Central African Republic - Multiple Indicator Cluster Survey - 2006

Publication date: 2006

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Unité - Dignité - Travail Ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération International ******** Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales Suivi de la Situation des Enfants et des Femmes -3 Résultats de l’enquête nationale à indicateurs multiples couplée avec la sérologie VIH et anémie en RCA 2006 Rapport final Bangui, janvier 2009 ii République Centrafricaine Enquête par Grappe à Indicateurs Multiples, couplée avec la Sérologie VIH et Anémie 2006 Institut Centrafricain des Statistiques, et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) Avec l’appui de : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance Fonds des Nations Unies pour la Population Programme des Nations pour le Développement Fonds Mondial de Lutte contre le VIH/SIDA Organisation Mondiale de la Santé Union Européenne Comité National de Lutte Contre le VIH/SIDA Janvier, 2009 iii ANALYSTES/CONTRIBUTEURS AU RAPPORT FINAL Supervision M. Félix MOLOUA, Directeur de Cabinet du Ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale M. Mamadou BALDET, Représentant adjoint de l’UNICEF Coordination /Appui technique M. Casimir MAGALAMON, Chargé de Suivi-Evaluation à l’UNICEF Direction Nationale M. Issein MUSTAPHA Direction Technique Jean Faustin PIAMALE Conception & Suivi Félix MOLOUA Jean Faustin PIAMALE Alfred SABENDO Charles DAOUILI Faustin YANGOUPANDE Arsène ZIA Sylvain Guy ANGUIMATE Emmanuel GOUNDJI Suzanne UNFPA Kostelngar NOUDJIMADJI, Consultant Contribution Dr Lorfred ACHU Dr Eugène KPIZINGUI, Chargé de Projet Nutrition Sophie NDANGUERE, Chargé de Mamadou BAH Jorges VALLES Marie Chantal AMOKOMAYEN Anne BOHER Walidou CHAIR Elsa LEPENNEC Raymond GOULA Sylla YOUSSOUFA Analystes/Rédacteurs du rapport final Jean Faustin PIAMALE, Alfred SABENDO Mme MAGALAMON Aurélie Dr Eugène KPIZINGUI Dr Emmanuel KITIZE Guy-Paul YOUNOUKOUYOU Bienvenu ALI Eric VICKOS Jonas NANGOLA Macoumba THIAM Frédéric KOBELEMBI Faustin YANGOUPANDE Charles DAOUILI : Chapitre 1,2, 3, 8, 10, 13 : Chapitre 4 : Chapitre 4, 5 : Chapitre 5 : Chapitre 6,7, 8, 13 : Chapitre 7 : Chapitre 8 : Chapitre 9 : Chapitre 10 : Chapitre 12, 13, 14 : Chapitre 11, 13 : Chapitre 1, 11 : Chapitre 1, 15 Traitement informatique Martin MBA, Consultant International Arsène ZIA Sylvain Guy ANGUIMATE Jean Faustin PIAMALE Secrétariat Yvonne YAPIERRE Emilienne KOINA Séraphine ALI iv L’Enquête par Grappe à Indicateurs Multiples (MICS3) couplée avec la Sérologie VIH et Anémie de la République Centrafricaine de la République Centrafricaine a été réalisée par le Bureau Central du Recensement, structure rattachée sur le plan administratif à l’Institut Centrafricain des Statistiques, des Etudes Economiques et Sociales. La réalisation de cette enquête a connu la participation financière et technique du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Fonds des Nations Unies pour la Population, du Programmes des Nations Unies pour la Population, de l’Union Européenne, du Fond Mondial de Lutte contre le VIH/SIDA, de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Comité National de Lutte contre le VIH/SIDA. L’enquête a été menée dans le cadre de la troisième série d’enquêtes MICS3, à travers le monde dans plus de 50 pays, en 2005-2006, suite aux deux premières séries d’enquêtes MICS effectuées en 1995 et en l’an 2000. Les instruments d’enquête sont basés sur les modèles et standards élaborés par le projet global MICS, conçu pour recueillir des informations sur la situation des enfants et des femmes dans les pays du monde entier, membres du Système des Nations Unies. En ce qui concerne spécifiquement la RCA, un module sur le VIH/SIDA et l’anémie a été introduit dans l’enquête afin d’en évaluer l’ampleur. Des informations supplémentaires sur le projet global MICS sont disponibles auprès de l’agence d’exécution. v TABLE DES MATIÈRES LISTE DES TABLEAUX.x LISTE DES FIGURES .xvi TABLEAU RECAPITULATIF DES INDICATEURS. xvii SIGLES ET ABREVIATIONS.xix AVANT PROPOS.xxi SYNTHESE DU RAPPORT . xxii I. Contexte et objectifs . 25 1.2 Efforts consentis au niveau national. 26 I.3 Objectifs de l’enquête. 26 II. Méthodologie de l'enquête . 27 2.1 Constitution de l’échantillon. 27 2.2 Questionnaires. 27 2.2.1 Questionnaire ménage . 27 2.2.2 Questionnaire femme. . 28 2.2.3 Questionnaire enfants de moins de 5 ans. 28 2.2.4 Questionnaire homme. 28 2.3 Formation et travail sur le terrain . 29 2.4 Traitement des données. 29 III. Représentativité de l’échantillon et caractéristiques des ménages et des personnes interrogées. 30 3.1 Représentativité de l’échantillon . 30 3.2 Caractéristiques des ménages . 30 3.3 Caractéristiques des personnes interrogées . 32 IV. Mortalité des enfants de moins de cinq ans . 35 4.1 Méthode utilisée pour l’estimation de la mortalité des enfants de moins de 5 ans. . 35 4.2 Estimation des niveaux de mortalité infantile et infanto-juvénile . 35 4.2.1 Mortalité des enfants de moins d’un an . 35 4.2.2 Mortalité des enfants de moins de cinq ans . 36 4.3 Evolution récente de la mortalité des enfants de moins de 5 ans de 2000 à 2006. 38 Conclusion. 40 V. Nutrition. 41 5.1 Etat nutritionnel. 41 5.1.1 Niveaux de la malnutrition. 42 5.1.2 Tendance de la prévalence de la malnutrition chez les enfants de 0-59 mois . 45 5.2 Allaitement au sein . 45 5.2.1 Allaitement initial . 46 5.2.2 Allaitement maternel exclusif . 49 5.2.3 Poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans et alimentation de complément . 51 5.2.4 Les enfants adéquatement nourris. 52 5.3 Iodation du sel . 54 5.3.1 Consommation du sel iodé par les ménages . 54 5.3.2 Evolution du taux de consommation du sel iodé de 1995 à 2006 en RCA. 55 5.4 Supplémentation en vitamine A. 56 5.4.1 Supplémentation en vitamine des enfants de 6 à 59 mois . 56 5.3.2 Statut de la supplémentation en vitamine A des femmes en post partum immédiat . 59 5.4 Faible poids à la naissance. 60 5.5 Anémie . 63 5.5.1 Prévalence de l’anémie chez les enfants . 63 5.5.2 Prévalence de l’anémie chez les femmes. 65 5.5.3 Prévalence de l’anémie chez les hommes. 68 Conclusion. 69 VI. Santé de l'enfant . 70 6.1 Couverture vaccinale chez les enfants et les femmes enceintes . 70 6.1.1 Couverture vaccinale des enfants. 70 6.1.2 Protection antitétanique des femmes enceintes et de leurs nouveau-nés . 75 6.3 Maladies diarrhéiques . 77 6.3.1 Prévalence des maladies diarrhéiques chez les enfants . 78 6.3.2 Utilisation de la thérapie de réhydratation par voie orale. 79 6.3.3 Prise en charge à domicile de la diarrhée. 79 6.4 Pneumonie. 81 6.4.1 Prévalence de la pneumonie présumée chez les enfants de moins de cinq ans . 81 6.4.2 Traitement de la pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans . 81 6.4.3 Connaissance des signes d’alerte de la pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans . 83 6.5 Combustibles solides . 84 vi 6.5.1 Ampleur de l’utilisation des combustibles solides par les ménages . 85 6.5.2 Utilisation des combustibles solides par les ménages selon le type de four . 85 6.6 Paludisme . 86 6.6.1 Prévention du paludisme par l’utilisation des Moustiquaires . 87 6.6.2 Prévalence du paludisme chez les enfants de moins de 5ans . 90 6.6.3 Traitement curatif du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans . 90 6.6.4 Traitement Présomptif Intermittent (TPI) du Paludisme chez les femmes enceintes. 93 6.7 Sources et couts d’approvisionnement en médicaments et autres consommables pour le traitement et la prévention des maladies des enfants. 94 6.7.1 Moustiquaires imprégnées d’insecticides pour la prévention du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans . 94 6.7.2 Antipaludique pour le traitement des épisodes de paludisme chez les enfants de moins de 5 ans . 97 6.7.3 Antibiotiques pour le traitement de la pneumonie supposée chez les enfants de moins de 5 ans. 99 6.7.4 Sachets de Réhydratation par voie Orale pour le traitement des diarrhées chez les enfants de moins de 5 ans . 101 Conclusion. 102 VII. Environnement . 103 7.1 Eau potable. 104 7.1.1 Population ayant accès à l’eau potable . 104 7.1.2 Tendances de la consommation d’eau potable de 1996 à 2006 . 105 7.2 Eau salubre . 105 7.2.1 Utilisation de source d’approvisionnement en eau salubre . 106 7.2.2 Utilisation d’une méthode adéquate du traitement de l’eau . 107 7.2.3 Temps d’approvisionnement en eau potable . 108 7.2.4 Personne chargé de l’approvisionnement en eau potable. 110 7.3 Assainissement. 112 7.3.1 Utilisation d’installations sanitaires améliorées . 112 7.2.2 Tendances de la disponibilité en installations sanitaires de 1996 à 2006 . 114 7.3.3 Mode d’élimination des excréments des enfants . 114 Conclusion. 116 VIII. Santé de la reproduction. 117 8.1 Contraception . 118 8 .1.1 Prévalence contraceptive. 118 8.1.2 Evolution de la prévalence contraceptive . 120 8.1.3 Besoins à couvrir non satisfaits. 121 8.2 Soins prénatals . 123 8.2.1 Couverture des soins prénatals par un personnel qualifié . 124 8.2.2 Evolution de la couverture en soins prénatals par un personnel qualifié de 1995 à 2006. 126 8.2.4 Types de soins prénatals spécifiques reçus par les femmes enceintes . 126 a)Informations des femmes enceintes sur le VIH/SIDA pendant les soins prénatals. 126 b) Prélèvement du sang des femmes enceintes pendant les soins prénatals. 127 c) Prélèvement urinaire des femmes enceintes pendant les soins prénatals. 128 d) Mesure de la tension artérielle des femmes enceintes pendant les soins prénatals . 128 8.2.9 Mesure du poids chez les femmes enceintes pendant les soins prénatals . 129 8.3 Assistance à l‘accouchement . 130 8.3.2 Accouchement des femmes enceintes dans les formations sanitaires. 131 8.4 Mortalité maternelle. 133 Méthode utilisée pour l’estimation de la mortalité maternelle . 133 8.4.1 Estimation du taux de mortalité maternelle . 133 Conclusion. 135 IX. Développement de l’enfant. 136 9.1 Participation des enfants aux activités d’apprentissage . 136 9.2 Accessibilité des enfants aux livres . 139 9.2.1 Ménages disposant des livres pour non-enfants . 139 9.2.2 Ménages disposant des livres pour enfants. 139 9.2.3 Différents types de jouets utilisés par les enfants. 140 9.2.4 Surveillance des enfants laissés seuls ou avec d'autres enfants. 142 Conclusion. 144 X. Education. 145 10.1 Education préscolaire. 145 10.1.1 Taux brut de scolarisation préscolaire . 145 10.1.2 Prédisposition à la scolarisation . 146 10.2 Education de base. 147 10.2.1 Nouvelles inscriptions au primaire . 148 10.2.2 Taux brut de scolarisation au primaire. 149 10.2.3 Taux net de scolarisation au primaire . 150 vii 10.2.4 Fréquentation net du primaire des élèves en âge de fréquenter le secondaire . 152 10.2.5 Survie jusqu’en sixième année du primaire. 153 10.2.6 Achèvement du cycle primaire et transition au secondaire . 155 10.3 Education secondaire . 156 10.3.1 Taux brut de scolarisation au secondaire . 157 10.3.3 Taux net de scolarisation au secondaire. 158 10.3.4 Evolution des indices de scolarisation au primaire et au secondaire . 159 10.4 Parité entre filles et garçons en matière de scolarisation . 160 10.5 Enfants n’ayant jamais été scolarisés . 162 10.6 Alphabétisation . 163 10.6.1 Alphabétisation des jeunes de 15-24 ans . 164 Conclusion. 166 XI. Protection de l’enfant. 167 11.1 Enregistrement des naissances. 167 11.1.1 Situation d’enregistrement des naissances. 167 11.1.2 Causes du non enregistrement des naissances . 168 11.2 Travail des enfants . 170 11.2 .1 Ampleur du travail des enfants . 170 11.2.2 Travail des enfants et scolarité. 172 11.2.3 Conditions de travail . 173 a) Rémunération du travail . 174 b) Travail dangereux à éliminer . 176 11.3 Discipline des enfants . 176 11.3.1 Corrections Psychologiques et physiques infligées aux enfants . 176 11.3.2 Attitude des parents par rapport à la punition physique comme mode d’éducation d’un enfant . 177 11.4 Mariage précoce et polygamie. 179 11.4.1 Mariage précoce . 179 11.4.2 Femmes vivant dans une union polygamique. 180 11.4.3 Différence d’âge entre conjoints . 182 11.5 Excision/Mutilation génitale. 184 11.5.1 Ampleur de l’excision . 184 11.5.2 Attitude des femmes pour la continuité de la pratique de l’excision . 185 11.5.3 Femmes dont les filles ont été excisées . 187 11.6 Enfants handicapés. 189 11.6.1 Les principaux types de handicaps chez les enfants de 2 à 9 ans. 189 11.6.2 Enfants de 2 à 9 ans qui ont au moins un handicap. 190 Conclusion. 192 XII. Violences domestiques . 193 12.1 Définition des concepts d’harmonie conjugale, de contrôle conjugal et de violence domestique. 194 12.1.1 La violence physique depuis l’âge de 15 ans. 194 12.1.2 La violence physique pendant la grossesse. 194 12.1.3 La violence conjugale. 194 a) Violence conjugale physique . 195 b) Violence conjugale sexuelle. 195 c) Violence conjugale émotionnelle. 195 12.1.4 L’harmonie du couple . 195 12.1.5 Le contrôle exercé par le mari/partenaire sur la femme . 196 12.2 Mesure de la violence : le Conflict Tactics Scale . 196 12.3 Violence physique subie par les femmes depuis l’âge de 15 ans . 197 12.3.1 Ampleur de la violence physique. 197 12.3.2 Auteurs de la violence physique . 199 12.5 Violence physique pendant la grossesse. 200 12.6 Contrôle exercé sur les femmes par le partenaire . 202 12.7 Violence conjugale subie par les femmes . 204 12.7.1 Formes et prévalence de la violence conjugale . 204 12.7.2 Violence conjugale récente . 208 12.7.3 Premier épisode de violence conjugale. 209 12.7.4 Conséquences physiques de la violence conjugale. 209 12.7.4 Violence conjugale, statut de la femme et caractéristiques des conjoints . 210 12.8 Violence conjugale exercée par la femme sur son conjoint. 212 12.9 Violence conjugale entre conjoints. 213 12.10 Recherche d’assistance par les femmes victimes de violences physiques et/ou conjugales. 214 12.10.1 Recherche d’aide et personnes sollicitées. 214 12.10.2 Raisons de la non recherche d’aide. 215 12.11 Violence conjugale subie par la mère et violence subie et commise par les femmes interviewées. 216 12.12Attitudes des hommes vis-à-vis de la violence conjugale. 216 viii Conclusion. 218 XIII. VIH/SIDA, Comportement sexuel et enfants orphelins et vulnérables . 219 13.1 Connaissance du VIH . 219 13.1.1 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH . 219 a) Connaissance de la prévention de la transmission du VIH chez la femme. 220 b) Connaissance de la prévention de la transmission du VIH chez l’homme. 221 13.1.2 Identification des idées erronées sur le VIH/SIDA . 223 a) Identification des idées erronées sur le VIH/SIDA chez la femme. 223 b) Identification des idées erronées sur le VIH/SIDA chez l’homme. 225 13.1.3 Connaissance complète sur la transmission du VIH/SIDA. 227 a) Connaissance complète sur la transmission du VIH/SIDA chez la femme . 227 b) Connaissance complète sur la transmission du VIH/SIDA chez l’homme . 228 13.1.4 Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant . 230 a) Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant chez la femme . 230 b) Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant chez l’homme. 231 13.2 Stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH . 233 13.2.1 Attitude vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH/SIDA . 233 12.2.2 Attitude vis-à-vis des personnes vivants avec le VIH/SIDA chez la femme. 233 b) Attitude vis-à-vis des personnes vivants avec le VIH/SIDA chez l’homme . 234 13.3 Test du VIH. 236 13.3.1 Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH . 236 a) Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH chez la femme. 236 b) Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH chez l’homme . 237 13.3.2 Test du VIH et conseils reçus pendant les visites prénatales . 239 13.2 Comportement sexuel lié à la transmission du VIH. 240 13.2.1 Rapports sexuels avant 15 ans chez les jeunes . 241 a) Rapports sexuels avant 15 ans chez les jeunes femmes . 241 a) Rapports sexuels avant 15 ans chez les jeunes hommes . 242 13.2.2 Rapport sexuel à haut risque et utilisation du préservatif. 244 a) Rapport sexuel à haut risque et utilisation du préservatif chez les femmes. 244 b) Rapport sexuel à haut risque et utilisation du préservatif chez les femmes . 245 13.3 Orphelins et enfants vulnérables. 247 13.3.1 Enfants ne vivants pas avec leurs parents biologiques . 248 13.3.2 Tendances des enfants ne vivant pas avec leurs parents biologiques . 249 13.3.3 Enfants orphelins et vulnérables . 251 13.3.5 Support externe gratuit pour les soins des enfants orphelins et vulnérables. 255 13.3.6 Etat nutritionnel des orphelins . 257 a) Poids insuffisant . 257 b) Retard de croissance. 257 c) Perte de poids. 257 13 .4 Comportement sexuel des orphelins. 257 Conclusion. 258 XIV. Prévalence du VIH et facteurs associés à l’infection. 259 14.1 Protocole de test du VIH. 260 14.1.1 Algorithme de traitement du sang. 260 14.1.2 Taux de couverture selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 260 14.2 Prévalence du VIH parmi la population générale . 263 14.2.1 Prévalence du VIH en fonction du sexe. 263 14.2.2 Prévalence du VIH en fonction de l’âge . 263 14.2.3 Prévalence du VIH en fonction du milieu de résidence et de la préfecture . 264 14.2.4 Prévalence du VIH en fonction de certaines caractéristiques socioculturelles. 266 14.2.5 Prévalence du VIH en fonction de certaines caractéristiques socioéconomiques . 267 14.2.6 Prévalence du VIH en fonction d’autres caractéristiques sociodémographiques . 268 14.3 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans. 269 14.3.1 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques. 269 14.3.2 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel des jeunes . 270 14.4 Prévalence du VIH parmi les couples . 271 14.5 Prévalence du VIH et test du VIH antérieur à l’enquête. 272 14.5.1 Le fait de faire un test est-il relié à une suspicion d’infection au VIH?. 273 14.5.2 Les séropositifs connaissent-ils mieux leur statut sérologique que les séronégatifs ?. 273 14.6 Ampleur du VIH en RCA . 274 14.6.1 Prévalence du VIH en RCA comparée à celle d’autres pays africains . 274 14.6.2 Effectif de séropositifs. 275 Conclusion. 276 XV. Caractéristiques des ménages et des logements . 277 15.1 Caractéristiques des ménages . 277 ix 15.1.1 Taille du ménage . 277 15.1.2 Evolution de la taille des ménages de 1995 à 2006. 279 15.2 Typologie des ménages. 279 15.3 Principales caractéristiques sociodémographiques des chefs de ménages . 281 15.4 Niveau d’instruction du chef de ménage. 282 15.5 Caractéristiques des logements. 283 15.5.1 Ampleur de la promiscuité des logements . 284 15.5.2 Caractéristiques des habitations . 285 a) Les matériaux du plancher . 285 b) Les matériaux du toit. 287 c) Les matériaux du mur. 289 15.6 Biens et équipements possédés par les ménages. 290 15.6.1 Les équipements durables du ménage. 290 15.6.2 Accès des ménages aux moyens de déplacement . 292 15.6.3 Possession de terre cultivable, bétail ou d’animaux de ferme. 293 Conclusion. 295 Annexe. 296 RGPH Recensement Général de la Population et de l'Habitation, 27 x LISTE DES TABLEAUX Tableau HH.1: Résultats des enquêtes ménage et individuelles : Nombre de ménages, femmes, hommes et enfants de moins de 5 ans selon le résultat et les taux de réponse, RCA, 2006 . 30 Tableau HH.3: Composition du ménage : Répartition en pourcentage des ménages selon certaines caractéristiques, RCA, 2006 . 32 Tableau HH.4: Caractéristiques individuelle des femmes : Répartition en pourcentage des femmes de 15-49 ans selon les caractéristiques individuelles, RCA, 2006 . 33 Tableau HH.5 : Caractéristiques individuelles des enfants de moins de 5 ans : Répartition en pourcentage enfants de moins de 5 ans d'âge selon les caractéristiques individuelles, RCA, 2006. 34 Tableau CM.1: Mortalité infantile : Quotient (‰) de mortalité infantile et infanto-juvénile selon les caractéristiques démographiques, RCA, 2006 . 38 Tableau CM.1A : Evolution récente de la mortalité des enfants de moins de cinq ans par préfecture (tableau à vérifier). 39 Tableau NU.1 : Malnutrition infantile Pourcentage d’enfants de 0 à 59 mois atteints de malnutrition sévère ou modérée, RCA, 2006. 44 Tableau NU.2 : Allaitement maternel initial : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant accouché au cours des deux années précédant l’enquête et allaité leur bébé dans l’heure qui a suivi l’accouchement ou le jour de l’accouchement, RCA, 2006. . 48 Tableau NU.3 : Allaitement maternel : Pourcentage d’enfants vivants suivant l’état d’allaitement maternel à chaque tranche d’âge, Pays, 2006. 50 Tableau NU.4 : Enfants bien nourris : Pourcentage de nourrissons de moins de 6 mois nourris exclusivement au lait maternel, pourcentage de nourrissons de 6-11 mois nourris au lait maternel ayant consommé des aliments solides/pâteux au moins le nombre de fois minimal recommandé la veille de l’enquête et pourcentage de nourrissons correctement nourris, RCA, 2006. . 53 Tableau NU.5 : Consommation de sel iodé : Pourcentage de ménages consommant du sel correctement iodé, RCA, 2006. 55 Tableau NU.6 : Compléments en vitamine A pour les enfants : Répartition en pourcentage des enfants de 6-59 mois par prise ou non d’une dose élevée de compléments en vitamine A au cours des 6 derniers mois, RCA, 2006. 58 Tableau NU.7 : Compléments en vitamine A pour les accouchées : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu un enfant né vivant au cours des 2 années précédant l’enquête, réparties par prise ou non d’une dose élevée de compléments en vitamine A avant que le nourrisson n’atteigne 8 semaines, RCA, 2006. 59 Tableau NU.8a : Enfant de faible poids à la naissance : Pourcentage de naissances vivantes au cours des deux dernières années précédant l'enquête selon l'appréciation du poids à la naissance, RCA, 2006 . 62 Tableau NU.9 Prévalence de l'anémie chez les enfants : Pourcentage d'enfants de 6-59 mois anémiés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, MICS-III RCA 2006 . 65 Tableau NU.12 : Prévalence de l'anémie chez les enfants selon le niveau d'anémie de la mère : Pourcentage d'enfants de 6-59 mois par niveau d'anémie, selon le niveau d'anémie de la mère, MICS-III RCA 2006 . 67 Tableau NU.13 : Prévalence de l'anémie chez les hommes : Pourcentage d’hommes de 15-59 ans anémiés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, MICS-III RCA 2006 . 68 Tableau CH.1: Vaccination durant la première année de vie (Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance à un moment quelconque avant l'enquête et avant le premier anniversaire, RCA, 2006) . 71 Tableau CH.2: Couverture vaccinale : Pourcentage d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance, RCA 2006 . 73 Tableau CH.1c : Vaccination durant la première année de vie (suite)Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance à un moment quelconque avant l'enquête et avant le premier anniversaire, RCA, 2006 . 74 Tableau CH.2c: Vaccination selon les caractéristiques contextuelles : Pourcentage d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance, RCA 2006 . 75 Tableau CH.3: Protection contre le tétanos néonatal : Pourcentage des mères ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années et protégées contre le tétanos néonatal, RCA, 2006 . 77 Tableau CH.4: Réhydratation par voie orale : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des 2 dernières semaines et ayant reçu une Solution de Réhydratation Orale (SRO) ou d'autres formes de réhydratation par voie orale , RCA, 2006 . 78 Tableau CH.5: Prise en charge de la diarrhée à domicile : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois ayant eu la diarrhée dans les 2 dernières semaines et qui ont reçu plus de liquide et ont continué à être alimenté durant l'épisode, RCA, 2006. 80 Tableau CH.6: Recherche de soins pour cas de pneumonie suspectée : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois chez qui une pneumonie est suspectée dans les 2 dernières semaines et qui ont été amenés à un service de santé, RCA, 2006. 