Burkina Faso - Demographic and Health Survey - 2004

Publication date: 2004

Burkina Faso Enquête Démographique et de Santé 2003 B u rkin a F aso 2003 Enquête D ém ographique et de Santé INDICATEURS DU SOMMET MONDIAL POUR LES ENFANTS – EDSBF-III Taux de mortalité des enfants (0-4) Probabilité de décéder entre la naissance et l’âge de 5 ans, pour 1 000 naissances vivantes 184 Taux de mortalité infantile Probabilité de décéder entre la naissance et le 1er anniversaire, pour 1 000 naissances vivantes 81 Insuffisance pondérale Enfants de moins de cinq ans souffrant d’insuffisance pondérale (%) 38 Retard de croissance Enfants de moins de cinq ans souffrant de retard de croissance (%) 39 Émaciation Enfants de moins de cinq ans souffrant d’une émaciation (%) 19 Utilisation de l’eau salubre Pourcentage de la population qui utilise une source d’eau salubre pour boire 61 Utilisation des sanitaires Pourcentage de la population disposant de latrines améliorées ou chasse d’eau 21 Fréquentation scolaire Enfants d’âge scolaire de l’enseignement primaire qui fréquentent une école primaire (%) 32 Taux d’alphabétisation : Femmes/Hommes Pourcentage de la population âgée de 15 ans ou plus qui est capable à la fois de lire et d’écrire, avec compréhension, un texte court et simple lié à la vie quotidienne Homme : Femme : 31 16 Mortalité des enfants de moins de cinq ans : masculin/féminin Probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire pour 1 000 naissances : désagrégée par sexe (pour la période de 10 ans avant l’enquête) Masculin : Féminin : 195 192 Insuffisance pondérale : sexe masculin/féminin Enfants de moins de cinq ans souffrant d’une insuffisance pondérale (%) Masculin : Féminin : 38 37 Soins prénatals Femmes de 15-49 ans consultées au moins une fois durant la grossesse par du personnel de santé (%) 73 Soins à la naissance de l’enfant Naissances dont la mère a accouché avec l’assistance de personnel de santé (%) 56 Poids à la naissance < 2,5 kg Naissances vivantes qui pèsent moins de 2 500 grammes (%) 18 Consommation du sel iodé Ménages qui consomment d’une manière adéquate du sel iodé (%) - non iodé : 0 ppm - adéquatement iodé 15 ppm ou plus 16 45 Compléments de vitamine A Enfants de 6-59 mois ayant reçu un supplément de vitamine A au cours des 6 derniers mois (%) 33 Compléments de vitamine A Mères qui ont reçu un supplément de vitamine A avant que leur bébé n’atteigne l’âge de 8 semaines (%) 16 Cécité crépusculaire Femmes qui souffraient de cécité nocturne durant la dernière grossesse (%) 13 Taux d’allaitement exclusif Enfants de moins de 6 mois qui reçoivent exclusivement le sein (%) 19 Aliments de complément Enfants de 6-9 mois (180-299 jours) qui reçoivent le sein et les aliments de complément (%) 38 Taux d’allaitement continu Enfants de 12-15 mois qui sont allaités (%) 98 Taux d’allaitement continu Enfants de 20-23 mois qui sont allaités (%) 79 Vaccin du DTCoq Enfants d’un an vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTCoq) (%) 57 Vaccin de la rougeole Enfants d’un an vaccinés contre la rougeole (%) 56 Vaccin de la polio Enfants d’un an vaccinés contre la poliomyélite (%) 59 Vaccin du BCG Enfants d’un an vaccinés contre la tuberculose (%) 81 Vaccination antitétanique Femmes ayant reçu deux doses ou plus de vaccin antitétanique au cours de la grossesse (%) 40 Prévalence de la diarrhée Enfants de moins de cinq ans ayant souffert de la diarrhée au cours des deux dernières semaines (%) 21 Utilisation de la TRO Enfants de 0-59 mois qui avaient la diarrhée durant les deux dernières semaines et qui ont été) traités avec SRO ou une solution préparée à la maison (%) 37 Prévalence des IRA Enfants de moins de cinq ans ayant souffert des symptômes d’IRA au cours des deux dernières semaines (%) 9 Traitement des IRA Enfants de 0-59 mois qui avaient des IRA durant les deux dernières semaines et qui ont été conduits à un centre de santé ou auprès d’un agent de santé (%) 36 Pour les indicateurs supplémentaires, se référer à la couverture intérieure arrière. INDICATEURS SUPPLÉMENTAIRES – EDSBF-III Indicateurs supplémentaires pour le suivi d’autres droits de l’enfant Résidence des enfants Enfants de 0-14 ans vivant dans des ménages mais sans un parent biologique (%) 10 Orphelins dans les ménages Enfants de 0-14 ans orphelins vivant dans des ménages (%) 1 Indicateurs supplémentaires pour le suivi du VIH/sida Prévention du VIH/sida Femmes qui ont cité correctement deux ou trois principaux moyens pour éviter l’infection du VIH (%) 45 Aspects sociaux du VIH/sida Femmes qui ne voudraient pas que l’état d’un membre de la famille atteint du VHI/Sida reste secret (%) 43 Transmission du VIH de la mère à son enfant Femmes qui pense que le VIH peut être transmis de la mère à son enfant durant la grossesse (%) Femmes qui pense que le VIH peut être transmis de la mère à son enfant durant l’accouchement (%) Femmes qui pense que le VIH peut être transmis de la mère à son enfant durant l’allaitement (%) 54 52 50 Population testée pour le VIH Pourcentage testé pour le VIH (%) : - Femmes : - Hommes : 92 86 Séroprévalence du VIH) Taux de séroprévalence du VIH - Femmes : - Hommes : 1,8 1,9 Indicateurs supplémentaires pour le suivi de la fécondité Indice synthétique de fécondité Nombre moyen d’enfants par femme en fin de vie féconde 6,2 Âge médian à la première naissance Âge auquel la moitié des mères de 20-49 ans ont eu leur première naissance 19,4 Intervalle intergénésique médian Durée de l’intervalle (en mois) pendant laquelle la moitié des mères de 15-49 ans ont attendu avant d’avoir une autre naissance 35,8 Fécondité des adolescentes Femmes de 15-19 ans déjà mères ou enceintes du 1er enfant (%) 23 Indicateurs supplémentaires pour le suivi de la nuptialité Femmes en union Femmes de 15-49 ans qui se sont en union au moment de l’enquête (%) 77 Femmes en union polygame Femmes de 15-49 ans qui se sont en union polygame (%) 48 Femmes de 15-49 ans célibataires Femmes de 15-49 ans qui ne se sont jamais mariées (%) 19 Femmes de 15-19 ans célibataires Femmes de 15-19 ans qui ne sont jamais mariées (%) 68 Femmes de 20-24 ans célibataires Femmes de 20-24 ans qui ne sont jamais mariées (%) 16 Âge à la 1ere union Âge auquel la moitié des femmes de 20-49 ans sont entrées en union pour la première fois 17,7 Âge aux premiers rapports sexuels Âge auquel la moitié des femmes de 20-49 ans ont eu leurs premiers rapports sexuels 17,5 Indicateurs supplémentaires pour le suivi des préférences en fécondité Nombre idéal moyen d’enfants Pour les femmes de 15-49 ans, le nombre moyen d’enfants souhaité à la fin de leur vie féconde 5,6 Désir d’espacement des naissances Femmes en union souhaitant espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus (%) 47 Désir de limitation des naissances Femmes en union ne voulant plus d’enfants (%) 23 Prévalence contraceptive – femmes en union (toutes méth./méth. modernes) Femmes en union de 15-49 ans qui utilisent une méthode contraceptive (toutes méthodes confondues, et méthodes modernes) (%) Toutes méthodes : Méth. modernes : 14 9 Prévalence contraceptive – toutes les femmes (toutes méth./méth. modernes) Toutes les femmes de 15-49 ans qui utilisent une méthode contraceptive (toutes méthodes confondues, et méthodes modernes) (%) Toutes méthodes : Méth. modernes : 14 10 Besoins non satisfaits en planification familiale Femmes en union ayant déclaré ne plus vouloir d’enfants ou vouloir attendre deux ans ou plus avant la prochaine naissance et qui n’utilisent pas la contraception (%) 29 BURKINA FASO Enquête Démographique et de Santé 2003 Institut National de la Statistique et de la Démographie Ministère de l’Économie et du Développement Ouagadougou, Burkina Faso ORC Macro Calverton, Maryland, USA Septembre 2004 Institut National de la Statistique et de la Démographique (INSD) ORC Macro Banque Mondiale Agence des États-Unis pour le Dèveloppement International (USAID) Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) Ce rapport présente les principaux résultats de la troisième Enquête Démographique et de Santé réalisée au Burkina Faso (EDSBF-III), de juin à décembre 2003 par l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD), (Ministère de l’Économie et du Développement) en collaboration avec le Ministère de la Santé. L’EDSBF-III, initiée par le Gouvernement du Burkina Faso, fait partie du programme mondial MEASURE DHS+ dont l’objectif est de collecter, d’analyser et de diffuser des données relatives à la population et à la santé de la famille, d’évaluer l’impact des programmes mis en œuvre et de planifier de nouvelles stratégies pour l’amélioration de la santé et le bien-être de la population. L’enquête a été réalisée avec l’appui technique de ORC Macro. Elle a bénéficié de l’appui financier de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), de la Banque Mondiale à travers le PA-PMLS, du FNUAP et du Gouvernement burkinabé. Ce rapport est l’œuvre des auteurs et ne représente nécessairement ni la politique de l’USAID ni des autres organismes de coopération. D’autres organismes nationaux tels le SP/CNLS, le SP/CNLPE, le dispensaire de Samandin et la Direction de la Recherche des Innovations en Éducation non Formelle et en Alphabétisation (DRINA) ont apporté leur soutien à la réalisation de cette opération. Des informations complémentaires sur l'EDSBF-III peuvent être obtenues auprès de la Direction Générale de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD), 01 BP 374, Ouagadougou, Burkina Faso, Tel: (226) 50 32-42-69/50 32-49-76, Fax: (226) 50 32-61-59. Concernant le programme MEASURE DHS+, des renseignements peuvent être obtenus auprès de ORC Macro, 11785 Beltsville Drive, Calverton, MD 20705, USA (Téléphone (301) 572-0200 ; Fax (301) 572-0999 ; E-mail : reports@macroint.com ; Internet : http://www.measuredhs.com). Citation recommandée : Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) et ORC Macro. 2004. Enquête Démographique et de Santé du Burkina Faso 2003. Calverton, Maryland, USA : INSD et ORC Macro. Table des Matières | iii TABLE DES MATIÈRES Page Liste des tableaux et des graphiques . ix Préface . xix Remerciements. xxi Résumé . xxiii Carte du Burkina Faso .xxviii CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE Tinga Sinaré 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS .1 1.1.1 Géographie .1 1.1.2 Économie .1 1.1.3 Population.2 1.1.4 Politique de population et de santé de la reproduction.3 1.2 OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE .3 1.2.1 Objectifs de l’enquête .4 1.2.2 Questionnaires .5 1.2.3 Échantillonnage .6 1.2.4 Personnel et activités de l’EDSBF-III.8 1.2.5 Traitement des données .9 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Antoinette Toé/Foro 2.1 ENQUÊTE MÉNAGE .11 2.1.1 Structure par sexe et âge de la population .11 2.2 TAILLE ET COMPOSITION DES MÉNAGES .13 2.3 NIVEAU D'INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE.15 2.4 CONDITIONS DE VIE .20 2.5 CONSOMMATION DE SEL IODÉ.22 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Antoinette Toé/Foro et Tinga Sinaré 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS .25 iv | Table des Matières 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIO- DÉMOGRAPHIQUES .27 3.3 ALPHABÉTISATION.29 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS .31 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE.33 3.6 STATUT DE LA FEMME .37 CHAPITRE 4 FÉCONDITÉ Monique Barrère 4.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE .48 4.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ .51 4.3 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE .54 4.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE.55 4.5 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE.56 4.6 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES.58 4.7 PARITÉ DES HOMMES .60 CHAPITRE 5 PLANIFICATION FAMILIALE Bernard Dembélé et Idrissa Kaboré 5.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION .63 5.2 PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION .68 5.3 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION .70 5.4 PRÉVALENCE SELON LES INDICATEURS DU STATUT DE LA FEMME .74 5.5 NOMBRE D’ENFANTS À LA PREMIÈRE UTILISATION.76 5.6 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE.76 5.7 SOURCES D'APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION.77 5.8 INFORMATIONS RELATIVES AUX MÉTHODES CONTRACEPTIVES.78 5.9 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION.80 5.10 RAISON DE NON UTILISATION DE LA CONTRACEPTION.80 5.11 MÉTHODE PRÉFÉRÉE.81 5.12 SOURCES D'INFORMATION SUR LA CONTRACEPTION .82 5.13 DISCUSSION DE LA PLANIFICATION FAMILIALE AVEC LE CONJOINT .86 5.14 OPINION DES COUPLES FACE À LA PLANIFICATION .86 CHAPITRE 6 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AUX RISQUES DE GROSSESSE Youssouf Langani 6.1 ÉTAT MATRIMONIAL . 89 6.2 POLYGAMIE . 90 6.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION. 92 6.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . 94 6.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . 97 6.6 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 99 6.7 MÉNOPAUSE. 102 Table des Matières | v CHAPITRE 7 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tinga Sinaré 7.1 DÉSIR D'ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES). 103 7.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE . 108 7.3 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS. 110 7.4 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ. 114 CHAPITRE 8 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT Dr Conombo Gislaine et Soumaila Mariko 8.1 SOINS PRÉNATALS, ACCOUCHEMENT ET VISITES POSTNATALES . 117 8.1.1 Soins prénatals. 117 8.2 VACCINATION. 130 8.3 MALADIES DES ENFANTS . 133 CHAPITRE 9 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL Soumaila Mariko 9.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT. 145 9.2 IODATION DU SEL, VITAMINE A ET CÉCITÉ CRÉPUSCULAIRE CHEZ LES ENFANTS ET CHEZ LES FEMMES. 153 9.3 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES FEMMES. 163 CHAPITRE 10 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS ET MORTALITÉ DES ADULTES Soumaila Mariko 10.1 MORTALITÉ DES ENFANTS . 173 10.1.1 Méthodologie et Qualité des Données. 173 10.1.2 Niveaux et Tendances. 175 10.1.3 Mortalité Différentielle. 177 10.1.4 Mortalité Périnatale . 179 10.1.5 Groupes à Haut Risque. 181 10.2 MORTALITÉ DES ADULTES . 183 10.2.1 Collecte des Données . 183 10.2.2 Évaluation de la Qualité des Données. 183 10.2.3 Estimation de la Mortalité Adulte . 185 CHAPITRE 11 PALUDISME Zon Hilaire et Monique Barrère 11.1 SITUATION ET STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME AU BURKINA FASO. 189 vi | Table des Matières 11.2 PRÉVENTION DU PALUDISME . 191 11.2.1 Protection par les moustiquaires. 191 11.2.2 Le protocole thérapeutique pour la prise en charge du paludisme au Burkina Faso . 192 11.2.3 Disponibilité des moustiquaires dans les ménages . 192 11.2.4 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. 194 11.2.5 Chimioprophylaxie chez la femme enceinte . 198 11.3 TRAITEMENT DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 199 11.3.1 Fièvre chez les enfants de moins de 5 ans . 200 11.3.2 Traitement précoce du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans . 201 CHAPITRE 12 EXCISION Idrissa Kaboré 12.1 CONNAISSANCE ET PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FEMMES ENQUÊTÉES . 204 12.2 PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FILLES DES FEMMES ENQUÊTÉES . 208 12.3 OPINIONS ET CROYANCES VIS-À-VIS DE L’EXCISION . 214 CHAPITRE 13 CIRCONCISION Bernard Dembélé 13.1 PRATIQUE DE LA CIRCONCISION CHEZ LES HOMMES ENQUÊTÉS . 225 13.2 PRATIQUE DE LA CIRCONCISION CHEZ LES FILS DES HOMMES ENQUÊTÉS . 228 CHAPITRE 14 VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Dr Didier Bakouan, Antoine Somda, et Soumaila Mariko 14.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA ET DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION . 234 14.1.1 Connaissance des moyens de prévention du VIH/sida. 236 14.1.2 Connaissance de la transmission mère-enfant . 237 14.1.3 Connaissance correcte de la transmission du VIH/sida et rejet d’idées erronées . 239 14.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA . 241 14.3 OPINIONS SUR LA NÉGOCIATION DE RAPPORTS PROTÉGÉS AVEC LE CONJOINT . 245 14.4 CONNAISSANCE D’UN ENDROIT OÙ SE PROCURER DES CONDOMS PARMI LES JEUNES. 246 14.5 RAPPORTS SEXUELS à HAUT RISQUE ET UTILISATION DU CONDOM. 247 14.6 ACTIVITÉ SEXUELLE CHEZ LES JEUNES . 249 Table des Matières | vii 14.7 RAPPORTS SEXUELS PRÉMARITAUX ET UTILISATION DU CONDOM PARMI LES CÉLIBATAIRES DE 15-24 ANS . 252 14.8 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) . 254 14.9 ENFANTS SANS LEURS PARENTS . 259 CHAPITRE 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Dr Didier Bakouan et Soumaila Mariko 15.1 APPROCHE SUIVIE POUR LE TEST DU VIH . 263 15.1.1 Méthodologie . 263 15.1.2 Formation et travail de terrain. 264 15.1.3 Procédures de laboratoire . 265 15.2 TAUX DE COUVERTURE DU TEST DE VIH . 268 15.3 PRÉVALENCE DU VIH . 272 RÉFÉRENCES . 283 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE . 285 A.1 INTRODUCTION . 285 A.2 BASE DE SONDAGE . 285 A.3 ÉCHANTILLONNAGE . 285 A.4 PROBABILITÉS DE SONDAGE . 286 A.5 RÉSULTAT DES ENQUÊTES . 287 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE. 295 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES. 317 ANNEXE D TABLEAU AVEC DONNÉES PAR REGION . 323 ANNEXE E PERSONNEL DE L’EDSBF-III 2003 . 345 ANNEXE F QUESTIONNAIRES. 349 Liste de Tableaux et des Graphiques |ix LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Page CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSÉNTATION DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base . 2 Tableau 1.2 Taille et couverture de l'échantillon. 7 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Tableau 2.1 Poppulation des ménages par âge et sexe. 11 Tableau 2.2 Population (de fait) par âge selon différentes sources. 12 Tableau 2.3 Composition des ménages . 13 Tableau 2.4 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents . 14 Tableau 2.5.1 Niveau d'instruction de la population des femmes . 16 Tableau 2.5.2 Niveau d'instruction de la population des hommes . 17 Tableau 2.6 Taux de fréquentation scolaire . 19 Tableau 2.7 Caractéristiques des logements . 20 Tableau 2.8 Biens durables possédés par les ménages . 22 Tableau 2.9 Consommation de sel iodé . 23 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . 12 Graphique 2.2 Survie des parents des enfants de moins de 15 ans et résidence des enfants avec les parents . 15 Graphique 2.3 Taux de fréquentation scolaire par âge. 18 Graphique 2.4 Caractéristiques des logements . 21 CHAPITRE 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES MÉNAGES Tableau 3.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés . 26 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction par caractéristiques socio-démographiques . 27 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction par caractéristiques socio-démographiques . 28 Tableau 3.3.1 Alphabétisation. 29 Tableau 3.3.2 Alphabétisation. 30 Tableau 3.4.1 Exposition aux médias : femmes . 32 Tableau 3.4.2 Exposition aux médias : hommes . 33 Tableau 3.5.1 Emploi des femmes. 34 Tableau 3.5.2 Emploi des hommes. 35 Tableau 3.6.1 Occupation des femmes . 36 Tableau 3.6.2 Occupation des hommes . 37 Tableau 3.7 Décision de l'utilisation du revenu et contribution aux dépenses du ménage. 38 Tableau 3.8 Contrôle du revenu des femmes . 39 x| Liste de Tableaux et des Graphiques Tableau 3.9 Participation des femmes dans la prise de décision par caractéristiques socio-démographiques. 40 Tableau 3.10.1 Approbation par les femmes de certaines raisons justifiant le fait qu’un mari batte son épouse. 41 Tableau 3.10.2 Approbation par les hommes de certaines raisons justifiant le fait qu’un mari batte son épouse. 43 Tableau 3.11.1 Attitude des femmes concernant le refus d’avoir des rapports sexuels avec leur mari/partenaire . 44 Tableau 3.11.2 Attitude des hommes concernant le refus des femmes d’avoir des rapports sexuels avec leur mari/partenaire. 46 Graphique 3.1 Proportions d’analphabètes par milieu de résidence et par sexe. 31 CHAPITRE 4 FÉCONDITÉ Tableau 4.1 Fécondité actuelle. 48 Tableau 4.2 Fécondité par caractéristiques socio-démographiques. 50 Tableau 4.3 Fécondité par âge selon trois sources . 51 Tableau 4.4 Tendances de la fécondité par âge. 52 Tableau 4.5 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 54 Tableau 4.6 Intervalle intergénésique . 55 Tableau 4.7 Âge à la première naissance . 57 Tableau 4.8 Âge médian à la première naissance . 58 Tableau 4.9 Fécondité des adolescentes. 59 Tableau 4.10 Enfants nés vivants et enfants survivants des hommes. 61 Graphique 4.1 Taux de fécondité par âge selon le milieu de résidence. 49 Graphique 4.2 Indice synthétique de fécondité et descendance atteinte à 40-49 ans . 51 Graphique 4.3 Taux de fécondité par âge selon l'EDSBF-I (1993), l'EDSBF-II (1998-99) et l'EDSBF-III (2003). 52 Graphique 4.4 Taux de fécondité par âge et par période de cinq ans précédant l'EDSBF-III (2003). 53 Graphique 4.5 Tendances de l'ISF pour les femmes de 15-34 ans selon l'EDSBF-I (1993), l'EDSBF-II (1998-99) et l'EDSBF-III (2003) . 53 Graphique 4.6 Proportion d'adolescentes ayant commencé leur vie féconde selon l'EDSBF-II (1998) et l'EDSBF-III (2003). 60 CHAPITRE 5 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 5.1.1 Connaissance des méthodes contraceptives par les femmes . 64 Tableau 5.1.2 Connaissance des méthodes contraceptives par les hommes. 66 Tableau 5.2.1 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristique socio- démographique des femmes . 67 Tableau 5.2.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques socio- démographiques des hommes. 68 Tableau 5.3 Utilisation de la contraception à un moment quelconque . 69 Tableau 5.4 Utilisation actuelle de la contraception . 70 Tableau 5.5 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques socio- démographiques . 73 Tableau 5.6 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du statut de la femme . 75 Tableau 5.7 Nombre d'enfants à la première utilisation . 76 Liste de Tableaux et des Graphiques |xi Tableau 5.8 Connaissance de la période féconde. 77 Tableau 5.9 Source d'approvisionnement. 78 Tableau 5.10 Choix de la méthode et information . 79 Tableau 5.11 Utilisation future . 80 Tableau 5.12 Raison pour ne pas avoir l'intention d'utiliser la contraception. 81 Tableau 5.13 Méthode contraceptive future préférée. 82 Tableau 5.14.1 Exposition des femmes aux messages sur la planification familiale . 83 Tableau 5.14.2 Exposition des hommes aux messages sur la planification familiale. 84 Tableau 5.15 Contact des non-utilisatrices de la contraception avec des agents de planification familiale . 85 Tableau 5.16 Discussion de la planification familiale avec le mari . 86 Tableau 5.17 Opinion des couples face à la planification familiale . 87 Graphique 5.1 Connaissance des méthodes contraceptives par les femmes . 65 Graphique 5.2 Prévalence contraceptive parmi les femmes selon la méthode utilisée. 72 Graphique 5.3 Prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union de 15-49 ans selon le milieu de résidence . 72 CHAPITRE 6 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AUX RISQUES DE GROSSESSE Tableau 6.1 État matrimonial actuel . 89 Tableau 6.2 Nombre de co-épouses et d’épouses . 91 Tableau 6.3 Âge à la première union. 92 Tableau 6.4 Âge médian à la première union . 93 Tableau 6.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 95 Tableau 6.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels. 97 Tableau 6.7 Activité sexuelle récente . 98 Tableau 6.8 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum. 100 Tableau 6.9 Durée médiane de la non-susceptibilité post-partum par caractéristiques socio-démographiques. 101 Tableau 6.10 Ménopause. 102 Graphique 6.1 Proportion de femmes célibataires par âge, selon différentes sources . 90 Graphique 6.2 Âge médian des femmes et des hommes à la première union . 