Algeria - Multiple Indicator Cluster Surveys - 1995

Publication date: 1996

Rbpublique AlgQienne D6mocratique et Populaire Minist&re de la Santd et de la Population Direction de la Prkvention Enqugte nationale s les objectifs de la m&d&z *’ MDG Algkrie 1995 ” FONDS DES NATIONS UNIES POUR L’ENFANCE ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE FONDS DES NATIONS UNIES POUR LA POPULATION unicef Alger 1996 “States Parties recognize the right of the child to the enjoyment of the highest attainable standard of health and to facilities for the treatment of illness ans rehabilitation of health. States Parties shall strive to ensure that no child is deprived of his or her right to access to such health care services. ” Convention on the Rights of the ChildArticle 24.1) PREFACE Decider d ‘entreprendre une enque^te h indicateurs multiples en Algerie trois annees apres la realisation de la partie alg&ienne de celle a indicateurs multiples du “Pan Arab Project CHILD” (PAP CHILD, 1992) peut sembler une dt!pense inutile de ressources, de temps et d ‘tnergie. Mais depuis cette date, des changements profonds se sont produits duns les programmes de sant6 en raison des difficultes economiques et politiques qu’a v&u Ze pays. Cl&urer une enque^te aupres des m&zages en 7 mois alors qu’elle &fait program&e en 10 est un fait qui me?rite d’&re soulignt! Duns ce pays de 2,4 milfions de kilom&res-carres, aucune enque^te nationale aupres des m&ages n’avait pu e^tre r&&see en moins de deux ans. Cela a pu e^tre r&list grfice au travail preparatoire reali& par I’UNICEF et public! duns “Monitoring progress toward the goals of the world summit for children. A practical handbook for multiple-indicator surveys” (New York, janvier 1995) et h 1 ‘expbience capitalisee par une equipe. L’Alg6rie aura encore besoin pour de nombreuses an&es de donnees objectives et fiables sur divers programmes de santt. Tout investissement duns ce sens rendra encore de grands services a la promotion de la santt notamment maternelle et infantile. C’est pourquoi, a notre avis, l’approche des enque^tes h indicateurs multiples (MICS) est h dt!velopper et a afiner. La mise en place d’equipes specialisees duns la realisation des enque^tes permettrait de capita&r les experiences accumult?es depuis des an&es, de reduire les colits par le gain de temps, d’&zergie et de ressources et d ‘&valuer objecfivement et rapidernent les activit&s de lutte contre la maladie. Les resultats produits par cette enquEte fournissent aux responsables et specialistes concern& de nombreux indicateurs fiables sur la situation des programmes de Sante infantile, qui sent des programmes essentiels du Ministire de la Sante et de la Population. Des ajustements de strat&ies et d’activites ainsi qu’une mobilisation de ressources sont envisage% par les experts au bt?n@ce de la promotion de la santt de la mere et de 1 ‘enfant. INTRODUCTION Des programme d’action pour la survie et le developpement de l’enfant et les objectifs minimaux a realiser B l’an 2 000 ont et6 definis par les chefs d’Etats et de gouvernements de tous les pays reunis pour le ” Sommet Mondial de 1’Enfance “, a l’appel de I’UNICEF et d’autres institutions internationales B New York ( septembre I990 ). Le gouvemement algerien, qui a souscrit B ses objectifs, a adopt4 un Plan d’Action pour la Survie et le Developpement de l’Enfant, 11 a Bte jug4 indispensable devaluer les programmes concern& apres cinq annees d’application, a mi- chemin. Les “Mid-Decade Goals“ ou objectifs de la mi-decennie en sont les objectifs minimaux susceptibles d’i%re atteints par tous les Etats du contienent en 1995. Les indicateurs, clairement d&emines, permettent de verifier les progres accomplis par chacun des pays et les actions a entreprendre pour &re au rendez-vous de l’an 2 000. Le systeme national d’information sanitaire existant ne permettant pas de fournir des informations fiables sur ces indicateurs, une enqu&e est n&essaire. La derni&re enqu&e a indicateurs multiples (PAP CHILD), s’est d&oulee en AlgQrie en 1992. La plupart des indicateurs &aient alors satisfaisants. Mais depuis cette date, le pays a connu des difficultes sociales, Cconomiques et politiques qui ont conduit a une rapide deterioration de la situation sanitaire, comme en temoignent la reprise de certaines infections qui avaient totalement disparues (diphtbrie, poliomyelite, etc.) ou encore l’accroissement des d&es infantiles declares g 1’Etat civil en 1993. Aussi, une bvaluation r&ente s’avbait-elle necessaire. Les resultats de cette enquete peuvent servir a rappeler l’int&& de renforcer le systeme d’information sanitaire en Algerie. En effet, ces enqu&es couteuses, n&essitent la r&mion de plusieurs comp&ences, de ressources et consomment beaucoup d’energie. Elles ne devraient We rep&es, dans des conditions stables, que tous les 5 ans. LES OB JECTIFS DE L’ENQUETE . Les objectifs specifiques de l’enqu@te sont issus du manuel “Monitoring Progress Toward the Goals of the World Summit for Children. A practical handbook for multiple-indicator surveys” (UNICEF, New York, 1995). Tous les objectifs prevus dans le manuel ont et& retenus avec des adaptations mineures. L’avitaminose A ne representant pas un probleme de Sante publique en Alg&ie, le module relatif a la vitamine A a &L! supprime. Les objectifs fixes par le Sommet Mondial pour les Enfants pour l’annee 1995 et qui peuvent &re Cvalues directement ou indirectement par l’enquete sont : - #lever la couverture vaccinale des 6 antigenes du programme elargi de vaccination (BCG, diphterie, tetanos, coqueluche, poliomyelite et rougeole) (3.80 % ou plus dans chaque pays, - eliminer le tetanos neonatal, - reduire de 95 % les d&&s d&s a la rougeole et reduire de 90% les cas de rougeole en 1995 par rapport aux niveaux anterieurs, - eliminer la poliomyelite, - atteindre la g&n&alisation de l’iodisation du se1 pour Climiner les affections liees aux carences en iode, - atteindre 80 % d’utilisation de la therapie de rehydratation orale (liquides accrus et alimentation poursuivie) pour contrbler les maladies diarrheiques, - offrir la possibilite B toutes les femmes de nourrir leurs enfants exclusivement au sein pendant 4 a 6 mois et de continuer a les allaiter au sein avec une nourriture complementaire jusqu’a la deuxibme an&e, - reduire les niveaux de malnutrition proteino-energetique chronique de 1990 (formes mod&es et &v&es) de 20 % ou plus, - renforcer Wiucation de base afin d’ameliorer d’un tiers par rapport B 1990 le recrutement a l’ecole primaire des garcons et des filles et maintenir a l’ecole primaire au moins 80 % des enfants d’bge scolaire, - accroftre l’approvisionnement en eau potable de 25 % par rapport a 1990, pour preparer l’acces universe1 en l’an 2000, - ameliorer l’acces a I’assainissement (tout-a-l&gout et fosse septique) de 10 % par rapport a 1990, - renforcer les capacites des services sanitaires ?I traiter les infections respiratoires aigu&, A cot& des objectifs institutionnels de I’UNICEF sus-cit&, qui entre dans le cadre d’une evaluation standardisee a l’echelle internationale, l’enqu&te a permis d’evaluer Cgalement les objectifs propres aux programmes nationaux actuellement appliques et de fournir des indicateurs utiles aux programrnes en voie de mise en oeuvre. De plus, ce travail foumit des elements d’appreciation utiles des nouvelles formes devaluation recemment mise en place par le ministere pour deux principaux programrnes de l’enfant (l?EV, LMD) qui utilisent le systeme d’information de routine. Malgre les questions que posent la taille de Nchantillon et l’intervalle de confiance, les niveaux de la mortalit& infantile et infanto-juvenile permettent une appreciation de l’impact des mesures prises. Les indicateurs qui permettent d’apprecier les objectifs cites sont, dans le m@me ordre que ces derniers : - la proportion d’enfants vaccines contre la diphterie, le tetanos, la coqueluche (trois injections), la poliomyelite (3 prises orales) avant leur premier anniversaire, - la proportion d’enfants vaccines contre la rougeole avant leur premier anniversaire, - la proportion de femmes enceintes vaccinees contre le tetanos, - la proportion d’enfants de mains d’un an prot&% contre le t&arms neonatal a travers la vaccination de leur mere, - la proportion de mdnages et de personnes consommant de faGon adequate du se1 iodk selon les criteres adopt& dans tout le pays et dans les regions connues A haut risque d’affection dues aux carences en iode, - la proportion de cas de diarrhees chez les moins de 5 ans traitkes avec les sels de rehydratation orale et/au les liquides domestiques recommandes (definition avant 19931, - la proportion de cas de diarrhees chez les moins de 5 ans traitees par augmentation des liquides et une alimentation continue, - la proportion d’enfants de moins de 4 mois qui sont exclusivement, nourris au sein, - la proportion d’enfants &ges de 6 a 9 mois WI a 299 j> qui revivent le sein et une nourriture compliJmentaire, - la proportion d’enfants de 20 a 23 mois qui recoivent, A tote dune autre alimentation, le sein, - la proportion des moins de 5 ans qui se situent 2 ecarts- types en dessous de la valeur mediane du poids pour 1’Age selon les normes NCHS/OMS, - la proportion des moins de 5 ans qui se situent 3 Ccarts- types en dessous de la valeur mediane du poids pour 1’Age selon les normes NCHS/OMS, - la proportion des moins de 5 ans qui se situent 2 Ccarts- types en dessous de la valeur mediane de la stature pour l’age selon les normes NCHS/OMS, - la proportion des moins de 5 ans qui se situent 3 Ocarts- types en dessous de la valeur mediane de la stature pour I’age selon les normes NCHWOMS, - la proportion dea moins de 5 ans qui se sih.tent 2 &arts- types en dessous de la valeur mediane du poids pour la stature selon les normes NCHS/OMS, 9 - la proportion des moins de 5 ans qui se situent 3 ecarts- . types en dessous de la valeur mediane du poids pour la stature selon les normes NCHS/OMS, - la proportion d’enfants entrant en premiere annee de I’ecole primaire et qui atteignent la cinquieme an&e, - le taux de scolarisation a 6 ans revolus, - la proportion d’enfants d’age scolaire et qui sont scolarises, - le nombre et la proportion par rapport a la population totale de personnes qui ont acces a une quantite adequate d’eau potable sit&e soit a i’interieur soit B une distance raisonnable du lieu d’habitation, - le nombre et la proportion par rapport a la population totale de personnes qui ont acces au reseau d’assainissement (tout-a-l’egout et fosse septique) pour l’evacuation des dechets humains sit& soit a l’intkieur soit a une distance convenable du lieu d’habitation, - la proportion d’enfants de moms de 5 ans souffrant dune infection respiratoire ai@ grave et qui sont conduits dans une structure de Sante, - pr&alence de la contraception (toutes m&hodes modemes ou tradi tionnelles confondues), - la proportion d’avortements depuis le l/l /1991, - la proportion de morts-nes depuis le l/1/1991, - le taux de mortalit infantile, - le taux de mortalite des moins de 5 ans. Autrement formules, ces objectifs concement : - l’acces a I’eau potable et l’assainissement, - la scolarisation des enfants kligibles, - l’utilisation de se1 iode par les menages, - l’allaitement maternel, - la malnutrition prot&o-&erg&ique, - la connaissance par les meres des signes de gravite des infections respiratoires a@&, - le traitement des diarrhees aigues de l’enfant, - les vaccinations de l’enfant et de la mere (VAT), - la mortalit infantile et des moins de 5 arts, - la contraception. Les objectifs ont et6 etudies selon : - les regions sanitaires, - le milieu (urbain, rural), - le niveau socio-konornique apprecie au travers du type d’habitation, - le sexe et l’lge de l’enfant ou de la mere. Ce rapport presente la methodologie et les resultats comment& de l’enqu&e sur les Objectifs de la Mi-Dkennie (“MDG ALGERIE”). I 11 CHAPITREi I l.Pr&entation de l’Alg&ie 1.1 DONNEES GEOGRAPHIQUES L’Alg&ie a accedb a l’independance le 5 juillet 1962, apres 132 an&es d’occupation coloniale francaise, terminees par une guerre de liberation de p&s de huit an&es. La population de culture arabo-berb&re est de confession exclusivement musulmane. L’Alg&ie constitue un pentagone de 2 400 000 km’, sit&e a l’extr&nit& nord du continent africain et au sud-ouest du bassin mbditerraneen. Elle se trouve comprise entre une lisiere septentrionale et c&i&e qui sinue sur 1 100 km. Elle est sitube, en latitude, entre le 20ii?me et le 37i&me paralli?le et en longitude entre le 2O Ouest et le 8’ 30 Est. En partant de Vest et en tournant dans le sens. des aiguilles dune montre, l’Aig&ie possede des frontieres communes avec la Tunisie, la Libye, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Sahara occidental et le Maroc. L’Atlas tellien au nord et 1’Atlas saharien au sud traversent l’Alg&ie d’ouest en est et la divise en trois parties bien distinctes : - le Sahel, bande c&i&re etroite de moins de 150 km de large au nord, - les hautes plaines, d’altitude moyenne de 900 m, comprises entre les deux cha^ues montagneuses. Ces deux parties constituent 1’AlgCrie du nord et reprgsentent 400 000 km2 divises administrativement en 39 wilayas, totalisent 93,9 % de la population algbrienne. - Le sud, dont les deux millions de kilometres carr& sont divises en neuf wilayas, ht?berge seulement 6,l % de la population totale. 12 Le relief est simple et massif. Au Sahara, le mont Atakor culmine a 2 918 m et au nord le djebel Ch6iia atteint 2 328 m. Le climat constitue la caractbristique geographique la plus importante. L’Algbrie du nord est m6diterranbenne dans sa totalit& mais il tend rapidement vcrs Ic type continental a mesure (-J WILAYAS ENQUETEES que l’on p&-&re vers le sud du pays oh l’hiver est frais et humide, l’ete chaud et sec. Les pluies sont generalement insuffisantes, irregulieres et inegalement reparties dans l’espace et dans le temps. Elles sont nulles en et6 et maximales en hiver dans le Tell et au printemps dans les hautes plaines. La partie ouest du pays est moins arrosee que la partie est. Le Sahara est dune aridite extreme, les precipitations sont inferieures a 100 mm de pluie par an. L’Alg6rie est d&oup& administrativement en 48 wilayas qui totalisent 1 541 communes. Cinq r&ions sanitaires ont et6 cr&!es en 1995, Constantine au nord-est du pays, Alger au centre-nord, Oran au nord-ouest, Bkhar au sud-ouest et Ouargla au sud-est (tab.l.1). TabAl- Distribution de la population selon les wilayas regroupees par regions sanitaires 14 1.2 DONNEES DEMOGRAPHIQUES 1.2.1 Caracthistiques ghhales de la population Pour les don&es demographiques les differentes evaluations sont effect&es a partir du dernier Recensement G&t&al de la Population et de 1’Habitat (RGPH) realise en 1987. La population algerienne residente, au debut de l’annee 1995, etait estimee a 27,8 millions d’habitants. L’etude par tranches d’%ge montre que les moins de cinq ans reprbsentent 16,5 % de la population g&k-ale. Cette frequence relative regresse de facon constante depuis 1966 oh elle &it de 19,8 %. Un menage comprenait en moyenne 1,l famille. Des diff&-ences sensibles de ce rapport sont observees selon les wilayas. La taille moyenne des menages est pas&e de 6,6 personnes en 1977 a 7,l personnes en 1987. Le taux moyen d’occupation d’un logement &ait de 7,2 soit 2,4 personnes par piece. La population etait a 49,7 % urbaine et 70,8 % agglomeree. L’exode rural demeure important. La densitk de population au kilometre-carre etait, en 1995 de 11,5 habitants pour l’ensemble du territoire, variant de 1 au sud a plus de 230 pour le Sahel. La bande c&i&e, qui represente moins de 2 % du territoire, contient la moiti& de la population totale. Le taux d’analphabetisme etait en 1987 de 43,6 % pour la population kidente %gee de cinq ans et plus. Le nombre d’illettrks &ait plus important parrni le sexe f&inin que parmi le sexe masculin et cela a tous les Ages. La difference des taux de scolarisation etait sensible entre les deux sexes et elle augmentait nettement avec I’age. Le taux d’alphabetisation s’ameliore avec le temps (tab.l.2) et il demeure une nette difference entre les wilayas. En 1987, le taux de scolarisation &it de 87,8 % pour les garcons et de 71,6 % pour les filles soit en moyenne 79,9 % pour les deux sexes. Tab.ll- Taux d’analphab&isme par sexe aux divers recensements en pourcentage Sexe 1 966 1 977 1 987 Masculin 62,3 46,6 30,8 Fgminin 85,4 72,6 56,7 2 sexes 74,6 59,9 43,6 .- 1.2.2 Natalit Le nombre de naissance est blev&, mais il marquait un plateau pour la phiode 1990-1994 (tab.l.3). En moyenne, Wart entre les effectifs dklarh A l’Etat civil et les effectifs corrigh de naissances vivantes de 1990 B 1994 &ait de 2 %. Tab.l.3- Nombre de naissances vivantes par ann4e La natalit varie de facon importante avec la rbgion, le littoral prhente une natalit moins GlevGe que le sud du pays. Cette rbpartition de la natalit est &udiCe au moyen de l’indice de natalit qui est le rapport des naissances vivantes corrigkes : sur la population, cet indice &ait de 27,9 pour mille en 1994 I (tab.l.4). “, 16 Tab.1.k Population et naissances par wilaya en 1994 Le nombre de naissances vivantes par femme ou indice synthetique de fecondite, qui &ait de 6,2 en 1985 continue de decroitre (tab.1.5). Ceci est probablement dG au recul de l’age au premier mariage qui augmente sensiblement et a la pratique contraceptive. En 1966, l’age moyen des femmes au premier mariage etait de 18,3 ans, en 1992 il passait a 25,7 ans. 11 augmente avec le niveau d’instruction des femmes et est plus eleve en milieu urbain (26,9 ans) qu’en milieu rural (24,6 ans). Tab.l.5- Evolution de la fkondite des algeriennes Annee 1985 1990 1992 Indice synthgtique de fbcondit& 6,2 515 4,8 Taux ‘global Cle f&!onditi! 178, i 134,o 130,o 12.3 Mortalit infantile Environ 28 000 d&es de moins d’un an sont declar& a 1’Etat civil par an. Les effectifs corriges de d&s sont d’environ de 45 000 soit une augmentation moyenne de 58 % (tab.l.6). Les corrections effect&es en raison des sous-dklarations et les faux morts-nes ne justifient pas de telles augmentations. L’augmentation du facteur de correction est a noter jusqu’en 1993, puis il chute brutalement de 10 points en 1994. Tab.1.C Effectifs des d&&s infantiles par an&e 18 Le taux brut de mortalitk est pass& de 6 pour mille en 1990 A 6,5 pour mille en 1994. 11 s’est produit une augmentation de la mortaIitiZ tous Ages durant cette phiode; les dhds de moins d’un an contribuent pour un quart (23,8 %) A l’ensemble des d&s durant l’annhe 1994. Sur 776 000 naissances vivantes en 1994, 733 186 ont atteint leur premier anniversaire (94,5 %). Les donnees de 1’Etat civil rev&lent une stagnation du taux de mortalitC infantile pour la pkiode allant de 1990 A 1994, passant de 57,8 pour mille en 1990 A 55,l pour mille en 1994 (tab.l.7). Tab.l.7- Taux de mortalit infantile rectifiks par sexe et annbe (pour milie) MBSculin 60,O 59,4 57,7 ! 57,6 +!57, 8 L’esphance de vie a la naissance, resume du niveau de mortalit& fortement influencee par la mortalitb infantile, montre des gains apprkiables. Elle passe de 63,6 an&es en 1985 A 67,0 ann#es en 1994. Le tableau 1.8 rCsume l’holution des principaux indicateurs dbmographiques entre 1985 et 1994. Tab.l.& Evolution des indicateurs demographiques (pour mille) Indicateurs /_ ‘19&*‘; rgc$-J 1994 6 -. L, "r :';&-;.-::!. 4 Twx dccroissement nature~l j 31 2[: “i 2510 ‘. 21,7 Taux brut natalit j9,!5 .,31,0 30,o Taux global f Qcondi tQ 130,O Es$&zanee de vie naissance &ns .- I .-63’, E Ag@'moyen ler mariage homme (arks!: :_ Acl~. mcwen lar mariaae femme ~Caki xtalitd .’ infantile 19 Ces quelques don&es nous fournissent des informations utiles sur l’ensemble du pays pour une meilleure comprehension de l’environnement. 1.3 DONNEES SANITAIRES ET SOCIALES Le produit national brut (PNB), en 1993, &ait &value a 1780 $ US. Le systeme de Sante en AlgQie est un systkme hybride. A cot6 d’un secteur public disposant du monopole des structures lourdes et ayant un reseau dense d’unitt% de soins de base, il existe un systeme d’assurance-maladie couvrant des activites de cabinets prives, de centres medico-sociaux et depuis 1990 de cliniques privees. Le schema organisationnel est de type pyramidal. Au 31/12/1993, le secteur de la Sante disposait de 58 180 lits toutes specialit& confondues y compris les lits de maternitks. 11s se repartissaient comme suit : - 30 968 lits dans 184 hopitaux et 11 cliniques, d’hospitali- sa tion des secteurs sani taires, - 16 501 lits des 13 centres hospitalo-universitaires - 5333 lits des 19 etablissements hospitaliers specialis&. On comptait egalement 4 725 lits de maternit& publiques: - 1367 lits des 73 maternit& autonomes, - 2 571 lits des 353 maternites integrees soit a des polycliniques soit % des centres de Sante. - Le nombre de cliniques d’accouchement privees s’6levait A 48 avec un total de 653 lits. L’infrastructure extra-hospitali&re se composait de: - 455 polycliniques, - 1 123 centres de Sante, - 3 876 salles de soins, - 54 centres de transfusion sanguine, - 43 laboratoires d’hygiene de wilaya, 20 - 706 centres medico-sociaux, - 1 135 pharmacies pubiiques, - 2 385 pharmacies privees, Rapport& a la population, il ressort les ratios moyens suivants : - 2,l lits pour 1000 habitants, - 1 polyclinique pour 58 893 habitants, - 1 centre de Sante pour 23 900 habitants, - une officine pharmaceutique pour 7 679 habitants, - un medecin pour 1 060 habitants, - un pharmacien pour 8 477 habitants, - un chirurgien dentiste pour 3 428 habitants. La couverture sanitaire demeure inegalement repartie sur le territoire, au detriment des zones eparses par rapport aux zones agglomerees notamment. On peut souligner une rapide amelioration de cette couverture dans le temps. On est passe d’un medecin pour 8 649 habitants en 1967 a un medecin pour 1 060 habitants en 1993. Comme le suggerent les quelques chiffres cites, la medecine curative consomme la quasi-totalite des ressources humaines, materielles et financieres du systeme de Sante, le budget de la prevention &ant reduit a 1,2 % du budget global. D’apres les donnees de l’enquete nationale sur la santl! de la mere et de l’enfant (PAP CHILD, 1992). Le nombre moyen de pieces par m&rage etait de 2,9, le nombre moyen de chambres par logement etait 2,3. Prks de 4 menages sur 5 avaient acces a une eau de boisson contrblee, 69 % etaient relies aux Cgouts ou a une fosse; 83 % des menages possedaient un Meviseur, 76 % un refrigerateur et une radio, 13,9 % une parabole (tab.l.9). Tab.l.Y- Fr6quence de dotation des logements en quelques &(Sments d’hygii?ne et confort (7%) Toilette avec ~uvette relihes aux bqouts/fosses 21 CHAPITRE II 2. Prkparation de l’enqu&e 2.1 ORGANISATION DE L’ENQUETE Pour discuter l’inter& de l’enqu@te, de sa faisabilite, de ses objectifs et mobiliser les ressources necessaires, une reunion a et4 tenue a la Direction de la Prbvention le 05 aoat 1995. Elle a regroup6 : - pour la Direction de la Prevention : le Pr A. Dif (Directeur de la Prevention) : President le Pr J.P Grangaud (Conseiller aupres du Ministre de la Sante et de la Population) - pour la Direction de la Population : le Pr A. Soukehal (Directeur de la Population) - pour la Direction du Budget et de Moyens G6neraux : Mr B. Bendiba (Sous-Directeur du Budget) - pour la Direction de la Planification : MI- Benarbane (Sous- Directeur de la Planification) - pour 1’Office National des Statistiques : Mr L. Ait Belkacem (Directeur de la Population), - pour 1’INSP : le Dr A. Ouchfoun (Directeur Gen&al) - pour I’UNICEF a Alger : Mr C. Benadouda (responsable des programmes) et Mlle Y. Bouguermouh - pour I’OMS a Alger : Mr K. Issiakhem (officier du bureau de liaison), - les responsables du projet : Pr N. Dekkar et A. Bendib. Sur la base de l’expose des motifs du Directeur de la Pr#vention puis du projet present& par les coordinateurs, tous les participants ont juge que l’enquete etait opportune et utile et ont souscrit pour y apporter leur appui. Un Bureau de Coordination de l’Enqu@te (BCE) a ete install4 progressivement aupres du Directeur de la Prevention au Ministere de la Sante et de la Population, en juillet 1995. 11 etait compos# : - du Pr N. DEKKAR, professeur en #pid&niologie, - du Dr A. BENDIB, Maitre assistant en &pidhiologie, - du Dr Y. TARFWJI, medecin kpidhniologue, - de Mr A. MEZIANE, technicien supkieur en epidemiologic, - de Mlle S. DENDANI, secretaire. 