Sénégal - Demographic and Health Survey - 2015

Publication date: 2015

Sénégal Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) Résultats Régionaux 2012−2014 RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL Sénégal : Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) 2012-2014 Résultats Régionaux Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) Dakar, Sénégal The DHS Program ICF International Rockville, Maryland, USA Septembre 2015 Ministère de la Santé et l’Action Sociale Ce rapport présente pour les 14 régions du Sénégal les résultats combinés de la première et de la deuxième année de l’Enquête Démographique et de Santé Continue au Sénégal (EDS-Continue 2012-2014), exécutée par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD). L’EDS-Continue 2014 a été réalisée avec l’appui financier du Gouvernement du Sénégal, de l’USAID, de l’UNICEF, de l’UNFPA et de Micronutrient Initiative. Elle a bénéficié de l’assistance technique du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys– The DHS Program) de ICF International dont l’objectif est de collecter, d’analyser et de diffuser des données démographiques et de santé portant, en particulier, sur la fécondité, la mortalité, la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant, la nutrition, le paludisme et le VIH. Le Laboratoire de Parasitologie de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop a apporté son expertise à la réalisation de cette opération. Pour tous renseignements concernant l’EDS-Continue 2014, contacter : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) Rocade Fann Bel-air Cerf-volant B.P. 116 ; Dakar RP (Sénégal) Téléphone : (221) 33 869 21 39/33 869 21 60 Fax : (221) 33 824 36 15 E-mail : statsenegal@ansd.sn / statsenegal@yahoo.fr Site web : www.ansd.sn Concernant The DHS Program, des renseignements peuvent être obtenus auprès de : ICF International 530 Gaither Road, Suite 500, Rockville, MD 20850 USA Téléphone : 1-301-407-6500 Fax : 1-301-407-6501 E-mail : info@dhsprogram.com Internet : www.dhsprogram.com Citation recommandée : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) [Sénégal], et ICF International. 2015. Sénégal : Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue 2012-14), Rapport Régional. Rockville, Maryland, USA : ANSD et ICF International. Table des matières • iii TABLE DES MATIÈRES LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES . v AVANT-PROPOS . ix REMERCIEMENTS . xi CARTE DU SÉNÉGAL . xii 1 PRÉSENTATION DU PAYS, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 1 1.1 Présentation du pays . 1 1.1.1 Géographie . 1 1.1.2 Économie . 1 1.1.3 Population . 2 1.1.4 Politique en matière de santé et situation sanitaire . 3 1.2 Cadre institutionnel, objectifs et méthodologie de l’enquête . 3 1.2.1 Cadre institutionnel . 3 1.2.2 Objectifs . 4 1.2.3 Méthodologie . 4 1.2.4 Réalisation de l’EDS-Continue . 9 1.2.5 Interprétation de la période de référence des indicateurs de la base de donneés combinées 2012-2013 et 2014 . 11 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES . 13 2.1 Provenance de l’eau de boisson . 13 2.2 Types de toilettes . 13 2.3 Lavage des mains . 14 2.4 Caractéristiques des logements . 15 2.5 Quintiles de bien-être économique des ménages . 16 2.6 Sexe du chef de ménage et taille moyenne du ménage . 16 3 SITUATION DES ENFANTS . 19 3.1 Enregistrement des naissances . 19 3.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 19 3.3 Accès à l’instruction. 20 3.3.1 Taux net de scolarisation . 20 3.3.2 Taux bruts de scolarisation . 21 3.3.3 L’abandon scolaire des enfants . 22 3.4 Développement du jeune enfant . 23 3.5 Travail des enfants . 24 4 FÉCONDITÉ ET MORTALITÉ DES ENFANTS . 27 4.1 Fécondité . 27 4.1.1 Fécondité différentielle . 27 4.1.2 Intervalle intergénésique . 29 4.1.3 Exposition au risque de grossesse . 29 4.1.4 Âge à la première naissance . 31 4.1.5 Fécondité des adolescentes . 31 4.2 Mortalité des enfants . 32 iv • Table des matières 5 CONTRACEPTION ET PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ DES FEMMES. 33 5.1 Utilisation actuelle de la contraception . 33 5.2 Besoins en matière de planification familiale . 34 5.3 Préférences en matière de fécondité . 36 5.3.1 Désir d’enfants supplémentaires . 36 5.3.2 Nombre idéal d’enfants . 36 5.3.3 Planification de la fécondité . 37 6 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT . 39 6.1 Santé de la mère . 39 6.1.1 Soins prénatals . 39 6.1.2 Assistance lors de l’accouchement . 42 6.1.3 Lieu d’accouchement . 43 6.2 Santé de l’enfant . 44 6.2.1 Vaccination des enfants . 44 6.2.2 Maladies des enfants . 46 7 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL . 49 7.1 Allaitement et alimentation de complément . 49 7.1.1 Allaitement maternel . 49 7.1.2 Aliments de complément . 51 7.2 Consommation de micronutriments . 52 7.2.1 Consommation de sel iodé par les ménages. 52 7.2.2 Consommation de vitamine A et de fer . 53 7.3 Anémie . 55 7.4 État nutritionnel des enfants . 56 8 PALUDISME . 61 8.1 Moustiquaires et pulvérisation intradomiciliaire . 61 8.1.1 Possession de moustiquaires . 61 8.1.2 Pulvérisation intradomiciliaire (PID) . 62 8.1.3 Accès aux moustiquaires . 63 8.1.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 64 8.1.5 Utilisation des moustiquaires par les groupes vulnérables . 65 8.2 Traitement préventif antipaludéen au cours de la grossesse . 67 8.3 Prévalence de la fièvre et traitement antipaludéen des enfants de moins de cinq ans . 68 8.4 Taux d’hémoglobine . 69 8.5 Parasitémie palustre . 71 8.5.1 Prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants . 71 9 EXCISION DES FILLES DE MOINS DE 15 ANS . 73 9.1 Prévalence de l’excision chez les filles de moins de 15 ans . 73 9.2 Infibulation . 73 ANNEXE A ENQUÊTE CONTINUE AU SÉNÉGAL 2012-2014 (EDS-CONTINUE 2012-2014) PLAN DE SONDAGE . 75 A.1 Objectifs . 75 A.2 Base de sondage . 75 A.3 Procédure de tirage et répartition de l’échantillon . 76 A.4 Calcul des probabilités de tirage . 78 ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 81 Liste des tableaux et des graphiques • v LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES 1 PRÉSENTATION DU PAYS, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 1 Tableau 1.1 Résultats des interviews Ménages et Individuelles . 9 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES . 13 Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 13 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 14 Tableau 2.3 Lavage des mains . 15 Tableau 2.4 Caractéristiques du logement . 16 Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique . 16 Tableau 2.6 Composition des ménages . 17 3 SITUATION DES ENFANTS . 19 Tableau 3.1 Enregistrement des naissances d’enfants de moins de cinq ans . 19 Tableau 3.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 20 Tableau 3.3 Taux de fréquentation scolaire . 22 Tableau 3.4 Taux d’abandon scolaire par niveau d’instruction . 23 Tableau 3.5 Programme d’apprentissage ou d’éveil . 23 Tableau 3.6 Travail des enfants . 25 4 FÉCONDITÉ ET MORTALITÉ DES ENFANTS . 27 Tableau 4.1 Fécondité . 27 Tableau 4.2 Intervalle intergénésique . 29 Tableau 4.3 Durée médiane de l’aménorrhée, de l’abstinence post-partum et de l’insusceptibilité post-partum . 30 Tableau 4.4 Âge médian à la première naissance . 31 Tableau 4.5 Grossesse et fécondité des adolescentes . 31 Tableau 4.6 Quotients de mortalité des enfants selon la région de résidence . 32 Graphique 4.1 Descendance à 40-49 ans et ISF pour les 3 dernières années . 28 5 CONTRACEPTION ET PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ DES FEMMES. 33 Tableau 5.1 Utilisation actuelle de la contraception selon la région . 33 Tableau 5.2 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 35 Tableau 5.3 Désir de limiter les naissances . 36 Tableau 5.4 Nombre idéal d’enfants selon la région . 37 Tableau 5.5 Taux de fécondité désirée . 37 Graphique 5.1 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée . 38 6 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT . 39 Tableau 6.1 Soins prénatals . 40 Tableau 6.2 Nombre de visites prénatales . 40 Tableau 6.3 Composants des visites prénatales . 41 Tableau 6.4 Vaccination antitétanique . 42 Tableau 6.5 Assistance lors de l'accouchement . 43 Tableau 6.6 Lieu de l’accouchement . 44 Tableau 6.7 Vaccinations selon la région de . 45 Tableau 6.8 Traitement des Infections Respiratoires Aiguës (IRA), de la fièvre et de la diarrhée . 46 vi • Liste des tableaux et des graphiques 7 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL . 49 Tableau 7.1 Allaitement initial . 50 Tableau 7.2 Durée médiane de l’allaitement . 51 Tableau 7.3 Pratiques alimentaires des nourrissons et des jeunes enfants . 52 Tableau 7.4 Présence de sel iodé dans le ménage . 53 Tableau 7.5 Consommation de micronutriments par les enfants . 54 Tableau 7.6 Consommation de micronutriments par les mères . 55 Tableau 7.7 Prévalence de l’anémie chez les enfants . 56 Tableau 7.8 Échelle pour l’interprétation des valeurs de prévalence de la malnutrition (-2 Z-score) dans une population . 57 Tableau 7.9 État nutritionnel des enfants . 57 Graphique 7.1 Prévalence de la malnutrition (enfants de moins de 5 ans) . 58 8 PALUDISME . 61 Tableau 8.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 62 Tableau 8.2 Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 63 Tableau 8.3 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 65 Tableau 8.4 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 66 Tableau 8.5 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 67 Tableau 8.6 Utilisation d'antipaludéens à titre préventif et du Traitement Préventif Intermittent (TPIg) par les femmes au cours de la grossesse . 68 Tableau 8.7 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 69 Tableau 8.8 Hémoglobine < 8,0 g/dl . 70 Tableau 8.9 Couverture du test de paludisme chez les enfants (non pondéré) . 71 Tableau 8.10 Résultat du test de diagnostic rapide (TDR) et la gouttes épaisse (GE) du paludisme chez les enfants . 72 Graphique 8.1 Pourcentage de la population de fait ayant accès à une MII dans le ménage . 64 Graphique 8.2 Pourcentage d'enfants de 6-59 mois dont le niveau d'hémoglobine est inférieur à 8,0 g/dl . 70 Graphique 8.3 Prévalence du paludisme chez les enfants de 6-59 mois selon les résultats du test de diagnostic rapide (TDR) et de la goutte épaisse . 72 9 EXCISION DES FILLES DE MOINS DE 15 ANS . 73 Tableau 9.1 Excision des filles de 0-14 ans selon la région . 73 Tableau 9.2 Infibulation . 74 ANNEXE A ENQUÊTE CONTINUE AU SÉNÉGAL 2012-2014 (EDS-CONTINUE 2012-2014) PLAN DE SONDAGE . 75 Tableau A.2.1 Répartition des nombres de DR et taille moyenne des DR en ménages par région et selon le milieu de résidence (RGPH-2002) . 76 Tableau A.2.2 Répartition des ménages et de la population par région et selon le milieu de résidence (RGPH-2002) . 76 Tableau A.3.1 Répartition de l'échantillon grappes et de l'échantillon ménages par région et par type de résidence, EDS-Continue 2012-2014 . 77 Tableau A.3.2 Répartition des nombres attendus de femmes enquêtées avec succès et des enfants de 6-59 mois par région et par type de résidence EDS-Continue 2012-2014 . 78 Liste des tableaux et des graphiques • vii ANNEXE B ERREURS DE SONDAGE . 81 Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage, Sénégal, EDS-Continue 2012-2014 . 83 Tableau B.2 Erreurs de sondage : Echantillon Total, EDS-Continue 2012-14 . 84 Tableau B.3 Erreurs de sondage : Echantillon Dakar, EDS-Continue 2012-14 . 85 Tableau B.4 Erreurs de sondage : Echantillon Ziguinchor, EDS-Continue 2012-14 . 86 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Echantillon Diourbel, EDS-Continue 2012-14 . 87 Tableau B.6 Erreurs de sondage : Echantillon Saint-Louis, EDS-Continue 2012-14. 88 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Echantillon Tambacounda, EDS-Continue 2012-14 . 89 Tableau B.8 Erreurs de sondage : Echantillon Kaolack, EDS-Continue 2012-14 . 90 Tableau B.9 Erreurs de sondage : Echantillon Thiès, EDS-Continue 2012-14 . 91 Tableau B.10 Erreurs de sondage : Echantillon Louga, EDS-Continue 2012-14 . 92 Tableau B.11 Erreurs de sondage : Echantillon Fatick, EDS-Continue 2012-14 . 93 Tableau B.12 Erreurs de sondage : Echantillon Kolda, EDS-Continue 2012-14 . 94 Tableau B.13 Erreurs de sondage : Echantillon Matam, EDS-Continue 2012-14 . 95 Tableau B.14 Erreurs de sondage : Echantillon Kaffrine, EDS-Continue 2012-14 . 96 Tableau B.15 Erreurs de sondage : Echantillon Kédougou, EDS-Continue 2012-14 . 97 Tableau B.16 Erreurs de sondage : Echantillon Sédhiou, EDS-Continue 2012-14 . 98 Avant-propos • ix AVANT-PROPOS près l’édition 2011, le Sénégal s’est engagé dans la mise en œuvre d’un programme d’enquêtes dans lequel des phases de collecte de données sont répétées à des intervalles réguliers et annuels. Il s’agit de l’Enquête Démographique et de Santé du Sénégal Continue (EDS-Continue). C’est ainsi, que la première phase a été réalisée en 2012-2013 (EDS-Continue 2012-13) et la deuxième en 2014 (EDS- Continue 2014). L’EDS-Continue comporte un volet traitant de la production d’indicateurs sociodémographiques (Volet ménages) et un autre (ECPSS 2014) visant à évaluer la disponibilité des ressources matérielles et humaines ainsi que la qualité des soins offerts par les services de santé aux populations (Volet Établissements de santé). Je me réjouis de la qualité de la collaboration avec le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan qui a associé le Ministère de la Santé et l’Action Sociale dans cette importante démarche. L’EDS-Continue 2012-13 et 2014 ont été réalisées par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) avec le concours technique d’ICF International. Le laboratoire de parasitologie de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD) a apporté son appui dans la mise en œuvre du volet relatif à la parasitémie palustre. Je leur adresse ici mes vifs remerciements. Les données de deux enquêtes ont été combinées pour permettre de calculer des indicateurs au niveau des 14 régions du pays. Les indicateurs calculés concernent la condition des enfants, la fécondité et la mortalité infantile et juvénile, la planification familiale, les préférences en matière de fécondité, les soins pré et postnatals, les maladies des enfants, leur prévention et leur prise en charge. Elle renseigne également sur les questions relatives à la malnutrition des enfants à partir des mesures anthropométriques, la prévention et la prévalence du paludisme, l’alimentation des enfants et l’excision des filles. En mettant en place ce dispositif, l’ANSD entend mettre à la disposition des utilisateurs et producteurs de statistiques et des décideurs politiques, particulièrement ceux qui travaillent au niveau des 14 régions du pays, une grande variété de données actualisées ou tout simplement inédites nécessaires à une bonne planification économique et sociale. Comme toutes les enquêtes EDS, les bases de données et toute la documentation de l’enquête sont téléchargeables en ligne auprès de l’ANSD et à ICF International en vue de promouvoir les études approfondies. Je suis convaincu que tous les utilisateurs sauront tirer profit de cette mine d’informations qu’est l’EDS-Continue pour une meilleure planification de leurs activités dans chacune des 14 régions. La mise en œuvre de cette enquête a mobilisé des ressources financières importantes. L’Agence Américaine pour le développent International (USAID), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Micronutient Initiative (MI) et l’État en ont assuré le financement. Les partenaires techniques et financiers ont aussi contribué techniquement à la mise en œuvre de cette opération dans le cadre des comités technique et de pilotage du projet. Je leur adresse mes sincères remerciements. Mes remerciements vont donc à tous les partenaires institutionnels et à toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette importante investigation. J’exprime ma profonde gratitude aux populations et aux services de l’État pour leur appui et leur disponibilité tout au long du travail de collecte des données. A Remerciements • xi REMERCIEMENTS e rapport présente les données combinées des deux premières phases de l’Enquête Démographique et de Santé du Sénégal Continue (EDS-Continue) réalisées en 2012-13 et 2014. Conformément au programme d’actions du Schéma Directeur de la Statistique, le programme de l’EDS-Continue offre la possibilité de créer un flux continu de données sur la population qui aide à répondre à la demande de suivi plus régulier des indicateurs de couverture et d’impact résultant des initiatives en cours visant à renforcer les programmes de santé au niveau national et aussi régional. Ce rapport présente des indicateurs au niveau régional, ce qui est possible grâce à l’augmentation de la taille de l’échantillon en regroupant dans une seule base de données les résultats de la première et la deuxième enquête EDS-Continue. Cette opération régulière qui regroupe une enquête ménage et une enquête auprès des établissements de santé est une nouvelle illustration de la politique de rationalisation des ressources aussi bien financières que techniques, par l’harmonisation et la mutualisation des moyens. Elle a nécessité la mobilisation d’importantes ressources financières, de la disponibilité et de la compétence de plusieurs personnes ressources. Je voudrais donc, à l’occasion de la publication du présent rapport, adresser mes sincères remerciements au Gouvernement du Sénégal, à ses partenaires au développement, notamment l’USAID, l’UNICEF, l’UNFPA, à ICF International et à Micronutrient Initiative qui ont appuyé l’ANSD tout le long de cette opération. À travers l’Enquête Continue, l’ANSD réaffirme son ancrage dans les nouvelles technologies en ayant encore recours aux ordinateurs portables pour la collecte et la saisie directe des données sur le terrain. L’ANSD s’inscrit donc résolument dans la collecte de données d’enquêtes sans questionnaires papiers. Une telle option à succès consolide son leadership et confirme la nécessité de faire confiance à l’expertise nationale. J’exprime donc mes félicitations aux experts de l’ANSD et mes sincères remerciements à ICF International. Je voudrais aussi remercier les personnels techniques et administratifs du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, au niveau central comme au niveau périphérique pour leur précieuse collaboration ; les membres des Comité de pilotage et technique pour leur compétence et leur disponibilité ainsi que les personnels du laboratoire de parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop pour leur efficacité dans l’exploitation des analyses biologiques. Je voudrais également témoigner ma profonde gratitude et ma reconnaissance à l’égard des populations des localités enquêtées ainsi qu’aux autorités administratives, locales, coutumières et religieuses pour l’accueil chaleureux qu’elles ont réservé aux personnels de terrain. Enfin, j’adresse toutes mes félicitations aux personnels de terrain, chauffeurs, enquêteurs, techniciens de santé, chefs d’équipe et superviseurs et les informaticiens de l’enquête pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur endurance qui ont été déterminants pour la réussite de l’enquête. Je salue le concours des collègues de l’ensemble des services techniques, administratifs, logistiques et financiers de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie qui se sont tous mobilisés pour assurer un succès éclatant à cette enquête cruciale C xii • Carte du Sénégal MAURITANIE MALI GUINÉEGUINÉE-BISSAU GAMBIE Sud Nord Centre Ouest Louga Matam Tambacounda Kolda Saint-Louis Kédougou Fatick Kaffrine Thiès SédhiouZiguinchor Kaolack Diourbel Dakar SÉNÉGAL 0 100 20050 Kilomètres ¯ Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 1 PRÉSENTATION DU PAYS, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1 Cheikh Tidiane NDIAYE et Fatou Bintou Niang CAMARA e premier chapitre présente le pays ainsi que le contexte du rapport combiné des Enquêtes Démographiques et de Santé Continue 2012-2013 et 2014 (EDS-Continue 2012-2014). Ce rapport permet de disposer des indicateurs représentatifs au niveau des 14 régions du pays. Ses objectifs et sa méthodologie y sont également exposés. 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS 1.1.1 Géographie Pays Soudano-Sahélien situé à l’extrême Ouest du continent africain, le Sénégal est limité, au nord, par la République de Mauritanie, à l’est, par le Mali, au sud, par la Guinée Bissau et la Guinée et, à l’ouest, par l’Océan Atlantique. Il est traversé par la Gambie qui est une enclave de terre située entre les régions de Kaolack et de Ziguinchor, sur le cours inférieur du fleuve du même nom. D’une superficie de 196 722 kilomètres carrés, le Sénégal possède une grande ouverture sur l’Océan Atlantique avec ses 700 kilomètres de côtes. C’est un pays plat, l’altitude dépassant rarement 100 mètres et le point culminant, le mont Assiriki, situé au sud-est du pays, a une hauteur de 381 mètres. Au plan hydrographique, le pays est traversé d’est en ouest par quatre fleuves, le Sénégal, la Gambie, la Casamance et le Saloum et leurs affluents. Ce réseau est complété par quelques cours d’eau temporaires et une contribution significative du lac de Guiers au nord du pays. Au niveau administratif, la nouvelle organisation administrative, territoriale et locale du Sénégal est fixée par le décret du 10 septembre 2008. Le territoire passe ainsi de 11 à 14 régions administratives, en ayant comme dernières créations les régions de Kaffrine, Kédougou et Sédhiou, issues respectivement des anciennes régions de Kaolack, Tambacounda et Kolda. Les régions sont subdivisées en départements (au nombre de 45). On dénombre 554 collectivités locales composées de 46 communes d’arrondissement, 125 communes (assimilées au milieu urbain) et 383 communautés rurales. 1.1.2 Économie Le Sénégal s’est engagé dans un nouveau modèle de développement à travers une stratégie qui vise l’émergence dans la solidarité à l’horizon 2035. Cette stratégie constitue le référentiel de la politique économique et sociale. Elle met l’accent sur la création de richesses et d’emplois, le renforcement de la gouvernance, le développement des secteurs stratégiques ayant des impacts significatifs sur l’amélioration du bien-être des populations, particulièrement par la protection des groupes vulnérables et la garantie de l’accès aux services essentiels. L’analyse de la dynamique de la croissance économique montre que sur la période 1990 (date de départ des OMD) à 2013, le taux de croissance moyen du PIB réel tourne autour de 3,3 %. Cette croissance a été volatile avec des pics variant entre -0,7 % (1990) et 6,7 % (2003). Il ressort de l’analyse que le taux de croissance a une corrélation relativement plus forte avec l’agriculture industrielle ou d’exportation (0,7) et le commerce (0,6). Enfin, le profil de croissance a été marqué, en fin de période, plus précisément depuis 2007 par une croissance fluctuant autour d’une tendance à la baisse rendant aléatoire l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à l’horizon 2015. La croissance du PIB en 2013 s’est établie à 3,5 % en termes réels contre 3,4 % en 2012. La qualité des services publics sociaux demeure un sujet de préoccupation. L’analyse de ces derniers nous C 2 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête renseignent sur l’existence de fortes inégalités, un niveau élevé du chômage (notamment celui des jeunes), la vulnérabilité face aux chocs exogènes, la poursuite des contreperformances économiques, sociales et environnementales ainsi qu’une croissance peu inclusive et tout ceci comptant au nombre des problèmes récurrents du Sénégal dont les solutions devront, par conséquent, alimenter l’agenda du développement pour l’après 2015. Des efforts conséquents devront être engagés en matière de réduction de la pauvreté et dans les secteurs de la santé (mortalité maternelle et infantile), de l’éducation (achèvement du cycle élémentaire) et de l’assainissement. 1.1.3 Population Le Sénégal dispose d’une masse importante de données sociodémographiques et économiques grâce à de nombreuses enquêtes réalisées au cours des trente dernières années. En effet, en dehors de quatre recensements généraux (RGP de 1976, RGPH de 1988, RGPH de 2002 et RGPHAE de 2013), plusieurs enquêtes d’envergure nationale ont été menées, parmi lesquelles on peut citer l’Enquête Sénégalaise sur la Fécondité de 1978, l’Enquête sur les Migrations et l’Urbanisation au Sénégal en 1993, l’Enquête Sénégalaise Auprès des Ménages (1994/1995 et 2001/2002), sept Enquêtes Démographiques et de Santé (1986, 1992-1993, 1997, 2005, 2010-2011, 2012-2013 et 2014), l’Enquête Nationale sur le Travail des Enfants au Sénégal en 2005 et l’Enquête de Suivi de la Pauvreté au Sénégal en 2006 et en 2011. Ces différentes investigations ont permis d’obtenir des indicateurs démographiques de base à différentes dates qui contribuent au suivi et à l’évaluation des projets et programmes de développement. La population du Sénégal recensée en 2013 est de 13 508 715 habitants1 dont 6 735 421 hommes et 6 773 294 femmes. Cette population s’établissait en 2002 à 9 858 482 habitants, soit un taux d’accroissement annuel moyen intercensitaire de 2,7 % entre 2002-2013. Avec 4 958 085 en 1976 et 6 881 919 en 1988, les taux d’accroissement intercensitaires étaient respectivement de 2,7 % et 2,6 % pour 1976-1988 et 1988-2002. La densité moyenne est de 65 habitants au km2. Cependant, cette population est inégalement répartie entre les 14 régions administratives du pays. Les effectifs de population les plus élevés se retrouvent dans les régions de Dakar, Thiès et Diourbel avec, respectivement, 3 139 325 habitants (23,2 % de la population totale), 1 789 923 habitants (13,3 %) et 1 499 867habitants (11,1 %) alors que les régions septentrionales et orientales du pays se caractérisent toujours par la faiblesse de leur population. La région de Kédougou enregistre le plus faible effectif de population avec 151 715 habitants (1,1 %). La région de Tambacounda, qui représente la région la plus vaste du pays (21,5 % de la superficie du pays), ne compte que 5,0 % de la population du Sénégal. La population croît rapidement : le fort taux de croissance démographique de 2,7 % observé entre 2002 et 2013 résulte essentiellement d’une fécondité encore élevée (ISF de 5,0 en 2012-2013) et d’une mortalité infantile en baisse (61 ‰ en 2005,47 ‰ en 2010-2011 et 43 ‰ 2012-2013). De cette forte croissance, résulte une extrême jeunesse de la population : l’âge moyen de la population est de 22,7 ans et la moitié de la population a moins de 18 ans (âge médian). Au niveau national, Les résultats du RGPHAE révèlent que près d’un Sénégalais sur deux âgé d’au moins dix ans (46 %) sait lire et écrire dans une langue quelconque (53,8 % chez les hommes contre 37,7 % chez les femmes). Le taux d’alphabétisation est plus élevé en milieu urbain où on enregistre 57,9 % contre 33,8 % en milieu rural. Selon la région de résidence, c’est Ziguinchor (72 %) et Dakar (69 %) qui affichent les taux les plus élevés. La population du Sénégal est essentiellement musulmane (96,1 %). On y trouve aussi des chrétiens (3,8 %) ; les animistes et autres religions constituent les 0,1 % restant. 1 Il s’agit ici de toute la population résidente (population de droit) au Sénégal y compris la population comptée à part (population des ménages ordinaires, collectifs et population flottante). Les données de population des précédents recensements n’incluant pas ce type de population, les taux d’accroissement annuel moyen sont calculés au regard de la seule population résidente, hors celle comptée à part. Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 3 1.1.4 Politique en matière de santé et situation sanitaire La politique dans le secteur de la santé demeure dans la dynamique de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de la réalisation des objectifs prioritaires du deuxième Plan National de Développement Sanitaire (PNDS-II, 2009-2018) avec notamment pour objectif la réduction de la mortalité maternelle et de la mortalité infanto juvénile, la maîtrise de la fécondité et un plus grand accès aux services de base pour les plus démunis. La part du budget de l’État allouée au secteur de la santé a été en hausse régulière ces dernières années. La priorité accordée au secteur de la santé s’est traduite par une augmentation constante du budget du ministère de la Santé qui est passé de 36 milliards de Francs CFA en 1998, à 90,5 en 2008, 105,9 en 2011 et à 110,5 milliards en 2012. Ce budget représente aujourd’hui 10,4 % du budget de fonctionnement de l’État. À l’heure actuelle, le Sénégal compte un total de 3 084 structures de santé (dont 86 hôpitaux, 242 centres de santé y compris les centres médicaux de garnison (CMG), 1 250 postes de santé y compris les infirmeries des maisons d’arrêt et de correction (MAC) et 1 506 cases de santé2. Cependant, en termes de couverture en infrastructures sanitaires, le Sénégal n’a pas encore atteint les normes3 préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ces deux dernières décennies ont été marquées par une amélioration de la situation sanitaire comme en atteste la tendance de la plupart des indicateurs suivis par les programmes de santé. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile bien qu’encore élevés, ont connu une baisse significative. En effet, le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de 121 ‰ en 2005,72 ‰ en 2010-2011 et 65 ‰ en 2012-2013et celui de la mortalité infantile est passée de 61 ‰ en 2005, à 47 ‰ en 2010-2011et à 43 ‰ en 2012-2013. Enfin, le rapport de mortalité maternelle s’établit à 392 pour 100 000 naissances vivantes en 2010-2011. Le PNDS accorde une place importante à la surveillance épidémiologique, à la santé de la reproduction, aux MST/Sida et au contrôle des maladies endémiques, notamment le paludisme. Cette dernière endémie qui est une des premières causes de morbidité, est en train de perdre du terrain, résultat à mettre notamment à l’actif du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). Le niveau de prévalence du VIH relativement faible au sein de la population générale âgée de 15 à 49 ans (0,7 % en 2010-2011) reste stable. En 2012-2013, plus de neuf mères sur dix (95 %) ont consulté du personnel médical formé pendant la grossesse. Pour les naissances ayant eu lieu au cours des 5 dernières années, en 2012-2013, 51 % des mères ont bénéficié, pendant l’accouchement, de l’assistance de personnel médical formé. La couverture vaccinale chez les enfants de moins de cinq ans a enregistré une amélioration (70 % en 2012-2013). 1.2 CADRE INSTITUTIONNEL, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel Le Gouvernement du Sénégal s’est engagé depuis 2012 à réaliser une Enquête Continue conformément au programme d’actions du Schéma Directeur de la Statistique. Elle couvre la période 2 Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) [Sénégal] et ICF International. 2012. Enquête Continue sur la Prestation des Services de Soins de Santé (ECPSS) du Sénégal 2014. Rockville, Maryland, USA : ANSD et ICF International. 3 Normes OMS : 1 poste de santé pour 10 000 habitants ; 1 centre de santé pour 50 000 habitants et 1 hôpital pour 150 000 habitants. 4 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête 2012-2017 et offre la possibilité de créer un flux continu de données sur la population qui aidera à répondre à une demande de suivi plus régulier des indicateurs de couverture et d’impact résultant des initiatives mondiales en cours, visant à renforcer les programmes de santé. L’Enquête-Continue a été réalisée par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) avec l’assistance technique d’ICF International et l’organisme américain en charge du programme international des EDS (Demographic and Health Surveys-DHS). Le laboratoire de parasitologie de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a apporté son appui dans la mise en œuvre du volet portant sur le test du paludisme (formation des agents, prélèvements et analyses des échantillons de sang, analyse des données). Pour la mise en œuvre de l’enquête, un comité de pilotage a été mis en place comprenant, en plus de l’équipe technique de l’EDS-Continue, le ministère de la Santé et les partenaires au développement. Pour la réalisation de l’EDS-Continue, le Gouvernement du Sénégal a bénéficié de l’appui financier de l’USAID, de l’UNFPA, de l’UNICEF et de Micronutrient Initiative (MI). 1.2.2 Objectifs L’Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) a comme objectifs fondamentaux : (1) répondre aux besoins permanents en données pour planifier, suivre et évaluer les programmes de santé et de population, et (2) renforcer les capacités au sein des institutions du pays pour collecter, traiter, analyser, diffuser et utiliser ces données. En outre, l’EDS-Continue comporte d’autres avantages potentiels. La rétention plus longue du bureau central et du personnel de terrain inhérente à l’EDS-Continue conduit à une « institutionnalisation de fait » du processus EDS, ce qui apporte des avantages que ne peut apporter une EDS quinquennale. On s’attend à ce que le renforcement des capacités du personnel et l’institutionnalisation du processus EDS se traduisent par une amélioration de la qualité des données et une réduction des besoins en assistance technique. La conception de l’EDS-Continue permet également une plus grande souplesse pour répondre aux besoins en statistiques du pays dans la mesure où chacune des phases de l’EDS-Continue peut être adaptée à des sujets particuliers, ce qui est difficile dans le cadre d’une enquête quinquennale. Ces objectifs sont en accord avec les principes fondamentaux de Global Health Initiative (GHI), récemment lancée par le gouvernement des États-Unis pour soutenir les résultats qui améliorent la santé, en particulier chez les femmes et les jeunes enfants, en renforçant la performance du système de santé dans les pays en développement. La GHI est un programme axé sur le résultat et qui compte, parmi ses principes fondamentaux, l’engagement à la prise de décision basée sur la connaissance et à un suivi et une évaluation améliorés. L’engagement au respect de la propriété nationale fait partie intégrante du GHI. Conformément à ce principe, c’est au Sénégal que revient la tâche de réaliser une EDS-Continue. Il convient de noter que le Sénégal est le premier pays en Afrique et le deuxième pays après le Pérou à entreprendre une enquête continue dans le cadre du programme DHS. 1.2.3 Méthodologie Questionnaires Pour permettre une certaine souplesse dans la conception de chaque phase de l’EDS-Continue, le questionnaire standard du Programme DHS utilisé a été réduit. Des modifications jugées nécessaires ont été apportées aux questionnaires de base pour les adapter aux spécificités socioculturelles du Sénégal et répondre aux besoins des utilisateurs. Aussi, pour assurer la comparabilité des résultats au niveau international, ces changements ont été aussi limités que possible. Ce questionnaire réduit comprend un historique des naissances complet permettant le calcul des taux de fécondité et de mortalité et fournit la plupart des indicateurs recommandés au niveau international, y compris ceux de l’UNICEF. Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 5 Par ailleurs, le Sénégal qui a inclus le test du VIH dans l’enquête EDS-MICS de 2010-2011, le refera lors de la phase 2017 de l’EDS-Continue. Trois questionnaires ont été utilisés : un questionnaire ménage, un questionnaire individuel pour les femmes de 15-49 ans et, un questionnaire individuel pour les hommes de 15-59 ans. Le contenu spécifique de ces différents questionnaires est le suivant : Le questionnaire ménage : Le questionnaire ménage a été utilisé pour lister tous les membres habituels et les visiteurs des ménages sélectionnés. La page de couverture contient les informations relatives à l’identification du ménage, aux résultats de l’interview qui permettent de calculer le taux de couverture de l’enquête et aux contrôles de terrain et de bureau. Ce questionnaire a permis de collecter des informations sur les membres habituels du ménage et les visiteurs qui y ont passé la nuit précédant l’interview. Les informations recueillies portent sur le sexe, l’âge, l’éducation scolaire et préscolaire, la survie des parents, la déclaration des enfants à l’état civil, la prise en charge des jeunes enfants au niveau préscolaire et le travail des enfants. Par ailleurs, d’autres informations portant sur les caractéristiques du logement (approvisionnement en eau, type de toilettes, matériau de construction, disponibilité de l’électricité, possession de biens durables, etc.), la possession, l’utilisation et le traitement des moustiquaires, ainsi que l’utilisation du sel iodé4 dans la préparation des repas, ont été également collectées. Des questions relatives à l’accès à la propriété foncière et à la sécurité résidentielle ont également été posées. Ces informations ont été recueillies afin d’évaluer les conditions environnementales et socioéconomiques dans lesquelles vivent les personnes enquêtées. En outre, un module sur les maladies chroniques a été introduit dans le questionnaire pour recueillir des informations sur la prévalence des maladies chroniques et les facteurs de risques qui leurs sont associés notamment le tabagisme et la consommation d’alcool. Finalement, un des objectifs essentiels du questionnaire ménage était d’identifier les femmes éligibles pour des interviews individuelles et les enfants éligibles pour les mesures anthropométriques, les tests d’anémie et de parasitémie palustre. De plus, le questionnaire ménage a permis de recueillir les résultats des tests sur le paludisme et des mesures anthropométriques de tous les enfants de moins de 5 ans des ménages enquêtés de façon à déterminer leur état nutritionnel (émaciation, insuffisance pondérale et retard de croissance pour les enfants). Ce questionnaire a également été utilisé pour enregistrer les résultats des mesures anthropométriques, de l’hémoglobine (anémie) et de la parasitémie palustre. Dans les ménages échantillonnés, les tests d’anémie et de parasitémie palustre ont été effectués sur les enfants de 6- 59 mois. Après obtention du consentement éclairé des parents ou des personnes en charge des enfants, un prélèvement sanguin a été effectué auprès des enfants de 6-59 mois. Il a permis d’effectuer, sur le terrain, un test mesurant le niveau d’hémoglobine, et un Test de Diagnostic Rapide (TDR) du paludisme. En outre, du sang a été collecté sur lame pour confectionner une goutte épaisse qui a été analysée ultérieurement en laboratoire pour estimer la prévalence du paludisme. Le questionnaire individuel femme : Il constitue l’élément central de l’enquête. Il comprend une page de couverture similaire à celle du questionnaire ménage sur laquelle sont enregistrés les informations d’identification du ménage, le résultat de l’interview qui permet de calculer le taux de couverture de l’enquête et les contrôles de terrain et de bureau, ainsi que dix sections qui servent à recueillir des informations sur les thèmes suivants : 4 Dans tous les ménages enquêtés, le sel utilisé pour la cuisine est testé pour déterminer sa teneur en iode. Les résultats du test permettront de déterminer la proportion de femmes et d’enfants vivant dans un ménage utilisant du sel suffisamment iodé. 6 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • Caractéristiques sociodémographiques : cette section porte sur le lieu de résidence, l’âge et la date de naissance, la scolarisation, l’alphabétisation, la nationalité, la religion et l’ethnie ; • Reproduction : cette deuxième section permet de collecter des informations sur les naissances vivantes que la femme a eues durant sa vie, ainsi que sur leur état de survie au moment de l’enquête, sur l’état de grossesse au moment de l’enquête, et sur la connaissance de la période féconde dans le cycle menstruel ; • Connaissance et utilisation de la contraception : cette section permet de recueillir des informations sur la connaissance et l’utilisation actuelle des différentes méthodes contraceptives, ainsi que sur les sources d’approvisionnement. Elle porte également sur les raisons de la non-utilisation d’une méthode ; • Grossesse et soins postnatals : cette section porte sur les naissances des cinq années ayant précédé l’enquête. Elle permet d’obtenir des informations sur la période de la grossesse, les soins prénatals incluant la vaccination antitétanique, le lieu d’accouchement et la qualification de la personne ayant assisté la femme, les soins postnatals, le retour des règles et la reprise des rapports sexuels après la naissance de l’enfant ; • Vaccination des enfants, santé et nutrition : les questions portent sur la fréquence et la durée de l’allaitement, sur le type d’allaitement (maternel ou artificiel), ainsi que sur l’utilisation des différents compléments nutritionnels. La deuxième partie porte sur les vaccinations incluses dans le Programme Élargi de Vaccinations (PEV) et la santé des enfants de moins de cinq ans, plus particulièrement sur la prévalence et le traitement de la fièvre, de la toux et de la diarrhée ; • Mariage et activité sexuelle : cette section porte sur l’état matrimonial de la femme, la cohabitation avec le conjoint, le type de mariage (monogamie ou polygamie), l’âge au premier mariage et l’âge aux premiers rapports sexuels ainsi que sur l’activité sexuelle ; • Préférences en matière de fécondité : cette section recueille des informations sur le désir d’enfants supplémentaires, l’intervalle souhaité entre les naissances et l’opinion concernant la taille de la famille ; • Caractéristiques du conjoint et travail de la femme : les questions qui ont été posées permettent de connaître les caractéristiques socioprofessionnelles du conjoint des femmes en union et l’activité professionnelle de celles-ci ; • IST et sida : cette section vise à obtenir des informations sur la connaissance et la prévalence des infections sexuellement transmissibles, sur les modes de transmission et les moyens de prévention du sida ; et • Excision : on collecte dans les deux phases de l’Enquête Continue 2012-2013 et 2014 des informations sur la pratique de l’excision sur les filles âgées de moins de 15 ans. Le questionnaire individuel homme : Il comprend une page de couverture similaire à celle du questionnaire ménage sur laquelle sont enregistrés les informations d’identification du ménage, le résultat de l’interview qui permet de calculer le taux de couverture de l’enquête et les contrôles de terrain et de bureau, ainsi que huit sections qui servent à recueillir des informations sur les thèmes suivants : • Caractéristiques sociodémographiques ; • Reproduction ; • Connaissance et utilisation de la contraception ; • Mariage et activité sexuelle ; Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 7 • Préférences en matière de fécondité ; • Emploi et rôle des sexes ; • VIH et autres infections sexuellement transmissibles ; et • Excision Manuels et autres documents techniques En plus des questionnaires, d’autres documents techniques ont été élaborés par l’équipe technique. Il s’agit en particulier : • du manuel des enquêtrices ; • du manuel des chefs d’équipe ; • du manuel de cartographie et de dénombrement des ménages ; • du manuel d’utilisation des tablettes PC (système d’interview assisté par ordinateur (CAPI) ; • du manuel pour l’anthropométrie ; • du manuel du test du paludisme ; • des fiches d’affectation des enquêteurs/contrôleuses ; • des fiches de contrôle et de gestion pour les tests (anémie et paludisme) ; et • des fiches de référence pour les tests (anémie et paludisme). L’ANSD a assuré la reproduction en nombre suffisant de ces différents documents. Tests d’hémoglobine et de la parasitémie palustre Dans les ménages sélectionnés, les enfants de 6-59 mois étaient éligibles pour le test d’anémie et de parasitémie. Les protocoles pour les tests de l’anémie et de la parasitémie palustre ont été approuvés par le Comité d’Éthique (Internal Review Board) d’ICF International à Rockville, Maryland (USA) et par le Comité National d’Éthique pour la Recherche en Santé (CNERS) du Sénégal. Pour réaliser les prélèvements sanguins auprès des personnes éligibles, chaque équipe de terrain comprenait un enquêteur-technicien de santé spécialement chargé des prélèvements. En plus de la formation d’enquêteurs, ce technicien avait reçu une formation spéciale sur tous les aspects des protocoles du test d’anémie. D’abord, pour chaque enfant éligible, le technicien cherchait à obtenir le consentement éclairé de la personne responsable de l’enfant après lui avoir expliqué les procédures de prélèvement, la confidentialité du test et les conditions de prise en charge en cas de besoin. Test d’hémoglobine : Le test d’hémoglobine est la principale méthode pour diagnostiquer l’anémie ; ce test est effectué en utilisant le système d’HemoCue. Avant de prélever le sang, le doigt était nettoyé avec un tampon imbibé d’alcool et séché à l’air. Ensuite, le bout du doigt (ou du talon des enfants de moins d’un an et très maigre) était piqué avec une lancette rétractable, stérile et non réutilisable. Une goutte de sang était récupérée dans une microcuvette et ensuite introduite dans le photomètre HemoCue qui indiquait le niveau d’hémoglobine. Ces résultats étaient enregistrés dans le questionnaire ménage et communiqués à la personne testée, ou au parent/adulte responsable, en expliquant la signification des résultats. Si la personne présentait une anémie sévère (un niveau d’hémoglobine <7 g/dl), l’enquêteur fournissait une fiche de référence pour rechercher des soins auprès d’un service de santé. Test de parasitémie palustre : Les tests de parasitémie palustre ont été effectués sur les enfants de 6-59 mois. Deux tests du diagnostic du paludisme ont été réalisés : un Test de Diagnostic Rapide (TDR) dont les résultats étaient communiqués aux parents/personne en charge de l’enfant, et une goutte épaisse. Les enfants testés positifs au TDR étaient référencés auprès d’un service de santé par les techniciens de laboratoire de l’enquête selon le protocole en vigueur. 