Benin - Demographic and Health Survey - 1997

Publication date: 1997

Enquête Démographique et de Santé 1996 Ministère du Plan, de la Restructuration Économique et de la Promotion de l'Emploi Institut National de la Statistique et de l'Analyse Economique Bureau Central du Recensement : S Demographic and Health Surveys Macro International Inc. INDICATEURS DU SOMMET MONDIAL POUR LES ENFANTS, BÉNIN 1996 INDICATEURS DE BASE Mortalité infantile Mortalité maternelle Malnutrition des enfants Accés à une eau potable salubre Accès ~ des installations sanitaires d'évacuation des excr~ments Education de base Enfants en situation particulièrement difficile - Quotient de mortalité infantile (pour I 000 naissances) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 - Quotient de mortalité infanto-juvénile (pour 1 000 naissances) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 - Taux de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 498 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans accusant un retard de croissance . . . . . . . . . . . 25 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans émaciés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans présentant une insuffisance pondérale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 - Pourcentage de ménages disposant d'eau potable salubre ~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 - Pourcentage de ménages disposant de latrines améliorées personnelles . . . . . . . . . . . . . 19 - Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant achevé récole primaire . . . . . . . . . . . . . . . . I 1 - Pourcentage d'hommes de 20-64 ans ayant achevé l'æcole primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 - Pourcentage de filles de 6-12 ans fréquentant l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 - Pourcentage de garçons de 6-12 ans fréquentant l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 - Pourcentage de femmes de 15-49 ans alphabétisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 - Pourcentage d'enfants de moins de 15 ans qui sont orphelins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0,3 - Pourcentage d'enfants de moins de 15 ans qui ne vivent pas avec leur mère biologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 - Pourcentage d'enfants de moins de 15 ans qui vivent dans un ménage comptant un seul adulte de 15 ans ou plus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 INDICATEURS DE SUPPORT Santé des f e m m e s Espacement des naissances Maternité sans risque Planification familiale Nutr i t ion Nutrition des mères Allaitement Sel iodé Sant6 de l 'enfant Vaccinations Contr61e de la diarrhée Infections respiratoires aigues - Pourcentage de naissances å moins de 24 mois de la naissance précédente . . . . . . . . . . . 17 - Pourcentage de naissances dont la mére a bénéficié de consultation prénatale auprés de personnel médical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 - Pourcentage de naissances dont la mére a b6n6fieié de consultation prénatale au cours du premier trimestre de grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 - Pourcentage de naissances dont la mère a ~té assistée par du personnel médical au cours de l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 - Pourcentage de naissances ayant lieu en établissement sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 - Pourcentage de naissances à hauts risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 - Taux de prævalence contraceptive (femmes en union, en pour cent) . . . . . . . . . . . . . . . . 16 - Pourcentage de femmes en union ayant des besoins non-satisfaits en mati~re de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 - Pourcentage de mères avec un faible Indice de Masse Corporelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 - Pourcentage d'enfants de moins de 4 mois qui sont exclusivement allaités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 - Pourcentage de ménages consommant du sel iodé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans dont la mère a reçu une vaccination antitætanique pendant la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 - Pouoeentage d'enfants de 12-23 mois ayant 6t6 vaccin~ contre la rougeole . . . . . . . . . . . 64 - Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant été complètement vaccinés . . . . . . . . . . . . . 56 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans ayant eu la diarrhée durant les 2 deroières semaines et qui ont bénéficié d'une Thærapie de Rèhydratation par voie Orale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 - Pourcentage d'enfants de moins de 3 ans ayant eu l'IRA durant les 2 demières semaines et qui ont ét6 vus par du personnel médical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 ' Provenant de robinet privé ou public, forage/pompe ou puits protégé RÉPUBLIQUE DU BÉNIN Enquête Démographique et de Santé 1996 Nicaise Kodjogbé Gora Mboup Justin Tossou Léopoldine de Souza Timothée Gandaho Alphonse Guédémé Thomas Houedokoho Rafatou Houndékon Thomas Tohouegnon Suzanne Zomahoun Virgile Capo-Chichi Andrée Cossi Ministère du Plan, de la Restructuration Économique et de la Promotion de l'Emploi Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique Bureau Central de Recensement Cotonou, Bénin Macro International Inc. Calverton, Maryland USA Avril 1997 Ce rapport présente les principaux résultats de la Première Enquête Démographique et de Santé en République du Bénin (EDSB-I) qui a été menée en 1996 par le Bureau Central du Recensement de l'Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique (Ministère du Plan, de la Restructuration Économique et de la Promotion de l'Emploi). L'EDSB-I, initiée par le gouvernement du Bénin, fait partie de la troisième phase du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys-DHS) dont l'objectif est de collecter, d'analyser et de diffuser des données relatives à la population et à la santé de la famille avec l'appui technique de Macro International Inc. L'enquête a btnéficié de l'appui financier de l'Agence des États Unis pour le Développement International (USAID) et du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF). Le programme des Enquêtes Démographiques et de Santé (DHS) fournit une assistance aux agences gouvernementales et privées pour la réalisation d'enquêtes dans les pays en développement. Financé principalement par l'Agence des États Unis pour le Développement International (USAID), DHS est un programme exécuté par Macro International Inc. Les principaux objectifs du programme sont : (1) fournir aux responsables des pays participant au programme les données de base et les analyses utiles pour une prise de décisions adéquates, (2) développer la base de données sur la population et la santé à rtchelle internationale, (3) développer de nouvelles méthodologies d'enquête, et (4) renforcer, dans les pays participant au programme, les capacités et les ressources nécessaires pour la réalisation d'enquêtes démographiques et de santé d'un haut niveau. Des informations complémentaims sur rEDSB-I peuvent être obtenues auprès de l'Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique, BP 323, Cotonou, Bénin, (Téléphone (229) 314101 ou 312898). Concernant le Programme DHS, des renseignements peuvent œetre obtenus auprès de Macro International Inc., 11785 Beltsville Drive, Suite 300, Calverton, MD 20705, USA (Téléphone 301-572-0200; Fax 301-572-0999). Citation recommandée : Kodjogbé, Nicalse, Gora Mboup, Justin Tossou, IAopoldine de Souza, Timothée Gandaho, Alphonse Guédémé, Thomas Houedokoho, Rafatou Houndékon, Thomas Tohouegnon, Suzanne Zomahoun, Virgile Capo-Chichi, et Andrée Cossi. 1997. Enqu~teDémographiqueetdeSanté, RépubliquedeBénin1996. Calverton, Maryland USA : Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique et Macro International Inc. TABLE DES MATIÈRES Page LISTE DES TABLEAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ix LISTE DES GRAPHIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xv SIGLES ET ABRÉVIATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xvii PRÉFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xix RÉSUMÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxi CARTE DU BÉNIN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxiv CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET ORGANISATION DE L'ENQUI~TE Nicaise Kodjogbé 1.1 APERÇU SUR LE BÉNIN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.2 POLITIQUE DE POPULATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 1.3 POLITIQUE EN MATIÈRE DE SANTÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.4 ORGANISATION DE L'ENQU]~TE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.4.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1.4.2 Échantillonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 1.4.3 Collecte des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 CHAPITRE 2 2.1 CARACT~RISTIQUES DE L'ÉCHANTILLON Nicaise Kodjogbé et Andrée Cossi CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES DE L'ÉCHANTILLON . . . . . . . . . . . . . . . 11 2.1.1 Structure par sexe et par âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 2.1.2 Taille et composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 2.1.3 Niveau d'instruction et fréquentation scolaire de la population des ménages . 14 2.1.4 Caractéristiques de l'habitat et biens possédés par les ménages . . . . . . . . . . . 17 2.1.5 Consommation de sel iodé dans les ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 2.2 CARACTÉRISTIQUES SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . . . 20 2.3 2.4 2.2.1 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 2.2.2 Niveau d'instruction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 EMPLOI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2.3.1 Emploi des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2.3.2 Type d'employeur et type de revenu des femmes ayant un emploi . . . . . . . . . . 26 2.3.3 Occupation de la femme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 2.3.4 Décision sur l'utilisation des revenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 2.3.5 Soins des enfants et travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 2.3.6 Emploi des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 ACCÈS AUX MÉDIA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 iii CHAPITRE 3 3.1 3.2 3.3 3.4 3.5 3.6 3.7 Page FÉCONDITÉ Nicaise Kodjogbé et Virgile Capo-Chichi NIVEAUX ET TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 FÉCONDITÉ DI~I«I~;RENTIELLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 PARITÉ MOYENNE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 CHAPITRE 4 PLANIFICATION FAMILIALE Justin Tossou et Suzanne Zomahoun 4.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 4.2 PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 4.3 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 4.4 NOMBRE D'ENFANTS À LA PREMIÈRE UTILISATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 4.5 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 4.6 EFFET CONTRACEPTIF DE L'ALLAITEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 4.7 SOURCE D'APPROVISIONNEMENT EN MÉTHODES CONTRACEPTIVES . . . . 60 4.8 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 4.9 RAISON DE NON-UTILISATION DE LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . 63 4.10 INFORMATIONS SUR LA CONTRACEPTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 4.11 OPINIONS ET ATTITUDES VIS-A-VIS DE LA PLANIFICATION FAMILIALE . 68 CHAPITRE 5 5.1 5.2 5.3 5.4 5.5 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE Thomas Houedokoho ÉTAT MATRIMONIAL DE LA POPULATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 PRATIQUE DE LA POLYGAMIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 5.2.1 Niveau de la polygamie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 5.2.2 Nombre deco-épouses et d'épouses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION ET ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 5.3.1 Åge à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 5.3.2 Age aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 EXPOSITION AUX RISQUES DE GROSSESSE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87 iv Page CHAPITRE 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ Léopoldine de Souza et Suzanne Zomahoun 6.1 6.2 6.3 6.4 DÉSIR D'ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 NOMBRE TOTAL D'ENFANTS DÉSIRÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 CHAPITRE 7 7.1 7.2 7.3 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Gora Mboup MÉTHODOLOGIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103 NIVEAUX ET TENDANCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE ET GROUPES ,~ HAUTS RISQUES . . . . . . . . . 106 CHAPITRE 8 8.1 8.2 8.3 8.4 8.5 8.6 MORTALITÉ MATERNELLE Gora Mboup COLLECTE DES DONNÉES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114 ESTIMATION DIRECTE DE LA MORTALITÉ ADULTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 ESTIMATION DIRECTE DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . . . . . . . . . . . . . . 116 ESTIMATION INDIRECTE DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . . . . . . . . . . . . 117 CONCLUSION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 CHAPITRE 9 9.1 9.2 9.3 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L'ENFANT Alphonse Guédémé et Rafatou Houndékon SOINS PRÉNATALS ET ACCOUCHEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119 9.lA Soins pr6natals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119 9.1,2 Accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 VACCINATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128 MALADIES DES ENFANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 9.3.1 Diarrhée chez les enfants de moins de 3 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 9.3.2 Infections respiratoires aiguës et fièvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136 CHAPITRE 10 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS ET DES MÈRES Timothée Gandaho et Thomas Tohouegnon 10.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . . . . . . . . . . . . . . . 141 10.2 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE TROIS ANS . . . . . . . 148 V 10.3 Page 10.2.1 Indicateurs de l'état nutritionnel des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150 10.2.2 Niveaux de l'état nutritionnel des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151 ÉTAT NUTRITIONNEL DES MÈRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 CHAPITRE 11 11.1 11.2 11.3 LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ET LE SIDA Léopoldine de Souza et Justin Tossou LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (MST) . . . . . . . . . . . . 159 I l . lA Niveau de connaissance des MST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159 11.1.2 Prévalence des MST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16I 11.1.3 Traitement des MST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 CONNAISSANCE ET ATTITUDE FACE AU SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 11.2.1 Connaissance et sources d'information sur le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 11.2.2 Connaissance des moyens de prévention contre le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 11.2.3 Opinions sur le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 11.2.4 Perception du risque d'être atteint du sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168 tl .2.5 Prévention et changement de comportement face au sida . . . . . . . . . . . . . . . 171 CONNAISSANCE ET UTILISATION DU CONDOM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174 CHAHTRE 12 12.1 12.2 DISPONIBILITÉ DES SERVICES COMMUNAUTAIRES Cc ra Mboup DISPONIBILITÉ DES SERVICES DE PLANIFICATION FAMILIALE . . . . . . . . . 179 DISPONIBILITÉ DES SERVICES DE SANTÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187 RÉFÉRENCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193 ANNEXE A A.I A.2 A.3 A.4 A.5 A.6 A.7 A.8 PLAN DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 Base de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 Caractéristiques générales de l'échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198 Répartition de l'échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198 Stratification et tirage d'unités aréolaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201 Segmentation des grandes zones de dénombrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201 Probabilités de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201 Résultats des enquêtes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 205 vi ANNEXE C ANNEXE D ANNEXEE ANNEXE F Page TABLEAUX POUR L 'ÉVALUATION DE LA QUAL ITÉ DES DONNÉES . . 221 ORGANIGRAMME ET PERSONNEL DE L'EDSB-I . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 229 CALENDRIER DES OPÉRATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235 QUESTIONNAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 239 vii Tableau 1.1 Tableau 2.1 Tableau 2.2 Tableau 2.3 Tableau 2.4 Tableau 2.5 Tableau 2.6 Tableau 2.7 Tableau 2.8 Tableau 2.9 Tableau 2.10 Tableau 2.11 Tableau 2.12 Tableau 2.13 Tableau 2.14 Tableau 2.15 Tableau 2.16 Tableau 2.17 Tableau 2.18 Tableau 2.19 Tableau 3.1 Tableau 3.2 Tableau 3.3 Tableau 3.4 Tableau 3.5 Tableau 3.6 Tableau 3.7 Tableau 3.8 Tableau 3.9 Tableau 3.10 Tableau 3.11 LISTE DES TABLEAUX Fage Résultats de l'enquête ménage et de l'enquéte individuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Population des ménages par ~ige et sexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Population par groupe d'âge selon différentes sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Enfants orphelins et résidence des enfanls avec les parents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Niveau d'instruction de la population des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Fréquentation scolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Caractéristiques des logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Biens durables possédés par le ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 Consommation de sel iodé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Caractéristiques socio-démographiques des enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Niveau d'instruction des enquêtés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Fr6quentation scolaire et raisons de l'abandon de l'école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Emploi des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Employeur et type de revenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Occupation des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Décision sur l'utilisation des revenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Garde des enfants et travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Occupation des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Accès aux média . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 Fécondité actuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Fécondité par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Fécondité selon différentes sources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Tendances de la fécondité par ~lge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Tendances de la fécondité par durée de l'union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Intervalle intergénésique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Âge à la première naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Âge médian à la première naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Fécondité des adolescentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Enfants nés de mères adolescentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 ix Page Tableau 4. I Tableau 4.2 Tableau 4.3 Tableau 4.4 Tableau 4.5 Tableau 4.6 Tableau 4.7 Tableau 4.8 Tableau 4.9 Tableau 4.10 Tableau 4.11 Tableau 4.12 Tableau 4.13 Tableau 4.14 Tableau 4.15 Tableau 4.16 Tableau 4.17 Tableau 4.18 Tableau 5.1 Tableau 5.2 Tableau 5.3 Tableau 5.4.1 Tableau 5.4.2 Tableau 5.5 Tableau 5.6 Tableau 5.7 Tableau 5.8 Tableau 5.9 Tableau 5.10 Connaissance des méthodes contraceptives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 Connaissance des méthodes contraceptives modernes par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Utilisation de la contraception à un moment quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Utilisation actuelle de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques socio- démograpbiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 Nombre d'enfants à la première utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 Connaissance de la période féconde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 Effet contraceptif de l'ailaitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Source d'approvisionnement en contraceptifs modernes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 Utilisation future de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 Raison de non-utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Méthode contraceptive préférée pour une utilisation future . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Messages sur la planification familiale diffusés à la radio et à la télévision . . . . . . . 66 Messages par écrit sur la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 Contact des non-utilisatrices de la contraception avec des agents de planning familial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Approbation de l'utilisation de la radio et de la télévision dans la diffusion de messages sur la planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 Discussion de la planification familiale avec le conjoint . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 Opinion femmes et leurs conjoints . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 État matrimonial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 Polygamie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Nombre de co-épouses et d'épouses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Àge des femmes à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Âge des hommes à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Âge médian à la première union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Âge des femmes et des hommes aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . 82 Âge médian aux premiers rapports sexuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 Activité sexuelle récente des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 Activité sexuelle récente des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88 Tableau 5.11 Tableau 5.12 Tableau 6.1 Tableau 6.2 Tableau 6.3 Tableau 6.4 Tableau 6.5 Tableau 6.6 Tableau 6.7 Tableau 6.8 Tableau 7.1 Tableau 7.2 Tableau 7.3 Tableau 7.4 Tableau 8.1 Tableau 8.2 Tableau 8.3 Tableau 8.4 Tableau 8.5 Tableau 9.1 Tableau 9.2 Tableau 9.3 Tableau 9.4 Tableau 9.5 Tableau 9.6 Tableau 9.7 Tableau 9.8 Tableau 9.9 Tableau 9.10 Tableau 9.11 Tableau 9.12 Page Durée médiane de rinsusceptibilité post-partum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Fin d'exposition au risque de grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90 Préférences en matière de fécondité selon le nombre d'enfants vivanls . . . . . . . . . . . . 