Sénégal - Demographic and Health Survey - 2017

Publication date: 2017

Sénégal Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) 2016 Sénégal 2016 Enquête Dém ographique et de Santé Continue (EDS-Continue) RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL Sénégal : Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) 2016 Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) Dakar, Sénégal The DHS Program ICF Rockville, Maryland, USA Août 2017 Ministère de la Santé et l’Action Sociale Ce rapport présente les résultats de la quatrième année de l’Enquête Démographique et de Santé Continue au Sénégal (EDS-Continue 2016), exécutée de mars à novembre 2016 par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD). L’EDS-Continue 2016 a été réalisée avec l’appui financier du Gouvernement du Sénégal, de l’USAID, de l’UNICEF, de l’UNFPA et de Micronutrient Initiative. Elle a bénéficié de l’assistance technique du programme mondial des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys – The DHS Program) de ICF dont l’objectif est de collecter, d’analyser et de diffuser des données démographiques et de santé portant, en particulier, sur la fécondité, la mortalité, la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant, la nutrition, le paludisme et le VIH. Le Laboratoire de Parasitologie de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop a apporté son expertise à la réalisation de cette opération. Pour tous renseignements concernant l’EDS-Continue 2016, contacter : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) Rocade Fann Bel-air Cerf-volant B.P. 116 ; Dakar RP (Sénégal) Téléphone : (221) 33 869 21 39/33 869 21 60 Fax : (221) 33 824 36 15 E-mail : statsenegal@ansd.sn / statsenegal@yahoo.fr Site web : www.ansd.sn Concernant The DHS Program, des renseignements peuvent être obtenus auprès de : ICF 530 Gaither Road, Suite 500, Rockville, MD 20850 USA Téléphone : 1-301-407-6500 Fax : 1-301-407-6501 E-mail : info@dhsprogram.com Internet : www.dhsprogram.com Citation recommandée : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) [Sénégal], et ICF. 2017. Sénégal : Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue 2016). Rockville, Maryland, USA : ANSD et ICF. Table des matières • iii TABLE DES MATIÈRES LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES . vii AVANT-PROPOS . xiii REMERCIEMENTS . xv CARTE ADMINISTRATIVE DU SENEGAL . xvi 1 PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE : OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE . 1 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS . 1 1.1.1 Géographie . 1 1.1.2 Économie . 1 1.1.3 Population . 2 1.1.4 Politique en matière de santé et situation sanitaire . 2 1.2 CADRE INSTITUTIONNEL, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE . 3 1.2.1 Cadre institutionnel . 3 1.2.2 Objectifs . 4 1.2.3 Méthodologie . 4 1.3 RÉALISATION DE L’EDS-CONTINUE 2016. 8 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES ENQUÊTÉ . 11 2.1 CONDITIONS DE VIE . 11 2.1.1 Provenance de l’eau de boisson . 11 2.1.2 Types de toilettes . 13 2.1.3 Lavage des mains . 13 2.1.4 Caractéristiques des logements . 14 2.1.5 Biens durables possédés par les ménages . 16 2.2 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION DES MENAGES . 17 2.2.1 Structure par âge et sexe de la population . 17 2.2.2 Taille et composition des ménages . 19 2.2.3 Niveau d’instruction des membres du ménage . 20 2.2.4 Fréquentation scolaire . 22 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS . 27 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS . 27 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION . 29 3.3 ALPHABÉTISATION . 31 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS . 33 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DES ENQUÊTÉS . 35 3.5.1 Activité économique des femmes . 35 3.5.2 Activité économique des hommes . 39 3.5.3 Occupation des femmes . 39 3.5.4 Occupation des hommes . 39 3.6 CARACTÉRISTIQUES DE L’EMPLOI DES FEMMES . 40 4 SITUATION DES ENFANTS . 45 4.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES . 45 4.2 ENFANTS VIVANT SÉPARÉS DE LEURS PARENTS BIOLOGIQUES ET ENFANTS ORPHELINS . 47 4.3 DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT . 49 iv • Table des matières 4.4 TRAVAIL DES ENFANTS . 50 4.4.1 Participation des enfants aux activités économiques . 50 4.4.2 Participation des enfants aux tâches domestiques . 52 5 FECONDITÉ . 57 5.1 CONSIDÉRATIONS MÉTHODOLOGIQUES . 57 5.2 NIVEAU DE LA FÉCONDITÉ ET FÉCONDITÉ DIFFÉRENTIELLE . 58 5.3 TENDANCES DE LA FÉCONDITÉ . 60 5.4 PARITÉ ET STÉRILITÉ PRIMAIRE . 61 5.5 INTERVALLE INTERGÉNÉSIQUE . 62 5.6 EXPOSITION AU RISQUE DE GROSSESSE . 63 5.7 ÂGE À LA PREMIÈRE NAISSANCE . 64 5.8 FÉCONDITÉ DES ADOLESCENTES . 66 6 MORTALITÉ DES ENFANTS . 69 6.1 MÉTHODOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES . 69 6.1.1 Limites d’ordre méthodologique . 70 6.1.2 Risques d’erreurs d’enregistrement . 70 6.2 NIVEAUX ET TENDANCES . 71 6.3 MORTALITÉ DIFFÉRENTIELLE. 72 6.3.1 Mortalité et caractéristiques socio-économiques de la mère et des enfants . 72 6.3.2 Mortalité et caractéristiques démographiques de la mère et des enfants . 73 6.4 MORTALITÉ PÉRINATALE . 74 6.5 COMPORTEMENTS PROCRÉATEURS À HAUTS RISQUES . 75 7 PLANIFICATION FAMILIALE ET PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ . 77 7.1 CONNAISSANCE DE LA CONTRACEPTION. 78 7.2 UTILISATION ACTUELLE DE LA CONTRACEPTION . 78 7.2 SOURCE D’APPROVISIONNEMENT DES MÉTHODES MODERNES . 81 7.3 BESOINS EN MATIÈRE DE PLANIFICATION FAMILIALE . 83 7.4 DÉSIR D’ENFANTS SUPPLÉMENTAIRES . 85 8 SANTÉ DE LA MÈRE ET SANTÉ DE L’ENFANT . 89 8.1 SANTÉ DE LA MÈRE. 90 8.1.1 Soins prénatals . 90 8.1.2 Accouchement . 94 8.1.3 Soins postnatals . 97 8.2 SANTÉ DE L’ENFANT . 102 8.2.1 Vaccination des enfants . 102 8.2.2 Maladies des enfants et traitement . 105 9 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS . 113 9.1 ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DE COMPLÉMENT . 114 9.1.1 Allaitement maternel . 114 9.1.2 Aliments de complément . 119 9.2 CONSOMMATION DE MICRONUTRIMENTS . 123 9.2.1 Consommation de sel iodé par les ménages . 123 9.2.2 Consommation de vitamine A. 124 9.2.3 Consommation de fer . 126 9.3 ANÉMIE PAR CARENCE EN FER . 126 9.4 ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS . 128 9.4.1 Méthodologie . 128 9.4.2 Retard de croissance . 128 9.4.3 Émaciation ou maigreur . 130 9.4.4 Surpoids et obésité . 130 9.4.5 Insuffisance pondérale . 131 Table des matières • v 10 PALUDISME . 133 10.1 PRÉVENTION DU PALUSDISME . 134 10.1.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 134 10.1.2 Pulvérisation intradomiciliaire (PID) . 136 10.1.3 Accès à une MII dans le ménage . 138 10.2 UTILISATION DES MOUSTIQUAIRES . 139 10.2.1 Utilisation des moustiquaires par les ménages . 139 10.2.2 Utilisation des MII existantes . 141 10.2.3 Utilisation des moustiquaires par les groupes vulnérables . 142 10.3 TRAITEMENT DU PALUDISME . 145 10.3.1 Traitement préventif intermittent chez la femme enceinte . 145 10.3.2 Fièvre et traitement précoce de la fièvre chez les enfants de moins de cinq ans . 146 10.3.3 Source des conseils ou des traitements . 148 10.4 TAUX D’HÉMOGLOBINE . 149 10.5 PARASITÉMIE PALUSTRE . 150 10.5.1 Principe et méthodologie . 150 10.5.2 Prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants . 151 11 EXCISION . 155 11.1 CONNAISSANCE ET PRÉVALENCE DE L’EXCISION . 156 11.2 ÂGE DES FEMMES ÀL’EXCISION . 159 11.3 PRÉVALENCE DE L’EXCISION CHEZ LES FILLES DE MOINS DE 15 ANS . 160 11.3.1 Âge des filles à l’excision . 160 11.3.2 Infibulation . 163 11.3.3 Personne qui a procédé à l’excision des mères et des filles . 164 11.4 CROYANCES ET OPINIONS VIS-À-VIS DE L’EXCISION. 164 11.4.1 Croyance sur l’excision . 164 11.4.2 Opinion sur l’abandon ou la poursuite de l’excision . 166 ANNEXE A : PLAN DE SONDAGE . 169 ANNEXE B : ERREURS DE SONDAGE . 175 ANNEXE C : TABLEAUX POUR L’EVALUATION DE LA QUALITE DES DONNÉES . 185 ANNEXE D : PERSONNEL DE L’EDSCONTINUE, 2016 . 191 ANNEXE E : QUESTIONNAIRES . 193 ANNEXE F : RÉSULTATS RÉGIONAUX (2015-2016) . .311 Liste des tableaux et des graphiques • vii LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES 1 PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE : OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE . 1 Tableau 1.1 Résultats des interviews Ménages et Individuelles . 8 2 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES ENQUÊTÉS . 11 Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire . 12 Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages . 13 Tableau 2.3 Lavage des mains . 14 Tableau 2.4 Caractéristiques du logement . 15 Tableau 2.5 Biens possédés par les ménages . 16 Tableau 2.6 Quintiles de bien-être économique . 17 Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence . 18 Tableau 2.8 Composition des ménages . 19 Tableau 2.9.1 Niveau d’instruction de la population des ménages : Femme . 20 Tableau 2.9.2 Niveau d’instruction de la population des ménages : Homme . 21 Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire . 23 Graphique 2.1 Caractéristiques du logement : Tendances 2012-2016 . 16 Graphique 2.2 Pyramide des âges de la population . 18 3 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS . 27 Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 28 Tableau 3.2.1 Niveau d’instruction : Femmes . 30 Tableau 3.2.2 Niveau d’instruction : Hommes . 30 Tableau 3.3.1 Alphabétisation : Femmes . 32 Tableau 3.3.2 Alphabétisation : Hommes . 32 Tableau 3.4.1 Exposition aux médias : Femmes . 34 Tableau 3.4.2 Exposition aux médias : Hommes . 34 Tableau 3.5.1 Emploi : Femmes . 37 Tableau 3.5.2 Emploi : Hommes . 38 Tableau 3.6.1 Occupation : Femmes . 41 Tableau 3.6.2 Occupation : Hommes . 42 Tableau 3.7 Type d’emploi : Femmes . 43 Graphique 3.1 Proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans alphabétisés . 33 Graphique 3.2 Emploi des femmes au cours des 12 derniers mois . 36 4 SITUATION DES ENFANTS . 45 Tableau 4.1 Enregistrement des naissances d’enfants de moins de 5 ans . 46 Tableau 4.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 48 Tableau 4.3 Programme d’apprentissage ou d’éveil . 49 Tableau 4.4 Participation des enfants à des activités économiques . 51 Tableau 4.5 Participation des enfants à des tâches domestiques . 52 Tableau 4.6 Travail des enfants . 54 5 FÉCONDITÉ . 57 Tableau 5.1 Fécondité actuelle . 58 Tableau 5.2 Fécondité selon certaines caractéristiques . 59 Tableau 5.3 Fécondité par âge selon six sources . 60 viii • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 5.4 Enfants nés vivants et enfants survivants des femmes . 61 Tableau 5.5 Intervalle intergénésique . 62 Tableau 5.6 Aménorrhée, abstinence et insusceptibilité post-partum . 64 Tableau 5.7 Âge à la première naissance . 65 Tableau 5.8 Âge médian à la première naissance . 65 Tableau 5.9 Fécondité des adolescentes . 66 Graphique 5.1 Fécondité par âge selon résidence . 59 Graphique 5.2 Indice Synthétique de Fécondité : Tendance 1997-2016 . 61 Graphique 5.3 Pourcentage de femmes de 15-19 ans ayant commencé leur vie procréative : Tendance 1997-2016 . 67 6 MORTALITÉ DES ENFANTS . 69 Tableau 6.1 Quotients de mortalité des enfants de moins de cinq ans . 71 Tableau 6.2 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques socio- économiques . 72 Tableau 6.3 Quotients de mortalité des enfants selon certaines caractéristiques démographiques . 73 Tableau 6.4 Mortalité périnatale . 74 Tableau 6.5 Comportement procréateur à hauts risques . 76 Graphique 6.1 Quotients de mortalité infanto-juvénile par milieu de résidence : Tendance 1997-2016 . 72 7 PLANIFICATION FAMILIALE ET PRÉFÉRENCES EN MATIÈRE DE FÉCONDITÉ . 77 Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives par caractéristiques sociodémographiques . 77 Tableau 7.2 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 79 Tableau 7.3 Utilisation actuelle de la contraception selon âge . 82 Tableau 7.4 Source d’approvisionnement des méthodes modernes. 83 Tableau 7.5 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union. 84 Tableau 7.6 Préférences en matière de fécondité par nombre d’enfants vivants . 86 Graphique 7.1 Prévalence contraceptive parmi les femmes en union . 80 Graphique 7.2 Pourcentage de femmes de 15-49 ans en union qui utilisent une méthode moderne de contraception : Tendance 1997-2016 . 80 Graphique 7.3 Désir d’enfant supplémentaire des femmes en union selon le nombre d’enfants vivants . 86 8 SANTÉ DE LA MÈRE ET SANTÉ DE L’ENFANT . 89 Tableau 8.1 Soins prénatals . 90 Tableau 8.2 Nombre de visites prénatales et stade de la grossesse à la première visite . 91 Tableau 8.3 Composants des visites prénatales . 92 Tableau 8.4 Vaccination antitétanique . 93 Tableau 8.5 Lieu de l’accouchement . 94 Tableau 8.6 Assistance durant l’accouchement . 95 Tableau 8.7 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère . 98 Tableau 8.8 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère. 99 Tableau 8.9 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 100 Liste des tableaux et des graphiques • ix Tableau 8.10 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau-né . 101 Tableau 8.11 Vaccinations par sources d’information . 102 Tableau 8.12 Vaccinations selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 103 Tableau 8.13 Prévalence et traitement des symptômes d’Infection Respiratoire Aiguë (IRA) . 106 Tableau 8.14 Prévalence et traitement de la fièvre . 107 Tableau 8.15 Prévalence de la diarrhée . 108 Tableau 8.16 Traitement de la diarrhée . 109 Tableau 8.17 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 111 Graphique 8.1 Indicateurs de santé maternelle : Tendance 2005-2016 . 97 Graphique 8.2 Pourcentage d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés selon certaines caractéristiques sociodémographiques . 104 Graphique 8.3 Couverture vaccinale : Tendance : 2012-2016 Enfants de 12-23 mois . 105 9 ALLAITEMENT ET ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS . 113 Tableau 9.1 Allaitement initial . 115 Tableau 9.2 Type d’allaitement selon l’âge de l’enfant . 116 Tableau 9.3 Durée médiane de l’allaitement . 118 Tableau 9.4 Aliments et liquides reçus par les enfants le jour ou la nuit ayant précédé l’interview . 120 Tableau 9.5 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant . 122 Tableau 9.6 Présence de sel iodé dans le ménage . 124 Tableau 9.7 Consommation de micronutriments par les enfants . 125 Tableau 9.8 Prévalence de l’anémie chez les enfants . 127 Tableau 9.9 Échelle pour l’interprétation des valeurs de prévalence de la malnutrition (-2 Z-score) dans une population, EDS-Continue, Sénégal 2016 . 129 Tableau 9.10 État nutritionnel des enfants . 129 Graphique 9.1 Allaitement selon l’âge de l’enfant . 117 10 PALUDISME . 133 Tableau 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 135 Tableau 10.2 Pulvérisation intradomiciliaire d’insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 137 Tableau 10.3 Accès à une moustiquaire préimprégnée d’insecticide (MII) . 138 Tableau 10.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 140 Tableau 10.5 Utilisation de MII existantes . 141 Tableau 10.6 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 142 Tableau 10.7 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 144 Tableau 10.8 Utilisation du traitement préventif intermittent (TPIg) . 146 Tableau 10.9 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 147 Tableau 10.10 Source des conseils ou des traitements parmi les enfants ayant eu de la fièvre . 148 Tableau 10.11 Niveau d’hémoglobine <8,0 g/dl . 149 Tableau 10.12 Couverture du test de paludisme chez les enfants (non pondéré) . 151 Tableau 10.13 Résultat du test de diagnostic rapide (TDR) et de la goutte épaisse (GE) du paludisme chez les enfants . 152 Graphique 10.1 Pourcentage de la population de fait ayant accès à une MII dans le ménage . 139 Graphique 10.2 Utilisation des MII par les enfants de moins de 5 ans et les femmes de 15-49 ans, enceintes : Tendance 2005-2016 . 145 Graphique 10.3 Prévalence de la parasitémie palustre chez les enfants de 6-59 mois . 153 x • Liste des tableaux et des graphiques 11 EXCISION . 155 Tableau 11.1 Connaissance de l’excision . 157 Tableau 11.2 Prévalence de l’excision . 158 Tableau 11.3 Âge des femmes à l’excision . 159 Tableau 11.4 Prévalence et âge à l’excision des filles de 0-14 ans . 160 Tableau 11.5 Excision des filles de 0-14 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques de la mère . 162 Tableau 11.6 Infibulation parmi les filles excisées âgées de 0-14 ans . 163 Tableau 11.7 Personne qui a procédé à l’excision et type d’excision parmi les filles excisées de 0-14 ans et les femmes de 15-49 ans . 164 Tableau 11.8 Croyance des femmes et des hommes au sujet de l’excision . 165 Tableau 11.9 Avis des femmes et des hommes sur l’abandon de l’excision . 167 Graphique 11.1 Pourcentage de femmes de 15-49 ans et de filles de 0-14 ans excisées selon l’âge . 161 ANNEXE A : PLAN DE SONDAGE . 169 Tableau A.1 Répartition de nombres de DR et la taille moyenne de DR en ménage par région et selon le milieu de résidence (RGPH-2013) . 170 Tableau A.2 Répartition de ménage et de population par région et selon le milieu de résidence (RGPH-2013) . 170 Tableau A.3 Répartition de l'échantillon grappes et de l'échantillon ménages par region et par type de résidence, EDS-Continue 2016 . 171 Tableau A.4 Répartition de nombres attendus de femmes et hommes enquêtés avec succès par région et par type de résidence, EDS-Continue 2016 . 171 Tableau A.5 Résultats de l'enquête . 173 Tableau A.6 Résultats de l'enquête: Hommes . 174 ANNEXE B : ERREURS DE SONDAGE . 175 Tableau B.1 Variables utilisées pour le calcul des erreurs de sondage, Sénégal EDS-Continue 2016 . 177 Tableau B.2 Erreurs de sondage : Echantillon Total, Sénégal EDS-Continue 2016 . 178 Tableau B.3 Erreurs de sondage : Echantillon Urbain, Sénégal EDS-Continue 2016 . 179 Tableau B.4 Erreurs de sondage : Echantillon Rural, Sénégal EDS-Continue 2016 . 180 Tableau B.5 Erreurs de sondage : Echantillon Région Nord, Sénégal EDS-Continue 2016 . 181 Tableau B.6 Erreurs de sondage : Echantillon Région Ouest, Sénégal EDS-Continue 2016 . 182 Tableau B.7 Erreurs de sondage : Echantillon Région Centre, Sénégal EDS-Continue 2016 . 183 Tableau B.8 Erreurs de sondage : Echantillon Région Sud, Sénégal EDS-Continue 2016 . 184 ANNEXE C : TABLEAUX POUR L’EVALUATION DE LA QUALITE DES DONNÉES . 185 Tableau C.1 Répartition par âge de la population des ménages . 185 Tableau C.2.1 Répartition par âge des femmes éligibles et enquêtées . 186 Tableau C.2.2 Répartition par âge des hommes éligibles et enquêtés . 186 Tableau C.3 Complétude de l'enregistrement . 187 Tableau C.4 Naissances par année de naissance . 187 Tableau C.5 Enregistrement de l'âge au décès en jours . 188 Tableau C.6 Enregistrement de l'âge au décès en mois . 188 Tableau C.7 État nutritionnel des enfants . 189 Liste des tableaux et des graphiques • xi ANNEXE F : RÉSULTATS RÉGIONAUX (2015-2016) . .311 Tableau 2.1 Quintiles de bien-être économique . 311 Tableau 2.2 Lavage des mains . 311 Tableau 2.3 Niveau d'instruction de la population des ménages: Femme . 312 Tableau 2.4 Niveau d'instruction de la population des ménages: Homme . 312 Tableau 2.5 Taux de fréquentation scolaire . 313 Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés . 315 Tableau 3.2.1 Niveau d'instruction: Femmes . 315 Tableau 3.2.2 Niveau d'instruction: Hommes . 316 Tableau 3.3.1 Alphabétisation: Femmes . 316 Tableau 3.3.2 Alphabétisation: Hommes . 317 Tableau 3.4.1 Exposition aux média: Femmes . 317 Tableau 3.4.2 Exposition aux média: Hommes . 318 Tableau 3.5.1 Emploi: Femmes . 318 Tableau 3.5.2 Emploi: Hommes . 319 Tableau 3.6.1 Occupation: Femmes . 319 Tableau 3.6.2 Occupation: Hommes . 320 Tableau 4.1 Enregistrement des naissances d'enfants de moins de 5 ans . 321 Tableau 4.2 Enfants orphelins et résidence avec les parents . 322 Tableau 4.3 Programme d'apprentissage ou d'éveil . 323 Tableau 4.4 Participation des enfants à des activités économiques . 323 Tableau 4.5 Participation des enfants à des tâches domestiques . 324 Tableau 4.6 Travail des enfants . 324 Tableau 5.1 Fécondité selon certaines caractéristiques . 325 Tableau 5.2 Intervalle intergénésique . 325 Tableau 5.3 Durée médiane de l'aménorrhée, de l'abstinence post-partum et de l'insusceptibilité post-partum . 326 Tableau 5.4 Age médian à la première naissance . 326 Tableau 5.5 Fécondité des adolescentes . 327 Tableau 6.1 Quotients de mortalité des enfants selon région . 329 Tableau 6.2 Mortalité périnatale . 329 Tableau 7.1 Connaissance des méthodes contraceptives selon région . 331 Tableau 7.2 Utilisation actuelle de la contraception par caractéristiques sociodémographiques . 332 Tableau 7.3 Besoins en matière de planification familiale des femmes actuellement en union . 333 Tableau 7.4 Désir de limiter les naissances: Femmes . 333 Tableau 8.1 Soins prénatals . 335 Tableau 8.2 Composants des visites prénatales . 336 Tableau 8.3 Vaccination antitétanique . 336 Tableau 8.4 Lieu de l'accouchement . 337 Tableau 8.5 Assistance durant l'accouchement . 337 Tableau 8.6 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés à la mère . 338 Tableau 8.7 Type de prestataire de santé qui a dispensé les premiers soins postnatals à la mère. 338 Tableau 8.8 Moment où les premiers soins postnatals ont été dispensés au nouveau-né . 339 xii • Liste des tableaux et des graphiques Tableau 8.9 Type de prestataire qui a dispensé les premiers soins postnatals au nouveau- né . 339 Tableau 8.10 Poids et taille à la naissance . 340 Tableau 8.11 Vaccinations selon région . 341 Tableau 8.12 Prévalence et traitement des symptômes d'Infection Respiratoire Aiguë (IRA) 342 Tableau 8.13 Prévalence et traitement de la fièvre . 342 Tableau 8.14 Prévalence de la diarrhée . 343 Tableau 8.15 Traitement de la diarrhée . 344 Tableau 8.16 Pratiques alimentaires durant la diarrhée . 345 Tableau 9.1 Allaitement initial . 347 Tableau 9.2 Durée médiane de l'allaitement . 348 Tableau 9.3 Pratiques alimentaires du nourrisson et du jeune enfant . 349 Tableau 9.4 Présence de sel iodé dans le ménage . 350 Tableau 9.5 Consommation de micronutriments par les enfants . 351 Tableau 9.6 Prévalence de l'anémie chez les enfants . 351 Tableau 9.7 État nutritionnel des enfants . 352 Tableau 10.1 Possession de moustiquaires par les ménages . 353 Tableau 10.2 Pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide résiduel (PID) contre les moustiques . 354 Tableau 10.3 Accès aux moustiquaires . 354 Tableau 10.4 Utilisation des moustiquaires par la population des ménages . 355 Tableau 10.5 Utilisation de MII existantes . 355 Tableau 10.6 Utilisation des moustiquaires par les enfants . 356 Tableau 10.7 Utilisation des moustiquaires par les femmes enceintes . 357 Tableau 10.8 Utilisation du traitement préventif intermittent (TPIg) . 358 Tableau 10.9 Prévalence, diagnostic et traitement précoce de la fièvre chez les enfants . 358 Tableau 10.10 Niveau d’hémoglobine < 8,0 g/dl . 359 Tableau 10.11 Couverture du test de paludisme chez les enfants (non pondéré) . 359 Tableau 10.12 Résultat du test de diagnostic rapide (TDR) et la gouttes épaisse (GE) du paludisme chez les enfants . 359 Tableau 11.1 Connaissance de l’excision . 361 Tableau 11.2 Prévalence de l’excision . 361 Tableau 11.3 Âge des femmes à l’excision . 362 Tableau 11.4 Excision des filles de 0-14 ans selon région de la mère . 362 Tableau 11.5 Infibulation parmi les filles excisées âgées de 0-14 ans . 363 Tableau 11.6 Croyance des femmes et des hommes au sujet de l’excision . 363 Tableau 11.7 Avis des femmes et des hommes sur l’abandon de l’excision . 