS DU CONJOINT 07 = BEAU-PÈRE OU BELLE-MÈRE 98 = NE SAIT PAS SÉLECTIONNÉ POUR ANÉMIE ET HOMME? (11) (12) (13) ANNÉES (10) MÉNAGE SEXE ÂGE MÉNAGE (3) (4) (5) (6) SURVIE ET RÉSIDENCE DES PARENTS POUR LES PERSONNES DE MOINS DE 18 ANS** TABLEAU DE MÉNAGE LIEN AVEC CHEF DE ELIGIBILITÉ 266 | Annexe E — Questionnaires No LI- GNE (NOM) Quel est le plus (NOM) Au cours de Au cours de Au cours de Au cours de Au cours de Est-ce que a-t-il/elle haut niveau fréquente- l'année l'année scolaire l'année scolaire l'année l'année scolaire (NOM) a un fréquenté d'études que t-il/elle scolaire actuelle actuelle scolaire précédente acte de l'école? (NOM) a l'école 2004-2005 (2004-2005) (2004-2005) précédente (2003-2004) naissance? atteint?*** actuelle- (NOM) à quel niveau (NOM) est-il/elle (2003-2004) à quel niveau ment? a-t-il/elle et dans quelle dans une (NOM) et dans quelle SI NON Quel est la fréquenté classe est (était) école plublique a-t-il/elle classe était INSISTER: dernière classe l'école à (NOM)?*** ou privée? fréquenté (NOM)?*** Est-ce que la que a achevé un certain l'école à naissance de à ce niveau?*** moment? un certain (NOM) a été moment? déclarée à l'état civil? OUI NON NIVEAU CLASSE OUI NON OUI NON NIVEAU CLASSE PUBLIC PRIVÉ OUI NON NIVEAU CLASSE O N NSP 01 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 02 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 03 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 04 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 05 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 06 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 07 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 08 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 09 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 10 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A ***CODES POUR Q. 15, 18 ET 20 NIVEAU CLASSE NSP = 84è An +. = 4 NSP = 8 PRIMAIRE Sixième = 1 Cinquième = 2 Quatrième = 3 SECONDAIRE 1er CYCLE CP1 = 1 CM1 = 5 = 2 NSP = 8 NSP = 8 3è Année = 3 Seconde = 1 MOINS D'UN AN ACHEVÉ = 0 Première = 2 Terminale = 3 CP2 = 2 CE2 = 4 ETAT CIVIL (20A) SI AGÉ DE 0-9 ANS (19) (20)(18A) 1ere Année = 1 2è Année = 2 = 3 SUPÉRIEUR = 4 (18) SECONDAIRE 2nd CYCLE NSP = 8 (16) (17)(15)(14) Troisième = 4 = 1 CM2 = 6 CE1 = 3 INSTRUCTION SI ÂGÉ DE 6-24 ANSSI ÂGÉ DE 6 ANS OU PLUS 267Annexe E — Questionnaires | No RESIDENTS RÉSIDENCE LI- HABITUELS ET VOIR GNE VISITEURS COUVERTURE: S'il vous plaît, donnez- Quel est le (NOM) (NOM) (NOM) Quel âge EN- Est-ce que SI EN VIE Est-ce que SI EN VIE moi le nom des per- lien de est-il de vit-il/elle a-t-il/elle a (NOM)? TOU- la mère le père sonnes qui vivent parenté de sexe ici passé la RER biologique Est-ce que biologique Est-ce que habituellement dans (NOM) masculin habituel- nuit LE No EN- EN- de (NOM) la mère de (NOM) le père votre ménage et des avec le ou lement? dernière SI MOINS DE TOU- TOU- est toujours biologique est toujours biologique visiteurs qui ont chef de féminin? ici? D'UN AN LIGNE RER RER en vie? de (NOM) en vie? de (NOM) passé la nuit dernière ménage?* INSCRIRE DE No DE No DE vit dans ce vit dans ce ici, en commençant 00' TOU- LIGNE LIGNE ménage? ménage? par le chef de TES DE DE ménage SI 95 ANS LES TOUS TOUS SI OUI: SI OUI: OU PLUS FEM- HOM- EN- Quel est Quel est INSCRIRE MES MES FANTS son nom? son nom? 95' DE DE DE INSCRIRE INSCRIRE 15-49 15-59 MOINS No DE No DE ANS ANS DE LIGNE DE LIGNE DU 6 ANS LA MÈRE PÈRE SÉLECTIONNÉ POUR ANÉMIE ET HOMME? MÉNAGE SEXE ÂGE MÉNAGE SURVIE ET RÉSIDENCE DES PARENTS POUR LES PERSONNES DE MOINS DE 18 ANS** LIEN AVEC CHEF DE ELIGIBILITÉ (1) (2) (7) (8) (9) (9a) H F OUI NON OUI NON O N NSP O N NSP 11 1 2 1 2 1 2 11 11 11 1 2 8 1 2 8 12 1 2 1 2 1 2 12 12 12 1 2 8 1 2 8 13 1 2 1 2 1 2 13 13 13 1 2 8 1 2 8 14 1 2 1 2 1 2 14 14 14 1 2 8 1 2 8 15 1 2 1 2 1 2 15 15 15 1 2 8 1 2 8 16 1 2 1 2 1 2 16 16 16 1 2 8 1 2 8 17 1 2 1 2 1 2 17 17 17 1 2 8 1 2 8 18 1 2 1 2 1 2 18 18 18 1 2 8 1 2 8 * CODES POUR Q. 3 **CODES POUR Q.10 À Q.13 RELATION AU CHEF DE MÉNAGE CES QUESTIONS CONCERNENT LES 01 = CHEF DE MÉNAGE 08 = FRÈRE OU SOEUR PARENTS BIOLOGIQUES DE L'ENFANT 02 = MARI/CONCUBIN OU FEMME/CONCUBINE 09 = CO-ÉPOUSE AUX Q. 11 ET 13, NOTER '00'SI LE PARENT 03 = FILS OU FILLE 10 = AUTRES PARENTS N'EST PAS LISTÉ DANS LE TABLEAU MÉNAGE. 04 = GENDRE OU BELLE-FILLE 11 = ENFANTS ADOPTÉS/EN 05 = PETIT-FILS OU PETITE-FILLE GARDE 06 = PÈRE OU MÈRE 12 = ENFANTS DU CONJOINT 07 = BEAU-PÈRE OU BELLE-MÈRE 98 = NE SAIT PAS ANNÉES (10) (11) (12) (13)(3) (4) (5) (6) 268 | Annexe E — Questionnaires No LI- GNE (NOM) Quel est le plus (NOM) Au cours de Au cours de Au cours de Au cours de Au cours de Est-ce que a-t-il/elle haut niveau fréquente- l'année l'année scolaire l'année scolaire l'année l'année scolaire (NOM) a un fréquenté d'études que t-il/elle scolaire actuelle actuelle scolaire précédente acte de l'école? (NOM) a l'école 2004-2005 (2004-2005) (2004-2005) précédente (2003-2004) naissance? atteint?*** actuelle- (NOM) à quel niveau (NOM) est-il/elle (2003-2004) à quel niveau ment? a-t-il/elle et dans quelle dans une (NOM) et dans quelle SI NON Quel est la fréquenté classe est (était) école plublique a-t-il/elle classe était INSISTER: dernière classe l'école à (NOM)?*** ou privée? fréquenté (NOM)?*** Est-ce que la que a achevé un certain l'école à naissance de à ce niveau?