Algeria - Multiple Indicator Cluster Survey - 2006

Publication date: 2006

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Office National des Statistiques Suivi de la situation des enfants et des femmes Enquête nationale à indicateurs multiples Rapport principal Fonds des Nations Unies pour l'enfance Fonds des Nations Unies pour la population Système des Nations Unies pour le Développement pour l’Algérie ONUSIDA PROGRAMME COMMUN DES NATIONS UNIES SUR LE VIH/SIDA HCR UNICEF PAM PNUD UNFPA ONUDC OIT UNESCO OMS BANQUE MONDIALE Avec la participation au niveau de la région MENA de PAPFAM Décembre 2008 ISBN : 978-9961-9657-2-6 Dépôt légal : 41-2009 NIS: 0 982 1601 50000 53 Crédit Photos : Photos: © UNICEF Alger/2006/Giacomo Pirozzi Conception graphique et photogravure : RUBICUBE REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE Fonds des Nations Unies pour la population Système des Nations Unies pour le Développement pour l’Algérie ONUSIDA PROGRAMME COMMUN DES NATIONS UNIES SUR LE VIH/sida HCR UNICEF PAM PNUD UNFPA ONUDC OIT UNESCO OMS BANQUE MONDIALE Fonds des Nations Unies pour l'enfance Suivi de la situation des enfants et des femmes Enquête nationale à indicateurs multiples Rapport principal Avec la participation au niveau de la région MENA de PAPFAM Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Office National des Statistiques Décembre 2008 Table des matières Préface du Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière 8 Préface du Directeur National de l’enquête 10 Préface du Représentant de l’UNICEF en Algérie 11 Tableau de synthèse des résultats 12 Présentation de l’Algérie 15 Données démographiques 15 Caractéristiques économiques 16 Réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement 16 I - Contexte et objectifs 19 Introduction 19 1.1 Objectifs de l’enquête 20 1.2 Organisation administrative de l’enquête 21 II - Echantillonnage et méthodologie de l'enquête 23 2.1 Organisation spatiale de l’Algérie 23 2.2 Elaboration du plan de sondage 23 2.2.1 La base de sondage 23 2.2.2 La population cible 23 2.2.3 Taille de l’échantillon 23 2.2.4 Plan sondage 25 2.2.5 Tirage de l’échantillon 25 2.3 Mise à jour des grappes échantillons 25 2.4 Enquête test 25 2.5 Mise au point définitive du dossier technique 27 2.6 Exécution de l’enquête sur le terrain 28 2.6.1 Le personnel d’enquête 28 2.6.2 La formation du personnel 28 2.6.3 Organisation du travail sur le terrain 29 2.7 Exploitation de l’enquête 30 2.7.1 Récupération des supports d’enquête 30 2.7.2 Recrutement et formation du personnel 30 2.7.3 Organisation de l’archivage 30 2.8 Taux de réponse et données de l'échantillon 32 3 III - Conditions de vie du ménage 35 3.1 Caractéristiques de la population 35 3.1.1. Structure par âge et par sexe 35 3.1.2 Etat matrimonial 37 3.1.3 Education 37 3.2 Caractéristiques des ménages 39 3.2.1 Caractéristiques des chefs de ménage 40 3.3 Conditions de vie et commodités 41 3.3.1 Type de logement habité 42 3.3.2 Statut d’occupation 42 3.3.3 Nombre de pièces 42 3.3.4 Eau et assainissement 43 3.3.5 Type d’éclairage 48 3.3.6 Type de combustible 48 3.3.7 Equipement 48 IV - Maladies chroniques et handicaps 51 4.1 Maladies chroniques 51 4.1.1 Prévalence globale des maladies chroniques 51 4.1.2 Répartition de la population enquêtée souffrant d’une ou de deux maladies chroniques par âge 54 4.1.3 Distribution des ménages enquêtés selon le nombre de personnes malades chroniques déclarées 55 4.2 Handicaps 56 4.2.1 Prévalence des handicaps par types 56 4.2.2 Répartition des handicaps par causes 57 V - Nutrition 61 5.1 Statut nutritionnel des enfants 61 5.1.1 Prévalence de l’insuffisance pondérale (poids - pour âge - Zscore) 62 5.1.2 Prévalence du retard de croissance (taille-pour âge-Zscore) 63 5.1.3 Prévalence du retard de l’émaciation (poids-pour taille-Zscore) 63 5.1.4 Prévalence de la surcharge pondérale 64 5.2 Allaitement maternel 66 5.2.1 Allaitement initial 66 5.2.2 Statut d’allaitement maternel par âge 67 4 5.2.3 Proportion des enfants de moins de 12 mois adéquatement nourris 70 5.2.4 Fréquence de l’allaitement maternel 71 5.2.5 Modes d’alimentation des enfants de moins de 3 ans 72 5.2.6 Sevrage 73 5.3 Iodation du sel 78 5.4 Faible poids à la naissance 79 VI - Santé des enfants 81 6.1 Vaccination des enfants 81 6.1.1 Présence d'un carnet de vaccination selon la strate et la région de résidence 82 6.1.2 Etat vaccinal des enfants âgés de 12 à 23 mois 82 6.1.3 Vaccination antitétanique 85 6.2 Maladies diarrhéiques et utilisation des SRO 87 6.2.1 Prévalence de la diarrhée aigue 87 6.2.2 Traitement de la diarrhée 88 6.3 Infections respiratoires aigues 92 6.3.1 Prévalence des infections respiratoires aigues 92 6.3.2 Prise en charge des IRA 93 6.3.3 Traitement des IRA par les antibiotiques 93 6.3.4 Connaissance des signes des infections respiratoires aigues par les mères 94 6.4 Circoncision des enfants 98 6.4.1 Circoncision au moment de l'enquête 98 6.4.2 Âge à la circoncision 99 VII - Nuptialité 101 7.1 Etat matrimonial 101 7.2 Intensité de la nuptialité 103 7.3 Âge au premier mariage 104 7.4 Taux de mariage 105 7.5 Mariage précoce et la polygamie 105 7.6 Stabilité des unions et remariage 107 VIII - Fécondité 109 8.1 Taux de fécondité générale par âge et Indice Synthétique de Fécondité 110 8.2 Indice synthétique de fécondité selon la strate de résidence 110 5 IX - Planification familiale et besoins non satisfaits 111 9.1 Connaissance des méthodes contraceptives 111 9.2 Utilisation passée de la contraception 112 9.3 Parité atteinte à la première utilisation 113 9.4 Utilisation actuelle de la contraception 115 9.5 Décisions en matière de contraception 117 9.6 Décision relative au choix de la méthode contraceptive actuelle 118 9.7 Raisons de non utilisation de la contraception 119 9.8 Contraception future 120 9.9 Méthode préférée pour la contraception future 120 9.10 Besoins non satisfaits en contraception 120 X - Santé maternelle 123 10.1 Soins prénatals 123 10.2 Conditions d’accouchement 127 10.3 Soins postnatals 128 XI - Développement de l’enfant 131 11.1 Soutien familial de l’apprentissage 131 11.2 Existence de supports d’apprentissage dans le foyer 136 11.3 Modes de garde des enfants dans le foyer 137 XII - Education 139 12.1 Niveau d’instruction de la population et analphabétisme 139 12.1.1 Niveau d’instruction de la population 139 12.1.2 Analphabétisme des adultes 142 12.1.3 Analphabétisme chez les jeunes 15-24 ans 143 12.2 Scolarisation des enfants 144 12.2.1 Enseignement préscolaire 144 12.2.2 Scolarisation des 6-15 ans 145 12.2.3 Scolarisation primaire 147 12.2.4 Scolarisation post-primaire (moyen/ secondaire) 149 12.2.5 Parité par sexe dans l’enseignement général 151 12.2.6 Achèvement des études primaires et transition au moyen 142 6 XIII - Protection de l’enfant 155 13.1 Enregistrement des naissances 156 13.2 Travail des enfants 156 13.3 Discipline de l’enfant 159 13.4 Attitudes des femmes envers la violence conjugale 161 IVX - Connaissances en VIH/sida 165 14.1 Connaissance des moyens de prévention de la transmission du VIH/sida 165 14.2 Identification d’idées erronées et connaissance correcte de la transmission du VIH/sida 166 14.3 La connaissance du risque de transmission mére-enfant 168 14.4 Les attitudes à l’égard des personnes atteintes du VIH/sida 169 14.5 La connaissance des lieux de dépistage du VIH/sida 170 14.6 VIH test et conseils pendant les soins prénatals 171 Conclusion générale 175 Annexes 181 A1: Taille de l’échantillon 183 A2: Indicateurs sous-régionaux 187 A3: Plan de sondage 191 A4: Liste des personnels de l'enquête 199 A5: Erreurs d'échantillonnage 201 A6: Qualité des données 207 A7: Indicateurs MICS3: Meta données 217 A8: Questionnaires 225 7 Préface Je suis heureux et satisfait de la publication des résultats de la 3ème enquête à indicateurs multiples. Avec la réalisation de ce projet d’enquête, l’Algérie a consolidé son engagement dans le concert des nations pour la concrétisation des objectifs du plan d’action mondial adopté en 1990 lors du premier sommet de l’Enfance qui a fait de la santé de la mère et de l’enfant un but international de développement. Je suis d’autant plus satisfait que ce projet d’enquête ait pu être mené à son terme et avec succès. J’adresse, à ce titre, mes vifs remerciements à l’ensemble des donateurs au niveau international, en premier lieu à l’UNICEF, initiateur du projet, mais également au Fonds des Nations Unies pour la Population et aux autres agences onusiennes auxquelles j’adresse un hommage particulier suite aux évènements tragiques ayant touché le Bureau d’Alger qui nous endeuilleront à jamais, pour leur contribution et l’appui technique apportés à la réalisation de l’enquête algérienne à indicateurs multiples. Je remercie, également, l’Office National des Statistiques d’avoir conduit et réalisé cette enquête, en collaboration étroite avec mon département ministériel. Dans le contexte global de mondialisation et des réformes de la santé en cours, l’objectif est de répondre aux implications de la double transition démographique et épidémiologique et de garantir la préservation de l’équité et de l’égalité en matière d’accès aux soins de qualité. La mise en œuvre des réformes du système national de santé et la nouvelle carte sanitaire sont désormais le cadre de notre action que nous dédions prioritairement à l’optimisation de l’offre de soins, l’amélioration de la qualité et l’égalité des chances quant au droit à une vie digne et à la santé. Notre défi est ainsi, dans la perspective des objectifs internationaux de développement fixés à l’horizon 2015, de réduire de façon majeure les écarts enregistrés entre les wilayas, que nous imposent les distances géographiques. Les résultats de MICS3 mettent à jour des avancées appréciables dans la construction d’une société égalitaire pour ce qui est de l’accès aux soins, à la santé reproductive, à la contraception moderne, à l’éducation et au plan de la satisfaction des besoins de base. Les indicateurs montrent bien que le monde rural a considérablement progressé dans tous ces domaines et que les écarts flagrants d’il y a dix ans, aujourd’hui ne sont plus perceptibles. Pour exemple, le taux d’accouchement en milieu assisté a atteint 91,8% dans le rural, la moyenne nationale étant de 95,3%. La prévalence contraceptive moderne auprès des couples en âge de reproduction, au niveau national se situe à 52% et à 51,9% en milieu rural. Le taux net de scolarisation des enfants est de 95,4% en milieu rural alors qu’il est de 96,5% en moyenne nationale. La vaccination complète des enfants a atteint 86% pour le rural et 88% en moyenne nationale. La conceptualisation de la santé telle que largement admise nous incite à nous pencher sur une meilleure connaissance de la dynamique de population; celle-ci étant liée aux comportements inhérents aux hommes et aux femmes ainsi qu’à des déterminants socioculturels Les indicateurs globaux de développement humain et sanitaires actuels, témoins de l’amélioration générale des conditions de vie ainsi que d’une meilleure couverture sanitaire de la population, sont révélateurs de changements profonds de la société algérienne que traduisent les nouveaux comportements à l’égard de la procréation et le recul spectaculaire de la nuptialité. L’espérance de vie des hommes et des femmes a dépassé les 75 ans contre 47 ans dans les années 1960. La mortalité générale, malgré l’amorce du vieillissement de la population, conséquence de la transition démographique, est à son plus bas niveau à 4,40 décès pour mille habitants. Les progrès dans ce volet sont d’autant appréciables, car ils sont liés à la chute drastique de la mortalité infantile qui conditionne pour une grande part la mortalité générale au sein de la population. Force est de constater, en effet, que la mortalité infantile a été réduite de plus de cinq fois des niveaux enregistrés dans les années 1970. 8 MICS3 va, sans conteste, contribuer, à travers les données variées qu’elle nous apporte, à enrichir et à compléter notre banque de données dans les domaines de la Santé, et de la Population et des conditions générales de vie des populations et par là même, éclairer davantage notre démarche pour l’amélioration des conditions sanitaires et sociales des populations. Il m’importe de souligner qu’elle constitue; à cet égard, un apport conséquent à la politique nationale de population dans son lien avec le développement, à travers le renforcement de programmes spécifiques dédiés à différentes catégories de la population algérienne, notamment aux enfants, aux jeunes et aux femmes. Ces programmes impliquent nécessairement le cadre d’une intervention multisectorielle renforcée, plaçant au cœur des préoccupations les investissements en faveur du développement durable ainsi que le partenariat à tous les niveaux. Je réitère mes remerciements aux concepteurs de ce projet, à l’ensemble des organismes et organisations internationales qui ont apporté leur contribution. J’adresse un salut particulier à la formidable mobilisation du corps des gestionnaires et des prestataires du secteur de la santé, notamment les sages-femmes, pour le bon déroulement de l’enquête à travers tout le pays. Docteur Saïd Barkat Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière 9 10 L’enquête à indicateurs multiples (MICS) est une enquête auprès des ménages initiée par l’UNICEF, au milieu des années 1990, pour évaluer les progrès accomplis par rapport à la déclaration et au plan d’action pour les enfants du Sommet Mondial pour les Enfants (SME), tenu à New York en septembre 1990. Elargie aux femmes en âge de procréer, dans le cadre du MICS3, cette enquête a pour principal objectif de doter les pouvoirs publics de données nécessaires pour évaluer la situation des enfants et des femmes pour la mise en œuvre de politiques pour améliorer les conditions des enfants et des femmes en Algérie. Elle nous permet de disposer de données riches et variées sur le vécu de ces deux catégories de population dans la mesure où elles concernent divers aspects de leur vie économique et sociale et plus particulièrement dans le domaine de la santé. En effet, cette enquête s'intéresse aux conditions de vie des ménages, aux maladies chroniques et handicaps, à la santé des enfants et à leur nutrition, au développement de l'enfant, à son éducation et à sa protection, à la nuptialité, à la fécondité, à la planification familial, etc. L'Office National des Statistiques a été sollicité pour préparer, exécuter et exploiter l'enquête à indicateurs multiples (MICS3). En dépit de l'importance de son programme de travail, l'ONS n'a pas hésité et a accepté de prendre en charge cette opération dans la mesure où l'appel à notre organisme justifie, si besoin est, la notoriété de l'ONS en matière de production des données statistiques, la place qu'il occupe au sein du système national d'information statistique et la qualité de ses travaux, reconnue par les organismes nationaux et les institutions internationales. L'importance et la richesse des données de l'enquête à indicateurs multiples pour les structures de l'ONS sont par ailleurs des éléments qui ne peuvent pas nous laisser indifférents d'autant plus qu'ils touchent les femmes et les enfants, deux catégories de population auxquelles les pouvoirs publics en charge des questions de population accordent une importance particulière. Dans ce rapport, nous restituerons les résultats détaillés de l'enquête à indicateurs multiples (MICS3) dans le but d'apprécier les conditions d'existence, les caractéristiques démographiques et sanitaires des enfants et des femmes en âge de procréer. Très riches et très diversifiées, les données de cette enquête permettront l'évaluation, la mise en œuvre et le suivi des politiques et programmes de développement en direction des enfants et des femmes ainsi que d'actualiser et d'enrichir les bases de données existantes relatives aux femmes et aux enfants et de suivre la réalisation des objectifs pour le développement du Millénaire, dont 20 sur les 48 indicateurs que comptent ces objectifs sont collectés. A l'occasion de la parution du présent rapport principal, je tiens à remercier l'ensemble des partenaires de cette enquête. Tout particulièrement, je citerai en premier lieu, l'UNICEF qui a initié cette enquête et procédé à la quasi- totalité de son financement, et les autres organismes internationaux qui ont participé financièrement à ce projet. Je remercie également la Direction du projet arabe pour la santé de la famille, qui a organisé et participé aux quatre ateliers pour la préparation, la réalisation, l'exploitation et la dissémination des résultats de l'enquête. Comme il m'est agréable de d'adresser mes remerciements à tous les experts algériens de l'Office National des Statistiques et du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, qui ont contribué à la réalisation de ce projet. J'adresse mes remerciements également à l'ensemble des membres des comités consultatif et technique qui ont participé à la réalisation de cette enquête. Mohamed BOUMATI Directeur Général Office National des Statistiques Préface 11 Cette troisième enquête de la série des enquêtes à indicateurs multiples (MICS) est le fruit d’une coopération conjointe entre le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, l’Office National des Statistiques d’une part, et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) avec la participation de l’UNFPA, le programme ONUSIDA et le Système des Nations pour le Développement pour l’Algérie, d’autre part. Pour assurer le suivi des objectifs du Sommet mondial pour les enfants de 1990, l’UNICEF a développé deux enquêtes MICS 1 (1995) et MICS2 (2000) pour évaluer les progrès réalisés dans les engagements pris par les Etats membres à l’occasion de ce Sommet. Les réformes engagées tiennent d’ailleurs compte de ces nouvelles données pour que les droits des enfants soient respectés, protégés et réalisés en toute circonstance. Aujourd’hui, l’enquête MICS3 se propose de suivre la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) issus du Sommet du Millénaire (septembre 2000) ainsi que ceux fixés lors de la session extraordinaire des Nations Unies pour les enfants (mai 2002) dans le cadre du Plan d’action mondial connu sous le nom de « Un Monde digne des enfants». La réalisation de la MICS3 en Algérie répond à des préoccupations stratégiques de tous les partenaires concernés. Elle offre la possibilité d’actualiser les indicateurs standards au niveau international pour le suivi régulier de la situation des enfants et des femmes, de mettre à jour une partie des indicateurs des OMD et, enfin, d’intégrer des indicateurs relatifs au suivi des programmes nationaux, en particulier le Plan National d’Action pour les enfants. A la différence des deux premières enquêtes, la MICS3 offre des données désagrégées par région et sous-région afin d’alimenter le processus de planification des programmes de développement visant la réduction des disparités régionales. L’enquête MICS3 s’inscrit également dans le cadre du programme de renforcement des capacités des communes lancé par le Gouvernement pour une meilleure planification au niveau local. Donc, autant de possibilités d’utilisation qui seront de nature à apporter la lumière sur les problématiques importantes et dont la résolution aura certainement un impact positif sur les nouvelles générations. L’UNICEF tient à exprimer sa satisfaction concernant les données de cette enquête qui augurent d’un bon avenir, que ce soit dans les domaines de la santé, de l’éducation ou de la protection des enfants. Néanmoins, il va sans dire que les enquêtes n’ont d’intérêt que si les données qu’elles recueillent sont exploitées aux fins de pallier les problématiques qu’elles mettent en exergue et d’améliorer, de manière significative et durable, la situation de ceux concernés. Dans le cas précis de l’enquête MICS3, qui par ailleurs s’intéresse pour la première fois à la protection des enfants contre les abus, il a été confirmé que des efforts complémentaires devraient être déployés pour réduire les niveaux de mortalité néonatale et maternelle, améliorer les taux d’achèvement des études primaires, renforcer le développement psychosocial du jeune enfant et consolider la prévention de la violence en milieux familial et scolaire. Les réformes engagées tiennent d’ailleurs compte de ces nouvelles données pour que les droits des enfants soient respectés, protégés et réalisés en toute circonstance. Enfin, l’UNICEF profite de cette occasion pour rendre un hommage particulier aux collègues du système des Nations Unies qui nous ont tragiquement quittés le 11 décembre 2007, et sans la contribution desquels la MICS3 n’aurait pas atteint ce niveau de qualité. Manuel Fontaine Représentant de l’UNICEF en Algérie Préface 12 Synthèse des résultats et présentation de l’Algérie Enquête par grappe à indicateurs multiples (MICS) et Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), MICS 3 ALGÉRIE, 2006 Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Indicateur Valeur NUTRITION Statut nutritionnel 6 4 Prévalence de l’insuffisance pondérale 3,7 7 Prévalence des retards de croissance 11,3 8 Prévalence de l’émaciation 2,9 Allaitement maternel 45 Allaitement commencé à temps (moins d’une heure après la naissance) 49,5 15 Taux d’allaitement exclusif 6,9 16 Taux d’allaitement continu à 12-15 mois à 20-23 mois 46,5 22,2 17 Taux d’alimentation complémentaire commencé à temps 39 18 Fréquence de l’alimentation complémentaire 25,8 19 Enfants bien nourris 17,4 Iodation du sel 41 Consommation de sel iodé 60,7 Insuffisance pondérale à la naissance 9 Nourrissons nés avec une insuffisance pondérale 5,8 10 Enfants pesés à la naissance 87,1 SANTÉ DE L’ENFANT Vaccination 25 Couverture vaccinale de la tuberculose (BCG) 99,0 26 Couverture vaccinale de la polio 93,9 27 Couverture vaccinale de la DPT 94,8 28 15 Couverture vaccinale de la rougeole 90,5 31 Enfants entièrement vaccinés 88,0 29 Couverture vaccinale de l’hépatite B 79,8 Toxoïde tétanique 32 Protection contre le tétanos néonatal 56,8 Prise en charge des maladies 33 Utilisation de la thérapie de réhydratation par voie orale (TRO) 26,6 34 Prise en charge à domicile de la diarrhée 5,4 35 TRO reçue ou augmentation des fluides et poursuite de l’alimentation 24,2 23 Soins prodigués à une pneumonie suspectée par un personnel qualifié 52,6 22 Traitement aux antibiotiques d’une pneumonie suspectée 59,0 Utilisation des combustibles solides 24 29 Combustibles solides 1,2 ENVIRONNEMENT Eau et assainissement 11 30 Utilisation des sources d’eau potable améliorées 85,1 13 Traitement de l’eau 16,4 12 31 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 92,7 SANTÉ DE LA REPRODUCTION Contraception et besoins à couvrir 21 19c Prévalence des contraceptifs 61,4 98 Besoins non satisfaits en matière de planning familial 10,8 99 Demande satisfaite en planning familial 85 Santé maternelle et néonatale 20 Soins prénatals 89,4 44 Contenu des soins prénatals (au moins une visite prénatale durant la grossesse) 90,3 4 17 Assistance par un personnel qualifié 95,2 5 Accouchements dans un établissement spécialisé 95,3 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 13 (suite) Enquête par grappe à indicateurs multiples (MICS) et Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), MICS 3 ALGÉRIE, 2006 Rubrique Numéro d’indicateur MICS Numéro d’indicateur OMD Indicateur Valeur DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT Développement de l’enfant 46 Soutien pour l’apprentissage 61,5 47 Soutien paternel pour l’apprentissage 78,4 48 Soutien pour les études : livres pour enfants 27,5 49 Soutien pour les études : autres livres 60,6 50 Soutien pour les études : matériel ludique 16,0 51 Enfants gardés par un mineur 8,4 ÉDUCATION Éducation 52 Fréquentation du préscolaire 11 53 Préparation à la scolarisation 16,5 54 Taux d’admission net au cycle primaire 91,6 55 6 Taux net de scolarisation du cycle primaire 96,5 56 Taux net de scolarisation des cycles moyen/ secondaire 62,8 57 7 Enfants atteignant la 5ème année 95,4 58 Taux de passage aux cycles moyen/secondaire 76,3 59 7b Taux d’achèvement des études primaires 64,3 61 9 Indice de parité des sexes école primaire école secondaire 0,9 1,1 Alphabétisation 60 8 Taux d’alphabétisation chez les jeunes femmes de 15-24 ans 89,2 PROTECTION DE L’ENFANT Enregistrement des naissances 62 Enregistrement des naissances 99,3 Travail des enfants 71 Travail des enfants 4,7 72 Travailleurs étudiants 78,0 73 Étudiants travailleurs 4,2 Discipline de l’enfant 74 Discipline de l’enfant Toute punition psychologique/physique 86,0 Mariage précoce et polygamie 67 Mariage avant 15 ans Mariage avant 18 ans 0,8 7,8 68 Jeunes femmes de 15-19 ans mariées 1,8 70 Polygamie 4,4 69 Différence d’âge des conjoints : Femmes mariées 15-19 ans (+10 ans de différence) Femmes mariées 20-24 ans (+10 ans de différence) 47,8 33,9 Violence domestique 100 Attitude face à la violence domestique 67,9 VIH/sida Connaissances et comportements face au VIH/sida 82 19b Connaissances parfaites sur la prévention du VIH chez les jeunes 15,4 89 Connaissances sur la transmission mère-enfant du VIH 44,4 86 Attitude face aux porteurs du VIH/sida (pas de discrimination) 19,0 87 Femmes connaissant les centres de dépistage du VIH 17,7 88 Femmes ayant subi le test de dépistage du VIH 3,2 90 Prise en charge pour la prévention de la transmission mère enfant du VIH 1,8 91 Dépistage pour la prévention de la transmission mère-enfant du VIH 1,0 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 L ’ Algérie est située au Nord-Ouest du continent Africain s'étalant sur une superficie de 2.381.741 km2, avec 3% de terres cultivables et 85% de désert. L ’ Algérie est le deuxième pays d’Afrique en superficie, après le Soudan, et le dixième du monde. Avec 1200 km de côtes, l’Algérie est ouverte sur la Méditerranée au nord et se situe entre sept pays: la Tunisie et la Libye à l’Est, le Maroc et le Sahara occidental à l’Ouest, la Mauritanie, le Mali et le Niger au Sud. Le relief de l’Algérie comprend deux chaînes montagneuses, l’Atlas tellien et l’Atlas saharien qui forment les frontières naturelles entre les principales régions d’Algérie. Les plaines côtières de l’Algérie se trouvent au Nord du pays, au pied de l’Atlas tellien, et les Hauts- Plateaux, plaines semi arides, se situent entre les deux chaînes montagneuses. Le Sahara, au Sud du pays est l’un des plus grands déserts du monde avec 2 millions de kilomètres carrés. Il couvre 85% de la superficie du pays et est constitué de dunes, d’ergs, d’oasis et de montagnes avec le point culminant de l’Algérie, le mont Hoggar à 3000 mètres d’altitude. Eu égard à sa grande superficie et à son relief contrasté, l’Algérie se caractérise par une grande variété de climats. La zone littorale jouit d’un climat méditerranéen avec des hivers doux et une grande saison estivale chaude, tempérée par des brises de mer. Avec l’éloignement de la mer, le climat devient chaud et sec. L’intérieur du pays jouit d’un climat continental. Au Sud, le climat est désertique. Capitale de l’Algérie, Alger est située au Nord du pays sur la mer Méditerranée. Elle est également chef- lieu de wilaya et se compose de 57 communes. L ’ Algérie est composée de 48 wilayas, de 548 daïras et de 1 541 communes. La wilaya est la plus grande entité administrative du pays. Elle est constituée d’un ensemble de daïras qui se composent chacune d’un groupe de communes. La Commune, cellule de base de l’organisation administrative du pays, est composée d’une ou de plusieurs agglomérations et de zones éparses. 1.1 Données démographiques La population résidente totale est estimée à 33,5 millions d’habitants en 2006. L’étude de la structure de la population par âge indique que la population en âge de travailler continue sa progression. Elle représente 64,3% de l’ensemble de la population Algérienne. Les moins de 15 ans représentent 28,4% de ce même ensemble et les 60 et plus, 7,3%. Les enfants de moins de 5 ans qui constituent la première catégorie de population, objet de notre étude, représentent 9,4% du total de la population algérienne. Les femmes en âge de procréer, qui composent la seconde catégorie de population ciblée par l'enquête, représentent 57,7% de l’ensemble de la population algérienne féminine. Présentation de l'Algérie P ré s e n ta ti o n d e l 'A lg é ri e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 15 1.2 Caractéristiques économiques La très favorable conjoncture pétrolière et la rigueur dans la gestion des grands équilibres sont à l’origine de la stabilité financière que connaît actuellement l’Algérie. Cela s’est traduit par : Plus de 70 milliards de dollars US de réserves de change en 2006, 110 milliards de dollars US en 2007 et 138 en novembre 2008 : un niveau record. Une inflation pratiquement maîtrisée (4,4% en 2008, 1,8% en 2006 contre environ 30% en 1995 selon les chiffres publiés par l’ONS). Une baisse de l’endettement extérieur : 5,6 milliards de dollars US en 2007, soit près de 4,1% du PIB contre 35% en 2003. Un engagement de l’Algérie dans des négociations de remboursement anticipé de sa dette extérieure, qui ont en particulier abouti à un accord au Club de Paris, le 10 mai 2006. Sur le plan économique et social, le programme de soutien à la relance économique (PSRE), programme d’investissement public a permis, entre autres, la chute du taux de chômage qui est estimé à 13,8% en 2007 (soit une importante baisse par rapport au taux de 27,3% enregistré en 2001). 1.3 Réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) L'un des principaux objectifs de l’enquête à indicateurs MICS3 est de fournir les données nécessaires pour suivre l’état de réalisation des Objectifs du Millénaire que l’Algérie s’est engagée à atteindre en entreprenant un certain nombre d’actions dont les principales sont les suivantes : Figure ALG : Carte des limites administratives et géographiques de l'Algérie Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 16 P ré s e n ta ti o n d e l 'A lg é ri e Plan de Soutien à la Relance Économique, initié par Son Excellence le Président de la République dont le citoyen est le premier bénéficiaire et dont les effets sur le plan économique et social sont très importants dans la mesure où ils permettent la réduction du chômage et par conséquent de la pauvreté et l’amélioration du pouvoir d’achat. Renforcement de la stratégie de développement par l’adoption d’une démarche de lutte contre la pauvreté et l’exclusion en octobre 2005 par le biais du comité interministériel de suivi des recommandations de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, organisée en octobre 2000. Création d'un observatoire de l’emploi et de lutte contre la pauvreté pour évaluer la situation dans le domaine de l’emploi et de la pauvreté et proposer des actions pour l’amélioration de la situation des travailleurs et des catégories de population démunies. En ce qui concerne l'accès universel à l'éducation primaire, «Assurer une éducation primaire pour tous», l'Algérie a consacré le droit à l'éducation pour tous. Le droit à l'enseignement est garanti par la loi. L'enseignement est dispensé gratuitement à tous les niveaux quel que soit le type d'établissement public d'éducation et de formation. L'enseignement est par ailleurs obligatoire de 6 à 16 ans. Une amélioration de l’état de santé de l'ensemble de la population et une réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Cette amélioration est la conséquence de plusieurs facteurs, notamment : la mise en œuvre des programmes de lutte contre les maladies endémiques ; la mise en œuvre, depuis 2005 d'un vaste programme de santé périnatale; la consolidation des programmes de vaccination des enfants et de prévention des maladies infantiles ; le programme d'investissement du secteur de la santé, notamment la réhabilitation des structures et la densification du réseau de soins de santé à travers tout le territoire du pays, particulièrement la protection de la mère et de l'enfant. L'amélioration de la santé maternelle et la réduction de la mortalité maternelle et périnatale constituent un problème dominant de santé publique en Algérie. Des actions en direction de la femme enceinte, dont la surveillance de la grossesse, l'accouchement en milieu assisté et le suivi postnatal, ont été entreprises dans le courant des années 1990. Avec la multiplication des infrastructures et le renforcement de la couverture en spécialistes, gynécologues obstétriciens et sages-femmes, en particulier dans les zones du Sud et des Hauts-Plateaux, ces actions ont contribué à réduire le taux de mortalité maternelle. L'action sanitaire relative à la lutte contre le VIH/sida s'est intensifiée au milieu des années 1990 avec la mise en fonction du comité national de lutte contre les IST/VIH/sida et une intervention multisectorielle incluant le mouvement associatif au plan de la conception stratégique, de la mise en œuvre des projets sectoriels spécifiques et des actions d'IEC (Information, Education et Communication).Cette période a été marquée par l'adoption et l'exécution successivement de deux programmes à moyen terme en collaboration avec l'OMS (entre 1991 et 1999) et un programme intermédiaire pour 1994- 1995 ainsi que par l'institution d'un dispositif conséquent et d'un cadre réglementaire pour la prise en charge des malades. Il y a lieu de relever également, au plan national, l'institution d'une coopération Algérie/ONUSIDA. L'accession de l'Algérie au Fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 17 P ré s e n ta ti o n d e l 'A lg é ri e Contexte et objectifs C h ap it re I Introduction L’Enquête à indicateurs multiples (MICS) est une enquête auprès des ménages initiée par l’UNICEF, au milieu des années 1990, pour évaluer les progrès accomplis par rapport à la déclaration et au plan d’action pour les enfants du Sommet Mondial pour les Enfants (SME), tenu à New York en septembre 1990 et où 171 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que 88 hauts responsables de divers pays ont participé et se sont engagés à réaliser les objectifs fixés. Dans le Plan d’action, chaque pays est convié à «mettre en place les mécanismes nécessaires pour rassembler, analyser et publier régulièrement et en temps voulu les données permettant le suivi des indicateurs sociaux relatifs au bien-être des enfants» (para. 34[v]). A l’instar de beaucoup d’autres pays, l’Algérie, a pris en charge, dans son Programme National d’Action, la collecte, l’exploitation, le traitement et l’analyse des données statistiques pour la mesure et le suivi des indicateurs, l’évaluation de la situation des enfants et la mise en œuvre des politiques de développement, visant à l’amélioration des conditions de vie de cette catégorie de population. Parmi les réalisations, on peut citer l’enquête sur la santé de la mère et de l’enfant (1992), l’enquête sur la mortalité maternelle (1999), l’enquête algérienne sur la santé de la famille (2002), les enquêtes par sondage menées régulièrement auprès de l’Etat Civil. Dans le cadre du développement des unités de suivi et de collecte des données sur la situation des enfants et des femmes, l’UNICEF a, de son côté, mis en œuvre depuis plusieurs années une enquête à indicateurs multiples auprès des ménages, appelée MICS (Multiple Indicators Clusters Survey). Les deux premières enquêtes nationales, MICS1 et MICS2 ont été réalisées par le gouvernement algérien en 1995 et en 2000. La troisième a été réalisée en 2006 avec l'appui technique et financière de l'UNICEF, du système des Nations Unies pour l’Algérie, de l'UNFPA et de l'ONUSIDA. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 19 C o n te x te e t o b je c ti fs 1.1 Objectifs de l'enquête L’enquête MICS 3 devrait permettre aux pouvoirs publics de : Disposer des informations essentielles pour mettre en œuvre, suivre et évaluer les politiques en direction des enfants et des femmes. Actualiser et d’enrichir les bases de données existantes, de se doter d’indicateurs à des fins de comparabilité avec les autres pays et d’évaluer les efforts à fournir pour l’amélioration de la situation de ces deux catégories de population. Suivre la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, dont 20 sur les 48 indicateurs que comptent ces objectifs sont collectés. Pour l’Algérie, l’enquête MICS3 revêt une importance particulière compte tenu de la richesse des données qu'elle recèle. En effet, cette enquête constitue une source d’informations complète et variée sur un grand nombre d’aspects relatifs, notamment, à la santé des femmes et des enfants. Elle est également importante dans la meure où elle fournit des informations statistiques sur les enfants et les femmes, nécessaires à l’évaluation et au suivi des changements induits par la politique d’ouverture qui a modifié considérablement le paysage économique et social du pays. Eu égard à la rapidité des changements opérés, la disponibilité de l’information statistique est impérative pour évaluer régulièrement les différents programmes de développement, apporter les éventuels correctifs afin d’assurer toutes les conditions de succès de la politique économique et sociale mise en œuvre. Les données du MICS3 permettent également de disposer d’une nouvelle situation sur une bonne partie des indicateurs relatifs aux objectifs pour le développement du Millénaire dont l’échéance est fixée à 2015, Encadré : Un engagement pour l’action : Obligations nationales et internationales de rendre compte Les gouvernements signataires de la Déclaration du Millénaire et du Plan d’action de la campagne «Un monde digne des enfants» s’étaient également engagés à suivre la réalisation des buts et objectifs qui y sont définis : « Nous assurerons le suivi régulier et l’évaluation au niveau national et, en tant que de besoin, au niveau régional, des progrès accomplis vers les objectifs et les cibles du présent Plan d’action aux échelles nationale, régionale et internationale. En conséquence, nous renforcerons notre capacité statistique nationale en améliorant la collecte, l’analyse et la ventilation des données, notamment par sexe, âge et autres facteurs susceptibles de créer des inégalités, et nous appuierons toute une série de recherches axées sur les enfants. Nous améliorerons la coopération internationale afin d’appuyer les efforts de renforcement des capacités statistiques et d’accroître les capacités des communautés en matière de suivi, d’évaluation et de planification ». (Un monde digne des enfants, paragraphe 60) «…Nous évaluerons périodiquement les progrès réalisés, au niveau national et sous-national, afin de mieux surmonter les obstacles et d’accélérer l’action.» (Un monde digne des enfants, paragraphe 61) En outre, le Plan d’action (paragraphe 61) invite spécialement l’UNICEF à s’impliquer dans la préparation des rapports périodiques évaluant les progrès réalisés : « …En tant qu’organisation mondiale chef de file pour la protection de l’enfance, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance est prié de continuer à préparer et à diffuser, en étroite collaboration avec les gouvernements, les fonds, programmes et institutions spécialisées concernés des Nations Unies, et avec tous les autres acteurs appropriés, le cas échéant, l’information sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la présente déclaration et du présent Plan d’action ». Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 20 C o n te x te e t o b je c ti fs pour apprécier l’état de réalisation de ces objectifs et évaluer les moyens à mettre en œuvre pour leur réalisation dans le respect des délais arrêtés. L’enquête MICS3 a été réalisée dans le cadre d’un protocole d’accord, signé entre le gouvernement algérien, représenté par le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, et le Représentant du Bureau de l’UNICEF en Algérie. La préparation, la réalisation, l’exploitation de cette enquête ont été confiées à l’Office National des Statistiques. 1.2 Organisation administrative de l'enquête Le schéma d’organisation de l’enquête MICS3 -Algérie- est fondé sur trois organes : 1- Le comité consultatif, présidé par le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, ou par son représentant, a été constitué pour définir les grandes orientations de l’enquête et mobiliser les ressources nécessaires à sa réalisation. Le comité consultatif se compose de représentants des institutions gouvernementales en charge des questions de population et de santé et des Organisations et Agences Onusiennes. 2- Le comité technique, présidé par le Directeur général de l’Office National des Statistiques et Directeur national de l’enquête, a été mis en place pour assister les responsables de l’enquête dans toutes les étapes de préparation, d’exécution et d’exploitation de l’enquête. Le comité technique se compose de représentants des membres du comité consultatif et d’autres organisations et associations, concernées par les questions de population et de santé 3- Le bureau technique, présidé par le Directeur de la population et de l’emploi de l’Office National des Statistiques et Directeur technique de l’enquête, a pour principales missions : La préparation des supports techniques : le plan d’échantillonnage ; les questionnaires et les instructions aux différentes catégories du personnel ; le planning des différentes étapes de l’enquête ; l’évaluation financière de toutes les phases de l’enquête. La formation du personnel d’enquête. Le suivi de la réalisation de l’enquête sur le terrain. L’exploitation de l’enquête et l’analyse des résultats. L’élaboration des rapports de l’enquête. La dissémination des résultats. Le bureau technique se compose des responsables de la préparation, de la réalisation et de l’exploitation de l’enquête au sein de l’Office National des Statistiques et de représentants de la Direction de la Population, au sein du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière. Elaboré par les membres du bureau technique et des personnes ressources du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, le présent rapport principal, composé de 15 chapitres, a pour objet la restitution des résultats de l’enquête MICS3. Les deux premiers chapitres sont consacrés aux contexte et objectifs de l’enquête, aux aspects méthodologiques et aux données de l’échantillon avec les taux de réponse pour les différentes catégories de la population étudiées. Eu égard à leur impact sur l’état de santé de la population, les caractéristiques générales de la population et des ménages et les conditions d’habitat avec les commodités de logement et l’équipement des ménages font l’objet du troisième chapitre. Le chapitre 4 concerne l’état de santé générale de toutes les personnes composant le ménage. Ainsi, toutes les personnes atteintes d’une maladie chronique et celles qui présentent un handicap ont été identifiées. Il sera question de saisir la prévalence des malades chroniques et des handicapés par types. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 21 C o n te x te e t o b je c ti fs Les chapitres 5 à 9 sont consacrés aux enfants de moins de 5 ans. Tous les aspects relatifs au développement, à la nutrition, aux soins, à la vaccination, aux mesures anthropométriques, à l’éducation et à la protection de l’enfant ont été abordés. Les données consacrées aux enfants, de ces cinq chapitres, permettent d’apprécier, à travers un certain nombre d’indicateurs, la situation des enfants en Algérie, d’évaluer les progrès accomplis, comparativement aux enquêtes précédentes, et de fournir aux secteurs et pouvoirs publics les données nécessaires pour mettre en œuvre, suivre et évaluer les politiques en direction des enfants. Dans les chapitres 10 à 15, consacrés aux femmes âgées de 15 à 49 ans, sont abordées les données démographiques et de santé relatives à la nuptialité, à la fécondité, à la planification familiale et aux besoins non satisfaits en la matière, à la santé maternelle et la connaissance sur le VIH/sida, à l’effet d’apprécier la situation démographique et sanitaire de la population féminine en âge de procréer. Les indicateurs relatifs à la population féminine auront une importance particulière pour l’évaluation de la situation des femmes et pour la mise en œuvre des politiques de développement appropriées pour l’amélioration de leur santé, notamment la santé reproductive. Le dernier chapitre est consacré aux principales conclusions relatives aux différents aspects ayant trait à la population, aux ménages, aux enfants de moins de cinq ans et aux femmes en âge de procréer. Elles sont suivies de recommandations pratiques à même d’améliorer la situation des femmes et des enfants en Algérie. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 22 Echantillonnage et méthodologie de l'enquête C h ap it re I I 2.1 Organisation spatiale de l’Algérie L’Algérie se compose de 48 wilayas, de 547 daïras et de 1541 communes. La wilaya est la plus grande entité administrative. Elle est constituée d’un ensemble de daïras dont chacune se compose d’un groupe de communes. La commune constitue la cellule de base de l’organisation administrative du pays, elle est composée, au plan territorial, d’une ou de plusieurs agglomérations et de la zone éparse. Les communes sont découpées en districts ou grappes qui sont des portions de territoire qui regroupent en moyenne 1100 personnes en milieu aggloméré et 600 personnes en zone éparse. Le découpage en grappes des communes est réalisé lors de la préparation de chaque recensement général de la population et de l’habitat. Les grappes et les ménages qui y résident constituent la base de sondage pour toute la période intercensitaire. 2.2 Elaboration du plan de sondage 2.2.1 La base de sondage La base de sondage est constituée par l’ensemble des ménages ordinaires et collectifs recensés lors du recensement général de la population et de l’habitat réalisé en 1998. Pour répondre à la nécessité de disposer des informations statistiques en milieu urbain et en zone rurale, il a été procédé au classement de l’ensemble des grappes du territoire selon les strates urbaine et rurale. 2.2.2 La population cible Les femmes âgées de 15 à 49 ans et les enfants de moins de 5 ans sont les deux catégories de population, objet de l’enquête MICS3. 2.2.3 Taille de l’échantillon La taille de l’échantillon de l’enquête MICS 3 a été calculée en fonction d’une représentativité régionale pour disposer des indicateurs nécessaires à la mise en place, au suivi et à l’évaluation des politiques qui tiennent compte des spécificités régionales. Le territoire national a été ainsi découpé en quatre régions sanitaires, celles retenues par le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière : La région sanitaire du Centre du pays qui regroupe les Wilayas de Chlef, Blida, Béjaia, Bouira, Tizi Ouzou, Alger, Médéa, Boumerdès, Tipaza, Aïn Defla et Tissemsilt. La région sanitaire de l’Est du pays qui regroupe les Wilayas de Oum El Bouaghi, Batna, Biskra, Tébéssa, Jijel, Sétif, Skikda, Annaba, Guelma, Constantine, M’Sila, Bordj Bou Arréridj, El Tarf, Khenchella, Soukh Ahras et Mila. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 23 E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te La région sanitaire de l’Ouest du pays qui regroupe les Wilayas de Tlemcen, Tiaret, Saïda, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Mascara, Oran, El Bayadh, Naâma, Aïn Témouchent et Relizane. La région sanitaire du Sud du pays regroupe Adrar, Laghouat, Béchar, Tamanrasset, Illizi, Tindouf, El Oued, Ghardaïa et Djelfa. La proportion des enfants âgés de moins de cinq ans qui présentent un retard statural a été retenue comme variable de contrôle pour la détermination de la taille de l’échantillon. Le choix de cette variable se justifie par le fait qu'elle présente la prévalence la plus faible comparativement aux autres variables démographiques ou de santé relatives aux enfants. La taille d’échantillon a été déterminée à partir du modèle standard préconisé par le projet MICS. Calculée à partir de la formule suivante, la taille de l’échantillon par région est environ de 7372 ménages ; soit 7.372 x 4 = 29 488 ménages pour les quatre régions. n = 4 (r)(1 -- r).f.(1.1) /[(er)² .p.nh] Avec : n : Taille de l’échantillon 4 : Un facteur pour atteindre 95% d'intervalle de confiance, r : Prévalence prévue pour l’indicateur clé : 19% f : Effet de grappe : 1,5 1.1 : Le facteur nécessaire pour augmenter la taille de l'échantillon de 10% afin de tenir compte du taux de non réponse, e : Marge d’erreur tolérée : 8,45% p : Proportion de la population cible dans la population totale nh : Taille moyenne du ménage : 5,9 personnes Pour disposer des informations à un niveau de détails plus fin que les grandes régions géographiques, il a été procédé à une classification des régions Centre, Est, Ouest et Sud en sous-régions selon quatre critères tirés à partir des statistiques du recensement général de la population et de l’habitat et des enquêtes sur l’état civil, à savoir : L'indice synthétique de fécondité L’analphabétisme Le rattachement au réseau d’assainissement (égout) La proportion de la population vivant en zone éparse Ces critères ont été choisis en fonction de leur forte corrélation avec les phénomènes étudiés et selon leur disponibilité au niveau de chaque Wilaya. Cette stratification se justifie par l'hétérogénéité des wilayas composant chaque grande région aux plans socio-économique et sanitaire. Elle permettra en outre de réduire considérablement les marges d’erreurs des différents indicateurs obtenus. Aussi, la répartition des grappes selon les milieux de résidence urbain et rural a été respectée au sein de chaque sous-région et au niveau national de manière à disposer de sous échantillons régionaux dont la somme constitue l’échantillon national. Tableau HH.1A : Taille de l’échantillon par région et sous-région Régions Nombre de sous-régions Nombre de grappes Nombre de ménages Par sous-région Total Par grappe Total Centre 5 34 170 51 8 670 Est 5 34 170 51 8 670 Ouest 4 34 136 51 6 936 Sud 3 34 102 51 5 202 Total 17 / 578 / 29 478 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 24 E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te 2.2.4 Plan de sondage Il s’agit d’un sondage stratifié à 2 degrés : 1er Degré : Tirage des unités primaires ou de 34 districts par sous-région. 2ème Degré : Tirage des unités secondaires ou ménages dont le nombre est de 51 par grappes, soit 1734 ménages par sous-région. 2.2.5 Tirage de l’échantillon 1er Degré : Tirage des grappes échantillons Les districts constituant la base de sondage ont été répartis selon les milieux géographiques et les sous-régions. Il a été procédé à un tirage aléatoire stratifié à l’intérieur de chaque sous-région, en tenant compte des milieux de résidence urbain et rural. Cette stratification des grappes contribue à l’amélioration de la précision des estimateurs, compte tenu du fait qu’elle est fortement corrélée à l’ensemble des indicateurs que l’on veut mesurer. 34 districts ont ainsi été tirés au niveau de chaque sous-région. Il s’agit d’un tirage proportionnel par milieu géographique. 2ème Degré : Tirage des ménages échantillons 51 ménages ont été enquêtés par district échantillon et tirés à partir des listes exhaustives des ménages par grappe, conçues lors du dernier recensement de la population et de l’habitat (RGPH-98) et actualisées pour les besoins de l’enquête MICS 3. 2.3 Mise à jour des grappes échantillons Toutes les grappes échantillons tirées ont été actualisées. L’actualisation avait pour objet de dénombrer l’ensemble des logements et des ménages des grappes échantillons et a permis de disposer d’un état de chaque grappe échantillon à la veille de l’exécution de l’enquête sur le terrain. La mise à jour des grappes échantillons a été réalisée sur une durée de deux mois de terrain, par les structures de cartographie des annexes régionales de l’Office National des Statistiques. 2.4 Enquête test L’Office National des Statistiques a procédé à la réalisation de l’enquête test durant la période du 19 novembre au 6 décembre 2005. Elle a été effectuée au niveau d’Alger. Elle constitue une phase essentielle pour : Tester l’organisation du travail sur le terrain ; Tester la réaction des ménages par rapport aux questions posées ; Tester les supports de collecte; Estimer le rendement quotidien moyen; Noter toutes les difficultés auxquelles pourrait être confronté le personnel pour d’éventuelles mesures correctives en matière d’organisation, de collecte et d'exploitation de l'information. Elaboration du dossier technique Les questionnaires conçus pour les besoins de l’enquête test ont été élaborés sur la base des questionnaires standards proposés par la direction centrale du projet MICS3 de l’UNICEF New York, revus et adaptés par les structures de l’Office National des Statistiques (ONS) pour tenir compte de la spécificité algérienne et des besoins en matière d’informations statistiques. Les projets de questionnaires ont fait l’objet d’une discussion entre les parties concernées par l’enquête MICS3, à savoir l’ONS, la Direction de la population du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière et le bureau de l’UNICEF - Alger - avant d’être adoptés en prévision de la réalisation de l’enquête test. Il convient de rappeler que le MICS3 se compose de questionnaires de base, de questionnaires additionnels et de modules optionnels dont leur introduction est laissée au choix des pays. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 25 E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te Les questionnaires retenus pour les besoins de l’enquête test sont : Le Questionnaire Ménage : il comporte les modules suivants: Les caractéristiques du ménage ; L’éducation ; L’activité économique ; L’eau et l’assainissement ; Les conditions d’habitation ; La mortalité générale ; Le travail des enfants ; La disciplines de l'Enfant. Le Questionnaire Femme 15-49 ans : ce questionnaire concerne l’ensemble des femmes en âge de procréer quel que soit leur état matrimonial et comporte les modules suivants : Les caractéristiques générales ; Le mariage, La mortalité des enfants ; L’anatoxine tétanique, Les soins maternels ; La contraception et les besoins non satisfaits ; Le VIH/sida. Le Questionnaire Enfant : questionnaire individuel pour l’ensemble des enfants âgés de moins de cinq ans et administré par la mère ou la personne qui s’occupe de l’enfant. Le questionnaire comprend les modules suivants : L’enregistrement et l’éducation de la petite enfance ; L’allaitement maternel ; Les soins des enfants malades ; La vaccination ; La circoncision des garçons ; Les mesures anthropométriques. Echantillon Trois grappes ont été choisies pour la réalisation de l’enquête. Le lieu de résidence a été le seul critère retenu pour le choix de cet échantillon : Un district urbain au sein d’une agglomération chef-lieu ; Un district rural au sein d’une agglomération secondaire ; Un district en zone éparse. Formation du personnel Dispensée par l’Office National des Statistiques, la formation était axée autour de deux aspects. Le premier aspect est théorique et a consisté en la revue des différents modules des questionnaires. Le second aspect a été basé sur les pratiques d’enquête sur le terrain. La formation a été dispensée durant la période du 19/11 au 27/11/2005 au siège de l’Office National des Statistiques. Elle a concerné neuf enquêtrices issues du corps paramédical, et trois contrôleurs de l’annexe régionale d’Alger de l’Office National des Statistiques. Exécution de l’enquête test Le personnel d’enquête a été réparti en trois équipes composées chacune d’un contrôleur et de trois enquêtrices. La collecte de l’information a été effectuée durant la période du 28 novembre au 6 décembre 2005. Chaque équipe a enquêté 40 ménages ; soit 120 ménages au total. D’une manière générale, l’enquête test s’est déroulée dans de bonnes conditions et les ménages ont été très coopératifs. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 26 E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te Le suivi de l’enquête test a été assuré par le bureau technique qui réunissait les trois équipes quotidiennement à l’issue de chaque journée de travail pour relever l’ensemble des remarques, observations et enseignements. Tous les questionnaires renseignés ont été passés en revue par le bureau technique chargé de la préparation et du suivi de l’opération. Evaluation de l’enquête test L’enquête test a permis de recenser un certain nombre de remarques tant de fond que de forme des questionnaires. A l’issue de l’enquête test, une réunion présidée par le Directeur général de l’Office National des Statistiques et Directeur national de l’enquête s’est tenue au siège de l’ONS, le 07/12/2005. Ont participé à cette réunion le Directeur technique de l’enquête, le coordinateur du projet MICS3 au niveau de l’UNICEF à Alger, les formateurs ainsi que l’ensemble du personnel d’enquête. Cette réunion a permis d’exposer les principales conclusions et de procéder à l’évaluation de l’enquête test. Exploitation de l’enquête test Tous les questionnaires renseignés lors de l’enquête test ont été saisis sur l’application conçue à cet effet par les membres du bureau technique de l’enquête MICS3. Toutes les remarques et observations d’ordre technique et organisationnel notées par le personnel d’exécution, les contrôleurs et la direction technique du projet ont été prises en considération en prévision de la préparation, de l’exécution et de l’exploitation de l'enquête MICS3 proprement dite. L’enquête test a été également très bénéfique sur un autre plan dans la mesure où elle a permis d’enrichir le manuel d’instructions des enquêtrices et la révision du programme de la formation. Elle a par ailleurs permis de corriger le masque de saisie et de renforcer le contrôle au niveau de chaque questionnaire. 2.5 Mise au point définitive du dossier technique En fonction des enseignements tirés de l'enquête test, le bureau technique a procédé à la réadaptation des questionnaires et autres supports d’enquête pour la réalisation du MICS III en apportant les correctifs nécessaires. Les questionnaires conçus ont fait l’objet de deux séances de travail qui ont regroupé, les responsables de l’enquête de l’ONS, les représentants de la Direction de la population du MSPRH et le représentant du bureau de l’UNICEF - Alger ainsi que des personnes ressources du MSPRH, avant d’être définitivement adoptés. Il y a lieu de souligner que l’Algérie a introduit des modules spécifiques non compris dans le projet standard : Les maladies chroniques de tous les membres du ménage Les handicaps La mortalité générale et l’enregistrement du fait à l’état civil Les accidents domestiques des enfants âgés entre 2 et 14 ans Les conditions sanitaires de la circoncision des garçons. Les questionnaires retenus pour l’enquête Le Questionnaire Ménage Les caractéristiques du ménage ; L’éducation ; L’activité économique ; L’eau et l’assainissement ; Les conditions d’habitation ; La mortalité générale ; Le travail des enfants ; La discipline de l’enfant. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 27 E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te Le Questionnaire Femme 15-49 ans Les caractéristiques générales ; Le mariage, La mortalité des enfants ; L’anatoxine tétanique, Les soins maternels ; La contraception et les besoins non satisfaits ; Le VIH/sida. Le Questionnaire Enfant L’enregistrement et l’éducation de la petite enfance ; L’allaitement maternel ; Les soins des enfants malades ; La vaccination ; La circoncision des garçons ; Les mesures anthropométriques. 2.6 Exécution de l’enquête sur le terrain 2. 6.1 Le personnel d’enquête Le personnel d’exécution de l’enquête à indicateurs multiples (MICS3) est composé : de superviseurs de l'enquête de l’Office National des Statistiques de contrôleurs de l’enquête de l’Office National des Statistiques d’enquêtrices, appartenant à un personnel paramédical, détachées pour les besoins de l’enquête, du secteur du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière. 2.6.2 La formation du personnel La formation du personnel d’exécution de l’enquête a été dispensée par les cadres de l’Office National des Statistiques, membres du bureau technique de l’enquête MICS3 et s’est étalée sur 15 jours. L’ensemble du personnel d’exécution de l’enquête a été regroupé au sein d’un établissement où toutes les conditions matérielles et pédagogiques étaient réunies pour assurer une bonne formation. 87 enquêtrices, 29 contrôleurs et 04 superviseurs régionaux ont pris part à cette formation. La première étape de la formation a été consacrée à la maîtrise des concepts et des définitions utilisées pour l’ensemble des modules des trois questionnaires adoptés. Il faut signaler également que le personnel de l’enquête a eu droit à des communications thématiques très enrichissantes, exposées par des personnes ressources du Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière. Ces interventions ont porté sur : la pédopsychiatrie, pour le module développement de l’enfant la vaccination des enfants contre les maladies à déclarations obligatoires l’anthropométrie des enfants de moins de 5 ans les maladies chroniques et les handicaps. L’iodation du sel et les techniques pratiques de la mesure de la teneur du sel en iode. La seconde étape de la formation a été consacrée à des applications sur le terrain. A ce titre, des équipes de travail on été constituées et ont procédé à des exercices de collecte d’informations dans des grappes se situant aux alentours du lieu de la formation. A l’issue de chaque journée de collecte, les contrôleurs des équipes procédaient à la correction des questionnaires lors des séances de synthèse, en présence des formateurs, pour exposer, débattre et arrêter les solutions à l’ensemble des difficultés rencontrées par le personnel de l’enquête. Les enseignements tirés à partir de ces applications ont permis de déceler les erreurs systématiques et les lacunes. Pour y faire face, des instructions complémentaires ont été élaborées et remises à l’ensemble du personnel. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 28 E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te 2.6.3 Organisation du travail sur le terrain A l’issue de la formation, le personnel de l’enquête a été réparti en 28 équipes composées chacune d’un contrôleur, de trois enquêtrices et d’un chauffeur. Ces équipes étaient ensuite affectées dans l’une des quatre Directions régionales de l’Office National qui comportent les Wilayas suivantes : La répartition du personnel enquêteur a été faite en fonction des régions de résidence des enquêtrices. Dans la plupart des cas, les enquêtrices ont travaillé dans leur Wilaya de résidence ou dans les Wilayas limitrophes. Un planning de travail a été établi pour chacune des équipes avec les durées de passage, les périodes, les itinéraires ainsi que les communes échantillons à enquêter, et ce, durant toute la période prévue pour la réalisation de l’enquête. Contact avec les autorités Les autorités territoriales des communes échantillons (Wali, Président d’Assemblées Populaires Communales et services de sécurité) ont été informés du passage des équipes d’enquête et ont été sollicité pour leur apporter aide et assistance. Les responsables des structures sanitaires au niveau des Communes échantillons ont également été sollicités par le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière pour assurer la prise en charge des équipes d’enquête (hébergement, restauration et conditions de travail). Déroulement de l’enquête sur le terrain Conditions de travail Dans l’ensemble, toutes les conditions de travail étaient réunies pour un bon déroulement de l’enquête. Les quelques problèmes de prise en charge, survenus au départ de l’enquête, ont été très vite solutionnés et les équipes ont disposé de toutes les facilités dans l’exercice de leur travail. Organisation de la phase de la collecte L’exécution de l’enquête sur le terrain a été entamée le 25/03/2006 et s’est étalée sur une période de deux mois et demi. Elle a nécessité la mobilisation de 28 équipes d’enquête réparties à travers l’ensemble des Communes échantillons: Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 29 Tableau HH.2A : Répartition des Wilayas selon les Directions régionales de l’ONS Directions régionales Wilayas Centre Chlef, Béjaia, Blida, Bouira, Tizi Ouzou, Alger, Djelfa, Médéa, Boumerdès, Tipaza, Aïn Defla, Tissemsilt Ouest Adrar, Béchar, Tlemcen, Tiaret, Saïda, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Mascara, Oran, El Bayadh, Tindouf, Naâma, Aïn Témouchent, Relizane. Est Oum El Bouaghi, Batna, Biskra, Tébessa, Jijel, Sétif, Skikda, Annaba, Guelma, Constantine, M’Sila, Bordj Bou Arréridj, El Tarf, Khenchela, Soukh Ahras, Mila. Sud Laghouat, Tamanrasset, Ouargla, Illizi, El Oued, Ghardaïa. Tableau HH.3A : Répartition des équipes selon les Directions régionales de l’ONS Directions régionales Nombre d’équipes Nombre de contrôleurs Nombre d’enquêtrices Centre 9 9 27 Ouest 7 7 21 Est 9 9 27 Sud 3 3 9 Total 28 28 84 E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 30 Organigramme de la phase « exécution » Directeur Technique Responsable des travaux de terrain Responsable des travaux de terrain Superviseur National Superviseur Région Centre 9 Contrôleurs (9 Equipes) 3 Enquêtrice par équipe Superviseur Région Ouest 7 Contrôleurs (7 Equipes) 3 Enquêtrice par équipe Superviseur Région Est 9 Contrôleurs (9 Equipes) 3 Enquêtrice par équipe Superviseur Région Sud 3 Contrôleurs (3 Equipes) 3 Enquêtrice par équipe Superviseur National Accueil des ménages Dans l’ensemble, les ménages ont été accueillants et coopératifs. Ils ont aidé énormément le personnel d’enquête et leur ont facilité la tâche. 2.7 Exploitation de l’enquête La phase exploitation de l’enquête à indicateurs multiples (MICS3) a été entamée le 9 Mai 2006 au sein de l’atelier de saisie informatique de la Direction Régionale des statistiques du Centre (Alger); soit un peu plus d’un mois après le début de l’exécution de l’enquête sur le terrain. Elle a débuté avec l’installation du logiciel et des programmes de saisie sur l’ensemble des postes destinés à cette opération. Des tests de performance du matériel et du programme de saisie ont été effectués pour corriger les éventuelles défaillances. 2.7.1 Récupération des supports d’enquête Une fois renseignés par les enquêtrices et vérifiés par les contrôleurs et les superviseurs, les questionnaires et supports d’enquête ont été mis dans des pochettes par grappe et transmis à la Direction Régionale des Statistiques d’Alger pour leur exploitation. 2.7.2 Recrutement et formation du personnel L’exploitation a nécessité le recrutement de 12 opératrices de saisie pour une durée de deux mois et demi, renforcée par 6 opératrices à la fin de la collecte de l’information sur le terrain. Les opératrices de saisie ont été formées par l’équipe chargée de l’exploitation de l’enquête MICS 3. La formation consistait à: Initier les opératrices aux supports de collectes (descriptif des questionnaires et des différents modules y afférents) Décrire l’organisation du travail et la procédure de saisie A former les opératrices sur le masque de saisie avec des applications pratiques sur les postes de saisie 2.7.3 Organisation de l’archivage Transmises par les Directions Régionales de l’Office National des Statistiques, les pochettes contenant les questionnaires des grappes terminées ont été réceptionnées et entreposées dans la salle des archives de la E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 31 Direction Régionale des Statistiques d’Alger. La cellule de l’archivage mise en place s’est chargée de réceptionner l’ensemble des grappes de l’enquête en procédant à la vérification du contenu de chaque pochette. Les pochettes ont ensuite été acheminées vers l’atelier de saisie pour l’exploitation des questionnaires. Une fois saisis, les questionnaires sont remis par grappe dans les pochettes et récupérées par la cellule chargée de leur archivage. Le suivi et l’encadrement de la cellule d’archivage et de l’atelier de saisie ont été assurés par les cadres de l’Office National des Statistiques. Les problèmes techniques relatifs à la maintenance du matériel informatique étaient pris en charge par un technicien informatique de la Direction Régionale des Statistiques du centre. Saisie des questionnaires D’une manière générale, la saisie des questionnaires s’est déroulée dans de bonnes conditions. L’équipe chargée de l’exploitation de l’enquête était présente durant toute la période de la saisie pour assister les opératrices et pour faire face aux éventuels problèmes techniques. Une fois la saisie achevée, l’opération de la double saisie des questionnaires a été entamée. Tel que préconisé dans la procédure de standardisation du Data Processing de l’enquête MICS3, il a été convenu de re-saisir 58 grappes (soit 10 % de l’ensemble des grappes échantillons). Cette phase, qui s’inscrit dans le cadre de l’épurement des fichiers, a permis de déceler les erreurs de saisie. Epuration des fichiers Cette étape a consisté à nettoyer les fichiers des erreurs de saisie et de collecte. Pour ce faire, deux programmes, en plus de la confrontation de la double saisie aux fichiers initiaux, ont été conçus. Le programme de contrôle de structure a consisté à confronter la structure de chaque grappe saisie (nombre de questionnaires complets et incomplets) aux tableaux récapitulatifs par grappe renseignés par les contrôleurs. Cette procédure a permis de vérifier l’exhaustivité de la saisie des questionnaires renseignés sur le terrain. Le programme d’édition secondaire consiste à faire passer le fichier de grappe par un deuxième programme pour déceler les éventuelles erreurs de cohérence entre les différents modules des trois questionnaires. La correction de ces erreurs nécessite le retour aux questionnaires archivés. La chaîne d’exploitation Equipes d’enquête sur le terrain Région ONS : EST Contrôle Si erreurs nécessitant retour au questionnaire Si pas d'erreurs nécessitant retour au questionnaire Région ONS : OUEST Région ONS CENTRE Réception et classement des questionnaires Saisie des questionnaires Région ONS : SUD Archives E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 32 Extrapolation des données Les coefficients de pondération nécessaires au traitement des données ont été déterminés en tenant compte du plan de sondage de l’enquête. Dans la mesure où il s’agit d’un échantillon stratifié à deux degrés, la détermination des coefficients de pondération a consisté à calculer des coefficients en tenant compte des degrés de tirage. Des coefficients au niveau de chaque sous-région et chaque milieu de résidence ont été donc calculés : Coef1 = 1/Pmg*Pgs avec : Pmg = Probabilité de tirage du ménage dans la grappe Pgs = Probabilité de tirage de la grappe dans le milieu de résidence A partir de là, 3 coefficients furent calculés Un coefficient ménages Coef.men = Ng/ng * Nm/nm, avec: Ng = Nombre de grappes échantillons dans le milieu de résidence ng = Nombre de grappes enquêtées dans le milieu de résidence Nm = Nombre de ménages échantillons dans la strate nm = Nombre de ménages enquêtés dans la strate Un coefficient femmes Coef.fem = Ng/ng * Nf/nf Ng = Nombre de grappes échantillons dans la strate ng = Nombre de grappes enquêtées dans la strate Nf = Nombre de femmes échantillons dans la strate nf = Nombre de femmes enquêtées dans la strate Un coefficient enfant Coef.enf = Ng/ng * Ne/ne Ng = Nombre de grappes échantillons dans la strate ng = Nombre de grappes enquêtées dans la strate Ne = Nombre d’enfants échantillons dans la strate ne = Nombre d’enfants enquêtés dans la strate Il a été procédé ensuite au calcul des coefficients de redressement pour tenir compte des ménages échantillons et des ménages réellement enquêtés des femmes échantillons et des femmes réellement enquêtées des enfants échantillons et des enfants réellement enquêtés 2.8 Taux de réponse et données de l'échantillon L’enquête à indicateurs multiples (MIC3) a été réalisée auprès d’un échantillon de 578 grappes réparties dans les 17 sous-région du territoire national. On a procédé au tirage de 51 ménages échantillons par grappe ; soit un échantillon global de 578 x 51 = 29 478 ménages. Les ménages, les enfants de moins de 5 ans et les femmes de 15 à 49 ans qui appartiennent à ces ménages ont constitué les populations cibles de l’enquête. A l’issue de l’exploitation des données de l’enquête, 29 008 ménages ont été enquêtés ; soit un taux de réponse de 98,4% ; 97,9% en milieu urbain et 99,2% en zone rurale Le nombre de femmes éligibles était évalué à 47 641 femmes. 