Enquete Djiboutienne a Indicateurs Multiples 2006: Rapport Preliminaire

Publication date: 2007

Avril 2007 EDIM 2006 ENQUETE DJIBOUTIENNE A INDICATEURS MULTIPLES République de Djibouti Unité - Égalité - Paix DISED Ministère des Finances, de l’Economie et de la Planification chargée de la Privatisation Ministère de la Santé DSME Ministère de la Santé RAPPORT PRELIMINAIRE Si vous avez des questions Contacter le Coordinateur de l’EDIM 2006 coordinateur@edim2006.org L’Enquête Djiboutienne à Indicateurs Multiple (EDIM 2006) a été réalisée par la Direction de la Statistique et des Etudes Démographiques (DISED) pour le compte de la Direction de la Santé Mère et Enfant (DSME) du Ministère de la Santé. L’EDIM 2006 a bénéficié du financement de l’Agence Française pour le Développement (AFD), de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) Enquête Djiboutienne à Indicateurs Multiple (EDIM 2006) DSME (MS) et DISED (MFEPP) République de Djibouti SOMMAIRE AVANT PROPOS 3 REMERCIEMENTS 4 TABLEAU RECAPITULATIF DES RESULTATS INDICATEURS MICS ET OMD, 5 I. GENERALITES 6 I.1 CONTEXTE ET OBJECTIFS 6 I.1.1 INTRODUCTION .6 I.1.2 OBJECTIFS DE L’ENQUETE.6 I.2 ECHANTILLONNAGE ET CONCEPTION DE L’EDIM 2006 7 I.2.1 ECHANTILLONNAGE .7 I.2.2 QUESTIONNAIRES .7 I.2.3 TRAVAIL DE TERRAIN ET TRAITEMENT DES DONNEES.8 I.2.4 PARTICIPATION DE L’ECHANTILLON .9 II CARACTERISTIQUES GENERALES DE LA POPULATION ETUDIES 10 II.1 CONDITIONS DE VIE 10 II.1.1 EAU .10 II.1.2 ASSAINISSEMENT .11 II.1.3 UTILISATION DES COMBUSTIBLES SOLIDES .12 II.2 EDUCATION 13 II.2.1 TAUX NET DE SCOLARISATION.13 II.2.2 PARITE GARÇONS ET FILLES .13 II.2.3 ALPHABETISATION DES FEMMES .13 II.3 KHAT ET TABAC 15 II.3.1 CONSOMATION DU KHAT.15 II.3.2 TABAGISME .15 III SITUATION DES ENFANTS 16 III.1 MORTALITE INFANTILE 16 III.2 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES 17 III.3 ÉTAT NUTRITIONNEL 18 III.4 ALLAITEMENT MATERNEL 18 III.5 VACCINATION 20 III.6 TRAITEMENT ANTIBIOTIQUE DES ENFANTS SUSPECTES DE PNEUMONIE 22 III.7 PALUDISME 23 III.7.1 UTILISATION DE MOUSTIQUAIRES .23 III.7.2 FIEVRE.23 Rapport Préliminaire EDIM 2006 2 IV SITUATION DES FEMMES EN AGE DE PROCREER 26 IV.1 MARIAGE PRECOCE 26 IV.2 MUTILATION GENITALE FEMININE 26 IV.3 CONTRACEPTION 28 IV.3.1 UTILISATION DE LA CONTRACEPTION .28 IV.4 SANTE REPRODUCTIVE 29 IV.4.1 SOINS PRENATALS .29 IV.4.2 LES PRESTATAIRES DE SOINS PRENATALS .29 IV.4.3 ASSISTANCE PENDANT L'ACCOUCHEMENT .30 IV.5 CONNAISSANCES SUR LA TRANSMISSION DU VIH/SIDA 32 IV.5.1 PARFAITE CONNAISSANCE DES VOIES DE TRANSMISSION DU VIH/SIDA .32 Rapport Préliminaire EDIM 2006 5 TABLEAU RECAPITULATIF DES RESULTATS INDICATEURS MICS ET OMD, REPUBLIQUE DE DJIBOUTI (2006) NUMÉRO D’INDICATEUR RUBRIQUE MICS3 OMD INDICATEUR VALEUR UNITÉ 1 13 Taux de mortalité chez les moins de 5 ans (OMD) 94 Pour 1000 2 14 Taux de mortalité infantile 67 Pour 1000 Mortalité infantile 6 4 Prévalence de l’insuffisance de poids sévère 10,3 % 7 Prévalence des retards de croissance sévère 19,7 % 8 Prévalence de la déperdition sévère 7,5 % 15 Taux d’allaitement exclusif 1,3 % 16 Taux d’allaitement continu 53,5 % 17 Taux d’alimentation complémentaire commencé à temps 23,1 % Nutrition 25 Couverture vaccinale contre la tuberculose 87,5 % 26 Couverture vaccinale contre la polio 56,8 % 27 Couverture vaccinale contre la DPT 46,2 % 28 15 Couverture vaccinale contre la rougeole 65,0 % 31 Enfants entièrement vaccinés 39,6 % 22 Traitement antibiotique des enfants suspectés de pneumonie 42,5 % 24 29 Combustibles solides 12,7 % 37 22 Enfants de moins de 5 ans dormant sous une MI 1,3 % 38 Enfants de moins de 5 ans dormant sous une moustiquaire 9,0 % 39 Traitement antipaludéen (moins de 5 ans) 9,5 % Santé de l’enfant 11 30 Utilisation de sources d’eau potables améliorées 93,5 % 12 31 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 67,0 % Environnement 21 19c Prévalence des contraceptifs 17,8 % 4 17 Assistance par un personnel qualifié 92,9 % 5 Accouchements dans un centre de santé 87,4 % Santé de la reproduction 55 6 Taux de fréquentation net du cycle primaire 66,2 % 60 8 Pourcentage de femmes alphabétisées 47,5 % Indice de parité des sexes dans l’école primaire 0,98 61 9 Indice de parité des sexes dans l’école secondaire 0,86 Éducation 62 Enregistrement des naissances 89,2 % 67 Mariage avant 15 ans 2,8 % 67 Mariage avant 18 ans 9,5 % Protection de l’enfant 68 Jeunes femmes de 15-19 ans mariées 4,2 % Connaissances générales sur la prévention du VIH chez les femes âgées de 15-49 ans 17,9 % VIH/SIDA Rapport Préliminaire EDIM 2006 6 I. GENERALITES I.1 CONTEXTE ET OBJECTIFS I.1.1 INTRODUCTION L’Enquête Djiboutienne à Indicateurs Multiple (EDIM 2006) a été réalisée par la Direction de la Statistique et des Etudes Démographiques (DISED) pour le compte de la Direction de la Santé Mère et Enfant (DSME) du Ministère de la Santé. L’EDIM 2006 a bénéficié du financement de l’Agence Française pour le Développement (AFD), de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) Ce rapport préliminaire présente quelques résultats issus d’une partie des principales rubriques couvertes par l’enquête et d’une série d’indicateurs. Les résultats contenus dans ce rapport ne sont pas définitifs et peuvent être modifiés, sans changements majeurs. La publication d’un rapport exhaustif est prévue au cours du premier semestre 2007. I.1.2 OBJECTIFS DE L’ENQUETE L’Enquête Djiboutienne à indicateurs multiples 2006 s’est fixée les principaux objectifs suivants : • Fournir des informations récentes pour l’évaluation de la situation des enfants et des femmes en République de Djibouti; • Fournir les données nécessaires pour suivre l’état de réalisation des objectifs fixés par les Objectifs du millénaire pour le développement et par le plan d’action Un monde digne des enfants (WFFC) comme base de l’action future ; • Contribuer à l’amélioration des systèmes de collecte de données et de suivi et renforcer l’expertise technique en matière de conception, de mise en œuvre et d’analyse de ces systèmes. Rapport Préliminaire EDIM 2006 7 I.2 ECHANTILLONNAGE ET CONCEPTION DE L’EDIM 2006 I.2.1 ECHANTILLONNAGE Les ménages échantillons sont tirés par sondage aléatoire stratifié à deux degrés. Au premier degré de sondage, quel que soit le milieu de résidence et au niveau de chaque sous strate, est tiré un échantillon de ZD avec des probabilités proportionnelles à leurs tailles, et ce, en terme d’unités d’habitation occupées en 2001 pour les ZD de la zone centrale de Djibouti ville et les autres districts du pays, et en terme de nombre de ménages en 2006 pour les nouvelles ZD des quartiers périphériques de Djibouti ville qui ont été mise à jour. (Tableau II.1) Tableau I.1 : Répartition des ZD échantillons de l’EDIM 2006 par strate et par district Djibouti ville Zone centrale Zone périphérique Reste de l’urbain Rural sédentaire District Strate 1 Strate 2 Strate 3 Strate 4 Total Djibouti 88 25 - - 113 Ali Sabieh - 26 5 31 Dikhil - - 22 7 29 Tadjourah - - 10 11 21 Obock - - 5 1 6 Arta - - 10 5 15 Ensemble du pays 88 25 73 29 215 Au deuxième degré de sondage, la méthode conçue diffère d’un milieu à l’autre. C’est ainsi qu’en milieu urbain (strates 1, 2 et 3) il est proposé de tirer, dans chaque ZD échantillon, une grappe aléatoire (GR) de 25 ménages. La liste de ces ménages a été établie après mise à jour des ZD échantillons, pour les strates 1 et 3 , et après mise à jour des quartiers périphériques et constitution des nouvelles ZD pour la strate 2. Quant au milieu rural sédentaire, la méthode utilisée consistait à tirer au hasard une localité rurale échantillon dans chaque ZD, puis tirer une grappe de 25 ménages dans la localité échantillon après une mise à jour. I.2.2 QUESTIONNAIRES Trois questionnaires ont été utilisés dans le cadre de l’enquête. Un questionnaire dédié aux ménages, destiné à la collecte d’informations sur les caractéristiques générales des membres de la famille, et sur leur environnement, un questionnaire individuel destiné aux femmes âgées de 15 à 49 ans et finalement un questionnaire soumis aux mères ou tutrices d’enfants de moins de 5 ans pour répondre aux questions concernant ces enfants. Les questionnaires comprenaient les modules suivants : • Questionnaire dédié aux ménages o Liste des ménages o Éducation o Eau et assainissement o Caractéristiques du ménage o Moustiquaires traitées avec un insecticide o Travail des enfants o Discipline de l’enfant o Handicape o Iodation du sel • Questionnaire individualisé dédié aux femmes o Union/Mariage o Mortalité infantile Rapport Préliminaire EDIM 2006 8 o Anatoxine tétanique o Santé maternelle et néonatale o Contraception o Excision o VIH/SIDA • Questionnaire dédié aux enfants de moins de 5 ans o Enregistrement des naissances et éducation de base o Développement de l’enfant o Vitamine A o Allaitement maternel o Traitement des maladies o Vaccination o Paludisme chez les enfants o Anthropométrie Les questionnaires, qui sont une adaptation du modèle MICS3, ont été validés par les différents ministères sectoriels et les partenaires au développement associés à la réalisation de l’EDIM 2006. Ils ont fait l’objet d’un test préliminaire lors de l’enquête pilote effectuée à la mi-juin 2006. Sur la base des résultats de ce test, les dernières corrections et modifications ont été apportées. I.2.3 TRAVAIL DE TERRAIN ET TRAITEMENT DES DONNEES Le personnel de terrain a subi une formation de près d’un mois (du 29 mai au 21 juin 2006). Les données ont été recueillies par onze (11) équipes ( 6 équipes pour le district de Djibouti et 5 équipes pour les autres districts). Les équipes du district de Djibouti étaient composées de 4 enquêtrices, une contrôleuse, un chef d’équipe et d’un agent d’appui. Alors que les équipes des autres districts (1 équipe par district) étaient composées de 5 ou 6 enquêt(eurs/rices), une contrôleuse, un chef d’équipe, d’un facilitateurs, d’un chauffeur et d’un agent d’appui. Le lancement des travaux de terrain a eu lieu le 23 juin 2006 et ont été clôturés le 23 août 2006. Une équipe composée de 4 chefs d’équipe et 3 contrôleuses du district de Djibouti, d’un enquêteur de Dikhil et de 2 chauffeurs sont restés sur le terrain jusqu’au 15 septembre 2006, pour les corrections nécessitant un retour auprès des ménages. Les données ont été saisies sur dix ordinateurs exécutant le logiciel CSPro. Pour les besoins du contrôle de qualité, chaque questionnaire a été saisi deux fois et des vérifications de cohérence interne ont été effectuées. Les procédures et programmes standard conçus dans le cadre global du projet MICS3 et adaptés au questionnaire de la République de Djibouti ont été utilisés à toutes les étapes. Le traitement des données a démarré le 1er juillet 2006 une semaine après le lancement de la collecte, et a pris fin au début du mois d’octobre 2006. Les données ont été analysées à l’aide de l’application SPSS ainsi que des modèles de syntaxes et de tableaux conçus à cet effet. Rapport Préliminaire EDIM 2006 9 I.2.4 PARTICIPATION DE L’ECHANTILLON Tableau I.2 : Nombre de ménages, femmes et enfants de moins de 5 ans selon les résultats des enquêtes ménage, femme et enfants de moins de 5 ans et les taux de réponse, République de Djibouti, 2006 Milieu District Urbain Rural Djibouti Autres Districts Total Nombre de ménages Selectionés 4563 646 2771 2438 5209 Visités 4560 646 2769 2437 5206 Enquêtés 4255 633 2523 2365 4888 Taux de réponse1 93,3 98 91,1 97 93,9 Nombre de femmes Éligibles 6624 747 4259 3112 7371 Enquêtées 5451 569 3488 2532 6020 Taux de réponse2 82,3 76,2 81,9 81,4 81,7 Taux de réponse global 76,8 74,6 74,6 79 76,7 Nombre d'enfants de moins de 5 ans Éligibles 2237 328 1447 1118 2565 Mères/Tutrices enquêtées 1973 272 1285 960 2245 Taux de réponse3 88,2 82,9 88,8 85,9 87,5 Taux de réponse global4 82,3 81,3 80,9 83,3 82,2 5209 menages ont été selectionés et 5206 ont pu être visités. Sur ce nombre, 4888 ont été normalement interrogés, soit un taux de participation des ménages de 93,9 %. Dans les ménages interrogés, 7371 femmes (âgées de 15 à 49 ans) ont été identifiées. Sur ce nombre, 6020 ont été normalement interrogées, soit un taux de participation des femmes de 81,7 %. En outre 2565 enfants de moins de cinq ans ont été recensés dans le questionnaire dédié aux ménages. Sur ce chiffre, des questionnaires ont été remplis pour 2245 enfants, ce qui correspond à un taux de participation de 87,5%. Des taux de participation globale de 81,5% et de 87,5% ont été obtenus pour les enquêtes dédiées respectivement aux femmes et aux enfants de moins de 5 ans (Tableau I.2). 1 Le dénominateur du taux de réponse des ménages est le nombre de ménages retrouvés pendant la collecte sur le terrain le numérateur est le nombre de ménages pour lesquels la question a été complètement remplie. 2 Le dénominateur du taux de réponse des femmes est le nombre de femmes éligibles sur la feuille ménage (i.e., femmes âgées de 15-49 ans); le numérateur est le nombre de femmes enquêtées avec succès. 3 Le dénominateur du taux de réponse des enfants de moins de 5 ans est le nombre d'enfants de moins de 5 ans identifiés dans la feuille ménage; le numérateur est le nombre de questionnaires d'enfants de moins de 5 ans remplis. 