Benin Population and Family Health Survey 2011-12 (French)

Publication date: 2013

Bénin Enquête Démographique et de Santé 2011-2012 Enquête Démographique RÉPUBLIQUE DU BÉNIN Enquête Démographique et de Santé (EDSB-IV) 2011-2012 Ministère du Développement, de l’Analyse Économique et de la Prospective Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (INSAE) Cotonou, Bénin ICF International Calverton, Maryland, USA Octobre 2013 Le Fonds mondial De lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme Ce rapport présente les principaux résultats de la quatrième édition de Enquête Démographique et de Santé du Bénin (EDSB-IV), réalisée de décembre 2011 à mars 2012 par l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (INSAE) sous la tutelle du Ministère du Développement, de l’Analyse Économique et de la Prospective, en collaboration avec les services techniques du ministère de la Santé, le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), le Laboratoire de Parasitologie du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Maga (CNHU) et le Laboratoire de référence du Programme National de Lutte contre le Sida et les IST (PNLS). L’EDSB-IV, initiée par le Gouvernement du Bénin, fait partie du programme mondial MEASURE DHS dont l’objectif est de collecter, d’analyser et de diffuser des données relatives à la population et à la santé de la famille, d’évaluer l’impact des programmes mis en œuvre et de planifier de nouvelles stratégies pour l’amélioration de la santé et du bien-être de la population. L’enquête a été financée par le Gouvernement du Bénin, l’Agence des États- Unis pour le Développement International (USAID), le Fonds Mondial, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Programme Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PMLS) par le biais d’un financement de la Banque Mondiale. En outre, ICF International a fourni l’assistance technique dans le cadre du projet DHS. Ce rapport est l’œuvre des auteurs et ne représente nécessairement pas la politique des organismes de coopération. Pour tout renseignement concernant l'Enquête Démographique et de Santé du Bénin (EDSB- IV), contacter l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique, 01 BP 323, Cotonou, République du Bénin ; Téléphone : (229) 21-308-244/ 21-308-245 ; Fax : (229) 2130-8246 ; Email : insae@insae-bj.org ; Site web : www.insae-bj.org. Concernant le programme MEASURE DHS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de ICF International, 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705, USA. Téléphone : (301) 572-0200 ; Fax : (301) 572-0999 ; E-mail : reports@measuredhs.com ; Internet : http://www.measuredhs.com. Citation recommandée : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (INSAE) et ICF International, 2013. Enquête Démographique et de Santé du Bénin 2011-2012. Calverton, Maryland, USA : INSAE et ICF International. Table des matières • iii TABLE DES MATIÈRES LISTE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES .ix PRÉFACE . xv REMERCIEMENTS . xvii SIGLES, ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES . xix CARTE DU BÉNIN . xxii 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET ORGANISATION DE L’ENQUÊTE Renaud E. Yovoga et Sourou K. Djaton 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS . 1 1.1.1 Traits physiques et situation politico-administrative . 1 1.1.2 Caractéristiques démographiques et économiques. 2 1.2 POLITIQUE DE POPULATION . 3 1.3 POLITIQUE EN MATIÈRE DE SANTÉ . 4 1.4 POLITIQUE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT. 5 1.5 ORGANISATION DE L’ENQUÊTE . 7 1.5.1 Objectifs . 7 1.5.2 Échantillonnage . 8 1.5.3 Préparation technique . 9 1.5.4 Formation, collecte et traitement des données . 12 1.6 QUALITÉ DES DONNÉES . 14 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Hippolyte Togonou et Gisèle Houessou Assaba 2.1 CONDITIONS DE VIE . 15 2.2 CARACTÉRISTIQUES DU LOGEMENT . 18 2.3 BIENS POSSÉDÉS PAR LES MÉNAGES . 21 2.4 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MÉNAGES . 25 2.4.1 Taille et composition des ménages . 27 2.5 NIVEAU D’INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE . 29 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Abdoul Fatahi Chitou et Achille A.S.Tokin 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . 37 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES . 40 3.3 ALPHABÉTISATION . 43 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS . 45 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE . 48 3.5.1 Emploi des femmes . 49 3.5.2 Emploi des hommes . 49 3.5.3 Occupation des femmes . 51 3.5.4 Occupation des hommes . 52 3.5.5 Type d’emploi et type de revenu des femmes . 54 3.6 COUVERTURE MÉDICALE . 54 3.7 CONSOMMATION DE TABAC . 56 4 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Jean Thomas Tohouégnon et Jeannine Houéha 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL . 59 4.2 PRATIQUE DE LA POLYGAMIE . 62 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION . 64 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . 66 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . 69 iv • Table des matières 5 FÉCONDITÉ Renaud E. Yovoga et Appolinaire Tollegbe 5.1 NIVEAUX DE LA FÉCONDITÉ . 74 5.2 FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE . 75 5.3 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . 77 5.4 ENFANTS VIVANTS ET ENFANTS SURVIVANTS . 79 5.5 INTERVALLES INTERGÉNÉSIQUES . 80 5.6 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 82 5.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . 85 5.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . 86 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Elise Ahovey, Rémy Hounguevou, et Nicaise Kodjogbe 6.1 DÉSIR D'ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES) . 90 6.2 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS . 94 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 98 7 PLANIFICATION FAMILIALE Elise Ahovey et Rémy Hounguevou 7.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION . 102 7.2 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION . 105 7.3 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION . 109 7.4 INFORMATIONS RELATIVES AUX MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 110 7.5 RAISONS D’INTERRUPTION DE MÉTHODE CONTRACEPTIVE . 113 7.6 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . 114 7.7 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE . 115 7.8 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION . 120 7.9 EXPOSITION AUX SOURCES D’INFORMATION SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE . 120 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION Mêmounath Bissiriou Zounon, Alphonse Guèdèmè, et Jeannine Houeha 8.1 SOINS PRÉNATALS ET VACCINATION ANTITÉTANIQUE . 125 8.1.1 Soins prénatals . 125 8.1.2 Vaccination antitétanique . 132 8.2 ACCOUCHEMENT . 133 8.3 SOINS POSTNATALS . 137 8.4 ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ . 143 8.5 FISTULE OBSTÉTRICALE . 144 9 SANTÉ DE L’ENFANT Mêmounath Bissiriou Zounon et Jules Daga 9.1 POIDS À LA NAISSANCE. 147 9.2 VACCINATION DES ENFANTS . 150 9.3 MALADIES DES ENFANTS . 156 9.4 ÉVACUATION DES SELLES DES ENFANTS . 167 10 PALUDISME Achille Massougbodji, Yves Eric Denon, et Bruno Aholoukpe 10.1 SITUATION ET STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME . 170 10.2 LUTTE ANTIVECTORIELLE . 170 10.3 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES . 176 10.4 TRAITEMENT PRÉVENTIF INTERMITTENT CHEZ LA FEMME ENCEINTE . 183 10.5 FIÈVRE ET TRAITEMENT PRÉCOCE DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 184 10.6 ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 188 10.7 PARASITÉMIE CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 189 Table des matières • v 11 ÉTAT NUTRITIONNEL ET PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE Armelle Ahamidé, Aubierge Flénon, et Soumaila Mariko 11.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 194 11.1.1 Début de l’allaitement maternel . 194 11.1.2 Allaitement maternel exclusif et introduction des aliments de complément . 196 11.1.3 Durée médiane de l’allaitement au sein . 198 11.1.4 Types d’aliments de complément consommés par les enfants . 199 11.1.5 Pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (PANJE) . 201 11.2 PREVALENCE DE L’ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS . 204 11.3 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS . 207 11.3.1 Consommation de micronutriments par les enfants . 207 11.3.2 Consommation de sel iodé par les ménages. 210 11.4 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES . 211 11.5 PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE CHEZ LES FEMMES . 214 11.6 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENT ET DÉPARASITAGE CHEZ LES FEMMES . 216 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Armelle Ahamidé et Dine Djabar Adéchian 12.1 MORTALITÉ DES ENFANTS . 219 12.1.1 Méthodologie . 219 12.1.2 Évaluation de la qualité des données . 220 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 222 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE . 224 12.4 GROUPES À HAUTS RISQUES . 229 13 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST Clément Ahoussinou, Elise Ahovey, Elvire Hounsa, Alexandre Biaou, et Yedodé Ahokpossi 13.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION . 232 13.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH . 239 13.3 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH. 242 13.4 RAPPORTS SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM . 245 13.5 DÉPISTAGE ANTÉRIEUR DU VIH. 252 13.6 CIRCONCISION . 257 13.7 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES . 258 13.8 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES . 260 13.9 LES JEUNES DE 15-24 ANS ET LE VIH/SIDA . 263 14 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Clément Ahoussinou, Espérance Sotima Demate, Eugénie Elvire Hounsa, et Soumaila Mariko 14.1 PROTOCOLE DE TEST DU VIH . 274 14.1.1 Approche méthodologique . 274 14.1.2 Dispositions éthiques . 274 14.1.3 Collecte et stockage des spécimens sanguins . 274 14.1.4 Procédures biologiques . 275 14.2 COUVERTURE DU TEST DU VIH . 277 14.3 PRÉVALENCE DU VIH . 281 14.3.1 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 281 14.3.2 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques démographiques . 286 14.3.3 Prévalence du VIH et facteurs de risque . 288 14.3.4 Prévalence du VIH parmi les jeunes . 289 14.3.5 Prévalence du VIH et autres facteurs à risque . 291 14.3.6 Prévalence du VIH parmi les couples . 294 vi • Table des matières 15 RAPPORTS DE GENRE Léontine Seriki et Gisèle Houessou Assaba 15.1 EMPLOI ET TYPE DE RÉMUNÉRATION DES CONJOINTS . 297 15.2 CONTRÔLE DE L’UTILISATION DE L’ARGENT DANS LE MÉNAGE . 298 15.3 POSSESSION DE BIENS . 303 15.4 PARTICIPATION DES FEMMES AUX PRISES DE DÉCISIONS . 305 15.5 OPINION SUR LA VIOLENCE CONJUGALE . 310 15.6 POUVOIR D'ACTION DES FEMMES . 313 16 SITUATION DES ENFANTS Andrée Cossi, Victorine Bertine, A. Mensah, et Soumaila Mariko 16.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES À L’ÉTAT CIVIL . 317 16.2 ORPHELINS ET RÉSIDENCE AVEC LES PARENTS . 319 16.3 FRÉQUENTATION SCOLAIRE PAR ÉTAT DE SURVIE DES PARENTS . 321 16.4 TRAVAIL DES ENFANTS . 321 16.5 TRAVAIL DES ENFANTS ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE . 325 17 EXCISION Fèmi Christian Dossou et Assomption Hounsa 17.1 CONNAISSANCE DE L’EXCISION CHEZ LES FEMMES ET LES HOMMES ENQUÊTÉS . 328 17.2 PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FEMMES ENQUÊTÉES . 330 17.3 PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FILLES . 334 17.4 OPINIONS ET CROYANCES VIS-À-VIS DE L’EXCISION . 337 18 TENSION ARTÉRIELLE Dr Yessoufou Tchabi, Dr Akpéyédjé Yannelle Dossou, Dr Philippe Adjagba, Dr Yasmine Eyisse- Kpossou, Pr Martin D. Houenassi, Pr Jeanne Sacca, Pr Hippolyte Agboton, et Dr Nouratou do Régo 18.1 MESURES PRISES POUR FAIRE BAISSER LA TENSION ARTÉRIELLE . 343 18.2 VALEURS ÉLEVÉES DE TENSION ARTÉRIELLE CHEZ LES FEMMES . 343 18.2 VALEURS ÉLEVÉES DE TENSION ARTÉRIELLE CHEZ LES HOMMES . 347 RÉFÉRENCES . 351 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE A.1 INTRODUCTION . 353 A.2 BASE DE SONDAGE . 353 A.3 PROCEDURE DE TIRAGE ET ALLOCATION DE L’ECHANTILLON . 354 A.4 ENQUETE HOMME ET TEST DU VIH . 356 A.5 PROBABILITÉS DE SONDAGE . 357 A.6 RÉSULTAT DES ENQUÊTES . 359 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 367 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 387 ANNEXE D PERSONNEL DE L’EDSB- IV 2011-2012 . 393 ANNEXE E QUESTIONNAIRES . 403 Liste des tableaux et graphiques • vii LISTE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET ORGANISATION DE L’ENQUÊTE Tableau 1.1 Résultats des interviews ménages et individuelles . 9 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 16 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 18 Tableau 2.3 Caractéristiques du logement . 20 Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages . 22 Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique . 23 Tableau 2.6 Lavage des mains . 24 Tableau 2.7 Évacuation des déchets ménagers . 25 Tableau 2.8 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 26 Tableau 2.9 Composition des ménages . 28 Tableau 2.10.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femmes . 30 Tableau 2.10.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Hommes . 31 Tableau 2.11 Taux de fréquentation scolaire . 33 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . 27 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge . 34 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 39 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes . 41 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes . 42 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes . 43 Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes . 44 Tableau 3.4.1 Exposition aux médias: Femmes . 46 Tableau 3.4.2 Exposition aux médias: Hommes. 47 Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes . 48 Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes . 50 Tableau 3.6.1 Occupation: Femmes . 51 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes . 53 Tableau 3.7 Type d'emploi des femmes . 54 Tableau 3.8 Assurance médicale . 55 Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes . 56 Tableau 3.9.2 Consommation de tabac: Hommes . 57 Graphique 3.1 Proportion de femmes et d'hommes de 15-49 ans alphabétisés . 45 4 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Tableau 4.1 État matrimonial actuel . 60 Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses . 62 Tableau 4.2.2 Nombre d'épouses . 63 Tableau 4.3 Âge à la première union . 64 Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 66 Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 67 Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 68 Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 69 viii • Liste des tableaux et graphiques Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 70 Graphique 4.1 Proportion de femmes célibataires par âge selon différentes sources . 61 Graphique 4.2 Âges médians des femmes de 25-49 ans à la première union et aux premiers rapports sexuels . 65 Graphique 4.3 Âges médians des femmes à la première union et aux premiers rapports sexuels . 67 5 FÉCONDITÉ Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 74 Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques . 76 Tableau 5.3.1 Tendance de la fécondité par âge . 77 Tableau 5.3.2 Tendance des taux de fécondité par âge et de l’Indice Synthétique de Fécondité . 78 Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 80 Tableau 5.5 Intervalle intergénésique . 81 Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 82 Tableau 5.7 Durée médiane de l'aménorrhée, de l'abstinence post-partum et de l'insusceptibilité post-partum . 84 Tableau 5.8 Ménopause . 84 Tableau 5.9 Âge à la première naissance . 85 Tableau 5.10 Âge médian à la première naissance . 86 Tableau 5.11 Fécondité des adolescentes . 87 Graphique 5.1 Tendance de la fécondité par âge . 75 Graphique 5.2 Taux de fécondité par âge par période de 5 ans ayant précédé l'EDSB-IV 2011-2012 . 77 Graphique 5.3 Taux de fécondité par âge par période de cinq ans ayant précédé l'EDSB-IV 2011-2012 . 79 Graphique 5.4 Adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde . 88 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfants vivants . 90 Tableau 6.2.1 Désir de limiter les naissances: Femmes . 92 Tableau 6.2.2 Désir de limiter les naissances: Hommes . 93 Tableau 6.3 Nombre idéal d'enfants par nombre d'enfants vivants . 95 Tableau 6.4 Nombre idéal d'enfants par caractéristique sociodémographique . 97 Tableau 6.5 Planification de la fécondité . 98 Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée . 100 Graphique 6.1 Désir d'enfant supplémentaire des femmes en union selon le nombre d'enfants vivants . 91 Graphique 6.2 Nombre idéal d'enfants . 96 Graphique 6.3 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée . 99 7 PLANIFICATION FAMILIALE Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 103 Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques . 104 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon l’âge. 106 Tableau 7.4 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 108 Tableau 7.5 Source d'approvisionnement des méthodes modernes . 110 Tableau 7.6 Choix informé de la méthode . 111 Tableau 7.7 Taux de discontinuation des méthodes contraceptives sur 12 mois . 112 Tableau 7.7 Taux de discontinuation des méthodes contraceptives sur 12 mois . 113 Tableau 7.8 Raisons de discontinuation . 114 Tableau 7.9 Connaissance de la période féconde . 115 Tableau 7.10.1 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 116 Liste des tableaux et graphiques • ix Tableau 7.10.2 Besoins en matière de planification familiale de l'ensemble des femmes et de celles qui ne sont pas actuellement en union . 118 Tableau 7.11 Utilisation future de la contraception . 120 Tableau 7.12 Exposition aux messages sur la planification familiale . 121 Tableau 7.13 Contact des non-utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale . 123 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive parmi les femmes en union . 107 Graphique 7.2 Tendance de la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union . 109 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION Tableau 8.1 Soins prénatals . 127 Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite . 128 Tableau 8.3 Composants des visites prénatales . 130 Tableau 8.4 Supplémentation en fer et médicaments contre les parasites intestinaux au cours de la grossesse. 131 Tableau 8.5 Vaccination antitétanique . 132 Tableau 8.6 Lieu de l'accouchement . 134 Tableau 8.7 Assistance durant l'accouchement . 136 Tableau 8.8 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère . 138 Tableau 8.9 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère . 139 Tableau 8.10 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 140 Tableau 8.11 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 141 Tableau 8.12 Problèmes d'accès aux soins de santé . 143 Tableau 8.13 Connaissance et prévalence de la fistule obstétricale . 145 Tableau 8.14 Cause de la fistule obstétricale et recherche de traitement . 146 Graphique 8.1 Soins prénatals, lieu d'accouchement et assistance à l'accouchement . 137 9 SANTÉ DE L’ENFANT Tableau 9.1 Taille et poids de l'enfant à la naissance . 149 Tableau 9.2 Vaccinations par sources d'information . 151 Tableau 9.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 153 Tableau 9.4 Vaccinations au cours de la première année . 155 Tableau 9.5 Prévalence et traitement des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë (IRA) . 157 Tableau 9.6 Prévalence et traitement de la fièvre . 158 Tableau 9.7 Prévalence de la diarrhée . 160 Tableau 9.8 Traitement de la diarrhée . 162 Tableau 9.9 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 164 Tableau 9.10 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides préconditionnés, . 166 Tableau 9.11 Évacuation des selles des enfants . 167 Graphique 9.1 Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois par type de vaccin selon l'EDSB-II, l'EDSB-III et l'EDSB-IV . 154 Graphique 9.2 Prévalence des IRA, de la fièvre et de la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans selon l'âge . 161 10 PALUDISME Tableau 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 172 Tableau 10.2 Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 173 Tableau 10.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII) . 175 Tableau 10.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 177 Tableau 10.5 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 179 Tableau 10.6 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 181 Tableau 10.7 Utilisation d'antipaludiques à titre préventif et du traitement préventif intermittent (TPIg) . 183 x • Liste des tableaux et graphiques Tableau 10.8 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 185 Tableau 10.9 Types d'antipaludiques et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre . 187 Tableau 10.10 Hémoglobine < 8,0 g/dl . 188 Tableau 10.11 Prévalence du paludisme (TDR) . 189 Tableau 10.12 Prévalence du paludisme (test de sang goutte épaisse) . 190 Carte 10.1 Prévention du paludisme . 174 Graphique 10.1 Pourcentage de la population de fait ayant accès à une MII dans le ménage . 176 Graphique 10.2 Proportions d'enfants ayant dormi sous une MIILDA la nuit ayant précédé l'interview . 180 Graphique 10.3 Proportions de femmes enceintes ayant dormi sous une MIILDA la nuit ayant précédé l'interview . 182 Graphique 10.4 Prévalence du paludisme selon l'examen microscopique (goutte épaisse) parmi les enfants de 6-59 mois . 191 11 ÉTAT NUTRITIONNEL ET PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE Tableau 11.1 Allaitement initial . 195 Tableau 11.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant . 196 Tableau 11.3 Durée médiane de l'allaitement . 198 Tableau 11.4 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l'interview . 200 Tableau 11.5 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant . 202 Tableau 11.6 Prévalence de l'anémie chez les enfants . 205 Tableau 11.7 Consommation de micronutriments par les enfants . 208 Tableau 11.8 Présence de sel iodé dans le ménage . 210 Tableau 11.9 État nutritionnel des femmes . 212 Tableau 11.10 Prévalence de l'anémie chez les femmes . 214 Tableau 11.11 Consommation de micronutriments par les mères . 217 Graphique 11.1 Allaitement selon l'âge de l'enfant . 197 Graphique 11.2 Anémie chez les enfants de 6-59 mois selon l'EDSB-III 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 . 206 Graphique 11.3 État nutritionnel des femmes de 15-49 ans selon, l’EDSB-II 2001, l'EDSB-III 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 . 213 Graphique 11.4 Anémie chez les femmes de 15-49 ans selon l'EDSB-III 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 . 215 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Tableau 12.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de 5 ans . 222 Tableau12.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques . 224 Tableau 12.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques . 227 Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques . 229 Graphique 12.1 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile selon l'EDSB-III 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 . 223 Graphique 12.2 Mortalité infanto-juvénile (moins de cinq ans) ans selon la résidence . 225 Graphique 12.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances . 228 Liste des tableaux et graphiques • xi 13 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST Tableau 13.1 Connaissance du sida . 232 Tableau 13.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH . 234 Tableau 13.3.1 Connaissance approfondie du sida : Femmes . 235 Tableau 13.3.2 Connaissance approfondie du sida : Hommes . 236 Tableau 13.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant . 238 Tableau 13.5.1 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes . 240 Tableau 13.5.2 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida: Hommes . 241 Tableau 13.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 243 Tableau 13.7 Adultes favorables à l'enseignement de l'utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida . 244 Tableau 13.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femme . 246 Tableau 13.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Homme . 247 Tableau 13.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants . 250 Tableau 13.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants . 251 Tableau 13.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Femme . 253 Tableau 13.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Homme . 254 Tableau 13.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH . 256 Tableau 13.13 Circoncision . 257 Tableau 13.14 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d'IST . 258 Tableau 13.15 Prévalence des injections médicales . 261 Tableau 13.16 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d'un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 263 Tableau 13.17 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes . 265 Tableau 13.18 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes . 266 Tableau 13.19.1 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Femme . 268 Tableau 13.19.2 Partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Homme . 269 Tableau 13.20 Disparité d'âges entre partenaires sexuels parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans . 270 Tableau 13.21 Test du VIH récent parmi les jeunes . 271 Graphique 13.1 Recherche de conseils ou de traitement pour les IST . 260 14 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS Tableau 14.1 Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence . 278 Tableau 14.2 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 280 Tableau 14.3 Prévalence du VIH selon l'âge . 282 Tableau 14.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . 284 Tableau 14.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 287 Tableau 14.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 288 Tableau 14.7 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 290 Tableau 14.8 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 291 Tableau 14.9 Prévalence du VIH selon d'autres caractéristiques . 292 Tableau 14.10 Test du VIH antérieur à l'enquête et prévalence du VIH . 292 Tableau 14.11 Prévalence du VIH et circoncision . 293 Tableau 14.12 Prévalence du VIH parmi les couples . 294 xii • Liste des tableaux et graphiques Carte 14.1 Prévalence du VIH selon le département (femmes et hommes) . 285 Graphique 14.1 Algorithme de dépistage du VIH . 276 Graphique 14.2 Prévalence du VIH par sexe selon l'EDS 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 et intervalles de confiance . 281 Graphique 14.3 Prévalence du VIH par sexe et âge . 282 Graphique 14.4 Prévalence du VIH par sexe et région . 283 15 RAPPORTS DE GENRE Tableau 15.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union . 298 Tableau 15.2.1 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les femmes et importance de l'argent gagné par la femme par rapport à celui de son conjoint. . 299 Tableau 15.2.2 Contrôle de l'utilisation de l'argent gagné par les hommes . 301 Tableau 15.3 Contrôle par les femmes de l'utilisation de leurs propres gains et contrôle de l'utilisation des gains du conjoint . 303 Tableau 15.4.1 Possession de biens par la femme . 304 Tableau 15.4.2 Possession de biens par les hommes . 305 Tableau 15.5 Participation dans la prise de décision . 306 Tableau 15.6.1 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 307 Tableau 15.6.2 Participation des hommes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 309 Tableau 15.7.1 Opinion des femmes concernant le fait qu'un mari batte sa femme . 311 Tableau 15.7.2 Opinion des hommes concernant le fait qu'un mari batte sa femme: Hommes . 312 Tableau 15.8 Indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 313 Tableau 15.9 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 314 Tableau 15.10 Pouvoir d'action des femmes, nombre idéal d'enfant et besoins non satisfaits en matière de planification familiale . 315 Tableau 15.11 Soins de santé maternelle selon les indicateurs du pouvoir d'action des femmes . 316 Graphique 15.1 Participation des femmes en union à la prise de décision . 308 16 SITUATION DES ENFANTS Tableau 16.1 Enregistrement des naissances d'enfants de moins de 5 ans . 318 Tableau 16.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 320 Tableau 16.3 Fréquentation scolaire par état de survie des parents . 321 Tableau 16.4 Travail des enfants . 323 Tableau 16.5 Travail des enfants et fréquentation scolaire . 326 17 EXCISION Tableau 17.1 Connaissance de l’excision . 329 Tableau 17.2 Pratique de l’excision . 332 Tableau 17.3 Âge à l’excision . 333 Tableau 17.4 Prévalence de l’excision chez les filles de 0-14 ans . 334 Tableau 17.5 Excision des filles de 0-14 ans selon certaines caractéristiques de la mère, EDSB-IV Bénin 2011-2012 . 335 Tableau 17.6 Personne qui a procédé à l’excision et type d’excision parmi les filles excisées de 0-14 ans et des femmes de 15-49 ans, EDSB-IV Bénin 2011-2012 . 337 Tableau 17.7 Opinions des femmes et des hommes sur l’excision en tant que nécessité religieuse. 338 Tableau 17.8 Opinions des femmes et des hommes sur le maintien de cette pratique . 339 Graphique 17.1 Pourcentage de femmes excisées selon l'ethnie . 331 Graphique 17.2 Pourcentage de femmes de 15-49 ans et de filles de 0-14 ans excisées selon l'âge . 336 Liste des tableaux et graphiques • xiii 18 TENSION ARTÉRIELLE Valeurs limites des différents niveaux d’hypertension . 342 Tableau 18.1 Disponibilité de la mesure finale de la pression artérielle . 342 Tableau 18.2 Problèmes d’hypertension et mesures prises pour la faire baisser . 343 Tableau 18.3.1 Niveaux de tension artérielle élevée selon certaines caractéristiques socioéconomiques: Femme . 344 Tableau 18.3.2 Niveaux de tension artérielle élevée selon certaines mesures de l’état de santé : Femme . 346 Tableau 18.4.1 Niveaux d’hypertension selon certaines caractéristiques socio-économiques: Homme . 347 Tableau 18.4.2 Niveaux de tension artérielle élevée selon certaines mesures de l’état de santé : Homme . 349 ANNEXE A PLAN DE SONDAGE Tableau A.1 Répartition de la population par département et par milieu de résidence (RGPH 2002) . 354 Tableau A.2 Répartition de ZD et de leur taille moyenne en ménages par département et par milieu de résidence (RGPH 2002) . 354 Tableau A.3 Allocation de l’échantillon grappes et ménages par département et par milieu de résidence (EDSB-IV) . 355 Tableau A.4.1 Allocation de l’échantillon des femmes attendues enquêtées avec succès par département et par milieu de résidence (EDSB-IV) . 356 Tableau A.4.2 Allocation de l’échantillon ménages pour l’enquête homme et les nombres attendus d’hommes enquêtés avec succès par département et par milieu de résidence (EDSB-IV) . 356 Tableau A.5 Nombre d’individus éligibles pour le test du VIH par département et par type de résidence (EDSB-IV) . 357 Tableau A.6 Résultats de l'enquête . 360 Tableau A.7 Résultats de l'enquête: Hommes . 361 Tableau A.8 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Femmes . 362 Tableau A.9 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques : Hommes . 363 Tableau A.10 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel: Femmes . 364 Tableau A.11 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel: Hommes. 365 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE Tableau B.1 Liste des variables sélectionnées pour le calcul des erreurs de sondage, Bénin 2012 . 369 Tableau B.2 Erreurs de sondage : Echantillon Total, Bénin 2012 . 370 Tableau B.3 Erreurs de sondage : Echantillon Cotonou, Bénin 2012 . 371 Tableau B.4 Erreurs de sondage : Echantillon Autres Villes, Bénin 2012 . 372 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Echantillon Ensemble Urbain, Bénin 2012 . 373 Tableau B.6 Erreurs de sondage : Echantillon Rural, Bénin 2012 . 374 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Echantillon Alibori, Bénin 2012 . 375 Tableau B.8 Erreurs de sondage : Echantillon Atacora, Bénin 2012 . 376 Tableau B.9 Erreurs de sondage : Echantillon Atlantique, Bénin 2012 . 377 Tableau B.10 Erreurs de sondage : Echantillon Borgou, Bénin 2012 . 378 Tableau B.11 Erreurs de sondage : Echantillon Collines, Bénin 2012 . 379 Tableau B.12 Erreurs de sondage : Echantillon Couffo, Bénin 2012 . 380 Tableau B.13 Erreurs de sondage : Echantillon Donga, Bénin 2012 . 381 xiv • Liste des tableaux et graphiques Tableau B.14 Erreurs de sondage : Echantillon Littoral, Bénin 2012 . 382 Tableau B.15 Erreurs de sondage : Echantillon Mono, Bénin 2012 . 383 Tableau B.16 Erreurs de sondage : Echantillon Ouémé, Bénin 2012 . 384 Tableau B.17 Erreurs de sondage : Echantillon Plateau, Bénin 2012 . 385 Tableau B.18 Erreurs de sondage : Echantillon Zou, Bénin 2012 . 386 ANNEXE C TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 387 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 388 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés . 388 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement . 389 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 389 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours . 390 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois . 390 Tableau C.7 Qualité des données anthropométriques des enfants de 6-59 mois . 391 Préface • xv PRÉFACE Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE) a réalisé avec succès, de décembre 2011 à mars 2012, la quatrième édition de l’Enquête Démographique et de Santé du Bénin (EDSB-IV) avec l'appui technique de ICF Macro dans le cadre du Programme Mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (MEASURE DHS). Le Laboratoire de Parasitologie du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Maga (CNHU) et le Laboratoire du Programme National de Lutte contre le Sida, ont également apporté leur appui à la réalisation de cette opération à travers le traitement et l’analyse des prélèvements sanguins. Cette enquête intervient à la suite de celles conduites en 1996, en 2001 et en 2006. Grâce à cette quatrième édition de l’EDSB, le Bénin dispose d’indicateurs fiables et actualisés sur la fécondité, la planification familiale, la mortalité des enfants, l’anémie et la prévalence du VIH, indispensables à la mise en place de politiques et de programmes et plus particulièrement à la finalisation de la troisième génération de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (SCRP) et au suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Il faut souligner que cette quatrième édition de l’EDSB a innové en introduisant deux nouveaux modules à savoir : l’un sur la prévalence du paludisme au sein de la population des enfants de moins de cinq ans et l’autre sur la prévalence de la pression artérielle élevée chez les femmes en âge de procréer. L’INSAE a expérimenté avec succès la collecte de données sans questionnaires papiers, grâce à l’utilisation des tablettes (mini ordinateurs portables) qui ont permis la saisie directe des données sur le terrain. L’INSAE, par cette expérience se positionne dorénavant comme l’un des premiers instituts nationaux de statistique à réaliser cette innovation en Afrique subsaharienne. Le succès avec lequel l’INSAE a réalisé ce projet confirme le leadership de cette structure et la nécessité de faire confiance à l’expertise nationale. J’exprime donc ma satisfaction et adresse mes encouragements aux cadres de l’INSAE et à ICF International pour leur appui technique. Je souhaite que ces efforts méthodologiques soient consolidés et ouvrent la voie à des succès plus éclatants. Je lance un appel à l'ensemble des utilisateurs et Partenaires Techniques et Financiers pour une poursuite et une intensification des efforts à engager pour consolider les acquis (prévention du paludisme par une utilisation généralisée des moustiquaires imprégnées, stabilisation de la prévalence de l’infection à VIH/Sida) et infléchir les tendances négatives (prise en charge du paludisme par les CTA, faiblesse de la couverture vaccinale, niveau de fécondité encore élevé, situation nutritionnelle préoccupante) afin de traduire en actions de politiques de santé les recommandations pertinentes des résultats de cette enquête d'envergure nationale. Je ne saurais terminer sans réitérer les remerciements du Gouvernement au Fonds Mondial, à l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), au Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), au Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et au Programme Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PMLS). L’ xvi • Préface Mes remerciements s’adressent également aux personnes ressources impliquées dans l'enquête pour la qualité de leur contribution technique. Je voudrais réitérer mes félicitations aux cadres nationaux et aux enquêteurs pour leur dévouement et leur compétence. J’adresse mes remerciements aux structures décentrées ou décentralisées, aux autorités locales et religieuses pour leur franche collaboration, aux organisations de la société civile ainsi qu’aux populations pour leur adhésion à cette enquête. Tous unis, relevons ensemble le défi de l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement en particulier au niveau des défis démographiques et de santé. Remerciements • xvii REMERCIEMENTS a quatrième édition de l'Enquête Démographique et de Santé du Bénin (EDSB-IV) a été réalisée de décembre 2011 à mars 2012 par l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique du Ministère du Développement, de l’Analyse Économique et de la Prospective avec l'appui technique de ICF International. La mise en œuvre de cette enquête à périodicité quinquennale, pour suivre et évaluer notamment les progrès dans les programmes de population et de santé, a mobilisé d’énormes ressources humaines, matérielles et financières. L’enquête a bénéficié de la collaboration technique de personnes ressources de différentes directions du Ministère de la Santé, notamment l’Agence Nationale de Vaccination (ANV), la Direction de la Programmation et de la Prospective (DPP), le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et le Programme Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PMLS). Les analyses de sang pour évaluer la séroprévalence ont été effectuées par le Laboratoire du Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) et celles pour la parasitémie palustre, par le Laboratoire de parasitologie du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Maga (CNHU). Nous adressons nos félicitations à ces institutions pour la qualité de leur contribution. Nos sincères remerciements aux partenaires techniques et financiers dont l’engagement et les appuis ont rendu possible la réalisation de cette enquête. Nous saisissons cette opportunité pour renouveler notre reconnaissance à tout le personnel de ICF International pour son appui technique aux différentes étapes de l’enquête notamment, MM. Mohamed AYAD, Soumaïla MARIKO, Ruilin REN, Amadou SOW, Keith PURVIS et à l’équipe de conception et de production du rapport. Nous ne saurions oublier l’équipe des consultants internationaux qui sont également intervenus en appui à la réalisation de l’enquête. Il s’agit de MM. Ibrahim SEYE et Omar SANNOU. Nous voudrions également témoigner notre profonde gratitude et notre reconnaissance à l’égard des populations des localités enquêtées ainsi qu’aux autorités administratives, locales, coutumières et religieuses pour l’accueil chaleureux qu’elles ont réservé au personnel de terrain. Enfin, nous adressons toutes nos félicitations au personnel de terrain et au personnel médical, aux chefs d’équipe et aux superviseurs pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur endurance qui ont été déterminants pour la réussite de l’enquête. Nous ne saurions passer sous silence l’expertise et le dévouement de l’équipe de l’INSAE qui s’est remarquablement mobilisée pour assurer un succès éclatant à cette enquête, aussi bien du point de vue technique, logistique qu’administratif et financier. L Sigles, abréviations et acronymes • xix SIGLES, ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES ABPF Association Béninoise pour la Promotion de la Famille ANV Agence Nationale de Vaccination BCG Bacille de Calmette et Guérin BIT Bureau International du Travail CDC Centers for Disease Control and Prevention CDE Convention Relative aux Droits de l’Enfant CEDEAO Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest CNLS Comité National de Lutte contre le Sida CNPERS Comité National Provisoire d’Ethique pour la Recherche en Santé CPN Consultation Prénatale CSPro Census and Survey Processing System CTA Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine DED Direction des Études Démographiques DHS Demographic and Health Survey DSME Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant DTCoq Diphtérie, Tétanos, Coqueluche EDSB Enquête Démographique et de Santé du Bénin EDSB-IV Quatrième édition de l’Enquête Démographique et de Santé du Bénin EMICoV Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des Ménages ET Écart Type GPS Global Position System IDH Indice de Développement Humain IMC Indice de Masse Corporelle INFRE Institut National de la Formation et de la Recherche en Éducation INSAE Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique IRA Infection Respiratoire Aiguë ISF Indice Synthétique de Fécondité ISFD Indice Synthétique de Fécondité Désirée IST Infections Sexuellement Transmissibles JNV Journées Nationales de Vaccination MDAEP Ministère du Développement, de l’Analyse Économique et de la Prospective MII Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides MIILDA Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action MS Ministère de la Santé NCHS National Center for Health Statistics NN Néonatal xx • Sigles, abréviations et acronymes OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non Gouvernementale ONU Organisation des Nations Unies ONUSIDA Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA PANJE Pratiques Alimentaires du Nourrisson et du Jeune Enfant PF Planification Familiale PID Pulvérisation Intra Domiciliaire PMLS Programme Multisectoriel de Lutte contre le SIDA PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PNLS Programme National de Lutte contre le SIDA PNN Post Néonatal PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PPM Parties par Million PTME Prévention de la Transmission Mère-Enfant RAVEC Recensement Administratif à Vocation d’État Civil RDV Risque sur la Durée de Vie RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitation SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SRAJ Santé de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes SRO Sels de Réhydratation par voie Orale TBFS Taux Brut de Fréquentation Scolaire TBN Taux Brut de Natalité TBS Taux Brut de Scolarisation TGFG Taux Global de Fécondité Générale TNS Taux Net de Scolarisation TPI Traitement Préventif Intermittent TRO Thérapie de Réhydratation par voie Orale UA Union Africaine UEMOA Union Économique et Monétaire Ouest Africaine UFLS Unités Focales de Lutte contre le Sida UNAIDS The Joint United Nations Program on HIV/AIDS UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fond des Nations Unies pour l’Enfance USAID United States Agency for International Cooperation VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine WHO World Health Organisation ZD Zone de Dénombrement xxii • Carte du Bénin Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête • 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET ORGANISATION DE L’ENQUÊTE 1 Renaud E. Yovoga et Sourou K. Djaton e premier chapitre, consacré aux caractéristiques du pays et à la méthodologie de la quatrième édition de l’Enquête Démographique et de Santé du Bénin (EDSB-IV), réalisée en 2011-2012, présente le contexte environnemental de l’enquête et les procédures techniques mises en œuvre pour sa réalisation. 1.1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS 1.1.1 Traits physiques et situation politico-administrative La République du Bénin est un pays situé entièrement dans la zone intertropicale entre l’Équateur et le Tropique du Cancer, plus précisément entre les parallèles 6°30’ et 12°30’ de latitude nord, d’une part, et le méridien 1° et 3°40’ de longitude est, d’autre part. Elle fait partie de l’Afrique de l’Ouest. De forme allongée en latitude, le Bénin couvre une superficie de 114 763 kilomètres carrés, délimité au sud par l’Océan Atlantique, à l’ouest par le Togo, au nord par le Burkina-Faso et le Niger et à l’est par le Nigeria. Le relief du Bénin ne présente pas de grandes dénivellations. L’altitude moyenne est de 200 mètres. Seule la chaîne de l’Atacora, de dimensions modestes dans le nord-ouest du pays est accidentée, avec une altitude qui varie entre 400 et 700 mètres. Sur le plan hydrographique, le Bénin est arrosé par de nombreux fleuves appartenant à trois grands bassins : le bassin du Niger, le bassin de la Volta et le bassin côtier. La plupart de ces cours d’eau prennent leur source dans le massif de l’Atacora pour alimenter les trois bassins. Dans le bassin du Niger, confluent trois fleuves : le Mékrou (410 km), l’Alibori (338 km) et la Sota (250 km). Dans celui de la Volta, la Pendjari (380 km) prend sa source dans l’Atacora et se jette dans la Volta au Ghana. Le bassin côtier, quant à lui, est arrosé par les fleuves Ouémé (510 km), Couffo (190 km) et Mono (500 km dont 100 km au Bénin). Les lacs et les lagunes leur servent de relais vers la mer. Tous ces fleuves, en dehors du Niger, ont un régime tropical avec une crue pendant la saison pluvieuse (juillet-octobre) et l’étiage vers la fin du mois de février. Situé dans la zone intertropicale, le Bénin présente un climat chaud et humide ; les températures sont constamment élevées avec une moyenne de 25° C pour l’ensemble du pays. C’est en mars qu’elles sont les plus élevées et en août qu’elles sont les plus basses. La variabilité des températures est plus importante dans le nord que dans les régions côtières. Au cours de la période de fin novembre à mi-janvier, l’harmattan y souffle et est très fort dans le Nord. Le couvert végétal est caractérisé par la savane boisée, des îlots de forêts et des galeries forestières avec la présence d’une végétation des régions soudanaises dans le nord dominée par la culture du néré, du karité, du baobab, du kapokier et une végétation dégradée dans le sud du pays qui s’étend de la côte jusqu’à la limite de Setto dans le Zou. Le long des cours d’eau se développent également des forêts galeries, des montagnes et des plantations de teck, d’anacardiers, de manguiers, etc. Indépendant depuis le 1er août 1960 sous le nom de Dahomey, le pays a adopté son nom actuel en 1975. Dirigé durant plus de quinze ans par un régime marxiste-léniniste, le Bénin a connu à la fin des années 1980 une crise politico-économique sévère, suite notamment à l’effondrement du secteur bancaire et à la chute des recettes de l’État. Cette crise a débouché, en 1990, sur une profonde réforme politique et administrative caractérisée par l’adoption du libéralisme économique et d’une structure de type démocratique. Depuis le 11 décembre 1990, le pays dispose d’une constitution qui prévoit un régime présidentiel et une assemblée élue au C 2 • Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête suffrage universel. De plus, cette constitution garantit les droits de l’homme et la construction progressive d’un État de droit. Sur le plan administratif, le Bénin compte 12 départements depuis le 15 janvier 1999, conformément à la loi N° 97-028 portant organisation de la République du Bénin. Ce sont : l’Alibori, l’Atacora, l’Atlantique, le Borgou, les Collines, le Couffo, la Donga, le Littoral, le Mono, l’Ouémé, le Plateau et le Zou. Ces départements sont divisés en 77 communes dont trois ont un statut particulier. Il s’agit de Cotonou, Porto- Novo et Parakou. Les 77 communes sont subdivisées en 546 arrondissements comportant 3743 villages et quartiers de ville, le village étant la plus petite unité administrative dans un arrondissement rural au même titre que le quartier de ville en milieu urbain. Un processus de décentralisation de l’administration, visant la prise en charge du développement communautaire par les populations elles-mêmes, est actuellement en cours. Le Bénin est membre de plusieurs organisations sous-régionales, régionales et internationales dont l’ONU, l’UA, la CEDEAO, la CEAO, la convention ACP/CEE et le Conseil de l’Entente. 1.1.2 Caractéristiques démographiques et économiques Le troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH3) de février 2002 a dénombré 6 969 914 habitants dont 52 % de sexe féminin. Les femmes en âge de procréer (15-49 ans) constituent 46 % de la population féminine totale. La population totale du Bénin est composée de 4 % d’enfants de moins d’un an et 17 % d’enfants de moins de 5 ans. Avec 47 % de personnes de moins de 15 ans, cette population est très jeune. Le taux d’accroissement intercensitaire de la population (3,25 %) est très élevé par rapport à la moyenne du groupe des pays les moins avancés dont le Bénin fait partie (2 %). La population béninoise se caractérise par une fécondité élevée. L’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) des femmes était estimé à 5,7 enfants selon la troisième Enquête Démographique et de Santé de 2006 (EDSB-III) et à 5,6 enfants en 2001 (EDSB-II). Le taux de natalité et le taux global de fécondité générale estimés par les mêmes sources étaient, respectivement, de 42 ‰ et 204 ‰ (2006) contre 41 ‰ et 193 ‰ (2001). Environ une cinquantaine d’ethnies se trouvent réparties sur des aires géographiques bien déterminées. Les Fon (39 %), les Adja (15 %) les Yoruba (12 %) et les Batombu ou Bariba (9 %) constituent les groupes les plus importants. L’activité économique dominante dans le pays est l’agriculture : elle occupe 47 % de la population active. Les principales cultures vivrières pratiquées sont le maïs, l’igname, le manioc, le haricot, le mil et le sorgho. Comme produits d’exportation, on peut citer le coton, l’arachide, les palmistes, l’huile de palme, etc. Le secteur secondaire (industriel) contribue seulement pour 13 % au produit intérieur brut (PIB) contre 55 % pour le tertiaire et 32 % pour le primaire (INSAE, 2006). D’après les données de l’Annuaire des Statistiques Sanitaires de 2011 du Ministère de la Santé, les principales maladies qui affectent les enfants sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës et les affections gastro-intestinales. D’après les mêmes statistiques, les taux de létalité de ces maladies sont relativement élevés. Le Bénin, comme tous les pays en voie de développement, se caractérise par des taux de mortalité élevés à tous les âges. Selon les estimations, le quotient de mortalité infantile est passé de 89 ‰ en 2001 (EDSB-II) à 67 ‰ en 2006 (EDSB-III) et le taux de mortalité maternelle était estimée à 397 pour 100 000 naissances vivantes (EDSB-III). Cependant, la couverture et la qualité des services de santé ont été progressivement améliorées à la suite de la revitalisation des services de santé entamée depuis 1987 avec la mise en œuvre de l’Initiative de Bamako et, plus récemment, avec la création des zones sanitaires, notamment en ce qui concerne des services tels que les consultations prénatales (avec un début d’intégration de la PTME aux services de santé maternelle et infantile, la protection des femmes enceintes contre le paludisme, etc.), ceux chargés de dispenser les soins au petit enfant (vaccination, campagnes de distribution de vitamine A, Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête • 3 PCIME) et surtout, les services de soins néonatals et d’assistance à l’accouchement qui ont connu, depuis 2005, une amélioration progressive. 1.2 POLITIQUE DE POPULATION Depuis l’indépendance du Bénin en 1960, les différents gouvernements qui se sont succédé ont pris conscience des liens entre la dynamique démographique et le développement socio-économique et plus précisément, de la nécessité de la prise en compte des variables démographiques dans les plans et programmes de développement économique et social. Aussi, le Bénin a-t-il participé activement aux conférences régionales et internationales traitant des questions de population et de développement et a adhéré aux résolutions qui en sont issues. C’est dans ce cadre que le Gouvernement béninois a procédé le 2 mai 1996, à l’adoption d’une politique de population consignée dans le document appelé "Depolipo". Cette politique a pour but principal l’amélioration du niveau et de la qualité de vie des populations. Elle repose sur seize objectifs qui sont, entre autres : • assurer un enseignement de qualité à tous les citoyens béninois ; • faire passer l’espérance de vie de 54 ans en 1992 à 65 ans en l’an 2016 ; • promouvoir une fécondité responsable ; • garantir à chacun, en tout temps et en tout lieu, une alimentation suffisante, saine et capable d’assurer un bien-être nutritionnel ; • promouvoir l’habitat sain, la protection et le respect de l’environnement ; • créer les conditions favorables à une pleine participation des femmes au processus de développement et à la jouissance des fruits qui en découlent ; • adapter la mise en œuvre de la politique de population aux spécificités régionales ; • intégrer des éléments de la politique de population dans les plans et programmes de développement ; • mobiliser la population béninoise autour des problèmes socio-économiques et démographiques du pays ; • améliorer les connaissances dans les domaines socio-économiques et démographiques du pays. Dès lors, cette politique de population est devenue le socle sur lequel se définissent les diverses stratégies de développement dans tous les domaines de la vie économique et sociale. Le contenu de cette politique respecte les principes de la constitution dont le pays s’est doté le 11 décembre 1990. Aussi, tous les programmes et politiques sectoriels se réfèrent-t-ils aux objectifs définis dans la Déclaration de Politique de Population. De nouveaux engagements ont été ainsi pris par le pays en matière de réduction de la pauvreté avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement et les objectifs retenus pour le NEPAD. Pendant plusieurs décennies, des activités de planification familiale ont été menées dans le pays, malgré l’existence de la loi de 1920 qui interdit toute propagande relative à la contraception ou aux contraceptifs. Le développement de ces activités a amené le Gouvernement béninois à adopter, le 3 mars 2003, une nouvelle loi (Loi N° 2003-03), relative à la santé sexuelle et de la reproduction, qui confère à toute personne « le droit d’être informé et d’utiliser la méthode de planification de son choix, qui ne soit pas contraire à la loi » et qui abroge ainsi celle de 1920. De nombreuses organisations non gouvernementales interviennent dans ce domaine. La plus ancienne, l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille 4 • Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête (ABPF), est née en 1970 de la volonté d’un groupe de Béninois convaincus que le développement économique n’est pas dissociable de la santé maternelle et infantile. Elle a été officiellement reconnue en 1972. Par ailleurs, le Gouvernement du Bénin a mis en œuvre, depuis 1992, un projet dénommé Santé Maternelle et Infantile/Planification Familiale (SMI/PF), rebaptisé, depuis 1995, Santé de la Reproduction et Planification Familiale. Ce projet a pour but la promotion de la santé familiale par la disponibilité de la planification familiale dans les centres de santé gouvernementaux. 1.3 POLITIQUE EN MATIÈRE DE SANTÉ La vision du secteur de la santé pour la période 2009-2018 est fondée sur la vision globale du Bénin contenue dans les Études Nationales de Perspectives à Long Terme, Bénin 2025. Cette vision sera progressivement concrétisée grâce à la mise en exécution des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), des perspectives décennales, de la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP), des Orientations Stratégiques du Développement (OSD) et des différents Programmes d’Actions du Gouvernement. Les actions visant l’amélioration des conditions sociosanitaires des populations y occupent une place de choix. De plus, suite aux travaux des États Généraux de la Santé de Novembre 2007, une vision capable de contribuer au renforcement de la performance du système national de santé béninois a été définie, stipulant que : « Le Bénin dispose en 2025 d’un système de santé performant basé sur des Initiatives publiques et privées, individuelles et collectives, pour l’Offre et la Disponibilité permanentes de Soins de Qualité, équitables et accessibles aux Populations de toutes catégories, fondées sur les Valeurs de Solidarité et de Partage de risques pour répondre à l’ensemble des besoins de santé du peuple béninois ». Le but de la Politique Nationale de Santé est de contribuer au bien-être des populations. Ce but est défini à partir de notre vision nationale de santé qui doit être un système intégré, garantissant la santé pour tous avec solidarité, équité, éthique et offrant des soins et services de santé de qualité, accessibles géographiquement et financièrement avec la participation effective de tous les acteurs. La mission du Ministère de la Santé étant d’«améliorer les conditions sociosanitaires des familles sur la base d’un système intégrant les populations pauvres et indigentes », le but de la Politique Nationale de Santé ne pourra être atteint qu'avec un ferme engagement politique, un leadership fort, un travail d’équipe et l’enthousiasme à servir et à assister les autres, surtout la frange des pauvres et des démunies, les femmes et les enfants de moins de cinq ans. Pour atteindre ce but, la Politique Nationale de Santé se fixe l’objectif général d’améliorer l’état de santé de la population béninoise sur la base d’un système intégrant les populations pauvres et indigentes ». Il s’agit de façon spécifique de : • assurer un accès universel aux services de santé et une meilleure qualité des soins pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ; • renforcer le partenariat pour la santé ; • améliorer la gouvernance et la gestion des ressources dans le secteur santé. Pour y parvenir, un certain nombre de stratégies ont été identifiées par objectif spécifique. Il s’agit de : Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête • 5 Objectif n°1 : Assurer un accès universel aux services de santé et une meilleure qualité des soins pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) par : • la promotion des soins préventifs ; • l’amélioration de la qualité des soins curatifs ; • le renforcement de la surveillance épidémiologique ; • le renforcement des activités de soutien et de promotion de la santé ; • le développement des services à base communautaire . Objectif n°2 : Renforcer le partenariat pour la santé par : • la promotion de modes de financement de la santé ; • le renforcement de la participation de l'État et des collectivités locales au financement de la santé ; • le renforcement de la collaboration avec les secteurs sanitaires privé et traditionnel dans l'offre de soins ; • la régulation des pratiques professionnelles ; • le renforcement de la collaboration intersectorielle ; • l’amélioration de la coordination des interventions des partenaires dans le secteur . Objectif n°3 : Améliorer la gouvernance et la gestion des ressources dans le secteur santé par : • le renforcement du cadre juridique et réglementaire ; • la mise en œuvre du plan stratégique de développement des ressources humaines en Santé ; • la mise en place d'un mécanisme de suivi des formations en cours d’emploi ; • le développement des infrastructures sanitaires et des équipements ; • l’amélioration de la gestion de l’information sanitaire . Les différentes orientations et les objectifs de santé retenus pour le secteur sont déclinés et seront opérationnalisés dans les six principaux domaines stratégiques suivants : • la réduction de la mortalité maternelle et infantile ; • la prévention, la lutte contre les maladies et l’amélioration de la qualité des soins ; • la valorisation des ressources humaines ; • le renforcement du partenariat dans le secteur, la promotion de l’éthique et de la déontologie médicale ; • l’amélioration du mécanisme de financement du secteur ; • le renforcement de la gestion du secteur. 1.4 POLITIQUE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT La République du Bénin s’est dotée depuis 2006 d’une nouvelle politique de développement contenue dans le Plan d’Orientations Stratégiques de Développement du Bénin 2006-2011. Cette politique s’appuie sur des études de perspectives à long terme réalisées en 2000 et intitulées « Bénin 2025 Alafia ». Ce document comporte un ensemble de stratégies de référence pour tout plan et programme de développement, constituant désormais le socle de toute politique de développement au Bénin. Le Plan d’Orientations Stratégiques de Développement du Bénin 2006-2011 est un document de politique qui propose un modèle de développement qui s’articule autour d’un objectif général, définit des axes stratégiques et identifie les conditions de sa mise en œuvre. La vision actuelle du gouvernement est de faire du Bénin un pays émergent par la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Les options et axes stratégiques retenus dans ce plan se présentent comme suit : 6 • Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête Option stratégique 1 : renforcement de la compétitivité et diversification de la production. Elle repose sur les axes stratégiques suivants : • l’accroissement de la productivité dans le secteur secondaire et le renforcement des activités du secteur tertiaire ; • la promotion des pôles économiques ; • le renforcement des infrastructures de soutien à la production ; • l’amélioration du climat des affaires. Option stratégique 2 : amélioration de la compétitivité et diversification du secteur agricole. Les axes stratégiques dans ce cadre portent sur : • l’amélioration du système de production ; • la promotion des filières agricoles porteuses ; • l’intensification de la production cotonnière. Option stratégique 3 : renforcement du cadre macroéconomique. Elle a pour axes stratégiques : • la surveillance de l’environnement macro-économique interne et externe ; • le renforcement de la stabilité macro-économique ; • la finalisation des réformes structurelles au niveau macro-économique et sectoriel ; • l’amélioration du dispositif de mise en œuvre des réformes structurelles. Option stratégique 4 : amélioration de l’indice de développement humain. Jusqu’en 2011, cette option a visé à faciliter la satisfaction des besoins essentiels de la population et à réduire de façon durable la pauvreté, dans les domaines de la santé, de l’éducation et la formation professionnelle, de la protection sociale et la solidarité, de la culture et l’ingénierie, de la jeunesse et de l’emploi. Option stratégique 5 : gestion durable et équilibrée de l’espace national. Il s’agit d’assurer à long terme un cadre de vie sain à tous les Béninois, de maintenir l’équilibre entre les populations, les écosystèmes et le développement dans une approche participative et intégrée. Option stratégique 6 : promotion du partenariat régional et international. Elle vise entre autres : • le positionnement économique du Bénin dans la sous-région et au niveau international ; • le renforcement des actions humanitaires ; • le règlement des conflits et la promotion de la paix dans la sous-région ; • la coopération et la solidarité internationale ; • la mobilisation de la diaspora béninoise ; • le renforcement du dialogue social. Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête • 7 1.5 ORGANISATION DE L’ENQUÊTE 1.5.1 Objectifs La quatrième édition de l’Enquête Démographique et de Santé du Bénin de 2011-2012 (EDSB-IV) fait suite à celles réalisées respectivement en 1996, 2001 et 2006. Elle s’intègre dans le Programme International des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys-DHS). À l’instar des trois premières éditions, l’EDSB-IV a été réalisée par l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (INSAE) en collaboration avec le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS). Elle a bénéficié de l’appui technique d’ICF International et de l’appui financier de l’USAID, de l’UNICEF, du Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) par l’intermédiaire du Fonds Mondial, du Programme Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PMLS), de l’UNFPA et du Gouvernement béninois. La Direction Technique de préparation et d’exécution de l’opération est la Direction des Études Démographiques (DED). L’EDSB-IV a visé un échantillon national de 18 000 ménages. Comme les deux précédentes, elle a pour objectifs à court et à long terme de : • fournir au Gouvernement et aux partenaires des données de base actualisées sur la fécondité, la mortalité, la planification familiale, la santé de la reproduction et des analyses de qualité pour le suivi du plan décennal de Développement Sanitaire et Social ; • recueillir des données à l’échelle nationale et départementale qui permettent de calculer des indicateurs démographiques, et particulièrement, les taux de fécondité et de mortalité infanto- juvénile ; • recueillir des données sur l’analphabétisme et le niveau d’instruction ; • recueillir des données sur l’accès à l’eau et à des toilettes adéquates ; • mesurer les taux de connaissances et de pratiques contraceptives par département et par milieu de résidence ; • collecter des données sur la santé de la mère et de l’enfant, en particulier sur la vaccination, la prévalence et le traitement des maladies des enfants de moins de cinq ans, les visites prénatales, l’assistance à l’accouchement, les soins postnatals et l’allaitement au sein ; • mesurer les connaissances, attitudes et pratiques vis-à-vis de l’excision ; • mesurer l’état nutritionnel des femmes et des enfants de moins de cinq ans au moyen des mesures anthropométriques (poids et taille) ; • estimer les prévalences de l’anémie, du paludisme et du VIH/sida au sein de la population par une prise de sang ; • évaluer le niveau d’enregistrement des enfants à l’état civil et l’ampleur du travail des enfants ; • déterminer la prévalence de l’hypertension artérielle chez les femmes et les hommes ; • déterminer la prévalence et le traitement de la fistule obstétricale chez les femmes de 15-49 ans ; • analyser les tendances des différents indicateurs calculés depuis la première EDS de 1996. Enfin l’EDSB-IV faisant partie d’un programme international, ses résultats sont intégrés dans une base de données utilisable, au niveau mondial, par les organismes et les chercheurs qui s’intéressent aux problèmes de population et de santé. 8 • Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête 1.5.2 Échantillonnage L'échantillon de l'EDSB-IV est un échantillon représentatif au niveau national, basé sur un sondage par grappes stratifié à deux degrés. L’EDSB-IV a retenu un nouvel échantillon représentatif de ménages, mais sélectionnés dans les 750 grappes ayant servi pour l’EDSB-III de 2006. Comme pour toutes les EDSB précédentes, chacun des douze départements du Bénin (Alibori, Atacora, Atlantique, Borgou, Collines, Couffo, Donga, Littoral, Mono, Ouémé, Plateau et Zou) a été stratifié en urbain et rural, sauf le département du Littoral, constitué de la seule commune de Cotonou qui est une strate entièrement urbaine. Cette stratification a donné au total 23 strates. Au premier degré, 750 grappes ayant servi à l’EDSB-III de 2006 ont été retenues. Elles avaient été tirées proportionnellement à leur taille, à partir de la liste des zones de dénombrement (ZD) établie lors de la cartographie du troisième Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH3) de 2001. Toutes les grappes retenues ont fait l'objet d'un dénombrement exhaustif des ménages. Au deuxième degré, des ménages ont été tirés, à probabilité égale, à partir de la liste des ménages établie lors de l'opération de dénombrement. Le nombre de ménages tirés est de 24 dans chaque grappe urbaine ou rurale. Au total, 17 999 ménages ont été sélectionnés pour l'enquête ménage. Tous les membres des ménages tirés ont été identifiés à l’aide du questionnaire ménage. Toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans qui se trouvaient dans ces ménages ont été enquêtées individuellement. En outre, ces femmes, de même que tous les enfants âgés de moins de cinq ans, ont été mesurés et pesés et, dans un ménage sur trois, ils ont fourni un échantillon de sang pour estimer la prévalence de l’anémie et du VIH chez les femmes, et la prévalence de l’anémie et de la parasitémie du paludisme chez les enfants. De plus, dans un ménage sur trois ayant servi au test de sang chez les femmes et les enfants, tous les hommes de 15 à 64 ans ont également été enquêtés individuellement et testés pour le VIH. Le tableau 1.1 fournit tous les détails sur les résultats des enquêtes ménage, femme, et homme. Pour l’ensemble du pays, 17 999 ménages ont été sélectionnés pour l’enquête ménage dans les 750 zones de dénombrement ou grappes de l’échantillon. Au sein de ces 17 999 ménages, toutes les femmes âgées de 15-49 ans devaient être interviewées à l’aide du questionnaire individuel femme. Parmi ces 17 999 ménages, un tiers a été sélectionné pour y réaliser une enquête auprès des hommes âgés de 15 à 64 ans. Comme l’indiquent les résultats du tableau 1, on constate que : • parmi les 17 999 ménages sélectionnés pour l’enquête ménage, 17 672 ménages ont été identifiés sur le terrain et 17 422 ménages ont pu être interviewés avec succès à l’aide du questionnaire ménage, soit un taux de réponse de 99 %, comme en 2006. Ce taux est pratiquement le même en milieu urbain (98 %) et en milieu rural (99 %) . • au sein des 17 422 ménages enquêtés avec succès, 17 329 femmes éligibles ont été identifiées, parmi lesquelles 16 599 ont été interviewées avec succès à l’aide du questionnaire individuel femme, soit un taux de réponse de 96 %. Ce taux varie peu selon le milieu de résidence (95 % en milieu urbain contre 97 % en milieu rural). • dans un tiers des ménages enquêtés, 5 484 hommes éligibles âgés de 15-64 ans ont été identifiés sur le terrain et 5 180 ont été interviewés avec succès, soit un taux de réponse de 95 % en 2011-2012 contre 91 % en 2006. Ce taux de réponse est un peu plus faible en milieu urbain qu’en milieu rural (92 % contre 96 %). Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête • 9 Ces résultats permettent de conclure que le taux de réponse de l’EDSB-IV est tout aussi satisfaisant que celui de 2006. La forte mobilité de la population urbaine souvent évoquée pour expliquer la faiblesse des taux de réponse des enquêtes en milieu urbain a très peu influencé les résultats de l’enquête. Tableau 1.1 Résultats des interviews ménages et individuelles Effectif de ménages, nombre d'interviews et taux de réponse par milieu de résidence (non pondéré), EDSB-IV Bénin 2011-2012 Résultat Milieu de résidence Ensemble Urbain Rural Interviews Ménages Ménages sélectionnés 7 439 10 560 17 999 Ménages occupés 7 284 10 388 17 672 Ménages interviewés 7 108 10 314 17 422 Taux de réponse des ménages1 97,6 99,3 98,6 Interviews des femmes de 15-49 ans Effectif de femmes éligibles 7 463 9 866 17 329 Effectif de femmes éligibles interviewées 7 070 9 529 16 599 Taux de réponse des femmes éligibles2 94,7 96,6 95,8 Interviews des hommes de 15-64 Effectif d'hommes éligibles 2 320 3 164 5 484 Effectif d'hommes éligibles interviewés 2 135 3 045 5 180 Taux de réponse des hommes éligibles2 92,0 96,2 94,5 1 Ménages enquêtés/ménages identifiés. 2 Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles. Un test d’hémoglobine a été réalisé dans un ménage sur trois, en l’occurrence les ménages sélectionnés pour l’enquête individuelle homme. Dans ces ménages, un test du VIH a été également réalisé. 1.5.3 Préparation technique Afin d'atteindre les objectifs fixés, trois types de questionnaires et d’autres documents techniques ont été conçus. Questionnaires • Questionnaire ménage ; • Questionnaire individuel femme ; • Questionnaire individuel homme. Les questionnaires ménage et individuel (voir Annexe E) ont été adaptés à partir du questionnaire modèle du programme MEASURE DHS. a- Le questionnaire ménage permet de collecter des informations sur le ménage notamment les caractéristiques du ménage, des membres du ménage et du logement. Il comprend les différentes parties suivantes : • tableau ménage qui permet de collecter, entre autres informations, l’âge, le sexe, le niveau d'instruction des membres du ménage ; • caractéristiques du logement (type de toilettes, eau, mur du logement, etc.) ; • moustiquaires ; • travail des enfants ; • test de sel pour la teneur en iode ; 10 • Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête • poids, taille et test d’hémoglobine des enfants de moins de cinq ans ; • poids, taille, test d’hémoglobine et test de VIH des femmes ; • test de VIH des hommes. En outre, le questionnaire ménage permet d'établir l'éligibilité des personnes à interviewer individuellement. Il permet aussi de déterminer les populations de référence pour le calcul de certains taux démographiques. b- Le questionnaire individuel femme est utilisé pour enregistrer les informations concernant les femmes éligibles, c’est-à-dire les femmes âgées de 15-49 ans, ayant passé la nuit précédant l’interview dans le ménage sélectionné, quel que soit leur statut de résidence. En dehors de la page de couverture similaire à celle du questionnaire ménage, il comprend les treize sections suivantes : • Section 1 : Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêtée ; • Section 2 : Reproduction ; • Section 3 : Contraception ; • Section 4 : Grossesse et soins prénatals ; • Section 5 : Vaccination des enfants, santé et nutrition ; • Section 6 : Mariage et activité sexuelle ; • Section 7 : Préférences en matière de fécondité ; • Section 8 : Caractéristiques du conjoint et activité économique de la femme ; • Section 9 : VIH/sida ; • Section 10 : Autres problèmes de santé ; • Section 11 : Excision ; • Section 12 : Fistule obstétricale ; • Section 13 : Prise de la tension artérielle. c- Le questionnaire individuel homme a également une page de couverture semblable à celle du questionnaire femme. Il est complètement indépendant de ce dernier mais la plupart des questions posées aux hommes de 15-64 ans sont identiques à celles posées aux femmes de 15-49 ans. Le questionnaire comprend les dix sections suivantes : • Section 1 : Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêté ; • Section 2 : Reproduction ; • Section 3 : Contraception ; • Section 4 : Mariage et activité sexuelle ; • Section 5 : Préférences en matière de fécondité ; • Section 6 : Emploi et genre ; • Section 7 : VIH/sida ; • Section 8 : Autres problèmes de santé ; • Section 9 : Excision ; • Section 10 : Prise de la tension artérielle. Ces instruments ont été développés à partir des questionnaires de base du programme DHS, préalablement adaptés au contexte du Bénin et en tenant compte des objectifs de l’enquête. Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête • 11 Tests biologiques et anthropométriques Le test d’hémoglobine a été inclus à l’EDSB-IV afin d’estimer la prévalence de l’anémie dans une frange de la population enquêtée. Il s’agit notamment de toutes les femmes de 15-49 ans et les enfants de moins de 6-59 mois. Un consentement libre et éclairé a été demandé à la personne éligible (majeur capable) ou au parent/adulte responsable de l’enfant. Ce consentement a été obtenu après lecture à la personne éligible (ou le parent/personne responsable) d’une lettre d’information qui expliquait l’objectif du test, les risques d’y participer et spécifiait enfin que les résultats seraient communiqués immédiatement aux participants au test. En outre, la lettre précisait les conditions de prise en charge dans le cas où cela s’avérait nécessaire. Avant de prélever le sang, le doigt a été nettoyé avec un tampon imbibé d’alcool et séché à l’air. Ensuite, le bout du doigt (ou du talon des enfants de moins d’un an et très maigres) était piqué avec une lancette rétractable, stérile et non réutilisable. Une goutte de sang a été récupérée dans une micro cuvette et ensuite introduite dans le photomètre HemoCue qui indiquait le niveau d’hémoglobine. Ces résultats ont été enregistrés dans le questionnaire ménage et communiqués à la personne testée, ou au parent/adulte responsable, en expliquant la signification des résultats. Si la personne présentait une anémie sévère (un niveau d’hémoglobine <7 g/dl), l’enquêteur lui fournissait une fiche de référence pour rechercher des soins auprès d’un service de santé. Le test du VIH a été effectué dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête homme. Les prélèvements de sang ont été effectués auprès de tous les hommes et de toutes les femmes éligibles de ces ménages qui avaient volontairement accepté de se soumettre au test. Le protocole pour dépister le VIH est basé sur le protocole anonyme-lié développé par le projet DHS (Demographic and Health Surveys). Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu ne peut être lié à l’échantillon du sang. Étant donné que les tests du VIH sont strictement anonymes, il n’était pas possible et ne sera pas possible d’informer les enquêtés sur les résultats de leur test. Pour accomplir les prélèvements sanguins auprès des personnes éligibles, chaque équipe de terrain comprenait un agent de prélèvement spécialement chargé des mesures anthropométriques et des prélèvements. En plus de la formation d’enquêteurs, cet agent de prélèvement avait reçu une formation spéciale sur tous les aspects des protocoles des tests d’anémie et du VIH. D’abord, pour chaque personne éligible, l’agent de prélèvement avait d’abord cherché à obtenir son consentement éclairé après lui avoir expliqué les procédures de prélèvement, la confidentialité et l’anonymat du test. Pour les femmes et les hommes qui acceptaient d’être testés, le technicien, en respectant toutes les précautions d’hygiène et de sécurité recommandées, a prélevé des gouttes de sang sur un papier filtre. Dans la plupart des cas, les gouttes de sang pour les deux tests ont été obtenues à partir d’une même piqûre au doigt. Une étiquette contenant un code barre a été collée sur le papier filtre contenant du sang. Une deuxième étiquette avec le même code barre a été collée sur le questionnaire ménage sur la ligne correspondant au consentement de la personne éligible et une troisième étiquette, toujours avec le même code barre, a été collée sur la fiche de transmission. Les gouttes de sang sur papier filtre ont été séchées pendant 24 heures au minimum dans une boîte de séchage avec des produits dessicatifs absorbant l’humidité. Le lendemain, chaque échantillon séché a été placé dans un petit sac en plastique imperméable et à fermeture hermétique. Pour la conservation des prélèvements, des dessicatifs et un indicateur d’humidité ont été placés dans le petit sac. Les sacs en plastique individuels ont été ainsi conservés secs jusqu’à leur acheminement au bureau central de l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (INSAE) à Cotonou. À l’INSAE, ils ont été immédiatement vérifiés avant leur enregistrement et leur transfert au Laboratoire de Référence de Cotonou. 12 • Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête Test de la parasitémie palustre : Les tests de parasitémie palustre ont été effectués dans un tiers de l’échantillon sur les enfants de 6-59 mois. Deux tests de diagnostic du paludisme ont été réalisés : Test de Diagnostic Rapide (TDR) et goutte épaisse. Les enfants testés positifs au TDR ont été référencés par les techniciens de laboratoire de l’enquête selon le protocole en vigueur. Par ailleurs, les gouttes épaisses confectionnées sur une lame porte-objet après prélèvement d’un échantillon de sang ont été analysées au laboratoire de parasitologie-mycologie du Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou (CNHU). Test du sel pour la présence en iode : Pour tester la présence d’iode dans le sel, on a tout d’abord secoué la fiole contenant la solution pour le test dans l’ampoule claire et on a légèrement pressé pour en faire tomber deux gouttes de liquide sur l’échantillon de sel fourni. La poursuite du test est fonction des différentes couleurs prises par le sel au contact de la solution utilisée pour le test. Ce test a été réalisé dans un tiers des 17 999 ménages échantillonnés. Mesures anthropométriques : Comme mentionné précédemment, des données anthropométriques ont été recueillies au cours de l'EDSB-IV dans tous les ménages d’un sous-échantillon d'un tiers des 750 grappes. Toutes les femmes âgées de 15-49 ans et tous les enfants de 0-4 ans de ces ménages étaient éligibles pour être mesurés à l'aide de toises (en position debout pour les femmes et les enfants de deux ans ou plus et en position couchée pour les enfants de moins de deux ans) et pesés à l’aide de balances électroniques. En plus des questionnaires et des manuels d’autres documents techniques ont été élaborés par l’équipe technique de l’EDSB-IV afin de faciliter la tâche au personnel impliqué dans la collecte des données. L’INSAE a assuré la reproduction en nombre suffisant de ces différents documents. Opération de cartographie / énumération La mise à jour de la liste des ménages des différentes grappes tirées dans le cadre de l’EDSB-IV en vue de sélectionner les ménages à enquêter et de faciliter leur identification par les agents enquêteurs sur le terrain a nécessité une énumération. L'opération de cartographie et de dénombrement des 750 grappes de l'échantillon s’est effectuée sur le terrain du 31 juillet au 31 août 2011, soit en un mois. Quatre-cent cinquante agents cartographes et énumérateurs préalablement formés étaient chargés de ce travail. 1.5.4 Formation, collecte et traitement des données Enquête pilote Un prétest des questionnaires a été effectué du 19 juin au 19 juillet 2011 : vingt-sept agents (20 femmes et 7 hommes) ont été recrutés, formés et déployés en zone urbaine (Cotonou) et en zone rurale (Zè) (département de l’Atlantique). Les enseignements tirés de ce prétest ont permis de finaliser les questionnaires et les manuels d’instruction du personnel de collecte. La formation des agents enquêteurs pour la phase pilote de l’EDSB-IV s’est déroulée en deux principales étapes. La première qui a été essentiellement théorique, a été axée autour de la lecture des questionnaires (ménage, femme et homme) et du manuel, suivi des exposés en salle animés par les cadres de l’INSAE et des médecins en santé publique, du 22 juin au 08 juillet 2011. Quant à la deuxième étape, elle s’est déroulée du 09 au 16 juillet 2011, et a porté essentiellement sur la formation pour l’utilisation des tablettes pour le remplissage des modules de l’EDSB-IV. Cette formation a été suivie de la collecte des données qui s’est déroulée dans quatre grappes choisies, aussi bien en milieu urbain (Cotonou) qu’en milieu rural (Zè). Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête • 13 Enquête principale La formation de l’enquête principale s’est déroulée du 16 septembre au 21 octobre 2011 dans les locaux du Centre Anouarite d’Abomey-Calavi et a réuni 180 agents de collecte. De façon générale, la formation s’est déroulée en quatre principales étapes. La première qui s’est déroulée du 16 au 24 septembre a porté sur les objectifs de l’enquête, le rôle et la responsabilité des agents, les instructions de remplissage du questionnaire ainsi que sur les aspects théoriques et pratiques du test biomarqueur. La deuxième, qui a été essentiellement théorique, a été axée autour de la lecture des questionnaires (ménage, femme et homme) et du manuel, suivie des exposés en salle animés par les cadres de l’INSAE et des médecins en santé publique sur plusieurs thématiques telles que : les grossesses et soins prénatals, le paludisme, le VIH/SIDA, la planification familiale, la vaccination, la prise de la tension artérielle. Elle s’est déroulée du 26 septembre au 4 octobre 2011. Quant à la troisième étape, elle s’est déroulée du 5 au 18 octobre 2011 et a porté essentiellement sur la formation pour l’utilisation des tablettes pour le remplissage des modules de l’EDSB-IV. Enfin, la quatrième étape qui s’est déroulée du 19 au 20 octobre 2011 tient lieu de travaux pratiques de collecte des données dans les quartiers Kansounkpa et Gbodjo dans la commune d’Abomey-Calavi. À l’issue de la formation de l’enquête principale et après le test final de contrôle des connaissances, 29 équipes constituées chacune d’un chef d’équipe, d’un enquêteur, d’un agent de prélèvement et de trois enquêtrices, soit six personnes par équipe ont été retenues pour la collecte sur le terrain. La collecte des données s’est déroulée du 7 décembre 2011 au 31 mars 2012, soit 3 mois de collecte. Les 29 équipes ont couvert tout le territoire national. Pour assurer une bonne supervision des travaux de collecte, des missions de supervision rapprochées ont été organisées par l’encadrement technique. Parallèlement, une mission de supervision organisée par les médecins du Centre National Hospitalier et Universitaire (CNHU), du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLS) et du Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) a permis de s’assurer du respect des normes sanitaires nécessaires à la qualité des différents prélèvements sanguins effectués par les agents sur le terrain. Traitement des données Exploitation des tableaux de qualité des données : pendant toute la durée de la collecte, un dispositif de contrôle de qualité des données à travers le suivi de certains indicateurs clés ( taux de couverture, âge des enquêtés, âges au décès des enfants, etc.) a été mis en place. Les erreurs détectées à l’occasion de ces contrôles étaient partagées avec les équipes de terrain à l’occasion des missions de supervision de l’équipe de coordination et par l’intermédiaire de coups de fil téléphoniques en cas d’urgence. Traitement des données : le travail d’apurement des données s’est fait après la réception de tous les dossiers de grappes achevées. Une équipe composée d’informaticiens et de démographes a corrigé les erreurs détectées. Après la fusion des fichiers, les dernières erreurs détectées ont été traitées avec l’appui de l’expert informaticien d’ICF. 14 • Caractéristiques du pays et organisation de l’enquête Analyse au laboratoire des prélèvements de sang : les travaux d’analyse des prélèvements de sang (goutte séchée sur papier filtre) pour le test du VIH ont été effectués par le Laboratoire de Référence de Cotonou. En ce qui concerne le test du paludisme, la parasitémie a été réalisée par le Laboratoire de parasitologie-mycologie du Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou (CNHU). Le traitement des échantillons des gouttes épaisses de sang s’est fait au fur et à mesure de la collecte des données sur le terrain. Quant à l’analyse des échantillons de sang pour le test du VIH, elle a démarré à la fin de la collecte pour des raisons de confidentialité des données même si les prélèvements en provenance du terrain étaient régulièrement réceptionnés au niveau du Laboratoire de Référence de Cotonou. 1.6 QUALITÉ DES DONNÉES L’évaluation de l’EDSB-IV a permis de déceler quelques problèmes au niveau de certaines données collectées dont les principaux sont énumérés ci-dessous: • L’analyse de la structure par âge et sexe de la population a mis en évidence un sous- enregistrement des membres des ménages de chaque sexe à certains âges particuliers et/ou le déplacement de l’âge de certaines personnes : par exemple, certaines femmes de 15-19 ans enregistrées comme ayant moins de 15 ans ou encore d’autres de 45-49 ans enregistrées comme ayant 50 ans ou plus et donc non éligibles pour l’enquête individuelle. Ces personnes non enregistrées ou enregistrées en dehors des limites d’éligibilité n’ont donc pas été enquêtées individuellement et les données provenant des enquêtes individuelles peuvent s’en trouver affectées. • L’analyse des données sur la mortalité des enfants a permis d’identifier un sous-enregistrement d’enfants décédés, ce qui a pour conséquence directe une légère sous-estimation des niveaux de mortalité des enfants pour la période récente ; il n’en reste pas moins que l’enquête révèle la poursuite de la baisse de la mortalité des enfants. • L'analyse des données anthropométriques a révélé des proportions élevées d’enfants dont le poids et/ou la taille sont manquants, ainsi que d’enfants dont les mesures de la taille et/du poids étaient manifestement invraisemblables et/ou dont l’âge était trop imprécis. Le pourcentage d’enfants éligibles pour lesquels les mesures anthropométriques semblent « acceptables » est de seulement 58 % (voir Annexe C, tableau C.8) ; de plus, ce pourcentage varie considérablement selon les départements, de 82 % dans le Couffo à 36 % dans le Plateau. Les indicateurs de l’état nutritionnel sont donc basés sur un échantillon qui pourrait être non représentatif de la situation de la population des enfants du Bénin. Pour cette raison, les indicateurs sur l’état nutritionnel des enfants ne sont pas présentés dans ce rapport. Caractéristiques des ménages • 15 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 Hippolyte Togonou et Gisèle Houessou Assaba objectif de ce chapitre est de présenter les conditions dans lesquelles vivent les ménages ciblés par l’EDSB-IV ainsi qu’un profil démographique et socio-économique de la population de ces ménages. Ces informations permettront de mieux comprendre les résultats présentés dans les chapitres suivants. En outre, elles peuvent se révéler très utiles pour la mise en place de politique dans le domaine socio-économique. 2.1 CONDITIONS DE VIE Les données collectées sur certaines caractéristiques du logement sont présentées pour les ménages et pour l’ensemble de la population de droit1 des ménages, en fonction du milieu de résidence. Provenance de l’eau de boisson Le Sommet Mondial pour l’enfance a adopté une définition standardisée de l’eau salubre qui a été retenue dans l’EDSB-IV. L’eau est considérée comme salubre lorsqu’elle provient de : • Robinets installés à l’intérieur ou à l’extérieur du logement; • Bornes fontaines ou robinets publics; • Puits/forages équipés de pompes; • Puits creusés protégés ; • Sources protégées. 1 Population de droit = résidents présents + résidents absents. L’ Principaux résultats • Plus des trois quarts des ménages (78 %) utilisent, pour boire, de l’eau provenant d’une source améliorée. Cette proportion varie de 86 % en milieu urbain à 72 % en milieu rural. • Seulement 15 % des ménages disposent de toilettes améliorées et non partagées. Cette proportion est de 28 % en milieu urbain contre 5 % en milieu rural. • Près des trois quarts des ménages (74 %) se débarrassent encore des ordures ménagères en les jetant dans la nature/dehors. • Environ une femme sur deux n’a jamais fréquenté l’école (51 %) contre 33 % chez les hommes. 16 • Caractéristiques des ménages Les résultats présentés au tableau 2.1 portent sur la provenance de l’eau consommée par les ménages au Bénin. Le tableau indique que plus des trois quarts des ménages (78 %) utilisent de l’eau provenant d’une source améliorée, ce qui montre une amélioration par rapport aux résultats de 2006 où cette proportion était de 71 %. On note aussi que la proportion de ménages dont l’eau de consommation provient d’une source améliorée présente de fortes disparités : en milieu rural, 72 % des ménages ont accès à une source d’eau améliorée contre 86 % en milieu urbain. Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l'eau de consommation, le temps pour s'approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l'eau, selon le milieu de résidence, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique Ménages Enquêtés Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Source d'approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 86,4 72,1 78,4 84,0 71,7 76,8 Robinet dans logement/concession 38,7 5,1 19,9 36,1 5,0 17,9 Robinet public/fontaine 26,6 29,6 28,3 25,9 28,1 27,2 Puits à pompe/ forage 12,6 25,6 19,9 13,5 26,6 21,1 Puits creusé protégé 7,5 9,6 8,7 7,4 9,7 8,8 Source d'eau protégée 0,6 1,6 1,1 0,7 1,8 1,4 Eau de pluie 0,2 0,6 0,4 0,3 0,5 0,4 Eau en bouteille 0,1 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 Source non améliorée 13,4 27,9 21,5 15,9 28,3 23,1 Puits creusé non protégé 11,6 17,9 15,1 13,7 18,4 16,5 Source d'eau non protégée 1,1 3,6 2,5 1,2 3,9 2,8 Camion-citerne/charrette avec petite citerne 0,1 0,4 0,3 0,1 0,3 0,2 Eau de surface 0,6 6,0 3,6 0,8 5,8 3,7 Autre 0,2 0,0 0,1 0,2 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant pour boire l'eau d'une source améliorée 86,4 72,1 78,4 84,0 71,7 76,8 Temps de trajet pour s'approvisionner en eau de boisson Eau sur place 56,4 24,4 38,6 54,3 23,6 36,4 Moins de 30 minutes 33,3 50,5 42,9 34,8 51,0 44,2 30 minutes ou plus 6,7 20,0 14,1 7,5 20,4 15,0 NSP/manquant 3,6 5,0 4,4 3,4 5,0 4,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l'eau1 Ébullition 0,3 0,3 0,3 0,2 0,3 0,3 Ajout d'eau de Javel/chlore 3,6 4,4 4,0 3,9 4,2 4,1 Passée à travers un linge 0,5 0,3 0,4 0,5 0,3 0,4 Céramique, sable ou autre filtre 0,2 0,1 0,1 0,2 0,1 0,1 Désinfection solaire 0,1 0,2 0,1 0,1 0,2 0,2 Autre 0,9 1,7 1,3 0,9 1,5 1,3 Aucun traitement 94,5 93,0 93,7 94,3 93,4 93,8 Pourcentage utilisant une méthode de traitement approprié2 4,4 5,2 4,9 4,6 5,0 4,8 Effectif 7 698 9 724 17 422 35 935 50 372 86 307 1 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 2 Les méthodes appropriées pour le traitement de l'eau comprennent l'ébullition, l'ajout de chlore, l'utilisation d'un linge pour passer l'eau, le filtrage et la désinfection solaire. Caractéristiques des ménages • 17 En outre, les résultats montrent que, dans l’ensemble, 48 % des ménages disposent d’eau courante dans le logement ou à l’extérieur du logement ou s’approvisionnent à un robinet public. Cette proportion, qui a légèrement augmenté par rapport à l’EDSB-III de 2006 où elle était de 44 %, varie de 65 % en milieu urbain à 35 % en milieu rural. Les proportions de ménages utilisant de l’eau provenant des forages, quel que soit le milieu de résidence, ont connu une certaine amélioration en l’espace de cinq ans. En effet, en 2006, 20 % des ménages ruraux et 7 % des ménages urbains consommaient de l’eau provenant de ce type d’approvisionnement contre respectivement 26 % et 13 % en 2011-2012. En outre, les puits creusés protégés constituent également une source d’approvisionnement non négligeable puisque 10 % des ménages en milieu rural et 8 % en milieu urbain consomment de l’eau provenant de puits protégés. Cependant, malgré ces améliorations, on constate que l’utilisation d’eau provenant de puits non protégés est encore répandue (15 %), même si la tendance est à la baisse (20 % en 2006). Il faut aussi souligner que 4 % des ménages continuent d’utiliser de l’eau de surface (rivières, barrages, lacs, fleuves et canaux d’irrigation) comme eau de boisson. Cette proportion était de 9 % à l’EDSB-III. Globalement, on constate que pour 43 % des ménages, le temps de trajet pour atteindre une source d’approvisionnement en eau est estimé à moins de 30 minutes. En milieu rural, cette proportion est de 51 % contre 33 % en milieu urbain. En outre, si dans 39 % des cas, les ménages disposent d’eau de consommation sur place, cette situation concerne environ un quart des ménages (24 %) du milieu rural et plus d’un ménage sur deux (56 %) en milieu urbain. L’amélioration de la qualité de l’eau au moyen de certains traitements peut contribuer à réduire les risques de contracter des maladies liées à une mauvaise qualité de l’eau. Au cours de l’EDSB-IV, des questions ont été posées aux membres des ménages pour savoir si l’eau de boisson était traitée et quel traitement était utilisé pour assainir l’eau. Parmi les moyens proposés pour rendre l’eau potable, figurent l’ébullition, l’ajout de chlore ou d’eau de Javel/Chlore, le filtrage à travers un linge, l’utilisation d’un filtre à eau et la désinfection solaire. Le tableau 2.1 présente également les proportions de ménages et de la population qui utilisent des méthodes appropriées de traitement de l’eau pour la rendre potable. Dans la quasi-totalité des cas (94 %), les ménages n’utilisent aucun moyen de traitement de l’eau. Seulement 5 % utilisent une méthode de traitement appropriée de l’eau ; dans la majorité des cas, il s’agit de l’ajout de chlore/eau de javel (4 %). Cette proportion est quasiment identique quel que soit le milieu de résidence. Type de toilettes L’amélioration de l’approvisionnement en eau, l’accès à des installations sanitaires adéquates et la promotion de pratiques hygiéniques constituent des objectifs importants pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Les résultats du tableau 2.2 montrent qu’au Bénin, seulement 15 % des ménages disposent de toilettes améliorées et non partagées, considérées comme adéquates. Cette proportion est plus de cinq fois plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (28 % contre 5 %). 18 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %)des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines, selon le milieu de résidence EDSB-IV Bénin 2011-2012 Type de toilettes/latrines Ménages Enquêtés Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées Chasse d'eau/chasse manuelle connectée à un système d'égout 2,1 0,2 1,0 1,8 0,2 0,9 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 7,8 0,3 3,6 7,8 0,3 3,4 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse d'aisances 1,5 0,1 0,7 1,3 0,1 0,6 Fosse d’aisance améliorée auto-aérée 1,3 0,8 1,0 1,5 0,8 1,1 Fosses d'aisances avec dalle 14,5 3,2 8,2 15,6 3,3 8,4 Toilettes à compostage 0,5 0,9 0,7 0,6 0,8 0,7 Total 27,7 5,4 15,2 28,6 5,5 15,1 Toilettes partagées1 Chasse d'eau/chasse manuelle connectée à un système d'égout 0,5 0,2 0,3 0,3 0,1 0,2 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 2,6 0,2 1,2 2,2 0,2 1,0 Chasse d'eau/chasse manuelle reliée à une fosse d'aisances 0,4 0,0 0,2 0,4 0,0 0,2 Fosse d’aisances améliorées auto-aérée 3,3 1,3 2,2 3,0 1,1 1,9 Fosse d'aisances avec dalle 25,3 5,4 14,2 22,6 5,1 12,4 Toilettes à compostage 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 Total 32,3 7,3 18,3 28,6 6,7 15,8 Toilettes non améliorées Chasse d'eau/chasse manuelle non reliée aux égouts/fosses septiques/fosses d'aisances 0,4 0,1 0,3 0,3 0,1 0,2 Fosse d'aisances sans dalle/trou ouvert 13,4 8,5 10,6 13,4 7,7 10,1 Toilettes/latrines suspendues 1,2 1,3 1,3 1,3 1,4 1,4 Pas de toilettes/nature 25,0 77,3 54,2 27,8 78,6 57,5 Total 40,1 87,3 66,4 42,8 87,8 69,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 7 698 9 724 17 422 35 935 50 372 86 307 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme "améliorées" si elles n'étaient pas partagées par deux ménages ou plus. À l’opposé, au Bénin, les deux tiers des ménages n’ont accès qu’à des toilettes non améliorées (66 %) et dans 54 % des cas, les ménages ne disposent d’aucun type de toilettes. C’est en milieu rural que la situation est la plus critique. En effet, 87 % des ménages ruraux n’utilisent pas de toilettes considérées comme améliorées et 77 % ne disposent d’aucun type de toilettes. Par comparaison, en milieu urbain, ces proportions sont respectivement de 40 % et 25 %. 2.2 CARACTÉRISTIQUES DU LOGEMENT Au cours de l’enquête, certaines questions ont été posées en vue de déterminer les caractéristiques des logements. Ces questions portaient principalement sur la disponibilité de l’électricité, les matériaux de revêtement du sol, le nombre de pièces utilisées pour dormir, l’endroit pour cuisiner et le combustible utilisé pour cuisiner. Dans l’ensemble, les résultats présentés au tableau 2.3 montrent qu’au Bénin, près de deux ménages sur cinq (38 %) disposent de l’électricité. Cependant, ce taux est encore faible quand on considère les multiples efforts consentis par le Gouvernement. Néanmoins, par rapport à 2001 et 2006, on constate une nette amélioration puisque la proportion de ménages disposant de l’électricité est passée de 22 % en 2001 à 28 % en 2006 et à 38 % en 2011-2012. Cependant, malgré ces améliorations, des disparités subsistent au détriment du Caractéristiques des ménages • 19 milieu rural où seulement 15 % des ménages vivent dans un logement disposant de l’électricité contre 69 % en milieu urbain. Certains types de revêtement du sol peuvent faciliter la propagation de certains germes responsables de maladies. Pour cette raison, des questions ont été posées sur le type de revêtement du sol des logements. On observe que pour l’ensemble du pays, six ménages sur dix (61 %) vivent dans un logement dont le sol est en matériaux de construction adéquats, c’est-à-dire en ciment (58 %) ou en carrelage (4 %). Dans 34 % des cas, les ménages vivent dans un logement dont le sol est recouvert de terre ou de sable. Le type de revêtement du sol varie de manière importante selon le milieu de résidence. En particulier, en ce qui concerne le sol en ciment, on note que la proportion varie de 74 % en milieu urbain à 45 % en milieu rural où, dans pratiquement un ménage sur deux (49 %), le sol des logements est recouvert de matériaux rudimentaires (terre ou sable). En ce qui concerne les murs du logement, on constate que, dans un peu plus de la moitié des cas (52 %), ils sont en ciment ou en matériaux semi durs (pierres, briques ou blocs de ciment). Un peu plus d’un tiers des ménages vivent dans un logement dont les murs sont en terre (35 %). Comme pour l’accès à l’électricité, on constate d’importantes disparités entre milieux urbain et rural. En effet, si en milieu urbain, 76 % des ménages vivent dans un logement dont les murs sont en ciment ou en matériaux semi durs, en milieu rural, cette proportion n’est que de 33 %. Environ un ménage du milieu rural sur deux (51 %) vit dans un logement dont les murs sont en terre contre 16 % des ménages du milieu urbain. En outre, on observe que quel que soit le milieu de résidence, environ sept ménages sur dix (71 %) vivent dans un logement dont le toit est en matériau élaboré ou en tôles. Cependant dans 13 % des cas, le toit du logement des ménages n’est recouvert que de matériau rudimentaire comme le chaume, les palmes ou des feuilles et cette proportion varie de 18 % en milieu rural à 6 % en milieu urbain. On constate toujours au tableau 2.3 que globalement, dans 42 % des cas, les ménages disposent d’une pièce pour dormir. Plus d’un tiers des ménages (36 %) disposent de deux pièces et environ un ménage sur cinq (21 %) dispose d’au moins trois pièces pour dormir. Les variations selon le milieu de résidence ne sont pas très importantes. Des millions de personnes dans le monde utilisent encore des combustibles solides (charbon de bois, charbon lignite, bois, paille/branches et résidus agricoles) pour leurs besoins en énergie de base, comme la cuisine et le chauffage. Faire la cuisine et se chauffer avec des combustibles solides entraînent des niveaux élevés de pollution de l'air à l’intérieur du logement par la production d'un mélange complexe de polluants nuisibles pour la santé. Le principal problème posé par l'utilisation de combustibles solides concerne les émanations d'une combustion incomplète, comme le monoxyde de carbone, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le dioxyde d'azote et autres éléments toxiques. L'utilisation de combustibles solides augmente les risques de maladies respiratoires aiguës, de pneumonie, d'obstruction pulmonaire chronique et même de cancer. Le principal indicateur utilisé dans le cadre de cette enquête pour évaluer le niveau de pollution à l’intérieur du logement est la proportion de la population utilisant des combustibles solides comme source principale d'énergie domestique pour la cuisine. Les résultats montrent que la quasi-totalité des ménages utilisent, pour cuisiner, un combustible solide (93 %) et cette proportion est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (99 % contre 85 %). En outre, les résultats montrent qu’au moins six ménages sur dix (65 %) utilisent le bois pour cuisiner ; cette proportion varie de 34 % en milieu urbain à 90 % en milieu rural. Les combustibles modernes, comme le gaz naturel, le GPL (le Gaz Propane Liquéfié) ou le biogaz sont utilisés par une faible proportion de ménages (6 %). C’est surtout dans le milieu urbain que ce type de combustible est très utilisé (13 %). 