Algeria - Multiple Indicator Cluster Survey - 2013

Publication date: 2013

Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012 - 2013 République Algérienne Démocratique et Populaire R épublique A lgérienne D ém ocratique et P opulaire 2012 - 2013 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012 - 2013 E nquête par G rappes à Indicateurs M ultiples (M IC S ) 2012 - 2013 Suivi de la situation des enfants et des femmes République Algérienne Démocratique et Populaire Fonds des Nations Unies pour la population Algérie 2015 Fonds des Nations Unies pour l’enfance Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière L’enquête par grappes à indicateurs multiples, Multiple Indicator Cluster Survey (MICS) a été réalisée en Algérie en 2012-2013 par le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière avec l’appui financier et technique du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et une contribution financière du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). MICS est un programme international d’enquêtes auprès des ménages élaboré par l’UNICEF. La MICS Algérie a été menée dans le cadre de la quatrième édition mondiale des enquêtes MICS (MICS4). MICS fournit des informations actualisées sur la situation des enfants et des femmes et mesure les indicateurs clés qui permettent aux pays de suivre les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et des autres engagements convenus au plan international. Cette enquête permet aussi au niveau national d’évaluer le manque à gagner dans les domaines du développement humain et social et de fournir aux programmes de développement nationaux et sectoriels des statistiques fiables sur la situation des enfants, des femmes et des ménages. Des informations additionnelles relatives au projet mondial MICS peuvent être obtenues en consultant le site web http://mics.unicef.org Algérie, 2012-2013 Rapport final Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 5 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Suivi de la situation des enfants et des femmes République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Fonds des Nations Unies pour l’enfance Fonds des Nations Unies pour la population Algérie 2015 Le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière L’Algérie a toujours attaché une grande importance à l’amélioration des conditions de vie et du bien-être social de sa population. La réalisation de cette quatrième enquête à indicateurs multiples (MICS4) qui fait suite aux MICS de 1995, de 2000 et 2006, reflète, une fois de plus, notre engagement et confirme notre volonté à pour- suivre les efforts pour construire un avenir meilleur en s’appuyant sur des données probantes. Cette enquête fournit, en effet, des informations riches et variées dans plusieurs domaines de la vie sociale notamment ceux relatifs aux conditions d’habitat, à l’éducation, à la fécondité des femmes et à la planification familiale, aux soins pré et post natals, à certaines maladies chez l’enfant, leur prévention et leur prise en charge, à la mortalité des enfants. L’enquête traite également des questions liées à la nutrition des enfants à travers notamment les mesures anthropométriques, au développement et à la protection de l’enfant. En sus de ces divers domaines, l’Algérie a adjoint d’autres volets relatifs aux maladies chroniques, au handicap, aux accidents chez l’enfant et à la mortalité générale. Cette variété de données actualisées voire inédites, pour certaines d’entre elles, vient renforcer le système d’in- formation dans les domaines de la santé et de la population, en suscitant une culture de planification, de prise de décision et d’intervention fondée sur des évidences pour l’amélioration du bien-être de notre population et tout particulièrement la santé des mères et des enfants. Il est à souligner que cette enquête fournie des informations représentatives au niveau de l’ensemble des Espaces de Programmation Territoriale (EPT) tel que identifié par le Schéma National d’Aménagement du Ter- ritoire (SNAT), approuvé en 2010 à la faveur de la loi n°10-02 du 16 Rajab 1431 correspondant au 29 juin 2010 portant approbation du Schéma National d’Aménagement du Territoire. Elle vient ainsi mettre à la disposition des secteurs concernés par le développement humain et social les informations et les indicateurs nécessaires à la mise en place, au suivi et à l’évaluation des politiques sociales au niveau de chaque EPT. Il importe de souligner également que les données de cette enquête seraient d’un apport conséquent pour le réajustement des objectifs de la politique nationale de population dans son lien avec le développement et pour mettre la lumière sur les déterminants de la nouvelle dynamique démographique que connait actuellement notre pays. L’enquête MICS4 vient aussi à point nommé pour nous fournir les données nécessaires, solides et comparables notamment au niveau international pour mesurer les progrès réalisés vers l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement et autres objectifs internationaux comme ceux liés au plan d’action mondial adopté en 1990 lors du premier sommet de l’enfance « un monde digne des enfants ». Je me réjouis grandement que ce projet ait pu être mené à son terme et avec succès et je suis encore plus satisfait de la publication des résultats. J’adresse mes vifs remerciements au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), initiateur du projet, pour son appui financier et technique au projet ainsi qu’au Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) pour sa contribution financière. J’adresse également mes remerciements à tous les experts algériens qui ont contribué à ce projet, à l’équipe de l’Unicef Bureau d’Alger et celle de la Direction de la Population du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière qui ont suivi de près le travail dans toutes ses étapes. Je voudrais aussi remercier les personnels de l’Office National des Statistiques pour le leur disponibilité et leur précieuse collaboration ainsi que le personnel technique et administratifs de l’Institut National de Santé public pour leur soutien notamment logistique. J’adresse un salut particulier à la formidable mobilisation du corps des gestionnaires et aux personnels de ter- rain chauffeurs, enquêtrices, contrôleurs et superviseurs pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur endurance qui ont été déterminant pour la réussite de cette enquête. Je voudrais également témoigner ma profonde gratitude et ma reconnaissance à l’égard des populations des ménages enquêtés ainsi qu’aux autorités locales pour l’accueil chaleureux qu’elles ont réservé aux personnels de terrain et l’aide appréciable qui leur ont apporté. Je réitère mes remerciements aux concepteurs de ce projet, aux institutions et organisations internationales qui ont apporté leur contribution. Monsieur BOUDIAF Abdelmalek Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière PREFACES Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 7 Le Représentant de l’UNICEF en Algérie En 2015, le programme global d’enquêtes MICS fête son vingtième anniversaire grâce à une initiative et à un pari audacieux de l’UNICEF de lancer ce programme ambitieux pour aider les pays en développement à combler les insuffisances et les lacunes constatées au début des années 90s en matière de disponibilité de statistiques sur la situation des enfants et des femmes. Le programme MICS est devenu au fur et à mesure de l’expérience acquise et de sa maturité scientifique et politique croissante une source incontournable de don- nées pour informer les processus de développement humain et social des pays, mais aussi les engagements internationaux adoptés dans le cadre des Nations Unies. L’Algérie a depuis le début participé à ce programme à travers ses quatre premières éditions. C’est ainsi que le pays a pu disposer de statistiques fiables et compa- rables au niveau international sur une pléthore d’indicateurs, y compris ceux relatifs au suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Aujourd’hui, je suis heureux de voir aboutir un travail dur et acharné pour la réalisation de l’enquête MICS4 en Algérie à travers la publication de ce rapport qui résume, en quelques centaines de pages, le produit d’un investissement important de la part du Gouvernement Algérien, à travers le Ministère de la Santé, de la Popula- tion et de la Réforme Hospitalière, sa Direction de la Population qui a été la cheville ouvrière de cette enquête, l’ensemble du personnel du secteur de la santé et d’autres institutions algériennes, ayant tous démontré un niveau de professionnalisme et de compétence exemplaires. La preuve en est la validation par les experts de l’UNICEF des données et du rapport de l’enquête MICS Algérie précisant son niveau de qualité élevée. Je saisis cette opportunité pour remercier le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière en personne pour avoir déployé l’ensemble des moyens matériels, logistiques et humains de son département afin d’assurer la réussite de ce projet d’envergure. Grâce à son soutien, les équipes de terrain et les cadres du Ministère de la Santé ont pu accomplir leur mission dans les meilleures conditions possibles démontrant ainsi l’importance stratégique qu’il accorde à la production de statistiques fiables pour servir son secteur et l’ensemble des secteurs sociaux activant en Algérie. Je tiens également à remercier le Directeur de Population du Ministère de la Santé, son équipe et les experts algériens qui l’ont accompagné pour tous leurs efforts afin d’assurer la conformité de l’enquête MICS Algérie aux standards internationaux. Mes remerciements vont éga- lement au Bureau du Fonds des Nations Unies pour la Population présent en Algérie qui n’a pas hésité à soute- nir cette enquête à travers une contribution financière conséquente. Je ne vais pas oublier de rendre hommage aux sages-femmes, aux médecins, aux techniciens du secteur de la santé qui n’ont pas hésité à s’engager sur le terrain malgré les difficultés qui le caractérise pour aider les pouvoirs publics à disposer de statistiques de qualité. Je remercie enfin toutes les familles algériennes qui leur ont ouvert leurs portes et leur ont permis de pénétrer leur intimité pour servir l’intérêt commun du pays et de ses enfants. La publication de ce rapport n’est pas une fin en soi, c’est au contraire le commencement d’un autre processus encore plus important. L’enquête MICS Algérie détient une base de données riche et diversifiée sur des statis- tiques sociales désagrégées selon le genre, le milieu de résidence, l’âge, le niveau d’instruction des individus, l’appartenance géographique, et selon le niveau de richesse des ménages. Aujourd’hui, il est plus que crucial d’exploiter cette mine d’informations dans les analyses approfondies, dans l’évaluation et le renforcement des politiques publiques et l’amélioration de la qualité des services sociaux. C’est de notre devoir de faire en sorte que les données collectées grâce à des milliers de familles, de femmes et d’enfants algériens, puissent être utilisées pour améliorer leurs conditions de vie. Dans son message adressé aux membres du Gouvernement après son élection en avril 2014, le Chef de l’Etat a mis l’accent sur la poursuite des efforts des pouvoirs publics en matière de « justice sociale ». L’UNICEF pré- sente en Algérie dès son indépendance en 1962, continuera à accompagner cet effort considérable pour des politiques sociales plus équitables dont la conception et l’évaluation sont basées sur des données probantes à l’instar de ce qu’offre la MICS. Monsieur Thomas Davin Représentant de l’UNICEF en Algérie TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS Indicateurs de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), Algérie, 2012-2013 Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Indicateur MICS4 2012- 2013 MORTALITE DES ENFANTS Mortalité des enfants 1.1 4.1 Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans (infanto-juvénile) (Pour 1000) 24,1 1.2 4.2 Taux de mortalité infantile (Pour 1000) 21,4 1.3 Taux de mortalité néonatale (Pour 1000) 15,7 1.4 Taux de mortalité post-néonatale (Pour 1000) 5,7 1.5 Taux de mortalité juvénile (Pour 1000) 2,8 NUTRITION Statut nutritionnel 1.8 Prévalence de l’insuffisance pondérale (%) 2.1a Modérée et sévère (- 2 SD) 3,0 2.1b Sévère (- 3 SD) 0,8 Prévalence du retard de croissance (%) 2.2a Modérée et sévère (- 2 SD) 11,7 2.2b Sévère (- 3 SD) 4,0 Prévalence de l’émaciation (%) 2.3a Modérée et sévère (- 2 SD) 4,1 2.3b Sévère (- 3 SD) 1,4 Allaitement mater- nel et alimentation 2.4 Enfants allaités (%) 89,5 2.5 Allaitement précoce (moins d’une heure après la naissance) (%) 35,7 2.6 Taux d’allaitement exclusif (%) 25,7 2.7 Taux d’allaitement continu jusqu’à 1 an (%) 46,7 2.8 Taux d’allaitement continu jusqu’à 2 ans (%) 26,6 2.9 Prédominance de l’allaitement des moins de 6 mois (%) 48,1 2.10 Durée de l’allaitement (mois) 13,3 2.11 Biberon (%) 48,8 2.12 Introduction des aliments solides, semi-solides ou liquides (%) 28,2 2.13 Fréquence minimum des repas (%) 52,0 2.14 Allaitement adéquat selon l’âge (%) 23,6 2.15 Fréquence de prise de lait pour les enfants non allaités (%) 96,2 Iodation du sel 2.16 Consommation de sel iodé (%) 67,3 Insuffisance pondé- rale à la naissance 2.18 Nourrissons nés avec une insuffisance pondérale (%) 6,7 2.19 Enfants pesés à la naissance (%) 85,1 SANTÉ DE L’ENFANT Vaccination 3.1 Couverture vaccinale de la tuberculose (BCG) (%) 98,3 3.2 Couverture vaccinale de la polio (%) 90,5 3.3 Couverture vaccinale de la DTCoqHib (%) 91,0 3.4 4.3 Couverture vaccinale de la rougeole (%) 90,3 3.5 Couverture vaccinale de l’hépatite B (%) 89,1 Toxoïde tétanique 3.7 Protection contre le tétanos néonatal (%) 57,2 Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Indicateur MICS4 2012- 2013 Prise en charge des maladies 3.8 TRO reçue ou augmentation des fluides et poursuite de l’alimentation en cas de diarrhée (%) 41,7 3.9 Soins prodigués à une IRA suspectée par un personnel qualifié (%) 66,4 3.10 Traitement aux antibiotiques d’une IRA suspectée (%) 64,1 Utilisation des combustibles solides 3.11 Combustibles solides (%) 0,4 ENVIRONNEMENT Eau et assainisse- ment 4.1 7.8 Utilisation de sources d’eau potable améliorées (%) 86,1 4.2 Traitement de l’eau (%) 11,3 4.3 7.9 Utilisation d’installations sanitaires améliorées (%) 95,4 4.4 Evacuation des matières fécales de l’enfant (%) 17,7 4.5 Lieu de lavage des mains (%) 91,1 4.6 Disponibilité de savon (%) 96,3 SANTÉ DE LA REPRODUCTION Contraception et besoins à couvrir 5.1 5.4 Fécondité des adolescentes (Pour 1000) 10,0 5.2 Grossesse précoce (%) 0,8 5.3 5.3 Prévalence de la contraception (%) 57,1 5.4 5.6 Besoins non satisfaits en matière de planning familial (%) 7,0 5.5a 5.5 Soins prénatals (au moins une fois par un personnel qualifié) (%) 92,7 5.5b Soins prénatals (au moins quatre fois par n’importe quel personnel) (%) 67,3 5.6 Contenu des soins prénatals (%) 69,1 5.7 5.2 Assistance à l’accouchement par un personnel qualifié (%) 96,6 5.8 Accouchement dans un établissement spécialisé (%) 96,8 5.9 Accouchement par césarienne (%) 16,0 Suivi postnatal 5.10 Séjour post-partum dans une structure de santé (%) 95,7 5.11 Examen de santé post-natal du nouveau-né (%) 91,5 5.12 Examen de santé post-natal de la mère (%) 86,5 DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT Développement de l’enfant 6.1 Soutien pour l’apprentissage (%) 78,1 6.2 Soutien paternel pour l’apprentissage (%) 79,0 6.3 Soutien pour l’apprentissage: livres pour enfants (%) 10,5 6.4 Soutien pour l’apprentissage: matériel ludique (%) 35,0 6.5 Garde inadéquate (%) 5,5 6.6 Indice de développement du jeune enfant (%) 70,2 6.7 Fréquentation du préscolaire (%) 16,6 Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Indicateur MICS4 2012- 2013 EDUCATION Education et alphabétisation 7.1 2.3 Taux d’alphabétisation des jeunes femmes de 15-24 ans (%) 92,8 7.2 Préparation à l’école (%) 50,2 7.3 Taux net d’admission au cycle primaire (%) 93,4 7.4 2.1 Taux net de fréquentation du cycle primaire (ajusté) (%) 97,5 7.5 Taux net de fréquentation des cycles moyen/secondaire (ajusté) (%) 79,2 7.6 2.2 Enfants atteignant la dernière classe du primaire (%) 97,6 7.7 Taux d’achèvement des études primaires (%) 100,6 7.8 Taux de passage au cycle moyen/secondaire (%) 89,2 Indice de parité des sexes 7.9 Ecole primaire 1,0 7.10 Ecole moyenne et secondaire 1,05 PROTECTION DE L’ENFANT Enregistrement des naissances 8.1 Enregistrement des naissances (%) 99,6 Travail des enfants 8.2 Travail des enfants (%) 6,3 8.3 Travailleurs étudiants (%) 94,2 8.4 Etudiants travailleurs (%) 6,4 Discipline de l’enfant 8.5 Discipline violente de l’enfant (Toute punition psychologique/ physique) (%) 86,3 Mariage précoce et polygamie 8.6 Mariage avant 15 ans (%) 0,9 8.7 Mariage avant 18 ans (%) 6,0 8.8 Jeunes femmes de 15-19 ans mariées (%) 3,1 8.9 Polygamie (%) 2,9 Différence d’âge des conjoints 8.10a Femmes mariées 15-19 ans (+10 ans de différence) (%) 43,5 8.10b Femmes mariées 20-24 ans (+10 ans de différence) (%) 28,5 VIH/SIDA Connaissances et comportements face au VIH/SIDA 9.1 Connaissance parfaite sur la prévention du VIH chez les femmes de 15-49 ans (%) 9,0 9.2 6.3 Connaissance parfaite sur la prévention du VIH chez les jeunes femmes de 15-24 ans (%) 9,4 9.3 Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH (%) 38,8 9.4 Attitude face aux porteurs du VIH/SIDA (pas de discrimination) (%) 6,7 9.5 Femmes connaissant les centres de dépistage du VIH (%) 17,1 9.6 Femmes ayant subi le test de dépistage du VIH (%) 1,5 9.8 Prise en charge pour la prévention de la transmission mère- enfant du VIH (%) 1,5 9.9 Dépistage pour la prévention de la transmission mère-enfant du VIH (%) 1,2 Orphelins Enfants orphelins 9.17 Conditions d’accueil des enfants (ne vit pas avec un parent biologique) (%) 1,0 9.18 Prévalence d’enfants qui ont un ou les deux parents décédés (%) 3,0 9.19 Fréquentation scolaire des enfants orphelins (%) (88,3) 9.20 Fréquentation scolaire des enfants non-orphelins (%) 95,7 Préfaces Préfaces 6 Le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Le Représentant de l’UNICEF en Algérie Tableau récapitulatif des résultats 8 Table des matières 11 Liste des tableaux 13 Liste des figures 16 Liste des cartes 18 Acronymes 18 Résumé analytique 19 Introduction 26 Historique 28 Présentation de l’Algérie 29 Objectifs de l’enquête 30 Cadre organisationnel de l’enquête 31 Echantillon et méthodologie de l’enquête 32 Questionnaires 34 Découpage cartographique 35 Elaboration du plan de sondage 35 Mise à jour des grappes échantillon 38 Enquête test 38 Enquête de terrain 38 Traitement des données 39 Représentativité de l’échantillon et caractéristiques des ménages, des femmes et des enfants enquêtés 42 Représentativité de l’échantillon 44 Caractéristiques des ménages 45 Caractéristiques des femmes enquêtées âgées de 15-49 ans 49 Caractéristiques des enfants enquêtés âgés de moins de 5 ans 50 Mortalité des enfants 52 Nutrition 60 Etat nutritionnel 62 Allaitement et alimentation du nourrisson et du jeune enfant 65 Iodation du sel 75 Insuffisance pondérale à la naissance 76 Santé de l’enfant 80 Vaccination 82 Protection contre le tétanos néonatal 87 Thérapie de réhydratation orale 90 Recours aux soins et antibiothérapie pour les infections respiratoires aigües (IRA) 98 Utilisation de combustibles solides 101 Circoncision des garçons 103 TABLE DES MATIÈRES Eau et assainissement 108 Utilisation de sources d’eau améliorées 110 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 115 Sources d’eau améliorées et évacuation saine des excréments 120 Lavage des mains 121 Santé de la reproduction 125 Fécondité 126 Contraception 130 Besoins non satisfaits 132 Soins prénatals 135 Accouchement 140 Soins postnatals 144 Développement de l’enfant 154 Education et apprentissage de la petite enfance 156 Développement de la petite enfance 167 Alphabétisme et éducation 170 Alphabétisme chez les jeunes femmes 172 Préparation à l’école 174 Fréquentation de l’école primaire et secondaire 175 Protection de l’enfance 182 Enregistrement des naissances 184 Travail des enfants 185 Discipline de l’enfant 188 Mariage précoce et polygamie 190 Attitudes vis-à-vis de la violence à l’égard des femmes 195 Enfants orphelins 197 VIH/SIDA 200 Connaissance sur la transmission du VIH et conceptions erronées sur le VIH/SIDA 202 Attitudes bienveillantes envers les personnes vivant avec le VIH/SIDA 208 Connaissance d’un lieu pour le dépistage du VIH, conseils et tests durant les soins prénatals 210 Accidents 214 Maladies chroniques 228 Handicap 236 Mortalité Générale 256 Annexe A. Echantillonnage 266 Annexe B. Liste du personnel ayant participé à l’enquête 272 Annexe C. Erreurs d’échantillonnage 280 Annexe D. Tableaux de qualité des données 293 Annexe E. Indicateurs MICS4 Algérie : Numérateurs et Dénominateurs 311 Annexe F. Questionnaires MICS4 Algérie 318 Annexe G. Tableaux ISCED 385 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 13 LISTE DES TABLEAUX Tableau HH.1 : Résultats des interviews des ménages, femmes de 15-49 ans et d’enfants de moins de 5 ans Tableau HH.2 : Répartition selon l’âge par sexe au niveau du ménage. Tableau HH.2A : Evolution de la structure de population par groupes d’âges, Algérie, 1977-2012 Tableau HH.3 : Composition du ménage Tableau HH.4 : Caractéristiques de base des femmes Tableau HH.5 : Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans Tableau CM.1 : Mortalité des enfants Tableau CM.2 : Mortalité des enfants selon les caractéristiques socioéconomiques Tableau CM.3 : Mortalité des enfants selon les caractéristiques démographiques Tableau NU.1 : Etat nutritionnel des enfants Tableau NU.2 : Allaitement au sein précoce Tableau NU.3 : Allaitement au sein Tableau NU.4 : Durée de l’allaitement au sein Tableau NU.5 : Allaitement approprié par l’âge Tableau NU.6 : Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous Tableau NU.7 : Fréquence minimum de repas Tableau NU.8 : Allaitement au biberon Tableau NU.9 : Consommation de sel iodé Tableau NU.11 : Bébé ayant une insuffisance pondérale à la naissance Tableau CH.A.1 : Calendrier vaccinal en Algérie Tableau CH.1 : Vaccinations au cours de la première année de vie Tableau CH.2 : Vaccinations selon les caractéristiques de base des enfants Tableau CH.3 : Protection néo-natale contre le tétanos Tableau CH.4 : Solutions de réhydratation orale et liquides recommandés préparés à domicile Tableau CH.5 : Pratiques d’alimentation durant la diarrhée Tableau CH.6 : Thérapie de la réhydratation orale avec poursuite de l’alimentation et d’autres traitements Tableau CH.7 : Recours au traitement d’une IRA suspectée et usage d’antibiotiques Tableau CH.8 : Connaissance des deux signes de gravité des IRA Tableau CH.9 : Utilisation de combustibles solides Tableau CH.10 : Utilisation de combustible solide par lieu de cuisine Tableau CR.1 : Condition de circoncision des garçons selon l’âge de circoncision Tableau CR.2 : Condition de circoncision des garçons selon le lieu de circoncision Tableau CR.3 : Condition de circoncision des garçons selon celui qui a pratiqué la circoncision Tableau WS.1 : Utilisation de sources d’eau améliorées Tableau WS.2 : Traitement de l’eau du ménage Tableau WS.3 : Temps mis pour atteindre la source d’eau de boisson Tableau WS.4 : Personne qui va aller chercher l’eau Tableau WS.5 : Utilisation de réseaux d’assainissements améliorés Tableau WS.6 : Utilisation partagée de l’assainissement Tableau WS.7 : Evacuation des matières fécales de l’enfant Tableau WS.8 : Echelles