82 xi Tableau CH.7: Traitement à l'antibiotique de la pneumonie : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois chez qui un cas de pneumonie est suspecté et qui a reçu un traitement à l'antibiotique, RCA, 2006. 83 Tableau CH.7A: Connaissance des deux signes de risque de pneumonie : Pourcentage de mères/personnes en charge d'enfants de 0-59 mois selon la connaissance les symptômes pour amener immédiatement un enfant à l'hôpital; et reconnaissant la respiration rapide et difficile comme un signe pour soins immédiats, RCA, 2006. 84 Tableau CH.8: Utilisation de combustibles solides : Distribution en pourcentage des ménages selon le type de combustible pour la cuisine, et pourcentage des ménages utilisant un combustible solide pour la cuisine, RCA, 2006 . 85 Tableau CH.9: Utilisation de combustible solide par type de four ou de feu : Pourcentage de ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisine par type de four ou de feu, RCA, 2006 . 86 Tableau CH.10 : Pourcentage de ménages avec au moins une moustiquaire traitée à l'insecticide (MII), RCA, 2006 . 88 Tableau CH.11: Enfant dormant dans un lit avec moustiquaire : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois ayant dormi la nuit dernière sous une moustiquaire traitée a l'insecticide, RCA, 2006 . 89 Tableau CH.12: Traitement des enfants avec des médicaments antipaludéens. Pourcentage d'enfants de 0-59 mois qui ont souffert de la fièvre dans les 2 dernières semaines et qui ont reçu un traitement antipaludéen, RCA, 2006. 92 Tableau CH.13: Traitement préventif du paludisme par intermittence : Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête et qui ont par intermittence, un traitement préventif intermittent (TPI) du paludisme pendant la grossesse, RCA, 2006. 94 Tableau CH.14: Source d'approvisionnement en moustiquaires traités : Distribution en pourcentage des ménages par la source d'approvisionnement endu moustiquaire ; des ménages obtenant gratuitement et coût médian pour ceux qui payent, RCA, 2006 . 96 Tableau CH.15: Source et coût d'approvisionnement des antipaludéens : Distribution en pourcentage d'enfants de 0-59 mois ayant eu une fièvre et reçu un antipaludéen par source pourcentage d'enfants ayant obtenu gratuitement l'antipaludéen et cout médian de ceux achetés, RCA, 2006. 98 Tableau CH.16: Source et coût d'approvisionnement des antibiotiques. Distribution en pourcentage des enfants de 0-59 mois chez qui un cas de pneumonie a été suspecté durant les 2 dernières semaines précédant l'enquête par source d'antibiotiques pour traiter la pneumonie, pourcentage de ceux obtenant gratuitement et coût médian des antibiotiques achetés, par type et source des antibiotiques, RCA, 2006. 100 Tableau CH.17 : Source et coût du sel de réhydratation orale (SRO) : Distribution en pourcentage des enfants de 0-59 mois ayant eu une iarrhée par source de SRO; de ceux ayant obtenu gratuitement le SRO et coût médian du SRO, RCA, 2006. 101 Tableau EN.1: Source d'approvisionnement en eau de boisson. Répartition en pourcentage de la population selon la source d'approvisionnement en eau de boisson, pourcentage de la population utilisant une source d'approvisionnement améliorée en eau de boisson, RCA, 2006 . 106 Tableau EN.2: Traitement domestique de l'eau. Répartition de la population des ménages selon la méthode de traitement de l'eau de boisson utilisée dans le ménage et pourcentage de la population des ménages utilisant une méthode appropriée de traitement de l'eau, RCA, 2006 . 108 Tableau EN.3: Temps pour aller à la source d'eau et revenir : Répartition en pourcentage des ménages selon le temps mis pour aller à la source chercher de l'eau et revenir, et temps moyen pour aller à la source chercher de l'eau et revenir , RCA, 2006 . 110 Tableau EN.4: Personne qui se rend habituellement à la source d'approvisionnement pour chercher l'eau à boire. Répartition en pourcentage des ménages selon la personne qui est chargée de collecter l'eau utilisée dans le ménage, RCA, MICS 2006. 111 Tableau EN.5: Utilisation d'installations sanitaires pour évacuer les excréments humains. Répartition en pourcentage de la population des ménages selon le type de toilettes utilisées par le ménage et pourcentage des membres du ménage utilisant un dispositif sain d'évacuation des excréments humains, RCA, 2006. 113 Tableau EN.6: Evacuation des excréments de l'enfant. Répartition en pourcentage d'enfants âgés de 0-2 ans selon le lieu d'évacuation de leurs excréments, et pourcentage d'enfants âgés de 0-2 ans dont les excréments sont évacués de façon saine, RCA, 2006 . 115 Tableau RH.1: Utilisation de la contraception : Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées ou en union utilisant (ou dont le partenaire utilise) une méthode contraceptive, RCA, 2006 . 119 Tableau RH.2: Besoin non satisfait en matière de contraception : Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées ou en union qui ont des besoins non satisfaits de planification familiale et pourcentage de demande de contraception satisfaite, RCA, 2006. 122 Tableau RH.3: Prestataires de soins prénatals. Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans ayant accouché au cours des deux dernières années selon le type de prestataires de soins prénatals, RCA, 2006. 125 Tableau RH.4: Soins prénatals. Pourcentage de femmes enceintes recevant des soins prénatals parmi les femmes âgées de 15-49 ans ayant accouché pendant les deux dernières précédant l'enquête, et pourcentage de femmes enceintes recevant des soins spécifiques, RCA, 2006 . 129 xii Tableau RH.5: Assistance pendant l'accouchement : Répartition en pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant une naissance vivante au cours des deux dernières années précédant l'enquête selon le type de personnel ayant assisté à l'accouchement, RCA 2006. 132 Tableau RH.6: Taux de mortalité maternelle : Risque de mortalité maternelle sur la durée de vie et pourcentage de sœurs décédées . 134 Tableau CD.2 : Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois vivant dans un ménage possédant du matériel d'apprentissage . 141 Tableau CD.3: Enfants laissés seuls sans surveillance ou avec d'autres enfants : Pourcentage d'enfants âgés de 0- 59 mois confiés à d'autres enfants de moins de 10 ans ou laissés seuls au cours de la dernière semaine, RCA, 2006 . 143 Tableau ED.1: Education pré scolaire : Pourcentage d'enfants âgés de 36-59 mois admis en première année du primaire et ayant suivi un enseignement préscolaire, RCA, 2006. 147 Tableau ED.2 : Admission à l'école primaire : Pourcentage d'enfants ayant l'âge d'entrée à l'école primaire et admis en 1ère année du primaire (CI), RCA, 2006. 148 Tableau ED.3b: Taux brut de scolarisation au primaire : Pourcentage d'enfants d'âge 6-11 ans fréquentant le primaire ou le secondaire, RCA 2006 . 149 Tableau ED.3: Taux net de scolarisation au primaire : Pourcentage d'enfants d'âge 6-11 ans fréquentant le primaire ou le secondaire, RCA, 2006 . 151 Tableau ED.4w: Enfants ayant l'âge de fréquenter l'école secondaire qui fréquente l'école primaire : Pourcentage d'enfants ayant l'âge d'aller au secondaire qui fréquentent l'école primaire, RCA, 2006. 153 Table ED.5: Enfant atteignant la 6ème année : Pourcentage d'enfants en première année du primaire et atteignant la 6ème année, RCA, 2006 . 154 Tableau ED.6: Achèvement à l'école primaire et transition au secondaire : Taux d'achèvement au primaire et taux de transition au secondaire, RCA, 2006 . 156 Table ED.4: Taux net de scolarisation au secondaire : Pourcentage d'enfants âgés de 12-18 ans fréquentant le secondaire ou le supérieur, MICS-RCA, 2006. 159 Tableau ED.4A : Taux net de scolarisation au secondaire en 2003 et 2006. 160 Tableau ED.7 : Parité entre les sexes en matière d'éducation : Ratio filles/garçons fréquentant le primaire et ratio filles/garçons fréquentant le secondaire, RCA 2006. 161 Table ED.8: Taux de non fréquentation scolaire : Pourcentage d'enfants âgés de 12-18 ans n’ayant jamais été scolarisés, RCA, 2006. 163 Tableau ED.9: Alphabétisation des adultes : Pourcentage de femmes et des hommes âgés de 15-24 ans alphabétisés, RCA, 2006. 165 Tableau CP.1: Répartition (%) des enfants âgés de 0-59 mois selon que la naissance est enregistrée et les raisons de non enregistrement . 169 Tableau CP.2: Répartition (%) des enfants âgés de 5-14 ans impliqués dans les activités de travail par type d'activités. 171 Tableau CP.3: Répartition (%) des enfants travailleurs élèves et des enfants élèves travailleurs âgés de 5 à 14 ans . 173 Tableau CP.2w: Répartition (%) des enfants âgés de 5-14 ans qui travaillent couramment et ceux impliqués dans les du travail de l'enfant (à éliminer, selon le type de l'activité. 175 Tableau CP.4: Répartition (%) des enfants âgés de 2-14 ans selon la méthode d'éducation (approche utilisée pour discipliner) . 178 Tableau CP.5: Mariage précoce et polygamie : Pourcentage de femmes de 15-49 ans mariées ou en union avant leur 15ème anniversaire, pourcentage de femmes de 20-49 ans mariées ou en union libre avant leur 18ème anniversaire, pourcentage de femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées ou en union libre, et pourcentage de femmes mariées ou en union ou union polygamique, RCA, 2006 . 181 Tableau CP.6 Ecart d’âge entre les conjoints : Répartition en pourcentage des femmes de 15-49 ans et 20-24 ans actuellement mariées ou en union selon l'écart d'âge avec leurs conjoints, RCA, 2006. 183 Table CP.7: Excision : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant entendu parlé de l'excision Pourcentage de femmes selon les différents type d'excision. Pourcentage de femmes ayant eu une forme externe d'excision (infibulation), Attitude vis à vis de la continuation de la pratique d'excision, RCA, 2008 . 186 Table CP.8: Excision des filles Pourcentage de femmes de 15-49 ans vivant avec au moins une de ses filles excisée et distribution des types d'excision des filles, RCA, 2006 . 188 Tableau CP.10: Handicap des enfant . 191 Tableau VD.1 : Violence physique : Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont déclaré avoir subi une violence physique, perpétrée soit par le mari, soit par quelqu’un d’autre depuis l’âge de 15 ans et pourcentage de celles qui ont subi une violence physique au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, selon certaines caractéristiques des femmes, MICS-3 RCA, 2006 . 198 Tableau VD.2 : Violence pendant la grossesse : Parmi les femmes qui ont eu une naissance vivante, pourcentage de celles qui ont déclaré avoir subi des violences physiques pendant qu’elles étaient enceintes et leur répartition selon l’auteur des violences et selon certaines des caractéristiques des femmes, MICS-3 RCA, 2006 . 201 xiii Tableau VD.3: Contrôle exercé par le mari/partenaire : Pourcentage de femmes actuellement en union, séparé ou divorcé selon le contrôle exercé par l’actuel ou le précédent mari/partenaire et selon certaines caractéristiques des femmes, MICS-3 RCA, 2006. 203 Tableau VD.4 : Violence conjugale : Pourcentage de femmes actuellement mariées, divorcées ou séparées qui ont déjà subi des violences physiques, émotionnelles ou sexuelles exercées par leur mari/partenaire actuel ou précédent, selon certaines de leurs caractéristiques, MICS-3 RCA, 2006 . 206 Tableau VD.5 : Violence conjugale récente : Pourcentage de femmes actuellement mariées, divorcées ou séparées qui ont subi au cours des 12 derniers mois des violences physiques, émotionnelles ou sexuelles exercées par leur mari/partenaire actuel ou précédent, selon certaines de leurs caractéristiques, MICS-3 RCA, 2006. 208 Tableau VD.6 : Conséquences de la violence conjugale : Pourcentage de femmes actuellement en union, divorcées, séparées ou veuves qui ont déclaré avoir subi divers types de conséquences dues à quelque chose que leur avait fait leur mari/partenaire selon le type de violence déclaré, MICS-III RCA, 2006. 210 Tableau VD.7 : Violence conjugale, statut de la femme et caractéristiques des conjoints : Pourcentage de femmes actuellement en union, divorcées ou séparées qui ont déclaré avoir subi divers types de violence conjugale au cours de l’année précédente et pourcentage de femmes qui ont déclaré avoir exercé de la violence physique contre leur mari/partenaire selon certaines caractéristiques des conjoints et selon certaines caractéristiques relatives au statut de la femme, MICS-III RCA, 2006 . 211 Tableau VD.8 : Violence conjugale exercée par les femmes : Pourcentage de femmes actuellement en union, divorcées ou séparées qui ont déclaré avoir exercé une violence physique contre leur mari/partenaire selon certaines caractéristiques des conjoints et selon certaines caractéristiques relatives au statut de la femme, MICS-III RCA, 2006. 213 Tableau VD.9 : Violence entre conjoints : Pourcentage de femmes actuellement en union, divorcées ou séparées qui ont déclaré avoir exercé une violence physique contre leur mari/partenaire selon le type de violence qu’elles ont-elles même subie, MICS-III RCA, 2006 . 214 Tableau VD.10 : Recherche d'aide : Parmi les femmes qui ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles depuis l'âge de 15 ans, pourcentage de celles qui ont essayé d'obtenir de l'aide, et répartition (en%) de celles qui ont essayé d'obtenir de l'aide par le type de personne auprès de qui l'aide a été sollicitée, selon l'auteur de la violence et selon la fréquence de la violence dans les 12 derniers mois, MICS-III RCA, 2006. 215 Tableau VD.11. Violence contre la mère et violence de la femme : Pourcentage de femmes ayant subi des violences physique depuis l’âge de 15 ans et des violences conjugales et ayant perpétré des violences selon qu’elles ont déclaré que leur père battait leur mère ou non, MICS-III RCA, 2006 . 216 Tableau VD.13 : Attitudes des hommes vis-à-vis de la violence conjugale : Pourcentage d’hommes âgés de 15- 59 ans qui trouvent légitimes certains actes de violence à l’égard de la femme/partenaire selon certaines de leurs caractéristiques, MICS-III RCA, 2006. 217 Tableau HA.1A: Connaissance de la prévention de la transmission du VIH : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant entendu parlé du SIDA Pourcentage de femmes de 15-49 ans connaissant les trois principaux modes de prévention de la transmission du VIH, RCA, 2006. 221 Tableau HA.1B: Connaissance de la prévention de la transmission du VIH : Pourcentage d'hommes de 15-49 ans ayant entendu parlé du SIDA Pourcentage d'hommes de 15-49 ans connaissant les trois principaux modes de prévention de la transmission du VIH, RCA, 2006. 222 Tableau HA.2: Identification des idées erronées sur le HIV/SIDA chez les femmes de 15-49 ans : Pourcentage de femmes de 15-49 ans identifiant correctement les idées erronées sur le VIH/SIDA, RCA, 2006 . 224 Tableau HA.2B: Identification des idées erronées sur le HIV/SIDA chez les hommes de 15-59 ans : Pourcentage d’hommes de 15-59 ans identifiant correctement les idées erronées sur le VIH/SIDA, RCA, 2006 . 226 Tableau HA.3: Connaissance complète sur la transmission du VIH/SIDA : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant une connaissance complète sur la transmission du VIH/SIDA, RCA, 2006 . 228 Tableau HA.3A: Connaissance complète sur la transmission du VIH/SIDA : Pourcentage d'hommes de 15-59 ans ayant une connaissance complète sur la transmission du VIH/SIDA, RCA, 2006. 229 Tableau HA.4: Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l'enfant : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant correctement identifiées les modes de transmission du VIH de la mère à l'enfant, RCA, 2006. 231 Tableau HA.4A: Connaissance des modes de transmission du VIH de la mère à l'enfant : Pourcentage d'hommes de 15-59 ans ayant correctement identifiées les modes de transmission du VIH de la mère à l'enfant, RCA, 2006. 232 Tableau HA.5: Attitude vis à vis des personnes vivants avec le VIH/SIDA chez les femmes de 15-49 ans : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant entendu parlé du SIDA et exprimant une attitude discriminatoire vis à vis des personnes vivants avec le VIH/SIDA, RCA, 2006. 234 xiv Tableau HA.5A: Attitude vis à vis des personnes vivants avec le VIH/SIDA chez les hommes de 15-49 ans : Pourcentage d'hommes de 15-59 ans ayant entendu parlé du SIDA et exprimant une attitude discriminatoire vis à vis des personnes vivants avec le VIH/SIDA, RCA, 2006. 235 Tableau HA.6: Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : Pourcentage de femmes de 15-49 ans connaissant un endroit pour effectuer le test du VIH, Pourcentage de femmes ayant effectué le test et, pour celles-ci, Pourcentage de celles ayant obtenu les résultats, RCA, 2006. 237 Tableau HA.6: Connaissances des facilités pour effectuer le test du VIH : Pourcentage d'hommes de 15-59 ans connaissant un endroit pour effectuer le test du VIH, Pourcentage d'hommes ayant effectué le test et, pour ceux-ci, Pourcentage de ceux ayant obtenu les résultats, RCA, 2006. 238 Tableau HA.7: Test du VIH et conseils reçus pendant les visites prénatales : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant une naissance vivante au cours des deux dernières années précédant l'enquête et ayant effectué le test du VIH et reçu des conseils lors des visites prénatales, RCA, 2006. 240 Tableau HA.8A: Comportement sexuel augmentant le risque d'infection au VIH Pourcentage de jeunes femmes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels avant 15 ans, Pourcentage de jeunes femmes de 20- 24 ans ayant eu des rapports sexuels avant 18 ans, et Pourcentage de jeunes femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avec un homme âgé de 10 ans ou plus qu'elle, RCA, 2006 . 242 Tableau HA.8B: Comportement sexuel augmentant le risque d'infection au VIH : Pourcentage de jeunes hommes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels avant 15 ans, pourcentage de jeunes hommes de 20- 24 ans ayant eu des rapports sexuels avant 18 ans, et pourcentage de jeunes hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avec un homme âgé de 10 ans ou plus qu'elle, RCA, 2006 . 243 Tableau HA.9A: Utilisation du préservatif lors des derniers rapports sexuels à haut risque Pourcentage de jeunes femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels à haut risque au cours de l'année écoulée et ayant utilisé un condom lors des derniers rapports sexuels à haut risque, RCA, 2006. 245 Tableau HA.9B: Utilisation du préservatif lors des derniers rapports sexuels à haut risque Pourcentage de jeunes hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels à haut risque au cours de l'année écoulée et ayant utilisé un condom lors des derniers rapports sexuels à haut risque, RCA, 2006. 247 Tableau HA.10: Enfants, résidence avec les parents et orphelinage : Distribution en pourcentage d'enfants âgés de 0-17 ans par résidence avec les parents, pourcentage d'enfants âgés de 0-17 ans dans le ménage ne vivant pas avec un parent biologique et pourcentage d'enfants orphelins, RCA, 2006 . 250 Tableau HA.11: Prévalence de l'orphelinage et de la vulnérabilité chez les enfants : Pourcentage d'enfants âgés de 0-17 ans orphelins ou vulnérables, RCA, 2006. 252 Tableau HA.12: Fréquentation scolaire des enfants orphelins et vulnérables. Fréquentation scolaire des enfants âgés de 10-14 ans selon le statut dans l'orphelinage et la vulnérabilité, RCA, 2006 . 254 Tableau HA.13: Support pour enfants orphelins ou vulnérables. Pourcentage d'enfants âgés de 0-17 ans orphelins ou vulnérables dont le ménage a reçu du support externe gratuitement pour prendre soin de l'enfant, RCA, 2006. 256 Tableau HA.14: Malnutrition chez les enfants orphelins ou vulnérables. Pourcentage d'enfants âgés de 0-4 ans modérément ou sévèrement poids insuffisant, retard de croissance ou perte de poids selon le statut dans l'orphelinage et la vulnérabilité, RCA, 2006. 257 Tableau HA.15: Comportement sexuel chez les jeunes femmes selon le statut dans l'orphelinage et la vulnérabilité. : Pourcentage de jeunes femmes âgées de 15-17 ans ayant eu des rapports sexuels avant 15 ans selon le statut dans la vulnérabilité et selon le statut dans la survivance des parents, RCA, 2006. 258 Tableau VI.01 : Couverture du test du VIH pour les femmes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Répartition (en%) des femmes éligibles pour le test du VIH selon qu’elles ont été testées ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques (données non-pondérées), MICS-III RCA 2006. 261 Tableau VI.02 : Couverture du test du VIH pour les hommes de 15-59 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Répartition (en%) des hommes éligibles pour le test du VIH selon qu’elles ont été testés ou non, selon certaines caractéristiques-sociodémographiques (non- pondéré), MICS-III RCA 2006. 262 Tableau VI.03 : Prévalence du VIH selon le milieu de résidence et la préfecture : Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans séropositifs selon le milieu de résidence et la préfecture, MICS 2006, RCA. 266 Tableau VI.04 : Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socioculturelles : Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans séropositifs selon certaines caractéristiques socioculturelles, MICS 2006, RCA. 267 Tableau VI.05 : Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socioéconomiques : Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans séropositifs selon certaines caractéristiques socioéconomiques, MICS 2006, RCA. 268 Tableau VI.06 : Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans séropositifs selon certaines caractéristiques sociodémographiques, MICS 2006, RCA . 268 xv Tableau VI.07 : Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Pourcentage de jeunes de 15-24 ans séropositifs selon certaines caractéristiques sociodémographiques, MICS 2006, RCA. 269 Tableau VI.08 : Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques du comportement sexuel : Pourcentage de jeunes de 15-24 ans séropositifs selon certaines caractéristiques du comportement sexuel, MICS 2006, RCA . 270 Tableau VI.09 : Prévalence du VIH parmi les couples : Répartition (en%) des couples cohabitants dont les deux conjoints ont été testés selon leur statut sérologique et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, MICS 2006, RCA . 272 Tableau VI.10 : Prévalence du VIH selon le test du VIH antérieur à l’enquête : Pourcentage de séropositifs parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans selon qu’ils ont effectué un test de VIH ou non et qu’ils connaissent le résultat du dernier test ou non, MICS 2006, RCA . 273 Tableau VI.11 : Test du VIH antérieur à l’enquête et prévalence du VIH : Répartition (en%) des hommes de 15- 49 ans par statut sérologique selon qu’ils ont déjà ou non effectué un test du VIH, MICS 2006, RCA. 273 Tableau VI.12 : Effectifs de séropositifs par sexe et préfecture : Effectifs estimés de femmes et d’hommes de 15-49 ans séropositifs selon la préfecture, MICS 2006 et RGPH03, RCA . 275 Tableau L0.01A: Répartition des ménages selon le nombre de personnes dans le ménage, RCA, MICS 3 . 278 Tableau L0.01B: Pourcentage des ménages selon l’effectif des membres et la taille moyenne des ménages, EDS 94 – 95MICS 2, RGPH 2003 et MICS 3. . 279 Tableau L0.02: Répartition des ménages selon le type de ménage nucléaire, semi nucléaire et élargi et type de ménage selon certaines caractéristiques du Chef de ménage, RCA, MICS 3 . 281 Tableau L0.03A: Répartition des ménages selon le sexe du chef de ménage, RCA, MICS 3 . 282 Tableau L0.03B: Répartition des ménages selon le niveau d'instruction du chef de ménage, RCA, MICS 3. 283 Tableau L0.04: Répartition des ménages selon le nombre de pièces et le nombre moyen de personnes par pièce dans le logement, RCA, MICS 3 . 285 Tableau L0.05A: Répartition des logements selon le type de matériaux utilisés pour le plancher, RCA, MICS 3 . 287 Tableau L0.05B: Répartition des logements selon le type de matériaux utilisés pour le toit, RCA, MICS 3 . 288 Tableau L0.05C: Répartition des logements selon le type de matériaux utilisés pour le mur, RCA, MICS 3 . 290 Tableau L0.06: Répartition des ménages selon le type d'équipements durables possédés, RCA, MICS 3 . 