Tchad - Demographic and Health Survey - 2016

Publication date: 2016

Tchad Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples au Tchad (EDS-MICS) 2014-2015 RÉPUBLIQUE DU TCHAD Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples au Tchad (EDS-MICS) 2014-2015 Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) N’Djaména, Tchad ICF International Rockville, Maryland, USA Mai 2016 LA BANQUE MONDIALE Ce rapport présente les résultats de la troisième Enquête Démographique et de Santé au Tchad 2014-2015 (Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples EDS-MICS) réalisée par l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED). L’EDS-MICS 2014-2015 a été financée par le Gouvernement du Tchad et les partenaires financiers tels que l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), l’Agence Française de Développement, la Confédération Suisse, et la Banque Mondiale. D’autres institutions ont également apporté leur expertise à la réalisation de cette opération, en particulier le laboratoire de l’Hôpital Général de Référence Nationale (HGRN) de N’Djaména pour l’analyse des échantillons de sang pour les tests du VIH et le laboratoire de Bactériologie-Virologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal pour le contrôle de qualité externe des tests du VIH. ICF International a fourni l’assistance technique à l’ensemble du projet par le biais du programme DHS, financé par l’USAID, et dont l’objectif est de fournir un support et une assistance technique à des pays du monde entier pour la réalisation des enquêtes sur la population et la santé. Pour tous renseignements concernant l’EDS-MICS 2014-2015, contacter l’INSEED, Internet : www.inseedtchad.com. Tel : (235) 22 52 66 13. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer JavaScript pour la voir. Pour obtenir des informations sur le programme DHS, contactez ICF International, 530 Gaither Road, Suite 500, Rockville, MD 20850, USA ; téléphone : (301) 407-6500 ; fax : (301) 407-6501 ; e-mail : info@DHSprogram.com, Internet : www.DHSprogram.com. Photo de couverture © David Stanley. Utilisée avec la permission du photographe. Citation recommandée : Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED), Ministère de la Santé Publique (MSP) et ICF International, 2014-2015. Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS 2014-2015). Rockville, Maryland, USA : INSEED, MSP et ICF International. Table des matières • iii TABLE DES MATIÈRES LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES . xi AVANT-PROPOS . xxi REMERCIEMENTS . xxiii LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS . xxv INDICATEURS DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT . xxix CARTE DU TCHAD . xxx 1 INTRODUCTION . 1 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS . 1 1.1.1 Situation géographique, climat, hydrographie et végétation . 1 1.1.2 Évolution récente de la situation politique et administrative . 2 1.1.3 Situation démographique . 2 1.1.4 Évolution économique récente . 3 1.1.5 Situation sanitaire récente . 4 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 4 1.2.1 Cadre institutionnel . 4 1.2.2 Objectifs de l’enquête . 5 1.3 QUESTIONNAIRES . 6 1.4 TEST DU VIH . 7 1.5 ÉCHANTILLONNAGE . 7 1.6 DÉROULEMENT DES ACTIVITÉS . 9 1.6.1 Cartographie . 9 1.6.2 Enquête pilote . 9 1.6.3 Enquête principale . 9 1.6.4 Traitement des données . 10 1.6.5 Analyse . 10 1.7 FORMATION ET COLLECTE DES DONNÉES . 10 1.7.1 Formation . 10 1.7.2 Collecte des données . 11 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES . 13 2.1 CONDITIONS DE VIE . 13 2.1.1 Caractéristiques de l’habitat . 14 2.1.2 Caractéristiques des logements . 17 2.1.3 Biens durables possédés par les ménages . 20 2.1.4 Indice de bien-être économique de la population . 21 2.2 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MÉNAGES . 23 2.2.1 Structure par sexe et âge de la population . 24 2.2.2 Taille et composition des ménages . 25 2.2.3 Niveau d’instruction et fréquentation scolaire . 27 iv • Table des matières 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS . 33 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . 33 3.1.1 Âge . 35 3.1.2 État matrimonial . 35 3.1.3 Milieu de résidence . 36 3.1.4 Religion . 36 3.1.5 Ethnie . 36 3.1.6 Niveau de bien-être économique . 36 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION . 36 3.3 ALPHABÉTISATION . 39 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS . 41 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE . 44 3.5.1 Emploi des femmes . 44 3.5.2 Emploi des hommes . 46 3.5.3 Occupation des femmes . 48 3.5.4 Occupation des hommes . 49 3.5.5 Type d’emploi et type de revenu des femmes . 51 3.6 ASSURANCE MÉDICALE . 51 4 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 53 4.1 ÉTAT MATRIMONIAL . 53 4.2 PRATIQUE DE LA POLYGAMIE . 55 4.3 ÂGE À LA PREMIÈRE UNION . 58 4.4 ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS . 60 4.5 ACTIVITÉ SEXUELLE RÉCENTE . 62 5 FÉCONDITÉ . 67 5.1 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE . 68 5.2 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . 71 5.3 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE . 72 5.4 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE . 73 5.5 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 75 5.6 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . 78 5.7 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . 80 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ . 83 6.1 DÉSIR D’AVOIR DES ENFANTS (SUPPLÉMENTAIRES) . 83 6.2 NOMBRE IDÉAL D’ENFANTS . 86 6.3 PLANIFICATION DE LA FÉCONDITÉ . 88 7 PLANIFICATION FAMILIALE . 91 7.1 CONNAISSANCE DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 92 7.2 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION . 96 7.3 SOURCES D’APPROVISIONNEMENT EN MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 101 7.4 INFORMATION SUR LES EFFETS SECONDAIRES DES MÉTHODES CONTRACEPTIVES . 102 7.5 CONNAISSANCE DE LA PÉRIODE FÉCONDE . 103 7.6 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE . 104 7.7 UTILISATION FUTURE DE LA CONTRACEPTION . 110 Table des matières • v 7.8 SOURCES D’INFORMATION SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE . 110 7.9 CONTACT DES NON UTILISATRICES AVEC LES PRESTATAIRES DE PLANIFICATION FAMILIALE . 112 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION . 115 8.1 SOINS PRÉNATALS, ACCOUCHEMENT ET SOINS POSTNATALS . 116 8.1.1 Soins prénatals . 116 8.1.2 Composants des visites prénatales . 119 8.1.3 Vaccination antitétanique . 121 8.2 ACCOUCHEMENT . 123 8.2.1 Lieu d’accouchement . 123 8.2.2 Assistance à l’accouchement . 125 8.3 SOINS POSTNATALS . 126 8.3.1 Soins postnatals dispensés à la mère . 126 8.3.2 Soins postnatals dispensés au nouveau-né . 130 8.4 ACCÈS AUX SOINS DE SANTÉ . 133 8.5 FISTULE OBSTÉTRICALE . 134 9 SANTÉ DE L’ENFANT. 137 9.1 POIDS À LA NAISSANCE . 138 9.2 VACCINATION DES ENFANTS . 140 9.3 PRÉVALENCE ET TRAITEMENT DES MALADIES DES ENFANTS . 146 9.3.1 Infections respiratoires . 146 9.3.2 Fièvre . 149 9.3.3 Diarrhée . 151 9.3.4 Traitement pendant la diarrhée . 153 9.4 PRATIQUES ALIMENTAIRES DURANT LA DIARRHÉE . 155 9.5 CONNAISSANCES DES SACHETS DE SRO . 157 9.6 ÉVACUATION DES SELLES DES ENFANTS . 157 9.7 CONNAISSANCE DE LA PRATIQUE DE L’ABLATION DE LA LUETTE . 159 9.8 PRATIQUE DE L’ABLATION DE LA LUETTE . 161 9.9 CARACTÉRISTIQUES DE L’ABLATION DE LA LUETTE . 164 9.10 AVANTAGES DE L’ABLATION DE LA LUETTE . 164 9.11 INCONVÉNIENTS DE L’ABLATION DE LA LUETTE . 167 10 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL. 171 10.1 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS . 172 10.1.1 Méthodologie . 172 10.1.2 Taille pour âge . 172 10.1.3 Poids-pour-taille . 176 10.1.4 Poids-pour âge . 177 10.2 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 178 10.2.1 Début de l’allaitement . 179 10.2.2 Allaitement exclusif et alimentation de complément . 181 10.2.3 Durée de l’allaitement maternel . 182 10.2.4 Type d’aliments de complément . 184 10.2.5 Pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant . 185 vi • Table des matières 10.3 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS PAR LES ENFANTS . 187 10.3.1 Supplémentation en vitamine A parmi les enfants de 6-23 mois . 187 10.3.2 Supplémentation en vitamine A parmi les enfants de 6-59 mois . 190 10.3.3 Consommation d’aliments riches en fer . 190 10.3.4 Supplémentation en fer . 190 10.3.5 Déparasitage des enfants . 191 10.3.6 Utilisation de sel iodé . 191 10.4 ÉTAT NUTRITIONNEL DES FEMMES . 192 10.5 CONSOMMATION DE NUTRIMENTS PAR LES MÈRES . 194 11 PALUDISME . 197 11.1 SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET STRATÉGIE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME AU TCHAD . 198 11.1.1 Situation épidémiologique . 198 11.1.2 Stratégie de lutte . 199 11.2 PRÉVENTION DU PALUDISME . 199 11.2.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 199 11.2.2 Couverture en pulvérisations intradomiciliaires (PID) . 201 11.2.3 Accès de la population à une MII . 202 11.3 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES . 205 11.3.1 Utilisation des moustiquaires par les ménages . 205 11.3.2 Utilisation des MII existantes . 207 11.3.3 Utilisation des moustiquaires par les enfants de moins de cinq ans . 208 11.3.4 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 210 11.4 TRAITEMENT DU PALUDISME . 212 11.4.1 Traitement préventif intermittent chez la femme enceinte . 212 11.4.2 Fièvre et traitement antipaludéen des enfants de moins de cinq ans . 213 11.4.3 Sources des conseils ou de traitement chez les enfants ayant eu de la fièvre . 216 11.4.4 Différents types d’antipaludiques pris par les enfants ayant eu de la fièvre . 216 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 219 12.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 219 12.2 NIVEAUX ET TENDANCES DE LA MORTALITÉ DES ENFANTS . 221 12.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE. 224 12.4 MORTALITÉ ET GROUPES À HAUTS RISQUES . 226 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE . 231 13.1 ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 232 13.2 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ ADULTE . 233 13.3 ESTIMATION DE LA MORTALITÉ MATERNELLE . 235 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST . 239 14.1 CONNAISSANCE DU VIH/SIDA, DES MOYENS DE PRÉVENTION ET DE TRANSMISSION . 240 14.1.1 Connaissance des moyens de prévention du VIH . 241 14.1.2 Connaissance approfondie du VIH/sida . 243 14.1.3 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant . 246 14.2 STIGMATISATION ENVERS LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH . 248 Table des matières • vii 14.3 OPINIONS CONCERNANT LA PRÉVENTION DES IST ET DU VIH . 251 14.3.1 Négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 251 14.3.2 Enseignement de l’utilisation du condom aux jeunes de 12-14 ans . 253 14.4 PARTENAIRES SEXUELS MULTIPLES ET UTILISATION DU CONDOM . 254 14.4.1 Multiplicité des partenaires sexuels et utilisation du condom . 254 14.4.2 Partenaires sexuels concomitants . 257 14.4.3 Rapports sexuels payants et utilisation du condom . 259 14.5 TEST DU VIH . 260 14.5.1 Test du VIH pour l’ensemble des enquêtés. 260 14.5.2 Test du VIH pour les femmes enceintes . 264 14.5.3 Circoncision . 266 14.6 INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES . 266 14.7 PRÉVALENCE DES INJECTIONS MÉDICALES . 268 14.8 COMPORTEMENT SEXUEL CHEZ LES JEUNES ET VIH/SIDA . 270 14.8.1 Connaissance « approfondie » du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer un condom . 270 14.8.2 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes et utilisation du condom . 271 14.8.3 Rapports sexuels multiples et utilisation du condom . 273 14.8.4 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom . 275 14.8.5 Disparité d’âges entre partenaires sexuels . 276 14.9 TEST DU VIH PARMI LES JEUNES . 276 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS . 279 15.1 PROTOCOLE DE TEST DU VIH . 280 15.1.1 Collecte . 280 15.1.2 Procédures de laboratoire . 281 15.2 TAUX DE COUVERTURE DU TEST DE VIH . 282 15.3 PRÉVALENCE DU VIH . 286 15.3.1 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 286 15.3.2 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques démographiques . 289 15.3.3 Prévalence du VIH et facteurs de risque . 290 15.3.4 Prévalence du VIH parmi les jeunes . 291 15.3.5 Prévalence du VIH et autres facteurs de risque . 293 15.3.6 Prévalence du VIH parmi les couples . 294 16 PROBLÈMES DE SANTÉ DE LA POPULATION DES MÉNAGES. 297 16.1 PRÉVALENCE DES HANDICAPS . 297 16.1.1 Cause du handicap . 298 16.1.2 Prévalence du handicap selon les caractéristiques sociodémographiques . 299 16.2 CONSOMMATION DE TABAC . 301 16.3 CONSOMMATION D’ALCOOL . 304 17 STATUT DE LA FEMME ET PARTICIPATION À LA PRISE DE DÉCISIONS . 309 17.1 EMPLOI ET TYPE DE RÉMUNÉRATION DES CONJOINTS . 309 17.2 CONTRÔLE DE L’UTILISATION DE L’ARGENT DANS LE MÉNAGE . 310 17.2.1 Contrôle de l’utilisation de l’argent gagné par les femmes . 310 17.2.2 Contrôle de l’utilisation de l’argent gagné par les hommes . 312 viii • Table des matières 17.3 POSSESSION DE BIENS . 314 17.3.1 Biens possédés par les femmes . 314 17.3.2 Biens possédés par les hommes . 316 17.4 PARTICIPATION AUX PRISES DE DÉCISION DANS LE MÉNAGE . 317 17.4.1 Participation des femmes dans la prise de décision . 317 17.4.2 Participation des hommes dans la prise de décision . 320 17.5 OPINION SUR LA VIOLENCE CONJUGALE . 322 17.6 INDICATEURS DU POUVOIR D’ACTION DES FEMMES . 326 17.6.1 Indicateurs du pouvoir d’action des femmes et utilisation actuelle de la contraception . 326 17.6.2 Indicateurs du pouvoir d’action des femmes, nombre idéal d’enfants et besoins non satisfaits en matière de planification familiale . 327 17.6.3 Indicateurs du pouvoir d’action des femmes et soins de santé maternelle . 328 18 EXCISION . 331 18.1 CONNAISSANCE ET PRATIQUE DE L’EXCISION CHEZ LES FEMMES ENQUÊTÉES . 332 18.1.1 Connaissance de l’excision parmi les femmes enquêtées . 332 18.1.2 Pratique de l’excision chez les femmes enquêtées . 334 18.2 ÂGE À L’EXCISION DES FEMMES ENQUÊTÉES . 337 18.3 PRÉVALENCE DE L’EXCISION CHEZ LES JEUNES FILLES DE 0-14 ANS . 338 18.4 PRÉVALENCE DE L’INFIBULATION CHEZ LES JEUNES FILLES DE 0-14 ANS . 341 18.5 PERSONNE AYANT PROCÉDÉ À L’EXCISION ET TYPE D’EXCISION . 343 18.6 OPINIONS ET CROYANCES VIS-A-VIS DE L’EXCISION . 344 18.6.1 Opinions des femmes sur l’excision en tant que nécessité religieuse . 344 18.6.2 Opinions des femmes concernant le maintien ou non de la pratique de l’excision . 346 19 VIOLENCE DOMESTIQUE . 349 19.1 MESURE DE LA VIOLENCE . 350 19.2 MÉTHODOLOGIE . 351 19.3 VIOLENCE PHYSIQUE DEPUIS L’ÂGE DE 15 ANS . 351 19.4 VIOLENCE SEXUELLE . 354 19.5 VIOLENCE PHYSIQUE PENDANT LA GROSSESSE . 358 19.6 CONTRÔLE EXERCÉ PAR LE MARI/PARTENAIRE . 360 19.7 VIOLENCE CONJUGALE . 363 19.7.1 Violence conjugale selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 364 19.7.2 Violence conjugale selon les caractéristiques du mari/partenaire et les indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 366 19.7.3 Violence conjugale récente . 368 19.7.4 Premier épisode de violence conjugale . 371 19.7.5 Blessures dues à la violence conjugale . 371 19.7.6 Recherche d’aide . 372 19.7.7 Personne auprès de qui l’aide a été recherchée . 375 19.8 VIOLENCE CONTRE LEUR CONJOINT . 375 20 SITUATION DES ENFANTS . 381 20.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES D’ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 382 20.2 ENFANTS ORPHELINS ET RÉSIDENCE AVEC LES PARENTS . 383 20.3 FRÉQUENTATION SCOLAIRE PAR ÉTAT DE SURVIE DES PARENTS . 385 Table des matières • ix 20.4 TRAVAIL DES ENFANTS . 386 20.4.1 Participation à des activités économiques . 386 20.4.2 Participation à des activités domestiques . 388 20.4.3 Travail des enfants de 5-17 ans . 389 20.5 DISCIPLINE DES ENFANTS . 391 20.6 DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT . 393 20.6.1 Éducation de la petite enfance . 394 20.6.2 Soutien à l’apprentissage . 394 20.6.3 Matériel d’apprentissage . 396 20.7 PRISE EN CHARGE INAPPROPRIÉE DES ENFANTS . 397 20.8 DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT . 398 RÉFÉRENCES. 401 ANNEXE A : PLAN DE SONDAGE . 405 ANNEXE B : ERREURS DE SONDAGE . 417 ANNEXE C : TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 475 ANNEXE D : PERSONNEL DE L’EDS-MICS 2014-2015 . 483 ANNEXE E : QUESTIONNAIRES . 489 Liste des tableaux et des graphiques • xi LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES 1 INTRODUCTION . 1 Tableau 1.1 Résultats des interviews ménages et individuelles . 8 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES . 13 Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 15 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 16 Tableau 2.3 Caractéristiques du logement . 18 Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages . 21 Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique . 22 Tableau 2.6 Lavage des mains . 23 Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 24 Tableau 2.8 Composition des ménages . 26 Tableau 2.9.1 Niveau d’instruction de la population des ménages : Femme . 28 Tableau 2.9.2 Niveau d’instruction de la population des ménages : Homme . 29 Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire . 30 Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population . 25 Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge . 31 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS . 33 Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 34 Tableau 3.2.1 Niveau d’instruction : Femmes . 37 Tableau 3.2.2 Niveau d’instruction : Hommes . 38 Tableau 3.3.1 Alphabétisation : Femmes . 40 Tableau 3.3.2 Alphabétisation : Hommes . 41 Tableau 3.4.1 Exposition aux médias : Femmes . 42 Tableau 3.4.2 Exposition aux médias : Hommes . 43 Tableau 3.5.1 Emploi : Femmes . 45 Tableau 3.5.2 Emploi : Hommes . 47 Tableau 3.6.1 Occupation : Femmes . 48 Tableau 3.6.2 Occupation : Hommes . 50 Tableau 3.7 Type d’emploi : Femmes . 51 Tableau 3.8.1 Assurance médicale : Femmes . 52 Tableau 3.8.2 Assurance médicale : Hommes . 52 4 NUPTIALITÉ ET EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 53 Tableau 4.1 État matrimonial actuel . 54 Tableau 4.2.1 Nombre de coépouses . 55 Tableau 4.2.2 Nombre d’épouses . 57 Tableau 4.3 Âge à la première union . 58 Tableau 4.4 Âge médian à la première union selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 59 Tableau 4.5 Âge aux premiers rapports sexuels . 60 xii • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 4.6 Âge médian aux premiers rapports sexuels selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 61 Tableau 4.7.1 Activité sexuelle récente des femmes . 63 Tableau 4.7.2 Activité sexuelle récente des hommes . 65 5 FÉCONDITÉ . 67 Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 69 Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques . 70 Tableau 5.3.1 Tendance de la fécondité par âge selon différentes enquêtes . 71 Tableau 5.3.2 Tendance de la fécondité par âge . 72 Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 72 Tableau 5.5 Intervalle intergénésique . 74 Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 76 Tableau 5.7 Durée médiane de l’aménorrhée, de l’abstinence post-partum et de l’insusceptibilité post-partum . 77 Tableau 5.8 Ménopause . 78 Tableau 5.9 Âge à la première naissance . 78 Tableau 5.10 Âge médian à la première naissance . 79 Tableau 5.11 Fécondité des adolescentes . 80 Graphique 5.1 Fécondité par âge selon le milieu de résidence . 69 Graphique 5.2 Tendances de la fécondité par âge selon différentes enquêtes . 71 Graphique 5.3 Adolescentes de 15-19 ans ayant déjà commencé leur vie féconde selon l’EDST-I, l’EDST-II et l’EDS-MICS . 82 6 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ . 83 Tableau 6.1 Préférences en matière de fécondité par nombre d’enfants vivants . 84 Tableau 6.2 Désir de limiter les naissances . 86 Tableau 6.3 Nombre idéal d’enfants par nombre d’enfants vivants . 87 Tableau 6.4 Nombre idéal d’enfants par caractéristique sociodémographique . 88 Tableau 6.5 Planification de la fécondité . 89 Tableau 6.6 Taux de fécondité désirée . 90 Graphique 6.1 Désir d’enfants supplémentaires des femmes en union selon le nombre d’enfants vivants . 85 7 PLANIFICATION FAMILIALE . 91 Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives . 93 Tableau 7.2 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques . 95 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon âge . 97 Tableau 7.4.1 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques socio- démographiques . 100 Tableau 7.4.2 Tendances de la prévalence contraceptive par méthode contraceptive . 101 Tableau 7.5 Source d’approvisionnement des méthodes modernes. 102 Tableau 7.6 Choix informé de la méthode . 103 Tableau 7.7 Connaissance de la période féconde . 104 Tableau 7.8.1 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 106 Liste des tableaux et des graphiques • xiii Tableau 7.8.2 Besoins en matière de planification familiale de l’ensemble des femmes et de celles non actuellement en union sexuellement actives . 108 Tableau 7.9 Utilisation future de la contraception . 110 Tableau 7.10 Exposition aux messages sur la planification familiale . 111 Tableau 7.11 Contact des non utilisatrices de la contraception avec des prestataires de planification familiale . 113 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive parmi les femmes en union . 98 Graphique 7.2 Tendance de la prévalence contraceptive selon l’EDST-II 2004 et l’EDS-MICS 2014-2015 . 99 8 SANTÉ DE LA REPRODUCTION . 115 Tableau 8.1 Soins prénatals . 117 Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite . 118 Tableau 8.3 Composants des visites prénatales . 120 Tableau 8.4 Vaccination antitétanique . 122 Tableau 8.5 Lieu de l’accouchement . 124 Tableau 8.6 Assistance durant l’accouchement . 125 Tableau 8.7 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère . 128 Tableau 8.8 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère. 129 Tableau 8.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 131 Tableau 8.10 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 132 Tableau 8.11 Problèmes d’accès aux soins de santé . 133 Tableau 8.12 Connaissance et prévalence de la fistule obstétricale . 135 Graphique 8.1 Soins prénatals, lieu d’accouchement et assistance à l’accouchement selon l’EDST-I 1996-1997, L’EDST-II 2004 et l’EDS-MICS 2014-2015 . 119 Graphique 8.2 Durée du séjour de la mère dans l’établissement de santé après la naissance . 123 9 SANTÉ DE L’ENFANT. 137 Tableau 9.1 Poids et taille de l’enfant à la naissance . 139 Tableau 9.2 Vaccinations par sources d’information . 141 Tableau 9.3 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 143 Tableau 9.4 Vaccinations au cours de la première année . 146 Tableau 9.5 Prévalence et traitement des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë (IRA) . 147 Tableau 9.6 Prévalence et traitement de la fièvre . 150 Tableau 9.7 Prévalence de la diarrhée . 152 Tableau 9.8 Traitement de la diarrhée . 154 Tableau 9.9 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 156 Tableau 9.10 Connaissance des sachets de SRO ou des liquides préconditionnés . 157 Tableau 9.11 Évacuation des selles des enfants . 158 Tableau 9.12 Connaissance de la pratique de l’ablation de la luette . 160 Tableau 9.13 Pratique de l’ablation de la luette . 161 Tableau 9.14 Caractéristique de l’ablation de la luette . 164 Tableau 9.15 Avantages de l’ablation de la luette . 