relatives à l’eau potable et à l’assainissement Tableau WS.9 : Eau et savon sur le lieu de lavage des mains 14 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Tableau WS.10 : Disponibilité de savon Tableau RH.1 : Taux de fécondité selon les caractéristiques régionales Tableau RH.1B : Taux de fécondité des adolescents et indice conjoncturel de fécondité. Tableau RH.2 : Grossesse précoce Tableau RH.3 : Tendances de la grossesse précoce Tableau RH.4 : Utilisation de contraception Tableau RH.5 : Besoins non satisfaits en matière de contraception Tableau RH.6 : Couverture des soins prénatals Tableau RH.7 : Nombre de visites prénatales Tableau RH.9 : Assistance au cours de l’accouchement Tableau RH.10 : Lieu d’accouchement Tableau RH.11 : Durée de séjours dans la structure de santé durant la période postnatale Tableau RH.12 : Consultation postnatale pour les nouveau-nés  Tableau RH.13 : Consultation postnatal pour les nouveau-nés au cours de la première semaine de vie Tableau RH.14 : Consultation postnatal pour les mères Tableau RH.15 : Consultation postnatale pour les mères au cours de la première semaine de l’accouchement Tableau RH.16 : Consultation post natal pour les mères et les nouveau-nés Tableau CD.1 : Education du jeune enfant Tableau CD.2 : Soutien à l’apprentissage Tableau CD.2A : Soutien Familial dans l’apprentissage Tableau CD.3 : Matériel didactique Tableau CD.4 : Garde inadéquate Tableau CD.5 : Indice de développement du jeune enfant Tableau ED.1 : Alphabétisation chez les jeunes femmes Tableau ED.2 : Préparation à l’école Tableau ED.3 : Entrée à l’école primaire Tableau ED.4 : Fréquentation de l’école primaire Tableau ED.5 : Fréquentation de l’école moyenne et secondaire Tableau ED.6 : Enfants ayant fait la dernière classe d’école primaire Tableau ED.7 : Achèvement de l’école primaire et passage à l’école moyenne-secondaire Tableau ED.8 : Parité entre les sexes en matière d’éducation Tableau CP.1 : Enregistrement des naissances Tableau CP.2 : Travail des enfants Tableau CP.3 : Travail des enfants et fréquentation scolaire Tableau CP.4 : Discipline des enfants Tableau CP.5 : Mariage précoce et polygamie Tableau CP.6 : Tendances du mariage précoce Tableau CP.7 : Différence d’âge entre conjoints Tableau CP.11 : Attitudes vis-à-vis de la violence domestique Tableau CP.12 : Modes de vie des enfants et état d’orphelin Tableau CP.13 : Fréquentation scolaire des orphelin (e)s et des non orphelin (e)s Tableau HA.1 : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH Tableau HA.2 : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes femmes ; Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 15 Tableau HA.3 : Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant Tableau HA.4 : Attitudes bienveillantes à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA Tableau HA.5 : Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH Tableau HA.6 : Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH chez les jeunes femmes. Tableau HA.7 : Conseils et test en matière de VIH durant les soins prénatals Tableau AC.1 : Accidents selon la fréquence de survenue de l’accident Tableau AC.2 : Accidents par âge Tableau AC.3 : Accidents selon la gravité de l’accident Tableau AC.5 : Accidents selon le lieu de survenue de l’accident Tableau AC.6 : Prise en charge des accidents Tableau AC.7 : Raisons de non prise en charge des accidents Tableau MC.1 : Maladies chroniques selon le professionnel qui a diagnostiqué la maladie Tableau MC.2 : Maladies chroniques selon le nombre de maladies Tableau MC.3 : Prévalence des maladies chroniques Tableau HD.1 : Caractéristiques des ménages avec personnes présentant un handicap Tableau HD.2 : Pourcentage des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales Tableau HD.3 : Pourcentage de distribution des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales selon le type de déficience Tableau HD.4 : Pourcentage des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales selon le type d’incapacité Tableau HD. 5 : Pourcentage des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales selon le type d’incapacité et de déficience Tableau HD.6 : Pourcentage de distribution des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales selon le type de déficience et l’étiologie Tableau HD.7 : Pourcentage de distribution des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales par type de déficience selon le degré de sévérité Tableau HD.8 : Pourcentage des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales selon le type d’incapacité et son degré de sévérité Tableau HD.9 : Pourcentage des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales selon certaines caractéristiques individuelles et degré de sévérité Tableau MG.1 : Mortalité générale selon les caractéristiques des ménages Tableau MG.2 : Mortalité générale selon le lieu de décès Tableau MG.3 : Mortalité générale selon la déclaration du décès Tableau EC.1 : Répartition des ménages par espaces de programmation territoriale et par strate au Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2008 Tableau EC.2 : Répartition du nombre total de ménages et de grappes échantillon par EPT et selon la strate de résidence Tableau LP.1 : Liste des enquêtrices (Enquête principale) Tableau LP.2 : Liste des contrôleurs (Enquête principale) Tableau LP.3 : Liste des formateurs (Enquête principale) Tableau LP.4 : Liste des formateurs et superviseurs (Enquête test) Tableau LP.5 : Liste des participants à l’enquête test Tableau LP.6 : Liste des agents de saisie ayant participé à la saisie informatique des données Tableau LP.7 : Liste des personnes ressources 16 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Tableau LP.8 : Coordination du projet et équipe d’appui Tableau SE.1 : Indicateurs sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage Tableau SE.2 : Erreurs d’échantillonnage : Total Tableau SE.3 : Erreurs d’échantillonnage : Urbain Tableau SE.4 : Erreurs d’échantillonnage : Rural Tableau SE.5 : Erreurs d’échantillonnage : EPT1 - Nord Centre Tableau SE.6 : Erreurs d’échantillonnage : EPT2 - Nord Est Tableau SE.7 : Erreurs d’échantillonnage : EPT3 - Nord Ouest Tableau SE.8 : Erreurs d’échantillonnage : EPT4 - Hauts Plateaux Centre Tableau SE.9 : Erreurs d’échantillonnage : EPT5 - Hauts Plateaux Est Tableau SE.10 : Erreurs d’échantillonnage : EPT6 - Hauts Plateaux Ouest Tableau SE.11 : Erreurs d’échantillonnage : EPT7 - Sud Tableau DQ.1 : Distribution de la population par âge détaillé et par sexe Tableau DQ.2 : Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées Tableau DQ.3 : Répartition par années d’âge des enfants de moins de 5 ans des ménages, et des questionnaires des enfants de moins de 5 ans Tableau DQ.4 : Taux de réponse des femmes par caractéristiques socioéconomiques des ménages Tableau DQ.5 : Taux de réponse des enfants de moins de 5 ans par caractéristiques socioéconomiques des ménages Tableau DQ.6 : Complétude du remplissage des questionnaires Tableau DQ.7 : Taux de complétude de l’information pour les mesures anthropométriques Tableau DQ.8 : « Heaping » des mesures anthropométriques Tableau DQ.10 : Observation des carnets de santé des femmes Tableau DQ.11: Observation des certificats de naissances des moins de 5 ans Tableau DQ.12: Observation des carnets de vaccinations Tableau DQ.13: Présence dans le ménage de la mère et de la personne interviewée pour le questionnaire enfant Tableau DQ.14: Sélection des enfants de 2-14 ans pour le module discipline de l’enfant Tableau DQ.15: Fréquentation scolaire par année d’âge Tableau DQ.16: Ratio genre à la naissance entre enfants nés vivants et enfants survivants Tableau DQ.17: Naissances par années calendaires Tableau DQ.18: Rapportage de l’âge au décès en jours Tableau DQ.19: Rapportage de l’âge au décès en mois Tableau ED.1 : ISCED: Indicateurs de l’éducation sélectionnés et suivant la classification ISCED Tableau ED.4 : ISCED: Fréquentation de l’école primaire Tableau ED.5 : ISCED: Fréquentation de l’école secondaire Tableau ED.8  : ISCED: Parité entre les sexes en matière d’éducation LISTE DES FIGURES Figure HH.1 : Pyramide des âges de la population Figure CM1 : Mortalité des moins de 5 ans selon les caractéristiques géographiques et socioéconomiques Figure CM.2 : Tendance de la mortalité infanto juvénile selon différente sources Figure NU.1 : Pourcentage des enfants de moins de 5 ans présentant une forme modérée ou sévère d’insuffisance pondérale, de retard de croissance ou d’émaciation Figure NU.2 : Pourcentage des mères ayant allaité leurs enfants nés au cours des deux dernières années, dans l’heure et dans la journée de la naissance selon l’EPT et la strate de résidence Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 17 Figure NU.3 : Mode d’alimentation infantile Figure NU.4 : Pourcentage des ménages qui consomment un sel adéquatement iodé selon l’EPT et le milieu de résidence Figure NU.5 : Pourcentage d’enfants de faible poids à la naissance (< 2500 grs) Figure CH.1 : Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles avant leur premier anniversaire Figure CH.2 : Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des 2 der nières années protégées contre le tétanos néo-natal Figure CH.3 : Enfants avec diarrhée ayant reçu SRO ou n’importe quelle Solution sucrée préparée à la maison Figure CH.4  : Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines et reçu une thérapie de réhydratation orale avec poursuite de l’alimentation Figure RH.1 : Indice Conjoncturel de Fécondité au cours des trois années précédant l’enquête (2012-2010) par région et milieu de résidence Figure RH.1A : Taux de fécondité par âges selon le milieu de résidence Figure RH.6 : Distribution des femmes 15-45 ans ayant eu une naissance vivante durant les deux années précédant l’enquête selon le personnel ayant prodigué les soins prénatals Figure CD.1 : Fréquentation des enfants âgés de 36-59 mois de l’école préscolaire selon le niveau d’instruction de la mère et du père et l’indice de richesse des ménages Figure CD.2 : Pourcentage des enfants âgés de 36-59 mois avec qui des membres adultes du ménage se sont adonnés à quatre activités ou plus Figure CD.3 : Pourcentage des enfants âgés de 36-59 mois disposant de trois (03) livres pour enfants ou plus Figure CD.4 : Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois laissés avec une garde inadéquate au cours de la semaine passée Figure CD.5 : Score de l’indice de développement du jeune enfant Figure HA.1 : Pourcentage des femmes ayant une connaissance approfondie de la transmission du VIH/Sida selon le niveau d’instruction Figure AC.1 : Pourcentage d’enfants victimes d’accidents selon certaines caractéristiques Figure AC.2 : Nature de l’accident selon le sexe de l’enfant Figure AC.3 : Nature de l’accident selon le milieu de résidence de l’enfant Figure AC.4 : Prévalence des accidents graves chez les enfants de moins de 15 ans selon le lieu où s’est produit l’accident Figure AC.5 : Lieu de l’accident selon le sexe de l’enfant Figure AC.6 : Lieu de l’accident selon le milieu de résidence de l’enfant Figure AC.7 : Lieu de prise en charge des enfants victimes d’accidents selon le sexe de l’enfant Figure AC.8 : Lieu de prise en charge des enfants victimes d’accidents selon le milieu de résidence de l’enfant Figure MC.1 : Evolution de la prévalence des maladies chroniques selon les groupes d’âges Figure MC.2 : Prévalence des maladies chroniques selon le type Figure MC.3 : Prévalence de l’Hyper Tension Artérielle (HTA) selon les groupes d’âges Figure MC.4 : Prévalence du Diabète selon les groupes d’âges Figure HD.1 : Répartition des personnes présentant une déficience par sexe selon le type de la déficience Figure HD.2 : Répartition des personnes présentant un état qui limite leurs activités normales par sexe selon le type d’incapacité Figure HD.3 : Pourcentage des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales selon le type de déficience et le type d’incapacité 18 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Figure HD.4 : Pourcentage de distribution des membres du ménage présentant un état qui limite leurs activités normales selon l’étiologie la déficience Figure MG.1 : Structure des décès par grands groupes d’âges au cours des 5 dernières années précédant l’enquête, Algérie, 2012-2013, et l’état Civil pour l’année 2012 Figure MG.2 : Répartition des décès survenus au cours des 5 dernières années précédant l’enquête selon le lieu de décès Figure MC.3 : Répartition des décès survenus au cours des 5 dernières années précédant l’enquête selon l’âge et le lieu de décès Figure MG.4 : Répartition des décès survenus au cours des 5 dernières années précédant l’enquête non enregistrés à l’état civil selon certaines caractéristiques Figure MG.4 : Répartition des décès survenus au cours des 5 dernières années précédant l’enquête selon le lieu de décès Figure MG.5 : Répartition des décès survenus au cours des 5 dernières années précédant l’enquête non enregistrés à l’état civil selon certaines caractéristiques LISTE DES CARTES Carte EC.1. Répartition des districts échantillon à travers les sept espaces territoriaux ACRONYMES BCG: Bilié de Calmette et Guérin CSPro: Census and Survey Processing System DT: Diphtérie, Tétanos DTCoqHib : Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, et Haemophilus influenzae de type b EPT: Espace de Programmation Territoriale HBV: Vaccin contre l’Hépatite B IRA: Infection Respiratoire Aigue ISCED: International Standard Classification of Education JMP: Joint Monitoring Programme MENA: Middle East and North Africa MICS: Multiple Indicator Cluster Survey OMD: Objectif du Millénaire pour le Développement OMS: Organisation Mondiale de la Santé ONS: Office National des Statistiques PEV: Programme Elargi de Vaccination PIB: Produit Intérieur Brut SNAT: Schéma National d’Aménagement du Territoire SPSS: Statistical Package for the Social Sciences SRO: Solution de Réhydratation Orale TRO: Thérapie de Réhydratation Orale UNFPA: United Nations Population Fund UNICEF: United Nations Children’s Fund VIH/SIDA: Virus de l’Immunodéficience Humaine/Syndrome d’Immunodéficience Acquise Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 19 RÉSUMÉ ANALYTIQUE L’enquête MICS4 Algérie, réalisée en 2012-2013, par le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, avec l’appui technique et financier de l’UNICEF et une contribution financière du UNFPA, est une enquête par grappes à indicateurs multiples, produisant des statistiques précises sur la situation des enfants, des femmes et des ménages au niveau national, selon les milieux de résidence urbain et rural, par espace de programmation territoriale (Nord Centre, Nord Est, Nord Ouest, Hauts Plateaux Centre, Hauts Plateaux Est, Hauts Plateaux Ouest et Sud), et selon les caractéristiques sociodémographiques et socio-économiques des membres des ménages, dans différents domaines relatifs à la santé, à l’éducation, à la protection, au VIH/SIDA et aux conditions de vie de la population. Elle a pour objectif d’informer les progrès réalisés vis-à-vis des Objec- tifs pour le Millénaire du Développement ainsi que les objectifs nationaux de développement et en particulier ceux qui touchent au bien être des familles, des enfants et des femmes. En Algérie, l’enquête MICS4 a ciblé un échantillon de 28000 ménages répartis selon les sept espaces de programmation territoriale et fournit ainsi des statistiques représentatives de la population algérienne au niveau national et au niveau de ces territoires. Mortalité des enfants Pour la période des cinq dernières années avant l’enquête MICS4 (2008-2012), le taux de mortalité infantile est estimé à 21 décès pour 1000 naissances vivantes ; le taux de mortalité juvénile s’établit, quant à lui, à 3 décès pour 1000 enfants ayant atteint leur premier anniversaire. En somme, le risque de décéder entre la naissance et le 5ème anniversaire est estimé à 24 décès pour 1000 naissances vivantes. La mortalité néonatale se situe à 16 décès pour 1000 naissances vivantes et la mortalité post-néonatale à 6 décès pour 1000 naissances vivantes. Globalement, il est à remarquer que la majorité des décès de moins de cinq ans surviennent la première année de vie (89%). Parmi ces derniers, près des trois quarts surviennent le premier mois de vie (73%). La mortalité infantile passe de 14‰ chez les enfants résidant dans le Nord Centre à 32‰ parmi ceux qui résident au Sud. Elle est également plus élevée en milieu rural (25‰) par rapport au milieu urbain (19‰). Etat nutritionnel Près d’un enfant sur trente âgé de moins de cinq ans en Algérie a une insuffisance pondérale modérée et/ou sévère (3%) et 1% sont classés comme ayant une insuffisance pondérale sévère. Près d’un enfant sur neuf (12%) de moins de cinq ans accuse un retard de croissance modéré ou sévère, ou sont trop petits pour leur âge, et 4% sont modérément ou sévèrement émaciés, ou trop maigres pour leur taille. La surcharge pon- dérale concerne 12% des enfants de moins de cinq ans. Les garçons sont légèrement plus concernés par le retard de croissance modéré ou sévère que les filles (13% pour les garçons et 11% pour les filles). Les enfants de moins de 6 mois enregistrent un taux plus élevé d’insuffisance pondérale (7%). Chez les enfants âgés de 12-23 mois et de 24-35 mois c’est le retard de croissance qui est plus élevé par rapport aux enfants plus jeunes et plus âgés (14%). La prévalence de l’émaciation est importante chez les enfants âgés de moins de 6 mois (13%) et la surcharge pondérale est plus fréquente chez les enfants âgés de 12-23 mois (18%). Alors que l’on ne note pas de différences importantes selon le milieu de résidence ou le niveau d’instruction de la mère, c’est au niveau de l’espace territorial qu’interviennent les disparités avec 5% d’insuffisance pondérale au Sud et 2% au Nord Centre. Allaitement Les bébés qui ont été nourris au sein dans l’heure qui a suivi leur naissance ne représentent que 36% de l’ensemble des naissances vivantes, alors qu’ils sont 71% à l’avoir été dans le jour qui suit la naissance. La proportion des enfants qui ont été allaités dans l’heure qui a suivi la naissance est plus marquée au Sud (43%), chez les mères ayant accouché à domicile (40%), dans le secteur public (40%) et chez les mères n’ayant aucun niveau d’instruction (43%). Environ un quart (26%) des enfants âgés de moins de six mois sont allai- tés exclusivement au sein. A l’âge de 12-15 mois, 47% des enfants sont actuellement encore allaités au sein alors qu’à l’âge de 20-23 mois, ils ne sont que 27% à être encore allaités au sein. L’allaitement exclusif au sein est plus pratiqué au Nord Est du pays (38%) et le moins pratiqué dans les Hauts Plateaux Centre (11%). La poursuite de l’allaitement jusqu’à un an pour les nourrissons de 12-15 mois est la plus élevée dans les Hauts Plateaux Centre (63%) et la plus faible dans le Nord Ouest (34%). Il passe de 55% chez les mères sans aucun niveau d’instruction à 51% parmi les mères de niveau d’instruction supérieur. Elle est plus élevée dans le quatrième quintile de richesse (51%) et la plus faible dans le quintile le plus riche (44%). Concernant la poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans pour les enfants âgés de 20-23 mois, elle est la plus faible dans les Hauts Plateaux Est avec 24% et la plus élevée dans le Nord Centre et les Hauts Plateaux Centre avec 28%. Elle est plus faible lorsque la mère a un niveau d’instruction universitaire (19%) et plus élevée lorsqu’elle a un niveau primaire (30%). Iodation du sel Environ 67% des ménages consomment du sel suffisamment iodé avec d’importantes disparités territoriales. Cette proportion est de 24% dans les Hauts Plateaux Centre et elle est à 85% dans le Nord Centre. Ils sont 71% de ménages à consommer du sel iodé dans le milieu urbain contre 61% en zones rurales. Dans les ménages les plus riches cette proportion est de 82% alors qu’elle est seulement de 54% dans les ménages les plus pauvres. 20 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Insuff isance pondérale à la naissance Environ 7% des nourrissons ont été estimés peser moins de 2500 grammes à la naissance. Les naissances vivantes ayant pesé moins de 2500 grammes à la naissance sont de 8% dans le Sud et de 6% dans le Nord Est. Elles sont légèrement plus élevées dans les ménages les plus pauvres avec 7% contre 5% dans les ménages les plus riches. Vaccination Environ 98% des enfants âgés de 12-23 mois ont reçu une vaccination par le BCG à l’âge de 12 mois et la première dose de DTCoqHib a été administrée à 96% des enfants. Les baisses en pourcentage pour les doses suivantes de DTCoqHib se sont établies à 93% pour la seconde dose, et à 88% pour la troisième dose. De même, 98% des enfants de 12-23 mois ont reçu la dose de vaccin contre la polio à la naissance, et ce pourcen- tage baisse à 87% à la troisième dose. La couverture vaccinale contre la rougeole avant d’atteindre l’âge de 12 mois est de 83%. Elle passe à 90% lorsque l’enfant de 12-23 mois a été vacciné à n’importe quel moment avant l’enquête. La couverture vaccinale avant l’âge de 12 mois contre l’hépatite B à la naissance et pour la deuxième dose est de 97% et elle passe à 85% à la troisième dose. Même si 83% des enfants âgés de 12-23 mois ont reçu une vaccination complète à n’importe quel moment avant l’enquête, seulement 72% l’ont reçu avant l’âge de 12 mois. La vaccination complète des enfants âgés de 12-23 mois à l’âge de 12 mois a été administrée à 66% de ces enfants dans les Hauts Plateaux Centre contre 89% dans le Nord Est. Ce taux est de 76% lorsque la mère n’a aucun niveau d’instruction et de 84% lorsqu’elle a un niveau d’instruction supérieur. Il est de 76% dans le quintile de richesse le plus pauvre et de 83% dans le quintile le plus riche. Protection contre le tétanos néonatal Environ 57% des femmes ayant eu une naissance vivante durant les deux dernières années ont été vaccinées contre le tétanos néonatal dont la majorité l’ayant été durant leur dernière grossesse avec 33%. Cette proportion est de 42% dans les Hauts Plateaux Centre et de 76% dans le Nord Est. Les femmes qui ont été vaccinées pendant leur dernière grossesse sont de 26% dans les Hauts Plateaux Est et de 49% dans le Nord Est. Thérapie de réhydratation orale Environ 9% d’enfants de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête. Cette prévalence est de 12% dans le Sud et de 4% dans les Hauts Plateaux Centre. Elle est plus élevée chez les 0-23 mois (14% pour les 0-11 mois et pour les 12-23 mois) et la plus faible pour les 48-59 mois (4%). Environ le tiers des enfants (34%) de moins de cinq ans ayant eu une diarrhée les deux dernières semaines précédant l’enquête ont reçu des liquides à partir de sachets de SRO ou des liquides de SRO pré-emballés. Le taux le plus bas est observé dans le Sud avec 25% et le plus élevé dans les Hauts Plateaux Ouest avec 40%. Cette proportion est plus basse chez les 36-47 mois (25%) et plus élevée chez les 0-11 mois (39%). Elle est de 36% lorsque la mère n’a aucun niveau d’instruction et de 43% lorsqu’elle est de niveau d’instruction supérieur. Elle est à 29% dans le quintile de ménage le plus pauvre et de 39% dans le quintile le plus riche. Recours aux soins et antibiothérapie des infections respiratoires aiguës (IRA) Environ 6% des enfants de moins de 5 ans ont souffert d’une IRA suspectée pendant les deux dernières se- maines qui ont précédé l’enquête. Parmi ceux-là, 66% ont été emmenés chez un soignant (67% parmi les gar- çons et 66% chez les filles). Dans 38% des cas, les enfants ont été emmenés dans des structures publiques et dans 37% chez des prestataires du secteur privé. Ils ont été 52% à l’avoir été dans les Hauts Plateaux Centre et 55% dans le Sud contre 76% dans le Nord Est. Ils ont été 75% à avoir été emmenés chez un soignant lorsqu’ils sont âgés de 0-11 mois et 56% pour les 24-35 mois. Cette proportion passe de 54% chez les enfants issus de mères sans instruction à 78% parmi ceux dont la mère est de niveau d’instruction supérieur. Enfin, elle est de 60% dans les ménages les plus pauvres et de 73% dans les ménages les plus riches. Concernant les enfants ayant reçu des antibiotiques parmi ceux qui ont eu une IRA suspectée durant les deux dernières semaines de l’enquête, ils sont de l’ordre de 64%. Il faut noter que ce n’est pas nécessairement ceux qui ont consulté qui ont reçu des antibiotiques. Le cas des Hauts Plateaux Centre et du Sud sont très édifiants. Les proportions d’enfants ayant reçu des antibiotiques dépassent de loin celles des enfants ayant été consultés (respectivement 66% contre 55% dans le Sud et 60% contre 52% dans les Hauts Plateaux Centre). Cette pratique est rencontrée chez les femmes de niveau primaire et chez les pères sans instruction. Utilisation des combustibles solides L’utilisation de combustibles solides pour la cuisine est très minime et ne concerne que 0,4% des membres du ménage. La majorité des ménages utilisent soit le gaz butane (46%) soit le gaz naturel (56%). Utilisation de sources d’eau améliorées Environ 86% des ménages boivent de l’eau issue d’une source améliorée. Cette proportion atteint 87% en milieu urbain et 84% en milieu rural. L’utilisation d’une source d’eau améliorée est la plus faible dans le Sud avec une proportion de 55%. L’eau de robinet demeure la première source d’eau améliorée dans tous les espaces de programmation territoriale à l’exception du Sud où 50% des ménages utilisent l’eau de robinet tandis que 44% utilisent l’eau provenant des camions citernes, considérée comme une source d’eau améliorée. Les ménages les plus riches ont plus accès aux sources d’eau de boisson améliorées avec 94% contre 78% pour les ménages les plus pauvres. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 21 Utilisation d’installations sanitaires améliorées En Algérie, 95% de la population a accès à des installations d’assainissement améliorées. Ce pourcentage est de 97% en milieu urbain et de 92% en milieu rural. Dans la zone urbaine, 91% de la population est rat- tachée au réseau d’évacuation des eaux usées et à degré moindre les fosses septiques (4%). En revanche, les installations les plus courantes en zones rurales sont les toilettes à chasse avec connexion à un système d’égout (58%) ou à une fosse septique (22%). Le rattachement au réseau d’évacuation des eaux usées est de 98% pour les ménages les plus riches contre 29% pour les plus pauvres. Lavage des mains Le lieu de lavage des mains a été observé dans 90% des ménages, alors que 8% d’entre eux ne disposaient pas d’un endroit précis où les membres du ménage se lavent habituellement les mains. Parmi les ménages où les endroits pour le lavage des mains ont été observés, 91% avaient à la fois de l’eau et du savon à l’endroit désigné. Pour 3% des ménages il n’y avait que de l’eau à l’endroit désigné alors que pour 4% des ménages il n’y avait que du savon à l’endroit désigné. Fécondité L’Indice Conjoncturel de Fécondité (ICF) estimé pour la période de trois années avant l’enquête, est de l’ordre de 2,7 enfants par femme. Son évolution dans le temps est marquée par une légère augmentation allant de 2,6 enfants par femme pour la période 1998-2003 à 2,7 enfants par femme pour la période 2004-2012. L’ICF enre- gistre son plus haut niveau dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux Centre avec respectivement 3,5 et 3,3 enfants par femme contre 2,1 enfants par femme pour le Nord Est qui enregistre le plus bas niveau qui cor- respond au niveau de remplacement des générations. Le taux de fécondité des adolescentes (taux de fécondité par âge spécifique des femmes âgées de 15-19 ans) est défini comme le nombre de naissances des femmes de 15-19 ans durant les trois années précédant l’enquête, divisé par le nombre moyen de femmes âgées de 15-19 ans pendant la même période exprimé pour 1 000 femmes. Ce taux est de 10 pour 1000 au niveau natio- nal. Le milieu rural (2,9 enfants par femme), le Sud (3,5 enfants par femme), les femmes sans instruction (3,4 enfants par femme) et les ménages les pauvres (3,1 enfants par femme) se caractérisent à la fois par les indices conjoncturels de fécondité les plus élevés et de forts taux de fécondité des adolescentes de 15-19 ans (12,5 dans le rural, 19,6 dans le Sud, 38,7 pour l’adolescente sans instruction, 11,6 dans le quintile le plus pauvre). Grossesse précoce Environ 1% des femmes âgées de 15-19 ans ont déjà eu une naissance vivante, 0,8% sont enceintes de leur premier enfant soit un total de près de 2% d’adolescentes qui peuvent être considérées comme ayant déjà com- mencé leur vie féconde. En Algérie et avant l’âge de 15 ans, la proportion des femmes ayant eu une naissance vivante est nulle. Le même constat peut être fait pour les femmes âgées de 20-24 ans qui ont eu une naissance avant l’âge de 18 ans dont la proportion n’atteint pas 1% de l’ensemble de ces femmes quel que soit le milieu de résidence. Contraception 57% des femmes mariées au moment de l’enquête utilisaient une méthode de contraception dont près de 48% d’entre elles recourent à des méthodes modernes. La pilule demeure la méthode la plus utilisée en Algérie avec une proportion de 43% des femmes mariées, suivie de loin par le Dispositif Intra Utérin (DIU) avec seulement 2% de ces dernières. La prévalence de la pratique contraceptive est la plus élevée dans les Hauts Plateaux Est (61%), suivie par le Nord Ouest et le Nord Centre (59%). La plus faible prévalence est enregistrée au Sud avec 49%. Les adolescentes sont beaucoup moins susceptibles de recourir à la contraception que leurs ainées. Seules 29% des adolescentes mariées âgées de 15-19 ans utilisent une méthode contraceptive contre 45% des 20-24 ans et 67% des femmes mariées âgées de 35-39 ans. La proportion de celles utilisant la contraception, toutes méthodes confondues, passe de 52% chez les femmes sans instruction à environ 61% chez celles ayant le niveau secondaire. Besoins non satisfaits Les besoins non satisfaits en matière de contraception des femmes mariées âgées de 15-49 ans sont de l’ordre de 7%. Environ 5% pour l’espacement et 2% pour la limitation. Les besoins non satisfaits en planifi- cation familiale sont plus importants dans le Sud et les Haut Plateaux Centre avec 11% des femmes contre 4% dans le Nord Ouest. Les femmes les plus jeunes sont les plus exposées au problème de non satisfaction de leurs besoins en matière de contraception, à savoir: 11% des 15-19 ans et plus de 9% des 20-29 ans. Ces proportions baissent au fur et à mesure qu’on avance dans l’âge pour atteindre 4% des femmes âgées de 40- 49 ans. Selon le niveau d’instruction, les besoins non satisfaits pour espacement touchent plus les femmes ayant le niveau supérieur avec une proportion de 8% et ceux relatifs à la limitation concernent notamment les femmes qui n’ont aucun niveau d’instruction. Considérant le niveau de vie, 8% des femmes dont les besoins en contraception ne sont pas satisfaits, appartiennent au quintile le plus pauvre. Cette proportion baisse avec l’augmentation du niveau de vie. 22 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Soins prénatals Environ 93% des femmes non célibataires âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l’enquête, ont recouru au moins une fois aux soins prénatals durant leurs grossesses prodigués par un personnel qualifié. Dans 85% des cas, elles ont consulté un médecin et dans 8% des cas une Sage-femme. Près de 94% des femmes ont consulté en milieu urbain et 91% en milieu rural. Les proportions les plus élevées sont enregistrées dans le Nord Centre avec 97% contre 87% dans le Sud. Plus de 92% des femmes ayant un niveau supérieur ont consulté un médecin contre 76% des non instruites. Cette proportion a atteint 91% chez les femmes appartenant au quintile le plus riche. Lorsqu’il s’agit d’effectuer quatre visites de soins prénatals ou plus, cette proportion baisse à 67%. Elle est plus faible chez les femmes ayant le niveau primaire avec 61% contre 86% de celles ayant le niveau supérieur. Elle est de 54% pour les femmes vivant dans les ménages les plus pauvres contre 82% de celles appartenant au quintile le plus riche. Accouchement Près de 97% des naissances survenues au cours des deux années précédant l’enquête ont eu lieu avec l’as- sistance d’un personnel qualifié. En milieu urbain, 98% des femmes ont bénéficié à l’accouchement, d’une assistance qualifiée contre 95% en milieu rural. Cette proportion atteint son niveau le plus élevé dans le Nord Centre et le Nord Est avec 98% et le plus faible dans le Sud avec 91%. Les femmes du niveau d’instruction supérieur et celles appartenant aux ménages les plus riches recourent à l’accouchement assisté de façon quasi universelle (99%). Plus des deux tiers des accouchements (70%) survenus au cours des deux années précédant l’enquête ont eu lieu avec l’assistance d’une sage-femme. L’intervention des médecins à l’accouchement n’a concerné que 27% des naissances. Celle des accoucheurs traditionnels est insignifiante et n’excède pas 1%. Elle est cependant un peu plus élevée en milieu rural. Plus de 88% des accouchements sont survenus dans les structures du secteur public et environ 9% au niveau des établissements privés. L’accouchement à domicile ne concerne que très peu de femmes puisque 1% seulement des naissances se sont produites à domicile et il s’agit généralement des femmes n’ayant effectué aucune visite prénatale (8%). Soins postnatals  Une très grande majorité de femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante durant les deux années précédant l’enquête, ont séjourné 12 heures ou plus dans la structure d’accouchement (96%). Les toutes jeunes mamans (les moins de 20 ans) et celles ayant accouché par césarienne étaient relativement plus nombreuses (98-99%) à séjourner 12 heures ou plus dans les structures de santé après l’accouchement. Au Sud cette pro- portion est de 91% en comparaison aux autres espaces territoriaux. Environ 91% des nouveau-nés ont béné- ficié d’examens de santé alors qu’ils étaient encore dans l’établissement de santé ou à domicile. Pour ce qui est des visites de soins postnatals, il faut noter que deux tiers des nouveau-nés (66%) n’en ont pas bénéficié. Par ailleurs, 86% des femmes ayant eu une naissance durant les deux dernières années précédant l’enquête ont bénéficié d’examens de santé après la naissance de leurs enfants alors qu’elles étaient encore dans une structure de santé ou à domicile. Au-delà de ces examens, une très grande majorité de femmes (78%) n’a pas effectué de visites pour soins postnatals. Parmi celles qui en ont effectué une, 7% l’ont fait dans les 2 jours qui ont suivi l’accouchement, 8% dans les 3-6 jours et 7% une semaine après la naissance. Education et apprentissage de la petite enfance Près de 17% des enfants âgés de 36-59 mois suivaient au moment de l’enquête un enseignement préscolaire (17% chez les garçons et 16 % parmi les filles). Cette proportion est de 23% en milieu urbain et 7% en milieu rural. La fréquentation de l’école maternelle est plus répandue parmi les enfants âgés de 36-59 mois vivant dans le Sud (27%) et le Nord Est (23%). Les Hauts Plateaux Centre et les Hauts Plateaux Ouest enregistrent les taux de fréquentation les plus faibles avec seulement 6% et 8% des enfants âgés de 36-59 mois respectivement. Le taux de fréquentation du préscolaire augmente avec l’élévation du niveau d’instruction des parents. La propor- tion des enfants âgés de 36-59 mois fréquentant le préscolaire atteint 35% parmi ceux et celles dont la mère est de niveau supérieur contre 5% seulement chez ceux et celles dont la mère est sans instruction. Ce taux passe de 7% dans les ménages les plus pauvres à 31% parmi ceux et celles qui évoluent dans les ménages les plus riches. Il est intéressant de noter que la proportion des enfants fréquentant l’école maternelle à l’âge de 36-47 mois est à 9% et celle des enfants à l’âge de 48-59 mois est à 24%. Développement de la petite enfance L’Indice de Développement du Jeune Enfant (IDJE) est calculé comme le pourcentage des enfants qui sont sur la bonne voie de développement dans au moins trois des quatre domaines suivants : alphabétisme-capacité de calcul, physique, socio-affectif et apprentissage. Parmi les enfants âgés entre 36 et 59 mois, 70% sont en bonne voie de développement. L’IDJE est plus élevé chez les filles (74%) que chez les garçons (67%). Il est beaucoup plus élevé chez les enfants âgés de 48-59 mois (74%) en comparaison à ceux âgés de 36-47 mois (66%), car avec l’âge les enfants acquièrent plus d’habiletés. Il n’existe pas de différences significatives selon le milieu de résidence (71% en milieu urbain et 69% en milieu rural). Par contre, l’écart enregistré dépasse 13 points entre le Nord Est (75%) et le Nord Ouest (61%). Selon le quintile de richesse, l’IDJE est presque identique pour les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres (71%) à celui des enfants vivant dans les ménages les plus riches (72%). Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 23 Alphabétisme chez les jeunes femmes Près de 93% des femmes âgées de 15-24 ans sont alphabétisées. Cette proportion est de 96% en milieu urbain et de 87% en milieu rural. Elle est la plus élevée dans les wilayas du Nord Est du pays (96%) en comparaison avec les Hauts Plateaux Centre qui enregistrent la proportion la plus faible (88%). Plus de la moitié des femmes (52%) ayant déclaré que le niveau d’instruction primaire a été leur niveau le plus élevé de scolarité, ont pu lire le texte qui leur a été montré. Les jeunes femmes alphabétisées issues des ménages les plus riches sont rela- tivement plus nombreuses que celles issues des ménages les plus pauvres (respectivement 99% contre 81%). Préparation à l’école Environ 50% des enfants en première année d’école primaire ont fréquenté le préscolaire l’année précédente, 51% chez les filles et 50% chez les garçons. Ce pourcentage est de 53% en milieu urbain et de 46% en milieu rural. La proportion des enfants en première année d’école primaire ayant fréquenté le préscolaire l’année pré- cédente est de 59% dans les wilayas du Nord Centre soit la proportion la plus élevée et de 27% dans les Hauts Plateaux Centre. La préparation à l’école concerne 36% des enfants appartenant aux ménages les plus pauvres et 56% des enfants vivant dans les ménages les plus riches. Fréquentation de l’école primaire et secondaire Parmi les enfants ayant l’âge d’entrée à l’école primaire fixé à 6 ans en Algérie, 93% sont admis en première année d’école primaire (93% chez les filles et 94% parmi les garçons). Par ailleurs, environ 98% des enfants d’âge scolaire primaire fréquentent l’école primaire. Dans ce cadre, il est à souligner qu’aucun écart significatif selon le sexe, l’espace territorial, le milieu de résidence et/ou le quintile de richesse n’est observé. Le ratio net de fréquentation de l’école secondaire (cycles d’études moyennes et secondaires) est de l’ordre de 79%. Les enfants fréquentant l’école moyenne et secondaire dont les mères ont atteint le niveau d’instruction supérieur sont de l’ordre de 95% contre seulement 72% pour ceux dont les mères n’ont aucun niveau d’instruction. Le pourcentage d’enfants entrant en première année et qui atteignent la cinquième et dernière année de l’école primaire est de 98%. L’Indice de parité entre les sexes (IPS) obtenus à partir des ratios nets de fréquentation ajustés de l’école primaire et de l’école moyenne-secondaire révèle un IPS de 1 au primaire ne dénotant aucune différence dans la fréquentation scolaire primaire des filles et des garçons. Dans l’enseignement scolaire moyen et secondaire, l’indice de parité est plutôt en faveur des filles que des garçons (106 filles scolarisées contre 100 garçons). Cet indice est homogène même dans les ménages les plus pauvres et parmi les enfants dont la mère n’a aucun niveau d’instruction. Enregistrement des naissances Presque 100% des enfants de moins de 5 ans sont enregistrés à l’état civil. Les données ne révèlent pas de variations significatives selon le sexe, l’espace de programmation territoriale, le milieu de résidence, l’âge, le niveau d’instruction de la mère ou le quintile de l’indice de richesse. Au total, 95% des enfants de moins de 5 ans ont un carnet de naissance. Travail des enfants Environ 6% des enfants âgés entre 5 et 14 ans sont concernés par le travail des enfants. Il touche plus les gar- çons que les filles (respectivement 7% contre 6%). Il est relativement plus important chez les enfants âgés de 5-11 ans (8%) que ceux âgés entre 12 et 14 ans (2%). Il est estimé à 8% parmi les enfants âgés entre 5 et 14 ans en milieu rural contre 6% en milieu urbain. Selon le niveau d’instruction de la mère, 4% des enfants dont la mère est universitaire travaillent. Les enfants évoluant dans les ménages les plus pauvres sont plus exposés au travail des enfants avec une proportion de 8% contre 4% de ceux issus des ménages les plus riches. Discipline de l’enfant Près de 86% des enfants âgés de 2 à 14 ans ont reçu une quelconque forme de punition physique ou psycho- logique durant le mois précédant l’enquête de la part de l’interviewée elle-même ou d’un des membres du ménage. Les punitions psychologiques constituent la méthode correctionnelle la plus courante utilisée par les parents. Par ailleurs, la proportion des enfants qui ont reçu des punitions physiques sévères est de 23%. Mariage et polygamie Le mariage des moins de 15 ans concerne 1% du total des femmes en âge de procréation âgées de 15-49 ans et 1% des femmes âgées de 20-49 ans. En ce qui concerne la proportion des femmes mariées avant d’atteindre l’âge de 18 ans, elle est de 6% des femmes âgées de 20-49 ans. Cependant, la précocité du mariage semble affecter particulièrement les anciennes générations du fait que la proportion augmente avec l’âge de la femme, passant de 0,1% pour les femmes âgées de 15-19 ans mariées avant l’âge de 15 ans à 3% pour les femmes âgées de 45-49 ans. Le même constat peut être fait pour les femmes mariées avant l’âge de 18 ans. La proportion est de 3% parmi les femmes âgées de 20-24 ans et augmente régulièrement pour atteindre 17% des femmes âgées de 45-49 ans. La polygamie est relativement peu répandue, en ce sens que la proportion de femmes mariées avec des hommes polygames est estimée à 3%. La proportion des femmes mariées à un conjoint polygame augmente avec l’âge passant de 1% chez les femmes âgées de 15-19 ans à 6% chez les femmes âgées de 45-49 ans. 24 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Violence familiale Dans l’ensemble, 59% des femmes estiment qu’un mari a le droit de frapper ou de battre son épouse au moins pour l’une des diverses raisons. Des différences notables sont observées selon le milieu de résidence : une plus grande acceptation du phénomène en zone rurale avec une proportion de 66% contre 55% en zone urbaine. Il est à noter que les femmes actuellement mariées ou mariées par le passé semblent être relativement plus nom- breuses (respectivement 62% et 60%) à justifier cette pratique en comparaison avec les célibataires (56%). En outre, ce phénomène touche beaucoup moins les plus jeunes que les plus âgées: 55% pour les femmes âgées de 15-19 ans et 64% pour les femmes âgées de 45-49 ans. Les femmes sans niveau d’instruction ou vivant dans les ménages les plus pauvres justifient cette violence à hauteur de 76% et de 70% respectivement. Enfants orphelins La majorité des enfants âgés de 0-17 ans (94%) vivent avec les deux parents. Seulement 1% des enfants ne vivent pas avec un parent biologique, 3% des enfants ont l’un ou les deux parents décédés et 0,2% des enfants sont orphelins des deux parents. Connaissance de la transmission du VIH et conceptions erronées sur le VIH/SIDA Dans l’ensemble, 9% des femmes âgées de 15-49 ans et 9% de celles âgées de 15-24 ans ont une connais- sance approfondie de la prévention du VIH. Les proportions les plus élevées sont enregistrées parmi les femmes de niveau supérieur avec respectivement 23% parmi celles qui sont âgées de 15-49 ans et 20% parmi celles âgées de 15-24 ans. Les plus faibles proportions sont relevées chez les femmes âgées de 15-49 ans sans instruction (3%) et parmi celles âgées de 15-24 ans de niveau primaire (2%). Selon la tranche d’âge, la proportion la plus élevée est observées parmi celles âgées de 25-29 ans avec 12% et la plus faible parmi les 40-49 ans avec 7%. Selon le quintile de richesse, les femmes appartenant aux ménages les plus riches ont une connaissance approfondie de la prévention du VIH à hauteur de 16% pour celles âgées de 15-49 ans et de 17% pour celles âgées de 15-24 ans. Cette connaissance est de 4% des femmes qui appartiennent aux ménages les plus pauvres. Attitudes bienveillantes envers les personnes vivant avec le VIH/SIDA Environ 92% des femmes interrogées qui ont entendu parler du SIDA sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante à l’égard des personnes vivant avec le VIH et ce quel que soit le milieu de résidence. On ne relève pas également de différences notoires entre les milieux socio-économiques. L’écart atteint près de 13 points entre le Nord Centre, le Nord Est et les Hauts Plateaux Centre (94%) et les Hauts Plateaux Ouest (81%). Connaissance d’un endroit pour le dépistage du VIH, conseils et tests au cours des soins prénatals Près de 17% des femmes connaissent un endroit où l’on peut se rendre pour effectuer un test du VIH. Ce pourcentage atteint 36% chez les femmes de niveau d’instruction supérieur et 29% parmi celles qui évoluent dans les ménages les plus riches. Elles sont de l’ordre de 20% en milieu urbain et 12% dans le rural. Elles sont environ 21% dans le Nord Centre et le Nord Est contre 14% dans les wilayas du Sud du pays et 10% dans les Hauts Plateaux Est. Par ailleurs, 5% des femmes âgées de 15-49 ans ont déjà été testées dont 2% parmi elles ont effectué le test au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête et 2% ont reçu le résultat du test. Parmi les femmes ayant accouché au cours des deux années précédant l’enquête, le pourcentage de celles ayant bénéficié de conseils et de dépistage du VIH lors des soins prénatals est de 2% seulement avec 1% qui ont bénéficié du test de dépistage du VIH/Sida. Maladies chroniques Liée à la structure par âge et à la transition épidémiologique, les maladies chroniques augmentent d’année en année en Algérie. Les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires et les cancers sont citées parmi les maladies les plus fréquentes. Parmi la population âgée de 15 ans plus des ménages enquêtés, 14% ont déclaré souffrir d’au moins une maladie connue, dont 96% des cas ont été confirmés par un personnel qualifié. Par sexe, les femmes semblent plus touchées par les maladies chroniques que les hommes avec respective- ment 17% contre 11%. Selon le milieu de résidence, la prévalence des maladies chroniques est relativement plus élevée parmi la population urbaine (15%) que parmi celle évoluant en milieu rural (12%). Selon l’espace de programmation d’appartenance, les prévalences les plus élevées sont constatées dans les EPT du Nord du pays notamment dans les EPT Nord Centre et Nord Ouest avec une prévalence de 15 % chacun. La prévalence la plus faible est relevée dans le Sud du pays. La population enquêtée ayant déclaré souffrir d’une seule maladie chro- nique représente 10% et celle souffrant de deux maladies est de 4%. La répartition des malades chroniques selon les différents types de maladies montre que l’Hypertension Artérielle (HTA) occupe la 1ère place avec un taux de prévalence de 6% touchant ainsi 39% de la population des malades chroniques, suivie par le Diabète avec 3%. L’asthme, les maladies articulaires et cardiovas- culaires viennent en troisième position avec une prévalence de l’ordre de 1% chacune. Le cancer, tous les types confondus, concerne 0,2 % de la population âgée de 15 ans et plus. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 25 Handicap Au total, 7% des ménages enquêtés comptent, parmi leurs membres, des personnes qui présentent un état physique ou mental qui limite leurs activités normales soit un handicap. La proportion des personnes se trou- vant au moment de l’enquête en situation de handicap c’est-à-dire présentant un état physique et ou mental qui dure depuis 6 mois ou plus, qui les empêche ou limite leur participation à des activités normales propres à des personnes de leur âge s’élève à 1% (2% parmi les hommes et 1% chez les femmes). Cette proportion augmente sensiblement avec l’âge. Elle est de l’ordre de 4% parmi les 60 ans et plus contre moins de 1% chez les 0-4 ans et les 5-19 ans. Les 60 ans et plus constituent plus du cinquième (22%) des personnes présentant un handicap contre 6% chez les 0-4 ans. Selon le milieu de résidence, la proportion de personnes souffrant de handicap est quasiment la même autour de 1% tant en milieu urbain qu’en milieu rural. Selon les EPT, les résultats montrent que cette proportion est relativement importante dans l’EPT regroupant les wilayas du Sud du pays (2%). La répartition des personnes ayant déclaré qu’elles présentent un état qui limite leurs activités normales selon le type de déficience montre que 31% d’entre elles ont des problèmes de mouvement et de locomotion (34% parmi les hommes et 27% chez les femmes) et 28% ont des problèmes de compréhension et de communication (29% chez les hommes et 26% parmi les femmes). Le problème de l’ouïe est évoqué par 6% des personnes et celui de la vue par 11%. Les données de l’enquête montrent également que près d’un quart (24%) des personnes en situation de handicap présentent plus d’une déficience (20% chez les hommes et 30% parmi les femmes). Accidents chez les enfants Selon l’enquête, 8% d’enfants de moins de 15 ans ont été victimes d’un accident grave au moins une fois au cours de leur vie. Ils sont 9% parmi les garçons et 6% parmi les filles. Les résultats de l’enquête révèlent également que les accidents sont relativement plus fréquents parmi les enfants habitant l’urbain que ceux habitant le milieu rural (9% contre 6%). Les accidents semblent relativement plus élevés dans l’EPT regroupant les wilayas du Sud du pays (11%) et dans l’EPT Nord Centre avec 9% des enfants âgés de moins de 15 ans. Mortalité générale La répartition des décès selon le lieu de survenance du décès montre que ces derniers surviennent autant en milieu hospitalier qu’à domicile (47% chacun). Les données de l’enquête MICS4 révèlent également que 2% de décès ne sont toujours pas enregistrés à l’état civil (3% parmi les femmes décédées et 2% parmi les hommes). Le non enregistrement est de l’ordre de 3% en milieu rural contre 2% en milieu urbain. Selon les EPT d’appartenance, le non enregistrement est constaté davantage dans l’EPT des Hauts Plateaux Centre et dans l’EPT du Sud du pays avec respectivement 5% et 3 % des décès non enregistrés. 26 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 27 Introduction 28 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 HISTORIQUE Ce rapport restitue les résultats de l’enquête MICS4 Algérie, réalisée en 2012-2013 par le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, avec l’appui technique et financier de l’UNICEF et la contribution financière de l’UNFPA. Pour rappel, l’Algérie a réalisé trois cycles d’enquêtes MICS: MICS1 en 1995, MICS2 en 2000 et MICS3 en 2006. L’enquête fournit des informations précieuses sur la situation des enfants et des femmes en Algérie en vue de la nécessité d’informer les programmes nationaux de développement et de suivre les progrès vers les cibles et objectifs issus de récents accords internationaux dont: la Déclaration du Millénaire, adoptée par 191 Etats membres des Nations Unies en septembre 2000, et le Plan d’Action d’Un monde digne des enfants, adopté par 189 Etats membres lors de la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants en mai 2002. Ces deux engagements s’appuient sur des promesses faites par la communauté internationale en 1990 à l’occasion du Sommet mondial pour les enfants. En signant ces accords internationaux, les gouvernements se sont engagés à améliorer les conditions des enfants et à suivre les progrès réalisés à cette fin (voir tableau ci-dessous). Un engagement à l’action: Responsabilités de l’élaboration de rapports aux niveaux national et international Les gouvernements qui ont signé la Déclaration du Millénaire, la Déclaration d’Un monde digne des enfants et le Plan d’Action se sont également engagés à suivre les progrès vers les buts et objectifs qu’ils contiennent: “Nous allons surveiller régulièrement au niveau national et, le cas échéant, au niveau régional et évaluer les progrès vers les objectifs et les cibles du présent Plan d’Action aux niveaux national, régional et mondial. En conséquence, nous allons renforcer notre capacité statistique nationale à recueillir, analyser et ventiler les données, notamment par sexe, âge et autres facteurs pertinents qui peuvent entraîner des dispari- tés, et appuyer un large éventail de recherches axées sur l’enfant. Nous allons renforcer la coopération internationale pour soutenir les efforts de renforcement des capacités statistiques et renforcer la capacité communautaire de suivi, d’évaluation et de planification.” (Un monde digne des enfants, paragraphe 60) “…Nous allons effectuer des examens périodiques aux niveaux national et infranational des progrès en vue de surmonter les obstacles de façon plus efficace et d’accélérer l’action.…” (Un monde digne des enfants, paragraphe 61) Le Plan d’action (paragraphe 61) préconise également l’implication spécifique de l’UNICEF dans la pré- paration de rapports d’activités périodiques: “En tant qu’agence de référence mondiale pour les enfants, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance est prié de continuer à préparer et diffuser, en étroite collaboration avec les Gouvernements, les fonds concernés, les programmes et les agences spécialisées du système des Nations Unies, et tous les autres acteurs concernés, le cas échéant, des informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d’action.” De même, la Déclaration du Millénaire (paragraphe 31) exige des rapports périodiques sur les progrès réalisés: “…Nous demandons à l’Assemblée générale d’examiner de façon régulière les progrès accomplis dans la mise en œuvre des dispositions de la présente Déclaration, et prions le Secrétaire général de publier des rapports périodiques pour examen par l’Assemblée générale et comme une base pour des mesures supplémentaires.” Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 29 PRESENTATION DE L’ALGERIE Cadre géographique et climatique de l’Algérie L’Algérie est située au Nord Ouest du continent Africain s’étalant sur une superficie de 2 381 741 km2 avec 3% de terres cultivables et 85% de désert. En termes de superficie, l’Algérie est le premier pays d’Afrique et le neuvième à l’échelle mondiale. Avec 1 200 kms de côtes, l’Algérie est ouverte sur la Méditerranée au Nord et est limitrophe de six pays : la Tunisie et la Libye à l’Est, le Maroc à l’Ouest, la Mauritanie, le Mali et le Niger au Sud. Le relief de l’Algérie comprend deux chaînes montagneuses, l’Atlas Tellien et l’Atlas Saharien, qui forment les frontières naturelles entre ses principales régions. Les plaines côtières de l’Algérie se trouvent au Nord du pays, au pied de l’Atlas Tellien et les Hauts Plateaux, et les plaines semi-arides entre les deux chaînes montagneuses. Le Sahara, au Sud du pays, est l’un des plus grands déserts du monde avec 2 millions de km2. Il couvre 85% de la superficie du pays et est constitué de dunes, d’ergs, d’oasis et de montagnes avec le point culminant de l’Algérie, le mont Hoggar à 3 000 mètres d’altitude. Eu égard à sa grande superficie et à son relief contrasté, l’Algé- rie se caractérise par une grande variété de climats. La zone littorale jouit d’un climat méditerranéen avec des hivers doux et une grande saison estivale chaude, tempérée par des brises de mer. Avec l’éloignement de la mer, le climat devient chaud et sec. L’intérieur du pays jouit d’un climat continental et au Sud le climat est désertique. Cadre administratif L’Algérie est composée de 48 Wilayas, de 548 Daïras et de 1 541 Communes. La Wilaya est la plus grande entité administrative du pays. Elle est constituée d’un ensemble de Daïras qui se composent chacune d’un groupe de Communes. Alger, située au Nord du pays sur la mer Méditerranée, est la capitale admi- nistrative et économique. Elle est également le chef-lieu de la wilaya et se compose de 57 communes. La Commune, cellule de base de l’organisation administrative du pays est composée d’une ou de plusieurs agglomérations et d’une zone éparse. Données démographiques Selon les données d’état civil1, la population Algérienne rési- dente totale est estimée à 37,9 millions d’habitants au 1er janvier 2013. L’examen de la structure de la population par âge indique que la population en âge de travailler représente 64% de la population totale en 2012. Les enfants de moins de 5 ans, objets de l’enquête MICS, représentent 11% du total de la population Algérienne, les moins de 15 ans en représentent 28% et les 60 ans et plus 8%. Les femmes en âge de procréer qui composent la seconde catégorie de population ciblée par l’enquête, représentent 28% de l’ensemble de la population Algérienne et 57% de l’ensemble de la population féminine. Selon la même source, la situation démographique en 2012 était marquée par une augmentation conséquente du volume des naissances vivantes (978 000), soit une progression de plus de 32% par rapport à l’année 2006. La mortalité infantile, estimée à 23 pour 1000 naissances vivantes en 2012, a connu une diminution, comparée à 2006, de près de 1 point par an, tant parmi les filles que les garçons. Le volume des mariages enregistre une progression importante en passant au cours de la même période de 295 295 à 371 280 mariages. 1 Démographie Algérienne (2006 & 2012), Office National des Statistiques, www.ons.dz 30 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Caractéristiques économiques Malgré la conjoncture internationale défavorable marquée par une crise financière et économique, l’économie algérienne a enregistré des performances macro-économiques plutôt favorables en 2012 à travers2: • Une croissance du PIB de 3% et de 6% dans le secteur hors hydrocarbures ; • Des réserves de change de 190,6 milliards de dollars ; • Une balance commerciale positive avec un excédent de 27,2 milliards de dollars ; • Un endettement extérieur de 2,763%. D’un autre côté, l’inflation a atteint le niveau de 10% au niveau national en 2012 contre 6% en 2011. Ceci est dû notamment à la hausse des prix des produits alimentaires (6%) et plus particulièrement ceux des produits agricoles frais (21%). Programmes Nationaux de Développement L’ Algérie a déployé ses ressources publiques afin de soutenir les populations, en particulier les plus défavorisées, à travers de vastes et ambitieux programmes de développement. Le Programme du Gouvernement 2010-2014 affecté d’un budget de 286 milliards de dollars, offrant ainsi 40% de ce budget au développement humain, est l’un des engagements phares du Gouvernement. Il devra être suivi d’un second Programme qui couvrira le quinquennat 2015-2019 et dont l’objectif est de soutenir les efforts déjà engagés par l’Etat Algérien dans la poursuite de la politique de justice sociale initiée à l’indé- pendance du pays. L’Etat Algérien investi également une part importante de son budget dans le financement des programmes de protection sociale en direction des populations les plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes, ce qui est reflété par une part de 25% environ du budget public global dédiée aux transferts sociaux. En 2012, une réforme politique a été menée à travers la révision et l’adoption de cinq lois organiques dont trois d’entre elles ont un impact significatif sur les objectifs de développement humain notamment celui portant sur la représentation des femmes dans la sphère politique, l’organisation des associations et l’organisation du secteur de l’information. Le plan national d’action pour les enfants 2008-2015 continue d’être un document de référence majeur aux programmes destinés à l’enfance. Il a ainsi inspiré les Ministères chargés des secteurs sociaux dans le développement de programmes novateurs destinés à des catégories d’enfants spécifiques. Un comité multisectoriel a été mis en place afin d’élaborer un bilan des réalisations inscrites dans le cadre de ce plan d’action et de réfléchir aux prochaines perspectives quant à la promotion des droits des enfants et des femmes à l’aube de l’agenda post-2015. OBJECTIFS DE L’ENQUETE L’enquête MICS4 Algérie, 2012-2013, a pour principaux objectifs de (d’): Au niveau international: • Mettre à jour les Objectifs du Millénaire pour le Développement (plus grande source pour les données OMD, plus de 20 des 53 indicateurs des OMD sont dérivés de MICS). • Mettre à jour les objectifs de « Un Monde Digne des Enfants » (Session Spéciale de l’AG des NU+5 en 2007 et 2011). • Contribuer à évaluer l’initiative globale « Countdown to 2015 » en particulier pour les Objectifs du Millénaire pour le Développement 4 et 5 à savoir la réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et l’amélioration de la santé maternelle. • Mettre à jour d’autres principaux objectifs, incluant la mise à jour des cibles de l’UNGASS (Assemblée Générale des NU) pour le VIH/SIDA et des cibles d’Abuja sur la malaria. Au niveau national : • Actualiser la base de données des indicateurs de développement notamment ceux liés aux enfants et aux femmes ; • Évaluer le manque à gagner par domaine ; • Identifier les nouveaux domaines prioritaires ; 2 Services du Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre chargé de la Prospective et des Statistiques, Evolution de l’économie nationale, rapport 2012, Juin 2013 3 Calculé à partir des données de la Banque Mondiale. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 31 • Fournir aux programmes sectoriels de développement une liste d’indicateurs fiables ; • Suivre la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement ; • Disposer d’indicateurs permettant la comparaison internationale. CADRE ORGANISATIONNEL DE L’ENQUETE Au plan institutionnel, l’enquête MICS4, à l’image des trois précédentes, a été coordonnée par le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière. La mise en œuvre de l’enquête a été confiée à la Direction de la Population du Ministère de la Santé en étroite collaboration avec les services déconcentrés en charge du dossier « Population » au niveau des wilayas. L’accompagnement des différentes institutions, membres du Comité consultatif, ainsi que l’expertise internationale apportée par l’UNICEF constituent un apport appréciable pour la réussite de cette enquête. Le schéma d’organisation de l’enquête MICS4 – Algérie s’est appuyé sur trois organes : 1. Comité de pilotage (consultatif) ; 2. Comité technique ; 3. Bureau technique. Le comité de pilotage (consultatif) présidé par Monsieur le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, ou par son Représentant, a pour missions de définir les grandes orientations de l’enquête, de mobiliser les ressources nécessaires pour sa réalisation, de valider les données de l’enquête et de participer à la dissémination des résultats de l’enquête en vue de leur utilisation. Il se compose de représentants des Institutions Gouvernementales en charge des questions de population, de déve- loppement humain et social, des Agences des Nations Unies et de la Société Civile. Le comité de pilotage, pour marquer le lancement de l’enquête, s’est réuni le 14 mai 2012 au siège du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière sous la présidence de Monsieur le Secrétaire Général du Minis- tère de la Santé. Le comité technique présidé par Monsieur le Directeur National de l’enquête (Direction de la Population du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière) a pour mission d’assister les intervenants dans toutes les étapes de préparation, d’exécution et d’exploitation de l’enquête. Le comité technique se compose de représentants des membres du comité consultatif et d’autres organisations et associations concernées par les questions de développement humain et social. La première réunion du comité tech- nique a eu lieu le 22 mai 2012 à l’Institut National de Santé Publique sous la présidence de Monsieur le Directeur de Population du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière. Le bureau technique composé de la Direction de la Population du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, de l’UNICEF et à titre consultatif de l’ancien Ministère de la Prospective et des Statistiques et de l’Office National des Statistiques. Il est présidé par la Direction de Population. Il est chargé d’appuyer le comité technique à travers la (l’) : • Préparation des supports techniques (plan d’échantillonnage, questionnaires et instructions aux différentes catégories de personnel, planning des différentes étapes de l’enquête, évaluation financière de toutes les phases de l’enquête); • Formation du personnel d’enquête ; • Suivi de la réalisation de l’enquête sur le terrain ; • Exploitation de l’enquête et l’analyse des résultats ; • Elaboration des rapports d’enquête ; • Dissémination des résultats. Des experts ont été recrutés pour appuyer le bureau technique dans la formation, le traitement et l’analyse des données. Le présent rapport, composé de 16 chapitres, a pour objet la restitution des résultats de l’enquête MICS4. 32 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 33 Echantillon et méthodologie de l’enquête 34 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 QUESTIONNAIRES Trois types de questionnaires ont été utilisés dans l’enquête MICS4 Algérie et adaptés au contexte national et aux besoins en informations statistiques de l’Algérie: 1) un questionnaire ménage qui a servi à recueillir des informations sur tous les membres du ménage de jure (résidents habituels), le ménage, et l’habitation; 2) un questionnaire femme administré dans chaque ménage à toutes les femmes âgées de 15-49 ans; et 3) un questionnaire portant sur les enfants de moins de 5 ans vivant dans les ménages, administré à leurs mères ou à une gardienne principale de l’enfant, dans le cas où la mère ne figure pas dans la liste des membres du ménage. Le Questionnaire ménage comprend les modules suivants: • Liste des membres du ménage ; • Education ; • Activité économique des personnes âgées de 15 ans et plus* ; 4 • Maladies chroniques des personnes âgées de 15 ans et plus* ; • Handicap* ; • Eau et assainissement ; • Caractéristiques du ménage ; • Mortalité générale* ; • Travail des enfants ; • Discipline de l’enfant ; • Accidents* ; • Lavage des mains ; • Iodation du sel. Le Questionnaire individuel pour les femmes âgées de 15-49 ans vivant dans les ménages com- prend les modules suivants: • Caractéristiques de la femme ; • Mariage ; • Mortalité des enfants ; • Historique des naissances ; • Désir de la dernière naissance ; • Santé de la mère et du nouveau-né ; • Examens post-natals ; • Symptômes de maladies ; • Contraception ; • Besoins non satisfaits ; • Attitudes vis-à-vis de la violence à l’égard des femmes ; • VIH/SIDA. Le Questionnaire pour enfants de moins de cinq comprend les modules suivants: • Age de l’enfant ; • Enregistrement des naissances ; • Développement de l’enfant ; • Allaitement ; • Soins des enfants malades ; • Vaccination ; • Conditions de circoncision des garçons ; • Anthropométrie. Les questionnaires sont basés sur le modèle de l’enquête MICS45. Ils ont été testés au préalable 4 (*) : Les modules additionnels qui ne sont pas des standards du programme MICS sont : Activité économique des personnes âgées de 15 ans et plus, Maladies chroniques (personnes âgées de 15 ans et plus), Handicap, Mortalité générale, Accidents, Conditions de circoncision des garçons. 5 Les questionnaires MICS4-types se trouvent dans le site http://mics.unicef.org Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 35 pendant l’enquête test qui s’est déroulée au mois de Juin 2012 à Alger. Sur la base des résultats de cette enquête, des modifications ont été apportées à la formulation des questionnaires (Annexe F). Outre l’administration de questionnaires, les équipes de terrain ont analysé le sel utilisé pour la cuisson dans les ménages en vue de déterminer leur teneur en iode, observé l’endroit pour se laver les mains et mesuré le poids et la taille des enfants de moins de 5 ans. Les détails et résultats de ces mesures figurent dans les sections respectives du rapport. DÉCOUPAGE CARTOGRAPHIQUE Pour les besoins du Recensement Général de la Population, toutes les communes (1 541) ont été découpées en districts de recensements. Le district ou grappe est défini comme une portion du terri- toire de la commune de taille convenable pour qu’un agent recenseur puisse l’enquêter entièrement durant la période du recensement fixée à 15 jours. On distingue deux catégories de districts  : le district aggloméré et le district épars. 1. Le district aggloméré est un district se trouvant dans une agglomération. On entend par agglo- mération, un ensemble d’au moins cent constructions. L’agglomération abritant le siège de la commune est dite « agglomération chef-lieu ». Les autres agglomérations, si elles existent, sont appelées « agglomérations secondaires ». 2. Le district épars est un district appartenant à la zone éparse. Cette dernière constitue le terri- toire de la commune où l’habitat dispersé est prépondérant. Elle ne renferme pas d’aggloméra- tions. Elle est souvent constituée de petits groupements d’habitats (hameaux et lieux-dits) et des constructions isolées comme elle peut être totalement inhabitée. A noter qu’à l’issue de chaque recensement, en tenant compte d’un certain nombre de critères, les districts sont classés à l’intérieur des communes selon qu’ils appartiennent à la strate urbaine ou à la strate rurale. ELABORATION DU PLAN DE SONDAGE II.3.1 Base de sondage  La base de sondage de la présente enquête est constituée par l’ensemble des ménages ordinaires et collectifs recensés lors du Recensement Général de la Population et de l’Habitat réalisé en 2008. L’Office National des Statistiques dispose de tous les fichiers informatiques et de tous les documents (questionnaires, carnets de visite et cahiers districts) et dossiers cartographiques des communes (cartes d’agglomérations, carte de la zone éparse et croquis districts) produits à l’occasion dudit recensement. Pour répondre à la nécessité de disposer des informations statistiques en milieu urbain et en zone rurale, il a été procédé au classement de l’ensemble des grappes du territoire selon les strates urbaine et rurale. II.3.2 Population cible L’enquête MICS4 a pour objet de fournir des indicateurs sur plusieurs aspects liés particulièrement aux enfants et aux femmes. L’analyse sera axée sur les femmes âgées de 15 à 49 ans et les enfants de 0 à 4 ans révolus. La taille de l’échantillon doit nous permettre de disposer d’un certain nombre d’indicateurs au niveau national, par Espace de Programmation Territoriale et selon le milieu de résidence (urbain et rural). Les informations statistiques selon le milieu de résidence sont en effet très recherchés tant par les pouvoirs publics pour les besoins de planification, d’évaluation et de prise de décisions, que par les autres utilisateurs aux fins d’information et de recherches notamment des déterminants et/ou d’analyses prospectives. 