11 a et& demand& aux coordinateurs de d&ailIer le budget et le calendrier des differentes phases pour que le rapport definitif soit pret pour le mois d’avril 1996 (voir Rapport preliminaire). Afin de mobiliser les ressources locales, une circulaire du Ministre de la Sante et de la Population (annexe I) a et4 envoyee a tous les secteurs sanitaires et directions de la santi! et de la population des wilayas (departements) concern& (circulaire ministkrielle no ‘L/MSP/MIN du 10 aoQt 1995). Elle Btait accompagnee d’une fiche technique expliquant : - l’int&$t de l’enquete - les objectifs - les actions attendues des directions de la Sante de wilaya et des directions des secteurs sanitaires - les moyens a mobiliser, - le calendrier de travail (annexe 2). Les moyens de communication et de reproduction ont progressivement et& mis a la disposition du bureau de coordination. 23 2.1.1 Composition de l’kquipe de collecte des inf ormations Pour faciliter l’acc&s aux m&ages et pour des raisons de sfkuri te, une enquetrice et un enqugteur ont op&re conjointement. En raison, de la contenance d’un vkhicule ordinaire, une equipe etait compos4e de 2 binomes d’enqu&teurs et d’un chauffeur. Chaque equipe etait sous la responsabilit6 dun superviseur. La dur4e moyenne de la collecte des informations ktait de 15 jours. Ce choix etait un compromis entre les risques li6.s a la skurite des personnels et le nombre d’enqueteurs. Aucun incident n’a 6% signal6 et toutes les ressources ont pu 6tre reunies. 2.1.2 Moyens mat&iels Les ressources humaines et mat&ielles nkessaires a l’enqu&e ont et6 mobilisees par le Minister-e de la SantB et de la Population (Direction de la Pr&ention et Direction de la Population), le Conseil National de Planification, les secteurs sanitaires, les directions de la Sante de wilaya, l’UNICEF, I’OMS et le FNUAI? 27 vehicules ont et6 mobilises par les secteurs sanitaires pendant 2 a 3 semaines en moyenne, pour l’identification des menages, l’interview des menages et le transport des questionnaires sur Alger. 2.2 L’IXHANTILLON 2.2.1 Taille de Whantillon La determination de la taille de l’echantillon se base sur les donnees relativement recentes issues de l’enquete Mortalite Morbidite Infantiles (MMI,1990) et I’Enqu&e Algerienne sur la Sante de la Mere et de l’Enfant (PAP CHILD, AlgQie 1992). C’est ainsi que : - le taux de vaccination le plus bas &ait celui contre la rougeole, 86 %, - la vaccination des femmes contre le t&anos etait de 21 %, - la prhvalence du retard pond&al par rapport a l’%ge #tait de 9 % en 1992, - la prevalence de la diarrhee des 15 derniers jours chez les enfants de moins de 5 ans &ait de 23 %, - le pourcentage d’enfants diarrhbiques ayant recu une TRO &ait de 27 %, - la pr&valence des IRA &ait de 25 %, - la proportion de menages raccordks au r&eau de distribution d’eau potable &ait de 79 %, - la proportion de m&ages raccordbs au r&eau d’Cgouts &ait de 69 %, Pour l’utilisation du se1 iode, en l’absence de donnees, il a 6t4 opt& pour la proportion qui implique, pour un risque et une pr&ision don&s, le nombre le plus eleve de sujets, i.e 50 %. Le nombre d’individus necessaires (NJ a et4 d&errnin& a l’aide de la formule suivante : k E p (1-p) N= iz 11 a &? choisi un intervalle de confiance de 95 % (d’oh E = 2), une pr&zision (i) de 0,05 et un effet de grappe (k) &gal a 2 pour toutes les variables, d’oti N=3200 * p(l-p), sauf pour l’eau et l’assainissement oh le k=lO, d’oh N= 16000 * p(l-p). Le nombre de sujets requis pour chacun des indicateurs est present6 au tableau 2.1. L’enquGte se dkroulant aupres des m&ages, combien fallait-il visiter de m&ages pour trouver un individu de la population cible ainsi dCterminCe ? dans cet objectif le nombre de sujets a et@ multiplie par Nm, pour chaque indicateur. Ce rapport prend en compte : - la taille moyenne du m&age - la proportion de la population cible et 25 - la pr#valence de la diarrhbe pour la frequence therapie de rehydratation orale. Soit Nm=l / (taille menage)(proportion population)(prevalence) Les estimations demographiques donnaient pour 1995 : ’ de la de - population estimee : 28 240 000 - nombre estime de menages : 3 700 000 - nombre de personnes par menage : 76 - nombre annuel de naissances vivantes notifiees: 750 000 - nombre annuel de decks infantiles notifies : 30 000 - proportion de population de 6 & 14 ans : 23,3 % - proportion de population de moins de 5 ans : 12,9 % * - proportion de population de moins d’un an : 2,66 % - proportion de population de 12-23 mois :2,55% - proportion de population de O-3 mois : 0,66 % * Les estimations de I’ONS #Gent de 165 %. Si toutes ces estimations sont acceptables, celle du nombre de menages est plus sujette a caution &ant donnk l’ancienneth de l’evaluation precedente (3 200 000 menages en 1987). Le nombre de mhnages requis est presente au tableau 2.1. Tab.2.1- Determination du nombre d’individus et de m&ages Se1 iadd Eau’ potable 1 m&ages 0,s a00 , 5:~if;~&o;~. I;ii,,. >;. as0 ‘popul ‘Egouts a,79 _. _ 2654.,:, :: -0,,13, _;, " 349 POPUl Allaitement &t’ o-3 0,69 Scolarisation .:’ 6-14 ans‘ 26 A l’exclusion de l’allaitement maternel pour les moins de 4 mois, un Cchantillon de 2 797 menages satisfaisait les besoins en nombre de m6nages de l’indicateur le plus exigeant et a plus fortes raisons, ceux des autres indicateurs. Ainsi, tous les indicateurs pouvaient etre evalues avec un echantillon de 2 797 menages, avec une precision de 5 % et un intervalle de confiance de 95 %. La mortalite infantile et la mortalit infanto-juvenile sont calculees a titre purement indicatif car pour une precision et un intervalle de confiance analogues, l’echantillon devait etre plus important. La situation securitaire au moment de la prbparation de l’enquete et certaines informations pessimistes sur les capacites des secteurs sanitaires a mobiliser les ressources humaines et materielles utiles ont pousse g la prudence et il a tStt5 decide d’augmenter la taille de l’echantillon a 5 250 menages. Cette d&ision offrait une s&wit& en ce qui concerne le nombre de menages proche de 88 % et une precision plus grande. 2.2.2 Tirage des wilayas et des secteurs sanitaires L’unite de sondage etait le menage. La technique de sondage utilisee est le sondage en grappe a plusieurs degres. L’Algerie comptait 28 247 000 habitants, repartis sur 2,4 millions de kilometres-carres. Elle etait decouptSe en 5 regions sanitaires creees en 1995. Pour leurs offrir des donnees objectives, ces grappes ont et6 reparties entre elles. Toutefois, la reduction de la taille de l’echantillon entraine une perte de prbcision. Proportionnellement a la taille de la population, les 150 grappes de 35 mknages chacune, se rbpartissaient de la man&e suivante: - region de Constantine 46 grappes - rCgion d’Alger 57 grappes - region d’Oran 33 grappes - region de Bechar 5 grappes - rCgion de Ouargla 9 grappes. L’etape suivante a consist6 h repartir ces grappes entre les secteurs sanitaires de chaque region sanitaire. Pour des considerations de faisabilite, le travail a et& reparti sur un dixieme (l/10) d’entre eux soit !7 secteurs sanitaires. 27 Un premier tirage aleatoire a retenu 17 wilayas et B l’interieur de chaque wilaya choisie, un second tirage a dbsign6 un secteur sanitaire. Cependant, la consistance territoriale du secteur sanitaire de Chetaibi ayant et6 modifiee en 1995, les districts tires ont 6t6 repartis entre les secteurs sanitaires de Chetaibi et d’E1 Hadjar. Les resultats de ce double tirage sont present& au tableau 2.2. 2.2.3 Tirage des districts Avec le contours de 1’Office National des Statistiques, les districts qui representent des surfaces geographiques issues du dernier recensement de 1987 ont et6 tires au sort. Le premier district a et6 choisi aleatoirement et les autres de maniere systematique, le pas &ant variable selon le nombre de districts. Pour chaque region, il a et6 tenu compte de l’equilibre en 1987 entre les zones urbaines (49,5 %) et rurales (50,5 %>. Lkhantillon global est compose de 47,3 % de districts ruraux et de 52,7 % de districts urbains (chef lieu et agglomere secondaire), ce qui est proche de la situation actuelle au niveau national. 11 s’agit done d’un tirage a 3 degres, la wilaya, le secteur sanitaire, le district. En cas d’inaccessibilite d’un district, le district voisin a et6 enquete. La liste des districts et leurs numeros d’identification, la dispersion (agglomere chef-lieu, agglomerk secondaire et epars), la strate et enfin le code a utiliser pour identifier la grappe ont et6 mis a la disposition des enqueteurs. 28 Tab.Z.Z- Wilayas et secteurs sanitaires tids au sort $"- Annaba 4- El Tarf 5- Skikda La repartition des districts etait en faveur dune couverture satisfaisante et a permis une representativite de la population (voir carte). Pour identifier les districts, les enqu@teurs disposaient de cartes avec des points-rep&es. Toutes ces cartes ont et6 contrMes, me a une, par les coordinateurs de l’enqube. Cette phase a et& longue et delicate. 11 s’est aver6 que : 29 - 136 cartes (90,7 %) permettaient l’identification Claire du district et de ses limites, - 12 cartes (3 %) ne portaient pas d’indications suffisantes pour une identification Claire. Ces cas ont 6t6 r6solus pour les uns par les enqueteurs du secteur sanitaire concern&, pour d’autres par la collaboration avec les organes techniques de la mairie ou de la direction de la planificti~onde la wilaya, - 2 districts epars en zones montagneuses .(1,3 %) etaient rep&& par des indications &rites sans carte. Les enqueteurs issus de la region ont pu les identifier et obtenir les cartes aupres de la mairie. Les cartes obtenues datant de 1987, on pouvait s’attendre, 8 annees plus tard, a quelques modifications sensibles du nombre de menages. L’actualisation de la consistance_des districts a et6 . . effect&e par les superviseurs et pour les rares cas oh le nombre de menages etait insuffisant, le complement a et& effectue dans le district voisin. 2.3 QUESTIONNAIRE Le questionnaire concernant plusieurs indicateurs pour un m@me menage a et& concu en modules. Les indicateurs mis au point repondaient aux criteres de fiabilite, validite, sensibilite, specificite. 2.3.1 Contenu du questionnaire Un questionnaire-type pour l’evaluation des objectifs de la mi-decennie a 6th fourni par l’UNICEF, avec son masque de saisie, des programmes de contrble et de traitement. Tous les modules du questionnaire-type propas.& ont et6 retenus, y compris les modules % option & rexception de celui qui se rapporte B la vitarnine A, dont les carences ne representent pas un probleme de Sante publique en Algerie. La version en langue anglaise du questionnaire a servi de base a la mise en forme ~li-_~,!~~~ 30 Le questionnaire comprenait 13 modules couvrant 107 questions dont 6 questions semi-ouvertes (annexe 3). Les modifications du questionnaire de I’UNXEF sont limitees, dans le souci de .conserver les possibilites de comparaisons internationales et de bkneficier des programmes deja etablis. Les modules retenus et les amenagements apportes sont les suivants : IDENTIFICATION DU MENAGE La question sur le type l’habitation a #t# modifike Le nombre de regions a et4 port6 de 4 A 5. LlSTING MERE ET ENFANTS Les rbponses codees 3 (mere qui &pond) et 4 (tutrice qui repond) B la question 5 ont et& supprimees. EAU ET ASSAINXSSEMENT SEL lODE EDUCATION Conformement aux lois du pays, 1’Age de scolarisation a et& port4 B 6 ans au lieu des 5 ans du questionnaire-type. De plus, le niveau scolaire a ete distingu# en 3 paliers (primaire, moyen et secondaire) au lieu des 2 prevus. VACCINATION ANTI-TETANIQUE DE LA MERE TRAZTEMENT DES INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUES DZARRHEES ALLAlTEMENT MATERNEL L’Age des enfants interesses par ce module a &e ramene a 2 ans au lieu de 5 ans. VACCINATION DE L’ENFANT La question 1 sur la cicatrice vaccinale du BCG a et& deplacke vers le module “Vaccination”. 31 - MORTALlTE Le module sur la “mortalit6” a et6 entierement revu dans la mesure oh son masque de saisie, difficile a comprendre dans la version en notre possession, ne correspondait pas au questionnaire d’origine. CONTRACEPTION Ce module non prevu par le questionnaire type a et4 ajoute dans la mesure ou la contraception est directement li6e a la sant6 de la mere et de l’enfant. Afin de faciliter le travail des equipes sur le terrain, un guide de l’enqueteur et un guide du superviseur ont 6th conqus . (annexe 4). Tm insructions les plus frequentes ont &e incorporees au questionnaire pour eviter aux enqueteurs et aux superviseurs de se reporter constamment aux guides, source d’erreurs. La codification des r6ponses a et4 autant que possible homogenkWe, sauf dans des cas tres particuliers. La codification numkrique a et6 adoptbe. Pour eviter l’utilisation de feuilles volantes avec leurs risques de pertes, le questionnaire a et6 concu sous forme de cahier reli6. 11 a prksent6 la possibilite d’intkroger : - 3 meres dans un m6me menage et 3 enfants de moins de 5 ans pour chacune d’elles pour le module “Education”, - 3 m&es pour le module “Vaccination anti-tetanique de la mere”, “Infection respiratoire aigues”, “Mortalit&‘, - 2 meres et 2 enfants pour chacune d’elles pour les modules “Diarrhees”, “Allaitement maternel”, “Vaccination de l’enfant” et “Anthropom&rie”. Ces options ont permis de couvrir la quasi-totalit des situations. Lorsque le nombre de m&es ou d’enfants &aient plus nombreux, des feuilles intercalaires ont et6 utilisees. Le questionnaire &at de bonne qualit typographique sur du papier rigide sous forme de cahier a feuilles non detachables pour 6viter des omissions au moment de la rkolte des informations et de la saisie. Les feuilles additionnelles &aient de meme qualit et de meme pr6sentation. 2.3.2 Prbenqu6te Le questionnaire et le guide de l’enqueteur ont et& mis au point apr&s une pre-enquete qui s’est deroulee a Alger en septembre 1995 aupres d’une quarantaine de menages. Elle a permis la mise au point definitive du questionnaire et du guide de l’enqueteur. 2.4 FORMATION DES ENQUETEURS ET SUPERVISEURS Les enquetetu-s et les superviseurs ont ete recrutes au sein des secteurs sanitaires concern& pour limiter les deplacements. Les enqueteurs (techniciens de la sank?) et les medecins superviseurs ont et& reunis a Alger (Sidi Fredj) au debut du mois d’octobre pour une formation. Les 28 +uipes convoquees etaient issues de 18 secteurs sanitaires appartenant a 17 wilayas (departements) conformement g la composition de l’echantillon. Selon les regions sanitaires, elles se repartissent entre : - Constantine : 9 equipes - Alger : 10 equipes - Oran : 6equipes - Bechar : 1 equipe - Ouargla : 2 equipes Sur les 140 sujets convoques, 130 se sont prf!sentCa au seminaire de formation. Les absences ont concerne 1 superviseur et 9 enqueteurs, essentiellement des regions du sud. Le bilan des absences &ait le suivant : - Touggour t : absence de tou te l’equipe (1 superviseur, 4 enqueteurs) - Adrar : absence de 3 enqueteurs - Tiaret : absence d’un enqueteur - Tigzir t : absence d’une enqu@trice. Par contre, un enqueteur de plus pour Khenchla et un superviseur de plus pour Mjaia ont et& form&. Pour pallier les defaillances, 4 medecins epidemiologistes de Sante publique, 7 medecins residents en epidemiologic et 4 enqueteurs d’Alger ont et& form&. 33 Apres la seance d’ouverture presidee par le Pr A.DIF, Directeur de la Prevention au Ministere de la Sante Publique et en presence de Mr J. ADANDE, Representant de 1’UNICEF a Alger et Mr C. BENADOUDA, responsable des programmes de 1’UNICEF au bureau d’Alger, une seance pleniere a regroup6 tous les superviseurs et les enqueteurs. Les coordinateurs de l’enqu&e, ont presente : - le programme du kninaire, - l’interet, les objectifs et la methodologie de l’enqu&te, - les conditions de participation a 1’enquGte et les dispositions financieres (per diem et primes). Les jours suivants la formation, concentree sur l’etude du questionnaire, s’est deroulee en 3 groupes cons&u& sur une base regionale, dans l’objectif de faciliter la traduction du questionnaire dans les langues locales. La methode d’enseignement active a ete privilegiee. Pour des raisons de securite, la formation pratique n’a pas pu &re assuree. Elle a ete remplacee par des exercices de simulations repetees et il a ete demand6 aux superviseurs d’assister aux premieres interviews des m&ages, lors du recueil des informations. L’assiduite a ete excellente et tous les participants, tres motives, ont suivi le seminaire avec un grand interet. Les membres des equipes d’enqu&tes form& etaient tous des personnels de Sante experiment& de differents grades. Parmi les superviseurs, 26 &aient medecins et 1 technicien superieur de la sank Les enqueteurs comptaient 1 psychologue, 7 sages-femmes, 63 techniciens superieurs de la Sante, 29 techniciens de la Sante, 3 agents techniques de la Sante. La liste nominative des superviseurs et des enqu&eurs est fournie a l’annexe 5. Chaque enqueteur a recu un numero de code qui permettait de l’identifier. Tous les participants a la formation ont recu une attestation de stage (annexe 6). Les formateurs du seminaire de formation etaient des specialistes en epidemiologic et Sante publique. 11s se repartissaient en un professeur, un maitre-assistant, quatre medecins epidemiologistes et sept residents en epidemiologic. Ces personnels servaient de superviseurs de reserve. Par la suite, ils ont assure les controles des questionnaires remplis ainsi que leur saisie sur ordinateur (annexe 7). Comme p&vu, la formation a dure 5 jours pour les enqu@teurs et 8 jours pour les superviseurs. La formation des enqueteurs a et6 suivie par les superviseurs. L’equipe du secteur sanitaire de Touggourt, absente au tours du seminaire d’Alger a et6 form&e localement par le Dr Y. Tarfani, medecin epidemiologiste formateur dep&he d’Alger. La formation des rares enqueteurs absents a et6 assuree par les superviseurs aides des enqudteurs form&. Devant l’absence d’un superviseur dans l’equipe de Tiaret, un des enqueteurs a et6 reconverti en superviseur et a subi la formation es qualite au tours du s4minaire. La formation des superviseurs a et6 assuree par les 2 coordinateurs de l’enqu&e. Elle a concern6 : - l’organisation du travail et le rale de la supervision - l’identification des districts et des menages (mhhode de la promenade fortuite, de la segmentation, le choix systematique et leurs indications). - l’&ude des plans des districts cas par cas - les avis de passage (annexe 8) - le contrble de coherence du questionnaire - la fiche recapitulative (annexe 8) - la “check list” des operations. 35 CHAPITRE III LCollecte des informations et traitement des donnees 3.1 CHOIX DES MENAGES La reconnaissance des districts par les superviseurs a debut6 immediatement apres la formation, du lo/10 au 17/10 selon les secteurs sanitaires (annexe 9). La liste des 28 superviseurs qui ont effect& la reconnaissance du terrain est fournie a l’annexe 9. Elle a permis de choisir les menages a l’interieur des districts. Pour ceci, il a fallu : - identifier les limites du district - verifier le nombre de menages r6sidants - realiser la segmentation des districts urbains (4 a 7 segments) - mettre au point la methode de la “promenade fortuite” pour les districts ruraux et - indiquer le pas pour le choix systematique des menages. Les mhages ont et6 choisis aleatoirement dans chaque district. Conformement aux recommandations, la methode de segmentation a et6 la plus frequemment utilisee notamment dans les zones agglomerees (urbaines ou rurales, 74,7 % des districts). Le nombre de segments a l’interieur d’un district a et6 deter-mm6 en fonction du nombre de logements. Ce decoupage a pose quelques difficult& dans les quartiers traditionnels en raison des difficult& A effectuer les denombrements. Le nombre de segments a varie de 4 a 7 et l’un d’entre eux a et6 tire au sort. Par la suite les menages ont et6 cFGZs aleatoirement en tirant au sort le premier menage et selon un pas variable (l/l a l/5) selon la taille du segment. Certains superviseurs ont opt6 pour le decoupage en 5 (ou 3) segments et le choix systematique de 7 menages (ou 12) par segment. La methode de la “promenade fortuite” utilisee dans les zones eparses, montagneuses et d’acces difficile (25,3 % des districts) etait parfois la seule faisable. C’etait le cas des regions eparses de Sidi Ali (Dahra) ou de Beja’ia par exemple ou la distance entre deux habitations etait de 2 ZI 3 km. Cette m&ode a et6 appliquee differemment selon les regions. Parfois 4 points ont &b tires au sort et la promenade a et6 effectuee dans une direction choisie au prealable en choisissant 7 a 8 menages a partir de chaque point. Dans d’autres, le choix des menages apres tirage au sort du premier a et6 realis& selon un pas variable allant de l/l a l/3 selon la densite des menages. Lorsque certains districts ruraux comme en Kabylie &Gent constitues de petites agglomerations (dechras), la segmentation a et6 prefer&e. Dans d’autres, le nombre de menages etait restreint soit en raison du nombre de locaux commerciaux et bureaux (centre ville d’E1 Kala) soit en raison du faible peupIement (lac Tonga a El Kala, Tiaret), dans ces cas la quasi-totalite des m6nages a et6 enqu&tee; dans un district (El Hadjar), le complement d’une vingtaine de menages a 6te effect& dans le district voisin, sur une base aleatoire. Conformement aux recommandations de la formation, les superviseurs ont tenu, a chaque fois que cela etait possible a associer un choix systematique quelle que soit la methode (segmentation ou promenade fortuite). Le choix systematique apres le tirage d’un premier m6nage au hasnrd a et6 u tilise (15 %> lorsque le district s’y pretait. Les choix des menages operes &Gent adapt&s au terrain et bases tous sur le hasard. 11 est peu probable qu’il puisse etre la source de biais. LX tableau 2.1 donne, pour chaque secteur sanitaire, le nombre de districts et le pas pour chacune des methodes preconisees. TabAl- M&odes de choix des m&ages selon les secteurs sanitaires 30 Touggourt 23 ChtStalbi : 2 -,: ,,1/2. 4 - 3 - 3.2 COLLECTE DES INFORMATIONS La collecte des informations aupres des menages a debut4 immediatement apres la phase de reconnaissance du terrain (tab.2.2). Pour la majorite des equipes, elle a et& realMe de facon t&s satisfaisante malgre les conditions souvent difficiles de dbplacement. Les 110 enqueteurs (annexe 5) comme les chauffeurs ont effectivement accompli iet,u- t&he avec serieux et devouement. Seulement une enqu&rice de Bab El Oued avait des retards dans la collecte et 2 enqu&eurs de Sidi Ali ont et6 remercies pour leur incapacite evidente a effectuer la collecte des informations. En g&u?kal, les delais prevus pour remplir un questionnaire, le nombre total de menages enqu&s par jour et la duree de In collecte ont et4 respect& (tab.2.2). En effet, chaque dossier a demand4 une vingtaine de minutes pour etre rempli. Ainsi, la collecte des informations s’est deroul4e conformement au calendrier etabli, sauf pour les secteurs sani taires : - de Touggourt, en raison de l’absence de l’equipe d’enquete au stage de formation, - d’Adrar, en raison d’une insuffisance de questionnaires, - J’Alger, en raison des difficult& liees a la constitution initiale des equipes. 3.2.1 AccessibiliG aux m&ages L’Algerie vivant depuis plus de trois annees une situation securitaire difficile, on pouvait raisonnablcmcnt s’attendre, a la suite d’un tirage au sort qui n’a pas et6 tres hcureux de ce point de vue, a des difficult& au moment du recueil des informations aupres des menages. Seulement quatre districts (2,7 %) n’ont pas pu &tre enquetes pour des raisons securitaires au moment de l’enquete (10 au 25 octobre 1995). Deux se trouvaient dans le secteur sanitaire de Tigzirt, un dans celui de Medjana et un a Tiaret. 11 s’agissait de districts ruraux. 11s ont et4 remplaces par des districts voisins analogues. Les menages qui refusaient de participer h I’enquete n’ont pas et4 rempla&. 11 en etait de mc?me pour les logcments dont les locataires etaient absents pour une longue durte, selon les informations fournies par les voisins. Dans les deux cas,, leur nombre est note sur le cahier de route et mention& dans le rapport du superviseur. Contre tous les pronostics, tous les enqueteurs ont 6th bien accueillis par les mtnages. Non se&went les enqueteurs n’ont essuye qu’un nombre negligeable de refus (I,3 %), mais il a fallu dans certaines regions utiliser des subterfuges comme remplir de “faux” questionnaires pour les menages qui voulaient participer. Dans d’autres regions, les enqueteurs ont et6 accuses de favoritisme par ceux qui ne figuraient pas dans l’echantillon. Certains refus initiaux d&s a I’absence du chef de famille (au travail ou au marche) ont et& recuperes avant de quitter le district. Les refus ont et6 rencontres aupres des categories sociales elevees ou moyennes, les categories defavorisees ont pleinement collabore. Les absences ont &e essentiellement le fait de menages emigres, Le nombre reduit de refus et d’absence s’explique par : 39 - le choix d’enqueteurs issus des regions et connaissant les habitudes des populations, - les dep6ts des avis de passage au moins 24 heures avant l’enquete, - leurs presences sur le terrain jusqu’a des heures avancees de la journee (19 heures) et - le travail durant le week end (jeudi et vendredi). 