20 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.3 Caractéristiques du logement Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner; répartition (en%) des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique du logement Milieu de résidence Ensemble Urbain Rural Électricité Oui 68,6 14,5 38,4 Non 31,4 85,5 61,6 Total 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du sol Terre, sable 16,2 48,9 34,4 Bouse 0,5 2,6 1,7 Planches en bois 0,3 0,9 0,6 Palmes/bambou/canne/tronc 0,3 1,7 1,1 Parquet ou bois ciré 0,2 0,2 0,2 Carrelage 7,5 0,4 3,5 Ciment 73,9 45,2 57,9 Moquette 1,1 0,1 0,5 Autre 0,1 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement des murs Pas de mur 1,2 2,2 1,8 Bambou/cane/palme/tronc 3,0 7,1 5,3 Terre 16,2 50,6 35,4 Bambou avec boue 1,2 3,4 2,4 Pierres avec boue 1,0 3,4 2,4 Contre-plaqué 0,2 0,0 0,1 Carton 0,1 0,1 0,1 Bois de récupération 0,1 0,1 0,1 Ciment 65,9 27,3 44,4 Pierres avec chaux/ciment 0,9 0,5 0,7 Briques 7,6 3,8 5,5 Blocs de ciment 1,6 1,1 1,4 Planche en bois/shingle 0,4 0,1 0,3 Autre 0,2 0,1 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du toit Pas de toit 1,4 2,5 2,0 Chaume/palmes/feuilles 6,4 17,7 12,7 Mottes de terre 0,4 0,3 0,4 Matériau rudimentaire nattes 0,6 1,2 0,9 Palmes/bambou 1,4 3,3 2,4 Planches en bois 2,4 0,6 1,4 Carton 0,3 0,0 0,1 Matériau élaboré tôle 71,9 71,1 71,4 Bois 0,4 0,6 0,5 Zinc/fibre de ciment 0,6 0,2 0,4 Tuiles 4,9 1,3 2,9 Ciment 9,0 1,1 4,6 Shingle 0,2 0,0 0,1 Autre 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Pièces utilisées pour dormir Une 44,2 39,6 41,6 Deux 34,0 36,9 35,6 Trois ou plus 21,0 21,6 21,3 Manquant 0,8 1,9 1,4 Total 100,0 100,0 100,0 Á suivre… Caractéristiques des ménages • 21 Tableau 2.3—Suite Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner; répartition (en%) des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique du logement Milieu de résidence Ensemble Urbain Rural Endroit pour cuisiner Dans la maison 42,2 28,7 34,7 Dans un bâtiment séparé 17,1 11,2 13,8 À l'extérieur 39,4 59,1 50,4 Autre 1,3 0,9 1,1 Total 100,0 100,0 100,0 Combustible utilisé pour cuisiner Électricité 0,1 0,0 0,0 GPL/gaz naturel/biogaz 12,9 0,4 5,9 Kérosène/Pétrole 0,8 0,1 0,4 Charbon/lignite 2,1 0,1 1,0 Charbon de bois 48,4 7,6 25,7 Bois 34,1 90,0 65,3 Paille/branchage/herbe 0,1 0,7 0,5 Résidus agricoles 0,1 0,1 0,1 Pas de repas préparé dans le ménage 1,2 0,9 1,1 Total 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner1 84,9 98,6 92,5 Fréquence à laquelle on fume dans le logement Tous les jours 5,5 10,9 8,5 Une fois par semaine 1,5 2,0 1,8 Une fois par mois 0,2 0,3 0,2 Moins d'une fois par mois 0,6 0,7 0,6 Jamais 92,2 86,2 88,8 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif 7 698 9 724 17 422 GPL = Gaz propane liquéfié. 1 Inclut charbon/lignite, charbon de bois, Bois, paille/branchages/herbe, résidus agricoles. Le tableau 2.3 présente une autre information qui peut être utilisée pour évaluer la qualité de l’air à l’intérieur du logement et l’exposition passive au tabac. Il s’agit de la fréquence à laquelle on fume dans le logement. On constate que dans 89 % des cas, on ne fume jamais dans le logement. Cette proportion est un peu plus faible en milieu rural qu’en milieu urbain (86 % contre 92 %). Le tableau 2.3 présente enfin les résultats concernant l’endroit où les ménages cuisinent. Globalement, on note qu’un ménage sur deux (50 %) cuisine à l’extérieur du logement. Cette proportion est plus élevée en milieu rural qu’urbain (59 % contre 39 %). 2.3 BIENS POSSÉDÉS PAR LES MÉNAGES Au cours de l’enquête pour évaluer le niveau de vie socio-économique des ménages, on a cherché à savoir si les ménages possédaient certains biens considérés comme des indicateurs du niveau socio- économique et de manière indirecte de leur niveau d’accès à l’information et aux services sociaux. Les résultats sont présentés au tableau 2.4. 22 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport, de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Possession Milieu de résidence Ensemble Urbain Rural Biens possédés par le ménage Radio 78,0 63,0 69,6 Télévision 62,2 17,8 37,4 Téléphone portable 84,9 60,9 71,5 Téléphone fixe 4,9 0,6 2,5 Réfrigérateur 13,7 1,4 6,9 Groupe électrogène 7,3 11,7 9,7 Cuisinière 10,2 0,7 4,9 Chaine HI-FI 14,7 2,0 7,6 Lecteur VCD/DVD 52,2 12,3 29,9 Magnétoscope 9,6 2,2 5,4 Machine à laver 1,2 0,4 0,7 Ordinateur 10,1 0,8 4,9 Connexion internet 4,7 0,5 2,4 Moyens de transport Bicyclette 20,4 40,5 31,6 Charrette tirée par un animal 1,3 3,6 2,6 Motocyclette/scooter 55,5 44,8 49,5 Voiture/camion 8,6 1,9 4,9 Bateau à moteur 0,7 0,6 0,7 Pirogue 1,0 3,9 2,6 Possession de terres cultivables/ agricoles 25,5 64,9 47,5 Possession d'animaux de ferme1 15,2 37,0 27,4 Effectif 7 698 9 724 17 422 1 Bétail, vaches, taureaux, chevaux, ânes, chèvres, moutons ou poulets. On constate que la radio est avec le téléphone portable, le bien le plus fréquemment possédé par les ménages (respectivement 70 % et 72 %). À l’opposé, seulement 2 % des ménages possèdent une connexion internet et environ 1% une machine à laver. En outre, les résultats montrent que 81 % des ménages disposent d’un engin à deux roues pour se déplacer, en majorité une motocyclette/scooter. Près d’un ménage sur deux (48 %) ont déclaré posséder de la terre cultivable et c’est naturellement en milieu rural que cette proportion est la plus élevée (65 % contre 26 % en urbain). Enfin, 27 % des ménages possèdent des animaux de ferme et, ici aussi, c’est en milieu rural que cette proportion est la plus élevée (37 % contre 15 % en urbain). Indice de bien-être économique L’indice de bien-être économique du ménage est construit à partir des données sur les biens des ménages et en utilisant l’analyse en composante principale. Les informations sur les biens des ménages comprennent des informations provenant du questionnaire Ménage de l’EDSB-IV sur la possession par les ménages de certains biens de consommation tels que la télévision, la radio ou la voiture. Ces informations ont également porté sur certaines caractéristiques du logement comme la disponibilité de l’électricité, le type d’approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau de revêtement du sol, le nombre de personnes par pièce pour dormir et le combustible utilisé pour cuisiner. On a affecté à chacun de ces biens et caractéristiques un poids (score ou coefficient) généré à partir d’une analyse en composante principale. Les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin, Rutstein, Johnson, Pande et Wagstaff, 2000). On attribue ensuite à chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage. Les individus sont classés en fonction du score total du ménage dans lequel ils résident. Caractéristiques des ménages • 23 L’échantillon est ensuite divisé en quintile de population, chaque quintile correspondant à un niveau allant de 1 (le plus bas) à 5 (le plus élevé). Les résultats sont présentés au tableau 2.5. Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon le milieu de résidence et la région, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Milieu de résidence/région Quintiles de bien-être économique Total Effectif d'enquêtés Coefficient de Gini Le plus bas Second Moyen Quatrième Le plus élevé Milieu de résidence Cotonou 0,3 0,4 1,2 21,3 76,9 100,0 10 580 5,4 Autres villes 12,1 10,8 15,8 30,6 30,7 100,0 25 355 19,0 Ensemble urbain 8,6 7,7 11,5 27,9 44,3 100,0 35 935 14,6 Rural 28,1 28,8 26,1 14,4 2,6 100,0 50 372 24,4 Département Alibori 38,9 34,4 19,6 5,6 1,5 100,0 5 390 14,0 Atacora 46,5 25,2 15,3 9,4 3,7 100,0 7 944 32,4 Atlantique 15,3 15,9 20,2 22,8 25,8 100,0 10 176 36,4 Borgou 24,9 23,6 20,3 17,9 13,3 100,0 7 371 31,2 Collines 16,5 29,1 29,2 19,4 5,8 100,0 6 027 21,4 Couffo 23,5 30,4 27,3 14,7 4,1 100,0 6 072 28,7 Donga 13,0 24,7 32,7 23,8 5,8 100,0 4 297 22,7 Littoral 0,3 0,4 1,2 21,3 76,9 100,0 10 580 1,0 Mono 24,7 21,6 24,9 20,1 8,7 100,0 4 640 38,8 Ouémé 12,0 12,9 19,2 30,0 26,0 100,0 10 411 27,7 Plateau 20,3 22,0 27,0 23,6 7,1 100,0 5 543 30,5 Zou 19,9 22,8 23,3 23,9 10,2 100,0 7 857 29,3 Ensemble 20,0 20,0 20,0 20,0 20,0 100,0 86 307 23,6 Les résultats montrent que c’est en milieu urbain et, en particulier, dans la ville de Cotonou, qu’est concentrée la population la plus riche (respectivement, 44 % et 77 %). À l’opposé, en milieu rural, seulement 3 % appartiennent au quintile le plus élevé. On note, en particulier, que dans l’Alibori et l’Atacora, respectivement 73 % et 72 % de la population sont classés dans les deux quintiles les plus pauvres. Cette proportion est également élevée dans le Couffo car elle concerne un peu plus de la moitié de la population (54 %). Lavage des mains et disponibilité de produits d’assainissement Au cours de l’enquête, on a demandé à voir où les membres du ménage se lavaient les mains ainsi que les produits nettoyants utilisés. Le tableau 2.6 présente les résultats selon le milieu de résidence, les départements et l’indice de bien-être économique. Dans seulement trois ménages sur dix (31 %), l’enquêteur a pu observer l’endroit où les membres du ménage se lavent les mains. Parmi les ménages dans lesquels l’endroit où se laver les mains a pu être observé, 43 % ne disposaient ni d’eau, ni de savon et ni d’un quelconque produit nettoyant. Cette proportion est plus faible en milieu urbain (34 %), à Cotonou (25 %) et dans les ménages du quintile le plus élevé (19 %) qu’ailleurs. Par contre, dans les départements de l’Atacora et du Couffo, elle atteint respectivement 77 % et 72 %. Parmi les ménages observés, 30 % disposaient de savon et d’eau seulement, 1 % disposait d’eau et d’un produit nettoyant autre que le savon et 23 % disposaient d’eau seulement. Selon le milieu de résidence, c’est dans le milieu urbain (40 %), et particulièrement à Cotonou (53 %) que la présence d’eau et de savon a été le plus fréquemment observée. Dans les départements, c’est dans le Mono (76 %), le Littoral (53 %) et l’Atlantique (49 %) que l’on enregistre les proportions les plus élevées. À l’opposé, c’est dans les départements du Zou (9 %), de la Donga (6 %), du Couffo (5 %), de l’Atacora (4 %) et de l’Alibori (3 %) que l’on constate les plus faibles. Les résultats selon les quintiles de bien- être économique montrent que c’est dans les ménages du quintile le plus élevé (56 %) que la présence d’eau et de savon a été le plus fréquemment observée. 24 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.6 Lavage des mains Pourcentage de ménages dans lesquels l'endroit utilisé le plus souvent pour se laver les mains a été observé et, parmi ces ménages, répartition (en%) par disponibilité de l'eau, de savon et d'autres produits nettoyants, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages Parmi les ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages dans lesquels l'endroit pour se laver les mains a été observé Savon et eau1 Eau et produits nettoyants2 autres que le savon seulement Eau seulement Savon mais pas d'eau3 Produits nettoyants autres que le savon seulement2 Pas d'eau, ni savon, ni autres produits nettoyants Total Milieu de résidence Cotonou 36,3 2 497 52,8 0,4 18,7 2,2 0,6 25,4 100,0 907 Autres villes 35,2 5 201 33,4 0,9 22,7 4,4 0,7 37,9 100,0 1 831 Ensemble urbain 35,6 7 698 39,8 0,8 21,4 3,7 0,7 33,8 100,0 2 738 Rural 27,5 9 724 20,1 1,5 24,2 0,7 1,3 52,2 100,0 2 675 Département Alibori 38,5 857 2,6 0,1 34,4 0,0 0,0 62,9 100,0 330 Atacora 35,8 1 251 3,9 0,2 18,3 0,5 0,7 76,5 100,0 447 Atlantique 23,4 2 358 49,1 1,3 34,3 0,6 0,8 13,8 100,0 552 Borgou 32,0 1 278 36,7 1,0 16,4 0,7 0,0 45,3 100,0 409 Collines 28,0 1 280 29,3 2,6 16,3 1,2 0,8 49,8 100,0 358 Couffo 17,5 1 190 4,9 4,7 13,0 1,4 3,8 72,4 100,0 208 Donga 29,9 623 5,7 0,2 49,5 1,2 0,0 43,3 100,0 186 Littoral 36,3 2 497 52,8 0,4 18,7 2,2 0,6 25,4 100,0 907 Mono 31,8 1 071 75,5 1,8 6,4 0,3 2,4 13,6 100,0 341 Ouémé 38,5 2 192 24,0 0,5 25,7 9,1 1,0 39,7 100,0 845 Plateau 26,8 1 100 22,4 4,8 15,4 1,0 4,0 52,4 100,0 295 Zou 30,9 1 727 9,2 0,2 28,1 0,2 0,0 62,3 100,0 534 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 30,0 3 339 14,5 0,8 17,9 0,2 0,6 66,0 100,0 1 001 Second 28,3 3 286 16,5 2,0 29,0 0,5 1,6 50,4 100,0 930 Moyen 26,6 3 346 19,5 2,2 24,7 1,4 1,5 50,8 100,0 891 Quatrième 30,5 3 569 28,4 0,6 23,6 5,2 0,9 41,2 100,0 1 088 Le plus élevé 38,7 3 881 56,3 0,6 20,5 3,0 0,5 19,3 100,0 1 502 Ensemble 31,1 17 422 30,1 1,1 22,8 2,2 1,0 42,9 100,0 5 412 1 Par "savon”, on entend ici le savon ou un détergent en morceau, sous forme liquide, en poudre ou sous forme de pâte. Cette colonne inclut les ménages possédant du savon et de l'eau seulement ainsi que ceux qui possèdent du savon et de l'eau et un autre détergent. 2 Les produits nettoyants autres que le savon incluent des produits disponibles localement comme la cendre, la boue ou du sable. 3 Y compris les ménages disposant de savon seulement ainsi que ceux qui disposent de savon et d'autres produits nettoyants. Évacuation des déchets ménagers et eaux usées Le tableau 2.7 présente la répartition des ménages par moyen d’évacuation des déchets ménagers et par moyen d’évacuation des eaux usées. Dans près des trois quarts des cas (74 %), les ménages jettent les ordures ménagères dans la nature/dehors. Cette proportion est plus élevée en milieu rural qu’urbain (89 % contre 56 %) où dans 30 % des cas, les ménages se débarrassent des ordures ménagères par l’intermédiaire d’une voirie privée/ONG. L’utilisation de voirie privée/ONG par les ménages n’est pas à négliger même si elle ne concerne que 14 % des ménages au niveau national. En ce qui concerne l’évacuation des eaux usées, les résultats montrent, comme pour les déchets ménagers, que dans la majorité des cas, les eaux usées sont jetées dans la nature dehors (76 %) et cette proportion varie de 79 % en milieu rural à 71 % en milieu urbain. Caractéristiques des ménages • 25 Tableau 2.7 Évacuation des déchets ménagers Répartition (en %) des ménages en fonction des moyens d'évacuation des ordures ménagères et des eaux usées, selon le milieu de résidence, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Évacuation des déchets ménagers Milieu de résidence Ensemble Urbain Rural Évacuation des ordures ménagères Voirie publique 6,9 0,1 3,1 Voirie privée/ONG 29,8 0,6 13,5 Enterrées 0,9 1,0 1,0 Brulées 3,4 5,8 4,7 Dans la cour 2,7 3,7 3,3 Dans la nature/dehors 56,2 88,8 74,4 Autre 0,1 0,0 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 Évacuation des eaux usées Caniveau fermé 4,6 0,1 2,1 Caniveau à ciel ouvert 2,6 0,1 1,2 Fosse septique 3,8 0,2 1,8 Puits perdus 0,3 0,1 0,2 Égouts 0,8 0,1 0,4 Dans la cour 16,9 19,9 18,6 Dans la nature/dehors 70,9 79,4 75,6 Autre 0,2 0,0 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif 7 698 9 724 17 422 2.4 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MÉNAGES Au cours de l’enquête Ménage, des informations démographiques et socio-économiques ont été recueillies sur tous les résidents habituels des ménages qui constituent la population de droit ainsi que sur la population de fait composée des résidents habituels et des visiteurs qui ont passé la nuit ayant précédé l’enquête dans le ménage. Les différences entre ces deux populations sont minimes et comme les enquêtes passées et les recensements sont basés sur les populations de fait, les tableaux concernant les ménages présentés dans ce chapitre sont basés sur la population de fait, sauf indication contraire. Structure par âge et sexe de la population Le tableau 2.8 présente la répartition par âge, par sexe et selon le milieu de résidence de la population des ménages enquêtés. L’enquête ménage a touché 84 504 personnes dont 41 697 hommes (soit 49 %) et 42 807 femmes (51 %). Le rapport de masculinité s’établit donc à 97 hommes pour 100 femmes. En outre, 35 100 personnes, soit 42 % de l’ensemble, ont été enquêtées en milieu urbain et 49 404 personnes en milieu rural, soit 58 %. Le ratio homme/femme s’établit à 99 hommes pour 100 femmes en milieu rural contre 95 hommes pour 100 femmes en milieu urbain. Les hommes sont donc légèrement sous-représentés en milieu urbain par rapport aux femmes. La structure par grands groupes d’âges de la population de l’échantillon de l’EDSB-IV met en évidence la jeunesse de la population béninoise, près de la moitié de la population (49 %) étant âgée de moins de 15 ans. Les personnes de 65 ans et plus représentent seulement 4 % de la population. Par rapport aux enquêtes précédentes, on ne note aucun changement important, les moins de 15 ans représentant 49 % de la population en 1996, 48 % en 2001 et 49 % en 2006. 26 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.8 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence Répartition (en %) de la population de fait des ménages par groupe d'âges quinquennal, selon le sexe et le milieu de résidence EDSB-IV Bénin 2011-2012 Groupe d'âges Milieu de résidence Ensemble Ensemble Urbain Rural Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme <5 16,5 14,7 15,6 17,5 16,8 17,2 17,1 15,9 16,5 5-9 16,7 15,2 16,0 20,1 18,4 19,2 18,7 17,1 17,9 10-14 13,4 13,8 13,6 17,0 14,5 15,8 15,5 14,2 14,9 15-19 9,7 8,5 9,1 9,2 6,4 7,8 9,4 7,3 8,3 20-24 7,2 8,5 7,9 4,6 6,1 5,3 5,6 7,1 6,4 25-29 6,7 8,7 7,7 4,5 7,2 5,9 5,4 7,8 6,6 30-34 6,1 7,1 6,6 4,3 6,3 5,3 5,0 6,6 5,8 35-39 5,8 5,4 5,6 4,8 5,3 5,0 5,2 5,3 5,3 40-44 4,4 4,0 4,2 3,6 3,8 3,7 3,9 3,9 3,9 45-49 3,3 2,7 3,0 3,0 2,5 2,7 3,1 2,6 2,8 50-54 2,9 4,2 3,6 2,8 4,6 3,7 2,9 4,4 3,6 55-59 2,0 2,2 2,1 2,0 2,0 2,0 2,0 2,1 2,0 60-64 1,6 1,8 1,7 2,0 2,1 2,1 1,8 2,0 1,9 65-69 1,2 1,1 1,2 1,6 1,2 1,4 1,4 1,2 1,3 70-74 1,0 0,9 1,0 1,2 1,0 1,1 1,1 1,0 1,1 75-79 0,4 0,5 0,5 0,7 0,6 0,6 0,6 0,5 0,6 80 + 0,7 0,6 0,7 1,2 1,0 1,1 1,0 0,8 0,9 NSP/manquant 0,3 0,2 0,3 0,0 0,1 0,1 0,1 0,2 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 17 076 18 024 35 100 24 620 24 783 49 404 41 697 42 807 84 504 La répartition par âge et sexe de la population à un moment donné est représentée par la pyramide des âges (Graphique 2.1). En reflétant les changements qui se produisent dans les principales caractéristiques démographiques d’une population que sont la fécondité, la mortalité et les migrations et en gardant la trace des accidents historiques qui ont pu survenir, ce graphique permet de visualiser l’évolution d’une population dans le temps. Globalement, la pyramide du Bénin, qui présente une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés, est caractéristique des populations à fécondité et à mortalité élevées. Cependant la structure par âge présente de nombreuses irrégularités au niveau de chaque sexe : déficit d’enfants de 0-4 ans, de femmes à 15-24 ans et d’hommes à 20-34, et surplus de femmes à 50-54 ans. De plus, ces irrégularités sont plus prononcées en milieu rural qu’en milieu urbain (données non présentées). Ces irrégularités qui ne peuvent s’expliquer que par des problèmes de collecte des données (omission, imprécision et/ou déplacement des âges) pourraient influencer certains résultats de l’enquête. Caractéristiques des ménages • 27 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 2.4.1 Taille et composition des ménages Le tableau 2.9 présente la répartition des ménages selon certaines caractéristiques telles que le sexe du chef de ménage, la composition du ménage et sa taille. Plus des trois quarts des ménages (77 %), ont à leur tête, un homme et près d’un quart des ménages sont dirigés par une femme (23 %). Cette proportion de ménages dirigés par une femme est légèrement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (24 % contre 22 %). Les résultats concernant la taille du ménage montrent que la taille moyenne s’établit à 5 personnes et qu’elle varie de 5,2 en milieu rural à 4,7 en milieu urbain. Il faut noter que la taille du ménage n’a pratiquement pas changé entre l’EDSB-III (2006) et l’EDSB-IV (2011-2012). Plus de deux ménages sur cinq sont composés de quatre à six personnes (42 %). La proportion de ménages de très grande taille (neuf personnes et plus) est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (12 % contre 8 %). -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 + Pourcentage Âge Homme Femme 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 EDSB-IV 2010-2011 28 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.9 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage; taille moyenne du ménage; pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents, selon le milieu de résidence, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique Milieu de résidence Ensemble Urbain Rural Chef de ménage Homme 75,8 78,1 77,1 Femme 24,2 21,9 22,9 Total 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 1 11,4 9,5 10,4 2 10,4 8,9 9,6 3 14,6 12,7 13,6 4 16,9 14,5 15,6 5 14,1 15,1 14,7 6 11,6 12,0 11,8 7 8,0 9,2 8,7 8 4,9 6,2 5,6 9+ 7,9 11,8 10,1 Total 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne du ménage 4,7 5,2 5,0 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents Enfants vivant sans leurs parents1 23,5 20,9 22,1 Orphelin double 1,0 0,9 0,9 Orphelin simple2 8,5 8,4 8,5 Enfant orphelin et/ou vivant sans leurs parents 26,8 25,1 25,8 Effectif de ménages 7 698 9 724 17 422 Note: Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c'est-à-dire les résidents habituels. 1 Les enfants vivant sans leurs parents sont les enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage dans lequel il n'y a ni leur père, ni leur mère. 2 Comprend les enfants dont l'un des parents est décédé et dont l'état de survie de l'autre est inconnu. Le tableau 2.9 présente également le pourcentage de ménages qui comptent des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents biologiques. La proportion de ménage comprenant des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents biologiques est de 22 % et cette proportion varie de 24 % en milieu urbain à 21 % en milieu rural. Dans 26 % des cas, les ménages comptent des enfants orphelins et/ou vivant sans leurs parents et cette proportion est légèrement plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (27 % contre 25 %). Seulement 1 % des ménages comptaient parmi leurs membres des enfants dont le père et la mère sont décédés (orphelins doubles). On ne note pas d’écart important entre les milieux urbain (1 %) et rural (0,9 %). Caractéristiques des ménages • 29 2.5 NIVEAU D’INSTRUCTION ET FRÉQUENTATION SCOLAIRE Niveau d’instruction Dans le questionnaire ménage des informations relatives au niveau d’instruction atteint et à la dernière classe achevée à ce niveau ont été collectées pour toutes les personnes âgées de 6 ans et plus. Le niveau d’instruction d’une population en général est un élément important qui contribue à l’amélioration des conditions de vie du ménage et de la société. En particulier, l’instruction de la population féminine est un déterminant important du comportement procréateur, de l’utilisation de la contraception moderne, du comportement en matière de santé, de la scolarisation des autres membres du ménage ainsi que des comportements en matière d’hygiène et de nutrition. Les tableaux 2.10.1 et 2.10.2 présentent, pour les femmes et les hommes, âgés de 6 ans et plus (âge officiel d’entrée au niveau primaire), la répartition de la population des ménages selon le niveau d’instruction atteint, par âge, milieu et les départements de résidence. Dans l’ensemble, les résultats montrent qu’une femme sur deux (51 %) et un homme sur trois (33 %) n’ont aucune instruction. Ces proportions sont en diminution depuis 2001. En effet, la proportion des personnes sans instruction était de 63 % pour les femmes et de 40 % pour les hommes à l’EDSB-II en 2001. À l’EDSB-III de 2006, ces proportions étaient de 58 % pour les femmes et de 37 % pour les hommes. On note que la proportion de femmes non instruites diminue des générations les plus anciennes (92 % pour les 65 ans et plus) aux générations les plus récentes (28 % pour les 15-19 ans). Pour cette dernière génération, cette proportion était de 53 % en 2001 et de 40 % à l’EDSB-III de 2006. La nouvelle politique de l’État en matière de scolarisation des filles et l’action conjuguée des organisations non gouvernementales intervenant dans le secteur semblent avoir joué un rôle déterminant dans l’obtention de ces résultats. Par ailleurs, 6 % des hommes et 4 % des femmes ont achevé le niveau primaire, alors que 35 % des hommes et 29 % des femmes n’ont pas achevé ce cycle. Seulement 2 % des hommes et 1 % des femmes ont achevé le cycle secondaire alors que la proportion de ceux qui ne l’ont pas achevé est de 20 % chez les hommes et de 13 % chez les femmes. La scolarisation est positivement corrélée avec le niveau de bien-être économique du ménage. En effet, plus le niveau de bien-être est élevé, plus les proportions de personnes n’ayant jamais été à l’école sont faibles : pour les hommes, elles passent de 57 % dans le quintile le plus bas à 7 % dans le plus élevé ; chez les femmes, ces proportions sont respectivement de 75 % et de 23 %. Enfin, les résultats selon les départements montrent qu’au moins une femme sur deux est sans instruction dans plus de la moitié des départements contre un département sur six chez les hommes. C’est dans les départements du Littoral, de l’Atlantique, de l’Ouémé et du Mono que l’on enregistre les proportions les plus faibles de femmes et d’hommes sans instruction. 30 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.10.1 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femme Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secon- daire incomplet Secon- daire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années complétées Groupe d'âges 6-9 27,4 71,2 0,9 0,4 0,0 0,0 0,1 100,0 5 886 0,6 10-14 23,8 50,0 7,7 18,3 0,1 0,0 0,1 100,0 6 085 3,2 15-19 28,2 17,1 5,7 45,1 2,6 0,7 0,7 100,0 3 131 5,6 20-24 51,0 14,5 3,6 22,7 3,5 4,2 0,3 100,0 3 049 0,0 25-29 62,9 14,7 4,1 12,0 2,1 3,1 1,0 100,0 3 359 0,0 30-34 70,9 13,3 3,6 8,2 1,5 1,9 0,7 100,0 2 830 0,0 35-39 71,8 13,6 4,4 7,9 0,4 1,4 0,5 100,0 2 279 0,0 40-44 71,0 11,2 3,8 12,0 0,6 1,1 0,3 100,0 1 656 0,0 45-49 71,9 9,3 3,5 11,1 1,7 2,0 0,5 100,0 1 099 0,0 50-54 83,9 7,1 2,2 4,4 0,7 0,9 0,7 100,0 1 891 0,0 55-59 81,8 6,3 2,4 6,4 1,3 1,4 0,5 100,0 892 0,0 60-64 86,3 4,9 2,9 3,5 0,5 1,2 0,7 100,0 843 0,0 65+ 91,6 3,9 1,8 1,4 0,0 0,6 0,7 100,0 1 515 0,0 Milieu de résidence Cotonou 25,0 29,9 6,1 27,5 3,9 6,2 1,4 100,0 4 645 4,1 Autres villes 43,3 30,5 5,1 17,7 1,5 1,2 0,6 100,0 10 223 1,1 Ensemble urbain 37,6 30,3 5,4 20,8 2,2 2,8 0,9 100,0 14 868 2,1 Rural 61,5 27,7 2,9 7,5 0,2 0,1 0,1 100,0 19 714 0,0 Département Alibori 81,0 14,0 1,6 3,2 0,1 0,1 0,0 100,0 2 009 0,0 Atacora 68,7 23,7 1,5 5,7 0,3 0,1 0,1 100,0 3 116 0,0 Atlantique 46,7 29,4 4,8 15,6 1,5 1,7 0,3 100,0 3 977 0,4 Borgou 54,4 29,1 3,4 11,5 0,8 0,5 0,3 100,0 2 812 0,0 Collines 49,7 33,3 4,3 12,2 0,3 0,1 0,1 100,0 2 396 0,0 Couffo 56,1 31,3 3,3 9,0 0,1 0,1 0,0 100,0 2 535 0,0 Donga 60,3 28,6 2,3 8,4 0,4 0,0 0,0 100,0 1 663 0,0 Littoral 25,0 29,9 6,1 27,5 3,9 6,2 1,4 100,0 4 645 4,1 Mono 47,1 32,5 5,4 13,8 0,5 0,4 0,2 100,0 1 917 0,2 Ouémé 45,2 32,3 4,7 14,5 1,2 1,0 1,1 100,0 4 034 0,8 Plateau 60,2 26,7 2,9 9,3 0,6 0,0 0,3 100,0 2 190 0,0 Zou 52,7 30,4 4,1 11,9 0,4 0,2 0,3 100,0 3 289 0,0 Quintiles de bien- être économique Le plus bas 74,7 21,1 1,3 2,8 0,0 0,0 0,1 100,0 6 661 0,0 Second 64,1 27,8 2,4 5,6 0,1 0,0 0,1 100,0 6 754 0,0 Moyen 55,5 31,9 3,3 8,9 0,2 0,0 0,2 100,0 6 848 0,0 Quatrième 41,4 34,0 6,1 16,9 0,9 0,2 0,4 100,0 7 073 1,3 Le plus élevé 23,1 29,0 6,4 30,3 4,1 5,7 1,5 100,0 7 245 4,6 Ensemble3 51,2 28,8 3,9 13,2 1,1 1,2 0,5 100,0 34 582 0,0 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 68 femmes dont l’âge est manquant. Caractéristiques des ménages • 31 Tableau 2.10.2 Niveau d'instruction de la population des ménages: Homme Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secon- daire incomplet Secon- daire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d'années com- plétées Groupe d'âges 6-9 23,3 75,4 0,7 0,4 0,0 0,0 0,1 100,0 6 350 0,7 10-14 17,3 52,4 9,3 20,8 0,1 0,0 0,1 100,0 6 477 3,7 15-19 20,2 14,9 5,2 55,4 2,5 1,2 0,5 100,0 3 923 6,9 20-24 24,4 15,1 4,3 37,9 6,2 11,1 0,9 100,0 2 350 7,6 25-29 34,2 18,0 4,9 20,7 6,7 13,1 2,3 100,0 2 245 4,4 30-34 40,3 20,2 6,9 17,3 3,5 9,1 2,7 100,0 2 096 2,9 35-39 41,7 21,9 7,6 17,3 2,6 4,9 4,0 100,0 2 170 2,4 40-44 43,0 15,8 7,6 21,0 2,5 5,4 4,8 100,0 1 628 2,6 45-49 46,6 15,5 5,8 18,4 5,0 5,9 2,8 100,0 1 301 1,6 50-54 54,2 15,4 6,6 12,1 3,4 4,9 3,3 100,0 1 192 0,0 55-59 58,0 15,2 8,2 9,4 2,6 4,7 1,8 100,0 830 0,0 60-64 66,3 12,3 6,8 8,2 1,9 3,1 1,4 100,0 765 0,0 65+ 76,4 8,3 5,4 4,7 1,0 2,6 1,6 100,0 1 730 0,0 Milieu de résidence Cotonou 7,9 27,9 6,9 31,4 6,5 15,4 4,1 100,0 3 936 6,9 Autres villes 24,8 34,8 6,2 24,2 2,8 5,0 2,1 100,0 9 789 3,5 Ensemble urbain 19,9 32,8 6,4 26,3 3,9 8,0 2,7 100,0 13 725 4,4 Rural 41,5 35,7 5,1 15,4 1,0 0,7 0,6 100,0 19 391 1,0 Département Alibori 71,8 18,7 2,5 5,8 0,5 0,2 0,5 100,0 2 078 0,0 Atacora 51,0 34,9 1,7 10,4 1,0 0,7 0,2 100,0 3 050 0,0 Atlantique 25,4 35,1 7,8 21,5 2,8 5,7 1,7 100,0 3 969 3,3 Borgou 47,6 28,6 4,7 14,6 1,2 2,5 0,7 100,0 2 928 0,0 Collines 28,4 39,7 6,2 23,0 1,1 1,3 0,2 100,0 2 380 2,8 Couffo 27,0 42,8 5,7 21,9 1,4 0,9 0,4 100,0 2 126 2,6 Donga 43,3 35,1 4,2 15,1 0,9 1,0 0,3 100,0 1 826 0,6 Littoral 7,9 27,9 6,9 31,4 6,5 15,4 4,1 100,0 3 936 6,9 Mono 22,0 39,6 8,0 26,2 2,0 1,6 0,6 100,0 1 767 3,6 Ouémé 20,7 39,7 6,6 23,9 2,5 3,6 3,0 100,0 4 090 3,6 Plateau 36,5 38,1 6,0 16,0 1,1 1,2 1,0 100,0 2 033 1,7 Zou 33,9 36,2 5,9 20,1 1,8 1,0 1,1 100,0 2 931 2,1 Quintiles de bien- être économique Le plus bas 56,9 31,8 3,0 7,7 0,2 0,0 0,4 100,0 6 545 0,0 Second 44,7 36,0 4,9 13,2 0,5 0,2 0,5 100,0 6 656 0,4 Moyen 35,8 38,2 5,7 18,2 1,0 0,4 0,7 100,0 6 691 1,7 Quatrième 18,5 39,1 8,1 27,7 2,4 2,2 2,0 100,0 6 574 4,0 Le plus élevé 7,0 27,6 6,6 32,7 6,9 15,7 3,6 100,0 6 651 7,2 Ensemble3 32,5 34,5 5,7 19,9 2,2 3,7 1,4 100,0 33 116 2,4 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 3 Y compris 57 hommes dont l’âge est manquant. Taux de fréquentation scolaire Le principal indicateur du niveau d’accès de la population au système éducatif est le niveau de fréquentation scolaire des personnes en âge d’aller à l’école. Au cours de l’EDSB-IV, des questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 5 à 24 ans. Le tableau 2.11 présente deux indicateurs de la fréquentation scolaire : le taux net et le taux brut de fréquentation scolaire. Plus précisément, ces deux indicateurs ont pour objectif de mesurer le niveau général de participation à un niveau d’études donné. Le taux net de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les enfants d’âges scolaires officiels fixés, au Bénin à 6-11 ans pour le niveau primaire et à 12-18 ans 32 • Caractéristiques des ménages pour le niveau secondaire. Le taux brut mesure la fréquentation scolaire parmi les jeunes de n’importe quel âge compris entre 6 et 24 ans. Il équivaut au pourcentage de la population de 6-24 ans qui fréquente un niveau donné par rapport à la population d’âge scolaire officiel pour ce niveau. Pour un niveau d’étude donné, le taux brut est pratiquement toujours plus élevé que le taux net du fait que des enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de ce niveau sont inclus dans son calcul. Un taux net de 100 % signifierait que tous les enfants ayant l’âge normal d’un niveau d’étude donné fréquentent ce niveau ; le taux brut peut être supérieur à 100 % si un nombre significatif d’enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de fréquentation d’un niveau scolaire fréquentent ce niveau. La différence entre ces deux taux indique que des enfants trop jeunes ou trop âgés fréquentent un niveau scolaire donné. Ces taux sont présentés pour le niveau primaire et le niveau secondaire, par sexe, selon le milieu et le département de résidence, et selon l’indice de bien-être économique. Les résultats montrent qu’au Bénin, un peu plus des deux tiers des enfants âgés de 6-11 ans (70 %) fréquentent l’école primaire. Ce taux net est plus élevé chez les garçons que chez les filles (72 % contre 68 %) et en milieu urbain (76 %) par rapport au milieu rural (67 %). Si, par rapport à l’enquête précédente réalisée en 2006, les taux nets de fréquentation scolaire au niveau primaire sont en augmentation, on note que cette amélioration est plus nette chez les filles que chez les garçons (respectivement 60 % contre 68 % et 68 % contre 72 %). Les résultats selon les départements montrent que le Mono (86 %) et l’Ouémé (81 %) se caractérisent par les taux nets de fréquentation de l’école primaire les plus élevés. À l’opposé, avec un taux net de seulement 31 %, le département de l’Alibori enregistre le niveau le plus faible du pays. En outre, à l’exception des départements du Mono et de la Donga où le taux net de fréquentation scolaire est quasiment le même pour les deux sexes (respectivement 86 % et 69 %) et celui du Borgou où cet indicateur est plus élevé chez les filles que chez les garçons (66 % contre 60 %), le taux net de fréquentation scolaire, pour les autres départements, est toujours plus élevé chez les garçons que chez les filles. En ce qui concerne le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau primaire, on constate qu’il est estimé à 97 % pour l’ensemble du Bénin. La valeur du taux brut supérieure à celle du taux net indique qu’un nombre important de personnes dont l’âge est hors de la tranche d’âges officiels (6-11 ans) pour le primaire fréquentent néanmoins ce niveau. Selon le sexe, on constate que le taux brut pour les garçons (100 %) est supérieur à celui des filles (94 %). Selon le milieu de résidence, les résultats montrent que le taux brut de fréquentation du primaire est plus élevé en milieu urbain (103 %) qu’en milieu rural (93 %). Les résultats selon les départements montrent que l’Alibori (44 %), l’Atacora (81 %), le Borgou (85 %) et la Donga (97 %) se caractérisent par les taux bruts de fréquentation scolaire les plus faibles alors que dans les autres départements, ces taux varient de 102 % pour les départements de l’Atlantique et du Zou à 121 % pour celui du Mono. Selon le sexe, le taux brut de fréquentation scolaire est plus élevé chez les filles que chez les garçons dans le Borgou (87 % pour les filles contre 83 % pour les garçons) et il est quasiment identique à celui des garçons dans le Mono (121 %). Dans les autres départements, ce taux est toujours plus élevé chez les garçons que chez les filles. Les résultats du tableau 2.11 montrent que la fréquentation scolaire au niveau secondaire est encore faible au Bénin puisque seulement 45 % des enfants de 12-18 ans le fréquentent. Ce taux net est beaucoup plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (54 % contre 38 %). On note des écarts importants entre départements : en effet, il varie d’un minimum de 13 % dans l’Alibori à 60 % dans le Littoral. Ce taux net est nettement plus élevé chez les garçons que chez les filles, quel que soit le milieu de résidence et le département, à l’exception du Borgou où le taux net de scolarisation pour les filles au niveau secondaire (41 %) est légèrement supérieur à celui des garçons (38 %). Caractéristiques des ménages • 33 Tableau 2.11 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d'études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Milieu de résidence Cotonou 82,5 75,1 78,7 0,91 113,6 101,2 107,1 0,89 Autres villes 77,2 72,2 74,8 0,94 105,4 98,8 102,2 0,94 Ensemble urbain 78,4 72,9 75,7 0,93 107,3 99,4 103,4 0,93 Rural 68,5 65,0 66,8 0,95 95,9 90,1 93,2 0,94 Département Alibori 32,3 29,9 31,2 0,92 45,7 42,9 44,4 0,94 Atacora 59,4 53,1 56,5 0,89 85,0 75,5 80,6 0,89 Atlantique 78,5 71,4 75,2 0,91 104,9 98,9 102,1 0,94 Borgou 60,2 65,8 62,9 1,09 82,8 87,4 85,1 1,05 Collines 78,0 77,8 77,9 1,00 116,4 107,3 112,0 0,92 Couffo 82,4 73,0 77,8 0,89 112,3 100,9 106,7 0,90 Donga 68,7 68,6 68,7 1,00 98,7 95,6 97,3 0,97 Littoral 82,5 75,1 78,7 0,91 113,6 101,2 107,1 0,89 Mono 85,8 86,1 85,9 1,00 121,3 120,8 121,1 1,00 Ouémé 83,9 77,4 80,8 0,92 111,2 101,0 106,4 0,91 Plateau 77,1 65,6 71,6 0,85 107,6 100,0 104,0 0,93 Zou 75,9 71,6 73,7 0,94 106,2 97,7 101,9 0,92 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 56,4 48,5 52,6 0,86 83,3 67,3 75,8 0,81 Second 67,4 64,9 66,3 0,96 92,0 89,9 91,0 0,98 Moyen 75,6 76,4 76,0 1,01 104,0 104,6 104,3 1,01 Quatrième 84,3 79,0 81,7 0,94 118,5 108,7 113,6 0,92 Le plus élevé 82,3 74,6 78,5 0,91 108,8 102,1 105,5 0,94 Total 72,1 68,1 70,2 0,94 100,0 93,7 97,0 0,94 NIVEAU SECONDAIRE Milieu de résidence Cotonou 66,0 55,0 59,8 0,83 103,0 81,0 90,7 0,79 Autres villes 54,4 48,6 51,6 0,89 79,2 68,2 73,9 0,86 Ensemble urbain 57,3 50,6 53,9 0,88 85,1 72,2 78,6 0,85 Rural 44,0 31,0 38,3 0,70 59,8 39,7 51,0 0,66 Département Alibori 14,3 10,8 12,8 0,75 19,2 14,6 17,2 0,76 Atacora 25,6 18,4 22,2 0,72 38,3 26,0 32,6 0,68 Atlantique 51,4 43,1 47,4 0,84 73,6 60,0 67,1 0,82 Borgou 37,7 40,7 39,1 1,08 55,2 56,0 55,6 1,01 Collines 56,7 45,0 51,5 0,79 78,7 58,4 69,8 0,74 Couffo 57,8 39,8 49,8 0,69 77,3 49,7 65,1 0,64 Donga 42,8 29,3 37,4 0,69 63,8 40,6 54,6 0,64 Littoral 66,0 55,0 59,8 0,83 103,0 81,0 90,7 0,79 Mono 64,8 50,6 58,3 0,78 86,6 64,0 76,2 0,74 Ouémé 57,9 46,7 53,1 0,81 80,5 64,5 73,6 0,80 Plateau 47,8 33,2 40,8 0,69 62,5 45,2 54,2 0,72 Zou 55,7 41,4 48,7 0,74 77,0 53,5 65,5 0,70 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 26,7 14,4 21,5 0,54 34,8 18,2 27,7 0,52 Second 41,4 26,2 34,6 0,63 55,9 32,5 45,5 0,58 Moyen 48,1 35,9 42,8 0,75 65,7 45,9 57,0 0,70 Quatrième 59,0 50,8 55,1 0,86 85,3 69,8 77,9 0,82 Le plus élevé 73,1 61,8 66,9 0,85 111,3 90,4 99,9 0,81 Ensemble 49,3 40,0 44,9 0,81 69,8 54,7 62,8 0,78 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans) qui fréquente l'école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d'âge de fréquentation du niveau secondaire (12-18 ans) qui fréquente l'école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d'élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d'élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d'âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S'il y a pour un niveau donné un nombre important d'élèves plus âgés ou plus jeunes que l'âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L'indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau primaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. L'indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau secondaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. 34 • Caractéristiques des ménages Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire atteint 63 %. Selon le milieu de résidence, cet indicateur varie de 79 % en milieu urbain à 51 % en milieu rural. Quel que soit le milieu ou quel que soit le département de résidence, ce taux brut de fréquentation du niveau secondaire est plus élevé pour les garçons que pour les filles sauf dans le département du Borgou où ce taux semble pratiquement le même pour les filles (56 %) que pour les garçons (55 %). On constate que les taux bruts sont toujours plus élevés que les taux nets, ce qui veut dire qu’une proportion importante d’enfants qui fréquentent un niveau donné ont dépassé l’âge officiel correspondant à ce niveau. Le tableau 2.11 présente également, pour les taux brut et net, l’indice de parité de genre qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire des filles et celui des garçons. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart de fréquentation scolaire entre les genres est important. Un indice égal à 1 indique l’égalité totale. Au Bénin et pour le taux brut de fréquentation scolaire, l’indice estimé à 0,94 pour le niveau primaire montre que les filles sont légèrement désavantagées sur le plan scolaire par rapport aux garçons. Dans dix départements y compris celui du Littoral (Cotonou), l’indice de parité de genre est inférieur à l’unité pour le niveau primaire. Cet indice n’est supérieur ou égal à 1 que dans deux départements : le Mono (1,00) et le Borgou (1,05). Au niveau secondaire, l’écart entre la fréquentation scolaire des filles et des garçons est plus important (indice de parité de 0,78). L’écart de fréquentation scolaire entre les sexes est beaucoup moins important dans le cycle primaire que dans le cycle secondaire où les filles sont beaucoup moins représentées que les garçons. En outre, ce désavantage scolaire des filles est particulièrement important en milieu rural (0,66) ainsi que dans les départements de l’Atacora (0,68), du Couffo (0,64) et de la Donga (0,64). Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Pourcentage Âge Homme Femme EDSB-IV 2011-2012 Caractéristiques des ménages • 35 Le graphique 2.2 présente les taux de fréquentation scolaire par âge détaillé et par sexe. Ce graphique montre que le taux de scolarisation des filles et des garçons augmente globalement jusqu’à l’âge de 11 ans. Jusqu’à cet âge, bien que l’écart soit relativement faible entre les deux sexes (écarts compris entre 2 et 7 points), le pourcentage de garçons qui fréquentent l’école est néanmoins toujours supérieur à celui des filles. À partir de l’âge de 13 ans, l’écart entre les sexes se creuse de manière importante. Par exemple, à 13 ans, 77 % des garçons fréquentent l’école contre 64 % des filles. À 19 ans, 61 % des garçons fréquentent toujours l’école alors que cette proportion n’est plus que de 36 % chez les filles. À 24 ans, plus d’un quart des jeunes hommes poursuivent des études ; chez les jeunes filles, cette proportion n’est que de 9 %. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 37 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 Abdoul Fatahi Chitou et Achille A.S. Tokin e chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques des femmes et des hommes enquêtés individuellement. Tout comme le questionnaire ménage, le questionnaire individuel a permis de recueillir des informations sur l’âge, l’état matrimonial, le milieu de résidence et le niveau d’instruction des enquêtés. Ces variables seront utilisées comme variables d'analyse dans la suite de ce rapport. En outre, dans ce chapitre, sont également analysés les résultats sur l’alphabétisation, l’exposition aux médias, l’activité économique, la couverture médicale et la consommation de tabac. Précisons que si les hommes de 15-64 ans ont été interrogés, pour des raisons de comparabilité avec les femmes, tous les tableaux de ce chapitre et des chapitres suivants portent sur les hommes de 15-49 ans. Les résultats pour les hommes de 50-64 ans et pour le total des hommes de 15-59 ans figurent au bas des tableaux. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS L’enregistrement d’une personne à l’état civil, s’il est correctement effectué, constitue une source d’information précise et fiable pour les statistiques sociodémographiques. Malheureusement, au Bénin comme dans la plupart des pays africains, le système d’État Civil ne fonctionne pas encore correctement. Les populations, surtout rurales, ignorent encore l’importance de déclarer certains évènements à l’État Civil. Il en résulte un sous-enregistrement et un mauvais enregistrement des naissances et des décès, ce qui rend difficile la collecte des données sur l’âge. Cependant, on s’attend à ce que la mise en place du Programme pour l’Amélioration Accélérée de l’Enregistrement des Faits d’État Civil et de l’Etablissement des Statistiques Vitales (en anglais APAI-CRVS) soit suivie d’améliorations importantes dans ce domaine. C Principaux résultats • Malgré une nette amélioration du niveau d’instruction de la population, on constate que les femmes sont toujours moins instruites que les hommes. • C’est dans le département de l’Alibori que la proportion de femme sans aucune instruction est la plus élevée (89 %). • Au Bénin, 35 % des femmes et 61 % des hommes sont considérés comme étant alphabétisés. • La quasi-totalité (99 %) des femmes béninoises de 15-49 ans ne consomment pas de tabac. 38 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Par ailleurs, la Deuxième Conférence des Ministres Africains chargés de l’Enregistrement des Faits d’État Civil, tenue à Durban en Afrique du Sud du 6 au 7 septembre 2012, a formulé plusieurs recommandations dont les plus importantes sont : • Le renforcement des capacités et l’assistance technique ; • Le renforcement de la planification, de la budgétisation et du suivi-évaluation des systèmes d’Enregistrement des Faits d’État Civil et de l’Établissement des Statistiques Vitales en Afrique ; • La réforme du cadre légal et l’amélioration des systèmes d’Enregistrement des Faits d’État Civil et de l’Établissement des Statistiques Vitales en Afrique ; • L’établissement des mécanismes efficaces de coordination des systèmes d’Enregistrement des Faits d’État Civil et de l’Établissement des Statistiques Vitales ; • L’amélioration des prestations des services d’État Civil et de leur accessibilité aux populations ; • Les réponses adéquates d’enregistrement des populations marginalisées ou vulnérables ; • La promotion de la sensibilisation des populations et du plaidoyer en faveur de l’Enregistrement des Faits d’État Civil et de l’Établissement des Statistiques Vitales ; • L’enregistrement des décès, l’identification et la certification des causes de décès et la compilation des statistiques sur les décès dans le cadre du Programme pour l’Amélioration Accélérée de l’Enregistrement des Faits d’État Civil et de l’Établissement des Statistiques Vitales en Afrique. En absence d’un système d’état civil fiable et exhaustif, c’est par les données d’enquêtes et de recensement que l’âge est enregistré. L’âge est une variable capitale dans l’analyse démographique. Ainsi, au moment de l’EDSB-IV, pour sa collecte, un tableau de cohérence âge-date de naissance a été élaboré et des instructions précises ont été données au personnel de terrain concernant les précautions à prendre. Ils devaient d’abord demander la date de naissance, puis l’âge. Si ce dernier ne correspondait pas à la date de naissance déclarée, d’autres questions devaient être posées afin que les informations soient cohérentes. Au besoin, il fallait recourir à la vérification de documents, et le cas échéant, procéder à une estimation en se référant à l’histoire de la personne enquêtée, par exemple à l’historique de ses naissances ou au besoin en rapprochant son âge de celui d’un membre du ménage pour laquelle ces informations étaient connues avec précision. Les résultats présentés au tableau 3.1 montrent que la répartition des femmes, quoique assez irrégulière, suit une allure classique, décroissant globalement avec l’âge. En effet, de 18 % à 15-19 ans, la proportion de femmes passe à 16 % 30-34 ans et à 7 % à 45-49 ans. Par contre, chez les hommes, la répartition par âge est nettement plus irrégulière : en effet, de 22 % à 15-19 ans, la proportion chute à 15 % à 20-24 ans, se maintient à ce niveau jusqu’à 35-39 ans avant de commencer à diminuer pour atteindre un minimum de 9 % à 45-49 ans. Ces irrégularités, visibles sur la pyramide des âges qui figure au chapitre 2 sont probablement la conséquence de transfert d’âges et ou de problèmes de collecte des données. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 39 Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Groupe d'âges 15-19 17,5 2 907 2 922 22,0 976 1 006 20-24 17,4 2 893 2 820 14,7 654 637 25-29 19,3 3 201 3 147 15,2 674 646 30-34 16,2 2 693 2 720 13,5 599 589 35-39 13,0 2 164 2 185 14,6 649 627 40-44 9,8 1 619 1 667 11,0 489 495 45-49 6,8 1 123 1 138 8,8 392 404 Religion Vodoun 10,9 1 804 1 908 11,1 494 529 Autres traditionnelles 2,0 329 376 2,9 127 140 Islam 22,1 3 669 3 919 23,5 1 041 1 095 Catholique 32,9 5 462 5 107 34,9 1 547 1 451 Protestant méthodiste 3,2 524 500 2,8 125 113 Autres protestants 3,0 500 506 2,6 115 111 Célestes 6,5 1 087 1 102 5,8 258 259 Autres chrétiens 12,7 2 102 2 011 10,6 470 448 Autres religions 1,9 317 328 1,8 80 79 Aucune 4,8 805 842 4,0 176 179 Ethnie Adja et apparentés 15,6 2 593 2 584 14,5 644 642 Bariba et apparentés 8,6 1 423 1 503 8,7 387 412 Dendi et apparentés 3,2 530 608 3,3 148 160 Fon et apparentés 46,2 7 677 7 283 48,4 2 144 2 017 Yoa et apparentés 3,0 498 613 3,3 146 179 Bétamaribé et apparentés 6,0 991 1 187 5,1 225 260 Peulh et apparentés 3,3 547 610 3,3 145 160 Yoruba et apparentés 12,1 2 002 1 936 11,8 522 513 Autres Béninois 0,4 67 65 0,6 25 22 Autres nationalités 1,6 271 210 1,1 47 39 État matrimonial Célibataire 24,1 3 992 3 831 41,0 1 816 1 799 Marié 54,9 9 110 9 313 42,8 1 899 1 897 Vivant ensemble 15,5 2 571 2 567 13,9 617 608 Divorcé/séparé 3,7 622 589 1,9 84 82 Veuf 1,8 304 299 0,4 18 18 Milieu de résidence Cotonou 15,9 2 633 1 949 16,3 722 508 Autres villes 30,6 5 078 5 121 31,0 1 376 1 346 Ensemble urbain 46,5 7 711 7 070 47,3 2 098 1 854 Rural 53,5 8 888 9 529 52,7 2 335 2 550 Département Alibori 5,4 889 1 000 5,5 243 273 Atacora 8,1 1 340 1 476 7,2 318 342 Atlantique 12,4 2 058 1 866 13,5 598 549 Borgou 7,3 1 206 1 323 7,8 344 366 Collines 6,6 1 097 1 256 6,8 303 359 Couffo 7,0 1 158 1 225 5,7 253 269 Donga 4,1 681 950 4,3 188 258 Littoral 15,9 2 633 1 949 16,3 722 508 Mono 5,6 931 1 043 5,6 248 286 Ouémé 12,1 2 014 1 811 12,9 573 510 Plateau 6,7 1 111 1 046 6,0 267 259 Zou 8,9 1 482 1 654 8,4 374 425 Niveau d'instruction Aucun 59,5 9 879 10 383 32,9 1 460 1 591 Primaire 17,5 2 906 2 766 23,9 1 059 1 039 Secondaire 1er cycle 15,1 2 505 2 383 23,3 1 032 1 014 Secondaire 2nd cycle 6,0 993 836 12,0 533 488 Supérieur 1,9 316 231 7,9 349 272 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 16,8 2 795 3 139 15,5 686 799 Second 18,2 3 017 3 274 16,4 725 796 Moyen 18,9 3 132 3 433 19,1 847 925 Quatrième 21,4 3 559 3 511 21,8 965 965 Le plus élevé 24,7 4 096 3 242 27,3 1 210 919 Ensemble 15-49 100,0 16 599 16 599 100,0 4 433 4 404 50-64 na na na na 747 776 Ensemble 15-64 na na na na 5 180 5 180 Note: Le niveau d'instruction correspond au plus haut niveau d'instruction atteint, qu'il ait été achevé ou non. na = Non applicable 40 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Au cours de l’enquête, les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes éligibles de l’échantillon. Dans le cadre de l’EDSB-IV, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes mariés légalement ainsi que tous ceux et toutes celles vivant en union consensuelle, religieuse ou coutumière. Selon cette définition, au moment de l’enquête, 70 % des femmes étaient en union : 55 % étaient mariées et 16 % vivaient en union consensuelle. Environ une femme sur quatre (24 %) étaient célibataires, et environ 6 % étaient en rupture d’union : 4 % étaient divorcées/séparées et 2 % étaient veuves. Chez les hommes, au moment de l’enquête, deux sur cinq étaient célibataires (41 %), un peu moins de trois sur cinq (57 %) étaient en union : 43 % étaient mariés et 14 % vivaient en union consensuelle et environ 2 % étaient en rupture d’union : 2 % étaient divorcés/séparés et 0,4 % étaient veufs. En ce qui concerne la situation de résidence, on note que la proportion de personnes vivant en milieu rural est plus élevée qu’en milieu urbain (respectivement 54 % contre 47 % chez les femmes et 53 % contre 47 % chez les hommes). Les départements à forte concentration de population sont, par ordre d’importance, le Littoral (16 % pour chacun des deux sexes), l’Atlantique (12 % de femmes et 14 % d’hommes) et l’Ouémé (12 % de femmes et 13 % d’hommes). À l’opposé, les départements les moins peuplés sont le Mono (6 % pour chacun des deux sexes), l’Alibori (5 % de femmes et 6 % d’hommes) et la Donga (4 % pour chacun des deux sexes). Les religions dominantes au Bénin sont : le catholicisme (33 % de femmes et 35 % d’hommes), l’islam (22 % de femmes et 24 % d’hommes) et le vodoun (11 % pour chacun des deux sexes). La répartition par ethnie montre que près de la moitié des femmes (46 %) et des hommes (48 %) appartiennent à l’ethnie Fon et apparentés, suivis des Adja et apparentés (16 % de femmes et 15 % d’hommes), des Yoruba et apparentés (12 % quel que soit le sexe). Ces groupes ethniques sont plus localisés dans le sud du Bénin. Dans le nord du pays se retrouvent les groupes ethniques suivants : les Bariba (9 % pour chaque sexe), les Bétamaribé (6 % de femmes et 5 % d’hommes), les Dendi (3 % pour chaque sexe) et les Peulh (3 % pour chaque sexe), etc. Le tableau 3.1 présente enfin la répartition des hommes et des femmes selon les quintiles de bien-être économique. On note que la proportion d’hommes vivant dans les ménages du quintile le plus élevé est légèrement supérieure à celle des femmes (27 % contre 25 %) alors que dans le quintile le plus bas, on ne note pas d’écart important (17 % pour les femmes contre 16 % pour les hommes). 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION PAR CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES Les tableaux 3.2.1 et 3.2.2 présentent les données selon le niveau d’instruction atteint par les enquêtés. Les résultats sont présentés selon certaines caractéristiques sociodémographiques. La proportion de femmes n’ayant reçu aucune instruction est nettement plus élevée que celle des hommes (60 % contre 33 %). Chez les femmes, 18 % ont un niveau primaire, 21 % ont un niveau secondaire et seulement 2 % ont un niveau supérieur alors que chez les hommes de 15-49 ans, ces proportions sont respectivement de 24 %, 35 % et 8 %. En outre, 4 % de femmes contre 6 % d’hommes ont achevé les six classes du niveau primaire. En général, les proportions de femmes et d’hommes qui ont achevé les différents niveaux d’instruction restent très faibles avec une disparité en faveur des hommes. En effet, seulement 4 % des femmes et 6 % des hommes ont achevé le cycle primaire; 2 % des femmes et 5 % des hommes ont achevé le cycle secondaire et 2 % de femmes contre 8 % d’hommes ont atteint le niveau supérieur. Les résultats selon les groupes d’âges montrent que, quel que soit le sexe, le niveau d’instruction augmente des générations les plus anciennes aux plus récentes. En effet, la proportion de femmes sans niveau d’instruction varie de 73 % parmi celles de 45-49 ans à 29 % parmi celles de 15-19 ans ; chez les hommes, ces proportions sont de 45 % à 45-49 ans et de 17 % à 15-19 ans. Il faut noter que bien que cette amélioration du niveau d’instruction ait autant concerné les hommes que les femmes, il subsiste toujours un écart important Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 41 entre les sexes dans le groupe d’âges le plus jeune, au détriment des filles. En effet, à 15-19 ans, 29 % des filles n’ont aucun niveau d’instruction contre 17 % des garçons. Le niveau d’instruction des enquêtés varie également en fonction du milieu de résidence. Quel que soit le sexe, c’est en milieu urbain que l’on constate les proportions les plus faibles de femmes et d’hommes sans aucun niveau d’instruction. C’est dans la ville de Cotonou que la proportion de femmes et d’hommes instruits est la plus élevée (respectivement 74 % et 92 %) Au niveau départemental, on note aussi des variations importantes. C’est dans l’Alibori que la proportion de femmes sans niveau d’instruction est la plus élevée (89 %) suivi des départements de l’Atacora (80 %), du Plateau (73 %), de la Donga (72 %) et du Couffo (72 %), dans lesquels environ les trois quarts des femmes n’ont aucune instruction. À l’opposé, c’est dans le département du Littoral que l’on enregistre la proportion la plus élevée de femmes instruites (74 %). Concernant les hommes, on constate un écart important entre le département de l’Alibori qui compte une proportion élevée d’hommes sans niveau d’instruction (85 %) et les autres, en particulier ceux du Mono (22 %) et de l’Ouémé (21 %), où moins d’un homme sur quatre est sans niveau d’instruction. Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d'instruction atteint Total Nombre médian d'années complétées Effectif de femmes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d'âges 15-24 39,8 14,4 4,5 35,0 4,2 2,0 100,0 4,0 5 800 15-19 28,8 14,9 4,9 47,3 3,6 0,5 100,0 6,0 2 907 20-24 50,9 14,0 4,0 22,7 4,9 3,5 100,0 0,0 2 893 25-29 64,5 14,8 3,7 12,3 2,1 2,6 100,0 0,0 3 201 30-34 72,5 12,2 3,7 8,5 1,4 1,8 100,0 0,0 2 693 35-39 71,6 14,4 4,1 8,0 0,6 1,3 100,0 0,0 2 164 40-44 72,9 11,4 4,3 9,8 0,4 1,2 100,0 0,0 1 619 45-49 73,4 7,6 4,5 11,6 1,3 1,5 100,0 0,0 1 123 Milieu de résidence Cotonou 26,3 20,9 5,8 32,2 6,7 8,1 100,0 5,4 2 633 Autres villes 49,7 14,9 5,5 24,7 3,3 1,8 100,0 0,2 5 078 Ensemble urbain 41,7 17,0 5,6 27,3 4,5 4,0 100,0 3,2 7 711 Rural 74,9 10,3 2,9 11,4 0,4 0,1 100,0 0,0 8 888 Département Alibori 88,9 3,8 1,5 5,5 0,3 0,0 100,0 0,0 889 Atacora 80,0 8,9 1,8 8,2 1,0 0,1 100,0 0,0 1 340 Atlantique 53,9 16,1 4,8 20,1 2,9 2,1 100,0 0,0 2 058 Borgou 64,1 9,0 4,0 19,6 2,0 1,4 100,0 0,0 1 206 Collines 63,2 14,2 4,0 17,6 1,0 0,1 100,0 0,0 1 097 Couffo 71,6 9,8 3,3 14,9 0,3 0,1 100,0 0,0 1 158 Donga 71,7 10,6 3,4 13,5 0,6 0,1 100,0 0,0 681 Littoral 26,3 20,9 5,8 32,2 6,7 8,1 100,0 5,4 2 633 Mono 61,3 12,3 5,4 19,3 1,5 0,2 100,0 0,0 931 Ouémé 54,7 16,2 5,5 19,7 2,2 1,6 100,0 0,0 2 014 Plateau 73,3 9,4 3,2 13,1 1,0 0,1 100,0 0,0 1 111 Zou 63,7 12,8 3,2 18,7 1,3 0,3 100,0 0,0 1 482 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 87,8 6,5 1,3 4,4 0,0 0,0 100,0 0,0 2 795 Second 79,7 9,5 2,2 8,4 0,2 0,0 100,0 0,0 3 017 Moyen 70,7 11,9 3,2 14,0 0,3 0,0 100,0 0,0 3 132 Quatrième 51,1 18,0 6,0 22,4 2,1 0,4 100,0 0,0 3 559 Le plus élevé 24,2 18,1 6,6 36,6 7,2 7,3 100,0 6,2 4 096 Ensemble 59,5 13,4 4,1 18,8 2,3 1,9 100,0 0,0 16 599 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 42 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Les données montrent qu’il y a une relation positive entre le niveau d’instruction et le niveau de bien- être économique du ménage : les proportions de femmes et d’hommes instruits augmentent des ménages classés dans le quintile le plus bas à ceux du plus riches, passant respectivement de 12 % à 76 % et de 37 % à 93 %. Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d'instruction atteint ou achevé et nombre médian d'années d'instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d'instruction atteint Total Nombre médian d'années complétées Effectif d'hommes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d'âges 15-24 18,6 13,6 4,7 49,5 6,7 6,8 100,0 7,7 1 630 15-19 16,5 12,9 5,4 59,5 4,5 1,3 100,0 7,5 976 20-24 21,9 14,7 3,7 34,6 10,1 15,0 100,0 8,4 654 25-29 35,4 18,9 5,1 19,9 5,8 15,0 100,0 4,4 674 30-34 41,7 20,1 6,9 18,9 4,3 8,1 100,0 2,7 599 35-39 42,4 25,1 7,9 18,2 2,0 4,4 100,0 3,0 649 40-44 44,6 19,6 6,4 20,7 2,9 5,9 100,0 2,4 489 45-49 44,5 18,8 5,8 17,4 5,5 8,0 100,0 2,4 392 Milieu de résidence Cotonou 8,3 14,7 4,8 37,7 11,5 23,1 100,0 9,2 722 Autres villes 24,4 19,2 6,4 33,1 6,5 10,5 100,0 5,9 1 376 Ensemble urbain 18,8 17,6 5,8 34,7 8,3 14,8 100,0 7,6 2 098 Rural 45,6 18,5 5,8 26,3 2,1 1,6 100,0 2,1 2 335 Département Alibori 84,9 5,4 2,0 7,7 0,0 0,0 100,0 0,0 243 Atacora 55,4 15,5 5,7 19,2 2,4 1,8 100,0 0,0 318 Atlantique 26,7 18,5 8,7 29,2 5,0 12,0 100,0 5,6 598 Borgou 44,9 15,3 3,3 26,3 3,6 6,6 100,0 2,8 344 Collines 32,1 12,3 8,0 39,0 4,7 3,9 100,0 5,6 303 Couffo 31,6 18,6 2,0 40,7 3,4 3,6 100,0 5,0 253 Donga 56,5 10,8 3,6 23,2 4,2 1,7 100,0 0,0 188 Littoral 8,3 14,7 4,8 37,7 11,5 23,1 100,0 9,2 722 Mono 21,9 23,7 7,6 39,6 3,5 3,7 100,0 5,6 248 Ouémé 21,1 28,1 9,8 29,3 5,3 6,4 100,0 5,1 573 Plateau 46,9 20,6 4,7 24,2 2,1 1,5 100,0 2,3 267 Zou 31,9 24,4 3,4 34,5 3,9 2,0 100,0 4,2 374 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 63,5 17,5 4,4 14,4 0,2 0,0 100,0 0,0 686 Second 51,2 19,2 4,5 23,5 1,5 0,1 100,0 0,0 725 Moyen 41,5 17,9 5,2 30,9 3,0 1,4 100,0 3,2 847 Quatrième 22,3 22,0 8,2 38,0 4,4 5,2 100,0 5,6 965 Le plus élevé 7,2 14,8 5,9 36,7 11,9 23,6 100,0 9,5 1 210 Ensemble 15-49 32,9 18,1 5,8 30,3 5,0 7,9 100,0 4,8 4 433 50-64 58,4 17,7 5,8 11,8 1,5 4,8 100,0 0,0 747 Ensemble 15-64 36,6 18,0 5,8 27,6 4,5 7,4 100,0 4,3 5 180 1 A achevé avec succès X classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès Y classes du niveau secondaire. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 43 3.3 ALPHABÉTISATION Étant donné que la majorité de la population n’a aucun niveau d’instruction (60 % des femmes et 33 % des hommes) et que dans 13 % des cas pour les femmes et 18 % pour les hommes, le cycle primaire n’a pas été achevé, il est utile d’évaluer la capacité à lire de la population afin de mesurer son degré d’accessibilité à l’information. Pour obtenir les informations sur le niveau d’alphabétisation des enquêtés, mises à part les questions posées sur la dernière classe achevée et le niveau d’instruction atteint par les enquêtés, on a demandé à ceux qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à ceux qui avaient déclaré avoir atteint le niveau primaire, de lire une phrase rédigée dans une des langues officielles ou nationales et préparée par les agents enquêteurs. Quatre modalités ont été retenues : « peut lire une phrase entière », «peut lire une partie de la phrase », ou «ne peut pas lire du tout », « pas de cartes dans la langue de l’enquêté ». Les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus ont été considérés d’office comme étant alphabétisés. Il ressort des tableaux 3.3.1 et 3.3.2 ci-dessous, que parmi les femmes enquêtées, 65 % sont incapables de lire, contre 39 % des hommes du même groupe d’âges et 64 % des hommes de 50-64 ans. À l’opposé, dans 8 % des cas, les femmes peuvent lire partiellement une phrase courante contre 9 % chez les hommes et seulement 5 % des femmes et 9 % des hommes peuvent lire une phrase entière. Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage de femmes alphabétisées1 Effectif de femmes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêtée/ Aveugle/ malvoyante Groupe d'âges 15-24 41,3 4,9 8,1 45,7 0,1 100,0 54,2 5 800 15-19 51,4 5,8 8,5 34,4 0,0 100,0 65,6 2 907 20-24 31,1 3,9 7,7 57,0 0,1 100,0 42,8 2 893 25-29 17,0 4,5 8,0 70,2 0,3 100,0 29,5 3 201 30-34 11,7 4,4 6,3 77,4 0,2 100,0 22,4 2 693 35-39 9,9 4,5 8,9 76,4 0,3 100,0 23,3 2 164 40-44 11,4 4,7 7,3 76,4 0,2 100,0 23,4 1 619 45-49 14,5 4,2 4,0 77,2 0,1 100,0 22,7 1 123 Milieu de résidence Cotonou 47,0 8,2 11,8 32,6 0,3 100,0 67,0 2 633 Autres villes 29,8 5,4 9,4 55,2 0,2 100,0 44,6 5 078 Ensemble urbain 35,7 6,4 10,2 47,5 0,3 100,0 52,3 7 711 Rural 11,9 3,1 5,2 79,6 0,1 100,0 20,2 8 888 Département Alibori 5,8 1,0 1,6 91,5 0,2 100,0 8,4 889 Atacora 9,3 3,5 3,9 83,1 0,2 100,0 16,6 1 340 Atlantique 25,1 4,0 10,5 59,9 0,5 100,0 39,6 2 058 Borgou 22,9 4,2 4,1 68,7 0,0 100,0 31,2 1 206 Collines 18,7 4,7 7,9 68,7 0,1 100,0 31,3 1 097 Couffo 15,4 3,1 6,9 74,5 0,1 100,0 25,3 1 158 Donga 14,3 5,1 5,5 75,2 0,0 100,0 24,8 681 Littoral 47,0 8,2 11,8 32,6 0,3 100,0 67,0 2 633 Mono 21,1 4,9 6,5 67,1 0,4 100,0 32,5 931 Ouémé 23,6 5,8 9,0 61,6 0,1 100,0 38,4 2 014 Plateau 14,1 2,9 5,6 77,5 0,0 100,0 22,5 1 111 Zou 20,2 2,9 6,9 69,9 0,1 100,0 30,0 1 482 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,4 1,6 2,8 91,1 0,1 100,0 8,8 2 795 Second 8,6 2,4 4,5 84,3 0,2 100,0 15,5 3 017 Moyen 14,3 3,9 5,8 75,7 0,2 100,0 24,0 3 132 Quatrième 24,9 5,7 11,1 58,2 0,2 100,0 41,7 3 559 Le plus élevé 51,2 7,8 11,3 29,4 0,3 100,0 70,3 4 096 Ensemble 23,0 4,6 7,5 64,7 0,2 100,0 35,1 16 599 1 C'est-à-dire les femmes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et celles qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. 44 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Les données des tableaux 3.3.1 et 3.3.2, indiquent qu’environ quatre femmes sur dix (35 %) et six hommes sur dix (61 %) sont considérés comme étant alphabétisés. Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par niveau d'instruction atteint et niveau d'alphabétisation et pourcentage d'hommes alphabétisés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d'instruction ou niveau primaire Total Pourcentage d’hommes alphabétisés1 Effectif d'hommes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l'enquêté/ Aveugle/ malvoyant Groupe d'âges 15-24 63,1 7,4 6,1 23,4 0,0 100,0 76,6 1 630 15-19 65,3 8,3 5,3 21,2 0,0 100,0 78,8 976 20-24 59,8 6,0 7,4 26,8 0,0 100,0 73,2 654 25-29 40,6 8,6 11,4 39,4 0,0 100,0 60,6 674 30-34 31,3 9,8 11,8 47,1 0,0 100,0 52,9 599 35-39 24,6 11,8 13,6 49,4 0,6 100,0 50,0 649 40-44 29,5 9,6 9,0 51,8 0,2 100,0 48,1 489 45-49 30,8 7,3 9,6 52,3 0,0 100,0 47,7 392 Milieu de résidence Cotonou 72,3 9,6 8,9 9,1 0,0 100,0 90,9 722 Autres villes 50,1 10,4 8,6 30,7 0,2 100,0 69,1 1 376 Ensemble urbain 57,7 10,1 8,7 23,3 0,1 100,0 76,6 2 098 Rural 30,1 7,6 10,0 52,2 0,0 100,0 47,7 2 335 Département Alibori 7,7 3,2 3,1 86,0 0,0 100,0 14,0 243 Atacora 23,5 8,7 6,8 61,0 0,0 100,0 39,0 318 Atlantique 46,2 9,4 13,0 31,4 0,0 100,0 68,6 598 Borgou 36,5 8,1 6,8 48,7 0,0 100,0 51,3 344 Collines 47,6 8,7 5,3 38,0 0,3 100,0 61,7 303 Couffo 47,7 5,2 8,4 38,6 0,0 100,0 61,4 253 Donga 29,1 5,8 6,5 58,5 0,0 100,0 41,5 188 Littoral 72,3 9,6 8,9 9,1 0,0 100,0 90,9 722 Mono 46,8 10,4 11,7 31,1 0,0 100,0 68,9 248 Ouémé 41,0 14,5 12,7 31,2 0,5 100,0 68,3 573 Plateau 27,8 2,4 14,8 55,0 0,0 100,0 45,0 267 Zou 40,3 9,1 8,4 42,2 0,0 100,0 57,8 374 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 14,6 5,8 9,2 70,3 0,1 100,0 29,6 686 Second 25,1 6,7 8,8 59,3 0,1 100,0 40,6 725 Moyen 35,4 7,7 8,4 48,4 0,0 100,0 51,6 847 Quatrième 47,6 11,5 12,8 28,2 0,0 100,0 71,8 965 Le plus élevé 72,2 10,3 7,9 9,4 0,2 100,0 90,4 1 210 Ensemble 15-49 43,2 8,8 9,4 38,5 0,1 100,0 61,4 4 433 50-64 18,0 8,3 9,3 64,0 0,4 100,0 35,6 747 Ensemble 15-64 39,6 8,7 9,4 42,2 0,1 100,0 57,7 5 180 1 C'est-à-dire les hommes qui ont, au moins, fréquenté l'école secondaire et ceux qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Par rapport à l’EDSB-III de 2006, on constate que la proportion de femmes alphabétisées est passée de 28 % à 35 % alors que chez les hommes, cette proportion a varié de 57 % à 61 % entre les deux enquêtes. On note, par ailleurs, que le taux d’alphabétisation des femmes est plus élevé dans les jeunes générations que dans les anciennes (66 % à 15-19 ans contre 23 % chez les 35 ans ou plus). Les résultats selon le milieu de résidence font aussi apparaître des variations : en milieu urbain, 52 % des femmes et 77 % des hommes sont alphabétisés contre respectivement 20 % et 48 % en milieu rural (Graphique 3.1). Dans les départements, les écarts sont aussi très importants, la proportion de femmes alphabétisées passant de 67 % dans le Littoral à 8 % dans l’Alibori. Chez les hommes, on observe également les mêmes types de variations avec cependant des niveaux d’alphabétisation plus élevés. On note, en effet, que près de quatre hommes de 15-19 ans sur cinq (79 %) sont alphabétisés contre moins de la moitié (48 %) chez ceux de 40 ans ou plus. Dans le Littoral, le taux d’alphabétisation des hommes est de 91 % ; par contre, dans l’Alibori, seulement 14 % des hommes sont alphabétisés. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 45 Graphique 3.1 Proportion de femmes et d'hommes de 15-49 ans alphabétisés EDSB-IV 2011-12 Les résultats selon les quintiles de bien-être montrent que les proportions de femmes et d’hommes qui sont alphabétisés augmentent, comme il fallait s’y attendre, des ménages du quintile le plus bas à ceux du quintile le plus élevé. Par exemple, on note que le pourcentage de femmes alphabétisées passe de 9 % parmi celles appartenant aux ménages du quintile du bien-être économique le plus bas à 70 % parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile du bien-être économique le plus élevé. Pour les hommes, les pourcentages pour ces deux catégories sont respectivement de 30 % et 90 %. 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS Les données relatives à l’exposition des femmes et des hommes aux médias (la presse audiovisuelle ou écrite) sont particulièrement importantes pour la mise en place de programmes d'éducation et de diffusion d'informations dans tous les domaines, notamment dans ceux de la santé et de la planification familiale. Lors de l’EDSB-IV, on a demandé aux enquêtés si, au moins une fois par semaine, ils écoutaient la radio et la télévision et s’ils lisaient des journaux ou magazines. Les tableaux 3.4.1 et 3.4.2 ci-dessous présentent les résultats. Les résultats permettent de constater que les hommes sont plus exposés que les femmes aux médias. En effet, 46 % des femmes n’utilisent aucun média (journal, radio ou télévision) pour s’informer contre 30 % des hommes. On constate un écart important entre le milieu urbain et le milieu rural : 31 % des femmes du milieu urbain n’utilisent aucun média contre 58 % pour les femmes du milieu rural. De manière non surprenante, on constate que c’est à Cotonou que la proportion de femmes qui ne sont exposées à aucun média est la plus faible (16 %). Chez les hommes du milieu urbain, ce pourcentage est de 20 % contre 39 % en milieu rural et 9 % à Cotonou. 70 42 24 16 9 20 45 67 35 90 72 52 41 30 48 69 91 61 Le plus élevé Quatrième Moyen Second Le plus bas QUINTILE DE BIEN-ÊTRE Rural Autres villes Cotonou MILIEU DE RÉSIDENCE BÉNIN Pourcentage Homme Femme 46 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.4.1 Exposition aux médias: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 16,2 42,0 47,6 11,8 40,6 2 907 20-24 10,4 40,4 46,7 8,6 42,0 2 893 25-29 6,6 35,8 44,2 5,7 45,2 3 201 30-34 4,4 32,1 42,9 3,8 48,8 2 693 35-39 4,3 31,1 44,2 3,5 48,3 2 164 40-44 4,6 29,2 41,8 4,2 51,3 1 619 45-49 5,8 30,0 45,3 5,0 48,9 1 123 Milieu de résidence Cotonou 19,4 79,2 63,1 18,0 16,1 2 633 Autres villes 9,3 46,4 46,0 7,6 39,3 5 078 Ensemble urbain 12,7 57,6 51,8 11,2 31,4 7 711 Rural 4,0 16,2 38,8 2,4 58,1 8 888 Département Alibori 2,2 7,3 18,1 1,3 79,5 889 Atacora 2,9 7,8 11,6 1,9 85,2 1 340 Atlantique 7,8 39,4 46,5 6,7 38,2 2 058 Borgou 2,7 28,3 37,2 2,4 51,2 1 206 Collines 5,4 25,5 44,6 3,7 51,5 1 097 Couffo 5,2 17,2 46,5 2,0 50,2 1 158 Donga 6,3 19,1 26,2 3,9 65,4 681 Littoral 19,4 79,2 63,1 18,0 16,1 2 633 Mono 7,9 28,5 49,3 6,0 47,0 931 Ouémé 8,1 44,4 52,9 6,7 35,3 2 014 Plateau 7,9 33,1 67,5 5,0 30,2 1 111 Zou 5,8 22,9 39,3 3,9 56,3 1 482 Niveau d'instruction Aucun 0,1 18,4 35,3 0,1 59,8 9 879 Primaire 6,3 47,5 51,3 4,4 34,1 2 906 Secondaire 1er cycle 25,0 61,4 60,3 18,4 23,2 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 39,8 87,6 73,0 36,5 8,1 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 1,2 3,1 24,3 0,3 74,7 2 795 Second 2,4 6,6 33,1 0,6 65,2 3 017 Moyen 4,5 16,4 41,0 2,2 55,7 3 132 Quatrième 7,5 46,5 53,2 6,0 34,8 3 559 Le plus élevé 20,1 83,6 63,2 18,7 13,3 4 096 Ensemble 8,1 35,4 44,9 6,5 45,7 16 599 Selon le département, on constate que les proportions de femmes qui ne sont exposées à aucun média sont particulièrement élevées dans l’Atacora (85 %) et l’Alibori (80 %) et la Donga (65 %) . Chez les hommes, ce sont ceux de l’Atacora (57 %), du Couffo (52 %), de l’Alibori (51 %) et du Zou (46 %) qui ont le plus fréquemment déclaré ne pas utiliser de média. Il faut cependant noter que les couvertures radiophoniques et télévisuelles du pays sont partiellement réalisées par les organes nationaux. Dans certaines régions éloignées de la capitale, la population écoute plutôt les émissions des pays voisins qui sont parfois plus faciles à réceptionner. L’utilisation des médias est influencée positivement par le niveau d’instruction ; que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, la proportion de ceux qui sont exposés aux média augmente avec le niveau d’instruction passant de moins de 1 % (0,1 %) parmi les femmes n’ayant aucun niveau d’instruction à 37 % parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus et de moins de 1 % chez les hommes n’ayant aucun niveau d’instruction à 36 % chez ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 47 Le même type de relation est observé entre le quintile de bien-être économique et l’exposition aux média. De ce fait, du quintile le plus bas au plus élevé, les proportions d’hommes et de femmes exposés aux média augmentent. De 0,3 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas, la proportion de femmes exposées aux trois médias passe à 19 % parmi celles des ménages du quintile le plus élevé contre respectivement 1 % à 29 % parmi les hommes. Tableau 3.4.2 Exposition aux médias: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois média, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 17,0 44,3 54,1 12,2 32,8 976 20-24 21,6 52,3 63,2 17,8 23,9 654 25-29 16,4 45,2 62,5 13,3 30,0 674 30-34 16,0 46,6 64,2 13,3 26,7 599 35-39 11,9 39,6 60,8 10,6 33,8 649 40-44 13,5 39,5 63,1 11,0 28,7 489 45-49 16,2 43,1 67,7 12,6 29,1 392 Milieu de résidence Cotonou 35,7 85,2 68,0 29,7 8,7 722 Autres villes 17,2 52,8 64,1 14,7 25,4 1 376 Ensemble urbain 23,5 63,9 65,4 19,9 19,6 2 098 Rural 9,7 27,2 57,5 6,9 38,6 2 335 Département Alibori 2,8 6,6 48,8 1,6 50,6 243 Atacora 11,9 10,9 35,5 3,7 57,4 318 Atlantique 25,7 63,0 81,5 22,6 12,4 598 Borgou 4,3 34,6 63,4 4,1 31,4 344 Collines 7,6 25,0 54,7 5,8 40,0 303 Couffo 5,1 17,6 40,5 3,0 51,6 253 Donga 17,1 34,9 59,4 15,6 37,1 188 Littoral 35,7 85,2 68,0 29,7 8,7 722 Mono 10,2 35,8 59,4 6,0 35,3 248 Ouémé 18,9 57,4 70,5 17,6 22,5 573 Plateau 7,2 39,7 74,9 5,3 19,2 267 Zou 7,6 28,0 41,5 3,5 45,9 374 Niveau d'instruction Aucun 0,4 18,4 51,4 0,2 46,1 1 460 Primaire 7,7 41,9 62,0 5,7 29,5 1 059 Secondaire 1er cycle 24,4 54,6 63,4 19,0 24,1 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 43,3 79,5 74,3 35,9 8,9 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,3 9,2 43,6 1,3 53,1 686 Second 6,8 16,3 54,4 4,0 43,1 725 Moyen 10,4 31,4 60,6 6,8 34,0 847 Quatrième 16,1 55,1 68,2 14,0 23,4 965 Le plus élevé 32,9 82,4 70,4 28,6 10,0 1 210 Ensemble 15-49 16,3 44,6 61,3 13,0 29,6 4 433 50-64 9,3 29,2 62,1 7,8 34,1 747 Ensemble 15-64 15,3 42,4 61,4 12,3 30,2 5 180 48 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Lors de l’enquête, des questions relatives à l’emploi ont été posées aux hommes et aux femmes. Les résultats sont présentés au tableau 3.5.1 pour les femmes et 3.5.2 pour les hommes. Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du fait qu'elles travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total Effectif de femmes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d'âges 15-19 37,5 3,6 58,9 100,0 2 907 20-24 55,6 3,1 41,3 100,0 2 893 25-29 66,8 4,5 28,6 100,0 3 201 30-34 72,1 3,0 24,9 100,0 2 693 35-39 76,5 3,1 20,5 100,0 2 164 40-44 76,5 3,5 20,0 100,0 1 619 45-49 77,9 2,2 19,9 100,0 1 123 État matrimonial Célibataire 40,6 3,6 55,8 100,0 3 992 En union 70,4 3,4 26,2 100,0 11 680 En rupture d'union 76,4 3,1 20,5 100,0 926 Nombre d'enfants vivants 0 43,4 3,6 53,0 100,0 4 319 1-2 65,5 2,9 31,6 100,0 4 729 3-4 73,2 3,4 23,5 100,0 4 348 5+ 74,8 4,0 21,2 100,0 3 203 Milieu de résidence Cotonou 59,2 4,5 36,3 100,0 2 633 Autres villes 61,1 2,2 36,7 100,0 5 078 Ensemble urbain 60,4 3,0 36,6 100,0 7 711 Rural 66,3 3,8 30,0 100,0 8 888 Département Alibori 35,5 8,1 56,4 100,0 889 Atacora 48,5 5,2 46,3 100,0 1 340 Atlantique 62,9 1,9 35,2 100,0 2 058 Borgou 60,5 3,5 36,0 100,0 1 206 Collines 75,0 1,2 23,8 100,0 1 097 Couffo 81,9 4,5 13,6 100,0 1 158 Donga 56,2 6,2 37,5 100,0 681 Littoral 59,2 4,5 36,3 100,0 2 633 Mono 58,7 3,5 37,8 100,0 931 Ouémé 73,3 1,9 24,8 100,0 2 014 Plateau 73,8 2,2 24,0 100,0 1 111 Zou 67,9 1,3 30,8 100,0 1 482 Niveau d'instruction Aucun 67,8 3,6 28,6 100,0 9 879 Primaire 70,7 2,9 26,4 100,0 2 906 Secondaire 1er cycle 50,0 2,7 47,3 100,0 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 41,4 4,5 54,1 100,0 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 61,3 3,5 35,2 100,0 2 795 Second 64,7 3,7 31,6 100,0 3 017 Moyen 67,5 4,0 28,5 100,0 3 132 Quatrième 66,2 2,7 31,2 100,0 3 559 Le plus élevé 59,0 3,3 37,7 100,0 4 096 Ensemble 63,6 3,4 33,0 100,0 16 599 1 "Travaille actuellement" concerne les femmes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris celles qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absentes parce qu'elles étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d'autres raisons. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 49 3.5.1 Emploi des femmes Parmi les femmes enquêtées, 67 % avaient travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Parmi ces femmes, la grande majorité travaillait au moment de l’enquête (64 %) et seulement 3 % ne travaillaient plus. Á l’opposé, une femme sur trois (33 %) n’avait pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. On note que le pourcentage de femmes qui travaillaient au moment de l’enquête augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 38 % à 15-19 ans à un maximum de 78 % à 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, les résultats montrent que ce sont les femmes en rupture d’union (76 %) qui étaient proportionnellement les plus nombreuses à exercer une activité au moment de l’enquête contre 70 % de celles en union et 41 % des célibataires. Le nombre d’enfants influence également l’activité économique de la femme. Plus le nombre d’enfants augmente, plus la proportion de femmes exerçant une activité augmente : de 43 % quand celles-ci n’ont pas d’enfants, la proportion passe à 75 % quand elles en ont cinq ou plus. Les résultats selon le milieu de résidence montrent que la proportion de femmes actives au moment de l’enquête est plus élevée en milieu rural qu’urbain (66 % contre 60 %). C’est à Cotonou que la proportion de femmes actives au moment de l’enquête est la plus faible (59 %), ce qui peut s’expliquer, en grande partie, par une proportion élevée d’écolières et d’étudiantes dans cette ville qui abrite la plupart des instituts de formation (collèges d’enseignement, instituts de formation professionnelle, universités, etc.). De même, dans les départements, la proportion de femmes ayant une activité au moment de l’enquête varie, en dehors du Littoral, d’un minimum de 36 % dans l’Alibori à un maximum de 82 % dans le Couffo. On constate, en outre, que les proportions de femmes actives diminuent avec le niveau d’instruction, passant d’un maximum de 71 % parmi celles ayant un niveau primaire à un minimum de 41 % parmi celles ayant, au moins, un niveau secondaire 2nd cycle. Enfin, les résultats selon les quintiles de bien-être montrent que c’est dans les quintiles extrêmes, notamment le plus bas et le plus élevé, que les proportions de femmes actives sont les plus faibles (respectivement 61 % et 59 % contre un maximum de 68 % dans le quintile de bien-être moyen). 3.5.2 Emploi des hommes Les résultats du tableau 3.5.2 concernant les hommes de 15-49 ans montrent que 78 % exerçaient une activité au cours des 12 derniers mois. Parmi eux, la quasi-totalité travaillait au moment de l’enquête (73 %), 5 % avaient travaillé mais n’étaient plus en activité au moment de l’enquête. En outre, près d’un quart (22 %) des hommes n’avaient pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. On constate que le pourcentage d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête augmente avec l’âge, passant de 36 % à 15-19 ans à 92 % à 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, les résultats montrent que les hommes en union et ceux en rupture d’union étaient proportionnellement les plus nombreux à travailler au moment de l’enquête (respectivement, 91 % et 87 %). Par rapport au milieu de résidence, c’est en milieu urbain que la proportion d’hommes qui travaillaient au moment de l’enquête est la moins élevée (71 % contre 74 % en milieu rural). Les résultats montrent également que les hommes sans niveau d’instruction (85 %) étaient, proportionnellement plus nombreux à exercer une activité que ceux ayant un niveau primaire (83 %)et que ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (56 %). Enfin, on constate que la proportion d’hommes actifs diminue du quintile le plus bas au plus élevé, passant de 77 % à 69 %. 50 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du fait qu'ils travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête N'a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Total Effectif d'hommes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d'âges 15-19 35,7 8,5 55,8 100,0 976 20-24 57,7 6,8 35,4 100,0 654 25-29 84,2 4,5 11,3 100,0 674 30-34 90,0 3,3 6,7 100,0 599 35-39 91,6 2,7 5,8 100,0 649 40-44 87,2 5,4 7,4 100,0 489 45-49 92,0 3,0 5,0 100,0 392 État matrimonial Célibataire 46,3 7,7 46,0 100,0 1 816 En union 90,8 3,7 5,5 100,0 2 516 En rupture d'union 87,2 1,6 11,2 100,0 101 Nombre d'enfants vivants 0 51,2 7,1 41,7 100,0 2 039 1-2 90,9 2,7 6,4 100,0 804 3-4 90,0 3,6 6,5 100,0 752 5+ 90,9 4,8 4,3 100,0 838 Milieu de résidence Cotonou 69,3 3,4 27,3 100,0 722 Autres villes 71,1 4,3 24,6 100,0 1 376 Ensemble urbain 70,5 4,0 25,5 100,0 2 098 Rural 74,3 6,5 19,3 100,0 2 335 Département Alibori 69,0 17,8 13,2 100,0 243 Atacora 78,1 10,2 11,8 100,0 318 Atlantique 74,6 2,9 22,5 100,0 598 Borgou 71,6 2,0 26,4 100,0 344 Collines 77,0 0,5 22,5 100,0 303 Couffo 55,7 14,4 29,9 100,0 253 Donga 74,8 6,2 19,1 100,0 188 Littoral 69,3 3,4 27,3 100,0 722 Mono 53,7 8,1 38,2 100,0 248 Ouémé 79,3 2,6 18,1 100,0 573 Plateau 78,7 2,4 19,0 100,0 267 Zou 77,8 4,9 17,2 100,0 374 Niveau d'instruction Aucun 84,6 5,7 9,7 100,0 1 460 Primaire 83,2 3,3 13,5 100,0 1 059 Secondaire 1er cycle 58,8 7,1 34,0 100,0 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 55,6 4,8 39,6 100,0 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 77,0 8,3 14,7 100,0 686 Second 74,5 7,6 18,0 100,0 725 Moyen 71,9 5,9 22,1 100,0 847 Quatrième 73,2 3,1 23,7 100,0 965 Le plus élevé 68,6 3,4 28,0 100,0 1 210 Ensemble 15-49 72,5 5,3 22,2 100,0 4 433 50-64 79,8 5,3 14,9 100,0 747 Ensemble 15-64 73,5 5,3 21,2 100,0 5 180 1 "Travaille actuellement" concerne les hommes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris ceux qui n'ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absents parce qu'ils étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d'autres raisons. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 51 3.5.3 Occupation des femmes Le tableau 3.6.1 présente, parmi les femmes ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, les résultats concernant le type d’occupation. On constate que les femmes béninoises ont déclaré travailler principalement dans les ventes et services (50 %) et dans l’agriculture (21 %). Les types d’occupation varient en fonction des caractéristiques sociodémographiques. À Cotonou, les femmes travaillent essentiellement dans les ventes et services (61 %) et, dans une moindre mesure, elles exercent un travail manuel qualifié (9 %). Dans les Autres Villes du Bénin, la vente ou les services occupent 53 % des femmes et 12 % travaillaient dans le secteur agricole. Quant aux femmes du milieu rural, les résultats montrent qu’elles Tableau 3.6.1 Occupation: Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Cadre/ technicien/ direction Employée Ventes et services Manuel qualifié Manuel non qualifié Employée de maison Agriculture Chômeuse/ étudiante NSP/ Manquant Total Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 2,2 0,4 29,7 15,4 0,0 1,5 16,0 30,9 3,7 100,0 1 194 20-24 3,1 2,3 46,9 14,8 0,1 0,9 17,9 7,2 6,9 100,0 1 699 25-29 4,7 2,4 51,9 9,1 0,3 0,2 20,5 3,7 7,2 100,0 2 284 30-34 3,6 1,6 53,3 7,3 0,1 0,2 23,1 2,9 7,8 100,0 2 022 35-39 2,0 0,9 54,8 6,4 0,1 0,4 23,3 2,8 9,3 100,0 1 720 40-44 2,5 0,7 55,6 5,5 0,1 0,1 25,0 2,4 8,1 100,0 1 296 45-49 4,2 0,7 55,1 2,0 0,1 0,5 24,4 3,4 9,6 100,0 900 État matrimonial Célibataire 4,4 2,9 34,8 15,7 0,1 1,9 9,4 26,3 4,5 100,0 1 764 En union 3,0 1,2 52,7 7,8 0,1 0,1 24,2 3,0 7,9 100,0 8 615 En rupture d'union 3,4 1,3 57,1 5,6 0,9 1,4 17,2 2,9 10,2 100,0 736 Nombre d'enfants vivants 0 4,0 2,5 36,8 15,8 0,1 1,6 11,6 22,7 4,9 100,0 2 030 1-2 5,4 2,7 52,0 10,8 0,1 0,4 16,6 3,8 8,0 100,0 3 234 3-4 2,4 0,6 54,3 7,4 0,3 0,1 23,9 2,7 8,2 100,0 3 328 5+ 1,2 0,2 53,0 2,8 0,0 0,1 32,0 2,7 8,0 100,0 2 523 Milieu de résidence Cotonou 7,8 3,6 60,8 9,1 0,3 1,8 0,0 7,4 9,2 100,0 1 678 Autres villes 4,9 2,4 52,5 11,0 0,1 0,4 12,4 7,7 8,5 100,0 3 215 Ensemble urbain 5,9 2,8 55,4 10,3 0,2 0,9 8,2 7,6 8,8 100,0 4 893 Rural 1,2 0,4 46,1 7,8 0,1 0,2 31,8 6,0 6,5 100,0 6 222 Département Alibori 0,3 1,2 31,5 7,0 0,0 0,2 56,1 2,7 1,0 100,0 388 Atacora 0,7 0,7 33,9 8,9 0,0 0,1 44,6 8,8 2,3 100,0 720 Atlantique 3,4 2,0 55,4 10,0 0,2 0,4 14,7 1,6 12,4 100,0 1 333 Borgou 6,7 2,0 42,6 9,7 0,0 0,5 18,9 12,5 7,2 100,0 772 Collines 1,6 0,1 29,4 8,3 0,0 0,3 48,1 6,5 5,8 100,0 836 Couffo 0,6 0,3 38,4 7,3 0,0 0,1 45,5 6,7 1,0 100,0 1 000 Donga 1,9 0,7 53,8 7,7 0,2 0,5 20,8 7,5 6,8 100,0 426 Littoral 7,8 3,6 60,8 9,1 0,3 1,8 0,0 7,4 9,2 100,0 1 678 Mono 1,7 0,9 45,9 11,2 0,8 0,6 17,1 16,8 4,9 100,0 579 Ouémé 4,4 1,5 71,0 9,3 0,1 0,2 4,0 3,7 5,8 100,0 1 515 Plateau 0,9 0,6 47,1 6,5 0,0 0,1 25,1 9,3 10,4 100,0 844 Zou 2,0 1,1 51,1 9,9 0,0 0,1 17,2 4,3 14,4 100,0 1 025 Niveau d'instruction Aucun 0,9 0,0 51,1 7,0 0,1 0,5 30,0 3,1 7,4 100,0 7 056 Primaire 1,8 0,3 58,3 17,2 0,2 0,7 8,9 3,3 9,2 100,0 2 138 Secondaire 1er cycle 8,8 6,6 42,9 9,3 0,3 0,3 5,0 21,5 5,3 100,0 1 319 Secondaire 2nd cycle ou plus 24,5 11,0 26,0 1,1 0,3 0,0 0,7 28,3 8,1 100,0 601 Quintiles de bien- être économique Le plus bas 0,8 0,0 38,6 4,5 0,2 0,0 45,3 6,9 3,8 100,0 1 811 Second 1,1 0,3 44,4 6,9 0,0 0,1 37,3 5,4 4,5 100,0 2 063 Moyen 1,4 0,3 48,4 9,3 0,0 0,2 26,0 5,8 8,5 100,0 2 238 Quatrième 2,6 1,1 59,4 11,8 0,2 0,5 7,5 6,3 10,6 100,0 2 450 Le plus élevé 9,1 4,9 55,6 10,6 0,2 1,4 0,7 8,7 8,8 100,0 2 553 Ensemble 3,3 1,5 50,2 8,9 0,1 0,5 21,4 6,7 7,5 100,0 11 115 52 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés travaillaient essentiellement dans les ventes et services et dans le secteur agricole (respectivement 46 % et 32 %). Au niveau des départements, les résultats montrent que dans quatre départements sur douze, les femmes sont proportionnellement nombreuses à exercer une activité agricole : il s’agit de l’Alibori (56 %), des Collines (48 %), du Couffo (46 %) et de l’Atacora (45 %). Quant aux départements de l’Ouémé et du Littoral, ils se caractérisent par les proportions les plus faibles de femmes exerçant une activité agricole (respectivement 4 % et 0,0 %) ; par contre dans ces deux départements, respectivement 71 % et 61% des femmes étaient occupées dans des activités de vente et services. En outre, on constate que l’exercice d’une activité agricole diminue avec l’augmentation du niveau d’instruction des femmes. En effet, 30 % des femmes sans niveau d’instruction occupent un emploi dans l’agriculture, contre 9 % chez celles ayant un niveau primaire, 5 % chez celles ayant un niveau secondaire 1er cycle et 1 % parmi celles de niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Par contre, 9 % des femmes ayant un niveau secondaire 1er cycle et 25 % de celles de niveau secondaire 2nd cycle ou plus occupent un emploi de cadre/ technicien/direction. 3.5.4 Occupation des hommes Le tableau 3.6.2 présente les résultats sur l’occupation des hommes. On constate que 40 % des hommes de 15-49 ans sont occupés dans l’agriculture. En outre, 16 % des hommes enquêtés occupent un emploi dans les ventes et services et 22 % occupent un emploi manuel qualifié. C’est en milieu rural que la proportion d’hommes ayant une activité agricole est la plus élevée (59 % contre 17 % en milieu urbain). Concernant le niveau d’instruction, les résultats montrent qu’une grande majorité d’hommes sans niveau d’instruction travaillaient dans l’agriculture (71 % contre 20 % de ceux ayant un niveau secondaire 1er cycle et 6 % de ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus). Parmi les hommes de niveau secondaire 1er cycle et ceux de niveau secondaire 2nd cycle ou plus, on note que respectivement 10 % et 44 % occupent un emploi de cadre/technicien/direction contre respectivement 24 % et 8 % pour les emplois manuels qualifiés. Les résultats selon les quintiles de bien-être montrent que la proportion d’hommes qui exercent une activité agricole diminue du quintile le plus bas au plus élevé. En effet, la majorité des hommes du quintile le plus bas travaillaient dans l’agriculture (81 %). À l’opposé, dans le quintile le plus élevé, cette proportion n’est que de 3 %. Dans ce dernier quintile, 22 % des hommes ont une activité dans les ventes et services et 26 % occupaient un emploi de cadre/technicien/direction. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 53 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête par type d'occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Cadre/ technicien/ direction Employé Ventes et services Manuel qualifié Manuel non qualifié Employé de maison Agriculture Chômeur/ étudiant NSP/ Manquant Total Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 2,4 0,2 7,2 16,7 1,3 0,1 42,7 27,0 2,4 100,0 431 20-24 9,4 2,4 16,6 26,6 2,2 0,0 30,6 11,7 0,6 100,0 422 25-29 14,0 4,8 15,5 24,2 1,7 0,0 35,0 2,9 1,9 100,0 598 30-34 11,5 4,2 18,7 25,2 2,6 0,0 36,2 1,0 0,7 100,0 559 35-39 9,0 1,3 18,3 22,9 2,3 0,0 44,9 0,2 1,2 100,0 612 40-44 10,2 4,3 15,6 21,0 3,0 0,0 45,2 0,0 0,7 100,0 453 45-49 13,7 4,2 16,0 12,1 3,3 0,0 48,1 2,0 0,6 100,0 372 État matrimonial Célibataire 8,5 2,1 12,1 21,1 2,6 0,1 33,5 18,0 2,1 100,0 981 En union 10,9 3,5 17,1 21,8 2,1 0,0 42,9 0,8 0,8 100,0 2 377 En rupture d'union 8,1 1,8 15,7 28,9 3,3 0,0 40,3 0,0 1,9 100,0 90 Nombre d'enfants vivants 0 9,6 2,1 13,1 21,6 2,3 0,0 33,9 15,2 2,0 100,0 1 189 1-2 14,7 4,9 17,5 25,0 3,7 0,0 32,5 1,3 0,6 100,0 753 3-4 9,9 3,5 17,8 24,5 1,5 0,0 41,1 0,6 1,0 100,0 704 5+ 6,9 2,4 15,9 16,5 1,6 0,0 55,8 0,2 0,6 100,0 802 Milieu de résidence Cotonou 23,1 7,9 22,9 27,0 5,8 0,0 3,4 6,2 3,7 100,0 525 Autres villes 14,6 4,1 16,9 30,2 2,6 0,0 23,9 6,8 1,0 100,0 1 037 Ensemble urbain 17,5 5,3 18,9 29,1 3,7 0,0 17,0 6,6 1,9 100,0 1 562 Rural 4,1 1,2 13,0 15,6 1,1 0,0 59,4 5,0 0,6 100,0 1 885 Département Alibori 0,3 0,0 7,2 3,1 0,5 0,0 86,8 2,1 0,0 100,0 211 Atacora 3,5 0,8 5,8 8,8 1,4 0,0 70,9 8,2 0,6 100,0 281 Atlantique 13,7 4,9 14,2 25,0 1,9 0,0 37,9 1,8 0,6 100,0 464 Borgou 8,8 3,3 18,3 14,8 1,1 0,0 52,2 1,0 0,4 100,0 253 Collines 5,9 0,4 7,6 15,3 2,6 0,0 53,4 14,1 0,6 100,0 235 Couffo 10,3 0,5 12,4 20,9 0,0 0,0 40,8 15,1 0,0 100,0 178 Donga 5,0 0,6 10,0 15,7 1,9 0,0 58,8 7,2 0,8 100,0 153 Littoral 23,1 7,9 22,9 27,0 5,8 0,0 3,4 6,2 3,7 100,0 525 Mono 7,6 1,8 22,8 23,4 2,2 0,0 40,8 0,0 1,4 100,0 154 Ouémé 12,0 3,5 21,9 36,9 1,9 0,1 21,4 0,7 1,6 100,0 469 Plateau 3,0 1,8 15,3 20,1 0,5 0,0 52,0 7,2 0,0 100,0 217 Zou 5,8 1,8 16,1 23,8 3,3 0,0 36,5 11,6 1,1 100,0 309 Niveau d'instruction Aucun 1,1 0,5 12,5 13,4 1,6 0,0 70,6 0,2 0,1 100,0 1 318 Primaire 3,9 1,3 20,1 39,8 2,3 0,0 31,0 1,1 0,6 100,0 916 Secondaire 1er cycle 9,9 4,1 20,8 24,2 3,1 0,0 20,4 15,4 2,2 100,0 681 Secondaire 2nd cycle ou plus 43,7 11,3 9,3 8,2 3,1 0,0 5,7 15,0 3,7 100,0 532 Quintiles de bien- être économique Le plus bas 0,9 0,2 5,7 7,0 0,9 0,1 81,0 4,1 0,3 100,0 585 Second 3,0 0,4 10,0 13,4 1,2 0,0 66,6 5,0 0,3 100,0 595 Moyen 4,5 1,4 15,8 15,7 2,3 0,0 53,1 6,3 0,8 100,0 660 Quatrième 9,5 3,5 20,3 36,3 3,7 0,0 18,9 6,5 1,3 100,0 737 Le plus élevé 26,0 7,8 22,2 29,6 2,8 0,0 2,9 6,1 2,6 100,0 871 Ensemble 15-49 10,2 3,1 15,7 21,8 2,3 0,0 40,2 5,7 1,2 100,0 3 448 50-64 8,8 3,0 10,6 10,4 2,8 0,0 63,0 1,0 0,5 100,0 635 Ensemble 15-64 9,9 3,1 14,9 20,0 2,4 0,0 43,7 5,0 1,1 100,0 4 083 54 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.5.5 Type d’emploi et type de revenu des femmes Le tableau 3.7 présente la répartition des femmes actives au cours des 12 derniers mois selon certaines caractéristiques de l’emploi. Dans l’ensemble, 85 % des femmes ont travaillé à leur propre compte, 63 % ont travaillé toute l’année et 67 % ont exercé un travail rémunéré en argent seulement. La comparaison entre le secteur agricole et le secteur non agricole fait apparaître des différences. Tout d’abord, on note que si parmi les femmes qui ont exercé un travail non agricole, 82 % ont été rémunérées en argent, cette proportion n’est que de 29 % pour celles qui ont exercé un travail agricole. Une femme sur trois (33 %) travaillant dans l’agriculture est rémunérée en argent et en nature contre 5 % dans le secteur non-agricole. En outre, parmi les femmes exerçant un emploi dans l’agriculture, la proportion de celles dont le travail n’est pas rémunéré est 2,5 fois plus élevée que parmi celles qui travaillent ailleurs que dans l’agriculture (33 % contre 13 %). On constate aussi que parmi les femmes qui ne travaillent pas dans l’agriculture, 72 % occupent un emploi toute l’année contre seulement 32 % parmi celles qui travaillent dans l’agriculture. Parmi ces dernières, près des deux tiers (59 %) ont un emploi saisonnier. Enfin, les résultats selon le type d’employeur font aussi apparaître un autre type de différence : parmi les femmes travaillant dans un domaine autre que l’agriculture, 90 % travaillent à leur propre compte contre 68 % parmi celles qui occupent un emploi dans l’agriculture. Tableau 3.7 Type d'emploi des femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête en fonction du type de rémunération, du type d'employeur et de la régularité de l'emploi, selon le secteur agricole et non agricole, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique de l'emploi Travail agricole Travail non agricole Manquant Ensemble Type de revenu Argent seulement 28,5 82,0 56,3 66,9 Argent et en nature 32,9 4,7 3,3 10,5 En nature seulement 5,8 0,6 0,5 1,7 Pas rémunérée 32,8 12,7 40,0 20,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Type d'employeur Employée par un membre de la famille 29,5 6,1 5,5 11,0 Employée par quelqu'un qui n'est pas membre de la famille 2,7 4,4 1,5 3,6 Travaille à son propre compte 67,8 89,5 93,1 85,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Régularité de l'emploi Toute l'année 32,2 72,2 68,6 63,2 Saisonnier 58,8 12,2 17,7 22,9 Occasionnel 9,0 15,5 13,6 13,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 2 375 7 161 1 580 11 115 Note: L'ensemble comprend les femmes dont l'information sur le type d'emploi est manquante et qui ne sont pas présentées séparément. 3.6 COUVERTURE MÉDICALE La couverture médicale des populations est une des préoccupations actuelles du Ministère en charge de la Santé. Ainsi, au cours de l’EDSB-IV, une question relative à la couverture médicale a été posée aux hommes et aux femmes. L’objectif de cette question était de savoir si l’enquêté avait ou non, une assurance médicale susceptible de couvrir les dépenses de santé en cas de besoin. L’assurance médicale peut être une assurance mutuelle de santé ou une assurance communautaire, une sécurité sociale, une imputation budgétaire, Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 55 un plan offert par l’employeur (que ce soit pour l’enquêté ou pour un autre membre de la famille) ou encore une assurance privée commerciale. Le tableau 3.8 présente les pourcentages de femmes et d’hommes disposant d’une assurance médicale, par type d’assurance et en fonction de certaines caractéristiques. Tableau 3.8 Assurance médicale Pourcentage de femmes et d’hommes de 15-49 ans par type d'assurance médicale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Sécurité sociale Autre assurance fournie par l'employeur Mutuelle de santé/ assurance communau- taire Souscription individuelle à une assurance privée Aucune Effectif FEMME Milieu de résidence Cotonou 1,0 2,3 0,7 1,5 94,9 2 633 Autres villes 0,5 0,8 0,5 0,3 98,4 5 078 Ensemble urbain 0,6 1,3 0,6 0,7 97,2 7 711 Rural 0,2 0,2 0,2 0,1 99,4 8 888 Niveau d'instruction Aucun 0,2 0,2 0,2 0,1 99,4 9 879 Primaire 0,3 0,5 0,2 0,2 99,0 2 906 Secondaire 1er cycle 0,5 0,8 0,5 0,6 97,9 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,3 4,8 1,5 2,5 90,0 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,1 0,1 0,3 0,0 99,7 2 795 Second 0,1 0,1 0,1 0,1 99,7 3 017 Moyen 0,2 0,1 0,1 0,1 99,6 3 132 Quatrième 0,3 0,4 0,2 0,2 99,1 3 559 Le plus élevé 1,2 2,3 0,9 1,2 95,0 4 096 Ensemble 0,4 0,7 0,4 0,4 98,4 16 599 HOMME Milieu de résidence Cotonou 2,3 4,3 0,5 0,8 93,1 722 Autres villes 0,8 1,3 0,8 0,5 96,5 1 376 Ensemble urbain 1,3 2,3 0,7 0,6 95,4 2 098 Rural 0,5 0,2 0,4 0,1 98,9 2 335 Niveau d'instruction Aucun 0,1 0,1 0,3 0,1 99,4 1 460 Primaire 0,1 0,5 0,3 0,1 99,2 1 059 Secondaire 1er cycle 1,5 0,4 1,0 0,4 96,9 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,6 4,9 0,8 0,9 91,6 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,0 0,0 0,5 0,1 99,5 686 Second 0,0 0,0 0,2 0,2 99,7 725 Moyen 0,4 0,2 0,4 0,0 99,0 847 Quatrième 0,6 0,8 0,1 0,0 98,6 965 Le plus élevé 2,6 3,7 1,3 1,1 92,2 1 210 Ensemble 15-49 0,9 1,2 0,6 0,3 97,2 4 433 50-64 1,8 2,1 0,3 0,5 95,8 747 Ensemble 15-64 1,0 1,4 0,5 0,4 97,0 5 180 Dans l’ensemble, la quasi-totalité des hommes et des femmes enquêtés ne bénéficie pas d’assurance médicale. En effet, les pourcentages de femmes et d’hommes de 15-49 ans ne disposant pas de couverture médicale sont respectivement de 98 % et 97 %. En outre, on ne constate pas de variations que ce soit selon le milieu de résidence, le niveau d’instruction ou le statut socio-économique du ménage. 56 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 3.7 CONSOMMATION DE TABAC La consommation de tabac nuit à la santé et, en particulier, pendant la grossesse, sa consommation fait courir des risques pour l’enfant à naître. Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes et aux hommes s’ils fumaient des cigarettes ou s’ils consommaient du tabac sous une autre forme. Le tableau 3.9.1 qui présente les résultats pour les femmes de 15-49 ans permet de constater que la quasi-totalité des femmes (99 %) ne consomment pas de tabac. Cette proportion est très élevée quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques. Une proportion très faible de femmes ont déclaré fumer des cigarettes (0,2 %) ou la pipe (0,1 %) et 1 % des femmes consomment du tabac sous d’autres formes. Tableau 3.9.1 Consommation de tabac: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui fument des cigarettes, la pipe ou qui consomment du tabac sous d'autres formes, selon certaines caractéristiques sociodémographiques et selon qu'elles sont enceintes et qu'elles allaitent, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Consommation de tabac Ne consomme pas de tabac Effectif de femmes Cigarettes Pipe Autre tabac Groupe d'âges 15-19 0,0 0,0 0,1 99,8 2 907 20-24 0,2 0,1 0,3 99,5 2 893 25-29 0,1 0,0 0,5 99,4 3 201 30-34 0,2 0,0 0,6 99,3 2 693 35-39 0,3 0,1 0,9 98,8 2 164 40-44 0,3 0,1 1,6 98,3 1 619 45-49 0,6 0,4 2,6 96,6 1 123 Maternité, Allaitement Enceinte 0,1 0,1 0,7 99,1 1 556 Allaite (non enceinte) 0,1 0,0 0,7 99,2 4 172 Ni l'un, ni l'autre 0,2 0,1 0,7 99,1 10 871 Milieu de résidence Cotonou 0,4 0,0 0,1 99,6 2 633 Autres villes 0,1 0,0 0,7 99,2 5 078 Ensemble urbain 0,2 0,0 0,5 99,4 7 711 Rural 0,1 0,1 0,9 98,9 8 888 Département Alibori 0,0 0,0 0,2 99,8 889 Atacora 0,4 0,1 6,8 93,0 1 340 Atlantique 0,1 0,1 0,3 99,6 2 058 Borgou 0,1 0,0 0,4 99,6 1 206 Collines 0,0 0,0 0,1 99,9 1 097 Couffo 0,3 0,2 0,4 99,3 1 158 Donga 0,1 0,0 0,3 99,7 681 Littoral 0,4 0,0 0,1 99,6 2 633 Mono 0,4 0,3 0,2 99,1 931 Ouémé 0,0 0,0 0,1 99,9 2 014 Plateau 0,2 0,0 0,0 99,8 1 111 Zou 0,0 0,3 0,1 99,7 1 482 Niveau d'instruction Aucun 0,2 0,1 1,1 98,7 9 879 Primaire 0,1 0,0 0,2 99,7 2 906 Secondaire 1er cycle 0,2 0,0 0,1 99,7 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 0,1 0,0 0,0 99,9 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,3 0,1 2,3 97,4 2 795 Second 0,2 0,2 1,1 98,6 3 017 Moyen 0,1 0,1 0,4 99,5 3 132 Quatrième 0,1 0,0 0,1 99,8 3 559 Le plus élevé 0,2 0,0 0,1 99,8 4 096 Ensemble 0,2 0,1 0,7 99,1 16 599 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 57 Le tableau 3.9.2 présente les résultats pour les hommes. Il indique que 89 % des hommes de 15-49 ans ne consomment pas de tabac. Le pourcentage d’hommes qui fument des cigarettes (8 %) est deux fois plus élevé que celui des hommes qui consomment du tabac sous d’autres formes (4 %). Seulement 1 % des hommes fument la pipe. La consommation de tabac est faible chez les adolescents : seulement 3 % des hommes de 15- 19 ans et 6 % de ceux de 20-24 ans consomment du tabac. Par contre, dans les générations plus anciennes, la proportion d’hommes consommateurs de tabac varie de 12 % dans le groupe d’âges 30-34 ans à 22 % dans le groupe d’âges 45-49 ans. Par ailleurs, les résultats révèlent aussi que les hommes qui consomment du tabac sont surtout ceux sans niveau d’instruction (19 %) ou ayant le niveau primaire (11 %) et ceux vivant dans un ménage du quintile le plus bas (24 %). Dans les départements, les proportions d’hommes qui consomment du tabac varient d’un maximum de 33 % dans l’Alibori et 31 % dans l’Atacora à un minimum de 4 % dans l’Atlantique et dans l’Ouémé. En outre, 8 % des hommes fument des cigarettes et, dans un quart des cas, ils en avaient fumé, au moins, dix au cours des 24 heures avant l’enquête. Tableau 3.9.2 Consommation de tabac: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui fument des cigarettes, la pipe ou qui consomment du tabac sous d'autres formes, et répartition (en %) des fumeurs de cigarettes par nombre de cigarettes fumées au cours des 24 heures ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Consommation de tabac Ne consom me pas de tabac Effectif d'hommes Répartition (en %) des enquêtés qui fument des cigarettes par nombre de cigarettes fumées dans les dernières 24 heures Total Nombre de fumeurs de ciga- rettes Ciga- rettes Pipe Autre tabac 0 1-2 3-5 6-9 10+ Ne sait pas/ Manquant Groupe d'âges 15-19 1,7 0,2 1,8 96,9 976 * * * * * * 100,0 17 20-24 4,9 0,7 1,7 93,6 654 (28,1) (16,5) (6,8) (15,8) (14,8) (18,0) 100,0 32 25-29 6,8 0,4 3,9 90,7 674 7,4 (13,6) (24,8) (23,4) (19,4) (11,4) 100,0 46 30-34 9,4 0,8 3,0 88,3 599 4,3 10,8 30,8 12,6 36,0 5,5 100,0 56 35-39 9,8 1,1 6,8 84,8 649 0,0 9,3 27,7 24,7 24,3 14,0 100,0 64 40-44 12,2 1,6 6,0 84,1 489 1,7 23,2 29,7 11,0 28,0 6,4 100,0 60 45-49 14,7 0,7 9,6 77,7 392 5,0 22,6 25,1 10,3 25,1 11,8 100,0 58 Milieu de résidence Cotonou 7,6 0,0 1,0 92,2 722 (18,5) (21,3) (18,1) (12,3) (4,7) (25,1) 100,0 55 Autres villes 4,8 0,8 3,2 92,8 1 376 6,0 14,5 25,4 10,8 40,6 2,7 100,0 65 Ensemble urbain 5,7 0,5 2,5 92,6 2 098 11,7 17,6 22,0 11,5 24,1 13,0 100,0 121 Rural 9,1 0,9 5,7 86,6 2 335 2,2 16,7 26,9 17,6 26,1 10,6 100,0 212 Département Alibori 13,5 0,2 22,6 67,5 243 (0,0) (11,9) (18,1) (50,9) (14,5) (4,6) 100,0 33 Atacora 18,2 8,3 12,3 69,5 318 1,7 4,3 16,1 25,7 49,5 2,8 100,0 58 Atlantique 3,6 0,0 1,1 96,1 598 * * * * * * 100,0 22 Borgou 9,6 0,0 11,1 82,6 344 (2,2) (25,5) (51,1) (1,9) (16,6) (2,6) 100,0 33 Collines 4,6 0,0 2,2 93,9 303 * * * * * 0,0 100,0 14 Couffo 9,2 0,5 3,2 88,5 253 * * * * * * 100,0 23 Donga 7,9 1,1 3,0 89,7 188 * * * * * * 100,0 15 Littoral 7,6 0,0 1,0 92,2 722 (18,5) (21,3) (18,1) (12,3) (4,7) (25,1) 100,0 55 Mono 6,4 0,2 2,9 92,1 248 * * * * * * 100,0 16 Ouémé 3,6 0,0 0,5 96,2 573 * * * * * * 100,0 21 Plateau 6,1 0,0 1,2 93,9 267 * * * * * * 100,0 16 Zou 7,2 0,0 1,0 92,7 374 (3,2) (17,4) (30,3) (2,8) (24,8) (21,5) 100,0 27 Niveau d'instruction Aucun 12,5 1,8 8,5 81,0 1 460 3,1 13,2 23,9 21,2 29,9 8,6 100,0 182 Primaire 8,1 0,2 3,9 89,4 1 059 4,5 21,1 33,1 8,9 21,3 11,1 100,0 86 Secondaire 1er cycle 3,8 0,2 1,4 95,0 1 032 (4,0) (29,6) (26,0) (9,1) (18,3) (13,1) 100,0 40 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,8 0,0 0,5 96,9 882 * * * * * * 100,0 25 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 14,8 3,5 10,4 76,4 686 3,9 17,3 22,2 17,9 34,3 4,4 100,0 102 Second 9,2 0,6 7,1 85,4 725 2,3 17,2 26,2 17,2 29,9 7,3 100,0 67 Moyen 7,6 0,2 4,0 90,0 847 0,0 12,7 28,8 20,1 23,8 14,5 100,0 64 Quatrième 4,4 0,0 1,8 94,2 965 (3,7) (12,9) (38,3) (8,1) (17,4) (19,6) 100,0 43 Le plus élevé 4,7 0,0 0,8 95,0 1 210 (20,3) (24,4) (15,2) (9,0) (11,9) (19,3) 100,0 57 Ensemble 15-49 7,5 0,7 4,1 89,4 4 433 5,6 17,0 25,1 15,4 25,4 11,4 100,0 332 50-64 11,4 2,2 10,4 78,9 747 4,4 15,0 28,5 24,0 18,1 10,1 100,0 85 Ensemble 15-64 8,1 0,9 5,1 87,9 5 180 5,4 16,6 25,8 17,1 23,9 11,2 100,0 417 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Nuptialité et exposition au risque de grossesse • 59 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE 4 Jean Thomas Tohouégnon et Jeannine Houéha un point de vue démographique, la nuptialité constitue, avec la fécondité, deux composantes essentielles de la dynamique des populations. Bien que l’âge à la première union ne constitue pas toujours une indication du début d’exposition au risque de grossesse, l’âge aux premiers rapports sexuels ne coïncidant pas forcément avec l’âge à la première union, il n’en demeure pas moins un indicateur démographique important et tous les changements qui affectent les comportements matrimoniaux peuvent avoir une répercussion sur l’évolution du niveau de la fécondité. Précisons qu’au Bénin, la Loi N°2002-07 du 24 Août 2004 portant Code des Personnes et de la Famille en son article 123, fixe l’âge minimal au mariage à 18 ans. Ce chapitre porte sur les principaux facteurs qui, en dehors de la contraception, jouent un rôle déterminant dans l’exposition au risque de grossesse et donc sur le niveau de la fécondité : il s’agit de la nuptialité et de l’activité sexuelle. 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL Les données de l’EDSB-IV comme celles des enquêtes précédentes permettent de classer la population en six catégories distinctes selon la situation matrimoniale. Les définitions adoptées sont celles habituellement utilisées au Bénin lors des opérations statistiques pour déterminer l’état matrimonial d’une personne. Dans le cadre de l’EDSB IV, on a voulu cerner l’union le plus largement possible. Sont donc considérées dans cette analyse comme vivant en union toutes les personnes des deux sexes mariées de manière formelle (c’est-à-dire selon la coutume, l’état civil ou la religion) ainsi que toutes les personnes vivant avec un partenaire comme si elles étaient mariées (que les partenaires vivent sous le même toit ou pas). D’ Principaux résultats • L’acquisition d’un niveau d’instruction contribue à retarder l’âge d’entrée en première union des femmes. En effet, celui-ci varie de 18,9 ans parmi les femmes sans aucun niveau d’instruction à 22,4 ans chez celles ayant un niveau secondaire 1er cycle. • L’âge médian aux premiers rapports sexuels est de 18,4 ans chez les femmes de 25-49 ans et de19,0 ans chez les hommes de 25-64 ans. • Chez les femmes, l’âge médian aux premiers rapports sexuels varie de 18,1 ans parmi celles qui n’ont aucun niveau d’instruction à 20,1 ans parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. 