94 Graphique 6.3 Âge médian des femmes à la première union et aux premiers rapports sexuels. 96 CHAPITRE 7 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 7.1 Préférences en matière de fécondité selon le nombre d'enfant survivants . 104 Tableau 7.2.1 Préférences des femmes en matière de fécondité selon l’âge . 106 Tableau 7.2.2 Préférences des hommes en matière de fécondité selon l’âge . 106 Tableau 7.3 Désir de limiter les naissances selon certaines caractéristiques socio- démographiques . 107 Tableau 7.4 Besoins en matière de planification familiale. 109 Tableau 7.5 Nombre idéal d'enfants . 111 Tableau 7.6 Nombre idéal d'enfants par caractéristiques socio-démographiques . 113 Tableau 7.7 Planification de la fécondité. 114 Tableau 7.8 Taux de fécondité désirée. 115 xii| Liste de Tableaux et des Graphiques Tableau 7.9 Statut de la femme, nombre idéal moyen d'enfants et besoins non-satisfaits . 116 Graphique 7.1 Désir d'enfants supplémentaires des femmes en union, selon le nombre d'enfants vivants . 105 Graphique 7.2 Nombre idéal d'enfants pour les femmes et les hommes . 112 Graphique 7.3 Indice Synthétique de Fécondité et Indice Synthétique de Fécondité Désirée . 116 CHAPITRE 8 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT Tableau 8.1 Soins prénatals. 118 Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . 119 Tableau 8.3 Examens au cours des visites prénatales . 120 Tableau 8.4 Vaccination antitétanique . 122 Tableau 8.5 Lieu de l'accouchement . 123 Tableau 8.6 Assistance lors de l'accouchement. 124 Tableau 8.7 Caractéristiques de l'accouchement . 126 Tableau 8.8 Soins postnatals. 127 Tableau 8.9 Personne consultée pour les soins postnatals. 128 Tableau 8.10 Statut de la femme et santé reproductive . 129 Tableau 8.11 Vaccinations selon les sources d'information . 130 Tableau 8.12 Vaccinations selon les caractéristiques socio-démographiques. 132 Tableau 8.13 Vaccinations au cours de la première année . 133 Tableau 8.14 Prévalence et traitement des infections respiratoires aiguës (IRA) et/ou fièvre . 134 Tableau 8.15 Médicaments donnés pour traiter la fièvre . 136 Tableau 8.16 Ménages disposant du nécessaire pour se laver les mains . 137 Tableau 8.17 Prévalence de la diarrhée. 138 Tableau 8.18 Connaissance des sachets de SRO. 140 Tableau 8.19 Traitement de la diarrhée. 141 Tableau 8.20 Alimentation pendant la diarrhée. 142 Tableau 8.21 Problèmes perçus pour l'accès aux soins de santé de la femme . 143 Graphique 8.1 Graphique 8.1 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans pour lesquels la mère a bénéficié de soins prénatals pendant la grossesse . 119 Graphique 8.2 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans nés avec l'assistance d'un professionnel de la santé. 125 Graphique 8.3 Vaccinations des enfants de 12-23 mois selon le type de vaccin. 131 Graphique 8.4 Pourcentage d'enfants 12-23 mois avec tous les vaccins du PEV et sans vaccination . 134 Graphique 8.5 Prévalence des infections respiratoires aiguës (IRA) et de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge. 135 Graphique 8.6 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans . 139 CHAPITRE 9 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL Tableau 9.1 Allaitement initial. 146 Tableau 9.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant. 148 Tableau 9.3 Durée médiane et fréquence de l'allaitement. 149 Liste de Tableaux et des Graphiques |xiii Tableau 9.4 Aliments reçus par les enfants de jour ou de nuit . 151 Tableau 9.5 Fréquence des aliments reçus par l'enfant dans le jour ou la nuit qui a précédé l'enquête . 152 Tableau 9.6 Fréquence des aliments reçus par l'enfant dans les sept derniers jours . 153 Tableau 9.7 Sel iodé dans le ménage . 154 Tableau 9.8 Consommation de micronutriments . 156 Tableau 9.9 Consommation de micronutriments pour les mères . 158 Tableau 9.10 Prévalence de l'anémie chez les enfants . 160 Tableau 9.11 Prévalence de l'anémie chez les femmes. 161 Tableau 9.12 Prévalence de l'anémie chez les enfants selon le niveau d'anémie de la mère . 162 Tableau 9.13 Prévalence de l'anémie chez les hommes. 163 Tableau 9.14 État nutritionnel des enfants . 165 Tableau 9.15 État nutritionnel des mères par caractéristiques socio-démographiques . 172 Graphique 9.1 Pratique d'allaitement des enfants de moins de 3 ans. 148 Graphique 9.2 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans. 167 Graphique 9.3 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans accusant un retard de croissance. 168 Graphique 9.4 Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans souffrant d'émaciation. 169 Graphique 9.5 Tendances de la malnutrition (enfants de moins de 5 ans) selon l'EDSBF-II 1998-1999 et l'EDSBF-III 2003 . 170 CHAPITRE 10 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS ET MORTALITÉ DES ADULTES Tableau 10.1 Mortalité des enfants de moins de cinq ans. 175 Tableau 10.2 Mortalité des enfants par caractéristiques socio-démographiques . 177 Tableau 10.3 Mortalité des enfants par caractéristiques socio-démographiques de la mère et des enfants. 179 Tableau 10.4 Mortalité périnatale . 180 Tableau 10.5 Comportement procréateur à hauts risques. 182 Tableau 10.6 Complétude de l'information sur les frères et sœurs . 184 Tableau 10.7 Indicateurs de la qualité des données sur les frères et sœurs. 185 Tableau 10.8 Estimation de la mortalité adulte par âge. 186 Graphique 10.1 Taux de mortalité infantile selon l’EDSBF-II et l’EDSBF-III . 176 Graphique 10.2 Taux de mortalité juvénile selon l’EDSBF-II et l’EDSBF-III. 176 Graphique 10.3 Mortalité des femmes selon l'EDSBF-II et l'EDSBF-III. 187 Graphique 10.4 Mortalité des hommes selon l'EDSBF-II et l'EDSBF-III . 188 CHAPITRE 11 PALUDISME Tableau 11.1 Possession de moustiquaires . 193 Tableau 11.2 Utilisation des moustiquaires par les enfants. 195 Tableau 11.3 Utilisation des moustiquaires par les femmes . 197 Tableau 11.4 Utilisation de traitement préventif ou de prophylaxie au cours de la grossesse . 199 Tableau 11.5 Prévalence et traitement précoce de la fièvre. 200 Tableau 11.6 Différents antipaludéens et prise précoce. 202 xiv| Liste de Tableaux et des Graphiques Graphique 11.1 Possession de moustiquaires par les ménages selon le milieu de résidence. 194 Graphique 11.2 Utilisation des moustiquaires par les enfants selon le milieu de résidence. 196 Graphique 11.3 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes selon le milieu de résidence . 198 CHAPITRE 12 EXCISION Tableau 12.1 Connaissance et pratique de l'excision . 205 Tableau 12.2 Âge à l'excision des enquêtées . 207 Tableau 12.3 Personne qui a procédé à l'excision. 208 Tableau 12.4 Pratique de l'excision parmi les filles des femmes enquêtées . 209 Tableau 12.5 Type d'excision des filles . 211 Tableau 12.6 Âge àl'excision des filles . 212 Tableau 12.7 Personne qui a procédé à l'excision des filles. 213 Tableau 12.8 Excision des filles et complications . 214 Tableau 12.9.1 Avantages pour une fille d'être excisée: femmes. 215 Tableau 12.9.2 Avantages pour une fille d'être excisée: hommes. 216 Tableau 12.10.1 Avantages pour une fille de ne pas être excisée: femmes . 218 Tableau 12.10.2 Avantages pour une fille de ne pas être excisée: hommes . 219 Tableau 12.11 Croyance au sujet de l'excision . 220 Tableau 12.12.1 Opinion par rapport à l'excision selon les caractéristiques socio- démographiques: femmes. 221 Tableau 12.12.2 Opinion par rapport à l'excision selon les caractéristiques socio- démographiques: hommes. 222 Tableau 12.13 Opinion des femmes et des hommes concernant la continuation ou l’abandon de l’excision . 224 Graphique 12.1 Proportion de femmes excisées selon l’ethnie . 206 Graphique 12.2 Proportion de mères excisées et de filles qui sont déjà excisées ou qui seront excisées selon l'ethnie. 210 Graphique 12.3 Avantages pour une fille d’être excisée selon les femmes et les hommes . 214 Graphique 12.4 Proportions de femmes favorables à l’abandon de la pratique de l’excision selon la région . 222 CHAPITRE 13 CIRCONCISION Tableau 13.1 Pratique de la circoncision . 226 Tableau 13.2 Âge des enquêtés à la circoncision . 228 Tableau 13.3 Pratique de la circoncision parmi les fils des hommes enquêtés . 229 Tableau 13.4 Âge des fils à la circoncision. 230 Graphique 13.1 Proportion d’hommes circoncis selon l’ethnie . 227 Graphique 13.2 Âge à la circoncision des hommes circoncis et des fils circoncis. 231 Graphique 13.3 Personnes ayant procédé à la circoncision selon la génération des pères et celle des fils . 231 CHAPITRE 14 VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Tableau 14.1 Connaissance du SIDA. 235 Tableau 14.2 Connaissance des méthodes de prévention du VIH. 237 Liste de Tableaux et des Graphiques |xv Tableau 14.3 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant. 238 Tableau 14.4.1 Idées erronées à propos du SIDA : femmes. 239 Tableau 14.4.2 Idées erronées à propos du sida: hommes . 241 Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH : femmes. 243 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH : hommes . 244 Tableau 14.6 Opinion sur la négociation de rapports protégés avec le mari. 245 Tableau 14.7 Connaissance d’un endroit aù se procurer un condom parmi les jeunes. 246 Tableau 14.8 Rapports à haut risque et utilisation du condom aux derniers rapports à haut risque au cours de l'année passée. 248 Tableau 14.9 Âge des jeunes aux premiers rapports . 249 Tableau 14.10 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom lors des derniers rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois par les jeunes sexuellement actifs . 251 Tableau 14.11 Rapports sexuels à hauts risques et utilisation du condom lors des derniers rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois par les jeunes célibataires . 253 Tableau 14.12.1 Connaissance des symptômes des infections sexuellement transmissibles (IST) : femmes. 255 Tableau 14.12.2 Connaissance des symptômes des infections sexuellement transmissibles (IST) : hommes . 256 Tableau 14.13 Infection Sexuellement Transmissible (IST) et symptômes d’IST déclarés . 257 Tableau 14.14 Traitement pour les IST. 258 Tableau 14.15 État de survie des parents et résidence des enfants avec les parents. 259 Tableau 14.16 Scolarisation des enfants de 10-14 orphelins ou non selon la survie des parents et la résidence avec les parents. 261 Graphique 14.1 Rapports sexuels à hauts risques parmi les jeunes de 15-24 ans cohabitant et non cohabitant . 252 Graphique 14.2 Abstinence, fidélité et utilisation du condom par les jeunes de 15-24 ans . 254 CHAPITRE 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Tableau 15.1 Couverture du test du VIH selon le milieu de résidence . 269 Tableau 15.2.1 Couverture du test du VIH pour les femmes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques. 270 Tableau 15.2.2 Couverture du test du VIH pour les hommes de 15-59 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques. 271 Tableau 15.3 Prévalence du VIH selon l’âge. 272 Tableau 15.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio- démographiques . 274 Tableau 15.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques démographiques. 275 Tableau 15.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 276 Tableau 15.7 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques associées à des comportements à risque . 277 Tableau 15.8 Test du VIH antérieur à l’enquête et prévalence du VIH . 278 Tableau 15.9 Circoncision des hommes de 15-59 ans ayant subi le test du VIH et prévalence du VIH. 279 xvi| Liste de Tableaux et des Graphiques Tableau 15.10 Prévalence du VIH parmi les couples selon certaines caractéristiques. 280 Graphique 15.1 Taux de séroprévalence VIH par sexe et âge . 273 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition de l’échantillon entres les régions et par milieu de résidence, EDSBF-III Burkina Faso 2003 . 286 Tableau A.2 Résultats de l'enquête : femmes . 288 Tableau A.3 Résultats de l'enquête : hommes. 289 Tableau A.4 Couverture du test du VIH pour les femmes 15-49 enquêtées selon certaines caractéristiques socio-démographiques . 290 Tableau A.5 Couverture du test du VIH pour les hommes 15-59 ans enquêtés selon certaines caractéristiques socio-démographiques. 291 Tableau A.6 Couverture du VIH parmi les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels selon certaines variables à risque. 292 Tableau A.7 Couverture du VIH parmi les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels selon certaines variables à risque. 293 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage . 298 Tableau B.2 Erreurs de sondage - Échantillon national . 299 Tableau B.3 Erreurs de sondage - Échantillon urbain . 300 Tableau B.4 Erreurs de sondage - Échantillon rural . 301 Tableau B.5 Erreurs de sondage - Échantillon Boucle du Mouhoun . 302 Tableau B.6 Erreurs de sondage - Échantillon Centre . 303 Tableau B.7 Erreurs de sondage - Échantillon Centre-Sud. 304 Tableau B.8 Erreurs de sondage - Échantillon Plateau Central . 305 Tableau B.9 Erreurs de sondage - Échantillon Centre-Est. 306 Tableau B.10 Erreurs de sondage - Échantillon Centre-Nord. 307 Tableau B.11 Erreurs de sondage - Échantillon Centre-Ouest . 308 Tableau B.12 Erreurs de sondage - Échantillon Est . 309 Tableau B.13 Erreurs de sondage - Échantillon Nord . 310 Tableau B.14 Erreurs de sondage - Échantillon Cascades . 311 Tableau B.15 Erreurs de sondage - Échantillon Hauts-Bassins . 312 Tableau B.16 Erreurs de sondage - Échantillon Sahel . 313 Tableau B.17 Erreurs de sondage - Échantillon Sud-Ouest . 314 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 317 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et des femmes enquêtées. 318 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et des hommes enquêtés . 318 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement . 319 Tableau C.4 Naissances par année du calendrier depuis la naissance. 320 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours . 321 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois. 322 Liste de Tableaux et des Graphiques |xvii ANNEXE D TABLEAU AVEC DONNÉES PAR RÉGION Tableau D.3.4.1 Exposition aux médias : femmes. 323 Tableau D.3.4.2 Exposition aux médias : hommes . 324 Tableau D.4.6 Intervalle intergénésique . 325 Tableau D.5.5 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques socio- démographiques . 326 Tableau D.5.15 Contact des non-utilisatrices de la contraception avec des agents de planification familiale . 327 Tableau D.7.4 Besoins en matière de planification familiale . 328 Tableau D.8.3 Examens au cours des visites prénatales. 329 Tableau D.8.5 Lieu de l'accouchement. 330 Tableau D.8.6 Assistance lors de l'accouchement . 331 Tableau D.8.7 Caractéristiques de l'accouchement. 332 Tableau D.8.8 Soins postnatals . 333 Tableau D.8.9 Personne consultée pour les soins postnatals . 334 Tableau D.8.12 Vaccinations selon les caractéristiques socio-démographiques . 335 Tableau D.8.14 Prévalence et traitement des infections respiratoires aiguës (IRA) et/ou fièvre . 336 Tableau D.8.17 Prévalence de la diarrhée . 337 Tableau D.8.19 Traitement de la diarrhée . 338 Tableau D.9.8 Consommation de micronutriments. 339 Tableau D.9.10 Prévalence de l'anémie chez les enfants. 340 Tableau D.9.11 Prévalence de l'anémie chez les femmes. 341 Tableau D.12.10.1 Avantages pour une fille de ne pas être excisée: femmes . 342 Tableau D.12.10.2 Avantages pour une fille de ne pas être excisée: hommes . 343 Preface | xix PRÉFACE Les deux premières enquêtes démographiques et de santé (EDS), réalisées respectivement en 1993 et 1998-99, ont permis au Gouvernement burkinabé de collecter des informations fiables sur la santé maternelle et infantile afin d’identifier les besoins du pays en matière de population et de santé. Ainsi, sur la base de ces informations, le Gouvernement, appuyé par ses partenaires au développement, a pu concevoir et exécuter des programmes ambitieux destinés à assurer un environnement social et sanitaire meilleur, et des conditions de vie acceptables aux populations. La réalisation de la troisième enquête démographique et de santé (EDSBF-III) réalisée en 2003, cinq ans après celle de 1998-99, nous offre l’occasion de mettre à jour les données en vue d’apprécier le chemin parcouru, et de recadrer nos orientations et stratégies en matière de politiques socio-démographiques. Très importants pour notre pays, les résultats de cette troisième EDS ont permis d’identifier et/ou d’estimer de nombreux indicateurs socioéconomiques, démographiques et sanitaires au niveau de l’ensemble de la population et au niveau de certaines sous-populations. En particulier, l’EDSBF-III fournit aux décideurs et aux autres utilisateurs de statistiques des informations détaillées sur la fécondité, la santé et l’état nutritionnel de la mère et de l’enfant, les soins pré et postnatals, les vaccinations, la mortalité infanto-juvénile, l’attitude et la pratique en matière de planification familiale, l’excision, les infections sexuellement transmissibles et le sida. Pour la première fois, des modules spécifiques ont été pris en compte dans la collecte. Un volet spécifique avec test de l’anémie a été intégré pour évaluer l’état nutritionnel des enfants et des femmes enceintes. La principale innovation a été incontestablement l’intégration d’un module d’enquête de séroprévalence du VIH/sida. Ceci a permis de tester avec succès la possibilité de mener les enquêtes de cette nature avec un taux d’acceptation de 92 % pour les femmes et de 86 % pour les hommes. En termes d’innovations majeures, cette enquête est la première du genre à recueillir des données sur les pratiques relatives à la circoncision et également sur les comportements et pratiques en matière de prévention et de traitement du paludisme, maladie endémique et première cause de la mortalité au Burkina Faso. La réussite de l’EDSBF-III a été le fruit d’une très bonne collaboration technique entre les équipes de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), du Ministère de la santé et de ORC Macro. Au nom du Gouvernement burkinabé, nous renouvelons nos remerciements et notre profonde reconnaissance aux partenaires techniques et financiers qui ont contribué de façon décisive à la réalisation de cette enquête. Il s’agit de : ORC Macro, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), la Banque mondiale à travers le Projet d’appui au programme multisectoriel de lutte contre le sida et les IST (PA-PMLS), et le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA). Enfin, nous félicitons les cadres nationaux qui, avec dévouement et compétence, ont su conduire avec efficacité toutes les phases de cette opération. Remerciements | xxi REMERCIEMENTS La troisième enquête démographique et de santé (EDSBF-III) est une opération d’envergure nationale qui a mobilisé d’importantes ressources humaines, financières et matérielles. Elle est le résultat de l’effort conjugué de nombreuses personnes et institutions nationales et internationales. Cette enquête a pu être réalisée avec satisfaction grâce à la volonté du Gouvernement, à l’appui des partenaires techniques et financiers, et au total dévouement du personnel technique et d’encadrement (Directeur national, Directeur technique, Coordonnateurs, Chefs d’équipe, Contrôleuses, Enquêtrices, Agents de vérification et Agents de saisie, Cartographes, Comptables, Gestionnaires, Secrétaires, Reprographes et Chauffeurs). Cette enquête a également bénéficié de la coopération des populations enquêtées et de la collaboration fort appréciable de diverses institutions et administrations nationales et locales (Ministères de la santé, de l’enseignement de base et de l’alphabétisation, et de l’action sociale et de la solidarité nationale, Directions régionales de l’économie et du développement), ainsi que de la contribution des autorités administratives, religieuses et coutumières. A tous ceux-là, nous adressons nos sincères remerciements pour leur disponibilité et la qualité de l’assistance qu’ils ont apportée dans le cadre de l’EDSBF-III. Toutes nos reconnaissances et notre profonde gratitude vont à l’équipe de ORC Macro, notamment Monsieur Mohamed AYAD, coordinateur régional à Macro, pour sa collaboration chaleureuse et fructueuse, Monsieur Soumaïla MARIKO, responsable du projet EDSBF-III pour Macro, qui a apporté un appui précieux, tant au niveau de la mise en place du projet, de la formation, que du suivi des activités ; Monsieur Albert THEMME pour son expertise dans la formation, le suivi et le traitement des données, et la sollicitude dont il a fait montre lors de la finalisation du rapport d’analyse et Madame Monique BARRERE pour l’aide appréciée dans l´édition du rapport. Nos remerciements vont à tout le personnel de ORC Macro, en particulier Messieurs Alfredo ALIAGA et Ruilin REN pour l’élaboration du plan de sondage et l’évaluation des erreurs de sondage, Madame Kaye MITCHELL pour sa contribution à la production et la conception de la présentation du rapport, Mesdames Erica NYBRO et Katherine SENZEE pour l’élaboration des outils de dissémina- tion des résultats, et Madame Sharon SEWARD pour la qualité de la préparation du séjour de l’équipe du Burkina à Macro. C´est pour nous le lieu de témoigner notre reconnaissance à Messieurs Hamado SAWADOGO et François ILBOUDO pour leur contribution à la mise en œuvre de ce projet au niveau de l´INSD. Nous saisissons également l’occasion pour rendre hommage à Mesdemoiselles ILBOUDO Diane Joëlle et TANKOANO Adèle, enquêtrices de l´EDSBF-III, arrachées prématurément à notre affection et à celle de leurs camarades de terrain lors des travaux de collecte. Nous réitérons nos remerciements aux responsables de ORC Macro, de la Banque mondiale/PA-PMLS, de l’UNICEF, de l’UNFPA et de l’USAID qui ont rendu possible la réalisation de cette enquête. Bamory OUATTARA Directeur général Institut national de la statistique et de la démographie Résumé | xxiii RÉSUMÉ L'Enquête Démographique et de Santé du Burkina Faso (EDSBF-III) est la troisième du genre. Elle est une enquête par sondage, repré- sentative au niveau national. Commanditée par le Ministère de l’Economie et du Développement, elle a été conduite par l'Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) en collaboration avec le Ministère de la Santé. Elle a bénéficié de l’assistance technique de ORC Macro, institution de coopération américaine en charge du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (DHS). Le projet EDSBF-III a été exécuté grâce à l'appui financier de la Banque Mondiale à travers le Projet d’Appui au Programme Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PA/PMLS), du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et de l'Agence des États-Unis pour le Développement Interna- tional (USAID). L'EDSBF-III fournit des informations sur la fécondité, la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant, les soins pré et postnatals, les vaccinations, l'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans et des mères, la mortalité infanto-juvénile, l’excision, les Infections Sexuel- lement Transmissibles (IST) et le VIH/sida. Pour la première fois, des modules spécifiques ont été pris en compte dans la collecte. Un volet spécifi- que avec test de l’anémie a été intégré pour évaluer l’état nutritionnel des enfants et des femmes enceintes. La principale innovation a été incontestablement l’intégration d’un module d’enquête de séroprévalence du VIH/sida. En plus, d’autres sujets tels que le paludisme et la circoncision ont été abordés. Au cours de l'enquête, réalisée sur le terrain de juin à décembre 2003, 9 097 ménages, 12 477 femmes âgées de 15-49 ans et 3 605 hommes de 15-59 ans ont été interviewés avec succès, parmi lesquels 4 223 femmes de 15-49 ans et 3 418 hommes de 15-59 ans ont été testés pour le VIH. Les informations recueillies sont représenta- tives au niveau national, au niveau du milieu de résidence (ville de Ouagadougou, ensemble des autres villes et milieu rural) et au niveau de chaque région administrative