2011 Enquête par grappes à indicateurs multiples TCHAD 2010 RAPPORT FINAL

Publication date: 2011

i TCHAD 2010 Enquête par grappes à indicateurs multiples TCHAD 2010 Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) République du Tchad Ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération Internationale. United Nations Population Fund United Nations Children’s Fund Fianga MANDOUL Koumra LOGONE OCC. Massenya Fada Iriba Bahia Arada Abou Deïa Goz Beïda Salal Koro Toro Mangalmé Oum Hadjer Guéréda Ngouri Gélengdeng Djédaa Melfi Bokoro Am Zoer Farchana Am Dam Kyabé Maro Pala Zouar MoïssalaGoré Massenya Aozou Harazé Mangueigne Kélo Nokou Nguigmi Maiduguri Ngaoundéré Séguédine Bilma Fianga Bol Bongor Sarh DobaMoundou Mongo Am Timan Abéché Biltine Lai Ati Mao Massakory Faya Koumra Fada Bardaï N'Djamena Moussoro KANEM BAHR EL GAZEL BATHA SALAMAT GUERA WADI FIRA MOYEN-CHARI MANDOUL TANDJILE CHARI-BAGUIRMICHARI-BAGUIRMI LOGONE OCC. MAYO - KEBBI QUEST OUADDAÏ DAR SILA BORKOU TIBESTI ENNEDI LAC LOGONE ORIENTAL HADJER-LAMIS MAY O - K EBBI EST B o r k o u Gra nd E r g d e B i lm a S a r i r T i b a s t i E n n e d i Ma ss if d u T i b e s t i L i b y a n D e s e r t Massif de Guéra Dépression du Mourdi Massif de Marfa Erg du D joura b Ker kou r N ou re ne Plateau du Djado C har i Ouadi Hawach Lac Fitri Bahr E rgig Lac Iro Lake Chad N ga dd a Ye ds er am Mbakaou Res. Vina Wa di Ho war Ba tha B ahr AoukLogone G ribing ui Bamingui Bangoran Bah r Sa lam at N I G E R CAMEROON CENTRAL AFRICAN REPUBLIC NIGERIA LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA EGYPT S U D A N 15° 20° 25° 20° 15° 10° 20° 15° 10° 15° 20° The boundaries and names shown and the designations used on this map do not imply official endorsement or acceptance by the United Nations. Map No. 3788 Rev. 8 United Nations March 2009 (Colour) Department of Field Support Cartographic Section CHAD National capital Région capital Town, village Airport International boundary Région boundary Main road Road or trail CHAD 0 0 100 200 50 100 150 200 mi 300 km Photo de couverture: © UNICEF/ Julie Pudlowski RAPPORT FINAL | Mai 2011 Enquête par grappes à indicateurs multiples TCHAD 2010 iv ©UNICEF/Harandane Dicko v TCHAD 2010 Indicateurs des Enquêtes par grappes à indicateurs multiples (MICS) et des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), Tchad, 2010 Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur Valeur MORTALITE DES ENFANTS Mortalité des enfants 1.1 4.1 Taux de mortalité enfants moins de cinq ans 175 pour mille 1.2 4.2 Taux mortalité infantile 106 pour mille NUTRITION Etat nutritionnel 2.1a 1.8 Prévalence insuffisance pondérale Modérée et grave (- 2 SD) 30,3 pour cent 2.1b Grave (- 3 SD) 12,9 pour cent 2.2a Prévalence retard croissance Modéré et grave (- 2 SD) 38,7 pour cent 2.2b Grave (- 3 SD) 20,9 pour cent 2.3a Prévalence émaciation Modérée et grave (- 2 SD) 15,7 pour cent 2.3b Grave (- 3 SD) 5,9 pour cent Allaitement et alimentation infantile 2.4 Enfants jamais allaités 4,4 pour cent 2.5 Première expérience de l’allaitement 29,0 pour cent 2.6 Allaitement exclusif des moins de 6 mois 3,4 pour cent 2.7 Poursuite allaitement à 1 an 88,2 pour cent 2.8 Poursuite allaitement à 2 ans 59,1 pour cent 2.9 Allaitement prédominant moins de 6 mois 70,9 pour cent 2.10 Durée de l’allaitement 21,9 pour cent 2.11 Allaitement au biberon 5,3 pour cent 2.12 Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous 45,9 pour cent 2.13 Fréquence minimum des repas 30,6 pour cent 2.14 Allaitement approprié à l’âge 39,2 pour cent 2.15 Fréquence alimentation lactée pour enfants non allaités au sein 32,2 pour cent Iodation du sel 2.16 Consommation de sel iodé 53,8 pour cent Vitamine A 2.17 Supplémentation en vitamine A (enfants moins de 5 ans) 97,5 pour cent Insuffisance pondérale à la naissance 2.18 Nourrissons de poids insuffisant à la naissance 19,9 pour cent 2.19 Nourrissons pesés à la naissance 10,8 pour cent Tableau récapitulatif des résultats vi Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur Valeur SANTE DE L’ENFANT Vaccinations 3.1 Couverture vaccinale contre la tuberculose 43,8 pour cent 3.2 Couverture vaccinale contre la poliomyélite 25,0 pour cent 3.3 Couverture vaccinale contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DCTcoq) 15,5 pour cent 3.4 4.3 Couverture vaccinale contre la rougeole 36 pour cent 3.5 Couverture vaccinale contre l’hépatite B 11,1 pour cent 3.6 Couverture vaccinale contre la fièvre jaune 25,5 pour cent Vaccin antitétanique 3.7 Protection néonatale contre le tétanos 43,1 pour cent Traitement de la maladie 3.8 Thérapie par réhydratation orale avec alimentation continue 23,1 pour cent 3.9 Recours aux soins pour pneumonie suspectée 26,1 pour cent 3.10 Antibiothérapie de pneumonie suspectée 31,4 pour cent Utilisation des combustibles solides 3.11 Combustibles solides 96,9 pour cent Paludisme 3.12 Disponibilité de moustiquaires imprégnées (MI) dans le ménage 42,0 pour cent 3.13 Enfants de moins de 5 ans dormant sous n’importe quelle moustiquaire 12,6 pour cent 3.14 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaires imprégnées (MI) 9,8 pour cent 3.15 6.7 Usage de diagnostics du paludisme 9,0 pour cent 3.16 Traitement antipaludique enfants moins de 5 ans le même jour ou le jour suivant 28,9 pour cent 3.17 Traitement antipaludique enfants de moins de 5 ans 42,7 pour cent 3.18 6.8 Femmes enceintes dormant sous moustiquaires imprégnées (MI) 9,9 pour cent 3.19 Traitement préventif intermittent du paludisme 21,9 pour cent 3.20 Traitement préventif intermittent du paludisme 50,2 pour cent EAU ET ASSAINISSEMENT Eau et assainissement 4.1 7.8 Utilisation de source améliorée d’eau potable 52,1 pour cent 4.2 Traitement de l’eau 2,3 pour cent 4.3 7.9 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 15,5 pour cent 4.4 Elimination sans danger des matières fécales de l’enfant 18,1 pour cent 4.5 Endroit pour le lavage des mains 46,8 pour cent 4.6 Disponibilité de savon 55,0 pour cent vii TCHAD 2010 Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur Valeur SANTE DE LA REPRODUCTION Contraception 5.1 5.4 Taux de fécondité des adolescentes 203,4 pour mille 5.2 Grossesses précoces 47,4 pour cent 5.3 5.3 Taux de prévalence contraceptive 4,8 pour cent 5.4 5.6 Besoins non satisfaits 28,3 pour cent Santé maternelle et du nouveau-né 5.5a 5.5a Couverture des soins prénatals : Au moins une fois par le personnel qualifié 53,2 pour cent 5.5b Au moins quatre fois par n’importe quel prestataire 23,1 pour cent 5.6 Contenu des soins prénatals 18,1 pour cent 5.7 5.2 Personnel qualifié à l’accouchement 22,7 pour cent 5.8 Accouchements dans une structure de santé 15,8 pour cent 5.9 Césarienne 1,5 pour cent DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Développement du jeune enfant 6.1 Soutien à l’apprentissage 69,6 pour cent 6.2 Appui du père à l’apprentissage 28,9 pour cent 6.3 Matériels d’apprentissage: livres pour enfants 0,5 pour cent 6.4 Matériels d’apprentissage : jouets 43,1 pour cent 6.5 Soins inadéquats 56,2 pour cent 6.6 Indice de développement du jeune enfant 33,1 pour cent 6.7 Participation à l’éducation de la petite enfance 4,7 pour cent EDUCATION Alphabétisation et éducation 7.1 2.3 Taux d’alphabétisation des jeunes femmes 22,4 pour cent 7.2 Préparation à l’école 2,5 pour cent 7.3 Taux d’admission à l’éducation primaire 33,2 pour cent 7.4 2.1 Taux net de scolarisation primaire (ajusté) 51,8 pour cent 7.5 Taux net de scolarisation secondaire (ajusté) 16,7 pour cent 7.6 2.2 Enfants atteignant la dernière classe du primaire 89,3 pour cent 7.7 Taux d’achèvement du primaire 45,9 pour cent 7.8 Taux de transition à l’école secondaire 32,6 pour cent 7.9 Indice de parité entre les sexes (école primaire) 0,87 - 7.10 Indice de parité entre les sexes (école secondaire) 0,55 - 7.11 6.4 Fréquentation scolaire des orphelins 66,3 pour cent 7.12 6.4 Fréquentation scolaire des non orphelins 56,5 pour cent viii Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur Valeur PROTECTION DE L’ENFANCE Enregistrement des naissances 8.1 Enregistrement des naissances 15,7 pour cent Travail des enfants 8.2 Travail des enfants 48,0 pour cent 8.3 Fréquentation scolaire chez les enfants qui travaillent 47,9 pour cent 8.4 Travail des enfants parmi les étudiants 48,7 pour cent Discipline des enfants 8.5 Discipline violente 84,3 pour cent Mariage précoce et polygynie 8.6 Mariage avant l’âge de 15 ans 28,4 pour cent 8.7 Mariage avant l’âge de 18 ans 69,1 pour cent 8.8 Jeunes femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées ou en union 47,6 pour cent 8.9 Femmes de 15-49 ans en union polygame 38,8 pour cent 8.10a Différence d’âge entre conjoints Femmes âgées de 15-19 ans 31,5 pour cent 8.10b Femmes âgées de 20-24 ans 35,3 pour cent Mutilation génitale féminine/ excision 8.11 Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) 37,7 pour cent 8.12 Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les femmes 44,2 pour cent 8.13 Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les filles 12,1 pour cent Violence familiale 8.14 Approbation des violences conjugales 62,3 pour cent ix TCHAD 2010 Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur Valeur VIH ET SIDA, COMPORTEMENT SEXUEL VIH et SIDA connaissance et attitudes 9.1 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH 9,3 pour cent 9.2 6.3 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les jeunes femmes 10,1 pour cent Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH 30,9 pour cent 9.3 Attitude bienveillante envers les gens vivant avec le VIH 19,1 pour cent 9.4 Femmes qui savent où faire le test VIH 23,3 pour cent 9.5 Femmes ayant subi le test VIH et connaissant les résultats 3,4 pour cent 9.6 Jeunes femmes sexuellement actives ayant subi le test du VIH et connaissant les résultats 3,9 pour cent 9.7 Conseils sur le VIH lors des soins prénatals 18,4 pour cent 9.8 Dépistage du VIH lors des soins prénatals 6,0 pour cent 9.9 Jeunes femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels 79,0 pour cent Comportement sexuel 9.10 Rapports sexuels à l’âge de 15 ans chez les jeunes femmes 24,2 pour cent 9.11 Mélange des âges entre les partenaires sexuels 32,9 pour cent 9.12 Rapports sexuels avec des partenaires multiples 0,5 pour cent 9.13 Utilisation du préservatif lors des rapports sexuels avec des partenaires multiples 53,9 pour cent 9.14 Rapports sexuels avec des partenaires non réguliers 6,6 pour cent 9.15 Utilisation de préservatif avec des partenaires non réguliers 1,3 pour cent 9.16 6.2 Conditions de vie des enfants (Ne vit pas avec au moins 1 parent biologique) 14,7 pour cent Prévalence des enfants ayant au moins un parent décédé 9,6 pour cent Enfants orphelins 9.17 Conditions de vie des enfants (Ne vit pas avec1 parent biologique) 14,7 pour cent 9.18 Prévalence des enfants ayant au moins un parent décédé 9,6 pour cent 9.19 6.4 Fréquentation scolaire des orphelins 76,2 pour cent 9.20 6.4 Fréquentation scolaire des non orphelins 89,1 pour cent x ©UNICEF/ Patricia Esteve xi TCHAD 2010 Table des matières Tableau récapitulatif des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v Table des matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xi Liste des tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xiii Liste des graphiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xvi Liste des abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .xvii Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xviii Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xix Résumé exécutif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xxi I . Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Contexte et objectifs de l’enquête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 II . Echantillon et méthodologie de l’enquête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Plan de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Questionnaires et manuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Formation et travail sur le terrain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Traitement des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 III . Couverture de l’échantillon, caractéristiques des ménages et des personnes enquêtées . . . . . . . . . . . . 11 Couverture de l’échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Caractéristiques des ménages et des personnes enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 IV . Mortalité des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Mortalité infantile et infanto-juvénile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Tendances des niveaux de mortalité des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 V . Nutrition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Etat nutritionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Allaitement et alimentation des enfants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 Iodation du sel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Supplémentation en vitamine A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Poids à la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 VI . Santé des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Couverture vaccinale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Protection contre le tétanos néonatal. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Traitement de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 Traitement de la pneumonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 Utilisation de combustibles solides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Paludisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 xii VII . Eau et assainissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 Utilisation de sources d’eau améliorées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 Utilisation d’installations sanitaires améliorées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110 Lavage des mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119 VIII . Santé de la reproduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 Fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 Planification familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139 Assistance à l’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146 Fistule obstétricale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151 IX . Développement de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 Education et apprentissage de la petite enfance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 167 Développement du jeune enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177 X . Alphabétisation et éducation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 Alphabétisation des jeunes femmes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181 Préparation à l’école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 Fréquentation de l’école primaire et secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185 Parité entre les sexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195 Fréquentation scolaire des orphelins et des non orphelins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 XI . Protection des enfants et des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 Enregistrement des naissances. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 Travail des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 202 Discipline de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 208 Mariage précoce et polygamie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210 Mutilations génitales féminines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 216 Violences conjugales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 223 XII . VIH et SIDA et comportement sexuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235 Connaissances sur la transmission du VIH et conceptions erronées sur le VIH et SIDA . . . . . . . . . . . . . . 235 Connaissance de la transmission de la mère à l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242 Attitudes à l’égard des personnes vivant avec le VIH et SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246 Connaissance d’un lieu pour subir le test du VIH, conseils et dépistage durant les soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 247 Comportement sexuel associé à la transmission du VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 257 Annexe A . Plan de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 269 Annexe B . Liste du personnel ayant participé à l’enquête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272 Annexe C . Estimations des erreurs de sondage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 275 Annexe E . Indicateurs MICS4 : Numérateurs et Dénominateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 285 Annexe F . Questionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 296 Table des matières xiii TCHAD 2010 Liste des tableaux Tableau HH .1 : Résultats des interviews des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Tableau HH .2: Répartition selon l’âge par sexe au niveau du ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Tableau HH .3: Composition des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Tableau HH .4: Caractéristiques de base des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Tableau HH .5: Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Tableau HH .6: Modes de vie des enfants et état d’orphelin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Tableau CM .1: Enfants nés vivants, enfants survivants et proportion des décès selon l’âge des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Tableau CM .2: Mortalité des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 Tableau NU .1: Etat nutritionnel des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Tableau NU .2: Allaitement au sein initial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Tableau NU .3: Allaitement au sein . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Tableau NU .4: Durée de l’allaitement au sein . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Tableau NU .5: Allaitement approprié à l’âge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Tableau NU .6: Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Tableau NU .7: Fréquence minimum de repas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Tableau NU .8: Allaitement au biberon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 Tableau NU .9: Consommation de sel iodé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Tableau NU .10: Supplémentation des enfants en vitamine A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Tableau NU .11: Bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 Tableau CH .1: Vaccinations au cours de la première année de vie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Tableau CH .2: Vaccinations selon des caractéristiques de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 Tableau CH .3: Protection contre le tétanos néonatal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 Tableau CH .4: Solutions de réhydratation orale et liquides maison recommandés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Tableau CH .5: Pratiques d’alimentation durant la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 Tableau CH .6: Thérapie de réhydratation orale avec poursuite de l’alimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 Tableau CH .7: Recours au traitement et usage d’antibiotiques pour suspicion de pneumonie . . . . . . . . . . . . 77 Tableau CH .8: Connaissance de deux indicateurs d’alerte de la pneumonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 Tableau CH .9: Utilisation de combustibles solides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 Tableau CH .10: Utilisation de combustibles solides selon le lieu de la cuisine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 Tableau CH .11: Disponibilité de moustiquaires imprégnées au niveau des ménages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 Tableau CH .12: Enfants ayant dormi sous moustiquaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87 Tableau CH .13: Femmes enceintes ayant dormi sous moustiquaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Tableau CH .14: Traitement antipaludique des enfants avec des médicaments antipaludéens . . . . . . . . . . . . . 92 Tableau CH .15 . Diagnostic du paludisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 Tableau CH .16: Traitement préventif intermittent (TPI) contre le paludisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 xiv Tableau WS .1: Utilisation de sources d’eau améliorées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102 Tableau WS .2: Traitement de l’eau du ménage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105 Tableau WS .3: Temps mis pour atteindre la source d’eau potable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108 Tableau WS .4: Personne qui va aller chercher l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 Tableau WS .5: Utilisation d’installations sanitaires améliorées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 Tableau WS .6: Utilisation et partage des toilettes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 Tableau WS .7 : Evacuation des matières fécales de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116 Tableau WS .8: Echelle d’utilisation de sources d’eau améliorées et d’installations sanitaires améliorées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118 Tableau WS .9: Eau et savon à l’endroit prévu pour le lavage de mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 Tableau WS .10 : Disponibilité du savon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121 Tableau RH .1: Taux de fécondité des adolescentes et Indice synthétique de fécondité (ISF) . . . . . . . . . . . . . 129 Tableau RH .2: Grossesses précoces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 Tableau RH .3: Utilisation de la contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 Tableau RH .4: Besoins non satisfaits en matière de contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137 Tableau RH .5: Couverture des soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141 Tableau RH .6: Nombre de visites prénatales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143 Tableau RH .7: Contenu des soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145 Tableau RH .8: Assistance au cours de l’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149 Tableau RH .9: Lieu de l’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152 Tableau RH .10 : Connaissance des fistules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 Tableau RH .11 : Connaissances des causes de la fistule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157 Tableau RH12 : Manifestations de la fistule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160 Tableau RH .13 : Prévalence des fistules selon les déclarations des femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 Tableau RH .14 : Femmes connaissant des victimes de la fistule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164 Tableau CD .1: Education du jeune enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168 Tableau CD .2 : Soutien à l’apprentissage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 Tableau CD .3: Matériel d’éveil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 Tableau CD .4: Garde inadéquate . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175 Tableau CD .5: Indice de développement du jeune enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 178 Tableau ED .1: Alphabétisation des jeunes femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182 Tableau ED .2: Préparation à l’école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 Tableau ED .3: Entrée à l’école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 Tableau ED .4: Fréquentation de l’école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 188 Tableau ED .5: Fréquentation de l’école secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 190 Tableau ED .6: Enfants ayant fait la dernière classe d’école primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 192 Liste des tableaux xv TCHAD 2010 Tableau ED .7: Achèvement de l’école primaire et passage à l’école secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 194 Tableau ED .8: Parité entre les sexes en matière d’éducation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 196 Tableau ED .9: Fréquentation scolaire des orphelin(e)s et des non orphelin(e)s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 Tableau CP .1: Enregistrement des naissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200 Tableau CP .2: Travail des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 204 Tableau CP .3: Travail des enfants et fréquentation scolaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 206 Tableau CP .4: Discipline des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 209 Tableau CP .5: Mariage précoce et polygamie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 Tableau CP .6: Tendances du mariage précoce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214 Tableau CP .7: Différence d’âge entre conjoints . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215 Tableau CP .8: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 217 Tableau CP .9: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les filles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 218 Tableau CP .10: Approbation des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 221 Tableau CP .11: Attitudes vis-à-vis de la violence domestique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 224 Tableau CP .12 : Violences psychologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 227 Tableau CP .13: Violences physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 230 Tableau CP .14: Conséquences de la violence conjugale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232 Tableau CP .15 : Violences psychologiques à l’égard des hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233 Tableau HA .1: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH et SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237 Tableau HA .2: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH et SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240 Tableau HA .3: Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 244 Tableau HA .4 : Attitudes bienveillantes à l’égard des gens vivant avec le VIH et SIDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . 248 Tableau HA .5: Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 250 Tableau HA .6: Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH chez les jeunes femmes sexuellement actives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 253 Tableau HA .7: Conseils et test en matière de VIH durant les soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255 Tableau HA .8: Comportements sexuels augmentant le risque d’infection au VIH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258 Tableau HA .9: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 260 Tableau HA .10: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires (jeunes femmes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 262 Tableau HA .11: Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 265 xvi Liste des graphiques Graphique HH .1 Pyramide des âges. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Graphique CM .1 Evolution du niveau de la mortalité des enfants de moins 5 ans entre 1964 et 2010, Tchad, 2010. . . . . . . . . . 26 Graphique NU .1 Tendance de la malnutrition au cours des 15 dernières années, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 Graphique NU .2 Allaitement maternel et aliments de complément, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Graphique CH .1 Pourcentage des enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu les vaccins au cours de leur première année de vie, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 Graphique CH .2 Tendances de la vaccination au cours des 15 dernières années au Tchad, 2010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Graphique RH .1a Indice synthétique de fécondité des femmes de 15-49 ans par quintile, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127 Graphique RH .1b Indice synthétique de fécondité des femmes de 15-49 ans niveau selon le niveau d’instruction de la femme, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128 Graphique RH .2a Proportion des femmes âgées de 15-19 ans ayant eu une naissance vivante avant 15 ans selon le niveau d’instruction de la femme, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 Graphique RH .2b Proportion des femmes âgées de 15-19 ans ayant eu une naissance vivante avant 15 ans selon le niveau de vie des ménages, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130 Graphique RH .3 Répartition des femmes âgées de 15-49 ans ayant donné naissance au cours de deux années précédant l’enquête selon le type de personnel apportant l’assistance à l’accouchement, Tchad, 2010. . . . 147 Graphique RH .4 Répartition des femmes de 15-49 ans ayant donné naissance au cours de deux années précédant l’enquête selon le lieu d’accouchement, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 151 Graphique ED .1 Préparation à l’école par région (%), Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 184 Graphique CP .1 Pourcentage des femmes de 15-49 ans qui croient qu’il est justifié que le mari les batte dans certaines situations, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 223 Graphique CP .2 Pourcentage des femmes de 15-49 ans mariées ou ayant été mariées qui ont subi des violences psychologiques dans les 12 derniers mois, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226 Graphique CP .3 Pourcentage des femmes de 15-49 ans mariées ou ayant été mariées qui ont subi des violences physiques, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 229 Graphique CP .4 Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans mariées, veuves, divorcées ou séparées qui ont été victimes de viols de la part de leurs maris, partenaires, Tchad, 2010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231 xvii TCHAD 2010 Abréviations, sigles et acronymes BCG Bacille Calmette et Guérin (vaccination antituberculeuse) CPN Consultation Prénatale CTA Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine DIU Dispositif Intra-Utérin DTC Diphtérie Tétanos Coqueluche EDST Enquête Démographique et de Santé au Tchad EIMT Enquête à Indicateurs Multiples au Tchad FJ Fièvre Jaune H0HepB Hépatite B à la naissance HIB Haemophilus Influenza B IDJE Indice de Développement du Jeune Enfant INSEED Institut National de la Statistique, des Etudes Economiques et Démographiques IPS Indice de Parité entre les Sexes JNV Journée Nationale de Vaccination MGF/E Mutilation Génitale Féminine/Excision MII Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide MICS Multiple Indicator Cluster Survey ONG Organisation Non Gouvernementale OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé PEV Programme Elargi de Vaccination RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat SASDE Stratégie Accélérée pour la Survie et le Développement de l’Enfant SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Humaine Acquise SNRP Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté SRO Sel de Réhydratation Orale TRO Thérapie par Réhydratation Orale UNDAF Plan Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance VAT Vaccin Anti Tétanique VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine VPO Vaccin Polio Oral VPO0 Vaccin Polio Oral à la naissance ZD Zone de Dénombrement xviii Avant-propos L’Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) est une enquête auprès des ménages lancée par l’UNICEF au milieu des années 1990, pour évaluer les progrès accomplis par rapport à la Déclaration et au Plan d’action pour les enfants du Sommet mondial pour les enfants (SME), tenu à New York en septembre 1990. Le Tchad vient de réaliser la deuxième enquête MICS, élargie aux femmes en âge de procréer et à certaines affections comme les fistules. Cette enquête a pour principal objectif de doter les pouvoirs publics des bases de données statistiques nécessaires afin d’évaluer l’impact des politiques économiques et sociales mises en œuvre pour améliorer la situation des enfants et des femmes au Tchad. Elle permet de disposer de données riches et variées sur le vécu de ces deux catégories de population, dans la mesure où elle concerne de nombreux aspects de leur vie économique et sociale, en particulier en matière de santé. L’enquête s’intéresse aux conditions de vie des ménages, aux maladies chroniques, à la santé de l’enfant et à sa situation nutritionnelle, au développement de l’enfant, à son éducation et à sa protection (enregistrement à la naissance, travail des enfants, mariage précoce, etc.), à la nuptialité, à la fécondité, à la planification familiale, aux violences faites aux femmes, etc. L’enquête MICS-2010 est une enquête par sondage portant sur un échantillon représentatif au niveau national. Le financement de cette opération a été assuré par l’UNICEF (Bureau de pays de l’UNICEF au Tchad et Siège de l’UNICEF à New York) et le bureau de pays de l’UNFPA. L’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED) a été chargé de son exécution. Le présent rapport d’enquête restitue les données essentielles analysées. Il fournit des bases de données clés pour améliorer la planification et l’évaluation des politiques publiques de développement (SNRP2, OMD, etc.) mises en œuvre par le gouvernement et nos partenaires. Les informations et données statistiques fournies par l’enquête MICS sont aussi d’une grande utilité pour les planificateurs, les opérateurs privés, les chercheurs, universitaires, étudiants, etc. Au nom du gouvernement, nous saisissons cette opportunité pour exprimer notre gratitude à l’égard de l’UNICEF et de l’UNFPA, dont la contribution financière et technique a permis la réalisation de cette enquête. Nous exprimons également nos encouragements et toute notre reconnaissance aux experts de l’INSEED et à toutes les compétences nationales qui ont contribué à l’opération. Enfin, nous souhaitons le meilleur usage à tous ceux qui seraient intéressés par ce document tout en leur demandant d’adresser à l’INSEED tous les commentaires ou observations qu’ils jugeraient utiles. Le Ministre de l’Economie et du Plan MAHAMAT ALI HASSAN xix TCHAD 2010 Remerciements L’enquête MICS-2010 est une œuvre collective. C’est pourquoi le Directeur général de l’INSEED (institution gouvernementale chargée de l’exécution technique de l’enquête) voudrait exprimer ses vifs remerciements à tous ceux qui ont contribué à l’accomplissement de ce travail. Je voudrais exprimer toute ma gratitude au Ministre de l’Economie et du Plan et au Secrétaire général, qui ont fourni des conseils et des orientations très utiles sur l’architecture et les objectifs de l’enquête. Je voudrais également adresser mes vifs remerciements aux bailleurs de fonds, à savoir l’UNICEF et l’UNFPA, dont les concours financiers et les appuis techniques ont rendu possible la réalisation de l’enquête. Il convient également de rendre hommage à toute l’équipe technique, coordonnée par le statisticien KOSTELNGAR NODJIMADJI sur qui l’essentiel du travail a reposé ; cet hommage vaut également pour tous les experts sectoriels (nutritionnistes, juristes, économistes, statisticiens, démographes et spécialistes dans le domaine de la santé) qui ont contribué à l’élaboration du rapport final. Je voudrais de même exprimer une pensée particulière pour tous ceux qui ont contribué au succès du travail de terrain : • les autorités politiques, administratives, militaires et religieuses qui ont joué un rôle essentiel dans la sécurisation du travail, la sensibilisation de la population et le soutien aux personnels de terrain ; • les agents de collecte (chefs d’équipes, contrôleuses, agents enquêtrices et anthropomètres) et agents de saisie qui ont accompli leur travail en bravant des intempéries de toutes sortes ; • les personnes enquêtées (hommes, femmes et enfants) qui ont accepté en dépit de leurs nombreuses occupations de collaborer et de répondre aux questions qui leur ont été posées, malgré le caractère délicat et intime de certaines d’entre elles, notamment concernant les femmes. Enfin, que tous ceux et celles qui penseraient avoir joué un rôle dans cette enquête et qui se sentiraient oubliés, sachent qu’ils ont contribué à un travail important et trouvent ici mes sincères remerciements. Le Directeur général de l’INSEED OUSMAN ABDOULAYE HAGGAR xx ©UNICEF/Harandane Dicko xxi TCHAD 2010 Résumé exécutif GENERALITES L’Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) réalisée en 2010 au Tchad a été l’opération de collecte de données d’envergure nationale réalisée après l’EDST de 2004. Elle permet au pays de disposer de données récentes, désagrégées par âge, par sexe, par caractéristiques socioculturelles, en vue d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des stratégies et politiques et de rendre compte sur les objectifs et engagements internationaux. Son échantillon a été conçu pour estimer un grand nombre d’indicateurs sur la situation des enfants et des femmes au niveau national, en milieu urbain et rural, et dans les 22 régions du pays. Par ailleurs les données désagrégées par quintiles de bien-être socio-économique des ménages ont permis de cerner les inégalités et d’observer les aspects d’équité dans les domaines sociaux en particulier. MORTALITE INFANTILE Au niveau national, le risque de décéder avant son premier anniversaire (mortalité infantile) a été estimé à 106 pour mille. Pour les mères ayant un niveau d’instruction secondaire et plus, ce niveau descend à 80 pour mille. Entre la naissance et le cinquième anniversaire le risque a été estimé à environ 175 pour mille. Ce risque est relativement plus élevé chez les enfants de sexe masculin (187 pour 1 000) comparé aux enfants de sexe féminin (161 pour 1 000). D’un niveau de 191 pour mille pour les enfants dont la mère a un niveau d’instruction primaire, le risque descend à 128 pour mille chez les enfants dont la mère a un niveau secondaire ou plus. NUTRITION État nutritionnel : Insuffisance pondérale : environ un tiers (30%) des enfants souffrent d’insuffisance pondérale (13 pour cent de façon sévère). En milieu rural, 33 pour cent des enfants sont atteints de cette forme de malnutrition contre 22 pour cent en milieu urbain. Pour les enfants dont les mères n’ont aucune instruction, l’insuffisance pondérale est de 35 pour cent contre seulement 15 pour cent que ceux dont les mères ont le niveau d’instruction secondaire. Malnutrition chronique : quatre enfants sur dix (39%) souffrent de malnutrition chronique et 21 pour cent en souffrent de façon sévère. Cette forte prévalence place le Tchad dans la catégorie des pays à malnutrition très élevée. Il est à noter que les enfants du milieu rural sont plus affectés que ceux du milieu urbain avec 41 pour cent et 31 pour cent respectivement. Emaciation : le niveau d’émaciation est estimée à 16 pour cent dans sa forme globale (modérée et sévère) tandis qu’elle est de six pour cent dans sa forme sévère. Ce niveau est de 18 et 9 pour cent pour les enfants dont les mères sont respectivement sans instruction et de niveau Secondaire et plus Allaitement et alimentation des enfants : environ un tiers des femmes (29%) ont mis au sein leur enfant moins d’une heure après la naissance. On note que celles ayant été assistées par un personnel médical qualifié lors de l’accouchement sont les plus nombreuses à mettre au sein leur nouveau-né rapidement. Seulement 3 pour cent des enfants de moins de six mois ont été allaités exclusivement. Dans l’ensemble, la durée médiane de l’allaitement est de 22 mois. Cette durée est plus longue chez les femmes des ménages pauvres que celle des ménages riches. Iodation du sel : un quart des ménages ne consomment pas de sel iodé et seulement 54 pour cent utilisent du sel avec le taux d’iodation requis (≥15 PPM). Quarante-trois pour cent (43%) des ménages des milieux les plus pauvres disposent du sel adéquatement iodé contre 64 pour cent chez les plus riches. Supplémentation en vitamine A : quatre-vingt-dix-huit pour cent des enfants de 6-59 mois ont été supplémentés en vitamine A dans les six derniers mois. Poids à la naissance : environ un dixième des naissances ont été pesées à la naissance (11%) et par eux, un cinquième (20%) sont estimés peser moins de 2500 grammes à la naissance. xxii SANTE DE L’ENFANT Couverture vaccinale : parmi les enfants de 12-23 mois, près de 8 pour cent ont été complètement vaccinés contre les maladies-cibles du PEV à n’importe quel moment de leur vie, mais un peu moins de 3 pour cent selon le calendrier vaccinal recommandé, c’est-à-dire avant 1 an ; et 33 pour cent n’ont reçu aucun vaccin. Dans le quintile le plus pauvre 47 pour cent n’ont reçu aucun vaccin contre seulement 19 pour cent pour le plus riche. Les enfants ayant reçu la première dose de polio est de 61 pour cent mais descend à 32 pour cent pour la troisième dose. De même, pour la première dose de DTC le niveau est de 45,4 pour cent et seulement 20 pour la troisième dose. Environ un enfant sur deux âgés de 12-23 mois a reçu le BCG. Protection contre le tétanos néonatal : seulement 38 pour cent des femmes ayant eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l’enquête ont reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique au cours de leur dernière grossesse. Cette proportion n’est que de30 pour cent chez les femmes du quintile le plus pauvre mais atteint 67 pour cent chez les femmes du quintile le plus riche. Traitement de la diarrhée : dans l’ensemble, 25 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines précédant l’enquête et pour 48 pour cent des cas, les ménages ont eu recours au SRO ou n’importe quel liquide-maison recommandé. Seulement 21 pour cent ont reçu beaucoup moins de liquide qu’avant l’épisode diarrhéique et 42 pour cent un peu moins. La prise en charge est beaucoup meilleure pour les mères ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus et pour les ménages les plus riches avec respectivement 67 pour cent et 64 pour cent qui ont eu recours au SRO ou n’importe quel liquide-maison recommandé. Traitement de la pneumonie : Neuf pour cent d’enfants eu une pneumonie présumée au cours des 2 dernières semaines, et parmi eux 26 pour cent ont été conduits chez un prestataire de santé et 31 pour cent ont reçu au moins un antibiotique. Paludisme : un peu plus de la moitié des ménages (57%) possèdent au moins une moustiquaire, et 42 pour cent une moustiquaire imprégnée. Ce sont les ménages urbains qui possèdent le plus de moustiquaires imprégnées (61%, contre 36% dans les zones rurales). Seulement 13 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont dormi sous moustiquaire la nuit précédant l’enquête (35% en milieu urbain contre seulement 7% en milieu rural). Moins de la moitié des femmes qui ont eu une grossesse dans les deux dernières années ont reçu des soins prénatals (43%) et parmi elles, près des trois quart (72%) ont déclaré avoir reçu un traitement quelconque contre le paludisme. Cependant seulement un peu plus de une sur cinq (22%) a reçu les deux doses recommandées de SP/Fansidar pour le traitement préventif intermittent du paludisme. EAU ET ASSAINISSEMENT Utilisation de sources d’eau améliorées : dans l’ensemble, 52 pour cent de la population utilise une source d’eau améliorée (42% en milieu rural et 84% en milieu urbain). Cependant les ménages les plus pauvres ne sont que 23 pour cent à en bénéficier contre 89 pour cent pour les ménages les plus riches. La grande majorité des ménages (95%) n’utilise aucune méthode pour traiter l’eau de boisson, seulement trois pour cent d’entre eux traitent l’eau de boisson en y ajoutant de l’eau de javel ou du chlore tandis que moins de un pour cent utilisent un filtre à eau. Utilisation d’installations sanitaires améliorées : seulement 15 pour cent de la population du Tchad vit dans des ménages ayant des installations sanitaires améliorées tandis que 66 pour cent pratiquent la défécation à l’air libre. Le pourcentage de la population disposant d’installations sanitaires améliorées est 13 fois plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural, il est de 63 pour cent dans le quintile le plus riche et quasiment zéro pour cent chez les plus pauvres. En outre, seulement dix pour cent des ménages partagent leurs installations sanitaires avec d’autres ménages. Lavage des mains : près d’un ménage sur deux (48%) a un endroit prévu pour se laver les mains dans leur logement ainsi que de l’eau et du savon. Les ménages du milieu urbain ont une proportion double de celle des ménages du milieu rural (70% contre 37%). De même, ce niveau atteint 75 pour cent chez les plus riches contre seulement 26 pour cent chez les plus pauvres. Résumé exécutif xxiii TCHAD 2010 SANTE DE LA REPRODUCTION Taux de fécondité des adolescentes et indice synthétique de fécondité : l’Indice synthétique de fécondité est de 6,9 enfants par femme. Il varie très peu selon les quintiles de bien-être socio-économique car il est aussi élevé chez les pauvres que chez les riches. En revanche, il est de 6,3 contre 7,2 enfants par femme respectivement en milieu urbain et milieu rural. De même, chez les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire et plus, l’ISF est 5,5 enfants par femme contre 7 chez celles qui n’ont aucun niveau. La fécondité est précoce au Tchad : huit pour cent des femmes ont eu leur premier enfant avant 15 ans. Dans la région du Salamat, cette proportion est près de trois fois plus élevée que la moyenne nationale. On n’observe pas de différence significative selon le milieu de résidence. Par ailleurs, près d’une femme sur deux (47%) âgées de 20-24 ans a accouché de son premier enfant avant 18 ans. Ce niveau est de 55,3 pour cent chez les femmes sans niveau d’instruction et de 20 pour cent pour celle ayant un niveau secondaire et plus. Utilisation de la contraception : la prévalence de la contraception concerne un peu moins de cinq pour cent des femmes mariées ou vivant en union. Les méthodes modernes représentent moins de deux pour cent du total. Le pourcentage de demande de contraception satisfaite n’est que de 15 pour cent, avec des variations importantes selon les caractéristiques sociodémographiques et les régions (24% en milieu urbain contre 12% en zones rural). Couverture des soins prénatals : dans l’ensemble, 53 pour cent des femmes âgées de 15 à 49 ans ayant accouché au cours des deux dernières années ont consulté au moins une fois n’importe quel personnel qualifié ; (78% en milieu urbain contre 46% en milieu rural ; 43% chez celles n’ayant aucun niveau d’instruction contre 88% chez celles ayant un niveau secondaire et plus, 79% des femmes vivant dans les ménages les plus riches contre 38% dans les ménages les plus pauvres). Personnel apportant l’assistance à l’accouchement : un peu moins d’une femme sur quatre (23%) qui a accouché au cours des deux années précédant l’enquête, a été assistée par un personnel qualifié. Les femmes vivant en milieu urbain ont cinq fois plus de chances d’être assistées à l’accouchement par un personnel qualifié de santé que celles du milieu rural. En outre, les femmes des ménages les plus riches ont près de huit fois plus de chances de bénéficier de l’assistance d’un personnel qualifié à l’accouchement que les femmes des ménages les plus pauvres (61% et 8% respectivement). Lieu de l’accouchement : seulement 16 pour cent des naissances ont eu lieu dans des structures sanitaires au cours des deux dernières années (44% pour les femmes du milieu urbain contre seulement 7% pour celles du milieu rural). De neuf pour cent pour les femmes sans instruction ce niveau passe à 55 pour cent parmi les femmes de niveau secondaire ou plus. Femmes victimes de la fistule : un peu plus d’un pour cent des femmes de 15-49 ans ont déclaré avoir été malades de la fistule. DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Education et apprentissage de la petite enfance : seulement cinq pour cent des enfants âgés de 36-59 mois vont à l’école maternelle (15% des enfants du milieu urbain contre 2% seulement du milieu rurale). Seize pour cent des enfants vivant dans des ménages riches fréquentent l’école maternelle alors que dans les ménages pauvres ce niveau n’est de que de 1,4 pour cent. Développement de l’enfant : suivant l’indice de développement du jeune enfant (IDJE), seulement le tiers des enfants âgés de 36-59 mois sont en bonne voie de développement. L’IDJE est plus élevé chez les enfants fréquentant un établissement préscolaire (56%) que chez ceux qui n’ont pas cette possibilité (32%) et donc plus élevé en milieu urbain que rural. De même, les enfants des ménages les plus riches ont un IDJE plus élevé (41%) que les enfants des ménages les plus pauvres (28%). xxiv ALPHABETISATION ET EDUCATION Alphabétisation des jeunes femmes : le taux d’alphabétisation de la population féminine âgée de 15-24 ans est estimé à 22 pour cent. Il varie beaucoup selon le milieu de résidence (46% en milieu urbain et 13% en milieu rural). En outre, seulement 15 pour cent des femmes ayant un niveau primaire étaient capables de lire le texte qui leur a été montré. Des disparités sont observées en fonction de la religion du chef de ménage : les jeunes femmes vivant dans les ménages dont le chef est musulman (13%) sont moins alphabétisées que celles des ménages dont le chef est chrétien, surtout protestant (41%). Préparation à l’école : moins de 3 pour cent d’enfants en première classe d’école primaire ont suivi un enseignement préscolaire l’année précédente. Fréquentation de l’école primaire et secondaire : parmi les enfants ayant l’âge d’entrée à l’école primaire au Tchad (6 ans), seulement le tiers (33%), est inscrit en première année (taux net d’admission de 48% en milieu urbain contre 30% en milieu rural). Le niveau d’instruction de la mère influence positivement le taux net d’admission. Il en est de même du niveau de bien-être du ménage. Fréquentation du cycle primaire et secondaire : au moins un enfant sur deux d’âge scolaire primaire fréquente l’école (52%), les garçons (55%) un peu plus que les filles (48%). Selon le milieu de résidence, 71 pour cent des enfants du milieu urbain fréquentent l’école primaire contre 47 pour cent en milieu rural. Pour l’école secondaire, seulement 17 pour cent des enfants d’âge secondaire la fréquentent actuellement, dont près de deux fois plus de garçons que de filles (22% contre 12%). Selon le milieu, seulement 11 pour cent de la population de 12-17 ans du rural fréquentent un établissement secondaire contre 33 pour cent en milieu urbain. Il est observé aussi que 31 pour cent des enfants d’âge secondaire sont encore scolarisés au primaire. Au total donc, 52 pour cent des enfants de 12 à 17 ans ne seraient scolarisés ni au primaire ni au secondaire. Il est à noter que le taux de fréquentation est plus élevé en milieu urbain, augmente avec le niveau de bien-être du ménage ainsi que le niveau d’instruction de la mère. Achèvement du cycle primaire et transition au secondaire : environ 33 pour cent des élèves inscrits au primaire passent à l’école secondaire (33% chez les garçons et 31% chez les filles). En ce qui concerne le bien-être des ménages, 23 pour cent et 37,6 pour cent respectivement pour les enfants des ménages les plus pauvres et ceux du quatrième quintile. Fréquentation scolaire des orphelins et des non orphelins : environ 1 pour cent des enfants dont l’âge varie entre 10 et 14 ans ont perdu leurs deux parents. Parmi eux, les deux tiers fréquentent un établissement scolaire (78% pour les garçons et 57% pour les filles). En milieu rural, la moitié seulement des orphelins ont accès à l’école, contre 85 pour cent en milieu urbain. PROTECTION DES ENFANTS ET DES FEMMES Enregistrement des naissances : le taux d’enregistrement des naissances est de 16 pour cent. Il varie suivant les caractéristiques sociodémographiques, passant de 12 pour cent chez les enfants dont les mères sont sans instruction à 47 pour cent chez les enfants dont les mères ont le niveau d’instruction secondaire ou plus. Il passe aussi de 5 pour cent chez les enfants issus des ménages les plus pauvres à 46 pour cent chez ceux issus des ménages les plus riches. Travail des enfants : dans l’ensemble 48 pour cent des enfants de 5 à 14 ans travaillent, les filles (52%) plus que les garçons (44%), les ruraux (50%) plus que les urbains (40%), les plus pauvres (52%) plus que les plus riches (37%). De façon générale, 48 pour cent des enfants qui travaillent fréquentent un établissement scolaire. Ce pourcentage est légèrement plus élevé chez les garçons (51% contre 45% chez les filles). Discipline de l’enfant : quatre-vingt-quatre pour cent des enfants âgés de 2-14 ans ont été soumis à une certaine méthode de discipline violente. La discipline uniquement non violente ne concerne que 10 pour cent des enfants. De très faibles variations sont observées, quelle que soit la caractéristique socio-économique considérée. Mariage précoce et polygamie : au niveau national, 28 pour cent des femmes de 15 à 49 ans sont mariées avant l’âge de 15 ans et au total, près de la moitié des femmes de 15 à 19 ans sont déjà mariées. Par ailleurs, 69 pour cent des femmes de 20-49 ans ont été mariées ou vivent avec un homme avant l’âge de 18 ans, et ce niveau oscille entre 60 et 84 pour cent partout sauf à N’Djamena (52%). Près de quatre femmes sur dix vivent en union polygamique. Résumé exécutif xxv TCHAD 2010 Mutilations génitales féminines : quarante-quatre pour cent (44%) des femmes âgées de 15-49 ans déclarent avoir subi une forme de mutilation génitale féminine/excision (MGF/E), et il n’y a pas de grande différence entre les milieux urbain et rural. Les femmes sans niveau d’instruction sont relativement plus nombreuses à être excisées que celles de niveau secondaire ou plus (47% contre 31%). Il n’y a pratiquement pas de différence entre le milieu rural et urbain (46% contre 44%). Il est à noter que, 38 pour cent des femmes 15-49 ans sont en faveur de la poursuite des MGF/E et 36 pour cent en faveur de l’arrêt de cette pratique. Violences domestiques : la majorité des femmes enquêtées (62%) pensent qu’il est justifié que le mari les batte dans certaines situations. La négligence des enfants (68%) semble être une justification primordiale suivie de « sortir sans informer le mari/partenaire » évoqué par 48 pour cent des femmes de 15-49 ans. Toutes les femmes enquêtées ont déclaré avoir subi au moins une forme quelconque de violence psychologique et 18 pour cent les violences physiques de la part de leur partenaire. Il est à noter qu’un peu plus de 3 pour cent de femmes âgées de 15-49 ans qui ont déclaré avoir humilié leur mari/partenaire. VIH & SIDA ET COMPORTEMENT SEXUEL Connaissance de la transmission du VIH et conceptions erronées sur le VIH et SIDA : près des deux tiers des femmes interrogées (64%) ont entendu parler du SIDA. Mais seulement une femme sur quatre (25%) connaît les deux moyens de prévenir la transmission du VIH et SIDA (40% en milieu urbain contre seulement 20% en milieu rural). Seulement une femme sur 10 a une connaissance approfondie (5,9% chez les femmes sans instruction et 26% chez celles ayant un niveau secondaire et plus). Connaissance de la transmission de la mère à l’enfant : seules 48 pour cent des femmes en âge de procréer (15-49 ans) savent que le VIH peut se transmettre de la mère à l’enfant ; et 31 pour cent des femmes connaissent les trois modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant tandis que 16 pour cent environ ne connaissent aucun moyen de transmission. Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH, conseils et test durant les soins prénatals : vingt-trois pour cent des femmes savent où se faire tester (48% de celles du milieu urbain et 15% pour celles du milieu rural) mais moins de quatre pour cent ont subi le test au cours de l’année précédant l’enquête et sur cette proportion, environ 10% n’ont pas reçu le résultat. En outre, si une femme sur deux des ménages les plus riches connaît un endroit pour le test de dépistage du VIH, cette proportion n’est que d’une femme sur 10 dans les ménages les plus pauvres. Comportement sexuel associé à la transmission du VIH : dans l’ensemble 79 pour cent des jeunes femmes de 15-24 ans qui ne se sont jamais mariées n’ont pas encore eu de rapports sexuels. Parmi les femmes de 15-24 ans, 24 pour cent ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans et 33 pour cent avec un homme de plus de 10 ans qu’elles. Selon le milieu de résidence, on peut noter que 84 pour cent des femmes rurales âgées de 15-24 ans non mariées n’ont jamais eu de rapports sexuels, contre 71 pour cent en milieu urbain. Parmi les femmes de 15-24 ans sexuellement actives, 25 pour cent ont eu leur premier rapport avant l’âge de 15 ans en milieu rural, contre 21 pour cent en milieu urbain. Rapports sexuels avec plusieurs partenaires chez les femmes âgées de 15-49 ans : près de 80 pour cent de femmes de 15-49 ans ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois mais seulement moins d’un pour cent affirme avoir eu plusieurs partenaires. On notera par ailleurs que la moitié des femmes de 15-49 ans qui ont eu plusieurs partenaires ont déclaré avoir utilisé un préservatif (54%). Rapports sexuels avec plusieurs partenaires chez les jeunes femmes âgées de 15-24 ans : soixante-neuf pour cent des jeunes femmes âgées de 15-24 ans ont été sexuellement actives au cours des 12 mois précédant l’enquête ; moins d’un pour cent affirme avoir eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires dont 57 pour cent déclarent avoir utilisé le préservatif. Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels : sept pour cent des femmes de 15-24 ans sexuellement actives ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire hors mariage non cohabitant et seulement un pour cent ont déclaré avoir utilisé un préservatif lors du dernier rapport. Selon le milieu de résidence, les femmes du milieu urbain ont plus de rapports sexuels occasionnels (13%) que celles du milieu rural (4%). Ce sont les jeunes femmes vivant dans les ménages les plus riches qui sont les plus nombreuses à avoir des rapports sexuels hors mariage (13%). xxvi ©UNICEF/ Patricia Esteve 1 TCHAD 2010 I. Introduction 1 .1 . HISTORIQUE Ce rapport est fondé sur l’Enquête MICS-Tchad, menée en 2010 par l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques. L’enquête fournit des informations précieuses sur la situation des enfants et des femmes au Tchad et repose, en grande partie, sur la nécessité de suivre les progrès vers les cibles et objectifs établis dans le cadre de récents accords internationaux: la Déclaration du Millénaire, adoptée par les 191 Etats membres des Nations Unies en septembre 2000, et le Plan d’action Un monde digne des enfants, adopté par 189 Etats membres lors de la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants en mai 2002. Ces deux engagements s’appuient sur les promesses faites par la communauté internationale en 1990 lors du Sommet mondial pour les enfants. En signant ces accords internationaux, les gouvernements se sont engagés à améliorer la situation de leurs enfants et à suivre les progrès réalisés dans ce sens. Il a alors été attribué à l’UNICEF le rôle d’appuyer cette mission (voir tableau ci-dessous). Un engagement pour l’action : responsabilités de l’élaboration de rapports aux niveaux national et international Les gouvernements qui ont signé la Déclaration du Millénaire, la Déclaration Un monde digne des enfants et le Plan d’action se sont également engagés à suivre les progrès vers les buts et objectifs qu’ils contiennent : “Nous allons surveiller régulièrement au niveau national et, le cas échéant, au niveau régional, et évaluer les progrès vers les objectifs et les cibles du présent Plan d’action aux niveaux national, régional et mondial. En conséquence, nous allons renforcer notre capacité statistique nationale à recueillir, analyser et ventiler les données, notamment par sexe, âge et autres facteurs pertinents qui peuvent entraîner des disparités, et appuyer un large éventail de recherches axées sur l’enfant. Nous allons renforcer la coopération internationale pour soutenir les efforts de renforcement des capacités statistiques et renforcer la capacité communautaire de suivi, d’évaluation et de planification.” (Un monde digne des enfants, paragraphe 60) “…Nous allons effectuer des examens périodiques aux niveaux national et infranational des progrès en vue de surmonter les obstacles de façon plus efficace et d’accélérer l’action.…” (Un monde digne des enfants, paragraphe 61) Le Plan d’action (paragraphe 61) préconise également l’ implication spécifique de l’UNICEF dans la préparation de rapports d’activités périodiques : “En tant qu’agence de référence mondiale pour les enfants, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance est prié de continuer à préparer et dif fuser, en étroite collaboration avec les Gouvernements, les fonds concernés, les programmes et les agences spécialisées du système des Nations Unies, et tous les autres acteurs concernés, le cas échéant, des informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d’action. ” De même, la Déclaration du Millénaire (paragraphe 31) exige des rapports périodiques sur les progrès réalisés : “…Nous demandons à l’Assemblée générale d’examiner de façon régulière les progrès accomplis dans la mise en œuvre des dispositions de la présente Déclaration, et prions le Secrétaire général de publier des rapports périodiques pour examen par l’Assemblée générale et comme une base pour des mesures supplémentaires.” 1 .2 . CONTEXTE ET OBJECTIFS DE L’ENQUETE Depuis 2004 (Enquête EDST-2004), le Tchad n’a pas réalisé d’enquête d’envergure nationale couvrant plusieurs domaines socio-sanitaires. La réalisation de l’enquête par grappes à indicateurs multiples se justifie par le besoin de connaître la situation réelle des indicateurs sociaux en matière de survie, de développement et de protection des enfants et des femmes. C’est à ce titre que le gouvernement de la République du Tchad a initié cette enquête MICS. 2 La réalisation de l’enquête MICS-2010 permet au pays de disposer de données récentes désagrégées par sexe, par caractéristiques socioculturelles et par région en vue d’aider le gouvernement à: (1) évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, de la SNRP, des Objectifs d’Un Monde digne des enfants, des objectifs des programmes sectoriels et de l’UNDAF; (2) fournir des informations sur les indicateurs relatifs aux domaines de l’enquête; (3) contribuer au renforcement de l’expertise technique en matière de conception, collecte, traitement, analyse des données et dissémination; et (4) fournir des données pour la prise de décision et la planification de politiques publiques dans le domaine de l’enfance. L’enquête MICS-Tchad de 2010 a été organisée dans un contexte politique marqué par les principaux faits suivants : la démocratisation de la vie politique, la décentralisation de la gestion des affaires publiques, la révision du découpage administratif du territoire, des perturbations sociopolitiques, la mise en place d’un nouveau cadre institutionnel de production des statistiques, l’exécution du Plan Cadre des Nations Unies pour l’aide au développement du Tchad (UNDAF) 2006-2010, la signature du Plan d’action du Programme de Pays entre la République du Tchad et l’UNFPA, la mise en œuvre de la Politique nationale de population (2002-2015), l’adoption en 2007 de la Stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté (SNRP2) et la mise en place des mécanismes permettant d’évaluer l’impact des politiques et programmes mis en œuvre entre 2008 et 2011 sur la réduction de la pauvreté. Classé 173ème en 2004 par le Rapport sur le développement humain du PNUD, le Tchad est l’un des pays les plus pauvres du monde, malgré les ressources additionnelles générées par l’exploitation récente du pétrole dans le sud. En effet, les résultats de la deuxième enquête sur la consommation et le secteur informel au Tchad (ECOSIT2) montrent que le minimum vital est atteint par une dépense d’environ 396 francs CFA (moins d’un dollar) par jour et par personne, ce qui correspond à une dépense annuelle par tête de 144 570 francs CFA (moins de 300 dollars). De plus, 55 pour cent de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec de fortes disparités régionales ainsi qu’entre les centres urbains et les zones rurales. Cette pauvreté est reflétée par la structure de l’activité économique et par les conditions de l’habitat. La principale caractéristique démographique du Tchad est son faible niveau de peuplement et la distribution très inégale de la population entre les régions, entre les départements et les sous-préfectures et les communes. La densité globale de la population en 2009 est de 8,7 habitants au km² (RGPH2). Le Tchad figure parmi les pays d’Afrique subsaharienne accusant un niveau de fécondité élevé : 6,3 enfants par femme en 2004 contre 6,6 en 1996-1997. Cette situation est principalement attribuable à l’environnement socioculturel pro-nataliste. Les niveaux de mortalité et de morbidité sont également élevés. La mortalité infantile est évaluée à 102 pour mille en 2004 contre 103 pour mille en 1996-1997 et la mortalité infanto-juvénile à 191 pour mille contre 194 pour mille durant la même période. La mortalité maternelle est en hausse : 1099 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2004 contre 827 pour 100 000 naissances en 1996-1997. Selon les résultats globaux du Deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2) de mai/juin 2009, le Tchad comptait 11 175 915 habitants dont 51 pour cent sont de sexe féminin. Cette population est essentiellement rurale (78%). Avec la deuxième Enquête Démographique et de Santé réalisée en 2004, une série de statistiques fiables a permis de cerner les réels contours de la santé au Tchad. Cette enquête a notamment permis d’évaluer les progrès dans des domaines spécifiques importants pour la survie, la protection et le développement de l’enfant comme le droit d’être protégé contre les maladies vaccinables, d’être allaité, d’être bien nourri, d’être protégé contre les troubles consécutifs aux carences en iode et en vitamine A, le droit d’aller à l’école, etc. Le manque des statistiques nationales récentes pour l’évaluation des progrès réalisés entre 2004 et 2010 imposait de réaliser une nouvelle enquête à l’échelle nationale. Cette enquête a pour objectifs généraux de : • Fournir des informations actualisées pour évaluer la situation des enfants et des femmes au Tchad ; • Fournir les données nécessaires pour suivre les progrès vers les objectifs fixés dans la Déclaration du Millénaire et d’autres objectifs convenus au niveau international ; • Contribuer à l’amélioration des données et des systèmes de surveillance au Tchad et au renforcement des compétences techniques dans la conception, la mise en œuvre et l’analyse de ces systèmes ; Introduction 3 TCHAD 2010 • Générer des données sur la situation des enfants et des femmes, y compris l’identification des groupes vulnérables et des disparités, pour faire connaître les politiques et les interventions. Les principaux objectifs spécifiques de l’enquête sont : En matière de santé de l’enfant et de la femme • Estimer le niveau de mortalité des enfants; • Mesurer la couverture vaccinale par antigène des enfants; • Déterminer le niveau d’allaitement maternel exclusif; • Mesurer la prévalence de la diarrhée et l’utilisation de la TRO chez les enfants de moins de 5 ans; • Mesurer la prévalence des infections respiratoires aiguës chez les enfants de moins de 5 ans et les traitements appropriés utilisés; • Déterminer la prévalence du paludisme (fièvre) chez les enfants de moins de 5 ans et le niveau d’utilisation des moustiquaires imprégnées par les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans; • Déterminer le niveau de soins prénatals et d’accouchements assistés; • Apprécier les connaissances et pratiques familiales en matière de prise en charge des maladies de l’enfance; • Déterminer le niveau et les facteurs d’utilisation de la contraception chez les femmes; • Déterminer l’ampleur et les facteurs liés aux MGF/mariages précoces; • Déterminer les facteurs liés aux comportements sexuels; • Mesurer la proportion de femmes victimes des fistules; • Mesurer le niveau des violences faites aux femmes par leur maris/partenaires. En matière de nutrition et d’alimentation • Evaluer l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans; • Déterminer la proportion des enfants de moins 5 ans ayant un faible poids à la naissance; • Mesurer le niveau de consommation du sel iodé par les ménages; • Mesurer le niveau de supplémentation en vitamine A. En matière d’eau et d’assainissement • Evaluer le niveau d’accès des ménages à l’eau potable; • Evaluer le niveau d’accès des ménages à l’assainissement adéquat. En matière d’éducation et de développement du jeune enfant • Mesurer le niveau de fréquentation préscolaire; • Mesurer le niveau de fréquentation au primaire; • Déterminer le niveau d’analphabétisme de la population de 15 ans et plus; • Déterminer les facteurs liés à l’éveil et au développement du jeune enfant. En matière de VIH et SIDA • Mesurer les connaissances, attitudes et pratiques en matière de VIH et SIDA chez les femmes (y compris les adolescentes); • Identifier les comportements sexuels à risque chez les adolescents. 4 En matière de protection • Evaluer le nombre d’enfants orphelins ou rendus vulnérables; • Mesurer l’enregistrement des enfants à l’état civil; • Mesurer l’ampleur du travail des enfants; • Mesurer les aspects liés à la discipline des enfants. En matière de communication pour le développement • Mesurer les connaissances, attitudes, et pratiques en ce qui concerne les quatre pratiques essentielles : l’allaitement maternel exclusif, le lavage des mains, l’utilisation des SRO pour la diarrhée et l’utilisation des moustiquaires imprégnées. En matière de pauvreté • Mesurer la pauvreté des ménages et la situation des enfants à partir d’un indice de richesse permettant de cerner les inégalités entre les différents groupes socio-économiques (cinq quintiles allant des plus pauvres aux plus riches). Le présent rapport présente les résultats concernant les indicateurs du Sommet Mondial et les principaux thèmes couverts par l’enquête en tenant compte de l’évolution de la situation démographique, économique et sociale du pays. Introduction 5 TCHAD 2010 6 ©UNICEF/Harandane Dicko 7 TCHAD 2010 II. Echantillon et méthodologie de l’enquête 2 .1 . PLAN DE SONDAGE L’échantillon de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) du Tchad a été conçu pour estimer un grand nombre d’indicateurs sur la situation des enfants et des femmes au niveau national, en milieu urbain et rural, et dans les 22 régions du pays. Il est donc représentatif au niveau national, basé sur un sondage par grappes stratifié à deux degrés. Au premier degré, 461 grappes ont été tirées à partir de la liste des Zones de dénombrement (ZD) établie lors du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2) de 2009. Toutes les grappes sélectionnées ont fait l’objet d’un dénombrement exhaustif des ménages. Au deuxième degré, des ménages ont été tirés à partir de la liste des ménages établie lors de l’opération de dénombrement. Toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans qui se trouvaient dans les ménages ont été enquêtées. Dans le souci de disposer d’indicateurs fiables et désagrégés au niveau régional, chaque région a été considérée comme un domaine d’étude à part entière, en dehors des trois régions du Borkou, Ennedi et Tibesti qui sont regroupées en une seule région. Chacune des 20 régions a été subdivisée en strate urbaine et strate rurale, mis à part la ville de N’Djamena. De plus, les districts de santé pour les régions où le projet SASDE était implanté dans certains départements, ont été subdivisées en strates urbaines et rurales. En fin de compte, 59 strates ont été constituées pour cette opération. Compte tenu de la taille variable de chaque strate, différents taux de sondage ont été appliqués à chaque strate et les résultats ont été pondérés au niveau national. Au total 16 386 ménages ont été sélectionnés pour l’enquête ménage. Une description plus détaillée du plan de sondage se trouve en Annexe A. 2 .2 . QUESTIONNAIRES ET MANUELS Afin d’atteindre les objectifs fixés à l’enquête MICS-2010, trois types de questionnaires ont été utilisés. Les trois questionnaires MICS4 standard1 ont été adaptés au contexte du pays : 1) un questionnaire ménage qui a servi à recueillir des informations sur tous les membres du ménage, le ménage, et l’habitation; 2) un questionnaire femme administré dans chaque ménage à toutes les femmes âgées de 15-49 ans; 3) un questionnaire enfants de moins de 5 ans, administré aux mères ou gardien(ne)s de tous les enfants de moins de 5 ans2 vivant dans le ménage. En plus des questionnaires, divers manuels et documents techniques ont été élaborés. Le tableau ci-dessous présente pour chaque type de questionnaire, les divers modules retenus dans le cadre de l’enquête. Les questionnaires ont été testés en décembre 2009. Compte tenu des résultats du pré-test et des amendements du comité de pilotage de l’enquête, quelques modifications ont été apportées aux questionnaires. Un exemplaire des questionnaires MICS du Tchad figure à l’Annexe F. Outre l’administration des questionnaires, les équipes de terrain ont analysé le sel utilisé pour la cuisson dans les ménages en vue de déterminer la teneur en iode, observé les lieux d’habitation, les moustiquaires et l’endroit pour se laver les mains et mesuré le poids et la taille des enfants de moins de cinq ans. Les détails et résultats de ces mesures figurent dans les sections respectives du rapport. 1 Voir www.childinfo.org pour les questionnaires MICS4 standard. 2 Les termes “enfants de moins de 5 ans”, “enfants âgés de 0-4 ans”, et “enfants âgés de 0-59 mois” sont utilisés indifféremment dans ce rapport. 8 Contenu des questionnaires Questionnaire Ménage Questionnaire individuel Femme (âge 15-49 ans) Questionnaire Enfants de moins de cinq ans - Panneau d’information sur le ménage - Feuille d’enregistrement du ménage - Education - Eau et assainissement - Caractéristiques du ménage - Moustiquaire imprégnée - Travail des enfants - Discipline de l’enfant - Lavage des mains - Iodation du sel - Cadre d’observations du personnel de terrain - Panneau d’information sur la femme - Caractéristiques de la femme - Mortalité des enfants - Désir de la dernière naissance - Santé de la mère et du nouveau-né - Symptômes de maladie - Contraception - Besoins non satisfaits - Mutilations génitales féminines/Excision - Attitudes vis-à-vis de la violence familiale - Mariage/Union - Comportement sexuel - VIH et SIDA - Fistules - Cadre d’observations du personnel de terrain - Panneau d’information sur les enfants de moins de 5 ans - Age - Enregistrement de la naissance - Développement du jeune enfant - Allaitement - Soins des enfants malades - Paludisme - Vaccination - Anthropométrie - Cadre d’observations du personnel de terrain 2 .3 . FORMATION ET TRAVAIL SUR LE TERRAIN 2 .3 .1 . FORMATION DES AGENTS DE TERRAIN La formation est un maillon essentiel de la chaîne des opérations d’une enquête. Elle est l’activité qui conditionne la réussite de toute opération de terrain. En effet, un questionnaire parfaitement conçu, adapté au milieu dénombré et au mode de traitement, resterait d’un apport limité si les différents personnels impliqués dans l’enquête étaient mal formés car les données collectées seraient alors entachées d’erreurs. Pour assurer efficacement la formation du personnel requis, l’équipe technique de la MICS-2010 a mis en place une équipe de formateurs avec des termes de référence bien précis. L’équipe technique a ainsi pu former les agents cartographes et énumérateurs dans un premier temps, puis les agents de collecte. La formation pour l’enquête principale a duré quatre semaines pendant lesquelles différents consultants nationaux et internationaux sont intervenus pour présenter aux enquêtrices et enquêteurs un panorama complet de l’état sanitaire du pays et leur expliquer l’importance de la MICS. Elle comprenait des exposés sur les techniques d’entrevue et les contenus des questionnaires, et des simulations d’entrevues entre les stagiaires pour acquérir les bonnes pratiques dans l’art de poser des questions. A l’issue de la formation, les questionnaires en français ont été testés, en utilisant les lexiques en langues nationales, dans le cadre d’une pré-enquête à laquelle ont participé tous les stagiaires. Cette pré-enquête a duré trois jours et s’est déroulée dans trois grappes situées dans un même quartier de N’Djamena (Kabalaye), proche de la zone de formation. Ces grappes ne faisaient pas partie de l’échantillon de l’enquête. Cette opération a permis de réviser les questionnaires ainsi que les lexiques en langues nationales. Echantillon et méthodologie de l’enquête 9 TCHAD 2010 2 .3 .2 . TRAVAIL SUR LE TERRAIN Deux activités ont été réalisées sur le terrain, l’une après l’autre : le dénombrement des ménages et la collecte des données. L’opération de cartographie et de dénombrement des ménages des 461 grappes de l’échantillon a débuté au mois de décembre 2009 et s’est achevée au mois de mars 2010, soit un total de quatre mois de travail. Quarante cartographes et énumérateurs, préalablement formés, étaient chargés de ces activités. Vingt équipes, chacune composée de trois enquêtrices, d’un anthropomètre, d’une contrôleuse, d’un chef d’équipe et d’un chauffeur, ont visité 459 grappes sélectionnées pour procéder aux interviews. Deux grappes (une à Assoungha dans le Ouaddaï et l’autre à Biltine dans le Wadi Fira) n’ont pu être enquêtées pour des raisons liées à l’insécurité ou au déplacement de la population. La collecte des données a débuté le 12 janvier 2010 et s’est achevée à la fin du mois de mai 2010. 2 .4 . TRAITEMENT DES DONNEES L’exploitation des données de la MICS s’est déroulée en plusieurs étapes (vérification, saisie/édition, apurement, tabulation et analyse). Vérification : cette étape consistait en un contrôle d’exhaustivité de l’échantillon par rapport aux fiches de terrain et en un contrôle sommaire de la cohérence des données. Ce travail, exécuté par dix agents de vérification, a commencé trois semaines après le début de la collecte et a été mené parallèlement aux travaux de terrain. Cette vérification a permis d’améliorer la qualité des données recueillies. Saisie/édition des données : l’ensemble des opérations de saisie et d’apurement des données a été réalisé sur micro-ordinateur au moyen du logiciel CSPro. La saisie a été effectuée par 40 agents qui ont suivi une formation de cinq jours sur les questionnaires avant de suivre la formation spécifique sur micro-ordinateur. Afin d’apprécier la qualité des données et de réduire le taux d’erreurs lors de la saisie, chaque grappe a été saisie deux fois, et par un agent différent. A l’issue de la double saisie, l’équipe d’éditeurs (au nombre de 10) a procédé à l’édition des données, à savoir à la vérification de la discordance des questionnaires doublement saisies, à la vérification de la cohérence interne des réponses contenues dans les questionnaires et à la correction des erreurs. En corrigeant les erreurs de saisie ainsi détectées, l’équipe de traitement a pu diminuer le temps nécessaire à l’édition finale des données, qui consiste en la correction des incohérences à l’intérieur d’un même questionnaire, ou des discordances relevant de plusieurs questionnaires, incohérences souvent dues à des erreurs de collecte. Apurement : après la saisie et l’édition des données d’une grappe, un programme de contrôle a été exécuté pour vérifier la cohérence interne des réponses. À ce stade, tous les fichiers de grappes ont été fusionnés en un seul et unique fichier. Tabulation : des programmes de tabulation standard ont été développés par la coordination mondiale des enquêtes MICS. Ces programmes adaptés au niveau national sont destinés à fournir les tableaux de base nécessaires à l’élaboration du rapport préliminaire et du rapport final. Analyse : les données ont été analysées à l’aide du programme Statistical Package for Social Sciences (SPSS), Version 18, et la syntaxe-type et le plan d’exploitation des données mis au point par l’UNICEF ont été utilisés à cette fin. Un rapport préliminaire ayant pour but de présenter de façon succincte les premiers résultats de la MICS aux responsables et administrateurs des programmes de population et de santé a été produit en décembre 2010. Après la présentation du rapport préliminaire, des thèmes d’analyse ont été distribués aux différents membres du comité de pilotage de la MICS-2010. Le présent rapport final, présentant les résultats définitifs de l’enquête, de façon détaillée, est le fruit de ces travaux d’analyse. 10 ©UNICEF/ Patricia Esteve 11 TCHAD 2010 III. Couverture de l’échantillon, caractéristiques des menages et des personnes enquêtées 3 .1 COUVERTURE DE L’ECHANTILLON La plus rigoureuse des enquêtes comporte toujours des erreurs que l’on peut classer en deux catégories: celles relatives à la sélection des individus enquêtés et celles relatives à l’observation et à l’interprétation des réponses. Les erreurs de sélection interviennent lorsque, de manière systématique, certains éléments n’ont aucune chance d’appartenir à l’échantillon. La base de sondage utilisée dans cette enquête date du Deuxième Recensement Général de la population et de l’Habitat de 2009. Elle est donc récente. La sélection des unités primaires a été faite de manière proportionnelle à leur taille en termes de ménage, c’est-à-dire en donnant plus de chance aux plus grandes de faire partie de l’échantillon. Bien que les listes des ménages dans les unités primaires aient été mises à jour pendant les travaux de cartographie, il y a tout lieu de penser que certaines localités ont, en raison de leur faible taille de population en 2009, eu moins de chance d’être tirées. Toutefois, compte tenu de la faiblesse de la taille de ces localités, les résultats de l’enquête au niveau régional n’ont pas pu en être beaucoup affectés. Les erreurs d’observation proviennent de diverses sources : questions imprécises ou mal formulées, mauvaise transcription des réponses sur les questionnaires, réponses complaisantes, mauvaises classifications des réponses, mauvaise délimitation de périodes (douze derniers mois, quatre derniers mois, deux dernières semaines, sept derniers jours, etc.), mauvaise connaissance de l’âge et des dates surtout, omissions systématiques de certaines catégories d’enquêtés (bébés et vieilles personnes), etc. A cette liste s’ajoutent les erreurs de saisie. Pour limiter ces dernières, des tests de validité et de cohérence ont été intégré dans les programmes de saisie. Les erreurs d’observations ont été corrigées par les contrôleurs et superviseurs sur le terrain. Les 459 grappes sélectionnées dans l’échantillon ont pu être enquêtées sur les 461 au cours de la MICS-2010. Parmi les 17668 ménages sélectionnés pour l’échantillon, 17183 ont été trouvés occupés. Parmi ceux-ci, 16386 ont été interviewés avec succès, soit un taux de réponse des ménages de 95 pour cent. Dans les ménages interrogés, 18087 femmes (âgées de 15-49 ans) ont été identifiées. Parmi celles-ci, 15943 ont été interrogées avec succès, soit un taux de réponse de 88 pour cent au sein des ménages interrogés. En outre, 17713 enfants de moins de cinq ans ont été énumérés dans le questionnaire ménage. Les questionnaires ont été remplis pour 17024 de ces enfants, ce qui correspond à un taux de réponse de 96 pour cent au sein des ménages interviewés. Des taux de réponse globaux de 84 pour cent et 92 pour cent ont été calculés pour les entretiens avec les femmes et les enfants de moins de cinq ans respectivement (Tableau HH.1). Les taux de réponse par milieu de résidence sont légèrement plus élevés pour les ménages et les femmes tandis que le contraire est observé en ce qui concerne le taux de réponse des enfants. La répartition pondérée par âge et par sexe de la population de l’étude figure au tableau HH.2. La répartition sert également à produire la pyramide des âges au graphique HH.1. Avec un effectif de 88572 personnes enquêtées lors de l’enquête MICS-2010, on a dénombré pratiquement autant d’hommes que de femmes, soit respectivement 49 pour cent et 51 pour cent. Cette répartition est similaire à celle observée lors du RGPHT-20093. 3 Au RGPHT-2009, il y avait 51% de femmes contre 49% d’hommes. 12 Nombre de femmes et enfants de moins de 5 ans, Tchad, 2010 Résidence Urbaine Rurale Total Ménages Echantillonnés 6823 10845 17668 Occupés 6648 10465 17113 Interviewés 6399 9987 16386 Taux de réponse des ménages 96,3 95,4 95,8 Femmes Eligibles 7493 10594 18087 Interviewées 6631 9312 15943 Taux de réponse des femmes 88,5 88,7 88,1 Taux de réponse global des femmes 85,2 83,9 84,4 Enfants de moins de 5 ans Eligibles 6647 11066 17713 Mères/gardiennes interviewées 6364 10660 17024 Taux de réponse des enfants de < 5 ans 95,7 96,3 96,1 Taux de réponse global des enfants < 5 ans 92,2 91,9 92,0 Tableau HH.1 : Résultats des interviews des ménages Source : INSEED, MICS, Tchad, 2010 Couverture de l’échantillon Graphique HH.1 : Pyramide des âges, Tchad, 2010 13 TCHAD 2010 Pourcentage de la population du ménage par groupe d’âge de cinq ans, groupes d’âge de dépendance, et par populations d’enfants (âgés de 0-17 ans) et d’adultes (âgés de 18 ou plus), par sexe, Tchad, 2010 Hommes Femmes Total Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Tranches d’âge 0-4 8901 20,4 9091 20,3 17992 20,3 5-9 8305 19,0 8086 18,0 16391 18,5 10-14 5826 13,3 6015 13,4 11841 13,4 15-19 3899 8,9 3945 8,8 7844 8,9 20-24 2687 6,1 3422 7,6 6109 6,9 25-29 2405 5,5 3421 7,6 5826 6,6 30-34 2284 5,2 2612 5,8 4897 5,5 35-39 1967 4,5 2104 4,7 4070 4,6 40-44 1760 4,0 1462 3,3 3221 3,6 45-49 1437 3,3 1127 2,5 2564 2,9 50-54 1232 2,8 1423 3,2 2656 3,0 55-59 806 1,8 564 1,3 1370 1,5 60-64 785 1,8 605 1,4 1391 1,6 65-69 448 1,0 290 0,6 738 0,8 70-74 460 1,1 325 0,7 785 0,9 75-79 184 0,4 114 0,3 297 0,3 80-84 205 0,5 134 0,3 339 0,4 85+ 122 0,3 76 0,2 198 0,2 Manquant/NSP 18 0,0 9 0,0 27 0,0 Tranches d’âge de dépendance 0-14 23032 52,7 23192 51 ,7 46224 52,2 15-64 19263 44,0 20684 46 ,1 39948 45,1 65+ 1418 3,2 939 2 ,1 2357 2,7 Manquant/NSP 18 0,0 9 0,0 27 0,0 Populations d’enfants et d’adultes Enfants de 0-17 ans 25607 58,6 25515 56 ,9 51122 57,7 Adultes de 18 ans ou + 18107 41,4 19299 43 ,1 37407 42,2 Manquant/NSP 18 0,0 9 0,0 27 0,0 Total 43731 100,0 44823 100,0 88556 100,0 Source : INSEED, MICS, Tchad, 2010 Tableau HH.2: Répartition selon l’âge par sexe au niveau du ménage 14 3 .2 CARACTERISTIQUES DES MENAGES ET DES PERSONNES ENQUETEES Les tableaux HH.3 à HH.5 fournissent les informations de base relatives aux ménages, aux enquêtées âgées de 15-49 ans et aux enfants de moins de cinq ans, en présentant les nombres aussi bien non pondérés que pondérés. Les informations sur les caractéristiques des ménages, des femmes et des enfants de moins de cinq ans interrogés sont essentielles pour l’interprétation des résultats présentés plus loin dans le rapport et peuvent également fournir une indication de la représentativité de l’enquête. Les autres tableaux de ce rapport ne sont présentés qu’avec des nombres pondérés (voir l’Annexe A pour plus de détails sur la pondération). Le tableau HH.3 fournit des informations sur la composition des ménages, par groupes spécifiques d’âge ; enfants de 0-4 ans, enfants de 0-14, femmes de 15-49 ans et taille moyenne des ménages. La taille moyenne du ménage est estimée à 5,4 personnes. Cette grandeur est exactement la même que celle qui a été trouvée au recensement de la population et de l’habitat réalisé en juin 2009. Soixante-quatre pour cent des ménages ont au moins un enfant de moins de cinq ans et 85 pour cent des ménages comptent au moins un enfant de moins de 18 ans. Quant aux femmes de 15-49 ans, elles sont représentées dans 82 pour cent des ménages. Les nombres pondérés et non pondérés des ménages sont égaux, les poids d’échantillonnage ayant été normalisés (voir Annexe A). Le tableau HH.3 fournit aussi des informations sur le sexe du chef de ménage, la région, la résidence et l’éducation du chef de ménage. Ces caractéristiques de base sont utilisées dans les tableaux qui suivent dans le rapport. Les chiffres dans le tableau sont également destinés à montrer les nombres d’observations par grandes catégories d’analyse. Les nombres pondérés et non pondérés de ménages sont égaux pour l’ensemble du pays car les poids d’échantillonnage été normalisés. Le tableau HH.3 montre que 83 pour cent des chefs de ménages enquêtés sont des hommes contre seulement 17 pour cent de femmes. Cette proportion reste similaire à celle observée au RGPH 2009. Il en est de même pour la proportion de la répartition des ménages selon le milieu de résidence (23% en milieu urbain contre 77% en milieu rural). Les tableaux HH.4 et HH.5 fournissent des informations sur les caractéristiques de base des enquêtées âgées de 15-49 ans et des enfants âgés de moins de cinq ans. Dans les deux tableaux, les nombres totaux d’observations pondérées et non pondérées sont différents car les poids d’échantillonnage sont fonction du poids représenté par chaque région. En plus de fournir des informations utiles sur les caractéristiques de base des femmes et des enfants, les tableaux sont également destinés à montrer les nombres d’observations au niveau de chaque catégorie de base. Ces catégories sont utilisées dans les tableaux suivants du présent rapport. Il ressort du tableau HH.4 que la plupart des femmes de 15-49 ans ont déjà mis au monde un enfant (82%). S’agissant des informations relatives à leur instruction, il apparaît que sept femmes sur dix sont sans instruction et seulement un dixième ont au moins atteint le niveau secondaire. La répartition des femmes par âge révèle que près des deux tiers (59%) des femmes enquêtées ont moins de 30 ans et seulement 14 pour cent ont entre 40 et 49 ans. Couverture de l’échantillon 15 TCHAD 2010 Tableau HH.3: Composition des ménages Pourcentage et fréquence des ménages selon les caractéristiques de base sélectionnées, Tchad, 2010 Nombre de ménages Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Sexe du chef de ménage Masculin 82,8 13563 13235 Féminin 17,2 2822 3150 Région Batha 5,0 826 749 BET 1,0 165 650 Chari Baguirmi 4,9 803 752 Guéra 4,3 709 1283 Hadjer Lamis 5,5 899 745 Kanem 5,2 857 716 Lac 4,4 719 746 Logone Occidental 5,9 970 759 Logone Oriental 6,1 993 773 Mandoul 6,7 1092 784 Mayo Kebbi Est 6,9 1124 1077 Mayo Kebbi Ouest 4,5 732 748 Moyen Chari 5,5 903 775 Ouaddaï 7,3 1204 876 Salamat 3,0 485 765 Tandjilé 5,7 930 988 Wadi Fira 4,4 715 673 N’Djamena 11,3 1859 1036 Barh El Gazal ,9 145 723 Sila 1,6 255 768 Milieu de résidence Urbain 23,2 3795 6399 Rural 76,8 12591 9987 Instruction du chef du ménage Aucune 63,6 10428 10610 Primaire 19,2 3153 2884 Secondaire et plus 16,5 2706 2779 Total 100,0 16386 16386 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 16 Tableau HH.4: Caractéristiques de base des femmes Pourcentage et fréquence des femmes âgées de 15-49 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, Tchad, 2010 Nombre de femmes Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Région Batha 4,9 777 760 BET ,8 125 495 Chari Baguirmi 4,8 762 714 Guéra 4,4 698 1244 Hadjer Lamis 5,2 829 744 Kanem 4,9 774 654 Lac 3,6 572 605 Logone Occidental 5,6 897 711 Logone Oriental 6,2 984 847 Mandoul 6,4 1024 813 Mayo Kebbi Est 7,6 1208 1199 Mayo Kebbi Ouest 5,3 851 812 Moyen Chari 5,4 865 799 Ouaddaï 7,1 1137 813 Salamat 2,9 455 733 Tandjilé 5,8 920 933 Wadi Fira 4,2 677 561 N’Djamena 12,6 2016 1103 Barh El Gazal ,8 128 600 Sila 1,5 239 787 Milieu de résidence Urbain 24,9 3973 6617 Rural 75,1 11962 9310 Groupe d’âges 15-19 20,8 3310 3427 20-24 18,8 2999 3008 25-29 19,3 3068 2971 30-34 14,8 2356 2333 35-39 12,1 1922 1902 40-44 8,0 1276 1324 45-49 6,3 1004 962 Etat de maternité A déjà mis au monde 81,6 13002 12894 N'a jamais mis au monde 18,4 2934 3033 Instruction de la femme Aucune 69,6 11093 11059 Primaire 19,1 3044 3000 Secondaire et plus 11,3 1798 1868 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 19,1 3046 2602 Second 19,3 3074 2595 Moyen 19,8 3159 3034 Quatrième 20,6 3276 3758 Le plus riche 21,2 3382 3938 Total 100,0 15936 15927 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Couverture de l’échantillon 17 TCHAD 2010 Tableau HH.5: Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans Pourcentage et fréquence des enfants de moins de cinq ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, Tchad, 2010 Nombre d’enfants de moins de 5 ans Pourcentage pondération Pondéré Non pondéré Sexe Masculin 49,5 8415 8547 Féminin 50,5 8590 8456 Région Batha 5,9 1003 905 BET 0,8 136 564 Chari Baguirmi 5,0 846 747 Guéra 4,6 789 1392 Hadjer Lamis 5,7 966 805 Kanem 4,5 759 681 Lac 4,0 682 706 Logone Occidental 5,1 862 727 Logone Oriental 7,0 1189 923 Mandoul 6,9 1178 860 Mayo Kebbi Est 7,5 1268 1178 Mayo Kebbi Ouest 5,2 890 871 Moyen Chari 5,0 847 722 Ouaddaï 7,2 1227 887 Salamat 3,2 543 825 Tandjilé 5,6 959 1020 Wadi Fira 4,4 754 686 N’Djamena 9,9 1679 882 Barh El Gazal 0,8 138 732 Sila 1,7 291 890 Milieu de résidence Urbain 20,9 3547 6353 Rural 79,1 13459 10650 Groupe d’âges 0-5 mois 11,7 1996 1992 6-11 mois 9,2 1562 1558 12-23 mois 17,2 2932 2918 24-35 mois 19,7 3351 3343 36-47 mois 20,5 3480 3581 48-59 mois 19,0 3236 3285 Instruction de la mère Aucune 75,5 12839 12845 Primaire 17,7 3014 2945 Secondaire et plus 6,8 1149 1213 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 19,4 3298 2789 Second 20,5 3484 2983 Moyen 21,3 3623 3511 Quatrième 21,2 3597 4107 Le plus riche 17,7 3003 3613 Total 100,0 17005 17003 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 18 Certaines caractéristiques de base des enfants de moins de cinq ans figurent au tableau HH.5. Il s’agit notamment de la répartition des enfants selon plusieurs caractéristiques: sexe, région et lieu de résidence, âge, niveau d’instruction de la mère ou de la gardienne, niveau de bien-être économique, et religion. Par rapport à la région de résidence, c’est la capitale N’Djamena qui abrite le plus d’enfants de moins de cinq ans enquêtés avec dix pour cent, suivie du Ouaddaï avec sept pour cent. Au Barh El Gazal et au BET, la proportion des enfants de moins de cinq ans n’atteint pas l’unité. Les enfants résidant en milieu urbain sont très peu nombreux par rapport à ceux vivant en milieu rural (21% contre 79%). La plupart des enfants ont des mères sans instruction (75%) et les enfants âgés de 6-11 mois sont les plus faiblement représentés. En matière de religion, les enfants dont les mères/gardiennes sont musulmanes sont relativement les plus nombreux, avec 58 pour cent. Tableau HH.6: Modes de vie des enfants et état d’orphelin Pourcentage d’enfants âgés de 0-17 ans selon les modes de vie, pourcentage d’enfants âgés de 0-17 ans ne vivant pas avec un parent biologique dans le ménage, et pourcentage d’enfants dont l’un ou les deux parents sont décédés, Tchad, 2010 Vit avec les deux parents Ne vit avec aucun des deux parents Ne vit qu’avec la mère Ne vit qu’avec le père Impossible de déterminer Ne vit pas avec un parent biologique1 L’un ou les deux parents décédé(s)2 Nombre d’enfants âgés de 0-17 ans Seul le père en vie Seule la mère en vie Les deux sont en vie Les deux sont décédés Père en vie Père décédé Mère en vie Mère décédée Sexe Masculin 78,9 0,6 1,4 5,2 0,8 6,5 3,9 0,5 1,3 1,0 8,0 8,0 25607 Féminin 76,2 0,7 1,6 7,1 0,9 7,0 3,8 0,4 0,8 1,5 10,3 7,9 25515 Groupe d’âges 0-4 84,5 0,3 0,4 3,1 0,2 8,2 2,3 0,2 0,3 0,5 4,0 3,6 17992 5-9 79,5 0,7 1,3 5,7 0,8 6,1 3,5 0,5 1,1 0,8 8,6 7,6 16391 10-14 73,6 1,0 2,4 7,6 1,1 6,1 5,3 0,6 1,5 0,9 12,1 11,3 11841 15-17 55,4 1,0 3,8 15,4 2,7 5,2 7,2 0,8 2,3 6,2 22,9 17,2 4898 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 72,4 1,0 1,3 5,5 0,8 10,1 5,8 0,4 0,9 1,0 8,6 9,8 10323 Second 80,5 0,4 0,8 4,8 0,6 5,9 4,1 0,4 1,1 1,4 6,5 7,1 10442 Moyen 83,0 0,3 1,5 5,0 0,5 5,0 2,5 0,3 0,9 1,0 7,3 5,8 10584 Quatrième 79,9 0,5 1,5 6,7 0,9 4,8 3,0 0,3 0,9 1,5 9,6 6,8 10365 Le plus riche 71,2 1,0 2,4 9,2 1,6 7,2 3,9 0,8 1,6 1,2 14,2 10,5 9408 Religion du chef de ménage Animiste 90,4 0,2 0,7 3,2 0,3 0,8 1,9 0,3 1,7 0,5 4,4 4,8 1664 Catholique 74,4 1,0 2,5 6,8 1,1 6,7 4,4 0,6 1,2 1,3 11,4 10,3 9216 Protestant 73,9 0,8 2,1 8,8 0,8 7,4 3,7 0,5 0,7 1,4 12,5 8,1 9010 Musulmane 78,0 0,6 1,1 5,4 0,9 7,3 4,0 0,4 1,1 1,2 8,0 7,6 28927 Autre religion 88,8 0,0 0,0 4,7 0,0 2,1 3,9 0,0 0,0 0,6 4,7 3,9 283 Pas de religion/ Ma. 89,3 0,3 0,8 4,4 0,2 1,0 2,3 0,0 0,9 0,8 5,6 4,6 2024 Total 77,6 0,7 1,5 6,2 0,9 6,7 3,9 0,4 1,0 1,2 9,3 7,9 51122 1 Indicateur MICS 9.17 ; 2 Indicateur MCIS 9.18 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Couverture de l’échantillon 19 TCHAD 2010 Tableau HH.6 (suite): Modes de vie des enfants et état d’orphelin Pourcentage d’enfants âgés de 0-17 ans selon les modes de vie, pourcentage d’enfants âgés de 0-17 ans ne vivant pas avec un parent biologique dans le ménage, et pourcentage d’enfants dont l’un ou les deux parents sont décédés, Tchad, 2010 Vit avec les deux parents Ne vit avec aucun des deux parents Ne vit qu’avec la mère Ne vit qu’avec le père Impossible de déterminer Ne vit pas avec un parent biologique1 L’un ou les deux parents décédé(s)2 Nombre d’enfants âgés de 0-17 ans Seul le père en vie Seule la mère en vie Les deux sont en vie Les deux sont décédés Père en vie Père décédé Mère en vie Mère décédée Région Batha 81,8 0,4 0,9 5,3 1,1 5,8 3,7 0,3 0,2 0,6 7,6 6,2 3051 BET 66,8 0,7 0,5 5,7 0,4 13,6 8,8 1,3 1,0 1,2 7,3 11,4 389 Chari Baguirmi 79,3 0,2 1,3 8,3 1,6 3,6 3,5 0,3 0,4 1,3 11,4 7,0 2338 Guéra 75,7 0,8 1,6 6,6 0,5 9,9 2,7 0,7 1,0 0,5 9,4 6,6 2329 Hadjer Lamis 79,5 0,5 0,7 6,4 1,2 4,8 4,3 0,3 1,4 1,0 8,8 8,1 2910 Kanem 81,0 0,5 0,6 3,2 0,7 8,6 3,9 0,0 0,6 1,0 5,0 6,2 2553 Lac 81,0 0,6 0,9 4,3 0,6 5,2 4,4 0,2 1,6 1,1 6,5 8,1 2185 Logone Occid. 67,6 1,7 2,5 9,6 1,0 9,8 4,2 0,7 0,6 2,3 14,9 10,0 2722 Logone Oriental 80,5 0,7 1,9 6,4 0,6 4,0 2,8 0,6 1,5 0,8 9,7 7,6 3199 Mandoul 76,0 0,6 2,6 4,9 0,5 9,2 3,3 0,7 0,8 1,5 8,6 7,8 3365 Mayo Kebbi Est 86,9 0,4 1,1 4,3 0,3 1,3 3,1 0,3 1,6 0,6 6,3 6,6 3961 Mayo Kebbi O. 86,8 0,6 1,2 4,4 1,1 2,2 1,3 0,4 1,1 0,9 7,2 5,1 2764 Moyen Chari 68,8 0,7 2,6 12,6 0,6 7,4 5,6 0,2 0,8 0,7 16,5 10,6 2711 Ouaddaï 76,2 0,5 1,0 4,7 0,8 9,8 4,5 0,0 0,8 1,8 6,9 7,6 3586 Salamat 78,8 0,6 1,5 5,2 0,2 7,1 4,0 0,8 0,6 1,2 7,5 7,0 1638 Tandjilé 79,3 0,5 1,5 6,6 0,8 4,6 3,8 0,1 0,7 2,1 9,4 7,4 3064 Wadi Fira 75,9 0,2 0,3 4,2 0,4 9,6 5,9 0,0 1,5 2,0 5,1 8,3 2054 N’Djamena 68,8 1,3 2,3 7,5 1,9 9,1 4,7 1,1 1,8 1,5 13,0 12,0 4975 Barh El Gazal 80,9 0,2 0,9 4,3 0,8 6,5 3,9 0,8 0,7 1,0 6,2 6,6 443 Sila 73,2 0,9 1,0 5,2 0,3 13,2 3,2 0,1 1,5 1,4 7,4 7,1 885 Milieu de résidence Urbain 68,3 1,1 2,4 8,8 1,6 9,2 5,0 0,9 1,4 1,3 14,0 11,5 10938 Rural 80,1 0,5 1,2 5,4 0,6 6,1 3,6 0,3 1,0 1,2 7,8 7,0 40184 Total 77,6 0,7 1,5 6,2 0,9 6,7 3,9 0,4 1,0 1,2 9,3 7,9 51122 1 Indicateur MICS 9.17 ; 2 Indicateur MCIS 9.18 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 20 La situation des enfants âgés de 0-17 ans, ne vivant avec aucun de leurs deux parents, celle de ceux qui ne vivent qu’avec la mère et celle de ceux qui ne vivent qu’avec le père, est présentée dans le tableau HH.6. Au Tchad, un pour cent des enfants âgés de 0-17 ans a perdu ses deux parents. Cette proportion est la même chez les filles et les garçons mais elle est plus élevée en milieu urbain (2%) qu’en milieu rural (1%). De plus, huit pour cent des enfants ont perdu l’un de leurs deux parents. Cette situation est plus fréquente en milieu urbain qu’en milieu rural et dans certaines régions comme N’Djamena, le BET, le Moyen Chari et le Logone Occidental. Le tableau HH.6 renseigne aussi sur les conditions de vie des enfants orphelins, en distinguant plusieurs catégories. Les enfants vivant avec les deux parents : ce sont des enfants qui vivent dans le même ménage que leurs deux parents biologiques. Au Tchad, près de huit enfants sur dix vivent avec leurs deux parents (78%). Au Mayo Kebbi Est et au Mayo Kebbi Ouest, ce sont neuf enfants sur dix qui vivent avec leurs deux parents (87%) contre un peu moins de sept enfants sur dix au BET (67%), au Logone Occidental (68%), au Moyen Chari et à N’Djamena (69%). En milieu urbain, les enfants qui vivent avec leurs deux parents sont moins nombreux (68%) qu’en milieu rural (80%). De même, la proportion d’enfants vivant avec leurs deux parents est plus faible dans les familles chrétiennes et musulmanes que dans les familles animistes et d’autres religions. Les enfants ne vivant avec aucun de leurs deux parents : les enfants qui ne vivent avec aucun de leurs parents répondent à l’un des quatre critères suivants : seul le père est en vie ; seule la mère est en vie ; les deux parents sont en vie ; les deux parents sont décédés. Globalement au Tchad, les enfants qui ne vivent avec aucun de leurs deux parents mais dont le père est en vie ou dont la mère est en vie sont peu nombreux (autour de 1%) tandis que ceux dont les deux parents sont en vie et qui ne vivent avec aucun des deux sont plus nombreux (6%). Enfin, ceux dont les deux parents biologiques sont effectivement décédés ne représentent qu’un pour cent. Au total, près d’un enfant sur dix vit ainsi sans aucun de ses deux parents biologiques. Cette forme de vulnérabilité concerne davantage les filles (10%) que les garçons (8%). On observe aussi de profondes disparités régionales : le phénomène est relativement courant dans le Moyen Chari (17%), dans le Logone Occidental (14%) et à N’Djamena (13%). En revanche, il est plus rare dans le Kanem et au Wadi Fira (5%). Selon le milieu de résidence, la proportion d’enfants ne vivant avec aucun parent biologique est plus élevée en milieu urbain (14%) qu’en milieu rural (8%). De plus, le phénomène est moins accentué dans les ménages les plus pauvres (9%) que chez les plus riches (14%). Selon le groupe d’âge, plus l’enfant grandit et plus il est susceptible de vivre dans cette situation : 0-4 ans (4%), 5-9 ans (9%), 10-14 ans (12%) et 15-17 ans (23%). Les enfants vivant avec la mère seulement : quatre pour cent des enfants vivent avec leur mère seulement parce que leur père est décédé mais sept pour cent vivent la même situation alors que leur père est en vie. Au Sila et au BET, plus de 13 pour cent des enfants dont le père est en vie vivent avec leur mère seulement alors que dans les deux Mayo Kebbi, cette situation est relativement marginale (1% à 2%). Les enfants vivant avec leur mère alors que leur père est en vie sont plus nombreux en milieu urbain que rural. De même, ils sont plus nombreux lorsqu’ils sont en bas âge (0-4 ans : 8%), issus des ménages les pauvres (11%), de confession chrétienne ou musulmane (7%). De même, les enfants dont le père est décédé et qui vivent avec leur mère sont plus nombreux chez les plus pauvres (6%) que chez les plus riches (4%). Ils sont moins nombreux chez les animistes (2%) que dans les familles des autres confessions religieuses (4%). Les enfants vivant avec le père seulement : Les enfants sont la mère est en vie mais qui vivent seulement avec leur père sont rares et seulement un pour cent des enfants vivant avec leur père ont perdu leur mère. Dans certaines régions comme le Lac, le Logone Oriental, le Mayo Kebbi Est, le Wadi Fira, le Sila et N’Djamena, la proportion d’enfants dont la mère est décédée et qui vivent avec leur père est le double de la moyenne nationale (2%). Dans d’autres régions en revanche, elle est pratiquement nulle (Batha et Chari Baguirmi). Les enfants les plus jeunes (0-4 ans) ne sont guère concernés par cette situation comparativement aux plus âgés. Les enfants dont la mère est décédée et qui vivent avec le père sont deux fois plus nombreux chez les plus riches (2%) que chez les plus pauvres (1%). Couverture de l’échantillon 21 TCHAD 2010 22 ©UNICEF/ Julie Pudlowski 23 TCHAD 2010 IV. Mortalité infantile Ce chapitre porte sur les indicateurs de mortalité des enfants de moins de cinq ans. Ces indicateurs fournissent des informations sur les niveaux, les disparités et les tendances de la mortalité infantile, de la mortalité juvénile et de la mortalité infanto-juvénile. La mortalité des enfants est un indicateur de développement qui a une grande influence sur l’espérance de vie d’un pays. Ces différentes informations sont très utiles pour l’élaboration des politiques de population et des programmes de santé. En effet, la mortalité de la petite enfance est influencée par les conditions sanitaires, environnementales, sociales, économiques et culturelles. Elle reflète le niveau de pauvreté et les conditions de précarité dans lesquelles vivent les populations enquêtées. L’un des objectifs primordiaux des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) est la réduction de la mortalité infantile et infanto-juvénile. Plus précisément, les OMD visent la réduction, des deux tiers entre 1990 et 2015, de la mortalité des enfants de moins de cinq ans. Le suivi des progrès vers cet objectif est certes important mais difficile. 4 .1 METHODOLOGIE Mesurer la mortalité infantile peut sembler facile, mais tenter d’utiliser des questions directes telles que “Quelqu’un dans ce ménage est-il décédé l’an dernier?” donne des résultats inexacts. L’utilisation de mesures directes de la mortalité infantile à partir des histoires de la naissance prend du temps, est plus coûteuse, et nécessite une plus grande attention à la formation et la supervision. Comme alternative, les méthodes indirectes développées pour mesurer la mortalité infantile produisent des estimations robustes qui sont comparables avec celles obtenues à travers d’autres sources. Les méthodes indirectes réduisent au minimum les pièges des trous de mémoire, les définitions inexactes ou mal interprétées et les mauvaises techniques d’interview. De toutes les techniques d’estimations indirectes de la mortalité des enfants, on a opté pour celle de W. Brass (Nations Unies, 1983; 1990a; 1990b). En 1964, W. Brass a eu l’idée de se servir des données de structure pour en déduire des indices de mouvement. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile ont été calculés pour l’enquête MICS-2010 suivant une technique d’estimation indirecte connue sous le nom de méthode de Brass, qui se sert des données sur le nombre moyen des enfants déjà nés pour des groupes d’âge quinquennaux de femmes de 15 à 49 ans, de la proportion parmi ces enfants qui sont morts également pour des groupes d’âge quinquennaux de femmes (tableau CM.1) et convertit ces données en probabilités de mourir. La technique transforme les proportions de décès parmi les enfants de femmes au niveau de chaque groupe en probabilités de mourir en tenant compte de la durée approximative de l’exposition des enfants au risque de mourir, en supposant une répartition particulière par âge-type de la mortalité. 24 Tableau CM.1: Enfants nés vivants, enfants survivants et proportion des décès selon l’âge des femmes Nombres moyens et totaux d’enfants nés vivants, des enfants survivants et proportion des décès selon l’âge des femmes, Tchad, 2010 Enfants nés vivants Enfants survivants Proportion de décédés Nombre de femmesNombre moyen Total Nombre moyen Total Groupe d’âges 15-19 0,5 1771 0,4 1508 0,1 3428 20-24 2,1 6167 1,7 5207 0,2 3006 25-29 3,7 11084 3,1 9250 0,2 2973 30-34 5,4 12725 4,5 10429 0,2 2335 35-39 6,5 12300 5,2 9859 0,2 1905 40-44 7,4 9797 5,8 7732 0,2 1326 45-49 7,6 7284 5,7 5491 0,2 959 Total 3,8 61128 3,1 49476 0,2 15932 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 4 .2 MORTALITE INFANTILE ET INFANTO-JUVENILE La mortalité infanto-juvénile mesure, à la naissance, la probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire. Globalement, le risque de décès entre la naissance et le cinquième anniversaire serait d’environ 175 pour mille (tableau CM.2). Comparativement aux résultats de l’EDST1 (taux de mortalité infanto-juvénile : 200‰), la mortalité des enfants tchadiens n’a connu qu’une faible amélioration au cours des 15 dernières années: elle se maintient dans un intervalle de 150-200 pour mille. La stabilité tout comme la hausse de la mortalité des enfants dans un pays sont des phénomènes inhabituels au regard des efforts consentis pour la santé par le Gouvernement avec l’appui des partenaires multi et bilatéraux, à travers les financements allouées aux différents programmes mis en œuvre. Cependant au Tchad, cette tendance semble cohérente avec la situation sanitaire des enfants et les aspects liés à la malnutrition et peut s’expliquer par le fait que les efforts fournis dans le secteur santé ont seulement pu contenir la hausse de la mortalité observée à la suite de la crise politico-économique mais n’ont pas pu inverser la tendance. La plupart des indicateurs relatifs à la santé des enfants sont au mieux restés stables ou se sont dégradés. Il est permis de penser que des facteurs socio-économiques, culturels et écologiques expliqueraient cette stabilité de la mortalité des enfants, comme c’est le cas dans la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne. Le niveau de la mortalité varie tant avec les caractéristiques de la mère qu’avec celles des enfants. Le tableau CM.2 présente les différents quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère. Entre la naissance et le cinquième anniversaire, la mortalité des enfants de sexe masculin est, comme dans la plupart des populations, relativement plus élevée que celles des enfants de sexe féminin. Les résultats du tableau CM.2 montrent qu’à la naissance, sur 1 000 garçons, 187 n’atteignent pas leur cinquième anniversaire contre 161 pour 1 000 filles. Il apparaît qu’au cours de la première année de vie, la surmortalité des enfants de sexe masculin est plus élevée. Les risques de décéder avant l’âge de cinq ans présentent des écarts moins importants selon le milieu de résidence. En effet, le niveau de mortalité infanto-juvénile n’est pas très différent en ville (165‰) et à la campagne (180‰). De faibles différences de l’offre et des niveaux d’utilisation des services de santé expliqueraient ces différences de mortalité. Les risques de décéder avant l’âge de cinq ans présentent des écarts importants selon le niveau d’étude de la mère. A l’opposé, le niveau d’instruction ne contribue à la baisse du niveau de mortalité infanto-juvénile qu’à partir du niveau secondaire. Un niveau d’instruction élevé est généralement associé à de faibles taux de mortalité; les femmes instruites étant plus fréquemment exposées aux informations concernant une bonne nutrition, l’utilisation de la contraception Mortalité infantile 25 TCHAD 2010 Tableau CM.2: Mortalité des enfants Taux de mortalité infantile et infanto-juvénile Modèle Nord, Tchad, 2010 Taux de mortalité infantile1 Taux de mortalité infanto-juvénile2 Sexe Masculin 116 187 Féminin 95 161 Milieu de résidence Urbain 100 165 Rural 108 180 Instruction de la mère 129 Aucune 104 172 Primaire 114 191 Secondaire et plus 80 128 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 100 163 Second 116 195 Moyen 106 175 Quatrième 109 181 Le plus riche 97 158 Religion du chef de ménage 72 Animiste 125 211 Catholique 122 205 Protestant nd 203 Musulmane 97 158 Autre religion 134 225 Total 106 175 1 Indicateur MICS 1.2; Indicateur OMD 4.2; 2 Indicateur MICS 1.1; Indicateur OMD 4.1 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 pour l’espacement des naissances, la prévention des maladies des enfants et leur traitement. Cependant, la réduction des risques de mortalité des enfants est plus importante lorsque la mère passe du niveau d’instruction primaire au niveau d’instruction secondaire ainsi que le montre les résultats suivants : le risque de décéder avant l’âge de cinq ans est de 191 pour mille pour les enfants dont la mère a un niveau d’instruction primaire alors qu’il chute à 128 pour mille chez les enfants dont la mère a un niveau secondaire ou plus. Cela veut dire que pour réduire significativement le niveau de mortalité des enfants au Tchad, la scolarisation des filles/femmes est un passage absolument obligé. En revanche, selon les résultats, le niveau du bien-être économique ne génère pas de grandes différences entre les groupes ; en effet, il ne semble pas contribuer significativement à la baisse de la mortalité avant cinq ans avec un maximum pour le second quintile (195‰) et un minimum pour le quintile le plus riche (158‰). Par rapport à la moyenne nationale, les nourrissons et les enfants de moins de cinq ans nés dans les ménages dirigés par un chef de confession musulmane meurent moins que ceux ayant des parents adeptes d’autres religions. En effet, on observe un risque de décéder avant le cinquième anniversaire de respectivement 225 pour mille dans les ménages d’autres religions, 211 pour mille chez les animistes, 205 pour mille chez les catholiques, 203 pour mille chez les protestants et 158 pour mille chez les musulmans. 26 4 .3 . TENDANCE DES NIVEAUX DE MORTALITE DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Au vu de la série de données présentées au graphique CM.1, on constate une tendance à la baisse des indicateurs de mortalité de la petite enfance depuis les années 1960. Cette tendance reflète les efforts consentis par l’Etat, les communautés urbaines et rurales afin d’améliorer la couverture sanitaire du pays. Cependant, le niveau de la mortalité des enfants au Tchad reste parmi les plus élevés d’Afrique et du monde. Il semble que l’amélioration du taux de couverture sanitaire n’ait pas été suivie d’une amélioration concomitante des conditions alimentaires, d’hygiène et assainissement, d’accès à l’eau potable et de l’environnement physique. Sans de telles améliorations, ces indicateurs ne peuvent aller dans le sens d’une réelle baisse. Le quotient de mortalité infanto-juvénile a connu une baisse entre 1964 et 2000. De 227 pour mille en 1964, il est tombé à 194 pour mille en 2000, pour remonter à 203 pour mille en 2004 et finalement amorcer une nouvelle baisse jusqu’en 2010 (175‰). Graphique CM.1: Evolution du niveau de la mortalité des enfants de moins 5 ans entre 1964 et 2010, Tchad La baisse de la mortalité infanto-juvénile est surtout alimentée par celle du taux de mortalité juvénile. En effet, le quotient de mortalité juvénile a baissé lentement mais régulièrement entre 1964 et 2010. Il est passé de 110 pour mille en 1964 à 94 pour mille en 2010. En revanche, le quotient de mortalité infantile a connu une évolution moins régulière : il a baissé de façon importante entre 1964 (160‰) et 2010 mais manifeste depuis 1997 une certaine stabilité tout en demeurant à des niveaux particulièrement élevés (106‰ en 2010). Mortalité infantile 27 TCHAD 2010 28 ©UNICEF/Harandane Dicko 29 TCHAD 2010 V. Nutrition L’état nutritionnel des enfants est le reflet de leur état de santé général. Lorsque les enfants ont accès à une nourriture suffisante et équilibrée, ne sont pas exposés à des maladies de façon répétée, et bénéficient de soins de qualité, ils atteignent leur potentiel de croissance physique et psychique et sont moins vulnérables. La malnutrition est associée à plus de la moitié des décès d’enfants dans les pays en développement. Les enfants sous-alimentés sont plus susceptibles de mourir de maladies courantes de l’enfance, et ceux qui survivent ont des maladies récurrentes et un retard de croissance. Les trois quarts des enfants qui meurent de causes liées à la malnutrition n’étaient que légèrement ou modérément malnutris - ne montrant aucun signe extérieur de vulnérabilité. L’un des objectifs du Millénaire pour le développement est de réduire de moitié la proportion de personnes qui souffrent de la faim entre 1990 et 2015. Une réduction de la prévalence de la malnutrition contribuerait également à l’atteinte de l’OMD visant la réduction de la mortalité infantile. Dans une population bien nourrie, il y a une distribution de référence de la taille et du poids des enfants de moins de cinq ans. La sous-alimentation dans une population peut être mesurée en comparant les enfants à la population de référence. La population de référence utilisée dans le présent rapport est basée sur les normes de croissance de l’OMS . Chacun des trois indicateurs de l’état nutritionnel peut être exprimé en unités d’écart type (écart réduit) de la médiane de la population de référence. Le poids-pour-âge est une mesure de la malnutrition à la fois aiguë et chronique. Les enfants dont le poids-pour-âge est plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale modérée ou sévère, tandis que ceux dont le poids-pour-âge est plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme ayant une insuffisance pondérale sévère. La taille-pour-âge est une mesure de la croissance linéaire. Les enfants dont la taille-pour-âge est de plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme trop petits pour leur âge et sont classés comme accusant un retard de croissance modéré ou sévère. Ceux dont la taille- pour-âge est de plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont classés comme ayant un retard de croissance sévère. Le retard de croissance est le reflet de la malnutrition chronique découlant du manque de nutrition adéquate pendant une longue période et de maladie récurrente ou chronique. Enfin, les enfants dont le poids-pour-taille est de plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont classés comme modérément ou sévèrement émaciés, tandis que ceux qui se situent à plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme sévèrement émaciés. L’émaciation est généralement le résultat d’une carence nutritionnelle récente. L’indicateur peut présenter des variations saisonnières importantes associées à des changements dans la disponibilité de la nourriture ou à la prévalence de la maladie. Pour MICS, les poids et les tailles de tous les enfants de moins de 5 ans ont été mesurés à l’aide de matériel anthropométrique recommandé par l’UNICEF (www.childinfo.org). Les résultats de cette section sont basés sur ces mesures. 5 .1 ETAT NUTRITIONNEL 5 .1 .1 INSUFFISANCE PONDERALE Le tableau NU.1 montre les pourcentages d’enfants classés dans chacune de ces catégories, sur la base des mesures anthropométriques qui ont été prises au cours des travaux sur le terrain. En outre, le tableau comprend le pourcentage d’enfants en surcharge pondérale, qui prend en compte les enfants dont le poids-pour-taille est supérieur à deux écarts-types de la médiane de la population de référence, et la moyenne de l’écart réduit pour les trois indicateurs anthropométriques. Les résultats de ce tableau indiquent qu’environ un tiers (30%) des enfants souffrent d’insuffisance pondérale modérée et 13 pour cent de façon sévère. 30 Cette forte prévalence de l’insuffisance pondérale présente des écarts importants en fonction du milieu de résidence. En effet, en milieu rural, 33 pour cent des enfants sont atteints de cette forme de malnutrition contre 22 pour cent en milieu urbain. En outre, l’insuffisance pondérale est très élevée dans plusieurs régions du Tchad, en particulier : le Lac (57%), le Kanem (56%), le BET (50%), le Barh El Gazel (48%), le Hadjer Lamis (44%), le Ouaddaï, le Guéra (41%) et le Chari Baguirmi (41%). Ces régions se trouvent toutes dans la bande sahélo- saharienne, particulièrement déficitaire en pluviométrie au cours de l’année dernière, avec pour conséquence de mauvaises récoltes. Dans les régions comme le Moyen Chari et N’Djamena, la prévalence de l’insuffisance pondérale est de 14 et 15 pour cent respectivement. La différence selon l’âge des enfants fait apparaître de grandes disparités : le pourcentage d’enfants accusant une insuffisance pondérale augmente très rapidement avec l’âge, passant de 12 pour cent chez les enfants de moins de 6 mois à 40 pour cent chez les 12-23 mois. Le niveau d’instruction de la mère est aussi une variable influente car les enfants dont les mères n’ont aucune instruction sont plus affectés par l’insuffisance pondérale (35%) que ceux dont les mères ont le niveau d’instruction secondaire ou plus (15%). 5 .1 .2 MALNUTRITION CHRONIQUE Au cours de l’année 2010, quatre enfants sur dix (39%) souffrent de malnutrition chronique et 21 pour cent en souffrent de façon sévère. Cette forte prévalence place le Tchad dans la catégorie des pays à malnutrition très élevée. La prévalence de la malnutrition chronique selon l’âge, qu’elle soit modérée ou sévère, laisse apparaître des variations importantes. Le pourcentage d’enfants accusant un retard de croissance augmente très régulièrement et très rapidement avec l’âge, passant de neuf pour cent chez les enfants de moins de six mois à 53 pour cent chez les enfants de 24-35 mois, avant de chuter à 35 pour cent chez les enfants de 48-59 mois. La forme sévère de ce type de malnutrition suit la même tendance puisque de trois pour cent pour les enfants de moins de six mois, elle passe à neuf pour cent chez les enfants de 6-11 mois et concerne 30 pour cent des 24-35 mois. En considérant le milieu de résidence, il apparaît que les enfants ruraux sont relativement les plus touchés : 41 pour cent en milieu rural contre 31 pour cent en milieu urbain. Comme constaté pour l’insuffisance pondérale, les enfants dont les mères n’ont aucune instruction ont plus de chance de souffrir de retard de croissance (42%) que ceux dont les mères sont de niveau secondaire ou plus (24%). En ce qui concerne les régions, les résultats font apparaître une prévalence élevée du rabougrissement des enfants dans les régions du Lac (59%), Kanem (59%), Barh El Gazal (53%), Ouaddaï (50%), une baisse graduelle dans les régions du sud, et le niveau le plus bas dans la région de N’Djamena (26%). 5 .1 .3 EMACIATION Sur le plan national, cette forme de malnutrition est estimée à 16 pour cent dans sa forme globale (modérée et sévère) tandis qu’elle est de six pour cent dans sa forme sévère. On note une légère différence selon le sexe de l’enfant (17% chez les garçons contre 15% chez les filles) pour la forme modérée. En considérant le milieu de résidence, on constate que les enfants vivant en milieu rural sont plus fréquemment émaciés de façon modérée que ceux qui vivent en milieu urbain (16% contre 13%). Quant à la différence selon l’âge, de 18 pour cent chez les enfants de moins de six mois, l’émaciation modérée atteint son maximum (24%) chez les enfants de 6-11 mois avant de chuter pour se stabiliser autour de 12 à 13 pour cent après 24 mois. Comme dans les deux cas précédents, le niveau d’instruction de la mère affecte la prévalence de la malnutrition aiguë : 17 pour cent des enfants sont émaciés de façon modérée lorsque la mère n’a aucune instruction contre neuf pour cent parmi ceux dont la mère a un niveau secondaire ou plus. Les résultats par région font apparaître une prévalence élevée de la maigreur dans les mêmes régions citées pour les cas de l’insuffisance pondérale et du retard de croissance . Nutrition 31 TCHAD 2010 Table NU.1: Etat nutritionnel des enfants Pourcentage des enfants de moins de 5 ans par état nutritionnel selon trois indices anthropométriques: poids-pour-âge, taille-pour-âge, et poids-pour-taille, Tchad, 2010 Poids-pour-âge Taille-pour-âge Poids-pour-taille Insuffisance Pondérale Retard de croissance Emaciation Obésité pourcentage inférieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans pourcentage inférieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans Pourcentage inférieur à Pourcentage supérieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans- 2 SD 1 - 3 SD2 - 2 SD3 - 3 SD4 - 2 SD5 - 3 SD6 + 2 SD Sexe Masculin 32,5 13,6 -1,4 6290 40,4 22,2 -1,5 6134 16,7 6,8 2,6 -0,7 7360 Féminin 28,2 12,2 -1,2 6397 37,1 19,7 -1,3 6292 14,6 5,0 3,0 -0,6 7589 Groupe d’âges 0-5 mois 12,5 4,2 -0,2 1728 9,3 3,2 -0,4 1642 17,7 7,0 3,5 -0,6 1747 6-11 mois 30,3 12,2 -1,3 1377 22,0 9,0 -0,8 1362 24,1 8,0 1,7 -1,1 1441 12-23 mois 40,3 19,7 -1,7 2434 51,5 29,5 -2,0 2379 19,1 6,8 2,1 -0,8 2574 24-35 mois 37,1 17,0 -1,6 2494 52,9 30,5 -2,0 2425 13,5 5,4 2,9 -0,6 2898 36-47 mois 29,1 11,2 -1,3 2475 44,3 24,5 -1,7 2448 12,1 5,3 3,5 -0,5 3098 48-59 mois 27,2 9,5 -1,3 2176 35,5 17,8 -1,5 2165 13,1 4,7 2,9 -0,6 2858 Niveau d’instruction de la mère Aucun 34,7 15,5 -1,4 9096 41,8 23,3 -1,5 8885 17,5 6,9 2,8 -0,7 11144 Primaire 21,0 6,9 -0,9 2566 33,5 16,1 -1,3 2538 10,7 3,4 2,9 -0,3 2755 Secondaire et plus 14,7 4,1 -0,7 1022 24,2 11,5 -0,9 1001 9,3 2,4 2,6 -0,3 1047 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 30,1 13,1 -1,2 2246 38,3 20,8 -1,3 2207 16,0 5,8 3,6 -0,6 2848 Second 33,2 14,5 -1,4 2524 42,7 22,6 -1,5 2477 15,9 6,6 3,4 -0,6 3031 Moyen 32,9 14,3 -1,4 2726 41,3 23,1 -1,5 2663 16,1 6,0 2,4 -0,7 3173 Quatrième 33,6 15,2 -1,4 2760 40,8 23,2 -1,5 2705 17,0 6,7 1,5 -0,7 3179 Le plus riche 21,1 6,7 -1,0 2432 29,7 14,3 -1,0 2374 12,9 4,3 3,1 -0,5 2718 Religion du chef de ménage Animiste 32,0 16,2 -1,4 430 47,9 27,7 -1,9 421 12,7 4,8 2,3 -0,4 461 Catholique 18,9 6,8 -0,8 2423 32,4 16,3 -1,2 2380 10,5 3,9 5,1 -0,2 2680 Protestant 19,0 7,0 -0,9 2601 31,5 15,9 -1,1 2552 9,7 3,4 3,0 -0,3 2758 Musulmane 38,8 17,1 -1,6 6730 42,9 23,9 -1,5 6583 19,9 7,7 1,8 -0,9 8390 Autre religion 18,5 9,4 -0,9 59 31,2 12,8 -1,3 55 6,5 0,0 13,0 0,2 73 Total 30,3 12,9 -1,3 12687 38,7 20,9 -1,4 12426 15,7 5,9 2,8 -0,6 14949 1 Indicateur MICS 2.1a et Indicateur OMD 1.8; 2 Indicateur 2.1b; 3 Indicateur 2.2A; 4 Indicateur 2.2b; 5 Indicateur 2.3a; 6 Indicateur 2.3b Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 32 Table NU.1 (suite): Etat nutritionnel des enfants Pourcentage des enfants de moins de 5 ans par état nutritionnel selon trois indices anthropométriques: poids-pour-âge, taille-pour-âge, et poids-pour-taille, Tchad, 2010 Poids-pour-âge Taille-pour-âge Poids-pour-taille Insuffisance Pondérale Retard de croissance Emaciation Obésité pourcentage inférieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans pourcentage inférieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans Pourcentage inférieur à Pourcentage supérieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans- 2 SD 1 - 3 SD2 - 2 SD3 - 3 SD4 - 2 SD5 - 3 SD6 + 2 SD Milieu de résidence Urbain 21,7 7,6 -1,0 2874 30,8 14,7 -1,1 2796 13,0 4,4 2,4 -0,5 3185 Rural 32,9 14,4 -1,4 9813 41,0 22,7 -1,5 9630 16,4 6,3 2,9 -0,7 11764 Région Batha 33,5 12,8 -1,4 666 36,5 20,3 -1,2 654 19,5 6,8 1,6 -0,9 889 BET 49,6 24,9 -2,0 75 45,4 26,5 -1,9 71 27,9 9,3 1,8 -1,2 102 Chari Baguirmi 41,4 19,3 -1,8 657 48,0 27,8 -1,8 640 22,0 8,5 1,8 -1,0 798 Guéra 41,2 17,0 -1,6 530 46,1 23,3 -1,6 512 16,1 4,9 0,4 -0,9 703 Hadjer Lamis 44,5 19,2 -1,9 794 42,7 24,8 -1,4 775 27,9 13,8 0,9 -1,3 832 Kanem 56,2 29,1 -2,1 361 59,3 35,0 -2,2 350 25,7 8,8 1,0 -1,3 591 Lac 56,6 27,3 -2,1 555 59,5 39,5 -2,2 544 19,7 5,7 1,6 -1,0 580 Logone Occidental 23,0 10,0 -1,1 737 32,6 16,9 -1,2 721 15,4 5,0 3,4 -0,5 737 Logone Oriental 17,5 6,3 -0,7 1116 29,7 15,4 -1,1 1094 9,6 4,3 7,7 -0,1 1098 Mandoul 16,7 5,4 -0,7 1002 30,1 15,0 -1,2 990 6,8 1,4 5,2 0,0 1084 Mayo Kebbi Est 26,8 11,8 -1,2 688 40,7 22,5 -1,6 673 10,7 4,1 2,5 -0,4 1105 Mayo Kebbi Ouest 29,1 12,8 -1,4 771 47,0 26,2 -1,9 766 11,3 4,1 2,6 -0,3 809 Moyen Chari 14,1 4,3 -0,7 769 29,3 12,1 -1,0 759 6,8 2,1 2,0 -0,2 784 Ouaddaï 41,1 17,4 -1,7 827 49,9 25,7 -1,9 816 18,4 7,0 3,1 -0,8 1039 Salamat 38,8 19,1 -1,4 335 39,3 20,3 -1,2 342 19,9 6,3 3,5 -0,9 423 Tandjilé 29,6 13,6 -1,2 689 39,8 23,5 -1,5 673 13,9 6,0 3,1 -0,5 816 Wadi Fira 38,9 18,8 -1,5 402 33,8 19,9 -1,2 394 23,3 11,4 1,2 -1,3 673 N’Djamena 15,1 3,6 -0,7 1374 26,0 10,8 -0,9 1321 9,1 2,0 2,7 -0,4 1518 Barh El Gazal 48,5 26,7 -2,0 98 53,3 34,1 -2,0 97 25,2 10,7 1,0 -1,2 121 Sila 39,1 15,6 -1,6 242 35,7 20,6 -0,9 235 33,3 21,2 2,5 -1,5 246 Total 30,3 12,9 -1,3 12687 38,7 20,9 -1,4 12426 15,7 5,9 2,8 -0,6 14949 1 Indicateur MICS 2.1a et Indicateur OMD 1.8; 2 Indicateur 2.1b; 3 Indicateur 2.2A; 4 Indicateur 2.2b; 5 Indicateur 2.3a; 6 Indicateur 2.3b Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Nutrition 33 TCHAD 2010 5 .1 .4 TENDANCES DE LA MALNUTRITION Au vu des résultats concernant les trois indicateurs présentés ci-dessus, il faut reconnaître que la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans résidant au Tchad est grave. En effet, selon les critères de l’OMS, avec des taux de retard de croissance et d’insuffisance pondérale supérieurs à 30 pour cent, et un taux de malnutrition aiguë globale au-dessus de 15 pour cent, la situation nutritionnelle au Tchad atteint un seuil très critique. La mauvaise pluviométrie, engendrant les mauvaises récoltes, la cherté de la vie et les épidémies de rougeole sont pour beaucoup dans la crise nutritionnelle en 2010. Le graphique NU.1 ci-dessous donne la tendance de la malnutrition au cours de ces quinze dernières années. Ce graphique révèle que globalement, la malnutrition au Tchad est quasi-structurelle depuis plus d’une décennie. Ce niveau très élevée requiert des interventions dans les zones concernées du pays afin de pouvoir inverser la tendance et engager une baisse réelle. Graphique NU.1: Tendance de la malnutrition au cours des 15 dernières années, Tchad, 2010 5 .2 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DES ENFANTS L’allaitement maternel pendant les premières années de la vie protège les enfants contre l’infection, fournit une source idéale d’éléments nutritifs et est économique et sûr. Cependant, quand les enfants sont sevrés, et ils le sont souvent trop tôt (à cause des naissances rapprochées), l’introduction d’aliments de complément est souvent mal faite en terme de temps, de qualité (par exemple si l’eau potable n’est pas facilement disponible), de quantité et de fréquence, ce qui entraîne des déficiences en micronutriments. L’OMS et l’UNICEF ont fait les recommandations d’alimentation suivantes: • l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois ; • la poursuite de l’allaitement pendant deux ans ou plus ; • des aliments complémentaires sûrs, appropriés et adéquats à partir de 6 mois ; • la fréquence de l’alimentation complémentaire: deux fois par jour pour les nourrissons âgés de 6-8 mois; trois fois par jour pour les nourrissons âgés de 9-11 mois. Il est également recommandé que l’allaitement commence dans l’heure suivant la naissance. Les indicateurs liés aux pratiques recommandées en matière d’alimentation de l’enfant sont les suivantes: • le début précoce de l’allaitement (dans l’heure suivant la naissance) ; • le taux d’allaitement maternel exclusif (<6 mois) ; 34 • l’allaitement maternel prédominant (<6 mois) ; • le taux de poursuite de l’allaitement (à 1 an et 2 ans) ; • la durée de l’allaitement maternel ; • l’allaitement adapté à l’âge (0-23 mois) ; • l’introduction des aliments solides, semi-solides et doux (6-8 mois) ; • la fréquence de repas minimum (6-23 mois) ; • la fréquence d’alimentation lactée pour les enfants non-allaités au sein (6-23 mois) ; • l’utilisation de biberon (0-23 mois). Compte tenu de l’importance des pratiques d’allaitement, on a demandé aux mères si elles avaient allaité leurs enfants nés dans les deux années ayant précédé l’enquête et, plus précisément, quel âge avaient ces enfants au moment où elles avaient commencé à allaiter, pendant combien de temps elles les avaient allaités, quelle était la fréquence de l’allaitement, à quel âge avaient été introduits des aliments de complément et de quel type d’aliments il s’agissait, et enfin à quelle fréquence les différents types d’aliments avaient été donnés à l’enfant. On a, également, demandé aux mères si elles avaient utilisé le biberon. 5 .2 .1 PREMIÈRE MISE AU SEIN Le tableau NU.2 fournit la proportion des enfants nés au cours des deux dernières années qui ont été allaités, ceux qui ont d’abord été nourris au sein dans l’heure et le jour de naissance et ceux qui ont reçu une alimentation pré-lactée. L’allaitement au sein est une étape très importante dans la gestion de la lactation et l’établissement d’une relation physique et affective entre le bébé et la mère. Ainsi 96 pour cent des femmes ayant accouché au cours des deux dernières années, ont allaité leur enfant. Parmi ces femmes, environ un tiers (29%) ont mis au sein leur enfant moins d’une heure après la naissance. Cette pratique varie énormément d’une région à l’autre. En effet, dans les régions du Hadjer Lamis et du Ouaddaï, près de la moitié des nouveau-nés ont été mis au sein moins d’une heure après la naissance alors que moins de 20 pour cent l’ont été dans les régions du Mayo Kebbi Ouest, du Logone Occidental et du Logone Oriental (respectivement 14%, 13% et 16%). En revanche, il n’y a pas de différence notable entre milieu urbain et rural. Les femmes ayant été assistées par un personnel médical qualifié lors de l’accouchement sont les plus nombreuses à mettre au sein leur nouveau-né rapidement car elles sont en principe conseillées sur les pratiques de l’allaitement. Au Tchad en effet, les femmes ayant été assistées par un personnel qualifié (30%) sont légèrement moins nombreuses que celles ayant été assistées par des personnes non qualifiées (16%) à mettre au sein leurs bébés moins d’une heure après l’accouchement. En considérant le lieu d’accouchement, il ressort que les femmes ayant accouché dans une structure sanitaire publique (29%) ou à domicile (29%) sont relativement plus nombreuses à allaiter au sein leur bébé moins d’une heure après l’accouchement que celles qui ont accouché dans une structure sanitaire privée (24%). Par rapport au niveau d’instruction, les femmes n’ayant aucune instruction sont plus enclines à mettre au sein leurs bébés dans l’heure que celles qui sont instruites : 31 pour cent des femmes sans niveau d’instruction, contre 22 pour cent des femmes de niveau primaire et 24 pour cent des femmes de niveau secondaire ou plus. Le statut économique de la famille joue également un rôle dans la pratique de l’allaitement maternel. Les femmes issues des ménages pauvres sont plus nombreuses à allaiter leurs nourrissons (35%) moins d’une heure après l’accouchement que celles des milieux les plus aisés (29%). Il faut relever qu’en moyenne, près de la moitié des mères ayant accouché au cours des deux dernières années ont commencé à allaiter leur bébé moins d’une journée après sa naissance. C’est le cas dans la plupart des régions, sauf au Logone Occidental, dans la Tandjilé et au Logone Oriental, où ce taux n’atteint pas 30 pour cent. Nutrition 35 TCHAD 2010 Tableau NU.2: Allaitement au sein initial Pourcentage des derniers-nés nés au cours des 2 années précédant l’enquête et ayant été allaités au sein, pourcentage de ceux ayant été allaités dans l’heure qui a suivi la naissance et dans la journée qui a suivi la naissance, et pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture pré-lactée, Tchad, 2010 Pourcentage de ceux ayant déjà été allaités au sein1 Pourcentage de ceux ayant d’abord été allaités au sein: Pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture prélactée Nombre d’enfants derniers-nés au cours des deux années précédant l’enquête Dans l’heure qui a suivi la naissance2 Dans la journée qui a suivi la naissance Région Batha 96,6 40,5 62,6 89,6 331 BET * * * * * Chari Baguirmi 98,3 32,4 46,3 91,8 304 Guéra 94,0 16,7 48,6 83,9 297 Hadjer Lamis 95,7 45,9 68,9 88,3 341 Kanem 97,2 41,0 60,0 90,4 223 Lac 94,4 24,8 51,9 87,2 200 Logone Occidental 96,2 12,8 25,7 91,7 362 Logone Oriental 96,5 15,6 28,4 96,5 450 Mandoul 98,3 27,6 41,0 88,3 476 Mayo Kebbi Est 98,2 42,4 57,8 97,6 413 Mayo Kebbi Ouest 95,3 14,2 34,8 70,3 383 Moyen Chari 97,8 19,3 37,3 93,0 350 Ouaddaï 98,5 45,3 65,5 90,0 448 Salamat 94,9 31,5 58,2 82,6 162 Tandjilé 93,9 16,2 28,0 89,3 403 Wadi Fira 93,1 41,8 54,5 70,5 209 N’Djamena 89,1 24,7 46,6 71,4 692 Barh El Gazal * * * * * Sila 94,6 38,1 63,4 85,6 87 Milieu de résidence Urbain 92,5 28,3 47,9 78,3 1426 Rural 96,5 28,8 47,1 88,4 4791 Assistance à l’accouchement Agent qualifié 97,0 30,2 49,4 88,5 4439 Accoucheuse traditionnelle 79,1 16,2 30,8 73,2 366 Total 95,6 28,7 47,3 86,1 6217 1 Indicateur MICS 2.4; 2 Indicateur MICS 2.5 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 36 Tableau NU.2 (suite): Allaitement au sein initial Pourcentage des derniers-nés nés au cours des 2 années précédant l’enquête et ayant été allaités au sein, pourcentage de ceux ayant été allaités dans l’heure qui a suivi la naissance et dans la journée qui a suivi la naissance, et pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture pré-lactée, Tchad, 2010 Pourcentage de ceux ayant déjà été allaités au sein1 Pourcentage de ceux ayant d’abord été allaités au sein: Pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture prélactée Nombre d’enfants derniers-nés au cours des deux années précédant l’enquête Dans l’heure qui a suivi la naissance2 Dans la journée qui a suivi la naissance Lieu d’accouchement Structure sanitaire du public 94,3 29,3 45,7 79,5 902 Structure sanitaire du privé 92,5 23,9 39,1 81,8 80 A domicile 97,0 29,0 48,3 88,3 5149 Instruction de la mère Aucun 96,0 31,2 50,4 86,2 4352 Primaire 94,9 22,4 39,7 87,3 1287 Secondaire et plus 94,5 23,8 40,8 82,7 578 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 96,9 35,1 51,9 90,5 1104 Second 96,3 25,4 44,5 87,3 1234 Moyen 96,0 25,8 45,1 88,1 1310 Quatrième 96,4 28,7 46,6 87,1 1389 Le plus riche 92,2 29,5 49,1 77,4 1181 Religion du chef de ménage Animiste 98,2 24,8 40,8 90,0 212 Catholique 95,7 21,4 34,1 87,6 1179 Protestant 96,9 20,4 36,4 89,6 1271 Musulmane 95,0 35,5 57,5 84,1 3294 Autre religion (90,3) (27,3) (48,3) (73,2) (32) Pas de religion/Manquant * * * * * Total 95,6 28,7 47,3 86,1 6217 1 Indicateur MICS 2.4; 2 Indicateur MICS 2.5 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Nutrition 37 TCHAD 2010 5 .2 .2 ALLAITEMENT MATERNEL EXCLUSIF ET INTRODUCTION DES ALIMENTS DE COMPLEMENT Selon les directives de l’OMS et de l’UNICEF, tous les enfants doivent être exclusivement allaités au sein de la naissance jusqu’à l’âge de cinq mois révolus. Par allaitement exclusif, on entend les enfants qui ne reçoivent que le lait maternel, les vitamines, les suppléments minéraux ou les médicaments. L’introduction très précoce des aliments de complément n’est pas recommandée car elle expose les enfants aux parasites pathogènes et augmente ainsi leur risque de contracter des maladies, en particulier la diarrhée. De plus, elle diminue la prise de lait par l’enfant, et donc la succion, ce qui réduit la production de lait. Enfin, dans les populations économiquement pauvres, les aliments de complément sont souvent pauvres du point de vue nutritionnel. Par contre, à partir de six mois, l’allaitement au sein doit être complété par l’introduction d’autres aliments appropriés pour satisfaire les besoins nutritionnels de l’enfant et lui permettre la meilleure croissance possible. Le graphique NU.2 montre de manière détaillée les types d’allaitement selon l’âge de l’enfant en mois. Au Tchad, l’allaitement maternel exclusif n’est pratiquement pas suivi. En effet, seulement trois pour cent des enfants de moins de six mois ont été allaités exclusivement. Même pour les enfants âgés de 0-1 mois, ce pourcentage atteint à peine cinq pour cent comme le montre le graphique ci-dessous. Par ailleurs, il faut noter qu’environ quatre pour cent des enfants n’ont jamais été allaités et qu’à l’âge de 23 mois, 40 pour cent environ des enfants sont sevrés. Graphique NU.2. : Allaitement maternel et aliments de complément, Tchad, 2010 De façon générale, l’allaitement des enfants de 0-5 mois reste prédominant car même si l’allaitement exclusif ne concerne que trois pour cent de cette catégorie d’enfants, 71 pour cent sont allaités en prédominance. Il n’y a que très peu de différences entre les garçons et les filles de ce groupe d’âge en ce qui concerne le mode d’allaitement : trois pour cent des garçons et moins de quatre pour cent des filles sont allaités exclusivement et respectivement 70 pour cent et 72 pour cent sont principalement allaités. 38 Tableau NU.3: Allaitement au sein Pourcentage d’enfants vivants selon l’état d’allaitement selon certains groupes d’âges, Tchad, 2010 Enfants âgé de 0-5 mois Enfants âgés de 12-15 mois Enfants âgés de 20-23 mois Pourcentage exclusivement allaités au sein1 Pourcentage principalement allaités au sein2 Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 1 an)3 Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 2 ans)4 Nombre d’enfants Sexe Masculin 3,0 69,9 968 87,4 584 55,1 458 Féminin 3,7 71,7 1028 89,1 563 63,2 448 Région Batha 4,4 65,9 100 89,9 54 (64,1) (44) BET * * * * * * * Chari Baguirmi 1,8 64,2 101 89,0 65 45,2 (44) Guéra 6,2 73,5 92 90,7 58 73,2 (43) Hadjer Lamis 4,6 71,2 90 89,7 93 64,7 55 Kanem 2,4 65,0 68 (72,8) (38) 72,7 (46) Lac 0,0 67,4 63 91,2 58 88,4 (28) Logone Occidental 3,4 65,9 102 93,1 59 55,7 59 Logone Oriental 2,0 65,1 160 89,0 80 41,7 55 Mandoul 2,7 75,1 143 92,3 87 50,9 61 Mayo Kebbi Est 0,3 86,0 149 (93,9) (45) 65,4 54 Mayo Kebbi Ouest 7,9 71,4 128 88,8 61 56,8 (48) Moyen Chari 5,7 57,5 115 96,9 67 38,4 (48) Ouaddaï 1,0 86,4 155 93,9 78 76,3 60) Salamat (1,9) (65,7) (48) (74,0) (27) 92,4 (25) Tandjilé 0,9 73,3 162 88,7 57 79,0 (49) Wadi Fira 1,3 80,0 65 (91,0) (46) 58,7 (35) N’Djamena 7,3 61,2 200 77,2 143 39,4 116 Barh El Gazal * * * * * * * Sila * * * * * * * Total 3,4 70,9 1996 88,2 1147 59,1 905 1 Indicateur MICS 2.6; 2 Indicateur MICS 2.9; 3 Indicateur MICS 2.7; 4 Indicateur MICS 2.8 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Nutrition 39 TCHAD 2010 Tableau NU.3 (suite): Allaitement au sein Pourcentage d’enfants vivants selon l’état d’allaitement selon certains groupes d’âges, Tchad, 2010 Enfants âgé de 0-5 mois Enfants âgés de 12-15 mois Enfants âgés de 20-23 mois Pourcentage exclusivement allaités au sein1 Pourcentage principalement allaités au sein2 Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 1 an)3 Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 2 ans)4 Nombre d’enfants Milieu de résidence Urbain 6,9 64,3 426 82,7 278 39,6 212 Rural 2,4 72,6 1570 90,0 869 65,0 693 Instruction de la mère Aucune 3,0 74,0 1409 87,1 834 64,5 673 Primaire 3,6 64,7 407 91,9 222 48,1 167 Secondaire et plus 6,2 60,3 180 89,4 91 32,4 63 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 2,5 77,8 368 95,0 203 69,1 164 Second 2,9 69,6 403 89,8 228 64,7 184 Moyen 4,1 76,0 431 90,2 225 66,1 203 Quatrième 1,9 69,0 442 86,8 243 56,8 188 Le plus riche 5,7 61,0 352 80,8 247 37,0 166 Religion du chef de ménage Animiste 0,0 83,3 74 (98,6) (32) (62,0) (25) Catholique 2,9 67,5 359 94,2 222 59,3 168 Protestant 3,7 68,0 465 89,7 198 52,9 155 Musulmane 3,6 71,5 1016 85,3 663 61,3 511 Autre religion * * * * * * * Pas de religion/ Manquant 4,2 87,4 72 (86,8) (29) (49,7) (39) Total 3,4 70,9 1996 88,2 1147 59,1 905 1 Indicateur MICS 2.6; 2 Indicateur MICS 2.9; 3 Indicateur MICS 2.7; 4 Indicateur MICS 2.8 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Par contre, de fortes disparités sont observées par rapport à la région de résidence en ce qui concerne l’allaitement exclusif et l’allaitement maternel reçu en prédominance. En effet, l’allaitement exclusif est bien plus élevé que la moyenne nationale dans les régions du Mayo Kebbi Ouest (8%), de N’Djamena (7%) et du Guéra (6%). Quant à l’allaitement maternel en général, il est nettement plus élevé dans les régions de Mayo Kebbi Est et du Ouaddaï. Le taux le plus bas est observé dans le Moyen Chari, où seulement 57 pour cent des enfants ont reçu le lait maternel en prédominance. 40 En considérant le milieu de résidence, on constate aussi de fortes disparités : l’allaitement exclusif est trois fois plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (7% contre 2%) tandis que l’allaitement prédominant est plus élevé en milieu rural (73%, contre 64% en milieu urbain). Le niveau d’instruction est aussi un facteur en rapport avec l’allaitement de cette catégorie d’âges. En effet, chez les mères n’ayant aucun niveau d’instruction, seulement trois pour cent des enfants sont allaités exclusivement, contre six pour cent chez les mères ayant au moins le niveau secondaire. En revanche, l’allaitement maternel comme mode d’alimentation prédominant est davantage pratiqué chez les mères sans niveau d’instruction (74%), que chez celles qui ont un niveau secondaire ou plus (60%). Le quintile de bien-être économique agit de la même façon que l’instruction sur les comportements d’allaitement des enfants. Par rapport à l’allaitement continu jusqu’à un an (12-15 mois), la moyenne est de 88 pour cent. Si l’on considère le sexe, 89 pour cent des fillettes profitent de l’allaitement à un an contre 87 pour cent des garçons. Au plan régional, on note que la grande majorité, soit plus de 90 pour cent des enfants âgés d’un an des régions de Hadjer Lamis, du Lac, du Logone Occidental, du Mandoul, du Mayo Kebbi Est, du Moyen Chari, du Batha, du Wadi Fira, du Guéra bénéficient de l’allaitement maternel. En ce qui concerne le milieu de résidence, la poursuite de l’allaitement à un an est plus faible en milieu urbain avec 83 pour cent d’enfants bénéficiaires, contre 90 pour cent en milieu rural. Par rapport au niveau d’instruction, les taux sont de 87 pour cent chez les mères n’ayant aucun niveau d’instruction contre 89 pour cent chez les mères de niveau secondaire ou plus. Quant au statut du bien-être économique, 95 pour cent des enfants des ménages les plus pauvres poursuivent l’allaitement maternel contre 81 pour cent chez les ménages les plus riches. De façon générale, le pourcentage d’enfants qui continuent à bénéficier de l’allaitement maternel à deux ans est estimé à 59 pour cent pour l’ensemble du pays. Ce pourcentage est plus bas chez les garçons (55%) que chez les filles (63%). Au niveau des régions, le Lac et le Salamat présentent des pourcentages autour de 90 pour cent ; les régions du Logone Oriental (42%), du Moyen Chari (38 %) et la ville de N’Djamena (39%) ont les pourcentages les moins élevés. Par rapport au milieu de résidence, on note une différence importante : seuls 40 pour cent des enfants de 20-23 mois poursuivent l’allaitement maternel en milieu urbain contre 65 pour cent en milieu rural. Le niveau d’instruction de la mère semble aussi influencer l’allaitement continu à deux ans: 64 pour cent des enfants nés de mères sans instruction contre seulement 32 pour cent des enfants issus de mères de niveau secondaire ou plus. Pour ce qui concerne le statut économique de la famille, on constate que dans les ménages les plus pauvres, 69 pour cent des enfants de la tranche d’âge 20-23 mois sont encore nourris au lait maternel contre 37 pour cent chez les plus riches. 5 .2 .3 DUREE DE L’ALLAITEMENT AU SEIN Dans l’ensemble, les femmes allaitent leurs enfants jusqu’à 22 mois. Dans les régions du Sila, du Salamat et de la Tandjilé, l’allaitement dure 24 mois (tableau NU.4). Des durées plus faibles sont observées dans le BET (17 mois) et à N’Djamena (19 mois). En milieu urbain, la durée médiane est estimée à 20 mois tandis qu’en milieu rural, elle atteint 23 mois. Chez les mères de niveau secondaire, la durée de l’allaitement est de 19 mois alors que chez les mères sans instruction, cette durée est de 23 mois. Dans les ménages les plus riches, la durée de l’allaitement est de 19 mois tandis que dans les ménages les plus pauvres, elle dépasse 23 mois. En moyenne, l’allaitement maternel exclusif ne dure que 0,4 mois là où il est pratiqué, sauf dans le Mayo Kebbi Ouest et le Barh El Gazal, où les femmes allaitent exclusivement jusqu’à 0,5 mois. L’allaitement est prédominant jusqu’à six mois au niveau national avec des pics à sept-huit mois dans le Ouaddaï, le Wadi Fira, le Sila et le BET. La durée médiane de l’allaitement prédominant est courte (trois mois) dans le Moyen Chari, ce qui signifie que l’alimentation de complément est introduite à un âge très précoce dans cette région. Nutrition 41 TCHAD 2010 Tableau NU.4: Durée de l’allaitement au sein Durée médiane de l’allaitement au sein, exclusif et principal chez les enfants âgés de 0-35 mois, Tchad, 2010 Durée moyenne (en mois) de Nombre des enfants âgés de 0-35 moisAllaitement1 Allaitement exclusif Allaitement principal Sexe Masculin 21,9 0,4 4,9 4939 Féminin 22,5 0,4 5,0 5016 Milieu de résidence Urbain 20,0 0,4 4,3 2178 Rural 22,7 0,4 5,1 7777 Région 3,7 4,6 279 Batha 21,5 0,4 4,8 611 BET 16,7 0,4 7,7 85 Chari Baguirmi 21,9 0,4 4,8 458 Guéra 23,5 0,4 5,9 492 Hadjer Lamis 22,3 0,4 6,5 546 Kanem 23,1 0,0 5,0 412 Lac 23,4 0,0 5,5 360 Logone Occidental 22,5 0,0 4,4 536 Logone Oriental 21,0 0,4 4,1 694 Mandoul 21,9 0,0 4,0 687 Mayo Kebbi Est 22,4 0,4 5,9 719 Mayo Kebbi Ouest 21,9 0,5 4,5 559 Moyen Chari 21,2 0,4 3,4 519 Ouaddaï 23,1 0,0 8,3 760 Salamat 24,3 0,0 4,8 283 Tandjilé 23,9 0,4 5,0 571 Wadi Fira 23,0 0,4 7,1 374 N’Djamena 19,3 0,4 4,1 1055 Barh El Gazal 22,0 0,5 6,8 75 Sila 23,7 0,4 7,4 158 Instruction de la mère Aucune 22,7 0,4 5,5 7279 Primaire 21,2 0,4 3,9 1874 Secondaire et plus 19,2 0,4 4,0 798 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 23,3 0,4 5,7 1870 Second 22,7 0,4 4,8 2022 Moyen 22,8 0,4 5,1 2139 Quatrième 22,0 0,4 5,0 2119 Le plus riche 19,2 0,4 4,1 1805 Religion du chef de ménage Animiste 22,6 0,0 5,4 298 Catholique 22,3 0,4 4,1 1751 Protestant 21,6 0,4 4,5 1876 Musulmane 22,3 0,4 5,8 5580 Autre religion (22,5) (0,0) (3,1) (42) Total 21,9 0,4 6,4 9954 1 Indicateur MICS 2.10 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 42 5 .2 .4 ALLAITEMENT APPROPRIE A L’AGE L’adéquation de l’alimentation aux besoins des enfants de moins de 24 mois est présentée au tableau NU.5. Différents critères d’une alimentation adéquate sont utilisés en fonction de l’âge de l’enfant. Pour les nourrissons âgés de 0-5 mois, l’allaitement maternel exclusif est considéré comme une alimentation adéquate, alors que les nourrissons âgés de 6-23 mois sont considérés comme suffisamment nourris s’ils reçoivent du lait maternel et des aliments solides, semi-solides ou mous. En moyenne nationale, 55 pour cent des enfants de 6-23 mois sont nourris au sein tout en recevant des aliments solides, semi-solides ou mous. Ce taux atteint plus de 70 pour cent dans le Mandoul et le Moyen Chari contre 41 pour cent seulement dans le Sila. Par rapport au milieu de résidence, 47 pour cent des enfants en milieu urbain ont reçu une alimentation en plus du lait maternel contre 58 pour cent en milieu rural. Quant au niveau d’instruction, 61 pour cent des enfants de 6-23 mois dont les mères ont le niveau primaire ont reçu une alimentation en plus de l’allaitement maternel contre plus de 54 pour cent pour les mères n’ayant pas d’instruction et les mères ayant le niveau secondaire ou plus. Le niveau de bien-être économique du ménage révèle que dans les milieux plus pauvres, 61 pour cent des enfants ont reçu une alimentation en plus du lait maternel alors que dans les milieux plus riches, ce taux n’est plus que de 46 pour cent. Pour l’ensemble des 0-23 mois allaités de façon appropriée, la moyenne nationale est estimée à 39 pour cent. Ces proportions varient de 30 à 44 pour cent pour la plupart des régions sauf dans les régions du Mandoul (52%) et du Moyen Chari (50%). La proportion la plus basse (30%) est observée dans le Ouaddaï. Par rapport au lieu de résidence, 35 pour cent des enfants sont allaités de façon appropriés en milieu urbain contre 40 pour cent des enfants en milieu rural. Le niveau d’instruction révèle que 38 pour cent des enfants dont les mères n’ont aucun niveau d’instruction ou un niveau secondaire et plus sont allaités de façon appropriée contre 43 pour cent des enfants dont les mères sont de niveau primaire. Par ailleurs, le pourcentage des enfants allaités de façon appropriée diminue avec le quintile de bien-être économique : 42 pour cent des enfants des ménages les plus pauvres sont allaités de façon appropriée contre 34 pour cent dans enfants issus des ménages les plus riches. Nutrition 43 TCHAD 2010 Tableau NU.5: Allaitement approprié à l’âge Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois ayant été convenablement allaité la veille, Tchad, 2010 Enfants âgés de 0-5 mois Enfants âgés de 6-23 mois Enfants âgés de 0-23 mois Pourcentage allaités exclusivement 1 Nombre d’enfants Pourcentage actuellement nourris au sein et recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d’enfants Pourcentage convenablement allaités 2 Nombre d’enfants Sexe Masculin 3,0 968 55,9 2240 40,0 3208 Féminin 3,7 1028 54,4 2254 38,5 3282 Région Batha 4,4 100 48,6 268 36,6 369 BET * * * * * * Chari Baguirmi 1,8 101 47,2 201 32,1 302 Guéra 6,2 92 50,0 229 37,5 321 Hadjer Lamis 4,6 90 48,9 266 37,7 356 Kanem 2,4 68 50,9 201 38,6 269 Lac 0,0 63 56,2 162 40,4 225 Logone Occidental 3,4 102 63,8 257 46,6 358 Logone Oriental 2,0 160 61,0 283 39,6 443 Mandoul 2,7 143 73,4 341 52,5 484 Mayo Kebbi Est 0,3 149 65,2 286 43,0 435 Mayo Kebbi Ouest 7,9 128 60,8 247 42,8 375 Moyen Chari 5,7 115 70,8 244 50,0 359 Ouaddaï 1,0 155 44,4 314 30,0 469 Salamat 1,9 48 48,7 121 35,5 168 Tandjilé 0,9 162 66,8 244 40,5 406 Wadi Fira 1,3 65 48,6 183 36,2 248 N’Djamena 7,3 200 42,4 519 32,6 719 Barh El Gazal * * * * * * Sila 2,9 27 40,9 69 30,3 96 Total 3,4 1996 55,2 4495 39,2 6490 1 Indicateur MICS 2.6; 2 Indicateur MICS 2.14 (): Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 44 Tableau NU.5 (suite): Allaitement approprié à l’âge Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois ayant été convenablement allaité la veille, Tchad, 2010 Enfants âgés de 0-5 mois Enfants âgés de 6-23 mois Enfants âgés de 0-23 mois Pourcentage allaités exclusivement 1 Nombre d’enfants Pourcentage actuellement nourris au sein et recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d’enfants Pourcentage convenablement allaités 2 Nombre d’enfants Milieu de résidence Urbain 6,9 426 47,1 1051 35,5 1476 Rural 2,4 1570 57,6 3444 40,3 5014 Instruction de la mère Aucune 3,0 1409 53,8 3216 38,3 4625 Primaire 3,6 407 61,1 891 43,1 1298 Secondaire et plus 6,2 180 52,8 385 37,9 565 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 2,5 368 60,7 805 42,4 1172 Second 2,9 403 57,5 896 40,6 1299 Moyen 4,1 431 58,0 958 41,3 1389 Quatrième 1,9 442 53,8 976 37,6 1418 Le plus riche 5,7 352 45,9 859 34,2 1212 Religion du chef de ménage Animiste 0,0 74 69,7 128 44,3 202 Catholique 2,9 359 70,5 849 50,4 1209 Protestant 3,7 465 64,4 812 42,3 1277 Musulmane 3,6 1016 46,3 2520 34,1 3536 Autre religion * * * * * * Pas de religion/Manq. 4,2 72 56,1 166 40,4 239 Total 3,4 1996 55,2 4495 39,2 6490 1 Indicateur MICS 2.6; 2 Indicateur MICS 2.14 (): Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Les enfants de 6 à 8 mois doivent au moins être nourris deux fois par jour avec des aliments solides, semi- solides et mous en plus du lait maternel qu’ils doivent continuer à prendre. Le tableau NU.6 présente les indicateurs des pratiques alimentaires des enfants de la tranche d’âge susmentionnée. Au niveau national, seulement 46 pour cent des enfants de 6-8 mois sont nourris de façon appropriée, avec des différences selon le sexe : 50 pour cent des garçons sont nourris de façon appropriée mais seulement 43 pour cent des filles. La différence selon le milieu de résidence n’est pas significative. Nutrition 45 TCHAD 2010 On considère que les enfants sont nourris de manière appropriée lorsqu’ils consomment certains groupes d’aliments déterminés un certain nombre de fois par jour. Il est recommandé que les enfants allaités de 6-23 mois soient nourris avec, au moins, trois groupes d’aliments. En outre, les enfants de 6-8 mois doivent être nourris au moins deux fois par jour et ceux de 9-23 mois au moins trois fois par jour. Par ailleurs, les enfants non allaités de 6-23 mois doivent consommer du lait ou des produits laitiers chaque jour. De plus, ils doivent consommer, au moins, quatre groupes d’aliments et doivent aussi manger, au moins, quatre fois par jour. Dans l’ensemble, moins d’un enfant sur trois (30%) de 6-23 mois encore allaité est nourri de façon appropriée (tableau NU.7). La différence selon le groupe d’âges des enfants fait apparaître que les enfants de 6-8 mois sont en proportion plus nombreux à être nourris convenablement (36%) que les plus âgés. De plus, les enfants résidant en milieu rural sont plus défavorisés (29%) que les urbains (34%). Le niveau d’instruction de la mère est un facteur déterminant car plus les femmes sont instruites, mieux les enfants sont nourris. La proportion des enfants nourris de façon appropriée passe de 28 pour cent lorsque la mère est sans instruction à 35 pour cent lorsque la mère est de niveau primaire, secondaire ou plus. De même, les ménages les plus riches (32%) sont légèrement plus nombreux à nourrir leurs enfants de façon appropriée que les plus pauvres (29%). En considérant la religion du chef de ménage, le taux le plus élevé est observé chez les catholiques et les protestants avec plus de 36 pour cent des enfants allaités qui reçoivent des aliments solides, semi-solides et mous le nombre de fois minimum requis. Dans les autres groupes, le taux est inférieur à 27 pour cent. Dans les régions, le pourcentage des enfants de 6-23 mois recevant des aliments appropriés varie de 18 pour cent (Hadjer Lamis et Salamat) à 46 pour cent (Mandoul et Mayo Kebbi Est). Parmi les enfants qui ne sont pas allaités, on a distingué les enfants qui ont reçu deux fois des aliments à base de lait de ceux qui ont reçu des aliments solides, semi-solides et mous ou au moins quatre fois du lait. Au total, 32 pour cent de ces enfants de 6-23 mois prennent des produits laitiers deux fois par jour, les garçons en plus grand nombre que les filles : 34 pour cent contre 30 pour cent . Au niveau de l’âge, les plus jeunes (6-8 mois et 9-11 mois) sont plus nombreux à recevoir cette alimentation (43% et 39%, respectivement) que les 12-17 mois et les 18-23 mois (34% et 30%). Au niveau du milieu de résidence, 51 pour cent des enfants des zones urbaines ne reçoivent du lait deux fois par jour contre seulement 22 pour cent en milieu rural. Tableau NU.6: Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous Pourcentage d’enfants âgés de 6-8 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous la veille, Tchad, 2010 Allaités actuellement Pas allaités Tous Pourcentage recevant des aliments solides, semi- solides ou mous1 Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Sexe Masculin 49,7 51,5 49,8 451 Féminin 42,5 55,8 42,9 502 Milieu de résidence Urbain 46,2 65,5 47,7 201 Rural 45,9 44,6 45,7 752 Total 45.9 53.8 46.1 953 1 Indicateur MICS 2.12 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 46 Chez les mères n’ayant aucun niveau d’instruction, 31 pour cent des enfants reçoivent du lait deux fois par jour, 23 pour cent si la mère est de niveau primaire et 53 pour cent si elle est de niveau secondaire ou plus. Par rapport au statut économique, 10 pour cent des enfants issus des milieux les plus pauvres reçoivent deux fois du lait contre 63 pour cent dans les milieux plus riches. Selon le critère religieux, 43 pour cent des enfants musulmans reçoivent deux fois du lait contre environ 20 pour cent chez les autres. Au niveau des régions, les taux les plus élevés sont observés dans le Ouaddaï avec 73 pour cent des enfants, suivi par N’Djamena (60%). Les régions du Logone Oriental et du Mayo Kebbi Est affichent au contraire les taux les plus bas : huit pour cent et cinq pour cent, respectivement. Par ailleurs, 34 pour cent des enfants de 6-23 mois sont nourris de façon non appropriée en recevant des aliments solides, semi-solides ou mous et en plus, du lait 4 fois ou plus. Là encore, les principales différences apparaissent entre le milieu urbain (54%) et rural (23%). De plus, les mères les plus instruites (54%) recourent plus à ce type d’alimentation que les autres (autour de 30%). En considérant le statut économique des familles, le taux le plus bas est observé dans les familles les plus pauvres avec 10 pour cent, contre 63 pour cent dans les familles les plus riches. Par rapport aux régions, le Logone Oriental présente le taux le plus bas : huit pour cent. Des taux relativement bas sont également observés dans le Logone Occidental (15%), le Mayo Kebbi Ouest (14%) et le Mandoul (18%). Dans les autres régions, les taux varient entre 22 et 39 pour cent. Au niveau de la religion, les musulmans présentent le taux le plus élevé avec 43 pour cent des enfants qui reçoivent ce type d’alimentation contre moins de 25% chez les autres. Une question sur la fréquence minimale des repas a été posée aux mères ou gardiennes d’enfants de 6-23 mois. Il ressort de l’analyse du tableau NU.7A que moins d’un enfant sur trois mange assez fréquemment. Les différences par rapport au sexe et à l’âge ne sont pas très significatives. En revanche, dans le milieu urbain, 39 pour cent des enfants de 6-23 mois bénéficient de la fréquence minimale de repas, contre 28 pour cent dans le milieu rural. En considérant le niveau d’instruction de la mère, on constate que la proportion augmente avec l’instruction de la mère. Elle passe de 28 pour cent chez les enfants dont les mères sont sans instruction à 41 pour cent d’enfants chez les mères de niveau secondaire ou plus. Avec le statut économique, on observe le même phénomène. Dans les milieux plus pauvres, 27 pour cent des enfants bénéficient de la fréquence minimale de repas, contre 41 pour cent dans les ménages les plus riches. En considérant la région de résidence, il apparaît que c’est à N’Djamena (44%), dans le Mayo Kebbi Est (43%) et le Mandoul (41%) que les enfants sont les plus nombreux à recevoir la fréquence minimale de repas. A l’inverse, les régions où les taux sont les plus bas sont la Tandjilé, le Salamat, le Hadjer Lamis et le Lac. Une question portant sur l’allaitement au biberon la veille de l’enquête a aussi été posée aux mères ou gardiennes d’enfant. Les résultats présentés dans le tableau NU.8 font apparaître que seulement cinq pour cent des enfants sont allaités au biberon, sans différence notable entre les sexes ni selon l’âge des enfants. Au niveau des régions, la ville de N’Djamena vient en tête avec 21 pour cent des enfants nourris au biberon. Partout ailleurs, le taux est inférieur à 5% et même à 1% dans la Tandjilé. Bien que bas (15%), le pourcentage d’enfants nourris au biberon en milieu urbain est cinq fois plus élevé qu’en milieu rural (3%). Le pourcentage d’enfants allaités au biberon augmente avec le niveau d’instruction de la mère : quatre pour cent chez les mères n’ayant aucun niveau d’instruction, sept pour cent chez les mères de niveau primaire et 13 pour cent chez les mères de niveau secondaire et plus. Le statut économique des familles exerce une influence encore plus forte : dans les familles les plus pauvres, le taux est inférieur à deux pour cent mais atteint 17 pour cent dans les milieux les plus riches. Nutrition 47 TCHAD 2010 Tableau NU.7: Fréquence minimum de repas Pourcentage d’enfants âgés de 6-23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (et des aliments lactés pour les enfants non nourris au sein) le nombre de fois minimum ou plus la veille, selon l’état d’allaitement, Tchad, 2010 Allaité actuellement Pas allaité actuellement Tous Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous le nombre de fois minimum Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant au moins 2 aliments à base de lait1 Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous ou du lait 4 fois ou plus Nombre d’enfants âgé de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant la fréquence minimum de repas2 Nombre d’enfants âgés de 6-23 mois Sexe Masculin 31,1 1801 34,5 35,9 439 32,0 2240 Féminin 28,5 1862 29,7 32,4 392 29,2 2254 Groupe d’âges 6-8 mois 36,0 905 (42,7) (36,3) (48) 36,0 953 9-11 mois 25,1 566 (39,3) (41,0) (44) 26,2 610 12-17 mois 26,4 1329 33,7 34,1 250 27,6 1579 18-23 mois 31,6 864 29,8 33,5 489 32,3 1353 Milieu de résidence Urbain 33,9 754 50,7 53,6 296 39,5 1051 Rural 28,7 2909 22,0 23,5 535 27,9 3444 Instruction de la mère Aucune 27,6 2655 30,7 31,5 561 28,3 3216 Primaire 35,6 730 23,1 29,8 162 34,5 891 Secondaire et plus 35,4 279 52,6 54,3 106 40,6 385 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 29,1 713 10,7 10,1 92 26,9 805 Second 27,6 762 16,9 18,6 134 26,2 896 Moyen 28,5 812 24,1 22,9 147 27,6 958 Quatrième 31,8 767 25,5 28,6 209 31,1 976 Le plus riche 32,5 610 58,8 63,0 249 41,3 859 Religion du chef de ménage Catholique 35,7 732 14,9 21,5 118 33,7 849 Protestant 36,6 656 17,3 19,6 156 33,3 812 Musulmane 25,7 2017 43,3 43,1 503 29,2 2520 Autre religion * * * * * * * Pas de religion/ Manquant 26,7 131 12,1 23,1 35 26,0 166 Total 29,8 3663 32,2 34,2 831 30,6 4495 1 Indicateur MICS 2.15; 2 Indicateur MICS 2.13 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur 25 à 49 cas non pondéres Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 48 Tableau NU.7 (suite): Fréquence minimum de repas Pourcentage d’enfants âgés de 6-23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (et des aliments lactés pour les enfants non nourris au sein) le nombre de fois minimum ou plus la veille, selon l’état d’allaitement, Tchad, 2010 Allaité actuellement Pas allaité actuellement Tous Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous le nombre de fois minimum Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant au moins 2 aliments à base de lait1 Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous ou du lait 4 fois ou plus Nombre d’enfants âgé de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant la fréquence minimum de repas2 Nombre d’enfants âgés de 6-23 mois Région Batha 27,4 220 (26,0) (27,8) (49) 27,5 268 BET * * * * * * * Chari Baguirmi 38,0 158 (32,7) (39,4) (44) 38,3 201 Guéra 24,8 202 (37,4) (36,3) (27) 26,2 229 Hadjer Lamis 17,7 219 (42,4) (36,9) (47) 21,1 266 Kanem 23,2 166 28,8 28,8 (35) 24,1 201 Lac 21,1 142 * * * 21,8 162 Logone Occidental 28,2 216 (14,9) (14,9) (41) 26,1 257 Logone Oriental 37,8 232 8,3 8,3 51 32,4 283 Mandoul 46,1 283 11,6 17,9 57 41,4 341 Mayo Kebbi Est 46,1 251 (5,0) (20,6) (35) 42,9 286 Mayo Kebbi Ouest 26,4 202 (12,7) (14,2) (45) 24,1 247 Moyen Chari 25,8 198 (13,3) (19,2) (46) 24,6 244 Ouaddaï 24,6 272 (73,0) (69,7) (41) 30,5 314 Salamat 18,1 101 * * * 21,1 121 Tandjilé 21,8 206 (19,1) (17,7) (38) 21,1 244 Wadi Fira 29,5 144 (34,4) (27,8) (38) 29,1 183 N’Djamena 34,8 351 59,8 63,1 167 43,9 519 Barh El Gazal * * * * * * * Sila * * * * * * * Total 29,8 3663 32,2 34,2 831 30,6 4495 1 Indicateur MICS 2.15; 2 Indicateur MICS 2.13 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur 25 à 49 cas non pondéres Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Nutrition 49 TCHAD 2010 Tableau NU.8: Allaitement au biberon Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois qui ont été allaités avec un biberon la veille, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois ayant reçu le biberon1 Nombre d’enfants âgés de 0-23 mois Sexe Masculin 5,6 3209 Féminin 5,1 3285 Age 0-5 mois 6,3 2000 6-11 mois 6,3 1562 12-23 mois 4,1 2932 Région Batha 5,6 369 BET * * Chari Baguirmi 2,9 302 Guéra 1,1 321 Hadjer Lamis 3,7 357 Kanem 4,7 269 Lac 1,8 225 Logone Occidental 4,7 358 Logone Oriental 9,1 443 Mandoul 1,4 485 Mayo Kebbi Est 2,6 435 Mayo Kebbi Ouest 1,0 375 Moyen Chari 1,5 359 Ouaddaï 2,7 469 Salamat 3,0 168 Tandjilé 0,8 406 Wadi Fira 3,3 250 N’Djamena 21,5 719 Barh El Gazal * * Sila 8,4 96 Milieu de résidence Urbain 14,7 1477 Rural 2,6 5018 Instruction de la mère Aucune 4,0 4627 Primaire 6,6 1300 Secondaire et plus 12,9 565 Quintile du bien-être économique 625 Le plus pauvre 1,7 1174 Second 2,2 1299 Moyen 2,6 1391 Quatrième 4,1 1419 Le plus riche 16,8 1212 Religion du chef de ménage Animiste 1,0 202 Catholique 3,9 1209 Protestant 4,9 1279 Musulmane 6,6 3539 Autre religion * * Pas de religion/Manquant 0,2 239 Total 5,3 6495 1 Indicateur MICS 2.11 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés 50 5 .3 IODATION DU SEL La carence en iode (CI) est la première cause mondiale d’arriération mentale évitable et de développement psychomoteur avec facultés affaiblies chez les jeunes enfants. Dans sa forme la plus extrême, la carence en iode provoque le crétinisme. Elle augmente également les risques de mortinatalité et de fausses couches chez les femmes enceintes. La carence en iode est le plus souvent et visiblement associée au goitre. La carence en CI fait un grand nombre de victimes et se traduit par l’affaiblissement de la croissance et du développement mentaux, qui contribue à son tour aux mauvais résultats scolaires, à la diminution des capacités intellectuelles et au fléchissement du rendement au travail. L’objectif international était de parvenir à l’élimination durable de la carence en iode avant 2005 mais n’a pas encore été atteint dans certains pays. L’indicateur est le pourcentage de ménages consommant du sel suffisamment iodé (> 15 parties par million). Au Tchad, une stratégie a été mise en place dans les années 1990 afin d’élargir l’accès au sel iodé. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement tchadien a mis en place une politique interdisant l’importation et la vente de sels non iodé. Malgré ces mesures, le sel non iodé continue d’entrer frauduleusement dans le pays, notamment par le Soudan dans les régions de l’est, où les problèmes de santé liés à la carence en iode sont récurrents : des cas de crétinisme et de goitre sont observés dans des régions comme le Ouaddaï et le Sila. Au cours de l’enquête, le sel utilisé a été testé dans 86 pour cent des ménages afin de déterminer sa teneur en iode. Les résultats sont présentés au tableau NU.9. Au niveau national, 18 pour cent des ménages disposent de sel non iodé et neuf pour cent n’ont pas de sel chez eux. Vingt pour cent ont du sel iodé à moins de 15 PPM et 54 pour cent disposent de sel iodé à 15 PPM et plus. Ainsi, malgré la stratégie de lutte contre la vente de sel iodé au Tchad, un quart des ménages ne consomment pas de sel iodé et seulement 54 pour cent utilisent du sel avec le taux d’iodation requis (15 PPM) ; ce taux n’a pas progressé depuis 2004, date à laquelle l’EDST l’avait déjà établi à 54 pour cent. Le sel iodé est très mal réparti selon les régions : 94 pour cent des familles utilisent du sel non iodé dans le Sila, l’une des régions frontalières avec le Soudan, d’où le sel non iodé arrive pour être est vendu à bas prix. De même dans le Ouaddaï, où le sel non iodé soudanais entre par la porte d’Adré, cette proportion atteint 82 pour cent. Le Wadi Fira est une autre région frontalière, qui enregistre 64 pour cent des ménages consommant du sel non iodé. A l’inverse, dans les régions du sud et de l’ouest du pays ainsi que dans la capitale, au moins 8 ménages sur 10 consomment du sel iodé. Selon le milieu de résidence, 59 pour cent des ménages urbains disposent de sel iodé à 15 PPM et plus, pour 52 pour cent en milieu rural. La disponibilité du sel iodé à 15 PPM et plus augmente avec le statut économique des ménages : 43 pour cent des ménages des milieux les plus pauvres disposent de ce sel iodé contre 64 pour cent chez les plus riches. 5 .4 SUPPLEMENTATION EN VITAMINE A La vitamine A est essentielle pour la santé oculaire et le bon fonctionnement du système immunitaire. Elle se trouve dans les aliments comme le lait, le foie, les œufs, les fruits rouges et l’orange, l’huile de palme rouge et les légumes verts, bien que la quantité de vitamine A à la disposition de l’organisme à partir de ces sources varie largement. Dans les régions en développement du monde, où la vitamine A est largement consommée sous forme de fruits et légumes, la consommation quotidienne par habitant est souvent insuffisante pour répondre aux besoins alimentaires. Cette insuffisance a des effets plus graves quand les besoins en vitamine A augmentent, c’est-à-dire durant les périodes de croissance des enfants ou les périodes de maladie, et lorsque les enfants souffrent des infections courantes de l’enfance qui augmentent les pertes en vitamine A. Par conséquent, l’avitaminose A est très répandue dans le monde en développement et en particulier dans les pays où la population d’enfants âgés de moins de cinq ans est très importante. Nutrition 51 TCHAD 2010 Tableau NU.9: Consommation de sel iodé Pourcentage des ménages selon la consommation de sel iodé, Tchad, 2010 Pourcentage des ménages ayant le résultat de l’analyse du sel Nombre de ménages dans lesquels le sel a été analysé ou n’ayant pas de sel Pourcentage de ménages dans lesquels le sel a été analysé Nombre de ménages Pas de sel Non iodé 0 PPM >0 et <15 PPM 15+ PPM1 Région Batha 91,4 826 5,9 22,0 18,6 53,6 802 BET 85,5 165 8,2 52,5 11,7 27,5 154 Chari Baguirmi 85,8 803 8,5 1,6 26,2 63,8 752 Guéra 82,8 709 9,4 20,4 8,6 61,6 648 Hadjer Lamis 95,1 899 3,7 3,4 20,9 72,0 888 Kanem 87,9 857 6,3 4,8 25,0 63,9 804 Lac 85,2 719 10,4 3,6 12,5 73,5 684 Logone Occidental 79,2 970 15,0 6,0 15,0 64,1 903 Logone Oriental 93,1 993 5,7 1,5 38,1 54,7 979 Mandoul 79,6 1092 12,7 8,2 33,3 45,8 996 Mayo Kebbi Est 89,7 1124 6,9 7,0 20,2 66,0 1083 Mayo Kebbi Ouest 87,6 732 9,5 2,0 12,2 76,3 708 Moyen Chari 83,7 903 12,3 6,0 4,6 77,1 861 Ouaddaï 92,1 1204 5,9 82,0 7,0 5,1 1178 Salamat 88,0 485 6,4 50,9 8,8 33,9 455 Tandjilé 73,8 930 10,9 11,1 40,7 37,3 771 Wadi Fira 85,0 715 3,8 63,6 24,2 8,3 632 Ndjamena 85,6 1859 10,9 3,2 21,0 65,0 1785 Barh El Gazal 87,3 145 9,1 0,7 13,4 76,9 140 Sila 94,2 251 2,5 93,8 1,8 1,9 243 Milieu de résidence Urbain 85,9 3795 10,0 9,8 20,8 59,4 3625 Rural 86,5 12591 8,1 20,3 19,5 52,1 11847 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 87,1 3695 8,3 28,9 19,9 43,0 3510 Second 85,5 3354 8,2 21,6 18,0 52,2 3124 Moyen 84,8 3197 8,9 17,6 20,3 53,2 2978 Quatrième 86,7 3165 8,9 10,8 21,1 59,3 3012 Le plus riche 87,5 2974 8,6 8,0 19,7 63,7 2849 Total 86,3 16386 8,6 17,8 19,8 53,8 15472 1 Indicateur MICS 2.16 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 52 Tableau NU.10: Supplémentation des enfants en vitamine A Pourcentage d’enfants âgés de 6-59 mois selon la réception d’une forte dose de supplément de vitamine A au cours des six derniers mois, Tchad, 2010 Pourcentage de ceux ayant reçu de la Vitamine A selon: % d’enfants ayant reçu de la Vitamine A au cours des six derniers mois1 Nombre d’enfants âgés de 6-59 mois Livret/carte de santé/carte de vaccination de l’enfant Déclaration de la mère Sexe Masculin 93,7 42,8 97,6 7228 Féminin 93,5 44,4 97,4 7338 Région Batha 92,0 26,5 99,9 898 BET 98,1 28,9 99,2 118 Chari Baguirmi 96,8 48,1 99,4 732 Guéra 91,5 61,1 99,3 696 Hadjer Lamis 89,8 28,8 90,4 875 Kanem 96,0 39,4 99,4 689 Lac 99,2 50,1 99,8 614 Logone Occidental 96,3 53,0 98,9 758 Logone Oriental 99,3 44,3 99,7 1029 Mandoul 91,8 49,8 97,8 1033 Mayo Kebbi Est 99,5 55,9 100,0 916 Mayo Kebbi Ouest 70,2 43,7 82,8 759 Moyen Chari 96,6 65,0 99,2 733 Ouaddaï 95,0 28,0 96,6 942 Salamat 99,1 23,5 99,7 467 Tandjilé 96,9 32,4 98,1 796 Wadi Fira 98,8 21,2 100,0 672 N’Djamena 88,7 61,0 97,2 1449 Barh El Gazal 94,9 38,4 99,3 123 Sila 91,9 27,2 98,7 265 Total 93,6 43,6 97,5 14566 1 Indicateur MICS 2.17 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés Nutrition 53 TCHAD 2010 Tableau NU.10 (suite): Supplémentation des enfants en vitamine A Pourcentage d’enfants âgés de 6-59 mois selon la réception d’une forte dose de supplément de vitamine A au cours des six derniers mois, Tchad, 2010 Pourcentage de ceux ayant reçu de la Vitamine A selon: % d’enfants ayant reçu de la Vitamine A au cours des six derniers mois1 Nombre d’enfants âgés de 6-59 mois Livret/carte de santé/carte de vaccination de l’enfant Déclaration de la mère Milieu de résidence Urbain 91,2 55,7 97,4 3066 Rural 94,3 40,4 97,5 11500 Groupe d’âges 93,4 35,9 96,9 1562 6-11 mois 93,2 44,5 97,6 2932 12-23 mois 93,8 45,2 97,4 3351 24-35 mois 93,6 43,8 97,8 3480 36-47 mois 93,9 44,6 97,4 3236 48-59 mois* * * * * Instruction de la mère Aucune 94,2 38,2 97,5 11014 Primaire 93,7 57,9 98,0 2587 Secondaire et plus 87,0 67,2 96,5 962 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 96,1 33,7 98,5 2754 Second 93,8 39,2 97,1 2977 Moyen 94,5 40,4 96,9 3119 Quatrième 93,5 46,7 97,5 3118 Le plus riche 89,9 59,3 97,4 2597 Religion du chef de ménage Animiste 88,6 39,6 91,9 417 Catholique 93,4 50,8 97,9 2548 Protestant 94,1 54,6 98,2 2573 Musulmane 93,8 38,6 97,6 8405 Autre religion 94,1 43,6 94,1 73 Pas de religion/Manquant * * * * Total 93,6 43,6 97,5 14566 1 Indicateur MICS 2.17 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés 54 Le Sommet mondial pour les enfants de 1990 a fixé comme objectif l’élimination de l’avitaminose A et de ses conséquences, y compris la cécité, en l’an 2000. Cet objectif a également été réitéré lors de la Conférence d’orientation sur la faim insoupçonnée en 1991, la Conférence internationale de 1992 sur la nutrition, et la Session Spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU de 2002 consacrée aux enfants. Le rôle crucial de la vitamine A pour la santé de l’enfant en fait un élément essentiel dans les efforts visant la survie de l’enfant, et s’avère important pour réaliser le quatrième Objectif du Millénaire pour le développement visant la réduction des deux tiers de la mortalité des enfants de moins cinq ans à l’horizon 2015. Dans les pays confrontés aux problèmes de carence en vitamine A, les recommandations internationales préconisent la supplémentation à fortes doses tous les quatre à six mois, avec comme cibles tous les enfants âgés de six à 59 mois vivant dans les zones touchées. Fournir aux jeunes enfants deux capsules de vitamine A à dose élevée par an est une stratégie sûre, économique et efficace pour éliminer l’avitaminose A et améliorer la survie des enfants. Donner de la vitamine A aux nouvelles mères qui allaitent contribue aussi à protéger leurs enfants durant les premiers mois de la vie et à reconstituer les réserves de la mère en vitamine A, qui sont épuisées par la grossesse et la lactation. Dans les pays dotés de programmes de supplémentation en vitamine A, l’indicateur pertinent est le pourcentage des enfants de programmes âgés de 6-59 mois ayant reçu au moins un supplément de vitamine A à dose élevée au cours des six derniers mois. Sur la base des directives de l’UNICEF et de l’OMS, le Ministère de la Santé du Tchad recommande que les enfants de 6-11 mois reçoivent des capsules de vitamine A à dose élevée, et que les enfants âgés de 12-59 mois reçoivent une capsule de vitamine A tous les 6 mois. Dans certaines parties du pays, les capsules de vitamine A sont liées aux services de vaccination et données lorsque l’enfant est en contact avec ces services après l’âge de six mois. Il recommande aussi que les mères prennent un supplément de vitamine dans les huit semaines suivant l’accouchement. L’enquête montre que 97 pour cent des enfants tchadiens de 6-59 mois ont été supplémentés en vitamine A dans les six derniers mois, sauf dans la région du Mayo Kebbi Ouest où cette proportion chute à 83 pour cent. Dans le Mayo Kebbi Est, le Wadi Fira, le Salamat et le Logone Oriental, la totalité des enfants de 6-59 mois a été supplémentée en vitamine A. 5 .5 POIDS A LA NAISSANCE Le poids à la naissance est un bon indicateur non seulement de la santé et de l’état nutritionnel de la mère, mais aussi des chances de survie, de croissance, de santé à long terme et de développement psychosocial du nouveau-né. L’insuffisance pondérale à la naissance (moins de 2500 grammes) comporte un large éventail de risques sanitaires graves pour les enfants. Les bébés qui étaient sous-alimentés dans le ventre courent un très grand risque de mourir pendant leurs premiers mois et années de vie. Ceux qui survivent connaissent un affaiblissement de leurs fonctions immunitaires et courent un risque accru de maladie; ils sont susceptibles de rester sous-alimentés, avec une réduction de la force musculaire, tout au long de leur vie et souffrent d’une incidence plus élevée du diabète et de maladies cardiaques en fin de vie. Les enfants nés avec une insuffisance pondérale ont tendance à avoir un QI plus faible et des troubles cognitifs, influant sur leur performance à l’école et leurs possibilités d’emploi en tant qu’adultes. Dans le monde en développement, le faible poids de naissance découle principalement de la mauvaise santé de la mère et de la nutrition. Les trois principaux facteurs sont : le mauvais état nutritionnel de la mère avant la conception, sa petite taille (principalement due à une sous-nutrition et à des infections au cours de son enfance) et la mauvaise nutrition pendant la grossesse. Un gain de poids insuffisant durant la grossesse est particulièrement important car il est responsable d’une grande proportion de retard de croissance fœtale. En outre, les maladies comme la diarrhée et le paludisme, qui sont courantes dans de nombreux pays en développement, peuvent considérablement nuire à la croissance du fœtus si la mère est infectée pendant la grossesse. Dans le monde industrialisé, le tabagisme pendant la grossesse est la principale cause du faible poids à la naissance. Dans les pays développés et en développement, les adolescentes qui accouchent quand leur corps n’a pas encore fini de croître courent le risque d’accoucher de bébés en sous-poids. Nutrition 55 TCHAD 2010 L’un des défis majeurs pour mesurer l’incidence du faible poids de naissance est le fait que plus de la moitié des nourrissons dans le monde en développement ne sont pas pesés. Dans le passé, la plupart des estimations du faible poids de naissance pour les pays en développement étaient fondées sur des données compilées à partir des structures de santé. Cependant, ces estimations sont biaisées pour la plupart des pays en développement parce que la majorité des accouchements des nouveau-nés ne se font pas dans les établissements sanitaires, et ceux qui s’y font ne sont pas représentatifs. Ainsi, les poids déclarés à la naissance ne peuvent généralement pas être utilisés pour estimer la prévalence du faible poids de naissance chez les enfants. Par conséquent, le pourcentage des naissances pesant moins de 2500 grammes est estimé à partir de deux éléments dans le questionnaire: l’évaluation de la taille de l’enfant à la naissance par la mère (c’est-à-dire, très petit, plus petit que la moyenne, moyenne, supérieure à la moyenne, très grande) et le rappel par la mère du poids de l’enfant ou le poids tel qu’enregistré sur une carte de santé si l’enfant a été pesé à la naissance6. Au Tchad, comme très peu d’enfants sont pesés à la naissance, les poids relevés ici sont très influencés par la perception de la mère. Au cours de l’enquête, on a demandé aux femmes qui avaient eu une naissance vivante au cours des deux dernières années quels étaient le poids et la grosseur de l’enfant à la naissance. Les résultats sont présentés dans le tableau NU.11. Dans l’ensemble, environ un dixième des naissances ont été pesées à la naissance (11%) et un cinquième (20%) des nourrissons sont estimés peser moins de 2500 grammes à la naissance. Il existe une variation assez nette par région. En effet, on constate que dans les régions de la zone méridionale, c’est-à-dire le Moyen Chari, le Logone Oriental, le Mandoul, le Logone Occidental, le Mayo Kebbi Est et la Tandjilé, moins d’un cinquième des enfants pesaient moins de de 2500 grammes à la naissance. Par contre, dans les autres régions, plus du cinquième des enfants pesaient moins de 2500 grammes avec un pic observé au Kanem avec 31 pour cent. C’est aussi dans ces régions que les indicateurs de la malnutrition sont les plus alarmants. Le pourcentage de faible poids à la naissance ne varie en revanche pas beaucoup selon le milieu de résidence (zones urbaines : 17 % ; rurales : 21 %) ni selon l’indice de richesse. Les différences sont plus importantes selon le niveau d’instruction de la mère. Cinq pour cent des femmes sans instruction ont pesé leurs bébés à la naissance contre 45 pour cent des femmes de niveau secondaire et plus. Et le faible poids à la naissance est plus fréquent chez les enfants dont les mères sont sans instruction (22%) que chez ceux dont les mères sont de niveau secondaire ou plus (13 %). 6 Pour une description détaillée de la méthodologie, voir Boerrma, Weinstein, Rutstein et Sommerfelt, 1996. 56 Tableau NU.11: Bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance Pourcentage de derniers-nés nés au cours des 2 années précédant l’enquête qu’on estime avoir pesés moins de 2500 grammes à la naissance et pourcentage d’enfants nés vivants et pesés à la naissance, Tchad, 2010 Pourcentage des naissances d’enfants nés vivants: Nombre d’enfants nés vivants au cours des 2 dernières années Avec poids inférieur à 2500 grammes1 Pesés à la naissance2 Région Batha 29,9 3,1 331 BET * * * Chari Baguirmi 22,7 7,8 304 Guéra 23,7 7,0 297 Hadjer Lamis 28,8 2,4 341 Kanem 30,7 1,7 223 Lac 29,0 ,9 200 Logone Occidental 14,4 10,6 362 Logone Oriental 11,8 7,6 450 Mandoul 14,5 6,5 476 Mayo Kebbi Est 12,4 6,1 413 Mayo Kebbi Ouest 21,1 10,8 383 Moyen Chari 16,7 19,8 350 Ouaddaï 22,9 7,0 448 Salamat 23,3 1,6 162 Tandjilé 14,0 3,8 403 Wadi Fira 26,4 2,5 209 N’Djamena 16,4 43,6 692 Barh El Gazal * * * Sila 24,5 7,2 87 Milieu de résidence Urbain 17,0 33,4 1426 Rural 20,8 4,1 4791 Instruction de la mère Aucune 22,2 5,2 4352 Primaire 15,4 14,6 1287 Secondaire et plus 12,9 44,9 578 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 19,9 2,7 1104 Second 19,9 3,3 1234 Moyen 21,8 3,6 1310 Quatrième 20,4 10,0 1389 Le plus riche 17,4 35,4 1181 Religion du chef de ménage Animiste * * * Catholique 14,0 11,7 1179 Protestant 13,8 14,8 1271 Musulmane 24,9 9,8 3294 Autre religion * * * Pas de religion/Manquant * * * Total 19,9 10,8 6217 1Indicateur MICS2.18; 2 Indicateur MICS 2.19 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Nutrition 57 TCHAD 2010 58 ©UNICEF/ Julie Pudlowski 59 TCHAD 2010 VI. Santé de l’enfant 6 .1 COUVERTURE VACCINALE L’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD 4) est de réduire la mortalité infantile des deux tiers entre 1990 et 2015. La vaccination joue un rôle prépondérant dans l’atteinte de cet objectif. En effet, la recherche et l’expérience montrent que sur la dizaine de millions d’enfants qui meurent chaque année, plus de la moitié pourrait être sauvée par des mesures simples, rentables et éprouvées comme la vaccination. Depuis son expansion en 1974, la vaccination a effectivement sauvé des millions de vies d’enfants. Ainsi, la vaccination de routine constitue une bonne opportunité pour prévenir certaines maladies comme la rougeole ou le tétanos, qui causent des millions de décès chaque année dans le monde. L’un des objectifs d’ « Un monde digne des enfants » est d’assurer la vaccination complète des enfants de moins d’un an à 90 pour cent, avec au moins 80 pour cent de couverture dans chaque district ou unité administrative équivalente. Selon les recommandations de l’OMS et de l’UNICEF, pour être totalement immunisé, un enfant doit recevoir une dose de vaccination pour le protéger contre la tuberculose, trois doses de DTC pour le protéger contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, trois doses de vaccination pour lutter contre la polio, une dose de rougeole et une dose de fièvre jaune avant l’âge de douze mois. Ces orientations ont été mises en œuvre au Tchad avant 2008 et à partir de 2008, un autre vaccin a intégré le système de vaccination de routine du PEV : le pentavalent qui contient en plus des trois antigènes connus (la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche), les deux antigènes contre l’Hépatite B et l’Haemophilus Influenzae B. Tableau CH.1: Vaccinations au cours de la première année de vie Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles à n’importe quel moment avant l’enquête et avant leur premier anniversaire, Tchad, 2010 Vaccinés à n’importe quel moment avant l’enquête selon Vaccinés avant 12 moisla carte de vaccination la déclaration de la mère l’une ou l’autre BCG1 16,2 30,3 46,5 43,8 Polio A la naissance 13,0 11,9 24,9 24,1 1 18,8 42,5 61,3 56,4 2 13,3 35,5 48,8 42,4 32 10,3 21,5 31,8 25,0 DTC 1 19,1 26.3 45,4 42,0 2 13,5 18,3 31,7 27,6 33 10,5 9,2 19,7 15,5 Rougeole4 12.5 23.5 36,0 30,1 HepB A la naissance 8,7 3,8 12,5 12,0 1 19,4 15,8 35,2 32,5 2 13,7 9,3 22,9 19,9 35 10,6 3,4 14,1 11,1 Fièvre jaune6 10,1 21,9 32,0 25,5 Toutes les vaccinations 6,0 1,5 7,5 2,8 Aucune vaccination 0,4 32,5 32,9 32,9 Nombre d’enfants âgés de 12-23 mois 2932 2932 2932 2932 1 Indicateur MICS 3.1; 2 Indicateur MICS 3.2; 3 Indicateur MICS 3.3; 4 Indicateur MICS 3.4 et Indicateur OMD 4.3; 5 Indicateur MICS 3.5; 6 Indicateur MICS 3.6 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 60 Lors de l’Enquête MICS-2010, des informations sur la vaccination ont été soit copiées à partir des carnets de vaccination (ce qui permet d’établir avec justesse la couverture vaccinale ainsi que le calendrier des vaccinations), soit enregistrées à partir des réponses données par la mère lorsque le carnet de l’enfant n’était pas disponible. Les résultats présentés au tableau CH.1 ne concernent que les enfants de 12-23 mois. Au Tchad, la couverture vaccinale reste encore très faible: d’après les carnets de vaccination ou les déclarations des mères, seulement trois pour cent des enfants de 12-23 mois ont été complètement vaccinés (y compris l’hépatite et le HIB) au cours de leur première année de vie, et 33 pour cent n’ont reçu aucun vaccin (graphique CH.1). En d’autres termes, 64 pour cent des enfants ont été partiellement vaccinés. Le pourcentage des enfants immunisés au cours de leur première année de vie, sans tenir compte des vaccins contre l’hépatite, est estimé à cinq pour cent. Si l’on considère les vaccins spécifiques, 44 pour cent d’enfants ont reçu le BCG, 42 pour cent ont reçu la première dose de DTC et 56 pour cent ont pris la dose de Polio 1. La couverture vaccinale pour les doses de DTC et la polio diminue rapidement : pour la DTC, elle passe de 42 pour cent pour la première dose à 15 pour cent seulement pour la troisième, soit une déperdition de 27 points. De même, la vaccination contre la polio passe de 56 pour cent pour la première dose à 25 pour cent pour la troisième dose, soit une déperdition de 31 points. Un quart des enfants de 12-23 mois (25%) a été vacciné contre la fièvre jaune avant leur premier anniversaire et moins d’un tiers (30%) a été vacciné contre la rougeole au cours de leur première année de vie. En ce qui concerne l’hépatite, 32 pour cent des enfants reçoivent la première dose mais seulement 11 pour cent la troisième dose. Le faible pourcentage de la première dose de vaccin contre l’hépatite s’expliquerait par la prise en compte des enfants nés avant 2008 alors que ce vaccin n’a été introduit qu’en 2008. Graphique CH.1 : Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu les vaccins au cours de leur première année de vie, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 61 TCHAD 2010 Le tableau CH.2 présente les taux de couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois selon les caractéristiques de base. Les chiffres indiquent les proportions d’enfants ayant reçu les vaccins à tout moment jusqu’à la date de l’enquête et sont basés sur des informations provenant à la fois les cartes de vaccination et des déclarations des mères/gardiennes. Au niveau national, seulement sept à huit pour cent des enfants de 12-23 mois sont complètement vaccinés et 33 pour cent n’ont reçu aucun vaccin. Le sexe de l’enfant ne peut pas être considéré comme une variable discriminatoire, même si l’on constate de petites variations : le pourcentage des enfants de 12-23 mois immunisés est de près de huit pour cent chez les garçons et de plus de sept pour cent chez les filles et la proportion d’enfants qui n’ont reçu aucun vaccin est pratiquement la même : elle est estimée à 32 pour cent pour les garçons, contre 33 pour cent pour les filles. En revanche, des disparités sont observées si l’on considère le milieu de résidence. En effet, les enfants urbains (9%) ont un peu plus de chances d’être totalement vaccinés que ceux des zones rurales (7%). Surtout, ils sont beaucoup moins nombreux (20%) que les ruraux (37%) à n’avoir reçu aucun vaccin. Le niveau d’éducation de la mère est une variable importante puisque la couverture vaccinale est près de deux fois mieux assurée pour les enfants de 12-23 mois dont les mères ont reçu une éducation secondaire ou plus : 13 pour cent chez ces dernières contre 6 pour cent chez les mères sans instruction. Les résultats révèlent également des disparités régionales importantes : le Mayo Kebbi Est présente le taux de couverture le plus élevé avec 19 pour cent des enfants totalement immunisés. Dans cette région, le taux des enfants n’ayant reçu aucun vaccin est deux fois plus faible (16%) que la moyenne nationale (33%). A l’opposé, d’autres régions présentent une situation alarmante : au Wadi Fira (68%), au Sila (57%) et au Batha (53%), plus de la moitié pour cent des enfants n’ont reçu aucun vaccin tandis que moins d’un enfant sur cent a été immunisé. Le cas du Chari Baguirmi qui se trouve à la porte de N’Djamena, ville de ravitaillement en vaccins, mérite aussi une attention particulière : moins de deux pour cent des enfants de 12-23 mois sont totalement vaccinés. Et pourtant, dans cette région, le pourcentage d’enfants qui ont reçu la première dose de vaccin contre la polio est l’un des plus élevés (73%). Autre constatation inquiétante : même dans la ville de N’Djamena, le pourcentage des enfants de 12-23 mois complètement vaccinés est estimé à seulement cinq pour cent tandis qu’environ un cinquième (19%) d’entre eux n’ont reçu aucun vaccin au cours de leur vie. 62 Ta bl ea u CH .2 : V ac ci na tio ns s el on d es c ar ac té ri st iq ue s de b as e Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 12 -2 3 m oi s ac tu el le m en t v ac ci né s co nt re le s m al ad ie s in fa nt ile s, T ch ad , 2 01 0 Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s ay an t r eç u: Po ur ce nt ag e av ec c ar te de v ac ci na tio n vu e N om br e d’ en fa nt s âg és d e 12 - 23 m oi s Po lio D TC Ro ug eo le H ep B Fi èv re ja un e A uc un e To ut es B CG À la na is sa nc e 1 2 3 1 2 3 À la na is sa nc e 1 2 3 Se xe M as cu lin 47 ,8 25 ,9 62 ,1 48 ,3 32 ,1 45 ,7 31 ,1 19 ,1 36 ,9 13 ,6 35 ,0 21 ,6 13 ,7 32 ,6 32 ,4 7, 2 21 ,8 14 82 Fé m in in 45 ,2 23 ,9 60 ,5 49 ,3 31 ,5 45 ,2 32 ,4 20 ,4 35 ,1 11 ,4 35 ,3 24 ,3 14 ,5 31 ,5 33 ,4 7, 8 20 ,5 14 50 In st ru ct io n de la m èr e A uc un e 38 ,8 19 ,6 55 ,3 42 ,6 26 ,6 38 ,2 25 ,1 14 ,9 29 ,0 10 ,1 28 ,9 18 ,4 11 ,0 25 ,8 39 ,0 6, 2 18 ,1 21 34 Pr im ai re 61 ,6 32 ,2 75 ,0 66 ,2 45 ,5 59 ,7 47 ,2 30 ,0 49 ,4 16 ,9 49 ,9 34 ,5 20 ,7 42 ,6 19 ,1 10 ,3 27 ,1 54 4 Se co nd ai re e t p lu s 79 ,1 53 ,5 82 ,4 62 ,8 45 ,8 75 ,9 54 ,4 38 ,1 66 ,2 23 ,7 56 ,4 36 ,7 25 ,8 61 ,0 11 ,0 13 ,0 34 ,2 25 2 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 33 ,0 12 ,1 50 ,3 40 ,4 24 ,0 31 ,5 21 ,3 11 ,4 21 ,8 8, 3 23 ,5 15 ,0 8, 1 19 ,5 46 ,6 4, 6 15 ,4 52 3 Se co nd 36 ,5 18 ,6 57 ,7 44 ,8 28 ,7 38 ,0 26 ,5 18 ,2 26 ,4 10 ,8 29 ,4 19 ,7 13 ,9 25 ,1 37 ,0 7, 3 22 ,2 57 8 M oy en 43 ,7 18 ,8 60 ,6 51 ,9 35 ,4 43 ,5 32 ,6 20 ,5 32 ,6 10 ,5 35 ,1 24 ,7 15 ,7 28 ,0 33 ,4 8, 0 21 ,0 61 5 Q ua tr iè m e 50 ,8 26 ,5 63 ,5 48 ,3 32 ,1 48 ,4 32 ,3 20 ,2 41 ,9 12 ,4 38 ,3 23 ,6 14 ,4 35 ,1 29 ,8 8, 4 23 ,0 63 6 Le p lu s ric he 67 ,3 47 ,7 73 ,0 57 ,7 37 ,9 64 ,5 45 ,1 27 ,5 56 ,0 20 ,6 48 ,6 31 ,2 17 ,8 51 ,4 19 ,1 8, 9 23 ,4 58 0 Re lig io n du c he f d e m én ag e A ni m is te 60 ,9 37 ,0 76 ,5 61 ,9 34 ,4 66 ,1 49 ,6 16 ,1 48 ,3 28 ,3 59 ,9 41 ,4 19 ,7 44 ,8 22 ,6 15 ,1 43 ,1 84 Ca th ol iq ue 54 ,2 25 ,2 69 ,0 58 ,8 37 ,3 52 ,9 39 ,2 22 ,7 43 ,8 11 ,9 37 ,9 24 ,9 15 ,5 38 ,4 22 ,8 8, 3 23 ,8 53 4 Pr ot es ta nt 60 ,0 31 ,8 71 ,5 58 ,9 46 ,5 60 ,6 44 ,2 31 ,6 47 ,3 16 ,1 48 ,9 34 ,1 25 ,2 41 ,9 21 ,3 14 ,6 34 ,4 52 7 M us ul m an e 38 ,5 21 ,7 54 ,0 40 ,7 24 ,5 36 ,3 23 ,6 14 ,6 29 ,2 10 ,6 27 ,9 17 ,5 9, 6 26 ,4 41 ,1 4, 4 14 ,3 16 72 A ut re re lig io n * * * * * * * * * * * * * * * * * * Pa s de re lig io n/ M an qu . 54 ,7 30 ,6 72 ,5 64 ,3 42 ,7 58 ,6 45 ,9 29 ,1 39 ,9 15 ,5 44 ,9 26 ,9 17 ,3 27 ,8 21 ,2 10 ,5 31 ,0 10 3 To ta l 46 ,5 24 ,9 61 ,3 48 ,8 31 ,8 45 ,4 31 ,7 19 ,7 36 ,0 12 ,5 35 ,2 22 ,9 14 ,1 32 ,0 32 ,9 7, 5 21 ,2 29 32 * Ba sé s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 Santé de l e´nfant 63 TCHAD 2010 Ta bl ea u CH .2 (s ui te ): Va cc in at io ns s el on d es c ar ac té ri st iq ue s de b as e Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 12 -2 3 m oi s ac tu el le m en t v ac ci né s co nt re le s m al ad ie s in fa nt ile s, T ch ad , 2 01 0 Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s ay an t r eç u: Po ur ce nt ag e av ec c ar te de va cc in at io n vu e N om br e d’ en fa nt s âg és d e 12 - 23 m oi s Po lio D TC Ro ug eo le H ep B Fi èv re ja un e A uc un e To ut es B CG À la na is sa nc e 1 2 3 1 2 3 À la na is sa nc e 1 2 3 Ré gi on B at ha 20 ,7 4, 4 43 ,4 26 ,9 14 ,8 23 ,3 10 ,9 5, 8 16 ,1 1, 2 12 ,3 2, 2 1, 3 15 ,2 53 ,1 0, 9 4, 7 14 8 B ET * * * * * * * * * * * * * * * * * * Ch ar i B ag ui rm i 24 ,0 15 ,0 73 ,2 50 ,9 28 ,3 22 ,7 7,1 2, 9 26 ,3 3, 8 17 ,8 4, 3 2, 6 23 ,7 20 ,9 1, 7 16 ,0 14 9 G ué ra 56 ,5 33 ,0 66 ,0 54 ,7 28 ,0 54 ,1 45 ,7 34 ,1 42 ,3 28 ,0 47 ,5 38 ,3 19 ,1 40 ,6 27 ,6 8, 9 16 ,4 15 3 H ad je r L am is 24 ,3 15 ,7 45 ,3 33 ,6 24 ,6 24 ,4 14 ,0 7,1 17 ,0 3, 5 17 ,8 9, 8 5, 8 12 ,9 50 ,0 2, 0 11 ,8 19 5 Ka ne m 50 ,3 19 ,9 60 ,9 48 ,2 34 ,2 41 ,3 25 ,4 19 ,7 41 ,5 9, 4 26 ,7 20 ,2 15 ,3 29 ,2 34 ,2 6, 0 18 ,5 13 5 La c 29 ,2 9, 3 45 ,5 40 ,9 29 ,7 26 ,9 19 ,7 13 ,2 20 ,9 8, 7 22 ,4 15 ,1 9, 8 21 ,7 52 ,9 6, 9 6, 1 11 9 Lo go ne O cc id en ta l 51 ,6 17 ,9 80 ,8 76 ,4 62 ,0 44 ,0 34 ,8 28 ,3 38 ,7 7, 0 34 ,5 30 ,4 21 ,5 35 ,4 14 ,6 11 ,2 22 ,6 16 2 Lo go ne O rie nt al 43 ,0 18 ,7 65 ,3 56 ,5 43 ,2 53 ,8 41 ,9 26 ,2 43 ,6 12 ,9 44 ,2 29 ,7 19 ,4 36 ,1 25 ,5 8, 9 20 ,9 18 1 M an do ul 66 ,2 28 ,5 71 ,6 56 ,8 32 ,3 69 ,0 49 ,3 28 ,1 43 ,2 13 ,7 48 ,4 31 ,9 20 ,8 42 ,0 23 ,0 15 ,2 37 ,9 22 4 M ay o Ke bb i E st 58 ,5 35 ,1 82 ,2 65 ,6 54 ,3 65 ,4 49 ,0 33 ,3 45 ,0 28 ,0 57 ,5 36 ,9 29 ,2 40 ,8 16 ,0 19 ,4 41 ,0 15 9 M ay o Ke bb i O ue st 57 ,8 36 ,7 67 ,9 55 ,1 36 ,1 61 ,9 50 ,0 31 ,3 52 ,5 16 ,0 54 ,6 38 ,1 25 ,9 40 ,8 26 ,5 17 ,1 50 ,3 15 6 M oy en C ha ri 64 ,7 31 ,8 73 ,1 67 ,0 46 ,2 59 ,4 47 ,9 27 ,9 48 ,9 20 ,4 43 ,8 32 ,9 19 ,2 46 ,8 22 ,1 8, 4 20 ,6 15 7 O ua dd aï 32 ,4 21 ,4 41 ,4 27 ,2 16 ,2 38 ,8 24 ,1 17 ,0 25 ,2 12 ,5 32 ,0 21 ,4 12 ,9 25 ,8 54 ,0 6, 0 22 ,5 20 0 Sa la m at 43 ,2 12 ,4 62 ,2 49 ,3 20 ,0 28 ,9 17 ,2 8, 2 22 ,3 6, 0 22 ,4 11 ,6 5, 3 19 ,0 37 ,4 4, 0 9, 1 78 Ta nd jil é 42 ,2 14 ,0 49 ,8 44 ,5 31 ,2 30 ,4 21 ,4 8, 6 28 ,8 9, 3 24 ,8 15 ,0 6, 6 18 ,8 37 ,7 4, 6 12 ,9 16 4 W ad i F ira 19 ,2 7, 3 28 ,5 18 ,9 5, 5 14 ,5 9, 9 5, 0 10 ,0 1, 8 6, 2 4, 6 1, 7 7, 5 67 ,7 0, 6 5, 9 11 3 N ’D ja m en a 70 ,4 55 ,8 71 ,2 53 ,2 31 ,2 65 ,8 42 ,3 24 ,2 57 ,3 19 ,8 52 ,0 30 ,5 14 ,5 53 ,5 18 ,7 4, 9 23 ,0 35 0 B ar h El G az al * * * * * * * * * * * * * * * * * * Si la (3 0, 7) (1 1, 2) (3 6, 0) (2 2, 4) (1 0, 8) (3 4, 0) (1 9, 4) (8 ,1 ) (1 8, 4) (3 ,0 ) (2 1, 1) (9 ,3 ) (7 ,0 ) (1 7, 4) (5 6, 8) (0 ,5 ) (1 3, 3) (4 9) M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 67 ,3 47 ,8 71 ,0 54 ,8 35 ,8 63 ,5 43 ,6 27 ,1 53 ,2 21 ,3 49 ,2 30 ,9 18 ,1 48 ,3 20 ,1 9, 3 25 ,7 68 9 Ru ra l 40 ,2 17 ,9 58 ,3 46 ,9 30 ,6 40 ,0 28 ,1 17 ,5 30 ,9 10 ,0 31 ,0 20 ,6 12 ,9 27 ,1 36 ,8 6, 9 19 ,8 22 43 To ta l 46 ,5 24 ,9 61 ,3 48 ,8 31 ,8 45 ,4 31 ,7 19 ,7 36 ,0 12 ,5 35 ,2 22 ,9 14 ,1 32 ,0 32 ,9 7, 5 21 ,2 29 32 * Ba sé s ur m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s; ( ) B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 64 Parmi les enfants de 12-23 mois (Graphique CH.2), près de huit pour cent ont été complètement vaccinés contre les maladies-cibles du PEV à n’importe quel moment de leur vie, mais moins de trois pour cent selon le calendrier vaccinal recommandé, c’est-à-dire avant 1 an. La stabilité puis la chute en 2010 de l’indicateur dans le temps signale une défaillance de la politique vaccinale du pays. Sinon, comment comprendre que depuis 1996-97, période de l’exécution de la première enquête nationale portant sur la santé maternelle et infantile jusqu’à 2010, année de réalisation de la quatrième enquête du genre, le pourcentage des enfants de 12-23 mois totalement vaccinés soit passé de 11 pour cent à moins de huit pour cent ? De façon parallèle, on observe au cours de ces 15 dernières années, de petites variations chez les enfants effectivement immunisés. Graphique CH.2. : Tendances de la vaccination au cours des 15 dernières années au Tchad, 2010 Plusieurs raisons justifieraient ces faibles taux : (i) la méconnaissance des mères, qui ne sont pas bien renseignées sur la protection des enfants par la vaccination et le calendrier vaccinal du fait notamment du faible taux de fréquentation des consultations prénatales par les femmes enceintes au cours de leur grossesse ; (ii) la grande déperdition des antigènes comme la DTC et la polio et (iii) les ruptures de vaccins au niveau de la Centrale pharmaceutique d’achat (CPA) au cours des dernières années. 