291 Tableau L0.07: Répartition des ménages par moyen de déplacement, RCA, MICS 3. 293 Tableau L0.08: Répartition des ménages selon la possession de terre cultivable, bétail ou animaux de ferme RCA MICS 3 . 294 xvi LISTE DES FIGURES Figure HH.1 : Pyramide des âges de la population. 31 Figure CM.1A : Quotient (‰) de mortalité infantile selon la préfecture (tableau à modifier) . 36 Figure CM1.B: Quotient (‰) de mortalité infanto-juvénile selon la préfecture( figure à reprendre) . 37 Figure CM.2: Evolution du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans. 39 Figure NU.1: Etat nutritionnel des enfants de moins de 5 ans, RCA, 2006. 42 Figure NU.2 : Evolution de la prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans de 1995 à 2006 en RCA. 45 Figure NU.2A : Pourcentage des mères ayant commencé l’allaitement en moins d’une heure ou moins d’une journée après l’accouchement par milieu de résidence. 46 Figure NU.2B : Pourcentage des mères ayant commencé l'allaitement en moins dune heure ou moins d'une journée selon le niveau d'instruction . 47 Figure NU.4 : Taux de consommation du sel iodé par quantile du bien-être économique, RCA, MICS 2006. 54 Figure NU.5: Evolution du taux (%) de consommation du sel iodé par les ménages en RCA, MICS 2006 . 55 Figure NU.5 : Pourcentage d’enfants avec un faible poids à la naissance par préfecture . 61 Figure NU.6: Prévalence de l'anémie chez les enfants de moins de 5 ans. 64 Figure NU.6: Prévalence de l'anémie chez les femmes de 15-49 ans . 66 Figure NU.7 : Pourcentage des enfants de 12 à 23 mois ayant reçu leurs vaccins avant leur 1er anniversaire, MICS3. 71 Figure CH 1A : Comparaison des taux de couverture vaccinale chez les enfants de moins d’un an de MICS3 et du PEV de routin en fin 2006 . 71 Figure CH.1G : Evolution des taux de couverture vaccinale chez les enfants de 12 à 23 mois de 1994/95 à 2006 . 74 Figure EN.2 : Temps mis pour l’approvisionnement en eau. 109 Figure EN3 : Tendances de disponibilité en installations sanitaires en RCA de 1996 à 2006. 114 Figure RH.1 : Prévalence contraceptive selon le type de méthodes utilisées . 118 Figure RH.2 : Taux d’utilisation des méthodes contraception de1995 à 2006. . 120 Figure RH.3: Assistance à l’accouchement par un personnel qualifié. 124 Figure RH.4: Couverture en soins prénatals par un personnel qualifié de 1995 à 2006. 126 Figure RH.5: Assistance pendant l’accouchement selon le type de personnel . 130 Figure RH.6: Proportion de décès maternel selon le groupe d’âges. . 134 Figure CD.1 : Proportion des enfants bénéficiant de l’encadrement d’un adulte dans les activités d’apprentissage . 137 Figure ED.1: Taux net de scolarisation au primaire par âge. . 150 Figure ED.2 : Proportion des enfants âgés de 12 ans ou plus fréquentant le primaire . 152 Figure ED.3 : Taux de scolarisation au secondaire selon l’âge des enfants. . 158 Figure ED.4: Pourcentage des enfants n’ayant jamais été scolarisés. 162 Graphique CP.1 : Répartition des enquêtés par raison de non enregistrement des naissances . 168 Figure VD.1 : Pourcentage de femmes victimes de violence physique depuis l’âge de 15 ans citant des personnes spécifiques comme étant les auteurs de leurs agressions physique . 200 Figure VD.3 : Pourcentage de femmes en union, séparées ou divorcées ayant subi divers actes de violence conjugale . 207 Figure VD.4 : Répartition des femmes en union, séparées ou divorcées victimes de violence conjugale selon la durée entre le premier épisode de violence et le début de l’union/mariage . 209 Figure VD.5: Raisons avancées par les femmes qui ont déclaré avoir subi une violence physique ou sexuelle et qui n’ont pas recherché de l’aide pour expliquer la non recherche d’assistance . 215 Figure HA.1 : Connaissance complète de la transmission du VIH . 227 Figure HA.10 : Evolution du pourcentage des enfants de moins de 17 ans ne vivant pas avec leurs parents biologiques en RCA et selon le milieu de résidence. 249 Figure HA.11 : Evolution des orphelins de moins de 17 ans ayant perdu l’un ou les deux parents en 2000 et 2006 . 253 Figure VI.1 : Prévalence du VIH par sexe . 263 Figure VI.2 : Prévalence du VIH parmi les femmes et les hommes de 15 à 49 ans selon le groupe d’âge . 264 Figure VI.3 : Prévalence du VIH par milieu de résidence. 264 Figure VI.4 : Prévalence du VIH par groupe d’âge chez les femmes dans certains pays africains . 274 Figure VI.5 : Prévalence du VIH par groupe d’âge chez les hommes dans certains pays africains . 275 Figure LO.1 : Situation des ménages nucléaires. 280 Figure LO.2 : Principaux matériaux du plancher . 286 xvii TABLEAU RECAPITULATIF DES INDICATEURS DE LA MICS 3 ET DES OMD, RCA, 2006 RUBRIQUE NUMÉRO INDICATEUR MICS 3 NUMÉRO INDICATEUR OMD INDICATEUR VALEUR UNITÉ 1 13 Taux de mortalité infanto-juvénile (OMD) 176 pour 1000 naissances vivantes Mortalité infantile 2 14 Taux de mortalité infantile 106 pour 1000 naissances vivantes 6 Prévalence de l’insuffisance pondérale sévère 8,1 pour 100 7 Prévalence de retard de croissance sévère 18,7 pour 100 8 Prévalence de la déperdition ou émaciation sévère 2,3 pour 100 15 Taux d’allaitement exclusif (0-5 mois) 23,4 pour 100 16 Taux d’allaitement continu 12-15 mois 85,9 pour 100 16 Taux d’allaitement continu 20-23 mois 47,1 pour 100 Etat Nutritionnel 17 Taux d’alimentation complémentaire commencé à temps 55,2 pour 100 24 29 Combustibles solides 99,1 pour 100 25 Taux de couverture vaccinale contre la tuberculose 73,8 pour 100 26 Taux de couverture vaccinale contre la poliomyélite (Polio) 46,9 pour 100 27 Taux de couverture vaccinale contre la DTC 54,2 pour 100 28 15 Taux de couverture vaccinale contre la rougeole 62,0 pour 100 30 Taux de couverture vaccinale contre la fièvre jaune 35,3 31 Enfants complètement vaccinés 32,0 pour 100 22 Traitement antibiotique des enfants suspectés de pneumonie 39,4 pour 100 37 22 Enfants de moins de 5 ans dormant sous une MII 15.1 pour 100 38 Enfants de moins de 5 ans dormant sous une moustiquaire 33,1 pour 100 Santé de l’enfant 39 22 Traitement antipaludéen (moins de 5 ans) 41,6 pour 100 11 30 Taux d’accès aux sources d’eau potable améliorées 64,0 pour 100 Environnemen t 12 31 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 52,5 pour 100 21 19c Prévalence des contraceptifs (moderne et traditionnelle) 19,0 pour 100 Prévalence des méthodes contraceptives modernes 8,6 Pour 100 Prévalence des méthodes contraceptives traditionnelles 10,5 Pour 100 4 17 Assistance à l’accouchement par un personnel qualifié 53,4 pour 100 Santé de la reproduction 5 Accouchements dans un centre de santé 51,0 pour 100 xviii RUBRIQUE NUMÉRO INDICATEUR MICS 3 NUMÉRO INDICATEUR OMD INDICATEUR VALEUR UNITÉ 55 6 Taux net de fréquentation du cycle primaire 51,4 pour 100 Éducation 61 9 Indice de parité des sexes au niveau primaire 0,84 62 Enregistrement des naissances 49,2 pour 100 67 Mariage avant 15 ans 20,4 pour 100 Mariage avant 18 ans 56,8 Pour 100 68 Jeunes femmes de 15-19 ans mariées/en union libre 56,8 pour 100 Protection de l’enfant 70 Polygamie 26,5 pour 100 Pourcentage de femmes victimes de violence physique 17,5 Pour 100 Pourcentage de femmes victimes de violence émotionnelle 81,5 Pour 100 Violence domestique Pourcentage de femmes victimes de violence sexuelle 11,5 Pour 100 77 20 Fréquentation scolaire comparative orphelins/non orphelins 0,89 82 19b Connaissances générales sur la prévention du VIH 16,8 pour 100 83 19a Utilisation de préservatifs des jeunes avec les partenaires occasionnels 40,6 pour 100 VIH/SIDA, comporteme nt sexuel, orphelins et enfants vulnérables 85 Rapport sexuel à haut risque au cours de l’année écoulée 23,9 pour 100 Prévalence du VIH/SIDA 6,3 Pour 100 Source : Institut Centrafricain de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS3 xix SIGLES ET ABREVIATIONS AD Aire de Dénombrement BCG Bacille Calmette Guérin CCC Communication pour un Changement de Comportement CDC Center for Desease Control and Prevention (Centres de Contrôles et Prévention des CDE Convention relative aux Droits des Enfants CDV Conseil et Dépistage Volontaire CMLS Comité Militaire de Lutte contre le SIDA CNLS Comité National de Lutte contre le Sida CPN Consultations Prénatales CSPro Census Survey Processing DO Densité optique DSRP Document des Stratégies de Réduction de la Pauvreté DTC Diphtérie Tétanos Coqueluche EDS Enquête Démographique et de Santé FOSA Formation Sanitaire GAVI Alliance Mondiale pour les Vaccins et la Vaccination GFTAM Global Funds of Tuberculosis, Aids and Maria IB Initiative de Bamako ICASEES Institut Centrafricain des Statistiques, des Etudes Economiques et Sociales IEC Information, Education et Communication IPB Institut Pasteur Bangui IRA Infections Respiratoires Aiguës IST Infections Sexuellement Transmissibles JNSE Journées Nationales de Survie de l’Enfant MAMA Méthode d’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée MEG Médicaments Essentiels Génériques MICS Multiples Indicators Cluster Survey (Enquête par grappes à Indicateurs Multiples) MII Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides NA Non Applicable NCHS National Center for Health Statistics ND Non Déclaré OEV Orphelins et autres Enfants Vulnérables OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de Santé ONU Organisation des Nations Unies ONUSID Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA PCIME Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant PCSLS Plan Cadre Stratégique de Lutte contre le SIDA PEV Programme Elargi de Vaccination PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement Polio Poliomyélite RA Région Administrative RCA République Centrafricaine RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitation RGPH 03 Recensement Général de la Population et de l’Habitation de 2003 SIDA Syndrome d’Immunodéficience Acquise SME Sommet Mondiale pour les Enfants SPSS Statistical Package for Social Science SSP Soins de Santé Primaires ST/CNLS Secrétariat Technique du Comité National de Lutte contre le SIDA TPI Traitement Présomptif Intermittent xx UCM Unité de Cession du Médicament UE Union Européenne UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance UNGASS Session Spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies VAT Vaccin Anti-Tétanique VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine VPO Vaccin Polio Orale WHO World Health Organization (Organisation Mondiale de Santé) xxi AVANT PROPOS Lors du sommet mondial pour le Millénaire qui a réuni plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement à New York en Septembre 2000, la République Centrafricaine (RCA) a souscrit aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui visent une nette amélioration du bien être des populations et particulièrement des enfants et des femmes à l’horizon 2015 dans tous les domaines fondamentaux de la vie humaine. La République Centrafricaine s’est engagée à construire «un monde digne pour les enfants» dans le cadre des 10 engagements mondiaux issus de la Session Spéciale des Nations Unies consacrée aux enfants, tenue à New York en Mai 2002. L'enquête MICS3, la troisième série des Enquêtes à Indicateurs Multiples après celles réalisées en 1996 et 2000, est une opération d'envergure nationale qui vise à disposer d'information sur la survie des enfants et des femmes, la situation nutritionnelle des enfants, l'éducation de base, la protection des enfants et des femmes, la connaissance de VIH/SIDA, l'ampleur des violences domestiques, la fistule et la prévalence du VIH/SIDA et l'anémie. L'aboutissement de cette importante opération d'envergure nationale est le fruit de la mobilisation des cadres de l'Institut Centrafricain des Statistiques, des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES). Je tiens à les encourager et à les féliciter pour ce travail dont les résultats vont d'ores et déjà servir à l'élaboration et à la mise en œuvre des Stratégies de Réduction de la Pauvreté, de la lutte contre le VIH/SIDA et des programmes sectoriels. Au nom du gouvernement, je tiens à remercier les partenaires au développement qui ont apporté leurs soutiens technique, matériel et financier à la réalisation de cette opération. Ces remerciements vont plus particulièrement à l'endroit du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), de l'Union Européenne et du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), ainsi que la population pour sa participation à l’opération. J'exhorte tous les partenaires et les institutions œuvrant en République Centrafricaine à utiliser les résultats de cette enquête pour l'identification des besoins prioritaires de développement et les stratégies conséquentes à mettre en œuvre en vue de l'amélioration des conditions de vie de la population centrafricaine. LE MINISTRE DE L'ECONOMIE, DU PLAN ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sylvain MALIKO xxii SYNTHESE DU RAPPORT L’Enquête par Grappe à Indicateurs Multiples (Multiples Indicators Clusters Survey, MICS 2006) a été dans le but de mettre à disposition des indicateurs devant permettre de faire le suivi des recommandations auxquelles la République Centrafricain a souscrit lors des conférences et fora internationaux notamment des Sommets Mondiaux pour l’Enfance (SME, 1990 et 2000), des Objectifs du Millénaire pour le Développement ainsi que des plans et programmes nationaux de développement consignés dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Les volets abordés par l’enquête MICS 2006, ont porté sur l’évaluation de l’Etat nutritionnel des enfants, l’accès à l’éducation de base, la Promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, l’estimation des niveaux de mortalité infanto-juvénile et la mortalité maternelle, la santé génésique des femmes, l’estimation des taux de prévalence du VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies de l’enfance et la protection de l’environnement. Niveau de mortalité des enfants de moins de cinq ans Comparativement à la période antérieure à 1995 ou on a observé une baisse considérable du niveau de mortalité des enfants passant de 261‰ en 1975 à 157‰ en 1995 pour la mortalité infanto-juvénile et 185‰ en 1975 à 97‰ en 1995 pour la mortalité infantile, les analyses ont révélé une augmentation des risques de décès des enfants de moins de cinq ans. Les données actuelles de l’enquête MICS 2006 indiquent une inversion de la tendance vers la baisse. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont estimés respectivement à 106‰ et 176‰. Etat nutrition des enfants de moins de cinq ans Sur le plan nutritionnel, on constate une détérioration des indices nutritionnels. On note en 2006 une augmentation du taux d’insuffisance pondérale modérée de 23,2% en 1995, et 24,2% en 2000 à 28,3% en 2006. S’agissant de l’allaitement au sein dès les premières heures qui suivent la naissance, à peine 39,1% des femmes ont commencé à allaiter leur bébé durant l’heure qui a suivi l’accouchement et 76,2% d’entre elles ont commencé l’allaitement 24 heures après l’accouchement. La couverture de la supplémentation en vitamine A quant à elle est en amélioration en 2006 passant de 9,5% en 2000 à 60,2%. Santé de l’enfant Les résultats de l’enquête MICS3, en ce qui concerne la couverture en antigène, montrent que 17% seulement des enfants ont reçu tous leurs vaccins avant leur premier anniversaire. Quant aux principales maladies de l’enfance, les données indiquent que 19% des enfants ont souffert de maladies diarrhéiques au cours des deux semaines précédant l'enquête, 7% des enfants de moins de 5 ans ont souffert de pneumonie présumée et 22% d’entre eux ont fait la fièvre sur la même période. Environnement Des progrès importants ont été enregistrés par le pays en matière d’accès de la population à l’eau potable. En effet, le taux d’accès à l’eau potable est de 52,1% en 2006 contre 25,6% en 2000 et 26,6% en 1996). Malgré ce progrès, la couverture du pays en eau potable (52,1%) et en eau salubre (64%) demeure insuffisante. Malheureusement, seulement 3,8% des ménages utilisent une méthode appropriée de traitement pour toute source d'eau au niveau national. xxiii Par ailleurs, la proportion des populations qui utilisent une installation sanitaire pour évacuer les excréments humains reste insuffisante en dépit des progrès enregistrés (52,5% en 2006 contre 25,6% en 2000). Santé de la reproduction Bien que le taux de mortalité maternelle est passée de 898 décès maternels pour cent mille naissances vivantes en 1995 (EDS 1994/1995) à 596 décès maternels pour 100000 naissances vivantes en 2006, son niveau reste encore élevé et les facteurs de risques y associés demeurent également importants. En effet, seulement 19% pratiquent une méthode quelconque de contraception et presque une femme sur 10 (8,6%) utilise la contraception moderne et près de sept femmes enceintes sur 10 reçoivent des soins prénatals auprès d’un personnel qualifié ; seulement 5 femmes sur 10 (53,4%) sont assistées à l’accouchement par un personnel qualifié et seulement la moitié des femmes accouche dans une formation sanitaire. Les disparités sont criardes n défaveur des femmes qui vivent dans les zones rurales non seulement en matière de soins prénatals (56% contre 90%), mais en termes d’assistance à l’accouchement par un personnel qualifié (35% contre 90%) et d’accouchement dans une formation sanitaire (36% contre 83%). Développement de l’enfant Les résultats de l’enquête MICS-3 indiquent que la proportion des membres du ménage qui participent aux activités d’apprentissage de l’enfant représente 53% au niveau national. L’utilisation des livres pour enfant est très limitée dans les zones rurales (3%) par rapport aux zones urbaines (12%). Education A peine 13,1% des enfants âgés de 6 ans ont effectivement été scolarisés à temps. Au niveau primaire, 51,4% des enfants âgés de 6 à 11 ans ont la chance de fréquenter ce niveau d’étude. L’enseignement primaire est marqué par un taux de redoublement très élevé. On y observe 39,4% des enfants âgés de plus de 12 ans qui devrait normalement fréquenter le secondaire, continuent de fréquenter ce niveau d’étude. La survie scolaire qui donne une estimation du nombre d’enfants pouvant atteindre la dernière classe du primaire (CM2) est estimée à 44,4%. En outre, le taux d’achèvement net au primaire pour les enfants de 11 ans est estimé 6,7%. On a observé pendant cette période un taux de transition au secondaire de 23,1% ; ce qui atteste que l’accès à ce cycle est faible. Les estimations par cycle donnent un taux de scolarisation de 10,2% (12% pour les garçons contre 8,7% pour les filles). On note par ailleurs que près d’un tiers des enfants âgés de 6 à 18 ans (dont 36,8% des filles contre 24,3% des garçons) ne sont jamais scolarisés. Selon l’indice de parité des sexes (IPS), respectivement 84 filles au primaire et 73 et au secondaire contre 100 garçons ont eu la chance de fréquenter ces niveaux d’étude. Protection de l’enfant Les résultats montrent que dans de nombreux domaines, les enfants ne sont pas suffisamment protégés. On note que l’éducation de l’enfant est en encore entachée de beaucoup de violences. La nuptialité demeure encore précoce en RCA exposant les jeunes filles à des risques complications sanitaires très importantes. Plus d’une femme sur quatre est en union polygamique. Cette situation ne varie presque pas selon le milieu de résidence ou le niveau d'instruction. Les femmes en RCA sont moins âgées que leurs conjoints. Au niveau national, plus d’un tiers des femmes (36,8%) ont un écart avec leur conjoint supérieur à 10 ans. Cette situation entraîne au sein du couple un rapport inégalitaire entre l’homme et la femme. xxiv La pratique de l’excision a partout baissé au cours des dernières décennies : le taux est passé de 43,4% en 1994/95 (EDS-RCA), 35,9% en 2000 à 27,7% en 2006. Malgré l’interdiction de la loi, certaines ethnies continuent de perpétuer cette pratique. Violence domestique Plus d’un tiers des femmes ont déclaré avoir été victimes de violence physique depuis l’âge de 15 ans et trois femmes sur dix continuent de l’être. Elle serait plus répandue parmi les couches les plus modernes, émancipées et aisées. La violence physique subie par les femmes depuis l’âge de 15 ans est essentiellement perpétrée par le mari/partenaire/petit ami. Deux femmes sur trois le mettent en cause. Des comportements de violence durant la grossesse sont très fréquents, et impliqueraient d’autres personnes que le conjoint. Mais la forme de violence dont souffrent le plus les femmes est la violence conjugale, qu’elle soit physique, sexuelle ou émotionnelle. Les hommes interrogés sur leurs attitudes face à la violence sont nombreux à la légitimer. La moitié d’entre eux par exemple la trouve justifiée, si la femme néglige les enfants et les deux cinquièmes si elle argumente avec son conjoint. VIH/SIDA Comportement sexuel Malgré l’ampleur de la pandémie dans le pays, deux femmes sur dix et un homme sur dix n’ont pas encore entendu parler du sida. Les fausses croyances sont telles que 44% des femmes et 33% des hommes continuent de croire le partage de nourriture avec une personne infectée ou les piqûres des moustiques peuvent transmettre le VIH/SIDA. Seuls 17% des femmes et 15% des hommes ont effectivement fait un dépistage et connaissent leur statut sérologique. Prévalence du VIH et facteurs associés Le taux de prévalence estimé à 6,2% confirme que la RCA fait partie des pays à épidémie généralisée. La prévalence est deux fois plus élevée en milieu urbain ( ) et surtout chez les femmes (8,6%). Caractéristiques des ménages et des logements Plus de six ménages sur dix sont de type nucléaire. On constate en outre que la taille des ménages est passée de 6,6 personnes en 2000 (MICS2) à 4,6 personnes en 2006 (MICS3) ; le taux de promiscuité est estimé en moyenne à 2 personnes par pièce. Par rapport aux autres caractéristiques des chefs de ménage, 80% des ménages sont dirigés par des hommes. La majorité des ménages habitent dans des logements précaires dont les planchers sont en terre battue (86%) ; les toits en pailles (69,1%) et le mur en briques de terre (88,2%). 25 I. Contexte et objectifs Le Gouvernement de la République Centrafricaine a commandité en 2006, la troisième Enquête à Indicateurs Multiples (MICS), réalisée par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES). L’exécution de cette opération répond au souci des autorités d’utiliser les résultats pour le suivi des progrès réalisés dans la mise en œuvre des politiques, programmes et projets de développement vers l’atteinte des objectifs et cibles définis par les engagements internationaux, notamment : • la Déclaration du Millénaire pour le Développement, adoptée en septembre 2000 à l’unanimité par les 191 États membres de l’ONU ; • le Plan d’Action de la campagne «Un monde digne des enfants», adopté par 189 États membres lors de la Session spéciale de Nations Unies sur l’enfance en mai 2002. Ces deux engagements font suite à l'évaluation, par la communauté internationale, des objectifs du Sommet mondial de l’enfance de 1990. Afin de suivre les progrès enregistrés dans la mise en œuvre par les Etats, tous les pays ayant ratifié la convention relative aux droits de l'enfant devraient réaliser des enquêtes à Indicateurs Multiples (Multiple Indicator Cluster Surveys MICS). La réalisation de cette enquête a bénéficié de l’appui technique, financier et matériel du Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS), de l’Union Européenne, du PNUD, de l’UNFPA, de l'OMS, de l'ONUSIDA ainsi que de celui de l’UNICEF qui a particulièrement reçu mandat d’accompagner le pays dans ce processus, en apportant son appui multiforme (voir Encadré 1.1). Tableau 1.1 Un engagement pour l’action : Obligations nationales et internationales de rendre compte Les gouvernements signataires de la Déclaration du Millénaire, la déclaration du Plan d’Action de la campagne « Un monde digne des enfants » s’étaient également engagés à suivre la réalisation des buts et objectifs qui y sont définis : « Nous assurerons le suivi régulier et l’évaluation au niveau national et, en tant que de besoin, au niveau régional, des progrès accomplis vers les objectifs et les cibles du présent Plan d’action aux échelles nationale, régionale et internationale. En conséquence, nous renforcerons notre capacité statistique nationale en améliorant la collecte, l’analyse et la ventilation des données, notamment par sexe, âge et autres facteurs susceptibles de créer des inégalités, et nous appuierons toute une série de recherches axées sur les enfants. Nous améliorerons la coopération internationale afin d’appuyer les efforts de renforcement des capacités statistiques, et d’accroître les capacités des communautés en matière de suivi, d’évaluation et de planification ». (Un monde digne des enfants, paragraphe 60) « …Nous évaluerons périodiquement les progrès réalisés, aux niveaux national et sous-national, afin de mieux surmonter les obstacles et d’accélérer l’action.