8 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête Par ailleurs, les gouttes épaisses confectionnées sur une lame porte-objet après prélèvement d’un échantillon de sang ont été analysées au laboratoire du Département de Parasitologie de la Faculté de Médecine de l’UCAD de Dakar. Échantillonnage L’EDS Continue 2012-2014 comporte deux enquêtes séparées, celle de 2012-2013 et celle de 2014. Afin de garantir la représentativité de l’échantillon pour chaque enquête, les échantillons ont étés conçus d’une manière spécifique : au premier degré, un échantillon de l’unité primaire de sondage (UPS) consistant en 400 Districts de Recensement (DR), dont 158 DR en milieu urbain et 242 DR en milieu rural, ont été sélectionnés avec un tirage systématique stratifié et à probabilité proportionnelle à la taille. La taille des DR correspond au nombre de ménages résidant dans le DR selon la base de sondage. La stratification a été obtenue en séparant chaque région en zones urbaine et rurale. En conséquence, les 14 régions ont été stratifiées en 28 strates d’échantillonnage. Les échantillons ont été choisis indépendamment dans chaque strate. L’allocation de l’échantillon est présentée en annexe A. Après le tirage au premier degré, les 400 DR ont été divisés en deux sous-échantillons de 200 DR chacun, dont 79 en milieu urbain et 121 en milieu rural, de manière systématique. L’enquête de 2012-2013 et celle de 2014 portent, chacune, sur un sous- échantillon de telle façon que l’échantillon pour chaque enquête est un échantillon représentatif de 200 grappes, et l’échantillon pour les deux enquêtes ensemble est un échantillon représentatif de 400 grappes. La répartition de l’échantillon pour chaque enquête et pour les deux enquêtes ensemble est présentée en annexe A. Au deuxième degré et pour chaque enquête, un dénombrement des ménages et une mise à jour de la carte dans chacun de ces DR a fourni la liste des ménages à partir de laquelle a été tiré au second degré un échantillon de 22 ménages avec un tirage systématique à probabilité égale. Des poids de sondage ont été calculés pour chaque enquête pour la tabulation du rapport final par enquête, et les poids de sondage ont été recalculés pour les deux enquêtes ensemble, tout en prenant en compte les différentes étapes d’échantillonnage et de sous échantillonnage, et également les non-réponses au niveau du ménage et au niveau de l’individu. L’EDS Continue 2012-2014 vise trois populations cibles : les femmes de 15-49 ans, les hommes de 15-59 ans dans l’enquête de 2014 seulement, et les enfants de 6-59 mois. Le champ de l’enquête couvre l’ensemble du territoire et porte sur un échantillon national stratifié d’environ 8 800 ménages ; on s’attendait à enquêter 16 200 femmes de 15-49 ans et 11 500 enfants 6-59 mois. Cet échantillon a permis de produire, pour la plupart des indicateurs, des résultats représentatifs au niveau des 14 régions administratives. Au cours de l’EDS-Continue 2012-2014, au total, 8 799 ménages ont été sélectionnés et parmi eux, 8 520 ménages occupés ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi ces 8 520 ménages enquêtés, 8 406 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 98,7 % (Tableau 1.1). Le taux de réponse est légèrement plus élevé en milieu rural (99,0 %) qu’en milieu urbain (98,2 %). Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 9 Tableau 1.1 Résultats des interviews Ménages et Individuelles Effectif de ménages, nombre d’interviews et taux de réponse par milieu de résidence (non pondéré), EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Résidence Total Résultat Urbain Rural Interviews Ménages Ménages sélectionnés 3 475 5 324 8 799 Ménages occupés 3 355 5 165 8 520 Ménages interviewés 3 293 5 113 8 406 Taux de réponse des ménages1 98,2 99,0 98,7 Interviews des femmes de 15-49 ans Effectif de femmes éligibles 7 028 10 845 17 873 Effectif de femmes éligibles interviewées 6 766 10 358 17 124 Taux de réponse des femmes éligibles2 96,3 95,5 95,8 Interviews des hommes de 15-59 ans Effectif d’hommes éligibles 1 578 2 203 3 781 Effectif d’hommes éligibles interviewés 1 393 1 978 3 371 Taux de réponse des hommes éligibles2 88,3 89,8 89,2 1 Ménages enquêtés/ménages identifiés 2 Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles Dans les 8 406 ménages enquêtés, 17 873 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme éligibles pour l’enquête individuelle, et pour 17 124 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès, soit un taux de réponse de 95,8 %. Le taux de réponse est légèrement plus élevé en milieu urbain (96,3 %) qu’en milieu rural (95,5 %). Le module homme n’a été réalisé que lors de la phase 2014. L’enquête a été menée dans un ménage sur deux : au total 3 371 hommes de 15-59 ans sur 3 781 éligibles ont été entièrement enquêtés (taux de réponse de 89,2 %). Contrairement à ce que l’on observe pour les femmes, le taux de réponse observé en milieu rural (89,8 %) est légèrement plus élevé qu’en milieu urbain (88,3 %). 1.2.4 Réalisation de l’EDS-Continue Les deux phases de l’EDS-Continue de 2012-13 et 2014 se sont déroulées en trois étapes principales : la phase préparatoire, la cartographie et le dénombrement des ménages des grappes échantillonnées et la collecte proprement dite. Pour chacune de ces deux dernières étapes, une formation a été dispensée aux personnes recrutées pour les besoins des activités de terrain. La phase préparatoire : Les phases préparatoires ont démarré avec la mise à jour des documents de collecte pour prendre en compte les préoccupations nationales. Aussi, une mise à jour des listes de ménages a été effectuée. Pour l’édition 2014, le projet a mis à profit les résultats du Recensement Général de la Population, de l’habitat, de l’Agriculture et de l’Élevage réalisé en 2013 pour l’établissement de la liste des districts de recensement. Une équipe technique chargée de piloter le projet et assistée par ICF International, a été mise en place au niveau de l’ANSD depuis la première phase. Le laboratoire chargé de la parasitologie a été également mis à contribution. Celui-ci avait la charge de la formation et de la supervision des techniciens de santé et les analyses sanguines pour le test de paludisme. Recrutement et formation du personnel de terrain : Puisqu’il s’agit d’une enquête continue, les mêmes agents de terrain, en nombre limité, ont été reconduits à chaque édition. Ces agents de terrain ont été sélectionnés sur la base de leur expérience, de leur capacité à communiquer, de leur niveau d’instruction, de leur connaissance des langues nationales, de leur expérience en informatique et de leur disponibilité pour travailler d’une manière permanente sur l’enquête. Tout a été fait pour engager du personnel de terrain qualifié dont le profil a été prédéfini par l’équipe technique de l’enquête. Les agents de terrain ont suivi une formation lors de la première enquête mais n’ont subi qu’une mise à niveau (à partir du 2 janvier 2014) de 13 jours lors de la seconde édition. Cette formation allégée a porté sur tous les aspects de l’enquête en mettant l’accent sur les nouveaux modules, en particulier celui 10 • Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête portant sur les hommes. Des exposés sur des thèmes spécifiques ont été effectués par des personnes ressources du ministère de la Santé et de l’Action Sociale ou d’autres institutions appropriées. La formation sur l’utilisation des Tablettes PC, principal outil de collecte, a été assurée par des experts de l’ANSD et d’ICF International. Tous les agents de terrain ont suivi la formation sur tous les modules sauf celui sur les tests biologiques qui était réservé aux seuls techniciens de santé. À la fin de la formation, les agents ont reçu une formation complémentaire sur le contrôle technique, l’organisation et la logistique du terrain ainsi que sur le contact avec les autorités et les populations. La formation sur les tests biologiques (anémie et parasitémie palustre) et les mesures anthropométriques a été assurée par le personnel du laboratoire de parasitologie et un nutritionniste. Les techniciens de santé ont pratiqué les tests sur le terrain, et tous les agents de terrain ont pratiqué les mesures anthropométriques dans des centres de santé à Dakar. Collecte des données : Après la formation, quatre équipes ont été constituées pour le travail de terrain ; chaque équipe était composée de 3 enquêtrices chargées des interviews auprès des ménages et des femmes sur les Tablettes PC, un technicien de santé pour effectuer les mesures anthropométriques, les tests du paludisme et de l’anémie sur un questionnaire papier, et un chef d’équipe chargé des interviews auprès des hommes et qui, était aussi chargé d’administrer le questionnaire ménage sur les Tablettes PC. Ce dernier était responsable de la performance et de la gestion de son équipe. Il servait aussi d’assistant au technicien de santé pour la prise des mesures anthropométriques. Pour chaque édition, la collecte des données sur le terrain a duré 8 mois. Des statisticiens ont été recrutés pour assurer des missions de supervision rapprochées pour s’assurer de la qualité des données collectées sur le terrain. Parallèlement, des missions de supervision organisées par la Cellule de Lutte contre la Malnutrition et le Laboratoire de Parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop ont permis de s’assurer du respect des règles de prélèvement de sang et de prise des mesures anthropométriques sur le terrain. Exploitation des tableaux de qualité des données : Le contrôle de qualité a été assuré par la supervision et le suivi des équipes pendant les travaux sur le terrain. Chaque chef d’équipe était responsable de la qualité du travail de son équipe : il tenait des réunions régulières avec son équipe de façon à renforcer la formation et à corriger les erreurs éventuelles commises au cours de la collecte. De plus, les chefs d’équipe devaient re-interviewer environ 5 % des ménages de façon à contrôler la qualité des données. Ces re-interviews, limitées à certaines sections du questionnaire, étaient menées avant de quitter le DR. Les chefs d’équipe utilisaient les re interviews pour contrôler étroitement les raisons des « non-réponses », en particulier les absences du ménage et les refus. Enfin, un ensemble de tableaux de contrôle a été produit par le programmeur informatique au moins une fois toutes les deux semaines tout au long de la collecte pour vérifier la validité des données saisies. Dès qu’ils étaient produits, ces tableaux étaient examinés par l’équipe technique de l’enquête et les problèmes éventuels décelés dans ces tableaux étaient examinés avec les quatre équipes de terrain afin d’améliorer les taux de réponse et la qualité de la collecte. Traitement des données : La collecte des données a été réalisée au moyen de Tablettes PC. Après validation des données sur le terrain, les fichiers de données ont été transférés au bureau central de l’ANSD à Dakar par DR. Ces fichiers de données ont été ensuite enregistrés, compilés et traités sur un ordinateur central. Les données de chaque DR ont été vérifiées et un fichier unique de données apurées a été créé après que les fichiers de tous les DR aient été enregistrés et approuvés. L’enregistrement, contrôle et compilation des données ont été effectués par deux informaticiens recrutés pour les besoins de l’EDS-Continue. Après la fusion des fichiers, les dernières erreurs détectées ont été traitées avec l’appui de l’expert informaticien d’ICF International. Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l’enquête • 11 Analyse au laboratoire des prélèvements de sang : En ce qui concerne le test du paludisme, la parasitémie palustre était réalisée par le Laboratoire de Parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Le traitement des échantillons des gouttes épaisses de sang s’est fait au fur et à mesure de la collecte des données sur le terrain. Au final, les résultats des tests ont été fusionnés avec la base de données de l’enquête. 1.2.5 Interprétation de la période de référence des indicateurs de la base de donneés combinées 2012-2013 et 2014 Les résultats présentés dans ce document sont basés sur des informations collectés dans les deux premières phases de l’Enquête. La première a été réalisée entre le 15 de Septembre de 2012 et le 15 de juin de 2013. La deuxième a été réalisée entre le 21 de janvier et le 20 d’octobre de 2014. Les données ont donc été collectées sur une période qui va du 15 de Septembre de 2012 et le 20 d’octobre 2014, avec une période sans collecte d’information entre la première et la deuxième phase de près de 7 mois. L’interprétation des résultats dépend du type d’indicateur utilisé. En ce qui concerne les indicateurs du moment (ex. prévalence contraceptive), on doit d’abord considérer que tous les indicateurs du moment ont comme période de référence le moment auquel les interviews ont eu lieu. Par exemple, la prévalence contraceptive dans l’EDS 2012-2013 représente la situation du pays dans la période entre le 15 de Septembre de 2012 et le 15 de juin de 2013. Dans le cas de données combinées de deux enquêtes, cet indicateur a comme période de référence les dates situées entre le 15 de Septembre de 2012 (date d’initiation de la collecte de l’EDS 2012-13) et le 20 d’octobre de 2014 (date de finalisation de la collecte de l’EDS 2014). Pour tous les indicateurs du moment, on doit utiliser comme période de référence les années d’initiation et finalisation des deux enquêtes. Par exemple, prévalence contraceptive 2012-2014. Pour les indicateurs qui ont une période de référence avant l’Enquête, par exemple, l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) et le Taux de Mortalité Infantile, la période de référence est plus complexe. Ces indicateurs sont calculés sur la base des naissances qui ont eu lieu 3 ou 5 ans avant l’enquête, ou dans une période antérieure (ex. 5-9 ans avant l’enquête). Si par exemple, on veut établir un moment spécifique de référence pour l’ISF des trois ans précédant l’enquête, il faudrait soustraire 1.5 an (la moitié des trois ans) de la moyenne de l’enquête de 2014 (6 juin 2014) et cela donne come date moyenne de l’estimation de l’ISF le 6 décembre 2012. Dans l’exemple des données combinées, l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) est calculé sur la période s’étalant 3 ans avant les dates de deux enquêtes. Cela veut dire qu’il est basé sur des informations collectées entre le 15 de Septembre de 2012 et le 15 de juin de 2013, pour l’EDS 2012-13 et entre le 20 de janvier et le 20 d’octobre de 2014 dans le cas de l’EDS 2014. Si l’on veut établir un moment spécifique de référence de cet indicateur on peut utiliser l’approche suivant: D’abord, on calcule la date moyenne des dates des interviews de chaque enquête : La moyenne de l’Enquête 2012-2013 se situe le 29 Octobre 2013, et celle de l’Enquête 2014 se situe le 6 juin 2014. Deuxièmement, on doit calculer la moyenne des moyennes des deux enquêtes. Cette date se situe let 2 Octobre 2013. L’ISF pour les trois années antérieures à l’enquête se situerait en moyenne a un an et demi avant cette date, c’est-à-dire le 3 d’avril 2012. De la même façon, le taux de mortalité pour les cinq ans antérieurs à l’enquête se situerait en moyenne 2.5 ans avant la date moyenne des deux enquêtes, c’est-à-dire le 4 d’avril 2011. Caractéristiques des ménages • 13 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES 2 Mamadou AMOUZOU et NdèyeBinta DIEME objectif de ce chapitre est de présenter les ménages couverts par l’EDS-Continue 2012-2014, selon certaines caractéristiques de leur logement telles que le type d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes et la disponibilité de l’électricité ; en outre, dans ce chapitre, seront présentés les pourcentages de ménages qui possèdent un endroit pour se laver les mains et leur répartition par disponibilité de l’eau et par type de détergent disponible. Enfin, les résultats concernant la répartition de la population en fonction des quintiles de bien-être économique et la composition des ménages terminent ce chapitre. 2.1 PROVENANCE DE L’EAU DE BOISSON Le Tableau 2.1 présente la proportion de ménages et de la population qui utilisent, pour boire, l’eau d’une source améliorée. On constate des disparités importantes entre les régions. La plupart des ménages des régions de Dakar (99 %) et de Louga (95 %) s’alimentent en eau de boisson à partir d’une source améliorée. Par contre, cette proportion est très faible dans les régions de Sédhiou (14 %) et de Kolda (24 %). Les résultats sont très proches quand il s’agit de la population. Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Pourcentages de ménages et de la population de droit utilisant , pour boire, de l’eau provenant d’une source améliorée et pourcentages de ménages et de la population de droit utilisant une méthode appropriée de traitement de l’eau , selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Ménages Population Caractéristique Pourcen- tage utilisant pour boire l’eau d’une source améliorée Pourcen- tage utilisant une méthode de traitement approprié1 Effectif Pourcen- tage utilisant pour boire l’eau d’une source améliorée Pourcen- tage utilisant une méthode de traitement approprié1 Effectif Région Dakar 98,9 9,5 2 261 99,1 8,4 15 260 Ziguinchor 46,8 66,9 386 43,5 74,6 2 901 Diourbel 67,3 22,0 668 69,9 22,9 6 925 Saint-Louis 85,8 16,1 755 85,2 16,2 6 617 Tambacounda 48,1 45,8 364 51,7 43,5 3 661 Kaolack 84,1 19,6 572 83,5 19,6 6 236 Thiès 89,2 18,2 1 264 87,8 20,5 11 438 Louga 94,8 14,5 454 95,2 14,6 4 774 Fatick 62,5 38,6 370 62,9 38,4 3 502 Kolda 23,5 85,1 388 20,8 87,7 3 448 Matam 82,8 17,6 296 84,1 17,2 3 148 Kaffrine 82,5 14,3 299 83,2 14,3 2 890 Kédougou 57,0 59,9 108 61,6 57,8 849 Sédhiou 14,3 91,9 222 12,6 92,8 2 306 1 Les méthodes pour le traitement de l’eau comprennent l’ébullition, l’ajout de chlore, l’utilisation d’un linge pour passer l’eau, le filtrage et la désinfection solaire. 2.2 TYPES DE TOILETTES Le Tableau 2.2 présente les pourcentages de ménages et de la population qui utilisent certains types de toilettes. On constate que la proportion de ménages sénégalais qui utilisent des toilettes améliorées non partagées n’est pas très élevée, cela quelle que soit la région. Dans certaines régions comme Sédhiou (3 %), Kédougou (4 %), Kaffrine (5 %), Kolda (4 %) et Louga (6 %), elle est même très faible. L’utilisation de toilettes améliorées par les ménages est plus élevée, mais reste encore faible, dans les régions de Dakar (52 %) et Ziguinchor (26 %). Quand il s’agit de la population, les résultats mettent en évidence dans certaines régions des pourcentages encore plus faibles, particulièrement au Dakar (36 %), ce qui serait dû au fait que L’ 14 • Caractéristiques des ménages la taille des ménages dans ces régions serait plus grande dans les ménages qui n’utilisent pas de toilettes améliorées non- partagées. Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Pourcentages de ménages et de la population de droit utilisant des toilettes améliorées, non partagées ; pourcentage utilisant des toilettes partagées et pourcentages utilisant des toilettes non améliorées, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Ménages Population Type de toilettes/latrines Pourcentage utilisant des toilettes améliorées, non partagées Pourcentage utilisant des toilettes partagées1 Pourcentage utilisant des toilettes non améliorées Effectif Pourcentage utilisant des toilettes améliorées, non partagées Pourcentage utilisant des toilettes partagées1 Pourcentage utilisant des toilettes non améliorées Effectif Région Dakar 51,5 52,0 1,7 2 261 35,7 36,1 1,5 15 260 Ziguinchor 26,0 41,2 50,2 386 18,6 29,8 50,8 2 901 Diourbel 7,7 9,9 37,5 668 5,0 6,4 35,5 6 925 Saint-Louis 14,5 19,2 36,2 755 10,9 14,1 34,5 6 617 Tambacounda 9,9 22,8 74,7 364 5,9 16,3 73,7 3 661 Kaolack 17,7 26,0 40,1 572 13,9 21,6 39,3 6 236 Thiès 18,3 20,4 24,1 1 264 13,2 14,4 25,6 11 438 Louga 6,0 8,4 36,7 454 4,3 6,2 29,1 4 774 Fatick 11,5 17,8 59,2 370 9,5 16,2 58,0 3 502 Kolda 4,3 18,1 81,8 388 2,8 15,5 83,3 3 448 Matam 10,4 17,1 54,6 296 7,1 12,3 47,2 3 148 Kaffrine 4,9 15,3 79,8 299 4,7 14,0 75,5 2 890 Kédougou 3,9 19,1 87,6 108 2,8 13,8 82,4 849 Sédhiou 2,6 26,6 88,0 222 1,0 22,1 87,6 2 306 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme « améliorées » si elles n’étaient pas partagées. 2.3 LAVAGE DES MAINS Le lavage des mains à l’eau et au savon, est un élément important en matière d’hygiène. Ainsi, au cours de l’enquête, on a demandé à voir si les ménages disposaient d’un endroit spécifique pour se laver les mains. En outre, on a demandé si, à cet endroit, l’eau et certains produits nettoyants étaient disponibles. (Tableau 2.3). Le pourcentage le plus élevé de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé se trouve à Ziguinchor (48 %) et Dakar (45 %). Par contre, dans les régions de Matam (11 %), Louga (12 %), Diourbel (14 %), Fatick (16 %) et Saint-Louis (17 %) ce pourcentage est nettement plus faible En outre, parmi ces ménages disposant effectivement d’un endroit pour se laver les mains, dans seulement trois régions sur quatorze, on a constaté que, dans la quasi-totalité des cas, l’eau et du savon seulement ou l’eau, du savon et un autre détergent étaient disponibles. Il s’agit des régions de Matam (93 %), de Saint- Louis (95 %) et de Louga (98 %). En revanche, dans la région de Kaffrine, cette proportion n’est que de 5 %. Caractéristiques des ménages • 15 Tableau 2.3 Lavage des mains Pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit utilisé le plus souvent pour se laver les mains a été observé et, parmi ces ménages, répartition (en %) par disponibilité de l’eau, de savon et d’autres produits nettoyants, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Pourcen- tage de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages Parmi les ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Région Savon et eau1 Eau et produit nettoyant2 autre que le savon seulement Eau seulement Savon mais pas d’eau3 Pas d’eau, ni savon, ni autre produit nettoyant Total Dakar 44,9 2 261 62,6 0,0 21,4 0,6 15,4 100,0 1 015 Ziguinchor 47,8 386 51,9 0,0 19,4 0,0 28,8 100,0 184 Diourbel 14,3 668 43,8 0,2 47,0 0,0 9,0 100,0 95 Saint-Louis 17,4 755 94,9 0,0 4,1 0,0 1,0 100,0 131 Tambacounda 30,7 364 17,2 0,0 36,0 1,2 45,6 100,0 112 Kaolack 29,0 572 14,8 0,0 45,5 1,2 38,5 100,0 166 Thiès 22,2 1 264 48,1 0,0 37,4 3,1 11,5 100,0 281 Louga 11,7 454 98,3 0,0 1,7 0,0 0,0 100,0 53 Fatick 16,1 370 36,9 0,0 44,7 1,3 17,1 100,0 59 Kolda 36,0 388 46,5 0,0 20,6 0,4 32,5 100,0 140 Matam 11,4 296 93,2 0,0 5,1 0,0 1,8 100,0 34 Kaffrine 23,3 299 4,7 0,0 24,3 0,0 70,9 100,0 70 Kédougou 24,4 108 52,8 1,3 20,2 0,0 25,7 100,0 26 Sédhiou 35,5 222 47,0 1,4 24,2 0,0 27,3 100,0 79 1 Par « savon », on entend ici le savon ou un détergent en morceau, sous forme liquide, en poudre ou sous forme de pâte. Cette colonne inclut les ménages possédant du savon et de l’eau seulement ainsi que ceux qui possèdent du savon et de l’eau et un autre détergent. 2 Les produits nettoyants autres que le savon incluent des produits disponibles localement comme la cendre, la boue ou du sable 3 Y compris les ménages disposant de savon seulement ainsi que ceux qui disposent de savon et d’autres produits nettoyants 2.4 CARACTÉRISTIQUES DES LOGEMENTS Le Tableau 2.4 présente les résultats concernant certaines caractéristiques du logement. En ce qui concerne la disponibilité de l’électricité, on constate qu’à l’exception de Dakar où la quasi-totalité des ménages vivent dans un logement ayant l’électricité (93 %), dans seulement cinq régions, ce pourcentage est égal ou dépasse 50 %. Il s’agit des régions de Diourbel (50 %), Kaolack (50 %), Saint-Louis (59 %), Ziguinchor (61 %) et Thiès (66 %). Dans les autres régions, ces pourcentages sont plus faibles, en particulier dans celles de Kaffrine (14 %) et de Kédougou (13 %). Certains types de revêtement du sol peuvent faciliter la propagation de germes responsables de maladies, particulièrement quand il s’agit de la terre ou du sable. Excepté à Dakar où la proportion de ménages dont le sol du logement est recouvert de terre ou de sable est très faible (4 %), dans les autres régions, on constate qu’entre 15 % (Thiès) et 52 % (Sédhiou) des ménages vivent dans un logement dont le sol est recouvert de ce type de matériau rudimentaire. En outre, on constate, que dans la plupart des régions, le pourcentage de ménages qui utilisent un combustible solide pour cuisiner est très élevé. C’est à Dakar que l’on note le pourcentage le plus faible (27 %). 16 • Caractéristiques des ménages Tableau 2.4 Caractéristiques du logement Pourcentage de ménages possédant l’électricité ; pourcentage de ménages vivant dans un logement dont le sol est en terre ou sable ; pourcentage de ménages qui utilisent du combustible solide pour cuisiner, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Électricité Matériau de revêtement du sol Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner1 Effectif Région Oui Terre, sable Dakar 93,3 3,6 26,7 2 261 Ziguinchor 61,3 31,3 84,4 386 Diourbel 49,5 33,1 92,3 668 Saint-Louis 59,4 20,9 72,6 755 Tambacounda 25,3 32,7 94,5 364 Kaolack 49,9 24,3 86,6 572 Thiès 65,9 15,3 71,4 1 264 Louga 42,9 27,1 87,5 454 Fatick 35,2 37,9 89,4 370 Kolda 20,7 44,0 93,5 388 Matam 38,2 26,0 94,9 296 Kaffrine 13,5 49,0 97,5 299 Kédougou 13,0 29,1 96,8 108 Sédhiou 23,2 51,7 94,3 222 1 Inclut Charbon/lignite, Charbon de bois, Bois, Paille/branchages/herbe, Résidus agricoles et Bouse 2.5 QUINTILES DE BIEN-ÊTRE ÉCONOMIQUE DES MÉNAGES Le Tableau 2.5 présente la répartition de la population de droit par quintile de bien-être économique selon la région. L’indice de bien-être économique est construit à partir des données sur les biens des ménages et sur certaines caractéristiques du logement (électricité, type d’approvisionnement en eau, type de toilettes, matériau de revêtement du sol, etc.) collectées dans le questionnaire ménage de l’EDS-Continue 2012-2014 et en utilisant l’analyse en composante principale. Les régions dans lesquelles la majorité de la population est classée dans le quintile de bien-être le plus bas sont Kaffrine (58 %), Kolda (57 %), Tambacounda (52 %) et Sédhiou (42 %). Par contre, à Dakar, 57 % de la population se situent dans le quintile le plus élevé. Tableau 2.5 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 2012-2014 Quintiles de bien-être économique Total Effectif d’enquêtés Coefficient de Gini Région Le plus bas Second Moyen Quatrième Le plus élevé Dakar 0,00 0,63 7,39 35,38 56,60 100,00 15 260 0,19 Ziguinchor 6,69 35,89 31,40 13,90 12,13 100,00 2 901 0,37 Diourbel 19,27 19,36 24,37 24,45 12,55 100,00 6 925 0,32 Saint-Louis 19,91 14,93 22,70 24,46 17,99 100,00 6 617 0,38 Tambacounda 52,04 19,14 16,69 9,12 3,01 100,00 3 661 0,45 Kaolack 20,38 29,32 24,18 15,53 10,58 100,00 6 236 0,40 Thiès 8,49 21,32 30,15 23,28 16,75 100,00 11 438 0,37 Louga 20,05 27,60 26,67 13,91 11,76 100,00 4 774 0,34 Fatick 33,24 36,74 19,17 7,05 3,80 100,00 3 502 0,41 Kolda 56,78 22,64 11,41 6,18 2,99 100,00 3 448 0,38 Matam 24,92 27,05 29,39 12,53 6,11 100,00 3 148 0,29 Kaffrine 57,85 27,90 10,99 2,56 0,71 100,00 2 890 0,28 Kédougou 35,75 41,15 16,07 5,42 1,61 100,00 849 0,35 Sédhiou 41,51 42,44 11,35 3,58 1,13 100,00 2 306 0,28 2.6 SEXE DU CHEF DE MÉNAGE ET TAILLE MOYENNE DU MÉNAGE Le tableau 2.6 présente la répartition des ménages selon le sexe du chef de ménage. Dans la quasi- totalité des régions, la proportion de ménages dont le chef est un homme est nettement plus élevé que celle des ménages dirigés par une femme. C’est dans les régions de Diourbel (33 %) et de Thiès (36 %) que la proportion de ménages dont le chef est une femme est la plus élevée. On trouve aussi des pourcentages élevés dans les régions de Matam (29 %), Dakar (28 %), Ziguinchor (28 %), Saint-Louis (27 %) et Fatick (26 %). À l’opposé, dans les régions de Kolda et de Kaffrine, cette proportion n’est que de 11 % Caractéristiques des ménages • 17 Dans près de la moitié des régions, la taille moyenne du ménage est d’environ 10 personnes. C’est dans les régions de Ziguinchor (7,5) et de Dakar (6,8) que cette taille est la plus petite. Tableau 2.6 Composition des ménages Répartition des ménages par sexe du chef de ménage et taille moyenne du ménage selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Chef de ménage Total Taille moyenne du ménage Effectif de ménages Homme Femme Région Dakar 71,6 28,4 100 6,8 2 261 Ziguinchor 72,4 27,6 100 7,5 386 Diourbel 67,0 33,0 100 10,4 668 Saint-Louis 72,7 27,3 100 8,8 755 Tambacounda 86,6 13,4 100 10,1 364 Kaolack 76,9 23,1 100 10,9 572 Thiès 63,9 36,1 100 9,1 1 264 Louga 75,4 24,6 100 10,5 454 Fatick 73,9 26,1 100 9,5 370 Kolda 88,7 11,3 100 8,9 388 Matam 71,3 28,7 100 10,6 296 Kaffrine 89,0 11,0 100 9,7 299 Kédougou 81,6 18,4 100 7,9 108 Sédhiou 87,4 12,6 100 10,4 222 Situation des enfants • 19 SITUATION DES ENFANTS 3 Papa Ibrahima Sylmang SENE et Jean Pierre Diamane BAHOUM a Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) du 20 novembre 1989 ratifiée par le Sénégal, précise en son article 3, alinéa 2, que « tous les États parties s’engagent à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées ». Afin d’évaluer la situation des droits de l’enfant au Sénégal, les enquêtes EDS Continue de 2012-2013 et de 2014 ont collecté des données concernant certains aspects des conditions de vie et de développement des enfants. Ces données portent plus précisément sur la déclaration à l’état civil des naissances des enfants de moins de cinq ans, la fréquentation scolaire, le travail des enfants de 5-17 ans, la résidence des enfants avec leurs parents et le développement du jeune enfant. 3.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES Au cours de l’enquête, on a demandé aux personnes interviewées si la naissance des enfants les plus jeunes (moins de cinq ans) avait été déclarée à l’état civil. On constate que la proportion d’enfants dont la naissance a été enregistrée à l’état civil varie de manière importante entre les régions. C’est dans les régions les plus urbanisées comme Dakar (93 %), Thiès (82 %) et Ziguinchor (78 %) que l’on constate les proportions les plus élevées d’enfants dont la naissance a été enregistrée à l’état civil. Par contre, dans les régions de Sédhiou et de Kaffrine, ces proportions ne sont respectivement que de 55 % et 43 %. En ce qui concerne la possession d’un acte de naissance, les résultats montrent que c’est dans les régions de Dakar (77 %), Matam (63 %) et Thiès (61 %) que les proportions d’enfants qui possèdent ce document sont les plus élevées. Par contre, elles sont plus faibles dans les régions de Tambacounda (33 %), Sédhiou (33 %) et Kaffrine (32 %). Tableau 3.1 Enregistrement des naissances d’enfants de moins de cinq ans Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans (population de droit) dont la naissance a été en registrée à l’état civil selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Enfants dont la naissance a été enregistrée Effectif d’enfants Région Pourcentage ayant un acte de naissance Pourcentage n’ayant pas d’acte de naissance Pourcentage enregistré Dakar 76,7 16,7 93,4 1 946 Ziguinchor 50,4 27,5 77,9 382 Diourbel 49,5 23,6 73,2 1 359 Saint-Louis 59,3 9,3 68,6 1 151 Tambacounda 33,2 12,7 45,9 711 Kaolack 55,1 19,0 74,1 1 230 Thiès 61,1 21,2 82,3 1 880 Louga 58,4 8,9 67,3 825 Fatick 54,8 20,7 75,5 629 Kolda 39,7 22,0 61,7 625 Matam 62,9 8,0 70,9 587 Kaffrine 31,6 11,2 42,8 624 Kédougou 53,1 19,0 72,1 172 Sédhiou 32,9 21,7 54,6 413 3.2 ENFANTS ORPHELINS ET RÉSIDENCE AVEC LES PARENTS Au Sénégal, comme dans de nombreux pays africains, la société et la famille jouent toujours un rôle important dans la survie et le développement des enfants. C’est à « la famille élargie » composée des oncles, tantes et autres proches membres de la famille que l’on reconnait ce rôle déterminant. Cependant, ce cadre L 20 • Situation des enfants protecteur n’est plus toujours adapté et c’est de plus en plus à la famille biologique que revient la responsabilité d’assurer la survie, le développement et la protection des enfants. Dans ce contexte, toute stratégie visant à protéger les enfants doit donc, en priorité, renforcer les capacités des familles à les prendre en charge. Il est donc essentiel d’identifier les enfants qui sont séparés de leurs parents biologiques, de connaitre leur proportion par rapport à la population générale des enfants et de savoir avec qui ils vivent. Le tableau 3.2 présente ces informations pour les enfants de moins de 18 ans Le tableau 3.2 présente la répartition des enfants de moins de 18 ans par état de survie des parents pour chacune des régions. Dans les régions de Ziguinchor (43 %), Diourbel (44 %), Thiès (47 %) et Matam (46 %), moins de la moitié des enfants vivent avec leurs deux parents. Par contre, dans des régions comme Tambacounda (63 %), Kédougou (68 %), et Kaffrine (69 %), les proportions d’enfants qui vivent avec leurs deux parents biologiques sont nettement plus élevées. Avec 73 %, c’est dans la région de Kolda que cette proportion est la plus élevée. Les pourcentages d’enfants dont l’un ou les deux parents sont décédés ne présentent pas de variations très importantes entre les régions. C’est cependant dans les régions de Ziguinchor et de Sédhiou (9 % chacune) que ce pourcentage est le plus élevé. À l’opposé, dans la région de Louga, ce pourcentage est plus faible (5 %). Tableau 3.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents Répartition (en %) de la population de droit des enfants de moins de 18 ans par état de survie des parents et résidence avec les parents; pourcentage d’enfants ne vivant pas avec un parent biologique et pourcentage d’enfants ayant un ou leurs deux parents décédés, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Vit avec les deux parents Vit avec la mère mais pas avec le père Vit avec le père mais pas avec la mère Ne vit avec aucun des deux parents Total Pourcen- tage ne vivant avec aucun parent biologique Pourcen- tage avec un ou les deux parents décédés1 Effectif d’enfantsRégion Père en vie Père décédé Mère en vie Mère décédée Les deux sont vivants Seul le père est vivant Seule la mère est vivante Les deux décédés Infor- mation man- quante sur père/ mère Région Dakar 56,9 23,9 3,3 2,7 0,5 9,8 0,8 1,4 0,6 0,1 100,0 12,5 6,5 6 160 Ziguinchor 42,8 19,7 2,9 5,7 0,6 22,5 1,8 3,1 0,9 0,0 100,0 28,3 9,2 1 354 Diourbel 43,9 34,7 2,8 1,3 0,5 13,5 1,1 1,8 0,2 0,1 100,0 16,7 6,5 3 698 Saint-Louis 54,8 23,2 3,8 1,6 0,6 13,1 1,2 1,1 0,4 0,2 100,0 15,9 7,2 3 429 Tambacounda 62,6 18,6 4,1 1,6 0,9 9,2 1,0 1,3 0,8 0,1 100,0 12,2 8,0 2 066 Kaolack 59,3 20,6 3,1 1,1 0,5 12,7 0,8 1,6 0,3 0,0 100,0 15,4 6,3 3 470 Thiès 46,9 31,9 3,6 1,7 0,3 12,9 1,1 1,2 0,4 0,0 100,0 15,6 6,6 5 729 Louga 51,3 28,9 2,3 1,6 0,4 13,3 1,1 1,0 0,2 0,0 100,0 15,6 4,9 2 501 Fatick 50,3 27,2 3,4 1,6 0,8 13,9 0,6 1,7 0,4 0,0 100,0 16,6 7,0 1 877 Kolda 72,5 10,9 3,1 1,5 1,2 8,4 0,5 1,2 0,7 0,0 100,0 10,9 6,7 1 894 Matam 45,7 32,1 3,8 2,5 0,8 11,9 1,3 1,5 0,4 0,2 100,0 15,0 7,7 1 740 Kaffrine 69,3 12,4 2,4 1,1 0,8 11,5 1,0 1,3 0,3 0,0 100,0 14,0 5,7 1 639 Kédougou 67,5 12,9 3,1 2,5 1,0 9,6 1,0 1,8 0,6 0,1 100,0 12,9 7,5 467 Sédhiou 57,5 13,8 3,0 3,6 1,0 15,9 1,3 3,3 0,6 0,0 100,0 21,0 9,0 1 309 Note : Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c’est-à-dire les résidents habituels. 1 Inclut les enfants dont le père est décédé, la mère est décédée, les deux parents sont décédés et ceux dont un seul parent est décédé mais dont l’information sur l’état de survie de l’autre parent est manquante. 3.3 ACCÈS À L’INSTRUCTION Le droit à l’instruction est un droit universel. Il est considéré par l’UNICEF comme « un facteur essentiel» pour le développement des enfants. Pour évaluer le niveau de fréquentation scolaire des enfants on a calculé des taux net et brut de scolarisation pour les niveaux primaire et secondaire. Les résultats portent sur les enfants de 6 à16 ans (Tableau 3.3). Les définitions des taux nets et buts figurent au bas du tableau 3.3. L’enquête a également collecté des données sur l’abandon scolaire pour ces deux niveaux. 3.3.1 Taux net de scolarisation Au cycle primaire, le taux net de scolarisation des enfants varie fortement selon la région de résidence. Les plus faibles taux sont observés dans les régions de Diourbel (25 %), Kaffrine (33 %) et Louga Situation des enfants • 21 (40 %) et le taux le plus fort est celui de la région de Ziguinchor (84 %), largement supérieur à celui de Dakar (69 %). Au niveau secondaire, c’est dans les régions de Diourbel (9 %), Tambacounda (14 %) et Kaffrine (12 %) que ces taux nets de fréquentation scolaire sont les plus faibles. Par contre, ils sont nettement plus élevés dans les régions de Ziguinchor (48 %) et Dakar (42 %). Le tableau 3.3 présente également l’indice de parité de genre qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire des femmes et celui des hommes. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart entre les taux de fréquentation scolaire entre les genres est important. Un indice égal à 1 indique l’égalité. On constate que dans six régions sur quatorze, l’indice au niveau primaire est supérieur à 1, ce qui indique un écart de fréquentation scolaire en faveur des filles. C’est dans la région de Louga que cet indice est le plus élevé (1,31), ce qui signifie qu’au niveau primaire, plus de filles que de garçons ayant l’âge officiel du niveau primaire fréquentent ce niveau. Par contre, dans la région de Sédhiou, on observe la situation inverse, l’indice de parité égal à 0,86 indiquant un écart de fréquentation scolaire au détriment des filles. Au niveau secondaire, la situation est très variée : dans les régions de Matam et de Thiès, l’indice égal à respectivement 1,60 et 1,40 dénote un écart de fréquentation scolaire en faveur des filles alors qu’à l’inverse dans les régions de Kédougou (0,84), Sédhiou (0,81), Tambacounda (0,77) et surtout Kolda (0,64), les proportions de filles, en âge officiel du niveau secondaire, qui fréquentent ce niveau sont plus faibles que celles des garçons. Dans les autres régions, l’indice proche ou égal à 1 indique la parité. C’est le cas, par exemple, de Kaolack (0,98), Louga (1,01) et de Ziguinchor (1,04). 3.3.2 Taux bruts de scolarisation En ce qui concerne les taux bruts, on constate également des écarts importants entre régions, le taux pour le niveau primaire variant d’un minimum de 40 % dans la région de Diourbel à 123 % dans celle de Ziguinchor. Pour le niveau secondaire, on retrouve cet écart important entre les mêmes régions puisque le taux varie de 23 % dans la région de Diourbel à 131 % dans celle de Ziguinchor. En ce qui concerne l’indice de parité entre les genres, les résultats mettent en évidence des disparités importantes entre les régions. Pour le niveau primaire, les indices inférieurs à 1 dans les régions de Fatick (indice de 0,88) et de Ziguinchor (indice de 0,89) traduisent une disparité au détriment des filles par rapport aux garçons alors que dans les régions de Kaolack (1,14), Thiès (1,17), Louga (1,19), Diourbel (1,26) et surtout Matam (1,34), on observe la situation opposée, le niveau de fréquentation scolaire des filles étant supérieur à celui des garçons. Dans les autres régions, l’indice proche de 1 traduit une quasi-égalité de fréquentation scolaire entre les filles et les garçons. Pour le niveau secondaire, on constate que c’est dans les régions de Kédougou (0,69) et de Sédhiou (0,69) que la situation sur le plan de la fréquentation scolaire est la moins favorable pour les filles. Par contre, dans les régions de Matam (1,32), Thiès (1,16) et Ziguinchor (1,12), les indices supérieurs à 1 traduisent un écart de fréquentation scolaire en faveur des filles. 22 • Situation des enfants Tableau 3.3 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d’études, et indice de parité entre les genres selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Région Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Dakar 70,2 68,1 69,2 0,97 92,1 96,2 94,1 1,04 Ziguinchor 85,2 82,4 83,8 0,97 130,1 115,4 122,8 0,89 Diourbel 22,3 27,5 25,0 1,23 35,4 44,6 40,1 1,26 Saint-Louis 55,5 59,8 57,7 1,08 75,4 83,0 79,2 1,10 Tambacounda 38,9 39,2 39,0 1,01 56,4 55,2 55,8 0,98 Kaolack 39,7 47,2 43,4 1,19 63,2 72,2 67,7 1,14 Thiès 51,6 55,1 53,3 1,07 78,8 91,9 85,1 1,17 Louga 34,3 45,1 39,8 1,31 59,1 70,1 64,7 1,19 Fatick 62,6 60,9 61,7 0,97 100,4 88,6 94,2 0,88 Kolda 62,3 57,5 60,0 0,92 91,3 87,7 89,5 0,96 Matam 44,0 56,9 50,6 1,29 58,3 78,2 68,4 1,34 Kaffrine 33,5 31,5 32,5 0,94 51,6 49,3 50,4 0,96 Kedougou 68,4 63,5 65,9 0,93 95,3 85,3 90,2 0,90 Sédhiou 63,3 54,1 59,1 0,86 92,2 83,6 88,3 0,91 NIVEAU SECONDAIRE Dakar 43,0 40,3 41,5 0,94 114,3 91,6 101,7 0,80 Ziguinchor 47,6 49,4 48,4 1,04 124,1 139,2 130,6 1,12 Diourbel 8,7 9,1 8,9 1,05 25,2 21,6 23,2 0,86 Saint-Louis 37,9 41,2 39,5 1,09 74,6 75,1 74,8 1,01 Tambacounda 15,7 12,0 14,0 0,77 29,8 24,9 27,5 0,84 Kaolack 23,8 23,4 23,6 0,98 68,3 57,0 62,1 0,83 Thiès 19,5 27,3 23,7 1,40 64,3 74,6 69,8 1,16 Louga 17,7 17,8 17,7 1,01 48,6 42,8 45,6 0,88 Fatick 31,5 32,8 32,1 1,04 79,5 86,7 82,9 1,09 Kolda 23,5 15,1 19,2 0,64 54,7 40,6 47,5 0,74 Matam 17,3 27,6 22,6 1,60 40,5 53,4 47,1 1,32 Kaffrine 11,7 12,6 12,2 1,08 36,6 29,3 32,9 0,80 Kédougou 32,5 27,3 30,1 0,84 62,2 42,8 53,4 0,69 Sédhiou 27,1 22,0 24,7 0,81 82,8 56,8 70,7 0,69 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans) qui fréquente l’école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau secondaire (12-16 ans) qui fréquente l’école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d’élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d’élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S’il y a pour un niveau donné un nombre important d’élèves plus âgés ou plus jeunes que l’âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L’indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TBF (ou TNF) au niveau primaire des filles sur le TBF (ou TNF) des garçons. L’indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TBF (ou TNF) au niveau secondaire des filles sur le TBF (ou TNF) des garçons. 3.3.3 L’abandon scolaire des enfants Au cours des enquêtes de 2012-2014, on a aussi posé des questions sur l’abandon scolaire des enfants. Les taux d’abandon obtenus varient selon la région de résidence, le niveau d’instruction et le genre (Tableau 3.4). Au niveau primaire, ce taux est plus élevé dans les régions de Tambacounda (4 %), Louga (3 %) et Saint-Louis (2 %). Il est plus faible dans les régions de Ziguinchor et de Sédhiou avec respectivement 0,3 % et 0,6 %. Au niveau secondaire, le taux d’abandon est plus élevé dans les régions de Saint-Louis (6 %), Kédougou (6 %) et Matam (6 %). Il est plus faible dans les régions de Kaffrine et Thiès avec respectivement 0 % et 1 %. Les résultats montrent aussi que les pourcentages d’abandon sont plus élevés au niveau secondaire qu’au niveau primaire dans toutes les régions En outre, les résultats montrent que les taux d’abandon sont systématiquement plus élevés chez les filles que chez les garçons, avec l’exception de Ziguinchor et Thiès dans le niveau primaire et Kolda et Matam au niveau secondaire. Situation des enfants • 23 Tableau 3.4 Taux d’abandon scolaire par niveau d’instruction Pourcentage d’enfants de 6-16 ans ayant abandonné l’école par sexe, niveau d’instruction et selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Homme Femme Ensemble NIVEAU PRIMAIRE Dakar 1,4 2,1 1,7 Ziguinchor 0,4 0,2 0,3 Diourbel 0,5 2,4 1,6 Saint-Louis 2,1 2,1 2,1 Tambacounda 3,6 3,7 3,7 Kaolack 0,3 1,2 0,8 Thiès 1,3 0,6 1,0 Louga 1,2 3,6 2,5 Fatick 0,2 1,1 0,7 Kolda 1,4 2,0 1,7 Matam 0,6 1,0 0,8 Kaffrine 0,4 1,4 0,9 Kédougou 0,6 3,1 1,8 Sédhiou 0,4 0,9 0,6 NIVEAU SECONDAIRE Dakar 1,9 5,7 3,8 Ziguinchor 1,7 2,6 2,1 Diourbel 1,6 2,8 2,2 Saint-Louis 5,4 7,3 6,3 Tambacounda 1,0 3,5 2,2 Kaolack 1,4 4,3 2,8 Thiès 1,2 1,4 1,3 Louga 2,1 4,6 3,3 Fatick 1,5 4,3 2,9 Kolda 4,0 2,3 3,3 Matam 8,2 3,7 5,5 Kaffrine 0,0 0,0 0,0 Kédougou 2,6 11,3 6,0 Sédhiou 2,5 5,1 3,5 3.4 DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT L’apprentissage commence dès la petite enfance, bien avant l’éducation formelle. Différentes études ont mis en évidence le rôle déterminant des activités de développement et d’apprentissage pour le développement des enfants. Les programmes d’éveil durant la petite enfance et les activités préscolaires procurent aux enfants avant leur entrée à l’école, des soins et une éducation. Les données de l’Enquête Continue de 2012-2014 permettent d’évaluer la couverture des programmes d’apprentissage ou d’éveil selon la région de résidence parmi les enfants de 3-5 ans (Tableau 3.5). Tableau 3.5 Programme d’apprentissage ou d’éveil Pourcentage d’enfants de 3-5 ans ayant fréquenté un lieu d’encadrement au cours de l’année scolaire par type d’établissement d’apprentissage éducatif, pourcentage d’enfants de 3-5 ans ayant fréquenté un établissement d’apprentissage éducatif, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Pourcentage d’enfants de 3-5 ans ayant fréquenté un lieu d’encadrement au cours de l’année scolaire par type d’établissement d’apprentissage Pourcentage ayant fréquenté un établissement d’apprentissage Effectif d’enfants de 3-5 ans Région École maternelle Jardin d’enfants Daara, Coran, Arabe Case de Tout Petits Autre Dakar 1,4 22,5 25,6 0,1 0,3 49,9 1 116 Ziguinchor 3,5 31,9 4,5 1,5 1,5 42,9 214 Diourbel 0,2 3,5 18,4 1,5 0,3 23,9 755 Saint-Louis 2,1 7,5 12,5 1,1 1,1 24,3 676 Tambacounda 0,1 2,6 2,9 1,6 0,1 7,3 432 Kaolack 0,2 5,0 13,8 1,7 0,3 21,0 698 Thiès 0,7 9,6 28,1 1,0 0,9 40,4 1 046 Louga 0,6 7,8 7,5 4,9 0,5 21,3 484 Fatick 0,4 6,2 13,6 0,9 0,2 21,5 346 Kolda 0,5 8,6 2,2 0,8 0,2 12,3 375 Matam 0,2 2,7 7,8 2,3 0,7 13,7 356 Kaffrine 0,1 1,3 7,3 1,8 0,3 10,8 350 Kédougou 1,5 7,5 1,1 4,5 0,8 15,5 92 Sédhiou 1,1 4,7 3,6 2,3 0,0 11,7 260 Note : Le tableau n’est basé que sur les enfants qui vivent habituellement dans le ménage. 24 • Situation des enfants L’accessibilité géographique et la disponibilité de l’offre conditionnent le niveau de fréquentation des établissements d’apprentissage. En effet, c’est dans les régions les plus urbanisées que l’on constate les pourcentages les plus élevés d’enfants de 3-5 ans qui ont fréquenté un établissement d’apprentissage offrant des programmes d’apprentissage ou d’éveil (50 % à Dakar, 43 % à Ziguinchor et 40 % à Thiès). Par contre, les régions de Tambacounda (7 %), Kaffrine (11 %), Sédhiou (12 %), Kolda (12 %) et de Matam (14 %) sont celles où ces pourcentages sont les plus faibles. Les résultats par lieu d’encadrement montrent que la fréquentation d’une école maternelle et d’une Case de Tout Petits est très faible, cela quelle que soit la région. En ce qui concerne l’école maternelle, à part dans la région de Ziguinchor (4 %), les pourcentages ne dépassent pas 2 % dans les autres régions. Il en est de même pour la Case des Tout Petits où, à l’exception des régions de Louga et de Kédougou dans lesquelles 5 % des enfants fréquentaient ce lieu d’encadrement, les pourcentages ne dépassent pas 2 % ailleurs. En ce qui concerne la fréquentation des jardins d’enfants, on constate des pourcentages plus élevés, mais c’est surtout dans les régions de Dakar (23 %) et de Ziguinchor (32 %) que les enfants fréquentent ce lieu d’encadrement. Quant à la fréquentation des daaras, elle est particulièrement forte à Thiès (28 %), Dakar (26 %), Diourbel (18 %), Kaolack (14 %) et Fatick (14 %). 3.5 TRAVAIL DES ENFANTS Selon la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE, 1989), « l’enfant a le droit d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou son développement physique, mental, spirituel, moral ou social ». Ainsi, toutes les dispositions doivent être prises par les autorités, la société et les parents pour que les enfants ne soient ni exposés ni exploités. Si certaines activités comme par exemple, la participation des enfants aux tâches ménagères ou aux activités génératrices de revenus de la famille, sont considérées parfois comme faisant partie des processus de socialisation, il n’en reste pas moins que les enfants qui sont engagés dans de telles activités ont souvent moins de chances d’être scolarisés, plus de chance d’abandonner l’école et courent plus de risques d’être exploités. Les données collectées au cours de l’Enquête Continue 2012-2014 ont permis de calculer les indicateurs utilisés par l’Unicef dans les enquêtes MICS pour définir le travail des enfants. Les indicateurs concernant le travail des enfants présentés dans ce chapitre sont donc basés sur la définition établie par l’Unicef. Les résultats sont présentés au tableau 3.6 pour les enfants de 5-17 ans, et ils portent sur la semaine qui a précédé l’interview. Les résultats mettent en évidence des disparités importantes entre régions. En effet, dans la région de Kaffrine, plus d’un enfant de 5-17 ans sur deux (52 %) avait travaillé au cours de la semaine avant l’interview. Dans les régions de Tambacounda et de Kaolack, ces pourcentages sont respectivement de 44 % et de 41 %.De même, dans la région de Fatick, environ un tiers des enfants avait travaillé (34 %). Les enfants avaient soit participé à activités économiques, soit à des tâches domestiques cela pendant un nombre d’heures égal ou supérieur à un seuil fixé selon l’âge. En outre, est inclus dans cette définition du travail, tout travail qualifié de dangereux. Dans les régions de Ziguinchor (16 %) et de Kédougou (19 %), le travail des enfants est moins fréquent. C’est dans la région de Dakar que le pourcentage d’enfants ayant travaillé est, de loin, le plus faible (7 %). Une proportion très élevée d’enfants ont travaillé dans des conditions dangereuses dans la région de Kaffrine (29 %). Cet indicateur est aussi élevé à Kolda et Matam (16 % chacune) et c’est à Dakar (2 %), Ziguinchor (5 %) et Diourbel (7 %) que les proportions d’enfants ayant travaillé dans des conditions considérées comme dangereuses sont les plus faibles. Situation des enfants • 25 Tableau 3.6 Travail des enfants Pourcentage d’enfants de 5-17 ans ayant participé, au cours de la semaine ayant précédé l’interview, à des activités économiques ou à des tâches domestiques, pourcentage ayant travaillé dans des conditions dangereuses au cours de la semaine ayant précédé l’interview et pourcentage d’enfants ayant effectué un travail au cours de la semaine ayant précédé l’interview, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Enfants ayant participé à des activités économiques pendant un nombre total d’heures, au cours de la semaine avant l’interview : Enfants ayant participé à des tâches domestiques pendant un nombre total d’heures, au cours de la semaine avant l’interview : Enfants ayant travaillé dans des conditions dangereuses3 Ensemble du travail des enfants4 Effectif d’enfants de 5-17 ans Région En dessous du seuil défini pour chaque groupe d’âges1 A la limite ou au- dessus du seuil défini pour chaque groupe d’âges1 En dessous du seuil défini pour chaque groupe d’âges2 A la limite ou au- dessus du seuil défini pour chaque groupe d’âges 2 Dakar 3,8 4,9 78,7 1,2 1,7 6,6 639 Ziguinchor 8,2 11,5 87,0 4,0 4,9 16,4 145 Diourbel 5,8 20,2 64,8 5,0 7,0 25,5 303 Saint-Louis 7,6 17,1 77,0 6,6 12,4 24,8 344 Tambacounda 9,3 33,2 63,6 10,7 11,9 43,9 159 Kaolack 7,6 33,7 80,6 6,4 11,2 40,6 327 Thiès 6,5 13,6 70,3 4,1 9,4 20,1 531 Louga 14,9 18,1 80,5 5,1 17,8 28,7 228 Fatick 10,1 27,6 62,7 9,2 12,3 33,7 173 Kolda 12,1 27,4 79,4 6,3 16,0 36,4 165 Matam 12,9 18,8 88,5 2,2 15,9 26,2 173 Kaffrine 7,3 45,7 79,8 3,6 28,8 51,9 165 Kédougou 10,3 14,9 84,5 2,2 8,0 18,8 40 Sédhiou 21,0 25,2 89,3 1,3 9,6 27,9 133 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Selon la définition de l’UNICEF, le seuil se situe à 1 heure d’activité économique pour les enfants de 5-11 ans, 14 heures d’activité économique pour les enfants de 12-14 ans, et 43 heure d’activité économique pour les enfants de 15-17 ans. 2 Selon la définition de l’UNICEF, le seuil se situe à 28 heures de tâches domestiques pour les enfants de 5-11 ans et 12-14 ans, et 43 heures de tâches domestiques pour les enfants de 15-17 ans. 3 Selon la définition de l’UNICEF, les enfants travaillant dans des conditions dangereuses sont ceux qui, dans le cadre de leur travail : a) portent des charges lourdes ; ou b) travaillent avec des outils dangereux ou font fonctionner de grosses machines ; ou c) sont exposés à la poussière, à la fumée ou au gaz ; ou d) sont exposés au froid, à la chaleur ou à de l’humidité extrême ; e) sont exposés à des bruits intenses ou des vibrations ; f) sont exposés à un travail en hauteur ; g) sont exposés à des produits chimiques (pesticides, colles, etc.) ou à des explosifs ; h) sont exposés à d’autres choses, procédés ou conditions mauvaises pour leur santé ou leur sécurité. 4 Selon la définition de l’UNICEF, sont inclus dans cette catégorie les enfants qui a) participent à des activités économiques à la limite ou au- dessus du seuil défini pour leur groupe d’âges ; ou b) participent à des tâches domestiques à la limite ou au-dessus du seuil défini pour leur groupe d’âges ; ou c) qui travaillent dans des conditions dangereuses. Fécondité et mortalité des enfants • 27 FÉCONDITÉ ET MORTALITÉ DES ENFANTS 4 Cheikh Tidiane NDIAYE et Fatou Bintou NIANG omme dans les enquêtes démographiques et de santé précédentes, dans l’EDS-Continue 2012-2013 et 2014 des informations ont été collectées sur l’histoire génésique des femmes afin d’estimer les niveaux de la fécondité, de dégager ses tendances et d’apprécier les éventuelles différences entre certains groupes socioéconomiques. À cet effet, on a demandé à toutes les femmes de 15-49 ans enquêtées, le nombre total d’enfants nés vivants qu’elles avaient eus, ceux vivant avec elles et ceux vivant ailleurs, et ceux encore en vie et ceux décédés. Ensuite, l’historique complet des naissances de l’enquêtée était établi, de la naissance la plus ancienne à la plus récente, en enregistrant pour chacune d’entre elles, le type de naissance (simple ou multiple), le sexe, la date de naissance et, pour les enfants encore vivants, l’âge actuel. Pour les enfants décédés, on enregistrait l’âge au décès. 4.1 FÉCONDITÉ Les données collectées permettent d’estimer, non seulement, le niveau de la fécondité sur la période actuelle, mais également l’intervalle intergénésique, l’âge à la première naissance et le niveau de fécondité des adolescentes. 4.1.1 Fécondité différentielle Le niveau actuel de la fécondité est mesuré par l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) qui correspond au nombre moyen d’enfants nés vivants qu’aurait une femme au terme de sa vie féconde, si elle était soumise, à chaque âge, aux différents taux actuels de fécondité. L’ISF varie de façon très importante selon la région de résidence (Tableau 4.1). On peut ainsi distinguer quatre groupes de régions : Dakar (3,6 enfants par femme) avec la fécondité la plus faible ; suivie de Thiès (4,8), Ziguinchor et Louga (5,0). À Saint-Louis, Diourbel et Matam, l’ISF varie entre 5,2 et 5, 8 enfants par femme. Les régions de Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Sédhiou, Kolda et Fatick, avec 6 enfants ou plus par femme, demeurent celles ayant les plus hauts niveaux de fécondité. C’est dans la région de Kaffrine que la fécondité est la plus élevée (7,0 enfants par femme). Tableau 4.1 Fécondité Indice Synthétique de Fécondité pour les trois années ayant précédé l’enquête, pourcentage de femmes de 15-49 ans actuellement enceintes et nombre moyen d’enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Caractéristique sociodémographique Indice Synthétique de fécondité Proportion de femmes de 15-49 ans actuellement enceintes Nombre moyen d’enfants déjà nés des femmes de 40-49 ans Région Dakar 3,6 6,0 4,8 Ziguinchor 5,0 5,7 5,7 Diourbel 5,8 9,3 6,1 Saint-Louis 5,2 7,8 5,6 Tambacounda 6,4 11,8 7,2 Kaolack 6,5 8,5 6,5 Thiès 4,8 7,3 5,7 Louga 5,0 9,0 5,5 Fatick 6,4 10,1 6,3 Kolda 6,5 10,7 6,9 Matam 5,6 10,7 6,0 Kaffrine 7,0 14,0 7,3 Kédougou 6,7 12,2 6,1 Sédhiou 6,2 9,4 7,2 Note : l’Indice Synthétique de Fécondité correspond à la période 1-36 mois avant l’interview. C 28 • Fécondité et mortalité des enfants Le tableau 4.1 fournit aussi le pourcentage de femmes qui se sont déclarées enceintes au moment de l’enquête. Il faut préciser qu’il ne s’agit pas de la proportion exacte de femmes qui sont enceintes dans la mesure où il peut avoir des enquêtées qui sont en début de grossesse et qui ne le savent pas. Les proportions de femmes enceintes présentent les mêmes variations que l’ISF selon les régions, ce qui dénote une cohérence interne des données. Les proportions de femmes enceintes sont particulièrement élevées dans les régions de Kaffrine (14 %), et Kédougou et Saint-Louis avec, chacune, 12 %. Par ailleurs, C’est à Dakar que le pourcentage de femmes enceintes est le plus faible (6 %). Au tableau 4.1 figure également le nombre moyen d’enfants nés vivants pour les femmes de 40-49 ans: ce nombre est assimilable à la descendance finale. À l’inverse de l’ISF qui mesure la fécondité actuelle des femmes de 15-49 ans, cet indice est le résultat de la fécondité passée des femmes enquêtées qui atteignent la fin de leur vie féconde. Dans une population où la fécondité reste invariable, la descendance tend à se rapprocher de l’ISF. Par contre, quand l’ISF est inférieur au nombre moyen d’enfants nés par femme en fin de vie féconde, cela indique une tendance à la baisse de la fécondité. L’analyse de ces deux indices (Graphique 4.1) montre des écarts importants selon la région. Ainsi, on peut constater que c’est dans les régions de Dakar (écart de 1,2 enfants entre la descendance et l’ISF), de Sédhiou (1,0), de Thiès (0,9) et de Tambacounda (0,8) que le niveau de la fécondité aurait le plus tendance à diminuer. Par contre, les régions de Kédougou et de Fatick ne suivent pas la même tendance. En effet, l’ISF y est légèrement supérieur à la descendance des femmes de 40-49 ans, ce qui pourrait suggérer un calendrier de la fécondité plus précoce et par conséquent à une tendance à une fécondité en hausse. Par ailleurs, la fécondité reste quasiment invariable dans les régions de Kaolack, Diourbel et Kaffrine. Graphique 4.1 Descendance à 40-49 ans et ISF pour les 3 dernières années 3.6 5 5.8 5.2 6.4 6.5 4.8 5 6.4 6.5 5.6 7 6.7 6.2 4.8 5.7 6.1 5.6 7.2 6.5 5.7 5.5 6.3 6.9 6 7.3 6.1 7.2 0 1 2 3 4 5 6 7 8 Dakar Ziguinchor Diourbel Saint-Louis Tambacounda Kaolack Thiès Louga Fatick Kolda Matam Kaffrine Kédougou Sédhiou Descendance à 40-49 ans Indice Synthétique de Fécondité EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Fécondité et mortalité des enfants • 29 4.1.2 Intervalle intergénésique La durée de l’intervalle qui sépare la naissance d’un enfant de la naissance précédente a une influence sur le niveau général de fécondité ainsi que sur l’état de santé de la mère et de l’enfant. Il est admis que les intervalles intergénésiques courts (inférieurs à 24 mois) sont nuisibles à la santé et à l’état nutritionnel des enfants et augmentent les risques de décès de la mère et de l’enfant. Les naissances trop rapprochées amoindrissent la capacité physiologique de la femme ; ce faisant, elles exposent la mère aux complications pendant et après la grossesse (fausses couches, éclampsie). Le tableau 4.2 présente la répartition des naissances des cinq années ayant précédé l’enquête selon le nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, selon la région. Tableau 4.2 Intervalle intergénésique Répartition (en %) des naissances, autres que les naissances de rang un, survenues au cours des cinq années ayant précédé l’enquête par nombre de mois écoulés depuis la naissance précédente, et nombre médian de mois depuis la naissance précédente selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Mois depuis la naissance précédente Total Effectifs de naissances autres que de premier rang Nombre médian de mois depuis la naissance précédente Région 7-17 18-23 24-35 36-47 48-59 60+ Dakar 7,0 10,2 29,0 19,5 16,1 18,2 100,0 1 446 37,8 Ziguinchor 3,8 7,2 35,7 24,9 9,5 19,0 100,0 276 37,3 Diourbel 4,3 13,2 46,8 18,8 8,1 8,8 100,0 1 071 31,9 Saint-Louis 7,5 12,3 39,7 20,6 9,1 10,8 100,0 896 32,0 Tambacounda 4,9 12,3 42,2 21,6 10,0 9,0 100,0 576 33,1 Kaolack 5,5 11,0 48,8 18,5 8,5 7,6 100,0 1 034 31,8 Thiès 5,4 12,6 38,9 20,2 9,8 13,1 100,0 1 409 33,3 Louga 5,1 13,0 39,3 22,1 10,8 9,8 100,0 614 33,1 Fatick 4,5 11,5 47,4 19,8 8,5 8,2 100,0 489 31,9 Kolda 3,0 8,8 40,7 27,4 11,9 8,1 100,0 534 35,2 Matam 6,8 15,5 42,4 19,5 5,8 10,1 100,0 456 31,4 Kaffrine 6,9 13,7 48,6 18,2 7,1 5,5 100,0 518 31,2 Kédougou 2,7 9,2 39,6 26,6 13,0 8,8 100,0 134 35,4 Sédhiou 2,5 11,5 44,6 18,9 10,6 11,9 100,0 317 33,6 Note : Les naissances de rang 1 sont exclues. L’intervalle pour les naissances multiples est le nombre de mois écoulés depuis la grossesse précédente qui a abouti à une naissance vivante. On constate que, quelle que soit la région, le pourcentage des naissances survenues moins de 18 mois après la naissance précédente est relativement faible. Dans les régions de Kolda, Kédougou et Sédhiou, seules 3 % des naissances sont survenues moins de 18 mois après la naissance précédente. Cependant un pourcentage beaucoup plus élevé de naissances se produisent à moins de 18 mois dans les régions de Matam (7 %), Kaffrine (7 %), Dakar (7 %) et Saint-Louis (8 %). Globalement, dans les régions de Matam (22 %), de Kaffrine (21 %) et de Saint-Louis (20 %) environ une naissance sur cinq s’est produit à moins de 24 moins par rapport à la naissance précédente ; par contre, à Ziguinchor, seulement 11 % des enfants sont nés à moins de 24 mois après leur aîné et ce pourcentage est de 12 % dans les régions de Kolda et de Kédougou. Quelle que soit la région, c’est entre 2 et 3 ans après la naissance précédente que se produisent les plus fortes proportions de naissances. Les régions de Kaolack et de Kaffrine se distinguent des autres régions avec 49% de naissances survenues entre 2 et 3 ans après leur ainé. Dans toutes les régions, la durée médiane de l’intervalle intergénésique est proche de 3 ans, ce qui signifie que la moitié des naissances interviennent dans un intervalle de près de 3 ans après la naissance précédente. Cet intervalle médian intergénésique varie d’un maximum de 37,8 mois dans la région de Dakar et 37,3 dans celle de Ziguinchor à un minimum de 31,2 mois dans la région de Kaffrine et de 31,4 mois dans la région de Matam. 4.1.3 Exposition au risque de grossesse Rappelons qu’après la naissance d’un enfant, l’exposition au risque de grossesse dépend, entre autres facteurs, du retour de l’ovulation et de l’abstinence sexuelle ou de l’abstinence postpartum. Le temps écoulé entre l’accouchement et le retour de l’ovulation qui constitue l’aménorrhée post-partum est 30 • Fécondité et mortalité des enfants estimé ici par la longueur de l’intervalle qui sépare la naissance d’un enfant et le retour des règles. La longueur de cet intervalle peut être influencée par l’intensité, la fréquence et la durée de l’allaitement au sein. L’examen de ces facteurs permet d’identifier les femmes non susceptibles d’être exposées au risque de grossesse et ainsi d’évaluer la durée de l’in susceptibilité. Une femme est considérée comme non susceptible d’être exposée au risque de grossesse quand elle n’a pas repris les rapports sexuels depuis la dernière naissance, ou quand elle est en aménorrhée post-partum, ce qui signifie que ses risques de tomber enceinte sont minimes si elle reprend les rapports sexuels sans protection contraceptive. La période d’insusceptibilité se définit donc comme celle pendant laquelle une femme n’est pratiquement pas soumise au risque de grossesse par suite d’aménorrhée et/ou d’abstinence post-partum. Les durées médianes d’aménorrhée, d’abstinence post-partum et d’insusceptibilité selon la région de résidence de la femme sont présentées dans le tableau 4.3. Ces indicateurs varient fortement d’une région à une autre. Tableau 4.3 Durée médiane de l’aménorrhée, de l’abstinence post-partum et de l’insusceptibilité post-partum Nombre médian de mois d’aménorrhée, d’abstinence et d’insusceptibilité post-partum, à la suite d’une naissance survenue au cours des trois années ayant précédé l’enquête selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Aménorrhée postpartum Abstinence postpartum Insusceptibilité postpartum1 Dakar 7,1 2,8 11,0 Ziguinchor 11,9 10,8 13,8 Diourbel 13,7 2,5 14,0 Saint-Louis 10,3 3,1 11,0 Tambacounda 12,5 6,2 13,8 Kaolack 11,0 2,3 11,4 Thiès 6,4 2,3 10,8 Louga 11,8 2,2 12,7 Fatick 11,5 3,0 13,0 Kolda 12,6 14,1 19,8 Matam 10,9 4,6 12,0 Kaffrine 12,9 3,4 13,2 Kédougou 13,0 18,7 19,9 Sédhiou 12,9 8,3 17,6 Note : Les médianes sont basées sur le statut actuel 1 Y compris les naissances pour lesquelles les mères sont encore, soit en aménorrhée, soit en abstinence, (ou les deux), à la suite d’une naissance La durée médiane de l’aménorrhée post-partum varie d’un minimum de 6,4 mois à Thiès à un maximum d’environ 13 mois dans les régions de Diourbel (13,7), de Kédougou (13,0) et de Sédhiou et de Kaffrine (12,9 mois chacune). En ce qui concerne l’abstinence post-partum, c’est à Kédougou (18,7 mois), Kolda (14,1) et Ziguinchor (10,8) que le nombre médian de mois à la suite d’une naissance survenue au cours des trois années ayant précédé l’enquête est le plus important. Par contre, Kaolack, Thiès et Louga se caractérisent par des durées médianes d’abstinence post-partum beaucoup plus courte, de l’ordre de 2 mois. La période pendant laquelle les femmes ne sont pratiquement pas soumises au risque de grossesse par suite d’aménorrhée et/ou d’abstinence post-partum varie aussi fortement d’une région à l’autre. Elle est d’environ 20 mois dans les régions de Kédougou (19,9) et de Kolda (19,8) contre environ 11 mois dans les régions de Thiès (10,8), Dakar et Saint-Louis (11,0 dans les deux cas), et Kaolack (11,4 mois). Fécondité et mortalité des enfants • 31 4.1.4 Âge à la première naissance L’âge auquel les femmes ont leur première naissance joue un rôle important sur le niveau de fécondité totale et peut aussi avoir des répercussions importantes sur l’état de santé des femmes et celle de leurs enfants. Le tableau 4.4 présente l’âge médian à la première naissance des femmes âgées de 20-49 ans et de 25-49 ans au moment de l’enquête. Dans l’ensemble, l’âge médian à la première naissance ne varie pas des femmes de 20-49 ans à celles de 25- 49 ans. Par ailleurs, l’âge à la première naissance présente des variations assez importantes selon les régions de résidence des femmes. En effet, la région de Dakar qui se caractérise par l’ISF le plus faible, vient largement en tête avec 24,0 ans, suivie de loin par Thiès (22,0 ans), Ziguinchor (21,4 ans), Diourbel (21,2 ans) et Louga (21,1 ans). Les régions de Kolda (18,8 ans), Kédougou (19,0 ans), Tambacounda (19,1 ans) et de Kaffrine (19,2 ans) se caractérisent par une fécondité plus précoce. 4.1.5 Fécondité des adolescentes Les enfants nés de jeunes mères (moins de 20 ans) courent généralement un risque plus important de décéder que ceux issus de mères plus âgées. De même les grossesses et les accouchements précoces augmentent le risque de décéder chez les adolescentes. Le tableau 4.5 montre que trois régions se singularisent par un fort pourcentage d’adolescentes ayant commencé leur vie féconde, c’est-à-dire les adolescentes qui ont déjà eu une naissance vivante ou sont enceintes de leur premier enfant. Comme l’avait montré l’EDS-IV de 2011, il s’agit de Kédougou (44 %), de Kaffrine (34 %) et de Tambacounda (32 %). À l’autre extrême, on trouve Dakar (8 %), Thiès (13 %), Ziguinchor (14 %) et Fatick (16 %). Tableau 4.5 Grossesse et fécondité des adolescentes Pourcentage d’adolescentes de 15-19 ans qui ont déjà eu une naissance vivante ou qui sont enceintes d’un premier enfant et pourcentage qui ont déjà commencé leur vie procréatrice, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Pourcentage de femmes de 15-19 ans qui : Pourcentage ayant déjà commencé leur vie procréatrice Effectif de femmes Région de résidence Ont eu une naissance vivante Sont enceintes d’un premier enfant Dakar 6,2 1,7 7,9 771 Ziguinchor 12,8 1,5 14,3 154 Diourbel 13,1 4,3 17,4 343 Saint-Louis 14,3 3,7 18,0 401 Tambacounda 23,7 8,2 31,9 170 Kaolack 14,0 2,3 16,4 375 Thiès 10,6 2,3 12,9 572 Louga 11,5 4,1 15,6 281 Fatick 13,0 2,5 15,5 179 Kolda 23,2 4,7 27,9 144 Matam 18,7 3,9 22,6 154 Kaffrine 26,8 7,6 34,4 146 Kedougou 37,4 6,9 44,3 40 Sédhiou 12,3 5,4 17,7 98 Tableau 4.4 Âge médian à la première naissance Âge médian à la première naissance des femmes de 20-49 ans et 25-49 ans selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012- 2014 Région Femmes de 20-49 Femmes de 25-49 Dakar a 24,0 Ziguinchor a 21,4 Diourbel a 21,2 Saint-Louis a 20,8 Tambacounda 19,1 19,1 Kaolack a 20,0 Thiès a 22,0 Louga a 21,1 Fatick a 20,7 Kolda 18,8 18,8 Matam a 20,5 Kaffrine 19,2 19,2 Kédougou 18,8 19,0 Sédhiou 19,7 19,7 a = Sans objet parce que moins de 50 % de femmes ont eu une naissance avant d’atteindre le début du groupe d’âges. 32 • Fécondité et mortalité des enfants 4.2 MORTALITÉ DES ENFANTS Les indicateurs de mortalité présentés dans ce chapitre sont estimés à partir de l’historique des naissances du questionnaire femme. Ils sont définis ci-après : Le quotient de mortalité néonatale (NN) : probabilité de décéder avant d’atteindre l’âge d’un mois exact ; Le quotient de mortalité post-néonatale (PNN) : probabilité de décéder entre le premier mois et le douzième mois exact ; Le quotient de mortalité infantile (1q0) : probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire ; Le quotient de mortalité juvénile (4q1) : probabilité de décéder entre le premier et le cinquième anniversaire ; et Le quotient de mortalité infanto-juvénile (5q0) : probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire. Les résultats du tableau 4.6 mettent en évidence des variations importantes selon la région de résidence de la mère. Ainsi on constate que, quelle que soit la composante de la mortalité considérée, les régions de Dakar, Saint-Louis et Ziguinchor affichent une situation meilleure par rapport aux autres. En effet, entre la naissance et un an exact, les probabilités de décéder respectivement de 28 ‰, 33 ‰ et 34 ‰. De même, entre la naissance et le cinquième anniversaire, les quotients de mortalité s’établissent respectivement à 41 ‰, 43 ‰ et 47 ‰. Par contre, la situation est préoccupante dans les régions de Kolda, Kédougou et Tambacounda, où le risque de décéder avant d’atteindre l’âge d’un an y est estimé respectivement à 71 ‰, 58 ‰ et 56 ‰. Dans ces régions, le risque de décéder avant le cinquième anniversaire est, respectivement, de 125 ‰, 114 ‰ et 108 ‰. De même, les régions de Sédhiou et Diourbel se caractérisent par une forte mortalité infanto-juvénile avec, respectivement, un quotient de mortalité avant 5 ans de 97 ‰ et 93 ‰. Tableau 4.6 Quotients de mortalité des enfants selon la région de résidence Quotients de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile pour la période des dix années ayant précédé l'enquête, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Caractéristique socio- économique Mortalité néonatale (NN) Mortalité post- néonatale (PNN)1 Mortalité infantile (1q0) Mortalité juvénile (4q1) Mortalité infanto-juvénile (5q0) Dakar 18 10 28 13 41 Ziguinchor 16 18 34 13 47 Diourbel 37 23 60 35 93 Saint-Louis 19 14 33 10 43 Tambacounda 29 27 56 55 108 Kaolack 21 18 39 21 59 Thiès 29 16 46 18 63 Louga 28 15 43 18 60 Fatick 23 16 39 26 64 Kolda 35 37 71 58 125 Matam 29 16 46 18 63 Kaffrine 20 18 38 36 73 Kédougou 34 24 58 60 114 Sédhiou 24 32 56 44 97 1 Calculé par différence entre les taux de mortalité infantile et néonatale. Contraception et préférences en matière de fécondité des femmes • 33 CONTRACEPTION ET PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ DES FEMMES 5 Khady GNING et Atoumane FALL e niveau d’utilisation de la contraception est l’un des indicateurs qui permet de juger de la réussite des programmes de planification familiale. L’EDS-Continue permet de mesurer le niveau d’utilisation de la contraception au moment de l’enquête. Aux femmes qui ont déclaré connaître une méthode contraceptive, on a demandé si elles en utilisaient une au moment de l’enquête. 5.1 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION Le tableau 5.1 présente le taux de prévalence de la contraception, c’est-à-dire la proportion de femmes actuellement en union qui utilisaient une méthode contraceptive au moment de l’enquête selon la région. Il fait apparaître des différences régionales très importantes. Quatre régions se distinguent par leur forte prévalence contraceptive moderne: Dakar (33 %), Thiès (25 %), Ziguinchor (24 %) et Thiès (20 %). À l’opposé, dans les régions de Diourbel (7 %), Matam (7 %), Kédougou (8 %) et Tambacounda (9 %) l’utilisation de la contraception moderne reste encore à des niveaux extrêmement faibles. Quelle que soit la région, les injectables sont la méthode la plus utilisée, sauf à Saint-Louis et Matam où une proportion légèrement plus élevée de femmes utilisent la pilule. Après les injectables, la pilule et les implants sont les méthodes les plus utilisée. Les méthodes traditionnelles sont peu utilisées avec un maximum de 5 % dans la région de Ziguinchor, suivi de 3 % dans la région de Thiès. Tableau 5.1 Utilisation actuelle de la contraception selon la région Répartition (en %) des femmes actuellement en union de 15-49 ans par méthode contraceptive actuellement utilisée, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 N’im- porte quelle mé- thode Une mé- thode mo- derne Une méthode moderne Une mé- thode tradi- tion-nelle Une méthode traditionnelle N’utilise pas actuel- lement Total Effectif de femmesRégion Stérili- sation fémi- nine Pilule DIU Inject- ables Im- plants Condom masculin MAMA Collier Autre Rythme Retrait Autre Dakar 35,0 33,3 0,8 9,1 2,6 11,5 7,4 1,5 0,3 0,1 0,0 1,7 0,8 0,3 0,6 65,0 100,0 2 100 Ziguinchor 29,1 24,1 1,1 4,5 0,2 8,8 6,7 2,0 0,5 0,0 0,3 4,9 2,1 0,7 2,2 70,9 100,0 277 Diourbel 7,6 6,6 0,1 2,2 0,1 3,0 1,0 0,1 0,1 0,0 0,1 1,0 0,3 0,1 0,6 92,4 100,0 1 185 Saint-Louis 21,6 20,4 0,4 8,9 0,7 7,8 2,4 0,1 0,0 0,0 0,0 1,2 0,8 0,2 0,2 78,4 100,0 1 040 Tambacounda 11,0 9,4 0,1 1,1 0,3 5,1 2,3 0,3 0,1 0,1 0,0 1,6 0,4 0,1 1,1 89,0 100,0 594 Kaolack 17,8 15,3 0,2 3,5 0,9 6,8 3,5 0,2 0,0 0,0 0,1 2,5 0,3 0,4 1,8 82,2 100,0 991 Thiès 27,9 24,8 0,6 7,4 0,8 9,8 5,4 0,7 0,1 0,0 0,1 3,1 1,5 0,5 1,1 72,1 100,0 1 662 Louga 12,6 11,8 0,2 4,3 0,6 5,4 1,0 0,2 0,0 0,1 0,0 0,8 0,1 0,1 0,6 87,4 100,0 783 Fatick 16,0 14,7 0,0 3,1 0,4 7,9 2,6 0,1 0,3 0,0 0,3 1,4 0,7 0,0 0,7 84,0 100,0 470 Kolda 13,9 12,2 0,0 1,5 0,2 6,7 3,3 0,4 0,0 0,0 0,0 1,8 0,3 0,1 1,4 86,1 100,0 533 Matam 6,9 6,9 0,1 2,6 0,4 2,3 1,2 0,2 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 93,1 100,0 496 Kaffrine 11,9 11,0 0,0 2,0 0,3 5,6 2,7 0,3 0,0 0,0 0,1 0,9 0,1 0,0 0,8 88,1 100,0 493 Kédougou 9,6 8,0 0,1 0,5 0,0 4,3 1,4 1,7 0,0 0,0 0,0 1,6 0,0 0,0 1,6 90,4 100,0 147 Sédhiou 14,6 12,0 0,2 0,6 0,1 4,4 6,0 0,6 0,0 0,0 0,0 2,6 0,3 0,0 2,3 85,4 100,0 292 MAMA = Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée. Note: Si plus d’une méthode a été utilisée, seule la plus efficace est prise en compte dans ce tableau. L 34 • Contraception et préférence en matière de fécondité des femmes 5.2 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE La demande potentielle en matière de contraception et l’identification des femmes qui ont des besoins élevés en services de planification constituent les problèmes les plus importants de tout programme de planification familiale. Les femmes fécondes qui n’utilisent pas la contraception, mais qui souhaitent espacer leur prochaine naissance (espacement) ou qui ne veulent plus d’enfant (limitation) sont considérées comme ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Plus précisément, les besoins non satisfaits pour espacer concernent : • les femmes qui courent un risque de tomber enceintes, qui n’utilisent pas la contraception et qui ne souhaitent pas tomber enceintes dans les prochaines années ou qui ne sont pas sûres de vouloir tomber enceintes ou du moment auquel elles voudraient tomber enceintes ; • les femmes enceintes dont la grossesse ne s’est pas produite au moment voulu ; • les femmes en aménorrhée post-partum pour une période d’au maximum 2 ans à la suite d’une naissance qui ne s’est pas produite au moment voulu et qui n’utilisent pas de contraception. Les besoins non satisfaits pour limiter concernent : • les femmes qui courent un risque de tomber enceintes, qui n’utilisent pas la contraception et qui ne souhaitent pas (plus) d’enfants ; • les femmes enceintes dont la grossesse n’est pas voulue ; • les femmes en aménorrhée post-partum pour une période de deux ans au maximum à la suite d’une grossesse non désirée et qui n’utilisent pas de contraception. Les femmes classées comme n’étant pas fécondes ne sont pas considérées comme ayant des besoins non satisfaits, car elles ne courent pas de risque de tomber enceintes. Au contraire, les femmes qui utilisent la contraception sont considérées comme ayant des besoins satisfaits. Les femmes qui utilisent la contraception et qui déclarent ne pas (plus) vouloir d’enfant sont considérées comme ayant des besoins satisfaits pour limiter. Celles qui utilisent la contraception et qui déclarent qu’elles veulent retarder la venue d’un enfant ou qui n’en sont pas sûres ou bien qui ne sont sûres de vouloir, ou non, un autre enfant ou du moment auquel elles le souhaitent sont considérées comme ayant des besoins satisfaits pour espacer. Les besoins non satisfaits, la demande totale, le pourcentage de demande satisfaite et le pourcentage de demande satisfaite par les méthodes modernes sont définis comme suit : • besoins non satisfaits : somme des besoins non satisfaits pour espacer et des besoins non satisfaits pour limiter ; • demande totale en planification familiale : somme des besoins non satisfaits et de l’utilisation contraceptive totale ; • pourcentage de demande satisfaite : utilisation contraceptive totale divisée par la somme des besoins non satisfaits et de l’utilisation contraceptive totale ; • pourcentage de demande satisfaite par les méthodes modernes : utilisation des méthodes contraceptives modernes divisée par la somme des besoins non satisfaits et de l’utilisation contraceptive totale. Le Tableau 5.2 présente les besoins non satisfaits pour les femmes actuellement en union. les résultats montrent que c’est dans les régions de Matam (36 %), Louga (31 %) et Kédougou (30 %) que les proportions de femmes dont les besoins en matière de planification familiale sont non-satisfaits sont les Contraception et préférences en matière de fécondité des femmes • 35 plus élevés. Dans toutes les régions, plus de deux tiers de cette demande non satisfaite concerne l’espacement des naissances. Dans le cas de Matam et Louga, cette proportion est supérieure à 80 %. Dans la région de Matam, l’utilisation actuelle de la contraception y est estimée à 7 % et la demande n’y est satisfaite que dans 16 % des cas. Par ailleurs, en ce qui concerne la demande totale en planification familiale, c’est seulement dans les régions de Dakar (59 %), Ziguinchor (54 %) et Thiès (51 %) qu’elle dépasse 50 % ; C’est dans la région de Diourbel (37 %) que l’on constate le niveau le plus faible. En outre, quelle que soit la région, la demande en matière de planification familiale est principalement induite par un besoin d’espacement des naissances, la demande pour limiter les naissances demeurant assez faible. Enfin, il faut souligner que le pourcentage de demande satisfaite par les seules méthodes modernes suit les mêmes tendances régionales que la demande toutes méthodes confondues puisque c’est dans les régions de Dakar (56 %), Thiès (48 %) et Ziguinchor (45 %) qu’elle est la plus élevée. Tableau 5.2 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union Pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, pourcentage de celles dont les besoins sont satisfaits, pourcentage de demande potentielle totale de services en planification familiale et pourcentage de demande satisfaite, selon les régions, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Besoins non satisfaits en matière de planification familiale1 Besoins satisfaits en matière de planification familiale (utilisation actuelle)2 Demande totale en planification familiale Pourcentage de demande satisfaite Pourcentage de demande satisfaite par des méthodes modernes Effectif de femmesRégion Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Pour espacer Pour limiter Total Dakar 16,7 7,5 24,2 24,7 10,3 35,0 41,4 17,8 59,2 59,2 56,2 2 100 Ziguinchor 16,3 8,4 24,7 20,0 9,1 29,1 36,3 17,4 53,8 54,0 44,8 277 Diourbel 22,8 6,2 29,0 5,6 2,0 7,6 28,5 8,1 36,6 20,8 18,1 1 185 Saint-Louis 21,0 6,0 27,0 16,3 5,3 21,6 37,3 11,2 48,5 44,4 42,0 1 040 Tambacounda 19,9 9,4 29,3 8,1 2,9 11,0 28,0 12,3 40,3 27,2 23,2 594 Kaolack 21,9 7,4 29,3 11,6 6,2 17,8 33,5 13,6 47,1 37,9 32,5 991 Thiès 17,0 6,4 23,3 19,4 8,5 27,9 36,3 14,9 51,2 54,5 48,4 1 662 Louga 24,8 6,1 30,9 9,3 3,3 12,6 34,1 9,4 43,5 28,9 27,1 783 Fatick 21,5 7,9 29,4 9,0 7,1 16,0 30,4 15,0 45,4 35,3 32,3 470 Kolda 21,3 6,3 27,6 8,7 5,2 13,9 30,0 11,5 41,5 33,6 29,3 533 Matam 30,6 4,9 35,5 4,8 2,1 6,9 35,3 7,0 42,4 16,3 16,3 496 Kaffrine 22,5 5,7 28,2 8,1 3,8 11,9 30,6 9,5 40,1 29,8 27,5 493 Kédougou 23,4 6,9 30,4 7,6 2,0 9,6 31,0 8,9 39,9 24,0 20,0 147 Sédhiou 19,1 7,3 26,3 10,1 4,5 14,6 29,2 11,8 40,9 35,6 29,3 292 1 Les besoins non satisfaits pour espacer concernent les femmes fertiles et qui n’utilisent pas de méthode de planification familiale et qui déclarent qu’elles veulent attendre, au moins, deux ans avant leur prochaine naissance, ou qui déclarent qu’elles ne sont pas sûres de vouloir un autre enfant ou qui veulent un autre enfant mais qui ne savent pas quand. De plus, dans cette catégorie, sont incluses les femmes enceintes dont la grossesse actuelle a été mal planifiée, ou celles dont la grossesse actuelle n’était pas voulue mais qui disent maintenant qu’elles veulent d’autres enfants. Les besoins non satisfaits pour espacer incluent aussi les femmes en aménorrhée dont la dernière naissance ne s’est pas produite au moment voulu ou celles dont la dernière naissance n’était pas voulue mais qui déclarent maintenant qu’elles veulent d’autres enfants. Les besoins non satisfaits pour limiter concernent les femmes qui sont fertiles et qui n’utilisent pas de méthode de planification familiale et qui déclarent qu’elles ne veulent plus d’enfants. De plus, les besoins non satisfaits pour limiter concernent les femmes enceintes dont la grossesse actuelle n’était pas voulue mais qui déclarent maintenant qu’elles ne veulent plus d’enfant ou qui n’ont pas décidé si elles veulent ou non un autre enfant. Les besoins non satisfaits pour limiter incluent aussi les femmes en aménorrhée dont la dernière naissance n’était pas voulue mais qui déclarent maintenant qu’elles ne veulent plus d’enfant ou qui n’ont pas décidé si elles voulaient ou non un autre enfant. 