pour un nombre important d’indica- teurs socio-démographiques et sanitaires. Pour l’approvisionnement en eau destinée à la consommation, il ressort qu’au niveau national, la proportion des ménages utilisant l’eau des mares et des lacs est de 10 % ; ce qui n’est pas négligeable au regard des problèmes de santé que peut poser la consommation d’une telle eau. Le test du sel utilisé a révélé également que dans l’ensemble du pays, 15 % des ménages utilisent du sel non iodé (17 % en milieu rural) et 79 % disposent de sel iodé. La majorité des ménages (46 %) utilisent du sel suffisamment iodé pour la cuisine. L’enquête s’est également intéressée à la survie des parents des enfants de moins de 15 ans. De l’examen des résultats, il ressort que 77 % de ces enfants vivent avec leurs deux parents biologiques. Cette situation est plus fréquente en milieu rural (79 %) comparativement au milieu urbain (65 %). Les données de l’EDSBF-III, montrent également que la fécondité des femmes burkinabé demeure élevée. Avec les niveaux actuels, chaque femme don- nera naissance en moyenne à 6,2 enfants en fin de vie féconde. Cette fécondité est également précoce ; près d’une femme sur deux en union (48 %) a eu au moins un enfant avant son vingtième anniversaire. Par ailleurs, des différences très nettes de fécondité apparaissent entre milieux de résidence : une femme de la ville a un niveau de fécondité nettement plus faible que celui qui prévaut en zone rurale (3,7 contre 6,9 enfants par femme). En outre, le nombre moyen d’enfants par femme varie de façon très importante selon la région de résidence. Ce nombre moyen présente des écarts très importants selon le niveau d'instruction des femmes (2,8 enfants par femme chez celles ayant atteint le niveau secondaire ou plus contre 6,7 chez celles sans instruction) et l’indice de bien- être économique du ménage d’appartenance de la femme : 3,9 enfants en moyenne pour les femmes appartenant aux ménages les plus riches contre 7,1 pour celles des ménages les plus pauvres. xxiv | Résumé La comparaison des résultats montre que les niveaux de fécondité par âge de l’EDSBF-III sont nettement inférieurs à ceux observés lors des précédentes enquêtes. Selon l’EDSBF-I, une femme avait, en moyenne, en fin de vie féconde 6,9 enfants ; ce nombre était estimé à 6,8 à l’EDSBF-II et il s’établit aujourd’hui à 6,2 (EDSBF-III, 2003), soit 0,7 enfants de moins par rapport à 1993. Au Burkina Faso, 1 % seulement des femmes actuellement en union et âgées de 35-49 ans n’a jamais eu d’enfant et peut être considérée comme stérile. Parmi les femmes de 15-49 ans, 77 % étaient en union au moment de l’enquête. Les femmes qui restent célibataires après 30 ans sont quasiment rares (moins de 1 %). Ainsi, le mariage qui demeure le cadre pratiquement exclusif de la procréation est largement répandu au Burkina Faso. En outre, près d’une femme sur deux (48 %) est en union polygame. L’entrée en union demeure précoce au Burkina Faso : 59 % des femmes de 25-49 ans étaient déjà en union à 18 ans et la moitié des femmes entrent en première union dès l’âge de 17,7 ans. En 1993 et 1998-99, ces valeurs étaient de 17,6 ans et 17,5 ans ; il n’y a donc pas eu d’évolution dans le calendrier de la primo-nuptialité au cours des dix dernières années. Les premiers rapports sexuels se produi- sent toujours très tôt puisque l’âge médian est resté constant depuis 1998-99. Les hommes contractent leur première union à un âge plus tardif ; leur âge médian à la première union étant de 25,3 ans. Cette tendance s’accentue avec un âge d’entrée en première union de plus en plus tardif chez les hommes : 26,2 ans en 2003 contre 25,3 ans en 1998-98. Quant à l’âge au premier rapport, il est resté constant : 20,8 ans en 2003 et 20,5 ans en 1998-99. Pour la planification familiale, bien que de plus en plus de femmes connaissent les méthodes contraceptives (91 % en 2003 contre 78 % en 1998-99), et en particulier les méthodes modernes (89 % en 2003 contre 76 % en 1998-99), peu de femmes les utilisent. En effet, la prévalence contraceptive est seulement de 14 %, toutes méthodes confondues, et 10 % pour les méthodes modernes. Parmi les femmes en union, la proportion des utilisatrices a augmenté au cours des quinze dernières années : 8 % en 1993, 12 % en 1998-99 et 14 % en 2003 pour l’ensemble des méthodes. Concernant les seules méthodes modernes, la variation a été très faible entre 1993 et 1998-99 (respectivement, 4 % et 5 %) et beaucoup plus importante entre les deux dernières enquêtes (9 % en 2003). En ce qui concerne les hommes, les niveaux de connaissance (96 %) et d’utilisation (33 %) sont nettement plus élevés que ceux des femmes. S’agis- sant des méthodes modernes, l’utilisation actuelle de la contraception par les hommes en union est plus du double (22 %) de celle des femmes en union. Ce niveau est essentiellement dû à l’utilisation du condom. Bien que les besoins non-satisfaits en matière de planification familiale soient assez importants chez les femmes en union, l’utilisation actuelle de la contraception est relativement faible. Près d’un tiers des femmes en union (29 %) en expriment le besoin, l’espacement des naissances (22 %) demeurant la principale préoccupation. Seulement 32 % de la demande potentielle totale en planification familiale chez les femmes en union se trouve satisfaite au Burkina Faso. Si tous les besoins étaient couverts, la prévalence contraceptive des femmes en union serait de 43 %, ce qui est plus de trois fois plus élevé que la prévalence enregistrée. En ce qui concerne les soins prénatals et les conditions d’accouchement, on constate que pour la grande majorité (73 %) des naissances survenues dans les 5 années précédant l’enquête, les mères ont effectué une visite prénatale et que 65 % d’entre elles ont été protégées contre le tétanos néonatal, par au moins une dose de vaccin antitétanique. Par contre, il y a très peu de femmes qui accouchent dans les établissements sanitaires. Seulement 38 % des nais- sances se sont déroulées en établissement sanitaire et 57 % ont été assistées par du personnel formé. Les femmes du milieu rural, celles sans instruction et celles appartenant aux ménages pauvres ont, beaucoup plus fréquemment que les autres, accouché à domicile et sans assistance de personnel formé. Par rapport à l’enquête de 1998-99, on note une nette augmentation des proportions de femmes qui ont effectué des visites prénatales (61 % en 1998-99) et de celles protégées contre le tétanos néonatal (54 % en 1998-99). On note également une diminution de la proportion de femmes qui accouchent à domicile (67 % en 1998-99). Pour ce qui est de la vaccination des enfants, on constate que la majoritée est vaccinée : 81 % des Résumé | xxv enfants de 12-23 mois ont reçu le BCG, 57 % les trois doses de DTCoq, 59 % celles de la Polio et 56 % ont été vaccinés contre la rougeole. Au total, plus de deux enfants de 12-23 mois sur cinq (44 %) ont reçu tous les vaccins du Programme Élargi de Vaccination (PEV) (sans la fièvre jaune). À l’inverse, moins d’un enfant sur 10 (9 %) de 12-23 mois n'a reçu aucun vaccin. Comparativement à la situation qui prévalait il y a cinq ans, on note une nette amélioration de la couverture vaccinale (29 % d’enfants totalement vaccinés en 1998-99). Les enfants bénéficiant d’une meilleure couverture vaccinale sont ceux de mère instruite, vivant en ville ou qui appartient à un ménage aisé. Au Burkina Faso, les infections respiratoires aiguës et la diarrhée sont des problèmes de santé importants chez les enfants. Moins d’un enfant sur 10 (9 %) a souffert de toux accompagnée de respiration courte et rapide au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête. S’agissant de la diarrhée, plus d’un enfant sur cinq (21 %) a eu un ou plusieurs épisodes diarrhéiques durant cette même période. Au cours des épisodes diar- rhéiques, 15 % des enfants n’ont bénéficié d’aucun type de réhydratation, et seulement 17 % ont été conduits dans un établissement de santé au cours de leur maladie. L’utilisation des moustiquaires est un moyen efficace de protection contre les moustiques qui transmettent le paludisme. Les données de l’enquête montrent que plus de deux ménages sur 5 (40 %) possèdent au moins une moustiquaire. C’est dans les régions du Sahel (74 %), de l’Est (67 %) et des Hauts-Bassins (56 %) que les proportions de ménages possédant une mousti- quaire sont les plus élevées. Dans les ménages ayant des enfants de moins de cinq ans et disposant de moustiquaires, seulement 20 % de ces enfants ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’enquête. Une proportion relativement plus élevée de femmes enceintes (24 %) a passé sous une moustiquaire au cours de la nuit ayant précédé l’interview. La quasi-totalité des enfants nés durant les cinq années ayant précédé l’enquête (98 %) ont été allaités. Bien que la majorité des enfants (63 %) soient allaités dans les 24 heures qui ont suivi leur naissance, dans 37 % des cas, ils ne l’ont pas été. L’assistance à l’accouchement et, partant, le lieu où celui-ci s’est déroulé, influence légèrement le début de l’allaitement. En effet, quand la mère a accouché avec l’assistance de personnel de santé, 68 % des enfants ont été allaités dans les 24 heures qui ont suivi leur naissance contre 53 % pour ceux dont la mère a accouché avec l’assistance d’une accoucheuse traditionnelle. De même, 72 % des femmes ayant accouché dans un centre de santé ont allaité leur enfant dans les 24 heures qui ont suivi la naissance. Quand la mère a accouché à la maison, cette proportion n’est que de 57 %. À partir de 6 mois, tous les enfants devraient recevoir une alimentation de complément, car à partir de cet âge, le lait maternel seul n’est plus suffisant pour assurer la croissance optimale de l’enfant. Au Burkina Faso, une proportion non négligeable d’enfants consomme des céréales et des tubercules ou racines avant l’âge de 6 mois. À 6-7 mois, une proportion relativement faible d’enfants consomme des aliments solides ou semi-solides suffisamment variés, en plus du lait maternel, et riches en protéines et sels minéraux. La carence en vitamine A (avitaminose A) affecte le système immunitaire de l’enfant et augmente ainsi ses risques de décéder de maladies de l’enfance. L’avitaminose A peut également affecter la vue et causer la cécité crépusculaire chez les enfants, affecter aussi la santé des mères enceintes ou de celles qui allaitent. Elle peut être évitée par des compléments en vitamine A ou l’enrichissement des aliments. Un tiers des enfants de moins de cinq ans (33 %) a reçu des compléments de vitamine A. Les proportions d’enfants qui ont reçu des suppléments de vitamine A varient surtout selon le milieu de résidence, la région et le niveau d’instruction de la mère. Au plan national, seulement 16 % des femmes ont reçu des suppléments en vitamine A après l’accouchement de leur dernier- né. Les indices concernant l’état nutritionnel montrent que 39 % des enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, ou accusent un retard de croissance, c’est-à-dire sont trop petits pour leur âge et 20 % présentent un retard de croissance sévère. Par rapport à 1998-99, les niveaux de malnutrition ont légèrement augmenté au Burkina Faso. La prévalence du retard de croissance est passée de 37 % en 1998-99, à 39 % en 2003. Cette situation nutritionnelle des enfants demeure préoccupante non seulement au niveau national mais aussi au niveau de certaines sous-populations, notamment parmi celles xxvi | Résumé du milieu rural, les moins instruites, celles appartenant aux ménages pauvres, celles des régions de l’Est et du Sahel. La mortalité infanto-juvénile reste élevée au plan national. Durant la période la plus récente 1999-2003, sur 1 000 naissances vivantes, 81 sont décédées avant d’atteindre l’âge d’un an, et sur 1 000 enfants atteignant leur premier anniversaire, 111 sont décédés avant d’atteindre 5 ans. Au total, près d’un enfant sur cinq (184 pour mille) est décédé entre la naissance et le cinquième anniversaire. Par rapport à l’EDSBF-II de 1998- 99, on constate que la mortalité infanto-juvénile a connu une baisse sensible puisque son niveau était de 219 pour mille pour la période 1988-1992. La mortalité infantile est nettement plus faible en milieu urbain (70 ‰) qu’en milieu rural (95 ‰). Du point de vue régional, elle varie du simple au double du Centre-Sud (67 ‰) au Sahel (122 ‰). Par ailleurs, on constate également des variations importantes des niveaux de mortalité selon le niveau d’instruction de la mère : pour la période 1999-2003, la mortalité infantile varie d’un minimum de 75 ‰ chez les enfants dont la mère a un niveau d’instruction secondaire ou plus à un maximum de 94 ‰ chez ceux dont la mère n’a aucune instruction. La pratique de l’excision est très répandue au Burkina Faso puisque 77 % des femmes ont déclaré l’avoir subie. On remarque que la proportion des femmes excisées est supérieure à celle constatée en 1998-99 (72 %). Cet écart ne correspond certainement pas à une augmentation de la pratique. Par crainte d’éventuelles poursuites judiciaires, on peut penser que les populations enquêtées à cette époque n’avaient peut-être pas voulu se prononcer sur le sujet, ce qui expliquerait l’écart constaté. Un tiers des enquêtées (32 %) ayant au moins une fille avaient déjà fait exciser leur fille ou au moins l’une de leurs filles et 5 % avaient l’intention de la (ou les) faire exciser. Au total 37 % des filles des femmes enquêtées sont ou seront excisées, c’est-à-dire un niveau nettement inférieur à celui des mères (77 %). Ce résultat peut-être interprété comme le signe d’une tendance à l’abandon de la pratique de l’excision au Burkina Faso. Le VIH/Sida est connu par pratiquement toute la population (96 % des femmes et 97 % des hommes). Cependant, bien que la grande majorité des femmes aient entendu parler du VIH/Sida, seulement 70 % d’entre elles pensent qu’il y a un moyen d’éviter de le contracter. Chez les hommes, cette proportion est bien plus élevée (84 %). La connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant est légèrement plus répandue parmi les femmes (50 %) que les hommes (47 %). La connaissance de ce mode de transmission est moins fréquente parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes de 15-24 ans. Le comportement que les gens adopteraient face à des personnes atteintes par le VIH/Sida est révélateur du niveau de stigmatisation et de discrimi- nation à l’égard des personnes infectées par ce virus. Cette enquête montre que 76 % des femmes ont déclaré qu’elles seraient prêtes à prendre soin chez elles d’un membre de la famille atteint du Sida. La proportion est plus élevée chez les hommes (81 %). Un des objectifs essentiels du programme burkinabé de lutte contre le sida est d’encourager la population sexuellement active à utiliser de façon régulière le condom. L’EDSBF-III montre que 10 % des femmes et 39 % des hommes ont déclaré avoir eu des rapports sexuels à haut risque au cours des 12 derniers mois. Plus de la moitié de ces femmes (53 %) et plus des deux tiers de ces hommes (69 %) ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels à haut risque. Les résultats de l’EDSBF-III indiquent que 89 % de la population a accepté de donner un échantillon de sang pour le test du VIH. Le taux de couverture est plus élevé chez les femmes (92 %) que chez les hommes (86 %) et plus élevé en milieu rural (93 %) qu’en milieu urbain (79 %). Globalement, dans 5,4 % des cas, les enquêtés ont refusé de participer au test (4 % chez les femmes et 7 % chez les hommes) ; la majorité des autres enquêtés qui n’ont pas été testés n’étaient pas à la maison au moment du test (3 %). La prévalence du VIH dans la population adulte au Burkina faso Faso est de 1,8 %. Le taux de séroprévalence VIH chez les femmes âgées de 15-49 ans est de 1,8 %. Il est légèrement inférieur au taux estiméobtenu chez les hommes âgés du même groupe Résumé | xxvii d’âges 15-49 ans (estimés à 11,9 %). Avec ces taux, on estime que la population adulte (femmes de 15-49 ans et hommes de 15-49 ans) qui est séropositive serait d’environ 91 000 personnes (43 000 hommes et 48 000 femmes) en 2003. Selon le milieu de résidence, et quel que soit le sexe, la prévalence est beaucoup plus élevée en milieu urbain (3,6 %) qu’en milieu rural (1,3 %). À Ouagadougou, son niveau est beaucoup plus élevé (4,2 %). Du point de vue régional, les résultats de l’EDSBF-III montrent que les régions les plus touchées sont le Sud-Ouest (3,7 %), les Cascades (2,4 %), la Boucle du Mouhoun (2,3 %) et le Centre- Ouest (2,3 %). À l’opposé, la région du Sahel est celle où le niveau de prévalence est le plus faible (0,1 %). BURKINA FASO xxviii | Carte du Burkina Faso Sourou Yatenga Loroum Soum Yagha TapoaGourma Gnagna Bam Ziro Sissili Nahouri Nayala Boulgou Komandjari N a m e n te n g a Sanmatenga N o u m b ie l Ganzourgou K o u ri te n g a KompiengaKoulpelogo O ubritenga Oudalan Léraba Kossi Banwa Mouhoun Tuy Ioba Houet Poni Bougouriba Balé Comoé Kénédougou Sanguié Passoré Séno Kadiogo Boulkiemdé GHANA CÔTE D'IVOIRE TOGO BÉNIN NIGER MALI SAHEL ESTOuagadougou SUD OUEST CASCADES HAUTS BASSINS BOUCLE DU MOUHOUN CENTRE OUEST CENTRE EST PLATEAU CENTRAL CENTRE CENTRE NORD CENTRE NORD * Zon- doma Bazèga Zoundw eogo K o u rw e o g o Kilomètres SUD Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE 1 Tinga Sinaré Ce premier chapitre est consacré à la présentation des caractéristiques du Burkina Faso et de la troisième Enquête Démographique et de Santé (EDSBF-III) réalisée dans le pays. Il permettra au lecteur de se familiariser avec le contexte environnemental de l’enquête ainsi qu’avec les procédures techniques de mise en œuvre de l’opération. 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS 1.1.1 Géographie Situé dans la boucle du Niger, le Burkina Faso est un pays continental d’environ 274 200 km² sans débouché sur la mer. Il est limité au Nord et à l'Ouest par le Mali, au Nord-Est par le Niger, au Sud-Est par le Bénin et au Sud par le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Des routes asphaltées le relient à l'ensemble des pays voisins et un chemin de fer long de 1 145 km le relie à la Côte d’Ivoire. De par sa situation dans la zone soudanienne (entre 9°200 et 15°540 de latitude Nord, 2°200 de longitude Est et 5°300 de longitude Ouest), le Burkina Faso bénéficie d'un climat tropical à deux saisons : une saison sèche et une saison pluvieuse. Il est drainé par trois fleuves : le Mouhoun, le Nazinon et le Nakambé. Le point le plus proche de l’Atlantique en est distant de 500 km. Ouagadougou, la capitale du pays est située à 1 200 km du port d’Abidjan (Côte d’Ivoire), à 980 km du port de Téma (Ghana) et à 970 km du port de Lomé (Togo). Faisant partie des pays sahéliens, le Burkina Faso a un climat tropical de type soudanien, sec, marqué par une pluviométrie dont la moyenne varie entre 300 mm au Nord et 1 200 mm au Sud. Cette pluviométrie est faible et mal répartie dans l'ensemble. Ce qui influence énormément les disponibilités alimentaires et par conséquent l'état nutritionnel des populations. Le pays connaît des cycles de sécheresse, en particulier dans le Nord. Néanmoins, il faut noter l’enregistrement d’un excédent céréalier au cours de la campagne agricole 2003 du fait de l’opération “Saaga”1. 1.1.2 Économie À l'instar de nombreux pays africains, le Burkina Faso est confronté à un environnement économique difficile depuis plusieurs décennies. Avec un PNB par habitant en 2002 de 268 $US, un des plus faibles au monde, le pays fait face à un défi majeur qui est l’rèduction de la pauvreté. En 1994, il y avait 44,5 % de la population qui vivait en dessous du seuil national absolu de pauvreté estimé à 41 099 FCFA par adulte et par an (INSD, 1996). Cet état de pauvreté s’est accru de nos jours puisque les résultats de la troisième enquête sur les conditions de vie des ménages de 2003 indiquent que 46,4 % de la population vit toujours en dessous du seuil de pauvreté estimé à 82 672 FCFA (INSD, 2003). Une situation de pauvreté qui rime avec accès difficile aux services sociaux de base, chômage, analphabétisme, habitat précaire, statut peu avantageux de la femme et malnutrition. L'économie du Burkina Faso repose essentiellement sur l'agriculture et l'élevage qui occupent plus des trois quarts de la population active et contribuaient pour 37,2 % au PIB du pays en 1998. 1 Opération “Saaga”: opération de pluies provoquées pour combler le déficit pluviométrique qui était chronique. 2 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête L’inégale répartition de la pluviométrie conjuguée à la pauvreté différentielle des sols au plan interne constitue un facteur d’inégalité entre les régions Sud et Ouest du pays comparativement à celles du Nord et de l’Est. Les premières (Sud et Ouest), aux sols riches sont les mieux arrosées également. 1.1.3 Population Avant l’EDSBF-III, et depuis 1960, le Burkina Faso a réalisé trois recensements (RGP de 1975, RGP de 1985 et RGPH de 1996) et plusieurs enquêtes d’envergure nationale : Enquête démographique par sondage de 1960/61, Enquête post censitaire de 1976, Enquête démographique de 1991, deux Enquêtes Démographiques et de Santé (1993 et 1998-99), trois Enquêtes sur les conditions de vie des ménages (1994, 1998 et 2003). Ces opérations ont permis d’obtenir des indicateurs démographiques de base à différentes dates. Au dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitation (décembre 1996), la population résidente du Burkina Faso était de 10 312 609 habitants. Cet effectif qui correspond à une densité moyenne de près de 38 habitants au kilomètre carré confirme la réputation du pays d'être parmi les plus densément peuplés dans la sous région Ouest africaine. Le Niger n’a que 7,5 habitants au kilomètre carré et le Mali 9 habitants au kilomètre carré. Seuls le Sénégal (43 habitants au kilomètre carré) et la Côte d’Ivoire (46 habitants au kilomètre carré) ont des densités de population supérieures à celle du Burkina Faso. Estimée à 4 349 600 résidents en 1960, la population est passée à 5,6 millions en 1975, puis à près de 8 millions en 1985 et à plus de dix millions en 1996. Cette évolution de l'effectif global, est due essentiellement à l’accroissement démographique. Le taux d’accroissement naturel est estimé à 3,1 % et le taux de fécondité à 6,8 enfants par femme en 1996 (tableau 1.1). Le taux de croissance annuel moyen est de l'ordre de 2,4 %. À ce rythme, la population doublera en 29 ans. Tableau 1.1 Indicateurs démographiques de base Indicateurs RGP 1985 EDSBF-I 1993 RGPH 1996 EDSBF-II 1998-99 Population totale 7 964 705 - 10 312 609 - Densité (habitants/km2) 29,0 - 37,6 - Population urbaine (en %) 12,7 20,4 15,5 16,9 Indice Synthétique de Fécondité (enfants/femme) 7,2a 6,9 6,8 a 6,8 Taux brut de natalité (pour mille) 49,6 a 43,0 48,2 a 45,1 Taux de mortalité infantile (pour mille) 134 a 94 107 a 105 Taux d’accroissement naturel (en %) 3,2 - 3,1 - Expérance de vie à la naissance (en années) 48,5a - 53,8a - a Données adjustées Sources : Recensement Général de la Population (RGP), 1985 Enquête Démographique et de Santé, EDSBF-I, 1993 Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH), 1996 Enquête Démographique et de Santé, EDSBF-II, 1998-99 La situation sanitaire du pays est caractérisée par un niveau de mortalité élevé. Cette situation s’explique en partie par la faible couverture sanitaire et vaccinale. En 2001, on comptait environ un médecin pour 30 000 habitants, une sage-femme pour 25 000 femmes en âge de procréer et un infirmier pour 3 700 habitants. Ces ratios sont largement en-dessous des normes OMS préconisées pour la sous-région Ouest Africaine (10 000 habitants par médecin, 5 000 par sage-femme). À ce manque de personnel de santé, viennent se greffer l’insuffisance, le sous-équipement et l’inégale répartition des infrastructures sanitaires. Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 3 Le Burkina Faso est depuis toujours un pays de migration. Au cours de la période 1988/92, environ 602 000 personnes ont été touchées par la migration internationale dont 273 000 immigrés et 329 000 émigrés. Ces échanges s’opèrent essentiellement avec la Côte d’Ivoire (508 000 déplacements REMUAO, 1998). Avec la crise sociale qu’a connue ce pays en novembre 19992 et celle plus récente de septembre 20023 qui se poursuit de nos jours, les mouvements migratoires dans ce sens se sont considérablement modérés et modifiés. Par ailleurs, le niveau d’instruction de la population reste faible : les résultats du recensement de 1996 montraient que 90 % des Burkinabé n’ont pas été à l’école, 7 % ont un niveau primaire et seulement 3 % ont un niveau secondaire ou plus. Le taux d’analphabétisme est très élevé. En effet, toujours selon le recensement de 1996, 73 % des hommes ne savaient ni lire ni écrire contre 87 % des femmes. Plusieurs religions sont pratiquées, mais les plus importantes sont, les religions musulmane (56 %), catholique (17 %) et protestante (3 %). Environ un quart (24 %) de la population a déclaré pratiquer une religion traditionnelle (INSD, 2000). 1.1.4 Politique de population et de santé de la reproduction Il est généralement admis que la population constitue la première richesse d'une nation. Mais de nos jours, dans les pays en développement, la croissance rapide de la population face à la stagnation, voire la dégradation de leur niveau de vie demeure préoccupante. Soucieux donc d'assurer à ses populations la satisfaction de leurs besoins fondamentaux, le Burkina Faso a souscrit aux différentes recommandations issues des conférences africaines et mondiales sur la population et mis en oeuvre une politique de population depuis juin 19914. Le Gouvernement burkinabé a élaboré en 2000 un Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), qui a été révisé en 2003 avec la participation du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Une des préoccupations majeures de ces instruments est la promotion des secteurs sociaux de base (éducation, santé y compris la santé de la reproduction, eau potable, hygiène et assainissement). Concernant spécifiquement la santé de la reproduction, le Gouvernement, par l’intermédiaire du Ministère de la Santé, a déterminé les composantes prioritaires en la matière : la maternité sans risque et la santé des enfants, la planification familiale, les Infections Sexuellement Transmissibles (IST/VIH et SIDA), la santé de la reproduction chez les jeunes, la prévention et la prise en charge des violences sexuelles, les changements sociaux pour accroître le pouvoir de décision de la femme. 1.2 OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE L'Enquête Démographique et de Santé du Burkina Faso (EDSBF-III) est la troisième du genre réalisée au cours de ces quinze dernières années. Commanditée par le Ministère de l’Economie et du Développement, elle a été conduite par l'Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) en collaboration avec le Ministère de la Santé. Elle a bénéficié de l’assistance technique de ORC Macro, institution de coopération américaine en charge du programme international des Enquêtes Démographiques et de Santé (DHS). Le projet EDSBF-III a été exécuté grâce à l'appui financier de la Banque Mondiale par l’intermédiaire du Projet d’Appui au Programme Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PA/PMLS), du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et de l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID). 2 Une forte colonie burkinabé (12 000 personnes environ) a été expulsée en novembre 1999 de la Côte d’Ivoire suite à des affrontements entre population autochtone et communauté étrangère dans la région de Tabou (République de Côte d’Ivoire). 3 Depuis septembre 2002 la Côte d’Ivoire est plongée dans une crise politique et sociale. Cette situation a été à la base de migrations de retour importantes d’anciens émigrants et/ou d’arrivée au Burkina Faso d’enfants d’émigrants burkinabé nés à l’étranger. 4 Une première relecture de cette politique de population est intervenue en décembre 2000. 4 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête 1.2.1 Objectifs de l’enquête La troisième Enquête Démographique et de Santé du Burkina Faso (EDSBF-III) a pour objectif d’estimer de nombreux indicateurs socio-économiques, démographiques et sanitaires au niveau de l’ensemble de la population et au niveau des sous-populations des femmes de 15-49 ans, des enfants de moins de 5 ans et des hommes de 15-59 ans. En particulier, l’EDSBF-III vise à identifier et/ou à estimer : Pour l’ensemble de la population : • les niveaux de scolarisation ; • les niveaux d’utilisation du sel iodé ; • certains indicateurs de bien-être des ménages. Pour les femmes de 15-49 ans et les enfants de moins de cinq ans : • divers indicateurs démographiques, en particulier les taux de fécondité, de mortalité des enfants et de mortalité des adultes ; • les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, tels que les comportements matrimoniaux, les comportements sexuels et l’utilisation de la contraception ; • les catégories de femmes susceptibles d’avoir plus ou moins d'enfants et susceptibles d’utiliser la contraception ; • les taux de connaissance et de pratique contraceptive par méthode, selon diverses caractéristiques socio-démographiques ; • les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la mortalité ; • les différentes composantes de la santé de la reproduction et de la santé des enfants : visites prénatales et postnatales, conditions d’accouchement, allaitement, vaccinations, prévalence et traitement de la diarrhée et d'autres maladies chez les enfants de moins de cinq ans ; • le niveau de connaissance, les opinions et attitudes des femmes vis-à-vis de la pratique de l’excision ; • l'état nutritionnel des femmes et des enfants de moins de cinq ans au moyen des mesures anthropométriques (poids et taille) ; • le niveau de connaissance, les opinions et attitudes des femmes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida ; • le taux d’anémie chez les femmes et les enfants de moins de cinq ans ; • le taux de prévalence du VIH chez les femmes de 15-49 ans. Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 5 Pour les hommes de 15-59 ans : • les facteurs directs et indirects qui déterminent les niveaux et tendances de la fécondité, tels que les comportements matrimoniaux, les comportements sexuels et l’utilisation de la contraception ; • les catégories d’hommes susceptibles d’avoir plus ou moins d'enfants et susceptibles d’utiliser la contraception ; • le niveau de connaissance et de pratique de la circoncision ; • le niveau de connaissance, les opinions et attitudes des hommes vis-à-vis des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/sida ; • les taux d’anémie et de prévalence du VIH. L'ensemble des informations collectées constitue une base de données qui facilitera la mise en place et le suivi de politiques et de programmes dans le domaine de la population et de la santé et, plus globalement, de politiques visant l’amélioration des conditions de vie de la population burkinabé. Par ailleurs, les données ayant été collectées selon une méthodologie similaire à celle utilisée dans les opérations précédentes et dans de nombreux autres pays ayant participé au programme DHS, elles font partie, de ce fait, d'une base de données utilisables et comparables avec les périodes antérieures et au niveau international. 1.2.2 Questionnaires Afin d'atteindre les objectifs fixés, trois types de questionnaires ont été utilisés : 1) Questionnaire ménage. Il permet de collecter des informations sur le ménage telles que le nombre de personnes y résidant, par sexe, âge, niveau d'instruction, la survie des parents, etc. Par ailleurs, il permet de collecter des informations sur les caractéristiques du logement (approvisionnement en eau, type de toilettes, etc.), et sur le sel utilisé par les ménages : ces informations sont recueillies afin d'apprécier les conditions environnementales et socio-économiques dans lesquelles vivent les personnes enquêtées. De plus, les femmes âgées de 15-49 ans et les enfants âgés de moins de cinq ans sont pesés et mesurés pour déterminer leur état nutritionnel. En outre, le questionnaire ménage permet d'établir l'éligibilité des personnes à interviewer individuellement. Il permet aussi de déterminer les populations de référence pour le calcul de certains taux démographiques. Par ailleurs, dans un tiers des ménages, on a testé le sang des femmes éligibles de 15-49 ans et celui des hommes de 15-59 ans pour déterminer les prévalences de l’anémie et du VIH. Chez les enfants de moins de cinq ans, on a seulement testé leur sang pour mesurer la prévalence de l’anémie. 2) Questionnaire femme. Il comprend les onze sections suivantes : - Caractéristiques socio-démographiques des enquêtées ; - Reproduction ; - Contraception ; - Grossesse, soins postnatals et allaitement ; - Vaccination et santé ; - Mariage et activité sexuelle ; - Préférences en matière de fécondité ; - Caractéristiques du conjoint et travail de la femme ; - Sida et autres infections sexuellement transmissibles ; 6 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête - Mortalité (des adultes) ; - Excision. 3) Questionnaire homme. Il s'agit également d'un questionnaire individuel comprenant les huit sections suivantes : - Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés ; - Reproduction ; - Contraception ; - Mariage et activité sexuelle ; - Préférences en matière de fécondité ; - Sida et autres infections sexuellement transmissibles ; - Excision ; - Circoncision des hommes. Ces instruments ont été développés à partir des questionnaires de base du programme DHS+, adaptés au contexte du Burkina Faso en tenant compte des objectifs de l'enquête. 1.2.3 Échantillonnage L’échantillon de l’EDSBF-III est un échantillon représentatif du découpage administratif 5 en région, basé sur un sondage par grappe, stratifié à deux degrés. L’unité primaire de sondage est la grappe, encore appelée zone de dénombrement (ZD) telle que définie au recensement en 1996. Chacune des 13 régions du pays a été séparée en parties urbaine et rurale pour former les strates. L’échantillon a été tiré indépendamment dans chaque strate. Au premier degré, 400 grappes ont été tirées avec une probabilité proportionnelle à la taille. La taille est le nombre de ménages estimé dans la grappe pendant l'opération de cartographie au recensement de 1996. Un dénombrement des ménages dans chaque grappe sélectionnée a permis d’obtenir une liste exhaustive de ménages, à partir de laquelle les ménages de l’échantillon ont été tirés au deuxième degré. Au deuxième degré, environ 10 000 ménages ont été tirés à partir de la liste des ménages dénombrés dans chaque grappe. Toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans (résidentes habituelles ou visiteuses) qui se trouvaient dans les ménages tirés ont été enquêtées individuellement. Enfin, dans un sous-échantillon (un ménage sur trois) des ménages sélectionnés pour l’enquête auprès des femmes, tous les hommes âgés de 15 à 59 ans (résidents habituels ou visiteurs) ont été enquêtés. Par ailleurs, c’est également dans ce sous-échantillon de ménages que le prélèvement de sang a été effectué sur les femmes et les hommes pour le test d’anémie et de VIH, et chez les enfants de moins de cinq ans pour le test d’anémie uniquement. Toutes les grappes sélectionnées ont pu être enquêtées au cours de l’EDSBF-III. Le nombre de ménages sélectionnés dans chaque grappe urbaine était de 26 et de 23 dans chaque grappe rurale. Au total 9 470 ménages ont été sélectionnés dont 9 149 ont été identifiés au moment de l’enquête. Sur ces 9 149 ménages, 9 097 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 99 % (Tableau 1.2). Dans ces 9 097 ménages enquêtés, 12 952 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme étant éligibles pour l'enquête individuelle et pour 12 477 d'entre elles, l'enquête a pu être menée à bien. Le taux de réponse s’établit donc à 96 % pour les interviews auprès des femmes. L'enquête homme a été réalisée dans un ménage sur trois : au total 3 984 hommes de 15-59 ans ont été 5 Le Burkina Faso est subdivisé en circonscriptions administratives. Il compte 13 régions, 45 provinces, 350 départements, 33 communes de plein exercice et plus de 8 000 villages. Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 7 identifiés dans les ménages de l’échantillon. Parmi ces 3 984 hommes devant être interviewés individuellement, 3 605 ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 91 %. Que ce soit au niveau des ménages, des femmes ou des hommes, les taux de réponses sont plus que satisfaisants puisqu'ils sont supérieurs à ceux qui avaient été prévus au moment de la conception du plan de sondage. L’échantillon est stratifié par région administrative et représentatif au niveau du milieu de résidence (urbain-rural), de la ville de Ouagadougou (la capitale) et de chaque région administrative du pays6. Compte tenu de la taille variable de chaque strate, constituant chacune un domaine d'études, différents taux de sondage ont été appliqués initialement à chaque strate. Finalement les résultats ont été pondérés au niveau de chaque grappe. Tableau 1.2 Taille et couverture de l'échantillon Effectifs des ménages, des femmes et des hommes sélectionnés, identifiés et enquêtés, et taux de réponse selon le milieu de résidence, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Milieu de résidence Enquête Ouagadougou Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Enquêtes ménage Ménages sélectionnés 494 1 846 2 340 7 130 9 470 Ménages identifiés 480 1 749 2 229 6 920 9 149 Ménages enquêtés 478 1 719 2 197 6 900 9 097 Taux de réponse des ménages 99,6 98,3 98,6 99,7 99,4 Enquête individuelle femmes Effectif de femmes éligibles 731 2 446 3 177 9 775 12 952 Effectif de femmes éligibles enquêtées 689 2 325 3 014 9 463 12 477 Taux de réponse des femmes éligibles 94,3 95,1 94,9 96,8 96,3 Enquêtes ménage hommes Ménages sélectionnés 177 639 816 2 481 3 297 Ménages identifiés 174 608 782 2 421 3 203 Ménages enquêtés 172 594 766 2 413 3 179 Taux de réponse des ménages hommes 98,9 97,7 98,0 99,7 99,3 Enquête individuelle hommes Effectif d’hommes éligibles 256 842 1 098 2 886 3 984 Effectif d’hommes éligibles enquêtés 214 708 922 2 683 3 605 Taux de réponse des hommes éligibles 83,6 84,1 84,0 93,0 90,5 6 Dans la suite de ce rapport, les résultats seront présentés par milieu de résidence : Ouagadougou, autre urbain (selon la définition du Recensement Général de la Population et de l’Habitation), ensemble urbain (Ouagadougou et les autres milieux urbains) et rural. Ils seront également présentés par région : Ouagadougou, Boucle du Mouhoun, Centre (sans Ouagadougou), Centre-Sud, Plateau Central, Centre-Est, Centre-Nord, Centre-Ouest, Est, Nord, Cascades, Hauts-Bassins, Sahel et Sud-Ouest. Pour les besoins de l’analyse, la région du centre a été scindée en deux pour tenir compte de la spécificité de la ville de Ouagadougou. Le Centre, sans Ouagadougou, est essentiellement composé de localités rurales. La liste des provinces composant ces régions est données en Annexe B. 8 | Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête 1.2.4 Personnel et activités de l’EDSBF-III Pour garantir une bonne réalisation de l’enquête, un comité technique a été mis en place sous la responsabilité d’un Directeur national et d’un Directeur technique. Ils avaient en charge la supervision générale de l’enquête, y compris les travaux informatiques. Par ailleurs, des cadres de l’INSD, des consultants nationaux et internationaux ont assuré l’adaptation du plan de sondage, la conception des questionnaires, la formation du personnel d’enquête, le traitement et l’analyse des données. Des consultants nationaux de la Direction de la Recherche des Innovations en Éducation non formelle et Alphabétisation (DRINA) ont réalisé la traduction des questionnaires dans trois langues du pays : en Mooré, Dioula et Fulfuldé. Les activités de collecte se sont déroulées en 3 étapes principales : le dénombrement des zones d’enquête échantillonnées, le pré-test et l’enquête principale. Pour chacune de ces étapes, une formation a été dispensée aux personnes recrutées. Pour les opérations de cartographie et de dénombrement des zones de l’enquête, 20 agents ont été recrutés pour former 4 équipes. Ces dernières ont été suivies par un superviseur qui est un agent de la statistique en service à l’INSD. Cette phase a couvert la période allant de février à mai 2003. L’enquête pilote a été effectuée en janvier-février 2003 dans quatre grappes, deux dans la ville de Ouagadougou et deux en milieu rural. Les grappes du milieu rural ont été tirées dans deux villages qui sont situés respectivement à 25 km et 20 km de la ville de Ouagadougou. Aucune de ces grappes ne faisaient partie de l’échantillon principal. Au total 120 ménages, 170 femmes et 50 hommes ont été interviewés par quatre équipes de trois enquêtrices chacune pendant six jours. L’objectif de cet exercice était de tester, entre autres, l’acceptabilité des questionnaires ménage, femme et homme. L’enquête pilote a ainsi permis de réviser et de finaliser les questionnaires ainsi que les autres documents méthodologiques de l’enquête. Pour ce qui est de l’enquête principale, le personnel de terrain, sélectionné par l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) a été formé sur une période de six semaines, y compris la formation pour le test d’anémie et de VIH. La formation consistait d’une part, en des exposés théoriques concernant les techniques d’enregistrement des informations et d’autre part, en des exercices pratiques sur le remplissage des questionnaires. La formation a été assurée en Français et par la suite, des compléments ont été donnés en Mooré, Dioula et Fulfuldé par les consultants nationaux de la DRINA. En outre, différentes “personnes ressources” du Laboratoire National de Référence du Centre hospitalier et universitaire Yalgado Ouédraogo (Ministère de la Santé), du Programme Élargi de Vaccination (Ministère de la Santé), du Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le SIDA (SP/CNLS), du Secrétariat Permanent du Comité National de Lutte Contre la Pratique de l’Excision (SP/CNLPE), du dispensaire de Samadin (Ministère de la Santé) sont intervenues durant la formation pour donner aux enquêtrices et enquêteurs des informations sur la planification familiale, la santé maternelle et infantile, les IST, le SIDA et l’excision. Les travaux de collecte des données sur le terrain sont immédiatement intervenus après la formation. Douze (12) équipes, composées chacune de trois enquêtrices, une infirmière (chargée également de la prise de sang pour les tests d’anémie et de VIH), une contrôleuse, un chef d’équipe et un chauffeur, ont été constituées pour la collecte. Le chef d’équipe était chargé de mener l’enquête homme. La collecte des données s’est déroulée du 15 juin au 16 novembre 2003. Six équipes ont été redéployées dans la région du Centre (Ouagadougou surtout et les villages environnants) dans le but de visiter à nouveau les ménages absents lors du premier passage. Ce redéploiement a été étendu à la région du Centre-Ouest et du Centre-Sud pour la reprise de certains prélèvements de sang qui avaient Caractéristiques du Pays et Présentation de l’Enquête | 9 été mal conservés. Tous ces “retour terrain” ont été organisés dans la première quinzaine du mois de décembre 2003. La plupart du personnel recruté aux différentes phases avait une expérience généralement acquise lors des différentes opérations de collecte réalisées par l’INSD (EDSBF de 1993, RGPH de 1996, EDSBF de 1998/99, Enquêtes Prioritaires de 1994, 1998 et 2003, etc.). La liste du personnel de l’EDSBF-III ainsi que des consultants nationaux et internationaux se trouve en Annexe A. 1.2.5 Traitement des données La saisie des données sur micro-ordinateur a débuté deux semaines après le démarrage de l'enquête sur le terrain, en utilisant les logiciels CSPRO et ISSA. Quatre agents de bureau étaient chargés de la vérification des questionnaires venus du terrain avant de les transmettre à la saisie. Cette saisie a été réalisée par dix agents, de juillet 2003 à janvier 2004 sous la supervision de deux programmeurs. Presque 95 % des questionnaires ont fait l'objet d'une double saisie pour éliminer du fichier le maximum d'erreurs de saisie. Par ailleurs, un programme de contrôle de qualité permettait de détecter pour chaque équipe et même, dans certains cas, pour chaque enquêtrice/enquêteur, certaines des principales erreurs de collecte. Ces informations étaient immédiatement répercutées aux équipes de terrain lors des missions de supervision, afin d'améliorer la qualité des données. À la suite de la saisie, les données ont été éditées en vue de vérifier la cohérence interne des réponses. La vérification finale a été réalisée par le service informatique de l’INSD avec l’assistance de l’équipe technique de l’enquête, y compris l’informaticien de Macro. Caractéristiques des Ménages | 11 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 Antoinette Toé/Foro Ce chapitre porte sur les caractéristiques socio-démographiques de la population des ménages (structure par âge et sexe, taux de fréquentation scolaire, niveau d’instruction). Il aborde également les caractéristiques des logements ainsi que les biens durables possédés par les ménages. L’objectif de ce chapitre est donc de présenter un profil des ménages et certaines caractéristiques de l’environnement socio-économique dans lesquels vivent les hommes, les femmes et les enfants ciblés par l’enquête. Une telle description est essentielle dans la mesure où ces caractéristiques socio-économiques et environnementales sont des déterminants de l’état de santé de la population et des conditions de vie. 2.1 ENQUÊTE MÉNAGE 2.1.1 Structure par sexe et âge de la population Le tableau 2.1 présente la répartition par âge et sexe de la population des ménages enquêtés, selon le milieu de résidence. L’enquête ménage a touché 57 737 personnes dont 47 493 en milieu rural soit 82 %. La proportion des femmes dans cette population est de 51 %. Cette proportion est quasiment similaire à celle des Enquêtes Démographiques et de Santé précédentes (51 % en 1993 et 52 % en 1998-99). La pyramide des âges, présente une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés, forme caractéristique des populations à forte fécondité (graphique 2.1). Tableau 2.1 Population des ménages par âge et sexe Répartition (en %) de la population (de fait) des ménages par groupe d'âges quinquennal selon le milieu de résidence et le sexe, EDSBF-III Burkina Faso 2003 ————————————————————————————————————————————————————————————————————— Ouagadougou Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Groupe ———————————— ———————————— ———————————— ———————————— ———————————— d'âges Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble ————————————————————————————————————————————————————————————————————— <5 12,1 10,3 11,2 14,3 13,4 13,8 13,2 11,9 12,5 19,2 17,1 18,1 18,1 16,2 17,1 5-9 10,4 11,4 10,9 13,6 12,3 13,0 12,0 11,9 11,9 18,4 16,6 17,5 17,3 15,7 16,5 10-14 10,1 13,7 12,0 14,0 14,2 14,1 12,1 13,9 13,0 15,3 13,3 14,3 14,7 13,4 14,1 15-19 12,6 15,7 14,2 11,9 14,0 13,0 12,3 14,8 13,6 11,1 8,7 9,9 11,3 9,8 10,6 20-24 13,6 12,7 13,1 10,9 10,3 10,6 12,2 11,5 11,8 5,9 7,1 6,5 7,0 7,9 7,4 25-29 10,6 9,0 9,8 7,5 7,4 7,5 9,1 8,2 8,6 4,6 6,9 5,8 5,4 7,2 6,3 30-34 9,1 6,0 7,5 7,0 5,3 6,1 8,0 5,7 6,8 3,7 5,5 4,6 4,5 5,5 5,0 35-39 6,5 5,5 6,0 5,2 5,3 5,3 5,9 5,4 5,6 3,6 5,3 4,5 4,0 5,4 4,7 40-44 4,4 3,8 4,0 3,5 3,8 3,7 3,9 3,8 3,9 3,6 4,3 3,9 3,7 4,2 3,9 45-49 3,4 3,6 3,5 2,6 3,3 3,0 3,0 3,5 3,2 2,9 3,7 3,3 2,9 3,6 3,3 50-54 2,8 2,2 2,5 2,9 3,5 3,2 2,9 2,9 2,9 2,6 3,7 3,1 2,6 3,5 3,1 55-59 1,4 2,8 2,1 1,9 2,2 2,0 1,6 2,5 2,1 2,1 2,4 2,3 2,0 2,5 2,3 60-64 1,3 1,1 1,2 1,8 1,8 1,8 1,6 1,4 1,5 2,2 1,9 2,0 2,1 1,8 1,9 65-69 0,9 0,5 0,7 1,0 1,0 1,0 0,9 0,7 0,8 1,7 1,2 1,5 1,6 1,1 1,4 70-74 0,6 0,4 0,5 0,7 1,1 0,9 0,7 0,8 0,7 1,4 1,1 1,2 1,3 1,1 1,1 