92 Préférences en matière de fécondité selon l'âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 Désir de limiter les naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Besoins en matière de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 Nombre idéal d'enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 Nombre idéal d'enfants par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . 99 Planification de la fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 Taux de fécondité désirée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 Mortalité des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104 Mortalité des enfants par caractéristiques de la mère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106 Mcrtalité des ~ nfanls par caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 Comportement procréateur à hauts risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 État de survie des soeurs et des frères des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114 Estimation de la mortalité des adultes par âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 Estimation directe de la mortalité maternelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 Estimation indirecte de la mortalité maternelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 Taux de mortalité maternelle par pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 Vaccination antitétanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122 Lieu de l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 Assistance lors de l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 Caractéristiques de l'accouchement : césarienne, prématurité, poids et taille à la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 Complications lors de l 'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127 Vaccinations selon les sources d'information . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128 Vaccinations selon les caractéristiques socio-démographiqnes . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 Vaccinations avant l 'âge de 12 mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 Prévalence de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 Connaissance du traitement de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 xi Page Tableau 9.13 Tableau 9.14 Tableau 9.15 Tableau 10.1 Tableau 10.2 Tableau 10.3 Tableau 10.4 Tableau 10.5 Tableau 10.6 Tableau 10.7 Tableau 10.8 Tableau 10.9 Tableau 10.10 Tableau 11.1 Tableau 11.2 Tableau 11.3 Tableau 11.4 Tableau 11.5 Tableau 11.6.1 Tableau 11.6.2 Tableau 11.7 Tableau 11.8 Tableau I 1.9 Tableau 11.10 Tableau 11.11.1 Tableau 11.11.2 Tableau 11.12 Tableau 11.13.1 Traitement de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137 Alimentation pendant la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138 Prévalence et traitement des infections respiratoires aiguës et de la fièvre . . . . . . . . . 139 Allaitement initial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142 Type d'allaitement selon l'âge de l'enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143 Durée médiane et fréquence de rallaitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 Type d'aliments selon råge de l'enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146 Nombre de jours au cours desquels certains aliments ont été reçus selon l 'âge (enfants allait~s) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 Nombre de jours au cours desquels certains aliments ont été reçus selon les caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149 État nutritionnel des enfants par caractéristiques démographiques . . . . . . . . . . . . . . . 151 État nutritionnel des enfants par caractéristiques socio-démographiques . . . . . . . . . . 152 Indicateurs anthropométriques de l'état nutritionnel des mères . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 Indicateurs antbropométriques des mères par caractéristiques socio- démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 Connaissance des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) . . . . . . . . . . . . . . . 160 Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) au cours des 12 derniers mois . . . . . . 161 Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) des hommes et comportement . . . . . 162 Connaissance du sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164 Connaissance des moyens de pr6vention contre le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165 Opinions des femmes sur le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166 Opinions des hommes sur le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 Perception du risque de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169 Perception du risque de contracter le sida par les couples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme nuis/faibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 Raisons pour lesquelles les risques de contracter le sida sont perçus comme modérés/importants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171 Comportement des femmes pour éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172 Comportement des hommes pour éviter de contracter le sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 Connaissance du condom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175 Utilisation du condom par les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176 xii Tableau 11.13.2 Tableau 12.1 Tableau 12.2 Tableau 12.3 Tableau 12.4 Tableau 12.5 Tableau 12.6 Tableau 12.7 Tableau 12.8 Tableau 12.9 Tableau 12. I0 Tableau A. 1 Tableau A.2 Tableau A.3 Tableau A.4 Tableau A.5 Tableau A.6 Tableau A.7 Tableau A.8 Tableau A.9 Tableau A.10 Tableau B. 1 Tableau B.2.1 Tableau B.2.2 Tableau B.3 Tableau B.4 Page Utilisation du condom par les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177 Distance par rapport aux services de planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180 Distance par rapport aux services de planification familiale chez les utilisatrices de PF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 Distance par rapport aux services de planification familiale par type d'établissement de santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182 Distance par rapport aux services de planification familiale par type de méthode offerte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184 Distance par rapport aux services de planification familiale selon le type de méthode et les besoins en matière de PF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185 Temps de trajet pour atteindre les services de planification familiale par type d'établissement de santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 Distance par rapport au service de santé maternelle et infantile le plus proche . . . . . 188 Distance par rapport au service de santé maternelle et infantile le plus proche selon les services de santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 188 Distance par rapport au service de santé le plus proche par type d'établissement de santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190 Temps de trajet pour atteindre les services de santé maternelle et infantile par type d'établissement de santê . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191 Caractéristiques de la base de sondage en terme de ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 Population du Bénin estimêe en 1996 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198 Rêpartition de la population estimée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198 Échantillon proportionnel de femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 198 Échantillon de femmes proposé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 Nombre calculé de grappes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 Nombre de grappes tir~es . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Nombre de ménages à tirer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Résultats de l'enquête : femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203 Résultats de l'enquête : hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 204 Variables utilisêes pour le calcul des erreurs de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210 Erreurs de sondage : Échantillon national (femmes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211 Erreurs de sondage : Echantlllon national (hommes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 Erreurs de sondage : Échantillon urbain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213 Erreurs de sondage : Échantillon rural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214 xiii Page Tableau B.5 Tableau B.6 Tableau B.7 Tableau B.8 Tableau B.9 Tableau B. 10 Tableau C. 1 Tableau C.2.1 Tableau C.2.2 Tableau C.3 Tableau C.4 Tableau C.5 Tableau C.6 Erreurs de sondage : Atacora . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 Erreurs de sondage : Atlantique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216 Erreurs de sondage : Borgou . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 217 Erreurs de sondage : Mono . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 218 Erreurs de sondage : Ouémé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219 Erreurs de sondage : Zou . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 220 Répartition par âge des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 223 Répartition par âge des femmes éligibles et des femmes enquêtées . . . . . . . . . . . . . . 224 Répartition par âge des hommes éligibles et des hommes enquêtées . . . . . . . . . . . . . 224 Complétude de l'enregistrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 225 Naissances par année du calendrier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226 Enregistrement de l'âge au décès en jours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 227 Enregistrement de l'âge au décès en mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 228 xiv Graphique 2.1 Graphique 2.2 Graphique 2.3 Graphique 2.4 Graphique 3.1 Graphique 3.2 Graphique 3.3 Graphique 3.4 Graphique 4.1 Graphique 4.2 Graphique 4.3 Graphique 4.4 Graphique 4.5 Graphique 4.6 Graphique 5.1 Graphique 6.1 Graphique 7.1 Graphique 7.2 Graphique 7.3 Graphique 9.1 Graphique 9.2 Graphique 9.3 Graphique 9.4 Graphique 9.5 Graphique 9.6 Graphique 10.1 Graphique 10.2 Graphique 10.3 LISTE DES GRAPHIQUES Page Pyramide des âges de la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Taux de fréquentation scolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Caractéfistiques des logements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 État matrimonial des enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 Indice synthétique de fécondité par caractéristiques socio-demographiques . . . . . . . . 38 Tendances de I'ISF des femmes (Cumul des taux de 15 â 34 ans) . . . . . . . . . . . . . . . 40 Pourcentage d'adolescentes 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde . . . . . . . . . . 45 Connaissance de la contraception par les femmes de 15-49 ans et les hommes de 20-64 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 Proportions de femmes et d'hommes ayant déjà utilisé la contraception . . . . . . . . . . . 53 Proportions de femmes et d'hommes qui utilisent la contraception . . . . . . . . . . . . . . . 55 Utilisation actuelle de la contraception par les femmes de 15-49 ans en union . . . . . . 57 Sources d'approvisionnement de la contraception (femmes de 15-49 ans) . . . . . . . . . . 61 Intention d'utiliser la contraception par les femmes en union et les hommes en union . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 État matrimonial des femmes de 15-49 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 Désir d'enfants supplémentaires des femmes en union, selon le nombre d'enfants vivants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 Tendances de la mortalité infantile et juvénile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 Mortalité infantile et juvénile selon les caractéristiques de la mère . . . . . . . . . . . . . . 107 Mortalité infantile et comportement en matière de procréation . . . . . . . . . . . . . . . . . 110 Soins prénatals et vaccination antitétanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 Lieu d'accouchement et assistance à l'accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124 Vaccination des enfants de 12-23 mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129 Enfants de 12-23 mois ayant eu tous les vaccins du PEV et enfants n'ayant eu aucun vaccin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 Couverture vaccinale des enfants avant l'âge de 12 mois, enfants de 12-23 mois et enfants de 24-35 mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 Prévalence de la diarrhée et des infections respiratoires aiguës . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 Pratique de l'allaitement des enfants de moins de trois ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144 État nutritionnel des enfants de moins de trois ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153 Pourcentage d'enfants de moins de trois ans présentant un retard de croissance . . . . 154 XV SlGLES ET ABRÉVlATIONS BCG BCR CDC DBC DHS(EDS) DTCoq EDS(DHS) EDSB-I EFB ET FAO FNUAP IMC INSAE ISF ISFD ISFU ISSA MST NCHS OMS (WHO) PEV RGPH-I RGPH-H SIDA SMI/PF SRO TBN TGFG TMM TRO UNICEF USAID WHO (OMS) ZD Bacille Bilié de Calmette et Guérin (Vaccin antituberculeux) Bureau Central du Recensement Centers for Diseases Control and Prevention (Centre de Contrôle des Maladies, États Unis) Distribution à Base Communautalre Demographic and Health Surveys (Enquêtes Démographiques et de Santé) Diphtérie, Tétanos, Coqueluche (Vaccin) Enquête Démographique et de Santé (Demographic and Health Survey) Enquête Démographique et de Santé au Bénin (1996) Enquête Fécondité au Bénin (1982) Écart Type Foods Alimentation Organisation Fonds des Nations Unies pour la Population Indice de Masse Corporelle Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique Indice Synthétique de Fécondité Indice Synthétique de Fécondité Désirée Indice Synthétique de Fécondité des Femmes en Union Integrated System for Survey Analysis Maladies Sexuellement Transmissible National Center for Health Statistics, États-Unis Organisation Mondiale de la Santé Programme Élargi de Vaccination Recensement Général de la Population et de l'Habitation (1979) Recensement Général de la Population et de l'Habitation (1992) Syndrome d'Immuno Déficience Acquis Santé Maternelle et Infantile et Planification Familiale Sels de Réhydratation par voie Orale Taux Brut de Natalité Taux Global de Fécondité Générale Taux de Mortalité Maternelle Thérapie de Réhydratation par voie Orale Fonds des Nations Unies pour l'Enfance United States Agency for International Development World Health Organisation Zone de Dénombrement xvii PRÉFACE Depuis l'indépendance du Bénin en 1960, plusieurs programmes de développement sanita/re ont été conçus et mis en oeuvre pour améliorer la santé de la population sans une base de données fiables sur les indicateurs de santé. Les seules données disponibles jusque là sont les estimations des taux de mortalité faites sur la base des renseignements collectés lors des recensements et enquêtes démographiques, dont les objectifs déjà très nombreux ne permettent pas de s'ètendre plus sur les sujets relatiîs à la santé. Au cours de l'analyse des résultats du dernier Recensement de la Population et de l'Habitation (RGPH2), ce besoin de données détaillées sur la santé a été très ressenti particuli~emant au sujet de l'explication des niveaux très élevés des mortalités infanto-juvénile et maternelle estimés. Percevant la nécessité de disposer de données fiables pour l'évaluation et la mise en œuvre de programmes de santé et de population au Bénin, les autorités gnuvemementales du Bénin ont autorisé la réalisation d'enquêtes spécifiques dont une enquête démographique et de santé afin d'approfondir l'analyse des résultats du RGPH2. La réalisation de la première Enquête Démographique et de Santé du Bénin (EDSB-I) de juin à ao(lt 1996, dans le cadre de la troisième phase du programme mondial d'enquêtes démographiques et de santé, vient enfin combler ce vide. Elle a permis de disposer d'importantes informations sur les phénomènes socio- démographiques et sanitaires notamment la fécondité, la mortalité maternelle, la mortalité infantile, les soins prénatals, les vaccinations, l'état nutritionnnel de l'enfant et de la mère, les maladies sexuellement transmissibles et le sida ainsi que sur la disponibilité des services de santé. La publication de ce rapport, après celle des résultats préliminaires de septembre 1996, est le fruit d'un travail ardu réalisé depuis quatorze mois par l'équipe technique de l'Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique (INSAE) en collaboration avec les cadres du Ministh'e de la Santé, de la Protection Sociale et de la Condition Féminine, du Centre de Recherche en Reproduction Humaine et en Démographie (CRRHD) et avec l'appui technique de Macro International Inc. J'exhorte les responsables à divers niveaux et les chercheurs à diffuser et à utiliser les diffég'ntes publications issues de ce travail comme principal cadre de référence pour l'évaluation et la mise en oeuvre des programmes de population et de santé. Au nom du gouvernement de la République du Bénin, j'exprime ma profonde gratitude à I'USAID et à la représentation de I'UNICEF du Bénin, dont les contributions flnancières ont permis l'aboutissement de ce précieux travail. Mes sincères félicitations vont aussi à l'équipe de cadres qui a permis la présente publication. Ministre du Plan, de la Restructuration Économique et de la Promotion de l'Emploi xix RESUM~ L'Enquête Démographique et de Santé au B~nin de 1996 (EDSB,I) est une enquête nationale par son- dage qui fournit des informations détaillées sur la fécondité, la planification familiale, la mortalité des enfants et des mères, la santé maternelle et infantile, l'~rat nutritionnel des enfants et des mères ainsi que sur le sida et la disponibilité des services de santé et de planification familiale. Ces informations sont significatives au niveau national, au niveau du milieu de résidence (urbain et rural) et au niveau des départements. Au cours de l'enquête, réalisée sur le terrain de juin à aotlt 1996, 5 491 femmes âgées de 15- 49 ans et 1 535 hommes âgés de 20-64 ans ont été interviewés avec succès. En outre, des informations sur la disponibilité des services communautaires ont été collectées dans chacune des 200 grappes de l'échantillon. Les résultats de I'EDSB-I indiquent que la population du Bénin est extrèmement jeune. Les 15-59 ans représentent 45 % de l'ensemble et seulement 6 % de la population est âgée de 60 ans ou plus. Les ménages comptent en moyenne 6 personnes quel que soit le milieu (urbain ou rural). La majorité des femmes de 15-49 ans (71%) n'ont aucune instruction, contre 48 % chez les hommes âgés de 20-64 ans. Fécondité et planification familiale Avec les niveaux actuels de fécondité, les femmes du Bénin donneront naissance, en moyenne, à 6,3 enfants au terme de leur vie féconde. Le mariage (formel ou non) est quasi universel au Bénin (à 45-49 ans, le pourcentage de femmes célibataires est quasiment nul) et les femmes entrent en union très tôt (plus de la moitié des femmes de 20-49 ans sont mari~es avant l'âge de 19 ans). Plus de la moitié des hommes de 30-64 ans, sont entrés en union avant l'âge de 25 ans. On note, par ailleurs, que malgré leur connaissance des méthodes modernes de contraception (les trois quarts), les femmes béninoises sont peu nombreuses ì les utiliser au moment de l'enquête (3 %). Toutefois, l'enquête révèle l'existence de proportions assez importantes de couples approuvant la planification familiale, et de femmes ayant des besoins non satisfaits d'espacement ou de limitation des naissances. Par rapport aux caractéristiques socio-démographiques de la femme, les niveaux de fécondité les plus élevés sont observés dans les deux départements du Nord, Atacora et Borgou, dans le milieu rural et chez les femmes non instruites. Les femmes instruites sont, en effet, celles qui entrent en union et qui débutent la vie reproduetive le plus tardivement. Elles sont également plus nombreuses à utiliser les méthodes modernes de contraception. Les départements ayant les niveaux de fécondité les moins élevés sont ceux ayant les taux de prévalence contraceptive les plus élevés. Santé de la mère et de l'enfant Les résultats de I'EDSB-I ont montré que la mortalité infantile et juvénile se situe à des niveaux très élevés. Durant les cinq années ayant précédé l'enquête, sur 1 000 enfants nés vivants, 94 sont décédés avant leur 1" anniversaire; sur I 000 enfants survivants au premier anniversaire, 80 sont décédés avant d'atteindre l'âge de cinq ans. La mortalité infanto-juvénile (de la naissance à l'âge de 5 ans exaets) touche 167 enfants pour 1 000 naissances vivantes. Le Bénin est encore loin d'atteindre l'objectif d'une mortalité infantile fixé à 69 °/oo par le Programme National d'Action en faveur des enfants et des mères pour l'an 2000. Par ailleurs, on note que la mortalité maternelle est élevée avec 498 décès maternels pour 100 000 naissances. Si en matière de soins prénatals et de vaccinations antitétaniques, les résultats sont encourageants, le nombre toujours élevé d'accouchements non-assistés par des professionnels de la santé constitue un risque certain pour la santé de la mère et de l'enfant. On note également que la couverture vaccinale contre les six principales maladies de l'enfance est relativement faible avec seulement 56 % des enfants complètement vaccinés et 14 % n'ayant reçu aucun vaccin. Par ailleurs, la prévalence des maladies diarrhéiques est élevée xxi (26 %) et très peu d'enfants malades ont ét~ traités à l'aide des sels de réhydratation par voie orale (26 %). La santé est aussi fragilisée par une malnutrition des enfants marquée par des niveaux élevês de retard de croissance et d'insuffisance pond~raie. Bien que l'allaitement soit universel, les aliments de complément sont introduits à un âge précoce : seulement 17 % des enfants sont exclusivement allaités dans le premier mois. Selon les caractéristiques socio-démographiques des femmes, l'enquête révèle que les enfants des département de l'Atacora et du Borgou, du milieu rural ou dont la mère est sans instruction courent un risque plus élevé de décéder. On note également que les enfants nés de mèoe trop jeune (âgée de moins de 18 ans) ou de mère trop âgée (40 ans ou plus) ou succédant leur aîné de moins de 24 mois sont plus exposés à la mortalitê que les autres. xxii RÉPUBLIQUE DU BENIN NIGER BURKINA FASO DU RÉPUBLIQUE TOGOLAISE RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE DU NIGÉRIA DÉPARTEMENT DEL'OUÉMÉ DÉPARTEMEN MONO \ . DÉPARTEMENT DE L'ATLANTIQUE Cotonou OCÉAN ATLANTIQUE xxiv CHAPITRE 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET ORGANISATION DE L'ENQUÊTE Nicaise Kodjogbé 1.1 APERÇU SUR LE BÉNIN Le Bénin, situe dans le golfe du Bénin, s'étend sur une superficie