4 Les taux globaux de réponse sont calcules pour les enquêtes individuelles an multipliant le taux de réponse des ménages avec celui des femmes ou des enfants de moins de 5 ans. Rapport Préliminaire EDIM 2006 10 II CARACTERISTIQUES GENERALES DE LA POPULATION ETUDIES II.1 CONDITIONS DE VIE II.1.1 EAU Tableau II.1 : Répartition en pourcentage des ménages selon la principale source d’eau potable et l’utilisation des sources d’eau potable améliorées. D’après le Tableau II.1 les utilisateurs de sources d’eau potable améliorées s’approvisionnent à l’un des types de sources suivants : eau courante, fontaine publique, forage/pompe à eau, puits protégé, source protégée ou eau de pluie. Au total, 95,6 % de la population ont accès à une source d’eau potable améliorée, avec 97,4 % en zone urbaine et 52,5 % en zone rurale. Figure 2 : Répartition en pourcentage des ménages selon la source d'approvisionnement en eau potable, République de Djibouti, 2006 Robinet public/borne fontaine 13,1% Autre 8,6% Eau de robinet dans le logement 39,9% Dans la cour/parcelle 38,4% Eau courante dans l’habitation Eau courante dans la cour Fontaine publique Puits protégé Autres Sources d’eau potable améliorées Puits non protégé Autres Sources d’eau potable non améliorées Total Total Sources d’eau potable améliorées District Djibouti 41,6 41,8 11,1 0,2 0,8 0,2 4,4 100.0 95,5 Autres districts 30,6 20,1 24,3 6,8 1,2 8,3 8,7 100,0 83,0 Milieu Zone urbaine 41,4 39,8 12,9 0,4 0,7 0,5 4,3 100.0 95,2 Zone rurale 3,6 4,4 19,4 21,7 3,5 25,9 21,7 100.0 52,5 Education du chef de famille Néant 30,6 40,7 19,1 1,7 0,3 2,3 5,4 100.0 92,4 Primaire 43,0 42,2 8,2 1,1 0,1 0,8 4,7 100.0 94,6 Secondaire + 59,9 30 3,4 0,5 2,4 0,3 3,5 100.0 96,2 Cursus non conventionnel 22,2 56 11,4 0,0 0,5 0,3 9,6 100.0 90,0 Manquant / ND 29,7 44,9 7,1 0,4 0,0 1,0 16,9 100.0 82,1 Total 39,9 38,4 13,1 1,2 0,9 1,5 5,0 100,0 93,5 Rapport Préliminaire EDIM 2006 11 Prés de 40% des ménages vivant en République de Djibouti utilisent l’eau de robinet dans le logement comme source d’approvisionnement en eau potable, 38,4% d’entre eux utilisent l’eau de robinet dans la cour et 13,1% l’eau d’un robinet public. II.1.2 ASSAINISSEMENT Tableau II.2 : Répartition en pourcentage de la population du ménage selon le type de WC utilisé par le ménage, et pourcentage de la population du ménage utilisant des sanitaires pour l’élimination des excréments, République de Djibouti, 2006 Type de WC utilisé par le ménage Installations sanitaires améliorées Installations sanitaires non améliorées Chasse branchée a égout fosse septique latrines Latrines améliorées auto aérées (LAA) Latrines couvertes Latrines a fosses/trou ouvert Pas de toilettes ou brousse ou champ Autres Total Pourcentage de la population utilisant des sanitaires pour l’élimination des excréments5 District Djibouti 7,5 16,5 1,7 4,1 39 28 0,9 2,3 100.0 68,8 Autres districts 0,0 0,3 0,0 5,9 51,2 19,0 19,9 3,6 100.0 57,5 Milieu Urbain 6,6 14,5 1,5 4,5 42 27 1,6 2,3 100.0 69,1 Rural 0,0 0,4 0 1,7 15,1 16,7 59,3 6,7 100.0 17,3 Education du chef de famille Néant 5,0 7,5 0,8 4,4 44,6 29,4 5,9 2,3 100.0 62,3 Primaire 5,7 14,7 2,0 4,8 46,5 21,6 2,2 2,5 100.0 73,7 Secondaire + 10 27,3 2,4 4,2 29,7 22,4 0,7 3,2 100.0 73,7 Cursus non conventionnel 1,5 15,6 0,0 5,6 54,4 21,5 0,0 1,4 100.0 77,1 Manquant / ND 5,1 10,5 7,3 1,0 27,1 46,2 2,8 0,0 100.0 51,0 Total 6,4 13,9 1,5 4,4 40,9 26,6 3,9 2,5 100.0 67,0 Le Tableau II.2 montre que 67% des ménages de la République de Djibouti vivent dans des maisons équipées d’installations sanitaires améliorées. Ce pourcentage est de 69,1 % en zone urbaine et de 17,3 % en zone rurale. Le district de résidence est un des déterminants pour l’utilisation de sanitaire pour l’élimination des excréments, ils sont 68,8% à Djibouti et 57,5% dans les autres districts. L’education du chef de ménage influence moins l’utilisation de sanitaire pour l’élimination des excréments, ils sont 62,3% pour les chefs de ménage sans éducation, 73,7% pour ceux ayant un niveau d’éducation primaire ou ceux ayant un niveau d’éducation secondaire et plus et finalement 77,1% pour ayant suivi un cursus éducatif non conventionnel. 5 Indicateur MICS 12 ; Indicateur OMD 31 Rapport Préliminaire EDIM 2006 12 II.1.3 UTILISATION DES COMBUSTIBLES SOLIDES Tableau II.4 :Répartition des ménages par pourcentage de types de combustibles de cuisson et pourcentage de ménages utilisant des combustibles solides pour la cuisson, République de Djibouti, 2006 Type de combustible utilise pour la cuisine Electricité GPL7 kérosène Charbon de bois Bois Autres Total Combustibles solides pour la cuisson6 District Djibouti 0,7 4,4 86,9 5,4 1,5 1,0 100,0 7,0 Autres districts 0,1 7,4 48,9 25,2 14,4 3,9 100,0 40,9 Milieu Zone urbaine 0,6 5,1 83,6 6,9 2,5 1,3 100,0 9,5 Zone rurale 0,0 0,6 18,4 47,1 28,4 5,6 100,0 78,9 Education du chef de famille Néant 0,1 4,6 74,8 13,1 5,5 1,9 100,0 19,0 Primaire 0,3 6,6 83,4 6,0 2,1 1,7 100,0 8,5 Secondaire + 1,8 5,2 89,3 2,1 0,9 0,7 100,0 3,0 Total 0,6 4,9 80,6 8,7 3,7 1,5 100,0 12,7 Au total, seulement (12,7 %) des ménages de la République de Djibouti utilisent des combustibles solides pour la cuisson. Cette consommation est très faible en zone urbaine (9,5 %), mais très élevée en zone rurale, où plus des trois quart des ménages (78,9 %) utilisent ce type de source énergétique. Bien que significatifs, les écarts en termes de niveau d’éducation des ménages ne sont pas aussi importants 19% chez les chefs de famille sans éducation, 8,5% chez ceux ayant un niveau primaire et seulement 3% pour un niveau secondaire et plus. Photo 1 : Le Directeur du PAPFAM sur le terrain 6 * Indicateur MICS 24 ; Indicateur OMD 29 7 Gaz Propane Liquéfié Rapport Préliminaire EDIM 2006 13 II.2 EDUCATION II.2.1 TAUX NET DE SCOLARISATION Tableau II.7 : Taux net de scolarisation primaire et taux net de scolarisation secondaire selon certain caractéristiques des ménages, République de Djibouti, 2006 Taux net de scolarisation primaire Taux net de scolarisation secondaire Garçons Filles Ensemble Garçons Filles Ensemble District Djibouti 66,8% 66,4% 66,6% 44,9% 37,5% 41,2% Autres districts 66,3% 62,4% 64,4% 43,7% 33,2% 38,9% Milieu Urbain 67,6% 66,5% 67,1% 45,5% 37,7% 38,9% Rural 49,8% 48,2% 49,0% 22,7% 13,4% 18,1% Total 66,7% 65,7% 66,2% 44,1% 37,8% 41,0% Le taux net de scolarisation primaire8 s’élève à 66,2% (Tableau II.7). En zone urbaine, 67,1 % des enfants sont scolarisés en primaire, contre 49 % en zone rurale. Au niveau national, il n’existe pratiquement aucune différence entre garçons et filles en termes de taux de fréquentation du cycle primaire. Le taux net de scolarisation secondaire9 s’élève à 41% (Tableau II.7). En zone urbaine, 38,9 % des enfants sont scolarisés en secondaire, contre 18,1 % en zone rurale. II.2.2 PARITE GARÇONS ET FILLES Tableau II.9 : Ratio des taux de scolarisation des filles et des garçons aux niveaux primaire et secondaire, République de Djibouti, 2006 Taux net de scolarisation primaire (TNS), filles Taux net de scolarisation primaire (TNS), garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le TNS primaire10 Taux net de scolarisation secondaire (TNS), filles Taux net de scolarisation secondaire (TNS), garçons Indice de parité entre les sexes (IPS) pour le TNS secondaire* Sexe Masculin na 66,7 na na 44,7 na Féminin 65,7 na na 36,8 na na District Djibouti 66,4 66,8 0,99 37,5 44,9 0,83 Autres districts 62,4 66,3 0,94 33,2 43,7 0,76 Milieu Urbaine 66,5 67,6 0,98 37,7 45,5 0,83 Rurale 48,2 49,8 0,97 13,4 22,7 0,59 Total 65,7 66,7 0,98 36,8 44,7 0,82 Le Tableau II.9 fournit les ratios de fréquentation des cycles primaire et secondaire entre filles et garçons. Il révèle que la parité des sexes avoisine 1,00 au cycle primaire (0,98), ce qui indique qu’il n’existe aucune différence entre filles et garçons en termes de fréquentation de l’école primaire. Toutefois, cet indicateur descend à 0,82 pour le cycle secondaire. 