43 642 d’entre elles ont été questionnées, soit un taux de réponse de 91,6% ; 91,5% en milieu urbain et 91,8% en zone rurale. Sur l’ensemble des 15 000 enfants éligibles, 14 593 personnes, entre mères et personnes s’occupant de l’enfant, ont été questionnées ; soit un taux de réponse de 97,3% ; 96,8% en milieu urbain et 97,9% en zone rurale. E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 33 Tableau HH.1: Résultats des réponses aux questionnaires ménage et individuel Nombre de ménages, femmes et enfants moins de 5 ans selon le résultat des questionnaires et des taux de réponse, MICS3 ALGÉRIE 2006 Strate Région Total Urbain Rural Centre Est Ouest Sud Ménages sélectionnés 18 155 11 321 8 670 8 670 6 936 5 200 29 476 Ménages occupés 18 155 11 321 8 670 8 670 6 936 5 200 29 476 Ménages interviewés 17 778 11 230 8 500 8 560 6 832 5 116 29 008 Taux de réponse des ménages 97.9 99.2 98.0 98.7 98.5 98.4 98.4 Femmes 15-49 ans 28 567 19 074 13 809 14 277 11 216 8 339 47 641 Femmes interviewées 26 131 17 511 12 471 12 699 10 623 7 849 43 642 Taux de réponse au questionnaire femme 91.5 91.8 90.3 88.9 94.7 94.1 91.6 Taux de réponse global questionnaire femme 89.6 91.1 88.5 87.8 93.3 92.6 90.2 Enfants de moins de 5 8 616 6 384 4 196 41 54 3 307 3 343 15 000 Mères interviewées 8 341 6 252 4 090 3 987 3 223 3 293 14 593 Taux de réponse au questionnaire enfant 96.8 97.9 97.5 96.0 97.5 98.5 97.3 Taux de réponse global au questionnaire enfant 94.8 97.1 95.6 94.8 96.0 96.9 95.7 E c h a n ti ll o n n a g e e t m é th o d o lo g ie d e l ’e n q u ê te Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 34 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 35 Conditions de vie du ménage C h ap it re I II Avant d’introduire les données relatives aux enfants et aux femmes, principales catégories de population concernées par l’enquête MICS3, il paraît utile, voire nécessaire de donner un aperçu général de l’ensemble de la population et des ménages algériens à travers leurs principales caractéristiques, leurs conditions de vie et l’environnement dans lequel ils évoluent. Les données relatives aux caractéristiques démographiques, éducationnelles, environnementales et aux conditions de vie de la population peuvent aider à mieux apprécier l’état de santé de la population en général et celui des enfants et des femmes en particulier. En effet, le niveau d’instruction des parents, les conditions d’habitation, les commodités de logement (existence d’eau potable, assainissement, type d’éclairage, combustible…) sont des facteurs dont l’influence sur la situation sanitaire de la population en général et celle des enfants en particulier, n’est plus à démontrer. 3.1 Caractéristiques de la population 3.1.1. Structure par âge et par sexe La population algérienne des ménages ordinaires et collectifs se compose de 50,4% d’hommes et de 49,6% de femmes, soit un rapport de masculinité de 102 hommes pour 100 femmes et ce quel que soit le milieu de résidence. Tableau HH.4B : Structure de la Population par âge, sexe et milieu de résidence Âge quinquennal Masculin Féminin Total Urbain Rural Total Urbain Rural Total Urbain Rural Total 0 à 4 ans 8,2 9,0 8,6 8,3 8,6 8,4 8,3 8,8 8,5 5 à 9 ans 8,6 9,1 8,8 8,4 9,1 8,7 8,5 9,1 8,8 10 à 14 ans 10,3 11,7 10,9 10,1 11,8 10,8 10,2 11,7 10,9 15 à 19 ans 11,0 12,0 11,4 10,9 12,1 11,4 10,9 12,1 11,4 20 à 24 ans 11,5 12,0 11,7 11,4 12,1 11,7 11,4 12,1 11,7 25 à 29 ans 9,6 9,8 9,7 9,0 9,7 9,3 9,3 9,8 9,5 30 à 34 ans 7,9 7,3 7,6 7,8 7,7 7,7 7,8 7,5 7,7 35 à 39 ans 6,6 6,0 6,4 6,9 6,1 6,6 6,8 6,1 6,5 40 à 44 ans 5,7 5,1 5,4 6,3 5,1 5,8 6,0 5,1 5,6 45 à 49 ans 4,9 4,0 4,5 4,9 3,9 4,4 4,9 4,0 4,5 50 à 54 ans 4,4 3,7 4,0 5,0 4,0 4,5 4,7 3,8 4,3 55 à 59 ans 3,4 2,8 3,1 3,2 2,6 2,9 3,3 2,7 3,0 60 & plus 8,0 7,4 7,7 7,9 6,9 7,5 7,9 7,2 7,6 Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 36 Par ailleurs, l’allure de la pyramide des âges dénote un net rétrécissement de la base liée notamment à la baisse de la natalité. Au niveau global, cette baisse remonte à 20 ans, soit à 1986, année où l’Algérie a entamé la seconde phase de la transition démographique relative à la transition de la fécondité. Selon le milieu de résidence, on constate que la transition démographie a concerné dans un premier temps le milieu urbain. Ses effets ne sont apparus en milieu rural que cinq années plus tard. Toutefois, il est à relever qu’au cours de ces dix dernières années, la transition de la fécondité s’est accentuée en milieu rural. L’écart observé entre le poids relatif des 0-4 ans entre les deux milieux de résidence n’est que de 0.5 point alors que cet écart était près de 2 points, il y a 15 ans. Par grands groupes d'âge, la structure de la population indique : que la population de moins de 15 ans représente 28,2% de l’ensemble de la population ; que la population en âge d’activité (15-59 ans) représente 64,2% de la population totale ; que la part des 60 ans et + est de 7,6%. A travers l’évolution de la structure par âge de la population, on peut constater que la tendance à la baisse du poids relatif des tranches d’âge des jeunes continue à évoluer avec un rythme plus lent au cours des dernières années. La part de la population âgée de moins de 5 ans a diminué de plus de moitié en moins de 30 ans et celle de moins de 15 ans a régressé de presque 10 points. A l’inverse, la part de la population en âge de travailler s’est accrue de 10 points durant la même période en passant de 46,3% en 1977 à 64,2% en 2006. Figure HH.1 : Pyramide des âges de la population, - Milieu urbain - Figure HH.3 : Pyramide des âges de la population, - Ensemble - Figure HH.2 : Pyramide des âges de la population, - Milieu rural - C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Même si elle augmente à un rythme plus lent, de l'ordre de 2 points par an, en passant de 5,8 à 7,6% entre 1977 et 2006, la population du troisième âge mérite une attention particulière dans la mesure où elle est appelée à s'accroître compte tenu de la baisse de la fécondité et de l'allongement de l’espérance de vie à la naissance. 3.1.2 Etat matrimonial La répartition de la population âgée de 15 ans et plus selon l’état matrimonial révèle que les célibataires occupent la première position avec 48,4% de l’ensemble des individus de la population âgée de 15 ans et plus des ménages ordinaires et collectifs. Les mariés viennent en seconde position avec 46,4%. Les veufs(ves) et les divorcé(e)s se placent en troisième et quatrième positions avec respectivement 1,2% et 4,0% du total des personnes âgées de 15 ans et plus. Selon le sexe, les données révèlent que le célibat touche plus les hommes que les femmes. Les proportions respectives des hommes et des femmes célibataires, âgées de 15 ans et plus sont de 52,9 et 43,8%, soit un écart de presque 10 points. Les femmes, quant à elles, sont plus touchées par le veuvage et à un degré moindre par le divorce. Les écarts constatés, notamment en ce qui concerne la part des veuves, peuvent être expliqués, entre autres, par le remariage plus fréquent chez les hommes. En outre, la différence d’âge entre les conjoints et l’allongement de l’espérance de vie (de plus en plus élevée pour les femmes) sont aussi des facteurs qui peuvent expliquer ce constat. Selon l’âge, les données montrent l’importance de la part des célibataires, même à un âge avancé, pour les deux sexes et plus particulièrement pour les hommes. La part des célibataires est de 98,2% pour la tranche d’âge 20 à 24 ans, 85,5% pour la tranche 25 à 29 ans et 56,2% pour celle des 30 à 34 ans. Chez les personnes âgées de 30 à 34 ans, plus de la moitié des hommes (56,2%) et plus du tiers des femmes du même âge (36,1%) sont célibataires, alors que chez les personnes âgées 35 à 39 ans, ces proportions sont respectivement de plus du quart (26,0%) chez les hommes et plus du cinquième chez les femmes (21,4%). Le rythme d’accroissement de la proportion des célibataires parmi les personnes âgées entre 25 et 34 a été très rapide durant les 2 dernières décennies. En 1987, les proportions des célibataires parmi les personnes des tranches d’âge 25 à 29 et 30 à 34 ans étaient de 49,6 et 17,2%. Pour les mêmes tranches d’âges, les proportions respectives des célibataires sont passées à 61,6 et 30,4% en 1998 pour atteindre 71,8 et 46,2% en 2006. 3.1.3 Education Les études sociales, démographiques ou de santé ont toutes montré que les niveaux d’instruction des parents jouent un rôle fondamental non seulement dans l’éducation de leurs enfants mais également dans la prise en charge des besoins d’hygiène, de nutrition, de scolarité et de santé d’une manière générale. Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 37 Tableau HH.5A : Evolution de la structure de la population par âge Groupe d’âge Années 1977* 1987* 1998* 2002** 2006*** 0 à 4 ans 18,7 16,6 10,9 8,1 8,5 5 à 14 ans 29,1 27,5 25,3 22,7 19,7 15 à 59 ans 46,3 50,2 57,2 61,7 64,2 60 ans & + 5,8 5,8 6,6 7,5 7,6 Total 100 100 100 100 100 Source : * Recensement, **Enquête PAPFAM, ***Enquête MICS3 Tableau HH.6 : Structure de la population selon l’état matrimonial Etat matrimonial Masculin Féminin Total Célibataire 52,9 43,8 48,4 Marié (e) 45,8 47,0 46,4 Divorcé (e) 0,4 2,0 1,2 Veuf (ve) 0,9 7,1 4,0 Total 100 100 100 Tableau HH.7 : Proportion des célibataires selon l’âge quinquennal et le sexe Âge quinquennal Célibataires Masculin Féminin Total 15_19 99,7 98,1 98,9 20_24 98,2 82,8 90,6 25_29 85,5 57,4 71,8 30_34 56,2 36,1 46,2 35_39 26,0 21,4 23,7 40_44 8,5 10,4 9,5 45-49 3,4 5,1 4,2 50_54 1,7 3,1 2,5 55_59 0,8 1,6 1,2 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 38 En effet, l'instruction des parents, notamment de la mère, est à même de réduire significativement les risques de maladies, d'assurer une meilleure prise en charge des problèmes de santé de leurs enfants. Une mère instruite est mieux à même de veiller sur sa santé, notamment reproductive, depuis la grossesse jusqu’aux soins postnatals. Elle est également plus apte à faire face aux éventuels problèmes de santé de ses enfants. Fréquentation de l’école Sur l’ensemble des personnes âgées de 5 ans et plus, 77,7% ont fréquenté l’école ; 83,0% des habitants du milieu urbain et 71,0% de ceux résidant en zone rurale. On peut constater que les femmes, plus particulièrement, les rurales, enregistrent les taux les plus bas en termes de scolarité. L’écart entre les hommes et les femmes est de 12,5 points ; 9,7 points en milieu urbain et 20 points en zone rurale. Taux de scolarisation Le taux de scolarisation des enfants âgés de 6 à 14 ans est estimé à 94,3% au niveau national. Il est légèrement plus élevé en milieu urbain où il est de 96,7%, contre 91,5% en zone rurale. Le plus fort taux de scolarisation est enregistré parmi les filles du milieu urbain et le plus faible parmi les filles qui résident en zone rurale. Dans l’urbain, les taux de scolarisation des garçons et des filles sont pratiquement identiques. En zone rurale, il existe une légère différence en faveur des garçons même si on estime que les taux observés sont assez appréciables pour les deux sexes. En effet, le taux de scolarisation global observé a connu un accroissement de 10 points en 8 ans. Il est passé de 84,3% en 1998 à 94,3% en 2006. Le gain est encore plus important en zone rurale, particulièrement pour les filles. En zone rurale et pour les deux sexes confondus, le taux de scolarisation est passé de 77,0% à 91,5% entre 1998 et 2006 ; soit une augmentation de 14,5 points. Le même accroissement est de 18 points pour les femmes rurales (71,7% en 1998 et 89,7 en 2006). Le niveau d’instruction Globalement, le niveau d’instruction des personnes âgées de 6 ans et plus, ayant fréquenté l’école est assez moyen. 36,1% ont un niveau primaire et 35,2%, un niveau moyen. Tableau ED.3A : Proportion de la population âgée de 5 ans et plus ayant fréquenté l’école selon le sexe et le milieu de résidence Milieu de résidence Masculin Féminin Total Urbain 87,8 78,1 83,0 Rural 78,9 63,0 71,0 Total 83,9 71,4 77,7 Tableau ED.2A : Structure de la population âgée de 6 ans et plus, ayant fréquenté ou fréquentant l’école selon le niveau d’instruction Urbain Rural Ensemble Niveau d’instruction Masculin Féminin Total Masculin Féminin Total Masculin Féminin Total Ecole maternelle 0,2 0,1 0,2 0,2 0,1 0,2 0,2 0,1 0,2 Primaire 32,2 31,2 31,7 40,1 45,8 42,6 35,5 36,9 36,1 Moyen 36,6 32,1 34,5 39,4 32,1 36,2 37,8 32,1 35,2 Secondaire 21,2 24,8 22,9 15,8 16,2 16,0 19,0 21,5 20,1 Supérieur 9,8 11,8 10,7 4,4 5,7 5,0 7,6 9,4 8,4 Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 Tableau ED.1A : Taux de scolarisation des 6 à 14 ans selon le sexe et le milieu de résidence Sexe Urbain Rural Total Masculin 96,6 93,2 95,0 Féminin 96,8 89,7 93,5 Total 96,7 91,5 94,3 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 39 Les personnes ayant au moins le niveau secondaire représentent 28,5% de l’ensemble de la population, ayant fréquenté l’école; 26,6% pour les hommes et 30,9% pour les femmes. Le niveau d’instruction des femmes est meilleur que celui des hommes et ce quel que soit le milieu de résidence. Sur l’ensemble des femmes âgées de 6 ans et plus, ayant fréquenté l’école, 30,9% ont au moins le niveau secondaire ; 36,6% en milieu urbain et 21,9% en zone rurale alors que sur le total des hommes âgés de 6 ans et plus, ayant fréquenté l’école, 26,6% ont au moins le niveau secondaire ; 31,0% en milieu urbain et 20,2% en zone rurale. Par ailleurs, les personnes de niveau universitaires représentent 9,4% parmi la population féminine âgée de 6 ans et plus et ayant fréquenté l’école et 7,6% parmi la population masculine. L’analphabétisme Le taux d’analphabétisme de la population âgée de 10 ans et plus est de 24,0 % ; 16,5% pour les hommes et 31,6% pour les femmes. Les habitants de la zone rurale, parti- culièrement les femmes, enregistrent les plus forts taux d’analphabétisme. La proportion d’analphabètes, parmi la population âgée de 10 ans et plus, est de 18,2% en milieu urbain et de 31,5% en zone rurale ; soit un écart de 13,3 points. Les plus fortes proportions d’analphabètes sont enregistrées chez les femmes. Les taux d’analphabétisme des femmes sont de 24,1% dans l’urbain et 41,3% dans le rural alors qu’ils sont respectivement de 12,4% et de 21,8% d’analphabètes parmi les hommes de 10 ans et plus en milieu urbain et en zone rurale. 3.2 Caractéristiques des ménages Taille du ménage La taille moyenne du ménage algérien est de 5,9 personnes ; 5,7 en milieu urbain et 6,2 personnes en zone rurale. Elle était estimée à 6,6 personnes en 1998. Composition du ménage La composition des ménages selon les catégories de population, objet de notre enquête, indique que : 76,6% des ménages algériens ont au moins un enfant âgé de moins de 18 ans; 38,7% ont au moins un enfant âgé de moins de 5 ans; 91,8% ont au moins une femme âgée entre 15 et 49 ans. On peut également constater que les femmes éligibles ou toutes les femmes des ménages échantillons âgées de 15 à 49 ans présentent les caractéristiques suivantes : 55,9 % résident en milieu urbain et 44,1% en zone rurale 19,2 % ont moins de 20 ans, 38,8% appartiennent à la tranche d’âge 20 à 29 ans, 26% à celle des 30 à 39 ans et 18,7% ont un âge compris entre 40 et 49 ans 44,3% étaient mariées au moment de l’enquête, 52,6% célibataires et 3,2% divorcées ou veuves 89,4% parmi les femmes actuellement ou déjà mariées ont déjà eu une naissance vivante et 10,6% n’ont jamais eu d’enfant 22,4% n’ont aucun niveau d’instruction, 18,4 % un niveau primaire, 27,1% un niveau moyen, 23,1% un niveau secondaire et 8,9% un niveau supérieur. En ce qui concerne les enfants éligibles ou enfants de moins de 5 ans des ménages échantillons, on peut relever que: 51,0% sont des garçons et 49,0% des filles 54,2% résident en milieu urbain et 45,8% en zone rurale Les moins de 6 mois représentent 9,1% de l’ensemble des enfants, 11,3% appartiennent à la tranche d’âge 6 à 11mois, 20,5% à celle des 12 à 23 mois, 20,6% à celle des 24 à 35 mois, 19,5% à celle des 36 à 47 mois et 19,0% à la tranche d’âge 48 à 59 mois. Tableau ED.3B : Taux d’analphabétisme des personnes de 10 ans et plus selon le sexe et le milieu de résidence Sexe Urbain Rural Total Masculin 12,4 21,8 16,5 Féminin 24,1 41,3 31,6 Total 18,2 31,5 24,0 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 40 Pour 30,4% des enfants, les mères n’ont aucun niveau d’instruction et pour 19%, un niveau primaire. Les enfants dont les mères ont un niveau moyen, secondaire ou supérieur représentent respectivement, 24,3%, 21,0% et 5,3% de l’ensemble des enfants de moins de 5 ans. 3.2.1 Caractéristiques des chefs de ménage La plupart des ménages sont dirigés par des hommes. Les femmes ne représentent que 10,4% des chefs de ménage; 12,5% en milieu urbain et 7,5% en zone rurale. Âge des chefs de ménage L’âge modal des chefs de ménage se situe au niveau du groupe des 40 à 44 ans. Il y a lieu de signaler, cependant, la forte proportion des chefs de ménage de plus de 60 ans. En effet, plus du quart (26,4%) des chefs de ménage appartiennent à la population du troisième âge. L’âge moyen des chefs de ménage est de 51 ans ; 52 ans en milieu urbain et 50 ans en zone rurale. On peut constater par ailleurs que contrairement aux femmes, une bonne partie des hommes prennent la responsabilité du ménage à partir de la tranche d’âge 30 à 34 ans. Les hommes chefs de ménage qui appartiennent à cette tranche représentent 20,5% de l’ensemble des chefs de ménage de sexe masculin alors que pour la même tranche d’âge, les femmes chefs de ménage ne représentent que 5,9% du total des chefs de ménage de sexe féminin. L'âge modal se situe au niveau de la tranche 40 à 44 ans pour les hommes alors qu’il appartient au groupe d’âge 60 ans et plus pour les femmes. L’âge moyen des chefs de ménage est de 50 ans pour les hommes et de 58 ans pour les femmes. Etat matrimonial On peut constater que les hommes deviennent chefs de ménage une fois mariés alors que les femmes ne le deviennent, dans leur grande majorité, qu’une fois veuves. Les mariés représentent 96,0% de l’ensemble des chefs de ménage pour les hommes alors qu’ils ne représentent que 8,3% pour les femmes. A l’inverse, 74,0% des femmes chefs de ménage sont veuves contre 1,6% pour les hommes. Tableau HH.8 : Structure des chefs de ménage selon l’âge et le milieu de résidence Groupe d’âge Urbain Rural Total Moins de 30 ans 2,3 3,7 2,9 30 à 34 ans 17,0 21,7 19,0 40 à 44 ans 28,7 27,4 28,2 50 à 54 ans 24,9 21,9 23,6 60 ans & plus 27,2 25,3 26,4 Total 100 100 100 Tableau HH.9 : Structure des chefs de ménage selon l’âge et le sexe Groupe d’âge Masculin Féminin Total Moins de 30 ans 3,1 0,7 2,9 30 à 34 ans 20,5 5,9 19,0 40 à 44 ans 29,0 21,4 28,2 50 à 54 ans 23,2 27,1 23,6 60 ans & plus 24,2 24,2 26,4 Total 100 100 100 Tableau HH.10 : Structure des chefs de ménage selon l’état matrimonial et le sexe Etat matrimonial Masculin Féminin Total Célibataire 2,1 3,5 2,3 marie 96,0 8,3 86,8 divorce 0,4 14,2 1,8 veuf 1,6 74,0 9,1 Total 100 100 100 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 41 Instruction Analphabétisme Globalement, près de 6 chefs de ménage sur 10 (58,8%) sont analphabètes. La proportion des analphabètes est beaucoup plus importante en zone rurale. 64,7% et 53,3% sont les taux d’analphabétisme respectifs du milieu urbain et de la zone rurale. Les plus fortes proportions d’analpha- bètes sont cependant enregistrées chez les femmes. 82,6% des femmes chefs de ménage sont analphabètes; 77,5% pour les urbaines et 82,6% pour les rurales. Niveau d’instruction Le niveau d’instruction des chefs de ménage qui ont fréquenté l’école est assez faible, particulièrement en zone rurale. 66,1% des chefs de ménage ont au plus un niveau moyen ; 66,1% des habitants de l’urbain et 80,2% des ruraux. Les chefs de ménage qui ont un niveau secondaire et plus représentent un taux de 29,1%; 33,9% pour les urbains et 19,8% pour les ruraux. Les plus faibles niveaux d’instruction sont observés chez les femmes. Près des trois quarts des femmes chefs de ménage (74,0%) ont au plus un niveau moyen et 26 % d’entre elles ont un niveau de secondaire et supérieur. 3.3 Conditions de vie et commodités Les conditions d’habitation et les commodités de logement ont une grande influence sur l’état de santé des personnes. L’approvisionnement en eau, le mode d’évacuation, le combustible utilisé pour la préparation des repas et le type d’éclairage sont autant de facteurs dont l’influence sur l’état de santé n’est pas à négliger. Une eau non potable peut être à l’origine de nombreuses maladies, telles que le trachome, le choléra, la fièvre typhoïde et la schistosomiase. De la même manière, une évacuation inadéquate des déchets et, par conséquent, des conditions d'hygiène insuffisantes ou mauvaises sont une source de maladies diarrhéiques ou de la poliomyélite. Par ailleurs, les niveaux élevés de pollution, provoqués par les combustibles solides utilisés pour la préparation des repas, peuvent causer des problèmes de santé, notamment des maladies respiratoires, en particulier chez les enfants de moins de 5 ans. Tab10 ED.4A : Taux d’analphabétisme des chefs de ménage selon le sexe et le milieu de résidence Sexe Urbain Rural Total Masculin 48,2 61,8 55,1 Féminin 77,5 92,8 82,6 Total 53,3 64,7 58,8 Tableau ED.5A : Structure des chefs de ménage ayant fréquenté l’école selon le niveau d’instruction, le sexe et le milieu de résidence Milieu de résidence Urbain Rural Total Niveau d’instruction Masculin Féminin Total Masculin Féminin Total Masculin Féminin Total Primaire 37,6 50,3 38,5 50,2 51,6 50,2 42,1 50,5 42,5 Moyen 27,9 23,2 27,5 30,1 25,4 30,0 28,7 23,5 28,4 Secondaire 21,7 18,4 21,5 16,1 17,5 16,1 19,7 18,3 19,6 Supérieur 12,8 8,1 12,5 3,6 5,5 3,7 9,6 7,7 9,5 Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 42 3.3.1 Type de logement habité Les maisons individuelles/villas constituent le type de logement le plus répandu en Algérie et ce quel que soit le milieu de résidence (48,8% de la population algérienne résidante). Les maisons traditionnelles arrivent en seconde position avec plus du quart (25,6%) de la population. Malgré toutes les campagnes visant à son éradication, l’habitat précaire demeure assez présent dans la mesure où il constitue le type d’habitation pour 4,6% des ménages. On peut constater également que le type de logement diffère selon le milieu de résidence. Les appartements sont plus présents en milieu urbain et les maisons traditionnelles plus fréquentes en zone rurale. 