3.2.2 Difficult& poskes par le questionnaire Les questions ont et6 posees dans la langue locale par, rappelons-le, des enqueteurs originaires de la region, selon les terrnes mis au point et rep&s, lors de la formation, separement par chaque secteur sanitaire. Les questions ont et6 posees dans l’ordre prevu. Dans la quasi-totalite des cas, les consignes ont et6 respectees. Cependant, on a observe quelques difficult& liees soit au type de questions, soit aux enqueteurs, soit aux femmes interrogees. Malgre les explications fournies, certains menages ont demand6 plus d’explications sur les objectifs de cette enquete. Quelques uns ont voulu reduire le nombre de pieces du logement dans un but interesse (relogement). Certaines regions d’AlgQie ont particulierement souffert de la secheresse. C’etait notamment le cas pour certains districts de Sidi Ali oh les puits etaient sets et le ravitaillement en eau de la population (“Plan de citernage”) n’offrait que 5 litres d’eau par jour et par habitant en moyenne. Dans d’autres (Tiaret, Tigzirt), l’alimentation en eau potable a pose des difficult&s, certains m&ages beneficiaient d’une double alimentation (principale et d’appoint), d’autres etaient raccordes % l’insu de l’administration et le dissimulaient. Dans quelques cas, l’eau de puits etait ramenee par une canalisation a l’interieur de la maison et les femmes piesentes ne connaissent pas l’origine de l’eau. Dans les zones depourvues d’un reseau d’assainissement, de fosses septiques ou de latrines, les femmes ont et6 genees par l’aveu d’absence d’installations sanitaires. En l’absence de l’epoux, certaines femmes ne connaissaient pas le systeme d’evacuation. Certaines fernmes ont present6 quelques mefiances a fournir le sel utilise (dosage de l’iode) en raison des superstitions. Mais les enqueteurs avaient ete prepares B cette eventualit& En effet, dans 40 de nombreuses regions d’AlgCrie sinon toutes, le se1 est le principal produit pour conjurer le mauvais sort et “d(tsenvouter”. Les explications claires relatives h la relation entre le se1 et le goitre fournies par ies enqu@teurs n’ont que difficilement convaincu les femmes. Dans un seul cas (Sidi Ali), le dosage de l’iode n’a pas pu Gtre rkalisk en raison de l’absence de se1 due B la pauvretk extrsme du menage. Quelques enfants Gtaient scolarisks & 5 ans avantl’age &gal. Des menages ne connaissaient pas le niveau scolaire de ieurs enfants; il a fallu attendre leur retour de l’kcole pour avoir l’information. La limite supkieure de 14 ans n’a pas et6 bien assimilee par certains enqueteurs. La vaccination anti-tktanique (VAT) a parfois et6 posbe a des femmes soit sans enfant soit avec des enfants de plus de 5 ans. Le fait que les enfants adoptifs ne soient pas mentionrks en tant que tels sur le questionnaire, rend impossible le contrble de quali t& de .rntire pour la VAT et tendrait a sous-estimer le taux de vaccination. Les VAT faites en dehors de la grossesse ont posC des difficult& aux enqueteurs et aux femmes; elles sont probablement Ggkement sous-estim6es. Le module “Infections respiratoires aiguBs” est celui qui a posh le plus de difficult& aussi bien aux enqu@teurs qu’a la population. I1 a &$ difficile aux enqu&eurs de formuler correctement dans le dialecte local les divers symptbmes et signes. S’agissant de la connaissance sponta&e, i.e sans l’aide de l’enquf?teur, les reponses ont et& peu prkcises, certaines ont r6pondu l’asthme, l’allergie ou les angines. I1 existe une confusion entre ies signes de diagnostic d’une infection respiratoire aiguO et les signes d’aggravation. En ce qui concerne, l’allaitement maternei les rbponses 38 (eau seule) et 3H (lait maternel seul) ont beaucoup g&&e les enqueteurs. Pour le module morlalitk, quelques rares enqu&eurs (2) n’ont interrogt! que les femmes avec des enfants nks vivants depuis le l/1/1991 et ont ainsi oubiie de considker les femmes sans enfants mais avec des morts-n6s ou des avortements. Le nombre de grossesses depuis ie 1 /I /1991 a pose des difficult& de mkmoire a quelques femmes. Lorsque ie dernier enfant &ait %g6 de plus de 5 ans, il est ZI craindre que certains 6vkements (avortements, mort-n&s) aient et6 oubli6s soit par l’enqueteur soit par la femme, Certaines ont eu des kicences & parler de leurs avortements (Xgzirt), il y aurait lieu de penser a une sous-cklaration pour ce secteur mais g6n#ralement, ies reponses sur les avortements, les marts-n6s et ies d&&s sont acceptables. 41 En l’absence du carnet de vaccination, due essentiellement au deroulement, simultanement a l’enquete, des journee de consolidation de la vaccination contre la poliomy6lite, les meres repondaient avec peu de precision aux questions alternatives sur la vaccination de leurs enfants. La presentation typographique de la page 12 (questions 3 et 4 sur la diarrhee) est a eviter, car quelques enqueteurs ont eu tendance a sauter cette page (Tigzirt par exemple). Pour le module “anthropometrie”, les balances disponibles etaient encombrantes, aussi la pesee n’a pas pu etre effect&e pour tow les enfants. I1 n’a et6 fourni aux enqueteurs ni toises ni de m&es-rubans. Cependant, certains medecins ont pu les obtenir par divers moyens et dans ce cas, les mesures ont et6 prises. Un seul secteur sanitaire (Bab El Oued, Alger) a invite les parents a proceder aux mensurations dans les structures de Sante les plus proches. Dans certains cas, la mesure a et6 faite par la methode de la double pes6e (Beja’ia). Les balances electroniques obtenues par quelques enquGteurs offraient une limite superieure de pesee (14 kg). Toutes les meres ont accept6 les mensurations des enfants. Cependant, dans les districts d’E1 Hadjar, si elles ont accept6 volontiers la pesee, elles ont montre des reticences a la toise. Elles ont par la suite “eloigner le mauvais sort” avec du sel. 11 s’agit, pour nous, de la premiere observation du genre en Algerie. Certains enfants n’ont pas pu We mesur& en raison de leur absence du domicile. 3.2.3 Collaborations locales La majorite des secteurs sanitaires ont plus ou moins convenablement pris en charge les equipes d’enquete. Le deplacement des equipes vers les districts a et6 en general bien assure, avec des defaillances pour les secteurs sanitaires de Bejai’a, de Tigzirt, de Khemis Meliana, de Khenchla. Certains secteurs sanitaires comme Adrar et Khenchla n’ont pas degag6 des gardes les superviseurs, conformement a l’instruction minist&ielle. A l’oppose, la majorite des secteurs sanitaires ont veil16 au bon deroulement du travail et ont fait preuve d’une grande disponibilite comme Azzaba, Bab El Oued, Chetaibi, El Hadjar, El Oued, El Kala, Medjana, M’sila, Sidi Ali, Tiaret, Tigzirt et Touggourt malgre un demarrage difficile. La collaboration est jug&e globalement satisfaisante. 42 Les mairies qui ont tW sollicit6es ont prf% leurs contours soit technique pour l’identification des districts soit par la fourniture d’accompagnateurs (guides). Les Directions de la SanteS et de la Protection Sociale (niveau intermbdiaire) ont en @n&al 6t6 peu sollicit6es sauf comme moyen de liaison entre le BCE et les secteurs sanitaires. Quelques unes ont montr6 peu d’inter4t ZI I’enqu@te comme Adrar, Ain Defla ou Khenchla, d’autres au contraire, ont grandement participe a son succ&s comme 3 Annaba (Chetai’bi, El Hadjar), El Oued, Laghouat, Mostaganem (Sidi Ali), Skikda (Azzaba), Tarf (El Kala) et Tiaret. 3.2.4 Calendrier de la collecte La collecte des donn6es s’est dt?rouk!e Ie mois d’octobrr 1995. La tempkrature &it chaude et la s&heresse durait d+ depuis plus de 5 mois. Ce chat a facilite les d&placements des 6quipes mais il permet de soupconner une frequence 6lcvee des diarrhees. Les enqu@teurs du sud ont &6 gt?n& par les vents de sable. L’enqu@te se deroulant en m&me temps que les journ6es nationales de consolidation de la vaccination contre la poliomy6lite, on pouvait craindre qu’elle allait souffrir de la mobilisation des ressources au profit de cette op&ation. En fait, les cons6quences n’ont pas &6 identiques auprhs de la population et des directions des secteurs sanitaires. En outre, eile a et6 differente selon les responsables et la situation objective. C’est ainsi que la mobilisation de la population par une campagne de sensibilisation bien me&e au travers des mass m6dia a facilitb le travail des enqueteurs. Cette mobilisation a kgalement concern6 les gestionnaires de sant& Mais dans trois secteurs la motivation des responsables a 6tk moindre et les bquipes d’enqu@te ont rencontr6 des difficult&. En r&sum6, la collecte des donnkes a rencontr6 relativement plus de difficult& aupres des gestionnaires de santt! (directeurs et &onomes) en &pit des instructions ministtlrielles, qu’auprhs de la population. Dans tous les cas, les enqu&teurs et les superviseurs particulitirement motivf3 ont 6th la principale raison du succ&s de cette collecte malgre l’insuffisance de moyens, le manque d’int&@t de certains gestionnaires pour les activitks d’evaluation et parfois l’ins&urit& 43 3.3 CONTROLE DES 3.3.1 Contr8le des superviseurs QUESTIONNAIRES questionnaires par les Les superviseurs ont pro&de, conformement au programme de formation au contrble du travail des enqueteurs sur le plan quantitatif et sur le plan qualitatif. Ces controles se sont deroules conformement au programme pr&&abli (tab.2.2) avec les retards signales plus haut. C’est ainsi qu’ils ont assist6 aux interviews, plus frequemment au debut qu’a la fin de la collecte. 11s ont quotidiennement verifie les questionnaires et notamment la coherence des reponses. Par le biais du formulaire recapitulatif rempli, une fois la grappe totalement enquetee, ils ont pu pro&de aux contrdles statistiques pour verifier le nombre d’enfants de moins de 5 ans par menage, le nombre de diarrhees, la frequence d’utilisation de la therapie de rehydratation orale, le nombre de naissances vivantes et de de&s des moins de 5 ans en 1995. Des intervalles de variations leurs avaient et& fournis pendant la formation. Ces taches ont et4 convenablement effectuees comme en temoigne le faible nombre d’erreurs ou d’incoherences relevees par le BCE. Aucun questionnaire n’a et6 rejete. 3.32 Contriile central La remise des questionnaires et autres documents de l’enquete par les superviseurs au Bureau de Coordination de l’Enqu&e etait la phase finale de la collecte des informations. Le contrdle des questionnaires avait pour objectif : - de verifier la quantite de questionnaires, - de verifier les oublis ou les erreurs de meres et d’enfants, - d’identifier les erreurs likes a la mauvaise formulation des questions par les enqueteurs ou 8 leurs incompre- hensions par les femmes, - de verifier la coherence des reponses. Selon le programme etabli, chaque superviseur a et6 pris en charge par une equipe de controleurs a Alger. Douze medecins specialistes et residents, qui ont participe a la formation, ont contrblk en presence du superviseur, un a un, tous les questionnaires remplis. Toutes les informations utiles ont et4 consignees sur le rapport de contrble. Ce contr6le a dure en moyenne une journee par secteur sanitaire. Les verifications suivantes ont et-6 effect&es : - le bordereau d’envoi du superviseur, - le nombre de districts enquetes et les cartes de ces districts, - la presence et la qualite du rapport du superviseur avec les observations eventuelles, - la presence et la qualite du cahier de route, - le nombre de formulaires rkcapitulatifs de districts, - le formulaire rkapitulatif d’equipe, - le nombre de questionnaires. Une attention particuliere a et6 apportee au questionnaires. Les controles ont concern6 : - la quantite, - la lisibilitk, - les informations essentielles comme les erreurs d’identi- fica tion, - les omissions de families ou d’individus, - la coherence des r4ponses cles, - les oublis de questions, - les erreurs de classification et de transcription, - les incoherences, - les comparaisons statis tiques. Une fois les vkifications terminbes, les corrections possibles ont et6 apportees; un accuse de reception mentionnant les documents rkeptionnes a et# d6livre au superviseur. Tous les documents ont et& classes. Le faible pourcentage d’erreurs retrouvees, inferieur a 19’0, temoigne du degre de m&rise du questionnaire par les enqueteurs et de la qualite du contr$le realis# par les superviseurs. Tous les superviseurs ont ete, B l’occasion de la remise des questionnaires, interview& par le m@me coordinateur de l’enquhe. L’objectif de cet entretien hait: 45 - d’estimer le degrC de collaboration des structures locales (directions de secteurs sanitaires, mairie, directions de wilaya), - de connaitre les difficult& importantes rencontrees et notamment l’accessibilite aux districts et la qualite de l’accueil des m&ages, - d’etudier la methode de choix des menages (segmentation, “promenade fortuite” ou autres), - d’apprecier le travail des enqueteurs et du chauffeur - d’evaluer les difficult& posees par certaines questions aussi bien aupres des enqueteurs que des menages. La synthese de ces interviews montre que certaines informations n’etaient pas mentionnees dans les cahiers de route ou les rapports des superviseurs, malgre leur importance ou leur i&ret. 11 en etait ainsi, par exemple, pour la qualite de l’accueil par les menages, des conflits entre les elements d’une equipe et surtout des jugements sur la qualite du travail fourni par chacun d’entre eux. Les comparaisons avec les informations &rites ont permis un jugement plus complet. 3.4 SAISIE DES INFORMATIONS Une attention particuliere a ete apportee a la saisie des informations parce que souvent a l’origine d’un nombre important d’erreurs et done source de grands retards dans l’exploi ta tion des enquetes. Chaque questionnaire comprenait au moins 1 150 caracteres et les 5 182 dossiers constituaient plus de 6 millions de caracteres a saisir. La saisie des questionnaires a ete effectuee sur le logiciel EPI INFO 6, a l’aide du programme mis au point par I’UNICEF et inclus dans le repertoire “MIDDECAD”. Les adaptations de certaines questions, certaines modalites de reponses et l’ajout du module “Mortalit& et “Contraception” ont ete effectues par les coordinateurs de l’enquete. En outre, les’ programmes de controles ont ete ameliores, en exigeant les reponses h certaines questions, en fixant les reponses admissibles et en permettant les sauts selon les reponses. Pour reduire les erreurs, la saisie a ete confide aux medecins qui ant contrble les questionnaires remis par les superviseurs d’equipe. Cette decision a pour inconvenient d’accroitre la duree 46 de la saisie etant don& la faible vitesse de saisie de ce personnel peu experiment& mais a l’inverse leurs connaissances des questionnaires offre la garantie dune meilleure qualite du travail. Les questionnaires ont et6 remis aux agents de saisie par lot. Celui-ci est represent6 par l’ensemble des questionnaires d’un meme secteur sanitaire; sa taille varie de 3 g 14 grappes de 35 questionnaires chacune. Chaque secteur sanitaire est enregistre sur une disquette separee, avec sa copie de securite. La saisie a dure au total 3 semaines ce qui nous a conduit au mois de decembre 1995 pour la fin de cette phase. 3.5 CONTROLE DE LA SAISIE La saisie a et6 une premiere fois controlee par les agents de saisie eux-memes. Dans une seconde phase, des verifications ont et6 operees par les contr6leurs avec calcul des taux d’erreurs de saisie. Apres chaque grappe saisie, l’agent a et& invite a effectuer ses propres controles. En outre, un groupe de contraleurs a 6t6 constitue pour verifier la qualite du travail. Le controle a et6 quantitatif et qualitatif. Le nombre de questionnaires saisis, le nombre de meres et d’enfants ont et6 verifies. Les contr6leurs ont port6 sur le cahier de contrble, pour chaque lot, le nombre d’enregistrements, la date de la fin de saisie et les observations eventuelles. Les rtlponses fournies sont egalement verifiees. Les erreurs decouvertes sont corrigees. Les cas qui ne peuvent pas &t-e corriges ainsi sont soumis aux coordinateurs. Les controleurs ont port6 sur le cahier decontrble, les erreurs notees, avec mention du num&o du menage, du nom de l’agent de saisie, des taux d’erreurs. Les procedures prevues pour la classification des erreurs n’ont pas tStC appliquees, etant don& que le taux d’erreurs retrowe au controle de la saisie etait de 1,7 %. 3.6 TRAITEMENT DES DONNEES Le traitement des don&es a et6 realis par les membres du BCE aides par les medecins du service d’kpidemiologie et de medecine preventive du Centre Hospi talo-Universitaire de Bab El Oued. II a &cS realis a l’aide des programmes fournis par 47 1’UNICEF et d’autres adapt& aux besoins et realises par nos soins sous EPI INFO 6, sur la base des indicateurs, tableaux et divers calculs etablis par le BCE. 3.7 CONTROLE DE LA QUALITE DES INFORMATIONS Au total, 150 grappes ont ete enquetees. Sur les 5 250 menages prevus, sans possibilites de remplacement, 5 199 figurent dans l’echantillon, chacun faisant l’objet d’un questionnaire. 99,4 % (5 168) ont pu etre renseignes. Les motifs des questionnaires non remplis sont : - les refus (17,9 %) - les absences (76,9 %) - d’autres raisons (5,l o/o). 3.7.1 M&ages Chaque menage compte en moyenne 7,O f: 3,I personnes, avec une variation allant de 1 a 40 personnes par menage. La region de Constantine participe avec 31,0 % des menages; la taille moyenne est de 6,5 personnes (k 2,7) variant de une a 19 personnes. La rkgion d’Alger compte 37,8 % des menages; la taille moyenne est de 7,l personnes (+ 3,2) variant de une a 40 personnes par mknage. La region d’Oran compte 22,2 % des menages; la taille moyenne est de 7,0 personnes (k 3,l) variant d’une a 24 personnes par menage. La region de Bechar compte 2,7 % des menages; la taille moyenne est de 85 personnes (k 3,3) variant de deux a 20 personnes par menage. La region de Ouargla compte 7,5 % des menages (k 3,l); la taille moyenne est de 8,5 personnes (+ 3,3) variant de deux a 17 personnes par menage. Les differences significatives entre le nombre de personnes par region etait, tout au moins en partie, induit par le choix d’un Bchantillon auto-pond&e, oh chacune participe en fonction de la taille de sa population. On compte 53,0 % des menages en milieu urbain et 47,0 % en milieu rural. La taille moyenne est de 6,8 personnes (+ 3,0) variant de deux a 24 personnes par menage en zones urbaines. Elle est de 7,l personnes (+ 3,l) en zones rurales, variant dune a 40 personnes par menage. La difference significative entre le nombre de personnes par milieu n’btait pas induite par le choix de l’echantillon auto-pond&e, ou chacune participe en fonction de la taille de sa population. S&n le type de logement, ces menages habitent : - des maisons individuelles ou les villas : 45,7 % - des appartements : 19,9 % - des maison traditionnelles ou “haouchs” : 24,9 % - des baraques ou gourbis : 9,4 % - d’autres logements : 0,l % Les maisons individuelles et villas hbbergent en moyenne 7,2 personnes (AZ 3,0) variant d’une B 24 personnes, les appartements 6,8 personnes (zk 3,0) variant dune a 40 personnes par menage, les maisons traditionnelles 7,0 personnes (* 3,2) variant d’une a 23 personnes par menage, les baraques et gourbis 6,2 personnes (k 2,9) variant d’une a 18 personnes par menage. Les differences entre les variances et les moyennes sont statistiquement significatives. Ainsi, les constructions individuelles regroupent en moyenne plus de personnes que les autres logements, mais il reste B verifier la dimension du logement. La taille des logements est t&s hettkogene, puisque les 14231 pikes se repartissent tres inegalement et si la moyenne est de 2,8 (A 1,5) pieces, le nombre varie de 1 a 20. La proportion de Iogements est de : - 1 B 2 pieces est de 483 % - 3 & 4 pieces de 41/8 % - 5 a 6 pieces de 7‘6 % - 7 pieces et plus de 2,3 %. Devant la taille moyenne des menages, celle des logements reste ph.w que reduite. La taille moyenne des logements varie significativement selon les r&ions. Elle est de : - Z6 f 13 pieces dans la region de Constantine - 23 f I,6 pieces dans la region d’Alger - 2,6 f 15 pieces dans la region d’Oran - 43 f 1,6 pi$ces clans la region de Bechar - 3,2 f 13 pieces dans la region de Ouargla. Les logements urbains sont legerement plus grands (2,9 + 15) que les iogements ruraux (2,6 St 1,5). Les maisons individuelles et villas sont composees en moyenne de 3,l f 1,6 pieces, les appartements de 2,9 + 1,2, les maisons traditionnelles et haouchs de 2,4 rt 1,5, les baraques et gourbis de 1,7 +_ 0,9. Le taux d’occupation varie amplement, de 0,2 a 14,0 personnes par piece. Certes, la lecture detaillee des taux d’occupation des pieces (TOP) montre une attraction certaine pour les chiffres ronds, mais cela ne remet pas en cause l’heterog&teite de cette occupation. Si l’on distingue les TOP en diverses categories, selon les regions on note que : - 3,0 % des menages beneficient de plus d’une piece par personne - 23,l % de 1 a 1,9 personnes par piece - 27,7 % de 2 & 2,9 personnes par piece - X3,3 % de 3 a 3,9 personnes par piece - 11,5 % de 4 a 4,9 personnes par piece - 6,8 % de 5 a 5,9 personnes par pike - 9,7 % de 6 personnes et plus par piece. La promiscuite est grande dans les menages algeriens. Le TOP moyen est de 3,l f 1,Y personnes par piece. I1 varie avec les rkgions du pays. Dans la region de Constantine, le TOP moyen est de 3,0 personnes par piece (III 1,7) variant de 0,3 B 14. Dans la region d’Alger, le TOP moyen est de 3,l personnes par piece (k 2,0) variant de 0,2 a 14. Dans la region d’Oran, le TOP moyen est de 3,5 personnes par piece (It 2,2) variant de 0,4 & 12. Dans la region de Bechar le TOP moyen est de 2,2 personnes par piece (k 1,O) variant de 0,6 a 6. Dans la region de Ouargla, le TOP moyen est de 2,7 personnes par piece (k 1,5) variant de 0,3 a 9. On compte 53,0 % des menages en milieu urbain et 47,0 % en milieu rural, La taille moyenne est de 6,8 personnes (+ 3,0) variant de deux B 24 personnes par menage en zones urbaines. La moyenne est de 7,2 personnes (* 3,3) variant de une a 40 personnes par menage. La difference significative entre le nombre de personnes par milieu n’etait pas induite par le choix de l’echantillon auto-pond&e, oit chacune participe en fonction de la taille de sa population. Ces differences sont statistiquement significatives. Le TOP est significativement plus eleve en milieu rural (3,4 f 2,O) qu’en milieu urbain (2,9 f 1s). 50 *ion le type de logement, le TOP moyen est de : - 2,8 f 1,6 pour les maisons individuelles - 2,7 f I,8 pour les appartements - 3,6 f 2,l pour les maisons traditionnelles et haouchs - 4,1 f 2,2 pour les occupants des baraques et gourbis. Les variances et les moyennes des TOP diffCrent significativement entre les moyennes des TOP selon le type de logement. La tendance observee prec&demment s’inverse. Ainsi, les menages sont plus grands dans les logements individuels et villas, mais le nombre de personnes par pieces y est relativement plus faible que dans les autres types de logements, a l’exclusion des appartements. 3.7.2 Meres L’echantillon est constitue par 6 008 meres, 85,9 96 des m&ages ne sont constitub que dune seule mere, 11,s % de deux meres, 2,0 % de trois meres et 0,2 96 de quatre meres. Les femmes de la region de Constantine constituent 29,2 % de Mchantillon, celle d’Alger 37,7%, celles d’Oran 23,2 96, celles de Bkhar 3,2 % et celles de Ouargla 6,7 %. L’Bge moyen des femmes enqu@tees est de 405 f 138 ans, avec une etendue de 16 a 93 ans. Les femmes %gCes de 16 a 19 representent 1 % de Mchantillon (elles sont relativement plus nombreuses dans les regions du sud) et celles de plus de 50 ans 23,7 %. La moyenne des Ages differe significativement selon les rbgions. Elle est de : - 40,6 f 13,l ans pour la region de Constantine - 412 f 13fi ans pour la region dAlger - 405 f 14,0 ans pour la region d’Oran - 37,8 f 14,7 ans pour la region de B&char - 375 f 12,2 ans pour la region de Constantine. Les femmes du milieu urbain representent 52,3 % de l’khantillon et celles du milieu rural 47,7 %. Les moyennes d’%ges different peu selon le milieu. 