165 Tableau 9.16 Inconvénients de l’ablation de la luette . 167 xiv • Liste des tableaux et des graphiques Graphique 9.1 Vaccination des enfants de 12-23 mois selon le type de vaccin . 140 Graphique 9.2 Pourcentage d’enfants de 12-23 mois complétement* vaccinés selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 144 Graphique 9.3 Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois par type de vaccin, selon l’EDST-I 1996-1997, l’EDST-II 2004 et l’EDS-MICS 2014-2015 . 145 Graphique 9.4 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans selon l’âge . 153 Graphique 9.5 Pourcentage d’enfants ayant subi l’ablation de la luette, par région . 163 10 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL. 171 Tableau 10.1 État nutritionnel des enfants . 173 Tableau 10.2 Allaitement initial . 180 Tableau 10.3 Type d’allaitement selon l’âge de l’enfant . 181 Tableau 10.4 Durée médiane de l’allaitement . 183 Tableau 10.5 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l’interview . 185 Tableau 10.6 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant . 186 Tableau 10.7 Consommation de micronutriments par les enfants . 188 Tableau 10.8 Présence de sel iodé dans le ménage . 192 Tableau 10.9 État nutritionnel des femmes . 193 Graphique 10.1 État nutritionnel des enfants de moins de 5 ans . 175 Graphique 10.2 État nutritionnel des enfants de moins de cinq ans selon l’EDST-I 1996-1997, l’EDST-II 2004 et l’EDS-MICS 2014-2015 . 178 Graphique 10.3 Allaitement selon l’âge de l’enfant . 182 Graphique 10.4 Indicateurs IYCF sur l’allaitement . 184 11 PALUDISME . 197 Tableau 11.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 201 Tableau 11.2 Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 202 Tableau 11.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII) . 204 Tableau 11.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 205 Tableau 11.5 Utilisation de MII existantes . 208 Tableau 11.6 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 209 Tableau 11.7 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 211 Tableau 11.8 Utilisation du traitement préventif intermittent (TPIg) par les femmes au cours de la grossesse . 213 Tableau 11.9 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 215 Tableau 11.10 Source des conseils ou de traitement chez les enfants ayant eu de la fièvre . 216 Tableau 11.11 Type d’antipaludiques pris par les enfants ayant eu de la fièvre . 217 Graphique 11.1 Pourcentage de la population de fait ayant accès à une MII dans le ménage . 204 Graphique 11.2 Possession, accès et utilisation des MII . 207 12 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS . 219 Tableau 12.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de cinq ans . 221 Tableau 12.2 Quotients de mortalité des enfants de moins de cinq ans selon certaines caractéristiques socio-économiques . 224 Tableau 12.4 Comportement procréateur à hauts risques . 228 Liste des tableaux et des graphiques • xv Graphique 12.1 Tendances de la mortalité des enfants selon l’EDST-I 1996-1997, l’EDST-II 2004 et l’EDS-MICS 2014-2015 . 222 Graphique 12.2 Tendances de la mortalité infantile, juvénile et infanto-juvénile . 223 Graphique 12.3 Mortalité infantile par région . 225 Graphique 12.4 Mortalité infantile et caractéristiques des naissances . 227 13 MORTALITÉ ADULTE ET MORTALITÉ MATERNELLE . 231 Tableau 13.1 Taux de mortalité des adultes . 233 Tableau 13.2 Quotients de mortalité adulte . 235 Tableau 13.3 Mortalité maternelle . 236 Graphique 13.1 Taux de mortalité par âge des hommes et des femmes, EDST-II 2004 et EDS-MICS 2014-2015 . 234 Graphique 13.2 Rapport de mortalité maternelle (RMM) avec intervalles de confiance (à 95 %) pour la période 0-6 ans avant l’EDST-II 2004 et l’EDS-MICS 2014-2015 . 237 14 CONNAISSANCE, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS VIS-À-VIS DU VIH/SIDA ET DES IST . 239 Tableau 14.1 Connaissance du sida . 240 Tableau 14.2 Connaissance des moyens de prévention du VIH . 242 Tableau 14.3.1 Connaissance approfondie du sida : Femmes . 244 Tableau 14.3.2 Connaissance approfondie du sida : Hommes . 245 Tableau 14.4 Connaissance de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant . 247 Tableau 14.5.1 Attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Femmes . 249 Tableau 14.5.2 Attitudes de tolérance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/sida : Hommes . 250 Tableau 14.6 Opinion sur la négociation de rapports sexuels protégés avec le conjoint . 252 Tableau 14.7 Adultes favorables à l’enseignement de l’utilisation du condom en tant que moyen de prévention du sida . 253 Tableau 14.8.1 Partenaires sexuels multiples : Femme . 255 Tableau 14.8.2 Partenaires sexuelles multiples : Homme . 256 Tableau 14.9 Prévalence ponctuelle et prévalence cumulée des partenaires sexuels concomitants . 258 Tableau 14.10 Rapports sexuels payants et utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels payants . 259 Tableau 14.11.1 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Femme . 261 Tableau 14.11.2 Couverture du test du VIH antérieur à l’enquête : Homme . 263 Tableau 14.12 Femmes enceintes conseillées et ayant effectué un test du VIH . 265 Tableau 14.13 Circoncision . 266 Tableau 14.14 Prévalence déclarée des infections sexuellement transmissibles (IST) et symptômes déclarés d’IST . 267 Tableau 14.15 Prévalence des injections médicales . 269 Tableau 14.16 Connaissance approfondie du VIH/sida et connaissance d’un endroit où se procurer des condoms parmi les jeunes . 271 Tableau 14.17 Âge aux premiers rapports sexuels parmi les jeunes . 272 Tableau 14.18.1 Partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Femme . 273 xvi • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 14.18.2 Partenaires sexuelles multiples au cours des 12 derniers mois parmi les jeunes : Homme. 274 Tableau 14.19 Rapports sexuels prénuptiaux et utilisation du condom au cours des rapports sexuels prénuptiaux parmi les jeunes . 275 Tableau 14.20 Disparité d’âges entre partenaires sexuels parmi les femmes de 15-19 ans . 276 Tableau 14.21 Test du VIH récent parmi les jeunes . 277 Graphique 14.1 Recherche de conseils ou de traitement pour les IST . 268 15 PRÉVALENCE DU VIH ET FACTEURS ASSOCIÉS . 279 Tableau 15.1 Couverture du test du VIH selon le milieu et la région de résidence . 283 Tableau 15.2 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 285 Tableau 15.3 Prévalence du VIH selon l’âge . 286 Tableau 15.4 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques socio-économiques . 288 Tableau 15.5 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 289 Tableau 15.6 Prévalence du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 291 Tableau 15.7 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 292 Tableau 15.8 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans selon certaines caractéristiques du comportement sexuel . 293 Tableau 15.9 Prévalence du VIH selon d’autres caractéristiques . 293 Tableau 15.10 Test du VIH antérieur à l’enquête et prévalence du VIH . 294 Tableau 15.11 Prévalence du VIH parmi les couples . 295 Graphique 15.1 Algorithme du test du VIH . 281 Graphique 15.2 Prévalence du VIH par sexe et âge . 287 16 PROBLÈMES DE SANTÉ DE LA POPULATION DES MÉNAGES. 297 Tableau 16.1 Prévalence des handicaps . 298 Tableau 16.2 Cause des handicaps . 299 Tableau 16.3 Prévalence des handicaps par caractéristique de la population . 300 Tableau 16.4 Consommation de tabac : Femmes . 302 Tableau 16.5 Consommation de tabac : Hommes . 303 Tableau 16.6 Consommation d’alcool : Femmes . 305 Tableau 16.7 Consommation d’alcool : Hommes . 307 Graphique 16.1 Prévalence des handicaps dans la population. 301 17 STATUT DE LA FEMME ET PARTICIPATION À LA PRISE DE DÉCISIONS . 309 Tableau 17.1 Emploi et type de rémunération des femmes et des hommes actuellement en union . 310 Tableau 17.2.1 Contrôle de l’utilisation de l’argent gagné par les femmes et importance de l’argent gagné par les femmes par rapport à celui gagné par le conjoint . 311 Tableau 17.2.2 Contrôle de l’utilisation de l’argent gagné par les hommes . 313 Tableau 17.3 Contrôle par les femmes de l’utilisation de leurs propres gains et contrôle de l’utilisation des gains du conjoint . 314 Tableau 17.4.1 Possession de biens par la femme . 315 Tableau 17.4.2 Possession de biens par les hommes . 317 Tableau 17.5 Participation dans la prise de décision . 318 Liste des tableaux et des graphiques • xvii Tableau 17.6.1 Participation des femmes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 319 Tableau 17.6.2 Participation des hommes dans la prise de décision selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 321 Tableau 17.7.1 Opinion des femmes concernant le fait qu’un mari batte sa femme . 323 Tableau 17.7.2 Opinion des hommes concernant le fait qu’un mari batte sa femme . 325 Tableau 17.8 Indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 326 Tableau 17.9 Utilisation actuelle de la contraception selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 327 Tableau 17.10 Nombre idéal d’enfant et besoins non satisfaits en matière de planification familiale selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 328 Tableau 17.11 Soins de santé maternelle selon les indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 328 Graphique 17.1 Nombre de décisions auxquelles ont participé les femmes actuellement en union . 320 18 EXCISION . 331 Tableau 18.1 Connaissance de l’excision . 333 Tableau 18.2 Prévalence de l’excision . 336 Tableau 18.3 Âge à l’excision . 337 Tableau 18.4 Prévalence de l’excision et âge à l’excision : Filles de 0-14 ans . 339 Tableau 18.5 Excision des filles de 0-14 ans selon les caractéristiques sociodémographiques de la mère . 340 Tableau 18.6 Infibulation parmi les filles excisées de 0-14 ans . 342 Tableau 18.7 Personne qui a procédé à l’excision et type d’excision parmi les filles excisées de 0 14 ans et les femmes de 15-49 ans . 343 Tableau 18.8 Opinion des femmes sur l’excision en tant que nécessité religieuse . 344 Tableau 18.9 Opinions des femmes concernant le maintien ou non de la pratique de l’excision . 346 Graphique 18.1 Pourcentage de femmes de 15-49 ans et de filles de 0-14 ans excisées selon l’âge . 339 19 VIOLENCE DOMESTIQUE . 349 Tableau 19.1 Violence physique . 352 Tableau 19.2 Auteur des actes de violence physique . 354 Tableau 19.3 Violence sexuelle . 355 Tableau 19.4 Auteur des actes de violence sexuelle . 357 Tableau 19.5 Âge aux premiers actes de violence sexuelle . 357 Tableau 19.6 Violence sous différentes formes . 358 Tableau 19.7 Violence pendant la grossesse . 359 Tableau 19.8 Contrôle exercé par le mari/partenaire . 361 Tableau 19.9 Formes de violence conjugale . 364 Tableau 19.10 Violence conjugale selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 365 Tableau 19 11 Violence conjugale selon certaines caractéristiques du mari/partenaire et selon certains indicateurs du pouvoir d’action des femmes . 367 Tableau 19.12 Violence physique ou sexuelle au cours des 12 derniers mois par un mari/ partenaire . 369 Tableau 19.13 Premier épisode de violence conjugale . 371 Tableau 19.14 Blessures aux femmes dues à la violence conjugale . 372 Tableau 19.15 Recherche d’aide pour arrêter la violence . 373 Tableau 19.16 Sources/personnes auprès desquelles l’aide a été recherchée . 375 Tableau 19.18 Violence des femmes contre leur conjoint selon les caractéristiques du mari/ partenaire . 378 xviii • Liste des tableaux et des graphiques 20 SITUATION DES ENFANTS . 381 Tableau 20.1 Enregistrement des naissances d’enfants de moins de 5 ans . 382 Tableau 20.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 384 Tableau 20.3 Fréquentation scolaire par état de survie des parents . 385 Tableau 20.4 Participation des enfants à des activités économiques . 387 Tableau 20.5 Participation des enfants à des travaux domestiques . 389 Tableau 20.6 Travail des enfants . 390 Tableau 20.7 Discipline des enfants . 392 Tableau 20.8 Opinion concernant les châtiments corporels . 393 Tableau 20.9 Éducation de la petite enfance . 394 Tableau 20.10 Soutien à l’apprentissage . 395 Tableau 20.11 Matériel d’apprentissage . 397 Tableau 20.12 Prise en charge inappropriée des enfants . 398 Tableau 20.13 Index de développement du jeune enfant . 399 ANNEXE A : PLAN DE SONDAGE . 405 Tableau A.1 Répartition de la population par domaine d’études et selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 . 406 Tableau A.2 Répartition des ZD et taille moyenne des ZD en nombre de ménages par domaine d’études et selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 . 406 Tableau A.3 Répartition de l’échantillon grappes et de l’échantillon ménages par domaine d’études et selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 . 408 Tableau A.4 Répartitions des nombres attendus de femmes et d’hommes enquêtés avec succès par domaine d’études et selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 . 408 Tableau A.5 Résultats de l’enquête . 411 Tableau A.6 Résultats de l’enquête: Hommes . 412 Tableau A.7 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques socio- démographiques : Femmes . 413 Tableau A.8 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques socio- démographiques : Hommes . 414 Tableau A.9 Couverture du test du VIH selon certaines caractéristiques du comportement sexuel : Femmes . 415 ANNEXE B : ERREURS DE SONDAGE . 417 Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage, Tchad 2014-2015 . 419 Tableau B.2 Erreurs de sondage : Échantillon Total, Tchad 2014-2015 . 421 Tableau B.3 Erreurs de sondage : Échantillon N’Djaména, Tchad 2014-2015 . 423 Tableau B.4 Erreurs de sondage : Échantillon Autres villes, Tchad 2014-2015 . 425 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Échantillon Ensemble urbain, Tchad 2014-2015 . 427 Tableau B.6 Erreurs de sondage : Échantillon Rural, Tchad 2014-2015 . 429 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Échantillon Batha, Tchad 2014-2015 . 431 Tableau B.8 Erreurs de sondage : Échantillon Borkou, Tibesti, Tchad 2014-2015 . 433 Tableau B.9 Erreurs de sondage : Échantillon Chari Baguirmi, Tchad 2014-2015 . 435 Tableau B.10 Erreurs de sondage : Échantillon Guéra, Tchad 2014-2015 . 437 Tableau B.11 Erreurs de sondage : Échantillon Hadjer-Lamis, Tchad 2014-2015 . 439 Tableau B.12 Erreurs de sondage : Échantillon Kanem, Tchad 2014-2015 . 441 Tableau B.13 Erreurs de sondage : Échantillon Lac, Tchad 2014-2015 . 443 Tableau B.14 Erreurs de sondage : Échantillon Logone Occidental, Tchad 2014-2015 . 445 Tableau B.15 Erreurs de sondage : Échantillon Logone Oriental, Tchad 2014-2015 . 447 Liste des tableaux et des graphiques • xix Tableau B.16 Erreurs de sondage : Échantillon Mandoul, Tchad 2014-2015 . 449 Tableau B.17 Erreurs de sondage : Échantillon Mayo Kebbi Est, Tchad 2014-2015 . 451 Tableau B.18 Erreurs de sondage : Échantillon Mayo Kebbi Ouest, Tchad 2014-2015 . 453 Tableau B.19 Erreurs de sondage : Échantillon Moyen Chari, Tchad 2014-2015 . 455 Tableau B.20 Erreurs de sondage : Échantillon Ouaddaï, Tchad 2014-2015 . 457 Tableau B.21 Erreurs de sondage : Échantillon Salamat, Tchad 2014-2015 . 459 Tableau B.22 Erreurs de sondage : Échantillon Tandjilé, Tchad 2014-2015 . 461 Tableau B.23 Erreurs de sondage : Échantillon Wadi Fira, Tchad 2014-2015 . 463 Tableau B.24 Erreurs de sondage : Échantillon N’Djaména, Tchad 2014-2015 . 465 Tableau B.25 Erreurs de sondage : Échantillon Barh El Gazal, Tchad 2014-2015 . 467 Tableau B.26 Erreurs de sondage : Échantillon Ennedi Est, Ennedi Ouest, Tchad 2014-2015 . 469 Tableau B.27 Erreurs de sondage : Échantillon Sila, Tchad 2014-2015 . 471 Tableau B.28 Erreurs de sondage pour les taux de mortalité adulte et pour les taux de mortalité maternelle pour les 0-6 ans avant l’enquête, Tchad 2014-2015 . 473 ANNEXE C : TABLEAU POUR L’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES . 475 Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 475 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 476 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés . 476 Tableau C.3 Complétude de l’enregistrement . 477 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 477 Tableau C.5 Enregistrement de l’âge au décès en jours . 478 Tableau C.6 Enregistrement de l’âge au décès en mois . 479 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants basé sur la Population de Référence Internationale du NCHS/CDC/OMS . 480 Tableau C.8 Complétude de l’information sur les frères et sœurs . 482 Tableau C.9 Taille de la fratrie et rapport de masculinité des frères et sœurs . 482 Tableau C.10 Complétude de l’information sur les sœurs décédées . 482 Avant-propos • xxi AVANT-PROPOS Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS 2014-2015) est une opération statistique intégrée (comprenant un volet VIH/SIDA en plus de l’enquête par Grappe à Indicateurs Multiples (MICS), commanditée par le Gouvernement et pilotée par le Ministère du Plan et de la Prospective et celui de la Santé, en exécution des Hautes Instructions du Chef de l’État qui a pris l’engagement d’améliorer les conditions de vie de la population et qui suit personnellement la situation sanitaire du pays à travers les réunions mensuelles organisées au Palais Présidentiel. La mise en œuvre technique de l’EDS-MICS 2014-2015 a été assurée par l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) avec l’appui de la société américaine ICF dont l’autorité et la compétence dans le domaine des enquêtes démographiques et de santé sont mondialement reconnues. D’autres institutions, notamment le laboratoire de l’Hôpital Général de Référence Nationale (HGRN) de N’Djamena, ont contribué par leur expertise à la réalisation de cette opération. L’EDS-MICS 2014-2015 est la troisième opération du genre, après l’EDST-I (1996-1997) et l’EDST- II (2004) qui ont produit de précieux indicateurs ayant permis de guider les actions du gouvernement et celles des partenaires techniques et financiers dans le domaine de la population et de la santé ; elle a été financée par le Gouvernement de la République du Tchad et les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds Mondial, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), l’Agence Française de Développement (AFD), le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), la Coopération Suisse et la Banque Mondiale. Les résultats définitifs de l’EDS-MICS 2014-2015 publiés dans le cadre du présent rapport arrivent à un moment où ils sont très attendus par le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et autres intervenants dans le secteur de la santé, pour permettre la mise à jour des indicateurs socio-sanitaires en général et ceux relatifs à la santé de la femme et de l’enfant en particulier, pour soutenir les grandes initiatives de développement du Pays dont le plan quinquennal de développement 2016-2020, et la vision 2030 « le Tchad que nous voulons ». Il convient de rappeler qu’en octobre 2015 un premier rapport portant sur des indicateurs clés issus de cette enquête a été publié pour permettre de satisfaire des demandes pressantes de certains utilisateurs. Le présent rapport couvrant toutes les questions abordées par l’enquête met à la disposition des utilisateurs des données analysées et de bonne qualité nécessaires à la conduite de leurs activités. Comme les lecteurs pourront le noter, les principaux indicateurs de santé (mortalité maternelle, mortalité infantile, santé de la reproduction, couverture vaccinale, etc.) connaissent une évolution favorable imputable aux efforts menés ces dernières années par le gouvernement avec l’appui des partenaires au développement. La mise en œuvre de l’EDS-MICS 2014-2015 a été possible grâce à l’apport du Gouvernement et aux partenaires qui y ont généreusement contribué ; c’est pourquoi au nom du Gouvernement, je voudrais exprimer mes sincères remerciements et ma profonde gratitude à l’endroit du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), de l’Agence des États Unis d’Amérique pour le Développement International (USAID), du Fonds des L’ xxii • Avant-propos Nations unies pour l’Enfance (UNICEF), du Fond mondial pour la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, du Fonds des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), de la Coopération Suisse, la Banque Mondiale, et l’Agence française de Développement (AFD). Je voudrais également exprimer toute ma reconnaissance et mes remerciements à ICF pour l’excellente assistance technique qu’elle a apportée à toutes les phases de l’opération. Enfin, j’encourage tous les utilisateurs à faire bon usage du contenu du présent rapport dans le plus grand intérêt de notre pays. Remerciements • xxiii REMERCIEMENTS Enquête Démographique et de Santé, comprenant un module d’Enquête par Grappe à Indicateurs Multiples (EDS-MICS) 2014-2015, est une grande œuvre nationale dont les résultats analysés contenus dans le présent rapport serviront à une meilleure orientation et à une meilleure évaluation des politiques socio-sanitaires mises en œuvre dans le cadre de la vision des plus Hautes Autorités en matière de santé publique. Sa réalisation a été possible grâce : • au soutien politique et financier des Plus Hautes Autorités du pays ; • à l’implication constante et bienveillante du Ministre du Plan et de la Prospective, et du Ministre de la Santé Publique ; • à la contribution généreuse des Partenaires de notre pays qui sont : l’UNFPA, l’UNICEF, l’USAID, le PNUD, le Fonds Mondial pour la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, la Banque Mondiale, l’AFD et la Coopération Suisse ; • à l’excellente assistance technique fournie par le Cabinet ICF International ; • à l’expertise apportée par le laboratoire de l’Hôpital Général de Référence Nationale (HGRN) de N’Djaména et le laboratoire du Centre National de Référence du VIH de Dakar, pour les analyses et le contrôle de qualité des tests du VIH ; • à l’engagement de l’équipe technique et du personnel de l’INSEED, et des Experts sectoriels ; • au soutien des autorités politiques, administratives, militaires et religieuses des régions, qui ont joué un rôle déterminant en se mobilisant pour la sécurisation du travail et la sensibilisation de la population ; • à la précieuse collaboration des personnes enquêtées qui ont fait preuve de patience en dépit de leurs nombreuses occupations ; • au dévouement et au sacrifice dont ont fait preuve les agents contractuels de terrain et de bureau. Au nom de l’INSEED, je voudrais donc exprimer ma profonde gratitude au Gouvernement, aux Partenaires Techniques et Financiers, et à tous les autres intervenants pour leur soutien et leur contribution qui ont permis de bien mener le travail. Aussi à tous ceux ou celles qui auraient joué un rôle dans la conduite de l’EDS-MICS 2014-2015 et qui se sentiraient oubliés, qu’ils sachent qu’ils ont contribué à la réalisation d’un travail important et trouvent ici mes sincères remerciements. L’ xxiv • Remerciements Enfin, nous rendons hommage à toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de l’opération et qui ne sont plus de ce monde. Liste des sigles, acronymes et abréviations • xxv LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS ADC Association de Défense des Consommateurs AFD Agence Française de Développement AFJT Association des Femmes Juristes du Tchad AMASOT Association pour le Marketing Social au Tchad ATBEF Association Tchadienne pour le Bien-Être Familial BCG Bacille Calmette et Guérin (vaccination antituberculeuse) BET Borkou-Ennedi-Tibesti BM Banque Mondiale