3.3.2 Statut d’occupation La grande majorité de la population algérienne est propriétaire ou copropriétaire du logement qu’elle habite (74,2%); 70,0% en milieu urbain et 80,1% en zone rurale. Les locataires arrivent en seconde position. Ils concernent 23,0% de la population urbaine et 17,6% de la population rurale. Il faut cependant signaler la nouveauté du phénomène de la location auprès des particuliers. Très faible jusqu’à la fin des années 1990, la proportion des locataires auprès des particuliers est presque aussi importante que celle des locataires auprès des entreprises publiques en milieu urbain et elle est nettement supérieure en zone rurale. 3.3.3 Nombre de pièces Plus de la moitié (55,4%) des ménages algériens occupent des logements de 2 à 3 pièces et ce, quel que soit le milieu de résidence. 58,0 et 51,9% des populations respectives du milieu urbain et de la zone rurale résident dans ces types de logement. Plus adaptée pour les ménages algériens dont la taille moyenne est de 6 personnes, les logements de 4 à 5 pièces n’abritent que 24,3% des ménages; 24,1% en milieu urbain et 24,6% en zone rurale. Le nombre moyen de pièces par logement est de 3,0 pièces ; 3,1 en milieu urbain et 2,9 en zone rurale. Le nombre moyen de personnes par pièces est de 2,2 ; 2,0 personnes en milieu urbain et 2,4 en zone rurale. Tableau HC.1 : Structure des ménages selon le type de logement et le milieu de résidence Type de logement Urbain Rural Total Maison individuelle - villa 50,2 47,0 48,8 Appartement 31,8 4,5 20,3 Maison traditionnelle 14,6 40,9 25,6 Habitat précaire 3,0 6,7 4,6 Autre 0,4 0,9 0,6 Total 100 100 100 Tableau HC.2 : Structure des ménages selon le statut d’occupation et le milieu de résidence Statut d’occupation Urbain Rural Total Propriétaire 58,0 68,0 62,2 Copropriétaire 12,0 12,1 12,0 Locataire auprès de l’Etat 12,8 3,1 8,7 Locataire auprès d'un particulier 10,2 14,5 12,0 Loge gratuitement 6,4 1,7 4,4 Autre 0,6 0,7 0,7 Total 100 100 100 Tableau HC.3 : Structure des ménages selon le nombre de pièces du logement occupé et le milieu de résidence Nombre de pièces Urbain Rural Total 1 pièce 11,7 18,2 14,4 2 à 3 pièces 58,0 51,9 55,4 4 à 5 pièces 24,1 24,6 24,3 6 pièces & plus 6,2 5,3 5,8 Total 100 100 100 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 43 3.3.4 Eau et assainissement Rattachement au réseau d’eau 75,0% de l’ensemble des logements habités par la population algérienne sont rattachés au réseau de distribution d’eau potable ; 90,2% en milieu urbain et 54,0% en zone rurale. Principales sources d’eau consommée Pour la consommation de l’eau, 85,4% de la population boivent de l’eau puisée dans des sources protégées ; 88,3% pour le milieu urbain et 81,8% pour les ruraux. L’écart entre le taux de rattachement et la consommation de l’eau à partir d’une source protégée est dû au problème de l'indisponibilité de l’eau en raison, des coupures opérées par les structures chargées de l’approvisionnement. Il y a lieu de noter que pas moins de 11,7% de la population urbaine et 14,6% des ruraux consomment de l’eau à partir de sources non protégées avec tout ce que cela comporte comme risques d’être atteint par les maladies, notamment le choléra, la fièvre typhoïde, etc. 4.3.4.2 Principales sources d’eau consommée Pour la consommation de l’eau, 85,4% de la population boivent de l’eau améliorée puisée dans des sources protégées conformément à la recommandation conjointe de l'OMS et de l'UNICEF en la matière ; 88,3% pour le milieu urbain et 81,8% pour les ruraux. Il y a lieu de noter que 14,7% de la population (pas moins de 12% de la population urbaine et 18.2 % des ruraux) consomment de l’eau à partir des sources non protégées avec tout ce que cela comporte comme risques d’être atteint par les maladies, notamment le choléra, la fièvre typhoïde, etc. C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 44 Tableau EN.1 : Utilisation de sources d'eau améliorées Structure de la population selon la source d'approvisionnement en eau potable et part relative de la population utilisant une source d'eau améliorée, MICS3 ALGÉRIE 2006 Source d'approvisionnement en eau potable To ta l S o u rc e d 'a p p ro vi si o n n em en t en e au d e b o is so n a m él io ré e* n o m b re d e m em b re s d u m én ag e Source améliorée Source non améliorée E au d u r o b in et d an s le lo g em en t E au d e ro b in et d an s la c o u r/ p ar ce lle R o b in et p u b lic /b o rn e fo n ta in e P u it s à p o m p e/ fo ra g e P u it s p ro té g é S o u rc e p ro té g ée E au d e p lu ie E au e n b o u te ill e1 P u it s n o n p ro té g é S o u rc e n o n p ro té g ée C am io n -c it er n e E au d e b o u te ill e1 A u tr e Région Centre 66,4 5,1 6,3 5,5 5,5 3,7 0,1 1,3 1 1,2 3,3 0 0,5 100 93,7 59 691 Est 54,6 12,1 6,8 2,8 3,2 4,5 0 0,9 1 2,5 10,3 0,1 1,2 100 84,8 53 430 Ouest 49,2 15,2 3 0,9 6 2,8 0 1,2 1,1 0,4 19,4 0,3 0,5 100 78,2 39 807 Sud 60 5,5 2,3 1 2,2 1,7 0 0,4 0,8 0,2 24,8 0,1 1,1 100 73 18 172 Résidence Urbaine 71,8 7,7 2,4 0,7 1,9 1,9 0 1,7 0,1 0,6 10,4 0,2 0,7 100 87,9 95 448 Rurale 40,8 12,2 8,9 6,1 7,8 5,6 0,1 0,3 2,2 2,2 12,9 0 0,9 100 81,6 75 651 Instruction du chef de ménage Aucune 49,7 11,9 7,3 3,6 5,6 4,1 0,1 0,4 1,5 2 13,3 0 0,7 100 82,3 76 430 Primaire 60,7 9,9 4,3 3,3 4,6 3 0 0,6 0,8 0,8 11 0,1 0,9 100 86,2 43 518 Moyen 64,1 8,1 3,7 2,9 3,5 3 0,1 1,5 0,6 0,9 10,4 0,1 1 100 86,8 25 801 Secondaire 71,5 5,2 2,8 2,1 2,5 3,1 0 2,6 0,5 0,9 8,3 0,2 0,3 100 89,6 17 085 Supérieur 74,7 2,4 1,6 0,9 2 3,9 0 5,6 0,1 0,7 6,9 0,7 0,7 100 90,8 8 223 Quintile de l’indice de richesse les plus pauvres 17,8 15,2 16 6,3 9,5 7,4 0,1 0 3,7 4,6 17,3 0,1 1,9 100 72,2 34 208 Second 44,7 16,9 5,4 4,6 6,4 4,1 0,1 0,1 0,9 0,5 15,2 0 1 100 82,2 34 245 Moyen 65,7 11,8 2,5 2,4 3,1 2,2 0 0,3 0,3 0,5 10,8 0 0,5 100 87,8 34 224 Riche 78,1 3,6 1,4 1,3 2,2 2,3 0 1 0,1 0,5 9,1 0,2 0,3 100 89,7 34 180 les plus riches 84 0,8 1 1 1,6 1,5 0 3,9 0 0,5 5,1 0,4 0,2 100 93,6 34 243 Total 58,1 9,7 5,3 3,1 4,5 3,5 0 1,1 1 1,3 11,5 0,1 0,8 100 85,1 171 100 * Indicateur MICS no 11; Indicateur MDG no 30 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 45 Tableau EN.2 : Traitement de l'eau dans le ménage Structure de la population selon la méthode de traitement de l'eau de boisson et part relative de la population utilisant une méthode appropriée pour le traitement de l'eau, MICS-ALGÉRIE, 2006 Traitement de l'eau de boisson dans le ménage To u te s le s so u rc es : M ét h o d e ap p ro p ri ée p o u r tr ai te r l'e au * N o m b re d e p er so n n es S o u rc es a m él io ré es : M ét h o d e ap p ro p ri ée p o u r tr ai te r l'e au N o m b re d e p er so n n es S o u rc es n o n a m él io ré es : M ét h o d e ap p ro p ri ée p o u r tr ai te r l'e au N o m b re d e p er so n n es R ie n B o u ill ir E au d e Ja ve l/c h lo re Fi lt ra ti o n A u tr e Région Centre 84,1 ,9 14,3 1,0 ,6 15,3 59 691 14,7 55 958 55 958 3 733 Est 82,3 ,7 15,2 1,3 ,6 16,8 53 430 16,8 45 298 16,8 8 132 Ouest 82,4 2,4 14,5 ,2 ,6 16,7 39 807 15,1 31 123 22,2 8 684 Sud 80,9 ,7 17,1 1,2 ,3 18,7 18 172 14,9 13 258 29,0 4 914 Strate Urbaine 81,8 1,7 15,5 1,0 ,5 17,5 95 448 16,8 83 892 22,8 11 556 Rurale 84,0 ,6 14,2 ,9 ,7 15,1 75 651 13,7 61 746 21,3 13 906 Niveau d'instruction du chef de ménage Aucune 83,9 1,0 14,2 1,0 ,5 15,4 76 430 14,1 62 934 21,4 13 496 Primaire 83,5 1,0 14,2 ,7 ,8 15,6 43 518 14,7 37 524 20,8 5 995 Moyen 81,7 1,3 15,9 ,9 ,6 17,4 25 801 16,8 22 384 21,3 3 417 Secondaire 80,2 1,6 17,3 1,0 ,3 19,2 17 085 18,1 15 310 29,1 1 775 Supérieur 77,0 3,5 18,2 1,9 ,6 22,1 8 223 21,5 7 464 27,8 759 Quintile de l’indice de richesse Les plus pauvres 83,3 ,7 14,6 ,8 ,7 15,5 34 208 13,5 24 710 20,8 9 498 Deuxième 83,4 ,6 15,0 ,9 ,6 15,7 34 245 14,5 28 143 21,6 6 102 Moyen 83,2 1,3 14,9 ,7 ,5 16,2 34 224 15,0 30 058 25,0 4 166 Quatrième 83,0 1,5 14,8 ,8 ,8 16,3 34 180 15,8 30 676 21,3 3 504 Les plus riches 80,8 1,9 15,6 1,5 ,5 18,4 34 243 18,1 32 050 23,7 2 193 Total 82,8 1,2 15,0 ,9 ,6 16,4 171 100 15,5 145 638 22,0 25 462 * Indicateur MICS 13 4.3.4.4 Traitement de l’eau Le traitement de l’eau avant son utilisation est effectué par 16,5% de l’ensemble de la population algérienne; 17,5% pour les habitants du milieu urbain et 16,4% des ruraux. 15,5% de l’ensemble des personnes qui utilisent une source d’approvisionnement en eau, améliorée recourent à une méthode appropriée pour le traitement de l’eau, cette part atteint 21,3% de la population qui a accès à une eau non améliorée. Il faut signaler par ailleurs que l’eau de Javel/chlore est la méthode de traitement de l’eau la plus utilisée et ce quel que soit le milieu de résidence. 1Une installation d’assainissement améliorée est définie comme l’existence de toilettes avec une chasse reliée au réseau d’assainissement, à une fosse septique ou à des latrines. 4.3.4.5 Assainissement 92,7% de la population a accès à des installations d’assainissement améliorées. Aussi, 73,3% de la population est rattachée au réseau d’évacuation des eaux usées, 17,2% à une fosse septique). C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 46 Tableau EN.5 : Utilisation des moyens sains d’évacuation des eaux usées Structure de la population selon le type de toilettes utilisées par le ménage, MICS-ALGÉRIE, 2006 Type de toilettes To ta l % d e la p o p u la ti o n u ti lis an t d es in st al la ti o n s d ’a ss ai n is se m en t am él io ré es * N o m b re t o ta l d es p er so n n es Installations sanitaires améliorées Installations sanitaires non améliorées C h as se r el ié e à l'é g o u t C h as se r el ié e à u n e fo ss e se p ti q u e C h as se r el ié e à d es la tr in es P as d e to ile tt es A u tr e N D Région Centre 75,9 15,4 4,0 2,9 ,3 1,5 100,0 95,3 59 691 Est 67,6 21,2 ,6 5,9 2,6 2,2 100,0 89,3 53 430 Ouest 75,8 15,9 ,6 6,8 ,4 ,3 100,0 92,4 39 807 Sud 75,6 14,8 4,2 4,6 ,2 ,7 100,0 94,5 18 172 Strate Urbaine 91,9 5,3 ,4 ,6 ,3 1,5 100,0 97,6 95 448 Rurale 49,8 32,3 4,4 10,4 2,0 1,2 100,0 86,5 75 651 Niveau d'instruction du chef de ménage Aucune 64,7 21,5 3,2 8,1 1,3 1,2 100,0 89,4 76 430 Primaire 76,8 16,0 1,8 3,2 1,1 1,2 100,0 94,6 43 518 Moyen 78,8 15,3 ,9 2,3 ,9 1,8 100,0 95,0 25 801 Secondaire 84,8 10,5 1,2 1,4 ,6 1,5 100,0 96,5 17 085 Supérieur 92,5 4,9 ,1 ,4 ,1 2,0 100,0 97,5 8 223 Quintile de l’indice de richesse Les plus pauvres 21,6 43,7 8,0 22,7 2,3 1,7 100,0 73,2 34 208 Deuxième 63,3 29,3 2,1 1,6 2,0 1,6 100,0 94,8 34 245 Moyen 87,9 9,5 ,6 ,2 ,7 1,2 100,0 98,0 34 224 Quatrième 95,5 2,7 ,1 ,1 ,1 1,5 100,0 98,3 34 180 Les plus riches 98,0 1,1 ,0 ,1 ,0 ,8 100,0 99,1 34 243 Total 73,3 17,2 2,2 4,9 1,0 1,4 100,0 92,7 171 100 *Indicateur MICS n° 12; Indicateur MDG n° 31 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Tableau EN.7 : Utilisation des sources d’eau améliorées et d’installations d’assainissement améliorées Part relative de la population utilisant une source d’eau améliorée, et disposant d’installations d’assainissement améliorées, MICS3-Algérie, 2006 % de la population utilisant des sources d’eau améliorées* % de la population utilisant des installations d’assainissement améliorées** % de la population utilisant des sources d’eau améliorées et des installations d’assainissement améliorées Effectif des ménages Région Centre 93,7 95,3 90,2 8 500 Est 84,8 89,3 78,0 8 560 Ouest 78,2 92,4 73,2 6 832 Sud 73,0 94,5 70,1 5 116 Strate Urbaine 87,9 97,6 85,9 17 778 Rurale 81,6 86,5 73,2 11 230 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 47 Principales sources d’eau utilisée pour se laver et pour les tâches ménagères La grande majorité des habitants de l’urbain (86,4%) utilise le réseau d’eau potable pour se laver, faire la cuisine, laver la nourriture, la vaisselle ou le linge. Pour les ruraux, c’est le puits à pompe/forage (51%) et le réseau d’eau (45,3%) qui constituent les principales sources d’eau pour les différentes tâches ménagères. Traitement de l’eau Le traitement de l’eau avant son utilisation est effectué par 16,5% de l’ensemble de la population algérienne; 17,5% pour les habitants du milieu urbain et 16,4% des ruraux. Le traitement des eaux est effectué par 15,5% de l’ensemble des personnes qui utilisent une source d’approvisionnement en eau, protégée et par 21,3% du total de ceux dont la source d’approvisionnement n’est pas protégée. Pour les premiers, il s’agit d’une double sécurité contre les éventuelles maladies causées par une eau non potable. A l’inverse, les seconds ne font qu’accroître le risque d’être atteint par ce type de maladies. Il faut signaler par ailleurs que l’eau de Javel/chlore est la méthode de traitement de l’eau la plus utilisée et ce quel que soit le milieu de résidence. Par ailleurs, 95% de l’ensemble de la population algérienne disposent de toilettes. Pour 83,0% de cet ensemble, les toilettes sont à l’intérieur alors qu’elles sont à l’extérieur pour 12,0%. Les habitants qui ne disposent pas du tout de toilettes représentent 4,9% du total de la population algérienne; 0,6% en milieu urbain et 10,4% en zone rurale. Selon le milieu de résidence, la proportion des habitants disposent de toilettes est plus importante en milieu urbain. 99,9% et 89,6% sont les proportions respectives des habitants de l’urbain et du rural à disposer de toilettes ; soit un écart de 10 points. Par ailleurs, l’écart entre les habitants qui disposent de toilettes à l’intérieur du logement est de 20,7 points en faveur de la population urbaine. C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e (suite) Tableau EN.7 : Utilisation des sources d’eau améliorées et d’installations d’assainissement améliorées Part relative de la population utilisant une source d’eau améliorée, et disposant d’installations d’assainissement améliorées, MICS3-Algérie, 2006 % de la population utilisant des sources d’eau améliorées* % de la population utilisant des installations d’assainissement améliorées** % de la population utilisant des sources d’eau améliorées et des installations d’assainissement améliorées Effectif des ménages Niveau d'instruction du chef de ménage Primaire 86,2 94,6 82,5 6 873 Moyen 86,8 95,0 83,3 4 710 Secondaire 89,6 96,5 87,0 3 448 Superieur 90,8 97,5 88,7 1 546 Missing/DK 51,0 73,7 51,0 10 Quintile de l’indice de richesse Les plus pauvres 72,2 73,2 56,0 6 348 Deuxième 82,2 94,8 78,4 5 544 Moyen 87,8 98,0 86,2 5 577 Quatrième 89,7 98,3 88,2 5 699 Les plus riches 93,6 99,1 92,8 5 840 Total 85,1 92,7 80,3 29 008 * Indicateur MICS n°11; Indicateur MDG n°30 **Indicateur MICS n° 12; Indicateur MDG n° 31 Tab10 EN.5A : Structure de la population selon l’existence des toilettes et le milieu de résidence Existence des toilettes Urbain Rural Total Oui, a l'intérieur du logement 92,2 71,5 83,0 Oui, a l'extérieur du logement 7,2 18,1 12,0 Pas de toilettes 0,6 10,4 4,9 Total 100 100 100 Tableau CH.8 : Utilisation des combustibles solides Structure des ménages selon le type de combustible utilisé pour la cuisine et part relative des ménages utilisant des combustibles solides, MICS-ALGÉRIE, 2006 Type de combustible utilise pour la cuisine Combus- tibles solides * Nombre de ménagesElectricité Gaz naturel Charbon de bois Bois Gaz en butane Autre Région Centre ,5 37,0 ,2 1,5 60,7 ,1 1,8 10 334 Est ,4 45,4 ,6 ,8 52,7 ,1 1,5 8 987 Ouest ,5 35,0 ,1 ,1 64,2 ,0 ,2 6 754 Sud ,5 29,9 ,1 ,9 68,5 ,1 1,0 2 933 Strate Urbaine ,6 60,7 ,0 ,1 38,7 ,0 ,1 16 825 Rurale ,3 7,7 ,7 2,1 89,1 ,1 2,8 12 183 Niveau d'instruction du chef de ménage Aucune ,5 30,0 ,6 2,0 66,9 ,1 2,5 11 919 Primaire ,5 37,3 ,2 ,2 61,7 ,0 ,4 7 200 Moyen ,5 40,4 ,1 ,4 58,7 ,0 ,5 4 879 Secondaire ,3 52,2 ,1 ,0 47,4 ,0 ,1 3 375 Supérieur ,5 70,3 ,0 ,0 28,9 ,2 ,0 1 628 Quintile de l’indice de richesse Les plus pauvres 21,6 43,7 8,0 22,7 2,3 1,7 100,0 1,7 Deuxième 63,3 29,3 2,1 1,6 2,0 1,6 100,0 1,6 Moyen 87,9 9,5 ,6 ,2 ,7 1,2 100,0 1,2 Quatrième 95,5 2,7 ,1 ,1 ,1 1,5 100,0 1,5 Les plus riches 98,0 1,1 ,0 ,1 ,0 ,8 100,0 ,8 Total ,5 38,4 ,3 ,9 59,8 ,1 1,2 29 008 *Indicateur MICS n° 24; Indicateur OMD n° 29 3.3.5 Type d’éclairage Les logements habités par la quasi majorité de la population algérienne sont rattachés au réseau de distribution d’électricité. Les taux de rattachement sont de 98,7%; 99,4% en milieu urbain et 97,8% en zone rurale. 3.3.6 Type de combustible Le gaz naturel et le gaz butane sont les principaux types de combustible utilisés par la population algérienne. Le taux de rattachement au réseau de gaz naturel est estimé à 38,4% ; 60,7% pour les habitants du milieu urbain et 7,7% pour les ruraux. Aussi, le gaz naturel constitue le principal mode de combustible pour les populations urbaines alors que pour les populations rurales, c’est plutôt le gaz en bouteille qui est le plus utilisé. Tableau CH.8A : Structure des ménages selon le type de combustible utilisé et le milieu de résidence Type de combustible Urbain Rural Total Gaz naturel 60,7 7,7 38,4 Gaz en bouteille 38,7 89,1 59,8 Electricité 0,6 0,3 0,5 Bois et charbon 0,1 2,8 1,2 Autres 0,0 0,1 01 Total 100 100 100 3.3.7 Equipement Les ménages algériens en général, plus particulièrement les habitants de la zone rurale, sont sous équipés. Hormis la télévision, le réfrigérateur, les autres équipements sont possédés dans des proportions assez faibles. La cuisinière, la machine à laver, le chauffe-eau/chauffe-bain et le chauffage qu’on peut considérer non comme des éléments de confort mais comme des moyens de première nécessité sont possédés par une faible part des ménages algériens. Déjà assez faibles en milieu urbain, les taux de possession pour ces derniers biens d’équipement le sont encore plus en zone rurale. L’évolution des taux de possession des équipements entre le recensement de 1998 et l’enquête MICS3 de 2006 indique un accroissement, pour l’ensemble des biens, particulièrement en zone rurale : Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 48 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e La part des ménages qui possèdent une télévision est passée de 82,0% en 1998 à 95,2% en 2006. Elle s’est donc accrue de 13,2 points ; 8,6 points pour les ménages de l’urbain et 20,7 points pour les ruraux. Le taux de possession du téléphone est passé de 20,7% en 1998 à 30,1% en 2006 ; soit une augmentation de 10,9 points ; 8,7 points en milieu urbain et 12,1% en zone rurale. Pour le réfrigérateur, l’augmentation est de 14,2 points ; 10,2 pour les ménages urbains et 21,2 points pour les ruraux. L’augmentation la plus spectaculaire concerne la parabole avec un accroissement de 41,1 points; 41,9 en milieu urbain et 41,6 en zone rurale. Les plus faibles accroissements concernent la cuisinière et la machine à laver avec des augmentations respectives de 7,3 et 6,3 points. Etant donné qu'elles sont déterminantes d'un certain nombre de problèmes de santé, le croisement des variables relevant des conditions de vie avec les facteurs qui traitent des questions de santé peut aider à mieux prévoir les actions à entreprendre pour améliorer l’état de santé de la population. En ce qui concerne les aspects démographiques, il convient de relever la baisse relative du poids des tranches d’âges des jeunes continue mais avec un rythme plus lent, l’accroissement de la population du troisième âge et l’accroissement de la proportion des célibataires aux âges avancés et par conséquent l’élévation de l’âge moyen au mariage et de fait celui de la mère au premier accouchement. Ainsi, si le vieillissement de la population annonce un nouveau profil épidémiologique semblable à celui des pays développés, l’élévation des âges aux premiers accouchements indique un risque plus accru aux âges de la reproduction et ce tant pour la mère que pour l’enfant. L’éducation des parents, particulièrement des mères, est un facteur très important pour une meilleure prise en charge des besoins de santé des enfants et des femmes, notamment en matière de santé reproductive. Même si, à l’heure actuelle, le niveau d’instruction de la population est assez moyen, il y a lieu de relever les efforts qui sont consentis par les pouvoirs publics pour améliorer le niveau d’instruction de la population. Le taux de scolarisation de la population âgée de 6 ans et plus est passé de 84,3% lors du recensement de 1998 (77,0% pour le rural) à 94,3% en 2006 (91,5% pour le rural). Durant la même période, le taux d’analphabétisme pour la population de 10 ans et plus est passé de 31,7% (42,4% pour le rural à 24,0% (31,5% pour le rural). Les efforts à fournir en matière d’éducation doivent être orientés en direction des femmes de la zone rurale. Même si le taux de scolarisation de la population féminine a connu un accroissement spectaculaire en gagnant 18 points entre 1998 et 2006, la différence entre les urbaines et les rurales est de 7 points. Les efforts d’alphabétisation en direction des adultes doivent aussi être soutenus pour réduire davantage le taux d’analphabétisme, notamment celui des femmes rurales, estimé à 41,3% de la population féminine rurale âgée de 10 ans et plus. En ce qui concerne les conditions d’habitation et de commodités de logement, il y a lieu de noter que le taux de rattachement au réseau d’eau potable reste assez faible, particulièrement en zone rurale. Les efforts accomplis dans ce domaine restent assez timides d’autant plus qu’il s’agit d'actions dont les effets sur la santé sont évidents. En fait, une eau puisée dans une source non protégée et non traitée peut être à l’origine de plusieurs maladies, particulièrement les maladies infantiles. Les efforts des pouvoirs publics doivent être plus soutenus pour permettre aux populations de disposer d’une eau potable et prévenir toutes les maladies dont une eau non potable ou non traitée serait à l’origine. Les collectivités locales doivent veiller au traitement de l’eau qui provient des sources, de puits ou de citernes. Tableau HC.5 : Taux de possession des équipements selon le type d’équipement et le milieu de résidence Type d’équipement Urbain Rural Total Télévision 97,6 91,9 95,2 Téléphone mobile 64,5 45,5 56,5 Téléphone fixe 40,3 16,1 30,1 Réfrigérateur 93,5 81,9 88,6 Parabole 77,6 51,9 66,8 Cuisinière 69,4 36,4 55,6 Machine à laver 27,3 5,8 18,3 Chauffe eau - chauffe bain 31,3 7,3 21,2 Chauffage 57,1 32,0 46,6 Climatiseur 15,2 4,5 10,7 Micro-ordinateur 13,0 3,2 8,9 Voiture/ camion 25,8 23,4 24,8 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 49 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 50 En parallèle, des actions de sensibilisation doivent être entreprises pour amener les populations à procéder au traitement de l’eau qu’elles utilisent pour la consommation. De même, les efforts accomplis en matière de rattachement au réseau d’égout doivent être soutenus. Même si le taux de raccordement des logements au réseau d’égout s’est substantiellement accrue entre 1998 et 2006, particulièrement en zone rurale où le gain est de 18,3 points, contre 9,3 points pour le milieu urbain, il n’en demeure pas moins que 20,5% des logements ne sont toujours pas rattachés au réseau d’égout (6% pour l’urbain et 42,7% pour le rural). Combinés avec la qualité de l’eau, sa consommation à partir des sources non protégées et l’absence de traitement, les ordures et les problèmes d’élimination des eaux usées, l’absence des égouts peut être un terrain fertile à la propagation des maladies infectieuses. De la même manière et pour permettre aux populations de vivre dans des conditions décentes, il y a lieu d’œuvrer à la généralisation du raccordement au réseau de gaz naturel. Enfin, il y a lieu de travailler pour le renforcement de la coopération inter- institutionnelle et pour le rapprochement des différents départements ministériels en relation directe ou indirecte avec les problèmes de santé des enfants et des femmes pour une prise en charge commune des problèmes de santé. C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e 4.1 Maladies chroniques Depuis les années 1990, les enquêtes de santé ont permis de constater l'augmentation significative des maladies chroniques en Algérie. Les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires et les cancers sont cités parmi les maladies les plus fréquentes et qui entraînent des dépenses de santé élevées, posant ainsi un véritable problème de santé publique. Les informations recueillies sur les maladies chroniques permettront de mieux saisir les niveaux et les caractéristiques de ces maladies aussi bien au niveau national que sous-régional. 