51 3.7.3 Enfants L’echantillon est compose de 13 619 enfants de 0 a 14 ans dont 50,8 % sont de sexe masculin et 49,2 % de sexe fkninin (tab.3.2) Xl n’existe pas de difference significative dans la repartition par age des deux sexes . Les fluctuations observees sont albatoires. 49,7 % des enfants resident en milieu urbain et 50,3 % en milieu rural. L’equilibre dans le choix des mbnages est conservb a ce niveau. La proportion de garcons dans le milieu urbain (51,2%) est identique ti celle du milieu rural (515 %). Tab.3.2 - R&partition par an&e d’8ge des enfants de 0 b 14 ans des deux sexes 29,6 % des enfants resident dans la region de Constantine, 35,6 % dans celle d’Alger, 22,9 % dans celle d’Oran, 3,7 % dans celle de Bkchar et 8,3 dans la rbgion de Ouargla. Les proportions de @Cons sont identiques dans toutes les r@ions et analogues a celles des filles (difference non statistiquement significative). ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Les moins de 5 ans rephentent 31,7 % de l’ensemble des enfants. Parmi eux, 51,4 % sont de sexe masculin et 48,6 % de sexe fhninin. On ne retrouve pas de diffkence significative dans la rGpartition par arm& d’age des deux sexes. ENFANTS DE 5 A 24 ANS Les enfants Ages de 5 A 14 ans reprhentent 68,3 % de l’ensemble des enfants. Parmi eux, 51,3 % sont de sexe masculin et 48,7 % de sexe feminin. On ne retrouve pas de diffkrence significative dans la rcSpartition par annee d’bge des dew< sexes. 53 4. Rikultats 4.1 VACCINATION 4.1.1 Vaccination de l’enfant ( PEV ) 4.1.1.1 Introduction L’enquete sur les “Objectifs de la Mi-Decennie” (MDG ALGERIE, 1995) a apprecie la couverture vaccinale dans le but d%valuer le programme elargi de vaccination (PEV) mis en place par le Ministere de la Sante et de la Population. L’Organisation Mondiale de la Sante (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour 1’Enfance (UNICEF) recommandent que tous les enfants soient vaccines contre la tuberculose (BCG), contre la diphterie, le tkanos, la coqueluche par trois prises de vaccins (DTC3), contre la poliomyklite par trois prises de vaccins oral (VPO3) et contre la rougeole (VAR) avant l’age d’un an. Le calendrier vaccinal preconise est le suivant : - le BCG a la naissance - le DTC g 3,4 et 5 mois -leVPOa3,4et5mois -1eVARB9mois. L’enfant est consider6 comme correctement vaccinb s’il a rep le BCG, trois doses du triple vaccin (DTC3), trois doses du vaccin anti-poliomyelite oral (VPO3) ainsi que le vaccin anti-rougeole (VAR). Tous ces vaccins doivent avoir Bte administres avant que l’enfant n’ait atteint l’%ge d’un an. L’enfant est consider6 completement vaccinC ou vaccinC quel que soit 1’Pge s’il a rep tous les vaccins sus-cit& avant l’age de 2 ans. 54 Les objectifs retenus sont : - d’estimer le taux de couverture vaccinale pour les 6 antigenes pour les enfants de moins de 5 ans selon l’age, le sexe, le milieu de residence, la region geographique et le type d’habitat, - d’estimer le taux de couverture vaccinale pour les 6 antigenes pour les enfants Sg6s de 12-23 mois en fonction de Nge, du sexe, du milieu de residence, de la region et du type d’habitat, - d’estimer le taux de couverture vaccinale des enfants Ages de 12-23 mois pour chacun des six antigenes du PEV selon l’sge, le sexe, le milieu de residence, la region geographique et le type d’habitat; - d’etudier Mvolution de ces taux entre 1991 et 1995. Les informations sur la vaccination des enfants ont et& collect&s, auprPs des femmes ayant des enfants de moins de 5 ans, sur la base d’un questionnaire comportant trois parties: - la premiere, remplie A partir du carnet de vaccination de l’enfant mentionne le type de vaccin et la date de vaccination, - la seconde partie remplie toujours B partir du carnet de vaccination de l’enfant mentionne le type de vaccin avec ou sans la date de vaccination, - la troisieme partie consacree aux enfants n’ayant pas de carnet de vaccination et pour lesquels les informations ont et6 recueillies selon les dires de la meres. Les resultats sont present& pour deux groupes d’enfants, ceux bges de 12 ?I 59 mois puis ceux ages de 12 a 23 mois. 4 264 enfants de moins de 5 ans ont ete etudies dont, 51,3 % sont de sexe masculin et 48,6 % de sexe feminin (tab.4.1). 55 Tab.4.S R&partition des enfants enqu?th de moins de 5 ans selon l’ige et le sexe (1991-1995) 41.1.2 RCsultats 4.1.1.2.1 Possession d’un carnet de vaccination La presence d’un carnet de vaccination a &6 retrouvke pour 92 % des enfants. Le m@me taux a et6 retrouvb au tours de l’enquhe PAP CHILD en 1992. La proportion d’enfants possedant un carnet est l@&rement plus 6levt5e dans le milieu urbain (93%) que dans le milieu rural (92 %); ces taux sont l&&rement mais significativement plus hlev& que ceux retrouvh au cows de l’enqui!te nationale de santC en 1990 qui btaient respectivement de 90 % et 87 % (tab.4.2). TabAS R&partition des enfants moins de 5 ans selon la possession d’un carnet de vaccination, le milieu de rhidence et la phiode (en %) I Enqu?te I Erq+te STationale de ME 1995 56 Les enfants dont le carnet de vaccination ne mentionne pas de date de vaCCinatbn et pour lesquels les informations ont et& obtenues selon ks dim de la mere reprhentent 6 % des cas. Parti ces derniers 39 % ont rew tous leurs vaccins. 4.1.1.2.2 Etat vaccinal des enfants lgCs de 12 - 59 mois - Enfants de 12-59 mois cowectetnent vaccin& 74 % des enfants Ages de 12-59 mois ont 6tk correctement vaccinks c’est- h-dire qu’ils avaient requ tous leurs vaccins durant la premiere annke de vie. L’enqu@te PAP CHILD retrouvait 89 %; la proportion d’enfants prot6gh a sensiblement diminu6 depuis 1992.Cette rbgression s’explique Cventuellement par les ruptures de stocks de vaccins survenues au tours de ces demieres an&es (fig.1 1. Selon le carnet (sans date de vaccination) et les dires de la mere, 1 % des enfants n’ont recu aucun vaccin; ce taux a lligkement r6gresse par rapport a celui retrouve en 1992, il hait de3 %. 80 80 Fig& Repartition dee enfants agtb de l2A 99 molr selon 1’3ge et leer &at vacchal “MDG Alghie 1996” 84 VU a7 88 ~ f-4 7 n -!I I 1 an 2 an8 87 3 ano lilii&l Correctem vaccinh 0 CompMtem vacein~s 57 Pour les enfants correctement vaccines, la difference est faible mais significative entre le taux de vaccination des garcons (76 %) et celui des filles (73 %, tab.4.3). En 1992, il n’avait pas 6th retrouve de difference entre les garcons (89 %) et les filles (89 %). Ce taux est plus eleve dans le milieu urbain (79 %) que dans le milieu rural (70 %). Selon la region, la couverture est de 80 % pour Constantine, 78 % pour Alger, 63 % pour Oran et 71 % pour le sud. Quelle que soit la region, le taux de couverture vaccinale est constamment plus kleve en milieu urbain que rural. Selon l’habitat, le taux le plus faible (68 %) a ete observe parrni les enfants logeant dans les habitations precaires (gourbis et baraques, tab.4.3). - Etude de la couverture vaccinale par ant&he pour les enfants && de 12-59 mois 91 % des enfants sg& de 12 a 59 mois sont vaccink contre la tuberculose (BCG), 84 % par trois doses de vaccins contre la dipht&ie, le tetanos, la coqueluche (DTC3), 84 % par trois doses de vaccin oral contre la poliomyelite (VP03) et 78 % contre la rougeole WAR). Le taux de couverture vaccinale pour tous ces antigenes est statistiquement plus eleve en milieu urbain qu’en milieu rural (fig.2). Tab.43 - Repartition des taux de VaCChatiOn en (96) selon le sexe, le milieu, la rbgion pour les enfants BgCs de 1% 59 mois correctement Sexe Rural Habitat Maison Individuelle, Appartement Maison collective Fig.P- Taux de couveztun vaccinale chez ks enfanb llgljer de 1249 moio par antighe du PFJV don le milieu “MJX AlgLrle 1995” 80 0 BCG OTC VP0 VAR 0 Urbain Rural Parmi tous les enfants de moins de 5 ans vaccin& par le BCG, 21 % d’entre eux ne posshdent pas de cicatrice vaccinale. L’absence de celle-ci est statistiquement plus elevke dans les regions du sud et du nord-ouest (tab.4.4). Tab.4.4- Repartition des enfants de moins de 5 ans vaccinh par le BCG selon la prCsence ou non de cicatrice vaccinale et la region d’origine RBgions Effectif Absence % Constantine 1150 18,3 4.1.1.2 Etude de la couverture vaccinale par cohorte d’un an Cette etude s’intkresse A la situation vaccinale des quatre cohortes d’enfants cens& avoir termine leur vaccination. L’enquete $&ant dkoulee durant la seconde quinzaine d’octobre 1995, chaque cohorte est assimilbe B une annbe calendhre par souci de simplification. 73 f 3 % des enfants Bg& d’une an&e rbvolue a la date de l’enqu&e, ont &fZ correctement vaccin&, ce taux varie selon la cohorte entre 72 % et 77 % avec un taux moyen de (74 %, fig.3). Parmi les enfants Sg& d’un an a la date de l’enquete, 84 Z!I 3 % &aient compktement vaccines avant leur second anniversaire. L’kart important entre les enfants correctement vaccinks et les enfants ComplGtement vaccinks (11 %) pourrait s’expliquer soit par oubli de mention de la date de vaccination soit par un retard rkel de celle-ci et tr&s probablement par les deux B la fois. L’&olution de ce taux pour les quatre cohortes n’est pas en faveur d’une amelioration de la couverture vaccinale. 60 Fig& R&par&ion des enfanb Bgba de 12 I 23 moir selon I’annke et leur &at vacdnal “MDG AlgQle 19W 0 1991 1992 1993 1994 199l-1994 HH Correctem vaccin68 El Completem vaccln& Pour les enfants %g& de 12-23 mois h la date de l’enqu&e, la diffkrence entre le taux de couverture vaccinale correcte des garcons (74 %) et celui des filles (72 %) n’est pas significative. Le m&me rhultat entre les garqons (84 %) et les filles (83 %) avait Cti constatee en 1992 (fig.4). Les enfants rhidant dans les zones rurales (67 %) sont sensiblement moins souvent correctement vaccin& que ceux des zones urbaines (80 %, fig.4). La couverture vaccinale est particuli&rement basse dans la region d’Oran (59 %) et du sud (65 %). Elle est plus kievbe dans la rCgion Constantine (83 %) et d’A1 ger (79 %, fig.4). Ainsi, seule la rCgion de Constantine a atteint l’objectif minimum de 80 % d’enfants correctement vaccinks contre les six antighes du PEV, POW 1995. Les &ants qui habitent les maisons traditionnelles (66%) et ceux des logements prkcaires (77 %) sont sensiblement moins correctement vaccinks que ceux qui habitent les maisons individuelles (74 %) et les appartements (86 %, fig.4). 61 Fig& TWX de couverture vaccinale valable’ selon le milieu et la r&ion, WDG Alghie 1995” 80 60 40 20 0 Ma8 F4m Urb Rur Const. Alger Oran Sud Alghie I Sexe IZZI Milieu R6gion m Ensemble 1 Enfrntr 12-28 mob protbgh want 12 molr woo prgrenoo date* de vaocinatlon L’bude selon les antigbes montre que la vaccination par le BCG (indicateur 1.1) vient en t&e avec une frequence de 93 %. En 1992, ce taux bit de 97 % (PAP CHILD). La vaccination par trois doses contre la diphtbrie, le t&anos et la coqueluche (DTC3) vient en seconde position avec 83 % vaccination (indicateur 1.2). Ce taux bait de 89 % en 1992. La vaccination orale par trois doses contre la poliomy6lite (indicateur 1.3) occupent la meme place avec 83 %; elle ktait de 89% en 1992. Enfin, la vaccination anti-rougeoleuse (indicateur 1.4) est en dernibre position avec 77 %; en 1992, elle bait de (85,7 %, figs). La couverture vaccinale par antig&ne du PEV ne diffke pas selon le sexe sauf pour la VAR, pour laquelle la difference est statistiquement plus klevbe pour les garcons (79 %) que pour les filles (75 %, fig.5). 62 Pig.S Coumture vacdirpks v&b13 par wig&m don Ie wxe tt k milJeu WDC Alghit 1999” .- Mas Urb Rur 0 BOG &23 DTGS VP03 lmvm .l Ent*ntr 12-28 mob proUg4r want 12 mole aveo pr6renoe drte de vaeohatlon Les enfants du milieu rural ont un taux de vaccination correcte par antigene statistiquement moins Clev4 que ceux du milieu urbain (fig.6). Selon les rkgions, le taux le plus elevb de la vaccination par le BCG a 6tk observG dans la region d’Alger (96 Or,) et le taux le plus bas dans la region dOran (90 %, fig.6). Pour la vaccination contre la diphtkie, le t&anos, la coqueluche (DTC3), la poliomy6lite (VPO3) et la rougeole (VAR), les taux les plus eleves ant ete observ& dans la r#gion de Constantine et les plus bas dans celle dOran (fig.6). Selon l’habitat, les taux les plus bas pour chacun des six antigenes du PEV ant 6t6 enregistrCs chez les enfants qti habitent les logements p&air-es et les maisons tradi tionnelles ou haouchs. L’&ude detaillee et comparative des taux de vaccination des enfants ages de 12 A 23 mois par chacun des antigenes vaccinaux pour les periode 1988-1992 et 1991-1995 est present& & I’annexe 10. Fig.6- Couverture vaccinale valable’ par antighe selon la rhgion “MDC Algkie 1995” Conatantine 0 BCG m DTC3 VP03 -VAR 1 Enfantr 12-28 mole prot4g68 want 12 mob avao pr6arnos date vaooination 4.1.2 Vaccination anti-Gtanique des m&es (VAT) 4.1.2.1 Introduction Le tetanos neonatal (TNN) represente entre 60 % et 75 % de l’ensemble des cas de tetanos notifies, sa letalite est tres elevee. La Vaccination anti-tetanique de la femme enceinte est indispensable pour atteindre l’objectif de l’elimination du TNN fixe par le Sommet Mondial de 1’Enfance. 64 L’indicateur qui pen-net d’apprkier l’objectif est la proportion d’enfants de moins d’un an prot@s contre le TNN a travers la vaccination de leur mere, par au moins deux doses durant la grossesse, trois doses durant les 5 dernih-es annees, 4 doses durant les 10 derniPres an&es ou 5 doses. Au tours de l’enqu&e “MIX ALGERIE”, Les m&es d’enfants de moins de 5 ans ont et6 interrogees. I1 s’agit des meres biologiques, les tutrices et les nourrices ont &k exclues. Ne f&rent dans cette analyse, en raison des objectifs fix&, que les 792 meres d’enfants de moins d’un an. 4.1.2.2 Rkwltats 4.1.2.2.1 Fre’quence de la disposition d’un document de vaccination antite’tanique par les femmes Les femmes disposent d’un document de vaccination dans 50 % des cas, ce dernier a &k vu dans 41 % et non vu dans 9 %. 11 a &S absent dans (48 %, fig.7). I ,k j ;, _, , )*I 7n _. (.*“:. ,, I, .r:;,.r’^!;:” / ’ I , i, Prbent Absent , ,_ 1 . 65 La possession d’un document de vaccination semble plus frequente pour les femmes qui resident en milieu urbain (53 %) que pour celles residant en milieu rural (47 %). Ceci est peut Gtre dQ a une plus faible frequence de la VAT chez ces dernieres (tab.4.8). La repartition des femmes en fonction des regions de residence montre que celles qui disposent d’un document de vaccination qui a ete vu sont relativement plus nombreuses dans la region du sud (64%). La seconde position est occupee par la region de Constantine avec 43 %, puis vient celle d’Alger (42 %) et en dernier lieu la region d’Oran avec 19 % (tab.4.8). Selon le type de logement occupe, la repartition des femmes qui possedent un document de vaccination vu montre une plus grande frequence chez celles qui habitent des maisons individuelles (46 %) et des appartements (44 %) que chez celles qui habitent les maisons traditionnelles (37 %) et les habitations plus precaires (23 %, tab.4.8). Tab.4.8- Repartition des femmes selon la disposition d’un document de vaccination en fonction du milieu de rCsidence, la region et du type d’habitat Prdsent et Absent -,n vu k % : “’ _. 1 ,:63,5 ale. %“.’ , 1 30,8 / 412.2.2 Proportion d’enfants protigks conbe le TNN (indicateur 2.6) La proportion d’enfants de moins d’un an proteges contre le TNN g travers la vaccination de leur m&e (2 doses et plus) pour I’ensemble de l’echantillon est de 52 %. Les resultats de l’enquGte PAP CHILD (1992) montraient que seulement 11 % des femmes enceintes avaient rep deux doses de VAT. Le programme a done enregistre une amelioration sensible. La proportion des enfants proteges contre le TNN est significativement plus elevee en milieu urbain (55 %) qu’en milieu rural (48 %, figs). La proportion d’enfants proteg&,contre le TNN 3 travers la vaccination de leur mere (2 doses et plus) differ-e selon la region de residence. Le sud represente la proportion la plus elevee (63 %). Les regions de Constantine et d’Alger partagent le m@me pourcentage de 56 % et le region dOran presente le taux le plus bas (35 %). Si les autres rbgions doivent ambliorer leurs scores, une attention particulikre doit etre accordke par les autorites sanitaires de la rbgion d’Oran (3 la VAT dans toutes les structures. Selon le type d’habitat, le taux de protection contre le TNN est plus eleve (58 %) pour les enfants habitant les maisons individuelles et villas. Ceux qui logent dans les appartements (55 %) et dans les maisons traditionnelles collectives (44 %)pr&entent une couverture intermediaire. Les femmes habitant dans des conditions plus precaires (baraques, gourbis) presentent le taux le plus bas (37 %, fig.9). Ces dernieres devraient faire l’objet d’attentions particulieres, d’autant plus qu’elles accouchent souvent a domicile sans assistance formee. 67 Fig.& Couverture vaccinale antikanique des meres d’enfants de moins d’un an par milieu et rbgion “MDG Alghie 1995” ,. . i I : 9b _ ,, 70 60 RBg’ion m Ensemble ‘_.,.” ‘. :-., $,“, ._ : / .^ + .i” _,., .I, . I .L’; La repartition des enfants protitgh contre le TNN selon la r4gion et le milieu montre qu’il n’y a pas de diffhence significative entre le milieu urbain et le milieu rural pour les rhgions de Constantine, d’Alger et d’Oran. Par contre, il existe une diffhence significative (p < 0,Ol) pour la region du sud; les enfants du milieu rural du sud bhkficient moins de la protection vaccinale. 68 Fig.P- Pmpotiion des enfants prot&& contre le ‘INN at. A tavern la vaccination de Ieur n&es selon le type d’habitat “MDG Al&e 1995 - 58 , 66 60 / 40 20 0 Maison ind. Appartement Maison trd. ” 4.1.2.23 Moment de la vaccination P&s d’une femme sur deux (49 %) a d&lark avoir tSt6 vaccinhe contre le Gtanos au tours de sa demike grossesse. &I ne retrouve pas de difference statistiquement significative entre celles qui hident en milieu urbain (52 %) et celles qui resident en milieu rural (46 %>. Les femmes qui ant dklar~ avoir recu la VAT au cows de la dernihe grossesse sont plus frequentes dans le sud (58 %), la region de Constantine (55 ?h), la rkgion d’Alger (52 a). La frkquence est particulihment basse dans celle d’Oran (33 %I tab.4.9). Selon le type d’habitat, la proportion de femmes vaccinbes durant leur derniere grossesse ne diffhre pas significativement (le taut varie entre 47 et 52 %), sauf pour celle qui logent dans les habitations precaires, oh elle est moindre (36 %, tab.4.9 ). 69 TabAS Repartition de la prise de VAT par les femxnes au tours de la demi&re grossesse selon la rCgion et le type d’habitat 4.1.2.2.4 Distribution des femmes ayant regw me dose et plus de VAT au cows de la demithgmssesse Deux femmes sur cinq (41 %) ont et& vaccinees au cows de la derni&re grossesse par 2 doses et plus, 7 % ont recu une dose, 52 % des femmes ignorent leur &at vaccinal (tab.4.10). Won le milieu de residence, la proportion de femmes ayant recu deux doses et plus lors de leur demiere grossesse est de 44 % en milieu urbain et de 38 % en milieu rural. Au tours de la derniere grossesse, la proportion de femmes ayant recu deux doses et plus de VAT est de 51% dans le sud, de 50 % pour la region de Constantine, 43 % dans la region d’Alger et seulement de 22 % dans la region d’Oran (tab.4.10). La difference est statistiquement significative. Cette proportion varie avec le type de logement. Elle est plus 6levee pour celles qui habitent les appartements (48,9), de 43 % pour les occupantes de maisons individuelles, de 37 % pour celles des maisons traditionnelles et “haouchs” et seulement de 25 % pour les habitants d’habitations plus prtkaires (tab.4.10). Tab.kl(t Repartition des femmes ayaM requ une dose et plus de VAT au cows de la dernik grossesse en fonction du milieu de residence, de la rtSgion et du type d’habitat Urbain Rural Constantine Alg@r Oran Sud MaiSOn individuel Appartement Maison traditionnelle Baroque Algkkie llltpp - 4,6 49,8 8,8 42,9 9,7 22,4 588 51,o 31 8,2 163 42,9 2 1,5 64 48,9~ 17 8,3 76 37,3 9 12,o 19 25,3- 59 7,4 323 40,0 4.1.2.26 VAT &rant I’avant-demi&e grossesse et les grossesses La proportion de femmes qui a &6 vaccinee contre le t&anos au cows des grossesses prMdant la dernihre (qualifi6es d’anthieur par simplification) est de 30 %. Elle est de 32 % en milieu urbain et de 27 % en milieu rural. Selon la region, la proportion de femmes qui Ctaient vaccinkes avant la dernihre grossesse &ait de 39 % pour le sud, de 38 % pour la rCgion d’Alger, 27 % pour la rbgion d’Oran et 18 % pour la rbgion de Constantine. Selon le type de logement, la proportion &ait de 38 % pour les occupantes de maisons individuelles, 32 pour celles des appartements, 18 % pour les autres (tab.4.11). Pour ces grossesses antkrieures, 6 % des femmes avaient rep une dose, 8 % deux doses et plus de VAT et 86 % n’ont pas he vaccinees ou ignorent leur &at vaccinal (tab.4.12). &Ion le milieu de residence, 9 % des urbaines et 8 % des wales avaient rep deux doses de VAT. La proportion de femmes vaccinhs anttkieurement a la demihre grossesse &ait aussi basse dans les deux milieux. Ces proportions sont bgalement basses pour toutes les regions, puisqu’elle varie de 4 % pour la region de Constantine a 12 % pour celle du sud (tab.4.12). 71 “. Tab.4.11- Repartition des VAT par les femmes durant les grossesses prkedentes selon le milieu de residence, la region et le type d’habitat 28.9 Tab.4.12- Frequence des femmes qui ont recu une dose et plus de VAT durant les grossesses antkrieures selon le milieu, la region et le type d’habitat sg$&i;l;~l, 1,:: ., ~Tllotal, 1 dose’ .2 Cioses + ‘: Ne sait ,-‘- / >%. pas et non 4.1.2.2.6 Proportion de femmes qui ont recu au moins une VAl’ quelle que soit la grossesse Plus de trois femmes enqu$tees SW cinq (63 %) dkclarent avoir recu au moins une VAT, toutes grossesses confondues. Par rapport A la proportion d’enfants correctement vaccinks (52 O/0), 72 plusieurs femmes ne beneficient que d’une immunisation partielle qUi pOLUTd 6X.R rehC&? par une nouvelle injection de VAT. Les r&idantes des r6gions du sud presentent ies plus grandes frequences (75 %), suivies de celles d’Alger (67 o/o), de Constantine (63 %) et d’Oran (50 %, tab.4.13). Tab.4.13- FrCquence des femmes qui ont rkpondu avoir recu une VAT quelle que soit la grossesse % de femmes &i ont repondu avoir 4.2 CONSOMMATION DE SEL IODE 4.2.1 Introduction L’objectif principal est : - d’estimer la prevalence de la consommation du se1 iode, le nombre d’habitants qui consomment le se1 iode, L’objectif secondaire est : - de verifier la presence d’iode dans les differents types de se1 en Alg&ie selon le milieu, la region, - d’estimer le type de se1 utilise par les membres des menages algeriens selon le milieu de residence, les rkgions et le type d’habitat. 73 La pr&ence d’iode dans le se1 est recherchee par le kit de 1’Unicef qui teste l’iode sous forme d’iodate de potassium. L’analyse a pu etre realisee pour 996 % des 5157 m&ages enqu@tes sur du se1 qui a servi a cuisiner le repas de la veille ou du jour meme du passage des enqu&teurs. Le test n’a pas ete effect& dans 0,4 % (0,l % des m&rages ont refuse le test de ces examens pour des raison de superstition et dans 0,3 % des cas le se1 n’etait pas disponible au domicile. 