6 .2 PROTECTION CONTRE LE TETANOS NEONATAL L’un des OMD est de réduire des trois-quarts le taux de mortalité maternelle, notamment grâce à une stratégie visant à éliminer le tétanos maternel. En outre, un autre objectif est de réduire l’incidence du tétanos néonatal à moins de un cas de tétanos néonatal pour 1000 naissances vivantes dans chaque district. L’un des objectifs d’ »Un monde digne des enfants » est d’éliminer le tétanos maternel et néonatal à l’horizon 2005. La prévention du tétanos maternel et néonatal consiste à s’assurer que toutes les femmes enceintes reçoivent au moins deux doses de vaccin antitétanique. Toutefois, si les femmes n’ont pas reçu deux doses du vaccin pendant la grossesse, elles (et leurs nouveau-nés) sont également considérés comme protégés si les conditions suivantes sont remplies : • reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique, dont la dernière au cours des trois années précédentes ; • reçu au moins trois doses, dont la dernière au cours des cinq années précédentes; • reçu au moins quatre doses, dont la dernière en moins de 10 ans ; • reçu au moins cinq doses pendant leur vie. Santé de l e´nfant 65 TCHAD 2010 Le tableau CH.3 présente le statut de protection contre le tétanos des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des deux dernières années. Les données montrent que seulement 38 pour cent des femmes ayant eu une naissance au cours des deux années ayant précédé l’enquête ont reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique au cours de leur dernière grossesse. Cependant, selon la définition retenue, 43 pour cent des mères sont complètement protégées par les doses reçues au cours de leur vie. On note des disparités selon les caractéristiques sociodémographiques. En milieu urbain, la proportion des mères complètement protégées est de 67 pour cent contre 36 pour cent en milieu rural. Concernant le niveau d’instruction, on note que ce sont les femmes ayant un niveau secondaire ou plus (73%) qui sont les mieux protégées, en particulier par rapport à celles qui n’ont aucun niveau d’instruction (35%). En ce qui concerne le niveau de bien-être économique du ménage, on relève que ce sont les femmes des ménages du quintile le plus riche (67%) qui ont le plus bénéficié de la protection contre le tétanos ; par comparaison, cette proportion n’est que de 30 pour cent parmi les femmes du quintile le plus pauvre. Les disparités selon les régions sont aussi importantes, avec 71 pour cent de femmes protégées à N’Djamena et 68 pour cent dans le Moyen Chari, contre seulement 17 pour cent dans le Hadjer Lamis et 18 pour cent dans le Batha. Enfin, la religion a aussi une influence, les femmes chrétiennes étant mieux immunisées que les autres. Tableau CH .3: Protection contre le tétanos néonatal Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des 2 dernières années protégées contre le tétanos néonatal, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes ayant reçu au moins 2 doses lors de la dernière grossesse Pourcentage de femmes qui n’ont pas reçu deux ou plusieurs doses lors de la dernière grossesse mais ont reçu: Protégée contre le tétanos1 Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des 2 dernières années 2 doses, la dernière il y a moins de 3 ans 3 doses, la dernière il y a moins de 5 ans 4 doses, la dernière il y a moins de 10 ans 5 ou plusieurs doses dans la vie Instruction de la femme Aucune 30,7 4,0 0,1 0,1 0,0 34,9 4352 Primaire 49,8 6,8 0,5 0,1 0,1 57,2 1287 Secondaire et plus 64,2 8,2 0,4 0,0 0,0 72,8 578 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 27,0 2,5 0,0 0,1 0,0 29,6 1104 Second 27,7 3,6 0,2 0,0 0,0 31,6 1234 Moyen 32,3 4,5 0,2 0,0 0,1 37,1 1310 Quatrième 42,6 6,6 0,0 0,0 0,0 49,2 1389 Le plus riche 58,9 7,3 0,6 0,2 0,0 67,0 1181 Religion du chef de ménage Animiste 25,0 6,5 0,1 0,0 0,0 31,6 212 Catholique 46,9 5,6 0,3 0,0 0,1 53,0 1179 Protestant 47,8 6,1 0,1 0,1 0,0 54,1 1271 Musulmane 31,5 4,3 0,2 0,1 0,0 36,0 3294 Autre religion (31,5) (12,3) (0,0) (0,0) (0,0) (43,8) (32) Pas de religion/ Manquant 38,3 3,3 1,3 0,0 0,0 43,0 229 Total 37,8 5,0 0,2 0,1 0,0 43,1 6217 1 Indicateur MICS 3.7; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 66 Tableau CH.3 (suite): Protection contre le tétanos néonatal Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des deux dernières années protégées contre le tétanos néonatal, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes ayant reçu au moins 2 doses lors de la dernière grossesse Pourcentage de femmes qui n’ont pas reçu deux ou plusieurs doses lors de la dernière grossesse mais ont reçu: Protégée contre le tétanos1 Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des 2 dernières années 2 doses, la dernière il y a moins de 3 ans 3 doses, la dernière il y a moins de 5 ans 4 doses, la dernière il y a moins de 10 ans 5 ou plusieurs doses dans la vie Milieu de résidence Urbain 58,7 7,6 0,4 0,2 0,0 66,9 1426 Rural 31,6 4,2 0,2 0,0 0,0 36,0 4791 Région Batha 14,0 3,9 0,1 0,0 0,0 17,9 331 BET (27,3) (0,4) (0,0) (0,0) (0,0) (27,7) (41) Chari Baguirmi 24,8 1,6 0,0 0,0 0,0 26,4 304 Guéra 30,0 3,4 0,0 0,3 0,0 33,7 297 Hadjer Lamis 16,3 0,6 0,1 0,0 0,0 17,0 341 Kanem 42,8 10,2 0,0 0,0 0,0 53,1 223 Lac 27,8 4,5 0,0 0,0 0,0 32,3 200 Logone Occidental 51,4 5,8 0,8 0,6 0,0 58,6 362 Logone Oriental 38,4 3,3 0,0 0,0 0,0 41,7 450 Mandoul 55,1 5,7 0,0 0,0 0,0 60,7 476 Mayo Kebbi Est 37,3 5,6 0,4 0,0 0,0 43,3 413 Mayo Kebbi Ouest 29,6 7,9 0,0 0,0 0,3 37,8 383 Moyen Chari 62,1 6,2 0,0 0,2 0,0 68,5 350 Ouaddaï 29,8 3,3 0,0 0,0 0,0 33,1 448 Salamat 23,3 5,6 0,0 0,0 0,0 28,8 162 Tandjilé 34,8 3,0 0,8 0,0 0,0 38,6 403 Wadi Fira 17,7 4,9 0,0 0,0 0,0 22,6 209 N’Djamena 61,8 8,8 0,8 0,0 0,0 71,4 692 Barh El Gazal (30,5) (1,4) (0,0) (0,0) (0,0) (31,9) (46) Sila 30,3 1,2 0,0 0,0 0,0 31,5 87 Total 37,8 5,0 0,2 0,1 0,0 43,1 6217 1 Indicateur MICS 3.7; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 67 TCHAD 2010 6 .3 TRAITEMENT DE LA DIARRHEE 6 .3 .1 RECOURS A UN TRAITEMENT APPROPRIE La diarrhée est la deuxième cause de décès chez les enfants de moins de cinq dans le monde. La plupart des décès d’enfants liés à la diarrhée sont dus à la déshydratation découlant de la perte de grandes quantités d’eau et d’électrolytes de l’organisme dans les selles liquides. Le traitement de la diarrhée - soit par des sels de réhydratation orale (SRO) ou d’un liquide-maison recommandé - peut prévenir bon nombre des décès. Prévenir la déshydratation et la malnutrition en augmentant l’apport hydrique et continuer à nourrir l’enfant sont aussi des stratégies importantes pour le traitement de la diarrhée. Les objectifs sont les suivants: (i) réduire de moitié les décès dus à la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans à l’horizon 2010 par rapport à 2000 (« Un monde digne des enfants ») et (ii) réduire des deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans à l’horizon 2015 par rapport à 1990 (Objectifs du Millénaire pour le développement). En outre, un « Monde Digne des enfants » appelle à une réduction de l’incidence de la diarrhée de 25 pour cent. Les indicateurs de MICS sont les suivants: • Prévalence de la diarrhée ; • Thérapie de réhydratation orale (TRO) ; • Prise en charge à domicile de la diarrhée ; • Thérapie de Réhydratation Orale (TRO) avec une alimentation continue ; Dans le questionnaire MICS, les mères (ou gardiennes) ont été invitées à indiquer si leur enfant avait eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête. Si oui, il a été posé à la mère une série de questions sur ce que l’enfant avait reçu à boire et manger pendant l’épisode de diarrhée et si la quantité était supérieure ou inférieure à ce que l’enfant mangeait et buvait normalement. Au Tchad, 25 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines précédant l’enquête selon les données présentée dans le tableau CH.4. En ce qui concerne l’âge, c’est entre 12 et 23 mois que la prévalence de la diarrhée est la plus élevée (36%) ; elle baisse ensuite pour atteindre 13 pour cent entre 48-59 mois (tableau CH4). Il n’y a pas de différence entre les milieux urbain et rural. Les différences selon le sexe ne sont pas non plus significatives : la prévalence de la diarrhée est de 26 pour cent chez les garçons et de 24 pour cent chez les filles. Le niveau d’instruction de la mère n’influe pas non plus de manière significative sur la prévalence de la diarrhée chez l’enfant. Quant au niveau de bien-être économique, il ne réduit que très faiblement cette prévalence chez les plus riches. En revanche, les disparités régionales sont importantes : certaines régions comme le Salamat (46%), le Logone Occidental (35%), le Lac (33%) ou la Tandjilé (31%) affichent des prévalences de la diarrhée chez l’enfant largement au-dessus de la moyenne nationale. A l’inverse, les régions Logone Oriental (16%) ou du Kanem (17%) enregistrent la prévalence la plus limitée du pays. 68 Ta bl ea u CH .4 : S ol ut io ns d e ré hy dr at at io n or al e et li qu id es m ai so n re co m m an dé s Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x de rn iè re s se m ai ne s, e t t ra ite m en t a ve c de s so lu tio ns d e ré hy dr at at io n or al e et d es liq ui de s m ai so n re co m m an dé s, T ch ad , 2 01 0 A e u la di ar rh ée au c ou rs de s de ux de rn iè re s se m ai ne s N om br e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s En fa nt s av ec d ia rr hé e ay an t r eç u: N om br e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs de s 2 de rn iè re s se m ai ne s SR O (S ac he t SR O ou liq ui de SR O pr é- em ba llé ) de s liq ui de s m ai so n re co m m an dé s: SR O ou n’ im po rt e qu el li qu id e m ai so n re co m m an dé un li qu id e SR O pr é- co nd iti on né po ur la di ar rh ée un li qu id e m ai so n (e au sa lé e su cr ée ) re co m m an dé pa r l e go uv er ne m en t un li qu id e m ai so n (e au d e riz ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t un li qu id e m ai so n (b ou ill on de c ar ot te ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t un li qu id e m ai so n (e au d e fe ui lle s go ya vi er ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t n’ im po rt e qu el li qu id e m ai so n re co m m an dé un li qu id e m ai so n (e au d e riz ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t un li qu id e m ai so n (b ou ill on de c ar ot te ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t Se xe M as cu lin 26 ,1 84 15 14 ,3 8, 5 3, 5 0, 9 26 ,6 22 ,3 41 ,5 46 ,7 21 98 Fé m in in 24 ,1 85 90 12 ,3 7, 9 3, 0 0, 9 27 ,3 23 ,0 43 ,5 49 ,1 20 70 Gr ou pe d ’â ge s 0- 11 m oi s 29 ,6 35 58 14 ,6 6, 5 3, 3 0, 6 20 ,9 26 ,2 40 ,9 47 ,8 10 52 12 -2 3 m oi s 36 ,2 29 32 14 ,7 10 ,4 3, 4 1, 0 31 ,4 23 ,8 46 ,4 50 ,8 10 61 24 -3 5 m oi s 26 ,8 33 51 12 ,3 8, 3 3, 9 ,8 26 ,9 24 ,2 42 ,7 47 ,8 89 6 36 -4 7 m oi s 20 ,1 34 80 13 ,4 9, 6 3, 1 1, 4 27 ,8 21 ,5 42 ,0 47 ,4 69 9 48 -5 9 m oi s 13 ,5 32 36 12 ,3 6, 6 2, 4 0, 8 21 ,4 14 ,2 31 ,7 37 ,8 43 7 In st ru ct io n de la m èr e Au cu ne 24 ,4 12 83 9 11 ,5 7, 0 3, 1 0, 6 25 ,4 19 ,2 38 ,6 43 ,6 31 38 Pr im ai re 26 ,4 30 14 13 ,4 9, 7 3, 6 0, 9 29 ,6 31 ,7 51 ,5 56 ,4 79 4 Se co nd ai re e t p lu s 29 ,0 11 49 29 ,3 15 ,5 3, 8 2, 7 36 ,0 32 ,9 57 ,3 67 ,0 33 3 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 27 ,1 32 98 5, 4 4, 1 2, 7 0, 0 24 ,1 20 ,2 38 ,6 41 ,1 89 5 Se co nd 25 ,2 34 84 6, 3 6, 2 1, 7 0, 1 25 ,5 20 ,6 40 ,7 42 ,7 87 9 M oy en 24 ,5 36 23 10 ,0 6, 2 3, 1 0, 5 23 ,6 20 ,4 38 ,6 42 ,9 88 6 Qu at riè m e 25 ,3 35 97 19 ,2 11 ,4 3, 9 1, 3 30 ,4 24 ,9 44 ,9 52 ,2 91 0 Le p lu s ric he 23 ,2 30 03 28 ,8 14 ,3 5, 2 3, 0 32 ,3 28 ,3 51 ,6 63 ,7 69 8 Re lig io n du c he f d e m én ag e An im is te 26 ,4 49 2 14 ,0 4, 9 1, 3 0, 0 47 ,4 20 ,6 55 ,3 59 ,9 13 0 Ca th ol iq ue 25 ,9 29 78 13 ,4 9, 8 2, 9 1, 2 33 ,4 41 ,6 57 ,7 62 ,3 77 2 Pr ot es ta nt 26 ,1 30 68 11 ,8 10 ,1 5, 6 0, 7 30 ,9 32 ,6 54 ,3 56 ,9 80 2 M us ul m an e 24 ,5 97 08 14 ,3 7, 5 2, 7 0, 8 22 ,6 13 ,4 33 ,0 39 ,7 23 76 Au tre re lig io n 29 ,8 82 * * * * * * * * * Pa s de re lig io n/ M an qu an t 24 ,2 67 7 7,1 4, 6 2, 4 2, 2 24 ,2 21 ,9 42 ,9 46 ,8 16 4 To ta l 25 ,1 17 00 5 13 ,3 8, 2 3, 2 0, 9 27 ,0 22 ,7 42 ,5 47 ,9 42 68 *B as é su r m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s ; ( ) B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 Santé de l e´nfant 69 TCHAD 2010 Ta bl ea u CH .4 (s ui te ): So lu tio ns d e ré hy dr at at io n or al e et li qu id es m ai so n re co m m an dé s Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x de rn iè re s se m ai ne s, e t t ra ite m en t a ve c de s so lu tio ns d e ré hy dr at at io n or al e et d es liq ui de s m ai so n re co m m an dé s, T ch ad , 2 01 0 A e u la di ar rh ée au c ou rs de s de ux de rn iè re s se m ai ne s N om br e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s En fa nt s av ec d ia rr hé e ay an t r eç u: N om br e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs de s 2 de rn iè re s se m ai ne s SR O (S ac he t SR O ou liq ui de SR O pr é- em ba llé ) de s liq ui de s m ai so n re co m m an dé s: SR O ou n’ im po rt e qu el li qu id e m ai so n re co m m an dé un li qu id e SR O pr é- co nd iti on né po ur la di ar rh ée un li qu id e m ai so n (e au sa lé e su cr ée ) re co m m an dé pa r l e go uv er ne m en t un li qu id e m ai so n (e au d e riz ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t un li qu id e m ai so n (b ou ill on de c ar ot te ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t un li qu id e m ai so n (e au d e fe ui lle s go ya vi er ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t n’ im po rt e qu el li qu id e m ai so n re co m m an dé un li qu id e m ai so n (e au d e riz ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t un li qu id e m ai so n (b ou ill on de c ar ot te ) re co m m an dé p ar le g ou ve rn em en t Ré gi on Ba th a 27 ,2 10 03 6, 2 6, 0 7, 4 0, 2 14 ,1 13 ,4 28 ,9 31 ,1 27 2 BE T 15 ,4 13 6 * * * * * * * * * Ch ar i B ag ui rm i 21 ,4 84 6 17 ,3 0, 6 1, 8 0, 0 11 ,3 12 ,3 21 ,5 32 ,1 18 1 Gu ér a 20 ,6 78 9 11 ,5 6, 2 1, 5 0, 4 21 ,8 15 ,4 33 ,7 38 ,2 16 2 Ha dj er L am is 19 ,7 96 6 8, 0 4, 6 3, 6 0, 0 10 ,4 3, 8 13 ,7 19 ,3 19 0 Ka ne m 16 ,7 75 9 14 ,2 9, 1 1, 4 1, 3 27 ,8 1, 4 33 ,1 39 ,0 12 7 La c 32 ,6 68 2 12 ,9 2, 5 1, 7 0, 7 22 ,9 4, 8 26 ,7 32 ,4 22 2 Lo go ne O cc id en ta l 35 ,1 86 2 9, 4 2, 7 1, 9 0, 0 20 ,9 23 ,8 41 ,4 45 ,5 30 3 Lo go ne O rie nt al 16 ,5 11 89 11 ,9 8, 7 0, 7 0, 4 18 ,9 43 ,6 58 ,5 60 ,6 19 7 M an do ul 18 ,7 11 78 14 ,5 16 ,4 5, 7 0, 2 57 ,5 52 ,7 73 ,8 77 ,0 22 0 M ay o Ke bb i E st 27 ,0 12 68 10 ,6 4, 7 1, 6 0, 0 45 ,2 10 ,4 51 ,8 55 ,5 34 2 M ay o Ke bb i O ue st 25 ,8 89 0 6, 5 6, 6 3, 0 1, 6 32 ,3 51 ,4 67 ,6 70 ,9 22 9 M oy en C ha ri 29 ,0 84 7 11 ,9 11 ,3 0, 0 0, 0 19 ,5 40 ,2 49 ,2 53 ,2 24 6 Ou ad da ï 28 ,8 12 27 15 ,8 8, 1 0, 8 0, 9 31 ,1 13 ,1 43 ,2 49 ,4 35 4 Sa la m at 46 ,2 54 3 2, 7 4, 8 0, 4 0, 3 17 ,9 10 ,4 25 ,9 27 ,1 25 0 Ta nd jil é 31 ,4 95 9 7, 9 12 ,3 9, 5 0, 6 28 ,2 31 ,7 42 ,9 45 ,4 30 1 W ad i F ira 18 ,2 75 4 10 ,3 6, 5 0, 1 0, 2 24 ,6 10 ,0 28 ,8 32 ,6 13 7 N ’D ja m en a 24 ,1 16 79 35 ,6 19 ,6 8, 4 5, 6 39 ,5 37 ,0 61 ,3 74 ,0 40 5 Ba rh E l G az al 20 ,4 13 8 (1 8, 1) (4 ,7 ) (4 ,1) (0 ,0 ) (1 7, 2) (6 ,7 ) (2 3, 5) (3 4, 5) (2 8) Si la 27 ,5 29 1 25 ,9 7, 8 0, 8 0, 6 11 ,2 5, 4 18 ,0 38 ,0 80 M ili eu d e ré si de nc e Ur ba in 25 ,4 35 47 27 ,3 15 ,5 6, 4 3, 3 33 ,6 30 ,6 53 ,5 64 ,1 90 2 Ru ra l 25 ,0 13 45 9 9, 6 6, 2 2, 4 0, 2 25 ,2 20 ,5 39 ,5 43 ,5 33 65 To ta l 25 ,1 17 00 5 13 ,3 8, 2 3, 2 0, 9 27 ,0 22 ,7 42 ,5 47 ,9 42 68 *B as é su r m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s ; ( ) B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 70 6 .3 .2 PRATIQUES D’ALIMENTATION DURANT LA DIARRHEE Parmi les 25 pour cent d’enfants âgés de 0 à 59 mois qui ont eu la diarrhée, 21 pour cent ont reçu beaucoup moins de liquide qu’avant l’épisode diarrhéique et 42 pour cent un peu moins. Les différences selon le sexe sont insignifiantes puisque 22 pour cent et 41 pour cent des enfants de sexe masculin ont reçu respectivement beaucoup moins et un peu moins à boire, contre 20 et 44 pour cent des enfants de sexe féminin. Des disparités existent en revanche selon le milieu de résidence : 22 et 44 pour cent des enfants atteints de diarrhée du milieu rural ont reçu beaucoup moins et moins à boire ; ils ont donc été traités de façon encore plus inappropriée que les enfants des zones urbaines, pour qui les pourcentages se situent respectivement à 19 et 38 pour cent. Les différences de pratiques alimentaires en cas de diarrhée ne sont pas significatives selon l’âge de l’enfant ni même selon le niveau de vie du ménage. Elles sont un peu plus marquées mais restent peu importantes selon le niveau d’instruction de la mère : 22 pour cent des mères sans instruction ont donné beaucoup moins à boire à leur enfant malade et 44 pour cent un peu moins à boire alors que 18 pour cent des mères de niveau secondaire ou plus ont donné beaucoup moins à boire et 35 pour cent un peu moins à boire. Selon les régions, les différences de pratiques des mères vis-à-vis de leurs enfants atteints de diarrhée sont plus grandes. C’est dans le Guéra (34%), le Hadjer Lamis (31%) et le Kanem (29%) que les enfants sont les plus nombreux à recevoir beaucoup moins à boire lorsqu’ils sont malades. A l’inverse, les enfants diarrhéiques sont moins nombreux à recevoir beaucoup mois à boire dans le Ouaddaï (13%), la Tandjilé (14%), le Chari Baguirmi (16%), le Bahr El Gazel (16%) et dans la ville de N’Djamena (17%). Concernant l’alimentation, deux pour cent des enfants malades de la diarrhée n’ont rien reçu à manger, 13 pour cent ont eu beaucoup moins à manger, 48 pour cent ont eu un peu moins à manger et six pour cent ont complètement arrêté de manger. Les différences de pratiques selon le sexe de l’enfant, le milieu de résidence et les caractéristiques sociodémographiques des parents ne sont guère significatives. Là encore, c’est au niveau régional que les disparités sont les plus grandes. Par exemple, près du quart des enfants malades du Mayo Kebbi Ouest (23%) ont eu beaucoup moins à manger, contre six pour cent dans la Tandjilé. Santé de l e´nfant 71 TCHAD 2010 Ta bl ea u CH .5 : P ra tiq ue s d’ al im en ta tio n du ra nt la d ia rr hé e Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x de rn iè re s se m ai ne s se lo n la q ua nt ité d e liq ui de s et d ’a lim en ts d on né s du ra nt l’ ép is od e di ar rh éi qu e, T ch ad , 2 01 0 A eu la di ar rh ée au co ur s de s d eu x de rn iè re s se m ai ne s No m br e d’e nf an ts âg és de 0- 59 m oi s Pr at iq ue s d e c on so m m at io n d e l iq ui de s d ur an t l a d ia rrh ée : Pr at iq ue s d ’al im en ta tio n d ur an t l a d ia rrh ée : No mb re d’e nf an ts de 0- 59 m oi s q ui o nt eu la di ar rh ée da ns le s 2 de rn iè re s se m ai ne s a e u be au co up m oi ns à bo ire a e u un pe u m oi ns à bo ire a e u à pe u p rè s la m êm e qu an tit é à b oi re a e u pl us à bo ire N’ a rie n e u à b oi re NS P a e u be au co up m oi ns à m an ge r a e u un pe u m oi ns à m an ge r a e u à pe u p rè s la mê me qu an tit é à ma ng er a e u pl us à m an ge r a a rrê té le s al im en ts n’a ri en eu à m an ge r NS P Se xe M as cu lin 26 ,1 84 15 22 ,4 41 ,1 21 ,5 11 ,9 2, 4 0,7 12 ,2 48 ,0 27 ,5 4, 2 4, 8 2, 6 0,7 21 98 Fé m in in 24 ,1 85 90 20 ,4 44 ,0 21 ,0 11 ,5 2, 2 0, 9 13 ,2 47 ,7 24 ,5 5,1 7,0 2,1 0, 3 20 70 Gr ou pe d ’â ge s 0- 11 m oi s 29 ,6 35 58 20 ,4 46 ,2 20 ,9 9, 6 2, 5 0, 3 10 ,7 46 ,3 24 ,8 3, 6 6, 0 8, 0 0,7 10 52 12 -2 3 m oi s 36 ,2 29 32 20 ,8 42 ,9 20 ,1 13 ,3 1,7 1,2 12 ,5 51 ,0 22 ,8 5, 0 7,2 0, 9 0, 6 10 61 24 -3 5 m oi s 26 ,8 33 51 21 ,9 41 ,4 21 ,6 12 ,4 1,8 0, 9 12 ,2 48 ,1 28 ,9 4, 8 5, 4 0, 3 0, 3 89 6 36 -4 7 m oi s 20 ,1 34 80 23 ,6 38 ,2 19 ,8 14 ,2 3, 4 0, 8 15 ,2 46 ,1 26 ,9 5, 8 4, 8 0, 3 0, 9 69 9 48 -5 9 m oi s 13 ,5 32 36 23 ,0 43 ,6 21 ,2 10 ,5 0, 9 0, 8 15 ,7 49 ,4 24 ,6 4, 5 5, 0 0, 6 0, 0 43 7 In st ru ct io n d e l a m èr e Au cu ne 24 ,4 12 83 9 21 ,7 44 ,5 20 ,9 9, 5 2, 5 0, 9 13 ,1 48 ,2 25 ,9 4, 3 5, 6 2, 5 0, 5 31 38 Pr im ai re 26 ,4 30 14 21 ,7 37 ,6 21 ,5 17 ,0 1,8 0, 4 12 ,0 46 ,7 26 ,5 5, 6 6, 5 1,9 0, 8 79 4 Se co nd ai re e t p lu s 29 ,0 11 49 17 ,8 34 ,9 24 ,2 20 ,2 1,8 1,0 10 ,5 47 ,9 26 ,2 6,1 7,3 1,8 0,1 33 3 Qu in til e d u b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s p au vr e 27 ,1 32 98 25 ,0 43 ,4 19 ,3 9, 5 1,7 1,0 16 ,9 44 ,4 24 ,3 4,1 6, 3 3,1 0, 9 89 5 Se co nd 25 ,2 34 84 21 ,2 46 ,8 19 ,9 8, 0 3, 0 1,2 11 ,4 49 ,7 27 ,7 4, 3 4, 4 1,7 0,7 87 9 M oy en 24 ,5 36 23 20 ,4 43 ,3 21 ,8 11 ,7 1,9 0, 9 11 ,5 47 ,1 26 ,9 5, 4 6, 2 2, 6 0, 3 88 6 Qu at riè m e 25 ,3 35 97 22 ,8 38 ,2 24 ,9 12 ,6 1,1 0, 5 11 ,8 46 ,9 28 ,1 4, 3 6, 3 2, 4 0,1 91 0 Le p lu s r ich e 23 ,2 30 03 16 ,6 40 ,6 19 ,9 18 ,2 4, 3 0, 3 11 ,5 52 ,4 22 ,4 5, 2 6,1 1,8 0, 6 69 8 Re lig io n d u c he f d e m én ag e An im ist e 26 ,4 49 2 24 ,5 49 ,2 10 ,5 13 ,3 2, 5 0, 0 12 ,3 59 ,3 12 ,2 7,1 7,6 1,4 0, 0 13 0 Ca th ol iq ue 25 ,9 29 78 27 ,1 35 ,1 20 ,5 15 ,4 1,3 0,7 13 ,8 44 ,4 27 ,5 6, 8 6, 0 1,0 0, 4 77 2 Pr ot es ta nt 26 ,1 30 68 17 ,5 39 ,2 23 ,8 16 ,7 2,1 0, 6 12 ,9 42 ,4 32 ,0 4, 2 5, 5 1,9 0, 9 80 2 M us ul m an e 24 ,5 97 08 20 ,6 46 ,0 20 ,8 8, 9 2, 8 0, 9 11 ,8 51 ,7 23 ,1 3, 9 6, 2 2, 8 0, 5 23 76 Au tre re lig io n 29 ,8 82 * * * * * * * * * * * * * * M an qu an t 24 ,2 67 7 25 ,0 39 ,3 27 ,2 6, 2 1,1 1,3 18 ,6 30 ,2 39 ,5 4, 6 1,6 5, 4 0, 0 16 4 To ta l 25 ,1 17 00 5 21 ,4 42 ,5 21 ,2 11 ,7 2, 3 0, 8 12 ,7 47 ,9 26 ,0 4, 6 5, 9 2, 4 0, 5 42 68 So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 72 Ta bl ea u CH .5 (s ui te ): Pr at iq ue s d’ al im en ta tio n du ra nt la d ia rr hé e Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x de rn iè re s se m ai ne s se lo n la q ua nt ité d e liq ui de s et d ’a lim en ts d on né s du ra nt l’ ép is od e di ar rh éi qu e, T ch ad , 2 01 0 A eu la di ar rh ée au co ur s de s d eu x de rn iè re s se m ai ne s No m br e d’e nf an ts âg és de 0- 59 m oi s Pr at iq ue s d e c on so m m at io n d e l iq ui de s d ur an t l a d ia rrh ée : Pr at iq ue s d ’al im en ta tio n d ur an t l a d ia rrh ée : No mb re d’e nf an ts de 0- 59 m oi s qu i o nt eu la di ar rh ée da ns le s 2 de rn iè re s se m ai ne s a e u be au co up m oi ns à bo ire a e u un pe u m oi ns à bo ire a e u à pe u p rè s la m êm e qu an tit é à b oi re a e u pl us à bo ire N’ a rie n e u à b oi re NS P a e u be au co up m oi ns à m an ge r a e u un pe u m oi ns à m an ge r a e u à pe u p rè s la m êm e qu an tit é à ma ng er a e u pl us à m an ge r a a rrê té le s al im en ts n’a ri en eu à m an ge r NS P Ré gi on Ba th a 27 ,2 10 03 21 ,7 49 ,8 18 ,3 5, 3 4, 2 0,7 17 ,0 46 ,7 22 ,5 1,7 9, 9 2, 2 0, 0 27 2 BE T 15 ,4 13 6 * * * * * * * * * * * * * * Ch ar i B ag ui rm i 21 ,4 84 6 15 ,9 42 ,2 27 ,6 14 ,4 ,0 0, 0 16 ,9 37 ,4 27 ,9 6, 5 6, 2 5, 0 0, 0 18 1 Gu ér a 20 ,6 78 9 34 ,4 39 ,8 13 ,2 10 ,4 1,5 0,7 8, 8 57 ,5 19 ,2 3, 2 5, 9 5, 3 0,1 16 2 Ha dj er La m is 19 ,7 96 6 30 ,6 37 ,6 26 ,6 4, 3 ,9 0, 0 12 ,6 59 ,0 24 ,2 1,6 ,5 2, 0 0, 0 19 0 Ka ne m 16 ,7 75 9 29 ,1 56 ,0 11 ,8 ,1 1,2 1,8 16 ,7 55 ,7 18 ,7 1,9 4, 3 2,7 0, 0 12 7 La c 32 ,6 68 2 23 ,4 54 ,5 13 ,9 7,3 ,9 0, 0 10 ,2 61 ,6 17 ,0 3,7 5, 0 2, 0 0, 5 22 2 Lo go ne O cc id en ta l 35 ,1 86 2 19 ,0 31 ,3 30 ,8 17 ,3 ,8 0, 8 7,4 39 ,0 36 ,1 13 ,3 2, 4 ,6 1,2 30 3 Lo go ne O rie nt al 16 ,5 11 89 23 ,3 40 ,1 18 ,6 18 ,0 ,0 0, 0 13 ,1 51 ,7 20 ,1 4,1 9,7 1,3 0, 0 19 7 M an do ul 18 ,7 11 78 24 ,9 49 ,7 11 ,8 13 ,2 ,4 0, 0 16 ,4 30 ,5 36 ,9 3,7 10 ,6 1,8 0, 2 22 0 M ay o K eb bi E st 27 ,0 12 68 25 ,6 39 ,7 24 ,8 6, 3 2, 6 1,0 23 ,0 39 ,3 30 ,9 5, 2 ,4 1,2 0, 0 34 2 M ay o K eb bi O ue st 25 ,8 89 0 25 ,5 45 ,5 10 ,2 18 ,2 ,0 0, 6 17 ,5 48 ,8 16 ,2 6, 5 6, 8 4, 0 0, 2 22 9 M oy en C ha ri 29 ,0 84 7 26 ,4 29 ,4 18 ,0 22 ,9 2, 8 0, 6 13 ,6 49 ,9 22 ,3 4, 8 6,1 2, 5 0, 8 24 6 Ou ad da ï 28 ,8 12 27 13 ,4 47 ,0 26 ,9 10 ,4 ,5 1,7 6, 5 52 ,0 25 ,1 5, 5 6, 3 4, 0 0, 5 35 4 Sa la m at 46 ,2 54 3 17 ,5 46 ,4 23 ,9 2, 8 7,5 1,9 12 ,2 51 ,1 24 ,2 1,0 7,3 1,8 2, 4 25 0 Ta nd jilé 31 ,4 95 9 13 ,6 40 ,9 29 ,4 14 ,7 ,9 0, 5 5,7 40 ,7 40 ,8 3, 8 5, 9 1,5 1,6 30 1 W ad i F ira 18 ,2 75 4 24 ,1 41 ,3 24 ,6 9, 0 1,0 0, 0 14 ,8 43 ,6 27 ,0 5, 6 8, 2 1,0 0, 0 13 7 N’ Dj am en a 24 ,1 16 79 16 ,7 37 ,9 18 ,4 17 ,2 7,9 1,8 9, 3 53 ,6 23 ,7 4, 8 6, 5 1,8 0, 3 40 5 Ba rh E l G az al 20 ,4 13 8 (16 ,1) (5 3, 2) (12 ,1) (18 ,6) (0 ,0) (0 ,0) (11 ,7) (5 7,0 ) (11 ,7) (2 ,2 ) (12 ,9) (4 ,6) (0 ,0) (2 8) Si la 27 ,5 29 1 17 ,5 42 ,1 28 ,8 7,2 4, 3 0,1 13 ,8 51 ,1 30 ,2 ,6 2, 8 1,5 0, 0 80 M ili eu d e r és id en ce Ur ba in 25 ,4 35 47 19 ,2 38 ,3 21 ,8 15 ,4 4, 2 1,1 10 ,3 50 ,5 26 ,1 5,1 5, 8 1,8 0, 4 90 2 Ru ra l 25 ,0 13 45 9 22 ,0 43 ,6 21 ,1 10 ,7 1,8 0,7 13 ,3 47 ,2 26 ,0 4, 5 5, 9 2, 5 0, 5 33 65 To ta l 25 ,1 17 00 5 21 ,4 42 ,5 21 ,2 11 ,7 2, 3 0, 8 12 ,7 47 ,9 26 ,0 4, 6 5, 9 2, 4 0, 5 42 68 * B as é su r m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s ; ( ) B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 Santé de l e´nfant 73 TCHAD 2010 6 .3 .3 THERAPIE DE REHYDRATATION ORALE AVEC POURSUITE DE L’ALIMENTATION ET D’AUTRES TRAITEMENTS Lorsque l’enfant a la diarrhée, le traitement le plus recommandé est la thérapie de réhydratation orale – TRO : sous forme de sels de réhydratation orale (SRO) ou de liquide maison recommandé – avec poursuite de l’alimentation. Sur les 25 pour cent d’enfants qui ont eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines précédant l’enquête, 23 pour cent ont reçu des SRO ou un liquide maison recommandé avec poursuite de l’alimentation. Trente- six pour cent n’ont reçu aucun traitement, 17 pour cent un remède maison ou une herbe médicinale et 14 un antibiotique. Le milieu de résidence influe sur le type de traitement donné à l’enfant. En milieu rural, 19 pour cent des enfants ont bénéficié d’une TRO avec poursuite de l’alimentation, contre 39 pour cent en milieu urbain. De plus, les enfants ruraux reçoivent des soins encore plus inappropriés que ceux des milieux urbains. Dix-huit pour cent ont été traités avec des remèdes maison ou des herbes médicinales (contre 12% en milieu urbain) et 39 pour cent n’ont reçu aucun traitement (contre 24% en milieu urbain). Le niveau d’instruction de la mère influe également sur la qualité du traitement. Les enfants des mères les plus éduquées sont plus de deux fois plus nombreux que ceux des mères sans instruction à recevoir une TRO avec poursuite de l’alimentation en cas de diarrhée et sont deux fois moins nombreux à recevoir des remèdes maison ou herbes médicinales. Le niveau de vie des ménages pèse encore plus lourdement sur la qualité des soins dispensés aux enfants diarrhéiques plus le ménage est riche et plus l’enfant est bien soigné : les enfants les plus pauvres sont trois fois moins nombreux que les plus riches à bénéficier d’une TRO avec poursuite de l’alimentation. Selon la région, c’est au Salamat et au Batha que les enfants atteints de diarrhée sont les plus mal soignés alors qu’ils sont beaucoup plus nombreux à recevoir TRO avec poursuite de l’alimentation à N’Djamena (47%), dans le Moyen Chari (32%) et dans la Tandjilé (30%). 74 Ta bl ea u CH .6 : T hé ra pi e de ré hy dr at at io n or al e av ec p ou rs ui te d e l’a lim en ta tio n Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x de rn iè re s se m ai ne s et re çu u ne th ér ap ie d e ré hy dr at at io n or al e av ec p ou rs ui te d e l’a lim en ta tio n, e t p ou rc en ta ge d ’e nf an ts a ya nt e u la d ia rr hé e et re çu d ’a ut re s tr ai te m en ts , T ch ad , 2 01 0 En fa nt s a ya nt eu la di ar rh ée et re çu : Au tre s t ra ite me nt s: N’ on t r eç u au cu n tra ite me nt ou mé dic am en t No mb re d’ en fa nt s âg és de 0- 59 mo is ay an t e u l a dia rrh ée au co ur s de s d eu x d er niè re s se ma ine s SR O ou au gm en ta tio n de liq uid es TR O (S RO ou liq uid es m ais on re co mm an dé s ou au gm en ta tio n de liq uid es ) TR O av ec po ur su ite de l’a lim en ta tio n1 Pi lu le ou si ro p In je ct io n Re mè de ma iso n, he rb e mé dic ina le Au tre An tib iot hé ra pie An ti- mo tili té Zin c Au tre In co nn u An tib iot hé ra pie No n- an tib iot hé ra pie In co nn u In tra ve ine ux Se xe M as cu lin 24 ,1 30 ,1 23 ,8 14 ,7 2,2 0,2 0,9 7,0 2,6 0,6 1,5 0,3 15 ,4 17 ,7 36 ,9 21 98 Fé mi nin 22 ,0 28 ,0 22 ,4 13 ,2 1,9 0,3 0,8 7,5 2,1 0,8 1,1 0,2 18 ,0 20 ,6 35 ,1 20 70 Gr ou pe d’ âg es 0- 11 m ois 22 ,5 27 ,7 21 ,4 12 ,6 1,1 0,4 1,0 6,2 2,6 0,7 1,6 0,3 18 ,7 16 ,5 38 ,1 10 52 12 -2 3 m ois 25 ,9 32 ,5 25 ,1 18 ,0 2,3 0,1 1,4 7,3 2,3 0,7 1,1 0,3 16 ,3 23 ,4 30 ,0 10 61 24 -3 5 m ois 22 ,7 29 ,8 24 ,4 12 ,8 3,0 0,4 0,4 8,0 3,2 0,8 1,4 0,4 17 ,4 19 ,0 35 ,9 89 6 36 -4 7 m ois 24 ,8 31 ,5 25 ,5 12 ,3 2,3 0,0 0,9 7,6 1,7 1,0 1,4 0,3 14 ,9 19 ,4 36 ,0 69 9 48 -5 9 m ois 20 ,8 26 ,0 21 ,6 12 ,0 2,0 0,4 0,3 7,1 1,8 0,3 1,1 0,0 17 ,4 16 ,4 39 ,6 43 7 In st ru ct io n d e l a m èr e Au cu ne 19 ,9 25 ,1 19 ,2 11 ,3 1,6 0,2 0,8 6,9 2,4 0,5 1,4 0,2 16 ,9 16 ,7 41 ,6 31 38 Pr im air e 26 ,9 34 ,8 29 ,4 22 ,1 2,2 0,2 1,2 6,7 2,0 1,7 0,7 0,5 18 ,8 25 ,1 23 ,5 79 4 Se co nd air e e t plu s 42 ,9 52 ,7 44 ,6 20 ,2 5,1 0,8 0,4 11 ,8 2,5 0,8 1,6 0,1 9,3 28 ,0 13 ,6 33 3 Qu in til e d u b ie n- êt re éc on om iq ue Le pl us pa uv re 14 ,3 18 ,9 14 ,4 8,2 0,6 0,0 0,5 6,9 1,2 0,5 0,6 0,3 17 ,8 16 ,7 46 ,5 89 5 Se co nd 13 ,1 18 ,2 14 ,0 10 ,7 0,9 0,4 1,2 6,4 2,9 1,2 1,8 0,3 18 ,5 16 ,2 45 ,8 87 9 M oy en 20 ,5 25 ,5 19 ,8 12 ,6 3,0 0,3 1,1 6,3 2,4 0,9 1,3 0,2 15 ,4 17 ,3 37 ,8 88 6 Qu at riè me 29 ,2 36 ,6 29 ,7 17 ,6 2,2 0,2 0,6 7,8 2,1 0,3 1,4 0,2 20 ,0 24 ,1 26 ,9 91 0 Le pl us ri ch e 42 ,2 50 ,6 41 ,6 22 ,6 3,9 0,4 0,9 9,1 3,2 0,7 1,5 0,3 10 ,4 21 ,6 20 ,1 69 8 Re lig io n d u c he f d e m én ag e An im ist e 25 ,8 29 ,5 24 ,2 10 ,1 0,6 0,0 0,0 16 ,8 3,3 0,0 1,1 0,1 27 ,7 14 ,1 30 ,6 13 0 Ca th oli qu e 26 ,4 33 ,2 26 ,2 17 ,7 3,6 0,5 1,2 5,5 2,9 1,2 1,2 0,5 21 ,2 19 ,3 26 ,4 77 2 Pr ot es ta nt 25 ,1 34 ,7 27 ,6 18 ,5 2,1 0,0 1,1 6,8 2,2 1,5 1,0 0,8 19 ,5 25 ,9 28 ,0 80 2 M us ulm an e 21 ,7 26 ,4 21 ,0 11 ,9 1,7 0,2 0,7 7,3 2,2 0,3 1,4 0,0 13 ,5 17 ,2 41 ,9 23 76 Au tre re lig ion * * * * * * * * * * * * * * * * Pa s d e r eli gio n/ M an . 13 ,2 19 ,8 14 ,7 9,2 0,3 0,9 0,7 9,6 2,5 0,8 1,2 0,5 18 ,6 16 ,4 42 ,0 16 4 To ta l 23 ,1 29 ,1 23 ,1 14 ,0 2,0 0,2 0,8 7,2 2,3 0,7 1,3 0,3 16 ,7 19 ,1 36 ,0 42 68 1 In dic at eu r M IC S 3 .8; * B as é s ur m oin s d e 2 5 c as no n p on dé ré s So ur ce : IN SE ED , M IC S, Tc ha d, 20 10 Santé de l e´nfant 75 TCHAD 2010 Ta bl ea u CH .6 (s ui te ): Th ér ap ie d e ré hy dr at at io n or al e av ec p ou rs ui te d e l’a lim en ta tio n Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x de rn iè re s se m ai ne s et re çu u ne th ér ap ie d e ré hy dr at at io n or al e av ec p ou rs ui te d e l’a lim en ta tio n, e t p ou rc en ta ge d ’e nf an ts a ya nt e u la d ia rr hé e et re çu d ’a ut re s tr ai te m en ts , T ch ad , 2 01 0 En fa nt s a ya nt eu la di ar rh ée et re çu : Au tre s t ra ite me nt s: N’ on t r eç u au cu n tra ite me nt ou mé dic am en t No mb re d’ en fa nt s âg és de 0- 59 mo is ay an t e u l a dia rrh ée au co ur s de s d eu x d er niè re s se ma ine s SR O ou au gm en ta tio n de liq uid es TR O (S RO ou liq uid es m ais on re co mm an dé s ou au gm en ta tio n de liq uid es ) TR O av ec po ur su ite de l’a lim en ta tio n1 Pi lu le ou si ro p In je ct io n Re mè de ma iso n, he rb e mé dic ina le Au tre An tib iot hé ra pie An ti- mo tili té Zin c Au tre In co nn u An tib iot hé ra pie No n- an tib iot hé ra pie In co nn u In tra ve ine ux Ré gi on Ba th a 11 ,5 20 ,4 13 ,5 5,5 1,9 0,0 0,6 8,7 1,8 0,0 0,3 0,0 11 ,4 19 ,0 47 ,7 27 2 BE T * * * * * * * * * * * * * * * * Ch ar i B ag uir mi 29 ,3 30 ,6 20 ,4 20 ,9 8,9 0,0 0,0 7,4 3,9 0,0 1,5 0,0 22 ,9 17 ,5 20 ,8 18 1 Gu ér a 21 ,1 25 ,2 18 ,5 10 ,9 0,7 0,3 0,9 8,3 1,4 1,1 1,4 0,0 25 ,9 16 ,6 36 ,5 16 2 Ha dje r L am is 11 ,7 16 ,4 15 ,5 5,6 0,0 0,0 0,8 8,8 2,5 0,0 2,9 0,0 3,3 29 ,1 49 ,0 19 0 Ka ne m 14 ,4 20 ,8 16 ,8 11 ,1 1,6 0,1 1,3 10 ,0 4,5 0,1 3,5 0,0 11 ,6 10 ,5 43 ,2 12 7 La c 17 ,6 18 ,3 15 ,3 15 ,2 0,0 0,0 0,9 6,2 1,8 1,1 2,0 0,0 14 ,0 15 ,3 50 ,7 22 2 Lo go ne Oc cid en ta l 25 ,8 27 ,1 23 ,4 19 ,1 1,3 0,0 1,1 4,9 3,8 2,1 1,8 2,0 9,7 26 ,7 31 ,2 30 3 Lo go ne O rie nt al 25 ,5 31 ,2 22 ,6 15 ,4 3,4 0,0 0,4 7,2 3,8 0,8 0,4 0,0 19 ,4 20 ,7 33 ,3 19 7 M an do ul 22 ,6 35 ,7 23 ,3 11 ,8 4,8 1,1 5,1 3,1 5,5 2,7 1,1 0,0 28 ,3 28 ,3 25 ,3 22 0 M ay o K eb bi Es t 15 ,9 18 ,4 15 ,1 24 ,2 0,6 0,5 0,0 7,3 1,4 0,0 0,9 0,9 17 ,2 12 ,7 41 ,6 34 2 M ay o K eb bi Ou es t 23 ,8 30 ,7 24 ,2 10 ,0 4,8 0,6 1,6 15 ,0 2,4 0,8 0,7 0,8 39 ,0 16 ,9 31 ,2 22 9 M oy en C ha ri 30 ,8 39 ,1 31 ,7 23 ,6 2,7 0,0 0,3 3,3 2,4 3,3 1,2 0,0 24 ,3 28 ,1 17 ,9 24 6 Ou ad da ï 24 ,4 28 ,7 25 ,0 7,8 0,0 0,4 0,9 12 ,5 0,5 0,1 0,1 0,0 9,9 17 ,0 42 ,4 35 4 Sa lam at 5,5 10 ,2 8,3 7,0 1,1 0,0 0,2 2,2 1,1 0,6 1,8 0,0 11 ,7 13 ,7 60 ,0 25 0 Ta nd jilé 22 ,2 36 ,9 30 ,5 8,5 1,6 0,1 0,1 8,1 1,3 0,0 2,5 0,1 16 ,3 21 ,3 25 ,5 30 1 W ad i F ira 19 ,2 21 ,4 16 ,5 11 ,4 0,0 0,0 0,1 0,6 4,2 0,0 0,0 0,0 23 ,8 16 ,5 38 ,5 13 7 N’ Dj am en a 47 ,2 56 ,5 46 ,6 21 ,2 3,3 0,4 0,8 7,2 2,3 0,0 1,3 0,0 10 ,4 18 ,1 22 ,3 40 5 Ba rh El G az al (31 ,5) (3 4,1 ) (24 ,6) (13 ,0) (0, 3) (0, 6) (0, 0) (9, 7) (0, 0) (0, 0) (0, 7) (0, 0) (12 ,9) (10 ,4) (3 9,9 ) (2 8) Si la 31 ,8 35 ,2 29 ,2 14 ,0 0,0 1,1 0,9 6,2 0,7 0,0 0,9 0,0 18 ,3 7,9 46 ,0 80 M ili eu de ré sid en ce Ur ba in 38 ,8 47 ,8 39 ,0 21 ,5 2,4 0,5 1,0 7,9 2,7 0,3 1,7 0,2 11 ,7 21 ,2 23 ,8 90 2 Ru ra l 18 ,8 24 ,1 18 ,9 12 ,0 1,9 0,2 0,8 7,1 2,2 0,8 1,2 0,3 18 ,0 18 ,6 39 ,3 33 65 To ta l 23 ,1 29 ,1 23 ,1 14 ,0 2,0 0,2 0,8 7,2 2,3 0,7 1,3 0,3 16 ,7 19 ,1 36 ,0 42 68 1 In dic at eu r M IC S 3 .8; * B as é s ur m oin s d e 2 5 c as no n p on dé ré s So ur ce : IN SE ED , M IC S, Tc ha d, 20 10 76 6 .4 . TRAITEMENT DE LA PNEUMONIE 6 .4 .1 PREVALENCE DE LA PNEUMONIE PRESUMEE ET RECHERCHE DES SOINS Comparativement aux résultats de l’enquête par grappes à indicateurs multiples de 2000, qui indiquait une prévalence des infections respiratoires aiguës (IRA) de 13 pour cent, la situation décrite par la MICS-2010 est meilleure, avec une prévalence nationale de neuf pour cent (voir tableau CH.7). Parmi ces enfants atteints de pneumonie, 26 pour cent ont été conduits chez un prestataire de santé et 31 pour cent ont reçu au moins un antibiotique. Dans le même temps, en cas de pneumonie présumée, cinq pour cent des enfants ont été conduits par leurs parents/gardiens chez des parents(es) ou amis(es), quatre pour cent chez un praticien traditionnel tandis que 13 pour cent des parents ont eu recours à une boutique pour acheter un traitement. La prévalence des IRA est un tout petit peu plus élevée pour les garçons que pour les filles et le type de réaction face à un enfant soupçonné d’avoir contracté des IRA varie aussi très peu selon le sexe. Les filles (27%) sont un peu plus souvent que les garçons (25%) conduites vers un prestataire de soins de santé public ou privé. La religion du chef de ménage influe peu sur les pratiques en matière de prise en charge des IRA suspectées, même si les ménages musulmans semblent un peu moins recourir à du personnel de santé et aux antibiotiques que les animistes et les chrétiens Selon le milieu de résidence, la prévalence de la pneumonie est similaire en milieu urbain et rural. En revanche, le traitement des enfants malades varie considérablement. Ainsi, 51 pour cent des enfants des zones urbaines sont conduits chez un personnel soignant et 62 pour cent reçoivent un antibiotique. En revanche en milieu rural, seulement 20 pour cent des enfants atteints de pneumonie sont conduits chez n’importe quel soignant et 23 pour cent reçoivent un antibiotique. Des différences importantes sont également constatées selon le niveau d’instruction des mères: 70 pour cent des enfants de mères de niveau secondaire ou plus qui suspectent une pneumonie reçoivent des antibiotiques, contre seulement 20 pour cent des enfants des mères qui n’ont aucune instruction. Le niveau de vie des ménages est aussi un facteur influant. Selon le quintile du bien-être-économique, plus les ménages sont riches, plus les enfants qui y vivent sont conduits auprès de personnel soignant. Ainsi, 50 pour cent des enfants des ménages les plus riches sont conduits auprès de n’importe quel soignant et 63 pour cent reçoivent un antibiotique, alors que 14 pour cent des enfants des ménages les plus pauvres sont conduits auprès de n’importe quel soignant et que seulement 19 pour cent reçoivent un antibiotique. Selon les régions, la prévalence des IRA est la plus élevée (supérieure à 12%) dans le Salamat, le Ouaddaï, le Wadi Fira et le Hadjer Lamis. A l’inverse, elle est plus faible d’au moins trois points que la moyenne nationale (inférieure à 6%) dans le Logone Oriental, le Mayo Kebbi Ouest et le Mandoul. Quant à la prise en charge des enfants par n’importe quel soignant, elle est particulièrement élevée à N’Djamena (57%) et très faible dans le Logone Oriental (9%). Le recours à un antibiotique est le plus fréquent à N’Djamena (75%) et le plus rare dans le Mandoul (12%). Les deux signes d’alerte de la pneumonie sont la respiration rapide et la difficulté respiratoire mais au Tchad, seulement entre quatre et cinq pour cent des mères/gardiennes savent que ces deux signes nécessitent le recours immédiat à un traitement, comme le montre le tableau CH.8 ci-dessus. Le milieu de résidence, le niveau de vie et le niveau d’instruction de la mère influent seulement à la marge sur la reconnaissance des signes de la maladie. La seule variable influente est la région, avec notamment un niveau de reconnaissance bien plus élevé que la moyenne dans le Mayo Kebbi Ouest (23%). Santé de l e´nfant 77 TCHAD 2010 Ta bl ea u CH .7 : R ec ou rs a u tr ai te m en t e t u sa ge d ’a nt ib io tiq ue s po ur s us pi ci on d e pn eu m on ie Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s de 0 -5 9 m oi s av ec s us pi ci on d e pn eu m on ie a u co ur s de s de ux d er ni èr es s em ai ne s, q ui o nt é té e m m en és d an s un s er vi ce d e sa nt é et po ur ce nt ag e d’ en fa nt s ay an t r eç u de s an tib io tiq ue s, T ch ad , 2 01 0 En fa nt s a ya nt eu un e p ne um on ie pr és um ée et em me né s à /d an s/c he z: Se rv ic es pu bl iq ue s Se rv ic es pr ivé es Au tre s Se xe M as cu lin 9,3 84 15 10 ,9 9,0 0,8 2,5 0,8 0,0 1,6 0,2 2,6 0,1 0,0 5,3 8,1 3,7 2,2 25 ,0 31 ,8 78 0 Fé mi nin 8,4 85 90 10 ,5 9,7 1,0 4,2 1,0 0,1 1,4 0,1 0,5 0,3 0,8 6,2 7,8 4,8 1,7 27 ,4 30 ,9 72 0 Gr ou pe d’ âg es 0- 11 m ois 10 ,3 35 58 13 ,5 10 ,3 0,0 2,1 0,6 0,1 1,0 0,5 0,4 0,9 0,4 5,2 8,9 2,5 2,6 26 ,6 33 ,2 36 7 12 -2 3 m ois 10 ,1 29 32 14 ,7 8,5 1,1 3,1 1,0 0,0 1,1 0,0 1,4 0,0 0,7 7,0 2,5 1,5 1,8 29 ,7 31 ,6 29 6 24 -3 5 m ois 9,1 33 51 10 ,2 10 ,1 1,3 2,0 1,4 0,1 1,1 0,0 2,7 0,0 0,0 3,0 12 ,0 5,8 1,9 25 ,7 34 ,9 30 6 36 -4 7 m ois 7,6 34 80 9,0 9,8 0,7 5,1 1,4 0,1 2,2 0,1 3,5 0,0 0,0 7,3 8,7 2,7 1,0 27 ,6 31 ,5 26 4 48 -5 9 m ois 7,2 32 36 5,5 8,1 2,1 5,5 0,0 0,0 2,9 0,0 0,1 0,0 0,8 7,7 7,5 10 ,1 2,6 23 ,2 27 ,4 23 2 In st ru ct io n d e l a m èr e Au cu ne 9,1 12 83 9 9,0 8,1 0,9 3,1 0,6 0,1 0,7 0,1 1,6 0,3 0,5 5,0 7,8 4,1 1,4 22 ,6 27 ,0 11 68 Pr im air e 7,8 30 14 12 ,8 12 ,0 1,2 3,9 0,2 0,0 2,4 0,4 0,8 0,0 0,0 9,7 10 ,0 5,7 4,2 29 ,0 37 ,3 23 6 Se co nd air e e t p lus 8,4 11 49 27 ,3 17 ,7 0,1 3,2 5,3 0,0 9,0 0,4 2,9 0,0 0,0 4,3 5,5 2,6 3,4 62 ,2 70 ,0 96 Qu in til e d u b ie n- êt re éc on om iq ue Le pl us pa uv re 9,6 32 98 4,6 6,2 0,0 2,6 0,0 0,0 1,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2,6 9,8 4,7 1,4 14 ,1 18 ,8 31 8 Se co nd 8,5 34 84 4,3 5,7 1,3 2,4 0,0 0,1 1,9 0,0 0,1 0,0 1,3 6,5 11 ,3 2,8 1,4 16 ,6 15 ,2 29 5 M oy en 8,3 36 23 8,3 8,0 0,6 2,0 0,0 0,0 1,5 0,1 0,1 0,4 0,0 6,1 6,5 4,7 2,6 20 ,7 25 ,2 30 2 Qu at riè me 8,4 35 97 10 ,8 10 ,9 1,5 7,6 0,0 0,2 0,5 0,4 0,6 0,0 0,5 8,0 7,1 7,7 1,1 31 ,4 36 ,5 30 2 Le pl us ri ch e 9,4 30 03 26 ,8 16 ,2 1,2 1,6 4,5 0,0 2,8 0,1 7,4 0,8 0,0 5,5 4,9 0,9 3,4 49 ,8 63 ,3 28 3 Re lig io n d u c he f d e m én ag e An im ist e 6,0 49 2 (18 ,2) (10 ,8) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (8, 3) (12 ,6) (4, 1) (0, 0) (2 8,9 ) (3 7,4 ) (2 9) Ca th oli qu e 6,8 29 78 11 ,3 11 ,8 0,5 3,8 0,0 0,0 3,6 0,0 0,0 1,1 0,0 10 ,4 12 ,8 4,5 1,3 28 ,3 37 ,7 20 4 Pr ot es ta nt 6,6 30 68 9,6 11 ,3 0,0 7,8 0,3 0,0 1,3 0,1 1,2 0,6 0,0 8,7 13 ,7 6,8 6,2 29 ,1 35 ,4 20 3 M us ulm an e 10 ,3 97 08 11 ,0 8,2 1,3 2,6 1,2 0,1 1,0 0,2 2,1 0,0 0,5 4,2 5,4 3,1 1,4 25 ,5 29 ,1 10 02 Au tre re lig ion 13 ,5 82 * * * * * * * * * * * * * * * * * * Pa s d e r el. /M an q. 7,6 67 7 6,0 13 ,4 0,0 0,0 0,0 0,0 4,9 0,0 0,0 0,0 0,0 5,0 12 ,9 4,1 0,0 23 ,3 26 ,8 52 To ta l 8,8 17 00 5 10 ,7 9,3 0,9 3,3 0,9 0,1 1,5 0,1 1,6 0,2 0,4 5,7 8,0 4,2 1,9 26 ,1 31 ,4 15 00 1 In dic at eu r M IC S 3 .9; 2 In dic at eu r M IC S 3 .10 (* ) : B as é s ur m oin s d e 2 5 c as no n p on dé ré s; () : B as é s ur 25 à 49 ca s n on po nd ér és So ur ce : IN SE ED , M IC S, Tc ha d, 20 10 A eu une pneumonie présumée au cours des deux dernières semaines Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Hôpital de l’Etat Centre de santé du gouvernement Poste de santé du gouvernement Agent de santé communautaire Clinique mobile/ locale Autre structure Clinique privé Médecin privé Pharmacie privée Clinique mobile Autre structure médicale privée Parent ou ami Boutique Tradipraticien Autre Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois avec suspicion de pneumonie au cours des deux dernières semaines % d’enfants avec suspicion de pneumonie ayant reçu des antibiotiques au cours des deux dernières semaines 2 N’importe quel soignant 1 78 Ta bl ea u CH .7 (s ui te ): Re co ur s au tr ai te m en t e t u sa ge d ’a nt ib io tiq ue s po ur s us pi ci on d e pn eu m on ie Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s de 0 -5 9 m oi s av ec s us pi ci on d e pn eu m on ie a u co ur s de s de ux d er ni èr es s em ai ne s, q ui o nt é té e m m en és d an s un s er vi ce d e sa nt é et po ur ce nt ag e d’ en fa nt s ay an t r eç u de s an tib io tiq ue s, T ch ad , 2 01 0 En fa nt s a ya nt eu un e p ne um on ie pr és um ée et em me né s à /d an s/c he z: Se rv ic es pu bl iq ue s Se rv ic es pr ivé es Au tre s Ré gi on Ba th a 9,9 10 03 6,6 9,2 4,3 0,5 0,0 0,3 1,4 0,0 2,5 0,0 0,0 9,1 12 ,4 6,1 0,5 21 ,6 19 ,5 10 0 BE T 8,1 13 6 * * * * * * * * * * * * * * * * * * Ch ar i B ag uir mi 11 ,5 84 6 6,4 8,2 1,4 2,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,7 0,0 5,4 0,4 0,9 7,3 1,3 23 ,0 31 ,0 97 Gu ér a 5,8 78 9 * * * * * * * * * * * * * * * * * * Ha dje r L am is 12 ,5 96 6 9,4 3,7 1,0 1,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,2 0,0 0,0 1,6 2,3 0,0 0,0 15 ,7 18 ,9 12 1 Ka ne m 8,4 75 9 5,7 4,2 0,0 3,2 0,0 0,0 2,7 0,0 0,0 0,0 0,0 8,4 6,1 5,6 3,3 15 ,8 13 ,7 64 La c 9,5 68 2 9,7 14 ,8 0,0 4,8 0,0 0,0 0,0 0,0 1,7 0,0 0,0 2,9 5,2 4,4 0,0 29 ,3 34 ,3 65 Lo go ne O cc ide nt al 7,4 86 2 9,6 7,5 0,0 1,9 0,0 0,0 4,2 0,0 0,0 0,0 0,0 9,5 12 ,1 9,8 9,2 23 ,2 26 ,7 64 Lo go ne O rie nt al 4,0 11 89 (4, 6) (0, 6) (0, 0) (4, 2) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (18 ,8) (15 ,4) (4, 3) (0, 0) (9, 3) (2 8,8 ) (4 8) M an do ul 5,7 11 78 3,8 8,8 0,0 0,0 0,0 0,0 3,2 1,0 0,0 0,0 0,0 4,9 13 ,9 0,0 8,3 16 ,1 12 ,3 67 M ay o K eb bi Es t 9,8 12 68 13 ,5 11 ,7 0,0 5,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 6,8 8,1 4,5 0,0 31 ,1 32 ,6 12 4 M ay o K eb bi Ou es t 5,1 89 0 (13 ,9) (13 ,5) (0, 0) (11 ,5) (0, 0) (0, 0) (1, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (0, 0) (16 ,9) (2 9,9 ) (9, 5) (0, 0) (24 ,2) (2 5,7 ) (4 5) M oy en C ha ri 8,6 84 7 7,4 8,4 0,0 10 ,3 0,0 0,0 1,3 0,0 0,0 1,6 0,0 7,2 9,0 7,7 0,0 29 ,8 44 ,0 73 Ou ad da ï 13 ,1 12 27 14 ,0 6,4 1,4 4,3 0,0 0,0 3,1 0,0 0,1 0,0 0,0 4,4 8,9 4,3 0,0 29 ,2 30 ,6 16 1 Sa lam at 14 ,1 54 3 4,3 2,6 0,9 4,7 0,0 0,0 0,0 1,8 0,0 0,0 0,0 1,4 0,6 1,2 1,2 13 ,8 15 ,4 76 Ta nd jilé 7,1 95 9 4,8 8,0 1,3 5,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 19 ,8 4,8 0,0 19 ,7 36 ,3 68 W ad i F ira 12 ,8 75 4 5,4 8,8 0,0 1,8 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,3 5,6 2,9 4,6 2,8 16 ,2 16 ,3 97 N’ Dj am en a 9,1 16 79 26 ,1 22 ,3 0,0 0,0 8,0 0,0 5,1 0,0 11 ,7 1,4 0,0 6,7 4,3 0,0 3,3 57 ,1 75 ,5 15 3 Ba rh El G az al nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd Si la nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd M ili eu de ré sid en ce Ur ba in 8,9 35 47 27 ,3 16 ,8 0,5 1,4 4,1 0,1 2,8 0,3 6,4 0,7 0,1 5,9 6,1 2,2 3,4 50 ,6 61 ,9 31 7 Ru ra l 8,8 13 45 9 6,3 7,3 1,0 3,8 0,0 0,0 1,2 0,1 0,3 0,1 0,4 5,7 8,5 4,7 1,6 19 ,6 23 ,2 11 83 To ta l 8,8 17 00 5 10 ,7 9,3 0,9 3,3 0,9 0,1 1,5 0,1 1,6 0,2 0,4 5,7 8,0 4,2 1,9 26 ,1 31 ,4 15 00 1 In dic at eu r M IC S 3 .9; 2 In dic at eu r M IC S 3 .10 (* ) : B as é s ur m oin s d e 2 5 c as no n p on dé ré s; () : B as é s ur 25 à 49 ca s n on po nd ér és So ur ce : IN SE ED , M IC S, Tc ha d, 20 10 A eu une pneumonie présumée au cours des deux dernières semaines Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Hôpital de l’Etat Centre de santé du gouvernement Poste de santé du gouvernement Agent de santé communautaire Clinique mobile/ locale Autre structure Clinique privé Médecin privé Pharmacie privée Clinique mobile Autre structure médicale privée Parent ou ami Boutique Tradipraticien Autre Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois avec suspicion de pneumonie au cours des deux dernières semaines % d’enfants avec suspicion de pneumonie ayant reçu des antibiotiques au cours des deux dernières semaines 2 N’importe quel soignant 1 Santé de l e´nfant 79 TCHAD 2010 Tableau CH.8: Connaissance des deux indicateurs d’alerte de la pneumonie Pourcentage des mères/gardiennes d’enfants âgés de 0-59 mois selon les symptômes qui les pousseraient à emmener immédiatement l’enfant dans une structure sanitaire, et pourcentage des mères/gardiennes qui savent que la respiration rapide et difficile est un signe nécessitant un recours immédiat à un traitement, Tchad, 2010 Pourcentage des mères/gardiennes d’enfants âgés de 0-59 mois qui pensent qu’on doit emmener immédiatement l’enfant dans une structure sanitaire s’il: Pourcentage de mères/gardiennes qui reconnaissent les deux indicateurs d’alerte de la pneumonie Nombre de mères/ gardiennes d’enfants âgés de 0-59 mois ne peut pas boire ou être allaité au sein devient plus malade développe une fièvre a une respiration rapide a une difficulté respiratoire a du sang dans les selles boit peu a d’autres symptômes Instruction de la mère Aucune 26,2 29,5 61,4 15,7 16,6 8,2 16,9 15,7 4,2 7428 Primaire 33,2 31,9 67,9 17,3 17,2 8,4 16,5 20,0 5,8 1840 Secondaire et plus 28,8 26,3 65,6 16,8 21,1 12,4 16,0 22,2 4,4 770 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 26,5 33,1 61,6 15,5 16,2 7,6 15,2 14,0 4,4 1918 Second 30,2 28,7 60,2 16,7 16,4 5,8 18,0 17,1 4,7 2029 Moyen 24,3 30,4 58,9 14,3 15,7 8,0 15,8 16,9 3,6 2 127 Quatrième 29,8 31,0 65,8 16,0 16,9 9,7 18,1 18,6 5,1 2162 Le plus riche 27,8 24,6 68,8 18,1 20,5 12,3 16,7 18,0 4,9 1802 Religion du chef de ménage Animiste 24,6 27,1 75,2 19,7 17,6 8,9 14,1 21,1 9,1 316 Catholique 32,5 35,8 61,6 20,6 18,1 10,8 16,3 16,9 5,4 1798 Protestant 30,4 32,9 67,6 15,3 14,5 8,2 14,6 21,2 5,2 1857 Musulmane 25,2 26,4 61,5 14,6 17,4 7,8 17,6 15,2 3,4 5624 Autre religion (38,7) (29,2) (65,1) (4,5) (11,8) (9,8) (16,1) (32,2) (0,7) (47) Pas de religion/ Manqu. 30,5 35,3 57,2 18,5 20,0 11,5 19,2 17,9 9,8 395 Total 27,7 29,7 62,9 16,1 17,0 8,6 16,8 17,0 4,5 10037 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 80 Tableau CH.8 (suite): Connaissance des deux indicateurs d’alerte de la pneumonie Pourcentage des mères/gardiennes d’enfants âgés de 0-59 mois selon les symptômes qui les pousseraient à emmener immédiatement l’enfant dans une structure sanitaire, et pourcentage des mères/gardiennes qui savent que la respiration rapide et difficile est un signe nécessitant un recours immédiat à un traitement, Tchad, 2010 Pourcentage des mères/gardiennes d’enfants âgés de 0-59 mois qui pensent qu’on doit emmener immédiatement l’enfant dans une structure sanitaire s’il: Pourcentage de mères/gardiennes qui reconnaissent les deux indicateurs d’alerte de la pneumonie Nombre de mères/ gardiennes d’enfants âgés de 0-59 mois ne peut pas boire ou être allaité au sein devient plus malade développe une fièvre a une respiration rapide a une difficulté respiratoire a du sang dans les selles boit peu a d’autres symptômes Région Batha 30,6 28,3 53,8 7,5 18,2 6,0 18,9 18,5 1,0 540 BET 10,8 38,7 65,3 12,8 10,1 6,2 14,7 17,2 3,7 75 Chari Baguirmi 17,1 21,1 64,9 11,3 11,0 3,3 13,1 16,8 1,8 499 Guéra 32,4 28,0 60,5 15,1 16,4 7,9 15,7 12,7 2,3 454 Hadjer Lamis 29,7 21,7 69,0 10,0 16,3 2,6 15,2 13,8 1,3 551 Kanem 26,3 38,4 65,5 17,8 23,3 9,1 23,5 5,3 7,7 477 Lac 26,6 26,4 64,2 16,3 12,4 10,4 13,4 10,9 3,0 398 Logone Occidental 22,0 26,1 73,7 10,6 5,9 5,4 6,1 35,4 2,1 546 Logone Oriental 50,2 49,4 66,1 14,7 6,8 2,9 10,6 10,8 1,1 680 Mandoul 23,6 28,2 61,5 25,9 26,5 13,9 26,7 22,0 8,6 695 Mayo Kebbi Est 18,5 40,6 62,8 5,6 4,5 1,4 9,8 13,7 0,9 766 Mayo Kebbi Ouest 46,7 45,1 58,8 48,0 39,1 26,6 41,2 10,5 22,6 521 Moyen Chari 44,6 15,0 71,3 8,0 12,8 8,3 6,1 20,4 1,5 526 Ouaddaï 23,7 28,6 48,2 13,6 16,7 4,1 25,7 11,3 0,9 712 Salamat 11,6 25,1 63,8 8,4 13,3 6,7 15,9 34,9 2,1 307 Tandjilé 19,0 33,6 59,4 19,6 22,3 11,2 10,4 26,0 10,2 595 Wadi Fira 22,9 15,7 59,5 23,0 17,0 9,9 12,4 15,4 7,4 446 N’Djamena 27,4 23,0 66,4 17,7 25,6 15,5 17,4 16,5 5,0 1005 Barh El Gazal 17,6 27,7 63,6 17,3 13,0 3,7 18,8 18,4 4,6 81 Sila 17,0 30,3 69,6 15,5 12,6 10,0 20,2 15,5 0,0 165 Milieu de résidence Urbain 26,7 25,1 67,9 17,0 20,5 12,2 16,8 18,7 4,8 2134 Rural 28,0 30,9 61,6 15,8 16,1 7,6 16,8 16,5 4,5 7903 Total 27,7 29,7 62,9 16,1 17,0 8,6 16,8 17,0 4,5 10037 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 81 TCHAD 2010 6 .5 UTILISATION DE COMBUSTIBLES SOLIDES Plus de trois milliards de personnes dans le monde dépendent des combustibles solides (biomasse et charbon) pour leurs besoins énergétiques de base, dont la cuisine et le chauffage. La cuisson et le chauffage à combustibles solides conduisent à des niveaux élevés de fumée à l’intérieur, un mélange complexe de polluants nuisibles à la santé. Le principal problème avec l’utilisation des combustibles solides est qu’il y a un dégagement de produits de combustion incomplète, y compris le CO, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le SO, et autres éléments toxiques. L’utilisation de combustibles solides augmente les risques de maladie respiratoire aiguë, la pneumonie, la maladie pulmonaire obstructive chronique, le cancer et éventuellement la tuberculose, l’insuffisance pondérale à la naissance, la cataracte et l’asthme. Le principal indicateur est la proportion de la population utilisant des combustibles solides comme principale source d’énergie domestique pour la cuisson. Au Tchad, l’usage de combustibles solides est monnaie courante, comme le montre le tableau CH.9. En effet, 97 pour cent des membres les utilisent dont la plupart se servent de bois. Seulement deux pour cent ont recours au gaz, à l’électricité ou au kérosène. Selon le milieu de résidence, presque tous les ménages ruraux (99%) utilisent les combustibles solides pour la cuisine alors que de leur côté, 89 pour cent des ménages urbains les utilisent. Comme le montre le tableau CH.10, près de la moitié des ménages (47%) dispose d’une pièce spécifique pour faire la cuisine, six pour cent cuisinent dans un bâtiment séparé et 24 pour cent font la cuisine à l’extérieur. Selon le milieu de résidence, 51 pour cent des membres de ménages urbains utilisent une pièce séparée comme cuisine, contre 46 pour cent des ménages ruraux. Le niveau d’instruction de la mère influe sur les pratiques en matière de préparation de cuisson de la nourriture. Plus la mère a un niveau d’instruction élevé, plus elle utilise une pièce séparée pour cuisiner. Le niveau de vie des ménages est encore plus déterminant : alors que 58 pour cent des membres des ménages les plus riches ont une cuisine séparée, seulement 38 pour cent des membres des ménages plus pauvres disposent d’une telle facilité. Selon les régions, la pratique de la cuisine à l’extérieur est la plus répandue dans le Logone Oriental (55%), le Sila (52%) et le Moyen Chari (44%). Selon la religion du chef de ménage, plus de 61 pour cent des membres des ménages animistes utilisent une pièce séparée pour faire la cuisine, contre 49 pour cent des membres des ménages catholiques, protestants et 45 pour cent des membres des ménages musulmans. 82 Tableau CH.9: Utilisation de combustibles solides Pourcentage des membres des ménages selon le type de combustible de cuisine utilisé par le ménage, et pourcentage des membres des ménages vivant dans des ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisine, Tchad, 2010 Pourcentage des membres des ménages dans les ménages utilisant: Electricité Gaz de pétrole liquéfiés (GPL)/ Gaz naturel/ Biogaz Kérosène Combustibles solides Pas d’aliments cuisinés dans le ménage Autres combustibles/ Manquant Combustibles solides pour la cuisine1 Nombre de membres des ménages Charbon, lignite Charbon de bois Bois Pailles / arbustes herbes Fumier d’animaux Résidus de récoltes agricoles Instruction de la mère Aucune 0,0 0,4 0,1 0,1 2,0 95,5 0,3 0,6 0,1 0,3 0,5 98,6 55198 Primaire 0,2 0,8 0,3 0,0 3,0 93,3 0,9 0,4 0,2 0,5 0,4 97,9 18565 Secondaire et plus 0,2 7,3 1,1 0,0 6,0 82,7 0,6 0,2 0,1 1,0 0,6 89,7 14180 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 99,9 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 100,0 17699 Second 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 98,2 0,4 0,6 0,2 0,2 0,3 99,5 17723 Moyen 0,0 0,0 0,0 0,1 1,3 96,1 0,6 0,8 0,1 0,5 0,4 99,0 17700 Quatrième 0,0 0,0 0,0 0,0 2,9 93,4 1,2 0,9 0,2 0,7 0,7 98,7 17720 Le plus riche 0,4 8,2 1,5 0,1 10,1 77,1 0,3 0,0 0,1 0,9 1,1 87,8 17714 Religion du chef de ménage Animiste 0,0 0,0 0,0 0,0 0,6 94,2 2,6 1,4 0,4 0,2 0,5 99,2 2751 Catholique 0,1 0,4 0,1 0,1 3,6 93,2 0,7 0,0 0,2 0,6 0,3 97,8 16038 Protestant 0,0 1,3 0,3 0,0 3,5 92,6 0,6 0,7 0,2 0,5 0,3 97,6 15852 Musulmane 0,1 2,1 0,4 0,1 2,7 92,7 0,2 0,5 0,1 0,4 0,7 96,3 49924 Autre religion 0,0 2,1 0,5 0,0 5,1 90,0 0,7 1,2 0,0 0,4 0,0 97,1 477 Pas de religion/ Manq. 0,0 0,7 0,0 0,0 0,3 96,3 1,1 0,3 0,0 0,4 0,8 98,1 3513 Total 0,1 1,6 0,3 0,0 2,9 92,9 0,5 0,5 0,1 0,5 0,6 96,9 88556 1 Indicateur MICS 3.11 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 83 TCHAD 2010 Tableau CH.9: Utilisation de combustibles solides Pourcentage des membres des ménages selon le type de combustible de cuisine utilisé par le ménage, et pourcentage des membres des ménages vivant dans des ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisine, Tchad, 2010 Pourcentage des membres des ménages dans les ménages utilisant: Electricité Gaz de pétrole liquéfiés (GPL)/ Gaz naturel/ Biogaz Kérosène Combustibles solides Pas d’aliments cuisinés dans le ménage Autres combustibles/ Manquant Combustibles solides pour la cuisine1 Nombre de membres des ménages Charbon, lignite Charbon de bois Bois Pailles / arbustes herbes Fumier d’animaux Résidus de récoltes agricoles Région Batha 0,0 0,0 0,0 0,0 2,3 95,3 0,6 1,7 0,0 0,1 0,0 99,8 4910 BET 0,0 0,0 0,0 0,0 0,8 97,5 0,0 0,0 0,0 1,3 0,3 98,3 720 Chari Baguirmi 0,0 0,2 0,0 0,0 0,5 94,4 0,5 2,9 0,5 0,6 0,3 99,0 4149 Guéra 0,0 0,0 0,0 0,0 0,8 98,9 0,1 0,0 0,0 0,2 0,0 99,8 3957 Hadjer Lamis 0,1 0,0 0,0 0,0 0,6 98,1 0,0 0,0 0,0 0,1 1,1 98,7 4949 Kanem 0,0 0,0 0,0 0,4 2,2 95,6 0,1 0,0 0,0 0,5 1,2 98,3 4348 Lac 0,0 0,0 0,0 0,0 0,3 99,3 0,0 0,0 0,0 0,5 0,0 99,5 3612 Logone Occidental 0,0 0,1 0,0 0,1 5,0 89,4 2,9 0,0 1,3 0,6 0,7 98,6 4843 Logone Oriental 0,0 0,0 0,0 0,1 3,2 96,2 0,0 0,0 0,0 0,4 0,0 99,6 5406 Mandoul 0,0 0,0 0,0 0,0 0,6 98,1 0,4 0,0 0,0 0,5 0,3 99,2 5671 Mayo Kebbi Est 0,0 0,0 0,0 0,0 0,3 94,0 2,3 2,7 0,2 0,3 0,3 99,4 6749 Mayo Kebbi Ouest 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 98,9 0,1 0,0 0,0 0,1 0,8 99,1 4641 Moyen Chari 0,0 0,0 0,0 0,1 7,0 91,7 0,3 0,0 0,0 0,9 0,0 99,1 4808 Ouaddaï 0,0 0,0 0,0 0,0 1,3 97,9 0,0 0,0 0,2 0,5 0,0 99,4 6215 Salamat 0,0 0,0 0,0 0,0 1,1 97,6 0,1 0,0 0,0 0,1 1,0 98,8 2675 Tandjilé 0,0 0,0 0,0 0,0 3,5 95,8 0,0 0,0 0,0 0,5 0,2 99,3 5213 Wadi Fira 0,0 0,0 0,0 0,0 1,4 97,9 0,1 0,0 0,0 0,1 0,4 99,4 3430 N’Djamena 0,0 14,4 2,5 0,0 10,4 68,5 0,3 0,3 0,1 1,1 1,6 79,7 10089 Barh El Gazal 0,0 0,0 0,0 0,0 0,9 98,0 0,1 0,0 0,0 0,9 0,0 99,0 749 Sila 0,0 0,0 0,1 0,0 2,4 96,2 0,6 0,1 0,0 0,0 0,6 99,3 1420 Milieu de résidence Urbain 0,4 7,0 1,3 0,1 8,7 80,1 0,4 0,2 0,1 0,9 1,0 89,5 20698 Rural 0,0 0,0 0,0 0,0 1,1 96,9 0,5 0,6 0,1 0,4 0,3 99,3 67858 Total 0,1 1,6 0,3 0,0 2,9 92,9 0,5 0,5 0,1 0,5 0,6 96,9 88556 1 Indicateur MICS 3.11 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 84 Tableau CH.10: Utilisation de combustibles solides selon le lieu de la cuisine Pourcentage des membres des ménages dans les ménages utilisant des combustibles solides par lieu de cuisine, Tchad, 2010 Lieu de cuisine: Nombre des membres des ménages utilisant des combustibles solides pour faire la cuisine dans une chambre séparée servant de cuisine ailleurs dans la maison dans un bâtiment séparé à l’extérieur dans un autre endroit Manquant Région Batha 36,4 38,8 6,4 13,9 4,6 0,0 4902 BET 72,4 7,5 0,7 13,9 5,3 0,2 708 Chari Baguirmi 45,6 28,1 0,5 16,3 9,3 0,2 4106 Guéra 24,5 43,9 1,7 28,3 1,6 0,0 3949 Hadjer Lamis 43,5 21,8 0,6 28,8 5,1 0,1 4886 Kanem 55,1 19,2 11,3 13,3 0,8 0,3 4274 Lac 44,2 7,0 11,6 32,2 4,9 0,2 3595 Logone Occidental 60,2 4,5 0,6 33,6 0,6 0,4 4777 Logone Oriental 38,3 4,2 2,2 55,1 0,2 0,0 5382 Mandoul 62,2 13,2 3,5 13,8 6,7 0,6 5623 Mayo Kebbi Est 55,0 26,0 11,2 3,9 3,9 0,0 6706 Mayo Kebbi Ouest 39,1 18,2 25,7 16,1 0,4 0,4 4600 Moyen Chari 45,3 3,8 5,2 44,0 1,6 0,1 4763 Ouaddaï 48,9 21,6 3,2 25,3 1,0 0,0 6179 Salamat 42,4 14,6 2,8 36,4 3,4 0,4 2643 Tandjilé 60,4 21,6 2,0 12,7 2,4 0,9 5175 Wadi Fira 49,1 13,4 4,3 15,3 17,5 0,3 3411 N’Djamena 47,5 21,7 6,5 23,4 0,7 0,2 8045 Barh El Gazal 45,4 16,0 8,0 25,7 4,4 0,5 742 Sila 28,0 18,6 0,5 51,6 1,0 0,3 1411 Milieu de résidence Urbain 51,2 16,6 6,7 24,4 1,0 0,2 18524 Rural 46,5 19,7 5,5 24,0 4,1 0,2 67353 Instruction de la mère Aucune 44,3 22,1 5,6 23,7 4,2 0,2 54429 Primaire 52,5 12,9 5,0 26,7 2,5 0,3 18169 Secondaire et plus 53,8 14,7 7,8 21,6 1,5 0,4 12715 Manquant/NSP 54,7 18,5 6,0 20,8 0,0 0,0 565 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 37,8 24,0 4,5 28,2 5,3 0,2 17692 Second 43,4 21,3 5,3 25,3 4,5 0,2 17633 Moyen 46,0 20,1 5,5 24,4 3,5 0,4 17525 Quatrième 52,9 16,0 6,6 22,1 2,3 0,2 17481 Le plus riche 58,7 13,1 7,2 19,8 1,1 0,1 15545 Religion du chef de ménage Animiste 61,1 15,0 8,9 10,1 4,6 0,3 2731 Catholique 49,0 14,3 4,8 29,2 2,3 0,3 15686 Protestant 49,6 14,0 6,7 26,7 2,4 0,6 15469 Musulmane 44,9 22,4 4,9 23,4 4,2 0,1 48082 Autre religion 60,3 12,8 7,1 19,7 0,0 0,0 463 Pas de religion/M. 54,1 20,2 15,6 9,3 0,8 0,0 3445 Total 47,5 19,0 5,8 24,0 3,4 0,2 85877 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 85 TCHAD 2010 6 .6 PALUDISME Pour lutter contre le paludisme, l’utilisation d’une moustiquaire imprégnée reste le moyen le plus efficace. Les résultats du tableau CH.11 montrent que 57 pour cent des ménages possèdent au moins une moustiquaire, et 42 pour cent une moustiquaire imprégnée. Selon le milieu de résidence, ce sont les ménages urbains qui possèdent le plus de moustiquaires imprégnées (61%, contre 36% dans les zones rurales). Selon le niveau d’instruction, les mères qui ont un niveau secondaire ou plus sont plus nombreuses à disposer de moustiquaires imprégnées (58%) que les mères sans instruction (39%). Lorsque l’on considère le quintile du bien-être-économique, 67 pour cent des ménages les plus riches disposent de moustiquaires imprégnées, contre 25 pour cent dans les ménages les plus pauvres. Selon la religion les ménages dirigés par les chefs musulmans disposent plus souvent que les autres de moustiquaires imprégnées. Les disparités régionales sont importantes : dans certaines régions comme N’Djamena (73%), le Hadjer Lamis (59%), le Salamat (57%), le Mayo Kebbi Est (52%) et le Sila (51%), plus de la moitié des ménages disposent de moustiquaires imprégnées, alors que dans d’autres régions comme le Mandoul et le Logone Occidental, ce pourcentage tombe en dessous de 20 pour cent. Disposer d’une moustiquaire imprégnée ne suffit pas à préserver les enfants du paludisme, dans la mesure où les moustiquaires peuvent être utilisées pour protéger d’autres membres de la famille et ne pas être en nombre suffisant pour protéger tous les jeunes enfants du ménage. Ainsi, les résultats du tableau CH.12 montrent que seulement 13 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont dormi sous moustiquaire et 10 pour cent sous moustiquaire imprégnée la nuit précédant l’enquête, alors que 57 pour cent des ménages disposent d’une moustiquaire et 42 pour cent d’une moustiquaire imprégnée. Selon le milieu de résidence, 30 pour cent des enfants de moins de cinq ans vivant en zone urbaine ont passé la nuit précédant l’enquête sous une moustiquaire imprégnée, contre six pour cent seulement en zone rurale. Considérant le niveau d’instruction, 26 pour cent des enfants de moins de cinq ans dont les mères/gardiennes ont un niveau secondaire ou plus ont passé la nuit sous une moustiquaire imprégnée contre huit pour cent des enfants de mères sans instruction. Par ailleurs, plus le ménage est riche, plus les jeunes enfants dorment sous une moustiquaire imprégnée : 31 pour cent dans les ménages les plus riches, contre deux pour cent dans les ménages les plus pauvres. Selon la religion du chef de ménage, les familles musulmanes ont tendance à beaucoup plus protéger leurs enfants en bas âge des piqures de moustiques que les autres. 86 Tableau CH.11: Disponibilité de moustiquaires imprégnées au niveau des ménages Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire, pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée de longue durée, pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée (MI) au cours des 12 derniers mois, Tchad, 2010 Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire Pourcentage de ménages ayant au moins une moustiquaire imprégnée de longue durée Pourcentage de ménages ayant au moins une MI1 Nombre de ménages Région Batha 63,7 42,1 42,2 826 BET 47,7 19,7 19,8 165 Chari Baguirmi 81,2 49,7 50,1 803 Guéra 69,3 46,2 46,3 709 Hadjer Lamis 75,3 58,3 58,7 899 Kanem 48,6 34,6 34,6 857 Lac 83,2 36,1 36,3 719 Logone Occidental 24,8 17,9 17,9 970 Logone Oriental 39,0 32,4 32,4 993 Mandoul 15,6 11,6 11,6 1092 Mayo Kebbi Est 59,6 52,3 52,3 1124 Mayo Kebbi Ouest 29,2 24,7 24,8 732 Moyen Chari 56,0 40,9 40,9 903 Ouaddaï 51,4 45,7 46,1 1204 Salamat 72,0 56,7 57,1 485 Tandjilé 52,9 44,1 44,1 930 Wadi Fira 51,7 20,3 20,3 715 N’Djamena 86,5 71,7 73,3 1859 Barh El Gazal 62,2 33,0 33,1 145 Sila 52,9 51,5 51,5 255 Milieu de résidence Urbain 73,7 59,8 60,7 3795 Rural 51,6 36,3 36,4 12591 Instruction de la mère Aucune 56,5 38,9 39,1 10428 Primaire 48,4 37,7 37,9 3153 Secondaire et plus 66,9 57,4 57,9 2706 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 36,5 25,4 25,4 3695 Second 49,0 34,1 34,2 3354 Moyen 56,8 39,2 39,2 3197 Quatrième 66,6 49,0 49,3 3165 Le plus riche 79,9 65,7 66,7 2974 Religion du chef de ménage Animiste 40,4 33,2 33,2 420 Catholique 39,8 32,3 32,3 3038 Protestant 44,8 38,1 38,3 2914 Musulmane 67,3 46,8 47,2 9317 Autre religion 45,2 39,2 39,2 81 Pas de religion/Manquant 48,7 36,3 36,3 617 Total 56,7 41,7 42,0 16386 1 Indicateur MICS 3.12 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 87 TCHAD 2010 Tableau CH.12: Enfants ayant dormi sous moustiquaire Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédente, par type de moustiquaire, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant séjourné dans les ménages la nuit précédente Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Pourcentage d’enfants ayant: Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi dans les ménages la nuit précédente % d’enfants ayant dormi sous une MI et vivant dans les ménages ayant au moins une MI Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois vivant dans les ménages ayant au moins une MI dormi sous n’importe quelle moustiquaire1 dormi sous une moustiquaire imprégnée2 Sexe Masculin 98,0 8415 12,8 10,0 8243 22,2 3727 Feminin 98,4 8590 12,4 9,5 8457 21,1 3806 Région Batha 99,2 1003 17,1 12,6 994 31,0 402 BET 99,4 136 (9,1) (4,3) (136) (17,9) (32) Chari Baguirmi 99,0 846 5,9 4,5 838 8,0 473 Guéra 99,1 789 10,1 6,6 783 13,3 388 Hadjer Lamis 98,1 966 8,8 7,3 947 12,1 569 Kanem 97,6 759 2,0 1,2 740 3,6 252 Lac 97,6 682 27,1 10,9 666 31,8 229 Logone Occidental 98,4 862 1,9 1,6 848 6,9 198 Logone Oriental 99,2 1189 0,4 0,3 1179 0,8 444 Mandoul 96,3 1178 2,0 1,8 1135 14,2 147 Mayo Kebbi Est 99,6 1268 3,6 3,2 1263 5,2 778 Mayo Kebbi Ouest 99,3 890 2,1 1,6 884 5,7 248 Moyen Chari 96,9 847 6,0 4,9 821 10,4 384 Ouaddaï 97,1 1227 14,7 12,2 1191 25,3 574 Salamat 98,4 543 12,9 9,1 534 14,7 331 Tandjilé 98,5 959 1,6 1,5 944 2,9 470 Wadi Fira 97,0 754 8,6 4,0 731 17,8 165 N’Djamena 97,9 1679 61,2 52,4 1644 69,7 1236 Barh El Gazal 98,6 138 (1,5) (1,0) (136) (2,7) (49) Sila 98,2 291 9,6 9,1 286 16,0 162 Milieu de résidence Urbain 98,5 3547 35,1 29,8 3494 47,3 2201 Rural 98,1 13459 6,6 4,5 13205 11,0 5332 Total 98,2 17005 12,6 9,8 16699 21,6 7533 1 Indicateur MICS 3.14; 2 Indicateur MICS 3.15 et Indicateur OMD 6.7 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 88 Tableau CH.12 (suite): Enfants ayant dormi sous moustiquaire Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédente, par type de moustiquaire, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant séjourné dans les ménages la nuit précédente Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois Pourcentage d’enfants ayant: Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant dormi dans les ménages la nuit précédente % d’enfants ayant dormi sous une MI et vivant dans les ménages ayant au moins une MI Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois vivant dans les ménages ayant au moins une MI dormi sous n’importe quelle moustiquaire1 dormi sous une moustiquaire imprégnée2 Groupe d’âges 0-11 mois 98,4 3558 14,3 11,4 3500 25,1 1585 12-23 mois 98,0 2932 14,3 10,9 2873 23,0 1363 24-35 mois 98,4 3351 13,2 10,2 3297 22,3 1511 36-47 mois 98,0 3480 11,5 9,0 3411 20,1 1532 48-59 mois 98,1 3236 11,1 8,4 3173 20,1 1324 Instruction de la mère Aucun 98,3 12839 11,2 8,3 12621 19,2 5437 Primaire 98,3 3014 12,5 10,0 2964 21,5 1374 Secondaire et plus 96,8 1149 29,2 26,1 1112 40,1 722 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 98,6 3298 4,4 2,5 3250 9,2 876 Second 98,0 3484 6,0 4,2 3414 10,9 1295 Moyen 98,1 3623 7,8 5,3 3555 12,8 1455 Quatrième 97,8 3597 11,1 8,4 3518 15,5 1901 Le plus riche 98,6 3003 36,7 31,2 2962 46,1 2006 Religion du chef de ménage Animiste 100,0 492 6,4 6,4 492 16,1 195 Catholique 97,9 2978 4,2 3,8 2917 10,4 1061 Protestant 98,0 3068 6,5 5,5 3005 12,9 1287 Musulmane 98,2 9708 18,1 13,7 9531 28,0 4660 Autre religion * * * * * * * Pas de religion/M. 99,6 677 3,9 2,3 674 5,3 293 Total 98,2 17005 12,6 9,8 16699 21,6 7533 1 Indicateur MICS 3.14; 2 Indicateur MICS 3.15 et Indicateur OMD 6.7 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 89 TCHAD 2010 Tableau CH.13: Femmes enceintes ayant dormi sous moustiquaire Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédente, par type de moustiquaire, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes enceintes ayant séjourné dans les ménages la nuit précédente Nombre de femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes ayant: Nombre de femmes enceintes ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une MI et vivant dans les ménages ayant au moins une MI Nombre de femmes enceintes vivant dans des ménages ayant au moins une MI dormi sous n’importe quelle moustiquaire dormi sous une moustiquaire imprégnée1 Groupe d’âges 15-19 98,2 437 14,2 11,1 429 22,6 211 20-24 98,3 571 14,9 11,2 561 23,1 272 25-29 98,9 621 16,2 12,3 615 26,6 284 30-34 99,4 342 11,3 7,2 340 17,8 137 35-39 98,8 238 9,4 3,6 235 9,3 90 40-44 99,7 67 (6,8) (3,1) (67) (5,9) (35) 45-49 (97,8) (27) * * * * * Instruction de la femme Aucune 98,7 1699 12,2 8,3 1677 18,8 742 Primaire 98,1 428 12,4 8,0 420 18,0 187 Secondaire et + 99,9 176 32,2 28,9 176 47,5 107 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 98,7 414 3,6 2,7 409 9,0 122 Second 98,3 436 5,7 3,3 429 9,6 147 Moyen 97,9 494 9,3 4,7 483 11,3 201 Quatrième 99,5 518 12,0 8,9 515 16,0 288 Le plus riche 99,1 442 38,2 29,7 438 46,7 278 Religion du chef de ménage Animiste 94,5 68 (9,0) (9,0) (64) (20,4) (28) Catholique 97,8 412 5,0 3,6 402 10,2 142 Protestant 98,2 364 7,7 6,2 357 15,6 141 Musulmane 99,2 1361 18,8 13,2 1350 26,0 684 Autre religion * * * * * * * Pas de religion/ Manquant 100,0 86 (6,1) (4,3) (86) (11,1) (34) Total 98,7 2304 13,8 9,9 2273 21,6 1036 1 Indicateur MICS 3.19 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Chez les femmes enceintes, le paludisme est à la fois un danger pour elles-mêmes et pour le bébé à naître. Pourtant, l’usage de la moustiquaire imprégnée est peu répandu au Tchad en vue de protéger les femmes enceintes (voir tableau CH.13). Globalement, sur l’ensemble des femmes enceintes ayant dormi dans le ménage la nuit précédant l’enquête, 14 pour cent ont dormi sous moustiquaire et 10 pour cent seulement l’ont fait sous une moustiquaire imprégnée. La situation est particulièrement alarmante en milieu rural, où quatre pour cent seulement des femmes enceintes ont dormi sous une moustiquaire imprégnée (contre 31% en milieu urbain). 90 Tableau CH.13 (suite): Femmes enceintes ayant dormi sous moustiquaire Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédente, par type de moustiquaire, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes enceintes ayant séjourné dans les ménages la nuit précédente Nombre de femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes ayant: Nombre de femmes enceintes ayant dormi dans les ménages la nuit précédente Pourcentage de femmes enceintes ayant dormi sous une MI et vivant dans les ménages ayant au moins une MI Nombre de femmes enceintes vivant dans des ménages ayant au moins une MI dormi sous n’importe quelle moustiquaire dormi sous une moustiquaire imprégnée1 Région Batha 99,3 105 11,7 9,2 104 19,0 51 BET * * * * * * * Chari Baguirmi 99,6 136 7,0 7,0 135 10,7 88 Guéra 98,5 113 7,1 4,6 112 8,5 60 Hadjer Lamis 99,6 153 6,5 6,5 153 11,0 90 Kanem 100,0 87 (3,2) (3,2) (87) (7,6) (36) Lac 100,0 91 (25,4) (12,1) (91) (27,3) (40) Logone Occidental 100,0 137 (3,6) (1,3) (137) (5,7) (30) Logone Oriental 97,0 180 0,0 0,0 175 0,0 69 Mandoul 97,8 149 * * * * * Mayo Kebbi Est 96,6 146 5,2 4,8 141 8,2 82 Mayo Kebbi Ouest 98,0 104 * * * * * Moyen Chari 97,9 102 (3,9) (3,0) (100) (6,2) (49) Ouaddaï 97,0 165 13,9 10,2 161 21,8 75 Salamat 100,0 75 12,8 11,1 75 16,7 50 Tandjilé 98,0 117 1,4 0,0 115 0,0 56 Wadi Fira 100,0 104 * * * * * N’Djamena 99,5 249 64,5 50,9 247 77,5 163 Barh El Gazal * * * * * * * Sila 99,2 50 * * * * * Milieu de résidence Urbain 98,9 496 38,8 30,6 490 49,5 303 Rural 98,6 1808 6,9 4,2 1783 10,1 734 Total 98,7 2304 13,8 9,9 2273 21,6 1036 1 Indicateur MICS 3.19 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 91 TCHAD 2010 Selon le niveau d’instruction, les femmes enceintes ayant un niveau secondaire ou plus ont davantage de chances de dormir sous une moustiquaire imprégnée (29%) que si elles ont un niveau d’instruction faible ou nul (8%). Prenant en compte le quintile du bien-être-économique, le pourcentage de femmes enceintes qui dorment sous une moustiquaire imprégnée va croissant des ménages les plus pauvres (3%) vers les plus riches (30%). Selon la religion du chef de ménage, ce sont les femmes enceintes qui vivent dans les ménages musulmans qui dorment le plus souvent sous une moustiquaire imprégnée (13%), suivies des femmes enceintes des ménages animistes (9%) et des femmes enceintes des ménages protestants (6%). Les femmes vivant dans des ménages catholiques sont très peu nombreuses à dormir sous une moustiquaire imprégnée (4%). Selon la région, les disparités sont très fortes entre la capitale et le reste du pays. A N’Djamena, plus d’une femme enceinte sur deux dort sous une moustiquaire imprégnée (51%). Les autres régions où les taux sont supérieurs à la moyenne nationale sont le Sila (12%), le Lac (12%) et le Salamat (11%). Au contraire, dans certaines régions, les femmes enceintes ne sont pas du tout protégées contre le paludisme, comme dans le Logone Oriental et la Tandjilé. Le tableau CH.14 présente les proportions d’enfants de moins de cinq ans traités pour la paludisme. Au Tchad, 43 pour cent des enfants ayant eu de la fièvre durant les deux semaines précédant l’enquête ont reçu un antipaludéen approprié et 29 pour cent l’ont reçu le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre. Les enfants de moins de cinq ans du milieu urbain sont mieux soignés que ceux du milieu rural : 45 pour cent d’entre eux reçoivent un antipaludéen et 28 pour cent le jour même ou le jour suivant, contre 33 pour cent et 22 pour cent en milieu rural, respectivement. Plus le niveau d’instruction de la mère est élevé, mieux sont soignés les enfants fiévreux de moins de cinq ans : 48 pour cent des enfants de mères/gardiennes de niveau secondaire ou plus ont donné un antipaludéen approprié et 33 pour cent le même jour ou le jour suivant la fièvre, contre 16 pour cent et 13 pour cent chez les mères/gardiennes sans instruction, respectivement. La même tendance est observée selon le quintile du bien-être-économique : plus la famille est riche, plus les enfants de moins de cinq ans ont des chances de recevoir des antipaludéens en cas de fièvre et de les recevoir sans trop attendre. Ainsi, 47 pour cent des enfants fiévreux vivant dans les ménages les plus riches reçoivent un antipaludéen et 32 pour cent le même jour ou le jour suivant. Dans les ménages des autres quintiles en revanche, la proportion d’enfants de moins de cinq ans ayant reçu un antipaludéen approprié ne dépasse pas 30 pour cent et tombe à moins de 20 pour cent si le traitement est donné le jour même ou le jour suivant l’apparition des symptômes. Dans certaines régions comme le Mandoul (71%), le Logone Oriental (57%) ou le Mayo Kebbi Ouest, plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans reçoivent un antipaludéen en cas de fièvre. Dans d’autres régions, ce pourcentage tombe à moins de 25 pour cent, comme au Wadi Fira, au Salamat, au Ouaddaï, au Lac et au Guéra. Les régions où les enfants de moins de cinq ans sont les moins nombreux à recevoir le traitement le jour même ou le jour suivant l’apparition de la fièvre sont le Lac (9%) et le Salamat (10%). 92 Tableau CH.14: Traitement antipaludique des enfants avec des médicaments antipaludéens Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et reçu des médicaments antipaludéens, Tchad, 2010 Enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et été traités avec: Médicaments antipaludéens: Autres médicaments: Sexe Masculin 26,5 8415 1,9 20,5 1,8 13,1 0,9 4,0 0,7 36,6 9,8 4,8 37,9 5,8 1,2 8,2 1,5 24,0 2231 Feminin 25,3 8590 1,9 19,6 1,1 14,6 0,8 3,3 0,6 35,2 7,7 4,1 38,2 5,1 1,2 8,6 2,0 23,1 2172 Groupe d’âges 0-11 mois 23,9 3558 1,2 19,3 2,4 11,5 0,8 2,5 0,9 32,7 10,7 4,2 36,9 6,3 0,4 8,5 1,3 20,2 850 12-23 mois 31,7 2932 2,8 20,4 1,5 13,4 0,7 4,0 0,6 36,2 12,7 5,2 38,7 6,5 1,9 9,4 2,2 23,3 929 24-35 mois 28,5 3351 1,2 21,2 1,3 12,9 1,0 4,4 1,0 37,7 8,4 4,5 36,8 5,7 0,9 6,8 2,0 25,8 956 36-47 mois 23,7 3480 1,4 22,9 ,6 16,2 0,4 4,0 0,4 39,5 6,6 4,8 42,0 4,8 2,2 10,6 1,8 25,5 823 48-59 mois 22,5 3236 3,0 17,9 1,7 16,8 1,7 3,5 0,2 36,2 5,2 4,3 38,3 4,4 1,0 8,0 1,3 24,3 728 Instruction de la mère Aucun 25,9 448 1,8 8,3 0,0 7,9 0,0 2,4 0,0 16,3 3,9 0,2 20,3 0,0 0,0 0,8 2,6 13,4 116 Primaire 26,1 12839 1,3 16,7 1,0 13,2 0,5 3,2 0,5 31,1 7,8 4,3 33,6 4,3 0,9 7,2 2,0 19,6 3348 Secondaire et plus 25,8 3014 2,2 31,1 1,9 14,7 1,0 4,9 0,5 48,0 10,3 5,5 52,3 8,6 2,0 11,6 1,2 32,9 778 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd nd Second 26,0 3298 0,6 19,4 1,1 10,7 0,3 2,1 0,1 30,5 2,6 3,7 31,3 5,6 0,4 7,3 1,5 17,0 858 Moyen 25,8 3484 0,8 18,3 0,6 13,0 0,5 4,0 0,3 30,6 5,8 3,7 31,2 4,2 0,9 4,6 2,5 20,5 897 Quatrième 25,7 3623 1,6 16,0 0,8 12,4 0,1 3,1 0,4 29,8 3,8 2,6 40,0 4,6 1,0 7,1 2,3 18,0 930 Le plus riche 25,6 3597 2,1 23,8 1,0 16,8 1,1 4,0 0,5 42,5 10,2 6,5 46,1 4,7 1,8 9,7 1,4 30,7 920 Religion du chef de ménage Animiste 26,6 3003 4,6 23,4 4,1 16,5 2,4 5,4 2,0 47,4 23,0 5,9 41,3 8,7 2,1 13,8 1,1 32,2 798 Catholique 20,4 492 2,5 30,2 1,5 18,7 0,0 7,4 0,0 51,8 5,1 15,4 54,9 1,4 0,0 7,7 0,0 32,6 101 Protestant 22,9 2978 1,4 30,8 1,7 14,6 1,0 6,4 0,7 48,1 6,0 4,8 54,9 8,8 2,1 6,8 2,1 30,8 682 Musulmane 23,2 3068 3,4 30,2 2,5 19,1 1,0 5,4 1,0 51,1 6,3 3,8 58,6 7,5 2,0 9,3 0,7 35,3 712 Autre religion 28,4 9708 1,7 14,1 1,2 12,0 0,8 2,5 0,5 28,1 10,4 4,1 27,4 4,3 0,9 8,9 1,8 18,2 2757 Pas de religion/M. * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Total 20,6 677 0,4 25,3 0,4 16,9 1,0 2,1 1,1 42,7 7,2 5,8 44,9 5,0 1,0 3,3 7,6 28,9 139 1 Indicateur MICS 3.18 et Indicateur OMD 6.8; 2 Indicateur MICS 3.17 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 On t e u de la fi èv re a u co ur s de s d eu x d er ni èr es se m ai ne s No m br e d es e nf an ts â gé s de 0- 59 m oi s SP / F an sid ar Ch lo ro qu in e Am od ia qu in e Qu in in e Co m bi na iso n av ec Ar té m isi ni ne Au tre a nt i-p al u N’ im po rte q ue l an ti- pa lu 1 Pa ra cé ta m ol / P an ad ol / Ac ét am in op hè ne As pi rin e Ib up ro fe n Au tre m an qu an t/N SP Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t p ris u n an tip al ud ée n le m êm e jo ur o u le jo ur su iva nt 2 No m br e d’ en fa nt s a ya nt e u la fi èv re au c ou rs d es 2 de rn iè re s s em ai ne s Co m pr im és o u sir op an tib io tiq ue In je ct io n d’ an tib io tiq ue DB C An tip al ud ée n sp éc ifi qu e au p ay s Santé de l e´nfant 93 TCHAD 2010 Tableau CH.14 (suite): Traitement antipaludique des enfants avec des médicaments antipaludéens Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et reçu des médicaments antipaludéens, Tchad, 2010 Enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et été traités avec: Médicaments antipaludéens: Autres médicaments: Région Batha 26,5 1003 0,6 11,8 0,1 13,0 0,1 3,0 0,9 25,6 5,6 3,3 15,6 1,5 0,2 12,8 1,1 18,5 266 BET 8,1 136 * * * * * * * * * * * * * * * * * Chari Baguirmi 26,6 846 1,2 16,9 1,5 22,2 0,9 0,5 0,0 38,7 11,2 2,8 33,6 0,7 0,0 13,2 2,2 33,9 225 Guéra 21,8 789 3,5 8,2 1,7 12,9 0,1 0,6 0,1 20,7 7,1 3,9 45,6 8,1 1,2 2,3 1,0 11,9 172 Hadjer Lamis 26,4 966 2,3 15,8 1,3 5,3 1,1 3,9 0,0 25,6 4,6 3,9 28,4 1,6 1,2 7,9 1,0 15,3 255 Kanem 25,6 759 0,9 22,1 0,0 19,1 0,1 0,8 0,0 39,5 5,1 9,4 30,3 1,7 0,0 7,4 0,0 24,2 194 Lac 31,7 682 1,9 11,6 0,1 9,9 0,1 2,5 0,5 22,7 4,4 3,6 31,3 5,2 0,6 1,6 1,7 9,2 216 Logone Occidental 30,7 862 0,3 14,9 1,0 10,7 0,0 4,9 0,0 28,0 7,5 4,2 52,0 13,0 0,4 8,7 0,5 20,5 264 Logone Oriental 14,1 1189 2,0 40,5 2,2 17,4 0,5 5,5 0,0 57,5 2,4 12,4 57,8 7,5 5,7 6,4 0,0 40,1 168 Mandoul 19,3 1178 2,5 57,2 2,8 9,7 1,5 10,5 0,6 71,4 4,9 1,0 70,6 4,1 3,1 6,6 1,2 42,9 227 Mayo Kebbi Est 18,5 1268 1,4 24,7 1,1 20,8 0,1 2,7 0,4 44,7 3,9 4,0 56,9 0,0 0,2 1,8 3,7 31,2 234 Mayo Kebbi Ouest 17,8 890 5,8 42,0 3,2 20,1 0,0 7,2 0,0 51,7 11,5 5,6 44,7 17,6 5,6 7,4 4,8 25,8 158 Moyen Chari 27,1 847 4,1 31,9 2,0 14,8 4,9 2,1 2,2 50,0 4,2 3,8 52,8 8,9 1,2 5,5 0,3 35,1 230 Ouaddaï 38,6 1227 0,1 13,3 0,9 8,0 0,3 1,5 0,2 21,4 10,8 3,2 23,2 5,5 0,4 7,3 2,8 16,1 474 Salamat 46,3 543 0,7 10,1 0,7 11,7 0,8 0,8 0,2 21,4 2,7 3,2 16,7 1,7 0,4 4,5 1,4 10,1 251 Tandjilé 26,4 959 2,4 10,9 0,9 24,5 0,0 7,0 0,1 43,3 4,1 7,0 50,4 3,5 0,6 8,1 2,5 26,9 253 Wadi Fira 23,0 754 0,1 8,5 0,0 10,1 0,0 1,9 0,1 20,5 5,1 1,9 19,2 0,7 1,2 19,3 3,9 16,0 173 N’Djamena 31,6 1679 3,5 21,3 3,8 14,3 2,4 6,6 2,8 44,5 27,4 5,9 41,4 10,5 2,0 15,3 1,5 29,5 530 Barh El Gazal 15,9 138 * * * * * * * * * * * * * * * * * Sila 26,9 291 2,7 11,6 1,1 14,5 0,1 0,4 0,5 26,7 4,0 1,2 24,5 1,8 1,2 6,0 3,8 16,4 78 Milieu de résidence Urbain 28,0 3547 3,8 22,2 3,6 16,4 2,0 5,5 1,8 44,7 21,6 5,9 41,9 9,0 1,9 12,0 1,6 28,5 994 Rural 25,3 13459 1,3 19,5 0,8 13,1 0,5 3,2 0,3 33,4 5,0 4,0 36,9 4,4 1,1 7,3 1,8 22,1 3409 Total 20,6 677 0,4 25,3 0,4 16,9 1,0 2,1 1,1 42,7 7,2 5,8 44,9 5,0 1,0 3,3 7,6 28,9 139 1 Indicateur MICS 3.18 et Indicateur OMD 6.8; 2 Indicateur MICS 3.17 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 On t e u de la fi èv re a u co ur s de s d eu x d er ni èr es se m ai ne s No m br e d es e nf an ts â gé s de 0- 59 m oi s SP / F an sid ar Ch lo ro qu in e Am od ia qu in e Qu in in e Co m bi na iso n av ec Ar té m isi ni ne Au tre a nt i-p al u N’ im po rte q ue l an ti- pa lu 1 Pa ra cé ta m ol / P an ad ol / Ac ét am in op hè ne As pi rin e Ib up ro fe n Au tre m an qu an t/N SP Po ur ce nt ag e de c eu x ay an t p ris u n an tip al ud ée n le m êm e jo ur o u le jo ur su iva nt 2 No m br e d’ en fa nt s a ya nt e u la fi èv re au c ou rs d es 2 de rn iè re s s em ai ne s Co m pr im és o u sir op an tib io tiq ue In je ct io n d’ an tib io tiq ue DB C An tip al ud ée n sp éc ifi qu e au p ay s 94 Le tableau CH.15 donne la proportion d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu une fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête et subi une piqure au bout du doigt ou au talon pour tester le paludisme. Parmi les enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre, seulement neuf pour cent ont subi une piqure au doigt ou au talon pour confirmer ou infirmer le diagnostic du paludisme. La proportion d’enfants testés est la même quel que soit le sexe. Mais selon le milieu de résidence, on constate que les enfants des zones urbaines (18%) sont trois fois plus nombreux que les enfants du milieu rural à être testés (6%). Par ailleurs, plus le niveau d’instruction de la mère augmente, plus les enfants sont testés pour le paludisme: 22 pour cent des enfants dont les mères ont un niveau secondaire ou plus ont subi une piqure au doigt ou au talon pour le test, contre 10 pour cent et 8 pour cent des enfants dont les mères ont un niveau primaire ou aucune instruction, respectivement. Considérant le quintile du bien-être économique du ménage, les enfants des ménages les plus riches sont près de trois fois plus souvent testés pour confirmer ou infirmer un paludisme que les enfants des ménages les plus pauvres (18% contre 7%). Le niveau des autres quintiles de richesse reste en dessous des 10 pour cent. Selon la religion du chef de ménage, ce sont les enfants des ménages dirigés par un animiste qui sont le moins testés (5%), contre huit pour cent dans les familles musulmanes et 11 pour cent dans les familles chrétiennes. Les disparités régionales sont encore une fois très marquées : plus d’un enfant sur cinq sont testés pour le paludisme en cas de fièvre, contre seulement un sur cinquante dans le Hadjer Lamis. Santé de l e´nfant 95 TCHAD 2010 Tableau CH.15: Diagnostic du paludisme Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et qui ont subi une piqûre au doigt ou au talon pour tester le paludisme, Tchad, 2010 Ont subi une piqûre au doigt ou au talon1 Nombre des enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines Sexe Masculin 9,1 8415 Féminin 8,9 8590 Région Batha 3,8 1003 BET 9,0 136 Chari Baguirmi 3,8 846 Guéra 6,5 789 Hadjer Lamis 2,3 966 Kanem 5,8 759 Lac 4,0 682 Logone Occidental 5,8 862 Logone Oriental 17,4 1189 Mandoul 14,5 1178 Mayo Kebbi Est 9,9 1268 Mayo Kebbi Ouest 6,5 890 Moyen Chari 11,1 847 Ouaddaï 6,9 1227 Salamat 4,8 543 Tandjilé 10,7 959 Wadi Fira 5,9 754 N’Djamena 20,7 1679 Barh El Gazal 6,7 138 Sila 13,1 291 Milieu de résidence Urbain 18,0 3547 Rural 6,4 13459 Total 9,0 17005 1 Indicateur MICS 3.16 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 96 Tableau CH.15 (suite): Diagnostic du paludisme Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines et qui ont subi une piqûre au doigt ou au talon pour tester le paludisme, Tchad, 2010 Ont subi une piqûre au doigt ou au talon1 Nombre des enfants âgés de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux dernières semaines Groupe d’âges 0-11 mois 8,1 3558 12-23 mois 10,3 2932 24-35 mois 8,5 3351 36-47 mois 8,2 3480 48-59 mois 10,0 3236 Instruction de la mère Aucun 7,7 12839 Primaire 10,1 3014 Secondaire et plus 21,6 1149 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 7,0 3298 Second 7,3 3484 Moyen 4,5 3623 Quatrième 9,6 3597 Le plus riche 17,6 3003 Religion du chef de ménage Animiste 5,4 492 Catholique 11,3 2978 Protestant 11,5 3068 Musulmane 8,1 9708 Autre religion 17,5 82 Pas de religion/Manquant 4,5 677 Total 9,0 17005 1 Indicateur MICS 3.16 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 97 TCHAD 2010 Les femmes enceintes qui vivent dans des endroits où le paludisme est très répandu sont quatre fois plus susceptibles que les autres adultes de contracter le paludisme et deux fois plus susceptibles de mourir de cette maladie. Une fois infectées, les femmes enceintes risquent d’être anémiées, d’avoir un accouchement prématuré et une mortinaissance. De plus, leurs bébés sont susceptibles de souffrir d’une insuffisance pondérale à la naissance, ce qui les rend très vulnérables et présente des risques élevés de mortalité durant leur première année de vie. Pour toutes ces raisons, des mesures doivent être prises pour protéger les femmes enceintes, comme la distribution de moustiquaires imprégnées et la prescription dans le cadre des visites prénatales de médicaments qui préviennent l’infection du paludisme (traitement préventif intermittent ou TPI). Lors de la MICS-2010, les femmes ont été interrogées sur les médicaments qu’elles avaient reçus pendant leur dernière grossesse au cours des deux années précédant l’enquête. Les femmes sont considérées comme ayant reçu le traitement préventif intermittent si elles ont reçu au moins deux doses de SP/Fansidar pendant leur grossesse. Les informations concernant le traitement préventif intermittent du paludisme chez les femmes enceintes qui ont accouché au cours des deux années précédant l’enquête sont présentées dans le tableau CH.16. Moins de la moitié des femmes tchadiennes qui ont eu une grossesse dans les deux dernières années ont reçu des soins prénatals (43%) et parmi elles, près des trois quart (72%) ont déclaré avoir reçu un traitement quelconque contre le paludisme. Cependant seulement un peu plus de une sur cinq (22%) a reçu les deux doses recommandées de SP/Fansidar pour le TPI. Selon le milieu de résidence, les femmes du milieu urbain ont reçu beaucoup plus des soins prénatals (62%) et de TPI (29%) que celles qui vivent en milieu rural avec respectivement 37 pour cent et 18 pour cent. Les disparités d’accès au TPI sont également importantes selon le niveau d’instruction : plus leur niveau augmente, plus les femmes ont accès aux soins prénatals et au TPI : 67 pour cent des femmes qui ont un niveau secondaire ou plus ont eu accès à des soins prénatals dont 33 pour cent ont bénéficié du TPI, contre respectivement 35 pour cent et 18 pour cent des femmes qui n’ont aucune instruction. Les femmes qui ont un niveau primaire occupent une position intermédiaire puisque 57 pour cent d’entre elles ont eu accès aux soins prénatals dont 23 pour cent ont bénéficié du TPI. Concernant le quintile de pauvreté, plus le ménage est riche, plus les femmes ont accès aux soins prénatals (63%) : 32 pour cent de ces femmes bénéficient du TPI dans le cadre du suivi prénatal. Les femmes des ménages les plus pauvres quant à elles sont à 30 pour cent pour l’accès aux soins prénatals dont 14 pour cent ont un TPI. Selon la région de résidence, ce sont les femmes du Moyen Chari qui reçoivent le plus de TPI dans le cadre du suivi prénatal (47%). Elles sont suivies par celles du Lac (31%). En revanche, au Mandoul, très peu de femmes bénéficient (3%) du TPI, alors que 61 pour cent ont accès au suivi prénatal. A N’Djamena, 64 pour cent font le suivi prénatal dont 29 pour cent bénéficient du TPI. Enfin, selon la religion du chef de ménage, les disparités sont assez faibles. A noter toutefois que les femmes des ménages animistes ont beaucoup moins accès aux visites prénatales et donc également moins accès au TPI (14%) que les chrétiennes et les musulmanes (plus de 21%). 98 Tableau CH.16: Traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête et qui ont bénéficié du traitement préventif intermittent (TPI) contre le paludisme durant la grossesse à n’importe quelle visite pour soins prénatals, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes ayant reçu des soins prénatals (SP) Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années Pourcentage de femmes enceintes qui ont pris: Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années et reçu des soins prénatals un médicament pour prévenir le paludisme à n’importe quelle visite pour soins prénatals durant la grossesse SP/Fansidar au moins une fois SP/Fansidar deux ou plusieurs fois1 Région Batha 20,9 331 48,7 10,9 9,8 69 BET (42,7) (41) * * * * Chari Baguirmi 27,6 304 85,2 24,3 19,6 84 Guéra 41,6 297 75,3 32,3 29,7 123 Hadjer Lamis 20,7 341 83,3 20,6 17,0 71 Kanem 49,6 223 67,8 12,0 8,4 111 Lac 28,0 200 88,9 32,2 31,9 56 Logone Occidental 60,1 362 57,7 8,6 6,8 218 Logone Oriental 47,0 450 79,8 34,3 28,5 212 Mandoul 61,1 476 48,9 4,8 3,1 291 Mayo Kebbi Est 36,1 413 75,6 17,0 13,2 149 Mayo Kebbi Ouest 41,9 383 64,1 29,5 29,0 160 Moyen Chari 68,4 350 87,8 52,0 46,9 239 Ouaddaï 25,9 448 74,9 25,9 19,7 116 Salamat 24,9 162 (71,0) (29,2) (26,8) (40) Tandjilé 38,4 403 63,8 19,9 19,1 155 Wadi Fira 23,0 209 (86,6) (38,4) (25,3) (48) N’Djamena 63,6 692 81,0 32,6 28,9 440 Barh El Gazal (34,9) (46) * * * * Sila 37,4 87 (76,6) (20,1) (12,0) (32) Total 42,6 6217 72,0 25,3 21,9 2647 1 Indicateur MICS 3.16 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de l e´nfant 99 TCHAD 2010 Tableau CH.16 (suite): Traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête et qui ont bénéficié du traitement préventif intermittent (TPI) contre le paludisme durant la grossesse à n’importe quelle visite pour soins prénatals, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes ayant reçu des soins prénatals (SP) Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années Pourcentage de femmes enceintes qui ont pris: Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années et reçu des soins prénatals un médicament pour prévenir le paludisme à n’importe quelle visite pour soins prénatals durant la grossesse SP/Fansidar au moins une fois SP/Fansidar deux ou plusieurs fois1 Milieu de résidence Urbain 62,5 1426 81,0 33,3 28,9 890 Rural 36,7 4791 67,4 21,3 18,3 1757 Instruction de la mère Aucune 34,9 4352 69,7 20,9 18,4 1520 Primaire 57,5 1287 71,1 28,1 23,0 740 Secondaire et plus 66,9 578 82,5 37,5 33,3 386 Manquant/NSP Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 30,3 1104 62,3 17,9 14,0 334 Second 33,7 1234 60,2 21,3 16,9 416 Moyen 36,0 1310 70,0 19,3 16,7 471 Quatrième 49,5 1389 71,9 23,6 20,8 687 Le plus riche 62,6 1181 84,3 36,5 32,5 739 Religion du chef de ménage Animiste 29,9 212 58,4 14,5 14,5 63 Catholique 52,7 1179 66,0 25,6 21,4 622 Protestant 53,9 1271 72,8 25,7 22,7 685 Musulmane 35,4 3294 76,0 25,9 22,1 1164 Autre religion (37,2) (32) * * * * Pas de religion/ Manq. 43,8 229 67,1 20,2 19,7 101 Total 42,6 6217 72,0 25,3 21,9 2647 1 Indicateur MICS 3.16 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 100 ©UNICEF/Harandane Dicko 101 TCHAD 2010 VII. Eau et assainissement L’eau potable est un besoin fondamental pour la santé humaine. A l’inverse, l’eau insalubre peut être un important vecteur de maladies comme le trachome, le choléra, la typhoïde et la schistosomiase. L’eau potable peut également être infectée de contaminants chimiques, physiques et radiologiques ayant des effets nocifs sur la santé humaine. De plus, l’accès à l’eau potable peut être particulièrement difficile pour les femmes et les enfants, notamment en milieux ruraux, qui ont la responsabilité fondamentale de transporter l’eau, souvent sur de longues distances. L’objectif des OMD est de réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de personnes sans accès durable à l’eau potable et à des installations sanitaires de base. L’objectif d’« Un Monde digne des enfants » appelle à une réduction d’au moins un tiers de la proportion des ménages sans accès à des installations sanitaires hygiéniques et à de l’eau de boisson sûre et abordable. La liste des indicateurs utilisés dans MICS est la suivante: Eau • Utilisation de sources améliorées d’eau potable; • Utilisation d’une méthode appropriée de traitement de l’eau ; • Temps qu’il faut pour atteindre la source d’eau potable ; • Personne qui va chercher l’eau potable. Assainissement • Utilisation de latrines améliorées ; • Evacuation sanitaire des matières fécales de l’enfant. 7 .1 UTILISATION DE SOURCES D’EAU AMELIOREES La répartition de la population selon la source d’eau de boisson figure au tableau WS.1. Les populations utilisant des sources améliorées d’eau de boisson sont celles ayant recours à n’importe quels types d’approvisionnement tels que : le robinet (dans le logement, la concession, la cour ou la parcelle, le robinet public/la borne fontaine), le puits à pompe/forage, le puits protégé, la source protégée, et la collecte d’eau de pluie. L’eau en bouteille n’est considérée comme une source d’eau améliorée que si le ménage utilise une source d’eau améliorée à d’autre fins, telles que le lavage des mains et la cuisine. Dans l’ensemble, plus de 52 pour cent de la population utilise une source d’eau améliorée. La proportion de ménages ruraux (42%) ayant accès à une source d’eau améliorée est deux fois moins élevé que celle des ménages urbains (84%). L’indice de richesse influence aussi fortement l’accès aux sources d’eau améliorées : plus le niveau de vie augmente et plus cet accès est facilité : ainsi, les plus pauvres ne sont que 23 pour cent à en bénéficier, les moyens 46 pour cent et les plus riches 89 pour cent. Dans une moindre mesure, le niveau de vie du chef de ménage et la religion ont aussi un impact. Les musulmans sont plus nombreux que les autres à recourir à des sources d’eau améliorées. Les disparités régionales sont importantes. Les ménages vivant à N’Djamena et dans les régions du Barh El Gazal, Hadjer Lamis et Chari Baguirmi sont les plus favorisées en termes d’accès à des sources d’eau améliorées (plus de 80% des ménages). En revanche, le Wadi Fira, le Salamat et le BET sont les régions les plus mal loties : moins de 20% de la population y dispose d’une source d’eau améliorées. 102 Ta bl ea u W S. 1: U til is at io n de s ou rc es d ’e au a m él io ré es Po ur ce nt ag e de la p op ul at io n de s m én ag es s el on la p rin ci pa le s ou rc e d’ ea u po ta bl e et p ou rc en ta ge d e la p op ul at io n de s m én ag es u til is an t d es s ou rc es d ’e au p ot ab le am él io ré es , T ch ad , 2 01 0 Pr in ci pa le s ou rc e d’ ea u po ta bl e Po ur ce nt ag e de m én ag es ut ili sa nt de s so ur ce s d’ ea u de b oi ss on am él io ré es 1 N om br e de s m em br es de s m én ag es So ur ce s am él io ré es So ur ce s no n am él io ré es Ea u de ro bi ne t: So ur ce pr ot ég ée / Co lle ct e ea u/ ea u bo ut ei lle Ch ar re tte do té e d’ un e pe tit e ci te rn e/ To nn ea u da ns le lo ge m en t da ns la co ur / pa rc el le ro bi n et d u vo is in ro bi n et pu bl ic / pr is e d’ ea u Fo ra ge Pu its pr ot ég é Pu its no n pr ot ég é So ur ce no n pr ot ég ée Ea u de su rf ac e Au tr e/ M an qu an t N iv ea u d’ in st ru ct io n du c he f d e m én ag e Au cu ne 3, 6 1, 4 2, 5 13 ,8 22 ,9 7, 6 0, 3 41 ,0 2, 1 0, 2 4, 1 0, 7 52 ,0 55 19 8 Pr im ai re 3, 3 1, 3 2, 5 10 ,3 17 ,4 8, 1 0, 2 51 ,7 1, 7 0, 1 3, 0 0, 2 43 ,2 18 56 5 Se co nd ai re e t p lu s 13 ,9 5, 6 5, 6 12 ,6 19 ,8 5, 7 0, 5 31 ,1 1, 7 0, 4 2, 6 0, 3 63 ,7 14 18 0 Qu in til e du b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s pa uv re 0, 0 0, 0 0, 0 1, 9 15 ,2 5, 7 0, 3 68 ,8 2, 5 0, 0 5, 4 0, 3 23 ,1 17 69 9 Se co nd 0, 0 0, 0 0, 2 8, 2 21 ,4 8, 3 0, 3 54 ,8 1, 7 0, 0 4, 5 0, 6 38 ,4 17 72 3 M oy en 0, 0 0, 1 0, 5 10 ,3 25 ,1 9, 2 0, 5 46 ,7 3, 2 0, 0 3, 7 0, 6 45 ,7 17 70 0 Qu at riè m e 1, 1 1, 5 3, 6 21 ,2 27 ,2 9, 7 0, 1 30 ,3 1, 9 0, 2 3, 1 0, 1 64 ,3 17 72 0 Le p lu s ric he 25 ,3 8, 9 10 ,8 22 ,6 17 ,2 4, 0 0, 2 7, 3 0, 6 0, 8 1, 4 0, 8 89 ,0 17 71 4 Re lig io n du c he f d e m én ag e An im is te 0, 0 0, 1 0, 3 6, 3 21 ,6 11 ,1 0, 6 51 ,2 4, 6 0, 0 4, 2 0, 0 40 ,0 27 51 Ca th ol iq ue 2, 4 0, 7 2, 0 7, 7 17 ,4 7, 0 0, 3 57 ,6 1, 2 0, 3 3, 2 0, 1 37 ,6 16 03 8 Pr ot es ta nt 2, 1 1, 6 3, 3 10 ,8 20 ,8 7, 9 0, 1 48 ,5 1, 3 0, 2 3, 2 0, 2 46 ,6 15 85 2 M us ul m an e 7, 9 3, 0 3, 5 16 ,1 22 ,6 7, 1 0, 3 32 ,4 2, 3 0, 2 3, 8 0, 8 60 ,5 49 92 4 Au tre re lig io n 0, 1 0, 5 3, 3 5, 3 12 ,7 5, 0 0, 0 71 ,5 1, 6 0, 0 0, 0 0, 0 26 ,9 47 7 Pa s de re lig io n/ M an q. 0, 6 0, 0 1, 8 5, 4 22 ,4 7, 2 0, 0 56 ,0 1, 1 0, 1 5, 4 0, 0 37 ,3 35 13 To ta l 5, 3 2, 1 3, 0 12 ,8 21 ,2 7, 4 0, 3 41 ,6 2, 0 0, 2 3, 6 0, 5 52 ,1 88 55 6 1 I nd ic at eu r M IC S 4.1 e t In di ca te ur O M D 7.8 So ur ce : I NS EE D, M IC S, Tc ha d, 2 01 0 Eau et assainissement 103 TCHAD 2010 Ta bl ea u W S. 1 (s ui te ): U til is at io n de s ou rc es d ’e au a m él io ré es Po ur ce nt ag e de la p op ul at io n de s m én ag es s el on la p rin ci pa le s ou rc e d’ ea u po ta bl e et p ou rc en ta ge d e la p op ul at io n de s m én ag es u til is an t d es s ou rc es d ’e au p ot ab le am él io ré es , T ch ad , 2 01 0 Pr in ci pa le s ou rc e d’ ea u po ta bl e Po ur ce nt ag e de m én ag es ut ili sa nt de s so ur ce s d’ ea u de b oi ss on am él io ré es 1 N om br e de s m em br es de s m én ag es So ur ce s am él io ré es So ur ce s no n am él io ré es Ea u de ro bi ne t: So ur ce pr ot ég ée / Co lle ct e ea u/ ea u bo ut ei lle Ch ar re tte do té e d’ un e pe tit e ci te rn e/ To nn ea u da ns le lo ge m en t da ns la co ur / pa rc el le ro bi n et d u vo is in ro bi n et pu bl ic / pr is e d’ ea u Fo ra ge Pu its pr ot ég é Pu its no n pr ot ég é So ur ce no n pr ot ég ée Ea u de su rf ac e Au tr e/ M an qu an t Ré gi on Ba th a 2, 0 1, 7 1, 6 14 ,1 21 ,6 18 ,5 1, 5 30 ,9 6, 6 0, 0 1, 2 0, 2 61 ,0 49 10 BE T 2, 4 5, 4 1, 2 6, 2 0, 2 3, 9 0, 0 78 ,4 2, 2 0, 0 0, 0 0, 0 19 ,4 72 0 Ch ar i B ag ui rm i 0, 6 0, 4 0, 4 43 ,2 31 ,1 4, 8 0, 0 8, 5 1, 8 0, 0 8, 9 0, 0 80 ,6 41 49 Gu ér a 1, 1 1, 0 0, 5 7, 6 11 ,7 19 ,7 0, 2 57 ,3 0, 6 0, 4 0, 1 0, 0 41 ,7 39 57 Ha dj er L am is 4, 8 1, 0 2, 5 27 ,6 41 ,2 6, 9 0, 0 15 ,9 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 84 ,1 49 49 Ka ne m 8, 1 5, 3 2, 8 2, 8 35 ,6 8, 8 0, 0 33 ,0 2, 6 0, 0 1, 0 0, 0 63 ,5 43 48 La c 1, 3 1, 0 0, 2 12 ,2 52 ,9 0, 5 0, 0 24 ,8 0, 1 0, 0 6, 8 0, 0 68 ,0 36 12 Lo go ne O cc id en ta l 1, 9 1, 3 1, 4 10 ,7 15 ,6 11 ,6 0, 5 52 ,5 1, 8 0, 0 2, 5 0, 0 43 ,0 48 43 Lo go ne O rie nt al 0, 5 0, 1 1, 3 6, 8 16 ,6 3, 2 0, 0 66 ,8 0, 9 0, 0 3, 9 0, 0 28 ,4 54 06 M an do ul 0, 1 0, 9 1, 4 7, 2 15 ,5 4, 6 0, 4 68 ,6 1, 0 0, 0 0, 0 0, 0 30 ,1 56 71 M ay o Ke bb i E st 1, 1 1, 0 0, 9 11 ,3 30 ,8 7, 9 0, 0 44 ,6 1, 0 0, 0 1, 4 0, 0 52 ,9 67 49 M ay o Ke bb i O ue st 0, 1 0, 1 0, 1 7, 9 18 ,4 8, 8 0, 3 42 ,3 5, 5 0, 1 16 ,4 0, 1 35 ,6 46 41 M oy en C ha ri 2, 3 1, 4 4, 0 5, 1 6, 9 10 ,5 0, 1 68 ,6 0, 4 0, 0 0, 3 0, 4 30 ,3 48 08 Ou ad da ï 5, 3 0, 2 1, 7 15 ,4 12 ,8 5, 1 0, 8 45 ,3 7, 2 0, 0 2, 0 4, 3 41 ,2 62 15 Sa la m at 1, 5 0, 6 1, 0 3, 9 8, 3 3, 5 0, 1 54 ,4 2, 0 0, 0 24 ,7 0, 0 18 ,9 26 75 Ta nd jil é 2, 2 0, 1 0, 7 11 ,1 11 ,3 9, 1 0, 0 62 ,5 0, 6 0, 0 2, 3 0, 0 34 ,5 52 13 W ad i F ira 1, 0 0, 5 0, 8 2, 9 3, 5 8, 4 0, 3 77 ,5 3, 3 0, 0 1, 4 0, 1 17 ,4 34 30 N ’D ja m en a 28 ,5 9, 8 15 ,5 18 ,9 23 ,1 1, 7 0, 3 0, 1 0, 0 1, 6 0, 0 0, 5 97 ,7 10 08 9 Ba rh E l G az al 10 ,1 7, 0 3, 2 16 ,8 46 ,7 5, 4 0, 0 10 ,8 0, 1 0, 0 0, 0 0, 0 89 ,1 74 9 Si la 5, 1 1, 5 2, 7 11 ,5 20 ,7 3, 1 0, 0 29 ,4 1, 2 0, 0 24 ,6 0, 0 44 ,7 14 20 M ili eu d e ré si de nc e Ur ba in 20 ,6 7, 6 11 ,9 23 ,3 15 ,9 4, 9 0, 2 11 ,6 0, 6 0, 8 1, 8 0, 8 84 ,4 20 69 8 Ru ra l 0, 6 0, 4 0, 3 9, 6 22 ,9 8, 1 0, 3 50 ,7 2, 4 0, 0 4, 2 0, 3 42 ,3 67 85 8 To ta l 5, 3 2, 1 3, 0 12 ,8 21 ,2 7, 4 0, 3 41 ,6 2, 0 0, 2 3, 6 0, 5 52 ,1 88 55 6 1 I nd ic at eu r M IC S 4.1 e t In di ca te ur O M D 7.8 So ur ce : I NS EE D, M IC S, Tc ha d, 2 01 0 104 L’une des sources d’eau améliorées la plus accessible est le puits à pompe ou forage, utilisé par 21 pour cent de la population (Tableau WS.1). La deuxième source d’eau de boisson est le robinet public ou prise d’eau, utilisé par 13 pour cent de la population. Il est par ailleurs, la principale source d’eau pour les populations du Chari Baguirmi (43%). Dans l’ensemble, la proportion des personnes utilisant l’eau de robinet dans le logement (5%) ou dans la cour/ parcelle (2%) est faible. C’est à N’Djamena (29%) que les ménages sont les plus nombreux à utiliser l’eau du robinet disponible dans leur logement, première source d’eau améliorée pour les habitants de la capitale avant les forages et les robinets publics. Dans la plupart des autres régions, l’accès aux sources d’eau améliorées se fait en priorité à travers les forages, à l’exception du cas du Chari Baguirmi. Une forte disparité existe entre les sources d’eau utilisées en milieu rural et urbain. L’eau en provenance du robinet est la principale source d’eau potable en milieu urbain, où 23 pour cent des populations utilisent le robinet public ou une prise d’eau, 20 pour cent le robinet installé dans le logement ou chez le voisin (12%). Par contre en milieu rural, les populations utilisent surtout le puits à pompe ou forage. On remarque également que disposer d’un robinet dans son logement est uniquement le privilège des ménages les plus riches, dont le quart bénéficie de cette facilité. De même, le simple fait d’avoir accès à un robinet d’eau potable, dans sa cour ou chez le voisin, est réservé aux familles riches. Quant aux ménages pauvres qui ont accès à des sources d’eau améliorées, ils utilisent les forages et, dans une moindre mesure, les puits protégés. 7 .1 .1 TRAITEMENT DE L’EAU Le recours au traitement de l’eau par les ménages est présenté au tableau WS.2. Les ménages ont été interrogés sur les façons dont ils traitent l’eau à domicile afin de la rendre plus sûre à la consommation. Les méthodes de traitement considérées comme appropriées pour rendre l’eau potable sont : la faire bouillir, y ajouter de l’eau de javel ou du chlore, utiliser un filtre à eau et utiliser la désinfection solaire. La grande majorité des ménages (95%) n’utilise aucune méthode pour traiter l’eau de boisson. Seulement trois pour cent d’entre eux traitent l’eau de boisson en y ajoutant de l’eau de javel ou du chlore tandis que moins de un pour cent utilisent un filtre à eau. Parmi les ménages qui n’ont pas accès à une source améliorée d’eau potable, seulement deux pour cent utilisent une quelconque méthode appropriée de traitement de l’eau. Dix pour cent des ménages urbains qui n’ont pas accès à une source améliorée utilisent une méthode de traitement (16% à N’Djamena), majoritairement de l’eau de javel, contre moins de deux pour cent en milieu rural. Par ailleurs, 17 pour cent des ménages les plus riches qui n’ont pas accès à des sources d’eau améliorées utilisent une méthode appropriée de traitement de l’eau contre six pour cent de ceux du quatrième quintile et moins de un pour cent parmi les plus pauvres. De même, les ménages dont le chef a au moins le niveau secondaire sont huit fois plus nombreux à utiliser une méthode de traitement s’ils n’ont pas accès à des sources d’eau améliorées que les ménages dont le chef n’a pas d’instruction (8% contre 1%). Dans tous les cas, c’est l’eau de javel qui est la plus largement utilisée. Eau et assainissement 105 TCHAD 2010 Tableau WS.2: Traitement de l’eau du ménage Pourcentage de la population des ménages selon la méthode de traitement de l’eau potable utilisée dans le ménage, et pour les membres des ménages vivant dans les ménages où l’on utilise une source non améliorée d’eau potable, pourcentage de ceux employant une méthode de traitement appropriée, Tchad, 2010 Méthode de traitement de l’eau dans le ménage Nombre de membres des ménages Pourcentage des membres des ménages dans les ménages utilisant des sources d’eau potable non améliorées et employant une méthode appropriée de traitement de l’eau1 Nombre des membres des ménages dans les ménages utilisant des sources d’eau de boisson non amélioréesAucune La faire bouillir Y ajouter de l’eau de javel/ chlore La filtrer à travers un ligne Utiliser un filtre à eau Désinfection solaire Laisser reposer Autre Manquant /NSP Niveau d’instruction du chef de ménage Aucune 97,7 0,1 1,5 0,5 0,0 0,0 0,3 0,1 0,0 55198 1,1 26517 Primaire 94,3 0,1 3,4 1,2 0,0 0,0 0,3 0,9 0,1 18565 2,5 10546 Secondaire et plus 88,3 0,5 8,7 2,0 0,3 0,0 1,1 0,2 0,1 14180 7,7 5142 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 98,8 0,0 0,2 0,4 0,0 0,0 0,2 0,5 0,0 17699 0,2 13615 Second 98,6 0,1 0,3 0,6 0,0 0,0 0,2 0,2 0,0 17723 0,6 10915 Moyen 97,0 0,2 1,0 1,0 0,0 0,0 0,5 0,4 0,2 17700 1,4 9606 Quatrième 94,8 0,3 3,2 1,3 0,0 0,0 0,6 0,0 0,1 17720 6,4 6329 Le plus riche 87,8 0,3 10,8 1,0 0,3 0,0 0,7 0,2 0,0 17714 17,1 1948 Religion du chef de ménage Animiste 97,9 0,0 1,1 1,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 2751 1,4 1652 Catholique 93,9 0,2 3,4 1,5 0,1 0,0 0,4 1,0 0,1 16038 2,3 10005 Protestant 92,9 0,5 4,1 1,6 0,1 0,0 0,9 0,2 0,2 15852 3,6 8469 Musulmane 96,6 0,1 2,8 0,4 0,0 0,0 0,2 0,1 0,0 49924 1,8 19736 Autre religion 89,7 0,0 2,7 5,6 0,0 0,0 5,8 0,0 0,0 477 1,3 349 Pas de religion/ Manquant 96,4 0,0 2,8 0,8 0,0 0,0 1,5 0,0 0,0 3513 2,4 2201 Total 95,4 0,2 3,1 0,9 0,1 0,0 0,4 0,3 0,1 88556 2,3 42412 1 Indicateur MICS 4.2 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 106 Tableau WS.2 (suite): Traitement de l’eau du ménage Pourcentage de la population des ménages selon la méthode de traitement de l’eau potable utilisée dans le ménage, et pour les membres des ménages vivant dans les ménages où l’on utilise une source non améliorée d’eau potable, pourcentage de ceux employant une méthode de traitement appropriée, Tchad, 2010 Méthode de traitement de l’eau dans le ménage Nombre de membres des ménages Pourcentage des membres des ménages dans les ménages utilisant des sources d’eau potable non améliorées et employant une méthode appropriée de traitement de l’eau1 Nombre des membres des ménages dans les ménages utilisant des sources d’eau de boisson non amélioréesAucune La faire bouillir Y ajouter de l’eau de javel/ chlore La filtrer à travers un ligne Utiliser un filtre à eau Désinfection solaire Laisser reposer Autre Manquant /NSP Région Batha 98,1 0,0 1,4 0,0 0,0 0,0 0,2 0,0 0,3 4910 0,6 1913 BET 98,2 0,0 1,7 0,0 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 720 1,4 581 Chari Baguirmi 97,0 0,3 1,4 0,8 0,0 0,0 0,7 0,0 0,0 4149 5,7 803 Guéra 98,5 0,0 1,2 0,0 0,0 0,0 0,3 0,0 0,0 3957 0,8 2308 Hadjer Lamis 98,9 0,0 1,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 4949 0,0 785 Kanem 97,4 0,2 2,3 0,5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 4348 3,5 1587 Lac 99,8 0,0 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 3612 0,0 1155 Logone Occidental 97,5 0,0 1,5 0,8 0,0 0,0 0,2 0,0 0,0 4843 0,2 2762 Logone Oriental 97,4 0,7 1,9 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 5406 2,4 3870 Mandoul 92,5 0,7 1,9 3,9 0,0 0,0 2,1 0,0 0,0 5671 2,6 3963 Mayo Kebbi Est 97,7 0,0 0,9 1,1 0,0 0,1 0,6 0,0 0,0 6749 1,2 3176 Mayo Kebbi Ouest 93,6 0,1 6,0 0,2 0,1 0,0 1,4 0,1 0,0 4641 6,0 2987 Moyen Chari 87,3 0,4 5,6 2,0 0,3 0,0 0,6 3,3 0,8 4808 5,0 3350 Ouaddaï 97,2 0,1 1,8 1,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 6215 1,2 3655 Salamat 96,6 0,0 1,7 0,2 0,0 0,0 0,6 1,1 0,0 2675 0,6 2169 Tandjilé 96,2 0,2 2,3 1,5 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 5213 2,2 3417 Wadi Fira 97,4 0,9 1,2 0,0 0,0 0,0 0,3 0,0 0,0 3430 2,1 2834 N’Djamena 87,7 0,0 11,2 1,2 0,3 0,0 0,4 0,3 0,0 10089 15,7 233 Barh El Gazal 96,0 0,0 3,7 0,3 0,0 0,0 0,3 0,0 0,0 749 0,0 81 Sila 97,9 0,2 2,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1420 0,3 785 Milieu de résidence Urbain 89,6 0,1 9,2 0,9 0,2 0,0 0,5 0,3 0,1 20698 9,7 3229 Rural 97,2 0,2 1,2 0,8 0,0 0,0 0,4 0,2 0,1 67858 1,6 39183 Total 95,4 0,2 3,1 0,9 0,1 0,0 0,4 0,3 0,1 88556 2,3 42412 1 Indicateur MICS 4.2 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Eau et assainissement 107 TCHAD 2010 7 .1 .2 TEMPS MIS ET PERSONNE QUI VA CHERCHER L’EAU DE BOISSON Le temps qu’il faut pour aller chercher l’eau et revenir est présenté au tableau WS.3 et la personne qui va habituellement chercher l’eau, au tableau WS.4. Les informations sur le nombre de déplacements effectués en une journée n’ont pas été recueillies. Le tableau WS.3 montre que parmi les ménages utilisateurs d’eau potable, très peu disposent de la source d’eau potable sur place (13%). Quel que soit le type de source améliorée considéré, environ 20 pour cent des ménages tchadiens mettent 30 minutes ou plus pour y accéder et 16 pour cent mettent moins de 30 minutes. La proportion des ménages qui mettent au moins une demi-heure pour aller chercher de l’eau potable est particulièrement élevée dans des régions comme le Chari Baguirmi, le Lac et le Hadjer Lamis et au contraire faible à N’Djamena, dans le BET, le Moyen Chari et le Salamat. Selon le milieu de résidence, il apparait que plus de la moitié des ménages (54%) du milieu urbain qui consomme de l’eau potable s’approvisionne sur place, contre seulement deux pour cent en milieu rural. Le niveau d’instruction du chef de ménage est lié au temps mis pour accéder aux sources d’eau améliorées : 32 pour cent des ménages dont le chef a un niveau d’instruction secondaire ou plus disposent de telles sources sur place, contre neuf pour cent des ménages dont le chef a un niveau d’instruction moindre. Selon les quintiles de bien-être économique, plus de 60 pour cent des ménages les plus riches s’approvisionnent en eau potable sur place, alors que cette proportion chute à neuf pour cent pour les ménages du quatrième quintile et concerne moins d’un pour cent des ménages les plus pauvres. Le temps nécessaire pour s’approvisionner en eau de boisson est encore plus long pour les ménages qui n’ont pas accès à des sources d’eau améliorée. Pour un de ces ménages sur quatre (25%), ce temps est supérieur ou égal à 30 minutes. Dans les régions du Sila, Wadi Fira, Salamat, Ouaddaï et Mayo Kebbi Ouest, plus de 40 pour cent des ménages ont besoin d’au moins 30 minutes pour s’approvisionner en eau. Le tableau WS.4 montre la répartition des ménages selon la personne qui va chercher l’eau. Les modalités sont : femme ou homme adulte, garçons ou fille de moins de 15 ans. Il apparait que dans 80 pour cent des ménages qui n’ont pas d’eau sur place, c’est la femme adulte qui va généralement en chercher, suivie des filles de moins de 15 ans (9%). Peu d’hommes adultes s’occupent de l’approvisionnement en eau de leurs familles (environ 7%) et encore moins les jeunes garçons (3%). La tendance est la même en milieu rural et en milieu urbain, où les femmes adultes se chargent le plus souvent du transport de l’eau (respectivement 81% et 71%), alors que les hommes ne s’en chargent qu’à hauteur de six pour cent et 11 pour cent. En ce qui concerne les enfants de moins de 15 ans, il y a une tendance ségrégative en défaveur des filles et selon le milieu de résidence. En effet, il apparaît clairement que la recherche de l’eau concerne trois fois plus les jeunes filles que les jeunes garçons : 11 pour cent contre quatre pour cent respectivement en milieu urbain et neuf pour cent contre trois pour cent en milieu rural. Les filles de moins de 15 ans sont particulièrement sollicitées dans le Batha (22%) et à N’Djamena (15%), alors que les jeunes garçons (respectivement 5% et 4%) sont généralement épargnés de cette corvée. 108 Tableau WS.3: Temps mis pour atteindre la source d’eau potable Pourcentage de la population des ménages selon le temps mis par les utilisateurs de sources améliorées et non améliorées d’eau potable, pour se rendre à la source d’eau potable, obtenir de l’eau et retourner, Tchad, 2010 Temps mis pour atteindre la source d’eau de boisson Utilisateurs de sources améliorées d’eau potable Utilisateurs de sources non améliorées d’eau potable Nombre de membres de ménage Eau sur place Moins de 30 minutes 30 minutes ou plus NSP Eau sur place Moins de 30 minutes 30 minutes ou plus NSP Région Batha 6,0 20,3 33,7 1,5 0,8 12,0 25,0 0,7 4910 BET 10,3 3,3 5,2 0,1 17,8 32,7 28,2 2,4 720 Chari Baguirmi 4,2 34,4 40,4 3,3 4,2 8,1 4,8 0,7 4149 Guéra 3,4 13,9 21,9 1,6 0,7 17,1 37,7 3,6 3957 Hadjer Lamis 9,1 33,7 35,8 5,1 0,2 4,3 11,6 0,2 4949 Kanem 17,3 25,1 17,2 6,5 0,0 3,3 24,7 5,8 4348 Lac 4,7 24,1 37,5 1,0 0,0 3,5 28,2 1,0 3612 Logone Occidental 6,9 11,7 21,4 2,2 5,9 24,5 25,0 2,3 4843 Logone Oriental 3,4 11,3 12,8 0,5 16,6 34,3 19,7 1,5 5406 Mandoul 4,1 7,5 17,7 0,4 6,0 37,2 24,9 2,2 5671 Mayo Kebbi Est 3,6 19,1 28,2 1,5 5,9 23,4 18,2 0,2 6749 Mayo Kebbi Ouest 0,6 11,7 17,7 4,5 1,7 19,2 42,8 1,9 4641 Moyen Chari 11,2 9,4 7,4 0,4 13,9 35,2 19,0 3,5 4808 Ouaddaï 8,7 9,5 20,4 0,5 0,3 6,8 51,3 2,4 6215 Salamat 3,9 4,2 7,5 1,4 1,4 21,7 48,9 11,0 2675 Tandjilé 5,9 12,9 12,2 3,0 27,4 15,6 15,6 7,3 5213 Wadi Fira 2,4 2,0 11,8 0,2 0,0 9,0 65,5 9,3 3430 N’Djamena 73,6 13,3 7,5 5,4 0,1 0,1 0,1 0,0 10089 Barh El Gazal 23,3 38,9 24,6 2,4 0,0 0,7 9,2 0,9 749 Sila 9,4 13,0 21,9 0,3 0,0 11,8 43,3 0,3 1420 Milieu de résidence Urbain 54,0 15,5 12,2 3,5 3,6 4,8 5,6 0,8 20698 Rural 2,3 15,6 22,2 2,1 5,7 19,0 30,0 3,1 67858 Niveau d’instruction du chef de ménage Aucune 9,2 16,9 22,2 2,5 3,7 13,9 28,5 3,0 55198 Primaire 9,2 12,6 18,0 2,1 9,4 23,4 22,9 2,3 18565 Secondaire et plus 31,6 14,3 15,3 1,9 6,3 14,6 14,7 1,3 14180 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,2 7,8 13,6 1,5 5,0 25,8 41,9 4,2 17699 Second 0,9 14,9 20,6 2,1 5,2 20,5 32,3 3,6 17723 Moyen 1,6 16,7 25,5 2,1 6,2 17,1 27,9 3,0 17700 Quatrième 8,8 25,0 27,1 3,4 6,5 12,3 15,5 1,4 17720 Le plus riche 60,6 13,8 13,2 2,8 3,5 2,4 3,2 0,5 17714 Religion du chef de ménage Animiste 0,4 4,0 33,7 1,9 11,3 19,9 26,6 2,3 2751 Catholique 8,1 11,2 15,2 2,3 11,0 28,5 20,7 3,0 16038 Protestant 10,1 14,6 19,5 1,9 9,2 21,6 21,1 2,0 15852 Musulmane 17,0 18,1 21,7 2,6 1,3 8,9 27,8 2,7 49924 Autre religion 4,0 7,4 15,2 0,1 12,5 47,4 10,7 2,8 477 Pas de religion/ Manquant 3,9 16,9 14,1 2,3 9,7 25,1 25,4 2,5 3513 Total 12,9 15,6 20,1 2,4 5,3 16,1 25,0 2,6 88556 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Eau et assainissement 109 TCHAD 2010 Tableau WS.4: Personne qui va aller chercher l’eau Pourcentage de ménages sans eau potable sur place, et pourcentage de ménages sans eau potable sur place selon la personne qui va habituellement chercher l’eau potable utilisée dans le ménage, Tchad, 2010 Pourcentage de ménages sans eau potable sur place Nombre de ménages Personne qui va habituellement chercher de l’eau potable Nombre des ménages sans eau potable sur place Femme adulte Homme adulte Fillette de moins de 15 ans Garçon de moins de 15 ans NSP Manquant Région Batha 87,5 826 62,2 7,1 21,8 4,7 0,1 4,0 723 BET 73,3 165 61,5 14,9 12,6 9,9 0,0 1,1 121 Chari Baguirmi 84,6 803 73,5 12,1 10,7 3,2 0,1 0,4 679 Guéra 89,7 709 83,4 4,6 8,2 2,3 0,3 1,2 636 Hadjer Lamis 89,1 899 83,3 3,5 9,8 3,3 0,0 0,1 801 Kanem 81,1 857 74,4 4,6 13,8 6,0 0,0 1,3 695 Lac 93,6 719 79,6 6,3 10,7 3,2 0,0 0,3 673 Logone Occidental 85,9 970 83,9 8,6 5,1 1,6 0,4 0,3 833 Logone Oriental 82,7 993 88,3 6,7 3,4 0,3 0,4 1,0 821 Mandoul 88,0 1092 75,2 7,2 10,6 3,9 0,0 3,1 961 Mayo Kebbi Est 89,8 1124 94,1 3,1 2,1 0,5 0,1 0,0 1010 Mayo Kebbi Ouest 95,8 732 91,2 5,5 2,3 0,5 0,0 0,6 701 Moyen Chari 73,2 903 78,8 13,9 4,5 0,9 0,0 1,9 661 Ouaddaï 84,2 1204 76,7 4,8 13,7 3,6 0,1 1,2 1013 Salamat 91,7 485 85,1 2,8 9,6 2,0 0,4 0,0 444 Tandjilé 68,5 930 85,3 3,6 4,8 1,2 0,0 5,0 637 Wadi Fira 93,3 715 71,4 8,4 12,2 5,4 0,3 2,3 667 N’Djamena 21,4 1859 64,6 14,0 14,9 3,6 0,7 2,2 397 Barh El Gazal 79,1 145 74,3 10,5 12,0 2,1 0,3 0,8 115 Sila 91,0 255 88,4 2,8 4,7 3,7 0,0 0,4 232 Milieu de résidence Urbain 35,9 3795 71,3 11,9 11,0 3,6 0,3 1,9 1363 Rural 91,0 12591 81,0 6,0 8,8 2,7 0,1 1,3 11458 Niveau d’instruction du chef de ménage Aucune 83,8 10428 78,7 5,6 11,0 3,4 0,1 1,2 8736 Primaire 78,0 3153 84,4 8,0 4,9 1,1 0,2 1,5 2459 Secondaire et plus 57,9 2706 80,0 10,8 4,9 1,9 0,2 2,2 1567 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 94,3 3695 82,0 4,5 9,8 2,5 0,1 1,1 3485 Second 93,1 3354 80,4 5,2 9,2 3,1 0,2 1,9 3121 Moyen 91,4 3197 80,9 7,5 7,6 2,6 0,2 1,2 2923 Quatrième 77,7 3165 78,2 8,3 9,4 2,7 0,0 1,4 2461 Le plus riche 27,9 2974 71,7 13,1 9,4 3,3 0,5 2,0 831 Religion du chef de ménage Animiste 87,1 420 91,6 3,5 2,8 0,6 0,0 1,5 366 Catholique 79,2 3038 84,3 6,9 5,3 1,8 0,2 1,5 2407 Protestant 79,1 2914 84,6 7,9 5,0 1,4 0,1 1,0 2304 Musulmane 76,6 9317 76,3 6,4 12,1 3,8 0,1 1,3 7138 Autre religion 78,4 81 68,2 7,7 17,0 0,3 1,4 5,4 63 Pas de religion/ Manquant 88,0 617 82,7 6,1 6,9 0,4 0,3 3,7 543 Total 78,2 16386 80,0 6,7 9,1 2,8 0,1 1,4 12821 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 110 7 .2 UTILISATION D’INSTALLATIONS SANITAIRES AMELIOREES L’évacuation inadéquate d’excréments humains et l’hygiène personnelle sont associées à une série de maladies dont les maladies diarrhéiques et la polio. Une installation sanitaire améliorée se définit comme celle qui sépare, de façon hygiénique, les excréments humains du contact humain. L’amélioration de l’assainissement peut réduire les maladies diarrhéiques de plus d’un tiers et peut considérablement amoindrir les effets néfastes sur la santé d’autres troubles responsables de la mort et de maladies chez des millions d’enfants dans les pays en développement. Les installations sanitaires améliorées pour l’évacuation des excréments sont notamment la chasse d’eau avec ou sans réservoir d’eau connectée à un système d’égout, la fosse septique, ou les latrines - latrines améliorées ventilées, latrines à fosse avec dalles - et les toilettes à compostage. Les résultats du tableau WS.5 montrent que seulement 15 pour cent de la population du Tchad vit dans des ménages ayant des installations sanitaires améliorées tandis que 66 pour cent pratiquent la défécation à l’air libre. Le milieu de résidence a une grande influence sur l’utilisation d’installations sanitaires améliorées. En effet, plus d’une personne sur deux y a accès en milieu urbain, contre une sur 25 en milieu rural : le pourcentage de la population disposant d’installations sanitaires améliorées est ainsi 13 fois plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural. La ville de N’Djamena est l’endroit où les ménages utilisent le plus souvent les installations sanitaires améliorés (74% de la population), suivi de la région du Chari Baguirmi (18%). Dans les autres régions du pays, cet indicateur se situe en dessous de 15 pour cent. Les données indiquent aussi que l’utilisation d’installations sanitaires améliorées est fortement liée au niveau de bien-être économique. Les populations appartenant au quintile le plus pauvre n’en disposent pas du tout alors que les deux tiers des ménages les plus riches en ont. Les latrines à fosse avec dalle ne sont utilisées que par neuf pour cent de la population et les latrines à fosse le sont par trois pour cent. En zones rurales, 81 pour cent de la population ne dispose d’aucune installation sanitaire et pratiquent la défécation à l’air libre (contre 16% en milieu urbain). Dans les régions du Wadi Fira, du Mandoul, du Logone Oriental, du Ouaddaï, du Salamat et du Mayo Kebbi Ouest, ce pourcentage dépasse 80 pour cent de la population. La religion du chef de ménage semble ne pas être déterminante dans l’utilisation d’installations sanitaires améliorées. 