… » (Un monde digne des enfants, paragraphe 61) En outre, le Plan d’action (paragraphe 61) invite spécialement l’UNICEF à s’impliquer dans la préparation des rapports périodiques évaluant les progrès réalisés : « …En tant qu’organisation mondiale chef de file pour la protection de l’enfance, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance est prié de continuer à préparer et à diffuser, en étroite collaboration avec les gouvernements, les fonds, programmes et institutions spécialisées concernés des Nations Unies, et avec tous les autres acteurs appropriés, le cas échéant, l’information sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la présente déclaration et du présent plan d’action ». De même, la Déclaration du Millénaire (paragraphe 31) demande des rapports d’évaluation périodiques : « …Nous demandons à l’Assemblée générale d’examiner de façon régulière les progrès accomplis dans la mise en œuvre des dispositions de la présente Déclaration et prions le Secrétaire général de faire publier des rapports périodiques, pour examen par l’Assemblée générale et suite à donner ». En souscrivant à ces engagements internationaux, la République Centrafricaine a décidé d’orienter sa politique dans les domaines visant l’amélioration des conditions de vie de la 26 population en général et plus particulièrement celles du couple mère-enfant et à en assurer le suivi. Par ailleurs, conscient de l'ampleur du VIH/SIDA et son impact sur le développement, un volet spécifique à la sérologie du VIH et à l'anémie a été pris en compte dans l'enquête. 1.2 Efforts consentis au niveau national L’évaluation des progrès accomplis par la RCA vers l'atteinte des OMD et des Objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants de la décennie 1990-2000 avait révélé que des acquis importants avaient été obtenus en matière de disponibilité de services sociaux de base avec le concours de la communauté internationale. Cependant, les crises politico-militaires récurrentes de 1996 à 2003, la généralisation de la pauvreté monétaire des ménages et la séroprévalence du VIH/SIDA en augmentation, ont entraîné une nette détérioration des conditions de vie de la population. Cette situation très préoccupante du bien être social de la population et en particulier des enfants et des femmes a été révélée par les résultats de l’enquête MICS 2000, ainsi que les données d’autres études ou évaluations diverses. Afin de relever les défis liés aux OMD, le gouvernement centrafricain, avec l'appui des partenaires (Union Européenne, PNUD, France, Japon, Etats-Unis, Allemagne, etc.), a élaboré une déclaration préliminaire de lutte contre la pauvreté en l’an 2001, adoptée par la Banque Mondiale, et mis au point des plans et programmes sectoriels de développement en matière de santé, d’éducation, de VIH/SIDA, etc. Ce rapport final présente les résultats des indicateurs1 et des sujets couverts dans le cadre de l’enquête dont la collecte sur terrain à lieu en 2006. I.3 Objectifs de l’enquête L’Enquête à Indicateurs Multiples réalisée en 2006 en République Centrafricaine s’est fixée les principaux objectifs suivants : • Fournir des informations récentes pour l’évaluation de la situation des enfants et des femmes en République Centrafricaine; • Fournir les données nécessaires pour suivre l’état de réalisation des objectifs fixés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD et par le plan d’action d’Un Monde Digne des Enfants comme base de l’action future ; • Contribuer à l’amélioration des systèmes d’information et de suivi en RCA ; et, • Renforcer l’expertise technique en matière de conception, de mise en œuvre et d’analyse des données. 1 Pour plus d’informations sur les définitions, les numérateurs, les dénominateurs et les algorithmes des Indicateurs des Enquêtes nationales à indicateurs multiples (MICS) et des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) utilisés dans la présente enquête, voir le chapitre 1 ainsi que les annexes 1 et 7 du Manuel de l’Enquête nationale à indicateurs multiples 2005 : Suivi de la situation des enfants et des femmes, également disponible sur le site Web www.childinfo.org. 27 II. Méthodologie de l'enquête 2.1 Constitution de l’échantillon L’échantillon de l’Enquête MICS3 a été constitué dans le but d’obtenir des estimations basées sur un grand nombre d’indicateurs sur les conditions de vie de la population et plus particulièrement sur la situation des enfants et des femmes au niveau national, par milieu de résidence et au niveau des préfectures. Chacune des seize préfectures et Bangui ont été identifiés comme domaine d’étude. Afin d’améliorer l’efficacité du plan de sondage, le domaine d’étude a été stratifiée selon le milieu de résidence. Il convient de signaler que pour des raisons d’insécurité, la préfecture de la Vakaga a été exclue du champ de l'enquête. Au total 31 strates, au lieu de 33 initialement prévues, ont été visitées dans le cadre de cette enquête. La base de sondage de l'Enquête MICS3 est celle issue de la cartographie censitaire mise à jour à partir des données du 3ème Recensement Général de la Population et de l'Habitation de 2003 (RGPH03). L’échantillon des ménages constitué a été tiré suivant un plan de sondage à deux degrés. Au premier degré, 373 grappes ou Aires de Dénombrement (AD) ont été tirées avec une probabilité proportionnelle à la taille des AD en ménages. Au second degré, 25 ménages sont tirés dans chaque AD-échantillon en milieu urbain et 40 en milieu rural, avec probabilité égale. Ainsi l’échantillon final visité était de 355 grappes. Ainsi, 18 grappes de l’échantillon initial n’ont pas été visitées pour des raisons d’insécurité. L’échantillon est stratifié par préfecture et milieu de résidence, il n’est pas auto-pondéré. Pour la production des tableaux en vue de l’élaboration des rapports préliminaire et final, des pondérations de l’échantillon ont été utilisées. 2.2 Questionnaires Afin d'atteindre les objectifs fixés dans l’enquête MICS3, quatre types de questionnaires ont été utilisés : un questionnaire ménage, un questionnaire femmes de 15-49 ans pour les mères et tutrices d’enfants de moins de cinq, un questionnaire enfants de moins de cinq et un questionnaire homme. Ces questionnaires initiés d’un modèle de base MICS 3 et utilisés également dans d’autres pays de la sous-région, ont fait l’objet d’un test préliminaire du 2 au 4 juin 2006. Sur la base des résultats de ce test, des modifications ont été apportées à ces questionnaires avant la collecte effective des données dans le cadre de l’enquête principale. 2.2.1 Questionnaire ménage Le questionnaire ménage est destiné à la collecte d’informations sur l’ensemble des membres du ménage et sur les caractéristiques de logement. Ce questionnaire permet lors de l’interview, de déterminer l’éligibilité des personnes aux questionnaires individuels (enfants de moins de 5 ans, femmes de 15-49 ans et hommes de 15-59 ans). Il comprend les volets suivants: - Panneau d'information sur le ménage - Feuille d'enregistrement du ménage - Education - Eau et assainissement - Caractéristiques du ménage - Travail des enfants - Enfants vulnérables et orphelins du fait du SIDA 28 - Moustiquaires traitées aux insecticides - Iodation du sel - Mortalité maternelle - Discipline de l'enfant - Handicap - Test d'anémie 2.2.2 Questionnaire femme. Il comprend les sections suivantes : - Panneau d'information sur la femme - Mortalité des enfants - Anatoxine tétanique - Santé de la mère et du nouveau-né - Union/mariage - Contraception et besoins non-satisfaits - Excision - Fistule (niveau de connaissance et prévalence) - Attitudes vis-à-vis de la violence domestique - Comportement sexuel - Connaissance du VIH 2.2.3 Questionnaire enfants de moins de 5 ans. Normalement, ce questionnaire devrait être administré aux mères des enfants de moins de cinq ans ; dans les cas où la mère ne figure pas sur la liste établie des membres du ménage, une principale personne en charge de l’enfant a été identifiée et interviewée. Dans chaque ménage, les mères ou les personnes en charge d’enfants de moins de 5 ans ont répondu aux questions concernant ces enfants. Ce questionnaire comprend les modules suivants : - Panneau d'information sur les enfants de moins de 5 ans - Enregistrement des naissances et éducation de la petite enfance - Développement de l'enfant - Vitamine A - Allaitement - Soins des enfants malades - Paludisme chez les enfants de moins de cinq ans - Vaccination - Anthropométrie 2.2.4 Questionnaire homme Il comprend les modules suivants: - Panneau d'information sur l'homme - Union/mariage - Fistule (niveau de connaissance) - Attitudes vis-à-vis de la violence domestique - Comportements sexuels Les questionnaires ménage, femme et enfant sont basés sur le modèle standard des questionnaires MICS3 notamment de la version française du modèle de questionnaires MICS3. Les particularités de l’enquête MICS-RCA se situent au niveau du questionnaire homme introduit spécifiquement dans l’enquête pour tenir compte fondamentalement du volet VIH et anémie introduite dans l’enquête. Ces changements ont respectés les principes de base 29 de l’enquête MICS qui est celui de la comparabilité des données au niveau international. Pour ce qui est du volet sérologie de l’enquête, l’appui de Macro international a permis l’adaptation des modules relatifs au VIH et anémie aux questionnaires standards MICS3. Une copie des questionnaires MICS de la RCA est fournie dans l’Appendice F. 2.3 Formation et travail sur le terrain La formation du personnel de terrain (agents enquêteurs, contrôleurs et superviseurs) a couvert la période du 16 mai au 9 juin 2006, soit 21 jours ouvrables. La formation comprenait des séances théoriques sur la définition de certains concepts de base utilisés dans le cadre de l’enquête, des séances pratiques sur les techniques d’interviews, de prélèvement sanguins, de conservations et d’acheminement des prélèvements sanguins depuis le terrain jusqu’au laboratoire et de sondage. Les questionnaires n’ont pas été traduits. Cependant, pour garantir l’uniformité de la traduction des questionnaires, la formation des enquêteurs un accent particulier a été mis sur la simulation des interviews entre enquêteur-enquêté. Vers la fin de la période de formation, l’enquête pilote a été réalisées dans quatre AD non retenues pour l’enquête dans la capitale. A l’issue de la formation, seize (16) équipes ont été constituées, chacune composée de trois enquêteurs, deux agents de santé, d'un contrôleur, d’un chef d'équipe et d'un chauffeur. La collecte des données a débuté le 16 juin 2006 à Bangui et à Bimbo, une localité avoisinante avant de s’étendre sur le reste du territoire. Elle a pris fin le 8 novembre 2006. Avant la saisie des données, 30 agents de codification ont été mobilisés un mois après la collecte des données, pour la vérification, le déploiement et la codification des questions ouvertes. 2.4 Traitement des données Les données ont été saisies sur 30 micro-ordinateurs mis en réseau et connectés à un poste central. Au total 30 opérateurs de saisie ont été recrutés. La saisie est faite par deux équipes travaillant alternativement dans la matinée et dans la soirée. Le programme de saisie développé sous logiciel CSPro a été utilisé. Pour les besoins de contrôle de qualité, chaque questionnaire a été saisi deux fois pour minimiser les erreurs de saisie, en plus des vérifications de cohérence interne qui ont été effectuées. Les procédures et programmes standard conçus dans le cadre du projet MICS3 et adaptés au questionnaire de la République Centrafricaine, ont été utilisés à toutes les étapes. La saisie a démarré le 27 Octobre et a pris fin le 18 Décembre 2006. La tabulation a été faite à l’aide du logiciel Statistical Package for Social Sciences (SPSS), Version 14, et le modèle de syntaxe et les plans d’exploitation des données élaborés par l’UNICEF dans ce but. 30 III. Représentativité de l’échantillon et caractéristiques des ménages et des personnes interrogées 3.1 Représentativité de l’échantillon Comme à l’enquête MICS2, la taille de l’échantillon de MICS3 était relativement élevée afin de permettre l’estimation de plusieurs indicateurs au niveau des préfectures. Au total un échantillon de 11 940 ménages a été identifié, 11 723 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 98% (tableau HH1). Ce taux est de 99% en milieu urbain et de 98% en milieu rural. A l’intérieur des 11 723 ménages, 12 436 femmes ont été identifiées comme éligibles parmi lesquelles 11 592 ont été interviewées avec succès, soit un taux de réponse de 93% (92% en milieu urbain et 94% en milieu rural). Par ailleurs, 9 820 enfants ont été aussi identifiés comme éligibles et les informations ont été collectées sur 9 585 d’entre eux, soit un taux de réponse de 98% (97% en milieu urbain contre 98% en milieu rural). En outre, dans un sous-échantillon constitué de ménages sélectionnes pour la sérologie VIH et Anémie (un ménage sur deux), 6 090 hommes ont été identifiés comme éligibles parmi lesquels 5 450 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 90% (84% en milieu urbain contre 91% en milieu rural). Afin d’obtenir des résultats représentatifs au niveau national, des échantillons pondérés au niveau des grappes sont utilisés. On peut trouver une description plus détaillée du plan d’échantillonnage dans l’Appendice A. Tableau HH.1: Résultats des enquêtes ménage et individuelles : Nombre de ménages, femmes, hommes et enfants de moins de 5 ans selon le résultat et les taux de réponse, RCA, 2006 Milieu Urbain Rural Total Ménages Sélectionnés 3695 8246 11941 Ménages Occupés 3695 8245 11940 Ménages Enquêtés 3642 8081 11723 Taux de réponse des ménages 98,6 98,0 98,2 Femmes Eligibles 4642 7794 12436 Femmes Enquêtées 4249 7343 11592 Taux de réponse des femmes 91,5 94,2 93,2 Taux de réponse global pour les femmes 90,2 92,3 91,5 Enfants Eligibles 3156 6664 9820 Enfants enquêtés 3049 6536 9585 Taux de réponse des enfants 96,6 98,1 97,6 Taux de réponse global pour les enfants 95,2 96,1 95,8 Hommes Eligibles 2178 3912 6090 Hommes enquêtés 1829 3621 5450 Taux de réponse des hommes 84,0 92,6 89,5 Taux de réponse global pour les hommes 82,8 90,7 87,9 3.2 Caractéristiques des ménages La distribution par âge et par sexe de la population enquêtée est consignée dans le Tableau HH.2. Dans les 11723 ménages interrogés avec succès au cours de l’enquête, 54 385 individus ont été dénombrés. Parmi ces membres du ménage, 26 722 étaient des hommes et 27 662 étaient des femmes. Sur la base des données disponible on estime à 4,6 le nombre moyen de personnes par ménage. 31 Figure HH.1 : Pyramide des âges de la population La distribution par âge et sexe est également utilisée pour produire la pyramide des âges de la population de la Figure HH.1. La structure par âge et sexe de la population observée en 2006 présente une évolution régulière décroissante par groupe d’âge. Cette structure est sensiblement identique à celle observée en 2003 à partir des données du RGPH. L’analyse de la répartition par grands groupes d’âges révèle que la part de la population âgée de moins de 14 ans est légèrement en hausse (passant de 43% en 2003 à 47%) au détriment de celle de 15 à 64 ans (passant de 54% en 2003 à 51% en 2006). Les mauvaises déclarations de l’âge, phénomène classique dans les enquêtes et recensements démographiques ne suffisent pas à expliquer cet écart. Une autre explication probable pourrait provenir de la surmortalité des 15- 64 ans du fait de la pandémie du VIH/SIDA. Le Tableau HH.3 fournit l’information de base sur les ménages enquêtés. On y présente le sexe du chef de ménage, la région administrative, la préfecture, le milieu de résidence (urbain/rural), la taille du ménage et le groupe ethnique du chef de ménage. Ces caractéristiques de base seront utilisées ultérieurement dans ce rapport. Les données de ce tableau ont aussi pour objectif de présenter le nombre d’observations par catégories majeures de l’analyse dans ce rapport. Les totaux pondérés et non pondérés des ménages sont égaux, puisque les pondérations de l’échantillonnage ont été normalisées (voir Appendice A). Ce tableau donne également des indications sur les proportions de ménages où au moins un enfant de moins de 18 ans, au moins un enfant de moins de cinq ans, au moins une femme éligible de 15 à 49 ans et au moins un homme de 15 à 59 ans éligible. Il en ressort que sur l’ensemble des 11723 ménages enquêtés, 78% de ces ménages contiennent au moins un enfant de 18 ans, 54% au moins un enfant de moins de cinq ans et 79%, au moins une femme de 15 à 49 ans et 80% au moins un homme de 15 à 59 ans. 32 Tableau HH.3: Composition du ménage : Répartition en pourcentage des ménages selon certaines caractéristiques, RCA, 2006 Caractéristiques Pourcentage pondéré Nombre pondéré de ménages Nombre non pondéré de ménages Sexe du chef de ménage Masculin 80,3 9414 9320 Féminin 19,7 2309 2403 Préfecture Ombella-M'poko 8,9 1038 772 Lobaye 6,3 744 736 Mambéré-Kadéï 11,0 1285 556 Nana-Mambéré 6,6 772 792 Sangha-Mbaéré 3,6 417 781 Ouham-Pendé 12,0 1404 681 Ouham 7,5 878 710 Kémo 2,7 320 770 Nana-Grébizi 2,3 275 688 Ouaka 7,3 855 812 Haute-Kotto 2,3 274 780 Bamingui-Bangoran 1,1 127 679 Basse-Kotto 8,3 973 732 Mbomou 5,0 587 761 Haut-Mbomou 1,7 204 690 Bangui 13,4 1569 783 Milieu de résidence Urbain 34,9 4095 3642 Rural 65,1 7628 8081 Nombre de membres du ménage 1 11,6 1356 1458 2-3 29,6 3470 3545 4-5 27,6 3232 3239 6-7 16,3 1914 1889 8-9 8,2 957 923 10+ 6,8 793 669 Ensemble 100,0 11723 11723 Au moins un enfant de moins de 18 ans 77,8 11723 11723 Au moins un enfant de moins de 5 ans 54,4 11723 11723 Au moins une femme âgée de 15-49 ans 79,1 11723 11723 Source : Institut Centrafricain de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS 2006 3.3 Caractéristiques des personnes interrogées Les tableaux HH.4, HH.4a et HH.5 fournissent des informations sur les caractéristiques de base des femmes interrogées dont l’âge varie de 15 à 49 ans, des hommes âgés de 15 à 59 ans et des enfants de moins de cinq ans. Dans ces trois tableaux, le nombre total d’observations pondérées et non pondérées est égal, puisque la pondération des échantillons a été normalisée (standardisée). En plus de fournir des informations utiles sur les caractéristiques de base des hommes, des femmes et des enfants, ces tableaux visent également à montrer le nombre d’observations valides dans chacune des catégories de base. Le tableau HH.4 et HH.4a décrit respectivement les caractéristiques de base des femmes et des hommes interrogés. Les informations sont distribuées par milieu de résidence, préfecture, région administrative, groupe d’âges, statut matrimonial, niveau d’instruction, groupe ethnique du chef de ménage et quintile de niveau de vie. En ce qui concerne particulièrement les femmes en âge de procréer, leur statut de mère pour les questions spécifiques a été saisi. 33 Tableau HH.4: Caractéristiques individuelle des femmes : Répartition en pourcentage des femmes de 15-49 ans selon les caractéristiques individuelles, RCA, 2006 Caractéristiques Pourcentage pondéré Nombre pondéré de femmes Nombre non pondéré de femmes Préfecture Ombella-M'poko 8,7 1009 759 Lobaye 5,8 668 720 Mambéré-Kadéi 10,6 1232 597 Nana-Mambéré 6,3 729 781 Sangha-Mbaéré 4,2 489 964 Ouham-Pendé 11,0 1276 653 Ouham 7,4 863 766 Kémo 2,5 292 710 Nana-Grébizi 2,2 260 690 Ouaka 6,8 789 776 Haute-Kotto 1,9 215 643 Bamingui-Bangoran 1,0 115 638 Basse-Kotto 6,2 720 608 Mbomou 3,9 454 626 Haut-Mbomou 1,4 157 542 Bangui 20,1 2325 1119 Milieu de résidence Urbain 43,3 5019 4249 Rural 56,7 6573 7343 Âge 15-19 22,2 2572 2473 20-24 20,8 2411 2396 25-29 18,6 2154 2124 30-34 12,8 1478 1540 35-39 10,3 1191 1261 40-44 8,6 1002 1022 45-49 6,8 783 776 Statut matrimonial Mariée /En union 79,0 9160 9220 A été mariée/En union 11,8 1363 1336 N'a jamais été mariée/En union 9,2 1070 1036 Statut de mère A déjà donné naissance 35,2 4085 4089 N'a jamais donné naissance 64,8 7507 7503 Niveau d'instruction de la femme Sans niveau 40,9 4720 5006 Primaire 41,2 4750 4946 Secondaire & + 17,9 2069 1590 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 19,7 2279 2716 Pauvre 19,3 2238 2466 Moyen 19,7 2279 2471 Riche 20,2 2337 2132 Le plus riche 21,2 2459 1807 Ethnie du chef de ménage Haoussa 4,9 569 552 Sara 4,6 528 810 Mboum 6,3 727 430 Gbaya 31,0 3589 2797 Mandjia 10,2 1180 1429 Banda 22,9 2657 2931 Ngbaka-Bantou 7,4 860 908 Yakoma-Sango 6,9 795 701 Zande/Nzakara 3,3 377 764 Autres ethnies locales ,9 101 100 Ethnies non centrafricaines 1,3 148 109 Manquant ,5 62 61 Total 100,0 11592 11592 Source : Institut Centrafricaine de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS 2006 De même pour les enfants de moins de cinq ans, certaines de leurs caractéristiques de base sont présentées dans le Tableau HH.5. Ces informations comprennent leur distribution selon le sexe, le milieu de résidence, la préfecture, la région administrative, l’âge, le niveau d’instruction de la mère, le niveau de pauvreté du ménage et le groupe ethnique du chef de ménage. 34 Tableau HH.5 : Caractéristiques individuelles des enfants de moins de 5 ans : Répartition en pourcentage enfants de moins de 5 ans d'âge selon les caractéristiques individuelles, RCA, 2006 Caractéristiques Pourcentage pondéré Nombre pondéré enfants de moins de 5 ans Nombre non pondéré enfants de moins de 5 ans Sexe Masculin 50,7 4858 4819 Féminin 49,3 4727 4766 Préfecture Ombella-M'poko 8,8 841 626 Lobaye 6,5 627 656 Mambéré-Kadéi 12,3 1175 523 Nana-Mambéré 6,3 601 658 Sangha-Mbaéré 5,0 475 905 Ouham-Pendé 12,8 1224 608 Ouham 7,7 742 680 Kémo 2,5 235 588 Nana-Grébizi 2,2 209 555 Ouaka 7,1 681 662 Haute-Kotto 1,8 170 504 Bamingui-Bangoran 1,0 97 556 Basse-Kotto 5,6 540 474 Mbomou 4,2 405 549 Haut-Mbomou 1,0 96 348 Bangui 15,3 1465 693 Milieu de résidence Urbain 37,1 3552 3049 Rural 62,9 6033 6536 Âge < 6 mois 12,9 1216 1266 6-11 mois 10,2 967 956 12-23 mois 19,5 1844 1803 24-35 mois 19,2 1814 1822 36-47 mois 20,5 1936 1933 48-59 mois 17,7 1676 1682 Niveau d'instruction de la mère Sans niveau 43,2 4125 4348 Primaire 42,0 4007 4069 Secondaire & + 14,8 1410 1131 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 21,0 2013 2358 Pauvre 21,3 2045 2183 Moyen 21,7 2075 2110 Riche 19,4 1855 1717 Le plus riche 16,7 1596 1217 Ethnie du chef de ménage Haoussa 5,0 482 468 Sara 4,5 433 708 Mboum 6,6 631 361 Gbaya 33,0 3167 2420 Mandjia 9,4 900 1159 Banda 20,8 1994 2269 Ngbaka-Bantou 8,1 778 843 Yakoma-Sango 7,0 669 609 Zande/Nzakara 2,9 274 520 Autres ethnies locales 1,1 105 95 Ethnies non centrafricaines 1,1 104 77 Manquant ,5 48 56 Ensemble 100,0 9585 9585 Source : Institut Centrafricaine de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS 2006 35 IV. Mortalité des enfants de moins de cinq ans L’un des objectifs très importants des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et d’un Monde digne des enfants est celui de la réduction de la mortalité infantile et infanto- juvénile. En particulier, les OMD prônent la réduction de la mortalité infanto-juvénile de deux tiers entre 1990 et 2015. La surveillance des progrès vers cet objectif est une tâche importante mais difficile. L’estimation de la mortalité infantile semble une chose aisée, mais les tentatives d’utiliser des questions directes telles que, « un membre de ce ménage est-il décédé l’année dernière ? » donne des résultats inexacts. L’utilisation d’évaluations directes de la mortalité infantile à partir des naissances fait perdre beaucoup de temps, est plus coûteuse et nécessite d’accorder une plus grande attention à la formation et à la supervision. Au contraire, les méthodes indirectes mises au point pour calculer les taux de mortalité infantile donnent des estimations solides comparables à celles obtenues à partir d’autres sources. Les méthodes indirectes minimisent les biais dus à l’effet de mémoire, des définitions inexactes ou mal interprétées et de mauvaises techniques de sondage. 