4.2.2 Rhultats Le se1 iod6 est consommC par 92 % des habitants enquCt&. Cette consommation est plus elevee en zones urbaines (92,7 %) qu’en zones rurales (90,5 %, fig.10). Cette utilisation est moins frequente pour les habitants des regions du nord-est (84,8 %) et du sud (85,6 %) que pour ceux des regions du centre-nord (96,4 %) et du nord-ouest (96 %). Les habitants de logementsprecaires (baraques et gourbis) consomment moins @8,7%) de se1 iode que les occupants des autres logements. FigJO- Distribution de la coneommation du eel iod4 pu les individue eelon le milieu et la rhgion WDG Alghie 1995” b Urb Rur Conrrt. Alget Oran Sud AI$J&i8 FZZI Milieu R&ion m Ensemble L’etude documentaire n’a pas retrouvk en AlgQie de dorm&s antkieures sur la consommation de se1 iode. La consommation du se1 iode a atteint l’objectif des 90 % fix&s par l’OM!S. Quelques efforts resteraient a faire aupres des producteurs pour qu’ils ne mettent sur le marche que du se1 contenant effectivement de l’iode afin d’atteindre l’objectif final d’universalisation de la consommation de se1 iode. Le type de se1 le plus utilisk pour p&parer les repas est le “gros” se1 en sachet 535 % des m&ages, le se1 fin en sachet vient au deuxieme rang 45,5 % des m&ages et 1 % des mbnages enqu&& utilisent du se1 en morceaux (tab.4.14). Le se1 fin en sachet &it positif dans 96,3 % des cas, le gros se1 dans 89,8 % et le se1 en morceaux etait positif uniquement dans 23,5 % des cas (tab.4.14). Les efforts a fournir pour atteindre l’objectif d’universalisation doivent $tre deploy& afin que le type de se1 “gros” se1 en morceaux soit plus souvent iodC. Tab.4.14- Frequence du type de se1 utilis4 par les m&ages et prksence d’iode dans le se1 (96) ;&%n, ./ Ty& cje se1 .i-. _ ; Bfos. : t&d en sachet ‘%l?f in en sachet p,$idj_:: kg mbrceaux %ditred/ncm vu II n’existe aucune variation des taux de consommation selon le milieu de rksidence. Pour la consommation des deux types de sels les plus utili&s differe sensiblement selon les regions, 62 % des menages consomment du se1 fin et 37 % du gros se1 dans la region de Constantine, ces frequences sont respectivement de 43 % et 56 % pour Alger, 24 % et 75 % pour Oran et 50 % et 45% pour le sud. Le se1 en,morceau est plus frequemment consommb au sud (5 %) que dans les autres regions (0,5 %). Selon le type d’habitat, ce se1 fin est plus utilise par les occupants des maisons individuelles (53 %), que les occupants des appartements (42 %), les maisons traditionnelles (34 %) et les habitations precaires (46 %) 75 4.3 DIARRHEES AIGUiSS DE L’ENFANT 4.3.1 Introduction La population d’etude, constituee par tous les enfants de moins de 5 ans, de meres legitimes ou non, identifibs dans les menages enquWs, est de 4 263. La repartition par sexe est legerement en faveur du sexe masculin (51,4 % vs 48,6 %). 11 n’y a pas de difference significative par rapport a l’age (tab.4.15). Tab.4.1!5- Repartition par Ige et sexe des enfants enquCt& (%I Age (ansl Sexe Total 0 1 2 3 4 Fgminin 19 20 20 20 21 2192 I I Masculin 1 381 396 456 414 424 1 2071 Les meres et tutrices ont &e interrogees sur l’existence eventuelle dune diarrhee chez leurs enfants de moins de 5 ans durant les deux dernieres semaines qui ont precede le jour de l’enquete et la nature du traitement recu B cette occasion. La diarrhee aigue a ete definie par 3 selles liquides ou molles, sanguinolentes ou non, par 24 H. La thbrapeutique de rehydratation orale (TRO) a kte dGfinie de deux man&es : - selon la dGinition d’avant 1993, ce sont les cas de diarrhees qui ont rep des solutions de rehydratation orale (SRO) ou solution sucre se1 (SSS) et/au d’autres solutions domestiques recommandees; - selon la definition d’apres 1993, ce sont les cas de diarrhees qui ont recu plus de liquides (quel que soit ce liquide) et poursuivi I’alimentation. Dans la presentation des r&ultats nous avons regroup6 les regions de Bechar et de Ouargla en une seule region appelee sud- Les formules qui ont permis de calculer l’incidence annuelle sent en annexe 10. Darts les tableaux statistiques, les indetermines ont ete exclus des calculs. Dans tous les cas, la proportion des ind&ermin& n’a pais depassee 0,s % de l’effectif global. De meme dans l’ehde par rapport au type de logem-& la rubrique “autres” a ete exdue egalement de l’etude. Sa frequence n’a jamais &passe 3 % de l’eff ectif global. 4.3.2 Rdsultats 4.3.2.1 Frbquence des diarrhees aiguZs 4.3.2.1.1 Pre’valence des deux dernihes semaines et incidence annuelle La prevalence des deux dernieres semaines (P 14) est de 20,8 % et l’incidence annuelle de 2,5 episodes diarrheiques par enfant de moins de 5 ans et par an. Cette incidence annuelle reste elevee. 11 faut cependant preciser que ce chiffre est peut @tre legerement surestime dans la mesure oh l’enquete s’est deroulee en octobre 95, mois qui durant cette annee fut plus chaud et set que d’habitude, favorisant ainsi tres probablement l’apparition de plus de cas de diarrhkes que le nombre habituellement attendu pour la meme periode. Cette incidence etait de 2,l episodes diarrheiques par annbe et par enfant de moins de 5 ans en 1989 (Mh4189) et de 2,8 en 1992 (PAI’ CHILD). La P14 est de 22,l % pour le sexe masculin et 19,4 % pour le Sexe feminin. La difference est significative. Selon 1’8ge la difference est egalement significative. C’est chez les mains d’un an que no& avow enregistre la frequence la plus elevbe (33B %), suke des enfants Ages d’un an (32,2 %). Entre 2 et 4 ans, la P14 dimnrue nettement, elle est 19 % a 2 ans, 12 % a 3 ans et h peine 65 % a 4 ans. Ce sent les mains de deux ans qui constituent done la POpulation la plus exposee (fig.11). Ce rCsu.ltat confirme cetui des autres enquetes (MMI et PAP CHILD) et suggere au Programme de lutte contre la maladie diarrheique (LMD) de continuer a accorder la priorit& a cette tranche d’age. Pig.ll- Fdquence des diati6es don I’@ “MDG Alghie 1996 Y 36* 26 - 20 ” 16 - 10 - I)- 0, I I I I I I I t 3 g 15 21 27 33 39 45 51 57 - Age (mold L’Ctude en fonction du milieu revele une difference significative. Les diarrhees aigues sont plus frequentes en milieu rural qu’urbain (22,4 % vs l&7 %). La P14 est significativement differente selon les regions. La rkgion d’Oran presente la plus grande frequence (25,9%) suivie des regions de Constantine et d’Alger (19,3 % et 19,6 %) et du sud (17,9 %). Une etude plus detaillee de la frequence de la diarrhGe en fonction du milieu au sein de chaque region montre que le milieu rural presente d’une faGon reguliere une P14 plus elevee. La region d’Oran presente la I?14 les plus elevee aussi bien en milieu urbain (23,9 %) que rural W,7 %). Cette region merite une attention partidihre (f&.12). Fig.lP- Fr6quence des diarh6es par milieu et rbgion “MDG Alghie 1995” 20 15 : i 10 5 0 Conat Alger Oran 8ud 0 Urbain m Rural Won le type d’habitat les baraques et assimiles et les maisons collectives presentent les P14 les plus elevees (respectivement 24,l % et 22,3 %). Elles sont &vies par les maisons individuelles (20,4 %) et les appartements (17,2 %) oh 1’011 note la P14 la plus basse (tab.4.16). Cette etude confinne que ce sont les enfants qu.i vivent dans les habitations precaires qui presentent la prevalence de la diarrhee la plus Clevee. Les mauvaises conditions d’hygiene en particulier, habituellement rencontrees dans l’environnement de ces habitations, de meme que la malnutrition, sont tres probablement les principales raisons qui expliquent ce resultat. 79 Tab.4.5 Frequence de la diarrhee selon le type d’habitat (b/o) 4.3.2.2 Traitement des diarrhkes aiguk 4.3.2.2.1 TRO selon la d6finition ante’rieure h 2993 Ondicateur 7.1) La proportion d’enfants de moins de 5 ans recevant de la TRO au cows de leur diarrhee, selon l’ancienne definition est tres Be&e (97 %). Elle n’est significativement differente ni selon le sexe 98 % pour les garcons et 96 % pour les filles, ni entre le milieu urbain (98 %) et rural (97 %). L’habitat n’affecte pas non plus cette proportion qui varie quel que soit le type de logement entre 95 % et 98 %. Par contre, elle est significativement differente selon les regions : la region d’Oran presente le taux le plus faible (95 o/o), tan& qu’Alger presente le taux le plus eleve (100 %, tab.4.17). Tab.4.17- Fr6quence d’utilisation de la TRO au tours d’une diarrhbe chez les moins de 5 ans (%) Rgsidence RBgion Habitat Maison Individuelle, Villa 98 40 383 Appartement Maison collective traditionnelle, Haouch 97 30 116 95 34 255 Baraque,gourbi 98 41 93 4.3.2.2.2 TRO selon la dtfinition postirieure ci 1993 (Indicateur 7.2) Selon la definition postkrieure A 1993, qui constitue la r6ference actuelle, le taux d’utilisation de la TRO chute B 37%. De la mGme facon que pour l’#tude selon l’ancienne dbfinition, ce taux n’est pas significativement diffkrent suivant le sexe (39 % chez les garcons et 34 % chez les filles) ni suivant le milieu (37 % dans les deux milieux) mais diff&re selon la region (tab.4.17). Vest Alger qui prksente le taux le plus bas (30 %I suivie d’Oran (35 %), de Constantine et du sud (respectivement 43 % et 46 %). Quand on fixe le milieu et que l’on ktudie la frbquence d’utilisation de la TRO en fonction des rkgions, la diff&ence est significative aussi bien en milieu urbain que rural mais si A Constantine et Alger la TRO est plus utilisee en x-dku rural, B Oran et dans le sud, elle est plus souvent utilisbe, au contraire, dans les villes (fig.13). 81 Eig.ld- Frkquence d’utilisatio~ de la TRO selon le milieu et la r&ion “MDG Alghie 1995” 60 38,2 m33,3 Con8t Alger Oran 37,8 37 37 0 Urbain m Rural Sud Algbrie Il n’y a pas de diffbrence selon le type d’habitat. Quel que soit ce dernier, le taux varie entre 30 % (baraques et gourbis) a 41 % (appartements). 4.3.2.23 Zltilisation des SRO Le taux global d’utilisation des SRO devant une diarrhee chez les moins de 5 ans est de 26,l % (tab.4.18). Ce taux n’est significatif ni en fonction du sexe (28,3 % chez les garcons et 23,4% chez les filles), ni selon le milieu (28,2 % en milieu urbain et 24,3 % en milieu rural). Mais il est different selon les regions et cette difference est surtout introduite par le sud du pays qui presente un taux t&s faible (l4,9 o/o). Les autres regions ont des taux peu differents qui varient de 25,4 % A Oran B 28,9 % a A@r. Notons que, encore une fois, la region d’Oran presente des taw relativement faibles. 82 L’objectif fix6 par le programme national de lutte contre les maladies diarrhkiques de 1990 Gtait d’atteindre une couvertwe en sR0 de 42 % en 1993. Tab.4.18- Frkquence d’utilisation de8 SRO au c0ux-s d’une diarrh(e &ez Its moinsde5ans Maison collective traditionnelle, 4.3.2.2.4 Connaissances, attitudes et pratiques des m&s V~S h V~S de leur enfant diarrhkpe Plus d’une mere sur deux (51,9 %) augmente la quantit4 des liquides durant la diarrhke de leur enfant et plus du tiers M,2 % donnent les m&nes quantites qu’auparavant. Seules 13,9 % des m&es suppriment ou diminuent nettement ces quantitks de liquides. J_,a diffkence n’est significative ni selon le sexe, ni .~10n le milieu, ni selon le type d’habitation (tab.4.19). Elle est cependant significative selon les r&ions. Ce sont Ies meres de la rCgion d’Alger qui suppriment ou diminuent d’une faGon la Plus importante les liquida i$ leur enfant diarrhbique (19,8 %) Suivies par Oran ( 147 % ), le sud ( 12,0 % et Constantine ( 72 % 1. 83 C’est egalement a Alger oti l’on augmente le moins souvent la ration de liquide aux enfants diarrheiques (43,89 W) suivie d’Oran (51 %), du sud (61 %) et de Constantine (58,2 %). La comparaison de ces resultats avec ceux de 1989 revelent une amelioration importante des attitudes des meres vis-a-vis des liquides devant leur enfant diarrheique. Si la proportion des meres qui suppriment ou diminuent nettement les liquides restent inchangee par rapport a 1989 (13,9 % vs 11,3 o/o), le pourcentage des meres qui augrnentent ces rations a nettement augment& passant de 29,8 % en 1989 A 51,9 % en 1995, Ce resultat deja retrouve par l’enqu&e PAP CHILD de 1992 se confirme en 1995. Tab.4.19- Attitude des m&es par rapport aux liquides au cows de la diarrht!e de leur enfant (Q/o) Autant de Les meres ont plus tendance a garder la meme ou sensiblement la m@me ration d’aliment a leur enfant diarrheique (62,5 %). 10,7 % suppriment toute alimentation a leur enfant durant la diarrhee et 235 % diminuent nettement cette ration 84 Seules 3,l % des m&-es ont tendance A augmenter lee quantitbs d’aliments durant l’episode diarrheique. Ces attitudes ne sent pas significativement diffkrentes scion le milieu ou ie type d’habitat (tab.4.20). Par contre, elles sont differentes selon le sexe, h fille bbneficie moins frequemment 59,6 % d’une ration alimentaire identique ou presque iwhangbe que le garwn (64,s %), elle voit Cgalement sa ration plus souvent fortement r6duite voire supprimee par rapport au garcon (37,8 % vs 31,~ %). Ce phenomene discriminatoire vis-a-vis de la fille merite une grande attention. 11 est a rapprocher des resultats sur la malnutrition tant il est vrai que les diarrhees et notamment celles qui ne b&Gficient pas d’une attitude alimentaire adbquate sont une des principales causes de malnutrition de l’enfant. Tab.4.2& Attitude des m&es par rapport aux aliments au tours de la diarrhee de leer enfant 85 Ces attitudes sont egalement differentes selon les regions et c’est a Alger que I’alimentation est le plus souvent supprimee durant la diarrhee de l’enfant (14,4 %), suivie du sud U1,9 %) et plus faiblement de Constantine (8,9 %> et d’Oran @,l %I. La pour-suite de la mgme ration alimentaire ou son augmentation est plus frequemment rencontree a Constantine (respectivement 38,1% et 5,l X), les autres regions presentent des taux plus faibles variant de 25,9 % a Alger a 21,8 % dans le sud pour la pour-suite de la meme ration alimentaire et de 3,7 % a Alger a 1 % dans le sud pour l’augmentation de cette ration. I1 faut egalement noter ici une certaine amelioration par rapport aux attitudes des meres relevees en 1989. Si durant cette derniere annee, 32,6 % des meres avaient tendance ZI supprimer l’alimentation chez l’enfant diarrheique (MM1 891, en 1995 seules 105 % d’entre elles ont garde cette attitude inadequate. 4.4.1 Introduction La population d’ktude et represent&e par tous les enfants de moins de 5 ans enquetes pour lesquels le poids et/au la taille ont ete mesurQ et dont le nombre s’eleve a 3 825. Celui-ci represente 89,7 % de la population cible. Il y a plus de garcons (54 %) que de filles (46 %). La repartition par age est la suivante : 19,2 % de moins dun an, 19,9 % ages d’un an et 60,9 % entre 2 et 4 ans. Nous avons obtenu au moins la mesure du poids ou de la taille dans 89,7 % des cas (en plus de K&e) et des deux A la fois dans 76,7 % des cas. L’objectif de I’enquGte a ete de mesurer le poids et la stature des enfants de mob de 5 ans pour apprkier les retards de poids pour l’8ge (WAZ), dans leurs formes mode&es (lndicateur 11.1) et s&&-es (indicateur 11.21, les retards de stature pour l’%ge (HAZ) dans leurs formes mod&es tindicateur 11.3) et sever-es (indicateur 11.4) et les retards de poids par rapport & la stature (WHZ), dan s 1 eurs formes moderees tindicateur 11.5) et sever-es (indicateur 11.6). Sont consider& comme forme moderee, les resultats se situant en dessous de deux &arts-types (22) par rapport aux normes NCHS/OMS et comme forme s&&e, les resultats se situant en dessous de trois &arts-types (32) par rapport aux m6mes normes. Les statistiques sont presentees en faisant la distinction entre ces deux derniers resultats : les cas qui sont consider& comme &ant situ& en dessous de deux &arts-types ne comprennent pas ceux qui sont consid#res comme &ant situ& en dessous de trois ikarts-types. 4.4.2 Rksultats 4.4.2.1 Retard pond&al mod&k par rapport 1 l’@e indicateur 11.1) Un enfant sur dix presente un retard pond&al mod&C par rapport a son age. En 1992, ils &Gent moins nombreux (7,7 %). I1 n’existe pas de difference significative de frequence entre le garcon (10 %) et la fille (8 %) ni entre le milieu urbain (10 %) et rural (8 %). Cependant la difference est plus tranch6e entre les regions puisque cette prevalence passe de 7 % dans la region d’Oran a 9 % dans celle d’Alger, 10 % a Constantine et 15 % au sud (fig.14). La plus forte p&valence de la malnutrition prot&no-&u.+#tique dans le sud a et6 retrouvee par toutes les etudes depuis des decennies. 87 Fig.lC P&valence des retards du poids par appolt b Page (WAZ) selon le sexe, le milieu et Is rkgion “MDG Alghie 1995” 16 14 12 10 8 6 4 2 0 10 - 1 8 1 6 R 1 Mas F&m Utt i 1 7 Jk Rur Const. Alger Oran sue _ _ I. IZZi forme revere L.-l forme moderae 1 Alghie 4.4.2.2 Retard pond&al sCv&re par rapport A 1’Sge (indicateur 11.2) Parmi les enfants de moins de 5 ans, 3 % presentent un retard pond&al severe par rapport B leurs ages. En 1992, ils Gtaient moins nombreux (1,5 %), 11 n’existe pas de difference de frequence significative entre le garcon (3 %) et la fille (4 o/o), ni entre le milieu urbain (4 %) et rural (3 %). Selon les regions, les differences demeurent importantes, puisque lespnkalences passent de 1 % pour la region de Constantine a 4 % pour celles d’Alger et Oran et 5 % pour le sud. Les formes s&&-es sont egalement plus frkquentes chez les enfants du sud du pays (fig.14). Cependant cet indicateur du poids par rapport a Mge, dans sa forme mod&&e aussi bien que severe, n’a pas la possibilite de distinguer les deux formes de malnutrition aigug et chronique, 88 limitant ainsi son utilitk au plan kpidkmiologique. Les deux indicateurs qui suivent, la taille par rapport a i’bge et le poids par rapport % la taille pallient correctement cette insuffisance. 4.4.2.3 P&valence des retards de poids mod6rCs et s&&es par rapport b l’tge (WAZ) selon l’bge Les retards ponderaux par rapport a l’ige sont plus frequents entre 6 et 11 mois (tab.4.21). Tab.491 - P&valence des retards de poids mod&& et s&&es par rapport a Mge selon l’fge (%) Age en mois <6 6-11 12-23 24-35 36-47 48-59 Retard mod&-b 10 19 11 14 12 11. Retard s&v&e 1 7 4 3 2 3 4.4.2.4 Retard statural mod&b par rapport P 1’Pge Gndicateur 11.3) Les retards staturaux mod&-es par rapport a l’%ge, signant une malnutrition chronique, atteignent une prevalence de 11 %, frequence legerement plus faible qu’en 1992 (13 %). La plus grande frequence des retards staturaux par rapport aux retards de poids est comprehensible et retrouvee par toutes les etudes nutritionnelles. Les retards staturaux mod&es ne different pas significativement selon le sexe ou selon le milieu (fig.15). La prevalence de la malnutrition chronique est plus basse dans les regions d’Alger (9 %) et de Constantine (10 %) que dans celles d’Oran (13 %) et du sud (15 %). 4.4.2.5 Retard statural s&&e par rapport A1’8ge (indicateur 11.4) Les retards staturaux severes par rapport a l’bge ont une prevalence de 7 %, contre 5 % en 1992. La prevalence ne differe significativement ni selon le sexe, ni selon le milieu de residence. Cependant, elle differ-e selon les r&ions, passant de 4 % a Alger, a 5 % B Constantine, 9 % a Oran et 10 % au sud (fig.15). 89 Fig.lS- PrPvalence des retards de hilIe par rapport A Page (HA%) selon le sexe, le milieu et h r$ion “MDG Alghie 19~ 96 16 I Ib------- Ma8 Fbm Urb Rllr 9 B Const. Alger Otan Sud Algble m Retard 8&v&e 0 Retard mod&b 4.4.2.6 Prhalence des retards de la taille par rapport b l’ige selon Kige Les retards de la taille par rapport A 1’Age sont plus frequents entre 6 et 23 mois (tab.4.22). Tab.422 - P&valence des retards de la taille par rapport 1 Y&e selon Y&e (96) 90 4.4.2.7 Retard de poids par rapport a la taille Les retards de poids par rapport a la taille, formes moderees (Indicateur 11.5) et s&&es (Indicateut 11.6) confondues, temoignent de sous-nutritions a@&; ils se voient chez 9 % des enfants de moins de 5 ans (fig.16). En 1992, on retrouvait respectivement 4 %. Ces resultats corroborent l’hypothese de la deterioration recente et rapide du statutnutritionnel de l’enfant. 11 n’existe pas de difference entre les sexes. 11s sont plus frequents en milieu urbain (10 %) que rural (8 %). Selon les region, la prevalence est de 14 % dans le sud du pays, de 10 % dans celle d’Alger et de 7 % dans celles de Constantine et d’Oran (fig.16). Fig.& P&valence des retards de poids par rapport 1 la structure (WHZ) selon le sexe, le milieu et la @on “MDG Algh-ie 1995” % 10 9 1 8 8 Ma8 FBm Urb Rur Const. Alger Oran Sud Alghie m Retard s&&e 0 Retard mod&r6 4.4.28 PrCvalence des retards de poids par rapport A la stature selon l’bge (%o) Les retards du poids par rapport & la taille sont plus frequents entre 6 et 23 mois (tab.4.23). 91 Tab.423 - Prkvalence des retards de poids par rapport a la stature selon I’Sge (C) Age en mois <6 6-11 12-23 24-35 36-47 48-59 Retard mod&r& 12 22 10 9 7 6 Retard sb+re 6 4 3 2 2 2 4.4.2.9 IGpartition conjointe de la taille selon l’sge et du poids selon la taille !&Ion la classification de Waterlow qui distingue quatre statuts nutritionnels differ-ems, 73,4 % des enfants de moins de 5 ans ont un statut nutritionnel normal, 17,7 % presentent un deficit au niveau de la taille seulement, 8,3 % sont chetifs seulement (emaciation) et 0,6 % sont a la fois chetifs et petits. L’enquete de 1992 (Papchild) trouve pour ces qua&e categories 76,9 %, 17,6 %, 4,9 % et 0,6 % respectivement. La comparaison des resultats de ces deux enquetes montre que c’est surtout la malnutrition aiguG qui presente une tendance B l’augmentation (accroissement de presque 50 % en 3 ans). Ceci confirme les r&ultats rapport&s plus haut et semble bien en adequation avec l’histoire recente de l’Alg&ie, marquee depuis quelques an&es par une constante deterioration des conditions socio-economiques de la population. 4.5 EDUCATION 4.5.1 Introduction L’enseignement algerien est organise en un enseignement fondamental et un enseignement secondaire de trois annees. L’enseignement fondamental est organise en 3 paliers de trois annees, les deux premiers correspondent a l’kcole primaire, le dernier au college. L’age reglementaire de scolarisation est de 6 ans. En raison ces particularites, les resultats concernant les proportions d’enfants scolarises et en age de l’etre sont presentks pour les effectifs de l’ecole primaire et pour ceux de l’ecole fondamentale, 92 Les indicateum qui permettent d’apprecier les objectifs cites sont, dans le meme ordre que ces derniers : - la proportion des enfants entrant en premiere an&e de l’ecole primaire et qui atteignent la cinquieme annee (indicateur 12.0, - la proportion des enfants Ages de 6 a 11 ans revolus et frequentant l’ecole primaire (indicateur 12.2), - la proportion des enfants Ages de 6 A 14 ans revolus et frequentant l’ecole fondamentale (adaptation de l’indicateur 12.2), - la proportion d’enfants scolarises P 6 ans revolus (indicateur 12.3), - la proportion des enfants scolarises par rapport aux effectifs d’enfants de 6 A 14 ans revolus (indicateur 12.4). La population d’etude est representee par tous les enfants Iges de 6 a 14 ans. 4.5.2 Rhdtats L’enquete retrouve 8 311 enfants ages de 6 a 14 ans, dont 51,6 % de sexe masculin et 48,4 de sexe feminin. Parmi ces enfants 89,4 % etaient dans les differents paliers de l’enseignement fondamental ou secondaire. 4.5.2.1 Probabilitk d’atteindre la cinquieme annee pour les enfants entrant en premiere annCe scolaire (indicateur 12.1) Parmi Les enfants entrant en premiere an&e scolaire, 94 % atteindront la cinquieme annee (fig.17). Ce taux est pratiquement identique entre les sexes (94 % chez les garcons et 95 % chez les filles). 11 est cependant plus eleve en milieu urbain (97 %) qu’en milieu rural (91 %). Les chances d’atteindre la cinquieme annee scolaire sont plus faibles A Oran (89 o/o), avec une probabihte plus faible pour les filles (87 %) que pour les garcons (91 %); les taux des autres &gions varient entre 95 % et 97 % (fig.17). 93 L’&ude selon le type d’habitat r&+le que ce sont qui vivent dans les maisons collectives qui prksentent le moins de chance &atteindre la cinquieme annbe scolaire (91 %‘o>. Les enfants issus des autres types d’habitats presentent des taux similaires, 95 % pour ceux qui logent dans des appartements et gourbis et 96 % dans les maisons individuelles (96 %I. Fig.l7- Pourcentage d’enfante entrant en l&e annhe sohire qui atteindront la time annbe par sexe, milieu et r&ion ‘MDC Alghie 1995” % 120 - 100 ’ 80 60 40 20 0 Ma8 F6m Urb Rur Con&. Alger Oran Sud Alg&ie 0 Sew fz2 Milieu RBgion m Alghle L’objectif fix4 par le Sommet Mondial de I’enfance pour l’an 2 000, qui a p&vu un taux de rbtention scolaire minimum de 80% est ainsi deja dkpassk dans toutes les regions d’AlgQie. Mais la vigilance doit Ztre renforcee pour que les difficult& politiques, sociales et konomiques actuelles ne viennent pas annihiler les efforts consid&ables consentis, si l’on tient compte de la situation hkitee dans ce domaine au lendemain de l’independance. 