8 pourcentage des enfants ayant l'age de scolarisation primaire qui fréquentent l'école primaire ou l'école secondaire. Les enfants ayant l'age de l'école primaire qui fréquentent actuellement l'école primaire ou l'école secondaire sont inclus au numérateur. Tous les enfants ayant l'age de l'école primaire sont inclus au dénominateur. Indicateur MICS n0 55; Indicateur OMD n0 6 9 pourcentage des enfants ayant l'age d'aller à l'école secondaire qui fréquentent un établissement de niveau secondaire ou plus. Les enfants ayant l'age d'aller à l'école secondaire qui fréquentent actuellement un établissement d'enseignement secondaire ou plus sont inclus dans le numérateur. Tous les enfants ayant l'age d'aller à l'école secondaire sont inclus dans le dénominateur. Indicateur MICS n0 56 10 L'indice de parité entre les sexes est le ratio du taux net de scolarisation (primaire ou secondaire) des filles sur celui des garçons. Indicateur MICS 61; Indicateur MDG n0 9 Rapport Préliminaire EDIM 2006 14 II.2.3 Alphabétisation des femmes Tableau II.10 : Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans alphabétisées11, République de Djibouti, 2006 Pourcentage de femmes alphabétisées* Pourcentage non connu12 District Djibouti 48,5% 1,8% Autres districts 41,0% 1,8% Milieu Urbaine 48,4% 1,9% Rurale 14,2% 1,0% Total 47,5% 1,8% 47,5% de l’ensemble des femmes agées de 15 à 24 ans de la République de Djibouti sont alphabétisées. Le milieu de résidence a une forte incidence sur le niveau de ce taux. En effet, seulement 14,2% des femmes agées de 15 à 24 ans vivant en milieu rural sont alphabétisées, alors qu’elle sont 48,4% en milieu urbain. Le district de résidence a une moindre incidence sur le niveau de ce taux (48,5% pour le district de Djibouti et 41,0% pour les autres districts). Photo 2 : Fin de la formation des agents de l’EDIM avec les deux experts du PAPFAM 11 Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans capables de lire une simple phrase décrivant la vie quotidienne (ou qui ont fait des études secondaires ou plus. Indicateur MICS n0 60; Indicateur MDG n0 8 12 Le pourcentage des "non connu" regroupent celles pour lesquelles il n'y avait pas de phrase disponible dans la langue ou dont le réponse n'a pas été enregistrée. Rapport Préliminaire EDIM 2006 15 II.3 KHAT ET TABAC II.3.1 CONSOMATION DU KHAT Tableau II.11 : Répartition en pourcentage des Consommateurs de Khat par groupe d'âge quinquennal district, et milieu de residence, de la République de Djibouti en 2006 Prés d’un quart (25,3 %) de la population sédentaire de la République de Djibouti sont des consommateurs du Khat. Parmi eux 21,1% consomme quotidiennement le khat, 3,8% le consomme une fois par semaine et 0,3% occasionnellement. Le sexe est un déterminant de la consommation du khat, 43,5% des hommes sont des consommateurs du khat contre seulement 3,1% des femmes. Le milieu de résidence n’a pas une grande influence sur la consommation du khat (25,4% pour le milieu urbain contre 23,6% pour le milieu rural). Cette différence est encore plus faible pour les consommateurs quotidient du khat (21,2% contre 20,6%). II.3.2 TABAGISME Tableau II.12 : Répartition en pourcentage des Fumeurs selon le sexe, le district, et milieu de residence, de la République de Djibouti en 2006 20,6 % de la population sédentaire de la République de Djibouti sont des fumeurs. Le sexe est un déterminant de la consommation du tabac, 36,3% des hommes sont des fumeurs contre seulement 5,4% des femmes. Le milieu de résidence n’a pas une grande influence sur la consommation du tabac (20,7% pour le milieu urbain contre 20,2% pour le milieu rural). Chaque jour 1 fois par semaine Occasionnellemen t Jamais Total Total Consommateurs de khat Sexe Hommes 39,7 3,5 0,3 56,4 100,0 43,5 Femmes 3,1 4,1 0,4 92,4 100,0 7,6 Milieu Zone urbaine 21,2 3,9 0,4 74,6 100,0 25,4 Zone rurale 20,6 3,0 0,0 76,4 100,0 23,6 Total 21,1 3,8 0,3 74,7 100,0 25,3 Fumeurs Non Fumeurs Total Sexe Hommes 36.3% 63.7% 100,0 Femmes 5.4% 94.6% 100,0 Milieu Zone urbaine 20.7% 79.3% 100,0 Zone rurale 20.2% 79.8% 100,0 Total 20.6% 79.4% 100,0 Rapport Préliminaire EDIM 2006 16 III SITUATION DES ENFANTS III.1 MORTALITE INFANTILE Tableau III.2 : Taux de mortalité infantile et infanto-juvenile,13 République de Djibouti, 2006 Taux de mortalité infantile14 Taux de mortalité infanto juvénile15 Sexe Masculin 76 103 Féminin 58 81 Milieu Urbain 68 95 Rural 54 73 Total 67 94 En 2006, le taux de mortalité infantile est estimé à 67 pour mille chez les enfants sédentaire de la République de Djibouti, le sexe a une grande influence sur ce taux, en effet il est de 76 pour mille pour les garçons contre 58 pour mille pour les filles. Le milieu de résidence est aussi un déterminant de la mortalité infantile, 68 pour mille chez les enfants vivants en milieu urbain contre 54 pour mille pour ceux vivants en milieu rural. Le taux de mortalité infanto-juvenile est estimé à 94 pour mille, et comme pour le taux de mortalité infantile le sexe (103 pour mille chez les garçons contre 81 pour mille chez les filles), et le milieu de résidence (95 pour mille en milieu urbain et 73 pour mille en milieu rural) sont des déterminants de son niveau. Encadré n° 1 : Evolution des taux de mortalité infantile entre 2002 et 2006 Taux de mortalité enfants moins de 5 ans Taux de mortalité infantile 94 67 121 102,9 0 20 40 60 80 100 120 140 EDSF 2002 EDIM 2006 13 Les taux de mortalité infantile et infanto-juvenile sont obtenus grâce à un calcul qui repose sur les informations issues du nombre de femmes, nombre d'enfants nés vivants et la proportion d'enfants décédés, selon l'âge de la femme. Les chiffres nécessaires à la production de ce tableau sont donnés par le module sur la mortalité des enfants. 