CARMMA Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique CDV Centre de Dépistage Volontaire CEEAC Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale CELIAF Cellule de Liaison des Associations Féminines CEMAC Communauté Économique Monétaire des États de l’Afrique Centrale CIM Classification Internationale des Maladies CIPD Conférence Internationale sur la Population et le Développement CM Chef de Ménage CNB Comité National Bioéthique CNLS Conseil National de Lutte contre le Sida CNNTA Centre National de Nutrition et de Technologie Alimentaire CNR Centre National de Référence du VIH CNS Conférence Nationale Souveraine CONA-CIAF Comité National de lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants, Comité Interafricain CPN Consultation Prénatale CSPro Census and Survey Processing CTA Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine DBS Dry Blood Spots (Gouttes de sang séché) DHS Demographic and Health Surveys (Enquêtes Démographiques et de Santé) DIU Dispositif Intra-Utérin DRPH Direction de Réinsertion des Personnes Handicapées DSRV Direction de la Santé de la Reproduction et de la Vaccination DTC Diphtérie Tétanos Coqueluche DTC-HepB-Hib Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Hépatite B, Haemophilus influenzae type B (Hib) ECOSIT Enquête sur la Consommation des ménages et le Secteur Informel au Tchad EDS-MICS Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples EDST Enquête Démographique et de Santé au Tchad ELISA Enzyme-Linked ImmunoSorbent Assay (dosage d’immunoabsorption par enzyme liée) xxvi • Liste des sigles, acronymes et abréviations FJ Fièvre Jaune FMSTP Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme FOSAP Fonds de Soutien aux Activités de Population HCNC Haut Comité National de Coordination pour l’accès au Fonds Mondial HGRN Hôpital Général de Référence National HME Hôpital de la Mère et de l'Enfant IC Intervalle de Confiance ICF Inner City Fund IDJE Indice de Développement du Jeune Enfant IMC Indice de Masse Corporelle INSEED Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques IPS Indice de Parité entre les Sexes IRA Infections Respiratoires Aiguës ISF Indice Synthétique de Fécondité IST Infections Sexuellement Transmissibles IYCF Infant and Young Child Feeding JNV Journée Nationale de Vaccination MAMA Méthode de l’Allaitement Maternelle et de l’aménorrhée MDE Monde Digne des Enfants MEPCI Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale MGF/E Mutilation Génitale Féminine/Excision MICS Multiple Indicator Cluster Survey MII Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide MIILDA Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide à Longue Durée d’Action MPP Ministère du Plan et de la Prospective NN Mortalité Néonatale ODD Objectifs de Développement Durable OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non Gouvernementale ONUSIDA Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA PASST Projet d’Appui au Secteur Santé au Tchad PEV Programme Élargi de Vaccination PID Pulvérisation Intra-Domiciliaire PND Plan National de Développement PNDS Plan National de Développement Sanitaire PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PNN Mortalité Post-Néonatale PNS Politique Nationale de Santé PNUD Programme des Nations-Unies pour le Développement Liste des sigles, acronymes et abréviations • xxvii RDV Risque de Mortalité Maternelle sur la durée de vie RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat RMM Rapport de Mortalité Maternelle SASDE Stratégie Accélérée pour la Survie et le Développement de l’Enfant SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Humaine Acquise SNRP Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté SPSS Statistical Package for Social Science SRO Sel de Réhydratation Orale TBS Taux Brut de scolarisation TBN Taux Brut de Natalité TDR Test de Diagnostic Rapide TGFG Taux Global de Fécondité Générale TME Transmission Mère Enfant TNF Taux Net de Fréquentation Scolaire TPI Traitement Préventif Intermittent TNS Taux Net de Scolarisation TRO Thérapie de Réhydratation Orale UNDAF Plan Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance UPS Unités Primaires de Sondage USAID United States Agency for International Development (Agence Américaine pour le Développement Internationale) VAT Vaccin Antitétanique VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine VPO Vaccin Polio Oral VPO0 Vaccin Polio Oral à la naissance ZD Zone de Dénombrement Indicateurs des Objectifs du Millénaire pour le Développement • xxix INDICATEURS DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT—TCHAD 2014-2015 Sexe Ensemble Indicateur Femme Homme 1. Éliminer l’extrême pauvreté et la faim 1.8 Prévalence de l’insuffisance pondérale parmi les enfants de moins de 5 ans 27,6 30,0 28,8 2. Assurer l’éducation primaire pour tous 2.1 Taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire1 47,8 53,8 50,9 2.3 Taux d’alphabétisation dans la population des 15-24 ans2 35,3 64,8 50,1 3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes 3.1a Ratio filles/garçons dans l’enseignement primaire3 na na 0,9 3.1b Ratio filles/garçons dans l’enseignement secondaire3 na na 0,5 4. Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans 4.1 Taux de mortalité infanto-juvénile4 140 155 133 4.2 Taux de mortalité infantile4 74 89 72 4.3 Proportion d’enfants d’un an vaccinés contre la rougeole 57,5 56,2 56,9 5. Améliorer la santé maternelle 5.1 Rapport de mortalité maternelle5 860 na na 5.2 Pourcentage de naissances dont l’accouchement a été assisté par un prestataire de santé formé6 na na 24,3 5.3 Prévalence contraceptive (femmes en union)7 5,7 na na 5.4 Taux de fécondité des adolescentes8 179,4 na na 5.5a Couverture en soins prénatals par du personnel formé : au moins une visite9 63,7 na na 5.5b Couverture en soins prénatals par du personnel formé : quatre visites ou plus10 31,0 na na 5.6 Besoins non satisfaits en matière de planification familiale (ensemble des femmes) 18,6 na na 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies 6.1 Prévalence du VIH parmi les jeunes de 15-24 ansa 1,4 0,7 1,1 6.2 Utilisation du condom au cours des derniers rapports sexuels à risques11,a 41,3 49,7 45,5 6.3 Pourcentage de la population de 15-24 ans ayant une connaissance « approfondie » du VIH/sida12,a 11,2 15.4 13,3 6.4 Ratio de la fréquentation scolaire es orphelins sur la fréquentation scolaire des non orphelins de 10-14 ans 1,00 1,07 1,03 6.7 Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) 36,3 36,6 36,4 6.8 Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans avec de la fièvre ayant été traités avec des antipaludéens appropriés13 36,6 36,3 36,4 RÉSIDENCE Ensemble Urbain Rural 7. Assurer un environnement durable 7.1 Proportion de la population utilisant une source d’eau améliorée (%)14 84,8 47,7 56,1 7.2 Proportion de la population utilisant des installations sanitaires améliorées15 27,8 2,5 8,2 na = Non applicable 1 Le taux est basé sur la fréquentation déclarée, non l’inscription, au niveau primaire parmi les enfants d’âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans). Le taux comprend aussi les enfants d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire qui fréquentent le niveau secondaire. Il s’agit d’une mesure indirecte de l’indicateur 2.1 des OMD : Taux net total de scolarisation dans le primaire. 2 Correspond aux enquêtés qui ont fréquenté l’école secondaire ou le supérieur, ou qui peuvent lire une phrase ou une partie de phrase. 3 Basé sur la fréquentation nette déclaré, non l’inscription, parmi les 6-11 ans pour le primaire, 12-18 ans pour le secondaire. 4 Exprimé en termes de décès pour 1 000 naissances vivantes. La mortalité par sexe fait référence à la période des 10 ans précédant l’enquête. La mortalité pour les deux sexes ensemble fait référence à la période des 5 ans précédant l’enquête. 5 Exprimé en termes de décès maternels pour 100 000 naissances au cours des 7 ans ayant précédé l’enquête. 6 Parmi les naissances ayant eu lieu au cours des 5 années ayant précédé l’enquête. 7 Pourcentage de femmes actuellement en union qui utilisent une méthode contraceptive quelconque. 8 Équivaut au taux de fécondité par âge pour les femmes de 15-19 ans pour la période des 5 ans précédant l’enquête, exprimé en termes de naissances pour 1 000 femmes de 15-19 ans. 9 Par du personnel formé 10 Avec n’importe quel type de prestataire de santé 11 Des rapports sexuels à hauts risques sont des rapports sexuels avec un partenaire extra conjugal et non cohabitant. Exprimé en pourcentage de femmes et d’hommes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels à hauts risques au cours des 12 derniers mois. 12 Sont considérées comme ayant une connaissance « approfondie », les personnes qui savent que l’utilisation régulière du condom au cours de chaque rapport sexuel et la limitation des rapports sexuels à un seul partenaire fidèle et non infecté permettent de réduire les risques de contracter le virus du sida, celles qui savent qu’une personne en bonne santé peut néanmoins avoir contracté le virus du sida et celles qui rejettent les deux idées locales erronées les plus courantes concernant la transmission ou la prévention du sida. 13 Pourcentage d’enfants de 0-59 mois ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview et qui ont reçu un médicament antipaludéen quelconque. 14 Pourcentage de la population de droit dont la source principale d’eau de boisson est un robinet dans le logement/cours/concession, un robinet public/borne fontaine, un puits à pompe/forage, un puits creusé protégé, la collecte d’eau de pluie, ou l’eau en bouteille. 15 Pourcentage de la population de droit ayant accès à une chasse d’eau, une fosse d’aisances améliorée auto-aérée, une fausse d’aisances avec dalle ou des toilettes à compostage et qui ne partagent pas cette installation avec d’autres ménages. a Limité aux femmes et aux hommes dans le sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête homme. xxx • Carte du Tchad Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 1 CARACTÉRISTIQUES DU PAYS ET PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE 1 Boyalngar Mbatina, Djekaouyo Nadwaï Philippe et Riguide Mbaissanadje 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS 1.1.1 Situation géographique, climat, hydrographie et végétation itué entre les 7ème et 24ème degrés de latitude nord et les 13ème et 24ème degrés de longitude est, le Tchad couvre une superficie de 1 284 000 km2 ; il est le cinquième pays d’Afrique par sa superficie après le Soudan, l’Algérie, la République Démocratique du Congo et la Libye. Du nord au sud, il s’étend sur 1 700 km et, de l’est à l’ouest, sur 1 000 km. Il partage ses frontières avec, au nord, la Libye, à l’est, le Soudan, au sud, la République Centrafricaine et, à l’ouest, le Cameroun, le Nigeria et le Niger. De par sa position géographique, au sud du Tropique du Cancer et au cœur du continent africain, le Tchad souffre d’une continentalité accentuée dont l’étranglement économique est l’une des conséquences. En effet, le pays est dépourvu de toute façade maritime. N’Djaména, la capitale, est située à 1 765 km du port maritime le plus proche, Port Harcourt, au Nigeria, à 2 060 km de Douala au Cameroun, à 2 975 km de Pointe Noire au Congo et à 2 400 km de Port-Soudan, sur la mer Rouge. Cet enclavement extérieur était accentué, jusqu’à une période récente, par une insuffisance du réseau routier national qui a connu une amélioration significative avec la mise en œuvre des programmes nationaux de transports financés grâce aux ressources du pétrole et les apports des partenaires. Le pays appartient politiquement et économiquement à l’Afrique Centrale, mais en raison des similitudes de conditions climatiques, il est rattaché également aux pays sahéliens. Le climat, désertique au nord et tropical au sud sépare le pays en trois zones principales : • la zone saharienne désertique au nord (47 % de la superficie totale) qui comprend les régions du Borkou, de l’Ennedi Est, de l’Ennedi Ouest, du Tibesti, le nord de la région du Kanem et une partie de la région du Batha. Cette zone est marquée par une pluviométrie très faible (moins de 300 mm par an), et par une végétation de type steppique ou pseudo steppique. Les sols nus caractérisés par les dunes et ergs du désert saharien occupent les confins septentrionaux de la zone. • la zone sahélienne, au centre, (43 % de la superficie totale) qui couvre une partie de la région du Batha, une partie de la région du Kanem, les régions du Chari Baguirmi, de N’Djaména, du Hadjer Lamis, du Guéra, du Wadi Fira, du Barh El Gazal, du Lac, du Ouaddaï, du Sila et du Salamat. Elle se situe entre la zone saharienne au nord et soudanienne au sud. Les pluies ne sont abondantes que dans sa partie sud (400 à 700 mm par an) et s’étalent sur deux à trois mois. La formation végétale est celle de la savane arbustive du type sahélo-soudanien. • la zone soudanienne au sud (10 % de la superficie totale) comprend les régions du Logone Occidental, du Logone Oriental, du Mandoul, du Mayo Kebbi Est, du Mayo Kebbi Ouest, du Moyen Chari et de la Tandjilé. Elle est constituée par deux bassins des principaux fleuves (le Chari et le Logone). La pluviométrie dépasse 700 mm par an et peut atteindre 1 200 à 1 300 mm au sud. S 2 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête Sur le plan des activités aquatiques et de la végétation, Le Tchad dispose d’un unique réseau fluvial constitué de deux fleuves et cinq principaux lacs ; 600 000 ha de forêts et 400 000 ha de parcs nationaux. Le réseau fluvial est constitué du Chari qui prend sa source depuis la République Centrafricaine et coule sur1 200 km et son principal affluent, le Logone qui prend sa source au Cameroun et s’étend sur 1 000 km. Ils sont, en partie, navigables quatre mois par an. Les principaux lacs du pays sont : le lac Tchad, le lac Fitri, le lac Iro, le lac Léré et le lac Tikem. Les eaux y sont très poissonneuses. Cependant, elles sont aussi sources de maladies telles que la bilharziose et le ver de Guinée. Les deux parcs les plus importants offrant le plus de variétés d’espèces sont le parc national de Zakouma dans la région du Salamat et celui de Manda dans la région du Moyen Chari. 1.1.2 Évolution récente de la situation politique et administrative Le Tchad a accédé à l’indépendance le 11 août 1960 et il est entré dans une ère de stabilité et de paix à partir de 1990 avec l’amorce d’un processus de démocratisation et d’état de droit ayant abouti à l’organisation de la conférence nationale souveraine (CNS) en 1993, à l’adoption d’une nouvelle constitution en 1996 puis révisée en 2005, et à la tenue des élections présidentielles et législatives en 1996, 2001, 2006 et 2011 ; les prochaines élections présidentielles et législatives sont prévues en 2016. Le pouvoir judiciaire joue pleinement son rôle à côté du législatif et de l’exécutif. Le pays est doté de grandes institutions républicaines qui sont : la Cour Suprême, le Conseil Constitutionnel, la Haute Cour de Justice, la Cour des Comptes, et un Haut Conseil de la Communication est chargé de garantir la liberté de la presse et l’expression pluraliste des opinions. Enfin, les partis politiques, les associations de la société civile et les mass médias concourent au renforcement de la démocratie. Sur le plan administratif, le Tchad a opté en 1996 pour un état unitaire fortement décentralisé. Le processus de décentralisation et de déconcentration des services vers les régions et départements a été déclenché. Le pays compte, selon l’Ordonnance N0027/PR/2012 du 12 septembre 2012, 23 régions dont la commune de N’Djaména, 68 départements y compris N’Djaména et 281 sous-préfectures, y compris les dix arrondissements de N’Djaména. Bien qu’il y ait une volonté manifeste de décentraliser l’administration et la gestion des affaires publiques, il convient cependant de relever que l’organisation administrative du Tchad est fortement marquée par la concentration de certains services de l’État dans la capitale, notamment les services sociaux de base. 1.1.3 Situation démographique Selon les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2009 (RGPH 2009), la population du Tchad est estimée à 11 038 873 habitants contre environ 6 279 931 habitants en 1993. Cette population atteindra 16 244 513 habitants en 2020 selon les projections de l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED, 2014). Le taux d’accroissement de cette population est passé successivement de 1,4 % en 1964 (Service de Statistique, 1966), à 2,5 % en 1993 (BCR, 1995), à 3,4 % en 2009 (RGPH2, 2009) pour s’établir à 2,9 % en 2050 selon les projections de l’INSEED publiées en 2014. La population du Tchad est inégalement répartie à travers l’espace national ; il y a des zones de fortes et de faibles concentrations. Environ la moitié de la population du pays (47 %) est concentrée sur seulement 10 % de la superficie totale. La densité moyenne de la population passe de 4,9 habitants par kilomètre carré en 1993 (RGPH1_BCR, 1993) à 8,6 habitants par kilomètre carré (RGPH2_INSEED, 2009). Elle varie de 0,1 habitant par kilomètre carré dans la région du Tibesti à 77,3 habitants par kilomètre carré (RGPH2 INSEED, 2009) dans la région du Logone Occidental. Cette densité moyenne de la population du Tchad, relativement faible, s’établira autour de 12,7 habitants par kilomètre carré en 2020 selon les projections publiées par l’INSEED en 2014. Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 3 En 1993, la population tchadienne était à prédominance féminine avec une proportion de 52 % de femmes contre 48 % d’hommes. Mais selon les résultats du RGPH 2009, la proportion de la population féminine est de 51 %. La structure par âge et par sexe révèle que la population du Tchad est relativement jeune. Selon les résultats de RGPH 2009, la population âgée de moins de 15 ans représente environ 51 % de la population totale, 47 % pour les 15-59 ans et 3 % pour les personnes âgées de plus de 64 ans contre respectivement 48 %, 47 % et 4 % en 1993. 1.1.4 Évolution économique récente Bien que le Tchad produise du pétrole depuis 2004, les activités agro-pastorales et halieutiques restent toujours le moteur de l’économie nationale, même si ces activités sont fortement dépendantes des aléas climatiques ; il est vrai que la production pétrolière a souvent orienté la croissance économique du pays, qui s’est située à 3 %, 6,6 % et 3,3 % respectivement en 2003, 2014 et 2015 d’après le cadrage macro-économique mis à jour en janvier 2016. Conscient que le pétrole est une ressource tarissable, le Gouvernement a entrepris un vaste programme d’investissements, financés par des ressources pétrolières destinées au développement humain (éducation et santé), à la construction des infrastructures de base (routes, autres équipements publics), à la réhabilitation et à la modernisation de l’agriculture et de l’élevage ; il s’agit donc d’une politique qui se situe dans une logique de préparation de l’après pétrole. Les efforts ainsi entrepris visant la diversification économique et l’amélioration des conditions de vie de la population ont abouti à une réduction de la pauvreté de l’ordre de 8 points de pourcentage entre 2003 (55 %) et 2011 (47 %). Tout récemment, avec la fin des stratégies de réduction de la pauvreté (SNRP) de différentes générations, le pays s’est engagé dans un processus de planification de développement économique et social (à moyen et à long terme) qui a permis d’élaborer et de mettre en œuvre le PND (Plan National de Développement 2013-2015), d’amorcer la préparation de la Vision 2030, « le Tchad que nous voulons », dont la première phase est le Plan Quinquennal de Développement 2016-2020 en cours d’élaboration. Aussi, au cours de ces dernières années, les indicateurs essentiels de la santé de la femme et de l’enfant ont connu une évolution favorable et significative, qui s’explique par les investissements massifs consacrés au secteur de la santé par le gouvernement et les partenaires au développement. Cependant, la fécondité reste à un niveau stable mais élevé face à une baisse de la mortalité et de la morbidité. Toutefois la question relative à la forte fécondité interpelle les autorités du pays qui ont déjà adopté une politique de sensibilisation et d’information publique sur les inconvénients des grossesses nombreuses et trop rapprochées, allant donc dans le sens d’une fécondité modérée, cela dans le cadre du projet « Autonomisation de la Femme et Dividende Démographique au Sahel ». Sur le plan de l’intégration économique et monétaire, le Tchad est membre de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et de la Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique Centrale (CEMAC). Il contribue activement à l’intégration et à la sécurité sous-régionale en participant à la lutte contre le terrorisme. Dans le domaine des finances publiques, le pays se trouve engagé, depuis quelques années, dans un vaste plan d’assainissement et de redressement des finances publiques, largement soutenu par les partenaires extérieurs bilatéraux et multilatéraux. Ce plan coordonné par le programme d’appui à la modernisation des finances publiques (PAMFIP) comporte plusieurs volets dont : 4 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • l’élaboration, l’exécution et le contrôle du budget de l’État ; • la rationalisation du circuit de la dépense ; • la mobilisation des ressources de l’État ; • la gestion de la dette et de la politique de l’endettement public ; • Le contrôle bancaire ; • le développement de la microfinance ; • le renforcement du dispositif de production des statistiques macro-économiques. Si la mise en œuvre de ce plan est bien assurée, il y a de réelles chances pour que la discipline budgétaire soit restaurée et que le pays gagne en efficacité en matière de gestion de ses finances publiques. 1.1.5 Situation sanitaire récente Le Tchad par rapport aux autres pays de la sous-région est confronté à une situation sanitaire caractérisée par une morbidité et une mortalité élevées dues aux épidémies (méningite, rougeole, choléra etc.) et aux autres maladies transmissibles et non transmissibles. Ce lourd fardeau, endeuille chaque année des familles tchadiennes et entraine de graves conséquences, particulièrement sur la santé des populations pauvres et vulnérables, notamment celle de la mère et de l’enfant. Pour relever ces défis, le gouvernement a déployé d’énormes efforts en termes de constructions d’infrastructures sanitaires, d’équipements biomédicaux, de moyens logistiques, de formation, de mobilisation du personnel qualifié, de financement des services, de gratuité des soins d’urgences, de la mise en œuvre de nouveaux programmes de santé, etc. À l’échelle des priorités nationales, les questions de santé publique ont occupé une place importante, à telle enseigne que le Chef de l’État suit personnellement la situation sanitaire du pays à travers des séances de travail mensuelles organisées au palais présidentiel avec la participation des membres du gouvernement, les partenaires techniques et financiers, et les responsables des différents programmes sanitaires. La nouvelle Politique Nationale de la Santé du Tchad s’inscrit en droite ligne de la vision du Tchad à l’horizon 2030, dont l’objectif général est d’assurer à la population l’accès aux soins de santé universelle, avec un focus sur la santé maternelle et infantile. 