7 .2 .1 UTILISATION PARTAGEES DES TOILETTES L’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base est mesuré par la proportion de la population utilisant une installation sanitaire améliorée. Le Programme conjoint de surveillance (PCS) OMD et OMS/UNICEF de l’approvisionnement en eau et assainissement classe les ménages comme utilisant une installation sanitaire non améliorée s’ils utilisent des installations sanitaires par ailleurs acceptables mais partagent une installation entre deux ou plusieurs ménages ou utilisent des toilettes publiques. L’utilisation de toilettes partagées, améliorées ou non, n’est pas courante parmi les ménages du Tchad : seulement dix pour cent des ménages partagent leurs installations sanitaires avec d’autres ménages. Selon l’indice de bien-être économique, un tiers des ménages les plus riches partagent leurs installations sanitaires avec d’autres ménages et six pour cent seulement des ménages du quatrième quintile. Tous les autres n’ont même pas accès à des toilettes qu’ils pourraient partager et pratiquent largement la défécation à l’air libre. Eau et assainissement 111 TCHAD 2010 Ta bl ea u W S. 5: U til is at io n de to ile tt es a m él io ré es Po ur ce nt ag e de la p op ul at io n de s m én ag es s el on le ty pe d e to ile tt es u til is ée s pa r l e m én ag e, T ch ad , 2 01 0 Ty pe d ’in st al la tio ns u til is ée s pa r l e m én ag e Po ur ce nt ag e de la po pu la tio n ut ili sa nt d es in st al la tio ns sa ni ta ire s am él io ré es 1 No m br e de s m em br es de s m én ag es In st al la tio ns s an ita ire s am él io ré es To ile tte s no n am él io ré es M an qu an t Dé fé ca tio n à l’a ir lib re (p as d e to ile tte s, br ou ss e, ch am p) Ch as se e au /m an ue lle br an ch ée à : La tri ne am él io ré e aé ré e La tri ne à fo ss e av ec da lle To ile tte s à co m po st ag e Ch as se d’ ea u av ec ou sa ns ré se rv oi r re lié e à au tre ch os e La tri ne à fo ss e sa ns d al le / la tri ne ou ve rt e Se au To ile tte s su sp en du es / la tri ne su sp en du e Au tre ég ou t fo ss e se pt iq ue la tri ne à fo ss e en dr oi t in co nn u/ pa s sû re / N SP o ù N iv ea u d’ in st ru ct io n du c he f d e m én ag e Au cu ne 0, 4 0, 4 2, 8 0, 2 0,1 6, 0 1, 4 0, 6 11 ,8 0, 4 3,1 0, 3 0, 6 71 ,8 11 ,4 55 19 8 Pr im ai re 0, 4 0, 4 2, 2 0,1 0, 0 7,0 1, 5 1, 0 14 ,6 0, 3 4,1 0, 5 0, 4 67 ,5 11 ,6 18 56 5 Se co nd ai re e t p lu s 2, 6 2, 2 4, 8 0, 4 1, 0 23 ,6 1, 6 0, 6 19 ,2 1, 0 2, 3 0, 8 0,1 39 ,7 36 ,2 14 18 0 M an qu an t/N SP 4,1 0, 0 3, 0 0, 0 1, 8 22 ,8 0, 0 1, 0 23 ,5 0, 0 2, 2 0, 0 1, 3 40 ,4 31 ,7 61 3 Qu in til e du b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s p au vr e 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0,1 99 ,8 0, 0 17 69 9 Se co nd 0, 0 0, 0 0, 0 0, 3 0, 0 0, 0 0, 8 0, 6 2, 4 0, 0 3, 2 0, 5 0, 7 91 ,5 1,1 17 72 3 M oy en 0,1 0, 0 0,1 0, 2 0, 0 0, 4 1,7 1, 2 9, 3 0,1 4, 9 0, 4 0, 7 80 ,8 2, 6 17 70 0 Qu at riè m e 0,1 0, 3 3, 0 0, 4 0, 0 4, 6 2, 8 0, 7 30 ,0 0, 4 6,1 0, 8 0, 6 50 ,3 11 ,1 17 72 0 Le p lu s r ic he 3, 8 3, 2 12 ,0 0, 3 1,1 40 ,7 1, 8 0, 9 26 ,7 1, 8 1, 4 0, 5 0, 3 5, 5 62 ,9 17 71 4 Re lig io n du c he f d e m én ag e An im is te 0, 0 0,1 0, 3 0, 0 0, 0 0, 2 0, 0 0, 9 4, 2 0, 0 1,1 0, 9 0, 3 91 ,9 0, 6 27 51 Ca th ol iq ue 0, 8 0, 5 1, 2 0, 2 0,1 6, 4 1, 3 0, 8 12 ,1 0, 2 4, 9 0, 4 0, 6 70 ,4 10 ,6 16 03 8 Pr ot es ta nt 0, 3 0, 3 1,7 0,1 0, 3 8, 3 0, 9 0, 5 16 ,3 0, 6 3, 4 0, 7 0, 2 66 ,4 12 ,0 15 85 2 M us ul m an e 1, 0 0, 9 4, 4 0, 3 0, 3 11 ,3 1, 5 0, 7 14 ,1 0, 6 2, 7 0, 4 0, 5 61 ,4 19 ,7 49 92 4 Au tre re lig io n 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 4, 8 0, 0 0, 0 24 ,5 0, 0 4, 2 0, 0 0, 0 66 ,5 4, 8 47 7 Pa s d e re lig io n/ M an qu an t 0,1 0, 0 0, 7 0, 0 0, 0 2, 2 4, 5 0, 4 9, 9 0, 3 2, 5 0, 0 0, 4 79 ,0 7,6 35 13 To ta l 0, 8 0, 7 3, 0 0, 2 0, 2 9,1 1, 4 0, 7 13 ,7 0, 5 3,1 0, 4 0, 5 65 ,6 15 ,5 88 55 6 1 I nd ic at eu r M IC S 4. 3 et In di ca te ur O M D 7 .9 So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 112 Ta bl ea u W S. 5 (s ui te ): U til is at io n de to ile tt es a m él io ré es Po ur ce nt ag e de la p op ul at io n de s m én ag es s el on le ty pe d e to ile tt es u til is ée s pa r l e m én ag e, T ch ad , 2 01 0 Ty pe d ’in st al la tio ns u til is ée s pa r l e m én ag e Po ur ce nt ag e de la po pu la tio n ut ili sa nt d es in st al la tio ns sa ni ta ire s am él io ré es 1 No m br e de s m em br es de s m én ag es In st al la tio ns s an ita ire s am él io ré es To ile tte s no n am él io ré es M an qu an t Dé fé ca tio n à l’a ir lib re (p as d e to ile tte s, br ou ss e, ch am p) Ch as se e au /m an ue lle br an ch ée à : La tri ne am él io ré e aé ré e La tri ne à fo ss e av ec da lle To ile tte s à co m po st ag e Ch as se d’ ea u av ec ou sa ns ré se rv oi r re lié e à au tre ch os e La tri ne à fo ss e sa ns d al le / la tri ne ou ve rt e Se au To ile tte s su sp en du es / la tri ne su sp en du e Au tre ég ou t fo ss e se pt iq ue la tri ne à fo ss e en dr oi t in co nn u/ pa s sû re / N SP o ù Ré gi on Ba th a 0, 0 0,1 0,1 0, 0 0, 0 4, 0 3, 2 0, 2 13 ,3 0, 0 2, 6 0, 8 0, 3 75 ,4 7,5 49 10 BE T 0, 7 0, 0 1, 6 0,1 0, 0 4, 4 0, 2 0, 0 15 ,2 0, 0 1, 4 1, 6 0, 0 74 ,8 7,0 72 0 Ch ar i B ag ui rm i 0, 0 0, 0 4, 0 0,1 0, 0 9, 0 5,1 0, 0 25 ,1 0, 4 7,4 0, 5 0,1 48 ,5 18 ,1 41 49 Gu ér a 0, 5 0, 0 1, 8 2, 4 0, 4 6, 3 0, 5 1, 8 8, 4 0, 0 8, 0 0, 3 1, 5 68 ,2 11 ,9 39 57 Ha dj er L am is 0, 0 0, 2 0, 2 0,1 0, 0 4, 8 2, 6 0, 0 22 ,3 0, 0 2, 9 0, 2 1, 0 65 ,7 7,9 49 49 Ka ne m 0, 2 0, 0 0,1 0, 0 0,1 2, 5 1, 5 0,1 19 ,7 0, 0 0, 4 0, 5 0, 5 74 ,4 4, 3 43 48 La c 0, 0 0, 0 1,7 0, 0 0, 0 2, 6 0, 2 4,1 7,7 0, 0 7,7 0, 3 1,7 74 ,0 4, 5 36 12 Lo go ne O cc id en ta l 0, 5 0, 4 0, 6 0, 0 0, 0 6, 8 2, 0 0, 2 27 ,0 0, 0 3, 9 0,1 0, 5 58 ,1 10 ,3 48 43 Lo go ne O rie nt al 0, 0 0, 0 0, 7 0, 0 0, 0 3,1 0, 0 0, 2 10 ,5 0, 0 0, 4 0, 0 0, 4 84 ,7 3, 9 54 06 M an do ul 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 0, 0 2, 9 0, 0 0, 0 8, 3 0, 0 0, 0 1, 4 0, 2 87 ,1 3, 0 56 71 M ay o Ke bb i E st 0, 0 1, 5 1,7 0, 0 0, 0 2, 5 0, 0 0, 0 5, 8 0, 0 0,1 0, 2 0, 5 87 ,7 5, 8 67 49 M ay o Ke bb i O ue st 0, 0 0, 0 0,1 0, 0 0, 0 8, 2 0, 0 0, 0 23 ,1 0, 0 1, 9 0,1 0, 4 66 ,1 8, 3 46 41 M oy en C ha ri 0, 0 0, 0 1,1 0, 0 0, 0 9, 5 0,1 4, 3 22 ,9 0,1 4, 3 0, 6 0, 4 56 ,8 10 ,7 48 08 Ou ad da ï 0, 2 0, 8 6, 2 0,1 0, 0 6, 5 0, 0 0, 0 4, 4 0, 0 0, 5 0, 0 0, 0 81 ,3 13 ,7 62 15 Sa la m at 0, 0 0,1 0, 6 0, 0 0,1 1, 5 0, 0 0, 8 12 ,3 0, 0 0, 7 0, 3 0, 0 83 ,7 2, 3 26 75 Ta nd jil é 0, 0 0, 0 0, 3 0, 0 0, 0 1, 8 6, 4 0, 0 7,0 0, 0 14 ,0 0, 6 0, 8 69 ,1 8, 5 52 13 W ad i F ira 0, 0 0, 0 0,1 0,1 0, 0 5, 3 0, 0 0, 0 3, 0 2, 0 2, 4 0, 3 0,1 86 ,8 5, 5 34 30 N ’D ja m en a 6, 2 4, 2 16 ,3 0, 9 1, 8 43 ,0 1,1 1, 0 14 ,9 3, 2 1, 3 0, 9 0,1 5, 0 73 ,5 10 08 9 Ba rh E l G az al 0, 4 0, 0 2, 7 0, 2 0,1 8, 6 0, 8 1, 0 11 ,5 0, 0 2, 7 0, 0 1, 3 70 ,8 12 ,8 74 9 Si la 0, 4 0, 0 1, 6 0,1 0, 0 1, 3 8, 3 0, 0 12 ,5 0, 0 4, 5 0, 2 0, 4 70 ,7 11 ,7 14 20 M ili eu d e ré si de nc e Ur ba in 3, 4 2, 7 11 ,1 0, 5 1, 0 33 ,3 1, 6 0, 9 24 ,7 1, 8 2, 3 0, 7 0, 2 15 ,9 53 ,5 20 69 8 Ru ra l 0, 0 0,1 0, 6 0, 2 0, 0 1, 8 1, 4 0, 6 10 ,3 0,1 3, 4 0, 4 0, 5 80 ,7 4, 0 67 85 8 To ta l 0, 8 0, 7 3, 0 0, 2 0, 2 9,1 1, 4 0, 7 13 ,7 0, 5 3,1 0, 4 0, 5 65 ,6 15 ,5 88 55 6 1 I nd ic at eu r M IC S 4. 3 et In di ca te ur O M D 7 .9 So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 Eau et assainissement 113 TCHAD 2010 Tableau WS.6: Utilisation et partage des toilettes Pourcentage de la population des ménages selon l’utilisation de toilettes publiques et privées et l’utilisation de toilettes partagées, par des utilisateurs d’installations sanitaires améliorées ou non améliorées, Tchad, 2010 Utilisateurs d’installations sanitaires améliorées Utilisation de toilettes non améliorées Défécation à l’air libre (pas de toilettes, brousse, champ) Nombre de membres des ménages Non partagées1 Toilette publique Partagées par Non partagées Toilette publique Partagées par 5 ménages au moins Plus de 5 ménages 5 ménages au moins Plus de 5 ménages Niveau d’instruction du chef de ménage Aucune 8,1 0,4 1,9 0,9 12,4 0,5 2,9 1,0 71,8 55198 Primaire 7,1 0,4 3,0 1,1 15,6 0,4 3,4 1,5 67,5 18565 Secondaire et plus 24,0 1,2 6,9 4,0 16,2 1,0 4,7 2,0 39,7 14180 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 0,0 0,0 0,2 0,0 0,0 0,0 99,8 17699 Second 0,9 0,0 0,0 0,1 6,3 0,2 0,7 0,2 91,5 17723 Moyen 2,3 0,0 0,1 0,2 14,0 0,3 1,4 0,9 80,8 17700 Quatrième 8,3 0,3 2,0 0,5 27,6 1,0 7,7 2,1 50,3 17720 Le plus riche 41,2 2,3 12,6 6,7 20,6 1,1 6,6 3,0 5,5 17714 Religion du chef de ménage Animiste 0,4 0,0 0,2 0,0 6,2 0,2 0,4 0,7 91,9 2751 Catholique 6,6 0,5 2,2 1,3 14,2 0,5 2,7 1,6 70,4 16038 Protestant 8,2 0,4 2,4 0,9 16,2 1,1 3,0 1,2 66,4 15852 Musulmane 13,5 0,6 3,7 1,9 13,3 0,4 3,8 1,3 61,4 49924 Autre religion 2,9 0,0 0,8 1,1 16,0 0,0 10,6 2,1 66,5 477 Pas de religion/ Manquant 6,1 0,4 1,0 0,1 12,8 0,1 0,5 0,1 79,0 3513 Total 10,5 0,5 2,9 1,5 13,7 0,5 3,3 1,3 65,6 88556 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 114 Tableau WS.6 (suite): Utilisation et partage des toilettes Pourcentage de la population des ménages selon l’utilisation de toilettes publiques et privées et l’utilisation de toilettes partagées, par des utilisateurs d’installations sanitaires améliorées ou non améliorées, Tchad, 2010 Utilisateurs d’installations sanitaires améliorées Utilisation de toilettes non améliorées Défécation à l’air libre (pas de toilettes, brousse, champ) Nombre de membres des ménages Non partagées1 Toilette publique Partagées par Non partagées Toilette publique Partagées par 5 ménages au moins Plus de 5 ménages 5 ménages au moins Plus de 5 ménages Région Batha 6,5 0,1 0,9 0,1 12,5 0,2 2,7 1,7 75,4 4910 BET 6,0 0,0 1,0 0,0 14,6 0,1 2,4 0,8 74,8 720 Chari Baguirmi 14,5 0,1 3,2 0,2 25,3 0,2 7,4 0,5 48,5 4149 Guéra 9,1 0,0 1,1 1,6 15,9 0,0 3,6 0,4 68,2 3957 Hadjer Lamis 5,6 0,0 2,2 0,0 14,7 1,9 7,9 1,6 65,7 4949 Kanem 4,3 0,0 0,0 0,0 18,8 0,0 2,0 0,1 74,4 4348 Lac 4,0 0,0 0,6 0,0 19,7 0,0 1,5 0,2 74,0 3612 Logone Occidental 8,4 0,3 1,1 0,4 24,4 3,4 3,1 0,7 58,1 4843 Logone Oriental 2,9 0,0 0,8 0,2 8,2 0,1 2,2 0,9 84,7 5406 Mandoul 2,5 0,0 0,2 0,3 6,8 0,1 1,1 1,9 87,1 5671 Mayo Kebbi Est 4,4 0,0 1,1 0,2 5,2 0,1 0,7 0,6 87,7 6749 Mayo Kebbi Ouest 7,8 0,1 0,3 0,1 22,4 0,5 1,8 0,9 66,1 4641 Moyen Chari 6,4 0,0 3,6 0,6 20,5 0,5 8,2 3,2 56,8 4808 Ouaddaï 10,0 0,2 3,0 0,5 3,9 0,0 0,9 0,2 81,3 6215 Salamat 2,1 0,0 0,2 0,0 8,2 0,2 4,3 1,1 83,7 2675 Tandjilé 7,4 0,3 0,6 0,2 20,6 0,0 1,5 0,3 69,1 5213 Wadi Fira 4,9 0,0 0,5 0,2 6,8 0,0 0,4 0,5 86,8 3430 N’Djamena 42,7 4,1 15,7 10,9 10,5 1,1 6,0 3,8 5,0 10089 Barh El Gazal 9,3 0,0 2,6 0,9 12,5 0,5 2,8 0,7 70,8 749 Sila 8,4 0,0 3,1 0,2 13,8 0,5 2,4 0,7 70,7 1420 Milieu de résidence Urbain 33,7 2,1 11,3 6,1 19,4 1,3 6,6 3,2 15,9 20698 Rural 3,5 0,0 0,4 0,1 12,0 0,3 2,3 0,7 80,7 67858 Total 10,5 0,5 2,9 1,5 13,7 0,5 3,3 1,3 65,6 88556 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Eau et assainissement 115 TCHAD 2010 7 .2 .2 EVACUATION DES MATIERES FECALES DE L’ENFANT L’évacuation sûre des matières fécales d’un enfant est l’enlèvement des selles de l’enfant en utilisant des toilettes ou en versant les selles dans les toilettes ou les latrines. L’évacuation des matières fécales des enfants âgés de 0-2 ans est présentée au tableau WS.7. Au niveau national, moins d’un enfant âgé de 0-2 ans sur cinq a vu ses excréments éliminés de manière sûre (toilettes/latrines). Cependant, les excréments de la moitié des enfants ont été jetés avec les ordures ménagères et ceux d’un enfant sur six laissés à l’air libre. Ces pratiques représentent un risque d’épidémie lorsqu’on sait qu’il n’existe pas encore de système fiable de traitement des ordures au Tchad. La situation est moins grave en milieu urbain qu’en milieu rural : les selles de 58 pour cent des enfants sont évacuées de manière correcte en zones urbaines, contre seulement sept pour cent en zones rurales. Au niveau des régions, N’Djamena et le Chari Baguirmi sont celles où le pourcentage des enfants dont les excréments sont évacués sainement est le plus élevé (71% et 31%, respectivement). En revanche, ces proportions sont les plus faibles dans les régions de la Tandjilé et du Wadi Fira, où elles se situent en dessous de cinq pour cent. Le bien-être économique a une influence sur l’évacuation des matières fécales de l’enfant. Le pourcentage des enfants dont les matières fécales sont évacuées sainement augmente lorsque l’on part du quintile le plus pauvre (moins de 1%) pour remonter vers le quintile le plus riche (64%). Le niveau d’instruction de la mère est aussi un facteur influent : 48 pour cent des mères de niveau secondaire ou plus évacuent correctement les selles de leurs enfants, contre quatorze pour cent des mères sans instruction. La religion du chef de ménage conditionne aussi en partie les pratiques d’hygiène : les ménages animistes évacuent rarement les selles de leurs enfants de façon saine (3%), alors que les familles musulmanes (23%) sont les plus nombreuses à adopter des pratiques saines. 7 .2 .3 UTILISATION DE SOURCES D’EAU AMELIOREES ET DES TOILETTES AMELIOREES Dans son rapport 20087 , le PCS a élaboré une nouvelle manière de présenter les chiffres d’accès, en ventilant et affinant les données sur l’eau de boisson et l’assainissement et en les reflétant en format « échelle ». Cette échelle permet une analyse désagrégée des tendances dans une échelle à trois degrés pour l’eau potable et une échelle à quatre degrés pour l’assainissement. Pour l’assainissement, ceci donne une compréhension de la proportion de populations ne disposant pas d’installations sanitaires du tout, de celles dépendant des technologies définies par le PCS comme « non améliorées », de celles partageant des installations sanitaires de technologie par ailleurs acceptable, et de celles utilisant des installations sanitaires « améliorées ». Le tableau WS.8 présente les pourcentages de la population des ménages par échelles d’eau de boisson et d’assainissement. Dans l’ensemble, environ une personne sur deux dispose d’une source d’eau potable améliorée et une sur six d’un accès à des installations sanitaires améliorées. L’analyse selon les régions fait ressortir que N’Djamena enregistre les taux d’accès les plus élevés (98% et 74% respectivement), suivi du Barh El Gazal (89% et 12% respectivement). La différence est encore plus marquée lorsque l’on considère le milieu de résidence. En milieu urbain, 84 pour cent des populations ont accès à des sources d’eau améliorées et 53 pour cent aux installations sanitaires améliorées. Les pourcentages en zones rurales se limitent respectivement à 42 et quatre pour cent. Le constat général qui se dégage est que l’accès à ces deux commodités est lié. 7 WHO/UNICEF JMP (2008), MDG assessment report - http://www.wssinfo.org/download?id_document=1279 116 Tableau WS.7: Evacuation des matières fécales de l’enfant Pourcentage d’enfants âgés de 0-2 ans selon le lieu d’évacuation des matières fécales de l’enfant, et pourcentage d’enfants âgés de 0-2 ans dont les selles ont été évacuées en toute sécurité la dernière fois que l’enfant est allé à la selle, Tchad, 2010 Lieu d’évacuation des matières fécales de l’enfant Pourcentage d’enfants dont les matières fécales ont été évacuées en toute sécurité1 Nombre d’enfants âgés de 0-2 ans L’enfant a utilisé des toilettes/ latrines Mises/ évacuées dans les toilettes ou latrines Mises/ évacuées dans une rigole ou un fossé Jetées à la poubelle Enterrées Laissées à l’air libre Autre NSP Manquant/ NSP Type de toilettes dans le logement Améliorées 6,9 60,7 6,4 14,0 0,7 6,1 0,8 1,9 2,6 67,6 1397 Non améliorées 4,3 34,8 7,7 37,4 3,4 7,4 0,6 1,2 3,3 39,1 1859 Défécation à l’air libre 0,3 1,7 3,7 61,3 8,5 20,4 0,8 0,7 2,6 2,0 6731 Instruction de la mère Aucune 1,5 12,9 4,5 51,3 7,6 17,9 0,8 0,9 2,6 14,4 7293 Primaire 1,6 18,0 6,1 54,5 3,3 12,0 0,9 0,7 3,0 19,6 1888 Secondaire et plus 6,9 41,4 4,5 30,2 3,5 7,7 0,6 2,3 3,0 48,3 803 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,6 3,4 66,5 9,3 17,0 0,6 0,7 1,8 0,7 1871 Second 0,8 2,5 4,7 56,7 5,8 24,4 1,4 0,8 2,8 3,3 2042 Moyen 1,6 3,8 5,3 57,6 9,5 17,9 0,7 0,6 3,1 5,3 2139 Quatrième 1,8 19,7 6,3 49,1 4,5 14,3 0,6 0,8 3,0 21,5 2123 Le plus riche 5,8 58,0 4,1 18,6 2,7 4,9 0,8 2,1 3,0 63,8 1811 Religion du chef de ménage Animiste 0,0 2,6 2,4 65,9 11,0 12,6 1,2 0,0 4,2 2,6 304 Catholique 1,0 9,4 6,6 59,5 3,8 13,9 1,1 1,2 3,6 10,3 1795 Protestant 2,2 13,1 5,9 56,2 4,2 14,6 0,4 0,5 2,9 15,3 1896 Musulmane 2,0 21,0 4,2 43,2 7,8 17,3 0,8 1,2 2,4 23,0 5544 Autre religion * * * * * * * * * * * Pas de religion/ Manquant 5,4 6,1 2,1 61,2 6,7 16,3 0,0 0,0 2,2 11,5 406 Total 1,9 16,2 4,8 50,2 6,4 15,9 0,8 1,0 2,8 18,1 9987 1Indicateur MICS 4.4 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Eau et assainissement 117 TCHAD 2010 Tableau WS.7 (suite): Evacuation des matières fécales de l’enfant Pourcentage d’enfants âgés de 0-2 ans selon le lieu d’évacuation des matières fécales de l’enfant, et pourcentage d’enfants âgés de 0-2 ans dont les selles ont été évacuées en toute sécurité la dernière fois que l’enfant est allé à la selle, Tchad, 2010 Lieu d’évacuation des matières fécales de l’enfant Pourcentage d’enfants dont les matières fécales ont été évacuées en toute sécurité1 Nombre d’enfants âgés de 0-2 ans L’enfant a utilisé des toilettes/ latrines Mises/ évacuées dans les toilettes ou latrines Mises/ évacuées dans une rigole ou un fossé Jetées à la poubelle Enterrées Laissées à l’air libre Autre NSP Manquant/ NSP Région Batha 0,2 11,4 1,4 67,4 4,8 11,2 0,1 1,3 2,2 11,6 594 BET 0,3 19,2 3,0 40,3 21,1 13,0 0,9 0,0 2,2 19,4 77 Chari Baguirmi 1,2 29,6 7,3 34,9 6,6 14,9 1,0 0,1 4,3 30,8 462 Guéra 1,7 12,4 4,6 50,1 4,4 22,9 1,0 1,2 1,7 14,0 480 Hadjer Lamis 0,6 17,1 8,8 38,5 6,8 25,0 2,0 0,0 1,1 17,8 547 Kanem 0,4 9,8 3,1 46,1 12,2 23,1 0,6 0,4 4,3 10,2 412 Lac 0,4 6,9 2,7 62,4 4,4 16,9 0,0 2,3 3,9 7,3 361 Logone Occidental 0,3 17,4 6,6 53,2 1,0 15,1 0,7 1,4 4,3 17,7 540 Logone Oriental 0,1 5,3 7,1 80,6 2,4 3,7 0,0 0,0 0,9 5,4 712 Mandoul 0,9 5,4 3,1 71,1 4,3 8,3 1,3 0,5 5,1 6,2 699 Mayo Kebbi Est 0,3 5,5 2,5 77,9 5,6 7,2 0,0 0,0 1,0 5,7 724 Mayo Kebbi Ouest 10,7 11,9 0,6 33,8 10,8 28,1 2,3 0,5 1,4 22,6 559 Moyen Chari 0,0 13,7 8,5 60,4 0,6 14,0 0,6 1,0 1,2 13,7 525 Ouaddaï 2,7 9,1 5,6 46,3 15,3 17,9 2,0 0,0 1,2 11,8 720 Salamat 0,0 6,0 1,6 50,1 4,5 32,8 0,0 2,2 2,9 6,0 288 Tandjilé 0,0 4,1 11,7 40,2 7,8 28,4 0,6 0,2 7,0 4,1 595 Wadi Fira 0,3 3,9 1,0 42,9 20,3 27,7 0,1 1,3 2,5 4,2 393 N’Djamena 7,6 63,2 3,2 12,5 1,2 4,8 0,5 3,6 3,2 70,8 1066 Barh El Gazal 0,9 20,7 0,8 36,1 14,5 25,0 0,0 1,3 0,8 21,5 73 Sila 0,1 10,5 9,9 50,7 7,5 15,5 2,2 0,8 2,8 10,6 160 Milieu de résidence Urbain 5,5 52,7 5,0 22,7 2,3 6,4 0,7 2,2 2,5 58,2 2182 Rural 1,0 5,9 4,7 57,9 7,6 18,6 0,8 0,6 2,8 6,9 7805 Total 1,9 16,2 4,8 50,2 6,4 15,9 0,8 1,0 2,8 18,1 9987 1Indicateur MICS 4.4 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 118 Tableau WS.8: Enchelle d’utilisation de sources d’eau améliorées et de toilettes améliorées Pourcentage de la population des ménages selon l’échelle d’utilisation de sources d’eau améliorées et de toilettes améliorées, Tchad, 2010 Pourcentage des populations des ménages utilisant: Manquant Sources améliorées d’eau potable Sources non améliorées Manquant Toilettes améliorées Toilettes non améliorées d’un robinet d’autres sources améliorées Toilettes améliorées partagées Toilettes non améliorées Défécation à l’air libre Niveau d’instruction du chef de ménage Aucune 17,6 30,5 49,3 2,6 3,9 16,6 4,6 74,3 0,5 Primaire 15,2 25,4 55,9 3,5 4,0 21,0 5,4 69,1 0,6 Secondaire et plus 31,0 25,4 35,8 7,8 10,2 41,2 5,2 43,3 0,1 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 2,0 21,1 76,9 0,0 0,0 0,0 0,0 99,9 0,1 Second 8,2 30,3 60,9 0,5 0,9 2,3 3,7 92,3 0,8 Moyen 10,9 34,9 53,4 0,8 1,7 9,8 6,7 81,1 0,7 Quatrième 26,3 36,6 32,5 4,6 4,5 35,7 9,6 49,6 0,6 Le plus riche 55,8 21,1 9,5 13,6 19,9 68,2 5,0 6,6 0,2 Religion du chef de ménage Animiste 7,2 29,8 62,5 0,6 1,0 4,5 1,5 92,7 0,3 Catholique 10,8 24,3 62,1 2,9 3,2 17,1 5,8 73,3 0,7 Protestant 15,1 28,2 52,6 4,1 3,1 23,3 4,8 68,5 0,4 Musulmane 25,2 30,3 40,6 4,0 6,7 24,0 4,6 64,3 0,4 Autre religion 10,8 17,9 64,9 6,4 0,0 31,5 3,1 65,4 0,0 Pas de religion/Manquant 6,3 29,0 63,3 1,5 1,2 11,1 7,3 79,6 0,7 Région Batha 17,6 38,7 41,5 2,3 0,4 17,2 5,0 77,1 0,3 BET 12,2 3,3 83,0 1,5 2,2 16,1 1,8 79,9 0,0 Chari Baguirmi 43,1 36,4 19,8 0,7 3,8 31,0 12,9 52,0 0,3 Guéra 9,0 28,6 61,7 0,7 5,7 12,9 8,0 71,9 1,4 Hadjer Lamis 30,0 50,9 16,5 2,6 0,5 25,5 4,7 68,7 0,6 Kanem 14,5 47,6 34,6 3,4 0,3 19,7 2,3 77,2 0,5 Lac 16,4 50,9 32,3 0,4 5,8 10,0 7,1 75,4 1,6 Logone Occidental 14,0 27,2 57,1 1,7 1,5 28,9 6,4 62,7 0,5 Logone Oriental 7,5 20,0 71,3 1,1 0,8 11,2 0,3 87,0 0,6 Mandoul 7,8 19,6 71,0 1,7 0,0 11,0 0,1 88,6 0,3 Mayo Kebbi Est 13,6 37,8 47,7 0,9 3,0 7,8 0,1 88,5 0,5 Mayo Kebbi Ouest 8,4 28,6 62,8 0,2 0,0 29,2 1,5 68,8 0,4 Moyen Chari 8,7 18,5 68,1 4,7 5,2 29,9 4,1 60,5 0,4 Ouaddaï 20,2 17,6 60,4 1,9 7,2 9,9 0,5 82,4 0,0 Salamat 5,3 14,0 79,4 1,3 1,2 12,9 0,7 85,2 0,0 Tandjilé 13,5 21,0 64,4 1,1 0,3 8,2 19,0 71,4 1,1 Wadi Fira 4,2 13,0 81,8 1,0 0,3 7,5 3,9 88,0 0,2 N’Djamena 53,7 25,2 2,5 18,7 25,9 60,0 6,2 7,9 0,1 Barh El Gazal 34,3 52,6 9,9 3,1 3,9 18,6 3,7 72,8 0,9 Sila 16,8 22,2 58,3 2,7 1,9 12,4 11,0 74,2 0,5 Milieu de résidence Urbain 49,4 21,1 15,7 13,9 17,2 58,1 5,9 18,6 0,2 Rural 10,4 31,0 58,1 0,5 1,3 10,7 4,5 82,9 0,6 Total 19.5 28,7 48,2 3,6 5,0 21,7 4,9 68,0 0,5 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Eau et assainissement 119 TCHAD 2010 7 .3 LAVAGE DES MAINS L’enquête MICS permet d’observer si les ménages disposent d’un endroit pour le lavage des mains, ainsi que de l’eau et du savon. Selon les résultats présentés dans le tableau WS.9, au niveau national, 47 pour cent des ménages ont un endroit pour se laver les mains dans leur logement, dont près de la moitié (48%) ont de l’eau et du savon. En ce qui concerne l’autre moitié des ménages qui disposent d’un endroit pour se laver les mains, 28 pour cent ont seulement de l’eau, cinq pour cent seulement du savon et 18 pour cent ni l’un ni l’autre. Selon les régions, c’est dans le Sila qu’on a observé le plus d’endroits pour le lavage de mains (76%) dont le tiers (32%) ont de l’eau et du savon - pour les autres, 50 pour cent ont seulement de l’eau, deux pour cent seulement du savon et 15 pour cent n’ont ni l’un ni l’autre. Cette région est suivie de N’Djamena avec 70 pour cent d’habitations dotées d’un endroit pour se laver les mains. C’est dans la capitale que la disponibilité de l’eau et du savon est la plus grande (78% des ménages dotés d’un endroit spécifique). Selon le milieu de résidence, 63 pour cent des ménages du milieu urbain disposent d’un endroit pour le lavage des mains, dont 71 pour cent ont l’eau et le savon, 16 pour cent que l’eau, sept pour cent que du savon et sept pour cent ni l’un ni l’autre. Dans le milieu rural, seulement 42 pour cent des ménages ont un endroit pour le lavage des mains. Trente-sept pour cent de ces endroits sont dotés de l’eau et du savon, 34 pour cent n’ont que l’eau, cinq pour cent que du savon et 24 pour cent ni l’un ni l’autre. Considérant le niveau d’instruction, les ménages où la mère est de niveau secondaire ou plus sont les plus nombreux à disposer d’un lieu spécifique pour le lavage de mains (53%), dont plus des deux tiers (68%) ont l’eau et le savon - 15 pour cent n’ont que l’eau, sept pour cent que du savon et 10 pour cent ni l’un ni l’autre. Dans les ménages où la mère a un niveau d’instruction primaire ou nul, la disponibilité d’un endroit spécifique et de l’eau et du savon est moindre mais dans de relativement faibles proportions. Le tableau WS.10 décrit uniquement la disponibilité du savon dans les logements. En moyenne, 55 pour cent des ménages tchadiens ont du savon chez eux. C’est à N’Djamena (86%), dans le Chari Baguirmi (71%), au Hadjer Lamis (63%) et dans le Logone Oriental (61%) que l’on rencontre le plus de ménages ayant du savon chez eux. Dans presque toutes les régions, plus de 50 pour cent des ménages ont du savon sauf dans le Mayo Kebbi Ouest (39%) et le Logone Occidental (38%). Selon le milieu de résidence, les ménages du milieu urbain ont plus souvent du savon (77%) que les ruraux (48%). Selon le niveau d’instruction, la disponibilité du savon est plus forte si la mère a un niveau secondaire ou plus (72 %) que si elle a un niveau primaire (55%) ou si elle est sans instruction (50%). Selon le niveau de vie, les résultats du tableau montrent une tendance ascendante à la disponibilité du savon : le pourcentage de ménages qui ont du savon croît des ménages les plus pauvres (36%) aux ménages plus riches (84%). Il n’y a pas de grandes disparités selon la religion du chef de ménage, les musulmans (58%) étant cependant plus enclins à avoir du savon que les autres, notamment que les animistes (35%). 120 Tableau WS.9: Eau et savon à l’endroit prévu pour le lavage de mains Pourcentage de ménages chez qui on a observé un endroit prévu pour le lavage des mains et pourcentage de ménages selon la disponibilité d’eau et de savon à l’endroit prévu pour le lavage des mains, Tchad, 2010 Pourcentage de ménages chez qui on a observé un endroit prévu pour le lavage des mains1 Pourcentage des ménages chez qui on a observé un endroit prévu pour le lavage des mains, où: Nombre de ménages chez qui on a observé un endroit prévu pour le lavage des mains Nombre de ménages l’eau et le savon sont disponibles l’eau est disponible mais le savon n’est pas disponible l’eau n’est pas disponible mais le savon est disponible l’eau et le savon ne sont pas disponibles Manquant Région Batha 33,0 826 37,3 28,0 9,8 24,9 0,0 273 BET 66,6 165 43,9 49,6 1,0 5,2 0,2 110 Chari Baguirmi 64,3 803 46,1 27,5 5,6 20,6 0,2 516 Guéra 40,9 709 59,8 18,6 10,0 11,2 0,4 290 Hadjer Lamis 58,8 899 51,7 32,1 6,4 9,1 0,7 529 Kanem 32,2 857 45,7 24,9 10,0 17,8 1,6 276 Lac 57,3 719 42,7 32,5 8,9 15,5 0,4 412 Logone Occidental 22,5 970 49,7 15,2 14,9 19,7 0,5 219 Logone Oriental 63,9 993 43,1 49,8 1,6 5,0 0,6 635 Mandoul 11,5 1092 1,3 1,5 3,3 93,6 0,4 126 Mayo Kebbi Est 43,7 1124 11,0 32,0 2,8 54,3 0,0 491 Mayo Kebbi Ouest 15,6 732 78,2 18,5 2,1 0,3 0,9 114 Moyen Chari 40,2 903 52,3 40,0 3,6 4,1 0,0 363 Ouaddaï 61,1 1204 29,1 38,3 2,4 29,8 0,4 736 Salamat 63,0 485 47,0 33,7 7,4 11,7 0,1 305 Tandjilé 63,7 930 45,7 14,3 1,5 36,6 1,8 593 Wadi Fira 16,5 715 58,1 31,4 2,2 8,3 0,0 118 N’Djamena 69,8 1859 77,6 10,3 8,2 3,5 0,4 1299 Barh El Gazal 44,9 145 44,8 50,9 1,3 3,0 0,0 65 Sila 76,0 255 32,5 50,4 2,1 14,7 0,4 194 Milieu de résidence Urbain 63,1 3795 70,7 15,5 6,6 6,8 0,4 2396 Rural 41,8 12591 37,2 33,7 5,0 23,6 0,6 5266 Instruction de la mère Aucune 46,6 10428 41,3 31,7 5,5 21,1 0,5 4863 Primaire 41,5 3153 48,6 29,3 4,2 17,3 0,5 1309 Secondaire et plus 53,2 2706 67,9 14,5 6,5 10,5 0,6 1440 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 39,7 3695 26,2 36,3 3,7 33,4 0,4 1466 Second 42,0 3354 30,8 35,8 5,4 27,4 0,7 1410 Moyen 41,8 3197 39,3 35,2 5,8 19,0 0,7 1336 Quatrième 48,6 3165 56,9 25,1 5,7 12,0 0,3 1538 Le plus riche 64,3 2974 75,0 13,1 6,7 4,7 0,5 1911 Religion du chef de ménage Animiste 58,7 420 11,4 13,2 1,7 72,7 1,0 246 Catholique 40,5 3038 48,6 26,1 4,3 20,2 0,9 1230 Protestant 41,0 2914 49,4 27,3 4,3 18,5 0,5 1194 Musulmane 51,6 9317 49,4 29,1 6,3 14,8 0,4 4806 Autre religion * * * * * * * * Pas de religion/ Manq. 27,8 617 31,8 37,3 6,1 24,7 0,0 172 Total 46,8 16386 47,7 28,0 5,5 18,3 0,5 7662 (1) indicateurs MICS 4.5; (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Eau et assainissement 121 TCHAD 2010 Tableau WS.10: Disponibilité du savon Pourcentage des ménages selon la disponibilité de savon dans le logement, Tchad, 2010 Endroit prévu pour le lavagede mains observé Endroit prévu pour le lavage de mains non observé Pourcentage de ménages ayant du savon n’importe où dans le logement1 Nombre de ménages Savon non observé à l’endroit prévu pour le lavage des mains Savon non observé Savon montré Pas de savon dans le ménage Incapable de/ne veut pas montrer le savon Manquant Savon montré Pas de savon dans le ménage Incapable de/ne veut pas montrer le savon Manquant Instruction de la mère Aucune 46,8 12,5 39,6 0,5 0,6 42,5 55,4 1,3 0,8 50,4 10428 Primaire 52,8 12,6 33,3 0,5 0,7 48,1 50,1 1,5 0,2 55,3 3153 Secondaire et plus 74,4 8,2 16,6 0,0 0,7 59,4 39,1 1,1 0,4 71,8 2706 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 29,8 12,5 56,4 0,6 0,6 31,5 67,0 1,2 0,3 35,8 3695 Second 36,1 14,9 47,7 0,4 0,8 40,4 57,2 1,8 0,6 44,8 3354 Moyen 45,1 13,5 39,8 0,7 0,8 46,9 51,1 0,8 1,2 51,8 3197 Quatrième 62,6 11,3 25,5 0,2 0,5 54,1 44,3 1,2 0,5 63,7 3165 Le plus riche 81,7 8,2 9,5 0,1 0,6 74,7 23,2 1,6 0,5 84,5 2974 Religion du chef de ménage Animiste 13,1 27,5 58,4 0,0 1,0 26,7 69,9 3,2 0,2 34,9 420 Catholique 52,9 9,3 36,1 0,7 1,0 44,4 54,0 1,4 0,2 51,6 3038 Protestant 53,7 11,6 33,6 0,1 1,0 46,9 51,6 1,2 0,4 54,4 2914 Musulmane 55,7 11,7 31,7 0,4 0,5 47,9 49,9 1,3 0,9 58,0 9317 Autre religion 55,1 28,5 16,4 0,0 0,0 45,5 54,3 0,3 0,0 52,6 81 Pas de religion/ Manqu. 38,0 9,5 52,5 0,0 0,0 42,5 56,6 0,3 0,5 43,9 617 Total 53,2 11,8 34,0 0,4 0,6 46,3 51,8 1,3 0,6 55,0 16386 1 Indicateur MICS 4.6 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 122 Tableau WS.10 (suite): Disponibilité du savon Pourcentage des ménages selon la disponibilité de savon dans le logement, Tchad, 2010 Endroit prévu pour le lavagede mains observé Endroit prévu pour le lavage de mains non observé Pourcentage de ménages ayant du savon n’importe où dans le logement1 Nombre de ménages Savon non observé à l’endroit prévu pour le lavage des mains Savon non observé Savon montré Pas de savon dans le ménage Incapable de/ne veut pas montrer le savon Manquant Savon montré Pas de savon dans le ménage Incapable de/ne veut pas montrer le savon Manquant Région Batha 47,1 13,8 37,8 1,3 0,0 41,9 55,5 2,6 0,0 48,1 826 BET 45,0 9,2 45,5 0,1 0,2 24,4 74,9 0,7 0,0 44,2 165 Chari Baguirmi 51,7 17,5 30,4 0,2 0,2 75,6 23,2 0,3 0,9 71,5 803 Guéra 69,8 3,2 26,5 0,1 0,4 26,3 70,7 2,6 0,4 45,4 709 Hadjer Lamis 58,1 18,1 22,3 0,4 1,1 44,3 55,3 0,4 0,0 63,0 899 Kanem 55,7 4,1 37,8 0,8 1,6 53,4 43,3 1,6 1,6 55,5 857 Lac 51,6 12,0 35,9 0,0 0,5 20,0 79,7 0,1 0,2 44,9 719 Logone Occidental 64,6 8,4 26,5 0,0 0,5 28,1 70,9 0,5 0,6 38,2 970 Logone Oriental 44,6 18,6 34,8 0,4 1,5 55,9 43,5 0,4 0,2 60,6 993 Mandoul 4,6 6,4 87,4 1,2 0,4 55,3 41,1 3,1 0,5 50,2 1092 Mayo Kebbi Est 13,8 19,7 66,3 0,3 0,0 58,1 41,0 0,4 0,5 47,3 1124 Mayo Kebbi Ouest 80,2 0,0 18,8 0,0 0,9 31,6 67,0 1,4 0,1 39,1 732 Moyen Chari 55,9 6,2 37,4 0,0 0,5 52,6 47,4 0,0 0,0 56,4 903 Ouaddaï 31,5 20,1 47,3 0,8 0,4 58,6 38,3 2,3 0,9 54,3 1204 Salamat 54,5 0,9 44,4 0,2 0,1 17,2 82,0 0,8 0,0 41,2 485 Tandjilé 47,2 9,7 40,6 0,7 1,8 25,3 73,5 1,2 0,0 45,4 930 Wadi Fira 60,3 5,2 32,6 1,9 0,0 46,4 49,9 0,2 3,6 49,5 715 N’Djamena 85,8 5,9 7,6 0,2 0,4 73,0 24,7 2,0 0,3 86,1 1859 Barh El Gazal 46,1 14,3 39,6 0,0 0,0 46,0 52,5 1,3 0,3 52,4 145 Sila 34,5 19,1 45,9 0,0 0,4 33,8 66,2 0,0 0,0 48,9 255 Milieu de résidence Urbain 77,2 8,2 13,9 0,2 0,5 62,9 35,1 1,5 0,4 77,2 3795 Rural 42,2 13,4 43,1 0,5 0,7 43,1 55,0 1,3 0,7 48,3 12591 Total 53,2 11,8 34,0 0,4 0,6 46,3 51,8 1,3 0,6 55,0 16386 1 Indicateur MICS 4.6 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Eau et assainissement 123 TCHAD 2010 124 ©UNICEF/Harandane Dicko 125 TCHAD 2010 VIII. Santé de la reproduction Le rythme élevé de la croissance démographique constitue un frein aux efforts de développement dans la plupart des pays africains. La persistance d’un écart important entre la croissance démographique et la croissance économique, insuffisante, est souvent un facteur qui contribue à la détérioration des conditions de vie des populations. La fécondité, qui est l’une des composantes essentielles de l’évolution de la vie des populations, fait l’objet de toutes les préoccupations. Il convient de noter qu’en dépit des actions entreprises, le niveau de fécondité observé actuellement au Tchad, demeure l’un des plus élevés au monde. L’une des priorités du gouvernement tchadien consiste ainsi à créer des conditions appropriées pour une maîtrise de la fécondité, et ce, en prenant en compte de la dimension population dans les plans et programmes de développement. A l’instar des autres pays d’Afrique au sud du Sahara, l’offre de services de planification familiale est récente au Tchad. Les activités de planification familiale ont commencé à se pratiquer après l’abrogation en 1993 de la loi française de 1920 qui interdisait l’importation, la vente des contraceptifs et la propagande anticonceptionnelle. C’est ainsi qu’a démarré en septembre 1995 le projet de Marketing Social de Condom au Tchad (MASOCOT), devenu AMASOT, dont l’un des objectifs est de promouvoir la vente des condoms et la sensibilisation pour adopter des comportements responsables en vue de limiter la propagation des IST/VIH/SIDA, par l’intermédiaire d’une campagne de communication. Cependant, les enquêtes EDST-I et EDST-II réalisées en 1996/1997 et 2004 ont montré que la prévalence de la contraception se situait à un niveau relativement faible, à quatre pour cent en 1996/1997 et à trois pour cent en 2004, alors que le niveau des besoins non satisfaits en matière de la planification familiale était estimé à huit pour cent en 1996/1997. L’objectif principal du gouvernement est de permettre aux couples et en particulier aux femmes de maîtriser leur fécondité et de prendre librement et en pleine connaissance de cause leurs décisions concernant le nombre et l’espacement des naissances. La vulgarisation des méthodes de contraception pourra ainsi répondre aussi bien aux attentes qu’à la réalisation des objectifs en matière de population. Le concept de santé de la reproduction, tel que défini par la Conférence internationale pour la population et le développement (CIPD-1994), a été adopté par le Tchad. Ce concept est défini comme suit : « par santé en matière de reproduction, ou santé de la reproduction, on entend le bien-être général, tant physique que mental et social, de la personne humaine, en ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement et non pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité ». Les services de santé de la reproduction comprennent l’ensemble des méthodes, techniques et services qui contribuent à la santé et au bien-être en matière de procréation, à la prévention et à la résolution des problèmes pouvant se poser dans ce domaine. Ceci inclut aussi les soins liés à la santé sexuelle, qui ne doivent pas se limiter aux conseils et soins relatifs à la procréation et aux maladies sexuellement transmissibles (MST), mais aussi à l’amélioration de la qualité de vie et des relations interpersonnelles. Au Tchad, la santé de l’enfant est considérée comme un volet prioritaire de la politique sectorielle de santé. La santé maternelle et infantile/planification familiale (SMI/PF), qui prenait en compte toutes les activités préventives, curatives et promotionnelles de la santé infantile, a évolué vers la santé de la reproduction. De ce fait, la santé infantile reste toujours une composante essentielle de la santé de la reproduction. Un volet non moins important de la santé de la reproduction a aussi été abordé dans le cadre de cette enquête. Il s’agit de la fistule obstétricale qui est définie comme la constitution d’une communication anormale et indirecte entre la vessie et le vagin (fistule vésico-vaginale) et/ou entre la vessie et le rectum (fistule vésico- rectale) survenant à la suite d’une grossesse compliquée. Elle survient généralement après un accouchement laborieux et dystocique, d’où le terme de « fistule obstétricale ». Cette anomalie survient soit parce que le bassin de la mère est trop petit, soit parce que le fœtus est gros ou parce qu’il a une position anormale. Seule une prise en charge rapide de la mère par césarienne peut prévenir la fistule obstétricale. Cependant, dans de nombreux cas, l’enfant meurt à la naissance tandis que la maman plonge après le travail dans une longue agonie. Si par bonheur, elle survit à la douloureuse épreuve, il se produit chez elle des fuites continues d’urines et/ ou de matières fécales. Il arrive aussi que la patiente souffre d’infections et d’ulcérations 126 de la vulve. Cette situation peut l’exposer aux MST/IST/VIH/SIDA si elle continue à avoir des relations sexuelles. De plus, elle est souvent victime de discrimination et ostracisée. Les fistules obstétricales constituent un véritable problème de santé publique doublé d’une tragédie humaine et sociale. Les victimes sont des jeunes filles à peine sorties de la puberté et venant généralement d’un milieu pauvre. Les fistules sont une terrible injustice, car les causes sont identifiées et les solutions connues. Ce qui manque, c’est un engagement politique réel pour lutter contre ce phénomène. Classé 166ème sur 173 pays, sur l’échelle de l’indice du développement humain (IDH), le Tchad figure parmi les Etats les plus pauvres du monde. Sur le plan de la santé et particulièrement dans le domaine de la santé de la reproduction, la situation est plus inquiétante. Les structures appropriées ne sont pas suffisantes, malgré les efforts des décideurs pour rapprocher le plus possible les citoyens des hôpitaux et autres centres de santé. Par ailleurs, les pesanteurs socioculturelles survivent fortement dans certaines zones rurales, éloignant de fait les malades et surtout les femmes des services de santé. 8 .1 FECONDITE On appelle taux de fécondité, ou indice synthétique de fécondité (ISF) le nombre moyen d’enfants qu’ont les femmes au cours de leur vie génésique, entre 15 et 49 ans. Les informations collectées durant l’enquête MICS 2010 sur l’histoire génésique des femmes ont permis d’estimer les niveaux de la fécondité à l’échelle nationale, selon le milieu de résidence, le niveau d’instruction et la religion. Toutes ces informations ont été obtenues grâce à une série des questions posées par les enquêtrices aux femmes éligibles. Au cours de ces interviews, les enquêtrices ont enregistré le nombre total d’enfants que la femme a eus, en distinguant les garçons des filles, ceux vivant avec elle de ceux vivant ailleurs, et ceux encore en vie de ceux qui sont décédés. Malgré l’organisation mise en place pour atteindre les objectifs de l’enquête, la formation et les instructions données aux agents de terrain, ainsi qu’à ceux chargés du traitement informatique des données, malgré les contrôles opérés à tous les niveaux, les données obtenues peuvent être sujettes à différents types d’erreurs, principalement à celles qui sont inhérentes aux enquêtes rétrospectives. Ces erreurs sont généralement dues à deux grands facteurs : • le sous-enregistrement des naissances, en particulier l’omission d’enfants qui vivent ailleurs, de ceux qui meurent très jeunes, quelques heures ou quelques jours seulement après la naissance, ce qui peut entraîner une sous-estimation des niveaux de fécondité et de mortalité ; • l’effet de sélectivité8, du fait que les femmes enquêtées sont celles qui sont survivantes. Si l’on suppose que la fécondité des femmes décédées avant l’enquête est différente de celle des survivantes, les niveaux de fécondité obtenus s’en trouvent légèrement biaisés. 8 .1 .1 TAUX DE FECONDITE DES ADOLESCENTES ET INDICE SYNTHETIQUE DE FECONDITE Le niveau de la fécondité ainsi que ses variations différentielles est mesuré par les taux de fécondité générale par âge et l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) ou somme de naissances réduites. Les taux de fécondité par âge sont calculés en rapportant les naissances issues des femmes de chaque groupe d’âges à l’effectif des femmes du groupe d’âges correspondant. Quant à l’ISF, qui est un indicateur conjoncturel de fécondité, il est obtenu à partir du cumul des taux de fécondité par âge. Il correspond au nombre moyen d’enfants que mettrait au monde une femme à la fin de sa vie féconde si elle subissait les taux de fécondité par âge observés à une période considérée, ici la période de cinq années ayant précédé l’enquête, soit approximativement, 2006- 2010. Cette période de référence de cinq ans a été choisie comme compromis entre trois critères : fournir les indicateurs de fécondité les plus récents possibles, minimiser les erreurs de sondage et éviter au maximum les problèmes signalés précédemment de transfert de dates de certaines naissances. 8 Ignégonba, 1991. Santé de la reproduction 127 TCHAD 2010 Au niveau national, le tableau RH.1 montre que l’ISF s’établit à 6,9 enfants par femme. Le taux de fécondité des adolescentes âgées de 15-19 ans s’établit à 203 pour mille femmes. L’ISF varie selon les régions, le milieu de résidence, le niveau d’instruction de la femme, le niveau de vie des ménages dans lesquels vivent les femmes et la religion. Selon les régions de résidence, l’ISF est le plus élevé dans la Tandjilé, le Mayo Kebbi Ouest, le Ouaddaï, où il est supérieur à huit enfants par femme et dans les régions du Guéra, Logone Oriental, Moyen Chari et Wadi Fira, où il est supérieur ou égal à sept enfants par femme. L’ISF est inférieur à six seulement dans le Lac, le Kanem, dans le Barh El Gazal et à N’Djamena. Les femmes rurales ont en moyenne un enfant de plus que les femmes urbaines. L’ISF des femmes de niveau d’instruction primaire est plus élevé d’un demi-point que celui des femmes sans instruction. Par contre, les femmes de niveau secondaire ou plus ont environ deux enfants de moins que les femmes de niveau primaire, ce qui démontre une fois de plus l’influence positive de l’éducation sur les facteurs liés à la santé et au bien-être de la famille. De même, selon le niveau de bien-être du ménage, l’ISF varie de six enfants par femme dans les ménages les plus riches à sept ou plus dans les autres groupes. La religion de la femme n’a qu’une légère influence sur le nombre moyen d’enfants qu’elle peut avoir durant toute sa vie génésique. Ainsi, l’ISF passe de huit enfants par femme parmi les femmes des minorités religieuses et chez les protestantes à sept enfants par femme parmi les femmes musulmanes, les animistes et les catholiques. En outre, de fortes disparités régionales ont été enregistrées au niveau des taux de fécondité des adolescentes. Le plus fort taux de fécondité des adolescentes est enregistré dans la région du Chari Baguirmi à 270 pour mille ; suivent les régions du Guéra et de la Tandjilé, avec respectivement 268 et 264 pour mille. Les régions où le taux de fécondité des adolescentes est le plus faible sont le Kanem avec 132 pour mille et le Barh El Gazal avec 139 pour mille. Selon le milieu de résidence, 216 pour mille adolescentes du milieu rural ont donné naissance contre 171 pour mille en milieu urbain. Les taux de fécondité des adolescentes suivent leur niveau d’instruction. Les adolescentes sans instruction sont 224 pour mille à avoir déjà donné naissance contre 203 pour mille chez celles de niveau primaire et 147 pour mille chez celles qui ont un niveau secondaire ou supérieur. Graphique RH.1a : Indice synthétique de fécondité des femmes de 15-49 ans par quintile de bien-être économique, Tchad, 2010. 128 Graphique RH.1b : Indice synthétique de fécondité des femmes de 15-49 ans niveau selon le niveau d’instruction de la femme, Tchad, 2010. 8 .1 .2 LES GROSSESSES PRECOCES Les naissances précoces concernent les femmes âgées de 15 à 19 ans qui ont déjà eu une naissance vivante, ou qui sont enceintes de leur premier enfant, ou les femmes âgées de 15 à 19 ans ayant commencé leur vie féconde. Cette fécondité précoce concerne aussi les femmes qui ont eu une naissance vivante avant l’âge de 15 ans et les femmes âgées de 20-24 ans ayant eu une naissance vivante avant 18 ans. Au niveau national, huit pour cent des Tchadiennes ont eu leur premier enfant avant 15 ans (tableau RH.2). Dans la région du Salamat (21%), cette proportion est près de trois fois plus élevée que la moyenne nationale. Le Salamat est suivi par le Batha (16%) et le Wadi Fira (12%). Le plus faible pourcentage de femmes ayant accouché précocement apparaît dans les régions du Mandoul, Kanem et BET (2%). Suivent le Mayo Kebbi Ouest (3%) et le Logone Occidental (4%). Il n’y a pas de différence significative selon le milieu de résidence : huit pour cent des adolescentes du milieu rural ont eu leur premier enfant avant 15 ans, contre sept pour cent en milieu urbain. En revanche, le niveau d’instruction et le niveau de richesse influent fortement sur le taux de naissances précoces (graphiques RH.2a et RH.2b). Le taux diminue quand le niveau d’instruction augmente, passant de dix pour cent pour les femmes sans instruction à sept pour cent pour les femmes de niveau primaire puis à trois pour cent parmi les femmes de niveau secondaire ou plus. Il existe aussi une forte corrélation entre les naissances très précoces et le niveau de vie des ménages. C’est dans les couches moyennes de la population que les grossesses très précoces sont les plus répandues. Par ailleurs, 47 pour cent des femmes âgées de 20-24 ans au Tchad ont accouché de leur premier enfant avant 18 ans. C’est dans la région du Lac qu’elles sont les plus nombreuses (66%) et dans le Moyen Chari les moins nombreuses (33%). Là encore, le niveau d’instruction et le milieu de résidence ont une influence significative sur la fécondité des jeunes filles. Santé de la reproduction 129 TCHAD 2010 Tableau RH.1: Taux de fécondité des adolescentes et Indice synthétique de fécondité (ISF) Taux de fécondité des adolescentes (pour mille) et Indice synthétique de fécondité, Tchad, 2010 Taux de fécondité des adolescentes1 (taux de fécondité par âge pour les femmes âgées de 15-19 ans) Indice synthétique de fécondité Région Batha 257,2 6,6 BET 156,0 6,1 Chari Baguirmi 270,1 6,5 Guéra 267,5 7,7 Hadjer Lamis 188,1 6,4 Kanem 132,3 5,5 Lac 187,8 5,3 Logone Occidental 204,0 6,9 Logone Oriental 242,7 7,5 Mandoul 194,9 6,9 Mayo Kebbi Est 247,7 6,9 Mayo Kebbi Ouest 195,6 8,3 Moyen Chari 157,4 7,4 Ouaddai 187,9 8,2 Salamat 200,0 6,0 Tandjilé 264,2 8,4 Wad Fira 220,1 7,0 N’Djamena 140,6 5,9 Barh El Gazal 139,4 5,6 Sila 167,6 6,1 Milieu de résidence Urbain 170,9 6,3 Rural 216,2 7,2 Niveau d’instruction Aucune 223,7 7,0 Primaire 203,2 7,5 Secondaire et plus 146,8 5,5 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 216,3 6,8 Second 218,1 7,0 Moyen 233,9 7,5 Quatrième 196,1 7,4 Le plus riche 164,1 6,0 Religion du chef de ménage Animiste 212,7 7,4 Catholique 202,4 7,0 Protestant 201,2 7,6 Musulmane 200,3 6,7 Autre religion 174,3 8,2 Pas de religion/Manqu. 203,4 6,9 Total 203,4 6,9 1 Indicateur MICS 5.1 et Indicateur OMD 5.4 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 130 Graphiques RH.2a et RH.2b : Proportion des femmes âgées de 15-19 ans ayant eu leur naissance vivante avant 15 ans selon le niveau d’instruction Santé de la reproduction 131 TCHAD 2010 Tableau RH.2: Grossesses précoces Pourcentage de femmes de 15-19 ans ayant déjà eu une naissance vivante, ou enceintes d’un premier enfant, pourcentage de femmes de 15-19 ans ayant commencé leur vie féconde, pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante avant l’âge de 15 ans et pourcentage de femmes âgées de 20-24 ans ayant une naissance vivante avant l’âge de 18 ans, Tchad, 2010 Nombre de femmes de 15-19 ans qui: Nombre de femmes âgées de 15-19 ans % de femmes âgées de 20-24 ans ayant eu une naissance vivante avant 18 ans1 Nombre de femmes âgées de 20-24 ans ont déjà eu une naissance vivante sont enceintes d’un premier enfant ont commencé leur vie féconde ont eu une naissance vivante avant l’âge de 15 ans Région Batha 36,2 11,4 47,6 16,0 158 63,3 164 BET (31,7) (13,4) (45,1) (2,0) (33) (49,3) (29) Chari Baguirmi 44,0 10,4 54,4 11,2 157 59,0 160 Guéra 50,6 3,3 53,9 10,8 138 52,0 121 Hadjer Lamis 46,0 9,4 55,3 10,3 172 64,8 165 Kanem 30,5 3,9 34,4 2,0 154 51,9 123 Lac 44,2 10,0 54,2 10,3 108 65,7 96 Logone Occidental 31,2 8,4 39,6 4,0 204 38,5 176 Logone Oriental 48,0 5,6 53,6 10,9 198 47,5 197 Mandoul 38,5 4,9 43,3 1,7 176 49,4 183 Mayo Kebbi Est 41,9 6,2 48,0 7,5 233 56,9 237 Mayo Kebbi Ouest 28,8 7,6 36,4 3,4 192 34,2 147 Moyen Chari 25,2 4,8 30,1 6,2 166 32,9 165 Ouaddai 33,3 9,6 43,0 5,3 268 40,3 207 Salamat 45,6 4,7 50,3 20,7 91 63,8 88 Tandjilé 39,7 7,9 47,6 8,7 190 43,8 168 Wad Fira 33,2 8,3 41,6 12,5 137 37,2 80 N’Djamena 30,5 6,5 37,1 6,0 458 33,3 438 Barh El Gazal * * * * * * * Sila (29,3) (7,9) (37,1) (9,0) (50) (60,3) (36) Milieu Urbain 32,2 6,1 38,4 6,8 954 38,2 826 Rural 38,5 7,8 46,3 8,3 2361 51,0 2177 Niveau d’instruction Aucun 42,4 8,8 51,1 9,7 1755 55,3 1869 Primaire 33,9 6,4 40,3 7,5 870 45,3 641 Secondaire et plus 25,7 4,9 30,6 3,4 690 20,4 494 Quintile du bien-être économique Plus pauvre 33,4 9,1 42,5 5,6 563 49,4 476 Second 40,7 5,3 46,0 6,7 598 51,3 596 Moyen 40,6 8,3 48,8 9,2 659 51,1 577 Quatrième 40,0 8,2 48,2 10,5 705 49,6 624 Plus riche 29,7 6,1 35,8 6,7 791 38,4 730 Religion du chef de ménage Animiste 31,6 5,7 37,3 4,7 85 40,5 90 Catholique 36,9 6,0 43,0 5,8 580 43,8 541 Protestant 33,7 5,8 39,5 4,6 653 36,5 581 Musulmane 37,8 8,1 45,9 9,4 1880 52,2 1664 Autre religion * * * * * * * Pas de religion/ Manqu. 37,8 11,8 49,6 13,7 111 58,9 109 Total 36,7 7,3 44,0 7,8 3315 47,4 3003 1 Indicateur MICS 5.2 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés 132 8 .2 PLANIFICATION FAMILIALE 8 .2 .1 UTILISATION DE LA CONTRACEPTION Une planification familiale appropriée est importante pour la santé des femmes et des enfants. Elle permet la prévention des grossesses trop précoces ou trop tardives, l’extension de l’intervalle entre les naissances et la limitation du nombre d’enfants. La planification familiale appropriée est importante pour la santé des femmes et des enfants. Elle prévient les grossesses trop précoces ou trop tardives, prolonge la période entre les naissances et limite le nombre d’enfants. L’accès de tous les couples à l’information et aux services pour prévenir les grossesses qui sont trop précoces, trop rapprochées, trop tardives ou trop nombreuses est essentiel. La prévalence de la contraception concerne moins de cinq pour cent des femmes mariées ou vivant en union, ce qui signifie que plus de 95 pour cent des femmes en union n’utilisent aucune méthode d’espacement ou de limitation des naissances (tableau RH.4). La méthode la plus populaire est l’allaitement maternel et l’aménorrhée (MAMA), utilisée par trois pour cent des femmes. Suivent les méthodes des injections et de la pilule, qui concerne moins d’un pour cent des femmes. Les femmes mariées ou vivant en union qui utilisent une méthode moderne représentent moins de deux pour cent du total. Les autres méthodes utilisées sont très marginales. La région qui présente la prévalence de la contraception la plus élevée est la ville de N’Djamena avec 11 pour cent. Elle est suivie par les régions du Sila (9%), du Mandoul (8%), du Logone Oriental (7%) et du Batha (7%). Trois pour cent des femmes en union utilisent actuellement la pilule dans la capitale, seulement un pour cent dans le Logone Occidental et moins de un pour cent dans toutes les autres régions. La méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA) est la plus utilisée dans la région du Sila (7%). Suivent pour cette méthode les femmes du Mandoul, du Logone Oriental et du Batha avec six pour cent puis celles de Hadjer Lamis (5%) et du Mayo Kebbi Est (4%). Selon le milieu de résidence, neuf pour cent des femmes mariées ou en union du milieu urbain utilisent une méthode de contraception contre moins de quatre pour cent dans les zones rurales. De même, six pour cent des femmes du milieu urbain utilisent une méthode moderne contre un pour cent en milieu rural. La méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée est pratiquée par trois pour cent des femmes du rural contre deux pour cent des femmes du milieu urbain. C’est entre 25 et 34 ans que les utilisatrices de la contraception sont les plus nombreuses (6%), que ce soit pour les méthodes modernes ou autres. Santé de la reproduction 133 TCHAD 2010 Tableau RH.3: Utilisation de la contraception Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme qui utilisent actuellement (ou dont le partenaire utilise) une méthode contraceptive, Tchad, 2010 N’utilise pas de méthode Pourcentage de femmes (actuellement mariées ou vivant avec un homme) utilisant: Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme Stérilisation féminine Solutions injectables Pilule Préservatif pour hommes MAMA Abstinence périodique Autres N’importe quelle méthode moderne N’importe quelle méthode traditionnelle N’importe quelle méthode1 Région Batha 93,4 0,0 0,2 0,0 0,0 5,8 0,3 0,2 0,2 6,4 6,6 659 BET 98,9 0,0 0,0 0,2 0,3 0,6 0,0 0,0 0,5 0,6 1,1 96 Chari Baguirmi 96,9 0,0 0,4 0,1 0,0 2,5 0,1 0,0 0,5 2,6 3,1 654 Guéra 95,7 0,0 0,4 0,1 0,2 3,1 0,3 0,2 0,8 3,5 4,3 557 Hadjer Lamis 95,1 0,0 0,2 0,2 0,0 4,5 0,0 0,0 0,4 4,5 4,9 704 Kanem 97,4 0,0 0,3 0,0 0,0 2,2 0,1 0,0 0,3 2,3 2,6 638 Lac 99,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1,0 0,0 0,0 0,0 1,0 1,0 494 Logone Occidental 97,7 0,2 1,0 1,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,3 0,0 2,3 647 Logone Oriental 92,7 0,0 0,7 0,1 0,1 6,3 0,0 0,2 0,8 6,5 7,3 806 Mandoul 92,0 0,1 0,2 0,1 0,0 6,4 0,9 0,2 0,4 7,6 8,0 874 Mayo Kebbi Est 94,7 0,1 0,4 0,0 0,0 4,7 0,1 0,1 0,5 4,7 5,3 1078 Mayo Kebbi Ouest 99,0 0,2 0,8 0,1 0,0 0,0 0,0 0,1 1,0 0,0 1,0 689 Moyen Chari 96,1 0,0 2,4 0,3 0,1 0,9 0,2 0,0 2,8 1,1 3,9 585 Ouaddai 94,9 0,2 0,7 0,6 0,0 3,6 0,0 0,0 1,5 3,6 5,1 873 Salamat 99,6 0,0 0,2 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 0,3 0,1 0,4 373 Tandjilé 97,4 0,0 0,7 0,0 0,0 1,5 0,3 0,1 0,7 1,9 2,6 737 Wad Fira 99,3 0,1 0,0 0,0 0,0 0,5 0,0 0,0 0,1 0,6 0,7 551 N’Djamena 88,9 0,3 4,1 3,0 0,9 1,0 1,5 0,3 8,6 2,5 11,1 1335 Barh El Gazal 96,5 0,0 0,1 0,3 0,0 3,1 0,0 0,0 0,4 3,1 3,5 99 Sila 91,4 0,0 0,8 0,2 0,0 7,3 0,3 0,0 1,0 7,6 8,6 188 Milieu de résidence Urbain 90,8 0,2 2,9 1,9 0,5 2,4 1,0 0,2 5,7 3,5 9,2 2735 Rural 96,4 0,0 0,3 0,1 0,0 3,0 0,1 0,0 0,5 3,1 3,6 9901 Groupe d’âges 15-19 95,6 0,0 0,4 0,5 0,0 2,9 0,6 0,0 0,9 3,5 4,4 1577 20-24 94,8 0,0 0,6 0,5 0,2 3,4 0,2 0,2 1,4 3,8 5,2 2465 25-29 94,1 0,1 1,0 0,6 0,1 3,8 0,2 0,0 1,8 4,1 5,9 2819 30-34 94,0 0,1 1,4 0,3 0,3 3,4 0,5 0,0 2,2 3,9 6,0 2159 35-39 95,9 0,1 1,1 0,5 0,0 2,1 0,0 0,0 1,8 2,2 4,1 1725 40-44 96,8 0,0 0,8 0,7 0,1 1,4 0,1 0,0 1,6 1,5 3,2 1092 45-49 98,2 0,3 0,7 0,0 0,0 0,1 0,6 0,0 1,0 0,7 1,8 799 Total 95,2 0,1 0,9 0,5 0,1 2,9 0,3 0,1 1,6 3,2 4,8 12636 1 Indicateur MICS 5.3 et Indicateur OMD 5.3 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 134 Tableau RH.3 (suite): Utilisation de la contraception Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme qui utilisent actuellement (ou dont le partenaire utilise) une méthode contraceptive, Tchad, 2010 N’utilise pas de méthode Pourcentage de femmes (actuellement mariées ou vivant avec un homme) utilisant: Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme Stérilisation féminine Solutions injectables Pilule Préservatif pour hommes MAMA Abstinence périodique Autres N’importe quelle méthode moderne N’importe quelle méthode traditionnelle N’importe quelle méthode1 Nombre d’enfants vivants 0 97,6 0,1 0,1 0,7 0,0 0,0 1,2 0,2 1,0 1,4 2,4 1099 1 95,5 0,0 0,7 0,5 0,4 2,8 0,1 0,0 1,6 3,0 4,5 1855 2 94,6 0,0 1,1 0,4 0,2 3,1 0,3 0,2 1,8 3,5 5,4 1930 3 94,9 0,0 0,7 0,5 0,1 3,3 0,3 0,2 1,5 3,6 5,1 1717 4+ 94,9 0,1 1,1 0,5 0,0 3,2 0,2 0,0 1,7 3,4 5,1 6036 Instruction de la femme Aucune 96,0 0,0 0,6 0,1 0,0 3,0 0,1 0,0 0,8 3,2 4,0 9526 Primaire 93,9 0,2 1,4 1,3 0,2 2,7 0,3 0,0 3,1 3,1 6,1 2198 Secondaire et plus 89,9 0,3 2,7 2,1 0,8 1,5 2,1 1,5 6,3 3,8 10,1 912 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 95,6 0,0 0,1 0,1 0,0 3,8 0,1 0,2 0,2 4,2 4,4 2376 Second 96,0 0,1 0,3 0,1 0,0 3,5 0,0 0,0 0,4 3,5 4,0 2542 Moyen 96,6 0,0 0,4 0,0 0,1 2,6 0,2 0,0 0,5 2,9 3,4 2656 Quatrième 95,7 0,0 0,8 0,2 0,1 2,8 0,3 0,0 1,1 3,1 4,3 2703 Le plus riche 91,5 0,3 3,1 2,1 0,4 1,5 0,9 0,1 6,1 2,4 8,5 2360 Religion du chef de ménage Animiste 92,8 0,0 0,4 0,0 0,0 6,8 0,0 0,0 0,5 6,8 7,2 460 Catholique 94,6 0,2 0,7 0,6 0,3 2,7 0,7 0,2 1,9 3,5 5,4 2230 Protestant 94,5 0,1 1,4 0,4 0,2 2,7 0,5 0,2 2,2 3,3 5,5 2252 Musulmane 95,5 0,0 0,9 0,5 0,0 2,8 0,1 0,0 1,5 3,0 4,5 7124 Autre religion 96,7 0,0 0,0 0,0 0,0 3,3 0,0 0,0 0,0 3,3 3,3 58 Pas de religion/ 98,8 0,2 0,0 0,0 0,0 0,9 0,1 0,0 0,2 1,0 1,2 513 Total 95,2 0,1 0,9 0,5 0,1 2,9 0,3 0,1 1,6 3,2 4,8 12636 1 Indicateur MICS 5.3 et Indicateur OMD 5.3 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de la reproduction 135 TCHAD 2010 Il existe une forte corrélation entre le niveau d’instruction de la femme et la prévalence de la contraception. Le pourcentage de femmes qui utilisent actuellement une méthode contraceptive augmente avec le niveau d’instruction, passant de quatre pour cent parmi les femmes qui n’ont aucune instruction à six pour cent parmi les femmes de niveau d’instruction primaire et à dix pour cent parmi les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou supérieur. La relation entre le niveau de vie des ménages et la prévalence contraceptive est aussi forte. La proportion des utilisatrices se situe entre trois et quatre pour cent dans tous les quintiles sauf dans le quintile le plus riche, où elle passe à plus de huit pour cent. Six pour cent des femmes les plus riches utilisent une méthode moderne, contre quasiment aucune dans les trois premiers quintiles. 8 .2 .2 BESOINS NON SATISFAITS Les besoins à couvrir en matière de contraception, ou besoins non satisfaits, font référence aux femmes fécondes qui n’utilisent aucune méthode de contraception, mais qui souhaitent reporter la prochaine naissance ou qui souhaitent simplement arrêter d’avoir des enfants. Ils sont identifiés dans le cadre de MICS-2010 en utilisant une série de questions portant sur les comportements et les préférences actuelles en matière de contraceptifs, de fécondité et de fertilité. Le besoin non satisfait en matière d’espacement est défini par le pourcentage de femmes qui n’utilisent pas de méthode de contraception ET : • qui ne sont pas enceintes ni en aménorrhée post-partum9, sont fécondes10 et déclarent qu’elles veulent attendre deux ans ou plus pour leur prochaine naissance ; • qui ne sont pas enceintes ni en aménorrhée post-partum, sont fécondes et ne savent pas si elles veulent un autre enfant ; • qui sont enceintes et disent que la grossesse était mal programmée: auraient voulu attendre ; • qui sont en aménorrhée post-partum et déclarent que la naissance était mal programmée: auraient voulu attendre En somme, les besoins non couverts ou besoins non satisfaits en matière de contraception sont simplement la somme des besoins à couvrir en matière d’espacement et de limitation des naissances. Par ailleurs, la demande de contraception satisfaite est définie comme la proportion de femmes mariées ou vivant en union actuellement qui utilise une méthode contraceptive, sur la demande totale de contraception. La demande totale de contraception concerne les femmes qui ont des besoins non couverts actuellement (en matière d’espacement et de limitation), plus celles qui utilisent une contraception actuellement. Le tableau RH.4 présente les résultats de l’enquête sur la contraception, les besoins non satisfaits et la demande de contraception satisfaite. Actuellement, l’utilisation de la contraception au niveau national est de cinq pour cent et le total des besoins de contraception non satisfaits s’élève à 28 pour cent (23% pour les besoins non satisfaits pour l’espacement de naissances et 6% pour les besoins non satisfaits pour la limitation des naissances). 9 Une femme est en aménorrhée post-partum si elle a accouché au cours des deux dernières années et n’est pas actuellement enceinte, et ses menstrues ne sont pas revenues depuis la naissance de son dernier enfant. 10 Une femme est considérée comme inféconde si elle n’est ni enceinte ni en aménorrhée post-partum, et (1a) n’a pas eu ses règles pendant au moins six mois, ou (1b) n’a jamais eu de règles, ou (1c) ses dernières règles ont eu lieu avant sa dernière naissance, ou (1d) est en ménopause/a subi une hystérectomie OU (2) Elle déclare qu’elle a subi une hystérectomie, ou qu’elle n’a jamais eu de règles ou qu’elle est ménopausique, ou qu’elle a essayé, pendant deux ans ou plus, de tomber enceinte sans résultat en réponse aux questions de savoir pourquoi elle n’est pas en mesure de tomber enceinte au moment de l’enquête OU (3) Elle déclare qu’elle ne peut pas tomber enceinte lorsqu’on l’interroge sur le désir d’une naissance future OU (4) Elle n’a pas eu de naissance au cours des cinq années précédentes, n’a pas actuellement recours à la contraception et est actuellement mariée et a été continuellement mariée au cours des 5 dernières années précédant l’enquête 136 Le pourcentage de demande de contraception satisfaite est de 15 pour cent avec des variations importantes entre les régions. La demande est satisfaite à 27 pour cent à N’Djamena et dans le Sila, à 23 pour cent dans le Mayo Kebbi Est, le Mandoul et le Logone Oriental mais seulement à deux pour cent dans le Mayo Kebbi Ouest et trois pour cent au Wadi Fira. La satisfaction de la demande contraceptive est fortement associée au milieu de résidence, à l’âge de la femme, à son niveau d’instruction et au niveau de vie du ménage où elle vit. Le pourcentage de la demande satisfaite en contraception est estimé à 24 pour cent en zones urbaines contre 12 pour cent en zones rurales. Par rapport au niveau d’instruction de la femme, il passe de 14 pour cent pour les femmes sans instruction à 22 pour cent pour les femmes de niveau secondaire ou plus. De plus, 16 pour cent des femmes vivant dans les ménages les plus pauvres ont satisfait leur demande contraceptive contre 22 pour cent dans les ménages les plus riches. Selon l’âge, la satisfaction de la demande contraceptive concerne 16 à 19 pour cent des femmes entre 20 et 34 ans puis décroit jusqu’à huit pour cent chez les femmes de plus de 40 ans. Les besoins sont non satisfaits pour 51 pour cent des femmes dans le Mayo Kebbi Ouest ; suivent les régions de la Tandjilé et du BET (36%), le Moyen Chari (35%) et le Guéra (33%). Le pourcentage le plus faible de besoins non satisfaits est enregistré dans la région du Mayo Kebbi Est et le Ouaddaï (17%). Selon le milieu de résidence, 31 pour cent des femmes des zones urbaines n’ont pas satisfait leurs besoins contraceptifs contre 27 pour cent dans les zones rurales. De plus, 27 pour cent des femmes sans instruction ont des besoins non satisfaits contre 30 des femmes de niveau primaire et 36 pour cent des femmes de niveau secondaire ou plus. Le pourcentage des besoins non satisfaits en contraception passe de 25 pour cent pour les femmes des ménages les plus pauvres à 31 pour cent pour celles des ménages les plus riches. Selon l’âge, le pourcentage des besoins non satisfaits de contraception passe de 28 pour cent parmi les femmes âgées de 20-24 ans à 38 pour cent parmi les femmes de 40-44 ans. Santé de la reproduction 137 TCHAD 2010 Tableau RH.4: Besoins non satisfaits en matière de contraception Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme et ayant un besoin non satisfait en matière de planification familiale et pourcentage de demandes de contraception satisfaites, Tchad, 2010 Besoin satisfait en matière de contraception Besoin non satisfait en matière de contraception Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme Pourcentage de demandes de contraception satisfaites Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme et ayant un besoin de contraception Pour l’espacement Pour la limitation Total Pour l’espacement Pour la limitation Total1 Région Batha 5,4 1,2 6,6 19,8 5,7 25,4 659 20,7 211 BET (2,0) (0,0) (2,0) (30,8) (4,9) (35,7) (96) (5,2) (36) Chari Baguirmi 3,2 0,3 3,6 21,8 5,0 26,7 654 11,7 198 Guéra 4,0 0,6 4,5 27,3 6,1 33,4 557 12,0 211 Hadjer Lamis 5,3 0,1 5,4 19,9 4,5 24,4 704 18,0 210 Kanem 2,5 0,2 2,6 24,0 3,2 27,1 638 8,8 190 Lac 1,4 0,1 1,5 18,4 5,4 23,8 494 6,1 125 Logone Occidental 1,9 1,0 2,9 21,8 9,1 30,9 647 8,6 219 Logone Oriental 7,0 0,4 7,4 20,8 3,2 24,0 806 23,5 253 Mandoul 8,6 0,4 9,0 25,7 4,0 29,8 874 23,1 338 Mayo Kebbi Est 4,9 0,4 5,3 13,5 3,6 17,1 1078 23,5 241 Mayo Kebbi Ouest 0,8 0,2 1,0 41,7 9,6 51,2 689 1,9 360 Moyen Chari 3,1 0,9 4,1 24,9 10,3 35,2 585 10,3 230 Ouaddai 3,3 1,8 5,1 14,1 3,3 17,4 873 22,5 196 Salamat 1,5 0,0 1,5 22,3 5,5 27,8 373 5,0 109 Tandjilé 2,4 0,5 2,9 29,2 7,0 36,2 737 7,4 288 Wad Fira 0,7 0,1 0,7 18,6 6,9 25,5 551 2,8 145 N’Djamena 8,4 3,2 11,6 23,1 7,5 30,6 1335 27,5 564 Barh El Gazal (4,2) (0,0) (4,2) (26,4) (5,2) (31,6) (99) (11,7) (35) Sila 8,8 0,4 9,1 22,3 2,9 25,2 188 26,6 65 Milieu de résidence Urbain 7,5 2,1 9,7 24,0 7,0 31,0 2735 23,8 1113 Rural 3,5 0,4 3,9 22,2 5,4 27,5 9901 12,4 3112 Total 4,4 0,8 5,2 22,6 5,7 28,3 12636 15,4 4225 1 Indicateur MICS 5.4 et Indicateur OMD 5.6 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 138 Tableau RH.4 (suite): Besoins non satisfaits en matière de contraception Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme et ayant un besoin non satisfait en matière de planification familiale et pourcentage de demandes de contraception satisfaites, Tchad, 2010 Besoin satisfait en matière de contraception Besoin non satisfait en matière de contraception Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme Pourcentage de demandes de contraception satisfaites Nombre de femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme et ayant un besoin de contraception Pour l’espacement Pour la limitation Total Pour l’espacement Pour la limitation Total1 Groupe d’âges 15-19 4,6 0,2 4,8 24,6 0,6 25,1 1577 16,0 472 20-24 5,1 0,5 5,6 27,2 0,5 27,7 2465 16,8 822 25-29 5,3 0,8 6,1 25,2 1,7 26,8 2819 18,5 928 30-34 5,2 1,2 6,3 22,5 3,8 26,4 2159 19,4 707 35-39 3,5 0,8 4,3 21,5 10,6 32,1 1725 11,8 628 40-44 1,6 1,7 3,4 15,7 22,6 38,2 1092 8,1 454 45-49 1,5 0,8 2,3 6,9 17,6 24,4 799 8,6 214 Instruction de la femme Aucune 3,8 0,6 4,4 20,8 5,8 26,6 9526 14,1 2953 Primaire 5,1 1,2 6,3 26,7 5,4 32,2 2198 16,4 846 Secondaire et plus 8,2 2,3 10,5 31,2 5,0 36,2 912 22,4 426 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 4,3 0,6 4,9 19,8 5,3 25,1 2376 16,4 714 Second 3,7 0,5 4,2 22,7 5,3 28,0 2542 13,0 818 Moyen 3,2 0,3 3,6 21,4 5,5 26,8 2656 11,7 807 Quatrième 4,1 0,5 4,6 24,6 5,3 29,9 2703 13,3 931 Le plus riche 6,7 2,2 8,9 24,3 7,3 31,5 2360 22,0 955 Religion du chef de ménage Animiste 7,2 0,0 7,2 18,3 5,0 23,2 460 23,8 140 Catholique 5,0 0,8 5,8 24,8 6,7 31,5 2230 15,5 832 Protestant 4,9 1,0 6,0 27,5 6,6 34,1 2252 14,9 903 Musulmane 4,0 0,8 4,9 20,6 5,0 25,6 7124 16,0 2168 Autre religion * * * * * * * * * Pas de religion/ Man 1,1 0,2 1,3 23,2 7,0 30,2 513 4,0 161 Total 4,4 0,8 5,2 22,6 5,7 28,3 12636 15,4 4225 1 Indicateur MICS 5.4 et Indicateur OMD 5.6 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de la reproduction 139 TCHAD 2010 8 .3 SOINS PRENATALS L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande au moins quatre visites prénatales à intervalles réguliers tout au long de la grossesse. Les injections d’anatoxine tétanique sont administrées aux femmes pendant la grossesse pour protéger les nourrissons contre le tétanos néonatal qui constitue une cause importante de mortalité infantile due essentiellement aux conditions non hygiéniques pendant l’accouchement. Deux doses d’anatoxine tétanique pendant la grossesse assurent une protection complète. Cependant, si une femme a été vaccinée pendant une grossesse précédente, il se peut qu’elle n’ait besoin que d’un rappel pour lui assurer une protection complète. Cinq doses assureraient une protection pour toute la vie. Les consultations prénatales de qualité peuvent contribuer à éviter ou prévenir la mortalité maternelle par la détection à temps et la prise en charge de complications potentielles et de facteurs de risque, notamment la pré-éclampsie, l’anémie et les maladies sexuellement transmissibles. La période prénatale présente des opportunités importantes de faire profiter aux femmes enceintes de plusieurs interventions qui peuvent être vitales pour leur santé et leur bien-être et ceux de leurs enfants. Les consultations prénatales constituent également des opportunités pour les femmes de connaître les signes de danger de la grossesse et de l’accouchement, d’être vaccinées contre le tétanos, d’apprendre les soins à prodiguer au nourrisson et d’être traitées pour des affections existantes, notamment le paludisme et l’anémie. Une meilleure compréhension de la croissance et du développement du fœtus et de sa santé avec la santé de la mère a débouché sur une attention accrue pour le potentiel des soins prénatals comme une intervention susceptible d’améliorer tant la santé de la mère que celle du nouveau-né. La consultation prénatale donne également l’occasion de fournir des informations sur l’espacement des naissances, reconnu comme un facteur important dans l’amélioration de la survie de l’enfant. La prévention et le traitement du paludisme chez les femmes enceintes, la prise en charge de l’anémie durant la grossesse et le diagnostic et traitement des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) peuvent améliorer considérablement les résultats pour la santé du fœtus et celle de la mère. En outre, la prévention de la transmission du VIH et SIDA de la mère à l’enfant est maximisée par la fourniture de soins et conseils appropriés à la future mère lors du suivi de la grossesse, ce qui a conduit à un regain d’intérêt dans l’accès et l’utilisation des services de soins prénatals. L’OMS recommande un minimum de quatre (4) consultations prénatales sur la base d’un passage en revue de l’efficacité de différents modèles de soins prénatals. Les directives de l’OMS sont précises sur le contenu des consultations prénatales, qui comprennent : • Une mesure de la tension artérielle ; • Une analyse des urines pour détecter la présence des bactéries et d’albumine ; • Une analyse sanguine pour dépister la syphilis et l’anémie sévère ; • Une prise du poids et de la taille (facultative). 8 .3 .1 COUVERTURE DES SOINS PRENATALS Dans l’ensemble, comme le montre le tableau RH.5, 53 pour cent des femmes âgées de 15 à 49 ans ayant accouché au cours des deux dernières années ont consulté au moins une fois n’importe quel personnel qualifié. La couverture vaccinale lors des soins prénatals est plus importante dans les zones urbaines (78%) que dans les zones rurales (46%). Il faut donc relever que 45 pour cent des femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance dans les deux dernières années n’ont reçu aucun soin prénatal pendant la grossesse. Dans certaines régions, comme le Batha, le Chari Baguirmi, le Hadjer Lamis, le Salamat et le Wadi Fira, cette proportion dépasse plus des deux tiers. 140 Au niveau national, sept pour cent des femmes ont consulté un médecin, 36 pour cent un infirmier ou une sage-femme, 11 pour cent une sage-femme auxiliaire et un pour cent un agent communautaire. Cependant, le milieu de résidence, le niveau d’instruction des femmes et le niveau de vie des ménages influent fortement sur la qualité du personnel de santé qui dispense les soins prénatals. Ainsi, 11 pour cent des femmes du milieu urbain ont été vues par un médecin contre moins de six pour cent de en milieu rural. Plus de la moitié des femmes du milieu urbain (52%) ont pu recevoir des soins prénatals dispensés par des infirmiers ou des sages-femmes, contre 31 pour cent dans les zones rurales. Selon la région, 83 pour cent des femmes résidant à N’Djamena ont été examinées au moins une fois au cours de leur grossesse par du personnel qualifié contre 23 pour cent dans la région la plus défavorisée, le Hadjer Lamis. Elles sont suivies par les femmes des régions du Moyen Chari (79%), celles du Mandoul (77%), du Logone Occidental (71%). Quelle que soit la région, les soins prénatals sont le plus souvent dispensés par des infirmiers ou des sages-femmes. La région la plus défavorisée en matière des soins prénatals dispensés par des infirmiers ou des sages-femmes est encore une fois le Hadjer Lamis, avec 13 pour cent. Pour les soins prénatals fournis par des sages-femmes auxiliaires ou des matrones, c’est la ville de N’Djamena qui occupe la première place avec 20 pour cent des femmes. Elle est suivie par les régions du Mayo Kebbi Ouest (19%), du Mayo Kebbi Est et du Mandoul (16%). Le niveau d’instruction des femmes a une forte influence sur le type de personnel administrant les soins prénatals. C’est ainsi que 88 pour cent des femmes de niveau secondaire ou plus ont bénéficié au moins une fois de soins prénatals dispensés par du personnel de santé qualifié. Cette proportion est de 72 pour cent parmi les femmes de niveau primaire et de 43 pour cent parmi celles sans instruction. La proportion des femmes recevant les soins par un médecin passent de cinq pour cent parmi les femmes sans niveau d’instruction à 11 pour cent pour les femmes de niveau secondaire ou supérieur. Quant aux soins prénatals fournis par des infirmiers ou des sages-femmes, ils s’établissent à 30 pour cent chez les femmes sans instruction, à 47 pour cent chez les femmes de niveau primaire et 56 pour cent chez les femmes de niveau secondaire ou plus. Les soins prénatals couverts par les sages-femmes auxiliaires ou les matrones passent de huit pour cent parmi les femmes sans niveau d’instruction à 14 pour cent pour les femmes de niveau primaire et à 21 pour cent parmi les femmes de niveau secondaire ou plus. Il existe une forte corrélation entre le niveau de vie des ménages où vivent les femmes enceintes et les consultations prénatales : 79 pour cent des femmes vivant dans les ménages les plus riches ont reçu des soins prénatals contre 38 pour cent dans les ménages les plus pauvres. Selon le type de personnel administrant les soins prénatals, ceux fournis par des médecins passent de six pour cent chez les femmes vivant dans les ménages les plus pauvres à 10 pour cent parmi les femmes vivant dans les ménages les plus riches. Pour les soins fournis par des infirmiers ou des sages-femmes, ces proportions passent de 25 pour cent chez les femmes vivant dans les ménages les plus pauvres à 52 pour cent chez les femmes vivant dans les ménages les plus riches. Les pourcentages de soins prénatals dispensés par des sages-femmes auxiliaires ou des matrones sont établis à huit pour cent parmi les femmes vivant dans les ménages les plus pauvres à 17 pour cent dans les ménages les plus riches. Santé de la reproduction 141 TCHAD 2010 Tableau RH.5: Couverture des soins prénatals Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans ayant donné naissance au cours des deux années précédant l’enquête par type de personnel dispensant les soins prénatals, Tchad, 2010 Personne dispensant les soins prénatals Pas de soins prénatals reçus N’importe quel personnel qualifié1 Nombre de femmes ayant donné naissance au cours des deux années précédentesMédecin Infirmier (e)/ Sage- femme Sage- femme auxiliaire Accoucheuse traditionnelle Agent de santé communautaire Autre Région Batha 2,4 18,5 4,2 0,0 0,0 0,6 74,3 25,2 331 BET (1,6) (41,1) (1,5) (0,0) (0,0) (0,3) (55,4) (44,2) (41) Chari Baguirmi 3,2 24,4 4,5 0,0 0,9 0,0 67,0 32,1 304 Guéra 6,3 35,2 6,5 0,0 0,0 0,0 51,9 48,1 297 Hadjer Lamis 7,8 12,8 2,1 0,0 0,0 0,2 77,1 22,7 341 Kanem 0,7 48,9 6,5 0,0 3,2 2,2 38,5 56,1 223 Lac 5,5 22,4 8,3 0,0 0,1 0,0 63,7 36,3 200 Logone Occidental 15,0 45,1 11,5 0,2 4,5 1,3 22,5 71,5 362 Logone Oriental 7,1 39,9 7,7 0,0 0,0 1,6 43,7 54,7 450 Mandoul 8,2 52,9 15,6 0,0 0,5 0,0 22,8 76,7 476 Mayo Kebbi Est 2,7 33,4 16,1 0,0 2,9 0,2 44,7 52,2 413 Mayo Kebbi Ouest 12,6 29,3 19,4 0,4 0,2 1,0 37,1 61,3 383 Moyen Chari 7,5 60,9 10,3 0,0 0,0 0,0 21,3 78,7 350 Ouaddai 2,9 23,0 12,9 0,0 3,6 0,0 57,7 38,8 448 Salamat 9,8 15,1 3,8 0,0 2,7 1,4 67,2 28,7 162 Tandjilé 2,9 35,5 9,4 0,4 2,0 0,1 49,8 47,8 403 Wad Fira 1,7 21,3 1,8 0,1 4,5 0,2 70,5 24,8 209 N’Djamena 11,8 51,8 19,9 0,0 0,0 0,6 15,9 83,5 692 Barh El Gazal (4,7) (30,2) (5,3) (0,0) (0,0) (0,0) (59,8) (40,2) (46) Sila 2,9 34,5 1,2 0,0 2,6 0,0 58,8 38,5 87 Milieu de résidence Urbain 10,9 51,6 15,8 0,0 0,2 0,6 21,0 78,3 1426 Rural 5,5 31,2 9,1 0,1 1,6 0,5 52,1 45,7 4791 Instruction de la mère Aucune 5,2 29,7 8,1 0,1 1,6 0,5 54,8 43,1 4352 Primaire 10,1 47,4 14,1 0,0 0,7 0,7 26,9 71,7 1287 Secondaire et plus 10,8 56,1 21,4 0,0 0,2 0,5 11,1 88,2 578 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 5,7 24,6 7,6 0,1 2,0 0,5 59,5 37,9 1104 Second 5,0 28,8 8,4 0,0 2,1 0,3 55,5 42,1 1234 Moyen 5,0 31,0 10,6 0,0 1,2 0,5 51,7 46,6 1310 Quatrième 7,8 41,7 9,7 0,1 1,2 0,8 38,8 59,1 1389 Le plus riche 10,2 52,3 16,8 0,1 0,1 0,5 20,0 79,4 1181 Religion du chef de ménage Animiste 4,2 25,6 13,0 0,0 2,3 1,9 53,0 42,8 212 Catholique 8,3 44,4 12,9 0,2 1,0 0,7 32,5 65,7 1179 Protestant 9,1 44,8 15,5 0,1 1,4 0,2 28,9 69,4 1271 Musulmane 5,4 30,0 7,8 0,0 1,3 0,4 55,2 43,1 3294 Autre religion (0,0) (37,2) (13,5) (0,0) (0,0) (5,8) (43,5) (50,6) (32) Pas de religion/Manquant 8,0 35,9 9,9 0,0 2,0 0,6 43,7 53,7 229 Total 6,7 35,9 10,6 0,1 1,3 0,5 44,9 53,2 6217 1 Indicateur MICS 5.5a et Indicateur OMD 5.5 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 142 Les informations relatives au nombre des visites prénatales collectées pendant l’Enquête MICS-2010 sont contenues dans le tableau RH.6. Dans l’ensemble, quatre pour cent des femmes enquêtées en 2010 ont effectué une seule visite prénatale, dix pour cent en ont effectué deux, 17 pour cent trois et 23 pour cent, quatre et plus. Selon les régions de résidence, ce sont les femmes vivant à N’Djamena qui ont le plus souvent fait quatre visites ou plus (50%), suivies par celles du Moyen Chari (36%) et du Kanem (33%). La proportion la plus faible de femmes ayant effectué quatre visites prénatales ou plus est enregistrée dans le Batha (7%) et dans le Wadi Fira (9%). Quarante-quatre pour cent des femmes vivant en milieu urbain ont effectué quatre visites ou plus, contre 17 pour cent dans les zones rurales. Selon les caractéristiques sociodémographiques, la proportion de femmes sans instruction ayant effectué quatre visites ou plus est de 17 pour cent chez les femmes sans instruction et passe à 32 pour cent chez les femmes de niveau primaire et 52 pour cent chez les femmes de niveau secondaire ou supérieur. La fréquentation des structures sanitaires pour y effectuer les quatre visites ou plus recommandées n’est pas influencée par l’âge de la femme mais l’est par le niveau de vie du ménage où elle vit. Le pourcentage de femmes qui ont effectué les quatre visites prénatales ou plus durant leur grossesse passe de 11 pour cent chez les plus pauvres à 45 pour cent chez les plus riches. La religion du chef de ménage a une influence non négligeable sur le nombre de visites prénatales effectuées par les femmes enceintes : le pourcentage de femmes ayant effectué quatre visites ou plus passe de 15 pour cent chez les animistes à 30 pour cent chez les protestants. 8 .3 .2 CONTENU DES SOINS PRENATALS Les types de services reçus par les femmes enceintes sont présentés dans le tableau RH.7. Au niveau national, 18 pour cent des femmes ont eu accès aux trois types de services offerts dans le cadre des soins prénatals (prise de la tension artérielle, prélèvement d’urine, test sanguin). Par type de services, 43 pour cent ont bénéficié de la prise de la tension artérielle, 26 pour cent ont donné un prélèvement d’urine et 23 pour cent ont subi un test sanguin. L’accès aux services complets de soins prénatals passe de 13 pour cent pour les femmes sans instruction à 23 pour cent pour les femmes de niveau primaire et 44 pour cent pour les femmes de niveau secondaire ou supérieur. Le niveau de vie des ménages où vivent les femmes influe aussi fortement sur le contenu de leurs soins prénatals. Ainsi, deux femmes sur cinq des ménages les plus riches ont subi les trois tests durant leurs visites prénatales contre seulement une femme sur dix dans les ménages les plus pauvres. Selon le milieu de résidence, 38 pour cent des femmes du milieu urbain ont la chance de recevoir les services prénatals complets, contre 12 pour cent des femmes habitant dans les zones rurales, qui sont défavorisées en infrastructures et personnel sanitaires. De même, de fortes disparités régionales sont observées. La proportion de femmes ayant reçu des services complets est la plus forte dans la ville de N’Djamena avec 44 pour cent. Viennent ensuite les régions du Moyen Chari (36%), du Logone Oriental (24%), du Mandoul (24%) et du Logone Occidental (23%). A contrario, les régions où les femmes sont moins nombreuses à avoir reçu les trois types de services de soins prénatals nécessaires sont : le Guéra (4%), le Kanem (16%) et le Ouaddaï (15%), le Lac, le Chari Baguirmi et le Mayo Kebbi Ouest (12%), le Bahr El Gazal (11%), le Salamat et le Wadi Fira (10%). Les régions les plus défavorisées en matière de prélèvement d’urine, de la prise de la tension artérielle et du test sanguin sont le Batha (6%) et le Hadjer Lamis (7%). Santé de la reproduction 143 TCHAD 2010 Tableau RH.6: Nombre de visites prénatales Répartition en pourcentage des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête par le nombre de visites prénatales faites par n’importe quel personnel de santé, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui ont effectué: Manquant / NSP Nombre de femmes aqui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédentes Aucune visite prénatale Une visite Deux visites Trois visites Quatre visites ou plus1 Age de la mère à la naissance Inférieur à 20 45,1 4,8 7,9 17,6 23,6 1,1 1340 20 44,5 3,6 10,7 16,5 23,3 1,5 4142 35 47,2 4,8 11,1 14,8 21,4 0,9 744 Niveau d’instruction de la femme Aucun 54,8 4,0 10,3 13,1 16,7 1,1 4363 Primaire 27,0 4,7 10,7 24,1 31,9 1,6 1286 Secondaire et plus 11,1 1,9 7,3 25,6 51,8 2,3 579 Quintile du bien-être économique Plus pauvre 59,5 4,1 10,8 13,9 11,3 0,4 1107 Second 55,4 5,7 10,7 14,0 13,6 0,6 1231 Moyen 52,0 5,1 10,6 13,8 17,7 0,8 1316 Quatrième 38,8 2,9 9,6 20,6 27,2 0,9 1391 Plus riche 20,1 2,2 8,8 19,9 45,3 3,8 1183 Religion du chef de ménage Animiste 52,5 3,0 12,7 14,2 15,2 2,4 207 Catholique 32,2 4,6 13,6 24,3 24,5 0,9 1161 Protestant 28,8 4,5 11,9 23,8 29,6 1,4 1267 Musulmane 55,2 3,3 8,0 11,4 20,7 1,4 3329 Autre religion (43,5) (6,9) (9,2) (25,2) (15,2) (0,0) (32) Pas de religion/ Manquant 43,9 7,9 12,0 12,5 22,7 1,0 231 Total 45,0 4,0 10,1 16,5 23,1 1,3 6228 1 Indicateur 5.5b et Indicateur OMD 5.5 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 144 Tableau RH.6 (suite): Nombre de visites prénatales Répartition en pourcentage des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête par le nombre de visites prénatales faites par n’importe quel personnel de santé, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui ont effectué: Manquant / NSP Nombre de femmes aqui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédentes Aucune visite prénatale Une visite Deux visites Trois visites Quatre visites ou plus1 Région Batha 74,5 4,7 3,5 10,0 6,8 0,6 342 BET (55,6) (4,2) (12,6) (12,8) (14,9) (0,0) (46) Chari Baguirmi 67,0 2,1 7,0 8,5 14,1 1,4 301 Guéra 52,8 3,0 5,2 13,4 24,8 0,7 305 Hadjer Lamis 77,2 1,3 2,9 4,5 12,8 1,3 342 Kanem 38,5 3,7 14,5 9,2 33,1 1,0 223 Lac 63,6 0,2 7,6 12,6 16,0 0,0 201 Logone Occidental 22,6 5,5 11,3 28,1 31,3 1,3 363 Logone Oriental 43,7 5,6 9,7 21,1 19,0 0,8 441 Mandoul 22,8 5,5 23,9 30,0 17,8 0,1 471 Mayo Kebbi Est 44,5 5,7 9,9 14,2 25,5 0,3 410 Mayo Kebbi Ouest 37,1 7,3 17,1 19,9 16,0 2,6 385 Moyen Chari 21,3 3,3 11,2 27,8 35,7 0,7 348 Ouaddai 57,5 3,6 9,7 13,3 15,4 0,5 474 Salamat 67,1 4,8 8,2 6,8 12,1 1,0 162 Tandjilé 49,0 3,0 7,0 15,8 22,6 2,6 394 Wad Fira 69,2 3,8 5,4 12,5 8,9 0,1 197 N’Ddjamena 15,9 2,9 9,6 17,3 50,5 3,9 689 Barh El Gazal (60,3) (1,0) (5,7) (13,1) (15,8) (4,1) (48) Sila 58,5 4,2 10,8 8,8 15,8 1,9 85 Milieu de résidence Urbain 21,0 3,0 9,7 19,4 44,1 2,8 1436 Rural 52,1 4,3 10,2 15,7 16,8 0,9 4793 Total 45,0 4,0 10,1 16,5 23,1 1,3 6228 1 Indicateur 5.5b et Indicateur OMD 5.5 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de la reproduction 145 TCHAD 2010 Tableau RH.7: Contenu des soins prénatals Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui se sont fait prendre la tension, un échantillon d’urine, un échantillon de sang dans le cadre des soins prénatals, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes enceintes qui se sont fait prendre: Nombre de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédentes la tension un échantillon d’urine un échantillon de sang prise de tension, prélèvement d’échantillon d’urine et de sang1 Région Batha 20,7 12,0 8,1 5,7 331 BET (39,3) (13,4) (11,0) (8,3) (41) Chari Baguirmi 27,5 15,4 15,5 12,1 304 Guéra 29,9 12,8 6,5 4,5 297 Hadjer Lamis 17,2 10,9 10,1 7,1 341 Kanem 52,3 32,4 18,3 15,7 223 Lac 28,1 16,7 12,4 12,1 200 Logone Occidental 65,1 30,4 29,2 22,8 362 Logone Oriental 39,6 29,1 28,5 24,2 450 Mandoul 62,8 30,5 31,0 24,1 476 Mayo Kebbi Est 40,8 14,5 12,4 8,2 413 Mayo Kebbi Ouest 39,9 21,3 21,7 11,6 383 Moyen Chari 63,8 39,5 44,4 35,8 350 Ouaddai 37,7 20,5 21,1 15,5 448 Salamat 20,7 15,4 14,8 10,1 162 Tandjilé 26,6 14,3 13,2 8,3 403 Wad Fira 26,3 12,6 12,9 9,4 209 N’Djamena 72,5 64,9 52,0 44,0 692 Barh El Gazal (33,3) (14,9) (12,9) (10,7) (46) Sila 27,8 14,5 17,8 9,7 87 Milieu de résidence Urbain 66,5 52,9 46,3 38,2 1426 Rural 35,5 17,8 16,5 12,1 4791 Instruction Aucune 34,4 19,6 17,2 13,1 4352 Primaire 57,0 32,7 30,9 23,3 1287 Secondaire et plus 72,8 57,5 52,3 43,6 578 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 28,7 14,8 15,7 11,3 1104 Second 29,6 15,7 14,6 10,2 1234 Moyen 36,5 19,0 15,8 12,1 1310 Quatrième 48,9 26,9 23,8 17,9 1389 Le plus riche 68,9 53,2 47,3 39,4 1181 Religion du chef de ménage Animiste 27,6 7,3 9,5 4,4 212 Catholique 51,3 29,8 27,5 22,0 1179 Protestant 54,6 31,7 30,3 22,5 1271 Musulmane 36,7 24,0 20,3 16,3 3294 Autre religion (26,0) (10,7) (10,7) (4,2) (32) Pas de religion/Manquant 32,6 19,2 20,8 12,7 229 Total 42,6 25,9 23,3 18,1 6217 1 Indicateur MICS 5.6 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 146 8 .4 ASSISTANCE A L’ACCOUCHEMENT L’assistance médicale pendant l’accouchement par un personnel qualifié permet d’améliorer considérablement la santé des mères et des enfants grâce à l’utilisation de procédures appropriées sur le plan technique, au diagnostic précis et rapide, ainsi qu’au traitement des complications. Par assistance qualifiée pendant l’accouchement, on entend une assistance apportée par un médecin, un infirmier ou une sage-femme. L’enquête MICS-2010 a permis de collecter un certain nombre d’informations sur la santé des mères et des enfants nés au cours des deux dernières années ayant précédé l’enquête. Cette partie présente les résultats relatifs aux soins et aux conditions d’accouchement. Les résultats présentés dans le tableau RH.8 permettent d’identifier les problèmes les plus importants en matière de santé maternelle et infantile (SMI) et, d’une manière générale, en matière de santé de la reproduction. La plupart des cas de décès maternels qui surviennent dans le monde se passent pendant l’accouchement ou dans la période du post-partum qui suit immédiatement. La meilleure disposition pour une maternité sans risques, c’est de s’assurer qu’un prestataire de soins de santé qualifié avec des compétences de sage-femme est présent lors de chaque naissance, et qu’un moyen de transport est disponible pour l’évacuation vers un centre de soins en obstétrique en cas d’urgence. Un objectif d’un Monde digne des enfants est d’assurer que les femmes puissent accéder, facilement et à moindre coût, à une assistance qualifiée pendant l’accouchement. Les indicateurs sont la proportion des naissances avec l’assistance d’un personnel qualifié et la proportion des accouchements dans un établissement de santé. L’indicateur de l’assistance qualifiée pendant l’accouchement est également utilisé pour mettre à jour les progrès réalisés pour atteindre l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) relatif au taux de mortalité maternelle. Pendant l’enquête, on a demandé aux femmes d’indiquer, pour chaque naissance d’enfant né au cours des deux années précédentes, le lieu de l’accouchement, si au cours de l’accouchement elles avaient reçu l’assistance de personnel qualifié et de la part de quel type de personnel. 8 .4 .1 PERSONNEL APPORTANT L’ASSISTANCE A L’ACCOUCHEMENT La MICS-2010 comprend plusieurs questions pour saisir la proportion des naissances assistées par un personnel qualifié. Le tableau RH.8 montre qu’au niveau national, environ 23 pour cent des accouchements qui ont eu lieu au cours des deux années précédant l’enquête, ont été assistés par un personnel qualifié : moins de deux pour cent par un médecin, 15 pour cent par un infirmier ou une sage-femme et six pour cent par des sages- femmes auxiliaires ou matrones. Quarante pour cent des femmes ont été assistées par des accoucheuses traditionnelles sans formation. Le pourcentage d’assistance par du personnel qualifié est le plus élevé à N’Djamena avec 72 pour cent, dont huit pour cent par un médecin et 64 pour cent par un infirmier/sage-femme ou une sage-femme auxiliaire/ matrone. Hormis dans les régions du Logone Occidental (30%) et du Moyen Chari (25%), moins d’une femme sur cinq accouche avec l’aide de personnel qualifié. Dans quatre régions (Wadi Fira, Lac, Hadjer Lamis et BET), ce pourcentage concerne moins d’une femme sur 10. En zone urbaine, 60 pour cent des femmes ont été assistées pendant l’accouchement de leur dernier enfant par du personnel qualifié contre 12 pour cent dans les zones rurales. Les femmes vivant en milieu urbain ont donc cinq fois plus de chances d’être assistées à l’accouchement par un personnel de santé qualifié que leurs consœurs du milieu rural et ce, du fait de la concentration des infrastructures sanitaires en ville et du fait que les femmes du milieu urbain ont un niveau d’instruction plus élevé. Dans les structures sanitaires publiques et privées, ce sont les infirmières et les sages-femmes qui assistent le plus les femmes durant l’accouchement, alors que lorsqu’elles accouchent à domicile, elles ont majoritairement recours à des accoucheuses traditionnelles et à des amies ou parentes. Santé de la reproduction 147 TCHAD 2010 Graphique RH.3 : Répartition des femmes âgées de 15-49 ans ayant donné naissance au cours de deux années précédant l’enquête selon le type de personnel apportant l’assistance à l’accouchement, Tchad, 2010. Le niveau d’instruction de la femme influe positivement sur ses chances d’être assistée au moment de l’accouchement par un personnel qualifié. Ainsi, le pourcentage passe de 14 pour cent parmi les femmes sans instruction à 31 pour cent parmi celles qui ont un niveau primaire et à 66 pour cent chez celles qui ont un niveau secondaire ou supérieur. De même, l’assistance à l’accouchement est très fortement liée au bien-être économique du ménage. Ainsi, les femmes des ménages les plus riches ont près de huit fois plus de chances de bénéficier de l’assistance d’un personnel qualifié à l’accouchement que les femmes des ménages les plus pauvres (respectivement 61% et 8%). Selon le type de personnel, 41 pour cent des femmes de niveau d’instruction secondaire ou plus ont été assistées pendant l’accouchement par des infirmiers/sages-femmes et six pour cent par des médecins alors que 20 pour cent des femmes de niveau primaire ont été assistées par des infirmiers/sages-femmes et deux pour cent par des médecins. Chez les femmes sans instruction, ces taux tombent à dix et un pour cent respectivement. Selon le niveau de vie, 40 pour cent des femmes des ménages les plus riches ont été assistées pendant l’accouchement de leur dernier enfant par des infirmiers/sages-femmes et cinq pour cent par des médecins. Pour les ménages moyens à très pauvres, ces taux tombent à moins de huit pour cent et moins de un pour cent respectivement. Hormis pour les femmes du milieu urbain d’instruction secondaire ou plus et vivant dans les ménages les plus riches, les accoucheuses traditionnelles sont la catégorie de personnel la plus souvent présente durant les accouchements. Au niveau national, deux accouchements sur cinq ont lieu avec leur assistance et elles sont là pour près d’un accouchement à domicile sur deux. 148 8 .4 .2 ACCOUCHEMENT PAR CESARIENNE Au Tchad, selon le tableau RH.8, l’accouchement par césarienne n’est pas du tout fréquent : entre un et deux pour cent des femmes âgées de 15-49 ans ont accouché par césarienne durant les deux dernières années avant l’enquête. Les femmes urbaines de 15-49 ans sont deux fois plus nombreuses que la moyenne nationale à accoucher par césarienne (4%) contre moins de un pour cent des femmes résidant dans les zones rurales. Selon l’âge des répondantes, ce sont les femmes âgées de moins de 20 ans qui ont plus accouché par césarienne. Les mariages précoces seraient en effet à l’origine de nombreux accouchements par césarienne. La prévalence du phénomène des accouchements par césarienne est la plus élevée chez les femmes de niveau d’instruction secondaire ou supérieur avec six pour cent de l’ensemble des accouchements par césarienne ; elles sont suivies par les femmes de niveau primaire (2%) et les femmes sans niveau d’instruction (1%). Le niveau de vie des ménages influence aussi la prévalence des accouchements par césarienne. C’est ainsi que quatre pour cent des femmes âgées de 15-49 ans vivant dans les ménages les plus riches ont accouché par césarienne. C’est à N’Djamena que les accouchements par césarienne sont les plus fréquents (5%), puis dans les régions du Moyen Chari et du Logone Occidental (plus de 2%). Leur incidence est négligeable dans la plupart des autres régions. 8 .4 .3 LIEU DE L’ACCOUCHEMENT Dans l’ensemble, seulement 16 pour cent des naissances ont eu lieu dans des structures sanitaires au cours des deux dernières années, dont plus de 14 pour cent dans le secteur public. Quatre-vingt trois pour cent des accouchements se sont produits en dehors des centres de santé, presque tous à domicile. Selon le milieu de résidence des femmes, 44 pour cent de ces accouchements en milieu urbain ont eu lieu dans des structures sanitaires contre sept pour cent en milieu rural (les statistiques relatives au lieu de l’accouchement se trouvent dans le tableau RH.9). Selon les régions de résidence, dans la ville de N’Djamena, plus de la moitié des accouchements (55%) ont eu lieu dans des structures de santé. Mais en dehors de la capitale, plus de 80 pour cent des accouchements ont eu lieu à domicile. Dans certaines régions comme le Lac ou le Kanem, presque tous les accouchements se sont passés à domicile. Selon le niveau d’instruction, la proportion des femmes qui ont accouché dans un centre de santé passe de neuf pour cent pour les femmes sans instruction à 21 pour cent parmi les femmes de niveau primaire et à 55 pour cent parmi les femmes de niveau secondaire ou plus. Le niveau de vie des ménages où vivent les femmes influe positivement sur le lieu de l’accouchement. Seulement cinq pour cent des femmes les plus pauvres ont accouché dans une structure de santé, sept pour cent des femmes du second quintile, huit pour cent des femmes vivant dans les ménages de niveau de vie moyen et 14 pour cent des femmes des ménages riches. Il faut attendre le niveau de richesse le plus élevé pour observer une hausse significative du pourcentage de femmes accouchant dans des structures de santé, avec 46 pour cent. Santé de la reproduction 149 TCHAD 2010 Ta bl ea u RH .8 : A ss is ta nc e au c ou rs d e l’a cc ou ch em en t Ré pa rt iti on e n po ur ce nt ag e de s fe m m es â gé es d e 15 -4 9 an s qu i o nt e u un e na is sa nc e au c ou rs d es d eu x an né es p ré cé da nt l’ en qu êt e, s el on la p er so nn e ap po rt an t s on as si st an ce p en da nt l’ ac co uc he m en t e t p ou rc en ta ge d ’a cc ou ch em en ts p ar c és ar ie nn e, T ch ad , 2 01 0 Pe rs on ne a ss is ta nt à l’ ac co uc he m en t A cc ou ch em en t av ec un a ss is ta nt qu al ifi é1 Po ur ce nt ag e d’ ac co uc he m en t pa r c és ar ie nn e2 N om br e de fe m m es M éd ec in In fir m ié / Sa ge - fe m m e Sa ge -f em m e au xi lia ire / M at ro ne A cc ou ch eu se tr ad iti on ne lle A ge nt d e sa nt é co m m un au ta ire Pa re nt / A m ie A ut re / M an q. Pa s de so in s pr én at al s A ge d e la m èr e à la n ai ss an ce In fé rie ur à 2 0 1 2, 8 27 ,2 3, 1 1, 3 26 ,6 2, 0 13 40 20 -3 4 1, 7 14 ,0 5, 9 40 ,1 3, 7 28 ,6 3, 4 2, 6 21 ,6 1, 4 41 42 35 -4 9 1, 5 15 ,3 5, 0 41 ,2 2, 8 26 ,8 4, 0 3, 6 21 ,8 1, 0 74 4 Li eu d ’a cc ou ch em en t Se ct eu r p ub lic d e sa nt é 8, 0 69 ,8 19 ,4 0, 6 1, 1 0, 0 1, 1 0, 0 97 ,2 9, 6 90 6 Se ct eu r m éd ic al p riv é 16 ,8 59 ,0 21 ,7 0, 0 2, 5 0, 0 0, 0 0, 0 97 ,5 8, 5 80 D om ic ile 0, 3 4, 6 3, 5 48 ,2 3, 8 33 ,8 2, 9 2, 9 8, 5 0, 0 51 57 A ut re (0 ,0 ) (3 0, 8) (1 ,5 ) (1 0, 7) (6 ,2 ) (1 7, 0) (2 8, 8) (5 ,0 ) (3 2, 3) (0 ,0 ) (2 6) N iv ea u d’ in st ru ct io n de la fe m m e A uc un 1, 0 9, 9 3, 5 46 ,7 3, 4 29 ,7 3, 4 2, 4 14 ,4 0, 8 43 63 Pr im ai re 2, 0 20 ,3 9, 2 27 ,9 3, 9 29 ,9 3, 6 3, 2 31 ,5 1, 8 12 86 Se co nd ai re e t p lu s 6, 2 41 ,4 18 ,2 16 ,9 2, 1 11 ,2 2, 9 1, 2 65 ,8 6, 0 57 9 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Pl us p au vr e 0, 7 5, 5 2, 0 47 ,1 5, 0 33 ,5 3, 5 2, 7 8, 1 1, 0 11 07 Se co nd 0, 5 6, 9 3, 1 45 ,6 3, 9 33 ,5 4, 5 2, 0 10 ,5 0, 7 12 31 M oy en 0, 7 7, 8 3, 2 48 ,7 2, 8 31 ,4 3, 5 1, 9 11 ,7 0, 3 13 16 Q ua tr iè m e 1, 7 14 ,7 6, 1 40 ,4 3, 3 28 ,6 2, 3 2, 8 22 ,5 1, 7 13 91 Pl us ri ch e 4, 9 40 ,3 16 ,1 17 ,5 2, 1 12 ,8 3, 4 3, 0 61 ,3 3, 9 11 83 Re lig io n du c he f d e m én ag e A ni m is te 0, 0 5, 7 3, 2 45 ,9 2, 6 22 ,3 8, 8 11 ,5 9, 0 1, 1 20 7 Ca th ol iq ue 1, 3 14 ,0 7, 3 36 ,9 7, 8 27 ,7 3, 3 1, 6 22 ,7 1, 7 11 61 Pr ot es ta nt 2, 1 18 ,3 8, 9 30 ,0 3, 7 30 ,5 4, 1 2, 4 29 ,4 2, 2 12 67 M us ul m an e 1, 8 14 ,7 4, 9 44 ,3 2, 0 27 ,2 2, 7 2, 3 21 ,5 1, 2 33 29 A ut re re lig io n (0 ,0 ) (1 8, 2) (4 ,9 ) (3 0, 3) (0 ,0 ) (4 1, 9) (4 ,9 ) (0 ,0 ) (2 3, 0) (6 ,4 ) (3 2) Pa s de re lig io n/ M an qu an t 0, 3 11 ,6 3, 6 44 ,9 1, 0 31 ,7 5, 0 1, 8 15 ,6 0, 3 23 1 To ta l 1, 7 14 ,9 6, 1 40 ,0 3, 4 28 ,0 3, 4 2, 5 22 ,7 1, 5 62 28 1 I nd ic at eu r M IC S 5. 7 et In di ca te ur O M D 5 .2 ; 2 In di ca te ur M IC S 5. 9 ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 150 Ta bl ea u RH .8 (s ui te ): A ss is ta nc e au c ou rs d e l’a cc ou ch em en t Ré pa rt iti on e n po ur ce nt ag e de s fe m m es â gé es d e 15 -4 9 an s qu i o nt e u un e na is sa nc e au c ou rs d es d eu x an né es p ré cé da nt l’ en qu êt e, s el on la p er so nn e ap po rt an t s on as si st an ce p en da nt l’ ac co uc he m en t e t p ou rc en ta ge d ’a cc ou ch em en ts p ar c és ar ie nn e, T ch ad , 2 01 0 Pe rs on ne a ss is ta nt à l’ ac co uc he m en t A cc ou ch em en t av ec un a ss is ta nt qu al ifi é1 Po ur ce nt ag e d’ ac co uc he m en t pa r c és ar ie nn e2 N om br e de fe m m es M éd ec in In fir m ié / Sa ge - fe m m e Sa ge -f em m e au xi lia ire / M at ro ne A cc ou ch eu se tr ad iti on ne lle A ge nt d e sa nt é co m m un au ta ire Pa re nt / A m ie A ut re / M an q. Pa s de so in s pr én at al s Ré gi on B at ha 0, 3 7, 3 1, 5 35 ,6 1, 1 49 ,9 3, 8 0, 5 9, 1 1, 1 34 2 B ET (0 ,0 ) (1 1, 8) (5 ,0 ) (3 8, 2) (0 ,0 ) (4 3, 7) (0 ,8 ) (0 ,4 ) (1 6, 8) (0 ,0 ) (4 6) Ch ar i B ag ui rm i 0, 7 11 ,6 3, 9 66 ,0 3, 1 6, 1 4, 0 4, 6 16 ,2 0, 2 30 1 G ué ra 1, 2 10 ,4 1, 0 20 ,5 1, 3 53 ,4 7, 0 5, 2 12 ,6 0, 3 30 5 H ad je r L am is 0, 1 7, 3 2, 3 70 ,1 0, 5 16 ,6 2, 8 0, 5 9, 7 0, 2 34 2 Ka ne m 0, 2 9, 2 3, 3 42 ,6 0, 8 37 ,5 1, 2 5, 2 12 ,7 0, 4 22 3 La c 0, 8 4, 9 1, 8 49 ,1 1, 8 38 ,2 1, 3 2, 0 7, 5 0, 0 20 1 Lo go ne O cc id en ta l 0, 6 19 ,4 9, 8 8, 4 0, 5 48 ,2 10 ,1 3, 1 29 ,8 2, 2 36 3 Lo go ne O rie nt al 0, 6 14 ,1 3, 4 55 ,6 1, 2 23 ,3 0, 7 1, 1 18 ,0 1, 2 44 1 M an do ul 1, 0 8, 6 7, 6 23 ,5 28 ,0 29 ,7 1, 0 0, 6 17 ,2 0, 5 47 1 M ay o Ke bb i E st 0, 6 9, 0 3, 7 54 ,6 1, 3 23 ,4 4, 7 2, 7 13 ,4 1, 3 41 0 M ay o Ke bb i O ue st 0, 6 11 ,6 6, 1 43 ,1 1, 2 32 ,7 1, 2 3, 5 18 ,3 1, 5 38 5 M oy en C ha ri 1, 1 23 ,3 0, 9 30 ,8 0, 5 41 ,3 0, 2 1, 8 25 ,3 2, 4 34 8 O ua dd ai 2, 0 8, 6 4, 0 64 ,5 0, 9 18 ,2 1, 1 0, 6 14 ,6 1, 5 47 4 Sa la m at 3, 5 8, 3 1, 0 43 ,7 1, 4 35 ,6 1, 7 4, 9 12 ,8 0, 9 16 2 Ta nd jil é 1, 1 15 ,6 8, 4 37 ,2 3, 0 17 ,7 11 ,3 5, 7 25 ,2 1, 8 39 4 W ad F ira 0, 2 6, 8 2, 6 60 ,2 1, 7 27 ,4 0, 8 0, 2 9, 6 0, 3 19 7 N ’D ja m en a 8, 1 43 ,8 20 ,6 10 ,3 1, 7 9, 3 3, 4 2, 9 72 ,4 4, 9 68 9 B ar h El G az al (0 ,4 ) (1 0, 3) (1 ,7 ) (2 8, 8) (2 ,2 ) (5 3, 4) (0 ,8 ) (2 ,4 ) (1 2, 4) (1 ,2 ) (4 8) Si la 0, 0 8, 2 8, 7 56 ,5 2, 0 19 ,3 4, 7 0, 5 16 ,9 0, 7 85 M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 5, 3 38 ,5 15 ,8 18 ,1 2, 7 13 ,8 3, 2 2, 6 59 ,6 4, 0 14 36 Ru ra l 0, 6 7, 9 3, 1 46 ,6 3, 6 32 ,3 3, 5 2, 4 11 ,6 0, 7 47 93 To ta l 1, 7 14 ,9 6, 1 40 ,0 3, 4 28 ,0 3, 4 2, 5 22 ,7 1, 5 62 28 1 I nd ic at eu r M IC S 5. 7 et In di ca te ur O M D 5 .2 ; 2 In di ca te ur M IC S 5. 9 ( ): B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 Santé de la reproduction 151 TCHAD 2010 Graphique RH.4 : Répartition des femmes de 15-49 ans ayant donné naissance au cours de deux années précédant l’enquête selon le lieu d’accouchement, Tchad, 2010 8 .5 FISTULE OBSTETRICALE L’un des objectifs de cette étude est de parvenir à une analyse de la situation des fistules obstétricales et de contribuer à l’élaboration d’une stratégie d’intervention en vue de leur éradication. La fistule obstétricale étant curable et évitable, il est important de la faire connaître et de chercher à limiter ses effets néfastes sur la santé des femmes tchadiennes. Bien que les principales causes de cette affection soient connues, elle continue de faire l’objet d’interprétations diverses. Le but de cette étude est de saisir la connaissance de l’enquêtée sur cette maladie. Les résultats présentés ici devraient être un déclic de mobilisation des consciences et des énergies à la mesure de l’ampleur du phénomène, pour tous les acteurs du développement en général et pour les partenaires à la santé en particulier. D’autre part, leur exploitation judicieuse pourra permettre l’élaboration d’interventions efficaces pour que cessent les souffrances liées aux fistules obstétricales au Tchad. 