*** moment? un certain (NOM) a été moment? déclarée à l'état civil? ETAT CIVIL SI AGÉ DE 0-9 ANS INSTRUCTION SI ÂGÉ DE 6-24 ANSSI ÂGÉ DE 6 ANS OU PLUS OUI NON NIVEAU CLASSE OUI NON OUI NON NIVEAU CLASSE PUBLIC PRIVÉ OUI NON NIVEAU CLASSE O N NSP 11 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 12 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 13 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 14 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 15 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 16 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 17 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A 18 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 1 2 8 ALLER ALLER ALLER ALLER A 20A A 18 A 19 A 20A Juste pour être sûre que j'ai une liste complète: 1) Y a-t-il d'autres personnes comme des petits enfants ou des nourrissons INSCRIRE CHACUN(E) que nous n'avons pas porté sur la liste? OUI DANS LE TABLEAU NON 2) Y a-t-il d'autres personnes qui ne sont peut-être pas membres de votre INSCRIRE CHACUN(E) famille comme des domestiques ou des amis qui vivent OUI DANS LE TABLEAU NON habituellement ici? 3) Avez-vous des invités ou visiteurs temporaires qui sont chez vous ou d'autres INSCRIRE CHACUN(E) personnes qui ont passé la nuit dernière ici et qui n'ont pas été listées? OUI DANS LE TABLEAU NON ***CODES POUR Q. 15, 18 ET 20 NIVEAU CLASSE NSP = 8 CE2 = 4 Troisième = 4 NSP = 8 3è Année = 3 CP2 = 2 CM2 = 6 Cinquième = 2 CE1 = 3 NSP = 8 Quatrième = 3 Terminale = 3 2è Année = 2 NSP = 8 Seconde = 1 1ere Année = 1 4è An +. = 4 Première = 2 (18A) SUPÉRIEUR = 4 MOINS D'UN AN ACHEVÉ = 0 CP1 = 1 CM1 = 5 Sixième = 1 (20A) NSP = 8 COCHER ICI SI UNE AUTRE FEUILLE EST UTILISÉE PRIMAIRE = 1 SECOND. 1er CYCLE=2 SECOND. 2nd CYCLE=3 (19) (20)(16) (17) (18)(14) (15) 269Annexe E — Questionnaires | T R A V A IL D E S E N F A N T S 20 B V É R IF IE R C O LO N N E S ( 5) E T ( 7) : N O M B R E D ’E N F A N T S D E 5 A 1 7 A N S Q U I R É S ID E N T H A B IT U E LL E M E N T D A N S L E M É N A G E : ňņ ņʼn ňņ ņʼn A U C U N Ŋņ ņŏ ņņ ņņ ņņ ņņ ¾ A LL E R A 2 1 U N O U P LU S Ōņ ņŋ À R E M P LI S S E Z L E T A B LE A U S U IV A N T P O U R C H A Q U E E N F A N T D E 5 A 1 7 A N S P O S E Z L E S Q U E S T IO N S S U IV A N T E S A L A P E R S O N N E E N C H A R G E D E C H A Q U E E N F A N T ( S ’IL Y A P LU S D E 5 E N F A N T S , U T IL IS E Z U N Q U E S T IO N N A IR E S U P P LÉ M E N T A IR E ) : M ai nt en an t j e vo ud ra is v ou s po se r de s qu es tio ns s ur to us le s ty pe s de tr av au x qu e fo nt le s en fa nt s qu i v iv en t d an s ce m én ag e. (2 0C ) (2 0D ) (2 0E ) (2 0F ) (2 0G ) (2 0H ) (2 0I ) (2 0J ) (2 0K ) E N R E G IS - T R E R L E N O D E L IG N E D E C H A Q U E E N F A N T D A N S L’ O R D R E D E LA C O LO N N E 1 D U T A B LE A U D E M É N A G E E N R E G IS T R E R L E N O M D E C H A Q U E E N F A N T D ep ui s (J O U R D E L A S E M A IN E P E N D A N T L E Q U E L A L IE U L’ E N Q U Ê T E ) de rn ie r, ( N O M ) a- t- il/ el le fa it un tr av ai l q ue lc on qu e po ur q ue lq u’ un q ui n ’e st p as u n m em br e de c e m én ag e ? S I « O U I » : A -t -il /e lle é té p ay é( e) e n es pè ce s ou e n na tu re p ou r ce tr av ai l ? D ep ui s (J O U R D E L A S E M A IN E P E N D A N T LE Q U E L A L IE U L’ E N Q U Ê T E ) de rn ie r, e nv iro n co m bi en d ’h eu re s (N O M ) a- t- il/ el le tr av ai llé p ou r qu el qu ’u n qu i n ’e st p as u n m em br e de ce m én ag e ? (S I P LU S D ’U N T R A V A IL , A D D IT IO N N E R T O U T E S LE S H E U R E S D E T R A V A IL E F F E C T U É E S ) A u co ur s de s 12 d er ni er s m oi s, ( N O M ) a- t- il/ el le fa it un tr av ai l q ue lc on qu e po ur qu el qu ’u n qu i n ’e st p as u n m em br e de c e m én ag e ? S I « O U I » : A -t -il /e lle é té p ay é( e) e n es pè ce s ou e n na tu re p ou r ce tr av ai l ? D ep ui s (J O U R D E L A S E M A IN E P E N D A N T LE Q U E L A L IE U L’ E N Q U Ê T E ) de rn ie r, (N O M ) a- t- il/ el le a id é au x tr av au x de c e m én ag e ? P ar e xe m pl e, fa ire la va is se lle , f ai re d es co ur se s, n et to ye r, la ve r le s vê te m en ts , c he rc he r de l’ ea u ou g ar de r le s en fa nt s ? D ep ui s (J O U R D E LA S E M A IN E P E N D A N T LE Q U E L A L IE U L’ E N Q U Ê T E ) de rn ie r, e nv iro n co m bi en d ’h eu re s (N O M ) a- t- il/ el le pa ss é A fa ire d es tr av au x m én ag er s ? D ep ui s (J O U R D E LA S E M A IN E P E N D A N T L E Q U E L A L IE U L’ E N Q U Ê T E ) de rn ie r, ( N O M ) a- t- il/ el le fa it d’ au tr es tr av au x po ur la fa m ill e au x ch am ps ou d an s l’a ffa ire d e fa m ill e ? D ep ui s (J O U R D E L A S E M A IN E P E N D A N T LE Q U E L A L IE U L’ E N Q U Ê T E ) de rn ie r, en vi ro n co m bi en d’ he ur es ( N O M ) a- t- il/ el le p as sé A fa ire c e ty pe d e tr av ai l a ux ch am ps o u da ns l’ af fa ire de fa m ill e ? O U I P A Y É O U I N O N P A Y É N O N O U I P A Y É O U I N O N P A Y É N O N O U I N O N O U I N O N ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 2 0G ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 20 J ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 ņņ ņʼn À P A S S E R À LI G N E S U IV A N T E ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 2 0G ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 20 J ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R À LI G N E S U IV A N T E ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 2 0G ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 20 J ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R À LI G N E S U IV A N T E ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 2 0G ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 20 J ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R À LI G N E S U IV A N T E ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 2 0G ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2 3 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R A 20 J ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 1 2ņ ņņ ʼn À P A S S E R À LI G N E S U IV A N T E ňņ ņŎ ņņ ʼn Ňų ųŇ ųų Ň Ŋņ ņŏ ņņ ŋ 270 | Annexe E — Questionnaires NO QUESTIONS ET FILTRES CODES ALLER À 21 D’où provient principalement l’eau que boivent les membres de votre ménage ? EAU DU ROBINET DANS LE LOGEMENT.11 DANS PARCELLE .12 DU VOISIN.13 PUITS PROTÉGÉ DANS PARCELLE .21 FORAGE/PUITS À POMPE. .22 PUITS NON-PROTÉGÉ DANS PARCELLE .31 PUBLIC .32 EAU DE SURFACE SOURCE PROTEGE .41 SOURCE NON-PROTÉGÉ .42 RIVIERE/FLEUVE/MARIGOT .43 EAU DE PLUIE .51 CAMION CITERNE .52 EAU BOUTEILLE .53 AUTRE.96 ņņ¾ 23 ņņ¾ 23 ņņ¾ 23 ņņ¾ 23 ņņ¾ 23 ņņ¾ 23 22 Combien de temps faut-il pour aller là-bas, prendre de l’eau et revenir ? ňņņŎņņŎņņʼn MINUTES . ŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ SUR PLACE.996 23 Quel genre de toilettes utilise votre ménage ? CHASSE D’EAU.11 FOSSE/LATRINES AMÉLIORÉES.22 FOSSE/LATRINES RUDIMENTAIRES .21 PAS DE TOILETTES /NATURE.31 AUTRE . 96 ņņ¾ 25 24 Partagez-vous cette installation avec d’autres ménages ? OUI.1 NON .2 25 Dans votre ménage, y a-t-il : L’électricité ? Une radio/radio cassette ? Une télévision ? Un téléphone fixe ? Un téléphone portable ? Un ordinateur ? Un réfrigérateur/congélateur électrique, à gaz ou à pétrole? Un réchaud/cuisinière à gaz ? Un réchaud à pétrole ? OUI NON ÉLECTRICITÉ.1 2 RADIO.1 2 TÉLÉVISION .1 2 TÉLÉPHONE FIXE .1 2 TÉLÉPHONE PORTABLE .1 2 ORDINATEUR.1 2 RÉFRIGÉRATEUR.1 2 RECHAUD À GAZ/CUISINIERE .1 2 RECHAUD À PÉTROLE .1 2 26 Dans votre ménage, quel genre de combustible utilisez-vous principalement pour la cuisine ? ÉLECTRICITÉ.01 GAZ BOUTEILLE/NATUREL .02 PÉTROLE .03 CHARBON DE BOIS.04 BOIS À BRÛLER.05 SCIURE/COPEAUX DE BOIS .06 AUTRE . 96 26A Dans votre ménage, combien de pièces utilisez-vous pour dormir ? ňņņŎņņʼn PIECES .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 27 PRINCIPAL MATÉRIAU DU SOL ENREGISTRER L’OBSERVATION. MATÉRIAU NATUREL TERRE/SABLE.11 MATÉRIAU RUDIMENTAIRE BOIS PLANCHES.21 MATÉRIAU MODERNE PARQUET OU BOIS POLI .31 VINYLE/LINO/GERFLEX.32 CARREAUX.33 CIMENT.34 MOQUETTE .35 AUTRE . 96 27A PRINCIPAL MATÉRIAU DU TOIT ENREGISTRER L’OBSERVATION. MATÉRIAU NATUREL PAILLE/CHAUME/NATTE.11 MATÉRIAU MODERNE TOLE .21 TUILE .22 AUTRE .96 271Annexe E — Questionnaires | NO QUESTIONS ET FILTRES CODES ALLER À 27B PRINCIPAL MATÉRIAU DES MURS ENREGISTRER L’OBSERVATION. MATÉRIAU NATUREL TERRE BATTUE .11 MATÉRIAU RUDIMENTAIRE BOIS/ PLANCHES.21 BRIQUE EN TERRE NON CUITE.22 TOLE…………………………………….23 MATÉRIAU MODERNE BRIQUE CUITE .31 CIMENT/AGLO/PARPAING .32 AUTRE .96 28 Dans votre ménage, y a-t-il quelqu’un qui possède : Une bicyclette ? Une mobylette ou une motocyclette ? Une voiture ou un camion ? Une pirogue sans moteur ? Un bateau/pirogue hors-bord ? OUI NON BICYCLETTE .1 2 MOBYLETTE/MOTOCYCLETTE .1 2 VOITURE/CAMION .1 2 PIROGUE SANS MOTEUR.1 2 PIROGUE HORS BORD .1 2 272 | Annexe E — Questionnaires NO QUESTIONS ET FILTRES CODES ALLER À 29 Dans votre ménage, avez-vous des moustiquaires qui sont utilisées pour dormir ? OUI . 1 NON. 2 ņņ¾ 35 29A Combien de moustiquaires avez-vous dans votre ménage ? NOMBRE DE MOUSTIQUAIRES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ MOUSTIQUAIRE 1 MOUSTIQUAIRE 2 MOUSTIQUAIRE 3 30 DEMANDEZ À L’ENQUÊTÉ(E) DE VOUS MONTRER LES MOUSTIQUAIRES. POSEZ LES QUESTIONS SUIVANTES POUR CHAQUE MOUSTIQUAIRE. SI PLUS DE 3 MOUSTIQUAIRES, UTILISEZ UN QUESTIONNAIRE SUPPLÉMENTAIRE VUE.1 NON VUE.2 VUE .1 NON VUE.2 VUE. 1 NON VUE. 2 31 Depuis combien de temps votre ménage possède la moustiquaire ? ňņņŎņņʼn MOIS .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 3 ANS OU +.96 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 3 ANS OU + . 96 ňņņŎņņʼn MOIS .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 3 ANS OU + .96 32 OBSERVER OU DEMANDER LA MARQUE DE LA MOUSTIQUAIRE. MOUSTIQUAIRE PRÉ- TRAITÉE OLYSET . 1 PERMANET . 2 AUTRE __________ 3 (PRÉCISER) NSP/PAS SÛR . 8 MOUSTIQUAIRE PRÉ- TRAITÉE OLYSET.1 PERMANET.2 AUTRE___________3 (PRÉCISER) NSP/PAS SÛR.8 MOUSTIQUAIRE PRÉ- TRAITÉE OLYSET . 1 PERMANET . 2 AUTRE __________ 3 (PRÉCISER) NSP/PAS SÛR . 8 32A Depuis que vous avez la moustiquaire, est- ce que vous l'avez trempée ou plongée dans un liquide pour éloigner les moustiques ou les insectes ? OUI . 1 NON. 2 (PASSER À 32C)½ņō PAS SÛR/NSP . 8 OUI.1 NON.2 (PASSER À 32C)½ņō PAS SÛR/NSP.8 OUI . 1 NON . 2 (PASSER À 32C)½ņō PAS SÛR/NSP . 8 32B Combien de temps s'est écoulé depuis que la moustiquaire a été trempée ou plongée pour la dernière fois ? SI MOINS DE 1 MOIS, ENREGISTRER ‘00’. ňņņŎņņʼn MOIS .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 3 ANS OU +.96 PAS SÛR/NSP .98 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 3 ANS OU + . 96 PAS SÛR/NSP. 98 ňņņŎņņʼn MOIS .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 3 ANS OU + .96 PAS SÛR/NSP .98 32C Est-ce que, la nuit dernière, quelqu’un a dormi sous cette moustiquaire ? OUI . 1 NON. 2 (PASSER À 32E)½ņō PAS SÛR/NSP . 8 OUI.1 NON.2 (PASSER À 32E)½ņō PAS SÛR/NSP.8 OUI . 1 NON . 2 (PASSER À 32E)½ņō PAS SÛR/NSP . 8 32D Qui a dormi sous cette moustiquaire la nuit dernière ? REPORTER LE NUMERO DE LIGNE A PARTIR DU TABLEAU DE MÉNAGE. NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE. ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE. ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE. ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NOM _____________ No DE ňņņŎņņʼn LIGNE. ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 32E RETOURNER À 30 POUR LA MOUSTIQUAIRE SUIVANTE ; OU, SI PLUS AUCUNE MOUSTIQUAIRE DANS LE MÉNAGE, PASSER À 35. 