1.2 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel L’Enquête Démographique et de Santé, combinée à une enquête par grappes à Indicateurs Multiples, et incluant un volet sérologie du VIH, l’EDS-MICS 2014-2015 est une enquête d’envergure nationale. Elle a été exécutée par l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) avec l’appui technique d’ICF International. Elle a été financée par le gouvernement tchadien grâce à ses propres ressources, par l’UNFPA, l’UNICEF, l’USAID, le Fonds Mondial pour la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, la Banque Mondiale, l’Agence Française de Développement (AFD) et la Coopération Suisse. La coordination Technique a fait appel aux linguistes de l’Université de N’Djaména et au personnel de la santé pour la traduction des expressions et termes relatifs aux points sensibles des questionnaires (en particulier les questions sur la reproduction, l’activité sexuelle, la contraception et les maladies) dans les principales langues du Tchad. Ces lexiques ont été testés et améliorés au cours des formations et du pré-test avant leur utilisation pour l’enquête principale. Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 5 Un comité de Pilotage interministériel a été mis en place par le gouvernement pour les besoins de l’enquête. Une équipe de validation interne a été chargée de valider tous les documents techniques proposés par l’équipe d’exécution de l’enquête avant de les soumettre au Comité de Pilotage. Cette équipe technique d’exécution a été chargée de la mise en œuvre de l’enquête. Le Comité National de Bioéthique (CNB) qui est l’institution officielle habilitée à donner les autorisations pour la réalisation des enquêtes d’envergure nationale à caractère sensible telle que la collecte des échantillons de sang pour le test de dépistage du VIH/SIDA a été préalablement saisi pour donner son autorisation à la réalisation de l’enquête. En effet, pour réaliser une enquête de type EDS-MICS combinée à un volet sérologie du VIH/SIDA, il est recommandé d’obtenir, au préalable, une autorisation du Comité d’Éthique National. Le CNB a donné son avis favorable sur le protocole de recherche EDS-MICS 2014-2015 à sa session du 23 juillet 2014 et a répondu à la correspondance de l’INSEED lui soumettant les documents à la date du 8 août 2014 sous le N°001/PR/PM/MESRS/SG/CNB/2014. Bien avant ce comité, le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) a donné son autorisation à la réalisation du volet séroprévalence du VIH à la date du 27 juin 2014 sous le N°019/PR/PM/CNLS/SEN/2014. 1.2.2 Objectifs de l’enquête La réalisation de l’enquête EDS-MICS 2014-2015 vise principalement à disposer de données récentes fiables et à jour désagrégées par sexe, par caractéristiques socioculturelles et par région en vue d’aider le gouvernement à : • Évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le Développement, de la Politique Nationale de Santé (PNS 2007-2015), du Plan National de Développement (PND 2013-2015), PNDS, du PASST, du PNLS, des objectifs d’un Monde Digne des Enfants, des objectifs des programmes sectoriels et de l’UNDAF ; • Collecter, analyser et diffuser des données démographiques et de santé portant, en particulier, sur la fécondité, la planification familiale, la santé et la nutrition de la mère et de l’enfant, la possession et l’utilisation de moustiquaires mais aussi sur l’accessibilité à l’eau potable et l’hygiène adéquate des ménages, la scolarisation des enfants et l’alphabétisation des adultes, la protection de la femme et de l’enfant, la mortalité maternelle et de la petite enfance et le VIH/SIDA ; • Fournir des informations sur les indicateurs relatifs aux domaines de l’enquête ; • Contribuer à l’amélioration des données et des systèmes de suivi au Tchad et de renforcer l’expertise technique en matière de conception, de collecte, traitement, analyse des données et dissémination ; • Fournir les données nécessaires pour la prise de décision pour le futur ; • Fournir une base de données fiable utilisable par la communauté scientifique nationale et internationale ; • Garantir la comparabilité internationale des résultats. 6 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête 1.3 QUESTIONNAIRES Trois types de questionnaires ont été utilisés pour collecter les données de l’EDS-MICS 2014-2015 : le questionnaire ménage, le questionnaire individuel femme et le questionnaire individuel homme. Le contenu de ces questionnaires est basé sur les questionnaires modèles développés par le programme DHS. Une adaptation aux besoins spécifiques du Tchad a été faite sur des bases participatives au cours de plusieurs réunions ayant regroupé toutes les parties prenantes à cette enquête. Le questionnaire ménage a permis d’enregistrer tous les membres du ménage avec certaines de leurs caractéristiques : lien de parenté avec le chef de ménage, sexe, âge, situation de résidence, niveau d’instruction, etc. Il a aussi permis d’identifier les femmes et les hommes éligibles pour les interviews individuelles et de collecter les informations sur les caractéristiques du ménage, telles que la principale source d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes, le type de matériaux du sol du logement, la possession de certains biens durables, la possession et l’utilisation de la moustiquaire, le lavage des mains et le type de sel de cuisine (iodé ou non) utilisé dans le ménage. En outre, le questionnaire ménage a aussi servi à collecter les données sur la consommation de tabac et d’alcool, les handicaps, le travail et la discipline des enfants. Enfin le questionnaire ménage a également été utilisé pour enregistrer les résultats des mesures anthropométriques (poids et taille) et des prélèvements sanguins effectués pour le test du VIH. Le questionnaire individuel femme a été utilisé pour enregistrer les informations concernant les femmes éligibles, c’est-à-dire les femmes âgées de 15-49 ans, résidentes ou visiteuses. Il comprend les sections suivantes : • Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêtée ; • Reproduction ; • Contraception ; • Grossesse et soins postnatals ; • Vaccination des enfants, Santé et Nutrition ; • Mariage et Activité sexuelle ; • Préférences en matière de fécondité ; • Caractéristiques du mari et travail de la femme ; • VIH/SIDA ; • Fistule obstétricale et autres problèmes de santé ; • Mortalité maternelle ; • Excision ; • Fistule ; • Développement et éveil de l’enfant ; et • Violences domestiques. Le questionnaire individuel homme est indépendant du questionnaire femme, mais la plupart des questions posées aux hommes âgés de 15-59 ans sont identiques à celles posées aux femmes de 15-49 ans. Le questionnaire comprend les sections suivantes : • Caractéristiques sociodémographiques de l’enquêté ; • Reproduction ; • Contraception ; • Mariage et activité sexuelle ; • Préférences en matière de fécondité ; Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 7 • Emploi et rôle des sexes ; • VIH/Sida ; et • Autres problèmes de santé. 1.4 TEST DU VIH Dans les ménages où a eu lieu l’enquête homme, toutes les femmes de 15-49 ans, tous les hommes de 15-59 ans étaient éligibles pour le test du VIH. Les protocoles pour le test du VIH ont été approuvés par différents comités d’éthique dont le Comité National d’Éthique du Tchad et le Comité d’Éthique (Institutional Review Board) d’ICF International. Le test du VIH a été prévu dans le sous-échantillon des ménages éligibles pour l’enquête homme. Les prélèvements de sang ont été réalisés auprès de tous les hommes et de toutes les femmes éligibles de ces ménages qui ont accepté volontairement de se soumettre au test. Le protocole pour dépister le VIH est basé sur le protocole anonyme-lié développé par le projet DHS. Selon ce protocole, aucun nom ou autre caractéristique individuelle ou géographique permettant d’identifier un individu ne peut être lié à l’échantillon de sang. Étant donné que les tests du VIH sont strictement anonymes, il n’est pas possible d’informer les enquêtés des résultats de leur test. Par contre, au moment de la collecte, on a remis aux personnes éligibles, qu’elles aient accepté ou non d’être testées pour le VIH, une carte de référence pour obtenir, si elles le souhaitaient, des conseils et un test gratuit auprès des établissements de santé offrant ces services. Après obtention du consentement éclairé, l’enquêteur prélevait des gouttes de sang capillaire sur un papier filtre. Une étiquette contenant un code à barres était alors collée sur le papier filtre. On a ensuite collé une deuxième étiquette avec le même code à barres sur le questionnaire ménage, sur la ligne correspondant à la personne éligible. Les gouttes de sang sur papier filtre étaient séchées pendant 24 heures dans une boîte de séchage contenant un dessicatif pour absorber l’humidité. Le lendemain, chaque échantillon séché (Dry Blood Spot – DBS) était placé dans un petit sac en plastique imperméable et à fermeture hermétique. Les sacs en plastique individuels ont été ainsi conservés jusqu’à leur acheminement à la coordination de l’enquête à N’Djaména pour enregistrement, vérification et transfert au laboratoire de l’Hôpital Général de Référence Nationale (HGRN). Celui-ci enregistrait, à son tour, les prélèvements et scannait les codes à barres avant de les stocker à basse température (- 20 degrés Celsius). Après la saisie des questionnaires à l’INSEED, le fichier des données de l’enquête a été vérifié, apuré et les coefficients de pondération ont été appliqués. Après avoir vérifié que le fichier des données se trouve dans son format final, tous les identifiants permettant de retrouver un individu (plus précisément les numéros de ménages et de grappes) ont été brouillés et remplacés par des numéros générés aléatoirement. Tous les identifiants originaux ont été détruits du fichier de données. Par ailleurs, tous les questionnaires ont également été détruits. Ce n’est qu’à ce stade que l’HGRN a été autorisé à commencer l’analyse des prélèvements de sang. 1.5 ÉCHANTILLONNAGE L’EDS-MICS 2014-2015 est conçue pour produire des résultats représentatifs au niveau de l’ensemble du pays, au niveau du milieu urbain et du milieu rural séparément, au niveau de la ville de N’Djaména, et au niveau des régions du Tchad. Pour ce faire, le territoire national a été découpé en 21 domaines d’études correspondant aux 22 régions1 et à la ville de N’Djaména et, dans chaque domaine d’études (sauf N’Djaména), deux strates ont été créées : la strate du milieu urbain et celle du milieu rural. Le tirage de l’échantillon a été fait 1 Les régions du Borkou et du Tibesti ont été regroupées en un seul domaine d’études, ainsi que les régions de l’Ennedi Ouest et de l’Ennedi Est. 8 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête strate par strate. Ainsi, l’échantillon de l’EDS-MICS 2014-2015 est basé sur un sondage aréolaire stratifié et tiré à deux degrés. Au premier degré, 626 Unités Primaires de Sondage (UPS) ou grappes ont été tirées à partir de la liste des Zones de Dénombrement (ZD) établies au cours du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) réalisé en 2009 par l’INSEED, en procédant à un tirage systématique avec probabilité proportionnelle à la taille, la taille de l’UPS étant le nombre de ménages. Un dénombrement des ménages dans chacune de ces grappes a fourni une liste des ménages à partir de laquelle a été tiré, au second degré, un échantillon de 25 ménages par grappe dans le milieu urbain, et 30 ménages par grappe dans le milieu rural avec un tirage systématique à probabilité égale. Un total de 17 965 ménages (4 075 en milieu urbain dans 163 grappes et 13 890 en milieu rural dans 463 grappes) ont été sélectionnés. Toutes les femmes âgées de 15-49 ans vivant habituellement dans les ménages sélectionnés, ou présentes la nuit précédant l’enquête, étaient éligibles pour être enquêtées. De plus, dans un sous-échantillon d’un ménage sur trois, tous les hommes de 15-59 ans étaient éligibles pour être enquêtés. Dans ce sous-échantillon, toutes les femmes et tous les hommes éligibles pour l’enquête individuelle étaient aussi éligibles pour le test du VIH. Dans le même sous-échantillon de ménages sélectionnés pour l’enquête homme, les femmes étaient enquêtées à l’aide des modules sur le VIH, les injections, et la violence domestique. Dans deux tiers des ménages, non-sélectionnés pour l’enquête homme, toutes les femmes ainsi que tous les enfants de moins de cinq ans étaient éligibles pour être mesurés et pesés afin d’évaluer leur état nutritionnel. Enfin, dans ce sous-échantillon, les questionnaires sur les moustiquaires, le handicap, la consommation de tabac et d’alcool, le travail et la discipline des enfants ont été posés. Les modules sur la fistule, l’excision et le développement de l’enfant ont aussi été posés aux femmes dans ce sous-échantillon. Au cours de l’EDS-MICS 2014-2015, parmi les 626 grappes sélectionnées, 624 grappes dans l’échantillon ont été enquêtées. Au total, 17 892 ménages ont été sélectionnés et, parmi eux, 17 422 ménages ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi ces 17 422 ménages, 17 233 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 99 % (Tableau 1.1). Les taux de réponses des ménages sont quasiment identiques en milieu rural et en milieu urbain. Tableau 1.1 Résultats des interviews ménages et individuelles Effectif de ménages, nombre d’interviews et taux de réponse par milieu de résidence (non pondéré), Tchad 2014-2015 Résidence Total Résultat N’Djaména Autre villes Total urbain Rural Interviews ménages Ménages sélectionnés 1 250 2 825 4 075 13 817 17 892 Ménages identifiés 1 239 2 705 3 944 13 478 17 422 Ménages interviewés 1 221 2 659 3 880 13 353 17 233 Taux de réponse des ménages1 98,5 98,3 98,4 99,1 98,9 Interviews des femmes de 15-49 ans Effectif de femmes éligibles 1 594 2 943 4 537 13 901 18 438 Effectif de femmes éligibles interviewées 1 466 2 819 4 285 13 434 17 719 Taux de réponse des femmes éligibles2 92,0 95,8 94,4 96,6 96,1 Interviews des hommes de 15-59 ans Effectif d’hommes éligibles 717 1 060 1 777 3 924 5 701 Effectif d’hommes éligibles interviewés 591 924 1 515 3 733 5 248 Taux de réponse des hommes éligibles2 82,4 87,2 85,3 95,1 92,1 1 Ménages enquêtés/ménages identifiés 2 Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 9 Par ailleurs, l’enquête a identifié 18 438 femmes de 15-49 ans dans les 17 233 ménages interviewés au cours de l’enquête, soit au moins une femme éligible par ménage et, pour 17 719 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès. Globalement, le taux de réponse des femmes éligibles atteint 96 %. Ce taux de réponse est légèrement plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (97 % contre 94 %). L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur trois : 5 701 hommes étaient éligibles et 5 248 ont été interviewés (taux de réponse de 92 %). Les taux de réponse enregistrés chez les hommes du milieu urbain sont plus faibles que ceux obtenus chez ceux du milieu rural (85 % contre 95 %). 1.6 DÉROULEMENT DES ACTIVITÉS 1.6.1 Cartographie L’opération de cartographie et de dénombrement des ménages des 626 grappes de l’échantillon a débuté au mois de mars 2014 et s’est achevée au mois de juin 2014, soit trois mois de travail pour cette activité de mise à jour des ZD. Vingt-cinq équipes constituées chacune d’un agent cartographe et d’un agent énumérateur, préalablement formés, étaient chargés de ce travail. 1.6.2 Enquête pilote La session de formation de l’enquête pilote, a été organisée du 4 juin au 5 juillet 2014 et a été clôturée par la réalisation sur le terrain de l’enquête pilote dont les activités se sont déroulées du 2 au 5 juillet 2014 dans quatre sites de la ville de N’Djaména et quatre sites en milieu rural. Ces sites ont été choisis en dehors de l’échantillon de l’enquête principale. • Au total, 58 candidats ont été formés au cours de cette première phase de formation. • L’enquête pilote avait pour objectif de tester les outils de collecte et toute la stratégie de mise en œuvre de l’EDS-MICS 2014-2015. • Les leçons tirées de ce pré-test (rendement des enquêteurs, acceptation de l’enquête, etc.) ont été valorisées dans la finalisation des outils de collecte et la stratégie de mise en œuvre de l’enquête. • Cette opération a permis de réviser les questionnaires ainsi que les lexiques en langues nationales. 1.6.3 Enquête principale La formation de l’enquête principale a été organisée du 12 août au 12 septembre 2014 pour préparer les participants à la réalisation de l’enquête principale qui consiste à collecter des données auprès des ménages sélectionnés à cet effet. Les enseignements tirés de la formation de l’enquête pilote en ce qui concerne les comportements et le niveau d’étude atteint des stagiaires ont amené l’équipe d’encadrement à imposer le recrutement par voie de test écrit au cours duquel seuls les meilleurs candidats ont été autorisés à suivre la formation. Ainsi, 222 agents de collecte et 92 agents de traitement ont été retenus pour suivre cette formation qui a été assurée par l’équipe technique de l’EDS-MICS 2014-2015, appuyée par trois consultants d’ICF International et un consultant de l’UNFPA, représentant les partenaires techniques et financiers. • Au terme d’un mois de formation, parmi les 222 agents de collecte ayant suivi la formation, 144 dont 96 femmes ont été retenus définitivement pour mener l’enquête principale sur toute l’étendue du pays. 10 • Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • Après le test de sélection définitive, parmi ces 144 agents, on a retenu les 24 meilleurs hommes comme chefs d’équipe et les 24 meilleures femmes comme contrôleuses. • Les chefs d’équipes et les contrôleuses ont reçu une formation supplémentaire de trois jours sur la technique d’organisation du travail au sein de leur équipe et sur la correction des questionnaires remplis. • Dans le souci d’améliorer davantage la qualité de l’information collectée, les six meilleurs agents ont été choisis comme Superviseurs Permanents de Terrain (SPT) dont un a été maintenu pour la ville de N’Djaména et a eu pour rôle principal de recevoir, vérifier et transmettre les gouttes de sang séché (DBS) au laboratoire de l’Hôpital Général de Référence Nationale (HGRN). Les cinq autres superviseurs ont été répartis dans chacun des cinq pools de supervision de l’enquête prévus à cet effet. 1.6.4 Traitement des données Avant le démarrage effectif des travaux de traitement de données, 92 agents retenus pour ces travaux ont également suivi la formation aux côtés de leurs collègues en charge de la collecte des données pendant environ trois semaines. Cette formation a été complétée par une formation supplémentaire sur la saisie de données à l’aide du logiciel CSPRO, sur les techniques d’édition, de vérification et d’archivage des questionnaires. Parmi les 92 agents de traitement, 50 agents dont 15 femmes ont été définitivement retenues. Parmi ces 50 agents, 2 superviseurs, 4 contrôleurs, 4 agents vérificateurs, 10 agents d’édition et 30 agents de saisie ont été retenus sur la base de leurs performances et de leurs aptitudes. Le traitement des données de l’enquête a été réalisé parallèlement aux travaux de collecte des informations auprès des ménages pour un meilleur suivi de la qualité des données recueillies par les agents de terrain. La saisie a été organisée au moyen du logiciel CSPro. Un programme de contrôle de qualité a permis de détecter, pour chaque équipe, les principales erreurs de collecte. Ces informations étaient communiquées aux équipes lors des missions de coordination afin d’améliorer la qualité des données. La vérification de la cohérence interne des données saisies, l’édition et l’apurement final de l’ensemble des données ont été réalisés en juin 2015 avec l’appui d’un informaticien du programme DHS d’ICF International. 1.6.5 Analyse Comme à l’EDST-1 et à l’EDST-2, les travaux d’analyse des données ont été réalisés en collaboration avec ICF International. Contrairement à l’EDST-2 qui comportait 16 chapitres, l’EDS-MICS 2014-2015 en comporte 20. Cette augmentation du nombre de chapitres est liée au rajout de thèmes de l’enquête MICS développée par l’UNICEF ; il s’agit des thèmes suivants : Développement de l’enfant, discipline de l’enfant, enregistrement des naissances. Deux autres thèmes jugés utiles par le Comité de Pilotage ont été rajoutés : Consommation de tabac et d’alcool et Statut de la femme et Participation à la prise de décision. 1.7 FORMATION ET COLLECTE DES DONNÉES 1.7.1 Formation Afin de garantir une collecte de données fiables, deux sessions de formation du personnel de terrain ont été organisées. La première session de formation a été organisée du 4 juin au 5 juillet 2014 et a été clôturée par la réalisation sur le terrain de l’enquête pilote. Au total, 58 candidats ont été formés. L’enquête pilote avait pour Caractéristiques du pays et présentation de l’enquête • 11 objectif de tester les outils de collecte et toute la stratégie de mise en œuvre de l’EDS-MICS 2014-2015. La deuxième session de formation a été organisée du 12 août au 12 septembre 2014 pour préparer les participants à la réalisation de l’enquête principale. Elle a concerné 230 candidats enquêteurs, enquêtrices, chefs d’équipes et contrôleuses. Parmi les 222 personnes formées, 144 ont été sélectionnées pour mener l’enquête principale sur toute l’étendue du pays. Toutes les sessions de formation ont porté sur les techniques d’interview, le remplissage des questionnaires, les techniques de prise des mesures anthropométriques et de collecte des DBS pour le test du VIH parmi les adultes. L’approche utilisée a consisté en i) une lecture concomitante des manuels d’instructions et des questionnaires suivie d’explications et de démonstrations ; ii) des jeux de rôle en salle entre personnel en formation suivis de discussions ; iii) des pratiques sur le terrain dans des ménages réels et dans des formations sanitaires suivies de discussions en salle ; et iv) l’organisation régulière des évaluations des connaissances acquises suivies de discussions en salle. 1.7.2 Collecte des données Les travaux de terrain de l’enquête pilote se sont déroulés du 2 au 5 juillet 2014 dans quatre sites de la ville de N’Djaména et quatre sites ruraux. Ces sites ont été choisis en dehors de l’échantillon de l’enquête principale. Les leçons tirées de ce pré-test (rendement des enquêteurs, acceptation de l’enquête, etc.) ont été valorisées dans la finalisation des outils de collecte et de la stratégie de mise en œuvre de l’enquête. Les travaux de terrain de l’enquête principale ont été réalisés du 23 octobre 2014 au 9 avril 2015 par 144 agents répartis en 24 équipes de travail. Chaque équipe était composée de six personnes : un chef d’équipe, une contrôleuse, un enquêteur, et trois enquêtrices. Les 24 équipes ont été placées sous la responsabilité de cinq superviseurs de terrain, membres de l’Équipe Technique de l’EDS-MICS 2014-2015 et cinq Superviseurs Permanents de Terrain, en raison d’une à trois équipes par superviseur. Les contrôleuses et les chefs d’équipes ont reçu une formation complémentaire axée sur le contrôle technique, l’organisation et la logistique, le contact avec les autorités et les populations. Caractéristiques des ménages • 13 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 Djanmon Waissala u cours de l’EDS-MICS 2014-2015, 17 892 ménages ont été sélectionnés et, parmi eux, 17 422 ménages ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi les 17 422 ménages identifiés, 17 233 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 99 %. Les taux de réponses de l’enquête ménage sont quasiment identiques en milieu rural et en milieu urbain. Dans les 17 233 ménages, 18 438 femmes âgées de 15-49 ont été identifiées comme éligibles pour l’enquête individuelle (soit au moins une femme éligible par ménage) et, pour 17 719 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès. Globalement, le taux de réponse des femmes éligibles atteint 96 %. Comme pour les ménages, le taux de réponse des femmes ne varie pas de façon importante du milieu urbain au milieu rural (94 % contre 97 %). L’enquête homme a été réalisée dans un ménage sur trois : au total, 5 701 hommes âgés de 15-59 ans étaient éligibles parmi lesquels 5 248 ont été interviewés, ce qui donne un taux de réponse de 92 %. Les taux de réponse enregistrés chez les hommes du milieu urbain sont plus faibles que ceux obtenus en milieu rural (85 % contre 95 %). 