60 • Nuptialité et exposition au risque de grossesse L’examen du tableau 4.1 montre que 70 % des femmes enquêtées étaient en union au moment de l’enquête, le terme « en union » englobant ici les femmes ayant déclaré être mariées (55 %) et celles ayant déclaré vivre avec un partenaire (15 %). Les femmes en rupture d’union représentent environ 6 % de l’ensemble et près d’une femme sur quatre était célibataire au moment de l’enquête (24 %). Tableau 4.1 État matrimonial actuel Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans par état matrimonial actuel, selon l'âge, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Groupe d'âges État matrimonial Total Pour- centage d'enquêtés actuelleme nt en union Effectif d'enquêtésCélibataire Marié Vivant ensemble Divorcé Séparé Veuf FEMME 15-19 85,6 10,6 3,2 0,1 0,4 0,1 100,0 13,8 2 907 20-24 35,5 46,2 15,2 0,3 2,7 0,2 100,0 61,3 2 893 25-29 8,4 67,7 20,2 0,5 2,7 0,4 100,0 87,9 3 201 30-34 3,4 71,0 19,9 0,8 3,5 1,4 100,0 90,8 2 693 35-39 2,2 72,3 18,6 1,0 3,8 2,0 100,0 91,0 2 164 40-44 2,6 67,8 17,1 1,9 5,2 5,4 100,0 84,9 1 619 45-49 2,4 64,6 15,9 2,1 4,9 10,0 100,0 80,5 1 123 Ensemble 15-49 24,1 54,9 15,5 0,8 3,0 1,8 100,0 70,4 16 599 HOMME 15-19 98,2 1,3 0,5 0,0 0,0 0,0 100,0 1,8 976 20-24 80,9 13,6 4,7 0,0 0,6 0,2 100,0 18,3 654 25-29 34,2 44,2 18,9 0,6 2,0 0,0 100,0 63,2 674 30-34 10,4 66,0 19,9 0,4 2,6 0,7 100,0 85,9 599 35-39 2,5 72,1 22,0 0,9 2,0 0,6 100,0 94,0 649 40-44 2,5 74,2 19,4 1,3 2,0 0,5 100,0 93,6 489 45-49 1,8 69,7 24,8 0,6 1,6 1,6 100,0 94,4 392 Ensemble 15-49 41,0 42,8 13,9 0,5 1,4 0,4 100,0 56,8 4 433 50-64 0,8 69,3 21,9 2,0 3,4 2,7 100,0 91,1 747 Ensemble 15-64 35,2 46,7 15,1 0,7 1,7 0,7 100,0 61,7 5 180 Entre 2006 et 2011-2012, la proportion des femmes en union a légèrement baissé (75 % contre 70 %). Celle des femmes en rupture d’union est demeurée quasiment stable et celle des femmes célibataires a légèrement augmenté, passant de 20 % à 24 %. L’examen du graphique 4.1 montre que le pourcentage de femmes célibataires a globalement augmenté dans tous les groupes d’âges entre 2001 et 2011-2012 variant de 76 % en 2001 à 78 % en 2006 et à 86 % en 2011-2012 dans le groupe d’âges 15-19 ans et de respectivement 26 % à 28 % et à 36 % dans le groupe 20-24 ans. Cette augmentation dans ces deux groupes d’âges résulterait d’une tendance au mariage plus tardif des femmes, probablement liée à l’augmentation de la scolarité des filles (Voir Chapitre 3). Nuptialité et exposition au risque de grossesse • 61 Graphique 4.1 Proportion de femmes célibataires par âge selon différentes sources D’autre part, les résultats concernant les hommes de 15-49 ans montrent que 41 % étaient célibataires au moment de l’enquête, 57 % étaient en union et 2 % en rupture d’union. La proportion d’hommes célibataires, plus élevée que celle des femmes, est due à un âge d’entrée en première union beaucoup plus tardif. Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, les résultats montrent que les proportions de célibataires chutent rapidement avec l’âge pour devenir très faibles à partir de 30-34 ans chez les femmes et 35-39 ans chez les hommes, ce qui traduit le caractère général de l’union au Bénin. Cependant, chez les femmes, les proportions de célibataires chutent beaucoup plus rapidement que chez les hommes. En effet, à 20- 24 ans, on ne compte plus que 36 % de femmes célibataires contre 81 % d’hommes ; à 30-34 ans, 3 % des femmes sont encore célibataires contre 10 % des hommes. Par ailleurs, les données du tableau 4.1 montrent une proportion de 6 % de femmes de 15-49 ans divorcées, séparées ou veuves contre 2 % parmi les hommes du même groupe d’âges. Toutefois, la proportion d’hommes de 15-64 ans divorcés, séparés ou veufs est de 3 %. 76 26 5 3 1 1 1 78 28 5 2 1 1 1 86 36 8 3 2 3 2 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-45 Pourcentage Groupe d'âges EDSB-II 2001 EDSB-III 2006 EDSB-IV-2011-2012 62 • Nuptialité et exposition au risque de grossesse 4.2 PRATIQUE DE LA POLYGAMIE Les opérations statistiques précédentes ont déjà montré qu’au Bénin la polygamie est un phénomène ancien qui touche une importante frange de la population. Les tableaux 4.2.1 et 4.2.2 présentent les proportions de femmes et d’hommes vivant en union polygame ainsi que le nombre de coépouses et d’épouses. Les données de l’EDSB-IV montrent qu’au moment de l’enquête, 37 % des femmes âgées de 15 à 49 ans étaient en union polygame et 63 % en union monogame. Chez les hommes du même groupe d’âges, la proportion de polygames est de 20 %. La comparaison avec les enquêtes précédentes montre que la proportion de polygames a diminué de manière importante, passant chez les femmes en union de 15-49 ans de 50 % en 1996 à 46 % en 2001 à 43 % en 2006 pour se situer à 37 % en 2011-2012. Chez les hommes, cette proportion est passée de respectivement 33 % à 29 % puis à 27 % pour se situer à 20 % à l’enquête actuelle. Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union, par nombre de coépouses, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Nombre de coépouses Total Effectif de femmes 0 1 2+ Ne sait pas Groupe d'âges 15-19 76,9 16,2 5,5 1,3 100,0 400 20-24 74,1 19,4 4,7 1,7 100,0 1 774 25-29 67,6 23,3 6,8 2,3 100,0 2 815 30-34 61,1 27,2 9,3 2,4 100,0 2 446 35-39 59,1 27,2 11,1 2,5 100,0 1 968 40-44 52,0 29,2 16,1 2,7 100,0 1 374 45-49 50,2 30,0 17,0 2,7 100,0 904 Milieu de résidence Cotonou 79,4 12,2 3,0 5,3 100,0 1 415 Autres villes 67,2 22,5 7,8 2,4 100,0 3 416 Ensemble urbain 70,8 19,5 6,4 3,3 100,0 4 832 Rural 57,4 29,1 11,8 1,7 100,0 6 849 Département Alibori 51,1 39,2 9,3 0,4 100,0 765 Atacora 58,5 30,1 9,8 1,6 100,0 1 008 Atlantique 71,3 19,8 6,8 2,0 100,0 1 468 Borgou 59,4 28,5 9,4 2,7 100,0 889 Collines 56,3 30,2 9,4 4,0 100,0 761 Couffo 44,2 29,7 25,2 0,9 100,0 882 Donga 55,8 31,9 11,5 0,9 100,0 528 Littoral 79,4 12,2 3,0 5,3 100,0 1 415 Mono 67,4 22,4 6,5 3,7 100,0 630 Ouémé 73,1 19,8 4,6 2,4 100,0 1 436 Plateau 58,1 27,5 12,1 2,2 100,0 820 Zou 56,4 28,3 14,9 0,3 100,0 1 077 Niveau d'instruction Aucun 58,9 27,9 11,3 1,9 100,0 8 373 Primaire 69,6 19,8 7,0 3,6 100,0 1 940 Secondaire 1er cycle 75,6 18,7 3,6 2,1 100,0 948 Secondaire 2nd cycle ou plus 84,5 9,8 1,3 4,3 100,0 419 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 58,6 29,9 9,6 1,8 100,0 2 246 Second 58,1 29,3 11,3 1,4 100,0 2 362 Moyen 56,6 28,7 13,1 1,7 100,0 2 322 Quatrième 62,3 24,4 10,8 2,4 100,0 2 373 Le plus élevé 78,7 13,9 3,1 4,3 100,0 2 377 Ensemble 62,9 25,2 9,6 2,3 100,0 11 680 Nuptialité et exposition au risque de grossesse • 63 Le niveau de la polygamie varie sensiblement selon le groupe d’âges et les caractéristiques sociodémographiques des enquêtés. De façon générale, on constate que, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, la proportion de polygames augmente avec l’âge. Ainsi, chez les femmes, la proportion de polygames passe de 22 % dans la tranche d’âges 15-19 ans à 47 % chez celles de 45-49 ans. Chez les hommes, les proportions varient d’environ 6 % dans le groupe d’âge 20-24 ans à 36 % chez les 45-49 ans. Les différences selon le milieu de résidence, le département, le niveau d’instruction et le quintile du bien-être économique sont tout aussi importantes. En milieu rural, quatre femmes en union sur dix (41 %) vivent en union polygame contre environ une femme sur quatre (26 %) en milieu urbain. De même, en milieu rural, 25 % des hommes en union sont polygames contre 13 % en milieu urbain. Les résultats selon le département montrent que c’est dans le Couffo que la pratique de la polygamie est la plus fréquente (55 % chez les femmes et 40 % chez les hommes) et que c’est dans le Littoral qu’elle est la plus faible (15 % chez les femmes et 5 % chez les hommes). On note aussi que les proportions de polygames diminuent avec le niveau d’instruction, passant de 39 % parmi les femmes sans instruction à 11 % parmi les plus instruites. Chez les hommes, ces proportions sont, respectivement, de 24 % et 9 %. Par contre, on ne note pas de variation importante du taux de polygames en fonction du statut socio-économique du ménage, du moins dans les ménages classés dans les quatre premiers quintiles. C’est dans les ménages du quintile le plus élevé que l’on note la proportion de polygames la plus faible (17 % pour les femmes et 9 % pour les hommes). Tableau 4.2.2 Nombre d'épouses Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans, actuellement en union, par nombre d'épouses, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Nombre d'épouses Total Effectif d'hommes 1 2+ Groupe d'âges 15-19 * * 100,0 17 20-24 94,2 5,8 100,0 120 25-29 91,2 8,8 100,0 426 30-34 84,4 15,6 100,0 515 35-39 82,3 17,7 100,0 610 40-44 72,9 27,1 100,0 458 45-49 64,1 35,9 100,0 370 Milieu de résidence Cotonou 94,9 5,1 100,0 363 Autres villes 83,2 16,8 100,0 762 Ensemble urbain 87,0 13,0 100,0 1 124 Rural 75,3 24,7 100,0 1 392 Département Alibori 72,5 27,5 100,0 151 Atacora 78,5 21,5 100,0 196 Atlantique 82,2 17,8 100,0 364 Borgou 74,9 25,1 100,0 191 Collines 79,6 20,4 100,0 158 Couffo 59,8 40,2 100,0 130 Donga 84,8 15,2 100,0 100 Littoral 94,9 5,1 100,0 363 Mono 83,3 16,7 100,0 145 Ouémé 85,5 14,5 100,0 347 Plateau 73,8 26,2 100,0 165 Zou 71,6 28,4 100,0 207 Niveau d'instruction Aucun 76,5 23,5 100,0 1 084 Primaire 81,1 18,9 100,0 703 Secondaire 1er cycle 81,1 18,9 100,0 394 Secondaire 2nd cycle ou plus 91,2 8,8 100,0 334 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 74,7 25,3 100,0 408 Second 81,0 19,0 100,0 465 Moyen 74,8 25,2 100,0 483 Quatrième 76,4 23,6 100,0 522 Le plus élevé 91,5 8,5 100,0 638 Ensemble 15-49 80,5 19,5 100,0 2 516 50-64 67,0 33,0 100,0 681 Ensemble 15-64 77,6 22,4 100,0 3 197 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 64 • Nuptialité et exposition au risque de grossesse Le nombre de coépouses des femmes en union et le nombre d’épouses des hommes sont des indicateurs de l’intensité de la polygamie. L’examen des résultats des tableaux 4.2.1 et 4.2.2 montre que 25 % des femmes en union n’avaient, au moment de l’enquête, qu’une coépouse et 10 % en avaient deux ou plus. Cette proportion (indicateur d’une grande polygamie) était de 15 % en 2001. Les résultats concernant les hommes montrent qu’un homme en union sur cinq (22 %) vivait au moment de l’enquête avec, au moins deux épouses. Cette proportion était de 27 % en 2006. 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes et aux hommes à quel âge ils avaient commencé à vivre pour la première fois avec un/une partenaire. Le tableau 4.3 présente les pourcentages de femmes et d’hommes qui ont déjà contracté une première union avant d’atteindre certains âges exacts et les âges médians à la première union pour les femmes de 25-49 ans et pour les hommes de 30-49 ans (Graphique 4.2). Tableau 4.3 Âge à la première union Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans par âge exact à la première union et âge médian à la première union selon l'âge actuel, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Age actuel Pourcentage en première union avant d'atteindre l'âge exact : Pour- centage de célibataires Effectif d'enquêtés Age médian à la première union 15 18 20 22 25 FEMME 15-19 3,6 na na na na 85,6 2 907 a 20-24 10,5 31,9 48,4 na na 35,5 2 893 a 25-29 15,8 38,8 55,2 70,0 85,4 8,4 3 201 19,3 30-34 14,2 36,5 54,2 69,5 83,2 3,4 2 693 19,5 35-39 13,2 32,8 48,8 62,9 78,8 2,2 2 164 20,2 40-44 14,7 33,7 49,6 61,6 76,4 2,6 1 619 20,1 45-49 12,0 30,4 44,5 57,1 71,1 2,4 1 123 20,8 20-49 13,5 34,6 51,0 na na 11,0 13 692 19,9 25-49 14,3 35,4 51,7 65,8 80,7 4,4 10 799 19,8 HOMME 15-19 0,2 na na na na 98,2 976 a 20-24 0,4 3,8 10,2 na na 80,9 654 a 25-29 1,7 7,1 13,7 26,2 52,6 34,2 674 24,7 30-34 2,3 8,0 16,5 29,7 48,9 10,4 599 25,1 35-39 1,3 8,3 15,8 24,4 50,7 2,5 649 24,9 40-44 2,0 7,1 13,2 24,2 41,8 2,5 489 26,3 45-49 2,4 7,4 13,3 21,3 38,7 1,8 392 26,4 30-49 1,9 7,8 14,9 25,3 46,0 4,6 2 129 25,5 30-64 1,7 7,0 14,0 24,1 42,2 3,6 2 876 26,0 Note: L'âge à la première union est défini comme étant l'âge auquel l'enquêté(e) a commencé à vivre avec son premier époux/épouse/partenaire. na = Non applicable pour cause de troncature. a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont commencé à vivre pour la première fois avec leur conjoint(e)/partenaire avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Nuptialité et exposition au risque de grossesse • 65 On constate tout d’abord, que parmi les femmes de 25-49 ans, une sur sept (14 %) était déjà en union avant d’atteindre l’âge exact de 15 ans. En atteignant 22 ans exacts, les deux-tiers des femmes avaient déjà contracté une première union (66 %) et en atteignant 25 ans, cette proportion est de 81 %. Les données par générations sembleraient indiquer un rajeunissement de l’âge à la première union. Par contre, la comparaison avec les enquêtes précédentes indiquent un vieillissement de l’âge à la première union, cet âge passant, pour les femmes de 20-49 ans de 18,8 ans à l’EDS de 2006 à 19,9 ans en 2011-2012. Cette apparente contradiction résulte probablement d’erreurs dans la déclaration de l’âge au mariage particulièrement parmi les femmes les plus âgées (plus de 30 ans). Les résultats concernant les hommes montrent que leur âge d’entrée en première union est plus tardif que celui des femmes. En effet, à 25 ans exacts, 46 % de ceux âgés de 30-49 ans à l’enquête avaient déjà contracté une première union contre 81 % des femmes âgées de 25-49 ans à l’enquête. L’âge médian des hommes de 30-49 ans à la première union est estimé à 25,5 ans. On note un léger rajeunissement de cet âge médian à la première union au fil des générations. Le tableau 4.4 présente les âges médians à la première union, pour l’ensemble des femmes et des hommes de 25-49 ans, en fonction des caractéristiques sociodémographiques. Il en ressort que le milieu de résidence influence nettement le calendrier de la primo nuptialité au Bénin ; les femmes du milieu urbain entrent plus tardivement en union que celles du milieu rural (21,0 ans contre 18,8 ans). En considérant les femmes urbaines selon leur milieu de résidence, on constate que les femmes de la ville de Cotonou sont celles qui contractent une première union le plus tardivement (22,9 ans contre 20,2 ans dans les Autres Villes) (Graphique 4.2). Au niveau des départements, l’âge médian d’entrée en première union varie d’un maximum de 22,9 ans dans le Littoral à un minimum de 17,9 ans dans l’Atacora. Par ailleurs, l’âge d’entrée en première union des femmes varie avec leur niveau d’instruction : plus elles sont instruites, plus leur âge d’entrée en union est tardif : de 18,9 ans quand les femmes n’ont aucun niveau d’instruction, il passe à 20,6 ans quand elles ont un niveau primaire et à 22,4 ans quand elles ont un niveau secondaire 1er cycle. Le niveau de vie du ménage influence également l’âge d’entrée en première union des femmes. En effet, parmi les femmes de 25- 49 ans, on constate que dans les ménages du quintile le plus bas, l’âge médian est estimé à 18,2 ans et dans les ménages du quintile le plus élevé, il est de 22,5 ans. Graphique 4.2 Âges médians des femmes de 25-49 ans et des hommes de 30-49 ans à la première union 22.4 20.6 18.9 18.8 20.2 22.9 19.8 28.0 25.7 25.2 24.8 24.6 26.1 27.6 25.5 Secondaire 2nd cycle ou + Secondaire 1er cycle Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Autres villes Cotonou MILIEU DE RÉSIDENCE BÉNIN Âge (en années) Hommes Femmes EDSB-IV 2011-2012 66 • Nuptialité et exposition au risque de grossesse Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques Âge médian à la première union des femmes de 20-49 ans et de 25-49 ans et, des hommes de 30-49 ans et de 30-64 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Âge des femmes Âge des hommes 20-49 25-49 30-49 30-64 Milieu de résidence Cotonou a 22,9 27,6 27,6 Autres villes a 20,2 26,1 26,1 Ensemble urbain a 21,0 26,6 26,6 Rural 18,8 18,8 24,6 24,6 Département Alibori 18,5 18,6 26,4 26,4 Atacora 17,9 17,9 25,4 25,4 Atlantique a 20,5 25,4 25,4 Borgou 18,7 18,7 25,0 25,0 Collines 18,8 18,8 25,5 25,5 Couffo 18,6 18,5 23,6 23,6 Donga 18,9 18,8 24,5 24,5 Littoral a 22,9 27,6 27,6 Mono 19,6 19,7 24,0 24,0 Ouémé a 20,4 25,5 25,5 Plateau a- 20,2 26,2 26,2 Zou 19,0 19,0 23,9 23,9 Niveau d'instruction Aucun 18,8 18,9 24,8 24,8 Primaire a 20,6 25,2 25,2 Secondaire 1er cycle a 22,4 25,7 25,7 Secondaire 2nd cycle ou plus a- a 28,0 28,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,2 18,2 24,7 24,7 Second 18,6 18,7 24,2 24,2 Moyen 19,0 19,0 24,9 24,9 Quatrième a- 20,0 25,6 25,6 Le plus élevé a- 22,5 27,3 27,3 Ensemble 19,9 19,8 25,5 26,0 Note: L'âge à la première union est défini comme étant l'âge auquel l'enquêté(e) a commencé à vivre avec son premier conjoint(e)/partenaire. a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont commencé à vivre pour la première fois avec leur conjointe(e)/partenaire avant d'atteindre le début du groupe d'âges. 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS L’âge aux premiers rapports sexuels est, de même que l’âge à la première union, un déterminant de la fécondité, les rapports sexuels n’ayant pas forcément lieu dans le cadre exclusif de l’union. Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes et aux hommes à quel âge ils avaient eu, pour la première fois, des rapports sexuels. Les résultats de l’EDSB-IV concernant l’âge aux premiers rapports sexuels sont présentés au tableau 4.5. Parmi les femmes de 25-49 ans, 13 % avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant 15 ans exacts et cette proportion n’a pratiquement pas varié au fil des générations. À 18 ans exacts, 45 % avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels et à 25 ans, plus de la majorité des femmes avait déjà eu leurs premiers rapports sexuels (83 %). Nuptialité et exposition au risque de grossesse • 67 Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans ayant eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre certains âges exacts, pourcentage n'ayant jamais eu de rapports sexuels et âge médian aux premiers rapports sexuels, selon l'âge actuel, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Âge actuel Pourcentage ayant déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre l'âge exact de : Pourcentage n'ayant jamais eu de rapports sexuels Effectif Âge médian aux premiers rapports sexuels 15 18 20 22 25 FEMME 15-19 11,9 na na na na 52,8 2 907 a 20-24 11,7 48,9 72,5 na na 10,0 2 893 18,1 25-29 13,4 47,5 69,1 80,4 84,7 0,9 3 201 18,2 30-34 13,9 47,0 66,8 78,6 84,0 0,1 2 693 18,2 35-39 12,3 43,6 61,8 75,0 81,3 0,1 2 164 18,5 40-44 12,8 42,0 62,4 74,3 80,6 0,1 1 619 18,5 45-49 11,2 38,2 57,5 70,8 77,5 0,2 1 123 18,9 20-49 12,7 45,7 66,5 na na 2,4 13 692 18,3 25-49 13,0 44,8 64,9 76,9 82,5 0,4 10 799 18,4 HOMME 15-19 16,8 na na na na 62,2 976 a 20-24 15,2 47,4 70,7 na na 16,7 654 18,2 25-29 14,6 47,1 73,0 85,9 93,9 3,3 674 18,2 30-34 13,8 43,6 65,0 81,6 89,1 1,2 599 18,4 35-39 7,4 39,9 58,6 76,4 86,9 0,2 649 18,9 40-44 8,7 34,8 55,9 72,4 83,2 0,3 489 19,3 45-49 6,9 32,8 52,3 68,9 82,2 0,5 392 19,7 20-49 11,5 41,8 63,7 na na 4,2 3 457 18,6 25-49 10,7 40,5 62,1 78,0 87,7 1,2 2 804 18,7 20-64 10,5 38,8 60,1 na na 3,5 4 204 18,8 25-64 9,6 37,2 58,1 74,4 84,3 1,1 3 550 19,0 na = Non applicable pour cause de troncature. a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Graphique 4.3 Âges médians des femmes à la première union et aux premiers rapports sexuels 22.4 20.6 18.9 18.8 20.2 22.9 19.8 20.1 18.8 18.6 18.1 18.0 18.6 19.0 18.4 Secondaire 2nd cycle ou + Secondaire 1er cycle Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Autres villes Cotonou MILIEU DE RÉSIDENCE BÉNIN Âge (en années) 1ers Rapports sexuels 1ére Union EDSB-IV 2011-2012 68 • Nuptialité et exposition au risque de grossesse Parmi les hommes de 25-49 ans, 11 % avaient eu leurs premiers rapports sexuels avant l’âge de 15 ans et 41 % avant 18 ans. En atteignant 25 ans exacts, la majorité des hommes avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels (88 %).On note que le pourcentage d’hommes ayant eu leurs premiers rapports sexuels à un âge précoce augmente des générations anciennes aux plus récentes, passant de 7 % parmi ceux âgés de 45-49 ans à l’enquête à 17 % parmi ceux âgés de 15-19 ans à l’enquête. L’âge médian aux premiers rapports sexuels est estimé à 18,7 ans pour les hommes de 25-49 ans et on note une baisse de cet âge médian aux premiers rapports sexuels des plus vieilles générations de 45-49 ans aux plus jeunes générations de 20-24 ans (âge médian de 19,7 ans contre 18,2 ans). Le tableau 4.6 présente, pour les femmes de 25-49 ans et pour les hommes de 25-64 ans, les variations de l’âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Chez les femmes, on constate que c’est en milieu rural que cet âge est le plus précoce et à Cotonou qu’il est le plus tardif (18,0 contre 19,0). La comparaison entre les départements montre que, chez les femmes de 25-49 ans, ce sont les départements du nord (Alibori, Borgou, Atacora, Donga) et du centre (Zou, Collines) qui se caractérisent par les âges médians aux premiers rapports sexuels les plus précoces, l’âge médian étant toujours inférieur à 18,0 ans. À l’opposé, c’est dans le Couffo, le Mono, le Littoral, l’Atlantique, l’Ouémé et le Plateau que l’âge des femmes aux premiers rapports sexuels est le plus tardif (supérieur ou égal à 18 ans). Chez les hommes de 25-64 ans, c’est dans le département du Zou que l’âge aux premiers rapports sexuels est le plus précoce (17,5 ans) et c’est dans l’Alibori, les Collines, le Borgou et le Plateau que cet âge est le plus tardif (supérieur à 20 ans). Chez les femmes, on constate que l’âge aux premiers rapports sexuels varie en fonction du niveau d’instruction ; plus celui-ci est élevé et plus l’âge aux premiers rapports sexuels est tardif : de 18,1 ans pour les femmes sans aucun niveau d’instruction, il passe à 18,6 ans pour celles de niveau primaire et à 20,1 ans pour celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Par contre, chez les hommes, on constate la relation inverse avec cependant de très faibles écarts. En effet, l’âge aux premiers rapports sexuels passe de 19,5 ans parmi ceux sans aucun niveau d’instruction à 18,8 ans parmi les plus instruits. Chez les hommes, les résultats selon les quintiles de bien-être ne font pas apparaître de relation avec le début de la vie sexuelle. Par contre, chez les femmes, on note un vieillissement de cet âge médian aux premiers rapports sexuels des ménages du quintile le plus bas à ceux du quintile le plus élevé, variant de 17,7 ans dans le quintile le plus bas à 19,2 ans dans le plus élevé. Tableau 4.6 Age médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques Age médian aux premiers rapports sexuels des femmes de 20-49 ans et de 25- 49 ans et des hommes de 20-64 ans et de 25-64 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Age des femmes Age des hommes 20-49 25-49 20-64 25-64 Milieu de résidence Cotonou 19,0 19,0 18,5 18,8 Autres villes 18,5 18,6 18,9 19,0 Ensemble urbain 18,7 18,7 18,8 18,9 Rural 18,0 18,0 18,8 19,0 Département Alibori 17,3 17,3 a 20,7 Atacora 17,5 17,6 18,6 18,8 Atlantique 18,6 18,7 18,4 18,4 Borgou 17,5 17,6 a 20,2 Collines 17,7 17,8 a 20,4 Couffo 17,9 18,0 18,2 18,2 Donga 17,5 17,5 18,4 18,5 Littoral 19,0 19,0 18,5 18,8 Mono 18,1 18,2 18,9 18,9 Ouémé 18,8 18,9 18,4 18,5 Plateau 19,0 19,1 a 20,3 Zou 17,6 17,8 17,6 17,5 Niveau d'instruction Aucun 18,0 18,1 19,3 19,5 Primaire 18,5 18,6 18,6 18,7 Secondaire 1er cycle 18,6 18,8 18,5 18,6 Secondaire 2nd cycle ou plus 19,7 20,1 18,6 18,8 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 17,7 17,7 19,2 19,6 Second 17,8 17,9 18,7 18,8 Moyen 18,0 18,1 18,8 18,9 Quatrième 18,3 18,4 19,0 19,2 Le plus élevé 19,0 19,2 18,6 18,7 Ensemble 18,3 18,4 18,8 19,0 a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ou des hommes ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Nuptialité et exposition au risque de grossesse • 69 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE En l’absence de pratique contraceptive, l’exposition au risque de grossesse est étroitement liée à la fréquence des rapports sexuels. Par conséquent, les résultats concernant l’activité sexuelle permettent de mesurer le niveau d’exposition au risque de grossesse. Les tableaux 4.7.1 et 4.7.2 présentent la répartition des femmes et des hommes selon la durée écoulée depuis les derniers rapports sexuels en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du moment auquel ont eu lieu leurs derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Derniers rapports sexuels : Total Effectif de femmes Au cours des quatre dernières semaines Au cours de la dernière année1 Il y a un an ou plus Manquant N'a jamais eu de rapports sexuels Groupe d'âges 15-19 18,5 16,2 3,9 8,6 52,8 100,0 2 907 20-24 43,0 22,4 7,4 17,3 10,0 100,0 2 893 25-29 50,8 21,3 7,1 20,0 0,9 100,0 3 201 30-34 49,9 20,0 7,1 22,9 0,1 100,0 2 693 35-39 51,4 19,4 7,2 21,9 0,1 100,0 2 164 40-44 46,6 19,1 10,6 23,5 0,1 100,0 1 619 45-49 36,5 22,2 13,5 27,6 0,2 100,0 1 123 État matrimonial Célibataire 19,3 19,8 5,6 8,7 46,6 100,0 3 992 En union 52,4 20,0 6,4 21,1 0,0 100,0 11 680 En rupture d'union 13,8 21,2 26,7 38,3 0,0 100,0 926 Durée de l'union2 0-4 ans 52,5 21,2 6,5 19,8 0,1 100,0 2 134 5-9 ans 54,7 20,0 6,1 19,3 0,0 100,0 2 251 10-14 ans 54,3 18,4 5,8 21,5 0,0 100,0 2 559 15-19 ans 51,9 18,9 5,6 23,5 0,1 100,0 1 617 20-24 ans 52,7 19,5 6,5 21,3 0,0 100,0 1 053 25 ans+ 42,8 21,5 9,2 26,4 0,0 100,0 832 Marié plus d'une fois 51,4 21,9 7,3 19,4 0,0 100,0 1 235 Milieu de résidence Cotonou 40,8 19,6 8,3 15,2 16,0 100,0 2 633 Autres villes 40,2 20,4 7,3 19,8 12,3 100,0 5 078 Ensemble urbain 40,4 20,2 7,6 18,2 13,6 100,0 7 711 Rural 44,0 19,8 7,1 19,9 9,2 100,0 8 888 Département Alibori 44,0 15,4 6,1 28,4 6,1 100,0 889 Atacora 33,2 14,9 3,7 41,4 6,7 100,0 1 340 Atlantique 43,7 24,4 8,9 11,9 11,1 100,0 2 058 Borgou 35,5 13,1 6,1 36,2 9,2 100,0 1 206 Collines 45,4 19,3 8,3 17,8 9,2 100,0 1 097 Couffo 51,6 19,4 7,8 9,3 11,8 100,0 1 158 Donga 38,1 15,3 4,0 34,7 7,9 100,0 681 Littoral 40,8 19,6 8,3 15,2 16,0 100,0 2 633 Mono 36,4 28,1 7,7 18,1 9,7 100,0 931 Ouémé 47,9 21,4 5,5 12,8 12,4 100,0 2 014 Plateau 33,0 21,6 11,8 18,6 15,0 100,0 1 111 Zou 51,4 22,4 8,0 7,4 10,8 100,0 1 482 Niveau d'instruction Aucun 45,4 19,0 7,6 23,4 4,6 100,0 9 879 Primaire 43,7 21,1 7,3 16,1 11,8 100,0 2 906 Secondaire 1er cycle 32,3 20,7 6,9 10,7 29,3 100,0 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 35,3 23,6 6,7 9,5 24,9 100,0 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 38,9 18,9 8,3 26,3 7,6 100,0 2 795 Second 43,2 18,1 6,8 22,7 9,1 100,0 3 017 Moyen 44,0 20,7 6,5 18,9 9,8 100,0 3 132 Quatrième 43,4 21,0 7,3 16,5 11,9 100,0 3 559 Le plus élevé 41,8 20,8 7,8 13,9 15,7 100,0 4 096 Ensemble 42,3 20,0 7,3 19,1 11,2 100,0 16 599 1 Non compris les femmes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 4 dernières semaines. 2 Non compris les femmes qui ne sont pas actuellement en union. 70 • Nuptialité et exposition au risque de grossesse Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes Répartition (en %) des hommes en fonction du moment auquel ont eu lieu leurs derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Derniers rapports sexuels : Total Effectif d'hommes Au cours des quatre dernières semaines Au cours de la dernière année1 Il y a un an ou plus Manquant N'a jamais eu de rapports sexuels Groupe d'âges 15-19 13,1 15,1 7,0 2,6 62,2 100,0 976 20-24 39,9 28,6 10,3 4,4 16,7 100,0 654 25-29 59,7 24,7 5,1 7,2 3,3 100,0 674 30-34 70,1 16,8 3,9 8,0 1,2 100,0 599 35-39 66,8 19,5 4,0 9,4 0,2 100,0 649 40-44 69,9 14,5 4,6 10,6 0,3 100,0 489 45-49 63,2 21,1 5,0 10,2 0,5 100,0 392 État matrimonial Célibataire 24,0 21,8 9,0 3,9 41,3 100,0 1 816 En union 70,0 18,4 3,0 8,6 0,0 100,0 2 516 En rupture d'union 35,7 24,5 22,6 16,1 1,1 100,0 101 Durée de l'union2 0-4 ans 68,7 21,5 3,5 6,1 0,2 100,0 500 5-9 ans 70,1 17,2 2,3 10,3 0,0 100,0 448 10-14 ans 65,7 21,2 3,8 9,3 0,0 100,0 429 15-19 ans 63,9 20,1 4,0 12,0 0,0 100,0 220 20-24 ans 64,7 20,3 4,6 10,4 0,0 100,0 123 25 ans+ 61,8 21,2 4,4 12,6 0,0 100,0 52 Marié plus d'une fois 76,6 14,3 1,9 7,2 0,0 100,0 744 Milieu de résidence Cotonou 54,6 18,4 7,8 6,6 12,6 100,0 722 Autres villes 48,7 21,3 6,3 7,0 16,6 100,0 1 376 Ensemble urbain 50,8 20,3 6,8 6,9 15,2 100,0 2 098 Rural 50,1 19,5 5,0 6,8 18,5 100,0 2 335 Département Alibori 49,9 17,2 2,1 10,0 20,8 100,0 243 Atacora 42,2 23,5 9,0 8,4 16,9 100,0 318 Atlantique 50,2 23,8 5,1 6,4 14,5 100,0 598 Borgou 44,8 18,4 5,8 9,7 21,2 100,0 344 Collines 48,6 12,8 4,0 6,0 28,6 100,0 303 Couffo 47,2 21,2 8,1 2,1 21,4 100,0 253 Donga 52,0 15,7 4,4 7,4 20,4 100,0 188 Littoral 54,6 18,4 7,8 6,6 12,6 100,0 722 Mono 49,6 19,9 5,4 11,1 14,0 100,0 248 Ouémé 51,8 25,6 5,8 5,3 11,4 100,0 573 Plateau 55,2 13,2 2,8 8,8 19,9 100,0 267 Zou 52,9 19,5 6,9 3,7 17,1 100,0 374 Niveau d'instruction Aucun 57,5 17,9 4,5 9,6 10,5 100,0 1 460 Primaire 55,7 20,7 4,4 5,9 13,2 100,0 1 059 Secondaire 1er cycle 40,1 17,6 6,6 4,7 31,1 100,0 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 44,4 24,9 9,1 6,0 15,6 100,0 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 45,9 21,9 7,0 5,7 19,4 100,0 686 Second 54,1 18,8 3,6 6,5 17,1 100,0 725 Moyen 49,4 17,4 5,1 8,5 19,5 100,0 847 Quatrième 48,5 22,0 5,6 6,9 16,9 100,0 965 Le plus élevé 53,0 19,4 7,4 6,5 13,7 100,0 1 210 Ensemble 15-49 50,4 19,9 5,9 6,8 17,0 100,0 4 433 50-64 48,3 20,9 11,0 19,5 0,4 100,0 747 Ensemble 15-64 50,1 20,0 6,6 8,7 14,6 100,0 5 180 1 Non compris les hommes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 4 dernières semaines. 2 Non compris les hommes qui ne sont pas actuellement en union. Nuptialité et exposition au risque de grossesse • 71 Les données du tableau 4.7.1 montrent que 42 % des femmes âgées de 15-49 ans au moment de l’enquête ont eu leurs derniers rapports sexuels au cours des quatre semaines ayant précédé l’enquête, 20 % les ont eus au cours de la dernière année mais pas au cours du mois dernier. Dans 7 % des cas, les femmes ont déclaré qu’il s’était écoulé au moins un an depuis leurs derniers rapports sexuels. À l’opposé, 11 % des femmes n’ont jamais eu de rapports sexuels. Il faut remarquer que dans presque un cas sur cinq, cette information est manquante : les proportions de données manquantes varient très fortement selon les caractéristiques des femmes, d’un minimum de 7 % à un maximum de 41 %. On constate que la proportion de femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels diminue rapidement avec l’âge. À l’opposé, celle des femmes sexuellement actives (au cours des quatre dernières semaines) augmente avec l’âge jusqu’à 40 ans, passant de 19 % à 15-19 ans à un maximum de 51 % aux âges 25-29 ans et 35-39 ans. L’activité sexuelle varie aussi selon l’état matrimonial. La proportion de femmes ayant déclaré avoir eu récemment des rapports sexuels est plus élevée parmi les femmes en union que parmi les autres (52 % contre 19 % parmi les célibataires et 14 % parmi celles en rupture d’union). L’activité sexuelle varie peu en fonction de la durée de l’union, la proportion de femmes sexuellement actives ne diminuant que quand l’union dure depuis au moins 25 ans (43 % contre 54 % à la durée 10-14 ans). Parmi les femmes mariées plus d’une fois, la proportion de celles qui sont sexuellement actives est de 51 %. Selon le milieu de résidence, les résultats révèlent que la proportion de femmes sexuellement actives au cours des quatre dernières semaines est légèrement plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (44 % contre 40 %). De même, en milieu rural, la proportion de femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels est plus faible qu’en milieu urbain. Cet écart pourrait s’expliquer par un âge à la première union et aux premiers rapports sexuels plus précoce en milieu rural qu’urbain. En ce qui concerne les départements, on note que c’est dans le Couffo (52%) et le Zou (51%) que la proportion de femmes ayant déclaré avoir eu leurs derniers rapports sexuels au cours des quatre dernières semaines est la plus élevée. Par ailleurs, on note que la proportion de femmes sexuellement actives au cours des quatre dernières semaines est plus élevée parmi les femmes sans niveau d’instruction et parmi celles ayant un niveau primaire que parmi celles qui ont au moins un niveau secondaire 1er cycle (respectivement 45 % et 44 % contre 32 % pour le secondaire 1er cycle et 35 % pour le secondaire 2nd cycle). Rappelons que les femmes de niveau secondaire se marient et ont leurs premiers rapports sexuels à un âge plus tardif que les autres, ce qui explique cette différence. On constate d’ailleurs que parmi les femmes de niveau secondaire 1er cycle et 2nd cycle, respectivement 29 % et 25 % n’avaient jamais eu de rapports sexuels contre 5 % parmi celles sans niveau d’instruction. Enfin, Les variations selon les quintiles de bien-être économique ne sont pas très importantes. Les résultats présentés au tableau 4.7.2 concernant les hommes montrent que, dans l’ensemble, un homme de 15-49 ans sur deux (50 %) avait été sexuellement actif au cours des quatre semaines ayant précédé l’enquête, soit une proportion plus élevée que celle des femmes. Un homme sur cinq (20 %) avait été sexuellement actif au cours de l’année ayant précédé l’enquête, mais pas au cours du mois dernier et, pour 6 % des hommes de 15-49 ans, les derniers rapports sexuels avaient eu lieu il y a une année ou plus. En outre, on note que 17 % des hommes n’avaient jamais eu de rapports sexuels. La proportion d’hommes sexuellement actifs au cours des quatre dernières semaines augmente avec l’âge jusqu’à 34 ans où elle atteint 70 %. Cette activité sexuelle plus faible chez les jeunes s’explique en grande partie par la prédominance des célibataires dans ces groupes d’âges. On constate que c’est parmi les hommes en union que la proportion de ceux qui ont été sexuellement actifs au cours des quatre dernières semaines est la plus élevée (70 % contre 36 % parmi ceux en rupture d’union et 24 % parmi les célibataires). En outre, on constate que la proportion d’hommes pour lesquels les derniers rapports sexuels ont eu lieu au cours des quatre dernières semaines est plus élevée parmi ceux n’ayant aucun niveau d’instruction que parmi les autres (58 % contre 44 % parmi ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus). Fécondité • 73 FÉCONDITÉ 5 Renaud E. Yovoga et Appolinaire Tollegbe e chapitre présente l’analyse des données sur la fécondité collectées au cours de l’EDSB-IV 2011- 2012. Les résultats obtenus ont permis d’estimer le niveau de la fécondité, d’en dégager ses tendances et de mettre en évidence ses différentiels selon certaines caractéristiques. Ce chapitre présente en outre les résultats sur l’âge à la première naissance, le niveau de fécondité des adolescentes ainsi que les durées médiane et moyenne de l’aménorrhée et de l’abstinence post-partum. Ces informations ont été obtenues par l’intermédiaire d’une série de questions que les enquêtrices ont posées aux femmes éligibles. Au cours de l’interview, les enquêtrices devaient reporter le nombre total d’enfants que la femme avait eus, en distinguant les garçons des filles, ceux vivant avec elle de ceux vivant ailleurs, et ceux encore en vie de ceux décédés. L’enquêtrice reconstituait ensuite avec la femme interrogée l’historique complet des naissances, de la plus ancienne à la plus récente. Elle enregistrait pour chacune d’entre elles le type de naissance (simple ou multiple), le sexe, la date de naissance et l’état de survie. Pour les enfants en vie, elle enregistrait leur âge et distinguait ceux vivant avec leur mère de ceux vivant ailleurs. Pour les enfants décédés, elle enregistrait l’âge au décès. À la fin de l’interview, l’enquêtrice devait s’assurer que le nombre d’enfants déclaré auparavant par la mère (pour chaque catégorie : vivants, décédés) était cohérent avec le nombre d’enfants obtenu à partir de l’historique des naissances. C Principaux résultats • Au terme de sa vie féconde, une femme béninoise donne naissance à, en moyenne, 4,9 enfants. Depuis 1996, ce nombre moyen d’enfants a diminué passant de 6,3 en 1996 à 5,7 en 2006 puis à 4,9 en 2011-2012. • Ce nombre moyen d’enfants est nettement plus faible en milieu urbain que rural (4,3 contre 5.4) et à Cotonou que dans les Autres villes (3,6 contre 4,7). • Le niveau de la fécondité présente aussi des écarts très importants selon le niveau d’instruction des femmes, variant d’un minimum de 3,3 enfants chez celles ayant atteint le niveau secondaire 2nd cycle ou plus à un maximum de 5,6 enfants chez celles n’ayant aucun niveau d’instruction. • Parmi les adolescentes de 15-19 ans, 17 % ont déjà eu une naissance ou sont enceintes pour la première fois. En milieu rural, cette proportion est trois fois plus élevée qu’à Cotonou (21 % contre 7 %) • Le niveau de fécondité des adolescentes est fortement influencé par leur niveau d’instruction : la proportion de jeunes femmes déjà mères ou enceintes pour la première fois est de 32 % parmi celles sans niveau d’instruction contre 3 % parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. 74 • Fécondité Étant donné qu’il s’agit d’une enquête rétrospective, les données collectées permettent d’estimer, non seulement le niveau de la fécondité sur la période actuelle, mais également les tendances passées de la fécondité au cours des vingt années ayant précédé l’enquête. Toutefois, il faut noter que les niveaux de fécondité, et surtout les niveaux sur les tendances passées de la fécondité seraient légèrement sous-estimés à cause de l’omission, au cours de l’enquête, d’enfants décédés. Ce problème sera analysé plus tard en détails dans le chapitre sur la mortalité des enfants. 5.1 NIVEAUX DE LA FÉCONDITÉ Le tableau 5.1, illustré par le graphique 5.1, indique que les taux spécifiques de fécondité par groupes d’âges suivent le schéma classique qu’on observe, en général, dans les pays à forte fécondité : une fécondité précoce relativement élevée (94 ‰ à 15-19 ans), qui augmente très rapidement pour atteindre son maximum à 25-29 ans (251 ‰) et qui, par la suite, décroît régulièrement pour atteindre 17 ‰ à 45-49 ans. La fécondité des femmes béninoises demeure encore relativement élevée puisque chaque femme donne naissance, en moyenne, à 4,9 enfants en fin de vie féconde. Cependant les résultats des différentes enquêtes EDS au Bénin montrent que depuis 1996, le nombre moyen d’enfants diminue : en effet, de 6,3 en 1996, il est passé à 5,7 en 2006 puis à 4,9 en 2011-2012. En outre, des différences très nettes de fécondité apparaissent entre milieux de résidence. Les femmes du milieu urbain ont un niveau de fécondité nettement plus faible que celles du milieu rural (4,3 enfants contre 5,4 enfants par femme). En fin de vie féconde, les femmes des zones rurales donneraient naissance, en moyenne, à 1,1 enfants de plus que celles du milieu urbain. Cette différence de niveau de fécondité entre urbain et rural s’observe à tous les groupes d’âges. La ville de Cotonou se différencie nettement des autres milieux de résidence par son niveau de fécondité plus faible que dans le reste du pays. En effet, selon les résultats de l’EDSB-IV, avec seulement une moyenne de 3,6 enfants, les femmes de Cotonou auraient 1,8 enfant de moins que celles du milieu rural (3,6 contre 5,4). Tableau 5.1 Fécondité actuelle Taux de fécondité par âge, Indice Synthétique de Fécondité (ISF), et Taux Global de Fécondité Générale (TGFG) et Taux Brut de Natalité (TBN) pour la période des trois années ayant précédé l'enquête selon le milieu de résidence, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Groupe d'âges Milieu de résidence Ensemble Cotonou Autres villes Ensemble urbain Rural 15-19 34 83 67 120 94 20-24 145 225 196 260 230 25-29 219 245 236 264 251 30-34 158 198 184 212 200 35-39 117 113 115 134 126 40-44 45 57 53 71 63 45-49 3 15 10 23 17 ISF (15-49) 3,6 4,7 4,3 5,4 4,9 TGFG 128 166 153 193 175 TBN 32,2 33,5 33,1 33,3 33,3 Notes: Les taux sont exprimés pour 1 000 femmes. Les taux pour le groupe d'âges 45-49 ans peuvent être légèrement biaisés pour cause de troncature. Les taux correspondent à la période 1-36 mois avant l'enquête. ISF: Indice Synthétique de Fécondité exprimé pour une femme. TGFG: Taux Global de Fécondité Générale exprimé pour 1 000 femmes de15-44 ans. TBN: Taux Brut de Natalité exprimé pour 1 000 individus. Fécondité • 75 Graphique 5.1 Tendance de la fécondité par âge Le tableau 5.1 présente également deux autres indicateurs de la fécondité : le taux global de fécondité générale (TGFG), qui mesure le nombre annuel moyen de naissances vivantes pour 1 000 femmes en âge de procréer ; ce taux est estimé à 175 ‰ et il varie en fonction du milieu de résidence, d’un minimum de 128 ‰ à Cotonou à un maximum de 193 ‰ en milieu rural. L’autre indicateur est le taux brut de natalité (TBN), qui correspond au nombre annuel moyen de naissances vivantes dans la population et qui est estimé à 33,3 ‰. Ce taux varie très peu selon les milieux de résidence. 5.2 FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE Les résultats présentés au tableau 5.2 mettent en évidence des différences de fécondité selon le milieu de résidence, le département, le niveau d’instruction et le quintile du bien-être économique. Comme on l’a observé précédemment, le milieu rural se caractérise par une fécondité plus élevée que le milieu urbain. Néanmoins, sur la base des résultats des trois EDS antérieures, et contrairement à ce qui est observé en milieu urbain et surtout à Cotonou où la fécondité n’a pas changé de manière importante depuis 2001, on observe, en milieu rural, une baisse de la fécondité. Au niveau départemental, le tableau 5.2 permet de distinguer deux groupes de départements : l’un qui regroupe sept départements dans lesquels l’ISF est supérieur à cinq enfants par femme et l’autre qui comprend cinq départements ayant un ISF inférieur ou égal à 5. Le premier groupe comprend les départements de l’Alibori (5,8), de l’Atacora (5,8), du Borgou (5,2), de l’Atlantique (5,1), du Couffo (5,1), de l’Ouémé (5,2) et du Plateau (5,3). Le deuxième groupe comprend les Collines (4,7), la Donga (4,7), le Mono (4,6), le Zou (5,0) et le Littoral (3,6). On constate aussi que l’ISF présente des écarts très importants selon le niveau d’instruction des femmes, variant d’un minimum de 3,3 enfants chez celles ayant atteint le niveau secondaire second cycle ou plus à un maximum de 5,6 enfants chez celles n’ayant aucun niveau d’instruction. Enfin, on observe un écart important entre les femmes vivant dans un ménage du quintile le plus élevé et les autres (ISF de 3,9 contre 5,1 dans les ménages du quintile moyen et 6,1 dans les ménages du quintile le plus bas). 76 • Fécondité Au tableau 5.2 figure également le nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans : ce nombre est assimilable à la descendance finale. À l’inverse de l'ISF qui mesure la fécondité actuelle des femmes de 15-49 ans, ce nombre moyen est le résultat de la fécondité passée des femmes enquêtées qui atteignent la fin de leur vie féconde. Dans une population où la fécondité reste invariable, cette descendance tend à se rapprocher de l'ISF. Par contre, quand l'ISF est inférieur à la descendance des femmes, cela indique une tendance à la baisse de la fécondité. Au Bénin, on constate que l’ISF est inférieur à la descendance (4,9 contre 5,1) ce qui pourrait indiquer une tendance légère à la baisse de la fécondité. Cependant, cette baisse ne concernerait pas toutes les femmes. On note que c’est dans les départements de la Donga (1,3) et des Collines (1,1) que l’écart entre les deux indicateurs est le plus important. Par ailleurs, ce sont les femmes de niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus qui enregistrent l’écart négatif le plus important (-0,8), ce qui pourrait indiquer une tendance à la hausse de la fécondité dans cette catégorie de femmes. Le tableau 5.2 fournit également le pourcentage de femmes qui se sont déclarées enceintes au moment de l'enquête. Il faut préciser qu'il ne s'agit pas de la proportion exacte de femmes qui sont enceintes dans la mesure où les enquêtées qui sont en début de grossesse et ne savent pas si elles sont enceintes n'ont pas déclaré leur état. Au niveau global, on constate que 9,4 % des femmes se sont déclarées enceintes. Par ailleurs, les proportions de femmes enceintes présentent globalement les mêmes variations que l’ISF ; on note en effet, un maximum de 15 % de femmes qui se sont déclarées enceintes dans le département de l’Alibori et un minimum de 6,3 % dans le Littoral. Selon le niveau d’instruction, c’est chez les femmes qui n’ont aucun niveau d’instruction que la proportion de femmes enceintes est la plus élevée (11 % contre 6 % chez celles de niveau secondaire 2nd cycle ou plus). Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques Indice Synthétique de Fécondité pour les trois années ayant précédé l'enquête, pourcentage de femmes de 15-49 ans actuellement enceintes et nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans, selon certaines caractéristiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique Indice synthétique de fécondité Pourcentage de femmes de 15-49 ans actuellement enceintes Nombre moyen d'enfants nés vivants des femmes de 40-49 ans Milieu de résidence Cotonou 3,6 6,3 3,4 Autres villes 4,7 7,9 4,8 Ensemble urbain 4,3 7,3 4,3 Rural 5,4 11,1 5,6 Département Alibori 5,8 15,0 6,4 Atacora 5,8 9,1 6,0 Atlantique 5,1 9,2 4,8 Borgou 5,2 9,3 5,2 Collines 4,7 8,1 5,8 Couffo 5,1 11,7 6,0 Donga 4,7 11,0 6,0 Littoral 3,6 6,3 3,4 Mono 4,6 10,8 4,7 Ouémé 5,2 10,0 5,1 Plateau 5,3 7,3 4,9 Zou 5,0 10,2 5,1 Niveau d'instruction Aucun 5,6 11,0 5,5 Primaire 4,6 9,2 4,7 Secondaire 1er cycle 4,2 5,3 3,6 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,3 5,5 2,5 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 6,1 10,0 5,8 Second 5,4 11,7 5,8 Moyen 5,1 10,9 5,4 Quatrième 4,6 8,8 4,9 Le plus élevé 3,9 6,5 3,6 Ensemble 4,9 9,4 5,1 Note: l'Indice Synthétique de Fécondité correspond à la période 1-36 mois avant l'interview. Fécondité • 77 5.3 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ Quatre sources de données comparables permettent de retracer les tendances de la fécondité au Bénin: l’EDSB-I de 1996, l’EDSB-II de 2001, l’EDSB-III de 2006 et l’EDSB-IV de 2011-2012 (Tableau 5.3.1 et Graphique 5.2). Tableau 5.3.1 Tendance de la fécondité par âge Taux de fécondité par âge par période de 5 ans ayant précédé l'enquête, selon l'âge de la mère au moment de la naissance de l'enfant EDSB-IV Bénin 2011-2012 Groupe d'âges Nombre d'années ayant précédé l'enquête 0-4 5-9 10-14 15-19 15-19 98 126 135 112 20-24 236 250 237 211 25-29 260 266 260 240 30-34 206 234 228 [217] 35-39 130 158 [182] - 40-44 66 [91] - - 45-49 [19] - - - Note: Les taux de fécondité par groupe d'âges sont exprimés pour 1000 femmes. Les taux entre crochets sont tronqués. Les taux excluent le mois de l'interview. Graphique 5.2 Taux de fécondité par âge par période de 5 ans ayant précédé l'EDSB-IV 2011-2012 78 • Fécondité Globalement, on constate que les niveaux de fécondité par âge ont baissé entre 1996 et 2001, comme en témoigne l’ISF qui était passé de 6,3 à 5,6 enfants par femme. Par contre, entre 2001 et 2006, les taux de fécondité étaient restés quasiment inchangés à tous les âges, l’ISF passant de 5,6 à 5,7. Au cours de la période la plus récente, la fécondité a baissé de manière importante, le nombre moyen d’enfants par femme variant de 5,6 en 2006 à 4,9 en 2011-1012. La comparaison des résultats de l’EDSB-IV avec ceux de l’EDSB-I, de l’EDSB-II et de l’EDSB-III, montre que les quatre courbes des taux spécifiques de fécondité par groupe d’âges présentent une allure assez similaire : en effet, elles présentent une pente ascendante à partir de 15-19 ans, puis accusent un palier entre 20-29 ans pour décroître ensuite de manière régulière jusqu’à 45-49 ans. Quelle que soit l’enquête, c’est à 20-29 ans que les taux de fécondité sont les plus élevés. Par ailleurs, on remarque qu’à tous les groupes d’âges, la courbe de l’EDSB-III se confond pratiquement avec celle de l’enquête de 2001 indiquant une quasi- stabilisation de la fécondité à son niveau de 2001. Par contre, à tous les âges, la courbe de l’EDSB-IV se situe nettement en dessous des autres. Selon l’EDSB-I de 1996, une femme avait, en moyenne, en fin de vie féconde 6,3 enfants. Selon l’EDSB-II de 2001, ce nombre était estimé à 5,6 ; selon l’EDSB-III de 2006, il était de 5,7 et selon l’EDSB-IV de 2011-2012, il est de 4,9 soit 0,8 enfants de moins par rapport à 2006. La comparaison avec les enquêtes précédentes met en évidence que la tendance à la baisse observée entre 1996 et 2001 continue entre 2006 et 2012. Les données collectées lors de l’EDSB-IV permettent également de retracer les tendances passées de la fécondité à partir des taux de fécondité par groupes d’âges des femmes par période quinquennale avant l’enquête (Tableau 5.3.2 et Graphique 5.3) allant des années 1992-1996 (15-19 ans avant l’enquête) à 2007- 2011 (0-4 ans avant l’enquête). Globalement, les taux de fécondité par âge montrent une augmentation de la fécondité au cours des périodes 15-19 ans à 5-9 ans avant l’enquête, pour ensuite diminuer au cours de la période la plus récente. Tableau 5.3.2 Tendance des taux de fécondité par âge et de l’Indice Synthétique de Fécondité Taux de fécondité par âge et Indice Synthétique de Fécondité (ISF) pour la période des trois années ayant précédé différentes enquêtes Groupe d'âges EDSB-I1 1996 EDSB-II 2001 EDSB-III 2006 EDSB-IV 2011-2012 15-19 123 109 112 94 20-24 271 261 266 230 25-29 283 260 278 251 30-34 260 233 239 200 35-39 205 154 155 126 40-44 90 78 65 63 45-49 31 27 32 17 ISF 6.3 5.6 5.7 4.9 Note: Les taux de fécondité par groupe d'âges sont exprimés pour 1000 femmes. 1 Taux pour la période de cinq ans avant l’enquête. Fécondité • 79 Graphique 5.3 Taux de fécondité par âge par période de cinq ans ayant précédé l'EDSB-IV 2011-2012 5.4 ENFANTS VIVANTS ET ENFANTS SURVIVANTS Le tableau 5.4 présente la répartition de l’ensemble des femmes et des femmes actuellement en union en fonction du nombre total d’enfants qu’elles ont eus au cours de leur vie. Ces informations permettent de suivre les variations de la taille de la famille dans les différents groupes d’âges. En moyenne, une femme béninoise de 15-49 ans a déjà donné naissance à 2,7 enfants et 2,5 de ces enfants sont encore en vie. On constate que le nombre d’enfants nés vivants augmente rapidement avec l’âge de la femme, passant de moins d’un enfant parmi les femmes de 15-19 ans à 5,1 enfants, en moyenne, parmi celles de 45-49 ans. Comme on pouvait s’y attendre, la proportion d’enfants qui survivent par rapport aux enfants qui sont nés vivants diminue avec l’avancement en âge de la femme. Chez les femmes de 25-29 ans, par exemple, sur 2,53 enfants qui sont nés vivants, 2,35 sont encore en vie, soit environ 93 % de proportion de survie ; à 35-39 ans, sur 4,51 enfants qui sont nés vivants, 4,13 sont encore en vie, soit environ 92 % de proportion de survie et à 45-49 ans, sur 5,13 enfants qui sont nés vivants, 4,54 sont encore en vie, soit environ 88 % de proportion de survie. Les mêmes tendances s’observent chez les femmes en union. Cependant, on remarque des différences importantes aux jeunes âges où une majorité de femmes ne sont pas encore mariées ou ne sont pas encore en union : 1,1 enfant né vivant pour l’ensemble des femmes de 20-24 ans contre 1,7 enfant né vivant pour les femmes en union du même groupe d’âge, soit un écart moyen de 0,6 enfant. Au-delà de cet âge, ces écarts se réduisent et à 45-49 ans, l’écart n’est plus que de 0,3 enfant par femme. Par ailleurs, la proportion de femmes en union n’ayant toujours pas d’enfant en fin de vie féconde (45-49 ans) est considérée comme un indicateur du niveau de la stérilité primaire. Estimée à 4 %, cette stérilité primaire a augmenté depuis 2001, date à laquelle elle était estimée à 3 % et 2006 où elle était estimée à 1 %. 80 • Fécondité Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes Répartition (en %) de toutes les femmes de 15-49 ans et des femmes actuellement en union de 15-49 ans par nombre d'enfants nés vivants, nombre moyen d'enfants nés vivants et nombre moyen d'enfants survivants, selon le groupe d'âges des femmes, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Groupe d'âges Nombre d'enfants nés vivants Total Effectif de femmes Nombre moyen d'enfants nés vivants Nombre moyen d'enfants survivants0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10+ TOUTES LES FEMMES Groupe d'âges 15-19 86,8 11,0 2,0 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 2 907 0,16 0,15 20-24 38,3 29,6 19,8 8,7 2,9 0,6 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 2 893 1,11 1,03 25-29 10,3 15,4 25,5 23,4 15,4 6,8 2,5 0,6 0,2 0,0 0,0 100,0 3 201 2,53 2,35 30-34 3,8 8,1 14,3 20,1 20,1 16,3 10,5 4,1 1,8 0,6 0,3 100,0 2 693 3,73 3,43 35-39 3,2 5,3 9,6 15,1 17,7 16,5 14,4 9,4 5,7 1,5 1,5 100,0 2 164 4,51 4,13 40-44 2,7 4,6 9,0 12,0 15,0 15,3 14,8 9,8 8,2 4,5 4,1 100,0 1 619 5,02 4,52 45-49 4,1 5,6 9,4 10,4 13,8 12,2 13,6 11,0 8,3 5,9 5,7 100,0 1 123 5,13 4,54 Ensemble 25,4 12,9 13,8 13,2 11,4 8,5 6,5 3,7 2,4 1,1 1,0 100,0 16 599 2,74 2,50 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION Groupe d'âges 15-19 29,6 56,0 12,9 1,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 400 0,87 0,83 20-24 10,6 39,8 30,3 13,4 4,8 0,9 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 1 774 1,66 1,53 25-29 4,0 14,9 27,3 25,7 17,0 7,5 2,8 0,7 0,2 0,1 0,0 100,0 2 815 2,76 2,56 30-34 2,1 7,0 13,9 20,4 21,1 17,3 11,1 4,4 1,9 0,6 0,3 100,0 2 446 3,88 3,56 35-39 1,9 4,2 9,0 15,3 17,8 17,5 15,2 9,9 5,9 1,6 1,7 100,0 1 968 4,67 4,27 40-44 1,5 3,4 8,3 11,0 15,6 16,5 15,6 10,1 8,8 4,9 4,2 100,0 1 374 5,22 4,71 45-49 3,6 4,8 7,4 9,8 13,0 13,4 13,5 12,0 9,8 6,4 6,4 100,0 904 5,39 4,76 Ensemble 4,8 14,5 17,6 17,2 15,1 11,5 8,5 4,9 3,2 1,5 1,3 100,0 11 680 3,57 3,27 5.5 INTERVALLES INTERGÉNÉSIQUES L’intervalle entre les naissances est reconnu pour avoir une influence sur la santé des mères et des enfants : des intervalles intergénésiques courts (inférieur à 24 mois) augmentent les risques de morbidité et de mortalité aussi bien chez les enfants que chez leur mère. Le tableau 5.5 qui présente la distribution des naissances de rang deux et plus ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête selon l’intervalle avec la naissance précédente, ou intervalle intergénésique, montre que, dans 84 % des cas, l’intervalle entre naissances est supérieur ou égal à 24 mois. À l’opposé, pour environ une naissance sur huit (16 %), l’intervalle intergénésique est trop court (inférieur à 24 mois). Un peu plus d’une naissance sur trois (35 %) se produit entre deux et trois ans après la naissance précédente. La durée médiane de l’intervalle intergénésique est estimée à 35,6 mois, soit pratiquement 3 ans. L’âge des mères à la naissance de l’enfant influe beaucoup sur la durée d’espacement des naissances. En effet, d’un minimum de 26,4 mois pour les naissances de femmes de 15-19 ans, il passe à 36,9 mois pour celles dont la mère est âgée de 30-39 ans et à 40,4 mois pour celles de 40-49 ans. L’intervalle varie également de façon importante selon l’état de survie de l’enfant précédent. Quand l’enfant précédent est encore en vie, l’intervalle est estimé à 36 mois contre 29,2 mois quand il est décédé. On note aussi des écarts selon le milieu de résidence, la durée médiane de l’intervalle intergénésique variant de 34,9 mois en milieu rural à 36,7 en milieu urbain où c’est à Cotonou qu’elle est la plus élevée (38,1 mois). On note également des écarts selon le département, la durée médiane de l’intervalle intergénésique variant d’un minimum de 31,7 mois dans Fécondité • 81 Tableau 5.5 Intervalle intergénésique Répartition (en %) des naissances, autres que les naissances de rang un, ayant eu lieu au cours des 5 années ayant précédé l'enquête par nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, et nombre médian de mois depuis la naissance précédente selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Mois depuis la naissance précédente Total Effectifs de naissances autres que de premier rang Nombre médian de mois depuis la naissance précédente 7-17 18-23 24-35 36-47 48-59 60+ Groupe d'âges 15-19 10,7 25,2 36,5 23,4 1,8 2,5 100,0 69 26,4 20-29 5,9 11,9 40,0 23,1 10,7 8,3 100,0 4 452 33,5 30-39 4,3 9,6 33,2 25,3 12,4 15,1 100,0 4 865 36,9 40-49 5,6 8,7 25,7 22,4 14,8 22,9 100,0 1 042 40,4 Sexe de l'enfant précédent Masculin 5,3 10,0 35,7 24,0 12,2 12,9 100,0 5 353 35,7 Féminin 5,1 11,3 35,1 24,1 11,6 12,8 100,0 5 075 35,5 Survie de la naissance précédente Vivante 4,1 10,1 35,9 24,6 12,3 13,1 100,0 9 627 36,0 Décédée 18,3 16,9 29,6 17,9 7,2 10,0 100,0 801 29,2 Rang de naissance 2-3 4,4 10,4 35,7 23,9 11,7 13,8 100,0 5 056 35,8 4-6 5,4 10,5 34,9 24,5 12,3 12,3 100,0 4 289 35,7 7+ 7,8 11,9 35,8 23,0 10,9 10,5 100,0 1 083 34,1 Milieu de résidence Cotonou 5,1 9,9 29,6 23,0 12,3 20,0 100,0 1 068 38,1 Autres villes 4,8 10,6 33,1 24,4 12,6 14,4 100,0 2 863 36,4 Ensemble urbain 4,9 10,5 32,2 24,0 12,6 15,9 100,0 3 930 36,7 Rural 5,3 10,7 37,4 24,1 11,4 11,0 100,0 6 498 34,9 Département Alibori 8,4 15,1 37,4 19,7 10,2 9,2 100,0 773 31,7 Atacora 6,4 12,9 36,6 22,3 10,2 11,6 100,0 1 009 33,6 Atlantique 5,5 11,4 35,9 21,7 13,2 12,3 100,0 1 281 35,3 Borgou 4,4 11,7 35,9 26,7 11,2 10,0 100,0 831 35,2 Collines 5,3 7,3 30,5 26,2 13,8 17,0 100,0 684 38,6 Couffo 4,8 10,7 38,8 27,4 10,1 8,3 100,0 805 34,8 Donga 3,6 7,1 33,5 25,9 13,8 16,1 100,0 430 37,4 Littoral 5,1 9,9 29,6 23,0 12,3 20,0 100,0 1 068 38,1 Mono 6,0 11,9 33,4 24,1 11,6 13,1 100,0 560 35,6 Ouémé 4,3 10,0 38,1 24,0 11,9 11,7 100,0 1 346 35,3 Plateau 4,7 11,5 34,7 23,4 11,9 13,7 100,0 690 35,7 Zou 3,6 6,6 37,6 27,0 12,4 12,9 100,0 952 36,9 Niveau d'instruction Aucun 5,3 11,1 36,2 23,9 11,5 12,1 100,0 7 935 35,1 Primaire 4,9 8,5 35,2 25,6 12,2 13,5 100,0 1 603 36,4 Secondaire 1er cycle 5,5 8,9 29,9 22,9 13,8 19,0 100,0 660 38,4 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,1 13,6 26,7 23,4 15,3 17,9 100,0 230 38,7 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 6,6 13,2 37,5 22,9 10,2 9,7 100,0 2 362 33,2 Second 5,9 11,3 36,9 24,2 11,0 10,7 100,0 2 188 34,7 Moyen 4,9 9,2 35,2 25,2 12,3 13,1 100,0 2 109 36,2 Quatrième 4,4 9,4 34,5 25,4 12,7 13,5 100,0 2 010 36,5 Le plus élevé 3,6 9,3 32,1 22,5 13,7 18,9 100,0 1 759 38,0 Ensemble 5,2 10,6 35,4 24,1 11,9 12,9 100,0 10 428 35,6 Note: Les naissances de rang 1 sont exclues. L'intervalle pour les naissances multiples est le nombre de mois écoulés depuis la grossesse précédente qui a abouti à une naissance vivante. l’Alibori à un maximum de 38,6 mois dans les Collines. Les résultats selon le niveau d’instruction des femmes et le niveau de richesse du ménage montrent que le nombre médian de mois depuis la naissance précédente est plus élevé chez les femmes les plus instruites et chez celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (respectivement, 38,7 mois et 38,0 mois). Par comparaison, cette durée est estimée à 35,1 mois chez les femmes sans aucun niveau d’instruction et à 33,2 mois chez celles vivant dans un ménage du quintile le plus bas. Par contre, il ne semble pas que le rang de naissance et le sexe de l’enfant précèdent influent de manière très importante sur l’intervalle intergénésique. 82 • Fécondité 5.6 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Rappelons qu'après la naissance d'un enfant, l'exposition au risque de grossesse dépend, entre autres facteurs, du retour de l'ovulation et de l'abstinence sexuelle ou de l’abstinence post-partum. Le temps écoulé entre l'accouchement et le retour de l'ovulation qui constitue l'aménorrhée post-partum est estimé ici par la longueur de l'intervalle qui sépare la naissance d'un enfant et le retour des règles. La longueur de cet intervalle peut être influencée par l'intensité, la fréquence et la durée de l'allaitement au sein. L’examen de ces facteurs permet d'identifier les femmes non susceptibles d'être exposées au risque de grossesse et ainsi d'évaluer la durée de non susceptibilité. Une femme est considérée comme non susceptible d'être exposée au risque de grossesse quand elle n'a pas repris les rapports sexuels depuis la dernière naissance, ou quand elle est en aménorrhée post-partum, ce qui signifie que ses risques de tomber enceinte sont minimes, même si elle reprend les rapports sexuels sans protection contraceptive. La période de non susceptibilité se définit donc comme celle pendant laquelle une femme n'est pratiquement pas soumise au risque de grossesse par suite d'aménorrhée et/ou d'abstinence post-partum. Le tableau 5.6 qui présente les durées médiane et moyenne de l'aménorrhée, de l'abstinence et de la non-susceptibilité se rapportent aux naissances des trois dernières années. Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum Pourcentage de naissances ayant eu lieu au cours des trois années ayant précédé l'enquête dont les mères sont en aménorrhée, en abstinence et en insusceptibilité post-partum, selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance et durées médiane et moyenne, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Nombre de mois depuis la naissance Pourcentage de naissances pour lesquelles les mères sont : Effectif de naissances En aménorrhée post-partum En abstinence post-partum En insusceptibilité post-partum1 < 2 94,1 94,8 98,3 296 2-3 84,6 80,7 92,8 447 4-5 74,1 64,8 85,3 479 6-7 64,2 49,7 75,8 476 8-9 52,2 45,5 67,7 477 10-11 46,5 39,0 58,8 422 12-13 33,3 37,3 47,4 399 14-15 25,4 29,6 41,6 469 16-17 19,7 21,8 33,2 409 18-19 15,0 19,9 29,0 481 20-21 13,7 22,0 29,0 418 22-23 14,0 20,1 26,8 408 24-25 9,0 15,7 19,4 400 26-27 4,3 13,4 14,7 397 28-29 4,5 13,0 15,1 411 30-31 3,7 8,9 10,2 388 32-33 4,0 11,4 12,8 409 34-35 4,5 10,2 11,5 400 Ensemble 31,6 33,0 43,1 7 587 Médiane 9,4 7,3 12,3 na Moyenne 11,6 12,2 15,6 na Note: Les calculs sont basés sur le statut au moment de l'enquête. na = Non applicable. 1 Y compris les naissances pour lesquelles les mères sont encore, soit en aménorrhée, soit en abstinence, (ou les deux), à la suite d'une naissance. Fécondité • 83 Dans l’ensemble, 32 % des femmes ayant accouché au cours des trois années précédant l’enquête sont encore en aménorrhée post-partum. Un peu plus d’une femme sur deux (52 %) est toujours en aménorrhée jusqu’à 8-9 mois et 14 % à 22-23 mois. Il faut attendre 24-25 mois pour que cette proportion descende en- dessous de 10 %. La durée médiane de l’aménorrhée post-partum est estimée à 9,4 mois et sa valeur moyenne se situe à 11,6 mois. L’abstinence post-partum est très largement pratiquée par les femmes qui ont eu une naissance au cours des trois années qui ont précédé l’enquête. En effet, pour 50 % des naissances, la mère n’avait pas repris les rapports sexuels entre 6 et 7 mois après l’accouchement. Dans 30 % des cas, la mère s’est abstenue de relations sexuelles pendant 14-15 mois après l’accouchement. Entre 20-21 mois après l’accouchement, environ une mère sur cinq (22 %) n’avaient pas encore repris les rapports sexuels. Dans l’ensemble, la durée médiane d’abstinence post-partum est de 7,3 mois et, en moyenne, les mères ne reprennent les relations sexuelles que 12,2 mois après l’accouchement. La comparaison de ces résultats avec ceux concernant l’aménorrhée montre que la période d’insusceptibilité est surtout déterminée par l’aménorrhée. En effet, pour au moins la moitié des femmes (médiane), après la naissance, la période de retour de couches est plus longue que celle de l’abstinence post-partum (9,4 mois contre 7,3 mois). La période d’insusceptibilité dure, en moyenne, 15,6 mois et pour la moitié des femmes, elle dure 12,3 mois. Les durées médianes d’aménorrhée, d’abstinence et d’insusceptibilité post-partum varient dans les différents sous-groupes de femmes. Les données du tableau 5.7 montrent que les mères âgées de 15-29 ans ont une durée médiane d’aménorrhée plus courte que celles âgées de 30 ans ou plus (9,0 mois contre 10,2 mois). Les mêmes disparités s’observent pour la période d’insusceptibilité (respectivement, 12,1 mois contre 12,8 mois). Par contre, pour la durée de l’abstinence post-partum, l’écart est moins important (respectivement 7,4 contre 7,1). Les résultats selon le milieu de résidence montrent que les mères du milieu urbain ont des durées médianes d’aménorrhée post-partum plus faibles que celles du milieu rural : 7,6 mois contre 10,6 mois ; de même, en milieu urbain, la moitié des femmes observent une durée d’abstinence post-partum plus courte qu’en milieu rural (6,0 mois contre 8,6 mois), ce qui a pour conséquence une durée médiane d’insusceptibilité plus courte en urbain qu’en rural (10,3 contre 13,4 mois). L’écart concernant la durée de l’aménorrhée pourrait s’expliquer, en partie, par une durée d’allaitement au sein plus courte en ville qu’en milieu rural. Enfin, on note un important écart selon le niveau d’instruction. En effet, les durées médianes de l’aménorrhée, de l’abstinence post-partum et, par conséquent, de l’insusceptibilité post-partum diminuent avec l’augmentation du niveau d’instruction des femmes, passant pour l’insusceptibilité de 13,1 mois parmi les femmes sans niveau instruction à 9,0 mois parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. 84 • Fécondité Tableau 5.7 Durée médiane de l'aménorrhée, de l'abstinence post-partum et de l'insusceptibilité post-partum Nombre médian de mois d'aménorrhée, d'abstinence et d'insusceptibilité post-partum, à la suite d'une naissance ayant eu lieu au cours des trois années ayant précédé l'enquête selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Aménorrhée post-partum Abstinence post-partum Insusceptibilité post-partum1 Age de la mère 15-29 9,0 7,4 12,1 30-49 10,2 7,1 12,8 Milieu de résidence Cotonou 5,5 4,4 8,0 Autres villes 9,2 6,4 11,7 Ensemble urbain 7,6 6,0 10,3 Rural 10,6 8,6 13,4 Département Alibori 11,0 11,8 13,1 Atacora 10,1 16,3 18,2 Atlantique 9,2 4,8 10,4 Borgou 10,1 10,9 18,4 Collines 10,0 8,0 11,6 Couffo 9,3 4,5 12,3 Donga 8,6 12,8 13,7 Littoral 5,5 4,4 8,0 Mono 10,5 5,1 10,9 Ouémé 11,4 4,8 12,7 Plateau 9,9 13,1 15,1 Zou 10,5 6,3 11,5 Niveau d'instruction Aucun 10,4 8,5 13,1 Primaire 8,7 5,9 10,8 Secondaire 1er cycle 5,8 5,4 8,9 Secondaire 2nd cycle ou plus 5,6 5,2 9,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 12,2 11,4 16,5 Second 10,3 10,3 13,5 Moyen 9,9 8,4 12,7 Quatrième 9,1 6,0 10,4 Le plus élevé 5,7 4,7 8,4 Ensemble 9,4 7,3 12,3 Note: Les médianes sont basées sur le statut actuel 1 Y compris les naissances pour lesquelles les mères sont encore, soit en aménorrhée, soit en abstinence, (ou les deux), à la suite d'une naissance. Les femmes cessent d’être exposées au risque de grossesse lorsqu’elles atteignent la ménopause ou si elles sont en situation d’infécondabilité définitive. Dans le cadre de l’EDSB-IV, les femmes sont considérées comme étant en ménopause lorsque, n’étant ni enceintes, ni en aménorrhée post-partum, elles n’ont pas eu de règles depuis, au moins, 6 mois avant l’enquête ou quand elles se sont déclarées en ménopause. Le pourcentage de femmes en ménopause selon le groupe d’âges actuel des femmes est présenté au tableau 5.8. Les données montrent que 12 % des femmes âgées de 30-49 ans au moment de l’enquête sont en ménopause. Cette proportion varie de manière importante avec l’âge des femmes : de 2 % parmi les femmes de 30-34 ans, elle passe à 35 % à 44-45 ans pour atteindre 54 % dans le groupe d’âges 48-49 ans. Tableau 5.8 Ménopause Pourcentage de femmes de 30-49 ans qui sont en ménopause, selon l'âge, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Groupe d’âges Pourcentage en ménopause1 Effectif de femmes 30-34 1,7 2 693 35-39 4,4 2 164 40-41 14,6 983 42-43 20,3 509 44-45 34,9 598 46-47 49,0 348 48-49 53,8 303 Ensemble 12,2 7 598 1 Pourcentage de toutes les femmes qui ne sont ni enceintes, ni en aménorrhée post-partum et dont les dernières règles ont eu lieu 6 mois ou plus avant l'enquête. Fécondité • 85 5.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE De façon générale, l’âge auquel les femmes ont leur première naissance influence de manière importante la descendance finale, en particulier dans les pays où la pratique contraceptive reste faible. En plus des conséquences sur le plan démographique, l’âge à la première naissance peut avoir des répercussions sur la santé des mères et des enfants, en particulier quand il est trop précoce. Le tableau 5.9 présente les pourcentages de femmes qui ont eu une naissance avant d’atteindre certains âges exacts, selon l’âge au moment de l’enquête et l’âge médian à la première naissance. L’âge médian à la première naissance désigne l’âge auquel la moitié (50 %) des femmes en âge de procréer ont eu leur premier enfant. On constate tout d’abord qu’à 20 ans exacts, plus de deux femmes de 25-49 ans sur cinq (43 %) ont déjà eu une naissance et qu’à 25 ans exacts, cette proportion concerne plus des trois quarts des femmes (77 %). Les résultats montrent aussi une tendance à la diminution des naissances à un âge précoce dans les générations les plus jeunes. En effet, la proportion de femmes ayant eu une naissance à un âge précoce, c’est-à-dire avant d’atteindre 15 ans exacts, baisse des générations anciennes aux plus récentes passant de 7 % à 45-49 ans à 2 % parmi celles de 15-19 ans. À l’opposé, la proportion de femmes ayant eu leur première naissance avant d’atteindre 25 ans exacts, a tendance à augmenter, passant de 68 % parmi les femmes âgées de 45-49 ans à l’enquête à 82 % parmi celles de 25-29 ans. Des générations anciennes aux plus récentes, il semble que l’âge médian à la première naissance a légèrement rajeuni, passant de 21,7 ans parmi les femmes âgées de 45-49 ans à l’enquête à 20,3 ans parmi celles de 25-29 ans, soit une différence de 1,4 ans. Cependant, en 2006, cet âge médian à la première naissance, parmi les femmes de 25-49 ans, était estimé à 19,9 ans contre 20,7 ans à l’enquête actuelle. Tableau 5.9 Âge à la première naissance Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance avant d'atteindre certains âges exacts, pourcentage qui n'ont jamais eu d'enfant et âge médian à la première naissance selon l'âge actuel, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Âge actuel Pourcentage ayant eu une naissance avant d'atteindre l'âge exact de : Pourcentage n'ayant jamais donné naissance Effectif de femmes Âge médian à la première naissance 15 18 20 22 25 15-19 1,8 na na na na 86,8 2 907 a 20-24 5,5 23,3 41,6 na na 38,3 2 893 a 25-29 7,6 28,2 47,0 64,1 81,7 10,3 3 201 20,3 30-34 7,9 27,5 44,5 62,6 80,7 3,8 2 693 20,6 35-39 6,7 25,1 41,3 56,1 74,4 3,2 2 164 21,1 40-44 8,1 26,8 41,3 55,6 72,4 2,7 1 619 21,0 45-49 7,0 24,1 37,8 51,9 68,1 4,1 1 123 21,7 20-49 7,1 26,1 43,0 na na 12,4 13 692 a 25-49 7,5 26,8 43,4 59,6 77,2 5,5 10 799 20,7 na = Non applicable. a = Sans objet parce que moins de 50 % de femmes ont eu une naissance avant d'atteindre le début du groupe d'âges. 86 • Fécondité Le tableau 5.10 présente l’âge médian à la première naissance, pour les femmes de 20-49 ans et pour celles de 25-49 ans, selon certaines caractéristiques socio-économiques. Il ressort de ce tableau que l’âge médian à la première naissance varie selon le milieu de résidence. C’est en milieu rural que l’âge à la première naissance est le plus précoce (20,0 contre 21,9 ans parmi les femmes de 25-49 ans). En outre, en milieu urbain, Cotonou se distingue par un âge médian à la première naissance plus tardif que dans les autres villes (23,8 ans contre 21,0 ans). Les résultats selon le département montrent que c’est dans l’Atacora et les Collines (19,2 ans), la Donga (19,3 ans) et l’Alibori (19,5 ans) que cet âge médian à la première naissance est le plus précoce et que c’est dans le département du Littoral qu’il est le plus tardif (23,8 ans). Lorsque l’on prend en considération le niveau d’instruction des femmes, on constate que l’augmentation du niveau d’instruction s’accompagne d’un âge à la première naissance plus tardif : quand les femmes n’ont aucun niveau d’instruction, l’âge médian est estimé à 20,1 ans contre 23,1 ans pour celles ayant atteint un niveau secondaire 1er cycle. Le niveau du statut socio-économique du ménage influence aussi l’âge auquel les femmes ont leur première naissance puisque des ménages du quintile le plus bas au plus riche, cet âge médian varie de 19,7 ans à 23,4 ans. 5.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES La fécondité des adolescentes occupe une place importante dans l’élaboration des politiques et la mise en œuvre des stratégies et des programmes de santé de la reproduction. L’analyse de la fécondité des adolescentes revêt une grande importance pour diverses raisons. En effet, les enfants de mères jeunes (moins de 20 ans) courent généralement un risque plus important de décéder que ceux issus de mères plus âgées. De même, les accouchements précoces augmentent le risque de décéder chez les adolescentes. Par ailleurs, l’entrée précoce des jeunes filles dans la vie procréative perturbe considérablement leur parcours scolaire. Tableau 5.10 Âge médian à la première naissance Âge médian à la première naissance des femmes de 20-49 ans et 25-49 ans selon certaines caractéristiques socio-économiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique socio-économique Âge des femmes Âge des femmes 20-49 25-49 Milieu de résidence Cotonou a 23,8 Autres villes a 21,0 Ensemble urbain a 21,9 Rural 19,9 20,0 Département Alibori 19,3 19,5 Atacora 19,3 19,2 Atlantique a 21,2 Borgou 19,8 19,9 Collines 19,2 19,2 Couffo a 20,0 Donga 19,5 19,3 Littoral a 23,8 Mono a 21,3 Ouémé a 21,2 Plateau a 21,1 Zou 19,9 20,0 Niveau d'instruction Aucun 20,0 20,1 Primaire a 21,2 Secondaire 1er cycle a 23,1 Secondaire 2nd cycle ou plus a a Quintiles de bien-être économique Le plus bas 19,6 19,7 Second 19,7 19,9 Moyen 19,9 19,9 Quatrième a 20,8 Le plus élevé a 23,4 Ensemble a 20,7 a = Sans objet parce que moins de 50 % de femmes ont eu une naissance avant d'atteindre le début du groupe d'âges. Fécondité • 87 Le tableau 5.11 présente les proportions d’adolescentes de 15-19 ans qui ont déjà eu un ou plusieurs enfants et celles qui sont déjà enceintes d’un premier enfant, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. La troisième colonne qui présente la proportion de jeunes femmes de 15-19 ans qui ont déjà commencé leur vie procréative est la somme des proportions de celles qui ont déjà eu un ou plusieurs enfants et de celles qui sont déjà enceintes d’un premier enfant. On constate que, dans l’ensemble, 17 % des adolescentes ont déjà commencé leur vie procréative : 13 % ont eu, au moins, un enfant et 3 % sont enceintes d’un premier enfant. Les proportions d’adolescentes ayant commencé leur vie procréative augmentent rapidement avec l’âge, passant de 3 % à 15 ans à 15 % à 17 ans et à 37 % à 19 ans, âge auquel 30 % des jeunes filles ont déjà eu, au moins, un enfant. Tableau 5.11 Fécondité des adolescentes Pourcentage d'adolescentes de 15-19 ans qui ont déjà eu une naissance vivante ou qui sont enceintes d'un premier enfant et pourcentage qui ont déjà commencé leur vie procréatrice, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes de 15-19 ans qui : Pourcentage ayant déjà commencé leur vie procréatrice Effectif de femmes Ont eu une naissance vivante Sont enceintes d'un premier enfant Age 15 2,4 0,9 3,3 640 16 4,0 2,2 6,2 609 17 11,3 3,3 14,6 607 18 23,1 3,8 26,8 583 19 30,3 7,1 37,3 467 Milieu de résidence Cotonou 5,4 1,5 6,9 483 Autres villes 11,4 2,2 13,6 956 Ensemble urbain 9,4 2,0 11,4 1 439 Rural 16,9 4,5 21,4 1 468 Département Alibori 22,3 8,4 30,7 120 Atacora 28,7 4,7 33,5 233 Atlantique 13,4 2,9 16,3 345 Borgou 15,7 2,9 18,6 220 Collines 12,3 3,5 15,8 216 Couffo 9,5 2,2 11,7 206 Donga 18,8 5,7 24,5 117 Littoral 5,4 1,5 6,9 483 Mono 11,2 3,8 15,0 166 Ouémé 9,7 3,0 12,7 310 Plateau 10,8 1,9 12,7 200 Zou 15,6 3,8 19,4 292 Niveau d'instruction Aucun 26,3 6,1 32,4 838 Primaire 14,8 4,3 19,1 576 Secondaire 1er cycle 6,3 1,2 7,6 1 114 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,1 1,2 3,4 379 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 22,7 4,0 26,7 395 Second 18,6 6,2 24,8 528 Moyen 15,5 3,4 18,9 541 Quatrième 9,3 3,0 12,3 645 Le plus élevé 6,6 1,0 7,6 798 Ensemble 13,2 3,2 16,5 2 907 88 • Fécondité L’analyse des résultats selon les caractéristiques sociodémographiques montre que le milieu de résidence, le département, le niveau d’instruction et le niveau de vie influencent la fécondité des adolescentes. En effet, si 21 % des jeunes filles résidant en milieu rural ont déjà commencé leur vie procréative, cette proportion n’est que de 11 % en milieu urbain et de 7 % à Cotonou. De même, dans l’Atacora, plus d’un tiers des adolescentes sont déjà mères ou enceintes d’un premier enfant (34 %). Dans l’Alibori, cette proportion concerne 31 % des jeunes filles de 15-19 ans. Par comparaison, dans le Littoral, seulement 7 % des adolescentes ont déjà commencé leur vie féconde. Dans les départements du Couffo (12 %), de l’Ouémé (13 %) et du Plateau (13 %), cette proportion est plus faible qu’au niveau national. Le niveau d’instruction et le statut socio-économique du ménage sont des variables qui influencent de manière importante la fécondité des adolescentes. En effet, près du tiers des jeunes filles sans niveau d’instruction (32 %) ont déjà commencé leur vie procréative contre 19 % parmi celles ayant un niveau primaire, 8 % parmi celles de niveau secondaire 1er cycle et 3 % parmi celles qui ont un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Les résultats selon les quintiles de bien-être montrent que la proportion de jeunes filles qui ont déjà commencé leur vie procréative diminue avec l’augmentation du niveau de bien-être du ménage, variant de 27 % dans les ménages du quintile le plus bas à 8 % dans ceux du quintile le plus élevé. Par ailleurs, la comparaison des données actuelles avec celles des enquêtes précédentes (Graphique 5.4) met en évidence une diminution de la proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie procréative. De 26 % en 1996, cette proportion est passée à 17 % en 2011-2012, soit une diminution de près de 5 points de pourcentage. Graphique 5.4 Adolescentes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde 20 7 26 15 6 22 17 5 21 13 3 17 Ont eu une naissance vivante Sont enceintes d'un premier enfant Ont déjà commencé leur vie féconde Pourcentage EDSB-I 1996 EDSB-II 2001 EDSB-III 2006 EDSB-IV 2011-2012 Préférences en matière de fécondité • 89 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ 6 Elise Ahovey, Rémy Hounguevou, et Nicaise Kodjogbe a collecte de données sur les préférences en matière de fécondité a pour objectif d’évaluer les efforts accomplis par les couples dans le contrôle de leur fécondité et de mesurer les besoins futurs en matière de contraception, non seulement pour espacer, mais aussi pour limiter les naissances. Au cours de l’EDSB-IV, des questions ont été posées aux femmes concernant leur désir d'avoir ou non des enfants supplémentaires dans l'avenir, le délai d'attente avant d'avoir un prochain enfant et le nombre total d'enfants désirés. Rappelons que les données sur les attitudes et les opinions vis-à-vis de la procréation ont toujours été un sujet de controverse. En effet, certains chercheurs pensent que les réponses aux questions sur les préférences en matière de fécondité reflètent des opinions variables dans le temps, qui sont exprimées sans beaucoup de conviction, ou qui ne tiennent pas compte de l’effet des pressions sociales ou des attitudes des autres membres de la famille, particulièrement de celles du conjoint, qui peuvent avoir une grande influence sur les décisions en matière de reproduction. De plus, ces données sont obtenues à partir d’un échantillon de femmes de différents âges et vivant des moments différents de leur histoire génésique. Pour les femmes en début d’union, les réponses sont liées à des objectifs à moyen ou long terme dont la stabilité et la valeur prédictive, sont incertaines. Pour les femmes en fin de vie féconde, les réponses sont inévitablement influencées par leur histoire génésique. Ce chapitre traitera des aspects suivants de la fécondité : le désir d’avoir ou non des enfants supplémentaires, le nombre idéal d’enfants et la planification de la fécondité. L Principaux résultats • Plus de la moitié des femmes de 15-49 ans en union (56 %) souhaitent un autre enfant : parmi ces femmes, près de la moitié (51 %) désirent un enfant rapidement, c’est-à-dire dans les deux années et seulement 35 % désirent espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. À l’opposé, 28 % des femmes de 15-49 ans actuellement en union ne désirent plus d’enfants ou sont stérilisées. • Parmi les naissances ayant eu lieu au cours des cinq dernières années, 19 % n’étaient pas correctement planifiées : 13 % étaient souhaitées, mais pour plus tard, et dans 6 % des cas, la naissance n’était pas désirée. • Si toutes les naissances non désirées étaient évitées, le nombre moyen d’enfants par femme serait de 4,0 au lieu de 4,9. 90 • Préférences en matière de fécondité 6.1 DÉSIR D'ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES) Le désir d’avoir ou non des enfants supplémentaires dans l’avenir est généralement lié à l’âge de la femme, au nombre de ses enfants actuellement en vie et/ou de ceux du couple. Des questions ont été posées aux femmes et aux hommes actuellement en union pour obtenir des informations sur leurs attitudes quant au désir d’espacer leur prochaine naissance ou au désir de ne plus avoir d’enfants. Les résultats présentés au tableau 6.1 et au graphique 6.1 montrent qu’au moins une femme sur quatre (27 %) a répondu qu’elle ne désirait plus d’enfants tandis que 56 % en souhaiteraient davantage. Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d'enfants vivants Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans, actuellement en union, par désir d'enfants, selon le nombre d'enfants vivants, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Désir d'enfants Nombre d'enfants vivants1 Ensemble 15-49 Ensemble 15-64 0 1 2 3 4 5 6+ FEMME Veut un autre bientôt2 69,5 42,7 34,0 29,2 22,1 18,5 14,0 28,7 na Veut un autre plus tard3 1,9 35,4 28,2 21,8 14,0 11,6 5,2 19,4 na Veut un autre, NSP quand 9,0 11,8 11,2 8,9 6,0 5,1 3,4 8,0 na Indécise 5,5 4,4 11,2 14,4 17,4 16,7 13,4 12,6 na Ne veut plus d'enfant 1,8 3,2 12,4 22,9 36,8 44,5 57,6 27,4 na Stérilisée4 0,0 0,0 0,1 0,1 0,3 0,1 0,2 0,1 na S'est déclarée stérile 12,4 2,6 2,9 2,6 3,3 3,6 6,1 3,7 na Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 na Effectif 385 1 762 2 210 2 203 1 947 1 422 1 752 11 680 na HOMME5 Veut un autre bientôt2 39,8 30,8 28,6 24,1 20,9 18,4 18,3 24,4 21,5 Veut un autre plus tard3 20,9 47,8 44,5 35,0 26,4 23,3 22,4 31,9 27,3 Veut un autre, NSP quand 12,2 17,0 13,2 14,3 11,5 12,1 14,0 13,7 12,3 Indécis 8,7 3,1 5,2 10,7 10,9 13,0 10,7 8,9 8,7 Ne veut plus d'enfant 13,7 1,1 8,3 15,7 28,8 32,2 33,7 20,2 28,7 Stérilisée4 0,9 0,0 0,0 0,2 0,3 0,8 0,0 0,2 0,3 S'est déclaré stérile 3,8 0,2 0,2 0,0 1,2 0,2 0,9 0,7 1,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 173 337 405 401 346 282 573 2 516 3 197 na = Non applicable 1 Le nombre d'enfants vivants inclut la grossesse actuelle. 2 Veut une autre naissance dans les deux ans. 3 Veut espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus. 4 Y compris la stérilisation féminine et masculine. 5 Le nombre d'enfants vivants comprend un enfant supplémentaire si l'épouse de l'enquêtée est enceinte (ou si une des épouses est enceinte, pour les hommes qui ont actuellement plus d'une épouse). Préférences en matière de fécondité • 91 Graphique 6.1 Désir d'enfant supplémentaire des femmes en union selon le nombre d'enfants vivants Parmi les femmes actuellement en union, 56 % ont déclaré souhaiter avoir des enfants supplémentaires dans l’avenir : 29 % souhaitent avoir le prochain enfant dans les deux ans qui suivent, 19 % le souhaitent après deux années ou plus, c’est-à-dire qu’elles désirent espacer la prochaine naissance d’au moins deux ans, et enfin 8 % en souhaitent un mais ne savent pas précisément quand elles le voudraient. Par ailleurs, un peu plus du quart des femmes en union (28 %) ont déclaré qu’elles ne veulent plus d’enfants : soit elles ne souhaitent plus d’enfants (27 %), c’est-à-dire qu’elles désirent limiter leurs naissances ou qu’elles sont stérilisées (0,1 %). Les femmes actuellement en union, qui désirent espacer la prochaine naissance d’au moins deux ans (19 %) et celles qui désirent limiter (27 %), soit au total 46 %, peuvent être considérées comme des candidates potentielles à la planification familiale. En outre, les résultats montrent que le désir d’enfant est étroitement lié au nombre d’enfants que la femme a déjà eus. Au fur et à mesure que la parité augmente, la proportion de femmes désirant un autre enfant diminue assez rapidement au profit de celles qui n’en veulent plus. En effet, la proportion de femmes actuellement en union qui ne veut plus d’enfants augmente régulièrement avec le nombre d’enfants vivants, passant de moins de 2 % chez les femmes qui n’ont aucun enfant à 23 % chez celles en ayant trois et à 58 % chez celles qui en ont, au moins, six. À l’opposé, le pourcentage de femmes qui désirent un autre ou d’autres enfants passe de 80 % chez celles n’ayant aucun enfant à 60 % chez celles qui en ont trois et à 23 % chez les femmes qui ont six enfants ou plus. En ce qui concerne les hommes en union de 15-49 ans, on constate qu’une proportion plus faible que celle des femmes (20 % contre 27 %) a déclaré ne plus vouloir d’enfants. Parmi ces hommes actuellement en union qui ont déclaré souhaiter un autre enfant, 46 % souhaitent espacer la prochaine naissance de deux ans ou plus ou ne savent pas quand ils souhaitent cette naissance supplémentaire. Comme chez les femmes, la proportion d’hommes désirant avoir des enfants diminue avec le nombre d’enfants vivants, passant de 96 % à la parité 1, à 73 % à la parité 3 et à 55 % à la parité 6 ou plus. 0% 20% 40% 60% 80% 100% 0 1 2 3 4 5 6+ Pourcentage Nombre d'enfants vivants Stérile/ND Stérilisé/ ne veut plus d'enfants Indécise Veut un autre, NSP quand Veut un autre plus tard Veut un autre bientôt EDSB-IV 2011-2012 92 • Préférences en matière de fécondité Le tableau 6.2.1 présente les variations des proportions de femmes actuellement en union qui ne désirent plus d’enfants par nombre d’enfants vivants (y compris la grossesse actuelle) selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, on constate que c’est parmi les femmes du milieu urbain (31 %), en particulier à Cotonou (36 %) et parmi celles des départements du Littoral (36 %), des Collines (34 %) et du Mono (31 %), parmi celles de niveau d’instruction primaire (31 %) et celles vivant dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé (33 %) que les proportions de celles qui ne désiraient plus d’enfants sont les plus élevées. En outre, on constate que dans ces sous-groupes, les femmes souhaitent limiter leurs naissances à des parités faibles : en effet, à Cotonou, un quart des femmes souhaite limiter la taille de sa famille dès la parité 2. Il en est de même des femmes du département du Mono dans lequel 20 % des femmes veulent limiter leurs naissances à la parité 2. Parmi les femmes ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus, cette proportion est de 25 % alors que parmi les femmes sans instruction, elle n’est que de 10 %. Tableau 6.2.1 Désir de limiter les naissances: Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, ne voulant plus d'enfants, par nombre d'enfants vivants, selon certaines caractéristiques socio-économiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique socio-économique Nombre d'enfants vivants1 Ensemble0 1 2 3 4 5 6+ Milieu de résidence Cotonou 1,2 2,1 24,7 41,7 72,4 72,8 84,8 ® Autres villes 2,2 3,3 14,0 26,1 42,0 52,4 63,0 29,5 Ensemble urbain 1,7 3,0 17,9 31,2 50,5 56,4 65,4 31,4 Rural 1,8 3,4 7,3 16,5 28,4 38,2 54,9 24,8 Département Alibori 0,0 2,6 1,4 7,3 14,8 18,3 39,2 15,2 Atacora 2,6 7,1 11,2 16,4 17,3 29,1 56,3 24,3 Atlantique 0,0 6,4 15,0 32,2 38,2 49,0 66,0 29,9 Borgou 4,4 0,0 10,0 14,4 35,3 42,0 54,9 26,8 Collines 0,0 3,6 8,0 19,8 37,7 51,3 71,5 34,3 Couffo 0,0 2,8 3,3 10,1 16,4 25,0 52,4 18,8 Donga 6,5 2,3 5,8 13,2 25,5 34,4 50,7 21,6 Littoral 1,2 2,1 24,7 41,7 72,4 72,8 84,8 36,1 Mono 3,5 5,4 19,7 26,9 45,7 53,1 44,7 31,4 Ouémé 3,8 0,0 11,0 23,2 44,2 63,8 61,6 30,2 Plateau 0,0 0,0 6,7 12,9 26,8 46,7 60,4 22,6 Zou 2,3 5,9 8,7 23,4 41,3 46,1 61,5 28,7 Niveau d'instruction Aucun 1,6 3,9 9,6 17,9 31,3 40,4 56,5 26,9 Primaire 2,6 2,2 15,4 30,2 54,4 62,2 63,8 30,6 Secondaire 1er cycle 2,7 2,0 17,2 36,9 49,8 72,7 84,9 27,0 Secondaire 2nd cycle ou plus 0,0 2,8 24,9 53,4 79,8 78,1 - 27,7 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 2,6 3,8 10,4 15,9 24,3 29,5 55,7 24,9 Second 0,0 2,9 8,7 13,7 24,3 35,2 53,4 23,1 Moyen 1,2 3,6 7,0 19,8 32,7 42,4 55,4 26,3 Quatrième 3,9 4,5 9,2 25,6 43,5 57,7 63,2 30,3 Le plus élevé 0,9 1,9 21,5 36,7 61,3 72,7 76,8 32,8 Ensemble 1,8 3,2 12,5 23,0 37,1 44,6 57,8 27,5 Note: Les femmes stérilisées sont considérées comme ne voulant plus d'enfant. 1 Le nombre d'enfants vivants inclut la grossesse actuelle. Préférences en matière de fécondité • 93 Les résultats présentés au tableau 6.2.2 pour les hommes actuellement en union font apparaître les mêmes variations que celles observées chez les femmes. Par exemple, on constate qu’à la parité 2, 13 % des hommes du milieu urbain souhaitent limiter leur nombre d’enfants contre 2 % de ceux du milieu rural. À la même parité, 2 % des hommes sans instruction ne souhaitent plus d’enfants contre 21 % de ceux ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus. Tableau 6.2.2 Désir de limiter les naissances: Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans, actuellement en union, ne voulant plus d'enfants, par nombre d'enfants vivants, selon certaines caractéristiques socio-économiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique socio-économique Nombre d'enfants vivants1 Ensemble 0 1 2 3 4 5 6+ Milieu de résidence Cotonou 26,5 0,0 20,7 30,9 49,5 62,8 77,7 30,6 Autres villes 3,1 0,0 9,8 21,7 36,5 42,5 34,1 21,5 Ensemble urbain 15,2 0,0 13,4 24,9 40,8 46,9 41,4 24,4 Rural 13,8 2,5 2,4 7,5 18,1 23,6 31,0 17,1 Département Alibori 0,0 0,0 3,8 5,2 0,0 15,8 15,1 7,3 Atacora 8,2 0,0 7,4 0,0 3,8 13,1 19,7 9,6 Atlantique 8,2 1,8 7,6 18,6 22,7 33,1 30,4 17,5 Borgou 16,9 4,5 3,8 14,1 39,3 14,8 42,9 23,9 Collines 0,0 0,0 3,9 22,8 61,7 55,1 41,7 32,4 Couffo 0,0 0,0 0,0 9,3 13,1 30,0 17,4 12,7 Donga 0,0 0,0 0,0 0,0 8,3 16,6 33,0 14,3 Littoral 26,5 0,0 20,7 30,9 49,5 62,8 77,7 30,6 Mono 13,4 0,0 9,4 17,5 27,7 40,7 59,7 26,7 Ouémé 5,7 1,5 6,9 15,3 37,2 36,4 31,2 21,1 Plateau 28,9 3,9 3,8 13,9 26,4 24,1 32,0 19,9 Zou 14,3 0,0 6,5 5,4 16,4 34,1 34,6 17,3 Niveau d'instruction Aucun 12,8 1,4 2,4 4,6 18,5 20,3 25,5 14,4 Primaire 13,2 0,0 5,7 14,9 39,4 37,8 41,6 24,0 Secondaire 1er cycle 21,9 1,9 12,7 16,6 24,1 51,9 40,8 23,2 Secondaire 2nd cycle ou plus 13,7 1,2 21,0 44,9 59,2 45,7 64,8 28,9 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,4 0,0 1,6 3,2 11,0 20,9 30,0 13,5 Second 5,4 1,6 4,7 9,0 17,7 17,7 26,6 14,7 Moyen 20,2 5,0 0,0 7,5 20,2 29,4 25,7 16,4 Quatrième 16,8 0,0 6,2 13,6 29,2 41,3 42,7 23,8 Le plus élevé 19,5 0,0 18,0 32,4 53,8 51,2 57,9 29,1 Ensemble 15-49 14,6 1,1 8,3 15,9 29,0 33,0 33,7 20,4 50-64 56,0 39,6 46,4 50,3 54,6 59,8 65,3 60,7 Ensemble 15-64 19,3 2,4 11,7 19,9 32,9 39,1 46,9 29,0 Note: Les hommes stérilisés ou qui ont répondu, à la question sur le désir d'enfant, que leur épouse était stérilisée sont considérés comme ne voulant plus d'enfant. 1 Le nombre d'enfants vivants comprend un enfant supplémentaire si l'épouse de l'enquêté est enceinte (ou si une des épouses est enceinte, pour les hommes qui ont actuellement plus d'une épouse). 94 • Préférences en matière de fécondité 6.2 NOMBRE IDÉAL D'ENFANTS Le comportement reproductif d'une femme peut être influencé par ce qui est pour elle ou pour son mari, le nombre idéal d'enfants. Pour connaître ce nombre idéal, on a posé à tous les enquêtés (femmes et hommes) l’une des deux questions suivantes, selon leur situation au moment de l’enquête : • Aux femmes et aux hommes qui n’avaient pas d’enfant, on a demandé : « Si vous pouviez choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans votre vie, combien voudriez-vous en avoir ? » • Aux femmes et aux hommes qui avaient des enfants, la question a été formulée ainsi : « Si vous pouviez revenir à l'époque où vous n'aviez pas d'enfant et choisir exactement le nombre d'enfants à avoir dans votre vie, combien auriez-vous voulu en avoir ? » Ces questions, simples en apparence, sont embarrassantes notamment pour les femmes et les hommes qui ont déjà des enfants. En effet, ils sont appelés à se prononcer sur, ce qui est pour eux, la taille idéale de la famille, indépendamment du nombre d’enfants qu’ils ont actuellement. Dans ce cas, il peut être difficile pour les enquêtés de déclarer un nombre idéal d’enfants inférieur à la taille actuelle de leur famille. Les résultats obtenus à ces questions sont présentés au tableau 6.3 ci-dessous. On remarque tout d’abord que 0,2 % des femmes et 5 % des hommes n’ont pu fournir des réponses numériques et ont donné à la place, des réponses telles que « Ce que Dieu me donne », « Je ne sais pas », ou « N’importe quel nombre ». En outre, les données révèlent que les femmes béninoises aspirent à une famille nombreuse. L’examen du tableau indique pour l’ensemble des femmes un nombre moyen idéal de 4,6 enfants. Quant aux femmes en union, leur nombre moyen idéal est de 4,9 enfants. Dans l'ensemble, on constate que pour plus d’un tiers des femmes (34 %), le nombre idéal d’enfants est de quatre et pour 30 % il est de six ou plus. La comparaison des résultats avec ceux de l’EDSB-III de 2006 montre que le nombre idéal d’enfants a légèrement diminué. En effet, ce nombre idéal moyen d’enfants était de 4,9 enfants pour l’ensemble des femmes et de 5,2 enfants pour celles qui étaient en union au moment de l’enquête réalisée en 2006. Chez les hommes, le nombre moyen idéal d'enfants est beaucoup plus élevé que chez les femmes : il est de 5,7 pour l’ensemble des hommes et de 6,3 chez les hommes en union contre respectivement 5,9 enfants et 6,6 enfants à l’EDSB-III. En outre, pour près de deux hommes sur cinq (38 %), ce nombre idéal d’enfants est de six ou plus. Ces résultats confirment l'attachement des Béninois à une descendance nombreuse. On note aussi chez les hommes une association positive entre la taille actuelle de la famille et la taille idéale : pour l’ensemble des hommes, la taille idéale varie de 4,7 enfants chez les primipares à 8,7 enfants chez ceux ayant 6 enfants ou plus. Chez les hommes en union, ces proportions sont respectivement de 4,8 enfants et 8,8 enfants. Préférences en matière de fécondité • 95 Tableau 6.3 Nombre idéal d'enfants par nombre d'enfants vivants Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans par nombre idéal d'enfants et nombre idéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes et des hommes et pour celles et ceux actuellement en union, selon le nombre d'enfants vivants, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Nombre idéal d'enfants Nombre d'enfants vivants1 Ensemble 0 1 2 3 4 5 6+ FEMME 0 2,2 2,3 2,5 2,4 2,7 2,6 2,5 2,4 1 0,9 1,0 0,8 0,6 0,6 0,2 0,5 0,7 2 19,8 16,5 14,6 10,2 9,3 9,1 8,5 13,6 3 15,9 15,0 9,6 8,4 5,0 3,1 1,9 9,6 4 38,7 38,2 41,3 36,1 32,3 22,5 15,5 33,7 5 8,8 9,0 10,3 11,5 10,8 11,7 7,7 9,8 6+ 13,5 18,0 20,8 30,8 39,3 50,5 63,1 29,9 Réponse non numérique 0,2 0,1 0,0 0,1 0,2 0,2 0,2 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 3 997 2 278 2 459 2 387 2 089 1 504 1 885 16 599 Nombre moyen idéal d’enfants pour les femmes de 15-49 ans:2 Ensemble 3,8 4,0 4,2 4,7 4,9 5,5 6,2 4,6 Effectif 3 988 2 275 2 459 2 385 2 085 1 501 1 881 16 574 Actuellement en union 4,1 4,2 4,3 4,7 4,9 5,5 6,2 4,9 Effectif 381 1 760 2 210 2 201 1 945 1 419 1 748 11 664 HOMME3 0 1,6 1,5 1,9 1,6 2,0 1,7 1,3 1,6 1 0,5 1,3 0,4 0,3 0,3 0,0 0,3 0,4 2 10,8 8,7 8,2 5,2 3,1 2,8 1,6 7,5 3 15,3 18,1 9,0 11,8 6,7 4,4 2,8 11,5 4 24,3 28,7 29,3 25,8 24,8 17,6 9,3 22,9 5 14,9 12,8 15,9 18,2 6,6 13,7 9,0 13,6 6+ 28,5 26,8 32,5 33,7 49,1 53,5 67,5 37,6 Réponse non numérique 4,1 2,0 3,0 3,3 7,4 6,4 8,3 4,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 989 367 434 418 361 287 579 4 433 Nombre idéal moyen d’enfants pour les hommes de 15-49 ans:2 Ensemble 5,0 4,7 5,2 5,4 6,3 6,6 8,7 5,7 Effectif 1 907 359 421 404 334 269 531 4 224 Actuellement en union 5,5 4,8 5,2 5,4 6,4 6,6 8,8 6,3 Effectif 165 330 394 387 319 263 525 2 385 Nombre idéal moyen d’enfants pour les hommes de 15-64:2 Ensemble 5,0 4,7 5,2 5,3 6,3 6,4 8,8 5,9 Effectif 1 939 373 464 466 399 354 925 4 921 Actuellement en union 5,5 4,8 5,2 5,3 6,4 6,4 8,8 6,6 Effectif 185 342 433 440 378 342 897 3 017 1 Le nombre d'enfants vivants inclut la grossesse actuelle pour les femmes. 2 Les moyennes sont calculées en excluant les femmes et les hommes ayant donné des réponses non numériques. 3 Le nombre d'enfants vivants comprend un enfant supplémentaire si l'épouse de l'enquêté est enceinte (ou si l'une des épouses est enceinte pour les hommes qui ont plusieurs épouses). 96 • Préférences en matière de fécondité Graphique 6.2 Nombre idéal d'enfants Le tableau 6.4 présente le nombre moyen idéal d’enfants pour l’ensemble des femmes âgées de 15-49 ans selon l’âge actuel et certaines variables sociodémographiques. On constate que ce nombre moyen augmente régulièrement en fonction de l’âge de la femme, passant d’un minimum de 3,9 enfants pour les jeunes femmes de 15-19 ans à 5,2 enfants chez celles de 45-49 ans. On pourrait donc penser que si ce désir exprimé par les jeunes générations se traduisait dans les faits, on assisterait à une diminution plus forte de la fécondité dans les années à venir. Cela nécessite donc la prise en compte de ces besoins exprimés par les jeunes et leur suivi jusqu’à la fin de leur vie féconde. 3.6 4.3 4.8 5.3 5.4 3.2 3.7 4.2 5.1 5 4.3 3.4 4.6 Le plus élevé Quatrième Moyen Second Le plus bas QUINTILES DE BIEN-ETRE Secondaire 2nd cycle ou + Secondaire 1er cycle Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Autres villes Cotonou MILIEU DE RESIDENCE BÉNIN Nombre moyen d'enfants EDSB-IV 2011-2012 Préférences en matière de fécondité • 97 Tableau 6.4 Nombre idéal d'enfants par caractéristique sociodémographique Nombre idéal moyen d'enfants pour l'ensemble des femmes de 15-49 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Nombre moyen Effectif de femmes1 Groupe d'âges 15-19 3,9 2 900 20-24 4,2 2 893 25-29 4,5 3 196 30-34 4,9 2 687 35-39 5,1 2 159 40-44 5,0 1 618 45-49 5,2 1 120 Milieu de résidence Cotonou 3,4 2 631 Autres villes 4,3 5 069 Ensemble urbain 4,0 7 700 Rural 5,0 8 874 Département Alibori 6,2 886 Atacora 5,5 1 339 Atlantique 4,1 2 057 Borgou 4,8 1 201 Collines 5,0 1 089 Couffo 5,8 1 158 Donga 5,2 681 Littoral 3,4 2 631 Mono 3,8 930 Ouémé 4,2 2 012 Plateau 4,6 1 108 Zou 4,7 1 482 Niveau d'instruction Aucun 5,1 9 863 Primaire 4,2 2 904 Secondaire 1er cycle 3,7 2 499 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,2 1 308 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,4 2 788 Second 5,3 3 009 Moyen 4,8 3 129 Quatrième 4,3 3 557 Le plus élevé 3,6 4 091 Ensemble 4,6 16 574 1 Effectif de femmes ayant donné une réponse numérique. Pour l'ensemble des femmes, le nombre idéal moyen d'enfants présente des variations assez importantes selon le milieu de résidence, le département, le niveau d'instruction et l’indice de bien-être. Les femmes du milieu urbain ont pour idéal une famille moins nombreuse que celles du milieu rural. L'écart absolu observé entre les deux milieux est de 1 enfant. C’est, en particulier, dans la ville de Cotonou que ce nombre idéal est le plus faible (3,4) contre 4,3 dans les autres villes. Par ailleurs, le nombre idéal moyen d'enfants diminue lorsque le niveau d'instruction de la femme augmente. Il passe de 5,1 enfants chez les femmes sans niveau d’instruction à 4,2 enfants chez celles de niveau primaire et à 3,2 enfants chez celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Tout comme pour l’instruction, l’amélioration du niveau de vie du ménage s’accompagne d’une tendance en faveur d’une descendance moins nombreuse. L’écart absolu du nombre moyen idéal d’enfants est de 1,8 enfant entre les femmes des ménages du quintile le plus élevé et celles des ménages classés dans le quintile le plus bas. Enfin, on relève chez les femmes des variations notables du 98 • Préférences en matière de fécondité nombre moyen idéal d’enfants selon le département. Les femmes des départements de l’Alibori (6,2 enfants), du Couffo (5,8 enfants), de l’Atacora (5,5 enfants), de la Donga (5,2 enfants) et des Collines (5,0 enfants) sont celles qui aspirent le plus à une famille de grande taille (supérieure ou égale à l’ISF qui est de 4,9). À l’opposé, ce sont les femmes des départements du Littoral (3,4 enfants), du Mono (3,8 enfants), de l’Atlantique (4,1 enfants) et de l’Ouémé (4,2 enfants) qui ont le plus fréquemment déclaré souhaiter une famille de taille relativement réduite. 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ Des questions relatives aux naissances ayant eu lieu au cours des cinq dernières années et à la grossesse actuelle (s’il y en a une) ont été posées, au cours de l’enquête. Ces questions avaient pour objectif de déterminer si, au moment de tomber enceinte, la femme souhaitait être enceinte à ce moment-là, plus tard, ou s’il s’agissait d’une grossesse non désirée. Les réponses à ces questions permettent de mesurer le degré de réussite des couples dans le contrôle de leur fécondité. De telles questions exigent de la femme un effort de concentration pour se souvenir avec exactitude de ses désirs à un ou plusieurs moments précis au cours des cinq dernières années. En outre, il existe un risque de rationalisation dans la mesure où, souvent, une grossesse non désirée peut devenir par la suite un enfant auquel on est attaché. Les résultats du tableau 6.5 montrent que la quasi-totalité des naissances (94 %) ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, étaient désirées. La plupart de ces naissances (81 %) étaient bien planifiées (elles ont eu lieu au moment voulu) et dans 13 % des cas, les femmes auraient préféré qu'elles se produisent plus tard. Les grossesses non désirées représentent 6 %. La comparaison des résultats avec ceux de la précédente enquête ne fait pas apparaître de changement important. En effet, à l’EDSB-III de 2006, 82 % des naissances s’étaient produites au moment désiré, 14 % des naissances étaient souhaitées pour plus tard et 4 % n’étaient pas désirées. Tableau 6.5 Planification de la fécondité Répartition (en %) des naissances de femmes de 15-49 ans survenues au cours des 5 années ayant précédé l'enquête (y compris les grossesses actuelles) par planification de la grossesse selon le rang de naissance et l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Rang de naissance et âge de la mère à la naissance de l'enfant Planification de la naissance Total Effectif de naissances Voulue au moment Voulue plus tard Non désirée Manquant Rang de naissance 1 77,1 20,9 1,7 0,3 100,0 3 020 2 84,1 13,0 2,7 0,2 100,0 2 948 3 84,0 11,3 4,6 0,1 100,0 2 703 4+ 79,0 9,9 10,8 0,4 100,0 6 076 Âge de la mère à la naissance de l'enfant <20 71,9 25,1 2,3 0,6 100,0 1 562 20-24 80,8 16,1 2,9 0,2 100,0 4 125 25-29 83,4 11,1 5,3 0,2 100,0 4 361 30-34 81,9 9,4 8,6 0,2 100,0 2 775 35-39 79,7 6,4 13,8 0,2 100,0 1 410 40-44 74,7 5,8 18,0 1,5 100,0 457 45-49 78,3 4,8 12,2 4,6 100,0 56 Ensemble 80,5 13,0 6,2 0,3 100,0 14 747 Préférences en matière de fécondité • 99 Par ailleurs, ces résultats révèlent également que les naissances de rangs 2 et 3 sont un peu mieux planifiées que celles de rang 1 et 4 et plus (respectivement, 84 % contre 77 % et 79 %). Par conséquent, c’est aux rangs 4 et plus que la proportion de grossesses non désirées est la plus élevée (11 %). En outre, les résultats selon l’âge montrent que la proportion de naissances non désirées augmente avec l’âge de la femme, variant de moins de trois pour cent pour les femmes de moins de 25 ans à un maximum de 18 % à 40-44 ans. Le tableau 6.6 et le graphique 6.3 présentent une comparaison de l’Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et de l’Indice Synthétique de Fécondité actuelle (ISF). Le calcul de l’ISFD est analogue à celui de l’ISF présenté au chapitre 5, les naissances considérées comme non désirées étant éliminées du numérateur. La comparaison du taux de fécondité avec celui de la fécondité désirée met en évidence l’impact démographique potentiel de la prévention des naissances non désirées. Graphique 6.3 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée EDSB-IV 2011-12 2.9 3.6 3.7 4.6 4.4 3.6 3.9 3 4 3.3 4.2 4.6 5.6 5.4 4.3 4.7 3.6 4.9 Secondaire 2nd cycle ou + Secondaire 1er cycle Primaire Aucun NIVEAU D'INSTRUCTION Rural Ensemble urbain Autres villes Cotonou MILIEU DE RESIDENCE BÉNIN Nombre d'enfants par femme Fécondité actuelle Fécondité Désirée 100 • Préférences en matière de fécondité Théoriquement, l’ISFD devrait être un meilleur indice de la fécondité désirée que la réponse à la question sur le nombre idéal d’enfants. Cet indice est plus proche de la réalité, car les réponses des femmes enquêtées tiennent probablement compte de la répartition selon le sexe des enfants déjà nés et des considérations de survie. Les réponses à la question sur le nombre total d’enfants désirés, par contre se réfèrent aux enfants encore en vie et peuvent laisser supposer une répartition idéale des deux sexes. Une autre différence entre les deux mesures est que l’ISFD prend la fécondité observée comme point de départ et par conséquent, il ne peut jamais être supérieur à l’ISF, contrairement au nombre idéal d’enfants désirés qui peut être supérieur au nombre d’enfants déjà nés. Si toutes les naissances non désirées étaient évitées, l'ISF des femmes au Bénin serait de 4,0 enfants au lieu de 4,9 enfants. Soit un écart de 0,9 enfants entre la fécondité réelle et la fécondité désirée. Cet écart entre l’ISFD et l’ISF est relativement élevé dans la plupart des départements, passant de 0,5 enfant dans la Donga à 1,3 enfant dans le Mono. On note que l’écart entre la fécondité et la fécondité désirée est plus important chez les femmes n’ayant pas d’instruction (1 enfant) que chez celles ayant atteint le niveau secondaire 2nd cycle (0,4 enfant). En outre, la fécondité étant mieux contrôlée par les femmes des ménages du quintile le plus élevé que par celles des ménages du quintile le plus bas, l’écart entre les deux indices est de 0,6 dans le plus élevé contre 1,3 enfant dans le plus bas. Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et Indice Synthétique de Fécondité (ISF) pour les trois années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Taux de fécondité désiré Taux de fécondité Milieu de résidence Cotonou 3,0 3,6 Autres villes 3,9 4,7 Ensemble urbain 3,6 4,3 Rural 4,4 5,4 Département Alibori 5,1 5,8 Atacora 4,9 5,8 Atlantique 3,9 5,1 Borgou 4,1 5,2 Collines 4,0 4,7 Couffo 4,2 5,1 Donga 4,2 4,7 Littoral 3,0 3,6 Mono 3,3 4,6 Ouémé 4,2 5,2 Plateau 4,5 5,3 Zou 4,0 5,0 Niveau d'instruction Aucun 4,6 5,6 Primaire 3,7 4,6 Secondaire 1er cycle 3,6 4,2 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,9 3,3 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,8 6,1 Second 4,5 5,4 Moyen 4,1 5,1 Quatrième 3,7 4,6 Le plus élevé 3,3 3,9 Ensemble 4,0 4,9 Note: L'ISFD et l'ISF sont basés sur les naissances des femmes de 15-49 ans durant la période 1-36 mois avant l'enquête. L'ISF est le même que celui présenté au tableau 5.1. Planification familiale • 101 PLANIFICATION FAMILIALE 7 Elise Ahovey et Rémy Hounguevou ans les pays africains, le rythme élevé de la croissance de la population constitue une entrave aux efforts de développement. Le déséquilibre persistant entre l'accroissement élevé de la population et la faible croissance économique contribue à la détérioration des conditions de vie des ménages. Au Bénin, malgré les actions entreprises, le niveau de la fécondité reste l’un des plus élevés au monde. En réaction à cette situation, le Gouvernement a opté pour une approche plus élaborée et plus complète par la prise en compte de la dimension population dans tous les plans et programmes de développement. Cette orientation a été consolidée par la déclaration de Politique Nationale de Population (DEPOLIPO) adoptée en 1996 et révisée en 2006 puis en 2010, avec pour objectif la réalisation de l’équilibre entre l’accroissement de la population et le développement socio-économique. Les résultats de l’EDSB-III, réalisée en 2006, avaient mis en évidence un très faible niveau d’utilisation contraceptive (6 % pour les méthodes modernes parmi les femmes en union) et, en même temps, un niveau relativement élevé de besoins non satisfaits en matière de contraception (30 % chez les femmes en union). Ce faible niveau d’utilisation de la contraception moderne et le niveau élevé des besoins non satisfaits justifient la collecte de données fiables pour accompagner les actions gouvernementales dans la mise en œuvre des programmes et projets de santé relatifs à la planification familiale. Comme lors des précédentes enquêtes, l'EDSB-IV a collecté des informations sur les méthodes contraceptives pour connaître les niveaux actuels et les éventuelles modifications intervenues au cours des dernières années en matière d'utilisation contraceptive. Ainsi, les sujets suivants ont-ils été abordés dans l’enquête : • La connaissance et la pratique de la contraception au moment de l’enquête; • La connaissance de la période féconde ; • Les sources d'approvisionnement en contraceptifs ; D Principaux résultats • Parmi les femmes de 15-49 ans, 14 % utilisaient, au moment de l’enquête, une méthode de contraception quelconque : dans 9 % des cas, les femmes utilisaient une méthode moderne et dans 5 % des cas, une méthode traditionnelle. • Par rapport à la précédente enquête, on constate que le pourcentage d’utilisatrices de méthodes modernes a légèrement augmenté, variant de 7 % à 9 % parmi les femmes en union. • C’est parmi les femmes du milieu rural (7 %), celles sans instruction (7 %), celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (5 %) et parmi celles du département du Mono (3 %) que l’utilisation des méthodes modernes est la plus faible. 102 • Planification familiale • L’utilisation future de la contraception ; • Les sources d'information sur la contraception ; • Les opinions et les attitudes en matière de contraception. 7.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION L'utilisation de la contraception suppose, au préalable, la connaissance d'au moins une méthode contraceptive. Les différentes méthodes retenues dans le questionnaire de l’enquête sont classées en deux catégories : • Les méthodes modernes comprenant la stérilisation féminine et la stérilisation masculine, la pilule, le stérilet ou DIU (Dispositif Intra Utérin), les injectables, les implants (Norplant), le condom masculin, le condom féminin, le diaphragme, les méthodes vaginales (spermicides, mousses et gelées), la Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée (MAMA) et la pilule du lendemain. • Les méthodes traditionnelles comprenant la continence périodique et le retrait. Les autres méthodes dites «populaires», comme les herbes, les tisanes et autres méthodes, peuvent rentrer dans cette catégorie. La collecte d’informations relatives à la connaissance des méthodes s’est déroulée en deux étapes. D'abord, l'enquêtrice notait la (ou les) méthode(s) spontanément citée(s) par l'enquêté. Ensuite, dans le cas où l'enquêté n'avait pas cité toutes les méthodes listées dans le questionnaire, l'enquêtrice devait procéder à une brève description des méthodes non citées et enregistrer si, oui ou non, l’enquêté en avait entendu parler. On considère qu’une femme ou un homme connaît une méthode contraceptive, si il/elle l’a citée spontanément ou si il/elle a déclaré la connaître après description par l’enquêtrice. Les résultats présentés au tableau 7.1 indiquent que même si, dans l’ensemble, plus de huit femmes sur dix (85 %) connaissent, au moins, une méthode contraceptive quelconque, la connaissance spécifique des méthodes et particulièrement des méthodes modernes demeure encore assez limitée. Chez les femmes non en union et sexuellement actives, le niveau de connaissance est plus élevé (94 %). Mais dans ce groupe aussi la connaissance spécifique de certaines méthodes modernes est encore assez faible. Le nombre moyen de méthodes connues par les femmes en union est identique à celui estimé pour l’ensemble des femmes (4,9). Par contre, les femmes non en union et sexuellement actives connaissent un nombre plus élevé de méthodes contraceptives (nombre moyen de 6,3). On constate aussi que le niveau de connaissance des méthodes modernes est nettement plus élevé que celui des méthodes traditionnelles (82 % contre 49 %), que ce soit chez les femmes en union (82 % contre 48 %) ou chez celles qui ne le sont pas (94 % contre 64 %).Ceci laisse apparaître que les femmes sexuellement actives et qui ne sont pas en union sont mieux informées des méthodes , qu’elles soient modernes ou traditionnelles. Le nombre moyen de méthodes connues par les femmes en union est identique à celui estimé pour l’ensemble des femmes (4,9). Par contre, les femmes non en union et sexuellement actives connaissent un nombre plus élevé de méthodes (nombre moyen de 6,3). Planification familiale • 103 Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives Pourcentage d'hommes et de femmes de 15-49 ans, d'hommes et de femmes actuellement en union et d'hommes et de femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs qui ont entendu parler d'une méthode contraceptive, selon la méthode, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Méthode Femme Homme Ensemble des femmes Femmes actuellement en union Femmes non en union sexuellement actives1 Ensemble des hommes Hommes actuellement en union Hommes non en union sexuellement actifs1 N'importe quelle méthode 84,6 84,5 94,0 92,0 92,5 97,7 Une méthode moderne 82,4 82,4 93,5 90,9 90,9 96,4 Stérilisation féminine 32,5 32,0 40,7 36,3 35,6 42,7 Stérilisation masculine 19,1 18,0 27,7 28,1 26,4 32,1 Pilule 62,4 63,6 73,6 58,9 59,7 68,3 DIU 32,2 32,4 42,7 25,8 25,9 25,2 Injectables 58,7 60,6 71,3 49,2 50,8 55,5 Implants 49,9 51,8 60,9 36,9 39,2 38,4 Condom masculin 74,7 74,0 89,3 86,9 87,0 94,4 Condom féminin 34,9 32,7 51,8 49,1 46,4 58,7 MAMA 26,1 28,5 26,7 21,7 24,2 20,2 Pilule du lendemain 18,9 17,8 31,7 25,8 26,2 29,4 Une méthode traditionnelle 49,4 48,3 63,7 54,7 58,0 64,9 Rythme 41,1 40,5 54,9 43,3 46,0 46,8 Retrait 31,0 30,3 47,8 47,0 50,3 54,6 Autre 6,4 5,4 8,4 4,0 3,7 7,6 Nombre moyen de méthodes connues par les enquêtés de 15-49 ans 4,9 4,9 6,3 5,1 5,2 5,7 Effectif d'enquêtés 16 599 11 680 918 4 433 2 516 474 Nombre moyen de méthodes connues par les enquêtés de 15-64 ans na na na 5,1 5,1 5,8 Effectif d'enquêtés na na na 5 180 3 197 484 na = Non applicable. 1 Ont eu leurs derniers rapports sexuels dans les 30 jours ayant précédé l'interview. MAMA : Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée. Les résultats en fonction de la méthode montrent que le condom masculin est la méthode la plus connue (75 %). Cette proportion est élevée, quel que soit l’état matrimonial des femmes (74 % pour les femmes en union et 89 % pour celles qui ne sont pas en union). La pilule (respectivement 64 % et 74 %), les injectables (respectivement 61 % et 71 %) et les implants (respectivement 52 % et 61 %) sont aussi des méthodes très connues. Par contre, les proportions de femmes qui connaissent le condom féminin (respectivement 33 % et 52 %), la stérilisation féminine (respectivement 32 % et 41 %) et le DIU (respectivement 32 % et 43 %) sont plus faibles. Les méthodes comme la pilule du lendemain (respectivement 18 % et 32 %), la stérilisation masculine (respectivement 18 % et 28 %) et la MAMA (respectivement 29 % et 27 %) sont les méthodes les moins connues par les femmes. Ces résultats montrent aussi, qu’à l’exception de la MAMA, le niveau de connaissance des méthodes pour les femmes non en union et sexuellement actives est toujours plus élevée que celui des femmes en union. Les questions sur la connaissance des méthodes de planification familiale ont également été posées aux hommes. Les résultats présentés au tableau 5.1 montrent que le niveau de connaissance est nettement plus élevé chez les hommes que chez les femmes, quelle que soit la catégorie et quel que soit le type de méthode. En outre, on constate, comme chez les femmes, un écart de niveau de connaissance entre les hommes non en union sexuellement actifs et ceux en union et un niveau de connaissance des méthodes modernes plus élevé que celui des méthodes traditionnelles. Les méthodes modernes les plus connues par les hommes sont, par ordre d’importance : le condom masculin (87 % pour l’ensemble des hommes et ceux en union et 94 % chez ceux non en union sexuellement actifs), la pilule (respectivement 60 % et 68 %), les injectables 104 • Planification familiale (respectivement 51 % et 56 %) et le condom féminin (respectivement 46 % et 59 %). Le nombre moyen de méthodes connues par l’ensemble des hommes est de 5,1. Il varie de 5,2 parmi ceux en union à 5,7 parmi ceux qui ne sont pas en union et sexuellement actifs. Le tableau 7.2 présente le niveau de connaissance des méthodes contraceptives selon les caractéristiques sociodémographiques des enquêtés actuellement en union. Chez les femmes, les résultats ne font pas apparaître d'écarts importants en fonction de l’âge. En effet, sauf dans le groupe d’âges 15-19 ans où le niveau de connaissance est plus faible (78 % pour une méthode quelconque et 75 % pour une méthode moderne) dans les autres groupes d’âges, au moins 83 % des femmes ont entendu parler d’au moins une méthode contraceptive et 80 % ont entendu parler d’au moins une méthode moderne. Il en est de même chez les hommes où quel que soit l’âge, au moins 91 % ont entendu parler d’au moins une méthode et 89 % ont entendu parler d’au moins une méthode moderne. Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans, actuellement en union, qui ont entendu parler d'au moins une méthode contraceptive et pourcentage qui ont entendu parler d'au moins une méthode moderne, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB- IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Ont entendu parler d'une méthode Ont entendu parler d'une méthode moderne1 Effectif Ont entendu parler d'une méthode Ont entendu parler d'une méthode moderne1 Effectif Groupe d'âges 15-19 77,6 75,2 400 * * 17 20-24 82,9 81,0 1 774 97,0 97,0 120 25-29 85,8 83,9 2 815 94,5 92,8 426 30-34 84,1 82,5 2 446 93,7 92,0 515 35-39 85,6 83,8 1 968 91,0 88,5 610 40-44 86,0 83,0 1 374 92,4 91,2 458 45-49 83,1 79,8 904 91,2 89,7 370 Milieu de résidence Cotonou 93,0 92,0 1 415 95,8 94,8 363 Autres villes 85,6 84,5 3 416 95,1 93,7 762 Ensemble urbain 87,8 86,7 4 832 95,3 94,1 1 124 Rural 82,1 79,5 6 849 90,3 88,3 1 392 Département Alibori 77,4 75,2 765 84,1 84,1 151 Atacora 81,1 79,8 1 008 83,3 81,6 196 Atlantique 91,0 90,3 1 468 95,2 95,2 364 Borgou 80,4 75,5 889 82,8 80,7 191 Collines 91,9 88,8 761 94,6 92,4 158 Couffo 82,7 81,5 882 100,0 100,0 130 Donga 90,4 89,1 528 87,0 86,1 100 Littoral 93,0 92,0 1 415 95,8 94,8 363 Mono 83,2 83,2 630 100,0 99,3 145 Ouémé 86,4 85,9 1 436 90,1 89,4 347 Plateau 71,4 62,6 820 94,8 81,0 165 Zou 77,3 75,6 1 077 99,6 99,6 207 Niveau d'instruction Aucun 81,1 78,6 8 373 87,4 84,6 1 084 Primaire 91,8 90,8 1 940 94,3 93,5 703 Secondaire 1er cycle 93,6 92,7 948 98,1 97,4 394 Secondaire 2nd cycle ou plus 97,3 97,3 419 99,0 98,1 334 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 72,2 69,3 2 246 82,3 80,7 408 Second 81,2 78,7 2 362 92,4 90,7 465 Moyen 85,6 82,9 2 322 91,8 89,0 483 Quatrième 89,9 88,4 2 373 95,7 93,8 522 Le plus élevé 92,9 92,2 2 377 97,1 96,6 638 Ensemble 15-49 84,5 82,4 11 680 92,5 90,9 2 516 50-64 na na na 84,2 81,0 681 Ensemble 15-64 na na na 90,8 88,8 3 197 na = Non applicable 1 Stérilisation féminine, stérilisation masculine, pilule, DIU, injectables, implants, condom masculin, condom féminin, diaphragme, mousse ou gelée, MAMA et pilule du lendemain. Planification familiale • 105 Selon le milieu de résidence, on constate que c’est en milieu urbain, et, en particulier à Cotonou, que les proportions de femmes (respectivement 88 % et 93 %) et d’hommes (respectivement 95 % et 96 %) qui ont entendu parler d’au moins une méthode sont les plus élevées. Les résultats selon les départements font apparaître un écart entre le département du Plateau où seulement 63 % des femmes connaissent, au moins, une méthode moderne et les autres départements dans lesquels la proportion varie d’un minimum de 75 % dans l’Alibori à un maximum de 92 % dans le Littoral. Le niveau de connaissance des méthodes contraceptives augmente avec le niveau d’instruction des femmes, passant, pour les méthodes modernes, de 79 % pour les femmes sans instruction à 97 % pour celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. De même, on note des variations importantes entre le niveau de connaissance d’une méthode contraceptive moderne et le statut socio-économique du ménage, la proportion passant de 69 % dans les ménages classés dans le quintile le plus bas à 92 % dans ceux du quintile le plus élevé. En ce qui concerne les hommes, on note le même type de variations selon le niveau d’instruction et le niveau de bien-être du ménage. 7.2 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION Le niveau d'utilisation de la contraception est l'un des indicateurs qui permet de juger de la réussite des programmes de planification familiale. Au cours de l’EDSB-IV, les données collectées ont permis d’estimer le niveau d'utilisation actuelle de la contraception ou prévalence contraceptive. Le tableau 7.3 fournit la prévalence contraceptive actuelle, c'est-à-dire la proportion de femmes qui utilisaient une méthode de contraception au moment de l'enquête. Dans l’ensemble, 14 % des femmes utilisent actuellement une méthode contraceptive ; 9 % une méthode moderne et 5 %, une méthode traditionnelle, en majorité, la méthode du rythme (3 %). Les femmes utilisent essentiellement trois méthodes modernes : le condom masculin (3,2 %), les injectables (1,7 %), la pilule (1,3 %). Toutes les autres méthodes concernent moins de 1 % des enquêtées. On note peu de variation selon l’âge. C’est à 45-49 ans que la prévalence contraceptive est la plus faible (11 % pour l’ensemble des méthodes et 7 % pour les méthodes modernes). Globalement, la prévalence contraceptive des femmes en union ne diffère pas sensiblement de celle de l’ensemble des femmes. En effet, 13 % d’entre elles contre 14 % pour l’ensemble des femmes utilisent une méthode quelconque ; pour les méthodes modernes, les proportions sont respectivement de 8 % contre 9 % ; et pour les méthodes traditionnelles de 5 % pour les deux catégories. Les femmes en union utilisent principalement les quatre méthodes suivantes : les injectables (2,0 %), le condom masculin (1,8 %), la pilule (1,3 %) et les implants (1,0 %) (Graphique 7.1). Le taux de prévalence par âge montre une utilisation plus faible chez les jeunes femmes (15-24 ans) qui sont en union par rapport à l’ensemble des femmes. Cela indique que les jeunes femmes qui ne sont pas en union, qu’elles soient sexuellement actives ou non, utilisent plus la contraception que les jeunes femmes en union. On constate aussi que chez les femmes en union, le taux d’utilisation d’une méthode augmente avec l’âge, d’un minimum de 8 % à 15-19 ans à 16 % parmi les femmes de 35-44 ans. La tendance est la même pour les méthodes modernes. C’est parmi les femmes non en union et sexuellement actives que la prévalence est la plus élevée. En effet, 36 % utilisent une méthode quelconque, et dans la majorité des cas, il s’agit d’une méthode moderne (24 %), et dans 11 %, il s’agit d’une méthode traditionnelle. En outre, la méthode moderne à laquelle ces femmes ont le plus fréquemment recours est le condom masculin (15,6 %) suivie, de loin, par la pilule (3,4 %). 10 6 • P la ni fic at io n fa m ili al e Ta bl ea u 7. 3 U til is at io n ac tu el le d e la c on tra ce pt io n se lo n âg e R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s, d es fe m m es a ct ue lle m en t e n un io n et d es fe m m es q ui n e so nt p as e n un io n et q ui s on t s ex ue lle m en t a ct iv es , p ar m ét ho de c on tra ce pt iv e ac tu el le m en t ut ili sé e se lo n le g ro up e d' âg es , E D SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 G ro up e d' âg es N 'im po rte qu el le m ét ho de U ne m ét ho de m od er ne U ne m ét ho de m od er ne U ne m ét ho de tra di tio n- ne lle U ne m ét ho de tr ad iti on ne lle N 'u til is e pa s ac tu el le - m en t To ta l Ef fe ct if de fe m m es S té ril i- sa tio n fé m in in e Pi lu le D IU In je ct a- bl es Im - pl an ts C on do m m as cu lin C on do m fé m in in M AM A Au tre R yt hm e R et ra it Au tre TO U TE S LE S FE M M ES 15 -1 9 14 ,4 9, 5 0, 0 0, 7 0, 1 0, 5 0, 2 5, 5 0, 1 0, 2 2, 1 4, 9 3, 2 0, 4 1, 3 85 ,6 10 0, 0 2 90 7 20 -2 4 13 ,8 9, 4 0, 0 1, 2 0, 1 1, 1 0, 6 4, 9 0, 0 0, 4 1, 1 4, 4 2, 7 0, 7 1, 0 86 ,2 10 0, 0 2 89 3 25 -2 9 14 ,4 9, 3 0, 0 1, 5 0, 3 1, 9 1, 0 3, 4 0, 1 0, 6 0, 5 5, 1 3, 5 0, 8 0, 9 85 ,6 10 0, 0 3 20 1 30 -3 4 12 ,4 7, 9 0, 0 1, 8 0, 4 2, 2 0, 8 1, 8 0, 1 0, 3 0, 6 4, 5 2, 8 0, 6 1, 1 87 ,6 10 0, 0 2 69 3 35 -3 9 15 ,6 9, 7 0, 1 2, 1 1, 2 2, 5 1, 3 1, 4 0, 0 0, 5 0, 5 5, 9 3, 6 1, 1 1, 2 84 ,4 10 0, 0 2 16 4 40 -4 4 15 ,1 8, 8 0, 5 1, 0 0, 7 2, 3 1, 3 1, 8 0, 0 0, 2 1, 1 6, 3 3, 3 0, 8 2, 2 84 ,9 10 0, 0 1 61 9 45 -4 9 11 ,3 6, 6 0, 5 0, 6 0, 6 1, 8 0, 3 1, 8 0, 0 0, 0 1, 1 4, 6 1, 7 0, 5 2, 4 88 ,7 10 0, 0 1 12 3 En se m bl e 14 ,0 9, 0 0, 1 1, 3 0, 4 1, 7 0, 8 3, 2 0, 0 0, 4 1, 0 5, 0 3, 1 0, 7 1, 3 86 ,0 10 0, 0 16 5 99 FE M M E S AC TU E LL EM EN T EN U N IO N 15 -1 9 8, 2 4, 2 0, 0 0, 7 0, 4 0, 6 0, 3 0, 7 0, 0 1, 0 0, 4 4, 0 2, 0 0, 5 1, 5 91 ,8 10 0, 0 40 0 20 -2 4 9, 6 5, 7 0, 0 0, 8 0, 1 1, 1 0, 6 1, 8 0, 0 0, 6 0, 8 3, 8 2, 2 0, 7 1, 0 90 ,4 10 0, 0 1 77 4 25 -2 9 12 ,9 7, 8 0, 0 1, 3 0, 2 1, 7 1, 0 2, 4 0, 0 0, 7 0, 3 5, 1 3, 4 0, 7 1, 0 87 ,1 10 0, 0 2 81 5 30 -3 4 12 ,4 7, 9 0, 0 1, 7 0, 4 2, 3 0, 8 1, 7 0, 0 0, 3 0, 6 4, 5 2, 7 0, 6 1, 1 87 ,6 10 0, 0 2 44 6 35 -3 9 15 ,9 10 ,0 0, 2 1, 9 1, 3 2, 8 1, 4 1, 4 0, 0 0, 5 0, 5 5, 9 3, 5 1, 2 1, 2 84 ,1 10 0, 0 1 96 8 40 -4 4 16 ,0 9, 4 0, 6 1, 2 0, 7 2, 6 1, 4 1, 7 0, 0 0, 2 1, 1 6, 6 3, 4 0, 9 2, 4 84 ,0 10 0, 0 1 37 4 45 -4 9 12 ,2 7, 4 0, 5 0, 7 0, 8 1, 9 0, 4 1, 9 0, 0 0, 0 1, 3 4, 8 1, 7 0, 6 2, 5 87 ,8 10 0, 0 90 4 En se m bl e 12 ,9 7, 9 0, 1 1, 3 0, 5 2, 0 1, 0 1, 8 0, 0 0, 5 0, 6 5, 0 2, 9 0, 8 1, 3 87 ,1 10 0, 0 11 6 80 FE M M E S N O N E N U N IO N S E XU E LL EM EN T AC TI V ES 1 15 -1 9 39 ,0 23 ,6 0, 3 3, 2 0, 0 3, 0 0, 5 15 ,2 0, 3 0, 0 1, 2 15 ,4 11 ,0 1, 8 2, 6 61 ,0 10 0, 0 35 2 20 -2 4 35 ,3 26 ,7 0, 0 3, 8 0, 0 2, 3 1, 4 18 ,4 0, 0 0, 0 0, 8 8, 6 6, 8 1, 4 0, 3 64 ,7 10 0, 0 32 2 25 -2 9 42 ,5 34 ,7 0, 0 4, 7 0, 0 4, 4 1, 9 21 ,0 1, 4 0, 0 1, 3 7, 8 6, 0 1, 8 0, 0 57 ,5 10 0, 0 12 2 30 -3 4 (2 6, 9) (1 5, 8) (0 ,0 ) (4 ,9 ) (0 ,0 ) (2 ,2 ) (1 ,6 ) (7 ,1 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (1 1, 0) (9 ,2 ) (0 ,0 ) (1 ,8 ) (7 3, 1) 10 0, 0 49 35 -3 9 (1 8, 8) (3 ,7 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (3 ,7 ) (1 5, 1) (1 5, 1) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (8 1, 2) 10 0, 0 32 40 -4 4 * * * * * * * * * * * * * * * * 10 0, 0 26 45 -4 9 * * * * * * * * * * * * * * * * 10 0, 0 16 En se m bl e 35 ,7 24 ,4 0, 1 3, 4 0, 0 2, 8 1, 0 15 ,6 0, 3 0, 0 1, 2 11 ,3 8, 6 1, 6 1, 2 64 ,3 10 0, 0 91 8 N ot e: S i p lu s d' un e m ét ho de a é té u til is ée , s eu le la p lu s ef fic ac e es t p ris e en c om pt e da ns c e ta bl ea u. M AM A = M ét ho de d e l'A lla ite m en t M at er ne l e t d e l'A m én or rh ée 1 F em m es a ya nt e u de s ra pp or ts s ex ue ls a u co ur s de s 30 jo ur s ay an t p ré cé dé l' en qu êt e. N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s ; U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . 106 • Planification familiale Planification familiale • 107 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive parmi les femmes en union Le tableau 7.4 présente les variations de la prévalence contraceptive parmi les femmes en union selon certaines caractéristiques sociodémographiques. On constate tout d’abord des écarts selon le nombre d’enfants vivants. En effet, très faible à la parité 0 (7 %), la prévalence augmente avec le nombre d’enfants pour atteindre un maximum de 14 % à partir de la parité 3. La prévalence contraceptive moderne suit la même tendance. La prévalence contraceptive est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural, tant pour l'ensemble des méthodes (15 % contre 12 %) que pour les méthodes modernes (10 % contre 7 %). Les méthodes modernes les plus fréquemment utilisées par les femmes en milieu urbain sont les injectables (2,4 %) suivies par la pilule (2,0 %) et le condom masculin (1,8 %), alors qu’en milieu rural, c’est plutôt le condom masculin (1,8 %) et les injectables (1,7 %) qui sont les plus utilisés. Il faut également souligner que la proportion d’utilisatrices de pilule en milieu urbain (2,0 %) est deux fois plus élevée qu’en milieu rural (0,9 %). Les différences entre départements sont très importantes. C’est dans le Littoral (13 %), les Collines (11 %), le Borgou (11 %) et le Couffo (10 %) que la prévalence contraceptive moderne est la plus élevée. Dans les autres départements, la prévalence varie de 8 % dans le Plateau à un minimum de 3 % dans le Mono. Le niveau d’instruction apparaît comme un facteur déterminant de l’utilisation de la contraception. En effet, parmi les femmes sans instruction, 11 % utilisent une méthode quelconque, 7 % une méthode moderne et 5 % une méthode traditionnelle. Quand les femmes ont un niveau d’instruction primaire, ces proportions sont respectivement de 15 %, 10 % et 5 %. Quand les femmes ont un niveau secondaire 2nd cycle ou plus, 23 % utilisent une méthode quelconque, 15 % une méthode moderne et 8 % une méthode traditionnelle. Enfin, on constate un écart important de la prévalence contraceptive entre le quintile le plus élevé et les autres, la proportion d’utilisatrices de méthodes modernes variant de 12 % dans le quintile le plus élevé à moins de 5 % dans le plus bas. 12.9 7.9 2.0 1.8 1.3 1.0 0.5 0.5 5.0 2.9 0.8 Toutes méthodes Méthodes modernes Injectables Condom masculin Pilule Implants DIU MAMA Méthodes traditionnelles Rythme Retrait Pourcentage EDSB-IV 2011-2012 10 8 • P la ni fic at io n fa m ili al e Ta bl ea u 7. 4 U til is at io n ac tu el le d e la c on tra ce pt io n pa r c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es a ct ue lle m en t e n un io n de 1 5- 49 a ns p ar m ét ho de c on tra ce pt iv e ac tu el le m en t u til is ée , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue N 'im po rte qu el le m ét ho de U ne m ét ho de m od er ne U ne m ét ho de m od er ne U ne m ét ho de tra di tio n- ne lle U ne m ét ho de tr ad iti on ne lle N 'u til is e pa s ac tu el le - m en t To ta l Ef fe ct if de fe m m es S té ril is a- tio n fé m in in e P ilu le D IU In je ct - ab le s Im pl an ts C on do m m as cu lin M AM A Au tre R yt hm e R et ra it Au tre N om br e d' en fa nt s vi va nt s 0 6, 6 2, 7 0, 0 0, 1 0, 0 0, 4 0, 0 1, 7 0, 0 0, 5 4, 0 1, 5 0, 3 2, 1 93 ,4 10 0, 0 62 5 1- 2 11 ,8 6, 9 0, 1 1, 4 0, 2 1, 3 0, 7 2, 0 0, 6 0, 6 4, 9 3, 3 0, 8 0, 8 88 ,2 10 0, 0 4 03 9 3- 4 14 ,1 8, 8 0, 2 1, 4 0, 5 2, 3 1, 2 2, 0 0, 3 0, 7 5, 3 3, 2 0, 8 1, 3 85 ,9 10 0, 0 4 02 8 5+ 14 ,3 9, 2 0, 2 1, 3 1, 1 2, 9 1, 1 1, 3 0, 6 0, 6 5, 1 2, 3 0, 8 2, 0 85 ,7 10 0, 0 2 98 9 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 19 ,8 12 ,5 0, 4 2, 9 0, 8 3, 1 2, 4 1, 7 0, 3 0, 9 7, 3 5, 7 0, 9 0, 7 80 ,2 10 0, 0 1 41 5 A ut re s vi lle s 13 ,1 8, 3 0, 1 1, 6 0, 6 2, 2 1, 2 1, 8 0, 4 0, 2 4, 8 2, 8 0, 9 1, 0 86 ,9 10 0, 0 3 41 6 En se m bl e ur ba in 15 ,0 9, 5 0, 2 2, 0 0, 7 2, 4 1, 6 1, 8 0, 4 0, 4 5, 5 3, 6 0, 9 0, 9 85 ,0 10 0, 0 4 83 2 R ur al 11 ,5 6, 8 0, 1 0, 9 0, 4 1, 7 0, 5 1, 8 0, 5 0, 8 4, 7 2, 4 0, 7 1, 6 88 ,5 10 0, 0 6 84 9 D ép ar te m en t Al ib or i 9, 1 6, 4 0, 0 0, 7 0, 2 2, 3 0, 8 0, 8 1, 6 0, 1 2, 7 0, 1 0, 0 2, 6 90 ,9 10 0, 0 76 5 At ac or a 11 ,4 6, 7 0, 1 0, 7 0, 1 1, 2 1, 3 0, 9 2, 0 0, 3 4, 8 0, 7 0, 0 4, 1 88 ,6 10 0, 0 1 00 8 At la nt iq ue 9, 9 5, 2 0, 2 0, 9 0, 4 1, 1 0, 2 2, 2 0, 1 0, 2 4, 7 3, 6 0, 7 0, 3 90 ,1 10 0, 0 1 46 8 Bo rg ou 17 ,6 10 ,6 0, 3 1, 4 0, 7 3, 8 1, 1 1, 2 1, 7 0, 4 7, 0 2, 4 1, 5 3, 1 82 ,4 10 0, 0 88 9 C ol lin es 17 ,5 10 ,8 0, 2 2, 1 0, 6 4, 3 1, 7 1, 0 0, 1 0, 8 6, 7 5, 7 0, 4 0, 6 82 ,5 10 0, 0 76 1 C ou ffo 17 ,0 10 ,4 0, 1 0, 7 0, 3 0, 8 0, 0 8, 0 0, 0 0, 5 6, 6 1, 4 3, 0 2, 2 83 ,0 10 0, 0 88 2 D on ga 6, 1 5, 3 0, 0 1, 1 0, 1 1, 7 0, 9 1, 1 0, 3 0, 0 0, 8 0, 6 0, 0 0, 2 93 ,9 10 0, 0 52 8 Li tto ra l 19 ,8 12 ,5 0, 4 2, 9 0, 8 3, 1 2, 4 1, 7 0, 3 0, 9 7, 3 5, 7 0, 9 0, 7 80 ,2 10 0, 0 1 41 5 M on o 3, 9 3, 0 0, 1 0, 9 0, 1 0, 7 0, 1 1, 0 0, 0 0, 0 0, 9 0, 2 0, 6 0, 1 96 ,1 10 0, 0 63 0 O ué m é 9, 2 6, 8 0, 1 1, 4 1, 0 1, 6 0, 9 1, 4 0, 0 0, 5 2, 4 1, 4 0, 4 0, 6 90 ,8 10 0, 0 1 43 6 Pl at ea u 15 ,0 7, 6 0, 0 0, 5 0, 3 2, 7 0, 4 1, 9 0, 0 1, 8 7, 5 4, 8 0, 9 1, 8 85 ,0 10 0, 0 82 0 Zo u 13 ,9 7, 3 0, 1 1, 6 1, 0 1, 2 1, 2 0, 3 0, 0 2, 0 6, 6 5, 2 0, 9 0, 5 86 ,1 10 0, 0 1 07 7 N iv ea u d' in st ru ct io n Au cu n 11 ,2 6, 5 0, 1 1, 0 0, 3 1, 7 0, 6 1, 5 0, 5 0, 7 4, 7 2, 3 0, 7 1, 7 88 ,8 10 0, 0 8 37 3 Pr im ai re 14 ,9 10 ,2 0, 2 1, 8 0, 9 3, 1 1, 4 1, 8 0, 4 0, 5 4, 6 3, 1 0, 9 0, 6 85 ,1 10 0, 0 1 94 0 Se co nd ai re 1 er c yc le 20 ,2 12 ,4 0, 1 3, 3 0, 8 1, 8 2, 1 3, 3 0, 3 0, 6 7, 8 6, 3 1, 1 0, 4 79 ,8 10 0, 0 94 8 Se co nd ai re 2 nd c yc le ou p lu s 22 ,5 14 ,8 0, 2 1, 8 1, 9 3, 3 2, 9 3, 6 0, 2 0, 8 7, 7 6, 3 0, 9 0, 5 77 ,5 10 0, 0 41 9 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 8, 4 4, 6 0, 1 0, 4 0, 2 1, 0 0, 4 1, 3 0, 6 0, 5 3, 9 1, 2 0, 5 2, 2 91 ,6 10 0, 0 2 24 6 Se co nd 10 ,9 6, 4 0, 1 0, 6 0, 3 1, 4 0, 6 2, 1 0, 6 0, 7 4, 6 2, 0 0, 9 1, 7 89 ,1 10 0, 0 2 36 2 M oy en 12 ,9 7, 8 0, 1 1, 0 0, 7 2, 1 0, 8 1, 9 0, 5 0, 8 5, 1 2, 9 0, 8 1, 5 87 ,1 10 0, 0 2 32 2 Q ua tri èm e 14 ,1 8, 6 0, 1 2, 0 0, 4 2, 6 1, 2 1, 2 0, 4 0, 7 5, 5 3, 8 0, 5 1, 2 85 ,9 10 0, 0 2 37 3 Le p lu s él ev é 18 ,0 11 ,9 0, 3 2, 6 1, 0 2, 9 1, 9 2, 5 0, 3 0, 6 6, 1 4, 6 1, 2 0, 3 82 ,0 10 0, 0 2 37 7 En se m bl e 12 ,9 7, 9 0, 1 1, 3 0, 5 2, 0 1, 0 1, 8 0, 5 0, 6 5, 0 2, 9 0, 8 1, 3 87 ,1 10 0, 0 11 6 80 N ot e: S i p lu s d' un e m ét ho de a é té u til is ée , s eu le la p lu s ef fic ac e es t p ris e en c om pt e da ns c e ta bl ea u. M AM A = M ét ho de d e l'A lla ite m en t M at er ne l e t d e l'A m én or rh ée . 108 • Planification familiale Planification familiale • 109 Tendances La comparaison avec les résultats de l’enquête précédente montre que la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union a très légèrement augmenté, la proportion d'utilisatrices étant passée de 6 % en 2006 (EDSB-III), à 8 % en 2011-2012 (EDSB-IV). En milieu rural, on note également une légère amélioration, la prévalence contraceptive est passée de 5 % en 2006 à 7 % en 2011-2012. (Graphique 7.2) Cette amélioration est moins importante en milieu urbain, la prévalence étant passée de 11 % en 2006 à 13 % en 2011-2012 à Cotonou et a diminué de 9 % à 8 % dans les Autres Villes au cours de la même période. Il faut noter cependant que la prévalence totale aurait diminué entre 2006 et 2012, étant passée de 17 % à 13 %. Cette diminution est due à la forte diminution de l’utilisation des méthodes traditionnelles. En fonction du niveau d’instruction, on note que de 2006 à 2011-2012, la proportion de femmes sans instruction qui utilisaient une méthode moderne est passée de 4 % à 7 %. Graphique 7.2 Tendance de la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union 7.3 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT DE LA CONTRACEPTION Pour évaluer la contribution des secteurs médicaux public et privé dans la distribution ou la vente des différentes méthodes modernes de contraception, on a demandé aux utilisatrices d’identifier l’endroit où elles avaient obtenu leur méthode actuelle (Tableau 7.5). Pour obtenir les méthodes modernes de contraception, 38 % des femmes se sont adressées au secteur médical public. Environ trois femmes sur dix (29 %) se sont adressées au secteur médical privé et 19 % à d’autres sources. Dans le secteur public, ce sont surtout vers les centres de santé du Gouvernement que les femmes se sont dirigées pour obtenir leur méthode (20 %), soit un peu plus de la moitié de la clientèle du secteur (54 %). En outre, les hôpitaux du Gouvernement tout comme les cliniques de planification familiale ont contribué dans 7 % des cas dans l’approvisionnement en méthodes contraceptives. Dans le secteur privé auprès duquel 29 % des utilisatrices ont obtenu leur méthode, on note que c’est la pharmacie qui est le 7 12 9 66 11 9 5 8 13 8 7 Bénin Cotonou Autres villes Rural Pourcentage EDSB-II 2001 EDSB-III 2006 EDSB-IV 2011-2012 110 • Planification familiale fournisseur principal (22 % des cas) ; dans 3 % des cas, les femmes se sont approvisionnées auprès des hôpitaux/cliniques privés. Quant aux sources non médicales, il s’agit essentiellement des boutiques (13 %) et, dans une proportion beaucoup plus faible, des amis/parents (4 %). Les résultats selon la méthode montrent que la majorité des utilisatrices d’injectables (82 %), d’implants (71 %) et de DIU (64 %) ont obtenu ces méthodes dans le secteur public. Par contre, en ce qui concerne le condom masculin, qui constitue la méthode contraceptive la plus utilisée par les femmes (cf. Tableau 5.3), on constate que c’est le secteur privé, essentiellement les pharmacies (42 %), et les autres sources, en majorité les boutiques (29 %), qui constituent principalement les sources d’approvisionnement. Tableau 7.5 Source d'approvisionnement des méthodes modernes Répartition (en %) des utilisatrices actuelles de méthodes contraceptives modernes âgées de 15-49 ans par source d'approvisionnement la plus récente, en fonction de la méthode, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Source d'approvisionnement Pilule DIU Injectables Implants Condom masculin Ensemble1 Secteur public 37,8 64,3 82,4 70,7 12,3 37,6 Hôpital du gouvernement 5,3 8,9 16,1 14,9 2,2 7,0 Centre de santé du gouvernement 17,2 37,2 51,5 42,7 3,6 20,3 Clinique de PF 11,2 12,4 12,8 12,6 1,5 6,8 Agent de santé 0,0 4,2 0,4 0,0 2,4 1,2 Centre Social 2,2 0,0 0,7 0,6 0,2 0,6 Clinique mobile 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,2 Agent de Santé/Relais Communautaire 0,5 1,6 0,5 0,0 0,5 0,4 Distributeur Automatique 1,5 0,0 0,0 0,0 1,7 0,8 Autre secteur public 0,0 0,0 0,5 0,0 0,3 0,2 Secteur médical privé 43,4 16,7 15,8 16,2 44,9 29,1 Hôpital/clinique privé 1,8 12,1 7,3 6,5 0,3 3,0 Médecin privé 0,8 0,0 3,5 1,2 0,9 1,3 Pharmacie 38,1 0,0 2,7 0,0 42,3 22,4 Hôpital confessionnel 0,0 0,0 0,4 0,0 0,0 0,1 ABPF 2,4 1,1 1,5 7,7 0,6 1,6 Agent de santé (ONG) 0,3 0,0 0,5 0,0 0,9 0,5 Autre secteur médical privé 0,0 3,5 0,0 0,8 0,0 0,2 Autre 18,3 0,0 1,4 0,0 41,0 18,7 Boutique 16,2 0,0 0,2 0,0 28,7 13,4 Amis/parents 2,1 0,0 1,2 0,0 8,0 3,7 Bar 0,0 0,0 0,0 0,0 4,2 1,6 Autre 0,5 0,0 0,4 2,8 1,8 1,2 Manquant 0,0 18,9 0,0 10,2 0,0 1,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 88,4 Effectif de femmes 217 69 281 130 536 1 427 1 L’ensemble inclut d'autres méthodes modernes mais pas la Méthode de l'Allaitement Maternel et de l'Aménorrhée (MAMA). 7.4 INFORMATIONS RELATIVES AUX MÉTHODES CONTRACEPTIVES Permettre aux femmes qui veulent utiliser une méthode contraceptive de faire un choix informé compte parmi les éléments les plus importants de tout programme de planification familiale. Au Bénin, dans les formations sanitaires, les prestataires de services de planification familiale sont censés assurer des services complets à leur clientèle en leur fournissant le maximum d’informations utiles, concernant entre autres, l’éventail des différentes méthodes contraceptives existantes, leurs contraintes ainsi que leurs effets secondaires et les contre-indications éventuelles. Ces informations ont non seulement pour but d’aider les femmes à faire un choix éclairé mais aussi de permettre de corriger et de combattre les préjugés concernant les méthodes de contraception. Au cours de l’enquête, on a donc demandé aux utilisatrices actuelles de méthode Planification familiale • 111 de contraception moderne si elles avaient été informées des effets secondaires de la méthode, sur ce qu’il fallait faire si ces effets secondaires se manifestaient et enfin si elles avaient été informées par un agent de santé ou de planification familiale de l’existence d’autres méthodes. Les résultats sont présentés au tableau 7.6. Tableau 7.6 Choix informé de la méthode Parmi les utilisatrices actuelles de méthodes modernes, âgées de 15-49 ans, dont la dernière période d'utilisation d'une méthode a commencé au cours des 5 années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant été informé de possibles effets secondaires ou sur des problèmes liés à cette méthode; pourcentage ayant été informé sur ce qu'il fallait faire en cas d'effets secondaires et pourcentage ayant été informé de l'existence d'autres méthodes, selon la méthode et la source initiale de la méthode, EDSB-IV Bénin, 2011 Méthode/source Parmi les utilisatrices actuelles de méthodes modernes dont la dernière période d'utilisation a commencé au cours des 5 années ayant précédé l'enquête : Pourcentage ayant été informé des effets secondaires ou des problèmes de la méthode utilisée Pourcentage ayant été informé sur ce qu'il fallait faire en cas d'effets secondaires Pourcentage ayant été informé par un agent de santé ou de planification familiale d'autres méthodes qui peuvent être utilisées Effectif de femmes2 Méthode Stérilisation féminine * * * 9 Pilule 37,6 34,6 52,3 189 DIU 60,8 57,5 71,2 53 Injectables 52,6 53,9 68,6 241 Implants 75,3 67,8 77,8 116 Source initiale de la méthode1 Secteur public 56,7 55,2 70,3 404 Hôpital du gouvernement 62,0 61,6 70,8 81 Centre de santé du gouvernement 56,1 54,9 73,9 232 Clinique de PF 59,1 57,2 67,8 71 Agent de santé * * * 4 Centre Social * * * 6 Clinique mobile * * * 3 Agent de Santé/Relais Communautaire * * * 4 Distributeur Automatique * * * 3 Autre secteur public * * * 1 Secteur médical privé 57,5 51,7 66,0 153 Hôpital/clinique privé (71,1) (67,3) (81,9) 39 Médecin privé * * * 12 Pharmacie 46,0 37,9 53,7 77 Hôpital confessionnel * * * 1 ABPF * * * 19 Agent santé (ONG) * * * 2 Autre Secteur Médical Privé * * * 4 Autre (12,4) (19,1) (32,6) 42 Boutique (5,4) (13,6) (30,3) 34 Amis/parents * * * 8 Autre * * * 6 Ensemble 53,0 51,1 65,7 609 Note: Le tableau n'inclut que les utilisatrices de méthodes figurant sur la liste. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés ; Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Source au moment où a commencé l'épisode d'utilisation de la méthode actuelle. 2 Y compris les manquants. 112 • Planification familiale Parmi les utilisatrices actuelles de méthode moderne dont la dernière période d’utilisation a commencé au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, 53 % ont été informées des effets secondaires ou des problèmes liés à cette méthode. Dans une proportion très proche (51 %), les utilisatrices ont été informées sur ce qu’il fallait faire si ces problèmes se manifestaient et dans les deux-tiers des cas (66 %), les femmes ont été informées par un agent de santé ou de planification familiale de l’existence d’autres méthodes modernes qu’elles pourraient utiliser. En fonction de la source initiale de la méthode, on ne constate pas d’écart réellement important. Tout-au plus, peut-on souligner que dans le secteur public, la proportion d’utilisatrices qui ont été informées par un agent de santé ou de planification familiale de l’existence d’autres méthodes est un peu plus élevée que dans le secteur privé (70 % contre 66 %). Dans le secteur public, on constate que c’est dans les hôpitaux du gouvernement et les cliniques de planification familiale que les femmes ont été les plus fréquemment informées des effets secondaires (respectivement 62 % et 59 %). En outre, c’est dans les centres de santé gouvernementaux, qui constituent les principaux pourvoyeurs de contraceptifs au Bénin, que la proportion de femmes qui ont été informées sur l’existence d’autres méthodes est la plus élevée (74 %). Tableau 7.7 Taux de discontinuation des méthodes contraceptives sur 12 mois Parmi les femmes de 15-49 ans qui ont commencé une période d'utilisation contraceptive au cours des 5 années ayant précédé l'enquête, pourcentage d'épisodes de discontinuation au cours des 12 mois selon la raison de discontinuation et par méthode spécifique, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Méthode Échec de la méthode Désir de tomber enceinte Autres raisons liées à la fécondité2 Effets secondaires/ raisons liées à la santé Souhaitait une méthode plus efficace Autres raisons liées à la méthode3 Autres raisons N'importe quelle raison4 A changé de méthode5 Nombre d'épisodes d'utilisation Pilule 3,6 7,8 0,0 16,8 8,7 8,7 9,4 54,9 0,8 216 Injectables 2,0 10,3 0,3 15,5 3,9 7,5 8,7 48,2 2,0 201 Implants 3,4 8,1 1,1 7,5 1,8 3,9 8,8 34,6 0,4 52 Condom masculin 1,8 7,0 1,7 3,1 8,9 7,1 11,6 41,2 2,5 258 Rythme 5,2 13,0 1,1 0,2 3,0 3,2 5,8 31,4 1,0 148 Retrait 8,8 10,7 1,4 0,8 4,7 6,8 15,8 48,8 3,7 97 Autre1 1,6 5,3 0,7 3,7 2,2 3,5 18,2 35,3 1,7 47 Toutes les méthodes 2,9 7,7 0,8 6,2 5,2 5,6 10,4 38,9 1,5 1 134 Note : Les valeurs sont basées sur des calculs de table de survie en utilisant les informations sur les épisodes d'utilisation qui ont commencé 3-62 mois avant l'enquête. 1 Y compris la MAMA et le DIU. 2 Inclut rapports sexuels peu fréquents/mari absent, difficultés de tomber enceinte/ménopause et dissolution de l'union/séparation. 3 Inclut manque d'accès/éloignement, trop cher et utilisation peu pratique. 4 Les raisons de discontinuation sont mutuellement exclusives et leur somme correspond au total figurant dans cette colonne. 5 Les épisodes d'utilisation compris dans cette colonne sont un sous-ensemble des épisodes de discontinuation compris dans le taux de discontinuation. On considère qu'une femme a changé de méthode si elle a utilisé une méthode différente au cours du mois suivant la discontinuation ou si elle a déclaré, comme raison de discontinuation, qu'elle "voulait une méthode plus efficace" et qu'elle a commencé à utiliser une autre méthode dans les deux mois après la discontinuation. 6 Le nombre d'épisodes d'utilisation comprend les épisodes d'utilisation qui ont été discontinués pendant la période d'observation ainsi que les épisodes d'utilisation qui n'ont pas été discontinués pendant la période d'observation. Le taux de discontinuation de la contraception et les raisons pour lesquelles les femmes interrompent l’utilisation d’une méthode sont des éléments tout aussi importants pour la réussite d’un programme de planification familiale que la qualité de l’information des femmes en matière de planification familiale. Bien qu’une femme puisse décider d’interrompre une méthode contraceptive parce qu’elle souhaite des enfants, il existe de nombreuses autres raisons qui peuvent conduire une femme à stopper l’utilisation d’une méthode contraceptive. Au cours de l’EDSB-IV, on a collecté des informations qui permettent d’évaluer les taux de discontinuation des méthodes contraceptives ainsi que les raisons pour lesquelles les femmes ont décidé d’interrompre l’utilisation d’une méthode. Les taux de discontinuation sont présentés au tableau 7.7. Planification familiale • 113 Tableau 7.7 Taux de discontinuation des méthodes contraceptives sur 12 mois Parmi les femmes de 15-49 ans qui ont commencé une période d'utilisation contraceptive au cours des 5 années ayant précédé l'enquête, pourcentage d'épisodes de discontinuation au cours des 12 mois selon la raison de discontinuation et par méthode spécifique, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Méthode Échec de la méthode Désir de tomber enceinte Autres raisons liées à la fécondité2 Effets secondaires/ raisons liées à la santé Souhaitait une méthode plus efficace Autres raisons liées à la méthode3 Autres raisons N'importe quelle raison4 A changé de méthode5 Nombre d'épisodes d'utilisation Pilule 3,6 7,8 0,0 16,8 8,7 8,7 9,4 54,9 0,8 216 Injectables 2,0 10,3 0,3 15,5 3,9 7,5 8,7 48,2 2,0 201 Implants 3,4 8,1 1,1 7,5 1,8 3,9 8,8 34,6 0,4 52 Condom masculin 1,8 7,0 1,7 3,1 8,9 7,1 11,6 41,2 2,5 258 Rythme 5,2 13,0 1,1 0,2 3,0 3,2 5,8 31,4 1,0 148 Retrait 8,8 10,7 1,4 0,8 4,7 6,8 15,8 48,8 3,7 97 Autre1 1,6 5,3 0,7 3,7 2,2 3,5 18,2 35,3 1,7 47 Toutes les méthodes 2,9 7,7 0,8 6,2 5,2 5,6 10,4 38,9 1,5 1 134 Note : Les valeurs sont basées sur des calculs de table de survie en utilisant les informations sur les épisodes d'utilisation qui ont commencé 3-62 mois avant l'enquête. 1 Y compris la MAMA et le DIU. 2 Inclut rapports sexuels peu fréquents/mari absent, difficultés de tomber enceinte/ménopause et dissolution de l'union/séparation. 3 Inclut manque d'accès/éloignement, trop cher et utilisation peu pratique. 4 Les raisons de discontinuation sont mutuellement exclusives et leur somme correspond au total figurant dans cette colonne. 5 Les épisodes d'utilisation compris dans cette colonne sont un sous-ensemble des épisodes de discontinuation compris dans le taux de discontinuation. On considère qu'une femme a changé de méthode si elle a utilisé une méthode différente au cours du mois suivant la discontinuation ou si elle a déclaré, comme raison de discontinuation, qu'elle "voulait une méthode plus efficace" et qu'elle a commencé à utiliser une autre méthode dans les deux mois après la discontinuation. 6 Le nombre d'épisodes d'utilisation comprend les épisodes d'utilisation qui ont été discontinués pendant la période d'observation ainsi que les épisodes d'utilisation qui n'ont pas été discontinués pendant la période d'observation. Dans l’ensemble, les résultats montrent que dans 39 % des cas, les femmes ont interrompu l’utilisation d’une méthode contraceptive dans les 12 mois qui ont suivi le début de la période d’utilisation. C’est pour la pilule que le taux de discontinuation est le plus élevé (55 %) suivi par les injectables (48 %). À l’opposé, c’est pour la méthode du rythme que le taux est le plus faible (31 %). Dans 8 % des cas, c’est parce que la femme voulait tomber enceinte que les épisodes de discontinuation se sont produits et, dans 6 % des cas, c’est par crainte des effets secondaires ou à cause de raisons liées à la santé. 7.5 RAISONS D’INTERRUPTION DE MÉTHODE CONTRACEPTIVE Le tableau 7.8 présente la répartition des discontinuations des méthodes contraceptives des cinq dernières années selon la raison de la discontinuation. La raison la plus fréquente d’interruption d’une méthode est le désir de tomber enceinte (25 %) suivie dans 13 % des cas, des problèmes de santé et/ou d’effets secondaires et dans 11 % des cas parce que la femme voulait une méthode plus efficace. Les raisons de discontinuation varient selon la méthode utilisée. Pour pratiquement toutes les méthodes, c’est le souhait de tomber enceinte qui est la raison de la discontinuation de la méthode. Par contre, en ce qui concerne la pilule et les injectables, la raison la plus fréquemment avancée par les utilisatrices concerne les problèmes de santé et/ou les effets secondaires (respectivement 28 % et 30 %). En outre, on note que 17 % des utilisatrices de la méthode du rythme et 15 % de celles qui utilisaient le retrait sont tombées enceintes alors qu’elles utilisaient ces méthodes. 114 • Planification familiale Tableau 7.8 Raisons de discontinuation Répartition (en %) des discontinuations des méthodes contraceptives au cours des 5 années ayant précédé l'enquête par raison principale de discontinuation déclarée, selon la méthode spécifique, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Raison de l'interruption Pilule DIU Injec- tables Implants Condom masculin MAMA Rythme Retrait Autre Toutes les méthodes1 Est tombée enceinte pendant l'utilisation 6,8 (5,2) 4,6 9,3 5,4 (3,3) 16,5 14,9 1,7 7,9 Voulait tomber enceinte 21,9 (11,4) 27,4 26,8 18,3 (5,8) 47,0 21,3 12,9 25,1 Mari/partenaire désapprouvait 4,9 (1,2) 5,1 1,7 11,2 (4,4) 3,0 4,9 0,0 5,0 Voulait une méthode plus efficace 13,1 (12,5) 5,4 6,4 17,1 (54,9) 8,5 7,6 3,7 10,7 Problèmes de santé/effets secondaires 28,2 (22,4) 29,9 24,2 5,9 (3,7) 0,6 1,3 4,6 13,0 Problèmes d'accès/trop loin 2,3 (0,0) 2,1 4,1 1,8 (3,1) 0,0 1,4 0,0 1,4 Coûte trop cher 5,6 (8,2) 3,9 1,9 0,9 (0,0) 1,7 3,2 2,0 3,2 Pas pratique à utiliser 5,1 (16,3) 5,5 0,0 10,7 (0,0) 4,4 11,7 0,6 6,0 Cela dépend de Dieu/fataliste 2,1 (2,5) 3,2 11,4 2,4 (3,7) 2,7 8,6 1,0 3,2 Difficulté à tomber enceinte/ ménopause 0,2 (5,7) 0,7 4,4 0,5 (5,5) 1,4 0,6 1,4 1,1 Dissolution de l'union/ séparation 0,2 (3,5) 0,6 1,0 4,7 (4,8) 2,9 1,6 0,4 2,0 Autre 5,3 (6,4) 7,4 3,3 7,9 (4,1) 3,5 6,6 17,5 7,3 Ne sait pas 4,4 (4,8) 4,3 5,7 13,2 (6,6) 7,8 16,4 54,4 14,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de discontinuations 299 29 270 74 343 26 315 152 219 1 753 MAMA = Méthode de l'Allaitement Maternel et de l'Aménorrhée Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés ; Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Y compris les méthodes qui ne sont pas présentées individuellement en raison du nombre trop faible d’utilisatrices. 7.6 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE L’utilisation efficace de certaines méthodes contraceptives, comme la méthode du rythme, suppose, au préalable, la connaissance du cycle menstruel. Au cours de l’enquête, on a donc demandé aux femmes si elles pensaient, qu'au cours du cycle, il existait une période pendant laquelle elles avaient plus de chance de tomber enceinte et, si oui, à quel moment du cycle se situait cette période. Les résultats des réponses à cette dernière question sont présentés au tableau 7.9. Compte tenu des nombreuses nuances que peuvent comporter les réponses à cette question, les femmes ont été regroupées en trois grandes catégories : • celles qui connaissent la période de fécondabilité (celles qui ont déclaré « milieu du cycle ») ; • celles qui ont une connaissance douteuse de la période (celles qui ont déclaré « juste avant le début des règles », «juste après la fin des règles »). Ces réponses sont trop vagues pour pouvoir être considérées comme exactes mais, selon l'idée que se font les femmes du « juste après la fin » et du «juste avant le début », elles pourraient correspondre à la période féconde ; • celles qui ne connaissent pas la période (celles qui ont déclaré « durant les règles », « pas de période spécifique », « ne sait pas » ou toute autre réponse). Les données du tableau 7.9 indiquent globalement que près de deux femmes sur cinq (38 %) n'ont aucune idée de l'existence d'une période particulière ou ne savent pas comment situer correctement la période de fertilité au cours du cycle menstruel : 10 % ont déclaré qu’une telle période n’existait pas ; 28 % ont déclaré ne pas savoir du tout et 0,5 %, que cette période se situait pendant les règles. Près d’une femme sur cinq (19 %) en a une connaissance douteuse. Seulement 43% des femmes ayant mentionné le milieu du cycle peuvent être considérées comme ayant une connaissance précise de la période de fertilité. Planification familiale • 115 Tableau 7.9 Connaissance de la période féconde Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par connaissance de la période féconde au cours du cycle menstruel selon l'utilisation actuelle de la méthode du rythme, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Connaissance de la période féconde Utilisatrices de la méthode du rythme Non utilisatrices de la méthode du rythme Ensemble des femmes Juste avant le début des règles 1,6 2,4 2,4 Durant les règles 0,5 0,5 0,5 Juste après la fin des règles 15,4 16,4 16,4 Au milieu du cycle/entre deux périodes de règles 68,3 42,2 43,0 Pas de moment précis 3,0 10,3 10,0 Ne sait pas 11,3 28,3 27,8 Total 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 508 16 091 16 599 Cependant, parmi les femmes qui utilisent la méthode du rythme, la proportion de celles qui ont une connaissance précise de la période féconde est nettement plus élevée que parmi celles qui n’utilisent pas cette méthode (68 % contre 42 %). Cependant, les résultats montrent que près d’un tiers des utilisatrices de la méthode du rythme n’arrivent pas à situer cette période féconde (32 %). 7.7 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE La demande potentielle en matière de contraception et l’identification des femmes qui ont des besoins en services de planification familiale élevés figurent parmi les éléments les plus importants pour la mise en place de tout programme de planification familiale. Le tableau 7.10.1 présente l’estimation des besoins satisfaits et non satisfaits ainsi que la demande totale en planification familiale au Bénin, pour l’ensemble des femmes en union de 15-49 ans et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Les besoins non satisfaits pour espacer les naissances concernent les femmes enceintes dont la grossesse n’a pas eu lieu au moment voulu, les femmes en aménorrhée qui n'utilisent pas de méthode de planification familiale et dont la dernière naissance ne s'est pas produite au moment voulu et les femmes fécondes qui ne sont ni enceintes ni en aménorrhée qui n'utilisent pas de méthode contraceptive et qui ont déclaré vouloir attendre deux ans ou plus avant leur prochaine naissance. Sont également incluses dans les besoins non satisfaits pour espacer les naissances, les femmes fécondes qui n'utilisent pas actuellement de méthode de planification familiale et qui déclarent qu'elles ne sont pas sûres de vouloir un autre enfant ou qui veulent un autre enfant mais ne savent pas à quel moment, à moins qu'elles déclarent que ce ne serait pas un problème si elles apprenaient qu'elles étaient enceintes dans les semaines à venir. Les besoins non satisfaits pour limiter les naissances concernent les femmes enceintes dont la grossesse n'était pas souhaitée, les femmes en aménorrhée n'utilisant pas de méthode de planification familiale dont la dernière naissance n'était pas voulue et qui ne veulent plus d'enfants et les femmes fécondes qui ne sont ni enceintes ni en aménorrhée, qui n'utilisent pas de méthode de planification familiale et qui ont déclaré ne plus vouloir d'enfants. Précisons que la définition des besoins non satisfaits en matière de planification familiale a été révisée pour rendre comparable, dans le temps et entre les pays enquêtés, les estimations de cet indicateur. Les estimations des besoins non satisfaits présentées au tableau 7.8.1 ont été recalculées en utilisant la définition révisée des besoins non satisfaits et elles peuvent donc être légèrement différentes par rapport aux valeurs publiées dans les rapports finals des enquêtes précédentes. » 116 • Planification familiale Selon la nouvelle définition : • La demande totale équivaut à la somme des besoins non satisfaits et des besoins satisfaits. • Le pourcentage de demande satisfaite équivaut aux besoins satisfaits divisés par la demande totale. Le tableau 7.10.1 présente les estimations des besoins non satisfaits et satisfaits en matière de contraception pour les femmes de 15-49 ans en union, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Tableau 7.10.1 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union Pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de demande totale en planification familiale et pourcentage de demande selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Besoins non satisfaits en matière de planification familiale Besoins satisfaits en matière de planification familiale (utilisation actuelle) Demande totale en planification familiale1 Pour- centage de demande satisfaite2 Pour- centage de demande satisfaite par des méthodes modernes3 Effectif de femmes Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Groupe d'âges 15-19 31,8 2,8 34,6 7,6 0,7 8,2 39,4 3,5 42,8 19,2 9,9 400 20-24 30,6 3,1 33,7 9,2 0,3 9,6 39,9 3,4 43,3 22,1 13,2 1 774 25-29 27,7 6,3 34,0 11,3 1,6 12,9 39,0 7,9 46,9 27,5 16,6 2 815 30-34 22,1 13,5 35,6 8,4 4,0 12,4 30,5 17,5 48,0 25,8 16,4 2 446 35-39 16,0 18,5 34,5 6,8 9,1 15,9 22,8 27,6 50,4 31,6 19,8 1 968 40-44 8,7 20,9 29,6 3,9 12,0 16,0 12,6 32,9 45,5 35,1 20,6 1 374 45-49 3,9 12,9 16,8 1,3 11,0 12,2 5,2 23,9 29,1 42,2 25,6 904 Milieu de résidence Cotonou 19,2 13,9 33,1 11,9 7,8 19,8 31,1 21,7 52,8 37,4 23,7 1 415 Autres villes 20,4 12,9 33,3 7,6 5,5 13,1 28,0 18,4 46,4 28,2 17,9 3 416 Ensemble urbain 20,1 13,2 33,2 8,8 6,2 15,0 28,9 19,3 48,3 31,1 19,7 4 832 Rural 21,8 10,3 32,1 7,1 4,3 11,5 28,9 14,6 43,5 26,3 15,5 6 849 Département Alibori 19,4 6,4 25,8 7,0 2,1 9,1 26,4 8,5 34,8 26,0 18,2 765 Atacora 19,9 9,8 29,7 5,7 5,7 11,4 25,6 15,5 41,2 27,8 16,2 1 008 Atlantique 21,9 14,1 36,0 6,5 3,4 9,9 28,4 17,5 45,9 21,6 11,4 1 468 Borgou 17,1 10,2 27,4 10,8 6,8 17,6 28,0 17,1 45,0 39,1 23,5 889 Collines 18,0 12,8 30,8 9,0 8,6 17,5 26,9 21,4 48,3 36,3 22,4 761 Couffo 19,5 6,6 26,0 13,5 3,5 17,0 33,0 10,0 43,0 39,4 24,1 882 Donga 13,4 8,8 22,2 4,7 1,4 6,1 18,0 10,2 28,3 21,5 18,6 528 Littoral 19,2 13,9 33,1 11,9 7,8 19,8 31,1 21,7 52,8 37,4 23,7 1 415 Mono 25,5 18,3 43,8 2,5 1,4 3,9 27,9 19,8 47,7 8,2 6,3 630 Ouémé 27,9 13,0 40,8 4,0 5,2 9,2 31,9 18,1 50,0 18,3 13,6 1 436 Plateau 27,4 8,1 35,5 8,3 6,8 15,0 35,7 14,9 50,5 29,8 15,0 820 Zou 18,8 12,0 30,9 8,5 5,5 13,9 27,3 17,5 44,8 31,1 16,3 1 077 Niveau d'instruction Aucun 20,9 11,3 32,3 6,6 4,6 11,2 27,5 15,9 43,5 25,7 15,0 8 373 Primaire 21,8 12,7 34,5 8,9 6,0 14,9 30,6 18,7 49,3 30,1 20,7 1 940 Secondaire 1er cycle 22,3 11,6 33,8 14,0 6,2 20,2 36,2 17,8 54,0 37,4 23,0 948 Secondaire 2nd cycle ou plus 17,8 8,7 26,5 13,7 8,7 22,5 31,5 17,4 49,0 45,8 30,2 419 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 21,7 10,4 32,1 4,7 3,8 8,4 26,3 14,2 40,5 20,8 11,3 2 246 Second 21,2 9,5 30,7 7,7 3,3 10,9 28,9 12,7 41,6 26,3 15,3 2 362 Moyen 20,5 10,8 31,4 7,7 5,2 12,9 28,2 16,1 44,3 29,2 17,6 2 322 Quatrième 22,7 12,9 35,6 8,2 5,9 14,1 30,9 18,8 49,7 28,4 17,3 2 373 Le plus élevé 19,3 13,7 33,0 10,8 7,2 18,0 30,1 21,0 51,0 35,3 23,4 2 377 Ensemble 21,1 11,5 32,6 7,8 5,1 12,9 28,9 16,6 45,5 28,4 17,4 11 680 Note: Les valeurs figurant dans ce tableau sont basées sur la définition révisée des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, décrite dans Bradley et al, 2012. 1 La demande totale équivaut à la somme des besoins non satisfaits et des besoins satisfaits en matière de planification familiale. 2 Le pourcentage de demande satisfaite équivaut aux besoins satisfaits divisés par la demande totale. 3 Les méthodes modernes comprennent la stérilisation féminine, la pilule, le DIU, les injectables, les implants, le condom masculin et la MAMA. Planification familiale • 117 Parmi les femmes en union, 33 % ont des besoins non satisfaits en matière de contraception. On note un écart important entre la proportion de femmes ayant des besoins pour espacer et la proportion de celles ayant des besoins pour limiter leur descendance (21 % contre 12 %). À l’opposé, 13 % des femmes ont des besoins satisfaits : ce sont celles qui utilisent actuellement une méthode. Là encore, l’utilisation est davantage orientée vers l’espacement que vers la limitation des naissances (8 % contre 5 %). Si les femmes en union ayant des besoins non-satisfaits en matière de contraception pouvaient les satisfaire, c'est-à-dire si elles utilisaient effectivement la contraception, la prévalence contraceptive pourrait atteindre 46 % (demande totale en planification familiale). Cette demande potentielle totale en planification familiale (proportion de femmes ayant des besoins non satisfaits à laquelle s’ajoute celle des femmes ayant des besoins satisfaits) est orientée dans 29 % des cas vers l’espacement des naissances et dans 17 % des cas, vers leur limitation. Actuellement, chez les femmes en union, 28 % de la demande potentielle totale en planification familiale est satisfaite. Pour les seules méthodes modernes, la demande satisfaite est estimée dans 17 % des cas. Les résultats selon les caractéristiques sociodémographiques montrent que, parmi les femmes en union, la demande totale en services de PF varie avec l’âge. Elle passe de 43 % pour les femmes âgées de 15- 24 ans à 50 % parmi celles âgées de 35-39 ans. C’est dans le groupe d’âges 45-49 ans que cette proportion est la plus faible (29 %). Le pourcentage de demande satisfaite augmente aussi avec l’âge des femmes (19 % pour les 15-19 ans à 42 % pour les 45-49 ans). Si la demande en services de planification familiale est satisfaite dans 31 % des cas en milieu urbain, elle ne l’est que dans 26 % des cas en milieu rural. De même, le niveau de la demande satisfaite est estimé à 62 % parmi les femmes de niveau secondaire 2nd cycle ou plus contre seulement 37 % parmi celles qui ont le niveau primaire et 28 % parmi celles qui n’ont aucun niveau d’instruction. Les résultats selon le niveau de bien-être montrent que c’est parmi les femmes des ménages du quatrième quintile que la demande totale en méthode de planification familiale est la plus élevée (42 %) ; et dans 34 % des cas, cette demande est satisfaite pour les femmes des ménages de ce quintile. Par contre, la demande satisfaite la plus élevée (44 %) concerne les femmes des ménages du quintile le plus élevé. Par ailleurs dans chacun des deux premiers quintiles, la demande totale est moins élevée (38 % dans le quintile le plus bas et 39 % dans le second) ; il en est de même de la demande satisfaite (respectivement 27 % et 31 %). Par ailleurs, on constate au tableau 7.10.2 que la demande totale en matière de planification familiale parmi les femmes non en union sexuellement actives est beaucoup plus élevée que celle des femmes en union (79 % contre 40 %). 118 • Planification familiale Tableau 7.10.2 Besoins en matière de planification familiale de l'ensemble des femmes et de celles qui ne sont pas actuellement en union Pourcentage de toutes les femmes de 15-49 ans et des femmes de 15-49 ans qui ne sont pas actuellement en union ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de celles dont les besoins sont satisfaits, pourcentage de demande totale en planification familiale et pourcentage en planification familiale qui est satisfaite, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Besoins non satisfaits en matière de planification familiale Besoins satisfaits en matière de planification familiale (utilisation actuelle) Demande totale en planification familiale1 Pour- centage de demande satisfaite2 Pour- centage de demande satisfaite par des méthodes modernes3 Effectif de femmes Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total ENSEMBLE DES FEMMES Groupe d'âges 15-19 11,8 0,5 12,3 14,1 0,3 14,4 25,9 0,8 26,7 54,0 35,6 2 907 20-24 25,1 2,1 27,2 13,5 0,3 13,8 38,6 2,4 41,0 33,7 22,9 2 893 25-29 25,7 5,8 31,5 12,9 1,5 14,4 38,6 7,3 46,0 31,4 20,2 3 201 30-34 20,5 12,6 33,1 8,3 4,1 12,4 28,8 16,8 45,5 27,3 17,4 2 693 35-39 14,7 17,1 31,8 6,8 8,8 15,6 21,5 26,0 47,4 32,9 20,5 2 164 40-44 7,4 18,1 25,5 3,8 11,3 15,1 11,2 29,4 40,6 37,2 21,7 1 619 45-49 3,2 10,6 13,8 1,4 9,9 11,3 4,6 20,5 25,0 45,0 26,5 1 123 Milieu de résidence Cotonou 13,5 7,7 21,3 14,6 5,1 19,6 28,1 12,8 40,9 48,0 33,3 2 633 Autres villes 17,2 8,9 26,1 9,7 4,0 13,7 26,9 12,9 39,8 34,5 22,4 5 078 Ensemble urbain 15,9 8,5 24,4 11,4 4,4 15,8 27,3 12,9 40,2 39,2 26,2 7 711 Rural 19,0 8,1 27,2 8,8 3,7 12,5 27,8 11,9 39,6 31,5 19,1 8 888 Département Alibori 18,2 5,5 23,7 8,7 2,0 10,7 27,0 7,5 34,4 31,1 21,3 889 Atacora 17,9 7,9 25,8 8,3 4,9 13,1 26,2 12,8 39,0 33,7 19,9 1 340 Atlantique 17,9 10,3 28,2 7,7 2,7 10,4 25,6 13,1 38,6 27,0 15,3 2 058 Borgou 16,4 7,6 24,0 14,3 5,8 20,1 30,6 13,5 44,1 45,6 27,7 1 206 Collines 15,4 9,0 24,4 13,3 6,7 20,0 28,8 15,7 44,4 45,0 24,8 1 097 Couffo 16,7 5,3 21,9 13,7 2,7 16,5 30,4 8,0 38,4 42,9 29,2 1 158 Donga 14,3 7,1 21,4 5,6 1,2 6,7 19,9 8,3 28,1 23,9 21,7 681 Littoral 13,5 7,7 21,3 14,6 5,1 19,6 28,1 12,8 40,9 48,0 33,3 2 633 Mono 20,7 12,9 33,6 3,4 1,3 4,7 24,2 14,1 38,3 12,2 9,9 931 Ouémé 23,1 9,3 32,4 5,2 3,8 9,0 28,3 13,1 41,5 21,8 16,5 2 014 Plateau 21,5 6,2 27,7 10,8 5,3 16,1 32,3 11,5 43,8 36,8 21,5 1 111 Zou 16,1 9,0 25,1 10,4 4,3 14,6 26,5 13,2 39,7 36,8 20,2 1 482 Niveau d'instruction Aucun 19,1 9,9 29,0 7,2 4,1 11,3 26,3 14,0 40,3 28,1 16,3 9 879 Primaire 17,8 8,7 26,5 10,6 4,8 15,5 28,4 13,5 41,9 36,9 25,8 2 906 Secondaire 1er cycle 14,3 4,5 18,8 14,3 3,1 17,4 28,6 7,6 36,2 48,0 32,4 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 11,8 3,0 14,8 21,4 3,0 24,3 33,2 6,0 39,2 62,2 44,6 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,7 8,8 27,5 6,7 3,4 10,1 25,4 12,1 37,5 26,9 15,2 2 795 Second 18,8 7,6 26,4 9,2 2,9 12,1 28,0 10,5 38,5 31,4 18,4 3 017 Moyen 17,8 8,1 25,9 9,4 4,3 13,7 27,2 12,4 39,6 34,5 21,8 3 132 Quatrième 19,1 8,9 28,0 10,1 4,3 14,4 29,2 13,3 42,4 34,0 22,0 3 559 Le plus élevé 14,4 8,2 22,6 13,2 4,8 18,0 27,6 12,9 40,6 44,3 30,6 4 096 Ensemble 17,6 8,3 25,9 10,0 4,0 14,0 27,6 12,3 39,9 35,1 22,4 16 599 Á suivre… Planification familiale • 119 Tableau 7.10.2—Suite Pourcentage de toutes les femmes de 15-49 ans et des femmes de 15-49 ans qui ne sont pas actuellement en union ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de celles dont les besoins sont satisfaits, pourcentage de demande totale en planification familiale et pourcentage en planification familiale qui est satisfaite, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Besoins non satisfaits en matière de planification familiale Besoins satisfaits en matière de planification familiale (utilisation actuelle) Demande totale en planification familiale1 Pour- centage de demande satisfaite2 Pour- centage de demande satisfaite par des méthodes modernes3 Effectif de femmes Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total FEMMES NON EN UNION SEXUELLEMENT ACTIVES4 Groupe d'âges 15-19 50,5 0,0 50,5 38,4 0,7 39,0 88,8 0,7 89,5 43,6 26,4 352 20-24 47,4 0,8 48,2 34,9 0,4 35,3 82,3 1,2 83,5 42,2 32,0 322 25-29 27,2 5,8 33,0 41,6 0,9 42,5 68,9 6,6 75,5 56,3 45,9 122 30-34 (19,7) (13,0) (32,7) (16,0) (10,9) (26,9) (35,7) (23,9) (59,6) (45,1) (26,5) 49 35-39 (10,0) (9,1) (19,1) (9,8) (9,0) (18,8) (19,7) (18,1) (37,8) (49,6) (9,7) 32 40-44 (0,0) (9,6) (9,6) (0,0) (17,4) (17,4) (0,0) (27,0) (27,0) (64,5) (29,0) 26 45-49 * * * * * * * * * * * 16 Milieu de résidence Cotonou 27,5 2,5 30,0 46,0 4,1 50,1 73,5 6,6 80,1 62,6 43,0 247 Autres villes 47,5 3,2 50,8 29,2 0,7 29,9 76,7 4,0 80,7 37,1 24,6 309 Ensemble urbain 38,6 2,9 41,5 36,7 2,2 38,9 75,3 5,1 80,4 48,4 32,7 556 Rural 44,9 2,0 46,9 29,5 1,4 30,9 74,4 3,4 77,8 39,7 27,6 362 Département Alibori (46,9) (0,0) (46,9) (27,6) (0,0) (27,6) (74,5) (0,0) (74,5) (37,1) (26,1) 24 Atacora 48,9 2,7 51,6 38,5 1,1 39,6 87,3 3,9 91,2 43,4 34,8 69 Atlantique 40,6 6,0 46,6 26,0 0,0 26,0 66,6 6,0 72,6 35,8 25,9 91 Borgou 53,7 0,0 53,7 36,1 0,0 36,1 89,8 0,0 89,8 40,2 24,4 75 Collines 30,0 1,7 31,7 49,1 0,9 50,0 79,1 2,6 81,7 61,2 20,8 76 Couffo (45,8) (4,4) (50,2) (41,0) (0,0) (41,0) (86,8) (4,4) (91,3) (45,0) (42,3) 44 Donga (63,6) (1,5) (65,1) (17,1) (0,0) (17,1) (80,7) (1,5) (82,3) (20,8) (20,8) 33 Littoral 27,5 2,5 30,0 46,0 4,1 50,1 73,5 6,6 80,1 62,6 43,0 247 Mono (62,1) (1,6) (63,7) (7,7) (2,0) (9,7) (69,9) (3,6) (73,4) (13,2) (10,5) 43 Ouémé 52,8 1,3 54,2 22,2 0,5 22,6 75,0 1,8 76,8 29,5 24,5 102 Plateau (36,1) (9,0) (45,1) (30,5) (4,5) (35,0) (66,6) (13,5) (80,1) (43,7) (13,1) 28 Zou 37,8 1,8 39,6 20,5 3,6 24,1 58,3 5,4 63,7 37,8 32,4 85 Niveau d'instruction Aucun 41,9 6,1 48,0 21,1 1,5 22,5 63,0 7,6 70,6 31,9 16,6 245 Primaire 43,5 1,1 44,6 30,4 3,2 33,5 73,8 4,3 78,1 42,9 29,6 185 Secondaire 1er cycle 44,4 1,2 45,5 35,1 2,0 37,1 79,4 3,2 82,6 44,9 32,2 284 Secondaire 2nd cycle ou plus 33,4 1,5 34,8 50,7 1,0 51,8 84,1 2,5 86,6 59,8 43,7 203 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 40,8 4,3 45,1 25,3 1,1 26,5 66,1 5,5 71,6 37,0 20,6 60 Second 45,9 1,7 47,6 29,7 1,0 30,7 75,6 2,7 78,3 39,2 25,4 103 Moyen 40,4 0,8 41,2 35,6 2,2 37,8 76,0 3,0 78,9 47,9 34,1 169 Quatrième 49,3 3,6 52,8 26,0 1,6 27,6 75,3 5,2 80,5 34,3 22,2 258 Le plus élevé 33,5 2,6 36,1 42,0 2,4 44,4 75,6 5,0 80,5 55,1 39,1 327 Ensemble 41,1 2,6 43,6 33,8 1,9 35,7 74,9 4,4 79,4 45,0 30,7 918 Note: Les valeurs figurant dans ce tableau sont basées sur la définition révisée des besoins non satisfaits décrite dans Bradley et al. 2012. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés ; Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée 1 La demande totale équivaut à la somme des besoins non satisfaits et des besoins satisfaits 2 Le pourcentage de demande satisfaite équivaut aux besoins satisfaits divisés par la demande totale. 3 Les méthodes modernes comprennent la stérilisation féminine, la pilule, le DIU, les injectables, les implants, le condom masculin et la MAMA. 4 Femmes ayant eu des rapports sexuels au cours des 30 jours ayant précédé l’enquête. 120 • Planification familiale 7.8 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION On a demandé aux femmes en union qui n'utilisaient pas la contraception au moment de l'enquête, si elles avaient l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir. Le tableau 7.11 fournit la distribution des femmes en union selon leur intention d’utiliser une méthode dans l’avenir selon le nombre d’enfants vivants. Tableau 7.11 Utilisation future de la contraception Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans, actuellement en union qui n'utilisent pas actuellement de méthode, par nombre d'enfants vivants et selon l'intention d'utiliser une méthode dans l'avenir, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Intention Nombre d'enfants vivants1 Ensemble 0 1 2 3 4+ A l'intention d'utiliser 18,0 27,8 25,0 23,6 23,9 24,5 Pas sûre 18,3 24,0 23,8 23,2 19,7 21,7 N'a pas l'intention d'utiliser 63,7 48,2 51,1 53,1 56,4 53,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 343 1 578 1 920 1 904 4 425 10 170 1 Y compris la grossesse actuelle. Près d’une femme en union sur quatre (25 %) qui n’utilisaient pas la contraception au moment de l’enquête, a déclaré avoir l'intention d’en utiliser une dans l'avenir. Par contre, plus de la moitié de ces femmes (54 %) ont déclaré ne pas avoir l'intention d'en utiliser une dans le futur et, dans 22 % des cas, ces femmes étaient indécises. Par ailleurs, les résultats selon le nombre d'enfants montrent que, parmi les femmes qui sont sans enfant, 18 % ont déclaré avoir l'intention d'utiliser, dans le futur, une méthode de planification familiale. Cependant, c’est parmi celles n’ayant qu’un enfant que la proportion de celles qui ont déclaré avoir l'intention d'utiliser, dans le futur, une méthode contraceptive est la plus élevée (28 %). Soulignons par ailleurs que plus de trois femmes nullipares sur cinq (64 %) n’ont pas l’intention d’utiliser une méthode de planification familiale dans le futur. 7.9 EXPOSITION AUX SOURCES D’INFORMATION SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE L'accès à l’information constitue un préalable important pour promouvoir l’utilisation des méthodes contraceptives. C’est, en effet, par ce biais que l’on parvient à informer et à sensibiliser la population sur la planification familiale et à vulgariser les différentes méthodes contraceptives. Pour connaître le niveau d’accès des femmes et des hommes à l’information sur la planification familiale et les canaux par lesquels ils ont été informés, on leur a demandé s’ils avaient entendu ou vu un message quelconque sur la planification familiale à la radio ou à la télévision au cours des derniers mois ayant précédé l'enquête. Les résultats sont présentés au tableau 7.12. On constate que, durant les mois ayant précédé l'enquête, plus de deux femmes sur cinq (40 %) et près de la moitié des hommes (49 %) n'ont entendu aucun message, ni à la radio, ni à la télévision, ni vu ou lu de messages dans les journaux et magazines, sur la planification familiale. À l’opposé, 55 % des femmes et 44 % des hommes avaient entendu un message à la radio, 37 % des femmes et 31 % des hommes en avaient entendu un à la télévision. Planification familiale • 121 Le pourcentage de femmes ayant reçu des messages sur la planification familiale en écoutant la radio augmente avec le niveau d’instruction, variant de 47 % chez les femmes sans niveau d’instruction à 61 % chez celles de niveau primaire et à 83 % chez celles de niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Cette proportion est également plus importante en milieu urbain que rural (61 % contre 49 %). La télévision existe essentiellement dans les villes ; aussi a-t-elle plus servi de canal d’information en milieu urbain (56 %) qu’en milieu rural (21 %) et surtout à Cotonou (71 %). Comme pour la radio, le pourcentage de femmes informées par la télévision augmente avec le niveau d’instruction : de 21 % chez les femmes sans niveau d’instruction, il passe à 88 % chez celles de niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Tableau 7.12 Exposition aux messages sur la planification familiale Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui, au cours des derniers mois ayant précédé l'enquête, ont, soit entendu à la radio, soit vu à la télévision ou dans un journal ou un magazine, un message sur la planification familiale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femmes Hommes Radio Télévision Journaux/ magazines Aucun des trois média Effectif de femmes Radio Télévision Journaux/ magazines Aucun des trois média Effectif d’hommes Groupe d'âges 15-19 47,5 37,6 20,3 44,5 2 907 36,3 27,1 16,5 54,6 976 20-24 56,4 40,8 19,0 38,0 2 893 43,3 34,2 20,6 49,1 654 25-29 55,1 37,4 14,7 39,8 3 201 45,7 34,1 15,3 45,8 674 30-34 57,4 36,2 12,3 39,1 2 693 46,7 31,6 14,9 47,8 599 35-39 57,5 34,6 12,0 39,0 2 164 45,8 29,8 10,8 50,1 649 40-44 55,2 34,3 11,3 40,7 1 619 45,6 29,5 15,7 47,4 489 45-49 56,3 34,7 12,4 40,5 1 123 50,3 32,8 13,5 45,5 392 Milieu de résidence Cotonou 64,0 70,9 38,5 23,2 2 633 44,7 54,6 28,1 36,2 722 Autres villes 59,8 48,3 18,5 34,0 5 078 45,9 35,0 17,1 46,8 1 376 Ensemble urbain 61,2 56,0 25,3 30,3 7 711 45,5 41,8 20,9 43,1 2 098 Rural 49,2 20,5 6,5 48,8 8 888 42,3 21,3 10,7 54,8 2 335 Département Alibori 47,5 11,8 4,5 51,5 889 42,0 14,8 6,5 56,7 243 Atacora 51,5 17,7 9,2 47,8 1 340 31,2 9,8 3,9 66,5 318 Atlantique 52,7 39,2 14,8 40,0 2 058 56,2 43,1 21,6 39,7 598 Borgou 51,1 29,4 10,6 44,7 1 206 30,9 20,9 5,5 62,1 344 Collines 59,1 28,6 6,9 39,1 1 097 33,1 15,6 11,2 61,5 303 Couffo 59,1 36,1 8,6 38,0 1 158 60,2 34,5 12,8 35,9 253 Donga 58,2 31,5 9,2 40,0 681 42,2 17,1 8,6 57,4 188 Littoral 64,0 70,9 38,5 23,2 2 633 44,7 54,6 28,1 36,2 722 Mono 54,2 29,6 14,7 42,1 931 52,0 27,4 23,6 40,3 248 Ouémé 53,6 45,3 15,4 41,0 2 014 35,4 31,5 17,9 58,3 573 Plateau 48,5 23,2 7,9 49,7 1 111 47,2 18,2 4,3 50,8 267 Zou 50,2 25,2 9,6 47,0 1 482 49,7 31,5 14,6 44,4 374 Niveau d'instruction Aucun 47,0 21,4 3,7 50,1 9 879 35,7 15,0 4,1 62,0 1 460 Primaire 60,6 46,7 13,0 33,3 2 906 41,7 24,6 7,7 53,4 1 059 Secondaire 1er cycle 64,4 60,2 35,3 26,0 2 505 43,1 34,7 18,6 47,7 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 82,5 88,0 68,7 7,8 1 309 60,6 60,9 40,3 25,2 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 39,0 9,2 3,6 60,4 2 795 35,8 11,7 4,6 62,2 686 Second 46,6 12,3 3,7 52,3 3 017 39,0 11,7 7,5 58,9 725 Moyen 52,2 22,1 6,1 45,3 3 132 42,2 23,9 11,1 53,8 847 Quatrième 59,5 48,3 15,1 34,2 3 559 46,5 34,1 16,3 47,4 965 Le plus élevé 69,4 75,6 38,6 19,0 4 096 50,2 55,9 29,1 34,5 1 210 Ensemble 15-49 54,8 37,0 15,2 40,2 16 599 43,8 31,0 15,5 49,3 4 433 50-64 na na- na- na- na 44,4 25,4 12,6 51,3 747 Ensemble 15-64 na na- na- na- na 43,9 30,2 15,1 49,6 5 180 na = non applicable 122 • Planification familiale L’information par les journaux et magazines concerne presque exclusivement le milieu urbain (25 % contre 7 % en milieu rural et 39 % à Cotonou) et les femmes instruites, surtout celles ayant au moins un niveau secondaire 2nd cycle (69 %). Le pourcentage de femmes ayant reçu des informations, quelle qu’en soit la source, est plus élevé chez les femmes vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus élevé que dans les autres ménages. Quelle que soit la source, on constate les mêmes tendances chez les hommes. Comme pour les femmes, ce sont les hommes les plus instruits et ceux du milieu urbain qui ont été les plus fréquemment exposés à l’information sur la planification familiale. Les messages sur la planification familiale semblent donc atteindre plus faiblement la population du milieu rural que celle du milieu urbain. Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes non utilisatrices de méthodes contraceptives si, au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, elles avaient reçu chez elles la visite d’un agent de santé qui leur avait parlé de planification familiale. On leur a aussi demandé si, au cours des 12 derniers mois, elles s’étaient rendues dans un établissement sanitaire et si, au cours de leur visite, elles y avaient parlé ou non de planification familiale. Les résultats sont présentés au tableau 7.13. Seulement 5 % des femmes ont reçu la visite d’un agent de terrain qui leur a parlé de planification familiale. En outre, dans 8 % des cas, les femmes ont visité un établissement de santé et ont parlé de planification familiale. Globalement, près de neuf femmes sur dix (89 %) ont déclaré n’avoir parlé de planification familiale ni avec un agent de terrain, ni au cours d’une visite dans un établissement sanitaire au cours des douze mois ayant précédé l'enquête. Cette proportion est très élevée dans tous les sous-groupes de femmes. Planification familiale • 123 Tableau 7.13 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale Parmi les femmes de 15-49 ans qui n'utilisent pas de méthode contraceptive, pourcentage de celles qui, au cours des 12 derniers mois, ont reçu la visite d'un agent de terrain qui leur a parlé de planification familiale, pourcentage qui ont visité un établissement de santé et parlé de planification familiale, pourcentage qui ont visité un établissement de santé mais qui n'ont pas parlé de planification familiale et pourcentage qui n'ont ni discuté de planification familiale avec un agent de terrain, ni dans un établissement de santé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristiques sociodémographiques Pourcentage de femmes qui ont reçu la visite d'un agent de terrain qui a parlé de planification familiale Pourcentage de femmes qui ont visité un établissement de santé au cours des 12 derniers mois et qui : Pourcentage de femmes qui n'ont parlé de planification familiale ni avec un agent de terrain, ni dans un établissement de santé Effectif de femmes Ont parlé de planification familiale N'ont pas parlé de planification familiale Groupe d'âges 15-19 3,9 2,3 9,6 94,6 2 488 20-24 4,3 9,1 19,7 88,3 2 493 25-29 5,2 11,1 20,0 85,7 2 739 30-34 5,7 11,7 18,5 84,7 2 358 35-39 4,8 9,9 14,7 87,7 1 826 40-44 5,5 6,5 13,9 89,8 1 375 45-49 3,8 3,6 13,0 93,6 996 Milieu de résidence Cotonou 5,5 9,1 22,0 87,6 2 116 Autres villes 4,3 8,5 15,7 88,8 4 380 Ensemble urbain 4,7 8,7 17,8 88,4 6 496 Rural 4,9 7,8 14,8 89,1 7 779 Département Alibori 1,5 5,0 5,8 94,4 794 Atacora 5,8 3,4 19,7 91,9 1 164 Atlantique 5,2 6,8 18,7 89,9 1 843 Borgou 4,9 6,8 19,5 89,5 963 Collines 2,4 13,1 13,9 85,7 877 Couffo 9,5 9,7 20,7 83,4 967 Donga 5,1 9,7 11,0 87,2 635 Littoral 5,5 9,1 22,0 87,6 2 116 Mono 7,6 7,8 11,0 88,1 887 Ouémé 3,0 10,3 17,8 88,2 1 832 Plateau 3,2 3,8 11,5 94,4 932 Zou 3,4 11,4 8,5 86,1 1 265 Niveau d'instruction Aucun 4,3 7,7 15,2 89,7 8 760 Primaire 5,1 10,9 17,7 85,7 2 457 Secondaire 1er cycle 5,9 7,0 15,5 88,9 2 069 Secondaire 2nd cycle ou plus 5,8 8,4 22,1 87,7 990 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 3,9 4,9 15,0 92,7 2 513 Second 5,4 7,8 13,6 88,4 2 652 Moyen 4,8 7,8 14,2 89,0 2 704 Quatrième 4,2 9,2 17,3 88,2 3 045 Le plus élevé 5,4 10,4 19,4 86,3 3 360 Ensemble 4,8 8,2 16,1 88,7 14 276 Santé de la reproduction • 125 SANTÉ DE LA REPRODUCTION 8 Mêmounath Bissiriou Zounon, Alphonse Guèdèmè, et Jeannine Houeha e même qu’au cours des enquêtes précédentes, on a collecté durant l'EDSB-IV des informations sur la santé des mères. Précisons que les données de la première EDS réalisée en 1996 ne sont pas strictement comparables avec celles de l’enquête actuelle. On dispose donc depuis 2001, date de la deuxième EDS, de données comparables qui permettent de suivre l’évolution de la couverture en soins prénatals et celle des conditions d’accouchement, en particulier le lieu et l’assistance à l’accouchement. En outre, en comparant les résultats concernant les soins postnatals avec ceux obtenus lors de la précédente enquête, on peut retracer l’évolution de cet indicateur entre 2006 et 2011-2012. Les résultats de l’EDSB IV permettent donc d’une part d'identifier les problèmes actuels les plus importants en matière de santé maternelle et d’autre part, dans la mesure où ils sont comparables avec les enquêtes précédentes, d’évaluer l’impact des politiques et des programmes mis en place dans ce domaine au cours de cette période. Par ailleurs, au cours de l’enquête actuelle, des questions ont été posées aux femmes pour savoir si elles avaient entendu parler ou non de la fistule obstétricale et si elles avaient eu ou si elles avaient actuellement ce genre de problème. Les résultats ont permis d’estimer la prévalence de la fistule obstétricale au Bénin. 8.1 SOINS PRÉNATALS ET VACCINATION ANTITÉTANIQUE 8.1.1 Soins prénatals La surveillance médicale de la grossesse a une influence considérable sur la santé de la femme et de l’enfant. En effet, les soins prénatals permettent de déceler les complications qui peuvent mettre en danger la vie du couple mère-enfant. Pour assurer un suivi correct de l’évolution de la grossesse, il est recommandé que la femme enceinte effectue au moins quatre consultations prénatales. De même, les consultations prénatales D Principaux résultats • Depuis 2001, on ne constate pas de changement important dans le suivi prénatal, la proportion de femmes ayant reçu des soins prénatals étant passé de 87 % en 2001 à 88 % en 2006 et à 86 % en 2011-2012. • la proportion de femmes dont l'accouchement s'est déroulé dans un établissement de santé est passée de 76 % en 2001 à 78 % en 2006 puis à 87 % en 2011-2012. • Durant la même période, la proportion de femmes dont l'accouchement a été assisté par un prestataire de santé formé est passée de 74 % en 2006 à 81 % en 2011-2012. • Dans l'ensemble, 51 % des femmes ont reçu des soins postnatals dans les 48 heures suivant la naissance, conformément aux recommandations. À l'opposé, dans 6 % des cas, l'examen a eu lieu assez tard, c'est-à-dire entre 3 et 41 jours. 126 • Santé de la reproduction donnent l'occasion de protéger la future mère et son enfant contre le tétanos et de faire bénéficier à celle-ci de conseils, et au besoin, de suppléments nutritionnels en cas de signes de malnutrition. Les données du tableau 8.1 présentent la répartition des femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête selon le type de personnel médical consulté durant la grossesse et selon certaines caractéristiques sociodémographiques des femmes enquêtées. Au cours de l’EDSB-IV, toutes les catégories de personnes consultées par la mère pendant la grossesse ont été enregistrées. Lorsque plusieurs personnes avaient été consultées par la femme, seule la personne la plus qualifiée a été prise en compte dans ce tableau. Précisons que les données du tableau 8.1 portent sur la naissance la plus récente ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête. Les résultats montrent que parmi les dernières naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq dernières années, près de neuf sur dix (86 %) ont fait l'objet de consultations prénatales auprès d’un prestataire de santé formé, c’est-à-dire les médecins, infirmières, sages-femmes, aides-soignantes et les assistantes accoucheuses. Si l’on ne prend en compte que le personnel de santé qualifié, c’est-à-dire les médecins, les infirmières ou les sages-femmes, la proportion est très peu différente (84 %). Ces consultations ont été principalement effectuées par les infirmières et sages-femmes (74 %), et, dans très peu de cas, elles ont été fournies par des médecins (10 %). Les aides-soignantes et assistantes accoucheuses ne représentent que 2 %. Les agents de santé communautaire (2 %), les accoucheuses traditionnelles (0,3 %) et les matrones (0,5 %) n’interviennent que très peu dans la prestation des soins prénatals. On note que 12 % des femmes n’ont reçu aucun soin prénatal. Parmi les femmes sans aucun niveau d’instruction, cette proportion est de 15 % et elle atteint 26 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas et un maximum de 35 % dans le département de l’Alibori, situé à l’extrême nord du pays. La répartition selon les caractéristiques sociodémographiques fait apparaître des disparités. La proportion des femmes ayant reçu des soins prénatals dispensés par un de prestataire de santé formé varie très peu selon l’âge de la femme mais elle a tendance à diminuer avec le rang de naissance de l’enfant, variant de 88 % pour la première naissance à 82 % pour les naissances de rang six ou plus. Selon le milieu de résidence, on constate que la proportion de femmes qui ont reçu des soins prénatals par un prestataire de santé formé est plus élevée en milieu urbain que rural (91 % contre 82 %), en particulier à Cotonou (95 % contre 90 % dans les Autres villes). En outre, l’intervention du médecin dans la prestation des soins prénatals est beaucoup plus importante à Cotonou (27 %) que dans les autres villes (13 %). Elle est très faible en milieu rural (5 % contre 17 % en milieu urbain). Par contre, les infirmières ou sages-femmes interviennent pratiquement autant en milieu urbain que rural (respectivement 72 % et 75 %). Les résultats selon les départements montrent que dans l’Ouémé (97 %), le Littoral (95 %), l’Atlantique (94 %), suivi du Mono (92 %), des Collines (91 %), et du Zou (90 %), la quasi-totalité des femmes ont effectué un suivi prénatal. Dans les autres départements comme le Borgou, la proportion est plus faible (74 %) et c’est dans l’Alibori que la couverture en soins prénatals est la moins bonne puisque seulement un peu plus d’une femme sur deux (57 %) a bénéficié de soins prénatals au cours de la dernière grossesse. Les résultats selon le niveau d’instruction montrent qu’il existe un écart important entre les femmes sans instruction et celles qui sont instruites. En effet, la quasi-totalité des femmes instruites, quel que soit leur niveau, ont reçu des soins prénatals (au moins 95 %) contre seulement 82 % parmi celles n’ayant aucun niveau d’instruction. En fonction du niveau de bien-être économique, on constate que la couverture en soins prénatals augmente avec le statut socio-économique du ménage, variant de 68 % dans les ménages du quintile le plus bas à 97 % dans le plus élevé. S an té d e la re pr od uc tio n • 1 27 Santé de la reproduction • 127 Ta bl ea u 8. 1 S oi ns p ré na ta ls R ép ar tit io n (e n % ) d es fe m m es d e 15 -4 9 an s qu i o nt e u un e na is sa nc e vi va nt e au c ou rs d es c in q an né es a ya nt p ré cé dé l' en qu êt e pa r t yp e de p re st at ai re v u du ra nt la g ro ss es se p ou r l a na is sa nc e la p lu s ré ce nt e, e t p ou rc en ta ge de n ai ss an ce s le s pl us ré ce nt es p ou r l es qu el le s la m èr e a co ns ul té u n pr of es si on ne l d e la s an té , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P re st at ai re d e so in s pr én at al s Pa s de s oi ns pr én at al s To ta l P ou rc en ta ge ay an t r eç u de s so in s pr én at al s pa r un p re st at ai re fo rm é1 E ffe ct if de fe m m es M éd ec in In fir m iè re / sa ge -fe m m e P er so nn el d e sa nt é qu al ifi é (m éd ec in , in fir m iè re , sa ge -fe m m e) A id e- so ig na nt e/ A ss is ta nt e ac co uc he us e A ge nt d e sa nt é co m m un au - ta ire A cc ou ch eu se tra di tio n- ne lle M at ro ne A ut re M an qu an t A ge d e la m èr e à la n ai ss an ce <2 0 7, 4 75 ,4 82 ,8 1, 8 2, 4 0, 5 0, 7 0, 1 0, 0 11 ,8 10 0, 0 84 ,6 90 8 20 -3 4 9, 9 73 ,8 83 ,7 2, 6 1, 6 0, 2 0, 5 0, 0 0, 2 11 ,2 10 0, 0 86 ,2 6 72 4 35 -4 9 10 ,6 72 ,3 82 ,9 1, 9 1, 1 0, 4 0, 6 0, 2 0, 6 12 ,3 10 0, 0 84 ,8 1 36 1 R an g de n ai ss an ce 1 12 ,9 73 ,0 85 ,8 1, 9 1, 7 0, 3 0, 6 0, 0 0, 3 9, 3 10 0, 0 87 ,7 1 69 6 2- 3 11 ,8 73 ,1 85 ,0 2, 3 1, 2 0, 3 0, 4 0, 0 0, 0 10 ,7 10 0, 0 87 ,2 3 39 6 4- 5 7, 4 74 ,5 81 ,9 3, 1 2, 1 0, 1 0, 6 0, 0 0, 1 12 ,1 10 0, 0 85 ,0 2 35 4 6+ 5, 2 74 ,7 79 ,9 2, 1 1, 5 0, 4 0, 5 0, 2 0, 7 14 ,6 10 0, 0 82 ,0 1 54 7 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 27 ,4 66 ,5 93 ,9 1, 2 0, 6 0, 3 0, 0 0, 0 0, 3 3, 7 10 0, 0 95 ,2 1 07 3 A ut re s vi lle s 13 ,2 74 ,9 88 ,0 1, 7 1, 2 0, 0 0, 2 0, 1 0, 3 8, 5 10 0, 0 89 ,7 2 60 2 E ns em bl e ur ba in 17 ,3 72 ,4 89 ,8 1, 5 1, 0 0, 1 0, 2 0, 0 0, 3 7, 1 10 0, 0 91 ,3 3 67 5 R ur al 4, 5 74 ,6 79 ,1 3, 0 2, 0 0, 4 0, 8 0, 1 0, 2 14 ,5 10 0, 0 82 ,1 5 31 8 D ép ar te m en t A lib or i 0, 3 49 ,8 50 ,1 6, 5 7, 8 0, 1 0, 0 0, 0 0, 3 35 ,2 10 0, 0 56 ,6 60 1 A ta co ra 3, 9 70 ,0 73 ,8 3, 1 3, 9 0, 0 0, 9 0, 0 0, 3 18 ,1 10 0, 0 76 ,9 84 4 A tla nt iq ue 18 ,4 75 ,4 93 ,7 0, 5 0, 2 0, 0 0, 0 0, 0 0, 4 5, 2 10 0, 0 94 ,2 1 09 5 B or go u 5, 1 67 ,6 72 ,7 0, 9 1, 0 0, 4 0, 5 0, 0 0, 7 23 ,8 10 0, 0 73 ,6 69 1 C ol lin es 0, 9 89 ,0 89 ,9 0, 8 0, 4 0, 5 2, 1 0, 0 0, 0 6, 2 10 0, 0 90 ,7 58 2 C ou ffo 5, 4 77 ,0 82 ,4 5, 0 1, 0 0, 3 0, 7 0, 9 0, 0 9, 7 10 0, 0 87 ,3 65 1 D on ga 4, 6 70 ,9 75 ,6 3, 1 1, 8 0, 3 0, 0 0, 0 0, 0 19 ,2 10 0, 0 78 ,6 38 6 Li tto ra l 27 ,4 66 ,5 93 ,9 1, 2 0, 6 0, 3 0, 0 0, 0 0, 3 3, 7 10 0, 0 95 ,2 1 07 3 M on o 7, 0 82 ,8 89 ,8 1, 6 1, 0 0, 2 1, 3 0, 0 0, 0 6, 1 10 0, 0 91 ,5 48 9 O ué m é 10 ,9 85 ,4 96 ,3 0, 4 0, 1 0, 5 0, 6 0, 0 0, 1 2, 0 10 0, 0 96 ,7 1 14 1 P la te au 1, 6 67 ,3 68 ,9 9, 0 4, 1 0, 7 1, 0 0, 0 0, 2 16 ,1 10 0, 0 77 ,9 62 2 Zo u 10 ,0 78 ,9 88 ,9 0, 8 0, 2 0, 1 0, 1 0, 0 0, 3 9, 7 10 0, 0 89 ,6 81 9 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un 5, 8 73 ,0 78 ,7 2, 8 1, 9 0, 3 0, 6 0, 1 0, 3 15 ,3 10 0, 0 81 ,5 6 32 8 P rim ai re 14 ,3 80 ,0 94 ,2 2, 1 0, 9 0, 2 0, 4 0, 0 0, 0 2, 2 10 0, 0 96 ,3 1 51 0 S ec on da ire 1 er c yc le 19 ,4 74 ,8 94 ,2 0, 7 0, 9 0, 0 0, 3 0, 1 0, 5 3, 3 10 0, 0 94 ,9 82 2 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 40 ,3 57 ,4 97 ,6 0, 8 0, 0 0, 0 0, 2 0, 0 0, 0 1, 4 10 0, 0 98 ,4 33 4 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 3, 3 61 ,6 64 ,9 3, 4 3, 8 0, 3 1, 2 0, 3 0, 3 25 ,9 10 0, 0 68 ,2 1 81 3 S ec on d 3, 8 73 ,7 77 ,5 3, 8 2, 0 0, 6 0, 8 0, 0 0, 2 15 ,1 10 0, 0 81 ,3 1 80 3 M oy en 4, 9 80 ,0 84 ,9 2, 6 1, 2 0, 3 0, 3 0, 0 0, 2 10 ,6 10 0, 0 87 ,4 1 78 6 Q ua tri èm e 8, 7 85 ,6 94 ,3 1, 3 0, 6 0, 1 0, 4 0, 0 0, 1 3, 3 10 0, 0 95 ,6 1 80 0 Le p lu s él ev é 28 ,0 68 ,0 96 ,0 0, 9 0, 4 0, 2 0, 0 0, 0 0, 3 2, 3 10 0, 0 96 ,8 1 79 1 E ns em bl e 9, 7 73 ,7 83 ,5 2, 4 1, 6 0, 3 0, 5 0, 1 0, 2 11 ,5 10 0, 0 85 ,8 8 99 3 N ot e : S i p lu s d' un p re st at ai re d e so in s pr én at al s a ét é dé cl ar é, s eu l l e pr es ta ta ire le p lu s qu al ifi é es t p ris e n co m pt e da ns c e ta bl ea u. 1 L es p re st at ai re s fo rm és c om pr en ne nt le s m éd ec in s, in fir m iè re s, s ag es -fe m m es , a id es -s oi gn an te s et le s as si st an te s ac co uc he us es . 128 • Santé de la reproduction Tendances La comparaison des résultats avec ceux des enquêtes précédentes ne fait pas apparaître de changements importants dans la couverture en soins prénatals, la proportion de femmes ayant reçu des soins prénatals étant passée de 87 % en 2001 à 88 % en 2006 et à 86 % en 2011-2012 (Graphique 8.1). Pour être efficaces, les soins prénatals doivent être effectués à un stade précoce de la grossesse et, surtout, ils doivent se poursuivre avec une certaine régularité jusqu'à l'accouchement. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Unicef recommandent, au moins, quatre visites prénatales, à intervalles réguliers tout au long de la grossesse, la première devant avoir lieu à moins de quatre mois de grossesse. Le tableau 8.2 présente les données sur le nombre de visites prénatales effectuées et le stade de la grossesse à la première visite. Environ six femmes sur dix (58 %) ont effectué, au moins, quatre visites prénatales, ce qui est en accord avec les recommandations de l'OMS. Dans 23 % des cas, les mères ont effectué 2-3 visites et 2 % n’en ont effectué qu’une seule. Les écarts entre milieux de résidence sont importants puisqu’à Cotonou, 73 % des femmes ont effectué les quatre visites recommandées contre 63 % dans les Autres Villes et 53 % en milieu rural. Par rapport à l’enquête précédente réalisée en 2006, la proportion de femmes ayant effectué au moins les quatre visites prénatales recommandées n’a pas significativement changé (61 % en 2006 et 58 % en 2011-2012). Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, selon le nombre de visites prénatales et selon le stade de la grossesse au moment de la première visite pour la naissance la plus récente; Parmi les femmes ayant effectué des visites prénatales, nombre médian de mois de grossesse à la première visite, par milieu de résidence, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Visites prénatales Milieu de résidence Ensemble Cotonou Autres villes Ensemble urbain Rural Nombre de consultations prénatales Aucune 4,0 8,8 7,4 14,7 11,7 1 1,4 2,1 1,9 2,7 2,4 2-3 11,5 20,5 17,9 26,5 23,0 4+ 73,3 62,9 65,9 52,9 58,2 Ne sait pas/manquant 9,9 5,6 6,9 3,3 4,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de mois de grossesse à la première consultation prénatale Aucune consultation prénatale 4,0 8,8 7,4 14,7 11,7 <4 66,4 53,0 56,9 41,8 48,0 4-5 16,3 25,3 22,7 31,0 27,6 6-7 2,3 6,1 5,0 7,6 6,5 8+ 9,9 5,3 6,7 3,6 4,9 Ne sait pas/manquant 1,1 1,5 1,4 1,3 1,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes 1 073 2 602 3 675 5 318 8 993 Nombre médian de mois de grossesse à la première visite prénatale (pour les femmes ayant reçu des soins prénatals) 3,3 3,7 3,6 4,0 3,8 Effectif de femmes ayant reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente 1 030 2 373 3 403 4 538 7 942 En outre, on constate que moins d’une femme sur deux (48 %) a effectué sa première visite prénatale avant le quatrième mois de grossesse. Dans 28 % des cas, les femmes ont attendu 4-5 mois de grossesse pour consulter un prestataire de santé. La proportion de femmes ayant effectué la première visite prénatale avant le quatrième mois de grossesse est nettement plus élevée en milieu urbain que rural (57 % contre 42 %), en particulier à Cotonou (66 % contre 53 % dans les autres villes). Le nombre médian de mois de grossesse à la première visite est estimée à 3,8 mois et il varie de 3,6 mois en milieu urbain à 4,0 mois en milieu rural. Il est de 3,3 mois à Cotonou. Santé de la reproduction • 129 Composantes des visites prénatales L’efficacité des soins prénatals dépend du type d’examens effectués lors des consultations, mais aussi des conseils qui sont prodigués aux femmes. Pour cette raison, l’EDSB-IV a collecté des données sur cet aspect important du suivi prénatal en demandant aux femmes si, au cours des visites prénatales, elles avaient été informées des signes de complications de la grossesse, si certains examens médicaux (mesure du poids et de la taille, vérification de la tension artérielle) avaient été effectués et si on avait procédé à des examens d’urine et de sang. En outre, on a cherché à savoir si les femmes avaient reçu des suppléments de fer et des médicaments contre les parasites intestinaux. Les résultats, présentés au tableau 8.3, portent sur la naissance la plus récente ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l’enquête. On constate que parmi les femmes qui ont reçu des soins prénatals pour leur grossesse la plus récente, seulement 64 % ont été informées des signes de complications de la grossesse. On note en premier lieu que les femmes les plus âgées ont été moins fréquemment informées que les plus jeunes (62 % parmi celles de 35-49 ans contre 66 % parmi celles de 20 ans). En outre, la proportion de femmes ayant reçu des informations sur les signes de complications de la grossesse diminue légèrement avec l’augmentation du rang de naissance de l’enfant, variant de 65 % pour les rangs 1-3 à 61 % pour les rangs six et plus. Les résultats ne mettent pas en évidence de disparités importantes entre milieux de résidence. En milieu urbain, 68 % des femmes ont reçu des informations concernant les risques inhérents à toute grossesse contre 61 % en milieu rural. C’est dans les autres villes que la proportion de femmes informées est la plus élevée (69 % contre 65 % à Cotonou). Par contre, les écarts entre départements sont importants. En effet, si dans les Collines, 80 % des femmes ont été informées des risques que comporte une grossesse, cette proportion n’est que de 39 % dans le Plateau. Par ailleurs, on constate que les proportions de femmes ayant reçu ces informations augmentent avec le niveau d’instruction (de 62 % parmi celles sans niveau d’instruction à 73 % parmi celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus). Les résultats selon le statut socio-économique du ménage montrent que la proportion varie de 59 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 72 % parmi celles dont il est classé dans le quintile le plus élevé. En outre, on constate qu’à l’exception de l’examen échographique (49 %), les proportions de femmes ayant effectué les différents examens au cours des visites prénatales sont assez élevées, variant de 81 % à 98 %. C’est dans les départements du Plateau (56 %) suivi du Couffo puis de l’Alibori (69 % dans chaque cas) que l’on constate les proportions les plus faibles de femmes à qui on a prélevé du sang. Notons enfin que, parmi les femmes qui ont bénéficié de soins prénatals pour la naissance la plus récente, seulement 73 % ont reçu des conseils nutritionnels pendant les consultations et 72 % ont été préparées à l’accouchement. 13 0 • S an té d e la re pr od uc tio n Ta bl ea u 8. 3 C om po sa nt s de s vi si te s pr én at al es P ar m i l es fe m m es a ya nt re çu d es s oi ns p ré na ta ls p ou r l a na is sa nc e la p lu s ré ce nt e de s ci nq d er ni èr es a nn ée s, p ou rc en ta ge a ya nt e ffe ct ué c er ta in s ex am en s pr én at al s, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ar m i l es fe m m es a ya nt re çu d es s oi ns p ré na ta ls p ou r l a na is sa nc e la p lu s ré ce nt e de s ci nq d er ni èr es a nn ée s, p ou rc en ta ge q ui : O nt é té in fo rm ée s de s si gn es d e co m pl ic at io n de la gr os se ss e O nt é té pe sé es O nt é té m es ur ée s O nt e u le ur te ns io n ar té rie lle vé rif ié e O nt e u un pr él èv em en t d' ur in e O nt e u un pr él èv em en t de s an g O nt e u un e pa lp at io n de l'a bd om en O nt e u un e éc ho gr ap hi e O nt e u un dé pa ra si ta ge O nt re çu d es co ns ei ls nu tri tio nn el s O nt é té pr ép ar ée s à l'a cc ou ch e- m en t E ffe ct if de fe m m es ay an t r eç u de s so in s pr én at al s po ur la na is sa nc e la pl us ré ce nt e A ge d e la m èr e à la n ai ss an ce <2 0 66 ,1 98 ,7 96 ,4 98 ,6 94 ,4 79 ,6 92 ,9 43 ,4 78 ,3 70 ,8 71 ,3 80 0 20 -3 4 63 ,7 98 ,3 95 ,5 97 ,7 94 ,1 80 ,9 93 ,6 50 ,1 82 ,3 73 ,3 72 ,5 5 95 6 35 -4 9 62 ,1 98 ,4 96 ,6 97 ,9 93 ,7 81 ,6 94 ,5 50 ,3 82 ,2 73 ,3 72 ,9 1 18 5 R an g de n ai ss an ce 1 65 ,2 98 ,4 96 ,1 98 ,0 94 ,9 84 ,1 94 ,3 54 ,6 82 ,5 74 ,9 74 ,5 1 53 4 2- 3 65 ,1 98 ,2 95 ,3 97 ,9 94 ,0 82 ,6 93 ,8 53 ,6 83 ,4 73 ,5 73 ,8 3 03 2 4- 5 62 ,3 98 ,4 95 ,6 97 ,4 94 ,1 78 ,5 92 ,7 46 ,1 80 ,8 72 ,6 71 ,5 2 06 7 6+ 60 ,9 98 ,5 96 ,9 98 ,0 93 ,4 76 ,6 94 ,3 38 ,9 79 ,4 70 ,5 68 ,4 1 30 9 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 64 ,6 98 ,2 93 ,4 99 ,4 97 ,1 94 ,4 97 ,1 86 ,6 94 ,0 75 ,7 75 ,7 1 03 0 A ut re s vi lle s 69 ,3 98 ,3 96 ,3 98 ,2 95 ,2 88 ,1 95 ,0 60 ,0 84 ,3 78 ,0 79 ,3 2 37 3 E ns em bl e ur ba in 67 ,9 98 ,3 95 ,4 98 ,5 95 ,8 90 ,0 95 ,6 68 ,0 87 ,2 77 ,3 78 ,2 3 40 3 R ur al 60 ,5 98 ,4 96 ,1 97 ,3 92 ,8 74 ,0 92 ,2 35 ,5 77 ,9 69 ,8 68 ,1 4 53 8 D ép ar te m en t A lib or i 59 ,5 97 ,8 96 ,8 94 ,4 86 ,6 69 ,0 84 ,5 25 ,2 70 ,6 66 ,3 55 ,9 38 7 A ta co ra 66 ,2 99 ,4 96 ,7 97 ,5 92 ,1 82 ,5 93 ,4 36 ,7 70 ,7 67 ,4 59 ,7 68 9 A tla nt iq ue 53 ,2 98 ,9 94 ,3 99 ,4 95 ,7 80 ,2 96 ,7 55 ,7 85 ,2 69 ,6 63 ,5 1 03 4 B or go u 73 ,2 98 ,8 98 ,6 98 ,6 98 ,4 86 ,6 96 ,1 34 ,9 82 ,0 77 ,9 83 ,4 52 2 C ol lin es 80 ,3 98 ,8 97 ,4 96 ,7 95 ,7 71 ,5 92 ,9 37 ,2 82 ,4 84 ,1 87 ,7 54 6 C ou ffo 55 ,8 99 ,6 98 ,0 98 ,2 92 ,5 68 ,9 96 ,0 30 ,9 61 ,6 72 ,0 80 ,5 58 8 D on ga 73 ,0 99 ,0 96 ,0 98 ,5 95 ,3 84 ,6 96 ,0 43 ,7 79 ,7 76 ,5 72 ,7 31 1 Li tto ra l 64 ,6 98 ,2 93 ,4 99 ,4 97 ,1 94 ,4 97 ,1 86 ,6 94 ,0 75 ,7 75 ,7 1 03 0 M on o 57 ,4 98 ,2 98 ,1 98 ,4 92 ,2 79 ,8 91 ,9 38 ,4 86 ,0 69 ,1 61 ,9 45 9 O ué m é 68 ,5 97 ,6 96 ,0 98 ,4 93 ,9 85 ,3 91 ,5 61 ,3 91 ,6 79 ,4 83 ,1 1 11 7 P la te au 38 ,9 97 ,0 91 ,9 91 ,7 86 ,6 55 ,6 84 ,6 24 ,0 63 ,9 46 ,8 52 ,3 52 1 Zo u 74 ,3 97 ,5 95 ,6 98 ,2 96 ,6 90 ,2 96 ,7 56 ,7 88 ,9 82 ,0 80 ,1 73 7 N iv ea u d' in st ru ct io n A uc un 61 ,5 98 ,3 95 ,8 97 ,2 93 ,0 77 ,5 92 ,6 40 ,0 78 ,6 70 ,3 69 ,3 5 34 5 P rim ai re 66 ,3 98 ,5 96 ,1 98 ,9 96 ,1 84 ,2 95 ,3 61 ,2 87 ,7 76 ,7 76 ,4 1 47 7 S ec on da ire 1 er c yc le 69 ,5 98 ,4 95 ,7 99 ,1 96 ,3 90 ,7 95 ,8 72 ,6 88 ,1 79 ,5 80 ,7 79 1 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 72 ,8 98 ,9 94 ,5 99 ,6 98 ,1 96 ,7 98 ,6 94 ,1 94 ,7 85 ,1 85 ,3 32 9 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 59 ,0 98 ,7 94 ,0 96 ,5 91 ,4 72 ,9 91 ,0 31 ,9 71 ,6 65 ,9 64 ,1 1 33 8 S ec on d 60 ,8 98 ,6 96 ,8 97 ,2 92 ,6 72 ,8 93 ,0 30 ,1 76 ,1 69 ,1 68 ,5 1 52 7 M oy en 61 ,4 97 ,8 95 ,9 97 ,4 93 ,2 77 ,0 91 ,8 37 ,6 80 ,1 71 ,6 68 ,3 1 59 5 Q ua tri èm e 64 ,0 98 ,2 96 ,8 98 ,3 95 ,1 84 ,1 94 ,7 55 ,0 85 ,5 73 ,4 75 ,8 1 73 8 Le p lu s él ev é 71 ,5 98 ,5 95 ,1 99 ,2 97 ,3 94 ,4 97 ,1 84 ,9 92 ,9 82 ,7 82 ,7 1 74 4 E ns em bl e 63 ,7 98 ,3 95 ,8 97 ,8 94 ,1 80 ,9 93 ,7 49 ,4 81 ,9 73 ,0 72 ,4 7 94 2 130 • Santé de la reproduction Santé de la reproduction • 131 Le tableau 8.4 présente les pourcentages de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance au cours des cinq années avant l’enquête et qui ont pris des suppléments de fer et des médicaments contre les parasites intestinaux au cours de la grossesse la plus récente. Huit femmes sur dix (81 %) ont pris des suppléments en fer, que ce soit sous forme de comprimés ou de sirop pendant leur dernière grossesse au cours des cinq années qui ont précédé l’enquête. Les femmes qui en ont pris le moins fréquemment sont celles du milieu rural (77 %), celles sans instruction (77 %), celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (66 %), celles de l’Alibori (56 %) et de l’Atacora (67 %). Tendances La comparaison des résultats avec les données des enquêtes précédentes montre que le pourcentage de femmes qui ont été informées des signes de complications de la grossesse est passé de 19 % en 2001 à 39 % en 2006 puis à 64 % en 2011-2012 pour l’ensemble du Bénin. Cette augmentation est remarquable au niveau de tous les départements, à l’exception de l’Alibori qui a connu une baisse importante (72 % en 2006 contre 60 % en 2011-2012). De même, les résultats mettent en évidence une augmentation importante de la proportion de femmes à qui on a effectué un prélèvement de sang pendant la grossesse (29 % en 2001, 40 % en 2006 et 81 % en 2011-2012) et une échographie (8 % en 2001, 21 % en 2006 contre 49 % en 2011-2012). Par conséquent, au niveau national, même si la proportion de femmes ayant effectué des examens prénatals auprès de prestataire formé n’a pas augmenté entre 2006 et 2011-2012 (84 % aux deux enquêtes), la qualité des soins semble s’être beaucoup améliorée. On notera enfin que de 2006 à 2011-2012, le pourcentage des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années et qui ont pris du fer sous forme de comprimés ou de sirop de fer a connu une légère baisse (86 % en 2006 contre 81 % en 2011-2012) ; par contre, dans l’Alibori cette baisse est plus prononcée (62 % en 2006 à 56 % en 2011-2012). Tableau 8.4 Supplémentation en fer et médicaments contre les parasites intestinaux au cours de la grossesse Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant pris des suppléments de fer, sous forme de comprimés ou de sirop, et des médicaments contre les parasites intestinaux au cours de la grossesse la plus récente, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage qui, durant la grossesse la plus récente, ont pris : Du fer sous forme de comprimés ou de sirop Des médicaments contre les parasites intestinaux Effectif de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années Age de la mère à la naissance <20 80,5 70,6 908 20-34 81,0 75,3 6 724 35-49 80,5 74,1 1 361 Rang de naissance 1 84,3 76,0 1 696 2-3 81,5 76,4 3 396 4-5 79,2 73,5 2 354 6+ 78,3 70,9 1 547 Milieu de résidence Cotonou 92,4 91,4 1 073 Autres villes 84,0 77,1 2 602 Ensemble urbain 86,4 81,3 3 675 Rural 77,0 70,0 5 318 Département Alibori 56,4 47,0 601 Atacora 66,9 48,8 844 Atlantique 87,6 85,4 1 095 Borgou 76,4 62,9 691 Collines 74,3 81,9 582 Couffo 87,5 65,9 651 Donga 73,9 67,5 386 Littoral 92,4 91,4 1 073 Mono 91,2 86,9 489 Ouémé 90,3 92,5 1 141 Plateau 72,9 60,8 622 Zou 82,5 78,6 819 Niveau d'instruction Aucun 76,6 69,3 6 328 Primaire 89,5 86,3 1 510 Secondaire 1er cycle 92,7 86,0 822 Secondaire 2nd cycle ou plus 93,8 94,2 334 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 65,8 54,8 1 813 Second 75,4 68,3 1 803 Moyen 81,2 75,1 1 786 Quatrième 89,7 84,5 1 800 Le plus élevé 92,5 90,7 1 791 Ensemble 80,9 74,6 8 993 132 • Santé de la reproduction 8.1.2 Vaccination antitétanique La vaccination antitétanique pendant la grossesse fait partie des interventions essentielles, recommandées par les programmes de santé maternelle et infantile, afin d’améliorer les chances de survie des femmes et de leurs nouveau-nés. Le tétanos néonatal est une cause importante de décès des nouveau-nés dans la plupart des pays en développement. Ses facteurs de risques sont connus : il s’agit entre autres, de l’accouchement à domicile dans un environnement insalubre et de l’utilisation d’instruments non appropriés pour couper le cordon ombilical. Le tétanos néonatal survient généralement dans la première ou deuxième semaine après la naissance et il est fatal dans 70 % à 90 % des cas. C’est cependant une maladie évitable. On considère qu’un enfant est complètement protégé si la mère a reçu : • deux injections de vaccin antitétanique au cours de la grossesse (la deuxième au moins 15 jours avant la naissance pour les primipares) ou, • au moins, deux injections (la dernière ayant été effectuée au cours des trois années ayant précédé la naissance de l’enfant) ou, • au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des cinq années ayant précédé la naissance de l’enfant) ou, • au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au cours des dix années ayant précédé la naissance de l’enfant) ou, • au moins, cinq injections avant la naissance de l’enfant. Le tableau 8.5 présente les proportions de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête dont la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal. Tableau 8.5 Vaccination antitétanique Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant reçu, au moins, deux injections antitétaniques au cours de la grossesse pour la naissance vivante la plus récente et pourcentage dont la dernière naissance vivante a été protégée contre le tétanos néonatal, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristiques sociodémographiques Pourcentage ayant reçu deux injections ou plus durant la dernière grossesse Pourcentage dont la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal 1 Effectif de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années Age de la mère à la naissance <20 63,1 69,1 908 20-34 60,3 71,4 6 724 35-49 54,6 66,3 1 361 Rang de naissance 1 68,5 74,1 1 696 2-3 61,9 72,2 3 396 4-5 56,3 69,3 2 354 6+ 50,6 64,0 1 547 Milieu de résidence Cotonou 60,0 71,3 1 073 Autres villes 63,2 73,8 2 602 Ensemble urbain 62,3 73,0 3 675 Rural 57,9 68,5 5 318 Département Alibori 39,6 48,7 601 Atacora 51,0 65,1 844 Atlantique 63,1 72,0 1 095 Borgou 51,3 58,9 691 Collines 68,1 77,3 582 Couffo 68,4 76,2 651 Donga 62,4 73,3 386 Littoral 60,0 71,3 1 073 Mono 61,5 74,1 489 Ouémé 67,5 80,8 1 141 Plateau 63,2 69,6 622 Zou 57,1 70,9 819 Niveau d'instruction Aucun 56,2 67,1 6 328 Primaire 66,3 76,5 1 510 Secondaire 1er cycle 68,7 78,6 822 Secondaire 2nd cycle ou plus 75,5 85,8 334 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 47,7 57,5 1 813 Second 57,8 67,4 1 803 Moyen 61,6 72,9 1 786 Quatrième 65,4 76,6 1 800 Le plus élevé 66,3 77,6 1 791 Ensemble 59,7 70,4 8 993 1 Y compris les femmes ayant reçu deux injections au cours de la grossesse de leur dernière naissance ou, au moins, deux injections (la dernière ayant été effectuée au cours des trois années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des cinq années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au cours des 10 années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, cinq injections à n'importe quel moment avant la dernière naissance. Santé de la reproduction • 133 Six mères sur dix (60 %) ont reçu deux injections ou plus durant la dernière grossesse ; Dans 70 % des cas, la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal, soit du fait des vaccinations reçues au cours de cette grossesse, soit du fait de vaccinations reçues avant cette grossesse. Cette proportion varie de manière importante selon les caractéristiques sociodémographiques. C’est parmi les mères âgées de 20-34 ans (71 %), les naissances de rang 1 (74 %), les mères du milieu urbain (73 %), les mères ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (86 %) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (78 %) que l’on constate les proportions les plus élevées de celles dont la dernière naissance a été protégée contre le tétanos. Les résultats selon le département font aussi apparaître des écarts. En effet, si dans l’Ouémé, 81 % des mères ont eu leur dernière naissance protégée contre le tétanos, cette proportion n’est que de 49 % dans l’Alibori. Tendances La comparaison avec les données des enquêtes précédentes montre que la proportion de femmes ayant reçu, au moins, deux injections de vaccin antitétanique au cours de leur dernière grossesse a augmenté, passant de 50 % en 2001 à 56 % en 2006 et à 60 % en 2011-2012, et la proportion de dernières naissances qui ont été protégées contre le tétanos néonatal est passée de 59 % en 2006 à 70 % en 2011-2012. 