152 Tableau RH.9: Lieu de l’accouchement Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête, selon le lieu de l’accouchement, Tchad, 2010 Lieu d’accouchement Accouchement dans une structure de santé1 Nombre de femmes Secteur public de santé Secteur médical privé Domicile Autre Manquant/ NSP Région Batha 4,7 0,0 94,8 0,5 0,0 4,7 342 BET (12,0) (0,0) (87,8) (0,0) (0,2) (12,0) (46) Chari Baguirmi 9,2 0,2 89,5 0,4 0,6 9,5 301 Guéra 8,8 0,0 89,5 0,0 1,7 8,8 305 Hadjer Lamis 4,9 0,0 93,3 0,3 1,4 4,9 342 Kanem 5,6 0,0 94,3 0,0 0,1 5,6 223 Lac 2,0 0,0 97,2 0,0 0,8 2,0 201 Logone Occidental 14,4 0,8 83,5 0,5 0,8 15,2 363 Logone Oriental 16,4 0,6 82,5 0,0 0,5 17,0 441 Mandoul 12,7 0,4 85,9 0,6 0,2 13,2 471 Mayo Kebbi Est 10,7 0,0 88,8 0,0 0,5 10,7 410 Mayo Kebbi Ouest 12,8 0,0 85,6 0,7 0,9 12,8 385 Moyen Chari 18,1 3,7 77,6 0,0 0,6 21,8 348 Ouaddai 10,2 0,0 88,9 0,6 0,2 10,2 474 Salamat 6,5 0,0 93,3 0,0 0,1 6,5 162 Tandjilé 10,2 3,8 82,1 0,4 3,5 14,0 394 Wad Fira 5,4 0,3 94,2 0,0 0,1 5,7 197 N’Djamena 49,1 6,0 41,4 1,2 2,3 55,1 689 Barh El Gazal (5,9) (0,4) (93,2) (0,2) (0,2) (6,4) (48) Sila 4,9 1,4 90,3 1,2 2,2 6,3 85 Milieu de résidence Urbain 41,0 3,5 53,0 0,8 1,7 44,5 1436 Rural 6,6 0,6 91,7 0,3 0,7 7,2 4793 Age de la mère à la naissance Inférieur à 20 18,1 2,1 78,5 0,2 1,1 20,2 1340 20-34 13,7 1,1 83,9 0,6 0,8 14,8 4142 35-49 13,1 0,5 84,7 0,0 1,5 13,7 744 Total 14,5 1,3 82,8 0,4 1,0 15,8 6228 1 Indicateur MICS 5.8 (): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de la reproduction 153 TCHAD 2010 Tableau RH.9 (suite): Lieu de l’accouchement Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête, selon le lieu de l’accouchement, Tchad, 2010 Lieu d’accouchement Accouchement dans une structure de santé1 Nombre de femmes Secteur public de santé Secteur médical privé Domicile Autre Manquant/ NSP Pourcentage des femmes qui ont: Aucune visite prénatale 2,1 0,3 95,5 0,3 1,8 2,3 2802 1-3 visites 18,4 1,4 79,6 0,4 0,1 19,8 1907 4+ visites 32,7 3,0 63,3 0,6 0,3 35,7 1438 Manquant/NSP 32,0 2,6 63,8 0,0 1,6 34,6 81 Niveau d’instruction de la femme Aucun 8,7 0,5 89,8 0,3 0,8 9,2 4363 Primaire 19,3 1,5 77,4 0,9 1,0 20,8 1286 Secondaire et plus 47,8 7,0 42,1 0,7 2,5 54,8 579 Quintile du bien-être économique Plus pauvre 5,0 0,0 94,1 0,5 0,5 5,0 1107 Second 6,0 1,0 91,9 0,2 0,9 7,0 1231 Moyen 7,5 0,6 90,7 0,2 1,0 8,1 1316 Quatrième 13,1 1,0 84,9 0,5 0,6 14,1 1391 Plus riche 42,0 3,8 51,5 0,7 1,9 45,8 1183 Religion du chef de ménage Animiste 7,4 1,8 89,5 0,0 1,3 9,1 207 Catholique 15,6 1,0 82,0 0,4 1,0 16,6 1161 Protestant 17,1 1,8 79,3 0,8 1,0 18,9 1267 Musulmane 14,2 1,0 83,6 0,4 0,9 15,2 3329 Autre religion (11,9) (0,0) (78,4) (0,0) (9,7) (11,9) (32) Pas de religion/ Manquant 6,7 4,0 89,1 0,0 0,2 10,7 231 Total 14,5 1,3 82,8 0,4 1,0 15,8 6228 1 Indicateur MICS 5.8 (): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 154 8 .5 .1 CONNAISSANCES DE LA MALADIE Femmes ayant entendu parler des fistules Au niveau national, seulement 20 pour cent des femmes en âge de procréer ont entendu parler des fistules, dont 30 pour cent en milieu urbain et seulement 17 pour cent en milieu rural (voir tableau RH.10). L’analyse selon l’âge des femmes montre une relation entre les groupes d’âges et les proportions de femmes ayant entendu parler de la maladie : plus la femme est jeune et moins elle a conscience du risque, avec 17 pour cent des jeunes femmes de 15-24 ans qui en ont entendu parler et 25 pour cent des femmes de 40-49 ans. Considérant le statut matrimonial, les femmes qui ont été mariées ou en union ont davantage entendu parler de la maladie (27%) que leurs consœurs qui le sont actuellement (20%) ou celles qui ne l’ont jamais été (15%). Les proportions de femmes ayant entendu parler de la maladie des fistules augmentent avec le niveau d’instruction allant d’un minimum de 19 pour cent concernant les femmes sans instruction à un maximum de 29 pour cent chez celles de niveau secondaire et plus. L’analyse selon le niveau de bien-être économique fait ressortir une nette démarcation entre le niveau de connaissance des plus riches (30%) et celui des autres catégories de la population. L’analyse régionale fait ressortir des variations allant d’un minimum de quatre pour cent de femmes connaissant le risque dans le Mayo Kebbi Est et huit pour cent dans le Lac à un maximum de 35 pour cent à N’Djamena. Dans toutes les autres régions, la proportion de femmes ayant entendu parler de la fistule est compris entre 10 et 30 pour cent. Somme toute, les proportions des femmes ayant entendu parler des fistules demeurent faibles. Cette situation peut s’expliquer par une conjonction de facteurs, dont notamment une faible exposition aux messages et à l’information sur la maladie. De plus, dans certaines régions, cette maladie est considérée comme tabou et celles qui en sont victimes n’osent pas en parler car elles risquent fort d’être rejetées et par leur mari et par leur communauté. Au vu de ces constats, ces actions de sensibilisation et de prévention de la discrimination devraient être engagées rapidement. Santé de la reproduction 155 TCHAD 2010 Tableau RH.10 : Connaissance des fistules Pourcentage des femmes de 15-49 ans ayant entendu parler de la fistule, Tchad, 2010 Pourcentage des femmes qui ont entendu parler de la fistule Nombre de femmes Groupe d’âges 15-24 16,6 6309 25-29 20,1 3068 30-39 23,0 4278 40-49 25,1 2281 Situation matrimoniale Actuellement mariée ou en union 20,4 12636 Précédemment mariée ou en union 27,0 1127 Jamais mariée ou en union 15,5 2130 Niveau d’instruction de la femme Aucun 18,6 11093 Primaire 20,7 3044 Secondaire et plus 29,2 1798 Indice de bien-être économique Le plus pauvre 13,8 3046 Second 17,9 3074 Milieu 18,2 3159 Quatrième 19,7 3276 Le plus riche 30,4 3382 Milieu de résidence Urbain 30,1 3973 Rural 16,9 11962 Région Batha 34,8 777 BET 21,4 125 Chari Baguirmi 25,3 762 Guéra 16,8 698 Hadjer Lamis 21,2 829 Kanem 11,5 774 Lac 7,8 572 Logone Occidental 14,8 897 Logone Oriental 16,6 984 Mandoul 16,5 1024 Mayo Kebbi Est 4,3 1208 Mayo Kebbi Ouest 13,0 851 Moyen Chari 22,7 865 Ouaddai 22,8 1137 Salamat 14,5 455 Tandjilé 18,8 920 Wadi Fira 28,9 677 N’Djamena 34,8 2016 Barh El Gazal 10,5 128 Sila 29,2 239 Total 20,2 15936 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 156 Connaissances des causes des fistules Des questions ont été posées à toutes les femmes de 15-49 ans ayant entendu parler des fistules sur les causes de la maladie. Les réponses sont présentées au tableau RH.11. En ce qui concerne les principales causes de la fistule évoquées, 44 pour cent des femmes qui connaissent cette affection affirment qu’elle frappe les femmes trop jeunes pour accoucher, 18 pour cent évoquent l’accouchement à domicile sans assistance qualifiée et 10 à 11 pour cent relèvent que la maladie est liée à des accouchements à répétition, à des grossesses tardives ou à la maigreur de la femme enceinte. Ni l’âge des femmes interrogées ni leur niveau de richesse ne font apparaître de différences dans les réponses. En revanche, le niveau d’instruction semble influer sur la connaissance des causes de la fistule, qui augmente avec lui. Elles sont relativement plus nombreuses à citer parmi les principales causes de la fistule, notamment les grossesses précoces (59% contre 41% chez les femmes sans instruction) et l’espacement insuffisant entre les naissances (14% contre 10%). A l’inverse, l’envoutement, le mauvais sort ou la fatalité de Dieu sont beaucoup moins évoqués par les femmes les plus éduquées que par les femmes analphabètes. L’analyse par milieu de résidence révèle des niveaux d’opinion différents sur les causes des fistules entre les femmes rurales et urbaines : ainsi, 55 pour cent des femmes du milieu urbain affirment que les victimes sont trop jeunes pour accoucher, contre 38 pour cent en milieu rural. De même, 15 pour cent des femmes en milieu urbain évoquent les accouchements successifs (contre 9% dans le rural). En revanche, les femmes rurales sont plus conscientes du lien entre la maladie et l’accouchement à domicile sans personnel qualifié (20%) que les femmes du milieu urbain (15%). Dans toutes les régions, la cause la plus connue est que les femmes victimes de la fistule sont trop jeunes pour accoucher, avec des différences cependant : alors que les deux tiers des femmes du Guéra et du Mayo Kebbi Ouest connaissent cet effet néfaste des grossesses précoces, elles sont moins du quart dans le Logone Occidental, la Tandjilé, le Wadi Fira, le Salamat, le Moyen Chari et le Mayo Kebbi Est. Santé de la reproduction 157 TCHAD 2010 Ta bl ea u RH .1 1: C on na is sa nc es d es c au se s de la fi st ul e Po ur ce nt ag e de fe m m es d e 15 -4 9 an s qu i c on na is se nt c er ta in es c au se s, T ch ad , 2 01 0 So rc el le rie / En vo ût em en t M au va is so rt / Fa ta lit é Tr op je un e po ur ac co uc he r Tr op v ie ill e po ur ac co uc he r Tr op m ai gr e po ur su pp or te r un e gr os se ss e Tr op d’ ac co uc he m en ts su cc es si fs A cc ou ch e gr os b éb é A cc ou ch em en t à do m ic ile s an s as si st an ce Vo lo nt é de D ie u A ut re / N e sa it pa s N om br e de fe m m es A ge d e la fe m m e à la n ai ss an ce 15 -2 4 3, 7 5, 1 44 ,6 10 ,0 11 ,0 10 ,9 5, 4 16 ,9 8, 1 6, 7 16 63 25 -2 9 3, 6 7, 3 44 ,8 9, 1 10 ,0 10 ,9 5, 0 19 ,3 8, 9 4, 7 98 4 30 -3 9 2, 5 6, 1 43 ,4 13 ,8 8, 6 13 ,6 4, 6 21 ,4 7, 5 5, 1 57 2 Si tu at io n m at ri m on ia le A ct ue lle m en t m ar ié e/ en u ni on 3, 6 6, 7 43 ,8 10 ,5 10 ,2 10 ,5 4, 6 18 ,2 8, 9 5, 5 25 81 Pr éc éd em m en t m ar ié e/ en u ni on 2, 0 1, 6 47 ,0 11 ,5 11 ,8 15 ,9 5, 9 19 ,4 7, 2 5, 6 30 4 Ja m ai s m ar ié e ou e n un io n 3, 6 4, 1 47 ,5 8, 5 9, 5 13 ,4 8, 4 19 ,9 3, 9 8, 8 33 0 N iv ea u d’ in st ru ct io n A uc un 4, 6 6, 4 41 ,4 11 ,6 10 ,8 10 ,1 5, 1 19 ,2 9, 9 4, 4 20 64 Pr im ai re 1, 9 6, 1 42 ,3 9, 1 7, 3 12 ,9 3, 6 13 ,7 7, 7 7, 9 63 1 Se co nd ai re e t p lu s 0, 8 4, 2 59 ,3 7, 4 11 ,8 14 ,3 7, 4 21 ,1 2, 1 9, 1 52 4 Q ui nt ile d u bi en -ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 4, 6 7, 7 39 ,6 18 ,0 7, 3 11 ,9 4, 6 18 ,9 5, 9 1, 3 42 0 Se co nd 3, 8 8, 5 36 ,0 10 ,0 11 ,3 9, 4 4, 4 19 ,1 11 ,6 5, 5 55 1 M ili eu 4, 1 3, 3 38 ,0 10 ,9 12 ,1 7, 5 3, 9 19 ,2 9, 8 4, 8 57 5 Q ua tr iè m e 4, 0 6, 7 40 ,6 11 ,4 10 ,2 10 ,4 4, 3 18 ,7 9, 1 6, 4 64 4 Le p lu s ric he 2, 1 4, 9 57 ,1 6, 7 10 ,0 14 ,9 7,1 17 ,4 5, 9 8, 1 10 29 To ta l 3, 5 6, 0 44 ,5 10 ,4 10 ,3 11 ,3 5, 2 18 ,4 8, 2 5, 8 32 19 * B as é su r m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s ; ( ) B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 158 Ta bl ea u RH .1 1 (s ui te ): Co nn ai ss an ce s de s ca us es d e la fi st ul e Po ur ce nt ag e de fe m m es d e 15 -4 9 an s qu i c on na is se nt c er ta in es c au se s, T ch ad , 2 01 0 So rc el le rie / En vo ût em en t M au va is so rt / Fa ta lit é Tr op je un e po ur ac co uc he r Tr op v ie ill e po ur ac co uc he r Tr op m ai gr e po ur su pp or te r un e gr os se ss e Tr op d’ ac co uc he m en ts su cc es si fs A cc ou ch e gr os b éb é A cc ou ch em en t à do m ic ile s an s as si st an ce Vo lo nt é de D ie u A ut re / N e sa it pa s N om br e de fe m m es M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 2, 7 5, 3 54 ,9 8, 7 10 ,0 14 ,8 7, 2 14 ,9 6, 2 7, 8 11 95 Ru ra l 3, 9 6, 3 38 ,3 11 ,4 10 ,4 9, 3 4, 0 20 ,5 9, 4 4, 7 20 24 Ré gi on B at ha 9, 4 5, 3 33 ,2 12 ,5 6, 6 14 ,1 5, 7 3, 5 9, 8 5, 1 27 0 B ET (0 ,3 ) (9 ,1 ) (3 6, 5) (9 ,9 ) (9 ,8 ) (7 ,2 ) (4 ,3 ) (2 9, 6) (5 ,7 ) (1 1, 8) (2 7) Ch ar i B ag ui rm i 0, 3 2, 2 40 ,9 13 ,2 8, 1 6, 8 5, 1 22 ,4 18 ,3 2, 6 19 3 G ué ra 0, 9 8, 0 67 ,0 4, 4 5, 1 38 ,8 3, 2 6, 0 7, 2 2, 4 11 7 H ad je r L am is 15 ,9 8, 8 48 ,8 12 ,1 7, 8 12 ,8 7, 3 21 ,9 14 ,5 7, 8 17 6 Ka ne m 9, 1 0, 5 57 ,9 9, 6 9, 7 3, 4 3, 9 5, 2 8, 7 2, 4 89 La c (0 ,0 ) (0 ,0 ) (4 7, 9) (3 ,9 ) (7 ,8 ) (4 ,9 ) (4 ,6 ) (4 3, 7) (0 ,7 ) (9 ,4 ) (4 4) Lo go ne O cc id en ta l 1, 1 8, 5 26 ,6 9, 1 4, 8 5, 5 3, 3 6, 0 7,1 18 ,5 13 3 Lo go ne O rie nt al 0, 0 5, 8 36 ,8 6, 3 14 ,6 10 ,3 3, 3 24 ,4 4, 4 6, 0 16 4 M an do ul 2, 5 23 ,0 48 ,4 33 ,2 17 ,0 11 ,1 7, 9 10 ,1 0, 0 7, 0 16 9 M ay o Ke bb i E st 0, 0 2, 5 31 ,9 4, 3 5, 1 4, 2 2, 8 14 ,8 3, 7 14 ,9 52 M ay o Ke bb i O ue st 12 ,3 17 ,7 63 ,7 31 ,0 22 ,6 18 ,3 7, 4 15 ,9 12 ,3 1, 7 11 0 M oy en C ha ri 0, 0 1, 0 29 ,5 3, 3 4, 5 6, 3 1, 9 25 ,2 0, 0 3, 3 19 6 O ua dd ai 6, 2 4, 6 52 ,1 3, 8 6, 2 6, 2 2, 9 31 ,9 20 ,9 1, 2 25 9 Sa la m at 0, 0 4, 0 30 ,6 9, 8 5, 1 8, 8 5, 9 14 ,2 9, 6 6, 2 66 Ta nd jil é 0, 3 1, 7 24 ,5 13 ,0 7, 7 6, 8 4, 3 33 ,0 2, 2 6, 1 17 3 W ad F ira 0, 3 3, 7 27 ,7 3, 7 32 ,0 3, 8 4, 2 36 ,9 7, 0 0, 3 19 5 N ’D ja m en a 1, 5 4, 5 57 ,2 6, 0 9, 1 15 ,4 7, 0 13 ,8 6, 5 8, 3 70 2 B ar h El G az al * * * * * * * * * * * Si la 1, 2 8, 6 50 ,2 35 ,6 10 ,9 16 ,1 6, 3 5, 4 3, 2 3, 6 70 To ta l 3, 5 6, 0 44 ,5 10 ,4 10 ,3 11 ,3 5, 2 18 ,4 8, 2 5, 8 32 19 * B as é su r m oi ns d e 25 c as n on p on dé ré s ; ( ) B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 Santé de la reproduction 159 TCHAD 2010 Connaissances de la manifestation de la fistule Pour déterminer le niveau de connaissance des différentes manifestations de la maladie au niveau national, il a été demandé aux femmes qui en ont entendu parler de citer ces différentes manifestations. La typologie des réponses est présentée dans le tableau RH.12. Au niveau national, 51 pour cent des femmes affirment que l’une des manifestations les plus apparentes de la fistule est la perte involontaire de l’urine, puis 40 pour cent que ce sont les odeurs nauséabondes. Il n’y a pas une différence significative dans les réponses, quel que soit l’âge de la femme ou sa situation matrimoniale. En revanche, certains écarts sont manifestes selon le niveau d’instruction de la femme. En effet, 61 pour cent des femmes de niveau secondaire ou plus évoquent la perte involontaire d’urine, contre 49 pour cent des femmes qui n’ont aucun niveau d’étude. Des écarts sont également observés concernant le fait d’être constamment mouillée (34% contre 26%). En revanche, les différences sont peu importantes sur les autres réponses. L’analyse des réponses selon le milieu de résidence indique que les femmes du milieu urbain connaissent mieux les manifestations de la fistule que les femmes du milieu rural, sauf en ce qui concerne les odeurs nauséabondes, où les niveaux de réponse sont équivalents. Selon la région de résidence, il existe des différences notable dans le niveau de connaissances des manifestions de la fistule chez les femmes qui ont entendu parler de la maladie. Dans quatre régions, plus de 60 pour cent des femmes connaissent la manifestation qui consiste en perte involontaire des urines : 69 pour cent dans le Logone Occidental, 65 pour cent à N’Djamena, 62 pour cent dans le Logone Oriental et dans le Sila. En revanche, cette manifestation de la fistule est peu connue dans le Mayo Kebbi Est (15%). Les pertes simultanées des selles et des urines sont connues par au moins sept femmes sur dix dans le Mayo Kebbi Ouest mais seulement qu’une femme sur huit dans le Logone Occidental. En ce qui concerne les odeurs nauséabondes, elles sont beaucoup mieux connues en tant que manifestation de la fistule dans le Lac et au Hadjer Lamis que dans le Logone Occidental. 160 Ta bl ea u RH .1 2: M an ife st at io ns d e la fi st ul e Po ur ce nt ag e de s fe m m es â gé es d e 15 -4 9 an s se lo n le ur s op in io ns p ar ra pp or t a ux m an ife st at io ns d e la fi st ul e, T ch ad , 2 01 0 O pi ni on s de s fe m m es s ur le s m an ife st at io ns N om br e de fe m m es A m ai gr is se m en t co nt in u Pe rt e in vo lo nt ai re s de s ur in es Pe rt e in vo lo nt ai re s de s se lle s Pe rt e in vo lo nt ai re s de s ur in es e t d es se lle s Co ns ta m m en t m ou ill ée O de ur s na us éa bo nd es In fir m ité lo co m ot iv e re la tiv e A ut re /N SP Tr an ch e d’ âg e 15 -2 4 4, 3 52 ,1 17 ,7 28 ,2 27 ,0 40 ,9 0, 8 8, 7 10 45 25 -2 9 5, 0 55 ,7 23 ,2 31 ,1 27 ,1 38 ,4 0, 7 8, 9 61 7 30 -3 9 4, 2 50 ,5 19 ,0 31 ,3 25 ,7 38 ,7 1, 5 8, 4 98 4 40 -4 9 3, 9 47 ,7 18 ,0 33 ,1 32 ,3 43 ,8 0, 8 7, 6 57 2 Si tu at io n m at ri m on ia le A ct ue lle m en t m ar ié e ou e n un io n 4, 2 51 ,4 19 ,5 30 ,1 26 ,6 39 ,9 0, 9 8, 2 25 81 Pr éc éd em m en t m ar ié e ou e n un io n 4, 0 50 ,0 19 ,0 28 ,6 33 ,6 41 ,0 1, 5 6, 1 30 4 Ja m ai s m ar ié e ou e n un io n 5, 4 53 ,3 17 ,5 35 ,8 29 ,5 41 ,8 0, 9 12 ,7 33 0 N iv ea u d’ in st ru ct io n de la fe m m e A uc un 3, 8 48 ,6 19 ,7 31 ,1 25 ,7 41 ,2 0, 8 8, 4 20 64 Pr im ai re 5, 1 52 ,9 15 ,0 26 ,9 28 ,3 37 ,1 0, 9 8, 4 63 1 Se co nd ai re e t p lu s 5, 6 61 ,3 22 ,3 32 ,9 33 ,8 40 ,6 2, 0 8, 7 52 4 In di ce d e bi en ê tr e éc on om iq ue Le p lu s pa uv re 2, 6 56 ,5 17 ,3 24 ,3 23 ,9 36 ,7 0, 0 9, 6 42 0 Se co nd 2, 1 45 ,2 17 ,2 31 ,4 23 ,1 36 ,8 0, 4 9, 3 55 1 M ili eu 2, 8 40 ,0 16 ,7 31 ,2 25 ,7 36 ,0 1, 1 9, 2 57 5 Q ua tr iè m e 6, 2 49 ,9 19 ,3 30 ,9 29 ,8 47 ,4 0, 5 6, 2 64 4 Le p lu s ric he 5, 9 60 ,2 22 ,4 32 ,2 31 ,0 41 ,5 1, 9 8, 4 10 29 Re lig io n du c he f d e m én ag e A ni m is te (3 ,9 ) (3 0, 2) (3 3, 7) (5 7, 8) (2 7, 4) (4 0, 7) (0 ,0 ) (1 9, 8) (3 8) Ca th ol iq ue 4, 0 51 ,5 19 ,4 31 ,0 33 ,5 41 ,2 0, 8 7, 3 52 8 Pr ot es ta nt 4, 6 59 ,8 16 ,9 20 ,9 33 ,3 37 ,8 1, 3 5, 8 52 3 M us ul m an e 4, 3 49 ,9 19 ,8 32 ,2 24 ,8 40 ,7 1, 0 9, 2 20 60 Pa s de re lig io n/ M an qu an t 4, 5 44 ,1 11 ,3 40 ,7 18 ,4 36 ,2 0, 0 9, 7 61 To ta l 4, 3 51 ,5 19 ,2 30 ,6 27 ,6 40 ,3 1, 0 8, 4 32 19 () B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 Santé de la reproduction 161 TCHAD 2010 Ta bl ea u RH .1 2 (s ui te ): M an ife st at io ns d e la fi st ul e Po ur ce nt ag e de s fe m m es â gé es d e 15 -4 9 an s se lo n le ur s op in io ns p ar ra pp or t a ux m an ife st at io ns d e la fi st ul e, T ch ad , 2 01 0 O pi ni on s de s fe m m es s ur le s m an ife st at io ns N om br e de fe m m es A m ai gr is se m en t co nt in u Pe rt e in vo lo nt ai re s de s ur in es Pe rt e in vo lo nt ai re s de s se lle s Pe rt e in vo lo nt ai re s de s ur in es e t d es se lle s Co ns ta m m en t m ou ill ée O de ur s na us éa bo nd es In fir m ité lo co m ot iv e re la tiv e A ut re /N SP M ili eu d e ré si de nc e U rb ai n 5, 8 60 ,0 20 ,2 32 ,4 31 ,2 40 ,6 1, 7 7, 9 11 95 Ru ra l 3, 5 46 ,5 18 ,6 29 ,5 25 ,4 40 ,0 0, 5 8, 7 20 24 Ré gi on B at ha 3, 9 51 ,7 9, 5 15 ,7 17 ,5 28 ,4 0, 0 7, 7 27 0 B ET (1 ,6 ) (2 7, 3) (1 1, 8) (5 8, 4) (1 1, 9) (4 0, 6) (3 ,8 ) (6 ,7 ) (2 7) Ch ar i B ag ui rm i 0, 5 59 ,3 39 ,6 27 ,3 12 ,7 36 ,0 1, 2 5, 6 19 3 G ué ra 0, 6 38 ,5 15 ,9 27 ,4 52 ,7 59 ,1 0, 3 6, 6 11 7 H ad je r L am is 9, 3 51 ,3 26 ,0 39 ,5 27 ,1 60 ,6 1, 8 9, 1 17 6 Ka ne m 6, 2 40 ,8 11 ,3 29 ,5 15 ,1 31 ,7 0, 2 10 ,0 89 La c (0 ,2 ) (3 3, 4) (6 ,6 ) (2 2, 9) (4 3, 4) (6 1, 3) (3 ,4 ) (9 ,2 ) (4 4) Lo go ne O cc id en ta l 2, 3 68 ,8 13 ,6 12 ,2 18 ,1 21 ,9 0, 0 4, 3 13 3 Lo go ne O rie nt al 5, 0 62 ,4 20 ,2 14 ,3 29 ,8 36 ,9 0, 5 6, 2 16 4 M an do ul 0, 2 49 ,1 28 ,2 38 ,3 28 ,2 46 ,5 0, 3 1, 8 16 9 M ay o Ke bb i E st (3 ,3 ) (1 4, 6) (4 ,2 ) (3 9, 0) (2 1, 0) (2 4, 5) (2 ,9 ) (4 7, 9) (5 2) M ay o Ke bb i O ue st 14 ,1 53 ,2 36 ,4 71 ,4 43 ,3 50 ,9 2, 3 2, 6 11 0 M oy en C ha ri 2, 2 38 ,0 8, 8 22 ,1 42 ,4 44 ,0 1, 4 13 ,7 19 6 O ua dd ai 0, 8 54 ,3 30 ,1 36 ,0 16 ,7 34 ,1 0, 5 10 ,9 25 9 Sa la m at 5, 8 39 ,8 23 ,7 27 ,9 18 ,6 30 ,5 0, 0 35 ,1 66 Ta nd jil é 3, 0 45 ,4 6, 0 26 ,1 33 ,6 41 ,7 0, 2 0, 4 17 3 W ad F ira 3, 6 23 ,1 8, 2 52 ,8 15 ,7 40 ,2 0, 0 4, 2 19 5 N ’D ja m en a 7, 0 64 ,6 20 ,1 28 ,7 32 ,7 40 ,5 1, 8 8, 7 70 2 B ar h El G az al * * * * * * * * * Si la 6, 2 61 ,8 19 ,4 30 ,2 46 ,8 52 ,1 0, 6 4, 9 70 To ta l 4, 3 51 ,5 19 ,2 30 ,6 27 ,6 40 ,3 1, 0 8, 4 32 19 () B as é su r 2 5 à 49 c as n on p on dé ré s So ur ce : I N SE ED , M IC S, T ch ad , 2 01 0 162 8 .5 .2 FEMMES VICTIMES DE LA FISTULE La prévalence de la fistule obstétricale reste difficile à établir au sein de la population tchadienne car il s’agit d’une affection taboue, ayant probablement pour conséquence une sous-déclaration de la maladie par les femmes de 15 à 49 ans. Des médecins exerçant dans des formations rurales signalent plusieurs cas de malades qui refusent d’être référées dans les centres de santé pour être prises en charge. De plus, le niveau encore élevé d’accouchement à domicile ne favorise pas le repérage des personnes atteintes. Ainsi, nombreuses sont les victimes qui continuent à recourir aux soins traditionnels, échappant ainsi aux statistiques. Certaines études, surtout des thèses de médecine, ont abordé le sujet de la fistule, mettant en évidence son existence au Tchad. Selon l’annuaire des statistiques sanitaires de 1999, on compterait 201 cas dans le pays. Cependant, il y a fort à parier que ces chiffres ne reflètent pas la réalité, compte tenu de la faible couverture sanitaire du pays et de la carence du système d’information sanitaire dans les hôpitaux de district. Selon les résultats de la présente enquête (voir tableau RH.13), un peu plus d’un pour cent des femmes de 15- 49 ans seulement se sont déclarées atteintes de fistules au niveau national. Aucune différence significative ne ressort selon le milieu de résidence ou les autres caractéristiques sociodémographiques. L’analyse selon la région laisse en revanche apparaître certaines différences la prévalence de la fistule selon les déclarations des victimes serait plus élevée dans le Mayo Kebbi Est (9%), le Lac (4%), le Mandoul et le Kanem (3%) que dans les autres régions. Il a par ailleurs été demandé aux enquêtées si elles connaissaient d’autres femmes souffrant de fistules. Le tableau RH.14 montre que moins d’un pour cent des femmes ayant entendu parler des fistules connaissent d’autres femmes atteintes de la maladie. En conclusion, on peut retenir que la fistule obstétricale est une maladie grave qui a des conséquences à court et long terme sur la santé de la femme victime et qui bouleverse ou met à mal toute sa vie sociale. Les « fistuleuses » sont moralement et physiquement diminuées. Elles sont très souvent sujettes à des railleries et font l’objet de stigmatisation/discrimination dans leur milieu social. Par ailleurs, elles vivent une très grande souffrance morale caractérisée par une faible ou un manque total d’estime de soi. Elles éprouvent aussi un complexe d’infériorité et un sentiment d’abandon. Lorsqu’elle demeure non traitée, cette maladie expose à l’exclusion sociale et à une vie d’horreur. En outre, l’émission permanente des urines peut à la longue et combinée à de mauvaises conditions d’hygiène, causer des infections urinaires à répétition et des irritations qui sont susceptibles de mettre la vie des femmes en danger. Le traumatisme psychologique causé par cette maladie peut entraîner une dépression voire la mort de la femme. Les conséquences de la fistule obstétricales au plan économique se résument entre autres à l’incapacité pour la « fistuleuse » de travailler et aux lourdes charges financières que nécessitent les soins administrés. Le système sanitaire tchadien ne dispose d’aucun dispositif formel de prise en charge des fistules obstétricales, surtout dans les districts de l’intérieur du pays. L’état des connaissances de la fistule obstétricale est révélateur du fait que cette pathologie ne bénéficie d’aucune politique de prise en charge médicale ou autre. En outre, aucune organisation concrète et concertée n’existe au sein de la communauté pour prendre en charge les femmes atteintes de fistules obstétricales. La prise en charge psychosociale et financière de la communauté reste souvent limitée et constitue une réelle difficulté pour les fistuleuses en l’absence de prise en charge étatique. La fistule vésico-vaginale est une forme sévère de morbidité maternelle. C’est un problème de santé publique dont la stratégie de lutte doit tenir compte de toutes ses dimensions socioculturelle, économique, juridique et médicale. Les grands axes de cette stratégie doivent être orientés vers la prévention, le traitement curatif et la réinsertion sociale des « fistuleuses » guéries, et cela de manière concomitante. Santé de la reproduction 163 TCHAD 2010 Tableau RH.13: Prévalence des fistules selon les déclarations des femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont déclaré avoir été malades de la fistule, Tchad, 2010 Pourcentage des femmes victime de la fistule Nombre de femmes Milieu de résidence Urbain 1,7 1195 Rural 1,2 2024 Région Batha 1,8 270 BET (0,0) (27) Chari Baguirmi 0,3 193 Guéra 2,2 117 Hadjer Lamis 0,9 176 Kanem 2,8 89 Lac (4,5) (44) Logone Occidental 1,8 133 Logone Oriental 0,0 164 Mandoul 2,9 169 Mayo Kebbi Est 9,1 52 Mayo Kebbi Ouest 0,5 110 Moyen Chari 0,0 196 Ouaddai 1,3 259 Salamat 1,0 66 Tandjilé 0,8 173 Wadi Fira 0,1 195 N’Djamena 1,9 702 Barh El Gazal * * Sila 0,0 70 Groupe d’âges 15-24 1,5 1663 25-29 1,4 984 30-39 1,2 572 Statut matrimonial Actuellement mariée ou en union 1,5 2581 Précédemment mariée ou en union 1,1 304 Jamais mariée ou en union 0,6 330 Instruction de la femme Aucun 1,6 2064 Primaire 0,9 631 Secondaire et plus 1,4 524 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 2,3 420 Second 1,2 551 Milieu 1,8 575 Quatrième 0,9 644 Le plus riche 1,2 1029 Total 1,4 3219 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 164 Tableau RH.14: Femmes connaissant des victimes de la fistule Pourcentage des femmes ayant entendu parler de fistules qui connaissent d’autres femmes fistuleuses, Tchad, 2010 Pourcentage des femmes qui connaissent d’autres femmes victimes des fistules Nombre de femmes Milieu de résidence Urbain 0,7 1195 Rural 0,6 2024 Région Batha 0,6 270 BET (0,0) (27) Chari Baguirmi 0,3 193 Guéra 0,7 117 Hadjer Lamis 0,0 176 Kanem 2,8 89 Lac (4,5) (44) Logone Occidental 1,1 133 Logone Oriental 0,0 164 Mandoul 1,2 169 Mayo Kebbi Est 2,9 52 Mayo Kebbi Ouest 0,0 110 Moyen Chari 0,0 196 Ouaddai 0,4 259 Salamat 1,0 66 Tandjilé 0,5 173 Wad Fira 0,1 195 N’Djamena 0,8 702 Barh El Gazal * * Sila 0,0 70 Groupe d’âges 15-24 0,3 1045 25-29 0,6 617 30-39 0,9 984 40-49 0,7 572 Situation matrimoniale Actuellement mariée ou en union 0,7 2581 Précédemment mariée ou en union 0,6 304 Jamais mariée ou en union 0,0 330 Niveau d’instruction Aucun 0,8 2064 Primaire 0,4 631 Secondaire et plus 0,4 524 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,8 420 Second 0,9 551 Milieu 1,0 575 Quatrième 0,4 644 Le plus riche 0,3 1029 Total 0,6 3219 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Santé de la reproduction 165 TCHAD 2010 166 ©UNICEF/Harandane Dicko 167 TCHAD 2010 IX. Développement du jeune enfant Les parents/gardien(ne)s sont les principaux détenteurs d’obligations, responsables de l’éducation et de la socialisation des enfants ainsi que de leur préparation à la vie. Des prestations de soins de qualité renforcent la capacité des enfants à acquérir des compétences cognitives, physiques et émotionnelles. A l’inverse, la mauvaise qualité des soins met en péril le développement optimal de l’enfant. La prestation de soins est multidimensionnelle, avec un accent sur le développement cognitif et les autres pratiques spécifiques. Dans les MICS, l’accent est mis sur les domaines du développement du jeune enfant qui sont identiques dans toutes les cultures. Ainsi, les questions MICS DPE évaluent précisément: • L’appui à l’apprentissage précoce dans le ménage ; • L’éducation préscolaire ; • Les activités de stimulation du développement dans lesquelles s’est engagé l’enfant ; • Le développement de l’enfant (résultat). 9 .1 EDUCATION ET APPRENTISSAGE DE LA PETITE ENFANCE L’éducation préscolaire jette, sans nul doute, les bases des premiers apprentissages. Elle offre aux enfants, généralement âgés de trois à cinq ans, une première expérience éducative et devrait leur garantir le maximum de chances d’accéder à l’enseignement primaire, faciliter leur épanouissement physique, cognitif et affectif et développer leurs capacités de socialisation. Au Tchad, l’éducation préscolaire est encore très peu développée car seulement cinq pour cent des enfants âgés de 36-59 mois vont à l’école maternelle (tableau CD.1). Les disparités selon le milieu de résidence et les régions sont importantes – 15 pour cent des enfants urbains fréquentent une structure préscolaire, contre deux pour cent seulement en zone rurale. C’est à N’Djamena que les enfants âgés de 36-59 mois ont le plus de chances de fréquenter l’école maternelle (23%). Dans les autres régions, la proportion d’enfants qui ont cette possibilité est faible, d’un maximum de 10% au Moyen Chari à moins de 1% au Wadi Fira et au Mayo Kebbi Ouest. La différence entre les sexes s’exerce au détriment des filles et les disparités d’accès selon le statut socio-économique sont importantes. Quinze pour cent des enfants vivant dans des ménages riches fréquentent l’école maternelle, mais seulement un pour cent dans les familles pauvres. Il est intéressant de noter que la proportion d’enfants fréquentant l’école maternelle à l’âge de 48-59 est le double de celle des enfants âgés de 36-47mois (6% contre 3%). L’accès au préscolaire reste un privilège réservé aux ménages urbains aisés car les structures sont généralement implantées dans les centres urbains (pour la plupart à N’Djamena) et ne sont pas gratuites. Les taux de fréquentation relativement élevés dans le Batha (6%) et le Guéra (7%) reflètent les efforts du gouvernement, appuyé par l’UNICEF, pour créer des garderies communautaires dans ces régions au cours des dix dernières années. Il est reconnu que la période de développement rapide du cerveau a lieu dans les trois ou quatre premières années de la vie, et que la qualité des soins à domicile est le principal déterminant du développement de l’enfant durant cette période. Dans ce contexte, les activités des adultes avec les enfants, la présence de livres pour enfants à la maison et les conditions d’hygiène sont d’importants indicateurs de la qualité des soins à domicile. Les enfants devraient être en bonne santé physique, mentalement alertes, émotionnellement en sécurité, socialement compétents et prêts à apprendre. 168 Tableau CD.1: Education du jeune enfant Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois bénéficiant d’un programme d’apprentissage préscolaire organisé, Tchad, 2010 % d’enfants âgés de 36-59 mois suivant actuellement une éducation préscolaire1 Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois Sexe Garçons 5,3 3306 Filles 4,1 3410 Région Batha 5,9 404 BET 1,1 57 Chari Baguirmi 1,3 374 Guéra 7,4 309 Hadjer Lamis 2,4 415 Kanem 1,0 345 Lac 1,3 309 Logone Occidental 3,6 314 Logone Oriental 1,6 476 Mandoul 1,9 475 Mayo Kebbi Est 1,4 423 Mayo Kebbi Ouest 0,7 329 Moyen Chari 9,8 319 Ouaddaï 5,0 434 Salamat 3,0 234 Tandjilé 1,2 363 Wad Fira 0,7 344 N’Djamena 22,6 598 Barh El Gazal 3,6 63 Sila 3,4 130 Total 4,7 6716 1 Indicateur MICS 6.7 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Développement du jeune enfant 169 TCHAD 2010 Tableau CD.1 (suite): Education du jeune enfant Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois bénéficiant d’un programme d’apprentissage préscolaire organisé, Tchad, 2010 % d’enfants âgés de 36-59 mois suivant actuellement une éducation préscolaire1 Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois Milieu de résidence Urbain 14,8 1328 Rural 2,2 5388 Groupe d’âges 36-47 mois 3,4 3480 48-59 mois 6,1 3236 Instruction de la mère Aucune 2,5 5263 Primaire 8,8 1111 Secondaire et plus 25,1 343 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 1,4 1319 Second 1,4 1363 Moyen 2,4 1433 Quatrième 4,3 1446 Le plus riche 15,7 1154 Religion du chef de ménage Animiste 0,0 186 Catholique 4,7 1133 Protestant 5,5 1150 Musulmane 4,9 3966 Autre religion (2,1) (40) Pas de religion/Manquant 1,8 240 Total 4,7 6716 1 Indicateur MICS 6.7 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 170 Tableau CD.2: Soutien à l’apprentissage Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois avec qui un membre adulte du ménage s’est adonné à des activités favorisant l’apprentissage et la préparation pour l’entrée à l’école durant les trois derniers jours, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants de 36-59 mois Nombre moyen d’activités Pourcentage d’enfants ne vivant pas avec leur père biologique Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois Avec qui des membres adultes du ménage se sont adonnés à quatre activités ou plus1 Avec qui le père s’est adonné à une ou plusieurs activités2 N’importe quel membre adulte du ménage s’est adonné à des activités avec l’enfant Le père s’est adonné à des activités avec l’enfant Sexe Masculin 69,4 30,6 3,9 0,6 16,7 3310 Féminin 69,9 27,3 3,9 0,5 16,7 3411 Région Batha 77,6 27,6 4,2 0,5 14,5 404 BET 67,6 14,9 4,0 0,2 29,6 57 Chari Baguirmi 70,4 24,4 3,9 0,3 15,2 374 Guéra 70,8 39,1 4,2 0,9 17,1 309 Hadjer Lamis 57,2 23,9 3,3 0,4 18,0 415 Kanem 77,9 21,3 4,2 0,3 14,7 345 Lac 65,2 29,1 3,9 0,4 12,2 309 Logone Occidental 70,4 24,9 3,9 0,6 26,9 314 Logone Oriental 50,2 18,1 3,1 0,3 11,8 476 Mandoul 82,2 34,9 4,3 0,8 17,0 477 Mayo Kebbi Est 81,0 30,7 4,4 0,5 9,4 423 Mayo Kebbi Ouest 75,6 58,7 4,4 1,4 5,8 329 Moyen Chari 91,2 48,2 4,8 0,8 23,8 319 Ouaddaï 58,0 20,5 3,4 0,3 18,7 434 Salamat 56,6 26,8 3,5 0,5 14,3 236 Tandjilé 81,1 24,7 4,5 0,4 16,7 363 Wad Fira 69,1 12,9 4,0 0,2 23,7 344 N’Djamena 62,1 35,2 3,7 0,8 20,1 598 Barh El Gazal 68,8 25,8 4,0 0,5 13,4 64 Sila 53,8 21,1 3,0 0,3 22,9 130 Milieu de résidence Urbain 67,3 30,5 3,9 0,7 22,2 1328 Rural 70,2 28,5 3,9 0,5 15,3 5392 Total 69,6 28,9 3,9 0,5 16,7 6720 1 Indicateur MICS 6.1; 2 Indicateur MICS 6.2 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Développement du jeune enfant 171 TCHAD 2010 Tableau CD.2 (suite): Soutien à l’apprentissage Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois avec qui un membre adulte du ménage s’est adonné à des activités favorisant l’apprentissage et la préparation pour l’entrée à l’école durant les trois derniers jours, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants de 36-59 mois Nombre moyen d’activités Pourcentage d’enfants ne vivant pas avec leur père biologique Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois Avec qui des membres adultes du ménage se sont adonnés à quatre activités ou plus1 Avec qui le père s’est adonné à une ou plusieurs activités2 N’importe quel membre adulte du ménage s’est adonné à des activités avec l’enfant Le père s’est adonné à des activités avec l’enfant Groupe d’âges 36-47 mois 69,5 28,8 3,9 0,6 16,5 3480 48-59 mois 69,8 29,0 4,0 0,5 16,9 3240 Instruction de la mère Aucune 67,2 26,5 3,8 0,5 16,0 5265 Primaire 78,6 36,9 4,3 0,8 17,0 1113 Secondaire et plus 77,8 39,5 4,4 1,0 25,4 343 Niveau d’instruction du père Aucune 66,8 27,1 3,8 0,4 0,0 3412 Primaire 74,3 40,4 4,2 0,8 0,0 1213 Secondaire et plus 77,7 44,9 4,3 1,0 0,0 927 Père pas dans le ménage 66,6 7,9 3,8 0,1 99,8 1123 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 64,0 21,4 3,7 0,4 25,7 1320 Second 66,3 28,6 3,8 0,5 15,4 1366 Moyen 71,0 27,3 4,0 0,5 10,9 1433 Quatrième 75,8 34,6 4,1 0,7 12,4 1447 Le plus riche 70,6 32,7 4,0 0,7 20,4 1154 Religion du chef de famille Animiste 81,4 27,1 4,5 0,4 3,7 186 Catholique 76,6 32,1 4,2 0,6 19,0 1134 Protestant 74,3 35,9 4,1 0,8 18,4 1152 Musulmane 65,6 25,3 3,8 0,4 16,8 3968 Autre religion (87,1) (44,8) (4,7) (0,7) (9,4) (40) Pas de religion/ Manquant 68,8 38,0 4,0 0,8 5,9 240 Total 69,6 28,9 3,9 0,5 16,7 6720 1 Indicateur MICS 6.1; 2 Indicateur MICS 6.2 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 172 Des informations sur un certain nombre d’activités appuyant l’apprentissage précoce ont été recueillies durant l’enquête. Il s’agit notamment de l’appui d’adultes à des enfants pour les activités suivantes: lire des livres ou regarder des livres d’images, raconter des histoires, chanter, emmener les enfants hors du foyer, de la concession ou de la cour, jouer avec les enfants, et passer du temps avec les enfants à nommer, compter ou dessiner. Au Tchad, 70 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont participé à plus de quatre activités favorisant l’apprentissage et la préparation à l’école durant les trois jours précédant l’enquête (tableau CD.2). Le nombre moyen d’activités auxquelles se sont adonnés des adultes avec les enfants est aussi de quatre. Le tableau indique également que l’implication des pères dans ces activités est très faible, même si 29 pour cent des enfants ont partagé une activité avec leur père dans les trois derniers jours précédant l’enquête. A noter que 17 pour cent des enfants vivent sans leurs pères. Ni le sexe de l’enfant ni le milieu de résidence ni le niveau de richesse n’influe très significativement sur les activités partagées entre parents et enfants. En revanche, les différences sont grandes selon la région. L’engagement des adultes dans des activités avec les enfants est le plus fort au Moyen Chari (91%) et le plus faible au Logone Oriental (50%). L’exposition aux livres dans les premières années de la vie fournit à l’enfant une grande compréhension de la nature du texte imprimé, mais peut également lui donner l’occasion de voir d’autres enfants lire, par exemple ses frères et sœurs aînés faisant leur travail scolaire. La présence de livres est importante pour la performance scolaire ultérieure et les scores du QI. Les mères/gardiennes des enfants ont été interrogées sur le nombre de livres pour enfants ou de livres d’images, d’objets ménagers ou d’objets à l’extérieur et de jouets faits maison ou provenant d’un magasin qui sont disponibles chez elles. Au Tchad, seulement un demi pour cent des enfants âgés de 0-59 mois vivent dans des ménages où il y a au moins trois livres pour enfants (tableau CD.3) et cette tendance est constante quelle que soit la variable considérée. Cet indice reflète sans doute la méconnaissance des parents quant à l’importance des livres pour enfants ou livres d’images. Le tableau CD.3 montre également que 43 pour cent des enfants âgés de 0-59 mois ont au moins deux jouets. Dans le cadre des MICS, le concept de jouet recouvre notamment les jouets faits maison (poupées et voitures), les jouets provenant d’un magasin, les objets ménagers comme des pots ou des bols, les objets et matériaux trouvés à l’extérieur (bâtons, pierres, coquillages, feuilles). Au Tchad, la moitié des enfants jouent avec des jouets fabriqués avec des objets locaux et un sur cinq avec des jouets achetés en magasin. La proportion des enfants qui ont au moins deux jouets est la même pour les filles et les garçons. Une légère différence est observée entre les milieux urbain (48%) et rural (42%). Le niveau d’instruction de la mère est plus déterminant : 52 pour cent des enfants dont les mères sont instruites ont au moins deux jouets, mais 41 pour cent si les mères ne sont pas allées à l’école. Les disparités d’accès aux jouets sont encore plus marquées selon le niveau de richesse de la famille, avec 38 pour cent des enfants pauvres disposant d’au moins deux jouets, contre 50 pour cent des enfants riches. Laisser de jeunes enfants seuls ou à la garde exclusive d’autres enfants de moins de 10 ans peut accroître le risque d’accidents. Dans le cadre de l’enquête, deux questions ont été posées pour savoir si les enfants âgés de 0-59 mois avaient été laissés seuls pendant la semaine précédant l’interview et/ou s’ils avaient été confiés à la garde d’autres enfants de moins de 10 ans. Le tableau CD.4 montre que 32 pour cent des enfants de moins de cinq ans avaient été laissés seuls et que 53 pour cent avaient été laissés sous la garde d’autres enfants. En combinant les deux indicateurs, il ressort ainsi que plus de la moitié des enfants sont laissés sans garde adéquate, quel que soit le sexe ou la zone de résidence. En revanche, la garde inadéquate est un peu plus courante dans les familles où les mères sont pas ou peu éduquées. Développement du jeune enfant 173 TCHAD 2010 Tableau CD.3: Matériel d’éveil Pourcentage d’enfants âgés de moins de 5 ans selon le nombre de livres d’enfants présents dans le ménage, et le type de jouets avec lesquels joue l’enfant, Tchad, 2010 Le ménage a pour l’enfant: L’enfant joue avec: Deux types de jouets ou plus2 Nombre d’enfants de moins de 5 ans 3 livres pour enfants ou plus1 10 livres pour enfants ou plus des jouets fabriqués à la maison des jouets d’un magasin/des jouets d’un fabricant des objets du ménage/ objets trouvés dehors Sexe Masculin 0,4 0,1 50,5 19,1 50,1 43,1 8415 Féminin 0,5 0,1 50,5 18,4 50,1 43,2 8590 Région Batha 0,6 0,0 61,8 17,2 51,6 48,6 1003 BET 0,0 0,0 46,1 22,7 42,0 41,5 136 Chari Baguirmi 0,1 0,0 52,3 18,9 60,4 51,5 846 Guéra 0,5 0,2 52,2 17,1 51,8 47,0 789 Hadjer Lamis 0,0 0,0 43,1 11,4 40,9 35,2 966 Kanem 0,1 0,0 57,5 16,4 51,2 44,2 759 Lac 0,0 0,0 56,1 14,8 64,3 54,2 682 Logone Occidental 0,4 0,1 57,8 8,5 53,2 42,6 862 Logone Oriental 0,0 0,0 46,4 21,0 37,4 39,4 1189 Mandoul 0,0 0,0 62,2 17,0 45,7 43,7 1178 Mayo Kebbi Est 0,0 0,0 53,5 3,6 74,0 49,5 1268 Mayo Kebbi Ouest 0,1 0,0 54,6 17,6 52,1 42,3 890 Moyen Chari 0,1 0,1 63,7 29,2 64,6 58,7 847 Ouaddaï 0,0 0,0 46,4 10,3 49,5 37,9 1227 Salamat 0,1 0,0 42,2 19,0 42,8 32,1 543 Tandjilé 0,0 0,0 53,7 10,7 45,2 36,2 959 Wad Fira 0,0 0,0 22,9 11,7 35,5 23,1 754 N’Djamena 3,6 0,4 38,0 53,8 41,2 45,3 1679 Barh El Gazal 1,2 0,3 54,7 24,4 45,3 44,5 138 Sila 0,1 0,0 45,1 8,4 40,9 37,1 291 Total 0,5 0,1 50,5 18,7 50,1 43,1 17005 1 Indicateur MICS 6.3; 2 Indicateur MICS 6.4 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 174 Tableau CD.3 (suite): Matériel d’éveil Pourcentage d’enfants âgés de moins de 5 ans selon le nombre de livres d’enfants présents dans le ménage, et le type de jouets avec lesquels joue l’enfant, Tchad, 2010 Le ménage a pour l’enfant: L’enfant joue avec: Deux types de jouets ou plus2 Nombre d’enfants de moins de 5 ans 3 livres pour enfants ou plus1 10 livres pour enfants ou plus des jouets fabriqués à la maison des jouets d’un magasin/des jouets d’un fabricant des objets du ménage/ objets trouvés dehors Milieu de résidence Urbain 2,1 0,3 47,3 43,4 46,3 47,7 3547 Rural 0,1 0,0 51,4 12,2 51,1 42,0 13459 Groupe d’âges 0-23 mois 0,1 0,0 32,0 15,6 30,8 26,9 6490 24-59 mois 0,7 0,1 61,9 20,7 62,0 53,2 10515 Instruction de la mère Aucune 0,2 0,0 49,5 13,8 50,2 41,1 12839 Primaire 0,4 0,1 55,4 26,8 51,5 48,5 3014 Secondaire ou plus 3,1 0,4 48,7 52,3 45,8 52,0 1149 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 0,0 45,8 7,8 53,3 37,9 3298 Second 0,0 0,0 50,3 10,5 46,0 37,8 3484 Moyen 0,0 0,0 50,9 11,3 49,3 41,0 3623 Quatrième 0,3 0,0 56,7 20,6 54,3 49,3 3597 Le plus riche 2,2 0,3 48,0 47,0 47,5 50,3 17005 Religion du chef de famille Animiste 0,0 0,0 60,7 10,4 61,4 52,5 492 Catholique 0,3 0,0 53,7 19,5 51,8 45,0 2978 Protestant 0,5 0,0 54,3 18,9 50,7 45,1 3068 Musulmane 0,5 0,1 47,7 19,7 48,4 42,0 9708 Autre religion 0,4 0,4 64,5 29,2 56,4 46,7 82 Pas de rel/Manquant 0,6 0,2 50,4 6,1 56,1 35,8 677 Total 0,5 0,1 50,5 18,7 50,1 43,1 17005 1 Indicateur MICS 6.3; 2 Indicateur MICS 6.4 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Développement du jeune enfant 175 TCHAD 2010 De plus, les enfants âgés de 24-59 mois sont plus souvent laissés sous une garde inadéquate (71%) que ceux qui sont âgés de 0-23 mois (32%). Les différences quant au statut socio-économique du ménage ne sont pas très fortes mais des différences importantes sont constatées au niveau des régions : plus de 76 pour cent des enfants sont gardés de façon inadéquate dans le Mandoul, mais 41 pour cent dans le Ouaddaï et 39 pour cent dans le Mayo Kebbi Ouest. Tableau CD.4: Garde inadéquate Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans laissés seuls ou à la garde d’un autre enfant âgé de moins de 10 ans pendant plus d’une heure, au moins une fois, au cours de la semaine précédant l’enquête, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans Nombre d’enfants de moins de 5 ans Laissés seuls au cours de la semaine passée Laissés à la garde d’un autre enfant âgé de moins de 10 ans au cours de la semaine passée Laissés avec une garde inadéquate au cours de la semaine passée1 Sexe Masculin 32,4 53,4 56,6 8415 Féminin 31,0 53,2 55,8 8590 Région Batha 31,3 58,1 61,4 1003 BET 33,8 56,6 57,7 136 Chari Baguirmi 16,9 48,0 49,1 846 Guéra 40,4 62,6 64,7 789 Hadjer Lamis 21,4 42,3 44,8 966 Kanem 40,9 61,8 65,9 759 Lac 32,9 56,4 58,8 682 Logone Occidental 19,7 39,2 42,4 862 Logone Oriental 45,1 64,0 64,4 1189 Mandoul 54,5 73,1 76,4 1178 Mayo Kebbi Est 17,8 55,7 56,8 1268 Mayo Kebbi Ouest 28,8 39,1 39,5 890 Moyen Chari 20,9 53,6 54,2 847 Ouaddaï 19,2 39,3 41,3 1227 Salamat 38,8 65,2 69,4 543 Tandjilé 26,1 57,1 60,0 959 Wad Fira 39,2 49,5 52,0 754 N’Djamena 38,7 45,6 55,2 1679 Barh El Gazal 38,8 52,3 53,1 138 Sila 42,2 62,8 65,1 291 Total 31,7 53,3 56,2 17005 1 Indicateur MICS 6.5 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 176 Tableau CD.4 (suite): Garde inadéquate Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans laissés seuls ou à la garde d’un autre enfant âgé de moins de 10 ans pendant plus d’une heure, au moins une fois, au cours de la semaine précédant l’enquête, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans Nombre d’enfants de moins de 5 ans Laissés seuls au cours de la semaine passée Laissés à la garde d’un autre enfant âgé de moins de 10 ans au cours de la semaine passée Laissés avec une garde inadéquate au cours de la semaine passée1 Milieu de résidence Urbain 34,3 48,9 54,6 3547 Rural 31,0 54,5 56,6 13459 Groupe d’âges 0-23 mois 14,1 30,0 32,2 6490 24-59 mois 42,6 67,7 71,0 10515 Instruction de la mère Aucune 32,3 54,1 56,7 12839 Primaire 29,1 53,3 56,1 3014 Secondaire ou plus 31,7 45,2 50,8 1149 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 33,7 56,5 58,1 3298 Second 32,8 53,8 56,4 3484 Moyen 31,8 54,2 56,8 3623 Quatrième 29,0 53,5 56,0 3597 Le plus riche 31,7 53,3 56,2 17005 Religion du chef de ménage Animiste 21,6 47,7 47,7 492 Catholique 36,3 60,0 62,3 2978 Protestant 32,5 55,0 57,8 3068 Musulmane 30,9 51,3 54,6 9708 Autre religion 32,3 44,8 47,3 82 Pas de religion/Manquant 26,0 50,4 52,6 677 Total 31,7 53,3 56,2 17005 1 Indicateur MICS 6.5 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Développement du jeune enfant 177 TCHAD 2010 9 .2 DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Le développement du jeune enfant est un processus ordonné et prévisible tout au long d’un chemin continu, dans lequel l’enfant apprend à gérer des niveaux plus complexes pour se déplacer, penser, parler, sentir et avoir des rapports avec d’autres. La croissance physique, la capacité de lecture, d’écriture et l’habileté arithmétique, le développement socio-émotionnel et la disposition à apprendre sont des domaines essentiels du développement global de l’enfant, qui sont les fondements du développement humain global. Un module de dix éléments, mis au point pour le programme MICS, a été utilisé pour calculer l’indice de développement du jeune enfant (IDJE). L’indicateur est fondé sur certains points de référence que les enfants devraient avoir s’ils sont en bonne voie de développement comme la majorité des enfants de ce groupe d’âges. L’objet fondamental de l’IDJE est de faire connaître la politique publique relative à l’état de développement d’un pays. Chacun des dix éléments est utilisé dans l’un des quatre domaines ci-dessous, afin de déterminer si les enfants sont sur la bonne voie en matière de développement: • Capacité de lecture-calcul: les enfants sont identifiés comme étant sur la bonne voie du développement selon qu’ils peuvent identifier/nommer au moins dix lettres de l’alphabet, lire au moins quatre mots simples, courants, et nommer et reconnaître les symboles de tous les chiffres de un à dix. Si au moins deux de ces tests sont positifs, alors l’enfant est considéré comme étant sur la bonne voie du développement. • Psychomoteur et physique: si les enfants peuvent attraper par terre avec deux doigts un petit objet, comme un bâton ou un caillou et/ou si la mère n’indique pas que l’enfant est parfois trop malade pour jouer, alors l’enfant est considéré comme étant sur la bonne voie du développement dans le domaine physique. • Socio-affectif: les enfants sont considérés comme étant sur la bonne voie du développement si deux des tests suivants sont positifs: si l’enfant s’entend bien avec d’autres enfants, si l’enfant ne donne pas de coups de pied, ne mord pas, ni ne frappe d’autres enfants et si l’enfant n’est pas facilement distrait. • Apprentissage: si l’enfant suit de simples instructions pour faire quelque chose correctement et/ou quand on lui demande de faire quelque chose, est capable de le faire de manière indépendante, alors l’enfant est considéré comme étant sur la bonne voie du développement dans le domaine de l’apprentissage. L’IDJE est le pourcentage d’enfants qui sont sur la bonne voie du développement dans au moins trois de ces quatre domaines. Les résultats sont présentés au tableau CD.5. Au Tchad, seulement le tiers des enfants âgés de 36-59 mois sont en bonne voie de développement. L’IDJE est légèrement plus élevé chez les filles (34%) que chez les garçons (32%) et dans le groupe d’enfants plus âgés : 36 pour cent chez les 48-59 mois contre 30 pour cent chez les 36-47 mois. L’IDJE est plus élevé chez les enfants fréquentant un établissement préscolaire (56%) que chez ceux qui n’ont pas cette possibilité (32%) et donc plus élevé en milieu urbain que rural, où les structures préscolaires sont rares. De même, les enfants des ménages les plus riches ont un IDJE plus élevé (41%) que les enfants des ménages les plus pauvres (28%), surtout du fait d’un grand écart dans le domaine lecture-calcul. L’analyse des quatre domaines du développement de l’enfant montre que seulement six pour cent des enfants sont sur la bonne voie dans le domaine lecture-calcul, 48 pour cent dans le domaine de l’apprentissage, mais qu’en revanche, les scores sont bons dans le domaine socio-affectif (67%) et très bons dans le domaine physique (95%). Dans chacun de ces domaines particuliers, le score est plus élevé chez les filles que chez les garçons, chez les enfants vivant dans les ménages les plus riches et chez ceux qui fréquentent un établissement préscolaire. 178 Tableau CD.5: Indice de développement du jeune enfant Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois en bonne voie de développement aux plans de la lecture-calcul, développement physique, social-émotionnel, de l’apprentissage et score de l’indice de développement du jeune enfant, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois en bonne voie de développement pour le domaine suivant: Score de l’indice de développement du jeune enfant1 Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois capacité en lecture-calcul physique social- émotionnel apprentissage Sexe Masculin 5,8 95,4 63,3 47,6 31,7 3310 Féminin 5,7 95,5 70,2 48,1 34,5 3411 Région Batha 6,5 96,4 72,9 42,7 34,2 404 BET 2,6 96,8 48,1 42,6 23,4 57 Chari Baguirmi 3,5 96,7 62,8 45,3 30,9 374 Guéra 7,8 91,7 66,4 50,3 37,1 309 Hadjer Lamis 2,5 98,6 76,9 40,6 31,1 415 Kanem 5,5 90,7 67,5 45,0 31,7 345 Lac 2,9 94,0 65,8 37,9 25,2 309 Logone Occidental 8,7 94,5 67,1 63,5 43,5 314 Logone Oriental 5,3 98,4 87,7 35,4 31,9 476 Mandoul 3,1 97,4 60,7 46,6 30,9 477 Mayo Kebbi Est 1,8 97,0 60,5 51,6 33,9 423 Mayo Kebbi Ouest 8,1 94,7 69,2 37,6 31,6 329 Moyen Chari 2,8 98,5 60,3 52,5 27,4 319 Ouaddaï 4,4 95,7 71,5 45,2 31,5 434 Salamat 7,6 96,4 65,3 58,9 38,1 236 Tandjilé 6,0 88,2 65,0 52,1 33,3 363 Wad Fira 3,4 92,6 56,2 40,5 21,8 344 N’Djamena 16,4 96,7 57,7 66,3 44,9 598 Barh El Gazal 3,7 95,8 67,9 52,9 37,2 64 Sila 3,3 96,4 74,2 44,8 33,1 130 Milieu de résidence Urbain 12,2 95,2 62,3 59,0 40,8 1328 Rural 4,2 95,5 67,9 45,1 31,2 5392 Total 5,8 95,4 66,8 47,8 33,1 6720 1 Indicateur MICS 6.6 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Développement du jeune enfant 179 TCHAD 2010 Tableau CD.5 (suite): Indice de développement du jeune enfant Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois en bonne voie de développement aux plans de la lecture-calcul, développement physique, social-émotionnel, de l’apprentissage et score de l’indice de développement du jeune enfant, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants âgés de 36-59 mois en bonne voie de développement pour le domaine suivant: Score de l’indice de développement du jeune enfant1 Nombre d’enfants âgés de 36-59 mois capacité en lecture-calcul physique social- émotionnel apprentissage Groupe d’âges 36-47 mois 4,1 94,2 66,9 43,8 30,0 3480 48-59 mois 7,6 96,8 66,7 52,1 36,5 3240 Fréquentation préscolaire Fréquente l’école maternelle 36,1 97,2 62,4 74,0 56,5 315 Ne fréquente pas l’école maternelle 4,3 95,4 67,0 46,5 32,0 6405 Instruction de la mère Aucune 4,7 95,4 66,9 45,3 31,3 5265 Primaire 7,5 95,4 68,1 55,4 38,7 1113 Secondaire et plus 17,0 96,6 60,5 62,8 42,5 343 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 2,0 96,5 68,5 41,9 28,4 1320 Second 3,2 95,0 68,7 41,9 29,6 1366 Moyen 4,3 94,3 70,8 47,2 33,6 1433 Quatrième 7,4 95,6 64,0 49,9 33,7 1447 Le plus riche 13,0 96,0 61,1 59,8 41,5 1154 Religion du chef de ménage Animiste 2,6 94,8 66,7 45,7 30,9 186 Catholique 7,0 95,1 63,6 48,7 32,3 1134 Protestant 5,6 96,3 69,9 49,7 35,7 1152 Musulmane 5,8 95,2 66,9 47,0 32,6 3968 Autre religion (2,1) (97,6) (55,3) (66,7) (41,8) (40) Pas de rel/Manq 2,9 97,1 66,9 47,3 33,4 240 Total 5,8 95,4 66,8 47,8 33,1 6720 1 Indicateur MICS 6.6 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 180 ©UNICEF/ Patricia Esteve 181 TCHAD 2010 X. Alphabétisation et éducation Il existe un consensus mondial sur l’importance de l’éducation, notamment de l’éducation de base, dans les pays en développement en tant que préalable à la résolution des nombreux problèmes auxquels ils font face (Llyod et Blanc, 1996, Handa, 2002 ; Montgomery and Hewlett, 2005, Kobiané, 2006; Pilon, 2006 ; Hugon, 2007). Pour les économistes, l’éducation est un investissement indispensable au progrès économique ; pour les sociologues, elle est un facteur important des changements familiaux et sociétaux ; pour les démographes, l’éducation est une variable essentielle des normes et comportements que ce soit dans l’étude de la nuptialité, de la fécondité, de la migration, de la mortalité et de la santé. L’investissement dans l’éducation (et la santé) est considéré comme un élément central ayant contribué au succès économique des pays d’Asie de l’Est (Bloom et al. 2000 ; Mason, 2001). Il existe également des preuves historiques du rôle qu’a joué l’éducation dans la croissance économique des pays du Nord. Toutefois, l’effet de l’éducation sur le développement dépend d’une série de facteurs, dont les systèmes économiques, les systèmes familiaux, les systèmes culturels et religieux et les politiques publiques (Hugon, 2007). Au niveau de la communauté internationale, l’Education pour tous (EPT) figure parmi les priorités en matière de développement: elle est l’un des Objectifs du Millénaire pour le développement. En outre, le Cadre d’action du Forum de Dakar tenu en 2000, dix ans après le premier Sommet mondial sur l’éducation pour tous à Jomtien (Thaïlande), a réaffirmé la nécessité d’une mobilisation internationale en vue d’accélérer l’avènement de la scolarisation primaire universelle (SPU) (UNESCO, 2000). L’un des objectifs du Cadre d’action du Forum de Dakar est de « faire en sorte que, d’ici 2015, tous les enfants, en particulier les filles, les enfants en difficulté et ceux qui appartiennent à des minorités ethniques, aient la possibilité d’accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit, de qualité, et de le suivre jusqu’à son terme » (UNESCO, 2000). Le dernier rapport sur l’Education pour tous en Afrique, montre que globalement, des progrès importants ont été faits dans l’avancée vers la scolarisation universelle en Afrique, même si pour certains pays, elle n’interviendra pas en 2015. Selon le même rapport, le Tchad, bien qu’ayant enregistré un fort taux de croissance de ses effectifs scolaires, fait partie de la quinzaine de pays qui n’atteindront pas la scolarisation universelle en 2015. 10 .1 ALPHABETISATION DES JEUNES FEMMES L’alphabétisation a été évaluée sur la base de la capacité des femmes de 15 à 24 ans à lire un texte simple et court ou du niveau scolaire qu’elles ont atteint. Le pourcentage de femmes de 15-24 ans alphabétisées figure au tableau ED.1. Le taux d’alphabétisation de la population féminine âgée de 15-24 ans est estimé à 22 pour cent. Ce taux varie considérablement selon le milieu de résidence (46% en milieu urbain et 13% en milieu rural). Il faut aussi relever un fait inquiétant : seulement 15 pour cent des femmes ayant un niveau primaire étaient capables de lire le texte qui leur a été montré. Cette situation est due au manque de pratique de la lecture par les femmes combinée à la faible qualité de l’enseignement reçu. Par ailleurs, l’alphabétisation est négativement associée à l’âge, passant de 26 pour cent pour les femmes de 15-19 ans à 19 pour cent pour la tranche 20-24 ans. Des disparités sont également observées en fonction de la religion du chef de ménage : les jeunes femmes vivant dans les ménages dont le chef est musulman (13%) sont moins alphabétisées que celles des ménages dont le chef est chrétien, surtout protestant (41%). En dehors de N’Djamena et des régions du Moyen Chari, Mayo Kebbi Ouest, Logone Occidental, Tandjilé et Mandoul, la proportion de jeunes femmes alphabétisées est inférieure à 20%. Les niveaux d’alphabétisation les plus faibles sont constatés dans les régions du Salamat (2%), Barh El Gazal (3%), Hadjer Lamis (3%), Wadi Fira (4%) et Lac (5%). Il faut relever également que le bien-être économique influence fortement l’alphabétisation des jeunes femmes, dans la mesure où seules 8% des femmes issues des ménages les plus pauvres sont alphabétisées, contre 49% de celles vivant dans les ménages les plus riches. 182 Tableau ED.1: Alphabétisation des jeunes femmes Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui sont alphabétisées. Tchad, 2010 Pourcentage d’alphabétisés1 Pourcentage non connu Nombre de femmes Région Batha 7,4 0,0 312 BET 7,9 0,5 54 Chari Baguirmi 9,2 1,4 321 Guéra 12,1 0,9 252 Hadjer Lamis 3,3 0,2 336 Kanem 10,3 0,0 277 Lac 5,4 1,0 202 Logone Occidental 30,1 0,9 380 Logone Oriental 14,1 0,0 402 Mandoul 23,6 0,6 364 Mayo Kebbi Est 20,5 0,2 474 Mayo Kebbi Ouest 41,1 0,3 336 Moyen Chari 43,6 0,3 332 Ouaddaï 6,1 0,0 455 Salamat 2,1 0,0 179 Tandjilé 25,9 0,1 358 Wad Fira 4,5 1,1 234 N’Djamena 55,2 1,6 900 Barh El Gazal 3,5 0,2 53 Sila 5,8 2,1 87 Milieu de résidence Urbain 46,5 1,4 1770 Rural 13,0 0,3 4540 Instruction Aucun 0,3 0,8 3618 Primaire 14,7 0,6 1511 Secondaire et plus 100,0 0,0 1180 Groupe d’âges 15-19 25,5 0,5 3310 20-24 19,0 0,8 2999 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 8,2 0,3 1035 Second 9,5 0,4 1201 Moyen 13,9 0,2 1228 Quatrième 22,6 0,5 1329 Le plus riche 49,1 1,4 1516 Religion Animiste 19,2 0,0 182 Catholique 30,4 0,5 1130 Protestant 40,5 0,4 1234 Musulmane 13,1 0,8 3520 Autre religion * * * Pas de religion/Manq. 29,9 0,0 219 Total 22,4 0,6 6309 1 Indicateur MICS 7.1 et Indicateur OMD 2.3 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Alphabétisation et éducation 183 TCHAD 2010 10 .2 PRÉPARATION À L’ÉCOLE Recevoir une éducation préscolaire sous forme d’apprentissage organisé ou de programme d’éducation de la petite enfance est important pour préparer les enfants à entrer à l’école. Le tableau ED.2 montre la proportion d’enfants en première année du primaire qui ont fréquenté la maternelle l’année précédente. Tableau ED.2: Préparation à l’école Pourcentage d’enfants en première classe d’école primaire et ayant suivi un enseignement préscolaire l’année précédente, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants en première classe du primaire et ayant suivi un enseignement préscolaire au cours de l’année précédente1 Nombre d’enfants en première classe d’école primaire Sexe Masculin 3,0 1770 Féminin 1,9 1435 Milieu de résidence Urbain 8,3 752 Rural 0,8 2453 Niveau d’instruction de la mère Aucun 1,8 2261 Primaire 2,6 675 Secondaire et plus 12,6 180 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 1,0 571 Second 0,2 640 Moyen 0,9 662 Quatrième 2,3 693 Le plus riche 8,2 639 Religion du chef de ménage Animiste 0,0 155 Catholique 2,3 769 Protestant 2,5 680 Musulmane 3,2 1448 Autre religion * * Pas de religion/Manq. 0,0 138 Total 2,5 3205 1 Indicateur MICS 7.2 *: Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 184 Graphique ED.1: Préparation à l’école par région: enfants en première classe d’école primaire et ayant suivi un enseignement préscolaire l’année précédente (%) Le niveau d’instruction de la mère joue un rôle déterminant dans la préparation à l’école. En effet, la fréquentation des établissements préscolaires augmente avec le niveau d’instruction de la mère passant de moins de deux pour cent pour les enfants dont les mères sont sans instruction à environ 13 pour cent pour les enfants dont les mères sont de niveau secondaire ou plus. Le niveau de bien-être économique est aussi corrélé à la préparation à l’école : alors que le niveau de l’indicateur n’est que d’un pour cent parmi les ménages les plus pauvres, pauvres et moyens, il atteint huit pour cent chez les enfants vivant dans les ménages les plus riches. Comme le montre le graphique ED.1, les disparités régionales sont également considérables. Alphabétisation et éducation 185 TCHAD 2010 10 .3 FREQUENTATION DE L’ECOLE PRIMAIRE ET SECONDAIRE L’accès universel des enfants à l’éducation de base et l’achèvement du cycle primaire constituent l’un des Objectifs du Millénaire pour le développement et d’un Monde digne des enfants. L’éducation est un préalable important de la lutte contre la pauvreté, de l’émancipation des femmes, de la protection des enfants du travail dangereux et de l’exploitation, ainsi que de la promotion des droits humains et de la démocratie, de la protection de l’environnement et de la baisse de la croissance démographique. Les indicateurs de fréquentation des écoles primaires et secondaires sont notamment : • Le taux net d’admission dans l’enseignement primaire ; • Le taux net de scolarisation au primaire (ajusté) ; • Le taux net de scolarisation au secondaire (ajusté) ; • l’indice de parité entre les sexes - IPS à l’école primaire et secondaire. Les indicateurs de l’efficacité interne du système éducatif sont, entre autres : • Le pourcentage d’enfants atteignant la dernière classe du primaire ; • Le taux d’achèvement du primaire ; • Le taux de transition du primaire au secondaire. L’éducation primaire au Tchad comprend six années d’étude. L’inscription en première année se fait à six ans (âge légal) mais celle-ci peut intervenir plus tôt ou plus tard. Les taux de scolarisation du primaire sont calculés en référence à l’âge scolaire officiel du primaire qui est de 6-12 ans. Le tableau ED.3 donne le pourcentage d’enfants d’âge scolaire primaire allant en classe1. 10 .3 .1 ADMISSION A L’ECOLE PRIMAIRE Parmi les enfants ayant l’âge d’entrée à l’école primaire au Tchad (6 ans), seulement 33 pour cent, soit le tiers, sont inscrits en première année. Les écarts entre les sexes sont peu significatifs (35% pour les garçons contre 31%pour les filles) mais sont plus importants selon le milieu de résidence, avec un taux net d’admission de 48 pour cent en milieu urbain contre 30 pour cent en milieu rural. Des disparités sont observées selon les régions : de 58 pour cent au Moyen Chari et 51 pour cent à N’Djamena, ce taux chute à moins de 13 pour cent dans la région du Lac et 11 pour cent au Wadi Fira. On observe une relation positive entre le niveau scolaire de la mère et le taux net d’admission au primaire. Plus des deux tiers des enfants de 6 ans (70%) dont les mères ont un niveau d’instruction secondaire ou plus sont inscrits au primaire contre 28 pour cent des enfants dont les mères non pas d’instruction. Il en est de même du niveau du bien-être économique pour lequel on observe que dans les ménages les plus riches, le taux net d’admission se situe autour de 51 pour cent, alors qu’il est de 26 pour cent pour les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres. En outre un quart seulement des enfants des ménages dont le chef est musulman sont inscrits à l’école à l’âge de six ans. 186 Tableau ED.3: Entrée à l’école primaire Pourcentage d’enfants d’âge scolaire primaire allant en classe 1 (taux net d’admission), Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants d’âge scolaire primaire allant en classe 1 Nombre d’enfants en âge d’entrer en primaire Sexe Masculin 35,1 1783 Féminin 31,3 1780 Région Batha 24,3 240 BET (27,1) (27) Chari Baguirmi 21,0 168 Guéra 37,1 162 Hadjer Lamis 15,4 249 Kanem 22,2 192 Lac 13,5 138 Logone Occidental 51,2 159 Logone Oriental 36,1 219 Mandoul 31,9 234 Mayo Kebbi Est 41,4 282 Mayo Kebbi Ouest 47,2 186 Moyen Chari 57,7 185 Ouaddaï 28,0 270 Salamat 17,1 123 Tandjilé 44,3 202 Wad Fira 11,3 124 N’Djamena 51,1 298 Barh El Gazal (27,8) (31) Sila 19,1 74 Milieu de résidence Urbain 48,0 673 Rural 29,7 2890 Niveau d’instruction de la mère Aucun 28,1 2893 Primaire 50,3 519 Secondaire et plus 70,6 151 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 26,2 789 Second 26,6 769 Moyen 26,4 695 Quatrième 39,7 705 Le plus riche 50,7 605 Religion du chef de ménage Animiste 35,8 119 Catholique 47,6 612 Protestant 44,4 582 Musulmane 25,0 2100 Autre religion * * Pas de religion/Manq. 38,5 131 Total 33,2 3563 1 Indicateur MICS 7.3 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source : INSEED, MICS, Tchad, 2010 Alphabétisation et éducation 187 TCHAD 2010 10 .3 .2 FREQUENTATION DU CYCLE PRIMAIRE Le tableau ED.4 fournit le pourcentage d’enfants d’âge scolaire primaire (6 à 11 ans) qui fréquentent l’école primaire ou secondaire. Au moins un enfant sur deux d’âge scolaire primaire fréquente l’école (52%), les garçons (55%) plus que les filles (48%). En milieu urbain, 71 pour cent des enfants fréquentent l’école primaire contre 47 pour cent en milieu rural. Que ce soit en milieu rural ou urbain, les garçons sont plus nombreux à fréquenter le cycle primaire que les filles, avec un écart de l’ordre de 7 point. Des disparités régionales assez importantes sont observées : c’est au Moyen Chari que le taux de fréquentation le plus élevé est observé (85%). Puis, quatre régions suivent avec un taux supérieur à 70 pour cent: le Logone Occidental, N’Djamena, la Tandjilé et le Mayo Kebbi Ouest. Le taux le plus bas est observé dans le Wadi Fira (13%), suivi du Hadjer Lamis (21%) et du Lac (25%). L’écart entre les garçons et les filles persiste dans presque toutes les régions sauf au Moyen Chari où les garçons et les filles sont à parité et dans le Batha où le taux de fréquentation est légèrement plus élevé pour les filles. Dans l’ensemble, on observe qu’au Tchad, le taux de fréquentation primaire croît avec l’âge. En effet, la répartition des taux de scolarisation par âge montre une évolution rapide du taux entre 6 et 7 ans, passant de 38 pour cent à 48 pour cent, une légère stabilisation autour de 8 et 9 ans (56%) et enfin une hausse pour les enfants âgés de 10 et 11 ans (60% et 59%). L’écart entre les filles et les garçons suit la même tendance. Bien que peu élevé à 6 ans, il se creuse un peu plus à partir de 7 ans et jusqu’à 11 ans, démontrant une déscolarisation importante des filles. D’autres facteurs influent sur le taux de fréquentation du primaire. Le premier est lié au niveau d’instruction de la mère. Le taux de fréquentation du primaire est très élevé parmi les enfants dont les mères sont de niveau secondaire ou plus (90%) mais deux fois plus faible chez les enfants dont les mères n’ont aucune instruction (45%). Le second facteur est l’indice de bien-être économique : le taux de fréquentation le plus faible est observé pour les enfants des ménages les plus pauvres (40%) et le plus élevé pour les plus riches (74%). Selon la religion du chef de ménage, le taux de fréquentation scolaire le plus faible est observé dans les ménages musulmans (36%) alors qu’il est deux fois plus élevé chez les chrétiens et les minorités religieuses (autour de 70%). Quelle que soit la caractéristique observée, l’écart entre les filles et les garçons demeure et le taux de fréquentation est toujours plus élevé chez les garçons. 188 Tableau ED.4: Fréquentation de l’école primaire Pourcentage d’enfants d’âge scolaire primaire fréquentant l’école primaire ou secondaire (taux net de scolarisation primaire), Tchad, 2010 Sexe masculin Sexe féminin Total Taux net de fréquentation scolaire (ajusté) Nombre d’enfants Taux net de fréquentation scolaire (ajusté) Nombre d’enfants Taux net de fréquentation scolaire (ajusté)1 Nombre d’enfants Région Batha 33,8 566 36,7 558 35,2 1124 BET 57,9 59 35,1 63 46,2 122 Chari Baguirmi 35,1 373 30,3 426 32,6 799 Guéra 50,6 411 45,0 406 47,8 817 Hadjer Lamis 25,1 541 16,1 540 20,6 1081 Kanem 38,1 463 29,8 470 33,9 933 Lac 28,1 405 21,6 409 24,9 814 Logone Occidental 79,2 451 69,7 460 74,4 912 Logone Oriental 70,1 575 58,8 503 64,8 1078 Mandoul 67,0 571 60,5 572 63,7 1143 Mayo Kebbi Est 73,8 683 59,6 697 66,6 1379 Mayo Kebbi Ouest 77,6 469 69,1 481 73,3 950 Moyen Chari 84,8 491 85,0 459 84,9 949 Ouaddaï 39,1 628 30,5 594 34,9 1223 Salamat 33,2 272 16,6 264 25,0 536 Tandjilé 76,0 573 69,9 522 73,1 1096 Wadi Fira 15,6 302 10,4 315 12,9 617 N’Djamena 77,0 721 73,1 858 74,9 1580 Barh El Gazal 39,5 81 32,4 71 36,2 152 Sila 30,6 150 24,5 181 27,3 330 Milieu de résidence Urbain 74,3 1741 67,6 1878 70,8 3618 Rural 50,8 7044 43,1 6971 46,9 14015 Age en début d’année scolaire 6 40,4 1783 36,6 1780 38,5 3563 7 51,6 1730 44,8 1718 48,2 3448 8 59,3 1387 51,9 1300 55,7 2687 9 59,9 1590 51,8 1633 55,8 3223 10 65,7 993 54,9 1112 60,0 2105 11 63,8 1302 55,0 1307 59,4 2608 Niveau d’instruction de la mère Aucun 48,8 7151 40,2 7060 44,6 14212 Primaire 82,0 1259 77,6 1341 79,7 2600 Secondaire et plus 92,7 360 87,6 438 89,9 798 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 43,2 1894 37,4 1858 40,3 3752 Second 48,3 1778 36,5 1900 42,2 3678 Moyen 51,1 1778 46,3 1733 48,7 3511 Quatrième 61,0 1808 52,8 1697 57,0 3505 Le plus riche 77,4 1526 71,4 1661 74,3 3187 Religion du chef de ménage Animiste 77,9 320 56,0 329 66,8 649 Catholique 76,8 1645 68,8 1508 73,0 3153 Protestant 77,0 1462 74,8 1533 75,9 2994 Musulmane 39,2 4952 32,6 5079 35,9 10031 Autre religion 66,8 59 69,9 57 68,3 116 Pas de religion/Manquant 72,3 346 59,7 343 66,1 689 Total 55,4 8784 48,3 8849 51,8 17633 1 Indicateur MICS 7.4 et Indicateur OMD 2.1 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Alphabétisation et éducation 189 TCHAD 2010 10 .3 .3 FREQUENTATION DU CYCLE SECONDAIRE Le taux net de fréquentation de l’école secondaire figure au tableau ED.511 . Seulement 17 pour cent des enfants d’âge secondaire fréquentent actuellement l’école secondaire, dont près de deux fois plus de garçons que de filles (22% contre 12%). Par ailleurs, 31 pour cent des enfants d’âge secondaire sont encore scolarisés au primaire, avec 37 pour cent des garçons et 24 pour cent des filles. Au total donc, 52 pour cent des enfants de 12 à 17 ans ne seraient scolarisés ni au primaire ni au secondaire. Selon l’âge révolu, on constate que le taux de fréquentation du secondaire est en hausse : il passe de 5% à l’âge de 12 ans à 22 pour cent à 17 ans, démontrant une entrée tardive dans le système scolaire, avec un niveau de scolarisation nettement supérieur chez les garçons à tous les âges. En milieu rural, seulement 11 pour cent de la population de 12-17 ans fréquentent un établissement secondaire contre 33 pour cent en milieu urbain. A ce niveau également, l’écart entre les garçons et les filles demeure élevé. Selon les régions, on enregistre le plus haut niveau dans la ville de N’Djamena (39%), suivie de la région du Moyen Chari (29%), les deux Mayo Kebbi (environ 23%), le Logone Occidentale (20%) et le Mandoul (19%). Les régions dans lesquelles les taux de fréquentation du secondaire n’atteignent pas cinq pour cent sont : le Batha, le Wadi Fira, le Salamat, le Bahr El Gazal et le Sila. Par ailleurs, dans six régions, les pourcentages de fréquentation de l’école primaire par les enfants d’âge secondaire dépassent 40 pour cent : Logone Occidental, Logone Oriental, Mandoul, Tandjilé, Mayo Kebbi Ouest et le Moyen Chari. Le niveau de richesse des ménages influence sensiblement la scolarité des enfants au secondaire. La fréquentation au secondaire est de seulement six pour cent des enfants des ménages les plus pauvres mais s’accroît en fonction du bien-être économique des ménages pour atteindre 37% parmi les enfants des ménages les plus riches. Le niveau d’instruction de la mère influe également fortement sur la fréquentation au secondaire. Plus la mère possède un niveau d’instruction élevé, plus son enfant a de chances d’atteindre le niveau de l’enseignement secondaire. De 10% pour les enfants dont la mère n’a aucune instruction, le taux de fréquentation au secondaire passe à 26% pour les enfants dont la mère a le niveau primaire et à 44% parmi les enfants dont la mère possède un niveau secondaire ou plus. 11 Les taux présentés dans ce tableau sont “ajustés” car ils incluent non seulement la scolarisation secondaire, mais aussi la fréquentation au niveau supérieur dans le numérateur. 190 Tableau ED.5: Fréquentation de l’école secondaire Pourcentage d’enfants d’âge scolaire secondaire fréquentant l’école secondaire ou supérieure (taux net de scolarisation secondaire ajusté) et pourcentage d’enfants fréquentant l’école primaire, Tchad, 2010 Masculin Féminin Total Taux net de fréquentation (ajusté) Pourcentage fréquentant l’école primaire Nombre d’enfants Taux net de fréquentation (ajusté) Pourcentage fréquentant l’école primaire Nombre d’enfants Taux net de fréquentation (ajusté)1 Pourcentage fréquentant l’école primaire Nombre d’enfants Région Batha 5,6 22,4 294 2,3 19,5 296 3,9 20,9 590 BET 10,3 38,1 45 4,4 15,4 49 7,2 26,3 94 Chari Baguirmi 14,4 23,3 208 4,7 14,3 276 8,9 18,2 485 Guéra 12,2 39,2 242 4,9 21,0 237 8,6 30,2 479 Hadjer Lamis 5,3 10,5 269 2,4 6,2 341 3,7 8,1 610 Kanem 6,6 22,4 291 4,2 16,3 311 5,4 19,3 602 Lac 9,9 21,2 245 2,6 9,3 230 6,4 15,4 475 Logone Occidental 23,9 55,4 392 15,6 43,6 377 19,8 49,6 769 Logone Oriental 19,8 58,2 376 6,9 36,9 344 13,6 48,0 720 Mandoul 24,1 48,7 358 14,0 34,5 354 19,1 41,6 712 Mayo Kebbi Est 32,5 43,3 465 14,5 27,0 446 23,7 35,3 911 Mayo Kebbi Ouest 28,6 57,7 348 17,3 38,7 375 22,7 47,8 723 Moyen Chari 29,1 52,9 389 29,0 40,1 298 29,0 47,4 687 Ouaddaï 9,9 27,0 387 3,9 9,7 448 6,7 17,7 835 Salamat 4,2 31,0 171 1,7 5,5 164 2,9 18,5 335 Tandjilé 26,8 51,7 395 12,9 44,0 380 19,9 47,9 774 Wad Fira 4,4 11,7 160 1,4 3,6 261 2,5 6,7 422 N’Djamena 45,5 28,0 823 31,5 24,7 756 38,8 26,4 1580 Barh El Gazal 4,9 25,0 51 1,0 13,9 56 2,8 19,2 108 Sila 2,4 24,9 84 1,7 14,7 99 2,0 19,4 183 Milieu de résidence Urbain 38,7 33,1 1678 26,6 27,3 1592 32,8 30,3 3270 Rural 14,9 38,9 4316 6,6 23,3 4508 10,7 30,9 8824 Age en début d’année scolaire 12 7,3 59,7 1035 4,2 42,3 1059 5,7 50,9 2093 13 12,6 49,7 948 6,8 41,5 985 9,6 45,5 1933 14 18,2 39,1 1093 11,9 28,6 941 15,3 34,2 2033 15 23,4 35,3 836 18,8 20,0 792 21,2 27,8 1629 16 32,1 25,0 721 18,2 10,9 700 25,2 18,0 1421 17 32,6 19,4 778 12,6 9,3 928 21,7 13,9 1706 Niveau d’instruction de la mère Aucun 12,9 40,4 3377 6,7 29,9 2923 10,1 35,5 6300 Primaire 28,0 61,8 640 22,9 55,3 538 25,7 58,9 1178 Secondaire et plus 46,3 45,2 207 42,2 49,0 190 44,3 47,0 397 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 8,8 39,8 1066 4,1 20,5 1130 6,4 29,9 2196 Second 10,7 37,1 1110 4,2 21,3 1171 7,4 29,0 2281 Moyen 16,4 37,6 1182 6,4 26,9 1235 11,3 32,1 2417 Quatrième 22,8 39,7 1138 10,5 26,2 1214 16,4 32,7 2352 Le plus riche 41,9 33,5 1499 31,1 26,2 1348 36,8 30,0 2847 Religion du chef de ménage Animiste 22,5 50,4 197 7,3 38,3 182 15,2 44,6 378 Catholique 28,6 51,7 1226 17,2 36,6 1103 23,2 44,6 2328 Protestant 33,0 49,2 1120 21,9 40,3 1192 27,3 44,6 2313 Musulmane 14,3 25,6 3158 6,8 13,1 3371 10,4 19,1 6529 Autre religion 38,6 38,8 37 20,6 45,1 29 30,6 41,6 65 Pas de religion/M 24,2 49,7 256 11,0 34,4 223 18,1 42,5 479 Total 21,6 37,3 5994 11,8 24,3 6100 16,7 30,8 12093 1 Indicateur MICS 7.5 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Alphabétisation et éducation 191 TCHAD 2010 10 .3 .4 ACHEVEMENT DU CYCLE PRIMAIRE ET TRANSITION AU SECONDAIRE Taux de survie à la dernière classe d’école primaire Dans l’ensemble, le taux de survie à la dernière classe d’école primaire est de 89 pour cent, ce qui veut dire que sur 10 enfants qui font leur entrée en 1ère année du primaire, 1 seul n’atteint pas la classe de 6ème suite à un abandon. Néanmoins, selon le sexe, les disparités existent car près de deux filles sur dix finissent par abandonner les études avant d’atteindre la dernière classe du primaire tandis que chez les garçons, moins d’un enfant sur 10 est concerné par l’abandon scolaire. Les disparités existent également au niveau régional. Dans six régions situées dans la bande sahélienne, l’abandon scolaire au primaire concerne un enfant sur cinq (Ouaddaï, Bahr El Gazal, Wadi Fira, Lac et Guéra). Dans la zone soudanienne, seul le Mandoul se situe à ce niveau à cause sans doute de l’ampleur du travail des enfants dans cette région, notamment du fait de l’exploitation des enfants bouviers. A l’inverse, dans la région du Sila et dans la Tandjilé, l’abandon scolaire est un phénomène plutôt rare et le taux de survie à la dernière classe du primaire dépasse 99 pour cent. Il est intéressant de noter que le milieu de résidence n’influence guère le taux de survie scolaire. En milieu urbain comme en milieu rural, seul 1 enfant sur 10 abandonne l’école avant la dernière classe du primaire. Par rapport au niveau d’instruction de la mère, on constate que les enfants dont les mères ont au moins le niveau primaire ont un taux de survie à la dernière classe d’école primaire de l’ordre de 97 pour cent tandis qu’il se limite à 91 pour cent parmi ceux dont les mères n’ont pas d’instruction. On note également que les enfants qui ne vivent pas avec leur mère sont défavorisés par rapport aux autres puisque leur taux de survie à la dernière classe d’école primaire n’est que de 67 pour cent : ainsi, au moins trois enfants sur dix se trouvant dans pareille situation sont contraints à l’abandon scolaire avant d’atteindre la dernière classe du primaire. Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, le bien-être économique n’influe guère sur le taux d’achèvement du cycle primaire. Enfin, si l’on considère la religion du chef de ménage, chez les minorités religieuses et les animistes, l’abandon scolaire est un phénomène quasi inexistant : le taux de survie à la dernière classe est supérieur à 98 pour cent. Chez les musulmans et les catholiques en revanche, au moins un enfant sur dix finit par abandonner l’école avant d’atteindre la dernière classe du primaire. 192 Tableau ED.6: Enfants ayant fait la dernière classe d’école primaire Pourcentage d’enfants entrant en première classe d’école primaire et qui finissent par atteindre la dernière classe d’école primaire (Taux de survie à la dernière classe d’école primaire), Tchad, 2010 Pourcentage de ceux ayant fait la classe 1 l’an dernier et qui sont en classe 2 cette année Pourcentage de ceux ayant fait la classe 2 l’an dernier et qui sont en classe 3 cette année Pourcentage de ceux ayant fait la classe 3 l’an dernier et qui font la classe 4 cette année Pourcentage de ceux ayant fait la classe 4 l’an dernier et qui sont en classe 5 cette année Pourcentage de ceux ayant fait la classe 5 l’an dernier et qui sont en classe 6 cette année Pourcentage de ceux qui atteignent la classe 6 sur ceux qui entrent en classe 11 Sexe Masculin 98,8 98,7 99,1 98,3 98,1 93,3 Féminin 98,0 98,3 96,9 95,3 96,9 86,3 Région Batha 100,0 99,8 95,7 95,5 100,0 91,1 BET 98,3 99,0 97,5 100,0 96,5 91,5 Chari Baguirmi 94,0 99,5 100,0 96,8 94,9 86,0 Guéra 94,5 94,4 96,6 96,9 98,7 82,5 Hadjer Lamis 98,4 100,0 92,9 100,0 96,9 88,6 Kanem 100,0 98,8 100,0 100,0 100,0 98,8 Lac 99,7 97,4 100,0 84,6 100,0 82,1 Logone Occidental 99,6 100,0 97,9 96,7 94,5 89,0 Logone Oriental 97,9 98,5 100,0 98,8 98,3 93,6 Mandoul 99,1 98,4 97,2 92,0 94,6 82,5 Mayo Kebbi Est 98,7 99,8 98,1 100,0 99,0 95,6 Mayo Kebbi Ouest 98,9 99,1 99,2 98,0 99,6 94,8 Moyen Chari 98,4 98,6 99,0 96,5 98,1 90,9 Ouaddaï 100,0 96,4 99,3 90,0 94,1 81,1 Salamat 98,8 99,5 94,5 100,0 90,7 84,2 Tandjilé 99,9 100,0 100,0 100,0 99,5 99,4 Wad Fira 91,4 93,4 97,9 100,0 96,9 81,0 N’Djamena 97,2 97,6 95,8 97,0 97,3 85,7 Barh El Gazal 99,3 93,4 94,8 97,8 95,3 81,9 Sila 100,0 99,4 100,0 100,0 100,0 99,4 Milieu de résidence Urbain 98,3 98,3 97,8 98,6 97,4 90,6 Rural 98,5 98,6 98,3 96,4 97,8 90,1 Instruction de la mère Aucune 98,3 98,6 98,4 97,8 97,9 91,3 Primaire 99,2 99,2 99,7 99,2 99,6 96,9 Secondaire 99,7 98,8 98,7 100,0 99,4 96,6 Pas dans le ménage 90,5 94,9 86,7 93,6 96,0 66,8 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 98,9 97,7 97,8 95,9 99,8 90,5 Second 97,4 98,9 97,2 95,3 97,8 87,2 Moyen 98,1 98,4 98,6 96,6 96,0 88,4 Quatrième 98,9 98,6 98,2 97,6 97,1 90,8 Le plus riche 98,6 99,0 98,6 98,5 98,1 93,0 Religion du chef de ménage Animiste 99,9 100,0 98,5 100,0 100,0 98,4 Catholique 98,7 98,8 99,5 96,3 96,4 90,1 Protestant 99,0 99,2 98,1 98,0 98,4 93,0 Musulmane 97,6 97,6 96,7 96,2 97,9 86,8 Autre religion 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pas de religion/M. 100,0 100,0 98,5 96,0 95,8 90,6 Total 98,2 98,2 97,6 97,0 97,5 89,3 1 Indicateur MICS 7.6 et Indicateur OMD 2.2 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Alphabétisation et éducation 193 TCHAD 2010 Taux d’achèvement du primaire et de transition du primaire au secondaire Au Tchad, l’achèvement de l’école primaire et le passage à l’école secondaire pose problème. En effet, le taux d’achèvement des études primaires est inférieur à 50 pour cent et le taux de transition du primaire au secondaire se limite à 33 pour cent (tableau ED.7). Lors de l’enquête, seuls 46 pour cent des enfants ayant l’âge d’achever le primaire (11 ans) étaient en dernière année d’école primaire. Cette valeur devrait être distinguée du taux brut d’achèvement du primaire qui comprend les enfants de n’importe quel âge étant en dernière classe du primaire. Malheureusement, seulement 33 pour cent des enfants ayant terminé avec succès la dernière classe d’école primaire ont été trouvés, au moment de l’enquête, en première année d’école secondaire. La parité est loin d’être atteinte : 58 pour cent des garçons achèvent l’école primaire contre seulement 34 des filles. Par rapport au milieu de résidence, les enfants vivant en milieu urbain sont plus favorisés que leurs congénères vivant en milieu rural car, en ville, avec huit élèves sur dix qui parviennent à achever les études primaires contre 37 pour cent à la campagne. Le facteur qui intervient de façon la plus déterminante dans l’achèvement des études primaires est le niveau d’instruction de la mère. En effet, les enfants dont la mère a le niveau secondaire ou plus ont un taux d’achèvement du primaire de l’ordre de 91 pour cent, ceux dont la mère a le niveau primaire ont un taux de 62 pour cent tandis que ceux dont la mère est sans aucun niveau d’instruction ont un taux de 29 pour cent seulement. L’analyse par quintile de bien-être économique des ménages montre qu’il existe de grandes disparités entre les ménages les plus riches et les ménages les plus pauvres. En effet, plus de huit élèves sur dix dans les ménages les plus riches (83%) achèvent leurs études primaires contre seulement trois sur dix dans les ménages les plus pauvres (30%). Enfin, selon la religion, les élèves issus des milieux protestants achèvent bien plus souvent leurs études primaires (71%) que ceux des milieux musulmans (31%) ou animistes (40%). Au Tchad, environ 33 pour cent des élèves inscrits au primaire passent à l’école secondaire. Cependant, ces taux sont bien plus bas dans certaines régions. Par ailleurs, il est intéressant de noter que les facteurs tels que le milieu de résidence, le niveau d’instruction de la mère, le niveau de vie du ménage et la religion n’influencent que modérément le taux de transition à l’école secondaire. Les disparités selon le sexe ne sont pas très remarquables avec 33 pour cent d’enfants de sexe masculin passant à l’école secondaire, contre 31 chez les filles. En ce qui concerne le niveau de richesse, seuls les enfants des ménages les plus pauvres se démarquent, avec 23 pour cent de taux de passage au secondaire, contre plus de 32 pour cent dans les autres quintiles. En ce qui concerne les religions, les enfants des animistes semblent les plus défavorisés alors que les enfants issus des minorités religieuses semblent les plus enclins à passer au secondaire. 194 Tableau ED.7: Achèvement de l’école primaire et passage à l’école secondaire Taux d’achèvement des études primaires et taux de transition à l’école secondaire, Tchad, 2010 Taux d’achèvement à l’école primaire1 Nombre d’enfants en âge d’achèvement de l’école primaire Taux de passage à l’école secondaire2 Nombre d’enfants qui étaient en dernière classe d’école primaire l’année précédente Sexe Masculin 58,0 1302 33,3 502 Féminin 33,9 1307 31,2 253 Milieu de résidence Urbain 80,5 543 32,7 295 Rural 36,8 2065 32,6 460 Instruction de la mère Aucune 29,2 2105 32,3 326 Primaire 62,4 369 31,3 138 Secondaire et + 91,1 122 31,4 64 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 30,9 495 22,8 112 Second 30,1 564 35,7 105 Moyen 38,7 570 33,7 113 Quatrième 50,8 496 37,6 157 Le plus riche 83,2 484 32,2 268 Religion Animiste (39,9) (116) (19,8) (46) Catholique 57,0 496 32,1 224 Protestant 71,1 514 31,7 227 Musulmane 31,1 1364 34,0 209 Autre religion * * * * Pas de religion/Manquant (64,6) (101) (39,4) (45) Total 45,9 2608 32,6 755 1 Indicateur MICS 7.7; 2 Indicateur MICS 7.8 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Alphabétisation et éducation 195 TCHAD 2010 10 .4 PARITE ENTRE LES SEXES Les ratios filles/garçons à l’école primaire et secondaire figurent au tableau ED.8. Ces ratios sont plus connus sous la désignation d’indice de parité entre les sexes (IPS). A noter que les ratios sont obtenus à partir des taux de scolarisation nets plutôt que des taux de scolarisation bruts. Les derniers ratios fournissent une description erronée de I’IPS principalement parce que dans la plupart des cas, la majorité des enfants trop âgés fréquentant l’école primaire ont tendance à être des garçons. 10 .4 .1 INDICE DE PARITE DANS LE PRIMAIRE Au Tchad, le taux net de fréquentation ajusté à l’école primaire chez les filles est de 48 pour cent, contre 55 pour cent pour les garçons. Comme le montre le tableau ED.8, l’indice de parité entre les sexes (IPS) est 0,87 au primaire, ce qui veut dire que les filles ont 13 pour cent de chances en moins d’être scolarisées par rapport aux garçons. Toutefois, il existe d’importantes disparités régionales. C’est ainsi que l’on remarque que par rapport aux garçons, les filles vivant au Salamat et au BET ont 40 à 50 pour cent moins de chances d’être scolarisées tandis que leurs consoeurs vivant au Moyen Chari et au Batha ont les mêmes chances que les garçons. Par rapport au milieu de résidence, les filles qui vivent en milieu urbain n’ont que neuf pour cent moins de chances que les garçons d’être scolarisées alors que celles qui vivent en milieu rural ont 15 pour cent de chances en moins. Les filles dont la mère n’a aucun niveau d’instruction ont, par rapport aux garçons, 18 pour cent moins de chances d’être scolarisées alors que leurs consœurs dont la mère a le niveau primaire ou plus n’ont que cinq pour cent moins de chances que les garçons d’être scolarisées. Selon le quintile de bien-être économique, dans les ménages les plus pauvres, les filles ont par rapport aux garçons, 14 pour cent moins de chances d’être scolarisées dans le primaire alors que dans les ménages les plus riches, ce déficit se limite à huit pour cent. Selon la religion du chef de ménage, par rapport aux garçons, les filles vivant dans les ménages dirigés par un animiste ou un musulman sont les plus défavorisées avec respectivement 28 pour cent et 17 pour cent moins de chances d’être scolarisées. Chez les filles chrétiennes, le déficit de parité est moindre : trois pour cent chez les protestants et dix pour cent chez les catholiques. 10 .4 .2 INDICE DE PARITE DANS LE SECONDAIRE Le déficit de parité est beaucoup plus important au cycle secondaire qu’au primaire puisque l’IPS s’élève à 0,55 (contre 0,87 dans le primaire). Le désavantage des filles est particulièrement prononcé dans certaines régions, ainsi que chez les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres du milieu rural et ayant une mère sans instruction. Les disparités régionales sont notamment observées entre les régions où l’IPS est inférieur à moins de 0,4, à savoir le Barh El Gazal, le Wadi Fira, le Logone Oriental, le Chari Baguirmi et le Lac. Les chances des filles de fréquenter le secondaire sont égales à celles de garçons dans une seule région : le Moyen Chari. Elles sont plus importantes que la moyenne avec un IPS égal ou supérieur à 0,7 dans deux régions seulement, le Sila et N’Djamena. Selon le milieu de résidence, les filles du milieu urbain ont 31% de chances en moins de fréquenter le secondaire que les garçons mais 56% de chances en moins dans le milieu rural. Si l’on considère le niveau d’instruction de la mère, les filles n’ont que 9% de chances en moins que les garçons de fréquenter le secondaire si leur mère a elle-même un niveau secondaire ou plus. En revanche, si leur mère est sans instruction, elles ont 48% de chances en moins que les garçons. Le quintile de bien-être économique pèse également de tout son poids sur les chances des filles d’accéder au secondaire. Chez les plus pauvres et dans les trois quintiles suivants, le taux de parité varie entre 0,39 et 0,47 et ne fait véritablement un bond que chez les plus riches où il atteint 0,74. La religion du chef de ménage est aussi un facteur discriminant. Ce sont les filles des ménages dirigés par des animistes et des musulmans les plus désavantagées par rapport aux garçons, avec des IPS inférieurs à la moyenne, à 0,33 chez les premiers et 0,47 chez les seconds. 196 Tableau ED.8: Parité entre les sexes en matière d’éducation Taux net de fréquentation ajusté, ratios filles-garçons, à l’école primaire et secondaire, Tchad,2010 Taux net de fréquentation (TNF) ajusté de l’école primaire, filles Taux net de fréquentation (TNF) ajusté de l’école primaire, garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le TNF1 ajusté de l’école primaire Taux net de fréquentation (TNF) ajusté de l’école secondaire, filles Taux net de fréquentation (TNF) ajusté de l’école secondaire, garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le TNF2 ajusté de l’école secondaire Région Batha 36,7 33,8 1,09 2,3 5,6 0,41 BET 35,1 57,9 0,61 4,4 10,3 0,43 Chari Baguirmi 30,3 35,1 0,86 4,7 14,4 0,33 Guéra 45,0 50,6 0,89 4,9 12,2 0,40 Hadjer Lamis 16,1 25,1 0,64 2,4 5,3 0,46 Kanem 29,8 38,1 0,78 4,2 6,6 0,64 Lac 21,6 28,1 0,77 2,6 9,9 0,26 Logone Occidental 69,7 79,2 0,88 15,6 23,9 0,65 Logone Oriental 58,8 70,1 0,84 6,9 19,8 0,35 Mandoul 60,5 67,0 0,90 14,0 24,1 0,58 Mayo Kebbi Est 59,6 73,8 0,81 14,5 32,5 0,45 Mayo Kebbi Ouest 69,1 77,6 0,89 17,3 28,6 0,60 Moyen Chari 85,0 84,8 1,00 29,0 29,1 1,00 Ouaddaï 30,5 39,1 0,78 3,9 9,9 0,39 Salamat 16,6 33,2 0,50 1,7 4,2 0,41 Tandjilé 69,9 76,0 0,92 12,9 26,8 0,48 Wad Fira 10,4 15,6 0,66 1,4 4,4 0,32 N’Djamena 73,1 77,0 0,95 31,5 45,5 0,69 Barh El Gazal 32,4 39,5 0,82 1,0 4,9 0,20 Sila 24,5 30,6 0,80 1,7 2,4 0,71 Milieu de résidence Urbain 67,6 74,3 0,91 26,6 38,7 0,69 Rural 43,1 50,8 0,85 6,6 14,9 0,44 Instruction de la mère Aucune 40,2 48,8 0,82 6,7 12,9 0,52 Primaire 77,6 82,0 0,95 22,9 28,0 0,82 Secondaire 87,6 92,7 0,95 42,2 46,3 0,91 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 37,4 43,2 0,86 4,1 8,8 0,47 Second 36,5 48,3 0,76 4,2 10,7 0,39 Moyen 46,3 51,1 0,91 6,4 16,4 0,39 Quatrième 52,8 61,0 0,86 10,5 22,8 0,46 Le plus riche 71,4 77,4 0,92 31,1 41,9 0,74 Religion Animiste 56,0 77,9 0,72 7,3 22,5 0,33 Catholique 68,8 76,8 0,90 17,2 28,6 0,60 Protestant 74,8 77,0 0,97 21,9 33,0 0,66 Musulmane 32,6 39,2 0,83 6,8 14,3 0,47 Autre religion 69,9 66,8 1,05 20,6 38,6 0,53 Total 48,3 55,4 0,87 11,8 21,6 0,55 1 Indicateur MICS 7.9 et Indicateur OMD 3.1; 2 Indicateur MICS 7.10 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Alphabétisation et éducation 197 TCHAD 2010 10 .5 FREQUENTATION SCOLAIRE DES ORPHELINS ET DES NON ORPHELINS Le suivi des résultats scolaires des orphelins de père et de mère comparé à celui des enfants dont les parents sont en vie ou qui vivent avec l’un de leurs deux parents permet de vérifier si les droits des enfants sont respectés après le décès de leurs parents. L’une des stratégies développées pour le suivi de la situation des enfants orphelins par rapport aux autres enfants consiste à comparer les résultats scolaires des enfants de 10-14 ans qui ont perdu leurs deux parents avec ceux des enfants dont les deux parents sont en vie et qui vivent avec au moins l’un des deux. Si les orphelins n’ont pas le même accès à l’école que les autres enfants, on peut supposer que leurs familles et les établissements scolaires ne font pas suffisamment pour que leurs droits soient respectés. Le tableau ED.9 donne des indications sur la situation des enfants orphelins âgés de 10-14 ans par rapport à ceux dont les parents sont en vie. Au Tchad, environ un pour cent des enfants dont l’âge varie entre 10 et 14 ans ont perdu leurs deux parents. Parmi eux, les deux tiers fréquentent un établissement scolaire mais ce constat est plus favorable pour les garçons (78%) que pour les filles (57%). En milieu rural, la moitié seulement des orphelins ont accès à l’école, contre 85 pour cent en milieu urbain. Tableau ED.9: Fréquentation scolaire des orphelin(e)s et des non orphelin(e)s Fréquentation scolaire des enfants âgés de 10-14 ans par état d’orphelin, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants dont la mère et le père sont décédés (orphelin) Pourcentage d’enfants dont les deux parents sont en vie et l’enfant vit avec au moins un parent (non-orphelin) Nombre d’enfants âgés de 10-14 ans Pourcentage d’enfants qui sont orphelins et fréquentent l’école1 Nombre total d’enfants orphelins âgés de 10-14 ans Pourcentage d’enfants qui sont non orphelins et fréquentent l’école2 Nombre total d’enfants non orphelins âgés de 10- 14 ans Ratio de fréquentation scolaire orphelins-non orphelins Sexe Masculin 1,0 81,2 5826 78,0 56 63,2 4731 1,23 Féminin 1,1 79,2 6015 56,7 68 49,9 4763 1,14 Milieu de résidence Urbain 2,2 70,4 2635 85,4 57 74,7 1855 1,14 Rural 0,7 83,0 9206 50,3 68 52,1 7639 0,97 Total 1,1 80,2 11841 66,3 125 56,5 9494 1,17 1 Indicateur MICS 7.11 et Indicateur OMD 6.4; 2 Indicateur MICS 7.12 et Indicateur OMD 6.4 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Le taux de fréquentation scolaire des non orphelins est moins élevé de dix points que celui des orphelins. En effet, seulement 56% des enfants non orphelins fréquentent l’école. Ce taux tombe à 50 pour cent chez les filles contre 63 pour cent chez les garçons. Selon le milieu de résidence, les enfants non orphelins résidant en milieu urbain (75%) fréquentent davantage l’école que ceux qui vivent en milieu rural (52%). Il découle ainsi des résultats de l’enquête que de façon globale, les orphelins sont plus favorisés que les non orphelins en ce qui concerne l’accès à la scolarisation. Ce constat est valable quel que soit le sexe des enfants. En revanche, il doit être relativisé selon le milieu de résidence puisqu’en milieu rural, la proportion d’enfants orphelins ayant accès à l’école est légèrement inférieure à celle des enfants non orphelins. A l’inverse en milieu urbain, l’avantage des orphelins en matière d’accès à la scolarisation est relativement important. 198 ©UNICEF/ Julie Pudlowski 199 TCHAD 2010 XI. Protection des enfants et des femmes 11 .1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES L’enregistrement des naissances consiste à faire constater par des autorités administratives compétentes la naissance des enfants. Il s’agit d’une preuve matérielle, permanente et officielle de l’existence de l’enfant, condition essentielle à la réalisation de ses droits et besoins pratiques. C’est aussi une condition essentielle aux efforts de protection, visant notamment à prévenir le travail des enfants en faisant appliquer les lois fixant l’âge minimum d’admission à l’emploi, à faire en sorte que les enfants ayant enfreint la loi pénale ne soient pas traités comme des adultes, aussi bien sur le plan juridique que judiciaire, à les protéger du service militaire ou du recrutement dans l’armée, à combattre le mariage des enfants, et à réduire la traite des enfants, ainsi qu’à aider les enfants en rupture familiale ou séparés des parents en vue de leur réinsertion ou réunification. Le défaut d’enregistrement à la naissance est une violation du droit inaliénable de l’enfant à bénéficier d’une identité dès sa naissance et à être considéré comme un membre de la société. C’est à cet effet que la CDE, ratifiée le 2 octobre 1990 par le Tchad, dispose en son article 7.1 que « l’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et à dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir la nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux ». Sur le plan national, l’enregistrement des naissances est régi par l’Ordonnance N°3/INT su 2 juin 1961, réglementant l’état civil dans le territoire de la République du Tchad. Bien qu’antérieure à la CDE et non encore harmonisée avec celle-ci, cette ordonnance fait de l’enregistrement des naissances une obligation; telle est la lettre et l’esprit de l’article 2, qui édicte que « les déclarations concernant l’état civil sont obligatoires ». Malheureusement, cette obligation est très loin d’être observée. Or le non respect du délai légal de déclaration qui est de deux mois rend plus complexe la procédure. Aussi, en cas de déclaration hors délai, le requérant est obligé de passer par le Tribunal afin de se faire délivrer un jugement supplétif, lequel jugement doit être transcrit dans le registre de naissance de l’état civil de l’année en cours sous peine de caducité du jugement. La procédure doit alors rependre. Pour pallier cette insuffisance de déclaration et d’enregistrement des naissances à l’état civil, un Document de Stratégie nationale de l’état civil a été élaboré. Cette stratégie qui vise l’amélioration du système d’état civil, notamment l’augmentation des déclarations et de leur enregistrement, n’a pu opérer un changement significatif. L’indicateur est le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans dont la naissance a été enregistrée. D’un taux d’enregistrement des naissances de neuf pour cent en 2004 (EDST 2004), il n’est passé qu’à 16 pour cent selon les résultats de la présente enquête et il n’apparaît pas de grande différence entre filles (15%) et garçons (16%). La proportion des naissances est très disparate en fonction du niveau d’instruction de la mère et de l’indice du bien-être économique. En effet, elle passe de 12 pour cent chez les enfants dont les mères sont sans instruction à 47 pour cent chez les enfants dont les mères ont le niveau d’instruction secondaire ou plus. En ce qui concerne l’indice de bien-être économique, la proportion passe de 5 pour cent chez les enfants de moins de 5 ans issus des ménages les plus pauvres à 46 pour cent chez ceux issus des ménages les plus riches. 200 Tableau CP.1: Enregistrement des naissances Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans selon que leur naissance est ou non enregistrée et que les mères/gardien(ne)s savent comment enregistrer la naissance, Tchad, 2010. Enfants de moins de 5 ans dont la naissance est enregistrée auprès de l’état civil Nombre d’enfants Enfants de moins de 5 ans dont la naissance n’est pas enregistrée A un certificat de naissance Pas de certificat de naissance Total enregistré1 Pourcentage d’enfants dont la mère sait comment enregistrer la naissance Nombre d’enfants dont la naissance n’est pas enregistréeVu Non vu Sexe Masculin 3,6 11,9 0,6 16,1 8415 25,1 7061 Féminin 3,6 10,8 0,9 15,2 8590 27,1 7282 Groupe d’âges 0-11 mois 3,0 8,9 0,8 12,7 3558 28,0 3108 12-23 mois 4,5 11,7 0,8 17,1 2932 26,7 2432 24-35 mois 3,3 11,8 0,7 15,9 3351 27,6 2820 36-47 mois 4,0 13,0 0,8 17,8 3480 26,9 2859 48-59 mois 3,6 12,3 0,8 16,7 3236 24,5 2696 Instruction de la mère Aucun 2,2 9,4 0,5 12,1 12839 21,4 11292 Primaire 4,6 13,0 1,5 19,1 3014 41,6 2440 Secondaire et plus 16,6 28,2 2,0 46,9 1149 50,7 610 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,1 4,9 0,0 5,0 3298 16,3 3132 Second 0,9 6,3 0,4 7,6 3484 23,1 3220 Moyen 1,0 8,3 0,3 9,6 3623 26,5 3274 Quatrième 2,4 10,5 1,1 14,0 3597 33,6 3095 Le plus riche 15,0 28,9 2,1 46,0 3003 35,9 1622 Religion du chef de ménage Animiste 1,4 4,6 1,2 7,2 492 37,2 457 Catholique 2,8 11,3 1,2 15,3 2978 34,4 2521 Protestant 4,6 9,9 0,7 15,2 3068 39,9 2600 Musulmane 3,8 12,7 0,6 17,1 9708 18,0 8049 Autre religion 0,0 7,6 0,9 8,5 82 58,7 75 Pas de religion/Manq. 1,8 3,4 0,2 5,4 677 27,9 640 Total 3,6 11,3 0,8 15,7 17005 26,1 14343 1 Indicateur MICS 8.1 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Des disparités sont observées aussi au niveau des régions et du milieu de résidence. Au niveau des régions, N’Djamena se distingue avec 59 pour cent des enfants de moins de 5 ans enregistrés. Quelques régions comme le Mandoul (19%) et le Batha (17%) ont un taux légèrement supérieur à la moyenne nationale. Par rapport au milieu de résidence, les enfants du milieu rural sont plus défavorisés que ceux du milieu urbain (9% contre 42%). Le taux d’enregistrement des naissances est extrêmement bas, surtout si l’on ajoute l’indicateur concernant la disponibilité du certificat attestant de cet enregistrement (sur les 16%, seulement 4% peuvent être vérifiés par l’existence d’un certificat vu par les enquêtrices). Le certificat semble concerner presque uniquement les enfants Protection des enfants et des femmes 201 TCHAD 2010 Tableau CP.1 (suite): Enregistrement des naissances Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans selon que leur naissance est ou non enregistrée et que les mères/gardien(ne)s savent comment enregistrer la naissance, Tchad, 2010. Enfants de moins de 5 ans dont la naissance est enregistrée auprès de l’état civil Nombre d’enfants Enfants de moins de 5 ans dont la naissance n’est pas enregistrée A un certificat de naissance Pas de certificat de naissance Total enregistré1 Pourcentage d’enfants dont la mère sait comment enregistrer la naissance Nombre d’enfants dont la naissance n’est pas enregistréeVu Non vu Région Batha 1,3 14,4 0,7 16,5 1003 13,7 838 BET 1,1 6,5 0,2 7,9 136 45,7 126 Chari Baguirmi 0,7 8,2 1,3 10,3 846 36,6 760 Guéra 1,6 9,8 0,7 12,1 789 14,4 694 Hadjer Lamis 1,4 5,4 0,1 6,8 966 17,2 900 Kanem 1,8 12,5 0,3 14,7 759 10,3 647 Lac 1,8 4,4 0,0 6,2 682 10,5 640 Logone Occidental 2,4 8,2 1,8 12,5 862 48,7 754 Logone Oriental 3,1 5,9 0,4 9,3 1189 32,3 1079 Mandoul 1,7 17,6 0,1 19,4 1178 33,3 950 Mayo Kebbi Est 1,1 4,7 0,2 6,0 1268 22,4 1192 Mayo Kebbi Ouest 1,1 3,6 2,2 6,8 890 48,8 829 Moyen Chari 3,5 9,7 0,6 13,8 847 37,1 730 Ouaddaï 1,8 6,6 1,0 9,4 1227 16,2 1112 Salamat 0,6 8,0 0,2 8,8 543 14,1 495 Tandjilé 1,5 5,9 0,6 8,0 959 34,7 882 Wad Fira 1,0 11,3 0,6 12,9 754 15,0 656 N’Djamena 20,9 36,9 1,6 59,4 1679 30,3 682 Barh El Gazal 2,1 9,4 0,9 12,3 138 29,3 121 Sila 1,3 9,9 0,2 11,4 291 12,4 258 Milieu de résidence Urbain 13,3 27,1 1,8 42,2 3547 32,2 2050 Rural 1,0 7,2 0,5 8,7 13459 25,1 12292 Total 3,6 11,3 0,8 15,7 17005 26,1 14343 1 Indicateur MICS 8.1 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 du milieu urbain (42% et 27% de certificats vus) et en particulier ceux de N’Djamena (59% et 37% de certificats vus), ceux dont la mère a un niveau d’instruction secondaire ou plus (47% et 28% de certificats vus) et ceux des ménages les plus riches (46% et 29% de certificats vus). Cette situation s’explique par l’ignorance des textes, beaucoup de citoyens ne sachant pas que la déclaration des naissances est obligatoire ; de plus, parmi ceux qui le savent, certains ignorent à qui s’adresser. A peine plus d’un quart des mères (26%) disent savoir comment enregistrer la naissance de leurs enfants. A ces difficultés s’ajoutent l’éloignement des centres d’état civil, les dysfonctionnements des services de l’Etat occasionnant la prolifération de circuits parallèles qui délivrent des actes sans aucune valeur juridique, ou enfin l’incompétence de certains officiers d’état civil. 