de 114 763 kilomètres carrés. Il est limité au nord par le Burkina-Faso et le Niger, à l'est par le Nigéria, à l'ouest par le Togo et au sud par l'Océan Atlantique avec une façade maritime de 120 kilomètres. Son relief, peu accidenté, est constitué d'une bande côtière sablonneuse suivie de deux zones de plateau massif de l'Atacora au nord où tous les fleuves prennent leur source. Le plus long des trois fleuves qui irriguent le pays est l'Ou~m~. Le Bénin connalt deux types de climat : Au sud, un climat subéquatorial caractérisé par deux saisons des pluies (avril å juillet et octobre à novembre) et par deux saisons sèches (aoflt à septembre et décembre à mars), et au nord, un climat tropical, peu humide, avec une saison des pluies (mai à octobre) et une saison sèche (novembre ì avril). Administrativement, le Bénin comporte six départements (l'Atacora, l'Atlantique, le Borgou, le Mono, l'Ou~m~ et le Zou), divisés en 77 sous-prêfectures ou circonscriptions urbaines, elles-mêmes subdivisées en 566 communes comportant des villages administratifs et des quartiers. Après environ deux déxennies d'économie dirigée, le Bénin est entré, depuis 1990, dans un processus démocratique et de libéralisation économique. Trois programmes d'ajustement structurel successifs, mettant la priorité sur l'assainissement de la situation au niveau macro-économique, ont quelque peu négligé les secteurs sociaux dont la situation s'est aggravée avec la dévaluation du Franc CFA inmrvenue en janvier 1994. L'activité économique dominante dans le pays est l'agriculture : elle occupe 56% de la population active. Les principales cultures vivrières pratiquées sont le maïs, rigname, le manioc, le haricot, le mil et le sorgho. Comme produits d'exportation, on peut citer le coton, l'arachide, le café, les palmistes, l'huile de palme, etc. Le secteur secondaire contribue seulement pour 13% au Produit Intérieur Brut (PIB) contre 52% pour le tertiaire et 35% pour le primaire. Le Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH-ID de Février 1992 a dénombré 4 915 555 habitants dont 51% de sexe féminin (les femmes en âge de procr6er 15-49 ans constituent 44% de la population féminine totale), 4% d'enfants de moins d'un an et 18% d'enfants de moins de 5 ans. Avec 48 % de moins de 15 ans, la population du Bénin est très jeune. Le taux d'accroissement naturel de la population (3,2%) est très élevé par rapport à la moyenne du groupe des pays les moins avanc6s dont le Bénin fait partie (2%). Le Bénin se situe dans une zone de fécondité élevée de l'Afrique subsaharienne avec un taux de natalité et un taux global de fécondité générale estimés, respectivement, à 47,4 %o et 202 %0 le selon le recensement de 1992. L'indice synthétique de fécondité (ISF) des femmes est estimée à 6,1 enfants selon la même source. D'après les données disponibles au Ministère de la Santé, les principales maladies qui affectent les enfants sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques; les taux de létalité de ces maladies sont relativement élevés. La variable contextuelle pertinente permettant d'expliquer cette situation est l'environnement physique qui dépend du niveau de développement socio-économique. L'environnement est caractérisé par le manque d'eau potable et par des conditions sanitaires déficientes. En effet, selon les résultats du RGPH-II : 77 % des unités d'habitations n'ont pas de latrines, 97 % n'ont pas de système d'évacuation des eaux us~es et 91% ne disposent d'aucun moyen de ramassage des ordures ménagères. Dans 66 % des unités d'habitations, la population s'alimente en eau de qualité douteuse à partir des rivières et marigots, des puits et des citernes. Le Bénin, comme tous les pays en voie de développement, se caractérise par des taux de mortalité élevés à tous les åges. En 1992, le RGPH-II a estimé le quotient de mortalité infantile à 99 %o et le taux de mortalité maternelle à 473 pour 100 000 naissances vivantes. 1.2 POL IT IQUE DE POPULAT ION Dans sa déclaration de politique de population datée du 2 mai 1996, le Gouvernement a retenu seize objectifs généraux, parmi lesquels, on peut citer : • Assurer un enseignement de qualité à tous les citoyens béninois. • Faire passer l'espérance de vie de 54 ans en 1992 à 65 ans en l'an 2016. • Promouvoir une fécondité responsable. Garantir à chacun, en tout temps et en tout lieu, une alimentation suffisante, saine et capable d'assurer un bien être nutritionnel. • Promouvoir l'habitat sain, la protection et le respect de l'environnement. Créer les conditions favorables à une pleine participation des femmes au processus de développement et à la jouissance des fruits qui en découlent. • Adapter la mise en oeuvre de la politique de population aux spécificités régionales. • Intégrer des éléments de la politique de population dans les plans et programmes de développement. Mobiliser la population béninoise autour des problèmes socio-économiques et démographiques du pays. • Améliorer les connaissances socio-économiques et démographiques du pays. Malgré la loi de 1920 qui interdit la propagande contraceptive et qui est toujours en vigueur, le Gouvernement autorise les activités de planification familiale. Plusieurs organisations non-gouvernementales mènent des activités dans ce domaine. La plus ancienne, l'Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF), est née en 1970 de la volonté d'un groupe de béninois convaincus que le développement économique n'est pas dissociable de la santé maternelle et infantile. Elle a été officiellement reconnue en 1972. Par ailleurs, le Gouvernement met en oeuvre, depuis 1992, un projet dénommé Santé Maternelle et Infantile/Planification Familiale (SMI/PF), rebaptisé Santé de la Reproduction et Planification Familiale depuis 1995. Ce projet a pour but la promotion de la santé familiale par la disponibilité de la planification familiale dans les centres de santé gouvernementaux. Il bénéficie de l'appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP). Il a, essentiellement, pour objectif de faire passer le taux de prévalence contraceptive à 9 % en milieu urbain et à 4 % en milieu rural et de diminuer de 50 % la proportion des grossesses précoces chez les adolescentes d'ici à l'an 2000. 1.3 POL IT IQUE EN MATIÈRE DE SANTÉ Au niveau central, la politique sanitaire du pays est définie par le ministère chargé de la santé, qui établit les priorités et définit les orientations des plans et programmes d'investissement et de mobilisation des ressources internes et externes. Les options fondamentales de la nouvelle politique sanitaire du gouvernement sont : • le développement du système des zones sanitaires et l'amélioration de la couverture sanitaire; le renforcement des activités préventives (vaccination, santé maternelle et infantile, planification familiale, nutrition, IEC, .). Le Programme Élargi de Vaccination (PEV), débuté en 1982, avait pour objectif d'atteindre, au moins, 80 % de taux de couverture vaccinale contre les six maladies cibles : rougeole, tétanos, poliomyélite, coqueluche, diphtérie et tuberculose. • la prévention et la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et le sida; • le renforcement de la planification, de la décentralisation et de la supervision des activités; la collaboration avec le secteur privé, le renforcement de la mobilisation sociale des communautés et la revitalisation des organes chargés du suivi et de l'exécution des programmes. ^ 1.4 ORGANISAT ION DE L 'ENQUETE 1.4.1 Objectifs L'Enquête Démographique et de Santé de 1996 (EDSB-I) a pour objectifs de : recueillir des données à l'échelle nationale, par milieu de résidence et par département permettant de calculer certains taux démographiques, en particulier les taux de fécondité et les taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile; analyser les facteurs qui déterminent les niveaux et les tendances de la fécondité et de la mortalité infantile et juvénile; mesurer le taux d'utilisation de la contraception par méthode selon le milieu de résidence et certaines caractéristiques socio-économiques; 3 mesurer les niveaux des besoins non satisfaits en matière de contraception ainsi que les niveaux de la féeondité non désirée; recueillir des données précises sur la santé familiale : vaccination, prévalence et traitement de la diarrhée, de la fièvre et de la toux, visites prénatales et assistance à l'accouchement, allaitement maternel; mesurer l'état nutritionnel des enfants de moins de trois ans et de leurs mères par le biais des mesures du poids et de la taille; et, enfin, fournir aux responsables et administrateurs des programmes de population au Bénin des données de base actualisées sur la fécondit~, la mortalité, la planification familiale et la santé. 1.4.2 Échantillonnage L'éehantillon de I'EDSB-I est un échantillon représentatif au niveau national, basé sur un sondage par grappes stratifié àdeux degrés. Au premier degré, 200 grappes ont été tirées au hasard à partir de la liste des zones de dénombrement établie pour le RGPH-II de 1992. Au deuxième degré, des ménages ont été tirés à partir de la liste des ménages dénombrés dans chaque grappe. Toutes les femmes de 15 å 49 ans habitant ces ménages ont été enquêtées. En plus de l'échantillon de femmes, un échantillon d'hommes de 20 à 64 ans a été Tableau 1.1 Résultats de l'enuu&e ménage et de l'enouête individuelle Résultats de l'enquête ménage et des enquêtes individuelles femme et homme, selon le milieu de résidence, Bénin 1996 Résultats de l'interview Urbain Rural Ensemble FEMMES Enquête n~nage Ménages sélectionnés 1 552 3 225 4 777 Ménages identifiés 1 482 3 080 4 562 Ménages enquêtes 1 460 3 039 4 499 Taux de réponse 98,5 98,7 98,6 Enquête Individuelle femme Femmes éligibles 1 909 3 810 5 719 Femmes enqu8tées 1 819 3 672 5 491 Taux de réponse 95,3 96,4 96,0 HOMMES Enquête ménage Ménages sélectionnés 621 1 287 1 908 Ménages identifiés 592 1 228 1 820 Ménages enquétes 581 1 208 1 789 Taux de réponse 98.1 98,4 98.3 Enquête individuelle homme Hommes éligibles 545 1 083 1 628 Hommes enquétés 504 1 031 1 535 Taux de réponse 92,5 95,2 94,3 obtenu dans un sous-échantillon de ménages. La taille attendue de l'échantillon était de 5 000 femmes et de 1 500 hommes. Les principaux domaines d'étude retenus sont les six départements du pays: Atacora, Atlantique, Borgou, Mono, Ou~m~ et Zou. Chaque domaine d'études a été ensuite stratifié en urbain et rural; ce qui a donné 12 strates. Compte tenu de la taille variable de chaque strate, différents taux de sondage ont été appliqués à chaque strate et les résultats ont été pondérés au niveau national. Par contre, l'échantillon est auto-pondéré à l'intérieur de chaque strate. Au niveau national, 4 777 ménages ont été sélectionnés pour l'enquête ménage dans lesquels toutes les femmes âgées de 15-49 ans devaient être interview~es à l'aide du questionnaire individuel femme. Parmi ces 4 777 ménages, 1 908 ont été sélectionnés pour y conduire une enquête auprès des hommes âgés de 20 à 64 ans. En définitive, comme l'indique les résultats du tableau 1.1, parmi les 4 777 ménages qui devaient être enquêtés, 4 562 ont été identifiés et 4 499 ménages ont pu être enquêtés à l'aide du questionnaire ménage, soit un taux de réponse de 99 %. Ce taux est presque identique en milieu urbain (98 %) qu'en milieu rural (99 %); 4 dans les 4 499 ménages enquêtés avec succès, 5 719 femmes éligibles ont été identifié, es, parmi lesquelles 5 491 ont été interviewées avec succès à l'aide du questionnaire individuel femme, soit un taux de réponse de 96 %. Ce taux vade peu selon le milieu de résidence (95 % en milieu urbain contre 96 % en milieu rural); en ce qui concerne les 1 628 hommes éligibles, 1 535 ont ~té interviewés avec succès, soit un taux de réponse de 94 %. Ce taux est plus faible en milieu urbain (92 %) qu'en milieu rural (95 %). Au vu de ces résultats, on peut dire que le taux de réponse de I'EDSB-I est satisfaisant. La forte mobilité de la population urbaine souvent évoquée pour expliquer la faiblesse des taux de réponse des enquêtes en milieu urbain a très peu influencé les résultats de l'enquête. 1.4.3 Collecte des Données Préparation technique, matérielle et logistique A. Questionnaires Dans le cadre de I'EDSB-I, quatre questionnaires différents ont été utilisés : Le questionnaire ménage; Le questionnaire individuel femme; Le questionnaire individuel homme ; Le questionnaire communautaire. Les questionnaires ménage et individuel sont adaptés à partir du questionnaire modèle pour les pays à prévalence contraceptive faible du programme DHS. 1) Le questionnaire ménage permet d'enregistrer tous les membres du ménage avec certaines de leurs caractéristiques : nom, lien de parenté avec le chef de ménage, sexe, åge, situation de résidence, niveau d'instruction. Il contient également des informations relatives aux conditions de vie du ménage. En dehors de ces caractédstiques, ce questionnaire comporte une page de couverture pour l'identification du ménage, et le résultat de l'interview. Le but premier du questionnaire ménage est de fournir les informations permettant de déterminer les populations de référence pour le calcul des taux démographiques (mortalité, natalité, fécondi~), et d'identifier les femmes et les hommes éligibles pour être interviewés individuellement. 2) Le questionnaire individuel femme est utilis6 pour enregistrer les informations concernant les femmes êligibles, c'est-à-dire les femmes âgées de 15-49 ans, ayant passé la nuit précédant l'interview dans le ménage sélectionné, quel que soit leur statut de résidence. En dehors de la page de couverture, similaire à celle du questionnaire ménage, il comprend onze sections : Section 1 : Caractédstiques socio-démographiques de renquêtée; Section 2 : Reproduction; Section 3 : Contraception; Section 4a : Grossesses et allaitement; Section 4b : Vaccination et santé; Section 5 : Mariage et activité sexuelle; Section 6 : Préférences en matière de fécondité; Section 7 : Caractéristiques du conjoint et activité professionnelle; Section 8 : Sida et autres MST; Section 9 : Mortalité maternelle; Section l0 : Taille et poids (des enfants âgés de moins de 3 ans et de leur mère). 3) Le questionnaire individuel homme a également une page de couverture, semblable à celle du questionnaire femme. Il est complètement indépendant de ce dernier, mais la plupart des questions posres aux hommes ãgés de 20-64 ans sont identiques à celles posées aux femmes de 15-49 ans. Le questionnaire comprend les sections suivantes : Section 1 : Caractéristiques socio-démographiques de l'enquêté; Section 2 : Reproduction; Section 3 : Connaissance et utilisation de la contraception; Section 4 : Mariage Section 5 : Préférence en matière de fécondité; Section 6 : MST/Sida et condom. 4) Le questionnaire communautaire a permis de collecter, pour les 200 grappes de l'échantillon, des informations sur les caractéristiques socio-économiques de leur localité et sur la disponibilité des services de santé et de planification familiale auprès des établissements de santé suivants : • Cabinet m&licai; • Clinique; • Pharmacie; • Centre de Santé; • Hôpital. À l'exception du questionnaire des services communautaires, tous les questionnaires ont été traduits dans les 6 langues nationales les plus couramment parlées dans le pays. B. Opération de cartographie/énumération Les listes des ménages des différentes grappes devaient être mises à jour pour prendre en compte les modifications éventuelles intervenues depuis le RGPH-II. Cette opération est rénumération des ménages. Par la même occasion, la cartographie des grappes a été revue et corrigée pour permettre aux équipes de terrain de retrouver rapidement les ménages tirés. Sur la carte de la grappe, les structures abritant les ménages devaient êtoe physiquement matérialisées et numérotées. L'adresse du ménage est donnée par rapport au numéro de la structure qui l'abrite. Ces opérations ont été réalis6es en plusieurs étapes : le classement des zones de dénombrement selon leur situation géographique; le tirage des zones par strate; la recherche des cartes des zones tirées. Le Bureau Central du Recensement disposant d'un bon archivage des documents cartographiques, cette étape n'a posé aucun problème; la rédaction d'un manuel pour le personnel de terrain; la formation du personnel de terrain qui s'est déroulée les 15 et 16 décembre 1995 avec 30 stagiaires dont 25 ont constitué les cinq équipes de terrain; les travaux de terrain proprement dits qui se sont déroulés du 18 décembre 1995 au 18 février 1996. C. Pré-enquête et formation du personnel La première formation a été consacrée à celle du personnel chargé d'effectuer la pré-enquête. Une vingtaine de candidats ont participé à cette formation. La formation et les travaux de terrain de la pré-enquête ont duré 15 jours, du 12 au 28 février 1996. Au total, au cours de cette pré-enquête, environ 250 femmes et 100 hommes ont éI~ interviewés pendant trois jours dans deux zones, l'une à Cotonou (milieu urbain) et l'autre à Sékou (milieu rural). Le logiciel de saisie a également été testé sur les questionnaires remplis au cours de cette pré-enquête. La formation du personnel de terrain (chefs d'équipe, contréleuses, enqu8trices et enqu8teurs) de l'enquête principale s'est étendue sur 21 jours. D'autres catégories d'agents (les agents de vérification, de codification et de saisie) ont également reçu une formation pour améliorer leur connaissance des questionnaires pendant une période d'une semaine. En tout, une soixante de personnes, dont quarante femmes, ont été formées. Cette formation a permis aux participants de prendre connaissance et de s'imprégner des supports de collecte élaborés et des manuels d'instruction. Les travaux pratiques ont commencé dès les premiers jours. En effet, chaque section des questionnaires, une fois pr6sentée, ont fait l'objet d'un exercice d'interview en langues nationales. Cette approche a permis aux stagiaires de se familiariser davantage avec les termes appropriês en vue de faciliter la communication avec les enquêtés. Les équipements de mesure anthropométrique (toises et pèse-personnes) ont été utilisés lors des travaux pratiques en salle et sur le terrain. Lors de la formation, pour les travaux pratiques de terrain, quatre grappes ont ~té choisies hors de l'échantillon de l'enquête. Neuf équipes formées à cet effet et composées d'un chef d'équipe, d'une contrôleuse, d'un enquêteur et de deux enquêtrices ont, pendant deux jours, rempli une soixantaine de questionnaires ménages, une centaine de questionnaires femmes et de questionnaires hommes. Une synthèse faite les deux derniers jours de la formation a permis de recenser les divers problèmes rencontrés au cours de la pratique et des solutions ont été retenues. Un mois après le démarrage des travaux de terrain de l'Enquête principale, une autre formation, organisée à Cotonou, a permis de renforcer le personnel avec onze autres enquêtrices, ce qui a permis de former deux nouvelles équipes pour les deux départements du nord. Toutes les séances de formation ont été animées par une équipe de démographes et de m6decins ayant participé à la conception des questionnaires. D. Organisation matérielle et logistique Avant le démarrage de l'enquête, les dispositions logistiques suivantes ont été prises : le parc de véhicules du dernier recensement a été remis en état et le bureau local de rUNICEF, puis les ministères des finances et de la santé ont été sollicités pour le renforcer. Au total, neuf véhicules ont été utilisés ainsi que des mobylettes appartenant aux agents travaillant dans les circonscriptions urbaines de Cotonou et de Porto-Novo où l'habitat est concentré. Le retard accusé ( un mois) par les ministères pour mettre leurs véhicules à la disposition de l'enquête a perturbé l'organisation prévue. Au fur et à mesure de leur finalisation au cours de la formation principale, les questionnaires sont envoyées à l'imprimerie pour impression. En tout, 6 000 questionnaires femme, 5 000 questionnaires ménages et 2 000 questionnaires hommes étaient disponibles au premier jour de l'enquête. Par la suite, sur la base de l'évolution des stocks, d'autres nouvelles commandes ont été faites auprès de l'imprimeur. • Tous les autres matériels nécessaires étaient déjå disponibles. Chaque équipe devait prendre, outre les questionnaires et les autres moyens logistiques, un pèse-personne et une toise. Déroulement de la collecte L'enquête principale s'est déroulée du 5 juin au 31 aoflt 1996. Au départ, neuf équipes ont été envoyées sur le terrain avec pour objectif de terminer l'enquête au bout de trois mois. Étant donné l'état d'avancement constaté au premier mois de l'enquête, il a fallu procéder à un renforcement dans les deux départements du nord pour respecter les délais. Chaque 6cluipe était généralement composée d'un chef d'équipe, une contr61euse, deux enquêtrices (trois dans quelques équipes) et d'un enquSteur (deux dans certains cas). Le chef d'équipe et la contrôleuse font le tour de la grappe pour une reconnaissance de ses limites et identifient les ménages tirés à l'aide de la carte de la grappe mise àjour lors de l'op~ration cartographie/énumération. Ils affectent les interviews et contrôlent le travail des enquêtrices et des enquêteurs. Le chef d'équipe doit aussi prendre les contacts nécessaires pour permettre une évolution normale de l'équipe d'une grappe à l'autre. Il a la possibilité de suivre quelques interviews des hommes, tout comme la contrôleuse, les interviews des femmes. Avant de quitter la grappe, il contr61e l'exhaustivité des questionnaires remplis et les range dans le sac prévu à cet effet. Supervision de l'enquête La supervision a été assurée par l'équipe ayant encadré les séances de formation. Toutes les deux semaines, des missions de supervision sont effectuées sur tout le territoire national pour recenser les problèmes qui se posent au personnel de terrain. Dans la mesure du possible des solutions sont apportées par les superviseurs. Dans le cas contraire, les problèmes sont étudiés au cours de réunions périodiques à Cotonou et les solutions retenues sont diffusées au niveau de tout le personnel de terrain. La saisie des données se déroulant en même temps que les travaux de terrain, il a été possible de produire des tableaux de qualité des données au fur et à mesure de la collecte. L'analyse de ces tableaux a permis d'accroître l'efficacité de la supervision en permettant d'identifier les erreurs de terrain qui nécessitent une correction immédiate. Traitement des données, tabulation et analyse des résultats À l'aide du logiciel ISSA, les données de l'enquête ont été traitées au fur et à mesure que se déroulaient les travaux de terrain. La saisie a démarr6 le 26 juin 1996 pour prendre fin le 6 septembre 1996. L'édition des données a été assurée par l'équipe de supervision au fur et à mesure de la sortie des listings d'erreurs. Cette opération a pris fin le 11 septembre 1996 et les autres étapes (recodage des modalités "autres", et rimputation des données) se sont achevées le 15 septembre 1996. En fin de compte, les données recueillies sont passées par les huit étapes suivantes de traitement et cela sous la supervision de deux informaticiens de I'INSAE avec l'appui des informaticiens de Macro. L'archivage des questionnaires a été assuré par deux agents qui se sont relayés pour réceptionner les questionnaires au fur et à mesure de leur arrivée au bureau; les questionnaires devaient être rangés et enregistrés pour être transmis à l'atelier de saisie, organisé en deux équipes de quatre agents chacune (une équipe de matinée de 8 heures à 15 heures et une &luipe de soirée de 15 heures à 21 heures). Les mouvements des questionnait'es étaient également consignés dans le registre d'enregistrement. La vérification des questionnaires consiste à contrôler l'exhaustivité des questionnaires par grappe, à vérifier la cohérence et la vraisemblance des réponses recueillies. Elle a été assurée par une équipe de quatre personnes formées à cet effet. Ces personnes ont aussi suivi la formation des enquêtrices ainsi que celle des agents de saisie. La saisie et la double saisie des données consiste à entrer les données des questionnaires sur micro- ordinateurs. Quatre micro-ordinateurs ont été utilisés par huit agents de saisie travaillant en relais. Toutes les données ont été ressaisies par différentes personnes. La correction des listings d'erreurs a été faite par les huit superviseurs sur la base des listings sortis à cet effet. Le codage des rubriques "autres", les imputations et le calcul des pondérations ont suivi pour permettre de gén6rer le fichier du Standard Recode qui a permis de produire les tableaux analysés dans le pr6sent rapport. 