36 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 II.3.3 Taille de l’échantillon La taille de l’échantillon de l’enquête MICS4 est calculée en fonction d’une représentativité par Es- pace de Programmation Territoriale (EPT) tel que identifié par le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT), approuvé en 2010 à la faveur de la loi n°10-02 du 16 Rajab 1431 correspondant au 29 juin 2010 et portant approbation du Schéma National d’Aménagement du Territoire. Le SNAT identifie neuf (09) Espaces de Programmation Territoriale (EPT). Chaque espace, identifié comme un espace clé de la planification territoriale stratégique, regroupe un ensemble de wilayas ayant des sujets communs dans le but d’une meilleure efficacité de l’action de l’Etat, des collectivi- tés locales et des acteurs sociaux et économiques. Dans ce cadre, l’enquête MICS4 vient à point nommé pour mettre à la disposition des secteurs concernés par le développement humain et social les informations et les indicateurs nécessaires à la mise en place, au suivi et à l’évaluation des politiques sociales au niveau de chaque EPT. Les (9) Espaces de Programmation Territoriale sont définis comme suit : Au niveau du Tell : • L’Espace de Programmation Territoriale« Nord Centre» comporte 10 wilayas : Alger, Blida, Boumerdès, Tipaza, Bouira, Médéa, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Chlef et Ain Defla. • L’Espace de Programmation Territoriale «Nord Est» comporte 8 wilayas : Annaba, Constantine, Skikda, Jijel, Mila, Souk Ahras, El Tarf et Guelma. • L’Espace de Programmation Territoriale «Nord Ouest» comporte 7 wilayas : Oran, Tlemcen, Mostaganem, Ain Témouchent, Relizane, Sidi Bel Abbés et Mascara. Au niveau des Hauts Plateaux : • L’Espace de Programmation Territoriale «Hauts Plateaux Centre» comporte 3 wilayas: Djelfa, Laghouat et M’Sila. • L’Espace de Programmation Territoriale «Hauts Plateaux Est» comporte 6 wilayas : Sétif, Batna, Khenchela, Bordj Bou Arréridj, Oum El Bouaghi et Tébessa. • L’Espace de Programmation Territoriale « Hauts Plateaux Ouest» comporte 5 wilayas: Tiaret, Saïda, Tissemsilt, Naâma et El Bayadh. Au niveau du Sud : • L’Espace de Programmation Territoriale «Sud Ouest» comporte 3 wilayas : Béchar, Tindouf et Adrar. • L’Espace de Programmation Territoriale « Sud Est » comporte 4 wilayas : Ghardaïa, Biskra, El Oued et Ouargla. • L’Espace de Programmation Territoriale « Grand Sud » comporte 2 wilayas : Tamanrasset et Illizi. L’indicateur clé retenu pour la détermination de la taille de l’échantillon est la Prévalence des retards de croissance. Il a été retenu car il concerne les enfants de moins de 5 ans, un groupe central de l’enquête qui n’est pas réducteur ni plus important (11% de la population totale) et dont la valeur, estimée à 11 % en 2006, est parmi les plus faibles prévalences relevées comparativement aux autres indicateurs démographiques ou de santé relatifs aux enfants de moins de 5 ans. La taille d’échantillon optimale a été déterminée en fonction du degré de précision souhaitée pour les indicateurs qu’on veut estimer et ce à partir du modèle standard préconisé par le projet MICS. Si on prend : Groupe cible : Enfants âgés de 0-4 ans % du groupe cible dans la population totale: 11 % Indicateur-clé: Prévalence des retards de croissance Prévalence (couverture): 11,3 % (MICS3, 2006) Deff (effet du plan de sondage): 1,5 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 37 Taille moyenne du ménage: 5,9 personnes Taux de non-réponse attendu: 10% Domaines d’étude: 7 EPT Calculée à partir de la formule suivante, la taille de l’échantillon par EPT est de 3 993 ménages. 4(r)(1-r).f.(1,1) (r x er)2 .p.n n= Où : n : Taille de l’échantillon ; 4 est un facteur pour atteindre 95% d’intervalle de confiance ; r : Prévalence prévue pour l’indicateur clé: 11% ; f : Effet de sondage (1,5) ; 1,1 est le facteur nécessaire pour augmenter la taille de l’échantillon de 10% afin de tenir compte du taux de non réponse ; er : Marge d’erreur relatif tolérée : 14% ; p : Proportion de la population cible dans la population totale : 11% ; : Taille moyenne du ménage : 5,9. Comme nous l’avons signalé ci-dessus, en retenant 7 EPT parmi les 9 identifiés, les trois (03) EPT du Sud étant regroupés en un seul, l’échantillon global serait de (4 000 x 7) soit 28 000 ménages. Il faut noter que si au niveau de chaque EPT l’erreur relative tolérée est fixée à 14%, cette erreur est de l’ordre de 5% seulement au niveau national. • Le nombre de femmes en âge de procréer, tous états matrimoniaux confondus, à enquêter serait alors de 41 184 femmes ; • Le nombre d’enfants âgés de 0 à 4 ans à enquêter serait de 15 140 enfants ; • Le nombre de nourrissons âgés de 12-23 mois qui représentent 3% de la population totale serait de l’ordre de 4 130 nourrissons. II.3.4 Plan de sondage Il s’agit d’un sondage stratifié à 2 degrés au sein de chaque Espace de Programmation Territoriale (EPT): 1erdegré : Tirage des unités primaires ou districts ; 2èmedegré : Tirage des unités secondaires ou ménages. La méthode de tirage prend en considération dans chaque EPT la répartition des ménages selon les strates urbaine et rurale. Pour une meilleure représentation géographique tant au niveau des EPT qu’au niveau national et pour une meilleure fiabilité des estimations, le nombre de ménages par grappe a été fixé à 25 ménages (unité secondaire), ce qui porte le nombre de grappes à enquêter à 160 grappes par EPT. Au niveau national, le nombre de grappes échantillon est de 1 120 grappes sur un total de 41 871 grappes/districts constituant l’ensemble du territoire national (Recensement de la Population, 2008). Selon la strate de résidence, le nombre d’unités primaires a été déterminé par rapport aux ménages et non par rapport aux districts de recensement en respectant leur ventilation (urbain/rural) dans chaque espace de programmation. La répartition des ménages échantillon selon la strate de résidence (urbaine et rurale) est établie, comme cité précédemment, en respectant leur répartition relative dans chaque espace, objet de l’étude. Le nombre de grappes échantillon nécessaires est alors de 767 grappes dans l’urbain et de 353 dans le rural. 38 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 MISE À JOUR DES GRAPPES ÉCHANTILLONS Compte tenu des changements qui se sont opérés depuis le dernier recensement réalisé en 2008, tous les districts/grappes échantillon ont fait l’objet d’une mise à jour des listes de ménages qui y habitent. La mise à jour des grappes échantillon a été réalisée par les équipes chargées de l’enquête à la veille de leur passage au niveau des ménages. Chaque équipe d’enquête (un contrôleur et trois enquêtrices) a été appelée, avant d’entamer l’enquête, de procéder, avec l’assistance des services de la commune notamment du délégué communal6, à la mise à jour du district échantillon, objet de l’enquête. Cette mise à jour consiste à dénombrer l’ensemble des logements et des ménages évoluant dans le district échantillon. Pour chaque logement, l’enquêtrice inscrit l’adresse exacte, les noms et prénoms des chefs des ménages qui y habitent et le nombre de personnes constituant chaque ménage. Ceci permet au contrôleur de l’équipe de disposer d’une liste nominative exhaus- tive et actualisée du district échantillon à la date de son passage. La liste nominative actualisée du district échantillon ainsi que celle des ménages échantillon est transmise à la Direction de la Population du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière pour suivi. ENQUÊTE TEST L’enquête test constitue une phase essentielle de l’enquête et a pour finalités de (d’): • Tester l’organisation du travail sur le terrain ; • Tester la réaction des ménages par rapport aux questions posées ; • Tester les supports de collecte ; • Estimer le rendement quotidien moyen ; • Noter toutes les difficultés auxquelles pourrait être confronté le personnel de terrain pour d’éventuelles mesures correctives en matière d’organisation, de collecte et d’exploitation de l’information. La formation pour l’enquête test a été conduite entre le 2 et le 10 Juin 2012 et a ciblé trois équipes formées chacune de trois enquêtrices, d’un contrôleur et d’un chauffeur. Cette formation a été en- cadrée par le personnel technique de la Direction de la Population du Ministère de la Santé avec une contribution de personnes ressources de l’Office National des Statistiques, de la Direction de Prévention du Ministère de la Santé, du UNFPA et de l’UNICEF ainsi que de consultants externes. L’enquête test a été réalisée du 12 au 23 Juin 2012 à Alger et a couvert trois grappes échantillon. Le lieu de résidence a été le seul critère retenu pour le choix de cet échantillon : un district urbain au sein d’une agglomération chef-lieu, un district rural au sein d’une agglomération secondaire et un district en zone éparse. Une évaluation de l’enquête test a été organisée le 24 juin 2012 permettant ainsi l’appréciation par les équipes de terrain et des superviseurs des aspects logistiques et tech- niques dans la perspective de les renforcer en vue de l’enquête de terrain. ENQUÊTE DE TERRAIN La formation pour l’enquête de terrain a été réalisée entre le 6 et le 20 octobre 2012. Elle a ciblé 36 équipes de terrain constituées chacune de trois enquêtrices, d’un contrôleur et d’un chauffeur. Dans chaque équipe, une enquêtrice a été sélectionnée et formée pour assurer le rôle de mesureur sur tous les aspects liés à l’anthropométrie. Contrairement aux exigences du programme global MICS, les équipes de terrain ne comprenaient pas d’éditeurs pour des décisions propres au Ministère de la Santé qui se rapportent à des contraintes logistiques sur le terrain. A l’instar de l’enquête test, la for- mation a été encadrée par le personnel technique de la Direction de la Population du Ministère de la Santé, de personnes ressources indépendantes, et de personnel technique de l’Office National des Statistiques et du Conseil National Economique et Social. Un expert recruté par le Bureau régional de l’UNICEF a participé à l’encadrement de la formation ainsi qu’à la supervision du terrain pendant la première semaine de l’enquête et pendant les deux dernières semaines de décembre 2012 afin 6. Le délégué communal est un agent de la commune chargé du découpage cartographique de la commune lors d’un Recensement Général de la Population et de l’Habitat. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 39 d’accompagner les équipes sur le terrain. Des visites de supervision ont également été menées par le point focal de l’enquête MICS au Bureau de l’UNICEF en Algérie. La coordinatrice régionale de la MICS pour l’UNICEF MENA a pris part à la formation des équipes sur le module d’anthropométrie et les a accompagné lors de la conduite de l’enquête pilote. L’enquête de terrain a effectivement démarré le 21 octobre 2012 et devait être finalisées le 6 Janvier 2013. Elle a cependant été prolongée jusqu’au 31 janvier 2013 pour des raisons objectives liées au fait que les équipes de terrain devaient aussi prendre en charge la mise à jour cartographique de chaque grappe (25 ménages) avant les interviews proprement dites. Chaque mise à jour nécessitait un jour de travail complet ce qui revenait à rajouter une durée de 30 jours de travail environ pour chaque équipe pour assurer l’opération de listing des ménages. Une fois la mise à jour d’un district finalisée, la veille du passage des enquêtrices, celles-ci procédaient à l’enquête de ce district. Une dizaine de superviseurs nationaux de la direction de Population du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière ont assuré l’opération de supervision sur le terrain pendant toute la période de l’enquête. Chaque superviseur a effectué en moyenne 5 visites de supervision chacune pouvant aller jusqu’à une semaine ou plus. Les équipes de terrain ont ainsi été accompa- gnées de façon permanente par les superviseurs. Grâce à ce suivi, les erreurs liées à la qualité de l’information recueillie et aux conditions de travail ont immédiatement été corrigées. Un expert régional et des responsables déployés par l’UNICEF ont accompagné les superviseurs nationaux dans certaines wilayas afin de contrôler la qualité du travail de terrain et de s’assurer que les moyens affectés sont suffisants pour mener à bien l’enquête. La répartition du personnel enquêteur a été faite en fonction des régions de résidence des enquê- trices. Dans la plupart des cas, ces dernières ont travaillé dans leur Wilaya de résidence ou dans les Wilayas limitrophes. Un planning de travail a été établi pour chacune des équipes avec les durées de passage, les pé- riodes, les itinéraires ainsi que les communes échantillon à enquêter durant toute la période prévue pour la réalisation de l’enquête. Les autorités territoriales des communes échantillon (Wali, Directeur de Santé des Wilayas, Respon- sables des Structures de Santé, Présidents d’Assemblées Populaires Communales et services de sécurité) ont été informés du passage des équipes de terrain et ont été sollicités pour leur prêter aide et assistance. Les responsables locaux, tant au niveau des structures de santé que des collectivités locales, ont porté main forte à la réalisation de l’enquête en assurant la prise en charge des équipes (hébergement, restauration et conditions de travail). Renseignés par les enquêtrices, les questionnaires ont été contrôlés sur le terrain par les contrô- leurs afin de déceler les éventuelles omissions et repris en fin de journée pour la vérification des informations recueillies. Le contrôle de la cohérence des données et la codification de l’identifiant du ménage (Wilaya/Commune/Numéro de la grappe), faite par le contrôleur, est vérifiée au niveau de la Direction de la Population du Ministère de la Santé. Des retours auprès des ménages ont été programmés en cas de nécessité. Dans l’ensemble les ménages ont été accueillants et coopératifs. Ils ont aidé énormément le person- nel d’enquête et leur ont facilité la tâche. TRAITEMENT DES DONNÉES La phase d’exploitation de l’enquête MICS4 a été entamée le 4 novembre 2012 soit 15 jours après le lancement de l’opération de collecte sur le terrain. Un atelier de saisie informatique a été mis en place au niveau de l’Institut National de Santé Publique (Alger). Elle a débuté avec le concours d’un expert régional par l’adaptation, l’installation du logiciel CSPro et des programmes de saisie sur l’ensemble des 20 postes destinés à cette opération et la formation des agents de saisie. Une fois renseignés par les enquêtrices et vérifiés par les contrôleurs et les superviseurs, les ques- tionnaires et supports d’enquête ont été placés dans des pochettes par grappe et récupérés par les superviseurs lors de leur passage. 40 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 L’exploitation a nécessité le recrutement de 19 agents de saisie pour une durée de deux mois, pro- longée pour une durée supplémentaire de 2 mois avec le maintien de 12 agents de saisie en raison du prolongement de l’enquête de terrain retardée par les opérations de mise à jour cartographique. Les agents de saisie ont été formés par l’équipe chargée de l’exploitation de l’enquête MICS4 avec le soutien d’une experte régionale. La formation consistait à : • Initier les agents aux supports de collecte (descriptif des questionnaires et des différents modules y afférents) ; • Décrire l’organisation du travail et la procédure de saisie ; • Former les agents sur le masque de saisie avec des applications pratiques sur les postes de saisie. Récupérées par les superviseurs et/ou transmises par les Directions de la santé des Wilayas, les pochettes contenant les questionnaires des grappes terminées ont été réceptionnées et entreposées dans une salle mise en place à cet effet et supervisée par une cellule d’archivage. Cette dernière véri- fiait le contenu de chaque pochette avant de l’acheminer vers l’atelier de saisie pour l’exploitation des questionnaires. Une fois saisis, les questionnaires sont remis par grappe dans les pochettes et récupérées par la cellule chargée de leur archivage. Le suivi et l’encadrement de la cellule d’archivage et de l’atelier de saisie ont été assurés par les cadres de la Direction de Population. Les problèmes techniques relatifs à la maintenance du matériel informatique étaient pris en charge dans un premier temps par un technicien informatique de l’Institut National de Santé Publique et ensuite par l’informaticien recruté à cet effet. D’une manière générale, la saisie des questionnaires s’est déroulée dans de bonnes conditions. L’équipe chargée de l’exploitation de l’enquête était présente durant toute la période de saisie pour prêter assistance aux agents et pour faire face aux éventuels problèmes techniques. Une fois la saisie achevée, l’opération de la double saisie des questionnaires a été entamée. Alors que la procédure de standardisation du Data Processing de l’enquête MICS4 préconise la double saisie de 100% des questionnaires, des contraintes liées à la durée de la saisie n’a permis de ressai- sir que 10% des grappes échantillon soit 280 grappes. Ces dernières ont été tirées aléatoirement de l’échantillon global. Une comparaison a été effectuée dans la double saisie des 280 grappes seule- ment ce qui a permis de constater qu’il n’y avait pas de différence de saisie. Cette phase qui s’inscrit dans le cadre de l’épurement des fichiers, a permis de déceler les erreurs de saisie. Epuration des fichiers Chaque grappe saisie a fait l’objet d’un contrôle en la soumettant à des programmes conçus tout particulièrement à cet effet. Le programme de contrôle de structure a consisté à confronter la struc- ture de chaque grappe saisie (nombre de questionnaires complets et incomplets) aux tableaux réca- pitulatifs par grappe renseignés par les contrôleurs. Cette procédure a permis de vérifier l’exhausti- vité de la saisie des questionnaires renseignés sur le terrain. Afin de déceler les éventuelles erreurs de cohérence entre les différents modules des trois ques- tionnaires, le programme d’édition secondaire a été déroulé en faisant passer le fichier de grappes par un deuxième programme. Pour la correction de ces erreurs, il était nécessaire de retourner aux questionnaires archivés. Cette étape a nécessité une période de plus de 2 mois. Une fois cette phase terminée, les données ont été analysées à l’aide du programme Statistical Pac- kage for Social Sciences (SPSS), Version 21, et la syntaxe-type ainsi que le plan d’exploitation des données mis au point par l’UNICEF ont été utilisés à cette fin. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 41 Redressement Compte tenu des irrégularités constatées sur la structure par âge et par sexe issue de l’enquête notamment en termes de sous-déclaration des enfants de moins de 5 ans, phénomène constaté dans beaucoup d’enquêtes auprès des ménages, et afin d’augmenter la précision de certains para- mètres se rapportant aux enfants et d’avoir des résultats cohérents avec des informations connues par ailleurs, il a été procédé au redressement de la structure par âge et par sexe en se basant sur la structure par âge et par sexe issue des statistiques produites par l’Office National des Statistiques (ONS) à partir du dernier recensement de la population et de ceux de l’état civil, plus exhaustives et fiables. Le redressement a consisté à faire coïncider la structure par âge et par sexe de la population de l’échantillon à celle de la population totale. La structure par âge et par sexe de la population échantillon est obtenue à partir du fichier des membres du ménage, pondéré par un « coefficient ménage ». La structure de population totale est celle produite par l’ONS au 31 décembre 2012. Pour chaque âge, différencié par sexe, il est calculé un coefficient de redressement en rapportant les effectifs observés dans l’échantillon aux effectifs fournis par la structure de l’ONS. Dans une situa- tion de concordance parfaite, les coefficients par âge sont tous égaux à 1. Les coefficients ainsi calculés sont intégrés dans le fichier « membres du ménage » où l’on affecte à chaque membre enquêté, selon le sexe et l’âge, le coefficient approprié. A l’effet d’aboutir à un coef- ficient unique pour l’ensemble des membres d’un même ménage, il est calculé à partir des différents coefficients affectés aux individus appartenant à un même ménage un seul coefficient qu’on obtient en agrégeant le fichier « membres du ménage » par ménage sur la moyenne des coefficients des membres. Ces coefficients moyens sont ensuite réintroduits dans le fichier « membres du ménage ». Les membres d’un même ménage seront affectés ainsi d’un seul coefficient, le coefficient moyen, grâce à une procédure itérative. On dresse, à partir de ces coefficients moyens, une nouvelle structure par âge et par sexe. Les effectifs repondérés sont une seconde fois rapportés aux effectifs fournis par la structure issue des statistiques de l’état civil. Les nouveaux coefficients sont aussi affectés une seconde fois aux indi- vidus dans le fichier « membres du ménage ». Ils sont ensuite agrégés par ménage qu’on utilise pour recalculer d’autres coefficients. L’opération est répétée autant de fois jusqu’à ce que tous les rapports de l’effectif de la population de référence à celle de l’échantillon tendent vers 1. L’objectif, comme déjà signalé, étant d’arriver à une structure de la population échantillon qui s’identifie à celle calculée par l’ONS. L’opération a été réalisée à travers une programmation sur SPSS établie par l’informaticien recruté dans le cadre du projet MISC4. Le principe du redressement est de procéder par des itérations à faire converger la structure par âge et par sexe de l’enquête vers celle désirée. 