Togo - Multiple Indicator Cluster Survey - 2010

Publication date: 2010

2010 Fonds des Nations Unies pour l’Enfance Suivi de la situation des Enquête par grappes à indicateurs multiples enfants et des femmes Ministère auprès du Président de la République, chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale Togo L’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) du Togo a été menée en 2010 par la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale (DGSCN). L’appui financier et technique a été fourni par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). MICS est un programme international d’enquête ménage élaboré par l’UNICEF. L’enquête MICS du Togo a été menée dans le cadre de la quatrième édition mondiale des enquêtes MICS (MICS 4). MICS fournit des informations actualisées sur la situation des enfants et des femmes et mesure les indicateurs clés qui permettent aux pays de suivre les progrès dans la voie de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et des autres engagements convenus au plan international. Les informations additionnelles relatives au projet mondial MICS peuvent s’obtenir en consultant le site www.childinfo.org. Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale (DGSCN). Enquête par grappes à indicateurs multiples MICS Togo, 2010, Rapport final. 2010 Fonds des Nations Unies pour l’Enfance Suivi de la situation des Enquête par grappes à indicateurs multiples enfants et des femmes Ministère auprès du Président de la République, chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale Togo Mars 2012 iv M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2007/Julie Pudlowski S u i v i d e l a s i t u a t i o n d e s e n f a n t s e t d e s f e m m e s v M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau récapitulatif des résultats Indicateurs des Enquêtes par grappes à indicateurs multiples (MICS) et des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), Togo, 2010 Sujet Numéro Indicateur MICS4 Numéro Indicateur OMD Indicateur Valeur MORTALITÉ DES ENFANTS Mortalité des enfants 1.1 4.1 Taux de mortalité enfants moins de cinq ans 124 pour mille 1.2 4.2 Taux mortalité infantile 78 pour mille NUTRITION Etat nutritionnel 2.1a 1.8 Prévalence insuffisance pondérale Modérée et grave (- 2 SD) 16,6 pour cent 2.1b Grave (- 3 SD) 4,2 pour cent 2.2a Prévalence retard croissance Modéré et grave (- 2 SD) 29,7 pour cent 2.2b Grave (- 3 SD) 8,7 pour cent 2.3a Prévalence émaciation Modérée et grave (- 2 SD) 4,8 pour cent 2.3b Grave (- 3 SD) 1,0 pour cent Allaitement et alimentation infantile 2.4 Enfants jamais allaités 4,0 pour cent 2.5 Mis au sein moins d’une heure après la naissance 46,0 pour cent 2.6 Allaitement exclusif des moins de 6 mois 62,4 pour cent 2.7 Poursuite allaitement à 1 an 92,5 pour cent 2.8 Poursuite allaitement à 2 ans 63,8 pour cent 2.9 Allaitement prédominant moins de 6 mois 75,6 pour cent 2.10 Durée moyenne de l’allaitement 22,7 pour cent 2.11 Allaitement au biberon 3,7 pour cent 2.12 Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous 44,2 pour cent 2.13 Fréquence repas minimum 34,3 pour cent 2.14 Allaitement approprié à l’âge 64,6 pour cent 2.15 Fréquence alimentation lactée pour enfants non allaités au sein 21,9 pour cent vi M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau récapitulatif des résultats (cont.) Iodation du sel 2.16 Consommation de sel iodé 31,5 pour cent Vitamine A 2.17 Supplément en vitamine A (enfants moins de 5 ans) 88,1 pour cent Insuffisance pondérale à la naissance 2.18 Nourrissons de poids insuffisant à la naissance 11,1 pour cent 2.19 Nourrissons pesés à la naissance 51,8 pour cent SANTÉ DE L’ENFANT Vaccinations 3.1 Couverture vaccinale contre la tuberculose 90,7 pour cent 3.2 Couverture vaccinale contre la poliomyélite 65,4 pour cent 3.3 Couverture vaccinale contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DCTCoq) 59,1 pour cent 3.4 4.3 Couverture vaccinale contre la rougeole 63,8 pour cent 3.5 Couverture vaccinale contre l’hépatite B 14,2 pour cent 3.6 Couverture vaccinale contre la fièvre jaune 60,3 pour cent Vaccin antitétanique 3.7 Protection néonatale contre le tétanos 66,9 pour cent Traitement de la maladie 3.8 Thérapie par réhydratation orale avec alimentation continue 23,6 pour cent 3.9 Recours aux soins pour pneumonie suspectée 32,1 pour cent 3.10 Antibiothérapie de pneumonie suspectée 40,8 pour cent Utilisation des combustibles solides 3.11 Combustibles solides 97,5 pour cent Paludisme 3.12 Disponibilité de moustiquaires imprégnées (MI) dans le ménage 56,7 pour cent 3.13 Ménage protégé par une méthode de lutte contre le vecteur 57,1 pour cent 3.14 Enfants de moins de 5 ans dormant sous n’importe quelle moustiquaire 58,8 pour cent 3.15 6.7 Enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaires imprégnées (MI) 57,1 pour cent 3.16 Usage de diagnostics du paludisme 18,4 pour cent 3.17 Traitement antipaludique enfants moins de 5 ans le même jour ou le jour suivant 23,6 pour cent 3.18 6.8 Traitement antipaludique enfants de moins de 5 ans 33,8 pour cent 3.19 Femmes enceintes dormant sous moustiquaires imprégnées (MI) 46,3 pour cent 3.20 Traitement préventif intermittent du paludisme 50,2 pour cent S u i v i d e l a s i t u a t i o n d e s e n f a n t s e t d e s f e m m e s vii M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau récapitulatif des résultats (cont.) EAU ET ASSAINISSEMENT Eau et assainissement 4.1 7.8 Utilisation de source améliorée d’eau potable 57,3 pour cent 4.2 Traitement de l’eau 9,3 pour cent 4.3 7.9 Utilisation d’installations sanitaires améliorées 34,9 pour cent 4.4 Elimination sans danger des matières fécales de l’enfant 26,7 pour cent 4.5 Disponibilité de l’eau et du savon à l’endroit pour le lavage des mains 40,2 pour cent 4.6 Disponibilité de savon et du savon dans la maison 65,4 pour cent SANTÉ DE LA REPRODUCTION Contraception et Besoins non satisfaits 5.1 5.4 Taux de fécondité des adolescentes 88 pour mille 5.2 Grossesses précoces 17,3 pour cent 5.3 5.3 Taux de prévalence contraceptive 15,2 pour cent 5.4 5.6 Besoins non satisfaits 37,2 pour cent Santé maternelle et du nouveau-né 5.5a 5.5a Couverture des soins prénatals Au moins une fois par le personnel qualifié 71,6 pour cent 5.5b Au moins quatre fois par n’importe quel prestataire 54,9 pour cent 5.6 Contenu des soins prénatals 60,6 pour cent 5.7 5.2 Personnel qualifié à l’accouchement 59,4 pour cent 5.8 Accouchements institutionnels (Structure de santé) 66,5 pour cent 5.9 Césarienne 8,8 pour cent DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Développement du jeune enfant 6.1 Soutien à l’apprentissage 61,9 pour cent 6.2 Appui du père à l’apprentissage 37,6 pour cent 6.3 Matériels d’apprentissage: livres pour enfants 1,5 pour cent 6.4 Matériels d’apprentissage: jouets 31,2 pour cent 6.5 Soins inadéquats 41,3 pour cent 6.6 Indice de développement du jeune enfant 55,2 pour cent 6.7 Participation à l’éducation de la petite enfance 28,8 pour cent viii M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau récapitulatif des résultats (cont.) ÉDUCATION Alphabétisation et éducation 7.1 2.3 Taux d’alphabétisation chez les jeunes femmes de 15-24 ans 59,3 pour cent Taux d’alphabétisation chez les jeunes hommes de 15-24 ans 80,0 pour cent 7.2 Préparation à l’école 16,6 pour cent 7.3 Taux d’admission à l’éducation primaire 69,0 pour cent 7.4 2.1 Taux net de scolarisation primaire (ajusté) 88,7 pour cent 7.5 Taux net de scolarisation secondaire (ajusté) 46,1 pour cent 7.6 2.2 Enfants atteignant la dernière classe du primaire 89,5 pour cent 7.7 Taux d’achèvement du primaire 83,8 pour cent 7.8 Taux de transition à l’école secondaire 75,8 pour cent 7.9 Indice de parité entre les sexes (école primaire) 1,0 ratio 7.10 Indice de parité entre les sexes (école secondaire) 0,8 ratio PROTECTION DE L’ENFANCE Enregistrement des naissances 8.1 Enregistrement des naissances 77,9 pour cent Travail des enfants 8.2 Travail des enfants 46,6 pour cent 8.3 Fréquentation scolaire chez les enfants qui travaillent 86,2 pour cent 8.4 Travail des enfants parmi les étudiants 47,2 pour cent Discipline des enfants 8.5 Discipline violente 93,2 pour cent Mariage précoce et polygynie 8.6 Mariage avant l’âge de 15 ans chez les femmes de 15-49 ans 7,0 pour cent 8.7 Mariage avant l’âge de 18 ans chez les femmes de 20-49 ans 29,1 pour cent 8.8 Jeunes femmes âgées de 15-19 ans actuellement mariées ou en union 11,5 pour cent Jeunes gens âgés de 15-19 ans actuellement mariés ou en union 0,4 pour cent 8.9 Polygamie : femmes de 15-49 ans en union polygamique 33,8 pour cent 8.10a Différence d’âge entre conjoints Femmes âgées de 15-19 ans 23,2 pour cent 8.10b Femmes âgées de 20-24 ans 26,7 pour cent Mutilation génitale féminine/ excision 8.11 Approbation de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) 2,0 pour cent 8.12 Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les femmes 3,9 pour cent 8.13 Prévalence de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) chez les filles 0,4 pour cent S u i v i d e l a s i t u a t i o n d e s e n f a n t s e t d e s f e m m e s ix M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau récapitulatif des résultats (cont.) Violence familiale 8.14 Attitudes envers la violence familiale 43,4 pour cent VIH/SIDA, COMPORTEMENT SEXUEL ET ENFANTS ORPHELINS ET VULNÉRABLES VIH/SIDA connaissance et attitudes 9.1 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les femmes de 15-49 ans 29,5 pour cent 9.2 6.3 Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les jeunes femmes de 15-24 ans 33,0 pour cent Connaissance approfondie sur la prévention du VIH chez les jeunes hommes de 15-24 ans 42,2 pour cent 9.3 Connaissance de la transmission mère-enfant du VIH chez les femmes de 15-49 ans 53,4 pour cent 9.4 Attitude bienveillante envers les gens vivant avec le VIH chez les femmes de 15-49 ans 9,8 pour cent 9.5 Femmes qui savent où faire le test VIH 58,4 pour cent 9.6 Femmes ayant subi le test VIH et connaissant les résultats 10,1 pour cent 9.7 Jeunes femmes sexuellement actives ayant subi le test du VIH et connaissant les résultats 14,9 pour cent 9.8 Conseils sur le VIH lors des soins prénatals 66,2 pour cent 9.9 Dépistage du VIH lors des soins prénatals 38,8 pour cent Comportement sexuel 9.10 Jeunes femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels 43,5 pour cent 9.11 Rapports sexuels à l’âge de 15 ans chez les jeunes femmes 10,1 pour cent 9.12 Femmes de 15-24 ans qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un homme âgé de 10 ans ou plus 19,2 pour cent 9.13 Rapports sexuels avec des partenaires multiples 1,9 pour cent 9.14 Utilisation de préservatif lors des rapports sexuels avec des partenaires multiples 34,3 pour cent 9.15 Rapports sexuels des femmes de 15-24 ans avec des partenaires non réguliers 52,0 pour cent 9.16 6.2 Utilisation de préservatif chez des femmes de 15-24 avec des partenaires non réguliers 58,8 pour cent Utilisation de préservatif chez des hommes de 15-24 avec des partenaires non régulières 67,5 pour cent Enfants orphelins 9.17 Conditions de vie des enfants (Ne vit pas avec 1 parent biologique) 14,7 pour cent 9.18 Prévalence des enfants ayant au moins un parent décédé 9,6 pour cent 9.19 6.4 Fréquentation scolaire des orphelins 76,2 pour cent 9.20 6.4 Fréquentation scolaire des non orphelins 89,1 pour cent x M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2007/Julie Pudlowski xi M IC S T o g o 2 0 1 0 TABLE DES MATIÈRES Tableau récapitulatif des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .v Avant-propos et Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .xv I. Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 1.1 Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1.2 Objectifs de l’enquête . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 II. Échantillon et méthodologie de l’enquête. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5 2.1 Échantillonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2.2 Questionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2.3 Formation et travail sur le terrain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 2.4 Traitement des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 III. Représentativité de l’échantillon et caractéristiques des ménages et des enquêté(e)s . . . . . .9 3.1 Représentativité de l’échantillon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 3.2 Caractéristiques des ménages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 3.3 Caractéristiques des femmes enquêtées âgées de 15 à 49 ans, des hommes enquêtés âgés de 15 à 59 ans et des enfants de moins de 5 ans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 IV. Mortalité infantile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21 4.1 Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 4.2 Niveau de la mortalité selon les caractéristiques socio démographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 4.2.1 Analyse selon le sexe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 4.2.2 Analyse selon le milieu de résidence et la région . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 4.2.3 Analyse selon le niveau d’instruction de la mère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 4.2.4 Analyse selon l’indice de bien-être économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 4.3 Tendance et évolution de la mortalité des enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 V. Nutrition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27 5.1 État nutritionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 5.1.1 Retard de croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 5.1.2 Emaciation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 5.1.3 Insuffisance pondérale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 5.2 Allaitement et alimentation du nourrisson et du jeune enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 5.2.1 Allaitement initial. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 5.2.2 Allaitement maternel exclusif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 5.2.3 Allaitement et alimentation de complément . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 5.2.4 Adéquation de l’alimentation des nourrissons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 5.3 L’iodation du sel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 5.4 Supplémentation des enfants en vitamine A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 5.5 Insuffisance pondérale à la naissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 TABLE DES MATIÈRES xii M IC S T o g o 2 0 1 0 V.I Santé de l´enfant 6.1 Couverture vaccinale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 6.2 Protection contre le tétanos néonatal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 6.3 Réhydratation par voie orale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 6.3.1 Prévalence et traitement de la diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 6.3.2 Alimentation durant l’épisode de diarrhée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 6.4 Recours aux soins et antibiothérapie de la pneumonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 6.5 Utilisation des combustibles solides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 6.6 Paludisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 6.6.1 Utilisation des moustiquaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 6.6.2 Prévalence et traitement de la fièvre chez les enfants de moins de cinq ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 6.6.3 Prévention et traitement de la fièvre chez les femmes enceintes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76 VII. Eau et assainissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .79 7.1 Utilisation de sources d’eau améliorées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 7.1.1 Traitement domestique de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 7.1.2 Temps consacré et personne dédiée à l’approvisionnement en eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 7.2 Utilisation d’installations sanitaires améliorées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 7.3 Sources d’eau améliorées et évacuation saine des excréments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 7.4 Lavage des mains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 VIII. Santé de la femme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .97 8.1 Fécondité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 8.2 Contraception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 8.3 Besoins non satisfaits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102 8.4 Discussion dans le couple sur l’utilisation du préservatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103 8.5 Discussion dans le couple sur l’utilisation de contraception. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106 8.6 Soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 8.7 Assistance à l’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 8.8 Lieu d’accouchement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 8.9 Avortement spontané et avortement provoqué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 8.10 La prise en charge des maladies chez les femmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122 8.11 La fistule obstétricale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127 IX. Développement de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 9.1 Éducation et apprentissage de la petite enfance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 9.2 Développement de la petite enfance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137 X. Alphabétisation et éducation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141 10.1 Alphabétisation des jeunes femmes et des jeunes hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141 10.2 Préparation à l’école . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141 10.3 Fréquentation de l’école primaire et secondaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144 10.4 Taux de survie et achèvement du cycle d’enseignement primaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 TABLE DES MATIÈRES xiii M IC S T o g o 2 0 1 0 XI. La protection de l’enfance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 11.1 L’enregistrement des naissances. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 11.2 Le travail des enfants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 11.3. Discipline de l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159 11.4 Mariage précoce et polygamie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 11.5 Mariage précoce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163 11.6 Polygamie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165 11.7 Mutilation génitale féminine/Excision . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 11.7.1 Prévalence de la mutilation génitale féminine ou excision. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 11.7.2 Prévalence de la mutilation génitale féminine sur les filles des enquêtées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 11.8 Opinion sur la pratique de la mutilation génitale féminine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 11.9 Violence familiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173 XII. VIH/Sida, Comportement sexuel et Orphelins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177 12.1 Connaissance de la transmission du VIH et conceptions erronées sur le VIH/Sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177 12.1.1 Connaissance de la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 183 12.2 Attitudes de bienveillance à l’égard des personnes vivant avec le VIH/Sida . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186 12.3 Connaissance d’un endroit pour faire le test de dépistage du VIH/Sida, conseils et tests au cours des soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189 12.3.1 Connaissance d’un endroit pour faire le test de dépistage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189 12.3.2 Connaissance d’un endroit pour faire le test de dépistage chez les jeunes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193 12.3.3 Test de VIH/Sida et conseil pour les soins prénatals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197 12.4 Comportement sexuel lié à la transmission du VIH/SIDA. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 12.4.1 Chez les femmes de 15 à 24 ans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 12.4.2 Chez les hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 206 12.5 Orphelins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 12.5.1 Orphelins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 12.5.2 Fréquentation scolaire des orphelins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212 TABLE DES MATIÈRES xiv M IC S T o g o 2 0 1 0 SIGLES ET ABRÉVIATIONS ACT Associations médicamenteuses à base d’artémisinine BCG Bacille Bilié de Calmette et Guérin (Vaccin antituberculeux) CDC Centers for Disease Control, Etats-Unis CDE Convention relative aux Droits de l’Enfant CEDEF Convention pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes CO Monoxide de Carbone CP1 Cours préparatoire première année CM2 Cours moyen deuxième année CSPro Census and Survey Processing System DGSCN Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté DSRP-C Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté Complet DTCoq Diphtérie, Tétanos, Coqueluche (Vaccin) E/MGF Excision ou mutilation génitale féminine EDST Enquête démographique et de santé au Togo GPL Gaz de pétrole liquéfié IDJE Indice de développement du jeune enfant ISF Indice synthétique de fécondité IPS Indice de parité des sexes IST Infections sexuellement transmissibles MDE Monde digne des enfants MI Moustiquaire imprégnée MII Moustiquaire imprégnée d’insecticide MICS Enquête par grappes à Indicateurs Multiples NCHS National Center for Health Statistics, Etats-Unis OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation non gouvernementale ONU Organisation des Nations Unies ONUSIDA Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA PCS Programme conjoint de surveillance PEV Programme élargi de vaccination PPTE Pays pauvres très endettés PPM Parts par million QI Quotient intellectuel RGPH Recensement général de la population et de l’habitat RHF Liquide maison recommandé SIDA Syndrome d’Immunodéficience Acquise SO2 Dioxyde d’azote SP/Fansidar Sulfadoxine-pyriméthamine SPSS Statistical Package for Social Sciences SRO Sels de réhydratation par voie orale TCI Troubles liés à la carence en iode TPI Traitement préventif intermittent TRO Thérapie de réhydratation par voie orale UNDAF Plan cadre d’assistance des Nations Unies UNGASS Session spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU sur le VIH/SIDA UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine ZD Zone de dénombrement IDZD Identité de la ZD SIGLES ET ABRÉVIATIONS xv M IC S T o g o 2 0 1 0 AVANT-PROPOS ET REMERCIEMENTS Ce rapport présente les résultats de l’enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) menée en 2010 dans le cadre du quatrième cycle global des études MICS (MICS4) par la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale (DGSCN). MICS4 est une enquête statistique d’envergure nationale. Elle a bénéficié de l’appui financier et technique fourni par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et d’un appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Le succès de cette enquête résulte de la collaboration et de l’engagement de plusieurs institutions et d’un grand nombre de personnes à divers niveaux. C’est pourquoi la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale adresse ses sincères remerciements et sa profonde reconnaissance aux institutions et aux personnes ci-après qui ont contribué à la réalisation de l’étude : • L’UNICEF pour son appui technique et financier ; • Le PNUD pour sa contribution financière ; • Le Comité de pilotage de MICS4 pour sa contribution à l’amélioration des outils de collecte et sa disponibilité dans l’accompagnement de la DGSCN dans la réalisation de l’enquête ; • La Direction Générale de la Santé, en particulier le Service Nutrition pour son aide matérielle et son appui technique qui ont contribué à la réussite de la collecte des données ; • Les préfets et autorités traditionnelles (chefs de canton, de village, etc.) pour les facilités administratives offertes en vue de la sensibilisation et de la mobilisation de la population à l’enquête ; • Le personnel de la DGSCN pour ses différentes contributions ; • L’équipe d’encadrement technique de MICS4 pour les efforts consentis, sa détermination, son dévouement et le sérieux du travail accompli ; • Les experts commis par l’UNICEF pour leur disponibilité et leur appui technique à l’opération MICS4 • Les directeurs régionaux de la Statistique et de la Comptabilité Nationale pour leur appui à la sensibilisation, au contrôle et au suivi de la collecte de données ; • Les personnes ressources en appui à la formation des agents de collecte pour leur disponibilité et leur capacité à transmettre leurs connaissances ; • Les agents de collecte et de saisie pour les preuves d’abnégation dont ils ont fait montre ; • Les ménages et les femmes qui ont bien voulu répondre aux questionnaires pour leur coopération et leur patience. À toutes les institutions et personnes non mentionnées et qui ont contribué d’une manière quelconque à la réussite de la MICS4, la DGSCN exprime sa gratitude. AVANT-PROPOS ET REMERCIEMENTS xvi M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2007/Julie Pudlowski xvii M IC S T o g o 2 0 1 0 RÉSUMÉ ANALYTIQUE L’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS4-2010) du Togo est une enquête nationale sur les ménages, les femmes âgées de 15 à 49 ans, les enfants de moins de cinq ans et les hommes âgés de 15 à 59 ans. Les données collectées sont représentatives au niveau national, au niveau du milieu de résidence (urbain et rural) et au niveau des cinq régions du pays et de la ville de Lomé. Le principal objectif de l’enquête est de recueillir des informations récentes pour le suivi des progrès réalisés en vue de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement adoptés en septembre 2000 et du Plan d’action d’un Monde Digne des Enfants, adopté en mai 2002. L’enquête MICS4 fournit des données désagrégées par sexe, par région, par quintile de bien-être économique des ménage et selon le niveau d’instruction atteint par la femme, la mère, l’homme et le chef de ménage, permettant ainsi d’identifier les disparités dans le pays. MORTALITÉ DES ENFANTS Le taux de mortalité infantile (probabilité de mourir avant un an) s’élève à 78 pour mille et celui de la mortalité infanto-juvénile (probabilité de mourir avant cinq ans) à 124 pour mille. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont plus élevés chez les enfants de sexe masculin (respectivement 84 pour mille et 131 pour mille) que chez les enfants de sexe féminin (72 pour mille et 117 pour mille). Ils sont également plus élevés en milieu rural (83 pour mille et 134 pour mille) qu’en milieu urbain (66 pour mille et 102 pour mille). Chez les ménages les plus pauvres, le taux de mortalité infantile atteint 92 pour mille pour le taux de mortalité infantile contre 56 pour mille parmi les ménages les plus nantis. De même le taux de mortalité des moins de cinq ans est très élevé chez les ménages les plus pauvres avec un taux de 149 pour mille, contre 85 pour mille pour les ménages les plus riches. Des disparités importantes sont également observées entre les régions : ainsi les régions de Kara et de Savanes enregistrent des taux de mortalité infanto-juvénile très élevés, de 167 pour mille (Kara) et 144 pour mille (Savanes). NUTRITION • Etat nutritionnel Trois enfants sur dix (30%) présentent un retard de croissance (rapport taille/âge). Pour 9 pour cent, il s’agit d’un retard de croissance sévère. Le pourcentage d’enfants présentant un retard de croissance est plus élevé en milieu rural (35%) qu’en milieu urbain (18%). La différence entre les enfants des ménages les plus pauvres et ceux des ménages les plus riches est nette : 40 pour cent d’enfants souffrent de retard de croissance modéré ou sévère chez les enfants des ménages les plus pauvres contre 13 pour cent chez les ménages les plus riches. L’émaciation (rapport poids/taille) touche 5 pour cent des enfants en 2010. Près de deux enfants de moins de cinq ans sur dix (17%) souffrent d’insuffisance pondérale (rapport poids/ âge). Quatre pour cent des enfants sont atteints de la forme sévère. La proportion des enfants souffrant d’une insuffisance pondérale est presque deux fois plus élevée en milieu rural (19%) qu’en milieu urbain (10%). Par ailleurs, les enfants des ménages les plus pauvres ont des taux de prévalence beaucoup plus élevés (21%) que les enfants des ménages les plus riches (9%). RÉSUMÉ ANALYTIQUE xviii M IC S T o g o 2 0 1 0 • Allaitement et alimentation infantile L’allaitement initial qui consiste à mettre le bébé au sein moins d’une heure après la naissance est pratiqué par la moitié des femmes (46%). Au total, 62 pour cent des enfants de moins de six mois sont nourris exclusivement au sein. La proportion des enfants exclusivement allaités au sein est moins importante en milieu rural (60%) qu’en milieu urbain (67%). L’alimentation complémentaire adéquate des enfants âgés de 6 mois à 2 ans est particulièrement importante pour la croissance et la prévention de la malnutrition. Le pourcentage des enfants âgés de 6 à 8 mois qui ont reçu des aliments solides ou semi-solides représente 44 pour cent pour l’ensemble du pays. Beaucoup de mères continuent d’allaiter leurs enfants au-delà de leur deuxième anniversaire. Sur l’ensemble des enfants allaités dès la naissance, 64 pour cent sont encore nourris au sein à l’âge de 2 ans. • Iodation du sel Moins du tiers des ménages (31%) a consommé en 2010 du sel iodé (contenant au moins 15 parts par million (ppm) d’iode). Dans 50 pour cent des ménages, la teneur en iode du sel utilisé est insuffisante (inférieure à 15 ppm) et dans 15 pour cent des ménages le sel utilisé n’est pas iodé. L’utilisation de sel adéquatement iodé est plus répandue en milieu urbain (36%) qu’en milieu rural (28%). • Supplémentation en vitamine A Au cours des douze derniers mois, près de neuf enfants de moins de cinq ans sur dix (88%) ont reçu une capsule de vitamine A. Quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques considérées, les proportions restent très élevées et se situent autour de 90 pour cent. • Insuffisance pondérale à la naissance Un peu plus de la moitié (52%) des enfants ont été pesés à la naissance. Parmi ceux-ci, 11 pour cent ont un poids insuffisant. La proportion des nourrissons pesés à la naissance est deux fois moins élevée en milieu rural (39%) qu’en milieu urbain (78%). SANTÉ DE L’ENFANT • Vaccination Dans l’ensemble, 44 pour cent des enfants de12 à 23 mois ont reçu toutes les doses de vaccins du Programme élargi de vaccination (PEV), mais seulement 30 pour cent ont été complètement vaccinés avant l’âge de 12 mois. La proportion des enfants qui n’ont reçu aucune dose de vaccin s’élève à 4 pour cent. Il y a peu de différence dans la proportion d’enfants qui ont reçu toutes les doses de vaccins entre milieu rural et urbain. En revanche, le taux de couverture vaccinale varie considérablement selon les régions, la région des Savanes (65%) ayant la proportion d’enfants complètement vaccinés la plus élevée alors que la commune de Lomé (31%) enregistre le taux de couverture vaccinale le plus faible. Par ailleurs, 87 pour cent des enfants ont reçu leur première dose de vaccin contre la polio à l’âge de 12 mois ; ce pourcentage baisse à 81 pour cent pour la deuxième dose et à 65 pour cent pour la troisième dose. La couverture pour le vaccin contre la rougeole avant 12 mois s’élève à 64 pour cent. • Vaccin antitétanique Près de sept femmes en âge de procréer sur dix (67%) sont protégées contre le tétanos néonatal. Les femmes du milieu rural (64%) sont moins protégées que les femmes du milieu urbain (72%). Les femmes résidant dans la région des Savanes (71%) ont les proportions les plus élevées de protection contre le tétanos tandis que la région de la Kara (60%) a la proportion la moins élevée. Le niveau d’instruction de la femme a une influence positive sur le niveau de vaccination des femmes. RÉSUMÉ ANALYTIQUE xix M IC S T o g o 2 0 1 0 RÉSUMÉ ANALYTIQUE • Traitement de la maladie Deux enfants de moins de cinq ans sur cinq (21%) ont eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête. Un peu moins du quart des enfants (23%) ayant eu la diarrhée ont reçu une thérapie par réhydratation orale (Solution de Réhydratation Orale (SRO) ou liquide maison recommandé ou augmentation de liquides) avec poursuite de l’alimentation. L’utilisation de SRO dans la prise en charge de la diarrhée des enfants de moins de cinq ans est très réduite dans les ménages les plus pauvres (6%) comparée aux ménages les plus riches (22%). Dans l’ensemble 5 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont présenté des signes correspondant à la pneumonie au cours des deux semaines précédant l’enquête. Au total, 41 pour cent des enfants présentant une pneumonie suspectée ont reçu une antibiothérapie. Cette proportion n’est que de 33 pour cent en milieu rural contre près du double (64%) en milieu urbain. Le recours aux prestataires de santé approprié pour le traitement de la pneumonie chez les enfants de 0 à 59 mois varie selon le niveau d’éducation de la mère : il n’est que de 28 pour cent les enfants dont les mères sont sans instruction contre 53 pour cent chez les enfants de mère ayant un niveau secondaire et plus. • Paludisme Plus de la moitié des ménages (57%) possèdent au moins une Moustiquaire Imprégnée d’Insecticides (MII). Il n’y a pas de différence significative selon le quintile de bien-être économique. Environ six enfants de moins de cinq ans sur dix (57%), et près de la moitié (46%) des femmes enceintes dorment sous des MII. La proportion d’enfants dormant sous moustiquaire monte à 75 pour cent chez les ménages ayant une MII. Le principal symptôme du paludisme est la fièvre. Les résultats de MICS4 indiquent que 33 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont eu de la fièvre au cours des deux semaines précédant l’enquête. Parmi ces enfants, 34 pour cent ont reçu n’importe quels antipaludéens. Seuls 9 pour cent ont reçu une combinaison avec artémisinine suivant le protocole national. Les enfants atteints de fièvre chez les ménages les plus pauvres ont deux fois moins de moins de chance (19%) de recevoir un traitement approprié que ceux des ménages les plus riches (40%). Par ailleurs, la moitié des femmes enceintes ayant eu des soins prénatals (50%) ont reçu un traitement préventif intermittent. EAU ET ASSAINISSEMENT • Utilisation de sources d’eau améliorées Dans l’ensemble, près de six ménages sur dix (57%) utilisent une source d’eau améliorée. La différence entre les zones urbaines et rurales varie du simple au double: 38 pour cent seulement des ménages ruraux utilisent des sources d’eau de boisson améliorées contre 88 pour cent des ménages urbains. La région des Plateaux enregistre un taux particulièrement faible avec seulement 35 pour cent. La différence entre riches et pauvres est considérable : parmi les ménages les plus riches, neuf sur dix (94%) s’approvisionnent en eau de sources améliorées contre seulement près de deux sur dix (19%) chez les ménages les plus pauvres. Plus de huit ménages sur dix (86%) n’utilisent aucune méthode pour traiter l’eau de boisson. Seuls 9 pour cent des ménages utilisent des méthodes adéquates de traitement des sources d’eau non améliorées pour la rendre salubre. Le traitement domestique de l’eau est nettement moins répandu dans les ménages ruraux (7%) que dans les ménages urbains (29%). xx M IC S T o g o 2 0 1 0 • Utilisation d’installations sanitaires améliorées Un peu plus du tiers (35%) des ménages utilise des installations sanitaires améliorées, avec un fort contraste rural/urbain. L’utilisation des installations sanitaires améliorées est seulement de 12 pour cent en zone rurale contre 73 en zone urbaine. Dans les zones rurales, la défécation à l’air libre est la plus largement utilisée. Dans l’ensemble, seuls 11 pour cent des ménages utilisent à la fois des sources d’approvisionnement en eau potable améliorées et des toilettes améliorées. Ce pourcentage est dix fois plus élevé en milieu urbain (26%) qu’en milieu rural (3%). Il est quasiment nul pour les deux premiers quintiles de bien-être économique (les plus pauvres) et est de 41 pour cent pour le quintile le plus riche. • Lavage des mains La place réservée au lavage des mains n’a été observée que dans un quart des ménages (25%) et parmi ces ménages, seuls quatre sur dix (40%) disposent à la fois de l’eau et du savon à cet endroit. Un lieu spécifique pour le lavage des mains a été observé chez 35 pour cent des ménages urbains contre 18 pour cent des ménages ruraux. La disponibilité d’un endroit spécifique pour le lavage des mains et la présence à cet endroit de l’eau et du savon varient positivement avec le quintile du bien-être économique. SANTÉ DE LA FEMME • Contraception et besoins non satisfaits La prévalence contraceptive chez les femmes mariées âgées de 15-49 ans est de 15 pour cent (toutes méthodes confondues). Chez les femmes actuellement mariées ou vivant avec un homme, les besoins non satisfaits en matière de contraception s’élèvent à 37 pour cent. Ces besoins sont légèrement plus élevés en milieu rural (39%) qu’en milieu urbain (35%). • Soins prénatals Au niveau national, 72 pour cent des femmes âgées de 15-49 ans ayant donné naissance au cours des deux dernières années ont reçu au moins une fois des soins prénatals dispensés par un professionnel de santé. La couverture la plus élevée est enregistrée à Lomé Commune (93%), tandis que la plus faible se trouve dans la région des Savanes (33%). Elle est de 95 pour cent en zone urbaine contre 60 pour cent en zone rurale. Six femmes sur dix (55%) ont effectué au moins quatre visites prénatales comme l’OMS le recommande. Le taux est de 47 pour cent pour les femmes vivant en milieu rural contre 71 pour cent pour les femmes en milieu urbain. • Assistance à l’accouchement Six mères sur dix (59%) ont accouché avec l’assistance d’un professionnel de santé et 66 pour cent ont accouché dans une structure sanitaire. L’assistance pendant l’accouchement par un professionnel de santé est deux moins élevée en milieu rural (43%) qu’en milieu urbain (91%). Les accouchements dans une structure de santé sont également moins répandus en zone rurale (53%) que dans les centres urbains (92%). La proportion de naissances assistées par du personnel de santé qualifié augmente nettement avec le quintile du bien-être économique de la mère, passant de 28 pour cent pour les femmes des ménages les plus pauvres à 94 pour cent pour les femmes des ménages les plus riches. RÉSUMÉ ANALYTIQUE xxi M IC S T o g o 2 0 1 0 DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT • Éducation et apprentissage de la petite enfance Près d’un enfant sur trois (29%) âgé de 36-59 mois suivent un apprentissage préscolaire organisé. La proportion des enfants du milieu urbain (45%) qui suivent un apprentissage préscolaire est deux fois plus élevée que les enfants du milieu rural (21%). Le pourcentage des petites filles (31%) qui sont à l’école maternelle est un peu plus important que celui des petits garçons (27%). Les différences selon les quintiles de bien-être économique sont importantes : 52 pour cent des enfants vivant dans des ménages les plus riches ont accès au préscolaire contre seulement 10 pour cent dans les ménages les plus pauvres. Un peu plus de six enfants âgés de 36 à 59 mois sur dix (62%) se sont adonnés à plus de quatre activités favorisant l’apprentissage et la préparation à l’école durant les 3 jours précédant l’enquête. A peine un tiers (31%) des enfants de 0-59 mois disposent d’au moins 2 types de jouets dans leur ménage. La proportion est similaire pour les filles et les garçons. Un tiers (33%) des enfants âgés de 0-59 mois a été laissé sous la garde d’autres enfants âgés de moins de 10 ans, tandis que 18 pour cent ont été étaient laissés seuls durant la semaine précédant l’interview. • Indice de Développement du Jeune Enfant Un module de dix éléments, développé par MICS4, a été utilisé pour calculer l’Indice de Développement du Jeune Enfant (IDJE). Selon cet indice, au Togo, 55 pour cent des enfants âgés de 36-59 mois sont en bonne voie de développement. Cependant l’indice de développement du jeune enfant (IDJE) est moins élevé chez les garçons (53%) que chez les filles (58%). L’IDJE est plus élevé chez les enfants fréquentant un établissement préscolaire (68%) que chez les autres (50%). L’analyse comparée des domaines du développement de l’enfant montre que 95 pour cent des enfants sont sur la bonne voie dans le domaine physique, 81 pour cent dans le domaine de l’apprentissage, 67 pour cent dans le domaine socio-affectif et seulement (11%) dans le domaine de l’alphabétisation et de la capacité de calcul avant 59 mois. ÉDUCATION • Alphabétisation Près de six femmes sur dix (59%) et huit hommes sur dix (80%) âgés de 15 à 24 ans sont alphabétisés. Les taux d’alphabétisation sont plus élevés dans les centres urbains (73% de jeunes femmes et 93% de jeunes hommes) que dans les zones rurales (46% de jeunes femmes et 68% de jeunes hommes). Le niveau d’alphabétisation augmente fortement en proportion du quintile de bien-être économique. • Fréquentation de l’école primaire et secondaire Dans l’ensemble, près de neuf enfants d’âge scolaire primaire sur dix (89%) fréquentent l’école primaire. Toutefois, 11 pour cent des enfants en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés. Les garçons (91%) fréquentent plus l’école primaire que les filles (87%) et le taux net de fréquentation primaire est plus élevé en milieu urbain (94%) qu’en milieu rural (86%). Le taux net de fréquentation au primaire est de 80 pour cent chez les enfants de ménages les plus pauvres et de 96 pour cent chez les enfants des ménages les plus riches. Le taux de fréquentation dans l’enseignement secondaire est environ deux fois inférieur à celui obtenu dans l’enseignement primaire. Un peu moins de la moitié des enfants en âge d’être scolarisés au secondaire (46%) fréquentent un établissement secondaire ou supérieur. On observe une nette différence entre les filles et les garçons avec un taux de fréquentation des garçons de 51 pour cent contre 40 pour cent chez les filles. Le taux net de fréquentation dans l’enseignement secondaire est nettement plus élevé en milieu urbain (62%) qu’en milieu rural (36%). RÉSUMÉ ANALYTIQUE xxii M IC S T o g o 2 0 1 0 • Taux de survie et achèvement du cycle d’enseignement primaire Parmi les enfants débutant la première année d’école primaire, neuf sur dix (90%) ont atteint la dernière année du cycle. Ce taux est plus élevé chez les garçons (94%) que chez les filles (85%). Le taux brut d’achèvement de l’enseignement primaire est de 84 pour cent. Ce taux est plus élevé chez les garçons (96%) que chez les filles (72%). Le taux d’achèvement augmente avec le niveau d’instruction des mères. Le taux de passage au secondaire ou le taux de transition de l’enseignement primaire à l’enseignement secondaire montre que trois enfants sur quatre (76%) qui fréquentaient la dernière classe d’école primaire l’année précédente sont en première année d’enseignement secondaire (classe de 6ème). Le taux de passage à l’enseignement secondaire chez les garçons est de 81 pour cent contre 70 pour cent chez les filles. Ce taux est un peu plus élevé en milieux urbain (80%) qu’en milieu rural (74%). • Parité entre les sexes L’Indice de parité des sexes (IPS) à l’école primaire est environ de 1 dans toutes les régions du Togo ; ce qui indique qu’il n’y a presque pas de différence entre filles et garçon dans la fréquentation scolaire primaire. Par contre, l’IPS dans l’enseignement secondaire est de 0,8 au Togo, dénotant ainsi un écart important dans la fréquentation du niveau secondaire entre les filles et les garçons, et en défaveur des filles. PROTECTION DE L’ENFANCE • Enregistrement des naissances Pour 70 pour cent des enfants de moins de cinq ans, la naissance a été enregistrées à l’état civil, mais le certificat de naissance a été vu pour seulement 35 pour cent d’entre eux. Il n’y a pas de différence dans l’enregistrement des naissances des garçons et des filles. En revanche, on note un écart important entre le milieu rural ou six enfants sur dix (61%) ont eu leur naissance enregistrée contre neuf enfants sur dix (90%) en milieu urbain. Les enfants des ménages les plus riches ont beaucoup plus de chance d’être enregistrés à l’état civil (97%) que ceux des ménages les plus pauvres (59%). • Travail des enfants Près d’un enfant sur deux de 5-14 ans, soit 47 pour cent, travaillent – soit en effectuant plus de 28h de travail domestique chaque semaine, soit en effectuant un travail rémunéré. Le pourcentage de filles (49%) engagées dans le travail des enfants est un peu plus élevé que celui des garçons (44%). Les enfants en zone rurale (54%) courent plus de risque d’être mis au travail que ceux de la zone urbaine (31%). Le niveau de bien-être économique des ménages est un facteur qui influe sur la situation de l’enfant : 57 pour cent des enfants des ménages les plus pauvres sont engagés dans le travail contre 26 pour cent chez les enfants des ménages les plus riches. • Discipline des enfants Dans l’ensemble, 93 pour cent des enfants âgés de 2-14 ans ont fait l’expérience de la discipline violente, qui comprend à la fois l’agression psychologique et la punition physique. Au total, 77 pour cent des enfants âgés de 2-14 ans ont été soumis à au moins une forme de punition physique et 17 pour cent à des châtiments sévères. Les garçons sont davantage soumis aux punitions physiques (80%) que les filles (75%) ; il en est de même pour la punition physique sévère qui touche 19 pour cent des garçons contre 15 pour cent pour les filles. • Mariage précoce Près du tiers des femmes âgées de 20-49 ans se sont mariées ou ont été en union (vivant avec un homme comme si mariées) la première fois avant l’âge de 18 ans. Le mariage précoce chez les femmes est presque deux fois plus répandu en milieu rural (37%) qu’en milieu urbain (19%). RÉSUMÉ ANALYTIQUE xxiii M IC S T o g o 2 0 1 0 Le mariage précoce touche beaucoup plus les femmes sans instruction (33%) et résidant dans les ménages les plus pauvres (23%) que les femmes ayant atteint un niveau d’instruction secondaire et plus (6%) et issues des ménages les plus riches (6%). • Mutilation génitale féminine /excision En 2010, seulement 4 pour cent des femmes âgées de 15-49 ans, ont déclaré avoir subi une certaine forme de mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) contre 6 pour cent en 2006. Chez les filles âgées de 0-14 ans, 0,4% seulement ont subi une certaine forme de MGF/E, selon la déclaration de leurs mères. • Violence domestique Un peu plus de quatre femmes sur dix (43%) au Togo estiment qu’un mari/partenaire a le droit de frapper ou de battre sa femme dans certaines situations. La proportion de femmes qui approuvent la violence faite aux femmes est plus importante en zone rurale (47%) qu’en zone urbaine (39%). Elle est aussi plus élevée parmi les femmes les moins instruites (49%). VIH/SIDA, COMPORTEMENT SEXUEL ET ENFANTS ORPHELINS ET VULNÉRABLES • Connaissance de la transmission du VIH/SIDA Au Togo, la quasi-totalité des hommes et des femmes âgées de 15-49 ans ont entendu parler du Sida. Toutefois, seulement, 65 pour cent de ces femmes et 71 pour cent de ces hommes connaissent deux des principaux moyens d’éviter la transmission du virus. Parmi les jeunes, 66 pour cent des jeunes filles de 15-24 ans connaissent au moins deux moyens de prévention, mais seulement 33 pour cent ont une connaissance approfondie de la transmission du VIH. Pour les jeunes gens, les taux sont plus élevés avec 70 pour cent et 42 pour cent, respectivement. La proportion des femmes de 15-49 ans qui ont une connaissance approfondie des modes de transmission du VIH passe de 16 pour cent chez les femmes sans instruction à 47 pour cent chez celles qui ont atteint le niveau secondaire et plus. Près de neuf femmes sur dix âgées de 15-49 ans (88%) savent que le Sida peut se transmettre de la mère à l’enfant. Toutefois, seules 53 pour cent des femmes âgées de 15-49 ans ont identifié correctement les trois modes de transmission de la mère à l’enfant (durant la grossesse, durant l’accouchement ou pendant l’allaitement). La connaissance de la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant varie peu selon le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique. • Attitudes à l’égard des personnes vivant avec le VIH/Sida La grande majorité des personnes interrogées sont d’accord avec au moins une attitude bienveillante à l’égard des personnes vivant avec le VIH/Sida (93% des femmes de 15-49 ans et 96% des hommes de 15-59 ans), mais seulement 10 pour cent des femmes et 20 pour cent des hommes sont d’accord avec les quatre attitudes bienveillantes et d’acceptation. Quel que soit l’indicateur considéré, les hommes sont plus nombreux à montrer une attitude bienveillante à l’égard des personnes vivant avec le VIH que les femmes. Les niveaux d’instruction et debien-être économique ont une influence positive sur les attitudes de bienveillance et d’acceptation envers les personnes vivant avec le VIH. • Connaissance d’un endroit pour faire le test de dépistage Au total, près de six femmes de 15-49 ans sur dix (58%) connaissent un endroit où l’on peut effectuer le test de dépistage du VIH/Sida. Une femme sur trois (34%) a déjà effectué un test. La proportion des femmes qui connaissent un endroit pour effectuer le test de dépistage du VIH/Sida est beaucoup moins élevée en milieu RÉSUMÉ ANALYTIQUE xxiv M IC S T o g o 2 0 1 0 rural (45%) qu’en milieu urbain (74%). Elle est aussi beaucoup moins élevée au sein des ménages les plus pauvres (31%) que dans les ménages les plus riches (78%). Dans l’ensemble, près de sept hommes âgés de 15-59 ans sur dix (67%) connaissent un endroit où l’on peut faire un test de dépistage du VIH/Sida, et 26 pour cent ont déjà été testés. Au total, 66 pour cent des femmes qui ont reçu des soins prénatals d’un professionnel de santé ont reçu des informations ou conseils sur la prévention et la transmission du VIH/Sida lors de ces consultations prénatales. Quarante-trois pour cent ont reçu une offre de test de dépistage et ont été testées pour connaitre leur statut sérologique et 39 pour cent ont reçu les résultats du test. • Comportement sexuel et utilisation des préservatifs La précocité des rapports sexuels figurent parmi les comportements liés à la transmission du VIH/Sida. Dix pour cent des jeunes femmes et 9 pour cent des jeunes hommes de 15-24 ans ont eu leur premier rapport sexuel avant l’âge de 15 ans. Chez les filles, la proportion est presque deux fois plus élevée en milieu rural (13%) qu’en milieu urbain (7%) alors que chez les jeunes hommes, le pourcentage de ceux ayant des rapports sexuels avant 15 ans est plus élevé dans les centres urbains (10%) que dans la zone rurale (8%). Par ailleurs, 2 pour cent de femmes âgées de 15-49 ans et 17 pour cent des hommes de 15-59 ans ont déclaré avoir eu des relations sexuelles avec plus d’un partenaire au cours des douze derniers mois. Les rapports sexuels à risques sont plus répandus en milieu urbain (21% chez les hommes et 3% chez les femmes) qu’en milieu rural (14% chez les hommes et 1% chez les femmes). Cependant l’utilisation des préservatifs n’est pas systématique durant les rapports sexuels à risque car parmi les personnes qui ont eu des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, seulement 38 pour cent des hommes et 34 pour cent femmes ont utilisé des préservatifs au cours des derniers rapports sexuels. L’utilisation des préservatifs est plus répandue en milieu urbain (47% chez les hommes et 39% chez les femmes) qu’un milieu rural (27% chez les hommes et les femmes). • Orphelins Deux enfants de moins de 18 ans sur trois (64%) vivent avec leurs deux parents biologiques, tandis que 20 pour cent vivent avec un seul parent (15% avec la mère seule et 5% avec le père seul) et 15 pour cent ne vivent avec aucun des deux parents biologiques. Les enfants qui ont perdu au moins un des deux parents biologiques représentent 10 pour cent et ceux dont les deux parents sont décédés représentent 1 pour cent. Le taux de fréquentation scolaire chez les enfants âgés de 10-14 ans qui ont perdu leurs deux parents est de 76 pour cent contre 89 pour cent chez les enfants non orphelins. Dans le milieu rural, le taux de fréquentation des non orphelins est de 86 pour cent contre 65 pour cent pour les orphelins. Dans les centres urbains, le taux de fréquentation des non orphelins est de 96 pour cent contre 86 pour cent pour les orphelins. RÉSUMÉ ANALYTIQUE xxv M IC S T o g o 2 0 1 0 RÉSUMÉ ANALYTIQUE xxvi M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2007/Julie Pudlowski 1 M IC S T o g o 2 0 1 0 1. INTRODUCTION 1.1 HISTORIQUE Le présent rapport est basé sur l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS4), menée au Togo en 2010 par la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale. Cette enquête fournit des informations précieuses sur la situation des enfants, des femmes et des hommes au Togo. Elle est fondée, en grande partie, sur la nécessité de suivre les progrès vers les cibles et objectifs issus de récents accords internationaux : la Déclaration du Millénaire, adoptée par les 191 Etats membres des Nations Unies en septembre 2000 et le Plan d’Action d’un Monde Digne des Enfants (MDE), adopté par 189 Etats membres lors de la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants en mai 2002. Ces deux engagements s’appuient sur des promesses faites par la communauté internationale en 1990 au Sommet mondial pour les enfants. En signant ces accords internationaux, les gouvernements se sont engagés à améliorer les conditions de vie de leurs enfants et à suivre les progrès réalisés à cette fin. Ainsi, il a été attribué à l’UNICEF un rôle de soutien dans cette mission (voir encadré ci-dessous). Un engagement à l’action : Responsabilités nationale et internationale d’élaboration de rapports Les gouvernements qui ont signé la Déclaration du Millénaire, la Déclaration d’un Monde digne des enfants et le Plan d’Action se sont également engagés à faire le suivi des progrès réalisés pour atteindre les buts et objectifs qu’ils contiennent : • “Nous assurerons le suivi régulier et l’évaluation au niveau national et, si besoin est au niveau régional, des progrès accomplis vers les objectifs et les cibles du présent plan d’action aux échelles nationale, régionale et internationale. En conséquence, nous renforcerons notre capacité statistique nationale en améliorant la collecte, l’analyse et la ventilation des données, notamment par sexe, âge et autres facteurs susceptibles de créer des inégalités, et nous appuierons toute série de recherches axées sur les enfants. Nous améliorerons la coopération internationale afin d’appuyer les efforts de renforcement des capacités statistiques, et d’accroître les capacités des communautés en matière de suivi, d’évaluation et de planification.” (Un Monde Digne des Enfants, paragraphe 60) • “Nous évaluerons périodiquement les progrès réalisés, aux niveaux national et sous-national, afin de mieux surmonter les obstacles et d’accélérer l’action.…” (Un monde digne des enfants, paragraphe 61) Le Plan d’action (paragraphe 61) préconise également l’implication spécifique de l’UNICEF dans la préparation de rapports d’activités périodiques : • “En tant qu’organisation mondiale, chef de file pour la protection des enfants, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance est prié de continuer à préparer et diffuser, en étroite collaboration avec les Gouvernements, les fonds, programmes et institutions spécialisées du système des Nations Unies, et tous les autres acteurs appropriés, le cas échéant, des informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration et du présent Plan d’action.” De la même façon, la Déclaration du Millénaire (paragraphe 31) suggère la rédaction périodique des rapports sur ces progrès : • “…Nous demandons à l’Assemblée générale d’examiner régulièrement les progrès accomplis dans la mise en œuvre des dispositions de la présente Déclaration, et prions le Secrétaire général de publier des rapports périodiques à soumettre à l’Assemblée générale et qui serviront de base à d’autres actions.” INTRODUCTION 2 M IC S T o g o 2 0 1 0 Le Togo fait partie des pays qui ont souscrit à plusieurs initiatives internationales telles que : les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), un Monde Digne des Enfants (MDE), etc. Le Gouvernement togolais, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, a mis en œuvre des politiques et stratégies sectorielles pour améliorer la situation des enfants. À cet effet, le Ministère de la Santé a élaboré et validé en 2008, la “Feuille de route pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile du Togo” qui couvre la période 2008-2012. Par ailleurs, le Ministère de la Santé a élaboré en 2009 le Plan National de Développement Sanitaire pour la période 2009-2013 et le document “Politique et Normes en Santé de la Reproduction, Planification Familiale et Infections Sexuellement Transmissibles”. La Politique Nationale en matière d’alimentation et de nutrition a été élaborée en 2010. Le Plan Sectoriel de l’Éducation 2010-2020 a été élaboré en 2010 et vise à atteindre les objectifs nationaux fondés sur les initiatives internationales dans lesquelles le Togo est partie prenante. Le Document Complet de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP-C) validé en 2009 est aligné sur les OMD/MDE. La réalisation du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH4) en novembre 2010, permettra au pays de disposer dans un proche avenir des données récentes et fiables, jusqu’aux plus petites unités administratives. Ces données seront utilisées par le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et la société civile pour planifier des projets de développement plus fiables. L’objectif principal de l’enquête MICS4 n’est pas simplement de collecter des données, mais d’orienter l’attention des décideurs politiques et des partenaires techniques et financiers vers l’amélioration des services sociaux de base. Ce rapport final présente les résultats des indicateurs et les sujets abordés dans l’enquête. 1.2 OBJECTIFS DE L’ENQUÊTE L’enquête MICS4 a pour objectifs principaux de : • produire des informations récentes et fiables pour évaluer la situation des enfants et des femmes au Togo ; • fournir des données nécessaires pour suivre les progrès vers l’atteinte des objectifs fixés dans la Déclaration du Millénaire et d’autres objectifs convenus au niveau international, comme base pour une action future ; • contribuer à l’amélioration des données et des systèmes de collecte au Togo et au renforcement de capacités techniques en matière de conception, de mise en œuvre et d’analyse de ces systèmes ; • générer des données sur la situation des enfants, des femmes et des hommes en identifiant les groupes vulnérables et les disparités pour ajuster les politiques et les interventions. INTRODUCTION 3 M IC S T o g o 2 0 1 0 INTRODUCTION 4 M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2007/Julie Pudlowski 5 M IC S T o g o 2 0 1 0 II. ÉCHANTILLON ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 2.1 ÉCHANTILLONNAGE L’échantillon de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS4) du Togo a été conçu pour fournir des estimations pour un grand nombre d’indicateurs sur la situation des enfants, des femmes et des hommes. Il est représentatif au niveau national, au niveau des milieux de résidence (urbain et rural) et au niveau des six domaines d’étude qui sont constitués des cinq régions du pays et de la commune de Lomé. Les domaines d’étude ont été stratifiés en zone urbaine et en zone rurale. Au total, douze strates ont été constituées (sept en zone urbaine et cinq en zone rurale) et dans chaque strate un certain nombre de secteurs de recensement ou zones de dénombrement (ZD) ont été sélectionnées. La commune de Lomé compte une seule strate tandis que la région Maritime compte trois strates, une strate urbaine formée des quartiers urbains périphériques de la ville de Lomé qui ne font pas partie de la commune, une seconde strate urbaine composée des autres villes de la région et une troisième strate formée des zones rurales. Les quatre autres régions ont chacune une strate urbaine et une strate rurale. Tableau 1: Répartition des zones de dénombrement sélectionnées selon le domaine d’étude et la strate Domaine d’étude Strate urbaine Strate rurale Ensemble Urbaine Périphérie de Lomé Total Commune de Lomé 80 - 80 - 80 Région Maritime 7 34 41 59 100 Région des Plateaux 14 - 14 70 84 Région Centrale 13 - 13 54 67 Région de la Kara 13 - 13 54 67 Région des Savanes 8 - 8 59 67 Ensemble 135 34 169 296 465 Source : DGSCN, MICS-2010 Une opération d’énumération a permis la mise à jour de la liste des ménages dans les ZD sélectionnées au premier degré. Au second degré, un nombre fixe de 15 ménages a été sélectionné dans les ZD dénombrées. Parmi les quinze ménages de chaque ZD, cinq ont été sélectionnés pour l’enquête homme. Au final, deux zones de dénombrement de la périphérie de Lomé n’ont pu être couvertes pour cause d’inondation. L’échantillon a été stratifié par région, et n’est pas auto-pondéré. Pour rendre des résultats représentatifs au niveau national, des pondérations sont utilisées. Une description plus détaillée du plan de sondage se trouve à l’Annexe A. 2.2 QUESTIONNAIRES L’enquête MICS4 a utilisé quatre types de questionnaires : • un questionnaire ménage qui permet de recueillir des informations sur tous les membres du ménage et les caractéristiques du logement ; ÉCHANTILLON ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 6 M IC S T o g o 2 0 1 0 • un questionnaire individuel femme administré dans chaque ménage à toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans ; • un questionnaire individuel enfant de moins de 5 ans, administré aux mères ou gardien(ne)s, pour tous les enfants de moins de 5 ans vivant dans le ménage ; • un questionnaire individuel homme administré à tous les hommes âgés de 15-59 ans des ménages sélectionnés pour l’enquête homme. Chaque type de questionnaire comprend des modules différents. Le questionnaire ménage comprend les modules suivants : o Feuille d’enregistrement du ménage o Éducation o Eau et assainissement o Caractéristiques du ménage o Moustiquaires imprégnées o Travail des enfants o Discipline de l’enfant o Lavage des mains o Iodation du sel. Le questionnaire individuel femme comprend les modules suivants : o Caractéristiques de la femme o Mortalité des enfants o Désir de la dernière naissance o Santé de la mère et du nouveau-né o Fistule vésico-vaginale o Symptômes de maladies o Contraception o Besoins non satisfaits o Mutilations génitales féminines/Excision o Attitudes vis-à-vis de la violence domestique o Mariage/Union o Prise en charge des maladies o Comportement sexuel o VIH/Sida. Le questionnaire individuel enfant a été administré aux mères ou aux personnes en charge des enfants de moins de cinq ans1 vivant dans les ménages. Le questionnaire individuel enfant comprend les modules suivants : o Age o Enregistrement des naissances o Développement du jeune enfant o Allaitement o Soins des enfants malades o Paludisme o Vaccination o Anthropométrie. Le questionnaire individuel homme a été administré aux hommes âgés de 15-59 ans identifiés dans les ménages présélectionnés pour l’enquête homme. Ce questionnaire comporte les modules suivants : ÉCHANTILLON ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1 Les termes “enfants de moins de 5 ans”, “enfants âgés de 0 à 4 ans”, et “enfants âgés de 0 à 59 mois” sont utilisés indifféremment dans ce rapport. 7 M IC S T o g o 2 0 1 0 o Caractéristiques de l’homme o Mariage/Union o Contraception o Attitudes vis-à-vis de la violence domestique o Comportement sexuel o VIH/Sida. Les questionnaires utilisés sont basés sur le modèle standard de questionnaires MICS42 et traduits dans les quatre principales langues nationales (Ewé, Kabyè, Kotocoli et Moba). Les outils de collecte ont fait l’objet d’un pré-test de cinq jours dans une banlieue de Lomé du 15 au 19 juillet 2010. Sur la base des résultats du pré-test, des modifications ont été apportées à la formulation de certaines questions. Un exemplaire des questionnaires MICS4 du Togo figure à l’Annexe F. Outre l’administration de questionnaires, les équipes de terrain ont analysé le sel utilisé pour la cuisine dans les ménages en vue d’en déterminer la teneur en iode. De plus les équipes ont observé le lieu dédié au lavage des mains et mesuré le poids et la taille des enfants de moins de cinq ans. Les détails et résultats de ces mesures figurent dans les sections respectives du rapport. 2.3 FORMATION ET TRAVAIL SUR LE TERRAIN La formation pour l’enquête principale a réuni une centaine d’agents aux différents postes et a duré trois semaines (du 9 au 28 août 2010). Durant les deux premières semaines, tous les candidats ont participé à un programme de formation consacré aux différents aspects théoriques et pratiques de l’enquête. Des spécialistes (médecins, nutritionnistes et techniciens de santé) ont complété la formation des agents de collecte par des exposés portant sur les aspects spécifiques que recouvrent les questionnaires. La troisième semaine a été consacrée à la simulation des questionnaires dans les langues nationales pour les enquêtrices et enquêteurs, dans des salles et dans les quartiers de la ville de Lomé. Les mesureurs et les assistants mesureurs ont de leur côté suivi des travaux pratiques pour les mesures du poids et de la taille des enfants. Une trentaine d’agents ont suivi par la suite une formation complémentaire de chef d’équipe et de contrôleurs les 29 et 30 août 2010. Après la formation et les tests de sélection, treize équipes ont été constituées : chacune comportait neuf membres dont un chef d’équipe, une contrôleuse, trois enquêtrices, un enquêteur, un mesureur et un assistant mesureur, et un superviseur des mesureurs. La collecte des données sur le terrain a commencé le 6 septembre 2010 et a pris fin le 4 novembre 2010. Durant les deux premières semaines, les treize équipes ont travaillé à Lomé avant d’être réparties dans les différentes régions du pays. 2.4 TRAITEMENT DES DONNÉES Les données de l’enquête ont été traitées au fur et à mesure que se déroulaient les travaux sur le terrain. La saisie a démarré une semaine après le début des travaux de collecte, le 13 septembre 2010, et a été effectuée à l’aide du logiciel CSPro sur une dizaine de micro-ordinateurs par dix opérateurs de saisie encadrés par deux superviseurs. Afin d’assurer le contrôle de qualité, tous les questionnaires ont fait l’objet d’une double saisie et des contrôles internes de cohérence ont été effectués. Des procédures et programmes standards élaborés dans le cadre du programme global MICS4 et adaptés au questionnaire MICS4 du Togo ont été utilisés du début à la fin du processus de traitement des données. Le traitement des données a commencé une semaine après le début des travaux de saisie, le 20 septembre 2010 et a pris fin le 30 novembre 2010. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel Statistical Package for Social Sciences (SPSS), Version 18, à partir du modèle de syntaxe et des plans d’exploitation des données mis au point par l’UNICEF. ÉCHANTILLON ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 2 Les questionnaires MICS4-types se trouvent sur le site www.childinfo.org 8 M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2007/Julie Pudlowski 9 M IC S T o g o 2 0 1 0 III. REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON ET CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES ENQUÊTÉ(E)S 3.1 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON Le tableau HH.1 montre que parmi les 6975 ménages sélectionnés pour l’échantillon, 6172 ont été identifiés et 6039 ont pu être interviewés avec succès, ce qui représente un taux de réponse des ménages de 98 pour cent. Dans les ménages interrogés, 7016 femmes âgées de 15 à 49 ans ont été trouvées et parmi elles, 6376 ont été interrogées avec succès, soit un taux de réponse de 91 pour cent. Le nombre total d’enfants de moins de cinq ans identifiés dans le questionnaire ménage s’élève à 4908. Le questionnaire individuel enfant a été rempli pour 4746 de ces enfants, ce qui correspond à un taux de réponse de 97 pour cent. Un tiers de ménages de l’échantillon de l’enquête avaient été présélectionnés à travers un mode de tirage systématique pour y collecter les données sur les hommes de 15 à 59 ans. Dans ces ménages 2290 hommes éligibles ont été identifiés et parmi eux 1925 ont été interrogés avec succès, soit un taux de réponse de 84 pour cent. Les taux de réponse des ménages et des questionnaires individuels sont d’une manière générale assez élevés, ce qui indique une bonne couverture nationale de l’enquête. Les taux globaux de réponse ont été calculés pour les questionnaires individuels en faisant le produit du taux de réponse du questionnaire ménage par le taux de réponse du questionnaire individuel. Les taux globaux de réponse pour les questionnaires individuels femme et enfants de moins de cinq ans s’élèvent respectivement à 89 pour cent et 95 pour cent alors que pour le questionnaire individuel homme, ce taux est de 82 pour cent. Au niveau régional, les données du tableau HH.1 montrent que les taux de réponse les plus élevés sont enregistrés dans les régions des Savanes et Centrale aussi bien pour le questionnaire ménage que pour les questionnaires individuels alors que les taux de réponse les plus faibles sont observés à Lomé. Quant au milieu de résidence, les taux de réponse des questionnaires individuels sont nettement plus élevés en milieu rural (93% pour les femmes, 97% pour les enfants et 88% pour les hommes) qu’en milieu urbain avec des taux de réponse respectifs de 87 pour cent, 95 pour cent et 78 pour cent. Ce contraste s’explique par le fait que les gens sont plus mobiles dans les grandes villes que dans les campagnes. Les résultats du tableau HH1 révèlent en outre que des taux de réponse inférieurs à 87 pour cent ont été observés pour les questionnaires femmes et surtout hommes dans la région Maritime et dans la ville de Lomé. Ainsi à Lomé, les taux de réponse pour les questionnaires individuels femmes et hommes s’élèvent respectivement à 84 pour cent et 74 pour cent tandis que dans la région Maritime, ces taux sont de 87 pour cent pour les femmes et 77 pour cent pour les hommes. La couverture étant moins bonne surtout pour l’enquête homme dans la ville de Lomé et son agglomération, les résultats doivent être interprétés avec prudence. REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 10 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau HH.1: Résultats des interviews des ménages, femmes, hommes et enfants de moins de 5 ans Nombre de ménages, femmes, enfants de moins de 5 ans selon les résultats des interviews ménages, femmes et enfants de moins de 5 ans, des taux de réponse des ménages, femmes, hommes et enfants de moins de 5 ans, Togo, 2010 Résidence Région Urbaine Rurale Maritime Plateaux Centrale Kara Savanes Lomé Total Ménages Echantillonnés 2535 4440 1500 1260 1005 1005 1005 1200 6975 identifiés 2182 3990 1250 1105 913 929 949 1026 6172 Interviewés 2101 3938 1224 1080 910 908 943 974 6039 Taux de réponse des ménages 96,3 98,7 97,9 97,7 99,7 97,7 99,4 94,9 97,8 Femmes Eligibles 2566 4450 1394 1045 1027 1092 1254 1204 7016 Interviewées 2231 4145 1211 979 953 1012 1206 1015 6376 Taux de réponse des femmes 86,9 93,1 86,9 93,7 92,8 92,7 96,2 84,3 90,9 Taux global de réponse des femmes 83,7 91,9 85,1 91,6 92,5 90,6 95,6 80,0 88,9 Hommes Eligibles 892 1398 441 354 370 394 353 378 2290 Interviewés 692 1233 341 314 337 334 319 280 1925 Taux de réponse des hommes 77,6 88,2 77,3 88,7 91,1 84,8 90,4 74,1 84,1 Taux global de réponse des hommes 74,7 87,0 75,7 86,7 90,8 82,9 89,8 70,3 82,2 Enfants de moins de 5 ans Eligibles 1210 3698 825 816 778 863 1120 506 4908 Mères/gardiennes interviewées 1155 3591 795 799 748 831 1101 472 4746 Taux de réponse des enfants <5 ans 95,5 97,1 96,4 97,9 96,1 96,3 98,3 93,3 96,7 Taux de réponse global des enfants <5 ans 91,9 95,8 94,4 95,7 95,8 94,1 97,7 88,6 94,6 Source: DGSCN, MICS-2010 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 11 M IC S T o g o 2 0 1 0 3.2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES La répartition par âge et par sexe de la population de l’étude figure dans le tableau HH.2. Elle a servi également à produire la pyramide des âges du graphique HH.1. Dans les 6039 ménages interviewés avec succès au cours de l’enquête, on a dénombré au total 28938 personnes dont 14109 hommes et 14829 femmes, ce qui représente 49 pour cent pour la population masculine et 51 pour cent pour la population féminine. L’examen du tableau HH.2 illustré par la pyramide des âges met en évidence certaines caractéristiques de la structure par sexe et par âge de la population de l’échantillon : • La pyramide de la population a une base très large et un sommet qui se rétrécit assez rapidement, caractéristique de la structure des pays à forte fécondité et à mortalité élevée ; • La répartition par groupe d’âges met en évidence un léger déséquilibre des effectifs, avec une sous-représentation des enfants âgés de 0 à 4 ans. Ce phénomène pourrait s’expliquer par une baisse récente de la fécondité mais plus probablement par une mauvaise déclaration des âges provoquée par l’attraction des âges ronds et le transfert par les enquêteurs des enfants de 4 ans à 5 ans. Graphique HH.1: Structure par âge et par sexe de la population, Togo, 2010 En comparant la structure par sexe et par grands groupes d’âges de MICS-2010 à celle de MICS3-2006, on observe que la proportion des moins de 15 ans pour les deux sexes a légèrement augmenté passant de 42 pour cent en 2006 à 44 pour cent en 2010. Sur la même période, la proportion des personnes âgées de 15 à 64 ans est restée stable (de 53 à 52 pour cent). Tableau HH.1A: Répartition en pourcentage de la population par grands groupes d’âges selon différentes sources MICS3-2006 MICS4-2010 Groupe d’âges Homme Femme Total Homme Femme Total < 15 ans 42,7 41,5 42,2 46,2 42,0 44,0 15-64 ans 53,0 53,4 53,2 50,5 54,0 52,3 65 ans et + 4,1 4,8 4,5 3,3 4,0 3,7 Source: DGSCN, MICS-2006 / MICS-2010 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 12 M IC S T o g o 2 0 1 0 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON Tableau HH.2: Répartition selon l’âge par sexe au niveau du ménage Pourcentage et fréquence de la population du ménage par groupe d’âges de cinq ans, groupe d’âges de dépendance, et par populations d’enfants (âgés de 0-17 ans) et d’adultes (âgés de 18 ou plus), par sexe, Togo, 2010 Hommes Femmes Total Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Groupe d’âges 0-4 2236 15,8 2144 14,5 4380 15,1 5-9 2404 17,0 2193 14,8 4597 15,9 10-14 1881 13,3 1886 12,7 3767 13,0 15-19 1458 10,3 1258 8,5 2716 9,4 20-24 1084 7,7 1244 8,4 2328 8,0 25-29 895 6,3 1218 8,2 2113 7,3 30-34 845 6,0 937 6,3 1783 6,2 35-39 682 4,8 846 5,7 1528 5,3 40-44 646 4,6 734 4,9 1379 4,8 45-49 534 3,8 560 3,8 1095 3,8 50-54 414 2,9 592 4,0 1006 3,5 55-59 307 2,2 341 2,3 648 2,2 60-64 256 1,8 276 1,9 532 1,8 65-69 167 1,2 197 1,3 364 1,3 70-74 140 1,0 184 1,2 324 1,1 75-79 62 0,4 80 0,5 142 0,5 80-84 54 0,4 64 0,4 118 0,4 85+ 40 0,3 69 0,5 108 0,4 Manquant/NSP 4 (*) 4 (*) 9 (*) Groupes d’âge de dépendance 0-14 6521 46,2 6223 42,0 12744 44,0 15-64 7121 50,5 8007 54,0 15128 52,3 65+ 463 3,3 594 4,0 1057 3,7 Manquant/NSP 4 (*) 4 (*) 9 (*) Populations d’enfants et d’adultes Enfants de 0-17 ans 7444 52,8 6970 47,0 14415 49,8 Adultes de 18 ans ou + 6661 47,2 7854 53,0 14515 50,2 Manquant/NSP 4 (*) 4 (*) 9 (*) Total 14109 100,0 14829 100,0 28938 100,0 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés 13 M IC S T o g o 2 0 1 0 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON Les tableaux HH.3 à HH.5 fournissent les informations de base relatives aux ménages, aux femmes âgées de 15 à 49 ans, aux hommes de 15 à 59 ans et aux enfants de moins de 5 ans en présentant les chiffres aussi bien non pondérés que pondérés. Les informations sur les caractéristiques des ménages, des femmes, des hommes et des enfants de moins de 5 ans recueillies au cours de l’enquête sont essentielles pour l’interprétation des résultats présentés plus loin dans le rapport et peuvent également fournir une indication sur la représentativité de l’enquête. Les autres tableaux de ce rapport ne sont présentés qu’avec des nombres pondérés. Voir l’Annexe A pour plus de détails sur la pondération. Le tableau HH.3 fournit les renseignements de base sur les ménages. Il ressort des résultats de ce tableau que la taille moyenne des ménages au Togo en 2010 est de 4,8 personnes contre 5,4 en 2000 (enquête MICS2). L’enquête MICS-2010 révèle par ailleurs que 13 pour cent des ménages sont formés d’une seule personne et 10 pour cent de deux personnes. Les ménages les plus fréquents sont ceux composés de quatre personnes (15%), de cinq personnes (14%) et de trois personnes (14%). On observe également des ménages de grande taille : 5 pour cent comptent huit personnes, 3 pour cent sont constitués de neuf personnes et 7 pour cent des ménages comptent dix personnes et plus. Trois ménages sur quatre (76%) sont dirigés en 2010 par un homme contre un ménage sur quatre (24%) par une femme. Compte tenu de la répartition spatiale de la population, la proportion des ménages résidant en milieu rural est plus importante (58%) que la proportion des ménages urbains (42%). Les chefs de ménage de près du tiers des ménages (32%) sont des personnes sans instruction. Les chefs de ménage qui ont un niveau d’enseignement primaire et ceux qui ont le niveau secondaire représentent respectivement 29 pour cent et 38 pour cent. Le tableau HH.3 révèle également que 49 pour cent des ménages ont au moins un enfant de 0 à 4 ans, 78 pour cent des ménages ont au moins un enfant de 0 à 17 ans. L’enquête indique en outre que 77 pour cent des ménages comptent au moins une femme âgée de 15 à 49 ans tandis que 26 pour cent des ménages comptent au moins un homme âgé de 15 à 59 ans. 3.3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ENQUÊTÉES ÂGÉES DE 15 À 49 ANS, DES HOMMES ENQUÊTÉS ÂGÉS DE 15 À 59 ANS ET DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Les tableaux HH.4, HH.4-H et HH.5 fournissent des informations sur les caractéristiques de base des femmes enquêtées âgées de 15 à 49 ans, des hommes enquêtés âgés de 15 à 59 ans et des enfants âgés de moins de 5 ans. Dans les trois tableaux, les nombres totaux d’observations pondérés et non pondérés sont égaux, les poids d’échantillonnage ayant été normalisés (standardisés). En plus de fournir d’utiles informations sur les caractéristiques de base des femmes, des hommes et des enfants, les tableaux sont également destinés à montrer les chiffres d’observations au niveau de chaque catégorie de base. Ces catégories sont utilisées dans les tableaux ci-dessous. 14 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau HH.3: Composition du ménage Pourcentage et fréquence des ménages selon des caractéristiques sélectionnées, Togo, 2010 Nombre de ménages Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Sexe du chef de ménage Masculin 76,3 4611 4719 Féminin 23,7 1428 1320 Région Maritime (sans Lomé commune) 32,0 1931 1224 Plateaux 23,2 1403 1080 Centrale 8,0 484 910 Kara 11,3 681 908 Savanes 10,1 612 943 Lomé Commune 15,4 928 974 Milieu de résidence Urbain 42,1 2545 2101 Rural 57,9 3494 3938 Nombre de membres du ménage 1 12,6 758 629 2 9,7 584 544 3 13,9 842 773 4 15,4 932 884 5 14,1 853 886 6 10,9 656 707 7 8,3 503 526 8 5,0 303 334 9 3,4 205 238 10+ 6,7 404 518 Instruction du chef du ménage Aucune 32,0 1930 2279 Primaire 29,3 1768 1687 Secondaire et plus 37,9 2287 2021 Manquant 0,9 54 52 Ethnie du chef de ménage Adja-Ewé 48,4 2921 2277 Kabye-Tem 24,3 1465 1770 Para-Gourma 14,9 902 1312 Ana-Ife 3,2 196 187 Akposso-Akébou 5,1 305 196 Autre togolais 1,8 111 163 Autre 1,7 102 94 Manquant (0,6) 37 40 Total 100,0 6039 6039 Ménages ayant au moins Un enfant de 0-4 ans 48,6 6039 6039 Un enfant de 0-17 ans 78,5 6039 6039 Une femme de15-49 ans 76,6 6039 6039 Un homme de15-59 ans 25,9 6039 6039 Taille moyenne du ménage 4,8 6039 6039 (): Basé sur un nombre de cas non pondéré compris entre 25 et 49 Source: DGSCN, MICS-2010 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 15 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau HH.4: Caractéristiques de base des femmes Pourcentage et fréquence des femmes âgées de 15 à 49 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, Togo, 2010 Nombre de femmes Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Région Maritime (sans Lomé commune) 32,4 2065 1211 Plateaux 19,5 1246 979 Centrale 7,8 497 953 Kara 11,7 748 1012 Savanes 11,9 759 1206 Lomé Commune 16,6 1061 1015 Milieu de résidence Urbain 45,2 2883 2231 Rural 54,8 3493 4145 Age 15-19 18,0 1149 1142 20-24 18,4 1171 1130 25-29 18,2 1161 1134 30-34 14,1 897 922 35-39 12,4 792 816 40-44 10,7 683 696 45-49 8,2 524 536 Situation de famille/Union Mariée actuellement/vit avec un homme 64,4 4104 4310 Veuve 2,6 168 175 Divorcée 1,3 86 74 Séparée 4,1 260 227 Jamais mariée/vécu avec un homme 27,6 1757 1587 Etat de maternité A déjà mis au monde 71,5 4558 4722 N’a jamais mis au monde 28,5 1818 1654 Naissances au cours des deux dernières années A eu une naissance au cours des deux dernières années 28,1 1792 1961 N’a pas eu de naissance au cours des deux dernières années 71,9 4584 4415 Instruction Aucune 34,2 2178 2625 Primaire 33,6 2141 2007 Secondaire et plus 32,3 2057 1744 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 16 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau HH.4: Caractéristiques de base des femmes (cont.) Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 15,9 1016 1244 Second 17,1 1093 1412 Moyen 18,7 1194 1326 Quatrième 22,5 1432 1168 Le plus riche 25,7 1641 1226 Ethnie du chef de ménage Adja-Ewé 45,7 2916 2157 Kabye-Tem 24,5 1565 1874 Para-Gourma 17,4 1107 1637 Ana-Ife 3,3 214 200 Akposso-Akébou 4,4 278 177 Autre togolais 2,1 133 185 Autre 1,8 117 97 Manquant (0,7) 46 49 Total 100,0 6376 6376 (): Basé sur un nombre de cas non pondéré compris entre 25 et 49 Source: DGSCN, MICS-2010 Le tableau HH.4 fournit les caractéristiques sociodémographiques de base des femmes âgées de 15 à 49 ans. Selon les résultats, presque deux tiers des femmes âgées de 15 à 49 ans (64%) sont mariées ou en union libre tandis qu’un peu plus du quart de ces femmes (28%) sont célibataires. Plus de sept femmes enquêtées sur dix (71%) ont connu au moins une naissance vivante dans leur vie et 28 pour cent ont connu une naissance vivante au cours des deux dernières années qui ont précédé l’enquête. Le tiers des femmes enquêtées (34%) est sans instruction, un autre tiers (34%) a le niveau primaire alors que le troisième tiers (32%) a le niveau secondaire et plus. Les caractéristiques sociodémographiques des hommes enquêtés âgés de 15 à 59 ans figurent dans le tableau HH.4-H. Près de la moitié des hommes enquêtés (50%) sont mariés ou vivent en union libre tandis que 46 pour cent sont célibataires. La proportion des enquêtés sans instruction est de 14 pour cent contre 28 pour cent pour ceux qui ont le niveau primaire et 58 pour cent pour ceux qui ont atteint le niveau secondaire et plus. REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 17 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau HH.4-H: Caractéristiques de base des hommes Pourcentage et fréquence des hommes âgés de 15 à 59 ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, Togo, 2010 Nombre d’hommes Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Région Maritime (sans Lomé commune) 31,0 597 341 Plateaux 20,3 391 314 Centrale 8,9 172 337 Kara 13,3 257 334 Savanes 10,5 202 319 Lomé Commune 16,0 307 280 Milieu de résidence Urbain 47,2 909 692 Rural 52,8 1016 1233 Age 15-19 22,1 425 440 20-24 16,2 311 296 25-29 12,1 233 227 30-34 12,7 245 225 35-39 10,0 193 183 40-44 9,3 180 196 45-49 7,8 151 162 50-54 4,9 95 100 55-59 4,8 93 96 Situation de famille/Union Marié actuellement/vit avec une femme 49,6 954 1006 Veuf (*) 15 19 Divorcé (*) 13 12 Séparé (2,4) 47 44 Jamais marié/vécu avec une femme 46,5 895 842 Instruction Aucune 13,6 262 376 Primaire 28,4 547 548 Secondaire et plus 57,8 1113 998 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 15,1 291 367 Second 16,9 325 417 Moyen 17,6 340 397 Quatrième 24,5 471 384 Le plus riche 25,9 499 360 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 18 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau HH.4-H: Caractéristiques de base des hommes (cont.) Ethnie du chef de ménage Adja-Ewé 46,1 888 645 Kabye-Tem 25,7 495 610 Para-Gourma 16,0 307 454 Ana-Ife (2,8) 54 47 Akposso-Akébou 5,0 96 60 Autre togolais 2,1 41 67 Autre (2,0) 39 34 Manquant (*) 6 8 Total 100,0 1925 1925 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés (): Basé sur un nombre de cas non pondéré compris entre 25 et 49 Source: DGSCN, MICS-2010 Le tableau HH.5 donne les caractéristiques sociodémographiques des enfants de moins de cinq ans. L’enquête a dénombré un peu plus d’enfants de sexe masculin (51%) que de sexe féminin (49%). Plus des deux tiers des enfants de moins de 5 ans (68%) résident dans le milieu rural contre moins du tiers (32%) dans le milieu urbain. Plus de quatre enfants de moins de cinq ans sur dix (46%) ont une mère sans instruction. Les enfants dont les mères ont le niveau primaire représentent 36 pour cent tandis que ceux dont les mères ont le niveau secondaire et plus ne représentent que 18 pour cent. REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 19 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau HH.5: Caractéristiques des enfants de moins de 5 ans Pourcentage et fréquence des enfants de moins de cinq ans selon les caractéristiques de base sélectionnées, Togo, 2010 Nombre des enfants de moins de 5 ans Pourcentage pondéré Pondéré Non pondéré Sexe Masculin 51,2 2429 2434 Féminin 48,8 2317 2312 Région Maritime (sans Lomé commune) 28,4 1347 795 Plateaux 22,2 1055 799 Centrale 9,3 443 748 Kara 13,5 641 831 Savanes 15,8 748 1101 Lomé Commune 10,8 512 472 Milieu de résidence Urbain 32,3 1532 1155 Rural 67,7 3214 3591 Age 0-5 mois 12,0 569 563 6-11 mois 9,9 468 464 12-23 mois 19,0 900 928 24-35 mois 20,8 988 987 36-47 mois 20,9 994 964 48-59 mois 17,4 827 840 Instruction de la mère Aucune 45,9 2179 2513 Primaire 35,9 1705 1541 Secondaire et plus 18,1 860 691 Quintile du bien être économique Le plus pauvre 23,5 1114 1246 Second 22,0 1043 1257 Moyen 19,8 941 1000 Quatrième 17,9 851 664 Le plus riche 16,8 797 579 Ethnie du chef de ménage Adja-Ewé 39,7 1884 1333 Kabye-Tem 26,2 1243 1432 Para-Gourma 21,5 1022 1447 Ana-Ife 2,7 127 125 Akposso-Akébou 4,6 219 131 Autre togolais 2,6 124 172 Autre 2,0 95 67 Manquant (0,7) 32 39 Total 100,0 4746 4746 (): Basé sur un nombre de cas non pondéré compris entre 25 et 50 Source: DGSCN, MICS-2010 REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ÉCHANTILLON 20 M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2007/Julie Pudlowski 21 M IC S T o g o 2 0 1 0 IV. MORTALITÉ INFANTILE L’un des objectifs primordiaux des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) est la réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans, (et plus particulièrement la mortalité infantile) ; l’objectif consiste à la réduire de deux tiers entre 1990 et 2015. Le suivi des progrès vers cet objectif est certes important mais il ne peut se faire si l’on ne dispose pas d’indicateurs fiables et actualisés. Mesurer la mortalité infantile peut sembler facile, mais tenter d’utiliser des questions directes telles que “Quelqu’un dans ce ménage est-il décédé l’an dernier?” donne des résultats inexacts. L’utilisation de mesures directes de la mortalité infanto-juvénile à partir de l’historique des naissances prend du temps, est très coûteuse et nécessite une grande attention au cours de la formation des agents et de la supervision de la collecte des données. Les méthodes indirectes qui ont été développées pour mesurer la mortalité des enfants de moins de 5 ans sont une bonne alternative ; elles produisent des estimations solides qui sont comparables à celles obtenues par d’autres sources. Les méthodes indirectes réduisent au minimum les pièges dus aux trous de mémoire, aux définitions inexactes ou mal interprétées et aux mauvaises techniques d’interview. 4.1 MÉTHODOLOGIE Le taux de mortalité infantile est la probabilité de mourir avant le premier anniversaire, le taux de mortalité infanto- juvénile est la probabilité de mourir avant le cinquième anniversaire. Dans les enquêtes MICS, les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont calculés sur la base d’une technique d’estimation indirecte connue sous le nom de méthode Brass (Nations Unies, 1983; 1990a; 1990b). Les données utilisées dans l’estimation sont les suivantes : le nombre moyen d’enfants nés vivants, le nombre moyen d’enfants survivants chez les femmes âgées de 15 à 49 ans réparties en groupes de cinq ans et la proportion de ces enfants qui sont décédés (tableau CM.1). La technique transforme les proportions de décès parmi les enfants de femmes au niveau de chaque groupe en probabilités de mourir en tenant compte de la durée approximative de l’exposition des enfants au risque de mourir, en supposant une répartition particulière par âge-type de la mortalité. Sur la base des informations recueillies précédemment sur la mortalité au Togo, la table type de mortalité du modèle Nord a été sélectionnée comme étant la table type la plus appropriée. Tableau CM. 1: Enfants nés vivants, enfants survivants et proportion des décès selon l’âge des femmes Nombres moyens et totaux d’enfants nés vivants, d’enfants survivants et proportion des décès selon l’âge des femmes, Togo, 2010 Enfants nés vivants Enfants survivants Proportion de décédés Nombre de femmes Age Nombre moyen Total Nombre moyen Total 15-19 0,149 171 0,136 156 0,089 1149 20-24 0,976 1142 0,885 1036 0,094 1171 25-29 2,195 2548 1,929 2240 0,121 1161 30-34 3,498 3138 3,100 2781 0,114 897 35-39 4,389 3478 3,738 2961 0,148 792 40-44 5,345 3648 4,485 3061 0,161 683 45-49 5,819 3050 4,820 2527 0,172 524 Total 2,694 17175 2,315 14762 0,141 6376 Source: DGSCN, MICS-2010 MORTALITÉ INFANTILE 22 M IC S T o g o 2 0 1 0 4.2 NIVEAU DE LA MORTALITÉ SELON LES CARACTÉRISTIQUES SOCIO DÉMOGRAPHIQUES Le tableau CM.2 présente des estimations de la mortalité infantile et infanto-juvénile (également présentée dans le graphique CM.1) selon les caractéristiques sociodémographiques de la mère et des enfants. Le taux de mortalité infantile est estimé à 78 pour mille, tandis que le taux de mortalité infanto-juvénile ou la probabilité de mourir avant l’âge de 5 ans est de 124 pour mille. Ces estimations ont été calculées en faisant la moyenne des estimations de mortalité obtenues pour les femmes âgées de 25 à 29 ans et de 30 à 34 ans, et se rapportent au milieu de l’année 2005. 4.2.1 Analyse selon le sexe Il existe une différence dans les probabilités de mourir entre les garçons et les filles. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont plus élevés chez les enfants de sexe masculin (respectivement 84 pour mille et 131 pour mille) que chez les enfants de sexe féminin (respectivement 72 pour mille et 117 pour mille). 4.2.2 Analyse selon le milieu de résidence et la région Les données du tableau CM.2 montrent que les niveaux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont plus élevés en milieu rural qu’en milieu urbain. En effet, dans la zone rurale les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile s’élèvent respectivement à 83 pour mille et 134 pour mille alors que dans les centres urbains, le taux de mortalité infantile est de 66 pour mille et le taux de mortalité infanto-juvénile s’élève à 102 pour mille. Graphique CM.1 Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ettaux de mortalité infantile (référence à mi-2005), Togo, 2010 Selon les régions, les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile les moins élevés sont observés dans la région Maritime avec respectivement 66 pour mille et 102 pour mille, suivie par la ville de Lomé, avec 69 pour mille pour le taux de mortalité infantile et 109 pour le taux de mortalité infanto-juvénile. En revanche, les taux de mortalité les plus élevés sont enregistrés dans les régions de la Kara avec un taux de mortalité infantile de 102 pour mille et un taux de mortalité infanto-juvénile de 167 pour mille, suivie par es régions des Savanes (avec respectivement 89 pour mille et 144 pour mille) et Centrale (avec respectivement 81 pour mille et 129 pour mille). 4.2.3 Analyse selon le niveau d’instruction de la mère Le niveau d’instruction de la mère a une grande influence sur la probabilité de décès des enfants. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile sont moins élevés chez les enfants des femmes plus instruites. En effet, chez les enfants de mères sans instruction, les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile s’élèvent respectivement à 87 pour mille et 140 pour mille alors que pour les enfants dont la mère a un niveau secondaire et plus, le taux de mortalité infantile est de 49 pour mille et le taux de mortalité infanto-juvénile est de 72 pour mille soit près de 2 fois moins élevé dans les 2 cas. MORTALITÉ INFANTILE 23 M IC S T o g o 2 0 1 0 4.2.4 Analyse selon le quintile de de bien-être économique Il existe une relation négative entre les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile et le quintile de bien–être économique du ménage dans lequel se trouve l’enfant. Les données du tableau C.M.2 montrent que plus le quintile de bien-être économique est élevé, moins le niveau de la mortalité infantile et infanto-juvénile est important. Les taux de mortalité sont plus élevés dans les ménages les plus pauvres, 92 pour mille pour le taux de mortalité infantile et 149 pour mille pour le taux de mortalité infanto-juvénile tandis que les taux les moins élevés sont enregistrés dans les ménages les plus riches, 56 pour mille (taux de mortalité infantile) et 85 pour mille (taux de mortalité infanto-juvénile). Tableau CM.2: Mortalité des enfants Taux de mortalité infantile et infanto-juvénile, Togo, 2010 Taux de mortalité infantile1 Taux de mortalité infanto-juvénile2 Sexe Masculin 84 131 Féminin 72 117 Région Maritime (sans Lomé commune) 66 102 Plateaux 72 113 Centrale 81 129 Kara 102 167 Savanes 89 144 Lomé Commune 69 109 Milieu de résidence Urbain 66 102 Rural 83 134 Instruction de la mère Aucune 87 140 Primaire 71 111 Secondaire et plus 49 72 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 92 149 Second 85 135 Moyen 81 129 Quatrième 65 101 Le plus riche 56 85 Total 78 124 1 Indicateur MICS 1.2; Indicateur OMD 4.2; 2 Indicateur MICS 1.1; Indicateur OMD 4.1 Source: DGSCN, MICS-2010 MORTALITÉ INFANTILE 24 M IC S T o g o 2 0 1 0 Graphique CM.1: Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (pour mille) suivant la région, le milieu de résidence, l’éducation de la mère et l’indice de bien-être économique, Togo, 2010 4.3 TENDANCE ET ÉVOLUTION DE LA MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS Alors que le niveau national de la mortalité infanto-juvénile du Togo n’a pas évolué entre MICS3-2006 et MICS- 2010, on note dans le milieu urbain une augmentation du niveau de la mortalité infantile qui passe de 49 pour mille en 2006 à 66 pour mille en 2010 et celui de la mortalité infanto-juvénile qui passe de 73 pour mille en 2006 à 102 pour mille en 2010. En revanche, on enregistre dans le milieu rural une baisse des niveaux de la mortalité infantile (89 pour mille en 2006 contre 83 pour mille en 2010) et de la mortalité infanto-juvénile (143 pour mille en 2006 contre 134 pour mille en 2010). MORTALITÉ INFANTILE 25 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau CM2.A: Evolution des niveaux de mortalité infantile et infanto-juvénile selon le milieu de résidence entre 2006 et 2010 Milieu de résidence Taux de mortalité infantile (‰) Taux de mortalité infanto-juvénile (‰) 2006 (MICS3) 2010 (MICS-2010) 2006 (MICS3) 2010 (MICS-2010) Urbain 49 66 73 102 Rural 89 83 143 134 Ensemble 77 78 123 124 Source: DGSCN, MICS-2006/ MICS-2010 Graphique CM.2: Evolution des taux de mortalité des moins de 5 ans, Togo, 2010 MORTALITÉ INFANTILE 26 M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2011/Essi Soulé 27 M IC S T o g o 2 0 1 0 V. NUTRITION 5.1 ÉTAT NUTRITIONNEL L’état nutritionnel des enfants reflète leur santé générale. Lorsque les enfants ont accès à une nourriture suffisante, qu’ils ne sont pas exposés à des maladies répétées et qu’ils sont bien entretenus, ils mettent à profit toute leur potentialité de croissance. La malnutrition est associée à plus de la moitié des décès d’enfants dans le monde. Les enfants malnutris courent plus de risques de mourir de maladies de l’enfance, et ceux qui survivent souffrent de maladies récurrentes et de retard de croissance. Les trois-quarts des enfants qui meurent de causes liées à la malnutrition n’étaient que légèrement ou modérément malnutris, c’est-à-dire qu’ils ne présentaient pas de signes extérieurs de leur vulnérabilité. Un des Objectifs du Millénaire pour le Développement est de réduire de moitié la proportion de personnes qui souffrent de la faim entre 1990 et 2015. L’objectif d’un Monde Digne des Enfants est également de réduire la prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans d’au moins un tiers entre 2000 et 2010, en accordant une attention particulière aux enfants de moins de deux ans. Une réduction de la prévalence de la malnutrition contribuera à atteindre l’objectif de réduire la mortalité dans l’enfance. Au sein d’une population bien nourrie, il y a une distribution standard de la taille et du poids des enfants de moins de cinq ans. La malnutrition au sein d’une population peut être mesurée en comparant les enfants à la population de référence. La population de référence utilisée dans ce rapport est la norme OMS/CDC/NCHS3, qui a été recommandée par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé dans le cadre des enquêtes MICS. Chacun des trois indicateurs de l’état nutritionnel est exprimé en unité d’écart type (scores-z) par rapport à la médiane de cette population de référence. Le poids-pour-âge est une mesure tant de la malnutrition aiguë que chronique. Les enfants dont le poids-pour-âge est supérieur à deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme souffrant d’insuffisance pondérale faible ou modérée, tandis que ceux dont le poids-pour-âge est supérieur à trois écarts-types en dessous de la médiane sont considérés comme souffrant d’une insuffisance pondérale sévère. La taille-pour-âge est une mesure de la croissance linéaire. Les enfants dont la taille-pour-âge est supérieure à deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme trop petits pour leur âge et comme souffrant d’un retard de croissance modéré. Les enfants dont la taille pour âge est supérieure à trois écarts-types en dessous de la médiane sont considérés comme souffrant d’un retard de croissance sévère. Le retard de croissance reflète une malnutrition chronique due à l’insuffisance d’une nutrition adéquate sur une longue période et aux maladies récurrentes ou chroniques. Enfin, les enfants dont le poids-pour-taille est supérieur à deux écarts-types en dessous de la médiane de la population de référence sont considérés comme émaciés de façon modérée, tandis que ceux qui ont plus de trois écarts-types en dessous de la médiane sont considérés comme souffrants d’une émaciation sévère. L’émaciation est en général la conséquence d’une insuffisance nutritionnelle récente. Cet indicateur peut présenter des variations saisonnières importantes associées à l’évolution de la disponibilité de la nourriture ou à la prévalence de la maladie. Dans le cadre de l’enquête MICS-2010, les poids et les tailles des enfants de moins de 5 ans ont été mesurés à l’aide de matériel anthropométrique recommandé par l’UNICEF (www.childinfo.org). Les informations de ce chapitre sont basées sur les résultats de ces mesures. Le tableau NU.1 montre les pourcentages d’enfants classés dans chacune de ces catégories, sur la base des mesures anthropométriques qui ont été prises au cours des travaux sur le terrain. En outre, ce tableau comprend le pourcentage d’enfants qui ont une surcharge pondérale, c’est-à-dire les enfants dont le poids-pour-taille est supérieur à 2 écarts-types de la médiane de la population de référence, et la moyenne du score-Z pour les trois indicateurs anthropométriques. 3 http://www.who.int/childgrowth/standards/second_set/technical_report_2.pdf NUTRITION 28 M IC S T o g o 2 0 1 0 NUTRITIONNUTRITION Table NU.1: État nutritionnel des enfants Pourcentage denfants de moins de 5 ans par état nutritionnel selon trois indices anthropométriques: poids-pour-âge, taille-pour-âge, et poids-pour-taille, Togo, 2010 Poids-pour-âge Taille-pour-âge Poids-pour-taille Insuffisance Pondérale Retard de croissance Emaciation Obésité pourcentage inférieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans pourcentage inférieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans Pourcentage inférieur à Pourcentage supérieur à Moyenne Score Z- (SD) Nombre d’enfants de moins de 5 ans- 2 SD1 - 3 SD2 - 2 SD3 - 3 SD4 - 2 SD5 - 3 SD6 + 2 SD Sexe Masculin 18,5 5,2 -1,0 2369 31,5 10,2 -1,4 2360 5,9 1,5 1,9 -0,3 2390 Féminin 14,5 3,3 -1,0 2256 27,9 7,1 -1,3 2253 3,6 0,5 1,2 -0,3 2278 Région Maritime (sans Lomé commune) 13,7 3,8 -0,8 1285 24,3 7,3 -1,2 1283 3,4 0,8 2,7 -0,2 1307 Plateaux 11,4 2,2 -0,9 1036 28,2 6,9 -1,3 1030 3,5 0,5 1,1 -0,2 1039 Centrale 19,0 4,2 -1,1 432 37,3 11,0 -1,6 431 5,3 0,9 1,1 -0,2 437 Kara 17,8 5,5 -1,1 630 33,7 10,6 -1,5 629 5,8 1,6 1,2 -0,3 635 Savanes 30,5 8,4 -1,5 745 43,0 14,6 -1,8 743 7,5 1,2 0,6 -0,7 745 Lomé Commune 10,3 1,8 -0,6 497 15,6 2,9 -0,8 497 5,3 1,4 1,9 -0,3 505 Milieu de résidence Urbain 10,4 1,9 -0,7 1491 17,8 3,5 -1,0 1488 4,4 0,8 2,7 -0,2 1506 Rural 19,5 5,4 -1,1 3134 35,4 11,2 -1,6 3125 5,0 1,0 1,1 -0,3 3162 Age 0-5 mois 8,4 3,6 -0,6 558 12,1 2,5 -0,7 555 4,4 1,4 3,8 -0,1 554 6-11 mois 16,3 4,5 -0,8 460 13,8 3,1 -0,8 458 9,7 1,6 1,4 -0,5 460 12-23 mois 20,2 5,7 -1,1 888 31,3 7,8 -1,4 889 8,5 1,4 1,1 -0,6 892 24-35 mois 17,4 3,6 -1,0 977 36,8 11,1 -1,6 971 3,4 0,7 2,0 -0,2 979 36-47 mois 18,0 4,7 -1,1 962 36,0 13,1 -1,6 960 2,9 0,7 1,0 -0,2 971 48-59 mois 15,8 3,2 -1,1 781 33,4 9,1 -1,5 779 2,0 0,5 0,8 -0,2 811 Instruction de la mère Aucune 20,5 5,5 -1,2 2113 36,7 11,3 -1,6 2109 5,6 1,2 0,6 -0,4 2146 Primaire 14,2 3,8 -0,9 1661 27,2 7,7 -1,3 1657 4,3 0,8 2,2 -0,2 1674 Secondaire et plus 11,5 2,1 -0,7 849 17,1 4,0 -1,0 845 3,8 0,6 2,9 -0,1 846 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 21,0 6,0 -1,2 1076 39,6 13,3 -1,7 1070 5,6 0,8 1,1 -0,4 1088 Second 22,5 6,4 -1,2 1028 39,1 13,0 -1,7 1025 5,0 1,2 0,9 -0,3 1033 Moyen 15,4 4,0 -1,0 916 30,0 8,0 -1,4 915 4,1 1,2 1,1 -0,3 932 Quatrième 12,0 2,9 -0,8 827 20,9 4,9 -1,1 827 4,5 0,9 2,0 -0,2 832 Le plus riche 8,8 0,8 -0,6 779 12,9 1,7 -0,8 777 4,6 0,6 3,2 -0,2 783 Total 16,6 4,2 -1,0 4625 29,7 8,7 -1,4 4613 4,8 1,0 1,6 -0,3 4668 1 Indicateur MICS 2.1a et Indicateur OMD 1.8; 2 Indicateur MICS 2.1b; 3 Indicateur MICS 2.2A; 4 Indicateur MICS 2.2b; 5 Indicateur MICS 2.3a; 6 Indicateur MICS 2.3b Source: DGSCN, MICS-2010 29 M IC S T o g o 2 0 1 0 Les enfants dont la date de naissance complète (mois et année) n’a pas été enregistrée, et les enfants dont les mesures sont en dehors d’une fourchette plausible sont exclus du tableau NU.1. Les enfants sont exclus d’un ou de plusieurs des indicateurs anthropométriques lorsque leurs poids et tailles n’ont pas été mesurés, selon le cas. Par exemple, si un enfant a été pesé, mais que sa taille n’a pas été mesurée, l’enfant est inclus dans les calculs de l’insuffisance pondérale, mais pas dans les calculs de retard de croissance et de l’émaciation. Les pourcentages d’enfants selon l’âge et les raisons de l’exclusion sont indiqués aux tableaux relatifs à la qualité des données DQ.6 et DQ.7. Dans l’ensemble, 98 pour cent des enfants s’étaient fait mesurer à la fois le poids et la taille (tableau DQ.6). Le tableau DQ.7 montre qu’en raison des dates de naissance incomplètes, des mesures invraisemblables et des poids et/ou des tailles manquants, 2 pour cent des enfants ont été exclus des calculs de l’indicateur poids-pour-âge, alors que ce taux est de 2 pour cent aussi bien pour l’indicateur de la taille-pour-âge que pour l’indicateur du poids-pour-taille. 5.1.1 Retard de croissance Les résultats du tableau NU.1 indiquent que trois enfants sur dix (30%) présentent un retard de croissance (dont le rapport taille-âge se situe à moins de deux écarts-type en dessous de la médiane) et 9 pour cent sont atteints de la forme sévère. Le pourcentage d’enfants présentant un retard de croissance est plus élevé en milieu rural (35%, avec 11% souffrant de la forme sévère) qu’en milieu urbain (18% avec 4% présentant la forme sévère). Les garçons semblent être plus affectés par le retard de croissance modéré que les filles (32% contre 28%). Cette différence persiste dans le cas du retard de croissance sévère (10% contre 7%). On observe une forte disparité régionale : la prévalence du retard de croissance la plus élevée est enregistrée dans la région des Savanes avec 43 pour cent tandis que la ville de Lomé a le taux le plus faible avec 16 pour cent pour la forme modérée. La prévalence du retard de croissance modéré présente de fortes variations selon l’âge de l’enfant. Les enfants de moins de six mois sont relativement moins touchés (12%) que les autres enfants. En effet, les taux de prévalence du retard de croissance modéré augmentent avec l’âge des enfants et atteignent 36 pour cent pour la forme modérée et 13 pour cent pour la forme sévère entre 36 et 47 mois. Le niveau d’instruction de la mère est un facteur déterminant pour l’état nutritionnel de l’enfant. La prévalence du retard de croissance modéré est plus élevée chez les enfants dont les mères sont sans instruction (37% et 11% pour la forme sévère) que chez les enfants dont les mères ont le niveau primaire (27% et 8% pour la forme sévère) ou ont atteint le niveau secondaire et plus (17% et 4% pour la forme sévère). Les pourcentages d’enfants souffrant de retard de croissance modéré et de retard de croissance sévère s’élèvent respectivement chez les enfants des ménages les plus pauvres à 40 et 13 pour cent contre 13 et 2 pour cent pour les enfants issus des ménages les plus riches. 5.1.2 Emaciation L’émaciation ou la malnutrition aiguë (enfant dont le poids pour la taille se situe à moins de deux écarts-type en dessous de la médiane) touche 5 pour cent des enfants du Togo en 2010 et 1 pour cent des enfants sont atteints de la forme sévère. La prévalence de l’émaciation est plus importante en milieu rural, où elle est de 5 pour cent, qu’en milieu urbain où elle atteint 4 pour cent. Les garçons souffrent plus de la malnutrition aiguë (6%) que les filles (4%). Au niveau régional, les enfants de la région des Savanes sont plus touchés que ceux des autres régions. Les taux de prévalence pour la forme modérée et pour la forme sévère de l’émaciation se situent respectivement à 8 pour cent et 1 pour cent contre 3 pour cent et 1 pour cent dans la région Maritime, 4 pour cent et moins de 1 pour cent dans la région des Plateaux. La prévalence de l’émaciation est aussi importante dans la région Centrale (5% et 1%), Lomé (5% et 1%) et Kara (6% et 2%). La prévalence de l’émaciation varie considérablement avec l’âge des enfants. Le taux de malnutrition aiguë est plus élevé chez les enfants de 6 à 11 mois (10%) et chez les enfants de 12 à 23 mois (9%). Ce résultat est attendu, il est lié à l’âge où beaucoup d’enfants cessent d’être allaités au sein et sont exposés à la contamination de l’eau, de la nourriture et de l’environnement. NUTRITIONNUTRITION 30 M IC S T o g o 2 0 1 0 Graphique NU.1: Pourcentage des enfants de moins de 5 ans malnutris selon l’âge en mois, Togo, 2010 Les enfants dont les mères n’ont aucune instruction sont plus touchés par la malnutrition aiguë (6%) que les enfants dont les mères ont atteint le niveau primaire (4%) et le niveau secondaire (4%). Il y a peu de différence dans la prévalence de l’émaciation selon le niveau de bien-être économique. En effet, 6 pour cent des enfants qui vivent dans les ménages les plus pauvres sont atteints de malnutrition aigüe contre 5 pour cent des enfants des ménages les plus riches. 5.1.3 Insuffisance pondérale L’insuffisance pondérale reflète, chez l’enfant, les effets combinés du retard de croissance et de l’émaciation. Il apparaît à travers les données du tableau NU.1 que l’insuffisance pondérale (poids-pour-âge se situant en moins de deux écarts-types en dessous de la médiane) touche 17 pour cent des enfants de moins de cinq ans et que 4 pour cent sont atteints de la forme sévère. La proportion des enfants souffrant de cette affection est presque deux fois plus élevée en milieu rural (20%) qu’en milieu urbain (10%). En milieu rural, 5 pour cent des enfants sont atteints de la forme sévère de l’insuffisance pondérale contre 2 pour cent en milieu urbain. Les enfants de sexe masculin souffrent plus de l’insuffisance pondérale (19% et 5% pour la forme sévère) que les enfants de sexe féminin (15% et 3%). La région des Savanes présente une fois de plus les niveaux les plus élevés du pays avec respectivement 31 pour cent pour la forme modérée et 8 pour cent pour la forme sévère ; elle est suivie par les régions Centrale (19% et 4%) et de la Kara (18% et 6%). Les niveaux de prévalence les moins élevés sont observés à Lomé (10% et 2% pour la forme sévère), suivie de la région des Plateaux (11% et 2%) et de la région Maritime (14% et 4%). Comme pour le retard de croissance et l’émaciation, on observe les mêmes relations entre les taux de prévalence de l’insuffisance pondérale et l’âge des enfants d’une part, et les niveaux d’instruction et les quintiles de bien-être économique de la mère de l’enfant d’autre part. Il ressort en outre que le niveau de prévalence augmente avec l’âge, passant de 8 pour cent chez les moins de six mois à 20 pour cent pour les 12-23 mois, puis amorce une baisse graduelle pour s’établir à 16 pour cent entre 48 et 59 mois. La prévalence de l’insuffisance pondérale des enfants de femmes sans instruction s’élève à 21 pour cent pour la forme modérée et à 6 pour cent pour la forme sévère contre respectivement 14% et 4%) chez les femmes qui ont le niveau primaire et 12 pour cent et 2 pour cent chez les enfants des femmes qui ont atteint le niveau secondaire. Par ailleurs, les enfants des ménages les plus pauvres ont des taux de prévalence plus élevés (21% pour la forme modérée et 6% pour la forme sévère) que les enfants des ménages les plus riches (9% et 1%). NUTRITION 31 M IC S T o g o 2 0 1 0 5.2 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DU NOURRISSON ET DU JEUNE ENFANT L’allaitement au sein au cours des premières semaines de l’enfance joue un rôle important dans l’état nutritionnel des enfants. Il transmet les anticorps de la mère à l’enfant, donc protège les enfants contre les infections et certaines maladies comme la diarrhée. Aussi le lait maternel contient-il tous les éléments nutritifs indispensables au bon développement et à la croissance de l’enfant durant ses premiers mois d’existence. Le lait maternel est la source idéale d’éléments nutritifs ; il est sûr et plus économique. Cependant, de nombreuses mères abandonnent l’allaitement exclusif trop tôt et utilisent souvent le lait artificiel ou d’autres compléments alimentaires pour nourrisson, ce qui peut contribuer à un fléchissement de la croissance ou à une malnutrition due à une carence en micronutriments. De plus, ce lait autre que maternel présente des risques de contamination en cas d’absence d’eau potable. L’objectif du plan d’action d’un “Monde digne des enfants” stipule que les enfants doivent être allaités exclusivement au sein pendant les six premiers mois, puis les mères doivent poursuivre l’allaitement jusqu’à deux ans au moins, en l’associant avec des aliments complémentaires sûrs, appropriés et suffisants. L’OMS et UNICEF donnent les recommandations d’alimentation suivantes: • l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois ; • la poursuite de l’allaitement pendant deux ans ou plus ; • l’alimentation complémentaire sûre, appropriée et adéquate à partir du sixième mois ; • la fréquence de l’alimentation complémentaire : deux fois par jour pour les nourrissons âgés de 6 à 8 mois; trois fois par jour pour les nourrissons âgés de 9 à 11 mois. Il est également recommandé que l’allaitement commence dans l’heure qui suit la naissance. Les indicateurs des pratiques d’alimentation des enfants sont les suivants : • le début précoce de l’allaitement (dans l’heure qui suit la naissance) ; • le taux d’allaitement maternel exclusif (<6 mois) ; • l’allaitement maternel prédominant (<6 mois) ; • le taux de poursuite de l’allaitement (à 1 an et 2 ans) ; • la durée de l’allaitement maternel ; • l’allaitement adapté à l’âge (0-23 mois) ; • l’introduction des aliments solides, semi-solides et mous (6-8 mois) ; • la fréquence de repas minimum (6-23 mois) ; • la fréquence d’alimentation lactée pour les enfants non allaités au sein (6-23 mois) ; • l’utilisation de biberon (0-23 mois). NUTRITION 32 M IC S T o g o 2 0 1 0 NUTRITION Tableau NU.2: Allaitement au sein initial Pourcentage d’enfants nés au cours des 2 années précédant l’enquête et ayant été allaités au sein, pourcentage de ceux ayant été allaités dans heure qui a suivi la naissance et dans la journée qui a suivi la naissance, et pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture prélactée, Togo, 2010 Pourcentage de ceux ayant déjà été allaités au sein1 Pourcentage de ceux ayant d’abord été allaités au sein: Pourcentage de ceux ayant reçu une nourriture prélactée Nombre d’enfants derniers-nés au cours des deux années précédant l’enquête Dans l’heure qui a suivi la naissance2 Dans la journée qui a suivi la naissance Région Maritime (sans Lomé commune) 96,9 41,9 72,2 15,4 508 Plateaux 95,2 36,0 71,8 11,3 403 Centrale 96,3 57,4 76,3 10,1 163 Kara 96,0 46,7 70,0 15,4 245 Savanes 96,9 60,9 87,0 10,3 271 Lomé Commune 93,9 46,3 73,5 23,4 202 Milieu de résidence Urbain 96,4 46,8 73,0 19,8 604 Rural 95,8 45,6 75,4 11,2 1188 Mois depuis la naissance 0-11 mois 97,0 46,1 74,4 13,5 906 12-23 mois 97,7 47,1 76,5 15,4 809 Assistance à l’accouchement Agent qualifié 97,2 50,1 76,9 14,8 1064 Accoucheuse traditionnelle 98,1 40,7 74,4 14,3 524 Lieu d’accouchement Structure sanitaire du secteur public 96,6 52,7 77,3 13,2 947 Structure sanitaire du secteur privé 97,8 44,7 80,6 17,9 244 A domicile 98,2 38,0 70,9 14,3 568 Manquant 28,6 3,6 14,2 9,6 33 Instruction de la mère Aucune 96,2 46,0 76,3 13,3 753 Primaire 95,9 46,8 76,3 13,4 684 Secondaire et plus 95,6 44,5 67,7 17,5 355 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 96,7 44,3 71,8 11,7 391 Second 93,8 42,6 76,2 10,2 397 Moyen 97,2 48,1 77,1 10,8 352 Quatrième 97,9 52,0 79,0 18,6 319 Le plus riche 94,8 44,1 69,0 21,0 333 Total 96,0 46,0 74,6 14,1 1792 1 Indicateur MICS 2.4; 2 Indicateur MICS 2.5 Source: DGSCN, MICS-2010 33 M IC S T o g o 2 0 1 0 5.2.1 Allaitement initial Le tableau NU.2 présente la proportion d’enfants nés au cours des deux années qui ont précédé l’enquête et qui ont été nourris au sein dans l’heure qui a suivi leur naissance, ou le jour de naissance et ceux qui ont reçu une alimentation prélactée. Bien que l’allaitement au sein soit une étape très importante dans la gestion de la lactation et l’établissement d’une relation physique et affective entre le bébé et la mère, moins de la moitié des nourrissons (46%) ont été nourris au sein pour la première fois dans l’heure qui a suivi leur naissance. Toutefois, ce pourcentage atteint 75 pour cent avant la fin de la journée de leur naissance. Le fait de ne pas allaiter l’enfant dès sa naissance peut avoir un effet néfaste sur sa santé car c’est lors des premiers allaitements dans les vingt-quatre heures qui suivent la naissance que l’enfant bénéficie du colostrum qui contient les anticorps de la mère qui sont essentiels pour éviter de nombreuses maladies. De plus, si le nouveau-né n’est pas allaité dans les vingt-quatre heures, il reçoit à la place, divers liquides qui risquent de le mettre en contact avec des agents pathogènes. Il n’y a pas de grande différence entre les comportements en matière d’allaitement initial entre les milieux ruraux et urbains. Au niveau régional, il ressort des résultats du tableau NU.2, que les proportions de nouveau-nés mis au sein dans l’heure et dans les vingt-quatre heures qui ont suivi la naissance sont plus élevées dans les régions des Savanes avec respectivement 61 pour cent et 87 pour cent et dans la région Centrale (57% et 76%). En revanche, les proportions les plus faibles sont enregistrées dans la région des Plateaux où 36 pour cent des nourrissons ont été mis au sein durant l’heure qui a suivi la naissance et 72 pour cent dans les vingt-quatre heures après la naissance. Graphique NU.2 Pourcentage des mères ayant commencé à allaiter moins d’une heure et moins d’un jour après la naissance, Togo, 2010 NUTRITION 34 M IC S T o g o 2 0 1 0 5.2.2 Allaitement maternel exclusif Pendant l’enquête, des questions ont été posées aux mères sur les pratiques d’allaitement et d’alimentation des enfants nés au cours des deux dernières années qui ont précédé l’enquête. Le tableau NU.3 présente les résultats sur l’allaitement exclusif des enfants au cours des six premiers mois, ainsi que la poursuite de l’allaitement chez les enfants âgés de 12 à 15 mois et de 20 à 23 mois. L’allaitement exclusif au sein fait référence aux nourrissons qui n’ont reçu que du lait maternel sans adjonction d’aucun liquide ou d’aliments complémentaires (à l’exception de la prise de médicaments ou vitamines ou compléments minéraux si nécessaire). Les données du tableau NU.3 montrent qu’au Togo, seulement 62 pour cent des enfants de moins de six mois sont nourris exclusivement au sein. La proportion d’enfants exclusivement allaités au sein est moins importante en milieu rural (60%) qu’en milieu urbain (67%). En revanche, Il n’y a pas de différence entre les proportions des garçons nourris exclusivement au sein (63%) et les filles (62%). Le pourcentage d’enfants nourris exclusivement au sein varie selon les régions. Les proportions les plus élevées sont enregistrées dans la ville de Lomé (72%) suivie des régions Maritime (68%), des Savanes (67%) et Centrale (65%). L’allaitement maternel exclusif est moins pratiqué dans les régions de la Kara (59%) et des Plateaux (51%). Le niveau d’instruction de la mère a une grande influence sur la pratique de l’allaitement maternel exclusif. Huit enfants sur dix (80%) de mères qui ont le niveau secondaire et plus sont nourris exclusivement au sein durant les six premiers mois contre six enfants sur dix (62%) de mères de niveau primaire et un peu plus de cinq enfants sur dix (55%) de mères sans instruction. Les résultats montrent aussi qu’il existe une relation positive entre l’allaitement maternel exclusif et les quintiles de bien-être économique. Les enfants des ménages les plus pauvres sont moins nourris exclusivement au sein (55%) que les enfants des ménages les plus aisés (70%). 