75-79 0,2 0,6 0,4 0,5 0,5 0,5 0,4 0,5 0,5 0,8 0,4 0,6 0,7 0,4 0,6 80 + 0,2 0,3 0,3 0,4 0,6 0,5 0,3 0,5 0,4 0,8 0,7 0,8 0,8 0,6 0,7 NSP/ND 0,0 0,4 0,2 0,2 0,0 0,1 0,1 0,2 0,1 0,1 0,0 0,1 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 2 419 2 625 5 043 2 514 2 687 5 201 4 932 5 312 10 244 23 149 24 341 47 493 28 081 29 653 57 737 12 | Caractéristiques des Ménages EDSBF-III 2003 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 80 + 75-79 70-74 65-69 60-64 55-59 50-54 45-49 40-44 35-39 30-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 <5 Âge 0246810 0 2 4 6 8 10 Hommes Femmes Pourcentage En milieu rural comme pour l’ensemble de la population des ménages, on constate une prédominance du sexe masculin entre 0 et 19 ans. De 20 à 59 ans, la tendance inverse est observée et pourrait s’expliquer par les migrations (internes et externes) que connaît le pays. À partir de 60 ans, les proportions d’hommes deviennent à nouveau plus importantes que celles des femmes. Au niveau global, le rapport de masculinité s’établit à 95 hommes pour 100 femmes, contre 92 pour 100 femmes en 1993 et 1998; si on se limite à la tranche d’âges adultes (15-54 ans), le rapport de masculinité chute à 83 hommes pour 100 femmes. On constate qu’ ce soit en urbain comme en rural, il y a un déséquilibre entre les sexes tout comme au niveau national, au profit des femmes (49 % d’hommes contre 51 % de femmes). En milieu urbain, on constate une prédominance des femmes entre les âges de 10-19 ans, surtout pour la ville de Ouagadougou. À partir de 20 ans et jusqu’à 44 ans, la situation s’inverse au profit des hommes. Cette situation résulte certainement du phénomène migratoire, principalement de l’exode rural. En effet, entre 10 et 20 ans, ce sont surtout les jeunes filles qui émigrent vers les centres urbains, en particulier vers les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, à la recherche d’un travail (domestique pour la plupart). De même, la prédominance des hommes de 20 à 44 ans dans la ville de Ouagadougou s’expliquerait par le même phénomène et on les retrouve essentiellement dans le secteur informel. Le tableau 2.2 présente la répartition de la population par grands groupes d’âges à différentes dates, à savoir 1993, date de l’EDSBF-I, 1996 pour le Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH), 1998-99 date de l’EDSBF-II et 2003 date de l’EDSBF-III. Entre l’Enquête Démographique et de Santé de 1993 et celle de 2003, la structure par grand groupe d’âges n’a pas varié. Elle se caractérise toujours par une proportion importante de jeunes de moins de 15 ans (entre 48 % et 50 %). La part des adultes de 15-64 ans varie de 46 % à 49 % alors que les personnes âgées de 65 ans et plus ne représen- tent qu’une proportion assez faible (4 %). Tableau 2.2 Population (de fait) par âge selon différentes sources Répartition (en %) de la population par âge d’après l’EDSBF-I de 1993, le RGPH de 1996, l’EDSBF-II de 1998-99, et l’EDSBF-III de 2003 Groupes d’âges EDSBF-I 1993 RGPH 1996 EDSBF-II 1998-99 EDSBF-III 2003 <15 ans 49,6 49,8 48,0 47,7 15-64 46,4 46,1 48,0 48,5 65 ou plus 4,0 4,1 4,0 3,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Âge médian 15,2 15,1 15,7 15,9 Caractéristiques des Ménages | 13 2.2 TAILLE ET COMPOSITION DES MÉNAGES Le tableau 2.3 présente la répartition des ménages selon le sexe du chef de ménage, la taille du ménage et le milieu de résidence. Chef de ménage Du tableau 2.3, il ressort que sur 100 ménages, environ 91 % ont, à leur tête, un homme ; seulement 9 % des ménages sont dirigés par une femme. Par rapport au niveau observé en 1998-99 (EDSBF-II), la proportion des ménages dirigés par une femme est légèrement en hausse, passant de 7 % à 9 %. En 1993, cette proportion était légèrement inférieure à 7 %. Cette augmentation pouvrait s’expliquer par le retour relativement massif de migrants de Côte-d’Ivoire à la suite des évènements récents qui se sont produits dans ce pays. Par ailleurs, on constate que les ménages dirigés par une femme sont plus fréquents en urbain qu’en rural (17 % contre 8 %). À Ouagadougou, cette proportion est de 18 %. Cette proportion relativement élevée de ménages dirigés par une femme pourrait s’expliquer par le niveau de développement de la ville qui offre aux femmes des conditions économiques et sociales leur permettant d’être indépendantes sur le plan financier. Taille des ménages On constate au tableau 2.3 qu’un ménage burkinabé compte, en moyenne, 6,5 personnes contre 6,7 en 1993 et 1998-99. Cette taille moyenne varie de 6,7 en milieu rural à 5,6 en milieu urbain. À Ouagadougou, la moitié des ménages (50 %) sont composés de 4 personnes ou plus. Les ménages d'une seule personne restent une particularité du milieu urbain. En effet, la proportion des ménages d’une personne est de 13 % pour le milieu urbain contre 4 % en milieu rural. Pour la ville de Ouagadougou, cette proportion est de 14 %. Dans l’ensemble, quatre ménages sur dix comptent 7 personnes ou plus. Cependant, les ménages de grande taille (9 personnes ou plus) sont moins fréquents en milieu urbain qu’en milieu rural (17 % contre 26 %). Cette situation pourrait être la conséquence des conditions de vie difficiles dans les centres urbains. Tableau 2.3 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef du ménage et taille du ménage, selon le milieu de résidence, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Milieu de résidence Caractéristique socio-démographique Ouagadougou Autre villes Ensemble urbain Rural Ensemble Chef de ménage Homme 82,3 84,9 83,5 92,5 90,6 Femme 17,7 15,1 16,5 7,5 9,4 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 1 14,8 12,9 14,0 4,5 6,4 2 8,3 8,5 8,4 8,4 8,4 3 13,1 13,6 13,3 11,0 11,5 4 13,7 10,8 12,3 11,1 11,3 5 12,8 11,6 12,2 11,2 11,4 6 10,7 8,4 9,6 11,3 10,9 7 6,3 7,6 6,9 9,6 9,1 8 6,2 6,7 6,4 7,1 7,0 9 ou plus 14,1 19,9 16,9 25,7 23,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages 964 898 1 862 7 235 9 097 Taille moyenne 5,3 5,9 5,6 6,7 6,5 14 | Caractéristiques des Ménages Enfants orphelins De l’examen des résultats du tableau 2.4 et du graphique 2.2, il ressort que 78 % des enfants de moins de 15 ans vivent avec leurs deux parents biologiques. Dans 3 % des cas, les enfants de moins de 15 ans vivent avec leur mère, le père étant décédé et dans 5 % des cas, ils vivent avec la mère alors que le père est vivant. Dans 5 % des cas, les enfants vivent avec le père : 4 % alors que la mère est vivante et 1 % alors que la mère est décédée. En outre, on constate que 6 % des enfants de moins de 15 ans ne vivent avec aucun des parents alors que ceux-ci sont en vie. Dans moins d’un pour cent des cas, les enfants ne vivent ni avec la mère, ni avec le père parce que ceux-ci sont décédés. Selon l’âge de l’enfant, on constate que parmi les enfants de moins de 2 ans, 9 % vivent avec leur mère seulement alors que le père est en vie. Ceci peut s’expliquer peut-être par la législation qui confie en cas de séparation des parents, la garde de l’enfant de moins de sept ans à la mère si toutefois celle-ci en a la capacité. Tableau 2.4 Enfants orphelins et résidence des enfants avec les parents Répartition (en %) des enfants (de droit) de moins de 15 ans par état de survie des parents, et résidence avec les parents, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Ne vivant avec aucun des parents Vivant avec la mère mais pas le père Vivant avec le père mais pas la mère Caractéristique socio-démographique Vivant avec les deux parents Père vivant Père décédé Mère vivante Mère décédée Les deux sont vivants Seul le père est vivant Seule la mère est en vie Les deux sont décédés Information sur le père/ mère non déclarée Total Effectif Âge <2 89,3 8,7 1,2 0,2 0,1 0,1 0,2 0,0 0,0 0,1 100,0 4 147 2-4 84,4 7,3 2,2 1,6 0,4 3,0 0,3 0,3 0,2 0,2 100,0 5 866 5-9 75,7 4,5 3,1 4,4 1,4 7,2 0,7 1,4 0,8 0,7 100,0 9 666 10-14 68,9 2,8 4,6 5,6 2,6 9,3 0,6 2,4 1,4 1,7 100,0 8 222 Sexe Homme 78,1 5,1 3,2 3,8 1,6 5,0 0,5 1,3 0,6 0,8 100,0 14 312 Femme 77,0 5,3 3,0 3,3 1,1 6,9 0,5 1,2 0,8 0,8 100,0 13 587 Milieu de résidence Ouagadougou 64,9 7,6 6,5 2,1 1,1 10,4 0,9 2,0 1,7 2,8 100,0 1 738 Autre urbain 66,3 8,5 4,9 3,8 1,1 9,9 1,0 2,1 1,2 1,2 100,0 2 157 Ensemble urbain 65,7 8,1 5,6 3,1 1,1 10,1 0,9 2,0 1,4 1,9 100,0 3 895 Rural 79,5 4,7 2,7 3,6 1,4 5,2 0,5 1,2 0,6 0,6 100,0 24 005 Région Ouagadougou 64,9 7,6 6,5 2,1 1,1 10,4 0,9 2,0 1,7 2,8 100,0 1 738 Boucle du Mouhoun 81,6 2,5 2,0 3,5 1,1 6,2 0,4 1,5 0,7 0,5 100,0 2 381 Centre (sans Ouagadougou) 76,8 2,8 5,6 3,6 1,3 4,8 0,7 2,1 1,7 0,7 100,0 602 Centre-Sud 80,9 4,0 3,2 2,9 2,2 4,2 0,3 0,7 1,0 0,5 100,0 1 690 Plateau Central 76,9 5,6 2,3 4,3 2,2 5,3 0,6 1,3 0,7 0,8 100,0 1 590 Centre-Est 77,3 7,4 3,6 3,3 1,4 4,2 0,2 0,7 0,3 1,5 100,0 2 337 Centre-Nord 84,0 3,2 2,0 2,3 1,4 5,0 0,3 1,3 0,1 0,4 100,0 2 460 Centre-Ouest 71,0 7,3 4,3 5,1 1,3 6,0 0,9 2,0 1,0 1,0 100,0 2 141 Est 84,1 2,7 3,4 2,9 0,8 3,5 0,4 0,8 0,7 0,6 100,0 2 329 Nord 75,1 6,8 1,7 4,0 1,3 7,7 0,6 1,6 0,8 0,3 100,0 2 859 Cascades 82,3 3,2 2,2 4,7 1,1 4,4 0,3 0,5 0,9 0,5 100,0 961 Hauts-Bassins 75,5 5,9 2,4 4,4 1,5 7,3 0,7 1,2 0,6 0,4 100,0 3 388 Sahel 83,4 3,4 1,5 2,6 0,9 6,3 0,4 0,7 0,3 0,5 100,0 1 896 Sud-Ouest 71,1 8,3 5,5 4,1 1,9 4,7 0,6 1,6 0,9 1,2 100,0 1 528 Ensemble 77,6 5,2 3,1 3,5 1,4 5,9 0,5 1,3 0,7 0,8 100,0 27 900 Caractéristiques des Ménages | 15 Selon le milieu de résidence, les résultats montrent que la proportion des enfants de moins de 15 ans vivant avec leurs deux parents est plus élevée en milieu rural (80 %) qu’en milieu urbain (66 %). Au niveau régional, la proportion d’enfants vivant avec leurs deux parents varie d’un minimum de 71 % (Centre-Ouest et Sud-Ouest) à un maximum de 84 % (Est et Centre-Nord). 2.3 NIVEAU D'INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE Les tableaux 2.5.1 et 2.5.2 présentent, pour les hommes et les femmes, la répartition de la population des ménages enquêtés selon le niveau d’instruction atteint, l’âge et la résidence. Le niveau d'instruction des membres d’un ménage est un élément important dans l'amélioration des conditions de vie du ménage et de la société en général. En effet, le niveau d’instruction des membres du ménage influence le comportement procréateur, l’utilisation de la contraception, le comportement en matière de santé, le niveau de scolarisation des autres membres du ménage ainsi que les habitudes en matière d’hygiène et de nutrition. Les données de ces deux tableaux montrent que la majorité des burkinabé n’a jamais fréquenté l’école : près de quatre cinquième des femmes (79 %) et plus des deux tiers des hommes (69 %) ont déclaré n’avoir aucune instruction. Seulement 4 % des femmes et 5 % des hommes ont atteint le niveau primaire complet. Par ailleurs, on constate que plus le niveau d’instruction augmente, plus les proportions diminuent. En effet, 4 % des femmes et 7 % des hommes ont atteint le niveau secondaire et ne l’ont pas achevé, 1 % des hommes ont déclaré avoir atteint le niveau supérieur ; chez les femmes, cette proportion est insignifiante (0,3 %). La proportion d’enfants de 6-9 ans sans instruction s’explique en partie par le fait que l’âge d’entrée à l’école primaire est fixé à 7 ans. Cependant, certains enfants y accèdent à des âges plus tardifs, en milieu rural principalement. On constate aussi une légère amélioration de la scolarisation chez les femmes. En effet, des générations les plus anciennes aux plus récentes, la proportion de femmes sans instruction est passée de 99 % à 65 ans ou plus à 66 % à 10-14 ans. De même, dans les jeunes générations, les proportions de femmes ayant achevé l’école primaire sont proches de celles des hommes : ainsi, à 15-19 ans, 8 % des femmes ont déclaré avoir atteint un niveau primaire complet contre 11 % des hommes ; à 20-24 ans, 6 % des femmes ont, au moins, un niveau primaire complet, contre 9 % des hommes. Malgré ces progrès incontestables, l’écart de niveau d’instruction entre les hommes et les femmes persiste. Graphique 2.2 Survie des parents des enfants de moins de 15 ans et résidence des enfants avec les parents EDSBF-III 2003 Survie des parents Résidence des enfants Père et mère vivants 92 % Mère décédée 3 % Père et mère décédés 1 % Père décédé 4 % Vit avec père et mère 78 % Vit avec père 5 %Vit avec mère 8 % Vit avec aucun 8 % 16 | Caractéristiques des Ménages Tableau 2.5.1 Niveau d'instruction de la population des femmes Répartition (en %) de la population (de fait) féminine des ménages, âgées de six ans et plus, par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Caractéristique socio-démographique Aucune instruction Primaire incomplet Primaire complet Secondaire incomplet Secondaire complet Secondaire ou plus NSP/ manquant Total Effectif1 Âge 6-9 75,6 23,9 0,0 0,1 0,0 0,0 0,4 100,0 3 896 10-14 65,6 24,9 6,4 3,1 0,0 0,0 0,1 100,0 3 984 15-19 68,1 10,0 8,3 13,2 0,2 0,1 0,1 100,0 2 914 20-24 74,0 7,8 5,7 9,9 1,6 0,8 0,2 100,0 2 333 25-29 80,7 5,3 5,2 6,2 1,3 1,0 0,3 100,0 2 126 30-34 86,4 4,4 3,3 4,3 0,7 0,8 0,1 100,0 1 632 35-39 88,8 4,2 2,8 2,3 0,9 0,6 0,5 100,0 1 587 40-44 90,2 3,3 2,3 3,1 0,6 0,5 0,1 100,0 1 241 45-49 91,8 2,2 2,2 2,4 0,6 0,3 0,5 100,0 1 080 50-54 94,8 1,9 1,6 1,4 0,2 0,1 0,0 100,0 1 047 55-59 96,8 1,3 0,8 1,1 0,0 0,0 0,0 100,0 729 60-64 97,8 0,8 0,8 0,4 0,0 0,0 0,2 100,0 539 65+ 99,2 0,3 0,2 0,1 0,0 0,0 0,2 100,0 960 Milieu de résidence Ouagadougou 35,9 24,5 11,1 21,9 3,4 2,9 0,4 100,0 2 294 Autre urbain 49,9 21,9 10,5 15,8 1,6 0,3 0,1 100,0 2 281 Ensemble urbain 42,9 23,2 10,8 18,8 2,5 1,6 0,3 100,0 4 574 Rural 87,9 8,6 2,2 1,1 0,0 0,0 0,2 100,0 19 513 Région Ouagadougou 35,9 24,5 11,1 21,9 3,4 2,9 0,4 100,0 2 294 Boucle du Mouhoun 80,7 12,7 3,5 2,8 0,2 0,0 0,0 100,0 1 970 Centre (sans Ouaga.) 77,8 16,2 3,8 1,6 0,0 0,0 0,6 100,0 521 Centre-Sud 84,2 10,2 3,4 2,1 0,0 0,0 0,1 100,0 1 455 Plateau Central 84,7 11,0 2,2 2,1 0,1 0,0 0,0 100,0 1 349 Centre-Est 83,2 9,7 3,3 2,8 0,2 0,1 0,8 100,0 2 061 Centre-Nord 87,9 8,6 1,8 1,6 0,0 0,0 0,2 100,0 2 013 Centre-Ouest 80,7 11,8 4,6 2,6 0,2 0,0 0,2 100,0 1 986 Est 93,3 4,6 1,0 0,9 0,2 0,0 0,1 100,0 1 836 Nord 87,1 8,4 1,9 2,1 0,2 0,0 0,3 100,0 2 260 Cascades 76,5 13,7 5,3 4,1 0,3 0,0 0,1 100,0 788 Hauts-Bassins 75,5 12,3 5,5 5,9 0,6 0,1 0,0 100,0 2 849 Sahel 90,5 7,2 1,3 0,9 0,0 0,0 0,1 100,0 1 481 Sud-Ouest 87,0 9,1 1,9 1,9 0,1 0,0 0,0 100,0 1 226 Ensemble 79,3 11,4 3,8 4,4 0,5 0,3 0,2 100,0 24 088 1 Y compris 21 cas pour lesquels l’âge n’est pas déterminé Caractéristiques des Ménages | 17 Tableau 2.5.2 Niveau d'instruction de la population des hommes Répartition (en %) de la population (de fait) masculine des ménages, âgés de six ans et plus, par niveau d'instruction atteint, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Caractéristique socio-démographique Aucune instruction Primaire incomplet Primaire complet Secondaire incomplet Secondaire complet Secondaire ou plus NSP/ manquant Total Effectif1 Âge 6-9 71,8 27,9 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 100,0 4 050 10-14 57,7 31,2 7,5 3,3 0,0 0,0 0,3 100,0 4 131 15-19 57,8 14,8 10,6 16,3 0,3 0,0 0,1 100,0 3 181 20-24 61,0 9,4 9,0 15,9 3,2 1,5 0,1 100,0 1 963 25-29 65,1 9,6 6,3 12,7 3,9 2,5 0,0 100,0 1 507 30-34 67,5 7,2 5,7 9,5 4,1 6,0 0,0 100,0 1 259 35-39 74,6 7,4 5,7 7,6 2,0 2,6 0,0 100,0 1 134 40-44 83,2 5,1 4,7 3,9 1,3 1,2 0,6 100,0 1 028 45-49 81,6 8,2 4,1 2,8 1,6 1,8 0,0 100,0 820 50-54 79,2 6,4 5,5 4,0 2,6 1,7 0,6 100,0 740 55-59 92,1 4,2 2,3 1,0 0,1 0,0 0,4 100,0 573 60-64 94,4 2,4 1,2 1,4 0,4 0,2 0,0 100,0 579 65+ 98,1 0,5 0,6 0,4 0,0 0,2 0,1 100,0 1 212 Milieu de résidence Ouagadougou 24,5 25,4 11,4 25,4 5,5 7,6 0,2 100,0 2 091 Autre urbain 35,6 25,2 11,5 20,8 4,8 1,8 0,3 100,0 2 097 Ensemble urbain 30,1 25,3 11,4 23,1 5,1 4,7 0,2 100,0 4 188 Rural 78,5 14,1 4,0 2,8 0,2 0,1 0,2 100,0 18 007 Région Ouagadougou 24,5 25,4 11,4 25,4 5,5 7,6 0,2 100,0 2 091 Boucle du Mouhoun 74,2 16,3 4,7 4,3 0,3 0,1 0,0 100,0 1 916 Centre (sans Ouaga.) 62,2 25,6 7,8 3,8 0,2 0,0 0,5 100,0 496 Centre-Sud 74,0 15,9 6,0 2,7 1,0 0,0 0,3 100,0 1 381 Plateau Central 74,6 17,6 5,0 2,5 0,2 0,1 0,0 100,0 1 221 Centre-Est 70,4 15,9 5,0 7,1 0,5 0,7 0,4 100,0 1 752 Centre-Nord 77,5 14,0 4,4 3,6 0,4 0,2 0,1 100,0 1 783 Centre-Ouest 68,0 18,3 7,3 5,0 0,6 0,3 0,4 100,0 1 591 Est 87,8 8,2 1,7 1,4 0,3 0,2 0,3 100,0 1 774 Nord 77,3 14,5 3,6 3,5 0,4 0,4 0,2 100,0 1 980 Cascades 65,2 17,9 6,3 8,8 1,2 0,2 0,4 100,0 736 Hauts-Bassins 64,4 17,3 6,2 9,3 2,0 0,6 0,3 100,0 2 902 Sahel 86,5 9,2 2,3 1,7 0,3 0,0 0,0 100,0 1 430 Sud-Ouest 74,2 16,0 4,7 4,4 0,3 0,2 0,1 100,0 1 141 Ensemble 69,4 16,2 5,4 6,6 1,1 1,0 0,2 100,0 22 195 1 Y compris 20 cas pour lesquels l’âge n’est pas déterminé Par ailleurs, les données selon le milieu de résidence mettent en évidence des écarts importants du niveau d’instruction. En milieu rural, 79 % des hommes et 88 % des femmes n’ont pas d’instruction contre respectivement 30 % et 43 % en milieu urbain. C’est à Ouagadougou que la proportion de femmes et d’hommes sans aucune instruction est la plus faible (respectivement, 36 % et 25 %). Du point de vue régional, Ouagadougou mis à part, les pourcentages de population sans instruction varient pour les femmes d’un minimum de 77 % dans la région des Cascades à un maximum de 93 % dans celle de l’Est et chez les hommes, d’un minimum de 62 % dans la région du Centre sans Ouagadougou à un maximum de 88 % dans la région de l’Est. 18 | Caractéristiques des Ménages Le principal indicateur du niveau d’accès de la population au système éducatif et de manière indirecte le niveau de développement socio-économique du milieu dans lequel vit cette population est le niveau de fréquentation scolaire des personnes en âge d’aller à l’école (graphique 2.3). Au cours de la troisième enquête démographique et de santé, des questions concernant la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 5 à 24 ans. Le tableau 2.6 présente les taux nets et bruts de fréquentation scolaire, par niveau d’instruction, par sexe, selon le milieu et la région de résidence. Graphique 2.3 Taux de fréquentation scolaire par âge (Pourcentage de la population de 5-24 ans fréquentant l'école par âge et sexe) EDSBF-III 2003 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Âge 0 10 20 30 40 50 60 Pourcentage Hommes Femmes Note : le système pré-primaire n'est pas pris en compte Le taux net de fréquentation scolaire pour le primaire est de 32 %, ce qui signifie que un peu plus du quart de la population de 7-12 ans fréquente l’école primaire. Ce taux est nettement plus élevé en milieu urbain (76 %) qu’en milieu rural (25 %). Pour le niveau secondaire qui concerne la population âgée de 13-19 ans, le taux net de fréquentation scolaire est de 11 %, ce qui est faible. Toutefois, il est beaucoup plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (34 % contre 4 %). Selon les régions, en dehors de Ouagadougou, les taux nets de fréquentation varient d’un minimum de 13 % pour le primaire et 2 % pour le secondaire dans la région de l’Est à un maximum de 48 % pour le primaire dans la région du Centre (sans Ouagadougou) et 13 % pour le secondaire dans les Cascades. Au primaire comme au secondaire, le taux net de fréquentation est plus élevé chez les garçons que chez les filles. On constate au niveau du primaire que dans toutes les régions, le taux net chez les garçons est nettement plus élevé que chez les filles. Mais au niveau du secondaire, dans certaines régions comme la Boucle du Mouhoun et le Plateau Central, le taux chez les filles est légèrement plus élevé. Au niveau primaire, le taux brut de fréquentation scolaire est de 42 %. Ce taux brut est de 46 % pour les garçons et 38 % pour les filles. En milieu urbain il est trois fois plus élevé que le taux observé en milieu rural (89 % contre 33 %). Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire atteint 16 %. Bien que très faible, la valeur du taux brut, supérieure à celle du taux net, indique qu’un nombre important de personnes qui n’ont pas l’âge du niveau secondaire fréquentent néanmoins ce niveau. L’écart entre les sexes est net ; et on constate une grande différence entre les milieux de résidence, le taux brut étant de 6 % en rural contre 53 % en milieu urbain. Caractéristiques des Ménages | 19 Tableau 2.6 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNFS) et taux brut de fréquentation scolaire (TBFS) de la population (de droit) des ménages âges de 6-24 ans, selon le niveau d'instruction, le sexe et le milieu de résidence, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Taux net de scolarisation1 Taux brut de scolarisation2 Caractéristique Masculin Féminin Ensemble Masculin Féminin Ensemble Indice de parité du genre3 ECOLE PRIMAIRE Residence Ouagadougou 87,3 81,7 84,3 115,4 115,1 115,2 1,00 Autre urbain 75,2 64,6 69,9 100,1 92,2 96,1 0,92 Ensemble urbain 80,2 72,3 76,1 106,4 102,5 104,4 0,96 Rural 28,4 20,9 24,8 37,2 27,5 32,5 0,74 Région Ouagadougou 87,3 81,7 84,3 115,4 115,1 115,2 1,00 Boucle du Mouhoun 32,0 29,1 30,6 41,2 38,1 39,7 0,93 Centre (sans Ougadougou) 53,7 42,7 48,2 70,5 52,3 61,5 0,74 Centre-Sud 36,9 32,3 34,8 47,1 40,4 44,0 0,86 Plateau Central 37,3 28,9 33,4 48,9 38,0 43,7 0,78 Centre-Est 34,8 26,3 31,0 48,2 38,4 43,8 0,80 Centre-Nord 32,2 22,6 27,5 40,1 28,5 34,3 0,71 Centre-Ouest 34,7 26,4 30,4 49,4 35,9 42,4 0,73 Est 14,4 10,6 12,5 20,3 14,3 17,4 0,70 Nord 29,1 19,0 24,5 36,5 27,5 32,4 0,75 Cascades 37,4 30,6 34,1 49,6 41,4 45,6 0,83 Hauts-Bassins 42,1 31,0 36,8 55,7 44,2 50,2 0,79 Sahel 20,8 14,1 17,6 24,9 19,3 22,2 0,78 Sud-Ouest 26,4 20,3 23,5 34,3 23,6 29,2 0,69 Ensemble 35,0 28,3 31,8 46,0 38,4 42,3 0,83 ECOLE SECONDAIRE Residence Ouagadougou 44,6 33,4 38,1 66,6 49,6 56,7 0,75 Autre urbain 34,2 27,6 30,7 57,3 41,0 48,5 0,72 Ensemble urbain 39,2 30,7 34,4 61,8 45,5 52,7 0,74 Rural 5,9 2,5 4,3 7,5 3,2 5,6 0,43 Région Ouagadougou 44,6 33,4 38,1 66,6 49,6 56,7 0,75 Boucle du Mouhoun 6,8 7,5 7,1 9,8 8,9 9,4 0,91 Centre (sans Ougadougou) 10,2 6,4 8,8 10,9 8,7 10,1 0,79 Centre-Sud 7,5 5,5 6,5 10,0 6,2 8,2 0,63 Plateau Central 5,6 6,0 5,8 7,6 7,4 7,5 0,97 Centre-Est 14,1 6,1 10,3 17,0 8,9 13,1 0,52 Centre-Nord 7,7 5,3 6,5 9,4 6,2 7,8 0,66 Centre-Ouest 9,4 3,9 6,9 13,2 5,9 9,9 0,45 Est 2,1 1,3 1,8 4,1 2,3 3,3 0,57 Nord 6,5 3,2 4,8 11,8 5,5 8,6 0,46 Cascades 16,2 8,7 12,7 23,2 12,9 18,4 0,56 Hauts-Bassins 11,5 10,6 11,1 19,5 16,5 18,1 0,84 Sahel 4,0 1,6 2,8 5,6 3,3 4,5 0,58 Sud-Ouest 12,9 7,3 10,6 16,6 9,7 13,7 0,59 Ensemble 11,9 9,4 10,7 17,2 13,6 15,5 0,79 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNFS) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau primaire (7-12 ans) qui fréquente l'école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau secondaire (13-18 ans) qui fréquente l'école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 pour cent. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBFS) pour le niveau primaire est la proportion des élèves du niveau primaire, quel que soit leur âge, dans la population d'âge officiel de fréquentation du niveau primaire (7-12 ans). Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est la proportion des élèves du niveau secondaire, quel que soit leur âge, dans la population d'âge officiel de fréquentation du niveau secondaire (13-18 ans). Note : Le taux brut de fréquentation scolaire peut excéder 100 pour cent. 3 L'indice de parité de genre pour l'école primaire est le ratio du TBFS au niveau primaire des filles sur le TBFS des garçons. L'indice de parité de genre pour l'école primaire est le ratio du TBFS au niveau secondaire des filles sur le TBFS des garçons. 