202 11 .2 TRAVAIL DES ENFANTS Aux termes de l’article 1er de la CDE, « l’enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de 18 ans… ». Il s’agit d’un être fragile, sans expérience et fortement dépendant de la protection et de l’affection des adultes. C’est pourquoi son développement et son éducation ne peuvent être effectifs que dans un environnement protecteur où ses droits sont respectés en vertu de son âge. Le cadre idéal pouvant garantir cette protection est la famille. Malheureusement, en raison d’une paupérisation grandissante des familles à laquelle s’ajoute le manque d’accès à l’éducation, on constate un développement de l’offre de main d’œuvre infantile. Les enfants sont obligés de travailler très tôt au mépris des normes internationales et nationales de protection pour contribuer au revenu familial et couvrir les besoins de base des ménages, encourant des risques particuliers pour leur développement et le respect de leurs droits les plus fondamentaux. En application de l’article 32.1 de la CDE, texte de référence en matière de protection de l’enfance, l’enfant a « le droit d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou son développement physique, mental, spirituel, moral ou social ». Cette reconnaissance doit en outre s’accompagner de mesures tant législatives qu’administratives et autres pour garantir l’application des dispositions citées, notamment la fixation d’âges minimum d’admission à l’emploi, une réglementation appropriée des horaires de travail et des conditions d’emploi et enfin des sanctions (art. 32.2 de la CDE). Ces normes n’occultent cependant pas le travail socialisant qui entre dans le processus normal de l’éducation de tout enfant. Elles visent à faire une distinction entre les formes acceptables et les formes non acceptables de travail des enfants aux différents âges et stades de leur développement. Cette préoccupation de la communauté internationale s’est traduite par l’adoption de normes, qui constituent en partie une réponse à la situation que vivent certains enfants au Tchad, comme le relève l’Etude sur les pires formes de travail des enfants réalisée en mai 2007 avec l’appui de l’UNICEF. Le Tchad ayant ratifié les deux Conventions de l’OIT en la matière, notamment la Convention n°138 fixant l’âge minimum d’admission à l’emploi du 26 juin 1973 et la Convention n°182 sur les pires formes de travail des enfants du 17 juin 1999, respectivement le 21 mars 2005 et le 6 novembre 2000, il se devait d’harmoniser sa législation en matière de travail. En fixant l’âge à l’emploi et à l’apprentissage à 14 ans, le Code du travail en vigueur a fait application de l’article 2.4 de la Convention 138 qui dispose que « tout Membre dont l’économie et les institutions scolaires ne sont pas suffisamment développées pourra, après consultation des organisations d’employeurs et de travailleurs intéressées, s’il en existe, spécifier, en une première étape, un âge minimum de quatorze ans ». A l’heure actuelle, le processus se poursuit avec la révision en cours du Code du travail qui doit tenir compte, entre autres, de l’obligation de l’enseignement fondamental prescrit par la Constitution en son article 35, alinéa 4, et des dispositions de l’article 4 de la Convention 182 qui font obligation à tout Etat partie d’établir dans sa législation nationale les types de travail considérés comme pire formes de travail conformément à la définition donnée à l’article 3 de la même convention. Cependant, les résultats du tableau CP.2 ci-dessous indiquent qu’au Tchad, 48 pour cent des enfants de 5 à 14 ans travaillent, les filles (52%) plus que les garçons (44%), les ruraux (50%) plus que les urbains (40%), les plus pauvres (52%) plus que les plus riches (37%). Selon les régions, c’est au Ouddai (36%) et à N’Djamena (38%) que les enfants travaillent le moins et dans le Sila (64%), le Logone Oriental (62%) et le Mandoul (62%) qu’ils travaillent le plus. La proportion d’enfants au travail est beaucoup plus élevée chez les 5-11 ans que chez les 12-14 ans. Plus de 56 pour cent des enfants âgés de 5 à 11 ans des deux sexes sont engagés dans le travail des enfants. La différence selon le sexe fait apparaître que le pourcentage des filles est plus élevé que celui des garçons, respectivement 60 pour cent et 51 pour cent. Il en est de même pour les enfants de 5 à 11 ans qui fréquentent l’école, relativement plus nombreux à effectuer une activité économique pendant au moins une heure par jour (60% pour ceux qui fréquentent l’école contre 53%). Les enfants de 5 à 11 ans dont les mères sont de niveau secondaire ou plus sont proportionnellement moins nombreux (50%) à être engagés dans le travail Protection des enfants et des femmes 203 TCHAD 2010 des enfants. Il apparaît aussi que les enfants de 5 à 11 ans des ménages les plus riches sont moins concernés par le travail des enfants : 45 pour cent pour les enfants issus des ménages riches contre 59 pour cent pour ceux issus des ménages les plus pauvres. Par rapport au milieu de résidence, les enfants de 5 à 11 ans vivant en zones rurales travaillent davantage que les enfants du milieu urbain (58% contre 48%). De fortes disparités sont observées au niveau des régions. En effet, la proportion des 5-11 ans engagés dans le travail des enfants passe de 41 pour cent dans le Ouaddaï à 78 pour cent dans le Mandoul. En ce qui concerne les enfants de 12 à 14 ans, 23 pour cent sont engagés dans le travail des enfants avec des grandes variations selon le quintile de bien-être économique (13% chez les plus riches ; 27% chez les plus pauvres). Les disparités sont aussi fortes selon la région de résidence. Le tableau CP.3 présente le pourcentage d’enfants de 5-14 ans engagés dans le travail des enfants et fréquentant l’école et le pourcentage d’enfants de 5-14 ans fréquentant l’école et engagés dans le travail des enfants. De façon générale, on constate que pour l’ensemble du pays, 48 pour cent des enfants travailleurs fréquentent un établissement scolaire. Ce pourcentage est légèrement plus élevé chez les garçons (51% contre 45% chez les filles). Il y a de faibles disparités entre les âges : 47 pour cent chez les enfants de 5-11 ans contre 51 pour cent de ceux de 12-14 ans. Les indicateurs selon le niveau d’instruction de la mère révèlent que les enfants dont les mères sont d’instruction secondaire ou plus sont proportionnellement plus nombreux à s’engager dans le travail des enfants et à fréquenter l’école (86%) que ceux dont les mères sont sans instruction (41%). De même, les enfants issus des ménages les plus riches sont relativement plus nombreux à s’engager dans le travail des enfants et à fréquenter l’école (75%) que ceux des ménages les plus pauvres (39%). Les disparités régionales sont fortes : le pourcentage des enfants qui travaillent et fréquentent l’école est très faible dans Wadi Fira (9%) mais très élevé dans le Moyen Chari, où plus de 8 enfants travailleurs sur dix fréquentent un établissement scolaire. 204 Ta bl ea u CP .2 : T ra va il de s en fa nt s Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s se lo n le ur p ar tic ip at io n à un e ac tiv ité é co no m iq ue e t a ux tr av au x m én ag er s au c ou rs d e la s em ai ne d er ni èr e, s el on le s gr ou pe s d’ âg es , e t p ou rc en ta ge d’ en fa nt s âg és d e 5- 14 a ns e ng ag és d an s le tr av ai l d es e nf an ts , T ch ad , 2 01 0 Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 5- 11 a ns im pl iq ué s da ns Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 12 -1 4 an s im pl iq ué s da ns un e ac tiv ité éc on om iq ue un e ac tiv ité éc on om iq ue Tr av ai lle nt à l’e xt ér ie ur d u m én ag e Tr av ai lle nt à l’e xt ér ie ur d u m én ag e Se xe M as cu lin 2, 9 15 ,8 44 ,8 51 ,3 37 ,1 1, 0 51 ,4 10 81 3 6, 7 19 ,1 63 ,4 49 ,5 19 ,6 51 ,0 2, 1 20 ,4 33 18 44 ,1 14 13 1 Fé m in in 2, 8 15 ,9 55 ,1 60 ,2 50 ,0 1, 7 60 ,4 10 69 5 5, 4 19 ,9 80 ,9 60 ,3 23 ,0 73 ,1 5, 4 24 ,9 34 06 51 ,8 14 10 1 Fr éq ue nt at io n sc ol ai re Ou i 3, 2 17 ,0 54 ,5 60 ,1 48 ,8 1, 7 60 ,3 94 78 5, 7 19 ,5 68 ,9 54 ,9 18 ,6 60 ,7 3, 7 20 ,1 38 46 48 ,7 13 32 4 N on 2, 6 15 ,0 46 ,4 52 ,4 39 ,3 1, 1 52 ,5 12 03 0 6, 5 19 ,5 76 ,8 55 ,2 25 ,1 64 ,2 3, 8 26 ,1 28 78 47 ,4 14 90 8 In st ru ct io n de la m èr e 2, 2 6, 3 54 ,9 56 ,9 69 ,1 0, 3 56 ,9 59 3 7, 4 7, 4 85 ,7 60 ,3 25 ,9 88 ,8 1, 7 27 ,0 20 2, 9 49 ,3 79 6 Au cu n 2, 9 15 ,3 50 ,4 56 ,0 43 ,7 1, 3 56 ,1 17 30 2 6, 3 19 ,8 74 ,2 55 ,8 22 ,3 63 ,1 3, 5 23 ,4 53 66 48 ,4 22 66 8 Pr im ai re 3, 0 17 ,1 50 ,7 56 ,3 44 ,4 1, 9 56 ,5 32 48 5, 8 18 ,0 69 ,6 54 ,7 19 ,2 60 ,6 5, 4 21 ,5 99 8 48 ,3 42 47 Se co nd ai re e t p lu s 1, 3 21 ,6 39 ,0 50 ,0 37 ,3 1, 2 50 ,0 94 9 2, 4 19 ,3 49 ,1 42 ,6 13 ,3 52 ,8 3, 6 15 ,0 35 3 40 ,5 13 02 Qu in til e du b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lu s pa uv re 2, 5 16 ,4 54 ,1 58 ,8 47 ,4 1, 5 58 ,9 46 17 4, 9 21 ,9 80 ,1 56 ,1 26 ,6 65 ,5 4, 1 27 ,5 13 17 51 ,9 59 35 Se co nd 3, 0 14 ,8 52 ,9 57 ,5 44 ,2 1, 4 57 ,6 44 50 7, 2 19 ,9 77 ,5 56 ,5 23 ,5 64 ,0 3, 8 25 ,0 13 54 50 ,0 58 04 M oy en 3, 8 17 ,2 51 ,5 57 ,3 44 ,5 1, 2 57 ,5 43 67 8, 0 21 ,3 76 ,1 58 ,1 22 ,9 64 ,9 3, 2 24 ,1 14 18 49 ,3 57 85 Qu at riè m e 2, 7 14 ,4 52 ,4 58 ,2 45 ,2 1, 6 58 ,4 43 56 7, 2 15 ,2 77 ,1 57 ,3 22 ,0 63 ,7 5, 1 23 ,8 12 62 50 ,6 56 17 Le p lu s ric he 2, 3 16 ,7 36 ,6 45 ,2 34 ,6 1, 1 45 ,4 37 18 2, 9 18 ,8 51 ,1 47 ,2 11 ,8 52 ,8 2, 8 13 ,2 13 72 36 ,7 50 90 Re lig io n du c he f d e m én ag e An im is te 2, 2 15 ,4 49 ,4 52 ,4 51 ,9 0, 9 52 ,4 76 1 14 ,6 14 ,3 74 ,5 56 ,3 21 ,3 67 ,0 0, 7 21 ,4 24 2 44 ,9 10 02 Ca th ol iq ue 3, 2 20 ,7 55 ,3 62 ,1 49 ,8 2, 0 62 ,4 38 66 5, 0 25 ,4 76 ,9 58 ,0 22 ,4 64 ,3 4, 8 24 ,4 12 81 53 ,0 51 46 Pr ot es ta nt 3, 4 16 ,0 53 ,1 58 ,7 48 ,5 1, 5 58 ,8 35 88 6, 8 18 ,8 75 ,4 57 ,3 22 ,0 66 ,9 4, 2 23 ,6 12 40 49 ,8 48 28 M us ul m an e 2, 6 14 ,8 47 ,4 53 ,4 40 ,3 1, 2 53 ,5 12 33 1 5, 7 18 ,7 69 ,1 53 ,3 20 ,4 60 ,5 3, 3 21 ,5 36 37 46 ,2 15 96 8 Au tre re lig io n 0, 3 21 ,2 57 ,8 58 ,1 43 ,0 0, 0 58 ,1 13 0 0, 0 22 ,3 89 ,6 63 ,7 26 ,7 74 ,4 6, 8 27 ,1 44 50 ,2 17 4 Pa s de re l./ M . 4, 2 8, 4 48 ,2 51 ,6 32 ,3 0, 9 51 ,6 83 4 6, 3 9, 4 73 ,6 51 ,1 24 ,5 47 ,0 4, 9 25 ,9 28 0 45 ,1 11 14 To ta l 2, 9 15 ,9 50 ,0 5 5, 8 43 ,5 1 ,4 5 5, 9 1 50 8 6 ,0 19 ,5 72 ,2 55 ,0 2 1, 3 6 2, 2 3 ,8 2 2, 7 6 72 3 4 8, 0 2 82 32 1 I nd ic at eu r M IC S 8. 2 So ur ce : I N SE ED , M IC S, Tc ha d, 2 01 0 Travaux ménagers pendant 28 heures ou plus Travaux ménagers pendant moins de 28 heures Travail des enfants Nombre d’enfants âgés de 5-11 ans Travail rémunéré Travail non rémunéré Travail pour l’entreprise familiale Activité économique pendant moins de 14 heures Activité économique pendant 14 heures ou plus Travaux ménagers pendant 28 heures ou plus Travail des enfants Nombre d’enfants âgés de 12-14 ans Total du travail des enfants 1 Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans Travaux ménagers pendant moins de 28 heures Travail rémunéré Travail non rémunéré Travail pour l’entreprise familiale Activité économique pendant au moins une heure Protection des enfants et des femmes 205 TCHAD 2010 Ta bl ea u CP .2 (s ui te ): Tr av ai l d es e nf an ts Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s se lo n le ur p ar tic ip at io n à un e ac tiv ité é co no m iq ue e t a ux tr av au x m én ag er s au c ou rs d e la s em ai ne d er ni èr e, s el on le s gr ou pe s d’ âg es , e t p ou rc en ta ge d’ en fa nt s âg és d e 5- 14 a ns e ng ag és d an s le tr av ai l d es e nf an ts , T ch ad , 2 01 0 Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 5- 11 a ns im pl iq ué s da ns Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 12 -1 4 an s im pl iq ué s da ns un e ac tiv ité éc on om iq ue un e ac tiv ité éc on om iq ue Tr av ai lle nt à l’e xt ér ie ur d u m én ag e Tr av ai lle nt à l’e xt ér ie ur d u m én ag e Ré gi on Ba th a 1, 7 12 ,6 53 ,8 56 ,8 56 ,3 0, 3 56 ,9 13 79 7, 9 12 ,0 78 ,4 53 ,6 25 ,8 69 ,5 2, 2 26 ,5 37 8 50 ,3 17 57 BE T 0, 3 3, 3 44 ,7 45 ,3 37 ,0 5, 2 46 ,1 16 3 1, 1 7, 7 67 ,4 48 ,1 21 ,0 72 ,7 7, 4 25 ,0 45 41 ,6 20 8 Ch ar i B ag ui rm i 2, 4 22 ,2 56 ,3 62 ,7 40 ,4 0, 9 62 ,7 95 8 4, 9 26 ,5 82 ,6 64 ,3 19 ,9 67 ,6 1, 0 20 ,3 27 9 53 ,1 12 38 Gu ér a 6, 3 12 ,4 47 ,6 53 ,0 46 ,8 0, 6 53 ,0 10 03 7, 9 14 ,1 68 ,4 59 ,6 11 ,5 63 ,0 2, 9 13 ,0 28 7 44 ,1 12 89 Ha dj er L am is 1, 7 20 ,0 55 ,6 62 ,4 38 ,9 1, 0 62 ,5 12 97 4, 2 26 ,8 80 ,2 48 ,1 35 ,9 57 ,4 7, 4 36 ,5 35 4 56 ,9 16 51 Ka ne m 0, 9 16 ,1 52 ,7 56 ,5 46 ,3 3, 4 56 ,7 11 36 1, 5 23 ,3 79 ,3 65 ,4 16 ,2 67 ,6 5, 7 19 ,0 38 7 47 ,1 15 23 La c 4, 9 12 ,0 59 ,9 65 ,3 52 ,5 0, 8 65 ,3 95 7 11 ,3 11 ,8 75 ,5 64 ,0 15 ,8 68 ,5 4, 5 17 ,3 32 0 53 ,3 12 78 Lo go ne O cc id en ta l 10 ,5 1, 9 47 ,4 50 ,6 39 ,4 1, 8 50 ,6 11 16 15 ,9 1, 4 69 ,7 54 ,6 16 ,2 58 ,6 4, 3 18 ,6 36 9 42 ,6 14 85 Lo go ne O rie nt al 2, 2 23 ,3 58 ,0 68 ,4 51 ,4 3, 9 68 ,5 12 55 3, 9 33 ,5 78 ,3 46 ,4 39 ,6 63 ,1 8, 1 42 ,3 40 3 62 ,1 16 58 M an do ul 2, 2 39 ,4 73 ,4 77 ,9 77 ,4 0, 4 77 ,9 14 28 5, 1 42 ,5 86 ,4 78 ,3 9, 5 83 ,2 0, 5 10 ,0 43 6 62 ,0 18 64 M ay o Ke bb i E st 1, 5 4, 2 45 ,6 46 ,5 38 ,7 0, 4 46 ,5 17 06 8, 4 14 ,1 75 ,5 54 ,9 23 ,4 57 ,7 0, 4 23 ,4 53 9 41 ,0 22 45 M ay o Ke bb i O ue st 0, 9 14 ,0 56 ,9 60 ,5 45 ,9 0, 1 60 ,6 11 53 2, 0 12 ,7 86 ,2 70 ,6 18 ,1 71 ,4 0, 1 18 ,2 39 3 49 ,8 15 46 M oy en C ha ri 1, 9 23 ,5 52 ,1 59 ,8 46 ,2 2, 5 60 ,0 11 47 5, 1 27 ,7 76 ,4 52 ,2 27 ,6 65 ,6 9, 2 31 ,3 39 1 52 ,7 15 37 Ou ad da ï 2, 9 4, 5 38 ,6 40 ,8 28 ,7 0, 0 40 ,8 15 13 8, 7 7, 7 64 ,5 44 ,3 21 ,0 58 ,7 0, 7 21 ,0 42 5 36 ,5 19 38 Sa la m at 3, 2 12 ,0 36 ,1 44 ,0 29 ,8 1, 1 44 ,1 71 3 5, 2 11 ,8 60 ,7 42 ,8 25 ,4 51 ,8 3, 9 27 ,2 18 9 40 ,5 90 2 Ta nd jilé 3, 8 15 ,0 41 ,4 50 ,8 38 ,3 2, 6 51 ,4 12 87 5, 9 17 ,7 69 ,1 51 ,6 22 ,7 57 ,5 7, 1 24 ,7 44 9 44 ,5 17 36 W ad F ira 0, 9 7, 9 43 ,7 46 ,6 33 ,6 1, 4 46 ,6 83 7 0, 6 12 ,6 70 ,7 52 ,3 20 ,9 59 ,9 0, 5 21 ,3 23 5 41 ,0 10 72 N ’D ja m en a 3, 2 21 ,8 33 ,9 46 ,9 29 ,3 1, 3 47 ,1 18 71 4, 8 23 ,3 42 ,7 43 ,2 12 ,8 44 ,0 3, 0 14 ,3 68 6 38 ,3 25 57 Ba rh E l G az al 1, 9 5, 8 45 ,0 48 ,7 38 ,2 1, 4 48 ,9 18 8 4, 7 8, 4 71 ,1 50 ,5 21 ,9 67 ,0 5, 6 24 ,4 63 42 ,8 25 1 Si la 0, 9 32 ,6 55 ,2 68 ,6 44 ,5 4, 2 68 ,6 40 1 3, 3 36 ,0 79 ,8 38 ,6 45 ,2 60 ,8 12 ,2 45 ,5 95 64 ,2 49 6 M ili eu d e ré si de nc e Ur ba in 2, 5 18 ,1 39 ,2 48 ,0 36 ,5 1, 1 48 ,3 42 92 4, 3 20 ,2 54 ,1 48 ,0 13 ,9 53 ,0 3, 9 15 ,8 15 33 39 ,7 58 24 Ru ra l 2, 9 15 ,3 52 ,6 57 ,7 45 ,2 1, 4 57 ,8 17 21 7 6, 6 19 ,3 77 ,6 57 ,1 23 ,5 64 ,9 3, 7 24 ,7 51 91 50 ,1 22 40 7 To ta l 2, 9 15 ,9 50 ,0 5 5, 8 43 ,5 1 ,4 5 5, 9 1 50 8 6 ,0 19 ,5 72 ,2 55 ,0 2 1, 3 6 2, 2 3 ,8 2 2, 7 6 72 3 4 8, 0 2 82 32 1 I nd ic at eu r M IC S 8. 2 So ur ce : I N SE ED , M IC S, Tc ha d, 2 01 0 Travaux ménagers pendant 28 heures ou plus Travaux ménagers pendant moins de 28 heures Travail des enfants Nombre d’enfants âgés de 5-11 ans Travail rémunéré Travail non rémunéré Travail pour l’entreprise familiale Activité économique pendant moins de 14 heures Activité économique pendant 14 heures ou plus Travaux ménagers pendant 28 heures ou plus Travail des enfants Nombre d’enfants âgés de 12-14 ans Total du travail des enfants 1 Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans Travaux ménagers pendant moins de 28 heures Travail rémunéré Travail non rémunéré Travail pour l’entreprise familiale Activité économique pendant au moins une heure 206 Tableau CP.3: Travail des enfants et fréquentation scolaire Pourcentage d’enfants âgés de 5-14 ans engagés dans le travail des enfants et fréquentant l’école, et pourcentage d’enfants âgés de 5-14 ans fréquentant l’école et engagés dans le travail des enfants, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants engagés dans le travail des enfants Pourcentage d’enfants fréquentant l’école Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans Pourcentage d’enfants travailleurs fréquentant l’école1 Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans engagés dans le travail des enfants Pourcentage d’enfants fréquentant l’école et engagés dans le travail des enfants2 Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans fréquentant l’école Sexe Masculin 44,1 51,2 14131 50,6 6239 43,6 7241 Féminin 51,8 43,1 14101 45,5 7309 54,7 6083 Groupe d’âges 5-11 ans 55,9 44,1 21508 47,5 12023 60,3 9478 12-14 ans 22,7 57,2 6723 50,7 1524 20,1 3846 Instruction de la mère Aucun 48,4 40,2 22668 40,7 10964 49,0 9113 Primaire 48,3 72,7 4247 76,0 2050 50,5 3087 Secondaire et plus 40,5 85,2 1302 86,2 527 40,9 1110 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 51,9 35,7 5935 38,8 3083 56,4 2120 Second 50,0 37,5 5804 38,0 2901 50,6 2178 Moyen 49,3 43,7 5785 45,9 2854 51,8 2531 Quatrième 50,6 51,1 5617 52,2 2842 51,6 2871 Le plus riche 36,7 71,2 5090 74,5 1868 38,4 3625 Religion du chef de ménage Animiste 44,9 56,5 1002 61,8 450 49,2 566 Catholique 53,0 64,4 5146 66,0 2725 54,3 3316 Protestant 49,8 69,0 4828 70,9 2403 51,1 3333 Musulmane 46,2 33,6 15968 31,6 7379 43,4 5362 Autre religion 50,2 62,4 174 62,0 87 49,9 108 Pas de rel./ Manq. 45,1 57,3 1114 63,4 503 50,0 638 Total 48,0 47,2 28232 47,9 13547 48,7 13324 1Indicateur MICS 8.3; 2Indicateur MICS 8.4 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Par ailleurs, 49 pour cent des enfants fréquentant un établissement scolaire sont aussi engagés dans le travail des enfants. Les filles sont encore plus concernées (55%) que les garçons (44%). Les enfants les plus jeunes (5-11 ans) sont nettement les plus nombreux à fréquenter un établissement scolaire et à s’engager dans le travail (60% des enfants de 5-11 ans, contre 20% des 12-14 ans). Les enfants dont les mères sont les moins instruites sont un peu plus nombreux que les autres à fréquenter l’école et à s’engager dans le travail. Enfin, c’est Wadi Fira que les enfants fréquentant l’école sont le moins nombreux à s’engager dans le travail (32%) alors qu’ils sont très nombreux à agir ainsi dans le Logone Oriental (60%) et le Mandoul (58%). Protection des enfants et des femmes 207 TCHAD 2010 Tableau CP.3 (suite): Travail des enfants et fréquentation scolaire Pourcentage d’enfants âgés de 5-14 ans engagés dans le travail des enfants et fréquentant l’école, et pourcentage d’enfants âgés de 5-14 ans fréquentant l’école et engagés dans le travail des enfants, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants engagés dans le travail des enfants Pourcentage d’enfants fréquentant l’école Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans Pourcentage d’enfants travailleurs fréquentant l’école1 Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans engagés dans le travail des enfants Pourcentage d’enfants fréquentant l’école et engagés dans le travail des enfants2 Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans fréquentant l’école Région Batha 50,3 32,9 1757 33,2 884 50,9 578 BET 41,6 41,7 208 41,6 86 41,5 87 Chari Baguirmi 53,1 30,3 1238 29,0 658 50,8 375 Guéra 44,1 45,1 1289 45,3 569 44,3 581 Hadjer Lamis 56,9 19,8 1651 19,2 940 55,4 327 Kanem 47,1 29,6 1523 30,0 718 47,9 451 Lac 53,3 22,7 1278 22,1 681 51,8 290 Logone Occidental 42,6 67,0 1485 72,2 633 46,0 995 Logone Oriental 62,1 59,3 1658 57,7 1030 60,4 983 Mandoul 62,0 55,4 1864 51,8 1156 58,0 1032 Mayo Kebbi Est 41,0 55,4 2245 65,7 920 48,6 1243 Mayo Kebbi Ouest 49,8 64,3 1546 72,0 771 55,8 995 Moyen Chari 52,7 76,2 1537 80,9 810 56,0 1171 Ouaddaï 36,5 31,6 1938 28,6 707 33,0 612 Salamat 40,5 27,0 902 25,0 366 37,6 243 Tandjilé 44,5 66,8 1736 68,2 773 45,5 1160 Wad Fira 41,0 11,2 1072 8,7 440 31,8 120 N’Djamena 38,3 72,8 2557 73,7 980 38,8 1863 Barh El Gazal 42,8 32,6 251 35,6 107 46,7 82 Sila 64,2 27,6 496 23,7 318 55,3 137 Milieu de résidence Urbain 39,7 67,1 5824 69,2 2314 41,0 3908 Rural 50,1 42,0 22407 43,5 11234 51,9 9416 Total 48,0 47,2 28232 47,9 13547 48,7 13324 1Indicateur MICS 8.3; 2Indicateur MICS 8.4 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 208 11 .3 DISCIPLINE DE L’ENFANT Aider son enfant à se comporter de manière acceptable fait partie intégrante de l’éducation. Et pour l’encadrer dans ces comportements, la discipline est indispensable. Aussi, discipliner l’enfant c’est l’aider à acquérir le savoir-être, à intérioriser les valeurs et à respecter les interdits. La punition quant à elle n’est qu’un outil disciplinaire parmi d’autres, utilisé quelquefois de manière abusive et violente, pouvant ainsi conduire à la maltraitance infantile. Car, pour certains parents, la discipline de l’enfant doit s’accompagner de correction tant physique que morale. Or, les enfants qui vivent dans un climat de violence ou sont conscients de la violence domestique vont devoir faire face à de nombreux défis et risques qui peuvent perdurer toute leur vie. Leur développement physique, émotionnel et social est ainsi en danger et il y a de fortes probabilités que ce cycle de violence se répète. C’est pourquoi, un environnement familial stable et protecteur est un impératif pour garantir à l’enfant un développement harmonieux. Pour prévenir les abus, la CDE dispose dans son article 18 que « Les Etats parties s’emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d’élever l’enfant et d’assurer son développement.[…] Ceux-ci doivent avant tout être guidés par l’intérêt supérieur de l’enfant ». L’article 19 du même instrument renchérit en imposant la prise de « mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou de ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il lui est confié ». La présente enquête a permis de poser aux mères/gardiennes d’enfants âgés de 2-14 ans une série de questions relatives aux façons dont les parents ont tendance à discipliner leurs enfants lorsqu’ils se conduisent mal. Noter que pour le module sur la discipline de l’enfant, un enfant âgé de 2-14 par ménage a été sélectionné au hasard durant les travaux sur le terrain. Les deux indicateurs servant à décrire les aspects de la discipline de l’enfant sont les suivants: 1) le nombre d’enfants âgés de 2-14 ans qui ont subi une agression psychologique ou un châtiment corporel durant le mois dernier et 2) le nombre d’enquêtés qui croient que pour élever leurs enfants correctement, il faut les punir physiquement. Globalement, il ressort du tableau CP.4 que la discipline violente est beaucoup plus importante que la discipline non violente. Par ailleurs, il faut noter que la punition physique sévère est plus importante que les autres types de discipline violente. En effet, au Tchad, 84 pour cent des enfants âgés de 2-14 ans ont été soumis à n’importe méthode de discipline violente, selon les déclarations des enquêtées. Par contre, la discipline uniquement non violente ne concerne que dix pour cent des enfants. De très faibles variations sont observées, quelle que soit la caractéristique socio-économique considérée. Cependant, lorsqu’on considère la région de résidence, on constate de fortes disparités. En effet, le pourcentage des enfants de 2-14 ans qui ont subi une méthode disciplinaire violente passe de 60 pour cent dans la région du Wadi Fira à plus de 90 pour cent dans les régions du Mayo Kebbi Est (93%), Logone Oriental (93%) et Guéra (91%). Protection des enfants et des femmes 209 TCHAD 2010 Table CP.4: Discipline des enfants Pourcentage d’enfants âgés de 2-14 ans selon la méthode de discipline appliquée à l’enfant, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants âgés de 2 -14 ans ayant connu: Nombre d’enfants âgés de 2-14 ans Discipline non violente uniquement Agression psychologique Une punition physique N’importe quelle méthode disciplinaire violente1 N’importe quelle Sévère Sexe Masculin 10,3 72,0 77,5 41,3 85,0 19627 Féminin 10,7 69,9 75,8 41,0 83,6 19727 Groupe d’âges 2-4 years 11,8 63,6 72,5 36,4 78,9 11503 5-9 years 10,1 72,3 79,3 43,6 86,2 15677 10-14 years 9,9 76,1 77,1 42,4 87,1 12175 Niveau d’instruction du chef de ménage Aucune 10,8 69,0 76,5 41,5 83,4 25183 Primaire 9,6 76,8 79,2 39,7 87,2 8323 Secondaire et plus 10,6 71,2 73,8 41,2 84,3 5564 Instruction de la femme Aucun 10,9 69,2 76,1 41,6 83,4 26373 Primaire 8,8 77,0 79,7 40,7 87,8 8376 Secondaire et plus 11,4 69,8 73,9 39,0 83,3 4562 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 8,9 73,2 78,8 42,6 86,3 8176 Second 12,7 71,0 74,1 40,1 82,0 8123 Moyen 10,1 72,4 77,6 41,0 84,6 8149 Quatrième 9,6 70,2 78,0 41,1 85,3 7916 Le plus riche 11,4 67,2 74,3 40,7 83,2 6991 Religion du chef de ménage Animiste 5,1 85,9 84,6 50,3 89,9 1313 Catholique 6,1 77,8 79,5 42,9 90,1 7003 Protestant 9,5 78,3 79,8 45,1 87,4 6725 Musulmane 12,9 64,7 74,0 38,4 80,7 22516 Autre religion 4,3 82,9 75,5 32,7 89,0 230 Pas de religion/ Manquant 5,3 84,5 81,3 48,5 92,0 1568 Total 10,5 70,9 76,6 41,1 84,3 39354 1 Indicateur MICS 8.5 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 210 Table CP.4 (suite): Discipline des enfants Pourcentage d’enfants âgés de 2-14 ans selon la méthode de discipline appliquée à l’enfant, Tchad, 2010 Pourcentage d’enfants âgés de 2 -14 ans ayant connu: Nombre d’enfants âgés de 2-14 ans Discipline non violente uniquement Agression psychologique Une punition physique N’importe quelle méthode disciplinaire violente1 N’importe quelle Sévère Région Batha 7,3 59,7 75,7 38,4 83,5 2429 BET 13,6 64,0 68,4 37,6 76,7 305 Chari Baguirmi 8,2 71,5 81,4 39,5 87,2 1809 Guéra 5,3 82,5 81,2 52,6 91,1 1791 Hadjer Lamis 13,5 61,9 75,5 36,5 81,3 2304 Kanem 17,4 59,5 70,8 37,7 76,7 2041 Lac 7,9 74,6 82,0 47,3 84,7 1764 Logone Occidental 13,9 71,6 71,5 37,9 79,5 2022 Logone Oriental 5,8 86,9 82,3 45,2 93,3 2452 Mandoul 7,6 73,7 83,5 52,5 90,3 2600 Mayo Kebbi Est 4,1 85,9 90,8 60,1 93,4 3095 Mayo Kebbi Ouest 6,3 83,4 74,9 28,7 89,5 2078 Moyen Chari 7,5 82,4 78,7 38,7 89,5 2053 Ouaddaï 14,2 66,8 79,0 38,2 83,7 2730 Salamat 14,4 61,7 65,8 33,9 71,6 1301 Tandjilé 9,7 72,7 76,3 43,8 86,4 2324 Wad Fira 29,4 43,5 51,7 18,0 59,9 1603 N’Djamena 11,8 63,5 71,8 40,8 81,5 3591 Barh El Gazal 21,1 59,1 61,4 27,4 71,1 354 Sila 9,8 64,7 74,7 27,8 83,4 706 Milieu de résidence Urbain 11,2 67,9 74,0 41,3 83,1 8036 Rural 10,4 71,7 77,3 41,1 84,6 31318 Total 10,5 70,9 76,6 41,1 84,3 39354 1 Indicateur MICS 8.5 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 11 .4 MARIAGE PRECOCE ET POLYGAMIE Au lendemain de son accession à la souveraineté nationale, le Tchad a adopté le Code civil français dans sa version de 1958. Pour prendre en compte le contexte qui est le nôtre, l’ordonnance n°3/INT/ADG réglementant l’état civil a été adopté le 02 juin 1961. Les conditions de fond du mariage sont consacrées par ce texte et pour la forme, l’officier d’état civil se réfère au Code civil français. L’ordonnance n°3 précitée impose en son article 11, alinéa 4, à l’officier de l’état civil de s’assurer que « les prescriptions réglementant les mariages ont été respectées notamment celles concernant l’âge et le consentement des conjoints, le versement de la dot […] » sans toutefois fixer un âge précis. Toujours en matière de mariage et pour trancher les éventuels conflits de statuts, le législateur a décidé, entre autres, que les affaires relatives à la validité du mariage seront statuées conformément à la loi du mari, à moins Protection des enfants et des femmes 211 TCHAD 2010 que les parties n’aient opté pour un statut différent au moment de la conclusion du mariage. Néanmoins, les conditions requises pour contracter mariage sont appréciées en ce qui concerne la femme suivant son propre statut selon l’article 70 de l’ordonnance 6-67/PR.MJ du 21 mars 1967, portant réforme de l’organisation judiciaire. Les articles 71 et 72 disposent respectivement que : « au cas de silence de la coutume, la loi doit être appliquée » et que « les coutumes doivent être écartées lorsqu’elles sont contraires à l’ordre public de l’Etat ». L’appréciation du caractère « contraire à l’ordre public » est difficile à cerner en raison de son caractère relatif. Une pratique peut scandaliser dans une région alors qu’elle peut être saluée dans une autre, comme par exemple le mariage par rapt. La loi n°04/PR/98 du 28 mai 1998 portant organisation judiciaire a laissé subsister ces ambiguïtés. En son article 81, elle précise que « tant qu’une législation civile unique n’aura pas été promulguée et jusqu’à une date qui sera fixée par décret, toute les formations de jugement en matière civile seront complétées par deux notables assesseurs réputés pour leurs connaissance des coutumes (…) ». Ces différentes dispositions démontrent la place capitale accordée aux coutumes dans le droit matrimonial. Pour les femmes tchadiennes, le droit au consentement « libre et total » tel qu’il est prôné par la Déclaration universelle des droits de l’homme n’est encore qu’une lointaine illusion. En outre, du fait de la coexistence du droit moderne et du droit coutumier, l’homme peut choisir le régime matrimonial qui lui convient, ce qui est à l’origine de nombreuses violences basées sur le genre, comme la polygamie. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, ratifiée par le Tchad en juin 1995, a le mérite d’accorder au statut juridique une attention particulière. Il est ainsi recommandé à l’article 5 « de faire bien comprendre que la maternité est une fonction sociale » et que « le rôle de la femme dans la procréation ne doit pas être une cause de discrimination ». Pour améliorer le statut juridique de la femme, le ministère de l’Action sociale, de la Famille et de la Solidarité nationale a lancé en 1995 le processus d’élaboration du Code des personnes et de la famille. Le nouveau Projet de code relève l’âge du mariage de la fille de 15 à 18 ans. Par ailleurs, la loi n°6/PR/2002 du 15 avril 2002 portant promotion de la santé de reproduction interdit le mariage précoce. Il faut cependant relever que la réforme juridique doit s’accompagner d’un travail considérable de sensibilisation des populations, tant les coutumes sont encore ancrées dans les mentalités et les comportements. Plusieurs indicateurs servant à estimer le pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 ans et de 18 ans figurent dans la première partie du tableau CP.5 et dans le tableau CP.6. Au Tchad, 28 pour cent des femmes de 15 à 49 ans sont mariées avant l’âge de 15 ans. Il semblerait toutefois que ces mariages très précoces aient tendance à diminuer légèrement car le pourcentage est plus élevé chez les femmes qui ont aujourd’hui entre 30 et 44 ans que chez celles qui ont entre 15 et 19 ans. En revanche, le mariage des femmes âgées de moins de 18 ans se maintient, variant très peu selon les groupes d’âges. Le taux est très élevé au niveau national – 69 pour cent des femmes de 20 à 49 ans sont mariées avant l’âge de 18 ans – et oscille entre 60 et 84 pour cent partout sauf à N’Djamena (52%). Au total, près de la moitié des femmes de 15 à 19 ans sont déjà mariées. Les taux de mariage précoce varient relativement peu selon le milieu de résidence et le niveau de richesse. Les disparités sont en revanche très importantes selon le niveau d’instruction de la femme : 33 pour cent des femmes se marient avant 15 ans quand elles sont sans instruction mais 10 pour cent seulement si elles ont un niveau secondaire ou plus. De même, 74 pour cent des femmes sans instruction se marient avant 18 ans, contre 37 pour cent chez les femmes de niveau secondaire ou plus. Le mariage des filles de moins de 15 ans est très présent (plus de 40%) dans les régions du Salamat, du Lac, du Hadjer Lamis et du Chari Baguirmi mais relativement moins répandu dans le Moyen Chari (14%). De même, le mariage précoce est plus répandu chez les musulmanes et les animistes. La dernière partie à droite du tableau CP.5 présente le pourcentage des femmes vivant en union polygame. Au Tchad, près de quatre femmes sur dix sont concernées. Le pourcentage augmente avec l’âge passant de 19 pour cent chez les jeunes filles de 15-19 ans à 53 pour cent chez les femmes de 40-44 ans avant de redescendre à 50 pour cent chez les 45-49 ans. Les résultats montrent aussi que l’union polygame est la plus répandue pour les femmes sans instruction (41%, contre 24% pour les femmes de niveau secondaire ou plus). 212 Tableau CP.5: Mariage précoce et polygamie Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui se sont mariées ou ont vécu avec un homme avant leur 15ème anniversaire, pourcentage de femmes âgées de 20-49 ans qui se sont mariées ou ont vécu avec un homme avant leur 15ème et 18ème anniversaires, pourcentage de femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme, et pourcentage de femmes actuellement mariées ou en union polygame, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 1 Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 ans Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 18 ans 2 Nombre de femmes âgées de 20-49 ans Pourcentage de femmes de 15-19 ans actuellement mariées/vivant avec un homme3 Nombre de femmes de 15-19 ans Pourcentage de femmes de 15-49 ans en mariage/ union polygame4 Nombre de femmes de 15-49 ans actuellement mariées/ vivant avec un homme Groupe d’âges 15-19 18,5 3310 0,0 0,0 0,0 47,6 3310 19,3 1577 20-24 29,0 2999 29,0 68,1 2999 0,0 0 29,9 2465 25-29 30,9 3068 30,9 69,3 3068 0,0 0 39,0 2819 30-34 34,6 2356 34,6 71,7 2356 0,0 0 45,9 2159 35-39 31,5 1922 31,5 66,9 1922 0,0 0 45,6 1725 40-44 31,2 1276 31,2 68,9 1276 0,0 0 53,2 1092 45-49 26,8 1004 26,8 70,5 1004 0,0 0 50,5 799 Niveau d’instruction de la femme Aucun 32,9 11093 34,4 73,8 9341 58,4 1752 41,2 9526 Primaire 22,6 3044 25,8 65,8 2174 39,6 870 34,3 2198 Secondaire et plus 10,1 1798 11,9 36,9 1111 30,3 688 24,5 912 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 26,4 3046 29,1 71,1 2487 45,1 559 37,8 2376 Second 31,1 3074 33,7 74,7 2471 50,4 603 39,5 2542 Moyen 29,2 3159 31,9 72,0 2504 51,3 655 38,4 2656 Quatrième 30,0 3276 31,8 70,9 2571 54,0 705 40,1 2703 Le plus riche 25,2 3382 28,2 57,4 2594 38,6 788 38,0 2360 Religion du chef de ménage Animiste 29,6 517 32,5 79,1 429 50,7 87 56,7 460 Catholique 21,3 2921 23,5 68,4 2334 42,8 587 38,6 2230 Protestant 19,4 2994 22,2 62,0 2342 41,0 652 35,3 2252 Musulmane 33,7 8842 36,5 70,9 6974 51,0 1867 38,3 7124 Autre religion 18,8 69 18,6 67,0 64 20,6 5 43,0 58 Pas de rel./ Manq. 27,7 593 29,2 72,7 482 54,2 111 45,6 513 Total 28,4 15936 30,9 69,1 12625 47,6 3310 38,8 12636 1Indicateur MICS 8.6; 2Indicateur MICS 8.7; 3Indicateur MICS 8.8; 4Indicateur MICS 8.9 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Les différences sont modérées selon le milieu de résidence et nullement liées au niveau de bien-être économique . Elles sont en revanche fortes selon la religion (57% chez les animistes) et le contexte régional : la polygamie est beaucoup plus répandue dans les deux Mayo Kebbi (Ouest : 47% ; Est : 46%) et le Sila (45%) que dans le Kanem (23%) ou le Barh El Gazal (26%). Protection des enfants et des femmes 213 TCHAD 2010 Tableau CP.5 (suite): Mariage précoce et polygamie Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui se sont mariées ou ont vécu avec un homme avant leur 15ème anniversaire, pourcentage de femmes âgées de 20-49 ans qui se sont mariées ou ont vécu avec un homme avant leur 15ème et 18ème anniversaires, pourcentage de femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées ou vivant avec un homme, et pourcentage de femmes actuellement mariées ou en union polygame, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 1 Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 15 ans Pourcentage de femmes mariées avant l’âge de 18 ans 2 Nombre de femmes âgées de 20-49 ans Pourcentage de femmes de 15-19 ans actuellement mariées/vivant avec un homme3 Nombre de femmes de 15-19 ans Pourcentage de femmes de 15-49 ans en mariage/ union polygame4 Nombre de femmes de 15-49 ans actuellement mariées/ vivant avec un homme Région Batha 38,9 777 42,4 74,5 626 54,4 151 33,8 659 BET 19,9 125 24,1 61,6 96 45,9 29 29,8 96 Chari Baguirmi 41,3 762 43,8 78,8 604 67,4 158 38,2 654 Guéra 38,2 698 40,9 73,1 563 47,9 135 44,1 557 Hadjer Lamis 41,4 829 43,6 78,0 658 57,7 172 40,2 704 Kanem 27,2 774 30,7 74,8 620 45,3 154 22,9 638 Lac 42,7 572 43,3 84,1 464 63,7 107 39,3 494 Logone Occidental 21,6 897 25,2 65,9 693 40,3 204 32,2 647 Logone Oriental 21,9 984 22,6 67,7 781 51,1 204 36,4 806 Mandoul 19,4 1024 22,3 68,2 846 52,7 178 43,1 874 Mayo Kebbi Est 27,2 1208 29,6 82,7 974 60,9 234 45,7 1078 Mayo Kebbi Ouest 27,1 851 32,0 68,1 661 38,2 190 47,6 689 Moyen Chari 14,0 865 15,4 59,7 698 21,5 167 37,6 585 Ouaddaï 28,4 1137 31,7 65,1 881 43,2 256 43,5 873 Salamat 51,4 455 53,7 83,1 364 56,9 91 41,4 373 Tandjilé 26,7 920 28,8 70,7 730 50,7 190 40,5 737 Wad Fira 22,5 677 23,2 62,9 527 50,1 150 43,9 551 N’Djamena 23,1 2016 25,9 51,8 1556 38,1 460 32,0 1335 Barh El Gazal 32,2 128 35,8 69,8 96 40,2 32 25,9 99 Sila 25,4 239 27,3 63,7 189 42,1 51 44,7 188 Milieu Urbain 25,0 3973 28,0 58,4 3025 39,4 949 32,7 2735 Rural 29,5 11962 31,9 72,5 9600 51,0 2362 40,5 9901 Total 28,4 15936 30,9 69,1 12625 47,6 3310 38,8 12636 1Indicateur MICS 8.6; 2Indicateur MICS 8.7; 3Indicateur MICS 8.8; 4Indicateur MICS 8.9 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 214 Tableau CP.6: Tendances du mariage précoce Pourcentage de femmes qui se sont mariées ou ont vécu avec un homme avant l’âge de 15 et 18 ans, par résidence et groupes d’âges, Tchad, 2010 Urbain Rural Total Groupe d’âges 15-19 15,4 949 0,0 0 19,8 2362 0,0 0 18,5 3310 0,0 0 20-24 24,7 821 54,3 821 30,6 2178 73,3 2178 29,0 2999 68,1 2999 25-29 25,0 727 57,6 727 32,8 2341 72,9 2341 30,9 3068 69,3 3068 30-34 33,1 520 60,4 520 35,0 1836 74,9 1836 34,6 2356 71,7 2356 35-39 29,6 440 58,8 440 32,0 1482 69,3 1482 31,5 1922 66,9 1922 40-44 31,2 279 60,7 279 31,3 997 71,2 997 31,2 1276 68,9 1276 45-49 30,2 237 67,4 237 25,7 767 71,4 767 26,8 1004 70,5 1004 Total 25,0 3973 58,4 3025 29,5 11962 72,5 9600 28,4 15936 69,1 12625 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 N om br e de fe m m es Po ur ce nt ag e de fe m m es m ar ié es a va nt l’â ge d e 15 a ns N om br e de fe m m es Po ur ce nt ag e de fe m m es m ar ié es a va nt l’â ge d e 18 a ns N om br e de fe m m es N om br e de fe m m es Po ur ce nt ag e de fe m m es m ar ié es a va nt l’â ge d e 18 a ns N om br e de fe m m es Po ur ce nt ag e de fe m m es m ar ié es a va nt l’â ge d e 15 a ns Po ur ce nt ag e de fe m m es m ar ié es a va nt l’â ge d e 15 a ns N om br e de fe m m es Po ur ce nt ag e de fe m m es m ar ié es a va nt l’â ge d e 18 a ns D’autres indicateurs, présentés dans le tableau CP.7, mettent en lumière la différence d’âge entre les conjoints en donnant le pourcentage de femmes mariées ou en union qui ont une différence d’âge de 10 ans ou plus avec leur conjoint actuel. Au Tchad, moins de un pour cent des femmes de 15-19 ans actuellement mariées ou en union vivent avec un conjoint plus jeune qu’elles. Environ une femme mariée ou en union de 15-19 ans sur 5 (19%) est mariée avec un homme de 0-4 ans plus âgé qu’elle. Pour 32 pour cent d’entre elles, la différence d’âge est très élevée, de 5-9 ans ou de 10 ans et plus. Les jeunes femmes les plus concernées par les unions avec des hommes plus âgés sont les plus instruites et les plus riches : 36 pour cent des femmes qui ont un niveau secondaire ou plus vivent avec un homme plus âgé qu’elles d’au moins 10 ans contre 27% chez celles qui ont un niveau d’instruction primaire. Surtout, les jeunes femmes de 15-19 ans issues des ménages les plus riches sont deux fois plus nombreuses à se marier avec un homme d’au moins 10 ans leur aîné que celles des ménages les plus pauvres (respectivement 47% et 24%). Par ailleurs, il apparaît que les jeunes filles musulmanes sont proportionnellement plus nombreuses que les autres à se marier avec des hommes d’au moins dix ans de plus qu’elles (37%). Selon les régions, au Moyen Chari plus de la moitié des jeunes femmes de 15-19 ans (53%) sont mariées à un homme plus âgé qu’elles d’au moins dix ans. Puis suivent le Hadjer Lamis (45%), la ville de N’Djamena (43%) et le Sila (42%). Au contraire, ce taux se limite à huit pour cent dans le Mayo Kebbi Ouest. Les mariages de jeunes filles avec des hommes beaucoup plus âgés qu’elles sont également beaucoup plus fréquents en milieu urbain qu’en milieu rural : 43 pour cent contre 28 pour cent. Protection des enfants et des femmes 215 TCHAD 2010 Tableau CP.7: différence d’âge entre conjoints Pourcentage de femmes actuellement mariées /vivant avec un homme âgées de 15-19 ans et de 20-24 ans selon la différence d’âge avec leur mari ou partenaire, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes actuellement mariées/vivant avec un homme âgées de 15-19 ans dont le mari ou partenaire est Nombre de femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées/ vivant avec un homme Pourcentage de femmes actuellement mariées/vivant avec un homme âgées de 20-24 ans dont le mari ou le partenaire est: Nombre de femmes âgées de 20-24 ans actuellement mariées/ vivant avec un homme plus jeune de 0-4 ans plus âgé de 5-9 ans plus âgé de 10+ ans plus âgé1 Age du mari/ partenaire inconnu plus jeune de 0-4 ans plus jeune de 5-9 ans plus âgé de 10+ ans plus âgé2 Age du mari/ partenaire inconnu Région Batha 0,4 20,1 31,3 28,4 19,9 82 1,9 8,4 37,8 45,8 6,0 141 Chari Baguirmi 0,0 28,2 27,3 28,3 16,3 106 0,9 24,3 37,7 34,5 2,6 144 Guéra 0,0 10,2 39,4 32,4 18,0 64 0,0 10,8 31,5 44,7 13,0 99 Hadjer Lamis 0,6 8,8 30,6 44,6 15,3 99 3,3 11,0 32,9 37,8 15,0 147 Kanem 3,2 16,8 37,1 40,5 2,4 70 2,0 11,7 34,4 40,2 11,7 111 Lac 0,0 22,0 31,3 35,2 11,4 68 2,5 10,2 28,6 43,0 15,8 83 Logone Occidental 0,0 27,7 24,1 16,7 31,4 82 1,4 19,7 31,0 25,7 22,3 142 Logone Oriental 1,7 40,8 23,4 25,5 8,7 104 1,1 42,2 34,6 18,6 3,5 167 Mandoul 2,8 22,8 34,6 29,4 10,3 94 0,0 33,2 28,4 31,7 6,8 172 Mayo Kebbi Est 1,2 17,4 32,4 24,6 24,4 143 0,0 18,1 19,4 36,1 26,3 224 Mayo Kebbi Ouest 0,0 29,9 14,7 8,1 47,3 73 0,4 10,2 18,0 28,0 43,4 123 Moyen Chari 0,0 8,2 30,5 53,0 8,2 36 2,1 21,7 40,0 26,0 10,2 107 Ouaddaï 1,7 11,3 34,3 34,0 18,7 111 1,3 16,4 34,3 37,5 10,5 157 Salamat 0,4 14,1 46,0 29,7 9,8 52 0,6 6,9 29,1 30,9 32,5 76 Tandjilé 0,4 21,9 36,8 32,6 8,3 96 0,2 29,4 15,8 29,3 25,3 142 Wad Fira 0,0 1,3 48,3 27,8 22,7 75 0,2 19,9 41,5 16,3 22,1 74 N’Djamena 0,0 10,3 32,6 43,0 14,1 175 2,8 13,3 23,6 51,1 9,2 287 Sila 1,5 19,0 32,2 41,8 5,5 21 3,1 17,2 34,4 40,8 4,4 31 Milieu de résidence Urbain 0,6 11,4 32,4 42,6 13,0 373 1,8 14,3 25,8 48,7 9,5 566 Rural 0,8 20,8 32,2 28,0 18,1 1204 1,1 20,1 30,8 31,3 16,7 1899 Groupe d’âges 15-19 0,8 18,6 32,3 31,5 16,9 1577 nd nd nd nd nd nd 20-24 nd nd nd nd nd nd 1,3 18,8 29,6 35,3 15,0 2465 Niveau d’instruction de la femme Aucun 0,9 18,7 34,5 32,1 13,8 1024 1,3 16,6 30,7 38,0 13,3 1663 Primaire 0,7 18,2 25,9 27,0 28,3 345 1,2 22,9 26,9 26,9 22,2 531 Secondaire et plus 0,3 18,7 31,6 36,1 13,3 208 1,3 24,3 28,4 34,6 11,4 270 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,0 20,6 30,4 24,4 24,6 252 ,4 20,0 28,5 36,5 14,6 396 Second 1,4 20,2 33,5 29,9 15,0 304 1,0 22,9 30,0 24,6 21,6 541 Moyen 1,7 25,6 34,0 22,7 16,1 336 1,0 24,3 34,3 24,9 15,5 505 Quatrième 0,0 16,6 32,8 32,6 18,0 381 2,5 13,0 30,6 40,4 13,5 522 Le plus riche 0,6 10,1 30,0 47,2 12,0 304 1,3 13,9 24,4 50,8 9,6 501 Religion du chef de ménage Animiste 0,3 17,8 29,6 25,0 27,4 44 ,5 8,2 17,2 45,7 28,4 90 Catholique 1,1 28,5 25,9 26,9 17,7 251 2,1 28,1 29,9 21,8 18,0 424 Protestant 1,2 30,6 27,9 19,4 20,9 267 ,2 29,5 29,5 22,0 18,8 461 Musulmane 0,6 13,0 35,1 36,6 14,7 953 1,5 12,7 31,3 43,2 11,3 1382 Pas de rel./Manq. 0,0 12,9 36,6 28,8 21,7 60 ,0 21,4 19,5 34,0 25,1 96 Total 0,8 18,6 32,3 31,5 16,9 1577 1,3 18,8 29,6 35,3 15,0 2465 1Indicateur MICS 8.10a; 2Indicateur MICS 8.10b Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 216 La deuxième partie du tableau concerne les femmes actuellement âgées de 20-24 ans qui sont mariées ou vivent avec un homme. Là encore, les différences d’âge sont importantes, et même un peu plus présentes que chez les 15-19 ans. Plus d’une femme de 20-24 ans sur trois (35%) est actuellement en union avec un homme âgé d’au moins dix ans de plus qu’elle. Mais cette fois, ce sont les femmes de 20-24 ans sans instruction les plus nombreuses à se marier avec des hommes plus âgés. L’indice de richesse reste un facteur très influent et comme leurs cadettes, les femmes de 20-24 ans des milieux les plus aisés sont les plus nombreuses à se marier à des hommes plus âgées (51%, contre 36% dans les ménages les plus pauvres). Là encore, la religion pèse sur les comportements, les femmes chrétiennes ayant moins tendance que les animistes et les musulmanes à s’unir à des hommes plus âgés. En considérant la région, N’Djamena se distingue avec plus de la moitié des jeunes femmes de 20-24 ans (51%) mariées à un homme d’au moins dix ans de plus alors que le Wadi Fira apparaît comme la région où les écarts d’âge entre époux sont les plus faibles. Enfin, les jeunes femmes de 20 à 24 ans du milieu urbain sont là encore plus nombreuses que les rurales à s’unir avec un homme plus âgé (49% contre 31%). 11 .5 MUTILATIONS GENITALES FEMININES Malgré leur importance numérique et leur forte contribution au développement, les femmes sont les plus exposées à l’analphabétisme et à la pauvreté. Leur situation les maintient dans une perpétuelle dépendance, qui précarise leur vie et celle de leurs enfants. Cette insécurité permanente se trouve aggravée par la persistance de pratiques traditionnelles qui constituent de véritables violences à leur rencontre, une négation de leurs droits et de leur dignité. Parmi ces pratiques, les mutilations génitales féminines (MGF) sont les plus répandues. Elles recouvrent « toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons culturelles ou autres et non à des fins thérapeutiques ». Au regard des conséquences néfastes et souvent irréversibles des MGF sur la santé des victimes, de nombreuses rencontres internationales ont abouti à l’adoption d’instruments juridiques visant leur élimination. Dès lors, une mobilisation sociale s’est développée dans les pays concernés, et de multiples actions de lutte contre les MGF. Comme les autres pays africains, le Tchad s’est attaqué à ces pratiques traditionnelles, très répandues sous la forme de l’excision. Au plan national, quelques actions positives méritent d’être relevées : • La ratification des instruments juridiques en faveur de la promotion, du respect des droits des femmes et des enfants, notamment la CEDEF et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADE) ; • Des campagnes d’information et de sensibilisation conduites par le ministère de l’Action sociale sur les conséquences des pratiques traditionnelles néfastes avec une focalisation sur les MGF ; • La réalisation d’une étude bibliographique sur les pratiques traditionnelles au Tchad ayant permis d’établir la cartographie de l’excision par le CONA-CIAF, une association de lutte contre les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants créée en 1988 et affiliée au Comité interafricain basé à Dakar ; • La promulgation le 15 avril 2002 de la loi n°06/PR/2002, portant promotion de la santé de la reproduction. Malheureusement, cette pratique persiste. Selon les résultats de la MICS 2010, 44 pour cent des femmes âgées de 15-49 ans déclarent avoir subi une forme de mutilation génitale féminine/excision (MGF/E). La forme la moins sévère (clitoridectomie) concerne 35 pour cent des femmes. Protection des enfants et des femmes 217 TCHAD 2010 Tableau CP.8: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les femmes Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans par état de MGF/E, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15 à 49 ansà qui on a: Pourcentage de celles ayant subi n’importe quelle forme de MGF/E1 Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Aucune MGF/E retiré des chairs entaillé les parties génitales fermé la zone du vagin par couture Forme de MGF/E non déterminée Région Batha 22,3 48,8 10,1 17,2 1,5 77,7 777 BET 85,0 13,8 0,1 1,1 0,0 15,0 125 Chari Baguirmi 62,7 35,0 0,1 1,8 0,5 37,3 762 Guéra 20,7 65,9 8,6 2,7 2,0 79,3 698 Hadjer Lamis 30,8 57,0 1,8 8,1 2,3 69,2 829 Kanem 96,8 0,5 0,0 2,6 0,1 3,2 774 Lac 97,7 2,3 0,0 0,0 0,0 2,3 572 Logone Occidental 97,3 2,4 0,2 0,0 0,2 2,7 897 Logone Oriental 66,0 28,5 4,7 0,3 0,5 34,0 984 Mandoul 12,1 70,7 14,3 1,5 1,4 87,9 1024 Mayo Kebbi Est 96,8 2,7 0,0 0,5 0,0 3,2 1208 Mayo Kebbi Ouest 97,5 1,8 0,4 0,1 0,1 2,5 851 Moyen Chari 26,3 59,8 13,0 0,2 0,7 73,7 865 Ouaddaï 20,9 67,7 1,0 6,7 3,7 79,1 1137 Salamat 4,4 87,4 2,9 2,7 2,6 95,6 455 Tandjilé 87,8 11,6 0,2 0,4 0,0 12,2 920 Wad Fira 41,7 53,8 0,3 3,2 0,9 58,3 677 N’Djamena 53,0 30,6 7,9 5,3 3,2 47,0 2016 Barh El Gazal 96,7 2,9 0,1 0,3 0,0 3,3 128 Sila 4,3 78,9 8,9 3,2 4,7 95,7 239 Milieu de résidence Urbain 54,5 32,6 6,1 4,6 2,2 45,5 3973 Rural 56,2 36,4 3,6 2,8 1,1 43,8 11962 Groupe d’âges 15-19 59,0 31,7 4,4 3,4 1,5 41,0 3310 20-24 57,0 34,2 4,0 3,8 1,0 43,0 2999 25-29 53,9 37,4 4,3 3,0 1,4 46,1 3068 30-34 54,8 35,7 4,1 4,0 1,4 45,2 2356 35-39 54,3 36,9 5,2 2,0 1,6 45,7 1922 40-44 55,7 36,4 3,8 2,7 1,4 44,3 1276 45-49 52,4 41,5 2,9 2,2 1,0 47,6 1004 Niveau d’instruction de la femme Aucun 53,1 38,3 3,6 3,6 1,5 46,9 11093 Primaire 57,6 32,7 6,4 2,4 0,9 42,4 3044 Secondaire et plus 69,1 22,8 4,6 2,1 1,3 30,9 1798 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 53,4 38,7 3,7 2,8 1,4 46,6 3074 Second 57,5 36,3 2,8 2,1 1,3 42,5 3159 Moyen 63,4 30,2 3,1 2,8 0,5 36,6 3276 Quatrième 56,6 30,3 6,1 4,8 2,2 43,4 3382 Le plus riche 93,6 6,1 0,0 0,4 0,0 6,4 517 Religion du chef de ménage Catholique 59,4 33,5 6,1 0,5 0,6 40,6 2921 Protestant 74,4 20,6 3,8 ,6 0,7 25,6 2994 Musulmane 43,9 44,5 4,2 5,4 2,0 56,1 8842 Autre religion 40,9 57,1 0,0 0,0 2,0 59,1 69 Pas de religion/ Manquant 89,1 8,9 1,1 0,4 0,5 10,9 593 Total 55,8 35,5 4,2 3,2 1,3 44,2 15936 1 Indicateur MICS 8.12 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 218 Tableau CP.9: Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les filles Pourcentage de filles âgées de 0-14 ans par état de MGF/E, Tchad, 2010 Pourcentage de répartition des filles âgées de 0-14 ans: Pourcentage de celles ayant subi n’importe quelle forme de MGF/E1 Nombre des filles âgées de 0-14 ans Qui ont subi des MGF/E Aucune MGF/E Se sont fait retirer des chairs Se sont fait entailler les parties génitales Se sont fait fermer la zone du vagin par couture Forme de MGF/E non déterminée Niveau d’instruction de la mère Aucun 84,8 12,5 1,2 1,2 85,1 15,2 11093 Primaire 93,5 4,9 1,0 0,5 93,6 6,5 3044 Secondaire et plus 97,6 1,6 0,6 0,3 97,6 2,4 1798 Expérience de la mère en matière de MGF/E Aucune MGF/E 99,5 0,4 0,0 0,0 99,6 0,5 8886 A subi une MGF/E 73,3 21,6 2,5 2,2 73,7 26,7 7050 Quintile de bien-être économique Le plus pauvre 85,1 12,2 1,5 0,9 85,4 14,9 3046 Second 85,7 12,2 0,8 1,1 85,9 14,3 3074 Moyen 88,0 10,0 0,7 0,9 88,4 12,0 3159 Quatrième 89,7 8,2 1,0 0,8 90,0 10,3 3276 Le plus riche 90,5 6,8 1,5 1,0 90,7 9,5 3382 Religion du chef de ménage Animiste 98,3 1,7 0,0 0,0 98,3 1,7 517 Catholique 92,1 6,3 1,1 0,2 92,4 7,9 2921 Protestant 95,1 3,7 1,0 0,1 95,2 4,9 2994 Musulmane 82,9 13,9 1,2 1,6 83,2 17,1 8842 Autre religion 82,4 14,7 0,0 0,0 85,3 17,6 69 Pas de religion/ Manquant 96,4 2,5 0,7 0,3 96,4 3,6 593 Total 87,9 9,8 1,1 1,0 88,1 12,1 15936 1 indicateur MICS 8.13 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 On ne constate pas de grandes variations selon le milieu de résidence ni selon l’âge, ce qui atteste de la persistance des MGF. En revanche, les disparités sont fortes selon le niveau d’instruction, le quintile de bien-être économique et la religion. En effet, les femmes sans niveau d’instruction sont relativement plus nombreuses à être excisées que celles de niveau secondaire ou plus (47% contre 31%). Quant au quintile de bien-être économique, on constate que les femmes des ménages les plus pauvres sont pratiquement huit fois plus nombreuses que celles qui vivent dans les ménages les plus riches à subir des MGF : 47 pour cent contre 6 pour cent. A noter également que la fréquence des MGF ne décroît pas régulièrement quand le niveau de bien-être économique augmente mais chute brutalement entre le quatrième quintile (43%) et le quintile des ménages les plus riches (6%). De plus, les femmes de religion musulmane sont proportionnellement plus nombreuses que les sans religion à se faire mutiler (56% contre 11%). En considérant la région de résidence, il apparaît que le Sila et le Salamat arrivent en tête avec 96 pour cent des femmes ayant subi n’importe quelle forme de MGF, le plus souvent sous la forme de « chair retirée ». A l’inverse, dans les deux Mayo Kebbi, au Barh El Gazal, dans le Logone Occidental et le Kanem, le pourcentage de femmes ayant subi des MGF est très faible (égal ou inférieur à 3%). Protection des enfants et des femmes 219 TCHAD 2010 Chez les filles âgées de 0-14 ans, 12 pour cent ont subi une certaine forme de MGF/E, selon la déclaration de leurs mères (tableau CP.9). L’analyse selon le niveau d’instruction de la mère révèle que les filles dont les mères n’ont aucun niveau d’instruction sont davantage victimes des mutilations génitales que les filles dont les mères ont un niveau secondaire ou plus : 15 pour cent contre 2 pour cent. On observe également que rares sont les filles qui subissent des mutilations génitales lorsque leurs mères n’ont pas été excisées. En effet, le taux de filles de 0 à 14 ans ayant subi des MGF/E varie de 0,5 pour cent lorsque les mères qui n’ont pas été excisées à 27 pour cent pour les autres. Par rapport à la religion, il apparaît que les filles de familles musulmanes (17%) et adeptes de la catégorie « autre religion » (18%) sont proportionnellement les plus nombreuses à être victimes de mutilations génitales. Tableau CP.9 (suite): Mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les filles Pourcentage de filles âgées de 0-14 ans par état de MGF/E, Tchad, 2010 Pourcentage de répartition des filles âgées de 0-14 ans: Pourcentage de celles ayant subi n’importe quelle forme de MGF/E1 Nombre des filles âgées de 0-14 ans Qui ont subi des MGF/E Aucune MGF/E Se sont fait retirer des chairs Se sont fait entailler les parties génitales Se sont fait fermer la zone du vagin par couture Forme de MGF/E non déterminée Région Batha 74,8 17,3 2,8 5,1 74,8 25,2 777 BET 98,5 1,5 0,0 0,1 98,5 1,5 125 Chari Baguirmi 88,0 11,3 0,0 0,7 88,0 12,0 762 Guéra 72,0 24,7 2,3 0,6 72,4 28,0 698 Hadjer Lamis 77,3 17,8 0,6 4,1 77,5 22,7 829 Kanem 99,6 0,0 0,0 0,3 99,6 0,4 774 Lac 98,2 0,4 0,0 0,0 99,6 1,8 572 Logone Occid. 99,7 0,2 0,0 0,1 99,7 0,3 897 Logone Oriental 91,9 5,9 1,6 0,6 91,9 8,1 984 Mandoul 81,8 14,6 2,6 0,2 82,6 18,2 1024 Mayo Kebbi Est 99,0 0,8 0,0 0,1 99,0 1,0 1208 Mayo Kebbi O. 99,5 0,3 0,1 0,0 99,5 0,5 851 Moyen Chari 86,7 9,6 3,3 0,5 86,7 13,3 865 Ouaddaï 78,0 19,1 0,3 1,9 78,8 22,0 1137 Salamat 67,0 30,6 1,1 1,1 67,1 33,0 455 Tandjilé 96,9 2,8 0,0 0,0 97,2 3,1 920 Wadi Fira 79,8 17,3 0,9 2,0 79,8 20,2 677 N Djamena 89,4 7,5 2,1 0,6 89,8 10,6 2016 Barh El Gazal 99,1 0,8 0,1 0,0 99,1 0,9 128 Sila 72,9 24,4 1,7 0,8 73,1 27,1 239 Milieu de résidence Urbain 89,1 8,0 1,7 0,9 89,4 10,9 3973 Rural 87,5 10,4 0,9 1,0 87,7 12,5 11962 Total 87,9 9,8 1,1 1,0 88,1 12,1 15936 1 indicateur MICS 8.13 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 220 L’indicateur permettant de mesurer la résistance des MGF est le degré d’approbation de ces pratiques chez Les données montrent que le degré d’approbation des MGF ne varie guère selon l’âge des filles/femmes interrogées, ce qui laisse augurer peu de changements dans les générations à venir, si rien n’est fait. Elles indiquent aussi que la résistance aux MGF/E est plus grande chez les femmes de niveau secondaire et plus, qui sont beaucoup plus nombreuses que les femmes sans instruction à souhaiter l’arrêt de ces pratiques. De même, l’opposition aux MGF est plus forte chez les femmes qui n’ont pas été excisées et chez les femmes des ménages les plus riches : cinquante et un pour cent de ces femmes, contre seulement 26 pour cent chez les plus pauvres, pensent qu’il faudrait abandonner les MGF. Au niveau des régions en toute logique, c’est dans celles où ces pratiques coutumières sont les plus enracinées que les femmes souhaitent leur perpétuation, en particulier dans le Salamat, le Sila, le Ouddai et le Guéra. Pour conclure, il convient de noter qu’en ce qui concerne les mutilations génitales féminines, si la volonté politique est nécessaire à leur élimination en tant qu’objectif national, il appartient aux organisations de la société civile et aux organisations communautaires de déployer des actions efficaces pour les disqualifier aux yeux des populations, en particulier chez les jeunes. les femmes de 15 à 49 ans (tableau CP.10). Au Tchad, 38 pour cent des femmes de cet âge sont en faveur de la poursuite des MGF/E et 36 pour cent en faveur de l’arrêt de ces pratiques. En 2004, lors de l’EDST, 49 pour cent des femmes enquêtées étaient favorables à la poursuite de l’excision tandis que 38 pour cent souhaitaient son abandon. Protection des enfants et des femmes 221 TCHAD 2010 Tableau CP.10: Approbation des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) Pourcentage de femmes âgées de 15 à 49 ans ayant entendu parler de la MGF/E, et pourcentage des femmes selon leurs attitudes quant à la poursuite de la pratique de la MGF/E, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes ayant entendu parler de la MGF/E Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Pourcentage de femmes qui pensent que la pratique de la MGF/E Nombre de femmes âgées de 15-49 ans ayant entendu parler de la MGF/E devrait se poursuivre1 devrait être abandonnée dépend ne savent pas Groupe d’âges 15-19 83,3 3310 37,1 36,4 12,9 13,6 2758 20-24 83,3 2999 38,0 36,7 14,2 11,2 2498 25-29 85,5 3068 38,3 37,1 13,6 10,9 2624 30-34 84,8 2356 38,2 35,4 16,1 10,4 1997 35-39 85,0 1922 37,1 37,8 14,9 10,2 1633 40-44 82,7 1276 34,9 34,9 17,5 12,8 1055 45-49 84,8 1004 40,3 32,9 15,0 11,9 852 Instruction de la femme Aucune 84,1 11093 44,5 27,9 15,2 12,5 9330 Primaire 82,9 3044 25,5 49,2 14,1 11,1 2525 Secondaire et plus 87,0 1798 17,1 65,3 10,9 6,7 1564 Expérience en matière de MGF/E Aucune MGF/E 71,7 8886 6,4 52,9 21,1 19,6 6369 A subi une MGF/E 100,0 7050 66,0 21,2 8,5 4,3 7050 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 82,5 3046 48,0 26,4 13,9 11,8 2513 Second 81,2 3074 44,7 29,8 13,8 11,7 2496 Moyen 82,5 3159 38,9 31,9 14,6 14,6 2606 Quatrième 83,5 3276 32,7 38,4 16,3 12,5 2735 Le plus riche 90,8 3382 27,0 51,3 13,8 7,8 3069 Religion du chef de ménage Animiste 42,0 517 18,0 37,9 16,8 27,3 217 Catholique 81,6 2921 19,0 52,2 18,4 10,5 2383 Protestant 79,5 2994 15,2 57,2 16,2 11,4 2382 Musulmane 90,7 8842 51,5 25,1 12,2 11,3 8020 Autre religion 91,0 69 40,8 47,2 6,0 6,0 63 Total 84,2 15936 37,7 36,2 14,5 11,6 13419 1 Indicateur MICS 8.11 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 222 Tableau CP.10 (suite): Approbation des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) Pourcentage de femmes âgées de 15 à 49 ans ayant entendu parler de la MGF/E, et pourcentage des femmes selon leurs attitudes quant à la poursuite de la pratique de la MGF/E, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes ayant entendu parler de la MGF/E Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Pourcentage de femmes qui pensent que la pratique de la MGF/E Nombre de femmes âgées de 15-49 ans ayant entendu parler de la MGF/E devrait se poursuivre1 devrait être abandonnée dépend ne savent pas Région Batha 98,6 777 72,9 16,4 8,2 2,6 766 BET 91,8 125 16,2 25,7 27,4 30,8 114 Chari Baguirmi 93,8 762 29,7 37,6 19,4 13,3 714 Guéra 89,3 698 74,0 15,6 7,2 3,1 623 Hadjer Lamis 98,7 829 62,7 23,4 7,9 6,0 818 Kanem 70,5 774 11,4 37,3 22,6 28,7 546 Lac 82,4 572 14,1 43,7 14,8 27,4 471 Logone Occidental 81,1 897 9,6 53,9 15,8 20,7 727 Logone Oriental 98,4 984 14,8 66,9 14,1 4,2 968 Mandoul 98,5 1024 36,9 42,3 17,2 3,5 1009 Mayo Kebbi Est 42,0 1208 12,6 33,8 26,1 27,5 508 Mayo Kebbi Ouest 42,4 851 11,5 28,8 41,7 18,0 361 Moyen Chari 99,4 865 21,7 55,8 7,3 15,2 860 Ouaddaï 96,4 1137 73,2 13,2 5,8 7,8 1096 Salamat 96,9 455 90,3 3,4 3,4 2,9 441 Tandjilé 67,1 920 11,5 48,8 26,0 13,6 617 Wadi Fira 89,0 677 56,4 4,4 13,6 25,6 602 N’Djamena 92,6 2016 25,2 53,8 14,5 6,5 1866 Barh El Gazal 58,6 128 5,0 20,9 43,8 30,3 75 Sila 98,8 239 86,6 5,5 5,5 2,4 236 Milieu de résidence Urbain 91,2 3973 29,4 48,1 14,5 8,0 3625 Rural 81,9 11962 40,8 31,9 14,5 12,9 9795 Total 84,2 15936 37,7 36,2 14,5 11,6 13419 1 Indicateur MICS 8.11 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Protection des enfants et des femmes 223 TCHAD 2010 11 .6 VIOLENCES DOMESTIQUES Dans le cadre de l’enquête MICS-2010, un module portant sur les violences domestiques au Tchad a été introduit. C’est la première fois qu’une enquête nationale prend en compte ce sujet. La production de données valides sur les violences domestiques, obtenues à partir d’un échantillon représentatif de la population de femmes mariées ou ayant été mariées, vise à apporter une information utile aux différents partenaires institutionnels (politiques, sociaux, médias.) et à l’ensemble de la société, de façon à réduire la prévalence de ce type de violence. La réalisation d’une enquête nationale intégrant un volet relatif aux violences domestiquescorrespond aux engagements que le Tchad a pris, conjointement avec les autres pays, lors de la Conférence mondiale sur les femmes, qui s’est tenue à Beijing en 1995. Elle répond aux recommandations faites aux gouvernements de fournir des « statistiques précises concernant les violences faites aux femmes ». En outre, le Tchad a ratifié la Convention relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Les violences domestiquessont une forme de violences faites aux femmes définies par les Nations Unies comme « tous actes dirigés contre les femmes et causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles et psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte et la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée ». Le concept s’étend ici à toute relation de couple, avec ou sans lien légal, avec ou sans cohabitation ; le conjoint n’est pas seulement l’homme avec qui l’on vit, il peut être le petit ami, le fiancé. Toutes les femmes ayant vécu une telle relation au cours des 12 derniers mois, soit 15 932 femmes, ont été interrogées. Un certain nombre d’entre elles étaient veuves, divorcées ou séparées récemment et par conséquent, ne vivaient plus en couple au moment de l’enquête. Attitudes des femmes vis-à-vis des violences domestiques Lors de la collecte des données de MICS, des questions sur la justification de la maltraitance morale ou psychologique du mari à l’endroit de leur conjointe ont été posées aux femmes. Ces questions se rapportent essentiellement à la perception des formes de violences et ont été posées à toutes les femmes de 15-49 ans, qu’elles soient célibataires ou non. Le graphique CP.1 fait ressortir les résultats de ces investigations. La majorité des femmes enquêtées (62%) pensent qu’il est justifié que le mari les batte dans certaines situations. L’aspect négligence des enfants (68%) semble être une justification primordiale suivi de « sortir sans informer le mari/partenaire » évoqué par 48 pour cent des femmes de 15-49 ans. Par ailleurs, au moins 40 pour cent des femmes trouvent justifiées les violences physiques lorsqu’elles argumentent avec le mari/partenaire ou qu’elles refusent d’avoir des rapports sexuels avec lui ou lorsqu’elles brûlent la nourriture. Graphique CP.1: Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui pensent qu’il est justifié que le mari les batte dans certaines situations, MICS-2010 224 Le tableau CP.11 fait ressortir les résultats par rapport à la perception des femmes vis-à-vis des violences domestiques. La région fait apparaître de fortes disparités dans la perception de certaines formes de violence. Les femmes résidant au Logone Occidental semblent les plus enclines à trouver justifié que le mari/partenaire violente sa femme/partenaire (89%) tandis qu’au BET (22%) et au Wadi Fira (24%), elles sont beaucoup moins portées à trouver cela acceptable. Cette tendance reste la même quelle que soit la raison invoquée. Les différences d’opinion sont faibles entre le milieu rural et urbain. Les femmes sont d’avis que le mari/ partenaire batte sa femme si elle sort sans lui dire (49% contre 46%), si elle néglige les enfants (49% contre 48%), si elle argumente (42% contre 38%) ou si elle refuse les rapports sexuels (41% contre 38%). L’âge, le niveau d’instruction et l’indice de richesse ne font pas apparaître de différences notables. Tableau CP.11: Attitudes vis-à-vis de la violence domestique Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme dans différentes situations, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme/partenaire: Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Si elle sort sans le lui dire Si elle néglige les enfants Si elle argumente avec lui Si elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui Si elle brûle la nourriture Pour toutes ces raisons1 Région Batha 44,0 43,4 40,8 36,8 47,4 60,0 777 BET 14,7 14,3 5,0 14,1 9,6 22,4 125 Chari Baguirmi 29,9 28,3 23,3 22,8 19,5 37,8 762 Guéra 45,9 41,5 35,3 36,5 38,1 54,5 698 Hadjer Lamis 53,9 56,2 41,0 42,3 47,3 64,1 829 Kanem 19,7 24,6 25,0 24,1 21,3 40,2 774 Lac 53,0 54,9 47,3 55,6 42,7 65,5 572 Logone Occidental 80,4 81,5 77,2 72,8 78,5 89,1 897 Logone Oriental 71,5 71,4 53,0 44,7 49,5 74,8 984 Mandoul 32,1 34,9 33,0 22,6 39,2 59,3 1024 Mayo Kebbi Est 55,4 53,7 39,6 44,3 41,0 58,3 1208 Mayo Kebbi Ouest 50,4 52,4 34,7 38,8 55,1 61,1 851 Moyen Chari 65,5 70,3 66,0 54,0 69,0 79,8 865 Ouaddaï 58,1 57,3 45,9 46,4 40,9 77,4 1137 Salamat 46,0 45,1 37,0 53,5 38,6 68,6 455 Tandjilé 48,8 46,6 45,8 46,6 45,1 60,5 920 Wad Fira 13,7 14,5 13,9 15,2 17,2 24,5 677 N’Djamena 41,3 45,0 34,8 33,2 32,7 67,2 2016 Barh El Gazal 35,0 37,0 29,6 32,4 34,7 40,4 128 Sila 59,5 63,8 46,2 44,3 41,0 70,2 239 Milieu de résidence Urbain 46,0 47,6 38,2 37,8 38,1 65,7 3973 Rural 48,7 49,5 41,7 40,6 43,5 61,1 11962 Total 48,1 49,0 40,8 39,9 42,2 62,3 15936 1 Indicateur 8.14 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Protection des enfants et des femmes 225 TCHAD 2010 Tableau CP.11 (suite): Attitudes vis-à-vis de la violence domestique Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme dans différentes situations, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui croient qu’il est justifié qu’un mari batte sa femme/partenaire: Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Si elle sort sans le lui dire Si elle néglige les enfants Si elle argumente avec lui Si elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui Si elle brûle la nourriture Pour toutes ces raisons1 Groupe d’âges 15-19 44,9 46,1 37,8 36,5 40,7 58,9 3310 20-24 48,7 50,5 41,6 40,8 42,7 64,4 2999 25-29 49,7 50,6 42,3 40,9 42,2 64,1 3068 30-34 48,8 49,0 41,1 40,7 44,2 62,4 2356 35-39 46,5 48,3 41,0 39,9 40,7 61,3 1922 40-44 51,0 52,1 42,1 42,3 44,1 63,6 1276 45-49 49,1 46,8 40,9 40,9 41,3 61,5 1004 Statut marital Actuellement mariée/en un. 48,1 49,1 41,0 41,1 42,6 62,5 12636 Précédemment mariée/en en union 51,9 49,9 42,9 40,4 40,9 64,9 1127 Niveau d’instruction de la femme Aucun 46,6 47,2 39,5 39,7 40,3 60,3 11093 Primaire 54,6 55,8 47,3 43,4 49,4 67,7 3044 Secondaire et plus 46,1 48,8 37,8 35,7 41,8 65,5 1798 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 50,3 48,7 42,2 38,8 41,8 63,0 3046 Second 47,9 49,3 40,6 40,8 43,5 61,2 3074 Moyen 48,1 49,5 42,5 41,9 44,4 61,3 3159 Quatrième 49,6 50,4 41,0 40,8 44,0 61,0 3276 La plus riche 44,8 47,3 37,9 37,6 37,6 64,8 3382 Religion du chef de ménage Animiste 54,7 55,6 45,4 50,5 55,6 65,7 517 Catholique 55,1 55,5 47,0 41,8 49,3 68,7 2921 Protestant 57,7 59,1 50,7 46,0 53,2 70,8 2994 Musulmane 41,8 42,7 35,0 36,5 34,8 57,3 8842 Autre religion 60,8 64,2 53,3 51,4 70,3 78,1 69 Pas de religion/Manq. 50,3 53,2 41,6 41,7 46,2 57,2 593 Total 48,1 49,0 40,8 39,9 42,2 62,3 15936 1 Indicateur 8.14 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 226 Violences psychologiques Les femmes victimes de violences psychologiques sont celles dont les maris/partenaires ont perpétré à leur encontre les actes suivants : • il est jaloux ou en colère si vous parlez à d’autres hommes; • Il est/était jaloux ou en colère si vous parlez ou parliez à d’autres hommes • Il vous accuse/accusait d’être souvent infidèle; • Il ne vous permet/permettait pas de rencontrer des amies de sexe féminin; • Il insiste/insistait pour savoir où vous êtes à tout moment; • Il ne vous fait/faisait pas confiance en ce qui concerne l’argent; • Il vous dit/disait quelque chose pour vous humilier devant d’autres personnes; • Il vous menace/menaçait méchamment, vous ou quelqu’un proche de vous. Au niveau national, toutes les femmes enquêtées sans exception ont subi au moins une forme quelconque de violence psychologique (graphique CP.2). En général, les violences les plus importantes résultent de la jalousie du conjoint. On note par ordre de priorité la jalousie ou la colère du conjoint si la femme parle à d’autres hommes (55%), le mari insiste pour savoir où la femme se trouve à tout moment (45%), le manque de confiance en ce qui concerne la gestion de l’argent (33%), le refus que la femme exerce un métier ou travaille (28%) et le mari/partenaire interdit à sa femme de rencontrer des amies de sexe féminin (27%). Par ailleurs, une femme sur dix se fait humilier par son mari/partenaire tandis que sept pour cent sont menacées par le mari/partenaire ou un proche de celles-ci. Graphique CP.2: Pourcentage des femmes de 15-49 ans mariées ou ayant été mariées qui ont subi des violences psychologiques dans les 12 derniers mois, Tchad, 2010. Protection des enfants et des femmes 227 TCHAD 2010 Tableau CP.12 : Violences psychologiques Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans mariées, veuves, séparées ou divorcées qui ont subi des violences psychologiques de la part de leurs maris/partenaires, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont été violentées psychologiquement leur femme/partenaire: Nombre de femmes Jaloux ou en colère si vous parlez à un autre homme Vous accuse d’être infidèle Ne vous permet pas de rencontrer vos amies de sexe féminin Insiste/ insistait de savoir où vous êtes/étiez à tout moment Ne vous fait pas confiance en ce qui concerne l’argent Refuse que vous exercez un métier/ n’est pas d’accord pour que vous travailliez Fait quelque chose pour vous humilier Vous menace ou quelqu’un proche de vous Milieu de résidence Urbain 62,4 22,5 31,5 52,5 39,5 32,2 7,9 7,2 3149 Rural 53,3 17,2 25,7 42,2 30,5 26,2 10,1 6,9 10625 Région Batha 53,4 16,5 36,9 52,6 54,1 39,8 4,0 1,9 701 BET 21,6 8,6 15,3 15,5 13,0 14,0 2,6 0,4 106 Chari Baguirmi 42,6 16,0 23,1 35,0 26,5 27,2 5,1 2,0 702 Guéra 53,2 20,4 21,1 45,7 39,7 22,2 6,9 5,1 612 Hadjer Lamis 49,3 14,8 21,1 39,2 23,9 23,0 2,6 3,4 755 Kanem 45,9 16,4 27,2 37,9 31,6 27,4 1,9 1,3 677 Lac 66,2 18,6 26,2 45,2 41,0 14,4 7,3 7,0 538 Logone Occidental 43,7 15,5 28,4 50,1 33,9 24,6 11,2 9,3 744 Logone Oriental 58,7 12,3 17,5 25,5 15,4 16,7 10,3 8,3 866 Mandoul 67,0 27,3 36,0 62,3 44,8 43,9 22,0 13,8 934 Mayo Kebbi Est 56,4 8,9 27,7 36,4 27,1 28,2 16,6 11,5 1104 Mayo Kebbi O. oOuest 66,3 36,4 32,4 50,1 36,6 26,8 9,5 11,6 712 Moyen Chari 69,8 33,3 35,5 52,5 30,2 25,1 19,5 13,2 682 Ouaddaï 70,9 10,8 23,7 56,1 27,5 24,2 5,9 3,3 961 Salamat 52,0 12,5 27,3 37,7 34,0 29,5 14,0 6,3 410 Tandjilé 33,0 12,3 16,9 33,5 20,3 23,0 14,4 6,8 800 Wadi Fira 36,9 16,0 27,4 40,6 27,8 39,3 2,2 2,5 599 N’Djamena 63,7 25,6 32,3 56,0 45,1 33,5 7,3 7,1 1558 Barh El Gazal 34,1 15,9 25,5 26,1 16,6 16,9 2,1 3,6 105 Sila 50,9 12,2 14,6 25,7 22,5 19,9 2,5 1,9 208 Groupe d’âges 15-19 57,8 18,5 26,5 43,9 29,7 27,7 4,3 4,3 1684 20-24 58,7 19,8 27,6 46,4 34,6 27,2 10,1 7,0 2632 25-29 57,3 19,2 27,1 46,6 33,7 28,0 9,0 7,3 2973 30-34 55,5 18,8 28,9 43,6 33,0 28,1 11,5 8,4 2328 35-39 52,2 17,2 25,2 42,1 30,4 27,9 10,8 7,0 1903 40-44 49,8 16,5 24,6 42,7 33,1 25,7 10,3 6,5 1257 45-49 49,1 15,6 27,8 43,8 30,5 27,5 11,4 7,6 997 Total 55,3 18,4 27,0 44,5 32,5 27,6 9,6 7,0 13775 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 228 Au niveau des régions, on constate de fortes disparités dont l’intensité dépend de la forme de la violence psychologique (tableau CP.12) : • La jalousie ou la colère est relativement plus élevée dans le Ouaddaï (71%) et le minimum est au contraire constaté dans la région du BET (22%) ; • L’accusation d’infidélité est plus exprimée par les maris/partenaires du Mayo Kebbi Ouest (36%) tandis qu’elle l’est nettement moins dans le Mayo Kebbi Est (9%) et le BET (9%) ; • C’est dans la région du Batha que les maris/partenaires sont relativement plus nombreux (37%) à refuser que leurs épouses/concubines soient en contact avec leurs amies. Dans le Sila et le BET, ce pourcentage est plus faible : 15 pour cent. De même, la région du Batha et la ville de N’Djamena sont en première position en ce qui concerne le manque de confiance dans sa partenaire pour l’argent : respectivement 54 pour cent et 45 pour cent contre 13 pour cent au BET. • Quant à l’humiliation, les femmes résidant dans le Mandoul sont relativement les plus nombreuses à la subir (22%), soit 12 points de plus que la moyenne nationale qui est établie à dix pour cent. Violences physiques Pour appréhender la violence physique, des questions ont été posées aux femmes sur leur (dernier) partenaire concernant les actes suivants : • Vous bouscule, secoue, ou jette quelque chose contre vous; • Vous gifle ou tord le bras; • Vous crache sur la figure; • Vous frappe à coup de poing ou avec quelque chose qui pouvait vous blesser ; • Vous donne des coups de pied ou vous traine à terre; • Essaye de vous étrangler ou de vous brûler; • Vous menace avec un couteau, un pistolet ou un autre type d’arme ; • Vous attaque avec un couteau, un pistolet ou un autre type d’arme. Environ une femme sur cinq (18%) a affirmé avoir subi au moins une forme quelconque de violence physique au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête avec le mari/partenaire (voir graphique CP.3). Celles-ci ont affirmé dans la plupart des cas avoir été giflées ou avoir eu le bras tordu (18%) ou bousculées, secouées ou lapidées avec des objets (9%). Près de 6% des femmes ont affirmé avoir été frappées à coup de poings ou traînées à terre. Les formes de violences les plus sévères restent marginales (tentative d’étranglement ou menace/attaque avec une arme) Protection des enfants et des femmes 229 TCHAD 2010 Graphique CP.3 : Pourcentage des femmes de 15-49 ans mariées ou ayant été mariées qui ont subi des violences physiques, Tchad, 2010. L’ampleur de la violence physique varie avec la région de résidence. Les femmes qui ont affirmé être victimes de violences sont relativement plus nombreuses dans les régions comme le Mandoul (30%), le Moyen Chari (30%), la Tandjilé (29%), le Mayo Kebbi Est (28%) et le Logone Occidental (27%). En revanche, dans le BET (1%) et le Wadi Fira (1%), très peu de femmes sont concernées par les violences physiques. Dans le détail (voir tableau CP.13), on constate que: • Les femmes du Mayo Kebbi Est sont les plus nombreuses, proportionnellement, à être bousculées, secouées ou visées par leurs partenaires jetant quelque chose contre elles ; • La violence physique à travers une gifle ou une torsion du bras est davantage pratiquée dans la région du Moyen Chari (26%), suivie de la Tandjilé (24%) et du Mayo Kebbi Est (24%) ; • Dans les régions du Moyen Chari, Mayo Kebbi Est, Mandoul et Tandjilé, au moins une femme sur dix a été victime de coups de pieds ou a été traînée à terre par son partenaire ; • Sept pour cent des femmes résidant au Mandoul ont déclaré que leurs maris/partenaires ont essayé de les étrangler ou de les brûler. De plus, 5 pour cent ont affirmé qu’elles ont été menacées par leurs maris/partenaires et 4 pour cent ont été attaquées soit avec un couteau, soit avec un pistolet ou tout autre arme. Dans cette région, au moins 16 pour cent des femmes ont été victimes d’agressions physiques très violentes. 230 Tableau CP.13: Violences physiques Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans mariées, veuves, séparées ou divorcées qui ont été victimes des violences physiques de la part de leur mari/partenaire, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont été violentées physiquement par leur mari/partenaire: Total Pour toutes ces raisons Vous bouscule, secoue ou jette quelque chose contre vous Vous gifle ou vous tord le bras Vous donne des coups de pied ou vous traîne à terre Essaye de vous étrangler ou de vous brûler Vous menace avec un couteau, pistolet ou autre chose Vous attaque avec un couteau, un pistolet ou une autre arme Milieu de résidence Urbain 18,0 8,3 14,6 4,9 1,8 1,8 1,2 3149 Rural 18,5 9,7 14,8 5,9 1,7 0,9 0,7 10625 Région Batha 6,7 4,1 5,4 1,5 0,5 0,1 0,1 701 BET 1,0 0,5 0,5 0,2 0,1 0,1 0,1 106 Chari Baguirmi 9,3 3,3 6,6 3,3 0,6 0,4 0,3 702 Guéra 15,5 5,3 11,2 6,2 0,7 0,8 0,6 612 Hadjer Lamis 6,7 1,9 4,3 1,1 0,2 0,5 0,2 755 Kanem 5,6 0,8 4,1 0,5 0,0 0,3 0,5 677 Lac 17,2 10,3 13,2 4,4 0,0 0,3 0,2 538 Logone Occidental 26,9 12,9 21,8 6,7 1,2 1,2 0,4 744 Logone Oriental 20,3 10,9 16,1 5,3 1,5 0,3 0,1 866 Mandoul 30,2 15,2 23,3 10,4 6,6 5,1 3,7 934 Mayo Kebbi Est 28,5 20,7 24,1 11,1 1,7 0,9 0,5 1104 Mayo Kebbi Ouest 18,5 13,2 14,4 8,9 3,1 0,5 0,4 712 Moyen Chari 29,8 13,7 25,6 13,4 3,1 1,1 0,9 682 Ouaddaï 16,0 6,4 13,1 2,0 0,8 0,7 0,5 961 Salamat 20,4 10,7 15,7 6,3 3,0 2,4 1,5 410 Tandjilé 29,1 16,7 24,2 10,2 3,2 0,8 0,8 800 Wadi Fira 1,2 0,7 1,2 0,0 0,0 0,0 0,0 599 N’Djamena 19,6 7,3 16,2 4,4 1,9 2,1 1,7 1558 Barh El Gazal 10,8 3,9 9,4 2,2 0,3 0,0 0,0 105 Sila 8,7 2,8 5,6 1,3 0,5 0,6 0,0 208 Groupe d’âges 15-19 11,5 5,8 8,6 3,2 0,8 1,0 0,5 1684 20-24 18,8 8,5 14,3 5,5 1,8 1,0 0,8 2632 25-29 19,0 9,2 16,0 5,6 1,7 1,1 0,6 2973 30-34 19,2 11,1 15,8 5,8 1,5 1,1 1,0 2328 35-39 20,6 10,8 16,3 6,4 1,9 1,5 1,0 1903 40-44 18,6 9,7 15,0 7,2 2,1 1,0 0,7 1257 45-49 20,9 11,1 16,4 7,5 3,1 1,4 1,1 997 Total 18,4 9,4 14,7 5,7 1,7 1,1 0,8 13775 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Protection des enfants et des femmes 231 TCHAD 2010 Violences sexuelles La violence sexuelle concerne les femmes qui ont été forcées physiquement à avoir des rapports sexuels au cours des douze derniers mois ou qui ont été obligées de pratiquer d’autres types d’actes sexuels. Selon les résultats de l’enquête, 12 pour cent des femmes ont été victimes de violence sexuelle (voir graphique CP.4). Une femme sur quatre a été forcée par son mari/partenaire à avoir des rapports sexuels et 7 pour cent ont subies des actes sexuels imposés. Graphique CP.4 : Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans mariées, veuves, divorcées ou séparées qui ont été victimes de viols de la part de leurs maris, partenaires, Tchad, 2010. Il n’y a pas de différence entre les femmes rurales et urbaines quant au viol mais de grandes disparités sont constatées au niveau des régions. En effet, si la prévalence de violences sexuelles est faible (environ 3 %) dans les régions du BET, Wadi Fira, Sila et Kanem, elle touche près d’une femme sur quatre dans le Mandoul et le Moyen Chari. C’est dans ces deux régions que les violences physiques sont aussi les plus élevées. Particulièrement au Mandoul, 22 pour cent des femmes ont été forcées physiquement à avoir des rapports sexuels non voulus et 14 pour cent sont forcées de pratiquer d’autres formes d’actes sexuels non voulus. Conséquences des violences sur leur santé des femmes victimes La violence physique, qui concerne au moins une femme sur dix, a de multiples conséquences sur l’état de santé des victimes, qui souffrent de meurtrissures ou hématomes ou d’autres types de blessures plus ou moins graves. En principe, les femmes doivent alors avoir recours aux spécialistes de la santé, afin de recevoir des soins. Le tableau CP.14 donne le pourcentage de femmes de 15-49 ans mariées, veuves, séparées ou divorcées qui ont été victimes des violences physiques de leur mari/partenaire au cours des 12 derniers mois et qui ont déclaré avoir subi les conséquences de ces maltraitances. Il ressort des données que plus de deux pour cent des femmes ont eu des hématomes ou des meurtrissures voire une blessure, fracture ou entorse suite au comportement violent de leur conjoint. Mais seulement un pour cent est allé chez le médecin ou dans un centre de santé pour se faire soigner. 232 Les femmes du milieu urbain (3%) sont plus souvent blessées que celles du milieu rural (2%) et se rendent deux fois plus souvent chez un professionnel de la santé en cas de maltraitances. C’est dans les régions où la prévalence des violences conjugales est la plus élevée (Mandoul, Moyen Chari) que la gravité de ces violences est aussi la plus grande. Tableau CP.14: Conséquences de la violence conjugale Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans mariées, veuves, séparées ou divorcées qui ont été victimes des violences physiques de la part de leur mari/partenaire qui ont eu des conséquence sur leur état de santé, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont été violentées physiquement qui: Total A eu des hématomes ou meurtrissures suite à un comportement quelconque mais délibéré de la part du conjoint/partenaire A eu une blessure, une fracture ou un entorse suite à un comportement quelconque mais délibéré de la part du mari/partenaire A été chez le docteur ou dans un centre de santé à cause des violences que votre dernier mari/ partenaire vous avait fait Milieu de résidence Urbain 3,0 3,1 2,4 3089 Rural 1,7 2,0 1,2 10682 Région Batha 0,8 0,2 0,0 676 BET 0,2 0,2 0,1 106 Chari Baguirmi 1,5 1,3 0,4 707 Guéra 0,9 0,9 0,7 611 Hadjer Lamis 0,8 1,4 0,6 752 Kanem 0,7 0,9 0,3 628 Lac 0,1 0,2 0,3 565 Logone Occidental 2,9 3,3 2,0 749 Logone Oriental 2,6 2,1 1,7 960 Mandoul 4,7 3,8 3,3 958 Mayo Kebbi Est 1,0 1,7 0,7 1.130 Mayo Kebbi Ouest 1,3 1,5 1,4 719 Moyen Chari 4,1 4,9 5,0 699 Ouaddaï 1,5 1,2 0,2 960 Salamat 3,3 2,5 1,8 419 Tandjilé 1,5 5,6 1,8 795 Wadi Fira 0,2 0,4 0,7 560 N’Djamena 3,7 3,4 2,4 1465 Barh El Gazal 1,0 0,5 1,5 106 Sila 2,0 3,8 1,0 207 Groupe d’âges 15-19 0,7 1,2 0,4 1685 20-24 1,9 1,8 1,4 2634 25-29 1,9 1,7 1,1 2977 30-34 2,3 2,6 1,9 2320 35-39 2,9 3,4 2,0 1899 40-44 1,3 2,0 1,4 1262 45-49 2,8 3,9 2,2 996 Total 2,0 2,2 1,4 13771 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Protection des enfants et des femmes 233 TCHAD 2010 Tableau CP.15: Violences psychologiques à l’égard des hommes Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans mariées, veuves, séparées ou divorcées qui ont violenté psychologiquement leur mari/partenaire, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont humilié leur mari/partenaire Total Région Batha 2,2 701 BET 0,1 106 Chari Baguirmi 1,3 702 Guéra 2,2 612 Hadjer Lamis 0,8 755 Kanem 0,7 677 Lac 1,9 538 Logone Occidental 2,9 744 Logone Oriental 2,8 866 Mandoul 9,7 934 Mayo Kebbi Est 2,6 1104 Mayo Kebbi Ouest 3,5 712 Moyen Chari 6,4 682 Ouaddaï 2,1 961 Salamat 3,3 410 Tandjilé 3,5 800 Wadi Fira 0,3 599 N’Djamena 5,5 1558 Barh El Gazal 1,3 105 Sila 1,2 208 Milieu de résidence Urbain 4,7 3149 Rural 2,8 10625 Groupe d’âges 15-19 1,5 1684 20-24 3,1 2632 25-29 3,4 2973 30-34 3,9 2328 35-39 3,7 1903 40-44 2,6 1257 45-49 4,2 997 Total 3,2 13775 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Les hommes victimes de violences psychologiques Au Tchad comme dans le reste du monde, les violences conjugales touchent avant tout les femmes et parfois de façon très grave. Toutefois, les hommes peuvent aussi être victimes de certaines formes de violences psychologiques de la part de leur conjointe. Au Tchad, trois pour cent des femmes reconnaissent avoir humilié leurs maris/partenaires et ce pourcentage atteint cinq pour cent en milieu urbain (tableau CP.15). Dans le Mandoul, une femme sur dix dit avoir humilié son mari/partenaire au cours des douze derniers mois précédant l’enquête. A N’Djamena, cette proportion s’élève à six pour cent. 234 ©UNICEF/Harandane Dicko 235 TCHAD 2010 XII. VIH et SIDA et comportement sexuel 12 .1 CONNAISSANCE DE LA TRANSMISSION DU VIH ET CONCEPTIONS ERRONEES SUR LE VIH ET SIDA L’une des conditions préalables les plus importantes pour réduire le taux d’infection au VIH est une connaissance précise de la manière dont le VIH se transmet et des stratégies de prévention. Une information correcte constitue la première étape vers la sensibilisation et la mise à disposition des jeunes, des outils pour se protéger de l’infection. Les conceptions erronées sur le VIH sont répandues et peuvent semer la confusion chez les jeunes et faire obstacle aux efforts de prévention. Les conceptions erronées sur le VIH peuvent varier selon les différentes régions du monde, même si certaines semblent universelles (par exemple, le partage de la nourriture peut transmettre le VIH, ou les piqûres de moustiques peuvent transmettre le VIH). La session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur le VIH et SIDA (UNGASS) a invité les gouvernements à renforcer les connaissances et les compétences des jeunes pour leur permettre de se protéger contre le VIH. Les indicateurs servant à mesurer cet objectif ainsi que les progrès vers l’OMD consistant à réduire les infections au VIH de moitié d’ici 2015 sont le renforcement du niveau de connaissance du VIH, sa prévention et le changement de comportements pour prévenir une propagation supplémentaire de la maladie. Le module sur le VIH a été administré aux femmes âgées de 15 à 49 ans. L’indicateur UNGASS est : « Pourcentage de jeunes âgés de 15 à 24 ans possédant tout à la fois des connaissances exactes sur les moyens de prévenir les risques de transmission sexuelle du VIH et qui rejettent les principales idées fausses concernant la transmission du virus ». Lors de l’enquête MICS du Tchad, il a été demandé à toutes les femmes qui avaient entendu parler du SIDA si elles connaissaient les principaux moyens de prévenir la transmission du VIH. Les résultats figurent dans le tableau Connaissance des deux moyens de prévention. 12 .1 .1 CONNAISSANCES ET CONCEPTIONS ERRONEES CHEZ LES FEMMES AGEES DE 15-49 ANS Au Tchad, près des deux tiers des femmes interrogées (64%) ont entendu parler du SIDA. Mais seulement une femme sur quatre (25%) connaît les deux moyens de prévenir la transmission du VIH et SIDA, à savoir avoir un partenaire sexuel fidèle non infecté et utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel. Dans certaines régions, le niveau de connaissance de ces deux moyens de prévention est très faible. Au Wadi Fira, au Ouaddai et au Bahr El Gazal, moins d’une femme sur dix les connaît. Il n’y a que dans le Logone Oriental (51%) et à N’Djamena (47%) que la connaissance de ces deux moyens concerne environ la moitié des femmes. Les femmes qui résident en milieu urbain (40%) sont deux fois plus nombreuses à connaître ces deux modes de prévention que leurs congénères vivant en milieu rural (20%). Le niveau d’instruction des femmes influe grandement sur la connaissance des moyens de prévention de la transmission du VIH et SIDA. Ainsi, 51 pour cent des femmes ayant un niveau secondaire ou plus connaissent les deux moyens de prévention du VIH et SIDA, contre 34 pour cent des femmes de niveau primaire et 19 pour cent des femmes sans instruction . L’écart entre les plus riches et les plus pauvres est encore plus grand puisque 42 pour cent des femmes des ménages les plus riches connaissent les deux moyens de prévention, contre seulement 16 pour cent des plus pauvres. Par ailleurs, on constate que les femmes issues des minorités religieuses (48%) connaissent le mieux les moyens de prévention de la transmission du VIH, suivies des chrétiennes, catholiques et protestantes (33% et 34%) alors que le niveau de connaissance des musulmanes (20%) et des animistes (16%) est inférieur à la moyenne nationale. Les tableaux HA.1 et HA.2 présentent le pourcentage des femmes de 15-49 ans qui savent quelles sont les conceptions erronées sur la transmission du VIH, à savoir : le VIH peut être transmis par les piqures de moustiques, par des moyens surnaturels et par le partage des repas avec quelqu’un ayant le SIDA. Une question sur le fait de savoir si une personne paraissant en bonne santé peut avoir le SIDA a également été posée. Chez les femmes en âge de procréer, le niveau de connaissance des fausses idées à propos du VIH et SIDA demeure bas. Seules 15 pour cent déclarent rejeter les deux fausses idées les plus courantes et 25 pour cent savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du SIDA. 236 Dans cinq régions (Wadi Fira, Lac, Kanem, Ouaddaï et Salamat), moins de cinq pour cent des enquêtées rejettent les deux fausses idées les plus courantes et savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du SIDA. C’est à N’Djamena (38%) et dans le Logone oriental (36%) que le pourcentage des femmes qui rejettent ces fausses idées est le plus élevé. De fortes disparités s’observent aussi entre le milieu urbain (29%) et le milieu rural (10%). Par ailleurs, plus le niveau d’instruction des femmes augmente, plus elles rejettent les idées fausses. Selon le quintile du bien-être économique, 29 pour cent des femmes issues des ménages les plus riches rejettent les idées fausses, contre seulement neuf pour cent des femmes les plus pauvres. La religion du chef de ménage est également un élément influant : ce sont les animistes qui rejettent le moins les deux fausses idées (6%) alors que les chrétiennes les rejettent le plus (21%). En revanche, l’âge de la femme et l’état matrimonial n’apparaissent pas comme des variables importantes. Les femmes qui ont une connaissance approfondie de la prévention du VIH sont celles qui connaissent les deux moyens de prévention du VIH, qui savent qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du SIDA et qui rejettent les deux conceptions erronées les plus courantes. Selon les tableaux HA.1 et HA.2, la connaissance approfondie des méthodes de prévention et de transmission est vraiment très faible au Tchad puisqu’il ne concerne que neuf pour cent des femmes de 15-49 ans et dix pour cent des 15-24 ans. Ce niveau de connaissance est beaucoup plus élevé en milieu urbain (18%) qu’en milieu rural (6%). Et le pourcentage de femmes ayant une connaissance approfondie augmente avec le niveau d’instruction. Le faible niveau de connaissance sur le plan national cache des disparités régionales importantes: seules les régions du Logone Oriental (30%), de N’Djamena (23%) et de la Tandjilé (18%) enregistrent un niveau de connaissance approfondie supérieur à 15 pour cent. S’agissant du statut matrimonial des femmes interrogées, neuf pour cent seulement des femmes mariées possèdent une connaissance approfondie du VIH contre 12 pour cent des femmes célibataires. Les femmes sans instruction ne sont que six pour cent à avoir une connaissance approfondie contre 12 pour cent pour celles qui ont le niveau primaire et 25 pour cent de celles ayant le niveau secondaire ou plus comme illustré dans le graphique HA.1 ci-dessus. Il en va de même pour le niveau de bien-être économique car seulement six pour cent des femmes les plus pauvres ont une connaissance approfondie de la transmission du virus, contre 18 pour cent des femmes les plus riches. Enfin, selon la religion, ce sont les femmes animistes (4%) et musulmanes (6%) qui ont le niveau de connaissance approfondie le plus faible et les chrétiennes le plus élevé (14%). VIH et SIDA et comportement sexuel 237 TCHAD 2010 Tableau HA.1: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH et SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans connaissant les principaux moyens de prévenir la transmission du VIH, pourcentage de celles sachant qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du SIDA, pourcentage de celles rejetant les fausses idées courantes, et pourcentage de celles ayant une connaissance approfondie de la transmission du SIDA, Tchad, 2010 Pourcentage de celles qui savent qu’on peut éviter la transmission en: Pourcentage de celles qui savent que le VIH ne peut être transmis par Groupe d’âges 15-24 64,4 40,1 31,3 26,7 26,2 40,0 49,0 45,5 15,7 10,1 6309 25-29 65,8 40,4 31,8 27,0 25,8 40,4 48,1 45,9 15,4 9,8 3068 30-39 63,4 37,6 27,4 23,0 25,1 38,2 45,7 43,9 14,5 8,0 4278 40-49 60,9 36,4 26,4 23,1 23,7 35,3 42,5 39,8 13,9 8,6 2281 Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec un homme 63,5 38,3 28,8 24,4 24,5 38,1 46,1 43,6 14,4 8,9 13763 N’a jamais été mariée/vécu avec un homme 66,9 43,5 35,2 30,5 31,8 44,3 53,6 49,4 19,4 11,7 2130 Instruction de la femme Aucune 54,1 30,4 21,6 18,6 17,9 30,5 36,7 34,3 9,8 5,9 11093 Primaire 81,4 52,7 40,3 34,2 34,9 50,3 62,3 60,0 20,2 12,1 3044 Secondaire et plus 94,7 68,8 60,9 51,2 56,2 71,5 85,0 79,7 38,8 25,5 1798 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 50,3 27,9 19,9 16,3 15,6 28,7 33,9 31,4 9,1 5,6 3046 Seconds 56,4 33,6 22,1 19,3 16,9 31,0 37,2 34,9 8,4 5,4 3074 Moyen 55,8 32,8 24,1 20,7 18,8 30,9 38,9 37,2 10,7 6,7 3159 Quatrième 66,8 39,3 30,7 26,6 27,9 40,7 48,5 45,3 16,5 10,2 3276 Le plus riche 87,7 59,2 49,3 41,6 46,0 61,0 74,1 70,3 29,1 17,7 3382 Religion du chef du ménage Animiste 52,9 35,8 17,6 15,7 14,9 24,5 30,7 29,7 6,1 4,5 517 Catholique 75,7 49,3 38,9 33,1 34,3 49,2 58,8 54,1 21,1 14,0 2921 Protestant 79,9 52,4 40,5 34,3 37,4 49,7 62,1 59,1 22,8 14,7 2994 Musulmane 55,2 31,0 23,6 19,9 19,6 32,5 39,0 36,9 11,2 6,2 8842 Autre religion 86,3 53,9 53,9 47,5 21,3 58,5 71,5 67,9 15,2 10,6 69 Pas de religion/ Manq. 61,4 40,1 27,2 25,9 18,6 39,8 44,0 42,5 11,7 8,4 593 Total 63,9 39,0 29,6 25,2 25,5 38,9 47,0 44,3 15,0 9,3 15936 1 Indicateur MICS 9.1 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 N ’ay an t q u’ un p ar te na ire se xu el fi dè le n on in fe ct é Ut ilis an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is De s m oy en s su rn at ur el s Po ur ce nt ag e de c el le s q ui sa ve nt qu ’u ne p er so nn e pa ra iss an t e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s d u SI DA Po ur ce nt ag e de c el le s q ui o nt e nt en du pa rle r d u SI DA Po ur ce nt ag e de fe m m es c on na iss an t le s d eu x m oy en s De s p iq ûr es d e m ou st iq ue s Le p ar ta ge d es re pa s a ve c qu el qu ’u n ay an t l e SI DA N om br e de fe m m es Po ur ce nt ag e de c el le s a ya nt u ne co nn ai ss an ce a pp ro fo nd ie1 Po ur ce nt ag e de c el le s q ui re je tte nt le s d eu x f au ss es id ée s l es p lu s co ur an te s e t s av en t q u’ un e pe rs on ne pa ra iss an t e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s d u SI DA 238 Tableau HA.1 (suite): Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH et SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans connaissant les principaux moyens de prévenir la transmission du VIH, pourcentage de celles sachant qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du SIDA, pourcentage de celles rejetant les fausses idées courantes, et pourcentage de celles ayant une connaissance approfondie de la transmission du SIDA, Tchad, 2010 Pourcentage de celles qui savent qu’on peut éviter la transmission en: Pourcentage de celles qui savent que le VIH ne peut être transmis par Région Batha 55,3 28,1 21,4 18,0 16,1 33,5 38,4 37,3 8,5 2,3 777 BET 53,8 20,5 14,4 10,9 22,1 30,0 36,6 34,3 10,8 5,1 125 Chari Baguirmi 65,2 29,2 24,1 22,5 25,0 43,2 46,2 43,2 15,5 12,1 762 Guéra 62,7 44,7 39,7 35,9 17,5 40,4 49,3 42,2 9,1 5,3 698 Hadjer Lamis 60,1 33,0 21,3 19,8 18,3 34,5 38,6 35,3 11,3 6,1 829 Kanem 35,4 19,3 12,6 10,6 9,5 19,4 25,0 23,8 4,3 2,4 774 Lac 34,1 23,1 15,7 13,4 6,4 16,7 22,1 18,6 3,3 1,7 572 Logone Occidental 86,4 41,7 25,6 19,7 32,1 40,8 66,3 59,8 12,4 3,8 897 Logone Oriental 90,8 67,2 52,7 50,6 51,1 61,4 66,5 64,0 36,4 30,5 984 Mandoul 65,4 43,0 36,5 23,5 15,9 48,9 57,5 52,8 9,8 3,4 1024 Mayo Kebbi Est 43,3 22,1 15,5 12,5 9,9 22,2 26,3 23,0 5,2 3,0 1208 Mayo Kebbi Ouest 60,4 43,1 26,5 24,9 24,7 33,9 42,9 42,0 9,0 6,7 851 Moyen Chari 85,7 56,0 39,1 33,7 38,2 50,8 59,9 55,5 18,9 9,5 865 Ouaddai 28,5 15,3 9,5 7,5 11,5 12,0 15,5 17,0 4,3 2,1 1137 Salamat 59,7 25,1 16,8 14,0 14,5 29,7 35,0 37,2 4,4 1,7 455 Tandjilé 76,4 54,6 40,8 38,7 34,6 49,2 58,6 55,5 23,5 18,5 920 Wadi Fira 29,9 6,1 2,9 1,4 4,4 10,0 10,9 10,4 2,8 0,2 677 N’Djamena 96,0 65,8 57,6 47,2 55,0 67,5 83,5 80,6 38,0 22,9 2016 Barh El Gazal 34,5 15,9 11,2 9,7 11,9 18,9 23,0 22,5 6,3 3,3 128 Sila 79,1 43,6 35,6 31,5 20,0 48,9 50,0 44,0 16,7 14,5 239 Milieu de résidence Urbain 88,6 58,0 48,3 40,5 45,7 60,4 73,3 70,4 29,5 17,9 3973 Rural 55,7 32,6 23,4 20,2 18,8 31,8 38,3 35,7 10,2 6,4 11962 Total 63,9 39,0 29,6 25,2 25,5 38,9 47,0 44,3 15,0 9,3 15936 1 Indicateur MICS 9.1 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 N ’ay an t q u’ un p ar te na ire se xu el fi dè le n on in fe ct é Ut ilis an t u n pr és er va tif à ch aq ue fo is De s m oy en s su rn at ur el s Po ur ce nt ag e de c el le s q ui sa ve nt qu ’u ne p er so nn e pa ra iss an t e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s d u SI DA Po ur ce nt ag e de c el le s q ui o nt e nt en du pa rle r d u SI DA Po ur ce nt ag e de fe m m es c on na iss an t le s d eu x m oy en s De s p iq ûr es d e m ou st iq ue s Le p ar ta ge d es re pa s a ve c qu el qu ’u n ay an t l e SI DA N om br e de fe m m es Po ur ce nt ag e de c el le s a ya nt u ne co nn ai ss an ce a pp ro fo nd ie1 Po ur ce nt ag e de c el le s q ui re je tte nt le s d eu x f au ss es id ée s l es p lu s co ur an te s e t s av en t q u’ un e pe rs on ne pa ra iss an t e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le vi ru s d u SI DA VIH et SIDA et comportement sexuel 239 TCHAD 2010 12 .1 .2 CONNAISSANCES ET CONCEPTIONS ERRONEES CHEZ LES FEMMES AGEES DE 15-24 ANS Les résultats concernant les femmes âgées de 15-24 ans sont présentés séparément au tableau HA2. Au Tchad, 64 pour cent des jeunes femmes ont entendu parler du SIDA. Mais parmi elles, seulement quatre sur dix savent qu’on peut prévenir la transmission en ayant un partenaire sexuel fidèle non infecté et trois sur dix savent qu’en utilisant un préservatif à chaque rapport sexuel, on peut éviter la transmission. Au total, 27 pour cent connaissent les deux moyens d’éviter la contamination. Les résultats de l’enquête révèlent ainsi le fait préoccupant qu’il n’y a guère de différence entre les comportements observés chez les femmes en âge de procréer (15-49 ans) et les jeunes femmes âgées de 15-24 ans, quelle que soit la caractéristique étudiée. Chez les jeunes femmes, le niveau de connaissance des fausses idées à propos du VIH et SIDA demeure bas, comme pour l’ensemble des femmes. Selon la région et le milieu de résidence, l’état matrimonial et le niveau d’instruction, les mêmes tendances observées chez les femmes âgées de 15-49 ans demeurent valables pour les jeunes femmes. Selon le quintile du bien-être économique, ce sont les jeunes femmes issues des ménages les plus riches qui rejettent le plus les fausses idées (29%), contre seulement 9 pour cent des femmes issues des ménages les plus pauvres. Selon la religion du chef de ménage, ce sont les animistes qui rejettent le moins les deux idées fausses (6 %) et les chrétiennes qui les rejettent le plus (21 %). Les principales tendances observées chez les femmes âgées de 15-45 ans s’observent également chez les jeunes femmes de 15-24 ans. 240 Tableau HA.2: Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH et SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes femmes Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans connaissant les principaux moyens de prévenir la transmission du VIH, pourcentage de celles sachant qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du SIDA, pourcentage de celles rejetant les fausses idées courantes, et pourcentage de celles ayant une connaissance approfondie de la transmission du SIDA, Tchad, 2010. Pourcentage de celles qui savent qu’on peut éviter la transmission en: Pourcentage de celles qui savent que le VIH ne peut pas être transmis par: Groupe d’âges 15-19 61,7 38,2 30,3 26,1 26,5 39,6 47,8 43,7 15,9 10,2 3310 20-24 67,3 42,2 32,4 27,3 26,0 40,4 50,4 47,5 15,4 10,0 2999 Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec homme 64,0 39,3 29,7 25,2 24,4 38,8 47,7 44,5 14,6 9,8 4314 N’a jamais été mariée/ vécu avec 65,5 42,0 34,9 30,0 30,3 42,7 52,2 48,0 18,0 10,9 1976 Niveau d’instruction des femmes Aucune 50,3 28,3 20,4 17,6 17,0 29,1 35,2 31,7 9,7 6,3 3618 Primaire 75,3 47,8 36,3 31,1 29,0 44,8 55,7 54,2 16,3 10,4 1511 Secondaire 93,6 66,5 58,2 48,6 50,9 67,2 83,0 76,7 33,1 21,6 1180 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 47,7 27,5 20,8 17,2 14,6 28,3 33,0 30,8 9,0 6,1 1035 Second 56,8 34,6 23,9 20,2 16,7 31,6 38,5 35,0 8,6 6,3 1201 Moyen 55,7 32,4 23,3 19,9 18,6 31,4 38,9 36,5 10,4 5,8 1228 Quatrième 65,1 39,1 33,1 28,7 29,0 40,7 48,6 45,2 17,0 12,1 1329 Le plus riche 88,3 60,2 49,1 42,0 45,5 60,9 76,8 71,4 28,8 17,7 1516 Religion Animiste 52,3 33,5 17,1 16,0 15,5 24,8 34,5 27,4 7,3 5,3 182 Catholique 78,0 51,1 41,7 34,9 36,5 51,0 62,6 54,9 21,4 14,8 1130 Protestant 80,3 53,0 43,1 36,6 35,8 50,5 63,0 59,4 21,5 14,4 1234 Musulmane 55,0 32,2 24,5 20,9 20,5 33,3 40,7 38,5 12,3 7,3 3520 Autre religion 94,5 61,9 50,1 49,3 25,6 42,4 69,5 77,7 13,1 12,3 23 Pas de religion/ Manquant 63,3 40,7 29,2 26,6 19,8 44,1 44,6 43,3 15,1 11,1 219 Total 64,4 40,1 31,3 26,7 26,2 40,0 49,0 45,5 15,7 10,1 6309 1 Indicateur MICS 9.2; Indicateur OMD 6.3 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Ay an t u n pa rte na ire s ex ue l fid èl e no n in fe ct é Ut ili sa nt u n pr és er va tif à ch aq ue fo is De s m oy en s su rn at ur el s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt en b on ne s an té p eu t a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i o nt en te nd u pa rle r d u SI DA Po ur ce nt ag e de fe m m es co nn ai ss an t l es d eu x m oy en s De s pi qu re s de m ou st iq ue s Le p ar ta ge d es re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t le S ID A N om br e de fe m m es â gé es 15 -2 4 an s Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t u ne co nn ai ss an ce a pp ro fo nd ie 1 Po ur ce nt ag e de c el le s qu i re je tte nt le s de ux fa us se s id ée s le s pl us c ou ra nt es e t s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le v iru s du S ID A VIH et SIDA et comportement sexuel 241 TCHAD 2010 Tableau HA.2 (suite): Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH et SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes femmes Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans connaissant les principaux moyens de prévenir la transmission du VIH, pourcentage de celles sachant qu’une personne paraissant en bonne santé peut avoir le virus du SIDA, pourcentage de celles rejetant les fausses idées courantes, et pourcentage de celles ayant une connaissance approfondie de la transmission du SIDA, Tchad, 2010. Pourcentage de celles qui savent qu’on peut éviter la transmission en: Pourcentage de celles qui savent que le VIH ne peut pas être transmis par: Région Batha 55,3 31,9 21,2 19,4 15,4 32,7 38,5 37,6 8,1 3,3 312 BET 51,8 18,1 13,6 10,4 18,9 31,0 35,4 32,9 9,9 5,2 54 Chari Baguirmi 60,2 29,5 25,3 23,5 26,5 42,7 45,3 43,2 19,4 15,4 321 Guéra 62,3 43,0 37,2 33,1 18,8 38,7 49,6 43,2 9,8 5,8 252 Hadjer Lamis 55,1 29,7 22,7 19,5 15,2 32,2 35,2 32,9 9,4 5,6 336 Kanem 32,5 17,7 12,4 11,5 8,2 19,9 25,6 24,2 4,4 4,0 277 Lac 29,4 18,0 12,3 10,5 7,2 14,7 20,8 15,6 3,4 1,0 202 Logone Occid. 