4.1.1 Prévalence globale des maladies chroniques Parmi la population des ménages enquêtés, 10,5% ont déclaré souffrir de maladies chroniques connues, dont 95,2% des cas ont été confirmés par un personnel qualifié. L’examen des différents types de maladies chroniques montre que l’Hypertension Artérielle (HTA) occupe la 1ère place avec un taux de 4,4%, suivie des maladies diabétiques, avec 2,1%, des maladies articulaires (1,7%), de l’asthme 1,2% et des maladies cardiovasculaires (1,1%). Pour toutes les maladies chroniques déclarées, les prévalences traduisent une augmentation significative avec l'âge, passant de 2,6% chez les enfants de moins de 19 ans, à 4,3% chez les personnes de 25-34 ans, puis à 18,5% chez les 35-59 ans, pour atteindre le niveau de 51% chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Selon le sexe, on note la prédominance de la population féminine (12,6% vs 8,4% de sexe masculin). La répartition par régions montre que c'est au Centre et à l'Est du pays que se présentent les plus fortes prévalences (11,3% et 11,2%), suivis de l'Ouest et du Sud (9,9% et 7,1%). L'enquête révèle aussi que la prévalence des maladies chroniques augmente selon le niveau de bien-être économique du ménage (8,4% dans l’indice 1 des plus pauvres vs 12,8% dans l’indice 5, des plus riches). Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 51 Maladies chroniques et handicaps C h ap it re I V H yp er te ns io n ar te rie lle M al ad ie s ar tic ul ai re s M al ad ie s ca rd io - va sc ul ai re s Au tre s m al ad ie s ch ro ni qu es Pr év al en ce m al ad ie ch ro ni qu e di ab èt e as th m es Figure MC.1 : Prévalence des maladies chroniques par type. MICS3, ALGÉRIE, 2006 12 10 8 6 4 2 0 4.4 2.1 1.7 1.2 1.1 2.4 10.5 Figure MC.2 : Prévalence des maladies chroniques selon le sexe, l'âge, le milieu de résidence, la région et l'indice de richesse, MICS3, ALGÉRIE, 2006 C en tre Es t O ue st M as cu lin U rb ai n 0- 18 a ns Pl us p au vr e 25 -3 4 an s M oy enSu d Fé m in in Ru ra l 19 -2 4 an s D eu xi èm e 35 -5 9 an s Q ua tri èm e 60 e t + Pl us ri ch e To ta l 11,3 11,2 9,9 7,1 8,4 12,6 11,5 9,2 2,6 3,2 4,3 18,5 51 8,4 9,7 10,1 11,5 12,8 10,5 60 50 40 30 20 10 0 M a la d ie s c h ro n iq u e s e t h a n d ic a p s Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 52 4.1.1.1 L'hypertension artérielle (H.T.A) La prévalence de l’HTA augmente significativement avec l’âge, notamment à partir de 35 ans. Elle passe de 0,6% pour la population âgée de 25-34 ans, à 7,8% pour les 35-59 ans, pour atteindre 31,2% chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Les sujets de sexe féminin sont significativement plus touchés par l'HTA (6,0% vs 2,8% des sujets masculins), soit un sexe ratio de 2,2. La répartition par milieu de résidence montre que cette maladie est plus fréquente dans le milieu urbain (4,9%) que dans le milieu rural (3,7 %). Il y a lieu de relever que l'écart entre les prévalences des deux sexes atteint son maximum chez les personnes âgées de 35-59 ans (3,8% chez les hommes contre 11,8% chez les femmes), alors que l'ordre de grandeur de cet écart est parfaitement respecté entre le milieu urbain et le milieu rural. 4.1.1.2 Le diabète La prévalence du diabète augmente significativement avec l’âge en ce sens qu’elle passe de 0,3% chez la population âgée de moins de 35 ans à 4,1% chez les 35-59 ans, pour atteindre 12,5% chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Les sujets de sexe féminin sont plus touchés (2,3% vs 1,9% chez le sexe masculin). La répartition par milieu de résidence montre que cette maladie est plus fréquente dans le milieu urbain qu’en milieu rural (2,6% vs 1,5%). Selon l’indice de bien être économique, la prévalence du diabète augmente à mesure que l’on passe du quintile 1 au quintile 5 (1% chez les plus pauvres et 3,5% chez les plus riches). Il y a lieu de relever que, qu’au-delà de 35 ans, la femme est toujours plus exposée à cette maladie que l’homme. L’écart entre les prévalences des deux sexes atteint son maximum chez les personnes âgées de 60 ans et plus (14,1% contre 11% chez les hommes). L’écart est à la défaveur de la femme aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural Figure MC.3 : Prévalence de l’HTA par âge, sexe et milieu de résidence, MICS3, ALGÉRIE 2006 Figure MC.5 : Prévalence du diabète par âge, sexe et milieu de résidence, MICS3, ALGÉRIE 2006 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 0-24 ans 25-34 ans 35-59 ans 60 ans et + Urbain Rural masculin féminin 0,1 0,1 0,3 0,8 3,8 11,8 23,6 39,1 3,2 6,6 2,3 5,2 12,5 Figure MC.4 : Prévalence du diabète par âge, sexe et milieu de résidence, MICS3, ALGERIE 2006 C en tre Es t O ue st M as cu lin U rb ai n 0- 18 a ns Pl us p au vr e 25 -3 4 an s M oy enSu d Fé m in in Ru ra l 19 -2 4 an s D eu xi èm e 35 -5 9 an s Q ua tri èm e 60 e t + Pl us ri ch e To ta l 2,3 2 2,1 1,8 1,9 2,3 2,6 1,5 0,2 0,2 0,4 4,1 12,5 1 1,5 2 2,5 3,5 2,1 14 12 10 8 6 4 2 0 16 14 12 10 8 6 4 2 0 0-24 ans 25-34 ans 35-59 ans 60 ans et + Urbain Rural masculin féminin 0,2 0,2 0,4 0,4 3,6 4,6 11 14,1 2,3 2,8 4,3 1,7 M a la d ie s c h ro n iq u e s e t h a n d ic a p s Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 53 4.1.1.3 Les autres maladies chroniques Les maladies qui arrivent juste après l'HTA et le diabète sont les maladies articulaires (1,7%), les maladies cardiovasculaires (1,1%) et l’asthme (1,2%). Ces dernières connaissent les mêmes caractéristiques d'âge de sexe et de milieu, excepté l'asthme où il n’existe pas de différence entre les sexes. 0,91,3 0,2 0,3 1,7 7 1,1 1,2 0,7 0,9 1,8 3,1 1,2 1 2,4 0,2 0,5 2,9 1,7 10,6 12 10 8 6 4 2 0 Maladies cardiovasculaire Asthme Maladies articulaires masculin 0-18 ansféminin 19-24 ans 25-34 ans 35-59 ans 60 ans et + Total Figure MC.6 : Prévalence des maladies cardiovasculaires, de l'asthme et des maladies articulaires par âge et sexe, MICS3, ALGÉRIE 2006 Tableau MC.1 : Maladies chroniques Prévalence des personnes ayant déclaré avoir au moins une maladie chronique selon la région, le sexe, le milieu de résidence, le groupe d’âges et le quintile de bien-être économique. MICS ALGÉRIE 2006 Variables H yp er te n si o n ar te ri el le D ia b èt e M al ad ie s ca rd io - va sc u la ir es A st h m e M al ad ie s ar ti cu la ir es A u tr es m al ad ie s ch ro n iq u es P ré va le n ce d e m al ad ie s ch ro n iq u es E ff ec ti f to ta l Région Centre 4,8 2,3 1,2 1,3 2,0 2,5 11,3 59 691 Est 4,1 2,0 1,4 1,2 1,9 3,3 11,2 53 430 Ouest 4,5 2,1 0,9 1,3 1,4 1,7 9,9 39 807 Sud 3,5 1,8 0,5 0,7 0,8 1,2 7,1 18 172 Sexe Masculin 2,8 1,9 0,9 1,2 1,0 2,2 8,4 86 298 Féminin 6,0 2,3 1,3 1,2 2,4 2,7 12,6 84 802 Strate Urbain 4,9 2,6 1,3 1,4 1,7 2,5 11,5 95 448 Rural 3,7 1,5 0,9 1,0 1,7 2,3 9,2 75 651 Groupe d'âges 0-18 ans 0,1 0,2 0,2 0,7 0,2 1,3 2,6 63 827 19-24 ans 0,1 0,2 0,3 0,8 0,3 1,6 3,2 23 932 25-34 ans 0,6 0,4 0,3 0,9 0,5 1,9 4,3 29 462 35-59 ans 7,8 4,1 1,7 1,8 2,9 18,5 18,5 40 826 60 ans et + 31,2 12,5 7,0 3,1 10,6 5,7 51,0 13 038 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 3,1 1,0 0,9 1,1 1,5 2,4 8,4 34 208 Deuxième 3,9 1,5 1,0 1,1 1,8 2,4 9,7 34 245 Moyen 4,3 2,0 1,0 1,0 1,6 2,4 10,1 34 224 Quatrième 5,0 2,5 1,3 1,4 1,8 2,5 11,5 34 180 Plus riche 5,6 3,5 1,4 1,3 1,8 2,4 12,8 34 243 Total 4,4 2,1 1,1 1,2 1,7 2,4 10,5 171 100 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 54 4.1.2 Répartition de la population enquêtée souffrant d’une ou de deux maladies chroniques par âge La population enquêtée ayant déclaré souffrir d'une seule maladie chronique représente 7,7% et celle souffrant de deux (02), 2,5%. La répartition par âge montre que 30% des sujets âgés de 60 ans et plus souffrent d’une seule maladie chronique. L’association de deux maladies passe de 4% pour 35-59 ans à 19,5% pour les 60 ans et plus. L’association maladie diabétique et hypertension artérielle augmente avec l'âge en ce sens qu'on retrouve une prévalence de 6,9% chez la population âgée de 60 ans et plus et 1,4% chez la population âgée de 35-59 ans. Aussi, l’association d’une maladie cardiovasculaire et l’hypertension artérielle est retrouvée chez 3,4% de la population âgée de 60 ans et plus contre 0,5% de la population âgés de 35-59 ans. Figure MC.7 : Prévalence des personnes ayant déclaré une ou deux maladies chroniques par âge, sexe et milieu de résidence, MICS3, ALGÉRIE 2006 35,0 30,0 25,0 20,0 15,0 10,0 5,0 0 0-18 ans 19-24 ans 25-34 ans 35-59 ans 60 ans et + Total une seule maladie chronique deux maladies chroniques 2,4 0,1 0,1 0,3 3,0 3,9 14,1 30,6 19,5 7,7 2,54,0 Tableau MC.2 : Maladies chroniques Prévalence des maladies chroniques, MICS3 Algérie, 2006 Variables Nombre de maladies chroniques Effectif total Pas de maladie chronique Souffre d'une seule maladie chronique Souffre de deux maladies chroniques Pesronne souffrant de HTA & diabète Pesronne souffrant de HTA & de maladies cardio- vasculaires Prévalence au moins d’une maladie chronique Région Centre 89,0 8,3 2,8 1,0 ,4 11,3 59 691 Est 89,2 7,8 2,9 ,8 ,5 11,2 53 430 Ouest 90,3 7,6 2,1 ,8 ,3 9,9 39 807 Sud 93,1 5,4 1,5 ,7 ,2 7,1 18 172 Sexe Masculin 91,8 6,5 1,7 ,6 ,3 8,4 86 298 Féminin 87,7 8,9 3,4 1,1 ,5 12,6 84 802 Strate Urbain 88,9 8,2 2,9 1,1 ,5 11,5 95 448 Rural 91,0 7,0 2,0 ,6 ,3 9,2 75 651 Groupe d'âge 0-18 ans 97,5 2,4 ,1 ,0 ,0 2,6 63 827 19-24 ans 96,9 3,0 ,1 ,0 ,0 3,2 23 932 25-34 ans 95,8 3,9 ,3 ,0 ,0 4,3 29 462 35-59 ans 81,9 14,1 4,0 1,4 ,5 18,5 40 826 60 ans et + 50,0 30,6 19,5 6,9 3,4 51,0 13 038 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 91,9 6,5 1,6 ,3 ,3 8,4 34 208 Deuxième 90,6 7,3 2,1 ,6 ,3 9,7 34 245 Moyen 90,1 7,4 2,5 ,9 ,4 10,1 34 224 Quatrième 88,8 8,1 3,1 1,1 ,5 11,5 34 180 Plus riche 87,6 9,0 3,4 1,4 ,5 12,8 34 243 Total 89,8 7,7 2,5 ,9 ,4 10,5 171 100 M a la d ie s c h ro n iq u e s e t h a n d ic a p s Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 55 4.1.3 Distribution des ménages enquêtés selon le nombre de personnes malades chroniques déclarées Afin d'estimer la charge des maladies chroniques au niveau des ménages, il a été procédé à l'identification de nombre de personnes ayant déclaré au moins une maladie chronique dans chaque ménage. Sur l'ensemble des ménages, 43% ont déclaré avoir au moins une personne malade chronique, 28,6% ont un seul membre malade chronique, 11,3% ont deux (02) malades et 3,2% des ménages ont déclaré avoir au moins trois (03) malades chroniques. Il y a lieu de relever l’existence de deux malades chroniques de même type auprès de 5,5% des ménages. Tableau MC.3 : Structure des ménages selon le nombre de malades chroniques, MICS3 ALGÉRIE 2006 Variables Nombre de malades chroniques dans le ménage Effectif totalPas de malades chroniques 1 malade 2 malades 3 malades ou plus Région Centre 55,5 28,7 12,2 3,6 10 334 Est 55,4 28,3 12,4 3,9 8 987 Ouest 57,1 30,4 10,2 2,3 6 754 Sud 66,6 24,7 7,1 1,6 2 933 Strate Urbain 54,9 29,7 12,1 3,3 16 825 Rural 59,8 27,1 10,1 3,1 12 183 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 64,0 25,1 8,3 2,7 5 671 Deuxième 58,9 27,7 10,5 2,9 5 667 Moyen 57,6 28,8 10,9 2,7 5 803 Quatrième 53,5 30,6 12,2 3,8 5 798 Plus riche 51,4 30,4 14,3 3,9 6 068 Total 57,0 28,6 11,3 3,2 29 008 Tableau MC.4 : Maladies chroniques Ménages présentant au moins deux malades de même type de maladies chroniques, MICS3 ALGÉRIE 2006 Variables Proportion des ménages présentant au moins deux malades chroniques de même type Effectif total Région Centre 6,3 10 334 Est 5,4 8 987 Ouest 5,1 6 754 Sud 3,6 2 933 Strate Urbain 6,0 16 825 Rural 4,8 12 183 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 3,5 5 671 Deuxième 4,4 5 667 Moyen 4,8 5 803 Quatrième 6,7 5 798 Plus riche 7,8 6 068 Total 5,5 29 008 57,0 28,6 11,33,2 Pas de malade chronique 1 malade 2 malades 3 malades ou plus Figure MC.8 : Distribution des ménages selon le nombre de malades chroniques rencontrés. MICS3 ALGÉRIE 2006 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e 4.2 Handicaps La population handicapée est définie comme celle dont l'état physique ou mental qui dure plus de six mois et empêche ou limite sa participation à des activités quotidiennes par rapport a une personne de son âge. La proportion de la population qui a déclaré avoir un handicap qui diminue ses activités quotidiennes s'élève à 2,5%. Cette prévalence passe de 0,1% chez les personnes de moins de 20 ans à 2,8% chez les 20-59 ans, puis à 13,2% chez les 60 ans et plus. Les sujets de sexe masculin sont plus touchés que ceux de sexe féminin (3,9% contre 1,1%, respectivement). Selon la région, la prévalence du handicap est de 2,7% au Centre et 2,4% à l'Est et à l'Ouest, alors qu'elle est de 2,2% dans le Sud du pays. Selon le niveau de bien-être économique, la prévalence du handicap décroit de 3,1% chez l’indice 1 (les plus pauvres) pour atteindre 1,7% chez l’indice 5 (les plus riches). 4.2.1 Prévalence des handicaps par type Selon le type du handicap, 1,1% des personnes a déclaré souffrir d'un handicap moteur, soit 44% de l'ensemble des handicaps, 0,8% d'un handicap lié à la compréhension et à la communication (32% de l'ensemble des handicaps), 0,6% d’un handicap visuel (24% de l'ensemble des handicaps) et 0,4% de l’ouïe. En outre, 0,5% des personnes a déclaré avoir des difficultés d'interaction avec les gens et 0,4% (16% de l'ensemble des handicaps) à accomplir seuls leurs soins personnels. 2,5 1,7 2,4 2,6 2,8 3,1 2,8 0,1 2,6 2,4 1,1 3,9 13,2 0 2 4 6 8 10 12 14 Total Indice de richesse Plus riche Quatrième Moyen Deuxième Plus pauvre Âge 60 ans et + 20 - 59 ans 0 - 19 ans Strate Rural Urbain Sexe Féminin Masculin Figure HD.1 : Prévalence du handicap par âge, sexe et milieu de résidence Tableau HD.1: Prévalence du handicap Prévalence des handicaps par type MICS3 ALGÉRIE 2006 Variables la vue l'ouie Compréhension et communication Mouvements Soins personnels Interaction avec les gens Prévalence handicap Effectif total Région Centre ,7 ,4 ,8 1,2 ,4 ,5 2,7 59 691 Est ,6 ,4 ,7 1,1 ,5 ,5 2,4 53 430 Ouest ,5 ,3 ,8 1,1 ,3 ,4 2,4 39 807 Sud ,6 ,4 ,7 ,9 ,4 ,5 2,2 18 172 Sexe Masculin ,9 ,6 1,1 1,8 ,7 ,7 3,9 86 298 Féminin ,3 ,2 ,4 ,4 ,2 ,2 1,1 84 802 Strate Urbain ,5 ,4 ,8 1,1 ,4 ,5 2,4 95 448 Rural ,7 ,5 ,7 1,2 ,4 ,4 2,6 75 651 Groupe d'âges 0-19 ans (,0) (,0) (,0) (,0) (,0) (,0) ,1 67 728 20-59 ans ,6 ,4 ,9 1,3 ,4 ,5 2,8 90 318 60 ans et + 3,5 2,4 3,7 5,8 2,3 2,4 13,2 13 038 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 56 M a la d ie s c h ro n iq u e s e t h a n d ic a p s 4.2.2. Répartition des handicaps par cause L’analyse selon la cause de l’handicap montre que 28,5% sont des atteintes congénitales ou héréditaires, 16,7%, des séquelles des accidents ou de blessures, 14,2%, des maladies infectieuses, 12,5%, des effets de vieillesse, 7,9%, des violences psychologiques ou physiques et 2%, des traumatismes d’accouchement. (suite) Tableau HD.1: Prévalence handicap Prévalence des handicaps par type MICS3 ALGÉRIE 2006 Variables la vue l'ouie Compréhension et communication Mouvements Soins personnels Interaction avec les gens Prévalence handicap Effectif total Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre ,8 ,6 ,9 1,3 ,5 ,6 3,1 34 208 Deuxième ,6 ,4 ,8 1,3 ,5 ,5 2,8 34 245 Moyen ,7 ,4 ,9 1,0 ,4 ,5 2,6 34 224 Quatrième ,6 ,4 ,7 1,1 ,4 ,4 2,4 34 180 Plus riche ,3 ,2 ,5 ,8 ,3 ,3 1,7 34 243 Total ,6 ,4 ,8 1,1 ,4 ,5 2,5 171 100 28,5 14,2 7,9 12,5 7 12,7 5,6 2 Congénital/héréditaire Vieillesse Traumatisme dû à l'accouchement Accident/blessure Maladies infectieuses ou virales Autre Violence psychologique ou physique N.S.P Figure HD.2 : Distribution de la population handicapée par cause, MICS3 ALGÉRIE 2006 4.2.2.1 Répartition des cas de handicap pour cause congénitale par sexe, âge et milieu de résidence La répartition par âge du taux de population souffrant d'un handicap congénital montre que chez les personnes âgées de 0 à 19 ans, ce type de handicap atteint 65%, alors qu'il est de 34,1% chez la population âgée de 20 à 59 ans et de 18,5% chez les 60 ans et plus. Il y a lieu de relever l'absence de différence significative par sexe ou milieu de résidence Figure HD.3 : Distribution de la population souffrant d'un handicap congénital par âge, sexe et milieu de résidence, MICS3 ALGÉRIE 2006 70 60 50 40 30 20 10 0 0-19 ans 20-59 ans 60 ans et + Masculin Féminin Urbain Rural Total 65,0 Proportions en % 34,1 18,5 28,0 29,9 27,9 29,1 28,5 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 57 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e 4.2.2.2 Répartition des causes d’handicaps par accident/blessure, par sexe, par âge et par milieu de résidence) Le handicap lié aux accidents et aux blessures atteint 17,5% dans la tranche d’âge 60 ans et plus, 16,7% chez les 20-59 ans et 3,5% chez les 0-19 ans. Les hommes sont sensiblement plus touchés par ce type de handicap que les femmes, alors qu'on n'enregistre pas de différence selon les milieux de résidence. 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 0-19 ans 20-59 ans 60 ans et + Masculin Féminin Urbain Rural Total 3,5 Proportions en % 16,7 17,5 17,8 13,1 17,2 16,3 16,7 Figure HD.4 : Distribution de la population souffrant d'un handicap lié à un accident par âge, sexe et milieu de résidence, MICS3 ALGÉRIE 2006 Tableau HD.2 : Prévalence du handicap Prévalence de l'handicap par cause et âge moyen à l'handicap, MICS3 ALGÉRIE, 2006 Variables C o n g én it al h ér éd ia ir e Tr au m at is m e d û à l'a cc ou ch em en t M al ad ie s in fe ct ie u se s o u v ir al es A b u s ps yc ho lo gi qu e o u p h ys iq u e V ie ill es se A cc id en t/ b le ss u re A u tr e N .S .P P ré va le n ce h an d ic ap E ff ec ti f to ta l Région Centre 26,7 (1,7) 12,0 13,0 14,1 15,4 10,8 6,3 2,7 59 691 Est 26,5 (1,9) 15,1 3,8 13,3 16,5 16,8 6,2 2,4 53 430 Ouest 33,0 (2,3) 14,4 5,6 8,6 19,0 12,8 4,3 2,4 39 807 Sud 31,1 (2,5) 19,8 5,4 12,5 17,6 7,0 4,0 2,2 18 172 Sexe Masculin 28,0 2,0 14,7 7,4 11,8 17,8 12,5 5,8 3,9 86 298 Féminin 29,9 2,0 12,5 9,3 14,7 13,1 13,5 5,1 1,1 84 802 Strate Urbain 27,9 2,2 15,3 7,2 10,1 17,2 14,6 5,5 2,4 95 448 Rural 29,1 (1,7) 12,9 8,6 15,2 16,3 10,6 5,7 2,6 75 651 Groupe d'âge 0-19 ans 65,0 (,0) (6,1) (8,2) (1,7) (3,5) (4,9) (4,9) ,1 67 728 20-59 ans 34,1 2,4 15,2 7,2 7,0 16,7 11,5 5,9 2,8 90 318 60 ans et + 18,5 1,5 13,0 8,7 20,9 17,5 14,6 5,2 13,2 13 038 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 26,8 1,6 14,4 8,0 16,2 17,3 9,9 5,9 3,1 34 208 Deuxième 31,5 2,0 14,3 6,7 12,2 15,3 11,7 6,3 2,8 34 245 Moyen 28,7 1,6 12,9 9,2 12,2 15,5 14,9 5,0 2,6 34 224 Quatrième 26,0 2,0 15,5 15,5 11,4 18,0 14,0 5,7 2,4 34 180 Plus riche 29,6 3,3 13,7 7,9 8,0 18,1 14,4 4,9 1,7 34 243 Total 28,5 2,0 14,2 7,9 12,5 16,7 12,7 5,6 2,5 171 100 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 58 M a la d ie s c h ro n iq u e s e t h a n d ic a p s L'examen de l'âge à l'handicap montre que 25,6% des handicaps remontent à la naissance, 11,4% à la petite enfance (moins de 5 ans), 15,7% à la période allant de 5 à 18 ans et 41,3% à la période de 19 ans et plus. Ainsi, pour plus du tiers (37%) des handicaps, l'âge déclaré se situe entre la naissance et 5 ans. Hormis la distinction des régions Centre, Est et Ouest, par une forte présence des handicapés à l'âge de 19 ans et plus (45,2% au centre vs 33,2% au Sud), il n'y a pas de différence de l'âge à l'handicap selon le sexe, le milieu de résidence ou même l'indice de richesse. Tableau HD.3 : Âge à l'handicap Répartition des personnes handicapées selon l'âge à l'handicap, MICS3 ALGÉRIE, 2006 Variables Âge à l'handicap Effectif totalA la naissance Moins de 5 ans 5 à 18 ans 19 ans et + NSP ND Région Centre 20,2 13,8 15,8 45,2 4,3 ,7 1 625 Est 26,6 9,9 15,2 39,4 7,1 1,8 1 299 Ouest 31,6 8,8 16,0 40,8 2,2 ,6 971 Sud 29,6 12,5 15,7 33,2 7,5 1,4 396 Sexe Masculin 25,6 11,0 15,3 42,1 4,9 1,2 3 337 Féminin 25,6 12,8 17,0 38,6 5,4 ,7 954 Strate Urbain 25,4 11,6 16,2 40,2 5,2 1,3 2 292 Rural 25,8 11,1 15,0 42,6 4,7 ,8 1 999 Groupe d'âge 0-19 ans 51,3 5,7 16,8 17,4 4,8 4,1 84 20-59 ans 30,6 13,6 17,0 33,2 4,6 1,0 1,0 60 ans et + 17,1 8,4 13,7 54,2 5,6 1,1 1 715 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 25,9 8,9 15,2 42,6 6,4 1,0 1 050 Deuxième 27,6 12,1 16,5 37,9 5,3 ,5 950 Moyen 25,6 12,0 15,0 41,1 4,3 2,0 889 Quatrième 22,2 12,0 15,0 46,0 3,8 1,0 819 Plus riche 26,3 12,9 17,0 38,3 4,5 ,9 583 Total 25,6 11,4 15,7 41,3 5,0 1,1 4 291 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 59 C o n d it io n s d e v ie d u m é n a g e Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 60 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 61 Nutrition C h ap it re V 5.1 Statut nutritionnel des enfants Le développement staturo-pondéral adéquat des enfants requiert un allaitement maternel et une nutrition saine et équilibrée qui éviteraient les carences nutritionnelles et l’apparition d'affections au cours de la période de croissance de l’enfant. Selon la nouvelle définition de l’Organisation Mondiale de la Santé, la malnutrition regroupe tous les états de dénutrition et de surnutrition. Ces états de malnutrition sont la conséquence de plusieurs facteurs dont la qualité nutritionnelle pauvre des aliments que reçoit l’enfant, l’insuffisance de l’alimentation, la sévérité et la répétitivité de certaines maladies infectieuses (diarrhées, IRA…) ou fréquemment la combinaison de ces facteurs. L’Organisation Mondiale de la Santé a adopté, depuis 1970, les courbes de référence américaines du NCHS (National Center of Health Statistics), recommandées aussi par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). La malnutrition peut donc être appréciée par comparaison des courbes de croissance obtenues par l'enquête avec la courbe de référence. Il existe trois indicateurs nutritionnels, chacun de ces derniers est exprimé en termes d’unités d’écart type (z-scores) par rapport à la médiane de la population de référence. Les principaux indicateurs de malnutrition des enfants de moins de 5 ans sont le poids par rapport à l’âge (WA), la taille par rapport à l’âge (HA) et le poids par rapport à la taille (WH). Ces indicateurs permettent de déterminer, chez les enfants de moins de 5 ans, dans leur formes modérées et/ou sévères (<-2Sd) et sévères (<-3Sd) : La prévalence de l’insuffisance pondérale pour l’âge (WAZ) : cet état signe une malnutrition aigue et chronique. Les enfants dont le poids pour l’âge est inférieur à moins deux déviations standard (< -2Sd) sont considérés comme modérément ou sévèrement malnutris. Ceux dont le poids pour l’âge est inférieur à moins trois déviations standards (< -3Sd) par rapport à la médiane sont classés comme sévèrement malnutris. La prévalence des retards de croissance par rapport à l’âge (HAZ) : détermine les anomalies de croissance staturale des enfants. Les enfants dont la taille pour l’âge est inférieur à moins deux déviations standard (< -2Sd) par rapport à la médiane de la population de référence sont considérés comme ayant un retard de croissance modéré et/ou sévère. Ceux dont la taille pour l’âge est inférieure à moins trois déviations standard (<-3Sd) sont considérés comme ayant un déficit sévère de la croissance. La prévalence des retards de poids par rapport à la stature (émaciation) (WHZ) : signe un état de perte de poids récent et important dû souvent à une infection sévère et/ou à une sous-alimentation chronique. Valeur observée - valeur médiane de la population de référence Z - Score (SD) = Valeur de la déviation standard de la population de référence N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 62 Les enfants dont le poids pour la taille descend à moins deux déviations standard (<-2Sd) par rapport à la médiane ont une insuffisance modérée et/ou sévère du poids par rapport à la taille. Ceux qui sont à moins trois déviations standard (< -3Sd) par rapport à la médiane de la population de référence sont considérés comme ayant un déficit sévère du poids par rapport à la taille. La prévalence de la surcharge pondérale est déterminée par l’indicateur WHZ supérieur à plus de deux déviations standard, qui signe une surnutrition modérée et/ou sévère. Sur l'ensemble des enfants de moins de 5 ans éligibles, 95,5% ont été effectivement pesés et mesurés. 