20 | Caractéristiques des Ménages 2.4 CONDITIONS DE VIE Lors de l’enquête ménage, on s’est intéressé à certaines caractéristiques du logement (disponibilité de l’électricité, approvisionnement en eau, matériaux du toit et revêtement du sol, type de toilettes). On a également recueilli des informations sur la possession d’un certain nombre d’équipements modernes (radio, télévision, réfrigérateur, bicyclette, motocyclette, véhicule). Ces caractéristiques permettent d’apprécier les conditions socio-économiques des ménages. Ce sont, en outre, des éléments qui entrent en compte dans l’amélioration des conditions de vie et partant dans l’amélioration de l’état de santé et du bien-être de la population. Il ressort du tableau 2.7 et du graphique 2.4 qu’au niveau national, très peu de ménages disposent de l’électricité (11 %). Cependant, par rapport à 1993 et 1998-99, on constate une nette amélioration puisque à ces dates, seulement 6 % en 1993 et 7 % en 1998-99 des ménages en disposaient. Les résultats mettent en évidence des disparités importantes selon le milieu de résidence. En milieu rural, environ 1 % des ménages dispose de l’électricité contre 52 % en milieu urbain. C’est à Ouagadougou que la proportion de ménages ayant l’électricité est la plus élevée (57 %). Dans les autres centres urbains, cette proportion est de 48 %. Tableau 2.7 Caractéristiques des logements Répartition (en %) des ménages par caractéristiques des logements selon le milieu de résidence , EDSBF-III Burkina Faso 2003 Milieu de résidence Caractéristique Ouagadougou Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Electricité Oui 56,7 47,8 52,4 0,8 11,4 Non 43,1 52,1 47,5 99,0 88,4 Ensemble1 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source d'eau potable Robinet dans le logement 22,2 11,2 16,9 0,0 3,5 Robinet dans la cour 14,2 17,3 15,7 0,0 3,2 Fontaine publique 60,3 51,3 56,0 3,9 14,6 Puits ouvert 0,7 5,5 3,0 3,5 3,3 Puits public ouvert 0,4 4,1 2,2 26,9 21,8 Puits protégés 1,7 9,3 5,3 48,1 39,4 Source 0,0 0,0 0,0 1,3 1,1 Fleuve/rivière 0,0 0,1 0,0 3,6 2,9 Mare/lac/barrage 0,0 0,8 0,4 12,4 9,9 Autre 0,3 0,3 0,3 0,1 0,2 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Temps pour la source d'eau Pourcentage <15 minutes 64,3 70,6 67,3 48,9 52,7 Temps moyen pour la source d'eau 5,2 4,5 4,7 14,1 9,8 Type de toilettes W.C. avec chasse d'eau 14,7 2,7 8,9 0,3 2,1 Fosse/latrines rudimentaires 20,2 8,6 14,6 7,6 9,0 Fosse/latrines améliorées 62,6 75,1 68,6 6,6 19,3 Pas de toilettes/nature 1,9 13,4 7,4 85,3 69,4 Autre 0,3 0,1 0,2 0,1 0,1 Ensemble1 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Type de sol Terre/sable/bouse 3,5 9,4 6,3 74,2 60,3 Carreaux /ciment 94,5 89,3 92,0 25,6 39,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de ménages 964 898 1 862 7 235 9 097 1 Y compris les non-déterminés Caractéristiques des Ménages | 21 Graphique 2.4 Caractéristiques des logements EDSBF-III 2003 Éle ctr ici té Ro bin et da ns log em en t/c ou rt Ro bin et pu bli c Pu its pr ivé Pu its pu bli c Riv ièr e/E au de su rfa ce Ch ass e d 'ea u La trin es Fo sse s so mm air es Pa s d e toi let tes Ci me nt/ Ca rre au x Te rre /Sa ble Bo us e 0 20 40 60 80 Pourcentage PROVENANCE DE L'EAU TYPE DE TOILETTES TYPE DE SOLÉLECTRICITÉ Concernant l’approvisionnement en eau destinée à la consommation, on constate qu’au niveau national, près de deux ménages sur cinq utilisent l’eau de puits protégé (39 %) et 22 % utilisent l’eau des puits publics ouverts. En milieu rural, ces deux sources constituent les principaux points d’approvisionnement en eau des populations. De plus, 15 % s’approvisionnent à des fontaines publiques. En milieu urbain, la fontaine publique est la principale source d’approvisionnement en eau avec 56 % des ménages qui s’y approvisionnent. Les ménages possédant un robinet soit dans leur logement (4 %) soit dans la cour (3 %), restent peu nombreux et il faut noter que c’est seulement en milieu urbain qu’ils existent. Notons enfin, que la proportion des ménages utilisant l’eau des mares et des lacs (10 %) n’est pas négligeable si l’on prend en compte les problèmes de santé que peut poser la consommation d’une telle eau. Il ressort également du tableau 2.7 que plus de la moitié des ménages mettent moins de 15 minutes pour s’approvisionner en eau (53 %). Cette proportion est plus faible en milieu rural (49 %) qu’en milieu urbain (67 %). Le temps moyen d’approvisionnement en eau de consommation est de 9,8 minutes. En ce qui concerne le type de toilettes dont disposent les ménages, les données du tableau 2.7 montrent qu’une proportion élevée de ménages burkinabé ne possèdent pas de toilettes dans leur logement (69 %). Cette proportion varie d’un maximum de 85 % en rural à 2 % à Ouagadougou. De plus, 19 % des ménages burkinabé disposent de fosses ou latrines améliorées. Cependant, ce type de toilettes est plus fréquent en milieu urbain où plus de la moitié des ménages en disposent qu’en milieu rural (69 % contre 7 %). Très peu de ménages possèdent des toilettes avec chasse d’eau (2 %). De plus, cette proportion a peu varié depuis les enquêtes précédentes. Le revêtement du sol des pièces d’habitation revêt une importance capitale car il peut être un facteur de propagation de certains parasites ou germes responsables de maladies. On constate qu’au Burkina Faso, plus de la moitié des ménages vivent dans des logements dont le sol est recouvert de terre/sable/bouse (60 %). Cette proportion varie de 74 % en rural à 4 % à Ouagadougou. On note également que dans 39 % des cas, le sol est recouvert de ciment ou de carreaux. Ce type de sol est cependant plus fréquent en urbain qu’en rural (92 % contre 26 %). Au cours de l’enquête, pour évaluer le niveau socio-économique des ménages, on s’est intéressé à la possession de certains biens durables considérés comme des indicateurs du niveau de vie 22 | Caractéristiques des Ménages socio-économique. On constate que dans l’ensemble, le bien le plus fréquemment possédé par les ménages est une bicyclette (78 %) ; ce moyen de locomotion est plus répandu parmi les ménages du milieu rural (82 %) que parmi ceux du milieu urbain (63 %). Pratiquement plus de trois ménages sur cinq ont déclaré posséder une radio (63 %) et on constate que quel que soit le milieu de résidence, les proportions sont élevées. Enfin, dans 24 % des cas, les ménages possèdent une mobylette ; c’est à Ouagadougou que cette proportion est la plus élevée (60 %). Quant à la voiture, c’est un bien qui est plus fréquemment possédé par les ménages urbains que par ceux vivant en milieu rural (12 % contre moins de 1 % en rural). Tableau 2.8 Biens durables possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains biens de consommation durables selon le milieu de résidence, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Milieu de résidence Biens durables Ouagadougou Autre villes Ensemble urbain Rural Ensemble Radio 87,5 81,8 84,7 57,3 62,9 Télévision 54,3 40,4 47,6 2,7 11,9 Téléphone 25,1 9,6 17,6 0,3 3,8 Réfrigérateur 29,5 15,9 23,0 0,3 4,9 Bicyclette 66,9 59,1 63,2 81,8 78,0 Mobylette 60,4 50,0 55,4 16,1 24,2 Voiture/camion 17,1 6,6 12,0 0,6 2,9 Aucun 3,6 6,6 5,1 13,7 11,9 Effectif de ménages 964 898 1 862 7 235 9 097 2.5 CONSOMMATION DE SEL IODÉ Au cours de l’EDSBF-III, les enquêtrices ont testé dans chaque ménage au moyen d’un “kit”, un échantillon du sel utilisé pour la cuisine afin d’en déterminer sa teneur en iode. Cette phase de l’enquête est très importante car une carence en iode peut entraîner un retard dans le développement mental de l’enfant (crétinisme) et favoriser l’apparition de goitre. Elle peut également accroître les risques d’avortements spontanés, de naissances prématurées, de stérilité, de mortinatalité et de mortalité infantile. Pour lutter contre les troubles dues aux carences en iode, il est nécessaire de savoir si les populations consomment du sel dont la teneur en iode est suffisante. Du tableau 2.9, il ressort que dans l’ensemble du pays, 16 % des ménages utilisent du sel non iodé, 79 % disposent de sel iodé et la majorité des ménages (45 %) utilisent du sel suffisamment iodé (15 PPM ou plus) pour la cuisine. En urbain, la proportion des ménages qui utilisent du sel correctement iodé est plus élevée qu’un milieu rural (60 % contre 42 %). Au niveau régional, on constate que c’est dans la région du Sahel que la proportion de ménages utilisant pour cuisiner du sel correctement iodé est la plus faible (15 %) et qu’à l’opposé, c’est dans celle des Hauts-Bassins qu’elle est la plus élevée (84 %). Caractéristiques des Ménages | 23 Tableau 2.9 Consommation de sel iodé Répartition (en %) des ménages par type de sel utilisé pour la cuisine d'après les résultats du test selon le milieu de résidence , EDSBF-III Burkina Faso 2003 Type de sel Résidence/ région Sel iodé 1 a <15 PPM Sel iodé 15 PPM ou + Sel non iodée ND Total Effectif de menages Milieu de résidence Ouagadougou 19,6 59,2 9,5 11,8 100,0 964 Autres villes 18,9 60,7 10,1 10,2 100,0 898 Ensemble urbain 19,2 59,9 9,8 11,0 100,0 1 862 Rural 37,7 41,6 17,2 3,6 100,0 7 235 Région Ouagadougou 19,6 59,2 9,5 11,8 100,0 964 Boucle du Mouhoun 19,8 54,7 23,8 1,8 100,0 725 Centre (sans Ouagadougou) 27,2 57,5 9,5 5,8 100,0 184 Centre-Sud 55,2 22,8 20,2 1,8 100,0 597 Plateau Central 48,7 26,4 20,0 4,8 100,0 418 Centre-Est 26,9 59,9 8,0 5,1 100,0 853 Centre-Nord 38,7 26,2 30,7 4,4 100,0 779 Centre-Ouest 32,1 56,5 6,5 4,9 100,0 475 Est 42,9 42,4 10,5 4,2 100,0 822 Nord 44,3 24,9 26,7 4,1 100,0 933 Cascades 14,9 77,1 2,5 5,4 100,0 315 Hauts-Bassins 7,4 83,9 3,3 5,4 100,0 894 Sahel 58,4 14,7 21,4 5,4 100,0 751 Sud-Ouest 43,4 35,2 17,5 3,9 100,0 385 Ensemble 33,9 45,3 15,7 5,1 100,0 9 097 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 25 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 Antoinette Toé/Foro et Tinga Sinaré Le chapitre 3 porte sur les caractéristiques socio-démographiques des femmes enquêtées de 15-49 ans et des hommes enquêtés de 15-59 ans. Cette partie est importante car elle permet de comprendre et d’expliquer les comportements de la population vis-à-vis de la contraception, des IST, du VIH/sida et de connaître ses préférences en matière de fécondité. Tout comme le questionnaire ménage, les questionnaires individuels ont permis de recueillir des informations sur l’âge, le milieu de résidence, l’état matrimonial et le niveau d’instruction des enquêté(e)s. Dans cette partie, on aborde également des sujets comme l’alphabétisation, l’accès aux médias et l’activité économique des hommes et des femmes. De plus, des questions spécifiques pour évaluer le niveau de contrôle qu’exercent les femmes dans leur ménage, leur pouvoir de décision concernant leurs revenus ont été abordées dans ce chapitre. Enfin, on a demandé aux femmes enquêtées de se prononcer sur un certain nombre de raisons qui, selon elles, justifient des comportements violents à l’égard des femmes. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Compte tenu de l’importance de l’âge dans l’analyse des phénomènes démographiques, un intérêt particulier a été accordé à son enregistrement lors de la collecte des données. En effet, avant l’enregistrement de toutes les informations, l’enquêtrice demandait à son interlocuteur de réunir tous les documents officiels pouvant fournir des informations sur sa personne et sur les autres membres du ménage. En l’absence de document officiel, l’enquêtrice procède à un recoupement avec des événements ayant marqué la vie de l’enquêté (âge au mariage, âge du premier enfant, etc.) ou des événements ayant marqué la vie nationale ou régionale (guerres, coups d’état, inondations, disettes, etc.). Les résultats présentés dans le tableau 3.1 montrent que la répartition des femmes de 15-49 ans et des hommes de 15-59 ans par groupe d’âges quinquennaux ne présente pas de grandes disparités. En outre, au fur et à mesure que l’âge augmente, les proportions diminuent. Pour les femmes, elles passent de 22 % pour les 15-19 ans à 8 % pour la tranche d’âges 45-49 ans. Pour les hommes, les proportions varient de 24 % à 15-19 ans à 5 % à 55-59 ans. Les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes de l’échantillon. Dans le cadre de l'EDSBF-III, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes mariés légalement ou non ainsi que tous ceux et toutes celles vivant en union consensuelle. Selon cette définition, il apparaît que moins d’un cinquième (19 %) des femmes était célibataire au moment de l’enquête, plus des deux tiers (69 %) étaient mariées et seulement 9 % vivaient une union consensuelle. Chez les hommes, au moment de l’EDSBF-III, plus de deux hommes sur cinq étaient célibataires (42 %) et plus d’un homme sur deux était marié (53 %). De plus, 4 % des femmes étaient en rupture d’union ou veuves au moment de l’enquête contre 2 % chez les hommes. Les résultats répartis par milieu de résidence montrent que la population burkinabé vit dans sa grande majorité en milieu rural (78 % des femmes et 76 % des hommes). Les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes à vivre en milieu urbain (24 % contre 22 %). Les données par région ne font pas apparaître d’écarts significatifs entre les hommes et les femmes. Le tableau 3.1 présente également la répartition des hommes et des femmes selon l’indice de bien-être économique du ménage. Cet indice est construit à partir des données sur les biens des ménages et en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages comprennent des informations provenant du questionnaire ménage de l’EDS du Burkina 26 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Faso sur la possession par les ménages de certains biens de consommation allant de la télévision à la radio ou à la voiture ainsi que sur certaines caractéristiques du logement comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau de revêtement du sol, le nombre de personnes par pièce pour dormir et le combustible utilisé pour cuisiner. Tableau 3.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes enquêtés par certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Femmes Hommes Caractéristique socio-démographique Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Âge 15-19 22,3 2 776 2 777 24,3 877 878 20-24 18,2 2 274 2 243 15,6 563 583 25-29 16,6 2 073 1 988 12,2 438 436 30-34 12,7 1 580 1 600 11,2 404 387 35-39 12,2 1 524 1 535 10,3 370 370 40-44 9,6 1 201 1 257 8,1 294 289 45-49 8,4 1 049 1 077 7,3 262 246 50-54 - - - 6,3 226 234 55-59 - - - 4,7 171 182 État matrimonial Célibataire 18,7 2 337 2 435 42,3 1 525 1 570 Mariée 68,6 8 554 8 437 52,7 1 901 1 889 En union 8,8 1 100 1 100 3,2 114 84 En rupture d’union 3,9 486 505 1,8 65 72 Milieu de résidence Ouagadougou 11,4 1 418 689 12,9 464 214 Autres villes 10,3 1 279 2 325 11,2 403 708 Ensemble urbain 21,6 2 697 3 014 24,1 867 922 Rural 78,4 9 780 9 463 75,9 2 738 2 683 Région Ouagadougou 11,4 1 418 689 12,9 464 214 Boucle du Mouhoun 7,3 910 921 7,7 277 274 Centre (Sans Ouaga.) 1,9 239 351 2,0 72 109 Centre-Sud 5,9 735 822 5,9 213 238 Plateau Central 5,0 620 1 084 4,9 178 307 Centre-Est 8,4 1 054 844 7,2 260 207 Centre-Nord 8,4 1 053 966 6,9 250 249 Centre-Ouest 7,3 905 1 305 6,7 242 346 Est 7,3 905 767 7,1 257 231 Nord 9,4 1 175 854 8,0 290 225 Cascades 3,3 410 905 3,4 123 273 Hauts-Bassins 12,9 1 606 1 146 14,9 537 377 Sahel 6,8 848 767 7,6 275 238 Sud-Ouest 4,8 599 1 056 4,6 167 317 Niveau d'instruction Aucune instruction 71,7 8 941 8 886 51,2 1 844 1 874 Primaire/ Alphabét. 19,6 2 451 2 494 32,0 1 153 1 119 Secondaire ou plus 8,7 1 085 1 097 16,9 608 612 Quintile de bien-être Le plus pauvre 17,6 2 190 2 122 15,7 565 568 Second 18,4 2 290 2 277 19,5 702 703 Moyen 23,8 2 972 2 939 21,9 791 776 Quatrième 16,5 2 058 2 062 16,0 576 583 Le plus riche 23,8 2 967 3 077 26,9 971 975 Ensemble 100,0 12 477 12 477 100,0 3 605 3 605 On a affecté à chacun de ces biens et caractéristiques un poids (score ou coefficient) généré à partir d’une analyse en composante principale. Les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin, Rutstein, Johnson, Pande et Wagstaff, 2000). On attribue ensuite à chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage; les individus sont classés en fonction du score total du ménage Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 27 dans lequel ils résident. L’échantillon est ensuite divisé en quintile de population, chaque quintile correspondant à un niveau allant de 1 (le plus pauvre) à 5 (le plus riche). On constate que moins d’un cinquième des femmes et des hommes (respectivement 18 % et 16 %) vivent dans les ménages du quintile le plus pauvre et qu’à l’opposé, près d’un quart des femmes (24 %) et une proportion légèrement plus élevée d’hommes (27 %) vivent dans les ménages du quintile le plus riche. 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIO- DÉMOGRAPHIQUES Le tableau 3.1 présente également les données selon le niveau d’instruction des enquêtés. On constate que la proportion de femmes sans aucune instruction est nettement plus élevée que celle des hommes (72 % contre 51 %). À l’inverse, aux niveaux primaire et secondaire ou plus, la proportion des hommes est beaucoup plus élevée que celle des femmes (32 % contre 20 % pour le niveau primaire et 17 % contre 9 % pour le secondaire ou plus). Les résultats des tableaux 3.2.1 et 3.2.2 concernent le plus haut niveau d’instruction atteint par les femmes et les hommes enquêtés. On peut voir dans ces tableaux que quel que soit le niveau d’instruction, qu’il soit achevé ou non, la proportion des hommes est toujours plus élevée que celle des femmes. Ces proportions sont de 8 % contre 5 % pour le niveau primaire complet, 10 % contre 6 % pour le niveau primaire non achevé et enfin 3 % contre 1 % pour le niveau supérieur. Par rapport à l’âge des enquêtés, on constate que dans les groupes d’âges les plus élevés, la proportion de ceux qui sont sans niveau d’instruction est la même pour les deux sexes (92 %). À 15-19 ans, l’écart est net Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction par caractéristiques socio-démographiques Répartition (en %) des femmes enquêtées par niveau d'instruction atteint selon certaines caractéristiques socio- démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Plus haut niveau d’instruction atteint Caractéristique socio-démographique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet Secondaire incomplet Secondaire complet Supérieur Total Effectif de femmes Âge 15-19 67,5 10,7 8,1 13,4 0,4 0,0 100,0 2 776 20-24 74,1 7,6 5,6 9,5 2,2 1,0 100,0 2 274 25-29 80,9 5,6 4,8 6,2 1,6 0,9 100,0 2 073 30-34 86,9 4,3 3,1 4,4 0,6 0,8 100,0 1 580 35-39 89,0 3,8 3,2 2,4 0,9 0,6 100,0 1 524 40-44 90,6 3,2 2,2 3,1 0,2 0,7 100,0 1 201 45-49 91,9 2,3 2,6 2,3 0,8 0,2 100,0 1 049 Milieu de résidence Ouagadougou 33,4 14,6 12,8 28,8 5,6 4,7 100,0 1 418 Autres villes 48,6 11,9 12,0 24,1 2,9 0,5 100,0 1 279 Ensemble urbain 40,6 13,3 12,4 26,6 4,3 2,7 100,0 2 697 Rural 91,2 4,2 2,8 1,7 0,1 0,0 100,0 9 780 Quintile de bien-être Le plus pauvre 95,1 2,9 1,5 0,5 0,0 0,0 100,0 2 190 Second 93,6 3,9 1,8 0,7 0,0 0,0 100,0 2 290 Moyen 91,0 4,4 3,1 1,4 0,1 0,0 100,0 2 972 Quatrième 87,0 6,2 3,3 3,4 0,0 0,0 100,0 2 058 Le plus riche 43,7 12,1 12,3 25,2 4,2 2,5 100,0 2 967 Ensemble 80,3 6,2 4,8 7,1 1,0 0,6 100,0 12 477 28 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés entre les sexes : 51 % d’hommes sont toujours sans instruction contre 68 % chez les femmes. Cependant, on note une augmentation de la scolarisation dans les jeunes générations, cela aussi bien chez les filles que chez les hommes. En effet, les proportions de ceux sans instruction passent de 92 % à 45-49 ans à 74 % à 20-24 pour les femmes et de 92 % à 55-59 ans à 58 % à 20-24 ans pour les hommes. Cependant, même dans les jeunes générations, les proportions de jeunes hommes et de jeunes filles sans niveau d’instruction demeurent relativement élevées et, les résultats montrent la persistance d’un écart important entre les jeunes hommes et les jeunes filles au détriment de ces dernières (à 15-19 ans, 68 % de jeunes filles sans niveau d’instruction contre 51 % chez les jeunes hommes). À 15-19 ans, la proportion des jeunes filles qui atteignent le niveau primaire est également inférieure à celle des jeunes garçons (8 % contre 11 %). En outre, 22 % des jeunes hommes ont atteint le niveau secondaire sans l’avoir achevé contre seulement 13 % des jeunes filles. Ces écarts peuvent être expliqués par les mariages et les grossesses précoces qui empêcheraient certaines jeunes filles de poursuivre une scolarité normale. Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction par caractéristiques socio-démographiques Répartition (en %) des hommes enquêtés par niveau d'instruction atteint selon certaines caractéristiques socio- démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Plus haut niveau d’instruction atteint Caractéristique socio-démographique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet Secondaire incomplet Secondaire complet Supérieur Total Effectif d’hommes Âge 15-19 50,9 15,8 11,3 21,5 0,4 0,0 100,0 877 20-24 57,9 8,3 11,2 16,3 4,1 2,2 100,0 563 25-29 64,0 10,2 5,9 12,1 4,0 3,8 100,0 438 30-34 64,6 7,8 4,8 8,3 5,6 8,9 100,0 404 35-39 65,4 12,2 6,2 9,3 3,0 4,0 100,0 370 40-44 84,3 5,1 6,5 2,6 0,7 0,8 100,0 294 45-49 79,7 8,9 4,4 3,0 1,2 2,7 100,0 262 50-54 79,3 4,0 8,8 2,9 2,7 2,3 100,0 226 55-59 92,2 5,0 2,5 0,3 0,0 0,0 100,0 171 Milieu de résidence Ouagadougou 22,2 11,8 12,0 30,8 6,5 16,7 100,0 464 Autres villes 28,9 11,8 11,3 34,5 10,5 3,0 100,0 403 Ensemble urbain 25,3 11,8 11,7 32,5 8,4 10,4 100,0 867 Rural 77,8 9,5 6,7 5,2 0,6 0,2 100,0 2 738 Quintile de bien-être Le plus pauvre 88,4 5,8 3,8 1,9 0,0 0,1 100,0 565 Second 82,9 9,2 4,5 3,4 0,0 0,0 100,0 702 Moyen 78,2 10,2 6,8 3,9 0,9 0,0 100,0 791 Quatrième 68,4 12,9 9,0 8,6 0,6 0,6 100,0 576 Le plus riche 26,3 11,4 13,1 31,9 8,1 9,3 100,0 971 Ensemble 65,2 10,1 7,9 11,8 2,5 2,6 100,0 3 605 Par ailleurs, le niveau d’instruction des enquêtés varie en fonction du milieu de résidence. On constate en effet, que les proportions d’hommes et de femmes ayant une instruction sont plus élevées en milieu urbain qu’en milieu rural : ainsi, en milieu urbain, 41 % des femmes et 25 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction contre, respectivement, 91 % et 78 % en milieu rural. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 29 Du point de vue de l’indice de bien être économique du ménage, il semble qu’il y ait une relation entre le niveau d’instruction et le niveau de richesse du ménage : en effet, dans le quintile le plus faible, 95 % des femmes et 88 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction ; dans le quintile le plus élevé, ces proportions sont respectivement de 44 % et de 26 %. Cependant, il faut noter que même dans le quintile le plus riche, la proportion de femmes sans niveau d’instruction est nettement supérieure à celle des hommes (44 % contre 26 %). 3.3 ALPHABÉTISATION Pour obtenir les informations sur le niveau d’alphabétisation des enquêtés, on a demandé à ceux qui avaient déclaré ne pas avoir fréquenté l’école et à ceux qui avaient seulement le niveau primaire s’ils savaient lire un journal ou une lettre en français ou dans au moins une des langues nationales d’alphabétisation (Mooré, Dioula et Fulfuldé) ; on leur a également demandé s’ils pouvaient écrire dans au moins une des langues. Les femmes et les hommes ayant atteint le niveau secondaire (9 % des femmes et 17 % des hommes) ont été considérés comme étant alphabétisés. Des résultats des tableaux 3.3.1 et 3.3.2, on constate d’une part que les proportions d’hommes et de femmes qui ne savent pas lire et écrire sont élevées (respectivement, 68 % et 84 %) et d’autre part, que la proportion d’hommes alphabétisés est deux fois plus élevée que celle des femmes (32 % contre 16 %). Tableau 3.3.1 Alphabétisation Répartition (en %) des femmes enquêtées par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Pas d’instruction ou niveau primaire Caractéristique socio-démographique Niveau secondaire ou plus Peut lire toute une phrase Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire du tout ND Total Effectif des femmes Pourcentage pouvant lire Âge 15-19 13,8 6,2 6,1 73,7 0,2 100,0 2 776 26,1 20-24 12,7 4,1 4,9 78,1 0,2 100,0 2 274 21,7 25-29 8,7 2,7 3,8 84,7 0,1 100,0 2 073 15,2 30-34 5,8 2,4 2,6 88,9 0,3 100,0 1 580 10,8 35-39 3,9 1,5 2,8 91,5 0,3 100,0 1 524 8,2 40-44 4,0 1,7 1,6 92,7 0,0 100,0 1 201 7,3 45-49 3,2 2,0 1,6 93,2 0,1 100,0 1 049 6,8 Milieu de résidence Ouagadougou 39,2 9,8 10,8 40,0 0,1 100,0 1 418 59,8 Autres villes 27,5 7,9 9,5 54,9 0,2 100,0 1 279 44,9 Ensemble urbain 33,7 8,9 10,2 47,1 0,2 100,0 2 697 52,7 Rural 1,8 1,9 2,1 94,0 0,2 100,0 9 780 5,8 Région Ouagadougou 39,2 9,8 10,8 40,0 0,1 100,0 1 418 59,8 Boucle du Mouhoun 5,0 2,3 4,8 87,8 0,3 100,0 910 12,0 Centre (Sans Ouaga.) 