2 L’utilisation pour espacer concerne les femmes qui utilisent certaines méthodes de planification familiale et qui disent qu’elles veulent un autre enfant ou qui n’ont pas décidé si elles en voulaient, ou non, un autre. L’utilisation pour limiter concerne les femmes qui utilisent une méthode de planification familiale et qui ne veulent plus d’enfants. 36 • Contraception et préférence en matière de fécondité des femmes 5.3 PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ les questions relatives aux préférences en matière de fécondité permettent d’évaluer les tendances futures de la fécondité ainsi que les besoins futurs en matière de contraception. Les données de l’Enquête Démographique et de Santé-Continue (EDS-Continue 2012-2014) ont permis d’identifier l’opinion et les attitudes des femmes en âge de procréer concernant leurs préférences en matière de fécondité. . 5.3.1 Désir d’enfants supplémentaires Une série de questions a été posée à l’EDS-Continue aux femmes de 15-49 ans actuellement en union pour obtenir des informations sur leur attitudes quant au désir d’avoir ou non d’autres enfants et d’espacer leur prochaine naissance ou de ne plus en avoir. Le désir d’avoir ou non des enfants supplémentaires dans l’avenir est généralement lié à l’âge de la femme et au nombre d’enfants actuellement en vie. Les résultats du tableau 5.3 mettent effectivement en évidence la relation entre le désir d’enfant et le nombre d’enfants vivants de la femme. On constate des variations importantes selon les régions en ce qui concerne le désir de limitation des naissances. (Tableau 5.3). En effet, on constate que ce sont les femmes des régions de Fatick (24 %), Dakar (24 %), Thiès (23 %) et Kaolack (22 %) qui sont proportionnellement les plus nombreuses à avoir exprimé leur désir de limiter leurs naissances. Dans les régions de Saint-Louis (19 %), Kaffrine (19 %), Diourbel (17 %) et Kédougou (15 %), ces proportions sont un peu plus faibles et c’est la région de Matam qui se caractérise par la proportion la plus faible de femmes qui ont exprimé le souhait de ne plus vouloir d’enfant. Globalement dans toutes les régions, le désir de limiter les naissances des femmes augmente régulièrement au fur et à mesure que la parité augmente : pour Dakar, il passe de 0,3 % chez les primipares à 18,3 % chez celles qui ont 3 enfants à 79,0 % chez celles qui en ont 6 et plus. Ces variations sont similaires à celles observées pour les niveaux de la fécondité actuelle (Chapitre 4) et le désir de limiter les naissances (Tableau 5.3). Tableau 5.3 Désir de limiter les naissances Pourcentage de femmes de 15-49 ans, actuellement en union, ne voulant plus d’enfants, par nombre d’enfants vivants, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Nombre d’enfants vivants1 Total Région 0 1 2 3 4 5 6+ Dakar 0,0 0,3 4,1 18,3 32,9 63,8 79,0 23,9 Ziguinchor 0,0 1,9 6,3 10,1 14,6 47,0 63,8 21,2 Diourbel 0,0 2,5 1,1 3,2 15,9 29,9 63,9 17,1 Saint-Louis 0,0 1,2 2,8 13,6 19,7 34,7 57,0 19,4 Tambacounda 0,0 2,7 3,7 7,8 16,8 32,4 62,7 20,9 Kaolack 2,3 0,5 5,1 5,9 21,0 32,2 64,1 22,4 Thiès 0,0 1,9 3,3 14,7 27,6 30,3 72,6 23,2 Louga 0,0 0,3 2,2 9,4 13,8 28,4 63,4 16,4 Fatick 0,0 1,2 2,5 8,1 14,9 38,8 65,2 24,3 Kolda 0,0 1,8 2,6 4,4 16,9 22,6 59,1 17,6 Matam 0,0 0,0 2,4 4,8 13,0 22,6 39,2 12,2 Kaffrine 0,0 0,9 1,4 8,6 11,6 17,2 54,6 18,5 Kédougou 0,0 0,9 2,8 2,9 20,3 28,7 55,6 15,2 Sédhiou 0,0 1,0 1,1 4,2 7,5 21,0 49,4 16,5 Note : Les femmes stérilisées sont considérées comme ne voulant plus d’enfant. 1 Le nombre d’enfants vivants inclut la grossesse actuelle. 5.3.2 Nombre idéal d’enfants Le comportement reproductif d’une femme peut être influencé par ce qui est, pour elle ou pour son mari, le nombre idéal d’enfants. Des questions concernant le nombre idéal d’enfants et le nombre moyen idéal d’enfants pour l’ensemble des femmes de 15-49 ans et pour celles actuellement en union, selon le nombre d’enfants vivants ont été posées au moment de l’enquête. Contraception et préférences en matière de fécondité des femmes • 37 Les résultats du Tableau 5.4 montrent que les femmes sénégalaises aspirent à une famille nombreuse. En effet, ce nombre idéal moyen d’enfants varie d’un minimum de 4,6 dans la région de Dakar et de 4,8 dans celle de Saint-Louis à un maximum de 6,4 dans les régions de Kaffrine et de Sédhiou. En outre, les variations du nombre idéal moyen d’enfants reflètent les différences de niveaux de la fécondité actuelle. 5.3.3 Planification de la fécondité Des questions relatives à chaque enfant né au cours des cinq dernières années et à la grossesse actuelle (si l’enquêtée était enceinte) ont été posées dans le cadre de l’EDS-Continue 2012-2014. Ces questions avaient pour objectif de déterminer si, au moment de tomber enceinte, la femme le souhaitait à ce moment-là, plus tard, ou s’il s’agissait d’une grossesse non désirée. Les réponses à ces questions permettent de mesurer le degré de réussite des couples dans le contrôle de leur fécondité. Le tableau 5.5 et le graphique 5.1 présentent une comparaison de l’Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et de l’Indice Synthétique de Fécondité actuelle (ISF). Le calcul de l’ISFD est analogue à celui de l’ISF présenté au chapitre 5, les naissances considérées comme non désirées étant éliminées du numérateur. En outre, il convient de souligner une autre différence entre les deux indices : l’ISFD prend la fécondité observée comme point de départ et par conséquent, il ne peut jamais être supérieur à l’ISF, contrairement au nombre idéal d’enfants désirés qui peut être supérieur au nombre d’enfants déjà nés et vivants. Ainsi, l’ISFD est un indice qui exprime le niveau de fécondité qui théoriquement devrait être atteint si toutes les naissances non désirées étaient évitées. La comparaison du taux de fécondité avec celui de la fécondité désirée met en évidence l’impact démographique potentiel de la prévention des naissances non désirées. La différence observée entre ces deux indices permet de déterminer l’effet potentiel qu’aurait un programme de planification familiale réussi qui permettrait à toutes les femmes de planifier leur fécondité et d’avoir seulement les enfants désirés. Si toutes les naissances non désirées étaient évitées, l’ISF des femmes sénégalaises serait égal à l’ISFD. Tableau 5.4 Nombre idéal d’enfants selon la région Nombre idéal moyen d’enfants pour l’ensemble des femmes de 15-49 ans, selon la région, EDS- Continue, Sénégal 2012-2014 Région Nombre moyen Effectif de femmes(1) Dakar 4,6 3 639 Ziguinchor 5,0 597 Diourbel 5,8 1 388 Saint-Louis 4,8 1 092 Tambacounda 6,0 664 Kaolack 5,7 1 280 Thiès 5,1 2 483 Louga 5,3 813 Fatick 5,5 656 Kolda 5,7 657 Matam 5,9 371 Kaffrine 6,4 530 Kédougou 5,8 137 Sédhiou 6,4 426 1 Effectif de femmes ayant donné une réponse numérique. Tableau 5.5 Taux de fécondité désirée Indice Synthétique de Fécondité Désirée (ISFD) et Indice Synthétique de Fécondité (ISF) pour les trois années ayant précédé l’enquête, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Taux de fécondité désiré Taux de fécondité Dakar 3,0 3,6 Ziguinchor 4,3 5,0 Diourbel 4,0 5,8 Saint-Louis 2,7 5,2 Tambacounda 4,7 6,4 Kaolack 4,7 6,5 Thiès 3,6 4,8 Louga 3,1 5,0 Fatick 4,7 6,4 Kolda 5,5 6,5 Matam 2,6 5,6 Kaffrine 5,6 7,0 Kédougou 4,3 6,7 Sédhiou 5,4 6,2 Note : L’ISFD et l’ISF sont basés sur les naissances des femmes de 15-49 ans durant la période 1-36 mois avant l’enquête. L’ISF est le même que celui présenté au tableau 4.1. 38 • Contraception et préférence en matière de fécondité des femmes Graphique 5.1 Indice synthétique de fécondité et indice synthétique de fécondité désirée L’ISFD est toujours inférieur à l’ISF et les écarts entre les deux indicateurs varient faiblement. Tout au plus, peut-on remarquer que c’est chez les femmes des régions de Matam (3,0), Saint-Louis (2,5) et Kédougou (2,4) qu’on observe l’écart le plus important contrairement à la région de Dakar où il est le plus faible (0,6). 03 04 04 03 05 05 04 03 05 06 03 06 04 05 04 05 06 05 06 07 05 05 06 07 06 07 07 06 0 1 2 3 4 5 6 7 8 Dakar Ziguinchor Diourbel Saint-Louis Tambacounda Kaolack Thiès Louga Fatick Kolda Matam Kaffrine Kédougou Sédhiou Indice Synthétique de Fécondité Indice Synthétique de Fécondité Désirée EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Santé de la mère et de l’enfant • 39 SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT 6 Fatou Bintou NIANG et Ibrahima DIOUF Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) a collecté des informations sur la santé de la mère et de l’enfant. Ces informations concernent les soins prénatals et les conditions d’accouchement (lieu et assistance), la couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois et la prévalence et le traitement des Infections Respiratoires Aiguës (IRA), de la fièvre et de la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans. Ces informations sont très importantes pour l’évaluation et la planification des politiques et des programmes de santé. 6.1 SANTÉ DE LA MÈRE 6.1.1 Soins prénatals Les résultats présentés dans ce chapitre permettent d’identifier les problèmes les plus importants en matière de prise en charge de la grossesse et de l’accouchement. Ils constituent ainsi des outils de grande importance pour l’évaluation et la planification des politiques et des programmes de santé. Les données du Tableau 6.1 présentent la répartition des femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête selon le type de prestataire de santé consulté durant la grossesse. Au cours de l’EDS-Continue 2012-2014, toutes les catégories de personnes consultées par la mère pendant la grossesse ont été enregistrées. Lorsque plusieurs personnes avaient été consultées par la femme, seule la personne la plus qualifiée a été prise en compte dans ce tableau. Globalement, quelle que soit la région, on constate que la quasi-totalité des femmes ont reçu des soins prénatals dispensés par un prestataire de santé formé. En effet, à l’exception des régions de Tambacounda (84 %), Kaffrine (88 %) et Kédougou (89 %), dans plus de neuf cas sur dix, les femmes ont consulté un prestataire de santé formé. En outre, quelle que soit la région, à l’exception de Tambacounda et de Kaffrine, les soins prénatals ont été dispensés, en majorité, par les sages-femmes. Par exemple, à Dakar, 89 % des femmes ont reçu des soins prénatals par une sage-femme. À Ziguinchor et à Diourbel, ces proportions sont respectivement de 79 % et 75 %. Par contre, dans les régions de Tambacounda et de Kaffrine, les proportions de femmes dont les soins prénatals ont été dispensés par une infirmière sont plus élevées que celles qui ont reçu ces soins par une sage-femme (respectivement 44 % contre 39 % et 56 % contre 31 %). Les matrones et accoucheuses traditionnelles interviennent très peu dans la prestation de soins prénatals (d’un minimum de 0,0 % à Dakar à un maximum de 3,5 % à Fatick). Les proportions de femmes ayant consulté un médecin pendant leur grossesse sont elles aussi très faibles dans toutes les régions (d’un minimum de 0,3 % à Sédhiou à 8,1 % à Dakar). Il faut souligner enfin qu’à Tambacounda (13 %), Kédougou et Kaffrine (10 %) une proportion importante de femmes ne reçoit pas encore de soins prénatals. L’ 40 • Santé de la mère et de l’enfant Tableau 6.1 Soins prénatals Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par type de prestataire de soins prénatals consulté durant la grossesse pour la naissance la plus récente, et pourcentage de naissances les plus récentes pour lesquelles la mère a reçu des soins prénatals par un prestataire de soins de santé formé, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Prestataire de soins prénatals Total Pourcentage ayant reçu des soins prénatals par un prestataire de soins de santé formé1 Effectif de femmes Région Médecin Sage-femme Infirmière Matrone/ Accoucheuse traditionnelle Manquant Dakar 8,1 88,7 3,0 0,0 0,3 100,0 99,7 1 490 Ziguinchor 0,7 78,7 19,3 0,8 0,5 100,0 98,7 267 Diourbel 4,2 74,5 15,8 1,3 4,2 100,0 94,5 849 Saint-Louis 1,6 63,1 31,6 0,6 3,0 100,0 96,4 769 Tambacounda 1,0 39,0 44,1 2,5 13,4 100,0 84,1 451 Kaolack 4,7 64,5 26,3 1,6 2,8 100,0 95,5 780 Thiès 3,6 77,0 17,9 0,9 0,6 100,0 98,5 1 219 Louga 1,7 67,2 27,5 1,2 2,4 100,0 96,5 539 Fatick 2,1 67,6 24,8 3,5 2,0 100,0 94,5 387 Kolda 0,7 65,1 26,8 0,9 6,5 100,0 92,6 431 Matam 0,6 53,0 40,5 0,4 5,5 100,0 94,1 368 Kaffrine 1,4 31,1 55,7 1,9 9,9 100,0 88,2 388 Kédougou 0,4 56,2 32,4 1,3 9,7 100,0 89,0 113 Sédhiou 0,3 60,2 31,5 1,5 6,3 100,0 92,1 251 Note : Si plus d'un prestataire de soins prénatals a été déclaré, seul le prestataire le plus qualifié est pris en compte dans ce tableau. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande au moins quatre visites prénatales, à intervalles réguliers tout au long de la grossesse. Le Tableau 6.2 présente la répartition des femmes ayant une naissance vivante ou cours des cinq dernières années ayant précédé l’enquête par nombre de visites prénatales. Dans seulement quatre régions, un peu plus d’une femme sur deux a effectué les quatre visites prénatales recommandées. Il s’agit des régions de Dakar (59 %), Ziguinchor (59 %), Saint-Louis et Thiès (54 % chacune). Dans toutes les régions, ces proportions sont beaucoup plus faibles. On relève ainsi qu’à Tambacounda, 13 % des femmes ayant une naissance vivante ou cours des cinq dernières années ayant précédé l’enquête n’ont effectué aucune visite. Tableau 6.2 Nombre de visites prénatales Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par nombre de visites prénatales selon la région EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Nombre de consultations prénatales Total Effectif de femmes Aucune 1 2-3 4+ Ne sait pas/manquant Région Dakar 0,3 3,5 35,7 58,6 1,9 100 1 490 Ziguinchor 0,5 2,9 35,6 59.0 2 100 268 Diourbel 4,2 5,2 40,4 47,1 3,1 100 849 Saint-Louis 3.0 5,1 37.0 54.0 0,8 100 769 Tambacounda 13,4 8,6 41,6 35,5 0,8 100 451 Kaolack 2,8 5,6 42,7 47,9 1 100 780 Thiès 0,6 3,4 40,7 53,8 1,5 100 1 219 Louga 2,4 5,3 50,8 40,8 0,7 100 539 Fatick 2.0 3,3 54,9 38,7 1,2 100 387 Kolda 6,5 12.0 51,6 29,7 0,2 100 431 Matam 5,5 5.0 48,4 39,8 1,4 100 369 Kaffrine 9,9 9,8 45,8 33,2 1,3 100 388 Kedougou 9,7 8,6 42,6 38,5 0,6 100 113 Sédhiou 6,3 8,4 52,3 32,9 0,1 100 251 Composantes des visites prénatales L’efficacité des soins prénatals dépend non seulement du type d’examens effectués pendant les consultations, mais aussi des conseils qui sont prodigués aux femmes. Pour cette raison, l’EDS-Continue 2012-2014 a collecté des données sur cet aspect important du suivi prénatal en demandant aux femmes si, au cours des visites prénatales, elles avaient été informées sur les signes révélateurs de complications de la grossesse, si certains examens médicaux (vérification de la tension artérielle) avaient été effectués et si on Santé de la mère et de l’enfant • 41 avait procédé à des examens d’urine et de sang. En outre, on a cherché à savoir si elles avaient reçu des suppléments de fer et si elles avaient été protégées contre les parasites intestinaux. Ces résultats sont présentés au Tableau 6.3. Globalement, on constate que, dans la plupart des régions, plus de neuf femmes sur dix qui ont eu une naissance au cours des cinq années ayant précédé l’enquête ont pris des suppléments de fer sous forme de sirop ou de comprimés. Les proportions les plus faibles s’observent dans les régions de Tambacounda (83 %), Kaffrine (86 %) et Kédougou (88 %). Les proportions de celles qui ont reçu des médicaments contre les parasites intestinaux sont nettement plus faibles, variant de 19 % à Fatick à 43 % à Ziguinchor. Parmi les femmes qui ont reçu des soins prénatals pour leur naissance la plus récente, les proportions de celles qui ont été informées des possibles signes de complication de la grossesse, sont particulièrement faibles dans les régions de Dakar (31 %), Diourbel (20 %) et Thiès (22 %). Par comparaison, ces proportions sont de 83 % à Ziguinchor et 78 % à Sédhiou. On constate donc que si la quasi-totalité des femmes reçoivent des soins prénatals, dans de nombreux cas au cours de ces consultations, elles ne reçoivent pas les informations importantes sur les risques associés à la grossesse. Par contre, la vérification de la tension artérielle a été effectuée dans la quasi-totalité des cas et, dans une moindre mesure, le prélèvement d’urine et celui du sang. Tableau 6.3 Composants des visites prénatales Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage ayant pris, au cours de la grossesse la plus récente, des suppléments de fer, sous forme de comprimés ou de sirop, pourcentage ayant pris des médicaments contre les parasites intestinaux et parmi les femmes ayant bénéficié de soins prénatals pour la naissance la plus récente des cinq dernières années, pourcentage ayant effectué certains examens prénatals, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-14 Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l'enquête, pourcentage qui, durant la grossesse la plus récente, ont pris : Parmi les femmes ayant reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente des cinq dernières années, pourcentage qui : Région Du fer sous forme de comprimés ou de sirop Des médicaments contre les parasites intestinaux Effectif de femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années Ont été informées des signes de complication de la grossesse Ont eu leur tension artérielle vérifiée Ont eu un prélèvement d'urine Ont eu un prélèvement de sang Effectif de femmes ayant reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente Dakar 97,4 23,7 1 490 30,9 99,4 96,5 92,1 1 485 Ziguinchor 99,0 42,7 267 83,1 99,7 90,2 96,7 266 Diourbel 92,8 25,2 849 19,9 99,1 89,7 80,0 813 Saint-Louis 93,9 23,6 769 74,2 98,1 83,8 80,9 746 Tambacounda 83,3 26,6 451 52,4 99,1 77,3 69,7 391 Kaolack 95,1 28,1 780 54,9 99,8 95,6 90,5 758 Thiès 96,9 25,7 1 219 21,9 99,6 92,8 89,9 1 211 Louga 95,5 25,1 539 70,0 99,5 91,2 73,7 526 Fatick 96,1 19,2 387 24,7 99,3 83,4 80,3 379 Kolda 90,5 35,6 431 74,3 99,6 68,4 72,0 403 Matam 94,3 23,3 368 62,6 99,4 84,9 62,0 348 Kaffrine 85,7 27,9 388 47,4 99,1 86,3 78,1 349 Kedougou 88,1 23,8 113 74,4 98,7 69,6 80,8 102 Sédhiou 92,4 35,0 251 78,1 99,8 75,3 80,9 235 42 • Santé de la mère et de l’enfant Couverture vaccinale antitétanique Le tétanos néonatal est l’une des maladies les plus graves auxquelles le nouveau-né peut être exposé. Pour faire face à cette pathologie, il est recommandé que les femmes enceintes soient vaccinées contre le tétanos. Les données du Tableau 6.4 révèlent que pour plus de 70 % des femmes, la dernière naissance vivante a été protégée contre le tétanos néonatal. Il est important de souligner que les informations présentées ici ont pris en compte l’histoire vaccinale des femmes. Ainsi, sont considérées comme étant protégées du tétanos néonatal, les femmes ayant reçu deux injections au cours de la grossesse de leur dernière naissance ou, au moins, deux injections dont la dernière a été effectuée au cours des trois années ayant précédé la dernière naissance vivante, ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des cinq années ayant précédé la dernière naissance vivante), ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au cours des dix années ayant précédé la dernière naissance vivante), ou, au moins, cinq injections à n’importe quel moment avant la dernière naissance. Les résultats par région montrent que c’est dans les régions de Tambacounda et de Kaffrine (72 % dans chaque cas) que la couverture vaccinale des femmes est la plus faible. Par contre, à Ziguinchor, la couverture atteint 94 %. 6.1.2 Assistance lors de l’accouchement Une bonne prise en charge de l’accouchement, élément-clé dans la lutte contre la morbidité et la mortalité maternelles, dépend de la qualification des personnes qui assistent la femme. Les résultats concernant l’assistance à l’accouchement par du personnel de santé formé à savoir, les médecins, les sages- femmes ou infirmières, mettent en évidence des disparités régionales (Tableau 6.5).En effet, c’est, de loin, dans la région de Dakar (85 %) que la situation est la meilleure suivie par les régions de Ziguinchor (64 %) et de Thiès (63 %). Par contre, dans les régions de Kaffrine (32 %), Kolda (34 %) et Tambacounda (36 %), seulement environ une femme sur trois a bénéficié durant l’accouchement d’une assistance par du personnel de santé formé. Les données détaillées par type de personnel de santé montrent que dans les régions où les proportions de femmes dont l’accouchement a été assisté par un prestataire de santé formé sont élevées, c’est une sage-femme qui a fourni l’assistance dans la majorité des cas. Par contre, dans les régions où les femmes sont proportionnellement moins nombreuses à accoucher avec l’assistance d’un prestataire formé, c’est la matrone/accoucheuse traditionnelle qui a assisté l’accouchement dans la majorité des cas. En effet, dans les régions de Dakar, Thiès et Ziguinchor, respectivement 68 %, 44 % et 49 % des femmes ont accouché avec l’assistance d’une sage-femme. Par contre, dans la région de Kaffrine où seulement 32 % des femmes ont accouché avec l’assistance de personnel formé, c’est la matrone /accoucheuse traditionnelle qui a fourni l’assistance à l’accouchement dans près de 60 % des cas. Dans toutes les régions, l’assistance à l’accouchement par des médecins est faible, même à Dakar, où elle n’atteint que 11 %, niveau le plus élevé. Tableau 6.4 Vaccination antitétanique Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, pourcentage ayant reçu au moins deux injections antitétaniques au cours de la grossesse pour la naissance vivante la plus récente et pourcentage dont la dernière naissance vivante a été protégée contre le tétanos néonatal, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Pourcentage ayant reçu deux injections ou plus durant la dernière grossesse Pourcentage dont la dernière naissance a été protégée contre le tétanos néonatal1 Effectif de femmes Dakar 62,6 87,3 1 490 Ziguinchor 80,2 94,1 267 Diourbel 48,2 79,9 849 Saint-Louis 52,2 85,3 769 Tambacounda 56,7 71,6 451 Kaolack 60,9 83,5 780 Thiès 46,3 82,3 1 219 Louga 46,3 84,2 539 Fatick 50,5 84,9 387 Kolda 65,6 82,3 431 Matam 50,4 79,0 368 Kaffrine 50,6 72,3 388 Kédougou 63,6 80,0 113 Sédhiou 77,6 87,3 251 1 Y compris les femmes ayant reçu deux injections au cours de la grossesse de leur dernière naissance ou, au moins, deux injections (la dernière ayant été effectuée au cours des trois années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, trois injections (la dernière ayant été effectuée au cours des cinq années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, quatre injections (la dernière ayant été effectuée au cours des dix années ayant précédé la dernière naissance), ou, au moins, cinq injections avant la dernière naissance. Santé de la mère et de l’enfant • 43 Césarienne Dans la stratégie pour la maternité sans risque, la césarienne est un des moyens préconisés pour réduire la mortalité maternelle et périnatale. C’est un mode d’accouchement auquel l’obstétricien a recours chaque fois que l’accouchement par voie naturelle s’avère risqué pour le fœtus et/ou pour la mère. Ainsi, a- t-on demandé aux mères, pour toutes les naissances vivantes des cinq dernières années, si l’accouchement avait eu lieu par césarienne ou par voie basse (Tableau 6.5). Les césariennes se pratiquent dans les formations sanitaires suffisamment équipées et dotées de personnels qualifiés, il n’est donc pas surprenant de constater que c’est dans les régions les plus urbanisées telles que Dakar (9 %), Ziguinchor (7 %) et Thiès (5 %) que ce type d’accouchement est le plus fréquent. Tableau 6.5 Assistance lors de l'accouchement Répartition (en %) des naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par type d'assistance durant l'accouchement, pourcentage de naissances assistées par un prestataire de santé formé et pourcentage de naissances accouchées par césarienne selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Personne ayant assisté l'accouchement : Pourcen- tage accouché par césarienne Effectif de naissancesRégion Médecin Sage- femme Infirmière Matrone /Accouche use tradition- nelle Parents/ Autre Personne Total Pourcen- tage dont l'accouche ment a été assisté par un prestataire formé1 Dakar 10,5 67,6 7,3 13,2 1,0 0,5 100,0 85,3 9,1 2 040 Ziguinchor 6,4 48,7 9,1 31,9 2,5 1,3 100,0 64,3 6,6 377 Diourbel 2,7 33,2 9,0 45,6 5,7 3,8 100,0 44,8 2,3 1 347 Saint-Louis 4,6 38,8 13,0 31,5 5,4 6,7 100,0 56,4 4,1 1 167 Tambacounda 1,6 21,7 12,2 42,2 13,9 8,3 100,0 35,6 1,8 698 Kaolack 2,9 35,3 12,0 43,2 3,8 2,7 100,0 50,3 3,0 1 278 Thiès 4,5 43,8 14,6 30,4 4,6 2,1 100,0 62,9 5,1 1 831 Louga 4,0 39,6 15,3 34,4 4,4 2,3 100,0 58,9 3,2 806 Fatick 1,7 31,5 11,2 41,8 6,1 7,7 100,0 44,4 2,2 614 Kolda 1,3 24,8 7,9 43,6 15,0 7,4 100,0 34,1 1,6 652 Matam 1,3 27,8 17,8 38,4 8,1 6,5 100,0 47,0 1,6 575 Kaffrine 1,6 13,0 17,4 57,6 7,1 3,4 100,0 32,0 1,6 638 Kedougou 2,2 25,0 9,9 44,0 7,7 11,2 100,0 37,1 2,5 169 Sédhiou 1,2 29,7 7,0 42,6 11,6 8,0 100,0 37,8 1,9 386 Note : Si l'enquêtée a déclaré que plus d'une personne avait assisté l'accouchement, seule la personne la plus qualifiée est prise en compte dans ce tableau. 6.1.3 Lieu d’accouchement L’examen des données par région de de la mère met en évidence des disparités. C’est dans les régions de Dakar (96 %), Ziguinchor (91 %) et Thiès (87 %) que les proportions de femmes qui ont accouché dans un établissement sanitaire, en majorité du secteur public, sont les plus élevées. Par contre, dans les régions de Tambacounda (42 %), Kaffrine et Kolda (47 % chacune) et Kédougou (45 %), ces proportions sont bien plus faibles. Dans ces dernières régions, plus de la moitié des femmes accouchent à domicile (respectivement, 58 % et 53 %) et 55 %). 44 • Santé de la mère et de l’enfant Tableau 6.6 Lieu de l’accouchement Répartition (en %) des naissances vivantes ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l'enquête par lieu d'accouchement, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Établissement de santé Maison Autre Total Pourcentage dont l'accouchement s'est déroulé dans un établissement de santé Effectif de naissances Région Secteur public Secteur privé Dakar 84,1 11,7 4,0 0,2 100,0 95,8 2 040 Ziguinchor 89,6 1,0 8,8 0,5 100,0 90,6 377 Diourbel 69,1 6,8 23,7 0,5 100,0 75,9 1 347 Saint-Louis 70,2 2,1 27,5 0,3 100,0 72,3 1 167 Tambacounda 40,7 1,1 58,0 0,2 100,0 41,8 698 Kaolack 70,4 4,1 25,0 0,5 100,0 74,5 1 278 Thiès 83,1 4,0 12,2 0,6 100,0 87,2 1 831 Louga 74,6 2,5 22,4 0,5 100,0 77,0 806 Fatick 71,7 2,5 25,3 0,6 100,0 74,2 614 Kolda 46,4 0,9 52,6 0,2 100,0 47,3 652 Matam 63,1 1,5 35,3 0,1 100,0 64,5 575 Kaffrine 46,4 0,2 53,1 0,2 100,0 46,7 638 Kédougou 45,1 0,0 54,9 0,0 100,0 45,1 169 Sédhiou 56,8 0,1 42,7 0,4 100,0 56,9 386 1 Concerne seulement la naissance la plus récente ayant eu lieu au cours des cinq années ayant précédé l'enquête. 6.2 SANTÉ DE L’ENFANT L’EDS-Continue 2021-2014 a collecté des informations détaillées sur la santé des enfants nés au cours des cinq dernières années. Ces informations concernent la couverture vaccinale, la prévalence et le traitement des principales maladies des enfants, en particulier les infections respiratoires, la fièvre et la diarrhée. Ces résultats permettent de dresser, de manière succincte, l’état de la situation sanitaire des enfants au Sénégal selon les différentes entités régionales. 6.2.1 Vaccination des enfants Au cours de l’enquête, on a enregistré, pour tous les enfants nés au cours des cinq dernières années, les informations permettant une évaluation de la couverture vaccinale du Programme Élargi de Vaccination (PEV) au Sénégal. Un enfant est considéré comme étant complètement vacciné lorsqu’il a reçu le BCG (protection contre la tuberculose), le vaccin contre la rougeole, trois doses de poliomyélite et trois doses de DTCoq (Diphtérie, Tétanos et Coqueluche). Depuis peu, une nouvelle combinaison, le « pentavalent », est utilisé en remplacement du DTCoq. Le pentavalent contient en fait cinq antigènes contre la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche, l’Hépatite B et l’Infection à Haemophilus influenzae B (HIB). En outre, une première dose de vaccin contre la poliomyélite (polio 0) est donnée à la naissance. D’après le calendrier vaccinal, tous ces vaccins doivent être administrés à l’enfant avant l’âge d’un an. Les données sur la vaccination ont été collectées à partir de deux sources : le carnet de vaccination de l’enfant et la déclaration de la mère, quand le carnet n’était pas disponible ou n’existait pas. Le Tableau 6.7 présentent les résultats sur la couverture vaccinale selon les différentes sources d’information pour les enfants de 12-23 mois, c’est-à-dire ceux qui, d’après les recommandations de l’OMS, ont atteint l’âge auquel ils devraient avoir été complètement vaccinés. Santé de la mère et de l’enfant • 45 Tableau 6.7 Vaccinations selon la région de Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu certains vaccins à n'importe quel moment avant l'enquête (selon le carnet de vaccination ou la déclaration de la mère) et pourcentage pour lesquels un carnet de vaccination a été présenté à l'enquêtrice, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région BCG Penta 1 Penta 2 Penta 3 Polio 0 Polio 1 Polio 2 Polio 3 Rougeole Tous les vaccins2 Fièvre Jaune Tous les vaccins y compris le Fièvre Jaune Aucun vaccin Pourcentage avec un carnet de vaccination présenté à l'enquêtrice Effectif d'enfants Dakar 99,8 99,1 98,0 93,3 90,5 98,2 94,4 84,9 82,4 74,3 80,9 72,8 0,2 70,2 408 Ziguinchor 98,3 97,5 96,6 95,1 63,8 98,3 96,6 78,4 89,3 72,7 89,3 72,7 1,7 71,0 77 Diourbel 96,1 94,4 90,4 84,3 86,1 94,6 90,7 80,7 73,3 69,4 72,8 68,9 3,6 71,5 262 Saint-Louis 96,2 97,8 95,5 93,2 53,6 97,0 92,8 87,9 89,6 82,0 89,6 82,0 2,2 68,3 216 Tambacounda 85,7 84,9 82,1 72,9 46,7 84,7 81,1 66,2 64,7 54,3 64,7 54,3 11,6 57,1 144 Kaolack 99,0 99,1 97,4 93,5 66,8 99,2 97,2 91,6 80,3 76,6 80,0 76,6 0,3 69,0 239 Thiès 96,0 96,0 94,9 91,3 90,1 96,0 95,2 89,7 77,7 76,4 77,7 76,4 4,0 73,5 364 Louga 98,6 96,9 95,1 93,7 56,2 97,7 96,0 87,8 83,7 77,2 83,7 77,2 1,4 73,9 154 Fatick 99,0 97,4 94,1 93,0 87,7 97,4 94,8 87,9 87,6 82,5 86,6 81,5 1,0 77,1 110 Kolda 91,1 90,6 86,3 79,3 45,4 93,9 89,1 73,7 67,7 56,9 67,3 56,5 5,6 62,6 123 Matam 88,9 95,8 93,5 87,8 51,5 95,8 93,5 81,3 83,6 68,4 83,6 68,4 2,7 80,4 104 Kaffrine 91,7 93,9 89,3 84,1 54,4 94,4 89,6 81,3 72,9 64,2 71,9 63,3 5,2 67,1 137 Kédougou 81,7 82,9 76,9 73,4 32,6 83,6 79,7 69,5 67,2 56,7 66,6 56,0 15,2 55,2 33 Sédhiou 98,4 98,0 96,2 88,4 50,3 98,0 96,2 78,6 82,1 66,0 82,1 66,0 1,6 60,9 72 1 Polio 0 est le vaccin contre la polio donné à la naissance. 2 BCG, rougeole, les trois doses de Pentavalent et les trois doses de polio (non compris la dose de polio donnée à la naissance). Les résultats du Tableau 6.7 montrent que, toutes sources de renseignements confondues, c’est dans les régions de Fatick et de Saint Louis que la couverture vaccinale est la plus élevée (respectivement 83 % et 82 %. Par contre, les régions de Tambacounda (54 %), Kédougou et de Kolda (57 % chacune) enregistrent la couverture vaccinale la plus faible. Les résultats montrent que la vaccination du BCG est quasiment généralisée au Sénégal. En effet, dans pratiquement toutes les régions, à l’exception de celles de Tambacounda (86 %) et Kédougou (82 %), plus de neuf enfants de 12-23 mois sur dix ont reçu ce vaccin. La proportion d’enfants ayant reçu la première dose de Pentavalent est également très importante, cela quelle que soit la région. Cependant, on constate des taux de déperdition que ce soit entre les première et deuxième doses mais aussi entre les deuxième et troisième doses. Dans certaines régions comme Ziguinchor, Louga, Fatick et, dans une moindre mesure, dans celles de Dakar et de Thiès, les taux de déperdition demeurent assez faibles, de l’ordre de 1 % entre les première et deuxième doses et de 2 % à 5 % entre les première et troisième doses. Par contre, dans d’autres régions, les taux de déperdition sont très élevés et varient entre 8 % à Matam et 11% à Kaffrine. C’est à Tambacounda que le taux de déperdition entre les première et troisième doses est le plus élevé (14 %). En effet, de 85 % pour la première dose, la proportion d’enfants vaccinés passe à 82 % pour la deuxième dose, et tombe à 73 % à la troisième dose. Le taux de déperdition1 pour ce vaccin, assez faible entre les première et deuxième doses (3 %), augmente entre les deuxième et troisième doses (11 %). Le vaccin contre la poliomyélite étant administré en même temps que celui du Pentavalent, on s’attend donc à trouver des niveaux de couverture vaccinale très proches. La couverture vaccinale contre la poliomyélite est cependant légèrement plus faible pour toutes les régions et connaît une déperdition plus importante que le Pentavalent entre les première et troisième doses, notamment dans les régions de Ziguinchor, Kolda, Tambacounda et Sédhiou (entre 20 et 22 %) C’est contre la rougeole que les taux de vaccination sont les plus faibles. Les taux les plus élevés sont observés dans les régions de Saint-Louis (90 %), Ziguinchor (89 %) et Fatick (88 %). Par contre à Tambacounda seuls 65 % d’enfants de 12-23 mois sont vaccinés contre la rougeole. 1 Le taux de déperdition entre les première et troisième doses pour le Pentavalent, par exemple, est la proportion d’enfants qui, ayant reçu la première dose du vaccin, ne reçoivent pas la troisième. 46 • Santé de la mère et de l’enfant Pour l’ensemble des enfants de 12-23 mois, un carnet de vaccination a été présenté à l’enquêtrice dans au moins 55 % des cas. Ce pourcentage varie d’un maximum de 80 % dans la région de Matam à un minimum de 55 % dans celle de Sédhiou. 6.2.2 Maladies des enfants Traitement des infections respiratoires aiguës Les infections respiratoires aiguës (IRA) et particulièrement la pneumonie constituent l’une des premières causes de mortalité des enfants dans les pays en développement. Pour évaluer la prévalence de ces infections parmi les enfants, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient souffert de la toux pendant les deux semaines ayant précédé l’interview et, si oui, on demandait alors si la toux avait été accompagnée d’une respiration courte et rapide, symptômes d’infections respiratoires aiguës (IRA). En outre, pour les enfants ayant présenté ces symptômes d’IRA, on a cherché à connaître le pourcentage pour lesquels on avait recherché un traitement ou des conseils auprès d’une structure ou d’un prestataire de santé. Le Tableau 6.8 présente, pour chaque région, les pourcentages d’enfants ayant eu des IRA et les pourcentages pour lesquels on a recherché un traitement ou des conseils. Les comparaisons entre région ne peuvent être commentées car elles sont basées sur des effectifs trop faibles et donc non représentatifs d’enfants ayant eu des IRA. Tableau 6.8 Traitement des Infections Respiratoires Aiguës (IRA), de la fièvre et de la diarrhée Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu des symptômes d’Infections Respiratoires Aiguës (IRA) ou qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview, pourcentage pour lesquels on a recherché un traitement dans un établissement de santé ou auprès d’un prestataire de santé; parmi les enfants de moins de cinq ans qui ont souffert de diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’interview, pourcentage pour lesquels on a recherché un traitement dans un établissement de santé ou auprès d’un prestataire de santé, pourcentage qui ont reçu une solution préparée à partir de sachets de Sels de Réhydratation Orale (SRO), ou à qui on a donné des liquides de SRO préconditionnés et pourcentage qui ont été traité avec n’importe quel type de Thérapie de Réhydratation par voie Orale (TRO), selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Enfants avec des symptômes d’IRA1 Enfants avec la fièvre Enfants avec la diarrhée Pourcentage pour lesquels un traitement a été recherché auprès d’un établissement/ prestataire de santé2 Effectif avec IRA Pourcentage pour lesquels un traitement a été recherché auprès d’un établissement/ prestataire de santé2 Effectif avec la fièvre Pourcentage pour lesquels un traitement a été recherché auprès d’un établissement/ prestataire de santé2 Pourcentage à qui on a donné une solution à partir de sachets de Sels de Réhydratation Orale (SRO)3 Pourcentage ayant été traité avec une TRO4 Effectif avec la diarrhée Dakar (56,5) 119 49,5 330 43,6 21,8 25,8 346 Ziguinchor * 10 51,9 67 48,2 32,5 34,7 66 Diourbel 43,8 53 37,0 157 26,1 18,2 21,2 201 Saint-Louis * 7 39,1 100 28,5 13,5 14,0 233 Tambacounda * 19 42,1 100 35,0 18,9 19,4 115 Kaolack (44,7) 39 43,6 156 37,0 26,2 27,7 169 Thiès * 39 41,9 177 22,6 14,6 15,6 216 Louga * 4 53,2 82 44,2 24,9 27,3 132 Fatick (25,7) 20 41,9 89 30,9 20,0 24,5 106 Kolda (39,0) 18 37,3 154 39,6 24,0 32,0 128 Matam * 1 59,0 56 39,7 24,1 25,4 105 Kaffrine * 10 46,7 76 41,6 24,5 28,2 93 Kédougou * 3 54,2 28 50,5 18,2 20,6 36 Sédhiou 46,5 23 43,1 83 38,3 19,3 20,7 89 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. 