364 Avant-propos • xiii AVANT-PROPOS es Enquêtes Démographiques et de Santé Continue (EDS-Continue) au Sénégal, font suite aux EDS de 1986, 1992, 1997, 2005, et 2010-2011. Au sortir de l’édition de 2010-2011, le Sénégal s’est engagé dans la mise en œuvre d’un programme d’enquêtes dont la périodicité de collecte de données est ramenée à un an. C’est ainsi, que la première phase a été réalisée en 2012-2013 et celle de 2016 est la quatrième. L’EDS-Continue comporte un volet traitant de la production d’indicateurs sociodémographiques et sanitaires (Volet ménages) et un autre visant à apprécier la disponibilité des ressources matérielles et humaines ainsi que la qualité des soins offerts par les services de santé aux populations (Volet Établissements de santé). Je me réjouis de la qualité de la collaboration entre le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan (MEFP) et le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) pour la réalisation de ce projet qui est d’une importance capitale pour le Sénégal. L’EDS-Continue 2016 a été réalisée par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) avec l’appui technique d’ICF. Le laboratoire de parasitologie de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD) a apporté son appui dans la mise en œuvre de la parasitémie palustre. Je leur adresse mes vifs remerciements. Cette quatrième phase de l’EDS-Continue a pris en charge quelques thèmes développés dans les précédentes EDS, en particulier la fécondité, la planification familiale, les soins pré et postnatals, les maladies des enfants, leur prévention et leur prise en charge, la mortalité infanto-juvénile. Elle renseigne également sur des questions relatives à la malnutrition des enfants à partir des mesures anthropométriques. En mettant en place le dispositif de l’Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue), l’ANSD entend mettre à la disposition des décideurs politiques, des planificateurs et des chercheurs une grande variété de données actualisées pour une bonne planification du développement économique et social. À travers cette enquête, l’ANSD poursuit ses efforts à l’endroit des utilisateurs pour leur faciliter l’accès aux données. Comme toutes les enquêtes EDS, les bases de données de l’EDS-Continue sont téléchargeables en ligne. De même, la documentation de l’enquête sera accessible en ligne ou directement auprès de l’ANSD et d’ ICF. La mise en œuvre de cette enquête a mobilisé des ressources financières importantes. L’Agence Américaine pour le développent International (USAID), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), la Banque Mondiale (BM), le Micronutient Initiative (MI) et l’État du Sénégal en ont assuré le financement. Les partenaires techniques et financiers ont aussi apporté un appui technique à la mise en œuvre de cette opération dans le cadre des comités technique et de pilotage du projet. Mes remerciements vont aussi à tous les partenaires institutionnels et à toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette importante investigation. J’exprime ma profonde gratitude aux services de l’État et aux populations pour leur appui et leur disponibilité tout au long du travail de collecte des données. L Remerciements • xv REMERCIEMENTS our assurer un meilleur suivi des indicateurs des programmes nationaux de santé et des objectifs internationaux de développement, le Sénégal a réaliser en 2016, la quatrième phase de l’Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue). Cette dernière, conformément au programme qui couvre la période 2012-2017, entre dans le cadre du programme d’activités du Schéma Directeur de la Statistique 2008-2013 et de la Stratégie nationale de Développement de la Statistique (SNDS) 2014-2019. Elle permet de répondre aux besoins permanents en données pour planifier, suivre et évaluer les programmes de santé et de population. Elle reste également un cadre idéal pour le renforcement de capacités au sein de nos institutions, en collecte, traitement, analyse et diffusion de données. L’Enquête Démographique et de Santé Continue qui est constitué d’un volet ménage et d’un volet établissements de santé, est une nouvelle illustration de la politique de rationalisation des ressources aussi bien financières que techniques, par l’harmonisation et la mutualisation des moyens. Elle a nécessité la mobilisation d’importantes ressources financières, de la disponibilité et de la compétence de plusieurs personnes ressources. Je voudrais donc, à l’occasion de la publication du présent rapport, adresser mes sincères remerciements au Gouvernement du Sénégal et à ses partenaires au développement, notamment l’USAID, la Banque Mondiale, l’UNICEF, l’UNFPA, à ICF et à Micronutrient Initiative qui ont appuyé l’ANSD tout le long de cette opération. À travers cette enquête, l’ANSD réaffirme son ancrage dans les nouvelles technologies en ayant encore recours aux ordinateurs portables pour la collecte et la saisie directe des données sur le terrain. L’ANSD s’inscrit ainsi résolument dans la collecte de données d’enquêtes sans questionnaires papiers. Une telle option à succès consolide son leadership et confirme la nécessité de faire confiance à l’expertise nationale. J’exprime donc mes félicitations aux experts de l’ANSD. Je voudrais aussi remercier le personnel technique et administratif du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, au niveau central comme au niveau périphérique pour leur précieuse collaboration ; les membres des Comités de pilotage et technique pour leur compétence et leur disponibilité ainsi que le personnel du laboratoire de parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop pour leur efficacité dans l’exploitation des analyses biologiques. Je voudrais également témoigner ma profonde gratitude et ma reconnaissance à l’égard des autorités administratives, locales, coutumières et religieuses, et aux populations des localités enquêtées pour l’accueil chaleureux qu’elles ont réservé au personnel de terrain. J’adresse toutes mes félicitations au personnel de terrain superviseurs, chefs d’équipe, chauffeurs, enquêteurs, techniciens de santé pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur endurance qui ont été déterminants pour la réussite de l’enquête. Enfin, je salue le concours des collègues de l’ensemble des services techniques, administratifs, logistiques et financiers de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie qui se sont tous mobilisés pour assurer un succès éclatant à cette enquête cruciale. P xvi • Carte administrative du Sénégal CARTE ADMINISTRATIVE DU SÉNÉGAL Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie • 1 PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE : OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE 1 Samba NDIAYE et Papa Mabeye DIOP e premier chapitre présente le contexte de la quatrième Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue 2016), en particulier, ses objectifs et sa méthodologie. 1.1 PRÉSENTATION DU PAYS 1.1.1 Géographie Pays Soudano-Sahélien situé à l’extrême Ouest du continent africain, le Sénégal est limité, au nord, par la République de Mauritanie, à l’est, par le Mali, au sud, par la Guinée Bissau et la Guinée et, à l’ouest, par l’Océan Atlantique. Il est traversé par la Gambie qui est une enclave de terre située entre les régions de Kaolack et de Ziguinchor, sur le cours inférieur du fleuve du même nom. D’une superficie de 196 722 kilomètres carrés, le Sénégal possède une grande ouverture sur l’Océan Atlantique avec 700 kilomètres de côtes. C’est un pays plat, l’altitude dépassant rarement 100 mètres et le point culminant, le mont Assiriki, situé au sud-est du pays, a une hauteur de 381 mètres. Au plan hydrographique, le pays est traversé d’est en ouest par quatre fleuves, le Sénégal, la Gambie, la Casamance et le Saloum et leurs affluents. Ce réseau est complété par quelques cours d’eau temporaires et une contribution significative du lac de Guiers au nord du pays. Au niveau administratif, la nouvelle organisation administrative du Sénégal est fixée par le décret du 10 septembre 2008. Le territoire passe ainsi de 11 à 14 régions administratives avec comme dernières créations Kaffrine, Kédougou et Sédhiou issues respectivement des anciennes régions de Kaolack, Tambacounda et Kolda. Les régions sont subdivisées en départements (au nombre de 45). La Loi n° 2013- 10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités locales est venue avec une reforme baptisée « l’Acte III de la décentralisation ». Ce dernier vise entre autre à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. L’Acte III de la décentralisation a supprimé la région comme collectivité locale, érigé le département en collectivités locale et introduit la communalisation intégrale. 1.1.2 Économie Le Sénégal s’est engagé dans un nouveau modèle de développement à travers une stratégie qui vise l’émergence dans la solidarité à l’horizon 2035. Cette stratégie constitue le référentiel de la politique économique et sociale. Elle met l’accent sur la création de richesses et d’emplois, le renforcement de la gouvernance, le développement des secteurs stratégiques ayant des impacts significatifs sur l’amélioration du bien-être des populations, particulièrement par la protection des groupes vulnérables et la garantie de l’accès aux services essentiels. Sur la période 2005-2011, on constate une stagnation relative de la pauvreté, expliquée en partie par un taux de croissance du PIB par tête assez faible (0,5 % en moyenne par an). Même si l’incidence de la pauvreté a légèrement baissé passant 48,3 % à 46,7, elle a été accompagnée par une augmentation absolue du nombre de pauvres sur la période. La pauvreté est plus élevée en zone rurale que dans les centres urbains. Ces résultats mettent en évidence la fragilité de l’économie sénégalaise et sa capacité, à améliorer de manière durable les conditions de vie des populations. C 2 • Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie Bien que le pays n’ait pas réussi d’atteindre tous les OMD à l’horizon 2015, les perspectives économiques suscitent un espoir. En 2015, le Sénégal a enregistré des résultats macroéconomiques solides, avec un taux de croissance de 6,5 % (le plus haut depuis 2003). Cette croissance de l’économie sénégalaise est ressortie à 6,4 % au premier trimestre 2016. 1.1.3 Population Le Sénégal dispose d’une masse importante de données sociodémographiques grâce à de nombreuses enquêtes réalisées au cours des trente dernières années. En effet, en plus de quatre recensements généraux (RGP de 1976, RGPH de 1988, RGPH de 2002 et RGPHAE de 2013), plusieurs enquêtes d’envergure nationale ont été menées, parmi lesquelles on peut citer l’Enquête Sénégalaise sur la Fécondité de 1978, l’Enquête sur les Migrations et l’Urbanisation au Sénégal en 1993, l’Enquête Sénégalaise Auprès des Ménages (1994/1995 et 2001/2002), l’Enquête Nationale sur le Travail des Enfants au Sénégal en 2005, l’Enquête de Suivi de la Pauvreté au Sénégal en 2006 et en 2011 et six Enquêtes Démographiques et de Santé (1986, 1992-1993, 1997, 2005, 2010-2011). A partir de 2012 le pays s’est engagé dans une approche d’annualisation de l’EDS. Ces différentes investigations ont permis d’obtenir des indicateurs sociodémographiques de base à différentes dates qui contribuent au suivi et à l’évaluation des projets et programmes de développement. Entre 1976 et 2013, la population du Sénégal est passée de 4 958 085 habitants à 13 508 715 avec un taux intercensitaires moyen de 2,7. La population recensée en 2013 est composée de 6 735 421 hommes et 6 773 294 femmes. La densité moyenne est de 65 habitants au km2. Cependant, cette population est inégalement répartie entre les 14 régions administratives du pays. Les effectifs de population les plus élevés se retrouvent dans les régions de Dakar, Thiès et Diourbel avec, respectivement, 3 139 325 habitants (23,2 % de la population totale), 1 789 923 habitants (13,3 %) et 1 499 867 habitants (11,1 %) alors que les régions septentrionales et orientales du pays se caractérisent toujours par la faiblesse de leur population. La région de Kédougou enregistre le plus faible effectif de population avec 151 715 habitants (1,1 %). La région de Tambacounda, qui représente la région la plus vaste du pays (21,5 % de la superficie du pays), ne compte que 5,0 % de la population du Sénégal. La population croît rapidement : le fort taux de croissance démographique de 2,7 % observé entre 2002 et 2013 résulte essentiellement d’une fécondité encore élevée (Indice Synthétique de Fécondité (ISF) de 5,0 en 2012-2013) et d’une mortalité infantile en baisse (61 ‰ en 2005,47 ‰ en 2010-2011 et 43 ‰ 2012-2013). De cette forte croissance, résulte une extrême jeunesse de la population : l’âge moyen de la population est de 22,7 ans et la moitié de la population a moins de 18 ans (âge médian). Au niveau national, les résultats du RGPHAE révèlent que près d’un Sénégalais sur deux âgé d’au moins dix ans (46 %) sait lire et écrire dans une langue quelconque (53,8 % chez les hommes contre 37,7 % chez les femmes). Le taux d’alphabétisation est plus élevé en milieu urbain où on enregistre 57,9 % contre 33,8 % en milieu rural. Selon la région de résidence, c’est Ziguinchor (72 %) et Dakar (69 %) qui affichent les taux les plus élevés. La population du Sénégal est essentiellement musulmane (96,1 %). On y trouve aussi des chrétiens (3,8 %) ; les animistes et autres religions constituent les 0,1 % restant. 1.1.4 Politique en matière de santé et situation sanitaire La politique dans le secteur de la santé demeure dans la dynamique de l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD). Elle est portée actuellement par le deuxième Plan National de Développement Sanitaire (PNDS-II, 2009-2018) avec notamment pour objectif la réduction de la mortalité maternelle et de la mortalité infanto juvénile, la maîtrise de la fécondité et un plus grand accès aux services sociaux de base pour les plus démunis. Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie • 3 La part du budget de l’État allouée au secteur de la santé a été en hausse régulière ces dernières années. La priorité accordée au secteur de la santé s’est traduite par une augmentation constante du budget du ministère de la Santé qui est passé de 36 milliards de Francs CFA en 1998, à 110,5 milliards en 2012. Le projet de budget 2016 du ministère de la Santé et de l’Action Sociale est arrêté à la somme de 150 milliards FCFA contre 134,5 milliards FCFA en 2015, soit une augmentation de 15 milliards FCFA en valeur absolue et 11.54 % en valeur relative. En 2016, le Sénégal compte un total de 3 084 structures de santé (dont 86 hôpitaux, 242 centres de santé y compris les centres médicaux de garnison (CMG), 1 250 postes de santé y compris les infirmeries des maisons d’arrêt et de correction (MAC) et 1 506 cases de santé. Cependant, en termes de couverture en infrastructures sanitaires, le Sénégal n’a pas encore atteint les normes préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ces deux dernières décennies ont été marquées par une amélioration de la situation sanitaire comme en atteste la tendance de la plupart des indicateurs suivis par les programmes de santé. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile bien qu’encore élevés, ont connu une baisse significative. En effet, le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de 121 ‰ en 2005, 72 ‰ en 2010-2011 et 65 ‰ en 2012-2013 et celui de la mortalité infantile est passée de 61 ‰ en 2005, à 47 ‰ en 2010-2011 et à 43 ‰ en 2012-2013. Enfin, le rapport de mortalité maternelle s’établit à 392 pour 100 000 naissances vivantes en 2010-2011. Le PNDS accorde une place importante à la surveillance épidémiologique, à la santé de la reproduction, aux MST/Sida et au contrôle des maladies endémiques, notamment le paludisme. Cette dernière endémie qui est une des premières causes de morbidité, est en train de perdre du terrain, résultat à mettre notamment à l’actif du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). Le niveau de prévalence du VIH relativement faible au sein de la population générale âgée de 15 à 49 ans (0,7 % en 2010-2011) reste stable. En 2012-2013, plus de neuf mères sur dix (95 %) ont consulté du personnel médical formé pendant la grossesse. Pour les naissances ayant eu lieu au cours des 5 dernières années, en 2012-2013, 51 % des mères ont bénéficié, pendant l’accouchement, de l’assistance de personnel médical formé. La couverture vaccinale chez les enfants de moins de cinq ans a enregistré une amélioration (70 % en 2012-2013). 1.2 CADRE INSTITUTIONNEL, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 1.2.1 Cadre institutionnel Le Gouvernement du Sénégal a réalisé en 2016 la quatrième phase d’une Enquête Continue conformément au programme d’actions du Schéma Directeur de la Statistique. Elle couvre la période 2012- 2017 et offre la possibilité de créer un flux continu de données sur la population qui aidera à répondre à la demande de suivi plus régulier des indicateurs de couverture et d’impact résultant des initiatives mondiales en cours, visant à renforcer les programmes de santé. L’Enquête-Continue a été réalisée par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) avec l’assistance technique de ICF à travers l’organisme américain en charge du programme international des EDS (Demographic and Health Surveys- The DHS Program). Le laboratoire de parasitologie de la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a apporté son appui dans la mise en œuvre du volet portant sur le test du paludisme (formation des agents, prélèvements et analyses des échantillons de sang, analyse des données). Pour la mise en œuvre de l’enquête, un comité de pilotage a été mis en place comprenant, en plus de l’équipe technique de l’EDS-Continue, le ministère de la Santé et les partenaires au développement. Pour la réalisation de l’EDS-Continue, le Gouvernement du Sénégal a bénéficié de l’appui financier de l’USAID, de la Banque Mondiale, de l’UNFPA, de l’UNICEF et de Micronutrient Initiative (MI). 4 • Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie 1.2.2 Objectifs Rappelons que l’Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) a comme objectifs fondamentaux : (1) répondre aux besoins permanents en données pour planifier, suivre et évaluer les programmes de santé et de population, et (2) renforcer les capacités au sein des institutions du pays pour collecter, traiter, analyser, diffuser et utiliser ces données. En outre, l’EDS-Continue comporte d’autres avantages potentiels. La rétention plus longue du bureau central et du personnel de terrain inhérente à l’EDS- Continue conduit à une « institutionnalisation de fait » du processus EDS, ce qui apporte des avantages que ne peut apporter une EDS quinquennale. On s’attend à ce que le renforcement des capacités du personnel et l’institutionnalisation du processus EDS se traduisent par une amélioration de la qualité des données et une réduction des besoins en assistance technique. La conception de l’EDS-Continue permet également une plus grande souplesse pour répondre aux besoins en statistiques du pays dans la mesure où chacune des phases de l’EDS-Continue peut être adaptée à des sujets particuliers, ce qui est difficile dans le cadre d’une enquête quinquennale. Ces objectifs sont en accord avec les principes fondamentaux de Global Health Initiative (GHI) lancée par le gouvernement des États-Unis pour soutenir les résultats qui améliorent la santé, en particulier, chez les femmes et les jeunes enfants, en renforçant la performance du système de santé dans les pays en développement. La GHI est un programme axé sur le résultat et qui compte, parmi ses principes fondamentaux, l’engagement à la prise de décision basée sur la connaissance et à un suivi et une évaluation améliorés. L’engagement au respect de la propriété nationale fait partie intégrante du GHI. Conformément à ce principe, c’est au Sénégal que revient la tâche de réaliser une EDS-Continue. Il convient de noter que le Sénégal est le premier pays en Afrique et le deuxième pays après le Pérou à entreprendre une enquête continue dans le cadre du programme DHS. 1.2.3 Méthodologie Questionnaires Pour permettre une certaine souplesse dans la conception de chaque phase de l’EDS-Continue, le questionnaire standard du Programme DHS utilisé a été réduit. Des modifications jugées nécessaires ont été apportées aux questionnaires de base pour les adapter aux spécificités socioculturelles du Sénégal et répondre aux besoins des utilisateurs. Aussi, pour assurer la comparabilité des résultats au niveau international, ces changements ont été aussi limités que possible. Ce questionnaire réduit comprend un historique des naissances complet permettant le calcul des taux de fécondité et de mortalité et fournit la plupart des indicateurs recommandés au niveau international, y compris ceux de l’UNICEF. Trois questionnaires ont été utilisés : un questionnaire ménage, un questionnaire individuel pour les femmes de 15-49 ans et, un questionnaire individuel pour les hommes de 15-59 ans. Le contenu spécifique de ces différents questionnaires est le suivant : Le questionnaire ménage : Le questionnaire ménage a été utilisé pour lister tous les membres habituels et les visiteurs des ménages sélectionnés. La page de couverture contient les informations relatives à l’identification du ménage, aux résultats de l’interview qui permettent de calculer le taux de couverture de l’enquête et aux contrôles de terrain et de bureau. Ce questionnaire a permis de collecter des informations sur les membres habituels du ménage et les visiteurs qui y ont passé la nuit précédant l’interview. Les informations recueillies portent sur le sexe, l’âge, l’éducation scolaire et préscolaire, la survie des parents, la déclaration des enfants à l’état civil, la prise en charge des jeunes enfants au niveau préscolaire et le travail des enfants. Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie • 5 Par ailleurs, d’autres informations portant sur les caractéristiques du logement (approvisionnement en eau, type de toilettes, matériau de construction, disponibilité de l’électricité, possession de biens durables, etc.), la possession, l’utilisation et le traitement des moustiquaires, ainsi que l’utilisation du sel iodé1 dans la préparation des repas, ont été également collectées. Des questions relatives à l’accès à la propriété foncière et à la sécurité résidentielle ont également été posées. Ces informations ont été recueillies afin d’évaluer les conditions environnementales et socioéconomiques dans lesquelles vivent les personnes enquêtées. En outre, un module sur la couverture maladie universelle a été introduit dans le questionnaire pour recueillir des informations sur la proportion des bénéficières. Finalement, un des objectifs essentiels du questionnaire ménage était d’identifier les femmes éligibles pour des interviews individuelles et les enfants éligibles pour l’anthropométrie, les tests d’anémie et de parasitémie palustre. De plus, le questionnaire ménage a permis de recueillir les résultats des tests sur le paludisme et des mesures anthropométriques de tous les enfants de moins de 5 ans des ménages enquêtés de façon à déterminer leur état nutritionnel (émaciation, insuffisance pondérale et retard de croissance pour les enfants). Ce questionnaire a également été utilisé pour enregistrer les résultats des mesures anthropométriques, de l’hémoglobine (anémie) et de la parasitémie palustre. Dans les ménages échantillonnés, les tests d’anémie et de parasitémie palustre ont été effectués sur les enfants de 6-59 mois. Après obtention du consentement éclairé des parents ou des personnes en charge des enfants, un prélèvement sanguin a été effectué auprès des enfants de 6-59 mois. Il a permis d’effectuer, sur le terrain, un test mesurant le niveau d’hémoglobine, et un Test de Diagnostic Rapide (TDR) du paludisme. En outre, du sang a été collecté sur lame pour constituer une goutte épaisse qui a été analysée ultérieurement en laboratoire pour estimer la prévalence du paludisme. Le questionnaire individuel femme : Il constitue l’élément central de l’enquête. Il comprend une page de couverture similaire à celle du questionnaire ménage sur laquelle sont enregistrés les informations d’identification du ménage, le résultat de l’interview qui permet de calculer le taux de couverture de l’enquête et les contrôles de terrain et de bureau, ainsi que dix sections qui servent à recueillir des informations sur les thèmes suivants : • Caractéristiques sociodémographiques : cette section porte sur le lieu de résidence, l’âge et la date de naissance, la scolarisation, l’alphabétisation, la nationalité, la religion et l’ethnie ; • Reproduction : cette deuxième section permet de collecter des informations sur les naissances vivantes que la femme a eues durant sa vie, ainsi que sur leur état de survie au moment de l’enquête, sur l’état de grossesse au moment de l’enquête, et sur la connaissance de la période féconde dans le cycle menstruel ; • Connaissance et utilisation de la contraception : cette section permet de recueillir des informations sur la connaissance et l’utilisation actuelle des différentes méthodes contraceptives, ainsi que sur les sources d’approvisionnement. Elle porte également sur les raisons de la non-utilisation d’une méthode ; • Grossesse et soins postnatals : cette section porte sur les naissances des cinq années ayant précédé l’enquête. Elle permet d’obtenir des informations sur la période de la grossesse, les soins prénatals incluant la vaccination antitétanique, le lieu d’accouchement et la qualification de la personne ayant assisté la femme, les soins postnatals, le retour des règles et la reprise des rapports sexuels après la naissance de l’enfant ; 1 Dans tous les ménages enquêtés, le sel utilisé pour la cuisine est testé pour déterminer sa teneur en iode. Les résultats du test permettront de déterminer la proportion de femmes et d’enfants vivant dans un ménage utilisant du sel suffisamment iodé. 6 • Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie • Vaccination des enfants, santé et nutrition : les questions portent sur la fréquence et la durée de l’allaitement, sur le type d’allaitement (maternel ou artificiel), ainsi que sur l’utilisation des différents compléments nutritionnels. La deuxième partie porte sur les vaccinations incluses dans le Programme Élargi de Vaccinations (PEV) et la santé des enfants de moins de cinq ans, plus particulièrement sur la prévalence et le traitement de la fièvre, de la toux et de la diarrhée ; • Préférences en matière de fécondité : cette section recueille des informations sur le désir d’enfants supplémentaires, l’intervalle souhaité entre les naissances et l’opinion concernant la taille de la famille ; • Caractéristiques du conjoint et travail de la femme : les questions qui ont été posées permettent de connaître les caractéristiques socioprofessionnelles du conjoint des femmes en union et l’activité professionnelle de celles-ci ; • IST et sida : cette section vise à obtenir des informations sur la connaissance et la prévalence des infections sexuellement transmissibles, sur les modes de transmission et les moyens de prévention du sida ; et • Excision : on collecte ici des informations sur la pratique de l’excision chez les femmes interviewées et sur les filles âgées de moins de 15 ans. Le questionnaire individuel homme : Il comprend une page de couverture similaire à celle du questionnaire ménage sur laquelle sont enregistrés les informations d’identification du ménage, le résultat de l’interview qui permet de calculer le taux de couverture de l’enquête et les contrôles de terrain et de bureau, ainsi que huit sections qui servent à recueillir des informations sur les thèmes suivants : • Caractéristiques sociodémographiques ; • Reproduction ; • Connaissance et utilisation de la contraception ; • Préférences en matière de fécondité ; • Emploi et rôle des sexes ; • VIH et autres infections sexuellement transmissibles ; et • Excision ; et Manuels et autres documents techniques En plus des questionnaires, d’autres documents techniques ont été élaborés par l’équipe technique. Il s’agit en particulier : • du manuel des enquêtrices ; • du manuel des chefs d’équipe ; • du manuel de cartographie et de dénombrement des ménages ; • du manuel d’utilisation des tablettes PC (système d’interview assisté par ordinateur (CAPI) ; • du manuel pour l’anthropométrie ; • du manuel du test du paludisme ; • des fiches d’affectation des enquêteurs/contrôleuses ; • des fiches de contrôle et de gestion pour les tests (anémie et paludisme) ; et • des fiches de référence pour les tests (anémie et paludisme). L’ANSD a assuré la reproduction en nombre suffisant de ces différents documents. Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie • 7 Tests d’hémoglobine et de la parasitémie palustre Dans les ménages sélectionnés, les enfants de 6-59 mois étaient éligibles pour le test d’anémie et de parasitémie. Les protocoles pour les tests de l’anémie et de la parasitémie palustre ont été approuvés par le Comité d’Éthique (Internal Review Board) d’ICF à Rockville, Maryland (USA) et par le Comité National d’Éthique pour la Recherche en Santé (CNERS) du Sénégal. Pour réaliser les prélèvements sanguins auprès des personnes éligibles, chaque équipe de terrain comprenait un enquêteur-technicien de santé spécialement chargé des prélèvements. En plus de la formation d’enquêteurs, ce technicien avait reçu une formation spéciale sur tous les aspects des protocoles du test d’anémie. D’abord, pour chaque enfant éligible, le technicien cherchait à obtenir le consentement éclairé de la personne responsable de l’enfant après lui avoir expliqué les procédures de prélèvement, la confidentialité du test et les conditions de prise en charge en cas de besoin. Test d’hémoglobine : Le test d’hémoglobine est la principale méthode pour diagnostiquer l’anémie ; ce test est effectué en utilisant le système d’HemoCue. Avant de prélever le sang, le doigt était nettoyé avec un tampon imbibé d’alcool et séché à l’air. Ensuite, le bout du doigt (ou du talon des enfants de moins d’un an et très maigre) était piqué avec une lancette rétractable, stérile et non réutilisable. Une goutte de sang était récupérée dans une microcuvette et ensuite introduite dans le photomètre HemoCue qui indiquait le niveau d’hémoglobine. Ces résultats étaient enregistrés dans le questionnaire ménage et communiqués à la personne testée, ou au parent/adulte responsable, en expliquant la signification des résultats. Si la personne présentait une anémie sévère (un niveau d’hémoglobine <7 g/dl), l’enquêteur fournissait une fiche de référence pour rechercher des soins auprès d’un service de santé. Test de parasitémie palustre : Les tests de parasitémie palustre ont été effectués sur les enfants de 6-59 mois. Deux tests du diagnostic du paludisme ont été réalisés : un Test de Diagnostic Rapide (TDR) dont les résultats étaient communiqués aux parents/personne en charge de l’enfant, et une goutte épaisse. Les enfants testés positifs au TDR étaient référencés auprès d’un service de santé par les techniciens de laboratoire de l’enquête selon le protocole en vigueur. Par ailleurs, les gouttes épaisses confectionnées sur une lame porte-objet après prélèvement d’un échantillon de sang ont été analysées au laboratoire du Département de Parasitologie de la Faculté de Médecine de l’UCAD de Dakar. Échantillonnage L’EDS Continue 2016 vise trois cibles : les femmes de 15-49 ans, les hommes de 15-59 ans et les enfants de 0-59 mois. Le champ de l’enquête couvre l’ensemble du territoire et porte sur un échantillon national stratifié d’environ 4 700 ménages, tiré à deux degrés. Cet échantillon permet de produire, pour la plupart des indicateurs, des résultats représentatifs au niveau des quatre grandes régions2 : • l’Ouest, constitué des régions de Dakar et de Thiès ; • le Centre, il s’agit des régions de Diourbel, de Fatick, de Kaolack et de Kaffrine ; • le Nord, composé des régions de Matam, de Louga et de Saint Louis ; et • le Sud, constitué des régions de Tambacounda, de Kolda, de Kédougou, de Sédhiou et de Ziguinchor. 2 Ainsi, le terme région ou zone utilisé dans le texte fait référence aux grandes régions. 8 • Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie Pour constituer l’échantillon, 214 Districts de Recensement (84 DR en milieu urbain et 130 en milieu rural) ont été tirés au premier degré de sondage en procédant à un tirage systématique avec probabilité proportionnelle à la taille (nombre de ménages dans le DR). Un dénombrement des ménages dans chacun de ces DR a fourni la liste des ménages à partir de laquelle a été tiré au second degré un échantillon de 22 ménages avec un tirage systématique à probabilité égale. Dans cet échantillon de ménages, on s’attendait à trouver 9 000 femmes de 15-49 ans et 8 700 enfants éligibles pour l’enquête. Toutes les femmes de 15 à 49 ans, résidentes habituelles ou visiteuses, identifiées dans ces ménages ont été individuellement enquêtées. Tous les enfants de 6-59 mois étaient éligibles pour subir le test de dépistage du paludisme et celui d’anémie. Au cours de l’EDS-Continue 2016, au total, 4 708 ménages ont été sélectionnés et parmi eux, 4 500 ménages occupés ont été identifiés au moment de l’enquête. Parmi ces 4 500 ménages, 4 437 ont pu être enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 98,6 % (Tableau 1.2). Le taux de réponse est légèrement plus élevé en milieu rural (98,8 %) qu’en milieu urbain (98,3 %). Dans les 4 437 ménages enquêtés, 9 244 femmes âgées de 15-49 ans ont été identifiées comme éligibles pour l’enquête individuelle, et pour 8 865 d’entre elles, l’interview a été menée avec succès, soit un taux de réponse de 96 %. Il n’y a pratiquement pas d’écart entre le milieu rural et le milieu urbain. L’enquête homme a été réalisé dans un ménage sur deux : au total 3 837 hommes de 15-59 ans sur 3 527 éligibles ont été entièrement enquêtés (taux de réponse de 91,9 %). Le taux de réponse est plus élevé en milieu rural (93 %) qu’en milieu urbain (91 %) 1.3 RÉALISATION DE L’EDS-CONTINUE 2016 L’EDS-Continue 2016 s’est déroulée en trois étapes principales : la phase préparatoire, la cartographie et le dénombrement des ménages des grappes échantillonnées (en décembre 2015) et la collecte proprement dite. Pour chacune de ces deux dernières étapes, une formation a été dispensée aux personnes recrutées pour les besoins des activités de terrain. La phase préparatoire : La phase préparatoire a démarré en 2015 avec la mise à jour des documents de collecte pour prendre en compte les préoccupations nationales. En outre, le projet a mis à profit les résultats du Recensement Général de la Population, de l’habitat, de l’Agriculture et de l’Élevage réalisé en 2013 pour l’établissement de la liste des districts de recensement et celle des ménages sélectionnés, ce qui a permis de rationaliser les ressources pour la phase cartographie. Une équipe technique chargée de piloter le projet et assistée par ICF, a été mise en place au niveau de l’ANSD depuis la première phase. Le laboratoire chargé de la parasitologie était également mis à contribution. Celui-ci avait la charge de la formation et de la supervision des techniciens de santé et les analyses sanguines pour le test de paludisme. Tableau 1.1 Résultats des interviews Ménages et Individuelles Effectif de ménages, nombre d’interviews et taux de réponse par milieu de résidence (non pondéré), EDS-Continue, Sénégal 2016 Résultat Résidence Total Urbain Rural Interviews ménages Ménages sélectionnés 1 848 2 860 4 708 Ménages occupés 1 758 2 742 4 500 Ménages interviewés 1 728 2 709 4 437 Taux de réponse des ménages1 98,3 98,8 98,6 Interviews des femmes de 15-49 ans Effectif de femmes éligibles 3 440 5 804 9 244 Effectif de femmes éligibles interviewées 3 287 5 578 8 865 Taux de réponse des femmes éligibles2 95,6 96,1 95,9 Interviews des hommes de 15-59 Effectif d’hommes éligibles 1 507 2 330 3 837 Effectif d’hommes éligibles interviewés 1 368 2 159 3 527 Taux de réponse des hommes éligibles2 90,8 92,7 91,9 1 Ménages enquêtés/ménages identifiés 2 Enquêtés interviewés/enquêtés éligibles Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie • 9 Recrutement et formation du personnel de terrain : Étant donné qu’il s’agit d’une enquête continue, les mêmes agents de terrain, en nombre limité, de l’édition précédente ont été reconduits. Ces agents de terrain ont été sélectionnés sur la base de leur expérience, de leur capacité à communiquer, de leur niveau d’instruction, de leur connaissance des langues nationales, de leur pratique informatique et de leur disponibilité pour travailler d’une manière permanente sur l’enquête. Tout a été fait pour engager du personnel de terrain qualifié dont le profil a été prédéfini par l’équipe technique de l’enquête. Les agents de terrain ont suivi une mise à niveau (à partir du 25 janvier 2016) de 10 jours, portant sur tous les aspects de l’enquête. Des exposés sur des thèmes spécifiques ont été effectués par des personnes ressources du ministère de la Santé et de l’Action Sociale ou d’autres institutions appropriées. La formation sur l’utilisation des Tablettes PC, principal outil de collecte, a été assurée par des experts de l’ANSD et d’ICF. Tous les agents de terrain ont suivi la formation sur tous les modules. À la fin de la formation, les agents ont reçu une formation complémentaire sur le contrôle technique, l’organisation et la logistique du terrain ainsi que sur le contact avec les autorités et les populations. La formation sur les tests biologiques (anémie et parasitémie palustre) et les mesures anthropométriques a été assurée par le personnel du laboratoire de parasitologie et de la cellule de lutte contre la malnutrition (CLM). Les techniciens de santé ont pratiqué les tests sur le terrain, et tous les agents de terrain ont pratiqué les mesures anthropométriques dans des structures de santé à Dakar. Collecte des données : Après la formation, quatre équipes ont été constituées pour le travail de terrain ; chaque équipe était composée de 3 enquêtrices chargées des interviews auprès des ménages et des femmes sur les Tablettes PC, un technicien de santé pour effectuer les mesures anthropométriques, les tests du paludisme et de l’anémie sur un questionnaire papier, et un chef d’équipe chargé des interviews auprès des hommes et qui était aussi chargé d’administrer le questionnaire ménage sur les Tablettes PC. Ce dernier était responsable de la performance et de la gestion de son équipe. Il servait aussi d’assistant au technicien de santé pour la prise des mesures anthropométriques. La collecte des données sur le terrain a duré 8 mois (du 01 mars au 25 novembre 2016). Elle s’est faite en deux vagues de quatre mois, chacune entrecoupée d’une période d’un mois de repos, la première allant de mars à juin et la deuxième de juillet à novembre, ce qui a permis de visiter les 214 DR. Des statisticiens ont été recrutés pour assurer la supervision des travaux de collecte. Des missions de supervision rapprochées ont été organisées pour s’assurer de la qualité des données collectées sur le terrain. Parallèlement, des missions de supervision organisées par la Cellule de Lutte contre la Malnutrition et le Laboratoire de Parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop ont permis de s’assurer du respect des règles de prélèvement et de mesures anthropométriques sur le terrain. Exploitation des tableaux de qualité des données : Le contrôle de qualité a été assuré par la supervision et le suivi des équipes pendant les travaux sur le terrain. Chaque chef d’équipe était responsable de la qualité du travail de son équipe : il tenait des réunions régulières avec son équipe de façon à renforcer la formation et à corriger les erreurs éventuelles commises au cours de la collecte. De plus, les chefs d’équipe devaient ré-interviewer environ 5 % des ménages de façon à contrôler la qualité des données. Ces ré- interviews, limitées à certaines sections du questionnaire, étaient menées avant de quitter le DR. Les chefs d’équipe utilisaient les ré-interviews pour contrôler étroitement les raisons des « non-réponses », en particulier les absences du ménage et les refus. Enfin, un ensemble de tableaux de contrôle a été produit par le programmeur informatique au moins une fois toutes les deux semaines tout au long de la collecte pour vérifier la validité des données saisies. Dès qu’ils étaient produits, ces tableaux étaient examinés par l’équipe technique de l’enquête et les problèmes éventuels décelés dans ces tableaux ont été examinés avec les quatre équipes de terrain afin d’améliorer les taux de réponse et la qualité de la collecte. 10 • Présentation de l’enquête : objectifs et méthodologie Traitement des données : La collecte des données a été réalisée au moyen de Tablettes PC. Après validation des données sur le terrain, les fichiers de données ont été transférés au bureau central de l’ANSD à Dakar par DR. Ces fichiers de données ont été ensuite enregistrés, compilés et traités sur un ordinateur central. Les données de chaque DR ont été vérifiées et un fichier unique de données apurées a été créé après que les fichiers de tous les DR aient été enregistrés et approuvés. L’enregistrement, contrôle et compilation des données ont été effectués par deux informaticiens recrutés pour les besoins de l’EDS-Continue. Après la fusion des fichiers, les dernières erreurs détectées ont été traitées avec l’appui de l’expert informaticien d’ICF. Analyse au laboratoire des prélèvements de sang : En ce qui concerne le test du paludisme, la parasitémie palustre était réalisée par le Laboratoire de Parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Le traitement des échantillons des gouttes épaisses de sang s’est fait au fur et à mesure de la collecte des données sur le terrain. Au final, les résultats des tests ont été fusionnés avec la base de données de l’enquête. Caractéristiques des ménages et des enquêtés • 11 CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES ENQUÊTÉS 2 Awa Cissoko FAYE et Ndèye Binta DIEME omme dans les deux enquêtes EDS-Continue précédentes, l’objectif de ce chapitre est de présenter les caractéristiques socio-économiques des femmes et des enfants couverts par l’EDS-Continue 2016 ainsi que les conditions environnementales dans lesquelles ils vivent. La première partie porte sur certaines caractéristiques des logements tels que le type d’approvisionnement en eau de boisson, le type de toilettes, le lavage des mains, la nature du sol et la disponibilité de l’électricité. Ce chapitre présente aussi les résultats concernant la possession de certains biens durables par les ménages qui ont permis de construire les quintiles de bien-être économique et de classer la population en fonction du niveau socio-économique. La seconde partie est consacrée à la description des caractéristiques sociodémographiques des femmes et des hommes des ménages enquêtés ; il s’agit de la structure par âge, de l’état matrimonial, de la religion, de l’ethnie, du lieu de résidence (urbain et rural et grande région) et du niveau d’instruction. 2.1 CONDITIONS DE VIE 2.1.1 Provenance de l’eau de boisson Le Tableau 2.1 présente la répartition des ménages et de la population selon la source d’approvisionnement en eau de boisson. Plus de quatre ménages sénégalais sur dix (82 %) consomment de l’eau provenant d’une source d’approvisionnement considérée comme améliorée, en majorité d’un robinet dans le logement ou dans la concession (53 %) ou d’un robinet public/fontaine (13 %). Á l’opposé, pratiquement un ménage sur cinq (18 %) utilise, pour sa consommation, de l’eau ne provenant pas d’une source améliorée, en majorité de l’eau provenant d’un puits creusé non protégé (13 %). C Principaux résultats • Près des deux tiers des ménages disposent de l’électricité (65 %). Cependant, les résultats mettent en évidence une grande disparité entre le milieu urbain (88 %) et le milieu rural (38 %). • Plus de quatre ménages sur dix (82 %) consomment de l’eau provenant d’une source améliorée et dans la majorité des cas (72 %), l’eau utilisée provient d’un robinet (53 % d’un robinet dans le logement ou la concession). Plus de deux ménages sur cinq disposent de toilettes améliorées non partagées (45 %) et, à l’opposé, 32 % des ménages utilisent des toilettes non améliorées, dans la majorité des cas, des latrines traditionnelles (17 %) • Dans l’ensemble, le pourcentage de ménages dans lesquels on a pu observer un endroit pour se laver les mains est de 15 %. Ce pourcentage varie de 23 % en milieu urbain à 7 % en milieu rural. • Dans près d’un quart des cas (24 %), les ménages disposaient seulement d’eau, sans produit nettoyant. Cette proportion atteint 28 % dans la région Ouest. 12 • Caractéristiques des ménages et des enquêtés Tableau 2.1 Eau utilisée par les ménages pour boire Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par la provenance de l’eau pour boire, le temps pour s’approvisionner en eau et par le moyen utilisé pour traiter l’eau, selon le milieu de résidence, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique Ménages Enquêtés Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Source d’approvisionnement en eau de boisson Source améliorée 91,7 70,6 81,8 90,8 71,0 80,0 Robinet dans logement/concession 69,6 34,8 53,3 73,2 38,9 54,5 Robinet public/fontaine 6,1 20,2 12,7 5,2 18,3 12,4 Robinet chez les voisins 7,7 4,1 6,0 6,6 3,1 4,7 Puits à pompe/ forage 0,3 5,7 2,8 0,2 5,5 3,1 Puits creusé protégé 2,7 5,0 3,8 3,1 4,5 3,9 Source d’eau protégée 0,1 0,2 0,1 0,0 0,2 0,1 Eau de pluie 0,0 0,3 0,1 0,0 0,2 0,1 Eau en bouteille 5,2 0,4 3,0 2,5 0,2 1,3 Source non améliorée 7,8 29,3 17,9 8,8 29,0 19,8 Puits creusé non protégé 5,7 21,9 13,3 6,0 21,6 14,5 Source d’eau non protégée 0,0 0,1 0,0 0,0 0,1 0,0 Camion-citerne/charrette avec petite citerne 2,1 5,6 3,7 2,8 5,7 4,4 Eau de surface 0,1 1,7 0,8 0,1 1,6 0,9 Autre 0,4 0,1 0,3 0,3 0,1 0,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Temps de trajet pour s’approvisionner en eau de boisson Eau sur place 85,3 49,4 68,5 86,0 53,0 68,0 Moins de 30 minutes 5,9 20,4 12,7 6,2 19,3 13,3 30 minutes ou plus 1,8 12,9 7,0 2,1 12,2 7,6 NSP/manquant 7,0 17,3 11,8 5,7 15,4 11,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Moyen de traitement de l’eau1 Ébullition 0,1 0,1 0,1 0,2 0,0 0,1 Ajout d’eau de Javel/chlore 9,2 12,5 10,7 9,3 12,0 10,8 Passée à travers un linge 7,8 28,1 17,3 8,6 27,6 18,9 Céramique, sable ou autre filtre 1,6 0,5 1,1 1,2 0,4 0,7 Autre 0,9 1,1 1,0 0,9 1,0 1,0 Aucun traitement 84,4 64,7 75,2 84,4 65,2 73,9 Pourcentage utilisant une méthode de traitement approprié2 10,9 12,9 11,9 10,6 12,3 11,5 Effectif 2 359 2 078 4 437 16 775 20 076 36 852 1 Les enquêtés pouvant déclarer plusieurs types de traitement, la somme des pourcentages peut excéder 100 %. 