3,4 2,8 4,3 89,5 0,0 100,0 239 10,5 Centre-Sud 3,2 2,4 2,6 91,5 0,3 100,0 735 8,2 Plateau Central 3,9 2,0 2,6 91,4 0,1 100,0 620 8,5 Centre-Est 5,5 3,4 4,0 86,8 0,2 100,0 1 054 12,9 Centre-Nord 2,4 1,9 1,1 94,5 0,1 100,0 1 053 5,5 Centre-Ouest 5,7 4,2 3,8 86,2 0,1 100,0 905 13,7 Est 1,9 1,0 1,4 95,5 0,2 100,0 905 4,3 Nord 3,8 1,7 1,9 92,7 0,0 100,0 1 175 7,3 Cascades 8,2 3,6 4,9 83,2 0,1 100,0 410 16,7 Hauts-Bassins 10,1 4,2 4,5 80,9 0,2 100,0 1 606 18,9 Sahel 1,4 1,1 1,1 96,4 0,0 100,0 848 3,6 Sud-Ouest 3,8 2,0 2,2 91,2 0,8 100,0 599 8,0 Quintile de bien-être Le plus pauvre 0,5 1,1 1,2 97,0 0,2 100,0 2 190 2,8 Second 0,7 0,9 1,5 96,8 0,1 100,0 2 290 3,1 Moyen 1,4 2,4 2,0 93,8 0,3 100,0 2 972 5,9 Quatrième 3,4 2,1 3,7 90,7 0,0 100,0 2 058 9,3 Le plus riche 31,8 8,8 9,6 49,6 0,2 100,0 2 967 50,2 Ensemble 8,7 3,4 3,8 83,9 0,2 100,0 12 477 15,9 30 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.3.2 Alphabétisation Répartition (en %) des hommes enquêtés par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Pas d’instruction ou niveau primaire Caractéristique socio-démographique Niveau secondaire ou plus Peut lire toute une phrase Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire du tout ND Total Effectif des hommes Pourcentage pouvant lire Âge 15-19 21,9 7,5 8,0 62,5 0,1 100,0 877 37,4 20-24 22,6 8,5 8,5 60,2 0,1 100,0 563 39,6 25-29 19,9 5,0 7,8 66,9 0,3 100,0 438 32,7 30-34 22,8 5,2 7,0 65,1 0,0 100,0 404 34,9 35-39 16,2 7,9 7,1 68,5 0,0 100,0 370 31,2 40-44 4,1 8,3 6,6 80,5 0,6 100,0 294 18,9 45-49 7,0 5,9 10,6 76,5 0,0 100,0 262 23,5 50-54 7,9 8,8 4,6 78,0 0,7 100,0 226 21,3 55-59 0,3 3,0 6,1 90,5 0,0 100,0 171 9,5 Milieu de résidence Ouagadougou 54,0 11,3 10,1 24,6 0,0 100,0 464 75,4 Autres villes 48,0 9,4 10,2 32,2 0,1 100,0 403 67,5 Ensemble urbain 51,2 10,4 10,1 28,1 0,1 100,0 867 71,8 Rural 6,0 5,9 6,8 81,1 0,2 100,0 2 738 18,6 Région Ouagadougou 54,0 11,3 10,1 24,6 0,0 100,0 464 75,4 Boucle du Mouhoun 7,7 6,5 7,4 77,0 0,9 100,0 277 21,6 Centre (Sans Ouaga.) 6,9 5,5 17,4 70,2 0,0 100,0 72 29,8 Centre-Sud 6,8 8,9 8,7 75,4 0,2 100,0 213 24,4 Plateau Central 5,6 5,2 6,8 81,8 0,6 100,0 178 17,6 Centre-Est 13,5 9,3 10,5 66,7 0,0 100,0 260 33,3 Centre-Nord 6,1 2,0 5,5 86,1 0,2 100,0 250 13,7 Centre-Ouest 14,4 3,8 9,7 72,2 0,0 100,0 242 27,8 Est 3,7 2,6 5,0 88,1 0,6 100,0 257 11,2 Nord 8,9 5,9 11,3 73,9 0,0 100,0 290 26,1 Cascades 25,5 3,9 12,8 57,8 0,0 100,0 123 42,2 Hauts-Bassins 23,7 12,3 4,2 59,8 0,0 100,0 537 40,2 Sahel 3,2 4,3 2,9 89,6 0,0 100,0 275 10,4 Sud-Ouest 10,5 2,1 4,5 82,9 0,0 100,0 167 17,1 Quintile de bien-être Le plus pauvre 2,0 2,6 3,9 91,3 0,2 100,0 565 8,5 Second 3,4 4,0 6,5 86,0 0,2 100,0 702 13,9 Moyen 4,8 6,6 6,3 82,0 0,2 100,0 791 17,8 Quatrième 9,7 8,0 9,6 72,2 0,4 100,0 576 27,3 Le plus riche 49,2 11,2 10,5 29,0 0,1 100,0 971 71,0 Ensemble 16,9 7,0 7,6 68,4 0,2 100,0 3 605 31,5 En comparant les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 aux tableaux 3.3.1 et 3.3.2, on remarque que la proportion de ceux qui ne savent pas lire du tout est supérieure à la proportion de ceux qui n’ont jamais fréquenté l’école. Le fait que ces proportions soient différentes montre qu’une partie non négligeable de la population n’a pas fréquenté suffisamment l’école pour apprendre correctement à lire et à écrire ou qu’elle a oublié ce qu’elle avait appris. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 31 Les proportions d’alphabétisés varient de façon importante selon le milieu de résidence. En milieu urbain, plus de la moitié des femmes (53 %) et 72 % des hommes sont alphabétisés contre respectivement moins d’une femme sur dix (6 %) et moins d’un homme sur cinq (19 %) en rural. Les femmes non alphabétisées sont proportionnelement plus nombrenses que les hommes et ce, quel que soit le milieu de résidence (graphique 3.1). Les résultats selon les régions mettent également en évidence des disparités : que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, c’est dans la région du Sahel que l’on constate la proportion la plus élevée d’analphabètes (96 % des femmes et 90 % des hommes). 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS Les données concernant l’exposition des femmes et des hommes aux médias sont présentés aux tableaux 3.4.1 et 3.4.2. On constate qu’une partie importante de la population n’est exposée à aucun média (44 % des femmes et 25 % des hommes). Cependant, par rapport à l’EDSBF-II, on note une nette amélioration. Au plan national, de 75 % pour les femmes et de 51 % pour les hommes à l’EDSBF-II, les proportions de personnes qui n’ont accès à aucun média sont passées respectivement à 44 % et 25 %. De tous les médias, la radio est celui qui est le plus écouté. Au moins une femme sur deux (51 %) et près des trois quarts des hommes (71 %) ont déclaré écouter la radio, au moins, une fois par semaine. On note également que les hommes ont déclaré plus fréquemment que les femmes qu’ils lisaient des journaux : seulement 6 % des femmes contre 11 % des hommes ont déclaré lire un journal au moins une fois par semaine. Les proportions de ceux et celles qui ont été exposés à la fois aux trois médias est très faible : seulement 4 % des femmes et 8 % des hommes. Selon le milieu de résidence, les résultats font apparaître des différences significatives. En milieu rural, les femmes qui ne sont exposées à aucun média sont proportionnellement plus nombreuses (54 %) qu’en urbain (10 %). Les raisons qui pourraient expliquer cet écart sont, entre autres, l’analphabétisme (91 % des femmes n’ont aucune instruction en milieu rural contre 41 % en milieu urbain), la non disponibilité des femmes en rural qui sont souvent très occupées aux travaux domestiques dont l’essentiel se fait sans infrastructures modernes (moudre le mil, chercher de l’eau, Graphique 3.1 Proportions d'analphabètes par milieu de résidence et par sexe EDSBF-III 2003 25 32 81 40 55 94 Ouagadougou Autres Villes Rural 0 20 40 60 80 100 Pourcentage Hommes Femmes 32 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.4.1 Exposition aux médias : femmes Pourcentage de femmes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Caractéristique socio-démographique Lit un journal au moins une fois par semaine Regarde la télévision au moins une fois par semaine Écoute la radio au moins une fois par semaine Tous les trois médias Aucun média Effectif Âge 15-19 7,8 31,6 50,9 5,5 40,8 2 776 20-24 8,3 25,4 54,9 6,3 40,8 2 274 25-29 6,2 18,6 54,7 4,7 42,0 2 073 30-34 4,2 16,6 46,9 2,8 49,2 1 580 35-39 2,8 15,4 50,0 2,4 47,1 1 524 40-44 3,0 14,3 50,0 2,2 45,8 1 201 45-49 2,4 9,3 44,9 1,6 53,1 1 049 Milieu de résidence Ouagadougou 26,7 73,9 77,7 22,7 8,7 1 418 Autres villes 15,4 66,1 74,7 12,3 12,0 1 279 Ensemble urbain 21,3 70,2 76,3 17,8 10,3 2 697 Rural 1,3 7,3 44,1 0,4 53,7 9 780 Niveau d'instruction Aucune instruction 0,1 11,1 43,9 0,0 53,0 8 941 Primaire/ Alphabét. 7,3 30,9 63,1 4,1 30,8 2 451 Secondaire ou plus 48,0 79,1 82,3 38,2 3,7 1 085 Quintile de bien-être Le plus pauvre 0,5 2,8 21,6 0,0 77,0 2 190 Second 0,5 3,9 48,8 0,1 50,2 2 290 Moyen 0,8 5,6 47,0 0,1 51,1 2 972 Quatrième 2,5 12,3 56,2 1,0 40,4 2 058 Le plus riche 20,4 68,6 75,0 16,6 11,7 2 967 Ensemble 5,7 20,9 51,0 4,1 44,3 12 477 du bois, etc.). Il est aussi fréquent en milieu rural que les femmes n’aient pas accès aux médias même si ceux-ci existent dans le ménage parce qu’ils sont généralement considérés comme la propriété de de leur acquireur. En particulier, le poste de radio est considéré comme un bien personnel de l’homme (il peut s’agir du conjoint, du frère ou du chef de ménage) qui peut le garder en lieu sûr ou le transporter avec lui en cas d’absence. Par ailleurs, selon l’âge, on constate que les jeunes générations sont plus exposées aux médias que les plus âgées. Par exemple, pour l’écoute de la radio, les proportions varient de 51 % à 55 % pour les femmes qui ont entre 15 et 29 ans contre 50 % et 45 % pour celles qui sont âgées de 30 à 49 ans. Les résultats selon les régions mettent en évidence des disparités (données présentées aux tableaux D.3.4.1 et D.3.4.2, en annexe D) : en dehors de la ville de Ouagadougou, c’est dans la région des Hauts-Bassins (30 %) que l’on constate la plus faible proportion de femmes exposées à aucun média et à l’opposé, c’est dans l’Est (77 %) que le niveau d’exposition des femmes aux trois médias est le plus élevé. En outre, le niveau d’instruction semble influencer de manière significative le niveau d’exposition aux médias. Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, ce sont les plus instruits qui sont le plus fréquemment exposés aux trois médias 38 % des femmes et 39 % des hommes contre seulement respectivement 4 % et 5 % de ceux ayant le niveau primaire. De même que le niveau d’instruction, il semble qu’il y ait une relation entre l’indice de bien- être du ménage et l’exposition aux médias puisque on constate que seuls les hommes et les femmes vivant dans les ménages les plus riches sont exposés aux trois médias. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 33 Tableau 3.4.2 Exposition aux médias : hommes Pourcentage d’hommes qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio au moins une fois par semaine, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Caractéristique socio-démographique Lit un journal au moins une fois par semaine Regarde la télévision au moins une fois par semaine Écoute la radio au moins une fois par semaine Tous les trois médias Aucun média Effectif Âge 15-19 7,9 35,6 62,4 5,6 30,4 877 20-24 11,8 38,0 79,1 10,5 16,9 563 25-29 12,4 33,2 70,8 10,0 26,2 438 30-34 19,5 32,6 79,3 15,9 19,0 404 35-39 14,3 33,6 75,6 9,5 19,4 370 40-44 7,5 17,2 73,0 5,5 24,2 294 45-49 6,4 15,9 68,9 3,2 30,7 262 50-54 10,6 17,8 72,6 6,9 25,9 226 55-59 2,2 14,7 65,5 2,0 32,2 171 Milieu de résidence Ouagadougou 38,5 81,2 90,1 34,7 4,3 464 Autres villes 27,0 74,4 91,8 23,2 2,9 403 Ensemble urbain 33,2 78,0 90,9 29,3 3,7 867 Rural 3,7 14,9 65,2 1,5 31,4 2 738 Niveau d'instruction Aucune instruction 0,2 14,2 62,8 0,1 34,7 1 844 Primaire/ Alphabét. 9,2 29,8 74,3 5,1 20,3 1 153 Secondaire ou plus 45,8 78,9 92,1 38,7 2,7 608 Quintile de bien-être Le plus pauvre 0,5 4,9 37,7 0,0 60,8 565 Second 2,3 7,3 68,4 0,5 29,5 702 Moyen 3,3 15,7 72,1 0,6 24,3 791 Quatrième 7,0 23,0 76,4 2,9 19,0 576 Le plus riche 31,2 77,2 89,6 27,7 3,8 971 Ensemble 10,8 30,1 71,4 8,2 24,7 3 605 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Lors de l’EDSBF-III, des questions relatives à l’emploi ont été posées aux hommes et aux femmes. On a considéré comme ayant un travail, les hommes et les femmes ayant déclaré avoir eu au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, une activité rémunérée ou non, indépendamment du secteur d’activité. Dans l’ensemble, environ une femme sur huit (12 %) ne travaillait pas au moment de l’enquête ; une faible proportion (1 %) de femmes ne travaillaient pas au moment de l’enquête mais avaient eu une activité au cours des 12 derniers mois. À l’opposé, près de neuf femmes sur dix (86 %) exerçaient une activité (tableau 3.5.1). On note que le pourcentage de femmes qui travaillaient au moment de l’enquête augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 75 % à 15-19 ans à un maximum de 95 % à 40-44 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, les résultats montrent que ce sont les femmes en union (91 %) et celles en rupture d’union (85 %) qui étaient les plus actives au moment de l’enquête. Le nombre d’enfants influence également le niveau d’activité de la femme. Plus le nombre d’enfants augmente, plus la proportion de femmes actives augmente, de 72 % quand celles- ci n’ont pas d’enfant, la proportion passe à 95 % quand elles en ont 5 et plus. 34 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.5.1 Emploi des femmes Répartition (en %) des femmes selon qu'elles ont ou non un emploi et selon la durée de l'emploi, par certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 A travaillé dans les 12 mois précédant l’enquête Caractéristique socio-démographique Travaille actuellement Ne travaille pas actuellement N’a pas travaillé les 12 mois précédant l’enquête Total1 Effectif Âge 15-19 74,7 1,6 23,6 100,0 2 776 20-24 81,6 1,6 16,8 100,0 2 274 25-29 88,7 1,9 9,3 100,0 2 073 30-34 92,8 1,0 6,2 100,0 1 580 35-39 93,2 0,7 6,1 100,0 1 524 40-44 94,6 1,2 4,2 100,0 1 201 45-49 92,6 1,3 6,2 100,0 1 049 État matrimonial Célibataire 67,5 2,0 30,5 100,0 2 337 En union 90,9 1,1 8,0 100,0 9 655 En rupture d’union 85,1 4,2 10,7 100,0 485 Nombre d'enfants vivants 0 71,9 2,1 26,0 100,0 3 146 1-2 87,4 1,3 11,3 100,0 3 627 3-4 92,4 1,2 6,4 100,0 2 838 5 ou+ 94,6 1,0 4,4 100,0 2 865 Milieu de résidence Ouagadougou 55,7 6,7 37,6 100,0 1 418 Autres villes 64,0 1,6 34,5 100,0 1 279 Ensemble urbain 59,6 4,3 36,1 100,0 2 697 Rural 93,6 0,6 5,8 100,0 9 780 Niveau d'instruction Aucune instruction 91,8 0,9 7,2 100,0 8 941 Primaire/ Alphabét. 83,1 2,2 14,7 100,0 2 451 Secondaire ou plus 47,5 3,5 49,0 100,0 1 085 Quintile de bien-être Le plus pauvre 94,9 0,7 4,4 100,0 2 190 Second 96,5 0,3 3,2 100,0 2 290 Moyen 93,7 0,6 5,6 100,0 2 972 Quatrième 89,5 1,1 9,3 100,0 2 058 Le plus riche 62,3 3,7 34,0 100,0 2 967 Ensemble 86,3 1,4 12,3 100,0 12 477 1 Y compris les non-déterminés Les données selon le milieu de résidence montrent que c’est en milieu rural que la proportion de femmes qui travaillaient au moment de l’enquête est la plus élevée (94 %). À l’opposé, c’est à Ouagadougou qu’elle est la plus faible (56 %). Les données sur le niveau d’instruction montrent que ce sont les femmes sans instruction (92 %) qui sont proportionnellement les plus nombreuses à exercer une activité ; par comparaison, 83 % ayant le niveau primaire et 48 % ayant le niveau secondaire ou plus exerçaient une activité au moment de l’enquête. Enfin, on constate que c’est dans les ménages les plus pauvres que la proportion de femmes qui travaillent est la plus élevée (95 % contre 62 % dans les ménages les plus riches). Du tableau 3.5.2, il ressort que plus de trois hommes sur dix, proportion supérieure à celle des femmes, ne travaillaient pas au moment de l’enquête (30 % contre 14 %) et un peu plus des deux tiers (70 %) exerçaient une activité quelconque. On constate, comme chez les femmes mais de manière plus irrégulière, que le pourcentage d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête augmente régulièrement avec l’âge, passant de 50 % à 15-19 ans à 81 % à 55-59 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, les résultats montrent, que ce sont les hommes en union et les divorcés/séparés/veufs qui étaient les plus nombreux en activité au moment de l’enquête (respectivement, 79 % et 80 %). Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 35 Tableau 3.5.2 Emploi des hommes Répartition (en %) des hommes selon qu'ils ont ou non un emploi et selon la durée de l'emploi, par certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 A travaillé dans les 12 mois précédant l’enquête Caractéristique socio-démographique Travaille actuellement Ne travaille pas actuellement N’a pas travaillé les 12 mois précédant l’enquête Total1 Effectif Âge 15-19 49,8 13,4 36,7 100,0 877 20-24 66,6 14,1 19,4 100,0 563 25-29 80,2 13,3 6,5 100,0 438 30-34 80,8 12,0 7,1 100,0 404 35-39 79,9 11,1 9,0 100,0 370 40-44 79,9 14,9 5,2 100,0 294 45-49 72,7 19,7 7,6 100,0 262 50-54 77,2 17,2 5,7 100,0 226 55-59 80,6 14,4 5,1 100,0 171 État matrimonial Célibataire 57,4 14,3 28,2 100,0 1 525 En union 79,1 13,7 7,2 100,0 2 016 En rupture d’union 80,0 13,3 6,7 100,0 65 Nombre d'enfants vivants 0 59,4 14,6 25,9 100,0 1 717 1-2 83,0 9,3 7,7 100,0 630 3-4 79,5 12,6 7,9 100,0 429 5 ou + 77,0 16,9 6,1 100,0 829 Milieu de résidence Ouagadougou 67,2 8,7 24,1 100,0 464 Autres villes 67,4 6,5 26,1 100,0 403 Ensemble urbain 67,3 7,7 25,0 100,0 867 Rural 70,8 16,0 13,2 100,0 2 738 Niveau d'instruction Aucune instruction 71,7 16,9 11,4 100,0 1 844 Primaire/ Alphabét. 74,7 13,5 11,6 100,0 1 153 Secondaire ou plus 55,5 5,9 38,5 100,0 608 Quintile de bien-être Le plus pauvre 68,9 15,6 15,5 100,0 565 Second 71,9 17,3 10,8 100,0 702 Moyen 71,2 17,3 11,5 100,0 791 Quatrième 67,4 15,7 16,7 100,0 576 Le plus riche 69,7 6,9 23,4 100,0 971 Ensemble 70,0 14,0 16,0 100,0 3 605 1 Y compris les non-déterminés Par ailleurs, les données selon le milieu de résidence montrent que c’est en milieu rural que la proportion d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête est la plus élevée (71 %). À l’opposé, c’est en ville qu’elle est faible (67 %). Selon le niveau d’instruction, contrairement au constat fait chez les femmes, on remarque que les hommes ayant le niveau primaire/alphabétisé travaillaient un peu plus fréquemment que les autres au moment de l’enquête (75 % contre 72 % de ceux n’ayant aucune instruction et 56 % de ceux ayant le niveau secondaire ou plus). Les tableaux 3.6.1 et 3.6.2 présentent les résultats sur le type d’occupation des femmes et des hommes. Trois femmes sur quatre exerçaient, au moment de l’enquête, une activité agricole (75 %), 19 % travaillaient dans le secteur des ventes et services, seulement 3 % ont déclaré comme activité économique les travaux domestiques et 1 % travaillait en tant que cadre ou exerçait une activité technique ou de gestion (tableau 3.6.1). Les résultats selon l’âge montrent qu’une proportion relativement élevée de jeunes filles de 15-19 ans sont employées dans les travaux domestiques (6 % contre au maximum 3 % dans les autres groupes d’âges). Les femmes qui travaillent le moins fréquemment dans l’agriculture sont les femmes de Ouagadougou (3 %) et celles ayant un niveau secondaire ou plus (11 %). 36 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.6.1 Occupation des femmes Répartition (en %) des femmes ayant un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation dans l'emploi actuel, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Caractéristique socio-démographique Cadre/ technicien/ gestion Employée Ventes et services Manuel qualifié Travaux domestiques Agri- culture NSP/ND Ensemble Effectif Âge 15-19 0,1 0,5 20,2 1,1 5,5 72,1 0,4 100,0 2 120 20-24 0,4 0,9 18,4 1,8 3,2 74,7 0,6 100,0 1 893 25-29 1,8 0,9 20,7 1,4 1,6 73,7 0,0 100,0 1 879 30-34 1,5 0,9 18,5 1,6 2,0 75,2 0,2 100,0 1 481 35-39 1,3 1,0 19,4 2,1 0,9 75,3 0,1 100,0 1 432 40-44 2,2 0,3 17,2 2,7 1,2 76,4 0,0 100,0 1 150 45-49 1,2 1,1 18,0 1,5 1,0 77,2 0,1 100,0 984 État matrimonial Célibataire 0,9 1,6 28,4 0,9 9,6 57,5 1,0 100,0 1 625 En union 1,0 0,6 16,6 1,7 1,1 78,9 0,1 100,0 8 880 En rupture d’union 4,3 1,9 35,8 2,8 4,0 50,7 0,4 100,0 434 Nombre d'enfants vivants 0 1,0 1,2 22,5 1,5 6,8 66,1 0,9 100,0 2 327 1-2 2,0 1,0 19,6 1,5 2,1 73,9 0,1 100,0 3 217 3-4 1,0 0,4 18,6 2,0 1,1 76,8 0,0 100,0 2 657 5 ou + 0,2 0,5 16,2 1,7 0,7 80,5 0,1 100,0 2 739 Milieu de résidence Ouagadougou 8,6 3,7 62,4 1,7 18,6 3,0 1,8 100,0 885 Autres villes 4,5 2,6 62,7 1,9 8,7 19,1 0,3 100,0 838 Ensemble urbain 6,6 3,2 62,6 1,8 13,8 10,8 1,1 100,0 1 723 Rural 0,1 0,3 11,0 1,6 0,4 86,5 0,1 100,0 9 216 Niveau d'instruction Aucune instruction 0,0 0,2 14,7 1,6 1,3 82,1 0,0 100,0 8 295 Primaire/ Alphabét. 0,3 1,0 30,5 1,8 4,7 61,5 0,2 100,0 2 090 Secondaire ou plus 20,3 8,9 42,7 1,4 11,6 11,4 3,2 100,0 554 Quintile de bien-être Le plus pauvre 0,1 0,4 8,7 3,1 0,2 87,5 0,1 100,0 2 094 Second 0,0 0,1 8,6 1,7 0,3 89,2 0,0 100,0 2 217 Moyen 0,0 0,3 10,1 0,9 0,4 88,3 0,1 100,0 2 804 Quatrième 0,1 0,5 17,5 0,7 1,5 79,5 0,2 100,0 1 865 Le plus riche 6,0 2,9 56,7 2,1 11,4 19,9 0,9 100,0 1 959 Ensemble 1,1 0,8 19,1 1,7 2,5 74,6 0,2 100,0 10 939 C’est dans l’agriculture que la majorité des hommes en activité travaillent (72 %) ; en outre, un sur sept exerce une activité dans les ventes et services (14 %) (tableau 3.6.2). On constate que les proportions d’hommes travaillant dans l’agriculture augmentent à partir de l’âge de 40 ans alors que dans le secteur des ventes et services, on observe la tendance inverse, les proportions diminuant à partir de 40 ans. Selon le milieu de résidence, les données montrent que c’est bien évidemment en milieu rural que la proportion d’hommes ayant une activité agricole est la plus élevée (89 % contre 8 % en milieu urbain). Par contre en milieu urbain, la proportion d’hommes travaillant dans le commerce (ventes et services) est nettement supérieure à celle observée en milieu rural (40 % contre 7 %). En ce qui concerne le niveau d’instruction, les données montrent que 87 % des hommes travaillant dans l’agriculture n’ont aucune instruction tandis qu’environ un tiers (32 %) de ceux qui exercent une activité technique/d’encadrement ont le niveau secondaire ou plus. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 37 Tableau 3.6.2 Occupation des hommes Répartition (en %) des hommes ayant un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation dans l'emploi actuel, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Caractéristique socio-démographique Cadre/ technicien/ gestion Employé Ventes et services Manuel qualifié Travaux domestiques Agri- culture Ensemble Effectif Âge 15-19 0,0 0,2 14,6 2,7 4,3 77,4 100,0 554 20-24 2,9 2,1 16,9 3,7 6,3 67,6 100,0 454 25-29 7,2 3,2 17,4 3,9 4,6 62,4 100,0 410 30-34 11,6 4,4 14,6 3,2 4,5 60,6 100,0 375 35-39 4,3 4,3 17,9 1,4 4,1 67,7 100,0 337 40-44 2,9 1,6 10,2 1,5 3,0 80,7 100,0 278 45-49 3,2 2,9 6,3 1,0 2,8 81,4 100,0 242 50-54 3,0 5,7 7,1 1,5 2,4 80,3 100,0 213 55-59 0,0 0,3 8,7 4,4 1,3 84,4 100,0 162 État matrimonial Célibataire 4,0 2,3 17,4 3,4 6,0 66,1 100,0 1 094 En union 4,2 2,6 11,3 2,1 3,1 75,9 100,0 1 871 En rupture d’union 2,1 9,8 25,5 5,3 2,1 55,2 100,0 61 Nombre d'enfants vivants 0 4,3 2,0 16,3 3,7 5,7 66,8 100,0 1 271 1-2 7,9 4,2 15,6 2,2 4,4 65,3 100,0 581 3-4 5,0 2,4 14,4 1,3 4,7 71,6 100,0 395 5+ 0,3 2,5 7,9 2,0 1,1 85,5 100,0 779 Milieu de résidence Ouagadougou 17,6 8,2 39,9 8,6 17,3 3,6 100,0 353 Autres villes 13,7 9,8 40,1 8,6 12,5 14,0 100,0 298 Ensemble urbain 15,9 8,9 40,0 8,6 15,1 8,4 100,0 650 Rural 0,8 0,9 6,6 1,1 1,1 89,3 100,0 2 375 Niveau d'instruction Aucune instruction 0,1 0,5 8,6 1,9 2,1 86,5 100,0 1 635 Primaire/ Alphabét. 0,2 2,5 18,1 3,1 6,0 69,1 100,0 1 018 Secondaire ou plus 32,2 12,1 24,6 4,9 8,0 15,7 100,0 373 Quintile de bien-être Le plus pauvre 0,1 0,4 5,6 0,5 0,2 92,9 100,0 477 Second 0,0 0,1 3,0 0,4 0,2 96,1 100,0 626 Moyen 0,7 0,8 7,9 0,6 1,2 88,6 100,0 700 Quatrième 0,6 1,9 11,1 4,3 2,4 79,6 100,0 478 Le plus riche 15,4 8,2 35,4 6,9 13,7 17,6 100,0 744 Ensemble 4,1 2,6 13,8 2,7 4,1 71,9 100,0 3 026 Comme on pouvait s’y attendre, la quasi-totalité des hommes vivant dans les ménages du quintile le plus pauvre travaillent dans l’agriculture (93 %) et à l’opposé, c’est dans le quintile le plus riche que l’on observe les proportions les plus élevées d’hommes exerçant une activité de cadre/technicien (15 %) et de manière surprenante des travaux domestiques (14 %). 3.6 STATUT DE LA FEMME Lors de l’enquête individuelle, un certain nombre de questions sur le pouvoir de décision dans le ménage et le contrôle exercé sur le revenu ont été posées aux femmes. De même, des questions visant à connaître leur opinion sur certains aspects de la vie du couple ont été posées : en particulier, on a demandé aux femmes si elles pensaient que pour certaines raisons il était justifié qu’un homme batte sa femme et si une femme pouvait refuser pour certaines raisons d’avoir des relations sexuelles avec son mari ou partenaire. 