Mauritania - Multiple Indicator Cluster Survey - 2011

Publication date: 2011

Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 1 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE 73MAURITANIE MAURITANIESuivi de la situation des femmes et des enfants Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples 2011 RA PP OR T FI NA L M IC S4 – 2 01 1 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 2 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE Suivi de la situation des femmes et des enfants Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 RAPPORT FINAL, avril 2014 OFFICE NATIONAL DE LA STATISTIQUE ONS L’enquête par grappes à indicateurs multiples de la Mauritanie (MICS 2011) a été réalisée par l’Office National de la Statistique (ONS) entre mai et octobre 2011. Outre la contribution du Gouvernement Mauritanien, MICS 2011 a bénéficié du financement de l’UNICEF et du FNUAP. L’enquête a bénéficié de l’assistance technique du programme Global des enquêtes MICS de l’UNICEF. Pour tous renseignements concernant MICS Mauritanie 2011, contacter: ONS - BP 240, Nouakchott, Mauritanie Téléphone (222) 525-30-70 ; 525-52-15 • Fax (222) 525-52-15 Internet : www.ons.mr e-mail: webmaster@ons.mr Concernant le programme mondial MICS, des renseignements peuvent être obtenus auprès de Global MICS Coordinator UNICEF, 3 UN Plaza NY 10017, USA Téléphone 212-303-7982 Internet : http://www.childinfo.org Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 3 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE TABLEAU RECAPITULATIF DES RESULTATS Indicateurs des Enquêtes par grappes à indicateurs multiples (MICS) et des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), Mauritanie, 2011 SUJET NUMERO INDICATEUR MICS4 NUMERO INDICATEUR OMD INDICATEUR VALEUR MORTALITE DES ENFANTS Mortalité des enfants 1.1 4.1 Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans 118 ‰ 1.2 4.2 Taux mortalité infantile 75 ‰ NUTRITION Etat Nutritionnel Insuffisance pondérale 2.1a 1.8 Modérée et grave (- 2 SD) 24,4 % 2.1b Sévère (-3D) 8,2 % Retard croissance 2.2a Modéré et grave (- 2 SD) 29,7 % 2.2b Sévère (- 3 SD) 12,6 % Emaciation 2.3a Modéré et grave (- 2 SD) 13,9 % 2.3b Sévère (- 3 SD) 4,0 % Allaitement et alimentation infantile 2.4 Enfants ayant été allaités 94,8 % 2.5 Mise au sein moins d’une heure après la naissance 55,7 % 2.6 Allaitement exclusif des moins de 6 mois 26,9 % 2.7 Poursuite de l’allaitement à 1 an 85,0 % 2.8 Poursuite de l’allaitement à 2 ans 35,5 % 2.9 Allaitement prédominant pour les moins de 6 mois 61,0 % 2.10 Durée moyenne de l’allaitement 19,3 mois 2.11 Alimentation au biberon 11,0 % 2.12 Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous 47,9 % 2.13 Fréquence minimum des repas 18,7 % 2.14 Allaitement approprié à l’âge 44,0 % 2.15 Fréquence alimentation lactée pour enfants non allaités au sein 53,2 % Iodation du sel 2.16 Consommation de sel iodé 7,3 % Vitamine A 2.17 Supplémentation en vitamine A (enfants moins de 5 ans) 79,4 % Insuffisance pondérale à la naissance 2.18 Nourrissons de poids insuffisant à la naissance 34,7 % 2.19 Nourrissons pesés à la naissance 22,1 % SANTE DE L’ENFANT Vaccinations 3.1 Couverture vaccinale contre la tuberculose 90,7 % 3.2 Couverture vaccinale contre la poliomyélite 54,5 % 3.3 Couverture vaccinale contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DCTCoq) 57,3 % 3.4 4.3 Couverture vaccinale contre la rougeole 63,3 % 3.5 Couverture vaccinale contre l’hépatite B 57,3 % Vaccin antitétanique 3.7 Protection néonatale contre le tétanos 55,7 % Traitement des maladies 3.8 Thérapie par réhydratation orale avec alimentation continue 40,4 % 3.9 Recours aux soins pour pneumonie présumée 43,0 % 3.10 Antibiothérapie de pneumonie présumée 30,4 % Utilisation de combustibles solides 3.11 Combustibles solides 59,8 % Paludisme 3.12 Disponibilité de moustiquaires imprégnées (MI) dans le ménage 45,7 % 3.14 Enfants de moins de 5 ans dormant sous n’importe quelle moustiquaire 27,3 % 3.15 6.7 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaire imprégnée (MI) 18,7 % 3.16 Usage de diagnostics du paludisme 5,1 % 3.17 Traitement antipaludique enfants moins de 5 ans donné le même jour ou le jour suivant 8,6 % 3.18 6.8 Traitement antipaludique donné aux enfants de moins de 5 ans 19,7 % 3.19 Femmes enceintes dormant sous moustiquaire imprégnée (MI) 22,0 % 3.20 Traitement préventif intermittent du paludisme 18,9 % Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 4 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE SUJET NUMERO INDICATEUR MICS4 NUMERO INDICATEUR OMD INDICATEUR VALEUR EAU ET ASSAINISSEMENT Eau et Assainissement 4.1 7.8 Utilisation de source améliorée d’eau de boisson 53,0 % 4.2 Traitement de l’eau 28,8 % 4.3 7.9 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 32,3 % 4.4 Elimination hygiénique des matières fécales de l’enfant 20,3 % 4.5 Endroit pour le lavage des mains 56,3 % 4.6 Disponibilité de savon 66,3 % SANTE DE LA REPRODUCTION Contraception et besoins non satisfaits 5.1 5.4 Taux de fécondité des adolescentes 71 ‰ 5.2 Grossesses précoce 23,6 % 5.3 5.3 Prévalence contraceptive 11,4 % 5.4 5.6 Besoins non satisfaits en contraception 31,1 % Santé maternelle et du nouveau-né Soins prénatals 5.5a 5.5 Au moins une fois par le personnel qualifié 84,2 % 5.5b 5.5 Au moins quatre fois par n’importe quel prestataire 48,4 % 5.6 Contenu des soins prénatals 58,2 % 5.7 5.2 Personnel qualifié à l’accouchement 65,1 % 5.8 Accouchement dans une structure de santé 64,5 % 5.9 Césarienne 9,6 % Mortalité maternelle 5.13a 5.1 Taux de mortalité maternelle selon la méthode directe 715 pour 100.000 5.13b 5.1 Taux de mortalité maternelle selon la méthode indirecte 626 pour 100.000 DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT Développement de l’enfant 6.1 Soutien à l’apprentissage 54,5 % 6.2 Appui du père à l’apprentissage 28,3 % 6.4 Matériel d’apprentissage : jouets 40,4 % 6.5 Garde inadéquate 26,1 % 6.6 Indice de développement du jeune enfant 57,9 % 6.7 Fréquentation du préscolaire 13,6 % EDUCATION Alphabétisation et Education 7.1 2.3 Taux d’alphabétisation des jeunes femmes 57,4 % 7.2 Préparation à l’école 5,4 % 7.3 Taux d’admission à l’éducation primaire 33,7 % 7.4 2.1 Taux net de scolarisation primaire (ajusté) 61,0 % 7.5 Taux net de scolarisation secondaire (ajusté) 23,7 % 7.6 2.2 Enfants atteignant la dernière classe du primaire 78,1 % 7.7 Taux d’achèvement du primaire 76,4 % 7.8 Taux de transition à l’école secondaire 66,6 % 7.9 Indice de parité entre les sexes (école primaire) 1,05 ratio 7.10 Indice de parité entre les sexes (école secondaire) 0,84 ratio PROTECTION DE L’ENFANT Enregistrement des naissances 8.1 Enregistrement des naissances 58,8 % Travail des enfants 8.2 Travail des enfants 21,5 % 8.3 Fréquentation scolaire des enfants travailleurs 56,3 % 8.4 Travail des enfants parmi les étudiants 22,7 % Discipline de l’enfant 8.5 Discipline violente 86,9 % Mariage précoce et polygamie 8.6 Mariage avant l’âge de 15 ans 14,8 % 8.7 Mariage avant l’âge de 18 ans 37,3 % 8.8 Jeunes femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées 25,7 % 8.9 Polygamie 10,9 % Différence d’âge entre conjoints 8.10a Femmes de 15-19 ans 59,9 % 8.10b Femmes de 20-24 ans 52,9 % Mutilation génitale féminine/ excision 8.11 Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) 40,7 % 8.12 Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les femmes 69,4 % 8.13 Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les filles 54,8 % 8.13b Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les filles de moins de 5 ans 46,6 % Violence domestique 8.14 Attitudes envers la violence domestique 37,9 % Conditions d’accueil des enfants et orphelinat 9.17 Enfants ne vivant pas avec un parent biologique 9,4 % 9.18 Prévalence d’enfants avec au moins un parent décédé 7,2 % Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 5 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE SUJET NUMERO INDICATEUR MICS4 NUMERO INDICATEUR OMD INDICATEUR VALEUR VIH/SIDA VIH/SIDA, connaissance et attitudes 9.1 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH 6,4 % 9.2 6.3 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les jeunes 6,3 % 9.3 Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH 39,9 % 9.4 Attitude bienveillante envers les gens vivant avec le VIH 6,2 % 9.5 Femmes qui savent où faire le test VIH 29,6 % 9.6 Femmes ayant subi le test VIH et connaissant les résultats 4,6 % 9.7 Jeunes femmes sexuellement actives ayant subi le test du VIH et connaissant les résultats 3,4 % 9.8 Conseils sur le VIH lors des soins prénatals 21,1 % 9.9 Dépistage du VIH lors des soins prénatals 18,9 % Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 6 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE TABLE DES MATIERES TABLEAU RECAPITULATIF DES RESULTATS . 3 TABLE DES MATIERES . 6 LISTE DES TABLEAUX . 8 LISTE DES GRAPHIQUES . 11 LISTE DES ACRONYMES . 12 REMERCIEMENTS . 13 RESUME ANALYTIQUE . 14 Mortalité des enfants . 14 Nutrition . 14 Santé de l’enfant . 15 Eau et Assainissement . 17 Santé de la femme . 17 Développement du jeune enfant . 18 Éducation et alphabétisation . 19 Protection de l’enfance . 20 VIH . 21 INTRODUCTION . 22 Historique . 22 Objectifs de l’enquête . 22 METHODOLOGIE DE L’ENQUETE ET ECHANTILLON . 24 Plan de sondage . 24 Questionnaires . 24 Formation et travail sur le terrain . 26 Traitement des données . 26 COUVERTURE DE L’ECHANTILLON : CARACTERISTIQUES DES MENAGES, DES FEMMES ET ENFANTS ENQUETES . 27 Couverture de l’échantillon . 27 Caractéristiques des ménages et des personnes enquêtés . 30 Caractéristiques des femmes enquêtées, âgées de 15-49 ans, et des enfants de moins de 5 ans . 32 MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS . 35 Analyse de la mortalité selon la méthode directe . 35 Analyse de la mortalité selon la méthode indirecte . 39 Conclusion . 40 NUTRITION . 41 État nutritionnel . 42 Allaitement et alimentation du nourrisson et du jeune enfant . 45 Iodation du sel . 54 Supplémentation des enfants en vitamine A . 56 Insuffisance pondérale à la naissance . 58 SANTE DES ENFANTS . 61 Vaccinations . 61 Protection contre le tétanos néonatal . 64 Traitement par réhydratation par voie orale . 66 Recours aux soins et antibiothérapie de la pneumonie . 73 Utilisation de combustibles solides . 77 Paludisme . 80 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 7 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE EAU ET ASSAINISSEMENT . 91 Utilisation de sources d’eau améliorées . 91 Utilisation d’installations sanitaires améliorées . 98 Lavage des mains . 107 SANTE DE LA REPRODUCTION . 110 Fertilité . 110 Contraception . 113 Besoins non satisfaits en matière de contraception . 115 Soins prénatals . 118 Assistance à l’accouchement . 122 Lieu d’accouchement . 124 Soins postnatals . 126 Mortalité maternelle . 129 DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT . 131 Éducation et apprentissage de la petite enfance . 131 Développement de la petite enfance . 137 ALPHABETISME ET EDUCATION . 139 Alphabétisme chez les jeunes femmes . 139 Préparation à l’école . 141 Fréquentation de l’école primaire et secondaire . 143 PROTECTION DE L’ENFANCE . 152 Enregistrement des naissances . 152 Travail des enfants . 154 Discipline de l’enfant . 162 Mariage précoce et polygamie . 164 Mutilation génitale féminine/Excision . 169 Attitude à l’Egard de la violence familiale . 173 Orphelins . 175 VIH/SIDA . 177 Connaissance de la transmission du VIH et conceptions erronées sur le VIH/SIDA . 177 Attitudes à l’égard des gens vivant avec le VIH/SIDA . 184 Connaissance d’un lieu pour le dépistage du VIH, conseils et dépistage durant les soins prénatals . 186 ANNEXE A. PLAN DE SONDAGE . 190 ANNEXE B. LISTE DU PERSONNEL AYANT PARTICIPE A L’ENQUETE . 199 ANNEXE C. ESTIMATIONS DES ERREURS D’ECHANTILLONNAGE . 202 ANNEXE D. TABLEAUX SUR LA QUALITE DES DONNEES . 235 ANNEXE E. TABLEAUX ADDITIONNELS POUR ANALYSE ET COMMENTAIRES . 247 ANNEXE F. INDICATEURS MICS4 : NUMERATEURS ET DENOMINATEURS . 254 ANNEXE G. QUESTIONNAIRES . 260 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 8 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE LISTE DES TABLEAUX Tableau HH.1 : Résultats des interviews des ménages, hommes, femmes et enfants de moins de 5 ans . 29 Tableau HH.2 : Répartition selon l'âge, par sexe, au niveau du ménage . 29 Tableau HH.3 : Composition du ménage, Mauritanie, 2011 . 31 Tableau HH.4 : Caractéristiques de base des femmes . 33 Tableau HH.5 : Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans . 34 Tableau CM.1 : Mortalité selon la période précédant l’enquête . 36 Tableau CM.2: Mortalité infantile selon les caractéristiques socio-économiques . 37 Tableau CM.3 : Enfants nés vivants, enfants survivants et proportion des décès selon l’âge des femmes . 39 Tableau CM.4 : Mortalité des enfants . 40 Tableau NU.1: Etat nutritionnel des enfants . 43 Tableau NU.2 : Allaitement au sein initial . 46 Tableau NU.3: Allaitement au sein . 47 Tableau NU.4 : Durée de l'allaitement au sein . 49 Tableau NU.5 : Allaitement approprié à l'âge . 50 Tableau NU.6 : Introduction d'aliments solides, semi-solides ou mous . 51 Tableau NU.7: Fréquence minimum de repas . 52 Tableau NU.8 : Allaitement au biberon . 53 Tableau NU.9 : Consommation de sel iodé . 55 Tableau NU.10 : Supplémentation des enfants en vitamine A . 57 Tableau NU.11 : Bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance . 59 Tableau CH.1 : Vaccinations au cours de la première année de vie . 61 Tableau CH.2 : Vaccinations selon des caractéristiques de base . 63 Tableau CH.3: Protection néo-natale contre le tétanos . 65 Tableau CH.4 : Solutions de réhydratation orale et liquides maison recommandés . 67 Tableau CH.5 : Pratiques d'alimentation durant la diarrhée . 69 Tableau CH.5 (suite) : Pratiques d'alimentation durant la diarrhée . 70 Tableau CH.6 : Thérapie de la réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation et d'autres traitements . 71 Tableau CH.6 (suite) : Thérapie de la réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation et d'autres traitements . 72 Tableau CH.7 : Recours au traitement et usage d'antibiotiques et usage d'antibiotiques pour suspicion de pneumonie . 74 Tableau CH.7 (suite) : Recours au traitement et usage d'antibiotiques et usage d'antibiotiques pour suspicion de pneumonie . 75 Tableau CH.8 : Connaissance des deux indicateurs d'alerte de la pneumonie . 76 Tableau CH.9 : Utilisation de combustibles solides . 78 Tableau CH.10 : Utilisation de combustible solide selon le lieu de cuisine . 79 Tableau CH.11 : Disponibilité de moustiquaires imprégnées au niveau des ménages . 82 Tableau CH.12 : Enfants ayant dormi sous moustiquaire . 83 Tableau CH.13 : Femmes enceintes ayant dormi sous moustiquaire . 86 Tableau CH.14 : Traitement antipaludique des enfants avec des antipaludéens . 87 Tableau CH.14 (suite) : Traitement antipaludique des enfants avec des antipaludéens . 88 Tableau CH.15 : Diagnostic du paludisme . 89 Tableau CH.16 : Traitement préventif intermittent (TPI) pour le paludisme . 90 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 9 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE Tableau WS.1: Utilisation de sources d'eau améliorées . 93 Tableau WS.2 : Traitement de l'eau du ménage . 95 Tableau WS.3 : Temps mis pour atteindre la source d'eau de potable . 96 Tableau WS.4 : Personne qui va aller chercher l'eau . 97 Tableau WS.5 : Utilisation de toilettes améliorées . 100 Tableau WS.5 (suite) : Utilisation de toilettes améliorées . 101 Tableau WS.6 : Utilisation partagée de toilettes . 102 Tableau WS.7 : Evacuation des matières fécales de l'enfant . 103 Tableau WS.7 (suite) : Evacuation des matières fécales de l'enfant . 104 Tableau WS.8 : Echelle d'utilisation de sources améliorées d'eau potable et de toilettes améliorées . 105 Tableau WS.8 (suite) : Echelle d'utilisation de sources améliorées d'eau potable et de toilettes améliorées . 106 Tableau WS.9 : Eau et savon à l'endroit prévu pour le lavage de mains . 108 Tableau WS.10: Disponibilité de savon . 109 Tableau RH.1 : Taux de natalité chez les adolescentes et Indice Synthétique de Fécondité . 111 Tableau RH.2 : Grossesse précoce . 112 Tableau RH.3 : Tendances de la maternité précoce . 113 Tableau RH.4 : Utilisation de la contraception . 114 Tableau RH.5 : Besoins non satisfaits en matière de contraception . 117 Tableau RH.6 : Couverture des soins prénatals . 119 Tableau RH.7 : Nombre de visites prénatales . 120 Tableau RH.8 : Contenu des soins prénatals . 121 Tableau RH.9 : Assistance au cours de l'accouchement . 123 Tableau RH.10 : Lieu d'accouchement . 125 Tableau RH.11 : Soins postnatals . 127 Tableau RH.12 : Personne ayant fourni les soins postnatals . 128 Tableau RH.13 : Estimations directes de la mortalité maternelle . 130 Tableau CD.1 : Education du jeune enfant . 132 Tableau CD.2 : Soutien à l'apprentissage . 133 Tableau CD.3 : Matériel didactique . 135 Tableau CD.4 : Garde inadéquate . 136 Tableau CD.5 : Indice de développement du jeune enfant (IDJE) . 138 Tableau ED.1 : Alphabétisation chez les jeunes femmes . 140 Tableau ED.2 : Préparation à l'école . 142 Tableau ED.3 : Entrée à l'école primaire . 144 Tableau ED.4 : Fréquentation de l'école primaire . 145 Tableau ED.5 : Fréquentation de l'école secondaire . 147 Tableau ED.6 : Enfants ayant fait la dernière classe d'école primaire . 149 Tableau ED.7 : Achèvement de l'école primaire et passage à l'école secondaire . 150 Tableau ED.8 : Parité entre les sexes en matière d'éducation . 151 Tableau CP.1 : Enregistrement des naissances . 153 Tableau CP.2 : Travail des enfants . 156 Tableau CP.2 (suite) : Travail des enfants . 157 Tableau CP.2B : Travail des enfants, âgés de 5 à 17 ans . 158 Tableau CP.2B (suite) : Travail des enfants, âgés de 5 à 17 ans . 159 Tableau CP.3 : Travail des enfants et fréquentation scolaire . 160 Tableau CP.3B : Travail des enfants et fréquentation scolaire (pour les 5-17 ans) . 161 Tableau CP.4 : Discipline des enfants . 163 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 10 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE Tableau CP.5 : Mariage précoce et polygamie . 166 Tableau CP.6 : Tendances du mariage précoce . 167 Tableau CP.7 : Différence d'âge entre conjoints . 168 Tableau CP.8 : Mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les femmes . 170 Tableau CP.9 : Mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les filles . 171 Tableau CP.10 : Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) . 172 Tableau CP.11 : Attitudes vis-à-vis de la violence domestique . 174 Tableau CP.12 : Modes de vie des enfants et état d'orphelin . 176 Tableau HA.1 : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA et connaissance approfondie de la transmission du VIH . 179 Tableau HA.1 (suite) : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA et connaissance approfondie de la transmission du VIH . 180 Tableau HA.2 : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes femmes . 181 Tableau HA.2 (suite) : Connaissance de la transmission du VIH, fausses idées à propos du VIH/SIDA, et connaissance approfondie de la transmission du VIH chez les jeunes femmes . 182 Tableau HA.3 : Connaissance de la transmission du VIH de la mère à l'enfant . 183 Tableau HA.4 : Attitudes bienveillantes à l'égard des gens vivant avec le VIH/SIDA . 185 Tableau HA.5 : Connaissance d'un endroit pour le test de dépistage du VIH . 187 Tableau HA.6 : Connaissance d'un endroit pour le test de dépistage du VIH chez les jeunes femmes . 188 Tableau HA.7 : Conseils et test en matière de VIH durant les soins prénatals . 189 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 11 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE LISTE DES GRAPHIQUES Graphique HH.1 : Pyramide des âges . 28 Graphique NU.2 : Indicateurs sélectionnés sur l’allaitement au sein (en%) . 45 Graphique NU.3 : Répartition en pourcentage des enfants de moins de 2 ans par type d’alimentation, par tranche d’âge. . 48 Graphique NU.4 : Pourcentage de consommation de sel iodé selon le quintile de bien-être économique . 55 Graphique NU.5 : Pourcentage de naissances d’enfants vivants avec un poids inférieur à 2 500 grammes selon la wilaya . 60 Graphique CH.1 : Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles avant leur premier anniversaire . 62 Graphique CH.2 : Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante au cours de deux dernières années qui sont protégées contre le tétanos, selon leur niveau d’instruction et leur milieu de résidence. . 64 Graphique CH.3 : Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours de deux dernières semaines et parmi ces derniers pourcentage ayant été traité avec des solutions de réhydratation orale ou des liquides maisons recommandés . 68 Graphique WS.1 : Pourcentage de la population utilisant une source d’eau de boisson améliorée selon la wilaya . 92 Graphique CD.1 : Pourcentage d’enfants de 36-59 mois avec qui des adultes du ménage se sont adonnés à quatre activités ou plus au cours des 3 derniers jours précédant l’enquête, selon le niveau d’instruction de la mère . 134 Graphique ED.1 : Pourcentage de femmes de 15-24 ans qui sont alphabétisées selon les quintiles de bien-être économique . 139 Graphique HA.1 : Pourcentage de jeunes femmes ayant une connaissance approfondie du VIH . 177 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 12 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE LISTE DES ACRONYMES BCG Bacille de Calmette et de Guérin BIT Bureau International du Travail BM Banque Mondiale CDE Convention sur les Droits de l’Enfant CSpro Census and Survey Processing System DTC Vaccin contre la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche DUDH Déclaration Universelle des Droits de l’Homme E/MGF Excision/Mutilation Génitale Féminine EDS Enquête Démographique et de Santé FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture HIB Vaccin contre la méningite à homophilus influenzae B IDJE Indice de Développement du Jeune Enfant IPS Indice de Parité entre les Sexes IST Infections Sexuellement Transmissibles MAMA Méthode d’Aménorrhée et de l’Allaitement Maternel MICS Multiple Indicator Cluster Surveys (Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples) MI / MII Moustiquaire Imprégnée (d’Insecticide) NCHS National Center for Health Statistics NSP Ne Sait Pas OIM Organisation Internationale pour les Migrations OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONS Office National de la Statistique PAM Programme Alimentaire Mondial PEV Programme Élargi de Vaccination PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PPM Part Pour Mille SE Section d’Énumération SIDA Syndrome de l’Immunodéficience Acquise SNU Système des Nations Unies SPSS Statistical Package for the Social Science SRO Sels de Réhydratation par voie Orale TCI Troubles liés à la Carence en Iode TNF Taux Net de Fréquentation TNS Taux Net de Scolarisation TPI Traitement Préventif Intermittent TRO Thérapie de Réhydratation par voie Orale UE Union Européenne FNUAP/ UNFPA Fonds de Nations Unies pour la population / United Nations Fund Population Agency UNGASS/VIH United Nations General Assembly Special Session (Session Spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU) sur le VIH UNICEF Fonds des Nations unies pour l’Enfance UNIFEM Fonds de Développement des Nations Unies pour la Femme USAID Agence des États Unies d’Amérique pour le Développement International VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine WCARO West and Central Africa Regional Office Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 13 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE REMERCIEMENTS Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 14 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE RESUME ANALYTIQUE L’enquête par grappes à Indicateurs multiples (MICS4 - 2011) de Mauritanie est une enquête nationale auprès des ménages, des femmes âgées de 15 à 49 ans et des enfants de moins de cinq ans. Le principal objectif de l’enquête est de recueillir des informations récentes pour le suivi des progrès réalisés, en vue d’atteindre les objectifs du Cadre Stratégique de lutte Contre la Pauvreté III (adopté en 2010), ceux du Millénaire pour le Développement (adoptés en septembre 2000) et ceux du plan d’action d’Un Monde Digne des Enfants (adopté en mai 2002). Les données collectées sont représentatives au niveau national, selon le milieu de résidence (urbain ou rural) et au niveau wilaya (toutefois les wilayas de l’Inchiri et du Tiris-Zemmour ont été regroupées). L’enquête MICS4 fournit des données désagrégées par sexe, milieu de résidence, wilaya, quintile de bien-être économique des ménages et selon le niveau d’instruction atteint par la femme, la mère ou le chef de ménage, permettant d’identifier les disparités dans le pays. Mortalité des enfants Le taux de mortalité infantile (probabilité de mourir avant un an) s’élève à 75 pour mille naissances vivantes, et celui de la mortalité infanto-juvénile (probabilité de mourir avant l’âge de cinq ans) à 118 pour mille naissances vivantes. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile les moins élevés sont observés dans la wilaya de Dakhlet- Nouadhibou (respectivement 49 pour mille et 72 pour mille), alors que les plus élevés sont enregistrés dans le Guidimakha, avec un taux de mortalité infantile de 98 pour mille et un taux de mortalité infanto-juvénile de 161 pour mille. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont nettement plus bas pour les enfants de mère ayant le niveau d’éducation secondaire ou plus. La mortalité baisse aussi globalement avec le niveau de bien-être économique. Ils sont également plus bas dans le milieu urbain (70 pour mille et 110 pour mille) qu’en milieu rural (78 pour mille et 124 pour mille). Nutrition ETAT NUTRITIONNEL Un quart des enfants de moins de cinq ans (24 %) souffre d’une insuffisance pondérale (rapport poids/âge) et 8 % sont classés comme ayant une insuffisance pondérale sévère. Les enfants dont les mères ont reçu une instruction secondaire ou supérieure sont deux fois moins susceptibles de présenter une insuffisance pondérale que les enfants de mères sans instruction (respectivement 15 % et 30 %). L’insuffisance pondérale est par ailleurs deux fois plus fréquente en milieu rural (30 %) qu’en milieu urbain (16 %). Un peu moins d’un tiers (30 %) des enfants présente un retard de croissance (rapport taille/âge), et 13 % présentent un retard sévère. Si la prévalence du retard de croissance ne varie pas selon le sexe de l’enfant, il existe un écart important selon le niveau de bien-être économique (39 % chez les enfants des ménages les plus pauvres contre seulement 18 % chez les plus riches) et le niveau d’instruction de la mère (sans instruction 33 % et de niveau secondaire et plus 21 %). L’émaciation (rapport poids/taille) touche un enfant sur sept (14 %), 4% des enfants souffrent d’émaciation sévère. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 15 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE INSUFFISANCE PONDERALE A LA NAISSANCE Selon les estimations des mères, un tiers (35 %) de l’ensemble des nouveau-nés pesait moins de 2 500 grammes à la naissance. Un peu moins d’un quart a été réellement pesé à la naissance (22 %).       Le pourcentage de faible poids à la naissance ne varie pas beaucoup selon les zones urbaines et rurales, ou selon le niveau d’instruction de la mère, mais il décroît légèrement avec le niveau de bien-être économique. ALLAITEMENT ET ALIMENTATION INFANTILE La mise au sein, moins d’une heure après la naissance, est pratiquée par un peu plus de la moitié des mères (56 %). Mais seul un quart (27 %) des enfants de moins de six mois est nourri exclusivement au sein, sans différence entre les milieux urbain et rural. L’alimentation complémentaire adéquate des enfants âgés de 6 mois à deux ans est particulièrement importante pour la croissance et la prévention de la malnutrition. Or à peine la moitié (48 %) des bébés âgés de 6-8 mois et le cinquième (19 %) des enfants âgés de 6-23 mois reçoivent une alimentation complémentaire (aliments solides, semi-solides ou mous). IODATION DU SEL Moins d’un ménage sur dix (7 %) consomme du sel iodé, contenant au moins 15 parts par million d’iode (ppm). Cette proportion varie selon les wilayas, de 1 % au Hodh El Charghi à 15 % à Dakhlet Nouadhibou. Elle est aussi plus importante en milieu urbain (10 %) qu’en milieu rural (6 %), mais aucune différence n’est à relever entre les ménages les plus pauvres et les ménages les plus riches. SUPPLEMENTATION EN VITAMINE A Au cours des six derniers mois, près de quatre enfants sur cinq âgés de 6-59 mois (79 %) ont reçu un supplément de vitamine A à dose élevée. La couverture de supplémentation en vitamine A varie beaucoup selon les wilayas, de 50 % au Guidimakha à 96 % au Tiris-Zemmour. Elle est aussi un peu plus élevée en milieu urbain (82 % contre 78 % en milieu rural). Santé de l’enfant VACCINATION Dans l’ensemble, un peu plus du tiers (38 %) des enfants âgés de 12-23 mois ont reçu tous les vaccins prévus par le Programme élargi de vaccination (PEV), mais ils ne sont que 12 % à les avoir tous reçus avant leur premier anniversaire : neuf enfants sur dix (91 %) ont reçu le BCG, les deux tiers (63 %) ont reçu le vaccin contre la rougeole, mais seuls 55 % ont reçu les trois doses de vaccin contre la poliomyélite et 57 % les trois doses de Pentavalent (qui combine les vaccins DTCoq et celui contre l’hépatite B). Aucune wilaya ne dépasse le taux de 52 % d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés. La vaccination est particulièrement faible dans la wilaya du Tagant avec seulement un cinquième (20 %) des enfants complètement vaccinés, et dans une moindre mesure, dans celles du Hodh El Charghi et du Gorgol (30 % toutes les deux). Les enfants du milieu rural sont un peu plus vaccinés que ceux du milieu urbain (41 % contre 35 %). VACCIN ANTITETANIQUE CHEZ LA FEMME ENCEINTE Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux années précédant l’enquête, un peu plus d’une sur deux (56 %) est protégée contre le tétanos. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 16 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE TRAITEMENT DE LA MALADIE Diarrhée : Près d’un enfant sur six âgé de moins de cinq ans (17 %) a eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête. La moitié (48 %) des enfants atteints de diarrhée ont reçu des Solutions de Réhydratation Orale (SRO) ou davantage de liquides, et un tiers (33 %) a reçu une TRO (SRO ou liquides maison recommandés ou davantage de liquides) avec poursuite de l’alimentation, tel que recommandé. Le pourcentage d’enfants atteints de diarrhée qui ont reçu une TRO avec poursuite de l’alimentation varie fortement entre les wilayas (de 9 % dans l’Adrar à 39 % au Guidimakha). Pneumonie : Dans l’ensemble, 3 % des enfants de moins de cinq ans ont présenté des signes correspondant à la pneumonie au cours des deux semaines précédant l’enquête. Parmi ces enfants, un peu moins de la moitié (43 %) ont été emmenés chez un prestataire de santé approprié, et un peu moins d’un tiers (30 %) a reçu une antibiothérapie. Le recours à l’antibiothérapie est bien plus élevé en milieu urbain (42 %) qu’en milieu rural (25 %). Il est faible parmi les enfants des ménages les plus pauvres (16 %) et les enfants dont les mères/gardiennes n’ont pas d’instruction (21 %). PALUDISME En Mauritanie, deux tiers des ménages (67 %) ont au moins une moustiquaire et un peu moins de la moitié (46 %) ont au moins une moustiquaire imprégnée (MI). La disponibilité des moustiquaires est nettement supérieure dans les zones à forte transmission de paludisme où les trois quarts (76 %) des ménages possèdent au moins une moustiquaire et 58 % possèdent au moins une moustiquaire imprégnée (MI). Dans les zones de forte transmission, on observe peu de différence de disponibilité de moustiquaire selon le milieu de résidence, mais cette disponibilité augmente avec le niveau d’instruction du chef de ménage. Un enfant sur cinq, de moins de cinq ans et près d’un quart des femmes enceintes (22 %) dorment sous moustiquaire imprégnée. L’utilisation de la moustiquaire est un peu plus importante dans les zones à forte transmission où 24 % des enfants de moins de cinq et 29 % des femmes enceintes dorment sous une MI. Dans ces zones, parmi les ménages possédant au moins une MI, près de quatre enfants sur dix (37 %) dorment effectivement sous une MI. Le principal symptôme du paludisme est la fièvre. Dans l’ensemble du pays, un enfant sur dix a eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête. La prévalence de la fièvre est pratiquement identique dans les zones à forte transmission du paludisme. Parmi les enfants ayant eu de la fièvre, un cinquième (20 %) a été traité avec des antipaludiques « appropriés » et moins d’un sur dix (9 %) a reçu ces antipaludiques dans les 24 heures suivant l’apparition de la fièvre. On constate que l’administration d’antipaludéens aux enfants souffrant de fièvre n’est pas plus importante dans les zones à forte transmission. Le recours au diagnostic du paludisme est très faible : seuls 5 % des enfants de moins de cinq ans souffrant de fièvre ont fait le test au niveau national et 4 % dans les zones à forte transmission. Par ailleurs, parmi les femmes ayant reçu des soins prénatals au cours de leur dernière grossesse dans les deux dernières années, seule une sur cinq (20 %) a reçu le traitement préventif intermittent (TPI) pour prévenir du paludisme. Le pourcentage de femmes ayant reçu le TPI est cependant trois fois plus élevé dans les zones à forte transmission (25 %) que dans les zones à faible transmission (9 %). Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 17 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE Eau et Assainissement UTILISATION DE SOURCES D’EAU AMELIOREES Plus de la moitié (53 %) de la population utilise une source améliorée d’eau de boisson, 59 % en milieu urbain et 48 % en milieu rural. C’est dans la wilaya du Hodh El Gharbi que la situation est la plus critique avec seulement 28 % de la population utilisant une source améliorée. L’accès aux sources améliorées augmente fortement avec le niveau de richesse des ménages, de 28 % chez les plus pauvres à 71 % chez les plus riches. Parmi la population utilisant des sources d’eau de boisson non améliorées, moins d’un tiers (29 %) a recours à une méthode appropriée de traitement de l’eau. UTILISATION D’INSTALLATIONS SANITAIRES AMELIOREES Seul un tiers (32 %) de la population utilise des toilettes améliorées non partagées avec d’autres ménages. L’utilisation de toilettes améliorées non partagées est nettement supérieure en milieu urbain (53 %) qu’en milieu rural (17 %). Dans l’ensemble du pays, 41 % de la population ne dispose d’aucune forme de toilette, et pratique donc la défécation à l’air libre. Au total, une personne sur cinq (21 %) utilise à la fois une source d’eau améliorée et des toilettes améliorées non partagées. Ce pourcentage est trois fois plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (34 % contre 11 %). LAVAGE DES MAINS Lors de l’enquête, un endroit réservé au lavage des mains n’a été observé que dans la moitié des ménages et parmi ces ménages, plus de la moitié (56 %) avait à la fois de l’eau et du savon à l'endroit désigné. Au total, deux tiers des ménages (66 %) ont du savon quelque part dans le logement. Cette proportion est plus grande dans le milieu urbain (79 % contre 57 % dans le milieu rural) et augmente fortement avec le niveau d’instruction du chef de ménage et le niveau de richesse. Santé de la femme CONTRACEPTION ET BESOINS NON SATISFAITS La prévalence de la contraception, toutes méthodes confondues, chez les femmes de 15-49 ans actuellement mariées est seulement de 11 %. La contraception est quatre fois plus utilisée parmi les femmes en milieu urbain (20 %) que parmi celles du milieu rural (5 %). Chez les femmes actuellement mariées, les besoins non satisfaits en matière de contraception s’élèvent à 31 %. SOINS PRENATALS La couverture des soins prénatals par un personnel qualifié (un médecin, une infirmière ou une sage-femme) est relativement élevée en Mauritanie puisque près de neuf femmes sur dix (84 %) ayant accouché au cours des deux années précédentes ont été suivies en consultation prénatale par un personnel qualifié. La couverture est plus élevée en milieu urbain (92 %) qu’en milieu rural (79 %) et augmente avec le niveau d’instruction ainsi que le niveau de bien-être économique. Près de la moitié des femmes (48 %) ont effectué au moins quatre visites prénatales comme l’OMS et l’UNICEF le recommandent. Ce taux est plus important en milieu urbain (56 %) et dans les wilayas de Dakhlet Nouadhibou (64 %) et Trarza (63 %). Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 18 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE ASSISTANCE A L’ACCOUCHEMENT Deux tiers (65 %) des naissances survenues au cours des deux années précédant l’enquête ont été assistées par un professionnel de santé qualifié. L’assistance pendant l’accouchement par un professionnel de santé qualifié est presque deux fois plus élevée en milieu urbain (88 %) qu’en milieu rural (49 %). Plus la femme est instruite, plus elle est susceptible d’avoir accouché avec l’assistance d’un intervenant qualifié. Par ailleurs, également deux tiers des naissances ont lieu dans une structure de santé et une naissance sur trois se produit à domicile. La région de Dakhlet Nouadhibou a la plus forte proportion d’accouchements dans une structure de santé (95 %), suivie de Nouakchott (92 %), tandis que le Hodh El Gharbi a la proportion la plus faible (33 %). MORTALITE MATERNELLE Le taux de mortalité maternelle en Mauritanie pour la période 2004-2011 était de 715 décès pour 100 000 naissances vivantes. Développement du jeune enfant EDUCATION ET APPRENTISSAGE DE LA PETITE ENFANCE Seul un enfant sur sept âgé de 36-59 mois (14 %) suit un apprentissage préscolaire organisé. Ce type d’apprentissage est quatre fois plus fréquent en milieu urbain (27 %) qu’en milieu rural (6 %). Si l’accès au préscolaire est semblable pour les filles et pour les garçons, il varie fortement avec le niveau de bien-être économique: 41 % des enfants de 36-59 mois vivants dans les ménages les plus riches fréquentent l’école maternelle, alors qu’ils ne sont que 2 % parmi les enfants des ménages les plus pauvres. Plus de la moitié des enfants de 36-59 mois (55 %) se sont adonnés à plus de quatre activités favorisant l’apprentissage et la préparation à l’école, avec un adulte, durant les 3 jours précédant l’enquête. Quatre enfants de moins de cinq ans sur dix (40 %) disposent d’au moins deux jouets dans leur ménage. Par ailleurs, seules 6 % des mères ou gardiennes d’enfants de moins de 5 ans déclarent utiliser des livres d’enfants ou livres d’images avec leur enfant. Près d’un quart des enfants âgés de 0-59 mois (22 %) ont été laissés sous la garde d’autres enfants, et 15 % ont été laissés seuls durant la semaine précédant l’interview. En combinant les deux indicateurs de garde, il ressort que plus d’un quart (26 %) des enfants ont été laissés avec une garde inadéquate pendant la semaine précédant l’enquête. INDICE DE DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Un module de dix éléments, mis au point pour le programme MICS, a été utilisé pour calculer l’Indice de Développement du Jeune Enfant (IDJE). Selon cet indice, en Mauritanie, près de six enfants sur dix âgés de 36-59 mois (58 %) sont en bonne voie de développement. L’IDJE est sensiblement plus élevé chez les enfants fréquentant un établissement préscolaire (75 %) que chez ceux qui n’en fréquentent pas (55 %). Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 19 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE Éducation et alphabétisation ALPHABETISATION Près de six femmes sur dix âgées de 15-24 ans (57 %) sont alphabétisées. Le taux d’alphabétisation chez les jeunes femmes est nettement plus élevé en milieu urbain (70 %) qu’en milieu rural (46 %). Ce taux augmente sensiblement avec le niveau de bien-être économique : de 27 % parmi les jeunes femmes des ménages les plus pauvres à 80 % parmi celles des ménages les plus riches. FREQUENTATION DE L’ECOLE PRIMAIRE ET SECONDAIRE Dans l’ensemble, six enfants d’âge scolaire primaire sur dix (61 %) fréquentent effectivement l’école primaire. Le taux net de fréquentation au primaire est nettement plus important en milieu urbain (72 %) qu’en milieu rural (55 %). Ce taux varie également d’une wilaya à l’autre : de 43 % en Assaba à 85 % au Tiris-Zemmour. Le taux net de fréquentation au primaire est de 83 % chez les enfants des ménages les plus aisés, et il est de 45 % seulement chez les enfants des ménages les plus pauvres. Le taux net de fréquentation du secondaire est plus de deux fois inférieur à celui du primaire : seul un quart des enfants en âge de fréquenter le secondaire y va effectivement, pendant qu’un tiers est encore au primaire. 43 % des enfants de 12 à 17 ans ne sont pas scolarisés du tout. L’écart entre milieu urbain et milieu rural est prononcé, avec des taux nets de fréquentation respectifs de 38 % et 14 %. TAUX DE SURVIE ET ACHEVEMENT DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Parmi les enfants débutant en première année, huit sur dix (78 %) finiront par atteindre la dernière année d’enseignement primaire. Ce taux de survie scolaire varie peu selon le sexe de l’enfant ou son milieu de résidence. Le taux d’achèvement (brut) du primaire en Mauritanie est de 76 %. Il est légèrement supérieur pour les garçons (78 %) que pour les filles (75 %) et augmente avec le niveau de bien-être économique. Le taux de transition du primaire au secondaire est estimé à 67 %: deux tiers des enfants ayant fréquenté la dernière classe de l’école primaire l’année précédente sont cette année en première année de secondaire. Ce taux est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (75 % contre 56 %), et varie de 48 % en Adrar à 83 % au Gorgol et au Tiris-Zemmour. PARITE ENTRE LES SEXES L’indice de parité des sexes (IPS) à l’école primaire est légèrement supérieur à 1 (1,05), ce qui signifie que le taux net de fréquentation du primaire est un peu plus élevé chez les filles que chez les garçons. En revanche, il n’est que de 0,84 dans l’enseignement secondaire, en défaveur des filles. L’IPS au secondaire est particulièrement faible au Guidimakha (0,52), ainsi que pour les enfants ruraux (0,67 contre 0,92 en zone urbaine). Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 20 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE Protection de l’enfance ENREGISTREMENT DES NAISSANCES Six enfants sur dix, actuellement âgés de moins de cinq ans ont été enregistrées à l’état civil en Mauritanie. Il n’y a pas de différence entre garçons et filles dans l’enregistrement des naissances. L’écart est important entre le milieu urbain (75 % enregistrés) et le milieu rural (48 % enregistrés). Les enfants des ménages les plus pauvres ont nettement moins de chance d’être enregistrés à l’état civil (33 %) que ceux des ménages les plus riches (84 %). TRAVAIL DES ENFANTS Près d’un quart des enfants de 5-14 ans (22 %) est impliqué dans « le travail des enfants », soit en effectuant plus de 28 heures de travail domestique par semaine, soit en effectuant un travail économique. La prévalence du travail des enfants est deux fois plus élevée en milieu rural (27 %) qu’en milieu urbain (12 %). Elle est quatre fois plus élevée parmi les enfants des ménages les plus pauvres (36 %) que ceux des ménages les plus riches (8 %). Les taux sont similaires pour filles et garçons. DISCIPLINE DES ENFANTS En Mauritanie, près de neuf enfants sur dix (87 %), âgés de 2-14 ans, ont fait l’expérience de la discipline violente, en étant soumis à au moins une forme de punition psychologique ou physique. Plus important encore, plus d’un quart (28 %) des enfants ont été soumis à des châtiments physiques sévères et plus d’un tiers (36 %) des mères/gardiennes croient que les enfants doivent être punis physiquement. On observe peu d’écart par sexe, milieu, niveau de bien-être économique ou niveau d’instruction de la mère. MARIAGE PRECOCE ET POLYGAMIE Environ un quart des jeunes femmes (âgées de 15-19 ans) sont actuellement mariées. Cette proportion varie beaucoup entre zones urbaines (18 %) et rurales (32 %). Elle est très liée au niveau d’instruction (48 % parmi les femmes non instruites pour 13 % seulement au niveau secondaire ou plus). Le mariage précoce, avant l’âge de 15 ans, a concerné 15 % des femmes de 15-49 ans, et le mariage avant 18 ans, 37 % des femmes de 20-49 ans. Le mariage précoce diminue avec le niveau d’instruction de la femme : seules 6 % des femmes de niveau secondaire ou plus ont été mariées avant l’âge de 15 ans contre 20 % pour les femmes sans instruction. En outre plus d’une femme mariée sur dix (11 %) vit en polygamie. La polygamie est particulièrement élevée au Guidimakha (29 %). Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie MICS4 - Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 21 MI CS 4- 20 11 — MA UR IT AN IE MUTILATION GENITALE FEMININE/EXCISION Près de sept femmes de 15-49 ans sur dix ont subi une forme de mutilation génitale féminine/excision (MGF/E). La prévalence de la MGF/E est supérieure en milieu rural (81 %) qu’en milieu urbain (57 %). Elle diminue avec le niveau d’instruction de la femme (82 % pour les femmes sans aucune instruction à 51 % pour les femmes ayant une éducation secondaire ou supérieure). Plus de la moitié des femmes (55 %) ont déclaré qu’au moins une de leurs filles vivantes de 0-14 ans avait subi une forme de MGF/E. Les taux les plus élevés sont enregistrés dans les wilayas de l’Assaba, Guidimakha et Hodh El Gharbi (93 %, 86% et 83 % respectivement). Quatre femmes de 15-49 ans sur dix (41 %) estiment que la pratique de la MGF/E doit être poursuivie. VIOLENCE DOMESTIQUE Près de quatre femmes sur dix (38 %) en Mauritanie estiment qu’un mari a le droit d’exercer sur sa/ses femmes, une violence physique ou morale dans certaines situations. La proportion de femmes qui approuvent la violence est plus importante dans les ménages les plus pauvres (47 %), et parmi les moins instruites (48 %). VIH CONNAISSANCE ET TRANSMISSION DU VIH/SIDA En Mauritanie, près de neuf femmes sur dix, de 15-49 ans, ont entendu parler du SIDA. Mais seulement 29 % connaissent deux des principaux moyens de prévenir la transmission du VIH. Au total, seules 6 % des femmes de 15-49 ans ont une connaissance approfondie des méthodes de prévention et de la transmission du VIH. Ce pourcentage est trois fois plus élevé en zones urbaines (10 % contre 3 % en milieu rural). Le pourcentage de femmes ayant une connaissance approfondie augmente avec le niveau d’instruction de la femme. Ces pourcentages et tendances sont similaires parmi les jeunes femmes (de 15-24 ans). Dans l’ensemble, les deux tiers (65 %) des femmes savent que le VIH peut être transmis de la mère à l’enfant. Le pourcentage des femmes connaissant les trois moyens de transmission de la mère à l’enfant est de 40 %, tandis qu’un quart (24 %) des femmes ne connaît aucun des trois moyens spécifiques. ATTITUDES A L’EGARD DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA En Mauritanie, la quasi-totalité des femmes qui ont entendu parler du SIDA sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante (93 %). Mais seules 6 % d’entre elles expriment des attitudes de bienveillance et d’acceptation sur les quatre questions proposées. Le pourcentage de femmes exprimant au moins une, ou bien les quatre attitudes bienveillantes augmente globalement avec le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique. Il est aussi plus important en milieu urbain. CONNAISSANCE D’UN ENDROIT POUR FAIRE LE TEST DE DEPISTAGE ET RECOURS AU TEST Un peu moins d’un tiers (30 %) des femmes savent où se faire dépister, et 16 % ont déjà fait des tests. Le pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans ayant été testées et ayant reçu le résultat dans les douze mois précédant l’enquête est de seulement 5 %. Ces résultats sont similaires à ceux des jeunes femmes de 15-24 ans. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 22 IN TR OD UC TI ON INTRODUCTION Historique Ce rapport présente les résultats de l’Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples de la Mauritanie (MICS4), menée en 2011 par l’Office National de la Statistique avec le financement du gouvernement mauritanien, de l’UNICEF et du FNUAP. La mise en œuvre de l’enquête a été accompagnée techniquement par l’UNICEF. L’enquête MICS fournit des informations précieuses sur la situation des enfants et des femmes en Mauritanie et permet de suivre les progrès vers les cibles et objectifs internationaux et nationaux, contenus dans : ♦ la Déclaration du Millénaire ; ♦ le plan d’action d’Un monde digne des enfants ; ♦ le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté ; ♦ le Plan national de Développement de la Santé. En adoptant ces différents cadres de développement, les gouvernements se sont engagés à améliorer les conditions des enfants et à suivre les progrès réalisés à cette fin. Ainsi, il a été attribué à L’UNICEF un rôle de soutien dans cette mission (voir encadré page suivante). Dans ce cadre, le dernier rapport sur les progrès vers l’atteinte des OMD, publié par le gouvernement Mauritanien en 2010, révèle que des progrès significatifs ont été enregistrés suite à la mise en œuvre du premier et du second Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP). Selon ce rapport, les huit objectifs peuvent être classés en trois ensembles : ♦ les objectifs qui seront plus ou moins facilement atteints ; ♦ les objectifs dont les indicateurs ont connu des progrès significatifs pour justifier de bonnes perspectives d’atteinte en 2015 et ♦ les objectifs qui, au vu de la situation actuelle, paraissent hors de portée. Cependant, ce rapport est essentiellement basé sur les données MICS 3 (2007) et EPCV – 2008. Objectifs de l’enquête L’objectif principal de l’enquête MICS est de fournir un ensemble intégré de données statistiques pour la formulation, le suivi et l’évaluation du CSLP, des OMD et des politiques et programmes de développement notamment ceux liés aux femmes et aux enfants. Cette enquête contribue à l’enrichissement de la banque de données nationale. En outre, ce projet a été non seulement d’un apport significatif au renforcement des capacités nationales de l’Office National de la Statistique (ONS), en matière de conception et de mise en œuvre des enquêtes, mais aussi aux autres organismes et institutions nationaux dans la planification et l’exécution des programmes intégrés de développement. L’exécution de l’enquête MICS a permis l’atteinte des objectifs immédiats suivants : ♦ Production des données actualisées pour évaluer la situation des enfants et des femmes, y compris l’identification des groupes vulnérables et des disparités ; ♦ Production des données nécessaires pour suivre les progrès vers les objectifs fixés dans la Déclaration du Millénaire et d’autres objectifs convenus au niveau international ; ♦ Contribution à l’amélioration des données et des systèmes de suivi en Mauritanie et au renforcement des compétences techniques dans la conception, la mise en œuvre et l’analyse de ces systèmes. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 23 IN TR OD UC TI ON UN ENGAGEMENT À L’ACTION : RESPONSABILITÉS DE L’ÉLABORATION DE RAPPORTS AUX NIVEAUX NATIONAL ET INTERNATIONAL Les gouvernements qui ont signé la Déclaration du Millénaire, et le Plan d’Action d’Un Monde Digne des Enfants se sont également engagés à suivre les progrès vers les buts et objectifs qu’ils contiennent : “Nous allons surveiller régulièrement au niveau national et, le cas échéant, au niveau régional et évaluer les progrès vers les objectifs et les cibles du présent Plan d’Action aux niveaux national, régional et mondial. En conséquence, nous allons renforcer notre capacité statistique nationale à recueillir, analyser et ventiler les données, notamment par sexe, âge et autres facteurs pertinents qui peuvent entraîner des disparités, et appuyer un large éventail de recherches axées sur l’enfant. Nous allons renforcer la coopération internationale pour soutenir les efforts de renforcement des capacités statistiques et renforcer la capacité communautaire de suivi, d’évaluation et de planification.” (Un Monde Digne des Enfants, paragraphe 60). “…Nous allons effectuer des examens périodiques aux niveaux national et infranational des progrès en vue de surmonter les obstacles de façon plus efficace et d’accélérer l’action…” (Un Monde Digne des Enfants, paragraphe 61). Le Plan d’action (paragraphe 61) préconise également l’implication spécifique de l’UNICEF dans la préparation de rapports d’activités périodiques : “En tant qu’agence de référence mondiale pour les enfants, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance est prié de continuer à préparer et diffuser, en étroite collaboration avec les Gouvernements, les fonds concernés, les programmes et les agences spécialisées du système des Nations Unies, et tous les autres acteurs concernés, le cas échéant, des informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Plan d’action.” De même, la Déclaration du Millénaire (paragraphe 31) exige des rapports périodiques sur les progrès réalisés : “…Nous demandons à l’Assemblée générale d’examiner de façon régulière les progrès accomplis dans la mise en œuvre des dispositions de la présente Déclaration, et prions le Secrétaire général de publier des rapports périodiques pour examen par l’Assemblée générale et comme une base pour des mesures supplémentaires.” Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 24 MÉ TH OD OL OG IE METHODOLOGIE DE L’ENQUETE ET ECHANTILLON Plan de sondage L’échantillon de l’enquête par grappes à indicateurs multiples MICS4 est un échantillon aléatoire, stratifié à deux degrés. L’unité primaire de sondage est le District de Recensement (DR) tel que défini au Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2000. Au premier degré, les grappes sont tirées avec une probabilité proportionnelle à leur taille en ménages dans le DR en 2000. Au deuxième degré, un nombre fixe de 20 ménages a été tiré dans chaque DR-échantillon suivant la méthode de tirage systématique. Afin de constituer une liste finale des ménages à enquêter dans cette étape, une mise à jour des DR-échantillons a été réalisée grâce à un dénombrement des ménages des DR sélectionnés. Pour permettre de répondre aux besoins de programmation régionale, l’enquête MICS4 garantira une représentativité par wilaya. Toutefois, certaines wilayas, telles que l’Inchiri et le Tiris-Zemmour ont été regroupées, et certaines strates ont été suréchantillonnées (dans l’Adrar et le Tagant) pour permettre une représentativité au niveau wilaya. Au sein de chaque wilaya, les zones urbaines et rurales ont été identifiées comme les principales strates d’échantillonnage. Une description plus détaillée du plan de sondage se trouve à l’annexe A. Questionnaires Trois types de questionnaires ont été utilisés dans l’enquête : 1) un questionnaire ménage qui a servi à recueillir des informations sur tous les membres du ménage (résidents habituels), le ménage, et l’habitation ; 2) un questionnaire femme administré dans chaque ménage à toutes les femmes âgées de 15-49 ans ; 3) un questionnaire enfants de moins de 5 ans, administré aux mères ou gardien(nes) pour tous les enfants de moins de 5 ans, vivant dans le ménage. Les questionnaires comprennent les modules suivants : Le Questionnaire ménage avec les modules suivants : ♦ Feuille d’enregistrement du ménage ; ♦ Éducation ; ♦ Caractéristiques économiques ; ♦ Eau et assainissement ; ♦ Caractéristiques du ménage ; ♦ Moustiquaires imprégnées ; ♦ Travail des enfants ; ♦ Discipline de l’enfant ; ♦ Lavage des mains ; ♦ Iodation du sel. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 25 MÉ TH OD OL OG IE Le Questionnaire individuel pour les femmes a été administré à toutes les femmes âgées de 15-49 ans, vivant dans les ménages, et traite des modules suivants : ♦ Caractéristiques de la femme ; ♦ Mariage ; ♦ Mortalité des enfants ; ♦ Historique des naissances ; ♦ Désir de la dernière naissance ; ♦ Santé de la mère et du nouveau-né ; ♦ Symptômes de maladies ; ♦ Fistules obstétricales (module non standard à MICS; ♦ Contraception ; ♦ Besoins non satisfaits ; ♦ Mutilations génitales féminines/Excision ; ♦ Attitudes vis-à-vis de la violence domestique ; ♦ VIH/SIDA ; ♦ Mortalité maternelle. Le module fistule a été introduit à la demande du programme santé de la reproduction et de l’UNFPA afin de disposer de données sur l’ampleur et le profil des femmes touchées par ce phénomène. Le Questionnaire pour enfants de moins de cinq ans a été administré aux mères ou gardiennes d’enfants de moins de 5 ans1 vivant dans les ménages. Normalement, le questionnaire a été administré aux mères d’enfants de moins de 5 ans ; dans les cas où la mère ne figurait pas dans la liste du ménage, une gardienne principale de l’enfant était identifiée et interrogée. Le questionnaire comprend les modules suivants : ♦ Age ; ♦ Enregistrement des naissances ; ♦ Développement du jeune enfant ; ♦ Allaitement ; ♦ Soins des enfants malades ; ♦ Paludisme ; ♦ Vaccination ; ♦ Anthropométrie. Les questionnaires sont basés sur le modèle de questionnaire MICS42 (à l’exception du module sur les fistules obstétricales). À partir de la version française du modèle MICS4, une traduction a été faite en arabe et ces questionnaires ont été testés au préalable à Nouakchott et au Trarza au cours du mois de juin 2011. Sur la base des résultats de ce test, des modifications ont été apportées à la formulation et la traduction des questionnaires. Un exemplaire en français des questionnaires utilisés figure à l’Annexe G. Outre l’administration de questionnaires, les équipes de terrain ont analysé le sel utilisé pour la cuisson dans les ménages en vue de déterminer la teneur en iode, observer l’endroit pour se laver les mains et mesurer le poids et la taille des enfants de moins de 5 ans. Les détails et résultats de ces mesures figurent dans les sections respectives du rapport. 1 Les termes “enfants de moins de 5 ans”, “enfants âgés de 0-4 ans” sont utilisés indifféremment dans ce rapport. 2 Les questionnaires MICS4-types se trouvent sur le site www.childinfo.org Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 26 MÉ TH OD OL OG IE Formation et travail sur le terrain La formation des enquêteurs s’est déroulée en mai 2011, sur trois semaines. Elle comprenait des exposés sur les techniques d’entretien, le contenu des questionnaires, des simulations d’entretien entre - enquêteurs pour acquérir l’expérience. À la fin de cette formation, les enquêteurs se sont exercés durant six jours par interviews simulées dans les wilayas du Trarza et Nouakchott. Les données ont été recueillies par 16 équipes, chacune composée d’un chef d’équipe, de trois enquêtrices, d’une contrôleuse et d’un chauffeur. Les travaux de terrain ont débuté le 21 juin 2011 et ont pris fin le 9 octobre 2011. Chaque équipe disposait d’un véhicule tout-terrain. Traitement des données Les données ont été saisies à l’aide du logiciel CSPro, sur huit micro-ordinateurs, par seize opératrices divisées en deux équipes et deux superviseurs de saisie de données. Afin d’assurer le contrôle de la qualité, tous les questionnaires ont fait l’objet d’une double saisie avec contrôles internes de cohérence. Des procédures et programmes standardisés, élaborés dans le cadre du programme global MICS4 et adaptés aux questionnaires de Mauritanie, ont été utilisés tout au long du processus. Le traitement des données a commencé le 10 juillet 2011, deux semaines après le commencement de la collecte des données. Il s’est achevé en octobre 2011. Les données ont été analysées à l’aide du programme Statistical Package for Social Sciences (SPSS), Version 18. La syntaxe type et le plan d’exploitation des données mis au point par l’UNICEF ont été utilisés à cette fin. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 27 ÉC HA NT IL LO N DE L’ EN QU ÊT E COUVERTURE DE L’ECHANTILLON : CARACTERISTIQUES DES MENAGES, DES FEMMES ET ENFANTS ENQUETES Couverture de l’échantillon L’échantillon de l’enquête MICS4 a été conçu pour fournir des estimations pour un grand nombre d’indicateurs sur la situation des enfants et des femmes au niveau national et régional. Pour permettre de répondre aux besoins de programmation régionale, l’enquête MICS4 garantira une représentativité pour les treize wilayas du pays. Les wilayas ont été définies comme principaux domaines d’échantillonnage. Les zones urbaines et rurales au sein de chaque wilaya ont été identifiées comme principales strates d’échantillonnage. Néanmoins, certaines wilayas de faible poids démographique (comme Inchiri et Tiris-Zemmour), ont été regroupées. Certaines strates ont été suréchantillonnées pour permettre une estimation plus fiable de certains indicateurs. Un échantillon de 10 320 ménages a été constitué pour l’enquête, dont 10 255 ont été trouvés occupés. Parmi ceux-ci : ♦ 10 116 ont été interviewés avec succès, soit un taux de réponse des ménages de 99 %. ♦ 13 657 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées et 12 754 interrogées avec succès, soit un taux de réponse pour les femmes de 93 %. ♦ 9 544 enfants de moins de cinq ans ont été énumérés dans le questionnaire ménage. Les questionnaires ont été complétés pour 9 278 enfants, soit un taux de réponse de 97 %. Les taux de réponse globaux enregistrés de 92 % et 96 % ont été calculés, respectivement pour les entretiens avec les femmes et les enfants de moins de 5 ans (Tableau HH.1). Il ressort du tableau HH.1 qu’il n’y a pas d’écart remarquable entre les taux de réponse des ménages, selon que l’on considère le milieu urbain ou le milieu rural. Dans les ménages enquêtés en milieu urbain, 6 039 femmes ont été identifiées comme étant éligibles pour l’enquête individuelle et 5 528 ont été enquêtées avec succès, soit un taux de réponse de 92 % et un taux global de 90 %. En milieu rural, sur un nombre de femmes éligibles de 7 618, l’on a pu interviewer 7 226 femmes soit un taux de réponse de 95 % et un taux global de 93 %. Parmi les ménages enquêtés en milieu urbain 3 396 enfants de moins de cinq ans ont été identifiés comme éligibles pour le questionnaire des enfants moins de cinq ans, contre 6 148 enfants dans le milieu rural. Parmi ceux-ci 3 258 et 6 020 enfants ont été enquêtés avec un taux de réponse de 96 % et 98 %, en milieu urbain et milieu rural, respectivement. Au niveau des wilayas, il n’y a pas de différences importantes dans les taux de réponse. Des taux proches de 100 % pour les ménages ont été observés à Nouakchott, Dakhlet Nouadhibou et Hodh El Gharbi, tandis que les taux les plus bas ont été observés en Assaba (95 %), et Adrar (97 %). Les taux de réponse des femmes âgées de 15-49 ans varient de 90 % à Nouakchott, à 97 % dans le Hodh El Gharbi et le Guidimakha. Pour le taux de réponse des enfants de moins de cinq ans, il n’existe pas de différence notoire entre les wilayas et le taux de réponse au niveau national (97 %) à l’exception du Trarza (94 %). Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 28 ÉC HA NT IL LO N DE L’ EN QU ÊT E La répartition pondérée par âge et par sexe de la population enquêtée figure au tableau HH.2. La répartition sert également à produire la pyramide des âges au graphique HH.1. Dans les 10 116 ménages interviewés avec succès dans l’enquête, 60 407 membres du ménage ont été inscrits sur la liste. Parmi ceux-ci, 48 % étaient des hommes, et 52 % étaient des femmes. Les données sur la structure par âge et sexe sont importantes car elles sont à la base de calculs de nombreux indicateurs démographiques. L’enquête MICS4 confirme la jeunesse de la population Mauritanienne : 54 % de la population est âgée de moins de 20 ans. Le taux de dépendance qui renseigne sur la charge pesant sur la population potentiellement active est de 100 personnes en âge d’activité (de 15-64 ans) pour 95 personnes pas en âge d’activité (de moins de 15 ans et de 65 ans ou plus). La pyramide des âges, présentée dans le graphique HH.1, est révélatrice de la jeunesse de la population avec une base toujours large. Ce qui pourrait résulter du niveau de la fécondité qui demeure élevée et de la mortalité infantile qui a relativement baissé ces dix dernières années. Elle reflète également une prédominance de la population masculine aux bas âges (moins de 10 ans). Aux âges supérieurs cette tendance s’inverse en faveur de l’autre sexe. Par ailleurs, on constate de faibles « irrégularités » dans la pyramide, liées à l’attraction de certains âges finissant par ‘0’ ou ‘5’, mais aussi probablement introduit par les enquêtrices afin de vieillir certaines personnes cibles, pour limiter le nombre de questionnaires Femmes ou Enfants de moins de cinq ans à remplir (voir le saut de la tranche d’âge « 5-9 ans » par rapport à celui des « 0-4 ans » et, pour les femmes surtout, le saut entre la tranche « 45-49 » et la tranche « 50-54 »). Graphique HH.1 : Pyramide des âges Mauritanie 2011 0 - 4 5 - 9 10 - 14 15 - 19 20 - 24 25 - 29 30 - 34 35 - 39 40 - 44 45 - 49 50 - 54 55 - 59 60 - 64 65 - 69 70 - 74 75 - 79 80+ Hommes Femmes Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 29 ÉC HA NT IL LO N DE L’ EN QU ÊT E Tableau HH.1 : Résultats des interviews des ménages, hommes, femmes et enfants de moins de 5 ans Nombre de ménages, femmes, enfants de moins de 5 ans selon les résultats des interviews ménages, femmes et enfants de moins de 5 ans, taux de réponse des ménages, Mauritanie, 2011. MILIEU WILAYA TOTAL U RB AI N RU RA L H O D H E L CH AR GH I H O D H E L GH AR BI AS SA BA GO RG O L BR AK N A TR AR ZA AD RA R D AK H LE T N O U AD H IB O U TA GA N T GU ID IM AK H A TI RI S- ZE M M O U R N O U AK CH O TT MENAGES Echantillonnés 4160 6160 900 800 880 900 900 900 600 800 580 800 460 1800 10320 Occupés 4149 6106 896 799 870 886 887 893 594 799 577 797 458 1799 10255 interviewés 4103 6013 885 796 837 873 866 884 575 797 571 791 446 1795 10116 Taux de réponse 98,9 98,5 98,8 99,6 96,2 98,5 97,6 99,0 96,8 99,7 99,0 99,2 97,4 99,8 98,6 FEMMES Eligibles 6039 7618 1100 921 1153 1153 1194 1167 755 948 697 1169 613 2787 13657 Interviewées 5528 7226 1048 895 1091 1102 1118 1056 703 877 644 1136 567 2517 12754 Taux de réponse 91,5 94,9 95,3 97,2 94,6 95,6 93,6 90,5 93,1 92,5 92,4 97,2 92,5 90,3 93,4 Taux de réponse global 90,5 93,4 94,1 96,8 91,0 94,2 91,4 89,6 90,1 92,3 91,4 96,4 90,1 90,1 92,1 ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Eligibles 3396 6148 801 829 892 993 851 750 433 570 453 1127 380 1465 9544 Mères/gardiennes interviewées 3258 6020 783 827 866 972 834 709 418 550 444 1114 365 1396 9278 Taux de réponse des enfants <5 ans 95,9 97,9 97,8 99,8 97,1 97,9 98,0 94,5 96,5 96,5 98,0 98,8 96,1 95,3 97,2 Taux de réponse global des enfants <5 ans 94,9 96,4 96,6 99,4 93,4 96,4 95,7 93,6 93,4 96,2 97,0 98,1 93,5 95,1 95,9 Tableau HH.2 : Répartition selon l'âge, par sexe, au niveau du ménage Pourcentage de la population du ménage par groupe d'âge de cinq ans, groupes d'âge de dépendance, et par populations d'enfants (âgés de 0-17 ans) et d'adultes (âgés de 18 ou plus), par sexe, Mauritanie, 2011 HOMME FEMME TOTAL Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage TRANCHE D'AGES (en années) 0-4 4 862 16,8 4 683 14.9 9 545 15.8 5-9 4 880 16,8 4 874 15.5 9 753 16.1 10-14 3 633 12,5 4 064 12.9 7 697 12.7 15-19 2 868 9,9 2 992 9.5 5 860 9.7 20-24 2 131 7,3 2 586 8.2 4 717 7.8 25-29 1 651 5,7 2 389 7.6 4 040 6.7 30-34 1 423 4,9 1 810 5.8 3 234 5.4 35-39 1 332 4,6 1 556 5.0 2 887 4.8 40-44 1 381 4,8 1 547 4,9 2 928 4,8 45-49 935 3,2 1 009 3,2 1 944 3,2 50-54 1 171 4,0 1 525 4,9 2 696 4,5 55-59 690 2,4 640 2,0 1 330 2,2 60-64 769 2,6 586 1,9 1 355 2,2 65-69 400 1,4 320 1,0 720 1,2 70-74 472 1,6 409 1,3 882 1,5 75-79 192 0,7 159 0,5 351 0,6 80-84 133 0,5 142 0,5 275 0,5 85+ ans 74 0,3 82 0,3 157 0,3 Manquant/NSP 26 0,1 10 0 36 0,1 TRANCHE D'AGE DE DEPENDANCE (en années) 0-14 13 375 46,1 13 621 43,4 26 996 44,7 15-64 14 349 49,4 16 641 53,0 30 990 51,3 65 + 1271 4,4 1 114 3,5 2 384 3,9 Manquant/NSP 26 0,1 10 0 36 0,1 POPULATIONS D'ENFANTS ET D'ADULTES Enfants de 0-17 ans 15 221 52,4 15 444 49,2 30 664 50,8 Adultes de 18 ans ou + 13774 47,5 15 932 50,8 29 706 49,2 Manquant/NSP 26 0,1 10 0 36 0,1 TOTAL 29021 100,0 31386 100,0 60407 100,0 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 30 ÉC HA NT IL LO N DE L’ EN QU ÊT E Caractéristiques des ménages et des personnes enquêtés Les informations sur les caractéristiques des ménages, des femmes et des enfants de moins de 5 ans interrogés dans l’enquête sont essentielles pour l’interprétation des résultats présentés plus loin dans le rapport, et peuvent également fournir une indication de la représentativité de l’enquête. Les autres tableaux de ce rapport ne sont présentés qu’avec des nombres pondérés. Voir l’Annexe A pour plus de détails sur la pondération. Les tableaux HH.3 à HH.5 fournissent les informations de base relatives aux ménages, aux femmes enquêtées âgées de 15-49 ans, et aux enfants de moins de 5 ans en présentant les nombres aussi bien non pondérés que pondérés. Le tableau HH.3 fournit les renseignements sociodémographiques de base sur les ménages. Au sein des ménages, le sexe du chef de ménage, la wilaya, la résidence, le nombre de membres du ménage, l’éducation du chef de ménage et la langue maternelle du chef de ménage figurent au tableau. Ces caractéristiques de base sont utilisées dans les tableaux qui suivent dans le présent rapport. Les chiffres dans le tableau sont également destinés à montrer les nombres d’observations par grandes catégories d’analyse. Les nombres pondérés et non pondérés de ménages sont égaux, les poids d’échantillonnage ayant été normalisés (Voir Annexe A). Les données du tableau font ressortir que : ♦ 73 % des ménages sont dirigés par des hommes contre 27 % dirigés par les femmes. ♦ Les ménages enquêtés sont relativement plus nombreux en milieu rural (57 %) qu’en milieu urbain (43 %). ♦ Les ménages composés de 4-5 personnes (28 %) et ceux de 6-7 personnes (25 %) sont les plus nombreux ; ils sont suivis par les ménages composés de 2-3 personnes (18 %) et ceux de 8-9 personnes (15 %). ♦ Les ménages de petite taille (une personne) sont en faible proportion (7 %), tandis que les ménages de grande taille (5 personnes et plus) représentent les deux tiers (66 %). Le tableau montre également les proportions de ménages ayant au moins un enfant de moins de 18 ans, au moins un enfant de moins de 5 ans et au moins une femme éligible âgée de 15-49 ans. La proportion des ménages ayant au moins un enfant de moins de 18 ans est de (86 %), la proportion des ménages ayant au moins un enfant de moins de cinq ans est de (58 %) et la proportion des ménages ayant au moins une femme éligible de 15 à 49 ans est de (87 %). Le tableau montre aussi que la taille moyenne pondérée du ménage est estimée à 6 membres. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 31 ÉC HA NT IL LO N DE L’ EN QU ÊT E Tableau HH.3 : Composition du ménage, Mauritanie, 2011 Pourcentage et fréquence de répartition des ménages selon des caractéristiques sélectionnées POURCENTAGE PONDERE NOMBRE DE MENAGES pondéré non pondéré SEXE DU CHEF DE MENAGE Masculin 73,5 7435 7533 Feminin 26,5 2681 2583 WILAYA Hodh el charghi 11,3 1146 885 Hodh el gharbi 8,1 824 796 Assaba 10,3 1042 837 Gorgol 8,0 807 873 Brakna 8,8 893 866 Trarza 10,2 1034 884 Adrar 2,6 259 575 Dakhlet nouadhibou 3,7 376 797 Tagant 3,1 309 571 Guidimakha 5,6 566 791 Tiris-zemmour 1,8 182 446 Nouakchott 26,5 2679 1795 MILIEU Urbain 43,3 4385 4103 Rural 56,7 5731 6013 NOMBRE DE MEMBRES DU MENAGE 1 3,2 324 361 2 6,8 685 701 3 10,7 1084 1076 4 13,3 1350 1358 5 14,8 1499 1481 6 13,6 1380 1399 7 11,7 1188 1158 8 8,9 895 893 9 6,0 608 610 10 ou plus 10,9 1103 1079 NIVEAU D'INSTRUCTION DU CHEF DE MENAGE Aucun 28,8 2913 2829 Coranique/mahadra 37,6 3804 3879 Primaire 14,6 1477 1488 Secondaire & + 17,0 1722 1727 Manquant/nsp 2,0 200 193 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 79,2 8013 8142 Poular 14,8 1500 1424 Soninké 2,9 293 283 Wolof 2,5 250 210 Autre langue 0,5 53 48 Manquant 0,1 8 9 TOTAL 100,0 10116 10116 MENAGES AYANT AU MOINS Un enfant de 0-4 ans 58,4 10116 10116 Un enfant de 0-17 ans 86,1 10116 10116 Une femme de 15-49 ans 86,9 10116 10116 Taille moyenne du menage 6,0 10116 10116 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 32 ÉC HA NT IL LO N DE L’ EN QU ÊT E Caractéristiques des femmes enquêtées, âgées de 15-49 ans, et des enfants de moins de 5 ans Les tableaux HH.4 et HH.5 fournissent des informations sur les caractéristiques de base des femmes enquêtées âgées de 15-49 ans et des enfants âgés de moins de 5 ans. Dans ces deux tableaux, les nombres totaux d’observations pondérées et non pondérées sont égaux, les poids d’échantillonnage ayant été normalisés (standardisés). En plus des informations sur les caractéristiques des femmes et des enfants, les tableaux indiquent le nombre d’observations dans chaque catégorie de base. Le tableau HH.4 fournit les caractéristiques sociodémographiques de base des femmes enquêtées âgées de 15-49 ans. Il comprend des informations relatives à la répartition des femmes selon la wilaya, la résidence, l’âge, l’état matrimonial, l’état de maternité, les naissances au cours des deux dernières années, l’instruction 3 , les quintiles de l’indice de bien-être économique4 et la langue du chef de ménage. Les résultats du tableau HH.4 indiquent que la proportion des femmes enquêtées est plus élevée à Nouakchott, environ (30 %), suivi par le Hodh El Charghi et l’Assaba (10 % pour chacune des deux wilayas), et que la proportion la plus faible est observée dans la wilaya du Tiris-Zemmour (2 %). Par ailleurs, du point de vue milieu de résidence, les données montrent qu’un peu plus de la moitié des femmes résident dans le milieu rural (52 %) contre 48 % dans le milieu urbain. Plus de la moitié de ces femmes ont un âge compris entre 15-29 ans (57 %). Du point de vue du statut matrimonial des femmes de 15-49 ans enquêtées, le tableau indique que près de six femmes sur dix (60 %) sont actuellement mariées, 13 % ont déjà été mariées et 27 % sont des célibataires. Les femmes enquêtées, de 15-49 ans, présentent les caractéristiques suivantes : ♦ environ neuf sur dix (88 %) ont déjà donné naissance à un enfant ; ♦ un peu plus d’un quart (28 %) a eu une naissance vivante au cours des deux dernières années ; ♦ un cinquième (20 %) n’a aucune instruction ; ♦ un peu moins d’un quart (24 %) a un niveau d’instruction secondaire ou plus ; ♦ plus d’un tiers (34 %) vit dans un ménage des deux premiers quintiles du bien-être économique (le plus pauvre et le second). 3 Sauf indication contraire, “instruction”, dans le présent rapport, se réfère au niveau d’instruction de l’enquêtée lorsque ledit niveau sert de variable de base. 4 L’analyse des composantes principales a été faite à l’aide d’informations sur la propriété des biens de consommation, les caractéristiques du logement, l’eau et l’assainissement, et les autres caractéristiques qui sont liées à la richesse du ménage pour attribuer des poids (poids local du facteur) à chacun des patrimoines de ménages. A chaque ménage il a été attribué un score de bien- être économique basé sur ces poids et le patrimoine de ce ménage. La population des ménages de l’enquête a ensuite été classée en fonction du score de bien-être économique du ménage dans lequel elle vit, et a finalement été divisée en 5 parties égales (quintiles) allant de la plus faible (la plus pauvre) à la plus élevée (la plus riche). Les biens utilisés dans ces calculs ont été les suivants : Radio ; TV ; téléphone portable ; téléphone fixe ; réfrigérateur ; ordinateur ; connexion internet ; antenne parabolique ; climatiseur ; machine à laver ; cuisinière à four ; voiture ou un camion ; bicyclette/motocyclette ; charrette tirée par un animal ; bateau à moteur. L’indice de bien-être économique est supposé capturer la richesse à long terme sous-jacente grâce à l’information sur le patrimoine des ménages, et est destiné à produire un classement des ménages sur la base de la richesse, du plus pauvre au plus riche. L’indice de bien-être économique ne donne aucune information sur la pauvreté absolue, les niveaux actuels de revenu ou de dépenses. Les scores de richesse calculés ne sont applicables qu’à l’ensemble de données particulier sur lequel ils sont basés. De plus amples informations sur la construction de l’indice de bien-être économique se trouvent dans Rutstein and Johnson, 2004, Filmer and Pritchett, 2001, et Gwatkin et. Al., 2000. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 33 ÉC HA NT IL LO N DE L’ EN QU ÊT E Tableau HH.4 : Caractéristiques de base des femmes Répartition en pourcentage et en fréquence des femmes âgées de 15-49 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, Mauritanie, 2011 POURCENTAGE PONDERE NOMBRE DE FEMMES pondéré Non pondéré WILAYA Hodh el charghi 10,3 1316 1048 Hodh el gharbi 6,8 871 895 Assaba 10,3 1310 1091 Gorgol 7,7 985 1102 Brakna 8,9 1137 1118 Trarza 9,8 1250 1056 Adrar 2,5 319 703 Dakhlet nouadhibou 3,3 418 877 Tagant 2,7 346 644 Guidimakha 6,1 777 1136 Tiris-zemmour 1,8 230 567 Nouakchott 29,8 3795 2517 MILIEU Urbain 47,6 6069 5528 Rural 52,4 6685 7226 AGE (en années) 15-19 21,4 2726 2743 20-24 18,5 2359 2311 25-29 17,2 2189 2191 30-34 13,2 1687 1677 35-39 11,4 1459 1499 40-44 11,1 1413 1418 45-49 7,2 921 915 SITUATION DE FAMILLE Mariee actuellement 59,8 7621 7687 Veuve 1,8 231 215 Divorcee 11,2 1423 1391 Jamais mariee 27,3 3476 3459 Manquant 0 3 2 ETAT DE MATERNITE A deja mis au monde 87.5 8118 8146 N'a jamais mis au monde 12.4 1154 1145 Manquant .0 3 2 NAISSANCES AU COURS DES DEUX DERNIERES ANNEES A eu une naissance au cours des 2 dernieres annees 43.9 3571 3629 N'a pas eu de naissance au cours des 2 dernieres annees 56.1 4567 4540 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA FEMME Aucun 20,2 2576 2539 Coranique/mahadra 21,2 2709 2755 Primaire 34,3 4378 4504 Secondaire & + 24,2 3087 2953 Manquant/nsp 0 3 3 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 16,8 2143 2260 Second 17,0 2166 2300 Moyen 20,1 2566 2567 Quatrieme 22,4 2855 2665 Le plus riche 23,7 3025 2962 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 77,6 9902 10029 Poular 16,1 2048 1969 Soninké 3,4 439 451 Wolof 2,4 306 249 Autre langue 0,3 44 38 Manquant 0,1 15 18 TOTAL 100,0 12754 12754 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 34 ÉC HA NT IL LO N DE L’ EN QU ÊT E Tableau HH.5 : Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans Répartition en pourcentage et en fréquence des enfants de moins de cinq ans selon les caractéristiques sélectionnées, Mauritanie, 2011 POURCENTAGE PONDERE NOMBRE DE FEMMES pondéré Non pondéré SEXE Masculin 51,0 4731 4728 Feminin 49,0 4547 4550 WILAYA Hodh el charghi 10,9 1011 783 Hodh el gharbi 9,0 833 827 Assaba 11,5 1065 866 Gorgol 9,8 912 972 Brakna 9,1 845 834 Trarza 9,2 857 709 Adrar 2,0 188 418 Dakhlet nouadhibou 2,9 267 550 Tagant 2,6 240 444 Guidimakha 8,4 782 1114 Tiris-zemmour 1,6 152 365 Nouakchott 22,9 2126 1396 MILIEU Urbain 38,5 3572 3258 Rural 61,5 5706 6020 AGE (EN MOIS) 0-5 11,1 1032 995 6-11 10,5 978 984 12-23 19,0 1764 1765 24-35 19,7 1824 1816 36-47 20,7 1917 1919 48-59 19,0 1762 1799 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 28,1 2609 2557 Coranique/mahadra 25,0 2322 2351 Primaire 31,8 2950 3024 Secondaire & + 14,9 1387 1338 Manquant/nsp 0,1 11 8 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 23,4 2175 2235 Second 22,0 2040 2133 Moyen 19,2 1782 1763 Quatrieme 18,9 1752 1622 Le plus riche 16,5 1529 1525 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 76,2 7072 7164 Poular 17,5 1621 1575 Soninké 3,6 336 336 Wolof 2,2 205 166 Autre langue 0,4 34 28 Manquant 0,1 9 9 TOTAL 100,0 9278 9278 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 35 MO RT AL IT E D ES EN FA NT S DE M OI NS D E 5 A NS MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS L'un des objectifs primordiaux des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), et d’un Monde Digne des Enfants, est la réduction de la mortalité infantile et infanto-juvénile. Plus précisément, les OMD prônent la réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans de deux tiers entre 1990 et 2015. Le suivi des progrès vers cet objectif est certes important mais difficile. Mesurer la mortalité infantile peut sembler facile, mais l’utilisation de questions directes, telles que "Quelqu'un de ce ménage est-il décédé l'année dernière ?" donne des résultats inexacts. L’utilisation des mesures directes de mortalité infantile à partir de l'historique des naissances génère certes des données détaillées et récentes, mais prend beaucoup de temps, est plus coûteuse, et peut être sujette à d'éventuels problèmes de qualité des données, si la formation des agents et la supervision de la collecte des données n'ont pas été rigoureuses. Par contre, les méthodes indirectes développées pour mesurer la mortalité infanto- juvénile donnent des estimations robustes comparables avec celles obtenues à partir d'autres sources. Ces méthodes minimisent les pièges dus aux trous de mémoire, aux définitions inexactes ou mal interprétées, et aux mauvaises techniques d'interview. Analyse de la mortalité selon la méthode directe Les taux de mortalité présentés dans cette section sont calculés à partir des informations recueillies sur l'historique des naissances du questionnaire femme. Les femmes de la tranche d'âge 15-49 ans ont été interrogées sur les naissances qu’elles ont eues, ont été invitées à indiquer le nombre de fils et de filles qui vivent avec elles, ceux qui vivent ailleurs et ceux qui sont décédés. Elles ont été interrogées sur l’historique des naissances vivantes d'enfants dans l'ordre chronologique en commençant par le premier-né, devaient indiquer si la naissance est unique ou multiple, le sexe de l'enfant, la date de naissance (mois et année), et l'état de survie. En outre, pour les enfants encore en vie, on leur a demandé l'âge actuel de l'enfant et, s'il n'est pas vivant, l'âge au moment du décès. Étant donné que les premières causes de la mortalité infantile changent avec l'âge des enfants, des facteurs biologiques et des facteurs environnementaux, les taux de mortalité infantile sont exprimés par catégories d'âge et sont définis comme suit : ♦ La mortalité néonatale (NN) : la probabilité de décéder dans le premier mois de la vie ; ♦ La mortalité post-néonatale (PNN) : la différence entre la mortalité infantile et néonatale ; ♦ La mortalité infantile (1q0) : la probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire ; ♦ La mortalité juvénile (4q1) : la probabilité de mourir entre un et cinq ans exacts ; ♦ La mortalité des moins de cinq ans (5q0) : la probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 36 MO RT AL IT E D ES EN FA NT S DE M OI NS D E 5 A NS NIVEAUX ET TENDANCES DE LA MORTALITE DES ENFANTS SELON LA METHODE DIRECTE Les taux de mortalité des enfants sont exprimés en nombre de décès pour mille naissances vivantes, sauf la mortalité infantile, qui est exprimée en nombre de décès pour mille enfants survivants à un an. Le tableau CM.1 présente les taux de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et des moins de cinq ans, pour les cinq dernières périodes de cinq ans précédant l'enquête. La mortalité néonatale est estimée à 34 pour mille naissances vivantes pour les cinq dernières années (période la plus récente de 5 ans), tandis que le taux de mortalité post-néonatale est estimé à 18 pour mille naissances vivantes. Pour la période de cinq ans la plus récente, correspondant à peu près à 2007-2011, les taux de mortalité infantile et juvénile étaient respectivement de 52 pour mille naissances vivantes et 18 pour mille, soit un taux de mortalité globale des moins de cinq ans de 68 pour mille naissances vivantes ; ce qui indique que la majorité des décès des moins de cinq ans (76,5 pour cent) sont infantiles. Au cours des 15 ans précédant l'enquête, les estimations indiquent que la mortalité des moins de cinq ans a baissé d'environ 27 pour cent (passant de 93 décès pour mille à 68 pour mille) alors que la mortalité infantile a diminué d'environ 10 pour cent (de 57 pour mille à 52 pour mille). Tableau CM.1 : Mortalité selon la période précédant l’enquête Mauritanie, MICS, 2011 TAUX DE MORTALITE NEONATALE, POSTNEONATALE, INFANTILE, JUVENILE ET INFANTO-JUVENILE PAR PERIODE DE 5 ANS, MAURITANIE, 2011. Années précédant l’enquête Mortalité Mortalité infanto-juvénile néonatale post néonatale infantile juvénile 0-4 34 18 52 18 68 5-9 34 23 56 24 78 10-14 37 20 57 38 93 15-19 40 29 69 46 112 20-24 37 29 66 42 105 La tendance de la mortalité infantile et juvénile semble paradoxale comparée aux résultats obtenus antérieurement, avec EDS-M 2000-2001, EMIP 2004 et MCS 2007. Le taux de mortalité infantile calculé à partir de l’enquête démographique et de santé Mauritanie réalisée en 2000-2001 était de 74 pour mille alors que MICS 2007 l’estimait à 77 pour mille. Une forte chute a été observée entre les deux enquêtes MICS de 2007 et 2011. Le taux de mortalité infanto-juvénile estimé par EDS-M 2000-2001 et MICS 2007 était de 116 respectivement, 122 pour mille ; il chute à 68 pour mille selon le MICS de 2011. On peut conclure que les résultats de MICS indiquent une réduction rapide et inattendue de la mortalité et une inconsistance probable dans les données de mortalité qui nécessite un examen pointu et une analyse plus approfondie des données de mortalité afin de trouver les sources probables de ces erreurs. CARACTERISTIQUES SOCIO-ECONOMIQUES ET MORTALITE INFANTILE Cette section traite de l'analyse descriptive différentielle de la mortalité infantile et juvénile selon différentes variables socio-économiques. Le Tableau CM.2 présente les résultats des estimations de la mortalité infantile et juvénile selon les régions, le lieu de résidence, l'instruction de la mère, l’indice de bien-être économique, et la langue du chef de ménage. En considérant les douze wilayas, le taux de mortalité des moins de cinq ans le plus bas est observé au Hodh El Gharbi et à Nouadhibou (36 et 46 pour mille naissances vivantes, respectivement), contre 90 pour mille naissances vivantes au Guidimakha. Il en est de même pour le taux de mortalité infantile dont le niveau le plus bas est observé dans les mêmes wilayas (Hodh El Gharbi et Nouadhibou) et il demeure plus élevé au Guidimakha. Les taux de mortalité en milieu urbain, comme on pouvait s’y attendre, sont inférieurs à ceux du milieu rural : le taux de mortalité des moins de cinq ans est de 66 pour mille dans les zones urbaines contre 70 pour mille en zones rurales. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 37 MO RT AL IT E D ES EN FA NT S DE M OI NS D E 5 A NS Par ailleurs, le niveau d’éducation de la mère semble influencer positivement la mortalité des enfants. En effet, les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont plus faibles chez les enfants dont la mère est instruite. Ils sont estimés à 40 pour mille, respectivement 46 pour mille pour les enfants dont le niveau d’instruction de la mère est le secondaire et plus. À l’inverse, le taux de mortalité des enfants devient plus élevé à mesure que le niveau d’instruction de la mère baisse. Paradoxalement à la lumière des données du tableau CM.2, il ne semble pas exister une corrélation homogène claire entre le bien-être économique des ménages et les niveaux de la mortalité en Mauritanie. Toutefois, il ressort que le taux de mortalité infanto-juvénile est plus élevé pour les enfants issus des ménages les plus pauvres (67 pour mille naissances vivantes) que pour les enfants des ménages les plus riches (51 pour mille naissances vivantes). Le tableau CM.2 indique en outre l’existence de disparités dans la mortalité selon la langue maternelle du chef de ménage ; les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont plus faibles pour les ménages dont la langue du chef est le wolof. Tableau CM.2: Mortalité infantile selon les caractéristiques socio-économiques Taux de mortalité néonatale, post-néonatale, infantile, juvénile et infanto-juvénile, par période de cinq ans précédant l’enquête selon les caractéristiques socio-économiques, Mauritanie, 2011 CARACTERISTIQUES SOCIO-ECONOMIQUES MORTALITE NEONATALE POST NEONATALE INFANTILE JUVENILE INFANTO-JUVENILE WILAYA Hodh charghy 33 17 50 34 82 Hodh gharby 15 6 22 15 36 Assaba 36 24 60 19 78 Gorgol 23 14 37 20 57 Brakna 48 18 66 15 80 Trarza 40 18 59 9 67 Adrar 40 18 58 31 87 Dakhlett-nouadibou 24 9 33 13 46 Tagant 30 17 46 23 68 Guidimakha 35 22 57 35 90 Tiris-zemour 28 20 48 8 55 Nouakchott 36 20 57 8 64 MILIEU DE RESIDENCE Urbain 34 19 54 13 66 Rural 33 17 50 21 70 NIVEAU D’INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 37 18 55 21 75 Coranique / mahadra 30 23 53 18 70 Primaire 38 15 53 20 72 Secondaire et plus 25 15 40 6 46 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 28 16 44 24 67 Second 37 20 57 25 81 Moyen 32 24 56 19 73 Quatrieme 40 15 55 12 66 Le plus riche 30 15 45 7 51 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 35 17 52 17 68 Poular 33 20 52 18 69 Soninke 25 25 50 42 90 Wolof 17 21 38 2 40 Autre 78 18 96 42 134 TOTAL 34 18 52 18 68 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 38 MO RT AL IT E D ES EN FA NT S DE M OI NS D E 5 A NS Le graphique CM.2 montre diverses séries d’estimations de la mortalité selon différentes enquêtes réalisées en Mauritanie. En dépit de la sous-estimation de la mortalité observée dans les résultats de l'EDS 2000-01, la courbe de tendance semble être plus stable avec les trois premières sources. La figure indique une rupture de cette tendance par une chute de la mortalité à partir des estimations de l’enquête MICS 2011. Sur cette base, nous pouvons conclure qu'il y a une sous-estimation de tous les indicateurs de mortalité par l’enquête MICS de 2011. Cette sous-estimation peut être due à différentes sources ou raisons telles que : les fausses déclarations de dates de naissance, les fausses déclarations d'âge au décès, et la sous-déclaration des événements. Toutes ces erreurs peuvent être liées aux trous de mémoire en particulier pour les femmes âgées mais aussi au niveau très élevé de l'analphabétisme. Afin d'éliminer l'effet de ces erreurs sur la qualité des données, l'estimation indirecte a été utilisée. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 39 MO RT AL IT E D ES EN FA NT S DE M OI NS D E 5 A NS Analyse de la mortalité selon la méthode indirecte La technique transforme les proportions de décès parmi les enfants au niveau de chaque groupe en probabilités de mourir en tenant compte de la durée approximative de l’exposition des enfants au risque de mourir, en supposant une répartition particulière par âge type de la mortalité. Sur la base des informations recueillies précédemment sur la mortalité en Mauritanie, la table type de mortalité du modèle Nord a été sélectionnée comme étant la plus appropriée. Le taux de mortalité infantile est la probabilité de mourir avant le premier anniversaire, le taux de mortalité des moins de cinq ans est la probabilité de décéder avant le cinquième anniversaire. La méthode d'estimation indirecte utilisée dans la présente section se base sur la technique connue sous le nom de « méthode de Brass ». Les données utilisées dans l'estimation sont : le nombre moyen d'enfants nés vivants et le nombre moyen de survivants chez les femmes de 15 à 49 ans réparties en groupes d'âges quinquennaux, et la proportion de ces enfants qui sont décédés (tableau CM.3). Tableau CM.3 : Enfants nés vivants, enfants survivants et proportion des décès selon l’âge des femmes Nombres moyens et totaux d’enfants nés vivants, des enfants survivants et proportion des décès selon l’âge des femmes, Mauritanie, 2011 GROUPE D’AGE ENFANTS NES VIVANTS ENFANTS SURVIVANTS PROPORTION DE DECES NOMBRE DE FEMMES NOMBRE MOYEN TOTAL NOMBRE MOYEN TOTAL 15-19 ans 0,232 632 0,212 579 0,090 2726 20-24 ans 1,052 2482 1,003 2366 0,049 2359 25-29 ans 2,206 4830 1,961 4294 0,112 2189 30-34 ans 3,327 5612 2,955 4985 0,113 1686 35-39 ans 4,493 6554 4,128 6021 0,081 1458 40-44 ans 5,339 7545 4,808 6795 0,100 1413 45-49 ans 5,840 5376 5,199 4786 0,111 920 TOTAL 2,590 33031 2,339 29826 0,098 12754 Le Tableau CM.4 présente des Estimations de la mortalité des enfants. Ces estimations ont été calculées en faisant la moyenne des estimations de la mortalité obtenues à partir des femmes de 25-29 et 30-34 ans, et se référant à peu près à 2007. Le taux de mortalité infantile est estimé à 75 pour mille naissances vivantes, tandis que la probabilité de mourir des enfants de moins de 5 ans (TMM5) est d'environ 118 pour mille naissances vivantes. Il existe une différence entre les probabilités de mourir chez les garçons et les filles. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont plus élevés chez les garçons (respectivement 85 pour mille et 133 pour mille) que chez les filles (respectivement 64 pour mille et 102 pour mille). Les données du tableau CM.4 montrent par ailleurs que les taux de mortalité infantile et infanto- juvénile sont les plus bas à Nouadhibou, 49 pour mille et 72 pour mille respectivement, alors que les niveaux les plus élevés sont observés dans la wilaya du Guidimakha, soit 98 pour mille et 161 pour mille, respectivement. Il existe également des différences significatives de la mortalité selon le niveau d'instruction des mères d’enfants, l’indice de bien-être économique et la langue du chef de ménage. Toutefois, l'examen plus fin de ces résultats montre des incohérences internes évidentes. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont plus bas chez les enfants vivant dans les ménages les plus pauvres que pour ceux vivant dans les trois classes moyennes. En outre, des différences mineures sont également observées selon que les mères ont un niveau d'instruction primaire, traditionnel ou qu’elles sont sans niveau. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 40 MO RT AL IT E D ES EN FA NT S DE M OI NS D E 5 A NS Tableau CM.4 : Mortalité des enfants Taux de mortalité infantile et infanto-juvénile Modèle Nord, Mauritanie, 2011 TAUX DE MORTALITE INFANTILE (1) TAUX DE MORTALITE INFANTO-JUVENILE (2) SEXE Masculin 85 133 Feminin 64 102 WILAYA Hodh charghy 83 133 Hodh gharby 60 92 Assaba 70 109 Gorgol 77 123 Brakna 79 126 Trarza 67 105 Adrar 74 117 Dakhlett nouadhibou 49 72 Tagant 65 101 Guidimakha 98 161 Tirs- zemour 72 113 Nouakchott 72 113 MILIEU DE RESIDENCE Urbain 70 110 Rural 78 124 INSTRUCTION DE LA MERE Aucune 79 125 Coranique/mahadra 78 124 Primaire 76 120 Secondaire et plus 55 83 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 70 109 Second 86 138 Moyen 83 133 Quatrieme 75 121 Le plus riche 53 80 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 72 113 Poular 82 131 Soninke 80 127 Wolof 60 91 Autre 163 274 TOTAL 75 118 (1) Indicateur MICS 1.2 ; Indicateur OMD4.2 (2) Indicateur MICS 1.1, Indicateur OMD 4.1 – Source ONS, MICS, Mauritanie, 2011 Conclusion Ce chapitre a analysé la mortalité des enfants en utilisant deux méthodes distinctes d’estimation : la méthode directe et la méthode indirecte. Il ressort clairement de l'analyse que les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont plus élevés dans toutes les variables, quelle que soit la méthode utilisée. La sous-estimation de la mortalité est plus évidente dans les résultats de la méthode directe que la méthode indirecte. Toutefois, la méthode indirecte révèle bien d'autres incohérences internes dans plusieurs variables telles que les quintiles de l’indice de bien-être économique et le niveau d'éducation de la mère. Il est recommandé d'utiliser les estimations de la méthode indirecte, qui sont plus raisonnables et compatibles avec le profil de mortalité de la Mauritanie. En outre, il est souhaitable et utile de conduire très prochainement une autre opération de collecte de données et des analyses démographiques appropriées et approfondies du phénomène. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 41 NU TR IT IO N NUTRITION L'état nutritionnel des enfants est un reflet de leur état de santé général. Lorsque les enfants ont accès à une nourriture suffisante, ne sont pas exposés de façon répétée aux maladies et sont bien entretenus, ils atteignent leur potentiel de croissance et sont considérés comme bien nourris. La malnutrition est associée à plus de la moitié des décès d'enfants dans le monde entier. Les enfants sous-alimentés sont plus susceptibles de mourir de maladies courantes de l'enfance, et ceux qui survivent ont des maladies récurrentes et accusent un retard de croissance. Trois-quarts des enfants qui sont morts de causes liées à la malnutrition n'étaient que légèrement ou modérément malnutris (ne montrant aucun signe extérieur de leur vulnérabilité). L'objectif de développement du millénaire est de réduire de moitié la proportion de personnes souffrant de la faim entre 1990 et 2015. Une réduction de la prévalence de la malnutrition contribuera également à atteindre l'objectif de réduire la mortalité en bas âge. Dans une population bien nourrie, il y a une distribution de référence de la taille et du poids des enfants de moins de cinq ans. La sous-alimentation dans une population peut être mesurée en comparant les enfants à la population de référence. La population de référence utilisée dans le présent rapport est basée sur les normes de croissance de l’OMS. Chacun des trois indicateurs de l'état nutritionnel peut être exprimé en unités d'écart type (z-score) de la médiane de la population de référence. Le poids-pour-âge est une mesure de la malnutrition à la fois aiguë et chronique (insuffisance pondérale). Les enfants dont le poids-pour-âge est plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale modérée ou sévère, tandis que ceux dont le poids-pour-âge est plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme ayant une insuffisance pondérale sévère. La taille-pour-âge est une mesure de la croissance linéaire. Les enfants dont la taille-pour-âge est de plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme trop petits pour leur âge et sont classés comme accusant un retard de croissance modéré ou sévère. Ceux dont la taille-pour-âge est de plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont classés comme ayant un retard de croissance sévère. Le retard de croissance est le reflet de la malnutrition chronique découlant du manque de nutrition adéquate pendant une longue période et de maladie récurrente ou chronique. Enfin, le poids-pour-taille mesure la malnutrition aiguë ou émaciation. Les enfants dont le poids- pour-taille est de plus de deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont classés comme modérément ou sévèrement émaciés, tandis que ceux qui se situent à plus de trois écarts types en dessous de la médiane sont considérés comme sévèrement émaciés. L'émaciation est généralement le résultat d'une carence nutritionnelle récente. L'indicateur peut présenter des variations saisonnières importantes associées à des changements dans la disponibilité de la nourriture ou à la prévalence des maladies. Dans les MICS, les poids et les tailles de tous les enfants de moins de 5 ans ont été mesurés à l'aide de matériel anthropométrique recommandé par l'UNICEF (www.childinfo.org). Les résultats de cette section sont basés sur les résultats de ces mesures. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 42 NU TR IT IO N État nutritionnel Le tableau NU.15 montre les pourcentages d'enfants classés dans chacune de ces catégories, sur la base des mesures anthropométriques qui ont été prises au cours des travaux sur le terrain. En outre, le tableau comprend le pourcentage d'enfants en surcharge pondérale, qui prend en compte les enfants dont le poids-pour-taille est supérieur à 2 écarts-types de la médiane de la population de référence, et la moyenne de l’écart réduit pour les trois indicateurs anthropométriques. Les enfants dont la date de naissance complète (mois et année) n'a pas été obtenue et les enfants dont les mesures sont en dehors d'une fourchette plausible sont exclus du tableau NU.1. Les enfants sont exclus d'un ou de plusieurs des indicateurs anthropométriques lorsque leurs poids et tailles n'ont pas été mesurés, selon le cas. Par exemple, si un enfant a été pesé, mais sa taille n'a pas été mesurée, l'enfant est inclus dans les calculs de l'insuffisance pondérale, mais pas dans les calculs du retard de croissance et de l’émaciation. Les pourcentages d'enfants selon l'âge et les raisons de l'exclusion sont indiqués aux tableaux relatifs à la qualité des données DQ.6 et DQ.7. Dans l'ensemble 97 % des enfants s’étaient fait mesurer à la fois leurs poids et leurs tailles (tableau DQ.6). Concernant les dates de naissance manquantes (mois seulement), on note un pourcentage de 5 %. Le tableau DQ.7 montre qu'en raison des dates de naissance incomplètes et des mesures invraisemblables des poids et/ou des hauteurs manquants, 11 % des enfants ont été exclus des calculs de l'indicateur poids-pour-âge, alors que ce pourcentage d’exclusion est de seulement 0,1 % pour l’indicateur de la taille-pour-âge, et de 0,2 % pour l’indicateur du poids- pour-taille. Environ un enfant de moins de cinq ans sur quatre en Mauritanie a une insuffisance pondérale modérée ou sévère (24 %) et 8 % sont classés comme ayant une insuffisance pondérale sévère (tableau NU.1). Près du tiers (30 %) des enfants accusent un retard de croissance modéré ou sévère, 13 % un retard de croissance sévère ; et 14 % sont modérément ou sévèrement émaciés ; ils sont 4 % à être sévèrement émaciés. En général, les enfants de la wilaya du Hodh El Charghi sont plus susceptibles de présenter une insuffisance pondérale (34 %) et un retard de croissance (43 %) que les autres enfants. La prévalence de l’insuffisance pondérale est également particulièrement élevée (34 %) dans la wilaya du Guidimakha. En revanche, le pourcentage d’enfants émaciés le plus élevé est au Gorgol (20 %). Les enfants dont les mères ont reçu une instruction secondaire ou supérieure sont les moins susceptibles de présenter une insuffisance pondérale ou un retard de croissance par rapport aux enfants de mères sans instruction (respectivement 15 % vs. 30 % et 21 % vs. 33 %). L’analyse de l’insuffisance pondérale selon le sexe ne revêt pas de différences particulières mais elle est plus fréquente en milieu rural, avec 30 %, contre 16 %, en milieu urbain. Pour ce qui est du retard de croissance, il n’existe pas d’écart important selon le sexe. Par contre un écart important est observé selon le bien-être économique (le plus riche 18 % et le plus pauvre 39 %) et le niveau d’instruction (sans instruction 33 % et le niveau secondaire et plus 21%). 5  Contrairement à ce qui avait été fait pour l’enquête MICS3 (en 2007), le modèle utilisé ici pour calculer les indicateurs de sous-nutrition est celui de l’OMS et non celui du NCHS. Ces deux modèles donnent des résultats un peu différents. Les indicateurs calculés à partir du modèle NCHS sont donnés en Annexe F, pour information. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 43 NU TR IT IO N Graphique NU.1 : Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant une insuffisance pondérale, un retard de croissance ou émaciés selon l’âge (en mois), Mauritanie, 2011 Tableau NU.1: Etat nutritionnel des enfants Pourcentage des enfants de moins de 5 ans par état nutritionnel selon trois indices anthropométriques: poids-pour-âge, taille-pour-âge, et poids-pour-taille, Mauritanie, 2011 POIDS- POUR-AGE TAILLE-POUR-AGE POIDS-POUR-TAILLE Insuffisance Ponderale M oy en ne S co re Z- (S D ) N om br e d en fa nt s de m oi ns d e 5 an s Retard de croissance M oy en ne S co re Z- (S D ) N om br e en fa nt s de m oi ns d e 5 an s Emaciation Obésité M oy en ne S co re Z - (S D ) N om br e d’ en fa nt s de m oi ns d e 5 an s % pourcentage inférieur à % pourcentage inférieur à % pourcentage inférieur à % pourcentage supérieur à -2 sd [1] -3 sd [2] -2 sd [3] -3 sd [4] -2 sd [5] -3 sd [6] +2 sd SEXE Masculin 25,8 8,5 -1,2 4313 31,2 12,7 -1,2 4170 14,9 4,7 2,9 -0,7 4396 Féminin 23,0 7,8 -1,1 4211 28,3 12,6 -1,1 4113 12,9 3,3 3,5 -0,6 4273 MILIEU Urbain 16,4 5,6 -,8 3374 25,2 9,8 -1,0 3257 9,2 3,2 4,1 -0,4 3317 Rural 29,7 9,8 -1,3 5150 32,7 14,5 -1,3 5025 16,9 4,5 2,7 -0,8 5351 WILAYA Hodh El Charghi 33,5 12,8 -1,5 911 43,0 21,2 -1,6 893 18,3 6,0 4,1 -0,8 936 Hodh El Gharbi 31,1 9,9 -1,4 817 38,7 17,6 -1,4 798 16,2 4,2 4,0 -0,8 804 Assaba 31,7 11,1 -1,4 1037 34,0 14,8 -1,4 1022 15,6 3,4 1,4 -0,8 1034 Gorgol 31,7 9,6 -1,4 629 30,0 12,0 -1,1 621 20,4 6,4 2,1 -1,0 856 Brakna 24,9 7,0 -1,2 821 22,9 8,3 -0,9 782 18,3 4,9 1,4 -1,0 788 Trarza 16,6 3,9 -0,9 788 22,0 7,0 -0,9 757 11,3 2,8 3,0 -0,6 765 Adrar 24,7 7,2 -1,2 182 33,1 13,2 -1,4 178 6,7 0,4 1,3 -0,6 178 Dakhlet Nouadhibou 6,9 2,5 -0,4 258 18,6 6,9 -0,7 247 5,2 1,8 5,6 0 247 Tagant 30,8 9,8 -1,3 202 34,2 16,5 -1,2 199 17,3 4,0 1,7 -0,8 228 Guidimakha 34,0 12,4 -1,5 743 32,7 16,5 -1,4 738 17,2 4,7 1,6 -0,9 735 Tiris-Zemmour 18,2 5,0 -1,0 148 27,4 8,8 -1,1 145 9,2 3,1 1,6 -0,6 146 Nouakchott 12,7 4,8 -0,7 1987 23,0 8,7 -0,9 1903 7,0 2,8 5,6 -0,2 1950 AGE (en mois) 0-5 15,6 5,8 -0,5 965 13,3 5,3 -0,1 923 17,8 6,6 6,1 -0,5 941 6-11 16,2 5,4 -0,7 944 12,3 3,3 -0,3 921 16,7 5,8 3,7 -0,7 937 12-23 26,6 9,9 -1,2 1661 31,4 11,9 -1,2 1595 19,5 6,3 1,8 -0,9 1643 24-35 26,9 8,7 -1,3 1673 38,4 16,9 -1,6 1626 12,0 3,2 3,4 -0,6 1690 36-47 26,4 8,6 -1,3 1713 36,7 16,8 -1,5 1682 10,2 2,1 2,8 -0,6 1799 48-59 27,5 8,3 -1,4 1568 31,6 14,4 -1,5 1536 10,7 2,1 3,0 -0,7 1658 [1] Indicateur MICS 2.1a et indicateur ODM 1.8 – [2] Indicateur MICS 2.1b – [3] Indicateur MICS 2.2a – [4] Indicateur MICS 2.2b [5] Indicateur MICS 2.3a – [6] Indicateur MICS 2.3b –  *Basé  sur  moins  de  25  cas  non  pondérés;  (  )  Basé  sur  25  à  49  cas  non  pondérés   16 16 27 27 26 28 24 13 12 31 38 37 32 30 18 17 20 12 10 11 14 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 0-5 6-11 12-23 24-35 36-47 48-59 Total En p ou rc en ta ge Age en mois Insuffisance pondérale Retard de croissance Emaciation Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 44 NU TR IT IO N Tableau NU.1 (suite) : Etat nutritionnel des enfants Pourcentage des enfants de moins de 5 ans par état nutritionnel selon trois indices anthropométriques: poids-pour-âge, taille-pour-âge, et poids-pour-taille, Mauritanie, 2011 POIDS- POUR-AGE TAILLE-POUR-AGE POIDS-POUR-TAILLE Insuffisance Ponderale M oy en ne S co re Z- (S D ) N om br e d en fa nt s d e m oi ns d e 5 an s Retard de croissance M oy en ne S co re Z- (S D ) N om br e en fa nt s de m oi ns d e 5 an s Emaciation Obésité M oy en ne S co re Z - ( SD ) N om br e d’ en fa nt s de m oi ns d e 5 an s % pourcentage inférieur à % pourcentage inférieur à % pourcentage inférieur à % pourcentage supérieur à -2 sd [1] -3 sd [2] -2 sd [3] -3 sd [4] -2 sd [5] -3 sd [6] +2 sd NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 29,9 11,1 -1,3 2343 32,9 15,5 -1,2 2282 17,0 4,5 3,2 -0,8 2466 Coranique /Mahadra 27,6 8,6 -1,3 2143 33,0 14,1 -1,3 2085 14,3 3,9 2,4 -0,7 2160 Primaire 21,9 7,3 -1,1 2726 28,8 11,8 -1,1 2642 13,2 4,2 3,8 -0,6 2762 Secondaire & + 14,6 4,0 -,7 1302 20,7 6,7 -,9 1265 9,1 2,9 3,3 -0,4 1269 Manquant/NSP * * * 9 * * * 9 * * * * 11 QUINTILE DU BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 36,4 13,4 -1,5 1951 38,9 19,0 -1,5 1907 19,5 5,5 2,9 -0,9 2065 Second 30,7 10,5 -1,4 1825 34,5 15,6 -1,3 1791 16,7 4,8 2,6 -0,8 1930 Moyen 24,5 7,0 -1,2 1658 29,3 11,4 -1,1 1620 13,8 3,7 2,9 -0,7 1663 Quatrième 16,0 4,6 -,9 1651 24,3 9,0 -1,0 1578 10,3 2,9 3,1 -0,5 1601 Le plus riche 9,7 3,5 -,5 1438 17,7 5,7 -,7 1387 6,4 2,4 5,0 -0,2 1408 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 24,1 8,0 -1,1 6482 31,5 13,4 -1,2 6311 13,1 3,7 3,2 -0,6 6621 Poular 27,6 9,8 -1,2 1503 24,7 10,8 -,9 1453 17,9 5,1 3,1 -0,9 1516 Soninké 27,7 9,1 -1,1 313 27,7 12,3 -1,1 306 17,0 4,9 4,9 -0,7 310 Wolof 7,0 1,9 -,5 183 12,3 4,1 -,4 172 7,5 4,7 2,6 -0,5 180 Autre langue (10,9) (0) (-0,8) 34 (19,0) (7,2) (-0,4) 34 (16,3) (0) (4,7) (-0,7) 34 Manquant * * * 8 * * * 6 * * * * 6 TOTAL 24,4 8,2 -1,1 8524 29,7 12,6 -1,2 8282 13,9 4,0 3,2 -0,7 8668 [1] Indicateur MICS 2.1a et indicateur ODM 1.8 – [2] Indicateur MICS 2.1b – [3] Indicateur MICS 2.2a, – [4] Indicateur MICS 2.2b [5] Indicateur MICS 2.3a - [6] Indicateur MICS 2.3b *Basé  sur  moins  de  25  cas  non  pondérés              (  )  Basé  sur  25  à  49  cas  non  pondérés       Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 45 NU TR IT IO N Allaitement et alimentation du nourrisson et du jeune enfant L'allaitement maternel pendant les premières années de la vie protège les enfants contre le risque d'infection et fournit une source idéale d'éléments nutritifs. Cependant, de nombreuses mères cessent d'allaiter trop tôt et il y a souvent des pressions incitant à passer aux préparations pour nourrissons, qui peuvent contribuer au retard de croissance et à la malnutrition en micronutriments. L’OMS / UNICEF ont fait les recommandations suivantes pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant : ♦ Mise au sein dans l’heure suivant la naissance ; ♦ Allaitement exclusif pendant les six premiers mois ; ♦ Poursuite de l'allaitement pendant deux ans ou plus ; ♦ Aliments complémentaires sûrs, appropriés et adéquats à partir de 6 mois ; ♦ Fréquence de l'alimentation complémentaire : 2 fois par jour pour les nourrissons âgés de 6-8 mois ; 3 fois par jour pour les nourrissons âgés de 9-11 mois. Il est recommandé que l'allaitement commence dans l’heure suivant la naissance. Les indicateurs liés aux pratiques recommandées en matière d’alimentation de l'enfant sont les suivants : ♦ Début précoce de l'allaitement (dans l’heure suivant la naissance) ; ♦ Taux d'allaitement maternel exclusif (jusqu’à 6 mois) ; ♦ Allaitement maternel prédominant (jusqu’à 6 mois) ; ♦ Taux de poursuite de l'allaitement (à 1 an et 2 ans) ; ♦ Durée de l'allaitement maternel ; ♦ Allaitement adapté à l'âge (0-23 mois) ; ♦ Introduction des aliments solides, semi-solides et mous (6-8 mois) ; ♦ Fréquence de repas minimum (6-23 mois) ; ♦ Fréquence d'alimentation lactée pour les enfants non-allaités au sein (6-23 mois) ; ♦ Utilisation de biberon (0-23 mois). Le tableau NU.2 fournit la proportion d’enfants nés au cours des deux dernières années qui ont été allaités, ceux qui ont d'abord été nourris au sein dans l'heure et le jour de naissance et ceux qui ont reçu une alimentation prélactée. Bien que l’allaitement au sein soit une étape très importante dans la gestion de la lactation et l'établissement d'une relation physique et affective entre le bébé et la mère, seuls 56 % des bébés sont nourris au sein pour la première fois dans l'heure suivant la naissance, tandis que 86 % des nouveau-nés en Mauritanie commencent l’allaitement dans la journée de naissance. L’allaitement au sein, dans l’heure qui a suivi la naissance est plus fréquent au Hodh El Gharbi (84 %), alors qu’elle est très faiblement pratiquée en Assaba (33 %). Graphique NU.2 : Indicateurs sélectionnés sur l’allaitement au sein (en%) Mauritanie, 2011 27 85 36 48 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 Allaitement exclusif à moins de 6 mois Poursuite de l'allaitement au sein à 1 an Poursuite de l'allaitement au sein à 2 ans Introduction d'aliments solides, semi-solides ou mous (enfants de 6-8 mois) Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 46 NU TR IT IO N Tableau NU.2 : Allaitement au sein initial Pourcentage des derniers-nés au cours des 2 années précédant l'enquête et ayant été allaités au sein, pourcentage de ceux ayant été allaités dans l’heure qui a suivi la naissance et dans la journée qui a suivi la naissance, et pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture prélactée, Mauritanie, 2011 POURCENTAGE CEUX AYANT DEJA ETE ALLAITES AU SEIN POURCENTAGE DE CEUX AYANT D'ABORD ETE ALLAITES AU SEIN POURCENTAGE DE CEUX AYANT REÇU UNE NOURRITURE PRELACTEE NOMBRE D'ENFANTS DERNIERS-NES AU COURS DES DEUX ANNEES PRECEDANT L'ENQUETE Dans l'heure qui a suivi la naissance Dans la journée qui a suivi la naissance WILAYA Hodh El Charghi 95,8 67,9 94,7 31,4 402 Hodh El Gharbi 97,2 84,2 93,8 22,3 274 Assaba 97,8 32,5 88,4 41,4 380 Gorgol 85,4 53,7 79,8 23,0 335 Brakna 92,5 49,0 82,4 40,9 322 Trarza 97,6 62,3 89,6 40,3 350 Adrar 92,4 53,1 87,4 40,0 80 Dakhlet Nouadhibou 94,9 73,1 91,0 25,4 108 Tagant 98,3 53,6 80,2 50,2 99 Guidimakha 99,2 69,6 94,0 37,8 255 Tiris-Zemmour 96,0 78,1 90,9 42,7 71 Nouakchott 93,9 44,7 78,5 39,3 896 MILIEU DE RESIDENCE Urbain 94,6 51,3 83,5 36,5 1469 Rural 94,9 58,8 87,9 35,5 2102 MOIS DEPUIS LA DERNIERE NAISSANCE 0-11 94,9 54,6 86,0 34,7 1534 12-23 95,6 60,5 89,4 34,6 1346 SERVICE DE SANTE Agent qualifié 96,8 58,0 87,7 37,4 2323 Accoucheuse traditionnelle 99,2 52,6 89,4 40,4 656 Autre 96,8 66,1 90,6 24,7 312 Manquant 65,3 32,9 60,2 25,0 280 LIEU D'ACCOUCHEMENT Structure sanitaire du secteur public 97,1 58,3 88,2 36,8 2222 Structure sanitaire du secteur privé 94,8 35,8 75,4 59,0 81 A domicile 98,1 56,5 89,6 35,4 1141 Manquant 24,9 16,9 24,0 9,8 127 INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 94,9 58,8 85,9 34,2 883 Coranique/Mahadra 94,4 57,5 86,0 32,7 813 Primaire 94,8 53,5 86,7 37,5 1256 Secondaire & + 95,0 53,5 85,2 39,4 619 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 95,3 55,7 87,9 32,3 749 Second 93,8 58,8 87,1 31,9 728 Moyen 95,5 59,3 88,4 37,6 695 Quatrième 94,3 50,4 82,8 38,9 754 Le plus riche 95,1 54,8 84,4 39,3 645 LANGUE DU CHEF DE MNAGE Arabe 95,1 55,5 86,8 35,9 2699 Poular 92,6 51,3 82,4 35,1 634 Soninke 99,0 72,0 90,9 43,2 134 Wolof 93,8 67,3 81,4 32,6 86 Autre langue * * * * 16 Manquant * * * * 1 TOTAL 94,8 55,7 86,1 35,9 3571 *Basé  sur  moins  de  25  cas  non  pondérés              (  )  Basé  sur  25  à  49  cas  non  pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 47 NU TR IT IO N Au tableau NU.3, le statut de l'allaitement maternel est basé sur les rapports de mères/gardiennes relatifs à la consommation par les enfants de nourriture et de fluides dans les 24 heures précédant l'interview. Allaités exclusivement au sein se réfère à des nourrissons ayant reçu uniquement du lait maternel sans ajout d’eau ni autres liquides ou aliments. Le tableau montre l'allaitement maternel exclusif des nourrissons pendant les six premiers mois de la vie, ainsi que la poursuite de l'allaitement des enfants âgés de 12-15 et 20-23 mois. Le graphique NU.3 en illustre les principaux résultats. Tableau NU.3: Allaitement au sein Pourcentage des enfants vivants selon l'état d'allaitement selon certains groupes d'âges, Mauritanie, 2011 ENFANTS AGES DE 0-5 MOIS ENFANTS AGES DE 12-15 MOIS ENFANTS AGES DE 20-23 MOIS % exclusivement allaités au sein % principalement allaités au sein Nombre d’enfants % allaités au sein (poursuite allaitement au sein à 1 an) Nombre d’enfants % allaités au sein (poursuite allaitement au sein à 2 ans) Nombre d’enfants SEXE Masculin 25,8 61,6 521 84,4 336 35,4 251 Féminin 28,0 60,4 511 85,7 325 35,6 245 WILAYA Hodh El Charghi 26,8 59,3 121 83,9 86 (57,9) 52 Hodh El Gharbi 59,5 84,0 93 98,7 70 * 14 Assaba 17,5 51,2 135 85,7 90 (36,6) 44 Gorgol 41,9 90,5 101 77,6 53 50,9 59 Brakna 22,5 71,2 88 81,4 59 33,8 51 Trarza 6,0 45,7 85 (82,4) 47 21,5 60 Adrar (13,5) (60,3) 17 (90,6) 14 (36,4) 13 Dakhlet Nouadhibou (32,5) (59,1) 26 (73,1) 18 (15,7) 15 Tagant * * 20 * 18 * 8 Guidimakha 21,9 72,6 82 92,6 50 (45,3) 28 Tiris-Zemmour * * 14 * 15 * 17 Nouakchott 27,0 44,5 249 82,1 142 29,8 135 MILIEU Urbain 27,0 53,3 402 83,1 247 26,6 227 Rural 26,8 65,9 631 86,2 414 43,0 269 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 26,9 69,3 274 84,0 174 46,4 119 Coranique/Mahadra 29,9 61,5 235 84,5 173 36,3 107 Primaire 26,4 62,7 352 88,0 214 30,9 167 Secondaire & + 23,8 43,7 172 82,4 98 29,7 103 Manquant/NSP * * 0 * 1 * 0 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 30,8 61,7 260 86,4 168 52,5 76 Second 33,7 77,7 238 87,0 143 46,4 111 Moyen 19,3 58,2 176 85,7 138 27,9 92 Quatrième 22,0 53,2 180 84,3 110 29,8 117 Le plus riche 24,5 48,4 179 79,9 102 23,9 99 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 25,8 58,9 762 85,0 512 36,3 391 Poular 31,0 68,4 184 81,1 115 32,1 82 Soninke 19,0 66,1 55 * 19 * 10 Wolof (36.0) (51.4) 26 * 10 * 12 Autre langue * * 6 * 5 * 1 Manquant * * 0 * 0 * 0 TOTAL 26,9 61,0 1032 85,0 661 35,5 496 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ) Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 48 NU TR IT IO N Plus d’un quart (27 %) des enfants âgés de moins de six mois est allaité exclusivement au sein, un niveau considérablement inférieur à celui recommandé. À l'âge de 12-15 mois, 85 % des enfants sont encore allaités au sein et à l’âge de 20-23 mois, 36 % sont encore allaités au sein. Les filles sont très légèrement plus susceptibles d'être exclusivement nourries au sein avant 6 mois (28 %) que les garçons (26 %). Aucune disparité n’est observée entre le milieu urbain et le milieu rural en ce qui concerne l’allaitement exclusif avant 6 mois. Par contre, la poursuite de l’allaitement au sein à un an et la poursuite de l’allaitement au sein à deux ans, sont plus fréquentes en milieu rural (respectivement 86 % et 43 %, contre 83 % et 27 % en milieu urbain). De plus, la poursuite de l’allaitement au sein à un an et à deux ans décroît avec le niveau de bien-être économique et, globalement, avec