2.1 CONDITIONS DE VIE Au cours de l’enquête ménage, on s’est intéressé à certaines caractéristiques de l’habitat à savoir la source d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes utilisées par le ménage, l’accès à l’électricité, les matériaux de revêtement du sol, du toit et des murs, le nombre de pièces utilisées pour dormir dans le logement, le type de combustible utilisé pour la cuisine etc. On a également recueilli des informations relatives A Principaux résultats • Environ un ménage sur deux (55 %) consomme de l’eau provenant d’une source améliorée. Cette proportion est plus élevée en milieu urbain (85 %) qu’en milieu rural (47 %). Depuis 2004, la proportion de ménages qui utilisent, pour boire, de l’eau considérée comme salubre a augmenté, passant de 36 % en 2004 à 55 % en 2014-2015. • L’accès à des installations sanitaires améliorées, qui est un Objectif du Millénaire pour le Développement, reste très limité au Tchad : globalement 86 % des ménages (97 % en milieu rural et 49 % en milieu urbain) ne disposent que de toilettes non améliorées. • En dépit des progrès accomplis ces dernières années, 92 % des ménages (99 % en milieu rural et 68 % en milieu urbain) ne disposent toujours pas d’électricité. • Dans 22 % des cas, c’est une femme qui est chef de ménage. Par ailleurs, un ménage tchadien compte, en moyenne, 5,8 personnes. • Parmi les personnes de 6 ans ou plus, 60 % de femmes et 44 % d’hommes n’ont aucun niveau d’instruction, contre respectivement 73 % et 54 % en 2004. 14 • Caractéristiques des ménages à la possession d’un certain nombre d’équipements modernes (radio, télévision, téléphone, réfrigérateur, cuisinière, etc.) et de moyens de transport (bicyclette, motocyclette, véhicule). Ces informations permettront donc d’évaluer les conditions de vie de la population des ménages, ainsi que leur niveau de bien-être socioéconomique. Ce sont des éléments qui entrent en compte dans l’amélioration des conditions de vie et, par conséquent, dans l’amélioration de l’état de santé et du bien-être de la population. 2.1.1 Caractéristiques de l’habitat Eau de boisson La connaissance de la source d’approvisionnement en eau de boisson donne de façon générale, une indication sur la salubrité de l’eau consommée par le ménage. Les sources d’approvisionnement en eau considérées comme adéquates sont listées au Tableau 2.1 sous la catégorie « source améliorée », et les sources qui peuvent ne pas être de qualité adéquate figurent sous la catégorie « source non améliorée ». La classification des sources d’approvisionnement en source « améliorée » et « non améliorée » est celle proposée par le Programme commun OMS/UNICEF de surveillance de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement (www.wssinfo.org/definitions-methods/watsan-categories/). L’examen des résultats présentés au Tableau 2.1 montrent qu’au niveau national, 55 % des ménages consomment de l’eau provenant d’une source améliorée (ce qui correspond à 56 % de la population) : 6 % ont un robinet à domicile, 10 % utilisent de l’eau provenant d’une borne fontaine, 31 % s’approvisionnent à des puits à pompe/forage et 8 % à des puits protégés. La consommation d’eau provenant d’une source améliorée a nettement augmenté parmi les ménages tchadiens puisque de 27 % en 1996-1997 (EDST-I) la proportion est passée à 36 % en 2004 (EDST-II) et à 55 % à l’enquête actuelle en 2014-2015. Cependant, bien que ces résultats mettent en évidence une nette amélioration en matière d’approvisionnement en eau potable, il n’en reste pas moins qu’une proportion importante de ménages (45 %) continue toujours à consommer de l’eau non salubre (provenant d’une source non améliorée). Dans 36 % des cas, l’eau consommée par les ménages provient de puits creusés non protégés ou d’une source d’eau non protégée. Bien que l’eau de surface (fleuve, rivière, marigot, ruisseau, lac, étang, etc.) soit impropre à la consommation, elle est consommée par 8 % des ménages tchadiens. Par ailleurs, la principale source d’approvisionnement en eau de boisson varie fortement selon le milieu de résidence. En effet, en milieu urbain, 85 % des ménages utilisent de l’eau provenant d’une source d’eau améliorée (24 % de l’eau provenant d’un robinet à domicile, 25 % de borne fontaine et 29 % de puits à pompe/forage). La quasi-totalité des ménages de la capitale utilise une source d’eau améliorée (97 %, contre 78 % dans les Autres villes). Selon l’EDST-II, cette proportion était de 61 % à N’Djaména. Par contre, en milieu rural, un peu plus d’un ménage sur deux (53 %) consomme de l’eau provenant d’une source non améliorée : 39 % d’un puits creusé non protégé, 3 % d’une source d’eau non protégée et 11 % consomment de l’eau de surface. Toutefois, 47 % des ménages ruraux s’approvisionnent en eau de boisson auprès de sources améliorées, principalement les puits à pompe/forage (32 %), les puits creusés protégés (8 %) et la borne fontaine publique (6 %). En 2004, la proportion de ménages ruraux qui s’approvisionnaient en eau potable était de 30 %. Les résultats de l’EDS-MICS 2014-2015 montrent également que 15 % des ménages urbains s’approvisionnent en eau de boisson auprès de sources non améliorées et sont donc exposés à toutes les maladies liées à l’eau de mauvaise qualité. On note également au Tableau 2.1 que la proportion de ménages s’approvisionnant en eau de boisson sur place est de 33 % en milieu urbain, contre seulement 5 % en milieu rural. Cette proportion s’élève à 44 % à N’Djaména et 28 % dans les Autres villes du Tchad. Dans 43 % des cas, la personne en charge d’approvisionner le ménage en eau de boisson consacre moins de 30 minutes à cette tâche et pour quatre ménages sur dix, il faut 30 minutes ou plus pour aller chercher de l’eau, la collecter et la ramener : cette proportion est nettement plus élevée en milieu rural (45 %) qu’en milieu urbain (20 %). Caractéristiques des ménages • 15 Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l’eau pour boire, le temps pour s’approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l’eau, selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 Ménages Enquêtés Caractéristique N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Source d’approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 97,2 78,0 84,6 47,0 55,3 96,6 78,6 85,0 47,7 56,1 Robinet dans le logement 19,2 7,0 11,2 0,2 2,6 20,3 8,0 12,4 0,2 3,0 Robinet dans la cour/parcelle 13,7 11,7 12,4 0,3 3,0 14,6 11,3 12,5 0,3 3,1 Robinet public/borne fontaine 24,0 25,4 25,0 6,2 10,3 21,7 24,9 23,7 6,3 10,3 Puits à pompe/forage 38,6 24,1 29,1 32,1 31,4 38,8 25,0 29,9 32,6 32,0 Puits creusé protégé 0,7 9,4 6,4 7,9 7,6 0,6 9,2 6,2 7,8 7,4 Source d’eau protégée 0,1 0,2 0,2 0,2 0,2 0,1 0,1 0,1 0,3 0,3 Eau de pluie 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 Eau en bouteille 0,8 0,2 0,4 0,0 0,1 0,5 0,1 0,2 0,0 0,1 Source non améliorée 2,8 21,9 15,3 52,7 44,5 3,4 21,2 14,9 52,1 43,7 Puits creusé non protégé 0,1 18,2 11,9 38,9 33,0 0,1 17,4 11,2 38,4 32,2 Source d’eau non protégée 0,1 0,7 0,5 3,2 2,6 0,2 0,8 0,5 3,2 2,6 Camion-citerne/charrette avec petite citerne/ tonneau 2,6 2,1 2,2 0,1 0,6 3,2 1,9 2,4 0,1 0,6 Eau de surface 0,0 0,9 0,6 10,6 8,4 0,0 1,1 0,7 10,5 8,3 Autre/manquant 0,0 0,2 0,1 0,2 0,2 0,0 0,2 0,2 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Temps de trajet pour s’approvisionner en eau de boisson Eau sur place 43,6 27,6 33,1 5,1 11,2 45,7 28,8 34,8 5,6 12,2 Moins de 30 minutes 39,4 39,0 39,1 44,6 43,4 37,7 36,5 36,9 43,6 42,1 30 minutes ou plus 8,7 25,5 19,7 45,4 39,7 9,2 27,4 20,9 46,0 40,3 NSP/manquant 8,3 7,9 8,0 4,9 5,6 7,4 7,3 7,4 4,8 5,4 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l’eau1 Ébullition 0,9 1,1 1,0 0,4 0,6 1,0 0,9 0,9 0,5 0,6 Ajout d’eau de Javel/chlore 26,8 14,8 18,9 5,1 8,1 26,4 16,8 20,2 5,7 8,9 Filtrée à travers un linge 1,4 0,8 1,0 0,9 0,9 1,7 0,8 1,1 0,9 1,0 Céramique, sable ou autre filtre 0,6 0,5 0,5 0,1 0,2 0,9 1,2 1,1 0,1 0,3 Désinfection solaire 0,2 0,1 0,1 0,0 0,0 0,2 0,1 0,2 0,0 0,1 Autre 1,5 1,1 1,2 0,9 1,0 2,1 1,1 1,4 0,8 1,0 Aucun traitement 70,3 82,8 78,5 93,0 89,8 70,0 81,0 77,1 92,4 88,9 Pourcentage utilisant une méthode de traitement appropriée2 27,4 16,0 20,0 5,5 8,7 27,1 18,0 21,2 6,2 9,5 Effectif 1 307 2 476 3 783 13 450 17 233 8 009 14 436 22 446 77 097 99 542 1 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 2 Les méthodes appropriées pour le traitement de l’eau comprennent l’ébullition, l’ajout de chlore, le filtrage et la désinfection solaire. Les résultats sur le traitement de l’eau montrent que dans neuf ménages sur dix (90 %), l’eau de boisson n’est pas traitée, contre 95 % en 2010 (MICS, 2010). En milieu rural, 93 % des ménages ne traitent pas l’eau de boisson contre 79 % en milieu urbain. La méthode de traitement de l’eau la plus couramment utilisée par les ménages tchadiens est l’ajout d’eau de javel ou de chlore (8 %, contre 3 % en 2010). Cette méthode est beaucoup plus utilisée dans le milieu urbain (19 %) que dans le milieu rural (5 %). C’est à N’Djaména que ce pourcentage est le plus élevé (27 %, contre 15 % dans les Autres villes). 16 • Caractéristiques des ménages Lieux d’aisances/toilettes Le Tableau 2.2 présente la répartition des ménages et des enquêtés par type de toilettes et selon le milieu de résidence. Comme pour l’approvisionnement en eau de boisson, les types de lieux d’aisances utilisés sont classés en catégorie « améliorées » ou « non améliorées », selon la classification du Programme commun OMS/UNICEF de surveillance de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement. Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines, selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 Ménages Enquêtés Type de toilettes/latrines N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées 25,4 20,5 22,1 2,1 6,5 32,2 25,1 27,7 2,5 8,2 Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à une fosse septique 5,1 0,6 2,2 0,1 0,5 6,5 0,7 2,8 0,1 0,7 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse d’aisances 1,0 0,3 0,6 0,1 0,2 1,1 0,5 0,7 0,1 0,2 Fosse d’aisances améliorée auto- aérée 1,5 0,3 0,7 0,0 0,2 1,8 0,3 0,9 0,0 0,2 Fosse d’aisances avec dalle 17,7 19,2 18,7 2,0 5,6 22,8 23,6 23,3 2,3 7,0 Toilettes partagées1 42,7 21,7 28,9 1,3 7,3 37,1 17,8 24,6 1,3 6,6 Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à une fosse septique 3,4 0,4 1,4 0,0 0,3 2,8 0,4 1,3 0,0 0,3 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse d’aisances 0,7 0,4 0,5 0,0 0,1 0,8 0,3 0,4 0,1 0,2 Fosse d’aisances améliorée auto- aérée 1,4 0,2 0,6 0,0 0,2 0,8 0,2 0,4 0,0 0,1 Fosse d’aisances avec dalle 37,2 20,6 26,4 1,2 6,7 32,7 16,9 22,5 1,2 6,0 Toilettes non améliorées 31,9 57,9 48,9 96,6 86,1 30,7 57,1 47,7 96,2 85,3 Chasse d’eau/chasse manuelle non reliée aux égouts/fosse septique/ fosses d’aisances 0,7 0,2 0,3 0,0 0,1 0,6 0,1 0,3 0,0 0,1 Fosse d’aisances sans dalle/trou ouvert 25,9 29,2 28,0 9,9 13,9 25,2 30,5 28,6 10,8 14,9 Seau, tinette 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,0 0,1 0,1 0,1 0,1 Toilettes/latrines suspendues 1,4 1,0 1,1 0,7 0,8 1,2 0,8 0,9 0,8 0,8 Pas de toilettes/nature 3,0 26,8 18,6 85,3 70,7 2,7 25,0 17,0 84,0 68,9 Autre/manquant 0,7 0,7 0,7 0,5 0,6 1,0 0,6 0,7 0,5 0,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 307 2 476 3 783 13 450 17 233 8 009 14 436 22 446 77 097 99 542 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme « améliorées » si elles n’étaient pas partagées par deux ménages ou plus. Il ressort de l’examen des données du Tableau 2.2 que dans l’ensemble, près de neuf ménages tchadiens sur dix (86 %) utilisent des toilettes non améliorées, contre seulement 14 % pour des toilettes considérées comme améliorées : 7 % étant améliorées non partagées et 7 % étant améliorées et partagées. Cet état de choses peut être une réelle cause de contamination des sources d’approvisionnement en eau et de pollution de l’environnement pouvant être à l’origine de maladies hydriques. L’analyse selon le milieu de résidence met en évidence des différences très marquées entre le milieu urbain et le milieu rural concernant le type de toilettes/latrines. En fait, c’est surtout les ménages du milieu urbain qui disposent de toilettes de type amélioré (partagés ou non : 51 %), essentiellement des fosses d’aisances avec dalle (45 %). Ce type de toilettes est beaucoup plus fréquent à N’Djaména (55 %) que dans les Autres villes (40 %). À l’opposé, en milieu rural, la quasi-totalité des ménages (97 %) utilisent des toilettes non améliorées. Dans la plupart des cas, les ménages ruraux ne possèdent pas de toilettes (85 %). Globalement, la proportion de ménages tchadiens ne possédant pas de toilettes est restée pratiquement identique entre l’EDST-I (73 % en 1996-1997) et l’EDST-II (74 % en 2004) et l’EDS-MICS 2014-2015 (71 %). Caractéristiques des ménages • 17 2.1.2 Caractéristiques des logements Lors de l’enquête ménage de l’EDS-MICS 2014-2015, on s’est intéressé à certaines caractéristiques du logement à savoir la disponibilité de l’électricité, les matériaux et revêtement du sol, du toit et des murs, le nombre de pièces pour dormir, l’endroit pour cuisiner et le combustible utilisé par le ménage pour cuisiner. On a également recueilli des informations sur la possession d’un certain nombre d’équipements modernes (radio, télévision, réfrigérateur, bicyclette, motocyclette, véhicule). Ces caractéristiques qui permettent d’apprécier le niveau socioéconomique des ménages sont analysées dans le Tableau 2.3. Les données indiquent qu’au niveau national, seulement 8 % des ménages disposent de l’électricité. Cependant, cette proportion a nettement augmenté, passant de 2 % en 1996-1997 (EDST-I) à 4 % en 2004 (EDST-II) et à 8 % à l’enquête actuelle. Malgré cette amélioration, l’électricité demeure toujours un luxe pour les ménages tchadiens et les disparités entre milieux de résidence sont toujours importantes. En effet, en milieu rural, moins d’un pour cent des ménages (0,7 %) dispose de l’électricité contre 32 % en milieu urbain : 50 % à N’Djaména et 23 % dans les Autres villes. À l’EDST-II de 2004, 29 % des ménages à N’Djaména et 8 % dans les Autres Villes disposaient de l’électricité. Ces résultats mettent clairement en évidence les progrès réalisés dans l’accès des ménages à l’électricité dans les centres urbains. Concernant le matériau de revêtement du sol, il apparait que près de neuf ménages tchadiens sur dix (88 %) vivent dans un logement dont le sol est nu, c’est-à-dire seulement recouvert de terre ou de sable. Cette proportion était de 96 % en 2004. Ce qui est préoccupant puisque le matériau de revêtement du sol peut être un facteur de propagation de certains vecteurs de maladies. Ce type de revêtement de sol est plus répandu en milieu rural qu’en milieu urbain (93 % contre 70 %). Seulement 6 % des ménages vivent dans un logement dont le sol est recouvert de ciment ou de carrelage. Cette proportion varie d’un minimum de 1 % en milieu rural à un maximum de 29 % à N’Djaména. Par rapport à la précédente enquête, on constate qu’à N’Djaména, la proportion de ménages vivant dans un logement dont le sol est recouvert de ce type de matériau est passée de 25 % à 29 %. On constate également que 2 % des ménages ruraux ont un sol recouvert de moquette contre 5 % en milieu urbain dont 7 % à N’Djaména et 4 % dans les Autres villes. Les résultats concernant le matériau de revêtement du toit des logements montrent que dans l’ensemble, 58 % des ménages vivent dans un logement dont le toit est recouvert de chaume/palmes/feuilles, 12 % de terre et 27 % de tôle/métal. En 2004, la proportion de ménages dont le logement était recouvert de matériaux naturels comme la paille et les palmes était de 70 %. Les résultats montrent des différences entre les milieux de résidence. En effet, si en milieu urbain, 77 % des ménages ont un logement dont le toit est recouvert de tôle/métal, cette proportion n’est que de 12 % en milieu rural où plus des deux tiers de ménages (70 %) vivent dans un logement dont le toit est recouvert de matériaux naturels. S’agissant du type de murs, on constate que la plupart des ménages vivent dans un logement dont les murs sont soit, en adobe non recouvert (35 %), soit en briques simples (20 %), soit en adobe recouvert (19 %), cela aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. Les logements dont les murs sont en ciment, briques, blocs de ciment et adobe recouvert sont relativement plus fréquents à N’Djaména que dans le reste du pays. D’une manière générale, l’analyse des données sur les matériaux utilisés pour la construction des logements met en évidence la précarité des conditions de logement au Tchad. 18 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.3 Caractéristiques du logement Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner ; répartition (en %) des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 Résidence Ensemble Caractéristique du logement N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Électricité Oui 49,6 23,4 32,4 0,7 7,7 Non 50,4 76,5 67,5 99,1 92,2 Manquant 0,0 0,1 0,0 0,2 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du sol Terre, sable 61,8 73,9 69,7 92,7 87,7 Bouse 1,4 0,7 0,9 1,5 1,4 Planches en bois 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Palmes 0,0 0,0 0,0 0,3 0,2 Parquet ou bois ciré 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 Carrelage 2,5 0,3 1,1 0,0 0,2 Ciment 26,6 19,7 22,1 1,1 5,7 Moquette 7,1 4,1 5,1 2,0 2,7 Autre 0,4 1,2 0,9 2,3 2,0 Manquant 0,1 0,0 0,0 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du toit Pas de toit 0,1 0,3 0,2 0,5 0,4 Chaume/palmes/feuilles 0,6 22,2 14,7 69,8 57,7 Terre 0,6 8,1 5,6 13,8 12,0 Matériau rudimentaire 0,0 0,7 0,5 1,4 1,2 Palmes/bambou 0,0 0,7 0,4 1,7 1,4 Métal 95,7 67,3 77,1 12,3 26,5 Bois 0,4 0,3 0,4 0,2 0,2 Ciment 1,8 0,1 0,7 0,0 0,2 Autre/manquant 0,5 0,3 0,4 0,3 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement des murs Pas de mur 3,3 0,9 1,7 3,0 2,7 Canes/palmes/troncs 0,3 3,1 2,1 12,7 10,4 Terre 11,1 3,4 6,1 4,0 4,5 Bambou avec boue 3,4 2,4 2,7 1,8 2,0 Pierres avec boue 0,6 0,8 0,8 0,9 0,9 Adobe non recouvert 8,1 21,5 16,9 40,4 35,2 Ciment 15,9 7,0 10,1 0,5 2,6 Pierres avec chaux /ciment 1,2 1,7 1,6 0,2 0,5 Briques 17,5 35,7 29,4 17,0 19,7 Blocs de ciment 17,0 3,8 8,4 0,2 2,0 Adobe recouvert 21,2 19,3 19,9 18,7 19,0 Autre/manquant 0,4 0,2 0,3 0,5 0,5 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pièces utilisées pour dormir Une 41,4 39,6 40,3 38,1 38,5 Deux 23,0 27,9 26,2 33,7 32,1 Trois ou plus 32,6 31,6 32,0 27,1 28,1 Manquant 3,0 0,9 1,6 1,1 1,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Endroit pour cuisiner Dans la maison 21,8 13,1 16,1 17,2 17,0 Dans un bâtiment séparé 40,4 35,0 36,8 28,5 30,4 À l’extérieur 35,0 48,7 44,0 52,1 50,3 Pas de repas préparé dans le ménage 2,5 3,0 2,8 1,5 1,8 Autre 0,1 0,2 0,2 0,2 0,2 Manquant 0,3 0,1 0,1 0,4 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 À suivre… Caractéristiques des ménages • 19 Tableau 2.3—Suite Résidence Ensemble Caractéristique du logement N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Combustible utilisé pour cuisiner GPL, Gaz naturel, Biogaz 37,2 1,6 13,9 0,0 3,1 Kérosène 1,3 0,5 0,8 0,0 0,2 Charbon/lignite 0,5 0,1 0,3 0,0 0,1 Charbon de bois 10,3 21,4 17,6 3,3 6,5 Bois 46,7 72,9 63,9 94,4 87,7 Résidus agricoles/bouse 0,1 0,2 0,2 0,3 0,3 Pas de repas préparé dans le ménage 2,5 3,0 2,8 1,5 1,8 Autre/manquant 1,4 0,1 0,5 0,4 0,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner1 57,8 94,7 81,9 98,2 94,7 Fréquence à laquelle on fume dans le logement Tous les jours 15,7 11,5 12,9 12,7 12,8 Une fois par semaine 3,7 3,4 3,5 3,3 3,3 Une fois par mois 0,5 0,6 0,6 0,5 0,5 Moins d’une fois par mois 1,3 1,2 1,2 0,4 0,6 Jamais 78,6 83,3 81,7 83,0 82,7 Manquant 0,2 0,0 0,1 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 1 307 2 476 3 783 13 450 17 233 GPL = Gaz propane liquéfié. 1 Inclut Charbon/lignite, Charbon de bois, Bois, Résidus agricoles et Bouse. La connaissance du nombre de personnes qui dorment dans une même pièce fournit une indication sur le degré de promiscuité dans le logement, lequel est lié à la situation socioéconomique du ménage. D’après les données du Tableau 2.3, dans 28 % des ménages, trois pièces ou plus sont utilisées pour dormir. Ces ménages représentent 32 % en milieu urbain et 27 % en milieu rural. À l’opposé, près de quatre ménages sur dix (39 %) ne disposent que d’une pièce pour dormir. La proportion de ce type des ménages varie de 38 % en milieu rural à 41 % à N’Djaména. En outre, dans près d’un tiers des cas (32 %), les ménages utilisent deux pièces pour dormir et cette proportion varie de 34 % en milieu rural à 26 % en milieu urbain. Le Tableau 2.3 fournit également des informations sur l’endroit utilisé pour cuisiner dans le logement. Il ressort de la lecture de ce tableau que dans l’ensemble, 50 % des ménages tchadiens ont une cuisine se trouvant à l’extérieur du logement principal et 30 % des ménages disposent d’une cuisine se trouvant dans un bâtiment séparé. Les résultats selon le milieu de résidence montrent qu’à l’exception de N’Djaména, la proportion de ménages dont la cuisine se trouve dans un bâtiment séparé est toujours plus élevée que celle des ménages disposant d’une cuisine dans la maison. Les résultats présentés au Tableau 2.3 concernant le type de combustible utilisé pour cuisiner montrent que la quasi-totalité des ménages (95 %) utilisent un combustible solide pour la cuisine, principalement le bois (88 %). Seulement 3 % des ménages ont recours au gaz et au kérosène. Bien qu’en milieu urbain, surtout à N’Djaména, la proportion de ménages qui utilisent du gaz/kérosène soit plus élevée qu’en milieu rural (respectivement 14 % et 37 % contre 0 %), c’est néanmoins le bois qui est le combustible le plus fréquemment utilisé (47 % à N’Djaména et 64 % en milieu urbain). On peut également mentionner que le charbon de bois est plus fréquemment utilisé en milieu urbain qu’en milieu rural (18 % contre 3 %), et davantage dans les Autres villes qu’à N’Djaména (21 % contre 10 %). Comparé au niveau d’utilisation en 2010 (MICS, 2010), ce taux est en forte augmentation puisqu’il était respectivement de 1 % et 9 %. Les résultats concernant la fréquence à laquelle on fume dans le ménage montrent que dans une grande majorité de ménages (83 %), on ne fume jamais dans le ménage et cette proportion ne varie pas de manière 20 • Caractéristiques des ménages importante entre les milieux de résidence (83 % en milieu rural contre 82 % en milieu urbain). Tout au plus peut- mentionner que cette proportion est un peu plus faible à N’Djaména (79 %). 