9 CHAPITRE 2 CARACTÉRISTIQUES DE L'ÉCHANTILLON Nicaise Kodjogbé et Andrée Cossi Les questionnaires de l'Enquête Démographique et de Santé ont permis de recueillir les caractéristiques socio-démographiques des ménages et des personnes enquètés. Ce chapitre porte sur les caractéristiques des ménages enquêtés et sur les caractéristiques socio-démographiques des personnes enquêtées lors des enquêtes individuelles femmes et hommes. 2.1 CARACTÉRIST IQUES DES MÉNAGES DE L 'ÉCHANTILLON Sur les 4 499 ménages enquêtés, 38 % vivent en milieu urbain contre 62 % en milieu rural. Les conditions de logement du ménage, les biens possédés par le ménage, le sexe du chef de ménage, la taille du ménage et sa composition sont des caractéristiques qui peuvent influencer les comportements de ses membres du point de vue socio-démographique et sanitaire. Elles méritent donc d'être étudiées ici pour permettre d'éclairer les analyses de la fêcondité et de la situation sanitaire. 2.1.1 Structure par sexe et par âge Le tableau 2.1 illustré par le graphique 2.1 de la pyramide des âges montre que: 51% de la population des ménages de l'échantillon sont de sexe féminin. Ce résultat est identique à celui du RGPH-II de février 1992. La pyramide de la population béninoise a une base très large et un sommet rétr~i, caractéristiques des populations jeunes à forte fécondité avec une mortalité élevée. Près de la moitié de la population (49 %) est âgée de moins de 15 ans. La structure par groupe d'âge de la population de fait de l'échantillon de I'EDSB-I est quasi identique à celle fournie par le RGPH-II comme le montre le tableau 2.2. A partir de 15 ans, on observe un rétrécissement brutal de la pyramide. Ce phénomène plus accentué chez les hommes a déjà été mis en évidence par les résultats du RGPH-II. n est généralement attribué aux migrations de jeunes gens à la recherche d'emplois dans les pays de la sous-région (INSAE, 1994b). • Toutefois, après l'âge de 60 ans, on observe un équilibre entre les effectifs masculin et féminin. 2.1.2 Taille et composition des ménages Selon le tableau 2.3, la taille moyenne des ménages s'établit à 6 personnes et elle est peu différente entre le milieu rural et le milieu urbain. La proportion de chefs de ménages féminins est plus importante en milieu urbain qu'en milieu rural (respectivement 23 % contre 14 %). Dans l'ensemble, cette proportion de 18 % est inférieure à celle observée an RGPH-II (21%). La différence dans les approches méthodologiques pourrait être à l'origine de cet écart. 11 Tableau 2.1 Population des m6nages par ã2e et sexe Répartition (en %) de la population (de fait) des ménages par groupe dãges quinquennal, selon le milieu de r6sidence et le sexe B6nin 1996 Urbain Rural Total Groupe dãges Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble 0-4 16,1 15,4 15,7 19.9 18,7 19,3 18,5 17,4 18.0 5-9 16.9 14.8 15,8 19,0 17.5 18,2 18.3 16.5 17.3 10-14 14,9 15.1 15,0 14.9 12,0 13.4 14.9 13.1 14.0 15-19 11.8 10,6 11,2 9,2 7,0 8.1 10,1 8,4 9.2 20-24 8.0 8,6 8,3 5.6 7,4 6.5 6.4 7,8 7,1 25-29 6.7 8.4 7,6 5.2 7,3 6.2 5.7 7.7 6,7 30-34 5,5 6.0 5,8 4.5 5,8 5,1 4.9 5.8 5,4 35-39 4.8 4,8 4,8 4.1 5,3 4.7 4.4 5.1 4.8 40-44 3,9 3,9 3.9 3.3 4,0 3,6 3.5 4.0 3,7 45-49 2,7 2.4 2.5 3.3 3,5 3.4 3.1 3.1 3,1 50-54 2.1 2.8 2.5 2,1 3.0 2,6 2,l 2,9 2,5 55-59 1,6 2,0 1.8 1,8 2,3 2,1 1.8 2,2 2,0 60-64 1.6 1,8 1.7 1,9 1.8 1,9 1.8 1,8 1.8 65-69 1.3 1,6 1.5 1,6 1,7 1,7 1,5 1.7 1.6 70-74 1.0 0,7 0,9 1,6 1 .I 1.3 1.3 1,0 1,2 75-79 0.4 0,4 0,4 0,8 0.5 0,7 0.6 0.5 0.6 80 ou plus 0.6 0.7 0,6 1.2 1.0 I. 1 1.0 0,9 0.9 ManquantfNSP 0.0 0.0 0,0 0.1 0.1 0.1 0,1 0.0 0.0 Total 100,0 100.0 100,0 100.0 100,0 100.0 100.0 100.0 100.0 Effectif 4 650 5 045 9 703 8 208 8 507 16 730 12 858 13 552 26 433 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 80+ 75-79 70-74 65-69 60-64 55-59 5O-54 45-49 4O-44 35-39 3O-34 25-29 20-24 15-19 10-14 5-9 O-4 ~n 10 8 6 4 2 0 2 4 6 Pourcentage 8 10 B6nin 1996 12 Tableau 2.2 Pouulation par m'oune d'å~es selon différentes sources Distribution en pourcentage de la population par groupes d'âges selon différentes sources, Bénin 1996 RGPH-11 (1992) EDSB-I (1996) Groupe d'âges Masculin Féminin Ensemble Masculin Féminin Ensemble <15ans 51 45 48 52 47 49 15-59 43 49 46 42 47 45 60 ou plus 6 6 6 6 6 6 Total 100 100 100 100 100 100 Toujours selon le tableau 2.3, il existe, au moins, un enfant placé dans 26 % des ménages. En milieu urbain, 31% des ménages sont concemés contre 23 % en milieu rural. Le tableau 2.4 montre que la proportion d'enfants vivant en situation difficile semble prendre de l'importance. En effet, 14 % des enfants ne vivent avec aucun de leurs parents, qu'ils soient vivants ou décédés. Cela touche 19 % des enfants de 6-9 ans et 23 % des 10-14 ans, 18 % des filles contre 10 % des garçons, et cette situation est plus fréquente en milieu urbain (19 %) qu'en milieu rural (12 %). Cette situation se retrouve dans tous les départements (de 11% à 15 %), l'Atlantique ayant la proportion la plus élevée (16 %). Ces résultats traduisant parfaitement les réalités du pays en ce qui concerne le placement des enfants. En milieu urbain et, particulièrement, à Cotonou, où l'activité économique est la plus importante, les filles sont utilisées dans les ménages pour les travaux domestiques. Tableau 2.3 Comnosition des ména~es Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage, taille du ménage et pourcentage de ménages comprenant des enfants de moins de 15 ans sans leurs ~arents, selon le milieu de résidence, Bénin 1996 Résidence Caractéristique Urbain Rural Ensemble Chef de ménage Homme 77,0 85,8 82,4 Femme 22,9 14,2 17,5 Nombre de membres habituels 1 10,6 7,6 8,8 2 9,5 7,8 8,5 3 11,5 10,9 11,2 4 12,2 13,9 13,2 5 11,8 11,6 11,7 6 8,7 11,2 10,2 7 9,4 8,6 8,9 8 7,1 6,7 6,9 9 ou plus 19,2 21,4 20,6 Total 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne 5,7 6,2 6,0 Pourcentage de n~nages avec des enfants moins de 15 ans sans leurs parents 31,2 23,4 26,4 13 T~peau 2.4 Enfants on)helins et r~-sidence des enfants avec les nments R6pa~tion (en %) de la population (de fait) des enfants de moins de quinze ans, pal" ~tet de survie des parents et n~sidenee avec les pan~nts, selon r~e, le sexe et le milieu de n.isidence de l'enfant, B6nin 1996 Vivant avec Vivant avec la m&e le p&e Ne vit avec aucun Vivant avec les P~re Père M~re M~re Les deux P~re M~re Les deux Caract~dsfque deux pa~nts en vie d6c&l~ en vie d~c&16 en vie en vie en vie d~~l~s ND Total Effectif Åge des enfants 0-2 80,9 14,5 1,3 1.1 0.1 0,8 0.2 0.1 0.0 1.0 100,0 2 790 3-5 73.8 10,0 2,1 4.0 0.7 7,7 0.4 0.7 0.l 0.6 100,0 2 944 6-9 62.2 7,4 2.1 7.2 1,7 15.3 1.0 1,7 0,5 0.S 100.0 3 755 10-14 52,5 7.4 3.9 9.3 2,4 17.4 1,5 3,7 0.5 1,4 100.0 3 784 Sexe de5 enfants M~culin 68.7 8,9 2,5 7. I 1.7 S.0 0.6 1.4 0.2 0.7 100,0 6 752 F~minin 63.1 10.1 2.3 4.5 0,9 14.4 ].1 2,0 0,4 1.2 100.0 6 506 Milieu de r~ldence Urbain 57.7 12,5 2.4 6.8 1.0 15.0 1.0 2.4 0.3 1.1 100,0 4616 Rural 70.4 7.9 2.4 5.3 1.5 9.1 0.8 1.4 0.3 0.9 100,0 8 656 D~partement Atacora 66,3 8.4 1.9 6.2 1.8 11.3 1.0 1,6 0.3 1,3 100.0 2 198 Atlantique 60.9 11,1 2.7 6,5 1.4 12,2 0.8 3.0 0.2 1.1 100,0 2317 Borgou 67.0 6.7 1,8 6.7 1.5 12,4 0.9 1.6 0,3 1.0 100.0 2 870 Mono 71.5 7.9 2,5 4.0 1.0 10.4 0.5 1.3 0,2 0.7 100,0 1 830 Oudm~ 65,7 10.3 2.8 5.4 0,8 11.7 1.0 1,2 0,2 0,8 100.0 2094 Zou 65,0 13.2 3.2 5,5 1.3 8.2 1,0 1.4 0,4 0,9 100.0 1 963 Ensemble 66.0 9,5 2,4 5.8 1.3 11,2 0,9 1,7 0.3 1.0 100,0 13 272 Bien qu'une majorité des enfants vivent avec les deux parents (66 %), le phénomène de charge monoparentale est également important : il touche 19 % des enfants (18 % des filles et 20 % des garçons), et il est particuhèrement important en milieu urbain (23 % contre 17 % en milieu rural). On constate aussi que 10 % des enfants de moins de 15 ans vivent avec la mère seule alors que le père est vivant (15 % pour les moins de 2 ans et 10 % pour les 3-5 ans), contre 6 % qui vivent avec leur père, leur mère vivant ailleurs. 2.1.3 Niveau d'instruction et fréquentation scolaire de la population des ménages Au niveau du questionnaire ménage, des questions ont été posé.es sur le niveau d'instruction et sur la fréquentation scolaire des personnes ãgées de trois ans ou plus. Selon le tableau 2.5 qui présente les r6sultats pour les personnes de 6 ans ou plus (l'âge officiel d'entrée dans le primaire est 6 ans), 47 % des personnes de sexe masculin n'ont aucun niveau d'instruction en 1996. Chez les femmes, cette proportion s'élève à 71%. Ce faible niveau d'instruction des femmes, qui serait dG à une sous-scolarisation des filles, a attir6 l'attention des autorités gouvernementales qui ont entrepris de remédier à cette situation en promouvant des mesures en faveur des filles à travers, notamment, un projet qui bénéficie de l'assistance financière de rUSAID depuis 1993. Ces mesures étant récentes, leur impact ne peut être encore évalué. La proportion de personnes non instruites diminue des générations les plus anciennes aux générations les plus jeunes. La proportion de personnes n'ayant reçu aucune instruction est égaie à 94 % chez les femmes de 65 ans et plus contre 59 % chez celles de 15-19 ans. Chez les hommes, 86 % de ceux âgés de 65 ans et plus sont sans instruction tandis que dans le groupe d'âges 15-19 ans cette proportion est de 36 %. Cette amélioration observée au niveau des jeunes générations a connu un ralentissement à partir de la génération des 14 Tableau 2.5 Niveau d*insm~tion de la noDulation des m6nazes R~paråtion (en %) de la population f~minine et de la population masculine (de fait) des m~nages, [tg~ de six ans ou pins, par niveau d'instruction atteint, selon l'lge et le milieu de r6sidence, B6nin I996 Niveau d'instruction Caract6tistique Aucun primaire Secondaire Sup~tieur NSP/ND Total Effectif FEMMES Groupe d'ages 6-9 64,6 35,0 0,1 0,0 0.3 100,0 I 810 10-14 61,3 35.6 2.6 0,0 0,6 100.0 I 782 15-19 59,1 28.9 11,0 0,0 1,1 100.0 I 136 20-24 67,4 22,3 9,4 0,3 0.6 100.0 1 064 25-29 67,4 19,2 12,2 0,2 0,9 100,0 1 043 30-34 74,7 14.1 9.2 1,1 0,7 100.0 793 35-39 80.0 12,5 5,5 0,7 1,3 100,0 695 40-44 82.2 12,2 3,7 0,7 1,1 100,0 538 4549 87,9 8.4 1,9 0,3 1,6 100,0 417 50-54 89,5 5,6 2,4 0,0 2,4 100.0 396 55-59 89,4 5,2 2,0 0,0 3,4 I00,0 299 60-64 92,7 3,6 1,4 0,0 2,3 I00,0 247 65 ou plus 93,5 1,9 0,2 0,2 4,1 I00,0 541 NSP/ND 86,9 0.0 0.0 0,0 13,1 100.0 6 Milieu de r~ldenee Urbain 53,6 33.5 11,4 0,6 0.8 100.0 4 151 Rural 82,3 15,1 1,3 0,0 1,3 100,0 6 616 D~pertement Atacora 79,2 17,3 2,3 0,1 1.2 100,0 1 718 Atlantique 50,9 33,5 13,2 0,9 1,4 100,0 2 147 Borgou 81,0 15,0 3,0 0.1 1,0 100,0 2 156 Mono 80.4 16.7 1,9 0,0 1,0 1(30,0 I 403 Ou6m6 67.4 25,8 5,0 0,2 1,6 100.0 I 766 Zou 73,1 23,0 3.6 0,0 0,3 100,0 1 577 Ensemble 71,3 22,2 5,2 0,2 I,I I00,0 10767 HOMMES Groupe dáges 6-9 49,5 49,8 0.0 0,0 0.7 100,0 I 860 10-14 33,0 63,0 3.7 0,0 0,4 100,0 1 920 15-19 36,4 41,2 21.6 0,1 0,8 100,0 1 303 20-24 33,4 41,2 22,8 1,2 1,4 100,0 826 25-29 38,5 33,3 24.1 3,3 0,9 I (30.0 738 30-34 42,2 26,3 25,0 4,4 2,1 100,0 624 35-39 51,2 23,0 19,9 4,8 1,1 100,0 564 40-44 52.3 28.0 12,6 3,3 3,9 100.0 451 45"~9 63.9 23.0 6,5 3,9 2,7 100.0 393 50-54 69,0 19.1 6,0 3,5 2,3 100,0 274 55-59 73.0 18.6 4.1 1.0 3.3 100.0 227 60-64 81,0 13A 1,5 1,6 2,5 I(30,0 231 65 ou plus 86,3 8,8 1,8 0,2 2,9 I00,0 574 NSP/ND 26.7 0,0 0,0 0,0 73.3 100,0 7 VIilieu de r~idenee Urbain 27,9 47,1 19,7 3.4 1,8 100,0 3 734 Rural 57.9 34,9 5,9 0,2 1,1 100,0 6 257 Département Atacora 59,4 32,5 5.6 0,7 1,8 100,0 1 636 Atlantique 23,2 46.2 23.2 4.8 2.6 ICO.0 2 056 Borgou 66.2 26.0 6,5 0.3 1.0 100.0 2 066 Mono 44.7 45.9 8,5 0.4 0.5 100.0 I 258 Ou6m6 39.9 48,0 9,9 0,7 1.6 100,0 l 549 Zou 46,7 42,5 10.0 0,4 0.3 100,0 1 427 Ensemble 46,7 39,5 1 I.I 1.4 1.4 100.0 9 991 15 15-19 ans. Ce ralentissement est-il lié à une insuffisance des infrastructures scolaires par rapport à l'accroissement démographique ? Ou est-il le signe d'une perte de confiance de la population à l'égard du système éducatif national ? En effet, depuis 1987 le pays subit un ajustement structurel. L'importance du chômage, da, entre autres, à l'application des différents programmes et à l'arrêt des recrutements à la fonction publique (principal pourvoyeur d'emploi), peut décourager les parents à envoyer leurs enfants à l'école. Les écarts sont très importants entre les milieux rural et urbain. En milieu urbain, 28 % des hommes et 54 % des femmes n'ont reçu aucune éducation, tandis qu'en milieu rural ces proportions sont, respectivement, de 58 % et 82 %. Il existe également des variations importantes d'un département à l'autre. Du côté des femmes, le département du Borgou a la plus forte proportion de personnes sans instruction avec 81%. Viennent ensuite, le Mono 80 %, rAtacora 79 %, le Zou 73 %. Chez les hommes, le Borgou détient encore la proportion la plus élevée de sans instruction avec 66 %, contre 59 % à rAtacora, 47 % au Zou, 45 % au Mono, 40 % à rOuémé et enfin 23 % à l'Atlantique. Le fait que le département de l'Atlantique détienne les proportions les plus faibles de sans instruction (51% des femmes et 23% des hommes) ne doit pas étonner quand on sait que ce département abrite la plupart des administrations centrales du pays. Cependant, il faut être prudent avant de tirer des conclusions à partir des données concernant l'ensemble de ce département : en effet, l'influence de Cotonou peut cacher certaines réalités du reste du département aussi préoccupantes que celles des autres départements. Le tableau 2.6 et le graphique 2.2 indiquent que le taux de fréquentation scolaire des enfants de 6-11 ans est de 43 %. Il est de 52 % pour le sexe masculin contre 34 % pour le sexe féminin. Pour le même groupe d'âges, la situation est meilleure en milieu urbain qu'en milieu rural (61% contre 33 %). La faiblesse de la scolarisation des 6-11 ans, surtout en milieu rural, peut être liée à l'insuffisance des infrastructures scolaires. D'autres raisons comme le coQt de la scolarité ou encore l'indifférence des parents par rapport à la scolarisation des filles peuvent aussi expliquer cette situation. Tableau 2.6 Fréouentation scolaire Proportion de la population (de fait) des ménages, âg6e de 6 ~ 24 ans, fréquentant l'école, par âge, sexe et milieu de r6sidence, Bénin 1996 Groupe dåges Sexe des membres du ménage Masculin F~minin Ensemble Urbain Rura l Ensemble Urbain Rural Ensemble Urbain Rura l Ensemble 6-11 71,1 41,9 51,8 50,3 24,1 33,6 60,6 33,3 42,9 12-15 65,2 44,4 52,2 39,6 18,8 28,2 52,0 33,3 41,0 6-15 68,9 42,7 51,9 46,3 22,5 31,8 57,4 33,3 42,2 16-20 37,7 23,0 29,4 18,5 5,1 11,3 27,8 14,2 20,3 21-24 19,5 4,1 11,0 7,6 0,7 3,4 13,2 2,1 6,7 16 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire 70 60 50 40 30 20 10 0 Pourcentage 6.11 ans 12-15 ans 16-20 ans Groupe d'&ges [c2 Urbain .Rura l ] 21-24 ans Bénin 1996 2.1.4 Caractéristiques de l'habitat et biens possédés par les ménages Le questionnaire ménage a permis, entre autres, de recueillir des informations sur la disponibilité de l'électricité, sur la source d'approvisionnement en eau, le type de toilettes, le matériau du sol du logement. Il a ét~ aussi possible de calculer le nombre moyen de personnes dormant par pièce. Dans l'ensemble, 85 % des ménages ne disposent pas de l'électricité. En milieu rural, le pourcentage de ménages disposant de rélectdcité est insignifiant : 2 % seulement contre 34 % en milieu urbain (tableau 2.7). Le réseau électrique national est encore trop insuffisant pour prétendre couvrir tout le pays. Des efforts sont en cours pour l'~tendre par la construction de barrages nationaux ou multinationaux (projets communs avec le Togo), mais le prix du kilowatt-heure, parfois plus élevé que celui des pays développés, rend rélectricité inaccessible à la plupart des ménages. Les sources d'eau pouvant être considérées comme potables sont : l'eau courante, installée à l'intérieur ou à l'extérieur du logement; les robinets publics et les forages équipés de pompe; et les puits protégés. Dans l'ensemble, 56 % des ménages disposent d'eau potable. C'est en milieu urbain que le pourcentage de ménages disposant d'eau potable est le plus élevé : 71% contre 46 % en milieu rural. La plupart des projets d'adduction d'eau concerne d'abord les villes. Toutefois, ces dernières années, d'importants moyens ont été mis en oeuvre conjointement par rUSAID et rUNICEF pour multiplier les forages dans le milieu rural, notamment dans les zones de ver de Guinée. Ces efforts ont certainement porté des fruits mais il reste encore plus de la moitié des ménages ruraux sans eau potable (54 %). D'autres projets de forage en cours de réalisation permettront d'améliorer la situation si les problèmes liés à la réparation des pompes trouvent des solutions durables. 17 Par ailleurs, on constate que la source d'approvisionnement la plus répandue est le puits non protégé (21%) ; de plus, il faut noter que 15 % des ménages continuent de s'approvisionner à la rivière/mare/marigot qui est généralement considérte comme la source la plus polluée. En outre, on note que 91% des ménages s'approvisionnent en eau à une distance de moins d'un kilomètre. A ce niveau, les variations départementales sont faibles. Toutefois, dans le département de l'Atlantique et du Mono, on trouve plus de ménages disposant de l'eau å domicile (35 % et 31% respectivement) que dans les autres départements comme le Zou (21%). En ce qui concerne la disponibilité des toilettes, on note la très forte proportion de la modalité pas de toilettes : près des trois quarts des ménages ne disposent pas de toilettes (73 %), alors que seulement un ménage sur cinq environ (19 %) utilise des latrines couvertes et 7 % des latrines non couvertes. Le milieu de résidence met en évidence des écarts importants puisque, en milieu rural, la presque totalité des ménages (91%) ne dispose pas de toilettes. En milieu urbain, par contre, plus de la moitié des ménages (57 %) ont dtclaré disposer de toilettes, Concernant le type de matériau du sol, on constate au tableau 2.7 et au graphique 2.3, que 52 % des ménages ont un logement dont le sol est recouvert de ciment et 47 % un sol en terre/sable. Les autres types de sol apparaissent avec des fréquences très faibles. Si le sol en ciment est plus fréquent en milieu urbain (79 %), en milieu rural, par contre, c'est le sol en Tableau 2.7 Caract6ristioues des logements Répartition (en %) des ménages, par caract~ristiques des logements, selon le milieu de résidence, Bénin 1996 Résidence Caractéristique Urbain Rural Ensemble l~lectricit6 Non 65.2 97.6 85,1 Oui 34.4 2.0 14.5 ND 0.4 0.4 0.4 Total 100,0 100,0 100.0 A•årovlslonnement en eau å boire u courante dans le logement 18,6 0,5 7,5 Eau courante ailleurs 37,8 6,5 18,6 Robinet public 2,3 8,1 5,9 Forage/pompe 4,8 21,9 15,3 Puits protégé 7.5 9.4 8.7 Puits non prottgé 21.5 21.3 21.4 Source 0.0 0.2 0.1 Rivière/Mare/Marigot. 4.3 21.8 15.1 Eau de pluie citerne 2.8 8.0 6.0 Autre eau de pluie 0.2 2,1 1.4 Autre 0.0 0.0 0.0 ND 0.1 0,1 0.1 Total 100.0 100.0 100,0 Distance à parcourir pour s'approvisionner en eau Eau courante dans le logement 39.6 18.0 26.4 Moins d'un km 58.1 69.2 64.9 Plus d'un km 2.2 12.7 8.6 NSP/ND 0.1 0.1 0.1 Total 100.0 100.0 100.0 T•pe.de toilettes attanes couvertes 40,6 5,0 18,7 Latrines non couvertes 12,1 3,1 6,6 Fosse étanche 4.0 0.3 1.7 Pas de toilettes 42.5 91.3 72.5 Autre 0.6 0.3 0.4 ND 0.3 0.1 0.2 Total 100.0 100,0 100.0 Type de sol Terre/sable 20,3 63,3 46,7 Bois 0,1 0,3 0,2 Ciment 78.5 35.0 51.8 Autre 1.0 1.1 1.0 ND 0.2 0,4 0.3 Total 100.0 100.0 100.0 Nombre de personnes par pièce t~.tillsée pour dormir - 68,7 65,3 66,6 3-4 24,5 28,3 26,9 5-6 5.0 4.6 4.8 7 ou plus 1.0 1,1 1.1 NSP/ND 0.8 0.7 0.7 Total 100,0 100,0 100,0 Nombre moyen de personnes par pi~ee 2,4 2,5 2,5 Effectif de ménages l 733 2 766 4 499 18 Graphique 2.3 Caractéristiques des logements I~LECTRICI'i"~ EAU: Robinet TOILETTES: Latines SOL: Ciment PERSONNES/PI~'CE: 1-2 - - 7+ 0 ; : I 20 40 60 80 100 Pourcentage 1~'Urba~n ~Ruml I Bénin 1996 terre/sable qui est le plus répandu(63 %). Le cot~t du sol en terre/sable est insignifiant par rapport à celui du sol en ciment, c'est pourquoi il est plus répandu en milieu rural or) les revenus restent encore faibles par rapport à ceux du milieu urbain. Par ailleurs, les résultats présentés au tableau 2.7 et au graphique 2.3 montrent que dans 67 % des ménages, moins de 3 personnes donnent dans la même pièce. Le nombre moyen de personnes par pièce s'établit à 2,5. Le problème de promiscuité ne se pose donc pas avec acuité et cela autant en milieu urbain qu'en milieu rural, le nombre moyen de personnes donnant dans la même pièce étant de 2,4 pour le milieu urbain et de 2,5 pour le milieu rural. En milieu urbain, les ménages où 3-4 personnes donnent dans la même pièce représentent à peine le quart des ménages, contre 28 % en milieu rural et 27 % pour l'ensemble des ménages de l'échantillon. La possession d'un bien durable contribue à améliorer les conditions de vie des membres du ménage. C'est pourquoi rEDSB-I s'est également intéressée à la possession de certains biens durables par les ménages. Il s'agit de la radio, de la télévision, du réfrigérateur, de la bicyclette, de la voiture ou du camion, et de la pirogue dans les villages lacustres (tableau 2.8). Tableau 2.8 Biens durables oossédés par le ménage Pourcentage de ménages possédant certains biens de consommation durable~ selon le milieu de résidence, Bénin 1996 Résidence Biens possédés par le ménage Urbain Rural Ensemble Radio 66,6 46,2 54,1 Télévision 23,8 2,1 10,5 Réfrigérateur 10,4 0,7 4,4 Bicyclette 26,8 52,5 42,6 Motocyclette 33,2 15,4 22,3 Voiture/Camion 7,3 1,3 3.6 Pirogue 1,2 6,4 4,4 Aucun 24,0 29,7 27,5 Effectif de ménages 1 733 2 766 4 499 19 Selon le tableau 2.8, le poste radio est le bien le plus fréquemment possédé par les ménages : 54 % de l'ensemble des ménages, 67 % des ménages urbains et 46 % des ménages ruraux ont déclaré en posséder un, La bicyclette vient au deuxième rang des biens possédés par les ménages puisque 43 % des ménages, 53 % en milieu rural mais seulement 29 % en milieu urbain ont déclaré en posséder une. En milieu urbain, l'aspiration à la modemité et la vie mouvementée de la ville auraient poussé la plupart des ménages vers d'autres modes de déplacement tel que le transport en commun. La mobylette ou la voiture sont aussi de nouveaux moyens de déplacement qui révolutionnent quelque peu la vie dans le milieu urbain. Elles sont plus fréquemment possédées en milieu urbain qu'en milieu rural (respectivement 33 % et 7 Vo en milieu urbain, contre 15 % et 1% en milieu rural). 