35 DEMANDER UNE CUILLERÉE DU SEL UTILISÉ POUR LES BESOINS DU MÉNAGE : TESTER LE SEL POUR PRÉSENCE D’IODE. ENREGISTRER LES PPM (PARTS PAR MILLION). SI LE SEL N'A PAS ÉTÉ TESTÉ, DONNER LA RAISON : ņŹ 0 PPM (PAS DE COULEUR).1 MOINS DE 15 PPM (COULEUR FAIBLE).2 PLUS DE 15 PPM (COULEUR FONCÉE).3 PAS DE SEL DANS LE MÉNAGE.4 SEL NON TESTÉ .5 273Annexe E — Questionnaires | MESURES DU POIDS, DE LA TAILLE ET DU NIVEAU D’HÉMOGLOBINE VÉRIFIER LES COLONNES (8) ET (9a) : ENREGISTRER LE NUMÉRO DE LIGNE, LE NOM ET L’ÂGE DE TOUTES LES FEMMES DE 15-49 ANS ET DE TOUS LES ENFANTS DE MOINS DE 6 ANS. FEMMES 15-49 POIDS ET TAILLE DES FEMMES DE 15-49 NO.DE LIGNE DE LA COL.(8) NOM DE LA COL.(2) ÂGE DE LA COL.(7) Quelle est la date de naissance de (NOM) ? * POIDS (KILOGRAMMES) TAILLE (CENTIMÈTRES) MESURÉ ALLONGÉ OU DEBOUT RÉSULTAT 1 MESURÉE 2 ABSENTE 3 REFUS 4 PROB TECH 6 AUTRE (36) (37) (38) (39) (40) (41) (42) (43) ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ENFANTS DE MOINS DE 6 ANS POIDS ET TAILLE DES ENFANTS NÉS EN 2000 OU APRES NO.DE LIGNE DE LA COL.(9a) NOM DE LA COL.(2) ÂGE DE LA COL.(7) Quelle est la date de naissance de (NOM) ? * POIDS (KILOGRAMMES) TAILLE (CENTIMÈTRES) MESURÉ ALLONGÉ OU DEBOUT RÉSULTAT 1 MESURÉ 2 ABSENT 3 REFUS 4 PROB TECH 6 AUTRE JOUR MOIS ANNÉE ALLONG.DEBOUT ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼnňņņŎņņʼnňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇųųŇųųŇ ŊņņŏņņŋŊņņŏņņŋŊņņŏņņŏņņŏņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn Ňų0ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ 1 2 ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼnňņņŎņņʼnňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇųųŇųųŇ ŊņņŏņņŋŊņņŏņņŋŊņņŏņņŏņņŏņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn Ňų0ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ 1 2 ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼnňņņŎņņʼnňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇųųŇųųŇ ŊņņŏņņŋŊņņŏņņŋŊņņŏņņŏņņŏņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn Ňų0ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ 1 2 ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼnňņņŎņņʼnňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇųųŇųųŇ ŊņņŏņņŋŊņņŏņņŋŊņņŏņņŏņņŏņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn Ňų0ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ 1 2 ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ňņņŎņņʼnňņņŎņņʼnňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇŇųųŇųųŇųųŇųųŇ ŊņņŏņņŋŊņņŏņņŋŊņņŏņņŏņņŏņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn Ňų0ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņŎņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŋ.Ŋņņŋ 1 2 ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ COCHER ICI SI UNE AUTRE FEUILLE EST UTILISÉE ňņņʼn Ŋņņŋ * POUR LES ENFANTS NON INCLUS DANS AUCUNE DES SECTIONS 2 SUR REPRODUCTION (ORPHELINS, ENFANTS ADOPTÉS, ETC.), DEMANDER LE JOUR, LE MOIS ET L’ANNÉE DE NAISSANCE. POUR TOUS LES AUTRES ENFANTS, COPIER LE MOIS ET L’ANNÉE DE LA Q.215 DANS LA SECTION 2 DE LEUR MÈRE ET DEMANDER LE JOUR DE NAISSANCE. 274 | Annexe E — Questionnaires MESURE DU NIVEAU D'HÉMOGLOBINE DES FEMMES DE 15-49 ANS VÉRIFIER COLONNE (38) : N° DE LIGNE DU PARENT/ ADULTE RESPONSABLE. ENREGISTRER "00" S'IL N'EST PAS LISTÉ DANS LE QUEST. MÉNAGE LIRE LE CONSENTEMENT À LA FEMME/ PARENT/ADULTE RESPONSABLE * ENTOURER LE CODE (ET SIGNER) NIVEAU D'HÉMOGLO- BINE (G/DL) ACTUELLE- MENT ENCEINTE RÉSULTAT 1 TESTÉE 2 ABSENTE 3 REFUS 4 PROB TECH 6 AUTRE (44) (45) (46) (47) (48) (49) ÂGE 15-17 ÂGE 18-49 ACCORDÉ REFUSÉ OUI NON/NSP 1 2 Ň ALLER À 46 ½ņņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 1 " SIGNER 2 COLONNE Ň (49) ņņŋ ňņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ.Ŋņņŋ 1 2 ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ 1 2 Ň ALLER À 46 ½ņņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 1 " SIGNER 2 COLONNE Ň (49) ņņŋ ňņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ.Ŋņņŋ 1 2 ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ 1 2 Ň ALLER À 46 ½ņņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 1 " SIGNER 2 COLONNE Ň (49) ņņŋ ňņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ.Ŋņņŋ 1 2 ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ MESURE DU NIVEAU D’HÉMOGLOBINE DES ENFANTS NÉS EN 2000 OU APRES NO DE LIGNE DU PARENT/ ADULTE RESPONSABLE ENREGISTRER '00' S’IL N’EST PAS LISTÉ DANS LE QUEST. MÉNAGE LISER LE CONSENTEMENT AU PARENT/ADULTE RESPONSABLE * ENCERCLER CODE (ET SIGNER) NIVEAU D'HÉMOGLO- BINE (G/DL) RÉSULTAT 1 TESTÉ 2 ABSENT 3 REFUS 4 PROB TECH 6 AUTRE ACCORDÉ REFUSÉ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 1 " SIGNER 2 COLONNE Ň (49) ņņŋ ňņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 1 " SIGNER 2 COLONNE Ň (49) ņņŋ ňņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 1 " SIGNER 2 COLONNE Ň (49) ņņŋ ňņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 1 " SIGNER 2 COLONNE Ň (49) ņņŋ ňņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 1 " SIGNER 2 COLONNE Ň (49) ņņŋ ňņņŎņņʼn ňņņʼn ŇųųŇųųŇ ŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ.Ŋņņŋ ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ • DÉCLARATION POUR LE CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ VOLONTAIRE POUR L’ANÉMIE Dans cette enquête, nous voulons mesurer le niveau de l’anémie chez les femmes et les enfants. L’anémie est un problème de santé qui est dû à une alimentation pauvre. Les résultats de cette enquête permettront d’aider le gouvernement à mettre en place des programmes pour prévenir et traiter l’anémie. Nous vous demandons de participer (vous et vos enfants nés en 2000 ou après) au test d’anémie en donnant quelques gouttes de sang de votre doigt. Pour prélever ces gouttes on utilisera des instruments stériles et non réutilisables. Ils n’ont jamais été utilisés avant vous et ne seront pas utilisés après. Le sang est prélevé avec du matériel neuf et les résultats vous seront communiqués immédiatement après la prise de sang. Les résultats sont confidentiels. Puis-je vous demander maintenant de participer (vous et NOM DES ENFANTS), à ce test de l’anémie. Cependant, si vous décidez de refuser, sachez que vous en avez le droit et que nous respectons votre décision. Maintenant, pouvez-vous me dire si vous acceptez de participer au test. PASSEZ À LA COLONNE (46) ET ENCERCLEZ LE CODE APPROPRIÉ. 