84,8 42,2 27,7 21,7 30,3 41,8 68,2 58,3 11,3 3,5 380 Logone Oriental 91,4 69,5 52,8 50,6 50,7 62,7 70,6 65,0 35,6 28,7 402 Mandoul 68,7 45,8 38,9 24,2 15,7 53,1 60,5 54,2 9,6 4,2 364 Mayo Kebbi Est 47,6 25,2 20,6 16,9 12,9 24,6 28,6 27,1 6,4 3,7 474 Mayo Kebbi Oues 62,9 45,7 31,2 28,9 25,3 38,1 46,6 42,5 11,3 8,3 336 Moyen Chari 86,6 55,9 42,5 36,9 40,8 49,1 61,4 51,8 17,0 9,8 332 Ouaddai 27,6 15,3 8,5 6,9 11,0 13,7 15,6 17,3 4,6 2,4 455 Salamat 51,2 24,1 15,7 13,8 12,6 26,5 29,9 31,1 4,2 1,3 179 Tandjilé 76,4 55,1 40,5 38,9 33,5 50,2 61,9 57,5 23,8 20,1 358 Wadi Fira 29,2 9,6 4,7 2,3 5,0 11,3 12,9 12,0 2,6 0,5 234 N’Djamena 96,6 65,7 58,4 47,9 54,5 66,6 84,7 81,5 37,3 23,0 900 Barh El Gazal 32,9 15,0 11,7 10,0 11,9 19,7 23,5 24,0 6,4 3,2 53 Sila 77,8 41,9 35,9 31,6 19,6 45,1 48,6 46,6 16,9 14,9 87 Milieu de résidence Urbain 89,3 59,0 49,4 41,4 45,6 60,9 75,3 71,3 29,1 18,2 1770 Rural 54,7 32,8 24,2 20,9 18,7 31,8 38,8 35,4 10,4 7,0 4540 Total 64,4 40,1 31,3 26,7 26,2 40,0 49,0 45,5 15,7 10,1 6309 1 Indicateur MICS 9.2; Indicateur OMD 6.3 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Ay an t u n pa rte na ire s ex ue l fid èl e no n in fe ct é Ut ili sa nt u n pr és er va tif à ch aq ue fo is De s m oy en s su rn at ur el s Po ur ce nt ag e de c el le s qu i s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt en b on ne s an té p eu t a vo ir le vi ru s du S ID A Po ur ce nt ag e de c el le s qu i o nt en te nd u pa rle r d u SI DA Po ur ce nt ag e de fe m m es co nn ai ss an t l es d eu x m oy en s De s pi qu re s de m ou st iq ue s Le p ar ta ge d es re pa s av ec qu el qu ’u n ay an t le S ID A N om br e de fe m m es â gé es 15 -2 4 an s Po ur ce nt ag e de c el le s ay an t u ne co nn ai ss an ce a pp ro fo nd ie 1 Po ur ce nt ag e de c el le s qu i re je tte nt le s de ux fa us se s id ée s le s pl us c ou ra nt es e t s av en t qu ’u ne p er so nn e pa ra is sa nt e n bo nn e sa nt é pe ut a vo ir le v iru s du S ID A 242 12 .2 CONNAISSANCE DE LA TRANSMISSION DE LA MERE A L’ENFANT La connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant représente un enjeu crucial car elle conditionne la demande de dépistage du VIH chez les femmes enceintes et donc la protection du bébé contre une éventuelle infection. Les femmes devraient savoir que le VIH peut être transmis durant la grossesse, durant l’accouchement et par l’allaitement. Le niveau de connaissance chez les femmes âgées de 15-49 ans concernant la transmission mère-enfant est présenté au tableau HA.3. Au Tchad, le mode de transmission du VIH de la mère à l’enfant est inconnu de la majorité des personnes enquêtées. Seules 48 pour cent des femmes en âge de procréer (15-49 ans) savent que le VIH peut se transmettre de la mère à l’enfant, 38 pour cent que la transmission peut se faire durant la grossesse, 41 pour cent que le VIH peut être transmis durant l’accouchement et 41 pour cent qu’il peut se transmettre par l’allaitement. Seulement 31 pour cent des femmes connaissent les trois modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant tandis que 16 pour cent environ ne connaissent aucun moyen de transmission. Au niveau régional, de grandes disparités sont observées. Le niveau de connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant est plus élevé à N’Djamena, où près de neuf enquêtées sur dix savent qu’il y a risque de transmission du virus du SIDA de la mère à l’enfant ; au Logone Occidental et au Moyen Chari, au moins sept femmes sur dix le savent contre moins de deux sur dix au Barh El Gazal et au Ouaddai. Selon le milieu de résidence, seules 39 pour cent des enquêtées savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant en milieu rural, soit deux fois moins qu’en milieu urbain (76%). Il n’existe pas de grandes disparités suivant l’état matrimonial de la femme (53% des célibataires contre 47% des femmes mariées ou vivant en union libre). En revanche, le niveau d’instruction de la femme est un facteur déterminant de la connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. En effet, les femmes les plus instruites, de niveau secondaire ou plus, ont une meilleure connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (87%) que les femmes de niveau primaire (67%) ou les femmes sans aucun niveau (36%). Enfin, les femmes vivant dans les ménages les plus riches sont plus nombreuses à savoir que le VIH se transmet de la mère à l’enfant (76%, contre 33% de celles vivant dans les ménages les plus pauvres). Selon la religion du chef de ménage, chez les musulmans et les animistes, seulement 38 pour cent et 36 pour cent respectivement des femmes savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant, alors que chez les chrétiens et autres minorités religieuses, au moins six enquêtées sur dix en sont conscientes. Il ressort des résultats obtenus que dans l’ensemble, à peine quatre femmes sur dix savent que le VIH peut se transmettre de la mère à l’enfant durant la grossesse. Mais les disparités régionales sont remarquables. C’est ainsi que dans le Moyen Chari, au Logone Occidental et à N’Djamena au moins six femmes sur dix connaissent ce moyen de transmission du VIH. A l’opposé, seules sept pour cent des femmes du Wadi Fira déclarent savoir que le VIH peut être transmis durant la grossesse. Les disparités existent aussi selon le milieu de résidence : en milieu urbain, 55 pour cent des femmes interrogées déclarent savoir que la transmission du virus est possible, contre 32 pour cent en milieu rural. Selon le statut matrimonial, le niveau de connaissance est à peu près le même entre les femmes célibataires et les femmes mariées (40 % contre 38% respectivement). Le facteur le plus déterminant est le niveau d’instruction de la femme : 30 pour cent des femmes les moins instruites savent que le VIH se transmet durant la grossesse, 55 pour cent chez les femmes de niveau primaire, et 62 pour cent chez celles qui ont un niveau est secondaire ou plus. Comme durant la grossesse, le VIH peut se transmettre de la mère à l’enfant au cours de l’accouchement. Au total, quatre femmes enquêtées sur dix déclarent le savoir, avec des variations régionales importantes. Au Wadi Fira, au Lac, au Ouaddaï et au Barh El Gazal, moins de deux femmes sur dix connaissent ce mode de transmission. En revanche, à N’Djamena, au Moyen Chari et au Logone Occidental, près de sept femmes sur dix savent que durant l’accouchement, il y a un risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant. VIH et SIDA et comportement sexuel 243 TCHAD 2010 Selon le milieu de résidence, le niveau de connaissance est presque deux fois plus élevé en milieu urbain (62%) qu’en milieu rural (33%). C’est encore une fois le niveau d’instruction de la femme le facteur le plus déterminant : 31 pour cent des femmes sans aucun niveau d’instruction savent que la transmission du virus est possible pendant l’accouchement ; 58 pour cent chez leurs femmes de niveau primaire et 75 pour cent chez celles qui ont un niveau secondaire ou plus. Le niveau de vie du ménage joue aussi un rôle important. Chez les plus pauvres, seules 28 pour cent des enquêtées connaissent ce mode de transmission, contre 63 pour cent chez les plus riches. Le troisième mode de transmission du virus du SIDA de la mère à l’enfant se fait par l’allaitement et 42 pour cent des femmes interrogées le savent. Mais le niveau de connaissance de ce phénomène varie selon les régions et les milieux de résidence selon les mêmes tendances que celles concernant la transmission durant l’accouchement. Moins de trois femmes sur dix connaissent les trois modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Dans le moyen Chari, plus de la moitié des femmes (55%) les connaissent tandis que dans le Wadi Fira et le Ouaddai, le taux tombe à moins d’une femme sur dix. En milieu urbain, 42 pour cent des femmes interrogées connaissent les trois modes de transmission, contre 27 pour cent en milieu rural. Ce niveau de connaissance augmente avec le niveau d’instruction - aucun niveau : 24 pour cent, niveau primaire : 46 pour cent et niveau secondaire ou plus : 51 pour cent. 244 Tableau HA.3: Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui identifient correctement les modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant, Tchad, 2010 Pourcentage de celles qui savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant Pourcentage de celles qui savent que le VIH peut être transmis: Ne connaît pas les trois moyens spécifiques Nombre de femmes durant la grossesse durant l’accouchement par l’allaitement tous les trois modes1 Groupe d’âges 15-24 49,7 38,6 41,4 42,7 30,8 14,7 6309 25+ 47,0 37,8 40,1 40,7 31,0 16,6 9627 Groupe d’âges 15-19 46,8 36,7 39,1 40,2 29,2 14,9 3310 20-24 52,8 40,7 44,1 45,5 32,5 14,5 2999 25-29 49,0 39,1 41,5 42,8 32,0 16,8 3068 30-39 46,9 37,6 39,9 40,4 30,8 16,6 4278 40-49 44,4 36,2 38,7 38,5 30,0 16,5 2281 Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec un homme 47,3 37,8 40,0 40,9 30,7 16,2 13763 N’a jamais été mariée/vécu avec… homme 53,2 40,5 45,2 45,6 32,6 13,7 2130 Instruction de la femme Aucune 36,4 29,7 30,5 30,8 23,6 17,7 11093 Primaire 67,2 54,6 57,5 60,6 45,9 14,1 3044 Secondaire ou plus 87,3 62,2 74,5 75,3 50,9 7,4 1798 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 33,0 28,0 28,2 29,3 23,5 16,8 3046 Second 37,0 31,6 32,2 33,0 27,2 19,4 3074 Moyen 39,6 33,4 34,0 35,8 28,3 16,2 3159 Quatrième 50,7 40,6 43,7 44,9 33,9 16,0 3276 Le plus riche 76,4 55,0 62,8 62,3 40,5 11,3 3382 Religion du chef de ménage Animiste 35,9 30,1 33,5 34,0 27,8 17,0 517 Catholique 61,5 48,4 52,8 56,3 41,9 14,1 2921 Protestant 66,4 53,2 58,2 60,6 47,1 13,5 2994 Musulmane 38,1 29,8 30,9 30,4 21,7 17,2 8842 Autre religion 74,2 59,0 67,8 67,8 52,1 12,1 69 Pas de religion/ Manquant 44,9 38,7 40,3 40,8 33,2 16,5 593 Total 48,0 38,1 40,6 41,5 30,9 15,9 15936 1Indicateur MICS 9.3 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 VIH et SIDA et comportement sexuel 245 TCHAD 2010 Tableau HA.3 (suite): Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui identifient correctement les modes de transmission du VIH de la mère à l’enfant, Tchad, 2010 Pourcentage de celles qui savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant Pourcentage de celles qui savent que le VIH peut être transmis: Ne connaît pas les trois moyens spécifiques Nombre de femmes durant la grossesse durant l’accouchement par l’allaitement tous les trois modes1 Région Batha 43,5 35,2 33,8 36,2 26,8 11,8 777 BET 37,7 36,6 26,6 24,9 20,4 16,1 125 Chari Baguirmi 41,6 32,9 32,9 32,6 21,6 23,6 762 Guéra 44,4 39,1 38,4 38,0 32,6 18,3 698 Hadjer Lamis 30,2 25,0 25,7 25,3 19,7 29,9 829 Kanem 26,8 23,7 23,7 21,4 17,1 8,5 774 Lac 20,7 17,6 19,5 18,1 15,0 13,4 572 Logone Occidental 74,2 62,2 63,3 71,6 54,9 12,2 897 Logone Oriental 56,4 51,4 53,7 52,3 47,8 34,4 984 Mandoul 58,9 39,5 48,2 55,0 35,6 6,5 1024 Mayo Kebbi Est 29,6 22,9 26,5 26,4 19,8 13,7 1208 Mayo Kebbi Ouest 47,4 40,1 41,7 44,0 35,3 13,0 851 Moyen Chari 72,5 60,8 64,5 66,0 54,7 13,2 865 Ouaddai 17,7 12,1 14,3 13,8 8,2 10,8 1137 Salamat 27,6 19,7 20,6 21,8 13,9 32,1 455 Tandjilé 64,2 54,0 57,7 58,4 47,4 12,2 920 Wad Fira 9,1 6,9 7,1 7,6 5,3 20,8 677 N’Djamena 86,2 60,8 69,4 68,3 43,2 9,8 2016 Barh El Gazal 24,3 22,1 19,5 18,7 16,0 10,1 128 Sila 45,6 41,7 31,3 33,8 24,0 33,5 239 Milieu de résidence Urbain 76,3 55,3 62,5 63,2 41,8 12,3 3973 Rural 38,7 32,4 33,4 34,3 27,3 17,0 11962 Total 48,0 38,1 40,6 41,5 30,9 15,9 15936 1Indicateur MICS 9.3 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 246 12 .3 ATTITUDES A L’EGARD DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH ET SIDA Les indicateurs sur les attitudes bienveillantes envers les personnes vivant avec le VIH mesurent le niveau de stigmatisation et de discrimination dont elles sont victimes au niveau de la communauté. La stigmatisation et la discrimination sont faibles si les enquêtées répondent par l’affirmative aux quatre questions suivantes: 1) prendre soin d’un membre de la famille atteint du SIDA; 2) acheter des légumes frais à un vendeur séropositif; 3) penser qu’une enseignante séropositive devrait être autorisée à enseigner dans les écoles; et 4) ne pas vouloir garder secret le statut sérologique d’un membre de la famille par rapport au VIH. Le tableau HA.4 présente les attitudes des femmes envers les personnes vivant avec le VIH et SIDA. Au Tchad, 92 pour cent des femmes qui ont entendu parler du SIDA sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante. L’attitude bienveillante la plus acceptée est le fait d’être disposée à prendre soin d’un membre de la famille porteur du virus du SIDA dans leur ménage (80%) suivie de : ne pas souhaiter que l’on garde secret l’état d’un membre de la famille infecté par le virus du SIDA (53%). La moitié des femmes estiment qu’un enseignant qui est infecté par le VIH et SIDA mais qui n’est pas malade devrait être autorisé à continuer à enseigner tandis que plus de quatre femmes sur dix accepteraient d’acheter des légumes frais à un marchand ou à un vendeur qui a le virus du SIDA. Les femmes instruites et appartenant aux ménages les plus riches ont des attitudes plus bienveillantes que celles qui ont un faible niveau d’instruction et sont issues de milieux pauvres. Si la majorité des femmes est d’accord avec au moins une attitude non discriminatoire, elles ne sont que 19 pour cent à être d’accord avec les quatre attitudes non discriminatoires explorées par l’enquête. Dans l’ensemble, huit femmes sur dix sont disposées à prendre soin d’un membre de la famille porteur du virus du SIDA dans leur propre ménage. Mais dans le Wadi Fira, ce taux tombe à moins de 4 femmes sur 10 (38%). En milieu urbain, 86 pour cent des enquêtées se déclarent disposées à prendre soin d’un membre de la famille porteur du virus du SIDA dans leur propre ménage contre 76 pour cent en milieu rural. Cette attitude bienveillante augmente avec le niveau d’instruction : 74 pour cent chez les femmes sans aucun niveau, 85 pour cent chez celles de niveau primaire et 91 pour cent chez celles de niveau secondaire ou plus. Selon le quintile du bien-être, les plus riches sont les plus enclines (87%) à manifester cette attitude bienveillante, comparées aux plus pauvres (74%). Plus de quatre femmes sur dix sont disposées à acheter des légumes frais à un marchand ou à un vendeur qui a le virus du SIDA (44%). Alors que dans les régions du Logone Oriental (59%), de N’Djamena (57%), du Moyen Chari (57%) et de la Tandjilé (54%), plus de la moitié des femmes adopte cette attitude bienveillante, moins d’une femme sur cinq fait de même dans le Wadi Fira (15%), le Barh El Gazal (18%) et le Ouaddai (19%). En milieu urbain, plus de la moitié des enquêtées (55%) sont favorables à cette attitude bienveillante contre 39 pour cent en milieu rural. Selon leur état matrimonial, les célibataires sont plus disposées à adopter cette attitude bienveillante (54%) que les femmes mariées ou vivant en union (43%). De même, plus le niveau d’instruction augmente, plus les femmes sont prêtes à adopter une attitude positive à l’égard d’un marchand de légumes frais qui a le virus. Selon le quintile du bien-être, les riches y sont aussi plus favorables (56%) que les pauvres (38%). En moyenne, la moitié des femmes enquêtées pensent qu’une enseignante qui a le SIDA mais n’est pas malade devrait être autorisée à continuer d’enseigner, même s’il existe des disparités importantes entre les régions les plus favorables : Mandoul (74%), Logone Oriental (70%), Moyen Chari (67%), Guéra (66%), et les régions les moins favorables : Wadi Fira (11%), Barh El Gazal et Mayo Kebbi Ouest (26%), BET et Ouaddai (29%). En milieu urbain, 57 pour cent des femmes interrogées se déclarent favorables à cette attitude bienveillante, contre 46 pour cent en milieu rural. En revanche, selon l’état matrimonial, ce sont les femmes célibataires qui adoptent l’attitude la plus positive (59%) comparées aux femmes mariées (48%). Par ailleurs, comme dans les cas précédents, plus le niveau d’instruction augmente et plus l’attitude est positive : sans niveau (42%), niveau primaire (58%) et niveau secondaire ou supérieur (67%). Enfin, selon le quintile du bien-être économique, c’est VIH et SIDA et comportement sexuel 247 TCHAD 2010 dans les ménages les plus riches que l’attitude positive est le plus répandue (57%), comparativement aux ménages les plus pauvres (46%). Plus de la moitié des femmes enquêtées (53%) ne souhaitent pas que l’on garde secret l’état d’un membre de la famille infecté par le virus du SIDA et les disparités régionales sont relativement moins marquées que pour les trois autres attitudes enquêtées. A noter cependant le cas du Wadi Fira (28%) qui se distingue encore par son faible taux, suivi du Salamat (35%) et du Kanem (37%). Selon les autres caractéristiques comme le milieu de résidence et le quintile du bien-être économique, les variations ne sont pas non plus très significatives. Dans l’ensemble, plus de neuf femmes sur dix (92%) sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante. Cette tendance est encore plus marquée en milieu urbain (96%) mais les variations sont faibles selon les autres caractéristiques. La stigmatisation envers les personnes séropositives est plus forte en milieu rural, avec 17 pour cent des femmes approuvant les quatre attitudes positives, contre 24 pour cent en milieu urbain. Selon le statut matrimonial, les différences ne sont guère marquées. En revanche, les disparités régionales sont importantes, avec des taux très bas dans le Wadi Fira (2%) ou le Salamat (3%), alors que le Logone Oriental (45%) se distingue au contraire par le niveau le plus faible de stigmatisation à l’égard des malades. Le niveau d’instruction des femmes est également un facteur déterminant : 15 pour cent seulement des femmes sans instruction ont une attitude bienveillante selon les quatre indicateurs contre 22 pour cent pour les femmes de niveau primaire et 29 pour cent pour celles de niveau secondaire ou plus. Selon le niveau de vie, ce sont les femmes des ménages les plus pauvres qui adoptent les attitudes les moins bienveillantes (18%) alors que les femmes des ménages les plus riches sont un peu plus enclines a approuver les quatre attitudes bienveillantes (23%). Selon la religion du chef de ménage, on constate que ce sont les ménages dirigés par les animistes et les minorités religieuses qui stigmatisent le plus les personnes vivant avec le virus (environ 11%), suivis des musulmans (14%). Chez les chrétiens, au moins une personne sur quatre exprime au contraire une attitude bienveillante pour les quatre indicateurs. 12 .4 CONNAISSANCE D’UN ENDROIT POUR LE TEST DE DEPISTAGE DU VIH, CONSEILS ET TEST DURANT LES SOINS PRENATALS Un autre indicateur important concerne la connaissance d’un endroit où faire un test de dépistage du VIH et l’utilisation de ces services. Afin de se protéger et d’éviter de contaminer les autres, il est important pour les individus de connaître leur état sérologique relatif au VIH. La connaissance de son état sérologique est également un facteur déterminant dans la décision de se faire soigner. Les questions liées à la connaissance par les femmes d’un centre de dépistage du VIH et celles devant permettre de savoir si elles ont déjà fait un test se trouvent au tableau HA.5. Au Tchad, vingt-trois pour cent des femmes savent où se faire tester, mais moins de quatre pour cent ont subi le test au cours de l’année précédant l’enquête et sur cette proportion, environ 10% n’ont pas reçu le résultat. Près de la moitié des femmes du milieu urbain (48%) savent où se faire tester, soit trois fois plus qu’en milieu rural. Elles sont aussi huit fois plus nombreuses à se faire dépister qu’en milieu rural, ou les centres de dépistage sont souvent éloignés des habitations. Les femmes de 20-24 ans et 25-29 ans sont les mieux informées sur les centres de dépistage (27% et 24% respectivement) et les plus enclines à demander un test. 248 Tableau HA.4: Attitudes bienveillantes à l’égard des personnes vivant avec le VIH et SIDA Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont entendu parler du SIDA et expriment une attitude bienveillante à l’égard des gens vivant avec le VIH et SIDA, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui: Nombre de femmes ayant entendu parler du SIDA Sont disposées à prendre soin d’un membre de la famille porteur du virus du SIDA dans leur propre ménages Achèteraient des légumes frais à un marchand ou à un vendeur qui a le virus du SIDA Pensent qu’une enseignante qui a le SIDA mais n’est pas malade devrait être autorisée à continuer d’enseigner Ne souhaiteraient pas que l’on garde secret l’état d’un membre de la famille infecté par le virus du SIDA Sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante Expriment des attitudes bienveillantes sur tous les quatre indicateurs1 Tranches d’âge 15-24 79,9 45,9 52,5 52,8 92,4 19,7 4063 25+ 79,4 43,6 48,3 52,9 91,1 18,7 6120 Tranches d’âge 15-19 78,8 45,7 53,5 50,7 91,7 18,0 2044 20-24 81,0 46,1 51,6 55,0 93,1 21,5 2020 25-29 80,5 45,7 50,1 53,4 92,4 19,1 2018 30-39 78,9 42,2 46,7 51,0 89,8 17,8 2713 40-49 78,8 43,3 48,6 55,9 91,5 19,8 1389 Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec un homme 79,1 43,0 48,5 53,1 91,3 18,6 8740 N’a jamais été mariée/vécu avec un homme 82,8 53,6 58,6 51,5 93,4 22,4 1425 Instruction de la femme Aucune 74,3 35,8 41,6 51,3 87,7 15,1 6003 Primaire 84,6 51,0 58,0 55,5 96,8 21,8 2477 Secondaire et plus 91,0 65,6 67,5 54,6 97,9 29,1 1704 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 74,1 37,5 45,7 50,7 86,4 18,1 1533 Second 71,9 35,6 45,4 52,8 88,1 15,4 1734 Moyen 77,2 38,9 45,4 53,4 90,6 17,1 1762 Quatrième 81,9 46,1 50,6 53,1 93,1 19,1 2187 Le plus riche 86,8 55,5 57,0 53,5 95,8 22,9 2967 Religion du chef de ménage Animiste 75,3 26,0 32,9 60,3 88,1 10,3 273 Catholique 84,0 53,5 57,6 55,1 94,6 25,3 2211 Protestant 85,3 54,1 60,2 56,9 94,7 26,3 2391 Musulmane 75,3 38,2 43,1 49,6 88,7 13,9 4884 Autre religion 75,0 39,8 66,3 41,1 99,2 10,8 60 Pas de religion/ Manquant 78,4 26,7 38,1 52,5 92,6 11,7 364 Total 79,6 44,5 50,0 52,9 91,6 19,1 10183 1 Indicateur MICS 9.4 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 VIH et SIDA et comportement sexuel 249 TCHAD 2010 Tableau HA.4 (suite): Attitudes bienveillantes à l’égard des personnes vivant avec le VIH et SIDA Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont entendu parler du SIDA et expriment une attitude bienveillante à l’égard des gens vivant avec le VIH et SIDA, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui: Nombre de femmes ayant entendu parler du SIDA Sont disposées à prendre soin d’un membre de la famille porteur du virus du SIDA dans leur propre ménages Achèteraient des légumes frais à un marchand ou à un vendeur qui a le virus du SIDA Pensent qu’une enseignante qui a le SIDA mais n’est pas malade devrait être autorisée à continuer d’enseigner Ne souhaiteraient pas que l’on garde secret l’état d’un membre de la famille infecté par le virus du SIDA Sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante Expriment des attitudes bienveillantes sur tous les quatre indicateurs1 Région Batha 63,4 40,9 44,5 47,7 89,2 10,9 430 BET 69,4 20,2 29,1 56,2 87,7 7,3 67 Chari Baguirmi 86,6 42,5 41,3 59,5 92,9 16,4 497 Guéra 86,7 48,7 66,3 62,6 93,6 26,7 437 Hadjer Lamis 72,7 31,3 36,4 47,9 86,7 12,2 498 Kanem 64,3 32,2 38,5 37,4 83,9 9,7 274 Lac 74,3 35,6 40,0 46,7 91,1 12,3 195 Logone Occidental 76,6 48,4 46,1 55,0 96,1 14,0 775 Logone Oriental 79,8 58,8 69,8 65,5 86,9 45,2 894 Mandoul 89,7 44,6 74,1 54,1 97,3 23,4 670 Mayo Kebbi Est 77,9 27,5 31,8 61,3 86,2 12,6 524 Mayo Kebbi Ouest 73,7 22,8 26,5 42,3 94,0 6,1 514 Moyen Chari 86,5 56,8 67,1 41,9 96,3 15,4 741 Ouaddai 72,6 19,2 29,1 58,8 87,1 7,4 324 Salamat 67,3 24,8 31,4 35,1 85,1 3,2 271 Tandjilé 85,9 54,3 50,2 57,3 97,1 24,2 702 Wad Fira 38,4 15,2 10,9 27,6 51,9 2,1 202 N’Djamena 87,8 57,5 56,8 53,6 95,9 23,4 1935 Barh El Gazal (63,4) (17,8) (26,0) (66,2) (86,9) (9,4) (44) Sila 72,0 33,9 39,7 55,1 84,5 21,2 189 Milieu de résidence Urbain 86,0 55,5 57,0 54,6 95,7 23,8 3519 Rural 76,3 38,7 46,2 52,0 89,4 16,6 6664 Total 79,6 44,5 50,0 52,9 91,6 19,1 10183 1 Indicateur MICS 9.4 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 250 Tableau HA.5: Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui connaissent là où subir un test de dépistage du VIH, pourcentage de femmes qui ont déjà été testées, pourcentage de femmes qui ont été testées au cours des 12 derniers mois, et pourcentage de femmes qui ont été testées mais n’ont pas reçu le résultat, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui: Nombre de femmes Connaissent un endroit où se faire tester1 N’ont jamais été testées Ont été testées au cours des 12 derniers mois Ont été testées et ont reçu le résultat2 Groupe d’âges 15-19 21,3 4,9 2,9 2,8 3310 20-24 27,5 8,8 4,9 4,0 2999 25-29 24,0 8,8 4,7 4,2 3068 30-34 22,0 7,5 3,3 2,7 2356 35-39 23,0 8,6 4,2 3,9 1922 40-44 22,0 6,6 3,5 3,5 1276 45-49 20,4 5,5 1,9 1,9 1004 Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec… 22,3 7,3 3,7 3,2 13763 Jamais été mariée/vécu avec 29,5 7,9 4,7 4,5 2130 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 11,1 2,2 0,9 0,8 3046 Second 11,5 2,5 1,2 0,9 3074 Moyen 15,7 3,3 1,2 0,9 3159 Quatrième 26,2 6,9 3,8 3,2 3276 Le plus riche 49,4 20,7 11,3 10,5 3382 Religion du chef de ménage Animiste 16,2 1,4 0,6 0,6 517 Catholique 31,6 11,0 6,0 5,4 2921 Protestant 35,3 13,9 7,3 6,3 2994 Musulmane 17,3 4,5 2,2 2,0 8842 Autre religion 49,6 5,8 0,0 0,0 69 Pas de religion/Manquant 15,2 5,1 2,2 2,2 593 Total 23,3 7,4 3,8 3,4 15936 1 Indicateur MICS 9.5; 2 Indicateur MICS 9.6 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Selon l’état matrimonial, ce sont les femmes célibataires les mieux informées et les plus enclines à se faire tester. Selon le quintile du bien-être-économique, les femmes des ménages les plus riches (49%), comparées aux femmes les plus pauvres, sont quatre fois plus nombreuses à connaître un endroit pour le dépistage et treize fois plus nombreuses à avoir fait leur test de dépistage dans les 12 derniers mois (21%) et à avoir obtenu les résultats (11%). Par rapport à la religion, les femmes vivant dans les ménages animistes (16%) et musulmans (17%) sont les moins nombreuses à connaître un endroit pour le dépistage, notamment comparées aux femmes chrétiennes (plus de 32%). Les mêmes tendances sont observées pour le test de dépistage et l’obtention des résultats. Enfin, selon la région, les femmes du Salamat (5%) sont les moins bien informées sur les endroits existant pour le dépistage, suivies des femmes du Wadi Fira (7%), du Batha et du Kanem (9%). C’est à N’Djamena que les femmes connaissent le mieux les centres de dépistage (55%) et se font le plus dépister (14%). VIH et SIDA et comportement sexuel 251 TCHAD 2010 Tableau HA.5 (suite): Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui connaissent là où subir un test de dépistage du VIH, pourcentage de femmes qui ont déjà été testées, pourcentage de femmes qui ont été testées au cours des 12 derniers mois, et pourcentage de femmes qui ont été testées mais n’ont pas reçu le résultat, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui: Nombre de femmes Connaissent un endroit où se faire tester1 N’ont jamais été testées Ont été testées au cours des 12 derniers mois Ont été testées et ont reçu le résultat2 Région Batha 8,7 0,9 0,2 0,2 777 BET 24,2 2,0 0,4 0,4 125 Chari Baguirmi 23,7 2,6 0,9 0,7 762 Guéra 13,4 2,2 0,5 0,4 698 Hadjer Lamis 10,7 1,7 0,5 0,4 829 Kanem 9,4 2,0 0,5 0,5 774 Lac 9,8 1,7 1,0 1,0 572 Logone Occidental 38,5 16,9 8,6 6,6 897 Logone Oriental 23,1 7,6 3,2 2,9 984 Mandoul 30,0 9,8 4,5 4,1 1024 Mayo Kebbi Est 17,6 2,2 1,0 0,9 1208 Mayo Kebbi Ouest 13,5 2,8 1,0 0,8 851 Moyen Chari 37,9 15,1 9,6 7,7 865 Ouaddai 10,5 1,5 0,8 0,8 1137 Salamat 5,0 1,2 0,5 0,5 455 Tandjilé 25,0 5,2 2,5 2,4 920 Wad Fira 5,9 0,6 0,3 0,3 677 N’Djamena 55,1 25,0 14,1 13,2 2016 Barh El Gazal 13,8 1,5 0,6 0,6 128 Sila 21,7 2,7 1,7 1,0 239 Milieu de résidence Urbain 47,9 19,8 11,3 10,4 3973 Rural 15,1 3,3 1,4 1,1 11962 Total 23,3 7,4 3,8 3,4 15936 1 Indicateur MICS 9.5; 2 Indicateur MICS 9.6 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Le tableau HA.6 présente les mêmes résultats que ceux présentés au tableau HA.5 mais cette fois-ci pour les jeunes femmes sexuellement actives. La proportion de ces jeunes femmes qui ont subi le test et ont été informées du résultat permet de mesurer l’efficacité des interventions qui favorisent le conseil et le dépistage chez les jeunes. Il est important d’être informé car les jeunes peuvent penser qu’il y a des obstacles à l’accès aux services liés aux questions sensibles, telles que la santé sexuelle. 252 12 .4 .1 CONNAISSANCE D’UN ENDROIT POUR LE TEST DE DEPISTAGE DU VIH CHEZ LES JEUNES FEMMES SEXUELLEMENT ACTIVES Selon les résultats de MICS 2010, 69 pour cent des jeunes filles de 15 à 24 ans ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête. Le quart d’entre elles seulement connaissent un endroit pour le dépistage, huit pour cent ont déjà été testées et quatre pour cent au cours des 12 derniers mois. Seulement moins de quatre pour cent des jeunes filles sexuellement actives ont reçu le résultat après avoir été testées. En milieu rural, 71 pour cent des jeunes femmes sont sexuellement actives, mais 17 pour cent d’entre elles seulement connaissent un centre de dépistage, quatre pour cent ont été déjà testées (deux pour cent au cours des 12 derniers mois) et un pour cent a reçu les résultats. En milieu urbain, la situation est plus favorable : 65 pour cent des jeunes filles sont sexuellement actives, 48 pour cent connaissent un lieu pour le dépistage, 12% ont déjà été testées et 11% ont obtenu de surcroît le résultat. Selon l’âge, les plus jeunes, 15-19 ans, sont moins nombreuses (54%) que les 20-24 (88%) à avoir commencé leur vie sexuelle. Elles connaissent aussi moins bien les endroits où se faire tester (23% contre 27%) et se font un peu moins tester. Moins d’une femme de 15-24 ans non mariée sur cinq (18%) déclare avoir eu des rapports sexuels dans les derniers 12 mois. Cependant, elles sont deux fois plus nombreuses que les femmes mariées à connaître un endroit où se faire tester et trois fois plus nombreuses à avoir subi un test et à avoir pris connaissance des résultats. Les jeunes femmes qui n’ont aucun niveau d’instruction sont plus sexuellement actives (75%) que celles qui ont un niveau primaire (65%) ou au moins secondaire (56%). Par ailleurs, plus le niveau d’instruction augmente, plus les jeunes filles connaissent d’endroits où se faire dépister, pratiquent le test et obtiennent les résultats (voir tableau HA.6). Les jeunes femmes appartenant aux ménages les plus riches et aux ménages les plus pauvres sont les moins nombreuses à avoir eu des rapports sexuels. Cependant, les premières sont cinq fois mieux informées sur les endroits où se faire tester que les secondes (48% contre 10%), et 17 fois plus enclines à s’être fait tester au cours des 12 derniers mois et à avoir obtenu les résultats. La religion n’influe quasiment pas sur l’activité sexuelle des jeunes filles. Elle détermine en revanche les attitudes vis-à-vis du dépistage. Les jeunes filles vivant dans les ménages animistes et musulmans connaissent moins bien les endroits où pratiquer le dépistage et se font moins dépister que les autres. Selon la région, c’est dans le Mandoul et le Chari Baguirmi que les jeunes filles sont les plus sexuellement actives (plus de 80%). Mais en matière de connaissance d’endroit pour le dépistage, c’est à N’Djamena qu’elles sont le mieux informées ; au contraire, moins de 6% des jeunes filles sexuellement actives savent où trouver un centre de dépistage dans le Salamat et le Wadi Fira. En ce qui concerne le test au cours de 12 derniers mois, il a été pratiqué par moins de un pour cent des jeunes filles dans neuf régions : Batha, BET, Chari Baguirmi, Guéra, Hadjer Lamis, Mayo Kebbi Ouest, Salamat, Wadi Fira, Bahr El Gazal. VIH et SIDA et comportement sexuel 253 TCHAD 2010 Tableau HA.6: Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH chez les jeunes femmes sexuellement actives Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, et parmi les femmes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui savent où faire le test de dépistage du VIH, pourcentage de femmes qui ont déjà été testées, pourcentage de femmes qui ont été testées au cours des 12 derniers mois, et pourcentage ente femmes qui ont été testées et ont reçu le résultat, Tchad, 2010 Pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Pourcentage de femmes qui: Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois connaissent un endroit pour se faire tester ont déjà été testées ont déjà été testées au cours des 12 derniers mois ont été testées et ont eu le résultat1 Groupe d’âges 15-19 54,5 3310 22,9 6,9 4,3 4,0 1803 20-24 85,5 2999 26,7 8,5 4,7 3,8 2565 Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec un homme 93,0 4314 23,1 6,9 4,0 3,3 4011 N’a jamais été mariée/ vécu avec un homme 17,6 1976 48,0 17,7 10,7 9,6 347 Instruction de la femme Aucune 75,2 3618 14,6 3,3 1,8 1,6 2719 Primaire 65,2 1511 30,8 8,5 4,7 3,6 985 Secondaire et plus 56,3 1180 60,3 25,4 15,5 13,5 664 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 64,0 1035 10,5 1,4 ,7 ,6 662 Second 72,7 1201 14,1 3,6 2,5 1,7 874 Moyen 71,8 1228 18,1 4,7 1,8 1,4 882 Quatrième 73,3 1329 28,1 7,4 4,2 4,0 974 Le plus riche 64,4 1516 48,4 19,1 11,8 10,2 976 Religion du chef de ménage Animiste 74,9 182 16,7 2,1 1,0 1,0 137 Catholique 68,5 1130 34,5 11,2 6,5 5,6 774 Protestant 70,0 1234 35,2 13,1 7,4 5,9 864 Musulmane 69,0 3520 19,2 5,2 3,2 2,8 2431 Pas de religion/Manquant 68,1 219 21,0 7,5 4,1 4,1 149 Total 69,2 6309 25,2 7,8 4,5 3,9 4368 1 Indicateur MICS 9.7 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 254 Tableau HA.6 (suite): Connaissance d’un endroit pour le test de dépistage du VIH chez les jeunes femmes sexuellement actives Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, et parmi les femmes qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui savent où faire le test de dépistage du VIH, pourcentage de femmes qui ont déjà été testées, pourcentage de femmes qui ont été testées au cours des 12 derniers mois, et pourcentage ente femmes qui ont été testées et ont reçu le résultat, Tchad, 2010 Pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Pourcentage de femmes qui: Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois connaissent un endroit pour se faire tester ont déjà été testées ont déjà été testées au cours des 12 derniers mois ont été testées et ont eu le résultat1 Région Batha 74,2 312 9,6 2,4 0,4 0,4 231 BET (63,1) (54) (22,4) (1,0) (0,7) (0,7) (34) Chari Baguirmi 80,5 321 29,0 2,2 0,6 0,6 258 Guéra 67,2 252 13,4 2,7 0,3 0,0 169 Hadjer Lamis 78,8 336 10,3 2,7 0,9 0,6 265 Kanem 62,2 277 11,4 4,8 1,6 1,6 172 Lac 79,1 202 11,3 2,8 2,8 2,8 160 Logone Occidental 65,1 380 36,1 15,8 9,0 7,9 247 Logone Oriental 75,1 402 28,8 8,9 3,9 3,5 302 Mandoul 81,1 364 31,7 10,8 6,5 6,5 295 Mayo Kebbi Est 71,6 474 22,1 3,2 1,8 1,4 340 Mayo Kebbi Ouest 64,0 336 15,6 2,0 0,7 0,2 215 Moyen Chari 59,1 332 38,6 17,7 13,6 9,3 196 Ouaddai 61,4 455 12,2 2,1 1,4 1,4 280 Salamat 69,3 179 5,7 0,7 0,4 0,4 124 Tandjilé 72,4 358 25,1 6,3 2,7 2,5 260 Wad Fira 62,5 234 5,2 0,8 0,4 0,4 146 N’Djamena 65,1 900 54,4 22,3 14,5 12,2 586 Barh El Gazal (58,2) (53) (23,6) (1,4) (0,8) (0,8) (31) Sila 65,3 87 22,4 3,0 2,8 2,2 57 Milieu de résidence Rural 70,9 4540 17,0 3,8 1,8 1,4 3220 Total 69,2 6309 25,2 7,8 4,5 3,9 4368 1 Indicateur MICS 9.7 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 12 .4 .2 CONSEILS ET TEST EN MATIERE DE VIH DURANT LES SOINS PRENATALS Parmi les femmes qui ont accouché au cours des deux années précédant l’enquête, le pourcentage de celles qui ont bénéficié de conseils et du dépistage du VIH lors des soins prénatals est présenté au tableau HA.7. Au Tchad, beaucoup de femmes méconnaissent encore les services de PTME (prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant) et les fréquentent peu. En effet, seules 18 pour cent des femmes ont reçu des VIH et SIDA et comportement sexuel 255 TCHAD 2010 conseils en matière de VIH durant les soins prénatals. Pire encore, six pour cent seulement ont reçu une offre de test de dépistage du VIH, ont été testées durant les soins prénatals et ont effectivement reçu les résultats. Selon le milieu de résidence, 37 pour cent des femmes du milieu urbain ont reçu des conseils durant les soins prénatals et ont reçu une offre de dépistage du VIH et 17 pour cent ont été testées et ont reçu les résultats, contre seulement 13 et deux pour cent respectivement en milieu rural. Tableau HA.7: Conseils et test en matière de VIH durant les soins prénatals Parmi les femmes âgées de 15-49 ans ayant donné naissance au cours des 2 dernières années, pourcentage de celles qui ont reçu des soins prénatals d’un professionnel de la santé au cours de la dernière grossesse, pourcentage de celles qui ont reçu des conseils en matière de VIH, pourcentage de celles à qui on a proposé et qui ont accepté un test de dépistage du VIH et reçu les résultats, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui: Nombre de femmes ayant donné naissance au cours des 2 années précédant l’enquête Ont reçu des soins prénatals d’un professionnel de la santé lors de la dernière grossesse Ont reçu des conseils durant les soins prénatals1 Ont reçu une offre de test de dépistage du VIH et ont été testées pour le VIH durant les soins prénatals Ont reçu une offre de test de dépistage du VIH et ont été testées pour le VIH durant les soins prénatals, et ont reçu les résultats2 Ont reçu des conseils en matière de VIH, reçu une offre de test de dépistage du VIH, accepté et reçu les résultats Jeunes femmes 15-24 55,1 19,2 7,4 6,5 5,7 2513 Groupe d’âges 15-19 56,8 19,7 7,7 7,0 6,7 906 20-24 54,2 19,0 7,3 6,3 5,1 1607 25-29 52,2 17,6 6,6 5,8 5,0 1654 30-34 52,1 18,2 6,5 5,5 4,7 1061 35-49 51,2 17,7 6,1 5,3 4,9 989 Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec un homme 52,8 18,0 6,7 5,8 5,0 6108 N’a jamais été mariée/vécu avec un homme 77,0 37,9 17,8 17,8 17,8 97 Niveau d’instruction Aucune 43,1 12,0 2,8 2,2 2,1 4352 Primaire 71,7 27,9 11,3 9,5 8,0 1287 Secondaire et plus 88,2 44,8 27,6 26,2 22,5 578 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 37,9 10,7 2,0 1,1 1,1 1104 Second 42,1 11,5 2,8 2,0 1,9 1234 Moyen 46,6 13,5 3,9 3,2 3,2 1310 Quatrième 59,1 20,7 6,9 5,9 5,5 1389 Le plus riche 79,4 35,4 18,9 17,7 14,5 1181 Total 53,2 18,4 6,8 6,0 5,2 6217 1 Indicateur MICS 9.8; 2 Indicateur MICS 9.9 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 256 Tableau HA.7 (suite): Conseils et test en matière de VIH durant les soins prénatals Parmi les femmes âgées de 15-49 ans ayant donné naissance au cours des 2 dernières années, pourcentage de celles qui ont reçu des soins prénatals d’un professionnel de la santé au cours de la dernière grossesse, pourcentage de celles qui ont reçu des conseils en matière de VIH, pourcentage de celles à qui on a proposé et qui ont accepté un test de dépistage du VIH et reçu les résultats, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui: Nombre de femmes ayant donné naissance au cours des 2 années précédant l’enquête Ont reçu des soins prénatals d’un professionnel de la santé lors de la dernière grossesse Ont reçu des conseils durant les soins prénatals1 Ont reçu une offre de test de dépistage du VIH et ont été testées pour le VIH durant les soins prénatals Ont reçu une offre de test de dépistage du VIH et ont été testées pour le VIH durant les soins prénatals, et ont reçu les résultats2 Ont reçu des conseils en matière de VIH, reçu une offre de test de dépistage du VIH, accepté et reçu les résultats Religion du chef de ménage Animiste 42,8 8,5 1,3 1,2 1,2 212 Catholique 65,7 26,2 10,5 8,9 8,2 1179 Protestant 69,4 26,9 11,5 9,4 8,4 1271 Musulmane 43,1 13,5 4,4 4,1 3,5 3294 Autre religion (50,6) (21,0) (0,0) (0,0) (0,0) (32) Pas de religion/ Manquant 53,7 9,6 3,3 2,7 2,5 229 Région Batha 25,2 5,5 1,1 1,0 0,9 331 BET (44,2) (3,2) (0,7) (0,7) (0,4) (41) Chari Baguirmi 32,1 10,3 1,6 1,2 0,9 304 Guéra 48,1 12,4 1,1 0,8 0,8 297 Hadjer Lamis 22,7 6,6 1,0 0,9 0,8 341 Kanem 56,1 12,8 4,6 2,4 2,4 223 Lac 36,3 9,0 2,6 2,6 2,6 200 Logone Occidental 71,5 34,1 19,9 17,3 16,2 362 Logone Oriental 54,7 26,9 9,5 8,1 8,1 450 Mandoul 76,7 25,4 6,5 4,1 3,7 476 Mayo Kebbi Est 52,2 6,6 1,7 1,1 0,9 413 Mayo Kebbi Ouest 61,3 11,2 1,2 0,8 0,7 383 Moyen Chari 78,7 38,1 15,4 13,3 12,7 350 Ouaddai 38,8 8,1 2,4 2,4 2,3 448 Salamat 28,7 3,8 0,5 0,3 0,3 162 Tandjilé 47,8 14,2 3,3 3,1 2,9 403 Wad Fira 24,8 5,8 0,6 0,6 0,4 209 N’Djamena 83,5 42,0 22,4 21,3 16,6 692 Barh El Gazal (40,2) (5,2) (0,7) (0,3) (0,3) (46) Sila 38,5 14,5 3,6 2,5 2,2 87 Milieu de résidence Urbain 78,3 36,9 18,5 17,5 14,6 1426 Rural 45,7 12,9 3,4 2,5 2,4 4791 Total 53,2 18,4 6,8 6,0 5,2 6217 1 Indicateur MICS 9.8; 2 Indicateur MICS 9.9 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 VIH et SIDA et comportement sexuel 257 TCHAD 2010 Le niveau d’instruction est aussi un facteur favorable. Ainsi, 12 pour cent des femmes sans aucun niveau, 28 pour cent des femmes de niveau primaire et 45 pour cent des femmes de niveau secondaire ou plus ont reçu des conseils durant les soins prénatals. Les chiffres sont respectivement de deux pour cent, neuf pour cent et 26 pour cent en ce qui concerne l’offre et la réalisation du test de dépistage avec obtention des résultats. De même, dans les ménages les plus riches, les femmes bénéficient de conseils durant les soins prénatals (35%, contre 11% chez les plus pauvres). Le fossé se creuse bien plus lorsqu’il s’agit de passer au test : 18 pour cent des femmes des ménages les plus riches bénéficient de cette prestation contre un pour cent chez les plus pauvres. 12 .5 COMPORTEMENT SEXUEL ASSOCIE A LA TRANSMISSION DU VIH L’adoption d’un comportement sexuel plus sûr est essentielle à la réduction de la prévalence du VIH. L’utilisation de préservatifs lors des rapports sexuels, surtout avec des partenaires occasionnels, est particulièrement importante pour réduire la propagation du VIH. Dans la plupart des pays, plus de la moitié des nouvelles infections au VIH se retrouvent chez les jeunes de 15-24 ans et donc un changement de comportement au niveau de ce groupe d’âges est particulièrement important pour réduire les nouvelles infections. Un module de questions a été administré à des femmes de 15-24 ans pour évaluer leur risque d’infection au VIH. Les facteurs de risque pour le VIH sont notamment des rapports sexuels à un âge précoce, des rapports sexuels avec des hommes plus âgés, des rapports sexuels hors mariage avec un partenaire non cohabitant et la non utilisation du préservatif. 12 .5 .1 COMPORTEMENTS SEXUELS AUGMENTANT LE RISQUE D’INFECTION AU VIH Le rapport sexuel non protégé est considéré comme le principal moyen de transmission du VIH. Les résultats du tableau HA.8 montrent que 79 pour cent des jeunes femmes de 15-24 ans qui ne se sont jamais mariées n’ont pas encore eu de rapports sexuels. Parmi les femmes de 15-24 ans, 24 pour cent ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans et 33 pour cent avec un homme de plus de 10 ans qu’elles. Selon le milieu de résidence, on peut noter que 84 pour cent des femmes rurales âgées de 15-24 ans non mariées n’ont jamais eu de rapports sexuels, contre 71 pour cent en milieu urbain. Parmi les femmes de 15- 24 ans sexuellement actives, 25 pour cent ont eu leur premier rapport avant l’âge de 15 ans en milieu rural, contre 21 pour cent en milieu urbain. Par ailleurs, 31 pour cent des femmes rurales de 15-24 ans sexuellement actives ont eu un rapport sexuel dans les 12 derniers mois avec un homme de plus de 10 ans qu’elles, contre 38 pour cent en milieu urbain. Considérant le niveau d’instruction, les jeunes femmes de niveau secondaire ou plus non mariées sont moins nombreuses (71%) à n’avoir jamais eu de rapports sexuels que celle de niveau primaire (80%) ou sans instruction (85%). Par contre, elles sont moins nombreuses à avoir eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans (12%, contre 30% des femmes sans instruction) et 24 pour cent d’entre elle ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec des hommes plus âgées qu’elles (contre 38% pour les femmes sans instruction). Selon le quintile du bien-être-économique, les femmes de 15-24 ans non mariées des ménages les plus riches sont moins nombreuses à n’avoir jamais eu de rapports sexuels que celles des ménages les plus pauvres (72% contre 87%). Elles sont par contre plus nombreuses à avoir eu des rapports sexuels avec des hommes plus âgés qu’elles de 10 ans ou plus (42% contre 33%). Par rapport à la religion du chef de ménage, les jeunes femmes qui vivent dans les ménages musulmans sont plus nombreuses à avoir des rapports sexuels avant 15 ans (29%) et à avoir des rapports avec des hommes de plus de dix ans leurs ainés (42%). 258 Tableau HA.8: Comportement sexuel augmentant le risque d’infection au VIH Pourcentage de jeunes femmes jamais mariées âgées de 15-24 ans qui n’ont jamais eu de rapports sexuels, pourcentage de jeunes femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans et pourcentage de jeunes femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec un homme plus âgé de 10 ans ou plus au cours des 12 derniers mois, Tchad, 2010 Pourcentage de jeunes femmes jamais mariées âgées de 15-24 ans qui n’ont jamais eu rapports sexuels1 Nombre de femmes jamais mariées âgées de 15-24 ans Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans2 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un homme plus âgé de 10 ans ou plus3 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois précédant l’enquête Groupe d’âges 15-19 84,1 1618 20,9 3310,4 28,9 1803 20-24 56,2 358 27,8 2999 35,8 2565 Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec un homme nd nd 33,3 4314 35,8 4011 N’a jamais été mariée/vécu avec un homme 79,0 1976 4,5 1976 nd 347 Niveau d’instruction Aucune 85,4 776 29,7 3618 37,8 2719 Primaire 80,0 553 20,8 1511 25,3 985 Secondaire ou plus 70,6 647 11,7 1180 24,2 664 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 87,1 342 19,9 1035 32,8 662 Second 83,7 320 28,2 1201 26,8 874 Moyen 82,7 325 24,7 1228 23,5 882 Quatrième 76,3 373 27,7 1329 38,1 974 Le plus riche 71,9 617 20,4 1516 41,8 976 Religion du chef de ménage Animiste 85,8 48 19,4 182 39,6 137 Catholique 70,8 393 19,5 1130 20,9 774 Protestant 71,5 455 15,5 1234 18,0 864 Musulmane 85,6 1011 29,2 3520 42,0 2431 Pas de religion/Manquant 72,9 62 21,5 219 27,4 149 Total 79,0 1976 24,2 6309 32,9 4368 1Indicateur MICS 9.10 ; 2Indicateur MICS 9.11 ; 3Indicateur MICS 9.12 Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 VIH et SIDA et comportement sexuel 259 TCHAD 2010 Tableau HA.8 (suite): Comportement sexuel augmentant le risque d’infection au VIH Pourcentage de jeunes femmes jamais mariées âgées de 15-24 ans qui n’ont jamais eu de rapports sexuels, pourcentage de jeunes femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans et pourcentage de jeunes femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec un homme plus âgé de 10 ans ou plus au cours des 12 derniers mois, Tchad, 2010 Pourcentage de jeunes femmes jamais mariées âgées de 15-24 ans qui n’ont jamais eu rapports sexuels1 Nombre de femmes jamais mariées âgées de 15-24 ans Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans2 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un homme plus âgé de 10 ans ou plus3 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois précédant l’enquête Région Batha 92,8 74 33,6 312 43,2 231 BET (90,1) (17) (16,4) (54) (46,0) (34) Chari Baguirmi 88,0 55 35,8 321 37,0 258 Guéra 76,1 73 38,2 252 40,8 169 Hadjer Lamis 76,7 68 43,9 336 41,9 265 Kanem 95,8 85 13,0 277 44,2 172 Lac 91,8 33 45,3 202 38,0 160 Logone Occidental 82,3 138 21,7 380 22,6 247 Logone Oriental 79,2 113 22,5 402 20,3 302 Mandoul 72,2 87 16,4 364 28,3 295 Mayo Kebbi Est 75,6 104 18,3 474 29,5 340 Mayo Kebbi Ouest 83,0 135 17,0 336 21,0 215 Moyen Chari 67,1 172 9,8 332 24,8 196 Ouaddai 90,2 172 21,2 455 40,0 280 Salamat 86,7 43 44,6 179 31,7 124 Tandjilé 78,1 103 23,5 358 28,5 260 Wad Fira 92,2 75 19,4 234 23,2 146 N’Djamena 65,7 379 19,1 900 37,5 586 Barh El Gazal (92,1) (21) (27,7) (53) (39,1) (31) Sila 94,7 29 28,1 87 42,0 57 Milieu de résidence Urbain 70,6 721 21,4 1770 38,3 1148 Rural 83,9 1255 25,3 4540 31,0 3220 Total 79,0 1976 24,2 6309 32,9 4368 1Indicateur MICS 9.10 ; 2Indicateur MICS 9.11 ; 3Indicateur MICS 9.12 () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 12 .5 .2 RAPPORTS SEXUELS AVEC PLUSIEURS PARTENAIRES CHEZ LES FEMMES AGEES DE 15-49 ANS Avoir des partenaires sexuels multiples est source de risques d’infection sexuellement transmissibles dont le VIH et SIDA. Près de 80 pour cent de femmes de 15-49 ans ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois mais seulement moins d’un pour cent affirme avoir eu plusieurs partenaires (tableau HA.9). 260 Tableau HA.9: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois et de celles qui ont eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, pourcentage de celles qui ont utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui: Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels2 Nombre de femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois Ont déjà eu des rapports sexuels Ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois1 Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Groupe d’âges 15-24 74,6 69,2 0,5 6309 * * 25-29 98,6 91,8 0,9 3068 * * 30-39 99,2 88,9 0,3 4278 * * 40-49 99,0 76,6 0,4 2281 * * Etat matrimonial Déjà été mariée/ vécu avec un homme 99,4 89,3 0,4 13763 (43,4) (50) N’a jamais été mariée/ vécu avec un homme 24,3 19,8 1,6 2130 * * Instruction de la femme Aucune 93,1 83,2 0,2 11093 * * Primaire 84,9 76,8 0,7 3044 * * Secondaire et plus 73,3 65,3 2,6 1798 * * Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 89,4 75,5 0,1 3046 * * Second 90,4 81,6 0,2 3074 * * Moyen 90,5 83,1 0,1 3159 * * Quatrième 90,7 83,2 0,4 3276 * * Le plus riche 85,8 76,3 1,7 3382 57,0 58 Religion du chef de ménage Animiste 90,7 87,4 0,0 517 * * Catholique 89,8 79,4 0,9 2921 * * Protestant 88,7 80,7 1,0 2994 * * Musulmane 89,2 79,4 0,3 8842 * * Pas de religion/ Manquant 90,6 79,5 0,8 593 * * Total 89,3 79,9 0,5 15936 53,9 83 1 Indicateur MICS 9.13; 2 Indicateur MICS 9.14 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 Ce pourcentage monte à deux pour cent à N’Djamena, en milieu urbain, chez les célibataires et chez les femmes des ménages les plus riches et à trois pour cent chez les femmes de niveau secondaire ou plus. On notera par ailleurs que la moitié des femmes de 15-49 ans qui ont eu plusieurs partenaires ont déclaré avoir utilisé un préservatif (54%). VIH et SIDA et comportement sexuel 261 TCHAD 2010 Tableau HA.9 (suite): Rapports sexuels avec plusieurs partenaires Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois et de celles qui ont eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, pourcentage de celles qui ont utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes qui: Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels2 Nombre de femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois Ont déjà eu des rapports sexuels Ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois1 Nombre de femmes âgées de 15-49 ans Religion du chef de ménage Animiste 90,7 87,4 0,0 517 * * Catholique 89,8 79,4 0,9 2921 * * Protestant 88,7 80,7 1,0 2994 * * Musulmane 89,2 79,4 0,3 8842 * * Pas de religion/ Manquant 90,6 79,5 0,8 593 * * Région Batha 90,7 84,0 0,0 777 * * BET 84,8 72,4 0,3 125 * * Chari Baguirmi 92,5 86,2 0,0 762 * * Guéra 90,0 78,7 0,1 698 * * Hadjer Lamis 93,7 87,2 0,2 829 * * Kanem 86,5 75,3 0,1 774 * * Lac 94,2 86,6 0,0 572 * * Logone Occidental 87,0 73,4 0,6 897 * * Logone Oriental 90,9 86,2 0,4 984 * * Mandoul 93,7 86,4 0,6 1024 * * Mayo Kebbi Est 91,9 81,4 0,2 1208 * * Mayo Kebbi Ouest 86,5 82,6 0,1 851 * * Moyen Chari 86,1 75,4 1,0 865 * * Ouaddai 85,8 76,8 0,0 1137 * * Salamat 91,0 78,1 0,3 455 * * Tandjilé 89,7 80,8 0,0 920 * * Wad Fira 89,7 71,3 0,1 677 * * N’Djamena 86,4 74,9 2,4 2016 (65,5) (49) Barh El Gazal 83,5 74,4 0,1 128 * * Sila 87,6 82,1 0,4 239 * * Milieu de résidence Urbain 86,3 75,5 1,7 3973 58,5 69 Rural 90,3 81,4 0,1 11962 * * Total 89,3 79,9 0,5 15936 53,9 83 1 Indicateur MICS 9.13; 2 Indicateur MICS 9.14 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 262 12 .5 .3 RAPPORTS SEXUELS AVEC PLUSIEURS PARTENAIRES CHEZ LES JEUNES FEMMES AGEES DE 15-24 ANS Soixante-neuf pour cent des jeunes femmes âgées de 15-24 ans ont été sexuellement actives au cours des 12 mois précédant l’enquête ; moins d’un pour cent affirme avoir eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires dont 57 pour cent déclarent avoir utilisé le préservatif. Tableau HA.10: Rapports sexuels avec plusieurs partenaires (jeunes femmes) Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois et de celles qui ont eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, pourcentage de celles ayant utilisé un préservatif lors des derniers rapports sexuels, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui: Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont un des rapports sexuels2 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois Ont déjà eu des rapports sexuels Ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois1 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Groupe d’âges 15-19 58,3 54,5 0,4 3310 * * 20-24 92,6 85,5 0,7 2999 * * Etat matrimonial Déjà été mariée/vécu avec un homme 99,2 93,0 0,3 4314 * * N’a jamais été mariée/ vécu avec un homme 21,0 17,6 1,1 1976 * * Instruction de la femme Aucune 80,9 75,2 0,2 3618 * * Primaire 70,1 65,2 0,4 1511 * * Secondaire et plus 61,0 56,3 1,7 1180 * * Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 70,8 64,0 0,2 1035 * * Second 76,9 72,7 0,1 1201 * * Moyen 77,3 71,8 0,1 1228 * * Quatrième 78,2 73,3 0,7 1329 * * Le plus riche 70,2 64,4 1,4 1516 * * Religion du chef de ménage Animiste 76,7 74,9 0,0 182 * * Catholique 74,4 68,5 0,8 1130 * * Protestant 73,4 70,0 1,1 1234 * * Musulmane 74,9 69,0 0,3 3520 * * Pas de religion/ Manquant 77,6 68,1 1,1 219 * * Total 74,6 69,2 0,5 6309 (57,1) (34) 1 Indicateur 9.13 ; 2 Indicateur 9.14 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MIC, Tchad, 2010 VIH et SIDA et comportement sexuel 263 TCHAD 2010 Tableau HA.10 (suite): Rapports sexuels avec plusieurs partenaires (jeunes femmes) Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois et de celles qui ont eu des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, pourcentage de celles ayant utilisé un préservatif lors des derniers rapports sexuels, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui: Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois, et ont également déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont un des rapports sexuels2 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu plus d’un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois Ont déjà eu des rapports sexuels Ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire au cours des 12 derniers mois1 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Région Batha 77,9 74,2 0,1 312 * * BET 70,0 63,1 0,7 54 * * Chari Baguirmi 83,3 80,5 0,0 321 * * Guéra 77,7 67,2 0,1 252 * * Hadjer Lamis 84,6 78,8 0,5 336 * * Kanem 67,3 62,2 0,1 277 * * Lac 84,9 79,1 0,0 202 * * Logone Occidental 70,1 65,1 0,8 380 * * Logone Oriental 77,7 75,1 0,7 402 * * Mandoul 82,1 81,1 0,4 364 * * Mayo Kebbi Est 81,0 71,6 0,1 474 * * Mayo Kebbi Ouest 66,1 64,0 0,2 336 * * Moyen Chari 64,8 59,1 1,4 332 * * Ouaddai 65,5 61,4 0,0 455 * * Salamat 78,8 69,3 0,3 179 * * Tandjilé 77,0 72,4 0,0 358 * * Wad Fira 70,6 62,5 0,2 234 * * N’Djamena 72,2 65,1 1,8 900 * * Barh El Gazal 61,9 58,2 0,0 53 * * Sila 68,1 65,3 0,7 87 * * Milieu de résidence Urbain 71,0 64,9 1,6 1770 (58,0) (29) Rural 76,0 70,9 0,1 4540 * * Total 74,6 69,2 0,5 6309 (57,1) (34) 1 Indicateur 9.13 ; 2 Indicateur 9.14 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MIC, Tchad, 2010 264 12 .5 .4 RAPPORTS SEXUELS AVEC DES PARTENAIRES OCCASIONNELS Le tableau HA.11 présente le pourcentage des femmes âgées de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, le pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 mois précédant l’enquête, le pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non-cohabitant au cours des 12 mois précédant l’enquête et, parmi celles qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non-cohabitant, le pourcentage de celles qui ont utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu un rapport sexuel avec ce partenaire. Par rapport aux rapports sexuels avec un partenaire occasionnel (hors mariage), sept pour cent des femmes de 15-24 ans sexuellement actives ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire hors mariage non cohabitant et seulement un pour cent ont déclaré avoir utilisé un préservatif lors du dernier rapport. Selon le milieu de résidence, les femmes du milieu urbain ont plus de rapports sexuels occasionnels (13%) que celles du milieu rural (4%). Les premières utilisent de surcroît moins le préservatif que les secondes (1% contre 2%). Selon l’âge, ce sont les jeunes femmes âgées de 15-19 ans qui ont le plus de rapports sexuels avec des partenaires occasionnels (7%, contre 6% pour les 20-24 ans). Mais ce sont aussi elle qui utilisent le moins le préservatif (moins de 1%, contre plus de 2% chez les 20-24 ans). Tenant compte de l’état matrimonial, les jeunes femmes qui ne sont jamais mariées ont davantage de rapports sexuels avec des partenaires occasionnels (16%) que celles qui sont déjà mariées (2%). Pourtant, elles utilisent encore moins le préservatif (1 %) que les femmes mariées (2%). Plus le niveau d’instruction augmente, plus les jeunes femmes ont des partenaires sexuels occasionnels et plus elles utilisent aussi le préservatif. Ainsi, 17 pour cent des jeunes femmes qui ont un niveau secondaire ou plus ont eu des rapports sexuels avec un partenaire occasionnel au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête et deux pour cent ont utilisé le préservatif. En comparaison, sept pour cent des femmes de niveau primaire ont eu des rapports occasionnels et un pour cent ont utilisé le préservatif tandis que trois pour cent sans aucun niveau ont eu des partenaires occasionnels mais sans jamais utiliser le préservatif. Selon le quintile du bien-être-économique, les jeunes femmes vivant dans les ménages les plus riches sont les plus nombreuses à avoir des rapports sexuels hors mariage (13%). Quant à l’utilisation du préservatif, ce sont les jeunes femmes des ménages pauvres qui utilisent le plus le préservatif (3%, contre 1% chez les plus riches). Par rapport à la religion du chef de ménage, les jeunes femmes protestantes et catholiques (autour de 11%) ont le plus de rapports sexuels avec des partenaires occasionnels. Ce sont aussi elles qui utilisent le plus le préservatif (2%). Aucune femme musulmane ayant des partenaires occasionnels n’a rapporté utiliser le préservatif. Selon la région enfin, c’est à N’Djamena et dans le Moyen Chari que les jeunes femmes ont le plus de rapports sexuels avec des partenaires occasionnels (16%). Au contraire, ce type de pratique apparaît rarissime dans le Lac. Par rapport à l’utilisation du préservatif, ce sont les jeunes femmes du Logone Oriental (9%) et de N’Djamena (plus d’1%) qui l’utilisent le plus. Ailleurs, l’utilisation du préservatif avec des partenaires occasionnels reste très marginale. VIH et SIDA et comportement sexuel 265 TCHAD 2010 Tableau HA.11: Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois et parmi celles-ci, pourcentage de celles ayant utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire hors mariage, non cohabitant, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui: Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois1 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois, et qui ont déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire2 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire hors mariage, non cohabitant Ont déjà eu des rapports sexuels Ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Groupe d’âges 15-19 58,3 54,5 3310 7,2 1803 0,6 238 20-24 92,6 85,5 2999 5,9 2565 2,2 178 Etat matrimonial Déjà été mariée/ vécu avec un homme 99,2 93,0 4314 2,4 4011 1,7 105 N’a jamais été mariée/vécu avec un homme 21,0 17,6 1976 15,7 347 1,1 311 Niveau d’instruction Aucune 80,9 75,2 3618 3,1 2719 0,0 111 Primaire 70,1 65,2 1511 7,0 985 1,4 106 Secondaire et plus 61,0 56,3 1180 16,9 664 2,0 200 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 70,8 64,0 1035 4,9 662 2,9 50 Second 76,9 72,7 1201 4,2 874 2,9 50 Moyen 77,3 71,8 1228 3,6 882 (0,0) (44) Quatrième 78,2 73,3 1329 6,1 974 0,3 82 Le plus riche 70,2 64,4 1516 12,6 976 1,2 191 Religion du chef de ménage Animiste 76,7 74,9 182 2,8 137 * * Catholique 74,4 68,5 1130 10,7 774 1,8 120 Protestant 73,4 70,0 1234 11,5 864 2,3 142 Musulmane 74,9 69,0 3520 3,9 2431 0,0 136 Autre religion * * * * * * * Total 74,6 69,2 6309 6,6 4368 1,3 417 1 Indicateur MICS 9.15; 2 Indicateur MICS 9.16; Indicateur OMD 6.2 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 266 Tableau HA.11 (suite): Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, pourcentage de celles ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois et parmi celles-ci, pourcentage de celles ayant utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire hors mariage, non cohabitant, Tchad, 2010 Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui: Nombre de femmes âgées de 15-24 ans Pourcentage de celles qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois1 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avec un partenaire hors mariage, non cohabitant au cours des 12 derniers mois, et qui ont déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’elles ont eu des rapports sexuels avec ce partenaire2 Nombre de femmes âgées de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire hors mariage, non cohabitant Ont déjà eu des rapports sexuels Ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois Région Batha 77,9 74,2 312 2,5 231 * * BET (70,0) (63,1) (54) (3,9) (34) * * Chari Baguirmi 83,3 80,5 321 2,7 258 * * Guéra 77,7 67,2 252 2,4 169 * * Hadjer Lamis 84,6 78,8 336 3,7 265 * * Kanem 67,3 62,2 277 2,5 172 * * Lac 84,9 79,1 202 0,4 160 * * Logone Occidental 70,1 65,1 380 5,3 247 * * Logone Oriental 77,7 75,1 402 7,9 302 (9,5) (32) Mandoul 82,1 81,1 364 9,2 295 (0,8) (33) Mayo Kebbi Est 81,0 71,6 474 3,9 340 * * Mayo Kebbi Ouest 66,1 64,0 336 5,9 215 * * Moyen Chari 64,8 59,1 332 15,9 196 0,0 53 Ouaddai 65,5 61,4 455 4,3 280 * * Salamat 78,8 69,3 179 3,3 124 * * Tandjilé 77,0 72,4 358 4,7 260 * * Wad Fira 70,6 62,5 234 1,8 146 * * N’Djamena 72,2 65,1 900 15,9 586 1,5 143 Barh El Gazal (61,9) (58,2) (53) (2,7) (31) * * Sila 68,1 65,3 87 5,3 57 * * Milieu de résidence Urbain 71,0 64,9 1770 13,3 1148 1,1 236 Rural 76,0 70,9 4540 4,0 3220 1,6 181 Total 74,6 69,2 6309 6,6 4368 1,3 417 1 Indicateur MICS 9.15; 2 Indicateur MICS 9.16; Indicateur OMD 6.2 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ; () Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Source: INSEED, MICS, Tchad, 2010 VIH et SIDA et comportement sexuel 267 TCHAD 2010 268 ANNEXES 269 TCHAD 2010 ANNEXE A : Plan de sondage Les principales caractéristiques du plan de sondage sont décrites dans la présente annexe. Les caractéristiques du plan de sondage sont notamment la taille de l’échantillon cible, la répartition de l’échantillon, la base de sondage et d’inscription, le choix des domaines, les étapes d’échantillonnage, la stratification et le calcul des pondérations de l’échantillon. L’objectif principal du plan de sondage de MICS du Tchad est de produire des estimations statistiquement fiables de la plupart des indicateurs, au niveau national, pour les zones urbaines et rurales, et pour 20 régions (Batha, BET12, Chari Baguirmi, Guéra, Hadjer Lamis, Kanem, Lac, Logone Occidental, Logone Oriental, Mandoul, Mayo Kebbi Est, Mayo Kebbi Ouest, Moyen Chari, Ouaddaï, Salamat, Tandjilé, Wadi Fira, N’Djaména, Barh El Gazal et Sila) du pays. Les zones urbaines et rurales dans chacune des 20 régions ont été définies comme les strates d’échantillonnage. Pour des besoins de l’évaluation du projet Suivi accéléré de la stratégie de développement de l’enfant (SASDE), les districts des régions où s’est implanté ce projet sont aussi subdivisés en strates urbaines et rurales. Une approche d’échantillonnage en grappes stratifié, à plusieurs degrés, a été utilisée pour la sélection de l’échantillon de l’enquête. Taille de l’échantillon et répartition de l’échantillon La taille de l’échantillon cible de l’enquête MICS a été estimée sur la base des expériences cumulées des enquêtes MICS réalisées en Afrique subsaharienne où une taille minimale de 800 ménages d’estimer la plupart d’indicateurs de la santé, notamment ceux relatifs à la vaccination des enfants au niveau des domaines d’études retenus. Le nombre des ménages minimal retenu a été de 800 ménages, qui est la taille de l’échantillon nécessaire dans chaque région - ce qui donne environ 17 000 au total. Le nombre moyen de ménages sélectionnés par grappe pour la MICS au Tchad a été déterminé comme 25 ménages pour la ville de N’Djamena et 40 ménages pour les autres centres urbains et le milieu rural, sur la base d’un certain nombre de considérations, dont l’accès très difficile aux provinces, le budget disponible, et le temps qu’il faudrait à une équipe pour boucler une grappe. En divisant le nombre total de ménages par le nombre de ménages-échantillons par grappe, il a été calculé qu’il faudrait sélectionner 461 grappes-échantillons dans chaque région. Il a été procédé à une répartition inégale des ménages pour tenir compte des besoins des régions SASDE. Vingt grappes ont été attribuées à la plupart des régions sauf N’Djamena et les régions SASDE comme le montre le tableau ci-dessous, qui présente la répartition des grappes entre les strates d’échantillonnage. 12 Pour des raisons liées à la difficulté d’accès conjuguée avec l’insécurité, le BET (Borkou, Ennedi et Tibesti) a été regroupé en une seule région pour les besoins de cette enquête. 270 Tableau SD.1: Répartition des Grappes-échantillons (Unités primaires d’échantillonnage) entre les Strates d’échantillonnage Nombre de ZD Total Nombre de ménages TotalUrbain Rural Urbain Rural Batha 52 528 580 16686 81331 98017 BET 35 152 187 6414 28476 34890 Chari Baguirmi 52 512 564 12552 96948 109500 Guéra 90 396 486 16152 85339 101491 Hadjer Lamis 67 616 683 12410 77388 89798 Kanem 42 452 494 6593 65608 72201 Lac 64 704 768 9191 43378 52569 Logone Occidental 159 543 702 29925 97907 127832 Logone Oriental 116 726 842 211767 119742 331509 Mandoul 51 619 670 8040 66922 74962 Mayo Kebbi Est 90 562 652 15475 114555 130030 Mayo Kebbi Ouest 84 522 606 12814 75691 88505 Moyen Chari 98 332 430 25652 73490 99142 Ouaddaï 102 441 543 10338 104685 115023 Salamat 59 276 335 12591 40796 53387 Tandjilé 54 1421 1475 18685 101469 120154 N’Djaména 990 0 990 186468 0 186468 Wadi Fira 46 443 489 6473 64393 70866 Barh El Gazal 30 107 137 4582 19156 23738 Sila 28 258 286 4372 16549 20921 Tchad 2309 9610 11919 627180 1373823 2001003 Base de sondage et sélection des grappes La base du recensement de 2009 a été utilisée pour la sélection des grappes. Les Zones de dénombrement (ZD) du recensement ont été définies comme unités primaires d’échantillonnage (UPE), et ont été sélectionnées dans chacune des strates d’échantillonnage en utilisant les procédures d’échantillonnage avec probabilité proportionnelle à la taille (ppt) systématique, basées sur la taille estimée des secteurs de dénombrement du recensement de la population de 2009. La première étape de l’échantillonnage a ainsi été réalisée en choisissant le nombre requis de ZD de chacune des 20 régions, séparément par strates urbaines et rurales. Activités de dénombrement Etant donné que la base de sondage (le Recensement de la population de 2009) n’a pas été mise à jour, une nouvelle liste des ménages a été dressée dans toutes les ZD-échantillon avant la sélection des ménages. A cette fin, des équipes de cartographes mises en place ont visité chaque ZD et énuméré les ménages occupés. La cartographie et le dénombrement des ménages de l’échantillon ont été réalisés à partir de décembre 2009 par les 20 équipes composées chacune d’un cartographe et d’un énumérateur. Pendant les quatre mois de travaux, les cartographes accompagnés de leurs binômes énumérateurs ont sillonné toutes les régions selon un plan de déploiement préétabli. Sur le terrain, le cartographe est chargé de numéroter les structures tandis que l’énumérateur s’occupe de l’identification et le dénombrement des ménages qui réSIDAient dans la structure. Cette phase importante de l’enquête s’est achevée au mois de mars 2010. Plan de sondage 271 TCHAD 2010 Selection des ménages Les listes des ménages ont été préparées par les équipes de cartographes sur le terrain pour chaque grappe. Les ménages ont ensuite été numérotés suivant un ordre séquentiel de 1 à n (le nombre total de ménages dans chaque secteur de dénombrement) au niveau de l’Institut national de la statistique, des études économiques et Démographiques (INSEED), où la sélection des ménages dans chaque ZD a été effectuée à l’aide des procédures de sélection aléatoire systématique. Calcul des poids de l’échantillon L’échantillon de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) du Tchad n’est pas auto-pondéré. Essentiellement, en attribuant des nombres égaux de ménages à chacune des régions, différentes fractions d’échantillonnage ont été utilisées dans chaque région puisque la taille des régions variait. Pour cette raison, les poids de l’échantillon ont été calculés et ceux-ci ont servi aux analyses ultérieures des données de l’enquête. La principale composante du poids est l’inverse de la fraction d’échantillonnage employée pour sélectionner le nombre de ménages-échantillon dans cette strate d’échantillonnage particulière (h) et l’UPE (i): Whi= 1 fhi Le terme fhi, la fraction d’échantillonnage pour l’UPE-échantillon i-th dans la strate h-th, est le produit des probabilités de sélection à chaque étape au niveau de chaque strate d’échantillonnage: fhi = p1hi x p2hi x p3hi où pshi est la probabilité de sélection de l’unité d’échantillonnage à l’étape s pour l’UPE-échantillon i-th PSU dans la strate d’échantillonnage h-th. Puisque le nombre estimatif de ménages dans chaque secteur de dénombrement (UPE) dans la base de sondage utilisée pour la sélection du premier degré et le nombre actualisé des ménages dans le secteur de dénombrement de la liste étaient différents, des fractions individuelles d’échantillonnage pour les ménages dans chaque secteur de dénombrement de l’échantillon (grappe) ont été calculées. Les fractions d’échantillonnage pour les ménages dans chaque secteur de dénombrement (grappe) incluaient donc la probabilité du premier degré de sélection du secteur de dénombrement dans cette strate d’échantillonnage particulière et la probabilité du second degré de sélection d’un ménage dans le secteur de dénombrement-échantillon (grappe). Un deuxième élément dans le calcul des poids de l’échantillon tient compte du niveau de non-réponse relatif aux entretiens individuels au niveau des ménages. Le rajustement de non réponse des ménages est égal à la valeur inverse de: RRh = Nombre de ménages interviewés dans la strate h/ Nombre de ménages occupés listés dans la strate h Après l’achèvement du travail sur le terrain, des taux de réponse ont été calculés pour chaque strate d’échantillonnage. Ceux-ci ont servi à rajuster les poids d’échantillonnage calculés pour chaque grappe. Les taux de réponse de l’enquête MICS au Tchad figurent au tableau HH.1 dans le présent rapport. De même, l’ajustement pour la non-réponse au niveau individuel (les femmes et les enfants de moins de 5 ans) pour chaque strate est égal à la valeur inverse de: RRh = Questionnaires femmes (ou enfants de moins de 5 ans) remplis dans la strate h / Femmes éligibles (ou enfants de moins de 5 ans) dans la strate h 272 Les facteurs d’ajustement de non-réponse aux questionnaires pour les femmes et les enfants âgés de moins de 5 ans sont appliqués aux poids des ménages ajustés. Les nombres de femmes éligibles et d’enfants de moins de 5 ans ont été obtenus à partir de la liste des membres du ménage dans le Questionnaire-ménage pour les ménages où les entretiens ont été réalisés. Les poids de sondage pour les ménages ont été calculés en multipliant les facteurs ci-dessus pour chaque secteur de dénombrement. Ces poids ont ensuite été standardisés (ou normalisés), et ce dans le but de faire la somme pondérée des unités-échantillons interrogées égale à la taille de l’échantillon totale au niveau national. La normalisation est réalisée en divisant les poids de sondage susmentionnés par le poids de sondage moyen au niveau national. Le poids de sondage moyen a été calculé comme la somme des poids de sondage divisée par le total non pondéré). Une procédure de standardisation similaire a été suivie dans l’obtention des poids normalisés pour les questionnaires individuels pour femmes et pour enfants de moins de 5 ans. Les poids rajustés (normalisés) ont varié entre 0,40470 et 3,692563 dans les 459 secteurs de dénombrement de l’échantillon (grappes). Les poids d’échantillonnage ont été annexés à tous les ensembles de données et des analyses ont été réalisées en pondérant chaque ménage, femme ou enfant de moins de 5 ans avec ces poids d’échantillonnage. ANNEXE B : Liste du personnel ayant participé à l’enquête MICS-2010 DIRECTEUR NATIONAL OUSMAN ABDOULAYE HAGGAR COORDONNATEUR TECHNIQUE KOSTELNGAR NODJIMADJI SUPERVISEURS KOSTELNGAR NODJIMADJI NOUBADIGNIM RONELYAMBAYE TONE EUGENE TCHOUA PHILEMEON TRAITEMENT INFORMATIQUE DJEKAOUYO NADWAI PHILIPPE ADMINISTRATION OUMAR NOUR HAMIDOU CARTOGRAPHIE TONE EUGENE DINGAODOUMBAYE KARYODINGAO PERSONNEL DE TERRAIN Chefs d’équipes 1. ADAM Moustapha 11. EVANUS Elvam Ndemso 2. AHMED Choua Doumara 12. GUINDJA Nguiya 3. AINGUEBAYE Ndinganra 13. KADJINAN Cyrille 4. BEALBAYE Ouagadjio 14. LENAN Ganguinon 5. BEUZOUMBE Kada 15. LONGARTI Donadingar Plan de sondage 273 TCHAD 2010 6. BOYALNGAR Mbatina 1 6.MAHAMAT Almasri Chérif 7. DJEGOMDJI Mékombe 17. NDJERAMBA N’dadoum 8. DJELASSEM Roland 18. TEHEMENGAI Allata Narcisse 9. DJERABE Kélos 19. WAZOUMY Joseph 10. DJIMRAMBAYE Pierre 20. YONDAMAL Julien Contrôleuses 1. AÏSSATOU Amina Abba 11. MADJIRE Hortense 2. ARMELLE Moutoboydet 12. MAILEM MBORDE ANNE 3. DJIMALNGAR Julie 13. MORRETA Mangué 4. GOPINA Darsalam Victoria 14. YANKIMADJI Nadège 5. KALTOUMA Badjoum Dégra 15. NDOMAL LYSE Murielle 6. KEIMBADJE Mianrabel Modeste 16. NERAMADJI Modobé 7. KHADJIDJA Djibrine Assali 17. SENDE Florence 8. MODJINGAR Joelle 18. TINODJI Ngaralta Geneviève 9. LONDADJIM Florence 19. VIRGINIE Doumyna 10. MADALLAH Aygongar 20. ZARA Abdoulaye Chetima Agents enquêteuses et anthropomètres 1. ACHE Ngabert 41. MAKOUDANG Zaibé 2. ADOUM Allatchi Wardougou (Anthr.) 42. MANKO Adindjibaye (Anthr.) 3. ASSAL Donan (Anthr.) 43. MARABANE Ghislaine Miga 4. BALNAN Théodore (Anthr.) 44. MASNGONEL Sylvie 5. BARIM Eunice (Anthr.) 45. MAYANG Onsou Valéry 6. DANOUMTI Nazaire 46. MEMADJI Dokaldé Léonie 7. DENADJI Mbaidéyo 47. MENODJI Rachel 8. DENEMADJI Nodjibeye 48. MIM-ADJ Achétou Moussa 9. DENEHADJIM Grace 49. MINGADENE Sylviane 10. DIMANANGAR M’Solal 50. MOBETH Assyo Irène 11. DJENOME Allasngar Lucie 51. MODJIBAYE Djiminguébaye (Anthr.) 12. DJIADINGAR Roland (Anthr.) 52. NATOIALLAH Nadjialiadé (Anthr.) 13. DJIMADOUM Alain (Anthr.) 53. MOGODENE Jémina 14. DOUNIA Prudence 54. MOUAMADJI Nan-Madjoum 15. FRIDA ASTA Labah 55. NADINE Koibé 16. DENEASSOUM Généviève 56. NANG-YADJI Néloumta Antoinette 17. GOMBO Breye Houzibé (Anthr.) 57. NARI Zénaba 18. HALIME Koh (Anthr.) 58. NARTEBAYE Djiminguébaye 19. HAOUA Mahamat Koldji 59. N’DIGUIMAL Ramita 20. HASSANIE Djibrine Assali 60. MOUNIRA Bakassé 21. HASSANYA Djimingué 61. NEKOUANODJI Rondoh Haoua 22. INGER Orelta Madji 62. NGAOUNDI Jocélyne 23. INMI Albertine 63. NODJIAL Koumdé 24. ISABELLE N’garadoum 64. OUMANGA Tingolfa (Anthr.) 25. KEMSOL Judith (Anthr.) 65. PEKOU Nanette 26. KISSA Luther (Anthr.) 66. RA-ADOUMADJI Yaidjim (Anthr.) 27. KOM-MADJI Honorine 67. REMADJI Gisèle 28. KOUMBAYE Léonie 68. ROKOULGOTO Rachel 29. LARGOTO Raissa 69. SAHNONE Béblére Daba (Anthr.) 30. LARINGAM Ndiko 70. SOLKEM Nadège 31. LARNDOGOUM Dobian 71. SOLKEM Kanalta 32. LAYEBET Siniki 72. SOLKEM ROMASS Goursam 33. LYDIA Mahamat 73. TAGOTO Djékota 34. MADAI Madéleine Haitoin 74. TAROUM Gladys 35. MADJIOROUM Nétombaye (Anthr.) 75. TCHAKGNABE Guélo (Anthr.) 274 36. MADJISSEM Ngarnate 76. TOUMEL Béryo Béatrice (Anthr.) 37. MAHAMAT Djibrine Abouzara (Anthr.) 77. YODET Eugénie 38. MAIDUWE Djarsam 78. YOHILEMKO Modobé Julienne 39. MAKALSONG Kobobé 79. ZENABA Seid 40. MAKEUNGBE Bray Madoué Formation des chefs d’équipes, contrôleuses, anthropomètres et agents enquêtrices KOSTELNGAR NODJIMADJI NOUBADIGNIM RONELYAMBAYE RIRADJIM MADNODJI KOUMTINGUE ANTOINETTE Dr BARA MALLAH GUIRAL CELESTINE MME MBAINDIGATOLOUM RAWEI ELISE TRAITEMENT DES DONNEES Superviseur Général Djékaouya Nadwaï Phillippe Superviseur des agents de saisie Gagué Ngangtar Mayalé Onsou Contrôleurs de saisie Déounodji Nahari Frédéric Népha Papa Noël Dillah Marambaye Gédéon Nodjindoloum Koshoudou Robert Agents de saisie 01 Adam Djélamdé 21 Kirro Dembogo 02 Agnès Ndokoï 22 Kobobé Jobdibé 03 Awatif Abdelkérim 23 Koumtébaye Allatoïngar 04 Bételem Richard 24 Madjibeye Ndoradoum 05 Chérifié Mahamat Abdelkérim 25 Madjinaïdara Djékalé 06 Demba Maïbé 26 Mbernodji Sosthène 07 Djédoudbé Mbaïguédem Sam 27 Minguébeye Ella 08 Djédoumégoto Tokemsiel Eric 28 Mitoubaïkeya Ndolombaye 09 Djénôm Ngarsénédji 29 Monodji Clarisse Réoukila 10 Djérabé Madjitenem 30 Morémem Valérie 11 Djérané Charlot 31 Ndokaye Marané Bertholet 12 Djimta Ngarmadjingaye 32 Nékaou Namadjibeye 13 Fatouma Madihidji 33 Nodjihigam Delphine 14 Glah Mboro 34 Nodjitoné Ernest 15 Guilé Luna Aguna 35 Nodjiram Dambé 16 Haoua Ousmane Adda 36 Ouassinfa Onsou 17 Haoua Déhéro Kayo 37 Rokoultar Olivier 18 Hisseine Djimé Drénimi 38 Rolel Ngartoïmal Emélie 19 Kade Modeste 39 Ronel Bétoubam 20 Kadjé Ngamanda 40 Sadjingar Gang Evariste Contrôleur des agents éditeurs Djékadom Walendom Claude Donanti Tialta Liste du personnel ayant participé à l’enquête MICS-2010 275 TCHAD 2010 Agents de vérification et éditeurs 01 Abba Hamidou Nguégoussou 11 Madjibeï Tenbeï 02 Allata Nadengar 12 Madjinodji Valentin 03 Béhiguim Namadji 13 Mbaïgoloum Tandoh 04 Dasnan Tokemsiel 14 Mbaïtelsem Hubert 05 Djénoudjigoto Banyo Arsaine 15 Nagbé Djimadoum 06 Djimrabeye Romain 16 Ndolédjim Nadjitessem 07 Espoir Marabane 17 Némercie Assyo 08 Fathia Ngarbaroum 18 Pierrette Guidenibaye 09 Kéïmia Madji 19 Taday Portoloum 10 Khadidja Saleh ANALYSTES Boyalngar Mbatina: Education, VIH/SIDA et comportements sexuels Matchoké Tchouaféné Vounki : Education et fistules Lenan Ganguinon Sidoine : Etat de santé, VIH/SIDA et comportements sexuels Nadjioroum Ndingadet : Santé de la Reproduction Djérabé Kélos : Mortalité et santé de la reproduction Dinro Irène : Protection de l’enfant et de la femme Riradjim Madnodji : Mortalité et caractéristiques des ménages Fata Rouané : Eau et assainissement Guiral Célestine : Etat nutritionnel des enfants Mme Mbaïndigatoloum raweï Elise: Protection de l’enfant et de la femme Noubadignim Ronelyambaye: Aspects méthodologiques Kostelngar Nodjimadji : Santé de l’enfant, Nutrition, Développement de l’enfant et, Protection de l’enfant et de la femme PERSONNEL INTERNATIONAL TINGA SINARE (formation et suivi de la collecte des données) HAROUNA KOCHE (formation des agents de saisie et finalisation du masque de saisie) MBA MARTIN (apurement et tableaux préliminaires) MICHKA SEROUSSI, coordinatrice régionale MICS Bureau Régional de l’Afrique d l’Ouest et du Centre, UNICEF (suivi MICS et harmonisation du rapport) ANNEXE C : Estimations des erreurs de sondage L’échantillon de personnes interrogées choisi dans le cadre de l’enquête MICS 2010 au Tchad n’est qu’un lot parmi tant d’autres qui auraient pu être choisis au sein de la même population, en utilisant la même composition et la même taille. Chacun de ces échantillons aurait donné des résultats légèrement différents de ceux de l’échantillon réellement choisi. Les erreurs de sondage sont une mesure de la variabilité entre l’ensemble des échantillons possibles. L’étendue de la variabilité n’est pas connue avec exactitude, mais une estimation statistique peut être effectuée à partir des résultats de l’enquête. Les mesures d’erreurs de sondage ci-dessous sont présentées dans cette annexe pour chaque indicateur sélectionné : 1. Erreur-type (et) : une erreur d’échantillonnage est généralement mesurée en termes d’erreur-type pour chaque indicateur (médians, proportions, etc.). L’erreur-type équivaut à la racine carrée de la variance. On utilise la méthode de la linéarisation de Taylor pour l’estimation des erreurs-types. 276 2. Le coefficient de variation (et/r) est le ratio de l’erreur-type sur la valeur de l’indicateur 3. L’effet du plan expérimental (deff) est le ratio de la variance réelle de l’indicateur, dans le cadre de la méthode d’échantillonnage utilisée dans l’enquête, sur la variance calculée dans le cadre de l’hypothèse d’un simple échantillonnage aléatoire. La racine carrée de l’effet du plan expérimental (deft) est utilisée pour démontrer l’efficacité de la conception de l’échantillon. Une valeur deft égale à 1 indique que la conception de l’échantillon est aussi efficace qu’un simple échantillonnage aléatoire, tandis qu’une valeur deft supérieure à 1 indique une augmentation de l’erreur-type due à l’utilisation d’une conception d’échantillon plus complexe. 4. Les limites de confiance sont calculées pour montrer l’intervalle dans lequel la valeur réelle pour la population devrait normalement figurer. La valeur de n’importe quelle statistique calculée sur la base de l’enquête sera comprise dans une plage de plus ou moins deux fois son erreur-type (p + 2.et ou p - 2.et) dans 95 % des échantillons possibles, de taille et de conception identiques. Le module SPSS Version 14 Complex Samples a été utilisé pour le calcul des erreurs d’échantillonnage à partir des données de l’enquête MICS. Les résultats sont présentés dans les tableaux ci-après. Outre les valeurs des erreurs d’échantillonnage décrites ci-dessus, les tableaux incluent également le nombre de dénominateurs pondérés et non pondérés de chaque indicateur. Les erreurs de sondage sont calculées pour les indicateurs ayant un intérêt majeur pour les niveaux national, régional et urbain/ rural. Parmi les indicateurs choisis, 2 sont basés sur les ménages, 8 sur les membres des ménages, 16 sur les femmes et 20 sur les enfants de moins de 5 ans. Tous les indicateurs sont présentés dans ce rapport sous forme de proportions ou de moyenne. Le Tableau SE.1 contient la liste des indicateurs pour lesquels les erreurs de sondage ont été calculées avec la population de base (dénominateur) de chaque indicateur. Les tableaux SE.2 à SE.4 présentent les erreurs de sondage calculées. Estimations des erreurs de sondage 277 TCHAD 2010 Table SE.1: Indicateur sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage Liste des indicateurs sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage et populations de base (dénominateurs) pour chaque indicateur, Pays, Année Indicateur MICS4 Population de base MENAGES 2.16 Consommation de sel iodé Tous les ménages 3.12 Disponibilité de moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) Tous les ménages MEMBRES DES MENAGES 4.1 Utilisation de sources d’eau de boisson améliorées Tous les membres des ménages 4.3 Utilisation de toilettes améliorées Tous les membres des ménages 7.4 Taux net de fréquentation scolaire primaire (ajusté) Enfants en âge d’aller à l’école primaire 7.5 Taux net de fréquentation scolaire secondaire (ajusté) Enfants en âge d’aller à l’école secondaire 7.7 Taux de d’achèvement du primaire Enfants en âge d’avoir complété le niveau primaire (selon l’âge approprié au dernier niveau de l’école primaire) 8.2 Travail des enfants Enfants de 5-14 ans 8.5 Discipline violente Enfants de 2-14 ans 9.18 Orphelins (au moins un parent décédé) Enfants de 0-17 ans 9.19 Fréquentation scolaire des orphelins Enfants de 0-14 ans qui ont perdu les deux parents 9.20 Fréquentation scolaire des non-orphelins Enfants de 10-14 ans dont les parents sont vivants et qui vivent avec au moins un des 2 parents FEMMES - Femmes enceintes Femmes de 15-49 ans 3.19 Femmes enceintes dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) Femmes enceintes 3.20 Traitement préventif intermittent du paludisme Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.2 Grossesses précoces Femmes de 20-24 ans 5.3 Prévalence contraceptive Femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union 5.4 Besoins non-satisfaits Femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union 5.5a Couverture des soins prénatals – Au moins une visite auprès d’un personnel qualifié Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.5b Couverture des soins prénatals – Au moins 4 visites auprès de n’importe quel personnel Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.7 Assistance qualifiée à l’accouchement Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.8 Accouchements en centres de santé Femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.9 Césariennes 7.1 Alphabétisation des jeunes femmes Femmes de 15-24 ans 8.7 Mariage avant 18 ans Femmes de 20-49 ans 8.9 Polygamie Femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union 8.12 Prévalence des mutilations génitales féminines/Excision parmi les femmes Femmes de 15-49 ans 278 Table SE.1 (suite): Indicateur sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage Liste des indicateurs sélectionnés pour le calcul des erreurs d’échantillonnage et populations de base (dénominateurs) pour chaque indicateur, Pays, Année Indicateur MICS4 Population de base 9.2 Connaissance complète de la prévention du VIH parmi les jeunes Femmes de 15-24 ans 9.3 Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH Femmes de 15-49 ans 9.4 Attitudes bienveillantes à l’égard des gens vivant avec le VIH Femmes de 15-49 ans 9.6 Femmes qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test Femmes de 15-49 ans 9.7 Jeunes femmes sexuellement actives qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test Femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête 9.11 Rapports sexuels avant 15 ans parmi les jeunes femmes Femmes de 15-24 ans 9.16 Utilisation de condoms avec des partenaires non-réguliers Femmes de 15-24 ans qui ont eu un partenaire non régulier, non cohabitant dans les 12 mois précédant l’enquête ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS 2.1a Prévalence de l’insuffisance pondérale Enfants de moins de 5 ans 2.2a Prévalence du retard de croissance Enfants de moins de 5 ans 2.3a Prévalence de l’émaciation Enfants de moins de 5 ans 2.6 Allaitement exclusive avant 6 mois Nombre total d’enfants de moins de 6 mois 2.14 Allaitement approprié selon l’âge Enfants de 0-23 mois - Couverture vaccinale de la tuberculose Enfants de 12-23 mois - Couverture vaccinale de la polio Enfants de 12-23 mois - Couverture vaccinale du DTCoq Enfants de 12-23 mois - Couverture vaccinale de la rougeole Enfants de 12-23 mois - Couverture vaccinale de l’Hépatite B Enfants de 12-23 mois - Diarrhée dans les 2 dernières semaines Enfants de moins de 5 ans - Maladie avec toux dans les 2 dernières semaines Enfants de moins de 5 ans - Fièvre dans les 2 dernières semaines Enfants de moins de 5 ans 3.8 Thérapie de Réhydratation orale avec alimentation continue Enfants de moins de 5 ans avec diarrhée dans les 2 semaines précédant l’enquête 3.10 Traitement antibiotiques pour pneumonie suspectée Enfants de moins de 5 ans avec pneumonie suspectée dans les 2 semaines précédant l’enquête 3.15 Enfants de moins de 5 dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticide Enfants de moins de 5 ans 3.18 Traitement anti-paludisme des enfants de moins de 5 ans Enfants de moins de 5 ans avec fièvre dans les 2 semaines précédant l’enquête 6.1 Aide à l’apprentissage Enfants de 36-59 mois 6.7 Fréquentation du préscolaire Enfants de 36-59 mois 8.1 Enregistrement des naissances Enfants de 36-59 mois Estimations des erreurs de sondage 279 TCHAD 2010 Tableau SE.2: Erreurs de sondage: National Erreurs standards, coefficients de variation, effets de grappes (deff), racine carrée de l’effet de grappe (deft) and intervalles de confiance pour les indicateurs sélectionnés, Tchad, 2010 Indicateurs MICS Valeur (r) Erreur standard (se) Coefficient de variation (se/r) Effet de grappe (deff) Racine carrée de l’effet de grappe (deft) Effectifs non pondérés Intervalles de confiance Effectifs pondérés r - 2se r + 2se MENAGES Consommation du sel iodé 2.16 0,5380 0,01127 0,021 7,905 2,812 15458 0,515 0,561 15472 Disponibilité de moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) 3.12 0,4203 0,00960 0,023 6,193 2,489 16386 0,401 0,439 16386 MEMBRES DE MENAGES Utilisation de sources de boissons améliorées 4.1 0,5211 0,01811 0,035 21,523 4,639 16386 0,485 0,557 88556 Utilisation de toilettes améliorées 4.3 0,1555 0,00791 0,051 7,802 2,793 16386 0,140 0,171 88556 Taux net de fréquentation scolaire primaire (ajusté) 7.5 0,1570 0,00694 0,044 4,054 2,013 11134 0,143 0,171 10816 Travail des enfants 8.2 0,4799 0,00631 0,013 4,537 2,130 28440 0,467 0,492 28232 Orphelins (au moins un parent décédé) 9.18 0,0795 0,00310 0,039 6,743 2,597 51248 0,073 0,086 51122 Fréquentation scolaire des orphelins 9.19 0,6631 0,02115 0,032 0,294 ,543 148 0,621 0,705 125 Fréquentation scolaire des non orphelins 9.2 0,5654 0,01491 0,026 8,513 2,918 9409 0,536 0,595 9494 Discipline violente 8.5 0,8434 0,00816 0,010 6,275 2,505 12464 0,827 0,860 39354 FEMMES Femmes enceintes - 0,1446 0,00369 0,026 1,758 1,326 15927 0,137 0,152 15936 Femmes enceintes dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) 3.19 0,0985 0,00771 0,078 1,524 1,234 2278 0,083 0,114 2273 Traitement préventif intermittent du paludisme 3.2 0,2108 0,01060 0,050 2,288 1,513 3391 0,190 0,232 3307 Grossesses précoces 5.2 0,6808 0,01245 0,018 2,146 1,465 3008 0,656 0,706 2999 Prévalence contraceptive 5.3 0,0486 0,00369 0,076 3,654 1,912 12420 0,041 0,056 12636 Besoins non satisfaits 5.4 0,0885 0,00412 0,047 2,614 1,617 12420 0,080 0,097 12636 Alphabétisation des jeunes femmes 7.1 0,2241 0,01159 0,052 4,972 2,230 6435 0,201 0,247 6309 Mariage avant 18 ans 8.7 0,6915 0,00728 0,011 3,104 1,762 12500 0,677 0,706 12625 Polygamie 8.9 0,3878 0,00886 0,023 4,108 2,027 12420 0,370 0,406 12636 Prévalences des mutilations génitales 8.12 0,4424 0,01541 0,035 15,339 3,916 15927 0,412 0,473 15936 Connaissance complète de la prévention du VIH parmi les jeunes filles 9.2 0,1012 0,00795 0,078 4,465 2,113 6435 0,085 0,117 6309 Connaissance de la transmission mère- enfant 9.3 0,3090 0,01048 0,034 8,199 2,863 15927 0,288 0,330 15936 Attitudes bienveillantes à l’égard des gens vivant avec le VIH 9.4 0,1910 0,01027 0,054 7,182 2,680 10514 0,170 0,212 10183 Femmes qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test 9.6 0,0340 0,00287 0,084 4,002 2,000 15927 0,028 0,040 15936 Jeunes femmes sexuellement actives qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test 9.7 0,0387 0,00413 0,107 2,010 1,418 4385 0,030 0,047 4368 Rapports sexuels avant l’âge de 15 ans parmi les jeunes femmes 9.11 0,2418 0,00866 0,036 2,632 1,622 6435 0,224 0,259 6309 Utilisation des condoms avec des partenaires non réguliers 9.16 0,0129 0,00869 0,671 2,610 1,616 443 0,000 0,030 417 280 Tableau SE.2 (suite): Erreurs de sondage: National Erreurs standards, coefficients de variation, effets de grappes (deff), racine carrée de l’effet de grappe (deft) and intervalles de confiance pour les indicateurs sélectionnés, Tchad, 2010 Indicateurs MICS Valeur (r) Erreur standard (se) Coefficient de variation (se/r) Effet de grappe (deff) Racine carrée de l’effet de grappe (deft) Effectifs non pondérés Intervalles de confiance Effectifs pondérés r - 2se r + 2se ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Prévalence de l’insuffisance pondérale 2.1a 0,3034 0,00869 0,029 4,562 2,136 12766 0,286 0,321 12687 Prévalence du retard de croissance 2.2a 0,3873 0,00751 0,019 2,978 1,726 12533 0,372 0,402 12426 Prévalence de l’émaciation 2.3a 0,1566 0,00669 0,043 5,075 2,253 14955 0,143 0,170 14949 Allaitement exclusif avant 6 mois 2,6 0,0337 0,00452 0,134 1,247 1,117 1992 0,025 0,043 1996 Allaitement approprié selon l’âge 2.14 0,3924 0,00821 0,021 1,829 1,353 6468 0,376 0,409 6490 Couverture vaccinale de la tuberculose - 0,4651 0,01567 0,034 2,861 1,691 2901 0,434 0,496 2910 Couverture vaccinale de la polio - 0,3180 0,01478 0,046 2,929 1,711 2909 0,288 0,348 2921 Couverture vaccinale de la DTCoq - 0,1972 0,01246 0,063 2,815 1,678 2870 0,172 0,222 2877 Couverture vaccinale de la rougeole - 0,3604 0,01588 0,044 3,150 1,775 2880 0,329 0,392 2892 Couverture vaccinale de l’hépatite B - 0,1406 0,01004 0,071 2,353 1,534 2825 0,121 0,161 2841 Diarrhée dans les deux dernières semaines - 0,2510 0,00560 0,022 2,840 1,685 17003 0,240 0,262 17005 Maladies avec toux dans les deux dernières semaines - 0,0882 0,00386 0,044 3,155 1,776 17003 0,080 0,096 17005 Fièvre dans les deux dernières semaines - 0,2589 0,00682 0,026 4,120 2,030 17003 0,245 0,273 17005 Thérapie de réhydratation par voie orale avec alimentation continue 3.8 0,2314 0,01114 0,048 2,970 1,723 4260 0,209 0,254 4268 Traitement avec antibiotique pour pneumonie suspectée 3.1 0,3136 0,02222 0,071 3,312 1,820 1445 0,269 0,358 1500 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticides 3.15 0,0976 0,00700 0,072 9,306 3,051 16731 0,084 0,112 16699 Traitement anti-paludisme des enfants de moins de 5 ans 3.18 0,2333 0,01279 0,055 3,871 1,968 4236 0,208 0,259 4403 Aide à l’apprentissage 6.1 0,6963 0,01237 0,018 4,972 2,230 6873 0,672 0,721 6720 Fréquentation du préscolaire 6.7 0,0469 0,00399 0,085 2,437 1,561 6866 0,039 0,055 6716 Enregistrement des naissances 8.1 0,1566 0,00657 0,042 5,565 2,359 17003 0,143 0,170 17005 Estimations des erreurs de sondage 281 TCHAD 2010 Tableau SE.3: Erreurs de sondage: Urbain Erreurs standards, coefficients de variation, effets de grappes (deff), racine carrée de l’effet de grappe (deft) and intervalles de confiance pour les indicateurs sélectionnés, Tchad, 2010 Indicateurs MICS Valeur (r) Erreur standard (se) Coefficient de variation (se/r) Effet de grappe (deff) Racine carrée de l’effet de grappe (deft) Effectifs non pondérés Intervalles de confiance Effectifs pondérés r - 2se r + 2se MENAGES Consommation du sel iodé 2.16 0,5944 0,01804 0,030 8,233 2,869 6103 0,558 0,630 3625 Disponibilité de moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) 3.12 0,6074 0,01681 0,028 7,583 2,754 6399 0,574 0,641 3795 MEMBRES DU MENAGE Utilisation de sources de boissons améliorées 4.1 0,8440 0,01435 0,017 10,004 3,163 6399 0,815 0,873 20698 Utilisation de toilettes améliorées 4.3 0,5351 0,01811 0,034 8,436 2,905 639trtr9 0,499 0,571 20698 Taux net de fréquentation scolaire primaire (ajusté) 7.5 0,3135 0,01263 0,040 3,550 1,884 4788 0,288 0,339 2828 Travail des enfants 8.2 0,3973 0,01295 0,033 7,525 2,743 10741 0,371 0,423 5824 Orphelins (au moins un parent décédé) 9.18 0,1149 0,00662 0,058 8,465 2,909 19658 0,102 0,128 10938 Fréquentation scolaire des orphelins- 9.19 0,8536 0,03389 0,040 0,845 0,919 93 0,786 0,921 57 Fréquentation scolaire des non orphelins 9.2 0,7474 0,01715 .0,023 5,306 2,303 3408 0,713 0,782 1855 Discipline violente 8.5 0,8314 0,01270 0,015 5,434 2,331 4724 0,806 0,857 8036 FEMMES Femmes enceintes - 0,1247 0,00606 0,049 2,228 1,493 6617 0,113 0,137 3973 Femmes enceintes dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) 319 0,3055 0,02428 0,079 2,355 1,535 849 0,257 0,354 490 Traitement préventif intermittent du paludisme 3.2 0,2776 0,02247 0,081 4,467 2,114 1775 0,233 0,323 1116 Grossesses précoces 5.2 0,5432 0,02452 0,045 3,161 1,778 1306 0,494 0,592 821 Prévalence contraceptive 5.3 0,0924 0,00673 0,073 2,571 1,603 4758 0,079 0,106 2735 Besoins non satisfaits 5.4 0,01307 0,01034 0,079 4,474 2,115 4758 0,110 0,151 2735 Alphabétisation des jeunes femmes 7.1 0,4650 0,02156 0,046 5,379 2,319 2880 0,422 0,508 1770 Mariage avant 18 ans 8.7 0,5841 0,01385 0,024 3,979 1,995 5043 0,556 0,612 3025 Polygamie 8.9 0,3271 0,01696 0,052 6,215 2,493 4758 0,293 0,361 2735 Prévalences des mutilations génitales 8.12 0,4547 0,01845 0,041 9,081 3,014 6617 0,418 0,492 3973 Connaissance complète de la prévention du VIH parmi les jeunes filles 9.2 0,1817 0,01674 0,092 5,427 2,330 2880 0,148 0,215 1770 Connaissance de la transmission mère- enfant 9.3 0,4181 0,01641 0,039 7,323 2,706 6617 0,385 0,451 3973 Attitudes bienveillantes à l’égard des gens vivant avec le VIH 9.4 0,2385 0,01789 0,075 9,392 3,065 5327 0,203 0,274 3519 Femmes qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test 9.6 0,1036 0,00905 0,087 5,840 2,417 6617 0,085 0,122 3973 Jeunes femmes sexuellement actives qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test 9.7 0,1075 0,01291 0,120 3,260 1,806 1877 0,082 0,133 1148 Rapports sexuels avant l’âge de 15 ans parmi les jeunes femmes 9.11 0,2141 0,01574 0,074 4,239 2,059 2880 0,183 0,246 1770 Utilisation des condoms avec des partenaires non réguliers 9.16 0,0105 0,00927 0,883 2,466 1,570 299 0,000 0,029 236 282 Tableau SE.3 (suite): Erreurs de sondage: Urbain Erreurs standards, coefficients de variation, effets de grappes (deff), racine carrée de l’effet de grappe (deft) and intervalles de confiance pour les indicateurs sélectionnés, Tchad, 2010 Indicateurs MICS Valeur (r) Erreur standard (se) Coefficient de variation (se/r) Effet de grappe (deff) Racine carrée de l’effet de grappe (deft) Effectifs non pondérés Intervalles de confiance Effectifs pondérés r - 2se r + 2se ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Prévalence de l’insuffisance pondérale 2.1a 0,2174 0,00989 0,046 2,898 1,702 5038 0,198 0,237 2874 Prévalence du retard de croissance 2.2a 0,3081 0,01023 0,033 2,437 1,561 4961 0,288 0,329 2796 Prévalence de l’émaciation 2.3a 0,1298 0,00777 0,060 3,049 1,746 5707 0,114 0,145 3185 Allaitement exclusif avant 6 mois 2.6 0,0690 0,01223 0,177 1,775 1,332 763 0,044 0,093 426 Allaitement approprié selon l’âge 2.14 0,3552 0,01464 0,041 2,369 1,539 2534 0,326 0,384 1476 Couverture vaccinale de la tuberculose - 0,6729 0,02092 0,031 2,244 1,498 1130 0,631 0,715 678 Couverture vaccinale de la polio - 0,3575 0,02664 0,075 3,504 1,872 1135 0,304 0,411 684 Couverture vaccinale de la DTCoq - 0,2712 0,02656 0,098 3,984 1,996 1117 0,218 0,324 670 Couverture vaccinale de la rougeole - 0,5321 0,02273 0,043 2,314 1,521 1116 0,487 0,578 671 Couverture vaccinale de l’hépatite B - 0,1806 0,02215 0,123 3,600 1,897 1087 0,136 0,225 648 Diarrhée dans les deux dernières semaines - 0,2545 0,00885 0,035 2,623 1,620 6353 0,237 0,272 3547 Maladies avec toux dans les deux dernières semaines - 0,0893 0,00663 0,074 3,434 1,853 6353 0,076 0,103 3547 Fièvre dans les deux dernières semaines - 0,2803 0,01261 0,045 5,011 2,239 6353 0,255 0,305 3547 Thérapie de réhydratation par voie orale avec alimentation continue 3.8 0,3899 0,02296 0,059 3,494 1,869 1578 0,344 0,436 902 Traitement avec antibiotique pour pneumonie suspectée 3.1 0,6195 0,04521 0,073 4,934 2,221 570 0,529 0,710 317 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticides 3.15 0,2980 0,02573 0,086 19,849 4,455 6273 0,247 0,349 3494 Traitement anti-paludisme des enfants de moins de 5 ans 3.18 0,2790 0,01783 0,064 2,491 1,578 1577 0,243 0,315 994 Aide à l’apprentissage 6.1 0,6732 0,01905 0,028 4,157 2,039 2521 0,635 0,711 1328 Fréquentation du préscolaire 6.7 0,1475 0,01455 0,099 4,236 2,058 2519 0,118 0,177 1328 Enregistrement des naissances 8.1 0,4219 0,01826 0,043 8,682 2,947 6353 0,385 0,458 3547 Estimations des erreurs de sondage 283 TCHAD 2010 Tableau SE.4: Erreurs de sondage: Rural Erreurs standards, coefficients de variation, effets de grappes (deff), racine carrée de l’effet de grappe (deft) and intervalles de confiance pour les indicateurs sélectionnés, Tchad, 2010 Indicateurs MICS Valeur (r) Erreur standard (se) Coefficient de variation (se/r) Effet de grappe (deff) Racine carrée de l’effet de grappe (deft) Effectifs non pondérés Intervalles de confiance Effectifs pondérés r - 2se r + 2se MENAGES Consommation du sel iodé 2.16 0,5207 0,01351 0,026 6,839 2,615 9355 0,494 0,548 11847 Disponibilité de moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) 3.12 0,3639 0,01072 0,029 4,958 2,227 9987 0,342 0,385 12591 MEMBRES DU MENAGE Utilisation de sources de boissons améliorées 4.1 0,4226 0,02263 0,054 20,952 4,577 9987 0,377 0,468 67858 Utilisation de toilettes améliorées 4.3 0,0397 0,00561 0,141 8,233 2,869 9987 0,028 0,051 67858 Taux net de fréquentation scolaire primaire (ajusté) 7.5 0,1016 0,00835 0,082 4,847 2,202 6346 0,085 0,118 7988 Travail des enfants 8.2 0,5013 0,00707 0,014 3,542 1,882 17699 0,487 0,515 22407 Orphelins (au moins un parent décédé) 9.18 0,0698 0,00353 0,051 6,051 2,460 31590 0,063 0,077 40184 Fréquentation scolaire des orphelins 9.19 0,5033 0,01099 0,022 ,026 0,162 55 0,481 0,525 68 Fréquentation scolaire des non orphelins 9.2 0,5211 0,01806 0,035 7,840 2,800 6001 0,485 0,557 7639 Discipline violente 8.5 0,8464 0,00974 0,012 5,649 2,377 7740 0,827 0,866 31318 FEMMES Femmes enceintes - 0,1511 0,00446 0,030 1,445 1,202 9310 0,142 0,160 11962 Femmes enceintes dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) 3.19 0,0416 0,00617 0,148 1,363 1,168 1429 0,029 0,054 1783 Traitement préventif intermittent du paludisme 3.2 0,1768 0,01134 0,064 1,427 1,195 1616 0,154 0,199 2191 Grossesses précoces 5.2 0,7327 0,01386 0,019 1,667 1,291 1702 0,705 0,760 2178 Prévalence contraceptive 5.3 0,0365 0,00427 0,117 3,962 1,991 7662 0,028 0,045 9901 Besoins non satisfaits 5.4 0,0769 0,00423 0,055 1,927 1,388 7662 0,068 0,085 9901 Alphabétisation des jeunes femmes 7.1 0,1302 0,01221 0,094 4,679 2,163 3555 0,106 0,155 4540 Mariage avant 18 ans 8.7 0,7253 0,00836 0,012 2,614 1,617 7457 0,709 0,742 9600 Polygamie 8.9 0,4046 0,01019 0,025 3,304 1,818 7662 0,384 0,425 9901 Prévalences des mutilations génitales 8.12 0,4383 0,01963 0,045 14,576 3,818 9310 0,399 0,478 11962 Connaissance complète de la prévention du VIH parmi les jeunes filles 9.2 0,0698 0,00843 0,121 3,885 1,971 3555 0,053 0,087 4540 Connaissance de la transmission mère- enfant 9.3 0,2728 0,01259 0,046 7,433 2,726 9310 0,248 0,298 11962 Attitudes bienveillantes à l’égard des gens vivant avec le VIH 9.4 0,1659 0,01236 0,075 5,727 2,393 5187 0,141 0,191 6664 Femmes qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test 9.6 0,0109 0,00165 0,151 2,333 1,528 9310 0,008 0,014 11962 Jeunes femmes sexuellement actives qui ont été testées pour le VIH et qui connaissent les résultats du test 9.7 0,0141 0,00253 0,179 1,150 1,072 2508 0,009 0,019 3220 Rapports sexuels avant l’âge de 15 ans parmi les jeunes femmes 9.11 0,2526 0,01048 0,041 2,067 1,438 3555 0,232 0,274 4540 Utilisation des condoms avec des partenaires non réguliers 9.16 0,0161 0,01582 0,981 2,255 1,502 144 0,000 0,048 181 284 Tableau SE.4 (suite): Erreurs de sondage: Rural Erreurs standards, coefficients de variation, effets de grappes (deff), racine carrée de l’effet de grappe (deft) and intervalles de confiance pour les indicateurs sélectionnés, Tchad, 2010 Indicateurs MICS Valeur (r) Erreur standard (se) Coefficient de variation (se/r) Effet de grappe (deff) Racine carrée de l’effet de grappe (deft) Effectifs non pondérés Intervalles de confiance Effectifs pondérés r - 2se r + 2se ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Prévalence de l’insuffisance pondérale 2.1a 0,3286 0,01071 0,033 4,015 2,004 7728 0,307 0,350 9813 Prévalence du retard de croissance 2.2a 0,4103 0,00918 0,022 2,640 1,625 7572 0,392 0,429 9630 Prévalence de l’émaciation 2.3a 0,1639 0,00822 0,050 4,561 2,136 9248 0,147 0,180 11764 Allaitement exclusif avant 6 mois 2.6 0,0242 0,00461 0,191 1,105 1,051 1229 0,015 0,033 1570 Allaitement approprié selon l’âge 2.14 0,4033 0,00970 0,024 1,537 1,240 3934 0,384 0,423 5014 Couverture vaccinale de la tuberculose - 0,4019 0,01864 0,046 2,559 1,600 1771 0,365 0,439 2232 Couverture vaccinale de la polio - 0,3059 0,01753 0,057 2,567 1,602 1774 0,271 0,341 2238 Couverture vaccinale de la DTCoq - 0,1747 0,01398 0,080 2,375 1,541 1753 0,147 0,203 2208 Couverture vaccinale de la rougeole - 0,3085 0,01886 0,061 2,939 1,714 1764 0,271 0,346 2221 Couverture vaccinale de l’hépatite B - 0,1288 0,01119 0,087 1,937 1,392 1738 0,106 0,151 2192 Diarrhée dans les deux dernières semaines - 0,2500 0,00668 0,027 2,537 1,593 10650 0,237 0,263 13459 Maladies avec toux dans les deux dernières semaines - 0,0879 0,00456 0,052 2,757 1,660 10650 0,079 0,097 13459 Fièvre dans les deux dernières semaines - 0,2533 0,00791 0,031 3,524 1,877 10650 0,237 0,269 13459 Thérapie de réhydratation par voie orale avec alimentation continue 3.8 0,1889 0,01186 0,063 2,462 1,569 2682 0,165 0,213 3365 Traitement avec antibiotique pour pneumonie suspectée 3.1 0,2317 0,02209 0,095 2,397 1,548 875 0,188 0,276 1183 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaires imprégnées d’insecticides 3.15 0,0445 0,00462 0,104 5,257 2,293 10458 0,035 0,054 13205 Traitement anti-paludisme des enfants de moins de 5 ans 3.18 0,2200 0,01578 0,072 3,858 1,964 2659 0,188 0,252 3409 Aide à l’apprentissage 6.1 0,7020 0,01469 0,021 4,486 2,118 4352 0,673 0,731 5392 Fréquentation du préscolaire 6.7 0,0221 0,00333 0,151 2,230 1,493 4347 0,015 0,029 5388 Enregistrement des naissances 8.1 0,0866 0,00528 0,061 3,749 1,936 10650 0,076 0,097 13459 Estimations des erreurs de sondage 285 TCHAD 2010 ANNEXE E : Indicateurs MICS4: Numérateurs et Dénominateurs INDICATEURS MICS4 [M] Module13 Numérateur Dénominateur OMD14 1. MORTALITÉ 1.1 Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans (Infanto-Juvénile)15 CM-BH Probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire, pour 1000 naissances vivantes OMD 4.1 1.2 Taux de mortalité infantile16 CM-BH Probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire, pour 1000 naissances vivantes OMD 4.2 2. NUTRITION 2.1a 2.1b Prévalence de l’insuffisance pondérale AN Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui : (a) se situent en-dessous de moins 2 écarts- type (-2 ET) par rapport à la médiane poids- pour-âge de la population de référence OMS (modéré et sévère) (b) se situent en dessous de moins 3 écarts- type (-3 ET) par rapport à la médiane poids- pour-âge de la population de référence OMS (sévère) Nombre total d’enfants de moins de 5 ans OMD 1.8 2.2a 2.2b Prévalence du retard de croissance AN Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui : (a) se situent en-dessous de moins 2 écarts- type (-2 ET) par rapport à la médiane taille- pour-âge de la population de référence OMS (modéré et sévère) (b) se situent en dessous de moins 3 écarts- type (-3 ET) par rapport à la médiane taille- pour-âge de la population de référence OMS (sévère) Nombre total d’enfants de moins de 5 ans 2.3a 2.3b Prévalence de l’émaciation AN Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui : (a) se situent en-dessous de moins 2 écarts- type (-2 ET) par rapport à la médiane poids- pour-taille de la population de référence OMS (modéré et sévère) (b) se situent en dessous de moins 3 écarts- type (-3 ET) par rapport à la médiane poids- pour-taille de la population de référence OMS (sévère) Nombre total d’enfants de moins de 5 ans 2.4 Enfants allaités MN Nombre de femmes qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête et qui ont allaités leur enfant Nombre total de femmes qui ont eu une naissance vivante dans les 2 précédant l’enquête 2.5 Début de l’allaitement MN Nombre de femmes qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête et qui ont allaités leur nouveau-né dans la 1ere heure après la naissance. Nombre total de femmes qui ont eu une naissance vivante dans les 2 précédant l’enquête 286 2.6 Allaitement exclusif des moins de 6 mois BF Nombre d’enfants de moins de 6 mois qui sont exclusivement allaités17 Nombre total d’enfants de moins de 6 mois 2.7 Allaitement à 1 an BF Nombre d’enfants de 12-15 mois qui sont allaités Nombre total d’enfants de 12-15 mois 2.8 Allaitement à 2 ans BF Nombre d’enfants de 20-23 mois qui sont allaités Nombre total d’enfants de 20-23 mois 2.9 Prédominance de l’allaitement des moins de 6 mois BF Nombre d’enfants de moins de 6 mois qui reçoivent du lait maternel comme source prédominante d’alimentation18 le jour précédant Nombre total d’enfants de moins de 6 mois 2.10 Durée de l’allaitement BF Age en mois où 50% des enfants de 0-35 mois n’ont pas été allaités le jour précédant 2.11 Biberon BF Nombre d’enfants de 0-23 mois qui ont pris un biberon le jour précédant Nombre total d’enfants de 0-23 mois 2.12 Introduction d’aliments solides, semi-solides ou de bouillie BF Nombre d’enfants de 6-8 mois qui ont reçu des aliments d’aliments solides, semi- solides ou une bouillie le jour précédant Nombre total d’enfants de 6-8 mois 2.13 Fréquence minimum des repas BF Nombre d’enfants de 6-23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou des bouillies (plus du lait pour les enfants non-allaités) le nombre minimum de fois19 ou plus le jour précédant selon leur état d’allaitement maternel Nombre total d’enfants de 6-23 mois qui sont actuellement allaités 2.14 Allaitement adéquat selon l’âge BF Nombre d’enfants 0-23 mois qui ont été nourris de façon adéquate le jour précédant20 Nombre total d’enfants de 0-23 mois 2.15 Fréquence de la prise de lait pour les enfants non allaités BF Nombre d’enfants non allaités de 6-23 mois qui ont reçu au moins 2 fois du lait le jour précédant Nombre total d’enfants de 6-23 mois non allaités 2.16 Consommation de sel iodé SI Nombre de ménages avec du sel testant 15 ppm ou plus d’iodide/iodate Nombre total de ménages dans lesquels le sel a été testé ou qui n’ont pas de sel 2.17 Supplément en Vitamine A (enfant de moins de 5 ans) IM Nombre d’enfants de 6-59 mois qui ont reçu au moins une dose élevée de Vit A dans les 6 mois précédant l’enquête Nombre total d’enfants de moins de 6-59 mois 2.18 Prévalence du faible poids à la naissance MN Nombre de dernières naissances vivantes dans les 2 ans précédant l’enquête qui pèsent moins de 2500 g à la naissance Nombre total de naissances vivantes dans les 2 ans précédant l’enquête 2.19 Enfants pesés à la naissance MN Nombre de dernières naissances vivantes dans les 2 ans précédant l’enquête qui ont été pesées à la naissance Nombre total de naissances vivantes dans les 2 ans précédant l’enquête Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) Indicateurs MICS4: Numérateurs et Dénominateurs 287 TCHAD 2010 3. SANTÉ DE L’ENFANT 3.1 Couverture du BCG21 IM Nombre d’enfants de 12–23-mois ayant reçu le vaccin du BCG avant leur 1er anniversaire Nombre total d’enfants de12-23 mois 3.2 Couverture de la Polio IM Nombre d’enfants de 12-23 mois qui ont reçu la 3eme dose du vaccin Polio (Polio3) avant leur 1er anniversaire Nombre total d’enfants de12-23 mois 3.3 Couverture du DTCoq IM Nombre d’enfants de 12-23 mois qui ont reçu la 3eme dose du vaccin du DTCoq (DTCoq3) avant leur 1er anniversaire Nombre total d’enfants de12-23 mois 3.4 Couverture de la rougeole IM Nombre d’enfants de 12-23 mois ayant reçu le vaccin contre la rougeole avant leur 1er anniversaire Nombre total d’enfants de12-23 mois OMD 4.3 3.5 Couverture de l’Hépatite B IM Nombre d’enfants de 12-23 mois qui ont reçu la 3eme dose du vaccin de l’hépatite B avant leur 1er anniversaire Nombre total d’enfants de12-23 mois 3.6 Couverture de la fièvre jaune IM Nombre d’enfants de 12-23 mois qui ont reçu le vaccin contre la fièvre jaune avant leur 1er anniversaire Nombre total d’enfants de12-23 mois 3.7 Protection contre le tétanos néonatal MN Nombre de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 12 mois précédant l’enquête et qui ont reçu au moins 2 doses de vaccin antitétanique dans l’intervalle de temps approprié22 avant de donner naissance Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 3.8 Thérapie de réhydratation orale avec alimentation continue CA Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui ont eu la diarrhée dans les 2 semaines précédant l’enquête qui ont reçu une TRO (sachet de SRO ou liquides-maison recommandés ou plus de liquides) et qui ont continué à être alimentés durant l’épisode de diarrhée Nombre total d’enfants de moins de 5 ans avec diarrhée dans les 2 dernières semaines 3.9 Recherche de traitement pour suspicion de pneumonie CA Nombre d’enfants de moins de 5 ans avec une suspicion de pneumonie dans les 2 semaines précédant l’enquête qui ont été emmenés dans un centre de santé approprié Nombre total d’enfants de moins de 5 ans avec suspicion de pneumonie dans les 2 dernières semaines 3.10 Traitement antibiotique pour suspicion de pneumonie CA Nombre d’enfants de moins de 5 ans avec suspicion de pneumonie dans les 2 dernières semaines qui ont reçu des antibiotiques Nombre total d’enfants de moins de 5 ans avec suspicion de pneumonie dans les 2 dernières semaines 3.11 Combustibles solides HC Nombre de membres de ménages qui utilisent un combustible solide comme source première d’énergie domestique pour la cuisine Nombre total de membres de ménage Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) 288 3.12 Disponibilité en moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII)23 TN Nombre de ménages qui ont au moins une moustiquaire imprégnée de façon permanente ou imprégnée dans l’année précédente Nombre total de ménages 3.13 Ménages protégés par une méthode de vecteur de contrôle12 TN-IR Nombre de ménages qui ont au moins une moustiquaire traitée et/ou ont eu une pulvérisation lors d’une campagne de IRS24 dans les 12 derniers mois précédant l’enquête Nombre total de ménages 3.14 Enfants de moins de 5 ans dormant sous n’importe quel type de moustiquaire TN Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui ont dormi sous n’importe quel type de moustiquaire la nuit précédente Nombre total d’enfants de moins de 5 ans 3.15 Enfants de moins de 5 ans dormant sous MII TN Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui ont dormi sous moustiquaire imprégnée d’insecticide la nuit précédente Nombre total d’enfants de moins de 5 ans OMD 6.7 3.16 Utilisation des tests diagnostique du paludisme ML Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre dans les 2 dernières semaines et qui ont eu un test de paludisme (prélèvement de sang au doigt ou au talon) Nombre total d’enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre dans les 2 dernières semaines 3.17 Traitement contre le paludisme donné aux enfants de moins de 5 ans le jour même ou le jour d’après ML Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre dans les 2 dernières semaines qui ont eu un traitement antipaludéen le même jour ou le jour d’après le début des symptômes Nombre total d’enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre dans les 2 dernières semaines 3.18 Traitement contre le paludisme des enfants de moins de 5 ans ML Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre dans les 2 dernières semaines et qui ont été traités avec un traitement antipaludéen approprié Nombre total d’enfants de moins de 5 ans qui ont eu de la fièvre dans les 2 dernières semaines OMD 6.8 3.19 Femmes enceintes dormant sous MII TN Nombre de femmes enceintes qui ont dormi sous MII la nuit précédente Nombre total de femmes enceintes 3.20 Traitement préventif intermittent contre le paludisme MN Nombre de femmes 15-49 ans qui ont reçu au moins 2 doses de SP/FanSIDAr pour prévenir le paludisme durant les consultations prénatales de leur dernière grossesse ayant abouti à une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) Indicateurs MICS4: Numérateurs et Dénominateurs 289 TCHAD 2010 4. EAU ET ASSAINISSEMENT 4.1 Utilisation de source d’eau de boisson améliorée WS Nombre de ménages utilisant des sources améliorées pour l’eau de boisson Nombre total de membres de ménages OMD 7.8 4.2 Traitement de l’eau WS Nombre de ménages utilisant de l’eau de boisson non améliorée qui utilisent une méthode de traitement appropriée Nombre total de membres de ménages qui utilisent des sources d’eau de boisson non améliorée 4.3 Utilisation de toilettes améliorées WS Nombre de membres des ménages utilisant des toilettes améliorées qui ne sont pas partagées Nombre total de membres de ménages OMD 7.9 4.4 Evacuation adéquate des excréments d’enfants CA Nombre d’enfants de 0-2 ans dont les dernières selles ont été évacuées de façon adéquate Nombre total d’enfants de 0-2 ans 4.5 Lieu de lavage des mains HW Nombre de ménages qui ont un lieu spécifique pour le lavage des mains dans lequel il y a de l’eau et du savon Nombre total de ménages 4.6 Disponibilité en savon HW Nombre de ménages qui ont du savon, n’importe où dans le logement Nombre total de ménages 5. SANTÉ DE LA REPRODUCTION 5.1 Taux de fécondité des adolescentes CM Taux de fécondité par âge des femmes de 15-19 ans pour la période de 1 an précédant l’enquête OMD 5.4 5.2 Fécondité précoce CM Nombre de femmes de 20-24 ans qui ont eu au moins une naissance vivante avant l’âge de 18 ans Nombre total de femmes de 20-24 ans 5.3 Taux de prévalence de la contraception CP Nombre de femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union qui utilisent (ou dont le partenaire utilise) une méthode de contraception (traditionnelle ou moderne) Nombre total de femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union OMD 5.3 5.4 Besoinsnon-satisfaits25 UN Nombre de femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union qui sont fécondes et veulent espacer leurs naissances ou limiter le nombre d’enfants et qui n’utilisent pas actuellement une méthode de contraception Nombre total de femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union OMD 5.6 5.5a 5.5b Couverture de soins prénatals MN Nombre de femmes de 15-49 ans qui ont été suivies durant leur grossesse dans les 2 dernières années précédent l’enquête par: (a) au moins un personnel qualifié (b) au moins 4 fois par n’importe quel agent/ service de santé Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête OMD 5.5 Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) 290 5.6 Contenu des soins prénatals MN Nombre de femmes de 15-49 ans avec une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête qui ont eu une prise de tension, ont donné des échantillons d’urine et de sang durant leur dernière grossesse Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.7 Assistance qualifiée durant l’accouchement MN Nombre de femmes de 15-49 ans avec une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête qui ont été assistées durant l’accouchement par du personnel qualifié Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête OMD 5.2 5.8 Accouchement dans un centre de santé Nombre de femmes de 15-49 ans avec une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête qui ont accouché dans un centre de santé Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.9 Accouchement par césarienne MN Nombre de dernières naissances vivantes dans les 2 ans précédant l’enquête qui ont été accouchées par césarienne Nombre total de dernières naissances vivantes dans les 2 ans précédant l’enquête 5.10 Séjour post-partum dans une structure de santé PN Nombre de femmes de 15-49 ans qui sont restées dans une structure de santé pour 12 heures ou plus après l’accouchement de leur dernière naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.11 Examen de santé post-natal du nouveau-né PN Nombre de dernières naissances vivantes dans les 2 ans qui ont eu un examen de santé dans la structure de la santé ou à la maison juste après l’accouchement ou une visite de soins post-natals dans les 2 jours après la naissance Nombre total de dernières naissances vivantes dans les 2 ans précédant l’enquête 5.12 Examen de santé post-natal de la mère PN Nombre de femmes de 15-49 ans qui ont eu un examen de santé dans la structure de santé ou à la maison juste après l’accouchement ou une visite de soins post-natals dans les 2 jours après l’accouchement Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 5.13 Taux de mortalité maternelle MM Décès durant la grossesse, l’accouchement ou dans les 2 mois après l’accouchement ou l’interruption de la grossesse, pour 100 000 naissances pour la période de 7 ans précédant l’enquête MDG5.1 Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) Indicateurs MICS4: Numérateurs et Dénominateurs 291 TCHAD 2010 6. DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT 6.1 Soutien pour l’apprentissage EC Nombre d’enfants de 36-59 mois avec qui un adulte s’est engagé dans 4 ou plus activités de promotion d’apprentissage et de préparation scolaire dans les 3 derniers jours Nombre total d’enfants de 36-59 mois 6. 