2 Les méthodes appropriées pour le traitement de l’eau comprennent l’ébullition, l’ajout de chlore, le filtrage et la désinfection solaire. On constate des écarts entre milieux de résidence. En effet, en milieu rural, la proportion de ménages qui consomment de l’eau provenant d’une source non améliorée est plus de trois fois plus élevée que celle du milieu urbain (29 % contre 8 %). En particulier, 22 % des ménages du milieu rural contre 6 % en urbain consomment de l’eau provenant d’un puits creusé non protégé. La répartition de la population selon la source d’approvisionnement en eau de boisson diffère à peine de celle des ménages. Le Tableau 2.1 montre que 69 % des ménages ont l’eau sur place et 13 % mettent moins de 30 minutes pour s’approvisionner en eau de boisson. Ici aussi, on constate des écarts entre milieux de résidence : 85 % des ménages urbains disposent d’eau de boisson sur place contre 49 % en milieu rural. En outre, en milieu rural, pour 13 % des ménages, le temps de trajet pour s’approvisionner en eau est de 30 minutes ou plus alors qu’en milieu urbain, cette proportion est de 2 %. Le Tableau 2.1 présente aussi les résultats concernant le traitement de l’eau. On constate que les trois quarts des ménages sénégalais n’utilisent aucun moyen pour traiter l’eau, en particulier en milieu urbain (84 % contre 65 % en rural). Dans 11 % des cas, les ménages traitent l’eau avec de l’eau de javel ou du chlore ou, dans 17 % des cas, ils procèdent au filtrage à travers un linge. Ce dernier moyen de traitement est surtout utilisé en milieu rural (28 % contre 8 % en milieu urbain). L’ébullition, la désinfection solaire et les autres procédés de filtrage (céramique, sable, etc.) sont très peu utilisés. Seulement un peu plus d’un ménage Caractéristiques des ménages et des enquêtés • 13 sur deux (12 %) utilisent une méthode de traitement appropriée et cette proportion ne varie que très peu entre les milieux de résidence. 2.1.2 Types de toilettes L’accès à des installations sanitaires adéquates et la promotion de pratiques hygiéniques constituent des objectifs importants pour l’atteinte des objectifs de développement durables (ODD). Les résultats de l’EDS-Continue 2016 présentés au Tableau 2.2 montrent que 45 % des ménages sénégalais utilisent des toilettes améliorées non partagées. Comme il fallait s’y attendre, l’utilisation de toilettes améliorées est plus fréquente en milieu urbain qu’en rural (54 % contre 35 %). Par ailleurs, un peu plus d’un ménage sur cinq (23 %) a accès à des toilettes améliorées partagées et on note également des variations importantes selon le milieu de résidence (37 % en urbain contre 8 % en rural). À l’opposé, près d’un tiers des ménages (32 %) n’utilisent que des toilettes non améliorées, en majorité des latrines traditionnelles (17 %) et 15 % ne disposent d’aucun type de toilettes. En milieu rural, la proportion de ménages utilisant des toilettes non améliorées atteint 58 % contre 9 % en urbain. Tableau 2.2 Type de toilettes utilisées par les ménages Répartition (en %) des ménages et de la population de droit par type de toilettes/latrines, selon le milieu de résidence, EDS-Continue, Sénégal 2016 Type de toilettes/latrines Ménages Enquêtés Urbain Rural Ensemble Urbain Rural Ensemble Toilettes améliorées, non partagées Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système d’égout 9,3 0,2 5,0 9,0 0,1 4,2 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 21,7 11,1 16,8 26,2 11,9 18,4 Fosse d’aisances améliorée auto- aérée 1,4 4,0 2,6 2,0 4,1 3,2 Fosses d’aisances avec dalle 20,5 18,6 19,6 28,3 21,8 24,8 Latrines à chasse manuelle 0,8 0,6 0,7 0,9 0,7 0,8 Total 53,7 34,5 44,7 66,5 38,7 51,3 Toilettes partagées1 Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système d’égout 4,9 0,0 2,6 2,5 0,0 1,1 Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 12,1 2,7 7,7 7,9 1,9 4,6 Fosse d’aisances améliorée auto- aérée 1,8 0,7 1,3 1,1 0,5 0,8 Fosse d’aisances avec dalle 17,8 4,2 11,4 12,6 3,8 7,8 Latrines à chasse manuelle 0,6 0,0 0,3 0,7 0,0 0,3 Total 37,1 7,7 23,3 24,8 6,2 14,7 Toilettes non améliorées Latrines traditionnelles 6,6 28,2 16,7 7,1 30,8 20,0 Pas de toilettes/nature 2,1 29,1 14,7 1,4 24,0 13,7 Autre 0,6 0,6 0,6 0,3 0,3 0,3 Total 9,2 57,8 31,9 8,8 55,1 34,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 2 359 2 078 4 437 16 775 20 076 36 852 1 Toilettes partagées qui seraient considérées comme « améliorées » si elles n’étaient pas partagées par deux ménages ou plus. En 2015, les proportions de ménages ne disposant pas de toilettes étaient de 14 % dans l’ensemble, et de 27 % en milieu rural contre 3 % en milieu urbain. 2.1.3 Lavage des mains Le lavage des mains avec du savon, est un élément important en matière d’hygiène. Au cours de l’enquête, on a demandé à voir l’endroit où les membres du ménage se lavent les mains. L’enquêteur devait aussi noter si l’eau et certains produits nettoyants étaient disponibles à cet endroit. Les résultats sont présentés au Tableau 2.3. Dans l’ensemble, dans seulement 15 % des cas, l’enquêteur a pu voir l’endroit où les membres du ménage se lavent les mains. Cette proportion est nettement plus élevée en milieu urbain que rural (23 % contre 7 %), dans les régions Sud (18 %) et Ouest (23 %) que dans les autres et dans le quintile le plus élevé (41 %). 14 • Caractéristiques des ménages et des enquêtés Tableau 2.3 Lavage des mains Pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit utilisé le plus souvent pour se laver les mains a été observé et, parmi ces ménages, répartition (en %) par disponibilité de l’eau, de savon et d’autres produits nettoyants, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Pourcentage de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Effectif de ménages Parmi les ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé, pourcentage avec : Effectif de ménages dans lesquels l’endroit pour se laver les mains a été observé Savon et eau1 Eau et produit nettoyant2 autre que le savon seulement Eau seulement Savon mais pas d’eau3 Produits nettoyants autres que le savon seulement2 Pas d’eau, ni savon, ni autre produit nettoyant Manquant Total Résidence Urbain 22,9 2 359 66,1 0,0 25,8 1,2 0,0 6,8 0,0 100,0 540 Rural 6,5 2 078 72,5 0,0 15,0 1,9 0,0 10,6 0,0 100,0 135 Grande région Nord 4,0 741 (39,8) (0,0) (25,9) (0,0) (0,0) (34,3) (0,0) 100,0 29 Ouest 22,9 2 001 64,2 0,0 28,1 1,6 0,0 6,1 0,0 100,0 458 Centre 6,7 1 014 76,9 0,0 16,3 0,0 0,0 6,7 0,0 100,0 68 Sud 17,6 682 81,0 0,0 10,3 1,5 0,0 7,3 0,0 100,0 120 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 4,5 767 70,3 0,0 16,7 2,6 0,0 10,4 0,0 100,0 34 Second 7,4 806 69,0 0,0 13,9 0,0 0,0 17,1 0,0 100,0 59 Moyen 6,9 844 71,8 0,0 18,4 1,5 0,0 8,3 0,0 100,0 58 Quatrième 13,0 1 086 59,4 0,0 23,4 0,9 0,0 16,3 0,0 100,0 142 Le plus élevé 40,8 935 69,2 0,0 26,7 1,6 0,0 2,5 0,0 100,0 382 Ensemble 15,2 4 437 67,4 0,0 23,7 1,4 0,0 7,6 0,0 100,0 675 1 Par "savon", on entend ici le savon ou un détergent en morceau, sous forme liquide, en poudre ou sous forme de pâte. Cette colonne inclut les ménages possédant du savon et de l’eau seulement ainsi que ceux qui possèdent du savon et de l’eau et un autre détergent. 2 Les produits nettoyants autres que le savon incluent des produits disponibles localement comme la cendre, la boue ou du sable. 3 Y compris les ménages disposant de savon seulement ainsi que ceux qui disposent de savon et d’autres produits nettoyants. Parmi les ménages dans lesquels cet endroit a été observé, 67 % disposaient de savon et d’eau seulement ou d’eau, de savon et d’un autre détergent ; c’est dans la région Sud que cette proportion est la plus élevée (81 %). En outre, près d’un quart des ménages (24 %), ne disposaient que d’eau et 8 % ne disposaient ni d’eau, ni de savon ni d’autres détergents. 2.1.4 Caractéristiques des logements Le Tableau 2.4 présente la répartition des ménages selon certaines caractéristiques du logement. On constate que, dans l’ensemble, 65 % des ménages enquêtés disposent de l’électricité. Les résultats mettent en évidence des disparités importantes selon le milieu de résidence. Le milieu rural est nettement défavorisé : seulement 38 % des ménages y disposent de l’électricité, contre 88 % en milieu urbain. Cependant, depuis 2012-2013, on constate une légère augmentation du pourcentage de ménages disposant de l’électricité (Graphique 2.1). Certains types de revêtement du sol peuvent faciliter la propagation de certains germes responsables de maladies. Pour cette raison, des questions ont été posées sur le type de revêtement du sol du logement. Au Sénégal, un peu plus d’un tiers des ménages habitent un logement dont le sol est recouvert de ciment (35 %) et cette proportion est un peu plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (39 % contre 31 %). Dans près de trois cas sur dix (29 %), le sol est recouvert de carrelage et ce type de revêtement est plus fréquent en milieu urbain que rural (44 % contre 11 %). Un peu plus d’un ménage sur dix (12 %) vit dans un logement dont le sol est recouvert de bandes de vinyle ou d’asphalte, 14 % en urbain contre 10 % en rural. À l’opposé, pour 17 % des ménages, le sol du logement est recouvert de terre ou de sable et cette proportion varie de 32 % en rural à 5 % en urbain. On constate au Graphique 2.1 que le pourcentage de ménages dont le sol du logement est recouvert de carrelage a augmenté depuis 2012-2013, passant de 19 % à 29 % en 2016. Caractéristiques des ménages et des enquêtés • 15 Tableau 2.4 Caractéristiques du logement Répartition (en %) des ménages en fonction de certaines caractéristiques du logement et pourcentage utilisant du combustible solide pour cuisiner ; répartition (en %) des ménages en fonction de la fréquence à laquelle on fume dans le logement, selon le milieu de résidence, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique du logement Résidence Ensemble Urbain Rural Électricité Oui 87,7 38,3 64,5 Non 12,3 61,7 35,5 Total 100,0 100,0 100,0 Matériau de revêtement du sol Terre, sable 4,5 32,2 17,4 Bouse 0,3 6,8 3,4 Planches en bois 0,0 0,0 0,0 Palmes/bambou 0,0 0,0 0,0 Parquet ou bois ciré 0,0 0,2 0,1 Bandes de vinyle ou asphalte 14,0 10,3 12,3 Carrelage 44,3 10,6 28,5 Ciment 31,3 38,6 34,7 Moquette 1,5 0,3 0,9 Autre 4,1 1,1 2,7 Total 100,0 100,0 100,0 Pièces utilisées pour dormir Une 31,3 10,4 21,5 Deux 19,0 20,9 19,9 Trois ou plus 49,7 68,5 58,5 Manquant 0,0 0,1 0,1 Total 100,0 100,0 100,0 Endroit pour cuisiner Dans la maison 67,6 58,4 63,3 Dans un bâtiment séparé 16,0 36,0 25,4 A l’extérieur 9,5 4,2 7,0 Autre 6,8 1,4 4,3 Total 100,0 100,0 100,0 Combustible utilisé pour cuisiner Électricité 0,7 0,5 0,6 GPL/gaz naturel/biogaz 49,5 5,8 29,0 Charbon de bois 24,1 10,5 17,7 Paille/branchages/herbes 15,3 77,9 44,6 Bouse 0,0 3,2 1,5 Autre 10,5 2,2 6,6 Total 100,0 100,0 100,0 Pourcentage utilisant un combustible solide pour cuisiner1 39,3 91,5 63,8 Effectif 2 359 2 078 4 437 GPL = Gaz propane liquéfié. 1 Inclut Charbon/lignite, Charbon de bois, Bois, Paille/branchages/herbes, Résidus agricoles et Bouse [la liste des catégories est incluse dans le questionnaire du pays]. 16 • Caractéristiques des ménages et des enquêtés Graphique 2.1 Caractéristiques du logement : Tendances 2012-2016 Le Tableau 2.4 présente aussi la répartition des ménages selon le nombre de pièces utilisées pour dormir. Dans 59 % des cas, les ménages utilisent trois pièces ou plus pour dormir et, dans 20 % des cas, deux pièces. On constate également que 63 % des ménages font la cuisine à l’intérieur de la maison alors que, dans 25 % des cas, la cuisine se fait dans un bâtiment séparé et que 7 % des ménages cuisinent à l’extérieur. Pour évaluer le niveau de pollution à l’intérieur du logement, on a demandé quel était le combustible utilisé par le ménage pour cuisiner. On constate, au niveau global, que plus de quatre ménages sur dix (45 % contre 51 % en 2012-2013) utilisent du bois à brûler ou de la paille. Cette proportion varie de manière importante selon le milieu de résidence : 78 % en milieu rural à 15 % en milieu urbain. Les ménages du milieu urbain utilisent plus fréquemment du gaz pour cuisiner (50 % contre 6 % en rural). 2.1.5 Biens durables possédés par les ménages Au cours de l’enquête, on a demandé à chaque ménage s’il possédait certains biens durables. Les résultats sont présentés au Tableau 2.5. La quasi-totalité des ménages possède un téléphone portable (94 %). Près des deux tiers ont déclaré posséder une radio (64 %) et moins de six sur dix (58 %) possèdent une télévision. Dans seulement environ un quart des cas (26 %), les ménages possèdent un réfrigérateur. Enfin seulement 5 % disposent d’un téléphone fixe. Les ménages du milieu urbain sont généralement mieux équipés que ceux du milieu rural, sauf pour la radio qui est pratiquement autant disponible en rural (65 %) qu’en urbain (63 %). En ce qui concerne les moyens de transport, on constate que c’est la charrette tirée par un animal qui est le moyen le plus fréquemment utilisé pour se déplacer (24 %), en particulier en milieu rural (46 % contre 4 % en milieu urbain). Dans 12 % des cas, les ménages possèdent 57 76 39 20 19 61 74 43 17 24 65 82 45 17 29 65 80 51 17 29 Électricité Source d'eau améliorée Toilettes améliorées Sol en terre Sol en carrelage Pourcentage EDSC-2012-2013 EDSC-2014 EDSC-2015 EDSC-2016 Tableau 2.5 Biens possédés par les ménages Pourcentage de ménages possédant certains équipements, des moyens de transport de la terre agricole et du bétail/animaux de ferme selon le milieu de résidence, EDS-Continue, Sénégal 2016 Possession Résidence EnsembleUrbain Rural Biens possédés par le ménage Radio 62,7 64,8 63,7 Télévision 80,4 32,7 58,1 Téléphone portable 97,7 89,9 94,1 Téléphone fixe 7,1 1,5 4,5 Réfrigérateur 39,3 10,7 25,9 Moyens de transport Bicyclette 8,5 15,4 11,7 Charrette tirée par un animal 4,2 45,9 23,7 Motocyclette/scooter 11,1 9,0 10,1 Voiture/camion 13,7 5,3 9,8 Possession de terres agricoles 8,1 69,9 37,0 Possession d’animaux de ferme1 36,4 81,5 57,5 Effectif 2 359 2 078 4 437 1 Bétail, vaches, taureaux, chevaux, ânes, chèvres, moutons ou poulets. Caractéristiques des ménages et des enquêtés • 17 une bicyclette. Avec environ 10 % au niveau national, ce sont la motocyclette et la voiture qui sont les moyens de transport les moins fréquemment possédés. Le Tableau 2.6 présente la répartition de la population de droit par quintile de bien-être économique selon le milieu de résidence et la région. Rappelons que l’indice de bien-être économique est construit à partir des données sur les biens des ménages et de certaines caractéristiques du logement (électricité, type d’approvisionnement en eau, type de toilettes, matériau de revêtement du sol, etc.) collectées dans le questionnaire ménage de l’EDS-Continue 2016. On a affecté à chacun de ces biens et caractéristiques un poids (score ou coefficient) généré à partir d’une analyse en composantes principales. Les scores des biens qui en résultent sont standardisés selon une distribution normale standard de moyenne 0 et d’écart type 1 (Gwatkin et al, 2000). On attribue ensuite à chaque ménage un score pour chaque bien et on fait la somme de tous les scores par ménage ; les individus sont classés en fonction du score total du ménage dans lequel ils résident. L’échantillon est ensuite divisé en quintile de population, chaque quintile correspondant à un niveau allant de 1 (le plus bas) à 5 (le plus élevé). Le Tableau 2.5 présente aussi le coefficient de Gini qui permet aussi de mesurer les inégalités : 0 indique une distribution égale de la richesse tandis qu’une valeur de 1 une répartition totalement inégale. Tableau 2.6 Quintiles de bien-être économique Répartition (en %) de la population de droit par quintile de bien-être économique et coefficient de Gini, selon le milieu de résidence et la région, EDS-Continue, Sénégal 2016 Milieu de résidence/région Quintiles de bien-être économique Total Effectif d’enquêtés Coefficient de Gini Le plus bas Second Moyen Quatrième Le plus élevé Résidence Urbain 1,1 6,7 19,3 34,1 38,9 100,0 16 775 0,12 Rural 35,8 31,1 20,7 8,1 4,3 100,0 20 076 0,37 Grande région Nord 27,5 25,4 27,6 11,4 8,1 100,0 6 329 0,28 Ouest 0,9 7,1 20,0 30,5 41,5 100,0 14 018 0,15 Centre 26,6 29,0 17,5 17,9 9,0 100,0 10 264 0,38 Sud 44,3 28,8 16,7 8,1 2,1 100,0 6 240 0,46 Ensemble 20,0 20,0 20,0 19,9 20,0 100,0 36 852 0,33 Le tableau montre des écarts très importants entre les milieux de résidence. Près des trois quarts de la population du milieu urbain (73 %) sont classés dans les deux derniers quintiles contre 12 % en milieu rural. Par contre, les deux tiers de la population rurale sont concentrés dans les deux premiers quintiles. En ce qui concerne les régions, on constate aussi des écarts très marqués : dans l’Ouest, 42 % de la population sont classés dans le quintile le plus élevé contre 8 % dans le Nord et 9 % dans le Centre. Avec 2 %, c’est dans le Sud que la proportion de population classée dans le quintile le plus élevé est la plus faible. Dans cette région, près des trois quarts de la population sont classés dans les deux premiers quintiles. L’examen du coefficient de Gini montre que c’est en milieu rural que l’inégalité dans la répartition de la richesse est la plus importante (0,37 contre 0,12 en urbain). De même, c’est dans la région Sud que la richesse est le plus inégalement répartie (0,46 contre 0,15 dans la région Ouest). 2.2 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION DES MENAGES 2.2.1 Structure par âge et sexe de la population Le Tableau 2.7 présente la répartition par âge de la population de fait selon le milieu de résidence et le sexe. La structure par âge est le reflet d’une fécondité passée élevée puisque pratiquement un Sénégalais sur deux a moins de 15 ans (48 %) et 63 % ont moins de 25 ans. Chez les hommes, 58 % ont moins de 20 ans et, chez les femmes, cette proportion est très proche (52 %). En milieu urbain, la proportion de population de moins de 15 ans est plus faible qu’en milieu rural (38 % contre 50 %). 18 • Caractéristiques des ménages et des enquêtés Tableau 2.7 Population des ménages par âge, selon le sexe et le milieu de résidence Répartition (en %) de la population de fait des ménages par groupe d’âges quinquennal, selon le sexe et le milieu de résidence EDS- Continue, Sénégal 2016 Groupe d’âges Urbain Rural Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble <5 14,1 12,2 13,1 20,9 16,9 18,7 17,7 14,8 16,2 5-9 13,8 12,5 13,1 19,3 15,9 17,5 16,8 14,4 15,5 10-14 11,7 11,3 11,5 14,3 13,8 14,1 13,1 12,7 12,9 15-19 10,2 10,5 10,4 10,1 9,8 9,9 10,1 10,1 10,1 20-24 9,3 9,5 9,4 6,1 7,7 7,0 7,6 8,5 8,1 25-29 8,5 7,7 8,1 4,3 7,4 6,0 6,2 7,5 6,9 30-34 7,1 7,4 7,3 4,2 5,8 5,1 5,6 6,5 6,1 35-39 5,6 5,8 5,7 3,8 4,4 4,1 4,6 5,0 4,9 40-44 4,6 4,5 4,6 3,2 3,4 3,3 3,9 3,9 3,9 45-49 3,2 3,4 3,3 2,4 2,2 2,3 2,8 2,8 2,8 50-54 3,2 5,0 4,1 2,3 4,0 3,2 2,7 4,4 3,6 55-59 2,4 3,3 2,8 1,7 2,6 2,2 2,0 2,9 2,5 60-64 2,2 2,4 2,3 2,6 2,0 2,3 2,4 2,2 2,3 65-69 1,6 1,4 1,5 1,7 1,5 1,6 1,7 1,4 1,5 70-74 1,2 1,4 1,3 1,3 1,1 1,2 1,2 1,3 1,3 75-79 0,7 0,8 0,8 0,8 0,5 0,6 0,8 0,6 0,7 80 + 0,6 0,8 0,7 1,0 0,8 0,9 0,8 0,8 0,8 Ne sait pas/manquant 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif 8 022 8 862 16 885 9 272 10 975 20 247 17 295 19 837 37 132 La pyramide de la population (Graphique 2.2) présente une base élargie qui se rétrécit rapidement, caractéristique des populations à fécondité et à mortalité élevée. On observe des écarts entre hommes et femmes entre 20 et 40 ans, âges où, généralement, le phénomène migratoire touche plus les hommes que les femmes. Les personnes de 50-54 ans représentent 3 % des membres des ménages, soit un peu plus que ceux appartenant à la classe d’âge 45-49 ans (2 %). Il est fort possible que cette situation soit la conséquence d’un mauvais enregistrement par les enquêteurs de l’âge des individus susceptibles de répondre au questionnaire individuel des hommes et des femmes âgées de 15 à 49 ans. Concrètement. Il s’agit donc d’un report des effectifs du groupe d’âges 45-49 ans vers le groupe d’âges supérieur. Graphique 2.2 Pyramide des âges de la population 12 10 8 6 4 2 0 2 4 6 8 10 12 0-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 70-74 75-79 80 + Pourcentage Âge Homme Femme EDS-Continue 2016 10 8 6 4 212 Caractéristiques des ménages et des enquêtés • 19 2.2.2 Taille et composition des ménages Le Tableau 2.8 présente certains indicateurs sur la taille et la composition des ménages. Sexe du chef du ménage En général, au Sénégal le chef de ménage est de sexe masculin (69 %). Cette situation est bien plus fréquente en zone rurale où, dans les trois quarts, le chef de ménage est un homme (75 %). En milieu urbain, 35 % des ménages ont, à leur tête, une femme. Taille des ménages Compte tenu de la forte influence de la tradition qui favorise la vie en communauté, les ménages sénégalais sont généralement de grande taille. Leur taille moyenne est effectivement estimée à 8,3 personnes. On relève des écarts selon le milieu de résidence : 7,1 en milieu urbain et 9,7 en milieu rural. Au niveau national, 39 % des ménages sont composés d’au moins 9 personnes. En milieu rural, 49 % des ménages comptent au moins 9 personnes contre 31 % en milieu urbain. Dans la zone urbaine, 13 % des ménages ne comptent qu’une seule personne. Résidence des enfants Le fait de confier des enfants à une ou plusieurs autres personnes est un phénomène très répandu dans la société sénégalaise. Plusieurs raisons conduisent les parents à confier leurs enfants à d’autres individus avec qui ils ne partagent pas forcément un lien de parenté. La raison la plus fréquemment avancée est la non disponibilité de structures scolaires adaptées dans la localité de résidence des parents. Il est également courant de confier les enfants orphelins aux membres de la famille élargie. Un peu plus d’un tiers des ménages (35 %) compte des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents. Cette proportion est plus forte en milieu rural qu’en milieu urbain (42 % contre 28 %) probablement du fait de la migration saisonnière des parents se rendant en ville ou voyagent vers d’autres zones agricoles à la recherche de travail durant la saison sèche. On dénombre très peu d’orphelins doubles, cela quel que soit le milieu de résidence (2 % en rural et 1 % en urbain). Par contre, les ménages comprenant des enfants dont l’un des parents est décédé représentent 12 % (15 % en milieu rural et 10 % en zone urbaine). Tableau 2.8 Composition des ménages Répartition (en %) des ménages par sexe du chef de ménage et par taille du ménage ; taille moyenne du ménage ; pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents, selon le milieu de résidence, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique Résidence Ensemble Urbain Rural Chef de ménage Homme 64,6 74,8 69,4 Femme 35,4 25,2 30,6 Total 100,0 100,0 100,0 Nombre de membres habituels 0 0,0 0,0 0,0 1 12,9 3,2 8,4 2 8,1 2,4 5,4 3 8,4 4,4 6,5 4 8,3 6,1 7,3 5 8,9 7,3 8,2 6 9,9 9,1 9,5 7 6,1 9,1 7,5 8 6,3 9,6 7,8 9+ 31,0 48,8 39,3 Total 100,0 100,0 100,0 Taille moyenne du ménage 7,1 9,7 8,3 Pourcentage de ménages avec des orphelins et des enfants de moins de 18 ans vivant sans leurs parents Enfants vivant sans leurs parents1 28,1 41,7 34,5 Orphelin double 1,2 2,0 1,6 Orphelin simple2 9,8 14,9 12,2 Enfant orphelin et/ou vivant sans leurs parents 31,9 45,7 38,4 Effectif de ménages 2 359 2 078 4 437 Note : Le tableau est basé sur la population de droit des ménages, c’est-à-dire les résidents habituels. 1 Les enfants vivant sans leurs parents sont les enfants de moins de 18 ans qui vivent dans un ménage dans lequel il n’y a ni leur père, ni leur mère. 2 Comprend les enfants dont l’un des parents est décédé et dont l’état de survie de l’autre est inconnu. 