14 Indicateur MICS n. 2; Indicateur OMD n. 14 15 Indicateur MICS n. 1; Indicateur OMD n. 13 Les taux de mortalité infantile et infanto juvénile ont diminués entre 2002 et 2006 en passant respectivement de 102,9 pour mille à 67 pour mille et de 121 pour mille à 94 pour mille Rapport Préliminaire EDIM 2006 17 III.2 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES Tableau III.3 : Répartition en pourcentage des enfants âgés de 0-59 mois selon que la naissance est enregistrée et les raisons du non-enregistrement, République de Djibouti, 2006 La naissance n'a pas été enregistrée parce que: La naissance est enregistrée 16 Nombre d'enfants âgés de 0-59 mois Coût élevé Lieu d'enregistre ment trop loin Ne savait pas que l'enfant devrait être enregistré Il était tard et ne voulait pas payer d'amende Ne savait pas où faire l'enregistre ment Autre Ne sait pas Total Sexe Masculin 90,6 1 196 22,2 19,5 4,0 0,0 8,0 33,7 9,4 100,0 Féminin 87,5 1 049 29,2 18,0 3,3 5,0 9,1 28,1 6,0 100,0 District Djibouti 89,0 1 918 26,8 13,3 3,4 3,1 9,4 33,7 8,0 100,0 Autres districts 89,8 327 20,6 54,2 5,1 0,0 3,2 10,7 6,2 100,0 Milieu Urbaine 89,5 2 151 26,5 14,6 3,9 2,9 9,1 32,7 8,0 100,0 Rurale 81,5 94 19,5 73,4 0,0 0,0 2,0 3,4 1,7 100,0 Total 89,2 2 245 26,0 18,7 3,6 2,7 8,6 30,7 7,6 100,0 Pour les enfants de moins de cinq ans de la République de Djibouti, 89,2 % des naissances ont été enregistrées (Tableau III.3). Il n’existe aucune variation significative de l’enregistrement des naissances en termes de sexe, de district, de lieu de résidence, d’âge ou de niveaux d’instruction de la mère. Les cas de naissances non enregistrées, semble essentiellement due à la proportion relativement importante de mères qui estiment que le lieu d'enregistrement est trop loin ou que le coût est très élevé. Photo 3 : Travaux de saisie de données dans les locaux de la DISED 16 Le dénominateur de ce tableau est constitué de tous les enfants âgés de 0-59 mois. Le numérateur pour cet indicateur inclut les enfants de 0-59 mois dont l'acte de naissance a été vu par l'agent enquêteur ou dont la mère/tutrice dit que la naissance a été enregistrée à l'état civil. Indicateur MICS n0 62 Rapport Préliminaire EDIM 2006 18 III.3 ÉTAT NUTRITIONNEL Tableau III.4 : Pourcentage d'enfants âgées de 0-59 mois qui sont modérément ou sévèrement malnourris, Poids pour âge Taille pour âge Poids pour taille % au-dessous de % au- dessous de % au-dessous de % au- dessous de % au- dessous de % au- dessous de % au- dessous de - 2 SD* - 3 SD* - 2 SD** - 3 SD** - 2 SD*** - 3 SD*** + 2 SD Sexe Masculin 30,8 11,1 34,1 21,7 21,2 8,2 9,5 Féminin 26,8 9,4 30,7 17,4 20,2 6,7 11,1 District Djibouti 26,7 8,8 31,1 18,7 19,2 6,7 10 Autres districts 44,2 20,5 42,8 27,2 31,5 12,9 11,6 Milieu Urbain 28,3 10 32,1 19,5 20,2 7,3 10,1 Rural 45,5 17,2 43,5 26,8 35,1 12 12,1 Total 28,9 10,3 32,6 19,7 20,7 7,5 10,2 Le Tableau III.4 présente les pourcentages d’enfants classés dans chacune de ces catégories, sur la base des mesures anthropométriques prises lors du travail de terrain. En outre, le tableau inclut le pourcentage d’enfants ayant un excès de poids, à savoir ceux dont le rapport poids-taille est de 2 écarts types au-dessus de la médiane de la population de référence. Plus d’un enfant de moins de cinq ans sur quatre vivant en République de Djibouti est modérément maigre (28,9 %), contre 10,4 % pour la catégories des enfants sévèrement maigres (Tableau III.4). Trente pour cent des enfants ont un retard de croissance ou sont trop courts par rapport à leur âge, alors que vingt pour cent ont une déperdition ou sont trop maigres pour leur taille. En termes d’âge, le pourcentage de malnutrition selon les trois indices est plus élevé chez les enfants de 12-23 mois que chez les tranches d’âge inférieures ou supérieures (Figure 3). Cette tendance est prévisible, car elle correspond à l’âge où beaucoup d’enfants sont sevrés du lait maternel et exposés à la contamination due à l’eau, aux aliments et à l’environnement. Figure 3 : Pourcentage d’enfants malnutris, République de Djibouti, 2006 0 5 10 15 20 25 30 < 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois Faible poids Retard de croissance Déperdition Rapport Préliminaire EDIM 2006 19 III.4 ALLAITEMENT MATERNEL Tableau III.5 : Pourcentage d'enfants vivants selon le statut d'allaitement maternel17 à différents groupes d'age, République de Djibouti, 2006 Enfants de 0-3 mois Enfants de 0-5 mois Enfants de 6-9 mois Enfants de 12-15 mois Enfants de 20-23 mois Pourcentage, allaitement maternel exclusif Pourcentage, allaitement exclusif18 Pourcentage d'enfants recevant le lait maternel et des aliments solides et semi solides (purée)19 Pourcentage, allaitement maternel 22 Pourcentage, allaitement maternel20 Sexe Masculin 3,8 2,5 25,6 51,9 14,8 Féminin 0,0 0,0 20,1 55,8 22,4 District Djibouti 2,4 1,5 24,1 53,0 18,4 Autres districts 0,0 0,0 11,7 59,2 17,9 Milieu Urbain 2,1 1,3 23,8 53,6 18,3 Rural 0,0 0,0 4,0 49,7 21,0 Total 2,0 1,3 23,1 53,5 18,4 Dans le Tableau III.5, l’état d’allaitement maternel est basé sur les déclarations de la mère/tutrice de l’enfant concernant la consommation en aliments et de bouillies au cours des 24 heures qui ont précédé l’enquête. L’allaitement exclusif fait référence aux nourrissons qui n’ont reçu que du lait maternel et des vitamines, des compléments minéraux ou des médicaments. Le tableau représente l’allaitement exclusif des nourrissons pendant les six premiers mois (en tranches séparées de 0-3 mois et de 0- 5 mois), ainsi que l’alimentation complémentaire des enfants de 6-9 mois et la poursuite de l’allaitement chez les enfants de 12-15 mois et 20-23 mois. Seulement 3,3 % des enfants âgés de moins de six mois sont exclusivement nourris au lait maternel, un niveau largement inférieur au taux recommandé. À l’âge de 6-9 mois, 23,1 % des enfants reçoivent du lait maternel et des aliments solides et semi solides. Avant l’âge de 12-15 mois, 53,5 % des enfants continuent de téter le lait maternel. Avant 20-23 mois, 18,4 % sont toujours allaités au sein. L’allaitement exclusif est plus probable chez les garçons que chez les filles, tandis l’apport d’aliments complémentaires à temps est plus élevé chez ces dernières. 17 Le statut d'allaitement maternel repose sur les réponses des mères/tutrices relatives à la consommation des enfants au cours des 24 heures précédant l'interview. L'allaitement maternel exclusif réfère aux enfants qui reçoivent seulement le lait maternel ou le lait maternel + des vitamines, suppléments minéraux ou des médicaments. L'alimentation complémentaire réfère aux enfants qui reçoivent le lait maternel et des aliments solides ou semi solides. 18 Enfants encore allaités au sein et ne prenant aucun autre aliment. Indicateur MICS n0 15 19 Enfants encore allaités au sein et compléments alimentaires consommés au cours des 24 heures, même si d'autres substituts de lait maternel sont consommés. Indicateur MICS n0 17 20 Enfants encore allaités au sein. Indicateur MICS n0 16 Rapport Préliminaire EDIM 2006 20 III.5 VACCINATION Tableau III.6 : Pourcentage d'enfants de 12-23 mois vaccinés21 contre les maladies de l'enfance à un moment quelconque avant l'enquête et avant le premier anniversaire, République de Djibouti, 2006 Carnet de Vaccination Déclaration de la mère Total Enfants vaccinés avant l’enquête Vacciné avant l'âge de 12 mois BCG 22 46,4 41,1 87,5 87,5 DPT 3 23 44 17,2 61,2 56,8 Polio 3 24 43,9 6 49,8 46,2 Rougeoles25 36,7 36,8 73,5 65 Tous26 35,2 4,3 39,6 32,2 Aucun 0,0 10,5 10,5 10,5 Nombre d'enfants de 12-23 mois 450 450 450 450 Pour les enfants de moins de cinq ans, les enquêteurs ont demandé à la mère de fournir le carnet de vaccination. Les enquêteurs ont reporté dans le questionnaire EDIM2006 les vaccins mentionnés dans ces carnets. Au total, 46,4 % des enfants possèdent des carnets de santé (Tableau III.6). Pour les enfants qui n’en possèdent pas un, les enquêteurs ont demandé à la mère d’essayer de se rappeler si l’enfant a reçu ou non chacun des vaccins, ainsi que le nombre de fois pour le DPT. Le Tableau III.6 indique le pourcentage d’enfants de 12 à 23 mois ayant reçu tous les vaccins. Son dénominateur est composé d’enfants âgés de 12-23 mois de façon à ne compter que les enfants suffisamment âgés pour être complètement vaccinés. Dans le volet supérieur, le numérateur inclut l’ensemble des enfants vaccinés à un moment quelconque avant l’enquête sur la foi du carnet de vaccination ou du témoignage de la mère. Le volet inférieur inclut uniquement les enfants vaccinés avant leur premier anniversaire. Pour les enfants dépourvus de carnet de vaccination, la proportion de vaccins pris avant le premier anniversaire est supposée identique à celle des enfants ayant un carnet. Environ 87 % des enfants âgés de 12 à 23 mois ont reçu le vaccin du BCG avant 12 mois, tandis que 80,7 % ont pris la première dose de DPT. Pour les deuxième et troisième doses, le pourcentage baisse respectivement à 70,4 % et à 56,8 % (Figure 3). 