5.1.1 Prévalence de l’insuffisance pondérale (poids - pour âge - Zscore) La prévalence de l’insuffisance du poids par rapport à l’âge, de type modérée et/ou sévère est de 3,7%, dont 0,6% présente une insuffisance pondérale sévère. La prévalence la plus élevée de la forme modérée et/ou sévère est observée dans la tranche d’âge 12-23 mois (4,4%), ainsi que pour la forme sévère (0,9%). Cette prévalence chez les garçons, pour la forme modérée et/ou sévère, est de 3,8%. Chez les filles, elle est de 3,6%. La forme sévère est représentée par 0,6% soit chez les filles ou les garçons. La région Sud du pays est celle qui enregistre la prévalence la plus élevée avec 7,8%pour la forme modérée et/ou sévère et 1,1% pour la forme sévère. La strate rurale est aussi la plus touchée, avec 4,4% pour la forme modérée et/ou sévère et 0,7% pour la forme sévère. L'insuffisance pondérale selon les facteurs contextuels L'examen de l'insuffisance pon- dérale selon le niveau d'instruc- tion de la mère montre une nette régression de la prévalence, pas- sant de 5% chez les mères sans niveau d'instruction à 1,3% chez celles de niveau supérieur. Aussi, selon le niveau du bien- être économique, cet indica- teur passe de 5,4% dans les ménages les plus pauvres à 2,5% chez les ménages les plus riches. 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 M as cu lin C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al 6- 11 m oi s 12 -2 3 m oi s 24 -3 5 m oi s 36 -4 7 m oi s 4- 59 m oi s < 6 m oi s Fé m in in 3,8 0,6 0,6 0,5 0,5 0,5 0,40,50,7 0,7 0,9 0,80,7 1,1 0,1 3,6 2,7 3,2 3,6 7,8 3,1 1,4 2,9 4,4 4,2 3,7 4 4,4 Proportions en % Poids/âge Z - score < -2Sd Poids/âge Z - score < -3Sd Figure NU.1 : Prévalence de l’insuffisance pondérale (poids-âge-Zscore, en %) des enfants de moins de 5 ans, selon le sexe, l’âge, la strate et la région, MICS3 Algérie, 2006 Figure NU.2 : Prévalence de l’insuffisance pondérale des enfants âgés de moins de 5 ans par niveau d’instruction de la mère et indice de richesse, MICS3 ALGÉRIE 2006 6,0 5,0 4,0 3,0 2,0 1,0 0 A uc un P rim ai re M oy en S ec on da ire S up ér ie ur P lu s pa uv re D eu xi èm e M oy en Q ua tr iè m e P lu s ric he Niveau d'instruction de la mère Indice de richesse < -2Sd < -3Sd5,0 4,2 3,3 2,5 1,3 5,4 4,4 3,5 2,4 2,5 0,9 0,8 0,4 0,4 0,2 0,8 0,8 0,7 0,3 0,5 N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 63 5.1.2 Prévalence du retard de croissance (taille-pour âge-Zscore) La prévalence du retard de croissance de la taille par rapport à l’âge, de type modéré et/ou sévère, est de 11,3%, dont 3% représente la forme sévère. La prévalence la plus élevée de la forme modérée et/ou sévère est observée dans la tranche d’âge 12-23 mois (15,4%), ainsi que pour la forme sévère (4,2%). Cette prévalence chez les garçons, pour la forme modérée et/ou sévère, est de 11,6%. Chez les filles, elle est de 11%. La forme sévère est représentée par 3,2% chez les garçons et 2,7% chez les filles. La région Sud du pays est la région qui enregistre la prévalence la plus élevée avec 16,8% pour la forme modérée et/ou sévère et 5,1% pour la forme sévère. La strate rurale est aussi la plus touchée, avec 12,4% pour la forme modérée et/ou sévère et 3,3% pour la forme sévère. 5.1.3 Prévalence de l’émaciation (poids-pour taille-Zscore) La prévalence de l’émaciation, de type modéré et/ou sévère est de 2,9%, dont 0,6% représente la forme sévère. La prévalence la plus élevée de la forme modérée et/ou sévère est observée dans la tranche des moins de 6 mois (4,1%). Pour la forme sévère, elle est plus fréquente chez les 6-11 mois et 12-23 mois (0,9%). Cette prévalence chez les garçons et les filles, pour la forme modérée et/ou sévère, est de 2,9%. La forme sévère est de 0,7% chez les garçons et 0,6 % chez les filles. La région Sud du pays est la région qui enregistre la prévalence la plus élevée avec 4,9% pour la forme modérée et/ou sévère et 1,2% pour la forme sévère. La strate urbaine est la plus touchée, avec 3% pour la forme modérée et/ou sévère. Pour la forme sévère, la strate rurale est la plus touchée avec 0,7%. Le retard de croissance selon les facteurs contextuels L'examen du retard de croissance selon le niveau d'instruction de la mère montre une nette régression de la prévalence, passant de 15,7% chez les mères sans niveau d'instruction à 5,0% chez celles de niveau supérieur. Aussi, selon le niveau du bien-être économique, cet indicateur passe de 16,1% dans les ménages les plus pauvres à 7,6% chez les ménages les plus riches. 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 M as cu lin C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al 6- 11 m oi s 12 -2 3 m oi s 24 -3 5 m oi s 36 -4 7 m oi s 4- 59 m oi s < 6 m oi s Fé m in in 11,6 3,2 2,7 2,4 3,2 3,2 2,32,72,5 1,8 4,2 3,23,3 5,1 1,6 11 9,4 10,7 11,8 16,8 10,4 7,9 9,3 15,4 10,4 11,1 10,9 12,4 Proportions en % Taille/âge Z-score < -2Sd Taille/âge Z-score < -3Sd Figure NU.3 : Prévalence du retard de croissance (taille-âge-Zscore) (%) des enfants de moins de 5 ans selon l'âge, le sexe, la strate et la région, MICS3, ALGÉRIE 2006 Figure NU.4 : Prévalence du retard de croissance (taille-âge-Zscore)(%) des enfants de moins de 5 ans selon le niveau d'instruction de la mère et l'indice de richesse A uc un P rim ai re M oy en S ec on da ire S up ér ie ur P lu s pa uv re D eu xi èm e M oy en Q ua tr iè m e P lu s ric he Niveau d'instruction de la mère Indice de richesse < -2Sd < -3Sd15,7 10,7 9,8 8,8 5,0 16,1 12,4 9,7 9,2 7,6 4,7 2,7 2,1 2,1 1,2 4,7 2,8 2,5 2,3 2,0 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 64 Figure NU.5 : Prévalence de l'émaciation (poids-taille-Zscore) (%) des enfants de moins de 5 ans selon l'âge, le sexe, la strate et la région, MICS3, ALGÉRIE 2006 Poids/taille Z-score < -2Sd Poids/âge Z-score < -3Sd 7 6 5 4 3 2 1 0 M as cu lin C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al 6- 11 m oi s 12 -2 3 m oi s 24 -3 5 m oi s 36 -4 7 m oi s 4- 59 m oi s < 6 m oi s Fé m in in 2,9 0,7 0,6 0,4 0,9 0,6 0,50,60,4 0,9 0,9 0,40,7 1,2 0,6 2,9 1,9 2,4 4 4,9 3 4,1 3,6 3 3,4 1,9 2,4 2,8 Proportions en % 5.1.4 Prévalence de la surcharge pondérale La prévalence de la surcharge pondérale de type modéré et/ou sévère est de 9,3%. La prévalence la plus élevée est observée dans la tranche des moins de 6 mois (15,8%). Cette prévalence est de 10,1% chez les filles et de 8,5% chez les garçons. La région Ouest du pays est la région qui enregistre la prévalence la plus élevée avec 10,8%. La strate urbaine est la plus touchée, avec 10,5%. Pour la strate rurale, elle est de 7,9%. La surcharge pondérale selon les facteurs contextuels L'examen de la surcharge pondérale selon le niveau d'instruction de la mère traduit une évolution contraire à celle de la dénutrition traitée plus haut et montre une nette progression de la prévalence, passant de 7,3% chez les mères sans niveau d'instruction à 14,0% chez celles de niveau supérieur. Aussi, selon le niveau du bien-être économique, cet indicateur augmente de 7,0% dans les ménages les plus pauvres à 12,0% dans les ménages les plus riches. 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 M as cu lin C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al 6- 11 m oi s 12 -2 3 m oi s 24 -3 5 m oi s 36 -4 7 m oi s < 6 m oi s Fé m in in 8,5 10,1 8,9 9,3 10,8 7,9 10,5 15,8 12,6 14,9 6,3 5,5 7,9 Proportions en % Poids/âge Z - score > +2Sd Figure NU.6 : Prévalence de la surcharge pondérale (%) des enfants de moins de 5 ans selon l'âge, la strate et la région, MICS3 ALGÉRIE 2006 Figure NU.7 : Prévalence de la surcharge pondérale (%) des enfants de moins de 5 ans selon le niveau d'instruction de la mère et l'indice de richesse, MICS3 ALGÉRIE 2006 16,0 14,0 12,0 10,0 8,0 6,0 4,0 2,0 0 A uc un P rim ai re M oy en S ec on da ire S up ér ie ur P lu s pa uv re D eu xi èm e M oy en Q ua tr iè m e P lu s ric he Niveau d'instruction de la mère Indice de richesse 7,3 9,1 10,0 10,3 14,0 7,0 8,1 9,8 9,9 12,6 N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 65 Dans cette enquête, les trois principaux indicateurs anthropométriques des enfants de moins de 5 ans placent l'Algérie dans le groupe de pays à prévalence «basse» selon les critères de sévérité de la malnutrition recommandés par l'OMS. Le retard de croissance dans la forme modérée et/ou sévère est à moins de 20% (11,3%), l’insuffisance pondérale est à moins 10% (3,7%) et l’émaciation est à moins 5% (2,9%). Par ailleurs, les proportions des trois principaux indicateurs de malnutrition, soit pour la forme modérée et/ou sévère ou pour la forme sévère, des enfants de moins de 5 ans de la région Sud du pays sont les plus élevées par rapport aux autres régions. Tableau NU.1a : Sévérité de la malnutrition selon la prévalence Indicateurs Sévérité de la malnutrition par rapport à la prévalence (%) Basse Moyenne Elevée Très élevée Retard de croissance «Stunting» < 20 20-29 30-39 ≥ 40 Insuffisance pondérale «Underweight» < 10 10-19 20-29 ≥ 30 Emaciation « Wasting » < 5 5-9 10-14 ≥ 15 Tableau NU.1 : Proportion des enfants de moins de 5 ans sévèrement ou modérément malnutris, MICS3 Algérie 2006 Variables P ré va le n ce d e l’i n su ffi sa n ce p o n d ér al e (p o id s- âg e- Z sc o re )W A Z (% ) Pr év al en ce d u re ta rd d e cr o is - sa n ce (t ai lle - âg e- Z sc o re ) H A Z (% ) P ré va le n ce d e l’é m ac ia ti o n (p o id s- ta ill e- Z sc o re )W H Z (% ) P ré va le n ce d e l’o b és it é( p o id s- ta ill e- z sc o re ) (% ) N o m b re d ’e n fa n ts d e m o in s d e 5 an s M o d ér ée et s év èr e < - 2 S D * S év èr e < -3 S D M o d ér ée et s év èr e < - 2 S D ** S év èr e < - 3 S D M o d ér ée e t sé vè re < - 2 S D ** * S év èr e < - 3 S D M o d ér ée e t sé vè re > + 2 S D Sexe Masculin 3,8 0,6 11,6 3,2 2,9 0,7 8,5 6 785 Féminin 3,6 0,6 11,0 2,7 2,9 0,6 10,1 6 573 Région Centre 2,7 (0,5) 9,4 2,4 1,9 (0,4) 8,9 4 557 Est 3,2 (0,7) 10,7 2,5 2,4 (0,4) 9,3 4 036 Ouest 3,6 (0,5) 11,8 3,2 4,0 (0,9) 10,8 3 030 Sud 7,8 1,1 16,8 5,1 4,9 1,2 7,9 1 735 Strate Urbain 3,1 0,5 10,4 2,7 3,0 0,6 10,5 7 137 Rural 4,4 0,7 12,4 3,3 2,8 0,7 7,9 6 222 Âge (mois) < 6 mois (1,4) (0,1) 7,9 (1,6) 4,1 (0,6) 15,8 1 174 6-11 mois 2,9 (0,7) 9,3 (1,8) 3,6 (0,9) 12,6 1 502 12-23 mois 4,4 (0,9) 15,4 4,2 3,0 (0,9) 14,9 2 760 24-35 mois 4,2 (0,8) 10,4 3,2 3,4 (0,4) 6,3 2 791 36-47 mois 3,7 (0,5) 11,1 3,2 1,9 (0,6) 5,5 2 602 48-59 mois 4,0 (0,4) 10,9 2,3 2,4 (0,5) 5,5 2 529 Niveau d'instruction de la mère Aucun 5,0 0,9 15,7 4,7 2,7 (0,7) 7,3 4 053 Primaire 4,2 (0,8) 10,7 2,7 3,1 (0,7) 9,1 2 553 Moyen 3,3 (0,4) 9,8 2,1 3,0 (0,6) 10,0 3 266 Secondaire 2,5 (0,4) 8,8 2,1 2,9 (0,5) 10,3 2 793 Supérieur 1,3 (0,2) 5,0 (1,2) (4,0) (0,5) 14,0 692 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 5,4 (0,8) 16,1 4,7 3,1 (0,5) 7,0 3 085 Deuxième 4,4 (0,8) 12,4 2,8 3,0 (1,0) 8,1 2 800 Moyen 3,5 (0,7) 9,7 2,5 2,9 (0,7) 9,8 2 637 Quatrième 2,4 (0,3) 9,2 2,3 2,3 (0,5) 9,9 2 495 Plus riche 2,5 (0,5) 7,6 2,0 3,3 (0,6) 12,6 2 341 Total 3,7 0,6 11,3 3,0 2,9 0,6 9,3 13 358 * MICS indicateur 6; MDG indicateur 4 ** MICS indicateur 7 *** MICS indicateur 8 N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 66 5.2 Allaitement maternel L’allaitement au sein au cours des deux premières années de la vie protège les enfants contre l’infection et constitue une source idéale d’éléments nutritifs. Cependant, de nombreuses mères cessent d’allaiter trop tôt, ce qui peut contribuer au retard de croissance et à la malnutrition en termes d’oligoéléments. L'un des buts d’"un Monde digne des enfants" est que les enfants soient allaités exclusivement pendant six mois et que l’allaitement se poursuive avec des aliments complémentaires sûrs, appropriés et adéquats jusqu’à l’âge de deux ans et au-delà. L’OMS et l’UNICEF donnent les recommandations d’alimentation suivantes: Allaitement exclusif au cours des six premiers mois Poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans ou plus Alimentation complémentaire sûre, appropriée et adéquate à partir du sixième mois Fréquence de l’alimentation complémentaire : 2 fois par jour pour les enfants de 6 à 8 mois ; 3 fois par jour pour les enfants de 9 à 11 mois. Il est également recommandé que l’allaitement au sein commence dans l’heure qui suit la naissance. Les mères ont été interrogées sur l’alimentation de leurs enfants âgés de moins trois ans pour déterminer les indicateurs suivants : proportion d’allaitement maternel exclusif chez les enfants de 0-3 mois, proportion d’allaitement maternel exclusif chez les enfants de 0-5 mois, proportion des enfants âgés de 6 à 9 mois nourris au sein et recevant une alimentation solide ou semi-solide complémentaire, proportion des enfants de 12-15 mois allaités au sein, proportion des enfants de 20-23 mois allaités au sein, proportion des enfants de moins de un an adéquatement nourris, le sevrage, les modes d’alimentation des enfants de moins de 3 ans, la durée médiane et fréquence de l’allaitement maternel. 5.2.1 Allaitement initial La proportion des enfants allaités au sein moins d’une heure après la naissance est de 49,5% et ceux allaités moins d’un jour après leur naissance est de 80,4%. Ainsi, la mise au sein immédiate ne se fait que chez la moitié des cas. Cette mise au sein à moins d’une heure après la naissance est encore plus faible chez les femmes d’un niveau d’instruction supérieur (35,8%), au Centre du pays (39,4%), chez les ménages les plus riches (40%) et au niveau de la strate urbaine (46,1%). A moins d’un jour après la naissance, ces taux restent aussi moins importants pour les femmes d’un niveau d’instruction supérieur (72,8%), dans la région Ouest (76,3%), pour la strate urbaine et pour les ménages les plus riches (78,0%). Tableau NU.2 : Allaitement maternel Proportion des femmes âgées entre 15-49 ans ayant eu une naissance vivante durant les deux dernières années allaitant leur enfant pour la première fois moins d’une heure et moins de 24 heures après la naissance, MICS3 ALGÉRIE 2006 Variables Pourcentage de femmes ayant commencé à allaiter moins d'une heure après la naissance* Pourcentage de femmes ayant commencé à allaiter moins d'1 jour après la naissance** Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l'enquête Région Centre 39,4 81,5 1 861 Est 51,0 78,9 1 713 Ouest 54,2 76,3 1 273 Sud 64,1 88,4 714 Résidence Urbain 3,1 78,3 2 953 Rural 53,4 82,7 2 608 N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 67 5.2.2 Statut d’allaitement maternel par âge Par allaitement exclusif, on entend les enfants qui ne reçoivent que du lait maternel (et des vitamines, des suppléments minéraux ou des médicaments). Le taux d’allaitement des enfants nourris exclusivement au sein avant l’âge de 4 mois est de 10,4%. Le taux d’allaitement des garçons est de 10,6% et celui des filles de 10,1%. En milieu urbain, ce taux est de 10,2 % et en milieu rural, il est de 10,6%. Le taux d’allaitement le plus bas est enregistré dans la région Ouest (4,7%) et chez les femmes d’un niveau d’instruction supérieur (4,4 %). (suite) Tableau NU.2 : Allaitement maternel Proportion des femmes âgées entre 15-49 ans ayant eu une naissance vivante durant les deux dernières années allaitant leur enfant pour la première fois moins d’une heure et moins de 24 heures après la naissance, MICS3 ALGÉRIE 2006 Variables Pourcentage de femmes ayant commencé à allaiter moins d'une heure après la naissance* Pourcentage de femmes ayant commencé à allaiter moins d'1 jour après la naissance** Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l'enquête Nombre de mois depuis la naissance < 6 mois 48,9 80,1 1 286 6-11 mois 50,4 80,0 1 537 12-23 mois 49,4 80,7 2 735 Instruction de la mère Aucun 55,9 83,7 1 542 Primaire 53,3 81,6 1 057 Moyen 46,5 79,4 1 406 Secondaire 45,3 78,3 1 230 Supérieur 35,8 72,8 326 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 58,7 83,2 1 279 Second 50,2 80,6 1 173 Moyen 48,3 81,3 1 097 Riche 47,7 77,5 1 033 Le plus riche 40,0 78,4 979 Total 49,5 80,4 5561 * MICS indicateur 45 ** inclus les enfants qui ont été allaités moins d’une heure après la naissance Figure NU.8 : Proportion des enfants de femmes (âgées entre 15-49 ans), allaités moins d'une heure et moins d'un jour après la naissance durant les 2 denières années selon la région, la strate, l'instruction des mères et l'indice de santé, MICS3, Algérie 2006 39,4 54,2 35,8 40 46,1 51 53,3 50,2 46,5 48,3 45,3 47,7 53,4 64,1 55,9 58,7 81,5 78,9 76,3 88,4 78,3 83,7 81,6 80,679,4 81,3 78,3 77,572,8 78,4 82,7 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al P rim ai re D eu xi èm e M oy en M oy en S ec on da ire Q ua tr iè m e S up ér ie ur P lu s ric he A uc un P lu s pa uv re 83,2 Proportions en % Moins d'un jour après la naissance Moins d'une heure après la naissance N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 68 Figure NU.9 : Proportion de l'allaitement exclusif au sein chez les enfants de 0-3 mois selon le sexe, la strate, la région, l'instruction des mères et l’indice de richesse. MICS3, ALGÉRIE 2006 Figure NU.10 : Proportion de l'allaitement exclusif au sein chez les enfants de 0-5 mois selon le sexe, la strate, la région; l’instruction des mères et l’indice de richesse, MICS3, ALGÉRIE 2006 Le taux d’allaitement des enfants nourris exclusivement au sein avant l’âge de 6 mois est de 6,9 %. Le taux d’allaitement des garçons est de 7,2 % et celui des filles de 6,7 %. En milieu urbain, ce taux est de 6,7 % et en milieu rural, il est de 7,2 %. Le taux d’allaitement le plus bas est enregistré dans la région Ouest (3,8 %) et chez les femmes d’un niveau d’instruction supérieur (3,1%). L'alimentation complémentaire a deux caractéristiques. D’abord elle est «diversifiée» puisqu'elle est composée d’aliments différents du lait maternel comme les céréales, les légumes ou les fruits. Ensuite, elle est «solide», plus consistante que le lait maternel. La phase de transition au cours de laquelle le nourrisson passe d’une alimentation lactée et liquide à une alimentation diversifiée et solide est une période critique. Quand elle est mal conduite, cette phase peut conduire à la malnutrition. Le taux d’allaitement des nourrissons âgés de 6 à 9 mois, encore nourris au sein et recevant une alimentation solide ou semi-solide complémentaire, est de 39%. Dans la région Ouest du pays, ce taux est le plus bas (26,7%), ainsi que pour la strate urbaine (35,1 %). La proportion de filles recevant une alimentation complémentaire est de 35,4 % par rapport aux garçons (42,5%). Chez les femmes d’un niveau d’instruction supérieur, ce taux est le plus faible (23,8%). 10,6 10,1 13 13,9 4,7 6,7 10,2 10,6 9,2 13,8 10,4 10,7 4,4 11,6 13,2 5,8 10,4 16 14 12 10 8 6 4 2 0 Proportions en % Allaitement exclusif au sein C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al P rim ai re D eu xi èm e M oy en M oy en Se co nd ai re Q ua tr iè m e S up ér ie ur P lu s ric he A uc un P lu s pa uv re M as cu lin Fé m in in Allaitement exclusif au sein 8,2 13,2 4,1 6,4 6,67,2 6,7 8,7 8,7 3,8 4,7 6,7 7,2 6,1 9,3 7,2 7 3,1 14 12 10 8 6 4 2 0 Proportions en % C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al P rim ai re D eu xi èm e M oy en M oy en S ec on da ire Q ua tr iè m e S up ér ie ur P lu s ric he A uc un P lu s pa uv re M as cu lin Fé m in in N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 69 Figure NU.12 : Proportion des enfants de 12-15 mois allaités au sein selon le sexe, la strate, la région, l'instruction des mères et indice de richesse, MICS3, ALGÉRIE 2006 Figure NU.13 : Proportion d'enfants âgés de 20-23 mois allaités au sein (%) selon le sexe, la strate, la région; l'instruction des mères et l’indice de richesse, MICS3, ALGÉRIE 2006 L'allaitement maternel est encore en usage pour 46,5% des enfants âgés de 12 à 15 mois. Chez les garçons, il est de 45,9% contre 47% chez les filles. Ce taux d’allaitement est de 42,9% en milieu urbain et de 50,1% en milieu rural. Dans la région Ouest du pays, ce taux est le plus faible (27,7%). L'allaitement maternel est en usage dans 22,2% chez les enfants âgés de 20 à 23 mois. Chez les garçons, il est de 24,4% contre 19,7% chez les filles. Ce taux d’allaitement est de 16,8% en milieu urbain et de 28,5% en milieu rural. C'est dans la région Ouest du pays où ce taux est le plus faible (15,9%), ainsi que chez les femmes de niveau d’intruction supérieur (10%). Figure NU.11 : Proportion d'enfants âgés de 6 à 9 mois nourris au sein et recevant une alimentation solide ou semi-solide complémentaire selon le sexe, la strate, la région, l'instruction des mères et l’indice de richesse, MICS3, ALGÉRIE 2006 42,5 35,4 43,7 40,7 26,7 46,3 35,1 43,8 41,6 33,9 43,9 40,4 23,8 44,3 42,4 36,8 37,4 34,1 50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al P rim ai re D eu xi èm e M oy en M oy en S ec on da ire Q ua tr iè m e S up ér ie ur P lu s ric he A uc un P lu s pa uv re Proportions en % Allaitement au sein et aliments solides ou semi-solides M as cu lin Fé m in in 45,9 47 48,2 51,9 27,7 60 42,9 50,1 54 49,8 45,9 35,2 38,9 52,5 49,6 44,4 42,8 39,8 C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al P rim ai re D eu xi èm e M oy en M oy en S ec on da ire Q ua tr iè m e S up ér ie ur P lu s ric he A uc un P lu s pa uv re Proportions en % Allaitement au sein M as cu lin Fé m in in 70 60 50 40 30 20 10 0 45,9 47 48,2 51,9 27,7 60 42,9 50,1 54 49,8 45,9 35,2 38,9 52,5 49,6 44,4 42,8 39,8 C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al P rim ai re D eu xi èm e M oy en M oy en S ec on da ire Q ua tr iè m e S up ér ie ur P lu s ric he A uc un P lu s pa uv re Proportions en % Allaitement au sein M as cu lin Fé m in in 40 35 30 25 20 15 10 5 0 N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 70 Tableau NU.3 : Allaitement maternel Proportion des enfants de moins de 2 ans allaités au sein par groupes d'âge, MICS3. Algérie. 