20 • Caractéristiques des ménages et des enquêtés 2.2.3 Niveau d’instruction des membres du ménage L’instruction pour tous, l’un des 17 Objectifs de Développement Durable à réaliser à l’horizon 2030 constitue un enjeu majeur du développement économique, car considéré comme une pierre angulaire de l’amélioration des conditions de vie des populations. En effet, l’éducation influence tous les secteurs de l’économie et la vie des individus. Au cours de l’enquête, des questions ont été posées concernant le plus haut niveau d’instruction atteint par les membres des ménages âgés de six ans et plus. Les résultats sont présentés au Tableau 2.9.1 pour les femmes et au Tableau 2.9.2 pour les hommes. Tableau 2.9.1 Niveau d’instruction de la population des ménages : Femme Répartition (en %) de la population de fait des femmes des ménages âgées de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Pas d’instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d’années complétées Groupe d’âges 6-9 51,1 48,5 0,1 0,1 0,0 0,0 0,2 100,0 2 362 0,0 10-14 32,2 56,3 1,5 8,9 0,0 0,0 1,1 100,0 2 522 2,1 15-19 29,9 16,3 2,5 49,9 0,0 0,6 0,8 100,0 2 002 5,5 20-24 42,2 17,7 1,5 32,6 1,2 3,8 1,0 100,0 1 685 3,8 25-29 55,1 17,8 2,6 15,2 1,2 6,8 1,3 100,0 1 494 0,0 30-34 58,2 21,2 2,2 11,6 0,4 4,2 2,1 100,0 1 296 0,0 35-39 60,5 23,5 1,2 7,6 0,8 4,5 1,9 100,0 1 001 0,0 40-44 68,1 15,9 1,4 7,7 0,7 4,6 1,6 100,0 777 0,0 45-49 67,0 14,9 0,7 9,6 2,2 3,5 2,1 100,0 550 0,0 50-54 75,8 10,2 1,2 8,8 0,7 1,9 1,4 100,0 874 0,0 55-59 79,6 9,4 1,2 5,5 1,1 2,3 1,0 100,0 577 0,0 60-64 83,3 5,1 2,2 5,4 0,8 3,0 0,2 100,0 433 0,0 65+ 94,8 0,8 0,2 2,7 0,3 1,0 0,1 100,0 822 0,0 Résidence Urbain 36,1 32,3 1,7 22,7 1,0 4,7 1,6 100,0 7 586 2,4 Rural 67,4 21,5 1,2 8,8 0,1 0,3 0,7 100,0 8 811 0,0 Grande région Nord 63,7 20,4 2,8 11,9 0,3 0,5 0,4 100,0 2 899 0,0 Ouest 38,2 32,3 0,9 20,7 0,9 5,2 1,8 100,0 6 269 2,0 Centre 65,5 21,4 1,2 10,4 0,3 0,5 0,7 100,0 4 644 0,0 Sud 53,9 28,4 1,7 14,3 0,4 0,5 0,8 100,0 2 585 0,0 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 75,4 18,9 0,7 4,4 0,0 0,0 0,6 100,0 3 047 0,0 Second 65,1 23,2 1,4 9,6 0,1 0,2 0,4 100,0 3 204 0,0 Moyen 51,9 28,9 1,9 15,5 0,4 0,6 0,8 100,0 3 259 0,0 Quatrième 45,3 30,6 2,1 18,7 0,3 1,5 1,6 100,0 3 452 0,1 Le plus élevé 30,2 29,9 1,1 26,3 1,8 8,9 1,9 100,0 3 436 4,1 Ensemble 52,9 26,5 1,4 15,2 0,5 2,3 1,1 100,0 16 397 0,0 1 A achevé avec succès les 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès les 7 classes du niveau secondaire (4 classes du niveau moyen et les 3 classes du niveau secondaire). Caractéristiques des ménages et des enquêtés • 21 Tableau 2.9.2 Niveau d’instruction de la population des ménages : Homme Répartition (en %) de la population de fait des hommes des ménages âgés de six ans et plus, en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années complétées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Pas d’instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Ne sait pas/ manquant Total Effectif Nombre médian d’années complétées Groupe d’âges 6-9 54,5 45,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 100,0 2 345 0,0 10-14 30,2 56,6 1,4 11,4 0,0 0,0 0,4 100,0 2 268 2,0 15-19 28,9 17,4 1,7 48,8 0,0 0,8 2,2 100,0 1 751 5,3 20-24 32,6 15,3 2,6 38,5 1,5 6,9 2,6 100,0 1 312 5,2 25-29 39,6 18,2 2,4 22,1 1,1 14,5 2,2 100,0 1 078 4,2 30-34 44,1 22,7 2,9 14,3 1,6 7,0 7,4 100,0 965 2,3 35-39 46,2 20,3 4,7 12,6 1,9 7,2 7,1 100,0 802 0,4 40-44 51,6 14,5 3,7 15,3 1,7 6,6 6,8 100,0 668 0,0 45-49 53,7 13,5 3,7 11,4 2,4 7,0 8,3 100,0 478 0,0 50-54 61,9 9,7 2,8 7,7 0,3 9,6 8,0 100,0 465 0,0 55-59 55,9 9,2 3,5 15,3 0,6 6,5 8,9 100,0 351 0,0 60-64 69,1 7,4 1,8 7,9 1,9 5,2 6,7 100,0 420 0,0 65+ 80,5 4,9 2,9 3,5 0,4 2,5 5,4 100,0 771 0,0 Ne sait pas/manquant * * * * * * * 100,0 4 * Résidence Urbain 27,9 30,9 2,9 24,5 1,1 7,4 5,4 100,0 6 673 3,8 Rural 60,8 24,0 1,3 11,0 0,4 1,2 1,4 100,0 7 006 0,0 Grande région Nord 59,7 23,3 3,0 10,8 0,6 1,3 1,3 100,0 2 206 0,0 Ouest 30,0 30,3 2,1 22,7 1,0 8,0 6,0 100,0 5 627 3,3 Centre 61,2 22,1 1,3 12,2 0,4 1,5 1,4 100,0 3 474 0,0 Sud 41,5 31,7 2,3 19,7 0,7 2,0 2,0 100,0 2 372 0,6 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 71,8 20,4 0,7 5,8 0,0 0,2 1,2 100,0 2 608 0,0 Second 54,9 27,8 1,7 13,4 0,2 0,8 1,1 100,0 2 619 0,0 Moyen 43,7 31,6 2,4 17,3 1,0 1,6 2,3 100,0 2 806 0,3 Quatrième 35,8 29,9 3,1 21,5 0,8 3,8 5,1 100,0 2 762 2,1 Le plus élevé 20,4 26,6 2,4 28,6 1,5 13,8 6,7 100,0 2 885 5,0 Ensemble 44,7 27,3 2,1 17,6 0,7 4,2 3,4 100,0 13 679 0,0 1 A achevé avec succès les 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès les 7 classes du niveau secondaire (4 classes du niveau moyen et les 3 classes du niveau secondaire). La comparaison de ces deux tableaux met tout d’abord en évidence l’écart d’instruction entre les femmes et les hommes, écart en faveur des hommes. En effet, globalement 53 % des femmes contre 45 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction. Cependant, des générations anciennes aux plus récentes, on constate une diminution des proportions de personnes sans instruction, cela que ce soit chez les femmes ou chez les hommes et les écarts entre les femmes et les hommes ont tendance à s’estomper. Par exemple, dans le groupe d’âges 10-14 ans, la proportion d’hommes sans instruction est de 30 % contre 32 % chez les femmes alors qu’elle était respectivement de 62 % et 76 % dans le groupe d’âges 50-54 ans. Les résultats mettent ensuite en évidence des écarts entre milieux et région de résidence. Les femmes et les hommes du milieu urbain ont davantage fréquenté l’école que ceux du milieu rural : en milieu rural, 67 % des femmes et 61 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction contre respectivement 36 % et 28 %. Bien que la proportion de personnes n’ayant pas compléter le cycle primaire soit très proche en milieu urbain et en milieu rural (31 % pour les hommes et 32 % pour les femmes en urbain contre respectivement 24 % et 22 % en milieu rural), en milieu urbain, au moins 20 % accèdent au cycle secondaire sans forcément le compléter. En milieu rural, seuls 11 % des hommes et 9 % des femmes accèdent à ce cycle. En ce qui concerne le niveau supérieur, on constate une fréquentation plus faible en milieu rural qu’en milieu urbain (0,3 % des femmes et 1,2 % des hommes contre respectivement 5 % et 7 % en milieu urbain). Ce différentiel, en termes d’accès aux cycles secondaire et supérieur, entre le milieu urbain et le rural pourrait s’expliquer par le déficit en infrastructures scolaires dans les campagnes. Les possibilités de poursuites des études étaient relativement limitées compte tenu, des difficiles conditions de travail que cela exige (distances à parcourir, tutorat, etc.). 22 • Caractéristiques des ménages et des enquêtés Sur la période récente, la multiplication des écoles, collèges et lycées a eu pour effet de réduire les abandons dus à l’éloignement et a elle a contribué à améliorer le niveau d’études des membres des ménages. Au niveau des grandes régions, c’est dans celle de l’Ouest que les proportions de ceux qui fréquentent l’école sont les plus élevées, cela aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Environ 30 % des hommes et 38 % des femmes n’ont reçu aucune instruction contre respectivement 61 % et 66 % dans le Centre. C’est aussi dans l’Ouest que l’accès à l’enseignement supérieur est le plus élevé : 5 % des femmes et 8 % des hommes. Ce sont les grandes régions Nord et Centre qui détiennent les proportions le plus faibles de femmes et d’hommes qui ont fréquenté l’école. Dans la région Nord, près des deux tiers des femmes n’ont jamais fréquenté l’école (64 %) et, chez les hommes, cette proportion est de 60 %. Dans le Centre, on constate une situation identique. Niveau de vie Comme on pouvait s’y attendre, la fréquentation scolaire, quel que soit le niveau, est très influencée par le niveau économique du ménage : du quintile le plus bas au plus élevé, la proportion de personnes sans niveau d’instruction diminue, variant de 75 % à 30 % chez les femmes et de 72 % à 20 % chez les hommes. Par ailleurs, l’accès au cycle supérieur, bien que faible est de loin plus fréquent dans les ménages appartenant au quintile le plus élevé quel que soit le sexe considéré (9 % des femmes et 14 % des hommes de ce quintile). 2.2.4 Fréquentation scolaire De même qu’au cours des EDSC précédentes, on a posé des questions concernant la fréquentation scolaire à toutes les personnes âgées de 6 à 24 ans. Le Tableau 2.10 présente les taux nets et les taux bruts de fréquentation par niveau d’instruction, par sexe et selon certaines caractéristiques. Les définitions des taux net et brut de fréquentation scolaire figurent au bas du Tableau 2.10. Cependant, pour une meilleure compréhension des résultats, il est nécessaire d’expliquer brièvement la signification d’un taux net de fréquentation scolaire et d’un taux brut de fréquentation scolaire. Le taux net de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les enfants d’âge officiel scolaire c’est-à-dire 6-11 ans pour le niveau primaire et 12-18 ans pour le niveau moyen et secondaire. Le taux brut de fréquentation scolaire mesure la fréquentation scolaire parmi les jeunes de n’importe quel âge compris entre 6 et 24 ans. Il équivaut au pourcentage de la population de 6-24 ans qui fréquente un niveau donné par rapport à la population d’âge scolaire officiel pour ce niveau. Pour un niveau d’études donné, le taux brut est pratiquement toujours plus élevé que le taux net du fait que des enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de ce niveau sont inclus dans son calcul. Un taux net de 100 % signifierait que tous les enfants ayant l’âge normal d’un niveau d’études donné fréquentent ce niveau ; le taux brut peut être supérieur à 100 % si un nombre significatif d’enfants plus âgés ou plus jeunes par rapport à l’âge normal de fréquentation d’un niveau scolaire fréquentent ce niveau. La différence entre ces deux taux traduit la fréquentation scolaire par des enfants trop jeunes ou trop âgés pour un niveau scolaire donné. Caractéristiques des ménages et des enquêtés • 23 Tableau 2.10 Taux de fréquentation scolaire Taux net de fréquentation scolaire (TNF) et taux brut de fréquentation scolaire (TBF) de la population de fait des ménages, par sexe et niveau d’études, et indice de parité entre les genres selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Taux net de fréquentation scolaire1 Taux brut de fréquentation scolaire2 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 Homme Femme Ensemble Indice de parité entre les genres3 NIVEAU PRIMAIRE Résidence Urbain 64,9 68,3 66,7 1,05 91,9 96,5 94,3 1,05 Rural 38,6 39,6 39,1 1,03 62,2 62,7 62,4 1,01 Grande région Nord 35,1 36,8 36,0 1,05 57,5 58,8 58,2 1,02 Ouest 62,3 67,4 64,9 1,08 88,7 94,1 91,5 1,06 Centre 35,0 39,2 37,1 1,12 57,6 62,5 60,1 1,09 Sud 59,7 54,8 57,3 0,92 88,1 83,2 85,7 0,94 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 31,2 35,0 33,2 1,12 52,2 53,8 53,1 1,03 Second 45,1 41,3 43,2 0,91 71,5 66,6 69,1 0,93 Moyen 52,0 55,7 53,8 1,07 79,9 85,9 82,7 1,08 Quatrième 53,4 61,2 57,6 1,15 81,1 88,2 85,0 1,09 Le plus élevé 71,4 70,4 70,8 0,99 92,5 95,8 94,2 1,04 Ensemble 48,7 50,9 49,8 1,05 73,6 76,0 74,8 1,03 NIVEAU SECONDAIRE Résidence Urbain 43,2 39,3 41,2 0,91 100,3 102,4 101,4 1,02 Rural 15,6 15,3 15,4 0,98 44,3 40,6 42,3 0,92 Grande région Nord 17,8 20,3 19,1 1,14 41,9 56,7 49,7 1,35 Ouest 40,0 36,0 38,0 0,90 86,1 90,3 88,2 1,05 Centre 16,3 17,5 17,0 1,07 55,5 48,5 51,7 0,87 Sud 26,5 22,4 24,4 0,84 73,9 58,9 66,2 0,80 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 8,8 8,5 8,6 0,96 22,9 21,2 22,0 0,93 Second 19,2 17,6 18,4 0,91 56,2 45,0 50,4 0,80 Moyen 25,3 29,7 27,5 1,18 74,2 75,6 74,9 1,02 Quatrième 32,8 27,8 30,1 0,85 79,4 85,9 82,9 1,08 Le plus élevé 58,5 45,1 51,1 0,77 121,1 109,9 114,9 0,91 Ensemble 27,1 25,2 26,1 0,93 67,5 66,3 66,9 0,98 1 Le taux net de fréquentation scolaire (TNF) pour le niveau primaire est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau primaire (6-11 ans) qui fréquente l’école primaire. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau secondaire est le pourcentage de la population d’âge de fréquentation du niveau secondaire (12-18 ans) qui fréquente l’école secondaire. Par définition le taux net de fréquentation ne peut excéder 100 %. 2 Le taux brut de fréquentation scolaire (TBF) au niveau primaire est le nombre total d’élèves du niveau primaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau primaire. Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire est le nombre total d’élèves du niveau secondaire, exprimé en pourcentage de la population d’âge officiel de fréquentation du niveau secondaire. S’il y a pour un niveau donné un nombre important d’élèves plus âgés ou plus jeunes que l’âge officiel pour ce niveau, le TBF peut excéder 100 %. 3 L’indice de parité entre les genres pour le primaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau primaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. L’indice de parité entre les genres pour le secondaire est le ratio du TNF (TBF) au niveau secondaire des filles sur le TNF (TBF) des garçons. 24 • Caractéristiques des ménages et des enquêtés Taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire Globalement, le taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire est estimé à 50 %. Cela signifie qu’un enfant de 6-11 ans sur deux, c’est-à-dire en âge officiel de fréquenter le niveau primaire, fréquente effectivement ce niveau. L’écart de fréquentation scolaire entre les filles et les garçons est très faible, le taux net variant de 51 % chez les filles à 49 % chez les garçons. Les écarts entre milieux de résidence sont, par contre, plus importants. Le taux net de fréquentation scolaire est plus élevé en milieu urbain (67 %) que rural (39 %), cela chez les filles comme chez les garçons. Du point de vue des régions, on constate que c’est dans l’Ouest (65 %) et dans le Sud 57 % que les taux net de fréquentation scolaire sont les plus élevés. Le taux net de fréquentation scolaire est influencé par le niveau économique du ménage : il passe de 33 % dans les ménages classés dans le quintile le plus bas à 54 % dans ceux du quintile moyen et à un maximum de 71 % dans ceux du quintile le plus élevé. On constate le même type de variation chez les filles que chez les garçons. Taux brut de fréquentation scolaire au niveau primaire Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau primaire est estimé à 75 %, ce qui signifie que 75 personnes sur 100, quel que soit leur âge, fréquentent le niveau primaire. Les variations de ce taux brut sont similaires à celles constatées pour le taux net. L’écart entre les filles et les garçons n’est pas très important (respectivement 76 % et 74 %). Le taux brut est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural (94 % contre 62 %). C’est aussi dans les régions Ouest et Sud que ce taux est le plus élevé (respectivement 92 % et 86 %) et à l’opposé, dans le Nord qu’il est le plus faible (58 %). Le taux brut de fréquentation scolaire au niveau primaire présente la même variation que celle du taux net en fonction des quintiles de bien-être économique, c’est-à-dire qu’il augmente au fur et à mesure que le niveau économique du ménage augmente : 53 % dans le quintile le plus bas à 83 % dans le moyen à un maximum de 94 % dans le plus élevé. Taux net de fréquentation scolaire au niveau secondaire Le niveau de fréquentation scolaire du cycle secondaire est nettement plus faible qu’en cycle primaire. En ce qui concerne le taux net, celui-ci est estimé à 26 % contre 50 % en primaire. Il présente les mêmes variations que celles observées pour le taux net en primaire : L’écart de fréquentation scolaire entre les filles et les garçons n’est pas très important mais, à la différence du niveau primaire, l’écart de fréquentation scolaire est en faveur des garçons (27 % contre 25 %). Le taux brut est nettement plus élevé en milieu urbain que rural (41 % contre 15 %) et dans la région Ouest (38 % contre un minimum de 17 % dans le Centre). Taux brut de fréquentation scolaire au niveau secondaire Au niveau secondaire, le taux brut est estimé à 67 % contre 75 % pour le niveau primaire. Il varie de manière importante entre les milieux de résidence, de 101 % en urbain à 42 %, et de 88 % dans la région Ouest à 50 % dans le Nord. Comme le taux net, il augmente du quintile le plus bas au plus élevé, passant de 22 % à 115 %. Caractéristiques des ménages et des enquêtés • 25 Indice de parité de genre Le Tableau 2.10 présente également l’indice de parité de genre qui est le rapport entre le taux de fréquentation scolaire des femmes et celui des hommes. Plus l’indice de parité est proche de 1, moins l’écart de fréquentation scolaire entre les genres est important. Un indice égal à 1 indique l’égalité totale. Au Sénégal, l’indice estimé à 1,03 pour le niveau primaire, montre que les filles ne sont pas désavantagées sur le plan scolaire par rapport aux garçons. Toutefois, la région Sud, se démarque par un indice de parité favorable aux garçons (0,94). Au niveau du cycle secondaire, l’indice inférieur à 1 (0,98) traduit une sous-représentation, au niveau global, des filles dans le cycle secondaire. Cet indice varie selon les milieux de résidence : légèrement supérieur à 1 en milieu urbain (1,02) mais, par contre, inférieur à 1 en milieu rural (0,92) où il traduit un désavantage sur le plan scolaire pour les filles. Dans les régions, on note qu’il est supérieur à 1 dans le Nord (1,35) et l’Ouest (1,05). Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 27 CARACTÉRISTIQUES DES FEMMES ET DES HOMMES ENQUÊTÉS 3 e chapitre présente les caractéristiques sociodémographiques et économiques des femmes et des hommes enquêtés qui sont utilisées comme variables d’analyse dans la suite de ce rapport. Ces informations sont particulièrement importantes dans la mesure où elles permettent de comprendre et d’interpréter les résultats qui sont présentés dans les chapitres qui suivent. Le début de ce chapitre est consacré à la présentation de certaines caractéristiques sociodémographiques, suivi par les résultats concernant le niveau d’instruction, l’accès aux médias et l’activité économique. 3.1 CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DES ENQUÊTÉS Le Tableau 3.1 présente la répartition des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, à savoir l’âge, la religion, l’ethnie, l’état matrimonial, le milieu de résidence, la région, le niveau d’instruction et le niveau de bien-être économique. Comme cela est expliqué dans le plan de sondage (voir Annexe A), l’échantillon a été constitué de façon à disposer, pour chaque région, d’un nombre de cas suffisant pour pouvoir estimer les indicateurs avec un niveau de précision acceptable. Les résultats ont ensuite été pondérés pour redonner à chaque région son poids réel dans la population d’ensemble du Sénégal. Le Tableau 3.1 présente, pour chaque catégorie, le nombre de cas non pondérés, c’est-à-dire le nombre de personnes effectivement interviewées dans chaque catégorie, et le nombre de cas pondérés, c’est-à-dire le nombre de cas de chaque catégorie selon le poids réel de cette catégorie au niveau national. Dans le reste de ce chapitre et dans tout le rapport, tous les effectifs présentés sont des effectifs pondérés. C Principaux résultats • Près de la moitié des femmes (49 %) et plus de la moitié des hommes (54 %) vivent en milieu urbain. • C’est dans la grande région Ouest que l’on note les proportions de femmes (40 %) et d’hommes (45 %) les plus élevées. À l’opposé, c’est dans le Sud que ces proportions sont les plus faibles (respectivement 14 % et 17 %). • La proportion de femmes n’ayant reçu aucune instruction formelle est nettement plus élevée que celle des hommes (49 % contre 36 %). • Seulement 4 % des hommes et 10 % des femmes ont été exposées au moins une fois par semaine, aux trois médias. 28 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.1 Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés Répartition (en %) des femmes et des hommes de 15-49 ans selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Femme Homme Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Pourcentage pondéré Effectif pondéré Effectif non pondéré Groupe d’âges 15-19 22,5 1 998 2 096 24,1 760 871 20-24 18,8 1 664 1 700 18,4 581 608 25-29 17,2 1 524 1 541 16,5 521 460 30-34 14,9 1 318 1 294 12,7 402 380 35-39 11,3 998 959 11,1 350 327 40-44 9,1 806 733 9,0 285 277 45-49 6,3 557 542 8,2 260 241 Religion Musulman 96,2 8 530 8 519 95,7 3 023 3 019 Chrétien 3,4 304 302 4,2 132 139 Animiste 0,3 30 44 0,1 4 6 Ethnie Wolof 42,3 3 750 3 104 39,5 1 247 1 010 Poular 28,0 2 484 2 873 28,5 899 1 021 Serer 15,6 1 379 1 170 14,5 458 433 Mandingue 5,2 462 785 5,9 186 306 Diola 3,1 272 322 4,1 131 158 Soninké 0,7 64 83 1,2 37 35 Autre/non sénégalais 5,1 454 528 6,4 201 201 État matrimonial Célibataire 28,8 2 555 2 339 60,2 1 903 1 913 Marié 65,6 5 818 6 107 38,5 1 215 1 218 Vivant ensemble 0,7 65 40 0,3 11 5 Divorcé/séparé 4,1 367 297 0,8 26 22 Veuf 0,7 60 82 0,2 6 6 Résidence Urbain 49,1 4 351 3 287 53,7 1 696 1 227 Rural 50,9 4 514 5 578 46,3 1 464 1 937 Grande Région Nord 17,3 1 537 1 914 15,4 486 633 Ouest 40,2 3 559 1 431 44,5 1 405 531 Centre 27,7 2 460 2 916 23,0 725 934 Sud 14,8 1 309 2 604 17,2 543 1 066 Niveau d’instruction Pas d’instruction 48,6 4 310 4 794 36,4 1 149 1 269 Primaire 22,2 1 967 1 778 22,3 704 684 Moyen/secondaire ou plus 29,2 2 588 2 293 41,3 1 306 1 211 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 16,6 1 475 2 115 16,9 535 788 Second 18,1 1 603 2 338 18,4 581 863 Moyen 19,7 1 749 1 978 18,5 583 675 Quatrième 22,5 1 991 1 405 22,2 700 508 Le plus élevé 23,1 2 046 1 029 24,0 759 330 Ensemble 15-49 100,0 8 865 8 865 100,0 3 159 3 164 50-59 na na na na 368 363 Ensemble 15-59 na na na na 3 527 3 527 Note : Le niveau d’instruction correspond au plus haut niveau d’instruction atteint, qu’il ait été achevé ou non. na = Non applicable Par ailleurs, dans ce chapitre comme dans les suivants, par souci de comparaison, les résultats portent sur les hommes et les femmes de la même tranche d’âges (15-49 ans). En général, les résultats concernant les hommes de 50-59 ans constituent une catégorie à part et sont présentés au bas des tableaux. Les données révèlent que, quel que soit le sexe, la proportion d’individus de 15-49 ans diminue avec l’âge. Chez les femmes, la proportion passe de 23 % pour les 15-19 ans à 6 % à 45-49 ans. Chez les hommes, on note des variations de même ampleur, les proportions varient de 24 % à 8 % dans les mêmes groupes d’âges. La répartition de la population selon la religion montre que la religion musulmane est dominante au Sénégal, 96 % des femmes et des hommes s’étant déclarés de confession musulmane. Les chrétiens représentent 3 % chez les femmes et 4 % chez les hommes. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 29 Par ailleurs, on note la prééminence de trois groupes ethniques : le Wolof (42 % des femmes et 40 % des hommes), le Poular (28 % des femmes et 29 % des hommes) et le Serer (16 % des femmes et 15 % des hommes). Les autres groupes comme les Mandingues (5 % des femmes et 6 % des hommes) ou les Diolas (3 % des femmes et 4 % des hommes) sont moins importants. Les questions sur l’état matrimonial ont été posées à toutes les femmes et à tous les hommes éligibles de l’échantillon. Dans le cadre de l’EDS-Continue, Sénégal 2016, ont été considérés comme étant en union toutes les femmes et tous les hommes mariés légalement ainsi que tous ceux et toutes celles vivant en union consensuelle. Selon cette définition, les deux tiers des femmes (66 %) et environ deux hommes sur cinq (39 %) sont en union. Chez les femmes, environ 5 % sont en rupture d’union et chez les hommes, cette proportion est de seulement 1 %. Les célibataires représentent 29 % des femmes et 60 % des hommes. Près de la moitié des femmes (49 %) et plus de la moitié des hommes (54 %) vivent en milieu urbain. C’est dans la grande région Ouest que l’on note les proportions de femmes (40 %) et d’hommes (45 %) les plus élevées et. à l’opposé, c’est dans le Sud que ces proportions sont les plus faibles (respectivement 14 % et 17 %). La répartition par niveau d’instruction montre que les proportions de femmes et d’hommes sont encore élevées : en effet, pratiquement la moitié des femmes n’ont aucun niveau d’instruction (49 %). Chez les hommes, bien que cette proportion soit plus faible que chez les femmes, on note néanmoins que 36 % n’ont jamais fréquenté l’école. Environ, une femme sur cinq a un niveau d’instruction primaire (22 %) et 29 % un niveau secondaire ou supérieur. Chez les hommes, la proportion de ceux qui ont un niveau primaire est identique à celle des femmes. Par contre, les hommes qui ont un niveau secondaire ou supérieur sont proportionnellement plus nombreux que les femmes (41 % contre 29 %). Le Tableau 3.1 présente également la répartition des femmes selon le niveau de bien-être économique du ménage. On ne constate pas d’écart entre les femmes et les hommes. 