2.1.5 Consommation de sel iodé dans les ménages Au cours de rEDSB-I, pour évaluer la qualité du sel consommé par les ménages, on a testé le sel utilisé par le ménage lorsque celui-ci était disponible. Sur cent ménages enquêtés, 93 disposaient de sel. Parmi ces ménages, selon les résultats du test, 79 % consommaient du sel iodé (tableau 2.9). Le département de l'Atacora a le plus faible pourcentage de ménages consommant du sel iodé (48 %) contre plus de 90 % dans l'Ou~m~ et le Borgou (respectivement 94 % et 93 %). Le milieu urbain se caractérise par le pourcentage le plus élevé de ménages consommant du sel iodé avec 84 % contre 76 % en milieu rural. Tableau 2.9 Consommation de sel iodé Pourcentage de ménages qui disposent du sel au moment de l'interview et pourcentage de ceux qui consomment du sel iod~ Bénin 1996 Résidence Type de sel Sel non Sel Effectif disponible iodé de ménages Milieu de résidence Urbain 7,5 83,6 1 733 Rural 6,7 75,7 2 766 Département Atacora 6,4 48.3 585 Atlantique 5,2 77,9 1 006 Borgou 3,1 92,7 774 Mono 8,2 79,1 609 Ou~m~ 9,9 93,9 802 Zou 10,0 72,2 723 Ensemble 7,0 78,7 4 499 2.2 CARACTÉRIST IQUES SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS L'analyse des caractéristiques socio-démographiques des enqu~tés revêt une grande importance car elles seront utilisées pour l'explication des comportements en matière de fécondité, de contraception, de santé, etc. Cette étude porte sur les 5 491 femmes de 15-49 ans et sur les 1 535 hommes de 20-64 ans qui ont répondu aux questionnaires individuels. Ainsi, on a pu recueillir des informations sur les caractéristiques essentielles des enquêté(e)s telles que l'åge, l'état matrimonial, le milieu et le département de résidence, le niveau d'instruction, la religion, l'ethnie ainsi que l'accès aux média. 2.2.1 CaractérisUques socio-démographiques des enquêtés Au Bénin, le mauvais fonctionnement du système d'enregistrement des événements relatifs à l'état civil et le faible niveau d'alphabétisation rendent difficile la collecte des données sur l'åge. Pour la saisie de l'âge, des instructions précises ont été données au personnel de terrain concernant les précautions à prendre. Ils devaient d'abord demander l'åge, puis la date de naissance. Si cette dernière ne correspondait pas à l'âge déclaré, d'autres questions devaient être posées afin que les informations soient cohérentes. Au besoin, il fallait recourir à la vérification des papiers, s'ils existaient, ou procéder à une estimation en se référant à l'histoire propre de la personne enquêtée, par exemple à l'historique de ses naissances. La date de naissance et lãge pouvaient aussi ètre comparés à ceux d'une personne de la famille pour laquelle ces informations étaient connues avec précision. 20 La distribution des femmes de 15-49 ans par groupe d'åges quinquennal (tableau 2.10) présente une allure régulière, les proportions de femmes de chaque groupe d'åges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l'on avance en âge, passant de 20 % à 15-19 ans à 8 % à 45-49 ans. Comme chez les femmes, les proportions d'hommes diminuent régulièrement avec l'avancement en âge, passant de 19 % à 20-24 ans à 5 % à 60-64 ans. La régularité de ces structures par åge permet de penser que les transferts d'effectifs entre groupes d'âges, qui perturbent souvent les structures par åge des populations africaines, ont été minimes et qu'ils n'affecteront donc pas les analyses présentées ici. Le tableau 2.10 fournit également des informations sur l'état matrimonial des enquêtés. Au moment de l'enquête, 77 % des femmes de l'échantillon étaient en union. Chez les hommes ce pourcentage est de 74%. Dix neuf pour cent des femmes sont encore célibataires contre 22 % des hommes. Le divorce n'est pas très répandu : seulement 1% des femmes ont déclaré être divorcées contre 2 % des hommes (graphique 2.4). Graphique 2.4 État matrimonial des enquêtés En union 77% En union 74% En rupture d'union 5% C611batalre 19% En rupture d'union 4% Célibataire 229(= Femmes Hommes Bénin 1996 Par rapport au milieu de résidence, on note que, quel que soit le sexe, 40 % des personnes enquêtées vivent en milieu urbain et 60 % en milieu rural. Au dernier recensement de la population de 1992, ces proportions étaient, respectivement, de 36 % et 64 %. Au niveau départemental, la répartition des personnes enquêtées selon le sexe et le département montre que la représentativité de chaque département est presque la même dans l'échantillon femme que dans l'échantillon hommes. Pour les deux sexes, le département de l'Atlantique est de loin le plus représenté. C'est le département le plus peuplé du pays avec un cinquième de la population totale. Il abrite Cotonou (plus d'un demi million d'habitants), capitale économique du pays. 21 Tableau 2.10 Caract~ristioues socio-d~mot, raohioues des enau~t6s R~partition (en %) des femmes et des hommes enquêtes par 8ge, ~tat matrimonial, milieu et d~pxetement de r~sidence niveau d'instruction, religion et ethaie, B~nin 1996 Femmes Hommes Caractéristique Pourcentage Effectif Effectif Pourcentage Effectif Effectif socio-démographique pond~r~ pond~r~ non pond~r6 poad~rê pond~~ non pond~r~ Groupe d'gges 15-19 19,6 I 075 1 049 - - 20-24 18,6 I 020 1 022 19,2 295 290 25-29 17,5 964 961 I6,1 247 245 30-34 14,0 766 766 14,1 217 215 35-39 12,6 693 703 13,1 201 203 40-14 9,6 527 530 11,4 175 173 45-49 8,1 447 460 8,9 137 141 50-54 7,5 I 16 118 55-59 4,8 73 74 60-64 4,8 74 76 I~tat matrimonial Jamais en union 19,0 1 046 982 22.0 337 322 Mafi~ 68,9 3 783 3871 68,1 1 045 1 071 Vivant avec quelqu'un 7,6 415 393 5,6 86 75 Veuf 1,8 99 102 0,7 10 10 Divorc~(e) 1,0 57 56 2.2 34 34 Ne vivant pas ensemble 1,7 92 87 1,5 23 23 Milieu de résidence Urbain 39,7 2 181 1 819 39,7 610 504 Rural 60,3 3 310 3 672 60,3 925 1 031 D~partement Atacora 15,8 868 1 021 15.7 241 283 Aflantque 21,2 1 163 I 041 24,9 382 342 Borgoo 19,2 1 052 991 18,1 278 267 Mono 13,4 737 909 11,4 176 222 Ou~m~ 15,6 858 735 15,2 234 197 Zo~ 14.8 812 794 14,7 225 224 Niveau d'instruction Aucun 70,8 3 885 4 026 47,8 734 776 Primaire 19,8 1 090 I 018 31,3 480 468 Secondaire ou plus 9,4 516 447 20,9 321 291 Religion Traditionnelle 20,5 1125 1283 22.7 349 394 Islamique 21,4 1173 1153 23,9 367 364 Catholique 30,9 1698 1590 31,7 486 455 Protestante m6thodiste 3,6 195 183 4,3 66 62 Autre chi~tienne 11,9 652 627 10,6 162 157 Autre 0,3 14 12 0,4 6 6 Aucune 11,4 626 636 6,2 95 94 Groupe ethnique Adja & apparentes 14,6 800 906 13,2 203 236 Bariba & apparent6s 9,5 522 524 8.7 134 135 Dendi & apparent~ 2,5 136 127 2,4 36 33 Fort & apparent#.s 39,9 2191 2041 43,2 663 615 Yoa et lolqm & apparentes 5,7 311 350 7,3 112 125 Betamaribe & apparent6s 6,4 350 409 5,8 89 103 Peul & apparentes 6,0 330 346 5.7 87 93 Yoruba & apparent~.s 10,7 590 532 I 1,0 169 154 Autre 0,4 21 22 0.6 9 10 ND 0,3 16 17 0.5 8 9 Ensemble 100,0 5 491 5 491 100.0 1 535 1 535 22 Concernant la religion, on note que 46 % des femmes et 47 % des hommes pratiquent la religion chrétienne, 21% des femmes et 24 % des hommes, l'islam et, enfin, 21% des femmes et 23 % des hommes, les religions traditionnelles. Par rapport aux groupes ethniques, les plus représentés sont les Fort et apparentes (40 % des femmes et 43 % des hommes), suivis des Adja et apparentés (15 % des femmes et 13 % des hommes), des Yoruba et apparentés (11% des femmes et 11% des hommes). Ces groupes ethniques sont plus concentr6s dans le sud du Bénin. 2.2.2 Niveau d'instruction Dans l'ensemble, 71% des femmes enquêtées n'ont aucun niveau d'instruction contre 48 % des hommes. Le tableau 2.11 met en évidence des variations selon l'âge. Aux âges les plus élevés (45-49 ans), les proportions de femmes sans instruction atteignent 88 %; chez les hommes de 60-64 ans, ces proportions sont de 79 %. Le milieu rural se caractérise par les plus fortes proportions de femmes et d'hommes sans niveau d'instruction : respectivement, 84 % et 62 % contre 50 % et 27 % pour le milieu urbain. En ce qui concerne les femmes, c'est dans le département du Mono que l'on trouve la plus forte proportion de femmes sans instruction (83 %). Il est suivi de l'Atacora et du Borgou (81 %). Concernant les hommes, c'est le Borgou qui compte la proportion la plus élev6e de sans instruction (69 % ), suivi de l'Atacora et du Mono (63 % et 53 %). Tableau 2.11 Niveau d'instruction des enou,a.t6s Répartition (en ~o) des femmes et des hommes par niveau d'instruction attein~ selon le groupe d ãges et le milieu de r6sidence, Bénin 1996 Niveau d'instruction Secondaire Caraet6ristique Aucun Primaire ou plus Total Effectif FEMMES Groupe d'åges 15-19 57,8 29,9 12,3 100,0 1 075 20-24 66,2 24,3 9,5 100,0 1 020 25-29 65,9 21,5 12,6 100,0 964 30-34 74,3 13,7 11,9 100,0 766 35-39 81,0 13,0 6,1 100,0 693 40-44 81,8 14,0 4,3 100,0 527 45-49 87,9 9,8 2,2 100,0 447 Milieu de résidence Urbain 50,3 30,0 19,8 100,0 2 181 Rural 84,2 13,2 2,6 100,0 3 310 Département Atacora 81,2 13,8 5,0 100,0 868 Atlantique 47,4 31,3 21,3 100,0 1 163 Borgou 81,0 13,1 5,9 100,0 1 052 Mono 83,2 13,6 3,2 100,0 737 Ou6m6 67,5 22,7 9,8 100,0 858 Zou 72,0 21,4 6,7 100,0 812 Ensemble 70,8 19,8 9,4 1130,0 5 491 HOMMES Groupe d'îges 20-24 31,1 41,5 27,3 100,0 295 25-29 38,0 31,1 30,9 1(30,0 247 30-34 40,8 29,6 29,6 100,0 217 35-39 48,7 25,3 26,0 100,0 201 40-44 52,9 35,9 11,2 100,0 175 45-49 60,3 34,2 5,4 100,0 137 50-54 69,2 22,4 8,4 1(30,0 116 55-59 65,6 23,9 10,6 100,0 73 60-64 79,2 17,5 3,3 100,0 74 Milieu de r~sidence Urbain 26,5 35,6 37,9 100,0 610 Rural 61,9 28,5 9,7 100,0 925 Département Ataeora 62,6 23,2 14,2 100,0 241 Atlantique 23,0 33,4 43,6 100,0 382 Bnrgou 69,1 21,7 9,2 100,0 278 Mono 52,9 33,1 14,1 100,0 176 Ou6m6 41,2 42,8 16,1 100,0 234 Zou 50,8 35,0 14,2 100,0 225 Ensemble 47,8 31,3 20.9 100,0 1 535 23 Tableau 2.12 Fr~uentation scolaire et raisons de l'abandon de l'école Répartition (en %) des femmes de 15 ~ 24 ans par fréquentation scolaire et raisons de l'abandon de I'~cole, selon le niveau d'instruction atteint, Bénin 1996 Primaire Primaire Secondaire Fréquentation incomplet complet ou plus Ensemble URBAIN Raison d'abandon scolaire Fréquente actuellement 7,7 29,5 56,8 26,8 Est tombée enceinte 0,4 3,0 1.9 1,1 S'est mari~e 1.2 0,0 1,3 1,2 S'occupe des enfants 1.5 0,0 0,0 0,9 Aide sa famile 3,2 0,0 0,0 1.8 Ne pouvait payer 6cole 10.1 6,5 5,6 8,2 Avait besoin argent 4,9 7,3 2,4 4,1 Assez dipl6mée 0,3 3,6 0,7 0,9 N'a pas r~ussi examen 30,4 21,9 15,1 24,3 N'aimait pas l'école 27,8 18,1 8,4 20,1 l~cole non accessible 0,8 0,0 0,0 0.5 Grève 3,1 7,1 1,9 2,9 Autre 7,9 3,0 5,5 6,7 NSPÆD 0,7 0,0 0,6 0,6 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100.0 Effectif 318 34 198 550 RURAL Raison d'abandon scolaire Fréquente actuellement 9,1 20,9 79.4 18,4 Est tombée enceinte 0.0 0,0 0,0 0,0 S'est marîée 0,9 0,0 0.0 0.7 S'occupe des enfants 1,4 0,0 0,0 1,1 Aide sa famile 6,6 6,7 0,0 5,8 Ne pouvait payer école 11,8 0,0 5,6 10,4 Avait besoin argent 1,8 0,0 0,0 1,5 Assez dipl6mée 0,0 0,0 0,0 0,0 N'a pas réussi examen 17,6 59,2 9,4 19.I N'aimait pas l'~cule 27,9 13,2 0,0 23,7 l~cole non accessible 1,8 0.0 0,0 1,5 Grévé 4,2 0,0 0,0 3.5 Autre 13,6 0,0 5,6 11,8 NSP/ND 3,2 0,0 0,0 2,6 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 203 15 30 248 ENSEMBLE Raison d'abandon scolaire Fréquente actuellement 8.2 26,9 59,8 24,2 Est tombée enceinte 0,2 2,1 1,6 0,7 S'est mariée 1,1 0,0 1,2 1,0 S'occupe des enfants 1,5 0,0 0,0 1,0 Aide sa famile 4,5 2,0 0,0 3.1 Ne pouvait payer ~cole 10,8 4,6 5,6 8,9 Avait besoin argent 3,7 5,1 2,1 3,3 Assez diplém6e 0,2 2,5 0,6 0,6 N'a pas r~ussi examen 25,4 33,1 14,3 22,7 N'aimait pas l'~cule 27,8 16,6 7,3 21,2 École non accessible 1,2 0,0 0,0 0,8 Grév6 3,5 5,0 1,6 3,1 Autre 10,1 2,1 5,5 8,3 NSP/ND 1,7 0,0 0,5 1,2 Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 521 49 228 798 24 Le tableau 2.12 permet de comprendre pourquoi les enquêt6es ågées de 15 à 24 ans ont abandonné l'~cule. Les raisons diffèrent selon le niveau d'instruction considéré. Pour le niveau primaire, 25 % des enquêtées n'ayant pas complété ce niveau ont déclaré qu'elles ont abandonné l'école parce qu'elles n'ont pas réussi à leur examen, 28 % parce qu'elles n'aimaient pas l'~cule et 11% ont déclaré n'avoir pas pu payer la scolarité, enfin 10 % ont abandonné l'~cule pour d'autres raisons. Seulement 8 % des femmes de 15-24 ans n'ayant pas complété le niveau primaire continuaient de fréquenter l'école au moment de l'enquête. Pour celles qui ont déjà complété le niveau primaire, c'est surtout l'échec à l'examen qui explique l'abandon de l'école (33 %). Parmi celles qui ont complété le primaire, 27 % fréquentent actuellement l'~cule. En ce qui concerne le niveau secondaire, 60 % continuent de fréquenter l'école tandis 14 % ont abandonné à cause de l'échec à l'examen. Dans l'ensemble, l'échec aux examens ou le fait que la personne n'aime pas l'~cule sont les principales raisons d'abandon scolaire (23% et 21% respectivement) aussi bien en milieu rural (19 % et 24 % respectivement) qu'en milieu urbain (24 % et 20 % respectivement). Nous avons, ensuite, l'impossibilité de s'acquitter des frais de scolarité qui explique une part assez importante d'abandon scolaire (10 % en milieu rural et 8 % en milieu urbain). On note, toutefois, qu'au moment de l'enquête, 27 % des femmes de 15-24 ans du milieu urbain continuaient de fréquenter l'école contre 18 % en milieu rural. Au niveau national, cette proportion est estimée à 24 %. 2.3 EMPLOI 2.3.1 Emploi des femmes Parmi les femmes enquêtées, une sur sept ne travaillait pas au moment de l'enquête : 3 % avaient travaillé dans les 12 derniers mois alors que 12 % n'avalent pas travaillé durant les 12 mois ayant précédé l'enquête (tableau 2.13). Cette dernière catégorie est surtout représentée en milieu urbain (19 % contre 7 % en milieu rural), parmi les jeunes de 15-24 ans et parmi les femmes ayant une certaine instruction (19 % de niveau primaire et 33 % de niveau secondaire et plus), ce qui laisse supposer que ce sont des écolières ou étudiantes. Cela se confirme par le fait que le pourcentage le plus élevé de femmes qui n'ont pas travaillé dans Tableau 2.13 Emploi des femmes Répartition (en %) des femmes selon qu'elles ont ou non un emploi et r6partition (en %) des femmes ayant un emploi selon la durée de l'emploi, par caract6ristique socio-démographique, B6nin 1996 Ne travaille pas au moment de ranqu6te Travaille au moment de l'enquête N'a pas A Toute l'année travaill6 travaill~ dans dans 5 jours Moins de les 12 les 12 ou plus 5 jours Saison- derniers derniers par par nid:re- Occasion- Caractéristique mois mois semaine semaine ment nellemant ND Total Effectif Groupe d'fîges 15-19 28,2 2,6 39,0 5,9 16,4 7,9 0,2 100,0 1 075 20-24 15,1 3,0 44,8 10,9 17,3 8,8 0,0 100,0 1 020 25-29 6,4 3,5 48,4 10,8 18,5 12,2 0,1 100,0 964 30-34 6,6 2,1 52,5 9,2 20,4 9,1 0,2 100,0 766 35-39 3,3 2,3 52,2 10,7 22,5 9,0 0,0 100,0 693 40-44 4,4 1,7 56,1 9,5 18,7 9,4 0,1 100,0 527 45-49 5,0 2,4 45,2 14,3 26,8 6.1 0,0 100,0 447 Milieu de résidence Urbain 19,3 3,1 54,0 7,7 7,9 8,1 0,0 100,0 2 181 Rural 6,6 2,3 43,1 11,2 26,9 9,8 0,2 100,0 3 310 Département Atacora 10,4 2,4 51,1 17,4 13,7 4,9 0,2 100.0 868 Atlantique 19,9 5,1 45,5 10,6 9,5 9,5 0,0 100,0 1 163 Borgou 14,0 1,7 36,7 2,3 21,4 23,8 0,0 100,0 1 052 Mono 3,3 0,8 52,8 12,6 24,5 5,6 0.4 100,0 737 Ou~m~ 8,8 2,7 62,2 9,7 12.1 4,5 0,0 1130,0 858 Zou 8,6 2.1 39,6 7,7 39,8 2,2 0,1 100,0 812 Niveau d'instruction Aucun 6,8 2,3 46,4 11,0 24,0 9,4 0,1 100,0 3 885 Primaire 18,6 3,1 52,6 7,6 9,2 8,9 0,0 100,0 1 090 Secondaire ou plus 33,2 4,2 44,2 5,1 5,8 7,5 0,0 100,0 516 Ensemble 11,6 2,6 47,4 9,8 19,3 9,1 0,1 100,0 5 491 25 les 12 derniers mois (20 %) est détenu par le département de l'Atlantique où se trouvent la capitale ~onomique du Bénin et la plupart des instituts de formation (collèges d'enseignement, instituts de formation professionnels, tant publics que privés, université à proximité). Il est suivi par le Borgou (14 %) et l'Atacora (10 %). L'Ou~m~ et le Zou sont à égalité avec 9 % alors que le Mono se retrouve avec 3 %. Quatre-vingt six pour cent des femmes enquStées ont déclaré travailler au moment de l'enquSte : 47 % avaient travaillé toute l'année durant 5 jours ou plus par semaine, I0 % pendant une durée inférieure à 5 jours, 19 % travaillaient saisonnièrement et 9 % occasionnellement. Les femmes qui avaient travaillé toute l'année durant 5 jours ou plus par semaine sont surtout représentées dans les départements de rOuémé (62 %) et du Mono (53 %). Selon le milieu de résidence, les proportions atteignent 54 % en milieu urbain contre 43 % en milieu rural. Selon råge, c'est dans la tranche d'åges 30-44 ans que les femmes qui ont travaillé toute l'année, cinq jours par semaine, sont proportionnellement les plus nombreuses (plus de 50 %). Par rapport au niveau d'instruction, cette proportion varie de 44 % pour le niveau secondaire à 53 % pour le primaire. En ce qui concerne les femmes qui ont travaiUé moins de 5 jours par semaine, les proportions se situent autour de la moyenne (10 %) entre 20 et 44 ans et en milieu rural (11%, contre 8 % en milieu urbain). Selon le département, c'est dans le Borgou (2 %) et dans le Zou (8 %) que l'on enregistre les proportions les plus faibles; à l'opposé, c'est dans l'Atacora (17 %) et le Mono (13 %) qu'elles sont les plus élevées. Enfin, selon le niveau d'instruction, c'est parmi les femmes non scolarisées (11%) que l'on observe les proportions les plus élevées de femmes ayant travaillé toute l'année, cinq jours par semaine (contre 8 % et 5 % pour les femmes des autres niveaux d'instruction). Environ une femme sur cinq (19 %) a un travail saisonnier. On observe les proportions les plus élevées dans le Zou (40 %), parmi celles n'ayant aucune instruction (24 %) et parmi celles du milieu rural (27 %), ce qui laisse suggérer que ce sont essentiellement des emplois agricoles ou li6s au secteur cotonnier (ou maraîcher). Enfin, 9 % des femmes ont déclaré travailler de façon occasionnelle; ce sont surtout les femmes de la tranche d'âges 25-29 ans (12 %) et celles résidant dans le département du Borgnu (24 %). 2.3.2 Type d'employeur et type de revenu des femmes ayant un emploi Selon le tableau 2.14, 81% des femmes ayant un emploi travaillent pour leur propre compte et gagnent de l'argent. Quel que soit l'âge considéré, même à 15-19 ans (52 %), la plupart des femmes se prennent en charge. Dans ce domaine, on ne constate pas de différence importante entre le milieu rural et le milieu urbain : 82 % des femmes ayant un emploi en milieu urbain sont indépendantes et gagnent de l'argent contre 80 % en milieu mral. C'est dans le Borgou que la proportion de femmes travaillant à leur compte et gagnant de l'argent est la plus élevée (88 %); viennent ensuite rOuémé (86 %), l'Atlantique (86 %), le Mono (85 %), rAtacora (75 %) et le Zou (61%). Selon le niveau d'instruction, on constate que 82 % des femmes sans instruction travaillent à leur compte et gagnent de l'argent contre 78 % de celles qui ont le niveau primaire et 76 % de celles qui ont le niveau secondaire. Celles du niveau secondaire ou supérieur sont probablement plus prèsentes dans l'administration puisque 11% d'entre elles sont employées dans un travail rémunéré contre 2% et 3% respectivement pour les femmes sans niveau d'instruction et pour celles du niveau primaire. 11 semble néanmoins qu'une certaine forme d'exploitation persiste puisque 2 % des femmes travaillent pour le compte d'autres personnes sans gagner d'argent. Ce sont les jeunes de moins de 19 ans (8 %), les femmes vivant dans l'Ouémé (6 %) et celles de niveau primaire (6 %) qui sont le plus touchées. 26 Tableau 2.14 Emt, loveur et t'roc de revenus Répartition (en %) des femmes ayant un emploi par type d'employeur et par type de revenus, selon les caract6ristiques socio- d6mograpbiques. B6nin 1996 Travaille h Travaille pour Travaille son compte quelqu'un d'autre pour parents Effectif de Gagne Ne gagne Gagne Ne gagne Gagne Ne gagne femmes de pas de pas de pas ayant un Caractéristique l'argent d'argent l'argent d'argent l'argent d'argent NI3 Total emploi Groupe d'åges 15-19 51,8 5,9 5,7 7,9 16,1 12,5 0,0 100,0 742 20-24 78,0 3,8 2,4 3,9 6,6 5,1 0,2 100,0 835 25-29 85,8 2,8 2,5 0,9 4,8 3,2 0,0 100,0 867 30-34 89,1 2,4 2,1 0,0 3,9 2,3 0,3 100,0 699 35-39 89,3 1,7 2,4 0,3 3,2 2,8 0,2 100,0 654 40-44 88,6 2,5 2,1 0,0 5,2 1,6 0,0 100,0 494 45-49 89,2 2,7 0,9 0,2 4,0 2,8 0,3 lõ0,0 413 Milieu de résidence Urbain 82,2 2,4 4,5 3,5 4,9 2,4 0,1 100,0 1 694 Rural 79,7 3,6 1,7 1,4 7,5 5,9 0,2 100,0 3 009 Département Atacora 75,1 9,3 0,4 0,5 7,6 7,0 0,1 100,0 756 Atlantique 85,5 2,9 6,1 1,2 2,5 1,7 0,0 100,0 873 Borgou 87,9 0,5 2,0 1,1 6,4 2,1 0,1 100,0 886 Mono 85,3 5,6 1,4 1,5 2,6 3,5 0,1 100,0 704 Ou~m6 86,3 0,5 3,1 5,5 1,7 2,5 0,3 100,0 760 Zou 61,1 1,1 3,0 3,5 19,2 11,9 0,1 100,0 724 Niveau d'instruction Aucun 81,6 2,8 1,9 1,1 7,4 5,1 0,1 100,0 3 527 Primaire 78,4 4,0 3,0 6,1 4,9 3,5 0,0 100,0 853 Secondaire ou plus 75,5 6,1 11,4 3,4 1,4 1,9 0,3 100,0 323 Ensemble 80,6 3,2 2,7 2,2 6,5 4,6 0,I 100,0 4 703 2.3.3 Occupation de la femme D'après les résultats de l'enquête, la majorité des femmes béninoises ayant un emploi au moment l'enquête ont déclar6 travailler dans les ventes et services (60 %) : sauf dans les départements du Mono et du Zou, cette catégorie occupe plus d'une femme sur deux (tableau 2.15). Les femmes du milieu urbain sont plus représentées dans ce secteur que celles du milieu rural (70 % contre 54 %). Dans le Borgou le secteur des ventes et des services occupent 75 % des femmes ayant un emploi et 73 % dans l'Ouém6 et l'Atlantique. Environ 28 % des femmes sont occupé, es dans le secteur agricole : 22 % travaillent sur leurs propres terres ou celles de leur famille et 6 % travaillent sur des terres louées ou sur les terres de quelqu'un d'autre. Enfin, on note que 6 % des femmes occupent un emploi manuel sans qualification, 3 % un emploi manuel qualifié et que moins de 1% des femmes sont ménagères ou domestiques. 2.3.4 Décision sur l'utilisation des revenus Le tableau 2.16 confirme que les femmes béninoises sont très indépendantes puisque la majorité d'entre elles (82 %) décident elles-mêmes de l'utilisation de l'argent qu'elles gagnent. Quelle que soit la caractéristique socio-démographique considérée, plus de 70% des femmes décident de l'utilisation de leurs revenus; cependant, il faut noter que la proportion des femmes de 15-19 ans qui décident elles-mêmes de l'utilisation de leurs revenus est plus faible qu'anx autres åges (63 %), cela s'expliquant probablement par le fait que ces femmes n'ont pas encore atteint la majorité. 