1 Les symptômes d’IRA (toux accompagnée d’une respiration courte et rapide associée à des problèmes de congestion dans la poitrine et/ou à des difficultés respiratoires associés à des problèmes de congestion dans la poitrine) sont considérés comme des indicateurs de la pneumonie 2 Non compris les pharmacies, les boutiques et les guérisseurs traditionnels 3 Comprend les sachets de Sel de Réhydratation Orale (SRO) et les liquides SRO préconditionnés 4 Comprend les sachets de Sel de Réhydratation Orale (SRO), les liquides SRO préconditionnés et les solutions maison recommandées Prévalence et traitement précoce de la fièvre Les résultats du Tableau 6.8 montrent que c’est dans les régions de Matam (59 %), Kédougou (54 %), Louga (53 %) et Ziguinchor (52 %) que les proportions d’enfants souffrant de la fièvre et pour lesquels on a recherché un traitement auprès d’un établissement de santé, sont les plus élevées. Par contre, Santé de la mère et de l’enfant • 47 le recours à un traitement ou la recherche de conseils sont moins fréquents dans les régions de Kolda, Diourbel (37 % chacune) et de Saint-Louis (39 %) que dans les autres régions. Prévalence et traitement de la diarrhée De par leurs conséquences, notamment la déshydratation et la malnutrition, les maladies diarrhéiques constituent, directement ou indirectement, une des principales causes de décès des jeunes enfants dans les pays en développement. Pour lutter contre les effets de la déshydratation, l’OMS recommande la généralisation de la Thérapie de Réhydratation par voie Orale (TRO), en conseillant l’utilisation, soit d’une solution préparée à partir du contenu de sachets de Sels de Réhydratation par voie Orale (SRO), soit d’une solution préparée à la maison avec de l’eau, du sucre et du sel. Au cours de l’EDS-Continue, on a demandé aux mères si leurs enfants avaient eu la diarrhée au cours des deux semaines ayant précédé l’interview afin de mesurer la prévalence des maladies diarrhéiques chez les enfants de moins de cinq ans. En ce qui concerne le traitement de la diarrhée, on a demandé aux mères si elles avaient recherché des conseils ou traitement pour leurs enfants malades, si elles les avaient traités avec des SRO et si elles avaient eu recours à une TRO. Les pourcentages d’enfants pour lesquels on a recherché un traitement ou des conseils pour soigner la diarrhée varient d’un minimum de 26 % dans la région de Diourbel à un maximum de 51 % dans celles de Kédougou. Pour traiter la diarrhée des enfants, on recommande l’utilisation de sachets de SRO et de liquides SRO préconditionnés ou de des solutions-maison. C’est parmi les enfants diarrhéiques de la région de Ziguinchor, que la proportion d’enfants traités avec des sachets de SRO ou des liquides SRO préconditionnés et avec une TRO est la plus élevée (respectivement 33 % et 35 %). Allaitement et état nutritionnel • 49 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL 7 Papa Ibrahima Silmang SENE et Papa Mabèye DIOP a malnutrition est l’un des principaux problèmes de santé qui affecte les enfants dans les pays en développement en général et au Sénégal en particulier. La malnutrition englobe à la fois la dénutrition et la surnutrition. La dénutrition est due à une ration alimentaire continuellement insuffisante par rapport aux besoins nutritionnels, à une malabsorption et/ou une utilisation biologique insuffisante des nutriments consommés. Elle se traduit habituellement par une perte de poids corporel. La surnutrition est un état chronique d’absorption d’aliments en quantité excessive par rapport aux besoins nutritionnels, et engendre une surcharge pondérale et/ou une obésité. Ce chapitre porte sur les résultats concernant l’alimentation des enfants nés dans les cinq années ayant précédé l’enquête. Les pratiques d’allaitement et d’alimentation de complément constituent la première partie du chapitre. La deuxième partie est consacrée aux carences en micronutriments : elle porte en particulier sur la prévalence de l’anémie chez les enfants et les femmes ; elle porte également sur la consommation d’aliments riches en Vitamine A, de sel iodé et de complément en fer et en Vitamine A. Enfin, la dernière partie est consacrée aux résultats portant sur les mesures anthropométriques (poids et taille) des enfants, à partir desquelles a été évalué leur état nutritionnel. 7.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT Les pratiques d’alimentation constituent les facteurs déterminants de l’état nutritionnel des enfants qui, à son tour, affecte la morbidité et la mortalité de ces enfants. Parmi ces pratiques, celles concernant l’allaitement revêtent une importance particulière. D’autre part, par son intensité et sa fréquence, l’allaitement prolonge l’infécondité post-partum et affecte, par conséquent, l’intervalle intergénésique, ce qui influe sur le niveau de la fécondité et, donc, sur l’état de santé des enfants et des mères. On a demandé aux mères si elles avaient allaité leurs enfants nés dans les deux années ayant précédé l’enquête et, plus précisément, quel âge avaient ces enfants au moment où elles avaient commencé à allaiter, pendant combien de temps elles les avaient allaités, quelle était la fréquence de l’allaitement, à quel âge avaient été introduits des aliments de complément et de quel type d’aliments il s’agissait, et enfin à quelle fréquence les différents types d’aliments étaient donnés à l’enfant. On a également demandé aux mères si elles avaient utilisé le biberon. 7.1.1 Allaitement maternel Début de l’allaitement maternel Selon les recommandations de l’UNICEF et de l’OMS, tous les enfants devraient être allaités au sein dans l’heure qui suit la naissance, être ensuite exclusivement allaités au sein jusqu’à l’âge de 6 mois et enfin continuer à recevoir l’allaitement maternel jusqu’à 24 mois et au-delà. Le tableau 7.1 présente, d’une part, les pourcentages d’enfants nés au cours des 24 derniers mois qui ont été allaités et qui ont été allaités dans l’heure et le jour suivant la naissance et, d’autre part, parmi ces enfants allaités, les pourcentages de ceux qui ont reçu des aliments avant d’être allaités., selon la région. L 50 • Allaitement et état nutritionnel Tableau 7.1 Allaitement initial Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l’enquête, pourcentage de ceux qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités dans l’heure qui a suivi la naissance et pourcentage de ceux qui ont commencé à être allaités le jour qui a suivi la naissance ; parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l’enquête et qui ont été allaités, pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments avant d’être allaités, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux années ayant précédé l’enquête : Parmi les enfants derniers-nés dont la naissance a eu lieu au cours des deux dernières années et qui ont été allaités : Région Pourcentage ayant été allaité Pourcentage ayant commencé à être allaité dans l’heure qui a suivi la naissance Pourcentage ayant commencé à être allaité le jour qui a suivi la naissance1 Effectif d’enfants derniers-nés Pourcentage ayant reçu des aliments avant d’être allaités2 Effectif d’enfants derniers-nés allaités Dakar 99,0 40,8 87,0 770 56,2 762 Ziguinchor 99,6 43,0 86,5 148 26,1 148 Diourbel 98,5 14,5 86,4 518 84,4 510 Saint-Louis 99,7 47,5 96,6 434 47,6 432 Tambacounda 97,2 18,9 84,1 281 51,8 273 Kaolack 97,5 14,9 90,5 501 79,5 488 Thiès 99,1 24,4 90,8 734 56,1 727 Louga 98,0 47,8 92,5 286 72,3 281 Fatick 98,3 23,7 90,3 233 62,9 229 Kolda 98,7 38,8 91,5 253 46,2 250 Matam 99,4 52,2 94,9 203 48,3 201 Kaffrine 98,3 16,5 90,6 258 73,7 253 Kédougou 97,9 35,8 85,5 72 38,4 71 Sédhiou 99,6 43,3 87,4 148 36,6 147 Note : Le tableau est basé sur tous les enfants nés au cours des deux années ayant précédé l’enquête, qu’ils soient en vie ou décédés au moment de l’enquête. 1 Y compris les enfants qui ont commencé à être allaités dans l’heure qui a suivi la naissance. 2 C’est-à-dire les enfants qui ont reçu autre chose d’autre que le lait maternel pendant les trois premiers jours. 3 Médecin, infirmière/sage-femme ou sage-femme auxiliaire. Bien que l’allaitement soit largement pratiqué par les femmes dans toutes les régions (plus de 97 %), le moment où cet allaitement débute varie selon les régions. Les pourcentages d’enfants allaités dans l’heure qui a suivi la naissance varient de manière sensible : en effet, dans les régions de Diourbel et de Kaolack (15 %), moins d’un enfant sur six a bénéficié du lait maternel dans l’heure qui a suivi sa naissance ; à l’opposé, dans les régions de Matam, Louga et Saint-Louis, ces proportions sont respectivement de 52 %, 48 % et 48 %. La proportion d’enfants ayant commencé à être allaité le jour qui a suivi la naissance est aussi plus importante dans les régions de Saint-Louis, Matam et de Louga (respectivement 97 %, 95 % et 93 %) que dans les régions de Tambacounda, et de Kédougou et Diourbel (respectivement 84 % et 86 %). La proportion d’enfants ayant reçu des aliments avant d’être allaités varie également avec la région : de 84 % dans la région de Diourbel et 80 % à Kaolack à 26 % dans la région de Ziguinchor. Allaitement maternel prolongé La durée médiane de l’allaitement est calculée pour les enfants derniers-nés âgés de moins de trois ans (Tableau 7.2). Du point de vue régional, la durée médiane de l’allaitement varie d’un minimum de 15 mois à Matam à un maximum de plus de 17 mois à Kédougou et Kolda. Pour l’allaitement exclusif, la durée médiane la plus élevée est enregistrée par la région de Ziguinchor avec 2,8 mois suivi par les régions de Kolda et Kédougou avec respectivement 2,4 et 2,2 mois. Les régions de Matam et de Kaolack ont enregistré les durées médianes les plus faibles. Enfin pour l’allaitement prédominant, c’est à dire allaitement exclusif ou allaitement maternel avec, en plus, de l’eau et/ou des liquides non lactés seulement, la durée médiane varie encore selon la région. Elle est la plus élevée à Kédougou et Kaffrine avec, respectivement, 7,1 et 6,7 mois et la plus faible à Ziguinchor (4,7 mois), Dakar (5,0 mois) et Sédhiou (5,0 mois). Allaitement et état nutritionnel • 51 Tableau 7.2 Durée médiane de l’allaitement Durée médiane de l’allaitement, de l’allaitement exclusif et de l’allaitement prédominant des enfants nés au cours des trois années ayant précédé l’enquête, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Durée médiane (en mois) de l’allaitement parmi les enfants nés au cours des trois dernières années1 Région Allaitement Allaitement exclusif Allaitement prédominant2 Dakar 15,6 1,1 5,0 Ziguinchor 15,6 2,8 4,7 Diourbel 15,8 1,3 6,2 Saint-Louis 15,5 1,6 6,3 Tambacounda 16,3 0,6 5,6 Kaolack 15,6 0,5 5,5 Thiès 16,2 1,7 6,5 Louga 15,4 1,7 6,0 Fatick 16,3 0,6 5,4 Kolda 17,4 2,4 5,6 Matam 15,0 0,5 5,9 Kaffrine 16,0 0,8 6,7 Kédougou 17,1 2,2 7,1 Sédhiou 16,7 1,8 5,0 Note : Les durées moyenne et médiane sont basées sur les répartitions, au moment de l’enquête, des proportions de naissances par mois depuis la naissance Y compris les enfants vivants et décédés au moment de l’enquête. 1 On suppose que les enfants qui ne sont pas des derniers-nés et les enfants derniers-nés qui ne vivent pas actuellement avec leur mère ne sont pas actuellement allaités. 2 Soit exclusivement allaité ou qui ont reçu le lait maternel et de l’eau seulement, et/ou des liquides non lactés seulement. 7.1.2 Aliments de complément À partir de six mois, l’allaitement au sein doit être complété par l’introduction d’autres aliments appropriés pour satisfaire les besoins nutritionnels de l’enfant et lui permettre la meilleure croissance possible. Les informations sur l’alimentation de complément ont été obtenues en demandant à la mère si son enfant était allaité et quel type d’aliments (solides ou liquides), il avait reçu au cours des dernières 24 heures. Les questions sur l’allaitement et sur les compléments nutritionnels ont été posées pour tous les enfants derniers nés au cours des deux années ayant précédé l’enquête et vivant avec leurs mères. Les informations relatives aux types d’aliments donnés aux enfants de moins de deux ans sont présentées au tableau 7.3 selon que l’enfant est allaité ou non. La diversification alimentaire minimum est évaluée par la proportion d’enfants de 6 à 23 mois ayant consommé des aliments appartenant au moins à 4 groupes alimentaires distincts parmi les 7 groupes définis : céréales, racines et tubercules, légumineuses et noix, produits laitiers (lait, yaourt, fromage), produits carnés (viande, volaille, abats) et poissons, œufs, fruits et légumes riches en vitamine A, et enfin autres fruits et légumes. Les enfants non allaités doivent, en plus, recevoir du lait ou des produits laitiers. Cette diversification est très faible chez les enfants de 6-23 mois allaités au sein ou non et elle varie en fonction de la région de résidence. Pour les enfants allaités, elle est la plus élevée dans les régions de Ziguinchor (26 %) et de Dakar (25 %), et la plus faible dans les régions de Fatick (8 %), Kédougou (9 %) et de Diourbel (10 %). 52 • Allaitement et état nutritionnel Tableau 7.3 Pratiques alimentaires des nourrissons et des jeunes enfants Pourcentage d’enfants derniers-nés de 6-23 mois vivant avec leur mère qui ont été nourris en suivant les trois pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant par nombre de groupes d’aliments et par nombre de fois qu’ils ont été nourris durant le jour ou la nuit ayant précédé l’interview selon qu’ils sont ou non allaités et selon la région, EDS- Continue, Sénégal 2012-2014 Parmi les enfants allaités de 6-23 mois, pourcentage nourris : Parmi les enfants non allaités de 6-23 mois, pourcentage ayant reçu : Parmi tous les enfants de 6-23 mois, pourcentage ayant reçu : Région 4 groupes d’aliments ou plus1 Un nombre minimum de fois ou plus2 Avec au moins 4 groupes d’aliments et un nombre minimum de fois ou plus Effectif d’enfants allaités de 6-23 mois Lait ou produits laitiers3 4 groupes d’aliments ou plus 4 fois ou plus Les 3 pratiques d’alimen- tation du nourrisson et du jeune enfant appro- priées4 Effectif d’enfants non allaités de 6-23 mois Lait maternel ou produit laitiers3 4 groupes d’aliments ou plus Un nombre minimum de fois ou plus5 Les 3 pratiques d’alimen- tation du nourrisson et du jeune enfant appro- priées Effectif de tous les enfants de 6-23 mois Dakar 24,7 32,5 14,9 409 (43,7) (50,6) (64,4) (7,9) 127 86,7 30,8 40,1 13,3 537 Ziguinchor 26,1 58,6 23,5 91 (16,5) (47,3) (58,1) (2,4) 21 84,3 30,1 58,5 19,6 113 Diourbel 9,6 22,0 3,6 312 7,5 37,5 23,8 1,5 53 86,5 13,6 22,2 3,3 366 Saint-Louis 17,0 30,6 10,4 247 34,9 31,5 53,6 0,8 55 88,1 19,6 34,8 8,6 302 Tambacounda 13,7 34,9 7,1 179 47,6 25,2 47,8 7,0 35 91,5 15,5 37,0 7,1 214 Kaolack 15,9 34,8 8,4 307 27,9 39,3 38,5 1,0 53 89,4 19,4 35,4 7,3 360 Thiès 18,4 25,9 9,4 466 14,7 24,1 37,2 1,7 78 87,8 19,2 27,5 8,3 544 Louga 19,2 28,5 5,5 164 16,7 39,4 30,5 4,6 44 82,4 23,4 28,9 5,3 208 Fatick 8,2 31,0 7,1 145 (4,7) (18,8) (22,3) (0,0) 20 88,2 9,5 29,9 6,2 166 Kolda 18,4 51,5 14,9 167 (38,8) (65,7) (59,8) (17,8) 16 94,7 22,5 52,3 15,1 183 Matam 12,2 24,1 4,5 112 29,8 26,3 38,7 0,0 37 82,6 15,7 27,7 3,4 149 Kaffrine 12,2 36,4 7,2 148 13,9 15,9 24,2 3,1 30 85,4 12,8 34,3 6,5 179 Kédougou 9,0 43,0 4,6 45 * * * * 4 93,5 11,2 43,2 4,2 50 Sédhiou 20,2 55,6 14,9 94 * * * * 8 94,0 23,5 55,5 14,8 101 1 Groupes d’aliments : a) préparation pour bébés, laits autres que le lait maternel, fromages ou yaourts ou autres produits laitiers ; b) préparations à base de céréales, de racines et de tubercules, y compris les bouillies d’avoine et les aliments enrichis pour bébés à base de céréales ; c) les fruits et les légumes riches en vitamine A (et huile de palme rouge) ; d) autres fruits et légumes ; e) œufs ; f) viande, volaille, poisson et coquillages (et abats) ; g) légumineuses et noix 2 Au moins deux fois par jour pour les enfants allaités de 6-8 mois et, au moins, trois fois par jour pour les enfants allaités de 9-23 mois 3 Y compris, au moins, deux préparations de rations commerciales pour enfants, le lait d’animal frais, en boîte, ou en poudre, ainsi que les yaourts. 4 On considère que les enfants de 6-23 mois non allaités sont nourris selon le standard minimum des trois pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant s’ils reçoivent d’autres laits ou des produits laitiers et s’ils sont nourris, au moins, le nombre minimum de fois par jour avec au moins le nombre minimum de groupe d’aliments. 5 Nourris d’aliments solides ou semi solides, au moins deux fois par jour pour les enfants de 6-8 mois, au moins 3 fois par jour pour les autres enfants allaités et au moins 4 fois par jour pour les enfants non allaités. Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non-pondérés. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Quant à la proportion d’enfants allaités au sein qui ont été nourri, au moins, le nombre minimum de fois par jour les (2 fois pour les 6-8 mois et 3 fois pour les 9-23 mois) elle varie aussi au niveau des régions. Elle est la plus élevée à Ziguinchor (59 %), Sédhiou (56 %) et Kolda (52 %) et la plus faible à Diourbel (22 %) et à Matam (24 %). Dans la région où la situation est la plus favorable (Ziguinchor), seulement 24 % des enfants allaités reçoivent une alimentation appropriée. Les enfants non allaités au sein sont considérés comme correctement alimentés s’ils reçoivent des produits laitiers et s’ils sont nourris le nombre minimum de fois par jour (4 fois par jour) et avec le nombre minimum de groupes alimentaires. Allaités ou non, la proportion d’enfants nourris selon les pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant appropriées est très faible quelle que soit la région. Elle varie néanmoins d’un minimum de 3 % dans les régions de Matam et Diourbel à un maximum de seulement 20 % à Ziguinchor. 7.2 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS Les carences en vitamines et en minéraux peuvent être à l’origine de certaines maladies. Par exemple, la carence en vitamine A peut entraîner la cécité crépusculaire, celle en iode entraîne le goitre et le crétinisme, et un apport insuffisant en fer est à l’origine de l’anémie. Ces carences ont aussi des conséquences moins visibles, telles que l’affaiblissement du système immunitaire. 7.2.1 Consommation de sel iodé par les ménages Il est reconnu que la faible consommation d’iode peut entraîner un retard dans le développement mental de l’enfant (crétinisme) et favoriser l’apparition du goitre chez les adultes. Elle peut également accroître les risques d’avortement spontané, de stérilité, de mortinatalité et de mortalité infantile. Jusqu’à Allaitement et état nutritionnel • 53 une date récente, le sel produit localement n’était pas iodé et la consommation de sel iodé n’était donc pas généralisée. Lors de l’EDS-Continue 2012-2014, les enquêteurs ont demandé, dans chaque ménage, un peu de sel utilisé pour la cuisine. Ce sel a été testé au moyen d’un « kit » fourni par la CLM pour déterminer sa teneur en iode. Ce test permet de détecter la présence d’iode dans le sel. Il faut noter que le sel a été testé dans 96 %, des ménages, dans les régions de Kaffrine et Sédhiou suivi des régions de Kaolack (94%) et Kédougou (93 %). La région de Dakar enregistre la proportion la plus faible (77 %) des ménages dont le sel a été testé. Il ressort du tableau 7.4 que la proportion de ménages disposant de sel iodé présente de grandes variations. Les régions de Dakar (83 %), Tambacounda (76 %), Matam (73 %), Saint-Louis (73 %) et Kédougou (72 %) enregistrent les proportion de ménages disposant de sel adéquatement iodé les plus élevées, par contre les régions, Fatick (27 %), et Sédhiou (22 %) et dans une moindre mesure les régions de Kaolack (40 %), Diourbel (40 %) enregistrent les proportion les plus faibles. Tableau 7.4 Présence de sel iodé dans le ménage Parmi tous les ménages, pourcentage dont le sel a été testé pour la présence d’iode et pourcentage ne disposant pas de sel ; parmi les ménages dont le sel a été testé, pourcentage de ceux dont le sel était iodé selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Parmi tous les ménages: Parmi les ménages dont le sel a été testé : Région Pourcentage dont le sel a été testé Pourcentage ne disposant pas de sel Effectif de ménages Pourcentage disposant de sel iodé Effectif de ménages Dakar 76,6 23,4 2 261 83,1 1 731 Ziguinchor 86,9 13,1 386 43,1 336 Diourbel 91,2 8,8 668 39,6 609 Saint-Louis 88,6 11,4 755 73,3 669 Tambacounda 89,3 10,7 364 76,1 325 Kaolack 93,4 6,6 572 40,4 535 Thiès 90,1 9,9 1 264 56,9 1 139 Louga 93,5 6,5 454 54,8 424 Fatick 90,8 9,2 370 27,5 336 Kolda 87,8 12,2 388 61,7 340 Matam 91,5 8,5 296 73,4 271 Kaffrine 96,0 4,0 299 45,3 287 Kédougou 92,9 7,1 108 71,6 100 Sédhiou 95,9 4,1 222 22,1 213 7.2.2 Consommation de vitamine A et de fer La vitamine A est nécessaire au développement et à la conservation du tissu épithélial, de l’appareil digestif et respiratoire, entre autres, et elle est essentielle au bon fonctionnement de la rétine. La vitamine A permet également de maintenir les défenses immunitaires de l’organisme. Le tableau 7.5 présente le pourcentage d’enfants derniers-nés qui ont reçu des aliments riches en vitamine A au cours des sept derniers jours et le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans qui ont reçu au moins, en supplément, une dose de vitamine A au cours des six derniers mois. Il ressort du tableau 7.5 que la proportion des enfants les plus jeune c’est-à-dire âgés de 6-23 mois vivant avec leur mère qui ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des dernières 24 heures présente de grandes variations selon la région. C’est dans les régions de Louga (74 %), de Ziguinchor et de Sédhiou (74 %) et de Dakar (70 %), que les proportions d’enfants ayant consommé ce type d’aliment sont les plus élevées et c’est dans la région de Kédougou qu’elle est la plus faible (35 %). La proportion d’enfants de 6-23 mois ayant consommé des aliments riches en fer présente aussi de fortes variations régionales, d’un minimum de 22 % dans la région de Kédougou à un maximum de 59 % dans la région de Kaolack. Quelle que soit la région, une forte proportion d’enfants de 6-59 mois ont reçu des suppléments de vitamine A au cours des six derniers mois. Il en est de même pour la proportion d’enfants ayant reçu des vermifuges qui varie de 61 % à Tambacounda à 79 % dans les régions de Diourbel et Thiès. 54 • Allaitement et état nutritionnel Par contre, quelle que soit la région, très peu d’enfants ont reçu des suppléments de fer. Alors que 82 % des enfants de la région de Dakar vivent dans des ménages disposant de sel iodé, seulement environ un quart des enfants des régions de Fatick et Sédhiou vivent dans ce type de ménage. Tableau 7.5 Consommation de micronutriments par les enfants Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère pourcentage de ceux qui ont reçu des aliments riches en vitamine A et riches en fer durant le jour ou la nuit ayant précédé l’enquête ; parmi tous les enfants de 6-59 mois pourcentage de ceux à qui on a donné des compléments de vitamine A au cours des six mois ayant précédé l’enquête, pourcentage de ceux à qui on a donné des suppléments de fer au cours des sept derniers jours et pourcentage à qui on a donné des vermifuges au cours des six mois ayant précédé l’enquête ; parmi tous les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé, pourcentage de ceux vivant dans un ménage avec du sel iodé selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-14 Parmi les plus jeunes enfants de 6-23 mois vivant avec leur mère : Parmi tous les enfants de 6-59 mois : Parmi les enfants de 6-59 mois vivant dans un ménage dont le sel a été testé pour la présence d’iode Région Pourcentage qui ont consommé des aliments riches en vitamine A au cours des dernières 24 heures1 Pourcentage qui ont consommé des aliments riches en fer au cours des dernières 24 heures2 Effectif d’enfants Pourcentage a qui on a donné des suppléments de vitamine A au cours des 6 derniers mois Pourcentage a qui on a donné des suppléments de fer au cours des 7 derniers jours Pourcentage à qui on a donné des vermifuges au cours des 6 derniers mois3 Effectif d’enfants Pourcentage vivant dans un ménage disposant de sel iodé4 Effectif d’enfants Dakar 70,0 52,8 537 88,5 2,5 76,3 1 761 82,2 1 608 Ziguinchor 73,8 54,8 113 83,7 1,5 71,8 331 42,3 312 Diourbel 58,7 41,4 366 91,1 1,2 79,0 1 128 38,6 1 101 Saint-Louis 64,6 48,1 302 82,2 1,8 68,0 1 014 72,6 994 Tambacounda 50,4 41,2 214 76,7 3,0 61,3 602 73,2 576 Kaolack 67,6 59,4 360 85,0 1,7 73,0 1 108 38,5 1 088 Thiès 58,9 39,9 544 90,7 0,9 79,0 1 586 55,3 1 517 Louga 74,4 54,8 208 83,8 1,1 69,0 694 54,5 679 Fatick 49,6 35,1 166 90,1 0,7 78,7 529 26,3 515 Kolda 59,6 33,0 183 85,2 2,0 73,9 536 60,8 493 Matam 63,0 50,5 149 83,6 1,5 68,6 500 74,1 485 Kaffrine 62,4 55,5 179 85,2 2,6 70,4 542 42,7 531 Kédougou 35,2 22,0 50 83,4 2,1 71,7 139 67,2 134 Sédhiou 69,5 56,3 101 86,9 2,3 73,5 329 26,7 328 Note : Les informations dur les suppléments de vitamine A sont basées sur la déclaration de la mère et le carnet de vaccination (quand il est disponible). Les informations sur les suppléments de fer et sur les vermifuges sont basées sur la déclaration de la mère. 1 Y compris la viande (et les abats), le poisson, la volaille, les œufs, les potirons, les ignames rouges ou jaunes ou les courges, les carottes, les pommes de terre douces rouges, les légumes à feuilles vert foncé, les mangues, les papayes et autres fruits et légumes cultivés localement et riches en vitamine A ainsi que l’huile de palme rouge [si les données sont collectées.] 2 Y compris la viande (abats inclus), le poisson, les volailles et œufs. 3 Les vermifuges pour les parasites intestinaux sont couramment donnés pour traiter les helminthes et les schistosomiases. 4 Sont exclus les enfants vivant dans un ménage dont le sel n’a pas été testé. On a également demandé aux femmes ayant eu une naissance au cours des cinq dernières années, si elles avaient reçu de la vitamine A au cours des deux premiers mois qui ont suivi l’accouchement. Le tableau 7.6 présente les résultats de la consommation de micronutriments par les mères. Il ressort que, c’est dans la région de Diourbel (18 %) que la proportion de mère ayant reçu de la vitamine A à la suite de l’accouchement est la plus faible, suivie de celles de Kolda, Kédougou et Thiès (respectivement 22 %, 24 % et 25 %). À l’opposé, les régions de Louga (45 %), de Ziguinchor (43 %) et de Saint-Louis (41 %) se caractérisent par des proportions les plus élevées de femmes qui ont reçu ces suppléments de vitamine A. Le tableau 7.6 présente également les résultats concernant la prise de fer sous forme de comprimés ou de sirop pendant la grossesse de la dernière naissance. Les régions de Tambacounda (17 %), Kaffrine (14 %) et Kédougou (11 %) enregistrent les proportions les plus élevées de femmes qui n’ont pas pris de fer, sous forme de comprimés ou de sirop, durant la grossesse de leur dernière naissance. Par contre Ziguinchor (1 %) et Dakar (2 %) enregistrent les proportions des plus faibles. La proportion de femmes qui ont pris du fer pendant au moins 90 jours varie aussi selon la région. C’est parmi les femmes des régions de Ziguinchor (70 %), de Thiès (57 %), de Dakar (56 %) et de Sédhiou (55 %) que l’on observe les proportions les plus élevées de celles qui en ont pris pendant au moins 90 jours. Les régions de Tambacounda (28 %), Kaffrine (32 %), Louga (35 %) et Matam (37 %) ont les proportions les plus faibles. Allaitement et état nutritionnel • 55 La consommation de sel iodé par les mères d’enfants de moins de cinq varie de façon considérable d’une région à l’autre. Si quatre mères sur cinq (83 %) consomment du sel iodé à Dakar, la proportion est près d’une mère sur quatre à Sédhiou (25 %) et à Fatick (28 %). Tableau 7.6 Consommation de micronutriments par les mères Parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, pourcentage ayant reçu une dose de vitamine A dans les deux premiers mois qui ont suivi la naissance du dernier enfant ; parmi les mères de 15-49 ans, pourcentage qui, durant la grossesse du derniers enfant né au cours des cinq années ayant précédé l’enquête, ont pris des suppléments de fer sous forme de comprimés ou de sirop pendant un nombre déterminé de jours et pourcentage ayant pris des vermifuges ; parmi les femmes de 15-49 ans ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et qui vivent dans un ménage dont le sel a été testé pour la présence d’iode, pourcentage vivant dans un ménage disposant de, sel iodé, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-14 Pourcentage ayant reçu une dose de vitamine A post-partum1 Nombre de jours pendant lesquels les femmes ont pris du fer sous forme de comprimés ou de sirop, durant la grossesse de la dernière naissance Pourcentage de femmes ayant pris des vermifuges durant la grossesse de la dernière naissance Effectif de femmes ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête Parmi les femmes ayant eu un enfant au cours des cinq années ayant précédé l’enquête et qui vivent dans un ménage dont le sel a été testé pour l’iode : Région Aucun <60 60-89 90+ Ne sait pas/ manquant Pourcentage vivant dans un ménage avec du sel iodé2 Effectif de femmes Dakar 27,5 2,1 17,1 18,8 56,0 6,1 23,7 1 490 83,3 1 373 Ziguinchor 42,9 0,7 15,1 11,6 70,3 2,2 42,7 267 42,9 252 Diourbel 17,6 7,2 20,0 14,1 48,6 10,0 25,2 849 39,9 831 Saint-Louis 41,1 5,5 18,7 16,2 42,3 17,3 23,6 769 73,7 752 Tambacounda 26,0 16,5 30,1 18,1 28,0 7,3 26,6 451 73,6 429 Kaolack 38,9 4,6 24,3 16,6 44,2 10,4 28,1 780 40,1 767 Thiès 24,6 2,8 15,2 15,9 57,2 9,0 25,7 1 219 56,2 1 156 Louga 44,8 4,4 24,7 16,1 35,2 19,6 25,1 539 55,7 525 Fatick 36,9 3,6 20,4 19,1 49,5 7,4 19,2 387 28,1 376 Kolda 22,3 9,4 28,6 11,6 47,1 3,3 35,6 431 60,8 399 Matam 33,9 5,7 21,5 17,6 36,7 18,5 23,3 368 75,8 358 Kaffrine 31,8 14,2 26,9 17,8 31,8 9,4 27,9 388 43,1 380 Kédougou 23,9 11,2 22,5 15,9 44,7 5,6 23,8 113 69,0 108 Sédhiou 27,9 7,6 22,0 13,9 54,8 1,8 35,0 251 24,7 250 1 Dans les deux premiers mois après l’accouchement de la dernière naissance. 2 Non compris les femmes des ménages dans lesquels le sel n’a pas été testé pour la présence d’iode. 7.3 ANÉMIE L’anémie est habituellement la conséquence d’une déficience alimentaire en fer, en vitamine B12 ou en d’autres nutriments. Au cours de l’EDS-Continue, en plus de la mesure de la taille et du poids des femmes, des hommes et des enfants, un prélèvement de sang a été effectué dans un tiers des ménages de l’échantillon. Le prélèvement était réalisé de la manière suivante : (a) du sang capillaire était prélevé au moyen d’une piqûre au doigt faite à l’aide d’une petite lance rétractable (Tenderlette) ; (b) on laissait alors tomber une ou deux gouttes de sang sur une cuvette miniature que l’on plaçait ensuite dans un hémoglobinomètre portatif (HemoCue), appareil qui, en moins d’une minute, donnait une mesure exacte du niveau (en grammes) d’hémoglobine par décilitre de sang ; et (c) cette valeur était enfin enregistrée dans le questionnaire. Chez les enfants, l’anémie est considérée comme sévère si le niveau d’hémoglobine par décilitre de sang est inférieure à 7,0 g/dl ; elle est modérée si cette valeur se situe entre 7,0 et 9,9 g/dl et, enfin, elle est qualifiée de légère si le niveau se situe entre 10,0 et 10,9 g/dl. Au Sénégal, la majorité de la population vivant dans des régions de faibles altitudes, il ne s’est pas avéré nécessaire d’ajuster les valeurs de la concentration d’hémoglobine dans le sang. Le tableau 7.7 indique que la prévalence de l’anémie varie selon la région. Les régions de Diourbel (77 %), Tambacounda (75 %) et Fatick (73 %) enregistrent les prévalences les plus élevées. Par contre les régions de Ziguinchor (54 %), Matam (55 %), Louga (56 %) et Saint-Louis (57 %) en registrent les prévalences les plus faibles. Les enfants souffrant d’anémie sévère présentent un profil sociodémographique différent de celui des enfants présentant la forme légère. On observe ainsi que la prévalence de l’anémie sévère dans les 56 • Allaitement et état nutritionnel régions les plus touchées (Diourbel Tambacounda et Fatick) est de deux à dix fois plus élevée que dans les régions les moins touchées (Ziguinchor, Matam, Louga et Saint-Louis). Tableau 7.7 Prévalence de l’anémie chez les enfants Pourcentage d’enfants de 6-59 mois considérés comme étant atteints d’anémie, selon la région, EDS- Continue, Sénégal 2012-2014 Anémie selon le niveau d’hémoglobine Région Anémie (<11,0 g/dl) Anémie légère (10,0-10,9 g/dl) Anémie modérée (7,0-9,9 g/dl) Anémie sévère (< 7,0 g/dl) Effectif d’enfants Dakar 60,3 27,0 32,7 0,6 1 699 Ziguinchor 54,4 28,2 26,1 0,2 306 Diourbel 77,3 25,7 47,3 4,3 1 162 Saint-Louis 56,9 22,5 31,9 2,6 1 013 Tambacounda 74,5 23,7 44,0 6,7 620 Kaolack 68,9 26,2 38,9 3,8 1 090 Thiès 68,4 31,0 35,5 1,9 1 632 Louga 56,1 25,3 29,2 1,7 699 Fatick 73,3 23,8 44,5 5,0 543 Kolda 68,2 21,7 40,2 6,3 481 Matam 55,4 24,2 28,8 2,3 499 Kaffrine 68,8 21,4 43,1 4,3 557 Kédougou 68,8 24,8 40,3 3,8 121 Sédhiou 61,2 25,5 32,7 2,9 335 Note : Le tableau est basé sur les enfants qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l’enquête. Hémoglobine en grammes par décilitre (g/dl). 7.4 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS L’un des objectifs de l’enquête est d’évaluer l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans. Méthodologie La malnutrition protéino-énergétique chez les enfants désigne un ensemble de désordres caractérisés avant tout par un arrêt ou un retard de la croissance. Elle résulte à la fois des apports alimentaires inadéquats et de la morbidité. La malnutrition peut être évaluée par des critères cliniques, des analyses biochimiques ou des mesures anthropométriques. Cependant, pour des raisons pratiques, la plupart des enquêtes nutritionnelles utilisent des indicateurs anthropométriques. Chez les enfants âgés de moins de 5 ans, les indicateurs les plus utilisés sont le poids en fonction de l’âge (poids-pour-âge), la taille en fonction de l’âge (taille-pour-âge) et le poids en fonction de la taille (poids-pour-taille). • La taille-pour-âge est une mesure spécifique du retard de croissance. • Le poids-pour-taille est une mesure spécifique de la maigreur ou émaciation. • Le poids-pour-âge constitue un bon reflet de l’état nutritionnel global de l’enfant et peut être utilisé pour suivre le gain pondéral d’un enfant. Cependant, il ne permet pas de distinguer l’émaciation du retard de croissance. Ces indices sont exprimés en écart-type (Z-score) par rapport à la médiane de la population de référence internationale OMS (WHO, 2006) : entre moins 2 et moins 3 écarts-types en-dessous de la médiane de référence, les enfants sont considérés comme atteints de malnutrition modérée ; en-dessous de moins 3 écarts-types la malnutrition est considérée comme sévère. Le tableau 7.8 présente une classification de la situation nutritionnelle des population en fonction des indices de malnutrition définie par l’OMS. Par exemple, la situation nutritionnelle d’une population où moins de 20 % des enfants présentent un retard de croissance (moins de 2 écarts-types en-dessous de la médiane pour la taille-pour- âge) est considérée comme acceptable, elle est considérée comme critique lorsque cette proportion est égale ou supérieure à 40 %. Allaitement et état nutritionnel • 57 Tableau 7.8 Échelle pour l’interprétation des valeurs de prévalence de la malnutrition (-2 Z-score) dans une population Situation de malnutrition Indicateurs Acceptable Mauvaise Grave Critique Prévalence du retard de croissance (% d’enfants Z < -2) <20 ≥20 et <30 ≥30 et <40 ≥40 Prévalence de l’insuffisance pondérale (% d’enfants Z < -2) <10 ≥10 et <20 ≥20 et <30 ≥30 Prévalence de l’émaciation (% d’enfants Z < -2) <5 ≥ 5 et <10 ≥10 et <15 ≥15 Retard de croissance Pour le retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans la situation est grave dans les régions de Kolda (33 %), Sédhiou (32 %) et Kaffrine (32 %) (Tableau 7.9 et Graphique 7.1). Elle est mauvaise dans les régions de Tambacounda (28 %) et de Kédougou (27 %). Dans les autres régions, la situation est acceptable, notamment à Saint-Louis (13 %), Thiès (14 %) et Dakar (14 %). Tableau 7.9 État nutritionnel des enfants Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans considérés comme atteints de malnutrition selon les trois indices anthropométriques de mesure de l’état nutritionnel : la taille en fonction de l’âge, le poids en fonction de la taille et le poids en fonction de l’âge, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Taille-pour-Age1 Poids-pour-Taille Poids-pour-Age Effectif d’enfantsRégion Pourcen- tage en dessous de -3 ET Pourcen- tage en dessous de -2 ET2 Score centré réduit moyen (ET) Pourcen- tage en dessous de -3 ET Pourcen- tage en dessous de -2 ET2 Pourcen- tage au- dessus de +2 ET Score centré réduit moyen (ET) Pourcen- tage en dessous de -3 ET Pourcen- tage en dessous de -2 ET2 Pourcen- tage au- dessus de +2 ET Score centré réduit moyen (ET) Dakar 2,8 13,8 (0,7) 0,3 3,1 1,3 (0,3) 0,7 9,6 0,4 (0,6) 1 846 Ziguinchor 3,7 17,9 (0,8) 1,4 6,0 3,8 (0,1) 1,5 8,8 1,0 (0,6) 363 Diourbel 5,0 18,1 (0,9) 1,2 6,9 1,1 (0,6) 3,3 12,5 0,2 (0,9) 1 278 Saint-Louis 2,9 13,2 (0,6) 1,2 8,4 1,0 (0,7) 1,9 13,7 0,9 (0,8) 1 077 Tambacounda 10,0 28,1 (1,3) 2,5 12,1 0,7 (0,7) 5,7 21,8 0,3 (1,2) 648 Kaolack 4,7 19,8 (1,0) 1,3 9,1 1,6 (0,6) 2,5 16,1 0,4 (1,0) 1 197 Thiès 3,7 13,5 (0,8) 0,4 4,3 1,1 (0,4) 0,9 7,6 0,8 (0,7) 1 805 Louga 4,8 16,4 (0,8) 2,4 10,8 1,5 (0,7) 3,4 15,9 1,1 (0,9) 721 Fatick 4,1 14,5 (0,9) 0,6 7,4 1,7 (0,5) 2,9 12,7 0,4 (0,8) 609 Kolda 12,1 33,1 (1,5) 1,6 6,5 1,3 (0,4) 4,9 21,9 0,2 (1,1) 568 Matam 5,2 18,1 (0,9) 2,6 16,1 1,5 (0,9) 5,1 20,1 0,5 (1,1) 533 Kaffrine 10,9 32,1 (1,4) 2,4 9,9 0,7 (0,7) 7,0 24,5 0,2 (1,3) 601 Kédougou 10,5 26,8 (1,2) 1,8 7,6 2,3 (0,4) 4,1 19,2 1,0 (0,9) 152 Sédhiou 11,8 32,2 (1,4) 0,9 7,2 1,5 (0,4) 5,3 20,0 0,9 (1,1) 364 Note : Le tableau est basé sur les enfants qui ont dormi dans le ménage la nuit ayant précédé l’enquête. Chaque indice est exprimé en terme d’unités d’écart type (ET) par rapport à la médiane des Normes OMS de la croissance de l’enfant adoptées en 2006. Les indices présentés dans ce tableau ne sont PAS comparables à ceux basés sur les normes NCHS/CDC/OMS de 1077 utilisées précédemment. Le tableau est basé sur les enfants dont les dates de naissance (mois et année) et les mesures du poids et de la taille sont valables. 1 Les enfants de moins de 2 ans sont mesurés en position allongée alors que les autres enfants sont mesurés en position debout. 2 Y compris les enfants qui se situent en-dessous de -3 ET de la médiane des Normes OMS de la croissance de l’enfant. 58 • Allaitement et état nutritionnel Graphique 7.1 Prévalence de la malnutrition (enfants de moins de 5 ans) Émaciation ou maigreur Au tableau 7.9 et le graphique 7.1 figurent également les résultats concernant les proportions d’enfants atteints d’émaciation, évaluée par l’indice poids-pour-taille. Les enfants dont le poids-pour-taille se situe en dessous de moins deux écarts-types de la médiane de la population de référence, sont considérés comme étant atteints de maigreur ou émaciation, ceux se situant en dessous de moins trois écarts-type sont considérés comme souffrant de forme sévère de maigreur (OMS et UNICEF 2009). L’émaciation reflète une malnutrition aigüe. La malnutrition aigüe varie fortement en fonction des régions. Elle est mauvaise dans toutes les régions sauf à Dakar (3 %), et Thiès (4 %) où la situation est acceptable. Pour les régions de Matam (16 %), Tambacounda (12 %) et de Louga (11 %), la situation de la malnutrition aigüe est grave voir critique. Dans les autres régions aussi, la situation des enfants est mauvaise mais dans une moindre mesure. Surpoids et obésité L’indice poids-pour-taille supérieur à + 2 écarts-types et inférieur ou égale à + 3 écarts-types définit le surpoids. L’obésité est déterminée par un indice poids pour taille supérieur à +3 écarts-types. Le surpoids et l’obésité, conséquences de la suralimentation, correspondent à une accumulation excessive de graisse présentant un risque pour la santé. Moins de 2 % d’enfants présentent un surpoids, sauf dans les régions de Ziguinchor (4 %) et de Kédougou (2 %). Insuffisance pondérale Le tableau 7.9 et le graphique 7.1 présentent également l’état nutritionnel des enfants mesuré au moyen de l’indice poids-pour-âge. Il s’agit d’un indice combiné, un faible poids-pour-âge pouvant être provoqué par la maigreur comme par le retard de croissance. Il traduit une insuffisance pondérale. Cet indice est celui qui est le plus souvent utilisé par les services de santé pour suivre les progrès nutritionnels et la croissance des enfants. Comme le poids-pour-taille, cet indice est sensible aux variations saisonnières. Les enfants dont le poids pour-âge se situe en dessous de moins deux écarts-types de la médiane de la 13.8 17.9 18.1 13.2 28.1 19.8 13.5 16.4 14.5 33.1 18.1 32.1 26.8 32.2 3.1 6.0 6.9 8.4 12.1 9.1 4.3 10.8 7.4 6.5 16.1 9.9 7.6 7.2 9.6 8.8 12.5 13.7 21.8 16.1 7.6 15.9 12.7 21.9 20.1 24.5 19.2 20.0 0 5 10 15 20 25 30 35 Dakar Ziguinchor Diourbel Saint-Louis Tambacounda Kaolack Thiès Louga Fatick Kolda Matam Kaffrine Kedougou Sédhiou Insuffisance pondérale Malnutrition aigüe Retard de Croissance EDS-Continue 2012-2014 Allaitement et état nutritionnel • 59 population de référence sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale ; ceux se situant en dessous de moins trois écarts-types sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale sévère. L’insuffisance pondérale est un indicateur composite qui reflète en même temps une malnutrition chronique et une malnutrition aigüe. La prévalence de l’insuffisance pondérale est élevée dans les régions de Kaffrine (25 %), Kolda (22 %), Tambacounda (22 %) et Sédhiou (20 %) où la situation est grave. Thiès, Ziguinchor et Dakar sont les régions où la prévalence de cette forme de malnutrition est la plus faible avec respectivement 8 %, 9 % et 10 %. Paludisme • 61 PALUDISME 8 Moussa DIAKHATÉ et Magatte NDIAYE e paludisme est dû à un parasite, le plasmodium, transmis par des moustiques qui en sont porteurs. Les populations les plus vulnérables au paludisme sont les enfants de moins de cinq ans ainsi que les femmes enceintes. Au Sénégal, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) a inscrit dans sa planification stratégique la promotion de l’utilisation des Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide (MII) comme axe d’intervention majeure pour la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme. Afin de réaliser cet objectif, le PNLP et ses partenaires ont mis en œuvre des activités d’approvisionnement et de distribution de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide à Longue Durée d’Action (MILDA). Cette distribution est effectuée au cours d’activités de routine par le biais des structures sanitaires et des organisations communautaires de base (vente subventionnée), mais aussi à pendant des campagnes de distribution gratuite. Depuis 2003 avec la propagation de la résistance à la chloroquine, le Sénégal a adopté la combinaison Sulfadoxine-Pyriméthamine (SP) plus Amodiaquine (AQ) pour le traitement du paludisme simple. Puis en 2006 selon les recommandations de l’OMS pour la prise en charge des cas confirmés de paludisme simple, le Sénégal a adopté une Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine (CTA). Pour la prise en charge du paludisme grave, la quinine est la molécule utilisée aussi bien chez l’enfant, que chez l’adulte et la femme enceinte. Les informations collectées dans le cadre de l’EDS-Continue du Sénégal (EDS-Continue 2012- 2014) ont permis d’évaluer les interventions qui ont été menées au Sénégal dans le cadre de la lutte contre le paludisme, de mettre en lumière les progrès et les efforts accomplis pour le renforcement de la prise en charge du paludisme. 