le niveau d’instruction de la mère. Le graphique NU.3 montre le modèle détaillé de l'allaitement maternel selon l'âge de l'enfant (en mois). La majorité des enfants de moins de six mois reçoivent des liquides ou des aliments différents du lait maternel (61 %). À la fin du sixième mois, le pourcentage des enfants allaités exclusivement au sein est inférieur à 15 %. Environ 36 % des enfants sont allaités jusqu’à l’âge de 2 ans. Graphique NU.3 : Répartition en pourcentage des enfants de moins de 2 ans par type d’alimentation, par tranche d’âge. Mauritanie, 2011 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% 0- 1 2- 3 4- 5 6- 7 8- 9 10 -1 1 12 -1 3 14 -1 5 16 -1 7 18 -1 9 20 -2 1 22 -2 3 Non  allaité  au  sein   Allaité  au  sein  et  autres   aliments   Allaité  au  sein  et  autre   lait/  prépara?on  pour   nourrissons   Allaité  au  sein  et   liquides  non  lactés   Allaité  au  sein  et  eau   simple  uniquement   Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 49 NU TR IT IO N Le tableau NU.4 montre la durée médiane de l'allaitement maternel selon les caractéristiques de base sélectionnées. Parmi les enfants de moins de 3 ans, la durée médiane est de 20 mois (et 19 mois en moyenne) pour tout l'allaitement maternel, d’un demi-mois (et 2 mois en moyenne) pour l'allaitement maternel exclusif, et de 4 mois (et 5 mois et demi en moyenne) pour l’allaitement maternel prédominant. La durée médiane de l’allaitement maternel est légèrement plus longue en milieu rural (21 mois) et décroît avec le niveau d’instruction de la mère (de 21 mois pour les mères sans instruction à 18 mois pour les mères de niveau secondaire ou plus). Tableau NU.4 : Durée de l'allaitement au sein Durée médiane de l'allaitement au sein, exclusif et principal chez les enfants âgés de 0-35 mois, Mauritanie, 2011 DUREE MOYENNE (EN MOIS) DE NOMBRE D'ENFANTS DE 0-35 MOIS Allaitement [1] Allaitement exclusif Allaitement principal SEXE Masculin 20,3 0,6 4,0 2851 Féminin 19,8 0,7 4,0 2748 WILAYA Hodh El Charghi 21,7 0,5 4,6 627 Hodh El Gharbi 21,2 4,2 6,3 460 Assaba 19,6 0,6 2,7 626 Gorgol 21,0 1,9 7,2 548 Brakna 19,2 0,6 4,4 514 Trarza 18,3 0,5 2,0 526 Adrar 18,2 0,5 3,5 116 Dakhlet Nouadhibou 18,6 1,1 3,6 166 Tagant 21,0 0,5 3,5 143 Guidimakha 20,5 1,1 5,7 419 Tiris-Zemmour 17,6 0,4 2,8 101 Nouakchott 19,1 0,6 1,5 1352 MILIEU Urbain 18,9 0,6 3,1 2254 Rural 20,8 0,6 4,5 3345 INSTRUCTION DE LA MERE Aucune 20,8 0,7 5,4 1478 Coranique/Mahadra 20,7 0,7 4,1 1305 Primaire 19,6 0,6 3,9 1902 Secondaire & + 18,7 0,6 1,5 910 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 21,4 0,6 4,9 1253 Second 21,0 1,3 5,2 1183 Moyen 18,9 0,6 3,5 1090 Quatrième 19,4 0,5 2,9 1089 Le plus riche 18,0 0,5 2,0 983 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 20,2 0,6 3,7 4231 Poular 19,3 1,0 5,0 1021 Soninke 20,9 0,6 4,7 185 Wolof 18,7 0,6 1,8 133 MEDIANE 20,0 0,6 4,0 5599 MOYENNE POUR TOUS LES ENFANTS (0-35 MOIS) 19,3 2,2 5,5 5599 [1] Indicateur MICS 2.10 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 50 NU TR IT IO N L'adéquation de l'alimentation du nourrisson chez les enfants de moins de 24 mois est présentée au tableau NU.5. Différents critères d'une alimentation adéquate sont utilisés en fonction de l'âge de l'enfant. Pour les nourrissons de 0-5 mois, l'allaitement maternel exclusif est considéré comme une alimentation adéquate. Les nourrissons âgés de 6-23 mois sont considérés comme suffisamment nourris s'ils reçoivent du lait maternel et des aliments solides, semi-solides ou mous. Seule la moitié (50 %) des enfants âgés de 6-23 mois est nourrie de manière adéquate. L’alimentation adéquate des enfants âgés de 0-5 mois est bien plus basse (27 %). Pour les enfants de moins de 6 mois, le pourcentage le plus élevé d’alimentation convenable est observé au Hodh El Gharbi (60 %), et seulement 6 % au Trarza. Les disparités au niveau des wilayas sont moins importantes pour les enfants de 6-23 mois : le pourcentage d’enfants de 6-23 mois convenablement allaités varie de 40 % à Nouakchott et Dakhlet Nouadhibou à 66 % en Assaba. Au total, il apparaît que moins de la moitié (44 %) des enfants de moins de deux ans est convenablement allaitée. Il y a peu d’écarts par rapport au sexe, au milieu ou au niveau d’instruction de la mère, mais le pourcentage d’enfants de moins de deux ans convenablement allaités décroît avec le niveau de bien-être économique. Tableau NU.5 : Allaitement approprié à l'âge Pourcentage des enfants âgés de 0-23 mois ayant été convenablement allaités la veille, Mauritanie, 2011 ENFANTS AGES DE 0-5 MOIS ENFANTS AGES DE 6-23 MOIS ENFANTS AGES DE 0-23 MOIS Pourcentage allaités exclusivement [1] Nombre d’enfants Pourcentage actuellement nourris au sein et recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d’enfants Pourcentage convenablement allaités [2] Nombre d’enfants SEXE Masculin 25,8 521 49,7 1365 43,1 1886 Féminin 28,0 511 51,2 1378 44,9 1889 WILAYA Hodh El Charghi 26,8 121 62,7 303 52,4 425 Hodh El Gharbi 59,5 93 63,5 205 62,3 298 Assaba 17,5 135 66,0 277 50,2 412 Gorgol 41,9 101 40,6 277 40,9 378 Brakna 22,5 88 56,6 257 47,9 345 Trarza 6,0 85 43,6 286 34,9 371 Adrar * 17 50,8 62 42,7 79 D. Nouadhibou (32,5) 26 39,9 83 38,1 109 Tagant * 20 62,4 79 51,6 99 Guidimakha 21,9 82 48,7 187 40,5 270 Tiris-Zemmour * 14 43,4 58 36,1 73 Nouakchott 27,0 249 40,0 667 36,5 916 MILIEU Urbain 27,0 402 42,8 1116 38,6 1518 Rural 26,8 631 55,7 1626 47,6 2257 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 26,9 274 48,2 697 42,2 971 Coran./Mahadra 29,9 235 54,9 639 48,2 874 Primaire 26,4 352 51,2 942 44,4 1295 Secondaire & + 23,8 172 46,1 461 40,0 633 Manquant/NSP * 0 * 3 * 3 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 30,8 260 61,8 547 51,8 807 Second 33,7 238 54,4 576 48,3 813 Moyen 19,3 176 48,5 568 41,6 745 Quatrième 22,0 180 45,4 570 39,8 750 Le plus riche 24,5 179 40,9 482 36,5 660 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 25,8 762 52,3 2096 45,3 2858 Poular 31,0 184 45,1 485 41,2 669 Soninke 19,0 55 38,9 81 30,9 136 Wolof (36,0) 26 47,5 68 44,4 94 Autre langue * 6 * 10 * 16 Manquant * 0 * 2 * 2 TOTAL 26,9 1032 50,4 2743 44,0 3775 [1] Indicateur MICS 2.6 [2] Indicateur MICS 2.14 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 51 NU TR IT IO N L’alimentation complémentaire adéquate des enfants de 6 mois à 2 ans est particulièrement importante pour la croissance, le développement et la prévention de la sous-nutrition. La poursuite de l'allaitement au-delà de six mois devrait être accompagnée par la consommation d'aliments complémentaires adéquats, sûrs et appropriés au plan nutritionnel, qui aident à répondre aux besoins lorsque le lait maternel ne suffit plus. Cela suppose que pour les enfants allaités au sein, deux ou plusieurs repas d'aliments solides, semi-solides ou mous sont nécessaires s’ils/elles sont âgé(e)s de 6-8 mois, et trois ou plusieurs repas s'ils/elles sont âgé(e) s de 9-23 mois. Pour les enfants âgés de 6-23 mois et plus qui ne sont pas allaités, quatre ou plusieurs repas d'aliments solides, semi-solides ou mous ou des aliments lactés sont nécessaires. Dans l'ensemble, 48 % des nourrissons âgés de 6-8 mois ont reçu des aliments solides, semi- solides ou mous (tableau NU.6). Parmi les nourrissons actuellement allaités au sein, ce pourcentage est de 47 %. L’examen de ces données, selon le milieu, montre que les enfants de 6 à 8 mois recevant les aliments solides, semi-solides ou mous, sont 51 % en milieu rural contre seulement 43 % en milieu urbain. Ce pourcentage est légèrement plus important parmi les filles (50 %) que les garçons (46 %). Tableau NU.6 : Introduction d'aliments solides, semi-solides ou mous Pourcentage des enfants âgés de 6-8 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous la veille Mauritanie, 2011 ALLAITES ACTUELLEMENT PAS ALLAITES TOUS Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi-solides ou mous [1] Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois SEXE Masculin 44,7 222 * 12 46,1 234 Féminin 48,4 240 * 19 49,6 259 MILIEU Urbain 40,7 169 * 17 43,4 187 Rural 50,0 293 * 13 50,7 306 TOTAL 46,6 462 (67,8) 30 47,9 493 [1] Indicateur MICS 2.12 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés Le tableau NU.7 présente la proportion d’enfants âgés de 6-23 mois ayant reçu des aliments semi-solides ou mous, le nombre minimum de fois ou plus au cours de la journée précédente, selon le statut de l’allaitement maternel (voir la note au tableau NU.7 pour une définition du nombre minimum de fois pour différents groupes d'âge). Dans l'ensemble, moins d’un enfant sur cinq âgé de 6 à 23 mois (19 %) reçoit des aliments solides, semi-solides ou mous le nombre minimum de fois. Une proportion légèrement plus élevée d’enfants du sexe féminin (20 %) bénéficiait de la fréquence des repas minimum par rapport aux enfants du sexe masculin (18 %), mais les disparités sont plus marquées selon le milieu de résidence (23 % en milieu urbain contre 16 % en milieu rural) et selon les wilayas : le pourcentage des enfants recevant la fréquence minimum de repas variant de 9 % en Adrar à 46 % au Tiris-Zemmour. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 52 NU TR IT IO N Tableau NU.7: Fréquence minimum de repas Pourcentage d'enfants âgés de 6-23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (et des aliments lactés pour les enfants non nourris au sein) le nombre de fois minimum ou plus la veille, selon l'état d'allaitement, Mauritanie, 2011 ALLAITE ACTUELLEMENT PAS ALLAITE ACTUELLEMENT TOUS Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous le nombre de fois minimum Nombre d’enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant au moins 2 aliments à base de lait [1] Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous ou du lait 4 fois ou plus Nombre d’enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant la fréquence minimum de repas [2] Nombre d’enfants âgés de 6-23 mois SEXE Masculin 9,4 1036 54,2 44,4 329 17,9 1365 Féminin 10,4 1037 52,3 47,5 341 19,6 1378 AGE (en mois) 6-8 14,6 462 (45,2) (41,8) 30 16,2 493 9-11 6,2 445 (63,6) (51,9) 40 9,9 486 12-17 10,0 792 58,7 49,0 172 16,9 963 18-23 8,5 373 50,6 44,5 428 27,8 801 WILAYA Hodh El Charghi 6,3 258 (63,3) (47,3) 46 12,5 303 Hodh El Gharbi 11,0 184 * * 21 15,1 205 Assaba 18,0 221 (42,8) (34,5) 56 21,4 277 Gorgol 10,0 207 32,5 33,4 71 16,0 277 Brakna 8,4 192 46,3 38,6 65 16,1 257 Trarza 2,6 187 43,6 35,2 99 13,9 286 Adrar 5,2 45 * * 17 8,6 62 Dakhlet Nouadhibou 11,1 54 (85,7) (71,7) 29 32,2 83 Tagant 14,7 64 * * 15 18,1 79 Guidimakha 13,2 153 (45,9) (41,7) 34 18,4 187 Tiris-Zemmour 16,8 36 * * 22 45,9 58 Nouakchott 9,2 472 62,9 55,8 195 22,8 667 MILIEU Urbain 9,3 784 62,0 55,0 333 22,9 1116 Rural 10,3 1289 44,6 37,1 337 15,8 1626 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 8,2 539 47,6 38,9 158 15,2 697 Coranique/Mahadra 10,2 495 48,5 39,5 144 16,7 639 Primaire 9,3 720 52,5 44,7 222 17,6 942 Secondaire & + 13,3 316 65,7 61,7 145 28,5 461 Manquant/NSP * 2 * * 1 * 3 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 11,8 469 46,5 45,7 78 16,6 547 Second 9,1 457 40,0 36,4 119 14,7 576 Moyen 8,0 418 41,2 27,6 150 13,2 568 Quatrième 9,2 411 55,2 50,3 159 20,7 570 Le plus riche 11,8 318 75,2 65,8 164 30,1 482 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 9,3 1585 53,7 46,4 511 18,3 2096 Poular 11,4 364 53,6 44,7 121 19,7 485 Soninké 10,7 68 * * 14 19,2 81 Wolof (21,0) 45 * * 23 25,9 68 Autre langue * 10 * * 1 * 10 Manquant * 2 * * 0 * 2 TOTAL 9,9 2073 53,2 46,0 670 18,7 2743 [1] Indicateur MICS 2.15 [2] Indicateur MICS 2.13 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 53 NU TR IT IO N Parmi les enfants âgés de 6-23 mois actuellement allaités, seuls 10 % recevaient des aliments solides, semi-solides et mous le nombre minimum de fois. En revanche, parmi les enfants non allaités au sein, plus de la moitié (53 %) recevaient des aliments solides, semi-solides et mous, ou des aliments lactés, 4 fois ou plus. La pratique continue de l'alimentation au biberon constitue une préoccupation, en raison de la possibilité de contamination due à une eau insalubre et au manque d'hygiène dans la préparation. Le tableau NU.8 montre que l'allaitement au biberon est encore répandu en Mauritanie : il concerne 11 % des enfants âgés de 0-23 mois. L’utilisation du biberon est plus fréquente en milieu urbain (18 %), qu’en milieu rural (6 %). Elle augmente avec le niveau d’instruction de la mère et, globalement, avec le niveau de bien-être économique. Tableau NU.8 : Allaitement au biberon Pourcentage d'enfants âgés de 0-23 mois qui ont été allaités avec un biberon la veille, Mauritanie, 2011 POURCENTAGE D'ENFANTS AGES DE 0-23 MOIS AYANT REÇU LE BIBERON [1] NOMBRE D'ENFANTS AGES DE 0-23 MOIS SEXE Masculin 10,9 1886 Féminin 11,1 1889 AGE (en mois) 0-5 14,5 1032 6-11 14,3 978 12-23 7,1 1764 WILAYA Hodh El Charghi 13,8 425 Hodh El Gharbi 5,0 298 Assaba 4,4 412 Gorgol 1,0 378 Brakna 4,0 345 Trarza 13,1 371 Adrar 16,4 79 Dakhlet Nouadhibou 23,3 109 Tagant 1,6 99 Guidimakha 3,7 270 Tiris-Zemmour 11,3 73 Nouakchott 21,8 916 MILIEU Urbain 18,0 1518 Rural 6,3 2257 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 6,1 971 Coranique/Mahadra 8,3 874 Primaire 10,6 1295 Secondaire & + 22,9 633 Manquant/NSP * 3 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 5,4 807 Second 3,4 813 Moyen 7,2 745 Quatrième 16,7 750 Le plus riche 24,9 660 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 11,3 2858 Poular 9,4 669 Soninke 8,5 136 Wolof 14,4 94 Autre langue * 16 Manquant * 2 TOTAL 11,0 3775 [1] Indicateur MICS 2.11 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 54 NU TR IT IO N Iodation du sel La carence en iode (CI) est la première cause mondiale d'arriération mentale évitable et de développement psychomoteur avec facultés affaiblies chez les jeunes enfants. Dans sa forme la plus extrême, la carence en iode provoque le crétinisme. Elle augmente également les risques de mortinatalité et de fausses couches chez les femmes enceintes. La carence en iode est le plus souvent et visiblement associée au goitre. La CI fait le plus grand nombre de victimes et se traduit par l’affaiblissement de la croissance et du développement mental, ce qui contribue à son tour aux mauvais résultats scolaires, à la diminution des capacités intellectuelles et au fléchissement du rendement au travail. L'objectif international est de parvenir à l'élimination durable de la carence en iode à l’horizon 2005. L'indicateur est le pourcentage de ménages consommant du sel suffisamment iodé (> 15 parties par million). Les troubles dus à une carence en iode ont été reconnus en Mauritanie comme un problème de santé publique sur la base d’une étude épidémiologique réalisée en 1995 en milieu scolaire auprès des enfants âgés de 6 à 12 ans. Cette étude a trouvé 31 % de taux de prévalence du goitre, et une faible excrétion urinaire d’iode avec 70 % des valeurs d’iode urinaire en dessous de 100 μg/L. La stratégie d’iodation universelle du sel a été mise en œuvre pour lutter contre ce problème de santé publique depuis 1998. Le Décret n° 2004-034 du 29 avril 2004, qui rend obligatoire l’iodation du sel pour l’alimentation humaine et animale, a marqué l’adoption officielle de cette stratégie par la Mauritanie. Dans 90 % des ménages, le sel de cuisine a été analysé pour déterminer la teneur en iode à l'aide de kits de test de sel, et de tests décelant la présence de l’iodure de potassium et/ou de l’iodate de potassium. Le tableau NU.9 montre que dans une très faible proportion des ménages (6 %), il n'y avait pas de sel disponible. Parmi les ménages testés (incluant ceux n'ayant pas de sel), seuls 7 % des ménages avaient du sel contenant 15 parts par million (ppm) ou plus d'iode. L'utilisation de ce type de sel iodé est la plus faible au Hodh El Charghi (1 %) et la plus élevée à Dakhlet Nouadhibou (15 %). Il a été constaté que presque un ménage sur dix (10 %) dans le milieu urbain utilisait du sel suffisamment iodé par rapport à seulement 6 % en zones rurales. Fait intéressant, la différence entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en termes de consommation de sel iodé n’est pas particulièrement importante (graphique NU.4). Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 55 NU TR IT IO N Tableau NU.9 : Consommation de sel iodé Répartition en pourcentage des ménages selon la consommation de sel iodé, Mauritanie, 2011 POURCENTAGE DES MENAGES DONT LE SEL A ETE TESTE NOMBRE DE MENAGES POURCENTAGE DES MENAGES AYANT LE RESULTAT DE L'ANALYSE DU SEL TOTAL NOMBRE DE MENAGES DANS LESQUELS LE SEL A ETE ANALYSE OU N'AYANT PAS DE SEL Pas de sel Non iodé 0 PPM >0 et <15 PPM 15+ PPM [1] WILAYA Hodh El Charghi 97,3 1146 1,6 66,3 30,8 1,3 100,0 1133 Hodh El Gharbi 88,3 824 0,8 75,4 21,0 2,7 100,0 733 Assaba 94,8 1042 3,5 79,3 10,3 6,9 100,0 1023 Gorgol 86,8 807 6,2 66,1 14,6 13,1 100,0 747 Brakna 90,3 893 7,9 73,0 13,5 5,6 100,0 875 Trarza 92,3 1034 5,1 77,1 11,8 6,0 100,0 1006 Adrar 93,8 259 2,3 76,5 12,0 9,2 100,0 248 Dakhlet Nouadhibou 90,1 376 8,3 62,7 13,8 15,1 100,0 369 Tagant 79,9 309 18,1 63,5 11,8 6,6 100,0 302 Guidimakha 90,2 566 8,2 66,0 18,6 7,1 100,0 556 Tiris-Zemmour 91,0 182 7,1 34,1 48,4 10,4 100,0 178 Nouakchott 86,6 2679 9,7 65,0 15,8 9,4 100,0 2569 MILIEU Urbain 88,1 4385 8,7 64,4 17,4 9,5 100,0 4232 Rural 91,6 5731 4,7 72,8 16,9 5,6 100,0 5508 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 91,2 1964 4,4 73,1 18,5 4,0 100,0 1875 Second 90,2 2079 5,8 72,8 15,4 6,0 100,0 1991 Moyen 91,0 2061 6,0 68,4 18,3 7,3 100,0 1996 Quatrième 86,9 2057 9,9 66,5 15,9 7,7 100,0 1986 Le plus riche 91,2 1955 5,7 65,1 17,6 11,6 100,0 1892 TOTAL 90,1 10116 6,4 69,2 17,1 7,3 100,0 9739 [1] Indicateur MICS 2.16 Graphique NU.4 : Pourcentage de consommation de sel iodé selon le quintile de bien-être économique Mauritanie, 2011 4 6 7 8 12 7 5 10 15 Le plus pauvre Second Moyen Quatrième Le plus riche Total Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 56 NU TR IT IO N Supplémentation des enfants en vitamine A La vitamine A est essentielle pour la santé oculaire et le bon fonctionnement du système immunitaire. Elle se trouve dans les aliments comme le lait, le foie, les œufs, les fruits rouges et l’orange, l’huile de palme rouge et les légumes verts, bien que la quantité de vitamine A à la disposition de l'organisme à partir de ces sources varie largement. Dans les régions en développement du monde, où la vitamine A est largement consommée sous forme de fruits et légumes, la consommation quotidienne par habitant est souvent insuffisante pour répondre aux besoins alimentaires. L’insuffisance des consommations est aggravée par l’accroissement des besoins en vitamine A à mesure de la croissance des enfants ou durant les périodes de maladie, ainsi que par l’augmentation des pertes découlant des infections courantes des enfants. Par conséquent, l'avitaminose A est très répandue dans le monde en développement et en particulier dans les pays ayant le fardeau le plus lourd d’enfants âgés de moins de cinq ans. Le Sommet mondial de 1990 pour les enfants s’est fixé l'objectif de l’élimination virtuelle de l'avitaminose A et ses conséquences, y compris la cécité, en l'an 2000. Cet objectif a également été entériné lors de la Conférence d’orientation sur la faim insoupçonnée en 1991, la Conférence internationale de 1992 sur la nutrition, et la Session Spéciale de l'Assemblée générale de l'ONU de 2002 consacrée aux enfants. Le rôle crucial de la vitamine A pour la santé des enfants et la fonction immunitaire fait également du contrôle de la carence un élément principal des efforts de survie de l'enfant, et s’avère donc essentiel à la réalisation du quatrième Objectif du Millénaire pour le Développement, à savoir une réduction de deux tiers de la mortalité des enfants de moins de cinq ans à l’horizon 2015. Pour les pays confrontés à des problèmes de carence en vitamine A, les recommandations internationales actuelles appellent à la supplémentation à fortes doses en vitamine A tous les quatre à six mois, avec comme cibles tous les enfants âgés de 6 à 59 mois vivant dans les zones touchées. Fournir aux jeunes enfants deux capsules de vitamine A à dose élevée par an est une stratégie sûre, économique et efficace pour éliminer l'avitaminose A et améliorer la survie des enfants. Donner de la vitamine A aux nouvelles mères qui allaitent aide à protéger leurs enfants durant les premiers mois de vie et contribue à reconstituer les réserves de la mère en vitamine A, qui sont épuisées au cours de la grossesse et la lactation. Pour les pays ayant des programmes de supplémentation en vitamine A, la définition de l'indicateur est le pourcentage des enfants âgés de 6-59 mois ayant reçu au moins un supplément de vitamine A à dose élevée au cours des six derniers mois. Sur la base des directives de l’UNICEF/OMS, le Ministère de la Santé de Mauritanie recommande une supplémentation bi-annuelle des enfants de 6-59 mois, au cours de laquelle les enfants âgés de 6-11 mois reçoivent des capsules de 100 000 UI de vitamine A, les enfants âgés 12-59 mois une capsule de 200 000 UI de vitamine A. En Mauritanie, ces campagnes sont très souvent couplées à la vaccination contre la poliomyélite, avec intégration du déparasitage. Il est également recommandé que les mères prennent un supplément de vitamine dans les huit semaines suivant l'accouchement en raison de l'augmentation des besoins en vitamine A durant la grossesse et la lactation. Au cours des six mois précédant la MICS, 79 % des enfants âgés de 6-59 mois ont reçu un supplément de vitamine A à dose élevée (tableau NU.10). Au total, 80 % des enfants de 6-59 mois ont reçu un supplément de vitamine A à un moment dans le passé, mais cette information n’a été reportée sur le carnet de santé de l’enfant et vérifiée par l’enquêteur que pour 1 % des enfants. Pour les autres, cette information est basée uniquement sur la déclaration de la mère. La couverture de supplémentation en vitamine A au cours des six derniers mois varie beaucoup selon les wilayas, de 50 % au Guidimakha à 96 % au Tiris-Zemmour. Elle est aussi un peu plus importante en milieu urbain (82 % contre 78 % en milieu rural). La supplémentation en vitamine A au cours des six derniers mois selon la structure par âge croît globalement de 68 % chez les enfants âgés de 6-11 mois à 83 % chez les enfants de 48-59 mois. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 57 NU TR IT IO N Le niveau de scolarité de la mère est également lié à la supplémentation en vitamine A. Le pourcentage d’enfants ayant reçu un supplément au cours des six derniers mois augmente de 71 % chez les enfants dont les mères n'ont aucune instruction à plus de 80 % chez ceux dont les mères sont allées à l’école. Tableau NU.10 : Supplémentation des enfants en vitamine A Répartition en pourcentage des enfants âgés de 6-59 mois selon qu’ils ont reçu une dose élevée de supplément en vitamine A au cours des 6 derniers mois, Mauritanie, 2011 POURCENTAGE DE CEUX AYANT REÇU DE LA VITAMINE A SELON: POURCENTAGE D'ENFANTS AYANT REÇU DE LA VITAMINE A AU COURS DES 6 DERNIERS MOIS [1] NOMBRE D'ENFANTS AGES DE 6-59 MOIS carte de vaccination de l'enfant déclaration de la mère SEXE Masculin 1,0 78,6 78,8 4210 Féminin 1,1 79,8 80,0 4035 WILAYA Hodh El Charghi 0,3 71,6 71,7 889 Hodh El Gharbi 0,7 82,3 82,5 740 Assaba 0,7 91,1 91,1 930 Gorgol 0,1 83,3 83,3 811 Brakna 1,5 82,9 83,5 756 Trarza 0,9 86,4 86,4 772 Adrar 0,7 92,7 93,1 171 Dakhlet Nouadhibou 1,2 79,0 79,0 241 Tagant 0,3 73,9 73,9 220 Guidimakha 0,5 49,9 50,1 700 Tiris-Zemmour 2,4 96,3 96,3 138 Nouakchott 2,4 78,4 78,8 1877 MILIEU Urbain 1,8 81,8 82,0 3170 Rural 0,6 77,6 77,7 5075 AGE (en mois) 6-11 4,9 67,0 67,6 978 12-23 1,9 77,2 77,6 1764 24-35 0 82,9 83,0 1824 36-47 0,2 80,1 80,2 1917 48-59 0,2 83,1 83,1 1762 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 1,2 70,7 71,0 2335 Coranique/Mahadra 0,6 83,4 83,6 2087 Primaire 1,0 80,7 80,8 2598 Secondaire & + 1,9 84,8 85,3 1215 Manquant/NSP * * * 11 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 0,5 72,3 72,5 1915 Second 0,4 78,8 78,8 1802 Moyen 1,3 82,3 82,4 1605 Quatrième 1,5 82,5 82,8 1572 Le plus riche 1,9 81,9 82,2 1350 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe ,9 81,0 81,2 6311 Poular 1,7 75,5 75,8 1437 Soninké 0,4 54,8 54,8 281 Wolof 1,0 84,1 84,1 179 Autre langue (5.0) (80.5) (80.5) 28 Manquant * * * 9 TOTAL 1,1 79,2 79,4 8245 [1] Indicateur MICS 2.17 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25 à 49 cas non Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 58 NU TR IT IO N Insuffisance pondérale à la naissance Le poids à la naissance est un bon indicateur non seulement de la santé et de l'état nutritionnel de la mère, mais aussi des chances de survie, de croissance, de santé à long terme et de développement psychosocial du nouveau-né. L’insuffisance pondérale à la naissance (moins de 2 500 grammes) comporte un large éventail de risques sanitaires graves pour les enfants. Les bébés qui étaient sous-alimentés dans le ventre courent un très grand risque de mourir pendant leurs premiers mois et années. Ceux qui survivent connaissent un affaiblissement de leurs fonctions immunitaires et courent un risque accru de maladie. Ils sont susceptibles de rester sous-alimentés, avec une réduction de la force musculaire, tout au long de leur vie et souffrent d'une incidence plus élevée du diabète et de maladies cardiaques tard dans la vie. Les enfants nés avec une insuffisance pondérale ont tendance à avoir un QI plus faible et des troubles cognitifs, influant sur leur performance à l'école et leurs possibilités d'emploi en tant qu’adultes. Dans le monde en développement, le faible poids du nouveau-né découle principalement de la mauvaise santé de la mère et de la nutrition. Trois facteurs ont plus d'impact : ♦ le mauvais état nutritionnel de la mère avant la conception, sa petite taille (principalement due à une sous-nutrition et à des infections au cours de son enfance) ; ♦ la mauvaise nutrition pendant la grossesse ; ♦ une prise de poids insuffisante durant la grossesse est particulièrement alarmante, car responsable d’une grande proportion de retard de croissance fœtale. En outre, les maladies comme la diarrhée et le paludisme, qui sont courantes dans de nombreux pays en développement, peuvent considérablement nuire à la croissance du fœtus si la mère est infectée pendant la grossesse. Dans le monde industrialisé, le tabagisme pendant la grossesse est la principale cause du faible poids à la naissance. Dans les pays développés et en développement, les adolescentes qui accouchent quand leur corps n’a pas encore fini de croître courent le risque de porter des bébés de poids inférieur à la norme. Plus de la moitié des nourrissons dans le monde en développement ne sont pas pesés. Mieux mesurer l'incidence du faible poids de naissance est un défi. Dans le passé, la plupart des estimations du faible poids à la naissance pour les pays en développement étaient fondées sur des données compilées à partir des structures de santé. Ces estimations sont biaisées pour la plupart des pays en développement parce que la majorité des accouchements des nouveau-nés ne se font pas dans les établissements sanitaires, et ceux qui s’y font ne représentent qu’un échantillon sélectionné de toutes les naissances Parce que de nombreux nourrissons ne sont pas pesés à la naissance et ceux qui sont pesés peuvent être un échantillon biaisé de toutes les naissances, les poids déclarés à la naissance ne peuvent généralement pas être utilisés pour estimer la prévalence du faible poids à la naissance chez tous les enfants. Par conséquent, le pourcentage des nouveaux nés pesant moins de 2 500 grammes est estimé à partir de deux éléments dans le questionnaire : l’évaluation de la taille de l'enfant à la naissance par la mère (c’est-à-dire, très petit, plus petit que la moyenne, moyenne, supérieure à la moyenne, très grande) et le rappel par la mère du poids de l'enfant ou le poids tel qu’enregistré sur une carte de santé si l'enfant a été pesé à la naissance.6 Dans l'ensemble, 22 % des nouveau-nés ont été pesés à la naissance et environ 35 % des nourrissons sont estimés peser moins de 2 500 grammes à la naissance (tableau NU.11). 6 Pour une description détaillée de la méthodologie, voir Boerma, Weinstein, Rutstein et Sommerfelt, 1996. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 59 NU TR IT IO N Tableau NU.11 : Bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance Pourcentage d'enfants derniers-nés au cours des 2 années précédant l'enquête qu'on estime avoir pesé moins de 2500 grammes à la naissance et pourcentage des naissances vivantes et pesés à la naissance, Mauritanie, 2011 POURCENTAGE DES NAISSANCES D'ENFANTS VIVANTS : NOMBRE D'ENFANTS DERNIERS-NES AU COURS DES DEUX ANNEES PRECEDANT L'ENQUETE avec poids inférieur à 2500 grammes [1] pesés à la naissance [2] WILAYA Hodh El Charghi 32,0 4,0 402 Hodh El Gharbi 31,6 1,9 274 Assaba 47,4 4,0 380 Gorgol 29,2 27,6 335 Brakna 33,7 22,6 322 Trarza 32,4 21,9 350 Adrar 47,0 11,3 80 Dakhlet Nouadhibou 29,8 43,2 108 Tagant 43,3 2,8 99 Guidimakha 33,5 14,6 255 Tiris-Zemmour 33,8 49,7 71 Nouakchott 33,7 42,4 896 MILIEU Urbain 34,0 38,9 1469 Rural 35,2 10,4 2102 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA FEMME Aucun 31,5 19,8 883 Coranique/Mahadra 36,9 10,1 813 Primaire 35,7 23,5 1256 Secondaire & + 34,3 38,3 619 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 35,8 1,6 749 Second 36,3 10,7 728 Moyen 35,6 20,9 695 Quatrième 33,6 32,4 754 Le plus riche 31,9 48,1 645 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 36,6 16,4 2699 Poular 28,4 39,6 634 Soninké 27,5 25,9 134 Wolof 32,1 55,0 86 Autre langue * * 16 Manquant * * 1 TOTAL 34,7 22,1 3571 [1] Indicateur MICS2.18 [2] Indicateur MICS 2.19 * Basé sur moins de 25 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 60 NU TR IT IO N Il existe une variation significative par wilaya, de 32 % au Hodh El Gharbi et au Hodh El Charghi à 47 % dans les wilayas de l’Assaba et de l’Adrar (Figure NU.5). Le pourcentage de faible poids à la naissance ne varie pas beaucoup selon les zones urbaines et rurales ou selon le niveau d’instruction de la mère, mais il décroît légèrement avec le niveau de bien-être économique. Graphique NU.5 : Pourcentage de naissances d’enfants vivants avec un poids inférieur à 2 500 grammes selon la wilaya Mauritanie, 2011 20 40 60 32 32 47 29 34 32 47 30 43 33 34 34 35 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 61 SA NT E D ES EN FA NT S SANTE DES ENFANTS Vaccinations L’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) 4, est de réduire la mortalité infantile de deux tiers entre 1990 et 2015. La vaccination joue un rôle clé dans ce but. Les vaccinations ont sauvé la vie de millions d'enfants au cours des trois décennies qui ont suivi le lancement du Programme Élargi de Vaccination (PEV) en 1974. Dans le monde il y a encore quelque 27 millions d'enfants négligés par la vaccination de routine et, par conséquent, les maladies pouvant être prévenues par la vaccination causent plus de 2 millions de décès chaque année. Un objectif d’Un Monde Digne des Enfants est d’assurer la vaccination complète des enfants de moins d'un an à 90 pour cent à l'échelle nationale, avec au moins 80 pour cent de couverture dans chaque district ou unité administrative équivalente. En Mauritanie, jusqu’en mars 2009 le calendrier vaccinal comportait le BCG, le vaccin contre la poliomyélite à la naissance (Polio 0), une dose d’hépatite à la naissance ( HB 0), les vaccins DTC1, polio 1 et contre l’hépatite B (HB1) à 6 semaines, avec deux rappels à intervalle d’un mois chacun (DTC P HB2 et 3, polio 2 et 3), et enfin le vaccin anti rougeole à 9 mois. Depuis mars 2009 le Pentavalent, qui combine les vaccins DTC et HB, a été introduit sur l’ensemble du territoire national avec retrait simultané des stocks des vaccins DTC et HB, avec cependant HB0 toujours donné à la naissance avec Polio 0 et BCG. Les mères ont été invitées à fournir des cartes de vaccination pour les enfants de moins de cinq ans. Les enquêtrices ont recopié sur le questionnaire MICS les informations relatives aux vaccinations à partir des cartes7. Tableau CH.1 : Vaccinations au cours de la première année de vie Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles à n'importe quel moment avant l'enquête et avant leur premier anniversaire, Mauritanie, 2011 ENFANTS AGES DE 12-23, VACCINES A N'IMPORTE QUEL MOMENT AVANT L'ENQUETE SELON : La carte de vaccination La déclaration de la mère Selon : l'une ou l'autre Vaccinés avant 12 mois BCG [1] 30,2 61,3 91,6 90,7 Polio 0 22,3 35,1 57,5 56,6 Polio 1 22,5 62,6 85,1 82,5 Polio 2 19,6 53,7 73,3 70,4 Polio 3 [2] 16,3 41,6 57,9 54,5 HepB à la naissance 7,0 3,3 10,3 10,2 Penta 1 29,5 59,1 88,6 87,7 Penta 2 26,6 47,5 74,1 71,6 Penta 3 [3] ; [5] 23,0 37,2 60,2 57,3 Rougeole [4] 14,7 56,6 71,3 63,3 TOUTES LES VACCINATIONS 9,8 28,6 38,4 11,8 Aucune vaccination 0,1 5,4 5,5 5,5 NOMBRE D'ENFANTS AGES DE 12-23 MOIS 1764 1764 1764 1764 [1] Indicateur MICS 3,1 [2] Indicateur MICS 3,2 [3] Indicateur MICS 3,3 [4] Indicateur MICS 3,4 ; Indicateur OMD 4,3 [5] Indicateur MICS 3,5 [6] Indicateur MICS 3,6 7 Certaines cartes de vaccination n’ont pas été actualisées avec l’introduction du pentavalent, donc toute vaccination notée sur la carte, DTC ou HB, a été comptabilisée comme Penta, et vice versa, pour tous les enfants nés après mars 2009. Le Penta a été introduit en Mauriatnie en Mars 2009, DTC et Hep B ont été retirés à la même date. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 62 SA NT E D ES EN FA NT S Dans l'ensemble, un tiers des enfants (32 %) avaient des cartes de vaccination (tableau CH.2). Si l'enfant n'avait pas de carte, la mère était invitée à se rappeler si l'enfant avait reçu chacune des vaccinations ou non et, pour le DTC/Penta et la poliomyélite, le nombre de fois. Le pourcentage des enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu chacune des vaccinations est indiqué au tableau CH.1. Le dénominateur de la table est composé d'enfants âgés de 12-23 mois, afin que seuls les enfants qui sont assez âgés pour être complètement vaccinés soient comptés. ♦ Dans le panneau supérieur, le numérateur comprend tous les enfants qui ont été vaccinés à tout moment avant l'enquête, selon leur carnet de vaccination ou la déclaration de la mère. ♦ Dans le panneau inférieur, seuls ceux qui ont été vaccinés avant leur premier anniversaire, comme recommandé, sont inclus. ♦ Pour les enfants sans carte de vaccination, la proportion de vaccinations administrées avant le premier anniversaire est supposée être la même que pour les enfants avec des cartes de vaccination. Environ 91 % des enfants âgés de 12-23 mois ont reçu une vaccination par le BCG avant l'âge de 12 mois et la première dose de Penta a été administrée à 88 %. Les doses suivantes de Penta se sont établies à 74 % pour la deuxième dose et 57 % pour la troisième dose (graphique CH.1). De même, 83 % des enfants de 12-23 mois ont reçu le vaccin contre la polio 1 et ce pourcentage baisse à 55 % pour la troisième dose. La couverture pour le vaccin contre la rougeole avant 12 mois est supérieure aux autres vaccins, soit 63 %. Il est à noter un léger retard dans l’administration de ce vaccin par rapport à ce que prévoit le calendrier vaccinal, puisque 71 % des enfants de 12-23 mois l’ont reçu à n’importe quel moment avant l’enquête, ce qui implique que 8 % le reçoivent après leur premier anniversaire. Au total, le pourcentage d'enfants qui ont reçu tous les vaccins recommandés avant leur premier anniversaire est faible, soit 15 %. Six pour cent des enfants de 12 à 23 mois n’ont reçu aucun vaccin. Graphique CH.1 : Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles avant leur premier anniversaire Mauritanie, 2011 6 12 63 57 74 88 10 55 70 82 57 91 20 40 60 80 100 Aucune vaccination Tous les vaccins Rougeole [4] Penta 3 Penta 2 Penta 1 HepB à la naissance Polio 3 Polio 2 Polio 1 Polio à la naissance BCG Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 63 SA NT E D ES EN FA NT S Le tableau CH.2 montre les taux de couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois selon les caractéristiques de base. Les chiffres indiquent les enfants ayant reçu les vaccins à tout moment jusqu'à la date de l'enquête et sont basés sur des informations provenant à la fois des cartes de vaccination et des déclarations des mères/gardiennes. Aucune wilaya ne dépasse le taux de 52 % d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés. La vaccination est particulièrement faible dans la wilaya du Tagant avec seulement un cinquième (20 %) des enfants complètement vaccinés, et dans une moindre mesure, dans celles du Hodh El Charghi et du Gorgol (30 % toutes les deux). Les enfants du milieu rural sont un peu plus vaccinés que ceux du milieu urbain (41 % contre 35 %). Cela est lié aux actions menées dans le cadre de la stratégie avancée et mobile utilisé par le Programme Élargi de Vaccination en Mauritanie. Par ailleurs, la vaccination croit globalement en fonction du bien-être économique (de 34 % chez les enfants des ménages les plus pauvres à 45 % chez ceux des ménages les plus riches). Tableau CH.2 : Vaccinations selon des caractéristiques de base Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois actuellement vaccinés contre les maladies infantiles, Mauritanie, 2011 POURCENTAGE D'ENFANTS AYANT REÇU: P O U R C EN TA G E A V EC C A R TE D E V A C C IN A TI O N V U E N B R E D ' E N FA N TS A G ES D E 12 -2 3 M O IS BC G PO LI O H EP B PE N TA RO U G EO LE AU CU N E TO U TE S à la na is sa nc e do se 1 do se 2 do se 3 à la na is sa nc e do se 1 do se 2 do se 3 SEXE Masculin 90,8 56,8 84,9 75,3 60,2 10,6 88,8 75,2 61,1 71,1 6,5 40,3 32,5 886 Féminin 92,3 58,1 85,3 71,2 55,7 9,9 88,4 73,0 59,2 71,5 4,5 36,5 32,1 878 WILAYA Hodh El Charghi 81,0 31,0 76,0 68,2 53,1 7,6 79,3 63,4 47,4 65,0 13,8 30,2 17,0 205 Hodh El Gharbi 84,7 27,5 78,7 73,5 62,8 11,3 81,1 73,4 65,9 66,4 14,7 51,9 29,1 156 Assaba 97,6 48,1 89,8 62,4 50,6 8,2 93,8 65,0 57,7 67,9 1,2 32,3 34,8 177 Gorgol 92,8 49,5 83,3 72,6 55,5 5,9 84,7 65,1 50,7 65,3 3,5 30,0 36,8 186 Brakna 95,1 61,3 92,0 82,2 72,4 3,7 95,0 85,8 71,7 77,0 2,4 47,5 30,1 159 Trarza 99,3 79,7 96,3 87,4 63,1 4,4 98,6 93,4 65,4 86,2 ,7 50,0 14,0 181 Adrar 93,4 76,5 88,2 76,7 66,6 54,9 90,8 76,9 67,3 74,3 4,5 51,3 56,5 39 D. Nouadhibou 97,0 89,0 81,5 72,1 60,6 16,1 94,7 87,9 79,3 74,6 2,0 41,3 52,3 52 Tagant (96,6) (53,4) (90,3) (74,7) (56,2) (9,3) (90,1) (65,6) (45,8) (67,9) (2,3) (19,6) (24,5) 48 Guidimakha 82,9 49,0 83,0 77,3 62,6 4,7 83,1 76,8 59,5 62,9 12,1 46,7 41,9 123 Tiris-Zemmour (98,1) (97,9) (92,4) (74,7) (57,3) (19,4) (99,3) (88,2) (66,6) (84,1) (,0) (38,7) (44,5) 37 Nouakchott 91,9 72,1 82,8 69,2 52,6 15,4 88,2 71,0 60,5 72,9 3,4 33,0 39,1 402 MILIEU Urbain 94,6 73,1 85,5 72,7 54,7 14,8 92,2 76,9 61,7 75,1 2,2 34,8 36,5 695 Rural 89,5 47,3 84,9 73,7 60,1 7,3 86,4 72,4 59,2 68,9 7,7 40,8 29,5 1070 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 86,4 49,1 80,0 66,2 52,5 6,0 81,3 67,0 54,8 60,5 9,8 32,8 37,5 467 Coranique/ Mahadra 90,8 47,3 85,0 74,2 59,1 11,3 90,1 75,4 61,5 72,2 5,5 40,9 26,6 438 Primaire 94,0 61,8 86,9 76,1 59,2 12,2 90,7 75,3 59,7 73,8 4,1 37,7 33,4 578 Secondaire & + 96,5 77,9 90,2 77,9 62,7 11,8 94,5 81,8 68,1 82,5 1,5 45,5 30,3 281 Manquant/NSP * * * * * * * * * * * * * 1 QUINTILE DU BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 82,6 33,9 77,2 67,5 54,6 7,3 77,8 63,9 53,1 54,2 12,8 33,7 32,2 373 Second 90,8 44,7 86,6 71,6 56,7 7,9 88,0 70,1 57,1 71,9 6,2 37,9 30,4 383 Moyen 94,5 61,2 88,4 75,6 58,6 9,2 92,3 77,6 59,8 75,0 3,8 39,5 29,5 358 Quatrième 95,8 72,5 88,2 75,4 57,4 13,9 95,1 80,6 65,7 76,6 1,3 37,8 32,8 360 Le plus riche 95,2 81,0 85,4 77,3 63,8 14,0 91,3 81,1 67,6 81,3 2,6 44,5 37,6 291 TOTAL 91,6 57,5 85,1 73,3 57,9 10,3 88,6 74,1 60,2 71,3 5,5 38,4 32,3 1764 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés; ( ) Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 64 SA NT E D ES EN FA NT S Protection contre le tétanos néonatal L’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) est de réduire de trois- quarts le taux de mortalité maternelle, avec une stratégie visant à éliminer le tétanos maternel. Un autre objectif est de réduire l'incidence du tétanos néonatal à moins de 1 cas pour 1 000 naissances vivantes dans chaque district. Un objectif d’Un Monde Digne des Enfants était d'éliminer le tétanos maternel et néonatal à l’horizon 2005. La prévention du tétanos maternel et néonatal consiste à assurer que toutes les femmes enceintes reçoivent au moins deux doses de vaccin antitétanique. Toutefois, si les femmes n'ont pas reçu deux doses du vaccin pendant la grossesse, elles (et leurs nouveau-nés) sont également considérées comme protégés si les conditions suivantes sont remplies : ♦ avoir reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique, la dernière au cours des 3 années précédentes ; ♦ avoir reçu au moins 3 doses, la dernière au cours des 5 années précédentes ; ♦ avoir reçu au moins 4 doses, la dernière il y a moins de 10 ans ; ♦ avoir reçu au moins 5 doses pendant leur vie. Le graphique CH.2 montre la protection des femmes contre le tétanos néonatal selon leur niveau d’instruction et leur milieu de résidence. Le tableau CH.3 montre le statut de protection contre le tétanos des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des 2 dernières années. Il apparaît que 41 % des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des deux dernières années précédant l’enquête ont reçu au moins deux doses de vaccin anti tétanos et, au total, un peu plus d’une femme sur deux (56 %) est protégée contre le tétanos. Des disparités sont notées entre les wilayas avec une protection néonatale contre le tétanos variant de 38 % au Hodh El Gharbi à 70 % au Tiris-Zemmour, et entre les quintiles de bien-être économique (47 % chez les femmes des ménages plus pauvres, contre 60 % chez celles des plus riches). Comme le montre le graphique CH.2, le pourcentage de femmes protégées contre le tétanos augmente avec le niveau d’instruction de la femme. Il est aussi un peu plus élevé en milieu urbain. Graphique CH.2 : Pourcentage de femmes ayant eu une naissance vivante au cours de deux dernières années qui sont protégées contre le tétanos, selon leur niveau d’instruction et leur milieu de résidence. Mauritanie, 2011 60 52 52 51 58 61 56 10 20 30 40 50 60 70 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 65 SA NT E D ES EN FA NT S Tableau CH.3: Protection néo-natale contre le tétanos Pourcentage de femmes âgées de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des 2 dernières années protégées contre le tétanos néo-natal, Mauritanie, 2011 PO U RC EN TA G E D E FE M M ES A YA N T RE ÇU A U M O IN S 2 D O SE S LO RS D E LA D ER N IE RE G RO SS ES SE POURCENTAGE DE FEMMES QUI N'ONT PAS REÇU DEUX OU PLUSIEURS DOSES LORS DE LA DERNIERE GROSSESSE MAIS ONT REÇU: PR O TE G EE C O N TR E LE TE TA N O S [1 ] N O M BR E D E FE M M ES AY AN T EU U N E N AI SS AN CE V IV AN TE A U CO U RS D ES 2 D ER N IE RE S AN N EE S 2 doses, la dernière il y a moins de 3 ans 3 doses, la dernière il y a moins de 5 ans 4 doses, la dernière il y a moins de 10 ans 5 ou plusieurs doses dans la vie MILIEU Urbain 46,0 13,5 0,6 0,3 0 60,4 1469 Rural 37,4 13,4 1,1 0,4 0,1 52,4 2102 WILAYA Hodh El Charghi 35,7 11,5 1,2 0,6 0 49,0 402 Hodh El Gharbi 23,9 13,0 1,0 0 0 38,0 274 Assaba 37,7 22,0 1,2 0,5 0 61,4 380 Gorgol 39,8 6,8 0 0 0 46,7 335 Brakna 38,8 16,2 1,5 0,8 0,3 57,6 322 Trarza 47,6 16,0 1,8 0 0 65,4 350 Adrar 32,0 6,0 2,8 0,0 0 40,9 80 Dakhlet Nouadhibou 45,6 19,1 0,5 0,4 0 65,6 108 Tagant 30,6 19,6 0,5 0,5 0,6 51,8 99 Guidimakha 52,2 9,5 0,5 0 0 62,1 255 Tiris-Zemmour 54,8 11,4 2,2 1,2 0 69,7 71 Nouakchott 45,6 11,9 0,3 0,3 0 58,1 896 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA FEMME Aucun 42,2 9,9 0,4 0 0 52,4 883 Coranique/Mahadra 33,4 15,7 1,2 0,7 0,1 51,0 813 Primaire 43,9 13,3 0,8 0,4 0,1 58,4 1256 Secondaire & + 43,2 15,9 1,3 0,3 0 60,7 619 QUINTILE DE BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 34,1 12,0 0,9 0,3 0 47,3 749 Second 39,5 13,4 0,7 0,3 0,1 54,0 728 Moyen 41,6 15,6 1,1 0,4 0 58,7 695 Quatrième 44,8 13,0 1,2 0,2 0,1 59,2 754 Le plus riche 45,2 13,3 0,7 0,6 0 59,8 645 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 38,4 13,9 1,0 0,4 0,1 53,8 2699 Poular 46,6 12,0 0,7 0,2 0 59,5 634 Soninké 48,4 11,5 0 0 0 59,9 134 Wolof 63,2 12,4 0 0 0 75,6 86 Autre langue * * * * * * 16 Manquant * * * * * * 1 TOTAL 40,9 13,4 0,9 0,3 0 55,7 3571 [1] Indicateur MICS 3.7 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 66 SA NT E D ES EN FA NT S Traitement par réhydratation par voie orale La diarrhée est la deuxième cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde. La plupart des décès d’enfants liés à la diarrhée sont dus à la déshydratation découlant de la perte de grandes quantités d'eau et d'électrolytes de l'organisme dans les selles liquides. Le traitement de la diarrhée - soit par des sels de réhydratation orale (SRO) ou d'un liquide maison recommandé - peut prévenir bon nombre de ces décès. Prévenir la déshydratation et la malnutrition en augmentant l'apport hydrique et continuer à nourrir l'enfant sont aussi des stratégies importantes pour le traitement de la diarrhée. Les objectifs sont les suivants : ♦ 1) réduire de moitié les décès dus à la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans à l’horizon 2010 par rapport à 2000 (Un Monde Digne des Enfants) ; ♦ 2) réduire de deux tiers le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans à l’horizon 2015 par rapport à 1990 (Objectifs du Millénaire pour le Développement). En outre, Un Monde Digne des Enfants appelle à une réduction de l'incidence de la diarrhée de 25 pour cent. Les indicateurs sont les suivants : ♦ Prévalence de la diarrhée ; ♦ Thérapie par réhydratation orale (TRO) ; ♦ Prise en charge à domicile de la diarrhée ; ♦ Thérapie de Réhydratation Orale (TRO) avec une alimentation en continu. Dans le questionnaire MICS, les mères (ou gardiennes) ont été invitées à indiquer si leur enfant avait eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête. Si oui, il a été posé à la mère une série de questions sur ce que l'enfant avait reçu à boire et manger pendant l'épisode et si la quantité était plus ou moins que ce que l'enfant mangeait et buvait d’habitude. Dans l'ensemble, 17 % des enfants de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l'enquête (tableau CH.4). La prévalence de la diarrhée varie selon les régions entre 8 % au Hodh El Gharbi et 25 % au Guidimakha. Le pic de prévalence de la diarrhée (24 %) se produit en période de sevrage, c’est-à-dire chez les enfants âgés 12-23 mois. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 67 SA NT E D ES EN FA NT S Le tableau CH.4, montre aussi le pourcentage des enfants recevant les différents types de liquides recommandés lors de l'épisode de diarrhée. Puisque les enfants peuvent avoir reçu plus d’un type de liquide, la somme des pourcentages peut dépasser 100 %. Parmi les enfants qui ont eu la diarrhée au cours de deux dernières semaines, 19 % ont reçu une Solution de Réhydratation Orale (SRO) préemballés, 31 % ont reçu des liquides maison recommandés et 12 % ont reçu un liquide préparé à base de sachet de lemleiha. Au total près de la moitié (49 %) des enfants atteints de diarrhée ont reçu un ou plusieurs des traitements faits maison recommandés (c’est-à-dire ont été traités par SRO ou tout liquide maison recommandé). Tableau CH.4 : Solutions de réhydratation orale et liquides maison recommandés Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines, et traitement avec des solutions de réhydratation orale et des liquides maison recommandés, Mauritanie, 2011 A EU LA DIARRHEE AU COURS DES DEUX DERNIERES SEMAINES NOMBRE D'ENFANTS AGES DE 0- 59 MOIS ENFANTS AYANT EU LA DIAHRREE AU COURS DES DEUX DERNIERES ET QUI ONT ETE TRAITES AVEC : NOMBRE D'ENFANTS AGES DE 0- 59 MOIS AYANT EU LA DIARRHEE AU COURS DES 2 DERNIERES SEMAINES LEMLEIHA LIQUIDE MAISON RECOMMANDE LIQUIDE SRO PRE- EMBALLE SRO OU AUTRES LIQUIDES MAISON RECOMMANDES SEXE Masculin 16,6 4731 13,6 33,7 19,9 50,8 784 Féminin 16,7 4547 11,7 28,5 17,7 46,7 759 WILAYA Hodh El Charghi 9,9 1011 9,2 14,6 23,4 38,1 100 Hodh El Gharbi 7,7 833 5,5 28,7 12,1 42,1 65 Assaba 19,5 1065 9,7 41,3 16,0 50,8 207 Gorgol 18,6 912 13,3 34,9 23,4 61,4 170 Brakna 21,8 845 16,1 36,6 14,1 50,9 184 Trarza 12,8 857 13,0 35,3 22,9 55,3 110 Adrar (22,3) 188 (2,6) (5,4) (11,4) (15,5) 42 Dakhlet Nouadhibou (14,2) 267 (14,7) (31,7) (27,0) (56,4) 38 Tagant (11,4) (240) (9,8) (28,4) (13,4) (36,1) 27 Guidimakha 24,6 782 7,7 34,9 5,6 41,9 192 Tiris-Zemmour * 152 * * * * 18 Nouakchott 18,3 2126 17,7 27,1 26,6 51,7 390 MILIEU Urbain 17,7 3572 16,0 27,8 26,4 52,2 633 Rural 16,0 5706 10,3 33,5 13,5 46,4 911 AGE (en mois) 0-11 18,3 2011 11,5 21,3 17,5 39,0 367 12-23 23,8 1764 15,7 28,2 25,8 51,3 419 24-35 18,0 1824 9,4 33,4 18,3 49,2 329 36-47 13,0 1917 13,0 44,0 14,6 57,9 249 48-59 10,1 1762 13,3 36,0 11,6 49,7 179 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 15,0 2609 14,1 31,0 18,7 50,5 392 Coran./Mahadra 16,4 2322 7,1 35,6 13,0 47,0 380 Primaire 17,8 2950 13,4 28,1 19,6 46,6 525 Secondaire & + 17,7 1387 17,3 31,0 25,5 53,3 245 Manquant/NSP * 11 * * * * 2 QUINTILE DU BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 15,1 2175 5,5 35,6 8,5 42,9 329 Second 17,3 2040 9,8 32,6 14,5 47,8 352 Moyen 15,9 1782 16,2 30,3 21,0 50,2 284 Quatrième 17,7 1752 17,1 28,7 20,7 49,8 310 Le plus riche 17,5 1529 16,2 27,4 32,5 54,9 268 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 16,2 7072 12,3 33,6 16,0 48,7 1147 Poular 18,5 1621 14,2 23,7 26,2 48,8 300 Soninke 16,9 336 13,2 32,2 22,7 50,1 57 Wolof (15,4) 205 (13,9) (15,2) (41,0) (51,9) 32 Autre langue (19,6) 34 * * * * 7 Manquant * 9 * * * * 2 TOTAL 16,6 9278 12,6 31,1 18,8 48,8 1543 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 68 SA NT E D ES EN FA NT S Graphique CH.3 : Pourcentage d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours de deux dernières semaines et parmi ces derniers pourcentage ayant été traité avec des solutions de réhydratation orale ou des liquides maisons recommandés Mauritanie, 2011 Comme l’illustre le graphique CH.3, la prévalence de la diarrhée chez les enfants est très similaire en milieu rural et en milieu urbain. Toutefois, les enfants atteints de diarrhée du milieu urbain sont un peu plus traités par liquides de réhydratation orale (52 %) que ceux du milieu rural (46 %). Moins d’un cinquième (15 %) des enfants de moins de cinq ans atteints de diarrhée ont bu plus que d'habitude tandis que (26 %) ont bu autant que d’habitude (tableau CH.5). 70 % ont mangé un peu moins, autant ou plus (poursuite de l'alimentation), mais 17 % ont mangé beaucoup moins ou presque rien mangé. Le tableau CH.6 fournit la proportion d’enfants âgés de 0-59 mois atteints de diarrhée au cours des deux dernières semaines et ayant reçu la thérapie par réhydratation orale avec une alimentation continue, et le pourcentage d'enfants souffrant de diarrhée et ayant reçu d'autres traitements. Dans l'ensemble, 36 % des enfants atteints de diarrhée ont reçu des SRO ou davantage de liquides, plus d’un tiers (40 %) a reçu la TRO (SRO ou liquides maison recommandés ou davantage de liquides) avec poursuite de l’alimentation, tel que recommandé. Il existe des différences sensibles dans le traitement à domicile de la diarrhée selon les caractéristiques de base. Par exemple, en Adrar, seuls 14,5 % des enfants ont reçu une TRO avec poursuite de l’alimentation. Ce taux est de 46 % au Brakna et au Gorgol. Les autres traitements les plus communément administrés aux enfants atteints de diarrhée sont les remèdes maison, type herbes médicinales (10%) et l’antibiothérapie (9 %). Plus d’un tiers (36 %) des enfants atteints de diarrhée n’ont reçu aucun traitement ou médicament. 18 16 17 52 46 49 0 10 20 30 40 50 60 Urbain Rural Total A eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines SRO ou autres liquides maison recommandés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 69 SA NT E D ES EN FA NT S Tableau CH.5 : Pratiques d'alimentation durant la diarrhée Pourcentage des enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines selon la quantité de liquides et d'aliments donnés durant l'épisode diarrhéique, Mauritanie, 2011 A EU LA DIARRHEE AU COURS DES 2 DERNIERES SEMAINES NOMBRE D'ENFANTS AGES DE 0-59 MOIS PRATIQUES DE CONSOMMATION DE LIQUIDES DURANT LA DIARRHEE PRATIQUES D'ALIMENTATION DURANT LA DIARRHEE NOMBRE D'ENFANTS DE 0-59 MOIS QUI ONT EU LA DIARRHEE DANS LES 2 DERNIERES SEMAINES A EU BE AU CO UP M OI NS A BO IR E A EU U N PE U M OI NS A BO IR E A EU A PE U PR ES LA M EM E Q UA NT ITE A BO IR E A EU PL US A BO IR E N’ A RI EN EU A BO IR E M AN QU AN T/ NS P TO TA L A EU BE AU CO UP M OI NS A M AN GE R A EU U N PE U M OI NS A M AN GE R A EU A PE U PR ES LA M EM E Q UA NT ITE A M AN GE R A EU PL US A M AN GE R A AR RE TE LE S AL IM EN TS N’ A RI EN EU A M AN GE R M AN QU AN T/ NS P TO TA L SEXE Masculin 16,6 4731 11,8 39,6 27,9 15,1 3,9 1,7 100,0 11,0 41,7 24,2 2,0 6,5 7,4 7,3 100,0 784 Féminin 16,7 4547 11,1 39,7 25,2 15,6 4,7 3,7 100,0 9,9 42,8 25,8 3,1 6,3 6,5 5,7 100,0 759 WILAYA Hodh El Charghi 9,9 1011 13,3 52,9 8,1 13,2 9,0 3,5 100,0 9,3 50,2 11,3 1,1 12,1 8,5 7,6 100,0 100 Hodh El Gharbi 7,7 833 17,5 12,2 4,8 50,3 3,0 12,2 100,0 17,3 16,8 22,7 1,6 19,0 11,3 11,3 100,0 65 Assaba 19,5 1065 15,2 53,9 9,9 15,1 5,3 ,6 100,0 12,3 58,6 8,8 3,6 5,6 10,2 ,9 100,0 207 Gorgol 18,6 912 8,9 47,7 20,4 15,9 1,9 5,2 100,0 5,8 42,5 23,9 4,6 6,7 14,6 1,8 100,0 170 Brakna 21,8 845 6,8 42,4 32,4 12,6 2,4 3,3 100,0 6,1 47,4 29,3 3,2 7,7 5,8 0,4 100,0 184 Trarza 12,8 857 5,5 49,6 34,5 7,1 3,4 0 100,0 11,5 50,9 23,6 3,0 3,1 7,9 0 100,0 110 Adrar (22,3) 188 (17,5) (24,1) (52,0) (3,1) (0,9) (2,3) 100,0 (17,5) (26,7) (51,2) (0) (3,7) ( ,0) (0,9) 100,0 42 Dakhlet Nouadhibou (14,2) 267 (15,2) (38,9) (24,8) (15,8) (2,8) (2,7) 100,0 (18,5) (46,7) (17,0) (4,2) (5,3) (6,2) (2,1) 100,0 38 Tagant (11,4) 240 (16,2) (52,0) (14,2) (5,8) (5,7) (6,0) 100,0 (8,1) (48,3) (22,0) (1,9) (7,5) (8,2) (4,0) 100,0 27 Guidimakha 24,6 782 10,9 30,4 44,9 13,1 0,3 0,4 100,0 11,1 37,4 41,5 1,7 3,2 4,3 0,8 100,0 192 Tiris-Zemmour * 152 * * ** * * * 100,0 * * * * * * * 100,0 18 Nouakchott 18,3 2126 12,1 30,4 31,3 16,8 7,0 2,4 100,0 10,9 34,1 26,6 2,0 5,5 3,6 17,3 100,0 390 MILIEU Urbain 17,7 3572 11,7 35,8 28,4 16,1 6,1 1,9 100,0 10,9 40,8 24,7 2,0 5,9 4,0 11,8 100,0 633 Rural 16,0 5706 11,3 42,4 25,3 14,8 3,0 3,2 100,0 10,1 43,3 25,1 3,0 6,7 9,3 2,4 100,0 911 AGE (en mois) 0-11 18,3 2011 10,0 39,2 29,4 10,2 8,5 2,7 100,0 8,1 32,5 24,1 2,2 6,3 21,9 4,9 100,0 367 12-23 23,8 1764 12,3 42,5 22,1 17,7 3,6 1,7 100,0 9,3 48,5 23,8 3,4 7,3 4,2 3,5 100,0 419 24-35 18,0 1824 10,8 35,6 30,2 18,7 2,7 2,0 100,0 10,7 40,9 30,4 1,6 5,1 2,4 9,0 100,0 329 36-47 13,0 1917 14,6 37,9 26,1 14,4 2,5 4,6 100,0 15,3 45,7 22,2 2,5 6,4 0,3 7,7 100,0 249 48-59 10,1 1762 9,1 44,1 25,3 15,5 2,3 3,7 100,0 10,8 45,3 23,1 3,4 6,4 0,7 10,3 100,0 179 NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 15,0 2609 10,6 39,5 23,4 19,0 4,1 3,5 100,0 8,1 39,4 26,1 3,5 7,6 8,3 6,9 100,0 392 Coranique/Mahadra 16,4 2322 13,3 40,0 25,2 13,6 4,5 3,4 100,0 12,7 45,2 18,5 2,5 8,5 7,2 5,4 100,0 380 Primaire 17,8 2950 11,1 38,6 30,2 13,3 5,1 1,7 100,0 9,3 40,4 30,3 2,0 5,4 7,3 5,3 100,0 525 Secondaire & + 17,7 1387 10,9 41,2 26,4 16,7 2,4 2,5 100,0 13,2 45,6 21,8 2,3 3,4 3,9 9,9 100,0 245 Manquant/NSP * 11 * * * * * * 100,0 * * * * * * * 100,0 2 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 70 SA NT E D ES EN FA NT S Tableau CH.5 (suite) : Pratiques d'alimentation durant la diarrhée Pourcentage des enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines selon la quantité de liquides et d'aliments donnés durant l'épisode diarrhéique, Mauritanie, 2011 A EU LA DIARRHEE AU COURS DES 2 DERNIERES SEMAINES NOMBRE D'ENFANTS AGES DE 0-59 MOIS PRATIQUES DE CONSOMMATION DE LIQUIDES DURANT LA DIARRHEE: PRATIQUES D'ALIMENTATION DURANT LA DIARRHEE: NOMBRE D'ENFANTS DE 0-59 MOIS QUI ONT EU LA DIARRHEE DANS LES 2 DERNIERES SEMAINES A EU BE AU CO UP M OI NS A BO IR E A EU U N PE U M OI NS A BO IR E A EU A PE U PR ES LA M EM E Q UA NT ITE A BO IR E A EU PL US A BO IR E N’ A RI EN EU A BO IR E M AN QU AN T/ NS P TO TA L A EU BE AU CO UP M OI NS A M AN GE R A E U UN PE U M OI NS A M AN GE R A EU A PE U PR ES L A M EM E Q UA NT ITE A M AN GE R A EU PL US A M AN GE R A AR RE TE LE S A LIM EN TS N’ A RI EN EU A M AN GE R M AN QU AN T/ NS P TO TA L QUINTILE DU BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 15,1 2175 14,0 37,0 21,5 19,3 3,1 5,1 100,0 13,5 39,6 22,6 2,7 10,3 9,7 1,7 100,0 329 Second 17,3 2040 9,9 44,0 27,7 13,6 3,4 1,4 100,0 7,0 43,7 25,1 3,8 7,4 9,5 3,5 100,0 352 Moyen 15,9 1782 12,4 36,2 28,9 13,8 4,7 4,0 100,0 9,6 44,1 26,8 1,9 3,9 8,0 5,5 100,0 284 Quatrième 17,7 1752 12,2 42,6 25,1 12,9 6,0 1,1 100,0 10,5 45,3 26,7 0,8 5,1 3,6 7,9 100,0 310 Le plus riche 17,5 1529 8,6 37,5 30,5 17,2 4,3 1,8 100,0 12,0 38,2 23,6 3,5 4,6 3,7 14,5 100,0 268 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 16,2 7072 11,8 41,4 24,2 14,7 4,7 3,1 100,0 10,7 44,1 22,8 2,0 7,4 7,1 6,0 100,0 1147 Poular 18,5 1621 10,6 36,4 30,7 18,8 2,0 1,5 100,0 12,1 37,2 30,3 5,0 2,8 5,4 7,1 100,0 300 Soninké 16,9 336 10,0 26,3 49,4 11,3 0 2,9 100,0 6,9 38,6 44,0 1,2 4,6 4,7 0 100,0 57 Wolof 15,4 205 (10,9) (26,9) (33,8) (14,9) (13,5) (0) 100,0 (0) (31,4) (20,9) (3,6) (7,4) (11,0) (25,6) 100,0 32 Autre langue (19,6) 34 * * * * * * 100,0 * * * * * * * 100,0 7 Manquant * 9 * * * * * * 100,0 * * * * * * * 100,0 2 TOTAL 16,6 9278 11,5 39,7 26,6 15,3 4,3 2,7 100,0 10,5 42,2 25,0 2,6 6,4 6,9 6,5 100,0 1543 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 71 SA NT E D ES EN FA NT S Tableau CH.6 : Thérapie de la réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation et d'autres traitements Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines et reçu une thérapie de réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation, et pourcentage d'enfants ayant eu la diarrhée et reçu d'autres traitements, Mauritanie, 2011 ENFANTS AYANT EU LA DIARRHEE ET REÇU: AUTRES TRAITEMENTS N 'O N T RE ÇU A U CU N TR AI TE M EN T O U M ED IC AM EN T N O M BR E D 'E N FA N TS AG ES D E 0- 59 M O IS AY AN T EU L A D IA RR H EE AU C O U RS D ES D EU X D ER N IE RE S SE M AI N ES SR O o u au gm en ta tio n de li qu id es TR O a ve c po ur su ite d e l'a lim en ta tio n [1 ] Pi lu le o u sir op : An tib io th ér ap ie Pi lu le o u sir op : A nt i- m ot ili té Pi lu le o u sir op : Z in c Pi lu le o u sir op : A ut re Pi lu le o u sir op : In co nn u In je ct io n: An tib io th ér ap ie In je ct io n: N on - an tib io th ér ap ie In je ct io n: In co nn u In tr av ei ne ux Re m èd e m ai so n, he rb e m éd ic in al e Au cu n au tr e tr ai te m en t SEXE Masculin 37,2 40,7 9,9 3,9 0,5 0,7 4,0 1,1 0,6 0,5 0,2 9,4 5,2 33,9 784 Féminin 34,7 40,1 7,5 3,3 0,2 0,6 3,7 1,7 0,3 0,3 0 10,2 4,5 37,6 759 WILAYA Hodh El Charghi 33,5 28,7 5,0 5,7 0 0 1,2 0 0 0 0 14,5 1,5 44,9 100 Hodh El Gharbi 56,1 26,5 0 1,6 1,4 0 0 1,8 0 3,1 0 6,5 0 35,6 65 Assaba 31,2 40,2 8,9 3,5 0 0,7 1,4 0 0,5 0,5 0 12,7 5,1 32,4 207 Gorgol 38,0 45,8 9,9 1,0 0,5 1,0 4,6 4,3 0,5 0 0 11,3 12,4 32,2 170 Brakna 30,8 45,8 11,5 3,8 0 0,4 4,8 1,8 0 1,0 0 1,5 2,6 39,3 184 Trarza 34,0 43,0 6,6 11,7 0 3,6 1,2 2,1 2,6 0 0 1,2 0 32,0 110 Adrar (15,8) 14,5 (9,7) (1,8) (0) (0) (4,9) (4,0) (0) (0) (0) (11,7) (5,1) (52,8) 42 Dakhlet Nouadhibou (49,7) 44,4 (14,9) (8,2) (0) (1,4) (4,3) (1,5) (0) (3,0) (0) (1,2) (2,8) (23,2) 38 Tagant (23,2) 26,0 (10,0) (0) (0) (0) (0) (0) (0) (0) (0) (11,9) (0) (44,4) 27 Guidimakha 23,9 41,0 5,0 0 1,3 0 9,1 0 0 0 0 19,5 2,0 37,7 192 Tiris-Zemmour * 30,1 * * * * * * * * * * * * 18 Nouakchott 45,8 43,9 11,2 4,0 0,4 0,3 3,9 1,2 0,3 0 0,4 8,1 6,7 34,4 390 MILIEU Urbain 45,2 45,3 11,3 4,3 0,4 0,8 3,7 1,5 0,3 0,3 0,3 8,5 6,9 31,1 633 Rural 29,5 37,0 6,9 3,1 0,4 0,5 4,0 1,3 0,5 0,4 0,0 10,6 3,4 38,9 911 AGE (en mois) 0-11 30,8 28,4 7,2 4,1 0 0,4 4,4 0,2 0,4 0 0,4 5,2 5,4 49,3 367 12-23 43,2 43,8 11,5 5,9 2 0,3 3,3 2,0 0,5 0,4 0 7,7 5,4 31,5 419 24-35 36,4 44,2 8,2 2,5 5 0,6 2,6 3,0 0,5 0,9 0 10,3 5,1 32,3 329 36-47 33,4 45,7 6,0 1,9 1,0 0,7 5,9 0,4 0 0,6 0 14,4 3,4 30,6 249 48-59 32,2 42,8 10,4 1,2 0,5 1,6 3,4 1,1 0,7 0 0 16,8 4,1 30,9 179 Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 72 SA NT E D ES EN FA NT S Tableau CH.6 (suite) : Thérapie de la réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation et d'autres traitements Pourcentage d'enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines et reçu une thérapie de réhydratation orale avec poursuite de l'alimentation, et pourcentage d'enfants ayant eu la diarrhée et reçu d'autres traitements, Mauritanie, 2011 ENFANTS AYANT EU LA DIARRHEE ET REÇU: AUTRES TRAITEMENTS N 'O N T RE ÇU A U CU N TR AI TE M EN T O U M ED IC AM EN T N O M BR E D 'E N FA N TS AG ES D E 0- 59 M O IS AY AN T EU L A D IA RR H EE AU C O U RS D ES D EU X D ER N IE RE S SE M AI N ES SR O o u au gm en ta tio n de li qu id es TR O a ve c po ur su ite d e l'a lim en ta tio n [1 ] Pi lu le o u sir op : An tib io th ér ap ie Pi lu le o u sir op : A nt i- m ot ili té Pi lu le o u sir op : Z in c Pi lu le o u sir op : A ut re Pi lu le o u sir op : In co nn u In je ct io n: An tib io th ér ap ie In je ct io n: N on - an tib io th ér ap ie In je ct io n: In co nn u In tr av ei ne ux Re m èd e m ai so n, he rb e m éd ic in al e Au cu n au tr e tr ai te m en t NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 38,8 41,0 7,0 1,6 0,2 0,7 4,6 1,8 0,3 0 0 11,1 4,3 35,7 392 Coranique/Mahadra 27,7 37,0 6,7 3,4 0 0,6 3,9 0,6 0,9 1,1 0,4 10,3 4,3 37,3 380 PRIMAIRE 35,6 40,3 9,8 4,2 0,2 0,3 3,9 1,7 0,3 0,1 0 8,3 5,2 38,7 525 Secondaire & + 44,3 44,8 12,3 5,6 1,7 1,2 2,5 1,5 0 0,6 0 9,9 5,7 27,1 245 Manquant/NSP * * * * * * * * * * * * * * 2 QUINTILE DU BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 26,3 33,8 4,3 1,3 0 ,0 4,7 1,7 0,3 ,3 ,0 16,7 3,3 40,0 329 Second 28,5 36,7 5,9 2,2 0,2 ,2 4,0 1,2 0,7 ,6 ,0 9,2 4,0 42,8 352 Moyen 39,3 42,5 8,1 3,3 0 1,4 3,6 ,0 0,4 ,0 ,0 7,9 6,1 33,6 284 Quatrième 40,4 45,2 11,7 6,6 0,6 ,6 2,4 3,0 0,5 ,3 ,0 5,1 4,8 33,0 310 Le plus riche 48,7 45,7 15,0 4,9 1,2 1,0 4,5 1,0 0,2 ,8 ,6 9,3 6,6 26,4 268 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 33,2 39,4 8,2 4,4 0,4 0,8 3,2 1,7 0,4 0,5 0,1 11,0 4,8 35,5 1147 Poular 44,7 42,4 8,6 1,4 0 0,3 7,0 0,3 0,4 0,3 0 4,4 6,6 36,4 300 Soninke 37,1 46,5 14,4 0 2,8 0 2,1 0 0 0 0 15,1 0 32,8 57 Wolof (51.1) (47.6) (14.7) (1.6) (,0) (,0) (,0) (4.9) (,0) (,0) (,0) (1.3) (1.8) (39.5) 32 Autre langue * * * * * * * * * * * * * * 7 Manquant * * * * * * * * * * * * * * 2 TOTAL 36,0 40,4 8,7 3,6 0,4 0,6 3,8 1,4 0,4 0,4 0,1 9,8 4,8 35,7 1543 [1] Indicateur MICS 3.8 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 73 SA NT E D ES EN FA NT S Recours aux soins et antibiothérapie de la pneumonie La pneumonie est la principale cause de décès chez les enfants, et l'utilisation d’antibiotiques pour les enfants de moins de 5 ans atteints de pneumonie suspectée est une intervention majeure. Un objectif d’Un Monde Digne des Enfants est de réduire d'un tiers les décès dus aux infections respiratoires aiguës. Les enfants atteints de pneumonie suspectée sont ceux qui ont eu, dans les 2 semaines précédant l’enquête, une maladie avec une toux accompagnée de respiration rapide ou difficile et dont les symptômes n'étaient pas dus à un problème dans la poitrine et de nez bouché. Les indicateurs sont les suivants : ♦ Prévalence de pneumonie suspectée ; ♦ Recours aux soins pour une pneumonie suspectée ; ♦ Antibiothérapie pour une pneumonie suspectée ; ♦ Connaissance des signes de danger de la pneumonie. Le tableau CH.7 présente la prévalence de la pneumonie (présumée) et le lieu des soins (si le recours aux soins est à l'extérieur). Seuls 3 % des enfants âgés de 0-59 mois ont été déclarés avoir eu des symptômes de pneumonie au cours des deux semaines précédant l'enquête. Parmi ces enfants, 43 % ont été emmenés chez un prestataire de santé approprié, dont 12 % dans un hôpital de l’État. . Le tableau CH.7 présente également l'utilisation d'antibiotiques pour le traitement de la pneumonie présumée chez les enfants de moins de 5 ans par sexe, âge, wilaya, lieu de résidence et les facteurs socio-économiques. En Mauritanie, 30 % des enfants de moins de 5 enfants ayant eu les symptômes d’une pneumonie au cours des deux semaines précédant l'enquête ont reçu un antibiotique. Le pourcentage a été considérablement plus élevé dans les zones urbaines (42 %) qu’en zones rurales (25 %). Le tableau montre également que l’antibiothérapie de la pneumonie est faible parmi les ménages les plus pauvres (16 %) et chez les enfants dont les mères/gardiennes n’ont pas d’instruction (21 %). Le tableau CH.8 présente la connaissance des signes de danger de la pneumonie. Évidemment, la connaissance par les mères des signes de danger est déterminante pour le recours aux soins. Dans l'ensemble, 9 % des femmes connaissent les deux signes de danger de la pneumonie, une respiration rapide ou difficile. Le symptôme le plus couramment identifié pour emmener un enfant dans une structure de santé est le développement de la fièvre (78 %). Un cinquième (20 %) des mères ont identifié une respiration rapide et 21 % ont identifié une respiration difficile comme des symptômes qui les inciteraient à emmener immédiatement les enfants chez un intervenant en matière de santé. Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 74 SA NT E D ES EN FA NT S Tableau CH.7 : Recours au traitement et usage d'antibiotiques et usage d'antibiotiques pour suspicion de pneumonie Pourcentage d'enfants de 0-59 mois avec suspicion de pneumonie au cours des deux dernières semaines, qui ont été emmenés dans un service de santé et pourcentage d'enfants ayant reçu des antibiotiques, Mauritanie, 2011 A EU U N E PN EU M O N IE PR ES U M EE A U C O U RS D ES D EU X D ER N IE RE S SE M AI N ES N O M BR E D E N FA N TS A G ES D E 0- 59 M O IS ENFANTS AYANT EU UNE PNEUMONIE PRESUMEE ET EMMENES A/DANS/CHEZ N 'IM PO RT E Q U EL SO IG N AN T [1 ] PO U RC EN TA G E D 'E N FA N TS AY AN T EU U N E PN EU M O N IE PR ES U M EE E T RE ÇU D ES AN TI BI O TI Q U ES A U C O U RS D ES D EU X D ER N IE RE S SE M AI N ES [2 ] N O M BR E D 'E N FA N TS A G ES D E 0- 59 M O IS A YA N T EU U N E PN EU M O N IE P RE SU M EE AU C O U RS D ES D EU X D ER N IE RE S SE M AI N ES SOURCES PUBLIQUES SOURCES PRIVÉES AUTRES H ôp ita l d e l'E ta t Ce nt re d e sa nt é du go uv er ne m en t Po st e de sa nt é du go uv er ne m en t Ag en t d e sa nt é vi lla ge oi s PM I Au tr e st ru ct ur e H ôp ita l/ cl in iq ue M éd ec in p riv é Ph ar m ac ie p riv ée Au tr e st ru ct ur e m éd ic al e pr iv ée Pa re nt o u am i Bo ut iq ue Tr ad ip ra tic ie n Au tr e so ur ce SEXE Masculin 3,5 4731 11,8 13,4 11,2 0 1,5 ,6 6,5 0 1,9 0 1,1 0 2,1 0,2 41,3 30,6 165 Féminin 3,2 4547 12,9 15,8 14,0 2,2 0 2,0 3,6 1,0 1,4 0,7 1,9 1,6 2,8 0 45,1 30,1 147 MILIEU Urbain 2,9 3572 29,5 19,7 5,2 0 1,4 1,9 13,3 0 4,5 0 ,9 0 0 0 62,9 41,6 103 Rural 3,7 5706 3,9 12,1 16,1 1,5 0,5 0,9 1,1 0,7 0,3 0,5 1,7 1,1 3,6 0,2 33,3 24,9 210 AGE (en mois) 0-11 4,0 2011 12,8 20,5 9,4 0 0 0 4,5 0 1,8 0 0 1,3 3,1 0,5 47 ,1 27,4 80 12-23 3,4 1764 9,7 11,8 16,0 1,4 2,4 1,5 7,1 2,5 0 0 1,6 0 0 0 48 ,5 36,3 60 24-35 3,8 1824 13,3 11,1 13,2 1,8 1,5 0 7,4 0 4,6 0 4,0 1,8 5,8 0 37 ,2 28,6 69 36-47 2,7 1917 13,1 12,7 8,4 0 0 3,8 3,3 0 0 0 1,5 0 ,0 0 32 ,4 26,6 52 48-59 2,9 1762 12,5 15,0 16,6 2,1 0 2,0 2,5 0 1,3 2,0 0 0 2,3 0 48 ,7 34,5 52 [1] Indicateur MICS 3.9 [2] Indicateur MICS 3.10 *Basé sur moins de 25 cas non pondérés ( ) Basé sur 25 à 49 cas non pondérés Suivi de la situation des femmes et des enfants — Mauritanie Enquête par grappes à indicateurs multiples 2011 – rapport final 75 SA NT E D ES EN FA NT S Tableau CH.7 (suite) : Recours au traitement et usage d'antibiotiques et usage d'antibiotiques pour suspicion de pneumonie Pourcentage d'enfants de 0-59 mois avec suspicion de pneumonie au cours des deux dernières semaines, qui ont été emmenés dans un service de santé et pourcentage d'enfants ayant reçu des antibiotiques, Mauritanie, 2011 A EU U N E PN EU M O N IE PR ES U M EE A U C O U RS D ES D EU X D ER N IE RE S SE M AI N ES N O M BR E D E N FA N TS A G ES D E 0- 59 M O IS ENFANTS AYANT EU UNE PNEUMONIE PRESUMEE ET EMMENES A/DANS/CHEZ N 'IM PO RT E Q U EL SO IG N AN T [1 ] PO U RC EN TA G E D 'E N FA N TS AY AN T EU U N E PN EU M O N IE PR ES U M EE E T RE ÇU D ES AN TI BI O TI Q U ES A U C O U RS D ES D EU X D ER N IE RE S SE M AI N ES [2 ] N O M BR E D 'E N FA N TS A G ES D E 0- 59 M O IS A YA N T EU U N E PN EU M O N IE P RE SU M EE AU C O U RS D ES D EU X D ER N IE RE S SE M AI N ES SOURCES PUBLIQUES SOURCES PRIVÉES AUTRES H ôp ita l d e l'E ta t Ce nt re d e sa nt é du go uv er ne m en t Po st e de sa nt é du go uv er ne m en t Ag en t d e sa nt é vi lla ge oi s PM I Au tr e st ru ct ur e H ôp ita l/ cl in iq ue M éd ec in p riv é Ph ar m ac ie p riv ée Au tr e st ru ct ur e m éd ic al e pr iv ée Pa re nt o u am i Bo ut iq ue Tr ad ip ra tic ie n Au tr e so ur ce NIVEAU D'INSTRUCTION DE LA MERE Aucun 3,4 2609 8,9 9,8 15,3 1,2 1,7 ,0 1,8 ,0 ,0 ,0 1,1 ,0 3,1 ,0 36,9 21,2 89 Coranique/Mahadra 2,9 2322 6,0 14,6 8,3 1,2 ,0 3,3 6,7 2,2 1,0 1,5 1,2 ,0 2,6 ,0 36,8 26,7 68 Primaire 3,8 2950 12,9 16,8 15,3 ,0 ,9 1,5 3,9 ,0 1,9 ,0 1,3 ,9 1,7 ,3 48,5 37,8 112 Secondaire & + 3,1 1387 (27,8) (18,4) (6,2) (2,9) (,0) (,0) (12,5) (,0) (5,8) (,0) (2,9) (2,9) (2,9) (,0) (51,3) (36,0) 43 Manquant/NSP * 11 * * * * * * * * * * * * * * * * 0 QUINTILE DU BIEN-ETRE ECONOMIQUE Le plus pauvre 4,5 2175 ,6 9,2 13,9 1,1 ,0 1,0 ,0 ,0 ,7 1,0 ,0 1,1 4,4 ,0 24,7 16,5 98 Second 2,5 2040 8,9 14,5 11,4 1,7 2,0 ,0 ,0 ,0 ,0 ,0 1,9 ,0 1,6 ,0 38,4 28,4 51 Moyen 3,3 1782 7,0 14,2 22,9 ,0 ,0 3,7 5,8 ,0 2,7 ,0 2,6 ,0 ,0 ,7 46,8 33,1 58 Quatrième 2,9 1752 23,7 33,2 6,4 2,5 2,9 1,5 8,0 3,0 1,0 ,0 2,5 2,5 2,5 ,0 70,8 43,3 50 Le plus riche 3,6 1529 31,8 7,7 5,7 ,0 ,0 ,0 15,7 ,0 4,6 ,0 1,5 ,0 2,2 ,0 50,9 42,7 55 LANGUE DU CHEF DE MENAGE Arabe 3,4 7072 11,8 15,3 11,6 1,3 ,0 1,3 6,7 ,6 2,0 ,4 ,9 1,0 3,2 ,2 42,0 25,3 240 Poular 3,6 1621 12,6 12,0 16,0 ,0 4,2 ,0 ,0 ,0 ,9 ,0 3,0 ,0 ,0 ,0 44,8 43,6 59 Soninke * 336 * * * * * * * * * * * * * * * * 10 Wolof * 205 * * * * * * * * * * * * * * * * 3 Autre langue * 34 * * * * * * * * * * * * * * * * 0 Manquant * 9 * * * * * * * * * * * * * * * * 0 TOTAL 3,4 9278 12,

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