27 Tableau 2.15 Occultation des femmes R6partition (en %) des femmes ayant un emploi par type d'occupation actuelle selon les caract6ristiques socio-d6mographiques, B6nin 1996 Occupation de l'enqu~t~e Non-agricole Profes- sionnel/ Agricole Techni- Travail M6nage cien/ manuel Travail et Propre Terre Terre Autre Admini- Ventes, non manuel domes- Caract6ristique terre famille Iou~ terrc stration Sexvices qualifié qualifi6 tique ND Total Effectif Groupe d'åges 15-19 3.7 18,8 0.6 3.0 0,8 53,3 II.4 4.6 3,5 0.2 I00,0 742 20-24 9.3 12,1 1.8 5.0 1.2 57,7 9.3 3.0 0,5 0.0 I00.0 835 25-29 8.3 II,3 2.0 4,8 1.4 62.3 7.6 2.1 0.3 0.1 I00.0 867 30-34 8,9 10.7 2.1 3.8 2.8 64,2 4.0 2.9 0.5 0.I 100.0 699 35-39 10.9 II,8 3.3 3.9 2.5 61.8 2.8 2.7 0,3 0.1 I00.0 654 40-44 9.0 12.5 2.2 4.2 1,6 63.2 3.0 4.1 0.0 0.0 100,0 494 45-49 18.2 14,8 1.5 5,6 0.9 55.2 0.6 3,2 0,0 0,0 I00.0 413 Milieu de résidence Urbain 4,1 4,0 0,4 1,4 3,7 70,1 12,6 2,0 1,6 0,2 100,0 1 694 Rural 12,0 18,1 2,8 5,9 0,4 54,0 2,6 3,8 0,4 0,1 100,0 3 009 Département Atacora 10,1 14,7 0,0 9,1 1,3 58,6 4,5 0,5 0,8 0,4 100,0 756 Atlantique 1,2 2,6 1,7 0,3 3,8 72,8 8,2 7,4 1,9 0,0 100,0 873 Borgou 10,0 5,6 0,0 1,6 0,1 74,7 5,6 1,2 l,l 0,0 100,0 886 Mono 26,8 19,1 7,2 4,7 0,1 34,6 5,0 2,1 0,2 0,1 100,0 704 Ou~m6 3,7 2,6 2.4 1,3 3,1 73,4 7,4 5,6 0,5 0,0 100,0 760 Zou 5.1 37.9 I,I 9.8 0.9 37,0 6,3 1.5 0,I 0.I I00,0 724 Niveau d'instruction Aucun 11,3 15.8 2.4 4.9 0.2 58.7 2.5 3.2 0.8 0,I I00,0 3 527 Primaire 3,6 6,2 0,5 3,0 1,4 66,4 15,5 2,5 0,8 0,0 100,0 853 Secondaire ou plus 0,2 0,7 0,2 0,2 16,8 53,4 22,1 4,9 0,9 0,5 100,0 323 Ensemble des femmes 9,1 13,0 1,9 4,3 1,6 59,8 6,2 3,2 0,8 0,1 100,0 4 703 En milieu urbain, il y a relativement plus de femmes indépendantes (87 % décident de l'utilisation de leurs revenus) qu'en milieu rural (80 %). En ce qui concerne le département, on constate certaines disparités; le département de rOuémé se caractérise par la proportion la plus élevée de femmes (89 %) qui décident elles- m~mes de l'utilisation de l'argent qu'elles gagnent. Il est suivi du Borgou (87 %), de rAtacora (86 %), de l'Atlantique (82 %), du Mono (74 %) et enfin du Zou (72 %). Selon le niveau d'instruction, ce sont les femmes du niveau secondaire ou plus qui détiennent le pourcentage le plus élevé avec 86 %, contre 82 % pour chacun des autres niveaux d'instruction. Enfin, les femmes qui ne sont pas en union décident moins fréquemment que celles qui sont en union de l'utilisation de leurs revenus (74 % contre 84 %). De plus, les femmes qui tiennent encore compte de l'opinion de leur partenaire pour l'utilisation de leurs revenus sont surtout celles des groupes d'~gns 20-35 ans (11 à 12 %), celles résidant en milieu rural (12 %, contre 5 % en milieu urbain) et celles des départements du Zou (20 %) et du Mono (14 %). A l'opposé, c'est le Borgou qui détient le pourcentage le plus faible (2 %). Notons enfin que, chez les femmes en union, seulement 11% de celles qui gagnent de l'argent se référent à leur conjoint en ce qui concerne l'utilisation de leurs revenus. 28 Tableau 2.16 D~cision sur l'utilisation des revenus R6pattition (en %) des femmes gagnant de l'argent par personne d~cidant de l'utilisation de cet argent, selon les caract~ristiques soeio-d6mographiques, B~nin 1996 D~eision sur l'utilisation des revenus En Autre En Enqu~t~e Partenaire accord personne accord d6cide d~cide avec d&:ide avec autre Caract6ristique seule seul partenaire seule personne NI) Total Effectif Age 15-19 63,1 2,0 4,8 15,3 14,6 0,2 100,0 547 20-24 78,3 3,3 11,7 2,6 3,9 0,1 100,0 728 25-29 84,0 3,5 10,9 0,9 0,6 0,1 100,0 807 30-34 85,6 2,9 10,6 0,0 0,9 0,0 100,0 666 35-39 88,0 2,6 8,9 0,0 0,3 0,3 100,0 622 40-44 87,9 1,5 9,9 0,3 0,2 0,2 100,0 473 45-49 89,3 l,S 6,9 0,7 1,1 0,2 100,0 390 Milieu de r~ldence Urbain 86,6 2,0 5,4 4,0 2,0 0,1 100,0 1 553 Rural 79,5 3,1 11,8 1,9 3,5 0,2 100,0 2681 D~partement Atacora 85,7 2,4 8,6 1,5 1,6 0,2 10O,0 628 Atlantique 82,0 0,9 9,5 2,3 5,3 0,1 100,0 822 Borgou 86,7 2.9 2,3 6,4 1,6 0,1 100,0 854 Mono 74,4 5,4 13,8 3,6 2,5 0,4 100,0 630 Ou~m6 88,8 1,6 5,6 0,3 3,7 0,0 100,0 695 Zou 72,2 3,5 20,2 1,0 3,0 0,2 100,0 605 Niveau d'Instruction Aucun 81,8 3,1 9,8 2,4 2,8 0,2 100,0 3 210 Primaire 81,8 1,0 8,6 3,9 4,6 0,1 100,0 737 Secondaire ou plus 85,9 2,5 8,0 2,6 1,0 0,0 100,0 286 État matrimonial C~libataire ou en rupture d'union 74,0 0,0 0,0 13,4 12,5 0,1 100,0 679 Actuellement en union 83,6 3,2 11,2 0,7 1,2 0,1 100,0 3 555 Ensemble 82,1 2,7 9,4 2,7 3,0 0,1 100,0 4 233 2.3.5 Soins des enfants et travail Parmi les femmes qui ont un emploi, 54 % ont, au moins, un enfant ãgé de moins de 3 ans (tableau 2.17). Parmi celles-ci, plus de la moitié d'entre elles (57 %) gardent l'enfant elles-m8mes pendant qu'elles travaillent (surtout celles qui travaillent pour un membre de la famille ou à leur propre compte), 16 % les confient à des parents, 11% à une fille autre qu'une domestique salariée. Ce dernier cas se retrouve surtout chez les femmes du milieu rural (12 % contre 8 % en milieu urbain), dans le Zou (19%), l'Atacora (12%) et le Mono (11%). Les femmes ayant le niveau d'instruction secondaire ont plus recours aux domestiques (21 % contre 1% chez les femmes non instrnites) qu'à leurs propres filles (5 % contre 11% chez les femmes non instruites). 29 Tableau 2.17 Garde des enfants et travail Ræpatlition (en %) des femmes ayant un emploi selon qu'elles ont, ou non, un enfant de moins de 3 ans, et répartition (en %) des m~res ayant un emploi et un enfant de moins d, 3 ans, par genre de personne qui prend soin de renfant pendant qu'elles travaillent, selon les caractétistiques socio-d6mographiques, B¢~nin 1996 Garde des enfants Au Pas Pas moins un Mati/ trav. enfant enfant En- patte- Autres Domes- Enfant ~ Autre Autre depuis Caract6dstique 3 ans <3 ans qu~t6e haire parents Voisins tique l'école fille ga~on nais. Autre NI) Total Effectif Milieu de résidence Urbain 53.3 46.7 54.7 1.2 17.2 0.6 5.8 0.2 7.9 3.9 3.2 1.5 4.8 100.9 1 694 Rural 41.4 58.6 57.9 0.9 15.9 1.0 1.1 0.0 11.6 3.8 2.5 2.9 2.5 100.0 3 009 Niveau d'instruction Aucun 42.1 57.9 58.6 0.9 15.5 0.9 1.1 0.1 11.0 4.3 2.7 2.4 2.7 100.2 3 527 Primaire 55.0 45.0 53.0 1.4 19.5 0.9 4.3 0.0 9.5 1.9 2.9 3.4 3.7 100.6 853 Secondaire ou plus 60.0 40.0 41.9 0.9 18.2 0.0 20.6 0.0 4.5 2.7 1.9 0.0 10.3 101.0 323 Type de travail Pour ngmbte famille 53.9 46.1 55.2 0.0 18.7 1.1 0.3 0.0 19.0 2.6 0.9 0.6 1.4 100.0 524 Pour autre personne 73.3 26.7 48.2 0.0 25.9 2.0 11.6 0.0 1.6 0.0 5.6 0.0 5.0 100.0 231 A son compte 43.0 57.0 57.3 1.1 15.7 0.8 2.5 0.1 9.8 4.1 2.8 2.7 3.4 100.3 3 943 NI) 40.8 59.2 28.2 0.0 49.3 0.0 22.5 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 100.0 6 Département Ataeora 40.2 59.8 61.1 0.9 15.0 0.7 3.2 0.0 12.0 3.2 0.7 1.7 1.4 100.0 756 Atlantique 54.9 45.1 45.9 2.2 16.9 0.9 7.0 0.3 9.6 3.0 3.6 6.5 4.6 100.6 873 Borgou 39.2 60.8 74.3 0.0 11.5 0.6 1.4 0.0 4.6 2.3 2.4 0.7 2.3 100.2 886 Mono 45.6 54.4 55.8 1.6 18.4 0.8 1.0 0.0 11.0 6.7 2.4 1.0 1.7 100.3 704 Ou6rr~ 49.7 50.3 55.4 1.2 12.3 1.7 2.3 0.0 7.9 3.1 5.9 5.6 4.9 100.3 760 Zou 44.2 55.8 41.9 0.2 25.0 0.7 0.8 0.0 19.3 5.6 1.8 0.0 4.9 100.3 724 Occupation Agriculture 40.0 60.0 53.7 0.8 17.6 1.3 1.6 0.0 14.9 4.9 1.4 1.3 2.5 100.0 1 334 Non-agricole 48.0 52.0 58.3 1.0 15.7 0.7 3.0 0.1 8.4 3.4 3.3 3.0 3.5 100.4 3 364 NI) 58.2 41.8 100.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 100.0 5 Emploi à l'année/ saisonnier Année/toutc semaine 49.0 51.0 58.8 1.1 15.6 0.9 32 0.1 8.5 3.4 2.7 2.6 3.8 100.6 2603 Ann6e/une parue de la semaîne 43.4 56.6 51.1 2.0 18.4 1.6 1.5 0.0 10.9 5.1 2.3 3.5 3.5 100.0 538 Saisonnier 40.5 59.5 51.7 0.3 18.3 1.0 1.5 0.0 16.0 4.4 2.5 1.7 2.6 100.0 1 061 Occasionnel 42.1 57.9 65.6 0.8 12.7 0.0 2.9 0.0 6.8 3.7 3.6 2.4 1.5 100.0 501 Ensemble de femmes 45.7 54.3 56.9 1.0 16.3 0.9 2.6 0.0 10.5 3.9 2.7 2.4 3.2 100.3 4 703 2.3.6 Emploi des hommes Au moment de l'enqu8te, 90 % des hommes interrogés ont déclar6 avoir un emploi (tableau 2.18). Cependant, il faut noter que par rapport à l'ensemble du pays (moyenne nationale de 10 %), la proportion d'hommes ne travaillant pas est beaucoup plus élevé parmi les jeunes de 20-24 ans (26 %), les hommes du milieu urbain (19 %), ceux du département de l'Atlantique (25 %) et parmi les hommes de niveau secondaire ou plus (28 %). Ce sont soit des étudiants, soit des jeunes diplémés qui n'ont pas encore trouvé du travail. Près deux hommes sur trois (59 %) ont déclaré occuper des emplois dans le secteur agricole (contre seulement 28 % des femmes qui travaillent) : 45 % travaillent sur les terres familiales ou sur leurs propres terres, très peu louent des terres (moins de 5 %) ou se louent comme ouvriers agricoles (10 %). Les emplois agricoles se retrouvent surtout dans les départements les plus ruraux, à savoir rAtacora (87 %), le Borgou (78 %), le Mono (72 %) et le Zou (65 %). 2.4 ACCÈS AUX MÉDIA Le tableau 2.19 présente les données sur l'accès des femmes et des hommes aux média (la presse audiovisuelle ou écrite). Ces données sont particulièrement importantes pour la mise en place des programmes d'éducation et de diffusion d'informations dans tous les domaines notamment dans ceux de la santé et de la planification familiale. L'objectif est de classer les femmes et les hommes en trois catégories par rapport à chaque moyen d'information: Ceux qui y ont accès souvent; Ceux qui y accèdent parfois; Ceux qui n 'y ont jamais accès. Entre le milieu urbain et le milieu rural, il existe une différence significative : 11% des femmes citadines n'ont aucun accès aux média contre 21% pour les femmes du milieu rural. Chez les hommes du milieu urbain ce pourcentage est de 3 % contre 10 % pour les hommes du milieu rural. Le niveau d'instruction est fortement cortélé avec l'accès aux média : le non accès au média concerne 22 % des femmes sans instruction, 6 % des femmes du niveau primaire et seulement 1% des femmes du niveau secondaire ou plus. Chez les hommes, 13 % des sans instruction sont concemés contre 4 % de ceux de niveau primaire et pratiquement personne ayant un niveau secondaire ou plus. Les taux d'écoute se présentent comme suit : Pour la radio : 13 % des femmes l'écoutent souvent contre 42 % des hommes; 66 % des femmes l'écoutent parfois contre 49 % des hommes. Pour la télévision: 10 % des femmes la regardent souvent contre 16 % des hommes; 42 % des femmes la regardent parfois contre 53 % des hommes. La non disponibilité d'un poste de télévision à la maison (11% seulement des ménages disposent d'une télévision), due probablement à son coflt prohibitif pour une population à faible revenu, peut être une autre raison expliquant le faible taux d'écoute de la télévision. 31 L.o t J Tableau 2.18 OcCuDation des hommes Proportion d'hommes ne travaillant pas au moment de l'enquête et r~partition (en %) des hommes ayant un emploi par type d'occupation actuelle selon les caraet6ristiques socio-d6mographîques, B6nm 1996 Occupation de l'enqu~té Non-agricole Profes- sîonneF Agrîcole Techni- Travail M6nage Ne travaille cien/ manuel Travail et pas au moment Propre Tme Terre Autre Admini- Ventes, non manuel domes- Caract(nistîque de l'enquête terre famille Iou6e terre stratîon Services qualifi~ qualifi6 tique NI) Total Effectif Groupe d'igeJ 20-24 26,2 5,7 28,2 2,9 9,7 0,5 9,5 12,6 4,2 0,0 0,5 100,0 295 25-29 9,9 11,2 22,5 6,6 10,3 4,0 10,6 18,6 4,7 0,0 1,6 100,0 247 30-34 4,5 19,8 25,5 6.9 8,2 11,2 10,9 7,3 4,1 0,0 1,6 100,0 217 35-39 3,0 24,6 20,6 3,0 10,0 16,3 11,3 7,5 3,8 0,0 0,0 100,0 201 40-44 1,8 26,9 17,8 4,6 10,0 7,2 12,5 13,2 4,1 0,0 1,9 100,0 175 45-49 2,3 37,0 20,5 4,6 8,9 5,9 10,8 7,2 2,2 0,0 0,7 100,0 137 50-54 4,8 36,4 19,1 1,7 11,5 5,9 8,7 2,9 5,1 1,2 2,7 100,0 1t6 55-59 12,3 34,4 22,6 2,8 9,7 3,3 8,1 1,9 3,6 0,0 1,4 100,0 73 60-64 13,0 43,9 21,1 7,1 8,2 1,0 3,3 1,3 0,0 0,0 1,3 100,0 74 Milieu de résideace Urbain 19,2 7,9 10,2 1,4 5,0 12,5 18,4 16,8 6,9 0,2 1,5 100,0 610 Rural 3,4 30,9 31,0 6,6 12,7 2,5 4,7 5,4 1,9 0,0 0,9 100,0 925 z~partemat Atacora 4,0 16,8 39,2 0,3 20,7 6,9 5,2 2,7 2,6 0,0 1,6 100,0 241 Atlantique 25,4 9,6 4,4 4,4 6,6 13,7 16,3 12,8 5,7 0,0 1,1 100,0 382 Bo¢gou 3,9 53.6 16,6 0,0 7,6 1,7 7,5 5,8 2,5 0,0 0,8 100,0 278 Mono 6,1 24,2 29,4 9,6 8,4 3,6 6,8 10,4 1,5 0,0 0,0 100,0 176 Ou6rt~ 4,5 10,4 26,0 9,6 9,9 4,7 11,9 17,6 3,2 0,6 1,5 100,0 234 Zou 4,1 18,5 35,2 5,6 6,1 3,6 8,9 9,8 6,3 0,0 1,8 100,0 225 Niveau d'instruction Aucun 3,1 35,1 28,6 6,0 13,7 0,4 5,4 4,0 2,2 0,2 1,3 100,0 734 Primaire 7,5 13,5 24,4 4,0 7,7 4,2 15,7 16,2 5,2 0,0 1,6 100,0 480 Secondaire ou plus 27,9 3,6 7,0 1,9 3,3 23,6 12,6 14,2 5,6 0,0 0,3 100,0 321 Ensemble des hommes 9,7 21,8 22,7 4,5 9,6 6,4 10,1 10,0 3,9 0,1 1,2 100,0 1 535 Tableau 2.19 Accès aux m~dia Pourcentage des femmes et des hommes qui, habituellement, lisent un journal, au moins une fois par semaine regardent la t616vision et/ou ~coutent la radio selon certaines caraet&istiques socio-d6mogr aphiques, B6nin 1996 Lit un joumai Pas de au moins Regarde Regarde I~come t~coute la mus une fois/ TV T 'v" la radio radio Les trois Caract6ristique m6.dia semaine souvent parfois souvent parfois m6dia Effectif FEMMES Groupe d'åges 15-19 16,5 13,5 15,2 44,8 9,4 67,7 11,0 1 075 20-24 15,2 9,3 10,6 44,1 14,4 66,2 7,7 1 020 25-29 18,1 9,1 10,2 45,1 14,9 64,1 8,0 964 30-34 18,9 7,7 9,0 39,5 15,9 62,7 6,2 766 35-39 17,4 5,4 8,7 36,6 13,8 66,9 4,9 693 40-44 15,3 5,6 6,9 38,8 13,1 67,7 3,5 527 45-49 18,9 2,2 4,5 37,2 13,2 65,7 1,3 447 Milieu de résidence Urbain 10,7 17,7 19,8 47,0 20,8 63,4 15,0 2 181 Rural 21,3 2,4 3,7 38,3 8,6 67,4 1,5 3 310 D~partement Atacora 31,7 6,7 5,7 26,5 8,8 56,7 6,2 868 Atlantique 5,3 16,3 21,0 52,0 21,2 69,4 13,9 1 163 Borgou 31,7 6,3 7,9 26,8 10,7 51,0 4,7 1 052 Mono 9,4 3,7 12,4 52,5 20,9 66,0 3,1 737 Ou6m6 16,6 9,3 6,1 31,5 9,6 71,8 6,4 858 Zou 6,8 5,2 4,2 63,8 7,9 83,0 4,4 812 Niveau d'instruction Aucun 22,1 0,2 4,4 37,1 8,5 66,0 0,1 3 885 Primaire 6,4 14,5 15,1 56,6 17,3 71,1 10,5 1 090 Secondaire ou plus 1,4 57,5 42,9 45,5 42,1 52,9 50,1 516 Ensemble des femmes 17,1 8,4 10,1 41,7 13,4 65,8 6,9 5491 HOMMES [ Groupe d'åg¢s 20-24 4,6 26,4 24,1 56,9 41,2 52,1 25,0 295 25-29 6,4 26,9 15,9 61,7 44,4 48,8 25,8 247 30-34 5,5 26,6 15,3 55,3 48,7 44,5 23,3 217 35-39 8,8 27,7 19,4 46.6 45,7 44,2 27,2 201 40-44 7,7 22,9 17,4 49,6 41,7 48,7 20,4 175 45-49 9,0 19,3 12,1 48,7 42,0 49,1 17,2 137 50-54 12,5 14,0 4,7 51,9 38,9 48,6 13,1 116 55-59 9,7 14,8 9,4 40,9 32,6 55,2 11,8 73 60-64 9,8 10,1 13,0 39,4 28,0 62,1 10,1 74 Milieu de résidence Urbain 3,1 40,0 31,7 51,5 54,2 41,9 38,6 610 Rural 10,2 12,4 6,3 53,2 34,4 54,0 10,6 925 [ Département Atacora 19,4 12,9 7,7 16,9 29,3 50,6 9,0 241 Atlantique 1,2 34,9 30,0 58,6 52,2 45,5 33,2 382 Borgou 15,4 18,7 17,7 42,7 49,9 32,1 17,7 278 Mono 2,7 22,6 9,0 74,1 40,2 55,5 21,4 176 Ouæm6 5,3 25,3 14,3 56,2 39,1 55,2 24,3 234 Zou 0,8 19,6 8,9 72,0 34,9 63,8 18,3 225 Niveau d'instruction Aucun 12,9 1,1 4,3 47,1 29,2 56,5 1,0 734 Primaire 3,6 29,1 16,3 62,4 46,1 48,7 25,5 480 Secondaire ou plus 0,2 65,7 44,3 50,2 66,4 33,1 63,4 321 Ensemble des hommes 7,4 23,4 16,4 52,5 42,3 49,2 21,7 1535 33 En ce qui concerne le journal, 8 % seulement des femmes ont déclar6 qu'elles le lisent contre 23 % des hommes. Comme on devait s'y attendre, le pourcentage des personnes qui lisent le joumai varie avec le niveau d'instruction. Chez les femmes sans instruction, presque personne ne lit le journal tandis que, respectivement, 15 % et 58 % le lisent chez les femmes de niveau primaire et chez celles de niveau secondaire et plus. Cependant, du fait de la faible production de journaux en langue nationale, ces chiffres ne sont pas le seul reflet du faible niveau d'alphabétisation de la population (voir INSAE, 1994b). 34 CHAPITRE 3 FÉCONDITÉ Nicaise Kodjogbé et Virgile Capo-Chichi L'un des objectifs de IOEDSB-I est de fournir les indicateurs de niveaux et de tendances de la fécondité au Bénin, et d'étudier leurs variations selon les caractéristiques socio-démographiques de la femme (âge, milieu et département de résidence, niveau d'instruction, etc.). L'enquête individuelle a permis de collecter des informations sur l'histoire génésique des femmes âgées de 15 à 49 ans. Les principaux renseignements fournis par chacune d'elle concernent : le nombre d'enfants, vivant ou non actuellement avec elle, le nombre d'enfants décédés et, enfin, le nombre total d'enfants nés vivants (en distinguant les garçons des filles).Toutes les naissances de la femme sont ensuite enregistrées dans un tableau depuis la première jusqu'à la dernière. Pour chacune de ces naissances, l'enquêtrice devait noter : le type de naissance (simple ou multiple), le sexe, la date de naissance, l'état de survie et, l'âge au décès pour les enfants décédés. Les questions étaient posées de manière rigoureuse de façon à permettre aux enquêtrices de déceler les erreurs dans les déclarations des mères. A la fin du remplissage du tableau, l'enquêtrice devait rapprocher le nombre total d'enfants enregistrés de celui obtenu à partir de l'historique des naissances pour corriger d'éventuelles incohérences. 3.1 N IVEAUX ET TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ Le tableau 3.1 présente les taux de fécondité par groupe d'âges, selon le milieu de résidence ainsi que l'Indice SynthéUque de Fécondité (ISF) et le taux brut de natalité pour les cinq années ayant précédé l'enquête. La courbe des taux de fécondité par âge, illustrée par le graphique 3.1, présente une allure classique, celle généralement observée dans les pays à forte fécondité. Lorsque la fécondité n'est pas contrôlée, on a montré que la courbe de fécondité a une forme convexe, atteignant son niveau maximal entre 20-29 ans. Au Bénin, la fécondité débute très précocement puisque, dès l'âge de 15-19 ans, le taux de fécondité est de 123 %0. Ensuite, elle croît rapidement pour atteindre son maximum entre 25 et 29 ans (283 %0). Une baisse sensible de la fécondité est observée à partir de 40 ans pour atteindre un minimum de 31%~ entre 45 et 49 ans. Le cumul des taux de fécondité par âge permet d'obtenir l'Indice Synthétique de Fécondité (ISF) qui est une mesure du niveau de la fécondité actuelle. L'ISF représente le nombre moyen d'enfants nés vivants qu'aurait une femme au terme de sa vie féconde (à l'âge de 50 ans), si elle était soumise, à chaque âge, aux différents taux actuels de fécondité. Au niveau national, I'ISF calculé est égal à 6,3 enfants par femme. Le taux global de fécondité générale (TGFG), qui mesure le nombre annuel moyen de naissances vivantes pour 1 000 femmes en âge de procréer, est de 213 %0 Le taux brut de natalité (TBN), qui correspond au nombre annuel moyen de naissances vivantes survenues au sein de la population totale, est de 42 %« 35 Le tableau 3.1 fournit également les taux de fécondit6 selon le milieu de r~sidence. On note que les taux de fécondité par groupe d'~tges du milieu rural sont largement supérieurs à ceux du milieu urbain au niveau de tous les groupes d'ages, sauf à 45-49 ans oi~ les taux sont pratiquement les m8mes. Il en résulte que I'ISF des femmes du milieu rural est nettement plus élevé que celui de femmes du milieu urbain (7,0 enfants par femme contre 5,2). Le niveau de fécondité au Bénin, mesuré par rISF est inférieur à celui observé au Niger (7,2 en 1992). Par contre, il est supérieur à celui observé au Nigéria (6,0 en 1990), au Sénégal (6,0 en 1992), au Cameruun (5,8 en 1991) et en Centrafrique (5,1 en 1995). Le Bénin se situe donc dans le groupe des pays d'Afrique au Sud du Sahara ayant une forte fécondité. Tableau 3.1 F~ondit6 actuelle Taux de f6condité pat Age, indice synthétique de fécondité (ISF), taux brut de natalité (TBN) et taux global de f~ondité générale fI~FG) pour la période des cinq ann~s pn~.c&lant l'enquSte, selon le milieu de r~sidence, Bénin 1996 Résidence Groupe d'åges Urbain Rural Ensemble 15-19 84 153 123 20-24 224 304 271 25-29 244 311 283 30-34 221 282 260 35-39 173 222 205 40-44 64 103 90 45-49 37 29 31 ISF 15-49 (pour 1 femme) 5,24 7,02 6,32 ISF 15-44 (pour 1 femme) 5,05 6,88 6,16 TGFG (pour 1 000) 174 238 213 TBN (pour 1 000) 37,8 44,8 42,4 Note: Les taux sont calculés pour la période de 1-59 mois avant l'enquête, Les taux ~ 45-49 ans peuvent ~tre légi.~rement biais6s du fait de données incompl~tes pour ce groupe d'ãges. 35O Pour mille Graphique 3.1 Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence 3OO 200 150 loe 5O 0 T F 1 F 1 15 20 25 30 35 40 ~ge de la femme 45 ~-Urbaln e-Rural -4- Ensemble B6nin lgg6 36 3.2 FÉCONDITÉ D IFFÉRENTIELLE Les données du tableau 3.2 et le graphique 3.2 mettent en 6vidence des différences de féeondité selon le milieu de résidence, le département et le niveau d'instruction. Il apparm~ que I'ISF est beaucoup plus élevé en milieu rural (7,0) qu'en milieu urbain (5,2). Le milieu rural semble garder une tradition nataliste, mise en évidence par les résultats des opérations antérieures (RGPH-II de 1992, EFB de 1982). Tableau 3.2 F~condit6 var caract6ristiaues soeio-d~moa, ranhiaues Indice synthétique de fécondit~, pour les cinq ann6es prie~riant l'enqu~.te, proportion de femmes actuellement enceintes et nombre moyen d'enfants n6s vivants pour les femmes de 40-49 ans, par caract6ristiques socio.d6mograpbiques, B6nin 1996 Caractéristique Nombre moyen Ind ice Pourcentage d'enfants n6s synth6tique de femmes vivants pour de actuellement les femmes f~ondit61 enceintes de 40-49 ans Milieu de résidence Urbain 5,24 9,48 6,47 Rural 7,02 11,85 7,46 Département Atacora 7,01 10,63 7,58 Atlantique 5,15 8,45 6,58 Borgou 7,35 12,57 7,38 Mono 6,35 13,21 7,14 Ou6m6 5,99 11,09 6,89 Zou 6,50 10,28 7,25 Niveau d'instruction Aucun 7,00 11,71 7,33 Primaire 4,95 9,82 6,41 Secondaire ou plus 3,19 7,15 4,77 Ensemble 6,32 10,91 7,13 1 Indice synth6tique de f~condit6 pour les femmes [tg~es de 15-49 ans Le d6partement de l'Atlantique a le niveau de fécondité le plus faible avec une moyenne de 5,2 enfants par femme. Les départements du Borgou et de rAtacora avec, respectivement, un ISF de 7,4 et de 7,0 enfants par femme présentent les niveaux les plus élevés. Les femmes sans instruction ont un ISF beaucoup plus élevé (7,0 enfants par femme) que les femmes ayant de l'instruction (5,0 enfants par femme de niveau primaire et 3,2 enfants par femme de niveau secondaire ou plus). Les femmes instruites, en particulier celles ayant, au moins, le niveau d'instruction secondaire, sont, en effet, celles qui, d'une part, entrent en union plus tardivement et, d'autre part, pratiquent le plus la contraception (voir chapitres 4 et 5). Le tableau 3.2 fournit également la proportion des femmes enceintes au moment de l'enquSte, Au niveau national, plus d'une femme sur dix (11%) était enceinte au moment de l'enquSte. Cette proportion est plus élevée dans le Mono et le Borgou (13 % pour chacun de ces deux département), et plus faible dans le 37 département de l'Atlantique (9 %). Par ailleurs, comme pour le niveau de I'ISF, la proportion de femmes enceintes est d'autant plus faible que le niveau d'instruction est élevé : 12 % chez les femmes sans instruction, contre 10 % chez celles ayant le niveau d'instruction primaire et 7 % chez celles ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus. Graphique 3.2 Indice synthétique de fécondité par caractéristiques socio-dernographiques RI~SIDENCE I Urbain Rural i . DI~PARTEMENT . . . . Ataoora - [ Atlantique Borgou Mono Ouém6 Zou INSTRUCTION Aucune PdmaJre Se¢onde]re ou plue :~~~~~~~ ii!i~i!i~il ~~~(?