42 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 43 Représentativité de l’échantillon et caractéristiques des ménages, des femmes et des enfants enquêtés 44 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON L’enquête à indicateurs multiples (MICS4) a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 120 grappes réparties dans les 7 espaces de programmation territoriale. Il a été procédé au tirage de 25 ménages échantillon par grappe ; soit un échantillon global de 28 000 ménages. Les ménages, les enfants de moins de 5 ans et les femmes de 15 à 49 ans qui appar- tiennent à ces ménages ont constitué les populations cibles de l’enquête. Parmi les 28 000 ménages sélectionnés pour l’échantillon, 27 643 ont été présents lors du passage des équipes de l’enquête. Parmi ceux-ci, 27 198 ont été interviewés avec succès donnant lieu à un taux de réponse de l’ordre de 98% (98% en milieu ur- bain et 99% en milieu rural). Ce taux est quasiment identique quel que soit l’espace territorial. Tableau HH.1: Résultats des interviews des ménages, femmes de 15-49 ans et d’enfants de moins de 5 ans Nombre de ménages, de femmes de 15-49 ans, d’enfants de moins de 5 ans selon les résultats des interviews, Taux de réponse des ménages, des femmes, et des enfants de moins de 5 ans, Algérie, 2012-2013. Milieu de résidence Espaces de Programmation Territoriale (EPT) Total Urbain Rural E P T 1 N o rd C en tr e E P T 2 N o rd E st E P T 3 N o rd O u es t E P T 4 H au ts P la te au x C en tr e E P T 5 H au ts P la te au x E st E P T 6 H au ts P la te au x O u es t E P T 7 S u d Ménages Echantillonnés 19150 8850 4000 4000 4000 4000 4000 4000 4000 28000 Ménages Occupés 18895 8748 3933 3944 3953 3954 3950 3948 3961 27643 Ménages Interviewés 18540 8658 3867 3874 3871 3909 3890 3912 3875 27198 Taux de réponse des ménages 98,1 99,0 98,3 98,2 97,9 98,9 98,5 99,1 97,8 98,4 Femmes Eligibles 27797 13387 5469 5537 5543 6140 5765 6345 6385 41184 Femmes Interviewées 26119 12429 4976 5095 5379 5643 5442 6062 5951 38548 Taux de réponse des femmes 94,0 92,8 91,0 92,0 97,0 91,9 94,4 95,5 93,2 93,6 Taux de réponse global des femmes 92,2 91,9 89,5 90,4 95,0 90,9 93,0 94,7 91,2 92,1 Enfants de moins de 5 ans Eligibles 9812 5328 1897 1608 1858 2498 2134 2395 2750 15140 Enfants de moins de 5 ans Mères/gardiennes interviewées 9495 5206 1827 1554 1818 2404 2095 2346 2657 14701 Taux de réponse des enfants <5 ans 96,8 97,7 96,3 96,6 97,8 96,2 98,2 98,0 96,6 97,1 Taux de réponse global pour les enfants <5 ans 95,0 96,7 94,7 94,9 95,8 95,1 96,7 97,1 94,5 95,5 Dans les ménages interrogés, 41 184 femmes éligibles, âgées de 15-49 ans, ont été identifiées. Parmi celles-ci, 38 548 ont été interrogées avec succès, soit un taux de réponse de 94% au sein des ménages interrogés (94% en milieu urbain et 93% en milieu rural). Concernant les enfants de moins de 5 ans, l’enquête a permis de recenser 15 140 enfants dans les ménages interviewés. Les questionnaires ont été renseignés pour 14 701 parmi eux, ce qui corres- pond à un taux de réponse de 97% (97% en milieu urbain et 98% en milieu rural). Les taux de réponse globaux calculés pour les entretiens avec les femmes et les mères ou gar- diennes des enfants de moins de 5 ans sont respectivement de 92% et de 96% (Tableau HH.1). Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 45 Les taux de réponse des ménages et des enfants sont quasiment semblables dans l’ensemble des espaces de programmation territoriale (EPT). Par contre, le taux de réponse des femmes varie entre 92% au niveau de l’EPT « Haut Plateaux Centre », le niveau le plus faible, et 97% dans l’EPT « Nord Ouest », le niveau le plus élevé. CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES La distribution pondérée par âge et par sexe de la population est fournie dans le tableau HH.2. La distribution est également utilisée pour produire la pyramide de la population présentée en figure HH.1. Dans les 27 198 ménages interviewés avec succès dans l’enquête, 152 373 individus membres de ménage ont été dénombrés (74 714 hommes et 72 758 femmes). Tableau HH.2: Répartition selon l’âge par sexe au niveau du ménage. Pourcentage et fréquence de répartition de la population du ménage par groupe d’âge de cinq ans, groupes d’âge de dépendance, et par populations d’enfants (âgés de 0-17 ans) et d’adultes (âgés de 18 ou plus), par sexe, Algérie, 2012-2013 Masculin Féminin Total Effectif % Effectif % Effectif % Groupe d’âges (années) 0-4 8505 11,4 8048 11,1 16553 11,2 5-9 6589 8,8 6236 8,6 12825 8,7 10-14 5967 8,0 5717 7,9 11684 7,9 15-19 6823 9,1 6557 9,0 13380 9,1 20-24 7454 10,0 7249 10,0 14703 10,0 25-29 7473 10,0 7364 10,1 14837 10,1 30-34 6622 8,9 6463 8,9 13085 8,9 35-39 5254 7,0 5195 7,1 10449 7,1 40-44 4490 6,0 4516 6,2 9005 6,1 45-49 3846 5,1 3838 5,3 7684 5,2 50-54 3095 4,1 3060 4,2 6154 4,2 55-59 2577 3,4 2486 3,4 5063 3,4 60-64 1969 2,6 1870 2,6 3839 2,6 65-69 1272 1,7 1296 1,8 2568 1,7 70-74 1108 1,5 1135 1,6 2242 1,5 75-79 812 1,1 840 1,2 1652 1,1 80-84 517 0,7 531 0,7 1047 0,7 85+ 310 0,4 324 0,4 634 0,4 Manquant / NSP 31 0,0 33 0,0 64 0,0 Groupes d’âge de dépendance 0-14 ans 21062 28,2 20001 27,5 41063 27,8 15-64 ans 49602 66,4 48598 66,8 98200 66,6 65 ans et plus 4018 5,4 4126 5,7 8144 5,5 Manquant/NSP 31 0,0 33 0,0 64 0,0 Populations d’en- fants et d’adultes Enfants de 0-17 ans 25045 33,5 23823 32,7 48868 33,1 Adultes de 18 ans ou + 49637 66,4 48902 67,2 98539 66,8 Manquant/NSP 31 0,0 33 0,0 64 0,0 Total 74714 100,0 72758 100,0 147471 100,0 46 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 L’examen de la structure par âge de la population fait ressortir ce qui suit : • La population algérienne des ménages ordinaires est composée de 51% d’hommes et de 49% de femmes, soit la même répartition que celle observée lors de l’enquête MICS3, réalisée en 2006, et celle du recensement général de la population et de l’habitat de 2008 (51% d’hommes et 49% de femmes) ; • La population algérienne reste marquée par la jeunesse. La catégorie des 0-4 ans représente la tranche quinquennale la plus dominante avec 11%. La proportion des 0-29 ans représente à elle seule plus de la moitié de la population totale (57%) ; • Un tiers de la population algérienne sont des enfants de moins de 18 ans; • La population totale des 15-59 ans, soit d’âge actif, représente 64% de la population totale et celle des personnes âgées de 60 ans et plus en représente 8%. L’allure de la pyramide des âges à travers l’élargissement de sa base révèle une reprise de la natalité depuis plus de 10 ans qui s’est accentuée durant les 5 dernières années. Ce constat est largement conforté par les données de l’état civil qui enregistrent une augmentation continue des naissances vivantes depuis 2002. En effet, l’effectif des naissances vivantes enregistré à l’état civil est passé de 617 000 naissances vivantes en 2002 à 978 000 en 2012. Tableau HH.2A : Evolution de la structure de population par groupes d’âges, Algérie, 1977-2012 Groupe d’âge 1977* 1987* 1998* 2002** 2006*** 2012**** 0-4 ans 18,7 16,6 10,9 8,1 8,5 11,2 5-14 ans 29,1 27,5 25,3 22,7 19,7 16,6 15-59 ans 46,3 50,2 57,2 61,7 64,2 64,0 60 ans et plus 5,8 5,8 6,6 7,5 7,6 8,2 Sources: * Recensement **PAPFAM ***MICS 3 ****MICS4 Du tableau comparatif HH.2A on relève ce qui suit : • Une diminution de la part de la population des moins de 5 ans de plus de la moitié entre 1977 et 2002 en passant respectivement de 19% à 8%. A partir de 2002, le poids relatif de cette catégo- rie dans la population totale n’a cessé d’augmenter pour atteindre 11% en 2012 ; • Une baisse continue du poids relatif de la tranche d’âge des 5-14 ans soit la catégorie d’âge scolaire. Cette dernière est passée de 29% en 1977 à 17% en 2012 soit une réduction de 43% ; • La population de 15-59 ans connait un accroissement continu durant plus de trois décennies ;   • Une progression constante de la population des 60 ans et plus. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 47 Figure HH.1: Distribution selon l'âge et le sexe de la population des ménages, Algérie, 2012 - 2013 85+ 80 - 84 75 - 79 70 - 74 65 - 69 60 - 64 55 - 59 50 - 54 45 - 49 40 - 44 35 - 39 30 - 34 25 - 29 20 - 24 15 - 19 10 - 14 05 - 09 0 - 04 Pourcent Figure HH.1: Distribution selon l'âge et le sexe de la population des ménages, Algérie, 2012 - 2013 800 600 400 200 0 200 400 600 800 Hommes Femmes Les tableaux HH.3 à HH.5 fournissent les informations de base relatives aux ménages, aux femmes enquêtées âgées de 15-49 ans, et aux enfants de moins de 5 ans selon les effectifs pondérés et non pondérés7 (Voir l’Annexe A pour plus de détails sur la pondération). Les informations sur les carac- téristiques des ménages, des femmes et des enfants de moins de 5 ans interrogés dans l’enquête sont essentielles pour l’interprétation des résultats présentés plus loin dans le rapport et peuvent également fournir une indication de la représentativité de l’enquête. Le tableau HH.3 fournit les renseignements de base sur les ménages. Il contient les données sur le sexe du chef de ménage, l’espace de programmation territoriale auquel appartient le ménage, le milieu de résidence dans lequel il évolue, le niveau d’instruction du chef de ménage et le nombre de personnes dans le ménage. Ces caractéristiques de base sont utilisées dans les tableaux qui suivent dans le présent rapport. Les données contenues dans le tableau sont également destinées à montrer le nombre d’observations par grandes catégories d’analyse. Le total des effectifs pondérés et non pondérés des ménages sont égaux, les poids d’échantillon- nage ayant été normalisés (Voir Annexe A). Le tableau HH.3 montre également les proportions de ménages ayant au moins un enfant de moins de 18 ans, au moins un enfant de moins de 5 ans, et au moins une femme éligible âgée de 15-49 ans. Il ressort du tableau que la majorité des ménages sont dirigés par des hommes avec 90% contre 11% par des femmes. La majorité des ménages évolue en milieu urbain (65%) et sont concentrés dans 66% des cas au Nord du pays dont 36% dans l’EPT Nord Centre. Les wilayas des Hauts Plateaux abritent 26% des ménages et les wilayas relevant de l’EPT Sud du pays 9% seulement. Près d’un tiers des chefs de ménages (30%) sont sans instruction. Seuls 6% jouissent d’un niveau d’instruc- tion supérieur. Près des deux tiers (63%) des ménages sont composés de 5 personnes et 16% des ménages comptent 7 personnes et plus. 7 Les autres tableaux de ce rapport ne sont présentés qu’avec des effectifs pondérés uniquement 48 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Tableau HH.3: Composition du ménage Pourcentage et fréquence de répartition des ménages selon des caractéristiques sélectionnées, Algérie, 2012-2013 Pourcentage pondéré (%) Nombre de ménages Pondérés Non pondérés Sexe du chef de ménage Masculin 89,5 24346 24383 Féminin 10,5 2852 2815 Espaces de Programmation Territoriale (EPT) EPT 1 : Nord Centre 35,5 9658 3867 EPT 2 : Nord Est 14,8 4025 3874 EPT 3 : Nord Ouest 15,3 4173 3871 EPT 4 : Hauts Plateaux Centre 6,4 1740 3909 EPT 5 : Hauts Plateaux Est 14,0 3795 3890 EPT 6 : Hauts Plateaux Ouest 5,1 1397 3912 EPT 7 : Sud 8,9 2409 3875 Milieu de résidence Urbain 64,8 17624 18540 Rural 35,2 9574 8658 Niveau d’instruction du chef de ménage Sans instruction 30,7 8350 10053 Primaire 22,0 5971 5426 Moyen 24,1 6567 5694 Secondaire 15,9 4318 4172 Supérieur 6,3 1720 1631 Manquant 1,0 272 222 Ménages constitués d’au moins n personnes 1 personne 0,5 147 181 2 6,9 1882 1897 3 12,4 3377 2933 4 17,5 4761 4259 5 19,1 5194 5029 6 16,2 4404 4475 7 11,0 2999 3321 8 7,1 1944 2171 9 4,2 1151 1335 10+ 4,9 1338 1597 Ménages ayant au moins Un enfant de 0-4 ans 44,5 27198 27198 Un enfant de 0-17 ans 73,0 27198 27198 Une femme de 15-49 ans 92,8 27198 27198 Taille moyenne des ménages (nombre) 5,4 27198 27198 Total   100,0 27198 27198 Il est à relever également que 45% des ménages ont un enfant de moins de 5 ans, 73% un enfant de moins de 18 ans et 93% une femme âgée de 15-49 ans. La taille moyenne des ménages est estimée à 5,4 personnes. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 49 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ENQUÊTÉES ÂGÉES DE 15-49 ANS Le tableau HH.4 fournit les caractéristiques sociodémographiques de base des enquêtées âgées de 15-49 ans. Le tableau comprend des informations relatives à la répartition des femmes selon l’es- pace de programmation territoriale, le milieu de résidence, l’âge, l’état matrimonial, l’état de mater- nité, les naissances au cours des deux dernières années, l’instruction8 et les quintiles de l’indice de richesse9. Il ressort du tableau que 64% des femmes âgées de 15-49 ans résident en milieu urbain et 36% en zone rurale. Leur répartition sur les espaces de programmation territoriale se confond presque parfaitement avec celle des ménages. Selon l’âge, les résultats montrent que plus de la moitié des femmes de 15-49 ans (51%) sont âgées entre 15 et 29 ans. Selon l’état matrimonial, les résultats montrent qu’à ces âges (15-49 ans), près de la moitié (49%) sont mariées au moment de l’enquête. Le divorce touche 2% de femmes et le veuvage 1%. Parmi celles ayant déjà été mariées, 86% ont déjà mis au monde des enfants et 14% n’ont jamais enfanté. Au cours des deux dernières années précédant l’enquête, 15% des femmes âgées de 15-49 ans, ont eu une naissance vivante. Selon le niveau d’instruction, les résultats de l’enquête révèlent que 42% des femmes en âge de procréer jouissent d’un niveau secondaire et plus et 14% sont sans instruction. Concernant le quintile de richesse, la répartition des femmes en âge de procréer est quasiment sem- blable, 20% dans chaque quintile. 8 . Sauf indication contraire, “instruction”, dans le présent rapport, se réfère au niveau d’instruction de l’enquêtée lorsque ledit niveau sert de variable de base. 9 . L’analyse des composantes principales a été faite à l’aide d’informations sur la propriété des biens de consommation, les caractéristiques du logement, l’eau et l’assainissement, et les autres caractéristiques qui sont liées à la richesse du ménage pour attribuer des poids (poids local du facteur) à chacun des patrimoines de ménages. A chaque ménage il a été attribué un score de richesse basé sur ces poids et le patrimoine de ce ménage. La population des ménages de l’enquête a ensuite été classée en fonction du score de richesse du ménage dans lequel elle vit, et a finalement été divisée en 5 parties égales (quintiles) allant de la plus faible (la plus pauvre) à la plus élevée (la plus riche). L’indice de richesse est supposé capturer la richesse à long terme sous-jacente grâce à l’information sur le patrimoine des ménages, et est destiné à produire un classement des ménages sur la base de la richesse, du plus pauvre au plus riche. L’indice de richesse ne donne aucune information sur la pauvreté absolue, les niveaux actuels de revenu ou de dépenses. Les scores de richesse calculés ne sont applicables qu’à l’ensemble de données particulier sur lequel ils sont basés. De plus amples informations sur la construction de l’indice de richesse se trouvent dans Rutstein and Johnson, 2004, Filmer and Pritchett, 2001, et Gwatkin et. Al., 2000. 50 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Tableau HH.4: Caractéristiques de base des femmes Pourcentage et fréquence de répartition des femmes âgées de 15-49 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, Algérie, 2012-2013 Pourcentage pondéré (%) Nombre de femmes Pondéré Non pondéré Espaces de Programmation Territoriale (EPT) EPT 1 : Nord Centre 34,3 13207 4975 EPT 2 : Nord Est 14,7 5675 5095 EPT 3 : Nord Ouest 15,3 5901 5379 EPT 4 : Hauts Plateaux Centre 6,6 2542 5643 EPT 5 : Hauts Plateaux Est 13,9 5368 5442 EPT 6 : Hauts Plateaux Ouest 5,6 2144 6062 EPT 7 : Sud 9,6 3711 5951 Milieu de résidence Urbain 63,7 24558 26118 Rural 36,3 13989 12429 Age 15-19 15,9 6133 6385 20-24 17,6 6781 6902 25-29 17,9 6891 6637 30-34 15,7 6050 5786 35-39 12,6 4865 4911 40-44 11,0 4231 4360 45-49 9,3 3597 3566 Situation matrimoniale Actuellement mariée 49,1 18935 18907 Veuve 1,1 411 429 Divorcée 2,4 910 945 Séparée 0,1 48 57 Célibataire 47,3 18241 18205 Manquant 0,0 4 4 Etat de maternité A déjà enfanté 86,3 17532 17621 N’a jamais enfanté 13,7 2773 2721 Naissances au cours des deux dernières années A eu une naissance au cours des deux dernières années 15,3 5886 5972 N’a pas eu de naissance au cours des deux dernières années 37,4 14419 14370 Non concernée 47,3 18241 18205 Niveau d’instruction Sans instruction 14,4 5557 6572 Primaire 14,6 5640 5625 Moyen 28,8 11110 10571 Secondaire 26,4 10173 10035 Supérieur 15,7 6066 5742 Manquant 0,0 1 2 Quintiles de l’indice de richesse Le plus pauvre 19,8 7615 8096 Le Second 19,6 7537 6996 Le Moyen 20,0 7726 7879 Le quatrième 20,2 7798 8065 Le plus riche 20,4 7871 7511 Total   100,0 38547 38547 III.4 CARACTÉRISTIQUES DES ENFANTS ENQUÊTÉS ÂGÉS DE MOINS DE 5 ANS Le tableau HH.5 fournit les caractéristiques sociodémographiques de base des enfants âgés de moins de 5 ans des ménages enquêtés. Les résultats du tableau HH.5 montrent que 51% sont de Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 51 sexe masculin et 49% de sexe féminin ; 62% parmi eux résident en milieu urbain et 39% en milieu rural. Selon les EPT, la part des enfants de moins de 5 ans dans chaque EPT se confond avec celle des femmes et des ménages sauf pour les EPT « Nord Est » et « Sud » où l’on enregistre des écarts. Dans l’EPT « Nord Est », le poids des femmes représente 15% contre 12% de celui des enfants de moins de cinq ans ; quant à l’EPT « Sud », on enregistre respectivement les proportions de 11% d’enfants de moins de 5 ans, de 10% de femmes âgées de 15 à 49 ans et de 9% de ménages. Ces différences sont expliquées par les niveaux différentiels en termes de fécondité (Voir chapitre XIII sur la Santé reproductive). Tableau HH.5: Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans Pourcentage et fréquence de répartition des enfants de moins de cinq ans selon les caractéristiques sélection- nées, Algérie, 2012-2013 Pourcentage pondéré (%) Nombre des enfants de moins de 5 ans Pondéré Non pondéré Sexe Masculin 51,4 7553 7609 Féminin 48,6 7148 7092 Espaces de Programmation Territoriale (EPT) EPT 1 : Nord Centre 34,3 5044 1827 EPT 2 : Nord Est 11,7 1719 1554 EPT 3 : Nord Ouest 14,4 2122 1818 EPT 4 : Hauts Plateaux Centre 7,6 1114 2404 EPT 5 : Hauts Plateaux Est 14,8 2177 2095 EPT 6 : Hauts Plateaux Ouest 5,8 847 2346 EPT 7 : Sud 11,4 1677 2657 Milieu de résidence Urbain 61,5 9040 9495 Rural 38,5 5661 5206 Age 0-5 mois 11,7 1715 1624 6-11 mois 11,1 1627 1566 12-23 mois 20,9 3068 2832 24-35 mois 19,6 2888 3117 36-47 mois 18,8 2758 2835 48-59 mois 18,0 2646 2727 Niveau d’instruction de la mère* Sans instruction 18,2 2678 3305 Primaire 17,6 2590 2600 Moyen 30,8 4525 4267 Secondaire 23,4 3436 3211 Supérieur 10,0 1473 1317 Manquant 0,0 0 1 Quintiles de l’indice de richesse Le plus pauvre 22,0 3228 3472 Le Second 21,8 3210 3010 Le Moyen 19,7 2900 3038 Le quatrième 19,2 2827 2852 Le plus riche 17,3 2536 2329 Total   100,0 14701 14701 * Instruction de la mère dans ce tableau et dans tous ceux qui suivent fait référence au niveau atteint par la mère/gar- dienne de l’enfant de moins de 5 ans Par âge, les enfants de moins de 6 mois représentent 12% de l’ensemble des enfants âgés de moins de 5 ans et ceux âgés de 6 à 11 mois en représentent 11% ; au total, 23% sont âgés de moins d’un an. Ceux âgés entre 12 et 23 mois, soit d’un an révolu, représentent 21% du total des enfants de moins de 5 ans. Les autres tranches d’âges (2 ans, 3 ans et 4 ans) représentent chacune entre 18% et 20%. Selon les quintiles de richesse, contrairement à celle des femmes, la répartition des enfants montre que 22% d’entre eux vivent dans les ménages les plus pauvres contre 17% qui évoluent dans les ménages les plus riches. 52 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 53 Mortalité des enfants 54 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 MORTALITÉ DES ENFANTS L’un des objectifs clés du Millénaire pour le Développement (OMD) est la réduction de la mortalité infantile et celle des enfants de moins de cinq ans. Le quatrième OMD, plus pré- cisément, appelle les Etats à réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, la mortalité des enfants de moins de cinq ans. Les données collectées au cours de l’enquête MICS4 2012-2013 ont permis d’estimer les niveaux, les ten- dances et les différentiels de la mortalité néonatale, de la mortalité post-néonatale, de la mortalité infantile, de la mortalité juvénile et de la mortalité infanto-juvénile. Ces résultats permettent de mesurer les progrès enre- gistrés vers la réalisation des objectifs du millénaire et seront très utiles pour l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques de population et des programmes de santé notamment de prévention. Les différents taux de mortalité abordés dans ce chapitre sont exprimés par catégories d’âge et sont définis comme suit : • Taux de Mortalité Néonatale (NN) : mesure la probabilité de décéder durant le premier mois de vie  avant d’atteindre le 28ème jour ; • Taux de Mortalité post-néonatale (PNN) : mesure la probabilité de décéder entre le 28ème jour et le 1eranniversaire (12 mois). • Taux de Mortalité Infantile (1q0) : mesure la probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire ; • Taux de Mortalité juvénile (4q1) : mesure la probabilité de décéder entre les âges exacts de un an et de cinq ans ; • Taux de Mortalité des enfants de moins de cinq ans (infanto-juvénile) (5q0) : mesure la probabi- lité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire. Les taux de mortalité ci-dessus se confondent avec les quotients et expriment la probabilité de décéder pour 1000 naissances vivantes, sauf pour la mortalité juvénile qui exprime la probabilité de décéder pour 1000 enfants ayant atteint leur premier anniversaire. Chacun de ces taux est calculé pour différentes périodes quinquennales ayant précédé l’enquête. Les données ayant permis d’estimer ces différents taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans aux différents âges sont recueillies dans le tableau se rapportant à l’historique des naissances des femmes non célibataires âgées de 15 à 49 ans introduit dans le module relatif à la mortalité des enfants dans le questionnaire «Femmes». Dans la procédure de collecte, il est demandé à toutes les femmes non célibataires en âge de procréer (15-49 ans) si elles ont déjà eu une naissance vivante. Pour toutes celles ayant déjà enfanté, il leur est demandé de donner le nombre de filles et de fils qui vivent avec elles, le nombre de filles et de fils qui vivent ailleurs, et le nombre de celles et de ceux qui sont décédés. Par la suite, et pour chacune des naissances vivantes, en commençant par la pre- mière et en respectant l’ordre chronologique, il est demandé à la mère si la naissance en question est gémellaire (simple ou multiple), ainsi que des informations détaillées sur le sexe (fille ou gar- çon), le mois et l’année de naissance, l’état de survie, l’âge à son dernier anniversaire et sa résidence actuelle (si l’enfant est vivant). Pour les enfants décédés, il est demandé de préciser l’âge au décès (au jour près pour les décès de moins d’un mois, au mois près pour ceux de moins de deux ans et en années pour les décès survenus à deux ans ou plus). Le Tableau CM.1 présente les différents taux pour trois périodes quinquennales à savoir 1998-2002, 2003-2007 et 2008-2012. Pour la période des cinq dernières années avant l’enquête MICS4 (2008- Objectifs du Millénaire pour le Développement Objectif 4 : Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans Cible 4.A : Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 55 2012), le taux de mortalité infantile est estimé à 21 décès pour 1000 naissances vivantes ; le taux de mortalité juvénile s’établit, quant à lui, à 3 décès pour 1000 enfants ayant atteint leur premier anni- versaire. En somme, le risque de décéder entre la naissance et le 5ème anniversaire est estimé à 24 décès pour 1000 naissances vivantes. Quant aux composantes de la mortalité infantile, la mortalité néonatale se situe à 16 décès pour 1000 naissances vivantes et la mortalité post-néonatale à 6 décès pour 1000 naissances vivantes. Globalement, il est à remarquer que la majorité des décès de moins de cinq ans surviennent la pre- mière année de vie (89%). Parmi ces derniers, près des trois quarts surviennent le premier mois de vie (73%). Tableau CM.1: Mortalité des enfants Taux de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, mortalité des enfants et mortalité des enfants de moins de 5 ans, selon des périodes de cinq ans précédant l’enquête, Algérie, 