3.2 NIVEAU D’INSTRUCTION Les Tableaux 3.2.1 et 3.2.2 présentent la répartition des enquêtés par niveau d’instruction atteint selon différentes caractéristiques sociodémographiques. La proportion de femmes n’ayant reçu aucune instruction formelle est nettement plus élevée que celle des hommes (49 % contre 36 %). En ce qui concerne le primaire, les résultats montrent que 20 % des femmes et 20 % des hommes n’ont pas achevé le cycle primaire et que la proportion de ceux qui ont achevé ce cycle est de seulement 2 %, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes. 30 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.2.1 Niveau d’instruction : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années d’instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d’instruction atteint Total Nombre médian d’années complétées Effectif de femmes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d’âges 15-24 33,9 17,9 2,0 43,3 0,6 2,2 100,0 4,8 3 662 15-19 28,8 17,1 2,6 50,8 0,1 0,6 100,0 5,6 1 998 20-24 40,1 18,9 1,3 34,3 1,1 4,2 100,0 4,1 1 664 25-29 53,3 22,1 2,2 15,5 0,9 6,0 100,0 - 1 524 30-34 57,1 24,5 1,7 11,0 1,2 4,5 100,0 - 1 318 35-39 60,0 25,7 1,4 8,2 0,7 3,9 100,0 - 998 40-44 66,0 16,5 1,3 9,9 0,1 6,2 100,0 - 806 45-49 67,0 17,4 1,6 9,5 0,2 4,3 100,0 - 557 Résidence Urbain 29,9 26,1 1,7 33,9 1,1 7,2 100,0 4,6 4 351 Rural 66,7 14,8 1,9 15,6 0,2 0,7 100,0 - 4 514 Grande Région Nord 60,7 13,6 3,7 20,3 0,6 1,1 100,0 - 1 537 Ouest 32,1 27,5 0,7 30,7 0,9 8,2 100,0 4,4 3 559 Centre 63,3 15,7 1,7 18,0 0,5 1,0 100,0 - 2 460 Sud 52,0 17,6 2,9 25,7 0,7 1,1 100,0 - 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 79,7 10,4 1,6 8,1 0,0 0,0 100,0 - 1 475 Second 64,1 15,7 1,9 17,8 0,2 0,3 100,0 - 1 603 Moyen 47,5 20,8 2,7 27,1 0,6 1,3 100,0 1,7 1 749 Quatrième 39,6 26,5 1,6 29,4 0,7 2,3 100,0 3,6 1 991 Le plus élevé 23,8 24,9 1,4 35,1 1,5 13,3 100,0 5,4 2 046 Ensemble 48,6 20,3 1,8 24,6 0,7 3,9 100,0 1,2 8 865 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Tableau 3.2.2 Niveau d’instruction : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du plus haut niveau d’instruction atteint ou achevé et nombre médian d’années d’instruction achevées, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Plus haut niveau d’instruction atteint Total Nombre médian d’années complétées Effectif d’hommes Sans instruction Primaire incomplet Primaire complet1 Secondaire incomplet Secondaire complet2 Supérieur Groupe d’âges 15-24 24,5 18,2 1,5 51,5 1,3 3,0 100,0 5,8 1 341 15-19 24,8 17,7 1,0 56,5 0,0 0,0 100,0 5,6 760 20-24 24,1 18,8 2,1 45,1 3,0 7,0 100,0 6,6 581 25-29 36,6 20,9 0,7 25,5 2,0 14,4 100,0 4,2 521 30-34 49,7 21,1 2,9 18,7 2,1 5,5 100,0 - 402 35-39 53,4 28,0 0,9 11,6 1,4 4,6 100,0 - 350 40-44 47,0 16,2 3,7 21,8 1,9 9,5 100,0 3,4 285 45-49 42,1 23,9 4,4 19,0 1,3 9,4 100,0 3,3 260 Résidence Urbain 22,6 22,3 2,6 40,1 2,0 10,3 100,0 5,8 1 696 Rural 52,3 18,1 1,1 25,4 1,0 2,1 100,0 - 1 464 Grande Région Nord 49,2 17,6 4,6 24,0 2,0 2,7 100,0 0,5 486 Ouest 23,6 23,3 1,9 37,9 2,2 11,0 100,0 5,5 1 405 Centre 51,1 16,2 1,3 28,3 0,8 2,3 100,0 - 725 Sud 38,3 20,8 0,1 36,2 0,5 4,0 100,0 4,2 543 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 68,5 17,2 0,2 13,8 0,0 0,3 100,0 - 535 Second 48,4 18,5 1,1 29,5 0,4 2,2 100,0 0,6 581 Moyen 36,3 19,7 4,5 34,6 2,1 2,7 100,0 4,4 583 Quatrième 23,3 28,2 2,6 37,9 1,7 6,3 100,0 4,9 700 Le plus élevé 16,6 17,4 1,1 44,6 3,0 17,4 100,0 7,6 759 Ensemble 15-49 36,4 20,4 1,9 33,3 1,6 6,5 100,0 4,4 3 159 50-59 63,1 10,5 1,9 19,7 0,0 4,8 100,0 - 368 Ensemble 15-59 39,2 19,3 1,9 31,9 1,4 6,3 100,0 4,2 3 527 1 A achevé avec succès 6 classes du niveau primaire. 2 A achevé avec succès 7 classes du niveau secondaire. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 31 En ce qui concerne le niveau secondaire, on constate que 25 % des femmes contre 33 % des hommes n’ont pas achevé ce cycle et que moins d’un pour cent des femmes contre 2 % des hommes, ont achevé ce niveau. Enfin, 7 % des hommes et 4 % des femmes ont atteint le cycle supérieur. Cependant, quel que soit le sexe, on constate que le niveau d’instruction s’améliore des générations les plus anciennes aux plus récentes, la proportion de femmes sans niveau d’instruction passant de 67 % parmi celles de 45-49 ans à 29 % parmi celles 15-19 ans. Inversement, la proportion de femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus, y compris celles qui n’ont pas complété ce cycle, varie de 14 % chez celles de 45-49 ans à 52 % chez celles de 15-19 ans. Chez les hommes, ce même effet de génération apparait puisque des générations anciennes aux plus récentes, les proportions de ceux sans niveau d’instruction sont passées de 42 % parmi ceux de 45-49 ans à 25 % parmi ceux de 15-19 ans. En ce qui concerne le niveau secondaire ou plus, les proportions varient de 30 % à 45-49 ans à 56 % à 15-19 ans. Ces résultats montrent aussi l’influence du niveau économique du ménage sur le niveau d’instruction des enquêtés : en effet, les proportions de femmes sans instruction diminuent des ménages du quintile le plus bas au plus élevé, passant de 80 % à 24 % et chez les hommes de 69 % à 17 %. Par ailleurs, le niveau d’instruction de la population varie en fonction du milieu de résidence : en effet, en milieu urbain 30 % des femmes et 23 % des hommes n’ont aucun niveau d’instruction contre, contre respectivement, 67 % et 52 % en milieu rural. Les résultats selon la région de résidence mettent également en évidence des disparités. C’est dans les grandes régions du Nord et du Centre que les proportions de femmes (respectivement 61 % et 63 %) et d’hommes (respectivement 49 % et 51 %) sans niveau d’instruction sont, de loin, les plus élevées. À l’opposé, la grande région de l’Ouest est celle qui compte la proportion la plus faible d’hommes et de femmes sans niveau d’instruction (respectivement 24 % et 32 %). Dans la suite du rapport, le niveau d’instruction comportera les trois modalités suivantes : • aucun niveau : les personnes qui n’ont jamais été à l’école • Niveau primaire : les niveaux « primaire incomplet » et « primaire complet » seront regroupés en une seule catégorie. Il s’agit des personnes qui ont fréquenté l’école, mais qui n’ont pas accédé au niveau secondaire • Niveau secondaire ou plus : dans cette catégorie, sont inclus ceux et celles qui ont un niveau « secondaire incomplet, un niveau secondaire complet, ou bien un niveau supérieur ». 3.3 ALPHABÉTISATION Au cours de l’enquête, mises à part les questions posées sur la dernière classe achevée et le niveau d’instruction atteint par les enquêtés, on a demandé à ceux qui n’avaient aucun niveau d’instruction et à ceux qui avaient déclaré n’avoir atteint que le niveau primaire, de lire une phrase rédigée dans les langues nationales préparées à l’avance. Trois modalités ont été retenues : « peut lire toute la phrase », « peut lire une partie de la phrase », ou, « ne peut pas lire du tout ». Les enquêtés ayant atteint le niveau secondaire ou plus, considérés d’office comme étant alphabétisés, n’étaient pas concernés par cette question. Les résultats sont présentés au Tableau 3.3.1 pour les femmes et 3.3.2 pour les hommes. 32 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.3.1 Alphabétisation : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans par niveau d’instruction atteint et niveau d’alphabétisation et pourcentage de femmes alphabétisées selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d’instruction ou niveau primaire Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif de femmes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Pas de carte dans la langue de l’enquêté Aveugle/ malvoyant Groupe d’âges 15-24 46,1 7,1 6,6 39,4 0,7 0,0 100,0 59,8 3 662 15-19 51,5 7,5 5,6 34,5 0,8 0,0 100,0 64,7 1 998 20-24 39,7 6,7 7,7 45,3 0,6 0,1 100,0 54,0 1 664 25-29 22,4 7,2 10,0 59,6 0,8 0,0 100,0 39,6 1 524 30-34 16,7 8,5 11,1 63,4 0,2 0,0 100,0 36,3 1 318 35-39 12,8 10,0 7,9 69,1 0,1 0,0 100,0 30,7 998 40-44 16,2 7,3 7,4 68,9 0,2 0,0 100,0 31,0 806 45-49 14,0 8,8 4,7 72,4 0,2 0,0 100,0 27,4 557 Résidence Urbain 42,3 10,4 9,2 37,7 0,4 0,0 100,0 61,9 4 351 Rural 16,5 5,3 6,8 70,8 0,6 0,0 100,0 28,6 4 514 Grande Région Nord 22,0 5,7 6,2 66,1 0,0 0,1 100,0 33,8 1 537 Ouest 39,7 10,6 9,4 39,4 1,0 0,0 100,0 59,7 3 559 Centre 19,4 5,5 7,8 66,9 0,4 0,0 100,0 32,7 2 460 Sud 27,5 6,9 6,4 59,1 0,1 0,0 100,0 40,8 1 309 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 8,2 3,5 5,3 82,8 0,1 0,1 100,0 17,0 1 475 Second 18,3 6,3 6,5 67,9 1,1 0,0 100,0 31,1 1 603 Moyen 29,0 8,0 7,7 54,7 0,6 0,0 100,0 44,6 1 749 Quatrième 32,4 9,2 9,8 48,4 0,2 0,0 100,0 51,3 1 991 Le plus élevé 49,9 10,5 9,5 29,5 0,6 0,0 100,0 69,9 2 046 Ensemble 29,2 7,8 7,9 54,5 0,5 0,0 100,0 44,9 8 865 1 C’est-à-dire les femmes qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et celles qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Tableau 3.3.2 Alphabétisation : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans par niveau d’instruction atteint et niveau d’alphabétisation et pourcentage d’hommes alphabétisés selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Secondaire ou supérieur Pas d’instruction ou niveau primaire Total Pourcentage alphabétisé1 Effectif d’hommes Peut lire une phrase entière Peut lire une partie de la phrase Ne peut pas lire Aveugle/ malvoyant Groupe d’âges 15-24 55,9 7,2 7,1 29,5 0,4 100,0 70,2 1 341 15-19 56,5 7,4 6,6 28,8 0,6 100,0 70,5 760 20-24 55,1 6,8 7,8 30,3 0,0 100,0 69,7 581 25-29 41,8 9,7 7,7 40,1 0,6 100,0 59,2 521 30-34 26,3 13,2 16,5 42,6 1,4 100,0 56,0 402 35-39 17,6 19,2 7,2 55,1 1,0 100,0 44,0 350 40-44 33,2 15,9 9,3 41,3 0,3 100,0 58,4 285 45-49 29,7 14,8 14,7 40,1 0,7 100,0 59,2 260 Résidence Urbain 52,4 12,1 10,1 25,2 0,1 100,0 74,7 1 696 Rural 28,5 9,9 8,2 52,1 1,3 100,0 46,6 1 464 Grande Région Nord 28,7 14,5 10,3 45,2 1,3 100,0 53,5 486 Ouest 51,1 12,0 11,1 25,8 0,0 100,0 74,2 1 405 Centre 31,4 7,7 8,7 50,3 1,9 100,0 47,8 725 Sud 40,8 10,2 4,3 44,8 0,0 100,0 55,2 543 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 14,1 5,7 8,5 71,0 0,7 100,0 28,3 535 Second 32,0 9,3 6,6 51,4 0,6 100,0 48,0 581 Moyen 39,5 18,0 8,4 33,2 1,0 100,0 65,9 583 Quatrième 45,9 12,4 13,1 28,1 0,6 100,0 71,3 700 Le plus élevé 65,0 9,7 8,9 16,0 0,4 100,0 83,6 759 Ensemble 15-49 41,3 11,1 9,2 37,7 0,6 100,0 61,7 3 159 50-59 24,5 12,1 4,6 58,4 0,4 100,0 41,1 368 Ensemble 15-59 39,6 11,2 8,8 39,8 0,6 100,0 59,5 3 527 1 C’est-à-dire les hommes qui ont, au moins, fréquenté l’école secondaire et qui peuvent lire une phrase entière ou une partie de phrase. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 33 Moins de la moitié des femmes (45 %) sont alphabétisées. Chez les hommes, cette proportion est nettement supérieure puisqu’elle atteint 62 %. En comparant les Tableaux 3.2.1 et 3.3.1, on remarque que la proportion de femmes qui ne savent pas du tout lire est supérieure à la proportion de celles qui n’ont jamais fréquenté l’école (55 % contre 49 %). Cette différence montre qu’une partie de la population féminine qui a fréquenté l’école ne l’a pas fait suffisamment au point de savoir lire et écrire, ou bien qu’après avoir quitté l’école, elle est redevenue analphabète en ayant désappris (désalphabétisation fonctionnelle). Les proportions de femmes et d’hommes de 15-49 ans alphabétisés varient sensiblement selon le milieu de résidence. En milieu urbain, 62 % des femmes et 75 % des hommes sont alphabétisés contre respectivement 29 % et 47 % en milieu rural (Graphique 3.1). Graphique 3.1 Proportion de femmes et d’hommes de 15-49 ans alphabétisés Les résultats selon la région mettent également en évidence des disparités du niveau d’alphabétisation : que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, comme on l’a constaté pour le niveau d’instruction. En effet, c’est dans les deux grandes régions de l’Ouest (60 % des femmes et 74 % des hommes) et du Sud (41 % des femmes et 55 % des hommes) que l’on observe les proportions d’alphabétisés les plus élevées. Pour ce qui est du quintile de bien être, comme il fallait s’y attendre, les proportions de femmes et d’hommes qui sont alphabétisés augmentent des ménages du quintile le plus bas au plus élevé. Par exemple, le pourcentage de femmes alphabétisées passe de 17 % parmi celles dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas à 70 % parmi celles des ménages du quintile le plus élevé. 3.4 EXPOSITION AUX MÉDIAS Les données relatives à l’exposition des femmes et des hommes aux médias sont particulièrement importantes pour la mise en place des programmes d’éducation et de diffusion d’informations dans tous les domaines, notamment dans ceux relatifs à la santé et à la planification familiale. Les Tableaux 3.4.1 et 3.4.2 présentent les données sur l’exposition des femmes et des hommes aux médias. 70 51 45 31 17 29 62 45 84 71 66 48 28 47 75 62 Le plus élevé Quatrième Moyen Second Le plus bas QUINTILE DE BIEN-ÊTRE Rural Urbain MILIEU DE RÉSIDENCE SÉNÉGAL Pourcentage Homme Femme EDS-Continue 2016 34 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.4.1 Exposition aux médias : Femmes Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois médias, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 16,3 67,2 47,0 9,6 20,5 1 998 20-24 19,8 67,5 58,2 13,8 18,3 1 664 25-29 12,2 62,7 57,0 8,9 21,6 1 524 30-34 12,4 66,6 61,8 10,7 19,4 1 318 35-39 9,3 63,8 63,3 8,4 20,3 998 40-44 10,8 66,2 62,0 8,5 19,0 806 45-49 9,1 65,9 63,1 8,4 18,9 557 Résidence Urbain 23,5 87,8 65,0 17,6 6,6 4 351 Rural 4,7 44,6 49,7 2,9 32,6 4 514 Grande Région Nord 6,2 49,7 43,1 2,9 31,6 1 537 Ouest 25,6 91,2 70,7 19,8 2,9 3 559 Centre 6,8 55,6 52,0 4,6 26,6 2 460 Sud 4,7 35,0 47,2 2,6 39,6 1 309 Niveau d’instruction Pas d’instruction 0,4 50,1 53,4 0,3 29,6 4 310 Primaire 9,0 77,8 60,0 7,0 12,7 1 967 Moyen/secondaire ou plus 40,2 82,9 61,5 28,9 9,0 2 588 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,9 9,5 43,7 0,1 53,3 1 475 Second 2,5 35,6 49,1 1,2 36,4 1 603 Moyen 8,0 77,6 56,9 5,7 12,6 1 749 Quatrième 16,1 91,8 62,6 11,4 6,1 1 991 Le plus élevé 35,4 94,8 68,4 26,9 2,4 2 046 Ensemble 13,9 65,8 57,2 10,1 19,9 8 865 Tableau 3.4.2 Exposition aux médias : Hommes Pourcentage d’hommes de 15-49 ans qui, habituellement, lisent un journal, regardent la télévision et/ou écoutent la radio, au moins, une fois par semaine, selon certaines caractéristiques sociodémographiques EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Lit un journal, au moins, une fois par semaine Regarde la télévision, au mois, une fois par semaine Écoute la radio, au moins, une fois par semaine Les trois médias, au moins, une fois par semaine Aucun média, au moins, une fois par semaine Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 3,3 54,6 17,7 1,2 38,5 760 20-24 9,3 57,8 30,6 3,9 32,2 581 25-29 12,3 55,3 46,0 4,7 24,4 521 30-34 5,5 58,1 53,6 1,7 21,0 402 35-39 8,5 54,5 48,4 5,3 25,4 350 40-44 14,6 53,5 60,5 8,6 17,9 285 45-49 13,3 61,3 61,4 10,3 17,2 260 Résidence Urbain 14,0 74,7 38,9 6,5 15,0 1 696 Rural 2,3 34,7 41,6 1,6 42,4 1 464 Grande Région Nord 5,3 69,7 72,2 3,8 10,1 486 Ouest 14,0 70,1 31,3 6,1 18,7 1 405 Centre 5,7 35,8 42,9 3,4 41,4 725 Sud 1,4 35,2 30,8 0,7 48,4 543 Niveau d’instruction Pas d’instruction 0,9 37,1 47,0 0,4 35,5 1 149 Primaire 4,6 63,5 44,0 2,3 25,4 704 Moyen/secondaire ou plus 17,4 69,0 32,1 8,6 22,1 1 306 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,2 10,7 40,4 0,0 54,8 535 Second 0,8 29,6 38,0 0,3 48,3 581 Moyen 4,1 67,0 49,7 2,5 21,8 583 Quatrième 8,4 81,3 47,6 7,0 10,8 700 Le plus élevé 24,0 77,3 27,5 8,9 13,0 759 Ensemble 15-49 8,6 56,2 40,2 4,2 27,7 3 159 50-59 7,6 50,6 58,4 2,8 22,6 368 Ensemble 15-59 8,5 55,6 42,1 4,1 27,2 3 527 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 35 Les résultats mettent en évidence de différences importantes en ce qui concerne l’exposition aux médias. En effet, les femmes sont proportionnellement plus de deux fois plus nombreuses `que les hommes à être exposées au moins une fois par semaine, aux trois médias (10 % contre 4 %). La télévision et la radio sont les principaux médias utilisés par les enquêtés. En effet, chez les femmes, 66 % regardent la télévision au moins une fois par semaine et 57 % écoutent la radio au moins une fois par semaine alors que chez les hommes ces proportions sont respectivement de 56 % et de 40 %. Seulement 9 % des hommes et 14 % des femmes ont déclaré lire un journal au moins une fois par semaine. Par rapport à 2015, la proportion de femmes ayant déclaré lire au moins une fois par semaine un journal a légèrement augmenté, passant de 11 % à 14 %. Globalement, on constate que, chez les hommes comme chez les femmes, le niveau d’exposition aux trois médias est plus élevé en milieu urbain que rural, dans les deux grandes régions du Centre et du Sud, parmi ceux et celles qui ont un niveau secondaire ou supérieur et parmi ceux dont le ménage est classé dans le quintile le plus élevé. On peut souligner que chez les hommes, l’exposition aux médias varie en fonction de l’âge : en effet, dans le groupe d’âges 20-24 ans, 32 % ne sont exposés à aucun média contre 17 % à 45-49 ans. De même, si 15 % des hommes de 40-44 ans ont déclaré lire un journal au moins une fois par semaine, cette proportion n’est que de 3 % à 15-19 ans et de 9 % à 20-24 ans. 3.5 ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DES ENQUÊTÉS 3.5.1 Activité économique des femmes Lors de l’enquête, des questions relatives à l’emploi ont été posées. Ces questions ont permis d’identifier les hommes et les femmes qui travaillaient au moment de l’enquête ainsi que ceux qui ne travaillaient pas au moment de l’enquête mais qui avaient travaillé au cours des 12 mois qui avaient précédé l’enquête. Aux femmes et aux hommes qui travaillaient au moment de l’enquête ou qui avaient effectué un travail au cours des 12 mois précédant l’enquête, on a posé une série de questions sur le type d’emploi et, pour les femmes, sur la régularité de l’emploi et sur le type de rémunération. Les résultats du Tableau 3.5.1 montrent que, dans l’ensemble, 52 % des femmes de 15-49 ans avaient effectué un travail quelconque au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, Dans 41 % des cas, les femmes travaillaient au moment de l’enquête, c’est-à-dire au cours des sept jours avant l’interview et 11 % ne travaillaient pas au moment de l’enquête. À l’opposé, 48 % n’avaient pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête (Graphique 3.2). 36 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Graphique 3.2 Emploi des femmes au cours des 12 derniers mois Par rapport à l’enquête précédente de 2015, la proportion de femmes qui n’avait pas travaillé au cours des 12 mois avant l’enquête a légèrement augmenté, passant de 45 % à 48 %. Les résultats selon l’âge permettent de constater que la proportion de femmes qui avaient travaillé récemment, c’est-à-dire au cours des sept derniers jours, augmente régulièrement avec l’âge, passant d’un minimum de 21 % à 15-19 ans à un maximum de 68 % à 45-49 ans. Du point de vue de l’état matrimonial, on constate que ce sont les femmes en rupture d’union (63 %) qui étaient proportionnellement les plus nombreuses à avoir travaillé au cours des sept jours ayant précédé l’enquête, contre 45 % de celles en union et 29 % des célibataires. Le niveau d’activité varie également en fonction du nombre d’enfants vivants par femme : la proportion de femmes actives augmente avec le nombre d’enfants, passant de 31 % à la parité 0 (femmes sans enfants) à 56 % à la parité cinq ou plus. Les données selon le milieu de résidence font apparaître des différences : en milieu rural, 46 % des femmes travaillaient récemment contre 50 % en milieu urbain. Les résultats par grande région montrent que c’est dans celle du Sud que la proportion de femmes actives est la plus élevée (42 % contre un minimum de 26 % dans le Nord). On constate, en outre, que la proportion de femmes récemment actives est nettement plus faible parmi celles ayant un niveau secondaire ou plus (28 % contre 49 % parmi celles ayant le niveau primaire et 46 % parmi celles n’ayant aucun niveau d’instruction). Enfin, les résultats selon les quintiles de bien-être montrent globalement que la proportion de femmes récemment actives tend à augmenter du quintile le plus bas au plus élevé, passant de 36 % à 44 %. Travaille actuellement 41,4 % Ne travaille pas actuellement mais a travaillé au cours des 12 derniers mois 10,7 % N'a pas travaillé au cours des 12 derniers mois ayant précédé l'enquête 48,0 % EDS-Continue 2016 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 37 Tableau 3.5.1 Emploi : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans en fonction du fait qu’elles travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête N’a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête Total Effectif de femmes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d’âges 15-19 20,9 10,2 68,8 100,0 1 998 20-24 29,0 9,4 61,6 100,0 1 664 25-29 43,6 11,9 44,5 100,0 1 524 30-34 50,0 11,9 38,1 100,0 1 318 35-39 59,3 10,4 30,4 100,0 998 40-44 58,6 12,7 28,7 100,0 806 45-49 67,6 7,5 25,0 100,0 557 État matrimonial Célibataire 29,0 9,4 61,5 100,0 2 555 Marié ou vivant ensemble 45,1 11,6 43,3 100,0 5 883 Divorcée/séparée/ veuve 63,4 5,2 31,5 100,0 426 Nombre d’enfants vivants 0 30,9 9,9 59,2 100,0 3 310 1-2 42,0 9,0 49,0 100,0 2 237 3-4 47,2 12,2 40,7 100,0 1 757 5+ 55,9 13,1 31,0 100,0 1 562 Résidence Urbain 44,4 5,6 50,0 100,0 4 351 Rural 38,4 15,6 46,1 100,0 4 514 Grande Région Nord 26,2 8,0 65,8 100,0 1 537 Ouest 46,5 6,4 47,1 100,0 3 559 Centre 43,2 15,0 41,8 100,0 2 460 Sud 41,7 17,4 40,9 100,0 1 309 Niveau d’instruction Pas d’instruction 46,0 12,9 41,0 100,0 4 310 Primaire 49,1 9,0 41,9 100,0 1 967 Moyen/secondaire ou plus 27,7 8,1 64,2 100,0 2 588 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 36,3 24,2 39,5 100,0 1 475 Second 40,2 15,5 44,2 100,0 1 603 Moyen 40,8 7,2 52,0 100,0 1 749 Quatrième 44,0 6,5 49,5 100,0 1 991 Le plus élevé 43,8 4,1 52,1 100,0 2 046 Ensemble 41,4 10,7 48,0 100,0 8 865 1 « Travaille actuellement » concerne les femmes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris celles qui n’ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absentes parce qu’elles étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d’autres raisons. 