38 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Utilisation du revenu et contribution aux dépenses du ménage Le tableau 3.7 présente d’une part la répartition des femmes qui travaillent selon la personne qui décide de l’utilisation de leur revenu et d’autre part la répartition des femmes qui travaillent selon la part des dépenses du ménage qui sont couvertes par leurs revenus. Au Burkina Faso, près de neuf femmes sur dix (87 %), qui gagnent de l’argent, décident elles-mêmes de l’utilisation de cet argent et cette proportion ne varie pas de manière sensible selon les différentes caractéristiques socio- démographiques. Quand les femmes ne décident pas seules de l’utilisation de l’argent qu’elles gagnent, c’est dans 8 % des cas, une autre personne qui décide seule de l’utilisation de leur revenu et dans 5 % des cas, elles décident conjointement avec quelqu’un d’autre. Les femmes en rupture d’union décident plus fréquemment seules de l’utilisation de leur argent que les femmes en union (98 % contre 89 %). Tableau 3.7 Décision de l'utilisation du revenu et contribution aux dépenses du ménage Répartition (en %) des femmes ayant travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête qui gagnent de l’argent selon la personne qui décide de son utilisation, et la proportion dépensée pour les charges du ménage et certaines caractéristiques socio- démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Décision de l’utilisation des revenus Proportion des dépenses des ménages couvertes par les gains Caractéristique socio-démographique Enquêtée toute seule Conjointe- ment avec quel- qu’un d’autre Autre personne décide seule ND Total Pratique- ment aucune Moins de la moitié Moitié ou plus Toutes Total Effectif Âge 15-19 73,6 7,5 18,3 0,6 100,0 59,8 19,2 17,3 3,6 100,0 547 20-24 85,4 5,3 9,2 0,1 100,0 37,4 29,6 26,7 6,0 100,0 465 25-29 91,5 4,5 4,0 0,0 100,0 27,2 29,7 38,1 5,0 100,0 512 30-34 89,0 5,0 5,9 0,1 100,0 24,0 27,3 39,5 8,7 100,0 397 35-39 91,5 3,1 4,6 0,9 100,0 17,4 24,9 46,1 11,2 100,0 390 40-44 90,2 5,7 4,2 0,0 100,0 18,3 20,7 42,7 18,3 100,0 290 45-49 92,9 3,8 2,4 0,9 100,0 16,1 25,0 42,9 15,4 100,0 261 État matrimonial Célibataire 74,3 6,9 18,4 0,4 100,0 57,4 19,0 19,6 3,8 100,0 605 En union 89,2 5,0 5,4 0,3 100,0 25,2 28,2 38,2 8,1 100,0 2 023 En rupture d’union 97,5 1,3 0,8 0,5 100,0 17,3 16,7 41,1 24,7 100,0 234 Nombre d'enfants vivants 0 75,7 7,0 16,8 0,5 100,0 54,6 20,3 21,4 3,5 100,0 701 1-2 89,2 4,5 6,3 0,0 100,0 27,7 28,7 35,7 7,8 100,0 882 3-4 91,8 4,5 3,5 0,2 100,0 23,9 28,3 37,6 9,9 100,0 659 5 ou + 90,2 4,7 4,2 0,9 100,0 18,4 23,1 44,2 14,0 100,0 620 Milieu de résidence Ouagadougou 87,7 5,4 6,9 0,0 100,0 36,5 21,0 32,5 10,0 100,0 800 Autres villes 86,6 6,6 6,1 0,7 100,0 33,6 28,3 28,1 9,3 100,0 620 Ensemble urbain 87,2 5,9 6,5 0,3 100,0 35,2 24,2 30,6 9,7 100,0 1 421 Rural 86,2 4,3 9,0 0,4 100,0 27,6 26,5 38,3 7,4 100,0 1 442 Niveau d'instruction Aucune instruction 86,4 5,1 8,1 0,4 100,0 30,5 23,7 36,3 9,2 100,0 1 644 Primaire/ Alphabét. 87,7 5,0 6,9 0,5 100,0 35,4 25,6 31,0 7,8 100,0 768 Secondaire ou plus 86,2 5,3 8,3 0,1 100,0 27,8 30,8 33,8 7,5 100,0 451 Quintile de bien-être Le plus pauvre 89,9 2,9 6,6 0,6 100,0 26,0 16,7 48,1 9,2 100,0 262 Second 84,9 6,0 9,1 0,0 100,0 24,8 29,1 36,9 9,2 100,0 286 Moyen 85,3 4,4 9,6 0,7 100,0 29,2 24,9 38,4 7,1 100,0 438 Quatrième 89,2 3,7 6,7 0,5 100,0 27,5 27,7 34,8 9,7 100,0 412 Le plus riche 86,3 6,0 7,5 0,3 100,0 35,4 25,6 30,3 8,4 100,0 1 464 Ensemble 86,7 5,1 7,8 0,4 100,0 31,4 25,3 34,5 8,5 100,0 2 862 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 39 On constate également que seulement 9 % des femmes qui gagnent de l’argent affectent la totalité de leur revenu aux dépenses du ménage et que plus du tiers (35 %) couvre au moins la moitié des dépenses du ménage avec leur revenu. Par contre, une proportion élevée, environ le tiers des femmes (31 %), ne consacre pas du tout ou très peu leur revenu aux charges du ménage. Les femmes qui prennent en charge toutes les dépenses du ménage avec leur revenu sont celles qui sont âgées de 35 ans et plus, celles qui sont en rupture d’union (25 %) et celles qui ont au moins 5 enfants (14 %). La répartition selon les autres caractéristiques ne met pas en évidence des écarts importants. Le tableau 3.8 présente la répartition des femmes qui gagnent de l’argent selon la personne qui décide de son utilisation et selon la part des dépenses du ménage qui sont couvertes par les revenus de la femme. Ces données sont présentées en fonction de l’état matrimonial de la femme. Tableau 3.8 Contrôle du revenu des femmes Répartition (en %) des femmes qui gagnent de l’argent pour leur travail durant les 12 derniers mois selon la personne qui décide de son utilisation et l’état matrimonial, et selon la proportion dépensée pour les charges du ménage, EDSBF-III Burkina Faso 2003 En union Pas en union Contribution dans les dépenses du ménage Seule Con- jointe- ment avec le mari Con- jointe- ment avec quel- qu'un d'autre Mari unique- ment Quel- qu'un d'autre unique- ment ND Total Effectif Seule Con- jointe- ment avec quel- qu'un d'autre Quel- qu'un d'autre unique- ment ND Total Effectif Presque rien, rien 94,6 1,4 0,0 3,1 1,0 0,0 100,0 510 82,6 3,7 13,2 0,5 100,0 388 Moins de la moitié 92,6 4,4 0,0 2,8 0,3 0,0 100,0 571 81,7 6,3 12,0 0,0 100,0 154 Au moins la moitié 85,1 7,3 0,6 5,7 0,9 0,4 100,0 772 76,0 8,3 15,5 0,2 100,0 215 Tout 81,8 4,6 0,9 10,5 2,2 0,0 100,0 164 83,9 3,8 12,3 0,0 100,0 81 Ensemble1 89,2 4,7 0,3 4,6 0,9 0,3 100,0 2 023 80,7 5,3 13,5 0,4 100,0 840 1 Y compris les non-déterminés On constate tout d’abord que parmi les femmes mariées, 89 % décident seules de l’utilisation de leurs gains, dans 5 % des cas, elles décident conjointement avec leur mari et dans 5 % des cas aussi, c’est le mari seul qui décide. Par comparaison, parmi les femmes qui ne sont pas en union, 81 % décident seules de l’utilisation de leurs gains et dans 14 % des cas, la décision revient à quelqu’un d’autre. De plus, 5 % d’entre elles ont déclaré qu’elles décidaient conjointement avec quelqu’un d’autre. D’autre part, les résultats montrent que parmi les femmes actuellement en union qui n’affectent pratiquement rien de ce qu’elles gagnent aux dépenses du ménage, la quasi-totalité (95 %) décide seule de l’utilisation de leurs revenus, le mari ou partenaire n’intervenant que dans 3 % des cas. Par contre, parmi celles qui consacrent la totalité de leurs gains pour couvrir les dépenses du ménage (82 %), on constate que dans 11 % des cas, c’est le mari qui décide seul de l’utilisation des gains de la femme. Prise de décision dans le ménage Pour évaluer le rôle et le niveau d’implication des femmes dans les prises de décision au niveau du ménage, on a posé des questions pour savoir qui, de l’enquêtée ou de quelqu’un d’autre, avait le dernier mot dans certaines décisions. Les questions ont été posées à toutes les femmes. Dans l’ensemble, une femme sur dix (10 %) a déclaré avoir décidé en dernier ressort pour certaines décisions et à l’opposé, près d’un tiers des femmes (31 %) n’ont eu le dernier mot dans aucune décision (tableau 3.9). Ce sont les femmes en rupture d’union qui sont proportionnellement les plus nombreuses à prendre des décisions finales (43 % contre 10 % parmi celles en union). À l’opposé, près des deux tiers des jeunes filles de 15-19 ans (65 % et plus), plus des trois quarts des 40 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés célibataires (76 %) et la moitié des femmes qui ne travaillent pas (50 %) ont déclaré qu’elles n’avaient eu le dernier mot dans aucune décision. Concernant les résultats selon les raisons spécifiques, on constate que plus de la moitié des femmes ont déclaré avoir eu le dernier mot pour la préparation du repas quotidien (58 %). À l’opposé, quand il s’agit des achats importants du ménage et des soins de santé, les proportions sont plus faibles (respectivement, 22 % et 19 %). En outre, plus d’un tiers des femmes burkinabé décident des achats quotidiens et dans 31 % des cas, elles décident des visites qu’elles effectuent à la famille et à leurs amis. Tableau 3.9 Participation des femmes dans la prise de décision par caractéristiques socio-démographiques Pourcentage de femmes qui déclarent avoir le dernier mot seule ou conjointement en ce qui concerne certaines prises de décision, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Dernier mot seule ou conjointement : Caractéristique socio-démographique Propres soins de santé Achats importants du ménage Achats quotidiens du ménage Visites à la famille, aux proches, ou aux amis Repas à préparer chaque jour Dernier mot dans toutes les décisions mentionnées Aucun dernier mot dans les prises de décisions Effectif de femmes Âge 15-19 7,7 7,9 11,9 16,5 24,2 3,2 65,4 2 776 20-24 16,9 18,0 29,7 28,1 56,7 7,2 30,9 2 274 25-29 23,4 25,6 41,1 35,5 67,2 11,5 20,9 2 073 30-34 21,8 24,9 39,6 34,7 69,8 10,0 20,1 1 580 35-39 26,3 30,3 48,5 39,2 74,6 14,2 15,8 1 524 40-44 24,5 31,5 44,7 38,3 71,4 14,1 16,5 1 201 45-49 26,8 30,2 45,3 39,0 72,0 15,7 18,6 1 049 État matrimonial Célibataire 9,6 5,8 6,9 15,6 9,9 2,6 75,7 2 337 En union 19,5 23,9 39,2 32,8 69,1 9,6 21,0 9 655 En rupture d’union 60,2 55,3 60,2 63,9 63,0 42,7 21,1 485 Nombre d'enfants vivants 0 11,1 9,7 12,9 19,3 23,9 4,9 63,6 3 146 1-2 20,5 22,6 36,9 31,6 64,0 9,4 24,5 3 627 3-4 22,8 26,6 43,4 35,8 72,5 12,1 17,8 2 838 5 ou + 23,1 29,0 43,9 37,6 72,4 12,6 17,5 2 865 Milieu de résidence Ouagadougou 39,8 29,2 35,9 42,8 46,0 17,8 35,7 1 418 Autres villes 21,7 20,3 30,7 29,1 48,2 9,6 37,7 1 279 Ensemble urbain 31,2 24,9 33,5 36,3 47,0 13,9 36,7 2 697 Rural 16,0 20,8 34,1 29,3 60,7 8,4 29,8 9 780 Niveau d'instruction Aucune instruction 17,6 21,2 34,3 29,8 61,2 9,0 29,1 8 941 Primaire/ Alphabét. 19,4 22,9 33,8 31,2 52,3 9,9 34,9 2 451 Secondaire ou plus 33,0 23,7 31,4 38,1 41,4 13,9 40,9 1 085 Emploi Ne travaille pas 18,3 11,0 16,2 25,1 38,6 6,4 49,8 1 706 Travail payé 30,2 31,8 44,7 38,5 60,1 15,3 24,3 2 735 Travail non payé 15,7 20,6 34,0 29,4 61,0 8,3 29,7 8 023 Manquant 18,5 27,7 60,3 21,8 64,7 16,5 33,2 12 Quintile de bien-être Le plus pauvre 20,1 24,2 35,8 34,0 65,2 12,0 26,6 2 190 Second 15,5 21,6 33,8 31,1 63,2 7,7 27,7 2 290 Moyen 15,9 20,8 34,8 29,0 59,5 7,8 30,2 2 972 Quatrième 14,9 17,5 31,9 23,6 56,6 7,4 32,6 2 058 Le plus riche 28,1 23,9 33,2 35,0 47,1 12,7 37,6 2 967 Ensemble 19,3 21,7 33,9 30,8 57,8 9,6 31,3 12 477 Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 41 Opinion des femmes sur la violence conjugale Au cours de l’EDSBF-III, on a demandé aux femmes si elles pensaient que pour certaines raisons qui étaient citées, il est justifié qu’un homme batte son épouse ou partenaire. Le tableau 3.10.1 présente les pourcentages de femmes qui sont d’accord avec certaines raisons spécifiques justifiant qu’un mari batte sa femme ou sa partenaire. Ces proportions sont présentées selon différentes caractéristiques socio-démographiques des femmes enquêtées. Une grande majorité des femmes (71 %) pense que pour au moins une des raisons citées, un homme a le droit de battre sa femme ou partenaire. Cette proportion augmente régulièrement avec l’âge passant de 68 % à 15-19 ans à 75 % à plus de 40 ans. Les femmes en union ou en rupture d’union approuvent plus fréquemment que les célibataires (73 %) le fait qu’un homme batte sa femme pour au moins une des raisons citées. Cette opinion est fréquemment répandue parmi les femmes du milieu rural (74 % contre 61 % en urbain) ; Tableau 3.10.1 Approbation par les femmes de certaines raisons justifiant le fait qu’un mari batte son épouse Pourcentage de femmes qui approuvent certaines raisons spécifiques justifiant qu’un mari/partenaire batte sa femme ou partenaire, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Approuve qu’un mari batte sa femme si : Caractéristique socio-démographique Elle brûle le repas Elle discute ses ordres Elle sort sans lui dire Elle néglige les enfants Elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui D’accord avec au moins une des raisons mentionnées Effectif Âge 15-19 28,2 49,0 49,8 51,9 31,9 68,2 2 776 20-24 25,0 49,9 50,8 54,1 36,6 68,5 2 274 25-29 23,5 52,8 53,4 55,3 37,4 70,9 2 073 30-34 28,0 53,6 55,8 58,7 40,7 74,5 1 580 35-39 25,3 50,8 54,8 55,0 37,8 71,3 1 524 40-44 27,7 58,3 58,5 58,0 41,3 75,5 1 201 45-49 26,6 55,3 55,6 59,2 43,5 74,6 1 049 État matrimonial Célibataire 24,7 44,1 44,3 48,9 26,1 63,6 2 337 En union 26,8 54,0 55,5 56,9 39,9 72,9 9 655 En rupture d’union 24,5 50,4 52,2 54,6 41,8 72,4 485 Nombre d'enfants vivants 0 26,0 45,4 46,3 49,8 30,4 65,7 3 146 1-2 26,2 52,1 53,7 55,6 38,8 71,0 3 627 3-4 25,9 54,2 56,1 57,6 40,1 74,2 2 838 5 ou + 27,0 57,1 57,7 58,7 40,6 74,3 2 865 Milieu de résidence Ouagadougou 14,7 32,7 30,2 35,0 22,3 54,3 1 418 Autres villes 19,6 44,7 46,5 53,5 34,8 67,8 1 279 Ensemble urbain 17,0 38,4 38,0 43,8 28,2 60,7 2 697 Rural 28,8 55,8 57,5 58,5 39,9 74,0 9 780 Niveau d'instruction Aucune instruction 28,4 56,7 58,1 58,7 41,5 74,7 8 941 Primaire/ Alphabét. 24,6 47,0 49,1 52,9 33,3 69,3 2 451 Secondaire ou plus 12,7 25,2 23,3 32,5 12,7 45,5 1 085 Emploi Ne travaille pas 22,2 45,6 44,1 48,8 30,9 65,6 1 706 Travail payé 23,9 50,4 51,2 55,0 38,6 71,1 2 735 Travail non payé 28,0 54,0 56,0 56,8 38,4 72,3 8 023 ND 23,7 35,1 25,3 34,5 29,3 51,1 12 Nombre de décisions prises par la femme1 0 27,8 50,0 52,7 53,7 36,8 69,0 3 901 1-2 26,8 56,8 58,4 60,9 39,9 76,3 5 435 3-4 25,6 49,4 49,4 50,7 34,6 67,2 1 941 5 20,1 41,3 38,4 42,6 32,7 60,7 1 200 Quintile de bien-être Le plus pauvre 31,3 55,5 56,2 57,8 44,0 71,9 2 190 Second 28,6 54,4 54,2 54,9 39,0 71,0 2 290 Moyen 29,4 55,7 58,1 59,5 38,3 74,9 2 972 Quatrième 24,8 58,3 61,3 61,6 39,9 78,3 2 058 Le plus riche 18,7 39,6 39,9 45,1 28,7 61,8 2 967 Ensemble 26,3 52,0 53,3 55,3 37,4 71,1 12 477 1 Soit par elle-même ou conjointement avec d'autres 42 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés parmi celles de la région du Sahel (93 %), parmi celles qui ne travaillent pas pour de l’argent (72 %), parmi les femmes sans instruction (75 %) et enfin parmi celles vivant dans les ménages du quatrième quintile (78 %). À l’opposé, seulement 46 % des femmes ayant un niveau secondaire ou plus ont déclaré approuver que pour au moins une des raisons citées, un homme pouvait battre son épouse ou partenaire. Par ailleurs, les résultats selon les raisons spécifiques montrent que plus de la moitié des femmes, approuvent qu’un homme batte son épouse ou partenaire quand celle-ci néglige les enfants (55 %), quand elle sort sans le lui dire (53 %) et quand elle discute ses opinions (52 %). Pour plus d’un tiers des femmes (37 %), il est également justifié qu’un homme batte sa femme quand celle-ci refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui et enfin 26 % des femmes approuvent ce comportement quand la femme a brûlé le repas. Quelle que soit la raison, les femmes les plus âgées, celles du milieu rural, celles sans instruction et celles qui ne gagnent pas d’argent en travaillant sont toujours, proportionnellement, les plus nombreuses à approuver ce comportement du mari dans certaines circonstances. Opinion des hommes sur la violence conjugale Pour déterminer le degré d'approbation des hommes de la violence conjugale, on leur a demandé s'ils trouvaient normal qu'un homme batte sa femme dans différentes situations. Le niveau d'approbation des hommes de la violence conjugale fournit une indication de leur opinion concernant le rôle et les droits des femmes (Jejeebhoy, 1998). Les données du tableau 3.10.2 indiquent qu’une proportion d’hommes inférieure à celle des femmes (44% contre 71 %) approuvent l’opinion selon laquelle, pour au moins une des raisons citées, il est justifié qu’un homme batte sa femme. Les hommes qui approuvent le plus fréquemment ce comportement sont les jeunes de 15-29 ans (49 % en moyenne), les célibataires et ceux en rupture d’union (respectivement, 49 % et 51 %) ceux du milieu rural (46 %), ceux sans instruction et ceux ayant le niveau primaire (respectivement, 45 % et 48 %), ceux qui ne travaillent pas (48 %) et ceux qui effectuent un travail non payé (48 %). Tout comme chez les femmes, négliger les enfants est la raison la plus fréquemment approuvée (27 %) pour justifier ce comportement ; dans 24 % des cas, les hommes approuvent ce comportement quand la femme sort sans rien dire à son mari et quand elle discute ses opinions. En outre, dans 18 % des cas, les hommes pensent qu’il est justifié de battre son épouse quand elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui et seulement 16 % approuvent ce comportement quand la femme brûle le repas. Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 43 Tableau 3.10.2 Approbation par les hommes de certaines raisons justifiant le fait qu’un mari batte son épouse Pourcentage d’hommes qui approuvent certaines raisons spécifiques justifiant qu’un mari/partenaire batte sa femme ou partenaire, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Approuve qu’un mari batte sa femme si : Caractéristique socio-démographique Elle brûle le repas Elle discute ses ordres Elle sort sans lui dire Elle néglige les enfants Elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui D’accord avec au moins une des raisons mentionnées Effectif Âge 15-19 20,5 26,3 30,0 31,2 23,4 52,7 877 20-24 16,9 29,8 26,6 32,7 20,2 51,1 563 25-29 14,2 21,3 24,3 23,2 12,9 40,9 438 30-34 14,3 19,5 18,7 24,1 14,5 37,9 404 35-39 11,3 21,9 23,8 25,6 17,9 39,8 370 40-44 13,4 25,1 21,6 22,9 16,1 39,0 294 45-49 12,8 21,7 16,9 24,0 14,9 39,4 262 50-54 12,2 18,6 19,7 20,3 14,4 35,5 226 55-59 12,8 22,9 23,5 25,4 14,3 37,9 171 État matrimonial Célibataire 18,7 25,7 27,0 29,5 21,0 49,3 1 525 En union 13,0 22,5 22,7 24,7 15,6 40,1 2 016 En rupture d’union 20,1 28,8 10,2 36,8 14,2 51,4 65 Nombre d'enfants vivants 0 18,8 25,3 26,0 29,8 20,2 48,8 1 717 1-2 12,5 24,8 27,3 27,0 16,7 43,3 630 3-4 12,7 19,3 20,8 23,7 13,9 38,8 429 5 ou + 12,6 22,9 20,4 22,6 16,0 38,0 829 Milieu de résidence Ouagadougou 19,9 15,7 14,1 20,4 9,2 43,0 464 Autres villes 9,4 16,1 17,6 24,9 13,6 35,5 403 Ensemble urbain 15,0 15,9 15,7 22,5 11,3 39,5 867 Rural 15,7 26,5 27,0 28,3 20,0 45,6 2 738 Niveau d'instruction Aucune instruction 16,0 26,9 26,0 28,2 18,3 45,4 1 844 Primaire/ Alphabét. 17,4 24,9 27,0 29,2 21,2 47,7 1 153 Secondaire ou plus 10,3 13,3 14,1 18,9 10,1 33,7 608 Emploi Ne travaille pas 20,6 21,4 27,9 29,3 19,5 47,9 1 082 Travail payé 12,0 16,7 15,0 21,8 12,6 34,7 1 071 Travail non payé 14,3 31,3 28,5 29,0 20,5 48,4 1 450 ND 22,3 0,0 22,3 22,3 22,3 22,3 2 Nombre de décisions prises par la femme1 0 15,7 24,5 24,7 26,5 18,4 45,9 2 419 1-2 14,6 21,1 23,0 26,8 17,5 38,7 1 006 3-4 18,1 34,7 28,6 35,0 12,0 53,6 165 5 15,8 15,8 5,2 21,5 17,0 30,2 15 Quintile de bien-être Le plus pauvre 19,3 31,6 33,1 37,9 24,8 53,1 565 Second 13,8 27,0 25,6 25,0 18,6 44,5 702 Moyen 17,5 24,8 26,3 26,2 21,0 44,0 791 Quatrième 13,9 22,1 22,2 26,0 14,4 41,4 576 Le plus riche 13,9 17,8 17,9 23,1 12,8 40,5 971 Ensemble 15,5 24,0 24,3 26,9 17,9 44,2 3 605 1 Soit par elle-même ou conjointement avec d'autres Opinion des femmes sur le refus d’avoir des rapports sexuels Durant l’EDSBF-III, on a également demandé aux femmes si elles pensaient qu’il est justifié que pour certaines raisons citées une femme refuse les rapports sexuels à son mari ou partenaire. Le tableau 3.11.1 présente les pourcentages de femmes qui sont d’accord avec chacune des raisons citées selon différentes caractéristiques socio-démographiques. 44 | Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés Tableau 3.11.1 Attitude des femmes concernant le refus d’avoir des rapports sexuels avec leur mari/partenaire Pourcentage de femmes qui approuvent certaines raisons spécifiques justifiant qu’une femme refuse les rapports sexuels avec son mari ou partenaire, selon certaines caractéristiques socio-démographiques, EDSBF-III Burkina Faso 2003 Approuve qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari quand : Caractéristique socio-démographique Elle sait que son mari a une maladie sexuellement transmissible Elle sait que son mari a des rapports avec d’autres femmes Elle a accouché récemment Elle est fatiguée ou pas d’humeur D’accord avec toutes les raisons mentionnées N’est d’accord avec aucune des raisons mentionnées Effectif Âge 15-19 74,0 63,9 75,5 59,9 43,8 12,4 2 776 20-24 79,4 64,1 85,1 64,2 46,2 5,9 2 274 25-29 81,5 66,0 86,2 66,5 47,7 4,7 2 073 30-34 78,9 62,0 82,6 61,2 42,8 6,7 1 580 35-39 79,8 62,8 82,9 61,8 43,4 6,2 1 524 40-44 78,3 60,7 83,5 60,7 41,8 6,3 1 201 45-49 79,6 65,8 82,9 59,5 45,5 7,6 1 049 État matrimonial Célibataire 74,4 64,6 74,4 60,2 44,3 12,4 2 337 En union 79,5 63,5 84,4 62,9 44,9 6,3 9 655 En rupture d’union 75,7 64,9 77,0 59,1 41,3 7,5 485 Nombre d'enfants vivants 0 74,8 64,2 76,7 59,9 43,6 11,1 3 146 1-2 78,6 62,8 83,9 63,9 44,2 6,1 3 627 3-4 80,4 63,6 83,8 63,1 45,5 6,3 2 838 5 ou + 80,2 64,7 84,6 61,8 45,4 6,3 2 865 Milieu de résidence Ouagadougou 78,2 61,8 78,0 58,1 38,1 7,7 1 418 Autres villes 74,5 61,3 79,4 59,1 38,4 8,1 1 279 Ensemble urbain 76,5 61,6 78,6 58,6 38,3 7,9 2 697 Rural 79,0 64,4 83,2 63,2 46,4 7,3 9 780 Niveau d'instruction Aucune instruction 78,1 62,9 82,6 61,5 44,3 7,7 8 941 Primaire/ Alphabét. 78,4 64,5 81,4 62,3 44,4 7,0 2 451 Secondaire ou plus 81,3 69,0 80,5 67,7 48,4 6,9 1 085 Emploi Ne travaille pas 74,3 64,8 76,4 56,9 40,3 9,9 1 706 Travail payé 77,7 60,4 79,9 58,6 38,2 6,4 2 735 Travail non payé 79,5 64,7 84,2 64,6 47,7 7,3 8 023 Manquant 95,6 95,6 95,6 73,0 73,0 4,4 12 Nombre de décisions prises par la femme1 0 74,0 62,6 76,8 59,9 41,8 11,2 3 901 1-2 79,6 63,6 84,7 61,7 43,7 5,4 5 435 3-4 83,7 66,7 87,6 66,2 50,6 3,7 1 941 5 79,2 63,2 80,2 65,5 48,7 10,9 1 200 Nombre de raisons justifiant qu’un mari batte sa femme 0 75,6 57,5 77,1 61,8 43,3 11,3 3 603 1-2 76,4 60,7 81,7 60,0 39,8 8,0 2 926 3-4 79,8 65,6 85,0 60,3 43,7 5,2 4 063 5 84,0 76,7 86,9 70,6 56,8 4,2 1 885 Quintile de bien-être Le plus pauvre 80,3 66,5 84,4 65,4 51,5 7,9 2 190 Second 80,0 65,9 84,4 64,1 49,1 6,6 2 290 Moyen 78,5 63,3 82,2 63,7 45,7 7,8 2 972 Quatrième 79,3 62,7 83,8 61,3 41,3 6,5 2 058 Le plus riche 75,2 61,3 77,9 57,6 37,4 8,2 2 967 Ensemble 78,4 63,8 82,2 62,2 44,7 7,5 12 477 1 Soit par elle-même ou conjointement avec d'autres En premier lieu, on constate que 45 % des femmes pensent que pour toutes les raisons citées, il est justifié qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari/partenaire. Cette proportion ne varie pas de manière significative selon les caractéristiques socio-démographiques. À l’inverse, 8 % des femmes ne sont d’accord avec aucune de ces raisons et considèrent donc que, quelles que soient les circonstances, une femme ne peut refuser d’avoir des rapports sexuels avec son mari : ces proportions sont particulièrement élevées parmi les femmes les plus jeunes (12 % à 15-19 ans) et les célibataires (12 %). Selon les raisons spécifiques, les résultats montrent que plus de quatre femmes sur cinq (82 %) pensent qu’il est justifié qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari quand elle vient d’accoucher. Pour 78 % des femmes, ce comportement est justifié quand une femme Caractéristiques des Femmes et des Hommes Enquêtés | 45 sait que son mari a une IST. En outre, on remarque que pour près des deux tiers des femmes (64 %), il est normal qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari parce qu’elle sait qu’il a des relations sexuelles avec d’autres femmes et pour plus de trois femmes sur cinq (62 %) cela est justifié quand la femme est fatiguée. Opinion des hommes sur le refus d’avoir des rapports sexuels Du point de vue des droits de la femme en général, mais aussi du point de vue de la fécondité et de la santé reproductive, il est important que les femmes puissent contrôler leurs rapports sexuels. En demandant aux hommes s'ils trouvent normal qu'une femme refuse d'avoir des rapports sexuels avec son conjoint dans certaines circonstances, on évalue indirectement les problèmes auxquels peuvent faire face les femmes qui essayent de contrôler leur activité sexuelle. Les résultats du tableau 3.11.2 montrent qu’une proportion d’hommes plus élevée que celle des femmes pensent que pour toutes les raisons citées ; il est justifié qu’une femme refuse d’avoir des rapports sexuels avec son mari (51 % contre 45 %). La répartition selon les caractéristiques socio- démographiques ne fait pas apparaître d’écarts importants. À l'o

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