58 VERIFIER LES QUESTIONS 47 ET 48 (POUR LES FEMMES) : NOMBRE DE RÉSIDENTS HABITUELS AVEC NIVEAU D'HÉMOGLOBINE INFÉRIEUR À : MOINS DE 7G/DL POUR LES ENFANTS ET LES FEMMES QUI NE SONT PAS (OU NE SAVENT PAS SI ELLES SONT) ENCEINTES ; MOINS DE 9G/DL POUR LES FEMMES ENCEINTES. UNE OU PLUS ňņņʼn Ōņņŋ À DONNER À CHAQUE FEMME/PARENT/ADULTE RESPONSABLE LES RÉSULTATS DU TEST D'HÉMOGLOBINE ET LIRE LA DECLARATION DE Q59 AUX PERSONNES AVEC FAIBLE NIVEAU D’HEMOGLOBINE. AUCUNE ňņņʼn Ōņņŋ À DONNER À LA FEMME/PARENT/ADULTE RESPONSABLE LES RÉSULTATS DU TEST D'HÉMOGLOBINE. 59 Nous avons détecté un faible niveau d'hémoglobine dans (votre sang/le sang de NOM DE L'ENFANT). Cela signifie que (vous/NOM DE L'ENFANT) êtes sévèrement anémié(e), ce qui est un problème de santé sérieux. Nous vous recommandons de vous rendre dans un centre de santé dès que possible pour être examiné et obtenir un traitement. DONNEZ-LEUR LA FICHE DE REFERENCE POUR L’ANÉMIE. 275Annexe E — Questionnaires | IDENTIFICATION NOM DE LA LOCALITÉ NOM DU CHEF DE MÉNAGE/No DE MÉNAGE . . . . . . . . . . . . NUMÉRO DE STRUCTURE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NUMÉRO DE GRAPPE (EDSC) . . . . . . . . . . . . DÉPARTEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . COMMUNE/DISTRICT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ARRONDISSEMENT/COMMUNAUTÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . URBAIN/RURAL (URBAIN=1, RURAL=2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . BRAZZAVILLE, POINTE NOIRE, DOLISIE, NKAYI, AUTRES VILLES, RURAL (BRAZZAVILLE=1, POINTE NOIRE=2, DOLISIE/NKAYI=3, AUTRES VILLES=4, RURAL=5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . NOM ET NUMÉRO DE LIGNE DE L'ENQUÊTÉE . . . . . . . . . . . . . . . . VÉRIFIEZ LE QUESTIONNAIRE MÉNAGE : ENQUÊTE HOMME DANS CE MÉNAGE? OUI = 1, NON = 2 VISITES D'ENQUÊTRICE VISITE FINALE DATE JOUR MOIS ANNÉE NOM DE L'ENQUÊTRICE CODE ENQUÊT. RÉSULTAT* RÉSULTAT PROCHAINE DATE VISITE NOMBRE TOTAL HEURE DE VISITES CODES RÉSULTAT 1 REMPLI 4 REFUSÉ 2 PAS À LA MAISON 5 REMPLI PARTIELLEMENT 7 AUTRE 3 DIFFÉRÉ 6 INCAPACITÉ (PRÉCISER) LANGUE DE L'INTERVIEW (FRQANÇAIS=1, LINGALA=2, KITUBA=3, AUTRE=4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . INTERPRÈTE (OUI=1, NON=2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . CHEF D'ÉQUIPE: CONTROLEUSE CONTRÔLE BUREAU SAISI PAR NOM NOM DATE DATE ENQUÊTE DÉMOGRAPHIQUE ET DE SANTÉ AU CONGO (EDSC-I) 1 2 3 ÉTUDES ÉCONOMIQUES (CNSEE) MINISTÈRE DU PLAN, DE L'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ………………………………………………………………………. 0 RÉPUBLIQUE DU CONGO ET DE L'INTÉGRATION ÉCONOMIQUE (MPATIE) QUESTIONNAIRE FEMME CENTRE NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES 2 0 277Annexe E — Questionnaires | TABLEAU DE COHÉRENCE ÂGE-DATE DE NAISSANCE POUR ENQUETE EN 2005 Année de naissance Anniversaire pas encore passé en 2005 Anniversaire déjà passé en 2005 Âge actuel Ne sait pas 0 2004 - 1 2003 2004 2 2002 2003 3 2001 2002 4 2000 2001 5 1999 2000 6 1998 1999 7 1997 1998 8 1996 1997 9 1995 1996 10 1994 1995 11 1993 1994 12 1992 1993 13 1991 1992 14 1990 1991 15 1989 1990 16 1988 1989 17 1987 1988 18 1986 1987 19 1985 1986 20 1984 1985 21 1983 1984 22 1982 1983 23 1981 1982 24 1980 1981 Année de naissance Anniversaire pas encore passé en 2005 Anniversaire déjà passé en 2005 Âge actuel Ne sait pas 25 1979 1980 26 1978 1979 27 1977 1978 28 1976 1977 29 1975 1976 30 1974 1975 31 1973 1974 32 1972 1973 33 1971 1972 34 1970 1971 35 1969 1970 36 1968 1969 37 1967 1968 38 1966 1967 39 1965 1966 40 1964 1965 41 1963 1964 42 1962 1963 43 1961 1962 44 1960 1961 45 1959 1960 46 1958 1959 47 1957 1958 48 1956 1957 49 1955 1956 278 | Annexe E — Questionnaires SECTION 1. CARACTÉRISTIQUES SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉES CONSENTEMENT APRÈS INFORMATIONS Bonjour. Mon nom est et je travaille pour le Centre National de la Statistique. Nous sommes en train d’effectuer une enquête nationale sur la santé des femmes et des enfants. Nous souhaiterions que vous participiez à cette enquête. J’aimerais vous poser des questions sur votre santé et sur la santé des enfants. Ces informations seront utiles au gouvernement pour planifier les services de santé. L’entretien prend généralement entre 20 et 45 minutes. Les informations que vous nous fournirez resteront strictement confidentielles et ne seront transmises à personne. La participation à cette enquête est volontaire et vous pouvez refuser de répondre à des questions particulières ou à toutes les questions. Nous espérons cependant que vous accepterez de participer à cette enquête car votre opinion est importante pour nous. Avez-vous des questions ? Puis-je commencer l’entretien maintenant ? Signature de l’enquêtrice : Date : L’ENQUÊTÉE ACCEPTE DE RÉPONDRE 1 Ň À L’ENQUÊTÉE REFUSE DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS . 2 ņņ¾FIN NO. QUESTIONS ET FILTRES CODES ALLER À 101 ENREGISTRER L’HEURE. ňņņŎņņʼn HEURE.ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MINUTES .