4.5.2.2 Taux de scolarisation des tranches d’sge concern&s (indicateur 12.2) Le taux de scolarisation a l’ecole primaire (TSP) pour les enfants ages de 6 a 11 ans est de 94 % (fig.18). Ce taux temoigne dune progression certaine de la scolarisation des enfants. I1 est plus eleve pour les garcons (95 %) que pour les filles (90%). Malgre le niveau &eve pour les deux sexes et le progres enregistre dans la scolarisation de cette tranche d’2ge, il demeure le fait que les filles sont moins scolaris#es que les garcons. La difference est encore plus nette entre le TSP en milieu urbain (97 %) et rural (88 %). Les efforts devraient etre orient& vers les zones w-ales et notamment en direction des filles oh le taux de scolarisation des 6-11 ans nest que de 84 %, (fig.19). La region d’Oran prksente le TSP le plus faible (87 %) par rapport aux autres regions dans lesquels il varie entre 94 % et 96 % . Pour toutes les regions, le taux de scolarisation des filles est inferieur a celui des garcons (fig.19), mais si l’ecart est faible pour les regions de Constantine (2 %), d’Alger (2 %) et du sud (3 %), il est plus important pour Oran (10 %). Fig.lS- Proportion d’enfants en 8ge d’aller A I’ble pdnuire qui frhquentent Wale primaire par aexe, milieu et region “MDG Al&k 199!5” % 120 100 80 60 40 20 0 Mas F6m Urb Rur Con&. Alger Oran Sud Alg4rie I Sexe llZ3 Milieu ROglon m AlgMe i i Les enfants de 6-11 ans qui habitent les baraques et gourbis ont un taux de scolarisation plus faible (86 %) que ceux qui habitent d’autres types de logements oti ce taux varie entre 89%et96%. F&.19- Proportion d’enfants qui frbquentent Ncole fondamentale par Sge, sexe et milieu “MDG Alghie 1~~5” 100 90 80 78 6cI 60 I- I- l- Ut bain Masculin Fhminin Rural I I I I I 1 1 I I I 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 Bien que des etudes anterieures analogues ne soient pas disponibles pour nous permettre de mesurer l’evolution dans le temps, les resultats de cette &ude nous permettent de dire neanmoins que le recrutement actuel pour les dew; sexes est tres satisfaisant. Cependant des efforts restent encore a faire dans le but d’une part de preserver ce resultat et d’autre part de reduire l’kart qui existe entre les sexes et les milieu de residence. Une attention particuliere devrait etre egalement accord4 a la region d’Oran 96 Le taux de SCOlariSatiOn h l'kcole fondamentale (TSF), qui concerne leS enfants agks de 6 a 14 ans (indicateur 12.2) est de 89 % (tab.4.24). Le TSF est de 92 % pour les garcons et de 86 % pour les filles. Malgre l’blargissement de la limite superieure passant de 11 a 14 ans, ce taux demeure eleve pour les deux sexes, mais avec un &art plus important entre les sexes. La diffQence observke entre les milieux croit avec l’ige des enfants; le TSF est de 96 % en milieu urbain et 83 % en milieu rural. Dans ce demier, l’kart se creuse entre les filles (76 %) et les garcons (89 %). La rbgion d’Oran prbsente le TSF le plus bas (81 %) et les filles de cette r&ion presentent letaux le plus bas (75 %); pour les autres regions, les TSF fluctuent entre 91 % et 93 % (tab.4.24). Le TSF est identique pour les enfants qui habitent les baraques ou les gourbis et ceux qui habitent les maisons traditionnelles ou les haouchs (83 %) et il est plus klevk pour ceux d’autres types de logements (maison individuelle: 92 %, appartements : 95 %). Tab.4.24- Proportion d’enfants en Ige d’aller a I’hole fondamentale qui frkquentent Ncole fondamentale alson co 97 La frequentation de l’kole fondamentale diminue sensiblement avec l’age. Elle passe de 86 % a 6 ans puis croit ensuite progressivement pour atteindre un maximum (96 Q/o) a 9 ans (fig.191, age de la premiere annee du second palier de l’ecole fondamentale, avant de d&ro^itre regulierement chaque annee d’%ge et atteindre 75 % a 14 ans. Si a 6 ans, les taux .sont identiques pour les deux sexes, une differentiation s’opere par la suite : les taux deviennent plus bas pour la fille et R&art en leur defaveur s’accroit au fur et B mesure que l’age avance. Le taux de retention chez les garcons est plus eleve que chez les filles. L’etude des taux de scolarisation par annee d’age montre des frequences beaucoup plus stables chez les enfants scolarises en milieu urbain qu’en milieu rural (fig.19). Identique A l’%ge dent&e (86 o/o), le taux de scolarisation passe, B l’age de 14 ans, A 63 % en milieu rural contre 89 % en milieu urbain. De plus, le debut de cette d&perdition scolaire est plus precoce en milieu rural (10 ans) qu’en milieu urbain (12 ans). 4.5.2.3 La proportion d’enfants scolarisks B 6 ans (indicateur 12.3) Le taux d’enfants scolarises a 6 ans (TS6), Age reglementaire d’entree a l’ecole, est de 86 % . I1 est analogue pour les deux sexes (86 %) et pour le milieu urbain (86 %) et rural (85%). Le TS6 est le plus faible pour la region d’Alger oh il est de 79 % ; il varie entre 89 % et 95 % pour les autres regions. La proportion des enfants scolari&s a 6 ans est plus faible chez les enfants qui habitent les baraques et gourbis (72 %>; chez les autres, elle varie entre 80 % et 90 % (tab.4.25). Effectif % Sexe Masculin 388 86 Feminin 359 86 Residence Urbain 376 86 Rural 371 85 Region Constantine 210 89 Alger 257 79 Oran 178 89 Sud 102 95 Habitat Maison 385 90 Individuelle, Villa Appartement 124 80 Maison collective, 182 86 Haouch Baraque,gourbi 54 72 744 86 Ce taux de scolarisation a 6 ans plus bas que celui retrouve au niveau des tranches d’age scolaire s’expliquerait surtout par les retards des inscriptions scolaires, probablement en raison de contraintesbureaucratiques. 4.5.2.4 La proportion d’enfants SgCs de plus de 6 ans incorpores 3 I’Ccole primaire (Taux brut de scolarisation indicateur 12.4) Le taux brut de scolarisation a l’ecole primaire (TBS) est de 99 % ttab.4.26). Il est de 102 % pour les garcons et 95 % pour les filles, plus eleve en milieu urbain (102 %) qu’en milieu rural (96 %). Selon les regions, Oran presente le TBS le plus bas (91 %). Le TBS est plus bas pour les enfants qui habitent les baraques et gourbis (91 %) et ceux qui habitent les maisons traditionnelles et haouchs (97 %) que pour ceux qui occupent les deux autres types de logements (102 % et 98 %). Tab.4.26- Proportion d’enfants Sgt5s de plus de 6 ans incorporA a Ncole primaire par rapport aux enfants Agt!s de 6 2 11 ans alson co 4.6.1 Eau 4.6.1.1 Introduction Une source d’eau contr614e est d6finie par l’une au moins des sources suivantes : le rheau d’alimentation en eau, les fontaines publiques, l’alimentation par citerne et le vendeur d’eau. L’accessibiliM gbographique correcte est definie par une distance infkieure a 100 mhres entre le menage et la source d’eau. L’accessibilitt? A une eau contrUe (indicateur 13.1) est alors dhfinie par l’existence d’une des sources d’eau sus-dbfinies, 4loignee au plus de 100 m&es du menage ou bien exigeant, au plus, 15 minutes de temps pour la rejoindre, y puiser l’eau et revenir jusqu’au foyer. 100 4.6.1.2 Resultats 78 % des habitants beneficient d’une eau contrblee. 11 existe une grande inegalite d’acces entre les populations residant dans les zones rurales (64 %) et celles des zones urbaines (91 %, fig 20). r Fig.ZO- Pourcentage d’habitanta ayant accbs a une eau contr&Se % s&n Ic milieu et la r+,ion “MDC AlgCrie 199~’ 120 T 100 80 60 40 20 0 91 82 84 - 100 1 Urb RW Const. Alger Oran Sud Alg&rie tZ2 Milieu RBglon m Alghrie Ce desequilibre important entre les deux zones de residence avait ete retouves par l’enquete de 1992 (63 % pour les zones rurales et 97 % pour les zones urbaines). L’acces a une eau contrMe est moins frequent pour les populations du nord-ouest (54 %) et le plus frequent pour celles du sud (100 %). Alger et Constantine presentent des taux similaires (respectivement 84 % et 82 % (fig.20). En 1992, l’acds a une eau contr61Be etait de 79 % PAP CHILD, il s’est produit une legere regression. Le taux d’acces adequat a l’eau potable est plus eleve en milieu urbain (92 %) qu’en milieu rural (71 o/o). 11 existe une grande inegalite d’acces a une eau contr6lee entre les populations residant dans les zones rurales et celles residant en zones urbaines (tab.4.27). 101 Tab.497- R&xutition des m&ages selon la source d’eau et le milieu Source d'eau Urbain Rural Total % % n Reseau d'alimentation Fontaine publique Puits sondage Source protegee Source non protegee Rividre,cours d'eau 46,9 3449 17,6 578 8,7 216 14,4 545 4,5 109 1.7 41 Tracteur,vendeur d'eau I i;0 I 6;2 1 202 L’acces a une eau potable contrblee est de 100 % dans les rbgions du sud, 86 % dans la region d’Alger, 85 % dans la region de Constantine et de 65 % dans la region dOran (tab.4.28). La source d’approvisionnement en eau potable est sit&e dans 30 % des cas en dehors de la maison et cette source est sit&e B moins de 500 m&es pour 71 % des menages qui ne disposent pas de l’eau courante. Selon les regions, cette source est situee B l’exterieur de la maison dans 28 % des cas pour la region de Constantine, 27 % pour la region d’Alger, 57 % pour la rbgion d’Oran et dans 5 % pour les regions du sud (tab.4.28). Tab.4.28- Repartition des m&ages en fonction de la source d’approvisionnement en eau, la distance oh est situde cette source et les regions RBseau alimentation Fontaine publique Puits sondage Source protCgde Source non protBg&e Rivi&re,cours d'eau Tracteur,vendeur a l'interieur Inf a loom loom - 5OOm 500m - 1 Km Sup ?i 1 Km Constytine ! Alcy 70,2 12,2 6.6 612 I,9 0,6 2,3 '72,2 9,3 11,s 4,4 71,0 13,9 x 0:7 O,O J-,2 72,6 13,5 - ; - Oran % 44,8 9,7 I,9 24,5 5,6 2,7 10,a 42,8 15,9 16,9 7,6 16,8 - SUd % 95,5 Or8 or0 2:: 0:o 387 94,9 4,3 0,6 0,2 o,o 102 Selon le type d’habitat, l’acces B l’eau potable concerne 91 % des individus qui habitent dans des appartements, 84 % qui habitent des maisons individuelles, 77 % qui habitent dans des logements precaires et 74 % qui habitent dans des maisons traditionnelles ou haouchs (tab.4.29). Tab.42!3- RCpartition des proportions des menages selon Ie type d’habitat et la source d’eau (%I Villa Appartement % & II R&eau alimentation Fontaine publique Wits sondage Source protegee Source non protegh Rivihre,cours d'eau Tracteur.vendeur La duree globale pour s’approvisionner en eau potable caller et retour) varie entre 2 minutes et 6 heures, la durke moyenne est de 37 minutes. Won les regions, cette dunk varie 8: - Constantine entre 2 minutes et 3 heures avec une duree moyenne de 51 minutes, - Alger entre 2 minutes et 3 h 30 mn avec une duree moyenne de 35 minutes, - Oran en&e 2 minutes 93 minutes, - le sud entre 5 et 50 8 minutes. et 6 heures avec une dube moyenne de minutes avec une duree moyenne de Selon la source d’approvisionnement moyenne est de : d’eau, cette duree - 52 minutes pour la fontaine publique, - 72 minutes pour le puits de sondage, - 74 minutes pour le puits ou la source proteges - 121 minutes pour le puits ou source non proteges - 26 minutes pour la rivibre ou le tours d’eau - 104 minutes pour le vendeur d’eau. 103 4.62 Assainissement 4.6.2.1 Introduction Une evacuation hygienique des eaux u&es findicateur 13.2) est d&inie par la presence soit du systeme du tout-a-l’egout soit d’une fosse septique. Les taux sont calcules par rapport au nombre d’habitants. 4.6.2.2 R&rltats Plus de neuf habitants sur dix (91 %> beneficient de Evacuation des eaux u&es domestiques par les &outs ou dans une fosse septique, on note une nette amelioration par rapport a la situation en 1992 oh le taux d’acces a un assainissement correct etait de 77 %. 11 existe une grande inegalite dans le taux d’acces a un assainissement correcte entre les populations r&idant dans les zones urbaines (98 %> et celles residant en zones rurales (62 %, fig.21). Cette difkence avait ete retrouvee par l’enquete de 1992 (93 % pour les zones urbaines et 61 % pour les zones rurales), l’amelioration est plus importante en milieu urbain qu’en milieu rural pour ces dernieres an&es (fig.21). 104 1 Fig.21- Pourcentage d’habitants bkneficiant d’une Cvacuation correcte des eaux u&es selon le milieu et la rCgion “MDC Alg&ie 1995” 80 80 Urb FW Const. Alger Oran Sud Alghie 89 tZ3 Milieu Mglon m Alghrie Won les r&ions, le taux d’assainissement correct et adequat est de 89 % pour la rkgion Alger, 80 % pour la region Constantine, 79 % pour la region du sud et de 71 % pour la r6gion d’Oran. Les sanitaires se trouvent en dehors de la maison dans 10 % des mbnages dans la r6gion de Constantine, dans 8 % des m&ages dans la r&ion d’Alger, 4 % dans la r&ion d’Oran et 0,4 % dans les rkgion du sud (tab.4.30). Tab.4.30- Rdpartition du syst&me d’bacuation des eaux usdes selon le type et les rigions Cuvettes liees aux egouts Cuvettes LiCes a me fosse Cuvettes liees a des latrines Latrines couvertes Latrines non couvertes Autres Aucune installation Constantine Alger Oran Sud I I I I 69,9 66,8 64,O 45,8 9,6 22,6 6,4 33,4 O,6 O,6 O,5 O,3 3,4 2.3 2,O ~ 11.8 5.5 0.9 0,Y 7,? 1.1 1 O,8 I,1 0,4 9,Y 6,0 I25,l 1 0,6 105 Selon le type d’habitat, le taux d’acces a un assainissement correct est de 100 % pour ceux qui habitent des appartements, 86 % pour ceux qui habitent des maisons individuelles ou villas, 70 % pour ceux qui occupent des habitations precaires et de 48 % pour ceux qui occupent des baraques ou gourbis. On note que les occupants de maisons individuelles ou d’appartements bkkficient d’un assainissement correct A des taux plus eleve par rapport a ceux qui occupent des habitations prkcaires. Le systeme d’evacuation est situ6 a l’interieur du logement pour 83 % des individus, a moins de 50 m pour 6 % d’entre eux (fig.22). Les habitants du sud disposent le plus’ frequemment de toilettes a domicile (99 %) suivis de ceux d’Alger (87 %), de Constantine (81 %) et d’Oran (72 %). Fig.P- Rbpartition du systhme d’hwuation des eaux us&a en fonction de la distance et dee rkgions “MDG Alghie 1995” 0.1 I Const. Sld III lnt6rieur EEB < SOm ) SOm m Ne sait pas 106 4.7 ALLAITEMENT MATERNEL 4.7.1 Introduction La population d’etude est constituee de 1631 enfants %ges de moins de 2 arts. 52,2 % sont de sexe masculin et 47,8 % de sexe feminin. 11 y a presqu’autant d’enfants agk de moins de 12 mois (49,4 %) que d’enfants Ages d’un an (50,6 %). Les moins de 3 mois representent 16,4 % (tab.4.31). Tab.4.31- Rhpartition par Bge de la population d’&ude Age <3 3-5 6-8 9-11 12-14 15-19 20-23 Total (mois) % 16.4 6.7 12.6 13.6 12.6 21,6 16.4 100 Les meres ont 6t6 interroghes sur I’alimentation recue par ces enfants dans le but d’bvaluer : - le taux d’allaitement exclusif chez les moins de 4 mois. Ce taux comporte au numkrateur tous les nourrissons de mains de 4 mois nourris exclusivement au sein et au denominateur tous les nourrissons enquiZ& de cet age, - le taux d’allaitement maternel avec une alimentation solide ou semi-solide complementaire chez les nourrissons Ages de 6 a 9 mois, Ce taux comporte au num&ateur le nombre d’enfants de 6 a 9 mois nourris actuellement au sein et ayant recu une alimentation solide ou semi-solide complementaire lors des dernieres 24 heures et au denominateur le nombre total d’enfants de 6 A 9 mois enquetes, - Le taux d’allaitement au sein a 1 an et 2 ans avec ou sans complement alimentaire. Ces taux cornportent au num&ateur le nombre d’enfants de 12 a 15 mois ou de 20 a 23 mois qui resoivent le sem et au denominateur le nombre total d’enfants enquGtes de la m8me tranche d’age consideree, 107 - Le taux d’allaitement au biberon chez les moins d’un an comporte au numerateur le nombre d’enfants de moins d’un an recevant quelques boissons ou alimentation dans un biberon et au denominateur le total des enfants de la meme tranche d’age enquetes, - Le taux d’enfants de moins d’un an ayant &e nourris au sein exclusivement ou non et quelle qu’en soit la duree. Ce taux comporte au numerateur le nombre d’enfants de moins d’un an ayant recu le sein et au dknominateur tous les enfants de cette tranche d’age enquetes, - Le taux d’allaitement maternel selon l’age evaluk sur la proportion d’enfants actuellement allaites au sein sur l’ensemble des enfants de la meme tranche d’age. Dans le cadre des objectifs de la mi-decennie, ces indicateurs sont optionnels. Les indetermines ont ete exclus de l’etude et dans tous les cas leur frequence relative ne depassent pas 0,3 % de l’effectif global. De meme dans l’etude par rapport au type de logement, la rubrique “autres” a et& exclue egalement de l’etude. Sa frkquence n’a jamais depasse 3 % de l’effectif global. 4.7.2 Riisultats 4.7.2.1 Proportion d’enfants $gks de mains de 4 mois nourris au sein exclusif La proportion d’enfants nourris exclusivement au sein avant I’age de 4 mois est de 56 % (fig.23). Elle est significativement differente selon le sexe (48 % chez les garcons et 65 % chez les filles) mais elle n’est pas significativement diffkente selon le milieu (52 % en milieu urbain et 61 % en milieu rural). Elle est aussi differente selon la region et le type d’habitat. La region d’Oran est celle qui presente le taux le plus faible (38 %), Constantine le taux le plus eleve (64 %, fig.23). L’etude selon l’habitat r&tile que ce sont les enfants qui habitent les appartements qui presentent le taux le plus faible (37 %) suivis dans l’ordre croissant par ceux des maisons collectives (42 %), des baraques et taudis (64 %) et des maisons individuelles (67 %). 108 Fig.23- Allaitement au sein exclusif chez les moin de 4 mois selon la rkgion et le milieu “MDG Al&tie 19!W 63.4 63.2 70 60 50 40 30 20 IO 0 ~ 66.7 Const Alger Oran Sud Algkie 0 Urbain @Rural 4.7.2.2 Proportion d’enfants Bghs de 6 2 9 mois nourris au sein et recevant une alimentation solide ou semi-solide compl~mentaire Le taux d’allaitement maternel diminue sensiblement avec l’age. La proportion de nourrissons &es entre 6 et 9 mois nourris au sein avec complement d’aliment solide ou semi-solide est de 54 % (tab.4.32). Ce taux variait entre 41 % et 43 % en 1989 (MMI89) et etait de 38 % en 1992 (PAP CHILD). I1 n’y a pas de diffkence entre le sexe masculin (60 %) et le sexe feminin (49 %). Bien que les chiffres laissent accroire que ce taux est plus eleve en milieu rural (59 %) qu’en milieu urbain (49 %). La region du sud qui prrksente le taux d’allaitement au sein avec complement alimentaire le plus bas (41 %) suivie par Oran (54 %), Constantine (55 %) puis Alger (61 %). Selon l’habitat, c’est les appartements qui presentent le taux le plus eleve (81 %), suivi des maisons individuelles (51 %), les gourbis et baraques (57 %) et enfin les maisons collectives et traditionnelles (46 %). 109 Tab.4.32- Proportion d’enfants ag#s de 6 a 9 mois noun-is au sein et recevant une alimentation solide ou semi-solide 4.7.2.3 Proportion d’enfants ;gCs de 12 ?I 15 mois encore allait& au sein L’allaitement maternel est encore poursuivi dans 49 % des cas chez les enfants ages de 12 h 15 mois (tab.4.33). Ce taux est analogue entre les deux sexes (49 % chez les garqons et 49 % chez les filles). I1 n’y a pas de difference significative selon le milieu (45 % en milieu urbain, 54 % en milieu rural). Ce taux differe selon les regions. Oran est la moins favorisee, le taux qu’elle presente (33 %) est inferieur a la moitie de celui retrouvk au sud (68 %). Les regions d’Aiger et de Constantine pxbsentent des taux intermediaires (respectivement 52 % et 49 %). L’&ude selon l’habitat montre que c’est les appaxtements qui pxesentent le taux le plus bas (46 %), suivi des maisons collectives (49 %), les maisons individuelles (52 o/o), enfin les gourbis et baraques (56 %, tab.4.33). 110 Tab.4.33- Proportion d’enfants ages de 12 ?L 15 mois qui poursuivent l’allaitement matemel 4.7.2.4 Proportion d’enfants 5gks de 20 A 23 mois encore allait& au sein Le quart (26 %> des enfants ages de 20 a 23 mois sont encore allaites au sein (tab.4.34). Ce chiffre a peu varie depuis 1992, annee durant laquelle, il etait de 20 % (PAP CHILD). Cette difference n’est significative selon le sexe (31 % pour les garcons et 21 % pour les filles), par contre elle est differente selon le milieu (20 % chez ies citadins et 32 %, chez les ruraux). C’est toujours le sud qui presente le taux le plus eleve (42 %) et Alger, le taux le plus bas (21 %>. Cette poursuite de l’allaitement est diff6rente selon le type d’habitat, les enfants qui vivent dans des habitations precaires presentent un taux superieur au double (50 %) de ceux qui habitent dans des appartements (20 %) et des maisons individuelles (20 %). 111 Tab,4,3& Proportion d’enfants Bgks de 20 P 23 mois Wi Poursuivent l’allaitement matemel Maiscrri tr,rlivifluel le, 4.7.2.5 FrCquence d’utilisation des biberons chez les mains d’un an Le biberon de lait artificiel ou d’autres aliments est utilisb chez 48 % des enfants ages de moins d’un an. Cette utilisation est significativement diffhente selon l’age, elle est de 46 % avant 4 mois, 57 % entre 4 et 7 mois et 46 % entre 8 et 11 mois. Cornme pour la plupart des taux d’allaitement maternel sus-8tud& l’utilisation du biberon n’est pas significativement diffkrente s&n le sew les filles (51 %) les gaqons (45 %), ni selon le milieu urbain (51 ‘%> rural (44 %). Selon la rbgion , les enfants de la region d’Alger utilisent le plus de biberon (52 %) suivi par Oran (49 %o), Conskmthe (46 %>, et enfin le Sud (41 %, fig.24). Bien que les enfan& qui habitent dans des conditions precaires semblent presenter un taux faible (34 %) par rapport A ceux des appartements (52 %), maisons traditionnelles (50 %I, ks statishques ne r&lent pas de difference significative, 112 F&.24- Taux d’utilisation du biberon chez les mains d’un an selon le sexe le milieu et la Agion “MDG Alghie IWT~ 47.2.6 Proportion d’enfants tg6s de moins d’un an qui ont &C allait& au sein La proportion d’enfants de moins d’un an qui ont rep le sein est klevee (913 %). Cette proportion n’est pas diffbrente selon le sexe (91,3 % pour les garcons et 90,3 % pour les filles). Les enfants de la zone urbaine de mains d’un an n’ont pas &6 plus frequemment allaites au sein (913 %) que ceux de la zone wale (90,3 %). Cette absence de difference selon le milieu est conforme aux resultats de l’enqu&e MM1 de 1989 qui a rev616 que c’est le niveau d’instruction des meres qui influence le plus le taux d’allaitement et non le milieu. La frkquence de cette allaitement maternel n’est pas non plus influencee par le type d’habitat et quel que soit ce dernier cette frequence varie entre 88 % et 92 %. 113 La seule diffbrence, d’ailleurs rbgulitirement notbe pour les kux pr&&ien& est suivant les rG$$ons, c’est la rbgion d’Oran qG htroduit cette difference en presentant le pourcentage le plus ftible (818 %) suivie par ordre croissant par Alger (91 %), le sud (92,4 %) et Constant& (97,8 %, fig.25). Fi@ Proportion dknfant de moinr d’un an qui ont &t6 )O\IS allaitement matemel melon le miles et la rigion “MDC AlgCtie 1995” Rur Conrt. Alger Oran Sud Algbrie 4.7.2.7 Allaitement maternel en fonction de l’gge chez les moins de2ans Lbllaitement maternel avec ou sans complbment alimentaire est fortement lib a l’age de l’enfant. La correlation est tr&s forte, la linhriti presque parfaite (r = r@ssion est : Y = - 0,96). L’bquation de la droite de - 2,989 X + 89,2345. La diminution annuelle moyerme du taux d’allaitement au sein est de presque 3 % (fig.26). Ce taut est maximum avant 3 ans (96,6 %) et minimum a rage de 2 am 067 so>. Ces taux btaient respectivement de &i,l % et 19,9 % en 1992 (PAP CHILD). 114 Fig& Allaiteamt au aein don i%ge “MIX Algbrie 1995” 80 80 40 20 0 0 6 10 Age hois; 20 26 4.8 INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUES 4.8.1 Introduction Les infections respiratoires aigu& sont actuellement parmi les deux premieres causes de mortalitk infantile et juvenile en AigfSrie. Ce sont les infections graves non traithes qui entrahent cette forte mortalitk et l’hude a pour objectif de conna$tre d’une part la proportion des m&es de moins de 5 ans qui connaissent les signes de gravit& de ces infections et leur attitude quand WI de leur enfant prhnte un ou plusieurs de ces signes. Pour cela les m&es d’enfants de mains de 5 ans ont btk interrogks SanS hide de I’enqu&eur (connaissances spontanW sur les si@es de gwit& des IRA qui conduiraient & amener leur enfant consulter un institut de Sante. 115 4.8.2 Rhultats 4.8.2.1 Proportion des meres d’enfants de mains de 5 ans qui connaissent les signes de gravitb des IRA 45 % naissent au moins l’un des signes de gravite des IRA (fig.27). Les enquetes nationales prkedentes n’ayant pas recherche cette information, nous ne pourrons pas avoir d’idbes sur la tendance de ces connaissances sur les signes de gravites d’IRA. Cependant, ce resultat bien qu’en dessous des objectifs est encourageant, si l’on rappelle que le programme de lutte contre les IRA evoquee depuis plus d’une decennie, n’etait pas encore entr6 en application au moment de l’enquete, notamment dans ses aspects de communication sociale. La proportion des connaissances ne differe pas significativement entre le sexe mascuhn (46 %) et le sexe f&ninin (44 %). Cette connaissance &ait Mgerement plus faible pour les femmes residant en milieu rural (42 %) que pour celles residant en milieu urbain (48 %). Elle est la plus basse pour la region d’Alger (36 %) comparativement aux rkgions de Constantine (47 %), d’Oran (51 %> et du sud (54 %, fig.27). L’hypothese selon laquelle la frbquentation des institutions medicales favoriserait une meilleure connaissance des signes de gravitd ne semble pas confirmee dans cette etude : la region d’Alger qui possede la densite medicale et paramedicale la plus elevee et un taux de recours & une institution de Sante la plus eleve et celle ou les connaissances sont les plus faibles. Ce sont les femmes des maisons traditionnelles qui presentent le taux des connaissances les plus eleves (52 %) par rapport a celles qui habitent les maisons individuelles (46 %) et de celles qui occupent des appartement et des baraques et gourbis ont des taux plus bas (respectivement 37 % et 36 %). I1 serait intkressant d’expliquer davantage ces rk.rltats plus ou moins inattendus et d’en rechercher une explication notamment au niveau de la sphere socio-culturelle (structure de la famille, milieu de residence . .). 