4.1 Méthode utilisée pour l’estimation de la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Le taux ou quotient de mortalité infantile (1q0) est la probabilité pour un enfant né vivant de mourir avant le premier anniversaire. Le quotient (5q0) de mortalité infanto-juvénile est la probabilité de mourir avant le cinquième anniversaire. Dans le cadre des enquêtes de type MICS, les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont calculés sur la base d’une technique d’estimation indirecte dénommée Méthode de Brass (Nations Unies, 1983 ; 1990a ; 1990b). Les données utilisées pour les estimations sont les suivantes : le nombre moyen d’enfants nés pour les groupes d’âge de cinq ans de femmes âgées de 15 à 49 ans, et la proportion de ces enfants qui sont décédés, également pour les groupes d’âge de cinq ans de ces femmes. Cette technique convertit ces données en probabilités de mourir en tenant compte des risques de mortalité auxquels les enfants sont exposés, de la durée de leur exposition au risque de mourir et en supposant un type de mortalité particulière selon le groupe d’âge. Le tableau type de mortalité adapté au schéma de mortalité de la RCA est le modèle Nord. 4.2 Estimation des niveaux de mortalité infantile et infanto-juvénile 4.2.1 Mortalité des enfants de moins d’un an Comme la plupart des pays en voie de développement, le niveau de mortalité des enfants de moins de un an est l’un des plus élevés au monde. En 2006, le taux de mortalité infantile est estimé à 106‰. En d’autres termes, sur environ 11 enfants nés vivants, un enfant risque de décéder avant de fêter son premier anniversaire. Le taux de mortalité étant plus sensible à l’environnement socio-sanitaire, un tel niveau de mortalité devrait retenir l’attention des décideurs voire de la communauté. Le taux de mortalité infantile est plus élevé chez les garçons (109‰) que chez les filles (102‰). Le niveau de mortalité relativement plus faible des filles par rapport aux garçons résulte des capacités biologiques de ces dernières à résister aux maladies, etc. Cependant, on note une grande disparité entre les milieux de résidence (urbain/rural). Les enfants qui résident dans les zones rurales (118‰) sont plus défavorisés que ceux qui résident dans les zones urbaines (82‰). Le niveau très élevé de la mortalité infantile dans les zones rurales confirme les résultats des études qui y relèvent le manque d’infrastructures sanitaires et de personnel de santé qualifié. 36 Figure CM.1A : Quotient (‰) de mortalité infantile selon la préfecture (tableau à modifier) Le taux de mortalité varie considérablement entre préfectures (Figure CM.1a). La capitale Bangui (66‰) et compte tenu de l’avantage comparatif qu’elle a sur les autres préfectures en termes de concentration des infrastructures et de personnel de santé qualifié, est de loin la seule localité qui affiche un faible niveau de mortalité infantile. La préfecture de l’Ombella-M’poko (83‰) qui a un niveau de mortalité infantile un peu faible, semble tirer partie de sa position géographique particulière qui fait que sur les trois axes qui la relie à la capitale, la population de cette localité bénéficie quelque peu des mêmes avantages que la population de Bangui sur le plan socio-sanitaire. Au titre des préfectures ayant un faible niveau de mortalité des enfants de moins d’un an, on peut citer Sangha-Mbaéré (96‰) suivie de l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré avec un taux, chacune, de 99‰. Le niveau relativement bas de mortalité dans la préfecture de l’Ouham Pendé qui fait partie des anciennes zones de conflits militaro-politiques, s’expliquerait par les interventions de certains humanitaires. De manière générale, les taux de mortalité infantile sont plus élevés dans toutes les autres préfectures, plus particulièrement les préfectures de l’Ouham (132‰), de la Kémo (131‰) et de la Mambéré-Kadéi. Les résultats de l’enquête confirment les effets bénéfiques du niveau d’instruction de la mère sur son enfant. Tandis que le taux de mortalité infantile est plus élevé chez les enfants nés des femmes n’ayant jamais été scolarisées (114‰), ou ayant fréquenté le primaire (106‰), on constate que le risque de décès des enfants de moins d’un an est plus faible chez les femmes de niveau secondaire ou plus. Ces dernières ont pu acquérir les réflexes nécessaires à la prise en charge efficace en matière de soins d’alimentation, de vaccination, de suivi médical etc. aussi bien pour leurs enfants que pour elles-mêmes durant la grossesse. Le niveau de vie des ménages semble avoir le même impact sur le risque de décès des enfants de moins d’un an. En effet, les enfants qui vivent dans les ménages plus pauvres/pauvres/moyens (120‰) sont plus exposés à la mort que ceux issus des ménages Riches/plus riches (79‰). L’ethnie des parents pourrait aussi bien réguler leurs comportements alimentaires, en matière de soins ou de certaines croyances vis-à-vis de leurs enfants et en particulier ceux de moins d’ un an. De ce point de vue, les enfants nés des MBoum (121‰), Mandja (117‰) ou Zandé/Nzakara (111‰) sont plus exposés au risque de décéder avant leur premier anniversaire. En revanche, ceux issus des ethnies non centrafricaines (73‰), Ngbaka-Bantou (89‰), des Yakoma-Sango et autres ethnies locales (99‰), courent moins de risque de décéder avant l’âge d’un an. Cette différence de niveau de mortalité pourrait s’expliquer par l’existence de barrières culturelles telles que une simple distance qui sépare le centre de santé, le coût des soins et de l’accueil par rapport aux attentes des patients. 4.2.2 Mortalité des enfants de moins de cinq ans Le taux de mortalité infanto-juvénile en 2006 est estimé à 175‰. Ce niveau de mortalité est élevé car environ un enfant sur cinq court le risque de décéder avant d’atteindre son 132 131 130 130 127 125 122 120 105 104 102 99 99 96 83 66 0 20 40 60 80 100 120 140 Ouham Kémo Haute-Kotto Mambéré-Kadéi Basse-Kotto Mbomou Nana-Grébizi Lobaye Haut-Mbomou Ouaka Bamingui-Bangoran Nana-Mambéré Ouham-Pendé Sangha-Mbaéré Ombella-M'poko Bangui 37 cinquième anniversaire. Parmi les causes de décès des enfants de moins de cinq ans en RCA, figurent les infections respiratoires, les maladies parasitaires, la malnutrition et le paludisme. Contrairement aux enfants de moins d’un an, le risque de décès des filles (176‰) est quasi- identique à celui des garçons (175‰). Une fois de plus, les enfants qui résident dans les zones urbaines (131‰) ont le plus faible niveau de mortalité infanto-juvénile que ceux des zones rurales (198‰). Figure CM1.B: Quotient (‰) de mortalité infanto-juvénile selon la préfecture( figure à reprendre) Les mêmes disparités observées au niveau du taux de mortalité des enfants de moins de un an persistent au niveau préfectoral. Bangui (102‰) suivi de l’Ombella-M’poko (133‰) sont les deux localités où les taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, bien que plus élevé par rapport aux pays développés, présentent les plus faibles taux au niveau national. Parmi les préfectures ayant un niveau de mortalité infanto- juvénile très élevé, on peut citer entre autres, l’Ouham (223‰), la Haute-Kotto (221‰), la Kémo (220‰) et la Mambéré- Kadéi (219. Le niveau de mortalité observé dans ces préfectures signifie surtout qu’environ un enfant sur cinq n’a pas la chance de fêter son cinquième anniversaire, ce qui est très inquiétant. S’agissant du niveau d’instruction de la mère, il apparaît clairement que le niveau de mortalité infanto-juvénile est plus élevé chez les enfants issus de mère sans instruction (191‰) ou de niveau primaire (175‰) que ceux dont les mères sont plus instruites (116‰). Les disparités sont également criardes selon le niveau de vie du ménage. En effet, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est réduit de plus de la moitié chez les enfants des ménages riches/plus riches (125‰) par rapport aux enfants appartenant aux ménages plus pauvres/pauvres/moyens (201‰). Si l’ethnie, en médiatisant les valeurs culturelles peut influer sur le risque de décès des enfants de moins de cinq ans, on constate une faible disparité à ce niveau. Le taux de mortalité infanto-juvénile est faible chez les enfants issus des ethnies non centrafricaines (114‰) et des Ngbaka-Bantou (143‰). Dans les autres groupes ethniques, le niveau de mortalité observé est sensiblement le même variant de 163‰ chez les Yakoma-Sango à 203‰ chez les Mboum. Le faible niveau de mortalité infanto-juvénile observé ci-haut chez les enfants de certaines ethnies serait du à l’existence de certaines pratiques culturelles comme l’espacement de naissance et les pratiques alimentaires par exemple qui favoriseraient la survie des enfants issus de ces groupes ethniques. 223 221 220 219 212 210 206 202 173 172 167 162 161 157 133 102 0 50 100 150 200 250 Ouham Haute-Kotto Kémo Mambéré-Kadéi Basse-Kotto Mbomou Nana-Grébizi Lobaye Haut-Mbomou Ouaka Bamingui-Bangoran Ouham-Pendé Nana-Mambéré Sangha-Mbaéré Ombella-M'poko Bangui 38 Tableau CM.1: Mortalité infantile : Quotient (‰) de mortalité infantile et infanto-juvénile selon les caractéristiques démographiques, RCA, 2006 Caractéristiques Quotient de mortalité infantile* Quotient de mortalité infanto-juvénile** Sexe Masculin 109 175 Féminin 102 176 Prefecture Ombella-M'poko 82 131 Lobaye 128 216 Mambéré-Kadéï 129 218 Nana-Mambéré 132 223 Sangha-Mbaéré 105 174 Ouham-Pendé 89 144 Ouham 106 175 Kémo 131 220 Nana-Grébizi 94 153 Ouaka 111 186 Haute-Kotto 130 219 Bamingui-Bangoran 162 273 Basse-Kotto 145 245 Mbomou 122 203 Haut-Mbomou 115 192 Bangui 69 108 Milieu de résidence Urbain 79 126 Rural 119 199 Instruction de la mère Sans niveau 112 187 Primaire 110 183 Secondaire & + 69 107 Quintile de bien-être économique Plus pauvre 132 223 Pauvre 121 203 Moyen 109 181 Riche 83 134 Plus riche 71 112 Ethnie Haoussa 113 189 Sara 116 193 Mboum 122 204 Gbaya 97 159 Mandjia 120 201 Banda 107 178 Ngbaka-Bantou 94 154 Yakoma-Sango 108 179 Zande/Nzakara 118 197 Autres ethnies locales 118 192 Ethnies non centrafricaines 82 131 Total 106 176 * MICS indicateur 2; OMD indicateur 14 ** MICS indicateur 1; OMD indicateur 13 4.3 Evolution récente de la mortalité des enfants de moins de 5 ans de 2000 à 2006 Entre 1975 et 1994-95, le niveau de mortalité avait connu une baisse considérable. A titre d’exemple, le niveau de la mortalité infanto-juvénile est passé de 261‰ en 1975 à 157‰ en 1994-95. Le quotient de mortalité infantile a suivi la même tendance passant de 185‰ en 1975 à 97‰ en 1995. Malheureusement, les multiples crises militaro-politiques que le pays a connues entre 1996 et 2003 ont fait perdre à la RCA ces importants acquis. Les données actuelles de l’enquête MICS 2006 indiquent une inversion de la tendance vers la baisse du niveau de mortalité infantile et infanto-juvénile. 39 Figure CM.2: Evolution du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans. L’objectif de réduction du niveau de mortalité infantile et infanto-juvénile, de deux tiers d’ici à l’horizon 2015 implique, en considérant l’an 2000 comme année de base, que les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile soient ramenés respectivement à 44‰ et 65‰. L’atteinte de cet objectif implique la réduction des disparités régionales/préfectorales. Comme le révèle le tableau CM.1A ci-dessous, le niveau de la mortalité infantile a été considérablement réduit entre l’an 2000 et 2006 dans certaines préfectures comme l’Ombella-M’poko, la Nana-Grébizi, la Mambéré-Kadéï, le Haut- Mbomou, la Nana-Mambéré et la Lobaye,. Ce progrès notable est en partie dû à une amélioration significative de la couverture vaccinale dans ces préfectures. On observe également une baisse significative du niveau de mortalité infanto-juvénile dans toutes les préfectures à l’exception de la Mambéré-Kadéï où le risque de décès infanto- juvénile est en légère augmentation et de la Haute-Kotto où la baisse n’est pas significative. Au niveau de la capitale, le taux de mortalité infantile est resté identique. Par contre, la mortalité des enfants de moins de cinq ans connaît un net recul. Les préfectures qui présentent une situation similaire à celle de la capitale sont la Sangha-Mbaéré, la Ouaka et la Basse- Kotto. Tableau CM.1A : Evolution récente de la mortalité des enfants de moins de cinq ans par préfecture (tableau à vérifier) Mortalité infantile Mortalité infanto-juvénile Préfecture 1q0 MICS 2000 1q0 MICS 2006 Ecart (2006-2000) 5q0 RGPH 2003 5q0 MICS 2006 Ecart (2006-2003) Ombella-M'poko 122,9 83 -39,9 182 133 -49 Lobaye 150,4 120 -30,4 261 202 -59 Mambéré-Kadéi 166,4 130 -36,4 202 219 17 Nana-Mambéré 130 99 -31 189 161 -28 Sangha-Mbaéré 119 96 -23 238 157 -81 Ouham-Pendé 120,3 99 -21,3 233 162 -71 Ouham 151,7 132 -19,7 284 223 -61 Kémo 121,6 131 9,4 253 220 -33 Nana-Grébizi 159,4 122 -37,4 275 206 -69 Ouaka 127,9 104 -23,9 248 172 -76 Haute-Kotto 143 131 -12 228 221 -7 Bamingui-Bangoran 138 102 -36 239 167 -72 Basse-Kotto 152 127 -25 309 212 -97 Mbomou 149,7 125 -24,7 232 210 -22 Haut-Mbomou 139,8 105 -34,8 256 173 -83 Bangui 68,3 66 -2,3 156 102 -54 Vakaga 146,8 238 Ensemble RCA 130,6 106 -24,6 220 175 -45 40 Conclusion Les données de l’enquête MICS 2006 indiquent que la mortalité des enfants de moins de cinq ans, en hausse au début de cette décennie comparativement à l’année 1995, est en baisse en 2006. Cependant, les niveaux de mortalité infantile et infanto-juvénile estimés respectivement à 106‰ et 175‰, sont encore très élevés. Ces niveaux de mortalité risquent d’hypothéquer les chances de la République centrafricaine vers l’atteinte de l’OMD4, si aucun programme spécifique n’est élaboré et mis en œuvre immédiatement pour consolider et renforcer les stratégies actuelles. En effet, étant à moins de 10 ans de la date butoir de ces OMD, 2015, il faudrait développer des mesures exceptionnelles pour atteindre le seuil fixé par les OMD, soit 44‰ pour la mortalité infantile et 65‰ pour la mortalité infanto-juvénile. Une première étape vers la réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans devrait mettre l’accent sur la réduction des disparités entre milieux de résidence et entre préfectures. Si l’on sait que la mortalité des enfants de moins de cinq ans et en particulier la mortalité infantile sont tributaires des facteurs socio-sanitaires, les mesures urgentes à entreprendre privilégieront conjointement l’amélioration de la couverture vaccinale, la lutte contre les maladies de l’enfance, les campagnes d’éducation nutritionnelle en faveur des mères, la prévention de la transmission verticale du VIH/SIDA de la mère à son enfant etc. Aussi, la réduction de la mortalité des enfants au-delà d’un an passe -t-elle par la lutte contre les maladies infectieuses : diarrhée et entérites, affections pulmonaires aiguës, paludisme, rougeole et tétanos. Ces mesures interpellent le gouvernement mais aussi la communauté internationale, les partenaires au développement, les ONG ainsi que la société civile. 41 V. Nutrition L’état nutritionnel des enfants reflète leur état général de santé. Lorsque les enfants ont accès à suffisamment de nourriture, qu’ils ne sont pas exposés à des maladies répétées et que l’on s’occupe bien d’eux, ils mettent à profit toutes leurs potentialités de croissance et sont considérés comme bien nourris. La malnutrition est associée à plus de la moitié des décès d’enfants dans le monde. Les enfants en état de malnutrition courent plus de risque de mourir des maladies courantes de l’enfance et ceux qui survivent souffrent de maladies répétées et de retard de croissance. Trois quarts des enfants qui sont morts de causes liées à la malnutrition n’étaient que légèrement ou modérément malnutris, c'est-à-dire qu’ils ne présentaient pas de signes extérieurs de leur vulnérabilité. Un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) est de réduire de moitié la proportion des personnes souffrant de la faim entre 1990 et 2015. L’objectif d’un Monde digne des enfants est de réduire la prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans d’au moins un tiers (entre 2000 et 2010), en accordant une attention particulière aux enfants de moins de deux ans. Une réduction de la prévalence de la malnutrition contribuera à atteindre l’objectif de la réduction de la mortalité de la petite enfance. 5.1 Etat nutritionnel Au sein d’une population bien nourrie, il existe une distribution standard de la taille et du poids pour les enfants de moins de cinq ans. La malnutrition au sein d’une population donnée peut être évaluée en comparant le poids et la taille des enfants de cette population avec ceux de la population standard. La population de référence utilisée dans ce rapport est la norme OMS/CDC/NCHS, qui a été recommandée par l’UNICEF et l’Organisation Mondiale de la Santé au moment où l’enquête était menée. Trois indices sont généralement utilisés pour déterminer le statut nutritionnel des enfants : le rapport poids pour âge (P/A), le rapport taille pour âge (T/A) et le rapport poids pour taille (P/T). Chacun des trois indicateurs du statut nutritionnel peut être exprimé en unités d’écarts types (scores-z) par rapport à la médiane de la population de référence. L’indice poids pour âge (P/A) est une mesure tant de la malnutrition aiguë que chronique. Les enfants dont le poids pour âge est supérieur à deux écarts types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale modérée ou sévère alors que ceux dont le poids pour âge est supérieur à trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale sévère. La taille pour âge (T/A) est une mesure de la croissance linéaire de l’enfant. Les enfants dont la taille pour âge est supérieure à deux écarts types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme courts pour leur âge et comme souffrant d’un retard de croissance modéré ou sévère. Ceux dont la taille pour âge est supérieure à trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme souffrant d’un retard de croissance sévère. Le retard de croissance reflète une malnutrition chronique due à l’insuffisance d’une nutrition adéquate sur une longue période et aux maladies chroniques ou récurrentes. Enfin, l’indice poids pour taille mesure une malnutrition récente, donc aigue, et est caractérisée par une fonte des muscles et des graisses entraînant la maigreur ou l’émaciation. Les enfants dont le poids pour la taille est supérieur à deux écarts types en dessous de la 42 médiane de la population de référence sont considérés comme émaciés de façon modérée ou sévère, tandis que ceux qui ont plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme émaciés de façon sévère. L’émaciation est en général la conséquence d’une insuffisance nutritionnelle récente. Cet indicateur peut présenter des variations saisonnières importantes associées à l’évolution de la disponibilité de la nourriture ou la prévalence des maladies. Dans le cadre de la MICS, les poids et les tailles des enfants sont mesurés en utilisant l’équipement anthropométrique recommandé par l’UNICEF (UNICEF, 2006). Les conclusions de ce chapitre sont basées sur les résultats de ces mesures. 5.1.1 Niveaux de la malnutrition Le Tableau NU.1 présente les pourcentages d’enfants classés dans chacune de trois catégories de malnutrition, sur la base des mesures anthropométriques prises durant le travail sur le terrain. En outre, ce tableau comprend le pourcentage d’enfants en surcharge pondérale, qui prend en compte les enfants dont le poids pour la taille est supérieur à deux écarts types au dessus de la médiane de la population de référence. Dans le Tableau NU.1, les enfants qui n’ont pas été pesés et mesurés (approximativement 3% des enfants) et ceux dont les mesures se situent en dehors de la fourchette plausible sont exclus. En outre, un petit nombre d’enfants dont les dates de naissance ne sont pas connues ne sont pas pris en compte. Figure NU.1: Etat nutritionnel des enfants de moins de 5 ans, RCA, 2006 Presque un enfant de moins de cinq ans sur 3 en RCA souffre d’insuffisance pondérale modérée (28%) et 8% sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale sévère (Figure NU.1). Près de deux enfants sur cinq (38%) souffrent d’un retard de croissance modéré ou sont trop courts pour leur âge et presque un enfant sur cinq (19%) souffre de la forme sévère de cette malnutrition. Un enfant de moins de cinq ans sur 10 (10%) est émacié de façon modérée ou trop maigre pour sa taille et 2% souffrent de malnutrition aigue sévère. Les garçons semblent plus exposés aux trois formes de malnutrition que leurs sœurs : 31% de garçons souffrent d’insuffisance pondérale modérée contre 26% de filles; 40% de garçons présentent un retard de croissance (sont plus courts par rapport à leur âge) comparés à 35% de filles et 9% seulement de filles sont émaciées modérément contre 11% de garçons. On observe que les enfants vivant dans les zones rurales sont plus enclins à souffrir de l’insuffisance pondérale et de la malnutrition chronique que ceux des zones urbaines, par contre ceux des zones urbaines sont plus affectés par la malnutrition aigue que leurs pairs des zones rurales. D’une manière générale, les enfants vivant dans le nord du pays (Régions 3 et 4) semblent un peu plus exposés aux trois formes de malnutrition avec des taux au dessus de la moyenne nationale. On observe aussi que les enfants habitant dans la région 2 (sud-ouest du pays) ont plus de risques de souffrir d’insuffisance pondérale et de malnutrition chronique que leurs 43 pairs de toutes les autres régions du pays. En revanche, l’émaciation sévère est plus fréquente parmi les enfants du sud (régions 1, 2 et 7) que ceux du nord (régions 3, 4 et 5). La distribution des taux de malnutrition dans les préfectures reflète celle des régions correspondantes : les taux d’insuffisance pondérale globale sont plus élevés parmi les enfants de la Lobaye (37%), de la Mambéré-Kadéi (49%), de l’Ouham Pendé (39%), de l’Ouham (38%), de la Kémo (39%), de la Ouaka (40%) et de Basse Kotto (37%) ; la malnutrition chronique est plus prévalente dans les préfectures de : Mambéré-Kadéi (69%), Sangha Mbaéré (61%), Nana Mambéré (75%), l’Ouham Pendé (61%), de l’Ouham (72%), de la Kémo (60%), de la Ouaka (67%), de la Basse Kotto (71%) et du Mbomou (69%) ; et l’émaciation globale (malnutrition aigue) dépasse le seuil d’urgence définie par l’OMS, à savoir 15%, dans les préfectures suivantes : Ombella-M’poko (18%), Mambéré-Kadéï (16%), Bamingui Bangoran (16%) et à Bangui (15%). La distribution des trois indices nutritionnels par tranches d’âges laisse percevoir les tendances suivantes : (i) des taux pour les trois indices relativement faibles avant 6 mois correspondant à la période ou les enfants sont soumis à l’allaitement maternel exclusif qui les protège des autres co-facteurs de la malnutrition, (ii) une augmentation croissante de la prévalence de la malnutrition chronique et de l’émaciation à partir de 6 mois pour atteindre un pic entre 12-23 mois ou 24-35 mois puis une décroissance dégressive en dessous de la moyenne nationale entre 36 et 59 mois, tandis que (iii) les taux de malnutrition chronique restent croissant dès le sixième mois pour atteindre leur summum entre 48-59 mois traduisant bien l’effet cumulatif à long terme d’une alimentation déficiente associée à des infections répétées. Ceux des enfants dont les mères ont une éducation primaire ou secondaire courent moins de risques de souffrir d’insuffisance pondérale et de retard de croissance comparé aux enfants dont les mères n’ont aucun niveau d’instruction. Par contre, la malnutrition aigue ne semble pas être influencée par le niveau d’éducation des mères d’enfants. Les enfants issus des ménages nantis sont moins affectés par le retard de croissance et l’insuffisance pondérale que ceux issus des ménages démunis. Selon l’ethnie du chef de ménage, les enfants Mboum, Gbaya, Banda et Mandja et ceux dont l’ethnie est indéterminée sont plus exposés à l’insuffisance pondérale et au retard de croissance. Les enfants Haoussa, Sara, Yakoma – Sango, Zandé - Nzakara et les indéterminés par contre présentent une prévalence plus élevée de malnutrition aigue globale frisant ou dépassant le seuil d’urgence. L’analyse de l’indice poids pour taille (tableau NU.1) indique aussi que 5% des enfants en RCA, soit près de 1 enfant sur 20, présentent une surcharge pondérale par rapport à leur taille, surtout plus marquée aux premiers mois de vie entre 0-5 mois (14%) et entre 6-11 mois (6%). Cette situation est peu variable avec le sexe et le milieu de résidence. Par contre, on constate que les enfants nés de mère non instruites et issus des ménages pauvres semblent plus exposés à la surcharge pondérale ce qui peut s’expliquer par l’introduction précoce de la bouillie de farine à l’enfant. Les enfants des régions administratives 4 au centre et 6 au sud-est, notamment dans les préfectures de la Kémo (11%), de la Ouaka (12%) et du Mbomou (12%) sont plus affectés que les autres. La distribution par groupes ethniques montre que la surcharge pondérale est plus importante parmi les enfants Banda (6%), Mandja (6%) et Yakoma-Sango (7%). 