8.1 MOUSTIQUAIRES ET PULVÉRISATION INTRADOMICILIAIRE La prévention du paludisme repose sur deux types de mesure : un ensemble de précautions visant à limiter les risques de piqûre des moustiques transmetteurs du parasite (Plasmodium) responsable du paludisme et la chimioprophylaxie palustre. Parmi les mesures limitant le contact entre les personnes et le vecteur (moustique), la moustiquaire imprégnée d’insecticide et l’aspersion ou la pulvérisation intradomiciliaire (PID) d’insecticide comptent parmi les moyens les plus efficaces. L’approche stratégique choisie par le PNLP est celle de l’accès universel aux MILDA afin de garantir un meilleur taux de couverture et d’utilisation des MILDA, en particulier par les populations les plus vulnérables. La pulvérisation intradomiciliaire constitue aussi une des composantes de la stratégie de lutte contre le paludisme au Sénégal. 8.1.1 Possession de moustiquaires Les données collectées au cours de l’EDS-Continue 2012-2014 ont permis d’évaluer les proportions de ménages disposant de moustiquaires, imprégnées ou non, de ceux disposant de MII et de ceux disposant d’une MILDA. Une MIILDA est une moustiquaire qui a été imprégnée d’insecticide industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire. Une MII est, soit une MIILDA, soit une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, soit une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. L 62 • Paludisme Le Tableau 8.1 présente le pourcentage de ménages disposant d’au moins une moustiquaire quelconque et le nombre moyen de moustiquaires par ménage. Les mêmes informations sont fournies pour la possession de MII, ainsi que de MILDA. Tableau 8.1 Possession de moustiquaires par les ménages Pourcentage de ménages qui possèdent au moins une moustiquaire (imprégnée ou non) ; pourcentage qui possède au moins une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII) ; pourcentage qui possède une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA) et nombre moyen de moustiquaires, de MII et de MIILDA par ménage et pourcentage de ménages qui possèdent au moins une MII pour deux personnes qui ont passé la nuit dernière dans le ménage, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Moustiquaire imprégnée ou non Moustiquaire Préimprégnée d’Insecticide (MII)1 Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide à Longue Durée d’Action (MIILDA) Effectif de ménages Pourcentage de ménages avec au moins une MII1 pour deux personnes2 qui ont passé la nuit dernière dans le ménage (Couverture universelle) Effectif de ménages avec au moins une personne qui a passé la nuit dernière dans le ménage Pourcentage en ayant au moins une Nombre moyen de mousti- quaires par ménage Pourcentage en ayant au moins une Nombre moyen de MII1 par ménage Pourcentage en ayant au moins une Nombre moyen de MILLDA par ménage Dakar 52,4 1,5 44,5 1,2 40,3 1,1 2261 18,0 2 261 Ziguinchor 94,9 3,6 91,6 3,4 90,9 3,4 386 56,1 386 Diourbel 89,6 4,7 88,5 4,6 87,9 4,5 668 49,4 668 Saint-Louis 86,3 3,1 83,0 2,9 80,8 2,8 755 32,0 755 Tambacounda 86,1 3,5 82,6 3,2 79,5 3,1 364 32,5 363 Kaolack 86,6 3,4 78,8 2,7 76,1 2,5 572 20,9 572 Thiès 87,4 3,9 76,9 3,3 58,8 2,3 1 264 39,5 1 264 Louga 93,6 4,6 92,0 4,5 91,3 4,4 454 47,8 453 Fatick 93,7 4,0 91,3 3,8 89,9 3,8 370 43,5 368 Kolda 89,9 3,3 88,6 3,3 84,0 3,1 388 40,4 387 Matam 92,8 3,9 88,4 3,6 88,0 3,5 296 31,7 296 Kaffrine 83,3 3,1 81,0 3,0 79,4 2,9 299 26,8 299 Kedougou 89,7 3,1 82,9 2,8 79,0 2,7 108 44,4 108 Sédhiou 88,4 3,9 88,0 3,9 87,5 3,9 222 40,9 222 1 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 2 Membres de fait des ménages La proportion de ménages disposant d’au moins une MII est plus élevée dans les régions de Sédhiou, Matam, Diourbel, Kolda, Fatick et Ziguinchor où cette valeur se situe entre 88 % et 92 %. Dans la région de Thiès (77 %) et surtout dans celle de Dakar (45 %), ces pourcentages sont plus faibles. On trouve des résultats très similaires en ce qui concerne les MILDA. Selon les recommandations de l’OMS, chaque ménage devrait posséder, au moins, une moustiquaire imprégnée d’insecticide pour deux personnes dans le but d’atteindre une couverture universelle. Les résultats de l’enquête présentés au Tableau 8.1 indiquent que cette proportion varie de manière importante selon les régions : moins de 25 % dans les régions de Dakar (18 %), Kaolack (21 %) et Kaffrine (27 %) et autour de 50 % dans les régions de Louga (48 %), Diourbel (49 %) et Ziguinchor (56 %). 8.1.2 Pulvérisation intradomiciliaire (PID) La PID est une technique de lutte antivectorielle qui consiste à pulvériser de l’insecticide liquide sur les murs intérieurs des logements. Son effet est double : • Un effet létal : les anophèles qui se trouvent à l’intérieur de la maison sont tués en se posant sur les murs. • Un effet répulsif : la PID dissuade—cette fois avant la piqûre—les anophèles de rentrer dans un logement dont les murs ont été pulvérisés d’insecticide. Par ailleurs, certains insecticides utilisés pour la PID réduisent fortement la présence d’autres insectes nuisibles comme les cafards et les mouches. Paludisme • 63 Au Sénégal, la pulvérisation intradomiciliaire est un des axes d’intervention stratégique de lutte contre le paludisme mise en œuvre par le PNLP. L’analyse des données du Tableau 8.2 montre des différences importantes entre les régions. Le pourcentage de ménages dont les murs du logement ont été pulvérisés d’insecticide est plus élevé dans les régions de Kaolack (31 %), Kaffrine (37 %), Kolda (41 %) et Tambacounda (22 %). Dans les autres régions ce pourcentage est inférieur à 8 %. Tableau 8.2 Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) contre les moustiques Pourcentage de ménages ayant reçu la visite de quelqu’un qui a pulvérisé les murs intérieurs du logement avec un insecticide contre les moustiques (PID) au cours des 12 derniers mois et pourcentage de ménages avec, au moins, une MII et/ou ayant bénéficié d’une PID au cours des 12 derniers mois, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Pourcentage de ménages dont les murs intérieurs du logement ont été pulvérisés d’insecticide au cours des 12 derniers mois Pourcentage de ménages avec, au moins, une MII1 et/ou ayant bénéficié d’une PID au cours des 12 derniers mois Effectif de ménages Dakar 5,5 47,7 2 261 Ziguinchor 1,7 91,6 386 Diourbel 4,7 89,1 668 Saint-Louis 3,8 83,5 755 Tambacounda 22,0 86,1 364 Kaolack 30,8 83,8 572 Thiès 6,1 78,1 1 264 Louga 7,7 92,6 454 Fatick 3,2 91,8 370 Kolda 40,5 93,2 388 Matam 0,5 88,4 296 Kaffrine 37,0 87,8 299 Kedougou 6,3 84,8 108 Sédhiou 2,4 88,2 222 PID = Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel 1 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. Le tableau 8.2 présente aussi le pourcentage de ménages possédant au moins une MII et/ou dont les murs du logement ont été aspergés d’insecticide au cours des 12 derniers mois. À l’exception de Dakar (48 %) qui enregistre un pourcentage beaucoup plus faible qu’ailleurs, les écarts entre régions ne sont pas très importants puisque ce pourcentage varie de 78 % dans la région de Thiès à 93 % dans celles de Louga et de Kolda. 8.1.3 Accès aux moustiquaires Le pourcentage de la population de fait des ménages qui aurait pu dormir sous une MII, si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum, est un indicateur important dans la lutte contre le paludisme. Comparé avec l’indicateur d’utilisation des MII, il permet de mieux comprendre les facteurs de sous-utilisation des MII au sein des ménages afin de mieux orienter les programmes de lutte contre le paludisme. Le Graphique 8.1 présente les niveaux d’accès aux MII de la population de fait des ménages. On constate que le pourcentage de personnes qui auraient pu dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum varie selon les régions. C’est en effet, dans les régions de Ziguinchor (80 %), Louga (75 %), Diourbel (74 %) et Fatick (73 %) que ce pourcentage est le plus élevé. Par contre, il est nettement plus faible à Dakar (33 %), Kaolack (47 %) et Kaffrine (57 %). 64 • Paludisme Graphique 8.1 Pourcentage de la population de fait ayant accès à une MII dans le ménage 8.1.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages Pour évaluer le niveau d’utilisation des moustiquaires par les populations on a demandé, au cours de l’enquête, la liste de toutes les personnes qui avaient dormi sous chaque moustiquaire la nuit ayant précédé le passage de l’enquêteur. Les informations sur l’âge et sur l’état de grossesse pour les femmes, ont permis de déterminer la fréquence de l’utilisation des moustiquaires dans la population générale (tous âges et tous sexes confondus), et parmi les deux groupes vulnérables que sont les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le Tableau 8.3 présente, par région, les pourcentages de ménages qui ont dormi sous une moustiquaire non imprégnée d’insecticide, ceux qui ont dormi sous une MII et ceux qui ont dormi sous une MIILDA la nuit ayant précédé l’interview. Dans les régions de Sédhiou, Diourbel, Louga, Saint-Louis, Fatick, Matam et Ziguinchor, ces pourcentages dépassent 50 %. C’est dans la région de Ziguinchor que le pourcentage de ménages ayant dormi sous une MII est le plus élevé (58 %). Par contre, il est plus faible dans les régions de Kaolack (32 %), Tambacounda (35 %), Kaffrine (30 %) et Dakar (20 %). Étant donné que les moustiquaires utilisées par la population des ménages sénégalais sont essentiellement des MILDA, les pourcentages de la population qui ont dormi sous une MII et ceux qui ont dormi sous une MILDA sont, dans l’ensemble, très similaires, à l’exception de la région de Thiès où la proportion de ménages ayant dormi sous une MII est de 40 % contre 27 % pour la MIILDA. 32,5 79,6 73,9 60,7 58 46,8 63 75,3 72,9 66,7 63,3 56,9 63,6 69,3 Dakar Ziguinchor Diourbel Saint-Louis Tambacounda Kaolack Thiès Louga Fatick Kolda Matam Kaffrine Kedougou Sédhiou EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Paludisme • 65 Tableau 8.3 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages Pourcentage de la population de fait des ménages qui, la nuit précédant l’interview, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés avec un insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi la population de fait des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit précédant l’interview, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Population des ménages Population des ménages avec, au moins, une MII1 Région Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée, ou non, la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MILDA1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un logement dont les murs ont été pulvérisés avec un insecticide contre les moustiques au cours des 12 derniers mois Effectif Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif Dakar 24,6 20,1 17,6 24,4 15 430 39,1 7 933 Ziguinchor 61,1 57,6 56,5 57,9 2 825 61,2 2 660 Diourbel 52,5 51,3 51,0 54,3 6 944 57,2 6 236 Saint-Louis 58,5 54,6 53,2 56,3 6 614 64,5 5 600 Tambacounda 37,2 34,8 32,8 50,4 3 628 42,7 2 959 Kaolack 38,9 32,3 30,1 55,8 6 238 40,0 5 032 Thiès 48,0 40,3 26,9 43,1 11 529 50,2 9 244 Louga 55,3 53,8 53,0 58,0 4 748 58,0 4 405 Fatick 59,2 56,0 55,1 57,1 3 508 61,2 3 211 Kolda 48,5 47,1 43,8 72,5 3 392 52,6 3 038 Matam 59,4 54,7 53,8 54,7 3 119 62,4 2 731 Kaffrine 31,8 30,4 29,4 58,4 2 929 36,6 2 431 Kedougou 45,7 40,3 37,9 48,6 840 49,3 686 Sédhiou 51,9 51,2 51,0 52,0 2 254 58,2 1 979 1 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. Par ailleurs, les pourcentages ayant dormi sous une MII la nuit précédant l’interview ou dans un logement dont les murs ont été pulvérisés d’insecticide contre les moustiques au cours des 12 derniers mois suivent de près, dans presque toutes les régions les pourcentages de la population ayant dormi sous une MII la nuit dernière. Cependant, dans les régions de Kaffrine, Kolda, Kaolack et Tambacounda où les programmes de pulvérisation intradomiciliaire ont été mis en œuvre, on constate des écarts importants : par exemple, à Kolda, 47 % des ménages ont dormi sous une MII mais 73 % ont dormi sous une MII ou dans un logement dont les murs ont été pulvérisés d’insecticide. Dans la région de Kaffrine, ces pourcentages sont respectivement de 30 % et de 58 % et dans celle de Tambacounda, de 35 % et de 50 %. En outre, le Tableau 8.3 présente, parmi les ménages qui possèdent, au moins une MII, les pourcentages de ceux qui ont dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’interview. On constate que quelle que soit la région, le pourcentage de ceux qui ont utilisé une MII est plus élevé dans la population qui possède au moins une MII que dans la population dans son ensemble. 8.1.5 Utilisation des moustiquaires par les groupes vulnérables Bien que le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale se soit fixé comme objectif de protéger toute la population par les MII, il accorde néanmoins une attention spéciale aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans. Ces deux groupes de population vulnérable font l’objet d’un suivi particulier. Utilisation des moustiquaires par les enfants de moins de cinq ans : Le Tableau 8.4 présente les pourcentages d’enfants de moins de cinq ans qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’interview, par type de moustiquaire et selon la région. Les résultats sur l’utilisation des moustiquaires par les enfants ne sont pas très différents de ceux obtenus pour l’ensemble de la population, bien que dans certaines régions, les pourcentages d’enfants ayant dormi sous une MII soient légèrement supérieurs à ceux de la population dans son ensemble : c’est le cas, par exemple, des régions de Ziguinchor (63 % contre 58 %) et de Saint-Louis (60 % contre 55 %). Comme dans la population en général, c’est à Dakar que le pourcentage d’enfants ayant dormi sous une moustiquaire, quel que soit le type, est la plus faible. 66 • Paludisme Dans les ménages possédant au moins une MII, on constate que dans toutes les régions, les pourcentages d’enfants ayant dormi sous une MII la nuit ayant précédé l’interview sont plus élevés que dans la population dans son ensemble. Par exemple, à Dakar, ces pourcentages sont de 43 % contre 23 % et à Kédougou de 52 % contre 41 %. Tableau 8.4 Utilisation des moustiquaires par les enfants Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans qui, la nuit précédant l’interview, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d’insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi les enfants de moins de cinq ans des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage ayant dormi sous une MII la nuit précédant l’interview, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Enfants de moins de cinq ans dans tous les ménages Enfants de moins de cinq ans dans les ménages avec, au moins, une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée,ou non, la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MILDA1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un logement dont les murs ont été pulvérisés avec un insecticide contre les moustiques au cours des 12 derniers mois Effectif d’enfants Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif d’enfants Dakar 26,8 23,1 20,6 27,3 1 984 42,9 1 071 Ziguinchor 67,1 63,0 60,7 63,0 387 66,6 366 Diourbel 52,3 51,4 51,0 54,2 1 347 57,0 1 213 Saint-Louis 63,7 59,5 57,8 60,6 1 156 68,3 1 007 Tambacounda 39,6 37,0 35,4 53,0 714 45,4 583 Kaolack 43,4 36,0 34,0 58,8 1 253 44,5 1 014 Thiès 51,0 43,8 31,0 45,2 1 880 52,7 1 565 Louga 58,5 56,9 55,9 60,7 808 60,9 755 Fatick 63,0 59,5 58,3 60,6 637 64,7 586 Kolda 51,3 49,9 46,7 74,7 631 55,4 568 Matam 62,2 56,8 56,6 56,9 582 64,9 509 Kaffrine 33,3 31,9 30,9 59,4 639 38,9 524 Kedougou 48,0 41,3 39,3 50,9 170 51,8 136 Sédhiou 56,6 55,9 55,9 56,8 408 63,6 359 Note : Le tableau est basé sur les enfants ayant passé la nuit précédant l’interview dans le ménage. PID = Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel 1 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes : Le Tableau 8.5 présente les pourcentages de femmes enceintes de 15-49 ans ayant dormi la nuit ayant précédé l’interview sous une moustiquaire de chaque type. En ce qui concerne les MII, ces pourcentages ne sont pas très différents de ceux obtenus pour les enfants avec, cependant, certaines exceptions. Par exemple, dans la région de Saint-Louis, pour les MII, ce pourcentage est de 39 % pour les femmes enceintes et de 60 % pour les enfants. Les femmes enceintes sont aussi moins couvertes que les enfants dans les régions de Thiès (35 % contre 44 %) et de Fatick (51 % contre 60 %). Par contre, il faut noter la tendance inverse dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor où les femmes enceintes sont mieux protégés par l’utilisation des MII que les enfants (respectivement 65 % contre 56 %) et (73 % contre 63 %). C’est dans la région de Ziguinchor que l’on enregistre les pourcentages les plus élevés de femmes enceintes qui ont dormi sous moustiquaire la nuit ayant précédé l’interview. On constate également une utilisation plus importante des MII par les femmes enceintes des ménages qui possèdent au moins une MII que dans la population générale. Paludisme • 67 Tableau 8.5 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes de 15-49 ans qui, la nuit précédant l’interview, a dormi sous une moustiquaire (imprégnée ou non), sous une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII), et sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA), ou dans un logement dont les murs intérieurs ont été pulvérisés d’insecticide (PID) au cours des 12 derniers mois et, parmi les femmes enceintes de 15-49 ans des ménages avec, au moins, une MII, pourcentage qui a dormi sous une MII la nuit précédant l’interview, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Femmes enceintes de 15-49 ans dans tous les ménages Femmes enceintes de 15-49 ans dans les ménages avec, au moins, une MII1 Pourcentage ayant dormi sous une moustiquaire imprégnée, ou non, la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MILDA1 la nuit dernière Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière ou dans un logement dont les murs ont été pulvérisés avec un insecticide contre les moustiques au cours des 12 derniers mois Effectif de femmes Pourcentage ayant dormi sous une MII1 la nuit dernière Effectif de femmes Dakar 20,2 18,7 18,7 20,6 237 33,9 131 Ziguinchor 74,4 72,5 66,1 72,5 33 76,2 31 Diourbel 53,3 52,9 52,6 53,7 151 58,9 135 Saint-Louis 48,2 39,4 39,4 44,7 118 47,3 98 Tambacounda 40,6 38,7 36,5 49,7 87 47,5 71 Kaolack 39,1 32,4 30,0 53,6 118 41,2 93 Thiès 47,7 34,7 22,9 38,5 199 47,8 145 Louga 59,7 57,6 56,8 62,0 99 62,3 92 Fatick 55,8 50,8 49,5 54,2 73 58,5 63 Kolda 48,7 48,7 42,8 75,9 72 54,2 65 Matam 66,3 59,8 58,3 60,2 72 67,3 64 Kaffrine 36,3 35,3 32,3 54,0 82 41,5 69 Kedougou 51,5 45,9 44,2 52,3 20 55,3 17 Sédhiou 64,6 64,6 64,6 65,5 39 74,1 34 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Le tableau est basé sur les femmes ayant passé la nuit précédant l’interview dans le ménage. PID = Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel 1 Une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est (1) une moustiquaire qui a été imprégnée d’insecticide industriellement par le fabricant et qui ne nécessite pas de traitement supplémentaire (MIILDA) ou (2) une moustiquaire préimprégnée obtenue il y a moins de 12 mois, ou (3) une moustiquaire qui a été trempée dans un insecticide il y a moins de 12 mois. 8.2 TRAITEMENT PRÉVENTIF ANTIPALUDÉEN AU COURS DE LA GROSSESSE Outre l’utilisation des MII, la prévention du paludisme chez la femme enceinte passe également par le Traitement Préventif Intermittent du paludisme pendant la grossesse (TPIg) qui consiste en la prise de deux doses de Sulfadoxine-Pyriméthamine (SP) dont au moins une au cours d’une consultation prénatale. Les directives récentes de l’OMS recommandent la prise de trois doses pour toutes les femmes enceintes. Au cours de l’EDS-Continue 2012-2014, on a demandé à toutes les femmes qui avaient eu une naissance au cours des deux années précédant l’enquête si, durant la grossesse la plus récente, elles avaient pris des antipaludiques à titre préventif. Dans le cas d’une réponse positive, on leur a demandé de quels antipaludiques il s’agissait. Aux femmes ayant déclaré avoir pris de la SP/Fansidar, on a demandé combien de fois elles avaient pris cet antipaludique et si elles l’avaient reçu au cours d’une visite prénatale. Les résultats sont présentés au Tableau 8.6. Il ressort des résultats que les écarts entre les régions sont très importants. Dans les régions de Thiès (88 %), Diourbel (87 %), Fatick (87 %) et Dakar (86 %), près de neuf femmes sur dix ont reçu de la SP/Fansidar. Par contre, ce pourcentage est plus faible dans les régions de Tambacounda (52 %) et Kaffrine (61 %). En outre, ce sont les femmes des régions de Diourbel (80 %), Saint-Louis (79 %) et de Fatick (79 %) qui ont été proportionnellement, les plus nombreuses à recevoir la SP/Fansidar au cours d’une visite prénatale et c’est à Tambacounda que cette proportion est la plus faible (48 %). On observe aussi des différences importantes entre régions en ce qui concerne la prise du Traitement Préventif Intermittent (TPI), c’est-à-dire le pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont pris deux doses ou plus et qui en ont reçu au moins une au cours d’une visite prénatale. En effet, dans les régions de Dakar et de Louga cette proportion est de 46 %, à 68 • Paludisme Ziguinchor, Saint-Louis et Matam, elle est 47 %, et à Thiès de 43 %. Mais dans les régions de Tambacounda (27 %) et Kaffrine (26 %), ce pourcentage est inférieur à 30 %. Tableau 8.6 Utilisation d’antipaludéens à titre préventif et du Traitement Préventif Intermittent (TPIg) par les femmes au cours de la grossesse Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des deux années ayant précédé l’enquête qui, au cours de la grossesse, ont pris des antipaludéens à titre préventif; pourcentage qui ont pris une dose de SP/Fansidar, pourcentage qui ont reçu de la SP/Fansidar au cours d’une visite prénatale, pourcentage qui ont pris au moins 2 doses de SP/Fansidar, pourcentage qui ont pris au moins 2 doses de SP/Fansidar et qui en ont reçu, au moins une, au cours d’une visite prénatale et pourcentage qui ont pris au moins 3 doses de SP/Fansidar et qui en ont reçu, au moins une, au cours d’une visite prénatale, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Pourcentage ayant pris un antipaludéen SP/Fansidar Traitement Préventif Intermittent 1 Effectif de femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années Pourcentage ayant pris de la SP/Fansidar Pourcentage ayant reçu de la SP/Fansidar au cours d’une visite prénatale Pourcentage ayant pris 2 doses ou plus de SP/Fansidar Pourcentage ayant pris 2 doses ou plus de SP/Fansidar et qui en ont reçu au moins une au cours d’une visite prénatale Dakar 90,0 85,5 78,0 49,1 46,4 770 Ziguinchor 95,4 71,8 68,5 49,3 47,4 148 Diourbel 87,6 86,6 80,0 39,5 37,5 518 Saint-Louis 91,1 79,3 79,0 46,6 46,6 434 Tambacounda 76,4 51,5 47,8 29,8 27,0 281 Kaolack 91,9 74,5 72,7 39,4 38,4 501 Thiès 92,6 88,3 76,4 48,2 42,5 734 Louga 89,0 76,1 74,8 46,7 46,1 286 Fatick 90,4 86,5 78,9 45,0 42,4 233 Kolda 85,7 60,1 58,9 36,7 35,7 253 Matam 89,0 76,0 75,4 48,0 47,4 203 Kaffrine 78,3 61,1 58,7 27,1 25,8 258 Kedougou 77,9 60,7 57,2 35,8 34,3 72 Sédhiou 88,6 61,7 59,0 39,8 37,8 148 1 TPIg: Le Traitement Préventif Intermittent durant la grossesse est un traitement préventif de deux doses ou plus de SP/Fansidar. 8.3 PRÉVALENCE DE LA FIÈVRE ET TRAITEMENT ANTIPALUDÉEN DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Les enquêteurs ont également demandé si les enfants de moins de cinq ans avaient eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview. Si la réponse était positive, une série de questions sur le traitement de la fièvre a alors été posée (voir Chapitre 6—Santé de l’enfant). Ces questions portaient sur la prise de médicaments antipaludéens et sur le moment où le traitement antipaludique avait été administré pour la première fois. Les résultats sont présentés dans le Tableau 8.7 ci-dessous. On constate des variations importantes de la prévalence de la fièvre entre les régions. En effet, c’est dans les régions de Kolda (26 %), Sédhiou (22 %) et Ziguinchor (18 %) que la prévalence de la fièvre est la plus élevée. À l’opposé, c’est dans les régions de Louga (11 %, ) de Thiès (10 %), de Matam (10 %) et de Saint-Louis (9 %) que l’on enregistre la proportion la plus faible d’enfants ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview. Paludisme • 69 Tableau 8.7 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants Pourcentage d’enfants de moins de cinq ans qui ont eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’interview; parmi ces enfants, pourcentage à qui on a prélevé du sang au doigt ou au talon; pourcentage qui ont pris des antipaludéens et pourcentage qui les ont pris le jour même ou le jour suivant le début de la fièvre selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Parmi les enfants de moins de cinq ans : Parmi les enfants de moins de cinq ans ayant eu de la fièvre : Région Pourcentage ayant eu de la fièvre au cours des deux semaines ayant précédé l’enquête Effectif d’enfants Pourcentage à qui on a prélevé du sang au doigt ou au talon pour être testé Pourcentage ayant pris des antipaludéens Pourcentage ayant pris des antipaludéens le jour même ou le jour suivant Effectif d’enfants Dakar 16,7 1 976 2,4 13,2 9,5 330 Ziguinchor 18,4 363 11,1 3,8 1,7 67 Diourbel 12,5 1 259 9,3 4,8 3,2 157 Saint-Louis 8,9 1 129 6,6 2,4 2,4 100 Tambacounda 15,2 660 7,8 3,3 0,0 100 Kaolack 12,7 1 230 6,8 2,4 1,4 156 Thiès 10,1 1 763 5,2 8,3 6,3 177 Louga 10,7 764 3,2 0,8 0,8 82 Fatick 15,1 592 13,5 8,1 5,1 89 Kolda 25,7 597 11,5 7,9 3,4 154 Matam 10,2 550 7,1 1,4 1,4 56 Kaffrine 12,5 611 5,2 2,6 1,8 76 Kedougou 17,6 159 27,4 4,6 1,5 28 Sédhiou 22,3 372 13,3 4,7 0,4 83 Parmi les enfants ayant eu de la fièvre, le pourcentage à qui on a prélevé du sang au doigt ou au talon pour être testé varie de 2 % à Dakar à 27 % dans la région de Kedougou. En outre, parmi les enfants ayant eu de la fièvre, les pourcentages ayant pris des antipaludéens sont faibles. En effet, ce pourcentage ne dépasse pas 8 % dans la quasi-totalité des régions. Dans certaines comme Louga et Matam, il est de 1 %. De même, à Kaolack et à Saint-Louis, il est de 2 %. C’est dans la région de Dakar que le pourcentage d’enfants dont la fièvre a été traitée avec des antipaludéens est, de loin, le plus élevé (13 %). En outre, dans cette région, comme dans celle de Thiès, l’antipaludéen a été administré rapidement dans la majorité des cas (respectivement 72 % et 76 %). Par contre, dans les régions de Kédougou, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, le pourcentage ayant pris des antipaludéens le jour même où le jour suivant est inférieur à 50 %. 8.4 TAUX D’HÉMOGLOBINE Après obtention du consentement éclairé pour le test d’hémoglobine, on a prélevé une goutte de sang capillaire pour chaque enfant éligible par piqûre au bout du doigt à l’aide d’une petite aiguille rétractable. L’hémoglobinémie était mesurée en utilisant le système HemoCue (photomètre et micro- cuvette). Les résultats du test d’hémoglobine ont été enregistrés dans les questionnaires de l’enquête Ménage. Les parents ou personnes responsables des enfants ayant participé au test ont reçu le résultat du test et sa signification. Dans les cas où le niveau d’hémoglobinémie était inférieur à 8 g/dl, ce qui correspond à une anémie sévère, l’enquêteur recommandait aux responsables de l’enfant de se rendre dans la structure de santé la plus proche (centre de santé ou centre hospitalier), selon les normes de la politique nationale de santé dans le pays. Dans les pays où le paludisme est endémique, un taux d’hémoglobine inférieur à 8,0 g/dl est considéré comme un indicateur indirect de la prévalence de l’anémie liée au paludisme (Tableau 8.8 et Graphique 8.2). Cette proportion varie selon la région. C’est dans les régions de Kolda (14 %) et de Tambacounda (15 %) que l’on constate les pourcentages les plus élevés d’enfants dont le taux d’hémoglobine est inférieur à 8 g/dl. Cet indicateur est plus faible (moins de 5 %) dans les régions de Ziguinchor, Dakar et Thiès. 70 • Paludisme Tableau 8.8 Hémoglobine < 8,0 g/dl Pourcentage d’enfants de 6-59 mois dont le niveau d’hémoglobine est inférieur à 8,0 g/dl, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Région Niveau d’hémoglobine < 8.0 g/dl Effectif d’enfants Dakar 3,2 1 699 Ziguinchor 2,5 306 Diourbel 11,3 1 162 Saint-Louis 6,4 1 013 Tambacounda 14,5 620 Kaolack 9,7 1 090 Thiès 4,6 1 632 Louga 5,5 700 Fatick 11 543 Kolda 13,5 481 Matam 7,2 499 Kaffrine 12,4 557 Kedougou 10,1 121 Sédhiou 7,1 335 Note : Le tableau est basé sur les enfants qui ont passé dans le ménage la nuit ayant précédé l’interview. Les niveaux d’hémoglobine ont été ajustés en fonction de l’altitude en utilisant les formules du CDC (CDC, 1998). L’hémoglobine est mesurée en grammes par décilitre (g/dl). Graphique 8.2 Pourcentage d’enfants de 6-59 mois dont le niveau d’hémoglobine est inférieur à 8,0 g/dl 3,2 2,5 11,3 6,4 14,5 9,7 4,6 5,5 11 13,5 7,2 12,4 10,1 7,1 Dakar Ziguinchor Diourbel Saint-Louis Tambacounda Kaolack Thiès Louga Fatick Kolda Matam Kaffrine Kedougou Sédhiou EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Paludisme • 71 8.5 PARASITÉMIE PALUSTRE Au cours de l’EDS-Continue de 2012-2014, le test de paludisme a consisté en deux tests : 1) Un test de diagnostic rapide (TDR), à savoir le SD BIOLINE Malaria Antigen P.f/Pan qui détecte les antigènes spécifiques du plasmodium falciparum et d’autres espèces sans les distinguer. Après obtention du consentement éclairé, l’enquêteur collectait une goutte de sang sur la bandelette du TDR. Le résultat du test était disponible au bout de 15 minutes et était communiqué immédiatement aux parents ou personnes responsables de l’enfant après avoir été enregistré dans le Questionnaire Ménage. Les enfants testés positifs au TDR étaient soit traités immédiatement au CTA conformément au protocole du ministère de la Santé et de l’action Sociale s’ils ne présentaient pas de contre-indications, soit ils recevaient une carte de référence à une structure sanitaire. La participation au test de parasitémie était assujettie au consentement éclairé et volontaire des personnes responsables de l’enfant. L’enquêteur enregistrait la réponse des parents/personnes responsables/autre adulte sur le questionnaire et signait le questionnaire pour attester qu’il avait bien lu le consentement et que la décision enregistrée sur le questionnaire était bien celle de l’enquêté. Une fois le consentement obtenu, des gouttes de sang étaient prélevées en utilisant la technique de prélèvement de sang par piqûre au bout du doigt. Cette section présente les résultats de l’enquête sur la prévalence du paludisme estimée au moyen d’un TDR réalisé sur le terrain et des gouttes épaisses collectées sur le terrain qui ont fait l’objet d’examens microscopiques au laboratoire de Parasitologie de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. 8.5.1 Prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants Les résultats du Tableau 8.9 indiquent tout d’abord un taux très élevé de couverture du test du paludisme que ce soit pour le TDR mais aussi pour la goutte épaisse (Tableau 8.9). Pour les deux tests, dans 11 régions parmi les 14, un échantillon de sang a été prélevé pour 95 % ou plus des enfants éligibles. Dans les trois autres régions, les tests ont été effectués auprès de plus de 90 % des enfants. Tableau 8.9 Couverture du test de paludisme chez les enfants (non pondéré) Pourcentage d’enfants de 6-59 mois éligibles pour le Test de Diagnostic Rapide (TDR) et la Goutte Épaisse (GE) du paludisme qui ont effectué le TDR et la GE (non pondéré), selon la région, EDS- Continue, Sénégal 2012-2014 Pourcentage d’enfants ayant effectué le TDR et la GE et effectif d’enfants Région Test de Diagnostic Rapide (TDR) Effectif d’enfants Goute Épaisse Effectif d’enfants Dakar 95,6 1765 94,9 1765 Ziguinchor 97,8 353 98,0 353 Diourbel 96,6 1204 96,6 1204 Saint-Louis 97,3 1040 97,3 1040 Tambacounda 95,2 651 95,0 651 Kaolack 96,8 1126 96,7 1126 Thiès 96,7 1683 96,6 1683 Louga 96,5 724 96,5 724 Fatick 95,7 571 96,0 571 Kolda 92,1 569 88,9 569 Matam 93,6 529 93,8 529 Kaffrine 97,9 568 96,2 568 Kedougou 90,0 148 90,7 148 Sédhiou 96,4 359 96,3 359 Quelle que soit la région, on ne constate pratiquement pas d’écart entre les résultats des TDR et les examens microscopiques. C’est dans les régions de Kolda (15 %), Kédougou (12 %) et Tambacounda (8 %) que l’on enregistre les proportions les plus élevées d’enfants de 6-59 mois qui ont été testés positifs. (Tableau 8.10 et Graphique 8.3). Dans 7 des 11 régions, la prévalence est égale ou inférieure à 3 %. 72 • Paludisme Tableau 8.10 Résultat du test de diagnostic rapide (TDR) et la gouttes épaisse (GE) du paludisme chez les enfants Pourcentage d’enfants de 6-59 mois dont le résultat au Test de Diagnostic Rapide (TDR) et la Goutte épaisse (GE) du paludisme est positif, selon la région, EDS-Continue, Sénégal 2014 Tests de diagnostic rapide (TDR) Goutte épaisse (GE) Région Pourcentage d’enfants dont le résultat est positif Effectif d’enfants testés Pourcentage d’enfants dont le résultat est positif Effectif testé au laboratoire Région Dakar 0,4 1 687 0,2 1 674 Ziguinchor 0,6 346 0,7 347 Diourbel 2,2 1 164 1,8 1 163 Saint-Louis 0,0 1 013 0,5 1 013 Tambacounda 8,1 620 7,7 619 Kaolack 1,5 1 090 0,9 1 091 Thiès 1,0 1 627 0,6 1 630 Louga 0,3 699 0,3 700 Fatick 1,3 546 1,2 558 Kolda 15,0 524 14,6 531 Matam 0,1 496 0,3 499 Kaffrine 1,8 556 1,0 546 Kedougou 12,4 133 11,5 141 Sédhiou 2,5 346 2,6 346 Graphique 8.3 Prévalence du paludisme chez les enfants de 6-59 mois selon les résultats du test de diagnostic rapide (TDR) et de la goutte épaisse 0,4 0,6 2,2 0 8,1 1,5 1 0,3 1,3 15 0,1 1,8 12,4 2,5 0,2 0,7 1,8 0,5 7,7 0,9 0,6 0,3 1,2 14,6 0,3 1 11,5 2,6 Dakar Ziguinchor Diourbel Saint-Louis Tambacounda Kaolack Thiès Louga Fatick Kolda Matam Kaffrine Kedougou Sédhiou Goutte épaisse (GE) Tests de diagnostic rapide (TDR) EDS-Continue, Sénégal 2012-2014 Excision des filles de moins de 15 ans • 73 EXCISION DES FILLES DE MOINS DE 15 ANS 9 Fatou Bintou Niang CAMARA et Mariana STIRBU Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) a collecté en 2012-2013 et en 2014 des informations sur l’excision des filles de moins de 15 ans. Cette information permet d’estimer la prévalence de l’excision des filles, et la prévalence de l’infibulation parmi les filles excisées. L’excision en général et, en particulier, l’infibulation peuvent affecter sérieusement la santé des femmes en entraînant des dysfonctionnements de la fonction reproductive et peuvent avoir des conséquences néfastes sur leur bien-être tant physique que mental. 9.1 PRÉVALENCE DE L’EXCISION CHEZ LES FILLES DE MOINS DE 15 ANS Les résultats présentés dans ce chapitre montrent la prévalence de l’excision des filles au Sénégal au niveau des régions. Au cours de deux enquêtes, on a demandé à toutes les femmes qui avaient une ou plusieurs filles de moins de 15 ans si l’une d’entre elles ou plusieurs avaient été excisées et quel type d’excision avait été pratiquée. L’EDS-Continue 2012-13 et 2014 ont donc permis d’évaluer la prévalence et le type de l’excision parmi les filles de 0-14 ans des femmes enquêtées (Tableaux 9.1 et 9.2). Le Tableau 9.1 présente le pourcentage de filles de 0-14 ans, excisées par âge actuel et selon la région. Les résultats font apparaître que c’est dans les régions de Matam (53 %), Sédhiou (51 %), Kolda (46 %) et Tambacounda (42 %) que les proportions de filles de 0-14 ans excisées sont les plus élevées . Par ailleurs, bien que plus faible, on constate que la prévalence de l’excision des filles est élevée, dans les régions de Kédougou (35 %), Ziguinchor (32 %) et Saint-Louis (31 %). Dans les autres régions la prévalence est inférieure à 8 %. Il faut souligner que dans les régions de Diourbel et Thiès la prévalence est inférieure à 1 %. 9.2 INFIBULATION Lors de l’EDS-Continue on a demandé aux femmes qui avaient déclaré que leurs filles avaient été excisées, si on leur avait « fermé la zone génitale », ce qui correspond à une forme extrême d’excision, appelée infibulation. Les résultats présentés au Tableau 9.2 concernent les filles excisées de 0-14 ans dont la zone génitale a été fermée. Dans certaines régions, les faibles effectifs de filles excisées ne permettent pas d’estimer la proportion de celles qui ont été infibulées. Par ailleurs, dans les régions de Saint-Louis et Matam la proportion des non réponses qui avoisinent les 30 % ne permettent pas d’interpréter les résultats. Dans les autres régions, la proportion de filles infibulées parmi les filles excisées varie de 1 % dans la région de Kédougou à 7 % dans les régions de Dakar, Tambacounda et Kolda. L’ Tableau 9.1 Excision des filles de 0-14 ans selon la région Pourcentage de filles de 0-14 ans excisées par âge actuel, selon la région, EDS-Continue, Sénégal, 2012-2014 Âge actuel des filles 0-14 Région 0-4 5-9 10-14 Dakar 1,9 11,0 14,1 8,0 Ziguinchor 13,1 44,1 49,1 31,8 Diourbel 0,5 0,5 0,0 0,3 Saint-Louis 24,8 30,2 42,0 30,8 Tambacounda 28,7 49,1 55,2 42,1 Kaolack 0,2 2,1 1,2 1,1 Thiès 0,0 0,3 1,0 0,4 Louga 0,7 2,6 1,3 1,5 Fatick 0,2 2,9 3,3 1,9 Kolda 22,0 59,4 66,2 45,7 Matam 39,5 60,3 66,3 52,6 Kaffrine 2,9 8,7 8,8 6,2 Kédougou 16,2 46,9 55,6 35,5 Sédhiou 25,5 67,8 70,2 50,5 Note : Le statut d’excision des filles est déclaré par les mères. 74 • Excision des filles de moins de 15 ans Tableau 9.2 Infibulation Répartition (en %) des filles excisées de 0-14 ans selon que la zone génitale a été fermée par une couture suivant la région, Sénégal EC 2012-2014 La zone génitale a été fermée par une couture Total Effectif Région Oui Non NSP/ manquant Dakar 7,1 81,9 11,0 100,0 202 Ziguinchor 1,5 98,1 0,5 100,0 129 Diourbel * * * 100,0 5 Saint-Louis 6,5 63,7 29,8 100,0 404 Tambacounda 7,3 90,1 2,6 100,0 344 Kaolack * * * 100,0 15 Thiès * * * 100,0 8 Louga * * * 100,0 14 Fatick * * * 100,0 13 Kolda 7,3 91,7 1,0 100,0 334 Matam 6,0 62,0 32,0 100,0 346 Kaffrine 2,5 95,8 1,7 100,0 46 Kédougou 1,2 89,7 9,1 100,0 65 Sédhiou 2,0 97,6 0,5 100,0 218 Note : Le statut d’excision des filles est déclaré par les mères. Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Annexe A • 75 ENQUÊTE CONTINUE AU SÉNÉGAL 2012-2014 (EDS-CONTINUE 2012-2014) PLAN DE SONDAGE Annexe A A.1 OBJECTIFS nquête Continue au Sénégal de 2012-2014 (EDS 2012-14) est la version continue de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) réalisée au Sénégal en 1986, 1992-93,1997, 2005 et 2010-2011. L’EDS-Continue 2012-2014 inclue les deux premières répétitions de cinq collectes annuelles de l’EDS-Continue, pour la période de 2012 à 2017. Elle a utilisé un échantillon représentatif national de 400 grappes, de 8 800 ménages sélectionnés, avec un nombre attendu de 15 600 femmes âgées de 15 à 49 ans enquêtées avec succès. L’échantillon total était subdivisé en deux sous échantillons d’une manière systématique, dont chacun est composé d’un échantillon représentatif de 200 grappes, de 4 400 ménages avec un nombre attendu de 7 800 femmes âgées de 15 à 49 ans enquêtées avec succès. La première collecte a été réalisée en 2012 et 2013 et la seconde en 2014. Toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans qui sont membres des ménages ou qui ont passé la nuit précédant l’enquête dans les ménages sélectionnés étaient éligibles pour l’enquête. Comme les enquêtes EDS-Continue 2012-2014 précédentes, elle a pour objectif principal de recueillir des informations sur la santé des femmes et de leurs jeunes enfants ; sur la fécondité ; sur la connaissance et l’utilisation des méthodes contraceptives; sur la mortalité des jeunes enfants; sur la connaissance et les attitudes vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles et le sida. Les résultats de l’enquête sont présentés pour chaque collecte pour le Sénégal, pour le milieu urbain ensemble et le milieu rural ensemble séparément, et pour chacune des quatre zones géographiques/écologiques, c'est-à-dire, l'Ouest, le Centre, le Nord-Est et le Sud. Pour les deux collectes ensembles, les résultats de l’enquête sont présentés pour le Sénégal, pour le milieu urbain ensemble et le milieu rural ensemble séparément, pour chacune des quatre zones géographiques/écologiques et de plus, pour chacune des quatorze régions administratives. Dans tous les ménages sélectionnés, tous les enfants de moins de cinq ans étaient éligibles pour être pesés et mensurés pour calculer les indicateurs d’anthropométrie ; tous les enfants de 6-59 mois étaient éligibles pour les tests de parasitologie du paludisme et pour le test de l’anémie. A.2 BASE DE SONDAGE L’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) dispose d’un fichier informatique des Districts de Recensement (DR) créés pour les besoins du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2002 (RGPH-2002), avec des mises à jour partielles. Ce fichier a été utilisé comme base de sondage pour l’EDS-MICS 2010-11, et il a été retenu comme base de sondage pour l’EDS- Continue 2012-2014. Dans ce fichier, il y a 9 733 DR ; chaque DR apparaît avec tous ses identifiants (région, département, commune/arrondissement et code d’identification), sa taille en ménage et son type de milieu de résidence (urbain ou rural). Des cartes cartographiques pour chaque DR créées pour le RGPH-2002 sont aussi disponibles et sur lesquelles les limites de chaque DR sont clairement identifiables. Parmi les 9 733 DR, 4 117 sont situés dans le milieu urbain, et 5 616 dans le milieu rural. La taille moyenne d’une DR est de 127 ménages dans le milieu urbain, et de 99 ménages dans le milieu rural, avec une taille moyenne globale de 111 ménages. La répartition des DR par régions et par type de résidence est présentée dans le tableau A.2.1. La répartition des ménages et de la population par région et par type de résidence est présentée dans le tableau A.2.2. Le ministère de l’intérieur a récemment réalisé un nouveau découpage du territoire du pays, le nombre de régions est passé à quatorze au lieu de onze dans le RGPH-2002, et certaines communes rurales dans le RGPH-2002 ont été redéfinies en communes urbaines. Cela a augmenté le milieu urbain de 2 % environ. E 76 • Annexe A Au Sénégal, il y a quatorze régions; chaque région est subdivisée en départements; il y a 46 départements; chaque département est subdivisé en commune et arrondissement, etc. Au Sénégal, 42,4 % de la population vivent dans le milieu urbain, et ils représentent 48,5 % des ménages; 22 % de la population et 27,3 % des ménages vivent dans la région de Dakar. Au niveau régional, les tailles des régions en population varient beaucoup, de 1 % pour la région de Kédougou à 22 % pour la région de Dakar. Tableau A.2.1 Répartition des nombres de DR et taille moyenne des DR en ménages par région et selon le milieu de résidence (RGPH-2002) Région Urbain Rural Région Taille moyenne Nombre de DR Taille moyenne Nombre de DR Taille moyenne Nombre de DR Dakar 139 2060 131 50 139 2110 Diourbel 106 167 92 923 94 1090 Fatick 117 79 105 456 107 535 Kaffrine 143 40 102 340 106 380 Kaolack 122 202 103 429 109 631 Kédougou 113 23 107 88 108 111 Kolda 116 94 91 396 96 490 Louga 126 108 95 546 100 654 Matam 116 65 129 275 126 340 Saint-Louis 113 317 119 373 116 690 Sédhiou 106 47 89 285 92 332 Tambacounda 113 110 101 355 104 465 Thiès 111 576 85 812 96 1388 Ziguinchor 111 229 101 288 106 517 Sénégal 127 4117 99 5616 111 9733 Tableau A.2.2 Répartition des ménages et de la population par région et selon le milieu de résidence (RGPH-2002) Région Urbain Rural Région Ménage Population Ménage Population Ménage Population Dakar 0.978 0.972 0.022 0.028 0.273 0.220 Diourbel 0.173 0.159 0.827 0.841 0.095 0.107 Fatick 0.161 0.140 0.839 0.860 0.053 0.056 Kaffrine 0.142 0.121 0.858 0.879 0.037 0.043 Kaolack 0.357 0.310 0.643 0.690 0.064 0.071 Kédougou 0.216 0.191 0.784 0.809 0.011 0.010 Kolda 0.232 0.191 0.768 0.809 0.043 0.048 Louga 0.208 0.190 0.792 0.810 0.061 0.069 Matam 0.175 0.183 0.825 0.817 0.040 0.043 Saint-Louis 0.448 0.441 0.552 0.559 0.074 0.070 Sédhiou 0.164 0.152 0.836 0.848 0.028 0.035 Tambacounda 0.257 0.204 0.743 0.796 0.045 0.052 Thiès 0.483 0.440 0.517 0.560 0.123 0.134 Ziguinchor 0.466 0.477 0.534 0.523 0.051 0.041 Sénégal 0.485 0.424 0.515 0.576 1.000 1.000 A.3 PROCÉDURE DE TIRAGE ET RÉPARTITION DE L’ÉCHANTILLON L’échantillon de l’EDS-Continue 2012-2014 est un échantillon aléatoire, stratifié et tiré à 2 degrés. L’unité primaire de sondage est le DR tel que défini pour le recensement en 2002. Chaque région est divisée en parties urbaine et rurale pour former les strates d’échantillonnage et l’échantillon a été tiré indépendamment dans chaque strate. Avant le triage des DR au premier degré, la base de sondage a été triée selon la région, le milieu de résidence (urbain/rural) pour former les strates d’échantillonnage. Au total, vingt-huit strates d’échantillonnage ont été créées. À l’intérieur de chaque strate, avant le tirage des DR, ceux-ci étaient triés selon les unités administratives en dessous de la région, c'est-à-dire, les départements et les arrondissements/communs, etc. Cette opération devrait introduire une stratification implicite au niveau de toutes les unités administratives en dessous de la région avec une allocation de l’échantillon proportionnelle à la taille de l’unité. L’EDS Continue 2012-2014 a été conçue pour deux collectes séparées, celle de la collecte de 2012- 2013 et celle de 2014. Afin de garantir la représentativité de l'échantillon pour chaque collecte, les échantillons de ces collectes ont été conçus de manière spécifique : dans le premier degré, un échantillon de l’unité primaire de sondage (UPS) consistant en 400 DR, dont 158 dans le milieu urbain et 242 dans le milieu rural, ont été sélectionnés avec un tirage systématique stratifié et à probabilité proportionnelle à la taille. La taille du DR est le nombre de ménages résidant dans le DR selon la base de sondage. Les échantillons ont Annexe A • 77 été choisis indépendamment dans chaque strate, avec l’allocation de l'échantillon présentée dans le tableau A.3.1. Après le tirage au premier degré, les 400 DR ont été divisés en deux sous-échantillons de 200 DR chacun, de manière systématique. La collecte de 2012-2013 et celle de 2014 sont basées chacune sur un sous échantillon. De cette manière, l’échantillon pour chaque collecte est un échantillon représentatif de 200 grappes, et l’échantillon pour les deux collectes ensemble est un échantillon représentatif de 400 grappes. La répartition de l’échantillon total est présentée dans les tableaux A.3.1 et A.3.2. La répartition de l’échantillon pour chaque collecte est présentée dans l’annexe A du rapport pour chaque collecte. Après le tirage de l’échantillon au premier degré et avant la collecte principale, un dénombrement des ménages et une mise à jour de la carte dans chacun de ces DR a fourni la liste des ménages à partir de laquelle a été tiré au second degré un échantillon de 22 ménages avec un tirage systématique à probabilité égale. Dans le dénombrement des ménages, chaque grand DR ayant plus de 200 ménages a été divisé en segments dont un seul a été retenu dans l’échantillon. La segmentation des DR était un peu différente pour la collecte de 2014 car ANSD avait converti l’échantillon des DR créés pour le recensement de 2002 en des DR créés pour le nouveau recensement en 2012. Les DR pour le recensement de 2012 sont des subdivisions des DR de 2002, donc cette opération avait introduit plus de segmentations dans la collecte de 2014 par rapport à la collecte de 2012. Au second degré, dans chacun des DR sélectionnés au premier degré, un nombre fixé de 22 ménages étaient sélectionnés avec un tirage systématique à probabilité égale, à partir des listes nouvellement établies au moment du dénombrement. Les tirages de ménages ont été effectués au bureau central. Les numéros de ménages tirés dans chaque DR ont été communiqués aux enquêteurs. On a demandé aux enquêteurs de n’enquêter que les ménages présélectionnés. Des remplacements de ménages présélectionnés ne sont pas autorisés sur le champ, même pour les ménages non enquêtés, cela pour éviter des biais Le tableau A.3.1 présente la répartition de l’échantillon grappes entre les régions et par milieu de résidence. Parmi les 400 DR sélectionnés, 158 sont situés dans le milieu urbain et 242 dans le milieu rural. Pour les ménages, 8 800 sont sélectionnés au total, dont 3 4768 dans le milieu urbain et 5 324 dans le milieu rural. Le tableau A.3.2 présente la répartition des nombres attendus de femmes de 15-49 enquêtées avec succès. Nous attendons au total 16 183 femmes enquêtées avec succès, dont 6 535 dans le milieu urbain, et 9 648 dans le milieu rural. Pour le test des parasites de paludisme et le test de l’anémie, le tableau A.3.2 présente aussi les nombres attendus d’enfants de 6-59 mois par région et selon le type de résidence. Nous attendons au total 11 557 tests d’enfants de 6-59 mois, dont 4 538 dans le milieu urbain, et 7 019 dans le milieu rural. Tableau A.3.1 Répartition de l'échantillon grappes et de l'échantillon ménages par région et par type de résidence, EDS-Continue 2012-2014 Région Allocation de DR Allocation de ménages Urbain Rural Total Urbain Rural Total Dakar 31 5 36 682 110 792 Diourbel 10 22 32 220 484 704 Fatick 8 20 28 176 440 616 Kaffrine 7 20 27 154 440 594 Kaolack 12 18 30 264 396 660 Kedougou 6 15 21 132 330 462 Kolda 9 19 28 198 418 616 Louga 9 20 29 198 440 638 Matam 8 18 26 176 396 572 Saint-Louis 14 16 30 308 352 660 Sédhiou 7 18 25 154 396 550 Tambacounda 9 19 28 198 418 616 Thiès 15 18 33 330 396 726 Ziguinchor 13 14 27 286 308 594 Total 158 242 400 3476 5324 8800 78 • Annexe A Tableau A.3.2 Répartition des nombres attendus de femmes enquêtées avec succès et des enfants de 6-59 mois par région et par type de résidence, EDS-Continue 2012-2014 Région Nombre de femmes 15-49 ans Nombre d’enfants 6-59 mois Urbain Rural Total Urbain Rural Total Dakar 1281 198 1479 886 144 1030 Diourbel 415 877 1292 330 730 1060 Fatick 332 798 1130 213 538 751 Kaffrine 289 798 1087 187 541 729 Kaolack 497 717 1214 403 611 1014 Kedougou 248 598 846 101 257 358 Kolda 372 758 1130 262 557 819 Louga 372 798 1170 294 663 958 Matam 332 717 1049 241 550 791 Saint-Louis 578 638 1216 376 434 811 Sédhiou 289 717 1006 199 519 718 Tambacounda 372 758 1130 264 570 834 Thiès 620 717 1337 453 547 1000 Ziguinchor 538 559 1097 327 357 684 Total 6535 9648 16183 4538 7019 11557 *Le test de l’anémie et le test des parasites du paludisme seront effectués dans tous les ménages tirés Les calculs ci-dessus sont basés sur les résultats de l’EDS-MICS 2010-11: le nombre de femmes âgées de 15-49 par ménage varie de 1,17 par ménage pour la région de Kédougou à 2,33 par ménage pour la région de Kaolack; le taux de réponse au niveau des ménages varie de 96 % pour le milieu urbain à 96,4 % pour le milieu rural; le taux de réponse pour les femmes est de 91,8 % pour le milieu urbain et de 93,3 % pour le milieu rural. A.4 CALCUL DES PROBABILITÉS DE TIRAGE À cause de la répartition non proportionnelle de l’échantillon parmi les strates et les taux différents de réponse à l’enquête par strate, des poids de sondage doivent être utilisés dans toutes les analyses en utilisant les données de l’EDS-Continue 2012-2014 pour assurer la représentativité actuelle de l’échantillon au niveau national et au niveau régional. Des poids de sondage ont été calculés pour chaque collecte pour la tabulation du rapport final par collecte. Les poids de sondage ont été recalculés pour les deux collectes ensemble, tout en prenant en compte les différentes étapes d’échantillonnage et de sous échantillonnage, et également les non-réponses au niveau du ménage et au niveau de l’individu. Pour faciliter le calcul des poids de sondage, les probabilités de sondage pour chaque degré de tirage ont été calculées par strate et pour chacune des grappes. Pour la ième grappe de la strate h, les notations sont les suivantes : P1hi : probabilité de sondage au premier degré de la ième grappe de la strate h P2hi : probabilité de sondage au deuxième degré de la ième grappe de la strate h Soient ah le nombre de grappes tirées dans la strate h, Mhi le nombre d’habitants dans la grappe i de la strate h, et thij la taille estimée en proportion du segment j choisi pour la grappe i de la strate h. Notons que thij =1 si la grappe n'a pas été segmentée et la somme des thij est égale à 1. La probabilité de sondage au premier degré de la ième grappe de la strate h est donnée par: hij hi hih 1hi t i M a M = P × × Annexe A • 79 Au deuxième degré, un nombre bhi de ménages seront tirés à partir des Lhi ménages nouvellement dénombrés par l’équipe de l’EDS-Continue 2012-2014 dans la ième grappe de la strate h lors de l'opération de dénombrement des ménages et mise à jour des cartes. Donc : L b = P hi hi 2hi La probabilité globale pour tirer un ménage dans la grappe i de la strate h est alors : hihihi PPP 21 ×= La composante principale du poids de sondage est l’inverse du produit des probabilités de sondage aux 2 degrés. Il est calculé pour chaque grappe selon la formule suivante: hi hi P W 1= Les poids de sondage ont été ajustés pour la correction des non-réponses au niveau du ménage et au niveau de l’individu. Plusieurs ensembles de poids ont été calculés. Pour l’enquête femmes : un ensemble pour les ménages ; un ensemble pour les femmes enquêtées. Les poids de ménages ont été calculés basé sur les poids de sondage avec la correction des non-réponses des ménages ; les poids pour les femmes enquêtées ont été calculés à partir des poids des ménages pour l’enquête femmes et avec la correction de non-réponse à l’enquête individuelle des femmes. Toutes les corrections des non-réponses ont été réalisées au niveau de la strate d’échantillonnage. Les poids finaux ont été normalisés au niveau national pour que le nombre de cas pondéré soit égal au nombre de cas non pondéré, pour les ménages enquêtés, et pour les femmes enquêtées respectivement. Il n’y a pas un poids spécifique calculé pour les mesures anthropométriques pour les enfants de moins de cinq ans, et également pour les tests de paludisme et celui de l’anémie. Pour ces indicateurs, on a utilisé les poids des ménages. Il faut noter que les poids normalisés sont des poids relatifs, ils sont valides pour estimer des moyennes, des proportions, des taux et des ratios, mais ils ne sont pas valides pour estimer des totaux. Annexe B • 81 ERREURS DE SONDAGE Annexe B es estimations obtenues à partir d’une enquête par sondage sont sujettes à deux types d’erreurs: les erreurs de mesure et les erreurs de sondage. Les erreurs de mesure sont celles associées à la mise en œuvre de la collecte et de l’exploitation des données telles que l’omission de ménages sélectionnés, la mauvaise interprétation des questions de la part de l’enquêtrice ou de l’enquêtée, ou les erreurs de saisie des données. Bien que tout le possible ait été fait pour minimiser ce type d’erreur pendant la mise en œuvre de l’EDS-Continue 2012-2014, il est difficile d’éviter et d’évaluer toutes les erreurs de mesure. Par contre, les erreurs de sondage peuvent être évaluées statistiquement. L’échantillon sélectionné pour l’EDS-Continue 2012-2014 n’est qu’un parmi un grand nombre d’échantillons de même taille qui peuvent être sélectionnés dans la même population avec le même plan de sondage. Chacun de ces échantillons peut produire des résultats peu différents de ceux obtenus avec l’échantillon actuellement choisi. L’erreur de sondage est une mesure de cette variabilité entre tous les échantillons possibles. Bien que cette variabilité ne puisse pas être mesurée exactement, elle peut être estimée à partir des données collectées. L’erreur-type (ET) est un indice particulièrement utile pour mesurer l’erreur de sondage d’un paramètre (moyenne, proportion ou taux), elle est la racine carrée de la variance du paramètre. L’erreur-type peut être utilisée pour calculer des intervalles de confiance dans lesquels nous considérons que se trouve la vraie valeur du paramètre avec un certain niveau de confiance. Par exemple, la vraie valeur d’un paramètre se trouve dans les limites de sa valeur estimée plus ou moins deux fois son erreur-type, avec un niveau de confiance de 95 %. Si l’échantillon avait été tiré à partir d’un plan de sondage aléatoire simple, il aurait été possible d’utiliser des formules simples pour calculer les erreurs de sondage. Cependant, l’échantillon de l’EDS- Continue 2012-2014 étant un échantillon stratifié et tiré à deux degrés, des formules plus complexes ont été utilisées. Une procédure en SAS a été utilisée pour calculer les erreurs de sondage suivant une méthodologie statistique appropriée. Cette procédure utilise la méthode de linéarisation (Taylor) pour des estimations telles que les moyennes ou proportions et la méthode de Jackknife pour des estimations plus complexes telles que l’indice synthétique de fécondité et les quotients de mortalité. La méthode de linéarisation traite chaque proportion ou moyenne comme étant une estimation de ratio, r =y/x, avec y la valeur du paramètre pour l’échantillon total, et x le nombre total de cas dans l’ensemble (ou sous-ensemble) de l’échantillon. La variance de r est estimée par:   = =         − − − == H h h h m i hi h h m zz m m x frvarrET h 1 2 1 2 2 2 1 1)()( dans laquelle hihihi rxyz −= , et hhh rxyz −= où h représente la strate qui va de 1 à H, mh est le nombre total de grappes tirées dans la strate h, yhi est la somme des valeurs pondérées du paramètre y dans la grappe i de la strate h, xhi est la somme des nombres pondérés de cas dans la grappe i de la strate h, et f est le taux global de sondage qui est négligeable. L 82 • Annexe B La méthode de Jackknife dérive les estimations des taux complexes à partir de chacun des sous- échantillons de l’échantillon principal et calcule les variances de ces estimations avec des formules simples. Chaque sous-échantillon exclut une grappe dans les calculs des estimations. Ainsi, des sous-échantillons pseudo-indépendants ont été créés. Dans l’EDS-Continue 2012-2014, il y a 400 grappes non-vides. Par conséquent, 400 sous-échantillons ont été créés. La variance d’un taux r est calculée de la façon suivante : ET r var r k k r r i k i 2 1 21 1 ( ) ( ) ( ) ( )= = − − =  dans laquelle )()1( ii rkkrr −−= où r est l’estimation calculée à partir de l’échantillon principal de 400 grappes, r ( i ) est l’estimation calculée à partir de l’échantillon réduit de 399 grappes (ième grappe exclue), k est le nombre total de grappes. Il existe un deuxième indice très utile qui est la racine carrée de l’effet du plan de sondage (REPS) ou effet de grappe : c’est le rapport de l’erreur-type observée sur l’erreur-type qu’on aurait obtenue si un sondage aléatoire simple avait été utilisé. Cet indice révèle dans quelle mesure le plan de sondage qui a été choisi se rapproche d’un échantillon aléatoire simple de même taille : la valeur 1 de la REPS indique que le plan de sondage est aussi efficace qu’un échantillon aléatoire simple, alors qu’une valeur supérieure à 1 indique un accroissement de l’erreur de sondage dû à un plan de sondage plus complexe et moins efficace du point de vue statistique. Le logiciel calcule aussi l’erreur relative et l’intervalle de confiance pour chaque estimation. Les erreurs de sondage pour l’EDS-Continue 2012-2014 ont été calculées pour certaines des variables les plus intéressantes. Les résultats de l’enquête sont présentés dans cette annexe pour le Sénégal et pour chacune des 14 régions administratives. Pour chaque variable, le type de statistique (moyenne, proportion ou taux) et la population de base sont présentés dans le tableau B.1. Les tableaux B.2 à B.22 présentent la valeur de la statistique (M), l’erreur-type (ET), le nombre de cas non-pondérés (N) et pondérés (N’), la racine carrée de l’effet du plan de sondage (REPS), l’erreur relative (ET/M), et l’intervalle de confiance à 95 % (M±2ET) pour chaque variable. L’effet du plan de sondage (REPS) est non-défini quand l’écart type sous l’échantillon aléatoire simple est zéro (quand l’estimation est proche de 0 ou 1). Dans le cas de l’indice synthétique de fécondité, le nombre de cas non-pondérés n’est pas pertinent, car la valeur non- pondérée de femmes-années d’exposition au risque de grossesse n’est pas connue. L’intervalle de confiance est interprété de la manière suivante : pour la variable Enfants nés vivants, l’EDS-Continue 2012-2014 a donné un nombre moyen d’enfants nés vivants de 2,436 pour l’ensemble des femmes, auquel correspond une erreur-type de 0,039 enfants. Dans 95 % des échantillons de taille et de caractéristiques identiques, la valeur réelle du nombre moyen d’enfants nés vivants des femmes âgées de 15 à 49 ans se situe entre 2,436± 2×0,039, soit 2,359 et 2,513. Pour l’échantillon national de femmes, la moyenne de la racine carrée de l’effet du plan de sondage (REPS) calculée pour l’ensemble des estimations est de 1,896 ce qui veut dire que, par rapport à un échantillon aléatoire simple, l’erreur de sondage est multipliée en moyenne par un facteur de 1,896 parce qu’on utilise un plan de sondage complexe (par grappes et à plusieurs degrés) et moins efficace. Annexe B • 83 Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage, Sénégal, EDS-Continue 2012-2014 Variable Estimation Population de base Milieu urbain Proportion Toutes les femmes 15-49 Alphabétisées Proportion Toutes les femmes 15-49 Sans instruction Proportion Toutes les femmes 15-49 Instruction post-primaire ou plus Proportion Toutes les femmes 15-49 Jamais mariée (en union) Proportion Toutes les femmes 15-49 Actuellement mariée (en union) Proportion Toutes les femmes 15-49 Premiers rapports sexuels avant 18 ans Proportion Femmes 20-49 Mariée (en union) avant 20 ans Proportion Femmes 25-49 Actuellement enceinte Proportion Toutes les femmes 15-49 Enfants nés vivants Moyenne Toutes les femmes 15-49 Enfants survivants Moyenne Toutes les femmes 15-49 Enfants nés vivants des femmes 40-49 Moyenne Femmes 40-49 Connaît une méthode contraceptive Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Connaît une méthode contraceptive moderne Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement une méthode Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement une méthode moderne Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement la pilule Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement le condom Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement la stérilisation féminine Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise actuellement la continence périodique Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Utilise source publique Proportion Utilisatrices de méthodes modernes Ne veut plus d'enfants Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Veut retarder d'au moins 2 ans Proportion Femmes actuellement mariées (en union) 15-49 Nombre d’enfants idéal Moyenne Toutes les femmes 15-49 Mère a reçu injection antitétanique complète Proportion Dernière naissances dans les 5 dernières années Mères reçues assistance médicale à l'accouchement Proportion Naissances dans les 5 dernières années Diarrhée dans les 2 dernières semaines Proportion Enfants de moins de 5 ans A reçu traitement SRO Proportion Enfants avec diarrhée les 2 dernières semaines A consulté du personnel médical Proportion Enfants avec diarrhée les 2 dernières semaines Ayant une carte de santé, vue Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination BCG Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination DTC (3 doses) Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination polio (3 doses) Proportion Enfants âgés 12-23 mois A reçu vaccination rougeole Proportion Enfants âgés 12-23 mois Vacciné contre toutes les maladies Proportion Enfants âgés 12-23 mois Taille pour âge (-2ET) Proportion Enfants de moins de 5 ans Poids pour taille (-2ET) Proportion Enfants de moins de 5 ans Poids pour âge (-2ET) Proportion Enfants de moins de 5 ans Prévalence de l’anémie chez les enfants Proportion Enfants de 6-59 mois Indice synthétique de fécondité (derniers 3 ans) Taux Femmes-années d'exposition au risque de grossesse Quotient de mortalité néonatale¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité post-néonatale¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité infantile¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité juvénile¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès Quotient de mortalité infanto-juvénile¹ Taux Nombre d'enfants exposés au décès ¹ 5 dernières années pour le taux national, et 10 dernières années pour le taux régional. 84 • Annexe B Tableau B.2 Erreurs de sondage : Echantillon Total, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,500 0,018 17124 17124 4,649 0,036 0,465 0,536 Alphabétisée 0,399 0,012 17124 17124 3,288 0,031 0,375 0,424 Sans instruction 0,528 0,013 17124 17124 3,510 0,025 0,501 0,555 Instruction post-primaire ou plus 0,243 0,013 17124 17124 3,876 0,052 0,218 0,269 Jamais mariée (en union) 0,302 0,007 17124 17124 1,869 0,022 0,289 0,315 Actuellement mariée (en union) 0,646 0,007 17124 17124 1,928 0,011 0,632 0,660 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,385 0,009 13133 13297 2,234 0,025 0,366 0,404 Mariée (en union) avant 20 ans 0,536 0,012 9684 9869 2,280 0,022 0,513 0,560 Actuellement enceinte 0,083 0,004 17124 17124 1,664 0,042 0,076 0,090 Enfants nés vivants 2,436 0,039 17124 17124 1,862 0,016 2,359 2,513 Enfants survivants 2,204 0,032 17124 17124 1,756 0,015 2,139 2,269 Enfants nés vivants des femmes 40-49 5,804 0,103 2493 2569 1,716 0,018 5,599 6,010 Connaît une méthode contraceptive 0,956 0,003 11617 11062 1,726 0,003 0,950 0,963 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,952 0,004 11617 11062 1,779 0,004 0,945 0,959 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,202 0,008 11617 11062 2,071 0,038 0,187 0,217 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,184 0,007 11617 11062 2,029 0,040 0,170 0,199 Utilise actuellement la pilule 0,051 0,004 11617 11062 1,990 0,079 0,043 0,059 Utilise actuellement le condom 0,006 0,001 11617 11062 1,613 0,195 0,004 0,008 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,004 0,001 11617 11062 1,541 0,237 0,002 0,005 Utilise actuellement la continence periodique 0,007 0,001 11617 11062 1,992 0,227 0,004 0,010 Utilise une source du secteur publique 0,816 0,017 2002 2240 1,913 0,020 0,783 0,849 Ne veut plus d'enfants 0,204 0,006 11617 11062 1,590 0,029 0,192 0,216 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,444 0,007 11617 11062 1,422 0,015 0,431 0,457 Nombre d'enfants idéal 5,279 0,038 14619 14733 2,331 0,007 5,204 5,355 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,829 0,006 8954 8302 1,536 0,008 0,816 0,841 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,552 0,015 13704 12578 2,918 0,028 0,521 0,582 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,169 0,006 13066 12023 1,667 0,034 0,158 0,181 A reçu traitement SRO 0,206 0,013 2244 2033 1,447 0,064 0,180 0,232 A consulté du personnel médical 0,357 0,017 2244 2033 1,596 0,048 0,323 0,392 Ayant un carnet de santé, vu 0,697 0,013 2662 2443 1,355 0,018 0,672 0,722 A reçu vaccination BCG 0,958 0,007 2662 2443 1,704 0,007 0,944 0,972 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,891 0,009 2662 2443 1,391 0,010 0,873 0,908 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,838 0,010 2662 2443 1,321 0,012 0,818 0,857 A reçu vaccination rougeole 0,792 0,013 2662 2443 1,553 0,016 0,767 0,818 Vacciné contre toutes les maladies 0,721 0,014 2662 2443 1,558 0,020 0,693 0,750 Taille pour âge (-2ET) 0,187 0,005 13153 11763 1,363 0,029 0,176 0,198 Poids pour taille (-2ET) 0,074 0,004 13153 11763 1,362 0,048 0,066 0,081 Poids pour âge (-2ET) 0,141 0,005 13153 11763 1,521 0,039 0,130 0,152 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,656 0,010 11980 10757 2,012 0,016 0,635 0,677 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 5,152 0,129 47752 47917 1,792 0,025 4,894 5,409 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-4 ans) 22,165 1,943 13803 12674 1,383 0,088 18,279 26,051 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-4 ans) 15,564 1,526 13761 12617 1,265 0,098 12,513 18,615 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-4 ans) 37,729 2,497 13812 12680 1,345 0,066 32,736 42,722 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-4 ans) 22,478 1,878 13393 12309 1,223 0,084 18,722 26,235 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-4 ans) 59,359 3,385 13976 12808 1,376 0,057 52,590 66,128 Annexe B • 85 Tableau B.3 Erreurs de sondage : Echantillon Dakar, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,974 0,005 1290 4019 1,162 0,005 0,963 0,984 Alphabétisée 0,544 0,025 1290 4019 1,784 0,046 0,495 0,594 Sans instruction 0,351 0,028 1290 4019 2,137 0,081 0,294 0,408 Instruction post-primaire ou plus 0,358 0,031 1290 4019 2,284 0,085 0,297 0,419 Jamais mariée (en union) 0,402 0,017 1290 4019 1,273 0,043 0,367 0,436 Actuellement mariée (en union) 0,522 0,017 1290 4019 1,257 0,033 0,487 0,557 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,233 0,015 1035 3249 1,160 0,066 0,202 0,263 Mariée (en union) avant 20 ans 0,353 0,022 762 2435 1,296 0,064 0,309 0,398 Actuellement enceinte 0,060 0,010 1290 4019 1,565 0,172 0,040 0,081 Enfants nés vivants 1,853 0,088 1290 4019 1,340 0,048 1,676 2,030 Enfants survivants 1,729 0,081 1290 4019 1,336 0,047 1,567 1,892 Enfants nés vivants des femmes 40-49 4,839 0,225 204 634 1,096 0,046 4,389 5,288 Connaît une méthode contraceptive 0,976 0,008 680 2100 1,318 0,008 0,961 0,992 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,975 0,008 680 2100 1,320 0,008 0,959 0,991 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,350 0,025 680 2100 1,372 0,072 0,300 0,400 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,333 0,024 680 2100 1,299 0,071 0,286 0,380 Utilise actuellement la pilule 0,091 0,015 680 2100 1,343 0,163 0,061 0,120 Utilise actuellement le condom 0,015 0,005 680 2100 1,086 0,339 0,005 0,025 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,008 0,004 680 2100 1,126 0,486 0,000 0,015 Utilise actuellement la continence periodique 0,008 0,004 680 2100 1,127 0,476 0,000 0,016 Utilise une source du secteur publique 0,730 0,039 252 770 1,391 0,054 0,652 0,808 Ne veut plus d'enfants 0,239 0,018 680 2100 1,094 0,075 0,203 0,274 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,409 0,020 680 2100 1,068 0,049 0,369 0,450 Nombre d'enfants idéal 4,582 0,062 1160 3639 1,313 0,013 4,459 4,705 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,873 0,017 479 1490 1,118 0,020 0,839 0,907 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,853 0,028 665 2040 1,744 0,033 0,798 0,909 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,175 0,019 642 1976 1,218 0,107 0,138 0,213 A reçu traitement SRO 0,218 0,045 112 346 1,130 0,205 0,129 0,308 A consulté du personnel médical 0,436 0,058 112 346 1,216 0,133 0,320 0,552 Ayant un carnet de santé, vu 0,702 0,044 130 408 1,063 0,062 0,615 0,790 A reçu vaccination BCG 0,998 0,002 130 408 0,564 0,002 0,993 1,002 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,933 0,021 130 408 0,932 0,022 0,892 0,974 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,849 0,033 130 408 1,038 0,039 0,783 0,915 A reçu vaccination rougeole 0,824 0,038 130 408 1,113 0,046 0,748 0,899 Vacciné contre toutes les maladies 0,743 0,053 130 408 1,360 0,071 0,637 0,848 Taille pour âge (-2ET) 0,138 0,017 630 1846 1,150 0,120 0,105 0,171 Poids pour taille (-2ET) 0,031 0,008 630 1846 1,112 0,264 0,014 0,047 Poids pour âge (-2ET) 0,096 0,019 630 1846 1,500 0,192 0,059 0,134 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,603 0,037 578 1699 1,600 0,061 0,529 0,677 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 3,555 0,229 3655 11409 1,312 0,064 3,098 4,012 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 17,699 4,276 1287 3965 0,977 0,242 9,146 26,252 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 10,387 3,247 1280 3934 1,028 0,313 3,893 16,882 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 28,086 5,383 1287 3965 1,006 0,192 17,320 38,853 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 12,941 3,164 1242 3829 0,916 0,244 6,614 19,269 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 40,664 6,530 1292 3977 0,946 0,161 27,604 53,724 86 • Annexe B Tableau B.4 Erreurs de sondage : Echantillon Ziguinchor, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,501 0,036 864 600 2,129 0,072 0,429 0,574 Alphabétisée 0,680 0,024 864 600 1,498 0,035 0,632 0,728 Sans instruction 0,247 0,020 864 600 1,356 0,081 0,207 0,286 Instruction post-primaire ou plus 0,476 0,025 864 600 1,497 0,053 0,425 0,527 Jamais mariée (en union) 0,494 0,028 864 600 1,639 0,057 0,438 0,550 Actuellement mariée (en union) 0,461 0,025 864 600 1,458 0,054 0,412 0,511 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,473 0,023 640 446 1,188 0,050 0,426 0,520 Mariée (en union) avant 20 ans 0,285 0,024 440 309 1,121 0,085 0,237 0,333 Actuellement enceinte 0,057 0,009 864 600 1,185 0,165 0,038 0,075 Enfants nés vivants 2,011 0,124 864 600 1,466 0,062 1,762 2,260 Enfants survivants 1,847 0,118 864 600 1,532 0,064 1,611 2,083 Enfants nés vivants des femmes 40-49 5,732 0,327 123 84 1,287 0,057 5,079 6,386 Connaît une méthode contraceptive 0,998 0,002 388 277 0,923 0,002 0,993 1,002 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,995 0,003 388 277 0,908 0,003 0,989 1,002 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,291 0,037 388 277 1,595 0,127 0,217 0,364 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,241 0,039 388 277 1,811 0,164 0,162 0,320 Utilise actuellement la pilule 0,045 0,021 388 277 1,987 0,467 0,003 0,087 Utilise actuellement le condom 0,020 0,006 388 277 0,886 0,312 0,008 0,033 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,011 0,005 388 277 0,943 0,460 0,001 0,021 Utilise actuellement la continence periodique 0,021 0,008 388 277 1,122 0,394 0,004 0,037 Utilise une source du secteur publique 0,662 0,051 172 125 1,412 0,077 0,559 0,764 Ne veut plus d'enfants 0,212 0,029 388 277 1,373 0,135 0,155 0,269 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,423 0,026 388 277 1,030 0,061 0,371 0,475 Nombre d'enfants idéal 4,992 0,137 859 597 1,965 0,027 4,718 5,266 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,941 0,011 375 267 0,872 0,011 0,920 0,962 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,643 0,047 523 377 1,893 0,073 0,549 0,737 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,183 0,021 502 363 1,224 0,115 0,141 0,224 A reçu traitement SRO 0,325 0,043 90 66 0,843 0,131 0,239 0,410 A consulté du personnel médical 0,482 0,038 90 66 0,695 0,078 0,407 0,557 Ayant un carnet de santé, vu 0,710 0,054 109 77 1,178 0,076 0,602 0,817 A reçu vaccination BCG 0,983 0,016 109 77 1,321 0,017 0,951 1,016 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,951 0,026 109 77 1,268 0,028 0,898 1,004 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,784 0,052 109 77 1,255 0,066 0,681 0,888 A reçu vaccination rougeole 0,893 0,032 109 77 1,062 0,035 0,830 0,957 Vacciné contre toutes les maladies 0,727 0,074 109 77 1,667 0,102 0,579 0,875 Taille pour âge (-2ET) 0,179 0,020 530 363 1,095 0,111 0,139 0,219 Poids pour taille (-2ET) 0,060 0,018 530 363 1,642 0,295 0,025 0,096 Poids pour âge (-2ET) 0,088 0,022 530 363 1,447 0,253 0,043 0,133 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,544 0,048 452 306 1,769 0,087 0,449 0,640 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 5,022 0,360 2401 1668 1,308 0,072 4,301 5,743 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 16,323 4,981 960 686 0,957 0,305 6,360 26,285 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 17,775 4,951 957 684 1,053 0,279 7,872 27,677 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 34,097 7,129 961 687 1,026 0,209 19,838 48,356 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 12,873 4,149 916 655 1,009 0,322 4,574 21,171 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 46,531 7,942 963 689 0,959 0,171 30,648 62,414 Annexe B • 87 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Echantillon Diourbel, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,189 0,025 1641 1621 2,538 0,130 0,140 0,238 Alphabétisée 0,190 0,019 1641 1621 2,002 0,102 0,151 0,228 Sans instruction 0,770 0,021 1641 1621 2,036 0,028 0,727 0,812 Instruction post-primaire ou plus 0,084 0,012 1641 1621 1,768 0,144 0,060 0,109 Jamais mariée (en union) 0,230 0,014 1641 1621 1,369 0,062 0,202 0,259 Actuellement mariée (en union) 0,731 0,016 1641 1621 1,496 0,022 0,698 0,764 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,379 0,018 1298 1278 1,332 0,047 0,343 0,415 Mariée (en union) avant 20 ans 0,599 0,021 952 940 1,291 0,034 0,558 0,640 Actuellement enceinte 0,093 0,008 1641 1621 1,137 0,087 0,077 0,110 Enfants nés vivants 2,597 0,091 1641 1621 1,336 0,035 2,415 2,779 Enfants survivants 2,300 0,078 1641 1621 1,312 0,034 2,143 2,456 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,137 0,219 219 231 1,118 0,036 5,699 6,575 Connaît une méthode contraceptive 0,895 0,016 1182 1185 1,786 0,018 0,864 0,927 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,888 0,017 1182 1185 1,799 0,019 0,855 0,921 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,076 0,011 1182 1185 1,472 0,149 0,053 0,099 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,066 0,010 1182 1185 1,374 0,150 0,046 0,086 Utilise actuellement la pilule 0,022 0,005 1182 1185 1,141 0,222 0,012 0,032 Utilise actuellement le condom 0,001 0,001 1182 1185 0,770 0,997 0,000 0,002 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,001 0,001 1182 1185 0,848 0,717 0,000 0,003 Utilise actuellement la continence periodique 0,003 0,002 1182 1185 1,024 0,542 0,000 0,006 Utilise une source du secteur publique 0,803 0,052 93 76 1,239 0,064 0,700 0,906 Ne veut plus d'enfants 0,171 0,013 1182 1185 1,144 0,073 0,146 0,196 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,422 0,014 1182 1185 0,990 0,034 0,394 0,451 Nombre d'enfants idéal 5,778 0,084 1416 1388 1,577 0,015 5,609 5,946 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,799 0,020 857 849 1,472 0,025 0,759 0,839 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,448 0,029 1352 1347 1,859 0,065 0,390 0,507 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,159 0,018 1266 1259 1,704 0,115 0,123 0,196 A reçu traitement SRO 0,182 0,036 196 201 1,264 0,198 0,110 0,254 A consulté du personnel médical 0,261 0,037 196 201 1,182 0,143 0,186 0,335 Ayant un carnet de santé, vu 0,715 0,038 259 262 1,363 0,053 0,638 0,791 A reçu vaccination BCG 0,961 0,011 259 262 0,928 0,012 0,938 0,983 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,843 0,022 259 262 0,963 0,026 0,799 0,886 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,807 0,021 259 262 0,858 0,026 0,765 0,848 A reçu vaccination rougeole 0,733 0,032 259 262 1,150 0,043 0,670 0,796 Vacciné contre toutes les maladies 0,694 0,030 259 262 1,061 0,044 0,633 0,754 Taille pour âge (-2ET) 0,181 0,019 1289 1278 1,647 0,106 0,142 0,219 Poids pour taille (-2ET) 0,069 0,009 1289 1278 1,209 0,138 0,050 0,087 Poids pour âge (-2ET) 0,125 0,014 1289 1278 1,446 0,115 0,096 0,153 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,773 0,020 1174 1162 1,529 0,026 0,733 0,813 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 5,791 0,264 4607 4549 1,494 0,046 5,263 6,318 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 36,662 5,728 2460 2444 1,281 0,156 25,207 48,117 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 22,974 4,416 2452 2438 1,318 0,192 14,142 31,806 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 59,636 6,931 2460 2444 1,256 0,116 45,773 73,499 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 35,117 5,455 2386 2362 1,196 0,155 24,206 46,028 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 92,659 9,448 2480 2462 1,390 0,102 73,762 111,555 88 • Annexe B Tableau B.6 Erreurs de sondage : Echantillon Saint-Louis, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,489 0,081 1246 1574 5,612 0,165 0,328 0,650 Alphabétisée 0,424 0,034 1246 1574 2,422 0,080 0,356 0,492 Sans instruction 0,487 0,036 1246 1574 2,510 0,073 0,416 0,558 Instruction post-primaire ou plus 0,245 0,031 1246 1574 2,500 0,125 0,184 0,306 Jamais mariée (en union) 0,283 0,024 1246 1574 1,865 0,084 0,235 0,331 Actuellement mariée (en union) 0,661 0,024 1246 1574 1,769 0,036 0,613 0,708 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,413 0,031 919 1172 1,904 0,075 0,351 0,475 Mariée (en union) avant 20 ans 0,597 0,037 691 878 1,960 0,061 0,524 0,671 Actuellement enceinte 0,078 0,009 1246 1574 1,184 0,116 0,060 0,096 Enfants nés vivants 2,426 0,116 1246 1574 1,544 0,048 2,194 2,657 Enfants survivants 2,254 0,099 1246 1574 1,427 0,044 2,056 2,451 Enfants nés vivants des femmes 40-49 5,622 0,333 191 247 