116 1 Fig.27- Connaissances des signee de gravit0 des IRA par les meres d’enfants de moins de S ans par milieu et &ion ” “MM; Alghie 1995’ 60 10 4.8.2.2 Signes de gravitk Cvoques par les m&es d’enfants de moins de 5 ans En plus des deux signes de gravites sus etudies, les meres d’enfants de moins de 5 ans jugent egalement comme signes aggravants des IRA, la fievre (83%) le nez bouche (37 o/o), les troubles du sommeil(33 %), la longue duree de la maladie (26 %) et d’autres signes (24 %). 5 % declarent ne pas connaitre ces signes. Parmi, les signes de gravite des IRA, les difficult& respiratoires sont les plus frequemment citees (41 %). Elles sont suivies par l’accroissement de la frequence respiratoire (polypnee) dans 19 % des reponses. 15 % des meres d’enfants de moins de 5 ans citent les 2 signes. En milieu urbain, 44 % des meres connaissent les difficult& respiratoires, 18 % la polyp&e et 14 % les deux signes a la fois. En milieu rural, ces proportions sont respectivement de 38 %, 21 % et 16%. 117 4.9 CONTRACEPTION 4.9.1 Introduction Toutes les femmes non chlibataires, en age de procrher (15-49 ans) vivant dans les 5182 mhages ont et& concern&s par Mude. Au total 4581 femmes ont Ct6 enquWes dont 2 % sent @es de moins de 20 ans, 12 % entre 20-24 ans, 19 96 de 25-29 ans, 22 % de 3W4 ans, 18 % de 35-39 ans, 16 % de 4U-M an8 et 10 % entre 45-49 am 4,9.2 R&mltats 49.2.1 P&valence de la contraception Parmi les femmes non cdibataires enqu&&es, 2 577 d’enke ek utilisent une mhhode contraceptive moderne et/au traditionnek (annexe 10) soit une p&valence de 56,9 %. La prhalence seh I’&? est de 43,596 pour les femmes de moins de 20 ans, 52,3 % i 20-24 ans, 62,4 % a 25-29 ans, 63,8 % ii 30-34 ans, 63,1% ii 35-39 anS, 5W % iI 40-44 ans et 333 % pour les 45-49 ans. La pr&akw de la contraception est moins frequente done aux ages extremes. La prevalence des m&odes modemes est de 49 % celk da m&hodes traditionnelles de 7,5 %; les femmes utilisent done fe plus les m&odes modemes. La pilule est de loin la rn&hode contraceptive la plus utilisBe (77,7 %) suivi par l’allaitement maternel (7,8 %), le stQilet (7,l o/o), le calendrier (4,3 %I, h condoms (I,4 %a), le retrait (1,l %), les injections (OJ o/o); les awes m6thodes sont beaucoup moins frbquentent (03 %, fig.28). Les mbthodes contraceptives modernes sont les plus Wquemment utiliskes quel que soit le milieu, 88,5 % pour le milieu rural et 85,2 % pour le milieu urbain. La frbquence des methodes traditionnelles est de 14,8 % en milieu urbain et 1lP 96 en milieu rural. La @valence de la contraception est plus blevbe au nerd du pays qu’au sud; eI1 e est de 63,0 % a Oran, 56,2 % SI Constanti~ W % b tiger et 48,2 % au sud, la diffhence est significative (fig.29). 118 FigB- Frbquence d’utilirrrtion den diff&ent- m&ho&s contraceptives WDC Alg&ie l!WS Total + - Pil DIU Cond Inj Total Allaft CJwbd Ret* 0 Mbth.modernes m M4th.traditionnellw Pour les 1356 femmes qui contraceptent en milieu urbain la prkalence est de 57,2 %. Pour les 1220 femmes en milieu wal, eile est de (56,6 %, fig.29). La diffhrence obsehe n’est pas significative. Pour la premihe fois, les femmes alghriennes rhidant en milieu rural prksentent une prevalence de la contraception aussi ClevCe que celle rksidant en milieu urbain. 119 F&29- Prkvalence de la contraception HIon Ic milieu et la figion “MDC Alghie 1995" Const. Alger Oran Sud Alg4rie i >, m Mlllsu RBgion - Algbrie Les mhhodes modernes sont les plus utiliskes dans les r&ions septentrionales du pays (90,3 % A Oran, 89 % A Alger et 87,8 % A Constantine); au sud, la frbqueqce est de 63,9 %. La p&valence de la contraception est de 59,2 % pour les femmes vivant dans les appartements, 57,l % dans les maisons traditionnelles, 56,2 % dans les maisons individuelles et 55,3 % dans les logements prbcaires, mais la diffkrence n’est pas significative. 120 4.10.1 Introduction Les enquetes aupres des menages rkalisees en AlgQie en 1989 et 1992 retrouvaient des taux de mortalite infantile plus proches des taux calcules a partir des effectifs bruts des naissances et des dCc&s que les taux corriges. Or, ce sont ces derniers qui servent de base a la programmation sanitaire. 11 a semble interessant dans le cadre de cette enquete de verifier la plage de variation de ce taux, qui sert de base a l’appreciation de l’irnpact des programmes de lutte contre la mortal@ infantile. Comme les informations fiables sur la mortinatalite et les avortements spontanes sont actuellement peu nombreuses en Algerie, l’occasion de cette enquete a &S bgalement saisie pour les estimer. Au total 3 027 femmes_mariees ayant eu des grossesses entre le l/1/1991 et le jour de l’enquete (1995)&t ete interrogees SW - le nombre de grossesses - l’issue de chaque grossesse - l’&ge et le sexe de chaque naissance vivante - les decks infanto-juveniles et l’%ge au d&es. 4.10.2 Rksultats Parmi les 5 182 menages concern&, 3 027 femmes ont eu 4 593 grossesses durant les 5 dernikes annees, soit en moyenne 2 grossesses pour 3 femmes. Plus de la moitie des femmes (58,7 %) ont eu une seule grossesse, 33,6 % deux grossesses et 7,7 % trois grossesses et plus (tab.4.35). Les femmes ayant eu une seule grossesse sont les plus nombreuses dans le nord (61,l %); la region du sud a enregistrk un taux significativement plus 4leve de dew< grossesses et plus (58,7 %). La natalite reste elevee dans le sud du pays. La difference entre le milieu urbain et rural nest pas significative. 121 i&.4.3% FrGquence ties grossesses selon la dgion oesessee et Ces grossesses ont abouti dans 92,s % des cas A des naissances vivantes, dans 6,l % A des avortements et dans 1,2 % a des morts-nds (fig.30). Les avortements reprksentent 6,s % des naissances vivantes et les morts-n& 1,3 %. La proportion des avortements est lbghement plus basse que celle retrouvee par l’enqubte PAP CHILD en 1992 (105 %). FigJO- Rbsultats des grossesses de 1991 A 1995 ‘MDG Algbrie 1995” Nbissances vivantes Avor tements 6,l 96 122 La frequence des 4 264 naissances identifiees se rbpartissent d’une faqon pratiquement @gale entre les an&es (1991 - 19951, ce qui est en faveur d’une bonne qualit de Yinformation recueillie (tab.4.36). La l&&re chute du nombre des naissances vivantes en 1994 et 1995 ne peut &re consid&& comme une preuve solide de la r#duction de la natalitk. Ce phenomene et cette conclusion ont deja ktt! rapporth par d’autres enquetes auprhs des mhages. Mais le fait qu’une naissance vivante ait &t5 observCe en moyenne chaque an&e pour 6 mhnages alors que l’enqu&te “MMI” (1989) retrouvait une naissance vivante pour 4 menages pourrait f%re en faveur d’une rCduction de la natalit& Tab.436 RCpartitton annuelie des naissances vivantes enbe 1991 et 1995 selon le sexe Andes Masculin I I Fgminin % % I Total Bffectif % 1991 20,9 21,6 906 21,3 1992 22,0 21,0 917 21,s 1993 21.1 21.6 910 21.3 Les naissances vivantes sent de sexe masculin dans X,4 % des cas et fbminin dans 48,6 %, la difference est statistiquement significative. Ces fr&quences sont celles qui ont &5 retrouvf5es par l’enqu&e "MMI 1989”(fig.31). 123 70 80 60 40 30 20 10 0 c Parmi ces naissances vivantes, on dhombre 55 jumeaux et un triple soit 1,3 naissance gCmellaire pour 100 naissances et 2,3 tripUs pour 10 000 naissances. Ces frbquences ne diffkent pas significativement de celles retrouvees par l’enquete “MMI” qui ktaient respectivement de 1,3 pour 100 et 0,9 Pour 10 000 naissances. Les grossesses multiples sont sensiblement plus frbquentes dans la rhgion nord-est du pays (fig.32). 124 Fig32- Frkquence des grossewe multiples selon les r&ions de 1991 i 1995”MDG Alghie 199S 28,6 26 n 10,7 k El Cormtantine mAlger m Oran m Sud L’enqu@te retrouve 151 d&&s de moins de 5 ans durant la riode 1991-1995 et 90,7 % d’entre eux ont lieu avant I’Age d’un I Elle confirme la proportion retrouvee en 1989 par I’enquate MY’, ce qui est en faveur d’une stabilitb de la mortalit juvhle LS de 5 art&es aprhs. 53,6 % des d&s de moins de 5 ans sont sexe masculin et 46,4 % de sexe f&minin; la diffhrence en&e les tes est significative (fig.33). Selon le milieu de rbsidence, la proportion de d&5% des moins 5 ans est significativement plus Glevhe en milieu rural (55,6 %) ‘en milieu urbain (44,4 %, fig.34). La r@ion d’Oran prksente le proportion des d&z& de moins de 5 ans (37,1%) +ficativement plus elevee que les autres r@ions. 125 P&53- RCpatition des d&a de moins de 5 l ns selon le sexe (1991-1995) “MDC Alghic 1995” 60 40 20 0 / % 63.6 / 46,4 -/ 1 0 Marculin m FIminin Fig.34 RCpartition dea d&a de mains de 5 sns selon la rCgion et le mileu de hidence “MDC Alghrie 1995“ 20 10 0 II 23.9 Alger Oran 0 Urbain . @@ Rural 32.8 \ 126 Le taux de mortalite de moins de cinq ans 6t6 de 52 pour mille. Ce taux est analogue a l’enqu&e MMI 1989 (50 pour mille, tab.4.37). tTMM5) en 1995 a celui retrouv6 par Tab.437- Distribution des taux de mortalit des mains de 5 ans seIon la pkiode et le sexe pour mille La structure des d&s infantiles par mois d’age montre une forte participation de la mortalit neonatale a la mortalit infantile, car pr& de 50 % des de&s se produisent avant Mge d’un mois. La mortalit post-nbonatale diminue r&uli&rement pour chaque mois d’Age jusqu’a 1’Age d’un an (tab.4.38). La proportion des d&As infantiles par mois d’sge prbsente une courbe de meme allure que celle retrouvee par l’enqu&e “MMI”, avec cependant une leg&e rkduction de la participation de la mortalit post-n6onatale. Tab.4.38- Repartition des d&s infantiles par mois d’4ge (o/o) 127 Selon le sexe, on observe une surmortalite infantile pour 16 garcons; le rapport de masculinit6 est de 114 garcons pour 100 filles pour les d&es de moins d’un an. La difference eSt statistiquement significative. Parmi les grossesses multiples (jumeaux, triples), on denombre 14 d&es sur 113 naissances vivantes dont 90 % avant l’age d’wl mois. Ainsi, le risque de d&&s est 3,8 fois plus Cleve pour 1eS enfants issus de grossesses multiples que pour les enfants issus de naissances uniques. L’enqu&e MM1 1989 avait retrouvb un risque 16gerement plus 6leve egal a 5. Pour la pQiode btudiee, le quotient de mortalit infantile est de 32,l pour mille. 11 est de 33,l pour mille pour le sexe masculin et 309 pour mille pour le sexe feminin (f&.35), mais en raison de la taille de l’khantillon, la diffbrence n’est pas significative, contrairement a ce qui a 6t6 retrouve dans l’enqu$te “MMI” (tab.4.39). Pour mille so 1 Fig.35- Taux de mortalite infantile pour mille selon le sexe (1991-1995) “MDG Alghie 1995” :. .? 1. 33,l 40 30,Q . / 0 Masculin m F6mlnin 128 Tab.43- Distribution des taux de mortalit infantile selon la phiode et le sexe Les taux de mortalit infantile calculhs 21 partir des dhombrements bruts de I’Etat Civil sont plus proches des taux retrouv& ?I partir des enquCtes aupr&s des mbnages (tab.4.4O)(fig.36). Tab.4.40- Taux de mortalit infantile calcul4 3 partir des donnkes brutes de 1’Etat Civil et taux de mortality produit par les enqu&es auprh des m&ages entre 1985 et 1995 (pour mille) SOUIWS :1 Office National des statistiques 2 EnquGte “MMI” 1989 3 Enqu6te “PAP CHILD” 1992 4 Enqu& ‘MIX ALGERIE” 1995 129 F&36- Taux de mortalitC infantile bruts rectifib. Alghie “MDG Alghie 1995” pour mille 90 80 80 50 40 -f TMI rectifl4d + TMI bruts 3oL 81 82 83 84 86 88 87 88 89 90 91 ann4es 92 93 34 VAR = vaccination anti-rougeoleuse LMI = programme de lutte contra la mortalit infantile Malgre la faiblesse de l’khantillon et l’importance relative de l’intervalle de confiance, les resultats de l’enqu6 te”MDG ALGERIE” sont en faveur : - d’une sumatalitC et une surmortalitk masculines, - d’une reduction de la natalit6, - d’une stagnation de la morta.litC juvhile, - d’une rCduction de la mortalitl! infantile, - d’une disparitC g&yaphique des soins infantiles. 13c Conclusion Cette enqu&e A &6 r6alis6e dans les dblais impartis. Elle a &4 le fruit d’une conjugaison d’efforts et d’une collaboration nationale (intrasectorielle et intersectorielle) et internationale exemplaires. Toutes les parties engag&es ont consentis les efforts attendus. La plupart des gestionnaires au niveau des secteurs sanitaires concern& ont compris l’enjeu et l’importance de la kalisation d’une telle &ude dans l’intQ& de la sant6 publique. Conjuguh aux rksultats des enquGtes similaires en voie de r&alisation dans le monde, nos rhultats permettront aux institutions internationales d’evaluer les progres enregistrh durant le dernier quinquennat dans le domaine de la sank! de la m&x-e et de l’enfant. Ces rhultats seront 6galement trh utiles h tous les responsables nationaux des programmes dans le domaine su!S-cit& 131 Annexes ANNEXES ANNEXEl : ANNEXE2 : ANNEXE3 : ANNEXE4 : ANNEXE5 : ANNEXE6 : ANNEXE7 : ANNEXE8 : ANNEXE9 : ANNEXElO : Liste des annexes Circulaire Ministerielle no 02/MSP/MIN/ du 10/08/95 Calendrier des operations Questionnaire Guides de l’enqueteur et du superviseur Liste des membres des Bquipes d’enqu&e Attestation de stage Repartition des agents de saisies et de contr6leurs Avis de passage, fiche recapitulative Tirage des districts Couverture vaccinale en 1992,19!35, definitions et m&odes de calcul 135 ANNEXE 1 REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA POPULATION CIRCULAIRE N002/MSP/MIN du 10 aoQt 1995 DESTINATAIRES : Mr LES WALIS (DIRECTION DE LA SANTE ET POPULATION) Mr le DIRECTEUR GENERAL DE L’INSP Mr les DIRECTEURS GENERAUX DES CHU Mr LES DIRECTEURS DES SECTEURS SANITAIRES Mr LES DIRECTEURS DES OBSERVATOIRES REGIONAUX DE LA SANTE “POUR EXECUTION” Mr LES WALIS (CABINET) “POUR INFORMATION” OBJET : ORGANISATION DE L’ENQUETE NATIONALE SUR LES OBJECTIFS DE MI-DECENNIE (SANTE DE L’ENFANT) Le gouvernement algerien a adopt6 en 1985, un programme de lutte contre la mortalit& infantile qui a pour objectif de reduire la frequence des d&es et les maladies prevalentes des enfants. Ce programme, developpe en collaboration avec des instances internationales, est arrival a une premiere echeance en 1990ht a et6 &value. La seconde echbance est 1995, une seconde evaluation est nkcessaire pour mieux analyser les efforts deploy& et d’apporter les r6ajustements necessaires. C’est dans ce but que mon departement ministeriel a d&id& de realiser une enqu&e nationale pour Cvaluer le degre d’atteinte des objectifs du programme national de lutte contre la mortalite infantile. Elle Porte sur 4 500 menages representatifs de la population algerienne. Votre contribution est une condition essentielle au succes de cette operation d’interet national. Cette evaluation du programme de lutte comprend une semaine de formation et deux semaines d’enquete. Une fiche technique precisant les dates, les ressources a mobiliser et toutes les informations utiles vous sera transmise au cow-s du mois de septembre 1995. Cette ophtion est totalement decentralisee et placee sous votre autorite. J’attache la plus haute importance au succes de cette operation. 136 MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA POl’ULATION DIRECTION DE LA PREVENTION A Messieurs les Directeurs de la Sante et de la Population Messieurs les Directeurs des Secteurs Sanitaires Objet: EnquCte aupr& des m&ages “MDG ALGERIE” Messieurs, Le Sommet Mondial de 1’Enfance a reuni, a l’appel de l’UNICEF, les chefs d’Etats et de gouvemements de tous les pays (New York, septembre 1990). I1 a ddfini les programmes d’actions a realiser pour la survie et le developpement de l’enfant ainsi que les objectifs minimaux a realiser a l’an 2000. Le gouvernement algerien, qui a souscrit B ses objectifs, a adopt6 un Plan d’Actions pour la Survie et le Developpement de 1’Enfant. 11 a et6 jug6 indispensable d’evaluer les programmes concern& apres cinq annees d’application, B mi-chemin (“Mid-Decade Goals” ou objectifs de la mi-d&ennie). Ils sont evalues au moyen d’indicateurs clairement determines. 11s permettent de verifier les progres accomplis et les actions a entreprendre pour realiser les objectifs fixes pour la fin de la decennie. “MDG ALGERIE” est une enqu&te aupres des menages, realisbe par le Ministere de la Sante et de la Population (Direction de la Prevention en association avec la Direction de la Population) avec le soutien de I’UNICEF, du FNUAP et de l’OMS. Les Directions de la Sante et de la Population des wilayas concernees sont invitees a superviser cette operation et a apporter leurs soutiens aux secteurs sanitaires concern&. Les Directions de Secteurs Sanitaires sont invitees a r&mir tous les moyens P0I.U la rbalisation de cette enqu@te, placee sous leur responsabilit6 directe. La fiche technique jointe renferme toutes les informations utiles h sa bonne r6alisation. Je vous prie de m’informer dans les plus brefs delais, par W&phone, fax ou telex, des difficult& majeures rencontrees pour la realisation de cette enqu@ te. 137 ANNEXE 2 Calendrier des ophations II 44 Kh MELIANA ,‘:“.TJ& I,_, ‘,M’SILA .; J : :i 4, J 34 MEDJANA Tab.2.S Calendrier de reconnaissance du terrain par les superviseurs selon les secteurs sanitaires Nombre de questionnaire 120 150 150 150 210 lO/lO 270 lO/lO, 270 lo/i0 270 lO/lO 270 lO/lO 270 lO/lO 270 lO/lO 300 lO/lO 300 lO/lO 330 lO/lO 360 lO/lO 390 .20"/10 420 lO/lO:: Tab.2.2- Calendrier de collecte des informations, contrble des questionnaires, remise au BCE et envoi B la saisie RO Wilaya I Nb co1 question- I debut naire 39 EL OUED 120 01 ADRAR 150 30 TOUGGOURT 150 44 Kh MELIANA 150 03 LAGHOUAT 210 21 AZZABA 270 23 CHETAIBI 270 EL HADJAR 28 M'SILA 270 34 MEDJANA 270 40 KHENCHLA 270 46 H BOUHADJAR 270 27 SIDI ALI 300 36 EL KALA 300 15 TIGZIRT 330 06 BEJAIA 360 16 BAB EL OUED 390 14 TIARET 420 14/10 14/10 14/10 14/10 15/10 16/10 16/10 16/10 16/10 16/10 16/10 17/10 17/10 17/10 18/10 18/10 18/10 .ecte Contrele super fin debut fin 17/10 21/10 21/10 21/10 24/10 22/10 23/10 22/10 24/10 28/10 23/10 25/10 24/10 24/10 28/10 28/10 29/10 15/10 15/10 15/10 15/10 16/10 17/10 17/10 17/10 17/10 17/10 17/10 IS/l0 18/10 IS/l0 19/10 19/10 19/10 18/10 21/10 23110 24/10 22/10 22/10 ii:;:: 28/10 29/10 29/10 3OflO 29/10 30/10 26/10 28/10 26/10 28/10 30/10 31/10 30/10 31/10 02/11 04/11 02/11 04/11 04/11 05/11 05/11 OS/11 05/11 06/11 06/11 07/11 4 j 6! :: Sj O/2 j 2/2 j O/2 j 3/2 j 9 j l/2 j 4/2 j 2/2 j 2/2 j 3/2 j 4/2 j 5/2 j 139 NNAIRE PRIVE REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA POPULATION DIRECTION DE LA PREVENTION SUR LES OBJECTIFS BE LA I-DECENNIE 1995 NATIONALE OCTOBRE 1995 Code EnquGteur Mm du chef du rr&nage. l=Maison individuelle, villa Z=Appartement %=Maison collective traditionnslle, haouch 4=Baraque, gourbi occupees par I e l=Refus 2= Mknage absent 3~ M&'mga non trouv6 Apres avoi r rerpl i entiermmt le tableau ci -dessus relat if a I’identification du tinage, adressez-vous a la mere ou la tutrice la plus jeune (s’i I y en a plusieurs) et dmndez-lui de vous apporter le I ivret de fani I le. La premiere I igne du tableau suivant (“List ingtire et enfants”) est reserv6e a la t-r+re : notez le prr%m de cette tire sur la Iigne codee 1-O de la prani&re colonne et sa date de naissance et/au son age sur la I igne co&e 1.0 des colonnes 3 et 4). Sur les I ignes suivantes reservees aux enfants, inscr ivez le pr6ncm, le sexe et la date de naissance de chaque enfant de MYNS DE 15 ans, EN CLMIJBvcpM- PAR LEM)l1\6AGE sur la Iigne codee 1.1. Le n&ro des enfants de cette prmiere mere ccnmncera par 1, exmple I ‘enfant le twins age sera nm6rot.6 1 .I, le deuxi&m 1 .2 ect ._. . Ar r&ez-vous d&s que I ‘age de I’enfant est Bgal ou superieur B 15 ans. 142 JJ / MM /AA 1.7 C-/ Ck___J_J_C.J_~ C.__C_.~ C-J 1.8 /_I / I II i / I i-u u S’ i I n’y a pas d’aut res rnhres ALLEZ NMYXLE WIVPM. S’ i I y a d’aut res tires (c’est B dire quand le tinage ccnpte plusieurs fani I les), i I faut rcrrpl i r un tableau pour chaque tire et ses enfants en ccrmm~ant le nurGro d’ordre par 1 Dour la tmmi~re tire (tableau ci-dessus), 2 pour la .deuxiBne (premier tableau ci -bessous) ect. .S' i I y a plus de 3 rn6res dans lemhage ajoutez une feui I le intercalai re. 143 Expl iquez ensuite B la tire que vous voul iez v6rif ier si le sel qu’el le utilisecontient de i’iode. Banandez-lui alors si eile pourrait vous apporter une petite quantite du sel qu’elle a utiiise pour preparer le repas d’hier soir ? 1 Notez.la reponse apres avo r test6 le set.,,./ / - Si test positif (presence d’iode). notez 1 Si test negatif (absence d’iode). .notez 2 Si test non fait. . . . . . . . . .notez 3 Si pas de sel B la rmison. . . . . notez 9 et ALLEZ Au lXDJLE SJIVPNT 2 Type de sel utilis~./ / - Si sel fin en sachet ou sel de table en boite notez Si gros sel en sachet. . . . . . . . . . . . .notez Si sel en nmrceaux (blocs). . . . . . . . . . notez Si autre precisez. 1 .e Si non vu. . . . . . : .’ . ALLQ AJMDJLE WIVANT I . . . # . . s et note2 . . . . . . . . .notez : 3 9” 6 rmdule concerne tcaus les enfants Gg8s de 6 A 14 AU5 f3EKI_B. S’ i I n’y a aucun entmt de cet dge PASSEZ W lKXU_E SJIVPNT. S’ i I y a plus de 3 enfants de cette tranche d”@e, AKXTEZ LNE FEUILLE INlEl3XAIRE. Pra-ni Bre tire N"enfant N%nfant L._L__J Pr &w-n. . . . , . . . L_Ll Pr&-mn. . . . . . . . . II 1 (Pr&-tcm) a-t- i I (elle) Btf? scalar ise(e) ? Oui=l Non=0 NSP=9 1. / (el le) I ‘kale cette annke ? Ann4e de scolarit4 L-L-f Ann& de scolarit6 L-J-~ 3 A quels annee et niveau scolai re(prf5na-n) est-i I (et le) ‘actuel lam-it? l=Niveeu Primaire 2cNivcau Moyen 3=Niveau sacondaire SrNe Nivaau L_J Niveau f-J quest ion 5. Si r&mnse allez au 3 la Si .r@onse 1, allez su i vat-h. 5 A quels an&e 3% n iveau Scolai re (pr&ym) Btai t - i! (elle) I’an passe ?, $=Niveau ,primaire -'&=N+veau moyen 3=Niveau secondaim .,,. :9=Ne ~nn4e de acglarit6 I I / -- Niveau L_! Niveru Pr&mn . . _ . , . . . Pr&wm. . . . . . . . . Prhm. . . . . . . . Si la rf2ponse est “I”, allez $I la question suivante. Si la r6ponse est “0” ou s i I a rf2ponse es t “9” pour tous I es enf ants, a I I ez au rmdu I e . cette annke ? Oui=l Non=0 NSPrP Si reponse 1, allez a la question 3. Si rdponse 0 ou 9 allez & la 3 A quels an&e et niveau scolai re actue I I mnt? l=Nivanu Primaire 2=Niveau Moyen P=NiVeaU secondaire SC rbponse 1, allez B la question 5. Si reponse 0 ou 9 allez aunmdule suivant. 5 A quels annee &mt+e de &III& de Ann& de et niveau scalarit LL-~ ecolarit6 I_l_l scolarite / / I ’ scolai re (prhm) Btai t- i I (el le) I’an pass6 ? NiVeaU L.f Niveau Lf Niveau J-1 l=Niveau primaire 2=Niveau moyen 3=Niveau sscondaire 9=Ne eait. paa -La W NmaE WV! 148 ) 1 (Pr&xm) a-t- i I (el le) et6 scolarisG(e) ? Ouial Non=0 NSP=9 N"enfant LL-~ Pr&xm. . . . . . . . N"enfant L-L-J Pr&xm. . . . . . . . Si la reponse est “I”, allez 8 la question suivante. Si la reponse est “0” ou s i I a r Bponse es t “9” Dour tous I es enf ant s , a I I ez au rmdu I e suivant . ~ Si reponse 1, allez a la question 3. Si reponse 0 OU 9 quest’ion 4. 3 A quel s annee et niveau scolai re (pr6ncm) est- i I (el le) actuel lenent? l=Niveau Primaire 2=Niveau Moyen 3=Niveau secondaire 9=Ne oait paa 4 (Pr&xm) a-t- i I (el le) f r6quentG 1’6cole I’an pass6 ? Oukl Non=0 NSP=9 AIUI& de scolarit6 /_/_I Niveau L! u AIT& de scolarite L-L-~ Niveau L-f L-J I I 31 lez h la AL.LR N MXIJLE SJIVN 149 Ann& de scolarit6 I I J Niveau LJ L__J Si rkponse 1, al lez 21 la quest ion 5. Si rC$onse 0 ou 9 al lez au rmdule suivant. I 5 A quels annee et niveau scolai re (pr6ncm) 6tai t- i I (el le) I’an passe ? Ann& de pint&e de ecolarit6 IT/_/ scolarit6 L_L_~ Niveau L_J Niveau LJ &?I& de scolaritB J I I NiveaU LJ be rmdule est dest in4 aux tires BIOLOGIC.IXS qui ont des B\FpNTs DE MIlB Ix 5 N (r6ponse 2 8 la question 5 du rmdule “Listing tire et enfants”). M?re 2 lI&re 3 NO I I ! I / f I_- -- Prenom. . . . . . . Si non Si ne sait pao L._~ L__~ vous reCu un vaccin f__J L_J 3 Si oui, ctiien de doses de vaccin avez’-vous recu au tours de cette derniere grossesse ? Si la rr&re rapporte 2 injections de vaccin, ALLfZ PIIMXULE Sub!! Si el le a requ rmins de 2 injections, FC6EZ LES ouEsTfa\s 4, 5, 6 ET 7 C#lVNTES. 4 Avez-vous rey une injection de vaccin anti- tetanique (B I’&paule) avant vot re derni Bre grossesse (pendant ou entre les grossesses prh?dentes) ? Chand avez -vous reCu I a erni&re dose de ce vaccin ? t-l_/_./__/ MM A?& sst &oulf$ depuie ce S’il y a plus de 3mkes dans PASSEZ i’U iM.XUE WIVPNT 350 le mh-iage, l-1 L-f / / I I ~_~_~_-~_-l L_/_/_~_! MM AA MM AA ajouter une feuille intercalaire, Ce mdule est dest in8 aux tires qui ont 1 CU PLWEL% ElWNTS DEMIINj DE 5 A&6 (reponse 2 a la quest ion 5 du module “Listing tire et enfants”). 