8.2 ACCOUCHEMENT Lieu d’accouchement Le tableau 8.6 présente la répartition des naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq dernières années par lieu d’accouchement et selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Près de neuf naissances sur dix (87 %) se sont déroulées en établissement de santé, en grande majorité dans le secteur public (75 % contre 12 % pour le secteur privé). À l’opposé, dans 13 % des cas, les femmes ont accouché à la maison. On constate que la proportion de femmes ayant accouché en établissement sanitaire est beaucoup plus élevée pour les enfants de rang 1 (90 %) et elle décroit à mesure que le rang de naissance augmente pour atteindre 81 % pour les rangs 6 ou plus. Les résultats montrent aussi que la quasi-totalité des femmes du milieu urbain (93 %) ont accouché dans un établissement de santé contre 83 % en milieu rural. Les écarts selon le département sont importants car si 99 % des femmes du département de l’Ouémé ont accouché dans un établissement de santé, cette proportion n’est que de 58 % dans l’Alibori et de 68 % dans le Borgou. Le niveau d’instruction et le niveau de bien-être du ménage semblent influencer également le lieu d’accouchement des femmes. En effet, les femmes les plus instruites et celles des ménages les plus riches accouchent plus fréquemment dans un établissement de santé que les femmes sans aucun niveau d’instruction ou celles vivant dans un ménage du quintile le plus pauvre (respectivement 100 % et 99 % contre 83 % et 71 %). Enfin, comme l’on s’y attendait, on note que les femmes qui ont effectué, au moins, les quatre visites prénatales recommandées ont plus fréquemment accouché en établissement de santé que celles qui ont effectué moins de visites et surtout plus que celles qui n’en ont effectué aucune (97 % contre, respectivement, 89 % et 34 %). 134 • Santé de la reproduction Tableau 8.6 Lieu de l'accouchement Répartition (en %) des naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par lieu d'accouchement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Établissement de santé Maison Autre Manquant Total Pourcen- tage dont l'accouche- ment s'est déroulé dans un établisse- ment de santé Effectif de naissances des cinq dernières années Secteur public Secteur privé Age de la mère à la naissance <20 79,7 8,3 11,3 0,0 0,7 100,0 88,0 1 461 20-34 74,5 12,4 12,9 0,1 0,2 100,0 86,8 10 054 35-49 73,5 12,6 13,1 0,0 0,7 100,0 86,1 1 677 Rang de naissance 1 76,2 14,1 9,3 0,1 0,4 100,0 90,3 2 727 2-3 75,2 13,1 11,4 0,0 0,2 100,0 88,3 5 092 4-5 74,4 10,7 14,6 0,1 0,2 100,0 85,2 3 345 6+ 73,3 8,0 17,7 0,1 0,9 100,0 81,4 2 027 Visites prénatales1 Aucune 32,2 2,1 63,5 0,3 2,0 100,0 34,2 1 052 1-3 81,9 7,2 10,8 0,1 0,0 100,0 89,1 2 280 4+ 81,0 16,1 2,9 0,0 0,0 100,0 97,0 5 234 Ne sait pas/manquant 77,9 19,7 2,2 0,2 0,0 100,0 97,6 427 Milieu de résidence Cotonou 64,7 33,7 1,2 0,1 0,4 100,0 98,4 1 470 Autres villes 74,6 15,6 9,4 0,1 0,3 100,0 90,2 3 781 Ensemble urbain 71,8 20,7 7,1 0,1 0,3 100,0 92,5 5 252 Rural 77,0 6,2 16,4 0,1 0,3 100,0 83,1 7 939 Département Alibori 57,9 0,5 40,3 0,1 1,2 100,0 58,4 923 Atacora 68,0 3,0 28,6 0,2 0,3 100,0 71,0 1 260 Atlantique 76,3 21,0 2,2 0,0 0,5 100,0 97,3 1 658 Borgou 62,2 6,0 31,1 0,0 0,7 100,0 68,2 1 026 Collines 87,8 2,7 9,2 0,3 0,0 100,0 90,5 825 Couffo 78,9 6,7 14,0 0,2 0,1 100,0 85,7 980 Donga 73,6 2,2 24,2 0,1 0,0 100,0 75,7 537 Littoral 64,7 33,7 1,2 0,1 0,4 100,0 98,4 1 470 Mono 89,7 8,3 1,9 0,0 0,1 100,0 98,0 691 Ouémé 83,4 15,7 0,8 0,0 0,1 100,0 99,1 1 717 Plateau 78,5 3,3 17,8 0,1 0,4 100,0 81,7 895 Zou 81,8 14,3 3,7 0,0 0,3 100,0 96,0 1 209 Niveau d'instruction de la mère Aucun 75,1 7,7 16,7 0,1 0,4 100,0 82,8 9 498 Primaire 77,2 19,0 3,7 0,1 0,1 100,0 96,2 2 159 Secondaire 1er cycle 75,5 22,6 1,5 0,0 0,4 100,0 98,1 1 100 Secondaire 2nd cycle ou plus 57,7 42,3 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0 434 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 66,7 3,8 28,6 0,3 0,6 100,0 70,5 2 802 Second 76,8 5,2 17,7 0,0 0,4 100,0 81,9 2 694 Moyen 80,3 7,4 12,1 0,0 0,2 100,0 87,6 2 621 Quatrième 82,6 14,7 2,6 0,0 0,1 100,0 97,2 2 586 Le plus élevé 68,5 30,4 0,7 0,0 0,4 100,0 98,9 2 488 Ensemble 74,9 11,9 12,7 0,1 0,3 100,0 86,9 13 191 1 Concerne seulement la naissance la plus récente ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l'enquête. Santé de la reproduction • 135 Assistance lors de l’accouchement Le tableau 8.7 présente les résultats sur l’assistance à l’accouchement. On constate que 84 % des naissances se sont déroulées avec l’assistance de prestataires de santé formés, en majorité une sage-femme ou infirmière (73 %). Les médecins ont assisté l’accouchement dans 8 % des cas, les aides-soignantes et assistantes accoucheuses ont assisté dans 3 % des cas et les accoucheuses traditionnelles et les matrones dans 5 % des cas. On note par ailleurs, qu’une proportion importante de naissances (9 %) n’a bénéficié que de l’assistance des parents et amis, et dans 1 % des cas, l’accouchement n’a pas été assisté. Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques sont importantes. Il faut souligner tout d’abord que lorsque l’accouchement a eu lieu dans un établissement sanitaire, la quasi-totalité des naissances se sont déroulées avec l’assistance d’un prestataire de santé formé (96 %). Par contre, quand la naissance a eu lieu ailleurs, cette proportion est de seulement 8 %. Globalement, les résultats montrent que les femmes qui ont le moins fréquemment bénéficié d’une assistance à l’accouchement par un prestataire de santé formé sont celles qui ont accouché ailleurs que dans un établissement sanitaire (8 %), celles du milieu rural (79 % contre 98 % à Cotonou), celles des départements de l’Alibori (44 %), de l’Atacora et du Borgou (68 % pour chacun des cas). De même, on peut citer les femmes qui n’ont aucun niveau d’instruction (79 %) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (64 %) parmi celles qui ont le moins fréquemment bénéficié d’une assistance à l’accouchement par un prestataire de santé formé. Tendances La comparaison de ces résultats avec ceux des deux enquêtes précédentes montre que la proportion de femmes ayant accouché en établissement de santé a augmenté, passant de 76 % en 2001 à 78 % en 2006 et à 87 % en 2011-2012 (Graphique 8.1). C’est le secteur public qui joue toujours le rôle le plus important. Par contre, en 2001, 23 % des femmes avaient accouché à la maison contre 13 % en 2011-2012. En ce qui concerne l’assistance à l’accouchement, la comparaison des résultats montre que depuis 2001, la proportion de naissances qui se sont déroulées avec l’assistance de prestataire de santé formé est passée de 73 % en 2001 à 78 % en 2006 et à 84 % à l’enquête actuelle. Type d’accouchement Dans la stratégie pour la maternité sans risque, la césarienne est un des moyens préconisés pour réduire la mortalité maternelle et périnatale. C’est un mode d’accouchement auquel l’obstétricien a recours chaque fois que l’accouchement par voie naturelle comporte un risque fœtal et/ou maternel, pour amoindrir le risque. Ainsi, a-t-on demandé aux mères, pour toutes les naissances vivantes des cinq dernières années, si l’accouchement avait été fait par césarienne ou par voie basse. Dans seulement 5 % des cas, l’accouchement s’est déroulé par césarienne (tableau 8.7). La proportion de femmes ayant accouché par césarienne est nettement plus élevée parmi les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (18 %), à Cotonou et dans le Littoral (12 %). On note que cette proportion est plus élevée pour les naissances de rang 1 que pour les autres (8 % contre 4 % pour le rang 4 ou plus). Par rapport à la précédente enquête, la proportion de femmes ayant accouché par césarienne a peu changé passant de 4 % en 2006 à 5 % en 2011-2012. De même, dans les sous-groupes de femmes dont l’accouchement par césarienne est le plus fréquent, on ne constate pas de changement important. 13 6 • S an té d e la re pr od uc tio n Ta bl ea u 8. 7 A ss is ta nc e du ra nt l' ac co uc he m en t R ép ar tit io n (e n % ) d es n ai ss an ce s vi va nt es a ya nt e u lie u au c ou rs d es c in q an né es a ya nt p ré cé dé l' en qu êt e pa r t yp e d' as si st an ce d ur an t l 'a cc ou ch em en t, po ur ce nt ag e de n ai ss an ce s as si st ée s pa r u n pr of es si on ne l d e sa nt é et po ur ce nt ag e de n ai ss an ce s ay an t n éc es si té u ne c és ar ie nn e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B- IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue s oc io dé m og ra ph iq ue P er so nn e ay an t a ss is té l' ac co uc he m en t : P ou rc en ta ge do nt l'a cc ou ch em en t a ét é as si st é pa r u n pr es ta ta ire fo rm é2 P ou rc en ta ge ac co uc hé p ar cé sa rie nn e E ffe ct if de na is sa nc es d es ci nq d er ni èr es an né es M éd ec in In fir m iè re / S ag e- fe m m e A id e- so ig na nt e/ A ss is ta nt e ac co uc he us e A cc ou ch eu se tra di tio nn el le M at ro ne Pa re nt s/ A ut re P er so nn e To ta l1 A ge d e la m èr e à la n ai ss an ce <2 0 5, 3 75 ,4 3, 4 4, 2 1, 1 9, 0 0, 8 10 0, 0 84 ,1 4, 5 1 46 1 20 -3 4 8, 1 72 ,7 3, 3 4, 4 0, 7 9, 4 1, 1 10 0, 0 84 ,2 5, 4 10 0 54 35 -4 9 8, 7 72 ,2 2, 8 5, 6 0, 8 8, 0 1, 3 10 0, 0 83 ,7 6, 3 1 67 7 R an g de n ai ss an ce 1 10 ,1 74 ,9 2, 7 3, 4 0, 9 6, 8 0, 8 10 0, 0 87 ,8 7, 7 2 72 7 2- 3 8, 3 74 ,2 3, 4 4, 4 0, 7 7, 8 1, 0 10 0, 0 85 ,9 5, 6 5 09 2 4- 5 6, 7 71 ,6 4, 1 4, 9 0, 9 10 ,3 1, 3 10 0, 0 82 ,5 4, 2 3 34 5 6+ 5, 6 69 ,4 2, 4 5, 8 0, 7 13 ,6 1, 5 10 0, 0 77 ,4 3, 9 2 02 7 Li eu d 'a cc ou ch em en t É ta bl is se m en t d e sa nt é 9, 0 83 ,2 3, 5 0, 4 0, 6 3, 0 0, 3 10 0, 0 95 ,7 6, 2 11 4 57 A ille ur s 0, 6 5, 5 1, 8 32 ,4 2, 2 51 ,2 6, 4 10 0, 0 7, 9 0, 0 1 68 9 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 20 ,1 77 ,4 0, 9 0, 6 0, 0 0, 4 0, 2 10 0, 0 98 ,4 12 ,1 1 47 0 A ut re s vi lle s 10 ,8 76 ,0 2, 1 2, 7 0, 6 6, 3 1, 2 10 0, 0 88 ,9 6, 1 3 78 1 E ns em bl e ur ba in 13 ,4 76 ,4 1, 8 2, 1 0, 4 4, 7 0, 9 10 0, 0 91 ,5 7, 8 5 25 2 R ur al 4, 2 70 ,7 4, 3 6, 1 1, 0 12 ,1 1, 2 10 0, 0 79 ,2 3, 9 7 93 9 D ép ar te m en t A lib or i 0, 5 36 ,8 6, 4 5, 6 2, 1 45 ,7 1, 8 10 0, 0 43 ,6 1, 9 92 3 A ta co ra 4, 5 58 ,8 4, 8 12 ,0 1, 3 16 ,0 2, 2 10 0, 0 68 ,1 3, 6 1 26 0 A tla nt iq ue 15 ,1 76 ,2 1, 1 1, 5 0, 1 4, 8 0, 8 10 0, 0 92 ,4 6, 4 1 65 8 B or go u 5, 3 61 ,0 1, 8 10 ,4 0, 6 17 ,2 3, 0 10 0, 0 68 ,0 3, 8 1 02 6 C ol lin es 1, 8 86 ,4 1, 1 3, 9 1, 9 4, 4 0, 5 10 0, 0 89 ,3 4, 4 82 5 C ou ffo 2, 0 79 ,2 5, 1 5, 1 1, 3 5, 8 1, 4 10 0, 0 86 ,3 2, 1 98 0 D on ga 6, 3 64 ,1 3, 5 12 ,1 0, 4 11 ,9 1, 8 10 0, 0 73 ,9 4, 0 53 7 Li tto ra l 20 ,1 77 ,4 0, 9 0, 6 0, 0 0, 4 0, 2 10 0, 0 98 ,4 12 ,1 1 47 0 M on o 4, 2 84 ,6 5, 6 1, 3 1, 9 2, 2 0, 1 10 0, 0 94 ,3 5, 5 69 1 O ué m é 8, 1 89 ,0 1, 2 0, 4 0, 7 0, 3 0, 2 10 0, 0 98 ,3 6, 1 1 71 7 P la te au 1, 5 63 ,2 10 ,6 8, 1 0, 5 14 ,9 0, 8 10 0, 0 75 ,4 3, 6 89 5 Zo u 10 ,6 83 ,3 2, 5 1, 3 0, 1 0, 9 1, 0 10 0, 0 96 ,4 6, 2 1 20 9 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 5, 2 70 ,3 3, 9 6, 0 1, 0 11 ,9 1, 4 10 0, 0 79 ,4 4, 1 9 49 8 P rim ai re 10 ,8 82 ,6 1, 9 1, 2 0, 3 2, 7 0, 5 10 0, 0 95 ,3 6, 4 2 15 9 S ec on da ire 1 er c yc le 16 ,9 78 ,3 2, 0 0, 3 0, 3 1, 8 0, 1 10 0, 0 97 ,2 9, 8 1 10 0 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 30 ,0 69 ,0 0, 5 0, 0 0, 2 0, 0 0, 3 10 0, 0 99 ,5 17 ,8 43 4 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 3, 2 57 ,0 4, 1 10 ,3 1, 6 20 ,8 2, 4 10 0, 0 64 ,4 2, 7 2 80 2 S ec on d 3, 7 69 ,8 5, 0 5, 9 1, 4 12 ,6 1, 3 10 0, 0 78 ,4 3, 8 2 69 4 M oy en 4, 5 76 ,6 3, 8 4, 7 0, 7 8, 6 0, 9 10 0, 0 84 ,9 4, 4 2 62 1 Q ua tri èm e 7, 5 86 ,8 2, 2 0, 6 0, 2 2, 1 0, 4 10 0, 0 96 ,6 5, 3 2 58 6 Le p lu s él ev é 21 ,6 76 ,1 1, 1 0, 4 0, 1 0, 3 0, 2 10 0, 0 98 ,8 11 ,4 2 48 8 E ns em bl e3 7, 9 73 ,0 3, 3 4, 5 0, 8 9, 1 1, 1 10 0, 0 84 ,1 5, 4 13 1 91 N ot e: S i l 'e nq uê té e a dé cl ar é qu e pl us d 'u ne p er so nn e av ai t a ss is té l' ac co uc he m en t, se ul e la p er so nn e la p lu s qu al ifi ée e st p ris e en c om pt e da ns c e ta bl ea u. 1 Y c om pr is le s m an qu an ts . 2 L es p re st at ai re s fo rm és c om pr en ne nt le s m éd ec in s, in fir m iè re s, s ag es -fe m m es , a id es -s oi gn an te s et le s as si st an te s ac co uc he us es . 3 Y c om pr is 4 5 na is sa nc es p ou r l es qu el le s l’in fo rm at io n su r l e lie u d’ ac co uc he m en t e st m an qu an te . 136 • Santé de la reproduction Santé de la reproduction • 137 Graphique 8.1 Soins prénatals, lieu d'accouchement et assistance à l'accouchement 8.3 SOINS POSTNATALS Une proportion importante de décès maternels et de décès de nouveau-nés qui surviennent dans la période néonatale se produisent dans les 48 heures qui suivent l’accouchement. Pour cette raison, il est recommandé, dans les deux jours qui suivent l’accouchement, que toutes les mères effectuent une visite postnatale et que tous les nouveau-nés reçoivent des soins postnatals. Au cours de l’EDSB-IV, on a demandé à toutes les femmes qui avaient eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l’enquête si elles avaient été examinées après leur dernier accouchement, combien de temps après l’accouchement cet examen avait eu lieu et enfin quel type de prestataire avait effectué l’examen. Les tableaux 8.8 et 8.9 présentent ces résultats pour la naissance la plus récente. Les tableaux 8.10 et 8.11 concernent les soins postnatals dispensés aux enfants derniers-nés au cours des deux dernières années. Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère Le tableau 8.8 montre que, parmi les femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l’enquête, 51 % ont effectué un examen postnatal dans les deux jours suivant l’accouchement, c’est-à-dire dans les délais recommandés. Dans seulement 6 % des cas, les examens ont été effectués mais après les délais recommandés. Près d’un tiers des femmes (32 %) n’ont reçu aucun soin postnatal. C’est surtout en milieu rural (38 %) et dans les départements de l’Alibori (68 %) et du Couffo (45 %) que la proportion de femmes n’ayant reçu aucun soin postnatal est la plus élevée. Parmi les femmes sans niveau d’instruction et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas, ces proportions sont également très élevées (respectivement 37 % et 45 %). 87 76 73 88 78 78 86 87 84 Soins prénatals par un prestataire formé Naissance en établissement sanitaire Naissance assistée par un prestataire formé Pourcentage EDSB-II 2001 EDSB-III 2006 EDSB-IV 2011-2012 Prestataires formés: médecin, infirmière, sage-femme ou aide-soignantes/assistante accoucheuse 138 • Santé de la reproduction Tableau 8.8 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l'enquête, répartition(en %) par durée écoulée entre l'accouchement de la dernière naissance vivante et la première visite postnatale et pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l'enquête qui ont reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristiques sociodémographiques Durée écoulée entre l'accouchement et le moment où la mère a reçu ses premiers soins postnatals Pas de soins postnatals1 Total Pourcentage de femmes ayant reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Effectif de femmes Moins de 4 heures 4-23 heures 1-2 jours 3-6 jours 7-41 jours Ne sait pas/ Manquant Age de la mère à la naissance <20 34,2 6,5 12,5 0,6 2,9 10,3 33,0 100,0 53,2 537 20-34 31,1 8,5 10,8 2,0 4,1 11,1 32,4 100,0 50,5 3 889 35-49 34,6 6,6 11,3 1,5 3,3 12,6 30,1 100,0 52,5 704 Rang de naissance 1 34,5 6,9 12,2 1,8 4,8 10,2 29,5 100,0 53,6 1 053 2-3 31,5 8,9 11,1 1,6 4,1 11,8 30,9 100,0 51,6 1 983 4-5 30,5 9,6 10,2 2,3 3,1 11,3 33,1 100,0 50,2 1 259 6+ 31,6 5,2 10,8 1,3 3,0 11,0 37,0 100,0 47,6 835 Lieu d'accouchement Établissement de santé 34,7 8,9 11,8 1,8 3,9 12,3 26,5 100,0 55,5 4 523 Ailleurs 11,2 1,5 5,7 1,2 3,2 3,3 73,9 100,0 18,4 597 Milieu de résidence Cotonou 35,7 12,3 10,5 2,5 8,5 12,2 18,3 100,0 58,5 585 Autres villes 37,3 7,3 10,3 1,9 3,8 13,1 26,4 100,0 54,8 1 532 Ensemble urbain 36,8 8,7 10,3 2,1 5,1 12,8 24,2 100,0 55,8 2 117 Rural 28,4 7,6 11,6 1,5 3,0 10,1 37,8 100,0 47,7 3 013 Département Alibori 15,2 0,8 8,1 1,5 3,8 3,3 67,5 100,0 24,0 333 Atacora 21,4 4,3 6,9 1,0 3,5 26,9 36,0 100,0 32,6 510 Atlantique 33,7 6,9 8,9 1,5 2,0 11,8 35,1 100,0 49,5 656 Borgou 39,6 4,8 5,3 1,8 3,7 14,9 29,8 100,0 49,7 403 Collines 34,1 18,6 15,6 5,5 4,0 4,6 17,6 100,0 68,3 304 Couffo 34,5 6,4 9,3 0,4 0,5 3,5 45,4 100,0 50,2 360 Donga 38,0 2,6 10,0 0,6 0,6 11,3 36,8 100,0 50,7 210 Littoral 35,7 12,3 10,5 2,5 8,5 12,2 18,3 100,0 58,5 585 Mono 28,3 3,8 6,2 2,2 17,0 10,2 32,3 100,0 38,3 254 Ouémé 33,8 10,8 17,7 1,6 2,2 12,2 21,8 100,0 62,2 677 Plateau 31,9 15,1 18,5 0,6 0,2 5,0 28,7 100,0 65,5 361 Zou 34,3 6,5 12,5 2,3 3,2 8,7 32,5 100,0 53,4 477 Niveau d'instruction Aucun 28,9 7,3 10,7 1,5 3,4 11,0 37,2 100,0 46,9 3 574 Primaire 37,3 10,5 11,7 2,2 4,7 11,5 22,1 100,0 59,5 858 Secondaire 1er cycle 38,5 8,6 13,0 2,0 5,1 12,8 20,0 100,0 60,0 490 Secondaire 2nd cycle ou plus 44,8 9,8 11,3 3,6 5,5 10,0 14,9 100,0 65,9 207 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 24,4 4,8 9,8 0,9 3,5 12,1 44,5 100,0 39,0 1 041 Second 28,5 7,3 12,1 1,9 2,5 9,2 38,5 100,0 47,9 1 052 Moyen 29,9 8,4 12,0 1,7 3,3 8,9 35,7 100,0 50,3 994 Quatrième 36,5 9,3 10,0 2,0 4,1 13,8 24,2 100,0 55,9 1 011 Le plus élevé 40,3 10,5 11,5 2,4 5,8 12,1 17,4 100,0 62,4 1 031 Ensemble2 31,9 8,1 11,1 1,8 3,8 11,2 32,1 100,0 51,0 5 130 1 Y compris les femmes qui ont eu une visite postnatale après 41 jours. 2 Y compris 10 femmes pour lesquelles l’information sur le lieu d’accouchement est manquante. Type de prestataire de santé ayant dispensé les premiers soins postnatals à la mère Le tableau 8.9 présente les résultats selon le type de prestataire qui a dispensé les soins postnatals à la mère. On constate que les soins postnatals sont, en majorité, dispensés par du personnel de santé qualifié (médecins, infirmières et sages-femmes) (47 %). Le rôle des autres prestataires est très faible. La proportion de Santé de la reproduction • 139 femmes ayant reçu des soins postnatals dispensés par un médecin, ou une infirmière ou une sage-femme est plus élevée parmi celles qui ont accouché en établissement de santé (52 % contre 8 % pour celles qui ont accouché ailleurs), en milieu urbain que rural (54 % contre 42 %), parmi les plus instruites (66 % contre 42 % parmi celles sans niveau instruction) et parmi celles dont le ménage appartient au quintile le plus élevé (61 % contre 32 % dans le quintile le plus bas). Dans les départements, cette proportion varie d’un maximum de 64 % dans les Collines à un minimum de 19 % dans l’Alibori. Tableau 8.9 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l'enquête, répartition (en %) par type de prestataire ayant dispensé les premiers soins postnatals à la mère dans les deux jours après la dernière naissance vivante, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère : Pas de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance1 Total Effectif de femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années Médecin/ Infirmière/ Sage-femme Aide- soignante/ Assistante accoucheuse Agent de santé commu- nautaire Accoucheuse traditionnelle Matrone Age de la mère à la naissance <20 48,4 2,4 0,5 1,2 0,7 46,8 100,0 537 20-34 46,4 2,1 0,6 1,1 0,3 49,5 100,0 3 889 35-49 49,1 1,5 0,6 0,8 0,5 47,5 100,0 704 Rang de naissance 1 49,4 2,0 0,5 1,2 0,5 46,3 100,0 1 053 2-3 48,5 1,7 0,5 0,6 0,3 48,4 100,0 1 983 4-5 46,0 2,3 0,3 1,4 0,3 49,6 100,0 1 259 6+ 41,9 2,7 1,2 1,5 0,4 52,4 100,0 835 Lieu d'accouchement Établissement de santé 52,3 2,2 0,6 0,2 0,3 44,5 100,0 4 523 Ailleurs 7,8 1,4 0,5 8,0 0,8 81,4 100,0 597 Milieu de résidence Cotonou 57,7 0,7 0,0 0,0 0,2 41,5 100,0 585 Autres villes 51,9 1,8 0,3 0,6 0,2 45,2 100,0 1 532 Ensemble urbain 53,5 1,5 0,2 0,4 0,2 44,2 100,0 2 117 Rural 42,4 2,5 0,8 1,5 0,5 52,3 100,0 3 013 Département Alibori 18,7 2,1 2,7 0,5 0,0 76,0 100,0 333 Atacora 27,8 0,9 0,5 2,6 0,9 67,4 100,0 510 Atlantique 47,5 1,7 0,1 0,4 0,0 50,3 100,0 656 Borgou 46,0 0,3 0,3 2,5 0,5 50,3 100,0 403 Collines 64,0 2,0 0,3 0,6 1,8 31,3 100,0 304 Couffo 42,3 6,8 0,2 0,6 0,3 49,8 100,0 360 Donga 48,1 1,5 0,0 1,1 0,0 49,3 100,0 210 Littoral 57,7 0,7 0,0 0,0 0,2 41,5 100,0 585 Mono 36,3 0,3 0,8 0,0 0,9 61,7 100,0 254 Ouémé 60,1 1,9 0,0 0,0 0,2 37,8 100,0 677 Plateau 51,7 5,1 3,3 5,1 0,3 34,5 100,0 361 Zou 50,1 2,7 0,0 0,6 0,0 46,6 100,0 477 Niveau d'instruction Aucun 42,2 2,2 0,7 1,4 0,4 53,0 100,0 3 574 Primaire 56,7 2,2 0,2 0,3 0,2 40,5 100,0 858 Secondaire 1er cycle 57,0 1,7 0,2 0,3 0,7 40,0 100,0 490 Secondaire 2nd cycle ou plus 65,6 0,0 0,0 0,0 0,4 34,1 100,0 207 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 32,1 2,4 0,9 3,0 0,8 60,9 100,0 1 041 Second 42,4 2,9 0,9 1,1 0,6 52,1 100,0 1 052 Moyen 45,9 2,4 0,8 1,1 0,2 49,5 100,0 994 Quatrième 54,1 1,3 0,2 0,1 0,1 44,1 100,0 1 011 Le plus élevé 60,9 1,3 0,0 0,1 0,1 37,6 100,0 1 031 Ensemble2 47,0 2,1 0,6 1,1 0,4 48,9 100,0 5 130 1 Y compris les femmes qui ont eu une visite postnatale après 41 jours 2 Y compris 10 femmes pour lesquelles l’information sur le lieu d’accouchement est manquante. 140 • Santé de la reproduction Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né Le tableau 8.10 présente la répartition des dernières naissances des cinq dernières années par durée écoulée entre l’accouchement et le moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né. On constate que 62 % des naissances n’ont reçu aucun soin postnatal ou si elles en ont reçu, c’est de manière tardive, c’est-à-dire après la première semaine. Cette proportion est très élevée quelle que soit la caractéristique sociodémographique et économique. Dans l’Alibori, elle atteint un maximum de 86 %. Dans seulement 28 % des cas, l’état de santé du nouveau-né a été examiné, selon les recommandations, dans les deux jours qui ont suivi sa naissance. Tout d’abord, on constate que si le lieu d’accouchement influence le suivi des soins prénatals et le niveau de l’assistance à l’accouchement, il influence tout autant la couverture en soins postnatals. En effet, quand la naissance s’est déroulée dans un établissement de santé, 30 % ont eu des soins Tableau 8.10 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né Répartition (en %) des dernières naissances ayant eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête par durée écoulée entre l'accouchement et le moment où ont été donnés les premiers soins postnatals au nouveau-né et pourcentage de naissances ayant reçu des soins postnatals dans les deux jours qui ont suivi la naissance, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Durée écoulée entre l'accouchement et le moment où le nouveau-né a reçu ses premiers soins postnatals Pas de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance1 Total Pourcentage de naissances ayant reçu des soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Effectif de naissances des deux dernières années Moins d'une heure 1-3 heures 4-23 heures 1-2 jours 3-6 jours Ne sait pas/ manquant Age de la mère à la naissance <20 7,0 8,0 3,1 7,0 1,9 6,9 66,1 100,0 25,1 537 20-34 5,7 11,2 4,1 7,5 2,7 8,1 60,8 100,0 28,4 3 889 35-49 6,5 10,9 2,9 7,2 2,4 8,3 61,8 100,0 27,5 704 Rang de naissance 1 6,1 9,9 2,9 7,9 3,2 9,0 61,0 100,0 26,9 1 053 2-3 5,7 11,8 4,0 7,2 2,5 8,6 60,3 100,0 28,7 1 983 4-5 5,7 11,1 4,5 7,3 2,2 7,0 62,2 100,0 28,6 1 259 6+ 6,6 9,3 3,2 7,3 2,5 7,2 63,9 100,0 26,5 835 Lieu d'accouchement Établissement de santé 6,2 11,7 4,2 7,6 2,7 8,8 58,8 100,0 29,8 4 523 Ailleurs 3,9 4,2 0,6 5,7 1,8 2,8 81,0 100,0 14,4 597 Milieu de résidence Cotonou 5,2 15,6 4,0 6,7 5,1 9,9 53,5 100,0 31,5 585 Autres villes 6,0 12,8 4,9 6,8 2,4 9,4 57,8 100,0 30,4 1 532 Ensemble urbain 5,8 13,5 4,6 6,8 3,1 9,5 56,6 100,0 30,7 2 117 Rural 6,0 8,9 3,2 7,8 2,2 7,0 64,9 100,0 26,0 3 013 Département Alibori 0,7 3,3 0,8 6,0 2,0 1,3 86,1 100,0 10,7 333 Atacora 14,3 6,0 5,7 7,2 2,2 20,7 43,9 100,0 33,2 510 Atlantique 6,7 8,9 2,8 7,4 3,0 10,4 60,8 100,0 25,8 656 Borgou 5,1 14,6 2,0 1,6 2,9 11,8 61,9 100,0 23,3 403 Collines 7,3 13,2 11,5 14,4 4,0 4,0 45,5 100,0 46,5 304 Couffo 7,4 8,6 2,2 7,2 3,5 2,1 69,0 100,0 25,4 360 Donga 17,1 8,2 3,3 5,5 0,9 13,6 51,4 100,0 34,1 210 Littoral 5,2 15,6 4,0 6,7 5,1 9,9 53,5 100,0 31,5 585 Mono 3,5 6,7 0,7 1,2 1,7 4,5 81,6 100,0 12,1 254 Ouémé 2,1 10,4 5,3 11,6 1,6 5,1 63,9 100,0 29,4 677 Plateau 2,8 9,2 2,8 6,5 0,7 4,0 74,1 100,0 21,3 361 Zou 3,5 20,2 3,2 8,4 1,9 4,1 58,6 100,0 35,3 477 Niveau d'instruction de la mère Aucun 5,6 9,2 3,4 7,2 2,3 7,7 64,6 100,0 25,4 3 574 Primaire 5,6 12,7 5,1 7,5 2,7 7,6 58,8 100,0 30,8 858 Secondaire 1er cycle 8,7 14,9 4,5 7,4 3,8 10,3 50,4 100,0 35,5 490 Secondaire 2nd cycle ou plus 7,1 21,7 3,9 9,3 3,8 10,4 43,8 100,0 41,9 207 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,2 6,9 2,5 7,2 2,0 9,0 67,2 100,0 21,8 1 041 Second 6,4 10,8 3,3 7,9 2,2 6,2 63,2 100,0 28,5 1 052 Moyen 5,9 9,1 4,2 7,2 2,1 6,6 64,8 100,0 26,5 994 Quatrième 5,9 11,3 4,3 6,9 2,7 8,7 60,1 100,0 28,4 1 011 Le plus élevé 6,2 16,0 4,7 7,6 3,9 9,7 52,0 100,0 34,4 1 031 Ensemble2 5,9 10,8 3,8 7,4 2,6 8,0 61,5 100,0 27,9 5 130 1 Y compris les femmes qui ont eu une visite postnatale après 41 jours. 2 Y compris 10 naissances pour lesquelles l’information sur le lieu d’accouchement est manquante. Santé de la reproduction • 141 postnatals dans les délais recommandés contre 14 % quand la naissance a eu lieu ailleurs. En outre, la proportion de naissances dont l’état de santé a été examiné dans les délais recommandés varie surtout selon le niveau d’instruction de la mère et le statut socio-économique du ménage. En effet, si 42 % des nouveau-nés dont la mère a un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus ont reçu des soins postnatals dans les délais recommandés, cette proportion n’est que de 25 % parmi ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction. De même, dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé, 34 % des nouveau-nés ont reçu des soins postnatals dans les délais appropriés contre seulement 22 % dans les ménages du quintile le plus bas. Types de prestataires ayant dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Les résultats du tableau 8.11 montrent que 72 % des nouveau-nés n’ont pas bénéficié de soins postnatals dans les deux jours suivant leur naissance. Dans seulement 28 % des cas, les nouveau-nés ont reçu les soins postnatals dans les deux jours suivant la naissance qui est la période où le risque de mortalité néonatale est élevé. Ces soins ont été majoritairement dispensés par du personnel de santé qualifié (médecins, infirmières ou sages-femmes) (26 %). Le rôle des autres prestataires de santé dans la prestation des soins postnatals aux nouveau-nés est négligeable. Tableau 8.11 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Répartition (en %) des dernières naissances ayant eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête par type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né dans les deux premiers jours après la dernière naissance vivante, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Pas de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Total Effectif de naissances des deux dernières années Médecin/ Infirmière/ Sage-femme Aide- soignante/ Assistante accoucheuse Agent de santé commu- nautaire Accoucheuse traditionnelle Matrone Age de la mère à la naissance <20 22,4 1,0 0,3 0,5 0,8 74,9 100,0 537 20-34 25,9 1,2 0,1 0,7 0,4 71,6 100,0 3 889 35-49 25,4 0,6 0,1 1,0 0,3 72,5 100,0 704 Rang de naissance 1 24,9 0,9 0,1 0,6 0,4 73,1 100,0 1 053 2-3 26,6 1,0 0,1 0,6 0,4 71,3 100,0 1 983 4-5 25,3 1,8 0,2 0,8 0,5 71,4 100,0 1 259 6+ 23,9 0,6 0,3 1,3 0,4 73,5 100,0 835 Lieu d'accouchement Établissement de santé 28,2 1,0 0,1 0,0 0,3 70,2 100,0 4 523 Ailleurs 5,1 1,6 0,2 6,3 1,2 85,6 100,0 597 Milieu de résidence Cotonou 30,9 0,2 0,0 0,0 0,4 68,5 100,0 585 Autres villes 28,9 0,9 0,1 0,2 0,2 69,6 100,0 1 532 Ensemble urbain 29,5 0,7 0,1 0,1 0,3 69,3 100,0 2 117 Rural 22,7 1,4 0,2 1,2 0,5 74,0 100,0 3 013 Á suivre… 142 • Santé de la reproduction Tableau 8.11—Suite Répartition (en %) des dernières naissances ayant eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête par type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né dans les deux premiers jours après la dernière naissance vivante, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né Pas de soins postnatals dans les deux premiers jours après la naissance Total Effectif de naissances des deux dernières années Médecin/ Infirmière/ Sage-femme Aide- soignante/ Assistante accoucheuse Agent de santé commu- nautaire Accoucheuse traditionnelle Matrone Département Alibori 8,9 1,3 0,4 0,2 0,0 89,3 100,0 333 Atacora 28,7 0,9 0,4 2,7 0,6 66,8 100,0 510 Atlantique 24,2 0,8 0,0 0,3 0,5 74,2 100,0 656 Borgou 20,5 0,6 0,3 1,7 0,2 76,7 100,0 403 Collines 44,2 1,1 0,3 0,2 0,7 53,5 100,0 304 Couffo 20,5 3,2 0,3 0,6 0,8 74,6 100,0 360 Donga 31,3 1,3 0,0 1,1 0,5 65,9 100,0 210 Littoral 30,9 0,2 0,0 0,0 0,4 68,5 100,0 585 Mono 11,4 0,0 0,8 0,0 0,0 87,9 100,0 254 Ouémé 28,4 0,9 0,0 0,0 0,2 70,6 100,0 677 Plateau 16,7 1,3 0,0 2,7 0,6 78,7 100,0 361 Zou 32,4 2,4 0,0 0,2 0,4 64,7 100,0 477 Niveau d'instruction de la mère Aucun 22,6 1,2 0,2 1,0 0,3 74,6 100,0 3 574 Primaire 29,1 0,7 0,2 0,2 0,6 69,2 100,0 858 Secondaire 1er cycle 33,6 1,2 0,0 0,0 0,8 64,5 100,0 490 Secondaire 2nd cycle ou plus 41,9 0,0 0,0 0,0 0,0 58,1 100,0 207 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 17,4 1,7 0,4 1,7 0,6 78,2 100,0 1 041 Second 24,7 2,1 0,1 1,3 0,3 71,5 100,0 1 052 Moyen 24,2 0,8 0,2 0,7 0,6 73,5 100,0 994 Quatrième 27,5 0,6 0,1 0,0 0,3 71,6 100,0 1 011 Le plus élevé 33,8 0,3 0,0 0,1 0,3 65,6 100,0 1 031 Ensemble1 25,5 1,1 0,2 0,8 0,4 72,1 100,0 5 130 1 Y compris 10 naissances pour lesquelles l’information sur le lieu d’accouchement est manquante. Santé de la reproduction • 143 8.4 ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ Dans les pays où l’accès aux soins de santé n’est pas généralisé, de nombreux facteurs peuvent empêcher les femmes de recevoir des avis médicaux et des traitements quand elles en ont besoin. Au cours de l’EDSB-IV, on a demandé aux femmes si certains problèmes, qui étaient cités, pouvaient constituer un obstacle pour qu’elles se fassent soigner ou pour qu’elles reçoivent un avis médical. Les résultats sont présentés au tableau 8.12. Tableau 8.12 Problèmes d'accès aux soins de santé Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant déclaré avoir rencontré des problèmes importants d'accès aux soins de santé pour elles-mêmes quand elles sont malades par type de problèmes rencontrés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Problèmes d'accès aux soins de santé Effectif de femmes de 15-49 ans Avoir la permission d'aller se faire soigner Avoir l'argent pour le traitement Distance au service de santé Ne pas vouloir y aller seule Au moins un des problèmes rencontrés pour l'accès aux soins de santé Groupe d'âges 15-19 33,2 56,7 41,2 29,2 64,0 2 907 20-34 33,8 61,9 43,9 25,9 68,7 8 787 35-49 36,0 64,7 45,2 25,9 71,3 4 905 Nombre d'enfants vivants 0 32,4 54,5 38,8 26,9 61,8 4 319 1-2 35,6 62,9 43,7 25,7 69,0 4 729 3-4 34,1 64,3 45,4 26,7 70,6 4 348 5+ 35,6 66,6 48,6 26,8 74,7 3 203 État matrimonial Célibataire 31,3 54,3 36,9 25,6 61,2 3 992 En union 35,0 63,9 46,1 26,6 70,9 11 680 En rupture d'union 39,2 68,1 45,0 29,0 72,4 926 Emploi au cours des 12 derniers mois N'a pas travaillé 38,0 58,0 46,2 32,4 65,4 5 484 A travaillé pour de l'argent 33,0 62,4 41,3 22,2 69,0 8 605 A travaillé sans contrepartie financière 31,3 68,1 47,2 28,5 74,3 2 510 Milieu de résidence Cotonou 32,5 43,9 27,6 19,0 50,7 2 633 Autres villes 31,2 60,4 40,0 25,3 66,2 5 078 Ensemble urbain 31,6 54,7 35,7 23,2 60,9 7 711 Rural 36,7 67,9 50,8 29,4 75,3 8 888 Département Alibori 39,9 55,2 59,1 34,8 71,1 889 Atacora 44,1 75,7 68,7 51,3 81,9 1 340 Atlantique 30,6 62,4 45,1 18,3 70,0 2 058 Borgou 32,5 57,5 45,2 30,2 65,5 1 206 Collines 29,9 58,5 33,9 15,2 66,5 1 097 Couffo 28,4 70,1 37,9 18,9 79,7 1 158 Donga 42,5 62,4 43,8 22,3 65,4 681 Littoral 32,5 43,9 27,6 19,0 50,7 2 633 Mono 43,6 69,0 54,7 32,6 77,8 931 Ouémé 35,3 68,3 39,5 26,1 71,8 2 014 Plateau 47,8 81,3 69,2 50,3 86,0 1 111 Zou 19,5 55,3 29,9 15,9 59,0 1 482 Niveau d'instruction Aucun 37,5 68,4 50,8 29,8 75,8 9 879 Primaire 31,8 58,0 36,2 22,2 63,6 2 906 Secondaire 1er cycle 29,4 50,9 33,7 22,4 57,6 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 26,2 41,0 26,9 19,0 46,6 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 42,6 74,4 64,6 38,2 81,8 2 795 Second 38,5 70,9 53,0 31,9 79,0 3 017 Moyen 35,5 68,6 47,8 27,6 75,7 3 132 Quatrième 31,5 59,6 35,3 21,6 65,6 3 559 Le plus élevé 27,3 43,2 27,2 17,9 49,3 4 096 Ensemble 34,4 61,8 43,8 26,5 68,6 16 599 144 • Santé de la reproduction Près de sept femmes sur dix (69 %) ont déclaré avoir rencontré, au moins, un des problèmes qui étaient cités. Ce sont les femmes âgées de 35-49 ans (71 %), celles ayant cinq enfants ou plus (75 %), les femmes en union (71 %) et celles en rupture d’union (72 %) ainsi que celles du milieu rural (75 %) qui ont le plus fréquemment déclaré qu’un des problèmes cités pouvait limiter leur accès aux soins de santé. En outre, cette proportion est également élevée parmi celles qui vivent dans le Plateau 86 %, l’Atacora 82 % et le Couffo 80 % ainsi que parmi celles sans niveau d’instruction (76 %), celles vivant dans les ménages du quintile le plus bas (82 %) et celles ayant travaillé sans contrepartie financière (74 %). Parmi les problèmes cités, c’est la disponibilité de l’argent pour le traitement qui constitue, de loin, l’obstacle aux soins de santé le plus fréquemment mentionné par les femmes (62 %). Cette proportion atteint 68 % parmi les femmes en rupture d’union contre un minimum de 54 % parmi les célibataires. Elle est également élevée chez les femmes du milieu rural (68 % contre 55 % en milieu urbain) et chez celles sans niveau d’instruction (68 % contre 41 % pour celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus). Les écarts entre les départements sont importants : dans le département du Plateau, obtenir l’argent pour les soins constitue l’obstacle majeur pour se soigner pour la grande majorité des femmes (81 %). À l’opposé, c’est dans le département du Littoral que l’on note la proportion la plus faible (44 %). En ce qui concerne toujours les raisons économiques, on constate que dans une proportion également élevée, les femmes ont déclaré que la distance aux services de santé (44 %) pouvait limiter leur accès aux soins de santé. C’est dans les départements du Plateau et de l’Atacora que cette proportion est la plus élevée (69 % pour chaque cas), suivi de l’Alibori (59 %). En outre, dans 34 % des cas, obtenir la permission d’aller se faire soigner a été cité comme un problème qui pouvait réduire l’accès des femmes aux soins de santé et enfin 27 % des femmes ont avancé comme raison le fait de ne pas vouloir aller seule pour se faire soigner. 8.5 FISTULE OBSTÉTRICALE Les femmes peuvent parfois avoir, en permanence, le jour et la nuit, un problème de pertes urinaires ou fécales par le vagin. Ce problème, appelé fistule survient généralement à la suite d'un accouchement difficile, mais il peut aussi se produire après une agression sexuelle ou après une opération du pelvis. Dans le cas d’un accouchement difficile, la fistule peut être causée par le travail prolongé et difficile, parfois de plusieurs jours, sans intervention obstétricale pratiquée en temps opportun, généralement une césarienne, pour mettre fin aux pressions excessives exercées par le fœtus sur l'organisme de la femme. La fistule est curable et évitable. Une opération chirurgicale peut réparer la lésion et les taux de succès atteignent 90 % pour les cas simples. Au Bénin, plusieurs actions de sensibilisation sont menées auprès des populations pour que les femmes ayant des pertes urinaires ou de matières fécales soient conduites dans un centre de santé. Néanmoins, la fistule obstétricale reste inconnue par la population et demeure un tabou compte tenu de la stigmatisation à l’égard des femmes qui souffrent de ce problème. Au cours de l’EDSB-IV des données ont été collectées auprès de la population sur les informations et la prévalence de cette maladie. Le tableau 8.13 présente la proportion de femmes ayant entendu parler de la fistule obstétricale et la proportion de celles ayant déclaré avoir (ou avoir eu) une fistule obstétricale, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Dans l’ensemble, il ressort que seulement une femme sur cinq (21 %) a entendu parler de la fistule obstétricale. Le niveau de connaissance varie selon l’âge, de 12 % chez les 15-19 ans à 29 % chez les 45-49 ans. Ce problème est plus fréquemment connu par les femmes du milieu urbain que par celles du milieu rural (23 % contre 19 %). Selon les départements, c’est dans l’Atacora que les femmes sont, proportionnellement, les plus nombreuses à avoir entendu parler de la fistule obstétricale (32 %) suivi des départements du Couffo et du Littoral (28 % dans chaque cas). On note, en outre, que c’est parmi les femmes les plus instruites et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé que la proportion de celles qui ont entendu parler de ce problème de santé est la plus élevée (respectivement 34 % et 26 %). Santé de la reproduction • 145 Tableau 8.13 Connaissance et prévalence de la fistule obstétricale Proportion de femmes ayant entendu parler de la fistule obstétricale et proportion de femmes ayant déclaré avoir ou avoir eu une fistule obstétricale selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes ayant entendu parler de la fistule obstétricale Pourcentage de femmes ayant déclaré avoir ou avoir eu une fistule obstétricale Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 12,4 0,9 2 922 20-24 18,8 0,6 2 820 25-29 22,5 0,9 3 147 30-34 22,6 0,6 2 720 35-39 24,5 0,8 2 185 40-44 24,4 0,7 1 667 45-49 28,8 0,8 1 138 Milieu de résidence Cotonou 27,9 1,7 1 949 Autres villes 21,5 0,7 5 121 Ensemble urbain 23,3 1,0 7 070 Rural 19,3 0,6 9 529 Département Alibori 12,8 0,7 1 000 Atacora 32,2 0,1 1 476 Atlantique 17,7 0,1 1 866 Borgou 15,0 0,8 1 323 Collines 20,6 0,6 1 256 Couffo 28,1 2,2 1 225 Donga 25,6 0,1 950 Littoral 27,9 1,7 1 949 Mono 11,3 2,8 1 043 Ouémé 22,6 0,2 1 811 Plateau 12,2 0,2 1 046 Zou 18,7 0,3 1 654 Niveau d'instruction Aucun 20,2 0,8 10 383 Primaire 20,1 0,7 2 766 Secondaire 1er cycle 19,6 0,8 2 383 Secondaire 2nd cycle ou plus 34,4 1,0 1 067 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 18,8 0,6 3 139 Second 18,7 0,7 3 274 Moyen 19,7 0,6 3 433 Quatrième 22,0 0,9 3 511 Le plus élevé 25,8 1,0 3 242 Ensemble 15-49 21,0 0,8 16 599 Les résultats de l’enquête montrent que 0,8 % des femmes ont déclaré avoir ou avoir eu une fistule obstétricale Avec une proportion de 2,8 %, c’est dans le Mono et dans le Couffo (2,2 %) que les proportions sont les plus élevées. 146 • Santé de la reproduction Le tableau 8.14 présente la répartition des femmes ayant déclaré avoir ou avoir eu une fistule obstétricale selon la cause ou l’origine de la fistule. On constate que dans 25 % des cas, les femmes ont déclaré que ce problème était consécutif à un accouchement normal. Cependant, 33 % des femmes ne connaissent pas la cause ou l’origine de leur fistule. Par ailleurs, 17 % ont déclaré que la fistule s’était produite à la suite d’un accouchement difficile. Dans 12 % des cas, les femmes ont déclaré que la fistule obstétricale dont elles souffraient était due à une agression sexuelle et enfin 8 % à la suite d’une opération du pelvis. Seulement 45 % des femmes ayant ou ayant eu une fistule obstétricale ont recherché un traitement. Tableau 8.14 Cause de la fistule obstétricale et recherche de traitement Répartition (en %) des femmes ayant déclaré avoir ou avoir eu une fistule obstétricale selon la cause/origine déclarée de la fistule et répartition (en %) des femmes selon qu'elles ont recherché ou non un traitement, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Cause/origine déclarée de la fistule obstétricale À la suite d'un accouchement normal 24,7 A la suite d'un accouchement difficile 17,3 A la suite d'une agression sexuelle 11,5 A la suite d'une opération du pelvis 8,0 Autre 5,3 Ne sait pas 33,2 Total 100,0 Recherche de traitement pour la fistule obstétricale Non 54,6 Oui 45,4 Total 100,0 Effectif de femmes ayant ou ayant eu une fistule obstétricale 122 Santé de l’enfant • 147 SANTÉ DE L’ENFANT 9 Mêmounath Bissiriou Zounon et Jules Daga e nos jours, la plupart des décès des enfants de moins de cinq ans sont dus à des maladies évitables et qui peuvent être traitées. Certains de ces décès sont provoqués, en partie, par des infections, la diarrhée et le paludisme. La vaccination, les traitements appropriés administrés à temps comptent parmi les interventions qui ont un impact important sur les niveaux de morbidité et de mortalité des enfants. Au cours de l’enquête, on a collecté, pour tous les enfants nés au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, des informations permettant d’évaluer la couverture vaccinale, d’estimer la prévalence des principales maladies des enfants (infections respiratoires aiguës, fièvre et diarrhée) ainsi que la proportion d’enfants malades qui ont reçu un traitement contre ces maladies. Ces informations sont essentielles à la mise en place de tout programme dont l’objectif est d’améliorer la survie et le développement du jeune enfant. 9.1 POIDS À LA NAISSANCE Au cours de l’enquête, on a demandé, aux femmes qui avaient eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années quels étaient le poids et la grosseur. Les résultats sont présentés au tableau 9.1 selon certaines caractéristiques. D’après les carnets de santé ou les déclarations de la mère, le poids à la naissance des enfants n’est connu que dans 61 % des cas. Par conséquent, pour près de quatre enfants sur dix (39 %), le poids à la naissance n’est pas connu. La proportion d’enfants dont le poids a été déclaré à la naissance varie de manière importante selon les caractéristiques sociodémographiques. On note tout d’abord que cette proportion diminue avec l’augmentation du rang de naissance, passant de 66 % pour le rang 1 à 52 % pour les rangs 6 et plus. On constate aussi des écarts selon le D Principaux résultats • Parmi les enfants de 12-23 mois, 48 % sont complètement vaccinés. C’est dans le département des Collines que la couverture vaccinale est la plus importante (66 %) et, à l’opposé, c’est dans l’Alibori que la proportion d’enfants ayant reçu tous les vaccins est la plus faible (26 %). • Environ un enfant de moins de cinq ans sur dix a eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête (9 %). Dans 39 % des cas, on a recherché des conseils ou un traitement contre la fièvre. Seulement 38 % des enfants ont pris des antipaludiques pendant qu’ils avaient de la fièvre. • Pendant les deux semaines ayant précédé l’enquête, 6 % des enfants de moins de cinq ans ont souffert de la diarrhée. Pendant l’épisode diarrhéique, seulement 12 % ont reçu davantage de liquides et ont continué à s’alimenter. Globalement, pendant la diarrhée, près de la moitié des enfants (49 %) ont continué à être alimentés normalement et ont été traités avec une TRO et/ou ont reçu davantage de liquides conformément aux directives internationales. 148 • Santé de l’enfant milieu et le département. En effet, si à Cotonou, on dispose du poids à la naissance dans 80 % des cas, cette proportion n’est que de 55 % en milieu rural. Dans certains départements comme le Littoral (80 %), l’Ouémé (74 %), l’Atlantique (72 %) et les Collines (70 %), au moins sept enfants sur dix ont été pesés à la naissance. Par contre, dans l’Alibori (28 %) et l’Atacora (38 %), ces proportions de naissances pour lesquelles un poids a été déclaré sont plus faibles. En outre, on dispose d’informations sur le poids à la naissance pour la quasi- totalité des enfants dont la mère a un niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle (93 %) contre 54 % pour ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction. Dans les ménages classés dans le quintile le plus bas, on connaît le poids à la naissance pour seulement 40 % des naissances alors que dans les ménages du quintile le plus élevé, cette information est disponible pour 83 % des naissances. Il est important de tenir compte de ces variations quand on compare la distribution des enfants selon leur poids à la naissance. Parmi les naissances dont on connaît le poids (61 %), 13 % étaient de faible poids à la naissance, (moins de 2,5 kg). Par rapport à 2006, cette proportion n’a pas changé (13 %). Selon les caractéristiques, on constate tout d’abord que l’âge de la mère à la naissance influe légèrement sur le poids puisque parmi les naissances dont la mère avait moins de 20 ans, 16 % étaient de faible poids contre 13 % à 11 % quand elle avait entre 35-49 ans. On ne constate pratiquement pas d’écart entre le milieu rural et le milieu urbain (13 % contre 12 %). Les résultats selon le niveau d’instruction de la mère montrent que la proportion de naissances de faible poids diminue avec l’augmentation du niveau d’instruction, passant de 13 % pour les naissances dont la mère n’a aucun niveau d’instruction à 10 % pour les naissances dont la mère a un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus. Il en est de même des variations selon le statut socio-économique du ménage. Selon le département, c’est dans le Mono et l’Alibori (18 %) et le Borgou (17 %), que les proportions sont les plus élevées ; mais par contre, c’est dans le Couffo qu’elles sont les plus faibles (8 %). Pour obtenir une estimation de la grosseur de l'enfant à la naissance, on a posé la question suivante à la mère : « Quand votre enfant est né, était-il très gros, plus gros que la moyenne, moyen, plus petit que la moyenne ou très petit ?». À cette question subjective, les mères ont répondu dans 81 % des cas que l’enfant était moyen ou plus gros que la moyenne. Dans 9 % des cas, elles ont déclaré qu’il était plus petit que la moyenne et, enfin dans 4 % des cas, qu’il était très petit. Les variations selon les caractéristiques sociodémographiques ne sont pas très importantes. On peut cependant souligner que c’est dans certains départements comme l’Atacora (18 %) et la Donga (17 %) que les proportions d’enfants plus petits que la moyenne sont les plus élevées. Selon les quintiles, on n’observe pas de variations importantes, sauf que dans les ménages du quintile le plus élevé, la proportion d’enfants dont la grosseur à la naissance était plus petite que la moyenne est de 7 % contre 10 % dans chacun des trois premiers quintiles. Santé de l’enfant • 149 Tableau 9.1 Taille et poids de l'enfant à la naissance Pourcentage de naissances vivantes ayant eu lieu au cours des 5 années ayant précédé l'enquête et dont le poids à la naissance a été déclaré ; parmi ces naissances, répartition (en %) par poids à la naissance ; et répartition (en %) de toutes les naissances vivantes ayant eu lieu au cours des 5 années ayant précédé l'enquête par grosseur de l'enfant à la naissance estimée par la mère, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pour- centage de toutes les naissances dont le poids à la naissance a été déclaré1 Répartition (%) des naissances dont le poids à la naissance a été déclaré1 Total Effectif de naissances Répartition (en %) de toutes les naissances vivantes par grosseur de l'enfant à la naissance Total Effectif de naissances des 5 dernières années Moins de 2,5 kg 2,5 kg ou plus Très petit Plus petit que la moyenne Moyen ou plus gros que la moyenne Ne sait pas/ manquant Age de la mère à la naissance <20 57,4 15,5 84,5 100,0 839 3,5 11,0 78,4 7,1 100,0 1 461 20-34 61,4 12,5 87,5 100,0 6 173 3,4 8,9 80,9 6,7 100,0 10 054 35-49 58,1 11,4 88,6 100,0 975 3,6 9,0 80,8 6,6 100,0 1 677 Rang de naissance 1 65,8 13,5 86,5 100,0 1 795 3,8 9,8 81,0 5,4 100,0 2 727 2-3 63,2 12,9 87,1 100,0 3 217 3,2 8,2 82,4 6,2 100,0 5 092 4-5 57,2 12,1 87,9 100,0 1 913 3,7 9,4 79,2 7,7 100,0 3 345 6+ 52,4 11,8 88,2 100,0 1 062 3,3 10,2 78,1 8,3 100,0 2 027 Consommation de tabac/ cigarettes par le mère Fume cigarettes/tabac * * * 100,0 15 (7,7) (14,9) (71,4) (6,0) 100,0 23 Ne fume pas 60,5 12,7 87,3 100,0 7 971 3,5 9,2 80,6 6,7 100,0 13 168 Milieu de résidence Cotonou 80,2 13,0 87,0 100,0 1 180 3,8 6,3 86,8 3,2 100,0 1 470 Autres villes 64,8 11,8 88,2 100,0 2 453 2,6 10,2 81,8 5,3 100,0 3 781 Ensemble urbain 69,1 12,2 87,8 100,0 3 632 2,9 9,1 83,2 4,7 100,0 5 252 Rural 54,8 13,1 86,9 100,0 4 354 3,8 9,2 78,9 8,1 100,0 7 939 Département Alibori 28,0 17,6 82,4 100,0 259 3,5 10,1 75,7 10,6 100,0 923 Atacora 38,0 14,9 85,1 100,0 479 3,2 18,3 70,8 7,7 100,0 1 260 Atlantique 71,5 10,0 90,0 100,0 1 186 5,1 7,9 83,2 3,9 100,0 1 658 Borgou 42,6 17,4 82,6 100,0 437 3,6 11,2 77,8 7,4 100,0 1 026 Collines 69,9 8,7 91,3 100,0 577 1,1 4,3 91,6 3,1 100,0 825 Couffo 58,8 8,0 92,0 100,0 576 1,0 8,6 70,5 19,9 100,0 980 Donga 55,1 9,0 91,0 100,0 296 1,8 17,2 76,3 4,7 100,0 537 Littoral 80,2 13,0 87,0 100,0 1 180 3,8 6,3 86,8 3,2 100,0 1 470 Mono 67,6 18,4 81,6 100,0 467 4,1 13,1 72,6 10,3 100,0 691 Ouémé 73,9 13,6 86,4 100,0 1 269 5,7 5,9 84,8 3,5 100,0 1 717 Plateau 51,0 14,6 85,4 100,0 456 3,5 7,2 84,4 4,9 100,0 895 Zou 66,5 12,4 87,6 100,0 804 1,8 6,6 84,4 7,1 100,0 1 209 Niveau d'instruction de la mère Aucun 53,7 13,4 86,6 100,0 5 100 3,6 9,6 78,7 8,2 100,0 9 498 Primaire 73,6 11,7 88,3 100,0 1 589 3,3 7,8 84,9 4,1 100,0 2 159 Secondaire 1er cycle 81,3 11,5 88,5 100,0 895 3,3 8,8 85,8 2,2 100,0 1 100 Secondaire 2nd cycle ou plus 92,9 9,7 90,3 100,0 403 1,8 8,9 88,9 0,4 100,0 434 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 40,1 14,0 86,0 100,0 1 123 3,6 10,1 76,9 9,4 100,0 2 802 Second 53,8 15,0 85,0 100,0 1 448 3,8 10,3 76,9 9,0 100,0 2 694 Moyen 60,4 12,8 87,2 100,0 1 584 3,2 10,2 78,9 7,7 100,0 2 621 Quatrième 68,7 11,4 88,6 100,0 1 777 3,6 8,0 83,9 4,4 100,0 2 586 Le plus élevé 82,5 11,3 88,7 100,0 2 053 3,0 7,1 87,1 2,8 100,0 2 488 Ensemble 60,5 12,7 87,3 100,0 7 986 3,5 9,2 80,6 6,7 100,0 13 191 1 Basé sur, soit un enregistrement écrit, soit sur la déclaration de la mère. Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés ; Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée 150 • Santé de l’enfant 9.2 VACCINATION DES ENFANTS Conformément aux recommandations de l’OMS retenues par le Programme Élargi de Vaccination (PEV) du Bénin, un enfant est complètement vacciné lorsqu’il a reçu le BCG (protection contre la tuberculose), trois doses de vaccin contre la polio et trois doses de DTCoq (Diphtérie, Tétanos et Coqueluche), et le vaccin contre la rougeole. À ceux-ci s’ajoute, une dose de vaccin contre la polio donnée à la naissance. D’après le calendrier vaccinal, tous ces vaccins doivent être administrés avant l’âge de 12 mois. Les données sur la vaccination ont été collectées à partir de deux sources : le carnet de vaccination de l’enfant et les déclarations de la mère quand le carnet n’était pas disponible ou n’existait pas. Le tableau 9.2 présente les résultats sur la couverture vaccinale selon les différentes sources d’information pour les enfants de 12-23 mois. Le tableau 9.2 révèle qu'environ 4 enfants de 12-23 mois sur 10 (39 %) ont été complètement vaccinés d’après les informations obtenues à partir du carnet de vaccination et 9 % selon les déclarations de la mère. Lorsqu'on combine les deux sources, environ 5 enfants sur 10 (48 %) ont été complètement vaccinés et 43 % l’ont été avant l’âge de 12 mois comme recommandé. Par contre, 10 % des enfants n’ont reçu vaccin. La proportion de ceux qui n’ont été que partiellement vaccinés est donc de 42 %. D’après le carnet de vaccination, 53 % des enfants de 12-23 mois ont reçu le BCG et 35 % selon la déclaration de la mère. Au total donc, 88 % des enfants de 12-23 mois avaient reçu le BCG (donné en principe à la naissance) au moment de l'enquête et près de 9 enfants sur dix l’avaient reçu avant l'âge de 12 mois (87 %). La proportion d’enfants ayant reçu la première dose de DTCoq est également très élevée mais la couverture vaccinale diminue progressivement de la première à la troisième dose : de 85 %, elle passe à 82 % puis chute à 74 %. Le taux de déperdition1 entre la première et la deuxième dose est de 4 % et entre la première et la troisième dose il est de 10 %. Parmi les enfants vaccinés avant l’âge de 12 mois, les taux de déperdition sont respectivement de 5 % et de 11 %. Le vaccin contre la poliomyélite étant administré en même temps que celui du DTCoq (à partir de la première dose), on s'attend donc à trouver des niveaux de couverture vaccinale très proches. On constate que les proportions d’enfants ayant reçu la première dose de chacun de ces vaccins sont quasiment identiques (85 % dans chaque cas) ; par contre, à partir de la deuxième dose, la couverture vaccinale de la polio est légèrement plus faible que celle du DTCoq : 82 % des enfants ont reçu la deuxième dose de DTCoq contre 79 % pour la polio et 74 % des enfants ont reçu la troisième dose de DTCoq contre 56 % pour la polio. Le taux de déperdition entre la première dose et la troisième pour le vaccin de la polio est beaucoup plus élevé que pour le vaccin du DTCoq (14 % contre 34 %). 1 Le taux de déperdition pour le DTCoq, par exemple, est la proportion d’enfants qui, ayant reçu la première dose du vaccin, ne reçoivent pas la troisième. Toutefois, cet indicateur peut se calculer entre des doses successives. S an té d e l’e nf an t • 15 1 Santé de l’enfant • 151 Ta bl ea u 9. 2 V ac ci na tio ns p ar s ou rc es d 'in fo rm at io n Po ur ce nt ag e d' en fa nt s de 1 2- 23 m oi s ay an t r eç u ce rta in s va cc in s, à n 'im po rte q ue l m om en t a va nt l' en qu êt e se lo n la s ou rc e d' in fo rm at io n (c ar ne t d e va cc in at io n ou d éc la ra tio n de la m èr e) e t p ou rc en ta ge d ’e nf an ts ay an t é té v ac ci né s av an t l 'â ge d e 12 m oi s, E D SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 So ur ce d 'in fo rm at io n BC G D TC oq 1 P ol io R ou ge ol e To us le s va cc in s3 Au cu n va cc in H ep B e t H ib Vi ta m in e A Fi èv re Ja un e Ef fe ct if d' en fa nt s de 1 2- 23 m oi s 1 2 3 02 1 2 3 1 2 3 Va cc in és à n 'im po rt e qu el m om en t a va nt l'e nq uê te C ar ne t d e va cc in at io n 53 ,3 51 ,8 49 ,7 46 ,3 52 ,6 50 ,4 48 ,1 44 ,7 41 ,7 38 ,6 0, 6 49 ,2 47 ,3 44 ,5 39 ,3 31 ,2 1 37 5 D éc la ra tio n de la m èr e 35 ,0 33 ,6 31 ,9 27 ,4 29 ,2 34 ,5 30 ,8 11 ,5 28 ,3 9, 0 9, 1 nd nd nd 20 ,8 nd 1 15 9 Le s de ux s ou rc es 88 ,3 85 ,4 81 ,6 73 ,7 81 ,8 84 ,9 79 ,0 56 ,2 70 ,0 47 ,6 9, 7 49 ,2 47 ,3 44 ,5 60 ,1 31 ,2 2 53 5 Va cc in és a va nt l' âg e de 1 2 m oi s4 87 ,1 84 ,5 80 ,1 70 ,9 80 ,9 83 ,9 77 ,9 54 ,5 62 ,2 42 ,5 11 ,2 48 ,7 46 ,4 42 ,8 50 ,3 23 ,7 2 53 5 N d : N on d ét er m in é. 1 D TC oq o u Pe nt ac oq 2 P ol io 0 e st le v ac ci n co nt re la p ol io d on né à la n ai ss an ce . 3 B C G , r ou ge ol e, le s tro is d os es d e D TC oq e t l es tr oi s do se s de p ol io (n on -c om pr is la d os e de p ol io d on né e à la n ai ss an ce ). 4 P ou r l es e nf an ts d on t l 'in fo rm at io n es t b as ée s ur la d éc la ra tio n de la m èr e, o n su pp os e qu e la p ro po rti on d e va cc in s ef fe ct ué s au c ou rs d e la p re m iè re a nn ée e st la m êm e qu e ce lle d es e nf an ts d on t l 'in fo rm at io n pr ov ie nt d 'u n ca rn et d e va cc in at io n. 152 • Santé de l’enfant Le tableau 9.3 présente la couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère et de l’enfant ainsi que la proportion d’enfants pour lesquels un carnet de vaccination a été présenté à l’enquêtrice. Seulement pour un peu plus d’un enfant sur deux (54 %), le carnet de vaccination a été présenté à l’enquêtrice. Dans l’Alibori, cette proportion est de seulement 29 %. Les résultats montrent que la couverture vaccinale est loin d’être homogène. En effet, en milieu rural, 46 % des enfants de 12-23 mois sont complètement vaccinés contre 56 % à Cotonou. Dans les départements, la proportion d’enfants ayant reçu tous les vaccins recommandés varie d’un maximum de 66 % dans les Collines à un minimum de 26 % dans l’Alibori. En outre, on note une tendance à l’amélioration de la couverture vaccinale avec l’augmentation du niveau d’instruction de la mère et du statut socio-économique du ménage : de 44 % parmi les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction, la proportion d’enfants complètement vaccinés passe à 54 % parmi ceux dont elle a un niveau primaire et à 59 % parmi ceux dont elle a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Selon le niveau de bien-être économique, on constate que dans les ménages du quintile le plus bas, seulement 36 % des enfants sont complètement vaccinés contre 52 % dans les ménages du quintile moyen et 57 % dans ceux du quintile le plus élevé. Tendances La comparaison des résultats avec ceux des enquêtes précédentes montre que la couverture vaccinale n’a connu aucune amélioration depuis 2006 et qu’elle n’a pas retrouvé le niveau qui prévalait en 2001 (59 %) (Graphique 9.1). En outre, si la couverture du BCG est restée quasiment stable depuis 2001 (90 % en 2001 contre 88 % en 2006 et en 2011-2012) et si celle du DTCoq 3 a connu une amélioration (67 % en 2006 contre 74 % en 2011-1012), il en va différemment de la couverture de la polio qui a diminué depuis 2006, passant de 64 % à 56 %. Toutefois la proportion d’enfants n’ayant reçu aucun vaccin, qui était restée constante (7 %) de 2001 à 2006 a enregistré une hausse de 3 points de pourcentage en 2011-2012 ; c’est-à-dire que la proportion est passée de 7 % en 2006 à 10 % en 2011-2012. Cette contre-performance pourrait être expliquée par le fait que les mères d’enfants n’amènent plus spontanément leurs enfants aux centres de santé pour les vaccinations de routine mais attendent que les agents de santé se déplacent pour faire du porte-à-porte comme cela a lieu lors des Journées Nationales de Vaccination (JNV). Les données collectées sur la vaccination des enfants de moins de cinq ans ont permis d’évaluer rétrospectivement les tendances de la couverture vaccinale avant l’âge de 12 mois pour les quatre années ayant précédé l’enquête concernant les enfants de 12-23 mois, 24-35 mois, 36-47 mois et 48-59 mois. Le tableau 9.4 présente les taux de couverture vaccinale d’après le carnet de vaccination ou les déclarations de la mère pour les enfants de ces groupes d’âges. Le tableau présente aussi les pourcentages d’enfants pour lesquels un carnet de vaccination a été montré à l’enquêtrice. S an té d e l’e nf an t • 15 3 Ta bl ea u 9. 3 V ac ci na tio ns s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s P ou rc en ta ge d 'e nf an ts d e 12 -2 3 m oi s ay an t r eç u ce rta in s va cc in s à n' im po rte q ue l m om en t a va nt l' en qu êt e (s el on le c ar ne t d e va cc in at io n ou la d éc la ra tio n de la m èr e) e t p ou rc en ta ge p ou r l es qu el s un c ar ne t d e va cc in at io n a ét é pr és en té à l' en qu êt ric e, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue B C G D TC oq 1 P ol io R ou ge ol e To us le s va cc in s3 A uc un va cc in H ep B e t H ib V ita m in e A Fi èv re Ja un e P ou r- ce nt ag e av ec u n ca rn et d e va cc in at io n pr és en té à l'e nq uê tri ce E ffe ct if d' en fa nt s de 1 2- 23 m oi s 1 2 3 0 2 1 2 3 1 2 3 Se xe M as cu lin 87 ,7 85 ,2 81 ,6 74 ,1 81 ,1 83 ,8 78 ,6 56 ,2 70 ,5 47 ,6 10 ,3 48 ,8 47 ,5 44 ,7 60 ,1 31 ,6 53 ,4 1 30 6 Fé m in in 88 ,8 85 ,7 81 ,6 73 ,3 82 ,5 86 ,0 79 ,3 56 ,3 69 ,5 47 ,6 9, 0 49 ,6 47 ,1 44 ,3 60 ,2 30 ,8 55 ,2 1 22 9 R an g de n ai ss an ce 1 88 ,1 87 ,8 83 ,5 77 ,1 81 ,6 88 ,7 83 ,6 60 ,2 72 ,9 52 ,0 9, 1 52 ,8 50 ,7 47 ,5 63 ,6 33 ,1 57 ,1 51 9 2- 3 89 ,2 85 ,6 82 ,0 74 ,0 83 ,1 84 ,1 77 ,3 54 ,3 69 ,9 45 ,8 9, 3 47 ,6 46 ,1 43 ,7 60 ,5 29 ,7 52 ,3 1 02 2 4- 5 89 ,8 85 ,7 81 ,1 73 ,1 82 ,4 83 ,5 78 ,2 55 ,0 72 ,6 47 ,7 8, 8 47 ,2 44 ,7 42 ,0 59 ,5 32 ,4 53 ,1 59 9 6+ 83 ,7 81 ,5 79 ,0 69 ,5 77 ,9 83 ,9 78 ,5 58 ,0 62 ,8 46 ,6 12 ,6 51 ,7 49 ,9 46 ,5 55 ,4 30 ,7 57 ,4 39 5 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 95 ,6 93 ,2 90 ,5 81 ,3 86 ,9 90 ,1 84 ,8 60 ,6 86 ,6 55 ,7 1, 5 43 ,3 43 ,3 42 ,9 71 ,0 34 ,2 48 ,2 29 0 A ut re s vi lle s 90 ,3 86 ,7 84 ,0 78 ,0 85 ,8 86 ,0 82 ,0 57 ,0 71 ,8 48 ,6 8, 7 52 ,5 51 ,3 48 ,0 62 ,1 34 ,1 57 ,5 75 9 E ns em bl e ur ba in 91 ,8 88 ,5 85 ,8 78 ,9 86 ,1 87 ,1 82 ,8 58 ,0 75 ,9 50 ,6 6, 7 50 ,0 49 ,0 46 ,6 64 ,6 34 ,1 54 ,9 1 05 0 R ur al 85 ,8 83 ,3 78 ,6 70 ,0 78 ,7 83 ,3 76 ,3 55 ,0 65 ,9 45 ,5 11 ,8 48 ,6 46 ,0 43 ,1 57 ,0 29 ,1 53 ,8 1 48 5 D ép ar te m en t A lib or i 63 ,9 62 ,0 59 ,2 56 ,7 54 ,3 63 ,3 56 ,5 37 ,3 48 ,4 26 ,3 28 ,7 25 ,7 22 ,9 22 ,9 38 ,5 14 ,6 28 ,9 15 6 A ta co ra 87 ,0 86 ,2 85 ,3 80 ,8 77 ,1 85 ,1 83 ,7 68 ,2 74 ,7 59 ,5 12 ,2 55 ,6 54 ,7 53 ,3 61 ,4 42 ,3 56 ,5 25 6 A tla nt iq ue 88 ,2 80 ,7 76 ,4 67 ,2 82 ,0 81 ,6 75 ,4 47 ,9 58 ,7 35 ,2 11 ,8 50 ,8 48 ,3 43 ,6 42 ,8 27 ,1 57 ,2 32 2 B or go u 86 ,5 84 ,9 79 ,7 68 ,5 81 ,2 86 ,7 80 ,4 56 ,3 65 ,6 46 ,6 11 ,1 51 ,7 49 ,5 45 ,4 68 ,0 23 ,8 54 ,0 18 9 C ol lin es 93 ,5 91 ,8 88 ,4 83 ,9 85 ,5 89 ,5 87 ,4 75 ,0 78 ,1 66 ,1 5, 3 61 ,1 59 ,4 56 ,8 55 ,6 16 ,3 63 ,0 15 5 C ou ffo 89 ,8 85 ,4 77 ,4 63 ,2 83 ,5 82 ,4 71 ,6 46 ,7 53 ,6 34 ,7 7, 7 42 ,7 39 ,7 36 ,5 69 ,7 29 ,0 58 ,8 17 3 D on ga 86 ,2 84 ,8 80 ,5 78 ,6 84 ,0 83 ,4 79 ,9 69 ,4 76 ,7 63 ,0 12 ,9 66 ,3 64 ,0 62 ,8 67 ,9 46 ,7 67 ,9 10 6 Li tto ra l 95 ,6 93 ,2 90 ,5 81 ,3 86 ,9 90 ,1 84 ,8 60 ,6 86 ,6 55 ,7 1, 5 43 ,3 43 ,3 42 ,9 71 ,0 34 ,2 48 ,2 29 0 M on o 94 ,0 93 ,3 92 ,5 81 ,8 86 ,3 84 ,2 75 ,3 44 ,6 80 ,5 39 ,4 4, 8 45 ,3 43 ,9 39 ,5 57 ,7 36 ,3 51 ,3 13 0 O ué m é 93 ,3 90 ,8 87 ,1 77 ,6 90 ,1 89 ,6 82 ,4 57 ,0 74 ,0 49 ,5 6, 7 54 ,2 51 ,7 47 ,4 61 ,4 35 ,4 58 ,0 34 4 P la te au 77 ,0 77 ,1 71 ,2 63 ,3 71 ,9 84 ,4 75 ,0 46 ,1 62 ,0 40 ,0 14 ,6 31 ,5 28 ,6 26 ,8 63 ,5 19 ,8 41 ,9 19 4 Zo u 93 ,8 88 ,7 84 ,1 78 ,7 88 ,5 89 ,1 85 ,6 64 ,9 77 ,2 55 ,7 6, 2 60 ,3 59 ,0 55 ,5 66 ,9 43 ,4 64 ,2 21 9 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 85 ,3 82 ,0 77 ,9 69 ,3 78 ,2 81 ,9 75 ,4 53 ,8 64 ,9 44 ,1 12 ,3 47 ,2 45 ,0 42 ,1 57 ,0 28 ,5 52 ,8 1 77 4 P rim ai re 93 ,5 90 ,6 87 ,5 79 ,6 90 ,1 88 ,6 83 ,0 60 ,1 77 ,0 54 ,2 5, 8 58 ,2 56 ,1 52 ,6 65 ,3 38 ,6 62 ,0 42 1 S ec on da ire 1 er c yc le 96 ,5 95 ,9 92 ,3 88 ,8 89 ,5 95 ,6 91 ,5 65 ,3 84 ,2 57 ,8 1, 5 48 ,6 48 ,0 46 ,1 67 ,0 32 ,9 53 ,0 23 6 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 99 ,1 99 ,1 97 ,6 91 ,5 91 ,5 96 ,8 95 ,5 62 ,1 96 ,6 58 ,6 0, 0 49 ,0 49 ,0 49 ,0 77 ,4 43 ,1 49 ,7 10 3 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om i q ue Le p lu s ba s 73 ,2 72 ,0 67 ,7 58 ,7 66 ,5 73 ,5 65 ,3 45 ,6 53 ,7 35 ,5 21 ,7 41 ,8 38 ,9 36 ,4 44 ,4 24 ,7 46 ,7 49 7 S ec on d 84 ,0 81 ,6 75 ,9 67 ,6 76 ,0 80 ,5 73 ,3 51 ,8 62 ,7 41 ,9 14 ,5 45 ,9 43 ,4 40 ,7 57 ,2 26 ,3 50 ,6 50 8 M o y en 91 ,8 88 ,0 84 ,1 76 ,0 85 ,5 87 ,7 83 ,1 61 ,6 71 ,9 52 ,0 6, 1 53 ,8 51 ,0 46 ,2 62 ,7 29 ,5 59 ,3 50 5 Q ua tri èm e 94 ,8 91 ,7 88 ,3 80 ,2 90 ,1 89 ,9 84 ,3 60 ,1 76 ,7 51 ,5 3, 9 52 ,8 51 ,7 49 ,1 66 ,6 36 ,9 59 ,0 51 3 Le p lu s él ev é 97 ,1 93 ,6 91 ,6 85 ,6 90 ,5 92 ,4 88 ,5 61 ,8 84 ,7 56 ,8 2, 5 51 ,5 51 ,3 49 ,9 69 ,2 38 ,3 55 ,5 51 1 E ns em bl e 88 ,3 85 ,4 81 ,6 73 ,7 81 ,8 84 ,9 79 ,0 56 ,2 70 ,0 47 ,6 9, 7 49 ,2 47 ,3 44 ,5 60 ,1 31 ,2 54 ,3 2 53 5 1 D TC oq o u P en ta co q 2 P ol io 0 e st le v ac ci n co nt re la p ol io d on né à la n ai ss an ce . 3 B C G , r ou ge ol e, le s tro is d os es d e D TC oq e t l es tr oi s do se s de p ol io (n on c om pr is e la d os e de p ol io d on né e à la n ai ss an ce ). Santé de l’enfant • 153 154 • Santé de l’enfant Graphique 9.1 Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois par type de vaccin selon l'EDSB-II, l'EDSB-III et l'EDSB-IV 90 73 69 68 59 7 88 67 64 61 47 7 88 74 56 70 48 10 BCG DTCoq3 Polio 3 Rougeole Tous les vaccins Aucun vaccin Pourcentage EDSB-I 2001 EDSB-II 2006 EDSB-IV 2011-2012 S an té d e l’e nf an t • 15 5 Ta bl ea u 9. 4 V ac ci na tio ns a u co ur s de la p re m iè re a nn ée Po ur ce nt ag e d' en fa nt s âg és d e 12 -5 9 m oi s au m om en t d e l'e nq uê te q ui o nt re çu c er ta in s va cc in s av an t l 'â ge d e 12 m oi s et p ou rc en ta ge d e ce ux p ou r l es qu el s un c ar ne t d e va cc in at io n a ét é pr és en té à l' en qu êt ric e, s el on l' âg e ac tu el d e l'e nf an t, ED SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 A ge e n m oi s B C G D TC oq 1 P ol io R ou ge ol e To us le s va cc in s2 A uc un va cc in H ep B e t H ib V ita m in e A Fi èv re Ja un e P ou r- ce nt ag e av ec u n ca rn et d e va cc in at io n pr és en té à l'e nq uê tri ce E ffe ct if d' en fa nt s de 1 2- 59 m oi s 1 2 3 02 1 2 3 1 2 3 12 -2 3 87 ,1 84 ,5 80 ,1 70 ,9 80 ,9 83 ,9 77 ,9 54 ,5 62 ,2 42 ,5 11 ,2 48 ,7 46 ,4 42 ,8 50 ,3 23 ,7 54 ,3 2 53 5 24 -3 5 86 ,0 82 ,2 78 ,0 68 ,5 78 ,1 83 ,5 77 ,2 47 ,9 61 ,5 37 ,1 13 ,1 38 ,3 36 ,7 33 ,9 41 ,3 13 ,3 43 ,4 2 30 4 36 -4 7 82 ,9 78 ,7 74 ,7 65 ,5 73 ,0 78 ,8 72 ,8 44 ,6 59 ,3 34 ,1 18 ,1 29 ,6 28 ,5 26 ,4 39 ,5 2, 7 34 ,0 2 70 0 48 -5 9 79 ,1 75 ,4 71 ,9 62 ,8 69 ,5 76 ,9 71 ,0 40 ,4 52 ,9 27 ,5 21 ,2 25 ,6 24 ,4 22 ,2 34 ,4 (2 ,5 ) 29 ,8 2 37 5 To ta l 84 ,0 80 ,5 76 ,5 67 ,2 75 ,5 81 ,0 75 ,0 47 ,1 59 ,8 35 ,6 15 ,5 35 ,6 34 ,0 31 ,3 42 ,0 10 ,8 40 ,4 9 91 4 N ot e: L 'in fo rm at io n pr ov ie nt d u ca rn et d e va cc in at io n ou , s 'il n' y a p as d e ca rn et , e lle p ro vi en t d e la d éc la ra tio n de la m èr e. P ou r l es e nf an ts d on t l 'in fo rm at io n es t b as ée s ur la d éc la ra tio n de la m èr e, o n su pp os e qu e la p ro po rti on d e va cc in at io ns re çu es d ur an t l a pr em iè re a nn ée e st la m êm e qu e ce lle o bs er vé e po ur le s en fa nt s po ur le sq ue ls o n di sp os e d' un c ar ne t d e va cc in at io n. 1 D TC oq o u P en ta co q 2 P ol io 0 e st le v ac ci n co nt re la p ol io d on né à la n ai ss an ce . 3 B C G , r ou ge ol e, le s tro is d os es d e D TC oq e t l es tr oi s do se s de p ol io (n on c om pr is la d os e de p ol io d on né e à la n ai ss an ce ). Santé de l’enfant • 155 156 • Santé de l’enfant Pour seulement 4 enfants de 1-4 an sur dix (40 %), un carnet a été montré à l’enquêtrice. Cette proportion diminue avec l’âge de l’enfant, de 54 % pour ceux de 12-23 mois à 30 % pour ceux de 48-59 mois. Cette variation qui semblerait indiquer une amélioration de la couverture vaccinale des enfants (les enfants ont de plus en plus fréquemment un carnet), pourrait simplement résulter du fait que plus les enfants sont âgés, moins les carnets de vaccinations sont disponibles (ils ont été perdus). Comme les enfants les plus âgés ont moins fréquemment de carnet que les plus jeunes, les données sur la couverture vaccinale qui les concernent sont moins fiables que pour les plus jeunes car beaucoup plus fréquemment basées sur la mémoire de la mère. Il faut donc être très prudent dans l’interprétation des variations de la couverture vaccinale qui semblerait s’améliorer dans le temps (28 % des enfants de 48-59 mois complètement vaccinés avant 12 mois, contre 43 % des enfants de 12-23 mois). 9.3 MALADIES DES ENFANTS Infections respiratoires aiguës Les infections respiratoires aiguës (IRA), et particulièrement la pneumonie, constituent l’une des premières causes de mortalité des enfants dans les pays en développement. D’après les statistiques officielles du ministère de la Santé du Bénin, les IRA constituaient en 2011, la deuxième cause de consultation et la cinquième cause d’hospitalisation chez les enfants âgés de 0 à 5 ans. Au cours de l’enquête et pour évaluer la prévalence de ces infections parmi les enfants, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient souffert de la toux pendant les deux semaines ayant précédé l’enquête et, si oui, on demandait alors si la toux avait été accompagnée d’une respiration courte et rapide. En outre, pour les enfants ayant présenté ces symptômes d’IRA, on a cherché à connaître le pourcentage de ceux pour lesquels on avait recherché des soins ainsi que le pourcentage de ceux qui avaient reçu un traitement. Les résultats sont présentés au tableau 9.5. Précisons que les résultats sur la prévalence des IRA ne sont pas strictement comparables avec ceux des enquêtes précédentes car la prévalence des IRA varie avec la saison et les informations collectées par les EDS ne sont représentatives que pour la période de référence, c'est-à-dire les deux semaines qui précèdent l’interview. Les résultats du tableau 9.5 sur la prévalence et le traitement des symptômes d’infections respiratoires aiguës (IRA) montrent que parmi les enfants de moins de cinq ans, 1 % avait souffert d’IRA au cours des deux semaines ayant précédé l’interview. Bien que cette prévalence soit très faible dans tous les sous-groupes d’enfants, on note qu’à Cotonou et dans le Littoral, elle atteint 4 %. Pour près d’un tiers des enfants ayant présenté des symptômes d’IRA (31 %), des conseils ou un traitement ont été recherchés dans un établissement de santé ou auprès d’un prestataire de santé. Du fait d’une prévalence globale très faible, les effectifs dans les différents sous-groupes ne sont pas statistiquement significatifs et ne permettent pas de commenter les différentiels. Santé de l’enfant • 157 Tableau 9.5 Prévalence et traitement des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë (IRA) Parmi les enfants de moins de 5 ans, pourcentage de ceux qui ont présenté des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë au cours des deux semaines ayant précédé l'interview; Parmi ces enfants, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé et pourcentage qui ont reçu des antibiotiques comme traitement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants de moins de 5 ans : Parmi les enfants de moins de 5 ans avec des symptômes d'IRA : Pourcentage avec des symptômes d'IRA1 Effectif d'enfants de moins de 5 ans Pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé2 Pourcentage ayant pris des antibiotiques Effectif d'enfants avec symptômes d’IRA Age en mois <6 1,4 1 217 * * 17 6-11 2,0 1 366 (32,7) (32,4) 28 12-23 1,7 2 535 (40,4) (36,9) 44 24-35 1,7 2 304 (28,2) (22,1) 40 36-47 1,4 2 700 (20,0) (37,3) 38 48-59 0,6 2 375 * * 15 Sexe Masculin 1,5 6 408 24,3 23,6 96 Féminin 1,4 6 089 38,5 35,0 85 Consommation de tabac/ cigarettes par le mère Fume cigarettes/tabac (6,2) 22 * * 1 Ne fume pas 1,4 12 476 30,4 29,2 179 Milieu de résidence Cotonou 4,1 1 403 (29,2) (33,6) 58 Autres villes 0,9 3 608 (27,7) (47,0) 34 Ensemble urbain 1,8 5 011 28,6 38,5 91 Rural 1,2 7 486 33,3 19,2 89 Département Alibori 0,2 851 * * 1 Atacora 0,3 1 197 * * 3 Atlantique 1,0 1 568 * * 15 Borgou 0,1 980 * * 1 Collines 0,9 770 * * 7 Couffo 3,3 913 (31,8) (13,8) 30 Donga 0,9 505 * * 5 Littoral 4,1 1 403 (29,2) (33,6) 58 Mono 1,4 661 * * 9 Ouémé 1,1 1 654 * * 19 Plateau 0,5 870 * * 4 Zou 2,5 1 126 (22,6) (21,8) 29 Niveau d'instruction de la mère Aucun 1,2 8 959 31,6 24,4 106 Primaire 1,9 2 066 (24,6) (37,7) 40 Secondaire 1er cycle 2,3 1 044 * * 24 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,4 428 * * 10 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 1,0 2 629 (20,0) (9,3) 26 Second 1,3 2 532 (28,9) (23,2) 34 Moyen 1,0 2 473 (44,7) (22,7) 25 Quatrième 1,6 2 459 (30,6) (36,4) 38 Le plus élevé 2,4 2 405 (31,4) (38,7) 58 Ensemble 1,4 12 497 31,0 28,9 181 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés ; Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée 1 Les symptômes d'IRA (toux accompagnée d'une respiration courte et rapide associée à des problèmes de congestion dans la poitrine et/ou à des difficultés respiratoires associées à des problèmes de congestion dans la poitrine) sont considérés comme une mesure indirecte de la pneumonie. 2 Non compris les pharmacies, les boutiques et les praticiens traditionnels. 158 • Santé de l’enfant Fièvre La fièvre résulte généralement d’une infection bactérienne ou virale comme par exemple la grippe, mais elle peut aussi être le signe d’un problème plus grave comme par exemple le paludisme dans les régions impaludées. C’est pourquoi, on a demandé, au cours de l’enquête, aux mères d’enfants de moins de cinq ans si ceux-ci avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview. Dans le cas d’une réponse positive, on posait une série de questions sur le traitement de la fièvre. Les résultats sont présentés au tableau 9.6 selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Tableau 9.6 Prévalence et traitement de la fièvre Parmi les enfants de moins de 5 ans, pourcentage de ceux qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l'interview; parmi ces enfants, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé, pourcentage qui ont pris des antipaludiques et pourcentage qui ont pris des antibiotiques comme traitement, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants de moins de 5 ans : Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre : Pourcentage ayant eu de la fièvre Effectif d'enfants de moins de 5 ans Pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé1 Pourcentage ayant pris des antipaludiques Pourcentage ayant pris des antibiotiques Effectif d'enfants ayant eu de la fièvre Age en mois <6 8,4 1 217 46,3 27,2 24,0 102 6-11 13,0 1 366 38,4 37,3 29,5 178 12-23 11,3 2 535 43,5 40,7 22,6 286 24-35 10,1 2 304 35,6 39,7 16,2 233 36-47 7,2 2 700 32,5 39,2 15,9 193 48-59 6,0 2 375 36,9 39,8 13,2 141 Sexe Masculin 9,1 6 408 38,9 37,2 20,4 585 Féminin 9,0 6 089 38,4 39,6 20,0 548 Milieu de résidence Cotonou 15,1 1 403 46,9 45,6 27,5 211 Autres villes 8,6 3 608 40,8 41,1 25,7 312 Ensemble urbain 10,4 5 011 43,3 42,9 26,4 523 Rural 8,2 7 486 34,7 34,5 14,8 610 Département Alibori 6,5 851 39,4 39,6 14,1 56 Atacora 7,8 1 197 48,3 49,6 23,7 93 Atlantique 9,1 1 568 34,2 34,9 26,9 143 Borgou 7,0 980 43,8 38,9 15,8 69 Collines 9,4 770 40,5 46,3 17,7 72 Couffo 9,4 913 36,4 41,3 16,1 86 Donga 8,2 505 32,1 25,7 13,3 42 Littoral 15,1 1 403 46,9 45,6 27,5 211 Mono 13,1 661 42,0 39,1 14,2 86 Ouémé 6,9 1 654 35,8 35,0 23,1 114 Plateau 4,5 870 19,5 (13,5) (13,8) 39 Zou 10,8 1 126 28,1 28,8 12,6 122 Niveau d'instruction de la mère Aucun 8,3 8 959 35,2 33,8 16,4 743 Primaire 12,0 2 066 45,0 45,0 26,2 248 Secondaire 1er cycle 10,3 1 044 43,5 51,4 27,3 107 Secondaire 2nd cycle ou plus 8,2 428 51,1 (48,3) (36,2) 35 Quintile de bien-être économique Le plus bas 7,1 2 629 27,7 26,7 9,3 187 Second 8,5 2 532 37,0 41,2 12,2 214 Moyen 8,6 2 473 37,9 39,1 18,4 213 Quatrième 9,8 2 459 39,3 37,3 27,6 242 Le plus élevé 11,6 2 405 47,2 44,4 28,6 278 Ensemble 9,1 12 497 38,6 38,4 20,2 1 133 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Non compris les pharmacies, les boutiques et les praticiens traditionnels. Santé de l’enfant • 159 Comme le montrent les résultats du tableau 9.6, 9 % des enfants de moins de 5 ans ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview. Les résultats selon l’âge font apparaître une prévalence plus élevée parmi les enfants de 6-35 mois. En effet, dans ce groupe d’âges, entre 10 % et 13 %, les enfants ont eu de la fièvre au cours des 2 semaines ayant précédé l’interview (Graphique 9.2). À partir de 36 mois, la prévalence diminue et s’établit à 7 % parmi les enfants de 36-47 mois et à 6 % parmi ceux de 48-59 mois. Par contre, la fièvre a touché indifféremment les filles et les garçons (9 % dans chaque cas). En fonction du milieu de résidence, on ne note pas d’écart très important (prévalence de 10 % en urbain contre 8 % en rural). Cependant, avec 15 %, c’est à Cotonou que la prévalence de la fièvre est la plus élevée. Dans les autres villes, la prévalence est de 9 %. Dans les départements, on note des écarts importants, la prévalence de la fièvre variant d’un minimum de 5 % dans le Plateau à des maxima de 13 % dans le Mono et de 15 % dans le Littoral. La prévalence de la fièvre est aussi présentée selon le niveau d’instruction de la mère et selon le statut socioéconomique du ménage. Les variations selon ces deux caractéristiques socioéconomiques ne sont pas très importantes. En effet, de 8 % parmi les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction, la prévalence passe à 12 % parmi ceux dont la mère a un niveau primaire et à 8 % parmi ceux dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Selon le niveau économique du ménage, la prévalence passe de 7 % parmi les enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à un maximum de 12 % parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. Pour seulement 39 % des enfants ayant eu de la fièvre, on a recherché des conseils ou un traitement dans un établissement sanitaire ou auprès d’un prestataire de santé. Les variations selon l’âge sont assez irrégulières mais il semble que cette démarche a été moins fréquemment effectuée pour les enfants les plus âgés que pour les plus jeunes (33 % à 36-47 mois contre 46 % à moins de 6 mois), pour ceux du milieu rural que pour ceux du milieu urbain (35 % contre 43 %), pour ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction que pour ceux dont la mère est instruite (35 % contre 45 % pour ceux dont la mère a le niveau primaire et 51 % quand la mère a le niveau secondaire 2nd cycle ou plus). Le recours aux conseils ou traitements auprès d’un établissement ou d’un prestataire de santé pour traiter la fièvre est une pratique également moins effectuée par les ménages du quintile le plus bas que par ceux des autres quintiles (28 % contre 38 % dans les ménages du quintile moyen et 47 % dans ceux du quintile le plus élevé). Dans les départements, le pourcentage d’enfants pour lesquels des conseils ou un traitement auprès de personnel de santé ont été recherchés varie d’un minimum de 20 % dans le Plateau à 47% dans le Littoral et 48 % dans l’Atacora Le tableau 9.6 présente également le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans dont la fièvre a été traitée. Seulement 38 % d’entre eux ont pris des antipaludiques et 20 % ont pris des antibiotiques. Les résultats selon l’âge montrent que l’utilisation d’antipaludiques a été moins fréquente pour les enfants de moins de six mois (27 %) que pour les autres (41 % à 12-23 mois et 40 % pour les enfants âgés de 24 mois ou plus). C’est parmi les enfants de Cotonou (46 %) et parmi ceux dont la mère est instruite (51 % quand elle a un niveau secondaire 1er cycle) que l’on constate les proportions les plus élevées d’enfants dont la fièvre a été traitée avec des antipaludiques. Les variations selon les quintile de bien-être sont assez irrégulières et ne font pas apparaître de tendance très nette ; néanmoins, ce sont les enfants des ménages du quintile le plus élevé qui ont été le plus fréquemment traités avec des antipaludiques (44 %). Par contre, les écarts entre départements sont importants et on constate que c’est dans l’Atacora que les enfants ont le plus fréquemment été traités avec des antipaludiques quand ils avaient de la fièvre (50 %). À l’opposé, dans le Zou, cette proportion est de seulement 29 %. 160 • Santé de l’enfant Des antibiotiques pour traiter la fièvre ont été administrés à 20 % des enfants et les variations sont globalement les mêmes que celles constatées pour le traitement avec des antipaludiques. Diarrhée De par leurs conséquences, notamment la déshydratation et la malnutrition, les maladies diarrhéiques constituent, directement ou indirectement, une des principales causes de décès des jeunes enfants dans les pays en développement. L’OMS recommande, pour lutter contre les effets de la déshydratation, la généralisation du traitement de réhydratation par voie orale (TRO), en conseillant l’utilisation soit d’une solution préparée à partir du contenu de sachets de sels de réhydratation par voie orale (SRO), soit d’une solution préparée à la maison avec de l’eau, du sucre et du sel. Au cours de l’EDSB-IV, afin de mesurer la prévalence des maladies diarrhéiques chez les enfants de moins de cinq ans, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’interview. De l’examen des données du tableau 9.7, il ressort que 6 % des enfants de moins de cinq ans ont eu la diarrhée pendant les deux semaines ayant précédé l’interview. La prévalence de la diarrhée qui est de 6 % à moins de 6 mois augmente pour atteindre un maximum de 11 % à 6-11 mois puis décline ensuite pour se situer à un minimum de 4 % à 48-59 mois (Graphique 9.2). Les âges de forte prévalence sont aussi les âges auxquels les enfants commencent à recevoir des aliments autres que le lait maternel et à être sevrés. Ils correspondent aussi aux âges auxquels les enfants commencent à explorer leur environnement, ce qui les expose davantage à la contamination par des agents pathogènes. Tableau 9.7 Prévalence de la diarrhée Parmi les enfants de moins de 5 ans, pourcentage de ceux qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l'interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête : Effectif d'enfants de moins de 5 ans Toute diarrhée Diarrhée avec sang Age en mois <6 5,8 0,9 1 217 6-11 11,1 1,7 1 366 12-23 8,8 1,7 2 535 24-35 5,6 1,1 2 304 36-47 4,9 1,5 2 700 48-59 3,7 1,1 2 375 Sexe Masculin 6,4 1,5 6 408 Féminin 6,3 1,3 6 089 Provenance de l'eau de consommation1 Source améliorée 6,0 1,0 9 540 Non améliorée 7,4 2,4 2 957 Type d'installation sanitaire2 Améliorée, non partagée 6,7 0,5 1 543 Partagée3 5,8 0,9 2 112 Non améliorée 6,4 1,6 8 843 Milieu de résidence Cotonou 8,5 1,4 1 403 Autres villes 5,7 1,0 3 608 Ensemble urbain 6,5 1,1 5 011 Rural 6,2 1,6 7 486 Département Alibori 5,7 0,8 851 Atacora 5,6 1,0 1 197 Atlantique 4,3 0,1 1 568 Borgou 9,5 0,9 980 Collines 4,4 0,3 770 Couffo 7,7 1,6 913 Donga 5,5 0,6 505 Littoral 8,5 1,4 1 403 Mono 13,0 5,8 661 Ouémé 4,3 0,5 1 654 Plateau 2,3 0,7 870 Zou 7,8 4,5 1 126 Niveau d'instruction de la mère Aucun 6,2 1,5 8 959 Primaire 6,8 0,8 2 066 Secondaire 1er cycle 6,3 1,1 1 044 Secondaire 2nd cycle ou plus 8,2 1,5 428 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 6,7 1,8 2 629 Second 6,1 1,8 2 532 Moyen 6,1 1,1 2 473 Quatrième 6,4 1,2 2 459 Le plus élevé 6,4 0,8 2 405 Ensemble 6,3 1,4 12 497 1 Se reporter au tableau 2.1 pour la définition des catégories. 2 Se reporter au tableau 2.2 pour la définition des catégories. 3 Types d'installations sanitaires qui seraient considérées comme. "améliorées" si elles n'étaient pas partagées par deux ménages ou plus. Santé de l’enfant • 161 Graphique 9.2 Prévalence des IRA, de la fièvre et de la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans selon l'âge La prévalence de la diarrhée varie surtout en fonction du milieu et du département de résidence ainsi que du niveau d’instruction de la mère. En effet, avec une prévalence de 9 %, c’est à Cotonou que la proportion d’enfants ayant eu la diarrhée au cours des 2 semaines ayant précédé l’interview est la plus élevée et c’est en milieu rural qu’elle est la plus faible 6 %. Dans les départements, on constate que si dans le Plateau, seulement 2 % des enfants ont eu la diarrhée, cette proportion atteint un maximum de 13 % dans le Mono. En outre, on note que parmi les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction 6 % ont eu la diarrhée contre 8 % parmi ceux dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Traitement et alimentation pendant la diarrhée Le tableau 9.8 présente, pour les enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête, le pourcentage d’enfants pour lesquels des conseils ou un traitement auprès d’un établissement de santé ou d’un prestataire de santé ont été recherchés et les pourcentages de ceux ayant reçu différents traitements quand ils étaient malades. Dans seulement 37 % des cas, on a recherché un traitement pour l’enfant malade. Cependant lorsque la diarrhée était accompagnée de sang, le pourcentage ayant eu recours aux conseils et/ou traitements est de 51 % contre 33 % pour le cas où la diarrhée n’était pas accompagnée de sang. Les résultats selon l’âge montrent que ce sont les enfants de moins de 6 mois qui ont le moins bénéficié de recherche de conseils et de traitements quand ils avaient la diarrhée (32 %) alors que, pour ceux de 12-23 mois, cette proportion atteint 40 %. On note aussi des écarts selon le milieu et les départements de résidence : c’est en milieu urbain (40 %), en particulier dans les autres villes (43 % contre 35 % à Cotonou) et dans l’Atacora (56 %) que les proportions d’enfants pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement sont les plus élevées. Les écarts selon le niveau d’instruction de la mère et selon l’indice de bien- être économique des ménages ne sont pas très importants. Les résultats selon le statut de bien-être économique montrent que ce sont les enfants des ménages classés dans le quatrième quintile qui ont le plus fréquemment bénéficié de recherche de conseils et de traitement (45 % contre seulement 27 % dans les ménages du quintile le plus bas et 37 % dans les ménages du quintile le plus élevé). 1 1 2 2 2 1 1 6 7 10 11 13 8 9 4 5 6 9 11 6 6 48-59 36-47 24-35 12-23 6-11 <6 Âge en mois ENSEMBLE Pourcentage Diarrhée Fièvre IRA EDSB-IV 2011-2012 16 2 • S an té d e l’e nf an t Ta bl ea u 9. 8 T ra ite m en t d e la d ia rrh ée P ar m i l es e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x se m ai ne s ay an t p ré cé dé l' in te rv ie w , p ou rc en ta ge p ou r l es qu el s on a re ch er ch é de s co ns ei ls o u un tr ai te m en t a up rè s d' un é ta bl is se m en t o u d' un pr es ta ta ire d e sa nt é; p ou rc en ta ge à q ui o n a do nn é un e Th ér ap ie d e R éh yd ra ta tio n pa r v oi e O ra le (T R O ), po ur ce nt ag e à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es , p ou rc en ta ge à q ui o n a do nn é un e TR O o u da va nt ag e de liq ui de s et p ou rc en ta ge d 'e nf an ts à q ui o n a ad m in is tré d 'a ut re s tra ite m en ts , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ou rc en ta ge d 'e nf an ts av ec d ia rr hé e po ur le sq ue ls o n a re ch er ch é de s co ns ei ls ou u n tra ite m en t au pr ès d 'u n ét ab lis se m en t o u d' un pr es ta ta ire d e sa nt é1 Th ér ap ie d e R éh yd ra ta tio n pa r v oi e O ra le (T R O ) Li qu id es au gm en té s TR O o u liq ui de s au gm en té s A ut re s tra ite m en ts : M an qu an t A uc un tra ite m en t E ffe ct if d' en fa nt s av ec la di ar rh ée Li qu id e de sa ch et s SR O ou li qu id e S R O pr éc on di tio nn é S ol ut io n M ai so n R ec om m an dé e (S M R ) S oi t S R O ou S M R A nt i- bi ot iq ue M éd i- ca m en ts an tim ot ili té S up pl é- m en ts d e zi nc R em èd e m ai so n/ A ut re A ge e n m oi s <6 31 ,5 45 ,2 27 ,9 49 ,6 10 ,7 55 ,6 17 ,3 4, 0 5, 5 23 ,8 1, 2 20 ,8 70 6- 11 35 ,8 43 ,4 20 ,2 46 ,4 11 ,4 53 ,5 20 ,4 2, 0 3, 5 33 ,8 1, 0 18 ,1 15 1 12 -2 3 39 ,7 55 ,6 22 ,3 58 ,8 15 ,7 65 ,3 17 ,3 3, 4 14 ,5 21 ,9 0, 8 18 ,2 22 3 24 -3 5 36 ,8 44 ,1 22 ,4 50 ,9 19 ,5 62 ,4 19 ,6 0, 6 7, 4 29 ,0 1, 1 18 ,4 13 0 36 -4 7 35 ,0 54 ,1 25 ,1 57 ,0 9, 9 60 ,9 12 ,8 3, 0 9, 0 22 ,3 1, 4 22 ,7 13 1 48 -5 9 36 ,1 54 ,5 25 ,9 56 ,7 11 ,2 62 ,7 18 ,2 7, 3 15 ,3 27 ,7 0, 7 21 ,4 87 Se xe M as cu lin 36 ,3 50 ,9 25 ,7 55 ,1 14 ,4 62 ,9 21 ,0 3, 1 8, 7 29 ,5 0, 5 18 ,0 41 2 Fé m in in 36 ,8 49 ,2 20 ,6 52 ,4 12 ,7 58 ,3 14 ,0 3, 0 10 ,6 22 ,6 1, 6 21 ,2 38 1 Ty pe d e di ar rh ée P as d e pr és en ce d e sa ng 32 ,8 46 ,5 18 ,6 50 ,5 14 ,3 57 ,7 14 ,5 1, 3 8, 8 27 ,9 0, 8 20 ,0 61 2 P ré se nc e de s an g 50 ,6 62 ,1 38 ,4 64 ,9 10 ,4 70 ,5 29 ,2 9, 4 12 ,9 20 ,6 1, 1 18 ,9 17 2 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 34 ,9 59 ,2 25 ,2 60 ,4 17 ,0 66 ,5 18 ,2 1, 5 2, 7 20 ,9 0, 0 21 ,0 12 0 A ut re s vi lle s 42 ,6 50 ,9 22 ,7 53 ,6 15 ,3 60 ,7 19 ,8 1, 1 14 ,4 23 ,8 0, 3 19 ,0 20 7 E ns em bl e ur ba in 39 ,8 53 ,9 23 ,7 56 ,1 15 ,9 62 ,8 19 ,2 1, 3 10 ,1 22 ,7 0, 2 19 ,7 32 6 R ur al 34 ,4 47 ,4 23 ,0 52 ,2 12 ,0 59 ,2 16 ,5 4, 3 9, 3 28 ,6 1, 6 19 ,4 46 6 D ép ar te m en t A lib or i 34 ,0 47 ,7 21 ,6 53 ,3 1, 6 53 ,3 10 ,6 0, 0 10 ,0 32 ,2 0, 0 25 ,5 48 A ta co ra 56 ,0 60 ,0 24 ,0 63 ,4 0, 0 63 ,4 23 ,4 0, 0 16 ,2 22 ,7 0, 0 17 ,8 67 A tla nt iq ue 25 ,7 33 ,2 15 ,6 46 ,7 27 ,0 59 ,1 7, 4 0, 0 3, 1 28 ,4 2, 3 18 ,5 67 B or go u 48 ,3 52 ,1 24 ,9 53 ,8 11 ,7 59 ,1 20 ,2 3, 2 19 ,1 21 ,5 1, 9 18 ,3 93 C ol lin es (3 8, 8) (5 2, 4) (2 3, 6) (5 8, 2) (2 ,2 ) (6 0, 5) (1 8, 9) (0 ,0 ) (8 ,0 ) (3 4, 6) (0 ,0 ) (1 7, 1) 34 C ou ffo 27 ,5 41 ,3 17 ,9 41 ,3 3, 4 44 ,7 17 ,0 6, 3 9, 0 25 ,1 1, 9 25 ,7 71 D on ga (4 2, 50 ) (5 2, 9) (2 3, 7) (6 4, 5) (0 ,0 ) (6 4, 5) (1 3, 2) (0 ,0 ) (1 5, 1) (3 2, 3) (0 ,0 ) (1 5, 5) 28 Li tto ra l 34 ,9 59 ,2 25 ,2 60 ,4 17 ,0 66 ,5 18 ,2 1, 5 2, 7 20 ,9 0, 0 21 ,0 12 0 M on o 34 ,4 62 ,2 35 ,4 64 ,2 13 ,7 73 ,7 13 ,7 9, 3 13 ,0 21 ,3 3, 0 15 ,8 86 O ué m é 31 ,5 38 ,3 5, 5 39 ,2 35 ,1 56 ,4 22 ,0 0, 0 11 ,2 36 ,9 0, 0 13 ,3 72 P la te au * * * * * * * * * * * * 20 Zo u 36 ,0 47 ,8 35 ,8 53 ,2 19 ,8 64 ,8 26 ,2 8, 2 4, 8 23 ,3 1, 0 22 ,4 88 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 35 ,8 49 ,9 25 ,9 53 ,9 11 ,8 60 ,3 15 ,7 3, 8 10 ,3 27 ,1 1, 0 19 ,7 55 2 P rim ai re 37 ,0 47 ,5 12 ,0 50 ,7 14 ,8 58 ,8 21 ,8 0, 6 8, 4 31 ,6 0, 7 17 ,2 14 0 S ec on da ire 1 er c yc le 41 ,2 52 ,7 22 ,9 57 ,3 16 ,4 60 ,2 20 ,4 3, 6 9, 1 16 ,5 1, 3 23 ,0 66 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us (3 8, 9) (5 8, 8) (2 7, 3) (5 8, 8) (3 1, 4) (7 5, 4) (2 6, 1) (0 ,0 ) (3 ,7 ) (8 ,3 ) (1 ,6 ) (1 9, 4) 35 Q ui nt ile s de b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s ba s 26 ,9 42 ,8 22 ,7 49 ,5 11 ,2 56 ,4 15 ,9 3, 8 5, 2 27 ,5 2, 3 24 ,2 17 5 S ec on d 35 ,6 51 ,2 26 ,4 56 ,2 11 ,5 62 ,9 15 ,0 3, 3 10 ,3 25 ,2 0, 7 19 ,3 15 5 M oy en 39 ,9 49 ,6 20 ,8 52 ,1 10 ,1 57 ,4 16 ,4 2, 6 14 ,1 31 ,2 0, 5 17 ,8 15 1 Q ua tri èm e 45 ,2 50 ,5 22 ,3 52 ,7 16 ,0 62 ,1 20 ,1 3, 9 10 ,3 26 ,7 1, 1 15 ,8 15 7 Le p lu s él ev é 36 ,6 57 ,3 24 ,0 59 ,0 19 ,4 65 ,1 20 ,8 1, 6 8, 9 20 ,4 0, 4 19 ,9 15 5 E ns em bl e2 36 ,6 50 ,1 23 ,3 53 ,8 13 ,6 60 ,7 17 ,6 3, 1 9, 6 26 ,2 1, 0 19 ,5 79 2 N ot e: L a TR O c om pr en d le li qu id e pr ép ar é à pa rti r d es s ac he ts d e S el s de R éh yd ra ta tio n O ra le (S R O ), le li qu id e et le s S ol ut io ns M ai so n R ec om m an dé es (S M R ). Le s va le ur s en tre p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on po nd ér és ; U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . 1 N on c om pr is le s ph ar m ac ie s, le s bo ut iq ue s et le s gu ér is se ur s tra di tio nn el s. 2 Y c om pr is 9 e nf an ts a ya nt e u la d ia rrh ée p ou r l es qu el s l’in fo rm at io n su r l e ty pe d e di ar rh ée e st m an qu an te . 162 • Santé de l’enfant Santé de l’enfant • 163 Pour traiter la diarrhée, on a donné dans 50 % des cas des sachets de SRO ou de liquides préconditionnés. Près d’un quart des enfants malades (23 %) ont reçu une solution d’eau, de sel et de sucre, préparée à la maison et, globalement, 54 % ont reçu soit l’une, soit l’autre forme de TRO. Par ailleurs, pour 14 % des enfants malades, les quantités de liquides ont été augmentées. Globalement, en cas d’épisode diarrhéique, 61 % des enfants ont bénéficié d’une TRO ou ont reçu davantage de liquides. Quand il y avait présence de sang dans les selles, cette proportion est bien plus élevée que lorsqu’il n’y avait pas de sang dans les selles (71 % contre 58 %). En outre, 18 % des enfants ont été traités avec des antibiotiques. Des remèdes maison ont été donnés dans 26 % des cas. Le recours à d’autres traitements recommandés dans le cas de diarrhée comme les médicaments antimotilité (3 %) et les suppléments de zinc (10 %) a été également observé. Il faut souligner qu’un enfant sur cinq (20 %) n’a reçu aucun traitement. Parmi les enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (24 %) et dans l’Alibori et le Couffo (26 %) cette proportion est élevée puisqu’elle concerne environ un enfant sur quatre. Les résultats montrent que la proportion d’enfants ayant reçu une TRO ou davantage de liquides est plus faible parmi les plus jeunes de moins de 6 mois (56 %) et ceux du groupe d’âges 6-11 mois (54 %). À partir de cet âge, au moins six enfants sur dix ont reçu ce type de traitement et c’est à 12-23 mois que l’on note la proportion la plus élevée (65 %). La proportion d’enfants ayant reçu ce traitement est plus élevée en milieu urbain (63 %) qu’en milieu rural (59 %) ; en particulier à Cotonou (67 %) que dans les autres villes (61 %). Dans le département du Mono (74 %), et parmi les enfants qui vivent dans un ménage classé dans le quintile le plus élevé (65 %) que ces proportions sont les plus élevées. Le tableau 9.9 présente les résultats concernant les pratiques alimentaires suivies pendant la diarrhée de l’enfant. Au cours des épisodes diarrhéiques, il est recommandé de donner plus de liquides et d’aliments à l’enfant. Cependant, les résultats montrent que 26 % des enfants ont reçu, pendant l’épisode diarrhéique, la même quantité de liquides et que, dans 55 % des cas, les quantités ont même été réduites, même complètement arrêtées dans 4 % des cas. Pour seulement 14 % des enfants malades, on a suivi les recommandations en augmentant les quantités de liquides. En ce qui concerne les aliments, 6 % des enfants ont eu leurs rations alimentaires augmentées et 28 % ont conservé leur alimentation normale. Au total, 35 % des enfants malades ont donc été nourris selon les recommandations. Par contre, dans 61 % des cas, les quantités d’aliments ont été diminuées, ou même arrêtées dans 4 % des cas. Les résultats montrent que seulement 12 % des enfants malades ont, à la fois, reçu davantage de liquides et ont continué à être alimentés normalement. Globalement, pendant la diarrhée, près de la moitié des enfants (49 %) ont continué à être alimentés normalement, ont été traités avec une TRO et/ou ont reçu davantage de liquides conformément aux directives internationales. 16 4 • S an té d e l’e nf an t Ta bl ea u 9. 9 P ra tiq ue s al im en ta ire s du ra nt la d ia rr hé e R ép ar tit io n (e n % ) d es e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x se m ai ne s ay an t p ré cé dé l' in te rv ie w p ar q ua nt ité d e liq ui de s et d 'a lim en ts d on né e pa r r ap po rt au x qu an tit és h ab itu el le s, p ou rc en ta ge d' en fa nt s à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es e t q ui o nt c on tin ué à s 'a lim en te r p en da nt l' ép is od e di ar rh éi qu e et p ou rc en ta ge d 'e nf an ts q ui o nt c on tin ué à s 'a lim en te r e t q ui o nt é té tr ai té s au m oy en d 'u ne T R O e t/o u à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es d ur an t l es é pi so de s di ar rh éi qu es , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Q ua nt ité d e liq ui de s do nn ée Q ua nt ité d e no ur rit ur e do nn ée P ou rc en ta ge à qu i o n a do nn é da va nt ag e de liq ui de s et q ui on t c on tin ué à s' al im en te r1 P ou rc en ta ge qu i o nt co nt in ué à s' al im en te r e t qu i o nt é té tra ité s av ec un e TR O et /o u à qu i o n a do nn é da va nt ag e de liq ui de s1 E ffe ct if d' en fa nt s av ec la di ar rh ée D av an ta ge M êm e qu e d' ha bi tu de U n pe u m oi ns B ea uc ou p m oi ns A uc un e N e sa it pa s/ m an qu an t To ta l D av an ta ge M êm e qu e d' ha bi tu de U n pe u m oi ns B ea uc ou p m oi ns A uc un e N e sa it pa s/ m an qu an t To ta l A ge e n m oi s <6 10 ,7 41 ,6 33 ,4 6, 6 7, 8 0, 0 10 0, 0 2, 4 35 ,3 46 ,7 5, 6 8, 8 1, 3 10 0, 0 7, 2 47 ,0 70 6- 11 11 ,4 25 ,4 46 ,8 12 ,3 3, 1 1, 1 10 0, 0 6, 6 31 ,8 43 ,9 10 ,3 6, 9 0, 5 10 0, 0 10 ,9 42 ,0 15 1 12 -2 3 15 ,7 25 ,9 41 ,3 13 ,8 2, 5 0, 8 10 0, 0 7, 5 27 ,9 47 ,6 15 ,5 0, 6 0, 8 10 0, 0 14 ,4 52 ,5 22 3 24 -3 5 19 ,5 25 ,5 39 ,8 11 ,9 2, 2 1, 1 10 0, 0 9, 6 25 ,7 47 ,7 14 ,4 1, 9 0, 7 10 0, 0 19 ,5 51 ,9 13 0 36 -4 7 9, 9 20 ,6 45 ,8 15 ,3 7, 5 0, 8 10 0, 0 4, 1 27 ,2 48 ,8 15 ,7 3, 5 0, 8 10 0, 0 8, 6 47 ,7 13 1 48 -5 9 11 ,2 27 ,4 37 ,3 21 ,0 3, 0 0, 0 10 0, 0 3, 6 23 ,9 48 ,8 20 ,6 3, 1 0, 0 10 0, 0 6, 7 49 ,4 87 Se xe M as cu lin 14 ,4 23 ,3 43 ,4 13 ,7 4, 6 0, 6 10 0, 0 5, 7 26 ,4 46 ,8 15 ,4 4, 9 0, 9 10 0, 0 12 ,7 48 ,5 41 2 Fé m in in 12 ,7 29 ,8 39 ,9 13 ,5 3, 2 0, 9 10 0, 0 6, 8 30 ,6 47 ,5 12 ,5 2, 0 0, 5 10 0, 0 11 ,4 49 ,0 38 1 Ty pe d e di ar rh ée P as d e pr és en ce d e sa ng 14 ,3 28 ,9 41 ,4 10 ,8 3, 7 1, 0 10 0, 0 6, 6 30 ,3 46 ,5 12 ,6 3, 1 0, 9 10 0, 0 12 ,7 47 ,1 61 2 P ré se nc e de s an g 10 ,4 17 ,7 43 ,6 23 ,3 5, 1 0, 0 10 0, 0 4, 7 20 ,4 49 ,9 19 ,9 5, 1 0, 0 10 0, 0 9, 2 53 ,4 17 2 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 17 ,0 28 ,5 40 ,1 9, 9 4, 4 0, 0 10 0, 0 8, 0 29 ,0 46 ,4 11 ,1 5, 5 0, 0 10 0, 0 15 ,4 52 ,7 12 0 A ut re s vi lle s 15 ,3 28 ,9 37 ,8 15 ,0 2, 7 0, 3 10 0, 0 6, 3 33 ,2 43 ,4 12 ,5 4, 6 0, 0 10 0, 0 13 ,1 49 ,7 20 7 E ns em bl e ur ba in 15 ,9 28 ,8 38 ,7 13 ,1 3, 4 0, 2 10 0, 0 6, 9 31 ,7 44 ,5 12 ,0 5, 0 0, 0 10 0, 0 13 ,9 50 ,8 32 6 R ur al 12 ,0 24 ,7 43 ,9 14 ,0 4, 3 1, 1 10 0, 0 5, 8 26 ,1 49 ,0 15 ,5 2, 5 1, 1 10 0, 0 10 ,8 47 ,3 46 6 D ép ar te m en t A lib or i 1, 6 24 ,8 54 ,0 12 ,6 7, 0 0, 0 10 0, 0 0, 0 25 ,4 55 ,9 14 ,5 4, 2 0, 0 10 0, 0 1, 6 45 ,4 48 A ta co ra 0, 0 18 ,0 50 ,7 26 ,7 3, 2 1, 5 10 0, 0 0, 0 18 ,3 57 ,6 24 ,1 0, 0 0, 0 10 0, 0 0, 0 44 ,9 67 A tla nt iq ue 27 ,0 23 ,3 33 ,5 8, 3 6, 9 1, 0 10 0, 0 8, 0 32 ,5 43 ,5 6, 0 9, 1 1, 0 10 0, 0 27 ,0 52 ,2 67 B or go u 11 ,7 36 ,0 41 ,1 6, 4 2, 4 2, 3 10 0, 0 7, 4 38 ,2 44 ,6 7, 6 0, 0 2, 3 10 0, 0 10 ,7 55 ,5 93 C ol lin es (2 ,2 ) (5 2, 5) (2 8, 4) (1 3, 1) (3 ,7 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 (2 ,2 ) (4 8, 3) (2 8, 4) (1 7, 3) (3 ,7 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 (2 ,2 ) (4 3, 2) 34 C ou ffo 3, 4 20 ,7 63 ,8 10 ,0 2, 1 0, 0 10 0, 0 2, 3 18 ,7 68 ,0 8, 0 3, 0 0, 0 10 0, 0 3, 4 42 ,0 71 D on ga (0 ,0 ) (3 4, 4) (4 0, 6) (2 0, 2) (2 ,7 ) (2 ,2 ) 10 0, 0 (0 ,0 ) (3 0, 0) (4 7, 2) (2 0, 2) (2 ,7 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 (0 ,0 ) (5 0, 2) 28 Li tto ra l 17 ,0 28 ,5 40 ,1 9, 9 4, 4 0, 0 10 0, 0 8, 0 29 ,0 46 ,4 11 ,1 5, 5 0, 0 10 0, 0 15 ,4 52 ,7 12 0 M on o 13 ,7 18 ,5 50 ,9 10 ,8 5, 3 0, 8 10 0, 0 11 ,6 20 ,0 54 ,8 10 ,0 1, 7 1, 9 10 0, 0 12 ,6 66 ,0 86 O ué m é 35 ,1 28 ,4 24 ,5 12 ,1 0, 0 0, 0 10 0, 0 6, 6 25 ,1 50 ,0 16 ,5 1, 8 0, 0 10 0, 0 32 ,3 40 ,2 72 P la te au * * * * * * 10 0, 0 * * * * * * 10 0, 0 * * 20 Zo u 19 ,8 17 ,7 28 ,0 28 ,6 5, 0 1, 0 10 0, 0 12 ,2 29 ,0 21 ,1 29 ,9 6, 8 1, 0 10 0, 0 13 ,0 37 ,8 88 À s ui vr e… 164 • Santé de l’enfant S an té d e l’e nf an t • 16 5 Ta bl ea u9 .9 — S ui te R ép ar tit io n (e n % ) d es e nf an ts d e m oi ns d e 5 an s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x se m ai ne s ay an t p ré cé dé l' in te rv ie w p ar q ua nt ité d e liq ui de s et d 'a lim en ts d on né e pa r r ap po rt au x qu an tit és h ab itu el le s, p ou rc en ta ge d' en fa nt s à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es e t q ui o nt c on tin ué à s 'a lim en te r p en da nt l' ép is od e di ar rh éi qu e et p ou rc en ta ge d 'e nf an ts q ui o nt c on tin ué à s 'a lim en te r e t q ui o nt é té tr ai té s au m oy en d 'u ne T R O e t/o u à qu i o n a do nn é da va nt ag e de li qu id es d ur an t l es é pi so de s di ar rh éi qu es , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Q ua nt ité d e liq ui de s do nn ée Q ua nt ité d e no ur rit ur e do nn ée P ou rc en ta ge à qu i o n a do nn é da va nt ag e de liq ui de s et q ui on t c on tin ué à s' al im en te r1 P ou rc en ta ge qu i o nt co nt in ué à s' al im en te r e t qu i o nt é té tra ité s av ec un e TR O et /o u à qu i o n a do nn é da va nt ag e de liq ui de s1 E ffe ct if d' en fa nt s av ec la di ar rh ée D av an ta ge M êm e qu e d' ha bi tu de U n pe u m oi ns B ea uc ou p m oi ns A uc un e N e sa it pa s/ m an qu an t To ta l D av an ta ge M êm e qu e d' ha bi tu de U n pe u m oi ns B ea uc ou p m oi ns A uc un e N e sa it pa s/ m an qu an t To ta l N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 11 ,8 25 ,1 44 ,2 13 ,8 4, 0 1, 1 10 0, 0 5, 7 27 ,8 47 ,7 14 ,4 3, 5 0, 8 10 0, 0 10 ,5 48 ,1 55 2 P rim ai re 14 ,8 27 ,5 38 ,4 15 ,8 3, 5 0, 0 10 0, 0 7, 4 29 ,5 43 ,8 16 ,0 3, 2 0, 0 10 0, 0 13 ,0 45 ,2 14 0 S ec on da ire 1 er c yc le 16 ,4 32 ,3 35 ,8 9, 7 5, 9 0, 0 10 0, 0 8, 1 31 ,2 48 ,1 8, 0 3, 2 1, 4 10 0, 0 16 ,4 54 ,1 66 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us (3 1, 4) (3 1, 4) (2 7, 8) (9 ,4 ) (0 ,0 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 (6 ,5 ) (2 7, 2) (5 0, 0) (1 2, 1) (4 ,3 ) (0 ,0 ) 10 0, 0 (2 5, 7) (6 3, 3) 35 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 11 ,2 26 ,2 39 ,5 15 ,8 6, 8 0, 6 10 0, 0 6, 0 29 ,6 44 ,5 15 ,0 4, 3 0, 6 10 0, 0 9, 9 44 ,3 17 5 S ec on d 11 ,5 19 ,1 49 ,0 16 ,7 2, 3 1, 5 10 0, 0 5, 2 22 ,5 51 ,4 17 ,2 3, 2 0, 5 10 0, 0 9, 7 49 ,1 15 5 M oy en 10 ,1 28 ,1 44 ,0 12 ,5 3, 5 1, 7 10 0, 0 5, 1 30 ,8 45 ,1 13 ,8 3, 5 1, 7 10 0, 0 8, 7 46 ,1 15 1 Q ua tri èm e 16 ,0 23 ,2 41 ,2 14 ,1 5, 4 0, 0 10 0, 0 5, 2 25 ,4 50 ,2 14 ,3 4, 3 0, 6 10 0, 0 14 ,3 49 ,6 15 7 Le p lu s él ev é 19 ,4 35 ,6 35 ,2 8, 6 1, 2 0, 0 10 0, 0 9, 8 33 ,6 44 ,9 9, 7 2, 1 0, 0 10 0, 0 18 ,1 55 ,2 15 5 E ns em bl e3 13 ,6 26 ,4 41 ,7 13 ,6 3, 9 0, 8 10 0, 0 6, 2 28 ,4 47 ,2 14 ,0 3, 5 0, 7 10 0, 0 12 ,1 48 ,8 79 2 N ot e : L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s ; U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . 1 C or re sp on d à l'in di ca te ur d e l'U ni ce f/O M S "P ris e en c ha rg e de la d ia rr hé e à do m ic ile ". In di ca te ur M IC S 34 2 C 'e st -à -d ire le s en fa nt s do nt le s qu an tit és d e no ur rit ur e on t é té a ug m en té es , c eu x po ur q ui e lle s so nt re st ée s id en tiq ue s ou c eu x qu i e n on t r eç u un p eu m oi ns p en da nt le s ép is od es d ia rr hé iq ue s. 3 Y c om pr is 9 e nf an ts a ya nt e u la d ia rrh ée p ou r l es qu el s l’in fo rm at io n su r l e ty pe d e di ar rh ée e st m an qu an te . Santé de l’enfant • 165 166 • Santé de l’enfant Connaissance des sachets de SRO Le tableau 9.10 présente les proportions de femmes de 15-49 ans qui connaissent les sachets de SRO et les liquides préconditionnés, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Dans l’ensemble, près des deux tiers des femmes (65 %) connaissent ce traitement contre la diarrhée. Ce niveau de connaissance varie de manière importante selon toutes les caractéristiques sociodémographiques. C’est parmi les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (87 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans les quintile le plus élevé (83 %) que la proportion de celles qui connaissent ce traitement contre la diarrhée est la plus élevée. On note aussi un écart important entre milieux de résidence : en effet, la proportion de femmes connaissant les sachets de SRO ou les liquides préconditionnés varie de 60 % en milieu rural à 80 % à Cotonou. Dans les départements, on note que si dans le Littoral, 80 % des femmes connaissent ce traitement, cette proportion atteint tout juste 50 % dans le Plateau. Tableau 9.10 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides préconditionnés, Pourcentage de mères de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des 5 années ayant précédé l'enquête et qui connaissent les sachets de SRO et les liquides SRO préconditionnés pour le traitement de la diarrhée selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes qui connaissent les sachets de SRO et les liquides préconditionnés Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 58,7 381 20-24 63,3 1 709 25-34 65,4 4 752 35-49 66,1 2 151 Milieu de résidence Cotonou 79,8 1 073 Autres villes 69,6 2 602 Ensemble urbain 72,5 3 675 Rural 59,6 5 318 Département Alibori 60,9 601 Atacora 54,1 844 Atlantique 65,7 1 095 Borgou 62,8 691 Collines 66,5 582 Couffo 52,2 651 Donga 69,5 386 Littoral 79,8 1 073 Mono 68,9 489 Ouémé 72,9 1 141 Plateau 49,9 622 Zou 64,8 819 Niveau d'instruction Aucun 58,8 6 328 Primaire 76,0 1 510 Secondaire 1er cycle 82,3 822 Secondaire 2nd cycle ou plus 87,0 334 Quintile de bien-être économique Le plus bas 45,3 1 813 Second 60,9 1 803 Moyen 62,2 1 786 Quatrième 73,6 1 800 Le plus élevé 82,7 1 791 Ensemble 64,9 8 993 SRO = Sels de Réhydratation Orale. Santé de l’enfant • 167 9.4 ÉVACUATION DES SELLES DES ENFANTS Le non-respect de règles d’hygiène élémentaires peut causer la diarrhée tout autant que la consommation d’eau insalubre ou d’aliments préparés et stockés dans de mauvaises conditions. Pour cette raison, au cours de l’enquête, des questions concernant les moyens utilisés pour se débarrasser des selles des enfants ont été posées aux mères à propos de leur plus jeune enfant de moins de cinq ans. Les résultats sont présentés au tableau 9.11. Tableau 9.11 Évacuation des selles des enfants Répartition (en %) des enfants de moins de 5 ans les plus jeunes, vivant avec la mère par moyens d'évacuation des dernières selles des enfants, et pourcentage d'enfants dont on s'est débarrassé des selles de manière hygiénique selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Moyens pour se débarrasser des selles des enfants Total 1 Pourcentage d'enfants dont on s'est débarrassé des selles de manière hygiénique2 Effectif d'enfants Enfant utilise les toilettes ou latrines Jetées/ rincées dans toilettes ou latrines Enterrées Jetées/ rincées dans égouts/ caniveaux Jetées aux ordures Laissées à l'air libre Autre Age en mois <6 3,2 31,3 3,7 3,0 56,3 2,0 0,5 100,0 38,1 1 155 6-11 3,3 33,3 4,0 2,3 54,4 1,8 0,6 100,0 40,6 1 308 12-23 2,7 33,3 3,5 1,5 57,0 1,7 0,2 100,0 39,5 2 434 24-35 4,5 31,7 3,4 0,9 57,1 1,9 0,2 100,0 39,5 1 737 36-47 5,3 33,0 3,7 1,6 53,9 2,0 0,3 100,0 41,9 1 248 48-59 12,3 28,4 2,7 0,4 53,0 2,9 0,2 100,0 43,5 729 Installation sanitaire3 Améliorée, non partagée 15,3 68,7 1,2 1,2 13,1 0,3 0,1 100,0 85,1 1 096 Non améliorée ou partagée 2,8 26,9 3,9 1,7 61,9 2,2 0,4 100,0 33,6 7 516 Milieu de résidence Cotonou 9,4 76,8 0,1 1,6 11,0 1,0 0,0 100,0 86,3 1 022 Autres villes 6,1 49,1 1,9 1,8 39,5 1,5 0,1 100,0 57,1 2 496 Ensemble urbain 7,1 57,2 1,4 1,7 31,2 1,3 0,1 100,0 65,6 3 518 Rural 2,6 15,0 5,0 1,6 72,7 2,3 0,5 100,0 22,6 5 094 Département Alibori 0,6 8,6 0,5 1,7 85,6 3,0 0,0 100,0 9,7 570 Atacora 2,1 4,3 1,4 5,5 82,4 3,6 0,0 100,0 7,8 805 Atlantique 7,6 37,6 4,4 0,9 47,5 0,5 1,4 100,0 49,6 1 053 Borgou 5,9 23,7 0,9 0,7 63,3 5,0 0,2 100,0 30,5 664 Collines 0,6 14,3 1,7 1,0 81,0 1,3 0,0 100,0 16,5 556 Couffo 1,7 12,9 4,3 1,0 78,1 0,8 1,2 100,0 18,9 623 Donga 3,4 12,8 3,5 5,3 73,2 1,7 0,0 100,0 19,7 369 Littoral 9,4 76,8 0,1 1,6 11,0 1,0 0,0 100,0 86,3 1 022 Mono 2,9 23,8 13,5 0,9 58,1 0,9 0,0 100,0 40,1 474 Ouémé 5,2 48,0 9,7 1,2 33,8 1,6 0,4 100,0 62,9 1 111 Plateau 0,6 31,6 1,8 0,8 64,3 0,6 0,0 100,0 34,0 601 Zou 5,4 40,8 0,7 0,6 48,7 3,6 0,1 100,0 47,0 763 Niveau d'instruction de la mère Aucun 3,4 21,9 4,2 1,8 65,6 2,5 0,4 100,0 29,5 6 049 Primaire 5,8 49,4 2,9 1,0 39,7 0,8 0,3 100,0 58,1 1 463 Secondaire 1er cycle 7,0 61,1 0,7 1,4 29,1 0,4 0,0 100,0 68,8 779 Secondaire 2nd cycle ou plus 11,7 78,4 0,4 1,4 8,0 0,2 0,0 100,0 90,4 322 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 1,9 4,1 4,6 1,5 82,7 4,4 0,5 100,0 10,5 1 749 Second 1,3 7,2 4,8 1,9 81,1 3,0 0,6 100,0 13,4 1 716 Moyen 2,9 17,8 5,8 1,6 69,9 1,3 0,2 100,0 26,6 1 696 Quatrième 6,3 51,4 2,4 1,7 37,1 0,8 0,2 100,0 60,1 1 724 Le plus élevé 9,6 80,6 0,1 1,6 8,0 0,1 0,1 100,0 90,3 1 728 Ensemble 4,4 32,2 3,5 1,6 55,7 1,9 0,3 100,0 40,2 8 612 1 Y compris les manquants. 2 On considère que les selles des enfants sont évacuées de manière hygiénique si l'enfant utilise des toilettes ou des latrines, si les matières fécales sont jetées/rincées dans des toilettes ou des latrines ou si elles sont enterrées. 3 Se reporter au Tableau 2.2 pour la définition des catégories. 168 • Santé de l’enfant Globalement, on constate que dans seulement 40 % des cas, les mères se sont débarrassées des selles des enfants de manière hygiénique. Cependant, pour les enfants vivant dans un ménage disposant de toilettes améliorées et privées, cette proportion atteint 85 %. De même, pour 90 % des enfants dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus, les selles ont été évacuées de manière hygiénique. Cette proportion est aussi très élevée parmi les enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (90 %). À l’opposé, on note des proportions beaucoup plus faibles d’enfants dont on s’est débarrassé des selles de manière hygiénique parmi ceux de moins de six mois (38 %), parmi ceux du milieu rural (23 %), parmi les enfants vivant dans un ménage classé dans les deux premiers quintiles (11 et 13 %) et parmi les enfants des départements de l’Atacora (8 %) et de l’Alibori (10 %). Paludisme • 169 PALUDISME 10 Achille Massougbodji, Yves Eric Denon, et Bruno Aholoukpe e paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde. Il est dû à un protozoaire du genre Plasmodium transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle du genre Anophèle. Le paludisme constitue un risque majeur pour plus de deux milliards d’êtres humains. L’Afrique subsaharienne qui ne compte que 8 % de la population mondiale fournit 85 à 90 % des cas de paludisme (200 à 280 millions de cas dont 90 % dus à plasmodium falciparum). Les enfants de moins de cinq ans, payent le plus lourd tribut à cette maladie. Au Bénin, selon l’annuaire des statistiques sanitaires 2011 publié par le Ministère de la Santé, le paludisme demeure l’endémie majeure et la première cause de morbidité et de mortalité dans les groupes les plus vulnérables, à savoir les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Malgré les progrès accomplis dans le domaine de la prévention et du traitement, les statistiques sanitaires nationales révèlent que le paludisme se situe toujours au 1er rang des affections et représente 43 % des motifs de recours aux soins dans les formations sanitaires dans la population générale et 48 % chez les enfants de moins de 5 ans. Le paludisme constitue également la première cause d’hospitalisation tant pour la population générale que pour les enfants de moins de 5 ans, avec respectivement 27 % et 42 % des causes d’hospitalisation. Le paludisme constitue donc un problème majeur de santé publique au Bénin. En plus des pertes en vies humaines, le paludisme coûte cher en dépenses de santé publique. Le paludisme constitue enfin un facteur d’aggravation de la pauvreté, une cause d’inégalité et un frein au développement. L’engagement du Ministère de la Santé à lutter contre cette maladie s’est traduit par la mise en place depuis 1994 du Programme National de Lutte contre le Paludisme. Les objectifs de lutte contre le paludisme pour la période 2011-2015 sont de réduire d’au moins 75 % par rapport à 2000 la morbidité et la mortalité imputables au paludisme d’ici 2015. Pour atteindre cet objectif, l’accès universel aux interventions majeures de L Principaux résultats • Au Bénin, 80 % des ménages possèdent, au moins, une MII et, dans la quasi-totalité des cas, la MII est une MIILDA (75 %) et 64 % de la population des ménages ont accès à une MII. • Près de six personnes sur dix (63 %) ont passé la nuit ayant précédé l’interview sous une MII, en majorité sous une MIILDA (59 %) • Les deux tiers des enfants de moins de 5 ans (66 %) avaient dormi sous une MIILDA la nuit ayant précédé l’interview ; en 2006, seulement 20 % des enfants avaient dormi sous une MII. • Parmi les femmes enceintes, la proportion de celles qui ont dormi sous une MIILDA est de 71 % contre 20 % en 2006 pour les MII. • Environ les deux tiers des femmes enceintes ont pris, à titre préventif, au cours de leur dernière grossesse, des antipaludiques (68 %). Un quart des femmes ont bénéficié d’un Traitement Préventif Intermittent au cours de la dernière grossesse (25 %). En 2006 à l’EDSB-IV, ces proportions étaient respectivement de 82 % et 3 %. 170 • Paludisme contrôle du paludisme est adopté et mis en œuvre. L’EDSB-IV a permis de collecter des données concernant les moyens de protection contre le paludisme utilisés par la population béninoise, ainsi que celles afférentes à la qualité de la prise en charge de la maladie pour permettre aux acteurs de lutte contre le paludisme de mesurer les progrès réalisés. 10.1 SITUATION ET STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME Selon les données épidémiologiques enregistrées par le SNIGS au cours des dix dernières années, la transmission du paludisme se fait de façon continue avec des recrudescences saisonnières. Cependant, la distribution de la maladie n’est pas identique sur l’étendue du territoire national. On distingue trois principales zones de transmission : i) la zone Sud, côtière avec des lacs et lagunes où la transmission est hétérogène du fait de la diversité des vecteurs ; ii) la zone centre où la transmission est holoendémique ; iii) la zone nord avec une transmission saisonnière et un pic au cours de la saison des pluies qui commence en juillet et finit habituellement en octobre. Toute la population béninoise est exposée au paludisme ; toutefois les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans constituent les groupes les plus vulnérables et sont plus exposés aux formes graves de la maladie. L’agent pathogène du paludisme est majoritairement le Plasmodium falciparum et minoritairement le Plasmodium malaria et Plasmodium ovale. Le complexe Anopheles gambiae est le principal vecteur. Les stratégies nationales de lutte contre le paludisme, adaptées aux spécificités des différents faciès épidémiologiques, intègrent, d’une part le renforcement des méthodes de prévention multiples et, d’autre part l’amélioration de l’accès précoce et correct au diagnostic et traitement du paludisme. Comme stratégies majeures de lutte antipaludique, le Bénin a adopté : • l’accès aux Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action (MIILDA) et à leur utilisation. L’accès à ces MIILDA s’effectue (1) par le biais de campagnes de distribution de masse à toute la population cible et (2) la distribution de routine aux femmes enceintes lors des Consultations Prénatales (CPN) et aux enfants de moins d’un an au cours d’opérations de routine du PEV. Ces actions de distribution sont renforcées par la communication de proximité au niveau communautaire ; • la Pulvérisation Intra Domiciliaire (PID) et la lutte antilarvaire dans les zones éligibles ; • la prévention du paludisme chez les femmes enceintes par l’utilisation du traitement préventif intermittent à la Sulfadoxine-Pyriméthamine (TPI/SP) • l’accès précoce et correct au diagnostic et au traitement des cas de paludisme à tous les niveaux. 10.2 LUTTE ANTIVECTORIELLE La prévention du paludisme repose essentiellement sur deux interventions : la prise préventive de certains médicaments et les dispositions visant à limiter les risques d’infection. Actuellement au Bénin, la Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide à Longue Durée d’Action (MIILDA) reste le principal moyen de prévention du paludisme. Une campagne nationale de distribution de MIILDA pour l’accès universel a été réalisée en juillet 2011 et a permis d’en distribuer 4 674 799 pour couvrir 1 629 083 ménages. Paludisme • 171 Possession de moustiquaires Les données collectées au cours de l’EDSB-IV ont permis d’évaluer les proportions de ménages disposant de moustiquaires, traitées ou non, de ceux disposant de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide (MII) et de ceux disposant d’une Moustiquaire Imprégnée d’insecticide à Longue Durée d’Action (MIILDA). Une MIILDA est une moustiquaire qui a été imprégnée d’insecticide industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire. Une MII est soit une MIILDA, soit une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, soit une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. Les résultats sont présentés au tableau 10.1. Au Bénin, 86 % des ménage possèdent une moustiquaire (imprégnée ou non), 80 % possèdent au moins une MII et 75 % au moins une MIILDA. Dans une majorité de cas, les moustiquaires sont donc des MIILDA. La proportion de ménages possédant, au moins, une MIILDA varie de manière importante selon le milieu de résidence, d’un minimum de 69 % à Cotonou à un maximum de 78 % en milieu rural. On constate également des écarts selon les départements. C’est dans l’Atacora que l’on observe la proportion la plus élevée de ménages possédant, au moins, une MIILDA (93 %), suivie des départements du Plateau (84 %) et de l’Alibori (83 %). À l’opposé, avec un taux de possession de 69 % chacun, ce sont les départements des Collines, du Littoral et de l’Ouémé qui détiennent les proportions les plus faibles de ménages possédant une MIILDA, mais cependant non négligeables. Il faut remarquer que dans le Littoral, 91 % des ménages possèdent une moustiquaire, mais que c’est dans seulement 69 % des cas que la moustiquaire est une MIILDA. À ces variations géographiques, s’ajoutent des écarts socio-économiques mais moins importants. En effet, la proportion de ménages possédant, au moins, une MIILDA passe d’un maximum de 78 % dans les ménages classés dans le second quintile, avec 77 % pour ceux du premier quintile, à un minimum de 72 % dans ceux classés dans le quintile le plus élevé. En moyenne, chaque ménage béninois possède 1,7 MIILDA. Dans l’Atacora, l’Alibori et la Donga, ce nombre moyen est respectivement de 2,8 pour le premier et 2,3 pour chacun des deux autres. Tendances On constate que la disponibilité des moustiquaires quelconques dans les ménages a augmenté au cours des cinq années qui ont séparé les deux enquêtes EDS, passant de 56 % en 2006 à 86 % en 2011-2012. Cette augmentation a concerné tous les départements, et le milieu urbain autant que le milieu rural. En ce qui concerne la possession d’au moins une MII, la comparaison des résultats des deux enquêtes met aussi en évidence une augmentation, la proportion de ménages qui en possèdent au moins une étant passée de 25 % à 80 %. Le tableau 10.1 présente un dernier indicateur, à savoir le pourcentage de ménages ayant, au moins, une moustiquaire pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans le ménage. Afin d’atteindre une couverture universelle, l’OMS recommande que chaque ménage possède, au moins, une moustiquaire imprégnée pour deux personnes. Au niveau global, près d’un ménage sur deux possède, au moins, une moustiquaire imprégnée pour deux personnes (45 %). Cette proportion varie de manière importante selon le milieu de résidence. En effet, à Cotonou 50 % des ménages possèdent au moins, une MII pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans le ménage contre seulement 43 % en milieu rural. Dans les départements, cette proportion varie d’un maximum de 54 % dans l’Atacora à un minimum de 36 % dans la Donga. En ce qui concerne le niveau de bien-être économique du ménage, les résultats ne montrent pas d’écart important entre les ménages des trois premiers quintiles. Par contre, pour les ménages du quintile le plus élevé, la proportion atteint 52 %. 17 2 • P al ud is m e Ta bl ea u 10 .1 P os se ss io n de m ou st iq ua ire s pa r l es m én ag es Po ur ce nt ag e de m én ag es q ui p os sè de nt a u m oi ns u ne m ou st iq ua ire e t p ou rc en ta ge d e ce ux q ui e n po ss èd en t p lu s d' un e (im pr ég né e ou n on ); po ur ce nt ag e qu i p os sè de a u m oi ns u ne m ou st iq ua ire p ré im pr ég né e d' in se ct ic id e (M II) ; p ou rc en ta ge q ui p os sè de u ne m ou st iq ua ire im pr ég né e d' in se ct ic id e à lo ng ue d ur ée d 'a ct io n (M IIL D A) e t n om br e m oy en d e m ou st iq ua ire s de M II et de M IIL D A pa r m én ag es e t p ou rc en ta ge d e m én ag es q ui p os sè de nt a u m oi ns u ne m ou st iq ua ire , u ne M II et u ne M IIL D A po ur d eu x pe rs on ne s qu i o nt p as sé la n ui t d er ni èr e da ns le m én ag e, s el on ce rta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Po ur ce nt ag e de m én ag es a ve c au m oi ns u ne m ou st iq ua ire N om br e m oy en d e m ou st iq ua ire s pa r m én ag e Ef fe ct if de m én ag es Po ur ce nt ag e de m én ag es a ve c au m oi ns un e m ou st iq ua ire p ou r d eu x pe rs on ne s qu i o nt p as sé la n ui t d er ni èr e da ns le m én ag e Ef fe ct if de m én ag es av ec a u m oi ns u ne pe rs on ne q ui a pa ss é la nu it de rn iè re da ns le m én ag e N 'im po rte qu el ty pe d e m ou st iq ua ire M ou st iq ua ire pr éi m pr ég né e d' in se ct ic id e (M II) 2 M ou st iq ua ire im pr ég né e d' in se ct ic id e à lo ng ue du ré e d' ac tio n (M IIL D A) N 'im po rte qu el ty pe d e m ou st iq ua ire M ou st iq ua ire pr éi m pr ég né e d' in se ct ic id e (M II) 2 M ou st iq ua ire im pr ég né e d' in se ct ic id e à lo ng ue d ur ée d' ac tio n (M IIL D A) N 'im po rte qu el ty pe d e m ou st iq ua ire M ou st iq ua ire pr éi m pr ég né e d' in se ct ic id e (M II) 2 M ou st iq ua ire im pr ég né e d' in se ct ic id e à lo ng ue du ré e d' ac tio n (M IIL D A) M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 90 ,6 78 ,1 69 ,2 2, 0 1, 7 1, 5 2 49 7 61 ,6 49 ,6 43 ,6 2 48 9 A ut re s vi lle s 84 ,7 78 ,3 72 ,1 2, 0 1, 8 1, 7 5 20 1 49 ,7 44 ,3 40 ,8 5 18 9 En se m bl e ur ba in 86 ,6 78 ,2 71 ,2 2, 0 1, 7 1, 6 7 69 8 53 ,6 46 ,0 41 ,7 7 67 8 R ur al 84 ,6 81 ,0 78 ,1 2, 0 1, 9 1, 8 9 72 4 45 ,9 43 ,4 42 ,2 9 71 6 D ép ar te m en t Al ib or i 92 ,1 89 ,1 82 ,9 2, 5 2, 4 2, 3 85 7 45 ,9 43 ,3 40 ,9 85 6 At ac or a 94 ,6 93 ,2 92 ,7 2, 8 2, 8 2, 8 1 25 1 55 ,4 53 ,9 53 ,8 1 25 0 At la nt iq ue 81 ,5 75 ,3 70 ,3 1, 7 1, 5 1, 4 2 35 8 48 ,2 42 ,8 40 ,7 2 35 0 Bo rg ou 84 ,8 81 ,1 78 ,8 2, 2 2, 1 2, 0 1 27 8 46 ,7 42 ,7 41 ,3 1 27 5 C ol lin es 80 ,9 78 ,1 68 ,7 1, 8 1, 7 1, 5 1 28 0 49 ,2 46 ,5 40 ,9 1 27 8 C ou ffo 88 ,2 82 ,4 77 ,8 1, 9 1, 8 1, 7 1 19 0 46 ,7 42 ,9 40 ,9 1 19 0 D on ga 84 ,1 83 ,7 80 ,3 2, 4 2, 4 2, 3 62 3 37 ,2 36 ,4 34 ,8 62 3 Li tto ra l 90 ,6 78 ,1 69 ,2 2, 0 1, 7 1, 5 2 49 7 61 ,6 49 ,6 43 ,6 2 48 9 M on o 86 ,5 74 ,3 73 ,0 1, 8 1, 6 1, 6 1 07 1 51 ,9 46 ,4 45 ,7 1 06 9 O ué m é 79 ,6 73 ,9 68 ,8 1, 7 1, 6 1, 5 2 19 2 44 ,2 40 ,1 37 ,1 2 19 0 Pl at ea u 84 ,9 84 ,1 83 ,7 2, 0 1, 9 1, 9 1 10 0 47 ,4 46 ,8 46 ,7 1 10 0 Zo u 83 ,6 78 ,8 74 ,9 1, 7 1, 6 1, 5 1 72 7 44 ,4 40 ,7 38 ,8 1 72 3 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 83 ,7 79 ,3 77 ,0 1, 9 1, 8 1, 8 3 33 9 45 ,4 42 ,5 41 ,5 3 33 7 Se co nd 84 ,7 81 ,4 78 ,0 2, 0 1, 9 1, 8 3 28 6 45 ,2 42 ,9 41 ,5 3 28 5 M oy en 83 ,6 79 ,6 75 ,7 1, 9 1, 8 1, 7 3 34 6 44 ,7 41 ,8 40 ,1 3 34 1 Q ua tri èm e 85 ,1 78 ,1 72 ,9 1, 9 1, 8 1, 6 3 56 9 48 ,8 43 ,0 39 ,9 3 56 4 Le p lu s él ev é 89 ,8 80 ,3 72 ,2 2, 1 1, 8 1, 7 3 88 1 60 ,6 51 ,6 46 ,3 3 86 6 En se m bl e 85 ,5 79 ,8 75 ,0 2, 0 1, 8 1, 7 17 4 22 49 ,3 44 ,6 42 ,0 17 3 93 1 M em br es d e fa it de s m én ag es . 2 U ne M ou st iq ua ire Im pr ég né e d' In se ct ic id e (M II) e st (1 ) u ne m ou st iq ua ire q ui a é té im pr ég né e in du st rie lle m en t p ar le fa br ic an t e t q ui n e né ce ss ite p as d e tra ite m en t s up pl ém en ta ire (M IIL D A) o u (2 ) u ne m ou st iq ua ire p ré im pr ég né e ob te nu e il y a m oi ns d e 12 m oi s, o u (3 ) u ne m ou st iq ua ire q ui a é té tr em pé e da ns u n in se ct ic id e il y a m oi ns d e 12 m oi s. 172 • Paludisme Paludisme • 173 Pulvérisation Intradomiciliaire d’Insecticide La pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) est une technique de lutte antivectorielle qui consiste à pulvériser une suspension d’insecticide sur les murs intérieurs des logements en utilisant des insecticides à effet rémanent agréés par l’OMS. Cette stratégie constitue encore une des principales stratégies de lutte antivectorielle pour réduire ou interrompre la transmission du paludisme dans tous les contextes épidémiologiques. La pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide (PID), stratégie complémentaire à la distribution de MIILDA, est mise en œuvre au Bénin depuis l’année 2008. De 2008 à 2009, elle a été réalisée dans quatre communes du département de l’Ouémé et depuis 2010, elle se fait dans celui de l’Atacora. Au cours de l’enquête, on a demandé si quelqu’un était venu pour pulvériser d’insecticide les murs intérieurs du logement. Les résultats sont présentés au tableau 10.2. Au niveau global, on constate que la PID est une stratégie qui n’est pas utilisée de manière généralisée et importante. Seulement 6 % des ménages ont bénéficié de la PID au cours des 12 derniers mois. Par contre, dans le département de l’Atacora, 55 % des ménages ont déclaré que les murs intérieurs de leur logement avaient été aspergés d’insecticide contre les moustiques (PID), suivi par le département de l’Ouémé avec 11 % des ménages seulement. On comprend aisément que dans les autres départements, cette proportion est très faible, variant entre moins de 1 % et 5 %. On remarque aussi que cette stratégie de prévention, peu utilisée au Bénin, est tout juste un peu plus utilisée en milieu rural qu’en urbain (7 % contre 5 %). Selon les quintiles, la PID est quatre fois plus élevée parmi les ménages du quintile le plus bas que parmi ceux du quintile le plus élevé (12 % contre 3 %). Dans 80 % des cas, les ménages possèdent au moins une MII et/ou ont bénéficié d’une PID au cours des 12 derniers mois. Encore une fois, c’est dans l’Atacora que cette proportion est la plus élevée (95 %) comme elle l’est pour la PID (55 %) ou pour la possession d’une MIILDA pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans le ménage (54 %) (Carte 10.1). Tableau 10.2 Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques Pourcentage de ménages ayant reçu la visite de quelqu'un qui a pulvérisé d'insecticide les murs intérieurs du logement contre les moustiques (PID) au cours des 12 derniers mois et pourcentage de ménages avec, au moins, une MII et/ou ayant bénéficié d'une PID au cours des 12 derniers mois, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages ayant bénéficié d'une PID1 au cours des 12 derniers mois Pourcentage de ménages avec au moins une MII2 et/ou ayant bénéficié d'une PID au cours des 12 derniers mois Effectif de ménages Milieu de résidence Cotonou 1,9 78,4 2 497 Autres villes 6,1 78,7 5 201 Ensemble urbain 4,7 78,6 7 698 Rural 7,1 81,3 9 724 Département Alibori 0,5 89,2 857 Atacora 54,8 94,5 1 251 Atlantique 0,4 75,4 2 358 Borgou 0,2 81,1 1 278 Collines 0,1 78,1 1 280 Couffo 1,0 82,4 1 190 Donga 4,9 84,0 623 Littoral 1,9 78,4 2 497 Mono 0,9 74,5 1 071 Ouémé 10,9 75,3 2 192 Plateau 0,5 84,1 1 100 Zou 0,4 78,8 1 727 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 12,4 79,7 3 339 Second 6,7 81,6 3 286 Moyen 4,5 80,0 3 346 Quatrième 4,1 78,6 3 569 Le plus élevé 3,0 80,7 3 881 Ensemble 6,0 80,1 17 422 1 La pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 2 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 174 • Paludisme Carte 10.1 Prévention du paludisme Accès à une MII dans le ménage Le tableau 10.3 présente l’indicateur défini par le Partenariat « Faire Reculer le Paludisme » qui a pour objectif de mesurer la proportion de population de fait des ménages qui auraient pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum. Il s’agit d’un indicateur important. En effet, la différence entre cet indicateur et l’utilisation des moustiquaires permet de mieux identifier les facteurs qui empêchent l’utilisation des moustiquaires imprégnées au sein de la population : s’agit-il d’un problème d’acceptation des moustiquaires imprégnées, d’un problème d’accès aux moustiquaires imprégnées ou des deux ? Ce sont des informations importantes pour l’orientation des programmes. Paludisme • 175 Tableau 10.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII) Répartition (en %) de la population de fait des ménages par nombre de MII possédée par le ménage, selon le nombre de personnes qui ont passé la nuit avant l'interview dans le ménage, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Nombre de MII Nombre de personnes qui ont passé la nuit avant l'enquête dans le ménage Total 1 2 3 4 5 6 7 8+ 0 32,7 23,2 19,7 18,5 18,2 17,8 18,4 15,8 18,1 1 58,5 47,0 34,0 22,0 14,3 9,8 7,8 5,0 15,0 2 7,3 25,7 36,4 40,3 38,8 32,0 24,8 14,8 27,4 3 1,2 3,0 7,9 14,9 20,1 26,2 28,1 21,5 19,5 4 0,2 0,7 1,5 3,4 5,9 10,1 14,8 19,1 10,6 5 0,0 0,2 0,3 0,5 2,0 2,7 3,4 10,6 4,5 6 0,0 0,1 0,0 0,3 0,5 0,9 1,7 5,6 2,2 7+ 0,0 0,2 0,0 0,1 0,2 0,4 0,9 7,6 2,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 928 3 509 7 128 10 834 12 657 12 135 10 184 26 128 84 504 Pourcentage ayant accès à une MII1 67,3 76,8 68,9 70,5 65,5 65,0 61,3 58,0 64,0 1 Pourcentage de la population de fait des ménages qui aurait pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum. Ce tableau montre qu’au Bénin, près d’une personne sur cinq (18 %) a passé la nuit ayant précédé l’interview dans un ménage ne possédant aucune moustiquaire imprégnée d’insecticide. Un peu plus d’un quart (27 %) l’a passée dans un ménage ayant 2 MII et 20 % dans un ménage ayant 3 MII. Dans l’ensemble, au Bénin, près des deux-tiers des personnes (64 %) ont accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide. On s’attend à ce que la proportion de personnes ayant accès à une MII dans le ménage diminue au fur et à mesure que le nombre de personnes augmente. Au Bénin, on observe ce type de relation avec l’augmentation du nombre de personnes qui ont passé la nuit dans le ménage avant l’interview ; En effet, quand le nombre de personnes dans le ménage est de 1, la proportion de personnes qui auraient pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par cette seule personne est de 67 %. Lorsque le nombre de personnes dans le ménage passe à 2, la proportion de personnes qui auraient pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum passe à 77 %. Quand ce nombre est de 4, la proportion tombe à 71 % et pour atteindre 58 % lorsque le nombre de personnes dans le ménage passe à 8 ou plus. Le graphique 10.1 présente l’accès à une MII selon certaines caractéristiques. On constate que c’est à Cotonou et dans l’Atacora que l’accès à une MII dans le ménage est le plus important puisque, respectivement, 65 % et 77 % de la population auraient pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum. Par contre, dans l’Ouémé, cette proportion n’est que de 58 %. 176 • Paludisme Graphique 10.1 Pourcentage de la population de fait ayant accès à une MII dans le ménage Pourcentage de la population de fait des ménages qui aurait pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum. 10.3 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES Utilisation des moustiquaires par les ménages Aux ménages ayant déclaré posséder une moustiquaire, on a demandé si quelqu’un avait dormi sous la moustiquaire la nuit ayant précédé l’interview. Les résultats sont présentés pour la population des ménages et pour les deux groupes particulièrement vulnérables au paludisme : les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. À l’échelle nationale, 68 % des membres des ménages avaient dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’interview ; dans 63 % des cas, les ménages avaient dormi sous une MII, et il s’agissait, dans la majorité des cas, d’une MIILDA (59 %) (Tableau 10.4). 67 64 63 64 62 62 68 58 60 65 64 62 62 62 61 77 68 64 64 63 65 64 Le plus élevé Quatrième Moyen Second Le plus bas Quintile Zou Plateau Ouémé Mono Littoral Donga Couffo Collines Borgou Atlantique Atacora Alibori Département Rural Ensemble urbain Autres villes Cotonou Résidence Ensemble Pourcentage EDSB-IV 2011-2012 Paludisme • 177 Tableau 10.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages Pourcentage de la population de fait des ménages qui, la nuit ayant précédé l'enquête, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée d'action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d'insecticide(PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi la population de fait des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit ayant précédé l'interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Population des ménages Population des ménages avec au moins une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire quelconque la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d'une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif Groupe d'âges <5 74,9 69,7 65,7 71,5 13 960 82,7 11 764 5-14 63,5 59,0 56,1 61,7 27 645 71,9 22 708 15-34 67,8 62,4 58,8 64,3 22 866 76,3 18 698 35-39 72,3 66,5 62,8 68,3 10 256 81,1 8 411 50+ 65,2 60,0 57,0 63,0 9 651 77,1 7 512 Ne sait pas/manquant 50,0 39,6 35,5 40,2 125 56,0 89 Sexe Masculin 65,7 60,8 57,6 63,1 41 697 74,4 34 065 Féminin 69,8 64,5 61,0 66,7 42 807 78,7 35 118 Milieu de résidence Cotonou 76,2 64,5 57,7 65,2 10 372 80,4 8 331 Autres villes 66,9 61,0 56,7 63,3 24 728 75,9 19 866 Ensemble urbain 69,6 62,0 57,0 63,9 35 100 77,2 28 197 Rural 66,5 63,2 60,9 65,7 49 404 76,2 40 986 Département Alibori 70,5 68,0 63,6 68,2 5 253 75,5 4 730 Atacora 66,3 65,7 65,1 82,7 7 799 69,6 7 361 Atlantique 68,5 61,7 57,9 62,0 9 976 79,0 7 791 Borgou 63,4 59,5 57,7 59,5 7 129 72,6 5 840 Collines 62,0 59,6 52,9 59,6 5 819 76,1 4 555 Couffo 65,9 60,5 56,6 60,7 5 918 72,7 4 924 Donga 60,9 60,7 58,2 62,8 4 251 70,5 3 663 Littoral 76,2 64,5 57,7 65,2 10 372 80,4 8 331 Mono 73,5 60,4 59,3 60,6 4 592 81,9 3 384 Ouémé 65,0 59,5 56,1 62,6 10 233 79,3 7 675 Plateau 67,9 67,6 67,3 67,7 5 432 78,6 4 670 Zou 69,1 65,3 62,1 65,4 7 729 80,6 6 259 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 65,2 61,3 59,6 65,4 16 915 75,8 13 679 Second 66,1 63,1 60,5 65,8 16 906 75,6 14 115 Moyen 65,4 61,9 59,1 63,6 16 902 75,7 13 819 Quatrième 67,3 61,6 57,7 63,4 16 836 75,9 13 664 Le plus élevé 74,9 65,5 59,6 66,5 16 944 79,8 13 905 Ensemble 67,8 62,7 59,3 64,9 84 504 76,6 69 183 1 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 la pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 178 • Paludisme Les résultats détaillés selon certaines caractéristiques mettent en évidence des variations importantes. Les variations selon l’âge sont irrégulières mais globalement le taux d’utilisation des MIILDA diminue avec l’âge, passant de 66 % parmi les moins de 5 ans à 36 % parmi ceux de 50 ans ou plus. On constate aussi des écarts entre le sexe puisque 61 % des femmes ont dormi sous une MIILDA contre 58 % des hommes. On ne note pas de variations importantes en fonction du niveau de bien-être économique du ménage. Par contre, les résultats mettent en évidence des disparités d’ordre géographique : en effet, la proportion de ménages qui se sont protégés contre le paludisme en dormant sous une MIILDA est plus élevée dans les départements du Plateau (67 %), de l’Atacora (65 %), de l’Alibori (64 %) et du Zou (62 %) que dans les autres. On a vu précédemment que c’est aussi dans ces départements que les taux de couverture des ménages en MIILDA sont les plus élevés. Le tableau 10.4 présente aussi le taux d’utilisation des MII par les ménages qui possèdent au moins une MII. Il semble que la possession d’une MII contribue à augmenter son taux d’utilisation puisque 77 % des membres des ménages possédant au moins une MII l’ont utilisée la nuit ayant précédé l’interview contre seulement 68 % dans l’ensemble des ménages. Toutefois, cette utilisation n’est pas encore optimale. Globalement, près des deux tiers des ménages (65 %) se sont protégés du paludisme soit en dormant sous une MII la nuit ayant précédé l’interview, soit en dormant dans un logement dont les murs ont été pulvérisés d’insecticide au cours des 12 derniers mois. Dans l’Atacora, cette proportion est de 83 %. Utilisation des moustiquaires par les enfants Les résultats concernant l’utilisation des moustiquaires par les enfants de moins de cinq ans qui constituent un facteur très important pour la réduction de la mortalité, en particulier de la mortalité infantile, sont présentés au tableau 10.5. On constate que près de trois enfants sur quatre (75 %) avaient dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’interview, dans la majorité des cas sous une MIILDA (66 %). Les écarts selon les caractéristiques sociodémographiques ne sont pas très importants étant donné le pourcentage d’utilisation assez élevé. Cependant globalement, les résultats montrent que la proportion d’enfants ayant dormi sous une MIILDA diminue des enfants les plus jeunes aux plus âgés, passant de 68 % chez les moins de 12 mois à 62 % à 4 ans. On constate, par ailleurs, que la proportion de garçons ayant dormi sous une MIILDA est quasiment similaire à celle des filles (66 % dans les deux cas). On note également, seulement quelques écarts selon les milieux de résidence et les départements. En effet, le taux d’utilisation des MIILDA la nuit ayant précédé l’interview est un peu plus élevé en milieu rural (67 %) qu’en milieu urbain (63 %) (Graphique 10.2). C’est à Cotonou que l’utilisation a été la moins importante (61 %). Dans les départements, le taux d’utilisation des MIILDA varie de 73 % dans le Plateau et 72 % dans l’Atacora à un minimum de 59 % dans les Collines. Par ailleurs, on note que les variations selon les quintiles de bien-être économique ne sont pas très importantes. Paludisme • 179 Tableau 10.5 Utilisation des moustiquaires par les enfants Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui, la nuit ayant précédé l'enquête, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée d'action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d'insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi les enfants de moins de cinq ans des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Enfants de moins de cinq ans dans tous les ménages Enfants de moins de cinq dans les ménages avec au moins une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire quelconque la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d'une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif d'enfants Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif d'enfants Age (en années) <1 77,8 72,6 67,9 74,7 2 643 84,7 2 267 1 77,4 71,9 68,6 73,5 2 743 85,1 2 318 2 75,3 70,7 67,0 72,1 2 593 83,5 2 197 3 73,0 67,8 63,8 69,7 3 143 80,9 2 634 4 71,5 66,0 61,8 67,8 2 839 79,8 2 349 Sexe Masculin 74,7 69,5 65,7 71,1 7 146 82,5 6 017 Féminin 75,1 69,9 65,7 71,8 6 814 82,9 5 747 Milieu de résidence Cotonou 80,2 68,0 60,6 68,7 1 487 83,9 1 205 Autres villes 75,1 69,1 64,4 70,8 3 990 82,8 3 331 Ensemble urbain 76,5 68,8 63,3 70,2 5 476 83,1 4 536 Rural 73,9 70,3 67,3 72,3 8 484 82,5 7 228 Département Alibori 74,8 71,9 65,9 72,2 949 78,8 867 Atacora 73,4 72,8 72,4 85,8 1 358 76,1 1 299 Atlantique 77,5 70,9 65,6 71,2 1 712 85,6 1 416 Borgou 70,7 67,1 65,3 67,1 1 157 82,1 945 Collines 69,8 67,9 59,0 67,9 872 84,2 704 Couffo 74,9 69,0 63,8 69,1 1 020 80,3 876 Donga 65,7 65,6 63,3 67,1 632 75,5 549 Littoral 80,2 68,0 60,6 68,7 1 487 83,9 1 205 Mono 83,9 68,6 67,3 68,9 722 88,4 560 Ouémé 72,1 66,1 62,7 67,9 1 821 84,4 1 426 Plateau 74,3 73,6 73,4 73,8 958 83,0 850 Zou 78,0 74,1 70,0 74,4 1 273 88,5 1 066 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 71,8 67,5 65,1 70,3 3 022 81,8 2 493 Second 73,0 70,0 66,8 71,9 2 881 81,4 2 477 Moyen 73,8 70,8 66,8 72,3 2 786 83,3 2 367 Quatrième 74,8 68,6 64,1 70,3 2 691 82,2 2 245 Le plus élevé 81,8 72,0 65,8 72,6 2 580 85,1 2 182 Ensemble 74,9 69,7 65,7 71,5 13 960 82,7 11 764 Note : Le tableau est basé sur les enfants ayant passé la nuit précédant l'interview dans le ménage. PID = Pulvérisation Intradomiciliaire. 1 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 La pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 180 • Paludisme Graphique 10.2 Proportions d'enfants ayant dormi sous une MIILDA la nuit ayant précédé l'interview La possession d’une MII par le ménage contribue à favoriser l’utilisation d’une MII par les enfants. En effet, dans les ménages possédant une MII, 83 % des enfants de moins de cinq ans ont dormi sous une MII la nuit précédant l’interview contre 70 % pour les enfants de l’ensemble des ménages. Tendances La comparaison des résultats avec ceux de l’enquête de 2006 met en évidence une augmentation importante de l’utilisation des MII par les enfants de moins de 5 ans, le taux d’utilisation ayant plus que doublé, passant de 20 % en 2006 à 70 % en 2011-2012 ; ce qui devrait avoir un impact non négligeable sur la réduction de la mortalité chez les enfants âgés de moins de cinq ans. Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes Le tableau 10.6 présente les résultats concernant l’utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes la nuit ayant précédé l’interview. On constate que 80 % des femmes enceintes avaient dormi sous une moustiquaire la nuit ayant précédé l’enquête et, dans la majorité des cas, la moustiquaire était une MIILDA (71 %). Dans les ménages possédant au moins une MII, 88 % des femmes enceintes avaient dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’interview contre 75 % pour l’ensemble des femmes enceintes de 15-49 ans. 1 70 73 63 67 61 63 64 59 65 66 72 66 67 63 64 61 66 Zou Plateau Ouémé Mono Littoral Donga Couffo Collines Borgou Atlantique Atacora Alibori Département Rural Ensemble urbain Autres villes Cotonou Résidence Ensemble Pourcentage EDSB-IV 2011-2012 Paludisme • 181 Tableau 10.6 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes de 15-49 ans qui, la nuit ayant précédé l'interview, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d'insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée d'action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d'insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi les femmes enceintes de 15-49 ans des ménages avec au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit ayant précédé l'interview, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les femmes enceintes de 15-49 ans dans tous les ménages: Parmi les femmes enceintes de 15-49 ans dans les ménages avec au moins une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire quelconque la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MIILDA la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un ménage ayant bénéficié d'une PID2 au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif de femmes Milieu de résidence Cotonou 84,6 72,7 61,9 72,7 159 88,6 131 Autres villes 78,1 71,9 67,0 74,1 399 87,0 330 Ensemble urbain 80,0 72,1 65,5 73,7 558 87,5 460 Rural 79,9 76,0 73,5 76,9 1 000 88,2 862 Département Alibori 90,2 87,0 83,8 87,0 130 94,7 119 Atacora 82,6 80,4 78,8 88,2 123 84,4 117 Atlantique 83,0 76,9 74,0 76,9 190 89,4 164 Borgou 76,9 72,5 69,1 72,5 112 85,3 96 Collines 72,8 69,8 66,7 69,8 91 85,1 74 Couffo 81,4 74,3 66,3 74,3 136 87,4 116 Donga 71,7 71,7 69,7 72,6 78 86,6 65 Littoral 84,6 72,7 61,9 72,7 159 88,6 131 Mono 84,5 74,3 74,3 74,3 102 88,3 86 Ouémé 71,5 63,8 59,5 67,1 201 84,4 152 Plateau 81,4 81,4 80,2 81,4 81 92,0 71 Zou 76,8 75,6 72,7 76,2 156 89,0 132 Niveau d'instruction Aucun 80,5 75,8 72,6 76,9 1 090 88,8 930 Primaire 79,7 74,6 71,0 75,7 268 87,5 229 Secondaire 1er cycle 77,6 70,3 66,7 71,4 130 85,1 107 Secondaire 2nd cycle ou plus 75,8 64,9 46,1 66,2 71 (81,7) 56 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 81,1 76,8 73,8 77,8 282 90,1 240 Second 80,7 76,6 74,7 77,6 355 88,4 308 Moyen 79,2 76,2 74,2 77,1 347 88,5 298 Quatrième 78,5 72,3 67,7 73,9 313 85,1 266 Le plus élevé 80,2 70,2 60,5 71,6 262 87,7 210 Ensemble 79,9 74,6 70,6 75,8 1 559 87,9 1 323 Note :: Le tableau est basé sur les femmes ayant passé la nuit précédant l'interview dans le ménage. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Une Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 La pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) est limitée à la pulvérisation faite par une organisation gouvernementale, privée ou non gouvernementale. 182 • Paludisme Les résultats selon le milieu et les départements de résidence montrent que c’est en milieu rural que la proportion de femmes qui ont utilisé une MIILDA la nuit ayant précédé l’interview est la plus élevée (74 %). À l’opposé, c’est à Cotonou que ce taux d’utilisation est le plus faible (62 %). Dans les départements, on note des écarts importants (Graphique 10.3). En effet, si dans l’Alibori et le Plateau, respectivement 84 % et 80 % des femmes ont dormi sous une MIILDA la nuit précédant l’interview, cette proportion est de 62 % dans le Littoral et de 60 % dans l’Ouémé. Ce qui montre encore une fois, une utilisation assez élevée dans les départements. Graphique 10.3 Proportions de femmes enceintes ayant dormi sous une MIILDA la nuit ayant précédé l'interview Le taux d’utilisation des MIILDA selon le niveau d’instruction varie par contre de manière très importante. En effet, parmi les femmes sans instruction et celles ayant un niveau primaire, plus de sept sur dix (respectivement 73 % et 71 %) ont utilisé une MIILDA contre seulement 46 % de celles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. En fonction du niveau de bien-être économique du ménage, on remarque des écarts un peu plus faibles du taux d’utilisation des MILLDA par les femmes enceintes, qui passe d’environ 74 % pour les ménages des trois premiers quintiles à 61 % dans ceux du quintile le plus élevé. Ces résultats, comparés avec ceux de l’enquête de 2006, montrent que la proportion de femmes enceintes qui se sont protégées du paludisme en dormant sous une moustiquaire est, elle aussi, passée de 46 % en 2006 à 80 % en 2011-2012. En ce qui concerne l’utilisation des MII par ces femmes, la proportion a aussi augmenté de manière importante, passant de 20 % en 2006 à 75 % en 2011-2012. 61 68 74 75 74 73 80 60 74 62 70 66 67 69 74 79 84 74 66 67 62 71 Le plus élevé Quatrième Moyen Second Le plus bas Quintile Zou Plateau Ouémé Mono Littoral Donga Couffo Collines Borgou Atlantique Atacora Alibori Département Rural Ensemble urbain Autres villes Cotonou Résidence Ensemble Pourcentage EDSB-IV 2011-2012 Paludisme • 183 10.4 TRAITEMENT PRÉVENTIF INTERMITTENT CHEZ LA FEMME ENCEINTE Afin de réduire les conséquences du paludisme pendant la grossesse, il est recommandé que les femmes enceintes non seulement dorment sous une MII mais aussi prennent, à titre préventif, des antipaludiques au cours de la grossesse et, plus particulièrement, de la Sulfadoxine Pyriméthamine. Au Bénin, la stratégie du traitement préventif intermittent (TPI) avec la Sulfadoxine-pyriméthamine a été mise en œuvre depuis 2003. Toutes les femmes enceintes bénéficient de deux doses lors des consultations prénatales aussi bien dans le secteur public que privé. Au cours de l’EDSB-IV, on a demandé à toutes les femmes qui avaient eu une naissance au cours des deux années précédant l’enquête si, durant la grossesse la plus récente, elles avaient pris des antipaludiques à titre préventif et, dans le cas d’une réponse positive, de quels antipaludiques il s’agissait. Aux femmes ayant déclaré avoir pris de la SP, on a demandé combien de fois elles avaient pris cet antipaludique et si elles l’avaient reçu au cours d’une visite prénatale. Les résultats sont présentés au tableau 10.7. Tableau 10.7 Utilisation d'antipaludiques à titre préventif et du traitement préventif intermittent (TPIg) Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l'enquête qui, au cours de la dernière grossesse, ont pris des antipaludiques à titre préventif; pourcentage ayant pris une dose de SP/Fansidar et pourcentage ayant bénéficié d'un traitement préventif intermittent (TPIg)1, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant pris un antipaludique SP/Fansidar Traitement préventif intermitent1 Effectif de femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années Pourcentage ayant pris de la SP/Fansidar Pourcentage ayant reçu de la SP/Fansidar au cours d'une visite prénatale Pourcentage ayant pris 2 doses ou plus de SP/Fansidar Pourcentage ayant pris 2 doses ou plus de SP/Fansidar et qui en ont reçu au moins une au cours d'une visite prénatale Milieu de résidence Cotonou 75,4 50,9 42,9 33,2 28,8 585 Autres villes 69,0 43,5 38,7 24,9 22,4 1 532 Ensemble urbain 70,7 45,6 39,8 27,2 24,2 2 117 Rural 66,4 40,0 35,5 23,8 21,8 3 013 Département Alibori 45,3 32,8 27,9 26,7 24,4 333 Atacora 59,1 42,4 34,7 15,3 13,2 510 Atlantique 72,8 42,6 37,5 25,4 23,9 656 Borgou 66,1 43,7 39,0 21,9 19,7 403 Collines 79,3 37,4 36,0 25,0 24,5 304 Couffo 77,0 39,3 33,7 23,9 20,4 360 Donga 68,6 45,0 40,2 23,0 21,6 210 Littoral 75,4 50,9 42,9 33,2 28,8 585 Mono 68,3 52,8 48,1 24,5 23,1 254 Ouémé 77,4 51,9 46,5 38,0 34,0 677 Plateau 53,0 20,3 18,2 10,7 9,0 361 Zou 65,4 38,0 35,6 22,9 21,3 477 Niveau d'instruction Aucun 65,0 39,7 34,9 23,4 21,3 3 574 Primaire 76,1 48,1 43,5 28,6 25,7 858 Secondaire 1er cycle 76,4 48,1 41,8 29,6 26,4 490 Secondaire 2nd cycle ou plus 72,1 48,6 41,6 31,6 28,6 207 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 57,6 35,2 29,8 18,0 15,8 1 041 Second 65,1 38,8 34,1 21,9 19,8 1 052 Moyen 68,9 40,0 36,2 25,3 23,7 994 Quatrième 76,1 48,9 43,5 29,1 26,6 1 011 Le plus élevé 73,8 48,7 43,0 31,9 28,3 1 031 Ensemble 68,2 42,3 37,3 25,2 22,8 5 130 1 TPIg: Le traitement préventif intermittent durant la grossesse est un traitement préventif de deux doses ou plus de SP/Fansidar. 184 • Paludisme Les résultats montrent que 68 % des femmes enceintes ont pris un antipaludique durant la dernière grossesse. Si près de sept femmes enceintes sur dix (68 %) ont pris des antipaludiques, 42 % ont pris au moins une dose de SP/Fansidar durant leur grossesse. En majorité, ces femmes ont reçu la SP/Fansidar au cours d’une visite prénatale (37 %). Un quart des femmes (25 %) ont déclaré avoir reçu au moins deux doses de SP/Fansidar au cours de leur dernière grossesse, c’est–à-dire que ces femmes ont reçu un TPI, et dans la quasi- totalité des cas, ces femmes en ont reçu au moins une dose au cours d’une visite prénatale (23 %). Les résultats détaillés selon les caractéristiques socio-économiques montrent que la proportion de femmes qui ont pris des antipaludiques au cours de leur dernière grossesse est plus élevée parmi les femmes de Cotonou (75 %) et celles du département des Collines (79 %). Selon le niveau d’instruction et le quintile de bien-être économique, les variations ne dégagent pas de tendances très nettes. Dans les départements, on remarque que c’est dans l’Alibori que cette proportion est la plus faible (45 %). Les résultats concernant l’administration d’un traitement préventif intermittent au cours de la grossesse font apparaître le même type de variations que celles constatées pour la prise d’antipaludiques, à savoir que ce sont les femmes de Cotonou qui ont le plus fréquemment reçu un TPI au cours d’une visite prénatale. Dans les départements, la proportion varie d’un maximum de 34 % dans l’Ouémé à un minimum de 9 % dans le Plateau. 10.5 FIEVRE ET TRAITEMENT PRÉCOCE DU PALUDISME CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS La fièvre étant le principal signe clinique du paludisme, on a demandé, au cours de l’EDSB-IV, en plus des questions concernant la disponibilité des moustiquaires dans les ménages, leur utilisation et le traitement antipaludique préventif au cours de la grossesse, si les enfants de moins de cinq ans avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête. Si la réponse était positive, on posait alors une série de questions sur le traitement de la fièvre : ces questions portaient, entre autres, sur la prise de médicaments antipaludiques et sur le moment où le traitement antipaludique avait été administré pour la première fois. Les résultats sont présentés aux tableaux 10.8 et 10.9. Un enfant de moins de cinq ans sur dix avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête (9 %). La prévalence de la fièvre diminue avec l’âge de l’enfant, de 11 % parmi ceux de moins de 12 mois et ceux de 12-23 mois à 6 % parmi ceux de 48-59 mois. La proportion d’enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview est nettement plus élevée à Cotonou (15 %) qu’en milieu rural (8 %) ou que dans les autres villes (9 %). Les résultats selon les départements font apparaître une prévalence de la fièvre plus élevée dans le Littoral (15 %), le Mono (13 %), le Zou (11 %) que dans les autres départements, en particulier celui du Plateau (5 %). La prévalence de la fièvre est plus élevée chez les enfants dont la mère a un niveau primaire (12 %). Enfin, les résultats selon les quintiles de bien-être économique du ménage montrent que, même si les écarts entre quintile sont peu importants, la prévalence augmente des ménages classés dans le quintile le plus bas à ceux classés dans le plus élevé, variant de 7 % à 12 %. Parmi les enfants ayant eu de la fièvre, des conseils ou un traitement médical ont été recherchés auprès d’un prestataire de santé ou dans un établissement de santé ou une pharmacie pour 43 % des cas. Les enfants du milieu rural (37 %), ceux des départements du Zou (30 %), du Plateau (22 %) et ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction (38 %) sont ceux pour lesquels on a le moins fréquemment recherché des soins en cas de fièvre. Paludisme • 185 Tableau 10.8 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants Pourcentage d'enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l'interview; parmi ces enfants, pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement, d'un prestataire de santé ou d'une pharmacie ; pourcentage à qui on a prélevé du sang au doigt ou au talon, pourcentage ayant bénéficié d'une combinaison thérapeutique à base d'artémisinine (CTA), pourcentage ayant bénéficié d'une CTA le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre, pourcentage ayant pris des antipaludiques, et pourcentage les ayant pris le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants de moins de cinq ans: Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre: Pourcentage ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l'interview Effectif d'enfants Pourcentage pour lesquels on a recherché des conseils ou un traitement auprès d'un établissement ou d'un prestataire de santé ou d'une pharmacie1 Pourcentage à qui on a prélevé du sang au doigt ou au talon pour être testé Pourcentage ayant pris une CTA Pourcentage ayant pris une CTA le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre Pourcentage ayant pris des antipalu- diques Pourcentage ayant pris des antipaludique s le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre Effectif d'enfants Age (en mois) <12 10,8 2 583 46,5 14,4 10,7 6,4 33,6 23,2 280 12-23 11,3 2 535 47,4 18,0 12,5 6,8 40,7 27,3 286 24-35 10,1 2 304 41,6 14,8 11,2 5,4 39,7 29,9 233 36-47 7,2 2 700 34,4 19,6 16,3 9,8 39,2 26,4 193 48-59 6,0 2 375 40,3 22,7 11,3 4,9 39,8 26,2 141 Sexe Masculin 9,1 6 408 42,8 17,2 12,7 7,3 37,2 26,7 585 Féminin 9,0 6 089 43,0 17,4 11,9 6,1 39,6 26,3 548 Milieu de résidence Cotonou 15,1 1 403 56,1 21,8 9,9 6,1 45,6 35,0 211 Autres villes 8,6 3 608 45,9 14,0 16,0 9,0 41,1 28,0 312 Ensemble urbain 10,4 5 011 50,0 17,2 13,5 7,8 42,9 30,8 523 Rural 8,2 7 486 36,8 17,4 11,2 5,7 34,5 22,8 610 Département Alibori 6,5 851 41,1 12,0 13,3 10,1 39,6 32,4 56 Atacora 7,8 1 197 48,8 20,2 19,8 8,1 49,6 26,4 93 Atlantique 9,1 1 568 38,7 10,1 11,4 8,5 34,9 24,3 143 Borgou 7,0 980 45,5 12,0 16,9 12,2 38,9 27,7 69 Collines 9,4 770 51,2 17,4 16,0 8,8 46,3 33,1 72 Couffo 9,4 913 37,3 21,7 13,4 8,7 41,3 33,6 86 Donga 8,2 505 37,6 17,1 15,2 4,7 25,7 13,4 42 Littoral 15,1 1 403 56,1 21,8 9,9 6,1 45,6 35,0 211 Mono 13,1 661 43,2 32,1 4,2 2,5 39,1 30,3 86 Ouémé 6,9 1 654 39,8 1,2 11,8 3,3 35,0 18,7 114 Plateau 4,5 870 (21,7) (6,2) (13,5) (2,1) (13,5) (2,1) 39 Zou 10,8 1 126 30,0 26,3 10,5 5,5 28,8 19,2 122 Niveau d'instruction de la mère Aucun 8,3 8 959 38,4 19,2 10,8 6,1 33,8 23,1 743 Primaire 12,0 2 066 50,2 11,4 13,9 8,1 45,0 33,4 248 Secondaire 1er cycle 10,3 1 044 51,7 17,1 16,4 7,4 51,4 34,8 107 Secondaire 2nd cycle ou plus 8,2 428 (58,5) (20,0) (19,4) (7,0) (48,3) (24,6) 35 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 7,1 2 629 29,4 19,0 5,5 3,7 26,7 18,0 187 Second 8,5 2 532 38,3 20,5 10,7 5,2 41,2 28,6 214 Moyen 8,6 2 473 40,2 14,3 16,8 8,9 39,1 27,1 213 Quatrième 9,8 2 459 43,0 15,5 12,7 6,2 37,3 24,5 242 Le plus élevé 11,6 2 405 57,4 17,7 14,3 8,7 44,4 31,9 278 Ensemble 9,1 12 497 42,9 17,3 12,3 6,7 38,4 26,5 1 133 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Non compris les marchés, boutiques et guérisseurs traditionnels. 186 • Paludisme Par ailleurs, parmi les enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview, les résultats montrent que, dans 17 % des cas, un prélèvement de sang capillaire a été effectué au doigt ou au talon pour effectuer un test du paludisme. Ce test a été plus fréquemment effectué parmi les enfants de 48-59 mois (23 %), parmi ceux de Cotonou (22 %) et parmi ceux dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (20 %). Enfin, les variations selon les quintiles de bien-être économique sont assez irrégulières et aucune tendance ne se dégage des résultats ; c’est cependant parmi les enfants dont le ménage est classé dans le second quintile que l’on constate la proportion la plus élevée (21 %) de ceux à qui on a prélevé un échantillon de sang pour être testé. Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant eu de la fièvre au cours des 2 semaines précédant l'interview, 38 % ont pris un antipaludique quelconque et dans un peu plus des deux tiers des cas, le médicament a été pris de façon précoce (27 %), c’est-à-dire le même jour ou le jour suivant l'apparition de la fièvre. La proportion de ceux qui ont pris le traitement le plus adapté (CTA) est de 12 %, et ceux qui l’ont pris le même jour ou le jour suivant l’apparition de la fièvre est assez faible (7 %). Type d’antipaludique et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre Pour les enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre et qui ont pris des antipaludiques, le tableau 10.9 présente les proportions de ceux qui ont pris différents types d’antipaludiques, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. L’analyse des résultats montre que la chloroquine (36 %) et une CTA (32 %) sont les deux antipaludiques qui ont été les plus fréquemment utilisés pour traiter la fièvre chez les enfants de moins de cinq ans. Dans la majorité des cas, la chloroquine a été donnée rapidement (30 %), le même jour ou le jour suivant l’épisode de fièvre. Par contre, pour la CTA, seulement près de la moitié de ceux qui l’ont prise pour traiter la fièvre, l’ont fait le même jour ou le jour suivant (18 % le même jour ou le jour suivant contre 32 % à n’importe quel moment). Paludisme • 187 Tableau 10.9 Types d'antipaludiques et moment de leur prise par les enfants ayant eu de la fièvre Parmi les enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête et qui ont pris des antipaludiques, pourcentage ayant pris des antipaludiques spécifiques et pourcentage qui ont pris chaque type d'antipaludique le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'enfants ayant pris: Pourcentage d'enfants ayant pris l'antipaludique le jour même ou le jour suivant: Effectif d'enfants ayant eu de la fièvre et ayant pris des antipa- ludiques SP/ Fansidar Chloro- quine Amodia- quine Quinine CTA Autre anti- paludiquel SP/ Fansidar Chloro- quine Amodia- quine CTA Age (en mois) <12 17,7 39,7 6,1 10,9 31,7 2,5 9,8 35,8 3,7 19,1 94 12-23 18,7 39,4 5,6 14,3 30,8 7,0 15,0 31,8 2,8 16,8 116 24-35 22,0 34,6 14,4 18,2 28,3 1,3 18,5 30,6 14,4 13,6 92 36-47 15,7 23,2 10,7 21,6 41,6 4,2 13,2 17,0 7,6 25,1 76 48-59 10,6 41,4 13,8 18,6 28,3 1,1 10,6 31,7 12,5 12,2 56 Sexe Masculin 18,6 34,3 8,5 14,7 34,1 2,5 15,0 29,4 7,0 19,5 218 Féminin 16,7 37,5 10,6 17,7 30,0 4,6 12,5 30,3 8,0 15,5 217 Milieu de résidence Cotonou 25,5 36,1 11,5 16,1 21,7 6,4 24,4 32,1 9,9 13,5 96 Autres villes 16,9 30,2 8,8 12,7 38,9 6,0 12,2 24,6 5,9 21,8 128 Ensemble urbain 20,6 32,8 10,0 14,2 31,5 6,2 17,4 27,8 7,6 18,2 224 Rural 14,4 39,2 9,1 18,4 32,6 0,8 9,7 32,0 7,4 16,7 210 Département Alibori 6,8 37,8 6,3 26,3 33,6 0,0 (6,8) (34,0) (6,3) (25,5) 22 Atacora 34,0 23,0 1,9 4,7 39,9 0,0 (18,0) (16,2) (0,0) (16,4) 46 Atlantique 12,7 38,4 4,7 23,3 32,8 7,8 (10,3) (25,1) (4,7) (24,4) 50 Borgou 5,7 21,1 17,3 4,1 43,5 12,2 (1,3) (17,2) (17,3) (31,4) 27 Collines 8,8 45,3 13,0 18,1 34,4 1,5 (8,8) (40,5) (5,8) (19,0) 33 Couffo 5,7 46,2 7,5 28,1 32,4 2,1 (5,7) (46,2) (7,5) (21,0) 35 Donga 24,3 15,2 21,3 0,0 59,0 0,0 * * * * 11 Littoral 25,5 36,1 11,5 16,1 21,7 6,4 24,4 32,1 9,9 13,5 96 Mono 11,8 58,4 15,7 11,2 10,8 0,0 (7,4) (46,8) (12,7) (6,4) 34 Ouémé 30,2 28,3 7,2 10,7 33,7 0,0 (21,7) (22,4) (0,0) (9,4) 40 Plateau 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 * * * * 5 Zou 9,5 38,2 10,4 29,5 36,6 2,6 (9,5) (31,9) (10,4) (19,3) 35 Niveau d'instruction de la mère Aucun 16,6 38,8 8,6 14,9 32,0 1,5 11,6 31,4 5,7 18,1 251 Primaire 19,2 38,5 10,4 20,4 30,9 4,4 16,3 32,6 10,4 18,0 112 Secondaire 1er cycle 21,7 26,8 8,5 18,9 32,0 5,0 19,4 24,4 5,7 14,4 55 Secondaire 2nd cycle ou plus 9,3 5,5 21,5 0,0 40,2 23,5 * * * * 17 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 36,4 33,8 10,8 12,0 20,5 0,0 24,9 24,5 5,4 13,8 50 Second 9,5 44,7 9,7 20,2 25,8 1,2 3,5 38,8 7,8 12,6 88 Moyen 9,2 35,7 6,5 16,0 43,0 2,6 4,3 32,9 6,5 22,7 83 Quatrième 18,5 38,3 8,7 16,4 34,1 4,7 17,6 27,1 7,1 16,6 90 Le plus élevé 20,9 28,8 11,6 15,1 32,1 6,5 20,0 25,5 9,2 19,6 124 Ensemble 17,6 35,9 9,5 16,2 32,0 3,6 13,7 29,8 7,5 17,5 435 188 • Paludisme Les résultats désagrégés montrent que c’est parmi les enfants de 36-47 mois (25 %), parmi les garçons (20 %) et parmi ceux dont le ménage est du quintile moyen (23 %) que la proportion de ceux qui ont reçu une CTA le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre est la plus élevée. 10.6 ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Un niveau d’hémoglobine inférieur à 8,0 g/dl est considéré comme un indicateur indirect de la prévalence de l'anémie liée au paludisme. Au niveau national, 7 % des enfants de 6-59 mois ont un taux d’hémoglobine inférieur à 8,0 g/dl (Tableau 10.10). Cette proportion est plus élevée chez les enfants de 6-8 mois (10 %), ceux de 9-11 mois et de 18-23 mois (11 % dans chaque groupe) que dans les autres groupes d’âges. Les garçons sont plus anémiés (8 %) que les filles (6 %) et, en milieu rural, la proportion d’enfants anémiés semble plus élevée qu’en milieu urbain (8 % contre 6 %). Les résultats selon les départements montrent que c’est dans le département du Plateau que la proportion d’enfants anémiés est la plus élevée (26 %) suivi par l’Alibori (10 %). À l’opposé, c’est dans le département de la Donga que cette proportion est la plus faible (1 %). Les variations selon le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-être sont irrégulières et ne mettent pas en évidence de tendance. Cependant, c’est dans les ménages du quintile le plus élevé que la prévalence de l’anémie est la plus faible (4 % contre 9 % dans le quintile le plus bas). Tableau 10.10 Hémoglobine < 8,0 g/dl Pourcentage d'enfants de 6-59 mois dont le niveau d'hémoglobine est inférieur à 8,0 g/dl, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Niveau d'hémoglobine < 8.0 g/dl Effectif d'enfants Age (en mois) 6-8 10,4 189 9-11 10,6 170 12-17 9,0 423 18-23 10,7 388 24-35 7,8 760 36-47 5,4 951 48-59 4,2 832 Sexe Masculin 8,2 1 903 Féminin 5,9 1 809 Interview de la mère Interviewée 7,3 3 296 Non interviewée mais présente dans le ménage 5,4 118 Non interviewée et pas présente dans le ménage1 5,3 299 Milieu de résidence Cotonou 5,4 373 Autres villes 6,4 1 065 Ensemble urbain 6,1 1 438 Rural 7,7 2 274 Département Alibori 10,1 226 Atacora 8,0 381 Atlantique 6,0 525 Borgou 6,0 244 Collines 5,3 215 Couffo 7,8 287 Donga 1,4 142 Littoral 5,4 373 Mono 2,3 195 Ouémé 4,7 506 Plateau 25,5 245 Zou 4,5 373 Niveau d'instruction de la mère 2 Aucun 7,9 2 371 Primaire 5,9 546 Secondaire 1er cycle 3,8 288 Secondaire 2nd cycle ou plus 8,3 112 Manquant 6,7 96 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 8,5 793 Second 7,8 726 Moyen 7,9 759 Quatrième 6,6 702 Le plus élevé 4,3 732 Ensemble 7,1 3 712 Note: Le tableau est basé sur les enfants qui ont passé dans le ménage la nuit ayant précédé l'interview. Les niveaux d'hémoglobine ont été ajustés en fonction de l'altitude en utilisant les formules du CDC (CDC, 1998). L'hémoglobine est mesurée en grammes par décilitre (g/dl). 1 Y compris les enfants dont la mère est décédée. 2 Pour les femmes qui n'ont pas été interviewées, l'information provient du Questionnaire Ménage. Non compris les enfants dont la mère n'est pas listée dans le ménage. Paludisme • 189 10.7 PARASITÉMIE CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Couverture du test de paludisme La population cible pour le test du paludisme est constituée par les enfants âgés de 6-59 mois. Le tableau 10.11 présente le taux de couverture du test du paludisme, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, on constate que le taux de couverture est très élevé puisqu’un échantillon de sang a été prélevé pour 91 % des 4043 enfants éligibles. En outre, ce niveau reste très élevé dans tous les sous-groupes d’enfants. On peut cependant mentionner que parmi les enfants de 6-8 mois (86 %), ceux de Cotonou (81 %) et ceux des départements du Borgou (79 %) et du Littoral (81 %), le taux de couverture est plus faible qu’ailleurs. À Cotonou et dans le Borgou, le prélèvement de sang a été refusé dans respectivement 16 % et 17 % des cas. Prévalence du paludisme L’EDSB-IV a estimé la prévalence du paludisme par la détermination de la parasitémie chez les enfants de 6-59 mois. La technique consiste en la lecture microscopique de la goutte épaisse réalisée sur lame pour mesurer la parasitémie dans le sang afin d’assurer la comparabilité avec d'autres enquêtes nationales et internationales déjà réalisées. Le tableau 10.12 présente les taux de prévalence de la parasitémie palustre positive parmi les enfants de 6-59 mois selon certaines caractéristiques. Globalement, selon les résultats de l’examen microscopique, la prévalence du paludisme parmi les enfants de 6-59 mois est de 28 %. Les résultats selon le milieu de résidence font apparaître une prévalence du paludisme beaucoup plus élevée parmi les enfants du milieu rural que parmi les autres, la prévalence étant 1,6 fois plus élevée en milieu rural qu’urbain. En ce qui concerne les départements, on note que la prévalence la plus faible est observée dans le Mono (12 %) (Tableau 10.12 et Graphique 10.4). À l’opposé, c’est dans le département de l’Atacora que la prévalence est la plus élevée (51 %), où la moitié des enfants ont été décelés positifs au test de parasitémie palustre. Paradoxalement, c’est ce département qui enregistre les plus forts taux de possession de MIILDA par les ménages (93 %) et qui possède également le niveau d’utilisation de MII par les enfants de moins de cinq ans et de PID pour le logement, le plus élevé (86 %). En outre, c’est le département qui bénéficie de la PID depuis 2010. Ces résultats méritent des analyses approfondies afin de mieux comprendre l’ampleur de cette infection dans le département et les pratiques de prévention. Le département de l’Alibori présente aussi une prévalence élevée (47 %), contrastant avec des taux de possession (83 %) et d’utilisation de MIILDA et de PID de 72 %. Les départements de la Donga (44 %), du Couffo (38 %) et du Borgou (34 %) présentent aussi des prévalences élevées. Tableau 10.11 Prévalence du paludisme (TDR) Pourcentage d'enfants de 6-59 mois dont le résultat du test de Diagnostic Rapide (TDR) du paludisme est positif, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Benin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Résultat du TDR Positif Effectif d'enfants Sexe Masculin 25,7 1 894 Féminin 24,0 1 807 Milieu de résidence Cotonou 3,7 371 Autres villes 15,3 1 059 Ensemble urbain 12,3 1 430 Rural 32,8 2 272 Département Alibori 37,8 224 Atacora 38,3 380 Atlantique 21,4 520 Borgou 25,3 240 Collines 35,9 216 Couffo 46,3 286 Donga 40,1 141 Littoral 3,7 371 Mono 20,1 194 Ouémé 10,7 499 Plateau 27,4 258 Zou 20,0 373 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 38,9 788 Second 31,7 727 Moyen 30,0 758 Quatrième 17,0 703 Le plus élevé 4,9 725 Ensemble 24,8 3 702 190 • Paludisme Tableau 10.12 Prévalence du paludisme (test de sang goutte épaisse) Pourcentage d'enfants de 6-59 mois dont le résultat du test de Diagnostic Rapide du paludisme est positif, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Benin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Résultat du test de sang (goutte épaisse) Positif Effectif d'enfants Sexe Masculin 28,9 1 889 Féminin 28,0 1 788 Milieu de résidence Cotonou 22,6 366 Autres villes 20,2 1 050 Ensemble urbain 20,8 1 416 Rural 33,2 2 262 Département Alibori 47,4 224 Atacora 51,1 379 Atlantique 21,9 518 Borgou 34,1 240 Collines 22,8 213 Couffo 37,8 286 Donga 43,6 142 Littoral 22,6 366 Mono 12,2 194 Ouémé 14,7 491 Plateau 22,0 253 Zou 26,1 373 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 39,5 786 Second 36,9 724 Moyen 28,0 754 Quatrième 21,0 698 Le plus élevé 15,4 715 Ensemble 28,4 3 678 Paludisme • 191 Enfin, les résultats mettent en évidence une tendance à la baisse de la prévalence du paludisme avec l’augmentation du statut socioéconomique du ménage. La proportion d’enfants de 6-59 mois dont le résultat au test microscopique s’est révélé positif passe de 40 % dans les ménages du quintile le plus bas à 15 % dans ceux du quintile le plus élevé. Graphique 10.4 Prévalence du paludisme selon l'examen microscopique (goutte épaisse) parmi les enfants de 6-59 mois 15 21 28 37 40 26 22 15 12 23 44 38 23 34 22 51 47 33 21 20 23 28 Le plus élevé Quatrième Moyen Second Le plus bas Quintile Zou Plateau Ouémé Mono Littoral Donga Couffo Collines Borgou Atlantique Atacora Alibori Département Rural Ensemble urbain Autres villes Cotonou Résidence Ensemble Pourcentage EDSB-IV 2011-2012 État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 193 ÉTAT NUTRITIONNEL ET PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE 11 Armelle Ahamidé, Aubierge Flénon, et Soumaila Mariko a malnutrition maternelle et infantile est l’un des problèmes prioritaires de santé publique en Afrique au Sud du Sahara et au Bénin en particulier. L’Organisation Mondiale de la Santé définit la malnutrition comme un « état pathologique résultant de la carence ou de l’excès, relatif ou absolu, d’un ou plusieurs nutriments essentiels, que cet état se manifeste cliniquement ou ne soit décelable que par des analyses biochimiques, anthropométriques ou physiologiques » (OMS, 1982). L’évaluation de l’état nutritionnel permet de déterminer les mesures d’ordre général à prendre ou à mettre en place en faveur des groupes vulnérables. C’est un concept global que l'on ne peut appréhender qu'à travers une série de caractéristiques cliniques, physiques ou fonctionnelles, constituant autant d'indicateurs potentiels si on leur attribue une valeur seuil, permettant alors de séparer les individus malnutris des bien- nourris (Maire et Delpeuch, 2004). Au cours de l’ESDB-IV, les mesures anthropométriques, les questions portant sur les pratiques alimentaires et les examens biologiques ont permis d’évaluer l’état nutritionnel et la prévalence de l’anémie chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes en âge de procréer (15-49 ans) des ménages enquêtés. La 1ère partie de ce chapitre portera sur les pratiques d’allaitement et d’alimentation de complément. Les 2èmes et 3ème parties du chapitre présenteront respectivement les résultats de l’anthropométrie chez les femmes et des examens biologiques chez les enfants et les femmes. La 4ème partie abordera la consommation de micronutriments chez les enfants et les mères. L Principaux résultats • Au Bénin, la quasi-totalité des enfants nés au cours des 2 dernières années ont été allaités (94 %). Cependant, seulement un enfant sur deux a été allaité dans l’heure qui a suivi sa naissance (50 %) et près d’un enfant sur cinq a reçu des aliments avant d’être allaité (18 %). • Seulement un tiers des enfants de moins de six mois ont été exclusivement allaités (33 %). • Plus de la moitié des enfants de 6-59 mois (58 %) sont atteints d’anémie : 26 % sous une forme légère, 29 % sous une forme modérée et 3 % sont atteints d’anémie sévère • Par rapport à 2006, la prévalence de l’anémie parmi les enfants de 6- 59 mois a diminué, passant de 78 % à 58 %. • La proportion de femmes présentant un état de déficience énergétique chronique a diminué, passant de 11 % en 2001 à 9 % en 2006 puis à 6 % en 2011-2012. • Près de deux femmes sur cinq sont atteintes d’anémie (41 %) : 32 % sous la forme légère, 9 % sous la forme modérée et 0,5 % sous la forme sévère. La prévalence de l’anémie a diminué depuis 2006, passant de 61 % à 41 %. 194 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie Comme on l’a déjà précisé à la fin du chapitre I, l’état nutritionnel des enfants ne sera pas présenté dans ce rapport de l’EDSB-IV. 11.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT Les pratiques alimentaires adéquates sont indispensables pour assurer une meilleure nutrition des nourrissons et des jeunes enfants. Elles constituent des facteurs déterminants de l’état nutritionnel qui, à son tour, affecte en partie la morbidité et la mortalité des enfants. Elles incluent l’initiation précoce au sein, l’allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois de la vie, la poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de 24 mois et plus, l’introduction de l’alimentation de complément à partir de six mois d’âge, la consommation d’aliments solides/semi-solides et une diversité alimentaire adéquate. Parmi les pratiques alimentaires, celles concernant l’allaitement revêtent une importance particulière. En effet, de par ses propriétés particulières (le lait maternel est stérile et transmet les anticorps de la mère et tous les éléments nutritifs nécessaires aux enfants dans leurs premiers mois d’existence), le lait maternel évite les carences nutritionnelles et limite l’apparition de la diarrhée et d’autres maladies. Par ailleurs, par son intensité et sa fréquence, l’allaitement prolonge l’infécondité post-partum et affecte, par conséquent, l’intervalle intergénésique, ce qui influe sur le niveau de la fécondité et, donc, sur l’état de santé des enfants et des mères (OMS, 1982). Ainsi, tenant compte de l’importance des pratiques d’alimentation, on a recueilli chez les mères des informations concernant l’allaitement de leurs enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des trois années ayant précédé l’enquête. Ces informations concernent le début de l’allaitement, le type, la durée et la fréquence de l’allaitement pratiqué. L’âge d’introduction des aliments de compléments, leur type et la fréquence à laquelle ces aliments sont donnés aux enfants ont aussi été demandés aux mères. 11.1.1 Début de l’allaitement maternel Le tableau 11.1 présente, d’une part, parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux dernières années, le pourcentage de ceux qui ont été allaités, ceux qui l’ont été dans l’heure qui a suivi la naissance ou le jour qui a suivi la naissance et, d’autre part, parmi les enfants allaités, le pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments avant d’être allaités, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. L’allaitement est une pratique généralisée au Bénin puisque la quasi-totalité (94 %) des enfants nés au cours des deux années qui ont précédé l’enquête a été allaitée. Plus de huit enfants sur dix (81 %) l’ont été dans les 24 heures et un enfant sur deux (50 %) dans l’heure qui a suivi la naissance. Bien que l’allaitement soit une pratique très répandue quelles que soient les caractéristiques de la mère, il n’en demeure pas moins qu’un enfant sur deux n’a pas été allaité dans l’heure qui a suivi sa naissance et qu’un enfant sur cinq ne l’a pas été dans les 24 heures suivant sa naissance. De plus, près d’un enfant sur cinq est alimenté avant le début de l’allaitement. Or, c’est au cours des premiers allaitements, dans les 24 heures qui suivent la naissance, que l’enfant reçoit le colostrum qui contient les anticorps de la mère et qui sont essentiels pour lui permettre de résister à de nombreuses maladies. En outre, la mise au sein précoce, c’est-à-dire dans l’heure qui suit la naissance, varie selon le département. Les niveaux les plus faibles sont enregistrés dans l’Alibori (38 %), le Couffo et le Plateau (37 %). En ce qui concerne l’allaitement le jour qui a suivi la naissance, c’est dans le département du Plateau que l’on note encore le plus faible pourcentage (70 %). État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 195 Tableau 11.1 Allaitement initial Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête, pourcentage de ceux qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités dans l'heure qui a suivi la naissance et pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités le jour qui a suivi la naissance; parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête et qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments avant d'être allaités, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l'enquête : Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux dernières années et qui ont été allaités : Pourcentage ayant été allaité Pourcentage ayant commencé à être allaité dans l'heure qui a suivi la naissance Pourcentage ayant commencé à être allaité le jour qui a suivi la naissance1 Effectif d'enfants derniers-nés Pourcentage ayant reçu des aliments avant d'être allaités2 Effectif d'enfants derniers-nés allaités Sexe Masculin 93,7 51,0 80,9 2 662 18,3 2 494 Féminin 94,2 49,8 80,9 2 468 17,9 2 326 Assistance à l'accouchement Prestataire formé3 94,8 52,6 82,1 4 392 18,4 4 165 Accoucheuse traditionnelle 83,9 48,1 75,7 208 22,1 174 Autre 91,2 32,1 74,9 469 12,6 427 Personne 85,0 51,0 70,0 52 28,1 44 Manquant 100,0 0,0 0,0 10 0,0 10 Lieu de l'accouchement Établissement de santé 94,6 52,1 81,4 4 523 18,5 4 277 Maison 89,2 38,9 78,7 596 15,0 532 Milieu de résidence Cotonou 95,6 54,8 77,5 585 30,1 560 Autres villes 93,7 51,6 80,2 1 532 16,2 1 436 Ensemble urbain 94,3 52,5 79,4 2 117 20,1 1 996 Rural 93,7 49,0 81,9 3 013 16,7 2 825 Département Alibori 93,2 37,9 81,9 333 5,4 311 Atacora 90,6 50,4 85,4 510 8,2 462 Atlantique 96,8 63,0 84,6 656 21,3 636 Borgou 95,4 46,3 77,3 403 11,3 384 Collines 97,2 47,5 92,3 304 25,0 296 Couffo 95,8 37,3 74,6 360 12,2 345 Donga 96,5 52,3 89,4 210 12,0 202 Littoral 95,6 54,8 77,5 585 30,1 560 Mono 90,4 55,7 83,6 254 23,6 229 Ouémé 95,5 58,8 83,7 677 24,3 647 Plateau 98,4 36,9 70,4 361 21,1 355 Zou 82,7 46,6 73,8 477 11,2 394 Niveau d'instruction de la mère Aucun 93,5 50,5 82,0 3 574 16,5 3 340 Primaire 94,7 51,2 80,8 858 20,5 813 Secondaire 1er cycle 95,8 48,5 77,2 490 21,9 469 Secondaire 2nd cycle ou plus 95,5 51,3 71,4 207 27,0 198 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 90,0 47,0 79,0 1 041 15,0 937 Second 94,6 50,7 82,0 1 052 13,8 995 Moyen 93,4 46,0 81,8 994 18,3 929 Quatrième 95,3 53,8 82,1 1 011 20,0 964 Le plus élevé 96,5 54,6 79,7 1 031 23,3 995 Ensemble4 94,0 50,4 80,9 5 130 18,1 4 820 Note: Le tableau est basé sur les enfants derniers-nés, nés au cours des deux années ayant précédé l'enquête, qu'ils soient en vie ou décédés au moment de l'enquête. 1 Y compris les enfants qui ont commencé à être allaités dans l'heure qui a suivi la naissance. 2 C'est-à-dire les enfants qui ont reçu autre chose que le lait maternel pendant les trois premiers jours. 3 Médecin, infirmière/sage-femme ou sage-femme auxiliaire. Y compris 11 enfants pour lesquels l’information sur le lieu d’accouchement est manquante. Par ailleurs, parmi les enfants allaités dans les 24 heures suivant la naissance, le niveau d’instruction de la mère, l’assistance à l’accouchement et le lieu de l’accouchement semblent avoir une influence. En effet, leur proportion diminue à mesure que le niveau d’instruction des mères augmente 82 % chez celles n’ayant aucun niveau, 81 % chez celles de niveau primaire, 77 % chez celles du niveau secondaire 1er cycle et 71 % chez celles du niveau secondaire 2nd cycle ou plus. De même, le pourcentage d’enfants allaités dans les 24 heures diminue en fonction du type d’assistance à l’accouchement, passant de 82 % chez les femmes assistées par des prestataires de santé formés à 76 % chez les mères assistées par des accoucheuses traditionnelles, 75 % chez celles assistées par d’autres et 70 % chez celles n’ayant reçu aucune assistance. 196 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie La proportion d’enfants allaités dans les 24 heures après la naissance varie légèrement et de façon irrégulière en fonction du niveau socio-économique du ménage, passant de 47 % dans les ménages du quintile le plus bas à 55 % dans ceux du plus élevé. 11.1.2 Allaitement maternel exclusif et introduction des aliments de complément Selon les recommandations de l’UNICEF et de l’OMS, tous les enfants devraient être exclusivement nourris au sein de la naissance jusqu’à l’âge de six mois. L’introduction trop précoce d’aliments de complément n’est pas recommandée car elle expose les enfants aux agents pathogènes et augmente ainsi leur risque de contracter des maladies, en particulier la diarrhée. De plus, elle diminue la prise de lait par l’enfant, et donc la succion, ce qui réduit la production de lait. Enfin, dans les populations économiquement pauvres, les aliments de complément sont souvent pauvres du point de vue nutritionnel. Par contre, à partir de six mois, l’allaitement au sein doit être complété par l’introduction d’autres aliments appropriés pour satisfaire les besoins nutritionnels de l’enfant et lui permettre la meilleure croissance possible. Au cours de l’EDSB-IV, les informations sur l’alimentation de complément ont été obtenues en demandant à la mère si son enfant était allaité et quel type d’aliments (solides ou liquides) il a reçu au cours des 24 dernières heures précédant l’enquête. Le tableau 11.2 présente les proportions d’enfants derniers nés de moins de deux ans qui vivent avec leur mère selon le type d’allaitement pratiqué par la mère. Bien que 90 % des enfants de moins de six mois soient allaités, seulement le tiers le sont exclusivement (33 %). Aussi, seulement un enfant de moins de deux mois sur deux, bénéficie d’un allaitement maternel exclusif (51 %). Cette proportion diminue progressivement jusqu’à atteindre 2 % à 18-23 mois. Tableau 11.2 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant Répartition (en %) des enfants derniers-nés de moins de 2 ans vivant avec leur mère par type d'allaitement et pourcentage actuellement allaités ; pourcentage de l'ensemble des enfants de moins de deux ans utilisant un biberon, selon l'âge de l'enfant en mois, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Age en mois Non allaités Type d'allaitement Total Pour- centage actuelle- ment allaités Effectif des enfants derniers- nés de moins de deux ans vivant avec leur mère Pour- centage utilisant un biberon Effectif d'enfants de moins de deux ans Exclusive- ment allaités Allaités et eau seulement Allaités et liquides non lactés1 Allaités et autres laits Allaités et aliments de complé- ment 0-1 10,3 50,7 12,4 7,6 1,2 17,7 100,0 89,7 279 4,3 294 2-3 10,7 38,2 14,6 10,0 5,2 21,2 100,0 89,3 424 11,6 446 4-5 9,7 15,9 17,3 13,9 6,1 37,1 100,0 90,3 452 18,3 477 6-8 7,3 9,5 8,8 12,2 4,2 57,9 100,0 92,7 667 21,4 705 9-11 11,7 6,3 3,6 8,4 1,2 68,8 100,0 88,3 641 17,1 661 12-17 20,6 4,1 1,1 2,5 0,9 70,8 100,0 79,4 1 213 15,4 1 268 18-23 43,5 1,9 1,2 1,3 0,1 51,9 100,0 56,5 1 221 12,0 1 267 0-3 10,6 43,2 13,7 9,1 3,6 19,8 100,0 89,4 703 8,7 740 0-5 10,2 32,5 15,1 10,9 4,6 26,6 100,0 89,8 1 155 12,5 1 217 6-9 8,9 8,7 7,8 11,9 3,4 59,3 100,0 91,1 905 21,0 950 12-15 17,9 4,4 1,4 3,0 1,3 72,1 100,0 82,1 826 15,0 854 12-23 32,1 3,0 1,2 1,9 0,5 61,3 100,0 67,9 2 434 13,7 2 535 20-23 47,4 1,4 1,1 1,0 0,0 49,1 100,0 52,6 770 10,5 798 Note: Les données sur l'allaitement se rapportent à une période de 24 heures (hier et la nuit dernière). Les enfants classés dans la catégorie "Allaitement et eau seulement" ne reçoivent aucun complément liquide ou solide. Les catégories "Non allaités", "Allaités exclusivement", "Allaités et eau seulement", "Liquides non lactés", "Autres laits”, et "Aliments de complément" (solides et semi solides) sont hiérarchiques et mutuellement exclusives et la somme des pourcentages égale 100 %. Ainsi, les enfants qui sont allaités et qui reçoivent des liquides non lactés et qui ne reçoivent pas d'autres laits et qui ne reçoivent pas d'aliments de complément sont classés dans la catégorie "Liquides non lactés" même s'ils reçoivent également de l'eau. Tout enfant qui reçoit des aliments de complément est classé dans cette catégorie tant qu'il est toujours allaité. 1 Les liquides non lactés comprennent les jus, les boissons à base de jus, les bouillons et les autres liquides. État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 197 À partir de l’âge de six mois, l’allaitement seul n’est plus suffisant et il est recommandé, pour répondre à des besoins nutritionnels croissants, de donner au jeune enfant des aliments de complément adéquats et riches en nutriments tout en continuant de l’allaiter jusqu’à l’âge de deux ans ou plus. Les résultats montrent qu’à 6-9 mois, 59 % des enfants du Bénin reçoivent des aliments de complément tout en continuant d’être allaités. Dans ce groupe d’âges, 41 % des enfants ne sont donc pas nourris conformément aux recommandations : soit, ils ne sont plus allaités (9 %), soit ils reçoivent uniquement le sein (9 %), soit, en plus du lait maternel, ils ne reçoivent que de l’eau, d’autres laits ou d’autres liquides (23 %). Dans le groupe d’âges 9-11 mois, 31 % des enfants n’étaient pas encore nourris avec des aliments solides ou semi solides (Graphique 11.1). La consommation d’aliments de compléments par les enfants allaités semble augmenter au fur et à mesure que les enfants grandissent en âge. À moins de deux mois, 18 % ont consommé des aliments de complément la veille de l’enquête contre 27 % à moins de six mois. À 6-8 mois, âges auxquels les enfants doivent recevoir des aliments de complément, à peine trois enfants sur cinq en reçoivent (58 %). Ce n’est que dans les tranches d’âge 9-11 mois et 12-17 mois, qu’au moins deux enfants sur trois (respectivement 69 % et 71 %) reçoivent une alimentation de complément en plus de l’allaitement. Passé l’âge de 18 mois, 44 % des enfants ne sont plus allaités et parmi ceux qui sont encore allaités, 52 % sont nourris avec des aliments de complément. L’utilisation du biberon n’est pas recommandée chez les jeunes enfants car elle est le plus souvent associée à une augmentation des risques de maladies, en particulier des maladies diarrhéiques. Les biberons mal nettoyés et les tétines mal stérilisées sont à l’origine de troubles gastriques, de diarrhées et de vomissements chez les bébés. Le tableau 11.2 montre que 13 % des enfants de moins de six mois ont été nourris avec un biberon au cours des dernières 24 heures qui ont précédé l’enquête contre 21 % des enfants âgés de 6-9 mois. Graphique 11.1 Allaitement selon l'âge de l'enfant EDSB-IV 2011-2012 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 <2 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 Pourcentage Âge en mois Exclusivement allaités Allaités et eau seulement Allaités et autres laits Allaités et liquides non lactés Allaités et aliments de complément Non allaités 198 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie 11.1.3 Durée médiane de l’allaitement au sein La durée médiane de l’allaitement au sein est calculée pour les enfants derniers-nés âgés de moins de trois ans. Les résultats présentés dans le tableau 11.3 indiquent qu’au Bénin, la moitié des enfants sont allaités pendant un peu plus d’un an et demi (20,8 mois). Selon le milieu de résidence on constate que c’est en milieu rural que la moitié des enfants sont allaités plus longtemps (21,7 mois contre 19 mois en milieu urbain). Cette durée médiane est nettement plus courte (16 mois) dans le département du Littoral constitué de la seule ville de Cotonou, capitale économique du Bénin. La durée médiane de l’allaitement chez les moins de trois ans semble être influencée par le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être du ménage. Moins la mère est instruite, plus longue est la durée médiane de l’allaitement : 21,6 mois pour aucun niveau, 19,7 mois pour le niveau primaire, 18,7 mois pour le niveau secondaire 1er cycle et 17,1 mois pour le secondaire 2nd cycle. De même, le niveau de bien-être économique du ménage dans lequel vit la mère influe négativement sur la durée de l’allaitement, passant de 22,4 mois pour le quintile le plus bas à 16,6 mois pour le quintile le plus élevé. En ce qui concerne l’allaitement maternel exclusif, la durée médiane est de 0,7 mois avec une variation selon le département de résidence où la durée médiane la plus faible est enregistrée dans les départements du Zou et du Mono (0,5 mois dans les deux cas). Le niveau de bien-être économique du ménage dans lequel vit la mère influence de façon irrégulière la durée médiane qui passe de 0,6 mois dans les deux premiers quintiles à 1,5 mois pour le quintile le plus élevé. Tableau 11.3 Durée médiane de l'allaitement Durée médiane de l'allaitement, de l'allaitement exclusif et de l'allaitement prédominant des enfants nés au cours des trois années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Durée médiane (en mois) de l'allaitement parmi les enfants nés au cours des trois dernières années1 Allaitement Allaitement exclusif Allaitement prédominant2 Sexe Masculin 21,1 0,7 2,9 Féminin 20,5 0,7 3,7 Milieu de résidence Cotonou 16,1 0,6 1,9 Autres villes 19,8 1,1 3,1 Ensemble urbain 19,0 0,8 2,6 Rural 21,7 0,7 4,0 Département Alibori 20,8 1,1 8,5 Atacora 23,0 0,6 1,7 Atlantique 19,6 0,6 3,0 Borgou 19,9 2,0 3,7 Collines 22,0 0,6 3,6 Couffo 22,6 1,6 2,5 Donga 21,4 1,0 4,8 Littoral 16,1 0,6 1,9 Mono 20,7 0,5 1,8 Ouémé 18,2 2,2 4,6 Plateau 23,3 0,7 7,0 Zou 19,7 0,5 0,7 Niveau d'instruction de la mère Aucun 21,6 0,7 3,5 Primaire 19,7 1,5 3,1 Secondaire 1er cycle 18,7 0,6 2,7 Secondaire 2nd cycle ou plus 17,1 1,7 2,5 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 22,4 0,6 3,2 Second 21,9 0,6 3,0 Moyen 21,3 1,3 4,4 Quatrième 20,6 0,7 3,4 Le plus élevé 16,6 1,5 2,8 Ensemble 20,8 0,7 3,3 Moyenne pour tous les enfants 19,0 3,2 5,7 Note: Les durées moyenne et médiane sont basées sur les répartitions, au moment de l'enquête, des proportions de naissances par mois depuis la naissance. Y compris les enfants vivants et décédés au moment de l'enquête. 1 On suppose que les enfants qui ne sont pas des derniers-nés et les enfants derniers-nés qui ne vivent pas actuellement avec leur mère ne sont pas actuellement allaités. 2 Soit exclusivement allaités ou qui ont reçu le lait maternel et de l'eau seulement, et/ou des liquides non lactés seulement. État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 199 11.1.4 Types d’aliments de complément consommés par les enfants Les informations relatives aux types d’aliments donnés durant les dernières 24h aux enfants de moins de deux ans sont présentées au tableau 11.4 selon que l’enfant est allaité ou non. Le tableau indique que l’introduction de liquides autres que le lait maternel et d’aliments solides ou semi solides a lieu très tôt (avant 6 mois). Ainsi, chez les enfants de moins de 2 mois qui sont allaités au sein, 6 % ont reçu d’autres laits (y compris le lait d’animal) et 19 % d’autres liquides. Ces proportions augmentent rapidement et atteignent 9 % et 51 % parmi les enfants âgés de 6-8 mois. En ce qui concerne la consommation d’aliments solides ou semi-solides, elle évolue en fonction de l’âge des enfants, passant de 18 % parmi les moins de 2 mois à 91 % parmi les 18-23 mois. Il en est de même pour la consommation d’aliments à base de céréales qui passe de 8 % parmi les moins de 2 mois à 72 % parmi les 18-23 mois. Bien que l’introduction d’aliments de complément ne soit recommandée par l’OMS qu’à partir de l’âge de 6 mois, seulement six enfants sur dix parmi les 6-8 mois ont reçu des aliments de complément la veille de l’interview contre près de quatre sur dix (39 %) à 4-5 mois . En ce qui concerne les enfants non allaités de 6 à 23 mois, 9 % ont reçu du lait en poudre, 11 % d’autres laits, 56 % d’autres liquides, 69 % des aliments à base de céréales, 46 % des fruits et légumes et 84 % des aliments solides ou semi solides. Les résultats sur les aliments reçus par les enfants de 6 à 23 mois le jour ou la nuit avant l’interview, qu’ils soient ou non allaités, montrent que ce sont des aliments à base de céréales qui ont été le plus fréquemment consommés (respectivement 62 % et 69 %). Viennent ensuite les fruits et légumes riches en vitamine A (respectivement 38 % et 46 %), et les aliments à base de racines et tubercules (respectivement 36 % et 44 %). A ce groupe, s’ajoutent les aliments à base de légumineuses et de noix (respectivement 33 % et 44 %). Puis viennent la viande et le poisson (respectivement 33 % et 39 %). Enfin suivent le fromage, le yaourt, les autres produits laitiers (respectivement 24 % et 33 %), les autres fruits et légumes (respectivement 24 % et 32 %) et les œufs (respectivement 15 % et 19 %). Globalement, on constate que les proportions d’enfants non allaités qui ont consommé chaque type d’aliments sont toujours supérieures à celles observées pour les enfants allaités. Sauf pour les aliments enrichis pour bébé où cette proportion est quasiment égale à 8 % dans les deux groupes d’enfants. Ta bl ea u 11 .4 A lim en ts e t l iq ui de s re çu s pa r l es e nf an ts le jo ur o u la n ui t a ya nt p ré cé dé l' in te rv ie w Po ur ce nt ag e d' en fa nt s de rn ie rs -n és d e m oi ns d e de ux a ns v iv an t a ve c le ur m èr e, p ar ty pe d 'a lim en ts c on so m m és le jo ur o u la n ui t a ya nt p ré cé dé l' in te rv ie w , s el on q u' ils s on t, ou n on , a lla ité s et s el on l' âg e, ED SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 Ag e en m oi s Li qu id es Al im en ts s ol id es o u se m i s ol id es A lim en ts so lid es o u se m i- so lid es Ef fe ct if d' en fa nt s La it en po ud re p ou r en fa nt Au tre s la its 1 Au tre s liq ui de s2 A lim en ts en ric hi s po ur b éb és A lim en ts à ba se d e cé ré al es 3 Fr ui ts e t lé gu m es ric he s en vi ta m in e A4 Au tre s fru its et lé gu m es A lim en ts à ba se d e ra ci ne s et d e tu be rc ul es A lim en ts à ba se d e lé gu m in eu se s et d e no ix Vi an de , po is so n, vo la ill e Œ uf s Fr om ag e, ya ou rt, au tre s pr od ui ts la iti er s EN FA N TS A LL AI TÉ S 0- 1 4, 5 5, 7 18 ,6 3, 4 8, 4 4, 4 3, 4 4, 5 8, 1 8, 5 4, 1 5, 1 18 ,3 25 0 2- 3 7, 3 5, 8 25 ,2 3, 7 11 ,3 6, 4 4, 9 5, 7 4, 9 6, 7 1, 7 4, 0 22 ,2 37 9 4- 5 9, 1 9, 0 41 ,1 5, 1 25 ,5 10 ,9 5, 6 8, 6 8, 2 11 ,4 2, 8 8, 9 39 ,3 40 8 6- 8 9, 1 8, 8 50 ,6 9, 7 39 ,6 22 ,6 13 ,8 18 ,0 18 ,1 19 ,8 5, 6 17 ,9 60 ,0 61 8 9- 11 7, 1 8, 6 54 ,4 10 ,0 56 ,6 33 ,9 20 ,2 31 ,0 28 ,5 31 ,0 11 ,9 21 ,1 76 ,6 56 7 12 -1 7 5, 3 8, 5 55 ,9 9, 8 73 ,4 45 ,1 29 ,0 42 ,3 37 ,2 38 ,6 18 ,7 26 ,9 87 ,5 96 4 18 -2 3 4, 7 8, 4 54 ,9 9, 0 71 ,7 45 ,7 29 ,5 47 ,9 44 ,6 39 ,1 19 ,2 26 ,7 90 ,8 69 0 6- 23 6, 3 8, 6 54 ,2 9, 6 62 ,3 38 ,1 24 ,1 36 ,1 33 ,1 33 ,1 14 ,6 23 ,7 80 ,1 2 83 8 En se m bl e 6, 6 8, 2 47 ,7 8, 2 49 ,9 30 ,0 18 ,9 28 ,2 26 ,1 26 ,7 11 ,4 19 ,0 66 ,2 3 87 4 EN FA N TS N O N A LL AI TÉ S 0- 1 (7 ,8 ) (7 ,2 ) (1 2, 4) (2 ,4 ) (1 0, 2) (1 0, 2) (4 ,9 ) (3 ,0 ) (3 ,0 ) (1 0, 2) (0 ,0 ) (0 ,0 ) (1 5, 5) 29 2- 3 13 ,6 5, 6 14 ,0 4, 7 12 ,8 10 ,9 7, 4 11 ,4 11 ,4 12 ,7 5, 1 6, 4 33 ,9 46 4- 5 (8 ,1 ) (8 ,1 ) (3 7, 1) (4 ,8 ) (7 ,0 ) (6 ,0 ) (3 ,8 ) (9 ,2 ) (3 ,1 ) (8 ,6 ) (4 ,7 ) (9 ,1 ) (2 8, 7) 44 6- 8 25 ,1 15 ,1 43 ,3 8, 8 22 ,4 19 ,0 16 ,9 9, 7 15 ,6 12 ,3 0, 0 11 ,7 43 ,9 49 9- 11 7, 3 12 ,0 46 ,4 5, 5 44 ,9 23 ,5 15 ,4 23 ,7 20 ,8 22 ,2 8, 9 16 ,0 59 ,1 75 12 -1 7 8, 6 9, 7 52 ,6 10 ,5 64 ,2 46 ,6 29 ,1 39 ,9 42 ,2 37 ,9 16 ,3 32 ,7 81 ,4 24 9 18 -2 3 7, 0 10 ,4 60 ,1 6, 9 78 ,2 51 ,3 36 ,8 51 ,0 50 ,0 44 ,8 22 ,7 38 ,1 91 ,5 53 2 6- 23 8, 5 10 ,6 56 ,0 7, 9 68 ,6 46 ,0 31 ,8 43 ,5 43 ,6 39 ,3 18 ,6 33 ,3 83 ,5 90 5 En se m bl e 8, 7 10 ,2 52 ,1 7, 5 61 ,8 41 ,7 28 ,8 39 ,4 39 ,3 35 ,9 16 ,8 30 ,2 77 ,0 1 02 3 N ot e: L es d on né es s ur l' al la ite m en t e t s ur le s al im en ts c on so m m és s e ra pp or te nt à la p ér io de d e "2 4 he ur es " ( hi er e t l a nu it de rn iè re ).L es v al eu rs e nt re p ar en th ès e so nt b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. 1 I nc lu t l e la it d' an im al , q u' il so it fra is , e n bo îte , o u en p ou dr e. 2 N 'in cl ut p as l' ea u pl at e. In cl ut le s ju s, le s bo is so ns à b as e de ju s, le s bo ui llo ns o u d' au tre s liq ui de s no n la ct és . 3 I nc lu t l es a lim en ts e nr ic hi s po ur b éb és . 4 I nc lu t [ lis te d es fr ui ts e t l ég um es fi gu ra nt d an s le q ue st io nn ai re c om m e le s po tir on s, le s ig na m es ro ug es o u ja un es o u le s co ur ge s, le s ca ro tte s le s po m m es d e te rre d ou ce s ro ug es , l es lé gu m es à fe ui lle s ve rt fo nc é, le s m an gu es , l es p ap ay es e t a ut re s fru its e t l ég um es , c ul tiv és lo ca le m en t e t r ic he s en v ita m in e A] . 200 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 201 11.1.5 Pratiques d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (PANJE) Les Pratiques Alimentaires du Nourrisson et du Jeune Enfant (PANJE) comprennent l'initiation rapide d'aliments solides et semi solides dès l'âge de 6 mois, en augmentant non seulement la quantité et la variété des aliments, mais aussi la fréquence de l'alimentation au fur et à mesure que l'enfant grandit tout en maintenant également l’allaitement fréquent (OMS, 2008). Les tranches d'âge pour les divers indicateurs sur les Pratiques Alimentaires du Nourrisson et du Jeune Enfant (PANJE) présentées dans ce chapitre ont été adaptées sur la base des définitions les plus récentes des indicateurs de l'allaitement maternel et de l'alimentation complémentaire (OMS, 2010). Par conséquent, pour comparer les résultats avec les EDS passées, il faut d'abord s’assurer que les définitions des indicateurs et des tranches d'âge sont les mêmes pour toutes les enquêtes. Au cours de l’EDSB-IV, les informations sur les pratiques alimentaires ont été obtenues pour les jeunes enfants de 6-23 mois qui vivent avec leur mère et qui sont nourris de manière adéquate au cours des dernières 24 heures. Ces pratiques alimentaires sont mesurées par le pourcentage de ces enfants pour lesquels les pratiques alimentaires répondent aux normes minimales, en termes de diversité d’aliments consommés (c'est-à-dire, le nombre de groupes d'aliments consommés), de fréquence alimentaire (par exemple, le nombre de fois que l'enfant est nourri) ainsi qu’en termes de consommation de lait maternel ou d'autres laits ou des produits laitiers. Les enfants allaités sont considérés comme étant nourris conformément aux normes minimales, s’ils consomment au moins quatre groupes d’aliments variés et reçoivent des aliments, autres que le lait maternel : au moins deux fois par jour pour les enfants de 6-8 mois et au moins trois fois par jour pour ceux de 9-23 mois (Arimond and Ruel, 2003). Pour les enfants non allaités, ils sont considérés comme étant nourris selon les normes minimales, s’ils consomment du lait ou des produits laitiers au moins deux fois par jour et s’ils sont nourris au moins quatre fois par jour (non compris l’alimentation au lait ou produits laitiers) et reçoivent des aliments solides ou semi solides de quatre groupes d’aliments ou plus (non compris le groupe du lait et des produits laitiers). Le tableau 11.5 présente les proportions de jeunes enfants de 6-23 mois allaités et non allaités qui vivent avec leur mère et qui ont été nourris de manière adéquate au cours des dernières 24 heures. Ainsi au tableau 11.5, parmi les enfants de 6-23 mois allaités, seulement 29 % ont été nourris au moins avec quatre groupes d’aliments variés au cours des 24 heures ayant précédé l’enquête, et 43 % ont reçu des aliments le nombre minimum de fois requis conformément aux normes. L’indice combiné d’enfants qui sont alimentés selon les critères est seulement de 18 %. Malgré cette faible proportion au niveau de l’ensemble des enfants, on remarque que la proportion d’enfants de 6-23 mois allaités qui reçoivent une variété d’aliments, au moins trois fois dans la journée, est beaucoup plus élevée lorsque la mère est de niveau secondaire 2nd cycle ou plus (25 % contre 23 % pour le niveau secondaire 1er cycle, 21 % pour le niveau primaire et 17 % lorsque la mère n’a aucun niveau) et dans le quintile de bien-être économique le plus élevé (24 % contre 15 % pour le quintile le plus bas). Selon le milieu de résidence, la proportion est de 20 % pour l’ensemble urbain contre 17 % en milieu rural. 20 2 • É ta t n ut rit io nn el e t p ré va le nc e de l’ an ém ié Ta bl ea u 11 .5 P ra tiq ue s al im en ta ire s du n ou rr is so n et d u je un e en fa nt P ou rc en ta ge d 'e nf an ts d er ni er s- né s de 6 -2 3 m oi s vi va nt a ve c le ur m èr e qu i o nt é té n ou rr is e n su iv an t l es tr oi s pr at iq ue s op tim al es d 'a lim en ta tio n du n ou rri ss on e t d u je un e en fa nt p ar n om br e de g ro up es d' al im en ts e t p ar n om br e de fo is q u' ils o nt é té n ou rri s du ra nt le jo ur o u la n ui t a ya nt p ré cé dé l' in te rv ie w s el on q u' ils s on t o u no n al la ité s et s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ar m i l es e nf an ts a lla ité s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : P ar m i l es e nf an ts n on a lla ité s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : P ar m i t ou s le s en fa nt s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : A ve c 4 gr ou pe s d' al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s2 A ve c au m oi ns 4 gr ou pe s d' al im en ts et s el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s E ffe ct if d' en fa nt s al la ité s de 6- 23 m oi s A ve c la it ou p ro du its la iti er s3 A ve c 4 gr ou pe s d' al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s4 S el on le s 3 pr at iq ue s op tim al es d' al im en ta tio n du n ou rri ss on et d u je un e en fa nt 5 E ffe ct if d' en fa nt s no n al la ité s de 6 -2 3 m oi s A ve c la it m at er ne l ou p ro du its la iti er s6 A ve c 4 gr ou pe s d' al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s7 S el on le s 3 pr at iq ue s op tim al es d' al im en ta tio n du n ou rri ss on et d u je un e en fa nt E ffe ct if de to us le s en fa nt s de 6- 23 m oi s A ge e n m oi s 6- 8 15 ,6 40 ,3 12 ,6 61 8 27 ,8 18 ,7 24 ,7 7, 0 49 94 ,7 15 ,8 39 ,2 12 ,2 66 7 9- 11 26 ,1 35 ,3 14 ,4 56 7 12 ,0 14 ,9 25 ,7 6, 3 75 89 ,7 24 ,8 34 ,1 13 ,5 64 1 12 -1 7 34 ,6 46 ,0 20 ,0 96 4 18 ,4 37 ,8 31 ,1 9, 2 24 9 83 ,2 35 ,2 43 ,0 17 ,8 1 21 3 18 -2 3 37 ,4 46 ,4 23 ,7 69 0 20 ,1 47 ,1 46 ,8 8, 2 53 2 65 ,2 41 ,7 46 ,6 17 ,0 1 22 1 Se xe M as cu lin 31 ,2 43 ,1 19 ,2 1 47 1 20 ,6 39 ,7 39 ,6 8, 5 46 2 81 ,0 33 ,2 42 ,3 16 ,6 1 93 3 Fé m in in 27 ,6 42 ,3 17 ,1 1 36 7 18 ,1 41 ,1 39 ,4 8, 0 44 2 80 ,0 30 ,9 41 ,6 14 ,9 1 80 9 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 41 ,2 46 ,7 25 ,4 29 2 48 ,2 67 ,8 63 ,6 24 ,7 14 2 83 ,1 49 ,9 52 ,2 25 ,2 43 4 A ut re s vi lle s 30 ,2 42 ,2 17 ,9 84 7 26 ,9 37 ,4 45 ,5 10 ,5 27 8 82 ,0 32 ,0 43 ,0 16 ,0 1 12 5 E ns em bl e ur ba in 33 ,0 43 ,4 19 ,8 1 14 0 34 ,1 47 ,7 51 ,6 15 ,3 41 9 82 ,3 37 ,0 45 ,6 18 ,6 1 55 9 R ur al 27 ,0 42 ,3 17 ,1 1 69 8 6, 6 34 ,0 29 ,1 2, 2 48 5 79 ,3 28 ,6 39 ,4 13 ,8 2 18 3 D ép ar te m en t A lib or i 10 ,4 21 ,9 7, 8 19 0 7, 1 20 ,5 10 ,1 1, 9 51 80 ,3 12 ,6 19 ,4 6, 5 24 1 A ta co ra 26 ,1 32 ,6 12 ,7 27 8 8, 1 18 ,3 13 ,7 0, 0 81 79 ,2 24 ,3 28 ,3 9, 8 35 9 A tla nt iq ue 27 ,3 32 ,9 14 ,0 35 6 27 ,6 31 ,0 36 ,3 6, 4 12 3 81 ,4 28 ,3 33 ,8 12 ,0 47 9 B or go u 29 ,3 55 ,7 21 ,6 22 9 15 ,0 42 ,7 34 ,1 8, 0 68 80 ,5 32 ,4 50 ,7 18 ,5 29 7 C ol lin es 27 ,3 49 ,5 15 ,0 18 5 (8 ,6 ) (3 0, 3) (2 3, 6) (2 ,6 ) 31 87 ,0 27 ,7 45 ,9 13 ,2 21 5 C ou ffo 38 ,8 47 ,4 19 ,6 22 3 (8 ,9 ) (6 2, 9) (4 1, 6) (0 ,0 ) 33 88 ,2 41 ,9 46 ,7 17 ,1 25 7 D on ga 26 ,4 38 ,9 14 ,2 11 4 (6 ,4 ) (4 1, 5) (2 6, 0) (2 ,9 ) 29 80 ,9 29 ,4 36 ,3 11 ,9 14 3 Li tto ra l 41 ,2 46 ,7 25 ,4 29 2 48 ,2 67 ,8 63 ,6 24 ,7 14 2 83 ,1 49 ,9 52 ,2 25 ,2 43 4 M on o 29 ,1 38 ,0 17 ,0 14 1 18 ,5 53 ,3 28 ,7 15 ,0 44 80 ,5 34 ,9 35 ,8 16 ,5 18 5 O ué m é 37 ,4 54 ,8 27 ,4 37 0 14 ,6 50 ,0 53 ,9 9, 3 15 1 75 ,3 41 ,0 54 ,6 22 ,2 52 1 P la te au 20 ,0 31 ,4 10 ,1 24 0 (1 4, 6) (3 4, 5) (3 9, 0) (5 ,8 ) 37 88 ,6 21 ,9 32 ,4 9, 5 27 7 Zo u 29 ,0 57 ,1 24 ,9 22 0 8, 4 19 ,6 40 ,6 0, 8 11 4 68 ,7 25 ,8 51 ,5 16 ,7 33 4 N iv ea u d' in st ru ct io n de la m èr e A uc un 26 ,7 41 ,7 16 ,6 2 00 4 10 ,7 34 ,9 30 ,4 3, 2 59 8 79 ,5 28 ,6 39 ,1 13 ,5 2 60 2 P rim ai re 35 ,1 45 ,5 20 ,9 47 8 24 ,4 52 ,8 54 ,7 14 ,3 15 1 81 ,8 39 ,3 47 ,7 19 ,3 63 0 S ec on da ire 1 er c yc le 34 ,3 42 ,8 22 ,9 25 5 41 ,7 45 ,3 55 ,7 18 ,5 98 83 ,8 37 ,4 46 ,4 21 ,7 35 3 S ec on da ire 2 nd c yc le o u pl us 43 ,9 48 ,7 24 ,7 10 0 (5 8, 7) (5 6, 5) (6 7, 6) (2 7, 5) 57 85 ,0 48 ,5 55 ,6 25 ,8 15 7 À s ui vr e… 202 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie É ta t n ut rit io nn el e t p ré va le nc e de l’ an ém ié • 2 03 État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 203 Ta bl ea u 11 .5 — Su ite P ou rc en ta ge d 'e nf an ts d er ni er s- né s de 6 -2 3 m oi s vi va nt a ve c le ur m èr e qu i o nt é té n ou rr is e n su iv an t l es tr oi s pr at iq ue s op tim al es d 'a lim en ta tio n du n ou rri ss on e t d u je un e en fa nt p ar n om br e de g ro up es d' al im en ts e t p ar n om br e de fo is q u' ils o nt é té n ou rri s du ra nt le jo ur o u la n ui t a ya nt p ré cé dé l' in te rv ie w s el on q u' ils s on t o u no n al la ité s et s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D S B -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue P ar m i l es e nf an ts a lla ité s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : P ar m i l es e nf an ts n on a lla ité s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : P ar m i t ou s le s en fa nt s de 6- 23 m oi s, p ou rc en ta ge n ou rri s : A ve c 4 gr ou pe s d' al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s2 A ve c au m oi ns 4 gr ou pe s d' al im en ts et s el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s E ffe ct if d' en fa nt s al la ité s de 6- 23 m oi s A ve c la it ou p ro du its la iti er s3 A ve c 4 gr ou pe s d' al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s4 S el on le s 3 pr at iq ue s op tim al es d' al im en ta tio n du n ou rri ss on et d u je un e en fa nt 5 E ffe ct if d' en fa nt s no n al la ité s de 6 -2 3 m oi s A ve c la it m at er ne l ou p ro du its la iti er s6 A ve c 4 gr ou pe s d' al im en ts ou p lu s1 S el on la fré qu en ce m in im al e de s re pa s7 S el on le s 3 pr at iq ue s op tim al es d' al im en ta tio n du n ou rri ss on et d u je un e en fa nt E ffe ct if de to us le s en fa nt s de 6- 23 m oi s Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 23 ,3 42 ,2 15 ,2 60 3 5, 3 17 ,1 15 ,6 0, 5 15 7 80 ,4 22 ,0 36 ,7 12 ,1 76 1 S ec on d 24 ,1 39 ,8 13 ,8 61 2 5, 8 30 ,5 29 ,2 2, 3 15 3 81 ,2 25 ,4 37 ,7 11 ,5 76 5 M oy en 30 ,3 43 ,5 18 ,8 53 4 7, 3 38 ,9 32 ,9 0, 6 16 4 78 ,3 32 ,4 41 ,0 14 ,5 69 8 Q ua tri èm e 30 ,8 46 ,1 20 ,1 56 7 16 ,0 46 ,2 42 ,3 6, 4 17 8 80 ,0 34 ,5 45 ,2 16 ,8 74 5 Le p lu s él ev é 40 ,4 42 ,3 24 ,0 52 0 46 ,5 57 ,6 63 ,0 23 ,0 25 3 82 ,5 46 ,0 49 ,1 23 ,7 77 3 E ns em bl e 29 ,4 42 ,7 18 ,2 2 83 8 19 ,4 40 ,4 39 ,5 8, 3 90 5 80 ,5 32 ,1 42 ,0 15 ,8 3 74 2 N ot e L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. 