5.2.3 Allaitement et alimentation de complément Le tableau NU.3 donne également des informations sur la poursuite de l’allaitement chez les enfants âgés de 12 à 15 mois et de 20 à 23 mois. Les résultats montrent qu’aux groupes d’âges 12-15 mois et 20-23 mois, respectivement plus de neuf enfants sur dix (93%) et plus de six enfants sur dix (64%) sont encore allaités au sein. La poursuite de l’allaitement au sein est plus répandue dans le milieu rural où 94 pour cent des enfants de 12 à 15 mois et 72 pour cent des enfants âgés de 20 à 23 mois sont encore allaités tandis que dans les centres urbains où 88 pour cent des 12-15 mois et 42 pour cent des 20-23 mois sont encore allaités. Pour l’ensemble du pays, les enfants de sexe masculin sont plus longtemps nourris au sein que les enfants de sexe féminin. En effet, à l’âge de 12-15 mois, 94 pour cent des garçons sont encore allaités contre 91 pour cent de filles et à l’âge de 20-23 mois, 71 pour cent des garçons sont toujours nourris au sein contre 55 pour cent de filles. A l’âge de 12-15 mois, plus de neuf enfants sur dix sont encore allaités au sein quel que soit le niveau d’instruction de la mère, mais la différence apparaît au niveau des enfants de 20-23 mois de femmes qui ont le niveau secondaire (47%) car elles sèvrent plus tôt leurs enfants que les mères qui ont le niveau primaire (66%) et celles sans instruction (69%). NUTRITION 35 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau NU.3: Allaitement au sein Pourcentage d’enfants vivants selon l’état d’allaitement selon certains groupes d’âges, Togo, 2010 Enfants âgé de 0-5 mois Enfants âgés de 12-15 mois Enfants âgés de 20-23 mois Pourcentage exclusivement allaités au sein1 Pourcentage principalement allaités au sein 2 Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 1 an)3 Nombre d’enfants Pourcentage allaités au sein (Poursuite allaitement au sein à 2 ans)4 Nombre d’enfants Sexe Masculin 62,6 73,8 293 94,4 146 71,3 161 Féminin 62,2 77,4 276 90,8 155 55,2 141 Région Maritime (sans Lomé commune) 67,8 73,6 161 (95,5) 67 (61,5) 75 Plateaux 50,8 69,0 137 93,3 75 67,7 74 Centrale 65,2 73,5 59 93,8 38 61,4 30 Kara 59,2 75,2 83 100,0 41 69,9 50 Savanes 67,4 84,5 83 89,5 52 77,6 39 Lomé Commune (71,8) (89,5) 46 (76,5) 28 37,7 34 Milieu de résidence Urbain 67,1 79,4 175 87,5 80 41,5 83 Rural 60,3 73,9 394 94,4 221 72,3 219 Instruction de la mère Aucune 54,8 69,0 236 92,4 149 68,8 142 Primaire 61,5 72,6 219 92,1 102 65,7 107 Secondaire et plus 80,0 94,9 113 (93,8) 49 (46,8) 54 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 55,4 72,3 127 95,8 80 85,8 72 Second 62,3 74,2 121 97,1 79 80,4 76 Moyen 62,6 71,7 112 88,2 59 56,4 66 Quatrième 63,8 78,2 105 (86,5) 31 (35,6) 49 Le plus riche 69,6 82,6 104 (89,3) 51 (39,2) 39 Total 62,4 75,6 569 92,5 301 63,8 303 (): Basé sur un nombre de cas non pondéré compris entre 25 et 49 1 Indicateur MICS 2.6; 2 Indicateur MICS 2.9; 3 Indicateur MICS 2.7; 4 Indicateur MICS 2.8 Source: DGSCN, MICS-2010 NUTRITION 36 M IC S T o g o 2 0 1 0 Le Graphique NU.3 montre de manière détaillée les types d’allaitement selon l’âge de l’enfant en mois. Un peu plus de 70 pour cent des enfants âgés de 0 à 3 mois sont exclusivement allaités au sein maternel. La proportion d’enfants exclusivement allaités au sein baisse après le troisième mois et atteint presque 50 pour cent chez les enfants âgés de 4 à 5 mois. Au sixième mois, le pourcentage d’enfants exclusivement allaités est inférieur à 10 pour cent ; beaucoup plus d’enfants ont reçu des liquides ou des aliments différents du lait maternel à partir de ce mois. Par ailleurs, près de 40 pour cent d’enfants âgés de 22 à 23 mois ne sont pas allaités au sein. Graphique NU.3 : Répartition en pourcentage d’enfants de moins de 2 ans par type d’alimentation, par groupe d’âges, Togo, 2010 Le tableau NU.4 montre la durée médiane de l’allaitement maternel selon les caractéristiques sociodémographiques et contextuelles. Parmi les enfants de moins de 3 ans, la durée médiane est de 22,7 mois pour tout l’allaitement maternel, de 3,8 mois pour l’allaitement maternel exclusif, et de 5,2 mois pour l’allaitement maternel prédominant. Selon le sexe de l’enfant, les données du tableau NU.4 indiquent que la durée moyenne de l’allaitement chez les garçons est de 23,2 mois pour l’allaitement d’une manière générale et de 3,9 mois pour l’allaitement exclusif contre respectivement 22,1 mois et 3,7 mois chez les filles. Dans le milieu rural, les durées moyennes de l’allaitement maternel (23,9 mois) et de l’allaitement principalement au sein (5,3 mois) sont plus élevées que dans le milieu urbain (respectivement 20,5 mois et 5,1 mois). En revanche, la durée moyenne de l’allaitement exclusif est légèrement moins longue dans la zone rurale (3,7 mois) que dans les centres urbains (4 mois). On observe une forte variation de ces durées selon les régions. La durée médiane de l’allaitement maternel la plus élevée (25,1 mois) est enregistrée dans la région des Savanes tandis que la durée médiane la plus faible (20,2 mois) est relevée dans la ville de Lomé. En ce qui concerne la durée médiane de l’allaitement exclusif, la région Maritime détient la valeur la plus élevée (4,2 mois) alors que la durée la plus faible est observée dans la région des Plateaux (2,6 mois). Enfin, dans le cas de l’allaitement prédominant, ou de l’association de l’allaitement maternel et des compléments alimentaires liquides, solides ou semi’-solides, la région de la Kara détient la durée médiane la plus longue (5,8 mois) tandis que la région Centrale a la durée la plus courte (4,6 mois). NUTRITION 37 M IC S T o g o 2 0 1 0 Le tableau NU.4 indique de plus que la durée de l’allaitement maternel diminue avec le niveau d’éducation de la mère ainsi qu’avec le quintile de bien-être économique, alors que la durée de l’allaitement exclusif augmente avec ces deux caractéristiques. Tableau NU.4: Durée de l’allaitement au sein Durée médiane de l’allaitement au sein, exclusif et principal chez les enfants âgés de 0-35 mois, Togo, 2010 Durée moyenne (en mois) de Nombre d’enfants âgés de 0-35 moisAllaitement1 Allaitement exclusif Allaitement principal Sexe Masculin 23,2 3,9 5,2 1489 Féminin 22,1 3,7 5,3 1436 Région Maritime (sans Lomé Commune) 22,3 4,2 5,1 804 Plateaux 22,7 2,6 4,9 665 Centrale 22,5 3,7 4,6 279 Kara 23,3 3,8 5,8 396 Savanes 25,1 3,9 5,3 462 Lomé Commune 20,2 4,1 5,5 320 Milieu de résidence Urbain 20,5 4,0 5,1 951 Rural 23,9 3,7 5,3 1974 Instruction de la mère Aucune 23,5 3,1 5,2 1287 Primaire 22,6 3,7 4,8 1068 Secondaire et plus 21,1 5,0 5,7 570 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 24,4 3,1 4,8 678 Second 24,7 3,8 5,5 623 Moyen 22,2 3,8 5,3 590 Quatrième 20,7 4,1 4,9 537 Le plus riche 20,0 4,2 6,0 498 Médiane 22,7 3,8 5,2 2925 Moyenne pour tous les enfants (0-35 mois) 22,7 3,7 6,0 2925 1 Indicateur MICS 2.10 Source: DGSCN, MICS-2010 NUTRITION 38 M IC S T o g o 2 0 1 0 5.2.4 Adéquation de l’alimentation des nourrissons Le tableau NU.5 donne des indications sur les enfants de moins de 24 mois convenablement nourris. Les différents critères utilisés pour déterminer une alimentation adéquate dépendent de l’âge de l’enfant. Pour les nourrissons âgés de 0 à 5 mois, l’allaitement maternel exclusif est considéré comme une alimentation adéquate, alors que les nourrissons âgés de 6 à 23 mois sont considérés comme suffisamment bien nourris s’ils reçoivent, en plus du lait maternel, des aliments solides, semi-solides ou mous. Les données indiquent que 62 pour cent des enfants de moins de six mois et 66 pour cent des enfants âgés de 6 à 23 mois sont convenablement nourris selon les recommandations de l’OMS et de l’UNICEF. En considérant le groupe d’âges 0-23 mois, la proportion d’enfants convenablement nourris est de 65 pour cent. La proportion de garçons (66%) convenablement nourris est un peu plus élevée que celle des filles (63%). Quelles que soient les caractéristiques contextuelles considérées, plus de six enfants âgés de 0 à 23 mois sur dix sont adéquatement nourris. D’une manière générale, les proportions d’enfants de 0 à 5 mois nourris de manière adéquate sont légèrement plus faibles que celles des enfants âgés de 6 à 23 mois. L’alimentation complémentaire adéquate des enfants de 6 mois à 2 ans est particulièrement importante pour la croissance, le développement et la prévention de la malnutrition. La poursuite de l’allaitement au-delà de six mois devrait être accompagnée par la consommation d’aliments complémentaires adéquats, sûrs et appropriés sur le plan nutritionnel, qui aident à répondre aux besoins nutritionnels lorsque le lait maternel ne suffit plus. Cela suppose que les enfants âgés de 6 à 8 mois soient allaités quotidiennement au sein et prennent deux ou plusieurs repas d’aliments solides, semi-solides ou mous. Pour les enfants âgés de 6 à 23 mois, en plus de l’allaitement, trois repas ou plus sont nécessaires chaque jour. Par ailleurs, les enfants âgés de 6 à 23 mois et plus qui ne sont pas allaités doivent prendre chaque jour quatre repas ou plus composés d’aliments solides, semi-solides ou mous et d’aliments lactés. Dans l’ensemble, 44 pour cent des nourrissons âgés de 6 à 8 mois ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (tableau NU.6). Parmi les nourrissons actuellement allaités au sein, ce pourcentage est de 43 pour cent. L’effectif des enfants de 6 à 8 mois non allaités étant trop faible, le reste de l’analyse du tableau NU.6 portera uniquement sur l’ensemble des enfants actuellement allaités. Une analyse selon le sexe indique que les filles (47%) reçoivent plus d’aliments solides, semi-solides ou mous que les garçons (41%). La proportion denfants du milieu rural (43%) adéquatement nourris est moins élevée que celle d’ enfants du milieu urbain (47%). NUTRITION 39 M IC S T o g o 2 0 1 0 NUTRITION Tableau NU.5: Allaitement approprié à l’âge Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois ayant été convenablement allaités la veille, Togo, 2010 Enfants âgés de 0-5 mois Enfants âgés de 6-23 mois Enfants âgés de 0-23 mois Pourcentage allaités exclusivement1 Nombre d’enfants Pourcentage actuellement nourris au sein et recevant des aliments solides, semi-solides ou mous Nombre d’enfants Pourcentage convenablement allaités 2 Nombre d’enfants Sexe Masculin 62,6 293 67,4 703 65,9 996 Féminin 62,2 276 63,7 666 63,3 942 Région Maritime (sans Lomé commune) 67,8 161 65,7 358 66,3 519 Plateaux 50,8 137 73,7 311 66,7 449 Centrale 65,2 59 60,4 128 61,9 187 Kara 59,2 83 62,4 183 61,4 266 Savanes 67,4 83 70,5 224 69,6 307 Lomé Commune (71,8) 46 50,6 164 55,3 210 Milieu de résidence Urbain 67,1 175 59,7 450 61,7 625 Rural 60,3 394 68,4 918 66,0 1312 Instruction de la mère Aucune 54,8 236 64,8 615 62,1 851 Primaire 61,5 219 67,9 496 65,9 715 Secondaire et plus 80,0 113 62,8 257 68,1 371 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 55,4 127 72,3 319 67,5 446 Second 62,3 121 72,1 305 69,3 426 Moyen 62,6 112 60,7 274 61,3 386 Quatrième 63,8 105 67,0 245 66,1 350 Le plus riche 69,6 104 51,4 226 57,2 329 Total 62,4 569 65,6 1368 64,6 1937 1 Indicateur MICS 2.6; 2 Indicateur MICS 2.14 (): Basé sur un nombre de cas non pondéré compris entre 25 et 49 Source: DGSCN, MICS-2010 40 M IC S T o g o 2 0 1 0 NUTRITION Tableau NU.6: Introduction d’aliments solides, semi-solides ou mous Pourcentage d’enfants âgés de 6-8 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous la veille, Togo, 2010 Allaités actuellement Pas allaités Tous Pourcentage recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Pourcentage recevant des aliments solides, semi- solides ou mous Nombre d’enfants âgés de 6-8 mois Sexe Masculin 38,3 87 (*) 2 40,5 91 Féminin 47,5 112 (*) 0 47,2 113 Région Maritime (sans Lomé commune) (50,5) 58 (*) 2 (53,1) 61 Plateaux (49,1) 37 (*) 0 (49,1) 37 Centrale (42,3) (20 (*) 0 (42,3) 20 Kara (42,2) 27 (*) 0 (42,2) 27 Savanes 34,1 38 (*) 0 33,5 39 Lomé Commune (*) 20 (*) 0 (*) Milieu de résidence Urbain (45,1) 63 (*) 2 (46,8) 65 Rural 42,7 137 (*) 0 43,0 139 Instruction de la mère Aucune 35,7 89 (*) 0 35,4 90 Primaire 51,3 69 (*) 2 53,5 72 Secondaire et plus (47,0) 42 (*) 0 (47,0) 42 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 49,3 58 (*) 0 50,4 59 Second 33,6 38 (*) 0 33,6 38 Moyen (41,8) 33 (*) 0 (40,9) 33 Quatrième (62,4) 37 (*) 0 (62,4) 37 Le plus riche (*) 35 (*) 2 (*) 37 Total 43,4 200 (*) 2 44,2 204 1 Indicateur MICS 2.12 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur un nombre de cas non pondéré compris entre 25 et 49 Source: DGSCN, MICS-2010 41 M IC S T o g o 2 0 1 0 Le tableau NU.7 présente la proportion d’enfants âgés de 6 à 23 mois ayant reçu des aliments solides, semi-solides ou mous et le nombre minimum de fois où ils les ont reçus au cours de la journée précédant le passage de l’agent enquêteur, en fonction du type d’allaitement maternel. La ration alimentaire journalière minimum qu’un nourrisson doit recevoir dépend de son âge : • Un enfant actuellement allaité âgé de 6 à 8 mois doit recevoir au moins deux fois par jour des aliments solides, semi-solides ou mous ; • Un enfant actuellement allaité âgé de 6 à 23 mois doit recevoir au moins trois fois par jour des aliments solides, semi-solides ou mous ; • Un enfant non allaité âgé de 6 à 23 mois doit recevoir des aliments solides, semi-solides ou mous quatre fois par jour ou plus. Dans l’ensemble, plus du tiers des enfants âgés de 6 à 23 mois (34%) ont reçu la fréquence minimum de repas composés d’aliments solides, semi-solides ou mous. La proportion d’enfants de sexe féminin (34%) ayant bénéficié de la fréquence minimum de repas journaliers est légèrement moins élevée que la proportion d’enfants du sexe masculin les ayant reçus (35%). Le pourcentage d’enfants de 6 à 23 mois recevant la fréquence minimum de repas quotidiens est sensiblement plus élevé dans le milieu rural (37%) que dans le milieu urbain (28%) et varie du simple au double selon les régions. La région Maritime, avec 24 pour cent, enregistre le plus faible pourcentage et à l’opposé, la plus forte proportion est relevée dans la région des Savanes (46%). Les données du tableau NU.7 révèlent, en outre, que la prévalence de fréquence minimum de repas varie selon l’âge des nourrissons. Elle est plus faible chez les nourrissons de 9 à 11 mois (25%) et ceux âgés de 6 à 8 mois (30%) ; ces périodes correspondent à la fin de l’allaitement maternel exclusif et au moment où les apports des aliments de complément sont indispensables. La pratique continue de l’alimentation au biberon constitue une préoccupation importante en raison de la possibilité de contamination due à une eau insalubre et au manque d’hygiène au cours de la préparation. Le tableau NU.8 montre que l’allaitement au biberon est actuellement peu répandu au Togo, car seulement 4 pour cent des enfants âgés de moins de deux ans ont été allaités au biberon avec une tétine la veille du passage de l’agent enquêteur. La pratique de l’allaitement au biberon est beaucoup plus répandue dans les centres urbains (7%) que dans le milieu rural (2%). La proportion de filles nourries au biberon est légèrement plus importante (4%) que celle des garçons (3%). Au niveau régional, les pourcentages les plus élevés d’enfants nourris au biberon sont observés à Lomé (9%), dans la région Maritime (5%) et dans la région Centrale (4%). En revanche, les proportions relevées sont plus faibles dans les régions des Savanes (1%), de la Kara (2%) et des Plateaux (2%). NUTRITION 42 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau NU.7: Fréquence minimum de repas Pourcentage d’enfants âgés de 6 à 23 mois qui ont reçu des aliments solides, semi-solides ou mous (et des aliments d’allaitement pour les enfants non nourris au sein) le nombre de fois minimum ou plus la veille, selon l’état d’allaitement, Togo, 2010 Allaité actuellement Pas allaité actuellement Tous Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous le nombre de fois minimum Nombre des enfants âgés de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant au moins 2 aliments à base de lait1 Pourcentage de ceux recevant des aliments solides, semi- solides et mous ou du lait 4 fois ou plus Nombre d’enfants âgé de 6-23 mois Pourcentage de ceux recevant la fréquence minimum de repas2 Nombre d’enfants âgés de 6-23 mois Sexe Masculin 34,3 619 35,8 40,5 84 35,0 703 Féminin 34,6 568 10,0 27,6 98 33,5 666 Age 6-8 mois 29,5 200 (*) (*) 4 29,5 204 9-11 mois 22,7 253 (*) (*) 11 24,6 264 12-17 mois 38,8 428 (25,5) (29,4) 32 38,2 460 18-23 mois 41,2 306 15,5 31,8 135 38,3 441 Région Maritime (sans Lomé commune) 22,8 308 (23,8) (30,0) 50 23,8 358 Plateaux 40,6 277 (*) (*) 34 38,5 311 Centrale 36,2 111 (20,8) (31,6) 17 35,6 128 Kara 35,6 167 (*) (*) 16 35,2 183 Savanes 47,9 202 (20,5) (31,7) 22 46,3 224 Lomé Commune 24,1 121 (39,5) (50,1) 43 30,9 164 Milieu de résidence Urbain 23,7 356 35,2 45,4 94 28,3 450 Rural 39,0 830 7,7 20,7 88 37,3 918 Instruction de la mère Aucune 37,1 544 11,9 27,5 71 36,0 615 Primaire 32,1 435 20,4 35,1 61 32,5 496 Secondaire et plus 32,1 207 (37,9) (40,1) 50 33,6 257 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 38,5 300 (*) (*) 19 37,5 319 Second 39,7 285 (*) (*) 20 37,3 305 Moyen 37,4 229 (10,2) (28,7) 45 36,0 274 Quatrième 33,2 203 (12,6) (22,0) 42 31,3 245 Le plus riche 15,7 170 (49,7) (60,8) 56 26,8 226 Total 34,4 1187 21,9 33,5 182 34,3 1368 Note: Chez les enfants âgés de 6-8 mois actuellement allaités, on définit la fréquence minimum de repas par le fait d’avoir reçu des aliments solides, semi-solides ou mous 2 fois ou plus. Chez les enfants âgés de 9-23 mois actuellement allaités, recevoir des aliments solides, semi-solides ou mous au moins 3 fois constitue une fréquence minimum de repas. Pour les enfants âgés de 6-23 mois non allaités, on définit la fréquence minimum de repas par le fait d’avoir reçu des aliments solides, semi-solides ou mous ou des aliments lactés au moins 4 fois la veille. 