1,580 0,059 4,956 6,288 Connaît une méthode contraceptive 0,979 0,005 799 1040 1,046 0,005 0,968 0,990 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,978 0,005 799 1040 1,022 0,005 0,967 0,988 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,216 0,027 799 1040 1,840 0,124 0,162 0,269 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,204 0,025 799 1040 1,758 0,123 0,154 0,254 Utilise actuellement la pilule 0,089 0,017 799 1040 1,640 0,186 0,056 0,122 Utilise actuellement le condom 0,001 0,001 799 1040 1,016 0,996 0,000 0,004 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,004 0,002 799 1040 0,992 0,536 0,000 0,009 Utilise actuellement la continence periodique 0,008 0,004 799 1040 1,289 0,497 0,000 0,017 Utilise une source du secteur publique 0,881 0,036 198 221 1,567 0,041 0,808 0,953 Ne veut plus d'enfants 0,194 0,015 799 1040 1,084 0,078 0,164 0,224 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,434 0,029 799 1040 1,635 0,066 0,377 0,492 Nombre d'enfants idéal 4,756 0,120 875 1092 1,911 0,025 4,515 4,997 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,853 0,020 611 769 1,402 0,024 0,813 0,894 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,564 0,071 924 1167 3,548 0,125 0,422 0,705 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,206 0,023 887 1129 1,640 0,110 0,161 0,252 A reçu traitement SRO 0,135 0,025 175 233 0,996 0,189 0,084 0,185 A consulté du personnel médical 0,285 0,055 175 233 1,611 0,191 0,176 0,394 Ayant un carnet de santé, vu 0,683 0,059 179 216 1,633 0,086 0,565 0,801 A reçu vaccination BCG 0,962 0,020 179 216 1,351 0,021 0,922 1,002 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,932 0,020 179 216 1,050 0,022 0,891 0,973 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,879 0,018 179 216 0,695 0,020 0,843 0,914 A reçu vaccination rougeole 0,896 0,030 179 216 1,293 0,034 0,835 0,957 Vacciné contre toutes les maladies 0,820 0,031 179 216 1,017 0,037 0,758 0,881 Taille pour âge (-2ET) 0,132 0,013 891 1077 1,101 0,095 0,107 0,158 Poids pour taille (-2ET) 0,084 0,014 891 1077 1,456 0,167 0,056 0,112 Poids pour âge (-2ET) 0,137 0,010 891 1077 0,854 0,074 0,117 0,158 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,569 0,042 843 1013 2,208 0,075 0,484 0,654 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 5,234 0,359 3432 4364 1,683 0,069 4,515 5,953 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 19,376 5,269 1725 2171 1,458 0,272 8,837 29,915 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 14,085 3,476 1717 2160 1,136 0,247 7,134 21,036 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 33,461 7,523 1727 2173 1,618 0,225 18,414 48,507 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 9,526 4,215 1674 2091 1,419 0,442 1,097 17,956 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 42,668 10,202 1732 2176 1,769 0,239 22,265 63,071 Annexe B • 89 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Echantillon Tambacounda, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,308 0,040 1183 757 2,947 0,129 0,228 0,387 Alphabétisée 0,164 0,024 1183 757 2,217 0,146 0,116 0,211 Sans instruction 0,774 0,031 1183 757 2,553 0,040 0,712 0,836 Instruction post-primaire ou plus 0,093 0,018 1183 757 2,124 0,193 0,057 0,129 Jamais mariée (en union) 0,172 0,017 1183 757 1,588 0,101 0,137 0,207 Actuellement mariée (en union) 0,784 0,020 1183 757 1,681 0,026 0,744 0,824 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,604 0,024 918 588 1,469 0,039 0,556 0,651 Mariée (en union) avant 20 ans 0,768 0,017 682 443 1,036 0,022 0,735 0,802 Actuellement enceinte 0,118 0,009 1183 757 0,976 0,078 0,099 0,136 Enfants nés vivants 3,248 0,128 1183 757 1,438 0,039 2,992 3,504 Enfants survivants 2,752 0,097 1183 757 1,313 0,035 2,557 2,947 Enfants nés vivants des femmes 40-49 7,183 0,287 173 113 1,256 0,040 6,609 7,758 Connaît une méthode contraceptive 0,918 0,018 920 594 1,995 0,020 0,882 0,955 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,913 0,018 920 594 1,961 0,020 0,877 0,950 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,110 0,015 920 594 1,481 0,139 0,079 0,140 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,094 0,015 920 594 1,540 0,158 0,064 0,123 Utilise actuellement la pilule 0,011 0,003 920 594 0,904 0,278 0,005 0,018 Utilise actuellement le condom 0,003 0,002 920 594 0,933 0,565 0,000 0,006 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,001 0,001 920 594 1,113 0,985 0,000 0,004 Utilise actuellement la continence periodique 0,004 0,002 920 594 0,793 0,424 0,001 0,007 Utilise une source du secteur publique 0,930 0,035 97 63 1,336 0,038 0,860 1,000 Ne veut plus d'enfants 0,209 0,016 920 594 1,178 0,076 0,177 0,240 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,441 0,024 920 594 1,469 0,055 0,393 0,489 Nombre d'enfants idéal 6,011 0,132 1045 664 1,900 0,022 5,747 6,274 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,716 0,025 705 451 1,452 0,035 0,667 0,766 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,356 0,029 1087 698 1,620 0,081 0,298 0,414 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,174 0,020 1031 660 1,608 0,116 0,134 0,214 A reçu traitement SRO 0,189 0,051 168 115 1,700 0,270 0,087 0,292 A consulté du personnel médical 0,350 0,043 168 115 1,124 0,123 0,264 0,436 Ayant un carnet de santé, vu 0,571 0,048 222 144 1,413 0,083 0,476 0,666 A reçu vaccination BCG 0,857 0,029 222 144 1,207 0,034 0,799 0,915 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,729 0,043 222 144 1,415 0,060 0,642 0,815 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,662 0,047 222 144 1,463 0,072 0,567 0,757 A reçu vaccination rougeole 0,647 0,049 222 144 1,489 0,076 0,549 0,745 Vacciné contre toutes les maladies 0,543 0,051 222 144 1,486 0,093 0,442 0,644 Taille pour âge (-2ET) 0,281 0,020 1027 648 1,391 0,073 0,240 0,321 Poids pour taille (-2ET) 0,121 0,014 1027 648 1,241 0,112 0,094 0,148 Poids pour âge (-2ET) 0,218 0,019 1027 648 1,338 0,089 0,179 0,256 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,745 0,022 979 620 1,368 0,030 0,700 0,789 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 6,357 0,316 3308 2119 1,693 0,050 5,725 6,989 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 29,218 4,009 2107 1355 1,003 0,137 21,200 37,235 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 26,689 4,393 2110 1357 1,115 0,165 17,903 35,476 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 55,907 6,614 2111 1358 1,162 0,118 42,678 69,136 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 54,831 8,947 2079 1334 1,486 0,163 36,937 72,725 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 107,673 12,912 2134 1371 1,530 0,120 81,849 133,496 90 • Annexe B Tableau B.8 Erreurs de sondage : Echantillon Kaolack, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,341 0,046 1575 1412 3,815 0,134 0,250 0,433 Alphabétisée 0,328 0,032 1575 1412 2,674 0,097 0,265 0,392 Sans instruction 0,622 0,035 1575 1412 2,887 0,057 0,551 0,693 Instruction post-primaire ou plus 0,184 0,024 1575 1412 2,474 0,132 0,135 0,232 Jamais mariée (en union) 0,266 0,016 1575 1412 1,462 0,061 0,233 0,299 Actuellement mariée (en union) 0,702 0,019 1575 1412 1,606 0,026 0,665 0,739 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,460 0,028 1175 1038 1,897 0,060 0,404 0,515 Mariée (en union) avant 20 ans 0,654 0,019 867 763 1,197 0,030 0,615 0,693 Actuellement enceinte 0,085 0,007 1575 1412 0,953 0,079 0,072 0,098 Enfants nés vivants 2,775 0,101 1575 1412 1,364 0,036 2,573 2,976 Enfants survivants 2,504 0,091 1575 1412 1,388 0,036 2,323 2,686 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,537 0,283 212 185 1,364 0,043 5,970 7,103 Connaît une méthode contraceptive 0,970 0,008 1077 991 1,462 0,008 0,954 0,985 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,964 0,009 1077 991 1,591 0,009 0,946 0,982 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,178 0,018 1077 991 1,558 0,102 0,142 0,215 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,153 0,018 1077 991 1,628 0,117 0,117 0,189 Utilise actuellement la pilule 0,035 0,013 1077 991 2,306 0,368 0,009 0,061 Utilise actuellement le condom 0,002 0,001 1077 991 0,862 0,526 0,000 0,005 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,002 0,001 1077 991 0,985 0,665 0,000 0,005 Utilise actuellement la continence periodique 0,003 0,002 1077 991 0,927 0,508 0,000 0,006 Utilise une source du secteur publique 0,904 0,027 170 153 1,192 0,030 0,850 0,958 Ne veut plus d'enfants 0,224 0,015 1077 991 1,206 0,068 0,194 0,255 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,491 0,016 1077 991 1,019 0,032 0,460 0,522 Nombre d'enfants idéal 5,722 0,108 1418 1280 2,172 0,019 5,506 5,937 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,835 0,022 850 780 1,741 0,026 0,791 0,879 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,503 0,032 1373 1278 2,013 0,064 0,438 0,568 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,137 0,015 1324 1230 1,559 0,111 0,107 0,168 A reçu traitement SRO 0,262 0,043 185 169 1,258 0,162 0,177 0,347 A consulté du personnel médical 0,370 0,032 185 169 0,861 0,086 0,306 0,433 Ayant un carnet de santé, vu 0,690 0,032 259 239 1,101 0,046 0,626 0,753 A reçu vaccination BCG 0,990 0,007 259 239 1,144 0,007 0,976 1,004 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,935 0,015 259 239 0,930 0,016 0,905 0,965 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,916 0,022 259 239 1,256 0,024 0,871 0,961 A reçu vaccination rougeole 0,803 0,025 259 239 0,990 0,031 0,753 0,852 Vacciné contre toutes les maladies 0,766 0,028 259 239 1,069 0,037 0,709 0,823 Taille pour âge (-2ET) 0,198 0,019 1322 1197 1,473 0,097 0,159 0,236 Poids pour taille (-2ET) 0,091 0,010 1322 1197 1,190 0,110 0,071 0,111 Poids pour âge (-2ET) 0,161 0,014 1322 1197 1,196 0,086 0,133 0,189 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,689 0,029 1210 1090 1,937 0,042 0,631 0,748 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 6,479 0,424 4356 3874 1,443 0,065 5,631 7,327 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 20,787 3,618 2452 2271 1,183 0,174 13,551 28,022 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 18,481 4,041 2452 2267 1,445 0,219 10,399 26,563 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 39,267 4,308 2457 2275 1,065 0,110 30,651 47,884 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 20,657 2,270 2361 2184 0,684 0,110 16,116 25,198 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 59,113 4,962 2467 2284 1,015 0,084 49,189 69,038 Annexe B • 91 Tableau B.9 Erreurs de sondage : Echantillon Thiès, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,591 0,057 1524 2740 4,470 0,096 0,478 0,704 Alphabétisée 0,471 0,050 1524 2740 3,853 0,105 0,372 0,570 Sans instruction 0,428 0,047 1524 2740 3,713 0,110 0,334 0,523 Instruction post-primaire ou plus 0,303 0,054 1524 2740 4,524 0,177 0,196 0,411 Jamais mariée (en union) 0,337 0,018 1524 2740 1,455 0,052 0,302 0,372 Actuellement mariée (en union) 0,607 0,019 1524 2740 1,481 0,031 0,570 0,644 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,280 0,028 1218 2168 2,167 0,100 0,224 0,336 Mariée (en union) avant 20 ans 0,445 0,039 926 1618 2,377 0,087 0,367 0,523 Actuellement enceinte 0,073 0,010 1524 2740 1,518 0,139 0,052 0,093 Enfants nés vivants 2,269 0,138 1524 2740 2,017 0,061 1,993 2,545 Enfants survivants 2,089 0,111 1524 2740 1,793 0,053 1,867 2,311 Enfants nés vivants des femmes 40-49 5,686 0,335 237 424 1,702 0,059 5,016 6,357 Connaît une méthode contraceptive 0,966 0,009 960 1662 1,455 0,009 0,949 0,983 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,961 0,010 960 1662 1,641 0,011 0,941 0,982 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,279 0,019 960 1662 1,330 0,069 0,241 0,318 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,248 0,018 960 1662 1,321 0,074 0,211 0,285 Utilise actuellement la pilule 0,074 0,011 960 1662 1,327 0,152 0,051 0,096 Utilise actuellement le condom 0,007 0,003 960 1662 1,079 0,417 0,001 0,013 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,006 0,002 960 1662 0,888 0,374 0,001 0,010 Utilise actuellement la continence periodique 0,015 0,007 960 1662 1,867 0,483 0,001 0,030 Utilise une source du secteur publique 0,867 0,030 231 424 1,317 0,034 0,807 0,926 Ne veut plus d'enfants 0,232 0,024 960 1662 1,783 0,105 0,183 0,281 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,453 0,016 960 1662 1,008 0,036 0,421 0,486 Nombre d'enfants idéal 5,149 0,121 1358 2483 2,546 0,023 4,908 5,391 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,823 0,017 722 1219 1,200 0,021 0,788 0,857 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,629 0,058 1077 1831 3,209 0,092 0,514 0,745 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,122 0,014 1035 1763 1,395 0,117 0,094 0,151 A reçu traitement SRO 0,146 0,041 117 216 1,269 0,284 0,063 0,229 A consulté du personnel médical 0,226 0,050 117 216 1,242 0,219 0,127 0,326 Ayant un carnet de santé, vu 0,735 0,029 214 364 0,925 0,039 0,677 0,792 A reçu vaccination BCG 0,960 0,035 214 364 2,550 0,036 0,890 1,029 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,913 0,036 214 364 1,760 0,039 0,842 0,985 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,897 0,035 214 364 1,591 0,039 0,828 0,966 A reçu vaccination rougeole 0,777 0,049 214 364 1,681 0,064 0,678 0,876 Vacciné contre toutes les maladies 0,764 0,048 214 364 1,592 0,062 0,669 0,860 Taille pour âge (-2ET) 0,135 0,012 1092 1805 1,049 0,092 0,111 0,160 Poids pour taille (-2ET) 0,043 0,010 1092 1805 1,457 0,225 0,024 0,062 Poids pour âge (-2ET) 0,076 0,014 1092 1805 1,450 0,179 0,049 0,103 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,684 0,031 1001 1632 1,812 0,045 0,622 0,745 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 4,810 0,411 4295 7699 1,956 0,086 3,987 5,633 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 29,171 5,856 2026 3428 1,380 0,201 17,458 40,883 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 16,469 3,438 2015 3409 1,187 0,209 9,593 23,345 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 45,640 7,444 2028 3430 1,449 0,163 30,751 60,528 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 18,180 3,999 1967 3319 1,066 0,220 10,182 26,177 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 62,989 10,064 2037 3445 1,534 0,160 42,860 83,118 92 • Annexe B Tableau B.10 Erreurs de sondage : Echantillon Louga, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,239 0,025 1462 1111 2,204 0,103 0,189 0,288 Alphabétisée 0,318 0,021 1462 1111 1,714 0,066 0,277 0,360 Sans instruction 0,671 0,026 1462 1111 2,120 0,039 0,619 0,723 Instruction post-primaire ou plus 0,148 0,017 1462 1111 1,786 0,112 0,115 0,182 Jamais mariée (en union) 0,264 0,015 1462 1111 1,271 0,056 0,234 0,293 Actuellement mariée (en union) 0,705 0,015 1462 1111 1,270 0,022 0,674 0,735 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,406 0,026 1090 829 1,733 0,064 0,354 0,458 Mariée (en union) avant 20 ans 0,604 0,026 793 604 1,474 0,042 0,553 0,655 Actuellement enceinte 0,090 0,009 1462 1111 1,230 0,102 0,072 0,109 Enfants nés vivants 2,361 0,066 1462 1111 0,981 0,028 2,230 2,493 Enfants survivants 2,155 0,061 1462 1111 1,002 0,028 2,033 2,277 Enfants nés vivants des femmes 40-49 5,529 0,200 225 166 1,150 0,036 5,128 5,930 Connaît une méthode contraceptive 0,959 0,008 1006 783 1,325 0,009 0,943 0,976 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,953 0,009 1006 783 1,317 0,009 0,936 0,971 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,126 0,020 1006 783 1,898 0,158 0,086 0,166 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,118 0,019 1006 783 1,907 0,165 0,079 0,157 Utilise actuellement la pilule 0,043 0,008 1006 783 1,250 0,185 0,027 0,060 Utilise actuellement le condom 0,002 0,001 1006 783 0,855 0,684 0,000 0,004 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,002 0,001 1006 783 1,023 0,749 0,000 0,005 Utilise actuellement la continence periodique 0,001 0,001 1006 783 1,041 0,990 0,000 0,003 Utilise une source du secteur publique 0,971 0,012 141 92 0,846 0,012 0,947 0,995 Ne veut plus d'enfants 0,164 0,012 1006 783 1,024 0,073 0,140 0,188 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,411 0,020 1006 783 1,318 0,050 0,371 0,452 Nombre d'enfants idéal 5,348 0,087 1075 813 1,589 0,016 5,173 5,522 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,842 0,021 696 539 1,548 0,025 0,799 0,884 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,589 0,044 1027 806 2,442 0,075 0,501 0,677 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,172 0,020 975 764 1,620 0,117 0,132 0,212 A reçu traitement SRO 0,249 0,037 171 132 1,056 0,149 0,175 0,323 A consulté du personnel médical 0,442 0,047 171 132 1,191 0,107 0,347 0,536 Ayant un carnet de santé, vu 0,739 0,037 199 154 1,142 0,050 0,665 0,812 A reçu vaccination BCG 0,986 0,008 199 154 0,945 0,008 0,971 1,002 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,937 0,020 199 154 1,160 0,021 0,898 0,977 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,878 0,023 199 154 1,006 0,027 0,831 0,924 A reçu vaccination rougeole 0,837 0,030 199 154 1,100 0,035 0,778 0,897 Vacciné contre toutes les maladies 0,772 0,033 199 154 1,087 0,043 0,706 0,838 Taille pour âge (-2ET) 0,164 0,017 947 721 1,390 0,101 0,131 0,197 Poids pour taille (-2ET) 0,108 0,015 947 721 1,391 0,139 0,078 0,138 Poids pour âge (-2ET) 0,159 0,016 947 721 1,223 0,100 0,127 0,191 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,561 0,028 910 699 1,602 0,049 0,506 0,617 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 5,018 0,226 4038 3061 1,055 0,045 4,566 5,470 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 27,671 4,436 1914 1505 1,097 0,160 18,799 36,544 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 15,039 3,274 1908 1500 1,129 0,218 8,492 21,587 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 42,711 4,569 1914 1505 0,929 0,107 33,573 51,848 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 18,175 2,896 1873 1471 0,867 0,159 12,384 23,966 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 60,110 5,863 1920 1510 0,981 0,098 48,384 71,836 Annexe B • 93 Tableau B.11 Erreurs de sondage : Echantillon Fatick, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,171 0,023 1139 727 2,052 0,134 0,125 0,217 Alphabétisée 0,442 0,045 1139 727 3,030 0,101 0,352 0,532 Sans instruction 0,479 0,047 1139 727 3,145 0,098 0,385 0,572 Instruction post-primaire ou plus 0,288 0,034 1139 727 2,527 0,118 0,220 0,356 Jamais mariée (en union) 0,308 0,026 1139 727 1,909 0,085 0,256 0,361 Actuellement mariée (en union) 0,646 0,025 1139 727 1,789 0,039 0,595 0,697 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,394 0,029 851 548 1,755 0,075 0,335 0,452 Mariée (en union) avant 20 ans 0,572 0,028 620 396 1,386 0,048 0,517 0,628 Actuellement enceinte 0,101 0,012 1139 727 1,355 0,120 0,076 0,125 Enfants nés vivants 2,692 0,122 1139 727 1,423 0,045 2,448 2,936 Enfants survivants 2,441 0,105 1139 727 1,389 0,043 2,230 2,652 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,301 0,267 181 113 1,277 0,042 5,767 6,835 Connaît une méthode contraceptive 0,954 0,011 722 470 1,370 0,011 0,933 0,975 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,950 0,014 722 470 1,718 0,015 0,922 0,978 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,160 0,022 722 470 1,582 0,135 0,117 0,204 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,147 0,020 722 470 1,529 0,137 0,106 0,187 Utilise actuellement la pilule 0,031 0,009 722 470 1,322 0,275 0,014 0,048 Utilise actuellement le condom 0,001 0,001 722 470 0,688 1,006 0,000 0,002 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 722 470 na na 0,000 0,000 Utilise actuellement la continence periodique 0,007 0,003 722 470 0,953 0,424 0,001 0,013 Utilise une source du secteur publique 0,952 0,020 114 72 0,975 0,021 0,913 0,991 Ne veut plus d'enfants 0,243 0,017 722 470 1,078 0,071 0,209 0,278 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,464 0,016 722 470 0,856 0,034 0,432 0,496 Nombre d'enfants idéal 5,476 0,116 1030 656 2,013 0,021 5,245 5,708 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,849 0,023 586 387 1,551 0,027 0,803 0,894 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,444 0,043 925 614 2,320 0,097 0,358 0,530 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,178 0,018 893 592 1,373 0,101 0,143 0,214 A reçu traitement SRO 0,200 0,046 151 106 1,382 0,231 0,107 0,292 A consulté du personnel médical 0,309 0,061 151 106 1,595 0,197 0,187 0,431 Ayant un carnet de santé, vu 0,771 0,037 163 110 1,127 0,047 0,698 0,845 A reçu vaccination BCG 0,990 0,007 163 110 0,919 0,007 0,975 1,004 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,930 0,021 163 110 1,094 0,023 0,887 0,973 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,879 0,032 163 110 1,272 0,036 0,815 0,943 A reçu vaccination rougeole 0,876 0,032 163 110 1,276 0,037 0,812 0,941 Vacciné contre toutes les maladies 0,825 0,038 163 110 1,284 0,046 0,750 0,900 Taille pour âge (-2ET) 0,145 0,013 921 609 1,158 0,091 0,119 0,172 Poids pour taille (-2ET) 0,074 0,011 921 609 1,158 0,143 0,053 0,095 Poids pour âge (-2ET) 0,127 0,010 921 609 0,913 0,081 0,106 0,148 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,733 0,038 819 543 2,267 0,052 0,656 0,809 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 6,358 0,376 3165 2028 1,635 0,059 5,606 7,110 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 23,489 4,753 1669 1115 1,169 0,202 13,984 32,995 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 15,947 3,303 1666 1113 0,945 0,207 9,340 22,553 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 39,436 6,276 1670 1116 1,192 0,159 26,885 51,987 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 25,877 5,890 1617 1083 1,376 0,228 14,098 37,657 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 64,293 10,216 1682 1125 1,459 0,159 43,862 84,724 94 • Annexe B Tableau B.12 Erreurs de sondage : Echantillon Kolda, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,319 0,047 1067 679 3,279 0,147 0,225 0,413 Alphabétisée 0,309 0,030 1067 679 2,094 0,096 0,250 0,369 Sans instruction 0,624 0,034 1067 679 2,292 0,055 0,556 0,692 Instruction post-primaire ou plus 0,168 0,021 1067 679 1,799 0,123 0,127 0,209 Jamais mariée (en union) 0,188 0,018 1067 679 1,510 0,096 0,152 0,224 Actuellement mariée (en union) 0,785 0,019 1067 679 1,488 0,024 0,747 0,822 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,667 0,030 839 535 1,815 0,044 0,608 0,726 Mariée (en union) avant 20 ans 0,783 0,015 616 399 0,920 0,020 0,753 0,814 Actuellement enceinte 0,107 0,008 1067 679 0,882 0,078 0,090 0,124 Enfants nés vivants 3,193 0,102 1067 679 1,169 0,032 2,988 3,398 Enfants survivants 2,719 0,085 1067 679 1,136 0,031 2,550 2,888 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,906 0,273 147 94 1,139 0,040 6,360 7,452 Connaît une méthode contraceptive 0,970 0,009 820 533 1,455 0,009 0,952 0,987 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,969 0,009 820 533 1,495 0,009 0,951 0,987 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,139 0,022 820 533 1,799 0,156 0,096 0,183 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,122 0,021 820 533 1,867 0,176 0,079 0,164 Utilise actuellement la pilule 0,015 0,005 820 533 1,101 0,309 0,006 0,025 Utilise actuellement le condom 0,004 0,003 820 533 1,120 0,587 0,000 0,010 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 820 533 na na 0,000 0,000 Utilise actuellement la continence periodique 0,003 0,002 820 533 0,989 0,599 0,000 0,007 Utilise une source du secteur publique 0,897 0,025 141 83 0,989 0,028 0,847 0,948 Ne veut plus d'enfants 0,176 0,020 820 533 1,475 0,112 0,137 0,215 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,494 0,022 820 533 1,260 0,045 0,450 0,538 Nombre d'enfants idéal 5,720 0,097 1022 657 1,506 0,017 5,525 5,914 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,823 0,022 665 431 1,523 0,027 0,778 0,868 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,341 0,034 1005 652 1,943 0,100 0,273 0,409 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,215 0,025 919 597 1,767 0,116 0,165 0,265 A reçu traitement SRO 0,240 0,039 200 128 1,181 0,160 0,163 0,318 A consulté du personnel médical 0,396 0,030 200 128 0,843 0,076 0,335 0,456 Ayant un carnet de santé, vu 0,626 0,041 192 123 1,154 0,066 0,544 0,708 A reçu vaccination BCG 0,911 0,033 192 123 1,607 0,036 0,845 0,978 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,793 0,044 192 123 1,458 0,055 0,705 0,881 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,737 0,043 192 123 1,317 0,058 0,652 0,823 A reçu vaccination rougeole 0,677 0,041 192 123 1,186 0,061 0,594 0,760 Vacciné contre toutes les maladies 0,569 0,045 192 123 1,227 0,079 0,479 0,660 Taille pour âge (-2ET) 0,331 0,021 897 568 1,136 0,062 0,290 0,373 Poids pour taille (-2ET) 0,065 0,012 897 568 1,424 0,189 0,041 0,090 Poids pour âge (-2ET) 0,219 0,021 897 568 1,333 0,097 0,177 0,261 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,682 0,040 736 481 2,073 0,059 0,601 0,763 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 6,466 0,477 2999 1907 1,309 0,074 5,511 7,421 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 34,845 6,711 1923 1250 1,363 0,193 21,422 48,268 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 36,560 5,104 1922 1249 1,094 0,140 26,353 46,768 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 71,405 8,930 1928 1253 1,296 0,125 53,545 89,266 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 57,892 12,153 1874 1219 1,675 0,210 33,586 82,197 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 125,163 18,397 1949 1265 1,932 0,147 88,370 161,957 Annexe B • 95 Tableau B.13 Erreurs de sondage : Echantillon Matam, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,182 0,029 1228 678 2,610 0,158 0,124 0,240 Alphabétisée 0,284 0,027 1228 678 2,119 0,096 0,229 0,338 Sans instruction 0,686 0,031 1228 678 2,312 0,045 0,625 0,748 Instruction post-primaire ou plus 0,143 0,019 1228 678 1,907 0,133 0,105 0,181 Jamais mariée (en union) 0,196 0,021 1228 678 1,817 0,105 0,155 0,238 Actuellement mariée (en union) 0,731 0,021 1228 678 1,621 0,028 0,690 0,773 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,503 0,032 936 524 1,935 0,063 0,439 0,566 Mariée (en union) avant 20 ans 0,699 0,027 712 400 1,566 0,039 0,645 0,753 Actuellement enceinte 0,107 0,012 1228 678 1,389 0,115 0,082 0,131 Enfants nés vivants 2,732 0,125 1228 678 1,582 0,046 2,481 2,982 Enfants survivants 2,467 0,114 1228 678 1,611 0,046 2,239 2,696 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,024 0,285 205 117 1,360 0,047 5,453 6,594 Connaît une méthode contraceptive 0,934 0,008 882 496 0,958 0,009 0,918 0,950 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,931 0,008 882 496 0,950 0,009 0,915 0,947 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,069 0,014 882 496 1,611 0,200 0,041 0,096 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,069 0,014 882 496 1,611 0,200 0,041 0,096 Utilise actuellement la pilule 0,026 0,009 882 496 1,756 0,360 0,007 0,045 Utilise actuellement le condom 0,002 0,001 882 496 0,874 0,751 0,000 0,004 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,001 0,001 882 496 0,758 1,015 0,000 0,002 Utilise actuellement la continence periodique 0,000 0,000 882 496 na na 0,000 0,000 Utilise une source du secteur publique 0,784 0,054 73 35 1,116 0,069 0,675 0,892 Ne veut plus d'enfants 0,122 0,015 882 496 1,386 0,125 0,092 0,153 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,416 0,024 882 496 1,435 0,057 0,369 0,464 Nombre d'enfants idéal 5,925 0,176 717 371 2,021 0,030 5,572 6,278 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,790 0,021 648 368 1,283 0,026 0,748 0,831 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,470 0,052 1004 575 2,758 0,111 0,366 0,574 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,190 0,019 960 550 1,389 0,099 0,152 0,228 A reçu traitement SRO 0,241 0,045 169 105 1,344 0,186 0,151 0,330 A consulté du personnel médical 0,397 0,051 169 105 1,313 0,128 0,295 0,498 Ayant un carnet de santé, vu 0,804 0,032 182 104 1,060 0,039 0,741 0,867 A reçu vaccination BCG 0,889 0,047 182 104 1,883 0,053 0,795 0,983 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,878 0,040 182 104 1,642 0,046 0,798 0,958 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,813 0,037 182 104 1,267 0,046 0,739 0,887 A reçu vaccination rougeole 0,836 0,043 182 104 1,492 0,052 0,749 0,922 Vacciné contre toutes les maladies 0,684 0,053 182 104 1,463 0,077 0,578 0,790 Taille pour âge (-2ET) 0,181 0,016 965 533 1,196 0,090 0,149 0,214 Poids pour taille (-2ET) 0,161 0,015 965 533 1,175 0,093 0,131 0,191 Poids pour âge (-2ET) 0,201 0,016 965 533 1,127 0,079 0,169 0,233 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,554 0,048 903 499 2,464 0,087 0,457 0,650 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 5,631 0,356 3384 1874 1,692 0,063 4,919 6,343 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 29,243 3,962 1893 1073 0,934 0,135 21,318 37,168 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 16,347 4,886 1896 1078 1,702 0,299 6,575 26,119 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 45,590 7,171 1894 1074 1,401 0,157 31,248 59,932 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 18,323 3,748 1835 1039 1,091 0,205 10,828 25,819 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 63,078 9,203 1900 1076 1,522 0,146 44,671 81,484 96 • Annexe B Tableau B.14 Erreurs de sondage : Echantillon Kaffrine, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,144 0,028 1162 602 2,758 0,198 0,087 0,201 Alphabétisée 0,195 0,028 1162 602 2,374 0,142 0,140 0,250 Sans instruction 0,785 0,031 1162 602 2,582 0,040 0,723 0,848 Instruction post-primaire ou plus 0,088 0,016 1162 602 1,887 0,179 0,056 0,119 Jamais mariée (en union) 0,153 0,018 1162 602 1,750 0,121 0,116 0,190 Actuellement mariée (en union) 0,818 0,019 1162 602 1,712 0,024 0,780 0,857 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,601 0,020 873 456 1,232 0,034 0,560 0,642 Mariée (en union) avant 20 ans 0,815 0,018 641 340 1,177 0,022 0,779 0,851 Actuellement enceinte 0,140 0,012 1162 602 1,150 0,083 0,117 0,164 Enfants nés vivants 3,307 0,097 1162 602 1,129 0,029 3,114 3,500 Enfants survivants 2,983 0,093 1162 602 1,208 0,031 2,797 3,168 Enfants nés vivants des femmes 40-49 7,272 0,166 142 77 0,902 0,023 6,939 7,605 Connaît une méthode contraceptive 0,918 0,014 905 493 1,584 0,016 0,889 0,947 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,910 0,016 905 493 1,642 0,017 0,879 0,941 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,119 0,018 905 493 1,630 0,147 0,084 0,155 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,110 0,016 905 493 1,544 0,146 0,078 0,142 Utilise actuellement la pilule 0,020 0,006 905 493 1,380 0,321 0,007 0,033 Utilise actuellement le condom 0,003 0,002 905 493 0,832 0,494 0,000 0,006 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,000 0,000 905 493 na na 0,000 0,000 Utilise actuellement la continence periodique 0,001 0,001 905 493 0,691 0,762 0,000 0,002 Utilise une source du secteur publique 0,899 0,032 117 55 1,130 0,035 0,835 0,962 Ne veut plus d'enfants 0,185 0,019 905 493 1,444 0,101 0,148 0,222 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,528 0,025 905 493 1,482 0,047 0,479 0,577 Nombre d'enfants idéal 6,431 0,144 1012 530 2,158 0,022 6,143 6,719 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,723 0,033 711 388 1,987 0,046 0,656 0,789 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,320 0,048 1162 638 3,001 0,151 0,223 0,416 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,153 0,016 1115 611 1,408 0,102 0,122 0,184 A reçu traitement SRO 0,245 0,052 166 93 1,449 0,211 0,142 0,348 A consulté du personnel médical 0,416 0,045 166 93 1,137 0,109 0,325 0,506 Ayant un carnet de santé, vu 0,671 0,034 245 137 1,166 0,051 0,602 0,740 A reçu vaccination BCG 0,917 0,029 245 137 1,651 0,031 0,860 0,974 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,841 0,036 245 137 1,558 0,043 0,769 0,913 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,813 0,029 245 137 1,193 0,036 0,755 0,872 A reçu vaccination rougeole 0,729 0,044 245 137 1,583 0,061 0,640 0,817 Vacciné contre toutes les maladies 0,642 0,053 245 137 1,740 0,082 0,537 0,748 Taille pour âge (-2ET) 0,321 0,023 1122 601 1,468 0,073 0,274 0,368 Poids pour taille (-2ET) 0,099 0,011 1122 601 1,221 0,111 0,077 0,121 Poids pour âge (-2ET) 0,245 0,025 1122 601 1,665 0,101 0,196 0,294 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,688 0,029 1034 557 1,993 0,042 0,630 0,745 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 7,036 0,357 3243 1681 1,854 0,051 6,323 7,749 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 20,047 3,415 2165 1196 1,077 0,170 13,218 26,876 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 18,401 3,804 2150 1189 1,237 0,207 10,794 26,008 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 38,448 6,117 2167 1197 1,398 0,159 26,214 50,683 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 36,228 5,325 2104 1163 1,140 0,147 25,579 46,878 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 73,284 7,114 2186 1207 1,149 0,097 59,056 87,512 Annexe B • 97 Tableau B.15 Erreurs de sondage : Echantillon Kédougou, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,246 0,043 723 173 2,654 0,174 0,160 0,331 Alphabétisée 0,277 0,028 723 173 1,655 0,100 0,222 0,332 Sans instruction 0,613 0,029 723 173 1,587 0,047 0,555 0,670 Instruction post-primaire ou plus 0,130 0,023 723 173 1,835 0,177 0,084 0,176 Jamais mariée (en union) 0,120 0,024 723 173 1,979 0,200 0,072 0,168 Actuellement mariée (en union) 0,849 0,028 723 173 2,073 0,033 0,794 0,904 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,653 0,020 553 133 0,986 0,031 0,613 0,693 Mariée (en union) avant 20 ans 0,795 0,021 394 95 1,034 0,027 0,753 0,837 Actuellement enceinte 0,122 0,015 723 173 1,231 0,123 0,092 0,152 Enfants nés vivants 3,031 0,123 723 173 1,199 0,040 2,785 3,276 Enfants survivants 2,583 0,095 723 173 1,120 0,037 2,393 2,773 Enfants nés vivants des femmes 40-49 6,096 0,458 82 20 1,264 0,075 5,180 7,012 Connaît une méthode contraceptive 0,946 0,011 592 147 1,179 0,012 0,924 0,968 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,940 0,012 592 147 1,226 0,013 0,917 0,964 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,096 0,018 592 147 1,499 0,190 0,060 0,132 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,080 0,016 592 147 1,416 0,198 0,048 0,111 Utilise actuellement la pilule 0,005 0,003 592 147 0,901 0,516 0,000 0,010 Utilise actuellement le condom 0,017 0,010 592 147 1,977 0,626 0,000 0,038 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,001 0,001 592 147 0,613 1,029 0,000 0,002 Utilise actuellement la continence periodique 0,000 0,000 592 147 na na 0,000 0,000 Utilise une source du secteur publique 0,814 0,061 64 15 1,248 0,075 0,691 0,937 Ne veut plus d'enfants 0,152 0,023 592 147 1,535 0,149 0,106 0,197 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,465 0,028 592 147 1,381 0,061 0,409 0,522 Nombre d'enfants idéal 5,769 0,162 620 137 1,955 0,028 5,446 6,092 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,800 0,028 457 113 1,477 0,034 0,745 0,855 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,371 0,043 687 169 1,990 0,117 0,284 0,458 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,224 0,024 654 159 1,422 0,107 0,176 0,272 A reçu traitement SRO 0,182 0,050 140 36 1,509 0,274 0,082 0,282 A consulté du personnel médical 0,505 0,047 140 36 1,080 0,094 0,410 0,600 Ayant un carnet de santé, vu 0,552 0,074 134 33 1,670 0,135 0,403 0,700 A reçu vaccination BCG 0,817 0,061 134 33 1,649 0,075 0,694 0,940 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,734 0,101 134 33 2,470 0,138 0,531 0,937 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,695 0,070 134 33 1,666 0,101 0,554 0,835 A reçu vaccination rougeole 0,672 0,065 134 33 1,526 0,097 0,542 0,803 Vacciné contre toutes les maladies 0,567 0,075 134 33 1,698 0,133 0,416 0,717 Taille pour âge (-2ET) 0,268 0,024 652 152 1,374 0,090 0,220 0,316 Poids pour taille (-2ET) 0,076 0,011 652 152 0,984 0,138 0,055 0,097 Poids pour âge (-2ET) 0,192 0,023 652 152 1,411 0,122 0,145 0,239 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,688 0,052 541 121 2,117 0,076 0,584 0,793 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 6,694 0,341 2043 490 1,322 0,051 6,012 7,377 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 34,063 6,893 1292 314 1,294 0,202 20,277 47,848 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 23,914 6,148 1285 313 1,326 0,257 11,618 36,209 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 57,977 9,022 1293 314 1,323 0,156 39,933 76,020 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 59,590 8,871 1233 301 1,110 0,149 41,848 77,333 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 114,112 12,552 1310 318 1,282 0,110 89,008 139,217 98 • Annexe B Tableau B.16 Erreurs de sondage : Echantillon Sédhiou, EDS-Continue 2012-2014 Valor estimado (V) Error estándar (EE) Número de casos Efecto del diseño (EDIS) Error relativo (ER= EE/V) Intervalo de confianza Variable Sin ponderar (SP) Pondera- dos (P) Valor estimado -2EE Valor estimado +2EE Milieu urbain 0,194 0,027 1020 430 2,146 0,137 0,141 0,248 Alphabétisée 0,341 0,037 1020 430 2,467 0,108 0,267 0,414 Sans instruction 0,623 0,040 1020 430 2,658 0,065 0,542 0,704 Instruction post-primaire ou plus 0,224 0,038 1020 430 2,897 0,169 0,148 0,300 Jamais mariée (en union) 0,291 0,028 1020 430 1,972 0,096 0,235 0,348 Actuellement mariée (en union) 0,678 0,028 1020 430 1,926 0,042 0,622 0,735 Premiers rapports sexuels avant 18 ans 0,634 0,018 788 332 1,046 0,028 0,598 0,670 Mariée (en union) avant 20 ans 0,654 0,032 588 248 1,649 0,050 0,589 0,719 Actuellement enceinte 0,094 0,011 1020 430 1,160 0,113 0,072 0,115 Enfants nés vivants 3,070 0,142 1020 430 1,515 0,046 2,786 3,354 Enfants survivants 2,633 0,119 1020 430 1,501 0,045 2,396 2,870 Enfants nés vivants des femmes 40-49 7,208 0,280 152 63 1,330 0,039 6,647 7,768 Connaît une méthode contraceptive 0,991 0,003 684 292 0,887 0,003 0,984 0,997 Connaît une méthode contraceptive moderne 0,987 0,005 684 292 1,188 0,005 0,977 0,997 Utilise actuellement une méthode contraceptive 0,146 0,015 684 292 1,121 0,104 0,116 0,176 Utilise actuellement une méthode contraceptive moderne 0,120 0,015 684 292 1,213 0,126 0,090 0,150 Utilise actuellement la pilule 0,006 0,003 684 292 0,861 0,427 0,001 0,011 Utilise actuellement le condom 0,006 0,003 684 292 0,931 0,442 0,001 0,012 Utilise actuellement la stérilisation féminine 0,002 0,002 684 292 1,116 0,989 0,000 0,006 Utilise actuellement la continence periodique 0,003 0,002 684 292 0,940 0,711 0,000 0,006 Utilise une source du secteur publique 0,752 0,055 139 56 1,488 0,073 0,642 0,862 Ne veut plus d'enfants 0,165 0,016 684 292 1,126 0,097 0,133 0,197 Veut retarder d'au moins 2 ans 0,502 0,023 684 292 1,186 0,045 0,457 0,548 Nombre d'enfants idéal 6,385 0,103 1012 426 1,399 0,016 6,178 6,592 Mère a reçu injection antitétanique complète 0,873 0,021 592 251 1,531 0,024 0,831 0,915 Mère a reçu assistance médicale à l'accouchement 0,378 0,041 893 386 2,182 0,108 0,296 0,460 Diarrhée dans les 2 dernières semaines 0,239 0,019 863 372 1,284 0,079 0,201 0,276 A reçu traitement SRO 0,193 0,052 204 89 1,816 0,269 0,089 0,296 A consulté du personnel médical 0,383 0,039 204 89 1,119 0,102 0,305 0,461 Ayant un carnet de santé, vu 0,609 0,048 175 72 1,245 0,078 0,513 0,704 A reçu vaccination BCG 0,984 0,011 175 72 1,159 0,011 0,963 1,006 A reçu vaccination DTC (3 doses) 0,884 0,032 175 72 1,265 0,036 0,820 0,948 A reçu vaccination polio (3 doses) 0,786 0,036 175 72 1,113 0,045 0,714 0,857 A reçu vaccination rougeole 0,821 0,035 175 72 1,196 0,043 0,751 0,892 Vacciné contre toutes les maladies 0,660 0,043 175 72 1,161 0,065 0,574 0,746 Taille pour âge (-2ET) 0,322 0,024 868 364 1,410 0,075 0,274 0,370 Poids pour taille (-2ET) 0,072 0,011 868 364 1,156 0,150 0,051 0,094 Poids pour âge (-2ET) 0,200 0,020 868 364 1,346 0,100 0,160 0,240 Prévalence de l'anémie chez les enfants 0,612 0,026 800 335 1,437 0,043 0,559 0,664 Indice sythétique de fécondité (derniers 3 ans) 6,242 0,236 2826 1194 1,256 0,038 5,770 6,714 Quotient de mortalité néonatale (derniers 0-9 ans) 23,718 4,663 1713 728 1,130 0,197 14,391 33,044 Quotient de mortalité post-néonatale (derniers 0-9 ans) 32,082 5,224 1706 725 1,088 0,163 21,634 42,530 Quotient de mortalité infantile (derniers 0-9 ans) 55,800 7,295 1714 729 1,152 0,131 41,210 70,389 Quotient de mortalité juvénile (derniers 0-9 ans) 43,604 6,291 1674 707 1,080 0,144 31,022 56,186 Quotient de mortalité infanto-juvénile (derniers 0-9 ans) 96,970 9,615 1737 738 1,132 0,099 77,741 116,200 Pages préliminaires Titre Information et citation recommandée Table des matières Liste des tableaux des graphiques Avant-propos Remerciements Chapitre 1 - Présentation du pays, objectifs et méthodologie de l'enquête Chapitre 2 - Caractéristiques des ménages Chapitre 3 - Situation des enfants Chapitre 4 - Fécondité et mortalité des enfants Chapitre 5 - Contraception et préférences en matière de fécondité des femmes Chapitre 6 - Santé de la mère et de l'enfant Chapitre 7 - Allaitement et état nutritionnel Chapitre 8 - Paludisme Chapitre 9 - Excision des filles de moins de 15 ans Annexe A - Enquête continue au Sénégal 2012-2014 (EDS-Continue 2012-2014) plan de sondage Annexe B - Erreurs de sondage

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