38 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.5.2 Emploi : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans en fonction du fait qu’ils travaillent ou non, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique A travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête N’a pas travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête Manquant/ Ne sait pas Total Effectif d’hommes Travaille actuellement1 Ne travaille pas actuellement Groupe d’âges 15-19 52,4 23,4 24,2 0,0 100,0 760 20-24 68,9 14,9 16,2 0,0 100,0 581 25-29 82,0 9,0 9,0 0,0 100,0 521 30-34 92,4 3,8 3,8 0,0 100,0 402 35-39 97,7 1,2 1,1 0,0 100,0 350 40-44 91,7 3,7 4,6 0,0 100,0 285 45-49 92,9 5,1 2,0 0,0 100,0 260 État matrimonial Célibataire 65,4 16,5 18,1 0,0 100,0 1 903 Marié ou vivant ensemble 96,0 3,2 0,8 0,0 100,0 1 225 Divorcé/séparé/veuf (65,9) (4,4) (29,6) (0,0) 100,0 32 Nombre d’enfants vivants 0 67,9 15,2 17,0 0,0 100,0 2 059 1-2 94,1 4,1 1,8 0,0 100,0 478 3-4 96,4 2,6 1,0 0,0 100,0 343 5+ 94,6 4,9 0,5 0,0 100,0 280 Résidence Urbain 73,1 9,1 17,8 0,0 100,0 1 696 Rural 82,2 13,7 4,2 0,0 100,0 1 464 Grande Région Nord 84,8 9,4 5,8 0,0 100,0 486 Ouest 74,1 9,5 16,4 0,0 100,0 1 405 Centre 76,5 14,1 9,4 0,0 100,0 725 Sud 79,9 13,5 6,6 0,0 100,0 543 Niveau d’instruction Pas d’instruction 93,6 4,2 2,2 0,0 100,0 1 149 Primaire 89,7 7,0 3,3 0,0 100,0 704 Moyen/secondaire ou plus 56,3 19,7 24,1 0,0 100,0 1 306 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 85,4 13,8 0,8 0,0 100,0 535 Second 84,8 12,1 3,1 0,0 100,0 581 Moyen 79,4 12,9 7,7 0,0 100,0 583 Quatrième 74,1 8,6 17,3 0,0 100,0 700 Le plus élevé 67,3 9,9 22,9 0,0 100,0 759 Ensemble 15-49 77,3 11,2 11,5 0,0 100,0 3 159 50-59 89,4 6,2 4,4 0,0 100,0 368 Ensemble 15-59 78,6 10,7 10,7 0,0 100,0 3 527 1 « Travaille actuellement » concerne les hommes qui ont travaillé au cours des sept derniers jours, y compris ceux qui n’ont pas travaillé au cours des sept derniers jours mais qui ont un emploi régulier et qui étaient absents parce qu’ils étaient en congé, malades ou en vacances ou pour d’autres raisons. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 39 3.5.2 Activité économique des hommes Le Tableau 3.5.2 présente les mêmes informations pour les hommes de 15-49 ans. La proportion d’hommes ayant travaillé au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête est nettement plus élevée que celle des femmes (89 % contre 52 %). Les résultats mettent en évidence les mêmes tendances que celles constatées chez les femmes, sauf pour le milieu et les régions de résidence. En effet, à la différence des femmes, c’est en milieu rural (82 %) en non en urbain (73 %) que la proportion d’actifs est plus élevée. De même, dans les régions, c’est dans le Nord que la proportion d’hommes ayant récemment travaillé est la plus élevée (85 %) et dans l’Ouest que cette proportion est la plus faible (74 %). 3.5.3 Occupation des femmes Le Tableau 3.6.1 présente la proportion de femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois précédant l’enquête, par type d’occupation, en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques. La majorité des femmes exerçait, au moment de l’enquête, une activité dans la vente et les services (40 %) ou travaillent dans l’agriculture (27 %) ; en outre, dans 12 % des cas, les femmes exerçaient un emploi manuel qualifié et 9 % travaillaient comme employée de maison et 9 % avaient un emploi de cadre/technicien. Les résultats détaillés par type d’occupation permettent de dégager certaines caractéristiques : En milieu urbain, un peu plus de la moitié des femmes occupent un emploi dans les ventes et services (55 %), 15 % exercent un emploi de cadre ou de technicienne et 15 % un emploi manuel qualifié. Environ une femme sur dix est employée de maison. Très peu de femmes sont employées dans l’agriculture (1 %). En milieu rural, une femme sur deux travaille dans l’agriculture (50 %) et 27 % dans les ventes et services. Dans la région Ouest, on retrouve les mêmes variations que celles observées pour le milieu urbain. Le type d’occupation des femmes varie avec le niveau d’instruction bien que les ventes et services soit le domaine d’activité le plus fréquent des femmes, cela quel que soit leur niveau d’instruction. On note cependant que l’agriculture occupe 39 % des femmes sans niveau d’instruction contre 15 % parmi celles ayant le niveau primaire et 12 % parmi celles ayant le niveau secondaire ou supérieur. Une femme ayant le niveau primaire sur cinq (20 %) travaille occupe un emploi manuel qualifié Les femmes les plus instruites, occupent dans 30 % des cas un emploi de cadre ou technicienne contre seulement 2 % parmi celles sans instruction et 7 % parmi celles ayant le niveau primaire. En milieu rural, près de huit femmes sur dix travaillent soit dans l’agriculture (50 %), soit dans les ventes et services (27 %). Dans les ménages du quintile le plus élevé, près des trois quarts des femmes travaillent, soit dans les ventes et services (51 %), soit en tant que cadre ou technicienne (23 %) alors que dans ceux du quintile le plus bas, 79 % sont employées dans l’agriculture et environ une dix dans les ventes et services (11 %). 3.5.4 Occupation des hommes À la différence des femmes, c’est dans l’agriculture (37 %) et dans les emplois manuels qualifiés (28 %) que la majorité des hommes de 15-49 ans travaillaient ; les hommes sont moins présents dans les ventes et services (seulement 18 % contre 40 % chez les femmes). En outre, comme chez les femmes, un homme sur dix était cadre ou technicien (10 %). Les résultats détaillés par type d’occupation permettent de dégager certaines caractéristiques : En milieu urbain, près des deux tiers des hommes (65 %) occupent soit un emploi manuel qualifié (39 %), soit travaillent dans les ventes et services (26 %). Il faut ajouter que 14 % exercent un emploi de cadre ou de technicien. À l’opposé, en milieu rural, 63 % sont occupés dans l’agriculture et 17 % occupent un emploi manuel qualifié. 40 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Comme chez les femmes, le niveau d’instruction influence le type d’emploi des hommes. Parmi les hommes sans instruction, sept sur dix travaillent, soit dans l’agriculture (46 %), soit occupent un emploi manuel qualifié (24 %). Par contre, parmi les hommes ayant le niveau primaire, 46 % sont des travailleurs manuel qualifiés et 26 % sont employés dans l’agriculture. Ceux qui ont acquis le niveau secondaire ou supérieur travaillent dans 20 % des cas comme cadre ou technicien, mais plus d’un tiers sont néanmoins occupés dans l’agriculture (34 %). Les résultats selon le niveau économique des ménages mettent en évidence les mêmes variations que celles observées chez les femmes. Dans les ménages du quintile le plus bas, près de huit hommes sur dix (78 %) sont occupés dans l’agriculture et un sur dix occupe un emploi manuel qualifié. Dans les ménages du quintile le plus élevé, très peu d’hommes sont employés dans l’agriculture (7 %). C’est en majorité dans les ventes et services (38 %) qu’ils sont les plus représentés. 3.6 CARACTÉRISTIQUES DE L’EMPLOI DES FEMMES Le Tableau 3.6.1 présente la répartition des femmes ayant eu un emploi au cours des 12 derniers mois par type d’emploi (agricole ou non agricole), selon certaines caractéristiques de l’emploi. Dans l’ensemble, 68 % des femmes ont été payées en argent seulement pour le travail effectué. À l’opposé, dans 24 % des cas, les femmes ont exercé un travail qui n’a pas été rémunéré. La majorité des femmes (57 %) travaillent à leur propre compte et 60 % travaillent toute l’année. La comparaison des résultats entre le travail agricole et non agricole montre que les conditions de travail dans les deux secteurs sont différentes. Tout d’abord, 60 % des femmes qui travaillent dans le domaine agricole n’ont pas été payées contre 10 % dans le secteur non agricole. En outre, le paiement en argent seulement est plus fréquent dans le secteur non agricole. On note ainsi que 86 % des femmes travaillant ailleurs que dans l’agriculture ont été payées en argent seulement contre 18 % quand le travail est dans le secteur agricole. Par ailleurs, selon le secteur d’activités, le type d’employeur des femmes diffère sensiblement. La majorité des femmes travaillant dans le secteur non agricole travaille pour leur propre compte (61 %) tandis que dans le domaine agricole on trouve quasiment autant de femmes travaillant pour leur propre compte (48 %) que de femmes employées par un membre de la famille (49 %). L’emploi familial est par contre assez faible dans le secteur non agricole (8 % contre 49 % dans le secteur agricole). Près du tiers des femmes employées dans le secteur non agricole sont employées par une personne non membre de la famille (31 %). En outre, l’emploi dans le secteur agricole est essentiellement saisonnier (94 %) à l’inverse du secteur non agricole dans lequel 81 % des femmes travaillent toute l’année. L’emploi saisonnier concerne environ 12 % de la population qui ne travaillent pas dans le secteur agricole. Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 41 Tableau 3.6.1 Occupation : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête par type d’occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Cadre/ technicienne/ direction Ventes et services Manuel qualifié Manuel non qualifié Employée de maison Agriculture Manquant Total Effectif de femmes Groupe d’âges 15-19 6,5 13,3 14,4 2,5 24,4 38,7 0,2 100,0 623 20-24 7,1 25,8 17,8 0,8 16,5 31,3 0,6 100,0 640 25-29 11,0 36,6 14,5 2,7 7,1 27,9 0,1 100,0 846 30-34 11,8 41,9 12,4 2,9 5,5 25,3 0,2 100,0 816 35-39 8,4 51,6 6,9 3,5 3,8 25,4 0,4 100,0 695 40-44 10,9 56,6 5,2 2,4 2,4 21,9 0,7 100,0 575 45-49 6,4 64,0 6,0 5,1 1,2 17,2 0,1 100,0 418 État matrimonial Célibataire 12,9 25,1 17,4 1,4 25,6 16,9 0,7 100,0 983 Mariée ou vivant ensemble 7,5 43,3 10,0 3,3 3,6 32,1 0,3 100,0 3 337 Divorcée/séparée/ veuve 14,9 54,2 8,7 1,7 12,6 7,7 0,1 100,0 292 Nombre d’enfants vivants 0 13,1 25,4 18,6 1,5 20,8 20,1 0,5 100,0 1 350 1-2 14,1 37,4 13,5 1,7 7,2 25,9 0,3 100,0 1 141 3-4 6,4 52,5 6,6 4,4 2,8 27,0 0,2 100,0 1 042 5+ 1,6 49,5 5,2 3,9 1,5 38,0 0,3 100,0 1 078 Résidence Urbain 15,3 55,2 14,8 2,0 10,9 1,4 0,3 100,0 2 177 Rural 3,7 26,7 8,5 3,4 7,0 50,4 0,3 100,0 2 435 Grande Région Nord 6,1 44,6 14,2 2,6 7,8 24,3 0,4 100,0 526 Ouest 16,2 53,7 13,3 2,7 12,3 1,6 0,2 100,0 1 881 Centre 3,9 29,1 12,0 2,8 7,8 43,9 0,6 100,0 1 431 Sud 3,8 24,5 4,2 3,1 3,1 61,1 0,1 100,0 773 Niveau d’instruction Pas d’instruction 2,2 39,4 8,7 3,8 7,1 38,5 0,2 100,0 2 541 Primaire 7,9 46,3 19,6 1,9 9,3 15,0 0,0 100,0 1 143 Moyen/secondaire ou plus 30,0 34,4 9,1 0,9 13,0 11,5 1,1 100,0 927 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 1,0 11,2 1,9 1,7 5,3 78,9 0,1 100,0 892 Second 5,0 26,3 3,6 4,3 8,4 52,0 0,4 100,0 894 Moyen 6,8 52,9 14,8 4,5 10,9 9,5 0,6 100,0 840 Quatrième 8,7 57,3 18,1 2,6 12,4 0,9 0,0 100,0 1 005 Le plus élevé 22,9 50,5 17,7 1,0 7,1 0,1 0,6 100,0 980 Ensemble 9,2 40,1 11,5 2,8 8,8 27,3 0,3 100,0 4 612 42 • Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés Tableau 3.6.2 Occupation : Hommes Répartition (en %) des hommes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête par type d’occupation, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Cadre/ technicien/ direction Employé Ventes et services Manuel qualifié Manuel non qualifié Employé de maison Agriculture Manquant Total Effectif d’hommes Groupe d’âges 15-19 0,2 0,0 5,6 22,4 6,2 0,0 64,7 0,9 100,0 576 20-24 6,5 0,6 16,4 28,0 4,9 0,0 43,3 0,3 100,0 487 25-29 7,6 0,2 25,7 28,7 8,6 0,0 28,9 0,3 100,0 474 30-34 13,1 1,1 21,5 34,3 1,8 1,1 27,0 0,1 100,0 386 35-39 14,3 1,9 21,6 33,7 6,7 0,1 21,4 0,3 100,0 346 40-44 16,1 2,1 23,0 27,0 6,5 0,0 24,7 0,6 100,0 272 45-49 24,4 1,3 15,4 21,6 13,8 0,0 23,5 0,0 100,0 254 État matrimonial Célibataire 6,2 0,2 13,6 29,6 6,6 0,2 43,1 0,5 100,0 1 559 Marié ou vivant ensemble 14,7 1,8 22,8 25,3 6,6 0,1 28,7 0,3 100,0 1 216 Divorcé/séparé/veuf * * * * * * * * 100,0 22 Nombre d’enfants vivants 0 7,2 0,2 15,3 27,9 6,6 0,2 42,2 0,4 100,0 1 710 1-2 14,1 2,1 25,0 29,9 4,3 0,1 24,4 0,2 100,0 470 3-4 17,1 2,3 19,4 27,4 7,5 0,0 25,7 0,7 100,0 339 5+ 9,9 1,4 17,6 24,8 9,1 0,1 37,2 0,1 100,0 278 Résidence Urbain 14,4 1,1 26,4 38,8 8,6 0,3 9,8 0,5 100,0 1 394 Rural 5,3 0,6 8,9 17,0 4,5 0,0 63,4 0,3 100,0 1 403 Grande Région Nord 7,3 0,8 14,4 19,6 4,4 0,0 53,2 0,2 100,0 458 Ouest 14,2 1,3 25,8 37,1 9,0 0,3 11,8 0,3 100,0 1 174 Centre 5,9 0,4 12,3 22,7 3,4 0,0 55,0 0,2 100,0 657 Sud 7,0 0,3 8,6 20,6 7,0 0,1 55,4 0,9 100,0 507 Niveau d’instruction Pas d’instruction 3,2 2,0 18,6 23,9 6,1 0,4 45,6 0,3 100,0 1 124 Primaire 6,4 0,2 14,0 46,0 6,9 0,0 26,1 0,2 100,0 681 Moyen/secondaire ou plus 19,7 0,0 19,1 19,9 6,8 0,0 33,8 0,6 100,0 992 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 1,8 0,2 6,4 9,8 3,9 0,0 77,5 0,4 100,0 531 Second 4,1 0,3 8,0 19,5 5,2 0,1 62,6 0,3 100,0 563 Moyen 9,3 1,1 12,1 39,0 7,2 0,0 30,9 0,5 100,0 538 Quatrième 14,9 1,9 22,0 40,1 11,4 0,0 9,1 0,7 100,0 579 Le plus élevé 18,2 0,7 38,0 30,1 5,0 0,7 7,3 0,0 100,0 586 Ensemble 15-49 9,8 0,9 17,6 27,9 6,6 0,2 36,7 0,4 100,0 2 797 50-59 15,7 1,0 20,9 20,0 8,2 0,2 33,7 0,4 100,0 352 Ensemble 15-59 10,5 0,9 18,0 27,0 6,8 0,2 36,3 0,4 100,0 3 148 Caractéristiques des femmes et des hommes enquêtés • 43 Tableau 3.7 Type d’emploi : Femmes Répartition (en %) des femmes de 15-49 ans ayant eu un emploi au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête en fonction du type de rémunération, du type d’employeur et de la régularité de l’emploi, selon le secteur agricole et non-agricole, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique de l’emploi Travail agricole Travail non agricole Manquant Ensemble Type de revenu Argent seulement 17,5 86,3 * 67,6 Argent et en nature 21,3 3,2 * 8,1 En nature seulement 1,5 0,1 * 0,5 Pas rémunérée 59,7 10,3 * 23,8 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Type d’employeur Employée par un membre de la famille 48,7 7,8 * 18,9 Employée par quelqu’un qui n’est pas membre de la famille 3,7 31,3 * 23,7 Travaille à son propre compte 47,6 60,9 * 57,3 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Régularité de l’emploi Toute l’année 5,3 80,9 * 60,3 Saisonnier 93,7 11,9 * 34,2 Occasionnel 1,0 7,3 * 5,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Effectif de femmes ayant eu un emploi au cours des 12 derniers mois 1 258 3 338 15 4 612 Note : L’ensemble comprend les femmes dont l’information sur le type d’emploi est manquante et qui ne sont pas présentées séparément. Situation des enfants • 45 SITUATION DES ENFANTS 4 Papa Ibrahima Sylmang SENE, Ndèye Lala TRAVARE et Mariana STIRBU a situation des enfants au Sénégal fait l’objet d’une attention particulière de la part de l’État, de nombreux organismes comme l’UNICEF, le BIT, et diverses Organisations Non Gouvernementales. Il faut rappeler que selon les résultats du Recensement de 2013, la population de moins de 18 ans au Sénégal représente 49 % de la population totale. C’est donc une cible importante en termes de prestation, d’accès et de qualité de services sociaux de base. Au cours de l’enquête, la situation des enfants a pu être évaluée sur la base des questions concernant la participation à des activités économiques et l’état de survie des parents biologiques. Ce chapitre présente aussi les résultats concernant l’enregistrement des naissances à l’état civil des enfants de moins de cinq ans qui constitue un droit essentiel déterminant en grande mesure l’accès à l’ensemble de services publics. 4.1 ENREGISTREMENT DES NAISSANCES L’enregistrement des naissances est une obligation légale au Sénégal ; elle est inscrite dans l’article 33 du Code de la Famille : « Les déclarations sont faites à l’état civil dans le délai d’un mois par les personnes énumérées aux articles 51 et 67. S’il n’est point justifié des déclarations de naissance et de décès survenus dans leur circonscription dans le délai d’un mois, les chefs de village ou de quartier seront tenus de faire dans les quinze jours suivants à l’officier de l’état civil les déclarations ainsi omises sous peine d’amende de simple police allant de 2 000 à 5 000 francs ». Au cours de l’enquête, les enquêteurs ont demandé aux personnes interviewées si la naissance des enfants les plus jeunes (moins de cinq ans) avait été déclarée à l’état civil. L Principaux résultats • Dans l’ensemble, 70 % des naissances d’enfants de moins de cinq ans sont enregistrées à l’état civil. Ce pourcentage a peu varié par rapport à celui de l’EDS Continue 2012-2013 et de l’EDS-MICS 2010-2011 qui était respectivement de 73 % et 75 %. • Parmi les enfants de moins de 18 ans, 6 % sont orphelins de père et/ou de mère. • Selon la définition de l’UNICEF, 24 % des enfants de 5-17 ans ont travaillé : soit, ils ont participé à des activités économiques à la limite ou au-dessus du nombre d’heures considérés comme appropriés pour leur groupe d’âges ; soit, ils ont effectué des tâches domestiques à la limite ou au-dessus du nombre d’heures considérés comme appropriés pour leur groupe d’âges, soit, ils ont travaillé dans des conditions dangereuses. Parmi les enfants dont le ménage est classé dans le quintile le plus bas, ce pourcentage atteint 44 %. 46 • Situation des enfants L’enquête révèle que sept enfants de moins de cinq ans sur dix (70 %) sont enregistrés à l’état civil comme le montre le Tableau 4.1. Dans 54 % des cas, les enfants enregistrés à l’état civil détenaient un acte de naissance alors que dans 26 % des cas, ils n’en avaient pas. Il n’y a pas de différences importantes entre groupes d’âges et entre sexes. Tableau 4.1 Enregistrement des naissances d’enfants de moins de 5 ans Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans (de droit) dont la naissance a été enregistrée à l’état civil selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristiques sociodémographiques Enfants dont la naissance a été enregistrée Effectif d’enfants Pourcentage ayant un acte de naissance Pourcentage n’ayant pas d’acte de naissance Pourcentage enregistré Âge <2 52,2 17,4 69,6 2 267 2-4 55,2 15,6 70,9 3 663 Sexe Masculin 54,3 17,2 71,5 3 015 Féminin 53,9 15,4 69,2 2 915 Résidence Urbain 64,0 23,2 87,2 2 193 Rural 48,3 12,2 60,5 3 738 Grande région Nord 45,7 6,9 52,5 1 076 Ouest 58,2 28,9 87,2 1 888 Centre 53,6 13,7 67,3 1 915 Sud 56,1 8,0 64,1 1 051 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 37,6 9,6 47,2 1 456 Second 53,9 10,7 64,7 1 357 Moyen 60,6 15,4 76,0 1 137 Quatrième 58,4 24,3 82,6 1 037 Le plus élevé 67,3 26,9 94,1 944 Ensemble 54,1 16,3 70,4 5 930 Cependant, l’enregistrement des naissances à l’état civil varie selon la zone, le milieu de résidence et le quintile de bien-être économique dans lequel est classé le ménage. Les enfants enregistrés à l’état civil et disposant d’un acte de naissance sont proportionnellement beaucoup moins nombreux en milieu rural (48 %) qu’en milieu urbain (64 %). Au niveau des grandes régions, ce sont les enfants des zones Centre (54 %) et Nord (46 %) qui possèdent le moins fréquemment un acte de naissance ; à l’inverse, la grande majorité des enfants des zones Ouest (58 %) et Sud (56 %) ont été déclarées à l’état civil et disposent d’un acte de naissance. Par ailleurs, il est important de noter que le taux d’enregistrement des naissances à l’état civil et pour lesquelles on dispose d’un acte de naissance augmente de manière importante du quintile le plus bas au plus élevé, passant de 38 % à 67 %. Dans la mesure où l’enregistrement de la naissance et surtout la possession d’un acte de naissance est essentiel pour avoir accès à l’ensemble des services sociaux de base, il est évident que les enfants des ménages les plus pauvres se trouvent défavorisés par rapport à ceux des ménages les plus riches. Cependant, il faut noter que l’écart entre les quintiles le plus riche et le plus pauvre s’est réduit entre 2011 et 2016. En effet, en 2011, la proportion d’enfants enregistrés à l’état civil et ayant un acte de naissance était 2,5 fois plus élevée dans les ménages du quintile le plus élevé que dans ceux du quintile le plus bas (84 % contre 33 %) alors qu’en 2016, ces proportions sont respectivement de 67 % contre 38 %), soit un écart de 1,8. Situation des enfants • 47 4.2 ENFANTS VIVANT SÉPARÉS DE LEURS PARENTS BIOLOGIQUES ET ENFANTS ORPHELINS Au Sénégal, comme dans de nombreux pays africains, la société et la famille jouent un rôle important dans la survie et le développement des enfants. Il est donc essentiel d’identifier les enfants qui sont séparés de leurs parents biologiques et de savoir avec qui ils vivent. Le Tableau 4.2 présente ces informations pour les enfants de moins de 18 ans. Globalement, il ressort que 15 % des enfants de moins de 18 ans ne vivent avec aucun de leur parent biologique, bien que dans la majorité des cas (13 %), les deux parents soient en vie. Par rapport à 2012-2013 et 2015, ces proportions sont quasiment identiques. La proportion d’enfants ne vivant avec aucun parent biologique est légèrement plus élevée parmi les filles (17 %) que parmi les garçons (13 %). On constatait déjà cet écart en 2011. Les résultats montrent également que 53 % des enfants de moins de 18 ans vivent avec leurs deux parents biologiques. Cette proportion diminue régulièrement avec l’âge de l’enfant, passant d’un maximum de 61 % à moins de 2 ans à 54 % à 5-9 ans et à un minimum de 41 % à 15-17 ans. On ne note pas d’écart important en fonction du sexe de l’enfant et du milieu de résidence. Par contre, cette proportion varie selon la région, en particulier entre la région Centre où elle est la plus faible (49 %) et le Sud où elle est la plus élevée (58 %). Les variations selon le niveau de bien-être économique du ménage sont assez irrégulières. C’est cependant dans les ménages classés dans le quintile le plus bas que la proportion d’enfants de moins de 18 ans qui vivent avec leurs deux parents biologiques est la plus élevée (67 %) et dans les ménages du quintile moyen qu’elle est la plus faible (46 %). En outre, dans 29 % des cas, les enfants de moins de 18 ans vivent avec leur mère seulement, que leur père soit en vie (26 %) ou décédé (2 %). Parallèlement, 3 % vivent seulement avec leur père. Par ailleurs, on constate que dans l’ensemble, 6 % des enfants de moins de 18 ans sont orphelins de père et/ou de mère : 1 % ont perdu leurs deux parents, 4 % sont orphelins de père et 2 % orphelins de mère. Du fait de l’accroissement du risque de décéder des parents avec l’âge, la proportion d’orphelins de père et/ou de mère augmente de façon importante avec l’âge de l’enfant, passant de 1 % à moins de 2 ans, à 4 % à 5-9 ans et à un maximum de 14 % à 15-17 ans. 48 • S itu at io n de s en fa nt s Ta ble au 4. 