~~iiii~ i!i~! ?iiiiii!i~ii!~~i~i~i~ii~ii!~!i~~i~ii i ~~ ~!~ ~~i ~i ~~ ~!~ ~ ~i i ~ i ~ I m - - m I 0 2 4 6 8 Nombre d'enfants par femme Bénin 1996 Le tableau 3.2 présente, enfin, le nombre moyen d'enfants nés vivants des femmes ãgées de 40-49 ans qui est estimé à 7,1 enfants au niveau national. Le nombre d'enfants nés vivants que les femmes déclarent au moment de l'enquête constitue le résultat de leur expérience passée. Il comprend les naissances qu'elles ont eues depuis le début de leur vie féconde jusqu'au moment de l'interview. En l'absence de sous-estimation des naissances survenues au cours de la période quinquennale précédant l'enquête, la comparaison du nombre moyen d'enfants nés vivants des femmes de 40-49 ans (7,1), qui est un indicateur de la fécondité passée, à I'ISF (6,3), en tant qu'indicateur de la fécondité actuelle, semble indiquer une tendance à la baisse de la fécondité au Bénin. Cette baisse est perceptible quelle que soit la caractéristique socio-démographique de la femme, mais elle semble particulièrement prononcée chez les femmes citadines et chez les femmes instruites. 3.3 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ Le tableau 3.3 présente les taux de fécondité par åge issus de l'Enquête Fécondité au Bénin (EFB de 1982), du Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH-II de 1992) et de rEDSB-I (1996). Aux jeunes ~lgus ( 15-29 ans), on note une baisse régulière des taux de fécondité entre 1982 et 1996. Par contre, après 30 ans, les taux de fécondité d'après le RGPH-I] sont différents de ceux de I'EFB et de I'EDSB-I qui, eux, sont très voisins. Le RGPH-II a, en effet, légèrement sous-estimé le niveau de fécondité des femmes de 30 ans ou plus. Du fait de la baisse des taux constatée entre 15 et 29 ans, I'ISF est passé de 7,1 enfants par femme d'après rEFB de 1982 à 6,3 enfants par femme d'après I'EDSB-I de 1996, soit une baisse de 0,8 enfant en 14 ans. 38 Tableau 3.3 F~ondité selon différentes sources Taux de fécondité par âge, indice synthétique de répondit~, selon différentes sources, Bénin 1996 EFB RGPH-II EDSB-I Groupe d'âgés 1982 1992 1996 15-19 151 140 123 20-24 314 286 271 25-29 329 306 283 30-34 278 226 260 35-39 193 169 205 40-44 99 72 90 45-49 51 26 31 ISF 15-49 (pour 1 femme) 7,1 6,0 6,3 Tableau 3.4 Tendances de la fécondité oar fige Taux de fécondité par âge par période de cinq ans prêcédant l'enquête, selon l'âge de la m~re, Bénin 1996 Périodes précédant l'enquête (en années) Groupe dåges 0-4 5-9 10-14 15-19 15-19 123 136 158 159 20-24 271 299 297 307 25-29 283 328 338 314 30-34 260 296 303 [313] 35-39 205 227 [245] 40-44 90 [150] 45-49 [31] Note : Taux de fécondité par groupe dåges pour 1 0(30 femmes. Les taux entre crochets sont calculés sur la base de données incomplètes. Tableau 3.5 Tendances de la f6condité oar duré.e de l'union Taux de f6:ond!té des femn~s non-célibataires par période de cinq ans précédant I enquête, selon la durée écoulée depuis la premi&e union, Bénin 1996 Pêriodes précédant Nombre l'enquête (en années) d'années depuis la première union 0-4 5-9 10-14 15-19 0-4 327 358 375 365 5-9 302 333 345 324 10-14 273 317 316 319 15-19 230 280 276 [282] 20-24 152 178 [228] [422] 25-29 50 [136] [226] Note : Taux de fê~ondité pour 1 000 femmes non-célibataires. Les taux entre crochets sont calculés sur la hase de données ineomplètes. Cette baisse est confirmée par les données du tableau 3.4 qui retrace, avec les seules données de I'EDSB-I, l'évolution de la fécondité au cours des 20 dernières années. Si l'on fait le cumul des taux de fécondité jusqu'à 35 ans, on observe que la fécondité a connu une baisse régulière depuis les années 80, passant de 5,5 en 1981-86 à 4,7 ans en 1991-96, soit un écart de 0,8 enfant (graphique 3.3). Par ailleurs, le tableau 3.5 présente les taux de fécondité par période quinquennale avant l'enquête selon la durée de l'union. Il apparatt que la fécondité des femmes en début d'union (0-4 ans) a baissé au cours du temps, passant de 375 %o (10-14 ans avant l'enquête) à 327 %o au cours des cinq demiêres années. Cette tendance à la baisse est observée quelle que soit la durée d'union. Au cours de la période 0-4 ans avant l'enquête, après 20 ans de mariage, une femme béninoise donnerait naissance à 5,7 enfants, contre 6,6 enfants pour la période 10-14 ans avant l'enquête, soit un écart d'un enfant. Pour la demière période quinquennale, l'indice synthêtique de fécondité des femmes en union (ISFU), qui est la somme des taux de fécondité par durée d'union (0-29 ans), est estimé à 6,7 enfants par femme. L'ISFU, calculé sur l'ensemble des femmes en union, est donc supérieur de 0,4 enfants à I'ISF, calculé sur l'ensemble des femmes (en union OU non). 3.4 PARITÉ MOYENNE A partir des informations sur le nombre total d'enfants que les femmes ont eus au cours de leur vie féconde, on a calculé les parités moyennes par groupe d'åges, pour l'ensemble des femmes et pour les femmes actuellement en union. Ces informations sont résumées au tableau 3.6. On constate que la série des parités suit une allure rêgulière ascendante jusqu'à l'âge de 45-49 ans " elle passe de 0,2 enfants chez les femmes de 15-19 ans à 7,5 chez celles de 45-49 ans. 39 ISF (15-34) Graphique 3.3 Tendances de I'ISF des femmes (Cumul des taux de 15 à 34 ans) 3 I I I I I I I I I I I I I I 15-19 10-14 5-9 0-4 Période avant l'enquIRe B6nln 1996 Tableau 3.6 Enfants n~s vivants et enfants survivants des femmes R~pa~tion (en %) de toutes les femmes et des femmes actuelkment en union par nombre d'enfants n~s vivants, nombre moyen d'enfants n~s vivants et nombre moyen d'enfants survivants, selon l'lge des femmes, B~nin 1996 Nombre Nombre Nombre d'enfants n~s vivants moyen moyen Effectif d'enfants d'enfants Groupe de n~s sur- d'Ages 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ou + Tota l femmes vivants vivants TOUTES LES FEMMES 15-19 80.5 16,3 3.0 0.1 0,0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0,0 100.0 1.075 0,23 0.2 20-24 27,7 30,7 26.2 12.4 2.8 0.1 0.1 0,0 0,0 0.0 0.0 100.0 1,020 1.33 1.15 25-29 9.6 13.3 20.2 23.5 18.4 8.9 4.2 1,6 0,3 0.0 0,0 100.0 964 2,81 2.36 30-34 3,0 3,4 9.1 14,8 16,6 22,6 16.6 8.7 3.1 1.4 0,7 1(30.0 766 4,5 3.65 35-39 1.3 3.0 4.6 5.8 8.8 14.8 17.4 16,6 14,2 8.6 4,9 100.0 693 6.02 4.74 40-44 2.2 2.4 2.5 6,1 6.1 8.6 13.2 13,1 16,0 15.0 14,7 100,0 527 6,85 5.11 45-49 1,3 1,9 2,1 3.9 5,8 6.4 11.4 13,2 17,4 13.9 22,7 100.0 447 7,47 5.38 Ensemble 23.5 12.5 11.2 10.2 8,2 8.0 7.5 5,9 5,2 3.9 4.0 100.0 5,491 3,44 2.7 FEMMES ACTif! ] I~MENT EN UNION 15-19 38,7 51,1 9,7 0,5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 308 0,72 0,62 20-24 11,2 35,9 33,4 15,7 3,5 0,2 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 786 1,66 1,43 25-29 5,2 12,3 20,8 25,3 20,1 9.8 4,5 1,8 0,2 0,0 0,0 100,0 875 3,01 2,52 30-34 1,8 3,0 9.0 14.5 16.9 23,4 17.2 8,7 3.3 1,4 0,7 100.0 716 4.6 3.73 35-39 1,2 1.9 3.8 5.8 8.5 15.1 17.3 17,5 14.8 9.1 5,0 100.0 640 6,15 4.86 40-44 2.1 2,6 2.4 5,6 5,8 8,2 12.4 13,1 16.2 16.0 15,5 100.0 481 6,94 5.19 45-49 0.9 1.7 2.1 2.8 5.5 6.1 10.1 14,1 18,0 15.3 23,2 100.0 393 7,64 5.53 Ensemble 6,8 14,3 13.9 12,5 10,2 9.9 8.9 7.3 6.4 4,9 4,8 100.0 4 198 4.22 3.33 40 La fécondité des femmes en union est encore plus précoce : à 15-19 ans, 61% des femmes ont déjà donné naissance à, au moins, un enfant et, ì 20-24 ans, cette proportion atteint 89 %. Il convient de souligner que 23 % des femmes en union âgées de 45-49 ans ont donné naissance å 10 enfants ou plus au cours de leur vie. Les femmes qui n'ont jamais eu d'enfants représentent moins de 1% des femmes en union de la tranche d'âges 45-49 ans. 3.5 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE On sait que l'espacement des naissances a une influence positive sur la santé des mères et des enfants : des intervalles intergénésiques courts (inférieur â 24 mois) augmentent les risques de morbidité et de mortalité aussi bien chez les enfants que chez les mères. Le tableau 3.7 montre que, dans 83 % des cas, l'intervalle entre naissances est supérieur ou ~gai à 24 mois. Dans 68 % des cas, cet intervalle se situe entre 24 et 47 mois, et les naissances qui surviennent plus de 4 ans après la précédente représentent 15 % de l'ensemble. La durée médiane de l'intervalle intergénésique est de 33,8 mois, soit un peu moins de trois ans. Cette durée médiane est voisine de celle observée dans les pays de la sous-région. Les intervalles intergénésiques sont plus longs chez les femmes âgées de 40 ans et plus et chez celles qui ont un niveau d'instruction secondaire ou plus. De plus, il apparaît clairement que le décès de l'enfant précédent tend à raccourcir l'intervalle intergénésique (27,7 mois en cas de décès, contre 34,8 en cas de survie). Par ailleurs, on constate que les intervalles intergénésiques sont presque identiques, quel que soit le sexe de l'enfant et le milieu de résidence. Contrairement à ce que l'on pouvait attendre, l'intervalle intergénésique dans le département de l'Atlantique (médiane de 34,2 mois) n'est que légèrement plus élevé que ceux observés dans le Borgou (32,7 mois) et dans rAtacora (33,1 mois). 3.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE Dans les pays où la pratique de la contraception est faible, l'åge de la femme à la première naissance a une influence importante sur sa descendance finale. Par ailleurs, les accouchements précoces ont des conséquences néfastes sur la santé de la mère et de l'enfant et peuvent être un facteur de risque de mortalité. En outre, les accouchements précoces peuvent constituer une cause de déperdition scolaire et un frein à l'amélioration du statut socio-économique dela femme. Le tableau 3.8 présente la répartition des femmes par âge à la première naissance selon le groupe dåges au moment de l'enquête. D'après ce tableau, on constate que plus de la moitié des femmes ont eu leur première naissance avant l'âge de 20 ans. L'âge médian à la première naissance est pratiquement identique pour tous les groupes dåges. Le tableau 3.9 montre que l'âge médian à la première naissance est estimé à 19,6 ans pour les femmes de 25-49 ans. 11 est nettement plus élevé en milieu urbain (20,4 ans) qu'en milieu rural (19,3 ans). En milieu urbain, l'âge médian à la première naissance a connu une nette augmentation dans les générations les plus récentes alors qu'il est resté presque stationnaire en milieu rural. Au niveau de tous les groupes d'figes, on observe que l'âge médian à la première naissance augmente avec le niveau d'instruction : pour l'ensemble des femmes de 25-49 ans, l'âge médian passe de 19,3 ans chez celles sans instruction à 22,9 ans chez celles qui ont un niveau secondaire ou plus. Cela confirme le fait que la scolarisation a pour effet de retarder le début de la procréation. 41 Tableau 3.7 Intervalle inter~énésioue Répartition (en %) des naissances des cinq ann(w.s précédant l'enquête par nombre de mois 6c.oulês depuis la naissance préc&lante, selon certaines caractédstiques socio-démographiques, Bénin 1996 Nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente Caractéristique 7-17 18-23 24-35 36-47 48 ou plus Nombre mhlian Effectif de mois de depuis la nais- naissance Total sances précédente Groupe d'âges 15-19 2,4 25,2 45,6 26,8 0,0 100,0 32 32,6 20-29 6,0 12,5 45,5 25,4 10,6 100,0 1 715 32,3 30-39 4,4 11,2 39,8 26,9 17,7 100,0 1 858 34,7 40 ou plus 5,3 8,0 35,7 27,1 24,0 100,0 502 36,4 Rang de naissance 2-3 5,1 10,8 42,2 26,3 15,5 100,0 1 545 33,9 4-6 4,8 12,4 41,4 26,3 15,1 I00,0 1 559 33,9 7 ou plus 5,9 10,9 41,4 26,2 15,6 100,0 t 003 33,4 Sexe de l'enfant précédent Masculin 5,1 11,5 41,2 27,7 14,6 100,0 2 113 34,0 Féminin 5,3 11,4 42,3 24,8 16,2 100,0 1 994 33,6 Survie de l'enfant préeédent Décéd6 19,2 18,6 35,0 17,3 10,0 100,0 704 27,7 Toujours vivant 2,3 10,0 43,1 28,1 16,5 100,0 3 403 34,8 Milieu de résidence Urbain 5,1 10,1 39,8 25,4 19,6 100,0 1 274 34,8 Rural 5,2 12,0 42,6 26,7 13,5 1130,0 2 833 33,5 Département Atacora 5,8 11,9 42,4 26,0 13,9 100,0 736 33,1 Atlantique 5,6 10,7 41,1 24,6 17,9 100,0 644 34,2 Borgou 5,7 14,5 40,8 24,8 14,1 100,0 925 32,7 Mono 4,8 11,0 41,2 29,3 13,7 100,0 574 34,0 Ou~m~ 4,8 8,4 40,6 29,3 17,0 100,0 629 35,0 Zou 4,0 10,5 44,6 24,7 16,2 100,0 599 33,9 Niveau d'instruction Aucun 5,3 11,8 42,1 26,8 13,9 100,0 3 354 33,6 Primaire 4,9 9,8 42,6 22,8 19,9 100,0 561 33,6 Secondaire ou plus 3,5 9,3 33,1 26,6 27,5 100,0 192 37,0 Ensemble 5,2 11,4 41,7 26,3 15,4 100,0 4 107 33,8 Note : Les naissances de rang 1 sont exclues, L'intervalle pour les naissances multiples est le nombre de mois êcoulés depuis la grossesse précédente qui a abouti h une naissance vivante. 3.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES L'étude de la fécondité des adolescentes (jeunes filles âgées de 15-19 ans) est importante dans la mesure où l'accouchement précoce a des conséquences négatives sur la santé de la mère et des enfants. Le tableau 3.10 présente les proportions de jeunes filles âgées de 15-19 ans qui ont déjà eu un ou plusieurs enfants et celles qui sont enceintes pour la première fois, selon certaines caractéristiques socio-démographiques. A la lecture du tableau 3.10, on constate que plus du quart des adolescentes (26 %) ont déjà commencé leur vie féconde : près de 20 % ont déjà eu, au moins, un enfant et près de 7 % sont enceintes d'un premier enfant. 42 Tableau 3.8 Â~e â la première naissancç R6parfuion (en %) des femmes par âge à la première naissance, et âge médian ~ la première naissance selon l'âge actuel, B6nin 1996 Åge médian Femmes Åge à la première naissance Effectif à la sans de première Ågeactuel naissance <15 15-17 18-19 20-21 22-24 25 ou plus Total femmes naissance 15-19 80,5 0,6 12,1 6,7 a a a 100,0 1,075 b 20-24 27,7 2,4 21,0 26,5 16,5 5,9 a 100,0 1,020 b 25-29 9,6 2,9 24,0 26,0 19,6 13,6 4,3 100,0 964 19,8 30-34 3,0 4,7 26,8 24,9 18,8 13,1 8,6 100,0 766 19,5 35-39 1,3 4,1 25,3 21,7 21,8 15,4 10,5 100,0 693 19,9 40-44 2,2 4,4 26,7 24,5 21,2 13,2 7,8 100,0 527 19,5 45-49 1,3 6,9 29,1 20,1 19,9 11,2 11,6 100,0 447 19,3 a h Sans objet v Non applicable : moins de 50% de femmes ont eu un enfant T~[plÇau 3.9 Åge médian h la première naissance Åge m6dian ~. la première naissance (femmes de 20-49 ans) selon l'åge actuel et les caractéristiques socio-d6mographiques, Bénin 1996 Åge actuel Âge Åge 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 20-49 25-49 Caract6ristique Milieu de résidence Urbain 21,7 20,5 20,4 20,5 20,2 20,1 20,5 20,4 Rural 19,6 19,4 19,0 19,5 19,2 19,1 19,3 19,3 Département Atacora 19,2 18,7 18,3 18,7 18,4 19,7 18,8 18,7 Atlantique a 21,3 20,1 20,6 19,6 20,2 a 20,5 Borgou 19,4 19,9 19,5 19,3 19,9 18,8 19,5 19,5 Mono 19,5 19,6 19,1 19,6 19,3 19,3 19,5 19,4 Ou6m6 a 20,0 20,1 21,1 20,1 19,9 a 20,3 Zou 19,9 19,3 18,7 19,5 19,5 18,8 19,3 19,2 Niveau d'instruction Aucun 19,5 19,3 19,0 19,6 19,4 19,2 19,4 19,3 Primaire a 20,0 20,4 20,1 19,8 19,8 a 20,0 Secondaire ou plus a 22,8 22,3 23,9 22,5 22,0 a 22,9 Ensemble a 19,8 19,5 19,9 19,5 19,3 19,7 19,6 Note: L'åge m6dian pour la cohorte 15-19 ne peut être déterminé car plus de 50% des femmes de 15-19 ans n'ont pas encore eu d'enfants. ' Non applicable : moins de 50% de femmes ont eu un enfant Un peu moins de la moitié des adolescentes de 19 ans (47 %) étaient déjà mères et environ 9 % attendaient déjà leur premier enfant au moment de l'enquête. Le pourcentage d'adolescentes ayant déjå commencé leur vie féconde est près de deux fois plus 61ev6 en milieu rural qu'en milieu urbain (33 % contre 19 %) et ce pourcentage d6croît de façon drastique lorsque l'on passe des adolescentes sans instruction à celles qui ont un niveau secondaire ou plus (35 % contre 3 %) (graphique 3.4). Il est plus élevé dans les départements de rAtacora et du Zou (39 % dans les deux cas). Par contre il est plus faible dans l'Ou~m~ et l'Atlantique (respectivement, 15 % et 18 %). 43 Tableau 3.10 F~.condit~ des adolesççlll/ç~; Pourcentage d'adolescentes de 15 à 19 ans ayant déj~ eu un enfant ou ~tant enceintes d'un premiel enfant par caract6ristiques socio-d6mographiques, B~nin 1996 Caractéristique Adolescentes (%) qui sont: Adoles- centes (%) Enceintes ayant déjå d'un commenc6 Effectif premier leur vie des Mères enfant féconde adolescentes Åge 15 1,4 1,3 2,7 185 16 4,3 3,1 7,4 215 17 15,3 7,0 22,4 196 18 24,9 10,4 35,3 259 19 46,9 9,3 56,1 219 Milieu de résidence Urbain 13,4 5,3 18,7 510 Rural 24,9 7,7 32,5 565 Département Atacora 32,0 6,7 38,7 162 Atlantique 13,4 4,7 18,1 257 Borgou 15,3 5,6 20,9 213 Mono 21,8 9,9 31,7 122 Ou6m6 10,8 4,3 15,2 160 Zou 28,9 10,1 39,0 160 Niveau d'instruction Aucun 26,2 8,3 34,5 622 Primaire 13,2 5,9 19,0 322 Secondaire ou plus 2,8 0,0 2,8 132 Ensemble 19,5 6,5 26,0 1 075 On note par ailleurs, à partir du tableau 3.11, que, parmi les adolescentes, 16 % ont eu un seul enfant et 3 % ont eu deux enfants ou plus. A. 19 ans, ces proportions sont, respectivement, de 35 % et 12 % et, en moyenne, les femmes de cet âge ont déjà donné naissance à 0,6 enfant. 44 Graphique 3.4 Pourcentage d'adolescentes 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde RI~SIDENCE Urbain Rural P DI~PARTEM ENT Atacora Atlantique ~- Borgou F--- Mono Ou6rn6 Zou INSTRUCTION ~ Aucune Pdmai re Secondaire ou plus I ~i!! i i i ! i ! i i i i i i i i i i i ! i i i i ! i ! i i ! i i !!!~i~ii i~!i~~ii l l ~- ~~iiiiii~ilili!ii~ii~iiiii!i!~ii,li!ii! I - - - - - - ~~!!ii~ii!iiiiiiiiiiiiiiiii!ilili!~!i!iiljI - - ~~=~="i,i,ii~!iiiiiiiii!~iiiiii!~il -- - - : ! i ï ? ii! i ' i i i , i , i ! ,] m 10 20 30 40 Poumen~ga I mAdol, avec enfan~ DAdot. l~ra grossesse] 50 B6nin 1996 Tableau 3.11 Enfants nés de m~res adolescentes Répartition (en %) des adolescentes åg6es de 15 ~ 19 ans par nombre d'enfants nés vivants et nombre moyen d'enfants nés vivants selon l'âge, Bénin 1996 Âge 0 Nombre Nombre d'enfants moyen nés vivants d'enfants Effectif nés d'adoles- 1 2 ou plus Total vivants centes 15 98,6 1,4 0.0 100,0 0,01 185 16 95,7 4,3 0,0 100,0 0,04 215 17 84,7 14,5 0,8 100,0 0,16 196 18 75,1 22,5 2,4 100,0 0,27 259 19 53,1 35,2 11,7 I00,0 0,59 219 Ensemble 80,5 16,3 3,1 100.0 0,23 1 075 45 CHAPITRE 4 PLANIFICATION FAMILIALE Justin Tossou et Suzanne Zomahoun Alors que la mortalité au Bénin a amorcé une baisse lente mais progressive (voir chapitres 3 et 7), la fécondité y demeure encore élevée. On assiste, ainsi, à une rapide croissance démographique au moment où l'économie se détériore et subit l'effet néîaste des programmes d'ajustement structurel. Parmi les facteurs qui expliquent ce niveau élevé de fécondité, on peut citer entre autres une faible prévalence contraceptive. C'est pour cette raison que depuis les conférences internationales sur la population de Mexico (1984) et du Caire (1994), les autorités politiques du pays ont officiellement manifesté leur volonté de promouvoir et de soutenir la planification familiale (PF). Cette volonté s'est traduite par r adoption en mai 1996 de la déclaration de la politique de population. Jusquïci, seules l'enquête sur la fécondité de 1982 et quelques enquêtes limitées à certaines localités fournissaient les données relatives à la PF. Il s'est donc avéré nécessaire de réaliser une enqu&e démographique et de santé en vue d'évaluer le niveau d'utilisation de la contraception au Bénin. Avec l'appui de rUSAID, I'EDSB-I a pu être réalisée; elle fournit des indicateurs nationaux fiables sur la santé familiale et la PF. Sa réalisation au lendemain de l'adoption de la politique de population, permettra aux décideurs politiques de définir des stratégies pertinentes sur des bases justes. Les données collectées auprès des femmes et des hommes permettent de disposer d'informations sur : la connaissance et la pratique de la contraception; le nombre d'enfants à la première utilisation d'une méthode contraceptive; la connaissance de la période féconde; les sources d'approvisionnement en contraceptifs; l'intention d'utiliser la contraception dans le futur; les opinions et attitudes vis-à-vis de la planification familiale. 4.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPT ION Les informations sur la connaissance des méthodes contraceptives ont ét~ collectées de deux façons différentes. Premièrement, après avoir informé la personne enquêtée de l'existence de méthodes ou moyens qu'un couple pouvait utiliser pour retarder ou pi~venir la survenue d'une grossesse, renquêtrice lui posait la question suivante:"De quels moyens ou méthodes avez-vous entendu parler?" Chaque méthode ou moyen cité ainsi était noté et considéré comme connaissance spontanée. Deuxièmement, pour les méthodes non mentionnées, renquêtrice devait les décrire et enregistrer si oui ou non l'interviewé(e) en avait entendu parler. Toute méthode mentionnée, dans ce cas, est considérée comme connaissance après description. Un homme ou une femme connat't une méthode si il/elle ra citée spontanément ou après description. Pour les besoins de l'analyse, on distinguera deux catégories de méthodes: Méthodes modernes: pilules, DIU ou stérilet, injection, méthodes vaginales (spermicides, mousses, gelée, crême, diaphragme), ptéservatifs masculins, stérilisation féminine (généralement ligature des trompes), stérilisation masculine (vasectomie), Norplant. Méthodes traditionnelles: continence périodique, retrait. 47 Les autres méthodes comme les cordes, les bagnes ont ~té classées dans la catégorie méthodes populaires. Les résultats de I~DSB-I présentés dans le tableau 4.1 et an graphique 4.1 indiquent que plus des trois quarts des femmes (79 %) connaissent, an moins, une méthode contraceptive. Le niveau de connaissance d'une méthode contraceptive quelconque de l'ensemble des femmes est presque identique à celui des femmes en union (80%). Tableau 4.1 Connaissance des méthodes eontracemives Pourcentages de femmes et d~o~, de femmes et d~ommes actuellement en union, de femmes et d'hommes qui ne sont pas en union et qui sont sexoellement actifs, et de femmes qui n'ont jamais eu de rapports sexuels, qui connaissent une méthode contraceptive selon les méthodes spécifiques, Bénin 1996 Femmes Hommes Pas en N'ayant Pas en union et jamais union et sexuel- eu de sexuel- Méthode En lement rapports En lement contraceptive Ensemble union act ives sexuels Ensemble union actifs N'importe quelle m~thode 79,3 79,8 86,9 63,4 95,2 95,7 95,2 M~thodes modernes 76,1 76,2 86,0 62,1 93,6 93,8 94,6 Pilule 57,5 60,2 68,1 26.1 72,0 74,9 69,4 DIU 23,7 25,1 31,8 7,1 32,6 33,4 37,6 Injection 57,4 60,9 63,1 26,5 69,7 72,3 72,6 Méthode vaginales 11,5 11,5 20,9 3,8 30,0 29,3 37,9 Condom 57,0 54,8 80,7 47,6 85,9 84,3 93,9 Stérilisation féminine 50,4 52,7 53,0 27,1 56,5 58,3 59,9 Stédlisation masculine 16,7 17,8 .TA, I 6,2 33,1 33,3 37,5 Norplant 4,6 4,9 8,1 1,0 6,4 5,8 7,1 Méthodes traditionnelles 55,7 57,6 71,8 21,6 80,1 82,9 80,0 Continence période 49,3 50,2 67,8 20,6 73,3 76,2 73,4 Retrait 43,2 46,6 56,0 5,6 65,6 67,7 68,1 Autres méthodes 11,7 12,7 15,0 3,3 11,7 12,0 14,5 Méthodes traditionnelles/ populaires 58,3 60,4 73,1 23,0 81,1 83,7 83,2 Total 5 491 4 198 224 566 1 535 1 131 152 Moyenne 3,8 4,0 4,9 1,7 5,4 5,5 5,7 Pour ce qui est des méthodes modernes, le niveau de connaissance globale (76%) est pratiquement aussi élevé que pour celui d'une méthode quelconque (79 %) et on ne constate pas de différence entre les femmes actuellement en union et l'ensemble des femmes (76 % dans les deux cas). Les méthodes les mieux connues par les femmes en union sont par ordre d'importance, l'injection (61%), la pilule (60%), le condom (55%), la stérilisation féminine (53%), la continence périodique (50%), le retrait (47%) et, enfin, le DIU (25%). Ces niveaux de connaissance sont relativement importants et on constate que plusieurs autres méthodes modernes sont mieux connues que le Condom qui a pourtant bénéficié d'une campagne intense d'Information, Education et Communication (IEC) dans le cadre de la lutte contre le Sida. Le condom est peut-être mieux connu en tant que moyen de protection contre le sida que comme méthode contraceptive. Le chapitre 11 qui porte sur le sida permettra de répondre å cette question. Par ailleurs, on constate que les femmes sexuellement actives qui ne sont pas en union sont mieux informées que celles qui sont en union (87% contre 80%). 