44 Tableau NU.1 : Malnutrition infantile Pourcentage d’enfants de 0 à 59 mois atteints de malnutrition sévère ou modérée, RCA, 2006 Rapport poids/âge Rapport taille/âge Rapport poids/taille % en dessous % en dessous % en dessous % en dessous % en dessous % en dessous % au-dessus Caractéristiques - 2 ET* -3 ET* - 2 ET** -3 ET** - 2 ET*** -3 ET*** +2 ET Nombre d’enfants de 0-59 mois Sexe Masculin 30,5 9,1 39,8 20,7 11,4 2,6 4,7 3053 Féminin 26 ,0 7,1 35,0 16,7 9,0 2,0 4,8 2820 Régions Région 1 27,2 8,6 34,3 16,4 12,1 3,1 4,5 1071 Région 2 32,3 9,5 45,6 22,8 8,5 2,4 3 1266 Région 3 29,1 9,4 40,6 21,6 10,5 1,3 4,9 1068 Région 4 29,1 8,4 40,7 20,9 9,1 1,5 7,6 691 Région 5 22 6,1 24,9 11,7 10,6 2,2 3,7 184 Région 6 25,2 5,3 43,1 22,5 7,7 2,2 8,1 525 Région 7 26,2 6,4 25,4 11,3 12,3 2,8 3,6 1068 Préfectures Ombella-M'poko 27,6 7,2 30,7 14,7 13,7 4,5 3,4 561 Lobaye 26,8 10,1 38,2 18,2 10,3 1,6 5,7 511 Mambéré-Kadéi 37,1 12,0 45,1 24,0 11,7 3,8 1,4 658 Nana-Mambéré 28,1 6,5 48,6 26,3 6,7 1,2 8,4 291 Sangha-Mbaéré 25,9 6,9 44,0 17,2 3,2 ,7 1,4 317 Ouham-Pendé 28,0 10,8 33,7 20,1 12,1 1,8 3,4 577 Ouham 30,5 7,8 48,8 23,4 8,5 ,7 6,6 491 Kémo 31,0 8,4 39,2 21,1 11,3 2,5 10,6 130 Nana-Grébizi 23,5 7,4 31,9 16,6 8,8 2,2 11,6 157 Ouaka 30,7 8,8 44,5 22,5 8,5 ,9 5,1 404 Haute-Kotto 19,8 5,3 21,0 8,8 9,6 1,7 2,6 128 Bamingui-Bangoran 27,2 8,1 34,0 18,4 13,0 3,3 6,3 55 Basse-Kotto 30,6 6,1 47,0 24,0 7,4 2,4 6,2 282 Mbomou 19,7 5,5 45,1 23,6 6,7 2,4 11,8 185 Haut-Mbomou 16,8 ,5 18,1 12,1 12,4 ,8 5,2 58 Bangui 26,2 6,4 25,4 11,3 12,3 2,8 3,6 1068 Milieu de résidence Urbain 26,1 6,9 32,6 14,5 11,3 2,7 4,4 2582 Rural 30,1 9,1 41,4 22,1 9,4 2,0 5,0 3291 Age < 6 mois 4,6 1,2 8,8 2,5 4,9 2,2 13,7 735 6-11 mois 21,9 5,8 19,7 7,2 13,8 3,6 6,1 720 12-23 mois 36,8 9,8 43,9 18,8 15,5 3,3 4,1 1295 24-35 mois 33,6 12,8 43,9 22,3 9,8 1,3 2,0 1112 36-47 mois 33,5 8,8 46,3 28,2 9,1 1,9 2,5 1108 48-59 mois 27,8 6,7 47,2 24,9 6,2 1,6 3,4 904 Instruction de la mère Aucune 31,9 9,6 40,9 23,0 10,6 2,2 5,0 2065 Primaire 27,1 7,8 37,6 18,3 9,5 2,1 4,4 2681 Secondaire + 24,7 5,9 30,6 11,9 11,5 2,9 4,6 1094 Quintiles de bien-être économique Plus pauvre 31,8 10,5 43,7 23,4 11,2 2,3 7,3 938 Deuxième 29,9 8,2 38,0 19,6 8,2 2,2 4,5 1140 Moyen 29,5 10,0 43,3 22,5 10,4 2,2 4,0 1291 Quatrième 29,4 7,2 39,0 19,5 10,7 2,4 4,3 1280 Plus riche 21,8 5,2 24,6 9,6 10,9 2,4 4,2 1224 Ethnie du chef de ménage Haoussa 27,5 8,8 34,3 13,8 13,7 2,1 5,1 246 Sara 26,4 6,6 31,8 16,9 12,0 2,2 2,9 295 Mboum 32,9 13,0 41,1 27,5 11,3 ,8 4,1 314 Gbaya 30,9 9,0 43,3 21,9 9,4 2,4 3,8 1843 Mandjia 29,2 7,7 37,1 18,5 10,0 1,9 5,6 619 Banda 28,5 7,1 38,2 19,2 9,9 1,3 6,2 1226 Ngbaka-Bantou 25,4 8,5 31,9 14,0 10,3 3,0 3,9 585 Yakoma-Sango 20,3 6,2 28,7 11,2 9,2 4,3 6,6 428 Zande/Nzakara 18,0 3,9 34,2 15,6 9,8 1,9 4,9 169 Autres ethnies locales 30,1 9,7 24,1 15,7 15,1 9,9 ,2 54 Ethnies non centrafricaines 19,9 ,9 10,1 ,5 13,1 ,0 ,6 63 Manquant 63,2 19,7 39,4 37,3 27,5 13,1 12,2 33 Total 28,3 8,1 37,5 18,7 10,2 2,3 4,7 5873 Source : Institut Centrafricain de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS 2006 * Indicateur MICS 6 ; Indicateur OMD 4 ** Indicateur MICS 7 *** Indicateur MICS 8 45 5.1.2 Tendance de la prévalence de la malnutrition chez les enfants de 0-59 mois La Figure ci-dessous montre l’évolution de l’état nutritionnel des enfants en RCA de 1996 à 2006. Figure NU.2 : Evolution de la prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans de 1995 à 2006 en RCA La Figure NU.2 indique une aggravation de situation des enfants affectés par la malnutrition aigue modérée (P/T<2 ET) et l’insuffisance pondérale (P/A < 2 ET), tandis que le retard de la croissance est resté presque stationnaire entre 2000 et 2006. En conclusion, la malnutrition reste endémique dans le pays entier avec une tendance à l’aggravation depuis 1995, date de la première enquête nationale. Cependant, l’état nutritionnel des enfants dans certaines régions et préfectures mérite une attention particulière en raison des taux de malnutrition excessivement élevés. 5.2 Allaitement au sein L’allaitement maternel pendant les premières années de la vie joue un rôle important dans l’état nutritionnel des enfants ; il les protège contre les infections et leur apporte une source idéale d’éléments nutritifs. De plus, il est économique et sûr. Toutefois, sa protection n’est assurée que si les mères n’abandonnent pas l’allaitement trop tôt au profit du lait artificiel pour nourrisson ; ce qui peut conduire à un fléchissement de la croissance et à une malnutrition due à une carence en micronutriments. L’objectif du plan d’action «Un Monde Digne des Enfants» stipule que les enfants doivent être allaités exclusivement au cours des six premiers mois, puis poursuivre l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans au moins, en l’associant avec des aliments complémentaires sûrs, appropriés et suffisants. L’OMS et l’UNICEF donnent les recommandations d’alimentation suivantes: • commencement de l’allaitement dans l’heure qui suit la naissance ; • l’allaitement exclusif au cours des six premiers mois ; • la poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans ou plus ; • l’alimentation complémentaire sûre, appropriée et adéquate à partir du sixième mois; • la fréquence de l’alimentation complémentaire: 2 fois par jour pour les enfants de 6 à 8 mois ; 3 fois par jour pour les enfants de 9 à 11 mois. Les indicateurs des pratiques d’alimentation des enfants recommandées sont les suivants: • taux d’allaitement exclusif (< 6 mois & < 4 mois) ; • taux d’alimentation complémentaire opportune (6-9 mois) ; • taux de poursuite de l’allaitement (12-15 & 20-23 mois) ; • début opportun de l’allaitement (dans l’heure qui suit la naissance) ; • fréquence de l’alimentation complémentaire (6-11 mois) ; • bébés adéquatement nourris (0-11 mois). Les données relatives à la pratique de l’allaitement, à la consommation d’aliments et/ou de la bouillie sont recueillies à partir des déclarations de la mère/tutrice de l’enfant, au cours des 46 24 heures qui ont précédé l’enquête. Dans ce rapport, l’allaitement exclusif fait référence aux nourrissons qui n’ont reçu que du lait maternel et des vitamines, des compléments minéraux ou des médicaments. 5.2.1 Allaitement initial Le tableau NU.2 présente la proportion de femmes âgées de 15 à 49 ans ayant accouché au cours des deux années précédant l’enquête et qui ont allaité leur bébé dans l’heure qui a suivi l’accouchement ou le jour de l’accouchement. Les données du tableau indiquent que près de deux femmes sur cinq, soit 39%, ont commencé à allaiter leur bébé dans l’heure qui a suivi l’accouchement, conformément à la politique nationale de l’allaitement du ministère de la santé, contre un peu plus de trois quarts de femmes (76%) qui ont commencé l’allaitement bien plus tard au cours des 24 heures après l’accouchement. Par ailleurs, on note que près d’une mère sur quatre (24%), n’a pas allaité son bébé le jour même de l’accouchement. Le fait de ne pas allaiter l’enfant dès sa naissance le prive du colostrum, premier lait de couleur jaunâtre réputé pour sa composition très riche en anticorps indispensables pour la protection contre les infections. L’initiation de l’allaitement dès le premier jour varie selon les régions. Dans la plupart des régions, notamment les régions 1, 2, 5 et 7, presque huit femmes sur dix ont allaité leurs bébés dans les vingt-quatre heures qui ont suivi l’accouchement, contre environ six femmes sur dix dans la région 6 et sept femmes sur dix dans les régions 3 et 4. En ce qui concerne l’allaitement durant la première heure qui a suivi l’accouchement, seulement un peu plus de deux femmes sur cinq (39%) ont promptement commencé à allaiter leur bébé dans l’heure qui a suivi l’accouchement dans presque toutes les régions à l’exception des régions 1 et 3 où les proportions sont relativement faibles, respectivement 28% et 33%. L’initiation de l’allaitement dès le premier jour est très répandue dans la majorité des préfectures. La proportion des femmes ayant allaité leur bébé dans les vingt-quatre heures qui ont suivi l’accouchement varie de 86% dans la préfecture de Bamingui-Bangoran à 62% dans le Haut-Mbomou. On observe la même tendance au niveau des régions. En ce qui concerne le démarrage de l’allaitement au sein durant la première heure qui a suivi l’accouchement, on note que dans la plupart des préfectures, un peu plus de deux femmes sur cinq ont allaité leur bébé durant la première heure qui a suivi l’accouchement. Cependant, c’est dans les préfectures de la Ouaka et de l’Ombella-M’poko avec respectivement 54% et 26% des femmes qui ont allaité leurs bébés durant la première heure qui a suivi l’accouchement, que l’on observe la meilleure et la plus faible performance. Figure NU.2A : Pourcentage des mères ayant commencé l’allaitement en moins d’une heure ou moins d’une journée après l’accouchement par milieu de résidence L’initiation de l’allaitement dans les premières 24 heures après la naissance de l’enfant est variable selon le milieu de résidence et est plus répandue en zone urbaine que rurale. En milieu urbain, 79% des enfants ont été allaités durant les premières vingt-quatre heures qui ont suivi l’accouchement et 43% durant la première heure, alors que dans les zones rurales, 74% des mères ont allaité leurs nouveau-nés dans les premières vingt-quatre heures et 36% durant la première heure qui a 47 suivi l’accouchement. L’écart entre les milieux urbain et rural pourrait s’expliquer par les comportements socioculturels liés à la tradition. La distribution selon les tranches d’âge indique également qu’un peu plus d’un tiers des enfants du groupe d’âges 0 à 6 mois révolus ont été mis au sein durant la première heure qui a suivi l’accouchement contre 41% dont l’âge varie de 12 à 23 mois révolus. Pour ce qui est de l’allaitement durant les premières vingt-quatre heures qui ont suivi l’accouchement, la situation est similaire pour les enfants des groupes d’âges 0 à 6 mois et 12 à 23 mois révolus, avec environ 77% des enfants allaités le premier jour après la naissance. Figure NU.2B : Pourcentage des mères ayant commencé l'allaitement en moins dune heure ou moins d'une journée selon le niveau d'instruction Le niveau d’instruction de la mère influence sensiblement le début de l’allaitement. Les enfants dont les mères n’ont aucun niveau d’instruction ont commencé à être allaités plus tardivement que ceux dont les mères sont instruites. Les écarts sont plus prononcés dans le cas où l’allaitement a eu lieu dans les vingt-quatre heures qui ont suivi l’accouchement. En effet, le pourcentage d’enfants allaités dès le premier jour varie de 72% chez les enfants dont la mère est sans instruction à 81% chez ceux dont la mère a le niveau secondaire ou plus. En ce qui concerne l’allaitement durant la première heure qui a suivi l’accouchement, 38% des femmes non instruites ont mis leur bébé au sein, alors que 39% des femmes qui ont le niveau primaire et 43% de celles qui ont le niveau secondaire ou plus, ont mis les leurs au sein immédiatement après l’accouchement. Ces écarts de pourcentage en matière d’allaitement initial entre les femmes non instruites et celles ayant fréquenté le secondaire ou plus pourraient être expliqués par le fait que le niveau d’instruction de la mère peut améliorer ses connaissances en pratique d’allaitement initial. L’allaitement initial des nouveau-nés est influencé aussi par le bien-être économique du ménage. En effet, les enfants issus des ménages pauvres sont tardivement mis au sein que leurs homologues issus des ménages modestes et riches. On observe également une légère variation dans l’allaitement maternel selon l’appartenance ethnique du chef de ménage 48 Tableau NU.2 : Allaitement maternel initial : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant accouché au cours des deux années précédant l’enquête et allaité leur bébé dans l’heure qui a suivi l’accouchement ou le jour de l’accouchement, RCA, 2006. Caractéristiques Pourcentage de mères ayant allaité dans l’heure qui a suivi l’accouchement* Pourcentage de mères ayant allaité le jour de l’accouchement* Nombre de femmes ayant eu un enfant né vivant au cours des 2 années précédant l’enquête Milieu de résidence Urbain 43,4 79,4 1593 Rural 36,4 74,2 2533 Préfecture Ombella-M'poko 25,7 76,1 366 Lobaye 31,7 85,5 282 Mambéré-Kadéi 38,0 81,2 489 Nana-Mambéré 44,8 79,3 244 Sangha-Mbaéré 45,6 79,0 182 Ouham-Pendé 32,4 77,9 482 Ouham 34,1 64,1 319 Kémo 28,8 69,4 110 Nana-Grébizi 42,6 70,8 87 Ouaka 53,6 76,4 284 Haute-Kotto 46,8 80,0 70 Bamingui-Bangoran 48,3 83,1 41 Basse-Kotto 46,4 66,6 263 Mbomou 49,1 68,9 174 Haut-Mbomou 45,5 61,9 50 Bangui 41,6 79,0 682 Région Administrative Région 1 28,3 80,2 648 Région 2 41,3 80,2 915 Région 3 33,1 72,4 802 Région 4 45,9 73,8 480 Région 5 47,3 81,2 112 Région 6 47,3 67,0 487 Région 7 41,6 79,0 682 Mois depuis l’accouchement < 6 mois 38,4 77,2 1224 6-11 mois 37,1 73,7 1065 12-23 mois 40,6 77,0 1804 Niveau d’instruction de la mère Sans niveau 37,8 72,3 1665 Primaire 39,1 78,3 1806 Secondaire + 43,1 81,2 639 Quintiles de bien-être économique Très pauvre 37,1 70,3 862 Pauvre 36,9 72,9 874 Moyen 39,4 76,8 890 Riche 40,1 81,9 785 Très riche 42,8 80,4 714 Ethnie du chef de ménage Haoussa 46,7 78,9 185 Sara 42,8 78,4 195 Mboum 36,2 74,6 265 Gbaya 34,8 76,4 1298 Mandjia 32,7 74,8 370 Banda 46,5 74,3 920 Ngbaka-Bantou 35,6 83,2 327 Yakoma-Sango 42,7 77,5 299 Zandé/Nzakara 44,4 68,3 130 Autres ethnies locales 32,9 68,5 60 Ethnies non centrafricaines 28,2 72,3 47 Manquant 44,3 94,7 28 Total 39,1 76,2 4126 49 5.2.2 Allaitement maternel exclusif Le statut d’allaitement du tableau NU.3 est basé sur les informations des mères ou des personnes en charge des enfants en ce qui concerne la consommation d’aliments et des bouillies au cours des vingt-quatre heures précédant l’enquête. L’allaitement maternel exclusif renvoie aux enfants qui ne reçoivent que du lait maternel (et des vitamines, des suppléments minéraux ou des médicaments). Ce tableau présente l’allaitement exclusif des enfants au cours des six premiers mois de la vie (séparément pour les 0 à 3 mois et les 0 à 5 mois révolus), ainsi que l’allaitement complémentaire des enfants de 6 à 9 mois et la poursuite de l’allaitement des enfants de 12 à 15 mois et ceux de 20 à 23 mois révolus. Les résultats du tableau NU. 3 révèlent que 23% des enfants de moins de six mois sont exclusivement allaités au sein au niveau national. Le taux d’allaitement exclusif est peu variable en fonction du sexe de l’enfant et du milieu de résidence. Au niveau des préfectures, le taux d’allaitement maternel exclusif présente des différences très remarquables. Dans trois préfectures, on enregistre les taux les plus élevés par rapport à la moyenne nationale, à savoir : 45% dans le Haut-Mbomou, 42% dans la Mambéré-Kadéi suivi de 40% dans la Haute-Kotto. En revanche, les taux les plus faibles s’observent dans les préfectures suivantes : Ouham (12%), Ouham-Péndé (14%), Basse-Kotto (14%), Nana- Mambéré (16%), Mbomou (20%), Sangha-Mbaéré (22%), Nana-Grébizi (22%) et dans la capitale Bangui (22%). La pratique de l’allaitement maternel exclusif en dessous de six mois est plus répandue chez les mères d’enfants résidant dans les régions 2 et 5, et plus faible dans la région 3 avec des taux respectifs de 30%, 34% et 14%. Le niveau d’instruction de la mère influence l’allaitement exclusif des enfants de 0 à 5 mois. Le tableau NU.3 montre que le taux d’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois est inversement proportionnel au niveau d’instruction des mères. En effet, 25% des enfants dont les mères n’ont jamais été à l’école ont été exclusivement nourris au lait maternel contre 24% de ceux dont les mères ont atteint un niveau d’éducation secondaire ou plus et 21% de ceux dont les mères ont fait le niveau primaire. Ce résultat contrasté, traduirait peut être les difficultés qu’ont les mères lettrées à conduire l’allaitement exclusif du fait de la pression du modernisme ou de l’emploi hors domicile. On note aussi que le niveau du bien-être économique des ménages est un facteur important qui influence la pratique de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois. Seulement 19% des enfants issus des ménages plus pauvres sont exclusivement allaités au sein jusqu’à six mois, comparés à 24% issus des ménages pauvres, 26% issus des ménages moyens et 24% issus des ménages riches. La pratique de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois est aussi variable avec l’ethnie du chef de ménage. Elle est plus répandue parmi les enfants d’ethnie Zandé-Nzakara (30%), Banda (29%) et Ngbaka-Bantou (26%), et très faible chez les enfants nés des pères Haoussa (9%), Sara (19%), Mboum (12%), Mandja (17% ) et Yakoma-Sango (17%). 50 Tableau NU.3 : Allaitement maternel : Pourcentage d’enfants vivants suivant l’état d’allaitement maternel à chaque tranche d’âge, Pays, 2006. Enfants de 0-3 mois Enfants de 0-5 mois Enfants de 6-9 mois Enfants de 12-15 mois Enfants de 20-23 mois Pourcent age d’allaite ment exclusif Nombre d’enfants Pourcenta ge d’allaitem ent exclusif* Nomb re d’enfa nts Pourcentage recevant du lait maternel et des aliments solides/pâteux* * Nom bre d’en fants Pourcenta ge d’allaitem ent*** Nombr e d’enfan ts Pourcenta ge d’allaitem ent*** Nombre d’enfants Sexe Masculin 28,9 417 22,7 593 51,5 362 83,1 384 45,9 234 Féminin 32,2 407 23,5 623 59,2 335 88,9 359 48,5 213 Milieu de résidence Urbain 31,5 280 22,2 425 51,5 262 83,8 297 29,4 177 Rural 30,0 544 23,6 791 57,4 435 87,3 446 58,7 270 Préfecture Ombella-M'poko 30,3 64 20,0 105 56,8 64 85,5 72 35,9 48 Lobaye 48,3 45 32,4 70 56,8 69 93,4 40 51,6 39 Mambéré-Kadéi 55,2 86 42,3 129 76,8 85 82,6 92 44,4 76 Nana-Mambéré 17,5 49 16,2 74 31,2 41 88,8 43 62,6 27 Sangha-Mbaéré 32,7 39 22,0 64 82,7 26 94,4 32 33,9 11 Ouham-Pendé 18,5 122 14,4 167 40,5 71 90,2 75 77,5 37 Ouham 12,6 66 12,4 91 61,3 50 95,0 81 76,1 28 Kémo 32,0 27 25,7 37 47,4 16 84,4 18 44,2 12 Nana-Grébizi 30,5 15 22,3 21 38,9 14 88,5 16 47,6 10 Ouaka 36,1 62 27,9 96 56,0 48 90,3 32 49,4 33 Haute-Kotto 56,7 15 40,4 24 37,1 9 80,8 16 27,9 5 Bamingui-Bangoran 27,7 11 24,9 16 55,0 4 78,3 9 22,0 3 Basse-Kotto 19,0 61 13,9 83 58,6 43 74,4 42 60,8 32 Mbomou 28,7 45 20,0 67 73,1 24 94,5 31 53,0 17 Haut-Mbomou 55,5 10 44,7 14 69,8 12 86,0 8 75,0 5 Bangui 31,5 106 22,4 157 44,1 121 76,8 136 13,5 65 Région Administrative Région 1 37,7 109 24,9 174 56,8 134 88,3 111 42,9 87 Région 2 39,5 174 30,2 267 65,4 153 86,5 167 47,7 114 Région 3 16,4 188 13,7 259 49,1 120 92,7 157 76,9 65 Région 4 34,2 105 26,6 155 51,1 77 88,3 67 48,0 54 Région 5 44,2 26 34,3 40 42,6 13 79,9 25 25,8 8 Région 6 26,0 116 19,0 164 64,8 79 83,2 81 59,6 53 Région 7 31,5 106 22,4 157 44,1 121 76,8 136 13,5 65 Niveau d’instruction de la mère Sans niveau 32,0 373 24,8 533 57,5 287 88,1 297 63,7 164 Primaire 29,1 341 21,2 530 53,0 304 87,2 329 46,0 183 Secondaire + 30,9 107 24,0 150 54,8 102 76,3 116 22,3 98 Quintile de bien-être économique Très pauvre 23,0 191 19,4 283 50,4 141 87,6 149 58,4 88 Pauvre 34,1 183 23,7 275 61,9 134 85,1 165 56,7 73 Moyen 32,7 190 26,1 275 48,0 166 91,8 143 58,2 101 Riche 31,7 145 24,3 211 59,9 135 89,4 149 40,3 105 Très riche 32,4 114 22,1 173 57,8 121 74,9 137 20,9 80 Ethnie du chef de ménage Haoussa 14,4 23 8,9 38 40,1 31 81,9 40 33,4 23 Sara 18,8 35 18,9 47 71,7 39 82,7 33 64,7 27 Mboum 16,3 62 12,2 83 54,6 34 88,0 41 85,3 23 Gbaya 30,5 271 24,3 393 55,9 213 88,3 242 55,9 140 Mandjia 25,6 62 17,2 110 43,6 70 95,5 63 40,6 47 Banda 37,3 185 28,6 270 51,3 154 83,3 155 45,5 100 Ngbaka-Bantou 36,3 79 25,9 113 78,6 57 81,7 51 27,0 31 Yakoma-Sango 24,1 49 17,3 78 48,0 54 77,8 59 17,7 28 Zandé/Nzakara 39,2 26 30,2 34 60,5 25 94,7 21 52,4 16 Autres ethnies locales 68,4 16 49,2 23 24,1 10 100,0 18 14,0 5 Ethnies non centrafricaines 0,0 8 0,0 19 93,7 7 56,1 15 0,0 7 Manquant 30,3 9 30,3 9 80,1 2 100,0 6 100,0 1 Total 30,5 824 23,1 1216 55,2 697 85,9 743 47,1 447 51 5.2.3 Poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans et alimentation de complément Le tableau NU.3 fournit les informations sur les types d’aliments, solides ou semi- solides, reçus en complément du lait maternel par les enfants âgés de moins de deux ans au cours des vingt-quatre heures qui ont précédé l’interview. Figure NU.3 : Mode d’allaitement par groupe d’âge La distribution par tranches d’âges montre que 55% des enfants de 6 à 9 mois ont reçu en plus du lait maternel des aliments complémentaires solides, semi-solides ou pâteux. Cette situation est beaucoup plus fréquente chez les enfants de sexe féminin (59%) que ceux du sexe masculin (52%). Le taux d’alimentation opportune de complément chez les enfants de 6 à 9 mois est plus élevé chez les enfants dont les mères ont un niveau primaire (58%) comparé aux enfants dont les mères ont un niveau secondaire ou plus (55%). En ce qui concerne les enfants de 12 à 15 mois, on constate que 86% continuent d’être allaités au sein, et cette pratique est plus répandue chez les filles que les garçons d’une part et chez les enfants du milieu rural (87%) que ceux résidant dans les zones urbaines (84%) d’autre part. D’une manière générale, les taux deviennent plus importants dans toutes les régions d’une part et dans les préfectures d’autre part. Entre 20 à 23 mois, la proportion d’enfants encore allaités au sein et qui reçoivent des aliments de compléments chute jusqu’à 47%. Cette pratique est beaucoup plus observée en milieu rural (59%) qu’urbain (29%). Cet écart énorme de 29 points peut s’expliquer entre autres par la disponibilité et la diversité des produits alimentaires pour enfants en ville. Au niveau régional, les taux les plus élevés et plus faibles s’observent respectivement dans les régions 3 (77%), 5 (26%) et 7 (14%). La situation au niveau des préfectures, reflète celle observée dans les régions administratives. La figure NU.3 présente la situation détaillée du statut d’allaitement par âge en mois de l’enfant. La plupart des enfants reçoivent des aliments liquides ou des aliments autres que le lait maternel même aux âges les plus précoces. A la fin du sixième mois, la proportion d’enfants allaités exclusivement au sein est inférieure à 3% alors que 38% des