1 G ro up es d 'a lim en ts : a ) p ré pa ra tio ns p ou r b éb és , l ai ts a ut re s qu e le la it m at er ne l, fro m ag es o u ya ou rts o u au tre s pr od ui ts la iti er s; b ) p ré pa ra tio ns à b as e de c ér éa le s, d e ra ci ne s et d e tu be rc ul es , y c om pr is le s bo ui lli es d 'a vo in e et le s al im en ts e nr ic hi s po ur b éb és à b as e de c ér éa le s; c ) l es fr ui ts e t l es lé gu m es ri ch es e n vi ta m in e A (e t h ui le d e pa lm e ro ug e) ; d ) a ut re s fru its e t l ég um es ; e ) œ uf s; f) . v ia nd e, v ol ai lle , po is so n et c oq ui lla ge s (e t a ba ts ); g) lé gu m in eu se s et n oi x. 2 P ou r l es e nf an ts a lla ité s, la fr éq ue nc e m in im al e de s re pa s es t d e re ce vo ir de s al im en ts s ol id es o u se m i s ol id es a u m oi ns d eu x fo is p ar jo ur p ou r l es e nf an ts d e 6- 8 m oi s et a u m oi ns tr oi s fo is p ar jo ur p ou r l es en fa nt s de 9 -2 3 m oi s. 3 Y c om pr is , a u m oi ns , d eu x re pa s de p ré pa ra tio ns c om m er ci al es p ou r b éb é, d e la it d' an im al fr ai s, e n bo îte , o u en p ou dr e et d e ya ou rts . 4 P ou r l es e nf an ts n on a lla ité s de 6 -2 3 m oi s, la fr éq ue nc e m in im al e de s re pa s es t d e re ce vo ir de s al im en ts s ol id es o u se m i s ol id es o u de s al im en ts la ct és a u m oi ns q ua tre fo is p ar jo ur . 5 O n co ns id èr e qu e le s en fa nt s de 6 -2 3 m oi s no n al la ité s so nt n ou rr is s el on le s ta nd ar d m in im um d es tr oi s pr at iq ue s al im en ta ire s du n ou rr is so n et d u je un e en fa nt s 'ils re ço iv en t d 'a ut re s la its o u de s pr od ui ts la iti er s au m oi ns d eu x fo is p ar jo ur e t s 'ils s on t n ou rr is a ve c la fr éq ue nc e m in im al e de s re pa s et re ço iv en t d es a lim en ts s ol id es o u se m i s ol id es d es q ua tre g ro up es d 'a lim en ts o u pl us , n on c om pr is le g ro up e du la it et d es p ro du its la iti er s. 6 A lla ité s ou n on a lla ité s et re ce va nt d eu x re pa s ou p lu s de p ré pa ra tio n co m m er ci al e po ur b éb é, la it d' an im al fr ai s, e n bo îte o u en p ou dr e et d e ya ou rt. 7 L es e nf an ts n ou rr is le n om br e m in im um re co m m an dé d e fo is p ar jo ur s el on le ur â ge e t s el on q u' ils s on t a lla ité s ou n on , c om m e dé cr it au x no te s 2 et 4 . 204 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie Pour ce qui concerne les enfants âgés de 6-23 mois non allaités, moins d’un enfant sur cinq (19 %) ont été nourris avec du lait ou des produits laitiers ; 40 % l’ont été avec au moins quatre groupes d’aliments variés et quatre enfants sur dix (40 %) ont été nourris au moins quatre fois par jour. L’indice combiné des pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant non allaité conformément aux normes minimales, est seulement de 8 %. Pour l’ensemble des enfants de 6-23 mois, allaités et non allaités, on note que quatre enfants sur cinq (81 %) ont été nourris au sein ou avec des produits laitiers. Seulement, 32 % ont reçu le nombre approprié d’aliments variés, et 42 % l’ont été le nombre approprié de fois dans la journée. Globalement, seulement 16 % des enfants de 6-23 mois, qu’ils soient allaités ou non allaités, ont été nourris selon les normes minimales de l’indice combiné des pratiques alimentaires recommandées. L’indice des pratiques alimentaires augmente avec le niveau d’instruction de la mère (26 % pour le niveau secondaire 2nd cycle ou plus contre 22 % pour le niveau secondaire 1er cycle, 19 % pour le niveau primaire et 14 % lorsque la mère n’a aucun niveau), et est plus élevé dans l’ensemble urbain (19 %) que dans le milieu rural (14 %). 11.2 PREVALENCE DE L’ANÉMIE CHEZ LES ENFANTS Le manque de fer est la forme de carence en micronutriments la plus répandue dans le monde et affecte plus de 3,5 milliards d’individus dans les pays en développement (ACC/SCN, 2000). L’anémie est une affection caractérisée par une réduction du nombre de globules rouges et un affaiblissement de la concentration de l’hémoglobine dans le sang. L’anémie est habituellement la conséquence d’une déficience alimentaire en fer, en vitamine B12 ou en d’autres nutriments. Bien que l’anémie puisse être causée par des parasitoses, des hémorragies, des affections congénitales ou des maladies chroniques, elle est due le plus souvent à une déficience alimentaire, dont à la base, un manque de fer (DeMaeyer, 1989 ; Yip, 1994). Au cours de l’EDSB-IV 2011-2012, en plus de la mesure de la taille et du poids des femmes et des enfants, on a également procédé à un prélèvement de sang. Précisons que ce test n’a eu lieu que dans un ménage sur trois de l’échantillon. Le prélèvement était réalisé de la manière suivante : (a) du sang capillaire était prélevé au moyen d’une piqûre au doigt faite à l’aide d’une lancette rétractable (Tenderlette) ; (b) on faisait prendre une goutte de sang dans une cuvette miniature par son bout pointu que l’on plaçait ensuite dans un hémoglobinomètre portatif (HemoCue), appareil qui, en moins d’une minute, pouvait donner une mesure exacte du niveau (en grammes) d’hémoglobine par décilitre de sang ; et (c) cette valeur était enfin enregistrée dans le questionnaire. L’anémie peut être classée en trois niveaux selon la concentration de l’hémoglobine dans le sang ; cette classification a été développée par des chercheurs de l’OMS (DeMaeyer, 1989). Ainsi, l’anémie est considérée comme sévère si la mesure d’hémoglobine par décilitre de sang est inférieure à 7,0 g/dl, elle est modérée si cette valeur se situe entre 7,0 et 9,9 g/dl et enfin, elle est qualifiée de légère si la mesure se situe entre 10,0 et 11,9 g/dl. Pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, l’anémie sera considérée comme légère si le niveau d’hémoglobine se situe entre 10,0 et 10,9 g/dl. Le niveau d’hémoglobine dans le sang augmente avec l’altitude. Ceci est dû au fait que la pression partielle de l’oxygène diminue en haute altitude, et il en est de même pour la saturation d’oxygène dans le sang ; on assiste de plus à un phénomène de compensation qui fait augmenter la production de globules rouges afin d’assurer une irrigation sanguine adéquate (CDC, 1998). En d’autres termes, plus l’altitude est élevée, plus le besoin d’hémoglobine dans le sang augmente. Au Bénin, la majorité de la population vivant dans des régions de faibles altitudes, il ne s’est pas avéré nécessaire d’ajuster les valeurs de la concentration d’hémoglobine dans le sang. État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 205 Le tableau 11.6 et le graphique 11.2 indiquent qu’au Bénin plus de la moitié des enfants de 6-59 mois (58 %) sont atteints d’anémie : 26 % sous une forme légère, 29 % sous une forme modérée et 3 % sont atteints d’anémie sévère. Tableau 11.6 Prévalence de l'anémie chez les enfants Pourcentage d'enfants de 6-59 mois considérés comme étant atteints d'anémie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Anémie selon le niveau d'hémoglobine Anémie (<11,0 g/dl) Anémie légère (10,0-10,9 g/dl) Anémie modérée (7,0-9,9 g/dl) Anémie sévère (< 7,0 g/dl) Effectif d'enfants Age en mois 6-8 63,5 25,0 33,0 5,5 189 9-11 72,4 27,8 41,2 3,4 170 12-17 68,0 28,7 36,4 2,9 423 18-23 65,2 28,6 31,3 5,3 388 24-35 58,9 26,0 29,5 3,4 760 36-47 54,5 27,3 24,6 2,6 951 48-59 49,8 22,6 25,8 1,4 806 Sexe Masculin 58,9 25,9 29,4 3,6 1 890 Féminin 57,8 26,5 28,9 2,4 1 796 Interview de la mère Interviewée 58,7 26,2 29,5 3,1 3 270 Mère non interviewée mais vivant dans le ménage 55,7 30,3 23,2 2,2 118 Mère non interviewée et ne vivant pas dans le ménage1 54,9 24,5 27,8 2,5 299 Milieu de résidence Cotonou 42,7 21,3 17,5 3,9 373 Autres villes 58,9 29,0 27,6 2,3 1 059 Ensemble urbain 54,7 27,0 25,0 2,7 1 432 Rural 60,6 25,7 31,8 3,2 2 255 Département Alibori 60,4 31,4 25,8 3,2 224 Atacora 69,2 33,6 32,0 3,7 379 Atlantique 59,1 26,0 31,4 1,7 519 Borgou 66,6 34,2 30,1 2,3 239 Collines 43,7 19,4 22,2 2,1 213 Couffo 59,0 25,1 32,1 1,8 286 Donga 32,8 21,7 11,2 0,0 142 Littoral 42,7 21,3 17,5 3,9 373 Mono 56,5 25,0 30,4 1,0 194 Ouémé 62,6 30,6 29,2 2,8 501 Plateau 85,6 18,4 56,5 10,7 244 Zou 50,3 21,8 26,1 2,4 371 Niveau d'instruction de la mère2 Aucun 61,1 26,8 31,2 3,2 2 353 Primaire 55,5 25,7 26,4 3,4 539 Secondaire 1er cycle 47,9 25,0 21,2 1,8 288 Secondaire 2nd cycle ou plus 48,2 20,7 25,2 2,4 112 Manquant 60,4 30,0 27,7 2,7 96 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 64,6 27,1 33,7 3,7 786 Second 61,7 25,8 32,9 3,0 722 Moyen 61,1 25,9 31,6 3,6 752 Quatrième 54,8 26,1 26,0 2,7 699 Le plus élevé 48,8 25,9 21,0 1,9 728 Ensemble 58,3 26,2 29,1 3,0 3 686 Note: Le tableau est basé sur les enfants qui ont passé dans le ménage la nuit ayant précédé l'interview et qui ont été testés pour l'anémie. La prévalence de l'anémie, basée sur le niveau d'hémoglobine, est ajustée en fonction de l'altitude en utilisant les formules du CDC, 1998. Hémoglobine en grammes par décilitre (g/dl). 1 Y compris les enfants dont la mère est décédée. 2 Pour les femmes qui n'ont pas été enquêtées, les informations proviennent du questionnaire Ménage. Non compris les enfants dont la mère n'est pas listée dans le ménage. 206 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie Graphique 11.2 Anémie chez les enfants de 6-59 mois selon l'EDSB-III 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 Du point de vue de l’âge, c’est entre 6 et 23 mois que les enfants sont le plus touchés par l’anémie au Bénin, avec une prévalence variant entre un minimum de 64 % et un maximum de 72 %. Comme nous l’avons vu précédemment, c’est la période pendant laquelle beaucoup d’enfants ne reçoivent pas de compléments alimentaires en quantité et en qualité suffisantes. Les résultats ne font pas apparaître d’écarts significatifs entre les sexes ; par contre les écarts sont importants selon les milieux de résidence (43 % à Cotonou, 59 % pour les autres villes contre 61 % en milieu rural) et entre les départements (variant d’un minimum de 33 % dans la Donga à un maximum de 86 % dans le Plateau). Selon le niveau d’instruction, les résultats mettent en évidence une proportion d’enfants anémiés plus élevée parmi ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction que parmi leurs homologues dont les mères ont au moins le niveau secondaire (61 % contre 48 %). Enfin, les résultats selon le quintile de bien-être économique indiquent une variation de la prévalence de l’anémie chez les enfants (65 % pour les enfants dont le ménage est classé dans quintile économique le plus bas contre 49 % pour ceux dont le ménage est classé dans le quintile économique le plus élevé). Rappelons que la majorité des enfants anémiés le sont soit légèrement ou modérément (respectivement 26 % et 29 %), et ils présentent pratiquement les mêmes caractéristiques que l’ensemble des enfants anémiés. Par contre, les enfants souffrant d’anémie sévère présentent un profil sociodémographique différent de celui des enfants présentant la forme légère. On observe ainsi que l’anémie sévère touche plus les garçons (4 %) que les filles (2 %), sévit plus à Cotonou (4 %) que dans les autres villes (2 %) et en milieu rural (3 %). Selon le département de résidence, on constate que la prévalence de l’anémie sévère est très faible dans la Donga et dans une moindre mesure dans le Mono (1 %) mais que dans le Plateau, plus d’un enfant sur dix en est affecté (11 %). Les enfants de mère n’ayant aucun niveau d’instruction souffrent, également, beaucoup plus d’anémie sévère que ceux des mères de niveau secondaire 2nd cycle ou plus (3 % contre 2 %). Enfin, l’anémie sévère touche deux fois plus les enfants des ménages les plus pauvres que ceux des ménages les plus riches (4 % contre 2 %). 78 25 46 8 58 26 29 3 Anémie Légère Modérée Sévère Pourcentage EDSB-III 2006 EDSB-IV 2011-2012 État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 207 La comparaison des données de l’EDSB-III 2006 avec celles de l’EDSB-IV 2011-2012 montre une diminution significative de la proportion d’enfants âgés de 6-59 mois qui sont atteints d’anémie sous n’importe quelle forme (78 % contre 58 %). Cette baisse est surtout imputable à la réduction de 17 % de la proportion d’enfants atteints d’anémie modérée (passant de 46 % à 29 %) et dans une moindre mesure de celle des enfants atteints d’anémie sévère (de 8 % à 3 %). En revanche, le pourcentage d’enfants atteints d’anémie légère est demeuré presque inchangé (25 % et 26 %) au cours des cinq dernières années. 11.3 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS Les carences en vitamines et en minéraux peuvent être à l’origine de certaines maladies. Par exemple, la carence en vitamine A peut entraîner la cécité crépusculaire, celle de l’iode entraîne le goitre et le crétinisme, et un apport insuffisant en fer est à l’origine de l’anémie. Ces carences ont aussi des conséquences moins visibles, telles que l’affaiblissement du système immunitaire. 11.3.1 Consommation de micronutriments par les enfants La vitamine A est nécessaire au développement et à la conservation du tissu épithélial, de l’appareil digestif et respiratoire, entre autres, et elle est essentielle au bon fonctionnement de la rétine. La carence en vitamine A, ou l’avitaminose A, affecte le système immunitaire de l’enfant et augmente ainsi ses risques de décéder de maladies infectieuses. L’avitaminose A peut également affecter la vue et causer la cécité crépusculaire chez les enfants ; elle peut affecter la santé des mères enceintes ou de celles qui allaitent. Toutefois, elle peut être évitée par des compléments de vitamine A et l’enrichissement des aliments. L’UNICEF et l’OMS recommandent que dans tous les pays qui ont une mortalité infanto juvénile supérieure à 70 pour mille (le Bénin en fait partie), et dans lesquels la carence en vitamine A est un problème de santé publique, un programme de contrôle de la vitamine A soit mis en place. Depuis 2001, au Bénin, tous les enfants de 6-59 mois sur l’ensemble du territoire, bénéficient de la supplémentation en vitamine A lors des campagnes nationales de vaccination. Quant au fer, sa carence est l’une des causes de l’anémie. Il est essentiel dans l’alimentation de l’enfant pour son développement cognitif. En particulier, les besoins en fer sont plus importants aux âges 6-11 mois, où la croissance chez l’enfant est extrêmement rapide. Au cours de l’enquête, des données ont été collectées sur la consommation d’aliments riches en vitamine A et d’aliments riches en fer ainsi que sur l’administration de vitamine A et de la supplémentation en fer. Les résultats présentés au tableau 11.7 montrent que, parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère, 54 % avaient consommé des aliments riches en vitamine A au cours des 24 heures qui avaient précédé l’enquête. La proportion d’enfants ayant consommé des aliments riches en fer est de (39 %). L’analyse selon les caractéristiques sociodémographiques révèle que la consommation d’aliments riches en vitamine A et d’aliments riches en fer augmente avec l’âge de l’enfant passant respectivement de 31 % et 21 % chez les 6-8 mois à 64 % et 49 % chez les 18-23 mois. Elle augmente également avec le niveau d’instruction de la mère, passant respectivement de 51 % et 36 % chez ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction à 65 % et 53 % chez ceux dont la mère a un niveau secondaire 2nd cycle ou plus. De plus, elle 208 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie Tableau 11.7 Consommation de micronutriments par les enfants Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments riches en vitamine A et riches en fer durant le jour ou la nuit ayant précédé l'interview; parmi tous les enfants de 6-59 mois pourcentage de ceux à qui on a donné des compléments de vitamine A au cours des six mois ayant précédé l'enquête, pourcentage de ceux à qui on a donné des suppléments de fer au cours des sept derniers jours et pourcentage à qui on a donné des vermifuges au cours des six mois ayant précédé l'enquête; parmi tous les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé, pourcentage de ceux vivant dans un ménage avec du sel iodé selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère : Parmi tous les enfants de 6-59 mois : Parmi les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé pour la présence d'iode Pourcentage qui ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des dernières 24 heures1 Pourcentage qui ont consommé des aliments riches en fer au cours des dernières 24 heures2 Effectif d'enfants Pourcentage à qui on a donné des suppléments de vitamine A au cours des 6 derniers mois Pourcentage à qui on a donné des suppléments de fer au cours des 7 derniers jours Pourcentage à qui on a donné des vermifuges au cours des 6 derniers mois3 Effectif d'enfants Pourcentage vivant dans un ménage disposant de sel iodé4 Effectif d'enfants Age en mois 6-8 30,6 21,0 667 42,5 30,5 33,4 705 92,2 700 9-11 45,1 33,4 641 50,7 31,2 41,5 661 93,6 650 12-17 59,8 43,2 1 213 54,1 34,9 52,4 1 268 92,9 1 253 18-23 64,2 48,6 1 221 52,9 35,2 57,3 1 267 94,0 1 242 24-35 - - 0 48,1 30,1 51,7 2 304 93,2 2 271 36-47 - - 0 47,2 29,7 51,7 2 700 94,1 2 661 48-59 - - 0 46,8 28,1 47,3 2 375 93,4 2 341 Sexe Masculin 55,4 40,9 1 933 48,8 30,8 50,6 5 776 93,5 5 695 Féminin 51,5 37,6 1 809 48,4 30,8 48,8 5 504 93,5 5 423 Allaitement Allaite 51,8 37,9 2 838 50,6 32,9 46,2 3 142 93,4 3 103 N'allaite pas 59,0 43,9 903 47,9 30,0 51,2 8 124 93,5 8 003 Age de la mère à la naissance 15-19 47,7 32,7 206 45,0 29,7 39,4 324 95,4 315 20-29 53,2 39,8 2 013 49,0 30,7 50,1 5 538 93,4 5 458 30-39 55,0 40,5 1 290 48,6 30,9 49,8 4 473 93,7 4 406 40-49 53,4 35,0 234 47,7 31,1 50,7 946 92,1 940 Milieu de résidence Cotonou 66,0 54,6 434 64,3 42,2 72,5 1 264 85,9 1 225 Autres villes 53,3 41,3 1 125 49,4 34,3 54,6 3 255 93,1 3 211 Ensemble urbain 56,8 45,0 1 559 53,6 36,5 59,6 4 519 91,1 4 437 Rural 51,2 35,3 2 183 45,3 26,9 43,1 6 761 95,0 6 682 Département Alibori 30,2 21,6 241 33,8 9,4 9,8 772 94,9 770 Atacora 51,1 29,4 359 40,4 15,3 28,6 1 071 97,0 1 065 Atlantique 49,6 33,2 479 38,2 29,9 54,7 1 413 89,1 1 385 Borgou 56,6 47,8 297 50,3 27,0 31,4 890 98,4 880 Collines 50,2 36,1 215 50,1 45,3 58,1 690 99,4 685 Couffo 71,0 53,6 257 58,5 38,4 47,3 826 98,7 824 Donga 56,0 38,8 143 52,9 34,8 46,3 452 96,6 435 Littoral 66,0 54,6 434 64,3 42,2 72,5 1 264 85,9 1 225 Mono 59,8 35,9 185 51,4 33,2 45,4 600 83,5 594 Ouémé 59,0 47,5 521 48,5 37,7 76,5 1 509 91,1 1 489 Plateau 43,7 30,4 277 47,7 29,3 43,6 789 98,9 787 Zou 43,5 32,1 334 50,6 25,0 48,6 1 004 95,0 979 Niveau d'instruction de la mère Aucun 50,8 36,4 2 602 45,1 27,4 43,2 8 111 94,4 8 017 Primaire 60,2 46,1 630 54,9 36,7 64,2 1 862 91,2 1 824 Secondaire 1er cycle 56,8 42,3 353 59,4 42,2 65,6 927 90,4 903 Secondaire 2nd cycle ou plus 64,5 53,3 157 67,2 46,6 79,0 379 91,7 375 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 45,2 29,1 761 37,6 19,0 30,2 2 390 95,6 2 363 Second 49,4 33,0 765 44,8 26,5 38,8 2 283 95,9 2 254 Moyen 55,2 38,8 698 48,2 31,3 48,4 2 213 94,4 2 183 Quatrième 54,9 43,4 745 52,6 35,0 61,2 2 225 91,2 2 184 Le plus élevé 63,0 52,4 773 61,1 43,4 72,3 2 169 89,9 2 135 Ensemble5 53,5 39,3 3 742 48,6 30,8 49,7 11 280 93,5 11 118 Note: Les informations sur les suppléments de vitamine A sont basées sur la déclaration de la mère et le carnet de vaccination (quand il est disponible). Les informations sur les suppléments de fer et sur les vermifuges sont basées sur la déclaration de la mère. na = Non applicable 1 Y compris la viande (et les abats), le poisson, la volaille, les œufs, les potirons, les ignames rouges ou jaunes ou les courges, les carottes, les pommes de terre douces rouges, les légumes à feuilles vert foncé, les mangues, les papayes et autres fruits et légumes cultivés localement et riches en vitamine A ainsi que l'huile de palme rouge [si les données sont collectées.] 2 Y compris la viande (abats inclus), le poisson, les volailles et œufs. 3 Les vermifuges pour les parasites intestinaux sont couramment donnés pour traiter les helminthes et les schistosomiases. 4 Sont exclus les enfants vivant dans un ménage dont le sel n'a pas été testé. 5 Y compris 2 enfants de 6-23 mois, 14 enfants de 6-59 mois et 12 enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé pour lesquels l’information sur l’allaitement est manquante. État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 209 augmente avec le niveau de bien-être du ménage : 45 % des enfants du premier quintile ont consommé des aliments riches en vitamine A contre 63 % dans le dernier quintile ; pour les aliments riches en fer, ces proportions sont respectivement de 29 % et 52 %. Les résultats selon le sexe font apparaître un léger écart en faveur des garçons (55 % contre 52 % pour les aliments riches en vitamine A et 41 % contre 38 % pour les aliments riches en fer). On note aussi que les enfants allaités ont reçu moins fréquemment des aliments riches en vitamine A et en fer que ceux qui ne sont pas allaités (respectivement 52 % et 38 % contre 59 % et 44 %). L’âge de la mère à la naissance de l’enfant semble aussi influer sur la consommation de ces micronutriments. En effet, pour les enfants dont les mères sont âgées de 15 à 39 ans, cette consommation augmente régulièrement avec l’âge, passant respectivement de 48 % et 33 % (15-19 ans) à 55 % et 41 % (30-39 ans). Enfin, dans les départements, les résultats montrent que c’est dans l’Alibori que les proportions de consommation sont les plus faibles (30 % pour la vitamine A et 22 % pour le fer) et les consommations les plus élevées sont dans le Couffo pour la vitamine A (71 %) et le Littoral pour le fer (55 %). Parmi tous les enfants de 6-59 mois, seulement 49 % avaient reçu au cours des six mois avant l’enquête des suppléments de vitamine A. Les proportions selon l’âge de l’enfant varient de manière irrégulière : avant l’âge de 18 mois, la proportion d’enfants augmente dans les tranches d’âge, passant de 43 % chez les 6-8 mois à 54 % chez les 12-17 mois, mais elle diminue après pour atteindre 47 % à 48-59 mois. Selon le statut de l’allaitement, les enfants allaités ont un peu plus reçu de vitamine A (51 %) que ceux non allaités (48 %). Les proportions d’enfants qui ont reçu des suppléments en vitamine A varient surtout selon le milieu et le département de résidence, le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être du ménage dans lequel vit l’enfant. En effet, la proportion d’enfants ayant reçu une supplémentation en vitamine A est plus élevée en milieu urbain (54 %) en particulier, à Cotonou (64 %) qu’en milieu rural (45 %). En fonction des départements, les résultats montrent que c’est dans l’Alibori (34 %) que la proportion d’enfants ayant reçu des suppléments en vitamine A est la plus faible et que c’est dans le Littoral qu’elle est la plus élevée (64 %). Parmi les enfants de 6-59 mois dont la mère a le niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus, 67 % ont reçu des suppléments en vitamine A contre seulement 45 % quand la mère n’a aucun niveau d’instruction. Selon les quintiles de bien-être économique, la proportion passe de 38 % dans le quintile le plus bas à 61 % dans le plus élevé. En ce qui concerne la supplémentation en fer au cours des 7 jours précédant l’enquête, on constate que seulement 31 % des enfants avaient reçu un supplément de fer. Les proportions selon l’âge varient de manière irrégulière : jusqu’ à 24 mois, la proportion augmente, passant de 31 % à 6- 8 mois à 35 % à 18-23 mois mais elle diminue après pour atteindre 28 % à 48-59 mois. De plus, on constate que les enfants allaités ont un peu plus reçu de fer (33 %) que ceux non allaités (30 %). Les proportions d’enfants qui ont reçu des suppléments de fer varient surtout selon le milieu et le département de résidence, le niveau d’instruction de la mère et le niveau de bien-être du ménage. La proportion d’enfants ayant reçu des suppléments de fer est plus élevée en milieu urbain (37 %), surtout à Cotonou (42 %), qu’en milieu rural (27 %). En fonction des départements, les résultats montrent que c’est dans l’Alibori (9 %) et l’Atacora (15 %) que les proportions d’enfants sont les plus faibles et dans les Collines qu’elle est la plus élevée (45 %). Parmi les enfants de 6-59 mois dont la mère a au moins un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle, 47 % ont reçu des suppléments en vitamine A contre seulement 27 % quand la mère n’a aucune instruction. Dans les quintiles de bien-être, la proportion passe d’un minimum de 19 % dans le quintile le plus bas à 43 % dans le plus élevé. Le tableau 11.7 présente aussi les proportions d’enfants de 6-59 mois qui vivent dans un ménage dont le sel est iodé. Dans l’ensemble, 94 % des enfants de 6-59 mois vivent dans un ménage qui dispose de sel iodé. 210 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie 11.3.2 Consommation de sel iodé par les ménages La carence en iode a des effets graves sur la croissance du corps et le développement mental. Elle favorise l’apparition du goitre chez les adultes et peut également accroître les risques d’avortement spontané, de stérilité, de mortinatalité et de mortalité infantile. La cause principale de la carence en iode est la présence inadéquate d’iode dans les aliments. La fortification du sel en iode est la méthode la plus courante pour prévenir la carence en iode. Selon l'OMS, le programme d'iodation du sel d’un pays est considéré comme en bonne voie (en passe d'atteindre l'objectif d'élimination de la carence en iode) si au moins 90 % des ménages utilisent du sel iodé. Le sel fortifié qui contient 15 parties d'iode par million de parties de sel (15 ppm) est considéré comme suffisant pour prévenir la carence en iode (ICCIDD, UNICEF and WHO, 2001). Lors de l’EDSB-IV, les enquêteurs ont demandé, dans chaque ménage, un peu de sel utilisé pour la cuisine. Ce sel a été testé au moyen d’un « kit » pour déterminer sa teneur en iode. Ce test a permis de savoir si le sel était iodé ou non. Les résultats, présentés au tableau 11.8, montrent que le sel a été testé dans 96 % des ménages, et que seulement 4 % des ménages ne disposaient pas de sel lors du passage des équipes d’enquête. Tableau 11.8 Présence de sel iodé dans le ménage Parmi tous les ménages, pourcentage dont le sel a été testé pour la présence d'iode et pourcentage ne disposant pas de sel; parmi les ménages dont le sel a été testé, pourcentage de ceux dont le sel était iodé selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les ménages, pourcentage : Parmi les ménages dont le sel a été testé : Dont le sel a été testé Ne disposant pas de sel Effectif de ménages Pourcentage disposant de sel iodé Effectif de ménages Milieu de résidence Cotonou 93,3 6,7 2 497 86,4 2 330 Autres villes 96,0 4,0 5 201 92,1 4 995 Ensemble urbain 95,2 4,8 7 698 90,3 7 326 Rural 96,9 3,1 9 724 93,7 9 424 Département Alibori 98,3 1,7 857 95,2 842 Atacora 98,1 1,9 1 251 96,2 1 227 Atlantique 95,2 4,8 2 358 86,9 2 244 Borgou 95,1 4,9 1 278 98,3 1 215 Collines 97,4 2,6 1 280 98,2 1 247 Couffo 97,9 2,1 1 190 99,1 1 166 Donga 95,4 4,6 623 93,7 594 Littoral 93,3 6,7 2 497 86,4 2 330 Mono 94,1 5,9 1 071 80,6 1 007 Ouémé 96,9 3,1 2 192 89,6 2 124 Plateau 98,8 1,2 1 100 98,4 1 088 Zou 96,5 3,5 1 727 95,0 1 666 Quintiles de bien- être économique Le plus bas 97,3 2,7 3 339 95,2 3 250 Second 96,5 3,5 3 286 94,6 3 172 Moyen 96,4 3,6 3 346 92,8 3 225 Quatrième 95,1 4,9 3 569 90,2 3 393 Le plus élevé 95,6 4,4 3 881 88,8 3 710 Ensemble 96,1 3,9 17 422 92,2 16 750 État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 211 Parmi les ménages dont le sel à été testé, 92 % disposaient de sel iodé. A l’opposé, 8 % des ménages disposaient de sel non iodé. Le pourcentage de ménages disposant de sel iodé varie très peu selon le milieu de résidence et les départements. Néanmoins, en ce qui concerne le milieu de résidence, on constate que les taux les plus bas sont enregistrés à Cotonou (86 % contre 90 % pour l’ensemble urbain et 94 % pour le milieu rural). Selon le département, le pourcentage passe d’un minimum de 81 % dans le Mono pour atteindre un maximum de 99 % dans le Couffo. Aussi, le pourcentage de ménages qui disposent de sel iodé diminue-t-il en fonction du quintile de bien-être économique, passant de 95 % dans le quintile le plus bas à 89 % dans le quintile le plus élevé. La comparaison des résultats de l’enquête avec ceux de l’enquête précédente réalisée en 2006 montre que la proportion de ménages utilisant du sel iodé a nettement augmenté, passant de 55 % en 2006 à 92 % en 2011-2012. Ces résultats mettent en évidence un certain effort dans le suivi de la stratégie d’utilisation de sel iodé, en particulier dans les départements de l’Atlantique et du Littoral où depuis 2006, les proportions de ménage utilisant du sel iodé à 15 ppm dans ces départements ont pratiquement triplé passant, respectivement de 24 % à 87 % et de 30 % à 86 % en 2011-2012. 11.4 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES L’un des objectifs de l’enquête est d’évaluer non seulement l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans mais aussi celui des femmes. L’état nutritionnel des femmes de 15-49 ans est l’un des déterminants de la mortalité maternelle, du bon déroulement des grossesses ainsi que de leur issue. Il influe aussi sur la morbidité et la mortalité des jeunes enfants. L’état nutritionnel des femmes est conditionné à la fois, par la balance énergétique, leur état de santé et le temps écoulé depuis la dernière naissance. Il existe donc une relation étroite entre les niveaux de fécondité et de morbidité, et l’état nutritionnel des mères. Pour ces raisons, l’évaluation de l’état nutritionnel des femmes en âge de procréer est particulièrement utile puisqu’elle permet d’identifier les groupes à hauts risques. Bien que la taille puisse varier dans les populations à cause de facteurs génétiques, elle est néanmoins un indicateur indirect du statut socioéconomique de la femme dans la mesure où une petite taille peut résulter d’une malnutrition chronique durant l’enfance. En outre, d’un point de vue anatomique, la taille des femmes étant associée à la largeur du bassin, celles de petite taille sont plus susceptibles d’avoir des complications pendant la grossesse et surtout pendant l’accouchement. Elles sont aussi plus susceptibles que les autres de concevoir des enfants de faible poids. Bien que la taille critique en deçà de laquelle une femme peut être considérée à risque varie selon les populations, on admet généralement que cette taille se situe entre 140 et 150 centimètres. À partir des résultats présentés dans le tableau 11.9, on constate que 2 % des femmes ont une taille inférieure à 145 centimètres, considérée ici comme la taille limite critique. Les proportions de femmes dont la taille est en-deçà de la limite critique varient assez peu en fonction des départements. Tout au plus, peut-on souligner que dans le Plateau et l’Alibori (3 % dans chaque cas), le Littoral et le Zou (2 % dans chaque cas), on rencontre plus couramment des femmes ayant une taille inférieure à 145 cm que dans la Donga et l’Ouémé, où moins de 1 % des femmes ont une petite taille. Selon l’âge, on constate que c’est dans les groupes d’âges jeunes (15-19 ans) que les femmes dont la taille est, en moyenne, inférieure à la norme de 145 cm sont proportionnelles plus nombreuses (4 % contre moins de 1 % pour celles de 30-49 ans). L’écart selon les quintiles est plutôt faible, les valeurs observées variant autour de 2 %. 212 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie Tableau 11.9 État nutritionnel des femmes Parmi les femmes de 15-49 ans, pourcentage ayant une taille inférieure à 145 cm, un Indice de Masse Corporelle (IMC) moyen et pourcentages ayant des niveaux spécifiques d'IMC selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Taille Indice de Masse Corporelle1 Pour- centage en dessous de 145 cm Effectif de femmes Indice de Masse Corporelle moyen (IMC) 18,5-24,9 (Total normal) <18,5 (Total maigre) 17,0-18,4 (Maigreur légère) <17 (Maigreur modérée et sévère) >=25,0 (Total en surpoids ou obèse) 25,0-29,9 (Surpoids) >=30,0 (Obèse) Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 4,1 2 757 21,8 74,9 13,2 9,5 3,7 11,9 9,2 2,7 2 656 20-29 1,3 5 845 23,2 73,1 5,6 4,2 1,3 21,4 16,5 4,9 4 915 30-39 0,9 4 714 24,3 61,1 4,1 3,1 1,1 34,7 25,6 9,1 4 126 40-49 0,8 2 647 25,0 55,9 3,8 2,6 1,2 40,3 27,1 13,2 2 582 Milieu de résidence Cotonou 2,1 2 391 25,3 54,6 4,1 3,0 1,1 41,3 26,7 14,6 2 241 Autres villes 1,3 4 872 23,9 63,6 6,6 4,8 1,8 29,8 21,5 8,2 4 449 Ensemble urbain 1,5 7 263 24,4 60,6 5,8 4,2 1,6 33,6 23,3 10,4 6 690 Rural 1,6 8 699 22,9 72,4 6,6 4,9 1,7 21,0 16,6 4,4 7 589 Département Alibori 2,5 856 22,9 75,8 5,4 4,3 1,1 18,8 15,7 3,1 718 Atacora 1,1 1 323 21,9 82,5 8,4 6,6 1,8 9,1 8,3 0,8 1 175 Atlantique 1,6 1 994 23,8 63,5 7,4 5,0 2,3 29,1 22,0 7,1 1 786 Borgou 1,4 1 169 23,2 73,5 4,1 3,0 1,1 22,3 16,6 5,7 1 036 Collines 1,2 1 063 23,3 65,4 6,1 4,6 1,5 28,5 23,9 4,6 958 Couffo 1,6 1 140 22,3 79,4 5,8 4,8 1,0 14,8 11,9 2,8 986 Donga 0,4 675 22,6 82,8 3,4 2,8 0,6 13,8 11,1 2,7 591 Littoral 2,1 2 391 25,3 54,6 4,1 3,0 1,1 41,3 26,7 14,6 2 241 Mono 0,9 908 24,0 60,6 7,5 5,4 2,2 31,9 19,9 12,0 799 Ouémé 1,2 1 916 24,1 60,9 6,2 4,6 1,5 32,9 24,0 8,9 1 707 Plateau 2,8 1 062 23,3 64,7 9,1 5,8 3,2 26,2 19,2 7,0 995 Zou 1,9 1 464 23,3 66,0 7,2 5,1 2,1 26,9 20,8 6,1 1 287 Niveau d'instruction Aucun 1,6 9 581 23,3 69,6 5,5 4,1 1,4 24,9 19,4 5,5 8 357 Primaire 1,7 2 784 24,5 59,5 6,0 4,1 1,9 34,5 23,1 11,4 2 505 Secondaire 1er cycle 1,4 2 380 23,3 66,6 8,3 6,1 2,2 25,0 17,4 7,6 2 258 Secondaire 2nd cycle ou plus 1,3 1 217 23,8 63,5 7,7 6,0 1,7 28,8 19,0 9,9 1 158 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 2,0 2 733 22,2 77,4 8,3 6,0 2,3 14,3 12,2 2,1 2 412 Second 1,7 2 949 22,8 74,2 6,5 4,6 1,9 19,3 15,3 3,9 2 564 Moyen 1,3 3 055 23,3 70,3 5,5 3,9 1,6 24,2 19,1 5,1 2 667 Quatrième 1,4 3 413 24,1 62,4 5,4 4,0 1,4 32,1 23,4 8,7 3 083 Le plus élevé 1,6 3 812 24,8 55,7 5,8 4,5 1,3 38,4 25,2 13,3 3 553 Ensemble 1,6 15 962 23,6 66,9 6,2 4,6 1,7 26,9 19,7 7,2 14 279 Note: L'Indice de masse Corporelle (IMC) est le ratio du poids en kilogrammes par rapport au carré de la taille en mètres (kg/m2). 1 Sont exclues les femmes enceintes et les femmes ayant eu une naissance dans les deux mois précédents. Le faible poids d’une femme avant une grossesse est un facteur de risque important pour le déroulement et l’issue de la grossesse. Cependant, le poids étant très variable selon la taille, il est préférable d’utiliser un indicateur tenant compte de cette relation. L’Indice de Masse Corporelle (IMC)1 ou, encore Indice de Quételet, est le plus souvent utilisé pour exprimer la relation « poids (kg) par le carré de la taille (en mètres) ». Il permet de mettre en évidence le manque ou l’excès de poids en contrôlant la taille et, en outre, il présente l’avantage de ne pas nécessiter l’utilisation de tables de référence comme c’est le cas pour le poids- pour-taille. Les femmes dont l’IMC se situe à moins de 18,5 sont considérées comme atteintes de déficience énergétique chronique. À l’opposé, un IMC supérieur à 25 indique un surpoids. Au Bénin, la valeur moyenne de l’IMC observée au niveau national est de 24 et elle ne présente pas de variation importante selon les différentes catégories sociodémographiques. Par ailleurs, près de 7 femmes sur 10 ont un IMC normal (67 %). Néanmoins, 5 % des femmes présentent une maigreur légère et 2 % une maigreur modérée ou sévère. Bien que les écarts ne soient pas trop importants, on constate néanmoins que c’est chez les femmes de 15-19 ans (4 %), 1 L’IMC est calculé en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres (kg/m2). État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 213 chez celles qui résident dans les départements du Plateau, de l’Atlantique et du Mono (respectivement 3 %, 2 % et 2 %), celles de niveau secondaire 1er cycle (2 %) et celles vivant dans un ménage du quintile le plus bas (2 %) que l’on enregistre les proportions les plus élevées de femmes qui souffrent de déficience énergétique chronique. À l’opposé, plus d’un quart des femmes (27 %) ont un indice élevé supérieur ou égal à 25 et entrent ainsi dans la catégorie de celles qui présentent un surpoids. Or, une surcharge pondérale peut également avoir des conséquences néfastes sur la santé. Tendances de la malnutrition chez les femmes Les niveaux de malnutrition des femmes de 15-49 ans d’après l’EDSB-II de 2001, l’EDSB-III de 2006 et l’EDSB-IV de 2011-2012 montrent une tendance à la baisse (graphique 11.3). La proportion de femmes présentant un état de déficience énergétique chronique a diminué dans le temps, passant de 11 % en 2001 à 9 % en 2006 puis à 6 % en 2011-2012. Par contre, la proportion de femmes présentant un surpoids ou obèses est restée stable entre 2001 et 2006 (19 %), puis a augmenté entre 2006 et 2011-2012, passant de 19 % à 27 %, soit une augmentation de 42 %. Graphique 11.3 État nutritionnel des femmes de 15-49 ans selon, l’EDSB-II 2001, l'EDSB-III 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 11 19 9 19 6 27 Déficience énergétique chronique (IMC<18.5) Surpoids ou obésité (IMC>25) Pourcentage EDSB-II 2001 EDSB-III 2006 EDSB-IV 2011-2012 214 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie 11.5 PRÉVALENCE DE L’ANÉMIE CHEZ LES FEMMES Le tableau 11.10 présente les résultats du test d’anémie chez les femmes. Près de deux femmes sur cinq sont atteintes d’anémie (41 %) : 32 % sous la forme légère, 9 % sous la forme modérée et 0,5 % sous la forme sévère. Tableau 11.10 Prévalence de l'anémie chez les femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans considérées comme étant atteintes d'anémie, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Anémie selon le niveau d'hémoglobine Anémie (NP <12,0 g/dl / P <11,0 g/dl) Légère (NP 10,0-11,9 g/dl / P 10,0-10,9 g/dl) Modérée (NP 7,0-9,9 g/dl / P 7,0-9,9 g/dl) Sévère (NP < 7,0 g/dl / P < 7,0 g/dl) Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 41,6 33,3 8,1 0,2 867 20-29 42,5 32,4 9,4 0,7 1 807 30-39 39,6 30,7 8,4 0,6 1 498 40-49 42,2 34,5 7,1 0,6 865 Effectif d'enfants nés vivants 0 41,7 32,5 8,6 0,6 1 197 1 39,2 29,0 9,8 0,3 642 2-3 43,4 34,3 8,3 0,8 1 361 4-5 40,6 31,2 8,9 0,5 1 031 6+ 40,5 33,3 7,0 0,3 807 Grossesse/allaitement Enceinte 42,2 21,2 20,1 0,9 484 Allaite 42,6 34,1 8,1 0,5 1 327 Ni l'un, ni l'autre 40,8 33,4 6,9 0,5 3 228 Utilise un DIU Oui * * * * 9 Non 41,4 32,4 8,5 0,5 5 029 Consommation de tabac/ cigarettes Fume cigarettes/tabac (41,5) (39,5) (0,0) (2,0) 28 Ne fume pas 41,4 32,4 8,6 0,5 5 011 Milieu de résidence Cotonou 40,8 34,3 6,3 0,2 720 Autres villes 41,9 33,0 8,1 0,8 1 554 Ensemble urbain 41,5 33,4 7,5 0,6 2 274 Rural 41,3 31,6 9,3 0,5 2 764 Département Alibori 29,4 24,0 5,1 0,4 265 Atacora 41,6 36,8 4,5 0,3 439 Atlantique 44,8 35,4 8,4 1,0 653 Borgou 42,4 31,3 10,8 0,3 344 Collines 31,9 25,8 5,5 0,5 345 Couffo 36,2 26,8 8,7 0,8 385 Donga 21,4 17,7 2,7 1,0 192 Littoral 40,8 34,3 6,3 0,2 720 Mono 38,1 30,0 7,7 0,5 283 Ouémé 47,3 38,4 8,5 0,4 625 Plateau 76,1 44,7 31,4 0,0 311 Zou 34,4 27,5 5,9 1,0 477 Niveau d'instruction Aucun 41,8 32,8 8,4 0,6 3 066 Primaire 43,2 32,9 9,9 0,3 836 Secondaire 1er cycle 37,8 30,3 7,1 0,5 755 Secondaire 2nd cycle ou plus 41,9 32,0 9,1 0,8 381 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 42,9 34,7 7,9 0,4 844 Second 41,2 31,7 8,8 0,6 899 Moyen 42,9 32,2 10,1 0,6 981 Quatrième 38,5 29,8 8,1 0,6 1 038 Le plus élevé 41,9 33,6 7,8 0,5 1 277 Ensemble 41,4 32,4 8,5 0,5 5 038 Note: La prévalence de l'anémie est ajustée en fonction de l'altitude et en fonction du fait de fumer ou non (si l'information est disponible) en utilisant les formules du CDC, (CDC 1998). Les valeurs entre parenthèse sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque signifie qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 215 Chez les femmes, la prévalence de l’anémie varie en fonction de certaines variables sociodémographiques. Par rapport à l’âge, elle ne présente pas de variation (entre 40 % pour les femmes âgées de 30-39 ans et 42 % pour tous les autres groupes d’âges). La prévalence de l’anémie ne varie pratiquement pas selon que la femme est enceinte ou qu’elle allaite (respectivement 42 %, 43 % contre 41 % pour celles qui ne pas enceintes ou qui n allaitent pas) Les écarts observés selon le milieu de résidence ne sont pas non plus trop importants (variant de 41 % pour Cotonou, 42 % pour les autres villes et 41 % pour le milieu rural). Au niveau des départements, on distingue deux groupes : un premier où la prévalence de l’anémie est largement au-dessus de la moyenne nationale constitué entre autres du Plateau (76 %) et de l’Ouémé (47 %) puis le second groupe où la prévalence est inférieure à la moyenne nationale qui inclut la Donga (21 %) et l’Alibori (29 %). On observe peu d’écarts de prévalence de l’anémie selon le niveau d’instruction. Seules les femmes ayant un niveau secondaire 1er cycle se caractérisent par une prévalence un peu plus faible que les autres (38 % contre 42 % et 43 % parmi les autres). Selon le niveau de bien-être économique, la prévalence de l’anémie évolue en dents de scie (passant de 43 % pour le quintile le plus bas à 39 % pour le quatrième quintile puis à 42 % pour le quintile le plus élevé). La classification de la prévalence de l’anémie selon le niveau d’hémoglobine révèle que la plupart des femmes anémiées le sont sous la forme légère (32 % contre 8 % pour la forme modérée et 0,5 % pour la forme sévère). Il faut remarquer que c’est parmi les femmes enceintes (20 %) et celles résidant dans le Plateau (31 %) et le Borgou (11 %), ainsi que les femmes des ménages du quintile économique moyen (10 %) que la prévalence de l’anémie modérée est la plus élevée. Entre l’EDSB-III 2006 et l’EDSB-IV 2011-2012, on constate une diminution de la prévalence de l’anémie, passant de 61 % à 41 %. (Graphique 11.4). Cette amélioration est due à une baisse de la prévalence de l’anémie légère (variant de 42 % à 32 %) et de l’anémie modérée qui est passée de 18 % à 9 %. En ce qui concerne la prévalence de l’anémie sévère, on constate une relative stabilité (1 %) entre ces deux EDS. Graphique 11.4 Anémie chez les femmes de 15-49 ans selon l'EDSB-III 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 61 42 18 1 41 32 9 1 Anémie Légère Modérée Sévère Pourcentage EDSB-III 2006 EDSB-IV 2011-2012 216 • État nutritionnel et prévalence de l’anémie 11.6 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENT ET DÉPARASITAGE CHEZ LES FEMMES Lors de l’enquête, on a également demandé aux mères ayant eu une naissance au cours des cinq dernières années si elles avaient reçu de la vitamine A au cours des deux premiers mois qui ont suivi l’accouchement. À cette question, 50 % des mères ont répondu qu’elles avaient effectivement reçu de la vitamine A après l’accouchement (tableau 11.11). Selon le milieu de résidence, les résultats montrent que 55 % des femmes ont reçu ce supplément en milieu urbain contre 47 % en milieu rural. Au niveau des départements, c’est dans ceux de l’Alibori (35 %), de l’Ouémé (38 %) et de l’Atlantique (40 %) que les proportions de mères qui ont reçu ces suppléments sont les plus faibles. À l’opposé, les départements des Collines (66 %), de la Donga (62 %) et du Borgou (60 %) se caractérisent par les proportions les plus élevées. On note également que les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus sont proportionnellement plus nombreuses que les autres à avoir reçu ce type de supplément (65 % contre 59 % pour le secondaire 1er cycle, 56 % chez les femmes ayant le niveau d’instruction primaire et 47 % chez celles n’ayant aucun niveau instruction). Le tableau 11.11 fournit également les proportions de femmes ayant pris des comprimés ou sirop de fer durant la grossesse. Dans l’ensemble, près d’une femme sur cinq (17 %) a déclaré n’avoir pas pris de supplément de fer pendant la grossesse du dernier né. À l’opposé, 23 % en ont pris pendant moins de 60 jours, 5,4 % entre 60 et 89 jours et 29 % pendant au moins trois mois, soit 90 jours, ce qui constitue la norme recommandée. Autrement dit, moins d’une femme sur trois a reçu du fer pendant au moins trois mois au cours de sa grossesse. C’est parmi les femmes des départements du Zou (48 %) et du Plateau (42 %) que l’on observe les proportions les plus élevées de celles qui en ont pris pendant au moins 90 jours. Par contre, c’est dans l’Alibori que cette proportion est la plus faible (16 %); de même, parmi les femmes du milieu rural et celles n’ayant aucun niveau d’instruction, ces proportions sont aussi relativement faibles (26 % dans les deux cas). En ce qui concerne le déparasitage périodique chez les femmes, on constate que globalement les trois quart (75 %) ont reçu des vermifuges au cours de la grossesse de leur dernière naissance. Le traitement anti parasites varie peu avec l’âge de la mère mais le taux le plus faible (68 %) est enregistré parmi les 15-19 ans. Par contre, ce taux semble être influencé par le milieu de résidence (70 % en milieu rural contre 81 % en milieu urbain), le niveau d’instruction de la mère (69 % pour aucun niveau d’instruction contre 86 % pour le niveau primaire, 86 % pour le niveau secondaire 1er cycle et 94 % pour le secondaire 2nd cycle) et le niveau de bien-être économique du ménage (55 % pour le quintile le plus bas contre 91 % pour le plus élevé). En outre, le tableau 11.11 présente le pourcentage de femmes qui vivent dans un ménage disposant de sel iodé. Comme pour les enfants, une proportion importante de femmes (94 %) vit dans des ménages qui disposent de sel iodé pour la cuisine. État nutritionnel et prévalence de l’anémie • 217 Tableau 11.11 Consommation de micronutriments par les mères Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu un enfant au cours des 5 années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant reçu une dose de vitamine A dans les deux premiers mois qui ont suivi la naissance du dernier enfant; parmi les mères de 15-49 ans, pourcentage qui, durant la grossesse du dernier enfant né au cours des 5 années ayant précédé l'enquête, ont pris des suppléments de fer sous forme de comprimés ou de sirop pendant un nombre déterminé de jours et pourcentage ayant pris des vermifuges; parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu un enfant au cours des 5 années ayant précédé l'enquête et qui vivent dans un ménage dont le sel a été testé pour la présence d'iode, pourcentage vivant dans un ménage disposant de, sel iodé, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant reçu une dose de Vitamine A post-partum1 Nombre de jours pendant lesquels les femmes ont pris du fer en comprimés ou sirop, durant la grossesse du dernier-né Pourcentage de femmes ayant pris des vermifuges durant la grossesse du dernier-né Effectif de femmes Parmi les femmes ayant eu un enfant au cours des 5 années ayant précédé l'enquête et qui vivent dans un ménage dont le sel a été testé pour l'iode : Aucun <60 60-89 90+ Ne sait pas/ manquant Total Pourcentage vivant dans un ménage avec du sel iodé2 Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 48,2 17,5 23,1 4,9 31,1 23,4 100,0 67,5 381 94,8 372 20-29 49,6 16,8 22,6 5,4 29,8 25,4 100,0 74,9 4 328 93,5 4 261 30-39 51,3 18,1 23,7 5,5 27,1 25,6 100,0 75,0 3 478 93,6 3 422 40-49 48,2 16,8 25,4 5,1 28,1 24,6 100,0 75,1 806 92,1 799 Milieu de résidence Cotonou 57,4 6,0 28,3 2,4 31,1 32,3 100,0 91,4 1 073 87,1 1 036 Autres villes 53,7 14,2 19,1 5,3 33,3 28,0 100,0 77,1 2 602 93,1 2 563 Ensemble urbain 54,8 11,8 21,8 4,5 32,7 29,3 100,0 81,3 3 675 91,4 3 599 Rural 46,8 21,1 24,4 6,0 25,9 22,6 100,0 70,0 5 318 94,9 5 255 Département Alibori 35,3 42,7 19,7 5,1 16,4 16,2 100,0 47,0 601 95,1 599 Atacora 44,9 30,8 11,4 5,1 17,4 35,3 100,0 48,8 844 96,7 835 Atlantique 40,2 11,1 25,2 6,4 27,0 30,3 100,0 85,4 1 095 88,9 1 075 Borgou 60,4 20,7 16,0 6,2 34,4 22,7 100,0 62,9 691 98,5 681 Collines 66,2 21,8 31,9 5,5 25,2 15,6 100,0 81,9 582 99,1 579 Couffo 58,2 11,6 52,7 7,4 18,2 10,2 100,0 65,9 651 98,9 650 Donga 61,7 23,0 23,8 6,8 16,9 29,4 100,0 67,5 386 96,7 372 Littoral 57,4 6,0 28,3 2,4 31,1 32,3 100,0 91,4 1 073 87,1 1 036 Mono 57,6 7,0 27,6 8,4 31,0 26,0 100,0 86,9 489 83,7 479 Ouémé 38,3 7,6 25,1 3,4 28,9 34,9 100,0 92,5 1 141 90,2 1 126 Plateau 50,3 26,0 7,5 9,5 41,7 15,3 100,0 60,8 622 98,6 620 Zou 49,2 17,0 12,7 3,4 48,0 19,0 100,0 78,6 819 95,5 801 Niveau d'instruction Aucun 46,6 21,4 22,8 5,7 25,5 24,5 100,0 69,3 6 328 94,4 6 253 Primaire 56,3 8,9 23,9 5,1 35,2 26,9 100,0 86,3 1 510 91,1 1 474 Secondaire 1er cycle 59,2 5,9 25,2 4,8 37,1 27,0 100,0 86,0 822 91,3 799 Secondaire 2nd cycle ou plus 65,2 5,8 25,6 2,0 37,3 29,4 100,0 94,2 334 91,5 330 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 37,8 31,8 23,0 5,8 19,0 20,4 100,0 54,8 1 813 95,7 1 791 Second 46,1 22,8 24,4 6,2 23,3 23,2 100,0 68,3 1 803 95,7 1 782 Moyen 52,1 17,1 24,5 5,9 28,8 23,8 100,0 75,1 1 786 94,6 1 760 Quatrième 54,3 9,0 19,5 5,9 37,9 27,8 100,0 84,5 1 800 91,3 1 764 Le plus élevé 60,1 5,8 25,2 3,2 34,2 31,6 100,0 90,7 1 791 89,9 1 758 Ensemble 50,1 17,3 23,3 5,4 28,6 25,3 100,0 74,6 8 993 93,5 8 854 1 Dans les deux premiers mois après l'accouchement de la dernière naissance. 2 Non compris les femmes des ménages dans lesquels le sel n'a pas été testé pour la présence d'iode. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 219 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS 12 Armelle Ahamidé et Dine Djabar Adéchian es niveaux, tendances et caractéristiques de la mortalité des enfants sont déterminés par les conditions sanitaires, environnementales, socio-économiques et culturelles de la population. Les résultats qui sont présentés dans ce chapitre seront donc utiles, non seulement aux chercheurs et spécialistes de la population, mais aussi à ceux qui s’intéressent à la mise en place de programmes de santé et de développement socio-économique. Ces résultats portent sur les niveaux, tendances et caractéristiques de la mortalité des enfants selon le milieu de résidence et l’instruction de la mère, le niveau de bien-être économique, le suivi des grossesses et le type d’assistance à l’accouchement et selon certaines caractéristiques du comportement reproductif. 12.1 MORTALITÉ DES ENFANTS 12.1.1 Méthodologie Les indicateurs de mortalité qui sont présentés dans ce chapitre sont calculés à partir d’informations sur l'historique des naissances recueillies auprès de toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans interrogées au cours de l’EDSB-IV à l’aide du questionnaire femme. Au cours de l’interview, l'enquêtrice devait enregistrer toutes les naissances vivantes de la femme, en précisant le sexe, la date de naissance, l'état de survie, l’âge pour les enfants survivants ainsi que l'âge au décès pour les enfants décédés (au jour près pour les décès de moins d’un mois, au mois près pour ceux de moins de deux ans et en années pour les décès survenus à deux ans ou plus). L Principaux résultats • Le niveau de la mortalité infanto-juvénile au Bénin continue de diminuer régulièrement depuis les vingt dernières années. • Globalement, un enfant sur quatorze (70 ‰) n'atteint pas son cinquième anniversaire contre un enfant sur six (160 ‰) en 2001 et un enfant sur huit (125 ‰) en 2006. • Sur mille naissances masculines 79 décèdent entre 0 et 5 ans contre 71 ‰ chez les filles. • Le niveau de mortalité infanto-juvénile est nettement plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (83 ‰ contre 62 ‰ pour l'ensemble urbain et 59 ‰ à Cotonou). • Selon les départements, c'est dans l'Alibori (111 ‰) et le Zou (104 ‰) que l’on enregistre les niveaux les plus élevés de mortalité infanto- juvénile ; à l’opposé, c’est dans le Plateau (53 ‰) et dans le Mono (56 ‰) que l’on enregistre les niveaux les plus faibles. • Les enfants dont la mère n’a aucun niveau d'instruction courent 1,3 fois plus de risque de décéder entre 0 et 5 ans que ceux dont la mère a un niveau primaire ou secondaire 1er cycle (80 ‰ contre 61 ‰). 220 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Les informations recueillies dans l'historique des naissances, permettent de calculer les indicateurs suivants : Quotient de mortalité néonatale (NN) : mesure, à la naissance, la probabilité de décéder avant d'atteindre un mois exact ; Quotient de mortalité post-néonatale (PNN) : mesure, chez les enfants âgés d’un mois exact, la probabilité de décéder avant d’atteindre le douzième mois exact ; Quotient de mortalité infantile (1q0) : mesure à la naissance, la probabilité de décéder avant d’atteindre le premier anniversaire ; Quotient de mortalité juvénile (4q1) : mesure, chez les enfants âgés d’un an exact, la probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire ; Quotient de mortalité infanto-juvénile (5q0) : mesure, à la naissance, la probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire. 12.1.2 Évaluation de la qualité des données La fiabilité des niveaux de mortalité estimés à partir de données d'enquête dépend de la variabilité de l'échantillonnage et des erreurs de mesure. La variabilité de l'échantillonnage (ou erreur de sondage) provient du fait que les données ont été collectées à partir d'un échantillon de ménages et non auprès de l’ensemble des ménages du pays. Les erreurs de sondage associées aux quotients de mortalité figurent en annexe B et on y fait référence dans ce chapitre chaque fois que cela est nécessaire. Les erreurs de mesure proviennent essentiellement du degré d'exactitude des données collectées auprès des enquêtés. Dans la suite de cette section, on passera en revue les principales erreurs de mesure potentielles, à savoir : les mauvaises déclarations des dates des évènements, les mauvaises déclarations des âges au décès et les sous-déclarations d'enfants décédés. Mauvaises déclarations des dates des évènements Au cours de l'EDSB-IV, les données sur la santé maternelle et la santé de l’enfant ont été collectées pour toutes les naissances qui se sont produites en janvier 2006 et plus tard. Les enquêtes qui utilisent ainsi une date de référence pour la collecte des données sur la santé peuvent fournir à certaines enquêtrices un motif pour enregistrer, avant la date de référence, la naissance de certains enfants qui sont, en fait, nés après cette date. En procédant ainsi, 1es enquêtrices évitent de poser les questions de la section santé du questionnaire. Par ailleurs, l’analyse des données de nombreuses enquêtes conduites dans le cadre du Programme des Enquêtes Démographiques et de Sante indique que le déplacement des dates de naissance est généralement plus important pour les enfants décédés que pour les enfants survivants ; ces déplacements différentiels peuvent entraîner une sous-estimation des quotients de mortalité pour la période qui précède immédiatement l'enquête et une surestimation pour la période précédente (Sullivan et al., 1990 et Curtis, 1995). Le tableau C.4 en annexe C présente la répartition des naissances enregistrées au cours de l'EDSB-IV, par année de naissance, en distinguant les enfants survivants de ceux qui sont décédés. Les enfants décédés sont au nombre de 1 043 pour la période 2003-2007, qui est près de deux fois plus élevé que celui de la période 2008-2012 (552). Cette différence ne peut s’expliquer uniquement par la moindre durée d’exposition au risque de décès au cours de la période la plus récente : elle met en évidence une omission de naissances d'enfants décédés dans la période 2008-2012 et/ou un transfert de dates de naissances d'enfants décédés de la période la plus récente vers la période 2003-2007. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 221 Mauvaises déclarations de l’âge au décès Dans les enquêtes rétrospectives, lorsque les enquêtées sont autorisées à déclarer l’âge au décès en années révolues, il arrive qu'elles arrondissent l’âge au décès au nombre entier suivant. Ainsi, certains décès qui se sont produits avant le premier anniversaire de l’enfant sont déclarés comme s’étant produits à l’âge d’un an. Ces déclarations imprécises entraînent une sous-estimation de la mortalité infantile et une surestimation de la mortalité juvénile. Pour éviter ce biais, la procédure standard suivie dans le programme des Enquêtes Démographiques et de Santé consiste à collecter l’âge au décès en mois pour les enfants qui sont décédés après le premier mois, mais avant l’âge de deux ans. Si une enquêtée déclare un décès à l’âge d’un an, l’enquêtrice doit déterminer le nombre de mois que l’enfant a vécu, en faisant particulièrement attention à déterminer si l’enfant est décédé avant ou après son premier anniversaire. Cette façon de collecter les données est censée réduire les mauvaises déclarations d’âge au décès et, s’il existe une attraction pour certains âges en mois, elle peut être facilement détectée à partir d’une simple distribution des décès en mois. Le tableau C.6 en annexe C présente la distribution des décès déclarés par âge au décès en mois (de 0 à 23 mois). À partir de la distribution des décès par âge au décès en mois on peut évaluer dans quelle mesure, au cours de l'EDSB-IV, certains décès qui se sont produits en fin de première année ont été déclarés comme s'étant produits à 12 mois ou plus. On constate que pour la période la plus récente, 46 enfants seraient décédés à l’âge de 12 mois, soit plus du double des décès enregistrés à 10-11 mois (20). Ainsi il existe un transfert évident de certains décès qui devraient être comptabilisés dans la mortalité infantile (moins de 12 mois) vers la mortalité juvénile (12 mois ou plus). On peut aussi comparer le ratio de la mortalité infantile à la mortalité juvénile de l'EDSB-IV au même ratio calculé pour l’EDSB-2006 et l'EDSB-20011. Cette comparaison met en évidence une différence de tendance par âge de la mortalité au cours de l'EDSB de 2001, 2006 et de l'EDSB-IV de 2011-2012. En effet, pour l’EDSB de 2001, la mortalité infantile est supérieure à la mortalité juvénile d'environ 15 %2, et pour l’EDSB de 2006, le ratio mortalité infantile à la mortalité juvénile est de 8 %3 environ, et il est de 40 % à la présente EDSB de 2011-2012. Ce ratio très élevé de 40 % pour l’EDSB de 2011-2012 met en évidence une sous-estimation importante de la mortalité dans la période juvénile par rapport à la mortalité infantile. Sous déclaration des enfants décédés Lorsque les décès sont sous-déclarés dans une enquête, les sous-déclarations sont généralement plus importantes pour la période néonatale. Si le ratio des décès néonatals à l’ensemble des décès à moins d’un an est anormalement faible, cela indique une sous-déclaration relativement importante des décès infantiles précoces. Le tableau C 6 en annexe C présente les valeurs de ce ratio pour la période des 20 années précédant l'EDSB-IV. Pour la période la plus récente, le ratio est de 0,59, ce qui semble acceptable compte tenu des niveaux de mortalité au Bénin. De plus, ce ratio est légèrement plus élevé que celui de l'EDSB de 2006 (0,50)4, et que celui de l’EDSB de 2001 (0,46)5. 1 Le ratio de la mortalité infantile à la mortalité juvénile pour l’EDS-2001 constitue une référence appropriée pour la comparaison dans la mesure où rien ne semble indiquer de mauvaises déclarations de l’âge au décès au cours de l’EDS-2001. 2 Calculé à partir des quotients présentés dans Enquête Démographique et de Santé, Bénin, 2001 (Tableau 8.1) et dans le tableau 12.1 de ce rapport. 3 Calculé à partir des quotients présentés dans Enquête Démographique et de Santé, Bénin, 2006 (Tableau 13.1). 4 Voir Enquête Démographique et de Santé, Bénin, 2006 (Tableau C.6). 5 Voir Enquête Démographique et de Santé, Bénin, 2001 (Tableau C.6). 222 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans L'analyse des distributions des décès au cours de l'enfance ne montre pas une évidence directe de la sous-déclaration des décès néonatals relatifs aux décès infantiles au cours de l'EDSB-IV. Cependant, comme nous le verrons ultérieurement dans ce chapitre, il est possible qu'il y ait eu une sous-estimation importante de l’ensemble des décès infantiles ainsi que des décès juvéniles. 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES Le tableau 12.1 présente les différents quotients de mortalité pour les cinq dernières années qui ont précédé l’enquête. Les niveaux sont calculés pour trois périodes quinquennales, 0-4 ans, 5-9 ans et 10-14 ans avant l'enquête, soit de 2008-2012, 2003-2007 et 1999-2003. Tableau 12.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de 5 ans Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile par période de 5 ans ayant précédé l'enquête, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Nombre d'années ayant précédé l'enquête Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) 0-4 23 19 42 30 70 5-9 26 23 49 32 80 10-14 26 20 45 37 81 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Pour la période 0-4 ans avant l'enquête (2008-2012), les résultats montrent que sur 1 000 naissances vivantes, 42 décèdent avant d'atteindre leur premier anniversaire (23 ‰ entre 0 et 1 mois exact et 19 ‰ entre 1 et 12 mois exact), et que sur 1 000 enfants âgés d'un an, 30 n'atteignent pas leur cinquième anniversaire. Le risque global de décès entre la naissance et le cinquième anniversaire est donc de 70 pour mille naissances, soit près d’un enfant sur quinze. Les données du tableau 12.1 indiquent que les niveaux de la mortalité des enfants auraient baissé au Bénin au cours des dix dernières années. Le graphique 12.1 présente les tendances de la mortalité infantile selon les données observées à l’EDSB-2001, l’EDSB-2006 et l'EDSB-IV 2011-2012. Les quotients sont représentés pour les années centrales des périodes de référence auxquelles ils correspondent. Ainsi pour la mortalité infantile, les quotients de l'EDSB-2001 et de l'EDSB-2006 sont assez cohérents. Les deux enquêtes précédentes indiquent une baisse de la mortalité infantile, passant d'environ 116 pour mille naissances vivantes (1989) à environ 101 ‰ (1994), baisse qui se poursuit en passant, pour l’année centrale 1999, à 89 ‰ selon l'EDSB-2001 à 86 ‰ selon l'EDSB-2006, puis à 67 ‰ en 2004 selon l’EDSB- 2006. Les données de l’EDSB-IV montrent que cette tendance à la baisse de la mortalité infantile se poursuit et le quotient atteint 42 ‰ sur l’année centrale 2010 (selon l'EDSB-IV). Toutefois, on s’attendrait à une mortalité infantile plus élevée si l’on projette les tendances passées, ce qui indique une légère sous-estimation de la mortalité infantile pour la période 0-4 ans avant l’enquête. Les quotients de mortalité infantile de l'EDSB-IV pour les périodes rétrospectives 2003-2007 et 1998-2002 ne correspondent pas aux estimations des enquêtes précédentes pour les mêmes périodes comparables. En particulier, pour des périodes antérieures comparables 2003-2007 et 1998-2002, les quotients fournis par l'EDSB-IV sont beaucoup plus faibles que ceux de l'EDSB- 2006 pour les mêmes périodes (49 ‰ contre 67 ‰ et 45 ‰ contre 86 ‰). Le graphique 12.1 permet de constater les mêmes types d’écarts entre les deux enquêtes en ce qui concerne la mortalité juvénile et, par conséquent, la mortalité infanto-juvénile. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 223 Graphique 12.1 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile selon l'EDSB-III 2006 et l'EDSB-IV 2011-2012 83 86 67 45 49 42 0 20 40 60 80 100 Décès pour mille Année centrale des estimations Mortalité infantile 74 67 62 37 32 30 0 20 40 60 80 100 Décès pour mille Année centrale des estimations Mortalité juvénile 151 147 125 81 80 70 20 40 60 80 100 120 140 160 180 Décès pour mille Année centrale des estimations EDSB-III 2006 EDSB-IV 2011-2012 Mortalité infanto-juvénile 224 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Ainsi, ces différences entre l’EDSB-IV 2011-2012 et l’EDSB-2006 révèlent une sous-déclaration des décès à l’EDSB-IV liée aux rappels de mémoire chez les enquêtées, ces sous-déclarations étant d’autant plus importante que la période de référence est éloignée. Les différences de niveau de mortalité avec les enquêtes précédentes mettent en évidence un problème de complétude de déclaration des décès au cours de l'EDSB-IV. Comme on l’a vu précédemment avec la comparaison du ratio mortalité infantile/mortalité juvénile, dans la période la plus récente, ces sous- déclarations porteraient plus sur la mortalité juvénile que sur la mortalité infantile. Il semble également que ces sous-estimations soient d’autant plus importantes que la période de référence est éloignée et donc que l’estimation récente de la mortalité, bien que sous-estimée, rende compte néanmoins d’une continuation de la baisse de la mortalité des enfants. Cette tendance à la baisse reflète une amélioration de la survie des enfants imputable, entre autres, à une amélioration importante de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides par les enfants de moins de cinq qui est passé de 20 % en 2006 à 70 % en 2011-2012 (voir chapitre 10) ; l’utilisation des moustiquaires MII étant un facteur essentiel dans la prévention du paludisme et par conséquent un facteur de réduction de la morbidité et de la mortalité. 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE Les tableaux 12.2 et 12.3 présentent respectivement les différents quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques et démographiques de la mère et de l’enfant pour la période des dix années ayant précédé l'enquête (2003-2012). Une période de dix ans est nécessaire pour disposer d'un effectif d'événements statistiquement satisfaisant pour le calcul des probabilités dans chaque sous-groupe de population retenu. Les graphiques 12.2 et 12.3 présentent les différences de mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile selon la résidence et selon certaines caractéristiques des naissances. Tableau12.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio-économiques Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période des dix années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques socio-économiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique socio-économique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) Milieu de résidence Cotonou 28 14 43 17 59 Autres villes 23 17 40 24 63 Ensemble urbain 24 16 41 22 62 Rural 25 24 49 36 83 Département Alibori 29 28 58 56 111 Atacora 15 23 38 31 67 Atlantique 25 23 48 32 78 Borgou 20 17 36 21 56 Collines 32 21 53 33 84 Couffo 27 27 54 41 93 Donga 29 24 53 28 80 Littoral 28 14 43 17 59 Mono 14 20 34 23 56 Ouémé 22 14 35 29 64 Plateau 23 16 39 14 53 Zou 33 29 62 44 104 Niveau d'instruction de la mère Aucun 25 22 48 34 80 Primaire 23 17 40 21 61 Secondaire 1er cycle 24 18 42 19 61 Secondaire 2nd cycle ou plus (10) (12) (22) (15) (37) Quintiles de bien-être économique Le plus bas 26 27 53 37 88 Second 25 26 51 42 90 Moyen 25 21 47 34 80 Quatrième 26 18 44 22 65 Le plus élevé 20 10 30 14 44 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur basée sur moins de 250-499 personnes/mois d’exposition (non pondérées). 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 225 Les résultats du tableau 12.2, illustrés en partie par le graphique 12.2, montrent que la mortalité infantile est légèrement plus faible en milieu urbain (41 ‰) qu’en milieu rural (49 ‰). Quand on compare Cotonou à l’ensemble des autres villes, on constate que le niveau de mortalité infantile y est légèrement plus élevé (43 ‰ contre 40 ‰). Cependant, Cotonou enregistre un plus faible taux de mortalité juvénile comparé aux autres villes (17 ‰ contre 24 ‰), et de même pour la mortalité infanto-juvénile (59 ‰ contre 63 ‰). La classification selon les départements met également en évidence des écarts : on constate que dans le Nord du Bénin, la mortalité infantile sévit plus dans l’Alibori (58 ‰) et la Donga (53 ‰) que dans l’Atacora (38 ‰) et le Borgou (36 ‰). Au centre du Bénin, le niveau de mortalité infantile est particulièrement plus élevé dans le Zou (62 ‰) que dans les Collines (53 ‰), le Couffo (54 ‰) et le Mono (34 ‰). Enfin au sud du Bénin, il ressort que les niveaux de mortalité infantile les plus élevés sont enregistrés dans l’Atlantique (48 ‰) et le Littoral (43 ‰) contre 35 ‰ pour l’Ouémé et 39 ‰ pour le Plateau. En ce qui concerne la mortalité juvénile, les écarts observés sont encore plus importants entre les milieux de résidence et les départements. En effet, ce quotient varie de 22 ‰ en milieu urbain à 36 ‰ en milieu rural. Dans les départements, c’est dans l’Alibori que ce type de mortalité fait le plus de ravages (56 ‰), suivi du Zou (44 ‰) et du Couffo (41 ‰) tandis que les quotients les plus faibles sont enregistrés dans le Plateau (14 ‰) et le Littoral (17 ‰). Concernant la mortalité infanto-juvénile, on observe pratiquement les mêmes tendances que pour la mortalité infantile. C’est toujours l’Alibori suivi du Zou et du Couffo qui enregistrent les niveaux les plus élevés (respectivement 111 ‰, 104 ‰ et 93 ‰) et les quotients les plus faibles s’observent dans le Plateau (53 ‰), le Mono (56 ‰), le Borgou (56 ‰) et le Littoral (59 ‰) (Graphique 12.2). Graphique 12.2 Mortalité infanto-juvénile (moins de cinq ans) ans selon la résidence 164 176 125 141 122 184 82 101 147 134 126 145 123 116 82 111 67 78 56 84 93 80 59 56 64 53 104 83 63 62 59 Alibori Atacora Atlantique Borgou Collines Couffo Donga Littoral Mono Ouémé Plateau Zou DÉPARTEMENT Rural Autres villes Ensemble urbain Cotonou MILIEU DE RÉSIDENCE Décès pour 1 000 naissances Note: mortalité pour les 10 ans avant l'enquête 226 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Par ailleurs, on constate également des variations importantes des niveaux de mortalité selon le niveau d’instruction de la mère et selon le niveau de bien-être économique des ménages. Les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction décèdent beaucoup plus que ceux dont les mères sont de niveau primaire et secondaire ou plus et cela quel que soit le type de mortalité des enfants considéré. En effet, pour la mortalité infanto-juvénile, les enfants de mère sans niveau d’instruction courent 1,3 fois plus le risque de décéder que ceux dont la mère a un niveau primaire ou secondaire 1er cycle (80 ‰ contre 61 ‰). Les enfants vivant dans un ménage classé dans le quintile de bien-être économique le plus bas, courent 2 fois plus de risque de décéder que ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (88 ‰ contre 44 ‰). Le tableau 12.3 présente les quotients de mortalité pour la période de dix années ayant précédé l'enquête selon certaines caractéristiques des naissances. À part la mortalité juvénile, les enfants de sexe masculin présentent, comme dans la majorité des populations, un risque de mortalité plus élevé que celui des enfants de sexe féminin. Durant le premier mois d’existence, 27 naissances vivantes masculines sur mille décèdent contre 22 sur mille chez les filles. Pour la mortalité post-néonatale, l’écart observé est presque similaire (23 ‰ chez les garçons contre 19 ‰ chez les filles). Le taux de mortalité infantile s’établit à 50 ‰ pour les garçons contre 41 ‰ pour les filles et entre le premier et le cinquième anniversaire, le niveau de mortalité des filles est légèrement plus élevé que celui des garçons (32 ‰ contre 30 ‰). Cela peut être expliqué par la sous-déclaration de la mortalité entre ces âges au profit de la première année de vie. Quant à la mortalité infanto-juvénile, sur mille naissances masculines 79 décèdent contre 71 ‰ chez les filles. Les autres caractéristiques concernent le comportement procréateur des mères : l'âge de la mère à la naissance de l'enfant, le rang de naissance de l’enfant, le temps écoulé depuis la naissance précédente et la taille à la naissance de l’enfant. L’âge de la mère à la naissance de l’enfant constitue également un facteur de risque pour la mortalité des enfants. Les naissances qui ont eu lieu à un âge précoce (avant 20 ans) ou tardif (après 40 ans), ont moins de chance de survivre que celles qui ont eu lieu aux autres âges. En effet, les enfants nés d’une mère âgée de moins de vingt ans courent un risque de mortalité infantile de 19 ‰ plus élevé que ceux des mères dont l’âge est compris entre 20-29 ans (51 ‰ contre 43 ‰) et de 13 ‰ plus élevé que ceux dont la mère a entre 30-39 ans (45 ‰). En revanche, les enfants de mère jeune (moins de 20 ans) courent moins de risques de décéder entre la naissance et le premier anniversaire que ceux nés de mère âgée de 40-49 ans (51 ‰ contre 86 ‰). Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 227 Tableau 12.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période des dix années ayant précédé l'enquête, selon certaines caractéristiques démographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique démographique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto- juvénile (5q0) Sexe de l'enfant Masculin 27 23 50 30 79 Féminin 22 19 41 32 71 Age de la mère à la naissance de l'enfant <20 29 22 51 42 91 20-29 22 21 43 29 70 30-39 25 20 45 28 71 40-49 52 35 86 * * Rang de naissance 1 20 15 36 27 62 2-3 18 18 36 26 61 4-6 29 23 52 34 85 7+ 49 44 92 59 146 Intervalle avec la naissance précédente 2 <2 années 47 40 87 50 132 2 années 23 23 46 34 79 3 années 17 13 30 26 54 4 années+ 17 13 30 16 46 Taille à la naissance3 Petit/très petit 30 26 56 na na Moyen ou gros 18 15 33 na na na = Non applicable. Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 250 personnes/mois d’exposition (non pondérées) et qu’elle a été supprimée. 1 Calculé par différence entre les quotients de mortalité infantile et néonatale. 2 Non compris les naissances de rang 1. 3 Quotients pour la période des 5 années avant l'enquête. 228 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Graphique 12.3 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances Il est souhaitable, pour la santé de la mère et de l’enfant, que les naissances soient au moins espacées de 2 ans. En effet, les enfants dont l’intervalle avec la naissance précédente est inférieur à 2 ans courent des risques de décéder très largement supérieurs aux autres. Pour l’ensemble de la mortalité infanto-juvénile, on constate qu’un enfant né à moins de 2 ans après l’enfant précédent, court un risque de décéder avant son cinquième anniversaire de 67 % plus élevé que celui dont la mère a observé un espacement de deux ans (132 ‰ contre 79 ‰) ; de même, les enfants qui naissent 2 ans après la naissance précédente courent un risque de décéder plus élevé de 46 % par rapport à ceux qui naissent 3 années après l’enfant précédent (79 ‰ contre 54 ‰). Quant à la mortalité infantile, le risque de décès est d’environ 2 fois plus élevé pour les enfants nés à moins de 2 ans d’intervalle par rapport à ceux dont la naissance est survenue 2 années après (87 ‰ contre 46 ‰) et pratiquement de 3 fois plus élevé par rapport à ceux dont la naissance a eu lieu 3 années après la naissance précédente (87 ‰ contre 30 ‰). La mortalité différentielle selon ces trois caractéristiques met en évidence les risques importants que fait courir aux enfants une fécondité élevée, caractérisée par des naissances précoces et des intervalles intergénésiques très courts. On relève enfin que les bébés nés petits ou très petits (y compris éventuellement les prématurés) courent un risque de mortalité néonatale 1,7 fois plus élevé que les bébés moyens ou gros (30 ‰ contre 18 ‰). Au niveau des quotients de mortalité post-néonatale et infantile, les écarts observés ne sont pas différents de celui observé pour la mortalité néonatale (respectivement 26 ‰ contre 15 ‰ et 56 ‰ contre 33 ‰) ; le ratio étant presque toujours de 1,7. Il convient de rappeler que le poids d’un enfant à la naissance est largement déterminé par l’état de santé, de maturité biologique et l’état nutritionnel de la mère au cours de la grossesse. 33 56 30 30 46 87 0 92 52 36 36 86 45 43 51 41 50 Moyen ou gros Taille à la naissance 3 <2 7+ 2-3 Rang de naissance 30-39 <20 Féminin Sexe Décès pour 1 000 naissances EDSB-IV 2011-2012Note: mortalité pour les 10 ans avant l'enquête Mortalité des enfants de moins de 5 ans • 229 C’est ainsi que les grossesses peu espacées et/ou trop répétées, ainsi que celles qui sont précoces, sont considérées comme favorisant la naissance d’un enfant de faible poids. 12.4 GROUPES À HAUTS RISQUES Le tableau 12.4 présente une classification des naissances des cinq dernières années selon les catégories à hauts risques auxquelles elles correspondent : • les naissances de rang 1 qui présentent un risque élevé de mortalité, mais qui sont inévitables sauf lorsqu’elles sont issues de jeunes mères (âgées de moins de 18 ans). On a donc isolé les naissances de rang 1 et de mères de 18 à 34 ans ; • les naissances issues de mère appartenant à une seule catégorie à hauts risques : âge de procréation précoce (moins de 18 ans) ou tardif (35 ans ou plus), intervalle intergénésique court (moins de 24 mois) et rang élevé de naissance (supérieur à 3) ; • les naissances correspondant à une combinaison de catégories de risques selon l’âge de la mère à la naissance, l’intervalle intergénésique et le rang de naissance ; et, enfin, • les naissances ne correspondant à aucune catégorie à hauts risques définies ci-dessus. À la lecture du tableau 12.4, il ressort que 31 % des naissances des cinq années ayant précédé l’enquête ne correspondent à aucune catégorie à haut risque identifié, 17 % correspondent à des risques élevés parce qu’elles sont de rang 1 mais inévitables car issues de femme âgée de 18-34 ans, 37 % correspondent à d’autres catégories à haut risque unique et 16 % correspondent à des catégories à hauts risques multiples. Dans l’ensemble, plus de la moitié des enfants (53 %) courent un risque de décéder plus élevé parce qu’ils sont nés de mère trop jeune (moins de 18 ans), ou trop âgée (35 ans ou plus), ou parce qu’ils sont de rang élevé (trois ou plus) ou ils sont nés à moins de 24 mois après leur aîné. Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques Répartition (en %) des enfants nés au cours des 5 années ayant précédé l'enquête par catégorie de hauts risques de mortalité ratio de risque et répartition (en %) des femmes actuellement en union par catégorie de hauts risques si elles concevaient un enfant au moment de l'enquête, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Catégories de risques Naissances des 5 années ayant précédé l'enquête Pourcentage de femmes actuellement en union1 Pourcentage de naissances Ratio de risques Dans aucune catégorie à hauts risques 30,5 1,00 17,8 a Catégorie à risque inévitable Naissances de rang 1, âge entre 18 et 34 ans 16,8 1,01 3,7 Catégorie à haut risque unique Age de la mère <18 4,1 2,10 0,4 âge de la mère >34 2,2 0,30 5,3 Intervalle intergénésique <24 mois 5,3 1,63 9,4 Rang de naissance >3 25,0 1,46 19,5 Sous-total 36,5 1,49 34,5 Catégorie à hauts risques multiples Age <18 et intervalle intergénésique <24 mois2 0,3 * 0,2 Age >34 et intervalle intergénésique <24 mois 0,2 * 0,3 Age >34 et rang de naissance >3 8,9 1,39 27,8 Age >34 et intervalle intergénésique <24 mois et rang de naissance >3 1,4 3,46 4,3 Intervalle intergénésique <24 mois et rang de naissance >3 5,3 3,79 11,4 Sous-total 16,2 2,40 44,0 Dans une des catégories de hauts risques évitables 52,7 1,77 78,6 Total 100,0 na 100,0 Effectif de naissances/femmes 13 192 na- 11 680 Note : Le rapport de risque est le rapport de la proportion d'enfants décédés, parmi les enfants appartenant à chaque catégorie à hauts risques, à la proportion d'enfants décédés parmi les enfants n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques. Un astérisque indique qu’un ratio est basé sur trop peu de cas et qu’il a été supprimé. na = Non applicable. 1 Les femmes sont classées dans les catégories à hauts risques selon le statut qu'elles auraient à la naissance de l'enfant si l'enfant était conçu au moment de l'enquête: âge actuel inférieur à 17 ans et 3 mois ou supérieur à 34 ans et 2 mois, ou la dernière naissance a eu lieu dans les 15 derniers mois, ou la dernière naissance était de rang 3 ou plus. 2 Y compris la catégorie: âge < 18 ans et RG > 3. a Y compris les femmes stérilisées. 230 • Mortalité des enfants de moins de 5 ans Pour évaluer le risque supplémentaire de décéder que font courir aux enfants certains comportements procréateurs des mères, on a calculé des ratios de risques, en prenant comme référence les naissances n’appartenant à aucune catégorie à hauts risques. Le ratio de risque est donc le rapport de la proportion d’enfants décédés dans chaque catégorie à hauts risques, à la proportion d’enfants décédés dans la catégorie sans haut risque. Les naissances de rang 1 ne sont pas évitables mais, même lorsqu'elles n'interviennent pas à un âge trop précoce ou trop tardif, c'est-à-dire avant 18 ans ou après 34 ans, elles apparaissent ici comme étant des naissances à risques. Dans le cas spécifique du Bénin, ces naissances de rang 1 présentent un risque de décéder 1,01 fois plus élevé que celui de la catégorie de référence constituée par les enfants n’appartenant à aucun des risques considérés. Un enfant appartenant à une catégorie quelconque à hauts risques uniques (non compris les enfants de rang 1 et de mère de 18-34 ans) court un risque de décéder 1,49 fois supérieur à un enfant n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques. Il apparaît qu’un intervalle intergénésique court est un facteur de risques élevés puisqu’un enfant, né après son aîné dans un intervalle inférieur à moins de 24 mois, court un risque de décéder 1,63 fois plus important que la catégorie de référence. Il en est de même de la fécondité précoce, puisque les enfants nés de mères très jeunes courent un risque de décéder 2,10 fois plus important que les enfants de la catégorie de référence. Ce sont les enfants appartenant à la catégorie de hauts risques multiples qui sont les plus exposés puisque leur risque de décéder est 2,40 fois plus élevé que celui des enfants n’appartenant à aucune catégorie de risques. Les enfants dont l’intervalle avec l’enfant précédent est inférieur à 24 mois et le rang de naissance supérieur à 3, sont particulièrement exposés (risque de décéder 3,79 fois plus élevé que la catégorie de référence). Ces résultats montrent qu’un meilleur espacement des naissances n'a pas pour seul résultat la réduction du nombre de naissances chez une femme, mais aussi une amélioration considérable des chances de survie des enfants. À partir de cette analyse du comportement procréateur à hauts risques, on a essayé de déterminer la proportion de femmes actuellement en union qui, potentiellement, pourraient avoir un tel comportement. Pour cela, à partir de l'âge actuel des femmes, de l'intervalle écoulé depuis leur dernière naissance et du rang de leur dernière naissance, on détermine dans quelle catégorie se situerait la prochaine naissance, si chaque femme concevait un enfant au moment de l'enquête. Il s'agit donc d'une simulation ayant pour objectif de déterminer quelles proportions des futures naissances entreraient dans les catégories à risques, en l'absence de tout comportement régulateur de la fécondité. Il apparaît (tableau 12.4) que 18 % des enfants à naître seraient alors des enfants n'appartenant à aucune catégorie à hauts risques alors que 79 % appartiendraient à une catégorie de hauts risques évitables (qu’ils soient uniques ou multiples). Cette proportion est supérieure à celle observée parmi les enfants déjà nés, c’est-à-dire parmi les naissances (53 %). Ainsi, la planification familiale et les programmes de santé maternelle et infantile sont indispensables pour la réduction de la mortalité des enfants liée au comportement procréateur, en se concentrant sur les actions suivantes : un effort pour le meilleur suivi des grossesses (notamment la première naissance), une réduction de la fécondité précoce et un meilleur espacement des naissances. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 231 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST 13 Clément Ahoussinou, Elise Ahovey, Elvire Hounsa, Alexandre Biaou, et Yedodé Ahokpossi e Syndrome de l’Immunodéficience Acquise (Sida) se caractérise par l’apparition d’un ensemble de signes consécutifs à l’effondrement du système immunitaire du corps humain. Le sida est la phase ultime de l’infection par le VIH. Celui-ci se transmet essentiellement par voie sexuelle, au contact du sang contaminé ou de la mère à l’enfant. Dans son dernier rapport mondial, l’ONUSIDA constate que « la croissance globale de l’épidémie de sida semble s’être stabilisée » (ONUSIDA, 2010). Cette tendance est attribuée à une combinaison de nombreux facteurs, dont l’évolution naturelle des épidémies de VIH, l’élargissement et l’intensification des programmes d’accès aux traitements et aux soins ; de même, les efforts déployés en matière de prévention ont porté leurs fruits et expliquent, en partie, ces résultats récents. La mise en place de programmes de prévention efficaces qui ciblent les groupes de population les plus vulnérables demeure donc une priorité. Le Bénin a enregistré son premier cas de sida en 1985. Deux ans plus tard, et à l’instar des autres pays de la sous–région, les autorités ont mis en place un système de veille épidémique dont l’objectif était d’évaluer la situation de l’infection dans le pays et d’infléchir la courbe de tendance de la maladie dans le pays. La réponse nationale est essentiellement orientée dans 3 directions : (i) la prévention sous toutes ses formes, (ii) la prise en charge globale des personnes infectées et/ou affectées par le VIH et (iii) le soutien des malades et des personnes affectées par la maladie. La lutte étant multisectorielle, c’est le Comité national de lutte contre le sida (CNLS) qui est responsable de la mobilisation des ressources et de la coordination des actions de prévention et de soutien menées par les différents acteurs engagés dans la riposte nationale à l’épidémie que sont le PNLS, le ministère L Principaux résultats • Dans l’ensemble, 22 % des femmes et 30 % des hommes de 15-49 ans ont une connaissance considérée comme « approfondie » du sida. • Près de cinq femmes sur dix (48 %) et près de quatre hommes de 15-49 ans sur dix (37 %) savent que le virus peut se transmettre de la mère à l’enfant par l’allaitement et connaissent aussi l’existence de médicament qui peut réduire les risques de transmission maternelle au cours de la grossesse. • Les hommes se montreraient plus tolérants que les femmes dans certaines situations envers les personnes malades du sida (16 % contre 8 %). • Seulement 15 % des femmes et 5 % des hommes ont reçu le résultat du dernier test du VIH effectué au cours des 12 derniers mois. • Parmi les jeunes de 15-24 ans, 25 % des femmes et 31 % des hommes ont une connaissance considérée comme «approfondie» du sida. • Parmi les jeunes femmes de 15-24 ans, 19 % connaissent le résultat du dernier test effectué au cours des 12 derniers mois. Chez les hommes de 15-24 ans, cette proportion est plus faible (8 %). 232 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST de la Santé et les ONG. Quant à la prise en charge, elle est essentiellement assurée par le PNLS alors que la prise en charge psychosociale est l’œuvre de plusieurs entités que sont le CNLS, le ministère de la Santé et de certaines ONG. Les données collectées au cours de l’EDSB-IV concernant le niveau de connaissance de la maladie, de ses moyens de prévention et de transmission, les attitudes et les comportements des femmes et des hommes vis-à-vis du VIH/sida peuvent se révéler très utiles pour renforcer les programmes de prévention ou pour évaluer les résultats des interventions en cours. 13.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION La connaissance par la population du VIH/sida et de ses moyens de prévention est une étape indispensable dans le processus de lutte contre la propagation de ce virus. Au cours de l’EDSB-IV, des questions ont été posées pour évaluer cette connaissance dans la population béninoise. On a demandé aux enquêtés s’ils avaient entendu parler du sida et s’ils connaissaient les moyens pouvant permettre de réduire les risques de contracter le virus. Les données du tableau 13.1 montrent que la quasi-totalité des femmes (90 %) et des hommes (94 %) de 15-49 ans ont entendu parler du sida. Cette connaissance du sida est quasi généralisée et homogène. De plus, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes, les proportions de celles et ceux qui connaissent cette maladie augmentent avec le niveau d’instruction et le statut socio-économique du ménage. On peut toutefois mentionner qu’en milieu rural (87 %), parmi les femmes sans niveau d’instruction (85 %) et parmi les femmes dont le ménage est classé dans le Tableau 13.1 Connaissance du sida Pourcentage de femmes de 15-49 ans et d'hommes de 15-64 ans ayant entendu parler du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme A entendu parler du sida Effectif d'enquêtés A entendu parler du sida Effectif d'enquêtés Groupe d'âges 15-24 89,4 5 800 92,5 1 630 15-19 88,6 2 907 90,4 976 20-24 90,3 2 893 95,6 654 25-29 89,7 3 201 95,5 674 30-39 89,0 4 856 94,3 1 248 40-49 90,1 2 742 93,2 881 État matrimonial Célibataire 90,7 3 992 92,5 1 816 A déjà eu des rapports sexuels 94,1 2 133 96,7 1 066 N'a jamais eu de rapports sexuels 86,8 1 859 86,5 750 En union 88,8 11 680 94,4 2 516 En rupture d'union 92,0 926 93,5 101 Milieu de résidence Cotonou 93,9 2 633 95,3 722 Autres villes 91,3 5 078 95,0 1 376 Ensemble urbain 92,2 7 711 95,1 2 098 Rural 87,1 8 888 92,2 2 335 Département Alibori 73,4 889 82,3 243 Atacora 85,7 1 340 93,5 318 Atlantique 96,6 2 058 97,5 598 Borgou 71,2 1 206 87,8 344 Collines 93,1 1 097 84,1 303 Couffo 97,0 1 158 98,4 253 Donga 97,1 681 96,6 188 Littoral 93,9 2 633 95,3 722 Mono 88,6 931 89,2 248 Ouémé 92,3 2 014 94,8 573 Plateau 80,3 1 111 98,4 267 Zou 91,0 1 482 97,2 374 Niveau d'instruction Aucun 85,1 9 879 88,4 1 460 Primaire 94,0 2 906 94,3 1 059 Secondaire 1er cycle 96,7 2 505 96,4 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 98,3 1 309 98,0 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 77,2 2 795 87,9 686 Second 86,8 3 017 90,0 725 Moyen 89,5 3 132 93,0 847 Quatrième 94,4 3 559 96,5 965 Le plus élevé 95,4 4 096 97,1 1 210 Ensemble 15-49 89,5 16 599 93,6 4 433 50-64 na na 89,0 747 Ensemble 15-64 na- na 92,9 5 180 na = Non applicable Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 233 quintile le plus bas (77 %), la proportion de celles qui ont déclaré avoir entendu parler du sida est un peu plus faible qu’ailleurs. Dans les départements, on constate que c’est dans l’Atlantique (97 %) que la proportion de femmes qui connaissent le sida est la plus élevée et dans le Borgou qu’elle est la plus faible (71 %). Chez les hommes, c’est aussi parmi ceux qui n’ont aucun niveau d’instruction (88 %) et parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (88 %) que l’on note les proportions les plus faibles de ceux qui ont entendu parler du sida. Les résultats selon les départements montrent que c’est dans l’Alibori que la proportion d’hommes qui ont entendu parler du sida est la plus faible (82 %). Comparées aux données recueillies à L’EDSB-III de 2006, on constate que les proportions de femmes et d’hommes qui connaissent l’existence du VIH/sida ont légèrement diminué, passant chez les femmes de 94 % à 90 % et chez les hommes de 99 % à 94 %. Connaissance des moyens de prévention du VIH La connaissance par la population des moyens de prévention est indispensable si l’on veut lutter efficacement contre la propagation du virus qui cause le sida. La limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté ainsi que l’utilisation du condom à chaque rapport sexuel comptent parmi les principaux moyens de prévention de l’infection par le VIH. On a donc demandé aux enquêtés s’ils pensaient que ces deux moyens permettaient de réduire les risques de transmission du virus. Les résultats sont présentés au tableau 13.2. Un peu plus des deux tiers des femmes (68 %) et un peu plus des trois quarts des hommes (77 %) de 15-49 ans savent qu’on peut limiter les risques de contracter le VIH en utilisant des condoms. En outre, à la question de savoir si la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettait d’éviter de contracter le VIH, 79 % des femmes et 85 % des hommes ont répondu de manière positive. Globalement, 65 % des femmes et 74 % des hommes connaissent ces deux moyens de prévention du sida. Bien que l’on note certaines variations en fonction des caractéristiques sociodémographiques, notamment un niveau de connaissance plus faible chez les femmes et les hommes sans aucun niveau d’instruction (respectivement 57 % et 65 %) et chez ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (respectivement 46 % et 65 %), la connaissance de ces deux moyens de prévention est assez répandue dans tous les sous-groupes de population. La comparaison de ces résultats avec ceux de l’enquête précédente montre que la proportion de femmes et d’hommes qui connaissent ces deux moyens de prévention a diminué, passant chez les femmes de 73 % en 2006 à 65 % en 2011-2012 et chez les hommes de 83 % à 74 % au cours de la même période. 234 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 13.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui, en réponse à une question déterminée, ont déclaré que l'on pouvait réduire les risques de contracter le virus du sida en utilisant des condoms à chaque rapport sexuel, et en se limitant à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté et qui n'a pas d'autres partenaires selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Utilisant des condoms1 Limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté2 Utilisant des condoms et limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté1,2 Effectif de femmes Utilisant des condoms1 Limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté2 Utilisant des condoms et limitant les rapports sexuels à un seul partenaire sexuel qui n'est pas infecté1,2 Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 68,8 78,7 65,9 5 800 77,3 83,4 73,6 1 630 15-19 67,8 76,4 64,5 2 907 74,0 79,9 70,3 976 20-24 69,8 81,1 67,2 2 893 82,3 88,7 78,5 654 25-29 67,7 78,8 64,3 3 201 78,0 87,5 74,9 674 30-39 66,5 78,7 63,6 4 856 76,1 85,5 73,3 1 248 40-49 66,8 79,2 63,6 2 742 76,9 84,5 73,2 881 État matrimonial Célibataire 71,2 80,0 68,2 3 992 76,6 83,9 73,2 1 816 A déjà eu des rapports sexuels 77,1 84,9 73,9 2 133 82,4 89,5 79,0 1 066 N'a jamais eu de rapports sexuels 64,3 74,3 61,6 1 859 68,4 75,8 65,0 750 En union 66,1 78,1 63,0 11 680 77,6 85,7 74,2 2 516 En rupture d'union 70,9 83,0 67,8 926 68,3 82,0 66,3 101 Milieu de résidence Cotonou 78,4 85,7 75,1 2 633 82,1 86,4 77,4 722 Autres villes 69,9 81,1 66,9 5 078 77,2 87,8 74,3 1 376 Ensemble urbain 72,8 82,7 69,7 7 711 78,9 87,3 75,4 2 098 Rural 63,1 75,5 60,0 8 888 75,3 82,6 72,1 2 335 Département Alibori 57,3 62,8 52,3 889 60,8 66,7 55,6 243 Atacora 54,4 69,9 51,7 1 340 81,3 88,4 78,4 318 Atlantique 74,5 86,1 72,1 2 058 75,5 90,6 74,1 598 Borgou 47,0 62,9 45,2 1 206 78,4 82,6 76,3 344 Collines 74,5 89,2 73,2 1 097 56,6 61,4 53,7 303 Couffo 61,4 76,5 57,6 1 158 87,3 95,8 86,5 253 Donga 76,5 86,5 73,2 681 81,4 92,3 78,4 188 Littoral 78,4 85,7 75,1 2 633 82,1 86,4 77,4 722 Mono 66,5 75,3 61,7 931 72,1 79,4 68,6 248 Ouémé 72,5 85,2 70,1 2 014 79,5 87,1 76,1 573 Plateau 58,7 72,5 55,9 1 111 84,7 88,4 77,9 267 Zou 70,2 76,1 65,5 1 482 76,6 88,9 72,5 374 Niveau d'instruction Aucun 60,1 72,6 56,8 9 879 69,1 77,2 64,8 1 460 Primaire 75,1 84,6 71,9 2 906 76,6 85,5 73,6 1 059 Secondaire 1er cycle 79,5 89,0 76,6 2 505 81,1 87,6 77,7 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 85,2 93,8 83,0 1 309 85,7 93,5 83,6 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 48,1 63,2 45,6 2 795 69,2 77,7 65,2 686 Second 61,8 74,5 58,3 3 017 74,2 81,4 71,6 725 Moyen 68,1 78,5 64,5 3 132 77,0 83,6 73,2 847 Quatrième 73,7 83,7 70,0 3 559 79,7 87,7 76,4 965 Le plus élevé 79,5 88,7 77,2 4 096 80,9 89,6 77,7 1 210 Ensemble 15-49 67,6 78,8 64,5 16 599 77,0 84,8 73,6 4 433 50-64 na na na na 67,2 78,6 64,2 747 Ensemble 15-64 na na na na 75,6 83,9 72,3 5 180 na = Non applicable 1 En utilisant des condoms au cours de chaque rapport sexuel. 2 Un partenaire qui n'a pas d'autre partenaire. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 235 En outre, pour évaluer le niveau de connaissance correcte des femmes et des hommes concernant la transmission et la prévention du virus, on leur a soumis, au cours de l’enquête, une série de propositions. À partir des résultats obtenus pour chaque proposition, on a élaboré un indicateur qui fournit ce que l’on considère ici comme la connaissance « approfondie » du sida. Les résultats sont présentés aux tableaux 13.3.1 pour les femmes et 13.3.2 pour les hommes. Tableau 13.3.1 Connaissance approfondie du sida : Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant déclaré qu'une personne paraissant en bonne santé pouvait avoir le virus du sida et qui, en réponse à des questions déterminées, rejettent, de manière correcte, les idées locales erronées sur la transmission ou la prévention du virus du sida et pourcentage ayant une connaissance considérée comme approfondie du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'enquêtés qui déclarent que : Pourcentage sachant qu'une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejetant les deux idées locales erronées les plus courantes1 Pourcentage ayant une connaissance "approfondie" du sida2 Effectif de femmes Une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida Le virus du sida ne peut être transmis par les piqûres de moustiques Le virus sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels Une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d'une personne qui a le virus du sida Groupe d'âges 15-24 72,0 56,3 46,6 62,9 30,6 24,5 5 800 15-19 70,3 57,1 47,9 61,7 32,0 25,5 2 907 20-24 73,8 55,5 45,2 64,0 29,2 23,5 2 893 25-29 71,6 52,9 42,6 59,9 27,0 21,0 3 201 30-39 70,3 50,9 41,6 59,4 25,2 19,3 4 856 40-49 71,4 52,0 42,1 58,7 26,1 20,2 2 742 État matrimonial Célibataire 74,0 61,6 49,2 67,2 34,4 28,1 3 992 A déjà eu des rapports sexuels 78,7 65,4 52,4 71,9 37,2 31,1 2 133 N'a jamais eu de rapports sexuels 68,6 57,3 45,6 61,7 31,2 24,5 1 859 En union 70,3 50,2 41,9 58,1 25,4 19,5 11 680 En rupture d'union 73,1 57,3 41,2 63,8 25,7 20,5 926 Milieu de résidence Cotonou 82,9 67,9 46,2 72,9 35,3 30,3 2 633 Autres villes 74,5 57,3 49,4 67,0 32,4 25,2 5 078 Ensemble urbain 77,3 60,9 48,3 69,0 33,4 26,9 7 711 Rural 66,2 46,8 39,6 53,3 22,5 17,0 8 888 Département Alibori 54,7 30,5 33,4 37,9 17,7 11,0 889 Atacora 52,5 50,2 54,4 54,7 24,9 16,2 1 340 Atlantique 81,4 58,3 42,0 63,1 30,8 22,9 2 058 Borgou 45,2 36,2 43,4 51,7 20,5 17,0 1 206 Collines 73,3 52,6 34,3 50,4 21,0 16,6 1 097 Couffo 75,7 63,4 57,1 78,4 41,6 31,2 1 158 Donga 81,7 60,4 58,0 60,0 36,1 26,8 681 Littoral 82,9 67,9 46,2 72,9 35,3 30,3 2 633 Mono 71,5 53,8 39,6 63,3 23,8 17,0 931 Ouémé 76,3 47,8 36,7 62,1 22,8 17,6 2 014 Plateau 62,4 48,2 34,7 48,0 18,6 17,3 1 111 Zou 75,7 51,9 46,3 60,7 29,2 24,7 1 482 Niveau d'instruction Aucun 63,3 43,9 37,5 51,4 20,3 14,9 9 879 Primaire 78,6 56,1 41,8 65,8 26,8 21,2 2 906 Secondaire 1er cycle 83,7 71,2 56,8 77,3 42,1 34,5 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 92,2 84,9 68,2 86,1 56,8 48,7 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 50,9 36,2 34,9 43,4 15,8 11,2 2 795 Second 64,3 46,4 41,1 52,2 22,5 15,8 3 017 Moyen 69,8 51,4 42,1 56,2 25,7 19,6 3 132 Quatrième 79,0 56,4 42,9 66,4 27,7 21,7 3 559 Le plus élevé 85,1 69,2 53,1 76,8 40,7 34,3 4 096 Ensemble 15-49 71,4 53,4 43,6 60,6 27,6 21,6 16 599 1 Les deux idées erronées les plus fréquemment citées sont la transmission par les moustiques et la transmission par des moyens surnaturels. 2 Sont considérées comme ayant une connaissance "approfondie", les femmes qui savent que l'utilisation du condom au cours de chaque rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, celles qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et celles qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. 236 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 13.3.2 Connaissance approfondie du sida : Hommes Pourcentage d'hommes de 15-49 ans ayant déclaré qu'une personne paraissant en bonne santé pouvait avoir le virus du sida et qui, en réponse à des questions déterminées, rejettent, de manière correcte, les idées locales erronées sur la transmission ou la prévention du virus du sida et pourcentage ayant une connaissance considérée comme approfondie du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'enquêtés qui déclarent que : Pourcentage sachant qu'une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejetant les deux idées locales erronées les plus courantes1 Pourcentage ayant une connaissance "approfondie" du sida2 Effectif d'hommes Une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida Le virus du sida ne peut être transmis par les piqûres de moustiques Le virus sida ne peut pas être transmis par des moyens surnaturels Une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d'une personne qui a le virus du sida Groupe d'âges 15-24 73,7 57,3 57,7 73,3 35,1 31,0 1 630 15-19 70,4 52,5 54,8 68,6 30,9 27,1 976 20-24 78,7 64,5 61,8 80,2 41,4 36,9 654 25-29 77,8 61,8 58,4 74,3 36,7 31,1 674 30-39 76,7 58,1 54,1 71,5 32,9 28,2 1 248 40-49 77,1 55,8 53,0 72,1 32,6 28,6 881 État matrimonial Célibataire 74,4 59,1 58,5 73,9 36,8 32,1 1 816 A déjà eu des rapports sexuels 81,1 64,8 63,8 79,0 42,6 37,1 1 066 N'a jamais eu de rapports sexuels 65,0 51,0 50,8 66,6 28,7 25,0 750 En union 76,7 57,1 54,1 71,9 32,4 28,3 2 516 En rupture d'union 79,4 56,0 52,3 70,0 33,3 25,7 101 Milieu de résidence Cotonou 86,6 70,0 51,7 83,2 39,7 34,8 722 Autres villes 79,0 65,1 62,9 76,6 40,3 34,5 1 376 Ensemble urbain 81,6 66,8 59,0 78,9 40,1 34,6 2 098 Rural 70,6 49,9 53,0 67,1 28,9 25,5 2 335 Département Alibori 41,4 57,3 61,0 64,1 31,7 24,7 243 Atacora 64,1 61,9 81,8 74,5 37,5 35,4 318 Atlantique 83,3 55,9 45,3 70,8 32,2 24,7 598 Borgou 73,6 55,1 64,2 71,7 37,5 34,9 344 Collines 60,4 54,4 51,7 64,1 27,8 22,4 303 Couffo 91,4 73,4 76,8 85,8 58,3 54,8 253 Donga 75,1 63,2 73,2 79,0 41,2 34,9 188 Littoral 86,6 70,0 51,7 83,2 39,7 34,8 722 Mono 73,5 49,5 43,9 65,9 25,6 23,2 248 Ouémé 83,4 46,8 39,4 62,8 25,0 22,6 573 Plateau 69,6 70,1 69,9 77,4 45,3 36,7 267 Zou 74,4 40,8 51,3 71,7 20,0 19,0 374 Niveau d'instruction Aucun 60,5 48,8 50,5 62,0 23,7 19,7 1 460 Primaire 76,6 48,5 49,5 67,9 27,5 24,1 1 059 Secondaire 1er cycle 84,0 61,7 57,9 78,3 37,4 33,1 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 90,7 80,0 70,0 89,6 56,1 49,4 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 58,8 44,3 53,0 61,6 23,4 20,1 686 Second 67,2 49,4 53,7 67,1 27,3 24,0 725 Moyen 74,8 55,0 54,8 67,9 31,9 27,3 847 Quatrième 81,5 58,8 56,8 74,8 36,3 32,2 965 Le plus élevé 86,9 72,0 58,8 83,9 44,5 38,5 1 210 Ensemble 15-49 75,8 57,9 55,9 72,7 34,2 29,8 4 433 50-64 68,2 51,7 51,5 64,3 30,7 26,3 747 Ensemble 15-64 74,7 57,0 55,2 71,5 33,7 29,3 5 180 1 Les deux idées erronées les plus fréquemment citées: sont la transmission par les moustiques et la transmission par des moyens surnaturels. 