2.1.3 Biens durables possédés par les ménages Le niveau de vie des ménages peut être évalué, entre autres, par la possession de certains biens durables, de moyens de transport, et de terres ou d’animaux de ferme. Au cours de l’EDS-MICS 2014-2015, des questions ont donc été posées sur la possession de ces biens. Comme le montre le Tableau 2.4, on constate, au niveau national, que les biens les plus fréquemment possédés par les ménages, sont, par ordre d’importance : les lampes (68 %), le téléphone portable (59 %), les lits (57 %) et le poste radio (40 %). Bien que d’apparition récente, le téléphone portable est devenu un bien courant, cela aussi bien en milieu urbain (85 %) qu’en milieu rural (52 %), même si la proportion de ménage qui en possèdent un est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural, surtout à N’Djaména (94 % contre 80 % dans les Autres villes). En 2004 (EDST-II), c’était la radio qui était le bien le plus fréquemment possédé par les ménages, avec un taux de possession de 37 %. Bien que reléguée au quatrième rang en 2014-2015, sa possession reste élevée (40 %) et, c’est en milieu urbain qu’elle est la plus courante (68 % contre 32 % en milieu rural). Seulement 8 % des ménages enquêtés possèdent un poste téléviseur. Comme pour le cas du poste radio, ce sont les ménages vivant en milieu urbain (32 % contre 1 % en milieu rural), en particulier à N’Djaména (54 %), qui en sont les plus fréquemment équipés. Comparativement aux résultats de l’EDST-II, la proportion de ménages possédant un poste téléviseur a légèrement progressé, passant de 3 % en 2004 à 8 % en 2014-2015, alors qu’elle était de 2 % en 1996-97 (EDST-I). De plus, 7 % des ménages possèdent un lecteur de CD/DVD/magnétoscope et 4 % un ventilateur (à N’Djaména, cette proportion est de 46 % pour le lecteur de CD/DVD/magnétoscope et 38 % pour le ventilateur). D’une manière générale, les ménages du milieu urbain sont mieux équipés en biens durables (surtout ceux de N’Djamena) que ceux du milieu rural. De même, l’examen du Tableau 2.4 révèle que la possession de biens comme les chaises est répandue aussi bien en milieu urbain (58 %) qu’en milieu rural (26 %), mais celle de réfrigérateur est nettement plus fréquente en milieu urbain, particulièrement à N’Djaména (18 %). Concernant les moyens de transport, il apparait au Tableau 2.4 que 26 % des ménages possèdent une bicyclette, 16 % possèdent une motocyclette ou un scooter et 11 % possèdent une charrette tirée par un animal. Seulement 2 % des ménages ont une voiture ou un camion. La proportion de ménages ayant une voiture ou un camion n’a pratiquement pas varié entre l’EDST-II et l’EDS-MICS 2014-2015. La motocyclette ou scooter est le moyen de locomotion le plus fréquent dans les ménages du milieu urbain (36 %), principalement à N’Djaména (51 %). À l’opposé, en milieu rural, c’est la bicyclette qui est la plus fréquemment utilisée pour se déplacer (26 %). Environ 13 % des ménages possèdent une voiture ou un camion à N’Djaména, contre 4 % dans les Autres villes. Enfin, l’examen du Tableau 2.4 révèle que huit ménages sur dix (80 %) possèdent des terres pour l’agriculture et 71 % du bétail ou des animaux de ferme. Ces proportions sont évidemment bien plus élevées en milieu rural qu’en milieu urbain. Ainsi, 91 % des ménages ruraux contre 42 % des ménages urbains possèdent des terres agricoles et 80 % des ménages ruraux possèdent du bétail ou des animaux de ferme contre 38 % des ménages urbains. Caractéristiques des ménages • 21 Tableau 2.4 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport, de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 Résidence Ensemble Possession N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Biens possédés par le ménage Poste radio 77,0 63,8 68,3 32,2 40,1 Télévision 53,5 20,6 32,0 0,9 7,7 DC/DVD/magnétoscope 45,8 17,4 27,2 1,1 6,9 Téléphone portable 94,1 79,5 84,5 51,5 58,8 Téléphone fixe 2,6 0,8 1,4 0,3 0,6 Réfrigérateur 18,1 4,0 8,9 0,1 2,0 Cuisinière, Gazinière 35,6 3,5 14,6 0,2 3,4 Chaise(s) 66,5 52,7 57,5 26,2 33,1 Lit(s) 85,3 76,0 79,2 50,6 56,9 Lampe(s) 79,4 81,8 81,0 64,0 67,7 Moulin à grain 2,7 3,5 3,2 2,2 2,4 Ventilateur 38,3 8,8 19,0 0,2 4,3 Machine à coudre 6,3 3,7 4,6 1,3 2,0 Pousse-Pousse 10,5 11,5 11,2 5,2 6,5 Moyens de transport Bicyclette 25,9 29,0 27,9 25,6 26,1 Charrette tirée par un animal 0,2 6,9 4,6 12,3 10,6 Motocyclette/scooter 50,6 28,9 36,4 10,1 15,9 Voiture/camion 13,3 4,2 7,3 0,5 2,0 Bateau à moteur 0,0 0,1 0,1 0,1 0,1 Possession de terres agricoles 17,4 54,3 41,5 91,1 80,2 Possession d’animaux de ferme1 20,8 47,1 38,0 80,4 71,1 Effectif 1 307 2 476 3 783 13 450 17 233 1 Bétail, vaches, taureaux, chevaux, ânes, chèvres, moutons ou poulets. 2.1.4 Indice de bien-être économique de la population En plus des caractéristiques sociodémographiques de base, la plupart des résultats de ce rapport sont présentés par quintile de bien-être économique, un indicateur qui rend compte de la situation économique des ménages. Bien que l’EDS-MICS 2014-2015 n’ait pas collecté de données sur les revenus et la consommation des ménages, les informations collectées sur le logement et ses caractéristiques et sur l’accès des ménages à une gamme de biens de consommation et services sont utilisés comme une mesure indirecte de la situation économique. L’examen du Tableau 2.5 met en évidence des disparités importantes entre les milieux et les régions de résidence. En effet, 89 % de la population urbaine sont classés dans les quatrième et cinquième quintiles. À l’opposé, en milieu rural, la moitié de la population vit dans un ménage classé dans les deux quintiles les plus pauvres (49 % contre 9 % en milieu urbain) et seulement environ un quart dans les deux derniers quintiles. C’est dans la capitale que sont concentrés les ménages du quintile le plus élevé. En effet, on constate des écarts très importants entre la capitale et les autres régions du pays. Dans les régions du Guéra (49 %) et du Logone Occidental (46 %), près de la moitié de la population vit dans un ménage classé dans les deux quintiles les plus pauvres ; dans les régions du Batha (56 %), du Logone Oriental (54 %), du Mandoul (57 %) et du Ouaddaï (55 %), cette proportion dépasse les 50 % et c’est dans la région du Sila que la proportion de la population dont le ménage est classé dans les deux quintiles les plus pauvres est, de loin, la plus élevée (70 %). Le Tableau 2.5 fournit également le coefficient de Gini qui est une mesure de la dispersion d’une distribution. Il est très souvent utilisé pour mesurer l’inégalité de revenus. Il s’agit d’un nombre variant de 0 à 1 où 0 traduit une égalité parfaite et 1 l’inégalité totale. La valeur du coefficient de Gini est de 0,14 %. 22 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon le milieu de résidence et la région, Tchad 2014-2015 Quintiles de bien-être économique Total Effectif d’enquêtés Coefficient de Gini Milieu de résidence/région Le plus bas Second Moyen Quatrième Le plus élevé Résidence N’Djaména 0,1 0,0 0,1 0,5 99,4 100,0 8 009 0,16 Autres villes 10,0 3,1 4,2 12,2 70,4 100,0 14 436 0,19 Ensemble urbain 6,5 2,0 2,8 8,0 80,7 100,0 22 446 0,17 Rural 23,9 25,2 25,0 23,5 2,3 100,0 77 097 0,22 Région Batha 29,5 26,4 20,9 14,9 8,2 100,0 4 676 0,26 Borkou, Tibesti 13,0 9,4 24,2 30,7 22,8 100,0 464 0,15 Chari Baguirmi 11,1 19,8 28,4 35,3 5,4 100,0 4 147 0,13 Guéra 27,2 21,7 16,3 14,1 20,8 100,0 5 828 0,20 Hadjer-Lamis 10,5 15,9 27,9 35,6 10,2 100,0 6 657 0,10 Kanem 5,9 11,7 25,5 47,0 9,9 100,0 3 867 0,15 Lac 5,4 14,7 32,2 39,1 8,5 100,0 5 220 0,09 Logone Occidental 26,2 20,2 15,6 10,9 27,1 100,0 6 005 0,50 Logone Oriental 31,4 22,7 19,8 16,5 9,5 100,0 9 633 0,28 Mandoul 31,7 25,6 18,7 16,0 7,9 100,0 7 155 0,40 Mayo Kebbi Est 18,1 28,7 21,7 23,5 7,9 100,0 7 271 0,13 Mayo Kebbi Ouest 14,7 20,5 22,7 29,2 12,9 100,0 5 057 0,20 Moyen Chari 24,2 20,4 13,4 7,4 34,5 100,0 5 528 0,51 Ouaddaï 32,0 23,0 21,5 10,0 13,6 100,0 5 512 0,12 Salamat 19,5 21,8 19,9 19,1 19,7 100,0 2 204 0,16 Tandjilé 21,5 26,5 21,1 18,3 12,5 100,0 5 905 0,33 Wadi Fira 13,0 28,2 31,4 23,6 3,8 100,0 2 422 0,04 N’Djaména 0,1 0,0 0,1 0,5 99,4 100,0 8 009 0,16 Barh El Gazal 15,0 12,3 26,7 33,8 12,3 100,0 1 469 0,13 Ennedi Est, Ennedi Ouest 10,1 11,7 23,7 44,9 9,6 100,0 469 0,05 Sila 43,2 26,8 18,3 10,0 1,6 100,0 2 044 0,01 Ensemble 20,0 20,0 20,0 20,0 20,0 100,0 99 542 0,14 Lavage des mains Pour évaluer le niveau d’hygiène dans le ménage, on a demandé à voir l’endroit où les membres du ménage se lavent les mains ainsi que les produits nettoyants utilisés. Le Tableau 2.6 présente les résultats selon le milieu de résidence, les régions et l’indice de bien-être économique. Dans seulement 23 % des cas, l’enquêteur a pu observer l’endroit où les membres du ménage se lavent les mains. C’est en milieu urbain (34 % contre 20 % en rural), à N’Djaména plus que dans les Autres Villes (45 % contre 29 %), que la présence d’un tel endroit a été plus le plus fréquemment observée. Parmi les ménages dans lesquels l’endroit où se laver les mains a pu être observé, plus d’un tiers (35 %) ne disposaient ni d’eau, ni de savon, ni de tout autre produit nettoyant pour se laver les mains. Cette situation a été plus fréquemment observée en milieu rural (42 %) qu’en milieu urbain (21 %) et dans les Autres villes qu’à N’Djaména (26 % contre 15 %). Seulement environ un ménage sur cinq (22 %) disposait d’eau et de savon. Cette proportion est nettement plus élevée à N’Djaména que dans le reste du pays (54 % contre 39 % dans les Autres villes et 11 % en milieu rural). Les résultats montrent aussi que, parmi les ménages qui disposaient d’un endroit pour se laver les mains qui avait été observé, un tiers (33 %) n’avait que de l’eau et 6 % avaient du savon mais pas d’eau. Les écarts entre les régions sont très importants. En effet, à N’Djaména, on a observé la présence d’un endroit pour le lavage des mains dans 45 % des cas contre 8 % dans l’Ennedi Est et l’Ennedi Ouest. Parmi ces ménages dans lesquels on a pu observer un endroit où se laver les mains, la proportion de ceux qui ne disposaient ni d’eau, ni de savon, ni d’un autre produit nettoyant varie de 55 % dans le Mandoul à 15 % à N’Djaména. Caractéristiques des ménages • 23 Tableau 2.6 Lavage des mains Pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit utilisé le plus souvent pour se laver les mains a été observé et, parmi ces ménages, répartition (en %) par disponibilité de l’eau, de savon et d’autres produits nettoyants, Tchad 2014-2015 Pourcentag e de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages Parmi les ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé, pourcentage avec : Effectif de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Caractéristique sociodémographique Savon et eau1 Eau et produit nettoyant2 autre que le savon seulement Eau seulement Savon mais pas d’eau3 Produits nettoyants autres que le savon seulement2 Pas d’eau, ni savon, ni autre produit nettoyant Manquant Total Résidence N’Djaména 44,6 839 54,4 0,0 20,8 9,5 0,0 15,2 0,1 100,0 374 Autres villes 28,6 1 585 39,2 3,6 26,5 4,4 0,3 25,9 0,1 100,0 453 Ensemble urbain 34,1 2 423 46,1 2,0 23,9 6,7 0,1 21,0 0,1 100,0 827 Rural 19,8 8 963 11,3 1,1 37,6 5,2 2,2 41,9 0,7 100,0 1 773 Région Batha 23,8 506 14,2 0,7 35,9 9,1 0,0 40,0 0,0 100,0 120 Borkou, Tibesti 26,0 60 26,6 0,0 38,2 0,0 0,7 34,5 0,0 100,0 16 Chari Baguirmi 24,0 469 12,8 1,2 34,3 14,1 0,3 36,9 0,4 100,0 113 Guéra 9,8 654 (10,8) (0,0) (51,7) (0,0) (1,8) (35,7) (0,0) 100,0 64 Hadjer-Lamis 26,7 756 11,4 0,6 29,6 8,0 4,8 44,8 0,9 100,0 202 Kanem 37,5 448 20,0 0,3 46,5 0,7 1,1 31,0 0,3 100,0 168 Lac 41,2 584 8,3 0,4 51,7 1,4 0,0 37,8 0,4 100,0 241 Logone Occidental 17,0 786 35,1 9,7 14,4 1,1 0,0 36,6 3,0 100,0 134 Logone Oriental 11,5 1 127 22,2 0,8 38,4 5,4 0,0 33,2 0,0 100,0 129 Mandoul 18,8 791 14,8 0,6 26,0 2,1 0,0 54,8 1,8 100,0 149 Mayo Kebbi Est 15,6 785 24,7 1,8 18,3 12,1 1,5 41,1 0,5 100,0 123 Mayo Kebbi Ouest 16,0 518 30,6 7,3 18,8 13,5 7,8 21,3 0,8 100,0 83 Moyen Chari 21,3 636 40,5 0,5 28,5 5,9 0,0 24,6 0,0 100,0 136 Ouaddaï 32,7 706 6,2 0,0 47,1 0,8 0,0 46,0 0,0 100,0 231 Salamat 21,7 257 16,3 0,0 46,9 0,0 0,0 36,7 0,0 100,0 56 Tandjilé 10,9 700 10,2 9,3 9,0 16,3 13,5 40,0 1,6 100,0 76 Wadi Fira 20,2 318 9,5 0,0 60,1 0,0 0,0 30,5 0,0 100,0 64 N’Djaména 44,6 839 54,4 0,0 20,8 9,5 0,0 15,2 0,1 100,0 374 Barh El Gazal 35,4 157 14,0 0,5 37,0 8,2 0,0 40,2 0,0 100,0 55 Ennedi Est, Ennedi Ouest 8,0 62 (38,2) (0,0) (42,2) (0,0) (0,0) (19,5) (0,0) 100,0 5 Sila 27,1 228 5,1 0,0 27,0 0,0 12,9 55,1 0,0 100,0 62 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 15,0 2 968 3,5 1,4 31,5 2,4 1,4 58,8 0,8 100,0 444 Second 17,8 2 300 8,8 1,1 34,3 6,0 3,2 45,9 0,7 100,0 409 Moyen 22,7 2 057 12,0 0,9 40,5 7,4 1,4 37,4 0,3 100,0 468 Quatrième 26,4 1 962 17,0 1,5 43,9 4,3 2,5 29,9 0,9 100,0 517 Le plus élevé 36,3 2 099 50,6 1,8 22,1 7,2 0,1 18,3 0,1 100,0 762 Ensemble 22,8 11 386 22,4 1,4 33,3 5,7 1,5 35,3 0,5 100,0 2 600 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Par « savon », on entend ici le savon ou un détergent en morceau, sous forme liquide, en poudre ou sous forme de pâte. Cette colonne inclut les ménages possédant du savon et de l’eau seulement ainsi que ceux qui possèdent du savon et de l’eau et un autre détergent. 2 Les produits nettoyants autres que le savon incluent des produits disponibles localement comme la cendre, la boue ou du sable. 3 Y compris les ménages disposant de savon seulement ainsi que ceux qui disposent de savon et d’autres produits nettoyants. Les résultats selon le quintile de bien-être économique montrent que, parmi les ménages où on a observé la présence d’un endroit pour se laver les mains, la proportion de ceux qui ne disposaient d’aucun des éléments nécessaires pour le lavage des mains diminue des ménages du quintile le plus bas au plus élevé, passant de 59 % à 18 %. À l’opposé, la proportion de ceux qui disposaient d’eau et de savon augmente des ménages du quintile le plus bas au quintile le plus élevé, variant de 4 % à 51 %. 2.2 CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DES MÉNAGES L’enquête ménage a permis également de recueillir des informations concernant les membres des ménages, en particulier l’âge, le sexe et le niveau d’instruction. 24 • Caractéristiques des ménages 2.2.1 Structure par sexe et âge de la population L’étude de la structure par sexe et âge d’une population est capitale puisqu’elle permet de mettre en évidence le poids de certains sous-groupes de la population par rapport à d’autres. Cette connaissance permet d’orienter la politique en matière de population. Le Tableau 2.7 présente la répartition par âge et sexe de la population de fait des ménages enquêtés, selon le milieu de résidence. Parmi les 96 891 personnes identifiées, 47 754 sont des hommes et 49 137 sont des femmes. La proportion de femmes dans la population des ménages enquêtés est de 51 %, proportion identique à celle du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2009. Les enfants âgés de moins de 15 ans représentent 55 % de la population et, en particulier, 19 % pour le groupe d’âges des moins de 5 ans. Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence Répartition (en %) de la population de fait des ménages par groupe d’âges quinquennal, selon le sexe et le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 Groupe d’âges N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble <5 15,4 15,9 15,6 16,4 17,2 16,8 16,0 16,7 16,4 20,9 19,2 20,0 19,7 18,6 19,2 5-9 14,5 15,1 14,7 19,7 18,6 19,2 17,8 17,4 17,6 22,4 20,2 21,3 21,3 19,6 20,4 10-14 13,2 14,9 14,0 16,3 16,1 16,2 15,2 15,7 15,4 16,0 15,4 15,7 15,8 15,4 15,6 15-19 11,8 12,6 12,2 11,7 9,0 10,4 11,7 10,3 11,0 8,9 8,2 8,5 9,6 8,6 9,1 20-24 11,3 10,6 11,0 7,7 7,0 7,4 9,0 8,3 8,7 4,8 6,1 5,4 5,8 6,5 6,2 25-29 8,2 7,5 7,9 5,2 6,8 6,0 6,3 7,0 6,7 4,3 7,1 5,7 4,8 7,1 6,0 30-34 6,1 5,1 5,6 4,5 6,0 5,3 5,1 5,7 5,4 4,2 5,3 4,8 4,4 5,4 4,9 35-39 5,3 4,8 5,1 3,7 4,5 4,1 4,3 4,6 4,4 3,9 4,4 4,2 4,0 4,4 4,2 40-44 3,8 3,4 3,6 4,0 3,3 3,6 3,9 3,3 3,6 3,2 3,1 3,2 3,4 3,2 3,3 45-49 2,6 2,4 2,5 2,9 2,8 2,8 2,8 2,7 2,7 2,7 2,8 2,8 2,7 2,8 2,8 50-54 2,5 2,7 2,6 2,4 2,1 2,3 2,5 2,3 2,4 2,1 2,9 2,5 2,2 2,8 2,5 55-59 1,8 1,3 1,6 1,3 1,7 1,5 1,5 1,5 1,5 1,8 1,7 1,7 1,7 1,7 1,7 60-64 1,6 1,3 1,4 1,5 2,1 1,8 1,6 1,8 1,7 1,7 1,4 1,5 1,6 1,5 1,6 65-69 0,9 0,9 0,9 1,2 1,1 1,1 1,0 1,0 1,0 1,0 0,9 0,9 1,0 0,9 1,0 70-74 0,5 0,9 0,7 0,6 0,7 0,7 0,6 0,8 0,7 1,1 0,7 0,9 1,0 0,7 0,8 75-79 0,1 0,2 0,2 0,5 0,4 0,4 0,4 0,3 0,3 0,5 0,3 0,4 0,4 0,3 0,4 80 + 0,4 0,3 0,4 0,4 0,6 0,5 0,4 0,5 0,5 0,6 0,4 0,5 0,5 0,4 0,5 Ne sait pas/ manquant 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 4 122 3 700 7 822 7 144 6 927 14 071 11 265 10 627 21 892 36 488 38 510 74 998 47 754 49 137 96 891 Au Tchad, les personnes de moins de 15 ans représentent plus de la moitié de la population (55 %), celles de 15-64 ans représentent 42 % et seulement 3 % de la population sont âgées de 65 ans et plus. Les résultats par sexe montrent que les femmes de moins de 15 ans représentent plus de la moitié de la population féminine (54 %) ; la part des 15-64 ans dans la population féminine représente 44 % et celle des 65 ans et plus 2 %. Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 57 %, 40 % et 3 %. Le rapport de dépendance est le rapport de la partie économiquement dépendante de la population (ceux âgés de 0 à 14 ans et de 65 ans et au-delà) à la partie productive (ceux âgés de 15 à 64 ans). Elle mesure la charge que constitue la population inactive pour les actifs. On suppose que les tranches extrêmes ne sont pas potentiellement productives sur le plan économique. Ainsi, on rapporte la population inactive composée des jeunes (moins de 15 ans) et des personnes âgées (plus de 65 ans) à la population active composée essentiellement des adultes (15-64 ans). Les notions d’actifs et d’inactifs ici ne présentent pas le même contenu que celui relatif à l’activité économique où on prend en compte aussi l’exercice effectif d’une activité. Lorsque le rapport est supérieur à 100, il y a une forte dépendance : un adulte devra produire en moyenne pour plus d’un inactif. Par contre quand il est inférieur à 100, la dépendance est moindre : un adulte aura à produire en moyenne pour prendre en charge moins d’une personne. Dans l’ensemble du pays, 100 personnes potentiellement actives ont à charge 137 personnes potentiellement inactives (137 %). Ce rapport est de 127 % chez les femmes et 149 % chez les hommes. Caractéristiques des ménages • 25 Le rapport de masculinité s’établit à 97 hommes pour 100 femmes et traduit donc une légère sous- représentation des hommes par rapport aux femmes dans la population totale. On retrouve aussi en milieu rural cette sous-représentation des hommes par rapport aux femmes, légèrement plus accentuée (rapport de masculinité de 95 %). Par contre, en milieu urbain, on observe un léger déséquilibre de la structure par sexe en faveur des hommes. La répartition par âge de la population à un moment donné est représentée par la pyramide des âges. (Graphique 2.1). La pyramide des âges du Tchad qui présente une base élargie qui se rétrécit rapidement au fur et à mesure que l’on avance vers les âges élevés est caractéristique des populations à fécondité et à mortalité élevées. On constate tout d’abord une irrégularité au niveau de l’âge : en effet, l’encoche observée à 0-4 ans qui affecte les hommes comme les femmes ne peut correspondre, en l’absence d’évènements particuliers, ni à un déficit de naissances, ni à un recul de la fécondité, celle-ci n’ayant pas diminué significativement. Il s’agit donc d’un manque de naissances dû probablement à des problèmes de collecte. Par ailleurs, la pyramide présente certaines irrégularités au niveau des sexes, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Chez les hommes, on constate une « échancrure » aux âges 20-34 ans, qui peut être causée, en partie, par un phénomène d’émigration. Chez les femmes, on observe également des irrégularités, en particulier « un décrochage » aux âges 20-29 ans. Graphique 2.1 Pyramide des âges de la population 2.2.2 Taille et composition des ménages Le Tableau 2.8 présente la répartition des ménages par sexe du chef de ménage et taille du ménage selon le milieu de résidence. Il ressort de l’observation de ce tableau que, dans l’ensemble, 22 % des ménages ont, à leur tête, une femme. Dans l’ensemble, ce pourcentage a peu varié depuis 1996-1997 sauf à N’Djaména où les résultats montrent une évolution irrégulière, ce pourcentage étant passée de 20 % en 1996-1997 à 17 % en 2004 et à 19 % à l’enquête actuelle. Ce type de ménages est légèrement plus fréquent en milieu urbain (24 %), en particulier dans les Autres villes (26 %), qu’en milieu rural (22 %). 26 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.8 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage ; taille moyenne du ménage ; pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents, selon le milieu de résidence, Tchad 2014-2015 Résidence Ensemble Caractéristique N’Djaména Autres villes Ensemble urbain Rural Chef de ménage Homme 80,7 74,2 76,4 78,4 77,9 Femme 19,3 25,8 23,6 21,6 22,1 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1 8,6 11,7 10,6 6,9 7,7 2 9,6 8,3 8,8 7,4 7,7 3 10,8 9,4 9,9 11,0 10,8 4 12,1 11,7 11,8 12,8 12,6 5 9,9 11,3 10,8 13,8 13,1 6 11,5 10,8 11,0 12,9 12,5 7 8,3 9,2 8,9 11,3 10,8 8 6,6 7,4 7,1 7,9 7,7 9+ 22,6 20,2 21,1 15,9 17,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne du ménage 6,1 5,8 5,9 5,7 5,8 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents Enfant vivant sans leurs parents1 31,2 27,3 28,6 19,9 21,8 Orphelin double 4,9 2,0 3,0 1,1 1,5 Orphelin simple2 16,9 13,7 14,8 9,9 10,9 Enfant orphelin et/ou vivant sans leurs parents 37,9 32,8 34,6 24,4 26,7 Effectif de ménages 1 307 2 476 3 783 13 450 17 233 Note : Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c’est-à-dire les résidents habituels. 