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 102 Pour commencer, je voudrais vous poser des questions sur vous-même et sur votre ménage. Jusqu’à l’âge de 12 ans, avez-vous vécu la plupart du temps à Brazzaville, à Pointe Noire, à Dolisie, à Nkayi, dans une autre ville, en milieu rural ou à l’etranger ? SI « ETRANGER », PRECISER LE MILIEU DE RESIDENCE. BRAZZA/ POINTE NOIRE/ AUTRE GRANDE VILLE A L’ETRANGER.1 DOLISIE/NKAYI/AUTRE VILLE A L’ETRANGER.2 AUTRE VILLE/PTE. VILLE ETRANGER .3 RURAL/RURAL ETRANGER.4 ETRANGER SANS PRECISION. 5 103 Depuis combien de temps habitez-vous de façon continue à (NOM DE LA VILLE/VILLAGE ACTUEL DE RÉSIDENCE) ? SI MOINS D’UNE ANNÉE, INSCRIVEZ ‘00' ANNÉE. ňņņŎņņʼn ANNÉES .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ TOUJOURS. 95 VISITEUR. 96 ņʼn ņŏ¾105 104 Juste avant de vous installer ici, viviez-vous à Brazzaville, à Pointe Noire, à Dolisie, à Nkayi, dans une autre ville, en milieu rural ou à l’etranger ? SI « ETRANGER », PRECISER LE MILIEU DE RESIDENCE. BRAZZA/ POINTE NOIRE/ AUTRE GRANDE VILLE A L’ETRANGER.1 DOLISIE/NKAYI/AUTRE VILLE A L’ETRANGER.2 AUTRE VILLE/PTE. VILLE ETRANGER .3 RURAL/RURAL ETRANGER.4 ETRANGER SANS PRECISION. 5 105 En quel mois et en quelle année êtes-vous née ? ňņņŎņņʼn MOIS .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ NSP MOIS. 98 ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ANNÉE.ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ NSP ANNÉE . 9998 106 Quel âge aviez-vous à votre dernier anniversaire ? COMPARER ET CORRIGER 105 ET/OU 106 SI INCOHÉRENTS. ňņņŎņņʼn ÂGE EN ANNÉES RÉVOLUES .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ SI ÂGE INFERIEUR A 15 ANS OU SUPERIEUR A 49 ANS, ARRETER L’INTERVIEW. 107 Avez-vous fréquenté l’école ? OUI . 1 NON . 2 ņņ¾111 279Annexe E — Questionnaires | 108 Quel est le plus haut niveau d’études que vous avez atteint : primaire, secondaire premier cycle, secondaire second cycle ou supérieur ? PRIMAIRE. 1 SECONDAIRE/SECONDAIRE TECHNIQUE 1er CYCLE . 2 SECONDAIRE/SECONDAIRE TECHNIQUE 2ND CYCLE. 3 SUPÉRIEUR/SUPERIEUR TECHNIQUE/PROFESSIONNEL . 4 109 Quelle est la dernière classe que vous avez achevée à ce niveau ?* ňņņʼn CLASSE . ųŇųųŇ Ŋņņŋ 110 VÉRIFIER 108 : PRIMAIRE ňņņʼn SECONDAIRE ňņņʼn Ōņņŋ OU SUPÉRIEUR Ŋņņŏņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņ À ņņ¾114 111 Maintenant, je voudrais que vous me lisiez cette phrase à voix haute ; lisez-en le plus que vous pouvez. MONTRER VOTRE CARTE À L’ENQUÊTÉE. SI L'ENQUÊTÉE NE PEUT PAS LIRE UNE PHRASE ENTIÈRE, INSISTER : Pouvez-vous me lire certaines parties de la phrase ? NE PEUT PAS LIRE DU TOUT.1 PEUT LIRE CERTAINES PARTIES.2 PEUT LIRE TOUTE LA PHRASE.3 PAS DE CARTE DANS LANGUE QUI CONVIENT. 4 AVEUGLE / MALVOYANT .5 112 Avez-vous déjà participé à un programme d’alphabétisation ou à un autre programme qui comprenait l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, comme les cours du soir ? OUI .1 NON.2 113 VÉRIFIER 111 : CODE '2', '3' ňņņʼn CODE '1' OU ‘5’ ňņņʼn OU '4' Ōņņŋ ENCERCLÉ Ŋņņŏņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņ ENCERCLÉ À ņņ¾115 114 Lisez-vous un journal ou un magazine pratiquement chaque jour, au moins une fois par semaine, moins d’une fois par semaine ou pas du tout ? PRATIQUEMENT CHAQUE JOUR.1 AU MOINS UNE FOIS PAR SEMAINE .2 MOINS D’UNE FOIS PAR SEMAINE.3 PAS DU TOUT .4 115 Écoutez-vous la radio pratiquement chaque jour, au moins une fois par semaine, moins d’une fois par semaine ou pas du tout ? PRATIQUEMENT CHAQUE JOUR.1 AU MOINS UNE FOIS PAR SEMAINE .2 MOINS D’UNE FOIS PAR SEMAINE.3 PAS DU TOUT .4 116 Regardez-vous la télévision pratiquement chaque jour, au moins une fois par semaine, moins d’une fois par semaine ou pas du tout ? PRATIQUEMENT CHAQUE JOUR.1 AU MOINS UNE FOIS PAR SEMAINE .2 MOINS D’UNE FOIS PAR SEMAINE.3 PAS DU TOUT .4 117 Quelle est votre religion ? CATHOLIQUE .01 PROTESTANT .02 MUSULMAN.03 KIMBANGUISTE .04 ARMEE DU SALUT.05 ZEPHIRIN/MATSOUANISTE/NGUNZA .06 ADVENTISTE/JEHOVA.07 ANIMISTE.08 AUTRE .09 AUCUNE .10 118 Quelle est votre ethnie ? NOTER LE NOM DE L’ETHNIE. LAISSER LES CASES DE CODIFICATION VIDES. POUR LES ETRANGERS, ENREGISTRER « ETRANGER » ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ _______________________________ * Codes pour Q.109 NIVEAU PRIMAIRE SECONDAIRE 1er CYCLE SECONDAIRE 2nd CYCLE SUPERIEUR CLASSE MOINS D’1 AN = 0 * CP1……….=1 CE2 .=4 CP2.=2 CM1.…….=5 CE1.=3 CM2 .=6 6e .=1 5e .=2 4e .=3 3e .=4 2nde . =1 1e . =2 Terminale . =3 1ere AN . = 1 2e AN . = 2 3e AN . = 3 4e AN + . = 4 280 | Annexe E — Questionnaires SECTION 2. REPRODUCTION NO. QUESTIONS ET FILTRES CODES ALLER À 201 Maintenant, je voudrais vous poser des questions sur toutes les naissances que vous avez eues au cours de votre vie. Avez-vous donné naissance à des enfants ? OUI .1 NON.2 ņņ¾206 202 Avez-vous des fils ou filles à qui vous avez donné naissance et qui vivent actuellement avec vous ? OUI .1 NON.2 ņņ¾204 203 Combien de fils vivent avec vous ? Combien de filles vivent avec vous ? SI AUCUN, ENREGISTRER '00'. ňņņŎņņʼn FILS À LA MAISON.ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō FILLES À LA MAISON.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 204 Avez-vous des fils ou filles à qui vous avez donné naissance, qui sont toujours en vie mais qui ne vivent pas avec vous ? OUI .1 NON.2 ņņ¾206 205 Combien de fils sont en vie mais ne vivent pas avec vous ? Combien de filles sont en vie mais ne vivent pas avec vous ? SI AUCUN, ENREGISTRER ‘00'. ňņņŎņņʼn FILS AILLEURS.ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō FILLES AILLEURS .