1 &and votre enfant pr&sente une toux ou un rhu-ns, quels sont les signes ou les sy-rpttis qui vous font decider de I’mner consulter dans (un centre de Sante, une polyclinique, un h8pital, un cabinet pr iv@, une clinique privee, un centre medico-social ou autres.) ? 1=&i, O=bbn, 94e sait pas. Lorsqu’i I/cl le a : M&e No/_/_/ N&e No/_/_/ t&e No/_/_/ A le nez bouche. . . . . ., 1 B Ne dort et/au ne r-mange pas bien. . . . . , . . 1 2 LA L-J L! I I - f-1 I__-/ CAde la fievre. . . . . 1 3 I_-J J-J f-f D Respire rapidmmt. . . 1 4 Ii/ E Respire diff ici Imnt. , 1 5 F Est rmlade depuis longtarps. . . . . . . .I 6 GAutres. . . . . . . . . I 7 HNe sait pas. . . . . . . .I 9 L.J LJ S’i I y a plus de 3 tires, PAS3EZ W MIUE SJIVY’Nl- ai outez une feuille intercalaire. MODULES 8 A 11 cEs4MIxILEs~ LESB\FPNTSDEiLOlr\5~5~. Pour tout enfant de mins de 5 ans inscrit sur ie “Listing tire et enfants” vous al lez rmpl i r les 4rmduIes suivants : diarrhees, allaitmntmternel, vaccination de I’enfant et anthropcrrGtrie. Notez d’abord son No d’ordre (le n-&-e que celui port4 sur le “Listing tire et enfants” puis interrogez la n+re/tutrice 6 travers les 4rmduIes. Me fois que vous avez termin avec le prmier enfant, passez au deuxiti en reportant son No d’ordre, puis ti la deuxik tire. S’i I n’y a aucun enfant de twins de 5 ans PASSEZ WlKfULE MXIALITE. S’i I y a plus de 2 enfants pour we mire don&e, ajoutez un feui I let intercalai re. S’i I y a plus de 2 tires ajouter un ou plusieurs feui I lets intercalai res. FmvllEf?E lvEf3E No /Jo/ FREMIEREwpNTw! / / MODULE 8: DIARRHEES 1 (prkrn) a-t-il(elle) present4 une diarrhee au tours des 2 dernit?res smines ? Si oui note? i ALLBZ A LA QUBSTION SUIVANTB Si non notez 0 at ALLBZ A L'ENFANT SUIVANT ET S’IL N’Y A PLUS D'BNPANT DK CBT AGR Al&K2 AU MODULB SUIVANT Si na sait paa note2 9 et iU,LBZ A L'RNFANT SUIVANT ET S'II, N'Y A PLUS D'BNPANT DB CET ACB AIiLBZ AU MODtJLB SUIVANT 2 Au tours de cette diarrhee, a-t-i I (el le) pris un ou plusieurs des produits suivants : UJI = ‘l, M\1= 0, E S4lT PAS = 9. 2A Lait mternel, . . . . . , . . . . . . . , . , . . . , . . 2B Alimnts prepares avec des cBr6ales (farines, se-mule, riz. .) OI+ des 16gm-m (soupes). . . . . . . . . . . . . I ’ 2C Autres produits liquides prepares localmnt ou non (Solution sucre sel, eau de r iz, soupe de carotte. -1. . . 2D SFD (sachets). . . . . , . , . . . . . . . . . . . . . . . 2E /Ir_ltres lai ts . . , . . , , . . . . . . , . . . . . . . . . 2F Eau et al irmnts. . , , . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 Eau seule. . 24 Des solutions inadequates. . 21 Nesaitpas. . 2J Rien (ni al imnts sol ides, ni I iquides) . .ALLEZ A C&I. 152 2Af I - 28 /_I x /_I SD/ I 2E 1-i - 2F /_I 2G / I 3-l 1-1 21 III 21 I I - plus ou la t-n&w quantitd de ,I iquides que d’habitude ? si pas de liquides ou moins de liquides. . . . . .notez 1 si la m&no quantitd de liquidee qus d'habitude. , . . notez 2 si plus de liquides. . , . .notez 3 4Curant cette ISYE diarrhde (pr&wn) a-t-il(elle) pris mins, plus ou lam3m. quantitk d’alimnts solides et/au Iiquides que d’habitude ? Si pas d'aliments. . . . . : . . .notez 1 Si beaucoup moine d'aliments que d'habitude. . . . . . .notez 2 Si un peu moine d'aliments que d'habitude. _ . .notez 3 Si a peu p&s la m&me quantit6 d'alimenta que d'habitude. note2 4 Si plus d'aliments que d'habitude. . . . . . . . .notez 5 Si ne sait pas. . . . . _ . note* 9 MODULE 9 : ALLA?TE pour les enfants < 2 ans 1 (Pr&xm) a-t-i I (elle) et6 nourri au sein ? 1 et ALLEZ A LAClJZSTlcN 2 Si oui. . . . . .notez 1 et ALLEZ A LA rU?STIaU 3 t ALLEZ AU MIULE SJIV! 3 lkpuis 24 H (a partir de ce r-nmant) a-t-i I (el le) regu un ou plusieurs produits suivants : Oui=l, krdJ, Ne sait pas=9. I I 34 Supplbrentat ion en vi tanine, sels mineraux ou tidicananfs. . , . . . . . . . . . . . , . . , . . . . . .3A 36 Eau seule , , . , . . . . . . . . . . . . . . ‘. . . . .3B X Eau suer8, jus, thj3, autres infusions . . , . . . . . .3C 343 ST3 (sachets) . . . s . . , . . . , . . . . . . . . . .33 3E Lait artificiei (en poudre ou non). . . . . . . . . . .3E 35 Autres (specif iez) . . ,,, , . . . , . . , . . . . . . , .33 %I Lait rmternel seul. . . . . . , . . . , , . . . . . , .3H I 5 Si (prencm) n’est plus al laitG(e) au sein, 2 quel age (en fmis) I’al laitenent maternei a-t-i I 6t6 arrete ? bbtez le ncnbre de rmis / I I PaEZ AIJMXUE SUIVNW 154 N DE IYENFANT S’i 1 y a des cartes de vaccinations avec les dates prkises des vaccins rec;us, rarpl issez la prmiere partie du tableau. Si n’y a pas toutes les cartes de vaccination ou si les dates des vaccins n/existent pas sur la carte, rerpl issez ta deuxim partie du tableau en vous f iant aux dires de la tire/tutr ice. Re~~~~lissez un tableau pour chasue enfant de nmins de 5 ans inscrit sur le )dLle “I isting m&e et enfants”. &est ions .: :jj i: :.,. r:: :::,:;;:-:i:,:i;: :kii .~.:::,::.:.,:,.;::r:r:.:~::.:~:: .:’ : :: .~::,lii.:iil~iw:,i)i I ‘, I De te de vacc i na t i on 3;6~:~~~:21T~ Jou r ~ i s An&e Oui = 1 allez aux questions suivantes, non = 0 paosez A la S’il y a absence de carnet ou si les cartes sont inccrrpl&tes ou si encore les dates des vaccins ne,sont pas prkis&es sur le carnet, posez les questions suivantes 21 lam$re/tutrice et notez la reponse don&e. Pour chaque question : - sux la colonne "carte" notez "1" si la carte est disponible, "0" si la carte n'exlsta pan et "9" si la m&e ne sait pas. - sur la colonne ~vIIere* note2 "1" si la m&e (tut+-ice) r&pond oui, "0" ni elle &pond non et "9" si elle ne sait pas. Carte iW2re sur l'avant-b vaccine COYI~IX la tuberculose (BCG) (injection 4 (pr&m) a-t-i1 (elle) ZE+.I un vaccin contre la rougeole (injection f3uS lfevant- bras vem 9 mois ou plus 7 oui=l Non=0 NSP=9 pour les enfants C= 2ans - P‘%SEt2 AJ MZUE SJIV’ %i=l, NosO, bk sait pas*. 34 Suppltintation en vita-nine, seIsmin6raux ou a boire dans un biberon ? E l_‘ENFANT S’ i I y a des cartes de vaccinations avec les dates prkcises des vaccins reCus, rerplissez la prmiere partie du tableau. Si n’y a pas toutes les cartes de vaccination ou si les dates des vaccins n’existent pas sur la carte, rarpl issez la deuxirine partie du tableau en vous fiant aux di res de lamGre/tutrice. f&-t-~1 issez un tableau pour chaque enfant de mins de 5 ans inscrit sur le 1-Y aut Oui &es t i ons ‘-a-t-i1 un carnet de vaccination tou re docent vaccinal) de (pr6ncm) ? = 1 allez aux questiona ouivantee, non = 0 paseez 8 la i&me partie. *me sait pas'I = 9 S’il y a absence de carnet ou si les cartes sont incorQl&tes ou si encore les dates des vaccins ne sont pas pr6cisGes sur le carnet, posez les questions suivantes 3 Iarm?re/tutrice et notez la r@onse donnke. ‘our chaque question : - cur la colonne "carte" notez "1" ai la carte est disponible, "0" si la carte n'exista pa* et "9" si la m&e ne aait pas. - sur la colonne 'Y&en notez "1" si la m&.-e (tutrice) r&pond oui, "0' si alle r&mnd non st "9" si 311~3 tie sait pas. 1 (P&nom) a-t-il(elle) Sur l'avant-bras qui cause Carte P&re ueluche ? Notez combien de foio? MODULE II : ANTHROPOMETRIE L Apr&s avoir ccfrpl~te les questionnaires pour tous les enfants interesses, I’equipe p&se et toise chaque enfant. f?mpI issez une fiche separee pour chaque enfant de nmins de 5 ans i’nscrit sur le rmdule “I ist ing mt?re et enfants” et vei I lez a reporter fes msures SW la fiche adequate. 1 Poids (en kg) I l I,l II I I 2 Jail le (en cm) I l /I l,l I 29 Si taille prise allongde = 1 si prise debout =2 I I / 3 titez le code de la personne qui a effect& les msures . . . . . . . . . . . . . . . .* 4 R&u1 tat : Si mxures effectuees, note2 1. Si enfant absent notez 2. Si refus, notez 3. Si 1-1 autre, notez 9. Date de naissance Date de I’ intervim Sexe l=M 2=+ I / I PKBEZ A L’ENYN SJIVPNT FT SI UIS AvEZ TEFMINE AVEC -IUS LES ETWMS, PASSEZAUAUE WIVPNT. 160 si oui notez 1 ALLBZ A LA QUBSTION SUIVAt?l% ALLBZ A L'SNPANT SUIVAUT BT S'IL N'Y A PLUS D'BNPm DB BZ A L'BNPANT SUIVANT ET S'IL N'Y A PLUS D'BNEXHT DE XJI = 1, Mv=O, WWTPS=9. 28 Al it-rents pr&par& avec des c6rGales (farines, semule, X Autres prbdui ts I iquides prepares localwmnt ou non 3 krant cette diarrhee (pr6v) a-t-i I (el le) pr is twins, plus ou la ~&YE quantitCt de ‘liquides que d’habitude ? Si pae de liquidss ou moina de liquidea. . . . I . .not*Z 1 Si plus de liquides. , . . . . . . . . . ‘. . ‘. . . . .nOteZ 3 e~fprf$wn) a-?-il(elle) pris mins, plus ou la IT&YE quantitb d’a’limnts solid& et/au Si pae d'alimente. . . . . . ~ . . . . . . . . . '. . . .notez' 91 beaucoup mains d'aliments que d'habitude. . . . . . Si un peu moina d'alimente que d'habity%e. . . . ; , .nOteZ, 3 Si & p& p& q&tit& d'alimanta que dghitbit6de.'notez 4 Si plue d'alfments que d'habktude. . . . . .'. . . . . II-. pour les enfants < 2ans / I L l (preno-n) a-t-i I (el le) et4 nourr i au sein ? Si oui. . . . . .notez 1 et ALLQ A LA ClBTICN 2 Si non. . . . . .notez 0 et ALLEZ W IKlXLE gJlVpNT 2 (pr8non) est-i I (el le) toujours nourr i au sein ? Si oui. . . . . .notez 1 et ALLEZ A IA CLESTICN 3 ‘i non. . . , . .notez 0 et ALLIS pu MIULE SUN! 3 Depuis 24 H (B part i r de ce rrmmt) a-t-i I (el le) regu un ou plusieurs produits suivants : xli=l, bbn=O, Ne sai t pas*. 30 SIXI (sachets) . . . . . , . . . . . . . . . . . . . . .3i3 3E Lait artificiel (en poudre au non). . . . . . . . . . .3E 4clepuis hier (a cette heure) (prcSncm) a-il-recu quelque chose B boire dans un biberon ? I a;t-il f$ttS arr& PASSEZ PlJMDJLE SUWWJT ‘162. I-” -I- ~S’i I y a des cartes devaccinations avec les dates precises des vaccins recus, ren-plissez la premiere par-tie du tableau. Si n’y a pas toutes les cartes de vaccination ou si les dates des vaccins n’existent pas sur la carte, re-rpl issez la deuxi&-m partie du tableau en vous f iant aux di res de la tire/tutr ice. Fjmpl issez un tableau pour chaque enfant de rroins de 5 ans inscr it sur le Oui I 1 allez au question8 suivantes, non = o paseez la deuxit?me partie, 'ne sait pae" = 9 4-5 FOLIO2 tii=l Nor&I NW. / / JJJJllJ 4C KILN33 oUi=l km=0 bP=!3 I J I I J J .I I J 5 KlJXXE (xIi.4 Nm=O IWW I ,I JJlJlJJ :.;‘:,.:::,:::::i:::.:~:~~;:~:~~::::::ii::::::6 /. I ., ,,A 6. CICATRICE LU BQ; ? O_.ti=l Nm=O I\sP=S , , i:i21”:““:i~:::ifii:~,,~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ .i.,:.::::::::::::.~~.::~:::.‘~::::::::,::::::::::~.:.:.:~:~.~:;~,::~::::,::, :.: (. : :.:., ~ ~.:,,:,:,::.:;.‘.‘;,‘:‘::~:::::~:~~~ --.,.A. . . . . . . . . . . .o. * ,.,.,,., . .I. i., .-. .‘ . . . . . ._. :.:.:. S’il y a absence de carnet ou si les cartes sont incarpletes ou si encore les dates des vaccins ne sont pas precisees sur le carnet, posez les questions suivantes 4 latire/tutrice et notez la reponse donnee. Pour chaque question : - Bur la colonne "carte" ndtez "1" si la carte est disponible. "0" si la carte n'exiots pas et "9" si la m&e ne sait pas. - Sur la co1onne *n&?re~ notez "1" si la m&e (tutrice) &pond oui, "0" ai elle repond non et "9" Si elle ne sait pas. i Carte N&re s 1 (Pr6nm.1) a-t-il(elle) bt& d&j& v~ccin6 cc&xc la tuberculose (BCG) (injection SW? l'avant-bras qui cause une cicatrice)? Oui=l Non=0 NSP=9 I I I I 2 (P&cm) a-t-i1 (elle) reQ~ un vacciri dans la cuisee ou la feese contra la diphtkrie,, le t&arms et la coqueluche ? Note2 cmbien de f&s? I I I J f 2 (Pr&on~) a-t-il(elle) re$u un vakoin en gouttea oontr-e la poliomy&ite ? Notez comb&m ds fdie ? _' I I I I 163 &r&s avoir cmpl6t6 les questionnaire: pour tous les enfants intGress6s, I’Bquipe p&se- et toise chaque enfant. krrpl issez une fiche separbe pour chaqwe enfant de mins de 5’ ans inscrit sur le module “listing tire et enfants” et vei I lez 31 reporter les msures sur la fiche adequate. 1 Poids (en kg) 2 Taille (en cm) 2A Si tai I le prise al Iongee = 1 si prise debout =2 3 Mxez le code de la personne qui a effect& les rmsures 4 R&ml tat : Si rresures effectudes, note2 1. Si enfant absent notez 2. Si refus, notez 3. Si autre, note2 9. Date, de naissance I Date de I’interviw PASSEZ A L’EfUW’JT WVPM ET Si, MJ.5 AvEZ.TEfMII\E AVEC xx6 LES Bv=pNFs, P/X5SEZ NJ MXIJLE WlVWJl-. / I I I I / I __---_ JJMMAA I I I -- ES 1 (pr&xrn) a-t-ii(el le) present6.une diarrhee au tours des 2 dernieres se-mines ? Si oui notez 1 ALLEZ A LA QUBSTION SUIVANTB Si non notez 0 et ALLtlZ A L'ENFANT SUIVANT BT S'IL N'Y A PLUS D'BNPANT DB CBT AGE ALLEZ AU MODULE SrJIVAW Si ne sait pas note2 9 et ALLBZ A L'BNFANT SUIVANT BT S'IL N‘Y A PLUS D'ENFANT DB CET AGE ALLBZ AU MODULE SUIVANT 2 Au tours de cette diarrhee, a-t-il(elle) pris un ou plusieurs des produits suivants : aJI = 1, ND=O, l’f SNTPAS=9. 24 Lait rmternel. . . . . . , . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Al imnts prkpares avec des cereales (far ines, samule, riz. .) ou des 16gm-m (soupes). . . . . . . . . : . . . . 2CAutres produits I iquides prepares Iocalmmt ou non . (Slut ion sucre sel’, eau de r iz, soupe de carotte. .I. . . 23 SF0 (sachets). , . , . . , . . . , . . . . . . . . I . . . 2E Autres laits . ‘. . . , . . . _ . . . . . . . . . . . . . . . 2F Eau et al iments. . . , . . . . . . . . . . . . . . ; . . . Z_Eau seule. . . . . . , . . . . . . s , , . . . . . . . . ., 2-l Des solutions inadequates. . , . . . . , . i. .-. : . . . . 21 Ne sait pas. . , . , ,’ , , , . . i . , , . . . . . . . . . 2J Ri.en (ni al.irrmt$ solides, ni liquides) . . . .ALLEZ ACM. 3 CXlrant cette diarrhee (prencm) a-t-i.1 (elle) pris mins, plus ou la t-r&e quantite de I iquiS;les que.d’habitude ? Si pas de liquidee ou mains de liquidee. . . . . . . .notbz 1 Si la m&e quantit6 de liquidee .que d'habitude. . . . . _ notez 2 Si plus de liquidea. . . . . . . . . . . . . . . ~.notez 3 I Si ne.eait pas. . . . . . , , . . . . . . . . . . notez 9 4 l&rant cette r&n-e diarrhee (prenm) a-t-i I (el le) pris mins, plus’ou la.rn&e quantite d’ai imnts sol ides etlou tiquides que d’habitude ? Si pas d'aliments. . _ . . . . , . . . . . , . . . ,, .notez 1' Sibeaucoup moine d'aliments que d'habitude. . . . _ .notez 2 Si un peu nwina d'aliments que d'habitude. _-. : _ . .notez 3 Si a peu pr& la m&e quantit6 d'alimentr que d'habituda: s&w. 4. Si plus d'aliments que d;habitude. . . . . . . .‘. , .notaz 5, '. Sine nait pas. . . . _ , . . . . . . , . I . . , notes ‘9 _ ’ ./ @SSEZN~ESJlVpNT L_f 2A / / -. 28 /_I x i-1 2.3 /_I 2E ./ ! 2F. /z/ 22 /_I a! /_I ‘?I /_I 2J I_/ l.E ITEMENT ur les enfants < 2 ans nourr i au sein ? i oui. . . . . .notez i non. . . . . .notez .toujours nourri au sein ? i oui. . . . . .notez i non. . . . . .notez Cki=l, Nm==O, Ne sait pas3. 30 333 (sachets) . . .’ . . -. . . . . . . . . . . , . . . .3D _ 4 Depuis .hier (6 cette hewe) (pr&wn) a-it-recu quelque chose 3 boire dans un biberon ? Q I,, !LLi J (1 : =c S’il y a des cartes ck vaccinatrcm av des vaccins reCus; 1 rgrplissez I i&e partie du tableau’. Si n’y a pas tmtes les cartes de vaccination ou si fes dates das vaccins n’existent pas sur la carte, rmpl issez la deuxi&rx partie du t,ableau en vous fiant aux di res de la rr&re/tutrice. Rtwl issez un tableau mur chaque enfant de nmins de 5 am inscrit sur le allez aux queetione suivantea, non = Pour chaque quest ion : - SUL^ la colonne *carte" natez "1" si la carte est dispopible, "0" si la carte n'existe pas et "9" ai la m&e ne sait pae. (injection 4 (p7A-c.m) a-t-i1 (elk) rep un.vaccin contre la rougeok (injection hr l~Qv~t-~ bras vers 9 mois ou plus ? Oui-1 N&=0 NSP=9 ., Apres avoi t dcrrplet~ les questionnaires pour tous les enfants interesses; I ‘equipe p&e et toise chaque enfant. Ra-rpl issez me f iche separee pour. chaque enfant de mins de 5 ans inscri t sur’ le nodule “1 ist ing nw’tre ‘et enfants” et vei I lez ZI reporter lesmsures sur la fiche adequate. c 1 Poids (en kg) 2 Tail le (en cm) 2A Si tai I le pr ise al Iongee = 1 si prise debout =2 3 Mtez le code de la personne qui a effect& les mesures 4 R&ml tat : Si msures effectuees, note2 1. Si enfant absent notez,2. Si refus, notez 3. Si autre, notez 9. Date de naissance -__- -- . .__. _ .-__ Sexe MA. ervifafu PFSSEZ A L’EWNT SJIVPNT ET SI UE AVEZ TEMINE AVEC PASSEZ AlJMwLE SuIwNl-. 168 m&age. . . . . . . . . . . . . . . . l=MaisO~ individuelle. . villa 2=Appartement 3=Maison collective tradigionnelle, haouch r)=Baraque, gourbi si non pourquoi? I.-Rsfue 2= M&a& abeent 33 m&nage non trouve/abeent nterroget mutes les tires (mri&s, divorcees, &par&es, veuves) et msiderez toutes les Spouses (polyganie). w _, +wr’ chaque tire ayar& accduche au nmins une fois tenfant vivant ou decedef ,’ ‘m-pi issez la fiche suivante relat ive a I ‘histoi re des grossesses eventuel les Lurvenues depuis le 01/01/1331. Si. el le n’a pas de grossesses durant cette &iode, passez 21 la tire suivante. Si une rr&re n’est pas presente, dermdez rinterroger le chef de fmi I le ou une autre personne susceptible de rtSpondre wet f iabi I i te aux quest ions. dresser-vous d’abord & la tire la plus jeune qui sera codee ‘“KY ‘pour lui akder si la derniere grossesse s’est teminee par une naissance vivante, n mrt-ne ou un avctrtmnt. Ptir les enfants concernes, notez le prenm, le exe, la date ‘de naissance, et I ‘age au d&&s (en mis revolus) s’i Is sont ededes. N’enregistrez ‘que les enfants propres B -la tire. N’EMB2SIREZ Nj ES ENWE AXIT@ NI LES ENPMS PTWFMES. Si vous n’obtenoz pas de tsponses, FE LAISSEZ PIG LE5 C&ES FIE~TXG~S.VID~ES, NIEZ 3 ou 99,A LA PIKE. ,es jmaux sent enregistres cmm des naissances .separ&es et signales par ne acco I ade . Troisih tire groasesse f/ # . . . . . . . Avant - den-&x groeeesse /f . .* . . . . 2eme groeeesse avant la demi&e i I . . . . . . . . 3eme Pour I es na i ssances Si niissance vivante note2 1, si rrurt-n6 notez Si 02 = 2 (rmrt-n6) ne pas re-rpl i r CU. .I y a plus de 3m3res 2, si avor tfmm{ notez 172 listr ict MU i___/ / / renikre tire P 7- 1 Avez-vous ut i 1 is6 ou essay4 une m$thode cmtracept ive poui kiter de tcrrber enceinte ? 2 Si oui qu’auez-vous fait ou utilistS ? Sa Pilulr. . . _ . . .n~tsz 1 Si DXU (othilet). . . . . . . . . . . . .notcz 2 Si Condoms (pr&ervetif maeculin). . . . , . . . . . . . . .natez 3 Si injection. . . . . . . . . . . . . . . . . . .nm(Lz 4 Si Allaitement aetemel. . . . . . . . . . . . , . . . .notez 5 Si Continence phriodiqua (cslsndrisr). . . , . . . . . . . . .nataz 6 Si Retrair. . . . . . . . . . . . . . natrz 7 Si autree (precieez.) . . . . . note* S 91 ns sait pao . . , I . . . . + , ~ . . .*ot*z 9 3 Utilisez-vous actuellenmt unetithode contraceptive ? 4 Si oui quelletithode utilisez-vous Si Piluls. . . . . , . . . . . . , . , . . . . . _ . , .notaz 1 Si DIU (f&rilet). . . . . . . . . . . . . , . , . , . . . . , .notS 2 Si Condome (prthsrvatif maaculin). . . . . . . . . . I . . . . . .notbz 3 Si injection. . _ . . . . . . . . . . . . . . , I . . , . . . note2 4 Si Allaitement maternsl. . . . . . . . . , . . . . . . . . . .not*s I Si Continence pkriodique (calmdrier). . . . _ . . . . . . . .notsz 6 Si letrait. . . . . , . . . . a _ . , , . . . . . . . . . . WC*2 7 Si autree (precisaz.). , . . . . . , . 1 , I et notsn 8 Sinaoaitpao.,. ,nbt*liS 5 Pour les uti lisatrices de pi lule, dmndez.8 voir la bait Si ‘VUO notez 1 dt p&ioez Is nom du pmduit . . . . . . . . puin Is cad*. Si non VUQ not** 2 6 Pour toutes les tithodes, dmmdez, depuis ctiien ,de tm’& ut i 1 isez-vous cette rr&hode ? 7 Si vow n’ut i I isez pas de m&hode contraceptive, di tes pourquoi ? Si m&opauee. . . , , . . . . . , . . . . ~ . . , ) L . . . . . nOtf+C 1 Si et&ilit6. . . . . . . . . . . . . . . . 4 . .,. . . . nOte2 2 si V.SUE des enfanta. . . . / . . . . _ ,. , . . , . . . . , . . . .nOtcZ 3 Si effete oecondalres. , . , , . . . . , . , / , , I . s .: . . _ .lMXZ * ai problhw de Santa. . . . . . . . , . . . . , . . . I :. . v . ,nOhz 5 si opposition mari . . ~ . , . . . . . . . . L .’ . , ;, . . s . . dwtez 6 Si intsrdit rsligiaux. . . . . . a . i . . . . . . ,. , 1 . k * .nabtZ 7 -Si cappa& a la planificrtion familiala. , . . . . . . , . . . . . .Kxt*Z S Si c&it trap 61eW5 . . . . . . . . , , . a . a . ~ , . . e . ,iWteZ 9 Si difficile a obtsnir / non dieponibla . . , . . . . , . . . I I .nOtbZ.la si rapport5 aexus1e pm f&8quente/61Bpsrgtion , , . . * . . I . .nataz 1% si auttes (fatalit&, ato.f . a . , I . . . , . : I : . . r . f .irots~ Lx.2 Si ind&s?xninl!. . . . . , . _ I . , I , . . . ( I . , . . I . ~ROG@Z $9’ 8 Cm-ptez-vous ut i I iser une r&thCxie contraceptive dam ieS ‘12 mis ZI veni r ? oui = 1 non = 2 hbsisitante = 3 / / I -- r&r .-cI 1’ euxi&fem?re No / /O/ 1 Avez-vcus utilisd w essaytS une t-r&l-ode contraceptive pour Bvi ter de tmber enceinte ? Si o.ui *ot*z 1 et all02 a lr qusation 2 Si non notez 2 st allar a la question 6 Si ind&cnnin~ mtcz 9 2 Si oui qu’avez-vous fait cu utilise ? Si Pilulc. . .notsz 1 Si DXu lot&ilst). . .notsz 2 Si Condoms (pr&ervatif maeculin). . .note+ 3 Si injection. . .notez 1 Si Allaitement matemek. . .n~tez 5 Si Continence pkiodique (calsndrier). . .notsz 6 Si Rctrait. . n&s+ 7 Si autrso (precieaz . .) . .et notsz B Si nc oait pas . .notaz 9 3 Utilisez-vous actuellmnt unetithode contraceptive ? Si oui IIO~~ z 1 et ails2 a la queetion 4 Si non n~tez 2 et allez & la queetion 6 Si refue de rapondra notsz 9 4 Si oui quel le rr&hode ut i I isez-vcus si P?ilUL¶. . .notez 1 S1 DIU (dt&ilet). . .notez 2 Si Condom (prtjservstif maeculin). . .notez 3 91 injection. . notdz 4 Si Allaitement matemel. . .notsz 5 Si Continence phriodique (calmdrier). . .notez 6 Si Rstrait. . _ . note z 7 si autres (prt5cieez.). . et notar 8 Sine saitpae. . note2 9 5 Pour les utilisatrices de pilule, dmndez a voir la boitt Si v’ue notes . et px&ioez 1% nom du produit . puie le coda. 91 *on vu* notsz 2 6 Pour toutes IesmtSthodes, dmndez depuis cc-rbien de tarps ut i I isez-vous cette tithode ?, 7 Si vcus n’ut i I isez pas de tithcde contraceptive, ,di tes pourquoi ? Bi m&Ioprus*. . I . I . r . notsz 1 $1 bdrilitt%, , . , . I . 1 . notsz 2 Si trout dse anfanta. . G . .notez 3 Si effete eecondaireo. . .notsz 4 Si probl&ed da m-G&. . , . .notez 5 Si opposition mari . .-. . .notez 6 Si interdit religieux. . , . .notez 7 Si oppoe& 8 la planification fmiliale. . .notaz E si coQt trap eleve . I . .notez 9 Si difficiLe a obtenir / non disponible . .netaz 10 Si rapporte eaxuela pau frequsnta/eepa~atio~ . I . .notez 11 Bi autrm (fetalit6, ate .) . 1 . .notez 12 Si ind&wmin&. . .notez 99 8 Gmptez-vous ut i I iser une rn$thcde contraceptive dans les 12 rmis B veni r ,? oui = 1 non = 2 hbitante = 3 t%P = 9 / I I nois i I Pm i-l I I I -I_ 174 roisikre rrt&re No / /O/ 1 Avez-vous ut i I is6 ou es&e me r&thode contraceptive pour Bviter de torber enceinte ? Si cwi notez 1 et allez A la question 2 si non notez 2 et allez & la question 6 Si indhtennin& notez 9 2 Si oui qu’avez-vous fait ou utilis6 ? Si Pilule. . .nota 1 Si DIU (stthlet). . .notsz 2 Si Condom (prfhervatif maeculin). . .notez 3 Si injection. . .notaz 4 Si Allaitement maternel. . .notez 5 Si Continence pkriodique (calendrier). . .notez 6 Si Retrait. . notez 7 Si autres (precise= . .) . .et note2 8 Si ne sait pan . _ . .notez 9 3. Ut i I isez-vous actuel Imxmt une tithode-contraceptive 7 Si oui notez 1 et allez a la question 4 Si'non notez 2 et allez b la question 6 Si refus de &padre notez 9 4 Si oui quel le mEithode ut i I isez-vous Si Pilule. . .notez 1 Si DIU (ot&ilet). . .notez 2 Si Condoms (pr&ervatif masculin). . .noter 3 Si rnjection. . notes 4 Si Allaitement matemel. . .notez 5 Si Continence periodique (calendrier). . .nOtez 6 Si Retrait. . notex 7 Si a.utres (pr&isez.). . et note2 8 Si ne sait pas. . Y, . note2 9 . 5 Pour les ut i I isatrices de pi lule, dmndez 8 voir la boitc Si vue notez 1 et prhcieez le nom du prod&t . puis le code. si non vue notez 2 6, Pour toutes les r&thodes, dmandez depuis ctiien de tgfps ut i I isez-vous cette &thode ? 7 Si vous n’ut i I isez pas de &thode contraceptive, di tes pourquoi ? Si m&opause. . : . note2 .A 81 st&ilit.e. . ! . not@z 2 Si veut dee enfants. . .mXez 3 Si effete secondairee. . .IIote2 4 si p~obl&naa de ear&. . .noteZ 5 ‘si opposition mari . .nc)tez 6 si interdit religieu. . ; ; . .nOteZ 7 Si oppa*tSe a la planification familials. . .nOhZ 8 si coOt trap &eve . ; . .ytpz Y Si difficile a obtenir / noon dispbnible . .tlOtet 10 9i rapports saxuele pau f&quente/ahp&ation. . .notcz 11 8i autres (fatalitd, etc:.) . ,YIOte% 12 Si ind&temine. : .DOt*Z 99 . . / I I I I L-~ I I L--~ I I J rmis I I Arts /---I‘ / I I -- ANNEXE 4 EnquSte sur les objectifs de la mi-dkennie 6.1 GUIDE DE L’ENQUETEUR SOMMAIRE INTRODUCTION . 1 RECOMMANDATIONS G

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