enfants sont encore allaités après deux ans. 52 Tableau NU.3w: Différentes formes d'alimentation des enfants selon leur âge. Répartition en pourcentage des enfants âgés de moins de 3 ans selon la forme d'alimentation, RCA, 2006 Formes d'alimentation de l'enfant Tranches d’âge Allaitement maternel exclusif Allaitement maternel et eau naturel uniquement Allaitement maternel et liquides autre que le lait Allaitement maternel et autre forme de lait Allaitement maternel et autres compléments alimentaires Sevré (non allaité) Total Nombre d'enfants 0-1 41,9 30,1 9,2 9,4 8,6 0,8 100,0 382 2-3 20,7 25,6 9,8 17,6 23,0 3,3 100,0 442 4-5 7,4 23,7 12,2 16,0 37,7 3,0 100,0 392 6-7 2,5 21,7 10,4 8,8 53,5 3,2 100,0 412 8-9 2,4 15,1 8,1 10,7 57,6 6,0 100,0 285 10-11 ,5 12,9 2,9 5,0 71,2 7,4 100,0 270 12-13 2,0 5,6 2,0 6,4 72,3 11,7 100,0 399 14-15 ,9 6,9 2,0 5,1 68,3 16,9 100,0 344 16-17 ,7 4,1 1,6 4,7 68,0 20,9 100,0 395 18-19 1,3 4,5 2,3 3,0 62,0 26,9 100,0 260 20-21 ,1 1,3 ,2 2,3 50,2 45,8 100,0 233 22-23 ,0 3,8 1,6 1,1 32,9 60,6 100,0 214 24-25 ,0 ,6 ,7 ,7 27,0 71,0 100,0 341 26-27 ,3 1,9 ,0 ,4 18,4 79,0 100,0 405 28-29 ,3 ,0 ,3 1,0 9,3 89,1 100,0 371 30-31 ,0 ,4 ,3 1,5 7,5 90,3 100,0 319 32-33 ,0 ,0 ,0 ,9 5,3 93,8 100,0 201 34-35 ,0 1,2 ,0 ,4 4,5 93,8 100,0 176 Total 5,5 10,0 4,0 6,0 38,4 36,1 100,0 5841 5.2.4 Les enfants adéquatement nourris Le tableau NU.4 nous renseigne sur les enfants adéquatement nourris. Il existe différents critères de nutrition adéquate suivant l’âge de l’enfant, à savoir : • enfants âgés de 0 à 5 mois exclusivement allaités au sein ; • enfants âgés de 6 à 8 mois qui ont reçu en plus du lait maternel, des aliments complémentaires au moins deux fois par jour ; • enfants âgés de 9 à 11 mois qui ont reçu en plus du lait maternel, des aliments complémentaires au moins trois fois les dernières vingt-quatre heures. • enfants âgés de 6 à 11 mois ayant été allaités au sein et qui ont reçu des compléments alimentaires au moins le nombre de fois minimal recommandé par jour. Les critères cités ci-dessus résument la proportion des enfants âgés de 0 à 11 mois révolus, et qui sont adéquatement nourris. Les données du tableau révèlent que seulement un quart (25%) des enfants de moins d’un an quel que soit le sexe, sont adéquatement nourris selon les recommandations de l’OMS et l’UNICEF. Les résultats selon le milieu de résidence ne présentent pas de différence significative. Les proportions des enfants adéquatement nourris sont presque les mêmes et tournent autour de la moyenne nationale (25%) aussi bien en milieu rural qu’urbain. Par ailleurs au niveau préfectoral, les taux sont presque partout au dessus de la moyenne nationale à l’exception des cinq préfectures sur 16, qui sont respectivement l’Ombella-M’poko (21%), le Mbomou (22%), l’Ouham-Pendé (17%), la Nana-Mambéré (17%) et l’Ouham (16%). Les proportions les plus élevées d’enfants adéquatement nourris sont enregistrées dans la région 5 (33%) suivie des régions 2 (32%) et 7 (26%). Pendant que celles des régions 1, 4 et 6 restent au niveau de la moyenne nationale, on observe la plus faible performance en matière d’alimentation correcte des enfants dans la région 3 (16%). De façon surprenante, on observe que ce sont les femmes sans niveau d’instruction qui semblent avoir des enfants mieux nourris que leurs consœurs scolarisées. En effet, 27% des enfants nés des femmes jamais scolarisées sont correctement nourris contre 23% et 25% des 53 enfants dont les mères ont atteint respectivement le niveau d’éducation primaire et secondaire ou plus. Tableau NU.4 : Enfants bien nourris : Pourcentage de nourrissons de moins de 6 mois nourris exclusivement au lait maternel, pourcentage de nourrissons de 6-11 mois nourris au lait maternel ayant consommé des aliments solides/pâteux au moins le nombre de fois minimal recommandé la veille de l’enquête et pourcentage de nourrissons correctement nourris, RCA, 2006. Pourcentage de nourrissons Caractéristiques 0-5 mois exclusivement allaités 6-8 mois ayant été allaités et ayant reçu des compléments alimentaires au moins 2 fois dans les dernières 24 heures 9-11 mois ayant été allaités et ayant reçu des compléments alimentaires au moins 3 fois dans les dernières 24 heures 6-11 mois ayant été allaités et ayant reçu des compléments alimentaires au moins le nombre de fois minimal recommandé par jour* 0-11 mois correctement nourris** Nombre de nourrissons de 0-11 mois Sexe Masculin 22,7 31,8 17,8 25,9 24,1 1098 Féminin 23,5 39,4 15,3 29,9 26,2 1085 Milieu de résidence urbain 22,2 33,4 23,4 29,0 25,5 812 rural 23,6 36,8 11,6 27,0 25,0 1371 Préfecture Ombella-M'poko 20,0 31,9 13,8 22,4 21,2 209 Lobaye 32,4 35,6 14,9 25,8 28,6 164 Mambéré-Kadéi 42,3 43,9 21,1 36,9 39,9 237 Nana-Mambéré 16,2 22,8 5,8 17,2 16,6 124 Sangha-Mbaéré 22,0 73,4 22,7 49,8 32,6 103 Ouham-Pendé 14,4 35,9 ,0 21,6 17,1 267 Ouham 12,4 34,0 7,1 21,8 16,4 158 Kémo 25,7 40,6 13,6 28,8 26,9 61 Nana-Grébizi 22,3 29,1 34,1 31,4 26,8 41 Ouaka 27,9 19,2 18,7 19,0 24,5 157 Haute-Kotto 40,4 35,2 31,4 34,1 38,4 36 Bamingui-Bangoran 24,9 36,5 20,5 27,0 25,6 24 Basse-Kotto 13,9 47,4 23,5 40,3 24,0 135 Mbomou 20,0 35,6 14,0 26,1 22,0 99 Haut-Mbomou 44,7 40,8 22,6 38,4 41,6 27 Bangui 22,4 29,9 26,3 28,3 25,6 342 Région Administrative Région 1 24,9 33,8 14,3 24,0 24,4 372 Région 2 30,2 43,2 17,8 34,5 32,0 464 Région 3 13,7 35,2 3,1 21,7 16,8 425 Région 4 26,6 25,1 21,0 23,6 25,4 259 Région 5 34,3 35,6 25,0 31,2 33,3 59 Région 6 19,0 43,0 19,2 35,3 25,0 261 Région 7 22,4 29,9 26,3 28,3 25,6 342 Niveau d’instruction de la mère Sans niveau 24,8 43,3 11,2 31,1 27,4 908 Primaire 21,2 28,8 20,3 25,3 23,1 965 Secondaire + 24,0 34,4 18,8 26,8 25,4 302 Quintile de bien-être économique Très pauvre 19,4 32,7 11,3 24,5 21,4 468 Pauvre 23,7 36,3 7,8 25,5 24,4 459 Moyen 26,1 39,5 19,3 31,6 28,5 488 Riche 24,3 30,9 16,4 24,3 24,3 411 Très riche 22,1 37,8 26,6 32,8 27,6 356 Ethnie du chef de ménage Haoussa 8,9 25,4 36,5 29,1 19,6 81 Sara 18,9 40,6 8,3 27,5 23,4 100 Mboum 12,2 42,2 15,8 28,8 18,6 137 Gbaya 24,3 39,1 15,0 29,9 26,7 680 Mandjia 17,2 27,0 13,7 20,6 18,9 213 Banda 28,6 30,0 14,4 24,2 26,7 482 Ngbaka-Bantou 25,9 55,3 11,2 33,8 29,2 195 Yakoma-Sango 17,3 29,6 25,7 27,9 22,5 153 Zandé/Nzakara 30,2 37,2 29,4 34,3 32,2 67 Autres ethnies locales 49,2 12,7 21,5 14,6 37,4 35 Ethnies non ,0 54,1 ,0 31,9 9,9 27 Manquant 30,3 40,8 92,0 69,8 44,5 14 Total 23,1 35,5 16,6 27,8 25,2 2183 L’analyse selon le quintile de bien-être économique des ménages indique que ce sont les enfants issus des ménages très riches qui sont plus correctement nourris que ceux des ménages très pauvres avec une proportion de 29% contre 21%. On observe une differenciation dans la pratique de l’allaitement et l’alimentation de l’enfant de moins d’un an selon l’ethnie du chef de ménage, très probablement en raison des pratiques socioculturelles et traditionnelles variables d’une ethnie à l’autre. Les enfants nés des pères d’ethnies Zandé- Nzakara (32%), Ngbaka-Bantou (29%), Banda et Gbaya (27%), semblent être plus adéquatement nourris que leurs congénères nés des pères Haoussa, Mboum et Mandja, avec des taux respectivement de 20%, et 19%. 54 5.3 Iodation du sel Les troubles dues à la carence en iode (TDCI) sont la principale cause au monde de l’arriération mentale susceptible d’être évitée et du retard du développement psychomoteur du jeune enfant. Sous sa forme la plus extrême, la carence en iode est responsable du crétinisme. Elle augmente également le risque de mort à la naissance et de fausse couche chez la femme enceinte. La carence en iode est plus généralement et visiblement associée au goitre. Les TDCI sont surtout responsables de l’arriération mentale et contribuent ainsi aux mauvais résultats scolaires, à la réduction du quotient intellectuel et à un moindre rendement au travail. L’objectif international était de parvenir à une élimination durable de la carence en iode d’ici 2005. L’indicateur est le pourcentage de ménages consommant un sel adéquatement iodé (>15 parts par million). Pour réaliser cet objectif international, le Gouvernement Centrafricain, a développé et met en œuvre depuis 1994 un programme national de lutte contre les TDCI, visant l’élimination des troubles liés à la carence en iode comme problèmes de santé publique en RCA et utilisant principalement la promotion de la consommation universelle du sel iodé. 5.3.1 Consommation du sel iodé par les ménages Le Tableau NU.5 montre que dans environ 80% des ménages, le sel de cuisine a été testé en utilisant des kits testeur d’iode pour déterminer sa teneur en iodate de potassium. Dans une très petite proportion des ménages 1% ; il n’y avait pas de sel ; dans 4% des ménages, le sel testé ne contenait pas du tout d’iode contre 95% qui disposaient de sel iodé. Parmi ces derniers, 76% avaient du sel adéquatement iodé, tandis que 19% disposaient du sel insuffisamment iodé avec une teneur en iode en dessous de seuil recommandé (15 PPM). L’utilisation du sel iodé est très variable selon les régions. Le tableau NU.5 indique que c’est dans la capitale Bangui et dans les préfectures avoisinantes que la consommation du sel adéquatement iodé est plus largement répandue, avec des taux de 88% dans la Région 1, 85% dans la région 7 (Bangui) et notamment dans les préfectures de l’Ombella-M’poko (89%), de la Lobaye (87%) et de la Kémo (90%). Par ailleurs, on observe que dans les régions 2 au sud– ouest, 3 au nord et 5 au nord-est près de 3 ménages sur 4 consomment du sel adéquatement iodé. Les régions et les préfectures qui enregistrent des taux de consommation les plus faibles sont : le Mbomou (54%) et le Haut Mbomou (68%) dans la région 6 (65%), la Ouaka (62%) et la Nana Gribizi (63%) dans la région 4 et le Bamingui Bangoran (63%) dans la région 5 (71%). La consommation du sel iodé varie aussi en fonction du milieu de résidence : les ménages urbains ayant plus de chance d’accéder au sel adéquatement iodé avec un taux de 81% contre 74% dans les ménages ruraux. Figure NU.4 : Taux de consommation du sel iodé par quantile du bien-être économique, RCA, MICS 2006 De même, on observe que le taux de consommation du sel adéquatement iodé varie proportionnellement au pouvoir d’achat des ménages : les taux étant plus élevés dans les ménages les plus riches (84%) que dans les ménages pauvres (71%). Une proportion importante de ménages disposant du sel insuffisamment iodé est une situation préoccupante qui mérite une attention particulière des services compétents en la matière (Figure NU.4). 55 Tableau NU.5 : Consommation de sel iodé : Pourcentage de ménages consommant du sel correctement iodé, RCA, 2006. Pourcentage de ménages Ayant le résultat de l’analyse du sel Caractéristiques Pourcentage de ménages dont le sel a été analysé Nombre de ménages interrogés Sans sel Sel non iodé < 15 PPM 15+ PPM* Total Nombre de ménages sans sel ou dont le sel a été analysé Région Région 1 80,8 1782 1,1 1,5 9,4 88 100 1777 Région 2 85,1 2475 0,3 2,9 21,2 75,6 100 2464 Région 3 76,7 2282 1,3 4,3 20 74,5 100 2278 Région 4 74,2 1450 2,2 3,8 25,7 68,3 100 1445 Région 5 75,4 402 5,8 3,5 19,5 71,2 100 401 Région 6 75,5 1763 0,4 10,4 23,9 65,4 100 1756 Région 7 86,2 1569 0,6 1,4 13,1 85 100 1559 Préfectures Ombella-M'poko 81,4 1038 0,6 1,5 8,9 89 100 1036 Lobaye 80,1 744 1,7 1,6 10,2 86,6 100 741 Mambéré-Kadéi 86,4 1285 0,1 2,4 22,4 75,1 100 1284 Nana-Mambéré 83,7 772 0,6 4,6 20,5 74,2 100 767 Sangha-Mbaéré 83,9 417 0,4 1,1 18,7 79,8 100 414 Ouham-Pendé 76,2 1404 0,4 2,8 19,3 77,5 100 1400 Ouham 77,4 878 2,5 6,5 21 69,9 100 878 Kémo 76,6 320 0,1 1,4 8,8 89,7 100 317 Nana-Grébizi 67,9 275 8,4 3,5 24,7 63,3 100 273 Ouaka 75,3 855 1 4,9 32,4 61,8 100 855 Haute-Kotto 80,3 274 5,9 3,5 16,3 74,3 100 274 Bamingui-Bangoran 64,7 127 5,5 3,5 28 63 100 126 Basse-Kotto 75,3 973 0 8,4 19,7 71,9 100 966 Mbomou 78,6 587 0,4 16 29,5 54,1 100 586 Haut-Mbomou 67,8 204 2,3 2,4 26,9 68,4 100 203 Bangui 86,2 1569 0,6 1,4 13,1 85 100 1559 Milieu de résidence urbain 82,1 4095 0,9 2,4 15,8 80,8 100 4069 rural 78,6 7628 1,1 4,7 20,5 73,6 100 7610 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 72,2 3141 1,2 5,3 20,5 73 100 3132 Pauvre 78,9 2635 1 4,5 22,8 71,8 100 2628 Moyen 81,2 2344 1,1 4,5 20,6 73,7 100 2340 Riche 84,9 1998 1 2,4 14,6 82 100 1985 Le plus riche 87,9 1605 1 1,8 13 84,2 100 1594 Total 79,8 11723 1,1 3,9 18,8 76,2 100 11679 Source : Institut Centrafricain de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS 2006 *MICS indicateur 41 5.3.2 Evolution du taux de consommation du sel iodé de 1995 à 2006 en RCA La figure ci-dessous montre que la consommation du sel iodé qui était en évolution régulière croissante depuis le début du programme de lutte contre les TDCI est en dégringolade selon les résultats de la MICS 2006. Cette situation en relation avec la sévérité des crises militaro- politiques qui perdurent dans les régions du Nord–Est reconnues comme porte d’entrée de sel non iodé en provenance des pays voisins. Figure NU.5: Evolution du taux (%) de consommation du sel iodé par les ménages en RCA, MICS 2006 56 5.4 Supplémentation en vitamine A La vitamine A est essentielle pour la santé des yeux et le bon fonctionnement du système immunitaire. On la trouve dans des aliments comme le lait, le foie, les œufs, les fruits rouges et oranges, l’huile de palme rouge et les légumes à feuilles vertes, bien que la quantité de vitamine A que le corps tire de ces sources varie largement. Dans les régions en développement, où la vitamine A est largement consommée sous forme de fruits et de légumes, la consommation quotidienne par habitant est souvent insuffisante pour couvrir les besoins alimentaires. Cette consommation insuffisante est encore aggravée par l’augmentation des besoins en vitamine A durant la croissance de l’enfant ou durant les périodes de maladie ainsi que par les pertes accrues durant les infections générales de l’enfance. En conséquence, la carence en vitamine A est assez répandue dans les pays en développement et particulièrement dans les pays où le taux de mortalité dans l’enfance est le plus élevé. Le Sommet mondial pour les enfants de 1990 s’était fixé comme objectif l’élimination presque totale de la carence en vitamine A et de ses conséquences, comme la cécité, d’ici l’an 2000. Cet objectif a également été approuvé par la Conférence politique sur Ending Hidden Hunger de 1991, la Conférence internationale sur la nutrition de 1992 et la Session spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU sur les enfants de 2002. Le rôle essentiel de la vitamine A pour la santé de l’enfant et le renforcement du système immunitaire fait du contrôle de sa carence un élément essentiel des efforts pour la survie de l’enfant et la réalisation du quatrième Objectif du Millénaire pour le Développement : à savoir une réduction de deux tiers de la mortalité des moins de cinq ans d’ici 2015. Pour les pays qui ont des problèmes de carence en vitamine A, les recommandations internationales actuelles préconisent l’administration d’une dose élevée de vitamine A tous les quatre à six mois, pour tous les enfants entre six et 59 mois vivant dans les régions affectées. Donner aux jeunes enfants deux capsules de vitamine A par an est une stratégie sûre, peu coûteuse et efficace pour éliminer la carence en vitamine A et améliorer leur survie. Donner de la vitamine A aux nouvelles mères allaitantes aide à protéger leurs enfants durant les six premiers mois de la vie et aide à la reconstitution des réserves de la mère en vitamine A, qui s’épuisent pendant la grossesse et l’allaitement. Pour les pays qui ont des programmes de supplémentation en vitamine A, l’indicateur est le pourcentage des enfants de 6 à 59 mois qui ont reçu au moins une dose de supplément en vitamine A au cours des six derniers mois. Sur la base des directives de l’UNICEF et de l’OMS, le ministère de la santé de la RCA recommande que les enfants de 6 à 59 mois reçoivent une capsule de vitamine A tous les six mois. Les capsules de vitamine A sont associées aux services de vaccination et sont données quand l’enfant entre en contact avec ces services après ses six mois ou lors des campagnes spéciales de vaccination de masse. Il est également recommandé que les mères d’enfants prennent un supplément de vitamine A huit semaines suivant l’accouchement en raison des besoins accrus en vitamine A pendant la grossesse et l’allaitement. 5.4.1 Supplémentation en vitamine des enfants de 6 à 59 mois Selon le tableau NU.6, au cours des six derniers mois précédents l’enquête, environ deux tiers (60%) d’enfants en RCA âgés de 6 à 59 mois ont été supplémentés en vitamine A, tandis que 19% n’ont jamais reçu une capsule de vitamine A. Il n’y a pas de différence notable de la couverture de la supplémentation en vitamine A entre les garçons et les filles, de même, elle n’est pas influencée par le niveau d’éducation des mères, ni le pouvoir d’achat des ménages, ni le milieu de résidence, ceci militant en faveur de l’efficacité de la stratégie de distribution gratuite de masse mise en œuvre par le programme. Toutefois, on observe que cette tendance globale cache les disparités dans l’accès au programme de supplémentation en vitamine A mise en exergue par la proportion importante d’enfants de 6 à 59 mois n’ayant jamais reçu un supplément de vitamine A au jour de l’enquête, malgré les nombreuses campagnes de 57 distribution de masse organisées ces cinq dernières années. En effet, en milieu rural 23% d’enfants n’ont jamais reçu des suppléments de vitamine A contre 12% en milieu urbain ; les enfants nés de mère sans niveau d’éducation sont plus exposés (26%) à la non supplémentation que leurs pairs dont les mères ont atteint le cycle primaire (15%) et secondaire (10%) ; 29% d’enfants de 6 à 59 mois issus des ménages pauvres n’ont jamais reçu un supplément de vitamine A contre 11% seulement de ceux issus des ménages riches. Au niveau régional, c’est dans la capitale Bangui que l’on observe la couverture la plus faible de supplémentation en vitamine A (49%) chez les enfants de 6 à 59 mois au cours des six derniers mois comparée aux sept autres régions ou le pourcentage varie de 58% à 65%. Au niveau préfectoral, les performances les plus faibles sont observées dans les préfectures suivantes : Ombella-M’poko (53%), Ouham Pendé (51%), Nana-Grébizi (56%), Bamingui Bangoran (54%), et Haut Mbomou (40%). Par contre, c’est dans la Sangha Mbaéré (77%), l’Ouham (70%) et la Lobaye (67%) que l’on observe la meilleure couverture de supplémentation en vitamine A des enfants, bien que inférieure à l’objectif national qui est de plus de 90%. La distribution par tranche d’âge indique que les enfants de moins de 3 ans ont plus de chance d’être supplémentés que ceux plus âgés de 3 à 5 ans (problème de suivi de croissance des nourrissons de deuxième âge). La répartition en pourcentage d’enfants supplémentés en vitamine A par groupe ethnique indique que les enfants des groupes suivants ont un accès aux suppléments de vitamine A supérieur à la moyenne nationale : autres groupes ethniques (72%), Yakoma-Sango (63%), Gbaya (62%), Banda (62%) et ethnies non centrafricaines (61%). La comparaison de la proportion d’enfants supplémentés en vitamine A telle que déterminée par la MICS3– 2006 avec les résultats de la MICS 2000 montre une très forte amélioration de la couverture de la supplémentation en vitamine A qui est passée de 10 à 60%. 58 Tableau NU.6 : Compléments en vitamine A pour les enfants : Répartition en pourcentage des enfants de 6-59 mois par prise ou non d’une dose élevée de compléments en vitamine A au cours des 6 derniers mois, RCA, 2006 Pourcentage d’enfants ayant reçu de la vitamine A : Caractéristiques Au cours des derniers 6 mois* Avant les derniers 6 mois Ne sait pas quand N’étant pas sûr d’avoir reçu de la vitamine A N’ayant jamais reçu de la vitamine A Total Nombre d’enfants de 6-59 mois Sexe Masculin 60,3 9,3 10 1,7 18,7 100 4191 Féminin 60,1 8,9 10 1,6 19,4 100 4046 Région Région 1 58,8 13,9 9,1 0,6 17,6 100 1285 Région 2 65,6 4,7 11,1 3,1 15,6 100 1966 Région 3 58,6 6,3 5,9 1,7 27,4 100 1659 Région 4 65,1 8,1 7,5 0,8 18,6 100 935 Région 5 62,5 6,8 7,9 0,4 22,3 100 227 Région 6 63,2 5,5 8,0 0,9 22,5 100 876 Région 7 49,2 18,3 18,2 2,0 12,3 100 1289 Préfectures Ombella-M'poko 52,7 15,3 11,9 1 19,1 100 730 Lobaye 66,8 12 5,4 0,1 15,7 100 555 Mambéré-Kadéi 63,2 4,8 11,8 4,7 15,5 100 1033 Nana-Mambéré 61,3 6,7 7,9 1,5 22,6 100 526 Sangha-Mbaéré 77,2 1,7 13,2 1,1 6,7 100 407 Ouham-Pendé 51,1 8 6,3 2,7 31,9 100 1009 Ouham 70,4 3,7 5,4 0,1 20,4 100 650 Kémo 60,7 6,8 13 1 18,4 100 185 Nana-Grébizi 56,3 14,6 8,1 1,1 19,9 100 187 Ouaka 69,4 6,3 5,4 0,6 18,2 100 563 Haute-Kotto 67,3 4,8 7,5 0 20,5 100 145 Bamingui-Bangoran 54,1 10,5 8,7 1,2 25,6 100 82 Basse-Kotto 64,4 5,8 4,2 0 25,6 100 457 Mbomou 67 1,3 13,5 1,7 16,5 100 338 Haut-Mbomou 40,3 21,1 6,7 2,3 29,6 100 81 Bangui 49,2 18,3 18,2 2 12,3 100 1289 Milieu de résidence U rbain 58,5 13,9 14,2 1,6 11,8 100 3081 Rrural 61,2 6,2 7,5 1,7 23,3 100 5156 Age 6-11 mois 62,1 6,2 5,7 1,6 24,3 100 967 12-23 mois 63,7 9,6 7 0,9 18,9 100 1844 24-35 mois 61 9,4 11 1,5 17 100 1814 36-47 mois 57,3 9 12 2,5 19,1 100 1936 48-59 mois 57,6 10,1 12,4 1,8 18,2 100 1676 Instruction de la mère Aucune 58,3 5,8 7,4 2 26,5 100 3527 Primaire 63,3 9,8 11 1,2 14,8 100 3418 Secondaire + 57,2 16,2 14,7 2,2 9,7 100 1253 Quintiles de bien-être économique Plus pauvre 57,8 5,5 6,4 0,8 29,6 100 1684 Deuxième 62,5 6,4 7,2 1,4 22,5 100 1748 Moyen 61,8 7,6 9,5 2,6 18,5 100 1774 Quatrième 61,9 12,3 11,8 2,1 11,9 100 1625 Plus riche 56,1 15,1 16,5 1,5 10,8 100 1407 Ethnie du chef de ménage Haoussa 52,3 8,1 13,5 2,4 23,6 100 416 Sara 50,8 12,1 9,5 1,3 26,4 100 384 Mboum 58,9 3,8 6,4 1,9 29,1 100 534 Gbaya 62,3 7 9,8 2,5 18,5 100 2747 Mandjia 57,7 12,4 9,4 0,5 20 100 779 Banda 61,5 8,6 8,4 1,5 20 100 1693 Ngbaka-Bantou 58,6 16 12,6 1,2 11,5 100 662 Yakoma-Sango 63,4 11,1 15 0,5 10 100 584 Zandé/Nzakara 59,2 12,4 10,5 1,8 16,2 100 238 Autres ethnies locales 72,6 0 8,4 0 19 100 83 Ethnies non centrafricaines 61,2 13,4 5,1 1,7 18,7 100 79 Manquant 51,8 13,3 18,9 0 16 100 39 Total 60,2 9,1 10 1,7 19 100 8237 Source : Institut Centrafricain de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS 2006* Indicateur MICS 42 59 5.3.2 Statut de la supplémentation en vitamine A des femmes en post partum immédiat Selon le tableau NU.7, sur les 4126 femmes ayant accouché d’un enfant vivant dans les deux ans ayant précédé l’enquête, seulement environ 2 femmes sur 5 (soit 40%) ont reçu au cours des huit semaines qui ont suivi l’accouchement (femmes en post partum immédiat) des suppléments de vitamine A dans le but de renouveler leur réserve sanguine de vitamine A. Près de 2% d’entre elles ne se sont pas souvenues d’avoir bénéficié de ces suppléments. On constate que la couverture de la supplémentation en vitamine A des femmes en post partum immédiat se fait en défaveur des celles vivant en zone rurale, car seulement 33% ont reçu les capsules de vitamine A comparée à 51% en milieu urbain. L’accès à la supplémentation en vitamine est aussi influencé par le niveau d’éducation des mères et le pouvoir d’achat des ménages. En effet, seulement 30% des femmes sans niveau d’éducation sont supplémentées en vitamine A comparées à 43% et 55% des femmes qui ont atteint le niveau primaire et secondaire. La différence du taux de supplémentation entre les ménages « plus pauvres » et « plus riches » est de plus 100% variant de 27% à 55%, malgré la gratuité du service. Tableau NU.7 : Compléments en vitamine A pour les accouchées : Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu un enfant né vivant au cours des 2 années précédant l’enquête, réparties par prise ou non d’une dose élevée de compléments en vitamine A avant que le nourrisson n’atteigne 8 semaines, RCA, 2006. Caractéristiques A reçu des compléments en vitamine A* N’est pas sûre d’avoir reçu de la vitamine A Nombre de femmes de 15-49 ans Région Région 1 37,5 0,1 648 Région 2 43,1 1,3 915 Région 3 32,6 2,8 802 Région 4 42,4 1,3 480 Région 5 48,1 3,5 112 Région 6 26,9 1,5 487 Région 7 51,9 3,6 682 Préfectures Ombella-M'poko 44,6 0,3 366 Lobaye 28,3 0 282 Mambéré-Kadéi 39,4 1,1 489 Nana-Mambéré 52,3 2,3 244 Sangha-Mbaéré 40,9 0,7 182 Ouham-Pendé 36,5 4,2 482 Ouham 26,5 0,6 319 Kémo 38,2 1,2 110 Nana-Grébizi 47,8 2,5 87 Ouaka 42,4 0,9 284 Haute-Kotto 52,5 4,7 70 Bamingui-Bangoran 40,6 1,5 41 Basse-Kotto 24,5 2,1 263 Mbomou 22 1,1 174 Haut-Mbomou 56,7 0 50 Bangui 51,9 3,6 682 Milieu Résidence Urbain 50,5 2,1 1593 Rural 33 1,7 2533 Instruction de la mère Aucune 30 2,2 1665 Primaire 43,3 1,1 1806 Secondaire + 55,1 3,2 639 Quintiles de bien-être économique Plus pauvre 26,5 1,7 862 Deuxième 35,2 1,8 874 Moyen 39,7 1,6 890 Quatrième 46 2,5 785 Plus riche 54,7 1,9 714 Ethnie du chef de ménage Haoussa 48,2 4 185 Sara 29,6 3,9 195 Mboum 45,7 2,6 265 Gbaya 37,9 1,8 1298 Mandjia 41,5 1,7 370 Banda 40 2 920 Ngbaka-Bantou 39,6 1,7 327 Yakoma-Sango 43,2 0,3 299 Zande/Nzakara 39,8 0,9 130 Autres ethnies locales 24,3 0 60 Ethnies non centrafricaines 36,8 0 47 Manquant 61,8 0 28 Total 39,8 1,9 4126 Source : Institut Centrafricain de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS 2006 * Indicateur MICS 43 60 La distribution du taux de supplémentation en vitamine A des femmes en post partum immédiat par région indique qu‘outre les femmes de la capitale Bangui (52%), seules celles des régions 2, 4 et 5 ont plus de chance de recevoir les capsules de vitamine A. Au niveau préfectoral, le taux est supérieur à la moyenne nationale dans le Haut-Mbomou, la Haute- Kotto et la Nana-Mambéré. Selon le groupe ethnique du chef de ménage, la couverture est plus élevée chez les femmes dont le chef de ménage est Haoussa (48%) et Mboum (46%). Par contre les taux les plus faibles sont observés chez celles dont le chef de ménage est Sara (30%) ou issus d’autres ethnies locales (24%). 