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 206 Avez-vous déjà donné naissance à un garçon ou une fille qui est né vivant mais qui est décédé par la suite ? SI NON, INSISTER : Aucun enfant qui a crié ou a montré un signe de vie à la naissance mais qui n’a pas survécu ? OUI .1 NON.2 ņņ¾208 207 Combien de fils sont décédés ? Combien de filles sont décédées ? SI AUCUN, ENREGISTRER '00'. ňņņŎņņʼn FILS DÉCÉDÉS.ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō FILLES DÉCÉDÉES.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 207A Avez-vous eu d’autres enfants qui sont nés vivants mais qui sont morts après quelques minutes, quelques heures, ou quelques jours ? OUI .1 NON.2 ņņ¾208 207B CORRIGER Q207 PUIS CONTINUER AVEC LA QUESTION 208. 208 FAITES LA SOMME DES RÉPONSES À Q. 203, 205, ET 207, ET ENREGISTRER LE TOTAL. SI AUCUN, ENREGISTRER '00'. ňņņŎņņʼn TOTAL .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 209 VÉRIFIER 208 : Je voudrais être sûre d’avoir bien compris : vous avez eu au TOTAL _____ naissances au cours de votre vie. Est-ce bien exact ? ňņņʼn ňņņʼn INSISTER ET OUI Ōņņŋ NON Ŋņņŏņņ¾ CORRIGER Ň 201-208 Ň COMME À IL SE DOIT. 210 VÉRIFIER 208 : UNE NAISSANCE ňņņʼn AUCUNE ňņņʼn OU PLUS Ōņņŋ Ŋņņŏņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņ À ņņ¾226 281Annexe E — Questionnaires | 211 Maintenant je voudrais faire la liste de toutes vos naissances, qu’elles soient encore en vie ou non, en partant de la 1 ère que vous avez eue. NOTER LE NOM DE TOUTES LES NAISSANCES À Q.212. NOTER LES JUMEAUX / TRIPLÉS SUR DES LIGNES SÉPARÉES. 212 213 214 215 216 217 : SI EN VIE : 218 SI EN VIE : 219 SI EN VIE : 220 SI DÉCÉDÉ : 221 Quel nom a été donné à votre (premier/ suivant) enfant ? (NOM) Parmi ces naissan- ces, y avait-il des jumeaux ? (NOM) est-ce un garçon ou une fille ? En quel mois et quelle année est né(e) (NOM) ? INSISTER : Quelle est sa date de naissance ? (NOM) est-il/elle toujours en vie ? Quel âge avait (NOM) à son dernier anniver -saire ? NOTER ÂGE EN ANNÉES RÉVOLUES. (NOM) vit-il/elle avec vous ? NOTER No DE LIGNE DE L'ENFANT DE LA FEUILLE MÉNAGE (NOTER ‘00' SI ENFANT N'EST PAS LISTÉ DANS LE MÉNAGE) Quel âge avait (NOM) quand il/elle est décédé(e) ? SI '1 AN', INSISTER : Quel âge avait (NOM) en mois ? NOTER EN JOURS SI MOINS D'1 MOIS ; EN MOIS SI MOINS DE 2 ANS ; OU EN ANNEES. Y a-t-il eu d'autres naissances vivantes entre (NOM DE LA NAIS- SANCE PRÉCÉ- DENTE) et (NOM) ? 01 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (NAISS. SUIV.) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 02 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 03 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 04 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 05 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 06 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 07 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 08 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 282 | Annexe E — Questionnaires 212 213 214 215 216 217 : SI EN VIE : 218 SI EN VIE : 219 SI EN VIE : 220 SI DÉCÉDÉ : 221 Quel nom a été donné à votre suivant enfant ? (NOM) Parmi ces naissan- ces, y avait-il des jumeaux ? (NOM) est-ce un garçon ou une fille ? En quel mois et quelle année est né(e) (NOM)? INSISTER : Quelle est sa date de naissance ? (NOM) est-il/elle toujours en vie ? Quel âge avait (NOM) à son dernier anniver -saire ? NOTER ÂGE EN ANNÉES RÉVOLUES. (NOM) vit-il/elle avec vous ? NOTER No DE LIGNE DE L'ENFANT DE LA FEUILLE MÉNAGE (NOTER ‘00' SI ENFANT N'EST PAS LISTÉ DANS LE MÉNAGE) Quel âge avait (NOM) quand il/elle est décédé(e) ? SI '1 AN', INSISTER : Quel âge avait (NOM) en mois ? NOTER EN JOURS SI MOINS D'1 MOIS ; EN MOIS SI MOINS DE 2 ANS ; OU EN ANÉES. Y a-t-il eu d'autres naissances vivantes entre (NOM DE LA NAIS- SANCE PRÉCÉ- DENTE) et (NOM) ? 09 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 10 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 11 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 12 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 13 SIMP.1 MULT.2 GAR. 1 FILLE 2 ňņņŎņņʼn MOIS.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ ANNÉE ňņņŎņņŎņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ OUI.1 NON. 2 Ň À 220 ÂGE EN ANNÉES ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON. 2 NO DE LIGNE ňņņŎņņʼn ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ Ň À (ALLER À 221) ňņņŎņņʼn JOURS . 1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō MOIS . 2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō ANNÉES . 3 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ OUI . 1 NON . 2 222 Avez-vous eu d'autres naissances vivantes depuis la naissance de (NOM DE LA DERNIÈRE NAISSANCE) ? OUI. 1 (AJOUTER LA NAISSANCE À Q212)� ½ŋ NON . 2 223 COMPARER 208 AVEC NOMBRE DE NAISSANCES ENREGISTRÉES DANS LE TABLEAU CI-DESSUS ET COCHER : NOMBRES ňņņʼn NOMBRES SONT ňņņʼn SONT ÉGAUX Ōņņŋ DIFFÉRENTS Ŋņņŏņņ¾ (INSISTER ET CORRIGER) Ň À VÉRIFIER : POUR CHAQUE NAISSANCE : L'ANNÉE DE NAISSANCE EST ENREGISTRÉE. POUR CHAQUE ENFANT VIVANT : L'ÂGE ACTUEL EST ENREGISTRÉ. POUR CHAQUE ENFANT DÉCÉDÉ : L'ÂGE AU DÉCÉS EST ENREGISTRÉ. POUR L'ÂGE AU DÉCÈS 12 MOIS OU 1 AN : INSISTER POUR DÉTERMINER LE NOMBRE EXACT DE MOIS. ňņņʼn ŇųųŇ Ōņņō ŇųųŇ Ōņņō ŇųųŇ Ōņņō ŇųųŇ Ŋņņŋ 224 VÉRIFIER 215 ET ENREGISTRER LE NOMBRE DE NAISSANCES EN 2000 OU PLUS TARD. SI AUCUNE, ENREGISTRER '0'. ňņņʼn ŇųųŇ Ŋņņŋ 283Annexe E — Questionnaires | NO. QUESTIONS ET FILTRES CODES ALLER À 226 Êtes-vous enceinte en ce moment ? OUI .1 NON.2 PAS SÛRE .8 ņʼn ņŏ¾229 227 De combien de mois êtes-vous enceinte ? ENREGISTRER LE NOMBRE DE MOIS RÉVOLUS. ňņņŎņņʼn MOIS .