48 Graphique 4.1 Connaissance de la contraception par les femmes de 15-49 ans et les hommes de 20-64 ans MÉ-I'HODE QUELCONQUE , =~, . MÉTHODE MODERNE ! ~~= . PUule L_ . : In je~lon Condom St~dllsatlon fi~minlne . L~ St~dllsatlon mascul ine . DIU M~hodes vaglnaies ~ M~~'rHODE TRADITIONNELLE . . Cont inence p~dodlque Retrait ~:ç ~ ~~; / i ; ~~~; i;;~~ ; i ; ; i;i; ;; ; ;;~; ; 3 ~~i~?~»i~i~~~;~~~q ~'~: i i«?<~~ «~~~~,~,,~HI? 1 ~ ~ . . . . . . . . 20 40 60 80 Pourcentage JmFemmes ~Hommes J I 00 B6nln 1996 En ce qui concerne les hommes, on constate qu'ils sont mieux informés que les femmes (95% contre 79%). Comme chez les femmes, le niveau de connaissance des hommes en union est quasi identique à celui de l'ensemble des hommes (96% contre 95%). On constate également, chez les hommes, que le niveau de connaissance des méthodes modernes est élevé (94%). Les données par méthode spécifique montrent que, quelle que soit la méthode, les hommes ont une meilleure connaissance que les femmes. Le tableau 4.2 ptésente les résultats concernant le niveau de connaissance des méthodes contraceptives selon les camctéristiques socio-démographiques des enquêtés. Chez les femmes en union, on constate que la connaissance des méthodes vade selon l'âge : ce sont les femmes de 20 à 39 ans qui connaissent le mieux les méthodes contraceptives, y compris les méthodes modernes (au moins 79 % pour une méthode quelconque et, au moins, 75 % pour une méthode moderne). Le niveau de connaissance le plus faible concerne les adolescentes de 15-19 ans (70 % pour n'importe quelle méthode et 66 % pour une méthode moderne). Chez les hommes, la connaissance vade peu selon l'âge et elle est supérieure à 90 % quel que soit l'âge pour la connaissance d'une méthode quelconque et supérieure à 80 % pour la connaissance d'une méthode moderne. Les hommes de 40-44 ans étant cependant les mieux informés :(98 % connaissent une méthode et 97 % connaissent une méthode moderne). Selon le milieu de résidence, on constate que les femmes du milieu urbain sont mieux informées que les femmes du milieu rural (86 % contre 77 %). Cet écart est légèrement plus important en ce qui concerne la connaissance d'une méthode moderne (84 % contre 72 %). Par contre chez les hommes, les variations de la connaissance d'une méthode quelconque et d'une méthode moderne selon le milieu de résidence sont négligeables. 49 Tablean 4.2 Connaissance des m~thodes contracevtives modernes par caract6ristiques socio- d6mot, ravhioues Pourcentage de femmes et d'homn~s actuellement en union qui connaissent, au moins, une m6thode de contraception moderne, par caract~ristiques socio-d6mographiques, B6nin 1996 Caractéristique Femmes Hommes Connaît Connaît Conna/t Connaît une m6thode une méthode m6thode moderne Effectif m6thode modeme Effectif Groupe d'åges 15-19 70,0 66,1 308 20-24 79,3 75,0 786 96,3 96,3 76 25-29 83,5 81,1 875 94,3 93,7 155 30-34 83,4 81,0 716 97,3 96,8 180 35-39 81,2 77,9 640 96,1 94,6 186 40-44 76,7 73,1 481 98,2 96,9 162 45-49 74,7 68,4 393 95,5 95,5 127 50-54 95,3 90,7 113 55-59 92,0 87,1 68 60-64 90,6 81,1 65 Milieu de résidence Urbain 85,7 83,6 1 459 97,0 95,5 396 Rural 76,6 72,3 2 739 95,0 92,8 735 D~partement Atacora 62,9 59,9 706 88,3 86,9 189 Atlantique 98,9 98,7 740 99,1 98,7 243 Borgou 44,8 43,5 853 90,4 86,2 212 Mono 92,7 89,6 606 100,0 99,5 134 Ou~m6 95,3 83,4 638 98,6 95,1 183 Zou 94,7 91,8 656 98,9 97,8 170 Niveau d'instruction Aucun 75,5 71,2 3 263 93,1 89,8 612 Primaire 93,2 91,7 668 98,2 97,9 341 Secondaire ou plus 98,9 98,6 267 99,5 99,5 178 Ensemble 79,8 76,2 4 198 95,7 93,8 1 131 Sur le plan départemental, le niveau de connaissance des femmes est assez élevé dans les trois départements du sud (Atlantique, Ou~m~, Mono) et dans le département du centre (Zou). Ce niveau dépasse 92 % pour la connaissance d'une méthode quelconque et 83 % pour la connaissance d'une méthode moderne dans chacun de ces quatre départements. Le niveau de connaissance des femmes est beaucoup plus faible dans les deux départements du nord. Il n'est que de 63 % dans le Département de rAtacora et il est encore plus faible dans celui du Borgou (45 %). Le niveau de connaissance le plus élevé (99 %) concerne le département de l'Atlantique. Chez les hommes, les 6carts sont moins importants, mais c'est toujours dans les trois départements du sud et dans celui du centre que le niveau de connaissance est le plus élevé : en effet, il atteint 99%. Par ailleurs, il faut remarquer que r6cart de connaissance entre les femmes et les hommes du département de Borgou est très important ; en effet, il passe du simple au double (45% contre 90%). Ceci pourrait indiquer une absence de communication entre 6poux concernant les problèmes de planification familiale. 50 Il semble que le niveau d'instruction des femmes influe sur leur connaissance des méthodes de planification familiale. On remarque ainsi que plus le niveau d'instruction augmente, plus le niveau de connaissance augmente, les proportions passant de 76 % pour les femmes sans instruction à 93 % pour les femmes de niveau d'instruction primaire et à 99 % pour leurs homologues du niveau secondaire ou plus. Chez les hommes, on constate aussi la m8me tendance mais les 6carts sont néanmoins moins importants; les proportions varient de 93 % pour les hommes sans aucun niveau d'instruction à 98 % pour ceux ayant un niveau primaire et à 100% pour ceux ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus. 4.2 PRATIQUE DE LA CONTRACEPT ION Aux femmes qui avaient déclaré connaître une méthode contraceptive, l'enquêtrice a demandé si elles avaient déjà utilisé cette méthode. Ces informations permettent de mesurer le niveau de pratique de la contraception à un moment quelconque de la vie des femmes (tableau 4.3). D'après les résultats de l'enquête (voir tableau 4.3 et graphique 4.2), 41% des femmes ont déjà utilisé, au moins, une méthode contraceptive à un moment quelconque de leur vie féconde. Les méthodes traditionnelles, en particulier la continence périodique (25 %), ont été plus utilisées que les méthodes modernes (35 % contre 12 %). Parmi les méthodes modernes, ce sont le condom (6 %), la pilule (5 %) et l'injection (2 %) qui ont été les plus utilisés. En outre, on constate que les femmes en union ont eu plus recours aux méthodes contraceptives que l'ensemble des femmes (43 % contre 41%). Elles ont principalement utilisé les méthodes traditionnelles (37 %). Seulement 11% des femmes en union ont déclaré avoir utilisé une méthode moderne de contraception. En outre, on constate que la proportion des femmes en union ayant utilisé une méthode à un moment quelconque vade selon l'âge de la femme : les femmes de 15-19 ans et celles de 45-49 ans sont celles qui ont le moins fréquemment utilisé une méthode (respectivement 27 % et 38 %), à l'opposé, c'est parmi les femmes de 25-29 ans que l'on constate la proportion la plus élevée (48 %). De plus, les femmes qui ne sont pas en union mais sexuellement actives ont plus fréquemment déclaré avoir utilisé la contraception que les femmes en union (65 % contre 43 %). On constate le mSme écart lorsqu'on considère uniquement les méthodes modernes (33 % contre 11%). Cette différence de niveau provient, en grande partie, d'une utilisation plus fréquente du condom de la part des femmes qui ne sont pas en union (28 % contre 5 %). Chez les hommes l'utilisation passée de la contraception est plus élevée (62%) que chez les femmes (41%). De même s'agissant des seules méthodes modernes, l'utilisation pass6e est plus de deux fois plus importante chez les hommes que chez les femmes (31% contre 12%). On note, en effet, une forte utilisation du condom chez les hommes (26%). Pour les méthodes modernes, l'écart est, en grande partie, attribuable à une utilisation beaucoup plus fréquente du condom chez les hommes en union que chez les femmes en union (22% contre 5%). Comme on l'a constaté chez les femmes, les hommes qui ne sont pas en union mais sexuellement actifs ont eu plus fréquemment recours aux méthodes contraceptives que les hommes en union (81% contre 63 %). Il en est de même Iorsqu'on considère les méthodes modernes (61% contre 27 %) et les méthodes traditionnelles (60 % contre 56 %). De plus, les hommes qui ne sont pas en union mais sexuellement actifs ont en plus fréquemment recours aux méthodes contraceptives que les femmes appartenant à la même catégorie (81% contre 65 %). 51 Tableau 4.3 Utilisation de la contracevtion à un moment ouelconaue Pourcentages de femmes et d'hommes, de femmes et d'hommes actuellement en union et de femmes et d'hommes qui ne sont p~ en union et qui sont soxuellemcnt actifs, qui ont déj~, utilisé une m~thode contraceptive, par m~thode sp6cifique, selon l'âge (pour les femmes), B~.nin 1996 M~thodes N' M~thodes modernes traditionnelles importe N'im- N'ira- quelle N'ira porte porte M~tho- m~tho- porte quelle M6th. quelle Contin. des des Effectif Groupe quelle m~thode Pi- Injec- vagi- Con- St~ril. St~ril. m~thodel~rio- Re- popu- trad./ de d'~ges m~th. moderne lule DIU tion nales dom f~min, toast, tradit, dique trait lait'es pop. femmes TOUTES LES FEMMES 15-19 19,8 6,2 1,8 0,0 0,2 0,0 4,7 0,0 0,0 16,7 13,2 7,1 0,6 17,1 1 075 20-24 43,8 12,9 3,1 0,3 1,1 1,I 10,0 0,0 0,1 38,3 29,2 21,5 2,6 40,1 1 020 25-29 50,0 16,1 7,7 0,9 2,5 1,6 9,3 0,0 0,0 43,6 31,6 28,0 2,4 45,1 964 30-34 46,4 12,3 5,4 1,5 3,1 1,4 6,2 0,3 0,1 40,7 28,7 24,9 3,8 43,5 766 35-39 47,8 12,0 6,2 1,6 2,6 0,6 3,2 0,8 0,0 41,7 27,4 27,2 3,4 43,6 693 40-44 43,1 14,5 5,7 3,3 6,2 1,7 3,4 1,0 0,1 35,2 22,9 23,5 3,2 36,6 527 45-49 38,1 7,5 3,6 0,9 1,5 1,1 2,3 1,2 0,0 32,1 21,5 20,4 4,6 35,0 447 Ensemble 40,5 11,7 4,6 1,0 2,2 1,0 6,2 0,3 0,0 35,0 25,0 21,1 2,7 36,6 5491 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 26,6 7,8 2,8 0,0 0,4 0,0 5,4 0,0 0,0 22,5 15,6 13,3 1,0 23,5 308 20-24 41,6 10,3 2,6 0,4 1,0 1,2 7,3 0,0 0,1 35,9 25,1 22,6 2,8 38,1 786 25-29 47,5 14,6 7,5 0,9 2,5 1,4 7,8 0,0 0,0 40,9 28,6 26,9 2,3 42,5 875 30-34 45,2 II,0 5,3 1,4 3,2 1,1 4,7 0,1 0,I 39,5 27,3 23,8 3,9 42,4 716 35-39 47,2 11,3 6,0 1,5 2,1 0,7 3,0 0,9 0,0 41,4 26,9 27,3 3,2 43,2 640 40-44 42,1 13,9 5,1 3,1 6,3 1,4 3,1 1,1 0,2 34,0 21,7 23,1 3,5 35,5 481 45-49 38,2 7,4 3,5 1,0 1,7 1,3 2,0 1,4 0,0 32,5 20,6 20,9 4,9 35,8 393 Ensemble 42,9 11,4 5,0 1,2 2,5 1,1 5,2 0,4 0,1 36,9 25,0 23,6 3,1 38,9 4 198 FEMMES PAS EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES 15-19 55,0 22,8 7,2 0,0 0,0 0,0 18,9 0,0 0,0 46,6 42,2 16,7 0,0 46,6 97 20-24 77,4 40,6 6,4 0,0 1,9 0,0 38,8 0,0 0,0 69,2 63,2 36,6 6,5 71,1 53 25-29 70,5 42,0 18,4 1,7 3,7 6,8 30,9 0,0 0,0 55,7 48,3 33,9 1,0 56,8 74 Ensemble 65,4 33,4 10,7 0,6 1,7 2,3 27,5 0,0 0,0 54,9 49,2 27,1 1,9 55,7 224 HOMMES Ensemble des hommes 62,0 30,6 7,4 1,6 2,5 3,2 26,3 0,8 0,0 53,0 41,9 37,3 3,2 53,8 1 535 Hommes actuellement en union 62,5 26,7 7,9 2,0 2,8 3,9 21,7 1,1 0,0 56,0 43,5 40,9 3,1 56,8 1 131 Hommes pas en union mais sexuellement actifs 80,5 61,4 9,2 0,0 2,2 0,9 57,4 0,0 0,0 60,1 51,0 35,8 5,8 61,6 152 52 Graphique 4.2 Proportions de femmes et d 'hommes ayant déjà utilisé la contraception MÉ"rHODE QUELCONQUE M É"I'HODE MODERNE Condom Pilule Injection DIU Méthodee vaginales Stérilisatlon fémlnlne i MÉTHODE TRADITIONNELLE Continence pédodlque ReValt 0 10 20 30 40 50 60 70 Pourcentage Lu Femmes ~HommeeJ Bénin 1996 4.3 UT IL ISAT ION ACTUELLE DE LA CONTRACEPT ION Le tableau 4.4 et le graphique 4.3 prêsentent les proportions de femmes qui utilisent une méthode contraceptive au moment de l'enquête. Si plus des trois quarts des femmes ont déclaré connaître une méthode contraceptive et si plus du tiers ont déclaré en avoir déjà utilisé une, seulement 17 % ont déclaré en utiliser au moment de l'enquête. Cette proportion est pratiquement la même si on se limite aux seules femmes en union (16 %). Très peu de femmes ont recours aux mêthodes modernes : 3 % de l'ensemble des femmes. Cette proportion est exactement la même lorsqu'on se limite aux seules femmes en union tandis qu'elle est près de cinq fois plus élevée quand on considère les femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actives (14 %). Parmi les méthodes modernes les plus utilisées, on trouve, chez les femmes en union, la pilule, l'injection et le condom (1% pour chacune d'elle). Par contre une proportion relativement élevée des femmes en général et des femmes en union (12 % pour chaque catégorie) utilisent une méthode traditionnelle (7 % pour la continence périodique et 5 % pour le retrait chez les femmes en union). Comme il a été constaté pour l'utilisation passée, les femmes qui ne sont pas en union mais sexuenement actives utilisent davantage les méthodes de contraception que les femmes en union. Ainsi la proportion de femmes qui ne sont pas en union mais sexuellement actives qui utilisent une méthode contraceptive est plus de trois fois plus ~levée que celle des femmes en union (50 % contre 16 %). L'écart est encore plus prononcé lorsqu'on considère les méthodes modernes (14 % contre 3 %), en particulier le condom (9 % contre moins de 1%) et la pilule (4 % contre 1%). Selon råge, le tableau 4.4 montre que, chez les femmes en union, la prévalence contraceptive est plus élevée dans les groupes d'âges 20-44 ans, en particulier dans les tranches d'âges de 20-24 ans et 35-39 ans (19 % dans chaque cas), que dans les générations plus jeunes et plus âgées (9 % chez les femmes de 15-19 ans et 11% chez les femmes de 45-49 ans). Toutefois, lorsqu'on se limite aux mêthodes modernes de contraception, ce sont les femmes de 40-44 ans qui les utilisent le plus fréquemment (5 %). 53 Tableau 4.4 Utilisation actuelle de la contracevtion Pomcentages de femmes, de femmes actuellement en union et de femmes qui ne sont pas en union et qui sont sexuellement actifs, qui utilisent actuellement une m6tliode contraceptive, par mêthode Sl~Cifique, selon rfige, B~nin 1996 Groupe d'8ges MCthodes Methodes modernes traditîonnefies N'im- N'im- N'im porte porte N' porte quelle Mdth, quelle Contin. Autres utilise Effectif quelle m~thode Pi- lnjec- vagi- Con- St~ril. m~thode p~do- m~tho- pas de m~th. moderne lule DIU tion naies dom f~min, tradit, dique Retrait des actuel. Total femmes TOUTES LES FEMMES 15-19 11,0 2,1 0.6 0,0 0,1 0,0 1,5 0,0 8,5 7,0 1,5 0,4 89,0 100.0 1 075 20-24 21,5 2,9 0,8 0,2 0,3 0,1 1.5 0,0 17,3 11,6 5,7 1,3 78,5 100,0 1 020 25-29 18,8 3,6 1,7 0.2 0,3 0,0 1,4 0,0 14,4 9,1 5,4 0,8 81,2 100,0 964 30-34 18,4 4,1 1,0 0,4 1,3 0,0 1,1 0,3 13,6 7,6 6,1 0,7 81,6 100,0 766 35-39 19,3 3,2 0,9 0,7 0,5 0,2 0,1 0,8 14,4 9,5 4,9 1,6 80,7 100,0 693 40-44 15,9 5,0 0,5 1,4 1,8 0,0 0,3 1,0 9.7 6,0 3,6 1,2 84,1 100,0 527 45-49 9,6 3,6 1,4 0,2 0,4 0,0 0,3 1,2 4,3 3,0 1,3 1,7 90,4 100,0 447 Ensemble 16,8 3,4 1,0 0,4 0,6 0,0 1,0 0,3 12,4 8,2 4,2 1.0 83,2 100.0 5491 FEMMES ACTUELLEMENT EN UNION 15-19 9,4 2.5 0,4 0,0 0,4 0,0 1,7 0,0 6,1 2,4 3.8 0,8 90,6 100.0 308 20-24 18,6 2,6 0,9 0,3 0,3 0,2 0,9 0,0 14,6 7,5 7,0 1.4 81,4 100,0 786 25-29 16,8 3,4 1,7 0,3 0,3 0,0 1,1 0,0 12,7 7,0 5,6 0,7 83.2 100,0 875 30-34 17,1 3,5 0.9 0,4 1,4 0,0 0,6 0,1 12,8 6,5 6.3 0,7 82,9 100.0 716 35-39 19.0 3,0 0,7 0.8 0,3 0,2 0,1 0,9 14,5 9,3 5,2 1,5 81,0 100,0 640 40-14 16,7 5,4 0,5 1,5 2,0 0,0 0,2 I,I 10,1 6.1 4,0 1,3 83,3 100,0 481 45-49 10.9 4,0 1,5 0,2 0,5 0,0 0,3 1,4 4,9 3,5 1,5 2,0 89,1 100,0 393 Ensemble 16,4 3,4 1,0 0,5 0,7 0,1 0,7 0,4 11,8 6,6 5,2 1,2 83.6 100,0 4 198 FEMMES PAS EN UNION ET SEXUELLEMENT ACTIVES 15-19 47,2 12.6 3,9 0,0 0,0 0,0 8,7 0,0 34,6 34,6 0,0 0,0 52,8 100,0 96 20-24 68,2 12,8 2,3 0,0 0,0 0,0 10,5 0,0 51,2 47,4 3,7 4,2 31,8 100,0 52 25-29 40,9 15,2 6,3 0,0 1,0 0.0 7,9 0,0 25,7 24,0 1,7 0,0 59,1 100,0 74 Ensemble 50,1 13,5 4,3 0,0 0,3 0,0 8,9 0,0 35,5 34,1 1,4 1,0 49,9 100,0 223 HOMMES Ensemble des hommes 37,7 13,2 1,2 0,5 0,9 0,1 10,1 0,2 23,9 13,1 10,8 0,7 62,3 100,0 1 535 Hommes actuellement enunion 37,2 9,5 1,6 0,6 1,2 0,1 5,6 0,3 27,1 13,7 13,4 0.5 62,8 100,0 I 131 Hommes p~ en union mais sexueHement actifs 58,2 38.8 0,6 0,0 0,0 0,0 38,2 0,0 17,7 12,6 5,1 1,6 41.8 100,0 151 Chez les hommes en union, la pratique actuelle de la contraception est plus dlevée (37 %) que chez les femmes en union (16 %), du fait d'une plus grande utilisation aussi bien des méthodes modernes (10 % contre 3 %) que des méthodes traditionnelles (27 % contre 12 %). Selon les caractéristiques socio-démographiques, on constate au tableau 4.5 et graphique 4.4 des variations dans l'utilisation actuelle des méthodes de contraception par les femmes en union. Ainsi, pour cette catégorie de femmes, c'est en milieu urbain que l'utilisation de la contraception est la plus fréquente (19 % contre 15 %). 54 Proportions MÉTHODE QUELCONQUE MÉTHODE MODERNE Pilule Condom Injection DlU M6thodes vaglnales Sterlllsat]on f6rnlnine MÉTHODE TRADITIONNELLE Continence p6riodique Retrait Graphique 4.3 de femmes et d 'hommes qui utilisent la contraception 10 20 Pourcentage [ m Femmes ~Hommee J 30 40 Bénin 1996 La diff6rence d'utilisation constatée entre les milieux urbain et rural est principalement due à la différence d'utilisation observée au niveau des méthodes modernes (6 % contre 2 %). Sur le plan départemental, on constate aussi des disparités dans le niveau d'utilisation. Tout comme la connaissance contraceptive, le niveau d'utilisation est relativement plus élevé dans les trois départements du sud (Atlantique, Mono, Ou~m~) et dans le département du centre (Zou) que dans les deux départements du nord (Atacora, Borgou). Ainsi, près du tiers des femmes en union des départements de rOuémé (31%) et plus du quart de celles résidant dans l'Atlantique (27 %) ont d6clar6 utiliser une méthode contraceptive au moment de l'enquête. Le Mono et le Zou suivent avec une prévaience de, respectivement ,17 % et de 13 %. Les deux départements du nord figurent en dernière position avec moins de 10 % de prévaience contraceptive : 9 % pour l'Atacora et 5 % pour le Borgou. Le faible niveau de pr6valence observé dans les deux départements du nord est le fait d'une faible utilisation des méthodes traditionnelles. La prévalence contraceptive traditionnelle n'est que de 2 % dans chacun de ces deux départements, alors qu'elle est beaucoup plus importante dans les autres départements (26 % dans l'Ou6mé, 21% dans l'Atlantique, 15 % dans le Mono et 8 % dans le Zou). La pr6vaience contraceptive augmente avec le niveau d'instruction: de 13 % chez les femmes n'ayant aucun niveau d'instruction, elle passe à 24 % chez les femmes de niveau d'instruction primaire et à 37 % chez celles de niveau secondaire ou plus. Cette relation est également observée, que ce soit au niveau des méthodes modernes (respectivement, 2 %, 7 % et 11%) que des méthodes traditionnelles (respectivement 10 %, 16 % et 25 %) Par rapport à la parit6 atteinte, le taux de prévalence est très faible chez les femmes sans enfant (3 %). On ne constate pas d'écart r6ellement significatif selon le nombre d'enfants, les proportions variant de 19 % pour les femmes ayant un enfant à 17 % pour celles ayant 4 enfant et plus. 55 Tableau 4.5 Utilisation actuelle de la contracevtion var caract~ristioues socic~16mop~anhioues Répattition (en %) des femmes et des hommes actuellement en union par méthode semeOement utilis~e, selon certaines caractéris6ques, socio- d~mographiques, B6nin 1996 Caract6ristique M¢[thodes M~thodes modernes traditionnelles N'im- N'im- N' N'ira porte porte M~tho- utilise porte quelle M~th. quelle Contin. des pas quelle m~thcde Pi- Injec- vagi- Con- Stéril. méthode p~fio- Re- popu- actuelle- méth. moderne lule DIU tion hales dom fémin, tradit, dique trait laires ment Total Effectif FEMMES Milieu de r~Idence Urbain 19.0 5,8 1.6 1.0 1,6 0.2 1,I 0.4 12.3 9.6 2.7 0.9 81.0 100.0 1 459 Rural 15.0 2,1 0.7 0.2 0.3 0,0 0.5 0.4 11,5 5.0 6.6 1.3 85.0 I00.0 2739 D~partement Atacota 8.9 2,7 0,4 0.6 0,4 0.0 0,4 0.9 1.8 1,8 0.0 4.4 91.1 100.0 706 Atlantique 27.3 5,0 1.6 0.6 1,1 0,0 1,1 0.6 21.4 11.9 9.6 0.9 72.7 100.0 740 Borgou 4.6 2.5 0.8 0.2 0.8 0.0 0,6 0.2 1,8 1,7 0.I 0.2 95.4 I00.0 853 Mono 17,0 1,8 0,7 0.I 0.I 0.0 0,7 0.I 15.2 4.9 10.3 0.0 83.0 100.0 606 Ou~m6 30,8 4,1 1,4 0,6 1,2 0,2 0,4 0,4 25,7 16,8 8,9 0,9 69,2 100,0 638 Zou 13,0 4,4 1,3 1,0 0,6 0,2 1,1 0,3 8,1 3,8 4,3 0,5 87,0 I00,0 656 Niveau d'instruction Aucun 13,3 2,1 0,5 0,3 0,4 0.0 0,4 0.4 10.0 4.6 5.4 1.2 86.7 100.0 3 263 Primaire 23,6 7.0 2,5 0.9 1.6 0.2 1,1 0.7 15,7 10.4 5.4 0.9 76,4 100.0 668 Secondaire ou plus 36,8 11.1 3,2 1,3 2,4 0.0 3,9 0.4 24.5 21.6 2.9 1,2 63.2 100.0 267 Nombre d'enfants vivants Aucun 3.1 0.7 0,7 0,0 0,0 0.0 0.0 0.0 2,4 2,2 0,3 0.0 96,9 100,0 353 1 19,2 3.5 0.5 0,5 0,3 0.2 1,8 0.2 15,0 8.5 6.4 0,7 80,8 100.0 725 2 18.4 3.5 0.9 0.6 0.3 0.0 1.5 0,1 13,6 7.9 5,8 1,2 81,6 100,0 699 3 17.7 3.9 2.2 0.2 0.6 0.0 0.4 0,5 12.5 6.5 6,0 1,2 82,3 100,0 609 4+ 16.7 3.7 0.9 0.7 1.2 0.1 0.2 0,7 11.4 6,2 5.2 1,5 83.3 100.0 1 812 Ensemble 16.4 3,4 1.0 0,5 0,7 0,1 0.7 0,4 11,8 6,6 5,2 1,2 83,6 100,0 4 198 Milieu de r~Idence Urbain 44.4 15.5 2.2 1.4 3.3 0,4 7.7 0,6 28.4 20,6 7.8 0,6 55,6 I00.0 396 Rural 33.2 6.3 1.3 0.I 0.1 0.0 4.5 0,1 26,5 I0,0 16.5 0.5 66,8 I00.0 735 D~partement Atacota 14.8 9,2 0.8 1.6 2.2 0,0 4.0 0,5 5.1 3,6 1.5 0,5 85,2 100.0 189 Atlantique 62.5 16,1 2.2 0,0 2.5 0,0 10,6 0,4 45,5 25,1 20,4 0,9 37,5 100,0 243 Borgou 26.0 7,7 3.2 0,6 0.0 0,0 3.8 0.0 17.9 16,7 1,2 0,4 74.0 I00.0 212 Mono 51.9 6,2 0.0 0.0 0.0 0.0 5.4 0.0 45.1 14,6 30,5 0,5 48.1 I00.0 134 Ou6mé 31.9 5.2 1.4 0.0 1.5 0,8 1.5 0,0 26.1 10.8 15.3 0,6 68,1 100.0 183 Zou 33.8 10,0 1.1 1,3 0.6 0,0 7.0 0,0 23.8 7,3 16.6 0,0 66,2 100.0 170 Niveau d'instruction Aucun 27,0 3,2 0,9 0,0 0,3 0.0 1,4 0.0 23,5 10,0 13.5 0.3 73,0 100.0 612 Primaire 42,0 12.5 1.0 1,6 1.3 0,4 8,2 0,0 28,6 14,0 14.6 1,0 58,0 100,O 341 Se¢ondahe ou plus 62.7 25.5 5.0 0,6 4,2 0.0 15.2 0.5 36,7 25.9 I0,8 0.4 37.3 I00,0 178 Nombre d'enfants vivants Aucun 16.1 5,9 0.0 0,0 0.0 0.0 5.9 0,0 10.2 8,8 1,4 0,0 83.9 I00,0 71 1 38.3 14.6 1.7 0.0 0.0 0.0 12.1 0,7 23,8 11.3 12,4 0.0 61,7 100,0 136 2 39.8 8,0 2.1 0,6 0.0 0.0 5.3 0.0 31.2 17.6 13,6 0.6 60.2 100,0 164 3 38.9 11.3 1.7 0.0 2.0 0.0 7.6 0,0 27,6 14.1 13.5 0.0 61,1 100.0 112 4+ 38.3 8.9 1.6 0.8 1.8 0,2 3.9 0,3 28,6 13.7 14.9 0,8 61.7 100.0 648 Ensemble 37,2 9.5 1,6 0,6 1,2 0.I 5.6 0.3 27,1 13.7 13,4 0,5 62.8 I00,0 1 131 56 Graphique 4.4 Utilisation actuelle de la contraception par les femmes de 15-49 ans en union RI~SIDENCEurbedn Rural IDI~PARTEM ENT Atacom Atlantique Borgou Mono Ou~n6 Zou INSTRUCTION Aucune Pdmalm Secondaire ou plus 0 ;iili ¸i i i lm 10 20 30 Pourcentage

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