5.4 Faible poids à la naissance Le poids à la naissance est un bon indicateur non seulement de la santé et de l’état nutritionnel de la mère mais également des chances de survie, de croissance, de santé à long terme et de développement psychosocial du nouveau-né. Un faible poids à la naissance (moins de 2500 grammes) comporte une série de risques graves pour la santé des enfants. Les bébés sous- alimentés dans le ventre de leurs mères risquent davantage de mourir au cours de leurs premiers mois et années. Ceux qui survivent ont un système immunitaire affaibli et ont plus de risques de tomber malades; ils vont probablement rester malnutris ce qui va entraîner une réduction de leur force musculaire tout au long de leur vie. Ils seront en outre davantage exposés au diabète et aux maladies cardiovasculaires à l'âge adulte. Les enfants présentant un faible poids à la naissance ont tendance à avoir un quotient intellectuel plus bas et des troubles cognitifs, qui ont une incidence sur leur réussite scolaire et leurs opportunités d'emploi en tant qu'adultes. Dans les pays en développement, un faible poids à la naissance découle principalement d'une mauvaise santé et d'un mauvais état nutritionnel de la mère. Trois facteurs ont le plus d'impact: le mauvais état nutritionnel de la mère avant la conception, sa petite taille (due principalement à la malnutrition et aux infections contractées durant son enfance) et une mauvaise nutrition durant la grossesse. La prise de poids insuffisante durant la grossesse joue un rôle particulièrement important puisque responsable en grande partie du retard de la croissance du fœtus., Des maladies comme la diarrhée et le paludisme, qui sont courantes dans de nombreux pays en développement, peuvent sensiblement retarder la croissance du fœtus si la mère en est atteinte durant sa grossesse. Dans les pays industrialisés, le tabagisme durant la grossesse est la principale cause du faible poids à la naissance. Dans les pays tant développés qu'en développement, les adolescentes qui donnent naissance à des enfants alors qu'elles n'ont pas terminé leur propre croissance courent le risque de mettre au monde des enfants souffrant d'insuffisance pondérale. Un des principaux obstacles à l'évaluation de l'incidence du faible poids à la naissance est le fait que plus de la moitié des nourrissons ne sont pas pesés à la naissance dans les pays en développement. Par le passé, la plupart des estimations de la faiblesse du poids à la naissance dans les pays en développement étaient basées sur les données collectées auprès des structures sanitaires. Cependant, ces estimations sont biaisées pour la plupart des pays en développement parce que la majorité des nouveau-nés ne naissent pas dans ces structures, et ceux qui y voient le jour ne représentent qu'un échantillon sélectionné de toutes les naissances. Etant donné que de nombreux nourrissons ne sont pas pesés à la naissance et que ceux qui le sont peuvent constituer un échantillon biaisé de toutes les naissances, le poids à la naissance notifié ne peut généralement pas être utilisé pour évaluer la prévalence du faible poids à la naissance pour tous les enfants. Par conséquent, le pourcentage des naissances dont le poids est inférieur à 2500 grammes est calculé à partir de deux éléments du questionnaire: 61 l'évaluation faite par la mère de la taille de l'enfant à la naissance (c'est à dire très petit, plus petit que la moyenne, moyen, plus gros que la moyenne, très gros) et le rappel de la mère du poids ou le poids tel qu'enregistré sur une fiche de santé si l'enfant a été pesé à la naissance2. Sur un total de 4126 naissances vivantes enregistrées dans les ménages visités, seulement 56% de nourrissons avaient été pesés à la naissance, dont 13% avaient une insuffisance pondérale, donc exposés au risque élevé de décès. Ces deux proportions sont presque identiques à celles observées lors de la MICS 2000. Mais, selon l’estimation du poids des enfants par leur mère, seulement 8% des nourrissons nés vivants auraient un faible poids à la naissance (enfant de taille « plus petit que la moyenne » et « très petit »). Le faible poids à la naissance semblerait plus fréquent en zone urbaine (9%) qu’en zone rurale (7%) et est de façon inattendue plus répandue parmi les enfants nés de mères avec un niveau d’éducation secondaire (10%) ou primaire (8%) que les mères non instruites (7%). Le faible poids à la naissance semble encore plus affecter les enfants issus des ménages riches (9%) que ceux nés des ménages pauvres. La distribution par région du pourcentage d’enfants avec un faible poids à la naissance selon l’estimation des mères montre une faible variabilité entre les régions à l’exception des régions 3 et 1 qui ont respectivement les taux les plus faible (5%) et élevé (10%). Figure NU.5 : Pourcentage d’enfants avec un faible poids à la naissance par préfecture Les préfectures les plus affectées selon la déclaration des mères sont la Nana-Grébizi, l’Ouham-Pendé et le Mbomou. Dans les préfectures de Lobaye, Haute-Kotto, Sangha- Mbaéré, Haut-Mbomou, Basse-Kotto et Bangui, sont moyennement affectées et celles moins affectées sont : la Ouaka, Kémo, Mambéré- Kadéï, Ouham, et Ombella-M’poko (Figure NU.5). Selon le groupe ethnique du chef de ménage, les enfants les plus exposés à l’insuffisance pondérale à la naissance sont issus des groupes ethniques suivants : autres ethnies locales, Haoussa, ethnies non centrafricaines, Sara et Sango-Yakoma. 2Pour une description détaillée de cette méthodologie, voir Boerma, Weinstein, Rutstein and Sommerfelt, 1996. 62 Tableau NU.8a : Enfant de faible poids à la naissance : Pourcentage de naissances vivantes au cours des deux dernières années précédant l'enquête selon l'appréciation du poids à la naissance, RCA, 2006 Taille de votre dernier enfant Caractéristiques Très large Plus large que la moyenne Moyen Plus petit que la moyenne Très petit NSP/Ma nquant Pourcentage de naissances vivantes avec un poids < 2500 grammes * Pourcentage d'enfants pesés à la naissance ** Nombre de naissances vivantes Milieu de Résidence Urbain 23,2 22,6 44,1 6,0 2,6 1,5 13,7 83,3 1593 Rural 25,1 22,9 41,4 4,3 2,6 3,6 12,6 39,3 2533 Préfectures Ombella-M'poko 33,1 20,4 38,7 4,4 2,9 ,5 12,5 70,4 366 Lobaye 25,4 19,7 41,8 8,4 4,4 ,2 15,8 68,9 282 Mambéré-Kadéi 27,6 22,3 38,6 4,4 4,2 2,9 13,4 48,2 489 Nana-Mambéré 37,6 7,4 41,7 2,8 1,5 9,0 11,6 32,1 244 Sangha-Mbaéré 20,1 18,1 56,6 3,2 1,2 ,8 13,1 80,3 182 Ouham-Pendé 19,8 33,8 36,8 2,5 3,8 3,4 11,7 48,3 482 Ouham 29,7 19,6 42,4 1,7 1,7 4,7 11,0 34,2 319 Kémo 18,1 22,5 50,0 5,8 1,8 1,8 13,8 41,0 110 Nana-Grébizi 23,4 25,7 34,0 3,4 2,0 11,6 10,9 44,8 87 Ouaka 28,4 21,9 39,8 5,8 2,8 1,3 13,2 43,6 284 Haute-Kotto 27,5 21,4 32,4 8,7 2,4 7,6 13,4 54,6 70 Bamingui-Bangoran 28,4 23,0 36,1 4,5 1,4 6,6 11,2 56,0 41 Basse-Kotto 15,5 26,0 50,6 5,5 ,0 2,3 12,4 22,5 263 Mbomou 10,2 22,1 57,7 6,9 1,4 1,7 15,0 50,0 174 Haut-Mbomou 20,4 32,9 40,9 4,0 1,2 ,7 11,1 82,7 50 Bangui 20,4 24,5 43,6 7,5 2,3 1,7 14,1 89,5 682 Régions administratives Région 1 29,7 20,1 40,1 6,2 3,6 ,4 13,9 69,8 648 Région 2 28,8 17,5 43,0 3,7 2,9 4,1 12,8 50,3 915 Région 3 23,7 28,1 39,0 2,2 3,0 3,9 11,5 42,7 802 Région 4 25,1 22,7 41,1 5,4 2,4 3,2 12,9 43,2 480 Région 5 27,8 22,0 33,8 7,1 2,0 7,2 12,6 55,1 112 Région 6 14,1 25,3 52,1 5,9 ,6 1,9 13,2 38,5 487 Région 7 20,4 24,5 43,6 7,5 2,3 1,7 14,1 89,5 682 Niveau d’instruction de la mère Sans niveau 24,6 21,5 43,5 3,5 2,7 4,2 12,6 33,2 1665 Primaire 24,8 22,9 42,4 5,7 2,1 2,0 13,0 65,2 1806 Secondaire & + 22,7 25,2 40,2 6,6 3,7 1,6 14,1 90,5 639 Quintiles de bien-être économique Le plus pauvre 23,8 19,2 44,8 4,0 2,4 5,8 12,9 27,4 862 Pauvre 27,4 22,6 39,5 4,8 3,4 2,2 13,1 42,7 874 Moyen 24,1 24,4 42,7 4,3 2,4 2,1 12,5 54,0 890 Riche 23,7 24,2 40,9 7,3 1,8 2,1 13,2 75,7 785 Le plus riche 22,6 23,7 44,6 4,6 3,0 1,5 13,3 89,1 714 Ethnie du chef de ménage Haoussa 23,8 15,7 46,6 5,9 3,9 4,1 15,0 57,9 185 Sara 18,0 24,3 42,8 4,0 5,3 5,7 14,4 57,2 195 Mboum 23,3 34,1 32,5 2,6 4,5 3,1 11,6 45,8 265 Gbaya 29,7 18,7 41,4 4,7 2,3 3,2 12,7 51,1 1298 Mandjia 24,9 22,1 44,0 4,1 ,9 4,0 11,6 52,2 370 Banda 23,7 22,1 44,1 5,5 1,7 2,8 12,9 48,8 920 Ngbaka-Bantou 23,1 26,2 40,9 6,7 2,2 ,9 13,2 79,8 327 Yakoma-Sango 16,6 29,0 44,7 4,7 4,4 ,7 14,2 73,1 299 Zande/Nzakara 19,3 26,1 47,0 6,4 ,2 1,0 12,5 80,5 130 Autres ethnies locales 6,0 36,2 44,1 5,7 7,7 ,3 16,7 54,2 60 Ethnies non centrafricaines 30,8 15,4 44,4 4,4 4,9 ,0 14,7 71,6 47 Manquant 1,8 37,4 49,3 10,2 ,0 1,2 14,1 88,0 28 Total 24,4 22,8 42,5 5,0 2,6 2,8 13,0 56,3 4126 Source : Institut Centrafricain de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales, MICS 2006 * Indicateur MICS 9** Indicateur MICS 10 63 5.5 Anémie Le manque de fer est la forme de carence en micronutriments la plus répandue dans le monde et elle affecte plus de 3,5 milliards d’individus dans les pays en développement (ACC/SCN, 2000). L’anémie est une affection caractérisée par une réduction du nombre de globules rouges et un affaiblissement de la concentration de l’hémoglobine dans le sang. L’anémie est habituellement la conséquence d’une déficience alimentaire en fer, en vitamine B12 ou en d’autres nutriments. Bien que l’anémie puisse être causée par des parasitoses, des hémorragies, des affections congénitales ou des maladies chroniques, elle est due le plus souvent à une déficience alimentaire, dont à la base, un manque de fer (DeMaeyer, 1989 ; Yip, 1994). Au cours de la MICS-3, en plus de la mesure de la taille et du poids des femmes et des enfants, on a également procédé à un test de sang prélevé. Ce test n’a eu lieu que dans un ménage sur deux de l’échantillon. Le prélèvement était réalisé de la manière suivante : (a) du sang capillaire était prélevé au moyen d’une piqûre au doigt faite à l’aide d’une petite lance rétractable (Tenderlette) ; (b) on laissait alors tomber une ou deux gouttes de sang sur une cuvette miniature que l’on plaçait ensuite dans un hémoglobinomètre portatif (HemoCue), appareil qui, en moins d’une minute, pouvait donner une mesure exacte du niveau (en grammes) d’hémoglobine par décilitre de sang ; et (c) cette valeur était enfin enregistrée dans le questionnaire. L’anémie peut être classée en trois niveaux selon la concentration de l’hémoglobine dans le sang ; cette classification a été développée par des chercheurs de l’OMS (DeMaeyer, 1989). Ainsi, l’anémie est considérée comme sévère si la mesure d’hémoglobine par décilitre de sang est inférieure à 7,0 g/dl, elle est modérée si cette valeur se situe entre 7,0 et 9,9 g/dl et enfin, elle est qualifiée de légère si la mesure se situe entre 10,0 et 11,9 g/dl. Pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, l’anémie sera considérée comme légère si le niveau d’hémoglobine se situe entre 10,0 et 10,9 g/dl. Le niveau d’hémoglobine dans le sang augmente avec l’altitude ; cependant, en RCA, la majorité de la population vit dans des régions de faibles altitudes, il ne s’est pas avéré nécessaire d’ajuster les valeurs de la concentration d’hémoglobine dans le sang. 5.5.1 Prévalence de l’anémie chez les enfants Le tableau NU.9 indique qu’en République Centrafricaine près de huit enfants sur dix (77%) âgés de 6 à 59 mois sont atteints d’anémie : 24% sous une forme légère, 47% sous une forme modérée et 6% sont atteints d’anémie sévère. On ne constate pas d’écart significatif de prévalence entre les enfants vivant avec leurs mères et ceux dont la mère n’est pas dans le ménage. Du point de vue de l’âge, c’est entre 9 et 11 mois que les enfants sont les plus touchés par l’anémie (91%). C’est probablement la période pendant laquelle beaucoup d’enfants ne reçoivent pas de compléments alimentaires en quantité et en qualité suffisantes. Les résultats font apparaître des différences très peu significatives entre les sexes (76% chez les garçons et 79% chez les filles), mais relativement significatives entre les milieux de résidence (72% en milieu urbain et 80% en milieu rural) et selon les préfectures (moins de 70% dans le Haut- Mbomou, la Nana-Mambéré et à Bangui ; moins de 80% dans six préfectures : la Basse- Kotto, l’Ombella-M’poko, la Haute-Kotto, l’Ouham-Pendé, la Lobaye, et le Bamingui- Bangoran, et plus de 80% dans les autres préfectures). Selon le niveau d’instruction, la proportion d’enfants anémiés est de 79% quand la mère a un niveau primaire contre 70% quand elle a au moins un niveau secondaire. Enfin, les résultats selon le quintile de bien-être 64 économique montrent que la prévalence de l’anémie des enfants diminue généralement des ménages les plus pauvres aux plus riches. Figure NU.6: Prévalence de l'anémie chez les enfants de moins de 5 ans La majorité des enfants anémiés en souffrent modérément (47%). Les enfants souffrant d’anémie sévère présentent un profil sociodémographique différent de celui des enfants présentant la forme légère. On observe ainsi que la prévalence de l’anémie sévère est supérieure à la moyenne nationale dans la moitié des préfectures enquêtées (Mbomou, Sangha-Mbaéré, Haut-Mbomou, Ouham, Nana-Gribizi, Ouaka, Ombella-M’poko et Basse- Kotto). Dans les autres préfectures, le niveau d’anémie sévère varie entre 4% et 5%. La proportion d’enfants sévèrement anémiés diminue avec l’âge de l’enfant passant d’un maximum de presque 18% chez les enfants de 6 à 8 mois à moins de 1% chez ceux de 48 à 59 mois. Par sexe, les garçons souffrent d’anémie sévère légèrement plus que les filles (7% contre 6%). Concernant les autres variables, les différences sont moins prononcées. 65 Tableau NU.9 Prévalence de l'anémie chez les enfants : Pourcentage d'enfants de 6-59 mois anémiés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, MICS-III RCA 2006 Anémie selon le niveau d'hémoglobine Caractéristiques Légère (10,0-10,9 g/dl) Modérée (7,0-9,9 g/dl) Sévère (en dessous de 7,0 g/dl) Anémie Effectif d'enfants Age en mois 6-8 17,8 54,2 17,7 89,7 278 9-11 23,9 52,8 14,1 90,8 236 12-17 15,1 59,3 12,1 86,5 574 18-23 18,0 58,9 8,6 85,5 416 24-35 22,8 49,4 5,8 78,1 940 36-47 27,8 42,6 2,2 72,6 995 48-59 32,0 28,7 0,9 61,6 779 Sexe Masculin 22,6 46,0 7,0 75,6 2 122 Féminin 25,1 47,5 5,9 78,6 2 095 Niveau d'instruction de la mère Sans instruction 22,9 49,0 6,2 78,1 1 743 Primaire ou programme non-formel 23,1 48,8 7,5 79,4 1 634 Secondaire ou plus 25,7 38,6 5,9 70,3 510 NSP/Manquant * * * * 7 Mère ne vivant pas dans le ménage 30,1 37,5 3,1 70,6 324 Milieu de résidence Urbain 25,0 40,7 6,3 72,0 1 457 Rural 23,3 50,0 6,5 79,8 2 761 Préfecture Ombella–M’poko 23,4 43,2 7,2 73,8 356 Lobaye 28,3 43,8 3,9 75,9 277 Mambéré-Kadéï 23,7 54,9 5,2 83,7 546 Nana-Mambéré 21,1 38,8 4,7 64,6 285 Sangha-Mbaéré 17,7 52,7 11,3 81,7 208 Ouham-Pendé 25,0 46,0 4,6 75,6 587 Ouham 22,6 53,8 9,5 85,9 346 Kémo 26,7 53,2 5,6 85,5 104 Nana-Gribizi 18,5 55,5 9,2 83,2 99 Ouaka 24,1 51,3 8,9 84,4 314 Haute-Kotto 17,6 51,9 4,8 74,3 76 Bamingui-Bangoran 22,3 49,9 3,8 76,1 38 Basse-Kotto 23,7 42,9 6,7 73,4 224 Mbomou 22,6 49,7 12,6 84,9 171 Haut -Mbomou 23,6 29,5 10,8 63,8 47 Bangui 27,3 36,4 3,8 67,5 539 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 20,6 51,9 6,6 79,2 878 Second 22,9 50,1 6,5 79,5 970 Moyen 24,5 52,1 6,8 83,4 936 Quatrième 26,4 41,7 6,1 74,2 768 Le plus riche 25,7 33,6 6,0 65,3 667 Ensemble 23,9 46,8 6,4 77,1 4 218 * Basé sur trop peu de cas non pondérés. 5.5.2 Prévalence de l’anémie chez les femmes Le tableau NU.10 présente les résultats des tests d’anémie pour les femmes. Quatre femmes sur dix sont anémiées: 31% souffrent d’anémie sous sa forme légère, 19% sous une forme modérée et moins de 1% sous une forme sévère. La prévalence de l’anémie varie en fonction des différentes variables sociodémographiques. En effet, elle est plus élevée chez les femmes de 20 à 24 ans (42%) que chez les femmes des autres groupes d’âges. Quel que soit le niveau d’hémoglobine, les femmes enceintes sont moins fréquemment anémiées (39%) que celles qui allaitent (41%). Elles sont autant anémiées que celles qui ne sont ni enceintes ni allaitantes (39%). Par contre, en ce qui concerne l’anémie modérée, il apparait que les femmes enceintes en souffrent trois fois plus que les femmes allaitantes (respectivement 19% et 6%). Elles sont aussi plus anémiées de façon modérée que celles qui ne sont ni enceintes ni allaitantes (7%). 66 On constate également des écarts de prévalence entre les milieux de résidence et entre les préfectures. Les femmes du milieu urbain sont moins fréquemment anémiées que celles du milieu rural (35% contre 43%). Au niveau régional, on distingue trois groupes de préfectures : celui où la prévalence de l’anémie est très élevée qui comprend les préfectures de la Kémo (52%) et de la Nana-Gribizi (59%) ; le groupe où la prévalence est inférieure à la moyenne nationale qui comprend cinq préfectures (Ombella–M’poko, Nana-Mambéré, Ouham-Pendé, Haute-Kotto et Haut-Mbomou) et la commune de Bangui ; et enfin le groupe intermédiaire où la prévalence varie entre 40% et 47% qui comprend les huit autres préfectures enquêtées (voir graphique NU.6). La prévalence de l’anémie diminue avec le niveau d’instruction (42% pour les femmes non instruites contre 37% pour celles ayant atteint le niveau secondaire). Il diminue aussi et avec le niveau de bien-être économique (46% pour les femmes des ménages les plus pauvres contre 30% pour celles des ménages les plus riches). Figure NU.6: Prévalence de l'anémie chez les femmes de 15-49 ans 67 Tableau NU.10 : Prévalence de l'anémie chez les femmes : Pourcentage de femmes de 15-49 ans anémiées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, MICS-iii RCA 2006 Anémie selon le niveau d'hémoglobine Caractéristiques Anémie légère Anémie modérée Anémie sévère Anémie Effectif de femmes Age 15-19 29,0 9,5 0,3 38,8 1 226 20-24 33,3 8,4 0,5 42,2 1 159 25-29 30,5 8,4 0,2 39,2 959 30-34 32,2 5,9 0,1 38,3 744 35-39 29,2 11,5 0,7 41,4 603 40-44 32,8 6,1 1,1 40,0 531 45-49 31,5 7,2 0,0 38,7 383 État de la femme Enceinte 19,5 18,9 0,6 39,1 720 A allaité au cours des 2 dernières années 34,8 5,9 0,2 40,9 1 841 Ni l'un, ni l'autre 31,7 7,3 0,4 39,4 3 044 Milieu de Résidence Urbain 27,1 7,9 0,3 35,3 2 302 Rural 34,0 8,7 0,4 43,1 3 303 Préfecture Ombella–M’poko 31,3 6,5 0,0 37,8 444 Lobaye 33,9 6,2 0,4 40,5 322 Mambéré-Kadéï 33,4 10,2 0,0 43,6 600 Nana-Mambéré 30,9 6,0 0,2 37,2 399 Sangha-Mbaéré 32,5 7,1 0,3 39,9 262 Ouham-Pendé 27,4 5,3 0,3 33,0 666 Ouham 34,2 8,2 0,6 43,0 437 Kémo 36,4 13,6 1,7 51,8 147 Nana-Grébizi 42,8 15,3 1,3 59,4 133 Ouaka 32,0 14,0 0,7 46,7 401 Haute-Kotto 27,3 9,0 0,2 36,5 110 Bamingui-Bangoran 33,4 10,7 0,0 44,2 55 Basse-Kotto 33,7 11,3 0,6 45,7 344 Mbomou 33,9 12,6 0,5 47,0 219 Haut -Mbomou 18,6 4,5 0,0 23,1 88 Bangui 26,9 6,2 0,3 33,4 979 Niveau d'instruction Sans instruction 33,5 8,1 0,5 42,1 2 403 Primaire ou programme non-formel 29,8 8,5 0,3 38,6 2 313 Secondaire ou plus 28,3 8,8 0,3 37,3 889 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 34,2 10,8 0,7 45,7 1 090 Second 33,5 8,4 0,4 42,3 1 132 Moyen 33,0 9,6 0,3 42,9 1 173 Quatrième 30,9 7,6 0,4 38,9 1 070 Le plus riche 24,2 5,3 0,1 29,6 1 139 Ensemble 31,1 8,3 0,4 39,9 5 605 Note: Les femmes avec un taux d'hémoglobine <7,0 g/dl ont une anémie sévère, les femmes avec un taux entre 7,0 et 9,9 ont une anémie modéré, et les femmes enceintes avec un taux de 10,0 et 10,9 g/dl et les femmes non enceintes qui ont un taux entre 10,0 et 11,g/dl ont une anémie bénigne. Le tableau NU.12 présente la prévalence de l’anémie chez les enfants selon la gravité de l’anémie chez leur mère. Sur 3 789 cas, on dispose à la fois de données sur les enfants et sur leurs mères. Globalement, les résultats montrent que quand la mère est anémiée, la proportion d’enfants anémiés est légèrement supérieure à celle observée au niveau global (83% contre 79%). Quelle que soit la gravité de l’anémie de la mère, c’est toujours sous la forme modérée que l’on constate les proportions les plus élevées d’enfants anémiés. Ainsi, parmi les enfants des mères avec une anémie modérée, 11% souffrent d’anémie sévère et 54% sont anémiés sous la forme modérée. Pareillement, parmi les enfants des mères avec une anémie légère, 7% souffrent d’anémie sévère et 52% sont anémiés sous la forme modérée. Le fait que la mère soit elle-même anémiée semble donc être un facteur déterminant de la prévalence de l’anémie chez les enfants. Tableau NU.12 : Prévalence de l'anémie chez les enfants selon le niveau d'anémie de la mère : Pourcentage d'enfants de 6-59 mois par niveau d'anémie, selon le niveau d'anémie de la mère, MICS-III RCA 2006 Pourcentage d'enfants anémiés Anémie de la mère Pourcentage d'enfants anémiés Légère (10,0-10,9 g/dl) Modérée (7,0-9,9 g/dl) Sévère (en dessous de 7,0 g/dl) Effectif d'enfants Anémié 82,6 22,9 51,9 7,9 1 590 Anémie selon le niveau d'hémoglobine Anémie légère (10,0-10,9 g/dl) 82,4 23,7 51,7 7,0 1 305 Anémie modérée (7,0-9,9 g/dl) 83,9 19,2 53,8 11,0 274 Anémie sévère (en dessous de 7,0 g/dl) * * * * 11 Ensemble 77,8 23,3 47,8 6,8 3 789 Note: Le tableau concerne seulement les enfants et les mères dont les taux d'hémoglobine sont disponibles. * Basé sur trop peu de cas non pondérés. 68 5.5.3 Prévalence de l’anémie chez les hommes Le tableau NU.13 présente les résultats du test de l’anémie chez les hommes de 15 à 59 ans. Près de trois hommes sur dix sont anémiés (27%). Dans 13% des cas, les hommes présentent une anémie légère, 12% souffrent d’anémie modérée et enfin, moins de 1% en sont atteints sous la forme sévère. Les résultats selon l’âge montrent que c’est parmi les hommes de 50 à 59 ans (moyenne de 36%) que la prévalence de l’anémie est la plus élevée. À l’opposé, dans les groupes d’âges 20 à 34 ans, cette carence ne touche en moyenne que 22% des hommes. On constate en outre que cette prévalence varie selon le milieu de résidence puisqu’en milieu rural, 30% des hommes sont anémiés contre 23% en milieu urbain. De même, dans les préfectures, on note des écarts importants : dans les préfectures de la Nana-Gribizi (51%), la Basse-Kotto (40%) et la Kémo (37%), la prévalence est environ trois à deux fois plus élevée qu’à Bangui (18%), dans le Haut-Mbomou ou dans l’Ouham-Pendé (21%) qui se caractérisent par les proportions les plus faibles d’hommes anémiés.

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