1 Indicateur MICS 2.15; 2 Indicateur MICS 2.13 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés; (): Basé sur un nombre de cas non pondéré compris entre 25 et 49 Source: DGSCN, MICS-2010 NUTRITION 43 M IC S T o g o 2 0 1 0 Les données du tableau NU.8 indiquent en outre une relation positive entre l’allaitement au biberon et le niveau d’instruction de la mère et le quintile du bien-être économique du ménage. En effet, la proportion d’enfants nourris au biberon passe de 2 pour cent chez les enfants des femmes sans instruction à 3 pour cent chez ceux dont la mère a le niveau primaire et à 9 pour cent pour les enfants dont la mère atteint le niveau secondaire et plus. Par ailleurs, le pourcentage d’enfants allaités au le biberon passe de 0,4 pour cent dans les ménages les plus pauvres à 3 pour cent dans les ménages moyens et à 10 pour cent dans les ménages les plus riches. Tableau NU.8: Allaitement au biberon Pourcentage d’enfants âgés de 0 à 23 mois qui ont été allaités au biberon la veille, Togo, 2010 Pourcentage d’enfants âgés de 0-23 mois ayant reçu le biberon1 Nombre d’enfants âgés de 0-23 mois Sexe Masculin 3,1 996 Féminin 4,2 942 Age 0-5 mois 3,3 569 6-11 mois 8,0 468 12-23 mois 1,7 900 Région Maritime (sans Lomé commune) 5,1 519 Plateaux 2,0 449 Centrale 4,0 187 Kara 1,9 266 Savanes 1,2 307 Lomé Commune 9,3 210 Milieu de résidence Urbain 7,1 625 Rural 2,0 1312 Instruction de la mère Aucune 1,8 851 Primaire 3,4 715 Secondaire et plus 8,5 371 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,4 446 Second 1,1 426 Moyen 3,4 386 Quatrième 5,3 350 Le plus riche 10,0 329 Total 3,7 1937 1 Indicateur MICS 2.11 Source: DGSCN, MICS-2010 NUTRITION 44 M IC S T o g o 2 0 1 0 5.3 L’IODATION DU SEL La carence en iode est la première cause au monde d’arriération mentale susceptible d’être évitée et c’est aussi une cause du retard du développement psychomoteur du jeune enfant. Sous sa forme la plus extrême, la carence en iode provoque de nombreux troubles de carences en iode (TCI), notamment le crétinisme. Elle augmente également les risques de décès à la naissance et de fausses couches chez les femmes enceintes. La carence en iode est plus généralement et visiblement associée au goitre. La carence en iode contribue aux mauvais résultats scolaires, à la réduction du quotient intellectuel et à un faible rendement au travail. L’objectif international était de parvenir à une élimination durable de la carence en iode en 2005. L’indicateur est le pourcentage de ménages consommant un sel iodé de façon adéquate (≥15 parts par million). NUTRITION Tableau NU.9: Consommation de sel iodé Répartition en pourcentage des ménages selon la consommation de sel iodé, Togo, 2010 Pourcentage de ménages dans lesquels le sel a été analysé Pourcentage des ménages ayant le résultat de l’analyse du sel Nombre de ménages dans lesquels le sel a été analysé ou n’ayant pas de sel Nombre de ménages Pas de sel Non iodé 0 PPM >0 et <15 PPM 15+ PPM1 Total Région Maritime (sans Lomé commune) 92,8 1931 5,3 14,3 51,1 29,3 100,0 1893 Plateaux 95,8 1403 3,2 10,0 47,1 39,7 100,0 1390 Centrale 95,7 484 3,0 10,8 51,8 34,4 100,0 478 Kara 94,9 681 2,2 10,8 61,8 25,2 100,0 661 Savanes 94,9 612 3,9 35,1 48,0 13,0 100,0 605 Lomé Commune 92,3 928 4,4 13,3 43,4 38,9 100,0 896 Milieu de résidence Urbain 92,9 2545 4,5 11,7 47,8 36,0 100,0 2475 Rural 95,0 3494 3,6 16,7 51,5 28,2 100,0 3446 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 94,1 1120 4,3 19,0 50,7 25,9 100,0 1103 Second 95,5 1106 3,4 16,6 53,6 26,4 100,0 1093 Moyen 95,3 1121 3,1 14,3 52,9 29,7 100,0 1102 Quatrième 92,9 1371 5,4 13,9 46,9 33,8 100,0 1346 Le plus riche 93,2 1321 3,6 10,1 46,7 39,7 100,0 1277 Total 94,1 6039 4,0 14,6 49,9 31,5 100,0 5921 1 Indicateur MICS 2.16 Source: DGSCN, MICS-2010 45 M IC S T o g o 2 0 1 0 Dans 94 pour cent des ménages, le sel utilisé pour la cuisine a été analysé pour déterminer la teneur en iode à l’aide de kits de test de sel fournis par l’UNICEF pour déceler la présence d’iode. Le tableau NU.9 montre que dans une très faible proportion de ménages (4%), il n’y avait pas de sel disponible. Dans 32 pour cent des ménages, le sel contenait 15 parts par million (ppm) ou plus d’iode alors que dans 50 pour cent des ménages la teneur en iode du sel utilisé est comprise entre 0 et <PPM 15 et dans 15 pour cent des ménages, le sel utilisé n’était pas iodé. L’utilisation de sel adéquatement iodé est plus répandue en milieu urbain (36%) qu’en milieu rural (28%). Au niveau régional, les plus faibles proportions des ménages utilisant le sel contenant 15 parts par million (ppm) ou plus d’iode sont enregistrées dans les régions des Savanes (13%) et de la Kara (25%) tandis que les pourcentages les plus élevés sont observés dans la ville de Lomé (39%) et la région des Plateaux (40%). Il existe une relation positive entre l’utilisation de sel iodé et le quintile du bien-être économique des ménages. Les proportions des ménages qui utilisent le sel contenant 15 parts par million (ppm) ou plus d’iode augmentent avec le niveau de bien-être économique du ménage, passant de 26 pour cent dans les ménages les plus pauvres à 30 pour cent dans les ménages moyens et à 40 pour cent dans les ménages les plus riches. Graphique NU.4 : Pourcentage de ménages consommant du sel convenablement iodé, Togo, 2010 5.4 SUPPLÉMENTATION DES ENFANTS EN VITAMINE A La vitamine A est essentielle pour la santé des yeux et le bon fonctionnement du système immunitaire. Elle se trouve dans les aliments comme le lait, le foie, les œufs, les fruits rouges et l’orange, l’huile de palme rouge et les légumes à feuilles vertes. La quantité de vitamine A que le corps tire de ces sources varie largement. Dans les pays en développement, où la vitamine A est largement consommée sous forme de fruits et légumes, la consommation quotidienne par habitant est souvent insuffisante pour couvrir les besoins alimentaires. Cette consommation inadéquate est encore plus aggravée par l’augmentation des besoins en vitamine A durant la croissance de l’enfant ou durant les périodes de maladie, ainsi que par les pertes accrues durant les infections générales de l’enfance. En conséquence, la carence en vitamine A est assez répandue dans les pays en développement et particulièrement dans les pays où le taux de mortalité des enfants est élevé. Le Sommet mondial pour les enfants de 1990 s’était fixé l’objectif d‘éliminer presque totalement la carence en vitamine A et ses conséquences, comme la cécité, en l’an 2000. Cet objectif a également été approuvé par la Conférence politique « Ending Hidden Hunger » de 1991, la Conférence internationale sur la nutrition de 1992, et la Session Spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU de 2002 consacrée aux enfants. Pour les pays qui ont des problèmes de carence en vitamine A, les recommandations internationales actuelles préconisent l’administration d’une dose élevée de vitamine A tous les quatre à six mois, pour tous les enfants âgés de 6 à 59 mois vivant dans les régions affectées. NUTRITION 46 M IC S T o g o 2 0 1 0 Donner aux jeunes enfants deux capsules de vitamine A par an est une stratégie sûre, peu coûteuse et efficace pour éliminer la carence en vitamine A et améliorer la survie des enfants. Donner de la vitamine A aux nouvelles mères allaitantes aide à protéger leurs enfants durant les premiers mois de vie et aide à la reconstitution des réserves de la mère en vitamine A, qui s’épuisent pendant la grossesse et l’allaitement. Pour les pays qui ont des programmes de supplémentation en vitamine A, la définition de l’indicateur est le pourcentage d’enfants âgés de 6 à 59 mois qui ont reçu au moins une dose de supplément en vitamine A au cours des six derniers mois. Sur la base des directives de l’UNICEF et de l’OMS, le Ministère de la Santé du Togo recommande que les enfants âgés de 12 à 59 mois reçoivent une capsule de vitamine A tous les 6 mois. Dans certaines régions du pays, les capsules de vitamine A sont associées aux services de vaccination et sont données quand l’enfant entre en contact avec ces services après ses six premiers mois. Il est également recommandé que les mères prennent un supplément de vitamine A dans les huit semaines avant l’accouchement en raison des besoins accrus en vitamine A pendant la grossesse et l’allaitement. Les résultats du tableau NU.10 indiquent que près de neuf enfants sur dix (88%) âgés de 6 à 59 mois ont reçu au cours des six derniers mois précédant l’enquête un supplément de vitamine A. Quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques et contextuelles considérées, les proportions restent très élevées et se situent autour de 90 pour cent. Si on observe peu de différence entre les enfants de sexe masculin et ceux de sexe féminin, on note une légère disparité géographique. La région Maritime comprend une proportion d’enfants ayant reçu une dose de vitamine A (85%) inférieure à celles des autres régions. Cette proportion croît légèrement avec le niveau d’instruction de la mère et le quintile de bien-être économique du ménage. 5.5 INSUFFISANCE PONDÉRALE À LA NAISSANCE Le poids à la naissance est un bon indicateur non seulement de la santé et de l’état nutritionnel de la mère, mais aussi des chances de survie, de croissance, de santé à long terme et de développement psychosocial du nouveau-né. Un faible poids à la naissance (moins de 2500 grammes) comporte une série de risques graves pour la santé des enfants. Les bébés sous-alimentés dans le ventre de leur mère courent un très grand risque de mourir pendant leurs premiers mois et années. Ceux qui survivent ont un système immunitaire affaibli et courent un risque accru de tomber malades ; ils sont susceptibles de rester malnutris, avec une réduction de leur force musculaire, tout au long de leur vie. Ils seront, en outre, davantage exposés au diabète et aux maladies cardiovasculaires à l’âge adulte. Les enfants présentant un faible poids à la naissance ont tendance à avoir un quotient intellectuel plus faible et des troubles cognitifs, ce qui a une incidence sur leur réussite scolaire et leurs opportunités d’emploi en tant qu’adultes. Dans les pays en développement, le faible poids à la naissance découle principalement d’une mauvaise santé et d’un mauvais statut nutritionnel de la mère. Il est fonction de trois facteurs principaux : • le mauvais état nutritionnel de la mère avant la conception ; • la petite taille de la mère (due principalement à la malnutrition et aux infections constatées au cours de son enfance) ; • la mauvaise nutrition de la mère durant la grossesse. Une prise de poids insuffisante de la femme durant la grossesse joue un rôle particulièrement important puisqu’elle est en grande partie responsable du retard de croissance du fœtus. En outre, des maladies comme la diarrhée et le paludisme, qui sont courantes dans de nombreux pays en développement, peuvent sensiblement retarder la croissance du fœtus si la mère en est atteinte durant la grossesse. Dans les pays industrialisés, le tabagisme durant la grossesse est la principale cause du faible poids à la naissance. Dans les pays développés et en développement, les adolescentes qui donnent naissance à des enfants alors que leur corps n’a pas terminé leur propre croissance courent également le risque de mettre au monde des enfants souffrant d’insuffisance pondérale. NUTRITION 47 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau NU.10: Supplémentation des enfants en vitamine A Pourcentage d’enfants âgés de 6 à 59 mois selon la réception d’une forte dose de supplément de vitamine A au cours des 6 derniers mois, Togo, 2010 Pourcentage de ceux ayant reçu de la Vitamine A selon: Pourcentage d’enfants ayant reçu de la Vitamine A au cours des 6 derniers mois Nombre d’enfants âgés de 6 à 59 mois livret/carte de santé/ carte de vaccination de l’enfant déclaration de la mère Sexe Masculin 1,0 87,5 87,6 2136 Féminin 1,2 88,6 88,6 2041 Région Maritime (sans Lomé commune) 1,8 84,8 84,9 1186 Plateaux 0,7 90,1 90,1 918 Centrale 0,6 88,9 88,9 384 Kara 0,2 90,0 90,0 558 Savanes 0,1 89,7 89,7 666 Lomé Commune 3,1 86,6 86,6 466 Milieu de résidence Urbain 2,5 89,2 89,3 1357 Rural 0,4 87,5 87,5 2820 Age 6-11 mois 4,9 87,0 87,0 468 12-23 mois 2,0 88,9 89,0 900 24-35 mois 0,2 89,2 89,2 988 36-47 mois 0,2 88,6 88,6 994 48-59 mois 0,1 85,5 85,5 827 Instruction de la mère Aucune 0,6 86,1 86,1 1943 Primaire 1,3 88,1 88,1 1485 Secondaire et plus 1,9 92,8 92,9 747 Manquant (*) (*) (*) 2 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 0,3 84,0 84,0 987 Second 0,4 87,5 87,5 922 Moyen 0,4 90,0 90,0 829 Quatrième 1,0 89,5 89,5 746 Le plus riche 4,1 90,4 90,6 693 Total 1,1 88,0 88,1 4177 1 Indicateur MICS 2.17 (*): Basé sur moins de 25 cas non pondérés Source: DGSCN, MICS-2010 NUTRITION 48 M IC S T o g o 2 0 1 0 Un des principaux obstacles à l’évaluation de l’incidence du faible poids à la naissance dans les pays en développement est le fait que plus de la moitié des nourrissons ne sont pas pesés à la naissance. Par le passé, la plupart des estimations du faible poids à la naissance pour les pays en développement étaient fondées sur des données collectées auprès des structures sanitaires. Cependant, ces estimations sont biaisées pour la plupart des pays en développement parce qu’une part non négligeable des accouchements des nouveau-nés ne se font pas dans ces structures. Étant donné que de nombreux nourrissons ne sont pas pesés à la naissance et que ceux qui le sont peuvent constituer un échantillon biaisé de toutes les naissances, les poids notifiés à la naissance ne peuvent généralement pas être utilisés pour évaluer la prévalence du faible poids à la naissance pour tous les enfants. Par conséquent, le pourcentage des naissances dont le poids est inférieur à 2500 grammes est calculé à partir de deux éléments dans le questionnaire : l’évaluation faite par la mère de la taille de l’enfant à la naissance (c’est-à-dire, très petit, plus petit que la moyenne, moyen, plus gros que la moyenne, très gros) et le rappel par la mère du poids de l’enfant ou le poids tel qu’enregistré sur une carte de santé si l’enfant a été pesé à la naissance.4 4 Pour une description détaillée de la méthodologie, voir Boerma, Weinstein, Rutstein et Sommerfelt, 1996. Tableau NU.11: Bébés ayant une insuffisance pondérale à la naissance Pourcentage d’enfants nés au cours des 2 années précédant l’enquête qu’on estime avoir pesé moins de 2500 grammes à la naissance et pourcentage d’enfants nés vivants et pesés à la naissance, Togo, 2010 Pourcentage des naissances d’enfants vivants: Nombre de naissances d’enfants vivants au cours des 2 dernières années avec poids inférieur à 2500 grammes1 pesés à la naissance2 Région Maritime (sans Lomé commune) 11,9 63,1 508 Plateaux 9,9 39,1 403 Centrale 10,1 50,2 163 Kara 11,9 48,0 245 Savanes 11,6 34,7 271 Lomé Commune 10,8 77,8 202 Milieu de résidence Urbain 11,3 77,9 604 Rural 11,0 38,6 1188 Instruction de la mère Aucune 11,6 33,4 753 Primaire 11,0 55,9 684 Secondaire et plus 10,3 83,1 355 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 11,3 23,2 391 Second 12,0 34,8 397 Moyen 10,3 54,2 352 Quatrième 11,0 74,5 319 Le plus riche 10,8 81,6 333 Total 11,1 51,8 1792 1 Indicateur MICS2.18; 2 Indicateur MICS 2.19 Source: DGSCN, MICS-2010 NUTRITION 49 M IC S T o g o 2 0 1 0 Le tableau NU.11 donne le pourcentage d’enfants nés au cours des deux années qui ont précédé l’enquête et qu’on estime avoir pesé moins de 2500 grammes à la naissance et le pourcentage d’enfants vivants et pesés à la naissance. Les résultats du tableau NU.11 montrent que plus de la moitié des enfants (52%) issus de naissances vivantes survenues au cours des deux dernières années a été pesée et qu’environ 11 pour cent des nourrissons pèsent moins de 2500 grammes. La proportion des nourrissons pesés à la naissance est deux fois moins élevée dans le milieu rural (39%) qu’en milieu urbain (78%) alors que le pourcentage d’enfants qui avaient un faible poids à la naissance est identique pour le milieu rural (11%) et pour le milieu urbain (11%). Au niveau régional, on note une grande disparité de la proportion d’enfants pesés à la naissance. Les proportions les plus élevées sont observées dans la Commune de Lomé (78%) et dans la région Maritime (63%), les proportions les moins élevées sont relevées dans les régions des Savanes (35%) et des Plateaux (39%). En revanche, le pourcentage d’enfants nés avec une insuffisance pondérale varie peu d’une région à une autre. Ce pourcentage est compris entre 10 et 12 pour cent. Il existe une relation positive entre les proportions de nourrissons pesés à la naissance et le niveau d’instruction de la mère, d’une part, et le quintile du bien-être économique, d’autre part. Ces deux variables ne semblent pas avoir d’impact sur la proportion de nourrissons nés avec une insuffisance pondérale. Les proportions d’enfants pesés à la naissance représentent respectivement 33 pour cent chez les enfants dont les mères sont sans instruction, 56 pour cent chez les enfants dont les mères ont le niveau primaire et 83 pour cent chez les enfants dont les mères ont atteint le niveau secondaire et plus. Les données du tableau NU.11 révèlent par ailleurs que le pourcentage des enfants pesés à la naissance augmente avec le quintile du bien-être économique du ménage. Ces proportions passent de 23 pour cent dans les ménages les plus pauvres à 54 pour cent dans les ménages de quintile de bien-être moyen et à 82 pour cent dans les ménages les plus riches. Graphique NU.5 : Pourcentage d’enfants dont le poids est inférieur à 2500 grammes à la naissance, Togo, 2010 NUTRITION 50 M IC S T o g o 2 0 1 0 © UNICEF/Togo 2009/Essi Soulé 51 M IC S T o g o 2 0 1 0 VI. SANTÉ DE L’ENFANT 6.1 COUVERTURE VACCINALE L’Objectif 4 du Millénaire pour le Développement (OMD) est de réduire la mortalité infantile de deux tiers entre 1990 et 2015. La couverture vaccinale joue un rôle essentiel dans cet objectif. La vaccination a sauvé la vie à des millions d’enfants au cours des trois décennies qui ont suivi le lancement du Programme élargi de vaccination (PEV) en 1974. Cependant, dans le monde, il y a encore 27 millions d’enfants qui ne bénéficient pas d’une vaccination de routine et, par conséquent, des maladies qui peuvent être évitées par la vaccination causent encore plus de deux millions de décès par an. Un des objectifs d’un Monde Digne des Enfants est de garantir la couverture vaccinale totale de 90 pour cent des enfants de moins d’un an au niveau national, avec une couverture d’au moins 80 pour cent dans chaque préfecture ou district sanitaire. Selon les directives de l’UNICEF et de l’OMS, un enfant devrait recevoir la vaccination du BCG à la naissance pour le protéger contre la tuberculose, trois doses de DTCoq pour le protéger contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, trois doses de vaccin contre la polio et une vaccination contre la rougeole à l’âge de 12 mois. Selon le PEV en vigueur au Togo, les enfants doivent être, en outre, vaccinés contre la fièvre jaune avant l’âge de 12 mois. Pendant la collecte des données, il a été demandé aux mères ou gardiennes de présenter les carnets de vaccination des enfants de moins de cinq ans. Les enquêteurs ont recopié les informations relatives à la vaccination à partir de ces carnets. Selon le tableau CH.2, presque trois enfants sur quatre (73%) possèdent un carnet de vaccination. Pour les enfants qui n’en possèdent pas, les enquêteurs ont demandé à la mère d’essayer de se rappeler si l’enfant avait reçu chacun des vaccins ou non, ainsi que le nombre de fois où ils l’ont reçu pour le DTCoq/penta et la polio. Le tableau CH.1 indique le statut vaccinal des enfants âgés de 12 à 23 mois. Son dénominateur est composé d’enfants âgés de 12 à 23 mois, de façon à ne compter que des enfants suffisamment âgés pour être complètement vaccinés. Les indicateurs sont calculés en tenant compte de l’âge des enfants au moment de la vaccination. Pour les enfants dépourvus de carnet de vaccination, la proportion des vaccins administrés avant le premier anniversaire de l’enfant est supposée identique à celle des enfants qui ont un carnet de vaccination. Pour l’ensemble du Togo et selon le carnet, neuf enfants sur dix (91%) âgés de 12 à 23 mois ont reçu un vaccin de BCG avant l’âge d’un an et la première dose de DTCoq a été administrée à 72 pour cent des enfants. Les pourcentages baissent pour les doses suivantes de DTCoq à 67 pour cent pour la deuxième dose et à 59 pour cent pour la troisième dose (graphique CH.1). Par ailleurs, 88 pour cent des enfants ont reçu leur première dose de vaccin contre la polio à l’âge de 12 mois ; ce pourcentage baisse à 82 pour cent pour la deuxième dose et à 65 pour cent pour la troisième dose. La couverture pour le vaccin contre la rougeole avant 12 mois est inférieure aux autres vaccins, et s’élève à 64 pour cent alors que 60 pour cent des enfants ont été vaccinés contre la fièvre jaune avant leur premier anniversaire. Dans l’ensemble, 44 pour cent des enfants entre 12 et 23 mois ont reçu toutes les doses de vaccins du Programme élargi de vaccination (PEV), mais seulement 30 pour cent ont été complètement vaccinés avant l’âge de 12 mois. La proportion des enfants qui n’ont reçu aucune dose de vaccin s’élève à 4 pour cent. Dans le cadre du calendrier de vaccination, Le Ministère de la Santé du Togo recommande également la vaccination contre l’Hépatite B, soit une dose à la naissance et trois doses avant les 6 mois de l’enfant. Or, on observe que seuls 14 pour cent des enfants ont reçu les trois doses de vaccin contre l’Hépatite B avant leur premier anniversaire (Penta valent ou vaccin contre l’Hépatite B seul). SANTÉ DE L’ENFANT 52 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau CH.1: Vaccinations au cours de la première année de vie Pourcentage d’enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies infantiles à n’importe quel moment avant l’enquête et avant leur premier anniversaire, Togo, 2010 Vaccinés à n’importe quel moment avant l’enquête selon Vaccinés avant 12 mois la carte de vaccination la déclaration de la mère l’une ou l’autre BCG1 71,4 19,4 90,8 90,7 Polio À la naissance 69,1 14,6 83,8 83,7 1 66,3 21,8 88,1 87,5 2 63,8 18,3 82,1 81,5 32 59,9 6,3 66,2 65,4 DTC 1 71,0 16,0 87,0 72,0 2 68,0 12,8 80,8 66,8 33 64,5 7,9 72,4 59,1 Rougeole4 53,9 14,4 68,3 63,8 HepB À la naissance 1,4 3,7 5,1 5,1 1 16,2 5,5 21,7 18,0 2 14,9 4,1 19,0 15,9 35 14,2 2,1 16,3 14,2 Penta Valent 1 13,5 2,3 15,8 15,4 2 12,3 1,3 13,6 13,5 3 12,3 0,5 12,7 12,6 Fièvre jaune6 49,3 14,7 64,0 60,3 Toutes les vaccinations 42,4 1,3 43,7 29,7 Aucune vaccination 0,0 3,8 3,8 3,8 Nombre d’enfants âgés de 12-23 mois 900 900 900 900 1 Indicateur MICS 3.1; 2 Indicateur MICS 3.2; 3 Indicateur MICS 3.3; 4 Indicateur MICS 3.4; Indicateur OMD 4.3; 5 Indicateur MICS 3.5; 6 Indicateur MICS 3.6 Source: DGSCN, MICS-2010 SANTÉ DE L’ENFANT 53 M IC S T o g o 2 0 1 0 Graphique CH.1 Pourcentage d’enfants de 12 à 23 mois vaccinés contre les maladies infantiles avant leur premier anniversaire, Togo, 2010 Le tableau CH.2 présente les taux de couverture vaccinale chez les enfants de 12 à 23 mois selon les caractéristiques sociodémographiques et le milieu de résidence. Les résultats du tableau sont basés sur des informations provenant à la fois des carnets de vaccination et de la déclaration des mères ou gardiennes des enfants avant ou après l’âge de 12 mois. La proportion d’enfants qui ont reçu toutes les doses de vaccins du Programme élargi de vaccination (PEV) quel que soit le moment avant la date de l’enquête est un peu moins élevée en milieu rural (43%) qu’en milieu urbain (46%). Le taux de couverture vaccinale varie considérablement selon les régions ; la région des Savanes (65%) ayant la proportion d’enfants complètement vaccinés la plus élevée alors que la commune de Lomé (31%) enregistre le taux de couverture vaccinale le plus faible. Le niveau d’instruction de la mère a une influence sur le taux de couverture vaccinale des enfants. En effet, le taux de couverture vaccinale le plus faible (39%) est relevé chez les enfants de mères sans instruction alors qu’il est de 49 pour cent chez les enfants dont les mères ont le niveau primaire et de 47 pour cent chez ceux dont les mères ont atteint le niveau secondaire et plus. Il est à noter que tous les enfants dont les mères ont un niveau secondaire et plus ont reçu au moins un vaccin tandis que 2 pour cent des enfants de mères de niveau primaire et 7 pour cent des enfants de mères sans instruction n’ont reçu aucune dose de vaccin. Il existe également une relation entre le quintile du bien-être économique et les taux de couverture vaccinale. La proportion d’enfants complètement vaccinés passe de 32 pour cent dans les ménages les plus pauvres à 49 pour cent dans les ménages de quintile de bien-être économique moyen et à 51 pour cent dans le quatrième quintile puis passe à 44 pour cent dans les ménages les plus riches. Il est à noter que les ménages les plus riches ont le pourcentage le plus faible (0,6%) des enfants qui n’ont reçu aucune vaccination. 