2 Soutien paternel pour l’apprentissage EC Nombre d’enfants de 36-59 mois dont le père s’est engagé dans une ou plus activité de promotion d’apprentissage et de préparation scolaire dans les 3 derniers jours Nombre total d’enfants de 36-59 mois 6.3 Soutien pour l’apprentissage: livres d’enfants EC Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui ont au moins 3 livres d’enfants Nombre total d’enfants de moins de 5 ans 6.4 Soutien pour l’apprentissage: objets ludiques EC Nombre d’enfants de moins de 5 ans qui ont au moins 2 objets ludiques Nombre total d’enfants de moins de 5 ans 6.5 Garde inadéquate EC Nombre d’enfants de moins de 5 ans laissés seuls ou sous la garde d’un autre enfant de moins de 10 ans durant plus d’1 heure au moins une fois dans la semaine précédente Nombre total d’enfants de moins de 5 ans 6.6 Indice de développement de la petite enfance EC Nombre d’enfants de 36 à 59 mois sur la bonne voie de développement dans les domaines suivants : lecture -calcul, physique, socio-affectif, apprentissage Nombre total d’enfants de 36-59 mois 6.7 Fréquentation du préscolaire EC Nombre d’enfants de 36-59 mois qui fréquentent le préscolaire Nombre total d’enfants de 36-59 mois 7. ALPHABETISATION ET ÉDUCATION 7.1 Taux d’alphabétisation des jeunes femmes WB Nombre de femmes de 15-24 ans capables de lire une phrase courte et simple sur la vie quotidienne ou qui sont allées à l’école secondaire ou plus. Nombre total de femmes de 15-24 ans OMD 2.3 7.2 Préparation à l’école ED Nombre d’enfants en 1ère année d’études dans l’enseignement primaire qui ont fréquenté un établissement préscolaire l’année scolaire précédente Nombre total d’enfants fréquentant la première année du primaire 7.3 Taux d’admission à l’école primaire ED Nombre d’enfants en âge d’aller à l’école primaire qui sont entrés en première année de l’école primaire Nombre total d’enfants en âge d’aller a l’école 7.4 Taux net de fréquentation du cycle primaire (ajusté) ED Nombre d’enfants ayant l’âge d’entrer au cycle primaire qui fréquentent une école primaire ou secondaire Nombre total d’enfants en âge d’aller à l’école primaire OMD 2.1 7.5 Taux net de fréquentation du cycle secondaire (ajusté) ED Nombre d’enfants ayant l’âge d’entrer au cycle secondaire qui fréquentent une école secondaire ou supérieure Nombre total d’enfants en âge d’aller à l’école secondaire Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) 292 7.6 Enfants atteignant la dernière classe du primaire ED Proportion d’enfants commençant la 1 ère année d’études dans l’enseignement primaire et achevant la dernière année de ce cycle OMD 2.2 7.7 Taux d’achèvement du primaire ED Nombre d’enfants (de tous âges) fréquentant la dernière année du primaire (redoublants exclus) Nombre total d’enfants ayant l’âge normal pour la dernière classe du niveau d’enseignement primaire (âge approprié à la dernière classe du niveau primaire) 7.8 Taux de transition à l’école secondaire ED Nombre total d’enfants qui fréquentaient la dernière année du primaire durant l’année scolaire précédente Nombre total d’enfants qui fréquentent la première année du secondaire 7.9 Indice de Parité entre les sexes (niveau primaire) ED Ratio de fréquentation nette du primaire des filles (ajusté) Ratio de fréquentation nette du primaire des garçons (ajusté) OMD 3.1 7.10 Indice de Parité entre les sexes (niveau secondaire) ED Ratio de fréquentation nette du secondaire des filles (ajusté) Ratio de fréquentation nette du secondaire des garçons (ajusté) OMD 3.1 8. PROTECTION DE L’ENFANT 8.1 Enregistrement des naissances BR Nombre d’enfants de moins de 5 ans dont la naissance a été enregistrée Nombre total d’enfants de moins de 5 ans 8.2 Travail des enfants CL Nombre d’enfants âgés de 5-14 ans qui travaillent actuellement Nombre total d’enfants âgés de 5-14 ans 8.3 Fréquentation scolaire des enfants travailleurs ED - CL Nombre d’enfants de 5-14 qui travaillent et qui fréquentent actuellement l’école Nombre total d’enfants de 5-14 ans impliqués dans le travail des enfants 8.4 Élèves Travailleurs ED - CL Nombre d’enfants de 5-14 qui travaillent et qui fréquentent actuellement l’école Nombre total d’enfants de 5-14 ans fréquentant l’école 8.5 Discipline violente de l’enfant CD Nombre d’enfants âgés de 2-14 ans qui ont subi une agression psychologique ou un châtiment corporel durant le mois dernier Nombre total d’enfants de 2-14 ans 8.6 Mariage avant 15 ans MA Nombre de femmes de 15-49 ans qui étaient mariées ou en union la 1ere fois avant l’âge de 15 ans Nombre total de femmes de 15-49 ans 8.7 Mariage avant 18 ans MA Nombre de femmes de 20-49 ans qui étaient mariées ou en union la 1ere fois avant l’âge de 18 ans Nombre total de femmes de 20-49 ans 8.8 Femmes de 15-19 ans actuellement mariées ou en union MA Nombre de femmes de 15-19 ans qui sont actuellement mariées ou en union Nombre total de femmes de 15-19 ans Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) Indicateurs MICS4: Numérateurs et Dénominateurs 293 TCHAD 2010 8.9 Polygamie MA Nombre de femmes de 15-49 ans en union polygamique Nombre total de femmes de 15-49 ans actuellement mariées ou en union 8.10a 8.10b Différence d’âge entre époux MA Nombre total de femmes actuellement mariées ou en union dont l’époux est 10 ans ou plus, plus âgé qu’elles (a) femmes de 15- 19 ans, (b) femmes de 20-24 ans Nombre total de femmes actuellement mariées ou en union (a) âgées de 15-19 ans, (b) âgées de 20- 24 ans 8.11 Approbation de l’Excision/Mutilation Génitale Féminine (E/MGF) FG Nombre de femmes de 15-49 ans favorables à la poursuite de la pratique de l’Excision/ Mutilation Génitale Féminine Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont entendu parler des E/MGF 8.12 Prévalence de l’E/ MGF parmi les femmes FG Nombre de femmes âgées de 15-49 ans déclarant avoir subi une des formes d’excision/mutilation génitale féminine Nombre total de femmes de 15-49 ans 8.13 Prévalence de l’E/MGF parmi les filles FG Nombre de filles âgées de 0-14 ans qui ont subi une des formes d’E/MGF, ainsi que reporté par la mère Nombre total de femmes de 0-14 ans 8.14 Attitudes vis-à-vis de la violence domestique DV Nombre de femmes qui estiment qu’il est justifié qu’un mari frappe ou batte sa femme au moins dans les circonstances suivantes : (1) elle sort sans le lui dire, (2) elle néglige les enfants, (3) elle discute ses opinions, (4) elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui, (5) elle brûle la nourriture Nombre total de femmes de 15-49 ans 9. VIHA/SIDA, COMPORTEMENT SEXUEL ET ORPHELINS 9.1 Connaissance complète de la prévention du VIH HA Nombre de femmes de 15-49 ans qui peuvent identifier correctement 2 façons de prévenir l’infection par le VIH26, savent qu’une personne qui parait en bonne santé peut avoir le VIH et qui rejettent les 2 erreurs les plus communes sur la transmission du VIH Nombre total de femmes de 15-49 ans 9.2 Connaissance complète de la prévention du VIH chez les jeunes HA Nombre de femmes de 15-24 ans qui peuvent identifier correctement 2 façons de prévenir l’infection par le VIH27, savent qu’une personne qui parait en bonne sante peut avoir le VIH et qui rejettent les 2 erreurs les plus communes sur la transmission du VIH Nombre total de femmes de 15-24 ans OMD 6.3 9.3 Connaissance de la transmission mère-enfant HA Nombre de femmes de 15-49 ans qui ont correctement identifiés tous les 3 modes de transmission27 mère-enfant du VIH Nombre total de femmes de 15-49 ans 9.4 Attitudes d’acceptation vis-à- vis des personnes vivant avec le VIH HA Nombre de femmes de 15-49 ans exprimant leur acceptation à toutes les 4 questions28 vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont entendu parler du VIH Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) 294 9.5 Femmes qui savent où être testées pour le VIH HA Nombre de femmes de 15-49 ans qui déclarent connaitre un lieu de dépistage du VIH Nombre total de femmes de 15-49 ans 9.6 Femmes qui ont eu un test de dépistage du VIH et qui en connaissent le résultat HA Nombre de femmes de 15-49 ans qui ont eu un test de dépistage du VIH durant les 12 mois précédant l’enquête et qui en connaissent le résultat Nombre total de femmes de 15-49 ans 9.7 Jeunes femmes sexuellement actives qui ont eu un test de dépistage du VIH et qui en connaissent le résultat HA Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête ont subi un test de dépistage VIH pendant les 12 mois précédant l’enquête et qui en connaissent le résultat Nombre total de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels dans 12 mois précédant l’enquête 9.8 Counselling sur le VIH durant les consultations prénatales HA Nombre de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête et ont eu des consultations prénatale, et qui rapportent avoir reçu du counselling sur le VIH durant les consultations prénatales Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 9.9 Dépistage VIH durant les consultations prénatales HA Nombre de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête et ont eu des consultations prénatales qui rapportent qu’on leur a proposé et qu’elles ont accepté un test de dépistage VIH durant leurs consultations prénatales et qui en connaissent le résultat Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant l’enquête 9.10 Jeunes femmes qui n’ont jamais eu de rapports sexuels SB Nombre de jeunes femmes de 15-24 ans jamais mariées ou jamais en union qui n’ont jamais eu de rapport sexuels Nombre total de femmes de 15-24 ans jamais mariées ou jamais en union 9.11 Age aux premiers rapports sexuels des jeunes femmes SB Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans Nombre total de femmes de 15-24 ans 9.12 Mélange des âges entre les partenaires sexuels SB Nombre de jeunes femmes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête avec un partenaire de 10 ans ou plus leur aîné Nombre total de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête 9.13 Rapports sexuels avec partenaires multiples SB Nombre de femmes 15-49 ans qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire dans les 12 mois précédant l’enquête Nombre total de femmes de 15-49 ans 9.14 Utilisation de condom lors des rapports sexuels avec partenaires multiples SB Nombre de femmes 15-49 ans qui ont eu des rapports sexuels avec plus d’un partenaire dans les 12 mois précédant l’enquête et qui ont utilisé un condom lors du dernier rapport sexuel Nombre total de femmes de 15-49 ans qui ont rapporté avoir plus d’un partenaire sexuel dans les 12 mois précédant l’enquête Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) Indicateurs MICS4: Numérateurs et Dénominateurs 295 TCHAD 2010 [M] Indique que l’indicateur est également calculé pour les hommes, pour les mêmes groupes d’âges, dans les enquêtes où le questionnaire individuel Homme a été inclus. Les calculs sont faits à partir des informations provenant des modules du questionnaire Homme. 13 Certains indicateurs sont construits en utilisant des questions figurant dans plusieurs modules. Dans ce cas, seul(s) le(s) module(s) qui contient (contiennent) la plus grande partie des informations nécessaires est (sont) indiqué(s). 14 Indicateurs OMD de février 2010 15 Indicateur défini comme la “Probabilité de décéder entre la naissance et avant le cinquième anniversaire, pour la période de 5 ans précédant l’enquête, quand estimé à partir de l’historique des naissances. 16 Indicateur défini comme la “Probabilité de décéder entre la naissance et avant le premier anniversaire, pour la période de 5 ans précédant l’enquête, quand estimé à partir de l’historique des naissances. 17 Nourrissons allaités et qui ne reçoivent pas d’autres liquides ou aliments à l’exception de solutions de réhydratation orale, gouttes et sirops (vitamines, minéraux ou médicaments) 18 Nourrissons qui reçoivent du lait maternel et certains liquides (eau, boissons à base d’eau, jus de fruits, liquides rituels, solutions de réhydratation orale, gouttes, vitamines, minéraux et des médicaments) mais ne reçoivent rien d’autre (en particulier du lait animal et des liquides à base d’aliments) 19 Enfants allaités : Aliments solides, semi-solides ou bouillies, 2 fois par jour pour les enfants de 6-8 mois, 3 fois par jour pour les enfants de 9-23 mois ; Enfants non-allaités : Aliments solides, semi-solides ou bouillies ou lait 4 fois par jour pour les enfants de 6-23 mois 20 Nourrissons de 0-5 mois qui sont exclusivement allaités et enfants de 6-23 mois qui sont allaités et qui reçoivent des aliments solides, semi-solides ou des bouillies 21 Les Indicateurs 3.1, 3.2, 3.3, 3.4, 3.5 et 3.6 peuvent se calculer pour des groupes d’âges plus âgés, tels que 15-26 mois ou 18-29 mois, en fonction du calendrier de vaccinations du pays. 22 Se référer au manuel de MICS pour une description plus détaillée 23 Une MII est : a) une moustiquaire traitée industriellement qui ne nécessite pas d’autre traitement, b) une moustiquaire prétraitée obtenue au cours des 12 derniers mois, c) une moustiquaire qui a été trempée dans de l’insecticide au cours des 12 derniers mois 24 Pulvérisation intra-domiciliaire rémanente des murs intérieurs 25 Se référer au manuel de MICS4 pour une description détaillée 26 Utiliser des condoms et limiter les relations sexuelles à un partenaire fidèle et non infecté 27 Transmission durant la grossesse, l’accouchement et par l’allaitement 28 Femmes (1) qui pensent qu’un enseignant qui a le SIDA devrait être autorisé à enseigner à l’école, (2) qui achèterait des légumes à un vendeur qui a le virus du SIDA, (3) qui ne voudrait pas garder le secret si un membre de sa famille est infecté par le virus du SIDA et (4) qui serait d’accord pour s’occuper d’un membre de sa famille qui serait infecté par le virus du SIDA 9.15 Rapports sexuels avec partenaires non-réguliers SB Nombre de femmes de 15-24 ans sexuellement actives qui ont eu des rapports sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête avec un partenaire autre que le mari ou le partenaire cohabitant Nombre total de femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête 9.16 Utilisation de condom avec partenaires non-réguliers SB Nombre de femmes de 15-24 ans qui ont utilisé un condom durant leurs rapports sexuels avec leur dernier partenaire autre que le mari ou le partenaire cohabitant, dans les 12 mois précédant l’enquête Nombre total de femmes de 15-24 ans qui ont eu un partenaire autre que le mari ou le partenaire cohabitant dans les 12 mois précédant l’enquête OMD 6.2 9.17 Conditions d’accueil des enfants HL Nombre d’enfants de 0-17 ans qui ne vivent pas avec un parent biologique Nombre total d’enfants de 0-17 ans 9.18 Prévalence d’enfants dont au moins un des parents est décédé HL Nombre d’enfants de 0-17 ans qui ont au moins un parent décédé Nombre total d’enfants de 0-17 ans 9.19 Fréquentation scolaire des orphelins HL - ED Nombre d’enfants de 10-14 ans orphelins de père et de mère qui fréquentent l’école Nombre d’enfants de 10-14 ans dont les 2 parents sont décédés OMD 6.4 9.20 Fréquentation scolaire des non- orphelins HL - ED Nombre d’enfants de 10-14 ans dont les 2 parents sont vivants, qui vivent avec au moins l’un d’entre eux et qui fréquentent l’école Nombre d’enfants de 10-14 ans dont les 2 parents sont vivants, qui vivent avec au moins l’un d’entre eux OMD 6.4 Annexe E. MICS4 Indicateurs: Numérateurs et Dénominateurs (suite) 296 ANNEXE F : Questionnaires RÉPUBLIQUE DU TCHAD QUESTIONNAIRE MÉNAGE PANNEAU D’INFORMATION SUR LE MÉNAGE HH HH1. Numéro de grappe: ___ ___ ___ HH2. Numéro de ménage: ___ ___ HH3. Nom et code de l’enquêteur/enquêtrice: Nom _______________________________ ___ ___ HH4. Nom et code de la contrôleuse: Nom _______________________________ ___ ___ HH5. Jour/Mois/Année de l’interview: ___ ___ / ___ ___ / ___ ___ ___ ___ HH6. Milieu: Urbain 1 Rural 2 HH7. Région: ______________________ ____ ____ (précisez) NOUS SOMMES DES AGENTS DE L’INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE, DES ETUDES ECONOMIQUES ET DEMOGRAPHIQUES. NOUS TRAVAILLONS SUR UN PROJET CONCERNANT LA SANTE FAMILIALE ET L’EDUCATION. JE VOUDRAIS PARLER AVEC VOUS DE CES SUJETS. L’INTERVIEW DEVRAIT PRENDRE ENVIRON 30 MINUTES. TOUTES LES INFORMATIONS QUE NOUS RECUEILLONS RESTERONT STRICTEMENT CONFIDENTIELLES ET VOS REPONSES NE SERONT JAMAIS DIVULGUEES EN DEHORS DU CADRE DU PROJET. DURANT CE TEMPS, JE VOUDRAIS PARLER AVEC LE CHEF DU MENAGE ET TOUTES LES MERES OU AUTRES PERSONNES QUI S’OCCUPENT DES ENFANTS DANS LE MENAGE. PUIS-JE COMMENCER MAINTENANT ? Oui, permission accordée Allez à HH18 pour enregistrer l’heure et commencer l’interview. Non, permission non accordée Complétez HH9. Discutez ce résultat avec votre chef d’équipe. Après avoir rempli tous les questionnaires pour le ménage, complétez les informations suivantes: HH8. Nom du chef de ménage: _____________________________________________________ HH9. Résultat de l’interview du ménage Rempli.01 Pas à la maison.02 Refusé.03 Logement non trouvé/détruit.04 Partiellement rempli.05 Autre (précisez). 06 HH10. Enquêté(e) pour le questionnaire ménage: Nom: ______________________________________ Numéro de ligne: ___ ___ HH11. Nombre total de membres du ménage: ___ ___ HH12. Nombre de femmes de 15-49 ans: ___ ___ HH13. Nombre de questionnaires Femmes remplis: ___ ___ HH14. Nombre d’enfants de moins de 5 ans: ___ ___ HH15. Nombre de questionnaires pour les moins de 5 ans remplis: ___ ___ HH16. Contrôlé sur le terrain par (Nom et code): Nom _______________________________ ___ ___ HH17. Agent de saisie (Nom et code): Nom _______________________________ ___ ___ 297 TCHAD 2010 H H 18 . En re gi st re z l ’h eu re d e dé bu t d e l’in te rv ie w : He ur e __ _ _ M in ut es _ _ __ FE U IL LE D ’E N RE G IS TR EM EN T D U M ÉN A G E H L TO UT D ’A BO RD , D ON NE Z- M OI , S ’IL V OU S PL AI T, LE N OM D E CH AQ UE P ER SO NN E QU I V IT H AB IT UE LL EM EN T IC I, EN C OM M EN ÇA NT P AR LE C HE F D E M EN AG E. En re gi st re z l e no m d u ch ef d e m én ag e su r l a lig ne 01 . E nr eg ist re z t ou s l es m em br es d u m én ag e (H L2 ), le ur re la tio n av ec le c he f d e m én ag e (H L3 ) e t l eu r s ex e (H L4 ) De m an de z e ns ui te : Y A -T -IL D ’A UT RE S PE RS ON NE S QU I V IV EN T IC I, M EM E SI E LL ES N E SO NT P AS A CT UE LL EM EN T A LA M AI SO N ? Si o ui , c om pl ét ez la lis te p ou r l es q ue st io ns H L2 -H L4 . P os ez e ns ui te to ut es le s q ue st io ns e n co m m en ça nt p ar H L5 p ou r c ha qu e pe rs on ne à la fo is. U til ise z u n qu es tio nn ai re su pp lé m en ta ire si to ut es le s l ig ne s d e la fe ui lle m én ag e on t é té u til isé es . Él ig ib ilit é po ur l’in te rv ie w de s fe m m es M èr e ou g ar di en ne de l’e nf an t d e 5- 14 an s Él ig ib ilit é po ur d es m oi ns d e 5 Po ur to us le s m em br es d u m én ag e Po ur le s e nf an ts â gé s d e 0- 17 a ns HL 1. No . d e lig ne HL 2. No m HL 3. QU EL E ST LE LI EN D E PA RE NT E DE (n om ) AV EC LE CH EF D E M EN AG E? HL 4. (N om ) ES T- IL / E LL E DE S EX E M AS CU LI N OU FE M IN IN ? 1 M as cu lin 2 F ém in in HL 5. QU EL LE E ST LA D AT E DE N AI SS AN CE D E (n om )? 98 N SP m oi s 99 98 N SP a nn ée HL 6. QU EL A GE A (n om )? In sis te z: QU EL A GE AV AI T (n om ) A SO N DE RN IE R AN NI VE RS AI RE ? En re gi st re z e n an né es ré vo lu es . Si l’â ge e st é ga l ou su pé rie ur à 95 , in sc riv ez ‘9 5’ HL 7 En ce rc le z le n um ér o de lig ne si la fe m m e es t â gé e de 15 -4 9 an s HL 8. Po ur le s 5- 14 a ns : QU I E ST LA M ER E OU LA P ER SO NN E PR IN CI PA LE Q UI PR EN D SO IN D E CE T EN FA NT ? En re gi st re z l e nu m ér o de lig ne d e la m èr e /p er so nn e pr in ci pa le q ui p re nd so in d e l’e nf an t HL 9. Po ur le s m oi ns d e 5 a ns : QU I E ST LA M ER E OU LA P ER SO NN E PR IN CI PA LE Q UI PR EN D SO IN D E CE T EN FA NT ? En re gi st re z l e nu m ér o de lig ne d e la m èr e / pe rs on ne p rin ci pa le qu i p re nd so in d e l’e nf an t HL 10 . ES T- CE Q UE (n om ) A D OR M I IC I L A NU IT DE RN IE RE ? 1 O ui 2 N on HL 11 . ES T- CE Q UE LA M ER E BI OL OG IQ UE DE (n om ) E ST TO UJ OU RS E N VI E ? 1 O ui 2 N on HL 13 8 N SP HL 13 HL 12 . ES T- CE Q UE LA M ER E BI OL OG IQ UE D E (n om ) V IT D AN S CE M EN AG E? En re gi st re z l e nu m ér o de lig ne de la m èr e ou 00 po ur “N on ” HL 13 . ES T- CE Q UE LE P ER E BI OL OG IQ UE DE (n om ) E ST TO UJ OU RS E N VI E? 1 O ui 2 N on L ig ne su iva nt e 8 N SP L ig ne su iva nt e HL 14 . ES T- CE Q UE LE P ER E BI OL OG IQ UE D E (n om ) V IT D AN S CE M EN AG E? En re gi st re z l e nu m ér o de lig ne du p èr e ou 00 po ur “N on ” Lig ne No m Re la tio n* M F M oi s An né e Ag e 15 -4 9 M èr e M èr e O N O N N SP M èr e O N N SP Pè re 01 0 1 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 01 __ _ _ __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 __ _ _ 02 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 02 __ _ _ __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 __ _ _ 03 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 03 __ _ _ __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 __ _ _ 04 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 04 __ _ _ __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 __ _ _ 05 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 05 __ _ _ __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 __ _ _ 06 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 06 __ _ _ __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 __ _ _ 07 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 07 __ _ _ __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 __ _ _ 08 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 08 __ _ _ __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 __ _ _ 298 FE U IL LE D ’E N RE G IS TR EM EN T D U M ÉN A G E H L (c on t.) HL 1. No . d e lig ne HL 2. No m HL 3. QU EL E ST LE LI EN D E PA RE NT E DE (n om ) AV EC LE CH EF D E M EN AG E ? HL 4. (N om ) ES T- IL / EL LE D E SE XE M AS CU LI N OU FE M IN IN ? 1 M as cu lin 2 F ém in in HL 5. QU EL LE E ST LA D AT E DE N AI SS AN CE D E (n om )? HL 6. QU EL A GE A (n om )? In sis te z: QU EL A GE AV AI T (n om ) A SO N DE RN IE R AN NI VE RS AI RE ? En re gi st re z e n an né es ré vo lu es . Si l’â ge e st é ga l ou su pé rie ur à 95 , in sc riv ez ‘9 5’ HL 7 En ce rc le z le n um ér o de lig ne si la fe m m e es t â gé e de 15 -4 9 a ns HL 8. Po ur le s 5 -1 4 a ns : QU I E ST LA M ER E OU LA P ER SO NN E PR IN CI PA LE Q UI PR EN D SO IN D E CE T EN FA NT ? En re gi st re z l e nu m ér o de lig ne d e la m èr e /g ar di en ne qu i p re nd so in d e l’e nf an t HL 9. Po ur le s m oi ns d e 5 a ns : QU I E ST LA M ER E OU LA P ER SO NN E PR IN CI PA LE Q UI PR EN D SO IN D E CE T EN FA NT ? En re gi st re z l e nu m ér o de lig ne d e la m èr e / ga rd ie nn e q ui p re nd so in d e l’e nf an t HL 10 . ES T- CE Q UE (n om ) A D OR M I IC I L A NU IT DE RN IE RE ? 1 O ui 2 N on HL 11 . ES T- CE Q UE LA M ER E BI OL OG IQ UE DE (n om ) E ST TO UJ OU RS E N VI E? 1 O ui 2 N on H L1 3 8 N SP H L1 3 HL 12 . ES T- CE Q UE LA M ER E BI OL OG IQ UE D E (n om ) V IT D AN S CE M EN AG E? En re gi st re z l e nu m ér o de lig ne de la m èr e ou 00 po ur “ No n” HL 13 . ES T- CE Q UE LE P ER E BI OL OG IQ UE DE (n om ) E ST TO UJ OU RS E N VI E? 1 O ui 2 N on L ig ne su iva nt e 8 N SP L ig ne su iva nt e HL 14 . ES T- CE Q UE LE P ER E BI OL OG IQ UE D E (n om ) V IT D AN S CE M EN AG E? En re gi st re z l e nu m ér o de lig ne du p èr e ou 00 po ur “N on ” 98 N SP m oi s 99 98 N SP an né es Lig ne No m Re la tio n* M F M oi s An né e Âg e 15 -4 9 M èr e O N O N N SP M èr e O N N SP O N N SP Pè re 09 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 09 __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 1 2 8 __ _ _ 10 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 10 __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 1 2 8 __ _ _ 11 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 11 __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 1 2 8 __ _ _ 12 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 12 __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 1 2 8 __ _ _ 13 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 13 __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 1 2 8 __ _ _ 14 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 14 __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 1 2 8 __ _ _ 15 __ _ _ 1 2 __ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ _ 15 __ _ _ 1 2 1 2 8 __ _ _ 1 2 8 1 2 8 __ _ _ Co ch ez ic i s i q ue st io nn ai re su pp lé m en ta ire u til isé In sis te z p ou r s av oi r s ’il n’ y a p as d ’a ut re s m em br es d an s l e m én ag e. E n pa rti cu lie r, de m an de z s ’il n y’a p as d e bé bé s/ je un es e nf an ts q ui n e so nt p as s ur la lis te , e t d ’a ut re s p er so nn es q ui n e so nt p as m em br es d e la fa m ille (c om m e de s e m pl oy és o u am is) m ai s q ui vi ve nt h ab itu el le m en t d an s l e m én ag e. In sc riv ez le s n om s d es m em br es a dd iti on ne ls da ns la lis te d u m én ag e et c om pl ét ez la fe ui lle d e m an iè re a pp ro pr ié e. M ai nt en an t, po ur c ha qu e fe m m e de 15 -4 9 a ns , e nr eg ist re z s on n om , s on n um ér o de lig ne e t l es a ut re s i nf or m at io ns d ’id en tifi ca tio n da ns le p an ne au d ’in fo rm at io n d’ un q ue st io nn ai re In di vid ue l F em m e sé pa ré . Po ur c ha qu e en fa nt d e m oi ns d e 5 a ns , e nr eg ist re z s on n om , s on n um ér o de lig ne E T le n um ér o de lig ne d e sa m èr e ou d e sa g ar di en ne d an s l e pa nn ea u d’ in fo rm at io n d’ un q ue st io nn ai re sé pa ré p ou r l es e nf an ts d e m oi ns d e 5 a ns . V ou s d ev ez av oi r m ai nt en an t u n qu es tio nn ai re sé pa ré p ou r c ha qu e fe m m e él ig ib le e t p ou r c ha qu e en fa nt d e m oi ns d e 5 a ns d u m én ag e. Co de s p ou r H L3 : r el at io n av ec le c he f d e m én ag e 01 C he f d e m én ag e 02 M ar i / Fe m m e 03 F ils / Fil le 04 G en dr e/ Be lle –fi lle 05 P et it- fil s/ Pe tit e -fi lle 06 M èr e /P èr e 07 B ea u- pè re /B el le -m èr e 08 F rè re / Sœ ur 09 B ea u- frè re / Be lle -s œ ur 10 O nc le / Ta nt e 11 N iè ce / Ne ve u 12 A ut re p ar en t 13 E nf an t a do pt é/ en g ar de 14 S an s l ie n de p ar en té Questionnaires 299 TCHAD 2010 ÉD U CA TI O N E D Po ur le s m em br es d u m én ag e de 5 an s e t p lu s Po ur le s m em br es d u m én ag e de 5 -2 4 a ns ED 1. N o de lig ne ED 2. N om e t â ge Co pi er à p ar tir d e la li st e de s m em br es d u m én ag e, de H L2 e t H L6 ED 3. (N om ) E ST -IL / E LL E AL LE (E ) A L’ EC OL E OU L’E CO LE M AT ER N EL LE ? 1 O ui 2 N on ➱ li gn e su iv an te ED 4. QU EL E ST L E PL US H AU T N IV EA U D’ ET UD ES Q UE (n om ) A AT TE IN T? QU EL LE E ST L A DE RN IE RE CL AS SE Q UE (n om ) A AC HE VE E A CE N IV EA U? ED 5. AU C OU RS D E L’A N N EE SC OL AI RE (2 00 9- 20 10 ), (n om ) E ST -IL /E LL E AL LE (E ) A U N CE RT AI N M OM EN T, A L’E CO LE O U L’E CO LE M AT ER N EL LE ? 1 O ui 2 N on ➱ E D6 c ED 6. AU C OU RS D E CE TT E AN N EE SC OL AI RE , A Q UE L N IV EA U ET DA N S QU EL LE C LA SS E ES T/ ET AI T (n om )? ED 7. AU C OU RS D E L’A N N EE SC OL AI RE P RE CE DE N TE , (2 00 8- 20 09 ), (n om ) E ST -IL / EL LE A LL E( E) , A U N CE RT AI N M OM EN T, A L’E CO LE O U L’E CO LE M AT ER N EL LE ? 1 O UI 2 N on ➱ L ig ne s ui va nt e 8 N SP ➱ L ig ne s ui va nt e ED 8. DU RA N T L’A N N EE S CO LA IR E PR EC ED EN TE , A Q UE L N IV EA U ET D AN S QU EL LE CL AS SE E TA IT (n om )? N iv ea u: 0 M at er ne lle 1 P rim ai re 2 S ec on da ire 3 S up ér ie ur 8 N SP Si n iv ea u= 0 ou 8 , s au te z à ED 7 Cl as se : 98 N SP Si m oi ns d’ 1 c la ss e, in sc riv ez 0 0. N iv ea u : 0 M at er ne lle 1 P rim ai re 2 S ec on da ire 3 S up ér ie ur 8 N SP Si n iv ea u= 0 ou 8 , s au te z à ED 5 Cl as se : 98 N SP Si m oi ns d’ 1 c la ss e, in sc riv ez 0 0. N iv ea u : 0 M at er ne lle 1 P rim ai re 2 S ec on da ire 3 S up ér ie ur 8 N SP Si n iv ea u= 0 ou 8 , a lle z à la pe rs on ne s ui va nt e Cl as se : 98 N SP Si m oi ns d’ 1 cl as se , in sc riv ez 00 . Li gn e N om Ag e O ui N on N iv ea u Cl as se O ui N on N iv ea u Cl as se O N N SP N iv ea u Cl as se 01 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 02 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 03 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 04 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 05 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 06 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 07 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 08 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 09 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 10 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 11 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 12 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 13 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 14 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 15 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 0 1 2 3 8 __ _ _ 1 2 8 0 1 2 3 8 __ _ _ 300 EAU ET ASSAINISSEMENT WS WS1 D’OU PROVIENT PRINCIPALEMENT L’EAU QUE BOIVENT LES MEMBRES DE VOTRE MENAGE ? Robinet Dans le logement . 11 Dans concession, cour ou parcelle . 12 Robinet du voisin .13 Robinet public / Borne fontaine .14 Puit à pompe, Forage .21 Puits creusé Puits protégé .31 Puits non protégé .32 Eau de source Source protégée . 41 Source non protégée .42 Eau de pluie .51 Camion-citerne .61 Charrette avec petite citerne / tonneau .71 Eau de surface (rivière, fleuve, barrage, lac, mare, canal, canal d’irrigation) .81 Eau en bouteille .91 Autre (précisez) .96 11➱WS6 12➱WS6 13➱WS6 14➱WS3 21➱WS3 31➱WS3 32➱WS3 41➱WS3 42➱WS3 51➱WS3 61➱WS3 71➱WS3 81➱WS3 96➱WS3 WS2 D’OU PROVIENT PRINCIPALEMENT L’EAU UTILISEE PAR VOTRE MENAGE POUR D’AUTRES CHOSES COMME CUISINER ET SE LAVER LES MAINS ? Robinet Dans le logement . 11 Dans quartier, cour ou parcelle . 12 Robinet du voisin .13 Robinet public / Borne fontaine .14 Puit à pompe, Forage .21 Puits creusé Puits protégé .31 Puits non protégé .32 Eau de source Source protégée . 41 Source non protégée .42 Eau de pluie .51 Camion-citerne .61 Charrette avec petite citerne / tonneau .71 Eau de surface (rivière, fleuve, barrage, lac, mare, canal, canal d’irrigation) .81 Autre (précisez) .96 11➱WS6 12➱WS6 13➱WS6 WS3 OU CETTE SOURCE D’APPROVISIONNEMENT EN EAU EST-ELLE SITUEE? Dans logement . 1 Dans cour / parcelle. 2 Ailleurs . 3 1➱WS6 2➱WS6 WS4 COMBIEN DE TEMPS FAUT-IL POUR S’Y RENDRE, PRENDRE DE L’EAU ET REVENIR ? Nombre de minutes . __ __ __ NSP .998 Questionnaires 301 TCHAD 2010 WS5 QUI SE REND HABITUELLEMENT A CETTE SOURCE D’APPROVISIONNEMENT POUR PRENDRE L’EAU POUR VOTRE MENAGE? Insistez: EST-CE QUE CETTE PERSONNE A MOINS DE 15 ANS? DE QUEL SEXE ? Femme adulte (de 15 ans ou plus) . 1 Homme adulte (de 15 ans ou plus) . 2 Jeune fille (moins de 15 ans) . 3 Jeune garçon (moins de 15 ans) . 4 NSP . 8 WS6 FAITES-VOUS QUELQUE CHOSE A L’EAU POUR LA RENDRE PLUS SAINE A BOIRE? Oui . 1 Non . 2 NSP . 8 2➱WS8 8➱WS8 WS7 HABITUELLEMENT, QUE FAITES-VOUS POUR RENDRE L’EAU QUE VOUS BUVEZ PLUS SAINE? Insistez: AUTRE CHOSE? Enregistrez tout ce qui est mentionné La faire bouillir . A Y ajouter de l’eau de Javel / chlore . B La filtrer à travers un linge .C Utiliser un filtre (céramique, sable, composite, etc.) . D Désinfection solaire .E La laisser reposer. F Autre (précisez) .X NSP .Z WS8 HABITUELLEMENT, QUEL TYPE DE TOILETTES LES MEMBRES DE VOTRE MENAGE UTILISENT-ILS? Si “chasse d’eau” ou “chasse d’eau manuelle”, Insistez: OU VONT LES EAUX USEES? Si nécessaire, demandez la permission de voir les toilettes. Chasse d’eau / chasse manuelle Connectée à système d’égouts . 11 Connectée à fosse septique . 12 Reliée à des latrines .13 Reliée à autre chose .14 Reliée à endroit inconnu/pas sûr/NSP où . 15 Fosses/latrines Latrines améliorées ventilées (LAV) .21 Latrines à fosses avec dalle .22 Latrines à fosses sans dalle/trou ouvert .23 Toilettes à compostage .31 Seaux . 41 Toilettes/latrines suspendues .51 Pas de toilettes, nature .95 Autre (précisez) .96 95➱Module suivant WS9 PARTAGEZ-VOUS CES TOILETTES AVEC D’AUTRES PERSONNES QUI NE SONT PAS MEMBRES DE VOTRE MENAGE? Oui . 1 Non . 2 2➱Module suivant WS10 PARTAGEZ-VOUS CES TOILETTES SEULEMENT AVEC DES MEMBRES D’AUTRES MENAGES QUE VOUS CONNAISSEZ, OU EST-CE QUE N’IMPORTE QUI PEUT UTILISER CES TOILETTES? Autres ménages seulement (pas publiques) Toilettes publiques. 2 2➱Module suivant WS11 AU TOTAL, COMBIEN DE MENAGES, Y COMPRIS VOTRE MENAGE, UTILISENT CES TOILETTES? Nombre de ménages (si moins de 10) Dix ménages ou plus .10 NSP .98 302 CARACTÉRISTIQUES DU MÉNAGE HC HC1A QUELLE EST LA RELIGION DU CHEF DE CE MENAGE? Animiste . 1 Catholique . 2 Protestant . 3 Musulman . 4 Autres religions __________ . 6 Sans religion . 7 HC1C À QUEL GROUPE ETHNIQUE, LE CHEF DE CE MENAGE APPARTIENT-IL? Groupe ethnique ________________________________________________ (précisez) HC2 DANS CE MENAGE, COMBIEN DE PIECES UTILISEZ-VOUS POUR DORMIR? Nombre de pièces . ___ ___ HC3 Principal matériau du sol Enregistrer l’observation. Matériau naturel Terre/sable . 11 Matériau rudimentaire Planche en bois . 21 Palmes/bambou . 22 Matériau fini Parquet ou bois ciré . 31 Vinyle ou asphalte . 32 Carrelage . 33 Ciment . 34 Moquette . 35 Autre (précisez) ______________________________________________ 96 HC4 Principal matériau du toit Enregistrer l’observation. Matériau naturel Pas de toit . 11 Chaume/feuille de palmier . 12 Feuilles (palmier et autres arbres) . 13 Matériau rudimentaire Natte . 21 Palmes / Bambou . 22 Planches en bois . 23 Carton . 24 Matériau fini Métal . 31 Bois . 32 Zinc / Fibre de ciment . 33 Tuiles . 34 Ciment . 35 Shingles . 36 Autre (précisez) ______________________________________________ 96 Questionnaires 303 TCHAD 2010 HC5 Matériau principal des murs extérieurs Enregistrer l’observation. Matériau naturel Pas de murs . 11 Canne / Palmes / troncs . 12 Mottes de terre .13 Matériau rudimentaire Bambou avec boue .21 Pierre avec boue .22 Adobe non recouvert .23 Contre-plaqué .24 Carton .25 Bois de récupération .26 Matériau fini Ciment .31 Pierre avec chaux/ciment .32 Briques .33 Blocs de ciment .34 Adobe recouvert .35 Planches de bois/shingles.36 Autre (précisez) _______________________________________96 HC6 DANS VOTRE MENAGE, QUEL TYPE DE COMBUSTIBLE UTILISEZ-VOUS PRINCIPALEMENT POUR LA CUISINE? Électricité .01 Gaz propane liquéfié (GPL) .02 Gaz naturel .03 Biogaz .04 Kérosène .05 Charbon / Lignite .06 Charbon de bois .07 Bois .08 Paille/branchages/herbes .09 Bouse .10 Résidus agricoles . 11 Pas de repas préparé dans le ménage .95 Autre (précisez)_______________________________________ 96 01➱HC8 95➱HC8 HC7 LA CUISINE EST-ELLE HABITUELLEMENT FAITE DANS LA MAISON, DANS UN BATIMENT SEPARE OU A L’EXTERIEUR? Si ‘Dans la maison’, insistez: EST-ELLE FAITE DANS UNE PIECE SEPAREE UTILISEE COMME CUISINE? Dans la maison Dans une pièce séparée utilisée comme cuisine . 1 Ailleurs dans la maison . 2 Dans un bâtiment séparé . 3 À l’extérieur . 4 Autre (précisez) . 6 HC8 DANS VOTRE MENAGE, AVEZ-VOUS: [A] L’ELECTRICITE? [B] LA RADIO? [C] LA TELEVISION? [D] UN TELEPHONE FIXE? [E] UN REFRIGERATEUR? [F] UNE CUISINIERE OU GAZINIERE? [G] UN GENERATEUR OU GROUPE ELECTROGENE? [H] UN CLIMATISEUR? [ I ] UN PANNEAU SOLAIRE ? Oui Non Electricité . 1 2 Radio . 1 2 Télévision . 1 2 Téléphone fixe . 1 2 Réfrigérateur . 1 2 Groupe Electrogène . 1 2 Moulin à grain . 1 2 Ventilateur . 1 2 Machine à coudre . 1 2 Pousse-pousse . 1 2 HC9 EST-CE QU’UN MEMBRE DE VOTRE MENAGE POSSEDE: [A] UNE MONTRE? [B] UN TELEPHONE MOBILE? [C] UNE BICYCLETTE? [D] UNE MOTOCYCLETTE OU UN SCOOTER? [E] UNE CHARRETTE TIREE PAR UN ANIMAL? [F] UNE VOITURE OU UN CAMION? [G] UN BATEAU A MOTEUR ? Oui Non Montre . 1 2 Téléphone mobile . 1 2 Bicyclette . 1 2 Motocyclette / Scooter . 1 2 Charrette tirée par un animal . 1 2 Voiture / camion. 1 2 Bateau à moteur . 1 2 HC10 EST-CE QUE VOUS OU QUELQU’UN D’AUTRE VIVANT DANS CE MENAGE EST PROPRIETAIRE DE CE LOGEMENT? Si “Non”, demandez: LOUEZ-VOUS CE LOGEMENT DE QUELQU’UN QUI NE VIT PAS DANS CE MENAGE? Si “Loué de quelqu’un d’autre”, encerclez “2” . Pour les autres réponses encerclez “6” . Propriétaire. 1 Location . 2 Autre (pas propriétaire ou pas loué) . 6 304 1ère Moustiquaire 2ère Moustiquaire 3ère Moustiquaire TN4 Moustiquaire observée? Observée . 1 Non observée . 2 Observée . 1 Non observée . 2 Observée . 1 Non observée . 2 TN5 Observez ou demandez la marque/ type de moustiquaire Si la marque n’est pas connue et que vous ne pouvez pas observer la moustiquaire, montrez à l’enquêté des photos de marques/types courants de moustiquaires. Moustiquaire imprégnée de longue durée Permanet . 11 Olyset. 12 Net protect . 13 Duranet . 14 Interceptor . 15 Autre (précisez) . 16 NSP marque . 18 Autre moustiquaire (précisez) . 31 NSP marque / type . 98 Moustiquaire imprégnée de longue durée Permanet . 11 Olyset. 12 Net protect . 13 Duranet . 14 Interceptor . 15 Autre (précisez) . 16 NSP marque . 18 Autre moustiquaire (précisez) . 31 NSP marque / type . 98 Moustiquaire imprégnée de longue durée Permanet . 11 Olyset. 12 Net protect . 13 Duranet . 14 Interceptor . 15 Autre (précisez) . 16 NSP marque . 18 Autre moustiquaire (précisez) . 31 NSP marque / type . 98 TN6 DEPUIS COMBIEN DE MOIS VOTRE MENAGE A T-IL CETTE MOUSTIQUAIRE? Si moins d’un mois, enregistrez ‘00’ Mois . ___ ___ Plus de 36 mois . 95 NSP / Pas sûr . 98 Mois . ___ ___ Plus de 36 mois . 95 NSP / Pas sûr . 98 Mois . ___ ___ Plus de 36 mois . 95 NSP / Pas sûr . 98 TN7 Vérifiez TN5 pour le type de moustiquaire Longue durée (11-18)➱TN11 Autre➱Continuez Longue durée (11-18)➱TN11 Autre➱Continuez Longue durée (11-18)➱TN11 Autre➱Continuez HC11 EST-CE QUE CERTAINS MEMBRES DE CE MENAGE POSSEDENT DE LA TERRE QUI PEUT ETRE UTILISEE POUR L’AGRICULTURE? Oui . 1 Non . 2 2➱HC13 HC12 COMBIEN D’HECTARES DE TERRES AGRICOLES LES MEMBRES DE CE MENAGE POSSEDENT-ILS ? Si moins de 1, enregistrez ‘00’ . Si 95 ou plus, enregistrez ‘95’ . Si inconnu, enregistrez ‘98’ . Hectares .___ ___ HC13 EST-CE QUE CE MENAGE POSSEDE DU BETAIL, DES TROUPEAUX, D’AUTRES ANIMAUX DE FERME OU DE LA VOLAILLE? Oui . 1 Non . 2 2➱HC15 HC14 PARMI LES ANIMAUX SUIVANTS, COMBIEN VOTRE MENAGE POSSEDE T-IL DE: [A] TETES DE BETAIL, VACHES LAITIERES, OU TAUREAUX ? [B] CHEVAUX, ANES OU MULES ? [C] CHEVRES ? [D] MOUTONS ? [E] POULETS/VOLAILLE ? [F] PORCS ? [G]DROMADAIRES ? Si aucun, enregistrez ‘00’. Si 95 ou plus, enregistrez ‘95’. Si inconnu, enregistrez ‘98’. Têtes de bétail, vaches laitières ou taureaux .___ ___ Chevaux, ânes ou mules .___ ___ Chèvres .___ ___ Moutons .___ ___ Poulets/volaille .___ ___ Porcs .___ ___ Dromadaires .___ ___ MOUSTIQUAIRE IMPREGNÉE TN TN1 TN1. EST-CE QUE VOTRE MENAGE POSSEDE DES MOUSTIQUAIRES QUI PEUVENT ETRE UTILISEES POUR DORMIR ? Oui . 1 Non . 2 2➱Module suivant TN2 COMBIEN DE MOUSTIQUAIRES VOTRE MENAGE POSSEDE T-IL? Si le ménage possède 7 moustiquaires ou plus, inscrivez ‘7’ Nombre de moustiquaires .___ ___ TN3 Demandez à l’enquêté de vous montrer les moustiquaires du ménage. S’il y en a plus de 3, utilisez un ou des questionnaires supplémentaires. Questionnaires 305 TCHAD 2010 1ère Moustiquaire 2ère Moustiquaire 3ère Moustiquaire TN8 QUAND VOUS AVEZ OBTENU CETTE MOUSTIQUAIRE, ETAIT- ELLE DEJA TRAITEE AVEC UN INSECTICIDE QUI TUE OU ELOIGNE LES MOUSTIQUES? Oui . 1 Non . 2 NSP / Pas sûr . 8 Oui . 1 Non . 2 NSP / Pas sûr . 8 Oui . 1 Non . 2 NSP / Pas sûr . 8 TN9 DEPUIS QUE VOUS AVEZ CETTE MOUSTIQUAIRE, A-T-ELLE ETE TREMPEE OU PLONGEE DANS UN LIQUIDE QUI TUE OU ELOIGNE LES MOUSTIQUES? Oui . 1 Non . 2 ➱TN11 NSP / Pas sûr . 8 ➱TN11 Oui . 1 Non . 2 ➱TN11 NSP / Pas sûr . 8 ➱TN11 Oui . 1 Non . 2 ➱TN11 NSP / Pas sûr . 8 ➱TN11 TN10 COMBIEN DE MOIS S’EST-IL ECOULE DEPUIS QUE LA MOUSTIQUAIRE A ETE TREMPEE OU PLONGEE POUR LA DERNIERE FOIS? Si moins d’un mois, enregistrez ‘00’ Mois . ___ ___ Plus de 24mois . 95 NSP / Pas sûr . 98 Mois . ___ ___ Plus de 24mois . 95 NSP / Pas sûr . 98 Mois . ___ ___ Plus de 24mois . 95 NSP / Pas sûr . 98 TN11 EST- CE QUE QUELQU’UN A DORMI SOUS CETTE MOUSTIQUAIRE LA NUIT DERNIERE? Oui . 1 Non . 2 ➱TN13 NSP / Pas sûr . 8 ➱TN13 Oui . 1 Non . 2 ➱TN13 NSP / Pas sûr . 8 ➱TN13 Oui . 1 Non . 2 ➱TN13 NSP / Pas sûr . 8 ➱TN13 TN12 QUI A DORMI SOUS CETTE MOUSTIQUAIRE LA NUIT DERNIERE? Enregistrez le numéro de ligne de la personne à partir de la feuille d’enregistrement du ménage Si une personne qui ne figure pas sur la feuille du ménage a dormi sous une moustiquaire, enregistrez ‘00’ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ Nom_______________________ Numéro de ligne . ___ ___ TN13 Retournez à TN4 pour la moustiquaire suivante. S’il n’y a plus de moustiquaire, allez au module suivant. Retournez à TN4 pour la moustiquaire suivante. S’il n’y a plus de moustiquaire, allez au module suivant. Retournez à TN4 dans la première colonne d’un nouveau questionnaire pour la moustiquaire suivante. S’il n’y a plus de moustiquaire, allez au module suivant Cochez ici si un questionnaire supplémentaire doit être utilisé 306 TR AV A IL D ES E N FA N TS CL Ce m od ul e co nc er ne le s e nf an ts d u m én ag e âg és d e 5- 14 a ns . P ou r l es m em br es d u m én ag e âg és d e m oi ns d e 5 a ns o u de p lu s d e 14 a ns , l ai ss ez le s l ig ne s e n bl an c. M AI NT EN AN T, JE V OU DR AI S VO US P OS ER D ES Q UE ST IO NS S UR T OU T TR AV AI L Q UE FO NT LE S EN FA NT S VI VA NT D AN S CE M EN AG E. CL 1. Nu m ér o de lig ne CL 2. No m e t  ge Co pi er à p ar tir d e la li st e de s m em br es d u m én ag e, de H L2 e t H L6 CL 3. AU C OU RS D E LA SE M AI NE D ER NI ER E (n om ) A -T -IL /E LL E FA IT U N TR AV AI L QU EL CO NQ UE PO UR Q UE LQ U’ UN QU I N ’E ST P AS U N M EM BR E DE C E M EN AG E ? Si o ui : É TA IT -IL /E LL E PA YE (E ) E N AR GE NT OU E N NA TU RE ? 1 O ui , P ay é ( ar ge nt o u na tu re ) 2 O ui , n on p ay é 3 N on ➱ CL 5 CL 4. DE PU IS (jo ur d e la se m ai ne ) DE RN IE R, C OM BI EN D’ HE UR ES E NV IR ON A- T- IL /E LL E PA SS E A FA IR E CE T RA VA IL PO UR Q UE LQ U’ UN QU I N ’E ST P AS U N M EM BR E DE C E M EN AG E? Si p lu s d ’u n tra va il, fa ire la so m m e de to ut es le s h eu re s d e ce s t ra va ux . CL 5. AU C OU RS D E LA SE M AI NE D ER NI ER E (n om ) E ST -IL /E LL E AL LE C HE RC HE R DE L’E AU O U DU B OI S PO UR LE M EN AG E ? 1 O ui 2 N on ➱ CL 7 CL 6. DE PU IS (jo ur d e la se m ai ne ) DE RN IE R, CO M BI EN D ’H EU RE S EN VI RO N A- T- IL / EL LE P AS SE A A LL ER CH ER CH ER D E L’E AU OU D U BO IS P OU R LE M EN AG E ? CL 7. AU C OU RS D E LA S EM AI NE DE RN IE RE (n om ) A -T -IL /E LL E FA IT U N TR AV AI L P AY E OU NO N PA YE S UR LE S TE RR ES FA M IL IA LE S OU D AN S UN E AF FA IR E FA M IL IA LE O U A- T- IL /E LL E VE ND U DE S M AR CH AN DI SE S DA NS LA RU E ? In cl ur e le tr av ai l d an s u ne af fa ire te nu e pa r l ’e nf an t se ul o u av ec u n ou p lu si eu rs pa rte na ire s. 1 O ui 2 N on ➱ C L9 CL 8. DE PU IS (jo ur d e la se m ai ne ) DE RN IE R, CO M BI EN D ’H EU RE S EN VI RO N A- T- IL /E LL E PA SS E A FA IR E CE TR AV AI L P OU R SA FA M IL LE O U PO UR LU I-M EM E ? CL 9. AU C OU RS D E LA SE M AI NE D ER NI ER E (n om ) A -T -IL /E LL E AI DE A FA IR E DE S TR AV AU X M EN AG ER S TE LS Q UE FA IR E DE S CO UR SE S, NE TT OY ER , L AV ER DE S VE TE M EN TS , CU IS IN ER O U S’ OC CU PE R D’ EN FA NT S , D E PE RS ON NE S AG EE S OU M AL AD ES ? 1 O ui 2 N on ➱ Lig ne su iva nt e CL 10 . DE PU IS (jo ur d e la se m ai ne ) DE RN IE R, CO M BI EN D ’H EU RE S EN VI RO N A- T- IL / EL LE P AS SE À FA IR E CE S TR AV AU X M EN AG ER S? Li gn e No m Ag e Ou i No n Pa yé N .p ay é No m br e d’ he ur es Ou i N on No m br e d’ he ur es Ou i No n No m br e d’ he ur es Ou i N on No m br e d’ he ur es 01 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 02 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 03 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 04 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 05 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 06 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 07 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 08 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 09 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 10 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 11 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 12 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 13 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 14 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 15 __ _ _ 1 2 3 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ 1 2 __ __ __ _ __ __ _ Questionnaires 307 TCHAD 2010 DISCIPLINE DE L’ENFANT CD TABLEAU 1: ENFANTS AGES DE 2-14 ANS ELIGIBLES POUR LES QUESTIONS SUR LA DISCIPLINE o Inscrivez chaque enfant âgé de 2-14 ans ci-dessous dans le même ordre que celui qui figure dans la feuille d’enregistrement du ménage. N’incluez pas de membres du ménage dont l’âge se situe à l’extérieur de l’intervalle 2-14 ans. o Enregistrez le numéro de ligne, le nom, le sexe et l’âge pour chaque enfant. o Enregistrez ensuite le nombre total d’enfants âgés de 2-14 ans dans la case prévue (CD6). CD1. Numéro de rang CD2. Numéro de ligne à partir de HL1 CD3. Nom à partir de HL2 CD4. Sexe à partir de HL4 CD5. Âge à partir de HL6 Rang Ligne Nom M F Rang 1 __ __ 1 2 ___ ___ 2 __ __ 1 2 ___ ___ 3 __ __ 1 2 ___ ___ 4 __ __ 1 2 ___ ___ 5 __ __ 1 2 ___ ___ 6 __ __ 1 2 ___ ___ 7 __ __ 1 2 ___ ___ 8 __ __ 1 2 ___ ___ CD6. Nombre total d’enfants âgés de 2-14 ans ___ ___ o S’il y a seulement un enfant de 2-14 ans dans le ménage, sautez le tableau 2 et allez à CD8; inscrivez ’1’ et continuez avec CD9 TABLEAU 2: SELECTION ALEATOIRE DE L’ENFANT POUR LES QUESTIONS SUR LA DISCIPLINE o Utilisez le tableau 2 pour sélectionner un enfant entre 2 et 14 ans si, dans le ménage, il y a plus d’un enfant dans ce groupe d’âges. o Vérifiez le dernier chiffre du numéro de ménage (HH2) qui figure sur la page de couverture. C’est le numéro de la ligne où vous devez aller dans le tableau ci-dessous. o Vérifiez le nombre total d’enfants éligibles (2-14 ans) à CD6 ci-dessus. C’est le numéro de la colonne où vous devez aller. o Trouvez la case où la ligne et la colonne se rencontrent et encerclez le numéro qui apparaît dans la case. Il s’agit du numéro de rang de l’enfant (CD1) à propos duquel vous poserez les questions. CD7. Nombre total d’enfants éligibles dans le ménage (CD6) Dernier chiffre du numéro de ménage (HH2) 1 2 3 4 5 6 7 8+ 0 1 2 2 4 3 6 5 4 1 1 1 3 1 4 1 6 5 2 1 2 1 2 5 2 7 6 3 1 1 2 3 1 3 1 7 4 1 2 3 4 2 4 2 8 5 1 1 1 1 3 5 3 1 6 1 2 2 2 4 6 4 2 7 1 1 3 3 5 1 5 3 8 1 2 1 4 1 2 6 4 9 1 1 2 1 2 3 7 5 CD8 Enregistrez le numéro de rang de l’enfant sélectionné ___ ___ CD9 Inscrivez le nom et le numéro de ligne de l’enfant sélectionné pour le module à partir de CD3 et de CD2, selon le numéro de rang de CD8. Nom _______________________________ Numéro de ligne . __ __ 308 CD10 CD11 LES ADULTES UTILISENT CERTAINS MOYENS POUR APPRENDRE AUX ENFANTS A BIEN SE COMPORTER OU POUR TRAITER DES PROBLEMES DE COMPORTEMENT. JE VAIS VOUS LIRE UNE LISTE DE METHODES QUI SONT UTILISEES ET J’AIMERAIS QUE VOUS ME DISIEZ SI VOUS AVEZ OU QUELQU’UN D’AUTRE DANS VOTRE MENAGE A UTILISE UNE DE CES METHODES AVEC (nom). AU COURS DU MOIS DERNIER. RETIRER DES PRIVILEGES, INTERDIRE QUELQUE CHOSE QUE (nom) AIME FAIRE OU NE PAS LUI PERMETTRE DE QUITTER LA MAISON Oui. 1 Non . 2 CD12 EXPLIQUER A (nom) POURQUOI SON COMPORTEMENT N’EST PAS ACCEPTABLE. Oui. 1 Non . 2 CD13 LE/LA SECOUER. Oui. 1 Non . 2 CD14 HURLER, LUI CRIER APRES (DESSUS). Oui. 1 Non . 2 CD15 LUI DONNER QUELQUE CHOSE D’AUTRE A FAIRE. Oui. 1 Non . 2 CD16 LUI DONNER UNE FESSEE, LE FRAPPER OU LE TAPER SUR LES FESSES A MAIN NUES. Oui. 1 Non . 2 CD17 LE/LA FRAPPER SUR LES FESSES OU SUR UNE AUTRE PARTIE DU CORPS AVEC QUELQUE CHOSE COMME UNE CEINTURE, UNE BROSSE A CHEVEUX, UN BATON OU UN AUTRE OBJET DUR. Oui. 1 Non . 2 CD18 LE/LA TRAITER D’IDIOT, DE PARESSEUX OU D’UN AUTRE MOT VOISIN. Oui. 1 Non . 2 CD19 LE/LA FRAPPER OU LE/LA GIFLER SUR LE VISAGE, LA TETE OU LES OREILLES. Oui. 1 Non . 2 CD20 LE/LA FRAPPER OU LE/LA TAPER SUR LES MAINS, LES BRAS OU LES JAMBES. Oui. 1 Non . 2 CD21 LE/LA BATTRE, C’EST-A-DIRE LE/LA FRAPPER ENCORE ET ENCORE AUSSI FORT QUE POSSIBLE. Oui. 1 Non . 2 CD22 PENSEZ-VOUS QUE POUR ELEVER OU EDUQUER CORRECTEMENT UN ENFANT, IL EST NECESSAIRE QU’IL SOIT PUNI PHYSIQUEMENT? Oui.1 Non .2 Ne Sait Pas / Sans opinion .8 LAVAGE DES MAINS HW HW1 MONTREZ-MOI, S’IL VOUS PLAIT, OU LES MEMBRES DE VOTRE MENAGE SE LAVENT LES MAINS LA PLUPART DU TEMPS. Observé.1 Pas observé Pas dans le logement/terrain/jardin/ cour .2 Pas de permission de voir .3 Autre raison .6 2 ➱ HW4 3 ➱ HW4 6 ➱ HW4 HW2 Observer s’il y a de l’eau au lieu spécifique de lavage des mains Contrôler en vérifiant s’il y a de l’eau au robinet/pompe/ou bassin, dans le seau, container d’eau ou objet similaire. Eau disponible .1 Eau non disponible.2 HW3 Enregistrez si du savon ou d’autres produits nettoyants sont présents dans l’endroit spécial prévu pour se laver les mains. Encerclez tout ce qui est mentionné. Morceau de savon .A Nettoyant (Poudre / Liquide / Pâte) .B Savon liquide . C Cendre / Boue / Sable .D Autres produits locaux (précisez) . E Rien. Y A ➱ HH19 B ➱ HH19 C ➱ HH19 D ➱ HH19 E ➱ HH19 Questionnaires 309 TCHAD 2010 HW4 AVEZ-VOUS DU SAVON OU D’AUTRES PRODUITS NETTOYANTS (ou d’autres produits locaux utilisés comme produits nettoyants) DANS VOTRE MENAGE POUR LE LAVAGE DES MAINS? Oui. 1 Non . 2 2 ➱ HH19 HW5 POUVEZ-VOUS, S’IL VOUS PLAIT, ME LE MONTRER? Enregistrez l’observation. Encerclez tout ce qui est mentionné. Morceau de savon . A Nettoyant (Poudre / Liquide / Pâte) . B Savon liquide .C Cendre / Boue / Sable . D N’a pas pu montrer/A refuse de montrer Y HH19 Enregistrez l’heure de fin de l’interview. Heures et minutes . __ __ : __ __ IODATION DU SEL SI SI1 NOUS VOUDRIONS VERIFIER SI LE SEL QUE VOUS UTILISEZ DANS VOTRE MENAGE EST IODE. PUIS-JE VOIR UN ECHANTILLON DE SEL UTILISE POUR PREPARER LES REPAS DE VOTRE MENAGE ? Une fois que vous avez examiné le sel, encerclez le numéro qui correspond au résultat du test. Pas iodé 0 PPM .1 Plus de 0 PPM & Moins de 15 PPM .2 15 PPM ou plus .3 Pas de sel dans le ménage.6 Sel non testé .7 HH20 Y a-t-il des femmes éligibles âgées de 15-49 ans qui vivent dans le ménage? Vérifiez la feuille d’enregistrement du ménage, colonne HL7 pour chaque femme éligible. Vous devez avoir un questionnaire dont le Panneau d’Information est rempli pour chaque femme éligible. Oui. ➱ Passez au QUESTIONNAIRE INDIVIDUEL FEMME Administrez le questionnaire à la première femme éligible. Non. ➱ Continuez. HH21 Y a-t-il des enfants de moins de 5 ans qui vivent dans le ménage? Vérifiez la feuille d’enregistrement du ménage, colonne HL9 pour chaque enfant éligible de moins de 5 ans. Vous devez avoir un questionnaire dont le panneau d’information est rempli pour chaque enfant éligible. Oui. ➱ Passez au QUESTIONNAIRE SUR LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Administrez le questionnaire à la mère ou à la gardienne qui prend soin de l’enfant pour le premier enfant éligible Non. ➱ Fin de l’interview. Avant de partir, remerciez l’enquêté(e) de sa collaboration. Rassemblez tous les questionnaires de ce ménage et enregistrez le nombre de questionnaires remplis sur la page de couverture. Observations de l’enquêteur/enquêtrice : Observations de la contrôleuse : Observations du chef d’équipe : 310 RÉPUBLIQUE DU TCHAD QUESTIONNAIRE FEMME PANNEAU D’INFORMATION SUR LA FEMME WM Ce questionnaire doit être administré à toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans (voir colonne HL7 de la Feuille d’Enregistrement du Ménage). Un questionnaire séparé sera rempli pour chaque femme éligible. WM1. Numéro de grappe : ___ ___ ___ WM2. Numéro de ménage ___ ___ WM3. Nom de la femme :______________________________ WM4. Numéro de ligne de la femme : ___ ___ WM5. Nom et code de l’enquêtrice : Nom_____________________________________ ___ ___ WM6. Jour / Mois / Année de l’interview ___ ___ / ___ ___ / ___ ___ ___ ___ Si vous ne l’avez pas déjà fait, présentez-vous à l’enquêtée: NOUS SOMMES DES AGENTS DE L’INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE, DES ETUDES ECONOMIQUES ET DEMOGRAPHIQUES. NOUS TRAVAILLONS SUR UN PROJET CONCERNANT LA SANTE FAMILIALE ET L’EDUCATION. JE VOUDRAIS PARLER AVEC VOUS DE CES SUJETS. L’INTERVIEW DEVRAIT PRENDRE 30 MINUTES. TOUTES LES INFORMATIONS QUE NOUS RECUEILLONS RESTERONT STRICTEMENT CONFIDENTIELLES ET VOS REPONSES NE SERONT JAMAIS DIVULGUEES EN DEHORS DU CADRE DU PROJET. VOUS N’ETES PAS OBLIGE DE REPONDRE AUX QUESTIONS AUXQUELLES VOUS N’AVEZ PAS ENVIE DE REPONDRE ET VOUS POUVEZ ARRETER L’ENTRETIEN A TOUT MOMENT. PUIS-JE COMMENCER MAINTENANT? Oui, permission accordée ➱ Allez à WM10 pour enregistrer l’heure et commencez l’interview. Non, permission non accordée ➱ Complétez WM7. Discutez ce résultat avec votre chef d’équipe. WM7. Résultat de l’interview de la femme Rempli .1 Pas à la maison .2 Refusé .3 Partiellement rempli .4 Incapacité .5 Autre (précisez) ____________________________________ 6 WM8. Contrôlé sur le terrain par (Nom et code): Nom_____________________________________ ___ ___ WM9. Agent de saisie (Nom et code): Nom_____________________________________ ___ ___ WM10. Enregistrez l’heure Heure et minutes .__ __ : __ __ CARACTERISTIQUES DE LA FEMME WB WB1 EN QUEL MOIS ET QUELLE ANNEE ETES-VOUS NEE? Date de naissance: Mois. __ __ NSP mois . 98 Année . __ __ __ __ NSP année . 9998 WB2 QUEL AGE AVEZ-VOUS? Insistez: QUEL AGE AVIEZ-VOUS A VOTRE DERNIER ANNIVERSAIRE? Comparez et corrigez WB1 et/ou WB2 si incohérentes Âge (en années révolues). __ __ WB3 AVEZ-VOUS DEJA FREQUENTE L’ECOLE OU L’ECOLE MATERNELLE? Oui. 1 Non . 2 2➱WB7 WB4 QUEL EST LE PLUS HAUT NIVEAU D’ETUDES QUE VOUS AVEZ ATTEINT? Maternelle . 0 Primaire . 1 Secondaire . 2 Supérieur . 3 0➱WB7 WB5 QUELLE EST LA DERNIERE ANNEE/CLASSE QUE VOUS AVEZ ACHEVEE A CE NIVEAU? Si moins d’1 classe/année, inscrivez “00” Année/classe . __ __ WB6 Vérifiez WB4: Secondaire ou supérieur. ➱ Allez à WB8 module suivant Primaire ➱ Continuez avec WB7 Questionnaires 311 TCHAD 2010 WB7 J’AIMERAIS MAINTENANT QUE VOUS ME LISIEZ CETTE PHRASE. Montrez les phrases à l’enquêtée. Si l’enquêtée ne peut pas lire une phrase entière, insistez: POUVEZ-VOUS ME LIRE CERTAINES PARTIES DE LA PHRASE? Ne peut pas lire du tout. 1 Peut lire certaines parties . 2 Peut lire la phrase entière . 3 Pas de phrase dans la langue de l’enquêtée_____________________ 4 (précisez langue) Aveugle/muette/problème de vue/ élocution . 5 WB8. QUEL EST VOTRE GROUPE ETHNIQUE ? Groupe ethnique_____________ __ __ (précisez) MORTALITÉ DES ENFANTS CM Toutes les questions portent sur des naissances VIVANTES. CM1 MAINTENANT JE VOUDRAIS VOUS POSER DES QUESTIONS SUR TOUTES LES NAISSANCES QUE VOUS AVEZ EUES AU COURS DE VOTRE VIE. AVEZ-VOUS DEJA ENFANTE? Oui. 1 Non . 2 2➱CM8 CM2 QUELLE EST LA DATE DE VOTRE PREMIERE NAISSANCE? JE VEUX DIRE LA TOUTE PREMIERE FOIS QUE VOUS AVEZ EU UNE NAISSANCE, MEME SI L’ENFANT N’EST PLUS EN VIE, OU SI LE PERE N’EST PLUS VOTRE PARTENAIRE ACTUEL. Sautez à CM4 seulement si l’année de naissance est donnée. Sinon, continuez avec CM3. Date de la première naissance Jour . __ __ NSP Jour . 98 Mois. __ __ NSP mois . 98 Année . __ __ __ __ NSP année . 9998 ➱CM4 CM3 IL Y A COMBIEN D’ANNEES QUE VOUS AVEZ EU VOTRE PREMIERE NAISSANCE? Années révolues depuis la première naissance . __ __ CM4 AVEZ-VOUS DES FILS OU DES FILLES A QUI VOUS AVEZ DONNE NAISSANCE ET QUI VIVENT ACTUELLEMENT AVEC VOUS? Oui. 1 Non . 2 2➱CM6 CM5 COMBIEN DE FILS VIVENT AVEC VOUS? COMBIEN DE FILLES VIVENT AVEC VOUS? Si aucun, enregistrez ‘00’. Fils à la maison . __ __ Filles à la maison . __ __ CM6 AVEZ-VOUS DES FILS OU DES FILLES A QUI VOUS AVEZ DONNE NAISSANCE QUI SONT EN VIE MAIS QUI NE VIVENT PAS AVEC VOUS ? Oui. 1 Non . 2 2➱CM8 CM7 COMBIEN DE FILS SONT EN VIE MAIS NE VIVENT PAS AVEC VOUS? COMBIEN DE FILLES SONT EN VIE MAIS NE VIVENT PAS AVEC VOUS? Si aucun, enregistrez ‘00’. Fils ailleurs . __ __ Filles ailleurs . __ __ CM8 AVEZ-VOUS DONNE NAISSANCE A UN FILS OU UNE FILLE QUI EST NE(E) VIVANT(E) MAIS QUI EST DÉCÉDÉ(E) PAR LA SUITE? Si “Non” insistez et demandez : JE VEUX DIRE UN ENFANT QUI A RESPIRE, CRIE OU MONTRE D’AUTRES SIGNES DE VIE – MEME S’IL N’A VECU QUE QUELQUES MINUTES OU QUELQUES HEURES? Oui. 1 Non . 2 2➱CM10 CM9 COMBIEN DE GARÇONS SONT DECEDES? COMBIEN DE FILLES SONT DECEDEES? Si aucun, enregistrez ‘00’. Garçons décédés . __ __ Filles décédées. __ __ CM10 Faites la somme des réponses à CM5, CM7, et CM9. Somme . __ __ CM11 JE VOUDRAIS ETRE SURE D’AVOIR BIEN COMPRIS: VOUS AVEZ EU AU TOTAL (nombre total) NAISSANCES AU COURS DE VOTRE VIE. EST-CE BIEN EXACT? Oui. Vérifiez ci-dessous : Pas de naissance ➱ Allez au module des SYMPTÔMES DE MALADIES Une naissance ou plus ➱ Continuez avec CM12 Non. ➱ Vérifiez les réponses aux questions CM1-CM10 et faîtes les corrections si nécessaire avant de continuer avec CM12 312 CM12 DE TOUTES CES (nombre total) NAISSANCES QUE VOUS AVEZ EUES, QUAND AVEZ-VOUS ACCOUCHE DE LA DERNIERE (MEME SI IL/ELLE EST DECEDE(E))? Le mois et l’année doivent être enregistrés. Date de la dernière naissance Jour . __ __ NSP Jour . 98 Mois. __ __ Année . __ __ __ __ CM12A. (Nom) EST-IL/ELLE ENCORE EN VIE ? Oui. 1 Non . 2 CM13 Vérifiez CM12 et CM12A : Est-ce que la femme a eu sa dernière naissance au cours des 2 dernières années, c’est-à-dire depuis (jour et mois de l’interview) en 2008. Pas de naissance vivante au cours des 2 dernières années. ➱ Allez au module SYMPTÔMES DE MALADIES Oui, naissance vivante au cours des 2 dernières années. ➱ Demandez le nom de l’enfant. Nom de l'enfant_____________________________________ Si l’enfant est décédé, faites preuve de tact quand vous vous référez à l’enfant par son nom dans les modules suivants. Continuez avec le module suivant. DESIR DE LA DERNIERE NAISSANCE DB Ce module doit être administré à toutes les femmes qui ont eu une naissance vivante dans les 2 ans précédant la date de l’enquête. Vérifier CM13 dans le module mortalité des enfants et enregistrer le nom du dernier enfant ici : _________________. Utilisez le nom de cet enfant dans les questions suivantes la où c’est indiqué. Vérifier CM12A dans le module mortalité des enfants, si l’enfant est décédé, faites preuve de tact quand vous vous référez à l’enfant par son nom en posant les questions. DB1 QUAND VOUS ETES TOMBE ENCEINTE DE (nom), VOULIEZ-VOUS TOMBER ENCEINTE A CE MOMENT LA? Oui. 1 Non . 2 1➱Module suivant DB2 VOULIEZ-VOUS AVOIR UN ENFANT PLUS TARD OU VOULIEZ VOUS NE PAS (NE PLUS) AVOIR D’(AUTRES) ENFANTS? Plus tard. 1 Pas d’enfant . 2 2➱Module suivant DB3 COMBIEN DE TEMPS AURIEZ- VOUS SOUHAITE ATTENDRE? Mois. 1 __ __ Années . 2 __ __ NSP. 998 SANTÉ DE LA MÈRE ET DU NOUVEAU-NÉ MN Ce module concerne toutes les femmes qui ont eu une naissance vivante dans les deux années ayant précédé la date de l’interview. Vérifiez le module sur la mortalité des enfants à CM13 et enregistrez ici le nom de l’enfant dernier-né ______________________________________________. Quand vous posez les questions suivantes, utilisez le nom de l’enfant, là où c’est indiqué. Souvenez-vous que si à CM12A l’enfant est décédé, vous devez faire preuve de tact en posant les questions. MN1 AVEZ-VOUS REÇU DES SOINS PRENATALS AU COURS DE LA GROSSESSE DE (nom)? Oui. 1 Non . 2 2➱MN5 MN2 QUI AVEZ-VOUS VU? Insistez: QUELQU’UN D’AUTRE? Insistez pour obtenir le type de personne vue et encerclez toutes les réponses données. Professionnel de la santé: Médecin. A Infirmier/Infirmière/sage-femme . B Sage-femme auxiliaire/Matrone .C Autre personne Accoucheuse traditionnelle . F Agent de santé communautaire . G Autre (précisez) _________________ X MN3 COMBIEN DE FOIS AVEZ-VOUS REÇU DES SOINS PRENATALS AU COURS DE CETTE GROSSESSE? Nombre de fois . __ __ NSP. 98 MN4 DANS LE CADRE DES SOINS PRENATALS POUR CETTE GROSSESSE. AVEZ-VOUS EU LES EXAMENS SUIVANTS, AU MOINS UNE FOIS? [A] VOUS A-T-ON PRIS LA TENSION? [B] VOUS A-T-ON PRELEVE DE L’URINE? [C] VOUS A-T-ON PRELEVE DU SANG? Oui Non Tension . 1 2 Échantillon d’urine . 1 2 Prélèvement sanguin. 1 2 Questionnaires 313 TCHAD 2010 MN5 AVEZ-VOUS UN CARNET OU AUTRE DOCUMENT DANS LEQUEL SONT INSCRITES TOUTES VOS VACCINATIONS? PUIS-JE LE VOIR, S’IL VOUS PLAIT? Si un carnet vous est présenté, utilisez-le pour les réponses aux questions suivantes. Oui (carnet vu) . 1 Oui (carnet non vu) . 2 Non . 3 NSP. 8 MN6 QUAND VOUS ETIEZ ENCEINTE DE (nom), VOUS A-T-ON FAIT UNE INJECTION DANS LE BRAS OU A L’EPAULE POUR EVITER AU BEBE DE CONTRACTER LE TETANOS, C’EST-A-DIRE DES CONVULSIONS APRES LA NAISSANCE? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 2➱MN9 8➱MN9 MN7 COMBIEN DE FOIS AVEZ-VOUS REÇU CETTE INJECTION CONTRE LE TETANOS AU COURS DE LA GROSSESSE DE (nom)? Si 7 fois ou plus, enregistrez ‘7’ . Nombre de fois .__ NSP. 8 8➱MN9 MN8 Combien d’injections antitétaniques ont été déclarées à MN7 pour la dernière grossesse ? Au moins deux injections antitétaniques au cours de la dernière grossesse. ➱ Allez à MN12 Moins de deux injections au cours de la dernière grossesse. ➱ Continuez avec MN9 MN9 EST-CE QU’A N’IMPORTE QUEL MOMENT AVANT LA GROSSESSE DE (nom), VOUS AVEZ REÇU UNE INJECTION ANTITETANIQUE, SOIT POUR VOUS PROTEGER VOUS-MEME, SOIT POUR PROTEGER UN AUTRE BEBE? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 2➱MN12 8➱MN12 MN10 AVANT LA GROSSESSE DE (nom), COMBIEN DE FOIS AVEZ-VOUS REÇU UNE INJECTION ANTITETANIQUE? Si 7 fois ou plus, enregistrez ‘7’. Nombre de fois .__ NSP. 8 8➱MN12 MN11 CELA FAIT COMBIEN D’ANNEES QUE VOUS AVEZ REÇU LA DERNIERE INJECTION ANTITETANIQUE AVANT LA GROSSESSE DE (nom)? Nombre d´année(s) . __ __ MN12 Vérifiez MN1 pour voir si la femme a reçu des soins prénatals au cours de cette grossesse: Oui, soins prénatals reçus.➱ Continuez avec MN13 Pas de soins prénatals ➱ Allez à MN17 MN13 AU COURS DE L’UNE DE CES VISITES PRENATALES POUR CETTE GROSSESSE, EST-CE- QUE VOUS AVEZ PRIS DES MEDICAMENTS POUR EVITER DE CONTRACTER LE PALUDISME? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 2➱MN17 8➱MN17 MN14 QUELS MEDICAMENTS AVEZ-VOUS PRIS POUR EVITER DE CONTRACTER LE PALUDISME? Encerclez tous les médicaments pris. Si le type de médicament n’est pas déterminé, montrez à l’enquêtée un antipaludéen courant. Fansidar . A Chloroquine . B Autre (précisez) _________________ X NSP.Z MN15 Vérifiez MN14 pour le médicament pris: SP / Fansidar pris.➱ Continuez avec MN16 SP / Fansidar non pris.➱ Allez à MN17 MN16 AU COURS DE CETTE GROSSESSE, COMBIEN DE FOIS AVEZ-VOUS PRIS SP/FANSIDAR? Nombre de fois . __ __ NSP. 98 MN17 QUI VOUS A ASSISTE PENDANT L’ACCOUCHEMENT DE (nom)? Insistez: QUELQU’UN D’AUTRE? Insistez pour le type de personne qui a assisté l’accouchement et encerclez toutes les réponses mentionnées. Si l’enquêtée déclare que personne ne l’a assistée, insistez pour déterminer si aucun adulte n’était présent lors de l’accouchement. Professionnel de la santé: Médecin. A Infirmier/Infirmière/Sage-femme . B Sage-femme auxiliaire/Matrone .C Autre personne Accoucheuse traditionnelle . F Agent de santé communautaire . G Parent(e) / Ami(e) . H Autre (précisez) _________________ X Personne .Y 314 MN18 OU AVEZ-VOUS ACCOUCHE DE (nom) ? Insistez pour obtenir le type d’endroit. Si vous ne pouvez déterminer si l’endroit est un établissement public ou privé, inscrivez le nom de l’endroit. __________________________________________ (Nom de l’endroit) Domicile Votre domicile . 11 Autre domicile . 12 Secteur public Hôpital du Gouvernement . 21 Clinique / Centre de santé du Gouv. . 22 Poste de santé du Gouv. . 23 Autre public (précisez) ___________26 Secteur médical privé Hôpital privé . 31 Clinique privée . 32 Maternité privée. 33 Autre privé médical (précisez) _______________36 Autre (précisez) _________________96 11➱MN19D 12➱MN19D 96➱MN20 MN19 AVEZ-VOUS ACCOUCHE DE (nom) PAR CESARIENNE, C’EST- A-DIRE EST-CE QU’ON VOUS A OUVERT LE VENTRE POUR SORTIR LE BEBE? Oui. 1 Non . 2 MN20 QUAND (nom) EST NE(E), ETAIT-IL/ELLE: TRES GROS, PLUS GROS QUE LA MOYENNE, MOYEN, PLUS PETIT QUE LA MOYENNE, OU TRES PETIT? Très gros .1 Plus gros que la moyenne .2 Moyen .3 Plus petit que la moyenne .4 Très petit .5 NSP.8 MN21 (nom) A-T-IL /ELLE ETE PESE (E) A LA NAISSANCE? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 2➱MN23 8➱MN23 MN22 COMBIEN (nom) PESAIT-IL/ELLE? Enregistrez le poids du carnet de santé, s’il est disponible. Du carnet de santé . 1 (kg) __ . __ __ __ De mémoire . 2 (kg) __ . __ __ __ NSP. 99998 MN23 EST-CE-QUE VOS REGLES SONT REVENUES DEPUIS LA NAISSANCE DE (nom)? Oui. 1 Non . 2 MN24 AVEZ-VOUS ALLAITE (nom)? Oui. 1 Non . 2 2➱ Module suivant MN25 COMBIEN DE TEMPS APRES LA NAISSANCE AVEZ-VOUS MIS (nom) AU SEIN POUR LA PREMIERE FOIS? Si moins d’1 heure, notez ‘00’ heure. Si moins de 24 heures, notez en heures. Autrement, notez en jours Immédiatement. 0 __ __ Heures. 1__ __ Jours . 2 __ __ Ne sait pas/ Ne se rappelle pas . 998 MN26 DANS LES 3 JOURS QUI ONT SUIVI L’ACCOUCHEMENT, EST-CE QUE (nom) A BU AUTRE CHOSE QUE DU LAIT MATERNEL? Oui. 1 Non . 2 2➱ Module suivant MN27 QU’A-T-ON DONNE A BOIRE A (nom)? Insistez: RIEN D’AUTRE? Lait (autre que du lait maternel) . A Eau . B Eau sucrée/eau glucosée .C Calmant pour coliques . D Solution eau salée/sucrée.E Jus de fruit . F Préparation pour bébé . G Thé / Infusions . H Miel.I Autre (précisez).X Questionnaires 315 TCHAD 2010 SYMPTÔMES DE MALADIES IS IS1 Vérifiez la feuille d’enregistrement du ménage HL9 L’enquêtée est-elle la mère ou la gardienne qui prend soin d’un enfant de moins de cinq ans? Oui. ➱ Continuez avec IS2. Non. ➱ Allez au Module suivant. IS2 IL ARRIVE PARFOIS QUE LES ENFANTS SOIENT GRAVEMENT MALADES ET DOIVENT ETRE CONDUITS IMMEDIATEMENT DANS UN ETABLISSEMENT DE SANTE. QUELS SONT LES TYPES DE SYMPTOMES QUI VOUS INCITERAIENT A MENER IMMEDIATEMENT VOTRE ENFANT DANS UN ETABLISSEMENT DE SANTE? Insistez: AUCUN AUTRE SYMPTOME? Insistez pour autres signes ou symptômes jusqu’à ce que la mère ou gardienne ne se souvienne plus d’autre signes ou symptômes. Encerclez tous les symptômes mentionnés, mais ne suggérez PAS de réponses Enfant incapable de boire ou de téter .A État de l’enfant s’aggrave . B Enfant devient fiévreux .C Enfant respire rapidement . D Enfant a des difficultés pour respirer .E Enfant a du sang dans les selles . F Enfant boit difficilement . G Autre (précisez) _________________ X Autre (précisez) _________________ Y Autre (précisez) _________________ Z CONTRACEPTION CP CP1 JE VOUDRAIS VOUS PARLER D’UN AUTRE SUJET – LA PLANIFICATION FAMILIALE. ÊTES-VOUS ENCEINTE EN CE MOMENT? Oui, actuellement enceinte .1 Non .2 Pas sûre ou NSP .8 1➱ Module suivant CP2 CERTAINS COUPLES UTILISENT DIFFERENTS MOYENS OU METHODES POUR RETARDER OU EVITER UNE GROSSESSE. EN CE MOMENT, FAITES-VOUS QUELQUE CHOSE OU UTILISEZ-VOUS UNE METHODE POUR RETARDER OU EVITER UNE GROSSESSE? Oui. 1 Non . 2 2➱ Module suivant CP3 QUE FAITES-VOUS ACTUELLEMENT POUR RETARDER OU EVITER UNE GROSSESSE? Ne suggérez pas de réponse. Si plus d’une méthode est mentionnée, encerclez chaque méthode. Stérilisation féminine. A Stérilisation masculine. B DIU .C Injections . D Implants .E Pilules. F Condom masculin. G Condom féminin. H Diaphragme.I Mousse/gelée .J Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée (MAMA).K Abstinence périodique/Rythme . L Retrait. M Autre (précisez) _________________ X 316 BESOINS NON SATISFAITS UN UN1 Vérifier CP1. Actuellement enceinte? Oui, actuellement enceinte ➱ Continuer avec UN2 Non, pas sure ou NSP ➱ Aller à UN5 UN2 MAINTENANT JE VOUDRAIS VOUS PARLER DE VOTRE GROSSESSE ACTUELLE. QUAND VOUS ETES TOMBEE ENCEINTE, VOULIEZ-VOUS TOMBER ENCEINTE A CE MOMENT-LA? Oui. 1 Non . 2 1➱UN4 UN3 VOULIEZ-VOUS AVOIR UN ENFANT PLUS TARD OU VOULIEZ VOUS NE PAS (NE PLUS) AVOIR D’(AUTRES) ENFANTS? Plus tard. 1 Pas d’autre enfant. 2 UN4 MAINTENANT JE VOUDRAIS VOUS POSER QUELQUES QUESTIONS AU SUJET DE L’AVENIR. APRES L’ENFANT QUE VOUS ATTENDEZ, VOUDRIEZ-VOUS AVOIR AUTRE ENFANT OU PREFERERIEZ-VOUS NE PLUS AVOIR D’ENFANTS DU TOUT? Avoir un autre enfant . 1 Pas d’autre enfant . 2 Indécise /Ne Sait Pas . 8 1➱UN7 2➱UN13 8➱UN13 UN5 Vérifier CP3. Utilise la stérilisation féminine? Oui. ➱ Aller à UN13 Non. ➱ Continuer avec UN6 UN6 MAINTENANT JE VOUDRAIS VOUS POSER QUELQUES QUESTIONS AU SUJET DE L’AVENIR. VOULEZ-VOUS AVOIR UN (AUTRE) ENFANT OU VOULEZ-VOUS NE PAS/PLUS AVOIR D’ENFANTS DU TOUT? Avoir un (autre) enfant . 1 Pas d’ (autre) enfant . 2 Dit qu’elle ne peut pas tomber enceinte . 3 Indécise / Ne Sait Pas . 8 2➱UN9 3➱UN11 8➱UN9 UN7 COMBIEN DE TEMPS VOUDRIEZ-VOUS ATTENDRE AVANT LA NAISSANCE D’UN (AUTRE) ENFANT? Mois. 1 __ __ Années . 2 __ __ Bientôt/Maintenant. 993 Dit qu’elle ne peut pas tomber enceinte . 994 Après le mariage . 995 Autre. 996 NSP. 998 994➱UN11 UN8 Vérifier CP1. Actuellement enceinte ? Oui, Actuellement enceinte➱ Aller à UN13 Non, pas sure ou NSP ➱ Continuer avec UN9 UN9 Vérifier CP2. Utilise une méthode actuellement ? Oui. ➱ Aller à UN13 Non ➱ Continuer avec UN10 UN10 PENSEZ-VOUS QUE VOUS ETES PHYSIQUEMENT CAPABLE DE TOMBER ENCEINTE EN CE MOMENT? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 1 ➱UN13 8 ➱UN13 UN11 POURQUOI PENSEZ-VOUS QUE VOUS N’ETES PAS PHYSIQUEMENT CAPABLE DE TOMBER ENCEINTE? Pas de rapports sexuels/Rapports peu fréquents . A Ménopause . B N’a jamais eu de règles .C Hystérectomie (utérus enlevé) . D Essaye d’être enceinte depuis 2 ans ou plus sans succès.E Est en aménorrhée postpartum . F Allaite . G Trop âgée . H Fataliste .I Autre (spécifier) ________________ X Ne sait pas .Z UN12 Vérifier UN11. “N’a jamais eu de règles” mentionné? Oui. ➱ Aller au Module suivant Non ➱ Continuer avec UN13 Questionnaires 317 TCHAD 2010 UN13 QUAND EST-CE QUE VOS DERNIERES REGLES ONT COMMENCE? _______________________________ (inscrivez la date, si elle est donnée) Jours .1 __ __ Semaines .2 __ __ Mois.3 __ __ Années .4 __ __ Ménopausée / A eu une hystérectomie .994 Avant la dernière naissance .995 N’a jamais eu de règles .996 MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES/EXCISION FG FG1 AVEZ-VOUS DEJA ENTENDU PARLER DE L’EXCISION? Oui. 1 Non . 2 1➱FG3 FG2 DANS CERTAINS PAYS, IL EXISTE UNE PRATIQUE QUI CONSISTE A COUPER UNE PARTIE DES ORGANES GENITAUX EXTERNES DES FILLES. AVEZ-VOUS DEJA ENTENDU PARLER DE CETTE PRATIQUE? Oui. 1 Non . 2 2➱Module suivant FG3 VOUS-MEME, ETES-VOUS EXCISEE? Oui. 1 Non . 2 2➱FG9 FG4 JE VOUDRAIS MAINTENANT VOUS POSER DES QUESTIONS SUR CE QUE L’ON VOUS A FAIT A CE MOMENT-LA. VOUS A-T-ON RETIRE DES CHAIRS DE LA ZONE GENITALE? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 1➱ FG6 FG5 VOUS A-T-ON SEULEMENT ENTAILLE LES PARTIES GENITALES SANS RIEN ENLEVER? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 FG6 VOUS A-T-ON FERME LA ZONE DU VAGIN PAR UNE COUTURE? Si nécessaire, insistez: LA ZONE DU VAGIN A-T-ELLE ETE FERMEE? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 FG7 QUEL AGE AVIEZ-VOUS QUAND ON VOUS A EXCISEE? Si l’enquêtée ne sait pas, insister pour avoir une estimation. Durant la petite enfance . 00 Age à l’excision . __ __ NSP / Ne se souvient plus / Pas sûre . 98 FG8 QUI A PROCEDE A VOTRE EXCISION? Professionnel de la santé Médecin. 11 Infirmière/sage-femme . 12 Autre professionnel de la santé (précisez) ______________________16 Traditionnel Exciseuse traditionnelle. 21 Accoucheuse traditionnelle . 22 Autre traditionnel (précisez) _______26 NSP. 98 FG9 Vérifiez CM5 et CM7, dans le Module sur la Mortalité des Enfants : La femme a-t-elle une fille vivante ? Oui. ➱ Continuer avec FG10 Non. ➱ Aller à FG17 FG10 EST-CE QUE CERTAINES DE VOS FILLES ONT ETE EXCISEES ? Si Oui: COMBIEN ? Nombre de filles excisées . __ __ Aucune fille excisée . 00 00➱ FG17 FG11 LAQUELLE DE VOS FILLES A ETE EXCISEE LE PLUS RECEMMENT ? Enregistrez le nom de la fille. Nom de la fille ___________________ FG12 JE VOUDRAIS MAINTENANT VOUS POSER DES QUESTIONS SUR CE QUI A ETE FAIT A (nom) A CE MOMENT LA : A-T-ON RETIRE DES CHAIRS DE SES PARTIES GENITALES ? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 1➱ FG14 FG13 LUI A-T-ON SEULEMENT ENTAILLE SES PARTIES GENITALES SANS RIEN ENLEVER ? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 318 FG14 LUI A-T-ON FERME LA ZONE DU VAGIN PAR UNE COUTURE ? Si nécessaire, insistez : LA ZONE DU VAGIN A-T-ELLE ETE FERMEE ? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 FG15 QUEL AGE AVAIT (nom) QUAND CELA S’EST PASSE ? Si l’enquêtée ne connaît pas l’âge, insistez pour obtenir une estimation. Âge de la fille à l’excision . __ __ Dans la petite enfance . 95 NSP. 98 FG16 QUI A PROCEDE A L’EXCISION ? Professionnel de la santé Médecin. 11 Infirmière/sage-femme . 12 Autre professionnel de la santé (précisez) . 16 Traditionnel ‘Exciseuse’ traditionnelle. 21 Accoucheuse traditionnelle . 22 Autre traditionnel (précisez) ______________________26 NSP. 98 FG17 PENSEZ-VOUS QUE CETTE PRATIQUE DOIT ETRE MAINTENUE OU QU’ELLE DOIT DISPARAITRE ? Maintenue . 1 Disparaître . 2 Cela dépend . 3 NSP. 8 MARIAGE/UNION MA MA1 ÊTES-VOUS ACTUELLEMENT MARIEE OU VIVEZ-VOUS ACTUELLEMENT AVEC UN HOMME, COMME SI VOUS ETIEZ MARIEE? Oui, actuellement mariée.1 Oui, vit avec un homme .2 Non, pas en union .3 3➱MA5 MA2 QUEL AGE A EU VOTRE MARI/PARTENAIRE A SON DERNIER ANNIVERSAIRE? Âge en années.__ __ NSP.98 MA3 EN PLUS DE VOUS-MEME, EST-CE QUE VOTRE MARI/ PARTENAIRE A D'AUTRES EPOUSES/ FEMMES OU VIT-IL AVEC D’AUTRES FEMMES COMME S’IL ETAIT MARIE? Oui.1 Non .2 NSP.8 2➱MA7 8➱MA7 MA4 COMBIEN D'AUTRES FEMMES OU PARTENAIRES A-T-IL? Nombre .__ __ NSP.98 ➱MA7 98➱MA7 MA5 AVEZ-VOUS DEJA ETE MARIEE OU AVEZ-VOUS DEJA VECU AVEC UN HOMME COMME SI VOUS ETIEZ MARIEE? Oui, a été mariée . 1 Oui, a vécu avec un homme . 2 Non . 3 3➱Module suivant MA6 QUELLE EST VOTRE SITUATION MATRIMONIALE ACTUELLE: ETES-VOUS VEUVE, DIVORCEE OU SEPAREE? Veuve . 1 Divorcée . 2 Séparée . 3 MA7 AVEZ-VOUS ETE MARIEE OU AVEZ-VOUS VECU AVEC UN HOMME UNE FOIS OU PLUS D’UNE FOIS ? Une seule fois . 1 Plus d’une fois . 2 MA8 EN QUEL MOIS ET QUELLE ANNEE VOUS ETES-VOUS MARIEE POUR LA PREMIERE FOIS, OU AVEZ-VOUS COMMENCE A VIVRE POUR LA PREMIERE FOIS AVEC UN HOMME COMME SI VOUS ETIEZ MARIEE? Date du premier mariage Mois. __ __ NSP mois . 98 Année . __ __ __ __ NSP année . 9998 ➱Module suivant MA9 QUEL AGE AVIEZ-VOUS LORSQUE VOUS AVEZ COMMENCE A VIVRE AVEC VOTRE PREMIER MARI/PARTENAIRE? Âge en années. __ __ Questionnaires 319 TCHAD 2010 ATTITUDES VIS-À-VIS DE LA VIOLENCE DOMESTIQUE DV DV0A. Vérifiez la présence d’autres personnes, avant de continuer l’interview. Faites tout votre possible pour vous trouver en privé avec l’enquêtée? Autre(s) personne(s) présente(s)? Oui (impossible d’être en privé) ➱ Allez à SB1 (module suivant) NON (privé obtenu) ➱ continuez avec DV0B DV0B. Lire à toutes les enquêtées: MAINTENANT, JE VOUDRAIS VOUS POSER QUELQUES QUESTIONS A PROPOS DE CERTAINS ASPECTS DES RELATIONS A L’INTERIEUR DU COUPLE. JE SAIS QUE CERTAINES DE CES QUESTIONS SONT TRES PERSONNELLES. CEPENDANT, VOS REPONSES SONT TRES IMPORTANTES POUR NOUS AIDER A COMPRENDRE LA SITUATION DES FEMMES DU TCHAD. JE VOUS GARANTIS QUE VOS REPONSES RESTERONT CONFIDENTIELLES ET NE SERONT REPETEES A PERSONNE. SI QUELQU’UN ARRIVAIT PENDANT QUE NOUS DISCUTONS, NOUS PASSERONS A UN AUTRE SUJET. DV1. PARFOIS UN MARI EST CONTRARIE OU EN COLERE A CAUSE DE CERTAINES CHOSES QUE FAIT SA FEMME. A VOTRE AVIS, EST-IL JUSTIFIE QU’UN MARI FRAPPE OU BATTE SA FEMME DANS LES SITUATIONS SUIVANTES: [A] SI ELLE SORT SANS LE LUI DIRE? [B] SI ELLE NEGLIGE LES ENFANTS? [C] SI ELLE ARGUMENTE AVEC LUI? [D] SI ELLE REFUSE D’AVOIR DES RAPPORTS SEXUELS AVEC LUI? [E] SI ELLE BRULE LA NOURRITURE? Oui Non NSP Sort sans le lui dire .1 2 8 Néglige les enfants .1 2 8 Argumente .1 2 8 Refuse les rapports sexuels .1 2 8 Brûle la nourriture .1 2 8 DV1F. Vérifiez MA1 et MA5 actuellement mariée ou vit avec un homme (MA1= ‘1’ ou ‘2’) ou a été mariée ou a vécu avec un homme (MA5= ‘1’ ou ‘2’): ➱ Continuez avec DV2 Célibataire (MA1= ‘3’ et MA5=’3’, ➱ Allez au Module suivant DV2. QUAND DEUX PERSONNES SONT MARIEES OU VIVENT ENSEMBLE, ELLES PARTAGENT DE BONS ET MAUVAIS MOMENTS. DANS VOS RAPPORTS AVEC VOTRE (DERNIER) MARI/PARTENAIRES EST-CE QUE LES FAITS SUIVANTS (SE PRODUISENT/SE PRODUISAIENT) FREQUEM-MENT OU JAMAIS? [A] IL PASSE/PASSAIT HABITUELLEMENT SON TEMPS LIBRE AVEC VOUS? [B] IL VOUS CONSULTE/CONSULTAIT AU SUJET DES DIFFERENTES QUESTIONS DU MENAGE? [C] IL EST/ETAIT AFFECTUEUX AVEC VOUS? [D] IL VOUS RESPECTE/RESPECTAIT ET TIENT/TENAIT COMPTE DE VOS DESIRS? Oui Non NSP Temps livre .1 2 8 Consulte .1 2 8 Affection .1 2 8 Respecte .1 2 8 DV3. MAINTENANT, JE VAIS VOUS POSER DES QUESTIONS A PROPOS DES SITUATIONS QUE LES FEMMES PEUVENT RENCONTRER ; S’IL VOUS PLAIT, DITES MOI SI LES FAITS SUIVANTS S’APPLIQUENT A VOS RELATIONS AVEC VOTRE (DERNIER) MARI/PARTENAIRE? [A] IL EST/ETAIT JALOUX OU EN COLERE SI VOUS PARLEZ/ PARLIEZ A D’AUTRES HOMMES? [B] IL VOUS ACCUSE/ACCUSAIT SOUVENT D’ETRE INFIDELE? [C] IL NE VOUS PERMET/PERMETTAIT PAS DE RENCONTRER VOS AMIES DE SEXE FEMININ? [D] IL ESSAYE/ESSAYAIT DE LIMITER VOS CONTACTS AVEC VOTRE FAMILLE D’ORIGINE? [E] IL INSISTE/INSISTAIT POUR SAVOIR OU VOS ETES/ETIEZ A TOUT MOMENT? [F] IL NE VOUS FAIT/FAISAIT PAS CONFIANCE EN CE QUI CONCERNE L’ARGENT? [G] IL VOUS EMPECHE D’EXERCER UN METIER OU IL N’EST PAS D’ACCORD POUR QUE VOUS TRAVAILLIEZ? Oui Non NSP Jaloux .1 2 8 Accuse .1 2 8 Voir amies .1 2 8 Visite famille.1 2 8 Où vous êtes .1 2 8 Argent .1 2 8 Métier .1 2 8 320 MAINTENANT, SI VOUS LE PERMETTEZ, JE VOUDRAIS VOUS POSER D’AUTRES QUESTIONS CONCERNANT VOS RELATIONS AVEC VOTRE (DERNIER) MARI/PARTENAIRE: DV4. EST-CE QU’IL VOUS EST-IL DEJA ARRIVE QUE VOTRE (DERNIER) MARI/PARTENAIRE DV4A1. VOUS DISE OU FASSE QUELQUE CHOSE POUR VOUS HUMILIER DEVANT D’AUTRES PERSONNES? Oui….1➱DV4A2 Non…2➱DV4B1 DV4A2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4B1. VOUS MENACE OU QUELQU’UN PROCHE DE VOUS? Oui….1➱DV4B2 Non…2➱DV4C1 DV4B2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4C1. VOUS BOUSCULE, SECOUE OU JETTE QUELQUE CHOSE CONTRE VOUS? Oui….1➱DV4C2 Non…2➱DV4D1 DV4C2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4D1. VOUS GIFLE OU VOUS TORD LE BRAS? Oui….1➱DV4D2 Non…2➱DV4E1 DV4D2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4E1. VOUS FRAPPE A COUP DE POING OU AVEC QUELQUE CHOSE QUI POUVAIT VOUS BLESSER? Oui….1➱DV4E2 Non…2➱DV4BF1 DV4E2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4F1. VOUS DONNE DES COUPS DE PIED OU VOUS TRAINE A TERRE? Oui….1➱DV4F2 Non…2➱DV4G1 DV4F2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4G1. ESSAYE DE VOUS ETRANGLER OU DE VOUS BRULER? Oui….1➱DV4G2 Non…2➱DV4H1 DV4G2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4H1. VOUS MENACE AVEC UN COUTEAU, PISTOLET OU UN AUTRE TYPE D’ARME? Oui….1➱DV4H2 Non…2➱DV4I1 DV4H2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4I1. VOUS ATTAQUE AVEC UN COUTEAU, UN PISTOLET OU UN AUTRE TYPE D’ARME? Oui….1➱DV4I2 Non…2➱DV4J1 DV4I2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4J1. VOUS FORCE PHYSIQUEMENT A AVOIR DES RAPPORTS SEXUELS MEME QUAND VOUS NE VOULIEZ PAS? Oui….1➱DV4J2 Non…2➱DV4K1 DV4J2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV4K1. VOUS FORCE A PRATIQUER D’AUTRES ACTES SEXUELS QUE VOUS NE VOULIEZ PAS? Oui….1➱DV4K2 Non…2➱DV5 DV4K2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV5. EST-CE QU’A LA SUITE D’UN COMPORTEMENT QUELCONQUE MAIS DELIBERE DE VOTRE (DERNIER) MARI/PARTENAIRE ENVERS VOUS, IL VOUS EST ARRIVE D’AVOIR UN DES PROBLEMES SUIVANTS DV5A1 D’AVOIR DES HEMATOMES ET DES MEURTRISSURES? Oui….1➱DV5A2 Non…2➱DV5B1 DV5A2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV5B1 D’AVOIR UNE BLESSURE, UNE FRACTURE OU UNE ENTORSE? Oui….1➱DV5B2 Non…2➱DV5C1 DV5B2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV5C1 D’ETRE ALLEE CHEZ LE DOCTEUR OU DANS UN CENTRE DE SANTE A CAUSE DE QUELQUE CHOSE QUE VOTRE (DERNIER) MARI/PARTENAIRE VOUS AVAIT FAIT? Oui….1➱DV5C2 Non…2➱DV6 DV5C2 Nombre de fois . __ __ Si veuve/divorcée/séparée .95 DV6. EST-CE QUE VOUS AVEZ DEJA DIT OU FAIT QUELQUE CHOSE POUR HUMILIER OU MENACER VOTRE (DERNIERS) MARI/ PARTENAIRE DEVANT D’AUTRES PERSONNES? Oui .1 Non .2 Questionnaires 321 TCHAD 2010 COMPORTEMENT SEXUEL SB Vérifiez la présence d'autres personnes, avant de continuer l’interview. Faites tout votre possible pour vous trouver en privé avec l’enquêtée. SB1. MAINTENANT, JE VOUDRAIS VOUS POSER QUELQUES QUESTIONS SUR VOTRE ACTIVITE SEXUELLE AFIN DE MIEUX COMPRENDRE CERTAINS PROBLEMES DE LA VIE? LES INFORMATIONS QUE VOUS NOUS FOURNIREZ RESTERONT STRICTEMENT CONFIDENTIELLES. QUEL AGE AVIEZ-VOUS QUAND VOUS AVEZ EU DES RAPPORTS SEXUELS POUR LA TOUTE PREMIERE FOIS? N’a jamais eu de rapports sexuels .00 Age en années . __ __ 1ère fois en commençant à vivre avec (1er) mari/partenaire .95 00➱Module suivant SB2. LA PREMIERE FOIS QUE VOUS AVEZ EU DES RAPPORTS SEXUELS, EST-CE QU’UN CONDOM A ETE UTILISE? Oui . 1 Non . 2 NSP / Ne se souvient pas . 8 SB3. QUAND AVEZ-VOUS EU DES RAPPORTS SEXUELS POUR LA DERNIERE FOIS? Enregistrer en ‘nombre d’années’ seulement si les derniers rapports sexuels ont eu lieu il y a un an ou plus. Si 12 mois ou plus, la réponse doit être enregistrée en années. Il y a … jours . 1 __ __ Il y a … semaines . 2 __ __ Il y a … mois . 3 __ __ Il y a …ans . 4 __ __ 4➱SB13 SB4. LA DERNIERE FOIS QUE VOUS AVEZ EU DES RAPPORTS SEXUELS, EST-CE QU’UN CONDOM A ETE UTILISE? Oui . 1 Non . 2 SB5. QUELLE ETAIT VOTRE RELATION AVEC LA PERSONNE AVEC QUI VOUS AVEZ EU VOS DERNIERS RAPPORTS SEXUELS? Si la personne est un ‘petit ami’ ou ‘fiancé’, demandez: VIVIEZ-VOUS ENSEMBLE COMME SI VOUS ETIEZ MARIE? Si ‘Oui’, encerclez 01 ou 02 ou 03 ou 04. Si ‘Non’, encerclez 05. Epoux .01 Partenaire cohabitant .02 Ex-époux .03 Ex-partenaire cohabitant .04 Petit ami / fiancé.05 Rencontre occasionnelle .06 Travailleur(se) du sexe .07 Autre (précisez) .96 1➱SB7 2➱SB7 SB6. QUEL AGE A CETTE PERSONNE? Si NSP, insistez: ENVIRON QUEL AGE A CETTE PERSONNE? Age du partenaire sexuel . __ __ NSP .98 SB7. AVEZ-VOUS EU DES RAPPORTS SEXUELS AVEC UNE AUTRE PERSONNE AU COURS DES 12 DERNIERS MOIS? Oui . 1 Non . 2 2➱SB13 SB8. LA DERNIERE FOIS QUE VOUS AVEZ EU DES RAPPORTS SEXUELS AVEC CETTE AUTRE PERSONNE EST-CE QU’UN CONDOM A ETE UTILISE? Oui . 1 Non . 2 SB9. QUELLE EST VOTRE RELATION AVEC CETTE PERSONNE? Si la personne est un ‘petit ami’ ou ‘fiancé’, demandez: VIVIEZ-VOUS ENSEMBLE COMME SI VOUS ETIEZ MARIE? Si ‘Oui’, encerclez 01ou 02 ou03 ou 04. Si ‘Non’, encerclez 05. Epoux .01 Partenaire cohabitant .02 Ex-époux .03 Ex-partenaire cohabitant .04 Petit ami / fiancé.05 Rencontre occasionnelle .06 Travailleur(se) du sexe .07 Autre (précisez) .96 1➱SB11 2➱SB11 SB10. QUEL AGE A CETTE PERSONNE? Si NSP, insistez: ENVIRON QUEL AGE A CETTE PERSONNE? Age du partenaire sexuel . __ __ NSP .98 SB11. MIS A PART CES DEUX PERSONNES, AVEZ-VOUS EU DES RAPPORTS SEXUELS AVEC UNE AUTRE PERSONNE AU COURS DES 12 DERNIERS MOIS? Oui . 1 Non . 2 2➱SB13 SB12. EN TOUT, AVEC COMBIEN DE PERSONNES DIFFERENTES AVEZ-VOUS EU DES RAPPORTS SEXUELS AU COURS DES 12 DERNIERS MOIS? Nombre de partenaires . __ __ SB13. EN TOUT, AVEC COMBIEN DE PERSONNES DIFFERENTES AVEZ-VOUS EU DES RAPPORTS SEXUELS DANS TOUTE VOTRE VIE? En cas de réponse non numérique, insistez pour obtenir une estimation. Si le nombre de partenaires est égal à 95 ou plus, inscrivez ‘95’. Nombre de partenaires au cours de la vie . __ __ NSP .98 322 VIH/SIDA HA HA1 MAINTENANT, JE VOUDRAIS VOUS PARLER D’UN AUTRE SUJET. AVEZ-VOUS DEJA ENTENDU PARLER D’UNE MALADIE APPELEE SIDA? Oui. 1 Non . 2 2➱FI1 HA2 EST-CE QUE LES GENS PEUVENT REDUIRE LEUR RISQUE DE CONTRACTER LE VIRUS DU SIDA EN AYANT SEULEMENT UN PARTENAIRE SEXUEL QUI N’EST PAS INFECTE ET QUI N’A AUCUN AUTRE PARTENAIRE? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 HA3 EST-CE QUE LES GENS PEUVENT ATTRAPER LE VIRUS DU SIDA PAR SORCELLERIE OU AUTRES MOYENS SURNATURELS? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 HA4 EST-CE QUE LES GENS PEUVENT REDUIRE LEUR RISQUE DE CONTRACTER LE VIRUS DU SIDA EN UTILISANT UN CONDOM CHAQUE FOIS QU’ILS ONT DES RAPPORTS SEXUELS? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 HA5 EST-CE QUE LES GENS PEUVENT CONTRACTER LE VIRUS DU SIDA PAR DES -PIQURES DE MOUSTIQUES? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 HA6 EST-CE QUE LES GENS PEUVENT CONTRACTER LE VIRUS DU SIDA EN PARTAGEANT LA NOURRITURE AVEC UNE PERSONNE ATTEINTE DU SIDA? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 HA7 EST-IL POSSIBLE QU’UNE PERSONNE PARAISSANT EN BONNE SANTE AIT, EN FAIT, LE VIRUS DU SIDA? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 HA8 EST-CE QUE LE VIRUS QUI CAUSE LE SIDA PEUT ETRE TRANSMIS DE LA MERE A SON BEBE: [A] AU COURS DE LA GROSSESSE? [B] PENDANT L’ACCOUCHEMENT? [C] EN ALLAITANT? Oui Non NSP Au cours de la grossesse .1 2 8 Pendant l’accouchement.1 2 8 En allaitant.1 2 8 HA9 À VOTRE AVIS, SI UNE ENSEIGNANTE A LE VIRUS DU SIDA MAIS QU’ELLE N’EST PAS MALADE, EST-CE QU’ELLE DEVRAIT ETRE AUTORISEE A CONTINUER D’ENSEIGNER A L’ECOLE? Oui. 1 Non . 2 NSP / Pas sûre / Ça dépend . 8 HA10 EST-CE QUE VOUS ACHETERIEZ DES LEGUMES FRAIS A UN MARCHAND OU A UN VENDEUR SI VOUS SAVIEZ QUE CETTE PERSONNE A LE VIRUS DU SIDA? Oui. 1 Non . 2 NSP / Pas sûre / Ça dépend . 8 HA11 SI UN MEMBRE DE VOTRE FAMILLE ETAIT INFECTE PAR LE VIRUS DU SIDA, SOUHAITERIEZ-VOUS QUE SON ETAT RESTE SECRET OU NON? Oui. 1 Non . 2 NSP / Pas sûre / Ça dépend . 8 HA12 SI UN MEMBRE DE VOTRE FAMILLE ETAIT INFECTE PAR LE VIRUS DU SIDA, SERIEZ- VOUS PRETE A PRENDRE SOIN DE LUI/ELLE DANS VOTRE PROPRE MENAGE? Oui. 1 Non . 2 NSP / Pas sûre / Ça dépend . 8 HA13 Vérifiez CM13: Une naissance vivante au cours des 2 dernières années? Pas de naissance vivante au cours des 2 dernières années. ➱ Allez à HA24. Oui, une naissance vivante au cours des 2 dernières années. ➱ Continuez avec HA14 HA14 Vérifiez MN1: A reçu des soins prénatals? Oui, soins prénatals reçus. ➱ Continuez avec HA15 Non, pas de soins prénatals ➱ Allez à HA24 HA15 AU COURS D’UNE DES VISITES PRENATALES POUR VOTRE GROSSESSE DE (nom), AVEZ-VOUS REÇU DES INFORMATIONS SUR LE SIDA OU LE VIRUS DU SIDA? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 HA16 JE NE VEUX PAS CONNAITRE LES RESULTATS MAIS AVEZ-VOUS ETE TESTEE POUR LE VIRUS DU SIDA DANS LE CADRE DE VOS SOINS PRENATALS? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 2➱HA19 8➱HA19 HA17 JE NE VEUX PAS CONNAITRE LES RESULTATS MAIS AVEZ-VOUS OBTENU LES RESULTATS DU TEST? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 2➱HA22 8➱HA22 Questionnaires 323 TCHAD 2010 HA18 QUEL QUE SOIT LE RESULTAT, TOUTES LES FEMMES QUI ONT EFFECTUE LE TEST SONT SUPPOSEES RECEVOIR DES CONSEILS APRES AVOIR REÇU LES RESULTATS. APRES AVOIR ETE TESTEE, AVEZ-VOUS REÇU DES CONSEILS? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 1➱HA22 2➱HA22 8➱HA22 HA19 Vérifiez MN17: Accouchement par un professionnel de la santé (A, B ou C)? Oui, accouchement par un professionnel de la santé ➱ Continuez avec HA20 Non, accouchement pas assisté par un professionnel de la santé ➱ Allez à HA24 HA20 JE NE VEUX PAS CONNAITRE LES RESULTATS MAIS AVEZ-VOUS ETE TESTEE POUR LE VIRUS DU SIDA ENTRE LE MOMENT OU VOUS ETES VENUE POUR L’ACCOUCHEMENT MAIS AVANT LA NAISSANCE DU BEBE? Oui. 1 Non . 2 2➱HA24 HA21 JE NE VEUX PAS CONNAITRE LES RESULTATS MAIS AVEZ-VOUS OBTENU LES RESULTATS DU TEST? Oui. 1 Non . 2 HA22 AVEZ-VOUS EFFECTUE UN TEST DU VIH/SIDA DEPUIS LE MOMENT OU VOUS AVEZ ETE TESTEE AU COURS DE VOTRE GROSSESSE? Oui. 1 Non . 2 1➱HA25 HA23 QUAND AVEZ-VOUS EFFECTUE LE TEST DU POUR LE VIRUS DU SIDA POUR LA DERNIERE FOIS? Il y a moins de 12 mois . 1 Il y a 12-23 mois . 2 Il y a 2 ans ou plus. 3 1➱FI1 2➱FI1 3➱FI1 HA24 JE NE VEUX PAS CONNAITRE LES RESULTATS MAIS AVEZ-VOUS DEJA EFFECTUE UN TEST POUR SAVOIR SI VOUS AVIEZ LE VIRUS DU SIDA? Oui. 1 Non . 2 2➱HA27 HA25 QUAND AVEZ-VOUS EFFECTUE LE TEST POUR LA DERNIERE FOIS? Il y a moins de 12 mois . 1 Il y a 12-23 mois . 2 Il y a 2 ans ou plus. 3 HA26 JE NE VEUX PAS CONNAITRE LES RESULTATS MAIS AVEZ-VOUS OBTENU LES RESULTATS DU TEST? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 1➱FI1 2➱FI1 8➱FI1 HA27 CONNAISSEZ-VOUS UN ENDROIT OU LES GENS PEUVENT SE RENDRE POUR EFFECTUER LE TEST DU VIRUS DU SIDA? Oui. 1 Non . 2 FISTULES FI FI1. CONNAISSEZ-VOUS UNE MALADIE APPELE FISTULE C’EST-A DIRE LA MALADIE DE L’URINE? Oui. 1 Non . 2 2➱WM11 FI2. QUELLES SONT SELON VOUS, LES CAUSES DE CETTE MALADIE? Sorcellerie ou envoûtement mystique A Mauvais sort/Fatalité. B Trop jeune pour accoucher .C Trop vieille pour accoucher . D Trop maigre pour supporter une grossesse .E Trop d’accouchements successifs . F Maladies fréquentes durant la grossesse . G Accouchement d’un gros bébé . H Accouchement à domicile sans Assistance médicale.I Volonté de Dieu .J Autre (précisez) _________________ X NSP .Z FI3. QUELLES SONT LES MANIFESTATIONS DE CETTE MALADIE? Amaigrissement continu . A Perte involontaire des urines . B Perte involontaire des selles.C Perte involontaire des urines et des selles . D Constamment mouillées.E Odeurs nauséabondes . F Infirmité locomotrice relative. G Autre (précisez) _________________ X NSP.Z 324 FI4. PEUT-ON SOIGNER CETTE MALADIE ET EN GUERIR? Oui. 1 Non . 2 NSP. 8 FI5. AVEZ-VOUS DEJA SOUFFERT OU SOUFFREZ-VOUS ACTUELLEMENT DE CETTE MALADIE? Oui. 1 Non . 2 2➱WM11 FI6. VOUS ETES DEJA FAIT SOIGNE POUR CETTE MALADIE? Si Oui, demander : OU VOUS ETES-VOUS FAIT SOIGNE? Centre de santé . A Maternité . B Hôpital .C Clinique privée . D Autre structure médicale (précisez) ______________________ E Soins traditionnels au village . F Aucun traitement .Y FI7. CONNAISSEZ-VOUS LES (AUTRES) FEMMES QUI SOUFFRENT OU QUI ONT SOUFFERT DE LA FISTULE? Oui. 1 Non . 2 2➱WM11 FI8 Si oui, COMBIEN DE FEMMES? Nombre de femmes . __ __ WM11 Enregistrez l’heure Heure et minutes. __ __ : __ __ WM12 L’enquêtée est-elle la mère ou la gardienne qui prend soin d’un enfant de 0-4 vivant dans le ménage? Vérifiez la feuille d’enregistrement du ménage HL8. Oui. ➱ Allez au QUESTIONNAIRE ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS pour cet enfant et commencez l’interview avec cette enquêtée. Non. ➱ Terminez l’interview avec cette enquêtée en la remerciant pour sa coopération. Vérifiez la présence d’autre femme éligible ou d’autre enfant de moins de 5 ans dans le ménage. Observations de l’enquêtrice: Observations de la contrôleuse: Observations du chef d’equipe: Questionnaires 325 TCHAD 2010 QUESTIONNAIRE ENFANT DE MOINS DE 5 ANS REPUBLIQUE DU TCHAD PANNEAU D’INFORMATION SUR LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS UF Ce questionnaire doit être administré à toutes les mères ou gardiennes (voir colonne HL9 de la Feuille d’Enregistrement du Ménage) qui prennent soin d’enfants de moins de 5 ans vivant avec elles (voir colonne HL6 de la Feuille d’Enregistrement du Ménage). Un questionnaire séparé sera rempli pour chaque enfant éligible. UF1. Numéro de grappe: !___ ! ___ ! ___ ! UF2. Numéro de ménage: !___ !___ ! UF3. Nom de l'enfant: ____________________________________ UF4. Numéro de ligne de l'enfant: !___ !___ ! UF5. Nom de la mère / gardienne: Nom__________________________________________________ UF6. Numéro de ligne de la mère / gardienne: !___ !___ ! UF7. Nom et code de l’enquêteur/enquêtrice: Nom_______________________________________ !___ !___ ! UF8. Jour / Mois / Année de l’interview: !__ !__ ! !__ !__ ! !__ !__ !__ !__ ! Si vous ne l’avez pas déjà fait, présentez-vous à l’enquêtée: NOUS NOUS SOMMES DES AGENTS DE L’INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE, DES ETUDES ECONOMIQUES ET DEMOGRAPHIQUES. NOUS TRAVAILLONS SUR UN PROJET CONCERNANT LA SANTE FAMILIALE ET L’EDUCATION. JE VOUDRAIS VOUS PARLER DE LA SANTE ET DU BIEN-ETRE DE (nom). L’INTERVIEW DEVRAIT PRENDRE 30 MINUTES. TOUTES LES INFORMATIONS QUE NOUS RECUEILLONS RESTERONT STRICTEMENT CONFIDENTIELLES ET VOS REPONSES NE SERONT JAMAIS DIVULGUEES A PERSONNE EN DEHORS DU CADRE DU PROJET. PUIS-JE COMMENCER MAINTENANT? Oui, permission accordée ➱ Allez à UF12 pour enregistrer l’heure et commencez l’interview. Non, permission non accordée ➱ Complétez UF9. Discutez ce résultat avec votre superviseur. UF9. Résultat de l’interview pour les enfants de moins de 5 ans: Les codes font référence à la mère/gardienne. Rempli . 01 Pas à la maison . 02 Refusé . 03 Partiellement rempli . 04 Incapacité . 05 Autre (précisez) . 6 UF10. Contrôlé sur le terrain par (Nom et code): Nom________________________________________ ___ ___ UF11. Agent de saisie (Nom et code): Nom_______________________________________ ___ ___ UF12. Enregistrez l’heure du début de l’interview. Heure et minutes. __ __ : __ __ AGE AG AG1 MAINTENANT, JE VOUDRAIS VOUS POSER DES QUESTIONS SUR LA SANTE DE (nom). EN QUEL MOIS ET QUELLE ANNEE (nom) EST-IL/ELLE NE/E? Insistez: QUELLE EST SA DATE DE NAISSANCE ? Si la mère/gardienne connaît la date de naissance exacte, inscrivez également le jour ; autrement, encercler 98 pour jour Le mois et l’année doivent être enregistrés. Date de naissance: Jour . !___ !___ ! NSP Jour . 98 Mois. !___ !___ ! Année .!___ !___ !___ !___ ! AG2 QUEL AGE A (nom)? Insistez: QUEL AGE AVAIT (nom) A SON DERNIER ANNIVERSAIRE? Enregistrez l’âge en années révolues. Si moins de 1 an, enregistrez ‘0’. Comparez et corrigez AG1 et/ou AG2 if incohérentes. Âge (en années révolues). !___ ! 326 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES BR BR1 (Nom) A-T-IL/ELLE UN CERTIFICAT/ACTE DE NAISSANCE? Si oui, demandez PUIS-JE LE VOIR? Oui, vu .1 Oui, non vu.2 Non .3 NSP.8 1➱BR2A 2➱BR2A BR2 LA NAISSANCE DE (nom) A-T-ELLE ETE ENREGISTRÉE / DÉCLARÉE À L’ÉTAT CIVIL? Oui.1 Non .2 NSP.8 1➱ BR2A 2➱ BR3 8➱ BR3 BR2A L’ENFANT A-T-IL ETE ENREGISTRE DANS LES DEUX MOIS APRES SA NAISSANCE? Oui.1 Non .2 BR2B L’ENREGISTREMENT A-T-IL ETE PAYANT? Oui.1 Non .2 1➱Module suivant 2➱Module suivant BR3 SAVEZ-VOUS COMMENT FAIRE ENREGISTRER LA NAISSANCE DE VOTRE ENFANT? Oui.1 Non .2 2➱Module suivant BR4 POURQUOI LA NAISSANCE DE (nom) N’A-T-ELLE PAS ETE ENREGISTREE/DECLAREE? Coûte trop cher.1 C’est trop loin .2 Ne savait pas qu’elle devait être enregistrée .3 Ne voulait pas payer d’amende .4 Ne sait pas où l’enregistrer .5 Autre (précisez) _________________ 6 NSP.8 DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT EC EC1 COMBIEN DE LIVRES D’ENFANTS OU DE LIVRES D’IMAGES AVEZ-VOUS POUR (nom)? Aucun . 00 Nombre de livres d’enfant .0_ Dix livres ou plus . 10 EC2 JE VOUDRAIS SAVOIR QUELS OBJETS (nom) UTILISE POUR JOUER QUAND IL/ELLE EST A LA MAISON. EST-CE QU’IL/ELLE JOUE AVEC: [A] DES JOUETS FABRIQUES A LA MAISON (COMME DES POUPEES, VOITURES OU AUTRES JOUETS FABRIQUES A LA MAISON)? [B] DES JOUETS D’UN MAGASIN OU DES JOUETS D’UN FABRICANT? [C] OBJETS DU MENAGE (COMME DES CUVETTES OU CASSEROLES), OU DES OBJETS TROUVES DEHORS (COMME DES BATONS, PIERRES, ANIMAUX, COQUILLES OU FEUILLES)? Si l’enquêté(e) dit “Oui” à une des catégories ci-dessus, insistez pour savoir précisément avec quoi l’enfant joue pour être sûr de la réponse. O N NSP Jouets fabriqué à la maison . 1 2 8 Jouets de magasin. 1 2 8 Objets du ménage ou objets du dehors . 1 2 8 EC3 PARFOIS LES ADULTES QUI S’OCCUPENT DES ENFANTS DOIVENT QUITTER LA MAISON POUR ALLER FAIRE DES COURSES, FAIRE LA LESSIVE, OU POUR D’AUTRES RAISONS ET DOIVENT LAISSER LES JEUNES ENFANTS. AU COURS DE LA SEMAINE PASSEE, COMBIEN DE JOURS (nom) A-T-IL/ELLE ETE: [A] LAISSE SEUL(E) PENDANT PLUS D’UNE HEURE? [B] LAISSE A LA GARDE D’UN AUTRE ENFANT (C’EST-A-DIRE QUELQU’UN DE MOINS DE 10 ANS) PENDANT PLUS D’UNE HEURE? Si ‘jamais, ’inscrivez ’00’. Si ‘Ne sait pas’, inscrivez ‘98’ Nombre de jours laissé seul pendant plus d’une heure . __ __ Nombre de jours laissé avec un enfant pendant plus d’une heure . __ __ Questionnaires 327 TCHAD 2010 EC4 Vérifiez AG2: Age de l’enfant Enfant de 3 ou 4 ans ➱ Continuez avec EC5 Enfant de 0, 1 ou 2 ans ➱ Allez au Module suivant. EC5 (Nom) SUIT-IL/ELLE UN PROGRAMME D’APPRENTISSAGE EDUCATIF OU UNE CLASSE D’EVEIL, COMME UN ETABLISSEMENT PUBLIC OU PRIVE, Y COMPRIS UN JARDIN D’ENFANTS OU UNE GARDERIE COMMUNAUTAIRE? Oui.1 Non .2 NSP.8 2➱EC7 8➱EC7 EC6 AU COURS DES SEPT DERNIERS JOURS, ENVIRON COMBIEN D’HEURES (nom) A-T-IL FREQUENTE CET ENDROIT? Nombre d’heures __ __ EC7 PENDANT LES TROIS DERNIERS JOURS, AVEZ-VOUS, VOUS OU UN AUTRE MEMBRE DU MENAGE DE PLUS DE 15 ANS, PARTICIPE AVEC (nom) A L’UNE DES ACTIVITES SUIVANTES: Si oui, demandez: QUI A PARTICIPE A CETTE ACTIVITE AVEC (nom)? Encerclez tout ce qui est mentionné. [A] LIRE DES LIVRES OU REGARDER DES LIVRES ILLUSTRES AVEC (nom)? [B] RACONTER DES HISTOIRES A (nom)? [C] CHANTER DES CHANSONS A (nom) OU AVEC (nom), Y COMPRIS DES BERCEUSES? [D] EMMENER (nom) EN PROMENADE EN DEHORS DE LA MAISON, DE LA RESIDENCE, DE LA COUR OU DE L’ENCEINTE? [E] JOUER AVEC (nom)? [F] PASSER DU TEMPS AVEC (nom) A NOMMER, A COMPTER, ET/OU A DESSINER? Mère Père Autre Personne Lire des livres A B X Y Raconter des histoires A B X Y Chanter des chansons A B X Y Promener A B X Y Jouer A B X Y Passer du temps A B X Y EC8 JE VOUDRAIS MAINTENANT VOUS POSER DES QUESTIONS SUR LA SANTE ET LE DEVELOPPEMENT DE VOTRE ENFANT. LES ENFANTS NE SE DEVELOPPENT PAS TOUS DE MANIERE IDENTIQUE ET ILS N’APPRENNENT PAS TOUS A LA MEME VITESSE. CERTAINS, PAR EXEMPLE, MARCHENT PLUS TOT QUE D’AUTRES. CES QUESTIONS PORTENT SUR PLUSIEURS ASPECTS DU DEVELOPPEMENT DE VOTRE ENFANT. EST-CE QUE (nom) CONNAIT OU PEUT CITER AU MOINS DIX LETTRES DE L’ALPHABET? Oui.1 Non .2 NSP.8 EC9 EST-CE QUE (nom) PEUT LIRE AU MOINS QUATRE MOTS SIMPLES, COURANTS? Oui.1 Non .2 NSP.8 EC10 EST-CE QUE (nom) PEUT CITER ET RE