2006 Variables Enfants de 0-3 mois Enfants de 0-5 mois Enfants de 6-9 mois Enfants de 12-15 mois Enfants de 20-23 mois A lla it em en t ex cl u si f (% ) E ff ec tif d es e n fa n ts d e 0- 3 m o is A lla it em en t m at er n el e xc lu si f (% ) * E ff ec ti f d es e n fa n ts d e 0- 5 m o is A lla it em en t et a lim en ta ti o n co m p lé m en ta ir e p ar d es a lim en ts so lid es / s em i- so lid es ( % ) ** E ff ec ti f d es e n fa n ts d e 6- 9 m o is A lla it em en t au s ei n ( % ) ** * E ff ec ti f d es e n fa n ts d e 12 -1 5 m o is A lla ite m en t a u s ei n (% ) * ** E ff ec ti f d es e n fa n ts d e 20 -2 3 m o is Sexe Masculin 10,6 408 7,2 665 42,5 534 45,9 484 24,4 561 Féminin 10,1 400 6,7 663 35,4 517 47,0 459 19,7 486 Région Centre 13,0 262 8,7 418 43,7 339 48,2 280 26,5 369 Est 13,9 240 8,7 404 40,7 337 51,9 316 18,3 312 Ouest (4,7) 200 (3,8) 334 26,7 250 27,7 212 15,9 253 Sud (6,7) 106 (4,7) 173 46,3 126 60,0 135 33,0 114 Strate Urbain 10,2 439 6,7 728 35,1 580 42,9 473 16,8 566 Rural 10,6 369 7,2 601 43,8 471 50,1 470 28,5 482 Niveau d'instruction de la mère Aucun (9,2) (234) (6,1) 379 41,6 255 54,0 288 34,0 269 Primaire (13,8) 146 (9,3) 239 33,9 210 49,8 173 22,4 194 Moyen (10,4) 200 (7,2) 312 43,9 251 45,9 237 17,3 309 Secondaire (10,7) 178 (7,0) 310 40,4 260 35,2 203 17,3 228 Supérieur (4,4) 51 (3,1) 89 (23,8) 76 (38,9) 43 (10,0) 47 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 11,6 214 (8,2) 328 44,3 205 52,5 235 29,8 222 Deuxième (13,2) 157 (9,0) 265 42,4 224 49,6 202 23,0 206 Moyen (5,8) 165 (4,1) 272 36,8 196 44,4 179 19,3 224 Quatrième (10,4) 141 (6,4) 228 37,4 201 42,8 169 22,1 217 Plus riche (10,6) 131 (6,6) 235 34,1 225 39,8 158 (15,4) 179 Total 10,4 808 6,9 1329 39,0 1051 46,5 943 22,2 1048 * MICS indicateur 15 ** MICS indicateur 17 *** MICS indicateur 16 5.2.3 Proportion des enfants de moins de 12 mois adéquatement nourris Différents critères de nutrition adéquate selon l’âge de l’enfant sont définis par l'OMS et l'UNICEF. Pour les enfants de 0 à 5 mois, l’allaitement exclusif est considéré comme adéquat. Les enfants de 6 à 8 mois sont adéquatement nourris s’ils reçoivent du lait maternel et des aliments complémentaires (solide ou semi-solide) au moins deux fois par jour, tandis que les enfants de 9 à 11 mois, sont considérés comme adéquatement nourris s’ils reçoivent du lait maternel et consomment des aliments complémentaires au moins trois fois par jour. La proportion d’enfants de 6-8 mois adéquatement nourris est de 33,1% (36,7% chez les garçons et 29,2% chez les filles). Pour les enfants de 9-11 mois, cette proportion est de 19,3% (20,9% chez les garçons et 17,7% chez les filles). Ainsi, pour l'ensemble des enfants de moins de 12 mois, l'alimentation adéquate est de 17,4%. Elle atteint 19% chez les garçons et 15,7% chez les filles. La région Ouest du pays est la région qui enregistre le taux le N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 71 Tableau NU.4 : Enfants adéquatement nourris Proportion des enfants de 0-11 mois adéquatement nourris, des enfants de moins de 6 mois allaités exclusivement au sein, des enfants de 6-11 mois allaités au sein et recevant une alimentation solide /semi solide selon le nombre de fois recommandé durant les 24 heures Variables Pourcentage d'enfants Nombre d'enfants âgés de 0-11 mois 0-5 mois exclusivement allaités au sein 6-8 mois qui ont reçu le lait maternel et des aliments complémen- taires au moins 2 fois au cours des 24 dernières heures 9-11 mois qui ont été allaités au sein et reçu des compléments alimentaires au moins 3 fois au cours des 24 dernières heures 6-11 mois qui ont été allaites au sein et reçu des compléments alimentaires un nombre minimum de fois recommandé par jour* 0-11 mois qui ont été nourris de façon appropriée** Sexe Masculin 7,2 36,7 20,9 28,4 19,0 1 502 Féminin 6,7 29,2 17,7 23,1 15,7 1 470 Région Centre 8,7 37,5 20,5 28,3 19,8 962 Est 8,7 38,9 19,4 28,4 19,6 908 Ouest (3,8) 20,0 16,7 18,4 11,7 724 Sud (4,7) 33,4 20,6 26,6 16,6 378 Résidence Urbain 6,7 27,3 18,6 22,8 15,5 1 618 Rural 7,2 40,0 20,1 29,3 19,5 1 355 Instruction de la mère Aucun (6,1) 36,6 21,2 28,1 17,6 789 Primaire (9,3) 30,3 14,8 23,0 17,1 560 Moyen (7,2) 36,6 21,5 28,2 19,1 720 Secondaire (7,0) 33,8 19,2 26,0 17,6 705 Supérieur (3,1) (14,5) 16,2 (15,4) (9,9) 199 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre (8,2) 38,5 18,1 27,4 18,1 677 Deuxième (9,0) 36,1 23,0 29,0 20,5 620 Moyen (4,1) 31,4 22,9 26,9 16,3 583 Quatrième (6,4) 31,2 12,8 21,4 15,1 539 Plus riche (6,6) 27,7 19,5 23,6 16,4 554 Total 6,9 33,1 19,3 25,8 17,4 2 973 * indicateur MICS 18 ** MICS indicateur 19 plus faible et en dessous de la moyenne nationale (11,7%). En milieu urbain, cette proportion est de 15,5% et en milieu rural de 19,5%. Il convient de relever que de grands écarts sont retrouvés dans la tranche d'âge de 6-8 mois. A titre illustratif, la proportion d'enfants adéquatement nourris atteint 36,7% chez les garçons alors qu'elle n'est que de 29,2% chez les filles. Selon le milieu de résidence, cette proportion passe de 40,0% en milieu rural à 27,3% en milieu urbain 5.2.4 Fréquence de l’allaitement maternel L’allaitement maternel, avec ou sans complément alimentaire, est fortement lié à l'âge de l'enfant. Le coefficient de corrélation est très fort (r = – 0,94). L'équation de la droite de régression est la suivante : y = – 4,917 x + 82,945. N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 72 Âge (mois) 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 0-1 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 24-25 26-27 28-29 30-31 32-33 34-35 36-37 Proportions en % y = -4,917x + 82,945 R = 0,9476 Figure NU.14 : Proportion de l'allaitement maternel avec ou sans alimentation complémentaire chez les enfants de moins de 3 ans, MICS3, ALGÉRIE 2006 5.2.5 Modes d’alimentation des enfants de moins de 3 ans L'étude détaillée du statut d’allaitement par âge de l’enfant en mois permet de constater le respect ou non des différentes recommandations en matière d'alimentation de l'enfant. L’allaitement maternel exclusif atteint 14,7% chez les enfants de 0-1 mois et chute à 7,4% entre 2-3 mois, puis à 0,2% chez les 12-13 mois. L’allaitement maternel associé à une eau naturelle est pratiqué chez le quart des enfants d’âge de 0-1 mois (24,7%) et l’allaitement maternel associé à d’autres liquides que le lait atteint 28,6% au même âge. Quant à l’allaitement maternel associé aux autres laits, la proportion passe de 22,6% à l’âge de 0-1 mois à 33,6% à l’âge de 2-3 mois, pour atteindre 10,9% entre 6-7 mois. L’allaitement maternel associé à une alimentation complémentaire solide ou semi-solide passe de 26,2% chez les enfants âgés de 4-5 mois à 35,9% à ceux de 6-9 mois, puis à 41,2% à ceux de 14-15 mois. Ainsi, il convient de relever que même à l’âge le plus précoce, la majorité des enfants reçoit des fluides ou des aliments autres que le lait maternel. A la fin du 6ème mois, le pourcentage des enfants allaités exclusivement est manifestement négligeable (0,2%). Après 2 ans, à peine 12,9% des enfants sont encore allaités. 0-1 2-3 4-5 6-7 8-9 10-11 12-13 14-15 16-17 18-19 20-21 22-23 24-25 26-27 28-29 30-31 32-33 34-35 100 80 60 40 20 0 Proportions en % Âge = 1 an Âge = 2 ans Âge = 3 ans Âge (mois) Non précisé Allaitement maternel exclusif Allaitement maternel et eau naturelle uniquement Allaitement maternel et liquides autres que le lait Allaitement maternel et autres laits Allaitement maternel et aliments complémentaires Non Allaités Figure NU.14 : Proportion de l'allaitement maternel avec ou sans alimentation complémentaire chez les enfants de moins de 3 ans, MICS3, ALGÉRIE 2006 N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 73 5.2.6 Sevrage Le sevrage consiste en l’arrêt de l’allaitement maternel et l’introduction d’aliments solides ou de tous les aliments autres que le lait maternel, y compris le lait de vache ou les laits dérivés. L’âge de début du sevrage est variable, il devrait se situer vers le sixième mois. La proportion d’enfants âgés de moins de 3 ans sevrés est de 57,7%. Elle est de 57,3% chez les garçons et de 57,8% chez les filles. La proportion la plus élevée de sevrage est observée à l’Ouest du pays (61,1%) contre 50,7% au Sud. Elle est de 59,4% en milieu urbain et 55,3 % en milieu rural. Le sevrage augmente significativement avec l’âge de l’enfant, passant de 6% à l’âge de moins de 3 mois à 83,3% à 24-36 mois. Au sujet du mode de sevrage, ce dernier se fait dans 55,3% des cas, d’une manière soudaine (ou brusque) et dans 44,5% de façon progressive. Il se fait de façon soudaine chez 55,8% des garçons et 54,8% des filles. A l’Est du pays, le sevrage soudain est le plus utilisé avec 63 %, alors qu'il est beaucoup plus bas à l’Ouest du pays (50,2%). Aussi, dans la strate rurale, le sevrage soudain est plus élevé avec 56,5% contre 54,4% dans la strate urbaine. Par rapport à l’âge des enfants, le sevrage brusque passe de 58,2% pour les 3-5 mois à 52,8 % pour les 24-36 mois. Ce type de sevrage diminue avec l’élévation du niveau d’instruction des mères, passant de 56,7% pour les mères analphabètes à 50,3% pour les mères avec un niveau d’études supérieur. Figure NU.16 : Modes d'allaitement des enfants de moins de 3 ans, MICS3, ALGÉRIE 2006 Figure NU.17 : Modes de sevrage des enfants de moins de 3 ans, MICS3, ALGÉRIE 2006 Proportions en % Allaités Non allaités Sevrés 6,4 57,3 36,1 34,6 57,8 5,9 57,4 57,8 36,236,5 5,4 11,2 61,1 27,6 4,5 50,7 44,5 7,2 59,4 32,9 6,3 55,3 38,3 4 4,4 5,4 7,3 6,8 8,5 83,3 8,1 67,3 25,4 49,9 42,6 41,7 52,6 22,1 72,7 6 90 C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al < 3 m oi s 3- 5 m oi s 6- 11 m oi s 12 -1 7 m oi s 24 -3 6 m oi s M as cu lin Fé m in in 100 80 60 40 20 0 7,3 18 -2 3 m oi s Proportions en % Sevrage soudain Sevrage prgressif 44 55,8 54,8 C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al M as cu lin Fé m in in 100 80 60 40 20 0 45 48,4 36,8 49,3 42,9 45,4 43,3 22,8 41,8 41,8 47,1 57,9 45 40,5 59,258,2 54,775,8 52,854,4 56,556,550,2 6351,6 < 3 m oi s 3- 5 m oi s 6- 11 m oi s 12 -1 7 m oi s 24 -3 6 m oi s 18 -2 3 m oi s N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 74 L’âge moyen au sevrage des enfants de moins de 3 ans est de 8,6 mois, alors que l’âge médian est de 6 mois. Chez les garçons comme chez les filles, cet âge moyen est de 8,6 mois. Le plus faible âge moyen est enregistré chez les enfants de la région Ouest du pays, avec 6,3 mois contre 12,1 mois au Sud du pays. Les enfants vivants en milieu rural sont moyennement sevrés à l’âge de 9,3 mois contre 8 mois pour ceux habitant en milieu urbain. L’âge moyen de sevrage augmente avec l’âge des enfants, passant de 2,5 mois chez les moins de 6 mois à 11,5 mois pour les 24-35 mois. Il diminue avec le niveau d’instruction des mères, passant de 10,3 mois pour les mères analphabètes à 6,8 mois pour les mères d’un niveau d’études supérieur. Il convient de relever que les enfants âgés de moins de 3 ans sont sevrés dans 26,1 % avant l’âge de 3 mois et dans 23% des cas à l’âge de 3-5 mois. Aussi, dans 17,4 % des cas, les enfants sont sevrés à l’âge de 6-11 mois, dans 13,7 % à l’âge de 12-17 mois, dans 10,8 % à l’âge de 18-23 mois et dans 9 % à l’âge de 24-36 mois. Ainsi, les proportions d’enfants sevrés avant l’âge de 3 mois, chez les garçons comme chez les filles, elles sont les plus marquantes avec 26,9 % et 25.3 %, respectivement. Cette proportion est plus élevée dans la région Ouest du pays, avec 36,9 %, alors qu'elle est de 13,7 %, au Sud du pays. Le sevrage avant l’âge de 3 mois est également marqué chez les enfants habitant les zones urbaines (28,8 %) par rapport à ceux des régions rurales (22,6 %). Il convient également de souligner que la proportion d’enfants âgés de moins de 6 mois sevrés avant l’âge de 3 mois est la plus importante avec 67,4 % contre seulement 18,4 % chez les 24-35 mois. En conclusion, le sevrage est précocement pratiqué pour près du quart des enfants bien que l’âge médian du sevrage à l’allaitement maternel des enfants de moins de 3 ans soit de 6 mois. Proportions en % C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al M as cu lin Fé m in in 14 12 10 8 6 4 2 0 < 6 m oi s 6- 11 m oi s 12 -2 3 m oi s 24 -3 5 m oi s Âge médian au sevrage Âge moyen au sevrage 8,6 6 8,6 6 8,6 6 9 6 6,3 3 12,1 12 8 5 9,3 6 2,5 2 3,3 3 7,1 5 11,5 10,7 Figure NU.18 : Âge moyen au sevrage des enfants de moins de 3 ans, MICS3, ALGÉRIE 2006 Figure NU.19 : Sevrage des enfants de moins de 3 ans par groupe d'âge, MICS3, ALGÉRIE 2006 Proportions en % C en tr e E st O ue st S ud U rb ai n R ur al M as cu lin Fé m in in 100 80 60 40 20 0 < 6 m oi s 6- 11 m oi s 12 -2 3 m oi s 24 -3 5 m oi s 9,2 8,8 9,6 7,9 6,6 10,8 10,8 11 11,5 5,7 14,1 13,3 12,8 18,4 6,7 16,5 18,3 17,6 17,5 16,6 22,6 23,5 23 22,7 27,4 26,9 25,3 26,1 22 36,9 15,2 19,5 19 18,3 14,3 13,7 7,2 9,9 13,4 17,6 23 28,8 11,2 11,9 14 17,1 23,1 22,6 1,4 3,7 26,6 67,4 0,1 15,8 41,2 41,9 0,7 8,2 18,6 21,9 24,5 26,1 18 16,5 14,7 15,8 16,7 18,4 Âge au sevrage < 3 mois 3-5 mois 6-11 mois 12-17 mois 18-23 mois 24-36 mois N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 75 Ce sevrage est plus précoce dans la région Ouest du pays, bien que ce soit dans cette région que le sevrage progressif est le plus pratiqué. Les enfants vivant dans les zones rurales et au Sud du pays sont sevrés relativement tardivement. Tableau NU.9 : Modes de sevrage des enfants âgés de moins de 3 ans, MICS3, Algérie 2006 Variables Modes de sevrage Total Nombre d'enfants âgés de moins de 3 ans sevrés Effectifs non pondérés Soudainement (%) Progressivement (%) Non précisé (%) Sexe Masculin 55.8 44.0 0.2 100.0 2 522 Féminin 54.8 45.0 0.1 100.0 2 531 Région Centre 51.6 48.4 0.0 100.0 1 406 Est 63.0 36.8 0.2 100.0 1 402 Ouest 50.2 49.3 0.5 100.0 1 221 Sud 56.9 42.9 0.1 100.0 1 024 Strate Urbain 54.4 45.4 0.3 100.0 2 963 Rural 56.5 43.3 0.1 100.0 2 090 Âge en mois < 3 mois 75.8 22.8 1.4 100.0 31 3-5 mois 58.2 41.8 0.0 100.0 148 6-11 mois 54.7 45.0 0.3 100.0 635 12-17 mois 59.2 40.5 0.3 100.0 690 18-23 mois 57.9 41.8 0.2 100.0 993 24-36 mois 52.8 47.1 0.1 100.0 2 556 Niveau d'instruction de la mère Aucun 56.7 43.2 0.2 100.0 1 334 Primaire 55.1 44.8 0.1 100.0 1 001 Moyen 56.1 43.9 0.1 100.0 1 272 Secondaire 54.7 44.9 0.4 100.0 1 152 Supérieur 50.3 49.7 0.0 100.0 294 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 59.6 40.3 0.1 100.0 1 182 Deuxième 58.0 41.8 0.2 100.0 987 Moyen 52.3 47.7 0.0 100.0 975 Quatrième 55.4 44.1 0.5 100.0 971 Plus riche 50.8 49.0 0.2 100.0 938 Total 55.3 44.5 0.2 100.0 5 053 Tableau NU.10 : Âge au sevrage des enfants âgés de moins de 3 ans, MICS3, Algérie 2006 Variables Âge au sevrage (mois) Nombre d'enfants âgés de moins de 3 ans sevrés Moyen Médian Effectifs non pondérés Sexe Masculin 8.6 6.0 2 607 Féminin 8.6 6.0 2 554 Région Centre 8.6 6.0 1 739 Est 9.0 6.0 1 573 Ouest 6.3 3.0 1 261 Sud 12.1 12.0 588 Strate Urbain 8.0 5.0 2 877 Rural 9.3 6.0 2 284 N u tr it io n Tableau NU.10A : Âge au sevrage des enfants de moins de 3 ans, MICS3, Algérie 2006 Variables Âge au sevrage (mois) Nombre d'enfants âgés de moins de 3 ans sevrés < 3 3-5 6-11 12-17 18-23 24-36 Effectifs pondérés Sexe Masculin 26.9 22.6 16.5 14.1 10.8 9.2 2 607 Féminin 25.3 23.5 18.3 13.3 10.8 8.8 2 554 Région Centre 26.1 23.0 17.6 12.8 11.0 9.6 1 739 Est 22.0 22.7 17.5 18.4 11.5 7.9 1 573 Ouest 36.9 27.4 16.6 6.7 5.7 6.6 1 261 Sud 13.7 14.3 18.3 19.0 19.5 15.2 588 Strate Urbain 28.8 23.0 17.6 13.4 9.9 7.2 2 877 Rural 22.6 23.1 17.1 14.0 11.9 11.2 2 284 Âge en mois < 6 mois 67.4 26.6 3.7 1.4 0.4 0.5 206 6-11 mois 41.9 41.2 15.8 1.0 0.0 0.1 686 12-23 mois 26.1 24.5 21.9 18.6 8.2 0.7 1 766 24-35 mois 18.4 16.7 15.8 14.7 16.5 18.0 2 503 Niveau d'instruction de la mère Aucun 20.9 20.3 15.8 15.4 12.9 14.7 1 281 Primaire 30.6 21.1 16.8 10.9 10.5 10.1 964 Moyen 25.1 24.7 17.7 15.2 10.8 6.5 1 354 Secondaire 27.9 23.9 19.3 12.6 9.6 6.7 1233 Supérieur 29.9 28.9 17.2 13.3 7.6 3.1 329 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 21.2 18.4 15.9 17.4 12.6 14.5 1 073 Deuxième 24.0 23.2 18.1 11.6 13.0 10.2 1 090 Moyen 29.5 21.0 16.4 16.3 9.8 7.1 1 008 Quatrième 28.0 27.2 16.1 12.3 10.6 5.8 991 Plus riche 28.3 25.6 20.6 10.9 7.8 6.9 999 Total 26.1 23.0 17.4 13.7 10.8 9.0 5 161 (suite) Tableau NU.10 : Âge au sevrage des enfants âgés de moins de 3 ans, MICS3, Algérie 2006 Variables Âge au sevrage (mois) Nombre d'enfants âgés de moins de 3 ans sevrés Moyen Médian Effectifs non pondérés Âge en mois < 6 mois 2.5 2.0 206 6-11 mois 3.3 3.0 686 12-23 mois 7.1 5.0 1 766 24-35 mois 11.5 10.7 2 503 Niveau d'instruction de la mère Aucun 10.3 7.5 1 281 Primaire 8.4 5.0 964 Moyen 8.1 6.0 1 354 Secondaire 7.8 5.0 1 233 Supérieur 6.8 4.0 329 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 10.3 8.0 1 073 Deuxième 9.1 6.0 1 090 Moyen 8.1 5.0 1 008 Quatrième 7.6 4.0 991 Plus riche 7.5 5.0 999 Total 8.6 6.0 5 161 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 76 N u tr it io n Tableau NU.3A : Etat d’allaitement des enfants âgés de moins de 3 ans, MICS3, Algérie 2006 Variables Etat d’allaitement Total Nombre d’enfants ägés de moins de 3 ansActuellement allaités au sein (%) Sevrés (%) Non Allaités (%) Non precise(%) Effectifs pondérés Sexe Masculin 36.1 57.3 6.4 0.2 100.0 4 552 Féminin 34.6 57.8 7.3 0.3 100.0 4 420 Région Centre 36.5 57.4 5.9 0.1 100.0 3 028 Est 36.2 57.8 5.4 0.6 100.0 2 723 Ouest 27.6 61.1 11.2 0.1 100.0 2 063 Sud 44.5 50.7 4.5 0.3 100.0 1 159 Strate Urbain 32.9 59.4 7.2 0.4 100.0 4 841 Rural 38.3 55.3 6.3 0.2 100.0 4 131 Âge en mois < 3 mois 90.0 6.0 4.0 0.0 100.0 544 3-5 mois 72.7 22.1 4.4 0.8 100.0 784 6-11 mois 52.6 41.7 5.4 0.2 100.0 1 644 12-17 mois 42.6 49.9 7.3 0.2 100.0 1 429 18-23 mois 25.4 67.3 6.8 0.5 100.0 1 565 24-36 mois 8.1 83.3 8.5 0.1 100.0 3 005 Niveau d'instruction de la mère Aucun 42.4 51.0 6.3 0.2 100.0 2 510 Primaire 36.0 57.4 6.2 0.4 100.0 1 680 Moyen 32.6 59.4 7.7 0.2 100.0 2 277 Secondaire 30.6 62.4 6.6 0.4 100.0 1 976 Supérieur 29.9 62.1 8.0 0.0 100.0 529 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 42.2 51.9 5.7 0.1 100.0 2 066 Deuxième 35.4 57.6 6.7 0.3 100.0 1 892 Moyen 33.9 58.4 7.3 0.4 100.0 1 726 Quatrième 32.6 59.3 7.7 0.4 100.0 1 672 Plus riche 30.9 61.8 6.9 0.3 100.0 1 616 Total 35.4 57.5 6.8 0.3 100.0 8 972 Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 77 Tableau NU.3B : Différents modes d'alimentation des enfants de moins de 3 ans (%) selon l'âge, MICS3, Algérie 2006 Âge en mois Modes d'alimentation de l'enfant Total Effectif des enfants de moins de 3 ans Non précisé (%) Allaitement maternel exclusif (%) Allaitement maternel et eau naturelle uniquement (%) Allaitement maternel et liquides autres que le lait (%) Allaitement maternel et autres laits (%) Allaitement maternel et aliments complémentaires (%) Non allaités (%) 0-1 1,2 14,7 24,7 28,6 22,6 1,4 6,8 100,0 328 2-3 1,4 7,4 17,0 19,1 33,6 3,5 18,0 100,0 481 4-5 1,9 1,6 8,9 8,9 23,3 26,2 29,2 100,0 521 6-7 ,8 ,2 3,5 2,6 10,9 35,9 46,0 100,0 503 8-9 ,4 ,1 3,1 2,7 8,5 41,8 43,3 100,0 548 10-11 1,2 ,9 1,1 2,3 5,4 38,5 50,5 100,0 592 12-13 ,4 ,2 2,0 2,9 4,0 39,3 51,3 100,0 498 14-15 1,3 ,0 ,0 ,1 2,7 41,2 54,7 100,0 444 16-17 ,2 ,0 ,7 ,2 3,3 30,8 64,8 100,0 486 18-19 ,5 ,0 ,6 ,3 2,0 28,9 67,6 100,0 517 20-21 1,3 ,0 ,1 ,4 1,9 21,2 75,2 100,0 505 22-23 1,3 ,0 ,0 ,3 1,1 19,1 78,2 100,0 543 24-25 ,5 ,0 ,1 ,5 ,8 12,6 85,5 100,0 470 26-27 1,1 ,0 ,0 ,4 ,8 11,4 86,2 100,0 448 28-29 ,4 ,0 ,0 ,0 ,1 6,2 93,3 100,0 491 30-31 ,5 ,0 ,0 ,0 ,8 5,4 93,3 100,0 492 32-33 ,2 ,0 ,1 ,0 ,7 4,0 95,0 100,0 529 34-35 1,0 ,0 ,0 ,0 ,2 5,8 93,1 100,0 575 Total ,9 1,1 3,0 3,3 6,5 21,3 64,0 100,0 8 972 N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 78 Tableau NU.5 : Consommation du sel iodé. Part relative des ménages consommant du sel iodé, MICS3 ALGÉRIE, 2006 Variables Part relative des ménages dont le sel a été testé Ménages inteviewés Part relative des ménages avec résultat du test Ménages dont le sel a été testé % des ménages ne disposant pas de sel < 15 PPM 15 + PPM* Région Centre 99,1 10 334 0,3 27,5 72,2 8 454 Est 98,4 8 987 0,3 42,9 56,8 8 451 Ouest 99,2 6 754 0,4 40,9 58,6 6 809 Sud 97,6 2933 1,1 62,2 36,8 5 044 Strate Urbain 98,6 16 825 0,5 31,9 67,6 17 601 Rural 99,1 12 183 0,4 48,5 51,2 11 157 Quintile de l’indice de richesse Plus pauvre 98,9 5 671 0,4 59,3 40,3 6 289 Deuxième 99,0 5 667 0,5 46,9 52,7 5 509 Moyen 98,7 5 803 0,6 38,9 60,5 5 531 Quatrième 98,8 5 798 0,3 32,5 67,2 5 644 Plus riche 98,6 6 068 0,4 18,3 81,3 5 785 Total 98,8 29 008 0,4 38,9 60,7 28 758 * Indicateur MICS n° 41 Proportions en % C en tr e Région Strate TotalIndice de richesse Es t O ue st Su d U rb ai n R ur al 1,2 1,0 0,8 0,6 0,4 0,2 0 pl us p au vr e Pl us ri ch e D eu xi èm e Q ua tr iè m e M oy en 0,3 0,3 0,3 0,4 0,4 0,4 1,1 0,5 0,5 0,6 0,4 0,4 Figure NU.20 : Proportion des ménages ne disposant pas de sel (%), MICS3, ALGÉRIE, 2006 Proportions en % C en tr e Région Strate TotalIndice de richesse Es t O ue st Su d U rb ai n R ur al 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Pl us p au vr e pl us ri ch e D eu xi èm e Q ua tr iè m e M oy en Figure NU.21 : Proportion des ménages avec résultat du test < 15 PPM 15+PPM 15+PPM*< 15 PPM 5.3 Iodation du sel Les troubles liés à la carence en iode (TCI) sont la principale cause au monde de l’arriération mentale susceptible d’être évitée et du retard du développement psychomoteur du jeune enfant ainsi que l'apparition du goitre endémique. Sous sa forme la plus extrême, la carence en iode est responsable du crétinisme et de retard scolaire chez les enfants. Elle augmente également le risque de mort à la naissance et de fausse couche chez la femme enceinte. L’objectif international est de parvenir à une élimination durable de la carence en iode d’ici 2015. L’indicateur est le pourcentage de ménages consommant un sel iodé de façon adéquate (>15 parts par million). Le sel a pu être testé dans la majorité des ménages (98,8%). Les tests font ressortir que 60,7% des ménages utilisent du sel suffisamment iodé, 15 Particules Par Milliers ou plus (PPM), alors que 38,9 % des ménages disposent de sel iodé à moins de 15 PPM. Selon la région, la proportion de ménages disposant de sel convenablement dosé (15+ PPM) passe de 72,2% au Centre à 36,8% au Sud du pays. Notons que les régions Est et Ouest se situent à la hauteur de 56,8% et 58,6%, respectivement. La proportion de ménages disposant de sel normalement dosé varie selon la strate en ce sens qu'elle passe de 67,6% en milieu urbain à 51,2% en milieu rural. Selon l’indice de richesse, ce sont les ménages les plus pauvres (1er quintile) qui s'approvisionnent le plus en sel non normé (<15 PPM), avec une proportion de 46,9% contre 18,3% chez les ménages les plus riches (5ème quintile). N u tr it io n Résultats de l'enquête nationale à indicateurs multiples MICS 3 Algérie 2006 79 5.4 Faible poids à la naissance Le poids à la naissance est un bon indicateur, non seulement de la santé et du statut nutritionnel de la mère, mais également des chances de survie, de croissance, de santé à long terme et de développement psychosocial du nouveau-né. Selon l'OMS, un faible poids à la naissance (moins de 2500 grammes) est un facteur de risque important. Les bébés de faible poids de naissance ont un risque accru de mourir au cours de leurs premiers mois ou années. Ceux qui survivent ont un système immunitaire affaibli, ce qui les rend plus vulnérables face à la maladie. Les enfants présentant un faible poids à la naissance ont tendance à avoir un quotient intellectuel plus bas et des troubles cognitifs, facteurs qui ont une incidence sur l'échec scolaire. Dans les pays en développement, un faible poids à la naissance découle principalement d'une mauvaise santé et d'un mauvais état nutritionnel de la mère. Quatre facteurs sont déterminants : a) le mauvais statut nutritionnel de la mère avant la conception, b) sa petite taille (due principalement à la malnutrition et aux infections contractées durant son enfance) c) une mauvaise nutrition durant la grossesse et des comportements à risque (tabagisme,…). Dans de nombreux pays en développement, des maladies comme la diarrhée et le paludisme sont courantes et peuvent sensiblement retarder la croissance du fœtus si la mère en est atteinte durant sa grosses

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