6.2 PROTECTION CONTRE LE TÉTANOS NÉONATAL L’un des OMD consiste à réduire de trois-quarts le taux de mortalité maternelle, avec une stratégie visant à éliminer le tétanos maternel. Un autre objectif est la réduction de l’incidence du tétanos néonatal à moins d’un cas pour 1000 naissances vivantes dans chaque district sanitaire. Un des objectifs d’un Monde Digne des Enfants était d’éliminer le tétanos maternel et néonatal avant 2005. La prévention du tétanos maternel et néonatal consiste à s’assurer que toutes les femmes enceintes reçoivent au moins deux doses de vaccin antitétanique. Cependant, si toutes les femmes n’ont pas reçu deux doses du vaccin durant la grossesse, elles sont considérées (ainsi que leur nouveau-né) comme protégées si les conditions suivantes sont remplies : SANTÉ DE L’ENFANT 91 72 67 59 88 81 65 64 30 54 M IC S T o g o 2 0 1 0 T ab le au C H .2 : V ac ci n at io n s se lo n d es c ar ac té ri st iq u es d e b as e Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 12 -2 3 m oi s ac tu el le m en t v ac ci né s co nt re le s m al ad ie s in fa nt ile s, T og o, 2 01 0 Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s ay an t re çu : Po ur ce nt ag e av ec ca rte de va cc ina tio n vu e N om br e d’ en fa nt s âg és d e 12 -2 3 m oi s Po lio DT C Ro ug eo le He pB Pe nt a Va le nt Fiè vr e jau ne Au cu ne To ut es BC G À la na iss an ce 1 2 3 1 2 3 À la na iss an ce 1 2 3 1 2 3 Se xe M as cu lin 92 ,3 84 ,5 89 ,5 83 ,8 67 ,1 86 ,8 80 ,0 70 ,6 68 ,6 6, 5 24 ,8 22 ,2 19 ,5 18 ,8 16 ,7 15 ,5 63 ,2 2, 5 42 ,5 72 ,9 46 5 Fé m ini n 89 ,3 83 ,0 86 ,6 80 ,4 65 ,3 87 ,3 81 ,7 74 ,3 67 ,9 3, 7 18 ,5 15 ,7 12 ,9 12 ,5 10 ,4 9, 7 64 ,9 5, 2 44 ,9 73 ,9 43 5 Ré gi on M ar iti m e (s an s Lo m é co m m un e) 87 ,8 79 ,3 85 ,0 77 ,7 56 ,5 79 ,1 69 ,2 61 ,4 60 ,9 11 ,5 22 ,5 19 ,3 13 ,4 13 ,6 10 ,6 8, 8 58 ,3 5, 1 36 ,0 61 ,5 21 6 Pl at ea ux 88 ,7 84 ,3 83 ,3 75 ,4 63 ,5 84 ,9 77 ,9 71 ,1 61 ,6 1, 0 18 ,6 16 ,2 15 ,7 15 ,4 13 ,0 13 ,5 56 ,7 5, 7 41 ,0 77 ,9 22 2 C en tra le 92 ,9 85 ,6 97 ,1 95 ,2 76 ,6 92 ,9 90 ,7 79 ,7 67 ,8 5, 3 18 ,2 15 ,2 13 ,9 12 ,3 12 ,3 12 ,3 69 ,9 1, 0 43 ,5 77 ,7 89 Ka ra 88 ,0 78 ,0 87 ,6 81 ,4 67 ,6 87 ,1 82 ,5 72 ,2 72 ,9 2, 0 31 ,2 29 ,6 27 ,6 24 ,1 23 ,3 22 ,7 67 ,9 4, 6 48 ,6 70 ,2 12 6 Sa va ne s 95 ,1 92 ,7 93 ,3 90 ,8 81 ,1 95 ,0 92 ,7 87 ,6 80 ,3 0, 9 9, 0 8, 9 8, 9 5, 2 5, 0 4, 5 81 ,1 2, 2 65 ,4 85 ,8 13 7 Lo m é C om m un e 97 ,1 85 ,6 90 ,5 84 ,0 62 ,2 91 ,8 84 ,1 71 ,3 76 ,4 10 ,0 34 ,6 28 ,8 21 ,9 27 ,3 21 ,9 18 ,3 59 ,2 0, 8 31 ,4 72 ,6 11 0 M ili eu d e ré sid en ce U rb ain 97 ,8 90 ,4 91 ,3 85 ,1 68 ,8 95 ,5 87 ,6 79 ,8 77 ,7 11 ,4 32 ,7 29 ,8 23 ,4 24 ,3 20 ,6 17 ,9 69 ,5 1, 3 46 ,4 75 ,4 27 4 Ru ra l 87 ,8 80 ,9 86 ,6 80 ,8 65 ,1 83 ,3 77 ,8 69 ,2 64 ,2 2, 4 16 ,9 14 ,4 13 ,2 12 ,1 10 ,7 10 ,5 61 ,5 4, 9 42 ,5 72 ,6 62 6 In st ru ct io n de la m èr e Au cu ne 84 ,2 74 ,6 84 ,2 76 ,9 59 ,2 80 ,5 73 ,8 64 ,8 60 ,6 2, 9 16 ,0 13 ,2 11 ,9 11 ,2 9, 9 9, 2 59 ,1 6, 8 38 ,5 67 ,4 41 8 Pr im air e 94 ,8 90 ,9 89 ,4 84 ,8 70 ,1 91 ,1 84 ,9 76 ,4 71 ,7 5, 5 24 ,4 21 ,3 19 ,0 18 ,0 15 ,7 14 ,0 68 ,0 1, 9 48 ,7 79 ,2 31 8 Se co nd air e et pl us 10 0, 0 93 ,4 95 ,4 90 ,2 76 ,6 95 ,7 90 ,4 83 ,9 80 ,9 10 ,1 30 ,8 29 ,2 22 ,3 23 ,1 19 ,3 19 ,1 68 ,5 0, 0 47 ,2 77 ,4 16 5 Qu in til e du b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lus p au vr e 83 ,1 72 ,9 81 ,8 75 ,6 59 ,7 76 ,4 71 ,6 62 ,8 52 ,9 1, 7 16 ,6 13 ,5 13 ,3 12 ,8 11 ,4 11 ,2 49 ,0 9, 0 31 ,7 67 ,0 21 7 Se co nd 88 ,1 83 ,4 85 ,7 81 ,5 66 ,0 87 ,3 83 ,6 75 ,2 69 ,8 1, 1 17 ,3 15 ,8 14 ,7 12 ,7 11 ,9 11 ,9 64 ,8 4, 3 45 ,7 75 ,5 20 6 M oy en 95 ,2 87 ,4 93 ,0 84 ,5 69 ,9 90 ,4 80 ,9 70 ,6 66 ,6 1, 8 12 ,3 10 ,8 8, 9 8, 5 7, 4 7, 1 66 ,3 1, 4 49 ,2 76 ,0 18 5 Q ua tri èm e 92 ,9 90 ,9 89 ,9 84 ,2 67 ,0 88 ,9 82 ,6 73 ,8 76 ,6 9, 2 25 ,0 21 ,6 17 ,8 18 ,7 15 ,9 14 ,9 76 ,0 1, 4 51 ,1 75 ,8 15 4 Le p lus ri ch e 98 ,8 88 ,8 92 ,9 87 ,8 71 ,1 96 ,4 88 ,9 84 ,4 82 ,8 16 ,4 45 ,3 41 ,3 31 ,8 32 ,0 26 ,1 21 ,8 69 ,5 0, 6 43 ,8 74 ,3 13 8 To ta l 90 ,8 83 ,8 88 ,1 82 ,1 66 ,2 87 ,0 80 ,8 72 ,4 68 ,3 5, 1 21 ,7 19 ,0 16 ,3 15 ,8 13 ,6 12 ,7 64 ,0 3, 8 43 ,7 73 ,4 90 0 So ur ce : D G SC N , M IC S- 20 10 SANTÉ DE L’ENFANT 55 M IC S T o g o 2 0 1 0 • elles ont reçu au moins deux doses de vaccin antitétanique dont la dernière au cours des trois années précédentes ; • elles ont reçu au moins trois doses de vaccin antitétanique dont la dernière au cours des cinq années précédentes; • elles ont reçu au moins quatre doses de vaccin antitétanique, dont la dernière au cours des dix dernières années ; • elles ont reçu au moins cinq doses de vaccin antitétanique au cours de leur vie. Le tableau CH.3 présente l’état de protection contre le tétanos des femmes qui ont eu une naissance vivante au cours des deux dernières années tandis que le graphique CH.2 illustre cette protection des femmes contre le tétanos néonatal selon certaines caractéristiques socio démographiques. Pour l’ensemble du pays près de sept femmes sur dix (67%) en âge de procréer sont protégées contre le tétanos néonatal. Les femmes du milieu rural (64%) sont moins protégées que les femmes du milieu urbain (72%). Il existe de légères différences au niveau régional, et les femmes résidant dans la région des Savanes (71%) et dans la ville de Lomé (71%) détiennent les proportions les plus élevées de protection contre le tétanos tandis que la région de la Kara (60%) a la proportion la moins élevée de protection contre le tétanos. Le niveau d’instruction de la femme et le quintile de bien-être économique ont une influence positive sur la protection des femmes en âge de procréer. En effet, la proportion des femmes protégées contre le tétanos néonatal qui est de 59 pour cent chez les femmes sans instruction passe à 69 pour cent chez les femmes du niveau primaire et à 80 pour cent chez celles qui ont atteint le niveau secondaire et plus. Par ailleurs, l’examen des données du tableau fait ressortir que le taux de protection des femmes contre le tétanos néonatal est moins élevé dans les ménages les plus pauvres (55%). Ce taux de protection augmente graduellement avec le niveau d’aisance des ménages et atteint 67 pour cent dans les ménages à quintile de bien-être moyen et se situe à 77 pour cent chez les femmes des ménages les plus nantis. Graphique CH.2 Pourcentage des mères ayant une naissance vivante au cours des 12 derniers mois protégées contre le tétanos néonatal, Togo, 2010 SANTÉ DE L’ENFANT 56 M IC S T o g o 2 0 1 0 Tableau CH.3: Protection néo-natale contre le tétanos Pourcentage de femmes âgées de 15 à 49 ans ayant connu une naissance vivante au cours des 2 dernières années protégées contre le tétanos néo-natal, Togo, 2010 Pourcentage de femmes ayant reçu au moins 2 doses lors de la dernière grossesse Pourcentage de femmes qui n’ont pas reçu deux ou plusieurs doses lors de la dernière grossesse mais ont reçu: Protégée contre le tétanos1 Nombre de femmes ayant connu une naissance vivante au cours des 2 dernières années 2 doses, la dernière il y a moins de 3 ans 3 doses, la dernière il y a moins de 5 ans 4 doses, la dernière il y a moins de 10 ans 5 ou plusieurs doses au cours de la vie Région Maritime (sans Lomé commune) 57,2 9,3 0,3 0,0 0,0 66,7 508 Plateaux 54,7 10,5 1,3 0,0 0,3 66,8 403 Centrale 60,1 7,1 0,0 0,0 0,0 67,2 163 Kara 48,8 10,7 0,6 0,0 0,0 60,2 245 Savanes 60,7 9,8 0,2 0,0 0,0 70,7 271 Lomé Commune 58,7 11,8 0,0 0,0 0,0 70,5 202 Milieu de résidence Urbain 61,1 10,8 0,3 0,0 0,0 72,1 604 Rural 54,1 9,5 0,6 0,0 0,1 64,3 1188 Instruction Aucune 48,7 9,3 0,8 0,0 0,0 58,8 753 Primaire 58,0 10,8 0,2 0,0 0,2 69,2 684 Secondaire et plus 69,8 9,5 0,4 0,0 0,0 79,7 355 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 45,7 8,0 1,0 0,0 0,0 54,7 391 Second 55,4 9,5 0,4 0,0 0,3 65,6 397 Moyen 56,6 10,0 0,5 0,0 0,0 67,1 352 Quatrième 59,4 13,3 0,5 0,0 0,0 73,2 319 Le plus riche 67,4 9,2 0,0 0,0 0,0 76,6 333 Total 56,5 9,9 0,5 0,0 0,1 66,9 1792 1 Indicateur MICS 3.7 Source: DGSCN, MICS-2010 SANTÉ DE L’ENFANT 57 M IC S T o g o 2 0 1 0 6.3 RÉHYDRATATION PAR VOIE ORALE La diarrhée est la deuxième cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde. La plupart des décès d’enfants liés à la diarrhée sont dus à la déshydratation découlant de la perte de grandes quantités d’eau et d’électrolytes de l’organisme sous forme de selles liquides. Le traitement de la diarrhée, soit par des sels de réhydratation orale (SRO), soit par un liquide maison recommandé5 (RHF), permet d’éviter bon nombre de ces décès. Prévenir la déshydratation et la malnutrition par l’augmentation de l’absorption des liquides et la poursuite de l’alimentation de l’enfant constituent également une stratégie importante pour le traitement de la diarrhée. Les objectifs poursuivis dans la prise en charge de la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans sont les suivants : • réduire de moitié les décès dus à la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans à l’horizon 2010 par rapport à 2000 (un Monde Digne des Enfants) ; • réduire de deux tiers le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans à l’horizon 2015 par rapport à 1990 (Objectifs du Millénaire pour le Développement). En outre, le Monde Digne des Enfants appelle à une réduction de l’incidence de la diarrhée de 25 pour cent. Les indicateurs retenus pour le suivi de l’atteinte de ces objectifs sont les suivants : • prévalence de la diarrhée ; • thérapie par Réhydratation Orale (TRO) ; • prise en charge à domicile de la diarrhée ; • thérapie de Réhydratation Orale (TRO) avec une poursuite de l’alimentation. 6.3.1 Prévalence et traitement de la diarrhée Dans le questionnaire MICS-2010, la mère ou la personne en charge de l’enfant a été invitée à indiquer si leur enfant avait eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête. Le cas échéant, une série de questions a été posée à la mère sur ce que l’enfant avait reçu à boire et à manger pendant l’épisode diarrhéique et si la quantité était plus ou moins ce que l’enfant avait l’habitude de manger et de boire. D’une manière générale, 21 pour cent des enfants de moins de cinq ans ont eu la diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête (tableau CH.4). La prévalence la plus élevée de la diarrhée est observée dans la région des Savanes (24%), tandis que la plus faible est obtenue à Lomé (16%). La pointe de la prévalence de la diarrhée se produit en période de sevrage chez les enfants âgés de 12 à 23 mois (30%). La prévalence de la diarrhée est de 16 pour cent chez les enfants dont les mères ont atteint le niveau secondaire et plus contre 23 pour cent pour les enfants dont les mères n’ont aucun niveau d’instruction. Elle est plus faible chez les enfants des ménages les plus riches (12%) que chez les ménages les plus pauvres (25%) (Tableau CH.4). Selon le tableau CH.4, 9 pour cent des enfants qui ont eu la diarrhée ont reçu des liquides préparés à partir des sachets de SRO et 4 pour cent ont reçu des liquides de SRO pré-conditionnés. Au total, 13 pour cent des enfants atteints de la diarrhée ont reçu des traitements à base de SRO. 5 Solution préparée à la maison avec de l’eau, du sucre et du sel SANTÉ DE L’ENFANT 58 M IC S T o g o 2 0 1 0 SANTÉ DE L’ENFANT Tableau CH.4: Solutions de réhydratation orale et liquides maison recommandés Pourcentage d’enfants âgés de 0 à 59 mois ayant eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines, et traitement avec des solutions de réhydratation orale et des liquides maisons recommandées, Togo, 2010 A eu la diarrhée au cours des deux dernières semaines Nombre d’enfants âgés de 0 à 59 mois Enfants avec diarrhée ayant reçu: Nombre d’enfants âgés de 0-59 mois ayant eu la diarrhée au cours des 2 dernières semaines sachet SRO (ORASEL) Liquide SRO préconditionné Sexe Masculin 22,4 2429 8,1 3,7 544 Féminin 18,9 2317 9,9 4,5 438 Région Maritime (sans Lomé commune) 18,5 1347 8,2 4,0 250 Plateaux 21,8 1055 7,8 2,6 230 Centrale 21,1 443 9,1 6,4 93 Kara 22,8 641 9,0 4,9 146 Savanes 23,8 748 9,4 4,1 178 Lomé commune 16,4 512 12,7 4,1 84 Milieu de résidence Urbain 15,9 1532 11,2 5,0 243 Rural 23,0 3214 8,2 3,8 739 Age 0-11 mois 25,4 1037 8,1 4,8 264 12-23 mois 30,1 900 10,2 2,0 271 24-35 mois 20,3 988 10,6 6,1 200 36-47 mois 16,1 994 8,2 3,5 160 48-59 mois 10,5 827 4,7 4,8 87 Instruction de la mère Aucune 22,6 2179 7,0 3,5 492 Primaire 20,5 1705 9,7 5,1 349 Secondaire et plus 16,3 860 13,7 3,4 140 Quintile du bien-être économique Le plus pauvre 25,1 1114 3,6 2,3 280 Second 24,3 1043 8,0 2,2 253 Moyen 20,9 941 13,0 7,1 196 Quatrième 18,2 851 9,9 5,6 155 Le plus riche 12,2 797 16,8 5,2 97 Total 20,7 4746 8,9 4,1 981 Source: DGSCN, MICS-2010 59 M IC S T o g o 2 0 1 0 Le graphique CH.3 illustre le taux de traitement de la diarrhée par thérapie de réhydratation orale selon différentes caractéristiques sociodémographiques. Les enfants de mères ayant atteint le niveau secondaire et plus (17%) ont eu plus de chances de recevoir un traitement par réhydratation orale que les autres enfants. L’utilisation de SRO dans la prise en charge de la diarrhée des enfants de moins de cinq ans est très réduite dans les ménages les plus pauvres (6%) comparée aux ménages les plus riches (22%). La pratique de la thérapie de réhydratation à partir des liquides de SRO est plus élevée en milieu urbain (16%) qu’en milieu rural (12%). Elle varie selon les régions. La plus faible proportion d’enfants ayant reçu une SRO se trouve dans la région des Plateaux (10%) et la plus élevée est à Lomé (17%). Graphique CH.3: Pourcentage d’enfants de 0 à 59 mois ayant eu la diarrhée durant les 2 semaines précédant l’enquête et ayant reçu une solution de réhydratation par voie orale (RVO), Togo, 2010 6.3.2 Alimentation durant l’épisode de diarrhée Un peu moins du quart (23%) des enfants de moins de cinq ans atteints de diarrhée ont bu plus de liquide que d’habitude tandis que 30 pour cent ont bu autant de liquide et 42 pour cent moins que d’habitude (tableau CH.5). En outre, 47 pour cent des enfants ont mangé un peu moins, 28 pour cent autant et seulement 4 pour cent plus que d’habitude au cours de l’épisode diarrhéique (poursuite de l’alimentation), contre 22 pour cent des enfants qui n’ont presque rien mangé ou ont beaucoup moins mangé que d’habitude. SANTÉ DE L’ENFANT 60 M IC S T o g o 2 0 1 0 Ta bl ea u CH .5 : P ra ti qu es d ’a lim en ta ti on d ur an t la d ia rr hé e, T og o, 2 01 0 Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 0- 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x de rn iè re s se m ai ne s se lo n la q ua nt ité d e liq ui de s et d ’a lim en ts d on né s du ra nt l’é pi so de d ia rr hé iq ue , T og o, 2 01 0 A eu la di ar rh ée au co ur s de s d eu x de rn ièr es se m ain es N om br e d’ en fa nt s âg és d e 0 à 5 9 m oi s Pr at iq ue s de c on so m m at io n de li qu id es d ur an t la d ia rr hé e: To ta l Pr at iq ue s d’ al im en ta tio n du ra nt la d ia rr hé e: To ta l N om br e d’ en fa nt s de 0 -5 9 m oi s qu i o nt e u la di ar rh ée d an s les 2 d er niè re s se m ain es D on né be au co up m oi ns à bo ire D on né un p eu m oi ns à bo ire D on né à pe u pr ès la m êm e qu an tit é à bo ire D on né pl us à bo ire Ri en do nn é à b oi re M an qu an t/ N SP D on né be au co up m oi ns à m an ge r D on né un p eu m oi ns à m an ge r D on né à pe u pr ès la m êm e qu an tit é à m an ge r D on né pl us à m an ge r Ar rê té les ali m en ts N ’a jam ais re çu d es ali m en ts M an qu an t/ N SP Se xe M as cu lin 22 ,4 24 29 10 ,2 31 ,8 32 ,3 21 ,5 4, 0 0, 2 10 0, 0 9, 6 45 ,9 28 ,6 3, 2 6, 1 6, 5 0, 1 10 0, 0 54 4 Fé m ini n 18 ,9 23 17 9, 8 31 ,7 27 ,3 25 ,7 4, 8 0, 7 10 0, 0 13 ,3 47 ,5 26 ,7 4, 5 4, 6 3, 5 0, 0 10 0, 0 43 8 Ré gi on M ar iti m e (s an s Lo m é co m m un e) 18 ,5 13 47 12 ,8 26 ,3 28 ,5 25 ,6 5, 7 1, 1 10 0, 0 13 ,6 46 ,5 26 ,4 3, 6 6, 1 3, 9 0, 0 10 0, 0 25 0 Pl at ea ux 21 ,8 10 55 8, 2 39 ,9 39 ,0 8, 3 4, 2 0, 4 10 0, 0 11 ,4 50 ,3 28 ,2 0, 8 6, 1 3, 2 0, 0 10 0, 0 23 0 C en tra le 21 ,1 44 3 13 ,1 28 ,7 26 ,6 25 ,1 6, 5 0, 0 10 0, 0 6, 4 45 ,7 26 ,5 4, 3 6, 5 9, 9 0, 7 10 0, 0 93 Ka ra 22 ,8 64 1 8, 8 34 ,7 25 ,1 26 ,5 4, 6 0, 3 10 0, 0 10 ,1 37 ,9 29 ,1 8, 2 3, 8 10 ,8 0, 0 10 0, 0 14 6 Sa va ne s 23 ,8 74 8 7, 6 30 ,9 26 ,2 34 ,2 1, 0 0, 0 10 0, 0 9, 9 48 ,4 31 ,7 3, 7 3, 5 2, 8 0, 0 10 0, 0 17 8 Lo m é co m m un e 16 ,4 51 2 10 ,4 25 ,7 30 ,8 27 ,8 5, 3 0, 0 10 0, 0 14 ,0 49 ,0 21 ,3 4, 1 7, 3 4, 3 0, 0 10 0, 0 84 M ili eu d e ré sid en ce U rb ain 15 ,9 15 32 9, 9 29 ,3 32 ,3 23 ,4 4, 0 1, 1 10 0, 0 12 ,1 48 ,6 26 ,2 4, 1 5, 1 4, 0 0, 0 10 0, 0 24 3 Ru ra l 23 ,0 32 14 10 ,1 32 ,6 29 ,3 23 ,4 4, 5 0, 2 10 0, 0 11 ,0 45 ,9 28 ,3 3, 6 5, 5 5, 6 0, 1 10 0, 0 73 9 Ag e 0- 11 m oi s 25 ,4 10 37 10 ,3 36 ,4 32 ,1 11 ,4 9, 8 0, 0 10 0, 0 9, 1 38 ,3 26 ,3 4, 2 4, 2 17 ,7 0, 2 10 0, 0 26 4 12 -2 3 m oi s 30 ,1 90 0 8, 8 30 ,0 35 ,2 23 ,5 2, 4 0, 2 10 0, 0 12 ,3 49 ,5 24 ,8 2, 6 9, 3 1, 5 0, 0 10 0, 0 27 1 24 -3 5 m oi s 20 ,3 98 8 13 ,6 24 ,1 27 ,3 31 ,4 3, 1 0, 5 10 0, 0 14 ,8 44 ,5 30 ,4 4, 4 6, 0 0, 0 0, 0 10 0, 0 20 0 36 -4 7 m oi s 16 ,1 99 4 8, 3 37 ,7 23 ,9 28 ,1 2, 0 0, 0 10 0, 0 7, 9 55 ,6 30 ,6 3, 7 2, 3 0, 0 0, 0 10 0, 0 16 0 48 -5 9 m oi s 10 ,5 82 7 7, 9 29 ,7 25 ,8 32 ,4 1, 1 3, 1 10 0, 0 12 ,3 51 ,2 29 ,8 4, 7 2, 0 0, 0 0, 0 10 0, 0 87 In st ru ct io n de la m èr e Au cu ne 22 ,6 21 79 10 ,4 33 ,8 26 ,5 26 ,3 2, 5 0, 5 10 0, 0 10 ,5 47 ,2 27 ,4 4, 0 6, 6 4, 4 0, 0 10 0, 0 49 2 Pr im air e 20 ,5 17 05 8, 2 30 ,8 34 ,3 20 ,6 5, 6 0, 4 10 0, 0 11 ,4 47 ,0 28 ,5 3, 5 3, 8 5, 6 0, 2 10 0, 0 34 9 Se co nd air e et p lus 16 ,3 86 0 13 ,2 27 ,0 32 ,0 20 ,0 7, 8 0, 0 10 0, 0 13 ,5 43 ,7 27 ,0 3, 7 5, 3 6, 7 0, 0 10 0, 0 14 0 Qu in til e du b ie n- êt re é co no m iq ue Le p lus p au vr e 25 ,1 11 14 10 ,7 37 ,4 29 ,5 20 ,8 1, 3 0, 3 10 0, 0 11 ,1 45 ,6 29 ,9 3, 0 5, 3 5, 2 0, 0 10 0, 0 28 0 Se co nd 24 ,3 10 43 11 ,0 30 ,0 26 ,7 27 ,8 4, 5 0, 0 10 0, 0 14 ,0 45 ,0 25 ,7 3, 6 4, 8 6, 7 0, 3 10 0, 0 25 3 M oy en 20 ,9 94 1 8, 3 29 ,3 35 ,6 20 ,4 6, 2 0, 2 10 0, 0 6, 5 46 ,8 33 ,1 4, 3 5, 6 3, 9 0, 0 10 0, 0 19 6 Q ua tri èm e 18 ,2 85 1 6, 2 32 ,3 28 ,8 25 ,5 7, 3 0, 0 10 0, 0 9, 0 52 ,3 25 ,7 3, 5 3, 8 5, 7 0, 0 10 0, 0 15 5 Le p lus ri ch e 12 ,2 79 7 15 ,1 24 ,3 31 ,2 21 ,9 4, 6 2, 7 10 0, 0 17 ,6 44 ,3 19 ,2 6, 0 9, 9 3, 0 0, 0 10 0, 0 97 To ta l 20 ,7 47 46 10 ,0 31 ,8 30 ,1 23 ,4 4, 4 0, 4 10 0, 0 11 ,2 46 ,6 27 ,7 3, 8 5, 4 5, 2 0, 1 10 0, 0 98 1 So ur ce : D G SC N , M IC S- 20 10 SANTÉ DE L’ENFANT 61 M IC S T o g o 2 0 1 0 Le tableau CH.6 fournit la proportion d’enfants âgés de 0 à 59 mois atteints de diarrhée au cours des deux semaines précédant l’enquête et ayant reçu la thérapie par réhydratation orale, avec une alimentation continue. Il présente également le pourcentage d’enfants souffrant de la diarrhée et ayant reçu d’autres traitements. Dans l’ensemble, 31 pour cent des enfants atteints de diarrhée ont reçu des SRO ou davantage de liquides. Dans les régions, cette proportion varie de 18 pour cent (région des Plateaux) à 40 pour cent (Lomé). En combinant les informations des tableaux CH.4 et CH.5 sur la thérapie par réhydratation orale, on constate qu’à peine un quart (24%) des enfants ont reçu un SRO avec une poursuite de l’alimentation, conformément à la recommandation de l’OMS et de l’UNICEF. Il existe des différences remarquables dans le traitement à domicile de la diarrhée selon les régions. Dans la région des Plateaux, 13 pour cent seulement des enfants ont reçu une SRO et ont continué normalement leur alimentation pendant l’épisode diarrhéique contre 22 pour cent à Lomé, 25 pour cent dans la région Maritime, 27 pour cent dans la région Centrale, 28 pour cent dans la région de la Kara et 31 pour cent dans la région des Savanes. Graphique CH.4: Pourcentage d’enfants âgés de 0 à 59 mois ayant eu la diarrhée dans les 2 semaines précédant l’enquête qui ont reçu plus de liquides et qui ont poursuivi l’alimentation, Togo, 2010 SANTÉ DE L’ENFANT 62 M IC S T o g o 2 0 1 0 Ta bl ea u CH .6 : T hé ra pi e de r éh yd ra ta ti on o ra le a ve c po ur su it e de l ’a lim en ta ti on e t d’ au tr es t ra it em en ts Po ur ce nt ag e d’ en fa nt s âg és d e 0 à 59 m oi s ay an t e u la d ia rr hé e au c ou rs d es d eu x de rn iè re s se m ai ne s et r eç u un e th ér ap ie d e ré hy dr at at io n or al e av ec po ur su ite d e l’a lim en ta tio n, e t P ou rc en ta ge d ’e nf an ts a ya nt e u la d ia rr hé e et r eç u d’ au tr es tr ai te m en ts , T og o, 2 01 0 En fa nt s a ya nt e u la di ar rh ée e t r eç u: Au tr es tr ait em en ts : N ’o nt re çu au cu n tra ite m en t o u m éd ica m en t N om br e d ’en fan ts âg és d e 0 -5 9 m oi s ay an t e u l a d iar rh ée au co ur s d es d eu x de rn ièr es se m ain es Pi lu le ou si ro p In jec tio n SR O o u au gm en ta tio n de liq uid es TR O (S RO o u liq uid es m ais on re co m m an dé s ou au gm en ta tio n de liq uid es ) TR O av ec po ur su ite d e l’a lim en ta tio n1 An tib io th ér ap ie An ti- m ot ilit é Zi nc Au tre Inc on nu An tib io th ér ap ie N on - an tib io th ér ap ie Inc on nu Int ra ve ine ux Re m èd e m ais on , he rb e m éd ici na le Au cu n au tre tra ite m en t Se xe M as cu lin 29 ,4 29 ,4 22 ,6 31 ,1 0,2 1,2 3,9 12 ,4 3,2 0,3 1,3 0,7 22 ,2 10 ,6 20 ,5 54 4 Fé m ini n 33 ,4 33 ,4 24 ,8 24 ,3 0,7 2,0 1,9 10 ,4 5,8 0,2 2,3 0,4 21 ,6 12 ,2 22 ,4 43 8 Ré gio n M ar itim e ( sa ns Lo m é c om m un e) 31 ,9 31 ,9 25 ,0 26 ,9 0,0 2,8 1,5 17 ,8 5,8 0,0 2,9 0,7 20 ,0 10 ,4 24 ,3 25 0 Pla te au x 18 ,3 18 ,3 13 ,0 25 ,9 0,4 0,0 2,1 8,8 7,3 0,0 1,1 0,0 18 ,5 10 ,6 26 ,1 23 0 Ce nt ra le 35 ,1 35 ,1 28 ,0 30 ,6 0,0 3,8 4,0 9,0 0,6 0,0 0,0 0,0 27 ,2 17 ,1 15 ,9 93 Ka ra 32 ,1 32 ,1 26 ,8 27 ,2 1,1 1,3 9,7 7,8 3,3 0,5 1,6 0,8 28 ,8 12 ,7 19 ,7 14 6 Sa va ne s 39 ,7 39 ,7 30 ,8 31 ,9 0,9 0,0 0,0 10 ,9 1,1 0,4 1,0 0,0 27 ,3 7,3 15 ,4 17 8 Lo m é c om m un e 40 ,3 40 ,3 22 ,4 28 ,2 0,0 3,2 3,7 10 ,3 4,7 0,8 4,1 2,9 7,9 15 ,2 21 ,1 84 Mi lie u de ré sid en ce Ur ba in 32 ,7 32 ,7 22 ,6 26 ,5 0,0 5,0 1,9 18 ,0 2,3 0,3 1,8 1,7 13 ,0 13 ,8 24 ,5 24 3 Ru ra l 30 ,7 30 ,7 23 ,9 28 ,6 0,6 0,4 3,3 9,4 5,0 0,2 1,8 0,2 24 ,9 10 ,5 20 ,3 73 9 Ag e 0- 11 m oi s 20 ,7 20 ,7 14 ,4 24 ,0 0,0 0,9 2,4 10 ,5 3,3 0,5 2,2 0,7 15 ,5 12 ,6 32 ,1 26 4 12 -2 3 m oi s 31 ,7 31 ,7 21 ,7 30 ,4 0,4 1,5 2,5 14 ,2 4,0 0,0 1,8 0,4 21 ,7 11 ,5 18 ,9 27 1 24 -3 5 m oi s 40 ,1 40 ,1 32 ,6 26 ,9 0,3 1,4 4,6 12 ,5 7,1 0,0 0,9 1,2 21 ,2 9,2 18 ,1 20 0 36 -4 7 m oi s 34 ,0 34 ,0 27 ,8 26 ,9 1,2 3,3 2,4 9,9 3,9 0,4 2,3 0,0 32 ,6 12 ,0 15 ,8 16 0 48 -5 9 m oi s 35 ,5 35 ,5 28 ,5 37 ,9 0,5 0,7 3,6 6,6 3,0 0,0 1,6 0,0 24 ,5 10 ,1 13 ,7 87 In st ru ct io n de la m èr e Au cu ne 32 ,2 32 ,2 24 ,5 30 ,0 0,5 2,2 4,0 12 ,9 3,6 0,3 1,7 0,8 26 ,8 10 ,2 16 ,5 49 2 Pr im air e 29 ,6 29 ,6 22 ,7 28 ,1 0,5 0,3 1,9 8,3 3,9 0,0 1,6 0,0 19 ,4 10 ,1 27 ,7 34 9 Se co nd air e et p lus 31 ,7 31 ,7 22 ,6 21 ,4 0,0 2,5 2,3 14 ,3 7,9 0,5 2,5 0,9 11 ,2 18 ,0 22 ,3 14 0 Qu in til e du b ien -ê tr e éc on om iq ue Le p lus p au vr e 24 ,8 24 ,8 20 ,4 27 ,5 0,6 0,2 3,8 9,9 4,7 0,5 1,6 0,4 27 ,0 9,7 22 ,9 28 0 Se co nd 33 ,9 33 ,9 25 ,4 28 ,4 0,4 0,0 3,8 8,0 4,3 0,0 1,5 0,0 29 ,1 9,7 19 ,3 25 3 M oy en 31 ,3 31 ,3 25 ,3 28 ,7 0,9 1,4 2,8 11 ,9 6,0 0,0 1,8 0,0 22 ,2 11 ,5 17 ,0 19 6 Q ua tri èm e 35 ,7 35 ,7 29 ,4 28 ,1 0,0 6,2 0,3 16 ,7 1,8 0,0 1,4 1,8 5,5 12 ,9 26 ,4 15 5 Le p lus ri ch e 34 ,8 34 ,8 15 ,2 27 ,6 0,0 2,2 3,2 15 ,9 4,0 0,7 3,6 1,3 14 ,6 17 ,0 22 ,7 97 To ta l 31 ,2 31 ,2 23 ,6 28 ,1 0,4 1,5 3,0 11 ,5 4,3 0,2 1,8 0,5 21 ,9 11 ,3 21 ,3 98 1 1 I nd ica te ur M IC S 3 .8 So ur ce : D GS CN , M IC S- 20 10 SANTÉ DE L’ENFANT 63 M IC S T o g o 2 0 1 0 6.4 RECOURS AUX SOINS ET ANTIBIOTHÉRAPIE DE LA PNEUMONIE La pneumonie est l’une des principales causes de décès chez les enfants. L’utilisation d’antibiotiques pour les enfants de moins de 5 ans atteints de pneumonie suspectée est une importante intervention. L’un des objectifs d’un Monde Digne des Enfants est de réduire d’un tiers les décès dus aux infections respiratoires aiguës. Dans MICS4, les enfants atteints de pneumonie suspectée sont ceux qui ont eu, dans les deux semaines précédant l’enquête une maladie avec une toux accompagnée de respiration rapide ou difficile et dont les symptômes n’étaient pas du

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