2 En fan ts or ph eli ns et ré sid en ce av ec le s p ar en ts Ré pa rtit ion (e n % ) d e l a p op ula tio n d e d roi t d es en fan ts de m oin s d e 1 8 a ns pa r é tat de su rvi e d es pa ren ts et rés ide nc e a ve c l es pa ren ts ; p ou rce nta ge d’ en fan ts ne vi va nt pa s a ve c u n p are nt bio log iqu e et po urc en tag e d ’en fan ts ay an t u n o u l eu rs de ux pa ren ts dé cé dé s, se lon ce rta ine s c ara cté ris tiq ue s s oc iod ém og rap hiq ue s, ED S- Co nti nu e, Sé né ga l 2 01 6 Ca rac tér ist iqu e so cio dé mo gra ph iqu e Vit av ec le s d eu x pa ren ts Vit av ec la m ère m ais pa s a ve c l e p ère Vit av ec le pè re ma is pa s a ve c l a m ère Ne vi t a ve c a uc un de s d eu x p are nts To tal Po ur- ce nta ge ne viv an t a ve c au cu n pa ren t bio log iqu e Po ur- ce nta ge av ec un ou les de ux pa ren ts dé cé dé s1 Ef fec tif d’e nfa nts Pè re en vi e Pè re dé cé dé Mè re en vi e Mè re dé cé dé e Le s d eu x so nt viv an ts Se ul le pè re es t viv an t Se ule la mè re es t viv an te Le s d eu x dé cé dé s Inf orm ati on ma nq ua nte su r p ère / mè re Ag e 0-4 59 ,4 32 ,5 0,7 1,0 0,1 5,7 0,3 0,2 0,1 0,0 10 0,0 6,2 1,4 5 9 30 <2 60 ,6 37 ,5 0,5 0,3 0,1 0,9 0,1 0,2 0,0 0,0 10 0,0 1,1 0,8 2 2 67 2-4 58 ,7 29 ,4 0,9 1,5 0,2 8,6 0,4 0,2 0,1 0,0 10 0,0 9,3 1,7 3 6 63 5-9 53 ,8 26 ,4 1,5 2,7 0,7 12 ,7 0,7 1,2 0,3 0,1 10 0,0 14 ,9 4,4 5 7 49 10 -14 49 ,4 21 ,8 3,5 3,3 1,2 17 ,1 1,2 1,8 0,7 0,0 10 0,0 20 ,8 8,5 4 7 83 15 -17 40 ,5 19 ,8 6,1 3,5 1,5 22 ,5 1,3 2,9 1,9 0,1 10 0,0 28 ,6 13 ,8 2 2 14 Se xe Ma sc uli n 54 ,6 26 ,2 2,3 2,9 0,9 10 ,7 0,8 1,1 0,5 0,0 10 0,0 13 ,1 5,6 9 2 82 Fé mi nin 51 ,1 26 ,5 2,3 2,0 0,6 14 ,8 0,7 1,4 0,6 0,1 10 0,0 17 ,4 5,6 9 3 95 Ré sid en ce Ur ba in 50 ,6 27 ,3 2,7 2,9 0,6 13 ,5 0,8 1,1 0,5 0,1 10 0,0 15 ,8 5,7 7 3 52 Ru ral 54 ,3 25 ,8 2,1 2,1 0,8 12 ,3 0,7 1,4 0,5 0,0 10 0,0 14 ,9 5,5 11 32 5 Ré gio n No rd 52 ,9 29 ,5 1,8 2,6 0,8 10 ,7 1,0 0,6 0,2 0,0 10 0,0 12 ,4 4,3 3 3 86 Ou es t 53 ,3 27 ,1 2,2 2,6 0,5 12 ,2 0,5 1,0 0,4 0,1 10 0,0 14 ,1 4,7 6 2 32 Ce ntr e 49 ,4 28 ,7 2,2 1,9 0,8 13 ,9 0,9 1,5 0,7 0,0 10 0,0 17 ,0 6,1 5 7 00 Su d 57 ,7 17 ,8 3,4 2,6 1,1 14 ,0 0,8 1,8 0,7 0,1 10 0,0 17 ,3 7,8 3 3 59 Qu int ile s d e b ien -êt re éc on om iqu e Le pl us ba s 66 ,8 15 ,8 2,1 2,3 1,1 9,1 0,5 1,6 0,7 0,0 10 0,0 11 ,9 6,0 4 3 17 Se co nd 52 ,3 26 ,7 2,4 2,0 0,7 13 ,5 0,8 0,9 0,4 0,0 10 0,0 15 ,8 5,4 4 1 58 Mo ye n 45 ,7 31 ,4 2,6 2,6 0,8 14 ,4 1,0 1,4 0,1 0,0 10 0,0 16 ,9 6,0 3 8 55 Qu atr ièm e 47 ,1 30 ,6 3,1 2,2 0,4 14 ,0 0,7 1,1 0,7 0,1 10 0,0 16 ,5 6,1 3 3 29 Le pl us él ev é 49 ,1 29 ,8 1,3 3,3 0,5 13 ,4 0,7 1,2 0,7 0,1 10 0,0 16 ,0 4,4 3 0 18 En se mb le <1 5 54 ,5 27 ,2 1,8 2,3 0,6 11 ,4 0,7 1,0 0,3 0,0 10 0,0 13 ,5 4,5 16 46 3 En se mb le <1 8 52 ,8 26 ,3 2,3 2,4 0,7 12 ,8 0,8 1,2 0,5 0,0 10 0,0 15 ,3 5,6 18 67 7 No te : L e t ab lea u e st ba sé su r la po pu lat ion de dr oit de s m én ag es , c ’es t-à -di re les ré sid en ts ha bit ue ls. 1 I nc lut le s e nfa nts do nt le pè re es t d éc éd é, la mè re es t d éc éd ée , le s d eu x p are nts so nt dé cé dé s e t c eu x d on t u n s eu l p are nt es t d éc éd é m ais do nt l’in for ma tio n s ur l’é tat de su rvi e d e l ’au tre pa ren t e st ma nq ua nte . Situation des enfants • 49 4.3. DÉVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT Les cinq premières années sont déterminantes pour la santé, la croissance et le développement du jeune enfant car son bien-être futur en dépend. En effet, la recherche a montré que la petite enfance est une période clé dans le développement affectif, social et physique des enfants et a, de ce fait, un impact direct sur les adultes qu’ils deviendront. Leur apprentissage se fait plus rapidement à cette période, bien avant l’éducation formelle. L’EDS-Continue de 2016 a collecté des données sur les enfants de 3-5 ans ayant fréquenté un lieu d’encadrement au cours de l’année scolaire par type d’établissement d’apprentissage. Les résultats sont présentés au tableau 4.3 selon certaines caractéristiques sociodémographiques. Tableau 4.3 Programme d’apprentissage ou d’éveil Répartition (en %) des enfants de 3-5 ans ayant fréquenté un lieu d’encadrement au cours de l’année scolaire par type d’établissement d’apprentissage éducatif, pourcentage d’enfants de 3-5 ans ayant fréquenté un établissement d’apprentissage éducatif, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristique sociodémographique Répartition des enfants de 3-5 ans ayant fréquenté un lieu d’encadrement au cours de l’année scolaire par type d’établissement d’apprentissage Pourcentage ayant fréquenté un établisse- ment d’appren- tissage Effectif d’enfants de 3-5 ans École maternelle Jardin d’enfants Daara, Coran, Arabe Case de Tout Petits Autre Sexe Masculin 1,2 11,0 22,0 1,3 0,5 35,9 1 828 Féminin 0,5 12,2 16,7 1,5 0,8 31,8 1 709 Résidence Urbain 2,0 23,0 28,6 1,6 0,6 55,8 1 361 Rural 0,2 4,5 13,7 1,2 0,7 20,3 2 176 Région Nord 0,4 10,4 14,5 0,3 0,2 25,7 636 Ouest 1,7 20,4 32,0 0,4 0,7 55,2 1 156 Centre 0,6 4,4 16,7 1,3 1,0 24,1 1 111 Sud 0,3 9,5 6,1 4,4 0,4 20,7 633 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 0,1 0,8 8,8 0,6 0,4 10,7 835 Second 0,2 3,9 14,9 1,1 1,4 21,5 777 Moyen 0,3 7,0 23,8 2,8 0,1 34,1 717 Quatrième 1,6 18,1 30,3 1,8 0,1 51,9 648 Le plus élevé 2,8 36,7 23,5 0,5 1,4 64,9 559 Orphelin (père et/ou mère décédé) Oui 0,0 2,9 9,7 1,3 0,0 13,9 68 Non 0,9 11,8 19,6 1,4 0,7 34,3 3 468 Ensemble 0,9 11,6 19,4 1,4 0,6 33,9 3 536 Note : Le tableau n’est basé que sur les enfants qui vivent habituellement dans le ménage. L’examen des résultats révèle que 34 % des enfants âgés de 3-5 ans ont fréquenté un établissement d’apprentissage au cours de l’année scolaire. Près d’un enfant sur cinq (19 %) suivait un enseignement dans un établissement coranique (Daara, Arabe) ; un peu plus d’un enfant sur dix (12 %) a fréquenté un jardin d’enfants ; 1 % allait dans une case de Tout-Petits et moins de 1 % dans une école maternelle. La fréquentation d’un établissement d’apprentissage par les enfants de 3-5 ans varie de manière importante selon le milieu de résidence, les régions, le statut d’orphelin et le niveau de bien-être économique du ménage. C’est, en effet, en milieu urbain (56 % contre 20 % en rural), dans la région Ouest (55 % contre un minimum de 21 % dans le Sud), chez les non orphelins (père et/ou mère non décédé) (34 % contre 14 % chez les orphelins) et dans les ménages classés dans les deux derniers quintiles (52 % dans le quatrième et 65 % dans le plus élevé) que le taux de fréquentation d’un établissement d’apprentissage par les enfants de 3-5 ans est, de loin, le plus élevé. 50 • Situation des enfants En particulier, on relève qu’en milieu urbain, 23 % des enfants de 3-5 ans ont fréquenté un jardin d’enfants contre 5 % en milieu rural. Dans la région Ouest, cette proportion est de 20 % contre 10 % dans le Nord et le Sud et seulement 4 % dans le Centre. Dans les ménages du quintile le plus bas, le taux de fréquentation d’un jardin d’enfants pour les enfants de 3-5 ans est inférieur à 1 % contre 37 % dans les ménages du quintile le plus élevé. 4.4. TRAVAIL DES ENFANTS En 1989, la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, ratifiée par le Sénégal en 1990, fixait à 18 ans l’âge minimum légal auquel les enfants sont autorisés à travailler. Seize ans auparavant (1973), l’Organisation Internationale du Travail (OIT), par la convention 138 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi, ratifiée par le Sénégal en 1999, avait fixé l’âge d’admission au travail à 15 ans et à 18 ans pour le travail hasardeux. Contrairement à celle-ci, la convention 182 de 1999 ne contient aucune « clause de souplesse » pas plus qu’elle n’établit une distinction entre les pays développés et en développement et exige aux Etats1 Membres qui la ratifient qu’ils prennent des mesures immédiates et efficaces pour assurer l’interdiction et l’élimination des pires formes de travail des enfants. Les standards fixés par ces conventions servent de base pour l’évaluation de la situation du travail des enfants présentée dans ce chapitre. Au cours de l’enquête ménage, des données concernant le travail des enfants de 5-17 ans ont permis de calculer les indicateurs utilisés par l’UNICEF dans les enquêtes MICS pour définir le travail des enfants. Les indicateurs concernant le travail des enfants présentés dans ce chapitre sont donc basés sur les définitions établies par l’UNICEF : le seuil se situe à 1 heure d’activité économique pour les enfants de 5-11 ans, 14 heures d’activité économique pour les enfants de 12-14 ans, et 43 heures d’activité économique pour les enfants de 15-17 ans. 4.4.1 Participation des enfants aux activités économiques Le Tableau 4.4 présente les résultats concernant la participation des enfants de 5-17 ans à des activités économiques, séparément pour les enfants de 5-11 ans, 12-14 ans et pour ceux de 15-17 ans, dans la mesure où les seuils d’activité fixés par l’UNICEF varient avec l’âge de l’enfant. La période de référence retenue est la semaine qui a précédé l’interview. 1 Le Sénégal a ratifié la Convention 138 en 2000. Situation des enfants • 51 Tableau 4.4 Participation des enfants à des activités économiques Pourcentage d’enfants ayant participé à des activités économiques au cours de la semaine ayant précédé l’interview, par groupe d’âges et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristiques sociodémographiques Pourcentage d’enfants de 5-11 ans ayant participé à des activités économiques pendant au moins une heure Effectif d’enfants de 5-11 ans Pourcentage d’enfants de 12-14 ans ayant participé à : Effectif d’enfants de 12-14 ans Pourcentage d’enfants de 15-17 ans ayant participé à : Effectif d’enfants de 15-17 ans Des activités écono- miques pour moins de 14 heures Des activités écono- miques pour 14 heures ou plus Des activités écono- miques pour moins de 43 heures Des activités écono- miques pour 43 heures ou plus Sexe Masculin 29,2 1 124 22,9 28,2 393 38,7 10,9 362 Féminin 11,4 1 152 9,6 9,9 383 18,9 1,9 345 Résidence Urbain 5,7 884 8,0 6,2 301 15,8 5,9 347 Rural 29,4 1 392 21,7 27,3 476 41,8 7,1 360 Région Nord 24,3 428 20,7 19,0 136 34,3 5,0 117 Ouest 6,8 742 9,4 10,5 268 18,2 6,6 279 Centre 24,5 682 19,8 26,8 242 40,1 6,2 187 Sud 32,4 424 20,0 23,0 130 31,8 8,3 124 Fréquentation scolaire Oui 18,2 1 116 16,9 13,6 478 21,1 3,9 413 Non 22,1 1 160 15,6 28,1 298 40,2 10,2 294 Niveau d’instruction de la mère Aucun 24,7 1 349 18,5 26,3 441 32,4 6,3 350 Primaire 9,4 342 11,3 5,2 75 19,0 15,7 89 Moyen/secondaire ou plus 7,0 171 (12,8) (0,0) 41 (7,8) (0,0) 40 Mère non interviewée et ne vivant pas dans le ménage1 20,0 411 14,6 12,9 218 31,6 4,4 228 Quintiles de bien-être économique Le plus Bas 41,0 526 27,9 35,1 191 55,4 9,0 130 Second 29,3 532 22,4 25,8 172 34,7 7,7 120 Moyen 13,6 499 13,3 15,7 152 30,9 3,4 147 Quatrième 3,5 401 4,5 8,8 133 19,3 6,4 141 Le plus élevé 1,9 317 7,0 1,4 127 11,3 6,6 169 Ensemble2 20,2 2 276 16,4 19,2 776 29,0 6,5 707 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Y compris les enfants dont la mère est décédée. 2 Y compris 2 cas d’enfants de 5-11 ans et 1 cas d’enfant de 12-14 ans dont l’information sur le niveau d’instruction de la mère est manquante. On constate qu’au cours de la semaine qui a précédé l’interview, 20 % des enfants de 5-11 ans ont participé à des activités économiques pendant au moins une heure. Cette proportion varie de manière importante en fonction de certaines caractéristiques sociodémographiques et, dans certaines sous-populations d’enfants, la proportion de ceux qui ont travaillé est plus élevée que la moyenne. On remarque, par exemple, que 29 % des garçons contre 11 % des filles ont effectué ce type d’activité. De même, en milieu rural, 29 % des enfants de 5-11 ans contre 6 % en milieu urbain ont participé à des activités économiques. Dans les régions, les résultats montrent que, si seulement 7 % des enfants de la région Ouest ont participé à des activités économiques, cette proportion est de 25 % dans la région Centre et atteint même 32 % dans la région Sud. De même, on observe un écart selon que l’enfant fréquente ou non l’école, la proportion d’enfants ayant travaillé au cours de la semaine précédente étant de 18 % quand l’enfant fréquente l’école contre 22 % quand il ne va pas à l’école. On note une tendance en fonction du niveau d’instruction de la mère, la proportion d’enfants ayant participé à des activités économiques diminuant au fur et à mesure que le niveau d’instruction de la mère augmente, variant de 25 % quand la mère n’a aucun niveau à 9 % quand elle a le niveau primaire et à 7 % quand elle a le niveau moyen/secondaire ou plus. Les résultats selon le niveau de bien-être du ménage montrent que des ménages du quintile le plus bas à ceux du plus élevé, la proportion d’enfants ayant participé à des activités économiques diminue de manière importante, variant de 41 % à 2 %. 52 • Situation des enfants Le Tableau 4.4 présente les mêmes informations pour les enfants de 12-14 ans. Au cours de la semaine qui a précédé l’interview, 16 % des enfants de ce groupe d’âges ont participé à des activités économiques pendant moins de 14 heures alors que 19 % ont effectué ce type de travail pendant 14 heures ou plus. On retrouve, pour ce groupe d’âges, la plupart des variations constatées pour les enfants de 5-11 ans. Dans le groupe d’âges 15-17 ans, la proportion d’enfants ayant participé à des activités économiques est nettement plus élevée que parmi les plus jeunes puisque 29 % ont été impliqués dans ce type d’activités pendant moins de 43 heures et, pour 7 % d’entre eux, la durée du travail était de 43 heures ou plus. Globalement, les résultats font apparaître les mêmes différentiels que ceux déjà constatés pour les enfants de 5-11 ans et de 12-14 ans. 4.4.2 Participation des enfants aux tâches domestiques Le tableau 4.5 présente le pourcentage d’enfants de 5-17 ans ayant participé à des tâches domestiques au cours de la semaine ayant précédé l’interview, par groupe d’âges conformément aux seuils fixés par l’UNICEF. Tableau 4.5 Participation des enfants à des tâches domestiques Pourcentage d’enfants ayant participé à des tâches domestiques au cours de la semaine ayant précédé l’interview, par groupe d’âges et selon certaines caractéristiques sociodémographiques, EDS-Continue Sénégal 2016 Caractéristiques sociodémographiques Pourcentage d’enfants de 5-11 ans ayant participé à : Effectif d’enfants de 5-11 ans Pourcentage d’enfants de 12-14 ans ayant participé à : Effectif d’enfants de 12-14 ans Pourcentage d’enfants de 15-17 ans ayant participé à : Effectif d’enfants de 15-17 ans Des tâches domestiques pendant moins de 28 heures Des tâches domestiques pendant 28 heures ou plus Des tâches domestiques pour moins de 28 heures Des tâches domestiques pour 28 heures ou plus Des tâches domestiques pour moins de 43 heures Des tâches domestiques pour 43 heures ou plus Sexe Masculin 62,2 1,9 1 124 65,3 1,6 393 69,6 1,1 362 Féminin 77,0 6,3 1 152 76,0 15,5 383 88,9 7,2 345 Résidence Urbain 75,8 3,9 884 75,4 9,4 301 84,3 5,8 347 Rural 65,8 4,2 1 392 67,5 7,9 476 74,0 2,4 360 Région Nord 51,7 0,1 428 68,1 1,6 136 63,7 0,2 117 Ouest 84,7 6,0 742 78,3 10,6 268 90,0 6,3 279 Centre 65,3 4,6 682 65,1 9,5 242 77,0 2,5 187 Sud 68,8 4,2 424 67,3 9,1 130 72,1 5,2 124 Fréquentation scolaire Oui 75,5 4,2 1 116 75,2 7,5 478 85,5 1,8 413 Non 64,1 4,0 1 160 63,1 10,1 298 69,9 7,2 294 Niveau d’instruction de la mère Pas d’instruction 66,8 5,1 1 349 66,0 8,7 441 75,0 3,5 350 Primaire 76,8 3,9 342 79,0 3,1 75 87,3 6,8 89 Moyen/secondaire ou plus 64,8 1,8 171 (79,7) (1,5) 41 (96,8) (0,0) 40 Mère non interviewée et ne vivant pas dans le ménage1 75,6 2,3 411 75,0 11,1 218 79,1 4,7 228 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 61,7 4,5 526 59,0 10,2 191 70,2 4,2 130 Second 68,6 3,5 532 68,1 13,2 172 74,5 4,5 120 Moyen 73,0 4,2 499 83,6 2,8 152 76,3 0,5 147 Quatrième 74,5 6,0 401 72,0 9,2 133 81,3 7,6 141 Le plus élevé 73,6 2,0 317 74,2 5,5 127 89,6 3,8 169 Ensemble 2 69,7 4,1 2 276 70,6 8,5 776 79,0 4,1 707 Note : Un astérisque indique qu’une valeur est basée sur moins de 25 cas non pondérés et qu’elle a été supprimée. Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Y compris les enfants dont la mère est décédée. 2 Y compris 2 cas d’enfants de 5-11 ans et 1 d’enfant de 12-14 ans dont l’information sur la fréquentation scolaire est manquante. Situation des enfants • 53 L’examen du tableau ci-dessus montre qu’au cours de la semaine qui a précédé l’enquête, 70 % des enfants de 5-11 ans ont participé à des tâches domestiques pendant moins de 28 heures alors que 4 % y ont contribué à hauteur de 28 heures ou plus. Cette proportion varie sensiblement selon certaines caractéristiques sociodémographiques On remarque que 77 % des filles contre 68 % des garçons ont effectué ce type d’activité au moins 28 heures. De même, les variations selon le milieu de résidence font apparaître que, près de quatre enfants sur cinq ont participé à des travaux domestiques en milieu urbain (76 % contre 66 % en milieu rural). Au niveau régional, les résultats révèlent que les proportions varient de 52 % dans la région Nord à 85 % dans la région Ouest. Selon que l’enfant fréquente ou non l’école, on observe aussi un écart, 76 % des enfants qui fréquentent l’école ont effectué des travaux domestiques pour moins de 28 heures contre 64 % quand ils ne fréquentent pas l’école. Chez les enfants âgés de 12-14 ans, 71 % ont participé aux tâches domestiques pour moins de 28 heures alors que 9 % ont effectué ce type de travail pour 28 heures ou plus au cours de la semaine ayant précédé l’interview. Pour ce groupe d’âges, on retrouve pratiquement les mêmes variations constatées chez les enfants de 5-11 ans. En ce qui concerne le groupe d’âges 15-17 ans, on constate que la proportion d’enfants ayant participé à des tâches domestiques est nettement plus élevée que celle observée chez les plus jeunes. Dans 79 % des cas, les enfants sont impliqués dans ce type d’activités pour moins de 43 heures alors que dans 4 % des cas, la durée de ce type de travail était de 43 heures ou plus. Globalement, les résultats font apparaître les mêmes différences que celles déjà constatées pour les enfants de 5-11 ans et de 12-14 ans. Travail des enfants Le Tableau 4.6 présente pour les enfants de 5-17 ans les proportions de ceux qui ont participé à des activités économiques ainsi que les proportions de ceux qui ont effectué des tâches domestiques, selon la durée du travail établie par l’UNICEF en fonction de l’âge de l’enfant. Le tableau présente, aussi, la proportion d’enfants ayant travaillé dans des conditions dangereuses. Les seuils et définitions figurent au bas de ce tableau. Environ un enfant de 5-17 ans sur cinq (17 %) a participé à des activités économiques pendant un nombre total d’heures, dans la semaine, qui se situe à la limite ou qui est supérieur au seuil défini en fonction de l’âge. Les résultats en fonction du groupe d’âges montrent que cette proportion diminue avec l’âge de l’enfant, de 20 % parmi ceux de 5-11 ans à 7 % parmi ceux de 15-17 ans. On constate que les garçons (26 % contre 9 % parmi les filles), les enfants du milieu rural (25 % contre 6 % en milieu urbain), ceux qui ne fréquentent pas l’école (21 % contre 14 % parmi ceux qui vont à l’école) et ceux dont la mère n’a aucun niveau d’instruction (22 % contre 5 % parmi ceux dont la mère a le niveau moyen/secondaire ou plus) ont plus fréquemment travaillé dans ces conditions que les autres enfants. Dans les régions, on note également des variations importantes : dans le Sud, 26 % des enfants de 5-17 ans ont participé à des activités économiques pendant un nombre d’heures égal ou supérieur au seuil établi par l’UNICEF. À l’opposé, dans la région Ouest, cette proportion n’est que de 8 %. 54 • Situation des enfants Tableau 4.6 Travail des enfants Pourcentage d’enfants de 5-17 ans ayant participé, au cours de la semaine ayant précédé l’enquête, à des activités économiques ou à des tâches domestiques, pourcentage ayant travaillé dans des conditions dangereuses au cours de la semaine ayant précédé l’interview et pourcentage d’enfants ayant effectué un travail au cours de la semaine ayant précédé l’enquête, EDS-Continue, Sénégal 2016 Caractéristiques sociodémographiques Enfants ayant participé à des activités économiques pour un nombre total d’heures, au cours de la semaine avant l’interview : Enfants ayant participé à des tâches domestiques pour un nombre total d’heures, au cours de la semaine avant l’interview : Enfants ayant travaillé dans des conditions dangereuses3 Ensemble du travail des enfants4 Effectif d’enfants de 5-17 ans En dessous du seuil défini pour chaque groupe âges1 À la limite ou au-dessus du seuil défini pour chaque groupe âges1 En dessous du seuil défini pour chaque groupe d’âges2 À la limite ou au-dessus du seuil défini pour chaque groupe d’âges2 Age 5-11 - 20,2 69,7 4,1 10,3 23,5 2 276 12-14 16,4 19,2 70,6 8,5 15,0 31,8 776 15-17 29,0 6,5 79,0 4,1 10,4 18,4 707 Sexe Masculin 12,3 25,5 64,3 1,7 15,6 30,2 1 879 Féminin 5,4 9,3 79,0 8,4 7,0 18,4 1 880 Résidence Urbain 5,1 5,8 77,7 5,4 3,9 12,7 1 531 Rural 11,4 25,3 67,5 4,7 16,4 32,3 2 228 Région Nord 10,0 19,9 57,1 0,4 12,3 22,8 681 Ouest 5,9 7,5 84,5 7,0 5,9 16,0 1 288 Centre 11,1 21,9 67,2 5,3 16,1 29,8 1 111 Sud 9,7 26,2 69,1 5,3 12,8 32,4 679 Fréquentation scolaire Oui 8,4 14,1 77,5 4,5 9,1 21,1 2 007 Non 9,4 21,1 64,9 5,6 13,9 28,0 1 752 Niveau d’instruction de la mère Pas d’instruction 9,1 22,0 67,9 5,6 13,8 29,3 2 140 Primaire 5,0 9,9 79,0 4,3 4,5 14,4 506 Moyen/secondaire ou plus 3,3 4,7 72,3 1,5 2,9 7,6 251 Mère non interviewée et ne vivant pas dans le ménage5 12,1 14,1 76,3 5,1 11,7 22,5 857 Quintiles de bien-être économique Le plus bas 14,8 34,7 62,4 5,7 25,1 44,3 848 Second 9,7 25,4 69,3 5,7 14,8 32,9 825 Moyen 8,2 12,1 75,6 3,3 7,6 17,1 797 Quatrième 4,9 5,1 75,5 7,0 3,1 12,4 676 Le plus élevé 4,6 3,1 78,1 3,2 1,5 7,6 614 Ensemble6 8,8 17,4 71,6 5,0 11,3 24,3 3 759 Note : Les valeurs entre parenthèses sont basées sur 25-49 cas non pondérés. 1 Selon la définition de l’UNICEF, le seuil se situe à 1 heure d’activité économique pour les enfants de 5-11 ans, 14 heures d’activité ‚ économique pour les enfants de 12-14 ans, et 43 heures d’activité‚ ‚économique pour les enfants de 15-17 ans. 2 Selon la définition de l’UNICEF, le seuil se situe à 28 heures de tâches domestiques pour les enfants de 5-11 ans et 12-14 ans, et 43 heure de tâches domestiques pour les enfants de 15-17 ans. 3 Selon la définition de l’UNICEF, les enfants travaillant dans des conditions dangereuses sont ceux qui, dans le cadre de leur travail : a) portent des charges lourdes ; ou b) travaillent avec des outils dangereux ou font fonctionner de grosses machines ; ou c) sont exposés la poussière, à la fumée ou au gaz ; ou d) sont exposés au froid, à la chaleur ou à de l’humidité‚ extrême ; e) sont exposés à des bruits intenses ou des vibrations ; f) sont exposés à un travail en hauteur ; g) sont exposés à des produits chimiques (pesticides, colles, etc.) ou … des explosifs ; h) sont exposés … d’autres choses, procédés ou conditions mauvaises pour sa santé‚ ou sa sécurité. 4 Selon la définition de l’UNICEF, sont inclus dans cette catégorie les enfants qui a) participent à des activités ‚économiques à la limite ou au-dessus du seuil défini pour leur groupe d’âges ; ou b) participent à des tâches domestiques à la limite ou au-dessus du seuil défini pour leur groupe d’âges ; ou c) qui travaillent dans des conditions dangereuses. 5 Y compris les enfants dont la mère est décédée. 6 Y compris 4 cas d’enfants de 5-17 ans enfants dont l’information sur le niveau d’instruction de la mère est manquante. Situation des enfants • 55 Le Tableau 4.6 présente également ces résultats pour les tâches domestiques. Une proportion élevée d’enfants de 5-17 ans ont participé, au cours de la semaine ayant précédé l’interview, à des tâches domestiques en dessous de la limite définie pour chaque groupe d’âges (72 %). Dans 5 % des cas, le nombre d’heures passées à effectuer des tâches domestiques est à la limite du seuil fixé ou supérieur à ce seuil. Les filles ont été davantage sollicitées pour les tâches domestiques puisque 8 % contre 2 % des garçons ont effectué des tâches domestiques pendant une durée égale ou supérieure au seuil fixé. Les écarts entre milieu de résidence et région ne sont pas importants, à l’exception du Nord qui se caractérise par une proportion plus faible d’enfants ayant été occupés à des tâches domestiques à la limite ou au-dessus du seuil fixé (moins de 1 % contre 7 % à l’Ouest). En outre, ce pourcentage tend à diminuer avec le niveau d’instruction de la mère variant de 6 % quand la mère n’a aucun niveau d’instruction à 2 % quand elle a un niveau moyen/secondaire ou plus ainsi qu’avec le niveau de bien-être économique du ménage, variant de 6 % dans le quintile le plus bas à 3 % dans le plus élevé. Plus d’un enfant de 5-17 ans sur dix (11 %) a travaillé au cours de la semaine ayant précédé l’interview dans des conditions jugées dangereuses. Les résultats montrent aussi que les enfants qui ont travaillé dans des conditions considérées comme dangereuses sont proportionnellement plus nombreux chez les garçons que chez les filles (16 % contre 7 %), en milieu rural qu’en milieu urbain

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