21 Ce tableau est basé sur des informations issues du carnet de vaccination, dans les cas où le carnet n'est pas disponible, se base sur la déclaration de la mère ou de la personne en charge de l'enfant sur l'historique des vaccinations. Le dénominateur pour les taux de couverture des vaccinations inclut les enfants âgés de 12-23 mois, de manière que seulement les enfants en age d'avoir reçu toutes les vaccinations sont pris en compte. 22 Nombre total d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre BCG, avant 12 mois, selon le carnet ou la mère Indicateur MICS 25 23 Nombre total d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre DPT3 avant 12 mois, selon le carnet ou la mère. Indicateur MICS 27 24 Nombre total d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre Polio3 avant 12 mois, selon le carnet ou la mère. Indicateur MICS 26 25 Nombre total d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre la Rougeole avant 12 mois, selon le carnet ou la mère. Indicateur MICS 28; Indicateur OMD 15 26 Nombre d'enfants de 12-23 mois ayant reçu un vaccin contre DPT1-3, Polio-1-3, BCG et Rougeole avant leur 1er anniversaire. Indicateur MICS 28 Rapport Préliminaire EDIM 2006 21 Figure 3 : 0 20 40 60 80 100 BCG DPT Polio Rougeoles Tous Dose 1 Dose 2 Dose 3 De même, 75,9 % des enfants ont reçu le vaccin Polio 1 avant l’âge de 12 mois, mais ce taux baisse à 63,2 % pour le Polio 2 avant de devenir 46,2% pour la troisième dose. La couverture contre la rougeole avant 12 mois quant à elle, est de 65%. Avant le passage des enquêteurs de l’EDIM 2006, 39,6 % des enfants ont reçu la totalité des huit vaccinations recommandées. Ce chiffre baisse à 32,2 % seulement pour les enfants ayant pris la totalité avant leur premier anniversaire. Rapport Préliminaire EDIM 2006 22 III.6 TRAITEMENT ANTIBIOTIQUE DES ENFANTS SUSPECTES DE PNEUMONIE Cette question a été limitée aux enfants suspectés de pneumonie au cours des deux semaines précédant l’enquête ou qui n’ont pas reçu d’antibiotiques au cours de la même période. Tableau III.7 : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois chez qui un cas de pneumonie est suspecté27 et qui a reçu un traitement à l'antibiotique, République de Djibouti, 2006. Pourcentage d'enfants de 0-59 mois chez qui un cas de pneumonie a été suspecté et qui a reçu un traitement à l'antibiotique durant les 2 dernières semaines28 Sexe Masculin 42,9 Féminin 42,0 District Djibouti 41,8 Autres districts 49,5 Milieu Urbain 42,9 Rural 19,7 Total 42,5 Le Tableau III.7 présente l’utilisation d’antibiotiques pour le traitement des enfants de moins de 5 ans suspectés de pneumonie par sexe, âge, région, et lieu de résidence. En République de Djibouti, 42,5 % des enfants de moins de 5 ans suspectés de pneumonie ont reçu un antibiotique au cours des deux semaines précédant l’enquête. Le pourcentage était largement inférieur chez les enfants résidant en mileu rural (19,7%). 27 Les enfants chez qui un cas de pneumonie est suspecté sont ceux qui ont eu une maladie accompagnée de toux avec une respiration rapide ou difficile et dont les symptômes sont dus à un problème dans la poitrine, ou à la fois, un problème dans la poitrine et le nez bouché. 28 MICS indicateur 22 Rapport Préliminaire EDIM 2006 23 III.7 PALUDISME III.7.1 UTILISATION DE MOUSTIQUAIRES Tableau III.8 : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois ayant dormi sous une moustiquaire traité la nuit précédante, République de Djibouti, 2006. Pourcentage d'enfants qui : Ont dormi sous une moustiquaire29 Ont dormi sous une moustiquaire traitée30 Ont dormi sous un moustiquaire mais on ne sait pas s'il est traité On ne sait pas s’ils ont dormi sous une moustiquaire N'ont pas dormi sous une moustiquaire Sexe Masculin 8,7 1,2 7,5 0,3 91,0 Féminin 9,4 1,4 8,1 0,7 89,8 District Djibouti 7,2 1,1 6,0 0,5 92,3 Autres districts 19,9 2,2 17,7 0,7 79,4 Milieu Urbain 9,1 1,3 7,8 0,5 90,4 Rural 7,7 0,7 7,0 1,1 91,2 Total 9,0 1,3 7,7 0,5 90,5 D’après les résultats, plus de 90% des enfants de moins de cinq ans n’ont pas dormi sous un moustiquaire durant la nuit précédant le jour de l’enquête. seulement 9 % ont dormi sous une moustiquaire. Pour 1,3 % d’entre eux les moustiquaires étaient imprégnés et pour 7,7% on ne sait pas s’ils l’étaient ou non. (Tableau III.8). III.7.2 FIEVRE Les enquêteurs ont posé des questions relatives à la prévalence et au traitement de la fièvre chez les enfants de moins de cinq ans. Seulement 5,9% des enfants ont été atteints de fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête EDIM 2006 (Tableau II.9). La prévalence de la fièvre varie avec l’âge, elle connaît un creux à l’âge de 24-35 mois (4,4 %). La fièvre est moins fréquente chez les enfants dont la mère a fait des études secondaires ou supérieures (4,6%) que chez ceux dont la mère est moins scolarisée. Les écarts régionaux en matière de prévalence de la fièvre sont conséquent, variant de (1% dans le district de Djiboiti à % dans les autres districts). Les enquêteurs ont demandé aux mères de signaler tous les médicaments donnés à l’enfant pour traiter la fièvre, y compris ceux qui ont été administrés à domicile ou administrés/prescrits dans une formation sanitaire. Au total, 9,5 % des enfants atteints de fièvre au cours des deux dernières semaines ont été traités avec un médicament antipaludéen « approprié », et 2,9 % ont reçu ces médicaments dans les 24 heures qui ont suivi l’apparition des symptômes. En République de Djibouti, les enfants atteints de fièvre ont été le plus souvent soignés avec d’autres types de médicaments que les antipaludéens. Deux enfants sur trois ont 29 Indicateur MICS 38 30 Dans le module Malaria, ceux qui ont dormi sous un moustiquaire qui était : (1) durable OU (2) prétraité obtenu dans les 12 mois OU (3) autres moustiquaires obtenus dans les 12 derniers mois et déjà traités. Indicateur MICS 37. Indicateur OMD 22. Rapport Préliminaire EDIM 2006 24 reçu des antipyrétiques