1 Les enfants vivant sans leurs parents sont les enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage dans lequel il n’y a ni leur père, ni leur mère. 2 Comprend les enfants dont l’un des parents est décédé et dont l’état de survie de l’autre est inconnu. Concernant la taille du ménage, on constate qu’un ménage compte, en moyenne, 5,8 personnes. Si l’on compare ce résultat avec les EDS du Tchad précédentes, on constate que la taille moyenne d’un ménage tchadien a tendance à augmenter, variant de 5,3 en 1996-1997 à 5,4 en 2004 et à 5,8 en 2014-2015. Cette taille moyenne varie assez peu selon le milieu de résidence, d’un minimum de 5,7 personnes en milieu rural à un maximum de 6,1 à N’Djaména. Globalement, 60 % des ménages tchadiens comptent de 3 à 7 personnes. Ce pourcentage est un peu plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain (62 % contre 52 %) et il a peu varié depuis 2004. En outre, 17 % des ménages comprennent au moins 9 personnes. Ces ménages de grande taille sont proportionnellement plus nombreux en milieu urbain que rural (21 % contre 16 %), en particulier à N’Djaména (23 % contre 20 % dans les Autres Villes). Par rapport à 2004, cette proportion de ménages de grande taille a augmenté, passant de 13 % à 18 %, cela aussi bien en milieu urbain (18 % à 21 %) qu’en milieu rural (12 % à 16 %). Les ménages de petite taille, c’est-à-dire comprenant une personne (8 %) ou 2 personnes (8 %) sont moins fréquents. Le Tableau 2.8 présente aussi la proportion de ménages qui comptent des enfants orphelins ou des enfants qui vivent sans leur parent. Dans 22 % des cas, les ménages comprennent des enfants de moins de 18 ans qui vivent sans leurs parents, 2 % des ménages comptent des enfants dont les deux parents sont décédés et 11 % des enfants dont l’un des parents est décédé. Dans l’ensemble, plus d’un quart des ménages (27 %) comptent des enfants orphelins ou qui vivent sans leurs parents. Globalement, les ménages abritant les enfants de moins de 18 ans orphelins et/ou vivant sans leur parent sont proportionnellement plus fréquents en milieu urbain qu’en milieu rural (35 % contre 24 %). Caractéristiques des ménages • 27 2.2.3 Niveau d’instruction et fréquentation scolaire Le niveau d’instruction des membres du ménage est un élément très important qui contribue à l’amélioration des conditions de vie du ménage, dans la mesure où il peut affecter directement le comportement procréateur, l’utilisation de la contraception, le comportement en matière de santé, le niveau de scolarisation des autres membres du ménage, ainsi que les habitudes en matière d’hygiène et de nutrition. Dans le cadre de l’enquête ménage, pour chaque membre du ménage de six ans ou plus, on a collecté des informations sur le niveau d’instruction atteint ainsi que sur la dernière classe achevée avec succès. Les Tableaux 2.9.1 et 2.9.2 présentent, pour chaque sexe, la répartition de la population de six ans ou plus des ménages enquêtés selon le niveau d’instruction atteint, l’âge et certaines caractéristiques sociodémographiques. Globalement, il ressort des résultats qu’une proportion importante de la population tchadienne âgée de 6 ans ou plus est sans niveau d’instruction : en effet, 60 % des femmes et 44 % des hommes n’ont jamais fréquenté l’école. Cependant, même si ces proportions demeurent élevées, la comparaison avec les résultats des EDS précédentes laisse entrevoir une amélioration de la scolarisation, aussi bien chez les femmes que chez les hommes depuis l’EDST-I. En effet, la proportion de femmes sans niveau d’instruction est passée de 78 % en 1996-1997 (EDST-I) à 73 % en 2004 (EDST-II) pour atteindre 60 % en 2014-2015. De même, chez les hommes ces pourcentages sont passés respectivement de 56 % à 54 % et à 44 %. En outre, les résultats des Tableaux 2.9 montrent que 29 % de femmes et 33 % des hommes ont un niveau d’instruction primaire, mais seulement 3 % des femmes et 4 % des hommes ont complété ce niveau. Le pourcentage de femmes ayant fréquenté le niveau secondaire, sans l’achever, se situe à 7 % contre 14 % pour les hommes, pourcentages supérieurs à ceux obtenus à l’EDST-II, (4 % contre 11 % pour les hommes). Une proportion très faible de femmes comme d’hommes ont atteint le niveau supérieur (respectivement 1 % et 2 %). Comme le montrent les Tableaux 2.9, les résultats indiquent une amélioration substantielle de la scolarisation des générations les plus anciennes aux générations les plus récentes : en effet, la proportion de personnes sans niveau d’instruction passe de 95 % pour les femmes de 65 ans ou plus à 44 % pour celles de 15- 19 ans. Chez les hommes, cette proportion passe de 84 % à 30 % pour les mêmes groupes d’âges. Parallèlement, les proportions de femmes et d’hommes ayant, au moins, un niveau primaire ont sensiblement augmenté. Il en est de même pour le secondaire incomplet. Cependant il faut relever une forte proportion d’enfants de 6-9 ans qui n’ont jamais fréquenté l’école (54 % de sexe féminin et 48 % de sexe masculin). Les données selon le milieu de résidence mettent en évidence des écarts importants en matière de scolarisation. En milieu rural, 65 % de femmes et 50 % d’hommes sont sans instruction contre respectivement, 40 % et 26 % en milieu urbain. C’est à N’Djaména que la proportion de femmes et d’hommes n’ayant aucune instruction est la plus faible (respectivement, 33 % et 23 %). À part N’Djaména et les régions méridionales du pays (Mayo Kebbi Est, Mayo Kebbi Ouest, Logone Occidental, Logone Oriental, Tandjilé, Mandoul, Moyen Chari), les pourcentages de population sans instruction sont très élevées. La proportion de femmes sans instruction varie d’un minimum de 33 % à N’Djaména à un maximum de 92 % dans la région du Lac. Chez les hommes, cette proportion varie d’un minimum de 18 % dans la région du Logone Occidental et de la Tandjilé à un maximum de 87 % dans la région du Lac. Les résultats selon le quintile de bien-être montrent que des ménages du quintile le plus bas à ceux du quintile le plus riche, les proportions de femmes et d’hommes n’ayant aucun niveau d’instruction diminuent de manière importante. Chez les femmes, la proportion passe de 67 % parmi les femmes dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 36 % parmi celles dont il est classé dans le plus élevé ; parmi les hommes, elle varie respectivement de 48 % à 24 %. 28 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.9.1 Niveau d’instruction de la population des ménages : Femme Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Tchad 2014-2015 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d’années complétées Groupe d’âges 6-9 54,1 44,6 0,0 0,0 0,0 0,0 1,2 100,0 7 861 0,0 10-14 40,8 52,5 2,3 3,8 0,0 0,0 0,5 100,0 7 579 0,9 15-19 44,1 23,7 7,1 24,3 0,4 0,1 0,3 100,0 4 235 2,2 20-24 54,0 17,7 5,4 17,8 3,3 1,4 0,4 100,0 3 213 0,0 25-29 65,2 17,1 4,2 9,2 2,3 1,4 0,6 100,0 3 497 0,0 30-34 69,1 17,6 3,5 6,4 1,0 1,6 0,8 100,0 2 660 0,0 35-39 75,2 14,7 2,7 4,9 0,8 1,3 0,4 100,0 2 184 0,0 40-44 80,5 12,6 2,1 3,2 0,4 0,7 0,5 100,0 1 560 0,0 45-49 79,6 14,1 2,5 2,2 0,3 0,6 0,7 100,0 1 371 0,0 50-54 87,4 7,2 1,1 2,2 0,3 0,6 1,2 100,0 1 373 0,0 55-59 88,3 5,7 2,5 1,9 0,0 0,2 1,4 100,0 829 0,0 60-64 90,7 3,0 1,7 1,7 0,1 0,0 2,8 100,0 732 0,0 65+ 95,3 1,6 0,6 0,5 0,0 0,3 1,7 100,0 1 117 0,0 Ne sait pas/manquant * * * * * * * 100,0 3 * Résidence N’Djaména 32,8 28,3 5,7 22,4 3,8 5,1 1,8 100,0 3 001 2,7 Autres villes 43,3 35,0 4,3 14,1 2,0 0,8 0,4 100,0 5 496 0,4 Ensemble urbain 39,6 32,7 4,8 17,0 2,7 2,3 0,9 100,0 8 496 1,1 Rural 65,1 27,8 2,2 4,0 0,1 0,0 0,7 100,0 29 717 0,0 Région Batha 77,3 17,2 1,8 1,7 0,2 0,1 1,6 100,0 1 753 0,0 Borkou, Tibesti 71,1 23,8 1,1 3,2 0,2 0,0 0,6 100,0 180 0,0 Chari Baguirmi 83,0 14,5 0,4 0,9 0,1 0,0 1,0 100,0 1 588 0,0 Guéra 68,8 26,2 1,7 2,3 0,4 0,3 0,5 100,0 2 207 0,0 Hadjer-Lamis 83,2 14,8 0,4 1,0 0,0 0,0 0,7 100,0 2 547 0,0 Kanem 84,3 14,1 0,4 0,8 0,2 0,0 0,3 100,0 1 560 0,0 Lac 91,7 7,0 0,4 0,4 0,0 0,0 0,5 100,0 2 080 0,0 Logone Occidental 35,4 46,1 4,2 12,1 0,9 0,6 0,7 100,0 2 318 1,0 Logone Oriental 37,8 50,2 2,7 7,6 0,8 0,1 0,7 100,0 3 731 0,4 Mandoul 48,1 41,7 3,3 5,9 0,3 0,1 0,7 100,0 2 593 0,0 Mayo Kebbi Est 50,3 35,0 5,2 8,5 0,5 0,1 0,5 100,0 2 818 0,0 Mayo Kebbi Ouest 36,2 38,9 7,7 16,1 0,4 0,2 0,3 100,0 1 931 1,3 Moyen Chari 35,9 43,3 4,9 13,1 1,6 0,3 0,8 100,0 2 014 1,0 Ouaddaï 86,9 10,0 0,6 1,5 0,2 0,3 0,6 100,0 2 207 0,0 Salamat 81,9 15,6 0,6 1,0 0,1 0,1 0,8 100,0 805 0,0 Tandjilé 42,8 42,6 4,0 9,6 0,4 0,1 0,5 100,0 2 309 0,2 Wadi Fira 90,6 7,4 0,7 0,4 0,1 0,0 0,8 100,0 1 030 0,0 N’Djaména 32,8 28,3 5,7 22,4 3,8 5,1 1,8 100,0 3 001 2,7 Barh El Gazal 83,4 15,3 0,3 0,7 0,0 0,0 0,3 100,0 586 0,0 Ennedi Est, Ennedi Ouest 73,2 21,4 1,0 3,2 0,3 0,0 0,8 100,0 195 0,0 Sila 82,2 14,9 0,2 0,7 0,1 0,0 1,9 100,0 759 0,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 66,9 27,8 2,0 2,4 0,1 0,0 0,9 100,0 7 938 0,0 Second 64,0 28,9 2,3 3,9 0,1 0,0 0,8 100,0 7 475 0,0 Moyen 65,7 27,1 2,0 4,4 0,1 0,0 0,7 100,0 7 613 0,0 Quatrième 64,6 27,0 2,6 5,1 0,2 0,0 0,5 100,0 7 645 0,0 Le plus élevé 35,6 33,6 5,2 19,0 3,0 2,6 1,0 100,0 7 543 1,8 Ensemble 59,5 28,9 2,8 6,9 0,7 0,5 0,8 100,0 38 213 0,0 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Les Tableaux 2.9.1 et 2.9.2 présentent également le nombre médian d’années d’études complétées. Au niveau national, la médiane est estimée à 0,0 année d’études pour les femmes et à 0,3 année d’études pour les hommes. Les nombres médians d’années d’études les plus élevés concernent les jeunes générations, en particulier, les garçons âgés aujourd’hui de 15-29 ans, ceux du milieu urbain, en particulier ceux de N’Djaména et ceux vivant dans les régions du Mayo Kebbi Est, du Mayo Kebbi Ouest, du Logone Occidental, du Logone Oriental, de la Tandjilé, du Mandoul et du Moyen Chari. Caractéristiques des ménages • 29 Tableau 2.9.2 Niveau d’instruction de la population des ménages : Homme Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Tchad 2014-2015 Caractéristique sociodémographique Aucun Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d’années complétées Groupe d’âges 6-9 48,0 50,5 0,0 0,0 0,0 0,0 1,5 100,0 8 294 0,0 10-14 32,0 58,3 3,4 5,7 0,0 0,0 0,6 100,0 7 537 1,5 15-19 30,4 26,2 6,9 35,0 0,5 0,1 0,9 100,0 4 584 4,3 20-24 32,7 11,7 6,3 37,1 8,5 2,9 0,7 100,0 2 759 5,7 25-29 37,4 15,2 6,8 27,0 7,4 5,5 0,6 100,0 2 272 4,3 30-34 43,5 17,6 7,1 20,2 5,7 5,5 0,5 100,0 2 094 2,3 35-39 46,9 19,4 7,2 15,3 5,3 5,3 0,6 100,0 1 916 1,5 40-44 56,6 14,7 7,5 13,0 3,5 4,0 0,8 100,0 1 608 0,0 45-49 60,0 17,9 4,1 12,1 1,9 3,2 0,8 100,0 1 297 0,0 50-54 62,7 15,1 6,1 9,4 2,1 4,0 0,6 100,0 1 058 0,0 55-59 60,4 17,8 7,9 8,4 2,1 3,0 0,4 100,0 808 0,0 60-64 71,2 10,1 8,1 6,7 1,3 1,7 0,9 100,0 779 0,0 65+ 84,3 7,7 2,8 2,7 0,3 0,9 1,3 100,0 1 422 0,0 Ne sait pas/manquant * * * * * * * 100,0 13 * Résidence N’Djaména 22,9 26,2 5,7 25,2 7,8 11,0 1,3 100,0 3 370 5,0 Autres villes 27,9 35,4 5,0 23,1 4,6 3,4 0,6 100,0 5 741 2,5 Ensemble urbain 26,0 32,0 5,2 23,9 5,8 6,2 0,9 100,0 9 110 3,2 Rural 49,7 33,8 4,1 10,4 0,9 0,2 0,9 100,0 27 331 0,0 Région Batha 71,7 19,6 2,1 4,1 0,5 0,2 1,9 100,0 1 537 0,0 Borkou, Tibesti 49,4 36,0 3,2 9,3 0,8 0,6 0,6 100,0 168 0,0 Chari Baguirmi 70,4 23,6 2,2 2,8 0,2 0,3 0,6 100,0 1 509 0,0 Guéra 52,4 34,0 2,3 7,7 2,0 0,2 1,4 100,0 2 061 0,0 Hadjer-Lamis 73,7 18,9 1,3 4,2 0,9 0,3 0,7 100,0 2 376 0,0 Kanem 77,3 17,8 0,7 3,1 0,5 0,2 0,4 100,0 1 329 0,0 Lac 87,2 9,2 0,7 2,0 0,4 0,1 0,4 100,0 2 001 0,0 Logone Occidental 17,8 47,9 6,7 21,3 3,2 2,8 0,3 100,0 2 292 3,0 Logone Oriental 19,4 52,9 6,5 18,1 1,4 0,7 1,0 100,0 3 572 2,2 Mandoul 26,7 48,1 5,5 16,4 1,2 0,6 1,5 100,0 2 702 1,7 Mayo Kebbi Est 26,4 40,8 7,3 21,3 2,4 1,1 0,6 100,0 2 607 2,4 Mayo Kebbi Ouest 22,1 40,9 7,9 24,8 2,8 1,2 0,3 100,0 1 807 3,0 Moyen Chari 22,8 42,2 6,6 22,4 3,6 2,2 0,2 100,0 2 116 2,7 Ouaddaï 76,6 15,9 1,1 4,3 0,8 0,9 0,5 100,0 1 873 0,0 Salamat 64,4 26,3 1,9 6,1 0,5 0,1 0,7 100,0 753 0,0 Tandjilé 17,9 49,4 7,3 22,0 2,8 0,6 0,1 100,0 2 173 2,8 Wadi Fira 81,2 15,5 0,6 1,7 0,0 0,2 0,6 100,0 809 0,0 N’Djaména 22,9 26,2 5,7 25,2 7,8 11,0 1,3 100,0 3 370 5,0 Barh El Gazal 79,0 16,6 1,5 1,9 0,1 0,3 0,5 100,0 538 0,0 Ennedi Est, Ennedi Ouest 61,9 28,5 1,6 6,1 0,9 0,4 0,5 100,0 168 0,0 Sila 64,6 24,3 1,1 1,8 0,4 0,0 7,8 100,0 678 0,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 47,9 37,1 4,2 9,3 0,4 0,1 1,0 100,0 6 639 0,0 Second 46,9 36,4 4,3 10,7 1,0 0,3 0,5 100,0 7 012 0,0 Moyen 51,2 31,8 4,3 10,6 1,0 0,2 0,9 100,0 7 253 0,0 Quatrième 52,1 30,8 3,5 10,9 1,2 0,3 1,2 100,0 7 387 0,0 Le plus élevé 23,6 31,4 5,5 25,3 6,5 6,9 0,9 100,0 8 150 3,9 Ensemble 43,8 33,4 4,4 13,8 2,1 1,7 0,9 100,0 36 441 0,3 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Le niveau d’accès au système éducatif de la population est un des indicateurs clés du niveau de développement socioéconomique d’un pays. Au cours de l’EDS-MICS 2014-2015, des questions relatives à la fréquentation scolaire ont été posées pour toutes les personnes âgées de 5 à 24 ans, ce qui a permis de calculer les taux nets et bruts de fréquentation scolaire, par sexe et niveau d’instruction, selon le milieu et la région de résidence et le quintile de bien-être économique, ainsi que l’indice de parité entre les sexes (Tableau 2.10 et Graphique 2.2). Le taux de fréquentation scolaire est le rapport du nombre de personnes d’un groupe d’âges donné fréquentant actuellement un établissement scolaire à la population totale de ce groupe d’âges. 30 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d’études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Tchad 2014-2015 Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Caractéristique sociodémographique Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Résidence N’Djaména 78,7 68,5 73,7 0,87 118,2 106,5 112,4 0,90 Autres villes 72,5 68,0 70,4 0,94 108,2 103,2 105,8 0,95 Ensemble urbain 74,3 68,2 71,4 0,92 111,0 104,2 107,8 0,94 Rural 48,5 42,8 45,7 0,88 78,8 64,7 71,8 0,82 Région Batha 25,3 22,6 24,0 0,90 46,4 35,3 41,0 0,76 Borkou, Tibesti 62,0 41,1 51,9 0,66 96,2 66,0 81,6 0,69 Chari Baguirmi 32,6 23,6 28,1 0,72 56,4 36,3 46,5 0,64 Guéra 57,0 45,3 51,5 0,80 86,0 65,1 76,2 0,76 Hadjer-Lamis 27,1 26,5 26,8 0,98 42,5 35,4 38,9 0,83 Kanem 29,9 25,4 27,6 0,85 48,9 43,5 46,1 0,89 Lac 15,8 13,1 14,4 0,83 26,3 17,8 22,0 0,68 Logone Occidental 78,2 74,3 76,2 0,95 122,7 112,3 117,6 0,92 Logone Oriental 81,2 74,4 77,9 0,92 125,0 113,5 119,4 0,91 Mandoul 64,3 60,8 62,7 0,95 103,5 94,9 99,6 0,92 Mayo Kebbi Est 66,9 66,6 66,7 1,00 112,3 97,6 105,1 0,87 Mayo Kebbi Ouest 71,7 70,3 71,0 0,98 106,0 110,1 107,9 1,04 Moyen Chari 73,3 71,1 72,3 0,97 117,8 111,4 114,8 0,94 Ouaddaï 23,8 21,8 22,8 0,91 38,1 29,6 33,9 0,78 Salamat 42,1 26,8 34,4 0,64 61,5 38,0 49,7 0,62 Tandjilé 75,1 71,8 73,5 0,96 123,5 109,8 117,0 0,89 Wadi Fira 28,0 13,7 20,3 0,49 42,6 21,3 31,2 0,50 N’Djaména 78,7 68,5 73,7 0,87 118,2 106,5 112,4 0,90 Barh El Gazal 24,6 25,1 24,9 1,02 43,1 39,5 41,3 0,92 Ennedi Est, Ennedi Ouest 42,6 34,3 38,6 0,81 69,8 57,2 63,7 0,82 Sila 34,4 24,5 29,5 0,71 59,8 37,3 48,5 0,62 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 47,8 42,8 45,3 0,90 77,1 64,1 70,7 0,83 Second 51,3 44,7 48,2 0,87 82,5 66,6 74,9 0,81 Moyen 47,5 39,7 43,7 0,84 76,2 63,9 70,2 0,84 Quatrième 48,1 43,8 46,0 0,91 78,8 65,1 72,1 0,83 Le plus élevé 78,2 71,6 75,0 0,92 117,2 107,9 112,7 0,92 Ensemble 53,8 47,8 50,9 0,89 85,4 72,4 79,1 0,85 NIVEAU SECONDAIRE Résidence N’Djaména 52,6 43,3 48,0 0,82 84,7 63,8 74,3 0,75 Autre villes 45,2 29,7 37,9 0,66 71,2 41,2 57,1 0,58 Ensemble urbain 47,9 34,9 41,6 0,73 76,0 49,8 63,5 0,66 Rural 16,3 8,0 12,2 0,49 23,1 9,7 16,4 0,42 Région Batha 6,2 4,6 5,3 0,75 10,3 6,1 8,0 0,59 Borkou, Tibesti 19,1 9,1 13,9 0,48 22,5 11,5 16,8 0,51 Chari Baguirmi 7,0 2,4 4,6 0,34 10,0 2,7 6,3 0,27 Guéra 15,9 4,9 10,5 0,31 28,7 6,6 18,0 0,23 Hadjer-Lamis 8,7 1,9 5,2 0,21 12,8 2,2 7,4 0,17 Kanem 5,3 1,9 3,6 0,36 7,7 2,5 5,0 0,32 Lac 4,7 0,9 2,8 0,18 7,5 1,0 4,3 0,14 Logone Occidental 35,9 23,2 30,0 0,65 49,8 32,7 41,9 0,66 Logone Oriental 25,3 10,7 18,1 0,42 35,7 15,4 25,7 0,43 Mandoul 27,2 13,0 20,8 0,48 38,0 15,1 27,7 0,40 Mayo Kebbi Est 37,9 20,2 29,8 0,53 53,1 23,9 39,7 0,45 Mayo Kebbi Ouest 44,0 35,5 39,5 0,81 63,9 44,7 53,8 0,70 Moyen Chari 32,6 27,5 30,0 0,84 59,6 37,4 48,3 0,63 Ouaddaï 12,1 5,5 8,7 0,45 18,6 7,0 12,7 0,38 Salamat 14,9 4,1 9,6 0,27 20,9 4,7 12,9 0,23 Tandjilé 35,6 16,8 27,0 0,47 50,4 19,7 36,3 0,39 Wadi Fira 4,2 1,8 2,9 0,44 6,0 2,4 4,0 0,41 N’Djaména 52,6 43,3 48,0 0,82 84,7 63,8 74,3 0,75 Barh El Gazal 1,7 1,1 1,4 0,63 4,9 1,3 3,1 0,26 Ennedi Est, Ennedi Ouest 13,9 9,9 12,0 0,71 16,7 15,7 16,2 0,94 Sila 3,0 2,6 2,8 0,88 4,8 3,0 3,9 0,63 À suivre… Caractéristiques des ménages • 31 Tableau 2.10—Suite Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Caractéristique sociodémographique Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 14,0 4,9 9,2 0,35 19,9 5,7 12,4 0,29 Second 15,9 5,8 10,7 0,37 23,8 7,7 15,5 0,32 Moyen 15,8 9,0 12,4 0,57 23,2 10,6 17,0 0,46 Quatrième 19,6 11,2 15,7 0,57 26,5 13,7 20,6 0,52 Le plus élevé 50,5 38,1 44,5 0,75 80,4 54,4 67,8 0,68 Ensemble 24,5 14,6 19,6 0,59 36,9 19,5 28,3 0,53 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire (6- 11 ans) qui fréquente l’école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau secondaire (12-18 ans) qui fréquente l’école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d’élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d’élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S’il y a pour un niveau donné un nombre important d’élèves plus âgés ou plus jeunes que l’âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L’indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau primaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. L’indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau secondaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. Graphique 2.2 Taux de fréquentation scolaire par âge Dans l’ensemble, le taux net de fréquentation scolaire pour le primaire est de 51 %, ce qui signifie qu’un peu plus de la moitié de la population de 6-11 ans (âge officiel de fréquentation du niveau primaire) fréquentent l’école primaire. Ce taux est plus élevé pour les garçons (54 %) que pour les filles (48 %) et il est nettement plus faible en milieu rural (46 %) qu’en milieu urbain (71 %). Entre N’Djaména et les Autres Villes, on ne constate pas d’écarts très importants entre les sexes en matière de fréquentation scolaire dans le primaire. L’écart est cependant un peu plus important chez les hommes que chez les femmes. Au niveau régional, en dehors des régions du Sud, du Borkou/Tibesti, du Guéra et de la ville de N’Djaména, les taux nets de fréquentation scolaire sont faibles, situés largement en dessous de la moyenne nationale (51 %). On note, en particulier, un taux de 14 % au Lac. 15 32 49 56 67 59 68 66 68 60 61 60 58 52 50 34 48 35 32 26 11 30 45 50 56 51 63 57 50 51 42 40 30 23 24 10 11 12 11 9 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Pourcentage Âge Homme Femme EDS-MICS 2014-2015 32 • Caractéristiques des ménages Le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau d’enseignement primaire est de 79 %, ce qui signifie que 79 élèves de tous âges fréquentent l’école primaire pour 100 personnes âgées de 6-11 ans, âge officiel de fréquentation du primaire. Quand ce taux est supérieur au taux net pour un niveau d’étude donné, cela signifie qu’un nombre important d’enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge officiel de fréquentation de ce niveau d’études fréquentent ce niveau : c’est le cas des régions du Mayo Kebbi Est, du Mayo Kebbi Ouest, du Logone Occidental, du Logone Oriental, de la Tandjilé, du Mandoul et du Moyen Chari. Ce taux est plus élevé chez les garçons (85 %) que chez les filles (72 %) et on observe des variations par caractéristiques sociodémographiques similaires à celles observées pour le taux net. Pour le niveau secondaire qui concerne la population âgée de 13-18 ans, le taux net de fréquentation scolaire est beaucoup plus faible que pour le niveau primaire et s’établit à 20 % : cela signifie qu’environ un cinquième de la population d’âge officiel de niveau secondaire (12-18 ans) fréquente effectivement ce niveau. Selon le sexe, on note que ce taux est plus élevé chez les garçons (25 %) que parmi les filles (15 %). Comme observé précédemment pour le niveau primaire, le taux net au niveau secondaire est beaucoup plus faible en milieu rural (12 %) qu’en milieu urbain (42 %). Au niveau des régions, le Batha (5 %), le Chari-Baguirmi (5 %), le Hadjer-Lamis (5 %), le Kanem (4 %), le Lac (3 %), le Wadi Fira (3 %), le Barh El Gazal (1 %) et le Sila (3 %) se distinguent par les taux nets de scolarisation les plus faibles au niveau secondaire. Les résultats selon le quintile de bien-être économique montrent, comme pour le primaire, que les taux augmentent des ménages du quintile le plus bas à ceux du plus élevé (9 % à 45 %). Par ailleurs, le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est de 28 %, plus élevé que le taux net (20 %), ce qui signifie qu’un nombre important d’enfants plus âgés ou plus jeunes que l’âge officiel de fréquentation du niveau secondaire fréquente ce niveau. Comme pour le primaire, le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est plus élevé chez les garçons que chez les filles (37 % contre 20 %) et on constate des variations par caractéristique sociodémographique similaires à celles observées pour le taux net de fréquentation scolaire. En effet, le taux brut de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est nettement plus faible en milieu rural (16 %) qu’en milieu urbain (64 %), en particulier qu’à N’Djaména (74 %). Le Tableau 2.10 présente également l’indice de parité entre les genres qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire des femmes et celui des hommes. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart entre les taux de fréquentation scolaire des filles et des garçons est important. Au niveau primaire, l’indice est estimé à 0,89 pour le taux net et à 0,85 pour le taux brut ; au niveau secondaire, il est respectivement de 0,59 et 0,53. Ces résultats mettent en évidence des disparités de fréquentation scolaire en défaveur des filles. Globalement, ces écarts de fréquentation scolaire entre les filles et les garçons présentent le même type de variations que celles observées pour les taux. Au niveau primaire, l’indice de parité entre filles et garçons pour le taux brut est plus proche de 1 en milieu urbain qu’en milieu rural (0,94 contre 0,82). Au niveau régional, on constate aussi des inégalités de genre très importantes car si dans le Mayo Kebbi Ouest, l’indice de 1,04 traduit l’égalité entre les filles et les garçons, il en va différemment du Wadi Fira où l’indice de parité entre les genres est de 0,50. Au niveau secondaire, c’est dans les régions du Lac, de Hadjer Lamis et du Salamat que les inégalités de genre en matière de fréquentation scolaire sont les plus importantes, l’indice de parité entre les genres y étant respectivement de 0,14, 0,17 et 0,23. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 33 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 ICF et INSEED e chapitre présente les caractéristiques sociodémographiques et économiques des femmes et des hommes enquêtés qui sont utilisées comme variables d’analyse dans la suite de ce rapport. Ces informations sont particulièrement importantes dans la mesure où elles permettent de comprendre et d’interpréter les résultats qui sont présentés dans les chapitres qui suivent. Le début de ce chapitre est consacré à la présentation de certaines caractéristiques sociodémographiques, suivi par les résultats concernant le niveau d’instruction, l’accès aux médias et l’activité économique. Enfin, les informations sur l’assurance médicale clôturent ce chapitre. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Les femmes âgées de 15-49 ans, c’est-à-dire celles en âge de procréer et les hommes de 15-59 ans constituent les populations-cibles de l’EDS-MICS du Tchad 2014-2015. Le Tableau 3.1 présente la répartition des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, à savoir l’âge, la religion, l’ethnie, l’état matrimonial, le milieu de résidence, la région, le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique. Comme cela est expliqué dans le plan de sondage (voir Annexe A), l’échantillon a été constitué de façon à disposer, pour chaque région, d’un nombre de cas suffisant pour pouvoir estimer les indicateurs avec un niveau de précision acceptable. Les résultats ont ensuite été pondérés pour redonner à chaque région son poids réel dans la population d’ensemble du Tchad. Le Tableau 3.1 présente, pour chaque catégorie, le nombre de cas non pondérés, c’est-à-dire le nombre de personnes effectivement interviewées dans chaque catégorie, et le nombre de cas pondérés, c’est-à-dire le nombre de cas de chaque catégorie selon le poids réel de cette catégorie au niveau national. Dans le reste de ce chapitre et dans tout le rapport, tous les effectifs présentés sont des effectifs pondérés. C Principaux résultats • La majorité des femmes (76 %) et des hommes (70 %) vivent en milieu rural.C’est dans les régions du Borkou/Tibesti et de l’Ennedi Est et Ouest que l’on observe les proportions les plus faibles de femmes et d’hommes (moins d’un pour cent). • Plus de six femmes sur dix (62 %) contre 36 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction. La proportion de femmes sans instruction atteint un maximum de 96 % dans la région du Lac. • Près des deux tiers des hommes de 15-49 ans (64 %) et quatre femmes sur cinq (81 %) n’ont été exposés à aucun média, au moins, une fois par semaine. • Parmi les femmes de 15-49 ans, environ une sur deux (51 %) avait travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. Cette proportion est nettement plus élevée chez les hommes (88 %). 