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 228 Au moment où vous êtes tombée enceinte, vouliez-vous tomber enceinte à ce moment-là, vouliez-vous attendre plus tard, ou vouliez- vous ne plus/ne pas avoir d'enfant ? À CE MOMENT-LÀ.1 PLUS TARD .2 NE PLUS/NE PAS AVOIR D'ENFANT .3 229 Avez-vous déjà eu une grossesse qui s'est terminée par une fausse couche, un avortement ou un mort-né ? OUI .1 NON.2 ņ¾237 229B Quand la dernière grossesse de ce genre s'est-elle terminée ? ňņņŎņņʼn MOIS .ŇųųŇųųŇ ňņņŎņņŐņņŐņņō ANNÉE .ŇųųŇųųŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŏņņŏņņŋ 229C VÉRIFIER 229B: DERNIÈRE GROSSESSE ňņņʼn DERNIÈRE ňņņʼn TERMINÉE EN Ōņņŋ GROSS. TERMINÉE Ŋņņŏņņņņņņņņņņņņņņņņņņņņ JAN. 2000 OU PLUS TARD À AVANT JAN. 2000 ņ¾229P 229D De combien de mois étiez-vous enceinte quand la dernière grossesse de ce genre s'est terminée ? ENREGISTRER LE NOMBRE DE MOIS RÉVOLUS. ňņņŎņņʼn MOIS .ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 229E Est-ce que cette grossesse s'est terminée par un avortement provoqué ? OUI .1 NON.2 ņ¾229Q 229F Avez-vous décidé, vous-même, de faire cet avortement, ou avez-vous été poussée ou forcée par quelqu'un d'autre à faire cet avortement ? A DÉCIDÉ ELLE-MÊME.1 QUELQU'UN AUTRE .2 ņ¾229H 229G Qui vous a poussée ou forcée à faire cet avortement ? PERSONNEL DE SANTÉ .1 PÈRE.2 MÈRE .3 MARI/PARTENAIRE.4 AMI(E)S .5 AUTRE .6 229H Pour quelle raison principale avez-vous décidé de mettre fin à cette grossesse ? INSISTER (autre chose ?) PROBLÈMES DE SANTÉ .01 TROP JEUNE POUR AVOIR ENFANT.02 TROP ÂGÉE POUR AVOIR ENFANT.03 DÉJÀ TROP D'ENFANTS .04 NAISS. TROP RAPPROCHÉES .05 PEUR DES PARENTS .06 MARI/PARTENAIRE NE VOULAIT PAS L'ENFANT.07 POUR POURSUIVRE SCOLARITÉ .08 POUR CONTINUER DE TRAVAILLER.09 DIFFICULTÉS ÉCONOMIQUES/ MANQUE D'ARGENT .10 AUTRE .96 229I Pouvez-vous me dire quels moyens ou quelles procédures ont été utilisés pour terminer cette grossesse ? DILATATION & CURETAGE . A ASPIRATION. B SONDE.C INJECTIONS .D COMPRIMÉS . E PLANTES/DÉCOCTIONS . F AUTRE . X NE SAIT PAS . . Z 284 | Annexe E — Questionnaires NO. QUESTIONS ET FILTRES CODES ALLER À 229J Où a eu lieu l'avortement ? SECTEUR PUBLIC HÔPITAL. 11 CENTRE DE SANTÉ/SMI. . 12 POSTE DE SANTÉ . 13 SECTEUR MÉDICAL PRIVÉ CLINIQUE . 21 CABINET MÉDECIN PRIVÉ . 22 CABINET SOINS INFIRMIER . 23 CENTRE MEDICO-SOCIAL. 24 ASS. CONGOLAISE DE BIEN- ETRE FAMILIAL. 25 MAISON PROPRE MAISON. 31 CHEZ AVORTEUSE . 32 AUTRE MAISON. 33 AUTRE ENDROIT .96 229K VÉRIFIER 229J : CODES 11 À 25 ňņņʼn OU 32 ENCERCLÉS Ōņņŋ À Qui vous a assisté au moment de l'avortement ? INSISTER : Quelqu'un d'autre ? CODES 31, 33 OU 96 ňņņʼn ENCERCLÉS Ōņņŋ À Est-ce que quelqu'un était présent pour vous aider au moment de l'avortement ? SI 'OUI' : Qui vous a assisté au moment de l'avortement ? INSISTER : Quelqu'un d'autre ? INSISTER POUR OBTENIR LE TYPE DE PERSONNE. ENREGISTRER TOUTES LES PERSONNES CITÉES. PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ MÉDECIN. A SAGE-FEMME . B INFIRMIER/(-IÈRE).C MATRONE .D AIDE SOIGNANTE. E AUTRE PERSONNES ACCOUCHEUSE TRADITION. F TRADI-THÉRAPEUTE .G MEDECIN SPIRITUEL.H PARENTES/AMIES . I AUTRE . X NON/PERSONNE . Y 229L Après cet avortement, êtes-vous allée en consultation ? OUI .1 NON.2 ņ¾229N 229M Qui avez-vous vu en consultation ? INSISTER : Quelqu'un d'autre ? INSISTER POUR OBTENIR LE TYPE DE PERSONNE. ENREGISTRER TOUTES LES PERSONNES CITÉES. PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ GYNÉCOLOGUE . A AUTRE MÉDECIN . B SAGE-FEMME .C INFIRMIER/(-IÈRE).D MATRONE . E AIDE SOIGNANTE. F AUTRES PERSONNES . X 229N À la suite de cet avortement avez-vous eu des complications, comme, par exemple, des saignements abondants (hémorragie) ou une infection ? OUI .1 NON.2 229O Avez-vous eu d'autres grossesses qui ne se sont pas terminées par une naissance vivante ? OUI .1 NON.2 ņ¾237 229P En tout, au cours de votre vie, combien avez-vous eu de grossesses qui se sont terminées par un avortement provoqué ? SI "AUCUN", ENREGISTRER '00'. ňņņŎņņʼn NOMBRE.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 229Q En tout, au cours de votre vie, combien avez-vous eu de grossesses qui n’ont pas abouti à une naissance vivante ? ňņņŎņņʼn NOMBRE DE GROSSESSES.ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ 285Annexe E — Questionnaires | NO. QUESTIONS ET FILTRES CODES ALLER À 237 Quand vos dernières règles ont-elles commencé ? (INSCRIRE LA DATE, SI ELLE EST DONNÉE) NOTER LA RÉPONSE DANS LES UNITÉS DE TEMPS UTILISÉES PAR L’ENQUÊTÉE. ňņņŎņņʼn IL Y A . JOURS.1 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō IL Y A . SEMAINES .2 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō IL Y A . MOIS.3 ŇųųŇųųŇ ŌņņŐņņō IL Y A . ANNÉES .4 ŇųųŇųųŇ Ŋņņŏņņŋ EN MÉNOPAUSE/ A EU UNE HYSTÉRECTOMIE .994 AVANT LA DERNIÈRE NAISSANCE.995 JAMAIS EU DE RÈGLES.996 238 Entre la période des règles et les règles suivantes, y-a-t-il un moment où une femme a plus de chances de tomber enceinte que d'autres si elle a des rapports sexuels ? OUI .1 NON.2 NE SAIT PAS .8 ņʼn ņŏ¾301 239 Est-ce que ce moment se situe juste avant que les règles ne commencent, pendant la période des règles, juste après que les règles finissent ou au milieu, entre deux périodes de règles ? JUSTE AVANT DÉBUT DES RÈGLES.1 PENDANT LES RÈGLES.2 JUSTE APRÈS LA FIN DES RÈGLES.3 AU MILIEU ENTRE 2 PÉRIODES DE RÈGLES.4 AUTRE . 6 NE SAIT PAS .8 286 | Annexe E — Questionnaires SECTION 3. PLANIFICATION FAMILIALE Maintenant je voudrais vous poser des questions sur la planification familiale – les différents moyens ou méthodes qu'un couple peut utiliser pour retarder ou éviter une grossesse. ENCERCLER CODE 1 À 301 POUR CHAQUE MÉTHODE CITÉE DE FAÇON SPONTANÉE. PUIS CONTINUER LA COLONNE 301 EN DESCENDANT, EN LISANT LE NOM ET LA DESCRIPTION DE CHAQUE MÉTHODE NON CITÉE SPONTANÉMENT. ENCERCLER LE CODE 1 SI LA MÉTHODE EST RECONNUE ET LE CODE 2 SI ELLE N'EST P