comme le paracétamol (36,8%), l’aspirine (22,6%) ou l’ibuprofine (8,1%), soit au total (67,5%). Au total en République de Djibouti, l’administration de médicaments antipaludéens est plus improbable chez les enfants atteints de fièvre, cette dernière est généralement soignée par des antipyrétiques. La prévalence du paludisme est peu élévée chez les enfants atteints de fièvre (5,9%). Photo 4 : Les agents de terrain et leurs contrôleurs en zone péripherique de Djibouti Rapport Préliminaire EDIM 2006 25 Tableau III.9 : Pourcentage d'enfants de 0-59 mois qui ont été malades avec une fièvre dans les 2 dernières semaines et qui ont reçu un traitement anti paludéen, République de Djibouti, 2006. Enfants ayant eu une fièvre dans les 2 dernières semaines et qui ont été traités avec : Anti-paludéens : Autres médicaments: A eu une fièvre dans les 2 dernières semaines SP/ Fansidar Chloroquine Amodi a Quine Quinine Combinaisons d'artemisine Autres anti- paludée ns Tout anti- paludéen approprié Paracétamol/ Panadol/ Acetamin- ophen Aspirine Ibuprofen Autre Ne sait pas Tout traitement anti-paludéen approprié dans les 24 heures sur la base des symptômes31 Sexe Masculin 5,6 1,7 0,6 1,7 1,7 0,0 0,0 2,3 30,4 23,1 8,5 13,9 17,3 1,7 Féminin 6,3 6,3 9,4 1,7 3,9 0,4 5,3 16,8 43,4 22,1 7,7 8,6 8,1 4,1 District Djibouti 6,3 4,1 4,9 1,7 3,1 0,0 2,9 9,4 34,7 21,8 7,4 11,1 13,7 2,7 Autres districts 3,5 2,7 6,1 2,0 0,0 2,5 0,0 10,6 59,0 31,2 15,2 12,4 2,7 4,7 Milieu Urbain 6,1 4,0 5,0 1,7 2,8 0,2 2,7 9,6 36,7 22,7 8,2 10,9 12,9 2,9 Rural 1,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 42,4 15,2 0,0 42,4 0,0 0,0 Total 5,9 4,0 5,0 1,7 2,8 0,2 2,6 9,5 36,8 22,6 8,1 11,2 12,8 2,9 31 La somme des pourcentages ne tombe pas à 100, étant donné la variété des médicaments, puisque certains enfants ont pu recevoir plus d'un médicament. Le pourcentage, étant donné un 'traitement anti-paludéen approprié dans les 24 heures sur la base de symptôme’ inclut ceux qui ont été donnés Rapport Préliminaire EDIM 2006 26 IV SITUATION DES FEMMES EN AGE DE PROCREER IV.1 MARIAGE PRECOCE TABLEAU IV.1. : POURCENTAGE DE FEMMES AGEES DE 15-49 ANS MARIEES PRECOCEMENT, REPUBLIQUE DE DJIBOUTI, 2006 Pourcentage de femmes mariées avant l'age de 15 ans32 Pourcentage de femmes mariées avant l'age de 18 ans34 Pourcentage de femmes de 15-19 ans mariées33 District Djibouti 2,7 9,4 4,0 Autres districts 3,0 10,7 5,4 Milieu Urbain 2,8 9,4 4,0 Rural 3,5 13,6 12,8 Total 2,8 9,5 4,2 Parmis les femmes mariées âgées de 15 à 49 ans vivant en République de Djibouti, 2,8% ont été mariées avant l’âge de 15 ans, 9,5% se sont mariées avant l’âge de 18 ans et 4,2% sont actuellement âgées de 15 à 19 ans. Le district de Djibouti présente des pourcentages de femmes mariées avant l’âge de 15 ans, de femmes mariées avant l’âge de 18 ans et de femmes de 15 à 19 ans mariées moins élévés (respectivement 2,7%, 9,4% et 4%) que ceux observés dans les autres distict (respectivement 3%, 10,7% et 5,4%). Le mariage précoce est plus fréquent en milieu rural, on observe 3,5% des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans vivant en milieu rural ont été mariées avant l’âge de 15 ans (contre 2,8% pour celles vivant en milieu urbain), 13,6% se sont mariées avant l’âge de 18 ans (contre 9,4% pour celles vivant en milieu urbain) et 12,8% sont actuellement âgées de 15 à 19 ans (contre 4% pour celles vivant en milieu urbain). IV.2 MUTILATION GENITALE FEMININE TABLEAU IV.2. : POURCENTAGE DE FEMMES AGEES DE 15 A 49 ANS AYANT SUBIT UNE MGF ET LE TYPE DE MGF, REPUBLIQUE DE DJIBOUTI, 2006 Pourcentage de femmes ayant subit: Tout type de MGF * MGF Type I (Sunna) MGF Type II (Excision) MGF Type III (Infibulation) MGF Type indéterminé Total District Djibouti 92,9 25,3 7,2 66,2 1,3 100,0 Autres Districts 94,9 22,3 1,7 73,8 2,2 100,0 Milieu Urbain 93,1 25,1 6,6 66,9 1,5 100,0 Rural 95,5 19,1 1,1 79,2 0,6 100,0 Total 93,1 24,9 6,4 67,2 1,5 100,0 En République de Djibouti, 93,1% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont déclarées avoir subit une mutilation génitale féminine. Parmis ces femmes 24,9% ont déclarées qu’elles 32 Femmes qui était déjà mariées/en union à 15 ans, ou à 18, calculé en utilisant le Century Month Codes (CMCs). Indicateur MICS n0 67 33 Femmes âgées de 15-19 actuellement mariées ou en union. Indicateur MICS n0 68 Rapport Préliminaire EDIM 2006 27 ont subit une MGF de type I (Sunna), 6,4% une MGF de type II (Excision), 67,2% une MGF de type III (Infibulation) et 1,5% n’ont pas précisées le type de MGF. Le lieu de residence est un déterminant du niveau et du type des MGF, en effet elles sont 92,9% dans le district de Djibouti (contre 94,9% dans les autres districts), la sunna, l’excision et l’infibulation représentent respectivement 25,3%, 7,2% et 66,2% des MGF dans le district de Djibouti (contre 22,3%, 1,7% et 72,8% dans les autres districts). Elles sont 93,1% en milieu urbain (contre 95,5% en milieu rural). La sunna et l’infibulation représentent respectivement 25,1% et 66,9% en milieu et 19,1% et 79,2% en milieu rural. Encadré n° 2 : Evolution des MGF entre 2002 et 2006 A subi MGF EDSF 2002 EDIM 2006 93,1 98,3 90,0 91,0 92,0 93,0 94,0 95,0 96,0 97,0 98,0 99,0 EDSF 2002 EDIM 2006 Le pourcentage des femmes mariées âgées de 15 à 49 ans ayant subie une mutilation génitale féminine (MGF) a diminué entre 2002 et 2006, en passant de 98,3% à 93,1%. MGF Type I (Sunna) MGF Type II (Excision) MGF Type III (Infibulation) MGF Type indéterminé EDSF 2002 EDIM 2006 24,9 6,4 67,2 1,5 7,5 17,4 74,8 0,30,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 EDSF 2002 EDIM 2006 Parmi les femmes ayant subie une MGF on remarque une évolution significative du type de MGF subi entre 2002 et 2006, la sunna passe de 7,5% à 24,9% alors que l’infibulation recule en passant de 74,8% à 67,2% Rapport Préliminaire EDIM 2006 28 CONTRACEPTION IV.2.1 UTILISATION DE LA CONTRACEPTION TABLEAU IV.3: POURCENTAGE DE FEMMES AGEES DE 15-59 ANS ACTUELLEMENT MARIEES QUI UTILISENT (OU DONT LE PARTENAIRE UTILISE) UNE METHODE CONTRACEPTIVE, REPUBLIQUE DE DJIBOUTI, 2006 Pourcentage de femmes actuellement mariées qui utilisent: N'utilise aucune méthode Stérilisation féminine Pilule DIU Injections Préservatif Diaphragme / mousse/gelée Autre méthode Toute méthode moderne34 Toute méthode traditionnelle35 Toute méthode36 District Djibouti 80,8 0,3 14,6 0,4 2,7 0,2 0,6 0,3 18,4 0,7 19,2 Autres districts 89,4 0,4 8,0 0,3 1,0 0,0 0,0 0,8 9,9 0,7 10,6 Milieu Urbain 81,6 0,3 14,1 0,4 2,5 0,2 0,6 0,3 17,7 0,7 18,4 Rural 95,1 0,8 1,5 0,3 0,5 0,0 0,9 0,8 3,5 1,4 4,9 Total 82,2 0,3 13,6 0,4 2,5 0,2 0,6 0,3 17,1 0,7 17,8 Le taux de prévalence contraceptif chez les femmes mariées âgés de 15 à 49 ans est de 17,8 % (Tableau IV.3.). La pilule est la méthode contraceptive la plus courante, elle est utilisée par 13,6 % des femmes mariées vivant en République de Djibouti. Pratiquée par 2,5 % des femmes mariées, les injections arrive en deuxième position. Seulement 1,7 % des femmes utilisent toute les autres méthodes confondus ( DIU 0,4 %, stérilisation féminine 0,3 %, préservatif 0,2 % etc. ). La prévalence des contraceptifs est plus élevée dans le district de Djibouti, avec un taux de 19,2 %, contre 10,6 % dans les autres districts. Encadré n° 3 : Evolution de la contraception entre 2002 et 2006 Taux de prévalence des contraceptifs (%) EDSF 2002 EDIM 2006 17,8 11,9 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 EDSF 2002 EDIM 2006 34 Les méthodes modernes de contraception incluent:la stérilisation féminine ou masculine, pilule, IUD, injection, implant, préservatif masculin et féminin, diaphragme, mousse /gelée 35 Les méthodes traditionnelles incluent: amendement post-partum, abstinence périodique, retrait, et d'autres méthodes 36 Indicateur MICS n0 21; Indicateur MDG n0 19C Le taux de prévalence contraceptif chez les femmes mariées âgés de 15 à 49 ans a connu une augmentation conséquente entre 2002 et 2006 en passant de 11,9% à 17,8% Rapport Préliminaire EDIM 2006 29 IV.3 SANTE REPRODUCTIVE IV.3.1 SOINS PRENATALS Tableau IV.5. : Pourcentage de femmes enceintes recevant des soins prénatals parmi les femmes âgées de 15-49 ayant accouché pendant les deux dernières années précédant l'enquête, et pourcentage de femmes enceintes recevant des soins spécifiques, République de Djibouti, 2006. Pourcentage de femmes ayant : Pourcentage de femmes enceintes recevant des soins prénatals au moins une fois pendant la grossesse Fait un test sanguin* Fait prendre sa tension (pression du sang)* Fait un prélèvement d'urine* Fait prendre son poids* District Djibouti 96,7 82,2 89,7 79,6 89,1 Autres districts 93,1 48,2 73,9 61,2 74,8 Milieu Urbain 96,7 80,1 89,5 79,0 89,1 Rural 84,3 33,1 43,7 36,4 43,8 Total 96,3 78,5 88,0 77,6 87,5 En République de Djibouti, 96,3 % des femmes âgées de 15-49 ayant accouché pendant les deux dernières années précédant l'enquête, ont reçus des soins prénatals au moins une fois pendant la grossesse. Parmi ces femmes 88 % ont fait prendre leur tension, 87,5% ont été pesées, 78,5 % ont fait un test sanguin et 77,6 % un prélèvement d’urine. IV.3.2 LES PRESTATAIRES DE SOINS PRENATALS Tableau IV.6. : Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans ayant accouché au cours des deux dernières années selon le type de prestataire de soins prénatals, République de Djibouti, 2006. Personne offrant les soins prénatals** Médecin Infirmière/sage femme Sage femme auxiliaire Accoucheuse traditionnelle Autre N'a reçu aucun soin prénatal Total Tout personnel qualifie* District Djibouti 18,5 64,3 11,4 0,1 2,3 3,3 100,0 94,3 Autres districts 8,2 57,8 10,4 5,8 10,9 6,9 100,0 76,5 Milieu Urbain 18,0 64,4 11,5 0,3 2,5 3,3 100,0 93,9 Rural 0,8 40,1 6,2 12,9 24,4 15,7 100,0 47,0 Total 17,4 63,6 11,3 0,7 3,2 3,7 100,0 92,3 92,3 % des femmes qui ont accouchées au cours des deux années précèdent l’enquête EDIM 2006, ont reçu des soins prénatals auprès d’un personnel qualifié. Parmi elles 17,4% ont reçu les soins prénatal avec un médecin, 63,6 % auprès d’une infirmière / sage femme et 11,3% auprès d’une auxiliaire sage femme. Rapport Préliminaire EDIM 2006 30 IV.3.3 ASSISTANCE PENDANT L'ACCOUCHEMENT Tableau IV.7 : Répartition en pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance au cours des deux années précédant l'enquête selon le type de personnel ayant assisté l'accouchement, République de Djibouti, 2006.37 Personnel ayant assiste l'accouchement Médecin Infirmière/ sage- femme Sage femme auxiliaire Accoucheuse traditionnelle Autre Pas d'assistance Total Tout personnel qualifie38 Accouche ment dans un centre de santé39 District Djibouti 8,1 72,5 14,5 1,5 1,6 1,7 100,0 95,1 90,7 Autres districts 11,8 48,0 14,7 11,6 10,6 3,1 100,0 74,6 60,2 Milieu Urbain 8,8 71,2 14,7 1,9 1,7 1,7 100,0 94,7 89,2 Rural 0,8 29,8 9,7 24,9 29,1 5,8 100,0 40,3 36,5 Total 8,5 69,9 14,6 2,6 2,6 1,9 100,0 92,9 87,4 Environ 92,9 % des naissances survenues au cour de l’année précédant l’enquête EDIM ont été assistées par un personnel qualifié (Tableau IV.7). Ce pourcentage est plus élevée dans le district de Djibouti (95,1 %) que dans les autres districts (60,2 %). Plus deux naissance sur trois (69,9 %) survenues au cours de l’année précédant l’enquête EDIM ont été assistées par une Infirmière/sage-femme. Les médecins ont suivi seulement 8,5 % des naissances, contre 14,6 % pour les auxiliaires Sage/femme. En tout, 87,4 % des naissances ont eu lieu dans un centre de santé. Encadré n°4 : Evolution de l’assistance des accouchements entre 2002 et 2006 37 Le dénominateur est le nombre total de femmes ayant eu une naissance au cours des 2 dernières années 38 Le personnel qualifié est constitué de: médecins, infirmières, sages-femmes, sages-femmes auxiliaires. MICS indicateur 4; ODM indicateur 17, 39 Structure de santé. MICS indicateur 5 Rapport Préliminaire EDIM 2006 31 Pourcentage d'accouchement assisté par un personnel qualifié EDSF 2002 EDIM 2006 92,9 90,9 89,5 90 90,5 91 91,5 92 92,5 93 EDSF 2002 EDIM 2006 Les accouchements assistés par un personnel qualifié ont augmenté entre 2002 et 2006 en passant de 90,9% à 92,9% Rapport Préliminaire EDIM 2006 32 IV.4 CONNAISSANCES SUR LA TRANSMISSION DU VIH/SIDA IV.4.1 PARFAITE CONNAISSANCE DES VOIES DE TRANSMISSION DU VIH/SIDA Tableau IV.10 : Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont une parfaite connaissance des voies par lesquelles le VIH/SIDA est transmis, République de Djibouti, 2006. Connaît 2 moyens de prévenir la transmission du VIH A correctement identifié 3 préjugés concernant la transmission du VIH/SIDA Ont une parfaite connaissance (a identifié 2 moyen de prévention et 3 préjugés)40 District Djibouti 40,6 30,0 18,0 Autres districts 42,1 26,7 17,2 Milieu Urbain 41,2 30,1 18,2 Rural 28,1 13,4 7,8 Total 40,8 29,6 17,9 Le Tableau IV.10 présente le pourcentage de femmes de 15 à 49 ans qui connaissent deux méthodes de prévention de la transmission du HIV. La connaissance des méthodes de prévention du VIH est toujours assez faible même s’il existe des différences selon le lieu de résidence. En tout, 40,8 % des femmes affirment connaître deux méthodes de prévention, en zone rurale elles sont 28,1% contre 41,2 % en zone urbaine Photo 5 : Le Ministre de santé faisant un discours pour les agents de l’EDIM à la ceremonie de lancement des travaux de terrain 40 Ce tableau combine des informations des deux précédents tableaux. Le numérateur de la troisième colonne inclut les femmes qui connaissent les 2 moyens de prévenir la transmission du VIH (avoir un seul partenaire fidèle et non infecté et utiliser un condom chaque fois et a identifié correctement 3 préjugés concernant le VIH (rejeter les deux plus courants préjugés et accepter qu'une personne apparemment saine peut avoir le SIDA. Toutes les femmes sont inclues dans le dénominateur incluant ceux qui n'ont pas entendu parler du SIDA. Indicateur MICS 82; Indicateur OMD 19b

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