2 Sont considérés comme ayant une connaissance "approfondie", les hommes qui savent que l'utilisation du condom au cours de chaque rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, ceux qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et ceux qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 237 Environ sept femmes sur dix (71 %) savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut néanmoins avoir été infectée par le virus qui cause le sida. Seulement 53 % des femmes sur dix savent que le sida ne peut pas être transmis par les moustiques. Pour 44 % des femmes, le sida ne peut pas se transmettre par des moyens surnaturels et environ six femmes sur dix (61 %) ont répondu qu’une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’une personne qui a contracté le virus du sida. Globalement, seulement 28 % des femmes savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida et rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes, à savoir la transmission par les piqûres de moustiques et par les moyens surnaturels. En outre, c’est seulement un peu plus d’une femme de 15-49 ans sur cinq (22 %) qui a une connaissance considérée comme « approfondie » du sida. En d’autres termes, ces femmes savent qu'on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et qui n'est pas infecté ; de plus, elles rejettent les idées erronées les plus courantes à propos de la transmission du sida et elles savent qu'une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Ce niveau de connaissance « approfondie » varie de manière assez importante selon toutes les caractéristiques sociodémographiques des femmes. Globalement, on constate que la proportion de femmes qui sont correctement informées a tendance à diminuer avec l’âge, passant de 26 % parmi celles de 15-19 ans à 19 % à 30-39 ans et 20 % à 40-49 ans. En fonction du statut matrimonial, on note que c’est parmi les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels que la proportion de femmes bien informées (31 %) est la plus élevée et parmi les femmes en union qu’elle est la plus faible (20 %). C’est en fonction du niveau d’instruction et du niveau de vie du ménage que les écarts sont les plus importants. En effet, la proportion des femmes ayant une connaissance « approfondie » varie de 15 % chez celles sans aucun niveau d’instruction à 49 % chez celles ayant un niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle ou plus. De même, la proportion de femmes correctement informées varie d’un minimum de 11 % dans les ménages du quintile le plus bas à un maximum de 34 % dans les ménages du quintile le plus élevé. Les résultats montrent aussi que ce niveau de connaissance « approfondie » est particulièrement faible parmi les femmes du milieu rural (17 %) alors qu’en milieu urbain, en particulier à Cotonou, les proportions des femmes bien informées sont respectivement de 27 % et 30 %. Les résultats selon les départements font apparaître une très faible proportion de femmes ayant une connaissance considérée comme « approfondie » du sida dans l’Alibori (11 %) et dans l’Atacora (16 %). Le tableau 13.3.2 qui présente les mêmes informations pour les hommes de 15-49 ans montre que les hommes sont proportionnellement plus nombreux que les femmes à avoir une connaissance correcte de la transmission du VIH/sida : près des trois quarts des hommes (76 %) savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut néanmoins avoir le virus du sida, 58 % savent que le sida ne peut pas être transmis par les piqûres de moustiques et, dans une proportion assez proche (56 %), ils rejettent l’idée que le virus du sida puisse être transmis par des moyens surnaturels. En outre, 73 % des hommes savent qu’une personne ne peut pas être infectée en partageant les repas d’une personne qui a le virus du sida. Globalement, 34 % contre 28 % parmi les femmes rejettent les idées erronées les plus courantes et savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du sida. Trois hommes sur dix (30 %) ont une connaissance « approfondie » du VIH/sida, soit une proportion plus élevée que celle des femmes (22 %). En outre, les résultats font apparaître les mêmes variations que celles déjà observées chez les femmes. En effet, c’est parmi les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels (37 %), ceux vivant en milieu urbain (35 %), ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (49 %) et ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (39 %) que l’on constate les proportions les plus élevées de ceux qui sont correctement informés. Dans les départements, les résultats montrent que c’est dans le Zou que la proportion d’hommes qui ont une connaissance considérée comme « approfondie » est la plus faible (19 %) contrairement au Couffo (55 %). 238 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant La transmission du virus du sida de la mère à l’enfant peut survenir au cours de la grossesse ou pendant l’accouchement. En outre, l’allaitement présente aussi un risque de transmission du virus. Il existe à l’heure actuelle des traitements qui préviennent ce type de transmission du virus. Au cours de l’enquête, on a demandé à tous les enquêtés s’ils savaient que le virus du sida pouvait se transmettre de la mère à l’enfant par l’allaitement. On leur a, en outre, demandé s’ils savaient que ce risque de transmission maternelle du VIH pouvait être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse. Les résultats sont présentés au tableau 13.4. Tableau 13.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui savent que le VIH peut être transmis de la mère à l'enfant par l'allaitement et que le risque de transmission maternelle du VIH à l'enfant peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Le VIH peut être transmis en allaitant Le risque de TME1 peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Le VIH peut être transmis en allaitant et le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Effectif de femmes Le VIH peut être transmis en allaitant Le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Le VIH peut être transmis en allaitant et le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 66,6 48,3 45,0 5 800 59,2 45,3 37,3 1 630 15-19 62,6 44,1 41,2 2 907 57,2 41,6 34,8 976 20-24 70,6 52,5 48,8 2 893 62,2 50,9 41,1 654 25-29 72,3 54,1 50,3 3 201 60,9 48,3 38,8 674 30-39 71,8 52,6 49,3 4 856 59,8 42,5 36,0 1 248 40-49 71,8 50,5 47,2 2 742 60,4 44,5 38,5 881 État matrimonial Célibataire 65,6 50,2 46,2 3 992 58,8 47,0 38,4 1 816 A déjà eu des rapports sexuels 70,7 57,1 51,8 2 133 63,9 52,6 42,7 1 066 N'a jamais eu de rapports sexuels 59,6 42,4 39,7 1 859 51,6 39,0 32,2 750 En union 71,5 51,0 47,9 11 680 60,9 43,6 37,0 2 516 En rupture d'union 71,9 54,4 50,7 926 53,4 37,4 29,3 101 Actuellement enceinte Enceinte 72,6 51,1 47,8 1 556 na- na- na- na Non enceinte ou pas sûre 69,8 51,0 47,6 15 043 na- na- na- na Milieu de résidence Cotonou 72,7 63,6 56,6 2 633 62,9 59,4 44,5 722 Autres villes 72,3 55,2 51,9 5 078 59,4 49,5 40,0 1 376 Ensemble urbain 72,5 58,1 53,5 7 711 60,6 52,9 41,6 2 098 Rural 68,0 44,9 42,6 8 888 59,2 37,5 33,7 2 335 Département Alibori 60,7 30,4 29,8 889 15,6 9,8 6,8 243 Atacora 53,7 42,6 39,2 1 340 25,2 25,4 18,4 318 Atlantique 77,7 54,2 50,3 2 058 60,1 45,3 34,9 598 Borgou 57,3 34,1 32,3 1 206 58,1 41,7 34,8 344 Collines 76,3 55,8 54,7 1 097 59,4 35,2 35,2 303 Couffo 74,0 57,6 51,6 1 158 77,3 83,0 68,9 253 Donga 83,4 56,5 55,2 681 66,4 47,0 38,0 188 Littoral 72,7 63,6 56,6 2 633 62,9 59,4 44,5 722 Mono 68,9 54,5 52,2 931 66,8 46,6 43,6 248 Ouémé 74,6 49,2 46,4 2 014 76,2 44,5 41,1 573 Plateau 69,3 45,6 43,9 1 111 56,9 24,1 23,1 267 Zou 67,0 51,4 48,8 1 482 71,2 53,1 46,8 374 Niveau d'instruction Aucun 65,2 43,1 40,5 9 879 46,8 26,6 24,1 1 460 Primaire 74,8 56,3 52,7 2 906 63,6 38,6 34,7 1 059 Secondaire 1er cycle 76,5 61,2 57,1 2 505 67,8 53,3 45,4 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 83,8 79,5 72,8 1 309 67,6 72,4 53,3 882 Á suivre… Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 239 Tableau 13.4—Suite Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui savent que le VIH peut être transmis de la mère à l'enfant par l'allaitement et que le risque de transmission maternelle du VIH à l'enfant peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère durant la grossesse, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Le VIH peut être transmis en allaitant Le risque de TME1 peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Le VIH peut être transmis en allaitant et le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Effectif de femmes Le VIH peut être transmis en allaitant Le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Le VIH peut être transmis en allaitant et le risque de TME peut être réduit par la prise de médicaments spéciaux par la mère pendant la grossesse Effectif d'hommes Quintiles de bien-être économique Le plus bas 53,5 32,9 30,5 2 795 43,9 25,5 23,4 686 Second 67,9 43,8 41,8 3 017 59,2 37,3 33,3 725 Moyen 70,8 46,9 44,6 3 132 62,9 40,8 36,8 847 Quatrième 75,5 55,8 52,5 3 559 64,5 47,8 39,8 965 Le plus élevé 77,7 67,7 61,8 4 096 63,4 60,7 46,3 1 210 Ensemble 15-49 70,1 51,0 47,7 16 599 59,9 44,8 37,4 4 433 50-64 na na- na- na 54,8 38,9 32,1 747 Ensemble 15-64 na- na- na- na 59,1 44,0 36,6 5 180 na = Non applicable Dans une proportion plus élevée que celle des hommes, les femmes savent que le virus du sida peut être transmis de la mère à l’enfant par l’allaitement (70 % contre 60 %). De plus, 51 % des femmes mais seulement 45 % des hommes, savent que le risque de transmission maternel peut être réduit par la prise de médicaments par la mère pendant la grossesse. Globalement, 48 % des femmes et une proportion plus faible d’hommes (37 %) connaissent, à la fois, la voie de transmission mère à l’enfant par l’allaitement et l’existence d’un médicament qui peut réduire les risques de transmission maternelle au cours de la grossesse. Les résultats montrent également que la connaissance de la transmission du virus par l’allaitement et de l’existence de médicaments qui peuvent réduire le risque de transmission est surtout influencée, chez les femmes comme chez les hommes, par le niveau d’instruction et le niveau socio-économique du ménage. En effet, 73 % des femmes et 53 % des hommes ayant un niveau, au moins, secondaire 2nd cycle connaissent ces deux éléments de la transmission verticale contre, respectivement, 41 % et 24 % parmi ceux sans niveau d’instruction. De même, dans les ménages classés dans le quintile le plus bas, 31 % des femmes et 23 % des hommes connaissent ces deux éléments de la transmission maternelle contre respectivement 62 % et 46 % parmi celles et ceux des ménages classés dans le quintile le plus élevé. 13.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH La stigmatisation et la discrimination représentent des obstacles majeurs à l’accès universel aux programmes de prévention et de traitement. Pour évaluer le niveau de stigmatisation à l’égard des personnes malades du sida, on a demandé aux enquêtés qui avaient entendu parler de la maladie, quelle attitude ils adopteraient s’ils se trouvaient confrontés à certaines situations impliquant des personnes vivant avec le VIH/sida. Plus précisément, on leur a demandé s’ils seraient prêts à prendre soin chez eux d’un parent ayant contracté le VIH, s’ils achèteraient des légumes frais chez un commerçant vivant avec le VIH, s’ils pensaient qu’une enseignante ayant contracté le VIH mais qui n’est pas malade devrait être autorisée à continuer à travailler et enfin s’ils pensaient qu’il fallait garder secret l’état d’un membre de la famille ayant contracté le VIH. À partir de ces résultats, on a défini un indicateur qui évalue le niveau global de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH et qui peut être utilisé comme une mesure du niveau de stigmatisation qui prévaut dans le pays. Les résultats sont présentés au tableau 13.5.1 pour les femmes et 13.5.2 pour les hommes. 240 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Le tableau 13.5.1 montre que près de six femmes sur dix (58 %) seraient prêtes à s’occuper chez elles d’un membre de la famille ayant le sida. Deux femmes sur cinq (40 %) achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le VIH ; pour 54 % des femmes, une enseignante vivant avec le VIH et qui n’est pas malade devrait être autorisée à continuer d’enseigner. Enfin, on constate qu’environ quatre femmes sur dix (42 %) pensent qu’il n’est pas nécessaire de garder secret l’état d’un membre de la famille vivant avec le VIH. Globalement, moins d’une femme de 15-49 ans sur dix (8 %) se montreraient tolérantes si elles se trouvaient confrontées aux quatre situations citées. Tableau 13.5.1 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes Parmi les femmes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, pourcentage exprimant, dans des situations déterminées, des attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'enquêtées qui : Pourcentage exprimant les quatre attitudes de tolérance Effectif d'enquêtées ayant entendu parler du sida Seraient prêtes à s'occuper à la maison d'un parent ayant le sida Achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le virus du sida Pensent qu'une enseignante vivant avec le virus du sida mais qui n'est pas malade devrait être autorisée à continuer d'enseigner Pensent qu'il n'est pas nécessaire de garder secret l'état d'un membre de la famille ayant le virus du sida Groupe d'âges 15-24 57,2 41,8 56,2 41,1 8,4 5 187 15-19 56,8 41,0 55,9 40,8 8,1 2 575 20-24 57,7 42,5 56,6 41,5 8,8 2 612 25-29 57,7 40,7 53,2 41,3 8,0 2 872 30-39 57,4 39,2 52,4 41,8 7,3 4 320 40-49 59,7 39,1 55,1 42,7 7,4 2 470 État matrimonial Célibataire 60,9 47,8 61,7 39,8 10,6 3 620 A déjà eu des rapports sexuels 64,5 52,2 64,0 38,4 10,9 2 007 N'a jamais eu de rapports sexuels 56,5 42,3 58,9 41,5 10,2 1 613 En union 56,3 37,4 51,3 42,4 6,7 10 377 En rupture d'union 62,8 44,9 59,6 39,6 10,0 852 Milieu de résidence Cotonou 73,8 58,1 69,6 32,6 14,5 2 473 Autres villes 58,4 45,1 57,0 37,1 8,2 4 634 Ensemble urbain 63,8 49,6 61,4 35,6 10,4 7 108 Rural 52,3 31,9 47,9 47,2 5,5 7 741 Département Alibori 33,3 17,5 30,1 55,6 2,1 652 Atacora 48,0 33,7 36,8 32,7 2,8 1 149 Atlantique 48,1 41,8 49,2 47,3 7,5 1 988 Borgou 72,0 38,1 48,9 34,2 6,2 858 Collines 68,4 36,7 49,7 55,5 12,1 1 021 Couffo 52,4 38,1 57,3 54,6 8,9 1 123 Donga 59,6 36,7 52,8 29,9 1,8 661 Littoral 73,8 58,1 69,6 32,6 14,5 2 473 Mono 60,0 44,0 67,9 52,9 8,0 824 Ouémé 62,1 42,2 58,1 39,0 7,7 1 858 Plateau 47,5 34,3 53,0 40,1 8,8 892 Zou 48,7 29,7 53,3 37,3 2,7 1 348 Niveau d'instruction Aucun 50,7 31,4 45,2 44,2 4,8 8 407 Primaire 60,4 43,3 57,6 39,8 8,7 2 733 Secondaire 1er cycle 68,4 53,4 69,0 37,1 11,3 2 422 Secondaire 2nd cycle ou plus 78,2 68,1 79,2 37,5 19,8 1 287 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 45,3 24,2 37,8 47,1 4,0 2 158 Second 50,7 30,9 46,3 47,2 5,2 2 619 Moyen 51,5 34,8 50,1 46,2 5,3 2 804 Quatrième 61,2 43,9 58,1 39,1 8,6 3 359 Le plus élevé 70,9 56,7 68,7 33,7 12,9 3 909 Ensemble 15-49 57,8 40,4 54,3 41,6 7,9 14 849 Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 241 Ce niveau de tolérance varie de manière très importante, en particulier sous l’influence du milieu de résidence, du niveau d’instruction et du statut socio-économique du ménage. Il semble que les femmes qui vivent en milieu urbain (10 % contre 6 % en milieu rural), celles qui ont un niveau d’instruction, au moins, secondaire 2nd cycle (20 % contre 5 % pour celles sans niveau instruction) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (13 % contre 4 % dans les ménages du quintile le plus bas) se montreraient plus tolérantes que les autres si elles se trouvaient confrontées aux quatre situations citées. Dans les départements, les écarts sont aussi très importants puisque la proportion de femmes qui se comporteraient de manière tolérante dans les quatre situations citées varie de 2 % dans la Donga et dans l’Alibori à 15 % dans le Littoral. Tableau 13.5.2 Attitudes de tolérance à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida: Hommes Parmi les hommes de 15-49 ans ayant entendu parler du sida, pourcentage exprimant des attitudes de tolérance, dans des situations déterminées, à l'égard des personnes vivant avec le VIH/sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d'enquêtés qui : Pourcentage exprimant les quatre attitudes de tolérance Effectif d'enquêtés ayant entendu parler du sida Seraient prêtes à s'occuper à la maison d'un parent ayant le sida Achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant avec le virus du sida Pensent qu'une enseignante vivant avec le virus du sida mais qui n'est pas malade devrait être autorisée à continuer d'enseigner Pensent qu'il n'est pas nécessaire de garder secret l'état d'un membre de la famille ayant le virus du sida Groupe d'âges 15-24 69,2 44,9 59,2 52,3 15,8 1 507 15-19 67,7 43,8 58,9 53,3 16,1 882 20-24 71,2 46,5 59,5 51,1 15,5 625 25-29 66,4 44,2 59,7 50,9 17,1 644 30-39 70,0 42,8 56,6 51,6 14,1 1 177 40-49 72,1 46,2 61,1 54,1 17,0 822 État matrimonial Célibataire 68,6 46,0 60,6 52,4 16,1 1 679 A déjà eu des rapports sexuels 71,7 45,5 63,8 56,0 18,1 1 031 N'a jamais eu de rapports sexuels 63,5 46,6 55,5 46,7 12,9 649 En union 70,0 43,1 57,8 52,3 15,6 2 375 En rupture d'union 74,1 50,3 58,1 48,5 16,4 95 Milieu de résidence Cotonou 75,0 57,2 74,2 50,8 22,9 688 Autres villes 69,0 48,3 63,1 50,4 17,1 1 307 Ensemble urbain 71,1 51,4 66,9 50,5 19,1 1 996 Rural 68,1 38,0 51,5 53,8 12,7 2 153 Département Alibori 55,5 31,6 41,1 24,5 4,4 200 Atacora 80,4 33,6 53,3 39,8 9,2 298 Atlantique 73,9 49,8 53,0 63,3 24,2 584 Borgou 84,1 59,2 74,0 34,1 11,8 302 Collines 55,3 35,0 46,7 67,0 10,1 255 Couffo 75,0 45,9 67,3 58,4 24,2 249 Donga 71,6 26,5 44,9 43,8 2,4 182 Littoral 75,0 57,2 74,2 50,8 22,9 688 Mono 72,5 40,7 68,2 64,2 21,1 222 Ouémé 61,2 45,2 66,5 52,9 16,4 543 Plateau 70,9 42,3 41,4 55,1 4,2 263 Zou 53,7 32,9 46,8 57,1 13,0 363 Niveau d'instruction Aucun 62,4 30,3 43,9 48,6 6,9 1 291 Primaire 64,9 38,4 51,0 53,4 13,1 998 Secondaire 1er cycle 72,2 50,6 67,3 53,6 19,1 996 Secondaire 2nd cycle ou plus 82,4 65,6 80,7 54,7 28,4 864 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 66,5 31,2 40,8 55,4 8,9 603 Second 66,5 36,6 50,0 51,8 12,5 653 Moyen 66,4 40,4 57,4 51,8 13,1 788 Quatrième 66,5 45,2 60,0 48,9 13,8 931 Le plus élevé 77,2 57,8 73,3 53,8 24,5 1 175 Ensemble 15-49 69,5 44,5 58,9 52,2 15,8 4 149 50-64 74,7 42,4 56,3 52,3 17,6 664 Ensemble 15-64 70,2 44,2 58,5 52,2 16,0 4 813 242 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Le tableau 13.5.2 présente les mêmes informations concernant les hommes. Globalement, la proportion d'hommes qui se montreraient tolérants dans les quatre situations citées envers des personnes vivant avec le VIH est deux fois plus élevée que celle des femmes (16 % par rapport à 8 %). En outre, c’est dans les mêmes catégories sociodémographiques que les femmes que l’on constate les proportions les plus élevées d’hommes qui se comporteraient de manière tolérante vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH/sida. 13.3 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH Négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint Les femmes sont plus exposées que les hommes au risque de contracter le VIH. Cette vulnérabilité physiologique et biologique face au virus du sida est d’autant plus grave que, pour la majorité des femmes, l’accès à l’information, à l’instruction et aux services de santé de la reproduction est limité, ce qui peut, entre autres, avoir pour conséquence d’amoindrir leur capacité de négociation concernant l’utilisation de condom au moment des rapports sexuels et par conséquent d’avoir des rapports sexuels protégés. Au cours de l’enquête, on a donc posé deux questions. On a demandé aux femmes et aux hommes s’ils pensaient qu’il était justifié qu’une femme refuse d’avoir des relations sexuelles avec son conjoint quand elle sait que ce dernier a des relations sexuelles avec une autre femme. On a également demandé aux hommes et aux femmes s’ils pensaient qu’il était justifié qu’une femme demande à son conjoint d’utiliser un condom si elle sait qu’il a une IST. Les résultats sont présentés au tableau 13.6 pour les femmes et pour les hommes. Globalement, on constate que les femmes sont proportionnellement moins nombreuses que les hommes à penser qu’elles doivent se protéger en refusant des rapports sexuels à un conjoint qui a des relations sexuelles avec d’autres femmes : seulement 52 % contre 58 % chez les hommes approuvent ce comportement dans cette situation. On note cependant des variations. La proportion de femmes pour qui le refus des rapports sexuels est justifié dans cette situation est plus élevée parmi les jeunes femmes que parmi les plus âgées (57 % à 15-24 ans contre 50 % à 30-39 ans et 49 % à 40-49 ans). Cette opinion est aussi plus fréquemment partagée par les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels (66 % contre seulement 49 % des femmes en union), par les femmes du milieu urbain (59 % contre 47 % en milieu rural), en particulier à Cotonou (68 % contre 54 % dans les autres villes), par celles qui ont un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (72 % contre 45 % parmi celles sans niveau d’instruction) et par celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (66 % contre 37 % parmi celles des ménages du quintile le plus bas). Dans les départements on note des écarts très importants. La proportion de femmes qui pensent qu’il est justifié qu’une femme refuse des rapports sexuels à son conjoint qui a des relations sexuelles avec d’autres femmes varie de 25 % dans l’Alibori à 68 % dans le Littoral et le Mono. Les résultats concernant les hommes montrent que c’est dans les mêmes catégories sociodémographiques que les femmes que l’on constate les proportions les plus élevées de ceux qui pensent qu’une femme a le droit de se protéger en refusant des rapports sexuels à un conjoint qui a des relations sexuelles extraconjugales. Par ailleurs, 67 % des femmes et une proportion beaucoup plus élevée d’hommes (78 %) pensent qu’il est justifié qu’une femme demande à son mari/partenaire qui a une IST d’utiliser un condom au cours des rapports sexuels. Globalement, on retrouve ici les mêmes différentiels que ceux notés précédemment concernant la justification de refus de rapports sexuels dans le cas de relations sexuelles extraconjugales. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 243 Tableau 13.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint Pourcentage de femmes et d'hommes de 15-49 ans qui pensent qu'il est justifié qu'une femme refuse d'avoir des rapports sexuels avec son conjoint quand elle sait qu'il a des relations sexuelles avec d'autres femmes et pourcentage qui pensent qu'il est justifié qu'une femme qui sait que son conjoint a une infection sexuellement transmissible (IST) demande à utiliser un condom au cours des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Refuse d'avoir des rapports sexuels avec son conjoint si elle sait qu'il a des relations sexuelles avec d'autres femmes Demande à son conjoint d'utiliser un condom au cours des rapports sexuels si elle sait qu'il a une IST Effectif de femmes Refuse d'avoir des rapports sexuels avec son conjoint si elle sait qu'il a des relations sexuelles avec d'autres femmes Demande à son conjoint d'utiliser un condom au cours des rapports sexuels si elle sait qu'il a une IST Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 56,8 66,9 5 800 58,4 76,4 1 630 15-19 55,9 64,6 2 907 57,3 73,0 976 20-24 57,8 69,3 2 893 59,9 81,5 654 25-29 51,4 67,5 3 201 57,3 81,6 674 30-39 49,7 65,5 4 856 57,9 77,6 1 248 40-49 48,5 66,1 2 742 58,8 78,8 881 État matrimonial Célibataire 61,1 69,5 3 992 58,6 77,0 1 816 A déjà eu des rapports sexuels 65,6 75,6 2 133 61,1 82,4 1 066 N'a jamais eu de rapports sexuels 55,8 62,6 1 859 55,0 69,3 750 En union 49,0 65,4 11 680 57,8 78,6 2 516 En rupture d'union 56,7 67,0 926 58,5 82,6 101 Milieu de résidence Cotonou 68,3 78,6 2 633 65,4 84,2 722 Autres villes 54,0 67,6 5 078 59,0 81,3 1 376 Ensemble urbain 58,9 71,4 7 711 61,2 82,3 2 098 Rural 46,7 62,3 8 888 55,5 74,1 2 335 Département Alibori 24,5 45,5 889 20,8 49,3 243 Atacora 37,5 39,0 1 340 73,7 83,8 318 Atlantique 46,4 69,2 2 058 64,0 84,4 598 Borgou 41,6 59,5 1 206 65,6 85,5 344 Collines 47,6 73,7 1 097 45,3 59,2 303 Couffo 52,9 75,4 1 158 61,3 83,6 253 Donga 52,7 69,5 681 48,9 71,6 188 Littoral 68,3 78,6 2 633 65,4 84,2 722 Mono 67,9 72,4 931 52,6 74,6 248 Ouémé 62,7 69,0 2 014 70,0 82,8 573 Plateau 58,0 61,9 1 111 56,1 86,2 267 Zou 46,0 67,0 1 482 39,1 66,5 374 Niveau d'instruction Aucun 44,5 60,3 9 879 47,9 69,6 1 460 Primaire 59,7 72,9 2 906 59,0 78,7 1 059 Secondaire 1er cycle 64,4 74,9 2 505 63,2 81,9 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 72,4 82,7 1 309 68,3 86,6 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 36,9 49,0 2 795 56,4 75,4 686 Second 43,9 61,1 3 017 57,5 73,3 725 Moyen 49,9 65,6 3 132 54,7 73,2 847 Quatrième 58,5 72,9 3 559 55,3 77,5 965 Le plus élevé 65,5 77,5 4 096 64,3 86,1 1 210 Ensemble 15-49 52,3 66,5 16 599 58,2 78,0 4 433 50-64 na- na- na 53,6 73,3 747 Ensemble 15-64 na- na- na 57,5 77,3 5 180 na = Non applicable 244 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Enseignement de l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans Le tableau 13.7 présente les proportions de femmes et d’hommes de 18-49 ans qui pensent que l’on devrait enseigner l’utilisation du condom, en tant que moyen de prévention du VIH, aux jeunes de 12-14 ans. Tableau 13.7 Adultes favorables à l'enseignement de l'utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida Pourcentage de femmes et d'hommes de 18-49 ans qui pensent que l'on devrait enseigner aux jeunes de 12-14 ans l'utilisation du condom comme moyen de prévention du sida, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage favorable Effectif Pourcentage favorable Effectif Groupe d'âges 18-24 67,5 3 943 72,0 961 18-19 69,3 1 050 70,3 307 20-24 66,9 2 893 72,8 654 25-29 64,9 3 201 68,7 674 30-39 63,2 4 856 64,1 1 248 40-49 65,3 2 742 65,9 881 État matrimonial Célibataire 73,7 2 250 70,2 1 153 En union 63,0 11 576 66,4 2 510 En rupture d'union 70,4 916 57,9 101 Milieu de résidence Cotonou 79,2 2 345 65,0 646 Autres villes 67,0 4 466 69,1 1 198 Ensemble urbain 71,2 6 812 67,6 1 844 Rural 59,9 7 931 67,1 1 920 Département Alibori 42,6 810 55,5 202 Atacora 49,0 1 190 73,2 271 Atlantique 70,1 1 837 77,4 524 Borgou 45,3 1 058 64,3 287 Collines 64,0 956 54,5 252 Couffo 80,3 1 014 79,1 193 Donga 59,6 612 84,0 159 Littoral 79,2 2 345 65,0 646 Mono 69,8 823 54,6 203 Ouémé 72,2 1 820 68,4 498 Plateau 66,5 971 76,8 219 Zou 55,2 1 306 55,3 310 Niveau d'instruction Aucun 57,3 9 381 62,6 1 342 Primaire 74,3 2 550 61,7 927 Secondaire 1er cycle 80,5 1 688 70,6 685 Secondaire 2nd cycle ou plus 86,5 1 123 78,9 811 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 46,3 2 520 65,4 564 Second 59,4 2 670 65,6 595 Moyen 61,4 2 778 67,5 698 Quatrième 71,6 3 182 66,0 825 Le plus élevé 79,6 3 592 70,3 1 083 Ensemble 18-49 65,1 14 742 67,3 3 765 50-64 na- na 58,4 747 Ensemble 18-64 na- na 65,9 4 511 na = Non applicable Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 245 Globalement, les résultats montrent que les hommes et les femmes sont, à proportion quasiment égale (65 % pour les femmes contre 67 % pour les hommes), favorables à l’enseignement de l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans. Les proportions de femmes favorables à cette mesure de prévention sont plus élevées parmi les célibataires (74 %), parmi les femmes de Cotonou (79 %), parmi celles ayant au moins un niveau secondaire 1er cycle (81 %) et secondaire 2nd cycle ou plus (87 %) et enfin parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (80 %). Dans les départements, cette proportion varie de manière importante puisque, dans le Couffo, 80 % des femmes pensent qu’il s’agit d’une bonne mesure de prévention contre seulement 43 % dans l’Alibori. Chez les hommes, les variations sont un peu plus faibles. On remarque, comme chez les femmes que c’est parmi les plus instruits (79 %) et parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (70 %) que la proportion de ceux qui sont favorables à cette mesure préventive est la plus élevée. 13.4 RAPPORTS SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM Étant donné que la transmission du virus du sida se fait essentiellement par voie sexuelle, il est admis que l’infléchissement de la pandémie du sida passe nécessairement par un changement de comportement sexuel des hommes et des femmes. Pour évaluer l’exposition au risque de contracter le virus du sida, au cours de l’EDSB-IV, des questions ont été posées sur le nombre de partenaires sexuels au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom Les résultats du tableau 13.8.1 montrent qu’une très faible proportion de femmes (1 %) a déclaré avoir eu, au moins, 2 partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois. Bien que faible quelle que soit la caractéristique sociodémographique, on constate néanmoins que dans certains sous-groupes comme les célibataires, à Cotonou, dans le Littoral et parmi celles ayant un niveau d’instruction au moins secondaire 2nd cycle, cette proportion est un peu plus élevée. D’après les déclarations des femmes, le nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie est estimé à 3,6 parmi les femmes qui ont déjà eu des rapports sexuels. En outre, ce nombre moyen est un peu plus élevé que la moyenne nationale en milieu rural (4,1), parmi les femmes sans niveau d’instruction (4,1) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (4,3). C’est dans les départements de la Donga (6,7) et dans l’Alibori (9,3) que ce nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie est le plus élevé. Parmi les femmes ayant eu 2 partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois, 30 % ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. Étant donné la faiblesse des effectifs, les résultats doivent être interprétés avec prudence. Il semble cependant que le taux d’utilisation du condom aux derniers rapports sexuels est plus élevé parmi les femmes du milieu urbain que du milieu rural (36 % contre 20 %), en particulier à Cotonou (46 % contre 27 % dans les autres villes). 246 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 13.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femme Parmi toutes les femmes de 15-49 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois; parmi ces femmes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels; nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie pour les femmes ayant déjà eu des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi toutes les femmes Parmi les femmes ayant eu 2 partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois Parmi les femmes qui ont déjà eu des rapports sexuels1 : Pourcentage ayant eu 2 partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé durant les derniers rapports sexuels Effectif de femmes Nombre moyen de partenaires sexuels sur la durée de vie Effectif de femmes Groupe d'âges 15-24 2,2 5 800 34,6 128 3,4 3 735 15-19 2,1 2 907 33,0 60 2,9 1 299 20-24 2,4 2 893 36,0 68 3,7 2 436 25-29 1,0 3 201 (22,9) 32 4,1 2 983 30-39 0,8 4 856 (19,5) 39 3,5 4 491 40-49 0,7 2 742 * 18 3,5 2 545 État matrimonial Célibataire 3,1 3 992 42,8 126 3,2 1 944 En union 0,6 11 680 8,6 72 3,7 10 960 En rupture d'union 2,1 926 * 20 3,3 850 Milieu de résidence Cotonou 2,5 2 633 45,8 65 2,4 2 011 Autres villes 1,3 5 078 27,3 68 3,3 4 142 Ensemble urbain 1,7 7 711 36,3 132 3,0 6 152 Rural 1,0 8 888 20,4 85 4,1 7 601 Département Alibori 0,8 889 * 7 9,3 767 Atacora 2,3 1 340 (25,0) 31 4,2 1 098 Atlantique 1,2 2 058 * 25 3,2 1 720 Borgou 1,0 1 206 * 12 4,2 1 013 Collines 1,1 1 097 * 12 3,0 987 Couffo 0,3 1 158 * 4 2,0 942 Donga 1,5 681 * 10 6,7 584 Littoral 2,5 2 633 45,8 65 2,4 2 011 Mono 1,3 931 * 12 5,9 709 Ouémé 1,0 2 014 * 20 1,9 1 691 Plateau 0,4 1 111 * 4 2,9 932 Zou 1,1 1 482 * 16 3,2 1 301 Niveau d'instruction Aucun 0,8 9 879 14,6 78 4,1 8 775 Primaire 2,0 2 906 24,2 58 2,8 2 414 Secondaire 1er cycle 1,9 2 505 (45,0) 47 2,9 1 644 Secondaire 2nd cycle ou plus 2,6 1 309 (54,7) 35 2,3 921 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 1,1 2 795 (15,5) 30 4,3 2 343 Second 0,9 3 017 (16,7) 26 5,1 2 575 Moyen 1,3 3 132 (19,3) 41 3,4 2 695 Quatrième 1,5 3 559 27,8 55 3,1 2 940 Le plus élevé 1,6 4 096 50,8 66 2,4 3 200 Ensemble 15-49 1,3 16 599 30,1 218 3,6 13 754 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Les moyennes sont calculées en excluant les enquêtées qui ont donné des réponses non numériques. Les résultats présentés au 13.8.2 montrent que la proportion d’hommes de 15-49 ans ayant déclaré avoir eu, au moins, 2 partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois est nettement plus élevée que celle des femmes (21 % contre 1 %). Il n’est pas surprenant de constater que c’est parmi les polygames que cette proportion est la plus élevée (64 %). Par ailleurs, la proportion d’hommes ayant eu plusieurs partenaires varie avec l’âge, d’un minimum de 8 % à 15-19 ans à un maximum de 27 % à 25-29 ans. Le multipartenariat sexuel est aussi une pratique plus fréquente parmi ceux en union que parmi les autres (26 % contre 14 % chez les célibataires). En outre, les résultats selon le niveau d’instruction montrent que la proportion d’hommes ayant eu au moins 2 partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois est plus élevée parmi ceux ayant un niveau Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 247 primaire et parmi ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (respectivement 25 % et 24 %). Enfin, on constate que dans les ménages du quintile le plus riche, un quart des hommes (25 %) ont eu plus d’une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois contre 17 % dans les ménages du second quintile et 18 % dans ceux du plus bas. Tableau 13.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Homme Parmi tous les hommes de 15-49 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d'une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois; parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels; nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie pour les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les hommes Parmi les hommes ayant eu 2 partenaires sexuelles ou plus au cours des 12 derniers mois Parmi les hommes qui ont déjà eu des rapports sexuels1 : Pourcentage ayant eu 2 partenaires sexuelles ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif d'hommes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé durant les derniers rapports sexuels Effectif d'hommes Nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 12,9 1 630 43,8 211 4,5 802 15-19 7,7 976 40,3 75 3,2 341 20-24 20,8 654 45,8 136 5,5 461 25-29 27,0 674 26,7 182 6,6 537 30-39 25,3 1 248 15,2 316 8,2 963 40-49 26,0 881 7,6 229 9,4 662 État matrimonial Célibataire 14,2 1 816 48,2 258 5,1 938 En union 26,3 2 516 10,8 661 8,0 1 951 En rupture d'union 19,2 101 * 19 10,6 75 Type d'union Union polygame 64,4 491 2,8 316 10,3 366 Union non polygame 17,0 2 025 18,1 345 7,5 1 585 Non actuellement en union 14,5 1 917 48,9 277 5,5 1 013 Milieu de résidence Cotonou 24,7 722 33,2 178 6,1 487 Autres villes 20,3 1 376 30,9 279 8,1 978 Ensemble urbain 21,8 2 098 31,8 457 7,4 1 465 Rural 20,6 2 335 12,7 481 6,9 1 499 Département Alibori 17,7 243 7,1 43 6,1 169 Atacora 11,5 318 (14,9) 37 3,8 189 Atlantique 23,6 598 21,1 142 7,9 404 Borgou 21,0 344 24,7 72 7,3 233 Collines 6,4 303 * 19 12,5 177 Couffo 30,9 253 15,2 78 5,8 186 Donga 15,3 188 (10,8) 29 7,6 138 Littoral 24,7 722 33,2 178 6,1 487 Mono 27,9 248 28,1 69 8,2 161 Ouémé 22,9 573 24,9 131 6,3 413 Plateau 17,7 267 (15,7) 47 6,7 143 Zou 24,6 374 15,8 92 9,1 262 Niveau d'instruction Aucun 19,2 1 460 8,9 280 7,2 1 021 Primaire 24,5 1 059 15,0 260 7,5 726 Secondaire 1er cycle 17,8 1 032 22,7 184 7,0 591 Secondaire 2nd cycle ou plus 24,3 882 47,2 214 6,9 626 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 17,7 686 9,7 121 5,1 452 Second 17,0 725 13,2 123 6,9 494 Moyen 22,1 847 14,1 187 6,6 530 Quatrième 21,2 965 24,4 204 8,6 633 Le plus élevé 25,0 1 210 33,9 303 7,7 855 Ensemble 15-49 21,2 4 433 22,0 938 7,2 2 964 50-64 18,1 747 4,9 135 10,4 528 Ensemble 15-64 20,7 5 180 19,9 1 073 7,7 3 492 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Les moyennes sont calculées en excluant les enquêtés qui ont donné des réponses non numériques. 248 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Le nombre moyen de partenaires sexuelles sur la durée de vie est de 7,2 chez les hommes de 15-49 ans, contre 3,6 chez les femmes. Globalement et comme on s’y attendait, ce nombre moyen augmente avec l’âge, passant de 3,2 dans le groupe d’âges 15-19 ans à 9,4 dans celui de 40-49 ans. À 50-64 ans, ce nombre est de 10,4. Les hommes en rupture d’union ont eu, en moyenne, plus de partenaires sexuelles sur la durée de vie (10,6) que les hommes en union (8,0) et que les célibataires (5,1). Ce nombre moyen est beaucoup plus élevé parmi les polygames que parmi les autres (10,3 contre 7,5 dans le cas d’union non polygame). On peut aussi souligner que ce nombre moyen de partenaires sur la durée de vie est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural (7,4 contre 6,9), dans les Collines (12,5) que dans les autres départements, comme par exemple dans l’Atacora (3,8). Par contre, les écarts selon le niveau d’instruction ne sont pas très importants. Enfin, c’est dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé que ce nombre moyen est le plus élevé (7,7). C’est parmi les hommes du quintile le plus bas qu’il est le plus faible (5,1). Parmi les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois, seulement 22 % ont déclaré avoir utilisé un condom avec la dernière partenaire. Le taux d’utilisation du condom aux derniers rapports sexuels diminue avec l’âge, passant de 44 % dans le groupe 15-24 ans à 8 % à 40-49 ans. En outre, on constate que c’est parmi les hommes célibataires (48 %), parmi ceux du milieu urbain (32 %), parmi ceux ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (47 %) et enfin parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (34 %) que la proportion de ceux qui ont utilisé un condom avec la dernière partenaire est la plus élevée. Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants Les partenaires sexuels multiples peuvent être sériels, il s’agit alors de relations sexuelles « monogames », au cours de périodes plus ou moins longues, avec plusieurs partenaires qui se succèdent, ou concomitants, il s’agit alors de relations sexuelles avec plusieurs partenaires, au cours de périodes plus ou moins longues qui se chevauchent. Deux partenaires sexuels sont considérés comme concomitants quand la date des premiers rapports sexuels avec le partenaire le plus récent se situe avant la date des derniers rapports sexuels avec le partenaire précédent. Si le fait d’avoir des partenaires sexuels multiples augmente le risque de contracter le VIH/sida, des rapports sexuels avec des partenaires concomitants sont, en théorie, des rapports qui comportent un risque accru d’infection. En effet, ce type de relation crée de larges réseaux sexuels, c’est-à- dire des groupes de personnes indirectement liées entre elles à travers les rapports sexuels, ce qui augmente les risques de chaque membre du groupe de contracter le VIH. Au cours de l’enquête, des informations sur le moment auquel ont eu lieu les premiers rapports sexuels et le moment auquel ont eu lieu les rapports sexuels les plus récents avec chaque partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois ont été collectées. À partir de ces informations, on a déterminé si la personne avait eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires au cours d’une même période, c’est-à-dire si elle avait eu des partenaires sexuels concomitants. Deux indicateurs mesurent le partenariat sexuel concomitant : la prévalence ponctuelle et la prévalence cumulative. La prévalence ponctuelle des partenaires sexuels concomitants est définie comme la proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans ayant des rapports sexuels avec des partenaires sexuels concomitants à un moment précis (six mois avant l’enquête). La prévalence cumulative des partenaires sexuels concomitants est définie comme la proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans qui ont eu des partenaires sexuels concomitants à n’importe quel moment au cours des 12 derniers mois. Par ailleurs, en ce qui concerne les hommes qui vivent en union polygame, les relations sexuelles avec les différentes épouses au cours d’une même période sont, par définition, considérées comme des relations concomitantes par les deux indicateurs. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 249 La prévalence ponctuelle est toujours plus faible que la prévalence cumulée parce que la prévalence ponctuelle ne porte que sur les relations en cours, un jour précis, et non sur une année entière, les relations sexuelles de courte durée ont donc peu de chances d’être comptabilisées, alors que toute relation concomitante, quelle que soit sa durée, est comptabilisée dans la prévalence cumulative. Les résultats du tableau 13.9 montrent que 0,3 % des femmes de 15-49 ans ont eu des partenaires sexuels concomitants, à un moment précis, six mois avant l’enquête (prévalence ponctuelle) et 0,9 % ont eu des partenaires sexuels concomitants à n’importe quel moment au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête (prévalence cumulée). Cependant, parmi les femmes qui avaient eu des relations sexuelles avec des partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois, il s’agissait, dans 65 % des cas, de partenaires sexuels concomitants. Les variations selon l’âge sont assez irrégulières et ne traduisent pas de tendance. La proportion de femmes qui ont eu des partenaires sexuels qui étaient concomitants à n’importe quel moment au cours des 12 derniers mois est plus élevée parmi les célibataires que parmi les femmes en rupture d’union (67 % contre 47 %) et parmi celles du milieu urbain que parmi celles du milieu rural (68 % contre 61 %). La proportion est également plus élevée dans les autres villes qu’à Cotonou (75 % contre 60 %). Un peu plus d’un homme de 15-49 ans sur dix (12 %) avaient eu des partenaires sexuelles concomitantes six mois avant l’enquête (prévalence ponctuelle) et 18 % ont eu des partenaires sexuelles concomitantes à n’importe quel moment au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête (prévalence cumulative). Cependant, parmi les hommes qui avaient eu des relations sexuelles avec des partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois, il s’agissait dans 86 % des cas, de partenaires sexuelles concomitantes. La prévalence cumulative et la prévalence ponctuelle des partenaires concomitantes augmentent avec l’âge et c’est parmi les hommes en union polygame qu’elles sont les plus élevées (respectivement 58 % et 63 %). 250 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 13.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants Pourcentage de toutes les femmes et de tous les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuels concomitants six mois avant l'interview (prévalence ponctuelle1), et pourcentage de toutes les femmes et de tous les hommes de 15-49 ans ayant eu des partenaires sexuels concomitants au cours des 12 mois ayant précédé l'interview (prévalence cumulée2) et, parmi les femmes et les hommes ayant eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 mois ayant précédé l'interview, pourcentage ayant eu des partenaires sexuels concomitants EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les enquêtés Parmi tous les enquêtés ayant eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête Prévalence ponctuelle des partenaires sexuels concomitants1 Prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants2 Effectif Pourcentage ayant eu des partenaires sexuels concomitants2 Effectif FEMME Groupe d'âges 15-24 0,4 1,5 5 800 65,6 128 15-19 0,3 1,2 2 907 59,6 60 20-24 0,5 1,7 2 893 71,0 68 25-29 0,2 0,6 3 201 62,1 32 30-39 0,2 0,5 4 856 64,9 39 40-49 0,1 0,4 2 742 64,4 18 État matrimonial Célibataire 0,6 2,1 3 992 67,3 126 En union 0,1 0,4 11 680 65,4 72 En rupture d'union 0,3 1,0 926 47,1 20 Milieu de résidence Cotonou 0,3 1,5 2 633 60,1 65 Autres villes 0,2 1,0 5 078 74,6 68 Ensemble urbain 0,2 1,2 7 711 67,5 132 Rural 0,3 0,6 8 888 60,8 85 Ensemble 15-49 0,3 0,9 16 599 64,9 218 HOMME Groupe d'âges 15-24 4,0 8,8 1 630 68,3 211 15-19 1,9 4,6 976 59,5 75 20-24 7,1 15,2 654 73,1 136 25-29 12,5 22,8 674 84,2 182 30-39 16,8 23,1 1 248 91,2 316 40-49 19,6 24,8 881 95,6 229 État matrimonial Célibataire 4,0 9,9 1 816 69,5 258 En union 18,1 24,6 2 516 93,6 661 En rupture d'union 4,9 6,6 101 34,3 19 Type d'union Union polygame 57,6 62,8 491 97,5 316 Union non polygame 8,5 15,3 2 025 90,1 345 Non actuellement en union 4,0 9,7 1 917 67,0 277 Milieu de résidence Cotonou 8,1 19,4 722 78,7 178 Autres villes 11,9 17,4 1 376 86,1 279 Ensemble urbain 10,6 18,1 2 098 83,2 457 Rural 13,3 18,2 2 335 88,2 481 Ensemble 15-49 12,0 18,1 4 433 85,8 938 50-64 14,5 16,8 747 92,7 135 Ensemble 15-64 12,3 18,0 5 180 86,6 1 073 Note: Deux partenaires sexuels sont considérés comme étant concomitants si la date des rapports sexuels les plus récents avec le partenaire précédent se situe après la date des derniers rapports sexuels avec le dernier partenaire. 1 Le pourcentage d'enquêtés qui ont eu deux partenaires sexuels (ou plus) qui étaient concomitants à un moment précis, six mois avant l'enquête. 2 Le pourcentage d'enquêtés qui ont eu deux partenaires sexuels (ou plus) qui étaient concomitants à n'importe quel moment au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 251 Rapports sexuels payants Les rapports sexuels payants sont considérés comme des rapports sexuels à hauts risques dans la mesure où ils impliquent, généralement, un nombre élevé de partenaires. Au cours de l’enquête, on a demandé aux hommes s’il leur était déjà arrivé de payer en échange de rapports sexuels et si cela était arrivé au cours des 12 derniers mois. Les résultats sont présentés au tableau 13.10. Tableau 13.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels payants; pourcentage d'hommes ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois et, parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels payants, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les hommes Parmi les hommes qui ont eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant déjà eu des rapports sexuels payants Pourcentage ayant eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois Effectif Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels payants Effectif Groupe d'âges 15-24 5,8 3,2 1 630 50,6 52 15-19 3,1 2,0 976 * 20 20-24 9,9 4,9 654 (58,3) 32 25-29 12,7 6,2 674 (66,8) 42 30-39 9,7 4,2 1 248 (60,3) 53 40-49 7,1 2,6 881 * 22 État matrimonial Célibataire 6,6 3,4 1 816 51,0 62 En union 9,2 4,0 2 516 63,8 101 En rupture d'union 12,9 4,6 101 * 5 Milieu de résidence Cotonou 14,2 6,7 722 (64,5) 48 Autres villes 8,0 3,2 1 376 (76,3) 44 Ensemble urbain 10,2 4,4 2 098 70,1 92 Rural 6,5 3,3 2 335 45,7 76 Département Alibori 4,8 3,7 243 * 9 Atacora 8,3 3,8 318 * 12 Atlantique 10,1 3,8 598 * 23 Borgou 2,9 2,1 344 * 7 Collines 2,1 0,3 303 * 1 Couffo 16,4 6,2 253 * 16 Donga 5,5 2,5 188 * 5 Littoral 14,2 6,7 722 (64,5) 48 Mono 12,5 6,8 248 * 17 Ouémé 3,5 2,4 573 * 14 Plateau 1,8 0,2 267 * 1 Zou 10,8 4,5 374 * 17 Niveau d'instruction Aucun 7,0 3,3 1 460 57,2 49 Primaire 8,8 4,0 1 059 (46,4) 42 Secondaire 1er cycle 8,0 3,7 1 032 (53,0) 39 Secondaire 2nd cycle ou plus 9,8 4,4 882 (81,1) 39 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,4 2,8 686 * 19 Second 7,3 3,9 725 (40,4) 28 Moyen 8,5 3,7 847 (70,3) 31 Quatrième 5,6 2,6 965 * 25 Le plus élevé 13,0 5,4 1 210 (70,1) 65 Ensemble 15-49 8,2 3,8 4 433 59,0 168 50-64 6,6 1,9 747 * 14 Ensemble 15-64 8,0 3,5 5 180 59,9 183 252 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Parmi les hommes de 15-49 ans, 8 % ont déclaré avoir déjà eu des rapports sexuels payants. Parmi les hommes en rupture d’union, cette proportion est beaucoup plus élevée (13 %). Les rapports sexuels payants sont plus fréquents en milieu urbain qu’en milieu rural (10 % contre 7 %), à Cotonou que dans les Autres villes (14 % contre 8 %), et chez les hommes vivant dans un ménage du quintile le plus élevé que parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (13 % contre 4 %). En outre, les résultats montrent qu’au cours des 12 derniers mois, 4 % des hommes de 15-49 ans avaient payé quelqu’un en échange de rapports sexuels. Cette proportion est plus élevée à Cotonou (7 %), dans le Mono et le Littoral (7 % dans chaque cas) et parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (5 %). Parmi les hommes ayant eu des rapports sexuels payants au cours des 12 derniers mois, 59 % ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels payants. Étant donné la faiblesse des effectifs, les variations dans les différents sous-groupes d’hommes ne sont pas significatives. 13.5 DÉPISTAGE ANTÉRIEUR DU VIH Dépistage du VIH pour l’ensemble des enquêtés La connaissance du statut sérologique peut contribuer à limiter l’épidémie car elle permet aux personnes de se protéger et de protéger leur partenaire. Au cours de l’enquête, les enquêteurs ont tout d’abord demandé aux enquêtés s’ils connaissaient un endroit où ils pouvaient faire un test du VIH, s’ils avaient déjà effectué un test de dépistage du VIH et s’ils avaient reçu le résultat. Le tableau 13.11.1 présente les résultats pour les femmes et le tableau 13.11.2 ceux concernant les hommes. On constate que plus de la moitié des femmes (55 %) ont déclaré savoir où aller pour faire un test du VIH. Cette proportion est nettement plus élevée à Cotonou (74 %), parmi celles ayant au moins un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle (85 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (76 %). Par contre, parmi celles du milieu rural (46 %), parmi celles sans aucun niveau d’instruction (45 %) et surtout parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (34 %), cette proportion est nettement plus faible. Parmi toutes les femmes de 15-49 ans, près des deux tiers des femmes n’ont jamais effectué de test de dépistage du VIH (63 %). En milieu rural (72 %), dans l’Alibori (85 %), parmi celles sans niveau d’instruction (70 %) et parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas (80 %), cette proportion est nettement plus élevée. Par contre, un peu plus d’un tiers des femmes ont déjà effectué un test et elles ont eu connaissance du résultat (33 %). Cette proportion est plus élevée parmi les femmes de 25-29 ans (43 %), parmi celles résidant à Cotonou (51 %), dans le Littoral (51 %) et parmi les plus instruites (56 %) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (54 %). En outre, seulement 3 % des femmes ont déjà effectué un test mais n’ont pas reçu le résultat. Le tableau 13.11.1 présente un dernier indicateur. Il s’agit de la proportion de femmes qui ont effectué un test au cours des 12 derniers mois et qui ont reçu le résultat du dernier test. Ces femmes connaissent donc en principe leur statut sérologique récent. On constate que seulement 15 % des femmes entrent dans cette catégorie. Cependant, dans certains sous-groupes, comme les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels (20 %), les femmes du milieu urbain (20 %), en particulier à Cotonou (28 % contre 16 % dans les autres villes), celles ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (32 %) et celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé (26 %), cette proportion est nettement plus élevée. C’est parmi les jeunes femmes de 15-19 ans (9 %), les célibataires n’ayant jamais eu de rapports sexuels (6 %), celles sans niveau d’instruction (10 %) et celles dont le ménage est classé dans les deux premiers quintiles (7 % dans le plus bas et 8 % dans le second) que l’on note les proportions les plus faibles de celles qui connaissent le résultat de leur dernier test effectué au cours des 12 derniers mois. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 253 Tableau 13.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Femme Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui savent où se rendre pour effectuer un test du VIH ; répartition (en %) des femmes de 15-49 ans selon qu'elles ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu'elles ont reçu, ou non, les résultats du dernier test ; pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant déjà effectué un test du VIH et pourcentage de celles ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu les résultats du dernier test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de femmes qui savent où se rendre pour effectuer un test du VIH Répartition (en %) des femmes selon qu'elles ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu'elles ont reçu, ou non, les résultats du dernier test Total Pourcentage de femmes ayant déjà effectué un test Pourcentage de femmes ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif de femmes Ont effectué un test et ont reçu le résultat Ont effectué un test mais n'ont pas reçu le résultat N'ont jamais effectué de test1 Groupe d'âges 15-24 52,2 26,4 3,2 70,4 100,0 29,6 13,7 5 800 15-19 45,5 16,5 2,3 81,1 100,0 18,9 9,4 2 907 20-24 58,9 36,4 4,0 59,6 100,0 40,4 18,0 2 893 25-29 61,1 42,7 4,0 53,3 100,0 46,7 18,9 3 201 30-39 57,2 38,3 3,6 58,1 100,0 41,9 15,4 4 856 40-49 49,8 27,5 3,1 69,5 100,0 30,5 9,8 2 742 État matrimonial Célibataire 52,0 22,2 2,1 75,7 100,0 24,3 13,1 3 992 A déjà eu des rapports sexuels 63,1 32,1 2,9 64,9 100,0 35,1 19,7 2 133 N'a jamais eu de rapports sexuels 39,2 10,9 1,1 88,1 100,0 11,9 5,5 1 859 En union 56,1 37,1 4,0 59,0 100,0 41,0 15,3 11 680 En rupture d'union 53,9 32,3 2,4 65,3 100,0 34,7 11,6 926 Milieu de résidence Cotonou 74,2 51,3 2,8 45,9 100,0 54,1 28,4 2 633 Autres villes 61,6 39,8 3,2 57,0 100,0 43,0 15,8 5 078 Ensemble urbain 65,9 43,7 3,1 53,2 100,0 46,8 20,1 7 711 Rural 45,5 24,1 3,8 72,1 100,0 27,9 9,7 8 888 Département Alibori 36,5 13,2 1,9 84,9 100,0 15,1 7,3 889 Atacora 43,9 24,2 6,2 69,6 100,0 30,4 13,2 1 340 Atlantique 53,8 32,1 2,7 65,2 100,0 34,8 12,6 2 058 Borgou 46,3 29,8 2,7 67,5 100,0 32,5 12,6 1 206 Collines 56,6 25,2 3,7 71,1 100,0 28,9 9,5 1 097 Couffo 58,0 32,0 6,0 62,0 100,0 38,0 11,3 1 158 Donga 62,9 29,0 4,3 66,7 100,0 33,3 15,6 681 Littoral 74,2 51,3 2,8 45,9 100,0 54,1 28,4 2 633 Mono 47,0 28,8 4,4 66,8 100,0 33,2 15,0 931 Ouémé 58,7 41,2 3,0 55,8 100,0 44,2 15,9 2 014 Plateau 38,6 23,7 0,8 75,5 100,0 24,5 7,8 1 111 Zou 55,9 33,4 4,0 62,6 100,0 37,4 8,5 1 482 Niveau d'instruction Aucun 45,2 25,9 3,8 70,3 100,0 29,7 10,1 9 879 Primaire 63,1 41,4 3,2 55,4 100,0 44,6 16,5 2 906 Secondaire 1er cycle 68,4 40,5 2,8 56,7 100,0 43,3 20,6 2 505 Secondaire 2nd cycle ou plus 85,2 56,2 2,5 41,2 100,0 58,8 32,1 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 34,1 15,8 4,6 79,6 100,0 20,4 6,7 2 795 Second 43,0 20,8 3,6 75,6 100,0 24,4 8,0 3 017 Moyen 49,0 26,1 3,3 70,5 100,0 29,5 10,9 3 132 Quatrième 62,5 40,0 3,2 56,8 100,0 43,2 16,1 3 559 Le plus élevé 76,3 53,7 2,9 43,4 100,0 56,6 26,1 4 096 Ensemble 15-49 55,0 33,2 3,4 63,3 100,0 36,7 14,5 16 599 1 Y compris : Ne sait pas/Manquant. 254 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 13.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l'enquête : Homme Pourcentage d'hommes de 15-49 ans qui savent où se rendre pour effectuer un test du VIH ; répartition (en %) des hommes de 15-49 ans selon qu'ils ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu'ils ont reçu, ou non, les résultats du dernier test ; pourcentage d'hommes de 15-49 ans ayant déjà effectué un test du VIH et pourcentage de ceux qui ont effectué un test au cours des 12 derniers mois et qui ont reçu les résultats du dernier test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage d’hommes qui savent où se rendre pour effectuer un test du VIH Répartition (en %) des hommes selon qu’ils ont effectué, ou non, un test du VIH et selon qu'ils ont reçu, ou non, les résultats du dernier test Total Pourcentage ayant déjà effectué un test Pourcentage ayant effectué un test au cours des 12 derniers mois et ayant reçu le résultat du dernier test Effectif d'hommes Ont effectué un test et ont reçu le résultat Ont effectué un test mais n'ont pas reçu le résultat N'ont jamais effectué de test1 Groupe d'âges 15-24 49,1 9,6 3,4 86,9 100,0 13,1 5,3 1 630 15-19 43,5 6,6 3,5 89,9 100,0 10,1 3,8 976 20-24 57,5 14,1 3,4 82,5 100,0 17,5 7,6 654 25-29 53,2 12,2 2,8 85,1 100,0 14,9 7,3 674 30-39 49,8 9,5 3,2 87,3 100,0 12,7 4,3 1 248 40-49 50,1 10,8 2,8 86,5 100,0 13,5 4,5 881 État matrimonial Célibataire 51,0 10,3 4,0 85,7 100,0 14,3 6,1 1 816 A déjà eu des rapports sexuels 61,3 14,2 4,6 81,2 100,0 18,8 8,1 1 066 N'a jamais eu de rapports sexuels 36,4 4,9 3,0 92,1 100,0 7,9 3,2 750 En union 49,4 10,4 2,5 87,1 100,0 12,9 4,8 2 516 En rupture d'union 52,6 4,2 2,9 92,8 100,0 7,2 0,0 101 Milieu de résidence Cotonou 66,9 10,3 5,1 84,6 100,0 15,4 5,3 722 Autres villes 56,9 15,5 2,4 82,1 100,0 17,9 8,0 1 376 Ensemble urbain 60,3 13,7 3,3 83,0 100,0 17,0 7,0 2 098 Rural 40,9 7,1 2,9 90,0 100,0 10,0 3,5 2 335 Département Alibori 16,2 2,8 3,2 93,9 100,0 6,1 2,8 243 Atacora 34,8 7,5 0,3 92,2 100,0 7,8 5,6 318 Atlantique 61,0 14,5 4,3 81,2 100,0 18,8 5,8 598 Borgou 41,8 18,1 2,2 79,7 100,0 20,3 10,0 344 Collines 35,1 0,8 0,3 98,9 100,0 1,1 0,3 303 Couffo 62,9 6,8 1,3 92,0 100,0 8,0 2,8 253 Donga 41,4 14,5 9,4 76,1 100,0 23,9 9,4 188 Littoral 66,9 10,3 5,1 84,6 100,0 15,4 5,3 722 Mono 45,6 15,7 5,4 78,8 100,0 21,2 7,9 248 Ouémé 57,7 11,2 1,6 87,2 100,0 12,8 5,2 573 Plateau 46,9 4,9 2,5 92,5 100,0 7,5 3,0 267 Zou 44,5 9,4 2,2 88,4 100,0 11,6 4,0 374 Niveau d'instruction Aucun 29,2 3,8 2,2 94,0 100,0 6,0 1,6 1 460 Primaire 46,2 7,4 2,7 89,9 100,0 10,1 3,3 1 059 Secondaire 1er cycle 57,8 11,8 3,8 84,3 100,0 15,7 6,7 1 032 Secondaire 2nd cycle ou plus 80,6 22,4 4,3 73,4 100,0 26,6 11,5 882 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 29,6 4,1 2,3 93,5 100,0 6,5 2,4 686 Second 36,6 5,0 2,0 93,0 100,0 7,0 2,2 725 Moyen 45,1 8,3 3,6 88,2 100,0 11,8 4,0 847 Quatrième 52,5 11,9 3,5 84,6 100,0 15,4 6,5 965 Le plus élevé 71,4 16,8 3,7 79,5 100,0 20,5 8,3 1 210 Ensemble 15-49 50,1 10,2 3,1 86,7 100,0 13,3 5,2 4 433 50-64 41,2 10,0 2,6 87,4 100,0 12,6 3,6 747 Ensemble 15-64 48,8 10,2 3,0 86,8 100,0 13,2 5,0 5 180 1 Y compris : Ne sait pas/Manquant. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 255 Le tableau 13.11.2 présente les mêmes résultats pour les hommes. Dans une proportion un peu plus faible que celle des femmes (50 % contre 55 %), les hommes de 15-49 ans connaissent un endroit où effectuer un test du VIH. En outre, les résultats montrent qu’une proportion élevée d’hommes (87 %) n’ont jamais effectué de test, proportion beaucoup plus élevée que celle des femmes (63 %). Seulement 10 % des hommes ont effectué un test du VIH et ont reçu le résultat. C’est dans les mêmes catégories sociodémographiques que les femmes que l’on constate les proportions les plus élevées d’hommes qui ont déjà effectué un test de dépistage du VIH et qui en connaissent le résultat. On note également que 3 % d’hommes ont déjà effectué un test mais qu’ils n’en ont pas reçu le résultat. Dans seulement 5 % des cas, soit une proportion plus faible que celle des femmes (15 %), les hommes ont reçu le résultat du dernier test du VIH effectué au cours des 12 derniers mois. C’est parmi les hommes les plus instruites et parmi ceux du Borgou que cette proportion est la plus élevée (respectivement 12 % et 10 %). Test du VIH pour les femmes enceintes Pour les femmes ayant eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l'enquête, le tableau 13.12 présente les proportions de celles qui, pour leur naissance la plus récente, ont reçu des conseils sur le VIH et qui ont effectué un test du VIH durant une visite prénatale et la proportion de celles qui ont effectué un test du VIH au cours d’une visite prénatale ou au moment de l’accouchement. Dans l’ensemble, les résultats montrent que seulement 39 % des femmes ayant eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l’enquête ont reçu des conseils sur le VIH au cours d’une visite prénatale, c’est-à-dire qu’on leur a parlé de la transmission mère-enfant et de l’importance du test du VIH/sida. Un peu plus d’un tiers des femmes (35 %) ont effectué un test du VIH qui leur était proposé durant une visite prénatale et ont eu connaissance du résultat. Globalement, au cours d’une visite prénatale, près d’un tiers des femmes (31 %), ont, à la fois, reçu des conseils sur le VIH et effectué un test dont elles ont eu connaissance du résultat. Les femmes qui ont le plus fréquemment bénéficié de ces services sont celles de 25-29 ans (34 %), les femmes du milieu urbain (44 % contre 22 % en rural), en particulier à Cotonou (56 % contre 39 % dans les autres villes), celles qui ont, au moins, le niveau secondaire 2nd cycle ou plus (72 % contre 23 % parmi celles sans niveau d’instruction) et enfin celles qui vivent dans un ménage du quintile le plus élevé (59 % contre 14 % dans les ménages du quintile le plus bas). Le dernier indicateur présenté au tableau 13.12 concerne les femmes qui ont effectué un test de dépistage du VIH au cours d’une visite prénatale ou au moment de l’accouchement. On constate que 44 % des femmes ont fait un test du VIH durant une visite prénatale ou au moment de l’accouchement et qu’elles en ont reçu le résultat. Cependant, cette proportion varie de manière importante. En effet, parmi les femmes du milieu rural, seulement 32 % ont bénéficié de ce service contre 76 % à Cotonou. Parmi les femmes sans niveau d’instruction, la proportion n’est que de 35 % contre 89 % parmi celles ayant le niveau secondaire 2nd cycle ou plus. En fonction du statut socio-économique, la proportion varie de 22 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 77 % parmi celles des ménages du quintile le plus élevé. Dans les départements, on remarque que si 76 % des femmes du Littoral et 65 % de celles de l’Ouémé ont fait un test de dépistage durant une visite prénatale ou au moment de l’accouchement et en ont reçu les résultats, cette proportion n’est que de 13 % dans l’Alibori. 256 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 13.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH avant le test, pourcentage ayant effectué un test du VIH pendant une visite prénatale pour la naissance la plus récente selon qu'elles ont reçu ou non le résultat du test et qu'elles ont reçu ou non des conseils après le test; pourcentage ayant effectué un test du VIH au moment de l'accouchement pour la naissance la plus récente selon qu'elles ont reçu ou non le résultat du test, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH au cours d'une visite prénatale1 Pourcentage ayant effectué un test du VIH durant une visite prénatale et qui : Pourcentage ayant reçu des conseils sur le VIH, ayant effectué un test du VIH au cours d'une visite prénatale et ayant reçu le résultat Pourcentage ayant effectué un test du VIH au cours d'une visite prénatale ou au moment de l'accouchement et qui :2 Effectif de femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années3 Ont reçu le résultat et des conseils après le test Ont reçu le résultat et n'ont pas reçu des conseils après le test N'ont pas reçu le résultat du test Ont reçu le résultat N’ont pas reçu le résultat Groupe d'âges 15-24 36,0 33,0 7,3 3,7 28,4 41,1 4,4 1 454 15-19 32,1 28,0 9,1 4,3 25,7 37,7 5,2 320 20-24 37,1 34,4 6,8 3,6 29,2 42,1 4,1 1 133 25-29 41,7 37,7 8,5 3,0 34,1 47,8 3,5 1 632 30-39 40,4 35,0 7,1 3,7 31,5 43,3 4,2 1 751 40-49 32,6 24,5 7,6 5,2 22,3 33,5 5,8 293 État matrimonial Célibataire 41,2 38,8 13,7 4,4 32,8 53,2 5,0 171 A déjà eu des rapports sexuels 41,2 38,8 13,7 4,4 32,8 53,2 5,0 171 En union 39,2 34,7 7,3 3,4 31,0 43,3 4,0 4 801 En rupture d'union 33,9 30,5 10,7 7,8 24,9 42,9 8,2 158 Milieu de résidence Cotonou 61,7 59,7 13,4 3,3 56,1 76,0 4,1 585 Autres villes 47,2 45,1 8,0 3,2 39,1 54,1 3,9 1 532 Ensemble urbain 51,2 49,2 9,5 3,2 43,8 60,2 3,9 2 117 Rural 30,6 24,5 6,3 3,8 21,8 31,9 4,3 3 013 Département Alibori 12,4 9,6 2,0 2,6 7,6 12,8 3,1 333 Atacora 20,4 17,9 11,2 7,6 15,2 29,3 7,7 510 Atlantique 34,9 31,7 6,5 1,7 25,8 40,1 2,2 656 Borgou 28,0 25,4 7,2 2,8 23,3 32,9 3,6 403 Collines 50,2 29,2 3,0 5,1 27,6 33,1 6,3 304 Couffo 40,1 31,8 11,6 7,7 28,0 44,1 8,4 360 Donga 37,0 23,5 10,6 4,6 26,8 34,7 4,8 210 Littoral 61,7 59,7 13,4 3,3 56,1 76,0 4,1 585 Mono 37,6 26,7 6,8 2,6 21,4 36,5 3,1 254 Ouémé 52,7 56,0 7,4 2,2 47,8 64,7 2,7 677 Plateau 23,7 26,5 2,1 0,4 20,5 29,1 0,7 361 Zou 51,5 42,0 6,4 3,7 41,7 49,2 4,2 477 Niveau d'instruction Aucun 31,6 26,6 6,7 3,4 23,3 34,6 4,1 3 574 Primaire 49,4 47,6 8,8 4,3 41,5 57,5 4,6 858 Secondaire 1er cycle 60,2 55,3 9,3 4,3 50,5 65,6 4,4 490 Secondaire 2nd cycle ou plus 76,5 72,2 16,0 1,2 72,2 88,9 2,3 207 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 21,5 15,7 5,1 4,8 14,2 21,7 5,3 1 041 Second 28,2 22,2 5,5 3,6 19,4 28,6 3,9 1 052 Moyen 32,4 26,1 6,6 3,3 22,2 33,9 3,9 994 Quatrième 49,2 46,3 9,4 3,2 40,2 57,0 4,1 1 011 Le plus élevé 64,7 63,6 11,8 2,8 58,8 77,2 3,4 1 031 Ensemble 15-49 39,1 34,7 7,7 3,6 30,9 43,6 4,1 5 130 1 Des conseils sur le VIH avant le test signifie ici que quelqu'un a parlé à l'enquêtée des trois sujets suivants: 1) la transmission du virus du sida de la mère au bébé, 2) la prévention du virus et 3) effectuer un test du VIH. 2 La question sur le test au moment de l'accouchement n'a été posée qu'aux femmes qui n'ont pas effectué de test pendant une visite prénatale. 3 Sont incluses dans le dénominateur les femmes qui n'ont pas reçu de soins prénatals pour leur dernière naissance ayant eu lieu au cours des deux dernières années. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 257 13.6 CIRCONCISION Le tableau 13.13 présente les proportions d’hommes circoncis selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Au Bénin, la quasi-totalité des hommes sont circoncis (93 %) et cette proportion est élevée dans tous les sous-groupes. Tableau 13.13 Circoncision Pourcentage d'hommes de 15-64 ans qui ont déclaré être circoncis, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Pourcentage circoncis Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-24 93,4 1 630 15-19 93,3 976 20-24 93,7 654 25-29 93,8 674 30-39 93,0 1 248 40-49 93,2 881 Milieu de résidence Cotonou 93,3 722 Autres villes 93,9 1 376 Ensemble urbain 93,7 2 098 Rural 93,1 2 335 Département Alibori 94,0 243 Atacora 70,6 318 Atlantique 95,0 598 Borgou 95,7 344 Collines 98,2 303 Couffo 98,0 253 Donga 95,5 188 Littoral 93,3 722 Mono 76,3 248 Ouémé 99,1 573 Plateau 100,0 267 Zou 96,9 374 Religion Vodoun 93,6 494 Autres traditionnelles 48,2 127 Islam 95,2 1 041 Catholique 95,1 1 547 Protestant méthodiste 94,8 125 Autres protestants 97,8 115 Célestes 93,0 258 Autres chrétiens 93,6 470 Autres religions 89,1 80 Aucune 96,5 176 Ethnie Adja et apparentés 88,3 644 Bariba et apparentés 96,7 387 Dendi et apparentés 89,7 148 Fon et apparentés 97,0 2 144 Yoa et apparentés 92,8 146 Bétamaribé et apparentés 57,9 225 Peulh et apparentés 93,9 145 Yoruba et apparentés 97,5 522 Autres Béninois * 25 Autres nationalités (97,7) 47 Ensemble 15-49 93,3 4 433 50-64 90,0 747 Ensemble 15-64 92,9 5 180 258 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST 13.7 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Au cours de l’enquête, pour estimer une « prévalence déclarée » des IST, on a demandé aux enquêtés ayant déjà eu des rapports sexuels s’ils avaient eu, au cours des 12 mois précédant l’enquête, une IST ou des symptômes associés à la présence de ces infections. Les résultats sont présentés au tableau 13.14 pour les femmes et les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques et économiques. Tableau 13.14 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d'IST Parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels, pourcentage ayant déclaré avoir eu une IST et/ou des symptômes d'IST au cours des 12 derniers mois selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Une IST Pertes vaginales anormales et malodo- rantes Plaie/ ulcère génital IST/ pertes/ plaie ou ulcère Effectif de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels Une IST Écoule-ment du pénis Plaie/ ulcère génital IST/Écoule ment/plaie ou ulcère Effectif d’hommes ayant déjà eu des rapports sexuels Groupe d'âges 15-24 3,3 7,4 2,5 9,9 3 977 7,5 6,7 4,3 12,6 913 15-19 2,7 5,6 2,0 8,1 1 373 8,9 7,5 3,6 13,3 369 20-24 3,6 8,3 2,7 10,9 2 604 6,6 6,2 4,8 12,1 544 25-29 3,0 6,3 2,6 8,9 3 174 7,2 4,8 3,8 11,9 652 30-39 2,6 5,1 2,6 7,4 4 850 5,2 5,9 3,6 10,1 1 239 40-49 2,9 4,3 2,5 7,1 2 736 3,9 3,5 2,9 7,1 878 État matrimonial Célibataire 4,2 10,1 3,0 13,4 2 133 7,5 7,0 4,4 12,8 1 066 A déjà eu des rapports sexuels 4,2 10,1 3,0 13,4 2 133 7,5 7,0 4,4 12,8 1 066 En union 2,6 5,0 2,4 7,3 11 677 5,1 4,7 3,3 9,2 2 515 En rupture d'union 4,8 6,3 3,2 9,9 926 6,3 4,5 4,6 11,4 100 Circoncision Circoncis na na na na na 5,7 5,0 3,3 9,8 3 461 Non circoncis na na na na na 7,5 11,1 8,5 19,8 210 Milieu de résidence Cotonou 5,6 10,7 3,3 14,3 2 213 5,7 4,1 3,4 9,1 631 Autres villes 3,0 6,2 2,3 8,5 4 452 5,2 4,4 2,4 8,8 1 147 Ensemble urbain 3,9 7,7 2,6 10,4 6 665 5,4 4,3 2,7 8,9 1 779 Rural 2,2 4,3 2,5 6,6 8 072 6,2 6,3 4,5 11,6 1 903 Département Alibori 1,3 2,8 1,7 4,4 834 8,1 11,6 4,8 16,8 192 Atacora 2,1 3,1 2,0 5,0 1 250 8,4 11,0 4,1 20,1 265 Atlantique 2,4 6,2 2,2 8,7 1 830 5,8 4,0 5,3 9,8 512 Borgou 2,3 5,7 2,1 7,5 1 095 3,0 5,1 1,9 6,9 271 Collines 3,9 6,4 3,0 10,0 995 3,3 1,8 0,7 4,4 217 Couffo 1,1 2,7 2,5 4,4 1 021 10,0 9,7 4,5 14,6 199 Donga 4,1 4,1 2,8 6,8 627 8,3 3,0 1,6 11,1 150 Littoral 5,6 10,7 3,3 14,3 2 213 5,7 4,1 3,4 9,1 631 Mono 3,4 6,8 5,2 11,6 840 5,7 11,5 8,1 16,6 214 Ouémé 2,1 6,7 2,0 8,2 1 764 5,6 3,5 3,4 8,8 507 Plateau 1,3 2,9 0,9 3,9 944 4,9 2,5 0,3 4,9 214 Zou 3,8 4,8 3,0 8,2 1 322 3,7 3,1 3,9 7,3 310 Niveau d'instruction Aucun 2,2 4,5 2,6 6,7 9 420 5,5 5,9 3,7 11,2 1 306 Primaire 3,5 6,4 2,5 9,6 2 564 7,0 6,8 3,9 11,6 920 Secondaire 1er cycle 4,9 8,4 2,6 11,4 1 770 5,3 5,0 3,2 10,0 712 Secondaire 2nd cycle ou plus 5,1 12,3 2,6 15,5 983 5,3 2,8 3,6 7,6 744 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 1,5 3,8 2,4 5,4 2 583 4,8 5,0 3,5 9,0 553 Second 2,1 5,0 2,3 6,7 2 741 6,0 7,5 4,9 12,7 601 Moyen 2,7 3,9 2,6 6,8 2 824 6,8 6,7 4,9 13,0 682 Quatrième 3,2 6,3 2,4 9,1 3 136 5,9 5,0 3,0 9,9 802 Le plus élevé 4,6 9,2 3,0 12,4 3 453 5,6 3,7 2,6 8,3 1 044 Ensemble 15-49 2,9 5,8 2,6 8,4 14 737 5,8 5,3 3,6 10,3 3 682 50-64 na na na na na 2,9 3,4 2,3 6,4 744 Ensemble 15-64 na na na na na 5,3 5,0 3,4 9,7 4 425 na = Non applicable Y compris 10 hommes ayant déjà eu des rapports sexuels pour lesquels l’information sur la circoncision est manquante. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 259 Les résultats montrent que 3 % des femmes ayant déjà eu des rapports sexuels ont déclaré avoir eu une IST au cours des 12 derniers mois. Par ailleurs, certaines enquêtées ont déclaré avoir eu des symptômes qui peuvent être révélateurs d’IST : 6 % des femmes ont déclaré avoir eu des pertes vaginales anormales et malodorantes et 3 % des plaies ou ulcères génitaux. En prenant en compte ces déclarations de symptômes, la prévalence passe de 3 % à 8 %. Il convient de rappeler, néanmoins, que cette prévalence étant basée sur les seules déclarations des enquêtées, elle doit être prise comme un ordre de grandeur et non comme une estimation précise. Cette prévalence déclarée varie de manière importante. En effet, parmi les femmes en union, 7 % ont déclaré avoir eu une IST ou des symptômes associés contre 13 % parmi les célibataires et 10 % parmi les femmes en rupture d’union. En milieu urbain, 10 % des femmes contre 7 % en milieu rural ont déclaré avoir eu une IST ou des symptômes pouvant être associés à une IST. C’est à Cotonou que cette prévalence est la plus élevée (14 %). On remarque également que la prévalence est nettement plus élevée parmi les femmes les plus instruites que parmi les autres (16 % contre un minimum de 7 % parmi celles sans niveau d’instruction). Enfin, on constate que cette prévalence déclarée des IST augmente avec le statut socio- économique du ménage, passant de 5 % dans les ménages du quintile le plus bas à 12 % dans ceux du plus élevé. Les résultats concernant les hommes 15-49 ans montrent que 6 % ont déclaré avoir eu une IST ; 5 % ont déclaré avoir eu des écoulements du pénis et 4 % des plaies ou ulcères génitaux. En tenant compte de ces symptômes, la prévalence déclarée des IST atteint 10 %. C’est parmi les hommes non circoncis que cette prévalence déclarée est la plus élevée (20 %). De même, on note un niveau élevé dans l’Atacora (20 %), l’Alibori et le Mono (17 % dans chaque département). À part l’Alibori, ce sont ces départements qui se caractérisent par les proportions d’hommes circoncis les plus faibles. En outre, comme chez les femmes, on note que la proportion d’hommes ayant eu une IST ou des symptômes associés est plus élevée parmi les célibataires et ceux en rupture d’union que chez ceux en union (respectivement 13 % et 11 %). Par contre, à la différence des femmes, la prévalence des IST est plus élevée en milieu rural qu’en urbain (12 % contre 9 %) ; parmi ceux sans niveau d’instruction que parmi les plus instruits (11 % contre 8 %). Aux enquêtés ayant déclaré avoir eu une IST ou des symptômes associés aux IST, on a demandé s’ils avaient recherché des conseils ou un traitement auprès de certaines sources. Les résultats sont présentés au graphique 13.1. Parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans ayant déclaré avoir eu une IST et/ou des symptômes associés aux IST au cours des 12 derniers mois, 44 % des femmes et 54 % des hommes n’ont recherché aucun conseil ou traitement pour leur IST. Par contre, 51 % des femmes et 33 % des hommes ayant eu une IST ont recherché un traitement ou des conseils auprès d’une clinique/d’un hôpital/d’un cabinet médical privé ou auprès d’un autre professionnel de santé. En outre, 5 % des femmes et 7 % des hommes se sont rendus dans une boutique ou une pharmacie pour des conseils ou des médicaments. Enfin, 2 % des femmes et 10 % des hommes se sont adressés à une autre source. 260 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Graphique 13.1 Recherche de conseils ou de traitement pour les IST 13.8 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES Des injections faites sans respect des normes d’asepsie peuvent être source de contamination. Il est donc important de savoir dans quelle mesure la population reçoit des injections effectuées par du personnel de santé selon les normes recommandées. En plus des questions pour estimer la proportion de la population ayant reçu des injections médicales, on a demandé comment se présentaient l’aiguille et la seringue utilisées lors de la dernière injection. Les résultats sont présentés au tableau 13.15 pour les femmes et les hommes de 15-49 ans. Les résultats montrent que, dans l’ensemble, 16 % des femmes et 15 % des hommes de 15-49 ans ont reçu une injection médicale, effectuée par du personnel de santé, au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Le nombre moyen d’injections est estimé à 0,5 chez les femmes et à 0,6 chez les hommes. Chez les femmes, la prévalence est plus élevée parmi celles de 25-29 ans (21 %) et parmi celles en union (18 %). Les variations selon le milieu de résidence sont assez faibles. Par contre, dans les départements, on note des écarts importants. La proportion de femmes ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois varie d’un minimum de 8 % dans l’Alibori à 24 % dans le Mono et 23 % dans le Couffo. Les variations selon le niveau d’instruction sont assez irrégulières. Bien que les écarts en fonction du niveau de bien-être du ménage ne soient pas très importants, on constate que la prévalence des injections médicales augmente avec l’augmentation du statut socio-économique, variant de 12 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 19 % parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. Chez les hommes, on constate que la prévalence des injections médicales est nettement plus élevée parmi ceux de 25-29 ans (19 %) ; parmi les hommes en rupture d’union (20 %), parmi ceux de Cotonou (20 %), parmi les plus instruits (19 %) et enfin parmi ceux du quintile le plus élevé (20 %). 51 33 5 72 10 44 54 Femme Homme Pourcentage Conseil auprès d'un professionnel de santé Conseil auprès d'une pharmacie/boutique Conseil auprès d'autres sources Pas de conseils pas de traitement C on na is sa nc e, a tti tu de s et c om po rte m en ts V IS -à -V IS d u V IH /s id a et d es IS T • 2 61 Ta bl ea u 13 .1 5 P ré va le nc e de s in je ct io ns m éd ic al es Po ur ce nt ag e de fe m m es e t d 'h om m es d e 15 -4 9 an s qu i o nt re çu , a u m oi ns , u ne in je ct io n m éd ic al e au c ou rs d es 1 2 de rn ie rs m oi s, n om br e m oy en d 'in je ct io ns m éd ic al es p ar p er so nn e au c ou rs d es 12 d er ni er s m oi s et p ar m i c eu x et c el le s qu i o nt re çu u ne in je ct io n m éd ic al e, p ou rc en ta ge d es d er ni èr es in je ct io ns m éd ic al es p ou r l es qu el le s la s er in gu e et l' ai gu ill e pr ov en ai en t d 'u n em ba lla ge n eu f no n ou ve rt, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Fe m m e H om m e Po ur ce nt ag e ay an t r eç u un e in je ct io n m éd ic al e au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s N om br e m oy en d' in je ct io ns m éd ic al es p ar pe rs on ne a u co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Ef fe ct if d' en qu êt ée s La d er ni èr e fo is , l a se rin gu e et l'a ig ui lle pr ov en ai en t d' un em ba lla ge ne uf , n on ou ve rt Ef fe ct if d' en qu êt ée s ay an t r eç u un e in je ct io n m éd ic al e au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Po ur ce nt ag e ay an t r eç u un e in je ct io n m éd ic al e au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s N om br e m oy en d' in je ct io ns m éd ic al es p ar pe rs on ne a u co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Ef fe ct if d' en qu êt és La d er ni èr e fo is , l a se rin gu e et l'a ig ui lle pr ov en ai en t d' un em ba lla ge ne uf , n on ou ve rt Ef fe ct if d' en qu êt és ay an t r eç u un e in je ct io n m éd ic al e au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s G ro up e d' âg es 15 -2 4 14 ,6 0, 4 5 80 0 95 ,4 84 8 12 ,9 0, 5 1 63 0 94 ,0 21 1 15 -1 9 10 ,7 0, 3 2 90 7 94 ,7 31 0 11 ,7 0, 5 97 6 95 ,9 11 4 20 -2 4 18 ,6 0, 5 2 89 3 95 ,8 53 7 14 ,8 0, 5 65 4 91 ,8 97 25 -2 9 20 ,5 0, 7 3 20 1 96 ,0 65 5 18 ,7 0, 8 67 4 92 ,1 12 6 30 -3 9 16 ,9 0, 6 4 85 6 94 ,7 82 3 13 ,7 0, 6 1 24 8 93 ,7 17 1 40 -4 9 12 ,5 0, 6 2 74 2 94 ,3 34 3 15 ,7 0, 8 88 1 98 ,1 13 9 Ét at m at rim on ia l C él ib at ai re 11 ,1 0, 4 3 99 2 94 ,4 44 3 14 ,1 0, 6 1 81 6 94 ,0 25 5 A dé jà e u de s ra pp or ts s ex ue ls 14 ,4 0, 5 2 13 3 95 ,0 30 6 17 ,4 0, 6 1 06 6 94 ,2 18 5 N 'a ja m ai s eu d e ra pp or ts se xu el s 7, 4 0, 2 1 85 9 93 ,1 13 7 9, 3 0, 5 75 0 93 ,3 70 En u ni on 18 ,0 0, 6 11 6 80 95 ,4 2 10 7 14 ,7 0, 7 2 51 6 94 ,7 37 1 En ru pt ur e d' un io n 12 ,8 0, 7 92 6 94 ,5 11 8 19 ,8 0, 9 10 1 * 20 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 17 ,9 0, 9 2 63 3 97 ,8 47 0 20 ,0 1, 2 72 2 90 ,6 14 4 A ut re s vi lle s 16 ,0 0, 4 5 07 8 95 ,0 81 2 15 ,1 0, 6 1 37 6 97 ,4 20 8 En se m bl e ur ba in 16 ,6 0, 6 7 71 1 96 ,0 1 28 3 16 ,8 0, 8 2 09 8 94 ,6 35 2 R ur al 15 ,6 0, 5 8 88 8 94 ,4 1 38 6 12 ,6 0, 5 2 33 5 94 ,3 29 4 D ép ar te m en t Al ib or i 8, 1 0, 3 88 9 97 ,4 72 6, 8 0, 5 24 3 * 17 At ac or a 13 ,4 0, 2 1 34 0 91 ,6 17 9 10 ,2 0, 2 31 8 (9 7, 4) 32 At la nt iq ue 15 ,6 0, 6 2 05 8 96 ,4 32 2 20 ,7 0, 9 59 8 97 ,3 12 4 Bo rg ou 16 ,2 0, 4 1 20 6 99 ,4 19 6 25 ,2 0, 7 34 4 10 0, 0 87 C ol lin es 16 ,0 0, 4 1 09 7 94 ,5 17 6 2, 2 0, 1 30 3 * 7 C ou ffo 22 ,7 0, 7 1 15 8 96 ,7 26 2 13 ,7 0, 9 25 3 (9 3, 0) 35 D on ga 14 ,6 0, 3 68 1 84 ,2 10 0 20 ,3 0, 3 18 8 91 ,0 38 Li tto ra l 17 ,9 0, 9 2 63 3 97 ,8 47 0 20 ,0 1, 2 72 2 90 ,6 14 4 M on o 24 ,3 1, 1 93 1 95 ,2 22 6 15 ,6 1, 1 24 8 (9 3, 0) 39 O ué m é 14 ,9 0, 4 2 01 4 96 ,9 29 9 14 ,4 0, 5 57 3 96 ,8 82 Pl at ea u 12 ,2 0, 3 1 11 1 92 ,0 13 6 2, 8 0, 1 26 7 * 7 Zo u 15 ,6 0, 6 1 48 2 89 ,9 23 1 9, 2 0, 4 37 4 (9 1, 6) 34 À su iv re … Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 261 26 2 • C on na is sa nc e, a tti tu de s et c om po rte m en ts V IS -à -V IS d u V IH /s id a et d es IS T Ta bl ea u 13 .1 5— S ui te Po ur ce nt ag e de fe m m es e t d 'h om m es d e 15 -4 9 an s qu i o nt re çu , a u m oi ns , u ne in je ct io n m éd ic al e au c ou rs d es 1 2 de rn ie rs m oi s, n om br e m oy en d 'in je ct io ns m éd ic al es p ar p er so nn e au c ou rs d es 12 d er ni er s m oi s et p ar m i c eu x et c el le s qu i o nt re çu u ne in je ct io n m éd ic al e, p ou rc en ta ge d es d er ni èr es in je ct io ns m éd ic al es p ou r l es qu el le s la s er in gu e et l' ai gu ill e pr ov en ai en t d 'u n em ba lla ge n eu f no n ou ve rt, s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, E D SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Fe m m e H om m e Po ur ce nt ag e ay an t r eç u un e in je ct io n m éd ic al e au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s N om br e m oy en d' in je ct io ns m éd ic al es p ar pe rs on ne a u co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Ef fe ct if d' en qu êt ée s La d er ni èr e fo is , l a se rin gu e et l'a ig ui lle pr ov en ai en t d' un em ba lla ge ne uf , n on ou ve rt Ef fe ct if d' en qu êt ée s ay an t r eç u un e in je ct io n m éd ic al e au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Po ur ce nt ag e ay an t r eç u un e in je ct io n m éd ic al e au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s N om br e m oy en d' in je ct io ns m éd ic al es p ar pe rs on ne a u co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Ef fe ct if d' en qu êt és La d er ni èr e fo is , l a se rin gu e et l'a ig ui lle pr ov en ai en t d' un em ba lla ge ne uf , n on ou ve rt Ef fe ct if d' en qu êt és ay an t r eç u un e in je ct io n m éd ic al e au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s N iv ea u d' in st ru ct io n Au cu n 14 ,8 0, 5 9 87 9 93 ,8 1 45 9 11 ,0 0, 5 1 46 0 91 ,2 16 0 Pr im ai re 18 ,8 0, 6 2 90 6 96 ,8 54 8 14 ,1 0, 5 1 05 9 93 ,7 15 0 Se co nd ai re 1 er c yc le 16 ,5 0, 5 2 50 5 95 ,7 41 2 16 ,2 0, 6 1 03 2 95 ,3 16 7 Se co nd ai re 2 nd c yc le o u pl us 19 ,1 0, 7 1 30 9 98 ,8 25 0 19 ,2 1, 2 88 2 97 ,4 16 9 Q ui nt ile s de b ie n- êt re éc on om iq ue Le p lu s ba s 12 ,4 0, 3 2 79 5 92 ,4 34 6 8, 6 0, 4 68 6 92 ,2 59 Se co nd 14 ,3 0, 5 3 01 7 93 ,9 43 0 13 ,9 0, 6 72 5 91 ,7 10 1 M oy en 15 ,9 0, 5 3 13 2 93 ,9 49 7 13 ,1 0, 5 84 7 99 ,2 11 1 Q ua tri èm e 17 ,6 0, 5 3 55 9 95 ,6 62 6 14 ,1 0, 5 96 5 95 ,0 13 6 Le p lu s él ev é 18 ,8 0, 7 4 09 6 97 ,7 77 0 19 ,8 1, 0 1 21 0 93 ,7 24 0 En se m bl e 15 -4 9 16 ,1 0, 5 16 5 99 95 ,2 2 66 9 14 ,6 0, 6 4 43 3 94 ,4 64 6 50 -6 4 na na na na na 13 ,9 1, 3 74 7 92 ,1 10 4 En se m bl e 15 -6 4 na na na na na 14 ,5 0, 7 5 18 0 94 ,1 75 0 N ot e : L es in je ct io ns m éd ic al es s on t c el le s do nn ée s pa r u n m éd ec in , u n in fir m ie r, un p ha rm ac ie n, u n de nt is te o u n' im po rte q ue l a ut re p er so nn el d e sa nt é. L es v al eu rs e nt re p ar en th ès es s on t b as ée s su r 2 5- 49 c as n on p on dé ré s. U n as té ris qu e in di qu e qu ’u ne v al eu r e st b as ée s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s et q u’ el le a é té s up pr im ée . na = N on a pp lic ab le 262 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 263 Dans la quasi-totalité des cas, les femmes et les hommes ayant reçu une injection médicale au cours des 12 derniers mois ont déclaré que la dernière injection avait été faite avec une seringue et une aiguille prises d’un emballage neuf et qui n’avait pas été ouvert (95 % pour les femmes et 94 % pour les hommes). 13.9 LES JEUNES DE 15-24 ANS ET LE VIH/SIDA Les données collectées sur le VIH/sida et les comportements sexuels ont permis de calculer des indicateurs spécifiques à la population des jeunes de 15-24 ans. Cette partie est consacrée à l’examen de ces résultats. Connaissance « approfondie » du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer un condom Les données du tableau 13.16 montrent que, dans l’ensemble, un quart des femmes (25 %) et 31 % des hommes de 15-24 ans ont une connaissance «approfondie» du VIH/sida. En d’autres termes, ces jeunes savent qu’on peut réduire le risque de contracter le virus du sida en utilisant des condoms et en limitant les rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté. De plus, ils rejettent les idées erronées les plus courantes à Tableau 13.16 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d'un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 15-24 ans ayant une connaissance approfondie du sida et pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida1 Pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms1 Effectif d'enquêtés Pourcentage ayant une connaissance « approfondie » du sida1 Pourcentage connaissant un endroit où se procurer des condoms1 Effectif d'enquêtés Groupe d'âges 15-19 25,5 37,1 2 907 27,1 59,3 976 15-17 24,5 34,0 1 857 23,3 54,0 669 18-19 27,4 42,4 1 050 35,3 71,0 307 20-24 23,5 39,0 2 893 36,9 79,2 654 20-22 24,3 38,2 1 887 34,3 75,7 424 23-24 21,9 40,6 1 006 41,7 85,6 230 État matrimonial Célibataire 28,1 43,6 3 514 30,7 66,9 1 488 A déjà eu des rapports sexuels 31,7 55,6 1 692 36,2 81,8 772 N'a jamais eu de rapports sexuels 24,6 32,4 1 821 24,8 50,7 716 En union 19,1 29,4 2 286 34,5 72,0 142 Milieu de résidence Cotonou 28,4 52,6 1 000 35,9 79,3 252 Autres villes 29,8 43,9 1 874 36,8 74,0 504 Ensemble urbain 29,3 46,9 2 874 36,5 75,8 756 Rural 19,8 29,3 2 926 26,3 60,0 874 Niveau d'instruction Aucun 14,0 21,1 2 311 12,5 47,3 304 Primaire 17,0 34,4 1 096 24,0 59,0 298 Secondaire 1er cycle 33,6 48,8 1 605 33,0 67,6 606 Secondaire 2nd cycle ou plus 47,2 70,8 788 46,5 87,2 422 Ensemble 24,5 38,0 5 800 31,0 67,3 1 630 1 Sont considérés comme ayant une connaissance « approfondie », les femmes et les hommes qui savent que l'utilisation du condom au cours de chaque rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, ceux qui savent qu'une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et ceux qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du virus du sida. Les éléments de la connaissance complète sont présentés aux tableaux 13.2, 13.3.1 et 13.3.2. 2 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. 264 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST propos de la transmission du sida (transmission par les moustiques et les moyens surnaturels) et ils savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le VIH/sida1. Par rapport à la précédente enquête réalisée en 2006, cette proportion a nettement augmenté chez les femmes, passant de 16 % à 25 %. Par contre, chez les hommes, on constate une légère diminution, la proportion étant passée de 35 % à 31 %. C’est parmi les célibataires ayant déjà eu des rapports sexuels (32 % pour les femmes et 36 % pour les hommes), en milieu urbain (29 % pour les femmes et 37 % pour les hommes) et surtout parmi celles et ceux qui ont, au moins, un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle (47 % dans chaque cas) que la proportion de ceux qui ont une connaissance « approfondie » du sida est la plus élevée. À titre de comparaison, chez les femmes et les hommes sans niveau d’instruction, cette proportion n’est que de, respectivement, 14 % et 13 %. Les rapports sexuels non protégés sont un facteur de propagation du VIH/sida et l’utilisation de condoms est l’un des seuls moyens efficaces pour prévenir la contamination par voie sexuelle. Les enquêteurs ont donc demandé aux jeunes de 15-24 ans s’ils connaissaient un endroit où ils pouvaient se procurer des condoms. Les résultats du tableau 13.16 montrent que 38 % des femmes de 15-24 ans connaissent un endroit où se procurer des condoms. Cette proportion est beaucoup plus élevée chez les jeunes hommes (67 %). Par rapport à l’EDS réalisée en 2006, on note une diminution de cette proportion chez les hommes. En effet, la proportion est passée de 77 % en 2006 à 67 % à l’enquête actuelle. Chez les femmes, on ne note pas de changement (38 %). Les proportions de femmes et d’hommes qui connaissent un endroit où se procurer des condoms varient de manière importante en fonction des caractéristiques sociodémographiques. Chez les femmes, comme chez les hommes, on constate une proportion élevée parmi les célibataires qui ont déjà eu des rapports sexuels (respectivement 56 % et 82 %) et en milieu urbain (respectivement 47 % et 76 %), en particulier à Cotonou (respectivement 53 % et 79 %). En outre, on constate que la connaissance d’un endroit où se procurer des condoms augmente avec le niveau d’instruction. En effet, 21 % des jeunes femmes et 47 % des jeunes hommes sans niveau d’instruction savent où se procurer des condoms contre, respectivement, 71 % et 87 % de ceux de niveau secondaire 2nd cycle ou plus. Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes L'âge aux premiers rapports sexuels est non seulement un indicateur important d’exposition au risque de grossesse, mais il constitue aussi un indicateur important du risque d’exposition au risque de contracter une IST. On considère que les jeunes qui ont des rapports sexuels précoces courent un risque accru de contracter des IST, dont le VIH. Le report de l’âge aux premiers rapports sexuels et l’utilisation régulière du condom comptent parmi les moyens de prévention efficaces pour réduire le risque de contracter le virus du sida. Le tableau 13.17 présente les proportions de femmes et d’hommes âgés de 15-24 ans qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre leur 15è anniversaire et la proportion de jeunes de 18-24 ans qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, on constate que 12 % des femmes avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre l’âge de 15 ans exacts. Cependant, parmi les femmes en union (18 %), parmi celles du milieu rural (15 %) et parmi les femmes n’ayant pas de niveau d’instruction (17 %), la proportion est plus élevée. Par ailleurs, dans 51 % des cas, les femmes de 18-24 ans avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts. Là encore, cette proportion est plus élevée chez les femmes en union (62 %), chez celles du milieu rural (55 %), chez celles n’ayant pas de niveau d’instruction (56 %) et celles de niveau primaire (55 %). 1 Cette définition est la même que celle utilisée pour l’ensemble de la population (voir Tableaux 15.4.1 et 15.4.2). Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 265 Tableau 13.17 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avant l'âge de 15 ans et pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes de 18-24 ans ayant eu des rapports sexuels avant l'âge de 18 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d'atteindre 15 ans exacts Effectif d'enquêtés (15-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d'atteindre 18 ans exacts Effectif d'enquêtés (18-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d'atteindre 15 ans exacts Effectif d'enquêtés (15-24 ans) Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avant d'atteindre 18 ans exacts Effectif d'enquêtés (18-24 ans) Groupe d'âges 15-19 11,9 2 907 na- na 16,8 976 na na 15-17 13,0 1 857 na na 17,3 669 na- na 18-19 9,9 1 050 54,7 1 050 15,8 307 49,9 307 20-24 11,7 2 893 48,9 2 893 15,2 654 47,4 654 20-22 11,1 1 887 49,8 1 887 15,5 424 48,9 424 23-24 12,9 1 006 47,3 1 006 14,8 230 44,6 230 État matrimonial Célibataire 7,6 3 514 35,8 1 771 15,9 1 488 46,0 825 En union 18,2 2 286 62,4 2 172 19,0 142 61,1 136 Connaît une source de condom1 Oui 10,3 2 205 52,2 1 573 18,2 1 097 51,1 736 Non 12,7 3 595 49,3 2 370 12,0 533 38,5 225 Milieu de résidence Cotonou 7,2 1 000 38,3 712 28,4 252 58,6 176 Autres villes 9,4 1 874 49,5 1 262 12,1 504 44,9 326 Ensemble urbain 8,7 2 874 45,5 1 974 17,5 756 49,7 502 Rural 14,9 2 926 55,4 1 969 15,0 874 46,5 459 Niveau d'instruction Aucun 16,7 2 311 56,4 1 813 10,4 304 45,7 185 Primaire 10,9 1 096 55,0 740 19,0 298 48,7 167 Secondaire 1er cycle 8,7 1 605 46,6 788 17,2 606 52,5 258 Secondaire 2nd cycle ou plus 4,8 788 32,0 602 16,9 422 46,0 351 Ensemble 11,8 5 800 50,5 3 943 16,2 1 630 48,2 961 na = Non applicable 1 Dans ce tableau, les réponses telles que "amis", "famille" et "maison" n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. La proportion d’hommes ayant eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts est légèrement plus élevée que chez les femmes (16 % contre 12 %). Les rapports sexuels précoces chez les hommes sont un peu plus fréquents parmi ceux qui sont en union (19 %), ceux qui connaissent une source de condoms (18 %) et à Cotonou (28 %). Près d’un homme de 18-24 ans sur deux (48 %) avait déjà eu ses premiers rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans exacts. C’est parmi ceux en union que cette proportion est la plus élevée (61 %). Tendances. La proportion de jeunes femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exacts est restée quasiment identique entre 2006 et 2011-2012. Par contre, chez les hommes, cette proportion a légèrement augmenté, passant de 13 % à 16 %. Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom Le tableau 13.18 présente les proportions de jeunes célibataires des deux sexes, âgés de 15-24 ans, qui n’ont jamais eu de rapport sexuel et les proportions de ceux qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête et, parmi ceux-ci, les proportions de ceux qui ont utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques. 26 6 • C on na is sa nc e, a tti tu de s et c om po rte m en ts V IS -à -V IS d u V IH /s id a et d es IS T Ta bl ea u 13 .1 8 R ap po rts s ex ue ls p ré nu pt ia ux e t u til is at io n du c on do m a u co ur s de s ra pp or ts s ex ue ls p ré nu pt ia ux p ar m i l es je un es Pa rm i l es fe m m es e t l es h om m es c él ib at ai re s de 1 5- 24 a ns , p ou rc en ta ge q ui n 'o nt ja m ai s eu d e ra pp or ts s ex ue ls , p ou rc en ta ge q ui o nt e u de s ra pp or ts s ex ue ls a u co ur s de s 12 d er ni er s m oi s et , p ar m i c eu x qu i on t e u de s ra pp or ts s ex ue ls p ré nu pt ia ux a u co ur s de s 12 d er ni er s m oi s, p ou rc en ta ge a ya nt u til is é un c on do m a u co ur s de s de rn ie rs ra pp or ts s ex ue ls , s el on c er ta in es c ar ac té ris tiq ue s so ci od ém og ra ph iq ue s, ED SB -IV B én in 2 01 1- 20 12 C ar ac té ris tiq ue so ci od ém og ra ph iq ue Fe m m e H om m e Po ur ce nt ag e n' ay an t j am ai s eu d e ra pp or ts se xu el s Po ur ce nt ag e ay an t e u de s ra pp or ts se xu el s au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Ef fe ct if d' en qu êt és cé lib at ai re s Po ur ce nt ag e ay an t d éc la ré qu 'u n co nd om av ai t é té u til is é au c ou rs d es de rn ie rs ra pp or ts se xu el s Ef fe ct if d' en qu êt ée s cé lib at ai re s ay an t e u de s ra pp or ts se xu el s au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Po ur ce nt ag e n' ay an t j am ai s eu d e ra pp or ts se xu el s Po ur ce nt ag e ay an t e u de s ra pp or ts se xu el s au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s Ef fe ct if d' en qu êt és cé lib at ai re s Po ur ce nt ag e ay an t d éc la ré qu 'u n co nd om av ai t é té u til is é au c ou rs d es de rn ie rs ra pp or ts se xu el s Ef fe ct if d' en qu êt és cé lib at ai re s ay an t e u de s ra pp or ts se xu el s au co ur s de s 12 de rn ie rs m oi s G ro up e d' âg es 15 -1 9 61 ,6 29 ,3 2 48 8 37 ,9 72 8 63 ,3 27 ,3 95 9 41 ,0 26 2 15 -1 7 69 ,7 23 ,3 1 74 2 36 ,2 40 6 71 ,8 21 ,1 66 3 28 ,2 14 0 18 -1 9 42 ,9 43 ,2 74 5 40 ,1 32 2 44 ,2 41 ,1 29 6 55 ,8 12 2 20 -2 4 28 ,0 54 ,6 1 02 6 38 ,9 56 0 20 ,7 62 ,2 52 9 50 ,1 32 9 20 -2 2 31 ,0 52 ,0 78 9 38 ,9 41 0 24 ,2 56 ,5 36 4 51 ,4 20 5 23 -2 4 18 ,2 63 ,3 23 7 39 ,1 15 0 12 ,8 74 ,8 16 5 47 ,9 12 4 C on na ît un e so ur ce d e co nd om 1 O ui 38 ,6 49 ,2 1 53 2 49 ,2 75 4 36 ,5 49 ,4 99 5 48 ,8 49 1 N on 62 ,1 26 ,9 1 98 2 23 ,0 53 4 71 ,5 20 ,3 49 3 32 ,6 10 0 M ili eu d e ré si de nc e C ot on ou 52 ,5 32 ,9 79 1 45 ,4 26 0 32 ,9 47 ,0 23 8 57 ,8 11 2 A ut re s vi lle s 49 ,7 38 ,6 1 22 2 40 ,2 47 2 47 ,6 38 ,6 46 5 60 ,3 17 9 En se m bl e ur ba in 50 ,8 36 ,4 2 01 3 42 ,0 73 2 42 ,6 41 ,4 70 3 59 ,3 29 1 R ur al 53 ,2 37 ,1 1 50 0 33 ,5 55 6 53 ,0 38 ,2 78 5 33 ,2 30 0 N iv ea u d' in st ru ct io n Au cu n 55 ,0 30 ,6 80 6 23 ,2 24 6 57 ,7 37 ,6 24 3 24 ,1 91 Pr im ai re 51 ,1 37 ,1 65 6 28 ,6 24 3 50 ,8 40 ,3 26 1 33 ,3 10 5 Se co nd ai re 1 er c yc le 54 ,7 35 ,4 1 33 2 41 ,6 47 1 54 ,9 33 ,5 57 7 44 ,4 19 3 Se co nd ai re 2 nd c yc le o u pl us 43 ,6 45 ,5 72 0 52 ,4 32 7 31 ,1 49 ,5 40 7 64 ,3 20 2 En se m bl e 51 ,8 36 ,7 3 51 4 38 ,4 1 28 8 48 ,1 39 ,7 1 48 8 46 ,0 59 1 1 D an s ce ta bl ea u, le s ré po ns es te lle s qu e « am is » , « fa m ill e » et « m ai so n » n' on t p as é té p ris es e n co m pt e co m m e so ur ce d 'a pp ro vi si on ne m en t d u co nd om . 266 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 267 On constate que 52 % des femmes célibataires de 15-24 ans n’ont jamais eu de rapport sexuel. À l’opposé, dans 37 % des cas, les femmes ont déclaré avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois. La proportion de jeunes femmes célibataires qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois augmente avec l’âge : de 29 % à 15-19 ans, la proportion passe à 52 % à 20-22 ans et à 63 % à 23-24 ans. La proportion de célibataires ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois est plus élevée parmi celles qui connaissent une source de condoms (49 %), parmi celles des autres villes (39 %) et parmi celles ayant un niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus (46 %). Parmi les femmes célibataires ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, 38 % avaient utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. Chez les femmes qui connaissent un endroit où se procurer des condoms, cette proportion atteint 49 %. De même, à Cotonou, 45 % de ces célibataires ont utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels ; parmi celles de niveau d’instruction secondaire 2nd cycle ou plus, cette proportion est de 52 %. Les résultats concernant les hommes montrent que 48 % des célibataires de 15-24 ans n’avaient jamais eu de rapports sexuels. À l’opposé, 40 % ont déclaré avoir eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois. Cette proportion augmente avec l’âge, passant de 27 % à 15-19 ans à 75 % dans le groupe d’âges 23-24 ans. Comme chez les femmes, la proportion de jeunes hommes célibataires qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois est plus élevée parmi ceux qui connaissent une source de condoms (49 %) et parmi ceux qui ont un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (50 %). Par contre et à la différence des femmes, c’est parmi ceux de Cotonou que la proportion de célibataires sexuellement actifs au cours des 12 derniers mois est la plus élevée (47 %). Parmi les hommes célibataires ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, 46 % avaient utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. Parmi les hommes célibataires de 18-19 ans, cette proportion atteint 56 %. En outre, comme chez les femmes, c’est chez les hommes ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus que la proportion de ceux qui ont utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels est la plus élevée (64 %). Partenaires sexuels multiples Le tableau 13-19.1 présente les proportions de femmes de 15-24 ans ayant déclaré avoir eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 mois ayant précédé l’interview. Les résultats montrent que le multipartenariat est une pratique peu fréquente parmi les femmes de 15-24 ans, car seulement 2 % d’entre elles ont déclaré avoir eu, au cours des 12 derniers mois, des rapports sexuels avec plus d’un partenaire. Parmi ces jeunes femmes, 35 % ont déclaré avoir utilisé des condoms au cours des derniers rapports sexuels. Parmi celles qui connaissent un endroit où se procurer des condoms, cette proportion est plus élevée et atteint 46 %. 268 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Tableau 13.19.1 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Femme Parmi l'ensemble des jeunes femmes de 15-24 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois et, parmi ces femmes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi toutes les femmes de 15-24 ans Parmi les femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire au cours des 12 derniers mois : Pourcentage ayant eu deux partenaires sexuels ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels Effectif de femmes Groupe d'âges 15-19 2,1 2 907 33,0 60 15-17 1,5 1 857 (16,1) 29 18-19 3,0 1 050 (48,2) 32 20-24 2,4 2 893 36,0 68 20-22 2,3 1 887 (32,4) 43 23-24 2,5 1 006 * 26 État matrimonial Célibataire 3,0 3 514 38,5 104 En union 1,1 2 286 * 24 Connaît une source de condom1 Oui 3,6 2 205 46,2 79 Non 1,4 3 595 16,2 50 Milieu de résidence Cotonou 3,4 1 000 (48,6) 34 Autres villes 2,2 1 874 (32,7) 41 Ensemble urbain 2,6 2 874 40,0 75 Rural 1,8 2 926 26,9 53 Niveau d'instruction Aucun 1,4 2 311 (15,0) 33 Primaire 3,0 1 096 (26,0) 33 Secondaire 1er cycle 2,3 1 605 (44,6) 37 Secondaire 2nd cycle ou plus 3,2 788 * 25 Ensemble 15-24 2,2 5 800 34,6 128 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST • 269 Le tableau 13.19.2, qui présente les mêmes résultats pour les hommes, montre qu’une proportion d’hommes beaucoup plus élevée que celle des femmes a eu au moins 2 partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois (13 % contre 2 %). Cette proportion augmente avec l’âge pour atteindre un maximum de 26 % à 23-24 ans. On constate aussi que le multipartenariat au cours des 12 derniers mois a été plus fréquent parmi ceux qui sont en union (23 %), parmi ceux qui connaissent une source de condoms (15 %), parmi ceux qui ont un niveau primaire (17 %) et parmi ceux de niveau secondaire 2nd cycle ou plus (16 %). Parmi ces jeunes hommes, 44 % ont déclaré avoir utilisé un condom au cours des derniers rapports sexuels. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain (64 %) et parmi ceux ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (71 %). Tableau 13.19.2 Partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Homme Parmi l'ensemble des jeunes hommes de 15-24 ans, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec plus d'une partenaire sexuelle au cours des 12 derniers mois; parmi ces hommes, pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Parmi tous les hommes de 15-24 ans Parmi les hommes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels avec plus d'une partenaire au cours des 12 derniers mois : Pourcentage ayant eu deux partenaires sexuelles ou plus au cours des 12 derniers mois Effectif d'hommes Pourcentage ayant déclaré qu'un condom avait été utilisé au cours des derniers rapports sexuels Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-19 7,7 976 40,3 75 15-17 5,6 669 (29,8) 37 18-19 12,3 307 (50,6) 38 20-24 20,8 654 45,8 136 20-22 17,7 424 49,3 75 23-24 26,4 230 41,5 61 État matrimonial Célibataire 11,9 1 488 47,9 178 En union 23,4 142 (22,2) 33 Connaît une source de condom1 Oui 15,4 1 097 48,2 169 Non 7,8 533 (26,0) 41 Milieu de résidence Cotonou 14,2 252 * 36 Autres villes 12,0 504 61,9 60 Ensemble urbain 12,7 756 63,5 96 Rural 13,1 874 27,4 115 Niveau d'instruction Aucun 10,5 304 (8,0) 32 Primaire 16,9 298 28,0 50 Secondaire 1er cycle 9,9 606 44,8 60 Secondaire 2nd cycle ou plus 16,2 422 71,4 68 Ensemble 15-24 12,9 1 630 43,8 211 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. 270 • Connaissance, attitudes et comportements vis-à-vis du VIH/sida et des IST Disparités d’âges entre partenaires sexuels Le tableau 13.20 présente, parmi les jeunes femmes et les jeunes hommes de 15-19 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, les pourcentages de celles et ceux qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire plus âgé d’au moins dix ans. Tableau 13.20 Disparité d'âges entre partenaires sexuels parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans Parmi les femmes et les hommes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec un partenaire qui était plus âgé qu'eux d'au moins 10 ans, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDSB-IV Bénin 2011-2012 Caractéristique sociodémographique Femmes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Hommes de 15-19 ans ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec un partenaire plus âgé qu'elle d'au moins dix ans Effectif de femmes Pourcentage ayant eu des rapports sexuels avec une partenaire plus âgée qu'eux d'au moins dix ans Effectif d'hommes Groupe d'âges 15-17 16,6 471 1,0 145 18-19 17,6 539 0,9 130 État matrimonial Célibataire 12,2 728 1,0 262 En union 29,9 282 * 13 Connaît une source de condom1 Oui 15,1 466 0,0 215 Non 18,8 544 4,4 60 Milieu de résidence Cotonou 12,3 110 * 38 Autres villes 13,8 328 1,9 73 Ensemble urbain 13,4 438 1,3 111 Rural 19,9 572 0,7 164 Niveau d'instruction Aucun 25,2 315 2,9 42 Primaire 19,7 224 (3,0) 48 Secondaire 1er cycle 11,5 346 0,0 122 Secondaire 2nd cycle ou plus 7,8 125 0,0 64 Ensemble 17,1 1 010 1,0 275 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée 1 Dans ce tableau, les réponses telles que « amis », « famille » et « maison » n'ont pas été prises en compte comme source d'approvisionnement du condom. Dans 17 % des cas, les femmes de 15-19 ans sexuellement actives au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec un partenaire plus âgé qu’elles d’au moins dix ans. Il faut remarquer que les jeunes femmes de 15-19 ans en union sont proportionnellement plus nombreuses que cell