2012-2013   Taux de morta- lité néonatale1 Taux de mortalité post-néonatale2 Taux de morta- lité infantile3 Taux de mortalité juvénile4 Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans5 Années précédant l’enquête         2012-2008 (0-4) 15,7 5,7 21,4 2,8 24,1 2007-2003 (5-9) 17,9 8,7 26,6 3,8 30,3 2002-1998 (10-14) 17,3 12,6 29,9 4,4 34,2 1 Indicateur MICS 1.3 2 Indicateur MICS 1.4 3 Indicateur MICS 1.2; Indicateur OMD 4.2 4 Indicateur MICS 1.5 5 Indicateur MICS 1.1; Indicateur OMD 4.1 Note: La mortalité post-néonatale est calculée comme la différence entre la mortalité infantile et la mortalité néonatale. Le tableau montre également une réduction sensible de la mortalité tant chez les enfants de moins d’un an que chez les moins de cinq ans durant les 15 dernières années précédant l’enquête. Au cours de cette période, entre 1998-2002 et 2008-2012, le taux de mortalité infantile est passé respective- ment de 30 décès pour 1000 naissances vivantes à 21‰ et le taux de mortalité infanto juvénile de 34‰ à 24‰. La mortalité néonatale, par contre, a très peu progressé entre ces deux périodes avec 17 décès pour 1000 naissances vivantes en 1998-2002 et 16‰ en 2008-2012 soit une réduction de moins de 2 points en l’espace de 15 ans. La baisse sensible est constatée dans la mortalité post néonatale avec une réduction de près de 7 points au cours de la même période. Le niveau de mortalité des enfants varie sensiblement selon certaines caractéristiques socio-éco- nomiques, démographiques et géographiques des enfants décédés (tableau CM.2 et CM.3). Les risques de décéder chez les enfants varient du simple au double au niveau des espaces de program- mation territoriale. Les écarts sont accentués autant pour la mortalité infantile que pour la mortalité 56 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 juvénile. Ainsi, le risque de décéder avant d’atteindre l’âge d’un an passe de 14‰ chez les enfants évoluant dans l’EPT Nord Centre à 32‰ parmi ceux qui habitent dans l’EPT Sud. Quant au risque de décéder avant d’atteindre l’âge de 5 ans, il passe respectivement de 16‰ à 35‰ au niveau des EPTs précités. En outre, il est à relever que la mortalité post-néonatale des enfants des EPT du Sud et des Hauts Plateaux Centre est plus de quatre fois supérieure à celle des enfants de l’EPT Nord Centre. Elle est près de deux fois supérieure à la moyenne nationale. En ce qui concerne la mortalité néonatale, les niveaux les plus élevés (de l’ordre de 20-21‰) sont constatés dans les EPT du Sud du pays, des Hauts Plateau Est et des wilayas relevant de l’EPT Nord Ouest. Selon le milieu de résidence, les résultats de l’enquête montrent que la mortalité infantile est relati- vement plus faible en milieu urbain (19‰) qu’en milieu rural (25‰). Tableau CM.2: Mortalité des enfants selon les caractéristiques socioéconomiques Taux de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, mortalité des enfants et mortalité des enfants des moins de 5 ans, durant les cinq années précédant l’enquête, Algérie, 2012-2013   Taux de morta- lité néonatale1 Taux de mortalité post-néonatale2 Taux de mor- talité infantile3 Taux de mortalité juvenile4 Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans5 Espaces de Programmation Territoriale (EPT)   EPT 1 : Nord Centre 12,0 2,0 14,0 1,7 15,7 EPT 2 : Nord Est 11,1 5,6 16,7 1,9 18,6 EPT 3 : Nord Ouest 19,8 7,8 27,6 4,7 32,2 EPT 4 : Hauts Plateaux Centre 16,9 9,3 26,2 4,3 30,4 EPT 5 : Hauts Plateaux Est 20,3 5,8 25,5 3,1 28,6 EPT 6 : Hauts Plateaux Ouest 12,2 7,7 19,9 3,6 23,5 EPT 7 : Sud 20,6 11,5 32,1 2,5 34,5 Milieu de résidence Urbain 13,3 5,5 18,8 2,9 21,7 Rural 19,2 6,0 25,3 2,5 27,7 Instruction de la mère  Sans instruction 17,4 8,2 25,6 4,4 29,9 Primaire 14,8 8,0 22,8 1,7 24,5 Moyen 15,2 4,8 20,0 2,8 22,7 Secondaire et plus 15,5 3,8 19,3 2,3 21,6 Quintiles de l’indice de richesse   Le plus pauvre 23,5 7,8 31,3 3,7 34,9 Le Second 13,6 4,1 17,7 3,8 21,4 Le Moyen 9,6 8,6 18,2 2,6 20,7 Le quatrième 16,6 3,7 20,3 0,5 20,8 Le plus riche 13,9 3,6 17,5 3,1 20,5 Total 15,7 5,7 21,4 2,8 24,1 1 Indicateur MICS 1.3 2 Indicateur MICS 1.4 3 Indicateur MICS 1.2; Indicateur OMD 4.2 4 Indicateur MICS 1.5 5 Indicateur MICS 1.1; Indicateur OMD 4.1 Note: La mortalité post-néonatale est calculée comme la différence entre la mortalité infantile et la mortalité néonatale. Selon le niveau d’instruction de la mère, les résultats de l’enquête révèlent que plus le niveau d’ins- truction de la mère est élevé plus la mortalité tant chez les moins d’un an que chez les enfants de moins de 5 ans est basse. Le risque de décéder chez les enfants de moins d’un an passe de 26 décès pour 1000 naissances vivantes issues de mères non instruites à 19 décès pour 1000 naissances vivantes issues de mères jouissant d’un niveau secondaire et plus. Il faut cependant noter que l’écart est de moins de 2 points entre le risque de décès néonataux chez les mamans non instruites et celles de niveau d’instruction secondaire et plus. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 57 Le risque de décès chez les enfants de moins d’un an est près de deux fois plus élevé parmi les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres (31‰) que chez ceux vivant dans les ménages les plus riches (18‰). Concernant la mortalité infanto-juvénile, le risque de décès varie entre 35‰ et 21‰ respectivement chez les enfants appartenant au 1er et au 5èmequintile. Tableau CM.3: Mortalité des enfants selon les caractéristiques démographiques Taux de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, mortalité des enfants et mortalité des enfants des moins de 5 ans, durant les cinq années précédant l’enquête, Algérie, 2012-2013 Taux de morta- lité néonatale1 Taux de mortalité post-néonatale2 Taux de morta- lité infantile3 Taux de mortalité juvenile4 Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans5 Sexe de l’enfant Masculin 17,1 5,9 23,0 2,4 25,3 Féminin 14,2 5,5 19,7 3,1 22,7 Rang des naissances 1 17,3 5,1 22,5 2,5 24,9 2-3 13,6 3,9 17,5 3,4 20,8 4-6 17,3 9,9 27,2 1,4 28,6 7+ 18,7 9,0 27,7 5,7 33,2 Intervalle des naissances* < 2 ans 19,4 6,4 25,8 2,9 28,7 2 ans 11,0 9,0 20,0 3,0 23,0 3 ans 9,6 5,3 14,9 6,5 21,2 4+ ans 13,2 5,3 18,5 2,2 20,7 Total 15,7 5,7 21,4 2,8 24,1 1 Indicateur MICS 1.3 2 Indicateur MICS 1.4 3 Indicateur MICS 1.2; Indicateur OMD 4.2 4 Indicateur MICS 1.5 5 Indicateur MICS 1.1; Indicateur OMD 4.1 * les naissances de premier rang sont exclues Note: La mortalité post-néonatale est calculée comme la différence entre la mortalité infantile et la mortalité néonatale. La mortalité infantile est relativement un peu plus élevée chez les garçons avec 23 décès pour 1000 naissances vivantes contre 20 pour 1000 chez les filles. Il faut noter que l’écart observé dans la mor- talité infantile concerne particulièrement la mortalité néonatale, le risque de décès au cours de la période post néonatale est quasiment le même. Au cours de la période juvénile, entre 1 et 4 ans, le risque est relativement plus important chez les filles que chez les garçons. Selon le rang de naissance qui indique à la fois l’expérience de la grossesse et de l’accouchement des mères mais également le nombre d’enfants que la mère a eu quel que soit leur état de survie au moment du décès de l’enfant, les informations recueillies montrent que la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans dans ses différentes composantes est plus importante au-delà du 3ème enfant. Il faut remarquer que le risque de décès chez les primipares (enfant de rang 1) est relativement élevé. Les niveaux les plus bas sont observés chez les enfants de rang 2 et 3 avec respectivement 14 décès pour 1000 naissances vivantes pour la mortalité néonatale, 4 pour la mortalité post néonatale, 18 pour la mortalité infantile et 21 pour la mortalité infanto-juvénile. 58 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Si l’on tient compte des intervalles entre naissances notamment de l’enfant décédé par rapport à la naissance vivante qui l’a précédé, on constate que les taux de mortalité les plus élevés sont enregis- trés chez les enfants dont la naissance est survenue en moins de deux ans d’intervalle. En effet, de nombreuses études ont montré que les accouchements rapprochés engendrent une fatigue accrue chez la mère et exposent les enfants à des risques élevés de décès. L’intervalle idéal se situe à 3 ans pour la mortalité infantile est ses composantes et à 4 ans et plus pour la mortalité juvénile. Les écarts enregistrés en matière de taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans selon les caractéristiques de base sélectionnées sont présentés dans la figure CM.1. Figure CM.1: Mortalité des enfants de moins de 5 ans selon les caractéristiques géographiques et socio-économiques, Algérie, 2012-2013 Figure CM.1 : Mortalité des enfants de moins de 5 ans selon les caractéristiques géographiques et socio-économiques, Algérie, 2012-2013 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 59 La Figure CM.2 reprend la série des estimations des taux de mortalité infanto-juvénile issues de l’enquête, basées sur les réponses des femmes des différents groupes d’âge, et en se référant à divers moments donnés, dénotant ainsi la tendance de la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Les estimations que l’enquête MICS4 a permis de fournir révèlent une baisse continue de la mortalité au cours des 20 dernières années. Le risque de décès avant d’atteindre l’âge de 5 ans est passé de 36 décès pour 1000 naissances vivantes au cours de la période 1992-1997 à 24 pour 1000 au cours de la période 2008-2012 (soit au cours des 5 dernières années précédant l’enquête). Cette estimation (24‰) est d’environ 13% plus basse que celle issue des données de l’état civil qui s’élève à 28‰ (estimée à partir des données de l’état civil publiées dans « Rétrospective statistiques, 1970 à 2011 », de l’Office National des Statistiques). Figure CM.2 : Tendance de la mortalité infanto juvénile selon différentes sources, Algérie, 2012-2013 Par ailleurs, il est à noter que la tendance de la mortalité infanto-juvénile relevée par les résultats de l’enquête MICS4 au cours des 20 dernières années précédant l’enquête est largement en accord avec celle estimée pour la même période à partir des données de l’état civil. La tendance de la mor- talité est nettement en baisse. Cependant les niveaux de mortalité estimés à partir des résultats de MICS4 sont nettement inférieurs à ceux estimés à partir des données de l’état civil. Les écarts sont d’autant plus importants que l’on remonte dans le temps. En effet, si la différence ne dépasse pas les 4 points au cours des deux dernières périodes précédant l’enquête, 2008-2012 et 2003-2007, elle atteint près de 10 points au cours de la période 1998-2002. Mais cela peut être expliqué par la limite que présente les informations découlant de l’historique des naissances auprès des seules femmes âgées de 15-49 ans au moment de l’enquête. En effet, les informations collectées ne sont pas com- plètement représentatives pour certaines périodes passées. A titre d’illustration, aucune information n’est disponible sur les naissances issues des femmes âgées de 40 à 49 ans au cours de la période 1998-2002 c’est-à-dire 10-14 ans avant l’enquête. Les femmes âgées de 15-49 ans au moment de l’enquête avaient 5-39 ans, 10 ans avant l’enquête, et celles âgées de 40-49 ans à cette période d’estimation sont âgées de 50–59 ans au moment de l’enquête et ne sont de ce fait plus éligibles. Par conséquent, si une proportion importante des naissances de cette époque étaient issues de femmes de 40-49 ans, et que le risque de décéder de leurs enfants était très différent de celui des naissances issues des femmes plus jeunes, il pourrait en résulter un important biais sur l’estimation de la mortalité des enfants pour la période étudiée. 60 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 61 Nutrition 62 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 NUTRITION En Algérie, il existe un programme national de lutte contre les carences nutritionnelles qui vise l’élimination de la malnutrition aiguë, la réduction de la malnutrition chronique, l’éradication du rachitisme, l’éradication du goitre endémique et la réduction des anémies caren- tielles. Ce programme couvre entre autres la malnutri- tion protéino-énergétique, la malnutrition en micronu- triments, la carence martiale chez la femme enceinte et allaitante, la carence iodée et l’allaitement maternel. ETAT NUTRITIONNEL L’état nutritionnel des enfants reflète leur état de santé général. Lorsque les enfants ont accès à une nourriture adéquate, ils ne sont pas exposés de façon répétitive à la maladie, et sont bien soignés, ils atteignent leur potentiel de croissance et sont considérés comme bien nourris. La malnutrition est associée à plus de la moitié des décès d’enfants dans le monde entier. Les enfants sous-alimentés sont plus susceptibles de mourir de maladies infantiles courantes, et ceux qui survivent ont des maladies récurrentes et un retard de croissance. Trois-quarts des enfants qui meurent de causes liées à la malnutrition n’étaient que légèrement ou modérément malnutris - ne montrant aucun signe extérieur de leur vulnérabilité. L’Objectif de Développement du Millénaire est de réduire de moitié la proportion de personnes qui souffrent de la faim entre 1990 et 2015. Une réduction de la prévalence de la malnutrition contribuera également à l’atteinte de l’objectif de réduire la mortalité des enfants. Dans une population bien nourrie, il y a une distribution de référence de la taille et du poids des enfants de moins de cinq ans. La sous-alimentation dans une population peut être mesurée en com- parant les enfants à la population de référence. La population de référence utilisée dans le présent rapport est basée sur les normes de croissance de l’OMS10. Chacun des trois indicateurs de l’état nutritionnel peut être exprimé en unités d’écart type (écart réduit ou z-scores) de la médiane de la population de référence. Le poids-pour-âge est une mesure de la malnutrition à la fois aiguë et chronique. Les enfants dont le poids-pour-âge est plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de réfé- rence sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale modérée ou sévère, tandis que ceux dont le poids-pour-âge est plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme ayant une insuffisance pondérale sévère. La taille-pour-âge est une mesure de la croissance linéaire. Les enfants dont la taille-pour-âge est de plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme petits pour leur âge et sont classés comme accusant un retard de croissance modéré ou sévère. Ceux dont la taille-pour-âge est de plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont classés comme ayant un retard de croissance sévère. Le retard de croissance est le reflet de la mal- nutrition chronique découlant du manque de nutrition adéquate pendant une longue période et de maladie récurrente ou chronique. Enfin, les enfants dont le poids-pour-taille est de plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont classés comme modérément ou sévèrement émaciés, tandis que ceux qui se situent à plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme sévèrement émaciés. L’émaciation est généralement le résultat d’une carence nutritionnelle récente. L’indicateur peut présenter des variations saisonnières importantes associées à des changements dans la disponibilité de la nourriture ou à la prévalence de la maladie. 10 http://www.who.int/childgrowth/standards/second_set/technical_report_2.pdf Objectifs du Millénaire pour le Développement Objectif 1 : Eliminer l’extrême pauvreté et la faim CIBLE 1.C : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 63 Dans les enquêtes MICS, les poids et les tailles de tous les enfants de moins de 5 ans ont été mesurés à l’aide de matériel anthropométrique recommandé par l’UNICEF (http://mics.unicef.org). Les résultats de cette section sont basés sur les résultats de ces mesures. Le tableau NU.1 montre les pourcentages d’enfants classés dans chacune de ces catégories sur la base des mesures anthropométriques qui ont été prises au cours des travaux sur le terrain. En outre, le ta- bleau comprend le pourcentage d’enfants en surcharge pondérale, qui prend en compte les enfants dont le poids-pour-taille est supérieur à 2 écarts-types de la médiane de la population de référence, et la moyenne de l’écart réduit pour les trois indicateurs anthropométriques. Tableau NU.1: Etat nutritionnel des enfants Pourcentage des enfants de moins de 5 ans par état nutritionnel selon trois indices anthropométriques : poids- pour-âge, taille-pour-âge et poids-pour-taille, Algérie, 2012-2013 Poids- pour-âge Taille-pour-âge Poids-pour-taille p o u rc en ta ge in fé - ri eu r à -2 s d [ 1] p o u rc en ta ge in fé - ri eu r à- 3 sd [ 2] M oy en n e S co re Z - (S D ) N o m b re d ’e n fa n ts d e m o in s d e 5 an s p o u rc en ta ge in fé - ri eu r à -2 s d [ 3] p o u rc en ta ge in fé - ri eu r à -3 s d [ 4] M oy en n e S co re Z - (S D ) N o m b re d ’e n fa n ts d e m o in s d e 5 an s p o u rc en ta ge in fé - ri eu r à -2 s d [ 5] p o u rc en ta ge in fé - ri eu r à -3 s d [ 6] p o u rc en ta ge s u p é- ri eu r à + 2 sd M oy en n e S co re Z - (S D ) N o m b re d ’e n fa n ts d e m o in s d e 5 an s Sexe Masculin 3,1 0,7 0,1 7093 12,6 4,6 -0,5 7017 4,4 1,7 12,8 0,6 6976 Féminin 3,0 0,8 0,2 6766 10,7 3,5 -0,4 6719 3,8 1,1 11,9 0,5 6692 E sp ac es d e P ro g ra m m at io n Te rr it o ri al e (E P T ) EPT 1 : Nord Centre 1,8 0,5 0,3 4855 7,2 2,0 -0,2 4827 2,6 0,8 12,3 0,7 4801 EPT 2 : Nord Est 2,8 0,5 0,1 1562 12,6 5,3 -0,3 1543 6,4 2,1 13,5 0,5 1535 EPT 3 : Nord Ouest 3,6 0,9 0,1 1991 19,2 7,0 -0,7 1952 4,1 1,4 17,6 0,7 1938 EPT 4 : Hauts Plateaux Centre 3,7 0,8 0,0 1028 15,4 5,3 -0,5 1021 4,9 1,7 11,1 0,4 1019 EPT 5 : Hauts Plateaux Est 3,6 1,1 0,1 2010 10,6 4,1 -0,5 1997 3,9 1,1 12,3 0,6 1988 EPT 6 : Hauts Plateaux Ouest 3,9 1,0 -0,1 807 15,6 5,6 -0,7 802 4,6 1,7 10,3 0,4 800 EPT 7 : Sud 4,9 1,1 -0,1 1608 11,8 3,8 -0,4 1593 5,9 2,5 6,9 0,1 1588 M ili eu d e ré si d en ce Urbain 2,8 0,7 0,2 8541 11,3 3,9 -0,4 8471 4,0 1,4 13,0 0,6 8430 Rural 3,4 1,0 0,1 5319 12,3 4,3 -0,5 5265 4,3 1,3 11,4 0,5 5239 A ge e n m o is 0-5 7,1 2,3 0,0 1585 10,1 4,5 0,0 1552 12,6 4,9 12,3 0,1 1520 6-11 2,9 0,9 0,4 1554 8,2 3,0 0,1 1533 4,8 1,7 15,3 0,6 1537 12-23 1,7 0,5 0,4 2932 13,7 5,3 -0,4 2904 2,9 0,9 17,8 0,8 2895 24-35 2,9 0,4 0,2 2755 13,6 4,5 -0,5 2726 3,1 1,1 11,3 0,6 2718 36-47 2,4 0,7 0,0 2586 11,9 4,0 -0,6 2574 2,8 0,6 8,9 0,5 2565 48-59 3,0 0,6 -0,1 2448 10,1 2,5 -0,7 2446 2,3 0,7 9,0 0,4 2432 N iv ea u d ’in st ru ct io n d e la m èr e * Sans instruction 3,6 0,5 0,0 2533 14,2 4,9 -0,6 2513 4,7 1,4 11,3 0,4 2508 Primaire 3,0 1,2 0,1 2424 12,0 4,3 -0,5 2395 3,9 1,2 12,4 0,6 2375 Moyen 3,2 0,9 0,2 4298 11,4 3,7 -0,4 4259 4,0 1,4 12,4 0,6 4240 Secondaire 2,7 0,7 0,2 3238 9,9 3,5 -0,3 3212 3,9 1,4 12,5 0,6 3193 Supérieur 2,3 0,4 0,3 1367 11,5 4,3 -0,2 1356 4,4 1,5 13,8 0,6 1352 Q u in ti le s d e l’i n d ic e d e ri ch es se Le plus pauvre 3,9 1,3 0,0 3023 12,6 3,9 -0,6 2985 5,0 1,8 11,5 0,5 2976 Le Second 3,2 0,8 0,1 3052 12,1 4,5 -0,4 3023 3,3 1,0 11,4 0,5 2999 Le Moyen 2,9 0,9 0,2 2754 11,0 4,1 -0,4 2738 3,9 1,5 11,5 0,5 2720 Le quatrième 2,8 0,4 0,2 2647 11,7 4,0 -0,3 2634 4,5 1,4 14,8 0,6 2624 Le plus riche 2,3 0,5 0,3 2383 10,6 3,6 -0,2 2357 3,8 1,0 13,1 0,6 2350 Total   3,0 0,8 0,2 13860 11,7 4,0 -0,4 13736 4,1 1,4 12,4 0,5 13668 [1] Indicateur MICS 2.1a et Indicateur OMD 1.8 [2] Indicateur MICS 2.1b [3] Indicateur MICS 2.2a, [4] Indicateur MICS 2.2b [5] Indicateur MICS 2.3a, [6] Indicateur MICS 2.3b *: Un cas «manquant» supprimé 64 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Les enfants dont la date de naissance complète (mois et année) n’a pas été obtenue et les enfants dont les mesures sont en dehors d’une fourchette plausible sont exclus du tableau NU.1. Les enfants sont exclus d’un ou de plusieurs des indicateurs anthropométriques lorsque leurs poids et tailles n’ont pas été mesurés, selon le cas. Par exemple, si un enfant a été pesé, mais sa taille n’a pas été mesurée, l’enfant est inclus dans les calculs de l’insuffisance pondérale, mais pas dans les calculs de retard de croissance et de l’émaciation. Les pourcentages d’enfants selon l’âge et les raisons de l’exclusion sont indiqués aux tableaux relatifs à la qualité des données DQ.6 et DQ.7 (Annexe D). Dans l’ensemble, 95% d’enfants de moins de cinq ans ont eu leur poids et taille mesurés, sur le total des 14 701 enfants enquêtés. Pour les dates de naissance des enfants (mois de naissance), le pourcentage d’oublis ou de manque d’informations concernant cette variable est de 0,2%. Concer- nant la variable «poids de l’enfant», les informations manquantes ou incomplètes concernent 6% des enfants de moins de cinq ans. Ce taux est de 6% concernant la taille (Tableau DQ.6). Le tableau DQ.7 montre qu’en raison des dates de naissance incomplètes, des mesures invraisemblables et des poids et/ou des tailles manquantes, 6% des enfants ont été exclus des calculs de l’indicateur poids- pour-âge, alors que les taux sont de 7% pour l’indicateur taille-pour-âge, et de 7% pour l’indicateur du poids-pour-taille. Sur la base des nouvelles normes de croissance de l’OMS, près d’un enfant sur trente âgé de moins de cinq ans en Algérie a une insuffisance pondérale modérée ou sévère (3%) et 1% sont classés comme ayant une insuffisance pondérale sévère (tableau NU.1). Près d’un enfant sur neuf (12%) des enfants de moins de cinq ans accusent un retard de croissance modéré ou sévère, ou sont trop petits pour leur âge, et 4% sont modérément ou sévèrement émaciés, ou trop maigres pour leur taille. La surcharge pondérale concerne 12% des enfants de moins de cinq ans. Figure NU.1 : Pourcentage des enfants de moins de 5 ans présentant une forme modérée ou sévère d'insuffisance pondérale, de retard de croissance ou d'émaciation, Algérie, 2012-2013 Il existe des variations dans les indicateurs anthropométriques selon les caractéristiques sociodé- mographiques. Les garçons semblent être légèrement plus susceptibles que les filles d’accuser un retard de croissance modéré ou sévère (13% pour les garçons et 11% pour les filles). Selon l’âge, ce sont les enfants de moins de 6 mois qui enregistrent un taux plus élevé d’insuffisance pondérale (7%). Chez les enfants âgés de 12-23 mois et de 24-35 mois, on a noté un retard de croissance plus marqué par rapport aux enfants qui sont plus jeunes et plus âgés avec 14%. La prévalence de l’éma- ciation est importante chez les enfants âgés de moins de 6 mois (13%) (Figure NU.1). La surcharge pondérale est quant à elle plus fréquente chez les enfants âgés de 12-23 mois (18%). Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 65 Peu de disparités sont observées selon le milieu de résidence pour l’ensemble des indicateurs an- thropométriques. C’est le cas également du niveau d’instruction de la mère où l’on n’observe pas de disparités importantes entre les différents niveaux. C’est l’espace territorial du Sud qui présente l’insuffisance pondérale la plus élevée avec 5% com- paré au taux le plus bas dans le Nord Centre avec 2%. Concernant le retard de croissance, c’est le Nord Ouest qui accuse le taux le plus élevé avec 19%, suivi des Hauts Plateaux Ouest avec 16% et des Hauts Plateaux Centre avec 15%, contre 7% dans l’espace territorial du Nord Centre. Concernant l’émaciation, c’est le Nord Est qui enregistre le taux le plus élevé avec 6% contre 3% dans le Nord Centre. Pour ce qui est de la surcharge pondérale, c’est l’espace Nord Ouest qui accuse le taux le plus élevé avec 18% alors qu’il est de 7% dans le Sud. ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DU NOURRISSON ET DU JEUNE ENFANT L’allaitement maternel pendant les premières années de la vie protège les enfants contre les infec- tions, fournit une source idéale d’éléments nutritifs, il est économique et sûr. Cependant, de nom- breuses mères cessent d’allaiter trop tôt et il y a souvent des pressions incitant à passer aux prépa- rations pour nourrissons. Celles-ci peuvent contribuer au retard de croissance et à la malnutrition en micronutriments et être dangereuses si l’eau potable n’est pas facilement disponible. L’OMS et l’UNICEF ont fait les recommandations suivantes pour l’alimentation: • L’allaitement exclusif pendant les six premiers mois ; • La poursuite de l’allaitement pendant deux ans ou plus ; • Des aliments complémentaires sûrs et appropriés à l’âge à partir de 6 mois ; • La fréquence de l’alimentation complémentaire: 2 fois par jour pour les nourrissons âgés de 6-8 mois; 3 fois par jour pour les nourrissons âgés de 9-11 mois. Il est également recommandé que l’allaitement commence dans l’heure suivant la naissance. Les indicateurs liés aux pratiques recommandées en matière d’alimentation de l’enfant sont les suivants: • L’allaitement précoce (dans l’heure qui suit la naissance) ; • L’allaitement maternel exclusif (<6 mois) ; • L’allaitement maternel prédominant (<6 mois) ; • La poursuite de l’allaitement (à 1 an et 2 ans) ; • La durée de l’allaitement maternel ; • L’allaitement adapté à l’âge (0-23 mois) ; • L’introduction des aliments solides, semi-solides et mous (6-8 mois) ; • La fréquence minimum de repas (6-23 mois) ; • La fréquence d’alimentation lactée pour les enfants non-allaités au sein (6-23 mois) ; • L’utilisation de biberon (0-23 mois). 66 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Tableau NU.2: Allaitement au sein précoce Pourcentage des derniers-nés au cours des 2 années précédant l’enquête et ayant été allaités au sein, pourcen- tage de ceux ayant été allaités dans l’heure qui a suivi la naissance et dans la journée qui a suivi la naissance, et pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture pré-lactée, Algérie, 2012-2013   Pourcentage de ceux ayant déjà été allaité au sein [1] Pourcentage de ceux ayant d’abord été al- laités au sein: Dans l’heure qui a suivi la naissance [2] Pourcentage de ceux ayant d’abord été allaités au sein: Dans la journée qui a suivi la naissance Pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture pré- lactée Nombre d’enfants derniers-nés au cours des deux années précédant l’enquête E sp ac es d e P ro g ra m m at io n Te rr it o - ri al e (E P T ) EPT 1 : Nord Centre 88,9 33,8 69,2 48,9 2022 EPT 2 : Nord Est 87,6 33,5 63,8 41,4 680 EPT 3 : Nord Ouest 87,4 36,6 72,3 38,5 842 EPT 4 : Hauts Pla- teaux Centre 93,9 42,0 76,6 66,8 440 EPT 5 : Hauts Pla- teaux Est 89,5 30,1 69,1 51,2 887 EPT 6 : Hauts Pla- teaux Ouest 89,2 40,4 71,4 43,8 339 EPT 7 : Sud 93,5 43,4 77,1 64,2 682 M ili eu d e ré si d en ce Urbain 89,8 35,4 69,8 51,1 3559 Rural 89,2 36,2 71,9 47,6 2332 M o is d ep u is la d er n iè re n ai ss an ce 0-11 mois 91,5 36,4 71,9 49,7 3011 12-23 mois 89,0 35,6 70,2 50,8 2687 A ss is ta n ce à l’a cc o u ch em en t Agent qualifié 90,8 36,2 71,5 50,3 5656 Accoucheuse traditionnelle 96,3 46,0 84,8 65,3 49 Autre 90,9 30,5 64,9 66,6 51 Manquant 32,6 11,6 30,5 13,6 136 Li eu d ’a cc o u ch e- m en t Structure publique 91,6 39,7 76,5 49,6 4223 Structure privée 86,9 20,3 46,5 61,0 507 A domicile 90,2 40,3 77,7 62,3 79 Manquant 82,5 27,2 58,4 44,0 1082 N iv ea u d ’in st ru ct io n d e la m èr e* Sans instruction 90,5 43,3 75,7 48,3 966 Primaire 91,3 34,4 72,8 49,5 991 Moyen 88,9 35,3 70,6 49,3 1824 Secondaire 88,7 34,8 69,2 50,4 1420 Supérieur 89,2 29,9 63,3 51,7 689 Q u in ti le s d e l’i n d ic e d e ri ch es se Le plus pauvre 90,1 37,2 73,0 49,4 1296 Le Second 90,3 35,8 72,1 51,7 1310 Le Moyen 87,3 35,5 67,8 49,5 1186 Le quatrième 89,9 39,0 71,1 48,6 1132 Le plus riche 90,1 30,0 68,2 49,0 968 Total   89,5 35,7 70,6 49,7 5891 [1] Indicateur MICS 2.4 [2] Indicateur MICS 2.5 * : Un cas « manquant » supprimé Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 67 Le tableau NU.2 fournit la proportion des enfants nés au cours des deux dernières années qui ont été allaités, ceux qui ont d’abord été allaités au sein dans l’heure et le jour qui ont suivi la naissance et ceux qui ont reçu une alimentation pré-lactée. Bien que l’allaitement au sein soit une étape très importante dans la gestion de la lactation et l’établissement d’une relation physique et affective entre le bébé et la mère, seuls 36% des bébés sont nourris au sein pour la première fois dans l’heure suivant la naissance, tandis que 71% des nouveau-nés commencent l’allaitement dans le jour qui suit la naissance. La figure NU.2 résume les proportions des enfants qui ont été allaités dans l’heure et dans la journée qui ont suivi la naissance. Il existe des variations selon le milieu de résidence et l’espace territorial. La proportion des enfants qui ont été allaités dans l’heure qui a suivi la naissance est la plus mar- quée au Sud du pays (43%), chez les mères ayant accouché à domicile (40%), dans le secteur public (40%) et chez les mères n’ayant aucun niveau d’instruction (43%) (Tableau NU.2 et figure NU.2). La proportion d’enfants qui ont commencé l’allaitement dans la journée de naissance est plus éle- vée au Sud (77%), dans les Hauts Plateaux Centre (77%) et en milieu rural (72 %). L’allaitement pré- coce durant le jour suivant la naissance est également plus élevé lorsque la mère accouche dans le secteur public ou à domicile (77-78%) contre 47% pour celles qui accouchent dans le secteur privé. Cette proportion est plus élevée à la faveur des mères qui n’ont aucun niveau d’instruction avec 76% contre 63% chez les mères d’un niveau supérieur. Enfin, ce taux est plus élevé dans les ménages les plus pauvres avec 73% de nouveau-nés allaités le jour qui a suivi leur naissance contre 68% dans les ménages les plus riches. Figure NU.2: Pourcentage des mères ayant allaité leurs enfants nés au cours des deux dernières années, dans l'heure et dans la journée de la naissance selon l'EPT et la strate de résidence, Algérie, 2012-2013. 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 33 ,8 E P T 1 : N -C E P T 2 : N -E E P T 3 : N -O E P T 4 : H P C E P T 5 : H P E E P T 6 : H P O E P T 7 : S u d U rb ai n R u ra l To ta l E P T 1 : N -C E P T 2 : N -E E P T 3 : N -O E P T 4 : H P C E P T 5 : H P E E P T 6 : H P O E P T 7 : S u d U rb ai n R u ra l To ta l 33 ,5 36 ,6 4 2, 0 30 ,1 40 ,4 43 ,4 35 ,4 35 ,7 69 ,2 69 ,8 71 ,9 70 ,6 63 ,8 72 ,3 7 6, 6 69 ,1 71 ,4 77 ,1 36 ,2 Moins d’une heure Moins d’une journée Au tableau NU.3, le statut de l’allaitement maternel est basé sur les déclarations des mères/gar- diennes relatives à la consommation par les enfants d’aliments et de liquides pendant la journée ou la nuit précédant l’interview. Allaités exclusivement au sein se réfère à des nourrissons ayant reçu uniquement du lait maternel (et des vitamines, suppléments minéraux ou médicaments). Le tableau présente l’allaitement maternel exclusif des nourrissons pendant les six premiers mois de la vie, ainsi que la poursuite de l’allaitement maternel des enfants âgés de 12-15 mois et de 20-23 mois. 68 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Tableau NU.3 : Allaitement au sein Pourcentage des enfants vivant selon l’état d’allaitement par groupes d’âges, Algérie, 2012-2013   Enfants âgés de 0-5 mois Enfants âgés de 12-15 mois Enfants âgés de 20-23 mois Po u rc en ta g e ex cl u si ve m en t al la it é au s ei n [ 1] Po u rc en ta g e p ri n - ci p al em en t al la it é au s ei n [ 2] N o m b re d ’e n fa n ts Po u rc en ta g e al la it é au s ei n (P o u rs u it e al la it e- m en t au s ei n à 1 an ) [3 ] N o m b re d ’e n fa n ts Po u rc en ta g e al la it é au s ei n (P o u rs u it e al la it e- m en t au s ei n à 2 an s) [ 4] N o m b re d ’e n fa n ts Sexe Masculin 24,8 47,6 877 45,8 522 27,5 516 Féminin 26,7 48,5 838 47,7 504 25,7 486 Espaces de Programmation Territoriale (EPT) EPT 1 : Nord Centre 28,0 46,2 616 45,2 375 28,2 321 EPT 2 : Nord Est 38,3 57,4 210 46,8 118 25,3 113 EPT 3 : Nord Ouest 30,7 50,4 237 33,8 139 26,0 138 EPT 4 : Hauts Plateaux Centre 11,1 43,3 133 63,3 76 28,1 73 EPT 5 : Hauts Plateaux Est 18,7 42,9 232 41,5 136 24,3 171 EPT 6 : Hauts Plateaux Ouest 15,3 51,9 89 51,8 52 27,2 63 EPT 7 : Sud 22,1 48,9 198 58,9 128 26,2 122 Milieu de rési- dence Urbain 25,3 48,3 1047 47,7 633 25,3 644 Rural 26,4 47,7 668 45,1 392 28,9 358 Niveau d’instruc- tion de la mère Sans instruction 23,6 54,0 295 54,3 169 22,4 178 Primaire 28,2 50,2 273 47,8 181 29,9 187 Moyen 26,3 46,5 550 45,0 329 24,8 272 Secondaire 24,3 45,8 373 41,0 233 33,3 236 Supérieur 26,5 45,4 224 50,5 114 19,2 129 Quintiles de l’in- dice de richesse Le plus pauvre 25,7 47,1 409 45,1 244 26,2 207 Le Second 23,1 48,6 382 47,0 233 28,2 201 Le Moyen 29,4 47,4 287 46,4 186 25,3 193 Le quatrième 21,4 43,5 334 50,7 201 27,4 221 Le plus riche 30,3 54,2 303 44,2 162 25,6 181 Total   25,7 48,1 1715 46,7 1025 26,6 1002 [1] Indicateur MICS 2.6 [2] Indicateur MICS 2.9 [3] Indicateur MICS 2.7 [4] Indicateur MICS 2.8 Environ un quart (26%) des enfants âgés de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein, un niveau considérablement inférieur à celui recommandé. A l’âge de 12-15 mois, 47% des enfants sont actuellement encore allaités au sein alors qu’à l’âge de 20-23 mois, 27% sont encore allaités au sein. L’allaitement exclusif au sein est plus pratiqué au Nord Est du pays (38%) en comparaison avec les Hauts Plateaux Centre où il est le moins pratiqué (11%). On n’observe pas de disparité notoire entre les filles et les garçons, entre le milieu urbain et rural et entre les niveaux d’instruction de la mère. Dans les ménages les plus riches, l’allaitement exclusif est le plus élevé avec 30% contre 26% dans les ménages les plus pauvres. Par rapport aux EPT, la poursuite de l’allaitement jusqu’à un an pour les nourrissons de 12-15 mois est la plus élevée dans les Hauts Plateaux Centre (63%) et la plus faible dans le Nord Ouest (34%). Pour ce qui est du niveau d’instruction, elle passe de 54% chez les mères sans aucun niveau d’ins- truction à 41% chez les mères de niveau d’instruction secondaire pour remonter à 51% parmi les mères de niveau d’instruction supérieur. Par rapport à l’indice de richesse, elle est la plus élevée Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 69 dans le quatrième quintile de richesse (51%) et la plus faible dans le quintile le plus riche (44%), sans différences notoires en comparaison avec les autres quintiles. On n’observe pas de grandes diffé- rences selon le sexe de l’enfant et selon le milieu de résidence. Concernant la poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans pour les enfants âgés de 20-23 mois, elle est la plus faible dans les Hauts Plateaux Est avec 24% et la plus élevée dans le Nord Centre et les Hauts Plateaux Centre avec 28%. Elle est plus faible lorsque la mère a un niveau d’instruction uni- versitaire (19%) et plus élevée lorsqu’elle a un niveau primaire (30%) et un niveau secondaire (33%). La figure NU.3 montre le modèle détaillé de l’allaitement maternel selon l’âge de l’enfant en mois. Même aux premiers âges, les enfants reçoivent des liquides ou des aliments différents du lait mater- nel. À la fin du sixième mois, le pourcentage des enfants allaités exclusivement au sein est inférieur à 3%. Seulement 23% des enfants reçoivent du lait maternel à l’âge de 22-23 mois. Figure NU.3: Mode d'alimentation infantile, Algérie, 2012-2013 Figure NU.3: Mode d'alimentation infantile, Algérie, 2012-2013 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 0-1 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 Allaitement maternel exclusif Allaitement maternel exclusif Allaitement maternel et liquides non lactés Allaités au sein et aliments complémentaires Allaitement maternel et eau simple uniquement Allaitement au sein et aliments complémentaires Allaitement maternel et autre lait / préparation pour nourisson Non allaités Le tableau NU.4 montre la durée médiane de l’allaitement maternel selon les caractéristiques de base sélectionnées. Parmi les enfants de moins de 3 ans, la durée médiane est de 13,3 mois pour tout l’allaitement maternel, de 1,6 mois pour l’allaitement maternel exclusif, et de 3,3 mois pour l’allaitement maternel principal. La durée médiane pour tout l’allaitement maternel ne diffère pas significativement selon le sexe ou le milieu de résidence. Cette durée est la plus élevée chez les enfants âgés de 0-35 mois résidant au Sud du pays (15,4 mois) contre 9,5 mois, durée la plus basse, au Nord Ouest. Par ailleurs, cette durée médiane baisse avec l’augmentation du niveau d’instruction de la mère (15,1 mois pour le niveau sans instruction et 10,9 mois pour le niveau secondaire). Elle augmente ensuite légèrement lorsque la mère a un niveau supérieur avec une durée médiane de 13 mois. Cette durée médiane est la plus faible pour les enfants issus des ménages les plus riches avec une durée de 9,8 mois. Concernant la durée de l’allaitement maternel exclusif et l’allaitement maternel principal on ne note pas d’écart notoire entre les différentes caractéristiques socio-économiques et géographiques des enfants. 70 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Tableau NU.4: Durée de l’allaitement au sein Durée médiane de l’allaitement au sein, exclusif et principal chez les enfants âgés de 0-35 mois, Algérie, 2012-2013 Durée médiane (en mois) de Nombre d’enfants âgés de 0-35 mois Allaitement [1] Allaitement exclusif Allaitement principal Sexe Masculin 12,6 0,7 2,3 4776 Féminin 13,0 0,9 2,4 4521 Espaces de Programma- tion Territoriale (EPT) EPT 1 : Nord Centre 12,9 1,2 2,3 3201 EPT 2 : Nord Est 13,1 1,4 3,1 1068 EPT 3 : Nord Ouest 9,5 1,3 2,5 1355 EPT 4 : Hauts Plateaux Centre 16,4 0,5 1,8 697 EPT 5 : Hauts Plateaux Est 10,3 0,6 1,6 1372 EPT 6 : Hauts Plateaux Ouest 11,9 0,6 2,7 540 EPT 7 : Sud 15,4 0,6 2,4 1063 Milieu de résidence Urbain 13,0 0,7 2,4 5659 Rural 12,3 0,7 2,3 3639 Niveau d’instruction de la mère Sans instruction 15,1 0,9 2,9 1618 Primaire 13,8 0,7 2,5 1581 Moyenw 12,4 0,7 2,3 2878 Secondaire 10,9 0,6 2,1 2198 Supérieur 13,0 1,0 2,3 1023 Quintiles de l’indice de richesse Le plus pauvre 12,4 0,7 2,3 2067 Le Second 12,9 0,6 2,4 2061 Le Moyen 12,9 1,3 2,3 1811 Le quatrième 14,0 0,7 2,1 1806 Le plus riche 9,8 1,1 2,8 1552 Médiane 12,8 0,7 2,4 9298 Moyenne pour tous les enfants (0-35 mois) 13,3 1,6 3,3 9298 [1] Indicateur MICS 2.10  L’adéquation de l’alimentation chez les enfants de moins de 24 mois est résumée au tableau NU.5. Différents critères d’alimentation sont utilisés en fonction de l’âge de l’enfant. Pour les nourrissons âgés de 0-5 mois, l’allaitement maternel exclusif est considéré comme une alimentation appropriée à l’âge, alors que les nourrissons âgés de 6-23 mois sont considérés comme suffisamment nour- ris s’ils reçoivent du lait maternel et des aliments solides, semi-solides ou mous. En raison de ces modes d’alimentation, seuls 23% des enfants âgés de 6-23 mois sont nourris de manière appropriée. L’alimentation appropriée à l’âge des enfants âgés de 0-5 mois ne concerne que 26% des enfants de ce groupe d’âges. Chez les enfants âgés de 6 à 23 mois, la proportion de ceux qui sont convena- blement nourris ne diffère pas significativement selon le sexe, le milieu de résidence ou le quintile de richesse du ménage. Les enfants de cet âge dont la mère a un niveau supérieur sont nourris de manière légèrement moins appropriée (19%) par rapport à ceux dont la mère a un niveau primaire (25%). Cette proportion est la plus élevée au Sud avec 36% et la plus faible dans les Hauts Plateaux Ouest avec 16%. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 71 Tableau NU.5: Allaitement approprié par âge Pourcentage des enfants âgés de 0-23 mois ayant été convenablement allaité la veille, Algérie, 2012-2013 Enfants âgés de 0-5 mois Enfants âgés de 6-23 mois Enfants âgés de 0-23 mois Po u rc en ta g e al la it é ex cl u si ve m en t [1 ] N o m b re d ’e n fa n ts Po u rc en ta g e ac tu el le - m en t n o u rr is a u s ei n e t re ce va n t d es a lim en ts so lid es , s em i- so lid es o u m o u s N o m b re d ’e n fa n ts Po u rc en ta g e co nv en a- b le m en t al la it é [2 ] N o m b re d ’e n fa n ts Sexe Masculin 24,8 877 22,7 2416 23,2 3293 Féminin 26,7 838 23,0 2279 24,0 3117 Espaces de Program- mation Territoriale (EPT) EPT 1 : Nord Centre 28,0 616 22,3 1597 23,9 2214 EPT 2 : Nord Est 38,3 210 22,3 544 26,8 754 EPT 3 : Nord Ouest 30,7 237 23,4 684 25,3 921 EPT 4 : Hauts Plateaux Centre 11,1 133 24,3 335 20,5 468 EPT 5 : Hauts Plateaux Est 18,7 232 18,7 714 18,7 946 EPT 6 : Hauts Plateaux Ouest 15,3 89 15,7 283 15,6 372 EPT 7 : Sud 22,1 198 32,5 537 29,7 735 Milieu de résidence Urbain 25,3 1047 22,9 2888 23,5 3935 Rural 26,4 668 22,7 1807 23,7 2475 Niveau d’instruction de la mère Sans instruction 23,6 295 22,6 789 22,9 1084 Primaire 28,2 273 24,9 805 25,7 1078 Moyen 26,3 550 22,7 1430 23,7 1980 Secondaire 24,3 373 23,1 1155 23,4 1528 Supérieur 26,5 224 19,4 515 21,6 739 Quintiles de l’indice de richesse Le plus pauvre 25,7 409 21,9 999 23,0 1408 Le Second 23,1 382 24,7 1039 24,2 1421 Le Moyen 29,4 287 23,2 953 24,6 1241 Le quatrième 21,4 334 22,2 920 22,0 1254 Le plus riche 30,3 303 21,8 784 24,2 1087 Total  25,7 1715 22,8 4695 23,6 6410 [1] Indicateur MICS 2.6 [2] Indicateur MICS 2.14 L’alimentation complémentaire appropriée des enfants de 6 mois à 2 ans est particulièrement impor- tante pour la croissance, le développement et la prévention de la sous-nutrition. La poursuite de l’allaitement au-delà de six mois devrait être accompagnée par la consommation d’aliments com- plémentaires adéquats, sûrs et appropriés au plan nutritionnel, qui aident à répondre aux besoins nutritionnels lorsque le lait maternel ne suffit plus. Cela suppose que pour les enfants allaités au sein, deux ou plusieurs repas d’aliments solides, semi-solides ou mous sont nécessaires s’ils sont âgés de 6-8 mois, et trois repas ou plus, s’ils sont âgés de 9-23 mois. Pour les enfants âgés de 6-23 mois et plus qui ne sont pas allaités, quatre repas ou plus, d’aliments solides, semi-solides ou mous ou des aliments lactés sont nécessaires. Dans l’ensemble, 28% des nourrissons âgés de 6-8 mois ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (tableau NU.6). Parmi les nourrissons actuellement allaités au sein, ce pourcentage est de 26% alors qu’il est de 33% chez les nourrissons actuellement non allaités au sein. 72 I Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 Il n’y a pas d’écart significatif selon le sexe et le milieu de résidence lorsqu’l s’agit des enfants de 6-8 mois recevant des aliments solides, semi-solides ou mous. Cette proportion est la plus élevée dans le Nord Ouest avec 38% et la plus faible dans les Hauts Plateaux Centre avec 19%. Ce taux est le plus élevé lorsque la mère a un niveau universitaire avec 40% et le plus faible lorsqu’elle a un niveau d’instruction primaire avec 23%.Il est de 41% dans les ménages les plus riches et de 28% dans les ménages les plus pauvres. Tableau NU.6: Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous Pourcentage des enfants âgés de 6-8 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous la veille, Algérie, 2012-2013   Allaité actuellement Pas allaité Tous Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous [1] Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Sexe Masculin 25,5 255 31,3 145 27,6 400 Féminin 25,7 236 34,3 137 28,9 373 Espaces de Program- mation Territoriale (EPT) EPT 1 : Nord Centre 24,1 143 29,8 91 26,3 234 EPT 2 : Nord Est 25,0 61 23,9 34 24,6 95 EPT 3 : Nord Ouest 34,3 85 45,4 50 38,4 135 EPT 4 : Hauts Pla- teaux Centre 15,8 35 25,5 19 19,3 54 EPT 5 : Hauts Pla- teaux Est 22,2 71 32,4 45 26,1 116 EPT 6 : Hauts Pla- teaux Ouest 18,7 32 27,0 22 22,0 54 EPT 7 : Sud 30,6 65 43,9 20 33,7 85 Milieu de résidence Urbain 25,9 308 31,0 173 27,7 482 Rural 25,2 183 35,5 108 29,0 291 Niveau d’instruc- tion de la mère Sans instruction 24,1 91 35,3 43 27,7 134 Primaire 18,2 75 34,2 31 22,8 106 Moyen 28,8 156 25,0 100 27,3 256 Secondaire 22,9 123 36,1 79 28,1 201 Supérieur (36,8) 47 (45,4) 28 40,1 75 Quintiles de l’indice de richesse Le plus pauvre 27,6 105 29,3 53 28,2 158 Le Second 23,0 100 29,7 76 25,9 176 Le Moyen 23,9 95 36,6 50 28,3 145 Le quatrième 19,7 114 25,0 54 21,4 168 Le plus riche 37,0 78 46,1 49 40,5 127 Total   25,6 492 32,8 281 28,2 773 [1] Indicateur MICS 2.12 ( ) : chiffres basés sur 25-49 cas non pondérés Le tableau NU.7 présente la proportion d’enfants âgés de 6-23 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous le nombre minimum de fois ou plus au cours de la journée précédente, selon le statut de l’allaitement maternel. Dans l’ensemble, plus de la moitié des enfants âgés de 6-23 mois (52%) recevaient des aliments solides, semi-solides et mous le nombre minimum de fois. Une proportion légèrement plus élevée d’enfants de sexe masculin (53%) bénéficiaient de la fréquence des repas minimum par rapport aux enfants de sexe féminin (51%). Parmi les enfants âgés de 6-23 mois actuellement allaités, moins de un sur dix (7%) recevaient des aliments solides, semi-solides et mous le nombre minimum de fois. Parmi les enfants non allaités au sein, près de neuf sur dix (88%) recevaient des aliments solides, semi-solides et mous ou des aliments lactés 4 fois ou plus. Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) 2012-2013 I 73 Quel que soit leur statut d’allaitement, ce sont les enfants âgés de 18-23 mois qui bénéficient le plus de la fréquence minimum de repas avec 64% contre seulement 40% pour les enfants âgés de 6-8 mois à égalité avec les 9-11 mois. Ce taux est le plus élevé dans le Nord Ouest avec 56% et le plus faible dans les Hauts Plateaux Centre et les Hauts Plateaux Ouest avec 46%. Ce taux est également plus élevé en milieu urbain avec 54% contre 49% en milieu rural. Il est plus élevé lorsque la mère a un niveau d’instruction supérieur avec 62% contre 46% lorsqu’elle a un niveau primaire. Il est plus élevé dans le quintile le plus riche avec 56% contre 48% dans le quintile de richesse le plus pauvre. Tableau NU.7: Fréquence minimum de repas Pourcentage d’enfants âgés de 6-23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (et des aliments lactés pour les enfants non nourris au sein) le nombre de fois minimum ou plus la veille, selon l’état d’allaitement, Algérie, 2012-2013   Allaité actuellement Pas allaité actuellement Tous Po u rc en ta g e d e ce u x re ce - va n t d es a lim en ts s o lid es , se m i- so lid es e t m o u s le n o m b re d e fo is m in im u m N o m b re d es e n fa n ts â g és d e 06 -2 3 m o is Po u rc en ta g e d e ce u x re ce - va n t au m o in s 2 al im en ts à b as e d e la it [ 1] Po u rc en ta g e d e ce u x re ce va n t d es a lim en ts so lid es , s em i- so lid es e t m o u s o u d u la it 4 f o is o u p lu s N o m b re d es e n fa n ts â g és d e 06 -2 3 m o is Po u rc en ta g e d e ce u x re ce va n t la f ré q u en ce m in im u m d e re p as [ 2] N o m b re d ’e n fa n ts â g és d e 06 -2 3 m o is Sexe Masculin 6,4 1035 96,0 88,2 1381 53,2 2416 Féminin 8,1 1037 96,3 86,6 1242 50,9 2279 Espaces de Programmation Territoriale (EPT) EPT 1 : Nord Centre 5,3 687 96,5 8

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