34 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Par ailleurs, dans ce chapitre comme dans les suivants, par souci de comparaison, les résultats portent sur les hommes et les femmes de la même tranche d’âges (15-49 ans). En général, les résultats concernant les hommes de 50-59 ans constituent une catégorie à part et sont présentés au bas des tableaux. Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Tchad 2014- 2015 Femme Homme Caractéristique sociodémographique Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Groupe d’âges 15-19 22,2 3 934 3 889 26,1 1 229 1 222 20-24 17,3 3 059 2 995 16,0 755 737 25-29 18,3 3 250 3 287 13,4 634 631 30-34 14,5 2 566 2 540 13,3 627 619 35-39 11,6 2 060 2 115 12,2 576 562 40-44 8,5 1 504 1 545 10,0 469 510 45-49 7,6 1 347 1 348 9,0 424 420 Religion Catholique 20,0 3 543 2 734 20,7 974 755 Protestant 23,9 4 230 2 904 23,0 1 083 778 Musulman 52,1 9 236 11 459 51,4 2 425 2 943 Animiste 0,3 50 45 1,0 45 41 Autres chrétiens 0,2 35 25 0,5 24 22 Sans religion 2,8 504 440 3,0 142 136 Manquant 0,7 118 109 0,4 18 24 Ethnie Gorane 5,8 1 030 2 192 5,7 267 551 Arab 9,6 1 698 1 804 10,2 483 486 Baguirmi/Barma 1,1 193 196 1,5 69 69 Kanembou/Bornou/Boudouma 9,7 1 718 1 869 10,2 480 544 Boulala/Médégo/Kouka 3,6 640 561 4,3 201 176 Ouadaï/Maba/Massalit/Mimi 7,5 1 330 1 344 5,3 251 262 Zaghawa/Bideyat/Kobé 1,1 201 556 1,1 50 122 Dadajo/Kibet/Mouro 2,5 442 655 2,0 95 145 Bidio/Migami/Kenga/Dangléat 2,6 459 433 2,1 98 90 Moundang 2,7 482 503 2,7 126 131 Massa/Mousseye/Mousgoume 4,9 870 641 4,9 231 182 Toupouri/Kéra 2,1 367 287 1,8 84 68 Sara (Ngambaye/Sara Madjin- Gaye/Mbaye) 29,9 5 297 3 655 32,7 1 541 1 110 Peul/Foulbé/Bodoré 1,9 335 337 1,5 72 84 Tama/Assongori/Mararit 1,1 203 354 1,1 51 101 Gabri/Kabalaye/Nangtchéré/ Soumraye 2,0 347 272 1,9 91 73 Marba/Lélé/Mesmé 3,7 648 489 2,7 129 98 Mesmedjé/Massalat/Kadjaksé 0,8 134 118 0,8 37 33 Karo/Zimé/Pévé 1,3 232 264 1,3 63 76 Autres ethnies du Tchad (Achit/Banda/Kim) 3,2 574 627 3,8 179 180 Autres groupes ethniques d’origine étrangère (Bambara/Haoussa/Tower) 0,9 152 132 0,8 40 35 Autres nationalités 0,4 65 60 0,1 6 3 Manquant 1,7 303 370 1,5 71 82 État matrimonial Célibataire 16,6 2 940 2 815 40,6 1 915 1 925 Marié 68,1 12 063 12 547 53,1 2 501 2 514 Vivant ensemble 6,8 1 199 892 3,7 177 144 Divorcé/séparé 5,3 937 904 2,3 107 101 Veuf 3,3 580 561 0,3 15 17 Résidence N’Djaména 9,2 1 627 1 466 12,1 570 556 Autres villes 14,6 2 581 2 819 18,0 847 848 Ensemble urbain 23,8 4 209 4 285 30,1 1 417 1 404 Rural 76,2 13 510 13 434 69,9 3 298 3 297 À suivre… Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 35 Tableau 3.1—Suite Femme Homme Caractéristique sociodémographique Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Région Batha 3,9 691 654 3,9 183 180 Borkou, Tibesti 0,5 84 598 0,3 15 117 Chari Baguirmi 4,2 750 831 3,9 186 207 Guera 5,7 1 003 864 5,6 264 193 Hadjer Lamis 6,7 1 183 901 6,2 294 238 Kanem 3,9 689 908 3,2 153 211 Lac 5,5 978 929 6,1 287 295 Logone Occidental 6,5 1 151 832 7,3 345 256 Logone Oriental 9,4 1 662 830 9,5 447 244 Mandoul 7,0 1 238 874 8,0 375 266 Mayo Kebbi Est 7,3 1 302 935 6,7 316 237 Mayo Kebbi Ouest 5,4 956 1 053 4,7 223 251 Moyen-Chari 5,5 972 771 6,8 319 248 Ouaddaï 5,1 912 722 3,4 161 123 Salamat 2,0 349 761 1,9 90 195 Tandjilé 6,1 1 073 827 5,3 248 196 Wadi Fira 2,6 459 837 1,9 89 191 N’Djaména 9,2 1 627 1 466 12,1 570 556 Barh El Gazal 1,3 233 767 1,5 70 217 Ennedi Est, Ennedi Ouest 0,5 87 723 0,4 17 158 Sila 1,8 320 636 1,3 63 122 Niveau d’instruction Aucun 62,4 11 060 12 195 36,2 1 708 2 077 Primaire 22,7 4 020 3 311 26,6 1 252 1 111 Secondaire 13,9 2 470 2 080 33,2 1 565 1 349 Supérieur 1,0 169 133 4,0 190 164 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 19,0 3 374 3 183 14,8 700 660 Second 19,5 3 450 3 247 19,5 917 855 Moyen 19,6 3 476 3 591 19,9 939 985 Quatrième 20,2 3 587 4 040 17,8 840 956 Le plus élevé 21,6 3 832 3 658 28,0 1 319 1 245 Ensemble 15-49 100,0 17 719 17 719 100,0 4 715 4 701 50-59 na na na na 533 547 Ensemble 15-59 na na na na 5 248 5 248 Note : Le niveau d’instruction correspond au plus haut niveau d’instruction atteint, qu’il ait été achevé ou non. na = Non applicable. 3.1.1 Âge La répartition par groupe d’âges quinquennaux des femmes et des hommes de 15-49 ans montre une diminution régulière des proportions au fur et à mesure que l’âge augmente. Chez les femmes, elles passent de 22 % dans le groupe 15-19 ans à 8 % à 45-49 ans. Pour les hommes, ces proportions varient respectivement de 26 % à 9 %. Environ six femmes sur dix (58 %) et un peu plus de cinq hommes sur dix (56 %) ont moins de 30 ans. Moins d’une femme et d’un homme sur dix, (respectivement, 8 % et 9 %) se situent dans le groupe d’âges 45-49 ans. 3.1.2 État matrimonial Les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes de 15 ans et plus. Dans le cadre de l’EDS-MICS 2014-2015, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes mariés légalement ainsi que toutes les personnes vivant en union consensuelle. On constate des différences entre les femmes et les hommes. Au moment de l’enquête, les trois quarts des femmes (75 %) étaient en union : 68 % étaient mariées et 7 % vivaient en union consensuelle. Moins d’une femme sur cinq (17 %) était célibataire. Chez les hommes, le pourcentage de ceux qui étaient en union est plus faible (57 % dont 36 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés 53 % étaient mariés et 4 % vivaient en union consensuelle) et le pourcentage de célibataires nettement plus élevé (41 %). La proportion de femmes en rupture d’union, que ce soit par divorce/séparation (5 %) ou par veuvage (3 %) est nettement plus élevée que chez les hommes (respectivement 2 % et 0,3 %). 3.1.3 Milieu de résidence Une grande majorité de femmes (76 %) et d’hommes (70 %) vivaient en milieu rural. La proportion de femmes qui vivaient à N’Djaména était légèrement plus faible que celle des hommes (9 % contre 12 %). Les données par région ne font pas apparaître d’écarts importants : c’est dans les régions du Borkou/Tibesti et de l’Ennedi Est et Ouest que l’on observe les proportions les plus faibles de femmes et d’hommes (moins d’un pour cent). À l’opposé, c’est dans les régions de N’Djaména et du Logone Oriental que les proportions de femmes et d’hommes sont les plus élevées (9 % dans les deux cas pour les femmes et respectivement 12 % et 10 % pour les hommes). 3.1.4 Religion La moitié des femmes (52 %) et des hommes (51 %) sont de religion musulmane et dans un peu plus de quatre cas sur dix (44 %) les femmes et les hommes se sont déclaré de confession chrétienne. 3.1.5 Ethnie La répartition de la population selon l’ethnie rend compte de la diversité ethnoculturelle du Tchad. Cependant, c’est dans l’ethnie Sara que l’on constate les proportions les plus élevées de femmes (30 %) et d’hommes (33 %). Les Arabes et les Kanembous regroupent chacune environ 10 % des femmes et des hommes. Le poids des autres ethnies est nettement plus faible. 3.1.6 Niveau de bien-être économique La répartition des enquêtés selon les quintiles de bien-être économique du ménage montre que le pourcentage de femmes vivant dans un ménage classé dans le quintile le plus bas est légèrement plus élevé que celui des hommes (19 % contre 15 %). Par contre, le pourcentage d’hommes vivant dans un ménage du quintile le plus élevé est un peu plus élevé que celui des femmes (28 % contre 22 %). 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION Le niveau d’instruction des enquêtés est présenté au Tableau 3.2.1 pour les femmes et au Tableau 3.2.2 pour les hommes. Les résultats mettent en évidence un écart important entre les genres, la proportion de femmes sans instruction étant nettement plus élevée que celle des hommes (62 % contre 36 %). Seulement 5 % des femmes ont achevé le niveau d’instruction primaire et 2 % le niveau secondaire. Chez les hommes, ces proportions sont respectivement de 7 % et 5 %. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 37 Tableau 3.2.1 Niveau d’instruction : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années d’instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Tchad 2014-2015 Plus haut niveau d’instruction atteint Total Nombre médian d’années complétées Effectif de femmes Caractéristique sociodémographique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d’âges 15-24 48,3 19,5 7,1 22,0 2,4 0,7 100,0 1,2 6 992 15-19 44,3 20,7 8,2 25,7 1,1 0,0 100,0 2,4 3 934 20-24 53,4 18,0 5,6 17,4 4,1 1,5 100,0 a 3 059 25-29 64,9 17,5 4,4 9,3 2,2 1,7 100,0 a 3 250 30-34 68,9 18,8 4,2 5,9 0,8 1,3 100,0 a 2 566 35-39 74,2 15,7 3,0 5,4 0,8 0,8 100,0 a 2 060 40-44 80,4 13,4 2,0 2,9 0,5 0,8 100,0 a 1 504 45-49 79,4 15,7 2,2 2,1 0,5 0,2 100,0 a 1 347 Résidence N’Djaména 33,5 11,8 5,9 33,0 7,9 8,0 100,0 5,7 1 627 Autres villes 46,6 16,6 7,0 23,3 5,0 1,4 100,0 2,0 2 581 Ensemble urbain 41,6 14,8 6,6 27,0 6,1 3,9 100,0 3,5 4 209 Rural 68,9 18,7 4,4 7,7 0,3 0,0 100,0 a 13 510 Région Batha 82,5 10,5 2,7 3,6 0,3 0,4 100,0 a 691 Borkou, Tibesti 76,5 15,5 2,1 5,5 0,4 0,0 100,0 a 84 Chari Baguirmi 88,3 8,7 0,9 2,0 0,2 0,0 100,0 a 750 Guera 75,2 15,1 3,8 5,1 0,8 0,0 100,0 a 1 003 Hadjer-Lamis 90,8 6,6 0,7 1,9 0,0 0,0 100,0 a 1 183 Kanem 94,1 4,0 0,6 0,9 0,4 0,0 100,0 a 689 Lac 96,2 2,3 0,4 0,9 0,1 0,0 100,0 a 978 Logone Occidental 36,8 31,8 9,6 18,1 2,5 1,2 100,0 2,5 1 151 Logone Oriental 41,5 36,9 7,2 12,4 1,7 0,3 100,0 1,7 1 662 Mandoul 51,6 30,0 6,6 11,3 0,6 0,0 100,0 a 1 238 Mayo Kebbi Est 53,6 20,0 8,0 17,5 0,9 0,1 100,0 a 1 302 Mayo Kebbi Ouest 34,9 22,9 11,1 29,6 1,4 0,2 100,0 4,0 956 Moyen Chari 39,2 26,9 7,7 20,6 4,7 0,9 100,0 2,6 972 Ouaddaï 93,1 2,3 0,6 2,9 0,5 0,6 100,0 a 912 Salamat 89,7 7,5 0,5 1,8 0,3 0,1 100,0 a 349 Tandjilé 43,3 30,7 7,5 17,7 0,8 0,0 100,0 1,6 1 073 Wadi Fira 96,4 1,7 0,8 0,7 0,4 0,0 100,0 a 459 N’Djaména 33,5 11,8 5,9 33,0 7,9 8,0 100,0 5,7 1 627 Barh El Gazal 91,8 6,7 0,4 1,0 0,0 0,0 100,0 a 233 Ennedi Est, Ennedi Ouest 78,1 12,5 1,6 7,3 0,5 0,0 100,0 a 87 Sila 89,5 8,6 0,3 1,4 0,1 0,0 100,0 a 320 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 67,8 22,5 4,2 5,4 0,2 0,0 100,0 a 3 374 Second 67,7 20,3 4,7 7,2 0,1 0,0 100,0 a 3 450 Moyen 70,2 17,0 4,2 8,3 0,2 0,0 100,0 a 3 476 Quatrième 70,9 14,8 4,7 9,1 0,5 0,0 100,0 a 3 587 Le plus élevé 38,0 14,9 6,6 29,5 6,7 4,3 100,0 4,4 3 832 Ensemble 62,4 17,8 4,9 12,3 1,7 1,0 100,0 - 17 719 Note : a = Non calculé parce que moins de 50 % des femmes ont fréquenté l’école. 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. 38 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.2.2 Niveau d’instruction : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années d’instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Tchad 2014-2015 Plus haut niveau d’instruction atteint Total Nombre médian d’années complétées Effectif d’hommes Caractéristique sociodémographique Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d’âges 15-24 27,0 17,3 7,8 40,1 6,1 1,8 100,0 5,6 1 984 15-19 26,1 19,3 10,0 42,5 2,0 0,2 100,0 5,4 1 229 20-24 28,4 13,9 4,3 36,2 12,8 4,4 100,0 6,7 755 25-29 32,3 19,8 5,1 26,9 9,0 6,9 100,0 4,6 634 30-34 38,9 21,6 6,2 22,5 4,5 6,4 100,0 2,8 627 35-39 40,2 24,2 9,2 16,6 3,9 6,0 100,0 2,5 576 40-44 54,9 17,7 6,3 15,1 2,9 3,0 100,0 a 469 45-49 55,3 21,7 6,1 11,3 0,6 5,1 100,0 a 424 Résidence N’Djaména 19,7 13,6 2,9 33,5 13,1 17,1 100,0 8,6 570 Autres villes 20,1 11,4 5,4 43,9 11,2 8,0 100,0 8,1 847 Ensemble urbain 19,9 12,3 4,4 39,7 12,0 11,7 100,0 8,2 1 417 Rural 43,2 22,5 8,3 23,0 2,2 0,7 100,0 2,1 3 298 Région Batha 65,1 15,5 6,6 11,7 0,7 0,4 100,0 a 183 Borkou, Tibesti 51,6 18,8 7,4 20,1 2,0 0,0 100,0 a 15 Chari Baguirmi 68,0 19,4 4,5 6,6 0,6 0,9 100,0 a 186 Guéra 37,8 19,3 5,5 28,3 8,5 0,6 100,0 3,5 264 Hadjer-Lamis 67,1 13,2 3,4 12,7 3,0 0,5 100,0 a 294 Kanem 76,0 12,2 0,8 7,9 1,9 1,3 100,0 a 153 Lac 86,8 5,2 0,6 5,7 1,6 0,1 100,0 a 287 Logone Occidental 11,7 30,4 8,9 37,6 6,1 5,2 100,0 5,7 345 Logone Oriental 12,8 29,6 15,5 37,7 3,1 1,2 100,0 5,4 447 Mandoul 20,4 33,0 10,1 32,6 2,9 0,9 100,0 4,6 375 Mayo Kebbi Est 10,4 19,8 10,5 45,1 8,4 5,8 100,0 7,1 316 Mayo Kebbi Ouest 13,6 18,7 7,1 50,1 6,9 3,7 100,0 7,1 223 Moyen Chari 19,4 20,8 8,2 40,0 6,1 5,5 100,0 6,2 319 Ouaddaï 65,3 7,6 5,9 14,2 1,5 5,5 100,0 a 161 Salamat 69,8 14,2 1,4 12,2 1,8 0,6 100,0 a 90 Tandjilé 8,4 27,6 14,8 41,4 6,1 1,7 100,0 5,8 248 Wadi Fira 90,0 4,6 0,4 4,9 0,0 0,1 100,0 a 89 N’Djaména 19,7 13,6 2,9 33,5 13,1 17,1 100,0 8,6 570 Barh El Gazal 81,7 8,8 4,9 3,6 0,9 0,1 100,0 a 70 Ennedi Est, Ennedi Ouest 65,1 13,6 3,3 15,9 0,7 1,4 100,0 a 17 Sila 69,9 17,5 6,6 5,6 0,5 0,0 100,0 a 63 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 34,4 33,4 8,8 21,6 1,5 0,2 100,0 2,4 700 Second 37,6 24,8 9,4 25,4 1,7 1,0 100,0 3,2 917 Moyen 49,7 16,7 9,2 21,7 2,1 0,5 100,0 0,1 939 Quatrième 47,9 19,0 5,4 23,3 3,5 1,0 100,0 1,0 840 Le plus élevé 19,2 10,6 4,1 40,7 12,8 12,6 100,0 8,6 1 319 Ensemble 15-49 36,2 19,5 7,1 28,0 5,2 4,0 100,0 3,9 4 715 50-59 56,6 20,0 8,4 10,5 3,0 1,5 100,0 a 533 Ensemble 15-59 38,3 19,5 7,2 26,2 5,0 3,8 100,0 3,4 5 248 Note : a = Non calculé parce que moins de 50 % des hommes ont fréquenté l’école. 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Les résultats selon les groupes d’âges montrent que la proportion de femmes et d’hommes sans instruction diminue des générations anciennes aux plus récentes, passant de 79 % parmi les femmes de 45-49 ans à 44 % parmi celles de 15-19 ans et de 55 % à 26 % chez les hommes des mêmes groupes d’âges. Malgré cette amélioration, l’écart de niveau d’instruction entre les femmes et les hommes persiste dans les jeunes générations. Le niveau d’instruction des enquêtés varie également en fonction du milieu de résidence. On constate, en effet, que les proportions de femmes et d’hommes n’ayant aucune instruction sont plus élevées en milieu rural Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 39 (respectivement 69 % et 43 %) qu’en milieu urbain (respectivement 42 % et 20 %). Les résultats selon les régions font apparaître des écarts très importants, la proportion de femmes sans instruction variant de 96 % dans la région du Lac et le Wadi Fira à 34 % dans celle de N’Djaména et 35 % dans la région Mayo Kebbi Ouest. Chez les hommes, cette proportion varie de 90 % dans le Wadi Fira à 8 % dans la Tandjilé. Les données de ces tableaux montrent en outre qu’il y a une relation positive entre le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique du ménage. En effet, les proportions de femmes et d’hommes sans instruction diminuent des ménages du quintile le plus bas au plus élevé, variant respectivement de 68 % à 38 % et de 34 % à 19 %. Tendance Par rapport à l’EDST-II de 2004, on constate une nette amélioration du niveau d’instruction des femmes et des hommes de 15-49 ans : 75 % des femmes n’avaient aucun niveau d’instruction en 2004 contre 62 % en 2015 ; chez les hommes, cette proportion est passée de 47 % à 36 %. 3.3 ALPHABÉTISATION Étant donné qu’une proportion relativement importante de la population n’a aucun niveau d’instruction et que dans 18 % des cas pour les femmes et 20 % pour les hommes, le cycle primaire n’a pas été achevé, il est utile d’évaluer la capacité à lire de la population afin de mesurer son degré d’accessibilité à l’information. Pour obtenir les informations sur le niveau d’alphabétisation des enquêtés, mises à part les questions posées sur la dernière classe achevée et le niveau d’instruction atteint par les enquêtés, on a demandé à ceux qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à ceux qui avaient déclaré avoir atteint le niveau primaire, de lire une phrase rédigée dans une des langues officielles, nationales ou locales. Cinq modalités ont été retenues : « peut lire une phrase entière », « peut lire une partie de la phrase », « ne peut pas lire », « pas de cartes dans la langue de l’enquêté », « aveugle/malvoyant ». Les femmes et les hommes ayant atteint le niveau secondaire ou plus ont été considérés d’office comme étant alphabétisés. Les Tableaux 3.3.1 et 3.3.2 présentent les résultats sur le degré d’alphabétisation de la population tchadienne. Globalement les résultats montrent que seulement un peu plus d’un homme de 15-49 ans sur deux est alphabétisé (54 %). Chez les femmes, ce pourcentage est beaucoup plus faible (22 %). Le pourcentage d’hommes alphabétisés est donc deux fois et demie plus élevé que celui des femmes (54 % contre 22 %). Les résultats selon les autres variables retenues mettent en évidence des disparités importantes selon le milieu de résidence : la proportion de femmes et d’hommes alphabétisés est nettement plus faible en milieu rural qu’en milieu urbain (respectivement 14 % contre 47 % et 44 % contre 78 %). En fonction de la région, les disparités sont très importantes, la proportion de femmes alphabétisées variant de 2 % dans la région du Lac à 59 % à N’Djaména. Chez les hommes, on constate que si à N’Djaména (78 %), dans le Mayo Kebbi Ouest et Est (77 % dans les deux cas), plus des trois quarts des hommes sont alphabétisés, cette proportion n’est que de 15 % dans le Wadi Fira et de 13 % dans le Lac. Par ailleurs, les résultats font apparaître des variations avec le niveau de bien-être socio-économique. En effet, du quintile le plus bas au plus élevé, les proportions de femmes et d’hommes alphabétisés augmentent nettement, passant respectivement de 11 % à 51 % et de 43 % à 79 %. 40 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.3.1 Alphabétisation : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d’instruction atteint et niveau d’alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Tchad 2014-2015 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d’instruction ou niveau primaire Total Pourcen- tage alphabétisé1 Effectif de femmes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l’enquêtée Manquant Groupe d’âges 15-24 25,2 2,6 7,6 63,8 0,7 0,2 100,0 35,3 6 992 15-19 26,8 3,8 9,6 59,0 0,6 0,2 100,0 40,2 3 934 20-24 23,0 1,0 5,0 69,9 0,9 0,2 100,0 29,0 3 059 25-29 13,2 0,9 4,2 80,3 1,0 0,4 100,0 18,3 3 250 30-34 8,0 0,8 4,7 85,2 1,2 0,3 100,0 13,4 2 566 35-39 7,0 1,2 4,1 86,1 1,4 0,3 100,0 12,3 2 060 40-44 4,2 1,4 2,7 90,0 1,1 0,5 100,0 8,3 1 504 45-49 2,7 1,8 5,0 88,2 1,7 0,6 100,0 9,5 1 347 Résidence N’Djaména 48,8 2,9 6,9 40,5 0,4 0,5 100,0 58,6 1 627 Autres villes 29,7 3,4 6,6 59,6 0,5 0,2 100,0 39,7 2 581 Ensemble urbain 37,1 3,2 6,7 52,2 0,4 0,3 100,0 47,0 4 209 Rural 8,0 1,2 5,1 84,2 1,2 0,3 100,0 14,3 13 510 Région Batha 4,3 1,1 6,4 87,9 0,0 0,2 100,0 11,9 691 Borkou, Tibesti 6,0 1,5 7,1 85,1 0,0 0,3 100,0 14,5 84 Chari Baguirmi 2,2 1,4 2,3 92,2 1,3 0,7 100,0 5,8 750 Guéra 5,9 3,5 5,5 84,9 0,0 0,2 100,0 14,9 1 003 Hadjer-Lamis 1,9 0,5 2,1 94,8 0,1 0,5 100,0 4,6 1 183 Kanem 1,3 0,3 2,1 96,0 0,1 0,2 100,0 3,8 689 Lac 1,0 0,3 0,4 98,3 0,0 0,0 100,0 1,7 978 Logone Occidental 21,8 2,8 6,5 68,7 0,0 0,2 100,0 31,1 1 151 Logone Oriental 14,4 1,5 9,1 74,1 0,7 0,3 100,0 25,0 1 662 Mandoul 11,9 1,4 8,9 77,3 0,3 0,2 100,0 22,2 1 238 Mayo Kebbi Est 18,5 3,0 6,8 70,9 0,5 0,3 100,0 28,3 1 302 Mayo Kebbi Ouest 31,1 2,9 7,8 56,2 1,8 0,2 100,0 41,8 956 Moyen Chari 26,2 1,9 7,8 63,5 0,3 0,3 100,0 35,8 972 Ouaddaï 3,9 0,4 1,2 93,9 0,0 0,6 100,0 5,5 912 Salamat 2,3 1,6 4,1 91,5 0,0 0,5 100,0 8,0 349 Tandjilé 18,5 1,1 6,0 72,5 1,8 0,1 100,0 25,6 1 073 Wadi Fira 1,1 0,2 1,3 83,1 14,0 0,3 100,0 2,6 459 N’Djaména 48,8 2,9 6,9 40,5 0,4 0,5 100,0 58,6 1 627 Barh El Gazal 1,0 0,5 3,1 95,4 0,0 0,0 100,0 4,6 233 Ennedi Est , Ennedi Ouest 7,8 1,6 7,3 43,5 39,6 0,2 100,0 16,8 87 Sila 1,6 0,7 4,6 91,6 1,2 0,4 100,0 6,8 320 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 5,5 1,0 4,8 87,3 1,1 0,2 100,0 11,3 3 374 Second 7,4 1,2 4,9 85,1 1,3 0,2 100,0 13,5 3 450 Moyen 8,6 1,2 5,9 82,6 1,4 0,3 100,0 15,7 3 476 Quatrième 9,7 1,2 4,8 83,0 1,0 0,3 100,0 15,7 3 587 Le plus élevé 40,5 3,5 7,1 48,1 0,4 0,4 100,0 51,1 3 832 Ensemble 14,9 1,7 5,5 76,6 1,0 0,3 100,0 22,1 17 719 1 C’est-à-dire les femmes qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et celles qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 41 Tableau 3.3.2 Alphabétisation : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par niveau d’instruction atteint et niveau d’alphabétisation et pourcentage d’hommes alphabétisés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, Tchad 2014-2015 Secondaire ou supérieur Pas d’instruction ou niveau primaire Total Pourcen- tage alphabétisé1 Effectif d’hommes Caractéristique sociodémographique Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l’enquêté Manquant Groupe d’âges 15-24 48,0 4,9 12,0 34,5 0,3 0,4 100,0 64,8 1 984 15-19 44,6 6,0 13,5 35,1 0,2 0,5 100,0 64,1 1 229 20-24 53,4 3,1 9,5 33,4 0,3 0,3 100,0 66,0 755 25-29 42,8 3,2 10,0 43,0 0,7 0,3 100,0 56,0 634 30-34 33,3 5,7 10,9 49,5 0,2 0,3 100,0 50,0 627 35-39 26,4 8,4 11,0 52,4 1,4 0,4 100,0 45,8 576 40-44 21,0 4,8 11,8 60,5 1,8 0,2 100,0 37,6 469 45-49 17,0 11,7 7,4 63,7 0,3 0,0 100,0 36,1 424 Résidence N’Djaména 63,7 5,1 9,0 20,5 0,5 1,2 100,0 77,8 570 Autres villes 63,1 6,2 8,0 22,2 0,3 0,2 100,0 77,3 847 Ensemble urbain 63,4 5,8 8,4 21,5 0,4 0,6 100,0 77,5 1 417 Rural 26,0 5,8 12,2 55,2 0,7 0,2 100,0 43,9 3 298 Région Batha 12,8 10,1 14,1 63,0 0,0 0,0 100,0 37,0 183 Borkou, Tibesti 22,2 4,8 11,3 58,1 3,7 0,0 100,0 38,2 15 Chari Baguirmi 8,1 7,0 9,1 75,5 0,3 0,0 100,0 24,2 186 Guéra 37,4 5,2 12,0 45,5 0,0 0,0 100,0 54,5 264 Hadjer-Lamis 16,3 2,1 8,8 71,9 1,0 0,0 100,0 27,1 294 Kanem 11,0 1,3 7,2 80,1 0,0 0,3 100,0 19,6 153 Lac 7,4 2,0 3,9 86,8 0,0 0,0 100,0 13,2 287 Logone Occidental 49,0 6,6 11,7 31,8 0,0 0,9 100,0 67,3 345 Logone Oriental 42,1 8,8 11,3 37,1 0,0 0,7 100,0 62,1 447 Mandoul 36,4 7,0 15,8 40,7 0,1 0,0 100,0 59,2 375 Mayo Kebbi Est 59,3 4,5 12,7 23,0 0,5 0,0 100,0 76,5 316 Mayo Kebbi Ouest 60,7 4,7 11,4 20,2 2,9 0,0 100,0 76,8 223 Moyen Chari 51,6 7,8 12,2 28,3 0,0 0,2 100,0 71,5 319 Ouaddaï 21,1 4,4 13,7 55,1 5,6 0,0 100,0 39,2 161 Salamat 14,6 7,5 11,6 66,2 0,0 0,0 100,0 33,8 90 Tandjilé 49,3 5,9 15,9 29,0 0,0 0,0 100,0 71,0 248 Wadi Fira 5,0 4,4 5,9 82,5 2,2 0,0 100,0 15,3 89 N’Djaména 63,7 5,1 9,0 20,5 0,5 1,2 100,0 77,8 570 Barh El Gazal 4,6 4,4 8,3 81,1 0,4 1.3 100,0 17,3 70 Ennedi Est, Ennedi Ouest 18,0 2,7 9,8 62,1 6,6 0,9 100,0 30,4 17 Sila 6,1 16,6 8,7 67,6 1,0 0,0 100,0 31,4 63 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 23,4 5,4 14,5 56,0 0,6 0,1 100,0 43,3 700 Second 28,2 7,0 13,4 50,5 0,7 0,2 100,0 48,6 917 Moyen 24,3 6,4 11,2 57,0 0,7 0,4 100,0 41,9 939 Quatrième 27,7 4,5 11,1 55,9 0,7 0,0 100,0 43,3 840 Le plus élevé 66,1 5,5 7,3 20,0 0,4 0,7 100,0 79,0 1 319 Ensemble 15-49 37,2 5,8 11,0 45,0 0,6 0,3 100,0 54,0 4 715 50-59 15,0 9,2 9,5 65,0 1,1 0,2 100,0

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